Elysée Nguimalé : “La Constitution de 2023 blanchit les auteurs de crimes économiques”….
n de Corbeau News Centrafrique, CNC….
Lors de l’émission débat Patara diffusée sur la radio Ndèkè -Luka, Elysée Nguimalé de l’Observatoire pour la gouvernance démocratique a livré une analyse accablante de la Constitution centrafricaine du 30 août 2023. Selon lui, ce texte n’est pas une réforme institutionnelle au service du peuple, mais “un instrument d’enrichissement du président Touadéra et son clan” et surtout “un instrument qui vise à blanchir les auteurs des crimes économiques”….
Elysée Nguimalé commence par rappeler une disposition capitale de la Constitution de 2016 : “L’article 60, au deuxième alinéa, dit ceci : le gouvernement a l’obligation de recueillir préalablement l’autorisation de l’Assemblée nationale avant la signature de tout contrat relatif aux ressources naturelles, ainsi que des conventions financières. Il est tenu de publier les contrats dans les huit jours francs suivant la signature”. Cette disposition imposait transparence et contrôle parlementaire sur l’exploitation des ressources naturelles. La Constitution de 2023 l’a purement et simplement supprimée….
Les conséquences sont immédiates selon Elysée Nguimalé : “Le président Touadéra, lui seul, peut octroyer les permis d’exploitation à des agents économiques sans que le peuple centrafricain le sache. Et c’est ce qui fait qu’aujourd’hui, on exploite nos ressources comme si c’était le bien personnel du président Touadéra”. Cette suppression transforme la gestion des ressources nationales en affaire privée présidentielle. Sans autorisation parlementaire, sans publication obligatoire des contrats, le président peut distribuer les richesses du pays à qui bon lui semble, sans rendre de comptes….
Mais la manipulation la plus grave concerne les clauses d’inéligibilité. Elysée Nguimalé rappelle que le Code électoral de 2019 stipulait clairement : “Sont inéligibles aux fonctions de députés les personnes condamnées à une peine d’emprisonnement pour vol, escroquerie, abus de confiance, détournements de deniers publics, faux et usage de faux”. Sur cette base, plusieurs candidats avaient été disqualifiés aux élections de 2020….
Elysée Nguimalé lâche alors une bombe : “Ces disqualifiés-là, ils font partie des rédacteurs de la Constitution du 30 août 2023, et ils ont supprimé cette disposition. Ça n’existe plus dans la nouvelle constitution, ça n’existe plus dans le nouveau Code électoral”. Cette accusation est d’une gravité extrême. Des personnes disqualifiées pour crimes économiques auraient participé à la rédaction d’une Constitution qui supprime justement les clauses qui les empêchaient de se présenter aux élections. Un blanchiment constitutionnel en bonne et due forme….
Elysée Nguimalé oppose ensuite cette Constitution à la volonté populaire exprimée lors des forums de Bangui : “Le peuple centrafricain ne veut pas que ceux qui volent l’argent du pays puissent accéder à la haute fonction de la République. Mais vous avez fait le contraire”. Il rappelle les aspirations populaires : “Impunité zéro. Plus jamais ceux qui ont pris les armes ou volé l’argent d’accéder aux hautes fonctions publiques. Tout ça était mentionné, mais ce n’est pas ce qui s’applique aujourd’hui.” Les forums populaires avaient clairement exprimé le rejet de l’impunité. La Constitution de 2023 fait exactement l’inverse : elle protège les criminels économiques en supprimant les mécanismes qui les empêchaient d’accéder au pouvoir….
Cette architecture constitutionnelle favorisant l’impunité produit des résultats concrets. Elysée Nguimalé décrit : “Le pouvoir que vous avez accordé au chef de l’État dans la nouvelle constitution lui a permis de brader toutes nos ressources au détriment des citoyens centrafricains. Aujourd’hui, quand vous arrivez à Berbérati, à Carnot, Nola, Grimari, Bria, partout, il y a tellement de pauvres. Pourquoi? Parce que les ressources naturelles sont toutes bradées aux étrangers, aux Chinois qui les exploitent”. L’absence de contrôle parlementaire, combinée à la réhabilitation des criminels économiques, crée les conditions parfaites pour une exploitation sauvage des richesses nationales. Les populations s’appauvrissent pendant qu’une élite protégée par la Constitution s’enrichit….
La Constitution de 2023 apparaît ainsi comme un montage juridique sophistiqué destiné à servir des intérêts particuliers. Elle supprime le contrôle parlementaire sur les contrats de ressources naturelles, élimine les clauses d’inéligibilité pour crimes économiques, permet aux condamnés pour détournement de fonds de revenir en politique, et concentre le pouvoir entre les mains du président sans mécanismes de contrôle. Cette combinaison crée un système d’impunité institutionnalisée où les crimes économiques ne sont plus sanctionnés mais protégés par le texte fondamental du pays….
Dans ce débat, William Ndjapou défendait la Constitution. Mais selon la transcription, il ne répond pas aux accusations précises de Nguimalé sur la suppression des garde-fous anti-corruption et la réhabilitation des criminels économiques. Il se concentre sur d’autres aspects – décentralisation, révision du code minier – sans jamais justifier pourquoi ces dispositions protectrices ont été supprimées. Ce silence est révélateur. Comment défendre une Constitution qui supprime l’obligation de transparence sur les contrats de ressources naturelles? Comment justifier la réhabilitation de personnes condamnées pour détournement de fonds publics…?
Au-delà des vices juridiques, cette Constitution souffre d’un défaut de légitimité démocratique. Elle a été adoptée lors d’un référendum boycotté par l’opposition et marqué par des irrégularités massives. Un texte censé protéger les criminels économiques ne pouvait être adopté que dans ces conditions….
L’analyse de Elysée Nguimalé montre clairement une vérité dérangeante : la République centrafricaine fonctionne désormais avec une Constitution conçue par et pour des criminels économiques. Les mécanismes de contrôle ont été démantelés, les sanctions supprimées, l’impunité garantie au plus haut niveau juridique….
Cette situation pose une question fondamentale : peut-on construire un État de droit sur une Constitution qui protège institutionnellement les voleurs de deniers publics? La réponse semble évidente. Tant que ce texte restera en vigueur, la République centrafricaine ne pourra prétendre lutter contre la corruption et les crimes économiques….
La Constitution de 2023 n’est pas seulement un mauvais texte juridique. C’est un acte de trahison envers le peuple centrafricain qui aspire à voir les criminels sanctionnés et non protégés par la loi fondamentale de leur pays….
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
