jeudi, mai 28, 2026
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« Ce qui vient de Dieu ne peut être détruit par les hommes », et l’incendie de l’église apostolique de PK4 en est un parfait exemple

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« Ce qui vient de Dieu ne peut être détruit par les hommes », et l’incendie de l’église apostolique de PK4 en est un parfait exemple

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Les débrits de l’incendie de l’église apostolique du PK4 sur l’avenue Barthelemy Boganda à Bangui

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le 25 février 2026 à Bangui, l’église apostolique de PK4 a été touchée par un incendie vers 20h30, dans un contexte d’absence d’électricité. Le bâtiment et plusieurs biens matériels ont été détruits, mais les Bibles sont restées intactes. Citant l’Écriture — « Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point », l’Apôtre Michel Gbégbé a appelé les fidèles à la prière et à la mobilisation pour la reconstruction.

 

C’est dans tout le quartier entièrement privé de courant électrique que le feu a pris naissance, aux premières heures de la soirée. Personne ne s’y attendait. En l’espace de quelques minutes, les flammes ont englouti le box de l’église, réduisant en cendres câbles, équipements et matériels de toute sorte. Notre équipe qui s’est déplacée sur le lieu, a vu des monceaux de ferraille brûlé par le flamme  , du métal torsadé par la chaleur, et des débris calcinés posés sur la terre.

 

Ce tableau de ruine aurait pu suffire à abattre une communauté entière. Pourtant, c’est précisément là que quelque chose d’inattendu est apparu. Au milieu de tout ce qui avait brûlé, les Bibles, elles, étaient demeurées intactes. Aucune page roussie, aucune couverture carbonisée. Un constat que les membres de l’église, en présence de notre équipe,  ont découvert avec stupeur au petit matin.

 

Le patriarche Michel Gbégbé n’a pas tardé à prendre la parole. Dans une déclaration rendue publique dès le 25 février, il a nommé ce fait sans détour : « Le feu s’est incliné devant la Parole de Dieu. » Pour lui, ce n’est pas un détail parmi d’autres — c’est le cœur même de ce que cette nuit a voulu dire. « Ceci n’est pas un simple fait, c’est un signe prophétique », a-t-il affirmé, avant d’ajouter que Dieu, par ce geste, rappelle à son peuple que sa Parole est indestructible.

 

Partant de cette conviction, le patriarche Gbégbé a aussitôt retourné l’événement en appel. « Ce n’est pas le temps de pleurer, c’est le temps de se mettre dans la prière devant l’Éternel », a-t-il lancé à ses fidèles, refusant que la douleur de la perte prenne le dessus sur l’élan de la foi. Il a été ferme sur un point : ce que le feu a détruit sera rebâti, et « la gloire de cette maison sera plus grande que la première. » L’appel de Michel Gbégbé ne s’arrête pas aux mots. Il demande à chaque membre de la communauté de répondre par « la foi, la prière et l’action » — trois engagements qu’il place délibérément sur le même rang. Autrement dit, la reconstruction ne passera pas par la seule ferveur des cœurs, mais aussi par des bras levés et des mains ouvertes. La communauté de PK4, elle, commence déjà à mesurer l’ampleur de ce qu’il reste à relever.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Haut-Mbomou : les violences sur le genre prend de l’ampleur. Une jeune fille vient d’être gravement frappée par un soldat FACA à Obo  

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Haut-Mbomou : les violences sur le genre prend de l’ampleur. Une jeune fille vient d’être gravement frappée par un soldat FACA à Obo

 

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Deux soldats FACA dans leur véhicule lors d’une patrouille. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La préfecture du Haut-Mbomou vit depuis des années sous le poids d’une violence qui s’étend partout, touchant les civils, les femmes, les plus faibles, sans jamais vraiment reculer.

 

C’est dans ce contexte lourd que la ville de Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est du pays, a été le décor d’un incident qui s’est produit dans la nuit du jeudi au vendredi 27 février.

 

En effet, un militaire des Forces Armées Centrafricaines s’est rendu chez une jeune femme qu’il présentait comme sa copine. En arrivant, il aurait trouvé un autre homme sur place, ce qui, selon ses propres mots, aurait mis le feu à sa jalousie.

 

Ce qui s’est passé ensuite donne froid dans le dos. Le soldat a sorti son arme et tiré un coup en l’air, puis s’est jeté sur la jeune femme pour la frapper, la tabasser sans retenue, comme si la violence physique était pour lui une réponse normale à une situation personnelle.

 

Le bruit du tir a alerté d’autres militaires qui ont accouru. En voyant ce qui se passait, ils ont tenté de mettre fin à la scène, mais le soldat a tiré une deuxième fois en l’air, comme pour les tenir à distance. Ce n’est qu’au prix d’un effort collectif que ses collègues ont réussi à lui arracher son arme et à le ramener de force au camp.

 

Une femme a été battue par un homme en uniforme, armé, censé protéger la population. Et ses camarades n’ont même pas pu l’arrêter du premier coup. Pendant ce temps, les campagnes contre les violences faites aux femmes continuent de défiler dans les discours officiels, tandis que sur le terrain, les faits racontent une tout autre​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Des pluies dévastatrices laissent des centaines de familles à la rue dans le sud de Kaga-Bandoro

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Des pluies dévastatrices laissent des centaines de familles à la rue dans le sud de Kaga-Bandoro

 

 

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Les sinistrés de Kaga-Bandoro après la forte pluie sur la ville. Photo OCHA

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Des averses violentes ont frappé le sud de Kaga-Bandoro la semaine dernière, semant la désolation dans plusieurs quartiers et laissant des centaines de personnes sans toit ni ressources pour tenir le coup.

 

À Kaga-Bandoro, dans la préfecture de la Nana-Gribizi, Plus de quatre cents personnes se retrouvent aujourd’hui sans abri, après que les pluies ont ravagé leurs habitations et détruit une bonne partie de ce qu’elles possédaient. Des blessés ont également été recensés parmi les habitants, victimes des effondrements et des débris emportés par les eaux.

 

Au-delà des corps meurtris, ce sont aussi les moyens de survie qui ont été anéantis. Les stocks alimentaires accumulés par les ménages ont disparu sous les décombres, et plusieurs écoles du secteur ont subi des dommages tels qu’elles ne peuvent plus accueillir les enfants.

 

Face à l’ampleur des dégâts, les équipes humanitaires ont pris le relais des autorités pour apporter une aide d’urgence aux sinistrés. Des médicaments ont été acheminés vers les zones touchées pour soigner les blessés et prévenir d’éventuelles maladies liées aux inondations.

 

Pourtant, malgré cet élan de solidarité, les besoins des populations restent bien au-delà de ce que les secours peuvent couvrir pour l’instant. La nourriture, les abris de fortune et les fournitures scolaires manquent encore cruellement, et les habitants attendent toujours des réponses concrètes à leur détresse.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Justin Nganayousou

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Après avoir raté sa mort en images, Wagner fabrique désormais la vidéo de l’ancien ministre Armel Sayo par intelligence artificielle pour lui faire dire ce qu’il n’a jamais dit

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Après avoir raté sa mort en images, Wagner fabrique désormais la vidéo de l’ancien ministre Armel Sayo par intelligence artificielle pour lui faire dire ce qu’il n’a jamais dit

 

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La capture d’écran de la vidéo de propagande forcée de l’ancien ministre Armel Sayo

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Wagner et ses marionnette centrafricaines ont décidé de faire parler un homme qu’ils détiennent dans l’ombre, sans lui demander d’ouvrir la bouche, en prenant sa photo, clonant sa voix par intelligence artificielle pour en faire une vidéo propagandiste à la gloire du dictateur Touadéra et des criminels russes.

 

Ce n’est pas la première fois que le groupe Wagner tente de manipuler l’opinion publique centrafricaine autour d’Armel Sayo. Pour comprendre les faits, il faut remonter au début.

Pour comprendre ce qui a conduit à cette vidéo, il faut remonter au 17 janvier 2025, jour où Armel Sayo a été arrêté à l’aéroport international de Douala, au Cameroun. Retenu plusieurs semaines à Yaoundé dans des conditions opaques, il a ensuite été livré à Bangui dans une opération habillée du nom d’extradition, sans que jamais aucun mandat international public n’ait été produit. En acceptant de remettre cet homme sans base légale solide, le Cameroun s’est rendu complice d’une machination dont les ficelles remontent directement aux cercles du pouvoir centrafricain et de ses parrains russes.

À son arrivée à Bangui en mai 2025, Sayo a d’abord été enfermé à l’OCRB, l’Office Central pour la Répression du Banditisme, avant d’être transféré à la prison du Camp de Roux. Tout semblait suivre, en apparence, un cours judiciaire ordinaire. Mais ce calme de façade n’allait pas durer longtemps, car une opération bien plus trouble se préparait dans l’ombre.

 

Le 4 juillet 2025, Cédric Gbaka, conseiller en sécurité du Président Touadéra, s’est rendu à la prison du Camp de Roux accompagné de policiers en tenue noire. Dans la cellule de Sayo, il a annoncé avec emphase avoir découvert un téléphone portable et un document décrivant un supposé plan de coup d’État. Cette mise en scène de la fouille n’était qu’un prétexte fabriqué pour justifier ce qui allait suivre trois jours plus tard, et que rien dans le droit centrafricain ni dans le droit international ne pouvait autoriser.

 

Ainsi, l’ancien ministre centrafricain a été extrait de la prison du Camp de Roux le 7 juillet 2025 par le directeur de l’OCRB, avant de disparaître dans la nuit du 7 au 8 juillet, avalé par les geôles secrètes des mercenaires russes. Personne ne savait où il se trouvait, personne ne connaissait son sort, et c’est exactement ce que ses criminels russes voulaient.

 

Pendant plus de vingt jours, Armel Sayo a disparu dans le néant absolu. Le gouvernement centrafricain n’a rien communiqué officiellement sur la situation. Des images ont même circulé sur internet montrant ce qui ressemblait à un corps sans vie baignant dans le sang, alimentant des rumeurs d’assassinat extrajudiciaire que Bangui n’a jamais réellement réfutées avec des preuves tangibles.

 

Justement, c’était Wagner qui était à l’origine du montage de cette image pour montrer à l’opinion publique que l’ancien ministre Armel Sayo serait déjà mort. Mais leur première tentative de manipulation de l’image par intelligence artificielle n’a pas réussie. Cette manœuvre grossière n’avait convaincu personne, et le vacarme international qui avait suivi sa disparition, jusqu’à pousser le président Paul Biya à interpeller directement son homologue centrafricain, avait fini par contraindre Wagner à le présenter brièvement devant un juge. Puis il était retourné dans l’ombre, sans que quiconque sache où.

 

Six mois plus tard, en février 2026, une vidéo apparaît. On y voit ce qui ressemble à Armel Sayo, on y entend ce qui ressemble à sa voix, et on l’entend demander pardon, accuser la France, mettre en cause l’opposition centrafricaine, se déclarer prêt à déposer les armes. Mais cette voix n’est pas la sienne. Ce visage n’est qu’un masque numérique. Wagner a rédigé le texte, cloné la voix, monté l’image, et laissé l’intelligence artificielle faire le reste.

 

Chaque phrase de cette vidéo répond point par point aux besoins politiques du régime de Bangui. La France accusée, l’opposition désignée comme complice, le président encensé, les groupes armés condamnés par celui-là même qu’on détient illégalement depuis des mois. C’est un script écrit dans les bureaux de Wagner, mis dans la bouche d’un homme réduit à un fichier audio et une enveloppe numérique.

 

Les détails trahissent le montage à chaque seconde. La synchronisation des lèvres, la rigidité du regard, la mécanique des expressions, la cadence trop propre d’une voix clonée qui ne respire pas comme un homme qui parle librement. Un enfant habitué aux outils numériques d’aujourd’hui pourrait pointer ces anomalies les yeux fermés, tant elles sautent aux yeux de quiconque regarde avec un minimum d’attention. En plus, Wagner utilise le décor de l’infirmerie du de la prison du camp de Roux pour faire le montage.

 

Ce qui dépasse l’entendement, c’est l’aplomb avec lequel cette vidéo a été diffusée, comme si ses auteurs croyaient réellement pouvoir abuser des centrafricains avec un tel bricolage. Ils ont pris l’identité d’un homme vivant, sa voix, son visage, pour fabriquer des aveux qu’il n’a jamais prononcés, des accusations qu’il n’a jamais formulées, une capitulation qu’il n’a jamais choisie. C’est un degré de fourberie que même les régimes les plus retors de la planète n’affichent pas aussi ouvertement.

 

Armel Sayo reste à ce jour détenu dans un endroit que personne ne peut identifier, sous l’autorité de mercenaires qui ne répondent devant aucune institution centrafricaine. En plus, il est actuellement dans un état critique. C’est donc pour cette raison que Wagner veut faire croire que l’homme se porte bien, or non.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Après avoir échappé au pire, Les 12 Apôtres affrontent désormais la guerre sale de Touadéra

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Après avoir échappé au pire, Les 12 Apôtres affrontent désormais la guerre sale de Touadéra

 

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Joseph Rodrigue Mayté

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Après des tentatives d’élimination physique, l’Association Les 12 Apôtres se retrouve aujourd’hui ciblée par une campagne de dénigrement coordonnée, pilotée depuis Bangui pour étouffer ses actions devant la CPI.

 

Ce n’est pas la première fois que l’association paie le prix de son engagement. Depuis plusieurs jours, Les 12 Apôtres subissent une avalanche de propos diffamatoires et d’accusations sans fondement, relayés simultanément depuis la France, le Gabon et la République centrafricaine, comme si tout avait été minutieusement planifié.

 

Et le calendrier de ces attaques n’a rien d’accidentel. Elles ont redoublé d’intensité au moment précis où l’association annonçait la venue à Paris de Maître Philippe Larochelle, attendu pour un colloque sur les mercenaires de Wagner et une réunion de travail autour des poursuites engagées contre Faustin Archange Touadéra devant la Cour pénale internationale.

 

Derrière cette offensive, des visages commencent à émerger. Noëlla Reine Alhy et Hygien Pieby Sackanot, tous deux anciens alliés de l’association, sont désignés comme les premiers diffuseurs de ces accusations. Leurs déclarations ont été amplifiées par Didier Martial Pabandji, membre du Haut Conseil de la Communication centrafricain, identifié comme l’un des coordinateurs de la manœuvre, avec le concours de Henry Grothe et d’autres individus encore en cours d’identification.

 

Ce réseau bien huilé a un objectif précis. Il s’agit de détruire la réputation du président de l’association, Rodrigue Joseph Prudence Mayte, et de sa collaboratrice Adina Tomte Larissa, à travers des allégations d’une gravité rare diffusées sur les réseaux sociaux.

 

Les accusations accumulées contre eux donnent le vertige. Implication dans des assassinats dans un quartier populaire de Bangui, falsification de documents, détournement d’une cagnotte en mémoire d’un défunt, trahison envers une coalition d’opposition, ou encore complicité présumée dans la mort d’un commandant qui, selon l’association, est pourtant bien vivant et incarcéré au Camp de Roux.

 

Pourtant, un détail de taille manque à tout cela. Aucune pièce, aucun document, aucun élément concret n’a jamais été produit pour appuyer ces affirmations. L’association y voit une manœuvre téléguidée depuis Bangui, au bénéfice direct de Faustin Archange Touadéra, dont les procédures devant la CPI sont précisément celles que Les 12 Apôtres cherchent à faire aboutir.

 

Ce qui rend cette campagne encore plus lisible, c’est la cohérence de ses ramifications. Elle mobilise à la fois des relais en France, au Gabon et en République centrafricaine, comme si chaque maillon de cette chaîne avait reçu ses instructions d’une même source, clairement identifiée par l’association.

 

Face à cette guerre de l’ombre, Les 12 Apôtres choisissent le terrain judiciaire. L’association annonce son intention d’engager des poursuites dans les pays de résidence des auteurs présumés de ces attaques, les contraignant ainsi à produire devant un tribunal les preuves qu’ils prétendent détenir.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Obo, Haut-Mbomou : les mercenaires russes de la milice Wagner tirent une arme de gros calibre depuis la ville en direction de la RDC, terrorisant les habitants de Zapay

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Obo, Haut-Mbomou : les mercenaires russes de la milice Wagner tirent une arme de gros calibre depuis la ville en direction de la RDC, terrorisant les habitants de Zapay

 

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Les mercenaires de Wagner à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine . CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans la ville d’Obo, à la frontière entre la Centrafrique et la République démocratique du Congo, les mercenaires russes de la milice Wagner viennent de franchir un nouveau palier dans la terreur qu’ils font régner sur les populations des deux côtés de la frontière.

 

Pour comprendre cette histoire, il faut regarder sur la carte. La préfecture du Haut-Mbomou est une province qui partage une longue frontière avec la RDC. De l’autre côté de cette ligne, des villages congolais vivent au quotidien dans l’ombre de ce qui se passe en territoire centrafricain. Ce voisinage, autrefois ordinaire, est devenu depuis l’arrivée de la milice Wagner une source constante d’inquiétude pour les habitants des deux rives.

 

C’est dans ce climat déjà pesant que les faits de la soirée du jeudi 26 février ont éclaté. Les mercenaires russes de la milice Wagner se sont rendus sur le terrain de football de Obo, en pleine ville, sans se cacher. Ils ont installé une arme de gros calibre, un engin que les habitants du coin n’avaient jamais vu de leur vie, et ils ont ouvert le feu.

 

Le projectile a décollé dans un trait de flamme visible depuis plusieurs quartiers d’Obo. Il a survolé la ville, passant sur la ville de Mboki jusqu’à Zemio.  Et il ne s’arrête pas! Le projectile a franchi la frontière et a poursuivi sa course en territoire congolais, en direction de Zapay, localité située en RDC. L’engin est retombé à cinq kilomètres de Zapay, sur sol congolais, sans que l’on sache encore avec précision ce qu’il a touché à cet endroit.

 

La population d’Obo, qui a assisté à toute la scène depuis le sol, n’en revenait pas. Des témoins ont vu de leurs propres yeux les mercenaires russes de la milice Wagner manœuvrer cette arme sur le terrain de football, pointer en direction du Congo et tirer. Il n’y a donc aucune place pour le doute sur l’identité de ceux qui ont appuyé sur la gâchette.

 

Du côté de Zapay, en RDC, la nouvelle de l’impact a semé une peur vive parmi les habitants. Dans ce village congolais vivent également des réfugiés centrafricains qui ont fui les violences de la milice Wagner en RCA. Certains se demandent si c’est précisément eux que les mercenaires russes cherchaient à atteindre, pour leur faire comprendre qu’aucune frontière ne les met à l’abri.

 

D’autres pensent que la milice Wagner cherche autre chose : exporter l’instabilité qu’elle a semée en Centrafrique vers le territoire congolais voisin. Créer un trouble de l’autre côté, pousser les populations à fuir, déstabiliser une zone frontalière déjà traumatisée. Les intentions exactes restent floues, mais le geste, lui, était on ne peut plus délibéré.

 

Ce qui est certain, c’est que la milice Wagner est la seule force présente à Obo à disposer de ce type d’armement lourd. Personne d’autre dans cette ville, y compris les soldats FACA,  n’a les moyens de tirer un projectile qui franchit une frontière internationale et retombe à cinq kilomètres d’un village étranger. Le nier serait un mensonge que même la propagande habituelle de Wagner aurait du mal à faire avaler.

 

Car la milice Wagner excelle dans l’art de nier ce que tout le monde a vu. Demain, leurs porte-voix diront que ce n’est pas eux, que les images sont fausses, que les témoins mentent. C’est leur manière de fonctionner depuis qu’ils ont posé le pied en Afrique centrale, et cette fois-ci ne fera probablement pas exception à cette habitude bien connue.

 

Pendant ce temps, à Zapay, des familles congolaises ont passé la nuit à regarder le ciel, sans savoir si un autre projectile allait tomber​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Maître Nicolas Tiangaye soutient la revendication patriotique des populations du Haut-Mbomou et exige le retrait immédiat des mercenaires russes de la milice Wagner

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Maître Nicolas Tiangaye soutient la revendication patriotique des populations du Haut-Mbomou et exige le retrait immédiat des mercenaires russes de la milice Wagner

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/tiangaye.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/tiangaye.jpg” alt=”Maître Nicolas Tiangaye affirme que la nouvelle Constitution de 2023 est une copie intégrale russe imposée à la RCA” width=”300″ height=”224″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/tiangaye.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/tiangaye-80×60.jpg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/tiangaye-265×198.jpg 265w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />
Maître Nicolas Tiangaye, Président de la Convention Républicaine pour le progrès social (CRPS)

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans une déclaration sans langue de bois à l’émission « Actualité et nous » sur Radio Fréquence RJDH 100.5 FM, Maître Nicolas Tiangaye, ancien Premier ministre et président de la CRPS, a apporté un soutien total et sans équivoque à la juste revendication des populations du Haut-Mbomou face à l’occupation criminelle des mercenaires russes Wagner.

