Une opération clandestine menée par Wagner dans les forêts du PK 55 a coûté la vie à un géologue suisse venu évaluer des gisements précieux sur la ferme du président Faustin Archange Touadéra.
L’arrivée à Bangui sous la conduite de Pascal Bida Koyagbele
L’affaire débute par le débarquement en territoire centrafricain du géologue suisse Majineh Luka. Sa venue a été rendue possible à travers l’intervention directe de Pascal Bida Koyagbele, ministre conseiller chargé des Grands Travaux à la présidence. Ce dernier assure la représentation à Bangui de la société minière Admo Gold Centrafrique, une entité spécialisée dans l’exploitation de l’or et du diamant financée depuis les pays du Golfe. C’est précisément dans le cadre des activités de cette compagnie que le spécialiste suisse Majineh Luka effectue des travaux d’expertise sur le terrain, et qui a conduit finalement à sa mort.
Personne le sait pourquoi. Mais ce qui est sur, le géologue suisse Majineh Luka a été volontairement orienté et attiré vers un carré minier présidentiel, situé au PK 55sur l’axe reliant la capitale à Damara. La particularité de ce secteur réside dans son emplacement précis, établi directement au sein du domaine privé et de la ferme appartenant au chef de l’État. Guidé à distance vers cet endroit, le spécialiste suisse s’est engagé dans les travaux de terrain sous la conduite de ses partenaires centrafricains , escorté sur place par le sergent-chef Daouda Mano des forces armées centrafricaines.
Le repérage aérien et l’intervention des mercenaires russes
Durant la journée du premier août, les mouvements du géologue suisse Majineh Luka et de son garde du corps ont été attentivement suivis dans le secteur d’Imohoro, justement dans la ferme présidentielle surveillée par les russes. Des drones de surveillance ont été déployés même par les Wagner au-dessus de la végétation pour déterminer avec exactitude la position du groupe. Une fois sa localisation confirmée, les mercenaires russes du groupe Wagner sont passés à l’action. Ils ont mené une attaque ciblée sur le chantier minier, capturant puis éliminant froidement le géologue suisse Majineh Luka et le militaire chargé de sa protection aux environs de 15 – 16 heures, alors que Touadera est encore dans le coin.
Ces faits nous rappellent le précédent des Franco-Algériens
Pascal Binda Koyagbélé, encore lui. C’est un homme très dangereux. Et cet assassinat nous rappelle ce qui s’est passé récemment dans la capitale centrafricaine, toujours avec Pascal derrière. Il est donc important de savoir que Cette liquidation physique du suisse rappelle les centrafricains de l’arrestation survenue le 10 juin 2024 au quartier Ouango visant deux ressortissants franco-algériens, Samir Ben Mohamed et Boualem Bensaïd, dépouillés de près de 800 millions de francs CFA en espèces, or et diamants lors d’un braquage déguisé avant leur expulsion décidé par Wagner. C’était Pascal, avec bien sur ses amis Wagner derrière l’affaire franco-algériens. Et encore lui et ses amis russes derrière le drame du PK 55 avec l’assassinat du suisse.
La comédie d’un communiqué truffé de bêtises
Après quarante-huit heures d’un silence total, les autorités ont tenté de reprendre le contrôle du récit en poussant sur le devant de la scène le parquet de Damara. La prise de parole du soi-disant procureur Josué Obolobuyan de Bessa a exposé publiquement un document à la rédaction bancale, manifestement dicté dans l’urgence par la hiérarchie et ses parrains russes.
Le malheureux jeune magistrat, tremblant visiblement devant le papier qu’on lui donne, a débité une version constellée de fautes grossières. La plus frappante demeure la date antidatée fixant arbitrairement l’agression au trente-et-un juillet, alors que l’attaque s’est produite le premier août. Cette précipitation désordonnée et ce manque de maîtrise montrent les failles d’une mise en scène montée à la hâte pour masquer les véritables auteurs de l’exécution.
L’implication de Wagner et de Pascal Bida Koyagbele dans l’assassinat du géologue suisse souligne les dangers croissants liés à l’exploitation minière en Centrafrique.
Centrafrique : Le commandant de brigade de Bambouti, capturé par les miliciens Azandés, s’échappe, mais la sous-préfète toujours aux mains des miliciens
Nouveau rebondissement dans le drame des otages de Bambouti. Selon des informations de dernière minute recueillies sur place par la rédaction du CNC, le commandant de la brigade de gendarmerie de Bambouti a réussi à s’échapper des mains de ses ravisseurs. Actuellement localisé à Zemio, l’officier a refait surface après avoir traversé la localité de Komboli, située à environ 3 à 4 kilomètres de la ville.
Toutefois, les conditions de cette évasion posent d’énormes interrogations. Le gendarme a pu fuir grâce à l’aide directe d’un milicien azandé qui lui a servi de guide à travers la brousse. On ignore encore les détails de leur accord, si c’est une promesse d’une récompense financière, garanties de sécurité ou pacte d’évasion —, mais le dénouement s’avère paradoxal : à leur arrivée, le milicien Azandé qui a guidé le sous-officier vers la liberté a immédiatement été neutralisé, arrêté et ligoté avec des câbles par les forces de Wagner.
Selon les sources internes à la milice Azandé jointes au téléphone par CNC, les personnes capturées lors des événements de Bambouti avaient été divisées en trois groupes distincts par leurs ravisseurs. Le commandant de brigade figurait dans le troisième groupe, ce qui lui a offert une fenêtre d’opportunité pour s’éclipser avec son guide.
Malheureusement, le sort des deux autres groupes reste extrêmement inquiétant. Les éléments restants de la milice azandé détiennent toujours la sous-préfète, Mme Ndiaye, ainsi que deux agents électoraux de l’Autorité nationale des élections (ANE) : un homme et une femme. Pour eux, aucune issue ne profile à l’horizon pour l’instant.
Retour sur l’engrenage du 28 décembre
Cette évasion intervient après plus de sept mois de captivité. Le 28 décembre dernier, en plein déroulement des élections groupées (présidentielles, législatives, municipales et régionales), les miliciens azandés avaient surgi dans la ville stratégique de Bambouti. Surpris par la brutalité de l’incursion, les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) avaient dû battre en retraite, abandonnant la ville aux insurgés.
Pendant une semaine complète d’occupation, la milice a régné en maître sur la ville, procédant à l’enlèvement du commandant de brigade, de la sous-préfète et des deux agents de l’ANE.
La situation a basculé le 1er janvier lorsqu’une contre-offensive d’une extrême violence a été lancée par des mercenaires russes venus de Djobo. De 5 heures du matin jusqu’à 18 heures, des affrontements soutenus ont pilonné la ville jusqu’à sa reprise. En se repliant dans la forêt sous la pression des combats, les miliciens azandés ont emmené leurs otages avec eux.
Si l’évasion du gendarme apporte un premier brin de lumière et des informations cruciales sur la détention des captifs, l’inquiétude demeure maximale à Zemio et Bangui quant au sort de la sous-préfète Ndiaye et des deux agents de l’ANE, toujours isolés en brousse aux mains de leurs ravisseurs.
La situation à Bambouti est tendue, avec le commandant de brigade de Bambouti s’étant échappé des miliciens Azandés, tandis que la sous-préfète Ndiaye et d’autres otages restent captifs.
À Bangui, le séisme provoqué par les révélations de Corbeau News Centrafrique (CNC) sur les dérives managériales et financières au sein de la société Power Sécurité vient de franchir un nouveau cap. Alerté par la gravité des faits documentés dans nos précédentes enquêtes, le Ministère du Travail, à travers l’Inspection du Travail, a officiellement décidé de se saisir du dossier. Une intervention qui a plongé le sommet de l’entreprise dans une fébrilité totale, déclenchant des manœuvres de pression et des décisions d’une illégalité manifeste.
Face à la perspective d’auditions imminentes menées par les inspecteurs, le Triumvirat dirigeant tente à tout prix de verrouiller les témoignages et d’éteindre l’incendie.
Marc Féhéroul (DRH) sous tension : Éléments de langage imposés et menaces sur les employés
Pris de court par la convocation de plusieurs salariés par les services de l’Inspection du Travail, le Directeur des Ressources Humaines, Marc Féhéroul, a convoqué en urgence l’ensemble du personnel. Censé garantir la neutralité administrative et le respect des droits sociaux, le DRH s’est mué en orchestrateur d’une opération de désinformation.
Selon les recoupements d’informations de la rédaction du CNC, Marc Féhéroul tente de dicter aux employés une ligne de conduite stricte à tenir face aux inspecteurs. Les salariés sont sommés de contredire en tous points les révélations du CNC et de dresser un bilan totalement travesti de leurs conditions de travail. Pour s’assurer de leur soumission, des menaces à peine voilées sur la stabilité de leur emploi ont été proférées à l’encontre de ceux qui tenteraient de dire la vérité. Une tentative de subordination de témoins qui illustre le désarroi d’une administration acculée.
Coup de force du DGA Osé Balezou : La suspension illégale des délégués du personnel
Pendant que le DRH Marc Féhéroul s’emploie à fabriquer de faux témoignages, le Directeur Gérant Adjoint, le Pasteur Osé Balezou, choisit la méthode forte et franchit scrupuleusement la ligne rouge du droit du travail. Pris de panique à l’idée que les représentants légaux des salariés ne soient entendus par l’Inspection du Travail, le DGA a pris la décision unilatérale et arbitraire de suspendre toute l’activité de la délégation du personnel pour une durée de trois mois.
Sur le plan juridique, cette mesure constitue une aberration et un abus de pouvoir caractérisé. En République centrafricaine, les délégués du personnel sont élus au suffrage direct par les travailleurs, sous le contrôle strict et en présence de l’Inspection du Travail. La direction d’une entreprise ne dispose d’aucun pouvoir ni d’aucune prérogative légale pour suspendre ou dissoudre une représentation syndicale ou élue. En tentant de museler les représentants des salariés au moment précis où l’État lance ses vérifications, le Pasteur Osé Balezou s’enfonce dans une illégalité totale, bien loin des valeurs d’équité et de justice qu’il prétend incarner.
Les manœuvres de la direction vouées à l’échec
Ces agitations de dernière minute, les menaces du DRH Marc Féhéroul et les sanctions illégales du DGA Osé Balezou constituent des peines perdues. La rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC) tient à rappeler que l’ensemble de ses enquêtes repose sur des investigations poussées, des documents recoupés et des témoignages formellement authentifiés, recueillis bien avant et après le début des publications.
Notre « radar » d’investigation reste braqué en permanence sur le fonctionnement interne de Power Sécurité. La tentative de la direction de masquer la réalité ne fera qu’alourdir son dossier devant les autorités de contrôle du Ministère du Travail. La rédaction du CNC continuera de suivre pas à pas les auditions en cours et de livrer à l’opinion publique l’intégralité des éléments de ce dossier social d’envergure.
L’Inspection du Travail s’intéresse de près aux pratiques de Power Sécurité, tandis que la suspension du personnel soulève des questions sur le respect des droits des employés.
Yves Sanghamy déclare que « 84% de nos investissements publics sont assurés par l’aide internationale », ce qui confirme que la Centrafrique est en faillite totale
Yves Sanghamy, porte-parole de l’opposant Anicet Georges Dologuelé
Le porte-parole d’Anicet Georges Dologuélé a chiffré la dépendance financière de la Centrafrique. Selon lui, 84% des investissements publics du pays reposent sur l’aide étrangère, un niveau qui interroge sur la souveraineté budgétaire de l’État.
Un État qui ne finance presque plus rien lui-même
Yves Sanghamy s’appuie sur des données de la Banque mondiale et du Fonds Monétaire International pour établir ce constat. Les recettes fiscales collectées à l’intérieur du pays servent d’abord à payer les salaires des fonctionnaires. Il reste donc très peu d’argent pour construire des routes, équiper des hôpitaux ou rénover des écoles.
Cette situation n’est pas nouvelle en Centrafrique, mais le chiffre de 84% donne une mesure concrète à un problème souvent évoqué de façon vague. Les bailleurs de fonds financent l’essentiel de ce que l’État investit dans le pays.
Sans marge budgétaire, le gouvernement peine à répondre aux urgences sociales. Les infrastructures restent en mauvais état dans plusieurs régions. Les hôpitaux manquent d’équipements et les écoles manquent de moyens.
Cette dépendance crée aussi une vulnérabilité directe. Un ralentissement de l’aide internationale, pour quelque raison que ce soit, priverait immédiatement l’État de la majorité de ses capacités d’investissement.
Un discours officiel contredit par les chiffres
Le pouvoir en place défend le projet de la Septième République comme un tournant pour le pays. Yves Sanghamy oppose à ce discours une réalité budgétaire difficile à contester : un pays qui ne produit pas assez de richesse propre pour financer son propre développement.
L’opposition centrafricaine réclame une révision des choix économiques du gouvernement. Elle demande des mesures concrètes pour réduire cette dépendance à la dette et à l’aide extérieure, plutôt que des annonces politiques sans effet sur les finances publiques.
Par Éric Azoumi
La dépendance financière de la Centrafrique soulève des questions sur la souveraineté budgétaire, avec 84% des investissements publics assurés par l’aide internationale.
LE RETOUR DE FLAMME DU POUVOIR : COMMENT LES alliances D’HIER divisent AUJOURD’HUI LA MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE
Blaise Didatien Kossimatchi
Rédigé le .
Par : la rédaction de ,
Les divisions qui apparaissent aujourd’hui au sein de la majorité présidentielle trouvent leur origine dans des choix politiques opérés depuis plusieurs années, dont les effets se font désormais sentir jusque dans le premier cercle du pouvoir.
En effet, en politique, les victoires ne reposent pas uniquement sur les résultats des élections. Elles dépendent aussi de la capacité d’un pouvoir à préserver durablement les équilibres entre ses alliés, à gérer les divergences et à maintenir la confiance de ceux qui ont participé à son ascension. Lorsqu’un système privilégie l’éloignement des voix discordantes au lieu du débat interne, les conséquences ne sont pas toujours immédiates. Elles s’installent progressivement avant d’apparaître au grand jour, souvent au moment où les enjeux deviennent les plus importants.
Comme tout le monde le sait, depuis l’arrivée de Faustin-Archange Touadéra à la présidence de la République en 2016, le paysage politique centrafricain a connu une succession de recompositions. Des partis qui soutenaient le chef de l’État ont disparu de la majorité. Des personnalités autrefois considérées comme des piliers du régime ont quitté les cercles décisionnels. D’autres, qui occupaient des fonctions importantes, se sont progressivement éloignées avant de rejoindre les rangs de l’opposition ou de prendre publiquement leurs distances.
Au fil des années, une méthode de gestion politique s’est installée. Plusieurs responsables, universitaires, anciens ministres et observateurs estiment que toute personnalité exprimant un désaccord sur certaines orientations du pouvoir risquait de perdre rapidement sa place au sein de l’appareil d’État. Les critiques internes étaient de moins en moins tolérées. Les divergences d’opinion devenaient souvent incompatibles avec le maintien de responsabilités politiques importantes.
Cette manière de gouverner a contribué à modifier profondément les rapports entre le pouvoir et ses propres alliés. Au lieu de régler les désaccords dans le cadre d’un dialogue politique, plusieurs responsables ont été progressivement remplacés ou écartés. Cette pratique a installé une forme de prudence chez de nombreux cadres politiques, chacun comprenant que la moindre divergence pouvait entraîner une perte d’influence.
L’exemple de Charles Armel Doubane demeure l’un des plus souvent évoqués lorsqu’il est question de cette période. Ancien ministre des Affaires étrangères et figure politique connue, il faisait partie des personnalités disposant d’une visibilité nationale et internationale. Après avoir exprimé des réserves sur certaines orientations du régime, il a été chassé du gouvernement. Pour plusieurs analystes, cet événement a constitué un signal adressé à l’ensemble de la classe politique : la fidélité au pouvoir supposait également une adhésion aux principales décisions prises par le sommet de l’État.
Par la suite, d’autres personnalités ont connu un parcours comparable. Certaines avaient participé activement à la campagne présidentielle de 2016. D’autres occupaient des fonctions ministérielles ou administratives de premier plan. Avec le temps, leurs relations avec le pouvoir se sont dégradées. Les désaccords portaient sur la gouvernance, la répartition des responsabilités, la gestion des institutions ou encore la conduite des réformes politiques.
