samedi, septembre 12, 2026
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Centrafrique : Quand le ministre d’État Abazene instrumentalise la justice pour blanchir son image dans l’affaire du camion de munitions

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Centrafrique : Quand le ministre d’État Abazene instrumentalise la justice pour blanchir son image dans l’affaire du camion de munitions

Centrafrique : Quand le ministre d'État Abazene instrumentalise la justice pour blanchir son image dans l’affaire du camion de munitions
Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d’État chargé de la justice en Centrafrique

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans une mise en scène judiciaire qui frise la communication de crise politique, le parquet de Bangui a tenté, ce 17 juin 2026, de voler au secours du ministre d’État chargé de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazene.

​C’est par la voix monocorde et visiblement tendue du premier substitut spécialisé du procureur, Guy Félix Yaguemet, qu’un communiqué aux allures de dictée ministérielle a été lu sur les ondes. L’objectif ? Blanchir le garde des Sceaux, embourbé dans une ténébreuse affaire de saisie de munitions, et retourner la machine judiciaire contre le lanceur d’alerte, pourtant issu des rangs du parti au pouvoir.

 

​Quand le démenti confirme le scandale

L’exercice auquel s’est prêté le substitut Yaguemet, lisant laborieusement le document sans lever les yeux, ne reprenant son souffle qu’au moment de prononcer son propre nom, relève d’une acrobatie juridique inédite. Le parquet s’est autosaisi à la suite d’une publication Facebook d’un jeune militant du parti au pouvoir, Fernand Djimbélé. Ce dernier affirmait qu’un camion transportant des armes et des munitions destinées à un groupe armé associé au ministre Abazene avait été intercepté au PK5.

 

​Sur le fait principal, le parquet confirme l’essentiel : l’alerte était bonne. La descente de la Section des recherches et d’investigations (SRI) a permis de découvrir et de saisir 614 munitions de guerre. L’infraction est donc matérialisée, le danger réel, et le rôle de salubrité publique de l’alerte citoyenne est flagrant.

 

​C’est ici que le flou artistique s’installe. Par une pirouette rhétorique, le parquet dissocie subitement les munitions du conteneur, attribuant la propriété exclusive des cartouches à un tiers, un certain Mamadou Ibrahim, placé sous mandat de dépôt pour la circonstance.

 

Le communiqué insiste : ce monsieur n’aurait « aucun lien » avec le véhicule fouillé. Une explication qui peine à convaincre et qui ressemble fort à un scénario cousu de fil blanc pour dédouaner le ministre d’État, alors que les soupçons de propriété du camion pèsent lourdement sur lui.

 

Un dangereux parfum de récidive familiale

Si le parquet s’est empressé de dresser un cordon sanitaire autour d’Arnaud Djoubaye Abazene, c’est que ce scandale réveille de vieux démons que le clan ministériel pensait avoir définitivement enterrés. Ce n’est pas la première fois qu’un tel scénario se produit. Il y a quelque temps, un camion appartenant au propre frère du ministre, Abazene un cadre des douanes, avait déjà été intercepté et saisi avec une cargaison de munitions de guerre. À l’époque, les membres de l’équipage arrêtés avaient été discrètement libérés après seulement quelques mois de détention, étouffant ainsi l’affaire dans l’œuf.

 

​L’histoire se répète aujourd’hui au PK5, mais dans un contexte sécuritaire infiniment plus lourd. Le ministre Abazene semble feindre d’oublier que le quartier du PK5 est actuellement sous la coupe des miliciens dits « Les Requins ». Ces derniers ont littéralement envahi la zone, officiellement pour profiler d’éventuelles incursions rebelles, créant un climat de psychose et d’instabilité. Dans un tel baril de poudre, l’interception de 614 munitions de guerre n’est pas un simple fait divers : c’est une question de sécurité d’État.

 

Le parquet de Bangui transformé en cabinet d’avocats d’Abazene

La dérive la plus spectaculaire de cette sortie médiatique réside dans le positionnement du parquet. En principe, le rôle du procureur est de rechercher les infractions, de poursuivre les coupables et de protéger la société. Il n’est en aucun cas le bouclier médiatique des membres du gouvernement.

 

​Pourtant, la seconde moitié du communiqué se transforme en un plaidoyer politique enflammé, accusant l’internaute de vouloir « ternir l’image du ministre d’État » et de « saper sa détermination dans la lutte contre l’impunité ». En annonçant des poursuites immédiates pour « diffamation » contre le jeune militant, le parquet inverse les rôles avec une violence symbolique rare : le suspect politique devient la victime, et le lanceur d’alerte devient le criminel à abattre.

 

Ambitions déçues et guerre des clans : Les dessous politiques de l’affaire

Pour comprendre la nervosité qui entoure ce dossier au sommet de l’État, il faut lever le voile sur les récents bouleversements politiques à Bangui. Arnaud Djoubaye Abazene, qui lorgnait ouvertement le fauteuil de Premier ministre dans l’espoir de remplacer Félix Moloua, a vu ses ambitions douchées.

 

​Affaibli politiquement par ce rendez-vous manqué, le ministre d’État se retrouve aujourd’hui face à une menace bien plus grande : l’appel à une marche publique initiée par des jeunes de sa propre mouvance politique pour exiger son limogeage. L’affaire du camion de munitions du PK5 est le coup de grâce qu’il devait à tout prix esquiver.

 

​En agitant le spectre des poursuites judiciaires, le message envoyé par Abazene est d’une clarté limpide : quiconque osera creuser la piste de ce camion et enquêter sur la destination finale de ces 614 munitions de guerre sera impitoyablement broyé par la machine judiciaire. Le contre-feu est allumé, mais avec la résurgence des vieux dossiers douaniers et la présence des « Requins » au PK5, les braises du scandale risquent d’embraser tout l’appareil d’État.

 

Affaire à suivre

 

Par Gisèle MOLOMA

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Opération surprise à Markounda : Les mercenaires russes embarquent de force Didot Ali et ses adjoints vers Bossangoa

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Opération surprise à Markounda : Les mercenaires russes embarquent de force Didot Ali et ses adjoints vers Bossangoa

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’ancien chef d’état-major du MPC Didot Ali et son adjoint ont été récupérés par les forces russes ce mercredi 17 juin 2026 et transférés sous escorte à Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham.

 

Le commandement militaire des mercenaires russes a déclenché une action totalement imprévisible ce mercredi 17 juin 2026 dans la préfecture de l’Ouham. Un détachement composé de six paramilitaires lourdement armés, circulant sur une moto, a fait irruption dans la zone de Markounda pour appréhender les principales figures de la faction dissidente du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique.

 

Les hommes de Wagner ont d’abord ciblé Al-Hafiz Ali, alias Libanais, qui occupe les fonctions d’adjoint de Didot Ali. Les mercenaires l’ont contacté par téléphone avant de se déployer sur sa base située à Fiesse, une localité et un chantier minier proche de Markounda. Une fois sur place, les forces russes ont désarmé psychologiquement la garde rapprochée du chef rebelle en ordonnant à ses gardes du corps de rester sur place et de ne pas bouger. Les paramilitaires ont refusé que le Libanais utilise sa propre moto et l’ont forcé à monter sur leur moto pour l’acheminer vers Kouki.