 

Face à la situation chaotique qui prévaut depuis plus d’un mois et demi dans le Haut-Mbomou – des milliers de civils contraints de fuir vers la RDC, des femmes, des enfants et des vieillards massacrés, torturés ou déplacés sur le site de l’église Saint-Jean-Baptiste de Zémiot –, Maître Tiangaye dénonce sans détour l’approche guerrière et irresponsable du régime Touadéra :

 

« La situation qui prévaut dans le Haut-Mbomou nous préoccupe tous parce que ce sont des Centrafricains qui souffrent là-bas, qui sont tués. Il y a des enfants, des femmes, des vieillards qui sont obligés de traverser de l’autre côté de la rive. Et la question qui se pose est de savoir si c’est par la violence qu’on peut régler ce problème-là. »

 

Le leader de la CRPS va plus loin en qualifiant la position des populations du Haut-Mbomou de **patriotique** et en exigeant clairement le retrait préalable des mercenaires étrangers comme condition sine qua non à toute négociation :

 

« Lorsque ce sont des Centrafricains qui font une revendication en disant nous ne voulons pas de mercenaires étrangers sur notre territoire, faut-il donner raison aux Centrafricains ou bien aux mercenaires ? Ce sont des mercenaires qui assassinent nos compatriotes là-bas… Il y a des innocents qu’on a arrêtés, qu’on a abattus, qui sont torturés par les mercenaires. »

 

Maître Nicolas Tiangaye accuse directement le pouvoir en place d’être à l’origine de ce chaos : ce sont les autorités actuelles qui ont recruté, formé et armé ces Wagner, et qui aujourd’hui se retrouvent piégées par leurs propres créatures :

 

« Aujourd’hui c’est le pouvoir qui est dans une posture, qui est dans l’impasse. Parce que c’est eux qui les ont recrutés, qui les ont fait former par les Wagner. Et aujourd’hui ils se retournent contre Wagner, ils se retournent aussi contre les FACA. »

 

Pour lui, la revendication des populations du Haut-Mbomou – retrait immédiat des mercenaires russes avant toute discussion – est non seulement légitime mais **patriotique** :

 

« Si les Alandais disent nous posons comme préalable le retrait des mercenaires étrangers, eh bien pourquoi on ne peut pas leur donner raison ? Il faut leur donner raison en disant : les mercenaires étrangers n’ont pas à se mêler des débats qu’il devait y avoir entre Centrafricains. C’est une position qui est patriotique. »

 

Maître Tiangaye fustige ainsi la trahison du régime qui préfère protéger des mercenaires étrangers assassins plutôt que ses propres citoyens, et appelle à ce que les discussions se fassent **uniquement entre Centrafricains**, sans la présence de ces forces d’occupation russes.

 

Ces propos constituent une charge d’une rare violence contre le pouvoir de Faustin-Archange Touadéra, accusé d’avoir vendu la souveraineté nationale à des mercenaires qui massacrent aujourd’hui le peuple centrafricain dans le Haut-Mbomou. Maître Nicolas Tiangaye se positionne clairement aux côtés des victimes et exige le départ sans délai des Wagner, seule condition pour ramener la paix dans cette préfecture martyre.

 

Par Alain Nzilo

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Dialogue avec les miliciens Azandé : Balalou Prône la Raison, Mais Refuse un Vrai Négociation, et brandit La Violence d’État comme l’unique solution

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Dialogue avec les miliciens Azandé : Balalou Prône la Raison, Mais Refuse un Vrai Négociation, et brandit La Violence d’État comme l’unique solution

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/les-mercenaires-russes-de-la-milice-wagner-en-operation-a-mboki-dans-le-haut-mbomou.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/les-mercenaires-russes-de-la-milice-wagner-en-operation-a-mboki-dans-le-haut-mbomou.webp” alt=”Dialogue avec les miliciens Azandé : Balalou Prône la Raison, Mais Refuse un Vrai Négociation, et brandit La Violence d’État comme l’unique solution” width=”400″ height=”228″ />
Les mercenaires russes de la milice Wagner en opération à Mboki, dans le Haut-Mbomou

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le Clepto-mythomane Maxime Balalou salue l’initiative du Conseil épiscopal et de la plateforme religieuse qui se rendent à Zémio pour discuter avec les miliciens Azandé. Il trouve ça normal, pas une mauvaise chose que la société civile intervienne pour apaiser les cœurs. Il répète que le gouvernement n’est pas contre le dialogue et qu’il travaille de son côté pour ramener les gens à la raison. Il exhorte ses compatriotes à revenir à la raison, à préserver ce qui est essentiel, à éviter un terrain glissant qui les mènerait à des situations très difficiles.

 

Mais derrière ces mots doux, le clepto-mythomane Maxime Balalou ferme la porte à un vrai dialogue. Il qualifie les Azandé de groupe qui met le couteau sur la gorge de l’État, de gens dehors de la loi, qui ont pris les armes contre l’État. Pour lui, négocier avec eux équivaut à céder à la menace. Il maintient que l’État détient le monopole de la violence et qu’il a le devoir de protéger les citoyens. En clair : dialogue oui, mais seulement si les Azandé déposent les armes et reviennent la tête basse. Pas de table ronde équitable, pas de concessions mutuelles, juste une capitulation exigée.

 

Le clepto-mythomane Maxime Balalou observe les religieux qui essaient d’amener les Azandé à comprendre, mais il garde la main sur l’autorité de l’État. Il parle d’apaiser les cœurs, de ramener à la raison, tout en continuant les opérations militaires dans la zone. Les otages doivent être libérés totalement, la paix doit revenir dans l’est, mais sans que le gouvernement accepte de s’asseoir pour discuter des griefs profonds : marginalisation, accès aux ressources, abus des forces pro-régime. La violence d’État reste l’outil principal, masquée par des phrases sur la paix et la raison.

 

Il répète que la voie choisie par les Azandé n’est pas la bonne et qu’ils doivent revenir à la raison pour que le sang ne coule pas. Pourtant, c’est le régime qui envoie les troupes et les mercenaires russes de la milice Wagner pour mater la zone, créant les conditions de la peur et de la fuite. Le clepto-mythomane Maxime Balalou se réjouit des initiatives religieuses, mais refuse de profiter de l’occasion pour ouvrir un canal direct avec ceux qui sont aujourd’hui en armes. Pourquoi ne pas être ensemble avec les Azande, comme certains le demandent, pour parler sécurité et cohabitation ? Parce que le pouvoir préfère la soumission à la négociation.

 

Le clepto-mythomane Maxime Balalou conclut que le gouvernement travaille pour que la paix revienne dans la sous-région, que la population vaque librement à ses occupations. Mais cette paix promise passe par la force et non par le compromis. Les Azande reçoivent des conditions pour dialoguer, mais le régime n’en accepte aucune de leur part. C’est la violence d’État qui parle en premier, habillée en appel à la raison. Clepto-mythomane Maxime Balalou prône la paix d’un côté, mais maintient la répression de l’autre : un masque fin sur la vraie politique du pouvoir face aux Azande à Nipibé.

 

Par Alain Nzilo

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Site minier de Gobolo : encore de la violence, des soldats FACA s’acharnent sur un jeune ouvrier du village venu ramasser des sables aurifère

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Site minier de Gobolo : encore de la violence, des soldats FACA s’acharnent sur un jeune ouvrier du village venu ramasser des sables aurifère

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Un jeune ramasseur attrappé par les soldats FACA sur le site minier chinois de Gobolo, et frappé par ces même criminels pour avoir ramassé des sables aurifère. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Sur le site minier chinois de l’entreprise IMC de Gobolo, la violence des soldats FACA ne faiblit pas. Un jeune ouvrier du village, ramasseur des sables aurifère, en a fait les frais de manière spectaculaire.

 

À Gobolo, village situé dans la sous-préfecture d’Abba, Nana-Mambéré, les habitants vivent depuis longtemps sous la pression des militaires déployés sur le site minier de la société chinoise IMC. Ces soldats des Forces Armées Centrafricaines, officiellement chargés de sécuriser le chantier, ont fini par transformer leur présence en source de revenus personnels.

 

Pour comprendre ce qui se passe réellement sur ce terrain, il faut d’abord regarder comment fonctionne l’extraction minière à Gobolo. En effet, les machines chinoises creusent profondément la terre, rejettent le sable en surface avant d’atteindre le gravier aurifère. Ce sable rejeté, y compris des graviers déjà extraits mais nettoyés par la machine, les habitants le récupèrent, le lavent soigneusement à nouveau, espérant y trouver quelques petites pépites d’or revendues entre 2 000 et 4 000 francs pour nourrir leurs familles.

 

C’est précisément cette pratique que certains soldats FACA ont décidé d’exploiter à leur profit. Plutôt que d’interdire aux habitants de ramasser ce sable, ils ont mis en place leur propre circuit : ils envoient eux-mêmes des jeunes du village extraire le sable, récupèrent ensuite le résultat du lavage et empochent les bénéfices. Parfois, ils se contentent de percevoir un droit de passage, laissant les gens aller et venir moyennant paiement.

 

Ce jour-là pourtant, la situation a pris une tournure bien différente. Un jeune que les soldats avaient eux-mêmes autorisé à aller ramasser le sable ont été rattrapés au retour, jetés violemment à terre et frappés sans retenue, devant tout le monde qui ont tout vu sans pouvoir intervenir.

 

Ce qui rend les faits encore plus graves, c’est que ces jeunes n’avaient rien fait en dehors de ce qu’on leur avait demandé. Ils avaient reçu l’autorisation, accompli le travail, et c’est pourtant eux qui ont reçu les coups. Les mêmes mains qui avaient ouvert la porte l’ont refermée violemment sur eux.

 

Derrière ces actes, les habitants de Gobolo désignent un seul responsable : le commandant Lamtagué, chargé officiellement de la sécurisation du site IMC. Cet homme qui est le directeur de sécurité de l’entreprise IMC, et se déplace régulièrement entre Yaloké, Rondji, mais aussi à Gobolo, mais c’est sur ce dernier site qu’il concentre l’essentiel de ses activités. C’est lui, selon les témoins, qui donne les ordres à ses éléments, dont le chef de base, monsieur Kota Maboko.

 

Ce jour-là, les soldats placés sous ordre du commandant Lamtagué ont donc frappé le jeune ouvrier ramasseur des sables du village, le laissant à terre pendant qu’ils s’acharnent sur lui avec des coups partout. Des civils présents sur les lieux ont assisté à la scène, figés, sans qu’aucun d’eux n’ose élever la voix.

 

Ce que vivent les habitants de Gobolo sur ce site minier dépasse la simple question de sécurité. Des hommes en uniforme perçoivent de l’argent sur le dos des villageois, organisent un commerce parallèle avec leur complicité forcée, puis retournent leur violence contre ces mêmes personnes sans aucune raison valable.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Marien Georges Marambi

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Bakari : un soldat FACA tue un jeune par jalousie, l’armée centrafricaine dévoile son vrai visage criminel

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Bakari : un soldat FACA tue un jeune par jalousie, l’armée centrafricaine dévoile son vrai visage criminel

 

 

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Un soldat FACA basé à Paoua, dans lim-Pendé

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Au pays de Touadéra, pays des Wagner, pays des bras cassés, pays des criminels, certains soldats de forces armées ont depuis longtemps oublié pourquoi ils portent une arme. Et c’est le peuple qui en paie le prix de cette criminalité.

 

C’est à Bakari, une petite localité située à environ 78 kilomètres de Baboua, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, que les faits se sont déroulés. Ce mercredi 25 février 2026, personne dans ce coin du pays ne s’attendait à vivre une telle journée. Un jeune homme du nom de Yaya allait perdre la vie, non pas au détour d’un affrontement armé, mais à cause de la jalousie d’un homme en uniforme.

 

Tout est parti d’une accusation banale. Un soldat FACA reprochait à Yaya d’avoir dragué sa petite amie. Une histoire de cœur, comme il en existe partout, dans toutes les familles, dans tous les quartiers. Mais chez cet homme en uniforme, cette rancœur a couvé, a grandi, jusqu’à devenir incontrôlable.

 

Le jour où il a retrouvé Yaya, il n’a pas cherché à discuter. Emporté par sa jalousie, il a dégainé son arme et abattu le jeune homme froidement, en pleine journée, devant des témoins. Un acte d’une violence nue, commis comme si l’uniforme effaçait toute notion de loi et de responsabilité.

 

Ce drame de Bakari n’est pas tombé du ciel. Il prend racine dans un mal bien plus ancien qui ronge l’armée centrafricaine depuis près de 10 ans. Car cette institution, sur le papier, est censée défendre le territoire et protéger les civils. Mais dans les faits, son recrutement chaotique a ouvert la porte à des individus qui n’auraient jamais dû porter une arme.

 

Parmi ces soldats, on trouve d’anciens éléments de groupes armés, d’ex-miliciens, des recrues choisies non pas sur leurs compétences mais sur leurs liens ethniques, familiaux ou politiques. Cette façon de construire une armée a produit ce que l’on voit aujourd’hui sur le terrain : des hommes en uniforme qui agissent selon leurs humeurs, leurs intérêts personnels, parfois leurs passions, comme ce soldat de Bakari.

 

Pourtant, les discours officiels continuent de peindre une tout autre image. On parle d’une armée qui monte en puissance, soutenue par la Russie, encadrée par les instructeurs Wagner. Ces mots-là sonnent fort dans les salles de conférence. Mais à Bakari, à Baboua, dans les villages et villes de la Nana-Mambéré, y compris dans tout le pays, les populations entendent ces discours et regardent autour d’elles avec amertume.

 

Car la vérité que vivent ces populations est loin des tribunes officielles. Selon plusieurs observateurs proches du terrain, entre 60 et 80 % des effectifs des FACA, y compris certains officiers, se comportent davantage comme des individus au-dessus des lois que comme des militaires républicains. Il existe bien sûr des soldats honnêtes, rigoureux, attachés à leur mission. Mais ils semblent de plus en plus minoritaires dans une institution qui a perdu une grande partie de la crédibilité qu’elle avait autrefois.

 

Et pendant que cette déliquescence s’installe dans les rangs, c’est Yaya, un jeune homme de Bakari, qui en a payé le prix de sa vie.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Julien Mandazou

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L’agence Telecel de Berberati fermée pour loyers impayés : une société qui s’effondre en silence

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L’agence Telecel de Berberati fermée pour loyers impayés : une société qui s’effondre en silence

 

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Image d’illustration des portes de la Télécel fermées à Bangui la fois dernière. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La première entreprise de téléphonie mobile de Centrafrique, Telecel, est aujourd’hui incapable de payer ses loyers dans les villes du pays, signe d’une gestion qui s’est détériorée au fil des années.

 

À Berberati, chef-lieu de la préfecture de Mambéré-Kadéï, le propriétaire du bâtiment abritant l’agence locale de Telecel a pris une décision ferme  ce samedi 28 février 2026 : il a bloqué l’accès aux locaux. La raison est simple,  un loyer impayé qui s’élève à 1,5 million de francs CFA, malgré plusieurs mises en demeure envoyées depuis le mois de décembre dernier.

 

Il faut le rappeler. Ce n’est pas la première fois que Telecel se retrouve dans une telle situation. À Bangui, la capitale, l’agence principale sur l’avenue Barthelemy Boganda a déjà été fermée à plusieurs reprises pour non-paiement d’impôts, de taxes et de loyers. La crise qui touche maintenant Berberati montre que le problème n’est pas local, mais qu’il ronge l’ensemble de la structure de la Télécel.

 

Cette entreprise, autrefois solide, a changé de propriétaires plusieurs fois. Après avoir été dirigée par le centrafricain propriétaire Pismiss, puis passant aux investisseurs égyptiens reconnus pour leur rigueur, elle a été rachetée par des hommes d’affaires libanais dont la manière de gérer l’entreprise a conduit la société dans une impasse financière profonde.

 

Sur le terrain, les travailleurs et les clients paient le prix de cette désorganisation. Les agences ferment, les services se dégradent, et les obligations financières les plus élémentaires, comme le règlement des loyers, ne sont plus honorées dans les délais.

 

Le propriétaire du bâtiment de Berberati, lui, ne veut plus attendre. Après des mois de relances restées sans réponse, il exige que l’agence libère ses locaux sans délai supplémentaire.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Patrice Ngala

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Ouanda-Djallé : la ville morte au lendemain des coups de feu, tuant 3 personnes

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Ouanda-Djallé : la ville morte au lendemain des coups de feu, tuant 3 personnes

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La foule présente devant la base des soldats FACA à Ouanda-Djallé. Photo CNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le samedi 28 février 2026, la ville de Ouanda-Djallé s’est réveillée muette, vidée de toute activité, en réponse aux trois morts et neuf blessés de la veille, tués par les soldats FACA bandits.

 

Les commerces sont restés portes closes dès les premières heures du matin. Aucun étalage au marché, aucun mouvement dans les ruelles habituellement animées, aucun bruit de moto ni de voix d’enfants devant les boutiques. La population a décrété une ville morte, et la consigne a été respectée jusqu’au dernier habitant, dans un silence qui en disait plus long que n’importe quel discours.

 

Pour comprendre pourquoi Ouanda-Djallé en est arrivée là à cette ville morte, il faut revenir sur ce qui s’est passé la veille, ce vendredi 27 février 2026. Tout avait commencé au marché central, quand deux soldats des Forces Armées Centrafricaines avaient exigé de l’eau gratuitement auprès d’un jeune vendeur. Devant le refus du jeune homme, ils avaient commencé à frapper les civils présents, déclenchant la colère de tout un quartier qui avait marché jusqu’au campement des militaires, installé dans les locaux de la coopérative des femmes, l’OFCA, en plein centre-ville.

 

C’est là que les soldats avaient jailli de leurs positions et ouvert le feu sur la foule alors même que les Casques bleus et les autorités locales négociaient pour apaiser la situation. Douze personnes avaient été atteintes par des balles. Un homme était mort sur place, deux autres avaient rendu l’âme à l’hôpital dans les heures qui ont suivi, portant le bilan à trois morts.

 

Ce samedi, les habitants portent ce deuil collectif à leur façon, en refusant que la ville tourne comme si rien ne s’était produit. Derrière les volets fermés et les devantures abandonnées, la colère gronde sourdement contre des militaires que beaucoup accusent de se conduire en bandits armés hors de tout contrôle, sans jamais rendre de comptes à qui que ce soit.

 

La question de leur présence dans les locaux de l’OFCA, au cœur des quartiers résidentiels, reste entière. La population continue d’exiger leur retour à l’ancienne base, à l’entrée de la ville, pendant que les autorités locales tentent de gérer une situation qui dépasse largement le simple incident de marché.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

 

Par Serge Binguimalé

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Centrafrique : la PJLOD réclame des comptes sur les graves événements survenus à Boali et Ouanda-Djallé, où des gens ont été tués

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Centrafrique : la PJLOD réclame des comptes sur les graves événements survenus à Boali et Ouanda-Djallé, où des gens ont été tués

 

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Monsieur Arsène Élien, Coordinateur de la PJLOD. Photo de courtoisie

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Des enfants sont morts. À Ouanda-Djallé et au Lycée moderne de Boali, des vies ont été brisées, et personne au sommet de l’État n’a encore daigné ouvrir la bouche pour expliquer ce qui s’est passé.

 

C’est dans ce vide pesant que la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique, la PJLOD, a décidé de prendre la parole. Dans un communiqué publié le 28 février 2026 à Bangui, le mouvement condamne ce qu’il considère comme des interventions des forces armées incompatibles avec la protection des civils et le respect des droits les plus élémentaires.

 

Ce qui choque peut-être autant que les faits eux-mêmes, c’est le mutisme persistant des autorités. Aucune déclaration, aucune explication, aucun geste en direction des familles endeuillées,  ce silence nourrit la peur et laisse les populations dans l’incertitude, sans réponse sur ce qui leur est arrivé et pourquoi.

 

La PJLOD ne s’arrête pas à la dénonciation. Elle interpelle directement les responsables de l’État, leur demandant de sortir de l’ombre, de parler publiquement et d’ouvrir des enquêtes indépendantes dont les conclusions devront être rendues accessibles à tous. Elle appelle également la population à ne pas céder à la violence, malgré la douleur, et à maintenir le cap du dialogue.

 

Plus largement, le mouvement plaide pour un dialogue national réunissant toutes les parties, convaincue que c’est par là, et seulement par là, que la Centrafrique pourra sortir de cette période difficile. La PJLOD appelle aussi la communauté internationale à ne pas détourner le regard et à accompagner les efforts de paix sur le terrain.