Ces départs successifs ont produit un phénomène particulier. Une partie des critiques les plus virulentes adressées au régime ne provenait plus uniquement des partis traditionnellement opposés au pouvoir. Elles étaient désormais formulées par d’anciens compagnons de route qui connaissaient de l’intérieur le fonctionnement des institutions et les mécanismes de décision. Le débat politique s’en est trouvé profondément modifié.Cette évolution a également changé les rapports de force dans l’opposition. Les anciens alliés du pouvoir disposaient d’une expérience gouvernementale, de réseaux administratifs et d’une connaissance détaillée des dossiers de l’État. Leur arrivée dans les rangs des contestataires a renforcé les critiques dirigées contre l’exécutif et alimenté un nouveau discours politique.
Parallèlement, la majorité présidentielle poursuivait son élargissement. Le Mouvement Cœurs Unis, devenu la principale formation soutenant le président Touadéra, attirait de nouveaux responsables politiques, des élus locaux, des opérateurs économiques et plusieurs personnalités désireuses de participer à l’exercice du pouvoir. Cette ouverture permettait au parti présidentiel de renforcer son implantation sur l’ensemble du territoire.
Cette croissance s’accompagnait néanmoins d’une multiplication des ambitions individuelles. Plus le nombre d’acteurs gravitant autour du pouvoir augmentait, plus les attentes en matière de responsabilités politiques devenaient importantes. Les nominations, les investitures électorales et les postes stratégiques faisaient désormais l’objet de nombreuses rivalités internes.
Pendant plusieurs années, ces désaccords sont restés relativement discrets. Les campagnes électorales donnaient l’image d’une majorité unie derrière le président de la République. Les différences d’appréciation étaient rarement exprimées publiquement. Beaucoup privilégiaient les discussions internes afin de préserver la cohésion de la coalition présidentielle.
Cette apparente unité reposait pourtant sur des équilibres fragiles. Derrière les déclarations officielles, plusieurs courants coexistaient déjà au sein de la majorité. Certains responsables cherchaient à accroître leur influence politique. D’autres souhaitaient préparer les échéances électorales futures en renforçant leur implantation locale. D’autres encore espéraient accéder à des responsabilités gouvernementales ou parlementaires.
Ces ambitions n’étaient pas nécessairement incompatibles avec le soutien apporté au chef de l’État. Elles devenaient plus difficiles à concilier lorsque plusieurs groupes poursuivaient les mêmes objectifs au sein d’un espace politique limité.C’est dans ce contexte que les débats institutionnels allaient prendre une importance considérable et modifier durablement les rapports entre le pouvoir, ses anciens alliés et une partie de la classe politique centrafricaine…
Par Ndoubalé
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Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
La Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique (PJLOD) demande l’ouverture immédiate d’une enquête après l’assassinat d’un géologue suisse et d’un militaire des FACA chargé de sa protection aux environs de Damara, dans la préfecture de l’Ombella-M’Poko.
Dans une déclaration rendue publique le 3 août 2026 à Bangui, la PJLOD affirme que la multiplication des actes de violence dans la zone de Damara constitue une préoccupation majeure pour la sécurité des personnes et des biens. L’organisation rappelle que cette localité, ville natale du président Faustin-Archange Touadéra, est considérée comme le verrou sécuritaire de la capitale Bangui.
Pour la plateforme, les violences enregistrées à proximité de Bangui dépassent désormais le cadre des opérations militaires. Elles représentent une menace directe pour l’image de l’État centrafricain et pour le fonctionnement de l’économie nationale, dans un contexte où les activités économiques et les déplacements restent fortement dépendants des conditions de sécurité.
La PJLOD condamne l’assassinat du géologue suisse ainsi que celui du militaire des Forces armées centrafricaines (FACA) affecté à sa protection. L’organisation qualifie ces faits d’actes odieux et exige des autorités centrafricaines l’ouverture immédiate d’une enquête afin d’identifier les auteurs, d’établir les circonstances de cette attaque et de mettre fin à l’impunité.
La plateforme estime que les auteurs de ces crimes doivent répondre de leurs actes devant la justice. Elle souligne que la lutte contre l’impunité constitue un élément essentiel pour restaurer la confiance des citoyens et des partenaires présents en République centrafricaine.
Dans sa déclaration, la PJLOD appelle également à une mobilisation des institutions de la République et des citoyens afin de renforcer durablement la sécurité sur l’ensemble du territoire. Elle estime que cette coopération est indispensable pour garantir la protection des populations centrafricaines ainsi que des ressortissants étrangers exerçant leurs activités dans le pays.
La déclaration est signée par le coordonnateur national de la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique, Arsène Elien, et publiée à Bangui le 3 août 2026.
Par Brahim Sallé
L’assassinat du géologue suisse près de Damara met en lumière les enjeux de sécurité en Centrafrique, alors que la PJLOD appelle à une enquête pour les violences croissantes dans la région.
Une Toyota RAV4 a été entièrement détruite par un incendie dans l’après-midi du lundi 3 août 2026, derrière le bar WhatsApp, dans le 8e arrondissement de Bangui. Les circonstances de l’incident demeurent inconnues.
Selon les informations recueillies sur place par la rédaction du CNC, le véhicule était occupé par deux jeunes, âgés d’environ 18 à 20 ans. L’incendie s’est déclaré à une centaine de mètres de la sortie sur l’avenue Mbaikoua, en direction du quartier Cénistré. Le véhicule ne se trouvait donc pas sur l’avenue Mbaikoua au moment des faits, mais sur une voie située à proximité.
En quelques minutes, les flammes ont entièrement consumé le Toyota RAV4, ne laissant que la carcasse du véhicule. Les causes de l’incendie n’étaient toujours pas connues au moment de la rédaction de cet article.
Aucune information fiable n’a permis d’identifier le propriétaire du véhicule. Les circonstances dans lesquelles les deux jeunes se sont retrouvés à son bord restent également inconnues. Il n’a pas été possible de confirmer si le véhicule leur appartenait, s’il avait été prêté ou s’il était utilisé sans l’autorisation de son propriétaire.
Après l’incendie, les deux jeunes, visiblement sous le choc, ont été aperçus en train de pleurer à proximité de l’épave, tandis que plusieurs habitants se sont rassemblés autour des lieux.
Les recherches se poursuivent pour établir les circonstances exactes de cet incendie et déterminer l’origine du sinistre. Aucune communication officielle n’avait encore été publiée sur cette affaire au moment de la mise en ligne de cet article.
Par Anselme Mbata
L’incendie du véhicule a laissé les jeunes occupants sous le choc, tandis que les circonstances de l’incident dans le 8e arrondissement de Bangui restent floues.
Un accident s’est produit à 25 km de Boda, dans la Lobaye, sur la route de Bangui. Le véhicule transportait des fidèles baptistes.
Ces fidèles de l’Église Évangélique Baptiste avaient quitté Boda pour rejoindre Bangui, où les attendait une grande conférence à Kpètènè. Le trajet ne devait être qu’une formalité. Il s’est arrêté net à 25 km de leur point de départ, quand leur véhicule a quitté la chaussée.
La cause ne fait pas mystère : l’état de la route. Sur cet axe comme sur beaucoup d’autres en Centrafrique, la chaussée n’a plus grand-chose d’une route. Nids-de-poule, ornières, effondrements par endroits rouler dessus, c’est composer en permanence avec le risque de perdre le contrôle du véhicule.
Cette fois, personne n’est mort. Il faut le dire clairement, parce que ce n’est pas toujours le cas. Année après année, des accidents du même type se produisent sur les routes du pays, et beaucoup se terminent autrement : des blessés graves, parfois des morts, sur des trajets aussi banals que celui-ci se rendre à une conférence, rentrer chez soi, aller au marché.
Le problème dépasse largement Boda. D’un bout à l’autre du pays, les axes routiers se dégradent sans entretien réel, et les usagers s’habituent à rouler dans des conditions que plus aucun ingénieur routier n’oserait qualifier d’acceptables. Sur certains tronçons, avancer à 40 ou 50 km/h revient à prendre un pari la prudence impose parfois de ne pas dépasser 5 km/h, une allure qui semble absurde mais qui, sur ce type de terrain, reste la seule qui protège vraiment.
Ce que montre cet accident, ce n’est donc pas un incident isolé sur une route isolée. C’est un symptôme de plus d’un réseau routier à l’abandon, où chaque trajet devient une épreuve, et où l’absence de victimes, cette fois, tient davantage à la chance qu’à la sécurité du parcours.
Par Marlene Sombo
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L’accident survenu sur la route de Boda soulève des questions sur l’état des routes en Centrafrique, où les conditions de circulation deviennent de plus en plus dangereuses, notamment pour les fidèles de l’Église Baptiste se rendant à des événements.
Entre faux documents et missions obscures, le Ministère centrafricain des Affaires Étrangères et des centrafricains de l’étranger fait face à l’émergence d’une diplomatie parallèle pilotée par des réseaux d’imposteurs dirigé en sous main par monsieur Alain Lamessi.
Une diplomatie de l’ombre en roue libre
Au sein du Ministère des Affaires Étrangères à Bangui, la rigueur institutionnelle cède peu à peu la place à un désordre méthodiquement préparé. Selon les investigations menées par la rédaction de CNC, étayées par des informations concordantes recueillies à la Primature ainsi qu’auprès de plusieurs sources concordantes, une véritable diplomatie parallèle s’est installée au sommet dudit l’appareil ministériel.
Des missions officielles organisées à l’insu de la hiérarchie, des invitations diplomatiques détournées et des individus sans mandat légitime parachutés à l’étranger : le constat dresse le portrait d’un Cabinet fonctionnant en totale autonomie, voire en opposition directe avec sa propre ministre.
L’axe Tripoli – Lomé : Anatomie de missions fantômes et réseaux d’imposture
Les preuves de ces dysfonctionnements s’accumulent au fil des dossiers. Lors d’une récente invitation adressée formellement par le ministre des Affaires étrangères libyen à son homologue centrafricaine, c’est une délégation conduite par le Directeur de Cabinet Alain Lamessi qui a débarqué à Tripoli, sans que la Ministre n’en soit informée au préalable. Plus grave encore, le Chargé d’Affaires sur place a eu la surprise de voir intégrer à cette mission un individu se présentant comme point focal de la CENSAD pour la RCA, alors même que ce dernier n’est reconnu par aucun texte officiel du ministère. Selon nos informations à la Primature, des soupçons pèsent lourdement sur ce personnage concernant la falsification de documents officiels de l’État et l’usurpation d’instructions ministérielles.
Le scénario s’est répété lors d’un déplacement au Togo. Sollicitée auprès de partenaires sous le prétexte d’un partage d’expérience, la mission s’est déroulée dans une opacité totale, sans accord préalable explicite des autorités togolaises et à l’insu des deux chefs de département. Une démarche informelle tenue en coulisses qui a poussé le pays hôte à rappeler poliment mais fermement l’exigence d’une approche pragmatique et transparente dans les relations interétatiques.
Les affaires étrangères en Centrafrique font face à un scandale de corruption diplomatique où des réseaux de faussaires menacent l’intégrité de la représentation nationale.
Consuls honoraires et réseaux d’intérêts : La rupture interne
Au-delà des voyages litigieux, la tension interne trouve son origine dans le verrouillage de certains dossiers financiers et stratégiques. La rigueur affichée par la Ministre sur l’examen des candidatures aux postes de Consuls honoraires freinant net les demandes fantaisistes et les tentatives de rétrocommissions a provoqué de vives rancœurs au sein du Cabinet.
Accoutumés aux avantages des frais de mission et aux passe-droits, certains hauts responsables ont vu leur marge de manœuvre réduite. En réaction, un travail de sapage piloté par monsieur Alain Lamessi s’est mis en place : retards volontaires dans le traitement des dossiers urgents, rejet des outils de travail modernes et traçables au profit d’une gestion opaque, et tentatives de constitution d’un clan interne visant à paralyser l’action ministérielle tout en alimentant des attaques dans la presse.
Un ministère au bord de l’implosion en plein ajustement gouvernemental
Alors que des réorganisations et des ajustements internes se préparent au sein de plusieurs départements ministériels suite au récent remaniement gouvernemental, la fronde interne prend désormais l’allure d’une course contre la montre. Des cadres du ministère confirment sous couvert d’anonymat que le Directeur de Cabinet n’hésite plus à afficher ouvertement ses ambitions politiques auprès de ses troupes, cherchant à imposer une ligne de fracture et à se poser en recours direct pour le futur remaniement.
Face à des accusations d’une telle gravité touchant à l’usage de faux papiers, à l’usurpation de fonction et au discrédit de la représentation nationale à l’international, la question de la responsabilité administrative et judiciaire reste entière. Une demande de clarification et un questionnaire formel ont été adressés au Directeur de Cabinet afin d’éclaircir ces faits qui ébranlent les fondations de la diplomatie centrafricaine.
L’intégrité territoriale de notre pays est de nouveau gravement menacée. Dans sa publication du lundi 13 juillet 2026, le journal Médias Plus jette un pavé dans la mare en publiant une enquête exclusive aux révélations explosives sous un titre choc : « L’imminente guerre de Birao et Le projet de partition de la RCA: Vers la création d’une “RÉPUBLIQUE DE LA NANA-FERTIT” ? ». Notre confrère dévoile les détails d’un plan machiavélique orchestré dans l’ombre par une coalition de groupes armés rebelles, visant à couper purement et simplement la République centrafricaine en deux.
L’ombre d’un affrontement majeur à Birao
Au cœur de cette stratégie de rupture, la ville stratégique de Birao se retrouve au centre de toutes les convoitises militaires. Les rapports de terrain indiquent une concentration de forces rebelles, notamment issues du FPRC et de la CPC, qui se préparent à un assaut d’envergure.
Cette offensive imminente ne cherche pas seulement à conquérir une position géographique clé, mais à établir la capitale d’une nouvelle entité politique. Les populations locales vivent désormais dans la hantise d’un embrasement armé généralisé, alors que les signaux d’une guerre de position se multiplient aux frontières du Nord-Est.
La « République de la Nana-Fertit » : les détails du complot séparatiste
Les investigations menées par Médias Plus vont bien au-delà des simples rumeurs militaires. Le journal a mis la main sur les fondations administratives et juridiques de ce projet de sécession, incluant l’existence d’un projet de constitution parallèle déjà rédigé par les leaders rebelles.
Ce texte jette les bases d’un État indépendant baptisé la « République de la Nana-Fertit ». Ce projet séparatiste, s’il venait à se concrétiser, priverait la RCA d’une partie majeure de ses ressources et de son territoire national, tout en installant une instabilité chronique à l’échelle de toute la sous-région.
L’urgence d’une réponse forte de Bangui
Face à cette menace directe contre l’unité nationale, le silence et l’inaction ne sont plus de mise pour le pouvoir central. Ce plan de partition montre la nécessité de réévaluer d’urgence le dispositif sécuritaire et diplomatique de l’État centrafricain.
Il est temps pour l’exécutif de mobiliser l’armée nationale, de renforcer les alliances régionales et d’agir avec fermeté avant que les séparatistes ne passent à l’acte. La défense de l’intégrité territoriale doit redevenir la priorité absolue, car laisser s’installer la « République de la Nana-Fertit » équivaudrait à signer l’arrêt de mort de notre République une et indivisible.
Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) a publié un communiqué le 2 août 2026 pour démentir catégoriquement de récentes accusations formulées par le journaliste français Thomas Dietrich, qu’il qualifie de propagandiste à la solde du groupe paramilitaire russe Wagner.
Des accusations de complot tchadien et soudanais vivement rejetées
Dans sa récente intervention vidéo sur les réseaux sociaux, Thomas Dietrich affirmait que le président tchadien, le Maréchal Mahamat Idriss Déby Itno, ainsi que le dirigeant soudanais Abdel Fattah Al-Burhan, complotaient contre le régime de Bangui en fournissant un appui armé au FPRC.
Aucun contact direct : Le FPRC assure n’avoir aucun lien ni contact avec les autorités tchadiennes ou soudanaises. Il rappelle avoir refusé par le passé la médiation proposée par le Tchad, estimant que le gouvernement du président Faustin-Archange Touadéra n’était pas un interlocuteur fiable.