 

Dans la foulée, le même détachement russe a appliqué le même traitement à l’ancien chef d’état-major du MPC, Didot Ali. Ses gardes du corps ont reçu l’ordre strict de ne pas bouger et sa moto personnelle a été abandonnée sur place. Didot Ali a été embarqué à son tour sur la moto des mercenaires russes. Les deux responsables rebelles ont ainsi été transférés à Bossangoa, le chef-lieu de la préfecture de l’Ouham, situé à environ 60 kilomètres de Kouki.

 

La clique de Didot Ali est totalement visée par cette reprise en main. Le troisième homme du groupe, le coordonnateur militaire Abdelkader Hassane, actuellement positionné à Markounda, a également reçu un ordre direct des mercenaires russes. Ces derniers lui ont intimé l’ordre de quitter immédiatement sa position pour retourner à Fiesse, sur le chantier minier, et d’attendre leur arrivée imminente pour être récupéré à son tour.

 

Cette mise au pas jette un flou total sur l’avenir de cette faction dissidente qui s’était opposée à la direction de Mahamat Al-Khatim. S’agit-il d’une arrestation déguisée, d’une convocation forcée pour une réunion confidentielle ou d’un transfert définitif vers Bangui, les rumeurs les plus folles courent actuellement dans l’Ouham alors que les gardes du corps des chefs rebelles attendent toujours des nouvelles de leur hiérarchie, laissés sur le carreau sans aucune explication de la part des forces russes.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Le marché de la mort à ciel ouvert : l’invasion des drogues de synthèse et de l’alcool frelaté à Paoua

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Le marché de la mort à ciel ouvert : l’invasion des drogues de synthèse et de l’alcool frelaté à Paoua

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La ville de Paoua subit un déversement massif de boissons contrefaites et de Tramadol. Ce marché destructeur prend de l’ampleur et prive la population de tout avenir.

 

La ville de Paoua, chef-lieu de la préfecture de l’Lim-Pendé, subit de plein fouet une criminalité transfrontalière de grande envergure. En raison de sa position géographique stratégique, cette localité subit un déversement continu de substances toxiques. Le commerce illicite s’organise au grand jour, transformant la zone en un véritable marché de la mort à ciel ouvert. Des camions de douze roues arrivent lourdement chargés de boissons frelatées et de drogues de synthèse. Des nuées de motos participent aussi à cette logistique. Ce transport se déroule au vu de tous. Les agents aux postes de contrôle acceptent de petits billets de banque pour fermer les yeux. Les cargaisons circulent ainsi sans la moindre difficulté sur le territoire national.

 

Le principal pourvoyeur de ce chaos est le groupe paramilitaire Wagner. Malgré l’existence d’un arrêté ministériel qui interdit strictement la fabrication et la vente de ces boissons de contrefaçon, la milice privée russe maintient une production de masse. Leurs usines produisent des volumes gigantesques d’un alcool extrêmement nocif. Le groupe distribue ensuite cette marchandise mortelle dans tous les points de vente de la région, étendant son réseau de distribution jusque dans les villages les plus reculés de la brousse. Les mercenaires profitent de leur impunité totale pour réaliser des profits colossaux sur la santé des habitants.

 

La situation dans la capitale et ses banlieues s’avère encore pire. Le réseau de distribution de ces poisons de synthèse s’étend sur l’ensemble du territoire centrafricain. À l’est et au nord-est, les localités de Sam-Ouandja, de Ouanda-Djallé et d’Obo subissent la même détresse. Dans ces zones, le mode d’approvisionnement change. Les trafiquants utilisent la voie aérienne. Les hélicoptères de Wagner ainsi que certains vols logistiques acheminent des sacs remplis de Tramadol et d’alcools frelatés directement depuis Bangui. Les militaires transportent ces stupéfiants dans leurs bagages personnels pour approvisionner les marchés locaux.

 

La jeunesse centrafricaine subit de plein fouet les effets de cette intoxication de masse causée par l’invasion des drogues. Les adolescents et les jeunes adultes développent une accoutumance immédiate à ces produits chimiques bon marché. Les consommateurs sombrent rapidement dans un état de dépendance totale, ce qui détruit le tissu social des communautés. Les familles assistent impuissantes à la déchéance de leurs enfants. Les structures sanitaires locales n’ont aucun moyen pour soigner les victimes de ces substances de synthèse. Les rues des villes mentionnées affichent un spectacle de désolation quotidienne, avec des groupes de jeunes totalement déconnectés de la réalité sous l’effet des doses quotidiennes.

 

La corruption généralisée des agents publics consolide ce système criminel à ciel ouvert. Chaque barrière routière devient un simple point de péage pour les trafiquants. Les lois de la République n’ont plus aucune valeur face à la puissance financière et militaire des réseaux russes. Les stocks de boissons interdites se renouvellent chaque jour sans que l’État ne parvienne à appliquer ses propres décrets de prohibition. La population constate quotidiennement l’inefficacité des contrôles et la complicité des autorités locales, qui reçoivent des commissions sur chaque cargaison débarquée.

 

L’économie locale se trouve totalement modifiée par cette manne financière clandestine. Les commerces traditionnels ferment leurs portes au profit des débits de boisson illégaux et des points de vente de comprimés. Les gains générés par la vente de Tramadol et d’alcool frelaté dépassent de loin les revenus de l’agriculture ou du commerce légal, ce qui pousse une partie de la population à participer directement à la distribution. Les réseaux criminels locaux s’allient aux forces étrangères pour maximiser les profits, créant une dépendance économique de la région envers ce commerce destructeur.

 

Les perspectives d’avenir pour ces régions s’annulent à mesure que les cargaisons se multiplient. Les écoles se vident de leurs élèves, attirés par les gains faciles du trafic ou rendus incapables de suivre les cours à cause de leur forte addiction. Les parents ne parviennent plus à exercer la moindre autorité sur une génération entière sacrifiée pour les intérêts financiers des miliciens. Les chefs de quartier tentent d’alerter les ministères à Bangui, mais les rapports restent sans réponse pendant que les camions de douze roues continuent de décharger leurs produits toxiques au centre de Paoua

 

Par Alain Nzilo

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Bangui au rythme des motos-voleurs : les pickpockets prolifèrent partout dans la capitale et les Banguissois ne savent plus à quel saint se vouer

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Bangui au rythme des motos-voleurs : les pickpockets prolifèrent partout dans la capitale et les Banguissois ne savent plus à quel saint se vouer

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les rues de Bangui connaissent actuellement une insécurité grandissante liée aux agressions commises par des conducteurs de deux-roues. Les téléphones portables constituent les cibles privilégiées de ces bandits particulièrement mobiles et insaisissables.

