« Notre cerveau vaut plus que le diamant » : Ulrich Grawah veut allumer la jeunesse centrafricaine
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Ulrich Grawah est le fondateur de Light Africa, une initiative née à Bangui avec l’ambition de transformer la manière dont les jeunes centrafricains envisagent leur avenir. Rencontré à Cantonnier, il a accepté de répondre aux questions de CNC sur sa démarche, sa vision et le message qu’il entend porter à une génération qu’il estime trop longtemps maintenue dans l’attente. Light Africa propose aujourd’hui des formations en marketing de réseau, couture, informatique et vannerie, avec pour objectif à court terme d’ouvrir un centre professionnel intégrant également la mécanique et la menuiserie.
CNC : Monsieur Grawah, pouvez-vous vous présenter ?
Ulrich Grawah : Je suis Ulrich Grawah, responsable de Light Africa.
CNC : Qu’est-ce que Light Africa, précisément ?
Ulrich Grawah : Light Africa, c’est littéralement « la lumière de l’Afrique ». L’idée, c’est d’apporter quelque chose de plus pour éclairer ce continent, en commençant concrètement par la République centrafricaine.
CNC : Quelle est la vision que vous portez à travers cette initiative ?
Ulrich Grawah : Notre vision, c’est de former davantage de créateurs d’emplois. Nous voulons produire des employeurs, pas seulement des employés. C’est une rupture dans la façon de penser la formation.
CNC : Quelles sont vos attentes à l’égard des jeunes filles et garçons que vous rencontrez ici à Cantonnier ?
Ulrich Grawah : Ce que j’attends d’eux, c’est qu’ils se lèvent. Qu’ils rompent avec l’ancien paradigme qui consiste à rester sur place, à attendre que les choses viennent à eux. Je leur dis de se lancer dans l’entrepreneuriat, de chercher à être autonomes, de prendre leur destin en main.
CNC : Vous évoquez un « ancien paradigme ». Quelles sont, selon vous, les habitudes qui freinent les jeunes Centrafricains ?
Ulrich Grawah : L’habitude qui nous tue, c’est de remettre notre vie entre les mains des autres : le gouvernement, les parents, les organisations internationales. On attend que tout vienne d’ailleurs. La question qu’on devrait se poser n’est pas « qu’est-ce que mon pays peut faire pour moi ? », mais bien « qu’est-ce que moi, je propose à mon pays ? » C’est ce changement de mentalité que je cherche à provoquer.
CNC : Dans les médias, on entend souvent des appels au gouvernement pour former les jeunes, financer des programmes, réhabiliter des infrastructures. Est-ce que c’est cela, selon vous, l’ancienne habitude ?
Ulrich Grawah : Exactement. Cette logique de croiser les bras en attendant que tout vienne du gouvernement ou des ONG, c’est ce qui nous paralyse. Dieu n’a pas donné des richesses uniquement aux uns. Il nous a tous dotés d’un cerveau. Et ce cerveau, si on apprend à l’utiliser, à innover, à créer, il vaut bien plus que tout le pétrole ou le diamant du sous-sol. Le problème, c’est qu’on a oublié cette richesse-là. Il faut la réveiller.
CNC : Étant vous-même jeune, quels sont vos objectifs personnels pour les années à venir ?
Ulrich Grawah : Mon objectif, c’est d’impacter ma localité, puis mon pays. Dans les années à venir, je veux pouvoir m’asseoir avec des membres du gouvernement et leur montrer ce que j’apporte concrètement à la République centrafricaine. Pas des discours : des résultats. Des jeunes formés, devenus eux-mêmes créateurs d’emplois.
CNC : Votre initiative est-elle soutenue ou subventionnée par des ONG ou des bailleurs de fonds ?
Ulrich Grawah : Pour l’instant, non. Et ce n’est pas le point de départ que nous avons choisi. L’idée, c’est de se battre d’abord, de construire quelque chose de solide par nos propres moyens, et d’atteindre un niveau qui donne envie d’accompagner l’initiative. Nous ne refusons pas l’aide si elle vient, mais nous ne la posons pas comme condition.
CNC : Quel message souhaitez-vous adresser à la jeunesse africaine, et plus particulièrement à celle de Cantonnier ?
Ulrich Grawah : Mon message est simple : regardez ce qui se passe ailleurs dans le monde. Les jeunes innovent, créent, bougent. Ils ne se reposent pas sur les autres. C’est ce que nous devons faire ici aussi. Arrêtons d’accuser le gouvernement, les parents, les étrangers. Reprenons notre avenir en main. Décidons. Créons. C’est maintenant.
Entretien réalisé par CNC
Rejoignez notre communauté
Chaine officielle du CNC
Invitation à suivre la chaine du CNC
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC



![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