Une présence autonome sur le terrain : L’organisation réaffirme la présence de ses combattants sur plusieurs portions du territoire centrafricain, y compris dans la capitale Bangui, et évoque des affrontements directs avec les mercenaires de Wagner pour prouver son autonomie.
Inversion des rôles dans le Nord : Réagissant aux accusations concernant la présence de rebelles tchadiens dans la région de la Vakaga (notamment à Birao et Hadjar Fatna), le FPRC soutient au contraire que c’est l’état-major des Forces armées centrafricaines (FACA) qui s’appuie sur ces éléments pour conduire des opérations conjointes, citant en exemple les événements d’Am Dafock.
Une guerre d’influence et de communication
Pour le FPRC, cette sortie médiatique s’inscrit dans une campagne globale orchestrée par Wagner pour discréditer les mouvements opposés au pouvoir centrafricain et masquer les exactions reprochées au groupe armé russe en Afrique. Selon le communiqué signé par le porte-parole Aboubakar Siddick Ali, les positions contrôlées par le groupe rebelle entraveraient la progression et la logistique de Wagner dans la région.
Le mouvement dénonce également une forme d’ingratitude envers N’Djamena, rappelant les efforts diplomatiques du Tchad pour la stabilisation de la RCA et les récents accords de défense signés entre les deux pays pour sécuriser leur frontière commune. Le FPRC met en garde contre ce qu’il perçoit comme une tentative de Wagner d’utiliser des rebelles tchadiens basés à Bangui pour déstabiliser le Tchad depuis le nord centrafricain.
En conclusion de son communiqué, le FPRC réitère sa volonté de poursuivre la lutte contre le gouvernement centrafricain et ses alliés russes, tout en appelant la communauté internationale à ne pas prêter attention aux propos de Thomas Dietrich.
Le FPRC lutte contre la désinformation orchestrée par Wagner et conteste les affirmations de Thomas Dietrich concernant des complots externes.
Le vendredi 31 juillet 2026 à Bangui, l’Empereur Faustin-Archange Touadéra a assisté à une messe catholique au Camp Kassaï en faveur des Forces de Défense et de Sécurité.
Une tournée religieuse qui ne trompe plus personne
Depuis plusieurs semaines, Faustin-Archange Touadéra multiplie les apparitions dans les lieux de culte de la capitale. Il a d’abord sillonné les églises évangéliques pour lire les yeux ouvertes, des prières écrites par des pasteurs sur papier glacé à l’appui. Cette stratégie vise à projeter une image de piété face à une opinion publique lassée par dix ans de gouvernance contestée. Vendredi 31 juillet 2026, l’Empereur a franchi une étape supplémentaire en se rendant chez les catholiques.
Camp Kassaï : messe, FACA et mercenaires Wagner sous la même bénédiction
C’est à la Grotte Notre-Dame des Armées, au cœur du Camp Kassaï, que l’Empereur chef de l’État s’est présenté ce vendredi. Plusieurs hauts responsables l’accompagnaient pour cette messe d’action de grâce en faveur des Forces de Défense et de Sécurité :
Simplice Mathieu Sarandji, président de l’Assemblée nationale, Félix Moloua, Premier ministre, Rameaux Claude Bireau, ministre de la Défense, le Général Zéphirin Mamadou. Sous le regard des officiers des FACA et des mercenaires russes du groupe Wagner présents sur le site, le pouvoir a une nouvelle fois cherché une couverture divine pour la sécurité du régime. Faute de choix stratégiques capables de garantir l’intégrité du territoire, le régime mise sur les neuvaines pour protéger ses troupes et ses alliés étrangers.
Le cardinal Dieudonné Nzapalainga lors de son homélie à la Grotte Notre Dame des armées au camp Kassaï militaire à Bangui
Le Cardinal Nzapalainga interpelle subtilement le pouvoir
Le Cardinal Dieudonné Nzapalainga a célébré cette messe marquant la clôture de la Neuvaine à Notre-Dame du Perpétuel Secours. Il s’est appuyé sur l’Évangile selon saint Matthieu (13, 54-58), où Jésus se voit rejeté par les siens dans sa propre patrie. L’archevêque de Bangui a ainsi rappelé la fragilité du pouvoir humain. Il a insisté sur la nécessité pour les forces armées de rester au service de toute la Nation.
Pour de nombreux observateurs centrafricains, ce discours résonne comme un avertissement direct aux FACA : l’armée ne doit plus rester les bras croisés devant les souffrances d’un peuple opprimé et matraqué.
Une stratégie d’occupation du terrain spirituel
Cette présence au Camp Kassaï confirme une stratégie d’occupation du terrain spirituel par le sommet de l’État. Chaque autel devient un outil de légitimation pour un pouvoir en difficulté. Après dix ans de règne marqués par l’incurie financière et la corruption, l’empereur cherche désormais dans la foi un supplément de légitimité que les urnes et les résultats économiques ne lui offrent plus. Mais la posture du clergé catholique tranche avec la docilité observée lors des précédentes cérémonies : la foi ne saurait servir de bouclier à l’incapacité de restaurer durablement la paix.
Une lieutenant de l’armée de l’air à genoux dans la Grotte comptant son chapelet
Prochaine étape : la grande mosquée de Bangui ?
Cette présence au Camp Kassaï ne clôt pas la tournée, selon plusieurs Banguissois. Après avoir sollicité les prières des pasteurs évangéliques puis celles des catholiques, une question domine les discussions dans la capitale : l’empereur ira-t-il jusqu’à la grande mosquée de Bangui pour solliciter les prières de la communauté musulmane ?
Le chef de l’État a déjà l’habitude de troquer son costume contre un boubou lors de la fête de fin du Ramadan, le temps d’une photo de circonstance. Mais présenter une véritable doléance d’État devant Dieu dans une mosquée exige davantage qu’un changement de tenue. Le rituel impose de se débarrasser de toute impureté, de se laver les pieds, d’accomplir les ablutions et de laisser ses chaussures à l’entrée.
Pour de nombreux observateurs, ce pèlerinage à travers tous les lieux de culte traduit la hantise d’un pouvoir qui se sent encerclé. Quand un chef d’État parcourt les autels pour implorer la protection de ses soldats et de ses mercenaires russes, cela démontre qu’il a épuisé une grande partie de ses options politiques.
Cette stratégie religieuse de Touadéra montre comment la célébration catholique est utilisée pour renforcer la légitimité de son régime en période de crise.
Hôpital communautaire de Bangui : enquête au cœur d’un système où les malades affrontent la pénurie, le commerce illicite des médicaments et la faimAu bloc opératoire de l’hôpital communautaireRédigé le 04 aout 2026Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNCLe Centre hospitalier universitaire communautaire de Bangui connait depuis plusieurs années une crise profonde. L’enquête menée par la rédaction de CNC à l’intérieur de l’établissement montre un hôpital où les pénuries de médicaments, le manque d’équipements, la dégradation des conditions de prise en charge et le détournement des denrées alimentaires destinées aux patients rythment désormais le quotidien.Cette situation s’ajoute aux difficultés déjà observées dans de nombreux hôpitaux de province, largement soutenus par les organisations humanitaires pour continuer à fonctionner. Dans les différents services visités par la rédaction, le constat est sans appel. Le plateau technique ne répond plus aux besoins des patients. Les médicaments essentiels sont souvent introuvables. Les lits d’hospitalisation sont insuffisants face à l’afflux des malades, tandis que les effectifs de personnel qualifié diminuent au fil des années.Face à ces défaillances, une économie parallèle s’est installée au sein même de l’hôpital. Plusieurs infirmiers, infirmières, sages-femmes et aides-soignants se procurent des médicaments auprès de vendeurs installés sur les marchés et les trottoirs de Bangui avant de les revendre directement aux patients. Les familles n’ont souvent d’autre choix que d’acheter ces produits, sans garantie sur leur origine, leur qualité ou leur date de péremption.Les difficultés ne s’arrêtent pas aux soins. Elles se poursuivent au moment des repas.L’enquête de la rédaction de CNC décrit un système bien organisé autour de la gestion des denrées alimentaires destinées aux personnes hospitalisées. Depuis de nombreuses années, des pratiques de détournement touchent les viandes et les poissons livrés à la cuisine de l’établissement.Les meilleures pièces, les bons morceaux, sont systématiquement retirées avant la préparation des repas. Elles sont revendues discrètement à des commerçantes installées aux alentours de l’hôpital. Les cuisines ne conservent que les carcasses, les os et des morceaux de très mauvaise qualité, cuits dans une eau grasse, sans légumes, sans épices et souvent sans sel.Les repas distribués aux malades ne répondent à aucun besoin nutritionnel. Pour des patients déjà affaiblis par la maladie, cette alimentation aggrave leur état de santé.Au cours de cette enquête, la rédaction de CNC a recueilli le témoignage d’un patient hospitalisé.À lire aussi : Centrafrique : Le régime Touadéra déclare la guerre à l’Intelligence Artificielle« Rien qu’en regardant l’assiette, ça me donne la nausée. »Quelques mètres plus loin, une autre scène résume la réalité vécue par de nombreux malades. Un jeune homme est allongé sur son lit, sous perfusion. Sa mère reste assise à ses côtés, tenant entre les mains le repas distribué par la cuisine de l’hôpital.Dans le bol en plastique, la rédaction de CNC observe un os presque entièrement dépourvu de viande, baignant dans un bouillon clair recouvert d’une fine couche de graisse. Aucun légume n’accompagne le repas. Aucun riz, aucune boule de manioc, aucun autre aliment susceptible d’apporter l’énergie nécessaire à un patient hospitalisé. Le repas du jour servi à un malade hospitalisé à l’hôpital communautaire de Bangui
Le jeune homme détourne le regard avant de confier, d’une voix faible :« Je refuse de toucher à ça. Rien qu’en regardant le contenu, j’ai envie de me suicider dans ce pays. »La présence de sa mère lui permet encore d’espérer recevoir de la nourriture achetée à l’extérieur. Beaucoup d’autres patients n’ont pas cette possibilité. Venus des provinces ou abandonnés par leurs proches, ils dépendent exclusivement des repas servis par l’hôpital.Pour ces malades, les conséquences sont lourdes. Ils suivent leurs traitements le ventre vide ou avec une alimentation insuffisante. La dénutrition s’ajoute à la maladie et réduit considérablement leurs chances de guérison.Cette enquête montre que ces pratiques ne sont pas nouvelles. Elles s’observent depuis plus d’une décennie dans plusieurs établissements hospitaliers publics de Bangui, notamment au Centre hospitalier universitaire communautaire, à l’Hôpital de l’Amitié et au Centre pédiatrique universitaire Danielle-Mitterrand.À la différence des administrations financières, régulièrement soumises à des audits et à des missions d’évaluation internationales, les hôpitaux publics centrafricains fonctionnent sans contrôle indépendant sur la gestion des médicaments, des équipements ou de l’alimentation des patients.À lire aussi : Bangui: enlevé par les mercenaires russes à son domicile du KM5, Aba Oumar ne fait plus signe de vie à sa familleL’absence de mécanismes de contrôle favorise l’enracinement de ces pratiques. Pendant que les ressources destinées aux malades disparaissent progressivement, des patients continuent de lutter contre la maladie dans des conditions qui compromettent chaque jour davantage leurs chances de survie. Par Gisèle MOLOMA
À Tiringoulou, dans la préfecture de la Vakaga, une vive tension oppose actuellement les soldats des forces armées centrafricaines aux Russes Noirs.
En effet, tout a commencé lors que deux anciens rebelles, natifs de la ville de Tiringoulou, ont décidé de quitter la maquis avec leurs armes pour venir se désarmer à Tiringoulou. En passant par Boromata, ils sont rentrés dans leur localité pour se rendre officiellement au sous-préfet de la ville.
Mais sur place à Tiringoulou, le chef du détachement de l’armée nationale s’est montré très méfiant. Il suspectait ces deux jeunes de vouloir simplement repérer les positions de l’armée nationale à Tiringoulou avant de repartir dans la rébellion et préparer une violente attaque contre la ville. Pour cette raison, il a exigé le versement d’une amende de cinq cent mille francs CFA par personne. Après plusieurs discussions, leurs familles ont réussi à payer trois cent mille francs pour chacun. Le chef militaire a encaissé cet argent, mais les deux ex-rebelles sont tout de même restés fermés dans le cachot.
L’affaire a basculé quand deux soldats de l’armée nationale sont venus casser la porte de la cellule pour sortir les deux prisonniers et les tuer. Les Russes Noirs sont immédiatement intervenus pour s’interposer et stopper les militaires.
Les soldats affirment que ces deux hommes faisaient partie des Russes Noirs avant de rejoindre la rébellion, ce qui les rend à leurs yeux extrêmement dangereux. De leur côté, les Russes Noirs refusent qu’on touche à des enfants de Tiringoulou revenus se désarmer officiellement. Face au risque réel d’affrontement armé, le chef du détachement a décidé de transférer en urgence les deux captifs à Birao, où leur sort reste inconnu.
Le conflit à Tiringoulou met en lumière les tensions croissantes entre les forces armées centrafricaines et les Russes Noirs, soulignant l’impact de la présence russe en Centrafrique.
Les miliciens Azandé sont-ils réellement à 40 kilomètres de Bangassou ? En tout cas, cette désinformation circule à travers une communication portée par le groupe Wagner, qui cherche à alimenter les inquiétudes sécuritaires autour de la ville et à renforcer son influence auprès du pouvoir centrafricain.
Selon la méthode habituelle des mercenaires russes du groupe Wagner en République centrafricaine, la diffusion d’informations sur une menace imminente intervient souvent pour justifier leur présence sur le terrain. Il y a quelques jours, un convoi de plus de huit véhicules transportant des mercenaires russes a quitté Bangui en direction de l’est du pays, notamment dans le Haut-Mbomou.
Le convoi est arrivé à Bangassou, dans la préfecture du Mbomou, avant de poursuivre son déplacement vers l’intérieur du pays. Quelques kilomètres après avoir quitté la ville, les mercenaires se sont arrêtés avant de revenir se positionner à Bangassou.
La raison avancée par les éléments de Wagner était liée à une information selon laquelle les miliciens Azandé se trouveraient à environ 40 kilomètres de Bangassou et prépareraient une attaque contre la ville. Les mercenaires russes ont alors affirmé vouloir attendre l’évolution de la situation face à cette menace annoncée.
Une semaine après cette annonce, aucune attaque n’a été enregistrée et aucun mouvement de combattants Azandé en direction de Bangassou n’a été constaté.
Selon les informations recueillies par Corbeau News Centrafrique (CNC) auprès de plusieurs sources locales, aucun élément ne confirme la présence des miliciens Azandé à proximité de Bangassou. Les combattants ne seraient pas positionnés aux abords de la ville et aucun déplacement important vers la capitale du Mbomou n’a été observé.
Les vérifications effectuées indiquent également que ces groupes armés seraient encore éloignés de Bangassou. Leur présence n’est pas signalée dans les zones qui constitueraient une progression directe vers la ville.
Pour plusieurs observateurs, cette communication s’inscrit dans une stratégie régulièrement utilisée par Wagner : maintenir un climat de peur autour des groupes armés afin de présenter leur présence militaire comme indispensable à la stabilité du pouvoir.
En diffusant l’idée d’une menace imminente, les mercenaires russes cherchent à rappeler aux autorités centrafricaines que leur départ pourrait, selon leur discours, exposer le régime à de nouveaux risques sécuritaires.
Cette approche permettrait également de renforcer leur position auprès du dictateur Faustin-Archange Touadéra, en donnant l’image que la sécurité du pays dépend largement de leur intervention.
La situation sécuritaire à Bangassou est perturbée par des rumeurs concernant les miliciens Azandé, relayées par le groupe Wagner, qui cherchent à maintenir une tension autour de la ville.
Présents en République centrafricaine depuis plusieurs années, les mercenaires russes sont régulièrement auteurs de plusieurs attrocités et de crimes contre l’humanité et en plus d’entretenir un climat d’insécurité qui favorise la prolongation de leur mission et leurs intérêts économiques liés au contexte de guerre.
La Caisse nationale de sécurité sociale à Bangui a accueilli trois jours d’atelier censé « renforcer les capacités » des défenseurs des droits humains. Organisé par la division droits de l’homme de la MINUSCA, financé par l’Union européenne et ouvert en grande pompe par le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, l’événement est présenté comme une avancée pour la protection des libertés. Mais dans la réalité, la question reste entière : quel bénéfice concret pour les Centrafricains ?