 

Dans les rues de Bangui, l’ambiance a changé pour quiconque possède un ordiphone, qu’il s’agisse d’un modèle haut de gamme ou d’un simple appareil Android.

 

Les habitants vivent une réalité quotidienne difficile, caractérisée par une insécurité omniprésente liée aux vols à l’arraché. Le phénomène se produit partout, sans distinction de lieu ou de moment, que l’on se trouve à pied sur le trottoir ou installé à bord d’un moyen de transport public comme le taxi ou bus. Les délinquants se fondent dans la masse et surgissent au moment où l’attention de la victime se relâche.

 

Le mode opératoire de ces délinquants répond à une organisation bien connue. Les auteurs de ces méfaits circulent généralement à deux sur des motocyclettes. Ils repèrent leur cible à distance, souvent des femmes qui s’entretiennent au téléphone tout en marchant. Le conducteur de la moto se rapproche silencieusement, le complice assis à l’arrière temps le bras pour arracher brutalement l’appareil collé à l’oreille de la victime, puis le deux-roues accélère fortement pour s’évanouir dans la circulation. Malgré les cris de la victime et des témoins de la scène, la vitesse de fuite rend toute interception impossible et les téléphones disparaissent vers des réseaux de recel inconnus.

 

La situation touche l’ensemble des secteurs de la ville, y compris les grands axes censés être plus sûrs. Un incident survenu la semaine dernière montre l’étendue du problème sur l’avenue des Martyrs, à proximité de restaurant Myrandela. Cette zone, située à la limite entre le quatrième et le cinquième arrondissement, non loin du lycée de Miskine, a vu un piéton se faire cibler alors qu’il marchait simplement son appareil à la main. Les malfaiteurs sont arrivés tranquillement à sa hauteur à moto avant de lui arracher l’objet des doigts. Dans l’action, l’appareil est tombé au sol au lieu de finir dans les mains des voleurs, permettant au propriétaire de le récupérer avec un écran brisé.

 

Cette multiplication des actes de délinquance donne aux résidents le sentiment d’une prolifération incontrôlable du nombre de voleurs et de braqueurs dans la ville. Les vols ne se limitent plus aux téléphones portables mais s’étendent aux porte-monnaie et autres objets de valeur, créant un climat d’insécurité permanent où chaque passant devient une proie potentielle et où la vigilance doit être maximale à chaque coin de rue.

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : Le grand braquage des mototaxis à Ndélé commence

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Centrafrique : Le grand braquage des mototaxis à Ndélé

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

C’est le choc à Ndélé où le fisc vient de piéger les conducteurs de mototaxis, confisquant des dizaines de véhicules au lendemain d’un premier prélèvement financier totalement suspect.

 

La préfecture de la Bamingi-Bangoran vient de basculer dans le désarroi total ce mercredi 17 juin 2026. Une opération d’envergure, menée d’une main de fer par les agents du service local des impôts, cible directement les conducteurs de mototaxis de la ville de Ndélé. Le bilan provisoire est lourd : plusieurs dizaines de motocyclettes ont été saisies, réquisitionnées et se retrouvent actuellement bloquées, alignées dans la cour de l’administration fiscale sous haute surveillance.

 

Pour les travailleurs du secteur, la pilule ne passe pas. Ils qualifient unanimement cette razzia administrative de véritable racket organisé par les autorités locales. Le déroulement des faits donne d’ailleurs raison à leur colère. Pas plus tard qu’il y a vingt-quatre heures, une injonction officielle avait été faite à chaque conducteur de verser une somme de 2500 francs CFA. Obéissants et désireux de travailler en règle, les professionnels s’étaient exécutés en allant verser la somme demandée. Mais la surprise a été totale ce matin : au lieu de la paix promise, ils ont vu les forces de contrôle fondre sur eux pour immobiliser leurs outils de travail sous prétexte de non-paiement des taxes régulières.

 

Ce coup de filet intervient après une période de fortes frictions entre les autorités fiscales et les représentants des conducteurs. Le responsable des services des impôts de la région, Adjoin Andelais, avait proféré des menaces directes contre le bureau des syndicats de taxis-motos. Ce fonctionnaire exigeait le versement d’une somme astronomique s’élevant à 650 000 francs CFA pour l’année 2026. Une demande exorbitante qui rompt totalement avec les usages de la localité.

 

Le syndicat a immédiatement opposé un refus catégorique à cette augmentation jugée surréaliste. Habituellement, la corporation verse une redevance annuelle forfaitaire de 100 000 francs CFA pour l’ensemble de ses membres. Multiplier cette somme par plus de six relève, selon les représentants des transporteurs, de la pure folie économique.

 

Les calculs des syndicalistes sont simples et basés sur la réalité du terrain : la recette journalière moyenne d’un conducteur à Ndélé s’élève péniblement à 2500 francs CFA. Avec un tel revenu, il est matériellement impossible de subvenir aux besoins des familles tout en payant des taxes d’un tel montant. Le bureau syndical a tenté d’expliquer cette réalité arithmétique au directeur des impôts, lui demandant où les chauffeurs allaient pouvoir dénicher un tel argent.

 

Adjoin Andelais n’a rien voulu entendre, restant sourd aux doléances de ces travailleurs de l’ombre. Décidé à imposer sa loi par la force administrative, il est passé à la vitesse supérieure en ordonnant les saisies massives qui paralysent actuellement l’économie de la ville, laissant les conducteurs à pied, sans ressources, devant les grilles de son bureau des impôts alors que la tension monte d’heure en heure autour du périmètre de rétention des véhicules.

 

Par Barthelemy Kossi

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Centrafrique : quand la radio Ndékè-luka offre une tribune d’or au terroriste en chef de Wagner

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quand la radio Ndékè-luka offre  une tribune d’or au terroriste en chef de Wagner

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le parrain de la nébuleuse de Vladimir Poutine à Bangui a transformé le studio de Radio Ndeke Luka en un outil de manipulation de l’opinion publique centrafricaine.

 

L’esquive de Moscou : les coulisses d’un interrogatoire de complaisance

La supercherie saute aux yeux dès les premières minutes de l’émission à travers l’habileté déconcertante de Dmitri Sitiy à contourner la vérité. Questionné de manière superficielle sur l’ingérence de la Russie en République centrafricaine, le chef des mercenaires russes du groupe Wagner s’est empressé d’effacer toute référence directe au Kremlin.

 

En faisant semblant d’agir seul (ou sous la seule direction des autorités centrafricaines), ce chef de guerre brouille à dessein les pistes sur sa véritable chaîne de commandement. Un traitement journalistic rigoureux aurait immédiatement poussé ce criminel dans ses retranchements les plus profonds. Il appartenait à l’interviewer d’exiger des réponses claires : de qui reçoit-il ses ordres de mission ? Comment un chef de milice privée peut-il s’exprimer sur des questions de souveraineté étatique avec une telle assurance ?