 

Par Brahim Sallé

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Ouanda-Djallé : le bilan de la tension entre la population et les soldats FACA grimpe à 3 morts

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Ouanda-Djallé : le bilan de la tension entre la population et les soldats FACA grimpe à 3 morts

 

 

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La foule présente devant la base des soldats FACA à Ouanda-Djallé. Photo CNC

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Une journée de marché ordinaire a tourné au carnage ce vendredi 27 février 2026 à Ouanda-Djallé, dans la préfecture de la Vakaga, laissant trois morts et neuf blessés sur le carreau.

 

Tout a démarré dans la matinée au marché central de la ville, là où des dizaines de commerçants et d’acheteurs se croisent chaque jour. Deux soldats des Forces Armées Centrafricaines s’y sont présentés et se sont dirigés droit vers l’étalage d’un jeune vendeur d’eau. Ils ont exigé d’être servis gratuitement, mais le jeune homme leur a répondu, simplement et sans détour, que l’eau conditionnée dans des sachets plastiques était une marchandise comme une autre, et qu’elle se payait. Cette réponse, pourtant de bon sens, a mis les deux militaires dans un état de rage incontrôlable.

 

Ce qui a suivi a embrasé toute la ville. Les soldats ont commencé à porter des coups sur les jeunes présents autour de l’étalage. En un rien de temps, les habitants aux alentours ont vu la scène, et la nouvelle a couru de bouche en bouche à travers tout le marché. Des hommes, des femmes, des jeunes des quartiers voisins ont commencé à converger vers le lieu, portés par une colère longtemps contenue à l’égard des militaires.

 

La foule, de plus en plus dense, a décidé de marcher jusqu’au campement des FACA. Ces derniers ne séjournent pas dans une caserne classique, mais ont investi les locaux de l’OFCA, la coopérative des femmes, un bâtiment installé en plein centre-ville, à quelques mètres à peine de la mairie de Ouanda-Djallé. La population réclamait depuis un moment leur départ de cet endroit et leur retour à l’ancienne base militaire, celle qui se trouve à l’entrée de la ville. Les soldats avaient quitté ce poste en invoquant la crainte d’une attaque de groupes armés, mais leur installation au cœur des quartiers résidentiels n’avait fait qu’alimenter les frictions avec les civils.

 

C’est devant ce bâtiment que les Casques bleus et les autorités locales ont tenté d’établir un dialogue entre les deux camps. Les négociations étaient en cours, la tension semblait contenue, quand soudainement des soldats FACA ont jailli de plusieurs angles, armés, et ont ouvert le feu sans avertissement sur la foule massée devant eux. Les gens ont tenté de fuir dans tous les sens, certains se sont jetés à terre, d’autres ont couru se mettre à l’abri dans les ruelles adjacentes. Mais les balles ont fait leur œuvre.

 

Au total, douze personnes ont été touchées par des projectiles. Un homme a perdu la vie sur place, avant même que les secours puissent intervenir. Onze autres ont été transportés en urgence vers l’hôpital de la ville, mais deux d’entre eux n’ont pas résisté à leurs blessures, portant le nombre de morts à trois pour cette seule journée. Les neuf survivants hospitalisés se trouvent dans un état qui n’a pas encore été communiqué officiellement.

 

La population de Ouanda-Djallé nourrit désormais une défiance ouverte à l’égard de ces militaires. Dans les rues, les habitants ne mâchent pas leurs mots et désignent ces soldats non pas comme des protecteurs, mais comme des rebelles, ou alors des bandits du grand chemin qui terrorisent les quartiers. Beaucoup réclament leur départ immédiat des locaux de l’OFCA, pendant que les autorités locales tentent de maintenir un semblant de dialogue dans une ville qui retient son souffle.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Serge Binguimalé

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Un soldat FACA sème la panique à Kouango en faisant des tirs en l’air, une femme hospitalisée sous oxygène

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Un soldat FACA sème la panique à Kouango en faisant des tirs en l’air, une femme hospitalisée sous oxygène

 

 

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La victime à l’hôpital de Kouango

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La ville de Kouango, dans la préfecture de la Ouaka, a vécu des instants de panique mercredi dernier en fin d’après-midi, quand un militaire des Forces armées centrafricaines a ouvert le feu dans un quartier habité de la ville.

 

C’était aux alentours de dix-sept heures, les habitants du quartier concerné ont soudainement pris la fuite dans tous les sens. La scène s’est déclenchée brusquement, semant aussitôt la confusion parmi les riverains qui vaquaient à leurs occupations quotidiennes.

 

C’est dans ce mouvement de foule qu’une dame, sortie de sa concession pour comprendre ce qui se passait, a aperçu le militaire en train d’armer son fusil avant de lancer une sommation. Ce spectacle inattendu lui a provoqué une crise de tension artérielle, et elle s’est effondrée au sol sur place suite à la détonation assourdissante d’arme de guerre du soldat.

 

Prise en charge rapidement, elle a été conduite à l’hôpital où elle se trouve actuellement sous oxygène. Depuis son lit, elle a accepté de raconter les faits à l’une de nos équipes, décrivant avec ses propres mots la frayeur qui l’a terrassée ce jour-là.

 

Les populations de Kouango, qui faisaient face depuis plusieurs années à des tensions militaires dans la localité, continuent de subir ce type de comportements de la part de certains éléments des forces armées centrafricaines qui sèment la peur au sein des quartiers résidentiels.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Sylvain Passi

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À Boali, en 2 mois, 7 élèves sont morts. Leurs collègues disent non, c’est trop et descendent dans la rue pour demander des explications

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À Boali, en 2 mois, 7 élèves sont morts. Leurs collègues disent non, c’est trop et descendent dans la rue pour demander des explications

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Grève au Lycée Moderne de Boali : les élèves descendent dans la rue après la mort de l’un des leurs Jeudi 26 février 2026 dans la matinée, la ville de Boali a connu une journée d’agitation scolaire qui a tenu en haleine toute la localité.

 

C’est la mort d’un élève du Lycée Moderne de Boali, survenue le jour même, qui a mis le feu aux poudres. Les élèves, qui font face depuis plusieurs semaines par la disparition répétée de leurs camarades ces derniers temps, ont décidé de sortir de leurs salles de classe pour crier leur ras-le-bol. Des pierres ont été jetées contre les bureaux de l’administration du lycée et ceux de l’Académie de l’Ombella-M’Poko, donnant à cette journée une tournure que personne ne souhaitait.

 

Dans la rue, les voix se mêlaient pour réclamer des réponses. En sango, les manifestants scandaient leurs demandes aux autorités, ciblant particulièrement Stéphane Cérémalet, le premier responsable de l’éducation dans la préfecture. La gendarmerie a dû intervenir avec des tirs de sommation pour dissiper la foule qui cherchait à s’en prendre à lui.

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Les élèves du lycée moderne de Boali en grève pour réclamer des explications sur la mort mystérieuse de leurs collègues en plusieurs jours

 

Sous couvert de l’anonymat, un élève du lycée moderne a livré le fond de sa pensée. Il a confié que depuis un certain temps, des condisciples meurent les uns après les autres sans que personne ne sache d’où vient le mal. Selon lui, le nombre de cas ne cesse de grimper, et l’hôpital lui-même n’a toujours pas fourni d’explication sur l’origine de ces drames. Ce flou total est ce qui a poussé les élèves à agir.

 

Les autorités locales ont fait le déplacement pour tenter de maîtriser la situation. Le secrétaire général de la sous-préfecture de Boali a reconnu que le gouverneur et la sous-préfète avaient déjà eu à traiter cette question par le passé, mais que la mort d’un nouvel élève ce jour-là avait ravivé la colère. Il a dit chercher les voies pour contenir ce qui était en train de se produire.

 

De passage dans la ville, Bertin Béa, ancien député de Boali, devenu un clochard dans les rues de Paris en France avant de retourner au pays sous la pression de ses proches, a pris la parole ce jour pour appeler les jeunes manifestants à retrouver leur calme. Il a reconnu qu’il y avait des raisons valables derrière cette réaction, tout en demandant que le calme soit d’abord rétabli avant d’engager un dialogue sérieux avec les élèves. Il a également exhorté les autorités de Bangui à se rendre sur place pour comprendre ce qui se passe réellement à Boali.

 

À l’heure où ces lignes sont écrites, le bilan local fait état d’environ sept élèves du Lycée Moderne de Boali disparus en l’espace de deux mois seulement, sans que les causes de ces décès soient encore élucidées.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Martin Nzilapi

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vague de crimes et assassinats, les porteurs de tenue deviennent braqueurs dans l’anarchie sociale, selon Fari Tahéruka Shabazz

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vague de crimes et assassinats, les porteurs de tenue deviennent braqueurs dans l’anarchie sociale, selon Fari Tahéruka Shabazz

 

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un soldat faca voleur de moto à la cathédrale Notre Dame de Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les forces de sécurité centrafricaines, censées protéger la population, se muent aujourd’hui en prédateurs qui terrorisent les travailleurs les plus vulnérables de la capitale.

 

Le politologue Fari Tahéruka Shabazz pointe du doigt les porteurs de tenue eux-mêmes, soldats FACA, gendarmes et policiers, devenus auteurs des crimes qui ensanglantent Bangui. Privés de soldes, de primes PJA, de ravitaillement et de conditions de vie décentes, ces agents de l’État basculent dans le braquage pour nourrir leurs propres familles. Cette mutation découle directement de la gestion catastrophique du régime Touadéra, qui a gonflé les effectifs des FACA à plus de 30 000 hommes au lieu des 10 000 recommandés.

 

Le pouvoir n’a jamais eu les moyens de payer, équiper ni nourrir correctement ces militaires surnuméraires, ce qui les contraint inexorablement à la criminalité pour subsister. L’analyste précise que cette situation ne découle pas d’actes dispersés mais de réseaux organisés avec leurs chefs, sous-chefs et hommes de main. Les vrais responsables ne sont pas forcément ceux qui opèrent sur le terrain, ils siègent parfois dans les bureaux de commandement.

 

Cette architecture criminelle traduit une décomposition avancée de l’appareil sécuritaire, où la hiérarchie militaire et policière couvre ou participe directement à l’économie du crime. Fari Tahéruka Shabazz constate que cette anarchie sociale que Touadéra ne peut plus masquer marque l’effondrement complet de l’autorité étatique sur son propre appareil répressif. Les agents censés maintenir l’ordre basculent de la protection vers la prédation des citoyens qu’ils sont censés défendre.

 

Les conducteurs de moto-taxi paient de leur vie les conséquences de cette débâcle dans la gestion des forces armées et de sécurité. Les attaques surviennent presque quotidiennement, avec des travailleurs agressés, dépouillés, blessés ou assassinés pendant qu’ils exercent honnêtement leur activité. Cette insécurité fragilise la paix sociale et expose Bangui à des tensions incontrôlées qui menacent d’exploser à tout moment.

 

Les familles des victimes enterrent leurs morts pendant que les braqueurs en uniforme continuent d’opérer en toute impunité, parfois même protégés par leur hiérarchie. Le régime se retrouve incapable de contrôler ses propres agents, plongeant le pays dans une spirale de violence où ceux qui devraient garantir la sécurité en deviennent la principale menace. Louis-Marie Congrebaud, secrétaire général de l’Organisation démocratique des syndicats des travailleurs de Centrafrique, a publié un communiqué exprimant sa vive indignation devant cette recrudescence des crimes visant les taxis-motos, ces acteurs incontournables du transport urbain.

 

Le syndicat exige le démantèlement sans complaisance des réseaux criminels et avertit que le silence ou les demi-mesures ne sauraient être tolérés plus longtemps​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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Absence de cimetières, de musées et de repères symboliques : une nation sans mémoire collective, selon Jean-Pierre Mara

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Absence de cimetières, de musées et de repères symboliques : une nation sans mémoire collective, selon Jean-Pierre Mara

 

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L’ancien député de Mala, monsieur Jean-Pierre Mara

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Jean-Pierre Marat pointe un autre problème rarement évoqué : le pays ne dispose ni de cimetières nationaux, ni de lieux de mémoire, ni de véritables musées.

 

Il rappelle que les personnalités marquantes de la culture ou de la politique n’ont pas de lieu de repos identifié. Aucun espace symbolique n’a été conçu pour les dignitaires, les artistes ou les figures historiques. Le cas récent de l’artiste Malé Popo confirme cette lacune : personne ne sait quel lieu accueillera sa dépouille.

 

Le musée Boganda lui-même ne répond pas aux critères d’un musée national. Il s’agit avant tout de l’ancienne résidence de Boganda, avec quelques objets personnels. Il ne présente pas l’histoire des formes artistiques du pays, ne valorise pas les travaux des artisans, ne documente pas les créations populaires, et n’expose pas l’évolution culturelle des différentes régions.

 

Sans lieux de mémoire, il devient difficile de transmettre l’histoire du pays. Les jeunes ne disposent pas d’espaces permettant de reconnaître les œuvres, les objets ou les personnages qui ont marqué la société. Ce manque contribue à l’effacement de la culture au fil des générations.

 

Pour Marat, l’absence de repères symboliques est révélatrice. Elle montre que l’État n’a jamais investi dans la construction d’une mémoire collective. Un pays dépourvu de monuments, de musées et d’espaces de transmission peine à se projeter dans l’avenir, faute d’ancrage dans son propre passé.

 

Par Brahim….

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Pérou – RCA : deux visions opposées du pouvoir politique, pour ne pas dire c’est le jour et la nuit

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Pérou – RCA : deux visions opposées du pouvoir politique, pour ne pas dire c’est le jour et la nuit

 

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Le Président du Perou destitué

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Au Pérou, le parlement a destitué en quatre mois deux présidents intérimaires pour soupçons de trafic d’influence. En Centrafrique, c’est tout le contraire. Le dictateur, lui, garde la main sur l’Assemblée.

 

À Lima, le vote a été net. Soixante-quinze députés ont approuvé la destitution de Rosé Réry, vingt-quatre s’y sont opposés, trois se sont abstenus. Le président par intérim est mis en cause pour des rencontres non déclarées avec des entrepreneurs chinois et pour des recrutements irréguliers au sein du gouvernement.

 

Il occupait le pouvoir depuis octobre, après l’éviction de Dina Boluarte. Cette dernière avait été écartée pour sa gestion d’une vague de violence liée au crime organisé. En dix ans, le pays a connu sept présidents, signe d’une instabilité persistante mais encadrée par des procédures prévues par la Constitution.

 

Dans les rues de Lima, une partie de la population a salué la décision. Les élections générales sont fixées au 12 avril. Le congrès doit assurer l’intérim pendant deux mois et demi avant le scrutin, selon un calendrier déjà établi.

 

Ce fonctionnement met en avant un principe simple : le parlement peut mettre fin au mandat du chef de l’État lorsque des faits précis sont examinés et votés. Le rapport de force institutionnel reste actif, même dans un pays qui n’appartient pas au cercle des grandes puissances économiques.

 

En Centrafrique, le tableau diffère profondément. L’Assemblée nationale n’apparaît pas comme un contrepoids solide. Le président conserve une influence déterminante sur la composition du parlement, notamment à travers des candidatures soutenues par l’appareil d’État.

 

Des proches, des alliés politiques et des membres de cercles familiaux obtiennent des investitures. Les élections existent formellement, mais le choix réel des députés semble souvent verrouillé en amont. Les députés critiques s’exposent à des pressions judiciaires ou à des détentions.

 

Dans ce contexte, l’idée qu’un parlement puisse destituer le chef de l’État paraît lointaine. Le centre de décision demeure concentré à la présidence. Le renversement du rapport institutionnel observé au Pérou ne trouve pas d’équivalent à Bangui.

 

Le Pérou connaît une instabilité récurrente, mais les mécanismes de contrôle fonctionnent et aboutissent à des scrutins anticipés. En Centrafrique, la stabilité affichée repose sur une concentration du pouvoir, où l’Assemblée agit davantage comme relais que comme organe de contrôle, et où la justice reste étroitement liée à l’exécutif…

 

Par Brahim Sallé

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Flash info :  vive tension à Ouanda-Djallé, la foule en colère contre les soldats FACA

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Flash info :  vive tension à Ouanda-Djallé, la foule en colère contre les soldats FACA

 

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Trois soldats FACA détachés à Sam-Ouandja, dans la Haute-Kotto

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Une dispute autour de l’eau vendue au marché central de Ouanda-Djallé a mis toute une ville en ébullition, opposant des civils en colère aux soldats des Forces Armées Centrafricaines.

 

Tout a éclaté ce jour-là quand deux soldats des FACA se sont présentés devant l’étalage d’un jeune vendeur du marché central. Ils ont réclamé de l’eau, mais le jeune homme leur a fait comprendre que l’eau, conditionnée dans des sachets plastiques, était en vente et non distribuée gratuitement. Cette réponse a mis les deux militaires hors d’eux.

 

Sans attendre, les soldats ont commencé à s’en prendre physiquement aux jeunes présents sur les lieux. Les coups ont tout changé. En quelques minutes, la nouvelle s’est répandue dans tout le marché, et les habitants, excédés, ont commencé à affluer de partout pour se dresser devant les militaires.

 

La foule, qui ne cessait de grossir, a poussé les soldats FACA à faire usage de leurs armes de service. Mais au lieu de calmer la situation, celle-ci s’intensifie malheureusement, poussant les deux soldats à se refugier dans leur base. Mais la foule ne se désarme pas, bien au contraire. Devant la base des soldats FACA, la foule hostile s’est rassemblée pour exiger le départ des soldats FACA du centre-ville.

 

La situation a fini par forcer une intervention des casques bleus de la Minusca. Les autorités locales, qui se sont jointes avec les casques bleus pour tenter de ramener le calme. Des discussions sont en cours, pendant que la foule reste massée devant la base, les regards rivés sur les soldats.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Les détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

Par Moïse Banafio

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À quelques mois de sa nomination, le directeur par intérim plonge l’ÉNERCA dans une faillite totale : vol, détournement, corruption, népotisme au quotidien

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À quelques mois de sa nomination, le directeur par intérim plonge l’ÉNERCA dans une faillite totale : vol, détournement, corruption, népotisme au quotidien

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Un agent de l’ÉNERCA travaillant sur un pylone électrique sans casque, sans véritable outil de travail. CopyrightCNC

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’ÉNERCA, société publique chargée d’alimenter la République centrafricaine en électricité, vit aujourd’hui une débâcle financière grave, pendant que Bangui continue de croupir dans l’obscurité totale.

 

Pour être clair, il faut comprendre que l’ÉNERCA n’a jamais été une société facile à diriger. Entre le manque d’infrastructures, les dettes accumulées et une clientèle parfois récalcitrante, la pression sur sa direction a toujours été forte. Mais ce que vit la société aujourd’hui dépasse largement les difficultés ordinaires d’une entreprise publique dans un pays sous- développé.

 

Depuis la nomination du nouveau directeur général par intérim, la situation a pris une tournure bien plus inquiétante. En quelques mois à peine, la société s’est retrouvée les caisses complètement à sec, incapable d’honorer ses engagements les plus élémentaires. Ce qui aurait dû être un redressement est devenu un naufrage total.

 

C’est dans ce contexte pesant que le mardi 25 février 2026, aux alentours de 6 heures du matin, le directeur général par intérim débarque en urgence au siège de l’ÉNERCA. Il ne monte pas dans son bureau. Il reste à l’entrée, et intercepte un à un chaque technicien qui arrive à la prise de service.

 

Ce geste inhabituel cache une réalité sombre que le directeur général va leur annoncer franchement. Réunis à la va-vite devant les locaux, les techniciens apprennent de leur propre Directeur général que la société n’a plus d’argent en caisse. Zéro franc dans les comptes bancaires. La direction ne peut plus payer, ne peut plus fonctionner normalement, et cherche une sortie de crise en urgence.

 

Face à ce vide financier d’urgence, la décision prise par le directeur général par intérim est aussi radicale qu’expéditive. Il a décidé ceci :

 

Tous les techniciens, sans exception, doivent descendre sur le terrain ce jour même pour forcer les clients mauvais payeurs à régler leurs factures en retard. Même les agents financés par la Banque mondiale dans le cadre d’un projet distinct sont embarqués dans cette opération.

 

Pour s’assurer que personne ne résiste, la direction mobilise en renfort des éléments de la police militaire. Techniciens et militaires partent ensemble dans les quartiers, en commençant par la zone commerçante derrière le stade 20 000 places de Bangui, où plusieurs marchands utilisent l’électricité depuis des mois sans payer. Une opération montée en quelques heures, sur fond de caisse vide.