Les discours officiels insistent sur la nécessité de former les acteurs de la société civile à rédiger des rapports parallèles et à collaborer avec les mécanismes internationaux. Pourtant, depuis des années, la RCA a vu défiler des dizaines d’ateliers, financés à coups de millions, sans que les massacres, les viols et les exactions commis par les groupes armés, les mercenaires de Wagner ou même certains soldats gouvernementaux soient sérieusement documentés. Les crimes de masse restent sans justice, les victimes sans recours, et les voix critiques muselées.
Ce paradoxe saute aux yeux : les participants apprennent à écrire des rapports, mais sur le terrain, aucune enquête indépendante n’aboutit. Quand il s’agit de pointer les responsabilités des mercenaires russes du groupe Wagner impliquées, le silence domine. La « protection des défenseurs » se limite souvent à quelques discours creux, pendant que les véritables défenseurs centrafricains, eux, continuent d’être intimidés, arrêtés ou menacés.
Le ministre de la Justice a déclaré que « la RCA bâtit une société respectueuse des droits fondamentaux grâce à l’appui de la communauté internationale ». Mais dans les villages de l’Ouham, du Haut-Mbomou, de la Vakaga, de la Haute-Kotto ou de la Ouaka, personne ne voit ces droits respectés. Les déplacés meurent de faim, les femmes subissent des violences sexuelles en toute impunité, et les populations sont rackettées quotidiennement aux barrages. La grande machine des droits de l’homme sert plus à décorer les rapports de Bangui qu’à protéger les victimes sur le terrain.
Les financements de l’Union européenne et le soutien logistique de la MINUSCA permettent de multiplier ces séminaires, mais la population s’interroge : qui bénéficie réellement de ces initiatives ? Les communautés qui souffrent ? Ou bien les fonctionnaires, les consultants et les partenaires internationaux qui justifient leurs budgets à travers des « ateliers » sans lendemain ?
La vérité est claire : les Centrafricains n’ont jamais vu le fruit de ces formations. Aucun massacre n’a été véritablement porté devant la justice internationale, aucune condamnation n’a stoppé la spirale des crimes. Le mot « droits de l’homme » est brandi comme un slogan, mais il ne change rien à la vie des paysans, des déplacés et des familles endeuillées.
Pendant que les officiels posent pour la photo de clôture, les vraies victimes restent invisibles. L’atelier de Bangui s’ajoute à la longue liste des initiatives où l’on parle de « paix durable » et de « société inclusive », mais où l’on évite soigneusement de désigner les responsables des pires exactions. Une propagande institutionnelle qui maquille l’échec et entretient l’illusion d’un progrès, là où il n’y a que silence et abandon.
L’ancien maire du troisième arrondissement de Bangui, El Hadj Abakar Piko, est décédé dimanche aux environs de 16 heures, après avoir passé près d’un mois en hospitalisation, selon des informations confirmées par ses proches par la rédaction du CNC.
Précédemment nommé à la tête de la mairie du 3ᵉ arrondissement, El Hadj Abakar Piko avait récemment été remplacé à l’issue des dernières élections municipales chaotiques. Son décès est intervenu quelques semaines après son départ de la municipalité.
Selon des sources proches de la famille contactées par la rédaction du CNC, l’ancien maire était hospitalisé depuis près d’un mois avant de succomber à sa maladie. Les circonstances précises de son décès n’ont pas été rendues publiques.
Son inhumation est intervenue ce lundi matin en présence de sa famille, de ses proches, de plusieurs autorités locales ainsi que de nombreuses personnes venues lui rendre un dernier hommage.
Par Brahim Sallé
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Le décès d’Abakar Piko, maire de Bangui, soulève des questions sur son hospitalisation prolongée et les événements entourant son mandat.
Pendant que les regards des chancelleries occidentales et des ONG restent rivés sur le chantier minier de Ndachima, dans la Ouaka, un drame d’une ampleur tout aussi colosale et peut-être plus effroyable encore se joue à l’abri des projecteurs, dans l’ouest de la République centrafricaine. À Yidéré, au cœur de la commune de Niem-Yéléwa (préfecture de la Nana-Mambéré), le groupe paramilitaire russes Wagner a bâti une véritable usine du pillage à ciel ouvert, organisant un véritable désastre écologique et une terreur sanglante.
Une exploitation industrielle monstre tournée 24h/24
Loin des méthodes d’orpaillage artisanal, Wagner a déployé à Yidéré une artillerie lourde industrielle :
Norias de camions et tapis roulants : Une vingtaine de gros camions-bennes effectuent des rotations ininterrompues pour déverser des tonnes de minerai dans des broyeurs géants, relayés par un réseau de tapis roulants qui alimentent le cœur de l’usine.
Un rythme infernal : L’installation tourne 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Jour et nuit, de sombres colonnes de fumée s’élèvent du site, matérialisant l’activité frénétique d’une extraction qui mêle or et mercure.
Pont aérien : Tous les deux jours, des hélicoptères décollent et atterrissent pour évacuer les ressources brutes vers les circuits de contrebande, scellant le vol caractérisé des richesses du sol centrafricain.
Le trophée macabre : régner par la barbarie
Pour préserver leur pré carré, les mercenaires ne s’embarrassent d’aucune humanité. Récemment, quatre jeunes Centrafricains, venus tenter de fouiller les résidus de gravier rejetés par le site, ont été sauvagement exécutés par les mercenaires.
Pour marquer les esprits et instaurer un climat de terreur absolue, les miliciens ont tranché la main d’une autre victime avant de la suspendre à un câble en hauteur, la transformant en un sinistre « trophée » visible de tous. Un avertissement sanguinaire destiné à traumatiser toute la population locale.
La curée internationale et l’ombre du pouvoir
Yidéré n’est plus un village, c’est une curée où se bousculent prédateurs étrangers et intérêts hauts placés :
Les mercenaires russes, fer de lance du pillage et de la répression.
Des entreprises chinoises exploitant massivement le sous-sol.
Des opérateurs burkinabés, où la rumeur publique et plusieurs sources locales pointent la participation financière directe de l’une des épouses du président Faustin-Archange Touadéra.
L’exploitation minière par Wagner à Yidéré engendre un pillage massif des ressources, exacerbant les violences et le terrorisme dans la région.
Demain, la terre brûlée ?
Face à ce maillage industriel destructeur, les cratères béants qui éventrent la terre de la Nana-Mambéré laissent entrevoir un avenir sombre. Que restera-t-il de ce pays dans quelques années, lorsque les filons seront taris, les sols empoisonnés au mercure et la terre éventrée ? L’histoire retiendra qu’à Yidéré, sous les yeux aveugles de la communauté internationale, on aura bradé l’avenir d’un peuple dans l’indifférence et le sang.
À Rondji, y compris à Gobolo, une petite localité située à une dizaine de kilomètres d’Abba dans la Nana-Mambéré, un système mafieux de grande envergure a été mis en place par des éléments des forces armées centrafricaines. Au cœur de ce dispositif frauduleux se trouvent le commandant Lamtagué et l’ex-adjudant-chef défunt Kota Maboko, qui profitent de leur position sur le site minier de l’entreprise chinoise IMC pour détourner des sommes considérables.
Après plusieurs jours d’enquête menée par notre équipe de la rédaction du CNC sur place, les contours d’une organisation criminelle bien implanté ont finalement été découverts par notre équipe. Le stratagème mis en œuvre par ces militaires repose sur un mécanisme aussi simple qu’efficace : faire disparaître des soldats tout en continuant à percevoir leur solde auprès des exploitants chinois.
Le système fonctionne de la manière suivante. L’ex-adjudant-chef Kota Maboko et le commandant Lamtagué créent volontairement des tensions entre les militaires basés sur des sites miniers chinois, le cas du village de Rondji et Gobolo. Ces conflits artificiels leur permettent d’identifier les soldats qu’ils souhaitent écarter. Une fois qu’un militaire se retrouve en difficulté, ils le repositionnent dans un checkpoint isolé, loin de la base principale, plus souvent dans un endroit où les chinois tracent des nouvelles routes pour permettre à leurs machines de pénétrer le chantier. Vous comprenez! C’est dans la forêt que le soldat visé est envoyé pour frapper son moral militaire.
Ces postes créés de toutes pièces se trouvent dans des zones complètement isolés, où les conditions de vie sont extrêmement difficiles. Les soldats envoyés là-bas subissent une pression psychologique intense qui finit par les pousser à déserter de leur poste. Isolés et moralement épuisés, beaucoup finissent par abandonner leur poste pour rentrer à Bouar pour certains, ou à Bangui pour les autres. C’est exactement ce que recherchent le commandant Lamtagué et l’adjudant-chef Kota Maboko.
Car une fois que ces soldats ont déserté, les deux hommes ne signalent rien aux opérateurs chinois. Ils continuent de prétendre que ces militaires sont toujours en poste, assignés dans différents secteurs du site minier. Or, les Chinois versent 10 000 francs CFA par jour pour chaque soldat censé assurer la sécurité de leurs installations. Lorsque l’argent arrive, l’adjudant-chef Kota Maboko récupère les sommes destinées aux soldats absents en affirmant qu’ils sont simplement affectés ailleurs et qu’il se chargera de leur remettre leur dû.
Bien entendu, cet argent ne parvient jamais aux soldats disparus. L’adjudant-chef l’empoche directement et le partage ensuite avec le commandant Lamtagué. Ce manège dure depuis plusieurs mois, voire plusieurs années selon nos sources, et se poursuit encore aujourd’hui en toute impunité.
Actuellement, une vingtaine de soldats ne sont plus présents sur le site de Rondji. Pourtant, les exploitants chinois continuent de les compter dans leurs effectifs et de payer leur salaire quotidien. Chaque jour, le commandant Lamtagué empoche ainsi plus de 200 000 francs CFA grâce à ce système frauduleux. Si l’on fait le calcul sur un mois entier, les sommes détournées atteignent des montants vertigineux. Pour cet homme, ce business est devenu extrêmement lucratif et très très juteux.
Mais ce détournement massif n’est que la partie visible d’un iceberg beaucoup plus imposant. D’autres pratiques mafieuses existent sur ce site minier, et notre équipe continuera de les révéler progressivement. L’objectif est de faire découvrir à nos lecteurs tous les recoins de cette organisation criminelle mise en place par le commandant Lamtagué et l’adjudant Banamaye sur les chantiers de l’entreprise chinoise IMC.
Les révélations à venir montreront l’ampleur réelle de ce système et les multiples ramifications de cette mafia militaire qui prospère à Rondji, loin des regards des autorités et au détriment des opérateurs chinois comme de la population locale.
Quel Centrafricain doté d’un minimum de bon sens s’attendait sincèrement à ce qu’Albert Yaloké Mokpem dise autre chose ? Absolument personne. Ce mardi 28 juillet, lors de son habituel exercice de ventilation verbale face à la presse, le porte-parole de la Présidence est venu nous jouer, une fois de plus, une partition qu’il n’a pas écrite.
La déclaration est tombée, martiale : pas de dialogue avec le groupe armé Azandé Ani Kpi Gbé, qui retient toujours en otage la sous-préfète de Bambouti, le commandant de brigade et deux agents de l’ANE depuis le 28 décembre 2025. « Le chef de l’État refuse fermement de dialoguer », nous répète l’ancien animateur radio.
Le porte-parole de la Présidence… ou le haut-parleur de Wagner ?
Soyons sérieux deux minutes et appelons un chat par son nom. On persiste à présenter Albert Yaloké Mokpem comme le porte-parole de la présidence centrafricaine, alors qu’il s’est mué, au fil du temps et des communiqués, en simple porte-parole du groupe Wagner à Bangui.
Depuis qu’il occupe ce fauteuil, le travail de Mokpem ne relève pas de la haute stratégie politique, mais de la pure récitation. Les textes sont rédigés, corrigés et visés par la maison-mère russe avant de lui être transmis. Tout ce qu’on lui demande, c’est d’y ajouter quelques fioritures syntaxiques dont il a le secret pour faire illusion, de mettre sa voix d’antenne au service du texte, et le tour est joué. On connaît l’homme, on connaît le calibre intellectuel, inutile de chercher de la grande diplomatie là où il n’y a que de la répétition.
Dimitri Syty décide, Mokpem répète
Si cette position « ferme » du gouvernement vous rappelle quelque chose, c’est normal : la consigne est venue directement du patron de fait du pays.
Quand Dimitri Syty en personne prend le temps de marteler sur les ondes de la radio Ndeke Luka puis de venir poliment le répéter sur la radio de Fidèle Gouandjika que personne ne négociera avec les miliciens Azandés, l’affaire est pliée. En Centrafrique, Dimitri Syty est le président de fait : il gouverne, gère les finances, l’exploitation des ressources, la sécurité des fonds et l’intégration ou l’éviction des effectifs. La présidence officielle n’est plus qu’un titre honorifique.
Alors, qui dans cet appareil d’État oserait contredire la voix de son maître ? Personne. Et certainement pas Mokpem.
Un cirque institutionnel
Le plus cocasse dans cette mise en scène reste le culot avec lequel le porte-parole de la Présidence s’arroge le droit de trancher sur la ligne du gouvernement, alors même que le ministère de l’Action humanitaire et les comités locaux de paix tentaient des médiations sur le terrain. Certes, le porte-parole du gouvernement n’est pas mieux loti ses propres déclarations repassent impérativement sous les ciseaux de révision de Wagner —, mais voir Mokpem faire la leçon au nom d’un État dont chaque décision est dictée par la maison Russe frôle le sublime.
En déclarant que le gouvernement ne discutera pas avec Ani Kpi Gbé, Mokpem n’a fait que lire la fiche de lecture que Dimitri Syty lui a tendue. Il n’a rien décidé, il n’a rien engagé : il a simplement fait tourner le disque.
La position du groupe Wagner, sous la conduite d’Albert Yaloké Mokpem, s’affiche clairement alors que le dialogue gouvernemental est mis de côté au profit de consignes extérieures.
Pendant ce temps, à Bambouti, quatre dignes serviteurs du pays restent emprisonnés. Mais qu’importent les otages, pourvu que le script de Wagner soit récité sans fautes de diction ?
Le magistrat Joseph Bindoumi, président de la Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme (LCDH), ancien ministre magistrat, lance un cri d’alarme particulièrement grave. Selon lui, les auteurs du trafic macabre d’ossements humains et de sang en Sangha-Mbaéré ne se contentent plus de s’enrichir : ils sont devenus les principaux bailleurs de fonds de la zone de Nola et ses environs.
Dans une interview exclusive avec la radio Ndékè-luka, M. Joseph Bindoumi affirme que cette pratique sordide, qui dure depuis près de dix ans, a pris une dimension encore plus inquiétante. Autrefois, il s’agissait principalement d’ouvrir les tombes pour récupérer les ossements et les vendre à des acheteurs venant du Nigeria et du Cameroun. Aujourd’hui, les trafiquants vont plus loin : ils simulent des chantiers de diamants, suivent les personnes isolées en brousse, les exécutent, prélèvent leur sang et récupèrent parfois les ossements pour les revendre.
Le président de la LCDH cite des cas concrets, dont l’assassinat d’une sœur religieuse catholique enlevée un dimanche matin, emmenée dans la brousse, exécutée et complètement vidée de son sang. Il évoque également des chasses à l’homme où les victimes sont traquées, tuées, et dont les restes sont abandonnés ou récupérés. Une affaire récente est actuellement devant le parquet de Nola : des individus transportant des ossements humains ont été interpellés par les populations au village de Tomori, près de la frontière camerounaise (vers Nianting), avant d’être remis à la gendarmerie.
Ce qui choque le plus Joseph Bindoumi, c’est l’impunité totale dont bénéficient ces criminels. Beaucoup ont été arrêtés par le passé, déférés à Bangui, détenus à la SRI ou à Garagba, puis libérés. Au lieu d’être définitivement sanctionnés, ils ont repris leurs activités et se sont considérablement enrichis.
« Ces personnes trouvent une source d’enrichissement rapide. Ils font semblant d’aller dans un chantier de diamants, mais ce sont les ossements humains et le sang qu’ils vendent. Avec cet argent, ils s’affilient à des partis politiques, donnent des cadeaux aux autorités administratives de la place et continuent de servir la Sangha-Mbaéré », explique M. Bindoumi.