 

Les auditeurs ont rapidement constaté que le déroulement de l’entretien évitait soigneusement les relances rigoureuses de la part du journaliste. Aucune insistance sur l’origine des fonds, aucun rappel des ingérences dans les nominations de ministres ou de conseillers à la présidence. Face aux déclarations de l’invité affirmant qu’il n’a « aucun moyen d’imposer son point de vue », le silence du micro s’apparente à une complicité médiatique.

 

Cette passivité coupable valide la position constante de Corbeau News Centrafrique : cette intervention sur les ondes a été instrumentée et sponsorisée pour offrir un blanc-seing au représentant de Moscou, sans jamais l’obliger à répondre de ses actes.

 

Le piège de la contradiction : la fable de la coopération bilatérale

Face au journaliste, le patron de Wagner à Bangui a déroulé sa rhétorique habituelle, prétendant que son organisation n’intervient pas dans la gestion des structures de l’État et se contente d’apporter des conseils. Pourtant, la réalité de ses propos trahit une emprise totale. Dmitri Sitiy s’est contredit publiquement en affirmant piloter lui-même la stratégie de réintégration des ex-combattants rebelles à moindre frais contrairement aux autres partenaires étrangers, se substituant ainsi directement aux prérogatives du ministère de la Défense et du ministère de la Sécurité publique.

 

Ses véritables intentions guerrières ont éclaté au grand jour lorsque la crise sécuritaire du Haut-Mbomou a été mise sur la table. Interrogé sur les revendications de la milice d’autodéfense locale Azandé Ani Kpi Gbé, qui réclame l’ouverture de négociations pour dénouer la crise, le terroriste en chef a répondu avec un mépris total :

 

« Est-ce qu’on peut négocier dans ce cadre des demandes que les gens qui ont pris les otages, ils sont terroristes, est-ce qu’on peut négocier avec les terroristes ? Non, ce n’est pas possible. »

 

En opposant une fin de recevoir absolue à toute initiative de paix, l’envoyé du Kremlin dicte sa propre feuille de route militaire aux forces armées centrafricaines et aux autorités centrafricaines. Il balaie l’autorité des institutions de la République en décidant, seul, d’exclure l’option politique au profit d’une guerre totale. Cette ingérence directe dans la résolution des conflits internes démontre que les discours sur le respect de la souveraineté nationale ne sont que des mensonges grossiers destinés à tromper les partenaires internationaux.

 

L’histoire occultée : Wagner pris au piège de ses propres créatures

L’un des plus grands mensonges de cette interview réside dans la réécriture de l’histoire de la milice Azandé Ani Kpi Gbé. Dmitri Sitiy a délibérément omis de rappeler que ces combattants qu’il qualifie aujourd’hui de « terroristes » sont le produit direct de ses propres laboratoires militaires. C’est le commandement de Wagner à Bangui qui a personnellement financé, encadré, entraîné et lourdement armé ces miliciens dans le Haut-Mbomou pour en faire des forces supplétives contre d’autres groupes rebelles.

 

La rupture est intervenue lorsque les mercenaires russes ont enfreint leurs engagements contractuels et multiplié les violences gratuites contre les populations locales et les familles de ces combattants. Face à la dérive prédatrice de Wagner, les miliciens Azandé ont déserté les rangs de l’alliance pour retourner dans le maquis. Pour se venger, Dmitri Sitiy a ordonné une traque sanglante à Bangui et en province, arrêtant arbitrairement leurs leaders, exécutant des dissidents et soumettant les prisonniers à des tortures médiatisées.

 

C’est cette campagne de terreur menée par Wagner qui a poussé la milice Azandé à commettre un acte désespéré le 28 décembre dernier : l’enlèvement de la sous-préfète de Bambouti, du commandant de brigade et de deux agents électoraux. Aujourd’hui, alors que cette haute fonctionnaire de l’État est gravement malade en captivité, Dmitri Sitiy refuse toute libération négociée et choisit de la sacrifier sur l’autel de son orgueil militaire. En qualifiant ses propres anciens élèves de terroristes, il tente d’effacer les traces de sa politique d’armement sauvage des milices tribales, une stratégie pyromane qui plonge l’Est de la Centrafrique dans le chaos.

 

L’imposture humanitaire : le business de l’eau et les infrastructures fantômes

Pour blanchir l’image de son organisation criminelle, le chef de Wagner a tenté une diversion grossière en se transformant en promoteur immobilier du développement. Il a fièrement revendiqué la construction de six écoles au cours des huit derniers mois et le forage d’une centaine de puits d’eau à Bangui et à l’intérieur du pays.

 

Cette tentative de séduction cache une escroquerie économique à grande échelle. Sur le terrain, l’implantation de ces prétendues six écoles relève du mystère le plus total : aucune autorité locale en province n’est en mesure de localiser ces bâtiments fantômes. Quant aux forages tant vantés, ils ne relèvent en rien de l’aide humanitaire gratuite. Les filiales commerciales de Wagner ont transformé l’accès à l’eau potable en un business lucratif, revendant cette ressource vitale aux populations locales les plus démunies pour en tirer des bénéfices quotidiens.

 

Ce don dérisoire et mensongère devient révoltante lorsqu’on la compare au pillage massif des ressources minières de la République centrafricaine. Pendant que Dmitri Sitiy vante ses quelques puits payants, la nébuleuse russe exploite de force le site aurifère géant de Ndassima, dans la préfecture de la Waka. Ce hold-up industriel, opéré en violation de toutes les règles environnementales et fiscales du pays, permet à Wagner de détourner et d’exporter illégalement plus de 200 milliards de francs CFA par an en or et en diamants de sang. Interrogé à ce sujet, Sitiy s’est contenté de qualifier ce pillage d’« investissements légaux contribuant à l’économie », insultant le travail des inspecteurs des mines et la misère du peuple centrafricain.

 

La colère de la population : Radio Ndeke Luka sous le feu des critiques

La complaisance affichée par la station face au discours de propagande du Kremlin a provoqué une vague de colère légitime parmi les auditeurs à travers le pays. Choqués par le ton mielleux de l’animateur, l’absence de confrontation face aux contradictions évidentes de l’invité et le refus délibéré d’évoquer les rapports documentés sur les viols de femmes et d’enfants imputés aux paramilitaires russes, plusieurs citoyens ont pris contact avec la rédaction de Corbeau News Centrafrique.

 

Un auditeur de Bangui a exprimé son indignation face à cette capitulation déontologique, s’interrogeant sur la perte d’indépendance de cette radio, perçue désormais par une partie de l’opinion comme une caisse de résonance des intérêts économiques et militaires russes.

 

Les Centrafricains mesurent désormais le degré de soumission de certains médias de la place, prompts à offrir une tribune de réhabilitation aux dirigeants de forces étrangères impliquées dans des violations massives des droits humains. Cet entretien radiophonique du 15 juin 2026 restera dans les mémoires comme un exemple de naufrage éthique, où un espace d’information publique a été abandonné aux mains d’un chef de guerre soucieux de dissimuler le sang et l’or derrière des promesses de pacification.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Gouvernement centrafricain : Pourquoi Obed Namsio n’est-il pas le premier premier ministre de la septième république, Touadéra a-t-il eu l’intuition de son ingratitude ?