 

Ce tableau suffit déjà à mesurer l’ampleur de la déroute. Mais ce qui rend cette affaire encore plus difficile à avaler, c’est ce qui se passe en parallèle du côté des dépenses. Car pendant que la direction crie à la pauvreté, elle a fait un choix financier que personne ne comprend.

 

Le site de Boali, situé à 95 km de Bangui et principal fournisseur d’énergie de la capitale, est en panne depuis un moment. Pour le réparer, l’ÉNERCA a sollicité des devis auprès de prestataires, conformément aux règles de passation de marchés. Deux sociétés ont répondu : la première a proposé 85 millions de francs CFA, la seconde a réclamé 283 millions de francs CFA.

 

Or, au lieu de retenir l’offre la moins chère, la direction a délibérément choisi celle à 283 millions. Aucun critère technique sérieux n’a été avancé pour justifier ce choix. Aucune explication officielle. Juste une décision prise dans l’ombre, qui creuse un écart inexpliqué de près de 200 millions de francs CFA.

 

C’est précisément cet écart qui nourrit aujourd’hui les soupçons les plus lourds. Dans un contexte où la société dit ne plus avoir un franc, choisir le devis le plus cher sans raison avouable ressemble moins à une erreur de gestion qu’à une manœuvre délibérée pour faire sortir de l’argent par la mauvaise porte.

 

Pendant ce temps, Bangui continue de vivre dans le noir. Les coupures d’électricité s’enchaînent, les ménages s’épuisent, les petits commerces perdent des revenus chaque jour. Et les techniciens de l’ÉNERCA, eux, patrouillent avec des militaires dans les rues pour renflouer une caisse que certains, visiblement, n’ont pas fini de ponctionner.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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De Touadéra à Wagner : comment fonctionne la chaîne de commandement des crimes en Centrafrique. Maître Larochelle a tout documenté dans sa communication devant la CPI

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De Touadéra à Wagner : comment fonctionne la chaîne de commandement des crimes en Centrafrique. Maître Larochelle a tout documenté dans sa communication devant la CPI

Centrafrique : la machine à désinformation russe tourne à plein régime sur les réseaux sociaux en pleine période électorale
Cérémonie au palais de la renaissance à Bangui : les 3 chefs de Wagner en Centrafrique, notamment le général Dmitri, le robot de Wagner alias « S’en fout la mort », Dimitri Sytyi et le Colonel Boris Représentent Wagner

 

Rédigé le .

Par : Alain Nzilo, Directeur de publication de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Il y a les exécutants. Et il y a les commanditaires. En République centrafricaine, depuis 2018, des milliers de civils ont été massacrés, torturés, violés, pillés. Mais ces crimes ne sont pas le fait d’une violence anarchique ou de groupes armés incontrôlés. Ces crimes sont le produit d’un système organisé, hiérarchisé, centralisé, dont la chaîne de commandement part du sommet de l’État et s’étend jusqu’aux mercenaires du Groupe Wagner, aux Forces armées centrafricaines (FACA), aux Forces de sécurité intérieure (FSI), à la Garde Présidentielle et à la milice présidentielle des “Requins”.

 

La communication déposée le 8 octobre 2025 à la Cour pénale internationale (CPI) établit pour la première fois, de manière détaillée et documentée, comment fonctionne cette chaîne de commandement. Elle identifie les noms, les fonctions, les relations hiérarchiques. Elle démontre que chaque ordre est attribué à la Présidence et qu’aucun ordre donné par le cercle restreint de Touadéra ou par un Dirigeant de Wagner ne peut être contesté par les subordonnés. Elle prouve que Touadéra, son cercle restreint et les Dirigeants de Wagner n’ont mis en place aucune action punitive ou préventive vis-à-vis des exactions commises par leurs subordonnés.

 

Cette chaîne de commandement engage la responsabilité pénale individuelle de chacun de ses maillons au sens de l’article 28 du Statut de Rome de la CPI, qui criminalise le fait pour un supérieur hiérarchique de ne pas empêcher ou punir les crimes commis par ses subordonnés lorsqu’il en a connaissance et qu’il a le pouvoir de les arrêter. La communication à la CPI ne se contente pas de documenter les crimes. Elle établit qui a donné les ordres, qui a transmis les ordres, qui a exécuté les ordres, et qui a couvert les exécutants.

 

Au sommet de cette pyramide criminelle se trouve Faustin-Archange Touadéra, Président de la République centrafricaine, Chef suprême des armées, et Président du Conseil Supérieur de la Magistrature. En vertu de la Constitution centrafricaine, Touadéra exerce un pouvoir de jure sur l’ensemble de la chaîne de commandement militaire, sécuritaire et judiciaire. Il dispose également d’un pouvoir de facto sur les mercenaires du Groupe Wagner, les “Requins” et les miliciens soutenant son régime. En sa qualité de supérieur hiérarchique, Touadéra ne peut ignorer les exactions massives, systématiques et répétées commises par ses subordonnés, notamment les meurtres, actes de torture, disparitions forcées, détentions arbitraires et violences sexuelles, documentés à Bangui et dans les provinces.

 

Touadéra a sciemment usé d’un système pyramidal dans lequel les ordres sont transmis par des proches collaborateurs faisant partie d’un “cercle restreint” et par les Dirigeants du Groupe Wagner. Ces derniers entretiennent des relations étroites avec Touadéra et son cercle restreint. L’autorité militaire et sécuritaire est centralisée autour de Touadéra, de son cercle restreint et des Dirigeants de Wagner par l’exercice d’une chaîne de commandement structurée et contrôlée depuis le sommet de l’État qui a pour plan commun de préserver le régime Touadéra. Chaque ordre est attribué à la Présidence et aucun ordre donné par le cercle restreint de Touadéra ou un Dirigeant de Wagner ne peut être contesté par les subordonnés.

 

Une autorité politique proche de Touadéra, interrogée par les enquêteurs, a confirmé que les exactions sont faites pour protéger le pouvoir de Touadéra et que toute personne disposée à dénoncer les exactions reçoit pour ordre de se taire de la part de la Présidence. Cette déclaration est capitale : elle établit que Touadéra sait, que Touadéra ordonne le silence, et que Touadéra protège les auteurs des crimes.

De Touadéra à Wagner : comment fonctionne la chaîne de commandement des crimes en Centrafrique. Maître Larochelle a tout documenté dans sa communication devant la CPI
dimitri-au-milieu-des-deputes-centrafricains – Manipulation et intoxication : Wagner cultive la peur en République centrafricaine

 

Le cercle restreint de Touadéra est composé de proches et de parents de son ethnie Ngbakamandja que Touadéra a placés à des postes-clés. On y trouve Sani Yalo, financier et conseiller spécial de Touadéra ; Claude Rameaux Bireau, neveu de Touadéra et Ministre de la Défense ; Arthur Bertrand Piri, neveu de Touadéra et ministre ; Jules Wananga, parent de Touadéra et homme-clé de la Garde Présidentielle ; Gervais Simplice Yarkokpa, parent de Touadéra et commandant de la Garde Présidentielle, Fidèle Gouandjika, ministre conseiller à la Présidence de la République. Mais le personnage le plus important de ce cercle restreint est sans conteste Hassan Bouba, ancien chef rebelle de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) devenu Ministre de l’Élevage et de la Santé Animale, et surtout interface privilégiée entre Touadéra et les Dirigeants de Wagner.

 

Dès 2018, Bouba transmettait les ordres reçus de Touadéra et des Dirigeants de Wagner à travers la chaîne de commandement de l’UPC. Bouba avait la mainmise sur les officiers militaires de l’UPC et tous les ordres opérationnels passaient par lui. Des anciens éléments de l’UPC ont confirmé que les massacres de Seko (21 mars 2018, 17 civils exécutés) et d’Alindao (15 novembre 2018, 112 morts) ont été commandités par Bouba. Après avoir rejoint le gouvernement en tant que ministre en janvier 2021, Bouba a été radié de l’UPC mais n’a pas quitté la scène militaire. Au contraire, il a facilité le recrutement et le déploiement d’ex-combattants de l’UPC dans le cadre d’opérations militaires contrôlées par le Groupe Wagner. Bouba a ainsi été placé à la tête des “Wagner noirs” dès 2018 et a opéré sous les instructions du Groupe Wagner.

 

Un bataillon d’infanterie territoriale, composé d’anciens miliciens de l’UPC recrutés par Bouba, opère au sein des FACA et agit pour le compte de la Présidence et du Groupe Wagner. Ces anciens miliciens ont été déployés dans des opérations militaires sous le commandement de mercenaires de Wagner, en particulier dans la préfecture de la Ouaka, et ont reçu des formations militaires prodiguées par Wagner à Berengo. Bouba est également impliqué dans le commandement d’exactions depuis qu’il est devenu ministre, en particulier le massacre de 9 exploitants chinois sur le site minier de Chimbolo le 19 mars 2023, qui a été commis  par les “Wagner noirs” sous la direction du Colonel Kiri (proche de Bouba et chef des “Wagner noirs”) et planifié avec l’appui de Bouba.

 

Jules Wananga et Gervais Yarkokpa, parents de Touadéra et membres de la Garde Présidentielle, occupent également un rôle substantiel au sein du cercle restreint de Touadéra. Vu leur proximité, Touadéra, Wananga et Yarkokpa s’échangent des informations et collaborent aux fins de la commission d’exactions par le biais des éléments affectés à la Garde Présidentielle. Wananga est aux commandes de la Garde Présidentielle même s’il n’en est pas le Directeur Général (DG) et ne reçoit d’ordres que de Touadéra ou des Dirigeants de Wagner. Le DG actuel de la Garde Présidentielle est le Général Igor Sérégaza et son prédécesseur était le Général Alfred Service, mais le véritable patron, c’est Wananga. Officiellement, Wananga occupe le poste d’aide de camp du DG de la Garde Présidentielle.

 

Touadéra transmet à Wananga la plupart de ses instructions. Wananga assistait déjà Touadéra lorsqu’il était Premier Ministre. Wananga exécute tout ce que Touadéra lui demande de faire, y compris lorsqu’il reçoit pour instructions de fomenter des enlèvements ou des assassinats. Wananga exerce également une influence substantielle sur l’unité de la Garde Présidentielle dirigée par Yarkokpa et a distribué des armes à des milices locales de Bangui qui ont ensuite été vues agir aux côtés d’unités de la Garde Présidentielle, telles que celle de Yarkokpa. Wananga joue un rôle crucial dans les missions de ratissage visant à éliminer les membres de l’ethnie gbaya à Bangui dans le cadre de la contre-offensive contre la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC). Wananga assure également le recrutement de membres de l’ethnie Ngbakamandja au sein de l’armée afin de créer une “force privée fidèle” à Touadéra.

 

Touadéra a notamment eu recours aux “Requins”,  la milice présidentielle dont Wananga fait partie en tant que membre de la Garde Présidentielle,  pour commettre de nombreuses exactions. En particulier, Touadéra a fait enlever l’ancien Chef d’État-Major des FACA, le Général Ludovic Ngaïfé, à son domicile, avec l’assistance d’éléments de Wagner, de la gendarmerie, de la police, des FACA, de la Garde Présidentielle et des “Requins”, avant de le placer en détention arbitraire à la Section de Recherches et d’Investigations (SRI) et au Camp de Roux. L’enlèvement et la détention de Ngaïfé ont fait partie de la chasse aux sorcières menée par le régime Touadéra à l’encontre des Gbayas. Selon un haut-gradé des FACA interrogé par les enquêteurs, l’aisance avec laquelle les éléments des “Requins” commettent des exactions à Bangui démontre que les “Requins” doivent bénéficier d’une couverture qui ne peut être que celle du Président de la République.

De Touadéra à Wagner : comment fonctionne la chaîne de commandement des crimes en Centrafrique. Maître Larochelle a tout documenté dans sa communication devant la CPI
Le parrain des parrain mafieux Gervais Simplice Yarkokpa, commandant de la garde présidentielle

 

Mais le cercle restreint de Touadéra ne suffit pas à expliquer le fonctionnement de la chaîne de commandement des crimes en RCA. Car au-dessus de ce cercle restreint, ou plutôt à côté de lui, se trouvent les Dirigeants du Groupe Wagner : Valery Zakharov, Dimitri Sytyi et Vitali Perfilev. Ces trois hommes entretiennent des relations étroites avec Touadéra et ses proches collaborateurs depuis 2017. Bien que le Groupe Wagner ne fasse officiellement partie d’aucune chaîne de commandement en RCA, les Dirigeants de Wagner ont reçu de Touadéra le pouvoir de donner des instructions aux ministres et aux hauts dirigeants centrafricains, tels que Claude Rameaux Bireau (Ministre de la Défense), Zéphirin Mamadou (Chef d’État-Major des FACA), Bienvenu Zokoué (Directeur Général de la Police) et Landry Ulrich Dépôt (Directeur Général de la Gendarmerie).

 

Les Dirigeants de Wagner ont également été habilités par Touadéra à transmettre des ordres d’opérations aux éléments appartenant aux FACA, aux FSI et à la Garde Présidentielle. Les mercenaires de Wagner peuvent ensuite sélectionner des éléments des FACA, de la Garde Présidentielle, de la police ou de la gendarmerie afin qu’ils les accompagnent dans leurs opérations. Les Dirigeants de Wagner ont dès lors été habilités de facto à exercer un contrôle effectif sur l’ensemble des autorités centrafricaines subordonnées à la Présidence, s’inscrivant dans une stratégie de consolidation à tout prix du pouvoir de Touadéra.

 

Valery Zakharov, un ancien agent de renseignement russe, a été détaché en RCA en tant que chef instructeur du Groupe Wagner dans le cadre d’une mission officielle. Dès son arrivée en RCA, Zakharov a occupé un poste de conseiller spécial de Touadéra en sécurité et a mis en place la mainmise de Wagner sur les institutions centrafricaines, telles que l’Assemblée Nationale et l’État-Major des FACA, jusqu’à son départ de RCA au milieu de l’année 2021. Zakharov a exercé un contrôle effectif et opéré comme un supérieur hiérarchique de facto. Sa connaissance et sa participation aux préparations d’exactions, telles que le massacre d’Alindao, sont documentées. Il disposait à la fois des moyens logistiques, de communication et de sanctions permettant d’altérer ou d’arrêter la perpétration des crimes. Son inaction constitue un défaut à ses obligations de prévention et de punition en tant que supérieur hiérarchique au sens de l’Article 28(a) et (b) du Statut de la CPI.

 

Dès le 13 décembre 2021, le Conseil de l’Union Européenne a placé sous sanctions le Groupe Wagner et Zakharov, décrivant ce dernier “comme un personnage clé de la structure de commandement du groupe Wagner” et déclarant que “compte tenu de sa position influente en RCA et de son rôle dirigeant au sein du groupe Wagner, il est responsable de graves atteintes aux droits de l’homme commises par le groupe Wagner en RCA, dont des exécutions et assassinats extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires”. Le 26 janvier 2023, Zakharov a également été placé sous sanction par le Département du Trésor américain sur base de son influence sur l’orientation stratégique du groupe Wagner en RCA et de son rôle de conseiller à la sécurité nationale auprès de Touadéra sur les questions de sécurité.

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Dimitri Sytyi est arrivé en RCA vers la fin septembre 2017. Sytyi a d’abord été l’assistant et traducteur de Zakharov, ce qui lui a permis de faire partie de toutes les rencontres stratégiques entre le Groupe Wagner et la Présidence centrafricaine. Sytyi a également accompagné Touadéra lors de certains déplacements en Russie, notamment au Forum économique international de Saint-Pétersbourg en mai 2018. Sytyi a rapidement occupé un rôle central dans l’organisation des opérations du groupe Wagner et des relations stratégiques du groupe avec le pouvoir centrafricain, faisant de lui “l’homme incontournable du pays”, à tel point que “Sytyi connaît tout le monde et tout le monde connaît Sytyi”.

 

Sytyi est devenu le leader du consortium de Wagner en RCA et gère tant le niveau militaire que les intérêts financiers de Wagner dans le pays. En tant que principal Dirigeant de Wagner en RCA, Sytyi a une connaissance effective des exactions qui ont été commises depuis l’arrivée du Groupe Wagner. Sytyi n’a mis en place aucune mesure de prévention ou de sanctions des exactions commises par ses subordonnés. De plus, suite au décès d’Evgueni Prigojine en août 2023, Touadéra avait demandé à la Russie de pouvoir continuer à travailler avec les représentants connus des autorités centrafricaines et avait spécifiquement exigé des assurances que Sytyi reste son partenaire en RCA, ce qui démontre le degré de collaboration entre Sytyi et Touadéra. À l’heure actuelle, Sytyi est non seulement considéré comme le nouveau patron officieux du groupe Wagner en RCA, mais également en Afrique dans sa globalité.

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Sytyi a été impliqué dans la structuration économique servant le Groupe Wagner en RCA et gère depuis lors les compagnies d’extraction minières qui appartiennent au Groupe Wagner, telles que Lobaye Invest, dont il était devenu actionnaire dès le 10 août 2018. Un témoin qui était en détention au Camp de Roux confirme avoir parlé à Sytyi depuis sa cellule. Sytyi avait dit au témoin qu’il avait personnellement contacté l’OCRB et la SRI afin d’opérer son transfert dans un autre établissement pénitentiaire. Un autre témoin détenu plusieurs mois à la SRI a vu régulièrement Sytyi se rendre à la SRI avec des mercenaires de Wagner afin d’y réquisitionner des gendarmes du Groupe d’Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN) pour que ces derniers partent en opérations aux côtés des mercenaires de Wagner. Sytyi a également été placé sous sanctions par l’Union Européenne en 2023 et par le Département américain du Trésor dès septembre 2020 sur base de ses liens avec Prigojine dans le cadre des activités du Groupe Wagner en RCA.

 

Vitali Perfilev a été le bras droit d’Utkin (chef opérationnel du Groupe Wagner) en RCA où il était en charge de toutes les questions de sécurité et de défense jusqu’à son départ de RCA en juillet 2023. Perfilev a renforcé l’ancrage du Groupe Wagner dans les institutions sécuritaires de RCA et établi un réseau solide au sein de l’entourage de Touadéra, notamment auprès de Bireau, du chef du renseignement à la présidence Henri Wanzet-Linguissara, de Sérégaza (DG de la Garde Présidentielle), et de Zokoué (DG de la Police). En tant que responsable des opérations militaires du Groupe Wagner en RCA, Perfilev a disposé d’un contrôle direct sur la planification et l’exécution des opérations. Par sa position, Perfilev ne pouvait qu’avoir connaissance des exactions perpétrées par ses subordonnés et son inaction délibérée manifeste l’existence d’un manquement à l’obligation de prévenir ou de punir, engageant sa responsabilité pénale selon l’article 28. Perfilev a également été placé sous sanctions par l’Union Européenne en 2023.

 

Dès janvier 2021, Zakharov et Sytyi ont participé à des réunions relatives à la planification d’opérations militaires qui comprenaient également le Premier Ministre centrafricain Firmin Ngrébada, l’ambassadeur de Russie en RCA et même des représentants de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA). Zakharov et Sytyi ont également été régulièrement vus auprès de dirigeants et officiers supérieurs centrafricains, ainsi qu’en train de passer en revue des troupes FACA. La présence de Dirigeants de Wagner dans des réunions de stratégie militaire démontre leur implication dans la coordination des opérations militaires menées conjointement entre leurs mercenaires, les FACA et les éléments de la MINUSCA, ainsi que leur connaissance de ces opérations et des exactions qui y étaient commises par leurs subordonnés.

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Les Wagner ont bénéficié de la passivité de Claude Rameaux Bireau (Ministre de la Défense), Landry Ulrich Dépôt (DG de la Gendarmerie) et Zéphirin Mamadou (Chef d’État-Major des FACA). Bireau laisse les Wagner opérer en électrons libres dans la chaîne de commandement afin de préserver son poste et son pouvoir et faillit ainsi à son obligation de prendre des mesures pour prévenir ou punir les exactions commises par Wagner. Dépôt ne s’oppose à aucune des instructions qu’il reçoit de Touadéra et collabore avec les mercenaires de Wagner dans le cadre d’opérations conjointes réunissant des éléments de Wagner et de la gendarmerie.

 

En ce qui concerne l’armée centrafricaine, les mercenaires de Wagner sont au contrôle des opérations des FACA sur le terrain, avec la complicité de Mamadou qui laisse Wagner opérer à leur guise et ne s’oppose pas aux exactions qu’ils commettent. Les Dirigeants de Wagner ont exploité la faiblesse des relations de commandement et de contrôle nécessaires entre les unités FACA déployées et l’État-Major des FACA afin d’utiliser les unités des FACA à leurs propres fins, sans aucun contrôle de la part de la chaîne de commandement des FACA. Des sources militaires ont confirmé que Touadéra est au contrôle de tous les ordres et directives militaires qui concernent les opérations menées à Bangui, tandis que les Dirigeants de Wagner contrôlent les unités militaires centrafricaines avec lesquelles des opérations sont conduites en dehors de Bangui.