Il affirme sans détour que les bourreaux du trafic sont devenus les bailleurs de fonds locaux à Nola. Ils financent les activités politiques, entretiennent des relations étroites avec les autorités administratives et judiciaires, et utilisent leur argent sale pour asseoir leur influence dans la région.
Face à ce constat, le président de la LCDH dénonce avec force le laxisme des autorités politiques, administratives et judiciaires de Nola : « Il y a un laxisme des autorités de Nola. La justice ne frappe pas comme il faut. Elle n’envoie pas ces gens en session criminelle. C’est pour cela que le phénomène continue. »
Les conséquence dramatique pour les populations font que les habitants de la Sangha-Mbaéré vivent dans la peur permanente. Ils ne peuvent plus vaquer librement à leurs occupations quotidiennes ni aller seuls en brousse, de crainte d’être suivis et attaqués pour leur sang ou leurs ossements.
Le 30 juillet 2026, le CNCA-PDD de Ferdinand Mbokoto Madji dénonce la gouvernance centrafricaine et réclame le rétablissement de la justice et des libertés publiques.
Un communiqué qui parle de « crise de civilisation »
Le Congrès National Centrafricain pour la Paix, la Démocratie et le Développement (CNCA-PDD) a publié un communiqué depuis Le Mans le 30 juillet 2026. Le texte porte la signature de son fondateur et président national, Ferdinand Mbokoto Madji. Il dresse un constat sévère de la situation politique, économique et sécuritaire en République centrafricaine.
Le CNCA-PDD ne parle plus de simple crise institutionnelle. L’organisation évoque désormais une « crise de civilisation » qui, selon elle, menace les fondements de la République. Cette formulation marque une rupture de ton par rapport aux précédentes sorties du parti. Elle traduit une urgence que ses dirigeants jugent désormais existentielle pour le pays.
Cette diaspora politique centrafricaine en France reste un espace d’expression important pour les partis d’opposition. Plusieurs formations y publient régulièrement des prises de position sur la situation à Bangui. Le communiqué du CNCA-PDD s’inscrit dans cette tradition, avec une tonalité particulièrement alarmante.
Des richesses minières face à une pauvreté persistante
La République centrafricaine dispose de gisements de diamants, d’or et de bois précieux reconnus depuis des décennies. Le pays figure pourtant, année après année, parmi les nations les plus pauvres du classement du Programme des Nations unies pour le développement. Le CNCA-PDD s’appuie sur ce contraste pour bâtir son argumentaire économique.
Dans son communiqué, l’organisation dénonce un contraste saisissant entre les richesses naturelles du pays et le niveau de pauvreté extrême de sa population. Elle affirme que les ressources minières, forestières et économiques doivent servir exclusivement le développement des Centrafricains. Elle exige, pour cela, un contrôle démocratique strict sur leur exploitation et leur redistribution.
Ce discours rejoint les critiques formulées depuis plusieurs années par des organisations de la société civile centrafricaine. Ces dernières réclament davantage de transparence sur les contrats miniers et sur la répartition des revenus tirés du sous-sol. Le CNCA-PDD reprend cette exigence à son compte, en l’inscrivant dans un cadre politique plus large.
Gouvernance opaque et corruption pointée du doigt
Le communiqué consacre une large part à la question de la gouvernance publique. Le CNCA-PDD dénonce trois défaillances majeures qu’il attribue à l’exécutif centrafricain :
– une gestion opaque des ressources nationales, sans reddition de comptes claire ;
– des soupçons de corruption touchant plusieurs secteurs stratégiques ;
– une captation des richesses du pays par des intérêts particuliers, au détriment de la population.
Ces accusations ne sont pas nouvelles dans le paysage politique centrafricain. Elles reviennent régulièrement dans les rapports d’organisations internationales de lutte contre la corruption. Le CNCA-PDD choisit toutefois de les formuler avec une insistance particulière, en les reliant directement à la pauvreté persistante du pays.
Le parti réclame une redevabilité renforcée des institutions publiques. Il demande que les décisions concernant les ressources nationales soient soumises à un contrôle démocratique effectif. Cette exigence rejoint les recommandations formulées depuis des années par plusieurs bailleurs internationaux du pays.
Services publics à l’arrêt : eau, électricité, routes
Le CNCA-PDD dresse ensuite un inventaire des défaillances touchant les services publics de base. Il évoque une insécurité persistante qui continue de peser sur la vie quotidienne des habitants. Il pointe également une dégradation continue du réseau routier national, déjà fragile depuis des années.
L’accès à l’eau potable et à l’électricité reste très insuffisant selon le communiqué. Cette situation touche en priorité les zones rurales, mais elle affecte aussi certains quartiers de Bangui. Les coupures de courant restent fréquentes dans la capitale, un problème documenté depuis longtemps par la presse locale.
Le parti relie ces défaillances à l’absence d’investissements publics suffisants dans les infrastructures de base. Il estime que cette situation aggrave les difficultés économiques déjà subies par la population. Pour le CNCA-PDD, ces manques ne relèvent pas seulement d’un problème technique, mais d’un choix politique.
Santé, éducation, chômage : les secteurs sociaux en péril
Le communiqué s’attarde longuement sur l’état des secteurs sociaux du pays. Le CNCA-PDD dénonce un délabrement du système de santé, qu’il juge incapable de répondre aux besoins de la population. Il cite également les faiblesses du système éducatif, marqué par un manque chronique d’enseignants et d’équipements.
Le chômage massif de la jeunesse figure aussi parmi les préoccupations exprimées dans le texte. Cette jeunesse, majoritaire dans la population centrafricaine, reste confrontée à un marché du travail extrêmement restreint. L’absence d’un réseau de transport efficace complique encore davantage l’accès à l’emploi et aux services essentiels.
Ces constats rejoignent les données publiées régulièrement par les agences des Nations unies présentes dans le pays. La République centrafricaine reste marquée par des indicateurs sociaux parmi les plus bas de la région. Le CNCA-PDD utilise ces réalités pour justifier son appel à une réforme profonde de la gouvernance.
Arrestations, détentions et climat d’intimidation
Sur le plan des libertés publiques, le CNCA-PDD évoque une multiplication des allégations de violations liées au conflit centrafricain. L’organisation cite des arrestations contestées et des détentions prolongées, sans procès rapide ni garanties suffisantes. Elle dénonce également des atteintes répétées aux libertés fondamentales des citoyens.
Le communiqué reprend une formule marquante pour illustrer ce climat : chaque jour, selon le parti, des voix s’élèvent pour dénoncer un climat d’intimidation qui nourrit la peur au sein de la population. Cette phrase résume l’inquiétude centrale du CNCA-PDD sur l’état des droits civiques dans le pays.
Le parti exige que toute mise en cause de responsables publics, ou de leurs proches, débouche sur des enquêtes indépendantes et transparentes. Il réclame que ces enquêtes protègent les victimes tout en garantissant les droits des personnes mises en cause. Pour le CNCA-PDD, cette double exigence conditionne la crédibilité de la justice centrafricaine.
Violences faites aux femmes : une indignation forte
Le communiqué consacre un passage spécifique aux violences de genre. Le CNCA-PDD exprime son indignation face aux violences faites aux femmes et aux féminicides recensés dans le pays. Il dénonce également des attaques répétées contre la dignité des femmes centrafricaines, sans détailler de cas précis.
Cette prise de position s’ajoute aux nombreuses alertes lancées ces dernières années par des associations féminines centrafricaines. Ces organisations réclament depuis longtemps une réponse judiciaire plus ferme face aux violences basées sur le genre. Le CNCA-PDD reprend cette demande, en l’intégrant à son plaidoyer plus large sur l’État de droit.
Le parti insiste sur la nécessité de traduire les auteurs de ces violences devant la justice. Il demande que les enquêtes concernant les féminicides et les violences sexuelles bénéficient d’un traitement prioritaire. Cette exigence rejoint les appels réguliers des organisations de défense des droits des femmes en Afrique centrale.
La Constitution de 2016 comme boussole
Face à cette situation, le CNCA-PDD invoque directement la Constitution centrafricaine de 2016. Ce texte, adopté par référendum après la crise sécuritaire des années 2013-2015, garantit l’égalité de tous devant la loi. Il consacre également le droit à un procès équitable et la présomption d’innocence pour tout accusé.
Le CNCA-PDD rappelle que cette Constitution protège aussi les citoyens contre les arrestations arbitraires. Le parti considère que ces garanties sont aujourd’hui insuffisamment respectées dans la pratique. Il en fait le socle juridique de l’ensemble de ses revendications politiques.
Le CNCA-PDD met en avant la nécessité d’une gouvernance centrafricaine transparente et d’une lutte active contre la crise de civilisation et les violations des droits humains.
Ce recours au texte constitutionnel donne une assise légale au discours du parti. Il permet au CNCA-PDD de situer son opposition non pas comme une contestation du cadre institutionnel, mais comme une demande de son application effective. Cette nuance distingue le communiqué d’un simple réquisitoire politique.
Un appel aux autorités, aux magistrats et aux forces de sécurité
Le CNCA-PDD adresse ensuite une série d’appels distincts à plusieurs acteurs institutionnels du pays :
– aux autorités centrafricaines, pour le rétablissement de l’indépendance de la justice et la transparence de la gestion publique ;
– aux magistrats, invités à exercer leurs fonctions avec courage et fidélité à leur serment ;
– aux forces de défense et de sécurité, appelées à agir conformément à la Constitution et aux droits fondamentaux.
Cette structuration en trois appels distincts donne au communiqué une dimension presque programmatique. Le CNCA-PDD ne se contente pas de dénoncer une situation. Il désigne précisément les institutions qu’il estime responsables du redressement attendu.
L’insistance sur l’indépendance de la justice occupe une place centrale dans cet appel. Le parti en fait la condition première du rétablissement de la confiance entre l’État et les citoyens. Cette exigence traverse l’ensemble du communiqué, du volet économique au volet sécuritaire.
La communauté internationale interpellée
Le CNCA-PDD ne limite pas son appel aux seuls acteurs nationaux. Il exhorte les Nations unies, l’Union africaine, la Communauté économique des États de l’Afrique centrale et l’Union européenne à soutenir la lutte contre la corruption en République centrafricaine. Il demande également un appui renforcé à la protection des droits humains dans le pays.
Cette interpellation intervient dans un contexte régional marqué par la présence de plusieurs acteurs de sécurité internationaux. La mission des Nations unies MINUSCA reste déployée dans le pays depuis 2014, aux côtés des forces nationales centrafricaines. Le CNCA-PDD ne mentionne pas directement ces acteurs, mais son appel s’inscrit dans ce paysage sécuritaire complexe.
Le parti attend de la communauté internationale un rôle actif dans le renforcement de l’État de droit. Il considère que ce soutien extérieur reste nécessaire face à des institutions nationales jugées défaillantes. Cette position reflète une ligne partagée par plusieurs formations de l’opposition centrafricaine en exil.
Des références historiques pour porter le message
Pour conclure son argumentaire, le CNCA-PDD convoque plusieurs figures historiques associées à la lutte pour la justice et les droits humains. Le communiqué cite Victor Hugo, Montesquieu, Martin Luther King Jr. et Nelson Mandela. Ce choix ancre le discours du parti dans une tradition universelle de résistance à l’injustice.
Le texte se termine par une formule reprise de cette tradition : un peuple peut supporter la pauvreté pendant un temps, mais il ne supporte jamais indéfiniment l’injustice. Cette phrase résume la ligne politique du CNCA-PDD depuis Le Mans. Elle articule pauvreté économique et injustice institutionnelle comme les deux faces d’une même crise.
Le communiqué du CNCA-PDD s’ajoute ainsi à une série de prises de position critiques venues de la diaspora centrafricaine ces derniers mois. Il illustre les tensions persistantes entre certaines formations d’opposition et le pouvoir en place à Bangui. La suite dépendra désormais de la réaction des autorités centrafricaines face à ces demandes.
Une rumeur d’attaque de la capitale a semé la panique samedi soir sur l’axe PK13-PK14 sur la route de Boali, à la sortie nord de Bangui. La population a fui, sans qu’aucun incident soit clairement visible au moment des faits.
Une rumeur qui se propage en quelques minutes
Selon les informations recueillies par notre rédaction, la panique s’est propagée en quelques minutes dans la soirée du samedi 1er au dimanche 2 août 2026. Des motocyclistes circulant à vive allure criaient qu’un « cortège de la mort » avançait sur la route. Ils affirmaient que des personnes étaient tuées. Ces annonces ont rapidement semé la peur et les gens circulant au bord de la route ont très vite compris le danger.
À partir des secteurs de PK12,PK13 et PK14, de nombreuses personnes au bord de la route, dans des buvettes et autres ont pris rapidement la fuite en catastrophe. En quelques secondes, le secteur est devenu désert. Plus personnes circule. D’autres cherchaient un moyen de quitter rapidement la zone. La scène a donné lieu à une véritable débandade. Ces informations circulaient de bouche à oreille.
Pourtant, un trajet vers le retour à Gobongo dans le calme totale
L’une de nos équipes, présente également dans le secteur de PK13 au moment des faits, a aussitôt cherché un taxi-moto pour quitter les lieux. Heureusement, un taxi-moto, en provenance de pk22, accepte de prendre notre équipe. Pendant le trajet vers PK9, près de Gobongo, le conducteur est calme et serein. Devant la tranquillité de ce dernier, notre équipe décide de lui poser la question de savoir ce qui s’est passé et que les gens ont pris fuite dans le désordre. Maintenant interrogé sur la situation, notre conducteur taxi-moto a affirmé n’avoir constaté aucun incident dans cette zone. Selon lui, tout est calme. La circulation restait normale, sans aucun signe de panique comparable à celui décrit par les personnes en fuite.
Nous avons poursuivi notre trajet sans modifier l’itinéraire jusqu’à arriver à Gobongo dans le calme.
Et si ce n’est pas l’attaque sur la route de Damara qui serait à l’origine ?
Ce que notre équipe a pu remarqué dans les explications du conducteur, il a parlé d’un fait distinct qui s’est déroulé quelques heures plutôt . Cet histoire se serait produit en fin d’après-midi, sur la route de Boali et de Damara. Selon lui, des individus armés y auraient attaqué des personnes. Justement, sur la route de Damara, vers 15 heures ce jour, un soldat FACA et un ressortissant suisse ont été tué par des hommes armés non identifiés.
Pour le conducteur, en dehors de cet histoire, il n’avait connaissance d’aucun événement survenu à PK13 ou PK14 au moment de la panique.
Comment les rumeurs se propagent
Cet aventure montre, une nouvelle fois, la rapidité avec laquelle une rumeur peut se propager dans la capitale centrafricaine. Le climat d’inquiétude sécuritaire favorise ce type de scénario. Des informations non vérifiées circulent sur les réseaux sociaux ou de bouche à oreille. Elles suffisent parfois à provoquer des mouvements de foule et de panique.
Par Anselme Mbata
La rumeur d’attaque sur l’axe PK13-PK14 a provoqué une débandade à Bangui, illustrant les inquiétudes persistantes concernant la sécurité dans la région.
Six centrales syndicales centrafricaines ont publié une déclaration commune le 24 juillet 2026. Elles dénoncent la recrudescence des violences et la pénurie de carburant qui frappe les travailleurs.
En effet, depuis plusieurs années, les acteurs politiques et sociaux, ainsi que la communauté internationale œuvrent pour préserver la paix et la cohésion sociale. Malgré ces efforts, l’inquiétude grandit au sein de la population et du monde du travail. Dans ce contexte, six centrales syndicales centrafricaines ont donc décidé de s’exprimer publiquement.
Les syndicats signalent une résurgence des violences dans plusieurs régions du pays. Des hommes armés ont pris en otage la Sous-Préfète de Bambouti. Une jeune femme a perdu la vie dans des circonstances similaires.
Par ailleurs, des assaillants ont tué l’Abbé Crépin Martial Monga, vicaire de l’église catholique à Zemio. Des hommes armés non identifiés ont aussi enlevé des jeunes à Yalinga et à Zacko. Selon les syndicats, ces actes fragilisent la cohésion sociale.