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Gouvernement centrafricain : Pourquoi Obed Namsio n’est-il pas le premier premier ministre de la septième république, Touadéra a-t-il eu l’intuition de son ingratitude ?

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Obed Namsio clamait partout sur les toîts du monde qu’il était le choix préféré de la communauté internationale pour la primature de la septième république. À la surprise générale, Touadéra choisit Félix Moloua, montrant qu’il a eu l’intuition de l’infidélité politique de cet ingrat notoire.

 

L’assurance affichée par Obed Namsio après l’investiture du dictateur Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro n’était un secret pour personne à Bangui.

 

Dès l’annonce de la réussite du coup d’État électoral du 28 décembre dernier, Obed Namsio, directeur de cabinet de la présidence de la République, ne cachait pas ses ambitions pour devenir le prochain premier ministre du premier gouvernement de la septième république, s’appuyant sur de prétendus soutien de la communauté internationale pour forcer la main à son patron Faustin-Archange Touadera.

 

En coulisses, l’homme usait de cette supposée caution étrangère comme d’un outil de chantage direct auprès de Baba Kongoboro. Pour ses proches, son accession à la primature était acquise, une suite logique à son positionnement actuel. Pourtant, cette certitude s’est brisée net lorsque le décret présidentiel est tombé, maintenant le premier ministre sortant à son poste et laissant le directeur de cabinet face à l’échec de ses calculs politiques.

 

Cette mise à l’écart définitive remet en lumière le passé d’un homme habitué aux ascensions rapides suivies de l’ingratitude. Ceux qui ont suivi son parcours depuis ses débuts se souviennent d’un individu depuis la ville de Bocaranga, totalement inconnu des cercles du pouvoir. Sa sortie du néant et de la précarité est l’œuvre exclusive de parrains politiques qui l’ont soutenu et propulsé au sommet, lui permettant d’accéder aux fonctions stratégiques de ministre des Mines sous le régime de François Bozizé. Ce poste a radicalement changé son statut social et financier, mais sa véritable nature s’est révélée lors de la chute de ce pouvoir.

 

Dès que le régime de François Bozizé est tombé, Obed Namsio a immédiatement tourné le dos à tous les membres de cette famille politique qui l’avait fabriqué, coupant les ponts avec ceux qui lui avaient tendu la main en pleine galère.

 

Aucun geste de gratitude, aucune déférence morale, pas même un centime de reconnaissance n’est venu honorer sa dette envers ses faiseurs de rois. Cette rupture complète avec ses anciens maîtres montre une absence totale de reconnaissance, un comportement que l’on retrouve également chez son propre patron.

 

Faustin-Archange Touadéra a agi de la même manière envers François Bozizé, après avoir profité de ses faveurs pour atteindre le sommet de l’État. Le palais de la Renaissance rassemble ainsi un véritable club d’ingrats, où la trahison des bienfaiteurs est érigée en méthode de gouvernement.

 

En reconduisant Félix Moloua, le dictateur de Bangui semble avoir fait le choix de la prudence face à un collaborateur dont l’infidélité est de notoriété publique. L’intuition présidentielle a fonctionné comme un mécanisme de défense contre un homme capable de trahir à la moindre opportunité. Obed Namsio pensait sincèrement que l’argument d’une mystérieuse communauté internationale suffirait à faire plier Faustin-Archange Touadera, oubliant que ses pratiques opportunistes et ses reniements passés restaient gravés dans les mémoires. Le directeur de cabinet se retrouve aujourd’hui bloqué dans ses manœuvres, prisonnier d’un système qui connaît parfaitement ses antécédents et refuse de lui céder les clés du gouvernement.

Affaire à suivre.

 

Par Éric Azoumi

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Centrafrique : Fin de partie pour Sani Yalo, le prédateur aux longs bras rattrapé par la loi

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Fin de partie pour Sani Yalo, le prédateur aux longs bras rattrapé par la loi

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’empire du crime organisé de Sani Yalo bâti sur la spoliation, les pillages, les vols, l’escroquerie et l’arrogance politique est en train de prendre l’eau. Durant dix années, intouchable grâce à ses connexions au sommet de l’État, le sulfureux homme d’affaires Sani Yalo fait désormais face à son pire cauchemar : la fin de l’impunité.

Entre une décision historique de la Cour de cassation en faveur de Maître Crépin Mboli-Goumba et une audition explosive sur fond de soupçons de coup d’État, le parrain des Associations de soutien à Touadera à Bangui apparaît aujourd’hui acculé. Récit d’une descente aux enfers d’un homme pris au piège de ses propres réseaux.

Mais avant d’être rattrapé par les affaires judiciaires et les soupçons politiques, Sani Yalo s’était imposé pendant des années comme un prédateur convaincu que ses protections le plaçaient au-dessus des lois.

 

L’affront de trop : Quand l’autodidacte se frotte au cador du barreau

Pendant des années, Sani Yalo a appliqué la même méthode avec succès : pillages, vols, confiscations de biens privés, intimidations et gel des procédures judiciaires grâce à ses « longs bras » politiques et à ses poches remplies de billets de banque.

En s’emparant dès 2017 d’un immeuble appartenant à Maître Crépin Mboli-Goumba, avocat international chevronné formé aux États-Unis, pour y installer son usine d’eau dite potable, Yalo croyait ajouter un nouveau trophée à son tableau de chasse en toute impunité. Mais cette fois, la mécanique s’est grippée.

Face à un personnage décrit par ses détracteurs comme un analphabète fonctionnel doublé d’un escroc notoire, le juriste n’a jamais cédé. Première instance, appel puis Cour de cassation : les juridictions centrafricaines ont finalement tranché de manière définitive en condamnant Sani Yalo pour spoliation.

Cette victoire dépasse largement le simple cadre d’un litige immobilier. Elle marque le début du démantèlement judiciaire du « cartel Yalo », longtemps habitué à s’approprier des biens majeurs à Bangui, depuis les parcs automobiles de CFAO Motors jusqu’aux immeubles de la LAICO, sans oublier le marché de Bimbo où un groupe électrogène a purement et simplement emporté par lui.

Ces multiples affaires de vols et de spoliations viennent s’ajouter à un passif criminel beaucoup plus lourd encore, jalonné d’accusations d’enlèvements, de violences et de tentatives d’assassinats, notamment dans le dossier tragique de l’homme d’affaires Aladji Issa Manou ou encore dans l’affaire Zongo Oil. Dans cette dernière affaire, il lui reste encore plusieurs années de peine à purger. Que le parquet le reconduise dans sa cellule de Ngaragba.

Et pendant que les procédures judiciaires s’accumulent, l’étau politique commence lui aussi à se refermer autour de l’homme d’affaires.

 

L’étau se resserre : Soupçons de complot et rumeurs de fuite

L’effondrement de Sani Yalo ne se limite plus aux prétoires. Le vent politique a brutalement tourné pour stopper net sur sa tête.