 

Des officiers supérieurs des FACA, tels que le Colonel Godfroy Omokozoyen (chef de cellule des renseignements opérationnels au sein de l’État-Major des FACA) et le Lieutenant-colonel Gabriel Patassé, ont collaboré dans le cadre d’exactions menées conjointement par les unités FACA sous leur commandement et les mercenaires de Wagner. Un chef de détachement FACA ayant opéré sous le commandement d’Omokozoyen confirme qu’Omokozoyen collaborait avec les mercenaires de Wagner et pouvait donner des instructions reçues de Touadéra et des Dirigeants de Wagner à des détachements FACA présents sur le terrain, y compris le sien, aux fins de commettre des exactions. Le même témoin indique également avoir été forcé de placer son détachement sous le commandement de mercenaires de Wagner avec l’aval de l’État-Major des FACA, dont faisait partie Omokozoyen.

 

Dans le cadre de la contre-offensive menée contre la CPC, de nouvelles unités des FACA ont été créées et formées par le Groupe Wagner. Ces unités opèrent sous le contrôle opérationnel des mercenaires de Wagner bien qu’elles soient censées relever directement de l’État-Major des FACA. Patassé dirige ainsi une unité d’appui des FACA qui supervise le renseignement militaire et recueille notamment des informations sur les personnes considérées comme loyales à la CPC ou perçues comme “les ennemis de la Russie” et de Touadéra. Un ancien FACA confirme que l’unité de Patassé a commis de nombreuses exactions telles que des vols, des pillages et des violences à l’égard de la population. Selon un haut gradé des FACA, des officiers supérieurs, tels qu’Omokozoyen et Patassé, ne rendent pas toujours compte à l’État-Major des FACA des missions effectuées avec les mercenaires de Wagner et effectuent leurs rapports de missions directement auprès du DG de la Garde Présidentielle, à Wananga ou à Touadéra qui les reçoit en aparté.

 

Touadéra et les Dirigeants de Wagner contrôlent également l’ensemble des institutions pénitentiaires ainsi que les unités de police et de gendarmerie, telles que Camp de Roux, l’Office Central de Répression du Banditisme (OCRB), Ngaragba ou la SRI, et n’ont pris aucune mesure raisonnable pour prévenir ou punir les détentions arbitraires et tortures qui y ont lieu. En particulier, Touadéra et les Dirigeants de Wagner collaborent avec Armel Paraba (directeur de l’OCRB) et son supérieur direct Bienvenu Zokoué (DG de la Police). Depuis au moins 2021, les mercenaires de Wagner et Paraba collaborent dans le cadre de missions d’arrestations arbitraires. Un témoin ayant participé à plusieurs de ces missions confirme qu’avant chaque mission, des réunions avaient lieu à l’OCRB avec Paraba et des mercenaires de Wagner. Plusieurs missions menées conjointement par des mercenaires de Wagner et l’OCRB en vue de procéder à des arrestations arbitraires ont également été effectuées à la demande de Zokoué. Paraba et Zokoué ne refusent rien aux mercenaires de Wagner.

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Armel Paraba a notamment affirmé à un témoin en détention que les mercenaires de Wagner peuvent décider de tuer toute personne sur le terrain s’ils estiment celle-ci coupable de quoi que ce soit. Zokoué a également facilité la mise en place de tortures par Wagner à l’OCRB. Zokoué et Perfilev se sont rencontrés à de nombreuses reprises au Camp de Roux ou au siège de la police. Un témoin victime d’une arrestation arbitraire a confirmé que Yarkokpa, Patassé et la SRI collaborent avec un Procureur de la République, Benoit Narcisse Foukpio, afin de procéder à l’arrestation arbitraire de civils considérés comme des opposants au régime Touadéra.

 

De nombreux témoins ont également mis en avant la passivité de la MINUSCA face aux exactions commises par les mercenaires de Wagner. Des éléments de la MINUSCA et du Groupe Wagner ont été jusqu’à collaborer dans le cadre d’opérations militaires durant lesquelles la MINUSCA a notamment fourni de l’assistance médicale à des mercenaires de Wagner ainsi qu’une assistance logistique en accueillant les mercenaires de Wagner dans des bases de la MINUSCA. Un haut gradé des FACA a décrit la collusion entre la MINUSCA, les Dirigeants de Wagner et les autorités centrafricaines aux fins de procéder à son arrestation arbitraire. Alors que le témoin s’était abrité au sein de la base de la MINUSCA à Bria afin de se protéger de mercenaires de Wagner, la MINUSCA a remis le témoin à un contingent de mercenaires Wagner et des FACA avant que le témoin ne soit détenu arbitrairement à la SRI et au Camp de Roux.

 

Cette chaîne de commandement, telle qu’établie par la communication déposée à la CPI, engage la responsabilité pénale individuelle de chacun de ses maillons au sens de l’article 28 du Statut de Rome. Pour conclure à la responsabilité pénale d’un supérieur hiérarchique, les éléments suivants doivent être réunis : le chef militaire, le supérieur hiérarchique ou la personne faisant effectivement fonction de supérieur hiérarchique doivent exercer un commandement et un contrôle effectifs résultant d’un pouvoir de jure ou de facto sur des subordonnés ayant commis un ou plusieurs des crimes recensés aux articles 6 à 8 du Statut ; les crimes commis par les subordonnés doivent résulter du fait que le suspect n’a pas exercé sur celles-ci le contrôle qui convenait ; le suspect savait ou, en raison des circonstances, aurait dû savoir que les subordonnés commettaient ou allaient commettre un ou plusieurs des crimes recensés aux articles 6 à 8 du Statut pour ce qui est des militaires, ou a délibérément négligé de tenir compte des informations qui l’indiquaient clairement, pour ce qui est des supérieurs hiérarchiques civils ; et le suspect n’a pas pris les mesures nécessaires et raisonnables qui étaient en son pouvoir pour empêcher ou réprimer l’exécution de ces crimes ou pour en référer aux autorités compétentes aux fins d’enquête et de poursuites.

 

Tous ces éléments sont réunis pour Touadéra, pour les membres de son cercle restreint (Bouba, Wananga, Yarkokpa, Bireau, Mamadou, Zokoué), et pour les Dirigeants de Wagner (Zakharov, Sytyi, Perfilev). Ils exerçaient un contrôle effectif sur les forces ayant commis les crimes. Ils savaient que ces crimes étaient commis. Ils ont délibérément négligé les informations qui l’indiquaient clairement. Ils n’ont pris aucune mesure pour empêcher ou punir ces crimes. Au contraire, ils ont ordonné, encouragé, facilité, récompensé les auteurs de ces crimes.

 

De Touadéra à Wagner, la chaîne de commandement des crimes en Centrafrique est établie. Les noms sont connus. Les fonctions sont identifiées. Les relations hiérarchiques sont documentées. Les responsabilités sont écrasantes.

 

La Cour pénale internationale est saisie. À elle de dire si ces hommes doivent répondre de leurs crimes devant la justice internationale.

 

La réponse ne fait aucun doute.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : Le Conseil constitutionnel à l’heure du choix, les magistrats sauront-ils tenir bon ?

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Centrafrique : Le Conseil constitutionnel à l’heure du choix, les magistrats sauront-ils tenir bon ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/Professeur-Jean-Pierre-Waboue-President-de-la-cour-constitutionnelle-de-la-Republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/Professeur-Jean-Pierre-Waboue-President-de-la-cour-constitutionnelle-de-la-Republique-centrafricaine.jpg” alt=”Les coulisses agitées du Conseil constitutionnel avant le verdict électoral des législatives” width=”300″ height=”265″ />
Jean-Pierre Waboué, Président de la conseil constitutionnel centrafricain

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le 28 février prochain, le Conseil constitutionnel centrafricain rendra une décision très attendue sur les élections législatives du 28 décembre, une décision qui dira beaucoup sur la santé réelle des institutions du pays.

 

Depuis le départ de Professeure Danielle Darlan, ancienne présidente réputée pour sa rigueur et son attachement à la Constitution du 30 mars 2016, beaucoup de citoyens regardent le Conseil avec des yeux moins confiants qu’avant. La question de savoir si les nouveaux membres sauront résister aux pressions politiques est désormais sur toutes les lèvres. Ce n’est pas une simple méfiance née du hasard, c’est une inquiétude qui couve depuis longtemps et qui s’est alourdie au fil des mois.

 

Au cœur de cette institution siègent six magistrats assermentés, qui ont la capacité réelle d’orienter le verdict final dans un sens ou dans un autre. Leur position est délicate, car ils doivent trancher non pas selon ce qui arrange les puissants, mais selon ce que dit la loi. L’histoire a toujours une manière de rattraper ceux qui ont préféré le confort à la rectitude.

 

Parmi les dossiers brûlants qui atterriront sur leur table, il y a celui des diplômes. Des faux diplômes. Lors de la précédente législature, une loi avait été votée pour exiger un niveau académique minimum des candidats, ce qui avait déjà semé la pagaille. Aujourd’hui, certains anciens députés jadis épinglés pour absence de diplôme reviennent en brandissant des documents obtenus dans des délais qui laissent perplexes plus d’un observateur.

 

À cela s’ajoute le retour en lice de candidats qui avaient été invalidés lors de scrutins antérieurs, comme fut le cas d’un gros voleur, candidat dans la Mambéré-Kadéi. Aucune amnistie officielle ni aucune décision judiciaire connue du public ne semble expliquer ce retour. Quand des règles fixées hier sont oubliées aujourd’hui sans explication, les citoyens ne savent plus à quel édifice se fier.

 

Il y a aussi le cas de certaines circonscriptions, comme celle de Baoro, où Simplice Mathieu Sarandji a recueilli la totalité des suffrages exprimés, sans un seul vote dissident ni bulletin blanc. Dans une compétition pluraliste, un tel résultat appelle un examen minutieux des procès-verbaux, non pas par méfiance gratuite, mais parce que la crédibilité du processus en dépend.

 

Les magistrats du Conseil ont donc devant eux des dossiers lourds, qui dépassent largement le sort de quelques élus. Dans d’autres pays, des juridictions constitutionnelles ont su dire non aux pouvoirs en place au nom du droit, et leur courage a renforcé durablement la confiance des peuples. En Centrafrique, cette même occasion se présente aujourd’hui aux juges, et leur réponse sera scrutée mot pour mot par un peuple qui attend de savoir si les institutions travaillent pour lui ou contre lui.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Azoumi

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Nouvelle escroquerie, nouvelle victime. Au KM5, dans le troisième arrondissement de Bangui, le commandant Yarkokpa a encore frappé. Cette fois-ci, il a frappé dur sur un commerçant.

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Nouvelle escroquerie, nouvelle victime. Au KM5, dans le troisième arrondissement de Bangui, le commandant Yarkokpa a encore frappé. Cette fois-ci, il a frappé dur sur un commerçant.

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Le parrain des parrain mafieux Gervais Simplice Yarkokpa, commandant de la garde présidentielle

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Les trafiques de drogues de synthèse, les braquages, les menaces sur ses proches ne lui ont pas suffi. Le commandant Yarkokpa vient de s’attaquer cette fois à Ibrahim, paisible vendeur de carburant au KM5.

 

Il y a des hommes qui portent le grade comme d’autres portent une licence pour faire ce qu’ils veulent. Dans les rues de Bangui, ce genre d’homme existe, il a un nom, et il continue d’opérer sans que personne ne lève le petit doigt.

 

C’est dans ce climat que le commandant Yarkokpa, ancien chef milicien Anti-Balaka  s’est présenté chez Ibrahim, vendeur de carburant au PK5, dans le troisième arrondissement. Il a emporté du carburant d’une valeur de 1 250 000 francs CFA, en invoquant le nom du ministre de l’énergie, monsieur Bertrand Arthur Piri et en disant qu’il avait une mission à conduire.

 

Quelques jours plus tard après le premier coup, il est revenu. Cette fois pour 2  millions de francs CFA supplémentaires. Sans payer non plus. La dette totale du commandant envers Ibrahim a ainsi grimpé à 3 250 000 francs CFA, et aucun billet n’est sorti de sa poche.

 

Ibrahim commence à s’inquiéter. Il a commencé à appeler pour réclamer son argent. À chaque tentative, le commandant Yarkokpa avait une nouvelle excuse : tantôt il disait être en formation en Chine, tantôt il se déclarait indisponible. Mais quand les appels sont devenus trop pressants, le ton a basculé.

 

Le commandant Yarkokpa a alors menacé Ibrahim de mort. Il lui a dit clairement qu’il ne lui rembourserait pas un seul franc, et que s’il voulait aller se plaindre quelque part, il n’avait qu’à y aller.

 

Ne sachant plus vers qui se tourner, Ibrahim a décidé de porter l’affaire devant Fidèle Gouandjika, ministre conseiller du dictateur de Bangui, parent du commandant Yarkokpa. Celui-ci a bien essayé de joindre le commandant, mais Yarkokpa a refusé de se présenter. La réponse qui est revenue à Ibrahim a été encore plus glaçante.

 

Du côté de l’État-major, c’est de la mafia pure. Le chef d’état-major, le général Mamadou Zéphirin  aurait fait savoir qu’il n’est pas acceptable de convoquer un officier militaire pour le mettre face à un civil. En d’autres termes, Ibrahim n’avait aucun droit de réclamer quoi que ce soit à un homme en uniforme, peu importe ce que cet homme lui avait pris.

 

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Ibrahim avait envoyé son jeune frère s’approvisionner en carburant à Garoua-Boulaï, avec tous les papiers de vente en règle. Sur la route du retour, le petit frère du commandant Yarkokpa et un garde du président Touadéra ont intercepté la marchandise.

 

Ils ont déclaré que le transport était interdit, saisi tout le carburant et l’ont vendu à leur propre compte. Les documents officiels du jeune homme n’ont servi à rien. La marchandise était partie, et personne n’a été inquiété.

 

Quand Ibrahim est retourné voir Fidèle Gouandjika pour cette nouvelle spoliation, la réponse a été courte : aller déposer une plainte au SRI pour chercher une solution. Ibrahim s’est retrouvé seul, sans son argent, sans sa marchandise, avec des menaces de mort dans les oreilles et des portes fermées devant lui.​​​​​​​​​​​​​​​​

Voilà la septième république des voyous, des bras cassés.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Ouadda-Maïkaga : conflit intense entre le capitaine, chef de détachement des FACA, et ses soldats

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Ouadda-Maïkaga : conflit intense entre le capitaine, chef de détachement des FACA, et ses soldats

 

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Des soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour du chantier minier de Keye, à 10 kilomètres de Ouanda-Djallé sur l’axe de Ouadda-Maïkaga

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Un vent de colère souffle sur le détachement des forces armées centrafricaines (FACA) de Ouadda-Maïkaga, où les soldats et leur capitaine se regardent désormais en chiens de faïence.

 

Dans bien des garnisons du pays, les tensions entre chefs et subordonnés restent rares et vite étouffées. Mais à Ouadda-Maïkaga, localité de la préfecture de la Haute-Kotto, distante de 204 km de Bria, la situation a pris une tout autre tournure, et les langues se sont déliées.

 

Depuis leur arrivée dans cette ville de la Haute-Kotto, les militaires sous les ordres de ce capitaine affirment n’avoir jamais touché leur Prime Globale d’Alimentation, la PGA. Pourtant, selon eux, l’état-major aurait bel et bien acheminé ces fonds jusqu’à destination. C’est leur propre chef qui, disent-ils, aurait intercepté l’argent sans jamais le redistribuer aux intéressés.

 

Ce qui met davantage le feu aux poudres, c’est l’usage que ces soldats attribuent à cet argent détourné. Le capitaine aurait utilisé ces fonds pour bâtir des maisons en tôle à ses maîtresses dans la ville même où il commande. La première bénéficiaire, la maîtresse du capitaine, installée derrière l’hôpital d’Ouadda-Maïkaga, aurait reçu un logement neuf, une cave et même une auberge.

 

Et ce n’est pas tout. Une deuxième femme, musulmane, résidant derrière l’école de la ville, aurait elle aussi bénéficié d’une maison en tôle. En plus du logement, le capitaine lui aurait remis des fonds pour lancer un commerce de viandes boucanées, les charmoutes, un commerce qui génère des revenus considérables dans cette partie du pays.

 

Au-delà de ces accusations de détournement, c’est une autre affaire qui a fait basculer la situation dans quelque chose de plus grave. Un caporal-chef du détachement a perdu sa mère, puis son père, en l’espace de quelques mois. À chaque deuil, l’état-major a produit les documents nécessaires pour lui permettre de rentrer à Bangui. À chaque fois, le capitaine a opposé un refus catégorique.

 

Bloqué loin des siens dans les moments les plus douloureux de son existence, ce caporal-chef continuait de dormir dans l’ancienne base laissée vacante par la Minusca après son départ d’Ouadda-Maïkaga. Un soir, après avoir consommé de l’alcool chez l’une de ses maîtresses, le capitaine s’est rendu dans cette base et y a mis le feu. Il a également désarmé le caporal-chef et conserve son arme depuis lors.

 

Ce qui laisse incompréhensible les habitants de la zone, c’est que les soldats de ce détachement se montrent calmes et respectueux envers la population locale. Dans la plupart des villes de province, ce sont les chefs qui servent de rempart face aux débordements de leurs hommes. Ici, c’est l’inverse qui se produit, et le capitaine détaché à Ouadda-Maïkaga semble avoir inversé tous les repères habituels de commandement.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Moïse Banafio

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Entre Wagner, la MINUSCA et les Rwandais : que reste-t-il de l’armée nationale centrafricaine ?

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Entre Wagner, la MINUSCA et les Rwandais : que reste-t-il de l’armée nationale centrafricaine ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/patrouille-des-soldats-faca-dans-les-rues-de-bangui-capitale-de-la-rca-photo-cnc.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/patrouille-des-soldats-faca-dans-les-rues-de-bangui-capitale-de-la-rca-photo-cnc.webp” alt=”Patrouille des soldats FACA dans les rues de Bangui, capitale de la RCA. Photo CNC” width=”400″ height=”224″ />
Patrouille des soldats FACA dans les rues de Bangui, capitale de la RCA. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Wagner à l’est, l’ouest, nord et sud, la MINUSCA au centre, les Rwandais au nord. Le territoire centrafricain ressemble à un échiquier où chacun joue sa partie. Au milieu de ce jeu complexe, l’armée nationale tente de survivre avant sa mort totale. Mais survivre ne signifie pas exister, mais plutôt devenir tout simplement un objet de manipulation.

 

Serge Simon Bozanga  , Président du Comité de Redressement pour le Salut Public (CRSP), a accepté de parler. Sans langue de bois, sans chercher à ménager qui que ce soit. Ses mots tranchent avec le discours de propagande officiel du gouvernement et des Wagner qu’on a l’habitude d’entendre souvent. Pour lui, “l’armée est en lambeau”, lâche-t-il d’emblée. Pas en difficulté, pas en reconstruction. En lambeau, ou peut-être en faillite tout simplement pour ne pas aller loin.

 

Dix années se sont écoulées depuis le passage de la Séléka. Dix ans que la communauté internationale promet de remettre sur pied les forces armées centrafricaines. La MINUSCA déploie ses 20 000 Casques bleus, le Rwanda envoie ses milliers d’instructeurs, Wagner fait venir ses 3000 mercenaires russes, syriens et libyens. Chacun prétend former, encadrer, professionnaliser les FAKA. Pourtant, le résultat est un fiasco total, et ne correspond même pas aux propagandes du régime.

 

“On a sous-traité l’armée centrafricaine, notre armée nationale, les FAKA aux mercenaires, aux casques bleus, etc ”, explique Serge Simon Bozanga  avec une colère visible. La souveraineté militaire s’est totalement disparue quelque part entre les accords de coopération  militaires que le dictateur signe partout dans le monde et les contrats de sécurité privés. Les FAKA ne décident plus vraiment de leurs opérations, de leurs stratégies, de leur avenir. D’autres tirent les ficelles comme des sorciers, pour ne pas dire des vampires.

 

Pourtant, cette dépendance se paie au prix fort. “L’armée raquette. L’armée elle-même tue. L’armée elle-même est soumise”, énumère Serge Simon Bozanga   dans ses propos. Les exactions se multiplient contre les civils. Des soldats censés protéger la population la rançonnent aux barrages routiers. D’autres commettent des violences que rien ne justifie. La discipline s’effondre quand l’institution perd son âme et sa cohésion.