Des morts et des blessés à Am-Dafock
L’invasion d’Am-Dafock par des groupes armés a causé une trentaine de morts. L’attaque a aussi blessé des dizaines de personnes. Les assaillants ont pillé la ville et détruit des infrastructures administratives.
Toutefois, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont rétabli un calme relatif, avec l’appui des Nations Unies et des forces alliées. Cependant, les habitants restent marqués et démunis, selon les syndicats. Des incidents à Boali rappellent la fragilité du contexte sécuritaire.
Les syndicats appellent au dialogue
Les responsables syndicaux condamnent fermement ces violences. Ils appellent les auteurs de troubles à revenir à la raison. Selon eux, le dialogue reste la seule voie efficace pour régler les différends.
Les signataires dudit communiqué, à savoir Noël Ramadane (USTC), Louis-Marie Kogrengbo (ODSTC), Firmin Zoh-Ponguélé (GSTC), Sabin Kpokolo (CSTC), Oumarou-Sanda Bouba (FOC, et )Michel Loudegue (OSLP), demandent aux autorités de maintenir un dialogue constant avec les acteurs politiques et sociaux. Ils insistent sur le respect des lois et des principes démocratiques. En conséquence, une démarche préventive reste essentielle pour préserver la paix nécessaire au développement du pays.
Le carburant manque, l’économie s’essouffle
La pénurie de carburant aggrave la crise économique du pays. Elle perturbe la mobilité des travailleurs et des travailleuses. Selon les syndicats, cette situation dégrade les conditions de vie de la population.
Ce manque de carburant freine aussi la production nationale. À ce stade, les six centrales jugent la situation intenable pour l’économie du pays.
Les syndicats réclament des mesures durables
Les centrales syndicales demandent au Gouvernement d’agir sur deux priorités. D’abord, la sécurisation des frontières doit empêcher les incursions de bandes armées étrangères. Ensuite, le rétablissement de l’approvisionnement en hydrocarbures constitue la seconde priorité.
L’insécurité en Centrafrique s’intensifie avec des violences signalées et une pénurie de carburant qui complique la vie des travailleurs et fragilise l’économie.
Selon les signataires, la stabilité du pays dépend d’une réponse concertée. Le Gouvernement, les acteurs politiques, les partenaires sociaux et les populations doivent agir ensemble pour restaurer la paix sociale.
Le coordonnateur national de la COSCIPAC, Petit Delphin KOTTO, hausse le ton contre le pouvoir de Bangui et réclame la démission du chef de l’État, qu’il tient responsable de l’effondrement institutionnel du pays.
Dans un communiqué transmis à la rédaction du CNC, KOTTO dit son inquiétude pour ses compatriotes. Les prix grimpent, les salaires stagnent, et les familles centrafricaines s’enfoncent chaque mois un peu plus dans la précarité.
Pour le coordonnateur de la COSCIPAC, rien de tout cela n’est le fruit du hasard. Il pointe une gouvernance construite sur l’exclusion, où le dialogue avec les forces vives du pays n’existe tout simplement pas.
Le ton se durcit quand il aborde la justice. KOTTO accuse le pouvoir de s’en servir comme d’une arme contre ses adversaires, citant les condamnations qui ont poussé plusieurs figures de l’opposition à quitter le pays.
Il donne des noms. Les professeurs AKANDJI KOME et Gaston MANDATA NGUEREKATA, ainsi qu’Abdou Karim MECKASSOUA, sont cités comme des victimes de poursuites qu’il juge orientées et destinées à faire taire toute contestation.
Le Parlement n’est pas épargné non plus. KOTTO estime que les députés ont renoncé à leur rôle de contrepoids face à l’exécutif, laissant le pouvoir agir sans véritable contrôle ni redevabilité.
Il tempère toutefois sa charge par un hommage. Il reconnaît à Abdou Karim MECKASSOUA une conduite exemplaire durant son passage à l’Assemblée nationale, fidèle selon lui à l’esprit du “Zo Kwe Zo”.
Cette gestion du pays coûte cher à la Centrafrique sur la scène internationale, ajoute le coordonnateur de la COSCIPAC. Les partenaires extérieurs se retirent les uns après les autres, et l’État se retrouve chaque jour plus isolé financièrement.
Face à cette situation, KOTTO en appelle à l’union de toutes les forces vives du pays. Sa demande est sans détour, il veut voir partir l’empereur Faustin-Archange Touadéra, qu’il présente comme l’unique obstacle à un vrai renouveau démocratique.
Joint par la rédaction du CNC, il a comparé sa démarche au film Z de Costa-Gavras, ce classique du cinéma politique sur la dérive autoritaire. Une manière pour lui de dire que sa sortie n’a rien d’un coup d’éclat isolé, mais s’inscrit dans un sursaut qu’il juge nécessaire face à ce qu’il qualifie de dictature institutionnelle
Bria : MSF renforce l’accès aux soins pour les enfants des zones reculées de la Haute-Kotto
Un soignant du MSF à Bria prépare du matériel médical auprès d’un nouveau-né hospitalisé à l’hôpital de Bria. Photo MSF
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
À Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto, Médecins Sans Frontières (MSF) soutient les services pédiatriques de l’Hôpital régional universitaire, finance un système de transport gratuit en moto pour les patients des zones isolées et renforce plusieurs centres de santé afin d’améliorer l’accès aux soins.
Située à environ 580 kilomètres de Bangui, Bria est le principal centre urbain de la Haute-Kotto. Cette vaste région, largement rurale, compte peu de structures sanitaires. Les longues distances, l’état dégradé des routes et le coût des déplacements compliquent l’accès aux soins pour une grande partie de la population.
Pour répondre à ces difficultés, Médecins Sans Frontières collabore avec le ministère de la Santé et de la Population au sein du service de pédiatrie de l’Hôpital régional universitaire de Bria. L’organisation soutient également six centres de santé gérés par les autorités sanitaires et met en place un système de référencement permettant aux patients les plus éloignés d’être transportés gratuitement jusqu’à l’hôpital.
Plus de 38 000 consultations pédiatriques réalisées en 2025
Le service de pédiatrie pris en charge avec l’appui de MSF accueille les enfants jusqu’à l’âge de 15 ans. Les équipes assurent les urgences pédiatriques, les consultations ambulatoires, le suivi des maladies chroniques, les hospitalisations, les soins intensifs, la néonatologie, la prise en charge de la malnutrition, les examens de radiologie ainsi que les analyses de laboratoire.
Une mère portant son bébé dans le dos, en pagne , voyage à moto financé par le MSF à Bria pour rejoindre l’hôpital de Bria. Photo MSF
Au cours de l’année 2025, le service a enregistré 11 357 passages aux urgences pédiatriques, 25 605 consultations ambulatoires et 1 722 consultations consacrées aux maladies chroniques. Les enfants suivis souffrent notamment du VIH, de la tuberculose, du diabète, de l’asthme, de la drépanocytose ou encore de l’épilepsie.
Les patients nécessitant une intervention chirurgicale sont orientés vers le projet chirurgical de MSF à Bangui.
Le service dispose de 64 lits. Pendant la saison de forte transmission du paludisme, entre mai et novembre, 20 lits supplémentaires sont installés afin de répondre à l’augmentation du nombre de malades.
Un transport gratuit en moto pour les patients des villages éloignés
L’Hôpital régional universitaire de Bria est situé au croisement de plusieurs axes reliant différentes localités de la Haute-Kotto. En 2025, l’établissement a accueilli 1 184 patients référés depuis 13 centres de santé et plusieurs points de prise en charge du paludisme répartis dans la province.
MSF apporte un soutien aux centres de santé en renforçant les compétences des soignants, en fournissant chaque mois des médicaments essentiels et en versant des primes au personnel de santé.
Lorsque des patients présentent certaines pathologies graves, comme le paludisme sévère, la malnutrition compliquée ou des morsures de serpent, les centres de santé peuvent organiser gratuitement leur transport en moto vers l’hôpital.
Chaque centre dispose d’un carnet à souches permettant de faire appel à un conducteur de moto-taxi. Le transporteur est ensuite rémunéré par MSF. Ce dispositif permet à des habitants de villages parfois très éloignés d’accéder aux soins spécialisés sans supporter les frais du déplacement.
Des trajets pouvant dépasser 200 kilomètres
Les distances parcourues par certains patients illustrent les difficultés d’accès aux soins dans la région.
Les habitants de Danbatro parcourent environ sept kilomètres pour rejoindre Bria. D’autres viennent de localités beaucoup plus éloignées. Les patients référés depuis Ouadda doivent effectuer près de 205 kilomètres sur une piste particulièrement dégradée, un trajet qui peut durer toute une journée à moto.
Les déplacements sont parfois encore plus difficiles lorsque les conducteurs doivent traverser des rivières. Ces conditions de transport peuvent aggraver l’état de santé des patients, notamment celui des jeunes enfants transportés sur le dos de leur mère.
Les retards de prise en charge restent fréquents
Selon les équipes de MSF, plusieurs facteurs retardent encore l’accès aux soins.
Certaines familles tentent d’abord de traiter les malades avec des remèdes traditionnels ou consultent des tradipraticiens avant de se rendre dans un centre de santé. Pour les fractures, certaines personnes fabriquent par exemple des attelles à partir d’écorces d’arbres.
Une fois la décision prise de consulter, il faut encore trouver une moto disponible et du carburant, ce qui peut prolonger le délai avant l’arrivée du patient à l’hôpital.
Une sensibilisation renforcée pour les victimes de violences sexuelles
Les équipes médicales constatent également que de nombreuses personnes ignorent l’existence du transport gratuit, en particulier les victimes de violences sexuelles vivant dans les zones les plus isolées.
Les initiatives de MSF à Bria améliorent l’accès aux soins pédiatriques en Haute-Kotto, notamment par un système de transport médical gratuit pour les patients des villages éloignés.
La crainte de la stigmatisation conduit certaines victimes à ne pas signaler les faits et à ne pas solliciter une prise en charge médicale.
Pour améliorer la situation, MSF a renforcé les actions de sensibilisation auprès des communautés. Des matrones issues de plusieurs centres de santé sont formées à Bria afin d’améliorer la prise en charge des survivantes de violences sexuelles.
Elles reçoivent des kits contenant notamment des tests de grossesse, des contraceptifs d’urgence ainsi que des documents détaillant les protocoles de prise en charge et les mécanismes d’orientation vers les structures de protection et d’assistance juridique.
Extension des activités sanitaires dans plusieurs localités
En 2025, MSF a également étendu son soutien aux centres de santé de Ouadda et de Yalinga ainsi qu’aux postes de santé de Mbihi et de Kpava.
L’appui comprend la fourniture de médicaments, la formation des agents de santé, le versement de primes au personnel et l’organisation des évacuations sanitaires en moto vers l’Hôpital régional universitaire de Bria.
L’organisation développe également plusieurs activités consacrées à la santé des femmes, notamment la prise en charge des violences sexuelles et les services de planification familiale.
Un ressortissant suisse sous escorte et un militaire centrafricain de l’armée nationale ont été tués ce samedi aux environs de quinze heures cet après-midi près de Bangui, au village Imohoro sur la route de Damara.
Attaque armée à Imohoro, sur la route de Damara
Des hommes armés ont attaqué cet après-midi, vers quinze heures, un convoi près du village Imohoro. Ce village se situe au pk cinquante-cinq sur la route de Damara. L’attaque a coûté la vie à un ressortissant suisse placé sous escorte et à un militaire des forces armées centrafricaines.
Les circonstances restent à établir
Les autorités n’ont pas encore communiqué le déroulement exact de cette agression. Selon les premiers éléments, les assaillants ont ouvert le feu avant de quitter rapidement les lieux. Aucune revendication n’a pour l’instant été formulée.
Pour l’heure, notre équipe est sur le terrain pour en savoir plus sur le déroulement des faits et chercher à avoir les identités exactes des victimes. Mais pour l’heure, notre investigation rapide montre que la première victime serait un suisse et un centrafricain.
L’attaque armée près de Bangui souligne la gravité des incidents sécuritaires en Centrafrique, affectant des ressortissants étrangers et les forces armées locales.
Centrafrique : L’effondrement du système éducatif et la justice dictatoriale sous la septième République. Une analyse du juriste Bernard Selemby Doudou
Le ministre centrafricain de l’éducation nationale, Aurélien Simplice Zingas
Depuis la belle époque des cadres et chevronnés de l’enseignement tels que les défunts Étienne Goyemidé, Jean Paul Ngoupandé, Pierre Sammy Mackfoy, Raphaël Nzapakomanda-Yakoma qui méritaient légitimement la palme d’or et une reconnaissance républicaine à titre posthume, le système éducatif centrafricain est depuis lors en chute libre en défiant la loi de la gravitation universelle avec des formations au rabais.
Il faut souligner à titre de rappel que l’éducation nationale est un pilier fondamental de l’État qui forme les futurs élites du pays.
Le contraste sous le magistère du monarque de Bangui qui est de surcroît un enseignant est que le volet éducatif qui devrait logiquement figurer parmi les priorités des dépenses publiques soulève de nombreuses interrogations et inquiétudes.
En dépit du manque criant des infrastructures scolaires, du manque des enseignants spécialisés, du manque de matériels didactiques, de la prolifération des établissements privés de moindre qualité, de l’effectif pléthorique des élèves etc…qui fragilise le système éducatif, le baccalauréat qui est un diplôme de fin d’études secondaires est devenu un calvaire pour les élèves, un chemin de croix synonyme de souffrances pour les candidats.
Il apparaît important à ce stade de rappeler que nos enfants étaient morts impunément l’année dernière par la faute d’un gouvernement qui a réuni plus de cinq mille candidats dans un seul centre d’examen sans pour autant mettre en place un plan de crise ou d’accompagnement médical alors que parallèlement ce précieux sésame tant convoité par nos enfants sont paradoxalement délivrés à titre exceptionnel à des candidats à la députation qui n’ont même pas fréquenté, ni le brevet d’études.
Faisant l’économie de la lutte contre le fléau de la fraude aux examens qui est légitime, le ministre de l’éducation nationale nonobstant la souffrance non cicatrisée des parents des sinistrés de l’année dernière a détruit publiquement après confiscation les smartphones des candidats qui ont triché au baccalauréat.
Fort de ce qui précède, nous tenons à rappeler aux autorités établies qu’en droit positif centrafricain, les moyens utilisés pour commettre une infraction ne se détruisent pas par un simple caprice d’un ministre à travers une décision administrative.
Ces derniers sont généralement placés sous séquestre ou sous scellé pour des besoins d’enquête et éventuellement détruits sur instructions judiciaires.
La lutte contre la fraude aux examens ne se décrète pas mais elle s’inscrit dans un processus encadré tout en respectant les droits fondamentaux des citoyens.
Cet effondrement du système éducatif associé aux dérapages répétés de la justice non seulement impacte le niveau de formation, encourage le décrochage scolaire mais aussi ébranle la confiance des citoyens envers les institutions républicaines et contribuent à la fragilisation des droits fondamentaux…
Bref, la jeunesse centrafricaine ne se retrouve pas depuis deux mandats dans le modèle socio-économique proposé par le pouvoir de Bangui.
Face à ce bourbier teinté de corruption que représente l’organisation du baccalauréat, le citoyen lambda inquiet s’interroge :
1- Comment la chute libre de notre système éducatif combinée à une justice aux ordres peut-elle compromettre l’avenir de notre État ?
2- En d’autres termes, dans quelle mesure la septième République a t-elle contribué à l’effondrement du système éducatif et à l’instauration d’une justice dictatoriale ?
3- De nos jours, quelle est la suite judiciaire de plus d’une dizaine des élèves morts l’année dernière au lycée Barthélémy Boganda ?
4- Quelle est la réaction du gouvernement face à la décision du ministre de l’éducation nationale de détruire les smartphones confisqués lors des fraudes aux examens du baccalauréat ?
5- Quelle est la réaction du procureur de la République, garant de la sécurité des personnes et des biens face à cette décision manifestement illégale du ministre ?
En tout état de cause, les deux piliers de l’État c’est-à-dire l’un qui forme les futurs élites et l’autre qui indépendante devrait garantir contre l’arbitraire et les abus de pouvoir ne sont ni l’un ni l’autre à la hauteur des attentes de la population.
En conséquence de ce qui précède
Ia seule solution possible et adaptée à cette crise est la démission sans conditions du Président de la République.