Récemment auditionné par le parquet dans une ambiance particulièrement électrique, l’homme d’affaires a tenté de réactiver sa vieille méthode : l’intimidation à peine voilée. En lançant au clan au pouvoir que « toucher à sa personne, c’est briser la paix dans le pays », il espérait rappeler son pouvoir de nuisance et sa capacité de déstabilisation.

Mais la rupture semble désormais consommée avec le régime de Bangui, que Yalo accuse aujourd’hui d’ingratitude après des années de proximité et de services rendus.

Selon plusieurs sources concordantes et des rumeurs persistantes à Bangui, l’homme d’affaires, acculé par les procédures judiciaires et abandonné par certains parrains politiques, aurait discrètement traversé le fleuve Oubangui en direction de Zongo, en République démocratique du Congo.

Toutefois, cette hypothèse est accueillie avec prudence dans plusieurs cercles politiques et sécuritaires. L’un des profils Facebook portant son nom a publié une photo le montrant assis dans un avion, accompagnée d’un message évoquant un départ en vacances, sans aucune précision sur la destination. Diversion après diversion, surtout pour un homme habitué aux réseaux opaques et aux condamnations où sa tête est appelée à  vieillir derrière les barreaux jusqu’à la fin de ses jours, l’exil et la question de sa localisation ressemblent désormais à un piège à ciel ouvert

 

Une cavale impossible ? Le piège international

La route de la fuite s’annonce particulièrement sinueuse, remplie de « kii », ces épines qui lacèrent lentement ceux qui tentent de les traverser.

Interrogé par notre rédaction, un politologue averti résume la situation sans détour :

« Sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par la Guinée équatoriale pour son implication présumée dans des tentatives de déstabilisation régionales, et après une condamnation à la réclusion à perpétuité assortie d’une peine équivalente à son âge au moment du jugement, soit 59 ans de prison ferme, la RDC constitue désormais une véritable souricière pour lui. Sa seule issue de survie immédiate semble être le Tchad, pays d’origine de sa mère ».

Dans le Grand Nord, caché loin des regards, Sani Yalo pourrait être tenté de renouer avec ses vieux réflexes : financer une nouvelle aventure armée afin de laver son honneur perdu et reprendre pied politiquement. Explique à la rédaction ce politologue.

Mais le contexte a changé. Les caisses de l’homme d’affaires se vident à mesure que les créanciers réclament leur dû et que les procédures judiciaires s’accumulent. L’Hôtel Ledger Plaza de Bangui, à qui Sani Yalo doit plus de 100 millions de francs CFA, doit suivre de près sa plainte et accentuer la pression. D’autres victimes commencent elles aussi à sortir du silence.

 

Les victimes sortent du silence : Le temps des règlements judiciaires

La famille d’Issa Manou, meurtrie par des années de souffrance et de spoliation, observe avec attention l’évolution des procédures. La mairie de Bimbo, dépouillée de son groupe électrogène, dispose désormais d’un précédent judiciaire important pour engager à son tour des actions.

La décision historique de la Cour de cassation ouvre en réalité une brèche beaucoup plus large qu’un simple contentieux privé. Pour la première fois depuis des années, les « longs bras » de Sani Yalo commencent à subir des coupes les uns après les autres.

Et derrière cette succession d’affaires se dessine désormais la chute progressive d’un empire mafieux longtemps protégé par les complicités politiques.

 

Le crépuscule du « parrain » de Bangui

Le naufrage d’un système bâti sur la peur, l’argent et les réseaux d’influence paraît désormais inéluctable. Le dicton populaire rappelle souvent qu’un bien mal acquis finit toujours par perdre son propriétaire. Sani Yalo en offre aujourd’hui une illustration spectaculaire.

L’homme qui rêvait encore récemment de devenir vice-président de la République après son échec dans la course à la primature, allant jusqu’à tenter de réécrire l’histoire politique centrafricaine à son avantage, se retrouve désormais prisonnier de ses propres méthodes.

Qu’il termine ses jours dans une cavale interminable, traqué à travers les frontières régionales, ou dans l’isolement d’une cellule de prison, une réalité s’impose désormais à Bangui : l’étau politico-judiciaire est en train de le couler.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Cyber-traque et paranoïa d’État : la police centrafricaine s’enfonce dans la folie pour censurer les réseaux sociaux

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Cyber-traque et paranoïa d’État : la police centrafricaine s’enfonce dans la folie pour censurer les réseaux sociaux

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Après l’échec cuisant des campagnes de signalements de masse menées par les mercenaires de Wagner et leurs usines à trolls locales pour tromper les algorithmes, le régime de Bangui bascule dans l’officialisation de sa paranoïa en suppliant directement la direction de Meta de faire le travail de censure à sa place.

 

L’appareil sécuritaire centrafricain vient de franchir un nouveau cap dans le ridicule administratif avec la publication d’un communiqué officiel signé par le contrôleur général Élie Beboy Mbaïlaou. Ce document de la Direction Générale de la Police Nationale expose au grand jour la terreur qui habite les sommets de l’État face à la simple existence de deux pages Facebook, « Mon Choux Quentin » et « Abdoulkader Legos ». Après avoir mobilisé sans succès des groupes de jeunes embrigadés et les officines numériques des alliés russes pour tenter de faire sauter ces comptes par des signalements abusifs, le pouvoir constate son impuissance. La panique est telle que le ministère de l’Intérieur quitte désormais le terrain de la manipulation clandestine pour formaliser sa dérive liberticide dans un texte officiel pompeux.

 

Pour tenter de donner une consistance juridique à cette paranoïa, la police prétend que ses services spécialisés ont réussi à localiser la résidence de l’administrateur de ces plateformes en France. Le texte brandit des menaces d’interpellation et d’extradition, évoquant un travail de fond en matière de renseignement numérique et d’analyse cybercriminelle. Derrière ces termes techniques se cache une tentative d’intimidation flagrante envers toute la diaspora et les voix critiques en exil. Les autorités de Bangui rêvent de déployer des mandats d’arrêt internationaux pour ramener de force les internautes dissidents sur le sol national, reproduisant les schémas de rapatriements forcés qui se terminent invariablement dans les cellules de torture de Wagner, à l’instar des traitements infligés aux opposants politiques écroués au camp de Roux ou à la prison de Ngaragba.