 

Devant ces accusations graves, le gouvernement, manipulé par Wagner, dans sa folie,  parle de montée en puissance. Les communiqués officiels célèbrent chaque nouvelle promotion de recrues comme une victoire. “Et ça, on nous dit que l’armée monte en puissance”, raille Serge Simon Bozanga  . Les chiffres peuvent impressionner sur le papier. La réalité du terrain raconte une autre histoire vraiment pathétique.

 

Ces jeunes soldats fraîchement incorporés méritent pourtant le respect. “Qui la sacrifie ? Pas qui sont prêts, ils la sacrifient et l’État n’est même pas prêt”, insiste-t-il. Ces hommes ne se contentent pas de promettre leur vie pour la nation. Ils la donnent effectivement dans des embuscades, des affrontements, des raids qui tournent mal. Pendant ce temps, l’État ne remplit pas sa part du contrat.

 

La question des prisonniers de guerre confirme cet abandon. “Quand même il y a des prisonniers de guerre, des prisonniers qui sont pris dans des provinces comme Zemio par les groupes armés, l’État ne vient même pas au secours de ces personnes-là. Elles sont complètement laissées à l’abandon”, déplore Serge Simon Bozanga  . Des soldats capturés croupissent dans des camps rebelles sans que Bangui ne bouge le petit doigt. Aucune négociation, aucun échange, aucun plan de sauvetage. Le silence administratif devient la seule réponse aux familles qui réclament des nouvelles.

 

Le recrutement continue malgré tout. Il faut des effectifs, toujours plus d’effectifs. “Des jeunes sont formés et au bout de trois mois ils sont envoyés sur le terrain. Ce sont des chairs à canon”, dénonce-t-il sans détour. Trois mois pour transformer un civil en combattant. Trois mois pour apprendre le maniement des armes, les tactiques de base, la vie en caserne. Puis direction les zones rouges de la carte.

 

“Après trois mois de formation, ils vont sur le terrain et ils sont laminés par des gens qui sont aguerris par les armes”, poursuit Serge Simon Bozanga  . Face à eux, des miliciens qui font la guerre depuis des années. Des hommes qui connaissent la brousse comme leur poche, qui savent tendre une embuscade, qui manient les armes depuis l’adolescence. Le rapport de force devient vite déséquilibré. Les jeunes recrues tombent les unes après les autres.

 

Cette stratégie du nombre rappelle les pires heures des conflits africains. On compense la mauvaise préparation par la quantité de chair fraîche envoyée au front. Les pertes humaines deviennent une statistique acceptable dans les états-majors. Pendant ce temps, des mères pleurent leurs fils de vingt ans partis depuis à peine quatre mois.

 

Serge Simon Bozanga  conclut par une question aussi simple que dérangeante : “De quelle armée parle-t-on ?” Question qui reste suspendue dans l’air, sans réponse satisfaisante. Une armée morcelée entre différentes influences étrangères, une armée qui maltraite sa propre population, une armée qui sacrifie ses recrues sans leur donner les moyens de combattre, une armée qui abandonne ses prisonniers mérite-t-elle encore ce nom ?

 

Par Anselme Mbata….

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Zémio asphyxiée : une ville centrafricaine au bord de l’effondrement

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Zémio asphyxiée : une ville centrafricaine au bord de l’effondrement

 

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Fuite des habitants de Zemio vers la RDC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans la préfecture du Haut-Mbomou, en République centrafricaine, la ville de Zémio vit une crise humanitaire d’une gravité extrême. Depuis près d’un an, les affrontements entre miliciens azandés et forces gouvernementales appuyées par des mercenaires du Groupe Wagner ont plongé cette localité dans une détresse généralisée.

 

La guerre produit des conséquences qui dépassent largement le seul terrain des combats. À Zémio, c’est l’ensemble de la vie quotidienne qui s’est désintégré sous l’effet de la violence armée.

 

L’accès à la ville est devenu extrêmement périlleux pour les populations civiles, mais aussi pour les convois humanitaires censés apporter un minimum de soutien. Cette situation a provoqué une rupture quasi-totale des circuits d’approvisionnement. Les denrées de base, autrefois disponibles sur les marchés locaux, se sont raréfiées au point de devenir des produits de luxe inaccessibles pour la majorité des habitants.

 

L’inflation des prix montre de manière frappante cette asphyxie économique. Un sac de sel, vendu 4 500 francs CFA dans la capitale Bangui, atteint désormais 35 000 francs CFA à Zémio, soit près de huit fois son prix initial. Cette explosion des coûts ne concerne pas uniquement le sel : l’ensemble des produits de première nécessité connaît des hausses vertigineuses, parfois de trois à cinq fois leur valeur normale.

 

Au-delà de la crise économique, c’est toute la structure sociale de la ville qui vacille. L’insécurité permanente a vidé Zémio de ses habitants. La majorité d’entre eux ont trouvé refuge sur des sites de déplacés internes, où les conditions de vie demeurent difficiles. Seuls quelques quartiers, notamment les zones à majorité musulmane, conservent encore une présence humaine significative.

 

Cet exode massif a également touché les localités voisines. De nombreuses familles ont choisi de franchir la frontière pour se réfugier à Zapay, en République démocratique du Congo voisine, espérant y trouver davantage de sécurité. D’autres ont opté pour les camps de déplacés, préférant rester sur le territoire centrafricain malgré les risques.

 

L’effondrement du système éducatif confirme l’ampleur du désastre. Le lycée de Zémio, qui accueillait auparavant plus de 1 000 élèves, n’en compte désormais que moins de 300. Cette chute spectaculaire des effectifs scolaires reflète non seulement le départ massif des populations, mais aussi la destruction du tissu social et l’anéantissement des perspectives d’avenir pour toute une génération. Dans une ville devenue fantôme, l’éducation, comme tant d’autres piliers de la vie collective, n’est plus qu’un vestige du passé.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Quand la résistance devient un devoir : Kenny Yamba prend position pour les miliciens Azandé

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Quand la résistance devient un devoir : Kenny Yamba prend position pour les miliciens Azandé

 

 

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Le ministre centrafricain de la défense, le douanier Claude Rameaux Bireau

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

En Centrafrique, certaines prises de parole publiques ont le poids de celles qui coûtent quelque chose à celui qui les prononce.

 

Kenny Yamba n’a pas mâché ses mots. Dans sa récente publication sur les réseaux sociaux, il a affirmé sans détour que soutenir les miliciens Azandé  représente, à ses yeux, la seule ligne patriotique qui tienne debout en ce moment. Pas une position parmi d’autres. La seule. Ce choix de vocabulaire dit déjà tout de la fermeté de sa conviction.

 

Pour comprendre d’où vient cette conviction, il faut regarder ce qui se passe sur le terrain. Les AAKG sont des miliciens originaires des régions du sud-est du pays, qui tiennent tête, depuis un moment déjà, aux mercenaires du groupe Wagner, déployés en Centrafrique sous couvert d’une coopération militaire avec Bangui. C’est dans ce rapport de force inégal que la résistance des AAKG a pris corps.

 

C’est précisément ce rapport de force que Kenny Yamba met au cœur du document qui circule et qui porte sa signature. Il y dit clairement qu’il se tient aux côtés de toutes les forces nationales qui se dressent, au prix de sacrifices, comme un rempart contre ce qu’il nomme « la nébuleuse Wagner ». Il ajoute que la guerre est sale, mais qu’il n’existe à ce jour aucune autre voie que la force pour répondre à la violence.

 

Cette posture est loin d’être légère dans un contexte où se positionner publiquement en faveur des AAKG peut exposer à des représailles. Kenny Yamba le sait, et c’est peut-être pour cela que sa déclaration résonne avec autant de netteté dans l’espace public centrafricain. Prendre la parole dans ces circonstances, c’est déjà un acte en soi.

 

Il termine son texte en s’adressant directement aux combattants : « Votre dignité est une redoutable arme de dissuasion, ne cédez rien car votre courage nous oblige. » Ces mots, dits à haute voix, semblent vouloir transformer une reconnaissance morale en engagement collectif, comme si le simple fait de nommer le courage des autres suffisait à en faire une dette pour ceux qui restent à l’abri.

 

La question de savoir si les AAKG peuvent tenir dans la durée, face à des adversaires mieux équipés et mieux financés, reste entière. Ce que Kenny Yamba a choisi de dire, c’est que cette question ne dispense personne de choisir son camp.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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Fari Tahéruka Shabazz dénonce : les calculs louches qui sabotent la réélection de Touadéra

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Fari Tahéruka Shabazz dénonce : les calculs louches qui sabotent la réélection de Touadéra

 

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jean-pierre-waboue-avec-touadera-aeroport-bangui – Conseil constitutionnel centrafricain: une institution à la botte du gouvernement

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Conseil constitutionnel a validé la victoire de Faustin Archange Touadéra dès le premier tour, mais les chiffres annoncés cachent des anomalies qui minent toute crédibilité.

 

Jean-Pierre Waboué, proche parent du chef de l’État, a proclamé officiellement 77,90 % des voix pour le sortant et un taux de participation de 64,42 %. Ces pourcentages semblent impressionnants sur le papier, mais selon le politologue Fari Tahéruka Shabazz, une simple vérification arithmétique fait tout basculer.

 

Quand on divise les 1 370 688 votants déclarés par les 2 392 946 inscrits, le résultat tombe à 57,28 % de participation réelle, affirme l’analyste politique. L’écart de sept points représente environ 90 000 voix rajoutées dans l’équation, un surplus inexplicable qui alerte immédiatement.

 

En partant cette fois du taux officiel de 64,42 %, on devrait compter 1 541 535,81 votants au total, souligne Fari Tahéruka Shabazz. Or l’institution n’en annonce que 1 370 688, ce qui crée un trou de 170 847 personnes. Ce manque correspond presque exactement au score attribué à Georges De Léguilé, une coïncidence qui interpelle.

 

Le politologue relève aussi l’absurdité mathématique de mentionner 0,81 d’électeur, une fraction impossible à justifier dans le monde réel où chaque citoyen compte pour un entier. Entre les chiffres provisoires de l’Agence nationale électorale et les données définitives du Conseil, Touadéra gagne subitement 111 000 suffrages supplémentaires.

 

Il passe ainsi de 48,6 % à près de 78 %, pendant que les six autres candidats réunis ne grappillent que 4 923 voix, détaille Fari Tahéruka Shabazz. Cette disproportion gigantesque suggère un ajustement massif en faveur du pouvoir en place, réalisé sans aucune explication plausible.

 

L’analyste insiste sur une réalité incontournable : 1 370 688 ne peut jamais égaler 1 541 535,81, même avec toute la bonne volonté du monde. Cette incohérence trahit un montage bâclé, exécuté par des responsables incapables de maîtriser une division digne du cours élémentaire, estime le politologue.

 

Le taux de 64,42 % apparaît alors comme un chiffre fabriqué de toutes pièces, déconnecté de la réalité du terrain. Si on accepte le vrai taux de participation, inférieur à 50 %, cela signifie que la majorité des Centrafricains n’a même pas pris part au scrutin, rappelle Fari Tahéruka Shabazz.

 

Une telle abstention retire toute légitimité au résultat proclamé, puisque le plébiscite annoncé repose sur une minorité d’électeurs. La victoire affichée perd ainsi son fondement démocratique et ne tient que grâce à des manipulations numériques, selon l’analyse du spécialiste.

 

Fari Tahéruka Shabazz rappelle également un lapsus révélateur de Touadéra, qui a félicité « ses autres candidats » comme s’il s’agissait de collaborateurs. Cette formulation laisse entendre que l’opposition n’était qu’une façade, des figurants destinés à donner une apparence de compétition.

 

Sans adversaires véritables, le processus électoral se réduit à une simple formalité administrative, constate le politologue. Les erreurs de calcul accumulées ne relèvent pas du hasard mais d’un bricolage grossier, incapable de masquer les contradictions.

 

Chaque écart, chaque fraction inventée, chaque décalage entre les sources officielles alimente le doute sur l’honnêteté du scrutin, martèle Fari Tahéruka Shabazz. Les Centrafricains se retrouvent devant des résultats que rien ne peut justifier mathématiquement.

 

L’analyse du politologue montre que les chiffres, loin de conforter la victoire annoncée, l’enterrent sous le poids de leurs propres incohérences. Le mandat qui en découle repose sur un socle fragilisé par les manipulations, un édifice que les calculs élémentaires suffisent à ébranler​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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Braquage à 14 km de Bossangoa : un commerçant et sa famille dépouillés de tout sur l’axe Bossembélé

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Braquage à 14 km de Bossangoa : un commerçant et sa famille dépouillés de tout sur l’axe Bossembélé

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Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les bandits armés continuent de terroriser les populations centrafricaines sur les axes routiers. Mardi 24 février 2025, c’est une famille entière qui en a payé le prix à 14 km de Bossangoa sur l’axe de Bossembélé.

 

Ce jour-là, un commerçant quittait Bangui, la capitale centrafricaine,  avec sa femme et ses enfants, circulant sur deux engins en deux roues pleinement chargées. Rien ne laissait présager ce qui allait se passer à quelques kilomètres seulement de Bossangoa, sur l’axe menant à Bossembélé, dans la préfecture de l’Ouham.

 

C’est à ce moment précis que des individus armés non identifiés ont surgi et pris la famille en chasse. En quelques minutes, les assaillants ont pris le contrôle de la situation, laissant la famille sans aucune possibilité de fuir ou de résister.

 

Les deux motos ont été saisies sur place, ainsi qu’une importante somme d’argent que transportait le commerçant. La famille s’est retrouvée debout au bord de la route, les mains vides, avec des enfants en bas âge, loin de tout secours.

 

Fort heureusement, aucun coup n’a été porté sur les membres de la famille durant l’attaque. En RCA, sortir vivant d’un tel guet-apens sans blessure est une réalité que beaucoup de victimes n’ont pas eu la chance de connaître.

 

Ce qui frappe davantage, c’est que des familles entières continuent de prendre la route malgré tout, faute d’autre alternative. Le commerçant et les siens se sont retrouvés à des kilomètres de Bossangoa, sans moto, sans argent, attendant une aide qui tardait à venir.

 

Il y’a lieu de rappeler que les axes routiers centrafricains restent des espaces où l’État peine encore à garantir la moindre protection aux usagers. Et pendant ce temps, des familles comme celle-ci continuent de payer le prix fort d’une situation qui devient de plus en plus catastrophique …

 

Par Arsène Féimonazoui

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Enquête exclusive du CNC : comment le général Bienvenu Zekoué, directeur général de la police,  a organisé l’assassinat du policier de l’OCRB qui en savait trop sur la prétendue évasion de Nourd Gregaza  

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Enquête exclusive du CNC : comment le général Bienvenu Zekoué, directeur général de la police,  a organisé l’assassinat du policier de l’OCRB qui en savait trop sur la prétendue évasion de Nourd Gregaza  

 

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Le général de la police, Bienvenu Zokoué, directeur général de la police nationale ol

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La rédaction du CNC a mené une enquête exclusive qui pointe directement le général Bienvenu Zekoué dans la mort d’un policier de l’OCRB, éliminé par les mercenaires russe de la milice Wagner.

 

Tout commence autour du 14 et 15 décembre, lorsque le parquet de Bangui annonce publiquement l’évasion du détenu Nourd Gregaza , gardé à l’Office Central pour la Répression du Banditisme depuis le 7 juillet 2025. Cette annonce va déclencher une série d’événements que personne dans les familles concernées n’avait anticipée. À peine la nouvelle rendue publique, les mercenaires russes du groupe Wagner se déploient dans la ville et commencent à interpeller les proches de monsieur Nourd Gregaza.

 

C’est ainsi que deux sœurs et un frère de Nourd Gregaza  sont arrêtés sans mandat apparent, pendant que trois policiers qui assuraient la garde ce jour-là à l’OCRB subissent le même sort. Ces trois agents sont transférés à la Section des Recherches et d’Investigations, la SRI, où ils sont placés en garde à vue. Jusque-là, la procédure semblait suivre un cours ordinaire, mais ce qui allait se passer ensuite allait tout changer.

 

Quelques heures à peine après leur placement en détention à la SRI, les mercenaires russes de la milice Wagner font irruption à la SRI et repartent avec les trois policiers, ainsi qu’une sœur de Nourd Gregaza , Annie, elle-même policière.

 

Ce retour précipité des Wagner dans les locaux de la gendarmerie interpelle, car rien dans la procédure légale ne leur accordait ce droit. Quatre ou cinq jours plus tard, la sœur policière, Annie,  est relâchée, mais les trois agents de l’OCRB, eux, disparaissent dans la prison privée du groupe Wagner.

 

Ce lieu de détention, que beaucoup à Bangui connaissent déjà de réputation, n’est soumis à aucun contrôle judiciaire centrafricain. C’est dans cet endroit que le sort de l’un des trois policiers va basculer définitivement. Le 16 janvier, le directeur général de la police convoque les familles de l’un d’eux et leur remet froidement un million de francs, en leur annonçant que leur proche est mort.

 

Il leur demande d’utiliser cet argent pour payer le transport du corps et organiser l’enterrement, comme si la chose était réglée et classée. Les familles, abasourdies par cette annonce, ont tout d’abord refusé l’argent, et réclament par la suite  des comptes : comment un homme arrêté et gardé sous surveillance peut-il mourir sans que personne n’ait été prévenu ? La pression monte rapidement, et le corps finit par être restitué après un bras de fer douloureux.

 

Il faut le rappeler, ce policier tué n’était pas un inconnu dans les rangs de la police nationale. C’était un ancien auxiliaire à l’OCRB qui avait attendu de longues années avant d’être officiellement intégré, il y a près de deux ans, au sein de la promotion dite « persévérance». Un homme qui venait tout juste de commencer sa carrière officielle, et qui allait la terminer dans les geôles de la milice russe.

 

C’est là que l’enquête du CNC prend une dimension particulièrement accablante pour le général Bienvenu Zekoué.

Selon les éléments recueillis par la rédaction, c’est le directeur général de la police en personne qui aurait confié à ce policier une mission précise : celle de laisser filer le détenu Nourd Gregaza . Le policier, habitué à obéir à sa hiérarchie, aurait suivi les instructions sans mesurer le piège qui se refermait sur lui.

 

Lorsque l’évasion a éclaté au grand jour et que les arrestations ont commencé, ce policier est devenu le maillon le plus dangereux de toute la chaîne. Il connaissait le nom de celui qui avait donné l’ordre, il pouvait parler, témoigner, nommer. Pour le général Bienvenu Zekoué, laisser cet homme s’exprimer devant des enquêteurs ou un tribunal représentait un risque qu’il n’était pas prêt à courir.

 

C’est à ce moment précis qu’il aurait actionné ses contacts au sein du groupe Wagner, avec lesquels il entretient des liens étroits, des liens qui remonteraient jusqu’à sa propre nomination à la tête de la police nationale. Les mercenaires sont retournés à la SRI, ont récupéré le policier, et l’ont fait disparaître avant qu’il ne puisse dire un seul mot. Le million de francs remis à la famille n’était qu’une tentative d’acheter le silence de ceux qui restaient.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle Moloma

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Le russe Dmitri Podolsky l’Avoue sur RT : Wagner Tient les Rênes de la RCA, Aucun Changement Prévu. Touadéra n’est qu’une poupée

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Le russe Dmitri Podolsky l’Avoue sur RT : Wagner Tient les Rênes de la RCA, Aucun Changement Prévu. Touadéra n’est qu’une poupée

 

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Dmitri Podolsky, conseiller russe du président Touadéra, sur la télévision de propagande russe RT

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Petit à petit, Wagner a pris le contrôle total de la République Centrafricaine. Ce n’est plus une analyse : c’est Dmitri Podolsky lui-même, chef Wagner et soi-disant “conseiller” à la présidence, qui l’a confessé en direct sur RT, la télévision de propagande russe.

 

La Question et la Réponse qui Disent Tout

La journaliste de la télévision russe RT pose la question suivante à Podolsky :

“Que pensez-vous de l’impact du nouveau mandat de Touadéra sur l’avenir du pays et la stabilisation de la RCA sur le long terme ?”

 

Réponse de Dmitri Podolsky :

“En République Centrafricaine, la situation est pratiquement stabilisée. Reste à mettre l’accent sur le volet économique et social. Le président est au pouvoir depuis dix ans. Je pense donc qu’en principe, ce nouveau mandat sera profitable au pays. Il n’y aura pas de changements au sein de son équipe. La majeure partie restera en fonction. Cela devrait en principe contribuer au bien du pays”.

 

Lisez bien : “Il n’y aura pas de changements au sein de son équipe.”

 

Ce n’est pas Touadéra qui parle. Ce n’est pas le Premier ministre. Ce n’est pas un ministre centrafricain. C’est Dmitri Podolsky, un mercenaire russe issu de Wagner, qui décide et annonce publiquement la composition du gouvernement centrafricain. Qui nomme et maintient en poste les ministres en RCA ? Wagner. La réponse est dans la bouche de Podolsky lui-même.

