Naufrage scolaire en Centrafrique : à Sam-Ouandja, un maître parent pour mille élèves

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
À Sam-Ouandja, sous-préfecture de la Haute-Kotto, la situation scolaire atteint un point de rupture. Pendant que le président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro inaugurait la rentrée 2024-2025 à Paoua en vantant l’éducation comme socle du pays, cette localité confirme l’effondrement complet du système éducatif centrafricain.
Quinze années au pouvoir séparent le discours de la réalité. Cinq ans comme Premier ministre sous François Bozizé, dix ans à la tête de l’État : le bilan éducatif de Baba Kongoboro reste totalement néant. Les milliards qui manquent aux salles de classe filent chaque mois vers les mercenaires russes, dix milliards mensuels engloutis pendant que ces mêmes forces étrangères repartent avec l’or, le bois et les ressources du pays. L’argent existe, il prend juste une autre direction, celle de Moscou.
Pour comprendre la réalité, il faut expliquer une chose. Sam-Ouandja compte deux écoles. Sur la rive nord se trouve l’école Zaïre, appelée ainsi car elle fait face au Congo comme Bangui fait face à Zongo. Sur la rive sud, l’école Bangui porte ce nom pour la même raison géographique. Cette disposition rappelle la capitale et son vis-à-vis congolais de l’autre côté de l’Oubangui. Dans ces deux établissements se joue quotidiennement l’avenir de près de trois mille enfants.
À l’école Zaïre, un seul maître-parent enseigne à plus de mille élèves. Cette réalité mérite qu’on s’y attarde : un maître parent, trois salles, six niveaux différents. Le dispositif adopté regroupe les classes par paires. CP1 et CP2 partagent la même salle, CM1 et CM2 une autre, CE1 et CE2 la troisième. L’enseignant court d’une pièce à l’autre dans une rotation permanente. Il dispense quelques minutes de cours ici, pose un exercice là-bas, revient vérifier les copies ailleurs. Cette navette incessante entre les trois espaces ne laisse aucune place à la pédagogie véritable.
Comment un enfant peut-il apprendre dans ces conditions ? La question trouve sa réponse dans les faits. Quand le maître s’absente pour rejoindre une autre salle, les élèves restent livrés à eux-mêmes. Les CP1 entendent les leçons des CP2, les CE1 celles des CE2. La confusion règne, la concentration devient impossible. Chaque retour de l’enseignant apporte son lot de désordre à gérer avant de reprendre tant bien que mal le fil du programme.
L’école Bangui bénéficie de trois maîtres-parents. Chacun gère un binôme de classes selon le même principe : CP1-CP2 pour l’un, CM1-CM2 pour l’autre, CE1-CE2 pour le troisième. Le ratio s’améliore légèrement sans devenir pour autant acceptable. Au total, quatre adultes encadrent l’ensemble des enfants scolarisés dans cette sous-préfecture. Ces chiffres ne relèvent ni de l’erreur ni de l’exagération, ils constituent le quotidien observable à Sam-Ouandja.
Les maîtres-parents assurent désormais l’enseignement dans tout le pays. Bangui n’échappe pas à cette règle, les villes de province encore moins. Ces volontaires non formés remplacent les enseignants titulaires absents, avec les moyens du bord et un dévouement qui ne suffit pas à compenser le vide institutionnel. Leur présence atteste d’une défaillance que personne ne cherche vraiment à réparer. L’État s’est retiré, laissant les communautés se débrouiller.
Cette situation n’a rien de récent. Elle s’installe dans la durée, s’aggrave année après année sans que les autorités y apportent de réponse concrète. Les infrastructures manquent, les enseignants titulaires disparaissent, les salaires des maîtres parents ne sont pas versés. Le système ne dysfonctionne plus, il a cessé de fonctionner. À Sam-Ouandja comme ailleurs, l’école publique survit grâce à des initiatives privées qui ne peuvent remplacer l’action d’un État démissionnaire.
Les enfants passent leurs journées dans des salles surchargées, encadrés par des maîtres parents dépassés qui font ce qu’ils peuvent avec rien. Ils grandissent sans acquérir les bases de la lecture et du calcul. L’analphabétisme se propage mécaniquement, inévitablement. Une génération entière se construit sur du sable, privée des outils qui permettraient de bâtir un avenir différent. Les discours présidentiels sur l’importance de l’éducation résonnent creux face aux classes bondées de Sam-Ouandja. Pendant que Touadéra parle d’avenir, les jeunes Centrafricains grandissent dans un abandon qui hypothèque toute perspective d’amélioration. L’argent qui pourrait construire des écoles, former des enseignants et payer des salaires décents file vers d’autres priorités, laissant le pays se vider de sa substance éducative
Par Moïse Banafio….
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