 

Le comble de ce délire bureaucratique réside dans la démarche officielle annoncée auprès de la multinationale Meta. La police centrafricaine affirme vouloir saisir les responsables de Facebook et Instagram pour exiger des mesures de censure, en invoquant de manière abusive la Convention de Budapest sur la cybercriminalité. Cette démarche montre une méconnaissance totale des réalités internationales de la part d’un pouvoir qui imagine pouvoir dicter ses lois aux géants américains du web. Alors que le régime a verrouillé l’ensemble des institutions nationales et modifié la constitution pour s’assurer un pouvoir à vie sous protection militaire étrangère, il ne supporte pas que les réseaux sociaux restent le dernier espace d’expression libre pour la population. La traque des téléphones et la surveillance des flux internet deviennent les priorités absolues d’un pouvoir affolé par le moindre bourdonnement critique.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : Deux miliciens azandés partis se désarmer à Bambouti sont désormais introuvables

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Deux miliciens azandés partis se désarmer à Bambouti sont désormais introuvables

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Arrivés à Bambouti pour déposer volontairement les armes, deux jeunes ex-combattants azandés n’ont plus donné aucun signe de vie, provoquant la panique générale au sein de leurs familles respectives.

 

La ville de Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, vit dans une attente insupportable. Le samedi 13 juin dernier, deux jeunes gens, des ex-miliciens azandés du Haut-Mbomou qui avaient initialement pris les armes pour défendre leur territoire ancestral, ont pris la décision de quitter la localité d’Obo pour Bambouti. Leur objectif officiel était de se rendre à cette ville frontalière , une sous-préfecture située à l’extrême est de la République centrafricaine, à la frontière avec le Soudan du Sud, afin de participer au processus de désarmement avec les mercenaires russes.

 

Parmi ces deux hommes figure le nommé Marien.

 

Les deux compagnons ont fait la route et sont bien arrivés à destination. C’est à ce moment précis que les traces s’effacent. Dès leur arrivée à Bambouti, les deux jeunes ex-miliciens se sont dirigés vers la base occupée par les mercenaires russes du Groupe Wagner pour leur remettre leur équipement militaire. Depuis cette démarche volontaire, le silence est total. Les canaux de communication sont coupés et aucune nouvelle n’a filtré de la base des mercenaires russes où les deux hommes sont confinés et retenus.

 

Cette absence prolongée de plusieurs jours plonge les proches des disparus dans une angoisse profonde. Dans la région, les rumeurs et les analyses se multiplient pour tenter de comprendre le sort réservé à Marien Blanc et à son compagnon. La rédaction de CNC a pu obtenir les explications d’un spécialiste des réseaux de sécurité de la zone. Selon cet expert, l’intégrité physique des deux jeunes hommes n’est pas directement menacée pour le moment, mais ils subissent un traitement spécifique.

 

Ils sont retenus à l’intérieur de la position militaire russe pour subir des interrogatoires particulièrement poussés et une pression psychologique et physique très lourde.

 

L’objectif des paramilitaires russes est d’obtenir des renseignements opérationnels cruciaux. Les mercenaires cherchent à arracher aux deux ex-miliciens l’emplacement exact de la base des combattants azandés ainsi que le lieu de détention secret de la sous-préfète, du commandant de brigade de la gendarmerie ainsi que les deux agents électoraux capturés à Bambouti le 28 décembre 2025.

 

Pour rappel, la sous-préfète de Bambouti, le commandant de brigade de la gendarmerie locale ainsi que deux agents électoraux sont toujours entre les mains des miliciens. Les forces russes font ainsi pression sur Marien Blanc et son frère d’armes en leur faisant comprendre que leur libération et leur survie dépendent uniquement de leur coopération pour guider les troupes vers le campement des otages.

 

Cette méthode d’action correspond aux directives imposées par le commandement russe depuis la capitale. Il y’a trois jours, le chef des opérations russes, Dmitry Sytyi, a affirmé sur les ondes de la Radio Ndeke Luka qu’il n’y aurait aucune forme de négociation avec les miliciens d’autodéfense Azandé, qualifiés de terroristes par ce même criminel en chef, et que seule la force militaire serait employée. Pour les hommes de Wagner, l’arrivée spontanée de ces deux transfuges constitue une opportunité d’obtenir les coordonnées de la forêt où sont cachés les quatre prisonniers politiques et institutionnels.

 

Au-delà de la localisation de la base forestière, le spécialiste de sécurité contacté indique que les forces russes exigent également des dénoncations nominatives. Les russes veulent aussi que les deux jeunes pointent du doigt des complicités internes, notamment des notables, des commerçants ou des personnalités influentes résidant à Obo  ou ailleurs qui soutiendraient en sous-main la milice azandée. Si les deux prisonniers cèdent à la pression et livrent des noms, les mercenaires prévoient de mener des opérations de capture, exposant les personnes désignées à des actes de torture.

 

Du côté de la milice azandée du Haut-Mbomou, la réaction à cette double disparition mêle colère et détachement. Interrogés par la rédaction de CNC, plusieurs cadres du mouvement affirment que la situation de Marien Blanc et de son compagnon relève de leur propre responsabilité. Les dirigeants expliquent que ces deux membres ont agi de manière totalement clandestine, sans en référer à l’état-major de la milice et sans avoir reçu l’aval ou des consignes de la part de leur hiérarchie. Pour les responsables du groupe armé, les deux hommes ont choisi de faire défection de leur propre chef et doivent désormais assumer seuls les conséquences de leur démarche auprès des forces russes

 

Par Éric Nzapa

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Le phénomène des FAKA voleurs inquiète le quartier KM5

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Le phénomène des FAKA voleurs inquiète le quartier KM5

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Dans le secteur du KM5, la population décide désormais de traquer les faux soldats FACA spécialisés dans le vol de téléphones. Un incident sanglant vendredi a poussé les habitants à la révolte.

 

Comme vous le savez, chaque jour, la vie suit son cours habituel dans le marché Mamadou Mbaïki, troisième arrondissement de la capitale, où les activités commerciales animent chaque matin les artères principales. Les vendeurs installent leurs étals, les acheteurs circulent et les discussions vont bon train dans une ambiance typique des grands rassemblements.

 

C’est exactement dans ce cadre ordinaire que s’est installé un climat de méfiance qui perturbe la tranquillité des habitants. Les conversations des résidents tournent désormais autour d’un sujet précis qui anime de nombreuses interrogations et modifie les habitudes de fréquentation des espaces publics.

Après l'agression des jeunes par des FACA voleurs
Après l’agression des jeunes par des FACA voleurs

 

Ce trouble provient des agissements d’un groupe d’individus désignés sous le nom de soldats FAKA voleurs. Ces derniers ont choisi le marché Mamadou Mbaïki, communément appelé KM5 ou PK5, comme terrain pour commettre leurs infractions. Contrairement aux délinquants ordinaires qui profitent de l’obscurité, ces agresseurs opèrent ouvertement en plein jour au milieu de la foule. Leur cible principale reste les téléphones portables des passants, en particulier ceux des jeunes. Dès qu’ils repèrent un appareil, ces voleurs s’approchent du propriétaire et exigent la remise immédiate du téléphone sous la menace. Ils confisquent ensuite le bien de manière totalement illégale. Ce scénario se produit chaque jour et chaque semaine, créant un sentiment d’insécurité permanent chez les usagers du quartier KM5.