 

La Préparation des Élections : Un Mensonge Construit sur la Terreur et la Manipulation Constitutionnelle

Podolsky déclare sur RT :

“Nous avons commencé à nous préparer aux élections de 2025 dès 2024. Nous avons mené avec succès de nombreuses opérations pour contraindre les combattants à faire la paix”.

 

C’est un mensonge partiel qui cache une vérité bien plus ancienne et bien plus grave.

La préparation de Wagner pour maintenir Touadéra au pouvoir ne date pas de 2024. Elle remonte à 2021-2022, quand Wagner a voulu modifier la Constitution centrafricaine pour lever les obstacles à un nouveau mandat de Touadéra. Ils se sont présentés devant la professeure Danielle Darlan, présidente de la Cour Constitutionnelle, pour obtenir sa validation. Elle a dit non.

 

Wagner l’a immédiatement limogée. Elle a été remplacée par Jean-Pierre Waboué, un oncle maternelle de Touadéra. La Constitution a ensuite été modifiée selon les désirs de Moscou. Voilà comment Wagner “prépare les élections” : en écartant les juges indépendants et en installant des hommes liges aux postes clés.

 

Quant aux “opérations pour contraindre les combattants à faire la paix

” : Podolsky s’attribue ici un mérite qui ne lui revient pas. L’accord de paix avec les groupes armés centrafricains a été obtenu grâce au président tchadien Mahamat Idriss Déby, qui, avec le soutien du Qatar, a exercé une pression directe sur les chefs de groupes armés pour qu’ils acceptent la paix avec Touadéra. Wagner n’y est pour rien. Ce mensonge est caractérisé.

 

Ce que Wagner a réellement fait avant les élections, c’est terroriser la population : emprisonner les opposants, emprisonner les récalcitrants, faire trembler les civils pour qu’aucune contestation ne soit possible le jour du scrutin. Podolsky lui-même l’admet entre les lignes quand il dit que “les élections se sont déroulées sans incident majeur”. Sans incident, oui — parce que la peur avait déjà fait son travail.

 

Les Élections du 28 Décembre 2025 : Une Formalité Sécurisée par la Violence

Podolsky se félicite :

“L’élection présidentielle du 28 décembre, ainsi que les élections locales et parlementaires, se sont tenues pour la première fois depuis 40 ans. Le processus électoral s’est déroulé sans incident majeur, à l’exception d’une tentative de déstabiliser la situation dans le nord-est du pays. Nous avons réagi à temps, et à la mi-décembre, nous avons déjoué les actions d’un groupe important de combattants. Et il en a été de même le 29 décembre à l’est. Nous avons accompli la tâche en deux jours.”

 

Traduction réelle : Wagner a mené des opérations militaires dans le nord-est et l’est du pays pour éliminer toute opposition armée — et non armée — avant et pendant le scrutin. “Accompli la tâche en deux jours” est le langage d’un militaire mercenaire décrivant une opération de répression, pas d’un conseiller humanitaire décrivant un accompagnement électoral.

 

Les élections “sans incident majeur” de Podolsky, c’est une élection organisée sous occupation russe, avec des juges constitutionnels choisis par Wagner, des opposants emprisonnés ou contraints au silence, et des opérations militaires actives pendant la période de vote.

 

“Pas de Changements” : La Preuve que Wagner Gouverne la RCA

Le passage le plus révélateur de toute l’interview reste celui sur l’absence de remaniement gouvernemental. Quand Podolsky dit qu’il n’y aura “pas de changements au sein de l’équipe” de Touadéra, il ne fait pas une prédiction. Il fait une annonce.

 

Le Premier ministre Félix Moloua restera. Les ministres pro-russes resteront. Les conseillers Wagner à la présidence resteront. Pourquoi ? Parce que ce sont eux qui servent les intérêts de Moscou. Un remaniement signifierait un risque : celui de voir arriver des personnalités centrafricaines indépendantes qui pourraient questionner la présence russe.

 

Touadéra est au pouvoir depuis dix ans. Wagner est en RCA depuis 2018. En dix ans, le pays n’a pas avancé économiquement, socialement, institutionnellement. Mais Wagner, lui, a consolidé son contrôle sur les mines d’or et de diamants, installé ses hommes à tous les niveaux de l’État, et éliminé toute voix discordante.

 

Podolsky appelle cela de la “stabilité”. Les Centrafricains, eux, appellent cela une occupation déguisée.

 

 

Dmitri Podolsky n’a pas accordé une interview à RT. Il a fait un rapport de situation à Moscou, en direct et en public, sur l’état du contrôle russe en RCA. Les élections sont sécurisées. L’équipe gouvernementale est maintenue. Les opposants sont neutralisés. Les juges indépendants sont remplacés. Wagner reste.

 

Un mercenaire russe qui annonce la composition du gouvernement d’un État souverain africain sur une chaîne de propagande étrangère : voilà où en est la République Centrafricaine en 2025.

 

Par Alain Nzilo

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UN SECRÉTAIRE GÉNÉRAL OU UN GANGSTER DE CITÉ ? QUAND BERTRAND KENGUETONA CONFOND L’UNIVERSITÉ DE BANGUI AVEC SA COUR FAMILIALE

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UN SECRÉTAIRE GÉNÉRAL OU UN GANGSTER DE CITÉ ? QUAND BERTRAND KENGUETONA CONFOND L’UNIVERSITÉ DE BANGUI AVEC SA COUR FAMILIALE

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/07/1Bertrand-Kenguetona-president-du-Comite-Local-de-la-JEA-de-lEEF-Cite-des-Martyrs-et-Secretaire-General-de-luniversite-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/07/1Bertrand-Kenguetona-president-du-Comite-Local-de-la-JEA-de-lEEF-Cite-des-Martyrs-et-Secretaire-General-de-luniversite-de-Bangui.jpg” alt=”<p data-wpview-marker=” />

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Bertrand Kenguetona confond autorité et autoritarisme. Le secrétaire général de l’université de Bangui reconnaît publiquement avoir engueulé les étudiants sur l’insalubrité du campus universitaire.

 

Dans une déclaration publique sur les antennes de la radio Ndèkè-Luka, Bertrand Kenguetona affirme sans la moindre honte: “Je suis parti un jour engueuler ces étudiants pour leur dire que ce n’est pas possible”. Ne vous rêvez pas! C’est une réalité dans ce pays des bras cassés, où tout le monde devient fort et fait ce qu’il veut. Regardez ce qu’un secrétaire général d’une l’université a dit. L’homme parle des étudiants comme s’il s’agissait de ses propres enfants, oubliant visiblement qu’il dirige une institution académique, pas un foyer domestique.

 

La question se pose alors naturellement : que fait la direction des œuvres universitaires ? Cette structure existe précisément pour gérer les questions de logement, de restauration et de vie sur le campus. Elle emploie du personnel qualifié, dispose d’attributions claires et de protocoles établis. Pourtant, Kenguetona court-circuite ces mécanismes institutionnels pour imposer sa loi personnelle. Il se comporte en chef de clan plutôt qu’en administrateur.

 

Les faits sont têtus. Le secrétaire général se félicite d’avoir pris l’initiative de retirer les clés des toilettes que l’État a fait construire derrière la cité numéro 2. Une décision unilatérale  sans concertation apparente avec les services compétents.

 

Kenguetona justifie son intervention musclée par l’état déplorable des latrines. Selon lui, les étudiants ne nettoient pas, jettent tout par les fenêtres, versent l’eau depuis les étages supérieurs. Soit. Mais quel lien logique existe-t-il entre ces constats et le fait d’aller engueuler personnellement les résidents ? Un secrétaire général convoque, dialogue, coordonne, mandate. Il n’arpente pas les couloirs en distribuant des réprimandes comme un surveillant de lycée.

 

Et ce n’est pas le premier dérapage de ce gangsters. D’autres incidents ont marqué la présence de cet homme à la tête de l’administration universitaire. Des affrontements au restaurant universitaire, l’unique que compte l’établissement, ont opposé Kenguetona à des étudiants. Ces altercations, connues de nombreux témoins, dessinent le portrait d’un responsable qui règle les différends par la confrontation directe. Une approche incompatible avec les exigences d’un poste aussi sensible.

 

L’université de Bangui accueille des milliers d’étudiants venus de tout le territoire centrafricain. C’est le seul établissement d’enseignement supérieur public du pays. Les jeunes qui y étudient ont entre 18 et 25 ans pour la plupart. Bertrand Kenguetona, lui, pourrait être leur père, voire leur grand-père. Cette différence d’âge ne lui confère aucun droit de parler sur ce ton, encore moins de traiter ces adultes en formation comme des gamins indisciplinés.

 

La direction des œuvres universitaires dispose de gardiens, d’agents d’entretien, de responsables de cité. Une chaîne hiérarchique complète existe pour régler les questions d’insalubrité. Des commissions peuvent être créées, des sanctions disciplinaires appliquées si nécessaire. Tous ces outils administratifs attendent d’être utilisés. Mais Kenguetona préfère la méthode expéditive, celle qui consiste à “partir engueuler” directement, comme il le dit lui-même avec une franchise désarmante.

 

Ce qui frappe dans son discours, c’est l’absence totale d’autocritique. L’homme ne voit rien de problématique dans sa démarche. Il raconte cet épisode comme une prouesse, une démonstration de fermeté. “Vous vivez dans ces conditions-là, vous-même, vous ne pouvez pas entretenir votre cadre”, lance-t-il aux étudiants. Mais qui est responsable de créer et maintenir ce cadre, sinon l’administration qu’il représente ?

 

Les toilettes modernes dont il parle ressemblent d’ailleurs à un dortoir des cochons. Dans un pays normal, on ne peut même pas dire toilettes modernes. Et il se permet de dire avec glorification qu’elles ont été financées par le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera.

 

En plus, il a même déclaré que l’eau ne monte pas aux étages, l’électricité coupe régulièrement, les forages tombent en panne. Ces dysfonctionnements techniques nécessitent des interventions de MAINTENANCE, des contrats avec des entreprises spécialisées, une planification budgétaire. Rien de tout cela ne se règle en allant engueuler les usagers. Un plombier ne répare pas une canalisation défectueuse en criant sur les robinets.

 

Pendant ce temps, l’université continue de se dégrader. Les murs s’effritent, les installations vieillissent, les chambres deviennent inhabitables. Kenguetona reconnaît lui-même que “le bâtiment n’a pas été entretenu pendant un moment”. Mais plutôt que d’activer les procédures de réhabilitation, il préfère tenir un discours moralisateur sur le comportement des étudiants. Une diversion commode qui permet d’éviter les vraies questions de gestion.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Cérémonie grandiose de la remise des galons aux généraux de l’État-major du MPC à Markounda en présence du sous‑préfet et des mercenaires russes

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Cérémonie grandiose de la remise des galons aux généraux de l’État-major du MPC à Markounda en présence du sous‑préfet et des mercenaires russes

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le samedi 14 février dernier, dans la sous‑préfecture de Markounda, le MPC de Mahamat Al‑Khatim a célébré l’élévation aux grades du général de ses cadres de l’État-major sous le regard du sous-préfet et des mercenaires russes de la milice Wagner, donnant à l’événement une portée inattendue et spectaculaire.

 

L’atmosphère de cette journée singulière a surpris bien des habitants, car rien ne laissait présager qu’un mouvement armé puisse organiser une cérémonie d’une telle ampleur. Cette mise en scène a pris forme comme si le MPC cherchait à se présenter sous un jour nouveau, presque institutionnel, malgré son histoire profondément enracinée dans la lutte armée.

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Les trois haut-gradés du MPC lors de la cérémonie le 14 février 2026

 

Cette évolution trouve son origine dans l’accord conclu entre Mahamat Al‑Khatim et les forces russes de Wagner, accord qui a transformé les combattants du MPC en auxiliaires étroitement liés à leurs partenaires. Les éléments du MPC sont devenus des russes noirs, autrement dit des Wagner noir. Cette proximité a façonné une dynamique particulière, donnant au MPC une assurance nouvelle qui s’est pleinement exprimée lors de cette cérémonie.

 

Le nouveau chef d’état-major du MPC, DJIDO ALI, ressortissant soudanais intégré dans les rangs du MPC, a été élevé au grade de général de corps d’armée 4 étoiles. Cette distinction, habituellement réservée à une armée régulière, a été annoncée avec une solennité qui a déconcerté plus d’un observateur, tant le contraste entre la forme et la réalité opérationnelle était saisissant.

Cérémonie grandiose de la remise des galons aux généraux de l’État-major du MPC à Markounda en présence du sous‑préfet et des mercenaires russes
Le nouveau général 4 étoiles du MPC

 

D’autres cadres ont reçu des grades tout aussi imposants, à l’exemple  de ADAM SAÏD, devenu général de division 3 étoiles, , et ADRAMAN AFIESSA, lui, passe également au grade du général de division 3 étoiles . Tout a été organisé comme si le mouvement patriotique pour la Centrafrique cherchait à se doter d’une hiérarchie comparable à celle d’une structure étatique. Cette démarche a renforcé l’impression d’un glissement progressif vers une forme d’organisation hybride, mêlant codes militaires et pratiques issues de la guérilla.

 

Ce qui a stupéfié les habitants, c’est la présence du sous‑préfet de Markounda, venu assister à la cérémonie comme s’il s’agissait d’un événement administratif ordinaire. Il a prononcé un discours en arabe devant une assemblée composée majoritairement de membres du MPC, renforçant l’impression d’une reconnaissance tacite et d’un glissement institutionnel difficile à comprendre pour la population locale.

Opération de confiscation des motos des jeunes par les Wagner noirs et leurs patrons vers Markounda
Opération de confiscation des motos des jeunes par les Wagner noirs et leurs patrons vers Markounda

 

Pendant que les discours se succédaient, les nouveaux gradés poursuivaient leurs activités habituelles sur le terrain, souvent en tandem avec les mercenaires russes. Leur rôle consiste désormais à contrôler des axes, imposer des prélèvements forcés et maintenir une pression constante sur les petits commerçants qui dépendent de ces routes pour assurer leur subsistance quotidienne.

 

Ainsi, le jour même de la cérémonie, une opération conjointe a été menée sur un itinéraire fréquenté par les motocyclistes transportant marchandises et passagers. Les hommes du MPC et leurs alliés russes du groupe Wagner ont intercepté la voie, immobilisé les voyageurs et saisi plus d’une trentaine de motos, sans fournir la moindre justification, laissant les propriétaires désemparés.

Deux jeunes conducteurs des taxi-motos, surpris par la présence de ces Wagner noirs sur leur route, ont tenté de rebrousser chemin dans un mouvement de panique. Constatant les faits, ces hommes du MPC avec leurs alliés russes ont tiré sur eux par le dos. Mais  depuis cette attaque, personne ne sait ce qu’il est advenu. Morts ou vivant, personne le sait. Leurs familles demeurent également dans une attente lourde.

 

Rappelons que ces trois nouveaux gradés du MPC, devenus des russes noirs,  avaient trahi leurs collègues du MPC aux mercenaires russes du groupe Wagner il y’a quelques mois. Trahis par leurs collègues, ces quatre ex-rebelles du MPC ont été Arrêtés, transférés à Kaga-Bandoro, puis portés disparus jusqu’à ce jour. Pas de nouvelle d’eux.

 

Comme disent les centrafricains, tôt ou tard, la justice va rattraper ces bandits traitres.

 

Par Maxime Zoro

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monsieur David Gbeti, Emile Gros-Rémond Nacombo   a transformé Bangui à une poubelle géante

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Our monsieur David Gbeti, Emile Gros-Rémond Nacombo   a transformé Bangui à une poubelle géante

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Emile-Gros-Nakombo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Emile-Gros-Nakombo.jpg” alt=”Our monsieur David Gbeti, Emile Gros-Rémond Nacombo   a transformé Bangui à une poubelle géante” width=”271″ height=”186″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Emile-Gros-Nakombo.jpg 271w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Emile-Gros-Nakombo-218×150.jpg 218w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Emile-Gros-Nakombo-100×70.jpg 100w” sizes=”auto, (max-width: 271px) 100vw, 271px” />
Emile-Gros-Nakombo – Maire en question, Gouvernement en Défense : la Scandaleuse affaire à la Mairie de Bangui

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le secrétaire général de la mairie de Bangui, monsieur David Gbeti, dans une interview accordée à la radio Ndèkè-Luka,  a dénoncé d’une manière directe neuf années de négligence ayant plongé la capitale centrafricaine dans l’insalubrité.

 

David Gbeti ne reconnaît plus la ville qu’il administre. Bangui, autrefois surnommée la coquette ville de Paris, s’est métamorphosée en un immense tas d’ordures. Le secrétaire général impute cette déchéance à Emile Gros-Rémond Nacombo, président de la délégation spéciale depuis neuf ans. Les détritus s’accumulent dans chaque quartier sans que personne n’intervienne.

 

Les moustiques pullulent désormais dans toutes les zones urbaines. Cette prolifération découle directement de l’eau stagnante qui croupit entre les monticules de déchets. Les habitants respirent quotidiennement des odeurs pestilentielles qui émanent des caniveaux bouchés. L’air de la capitale charrie des relents insupportables du matin au soir.

 

Le bruit envahit également l’espace public de manière chaotique. Les nuisances sonores s’ajoutent à la pollution olfactive pour rendre la vie quotidienne pénible. Gbeti énumère ces fléaux comme autant de symptômes d’une administration défaillante. Chaque problème trouve sa source dans l’absence totale d’entretien urbain.

 

Les inondations frappent régulièrement la ville lors des pluies. Les canaux d’évacuation, jamais curés, débordent et transforment les rues en rivières boueuses. L’eau charrie les immondices jusque dans les habitations. Les quartiers les plus pauvres subissent des déluges à répétition sans aucun secours municipal.

 

Pourtant, l’argent destiné au nettoyage arrive bel et bien dans les caisses. Le secrétaire général rappelle que les lignes budgétaires prévues pour l’assainissement existent. Mais Nacombo suspend ces dépenses considérées comme prioritaires. Les fonds s’évaporent vers d’autres destinations que personne ne peut identifier clairement.

 

Les services municipaux chargés du ramassage des ordures manquent de tout. La Direction des grands travaux ne dispose même pas du carburant nécessaire pour faire rouler ses camions. Les agents municipaux restent paralysés pendant que les monticules de déchets grandissent. Cette situation perdure depuis des années sans amélioration visible.

 

Gbeti explique que les dépenses prioritaires sont détournées de leur objectif initial. L’argent qui devrait alimenter les opérations de nettoyage sert à financer les voyages de Nacombo à l’étranger. Le président de la délégation part régulièrement sans rendre compte de ses déplacements. Aucun résultat concret ne découle de ces missions dispendieuses.

 

Le conseil municipal ne se réunit plus depuis plus de trois ans. Cette paralysie démocratique empêche tout débat sur les priorités de la commune. Sans budget voté, sans délibération collective, la mairie navigue à vue. Nacombo prend toutes les décisions dans son cabinet sans consulter les instances prévues par la loi.

 

Les institutions de contrôle ont toutes dénoncé cette dérive. Les inspecteurs centraux ont produit des rapports cinglants sur la gestion municipale. L’Assemblée nationale a critiqué ouvertement l’état de gouvernance à la mairie. Tous ces organes pointent la responsabilité personnelle du premier citoyen dans cette catastrophe.

 

Gbeti assume sa part de vigilance dans ce naufrage. Il reconnaît que se taire davantage ferait de lui un complice de cette mauvaise administration. Depuis trois ans et demi qu’il occupe son poste, il observe la situation se dégrader. Son premier rapport adressé au ministère de l’Administration du territoire date de son arrivée.

 

La population réclame le départ de Nacombo. Le ministre conseiller spécial du chef de l’État a même joint sa voix à cette demande. Mais le président de la délégation reste en place et poursuit sa gestion opaque. Les Banguissois continuent de patauger dans les ordures pendant que leur premier responsable voyage.

 

Les conséquences de neuf années d’incurie deviennent irréparables. Les infrastructures d’assainissement ont cessé de fonctionner faute d’entretien. Les canalisations anciennes se sont effondrées sans être remplacées. Reconstruire tout ce qui a été détruit par la négligence demandera des décennies et des sommes colossales.