Une nouvelle page de l’histoire s’ecrira avec de nouveaux acteurs compétents dans le cadre d’une refondation d’une nouvelle République bâtie sur une consultation à la base avec des projets de société émergents à l’instar des recommandations du forum de Bangui de 2015 et piétinées par le pouvoir de Bangui.
C’est bien évidemment ce qu’a proposé le Rassemblement Unitaire dans le cadre des consultations citoyennes sans exclusive pour une renaissance centrafricaine que je vous invite au passage à y adhérer massivement.
Le système éducatif en Centrafrique souffre d’un effondrement structurel, tandis que la justice dictatoriale alimente la corruption et l’impunité.
Pour finir, nous vous rappelons que dans les grandes nations de démocratie à travers le monde on gère un peuple en lui rendant des comptes, en l’informant sur ce qu’on fait et en lui expliquant la méthode utilisée pour le gérer ainsi que les résultats escomptés.
S’inscrivant dans cette suite logique et au nom du droit à l’information, donnez des explications fiables, détaillées, crédibles et exempt de mensonges ou de manipulations au peuple non seulement sur le ministre des grands travaux illégitime soit-il qui, depuis sa nomination s’évertue à signer des contrats et à présenter des maquettes informatives sans aucune réalisation concrète mais aussi de s’expliquer sur le refus du monarque de Bangui de dialoguer avec les groupes “Azandés” qui sont des centrafricains et qui ne revendiquent que leur portion de droit dans la République.
Au delà de tout, ce peuple tétanisé et anesthésié se réveillera de son profond sommeil onirique pour organiser la résistance sur la base des articles 28 et 29 de la constitution du 30 mars 2016.
Cependant les paisibles habitants de Limassa et par extension sur l’échelle de la République sonne le glas en déclenchant le processus de fin de règne.
Monsieur le président, l’époque ou alors l’âge pour escalader les clôtures des chancelleries et ambassades est dépassé, démissionner avec raison et honneur avant d’être contraint par des éléments qui jadis vous respectaient.
Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande même avec insistance ou acharnement, ne dites surtout pas que c’est moi depuis le royaume de Limassa.
Martin Ziguélé accuse le gouvernement de bloquer les financements du FMI en refusant de récupérer 160 milliards de francs CFA d’impôts et de taxes impayés.
Martin Ziguelé, Président du parti MLPC, membre de la commission finances à l’assemblée nationale centrafricaine
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
L’ancien premier ministre Martin Ziguelé, invité du débat Patara sur les antennes de la radio Ndékè-luka accuse ouvertement les autorités de Bangui d’asphyxier l’économie nationale par pure complaisance fiscale, entraînant la suspension des appuis financiers internationaux.
Le torchon brûle entre l’opposition démocratique et l’exécutif au sujet de la gestion des deniers publics. Selon les déclarations de Martin Ziguélé, la cinquième et la sixième revue du Fonds Monétaire International se trouvent totalement gelées à cause d’un manquement délibéré de l’équipe gouvernementale. Cette dernière refuse d’appliquer les recommandations fermes issues du dernier audit de l’institution financière.
Le manque à gagner pour le trésor public s’élève à une somme colossale. Ce montant astronomique représente des impôts et des taxes non recouvrés au cours de l’année 2024. L’opposant estime que le pouvoir préfère priver le pays de ses ressources intérieures plutôt que de faire payer les entreprises ou les entités redevables. Cette inertie prive l’État de sa crédibilité extérieure et compromet gravement les investissements publics nécessaires au développement du pays.
Par Anselme Mbata
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Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
Par une mise en scène solennelle lors du premier conseil des ministres, Faustin Touadéra a tenté d’imposer son nouveau cadre constitutionnel pour pérenniser son pouvoir personnel.
La réunion de la nouvelle équipe gouvernementale au palais présidentiel a donné lieu à un long monologue de Faustin Touadéra, entièrement tourné vers la justification de son coup de force de décembre 2025. L’empereur dictateur s’est évertué à baptiser son pouvoir du nom de septième république, une formule pompeuse destinée à faire oublier que ce changement de légalité n’est qu’une stratégie de maintien à vie au sommet de l’État. Devant des ministres dociles, le chef du régime a feint de siffler le début d’une ère nouvelle, alors même qu’il s’entoure des mêmes figures de l’appareil politique et des factions armées ralliées à sa cause depuis une décennie.
Pour asseoir son autorité, Faustin Touadéra a édicté une série de directives présentées comme indiscutables, axées sur une surveillance mutuelle et un contrôle absolu des comportements. Sa rhétorique sur la fin des passe-droits et la lutte contre le favoritisme familial sonne particulièrement faux dans une capitale où la haute administration reste la propriété exclusive de son clan. Le dictateur utilise la menace de limogeage immédiat pour étouffer toute velléité d’indépendance chez ses ministres, transformant ce prétendu gouvernement inclusif en une simple chambre d’enregistrement des désirs de la présidence.
La feuille de route déclinée durant cette séance s’avère une reprise textuelle des promesses oubliées des campagnes précédentes, notamment sur le plan de la sécurité et du développement économique. Alors que les forces internationales réduisent leur présence, le pouvoir prétend garantir la tranquillité des provinces sans aligner la moindre logistique concrète pour l’armée nationale. Les déclarations sur la transformation locale des matières premières et l’emploi des jeunes s’opposent à la réalité des contrats opaques signés avec des entités étrangères qui exploitent le sous-sol centrafricain au profit unique de l’oligarchie de Bangui.
Le verrouillage de la parole publique constitue le véritable cœur de cette restructuration autoritaire. Faustin Touadéra a interdit l’usage des réseaux sociaux personnels pour la communication des membres du cabinet, plaçant la diffusion des informations sous la tutelle unique d’un organe de censure étatique. Cette centralisation vise à masquer les profondes divisions internes de cette coalition et à projeter l’image artificielle d’un régime soudé. En imposant le secret absolu des délibérations, l’empereur dictateur cherche à couper court à toute fuite vers la presse indépendante concernant les rivalités pour les budgets ministériels.
Les injonctions sur la ponctualité et l’obligation de présence physique servent de paravent à une volonté de domestication des esprits, où la soumission au protocole remplace l’action publique réelle. Le Premier ministre se voit réduit à un rôle de surveillant général chargé d’appliquer des sanctions disciplinaires au moindre écart. Pendant que le sommet de l’État s’enferme dans ces querelles de règlement intérieur et de préséance protocolaire, les habitants de Bangui et de l’intérieur continuent de subir de plein fouet l’inflation galopante ainsi que la pénurie chronique d’électricité et d’eau potable.
L’analyse de Me MBOE Dédé-Vianney sur les raisons qui poussent les cadres de la majorité présidentielle à s’éloigner du parti présidentiel, le MCU
Le ministre conseiller de Touadera Fidèle Gouandjika en soutien avec son fils Gilles Ionel Gouandjika
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
Les récents débats politiques du 27 juin 2027 sur la RNL ont mis en lumière des comportements inattendus de la part des représentants du pouvoir. Dans une réflexion publiée au sein de la revue « Le Reflet », l’avocat Me MBOE Dédé-Vianney se penche sur un phénomène marquant : la volonté de plusieurs cadres de la majorité de prendre publiquement leurs distances avec le parti présidentiel, le MCU. Cette attitude interroge sur la cohésion réelle de l’équipe au pouvoir et sur la stabilité de son assise politique.
Le reniement public lors des échanges médiatiques
L’événement qui sert de base à cette analyse est l’émission radiophonique « Patara » du 27 juin 2026, au cours de laquelle le Conseiller spécial du chef de l’État s’est retrouvé en difficulté face à l’opposition. Pressé par les arguments techniques de son interlocuteur, ce proche collaborateur du président a choisi de déclarer qu’il n’avait jamais été adhérent du parti présidentiel, le MCU.
Pour Me MBOE Dédé-Vianney, cette déclaration est lourde de sens. Elle émane d’une personnalité identifiée depuis des années comme l’un des défenseurs les plus actifs de l’action gouvernementale. Ce refus d’assumer l’étiquette de l’organisation politique majoritaire montre une volonté claire d’éviter de porter la responsabilité du bilan de ce parti devant les citoyens.
Les motifs d’un éloignement stratégique
L’avocat explique ce comportement par plusieurs facteurs politiques majeurs. Premièrement, le parti présidentiel affiche des signes de fatigue et d’inconsistance face aux exigences de la gestion de l’État. Les cadres de la majorité constatent le manque de préparation et de solidité technique de leur propre camp lors des grands rendez-vous de discussion publique, ce qui les pousse à se désolidariser pour préserver leur propre crédibilité individuelle.
Deuxièmement, cet éloignement traduit une prise de conscience de l’essoufflement politique du mouvement. En refusant l’affiliation officielle, les acteurs politiques cherchent à se ménager un avenir en dehors d’une structure qu’ils jugent en déclin. L’auteur compare cette attitude à un abandon de navire avant que les difficultés ne deviennent insurmontables.
Un avertissement pour la gouvernance actuelle
Pour Me MBOE Dédé-Vianney, ces reniements répétés au sein de l’espace public constituent un signal d’alarme pour la majorité présidentielle. Quand les lieutenants les plus engagés refusent de porter les couleurs de leur propre formation, la légitimité globale de la structure s’en trouve affaiblie.
Cette situation démontre la nécessité pour la classe politique de revenir à des convictions fortes et transparentes. L’avocat conclut en rappelant que la clarté des engagements est une exigence démocratique indispensable pour que la population puisse accorder sa confiance et pour que la jeunesse puisse envisager l’avenir du pays avec sérieux.
Par Éric Azoumi
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Dans sa dernière interview sur la radio Ndékè-luka, le gouverneur du Haut-Oubangui, Victor Bissekoin, a repris mot pour mot le narratif officiel de Bangui : les miliciens Azandé Ani Kpi Gbé (AAKG) seraient des traîtres en guerre ouverte contre les FACA et l’État centrafricain, après avoir été formés pour défendre leur terre contre l’UPC. Il accuse les Zandé de duplicité, de pillages, d’enlèvements et de blocage ethnique, tout en minimisant le rôle central des mercenaires russes (Wagner / Africa Corps) dans l’escalade.
C’est une pure propagande wagnérienne recyclée. Les rapports internationaux les plus fiables – International Crisis Group (rapport « Reining in the Zandé Militia », janvier 2026), ACLED, ONU/MINUSCA, Africa Intelligence, RFI – contredisent frontalement cette version. Le conflit au Haut-Mbomou n’est pas une rébellion anti-État classique : c’est une rupture explosive entre une milice locale initialement alliée aux Russes et ces mêmes Russes qui les ont armés, formés, puis trahis et réprimés.
Les faits que Bissekoin occulte sciemment
– Origine et intégration russe : Formée en mars 2023 comme milice d’autodéfense zandé contre les exactions UPC, l’AAKG attire l’attention de Wagner via sa branche politique à Bangui. En mars-mai 2024, environ 200 combattants sont formés par les paramilitaires russes, intégrés dans les FACA sous commandement Wagner, et surnommés localement « Wagner Ti Azandé ». Ils combattent ensemble l’UPC à Zémio, Mboki, Bambouti.
– La rupture : Dès mai 2025, des clashes éclatent entre AAKG et forces russes (soutenues par FACA mixtes) autour de Zémio. Les griefs : primes irrégulières, humiliations (bastonnades, arrestations arbitraires), tentatives de mutation hors région, violences contre civils zandé, et surtout le sentiment d’occupation humiliante par des mercenaires étrangers qui pillent et contrôlent les ressources.
– Escalade 2025-2026 : En juillet 2025, Wagner utilise des explosifs contre l’AAKG. Fin 2025 et début 2026 (post-élections), mutineries, attaques ciblées sur positions russes/FACA mixtes, enlèvements de leaders zandé par Wagner. Les revendications claires de l’AAKG : départ immédiat des Russes du Haut-Mbomou, libération des détenus, paiement des arriérés, fin de l’impunité russe – pas la chute de Touadéra ni une guerre contre Bangui.
– Conséquences : Des milliers de déplacés (vers brousse ou RDC), famine imminente (cultures non plantées), attaques sur civils (y compris par ex-éléments AAKG/WTA), mais le déclencheur principal reste la trahison russe après l’intégration forcée.
Le gouverneur Bissekoin inverse la causalité : il présente les Zandé comme des rebelles anti-patrie qui « se tournent contre le pays », alors que ce sont les Russes qui, après les avoir utilisés comme chair à canon contre l’UPC, les ont réprimés violemment quand ils ont réclamé dignité et contrôle local. Cette ligne est directement calquée sur la communication Wagner/Africa Corps : diaboliser la milice pour justifier la répression brutale (arrestations, bombardements) sans admettre l’échec total de leur « intégration » improvisée.
Pourquoi ce mensonge d’État ?
– Protéger l’image de l’alliance russo-centrafricaine : admettre que Wagner a créé un monstre incontrôlable serait un aveu d’échec stratégique majeur pour Touadéra et ses alliés russes.
– Légitimer la violence : en qualifiant l’AAKG de « rebelle anti-État », on ouvre la voie à une opération militaire sans nuance, ignorant que les civils zandé paient le prix fort (déplacements, absence d’école/soins, représailles croisées).
– Éviter les questions gênantes : qui tire vraiment les ficelles ? Pourquoi les Russes recrutent-ils d’anciens UPC pour combattre les Zandé ? Pourquoi les promesses d’intégration n’ont-elles pas été tenues ?
Et tout le monde le dit dans le coin que le gouverneur Bissekoin relaie une propagande importée qui masque la vraie nature du conflit – une révolte contre l’occupation mercenaire russe, pas une guerre civile contre la nation. Les Zandé ne veulent pas détruire l’État ; ils veulent que les Russes quittent leur terre, cessent de les humilier et de piller leur région.
D’après les Zandé, la paix durable passera par le retrait des mercenaires du Haut-Mbomou, des négociations inclusives (sans humiliation), la libération des détenus et la fin de l’impunité – pas par des mensonges officiels qui ne font qu’attiser la haine ethnique et prolonger la souffrance des populations.
Le venin d’Euloge Doctrouvé Koï inonde les réseaux sociaux. Le porte-voix de la milice Requins tente de s’ériger en censeur politique après l’élection de la nouvelle mairesse de la capitale.
La rancœur politique d’un agitateur
Le vacarme médiatique entretenu par Euloge Doctrouvé Koï suite à l’installation du nouvel exécutif municipal à Bangui expose une amertume profonde. En qualifiant ce scrutin de simple artifice destiné à pérenniser une gestion défaillante, Euloge Doctrouvé Koï tente maladroitement de délégitimer une procédure officielle. Cette offensive verbale, dictée par la frustration d’intérêts financiers compromis, dévoile la panique d’un propagandiste habitué à manipuler l’opinion à coup de diatribes numériques et de provocations quotidiennes, des méthodes habituelles chez Euloge Doctrouvé Koï.
Les accusations proférées par Euloge Doctrouvé Koï, qui associe arbitrairement l’avenir de la capitale à un pillage généralisé, démontrent une volonté manifeste de semer la discorde. À travers des attaques ciblées, Euloge Doctrouvé Koï cherche uniquement à venger l’échec de la faction dissidente qu’il soutient dans l’ombre, s’enfonçant ainsi dans un extrémisme verbal qui disqualifie définitivement Euloge Doctrouvé Koï de tout débat républicain crédible.
L’instrumentalisation des milices et les dessous de la colère
L’engagement véhément d’Euloge Doctrouvé Koï aux côtés des perdants de ce scrutin ne relève nullement d’une cause citoyenne. En mobilisant ses canaux de diffusion pour contester l’autorité municipale, Euloge Doctrouvé Koï agit comme le coordinateur politique d’une faction ultra-violente sous influence ministérielle. Les interventions régulières d’Euloge Doctrouvé Koï s’inscrivent dans une stratégie globale de déstabilisation des institutions locales, financée pour maintenir une pression constante sur les décideurs politiques, une méthode propre à Euloge Doctrouvé Koï.
Cette collusion ouverte entre Euloge Doctrouvé Koï et les cercles de la subversion montre le double jeu des opposants internes au mouvement majoritaire. En encourageant la sédition face aux choix hiérarchiques du parti, Euloge Doctrouvé Koï précipite ses alliés vers une marginalisation inévitable, transformant une déconvenue électorale en une rupture politique radicale et illégale menée sous la dictée d’Euloge Doctrouvé Koï.