 

Gbeti insiste sur un point crucial : le président de la République ne gère pas la commune. Cette responsabilité incombe entièrement à celui qui a été désigné pour diriger Bangui. Nacombo bénéficie d’une confiance qui lui confère des pouvoirs étendus. Mais avec ces pouvoirs vient l’obligation de rendre des comptes​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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Bambouti,  une milicienne Azandé témoigne : “Nous resterons en forêt tant que Wagner occupera le Haut-Mbomou

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Bambouti,  une milicienne Azandé témoigne : “Nous resterons en forêt tant que Wagner occupera le Haut-Mbomou

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans une vidéo largement partagée sur les plateformes des réseaux sociaux centrafricains, une milicienne originaire de Bambouti explique pourquoi elle a quitté la ville pour rejoindre la résistance armée dans le maquis.

 

Pour connaitre son histoire, cette femme milicienne vient de Bambouti, localité de la préfecture du Haut-Mbomou située à plus de 1300 kilomètres de Bangui, tout près de la frontière soudanaise. Elle appartenait aux groupes d’autodéfense azandés que les instructeurs russes de la milice Wagner ont commencé à former en mars 2024. Son histoire commence avec une promesse d’intégration dans l’armée régulière, une opportunité qu’elle croyait saisir pour construire un avenir stable.

 

L’objectif affiché par les miliciens du groupe Wagner était de constituer leur propre supplétifs armés communément appelés russes noirs, mais également d’incorporer une partie de ces combattants dans les rangs officiels de l’armée centrafricaine, par vagues successives de 120 braves. Les deux premières fournées ont effectivement rejoint les forces gouvernementales comme prévu. La jeune femme devait normalement faire partie du troisième contingent de 150 ex-combattants, mais quelque chose s’est déréglé dans ce processus d’enrôlement.

 

Mais à la surprise, l’incorporation de ces ex-miliciens d’autodéfense Azandé s’est arrêtée à la deuxième vague. La jeune dame qui s’apprêtait d’intégrer l’armée nationale s’est alors retrouvée bloquée dans les quartiers d’Obo. Cette attente forcée l’a plongée dans une incertitude pesante, coincée entre deux mondes sans appartenir vraiment à aucun.

 

Les mois ont passé dans cette situation bancale jusqu’au début du mois d’avril 2025. Quand les affrontements ont finalement éclaté entre miliciens et troupes gouvernementales, elle a dû prendre une décision rapide. La vie en ville était devenue invivable pour quiconque portait certaines marques corporelles, notamment les traces de rasoirs sur le corps.

 

Elle explique dans son témoignage que les personnes arborant ces traces de rasoir sont immédiatement repérées et arrêtées par les forces de l’ordre. Selon ses mots, beaucoup de ces innocents sont embarqués dans des hélicoptères de Wagner en direction de la capitale. Certains ne parviennent jamais à destination, disparaissant mystérieusement en route.

 

Leurs corps sont retrouvés parfois dans la jungle, souvent jamais identifiés par leurs proches qui cherchent en vain des réponses. D’après ses explications, Elle aussi  porte elle-même ces traces de rasoir sur le corps, héritage culturel devenu soudainement dangereux. Rester en zone urbaine équivalait pour elle à attendre passivement son arrestation, une perspective qu’elle refusait d’accepter.

 

Mais au-delà de sa propre sécurité, ce qui l’a vraiment poussée à rejoindre la résistance concerne sa famille entière. Ses frères ne peuvent plus aller chasser en forêt pour ramener de quoi nourrir le foyer. Ils sont traqués dès qu’ils s’éloignent des habitations, privant ainsi la famille de ses moyens de subsistance traditionnels.

 

L’atmosphère dans le Haut-Mbomou est devenue irrespirable au fil des mois. Elle désigne clairement les mercenaires russes comme responsables directs de cette dégradation sécuritaire. Ces étrangers, qui viennent d’ailleurs de fouler le sol centrafricain, sèment la terreur dans sa région natale selon ses observations.

 

Ils interpellent arbitrairement, tuent, commettent toutes sortes d’exactions sans répondre de leurs actes devant la justice. Cette situation insoutenable nourrit la colère des miliciens qui refusent désormais de quitter leurs maquis. Le ressentiment grandit chaque jour davantage parmi les populations qui subissent ces violences.

 

Elle lance un message sans équivoque dans sa vidéo : tant que Wagner restera déployé dans le Haut-Mbomou, les combattants azandés ne déposeront pas les armes. Le gouvernement refuse toute négociation avec eux, alors ils maintiennent fermement leur position. L’impasse paraît totale, aucune des deux parties ne semblant prête à céder du terrain.

 

La jeune femme accuse directement le président Touadéra d’avoir importé ces mercenaires dans le pays. Elle dénonce les sommes colossales versées chaque mois aux Russes pendant que la population centrafricaine souffre de la faim. Cette répartition des ressources lui paraît scandaleuse et profondément injuste, un gaspillage criminel face aux besoins criants de ses compatriotes.

 

Les forces de défense et de sécurité intérieure centrafricaines, autrefois garantes de l’ordre, sont devenues aussi imprévisibles que les mercenaires russes. Elles reproduisent désormais les mêmes méthodes selon elle : arrestations arbitraires, violences, emprisonnements sans motif valable. Cette spirale répressive alimente paradoxalement la détermination des groupes d’autodéfense à poursuivre leur lutte.

 

Leur combat n’est pas séparatiste, précise-t-elle avec insistance. Ils ne cherchent pas à créer un nouvel État indépendant ni à fragmenter le pays. Ils veulent simplement retrouver la tranquillité qui régnait autrefois dans leur région, avant l’arrivée des mercenaires russes.

 

Une existence paisible, loin des brimades et des disparitions, voilà leur revendication essentielle. La milicienne insiste sur le caractère défensif de leur lutte armée. Ils campent dans les bois non par choix idéologique, mais par nécessité vitale face aux menaces qui pèsent sur eux.

 

Le départ des mercenaires russes demeure leur condition préalable à toute sortie de crise. Sans ce retrait complet, aucun apaisement n’est envisageable selon elle, aucun dialogue possible. Elle décrit un quotidien rythmé par la peur et l’incertitude pour les civils restés dans les villes du Haut-Mbomou.

 

Par Éric Nzapa

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Martin Ziguelé est-il victime d’un accident ou d’agression sur l’avenue du 15 mars  ?

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Martin Ziguelé est-il victime d’un accident ou d’agression sur l’avenue du 15 mars  ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/collision-entre-un-rouleau-compresseur-du-chantier-de-la-route-de-pk12-et-le-vehicule-de-l-opposant-politique-martin-ziguele-a-bangui.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/02/collision-entre-un-rouleau-compresseur-du-chantier-de-la-route-de-pk12-et-le-vehicule-de-l-opposant-politique-martin-ziguele-a-bangui.webp” alt=”Collision entre un rouleau compresseur du chantier de la route de Pk12 et le véhicule de l’opposant politique Martin Ziguélé à Bangui.” width=”400″ height=”406″ />
Collision entre un rouleau compresseur du chantier de la route de Pk12 et le véhicule de l’opposant politique Martin Ziguélé à Bangui. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Ce mardi 24 février, l’ancien Premier ministre Martin Ziguelé a été victime d’un incident sur l’avenue du 15 mars, à Bangui, dans des circonstances qui poussent les centrafricains à s’interroger.

 

Tout a débuté dans les embouteillages provoqués par les travaux de bitumage en cours depuis 3 ans sur cette avenue du 15 mars. Martin Ziguelé, de retour de l’enterrement d’un cadre supérieur de son parti le MLPC, monsieur Dieudonné Thierry Kiandji. Au niveau du PK12, à l’entrée de la capitale, il a emprunté la voie à sens unique  pour rentrer chez lui comme tout le monde. Arrivé à un niveau, les soldats de forces armées centrafricaines, positionnés sur la voie pour réguler les circulations, ont sommé son chauffeur de quitter la voie à sens unique pour emprunter la chaussée nouvellement goudronnée. D’après ses explications, l’ancien Premier ministre a dit qu’il a d’abord refusé, mais l’un des soldats, un adjudant-chef, a insisté jusqu’à ce que le chauffeur finisse par s’engager le véhicule sur cette portion de l’avenue.

L'opposant Martin Ziguélé sorti de son véhicule après que le rouleau compresseur du chantier de la route de Pk12 a foncé sur son véhicule à Bangui.
L’opposant Martin Ziguélé sorti de son véhicule après que le rouleau compresseur du chantier de la route de Pk12 a foncé sur son véhicule à Bangui. Photo CNC

 

Avançant tranquillement sur cette avenue, le véhicule est arrivé au niveau de l’entrée du quartier Pindao  que les choses ont pris une autre tournure. À peine le véhicule engagé sur la route fraîche, le rouleau compresseur du chantier, conduit par une dame,  s’est avancé dans sa direction. L’engin a percuté la portière droite du véhicule, l’endommageant visiblement, sous les yeux de l’ancien chef du gouvernement.

 

Sur place, devant la foule qui a assisté à la scène, Martin Ziguelé a aussitôt réclamé un constat officiel. Les gendarmes se sont déplacés, ont dressé un procès-verbal et auditionné le chauffeur. Le véhicule lui a été restitué et il a déclaré prendre personnellement en charge les réparations.

 

Notre équipe est restée discrètement sur place après son départ pour mener ses propres vérifications. Ce qui en est ressorti va dans le sens de l’intentionnel : la conductrice du rouleau compresseur aurait délibérément dirigé son engin vers le véhicule. Pourquoi cette ouvrière aurait-elle visé précisément cette voiture, à ce moment précis ? D’après ses explications, aucun véhicule ne devrait rouler sur cette voie en construction. Mais le problème est qu’elle a d’abord laissé le passage au véhicule avant de revenir le coincer.

 

La question reste entière. Et dans un pays où les actes contre des personnalités politiques passent souvent pour des faits ordinaires, personne ne semble pressé d’y répondre. Alors, Martin Ziguelé est-il victime d’un accident ou d’une agression ?

Affaire à suivre…

 

Par Brahim Sallé

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Après avoir imposé une taxe forfaitaire aux éleveurs peuls, les Wagner passent à la vitesse supérieure et leur imposent le « sofa », une contribution obligatoire par tête de bœuf

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Après avoir imposé une taxe forfaitaire aux éleveurs peuls, les Wagner passent à la vitesse supérieure et leur imposent le « sofa », une contribution obligatoire par tête de bœuf

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/06/les-éleveurs-Mbororos-image-de-lassociation-pour-lintégration-et-le-développement-social-des-Peuls-de-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Après avoir imposé une taxe forfaitaire aux éleveurs peuls, les Wagner passent à la vitesse supérieure et leur imposent le « sofa », une contribution obligatoire par tête de bœuf
les-éleveurs-Mbororos-image-de-lassociation-pour-lintégration-et-le-développement-social-des-Peuls-de-Centrafrique – RCA : 3 présumés rebelles de 3R arrêtés à Bozoum, 4 jours après, le doute persiste.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Un nouveau cap vient d’être franchi dans l’extorsion pratiquée contre les éleveurs peuls. Les mercenaires russes, assistés par leurs relais issus du mouvement 3R, collectent désormais une cotisation annuelle baptisée « sofa » dans les zones de la Nana-Mambéré, lu’Ouham-Pendé, , la Mambéré et Mambéré-Kadéi.

 

Le terme « sofa », emprunté à la langue foulbé, désigne une contribution annuelle calculée selon l’importance du cheptel. Chaque propriétaire doit céder entre une et quatre têtes de bétail, parfois davantage. Cette nouvelle taxe illégale s’ajoute à l’ancienne taxe déjà imposée avant par les Wagner.

 

Les zones touchées s’étendent autour de Bouar, Ngaoundaye, Amada Gaza, Berberati,  et Carnot, là où les éleveurs sont nombreux. Les préfectures citées en haut subissent cette pression depuis deux semaines. Impossible pour les bergers de se dérober ou de fuir avec leurs bêtes.

 

Rappelons le, le mouvement 3R avait vu le jour en 2014-2015 sous la conduite d’Abbas Siddiqui. Au départ, ses fondateurs affirmaient vouloir défendre les populations peules contre les exactions des milices anti-balaka qui s’en prenaient régulièrement aux bergers et volaient leur bétail. Mais l’organisation a progressivement changé de nature.

 

Après avoir signé un accord avec le gouvernement centrafricain en avril 2025, plusieurs de ses rebelles ont rejoint les structures officielles. Certains ont intégré l’armée nationale, d’autres ont reçu une formation dispensée par les Russes pour devenir ce qu’on appelle souvent des « Russes noirs ». Ces auxiliaires travaillent désormais aux côtés des mercenaires du groupe Wagner.

 

Ces anciens rebelles connaissent parfaitement le terrain et savent exactement où trouver les campements des éleveurs. Cette connaissance intime du territoire centrafricain facilite grandement les opérations de collecte menées par les mercenaires russes. Aucun berger ne peut échapper à leur vigilance.

 

Les montants exigés varient entre 600 000 et un million de francs CFA par éleveur, selon la taille du troupeau. Contrairement aux rançons ponctuelles réclamées auparavant, le « sofa » s’inscrit dans la durée. Il s’agit d’un prélèvement annuel récurrent qui pèse lourdement sur les finances des familles peules.

 

Parfois, le gouvernement lui-même organise des collectes de bétail au nom du chef de l’État, obligeant les éleveurs peuls à contribuer en têtes de bœufs. Cette pratique officielle sert aujourd’hui de modèle aux mercenaires russes. Ils ont calqué leur propre système de taxation sur ces méthodes gouvernementales.

 

Les éleveurs reçoivent l’ordre de vendre les animaux désignés et de remettre l’argent liquide aux ex-rebelles de 3R. Ces derniers se présentent ensuite aux mercenaires du groupe Wagner pour partager les sommes récoltées. Ce mécanisme de collaboration entre ex-rebelles de 3R et forces de Wagner fonctionne à plein régime depuis une quinzaine de jours.

 

Les transferts d’argent de main à main se font sans grande discrétion, tant les auteurs semblent assurés de leur impunité. Cette situation s’amplifie jour après jour dans les préfectures concernées. Les éleveurs se retrouvent pris au piège, incapables de refuser.

 

Récemment, dans la Nana-Mambéré, des heurts ont éclaté entre les éleveurs Peuls et les ex-rebelles du 3R. Ces affrontements ont coûté la vie à trois combattants du mouvement 3R. Malgré cette tension, la collecte du « sofa » se poursuit sans interruption.

 

Par Gervais Lenga

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Des gaz lacrymogènes tirés sur des enseignants à Bangui : la PJLOD hausse la voix et reclame des comptes

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Des gaz lacrymogènes tirés sur des enseignants à Bangui : la PJLOD hausse la voix et reclame des comptes

 

 

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Monsieur Arsène Élien, Coordinateur de la PJLOD. Photo de courtoisie

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Des enseignants grévistes aspergés de gaz lacrymogène par les forces de l’ordre, des blessés dans les rangs, et une situation qui s’étend de plus en plus au-delà de la capitale.

 

C’est dans ce contexte que la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique, la PJLOD, a découvert à travers des vidéos et publications circulant sur les réseaux sociaux, concernant les événements survenus le mardi 24 février 2026 lors de la grève des enseignants de l’Institut Universitaire de Gestion des Entreprises, l’IUGE, rattaché à l’Université de Bangui.

 

Ces hommes et femmes qui enseignent chaque jour dans des conditions de travail et de rémunération très difficiles avaient, une fois de plus, choisi de cesser les cours pour réclamer le paiement de leurs vacations. Ce n’est pas la première fois qu’ils empruntent ce chemin, tant leur situation est devenue difficile à endurer au quotidien.

 

Ce qui a particulièrement indigné la PJLOD, c’est que les autorités aujourd’hui au pouvoir sont elles-mêmes issues du milieu enseignant. Elles savent donc mieux que quiconque ce que vivent leurs anciens collègues, ce qui rend l’usage de la force encore plus difficile à justifier. La PJLOD condamne avec la plus grande fermeté ces actes de répression et rappelle que des cas semblables auraient également été signalés à Sibut, chef-lieu de la Kémo, ce qui montre que le phénomène ne se limite pas à Bangui.

 

Face à cette réalité, la PJLOD appelle les autorités à mettre fin immédiatement à toute répression, à s’asseoir autour d’une table avec les enseignants de l’IUGE pour trouver des réponses concrètes à leurs revendications, et à garantir le respect de leur droit de grève. Elle demande aussi qu’une enquête soit ouverte sur les circonstances dans lesquelles la force a été employée, et que les personnes responsables en répondent. La question des conditions de travail et de rémunération doit, selon la PJLOD, être réglée de manière juste et pérenne.

 

Par Brahim Sallé

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Évolution des stratégies défensives dans les clubs de football africains – étude récente

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Les équipes africaines s’adaptent aux exigences des matchs modernes. D’autres équipes créent de nouvelles formations afin de prévenir les attaques adverses. La coordination collective et la discipline tactique jouent un rôle clé, notamment lorsqu’il s’agit de suivre les performances défensives lors des rencontres via des plateformes de paris sportifs reconnues comme https://1xbet.sn/fr. Ces modifications permettent de mieux se préparer lors des matchs et des séances d’entraînement.

Quelles technologies de défense ont été développées ?

De nombreuses équipes utilisent des systèmes mixtes, combinant marquage individuel et défense zone. Les autres équipes conservent la formation 4-4-2, tandis que d’autres utilisent le 3-5-2 ou le 4-2-3-1 pour mieux gérer les espaces et stopper les ailiers rapides. Les formations serrées réduisent les espaces entre arrières et milieux, mais permettent aussi de retourner le ballon. Ces changements traduisent une volonté d’équilibrer rigueur et réactivité.

Le développement de la défense en zone ?

Dans la plupart des compétitions africaines, la défense de zone progresse. Protection individuelle combinée à une couverture de zone permet d’éviter les entrées profondes. Les défenseurs s’adaptent rapidement à l’intensité du jeu pour corriger les faiblesses. Après s’être inscrits via https://1xbet.sn/fr/registration, les utilisateurs peuvent suivre les statistiques des rencontres en direct, ce qui met en évidence l’importance de la coordination et de la communication entre les joueurs, tout en aidant à anticiper les actions collectives de l’équipe adverse. Si un joueur repère un espace vulnérable, il peut immédiatement ajuster sa position pour limiter le danger. Cette réactivité contribue à renforcer la stabilité défensive et à préparer des contre-attaques efficaces.

Et pour la transition de protection ?

Une équipe bloque les changements défensifs après une perte de balle. Si un milieu récupère le ballon, il doit orienter le jeu vers l’arrière pour garder la possession. Les défenseurs se retirent rapidement et bloquent les routes et les passages. Réagir vite, quand on perd le ballon dans sa moitié de terrain, permet à l’adversaire de s’en débarrasser. Cela signifie que le football africain doit répondre.

La part des milieux de recyclage

Les milieux récupérateurs connectent défense et attaque et évoluent avec le phénomène. L’aile ou le centre du terrain peuvent être renvoyés. Ils sont solides tactiquement et anticipent les courses adverses pour réduire les risques de contre-attaque. Ces profils sont utilisés par les entraîneurs pour maintenir la formation défensive et avoir des options en attaque.

Les données influent-elles sur les choix ?

Une problématique statistique de défense Les coachs contrôlent la pression exercée, les courses défensives et la fermeture des espaces pour améliorer les consignes. Si une équipe n’a pas de défense régulière, elle peut redonner les rôles ou les responsabilités à certains joueurs. La coordination, la réactivité et le positionnement stratégique sont les facteurs de la validation.

Les concurrents rapides : évolutions ?

Les clubs africains adaptent leur jeu au jeu du concurrent. Les routes centrales sont bloquées par la défense. Les deux parties avancent ou reculent en fonction de la situation, jouent défense et liberté d’attaque. Ces approches illustrent la nécessité de la rigueur collective et du savoir-faire personnel pour affronter des équipes performantes.

La croissance des ailes et des côtés

Il devient un robot qui pilote l’espace. Un défenseur latéral qui monte avec le ballon attire la défense, permettant aux milieux ou aux ailiers de se dégager. Ces couloirs permettent aux équipes de créer des écarts et de perturber les défenses rigides. Les combinaisons défenseurs, milieux et attaquants permettent d’enrichir le jeu défensif et d’élaborer des stratégies de contre-attaque.

Problèmes du football africain ?

Le développement des tactiques défensives reflète une professionnalisation accrue du football africain. Si les équipes sont souples et rigoureuses, leur compétitivité en Europe revient. Les données, l’analyse et la multifonctionnalité des joueurs permettent aux coachs de s’adapter aux concurrents. Les défenses seront plus robustes et efficaces.

Les équipes africaines sont basées sur la tactique et la performance. Les lignes hybrides, la gestion des milieux et l’utilisation des flancs transforment la défense en un élément stratégique. Si ces habitudes persistent, les équipes seront plus structurées, réactives et solides. L’étude des comportements défensifs permet d’anticiper les actions des équipes et d’améliorer la préparation des rencontres.