Le chantage et l’isolement final d’un groupe en dérive
Les menaces d’Euloge Doctrouvé Koï destinées à intimider les observateurs et les cadres favorables au changement à la mairie trahissent une perte de repères. En promettant des représailles ciblées et un lynchage public contre ceux qui saluent la nouvelle transition, Euloge Doctrouvé Koï tente d’imposer un climat de terreur psychologique totalement inefficace face à la discipline du parti, une énième tentative désespérée de la part d’Euloge Doctrouvé Koï.
La direction nationale du parti majoritaire conserve une maîtrise complète de ses structures et refuse de céder aux injonctions d’Euloge Doctrouvé Koï. Les gesticulations agressives d’Euloge Doctrouvé Koï ne parviennent plus à dissimuler l’effondrement de son réseau d’influence. Le refus global de cautionner les dérives d’Euloge Doctrouvé Koï scelle définitivement le sort de cette tentative de chantage public, abandonnant l’agitateur Euloge Doctrouvé Koï à son propre isolement.
L’actualité politique et sécuritaire de notre pays est à la une partout dans le médias centrafricains ces derniers jours. Ainsi, ce lundi 13 juillet 2026, le journal Le Citoyen a publiée une analyse détaillée sur la situation. Dans son édition du jour, notre confrère titre avec force : « La nouvelle rébellion sonne l'échec d'une paix à géométrie variable ». Cette formule percutante résume parfaitement le sentiment d'impasse qui domine désormais les observateurs de la crise centrafricaine, alors que les bruits de bottes se font de nouveau entendre dans plusieurs régions du territoire national.
Les illusions perdues des accords partiels
L'émergence de ce nouveau mouvement armé détruit les certitudes affichées par les autorités concernant la stabilisation progressive du pays. Depuis des mois, les discours officiels célébraient des ralliements partiels et des signatures de paix en coulisses avec certaines factions.
Cette stratégie exclusive, qualifiée à juste titre de géométrie variable, montre aujourd'hui ses limites structurelles. En choisissant de négocier uniquement avec certains acteurs tout en marginalisant d'autres forces du terrain, le pouvoir n'a fait que déplacer le problème au lieu de le résoudre, créant ainsi les frustrations nécessaires à cette nouvelle explosion sécuritaire.
Un dialogue national de sourds
Cette dégradation de la situation sécuritaire remet en cause la méthode même de gestion des crises adoptée par l'exécutif. Les grands rassemblements et les dialogues passés n'ont pas réussi à bâtir un consensus inclusif et durable.
Au lieu d'attaquer les racines profondes du conflit, à savoir la précarité, l'absence de l'État dans l'arrière-pays et le manque de perspectives professionnelles pour la jeunesse, les initiatives se sont souvent limitées à des partages de postes ou à des arrangements temporaires. Le résultat est là : une rupture de confiance majeure et la reprise des hostilités par ceux qui se sentent exclus du jeu politique.
L'urgence d'un véritable sursaut inclusif
Face à cette menace grandissante qui pèse sur la vie des populations civiles, la politique de l'autruche n'est plus tenable pour les institutions de la République. La naissance de cette rébellion doit être comprise comme le signal d'alarme ultime d'un système à bout de souffle.
Pour éviter un retour aux heures les plus sombres de notre histoire, Bangui doit impérativement abandonner ses calculs partisans et initier une discussion globale, franche et sans tabou avec toutes les composantes de la nation. Sans cette remise en question profonde, la paix restera un mirage lointain pour l'ensemble des Centrafricains.
Comme nous l’avons annoncé depuis quelques jours, un drame agite la ville de Bambari dans la préfecture de la Ouaka. Un jeune homme arrêté après un différend familial a perdu la vie dans les locaux de la police.
Au départ, les agents en poste sur la barrière à la sortie de la ville vers Grimari ont d’abord interpellé la victime. Ces policiers ont exercé de graves violences physiques sur le jeune homme avant de l’acheminer au commissariat central de Bambari.
Le commissaire Issa a immédiatement ordonné le placement du prévenu en chambre de sûreté. Il a exigé un maintien en détention stricte pendant toute la nuit.
Le blessé a souffert durant des heures dans sa cellule. Ses cris de douleur et ses appels au secours répétés sont restés sans réponse. Les policiers de service ont strictement suivi les consignes du commissaire Issa sans lui apporter d’aide médicale.
Au petit matin vers huit heures, les autres détenus ont constaté l’immobilité du jeune homme. Ils ont réalisé son décès avant l’intervention de la police pour transporter la dépouille à la morgue de l’hôpital.
Le commissaire Issa tente désormais d’imputer la responsabilité au chef de poste de la barrière en le livrant à la gendarmerie.
Ce responsable a ensuite fait livrer le lendemain un cercueil à la famille éplorée pour l’inhumation. Ce geste est vécu par les proches comme une insulte supplémentaire.
Par Christoph Biri
Cet incident tragique soulève des questions sur les violences policières au sein du commissariat de Bambari, notamment concernant les conditions de garde à vue.
Incroyable mais vrai !Le chef d’état-major des armées centrafricaines, le général d’armée Zéphirin Mamadou réclame la plus haute distinction militaire à Faustin-Archange Touadéra. En coulisses, la pilule ne passe pas du tout, déclenchant une tempête politique et militaire.Une ambition « symbolique » qui fait tousser
En effet, il y a quelques semaines, le général d’armée Zéphirin Mamadou a déposé une requête pour le moins audacieuse sur la table du président Faustin-Archange Touadéra : l’obtention du grade de maréchal.
Pour faire passer la pilule, l’intéressé avance un argument tout trouvé : il ne s’agirait que d’un titre purement « symbolique » et honorifique. Rien qui ne viendrait bouleverser ses fonctions, puisqu’il entend bien rester tranquillement à son poste de chef d’état-major des Forces armées centrafricaines (FACA).
Son raisonnement ? Depuis l’empereur Jean-Bedel Bokassa, le dernier à avoir arboré ces étoiles suprêmes sous son règne, aucun militaire centrafricain n’a accédé à ce rang. Zéphirin Mamadou estime donc que le moment est venu de ressusciter ce titre pour sa propre personne.
Le chef d’État major centrafricain, le général d’armée Mamadou Zéphirin
Vent de panique et levée de boucliers en coulisses
Mais la demande a eu l’effet d’une bombe. En coulisses, la tension est désormais à son comble. L’initiative ne passe absolument pas dans l’entourage du président, au sein du gouvernement et encore moins au sommet de la hiérarchie militaire :
Au sein de l’État-Major : Beaucoup d’officiers supérieurs grincent des dents et critiquent ouvertement cette démarche jugée déconnectée de la réalité du terrain.
Au gouvernement : L’opposition est cash. Le ministre de la Défense a posé un veto catégorique, fermement appuyé par le ministre de la Sécurité publique, lui aussi totalement contre cette attribution.
Mais au fait… qu’a-t-il fait pour mériter le maréchalat ?
C’est la question impertinente qui brûle toutes les lèvres à Bangui : « Qu’a-t-il fait exactement pour mériter ça ? »
Historiquement, le grade de maréchal n’est pas une simple médaille en chocolat accordée à l’ancienneté. C’est le sommet absolu de l’institution militaire, attribué de manière exceptionnelle pour des faits de guerre majeurs, une victoire décisive ou des services héroïques rendus à la nation.
Certes, Zéphirin Mamadou a connu une ascension fulgurante : nommé à la tête des armées alors qu’il n’était qu’un simple colonel, il a rapidement gravi tous les échelons en 5 ans seulement jusqu’à devenir général d’armée. Mais beaucoup rappellent que sa longévité à ce poste ne suffit pas à justifier un tel prestige, d’autant qu’il n’existe aucun cadre juridique clair régissant le maréchalat en République centrafricaine.
« Un maréchalat doit consacrer des exploits militaires incontestables, pas une simple envie de carrière. Si on commence à distribuer le sommet de la hiérarchie au nom du “symbolique”, quel message envoie-t-on aux troupes ? » s’insurge un haut responsable.
Un précédent dangereux pour l’armée centrafricaine
Alors que les débats font rage dans les cercles du pouvoir, la question dépasse désormais la seule personne de Zéphirin Mamadou. Accorder une telle distinction sans exploit d’armes majeur risquerait de discréditer l’institution militaire et de créer un précédent particulièrement inconfortable pour l’histoire des FACA.
La proposition du général Zéphirin Mamadou de devenir Maréchal de Centrafrique soulève des interrogations sur le rôle et l’avenir de l’armée centrafricaine dans le contexte politique actuel.
Pour l’heure, le président Touadéra se retrouve au milieu d’un dilemme empoisonné : céder aux ambitions intimes de son chef d’état-major ou écouter la fronde générale de son appareil de sécurité.
Dans sa folie propagandiste, Fidel Gouandjika conteste les chiffres de la Banque mondiale sur la pauvreté et accuse mensongèrement l’opposition de fabriquer des données sur Google pour cacher la faillite de sa dictature.
Rédigé le [date_cnc] .
Par : la rédaction de ,
Le propagandiste en chef du régime de Bangui s’enfonce dans le déni de la réalité en s’attaquant de front aux institutions financières internationales afin de masquer l’extrême précarité des foyers centrafricains.
En effet, la stratégie de communication de Fidel Gouandjika atteint un niveau de déconnexion totale avec le quotidien de la population. En qualifiant les statistiques de la Banque mondiale de simples inventions trouvées sur Internet, le conseiller du mytho-dictateur tente de décrédibiliser des données économiques incontestables. Les rapports internationaux confirment pourtant que la misère touche désormais plus des deux tiers des Centrafricains, une situation aggravée par une décennie de gestion prédatrice et de choix économiques désastreux de la part de l’exécutif.
Ce rejet des évidences numériques trahit la panique d’un clan politique incapable de financer l’appareil d’État sans perfusion extérieure. Alors que les caisses publiques dépendent de l’aide internationale pour assurer les salaires des ministères les plus vitaux, le porte-parole de la dictature préfère insulter les partenaires financiers plutôt que d’admettre la faillite du Trésor public. Cette fuite en avant cherche à masquer la paralysie qui guette l’administration centrafricaine dès la fin de l’année 2026 avec l’arrêt programmé des subventions.
Au lieu de proposer des réformes sérieuses pour restructurer l’économie nationale ou relancer la production agricole dévastée par les alliés de Wagner, le pouvoir s’enferme dans une bulle idéologique. Les invectives de Fidel Gouandjika contre l’opposition démontrent une volonté de censurer le débat technique par des slogans politiques creux. Cette attitude irresponsable isole la République Centrafricaine sur la scène internationale et condamne les citoyens à une asphyxie financière programmée par leurs propres dirigeants.
Par Alain Nzilo
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Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org
Crépin Mboli-Goumba fustige la gestion financière du pouvoir et affirme que l’absence de perspectives plonge la population et les caisses publiques dans une détresse profonde.
Le Coordinateur du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution dresse un bilan sans concession de la situation financière et matérielle du pays en cette année deux mille vingt-six. Selon ses déclarations, l’activité économique générale tourne au ralenti, une réalité visible au quotidien pour les citoyens les plus modestes. L’opposant s’appuie sur le quotidien des vendeuses de légumes au bord des routes pour démontrer que le pouvoir d’achat est totalement inexistant et que le circuit commercial est paralysé.
Cette paralysie générale s’accompagne d’une crise de trésorerie majeure au sommet des institutions. L’opposant affirme de manière directe que l’État est totalement désargenté, privé de ressources et incapable de dégager la moindre perspective de développement. Ce manque de moyens financiers aggrave les fractures internes et empêche le pays de sortir de l’impasse politique actuelle, maintenant les structures publiques dans une incapacité d’action.
Pour le Leader du parti, ce tableau sombre prouve les erreurs de trajectoire du régime en place, qui se retrouve privé de soutiens économiques solides. Les leaders de l’opposition estiment que cette situation de faillite nationale découle directement des choix politiques récents et de l’obstination de l’exécutif à ignorer les alertes. Cette asphyxie budgétaire met en péril l’équilibre des foyers centrafricains, incapables désormais de nourrir des projets ou d’assurer l’avenir de leurs enfants.
L’ancien prétendant à la présidence fait encore parler de lui. Après ses écarts de langage devenus célèbres, une nouvelle publication vient d’alimenter les commentaires sur les réseaux sociaux.
Cette fois, l’homme a voulu réagir aux récents désordres survenus dans la localité de Boali. Il a diffusé un texte censé dénoncer la dégradation du climat sécuritaire dans cette zone.
Le document montre un papier aux couleurs de sa prétendue formation politique. On y lit des remarques appuyées sur les troubles provinciaux et le banditisme urbain, demandant des actions fermes aux services publics.
Mais un détail en haut de la page a rapidement capté l’attention des lecteurs. Le texte porte la mention d’un envoi depuis Tunis, alors que l’auteur est présentement dans son quartier dans la capitale centrafricaine.
Ce décalage géographique alimente une certaine perplexité chez les observateurs. On se demande si l’auteur cherche à feindre un voyage officiel à l’étranger alors que chacun le croise quotidiennement à Bangui.
Cette étrangeté rappelle d’anciens épisodes haut en couleur. Les habitants gardent en mémoire ses déclarations maladroites sur son bureau ou ses analyses improvisées à la radio.
Chaque apparition numérique du personnage déclenche la même vague de réactions. Les captures d’écran se répandent vite sur les téléphones et les moqueries s’accumulent au fil des heures.
Pour beaucoup, vouloir afficher une provenance lointaine relève d’une vanité singulière. L’usage veut que l’on indique son endroit réel plutôt que de s’inventer un déplacement imaginaire.
Malgré les critiques répétées, l’intéressé continue de publier sans modifier sa démarche. Ses écrits successifs entretiennent une sorte de feuilleton permanent que le public contemple.
La gravité des événements de Boali s’efface ainsi derrière la mésaventure du communiqué. Les citoyens retiennent surtout le manque de rigueur d’un homme qui prétendait guider la nation.
La récente communication de Tanza Saint-Cyr, évoquant la sécurité à Boali, soulève des questions sur la véracité de ses déplacements, notamment son lien avec Tunis.
Un nouveau drame lié aux violences policières vient d’endeuiller la ville de Grimari, située dans la préfecture de la Ouaka. Un jeune homme, arrêté à la suite d’un différend familial, est décédé dans la nuit à l’intérieur de la geôle du commissariat local, après avoir subi de graves passassions à tabac et un refus d’assistance médicale.
Des violences à la barrière jusqu’à la geôle
Les faits se sont déroulés après l’arrestation du jeune homme, rapidement remis aux policiers en faction sur la barrière installée sur l’axe Grimari. Selon les informations recueillies sur place, le prévenu a été violemment tabassé par ces agents avant d’être acheminé au commissariat de la ville.
Présenté au commissaire de police de Grimari, identifié sous le nom d’Issa, ce dernier a ordonné son placement immédiat en garde à vue pour toute la nuit.
Tout au long de la nuit, le jeune homme n’a cessé de se plaindre de douleurs aiguës et de demander de l’aide depuis la chambre de sûreté. Cependant, en raison des instructions fermes données par le commissaire Issa, aucun agent n’est intervenu pour lui porter assistance ou lui faire bénéficier de soins.
Ce n’est vers 8 heures ce matin que l’irréparable a été constaté. Ses co-détenus, remarquant son immobilité totale, ont tenté de le toucher avant de réaliser qu’il avait rendu son dernier soupir. Le corps a été rapidement transféré à la morgue par les forces de l’ordre.
Fuite de responsabilité hiérarchique
Face à l’urgence de la situation et pour parer au scandale, le commissaire Issa a fini par livrer le chef de poste de la barrière à la gendarmerie locale. Une manœuvre perçue sur place comme une tentative de rejeter l’entière faute sur ses subordonnés et de se soustraire à sa propre responsabilité dans la gestion de cette garde à vue mortelle.
L’affaire provoque une vive indignation au sein de la population de Grimari, qui exige que toute la lumière soit faite sur les circonstances exactes de ce décès et que tous les responsables, exécutants comme commanditaires, répondent de leurs actes devant la justice.
Par Christoph Biri
Les violences policières à Grimari soulèvent des questions sur la responsabilité des agents lors de cette garde à vue mortelle, qui a coûté la vie à un jeune homme.