 

La situation a pris une tournure physique particulièrement violente vendredi dernier au cours de l’une de ces tentatives de vol. Deux jeunes frères se trouvaient dans le marché, et l’un d’eux manipulait son téléphone portable. Les trois voleurs habituels se sont avancés vers eux pour s’emparer de l’appareil. Le jeune homme, ne comprenant pas les raisons de cette demande, a refusé de céder son outil de communication. Face à ce refus, les agresseurs sont passés à l’action physique directe en tabassant violemment le jeune homme. Son frère a tenté de s’interposer mais les voleurs ont continué leur agression, causant de graves blessures à la tête de la première victime. Le sang a coulé en abondance, provoquant un attroupement immédiat autour de la scène.

 

Les personnes présentes aux alentours se sont rassemblées en grand nombre pour comprendre l’origine de l’agitation. Les victimes ont alors expliqué la situation, désignant clairement les trois fuyards comme des voleurs de téléphones bien connus. Cette explication a provoqué une réaction collective immédiate parmi la foule présente. La certitude d’avoir affaire à des malfrats récurrents a poussé la foule à s’organiser instantanément. Les citoyens ont ramassé de gros bâtons et se sont lancés à la poursuite des trois agresseurs afin de leur faire payer leurs actes. Une véritable traque populaire s’est mise en place dans les allées du marché Mamadou Mbaïki. Les trois voleurs, mesurant le danger face à la multitude en colère, ont rapidement abandonné les lieux et ont pris la fuite. Ils ont réussi à s’enfuir à travers le réseau de ruelles du troisième arrondissement et se sont évaporés dans la nature avant que la foule ne puisse les intercepter.

 

Ces trois individus demeurent identifiables par les usagers réguliers du PK5, car leur présence quotidienne démontre qu’ils opèrent de façon régulière dans cette zone commerciale. Les commerçants restent vigilants, déterminés à protéger leurs clients et leurs biens contre ces faux soldats lors de leurs prochaines apparitions

 

Par Anselme Mbata

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Centrafrique : Le mystère s’épaissit autour de la disparition de trois ex-combattants du MPC enlevés par les mercenaires russes

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Le mystère s’épaissit autour de la disparition de trois ex-combattants du MPC enlevés par les mercenaires russes

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 L’inquiétude grandit depuis plusieurs mois concernant le sort de trois anciens rebelles du Mouvement Patriotique pour la Centrafrique. Enlevés en décembre dernier dans l’Ouham par des paramilitaires russes, Ali Sossal, Hamid Mht et Ali Abdoulaye demeurent totalement introuvables depuis lors.

 

Dans la préfecture de l’Ouham, au nord-ouest de la RCA, l’activité minière battait son plein en décembre 2025. Parmi les ouvriers cherchant de l’or pour assurer leur subsistance quotidienne se trouvaient Ali Sossal, Hamid Mht (connu sous le nom de Saragba) et Ali Abdoulaye (surnommé AB CHOK). Ces hommes avaient choisi de quitter les rangs du MPC pour se réinsérer dans la vie civile par le travail manuel sur les chantiers.

 

Leur trajectoire a bifurqué lorsque d’anciens cadres de leur ex-mouvement armé sont arrivés sur le site minier. Des témoins expliquent que le chef d’état-major de l’époque, Dido Ali , accompagné de son adjoint Monsieur Libanais, a procédé à leur capture, les accusant faussement de rallier désormais au général Florent Kema, chef d’État-major de la CMSPR. Les trois ex-rebelles ont ensuite été conduits vers une position occupée par les mercenaires de la milice Wagner proche de Markounda.

 

Deux jours plus tard, des informations indiquent que les hommes de Wagner ont récupérer les trois ex-rebelles du MPC, les nommés Ali Sossal, Hamid Mht et Ali Abdoulaye,  avant de faire mouvement vers le nord-est. Un convoi a été aperçu se dirigeant vers Kaga-Bandoro, le chef-lieu de la Nana-Gribizi. C’est à partir de cette étape précise que toute trace physique des trois ex-rebelles s’efface.

 

Depuis maintenant plus de cinq mois, les familles de ces trois jeunes multiplient les démarches. Les mères, les épouses et les proches ont passé la ville de Kaga-Bandoro au peigne fin. Les recherches se sont ensuite déplacées vers la capitale, Bangui, où chaque lieu de détention potentiel a été vérifié, sans le moindre résultat.

 

Les autorités et les forces russes conservent un mutisme total sur la localisation de ces hommes ou sur les raisons de leur transfert.

 

Les rumeurs les plus sombres circulent désormais dans la région, évoquant des exécutions sommaires ou une détention dans des cellules souterraines inaccessibles au public.

 

La milice Wagner, opérant en dehors de tout cadre légal classique, ne fournit aucune information à qui que se soit.

 

Le silence des officiels à Bangui et l’absence de preuves de vie alimentent chaque jour davantage l’angoisse des familles qui attendent un signe, une explication ou un corps. À ce jour, Ali Sossal, Hamid Mht et Ali Abdoulaye n’existent plus que dans les souvenirs de leurs proches, tandis que les chantiers miniers de l’Ouham continuent de fonctionner sous la surveillance des hommes en uniforme.

 

Par Arsène Féimonazoui

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Centrafrique : Le don marocain de 100 logements sociaux vire au fiasco après 13 ans d’attente

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Centrafrique : Le don marocain de 100 logements sociaux vire au fiasco après 13 ans d’attente

 

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un don généreux du royaume chérifien pour la Centrafrique s’est transformé en scandale de corruption, déclenchant l’indignation massive des Centrafricains en ligne.

 

En 2016-2017, le royaume chérifien avait promis de financer ces habitations pour venir en aide aux populations déplacées. L’inauguration devait marquer un tournant, un geste de solidarité africaine. Mais lorsque les premières images sont apparues en novembre 2018, la déception était palpable.

 

Les constructions livrées ce jour-là ressemblaient davantage à des bâtisses inachevées qu’à des résidences dignes de ce nom. Les finitions laissaient à désirer, certaines structures paraissaient fragiles, et l’ensemble donnait l’impression d’un chantier abandonné en cours de route.

 

Sept ans plus tard, en mars 2025, une nouvelle cérémonie a eu lieu pour remettre officiellement ces mêmes logements au ministre de l’Action sociale. Cette fois, les images ont été publiées par Diaspora sur la plateforme des réseaux sociaux Facebook, déclenchant des réactions furent encore plus vives.

 

Les Centrafricains se sont exprimés massivement dans la section commentaires, exprimant leur désarroi et leur incompréhension. Les autorités marocaines, de leur côté, sont également furieuses.

 

Sur Facebook, Mansour Mamadoù écrit : “Ça illustre parfaitement l’image du pays et de ses dirigeants. Quelle honte.”

 

D’autres internautes ont pointé du doigt la pauvreté comme explication à cet échec. Grasiella Yakoy demande avec amertume : “C’est toujours à cause de la pauvreté là ???”

 

Jolidon Lionel Ouagbia rappelle que des fonds avaient bien été alloués au départ. Il mentionne également que le royaume marocain jouit d’une excellente réputation dans les projets de développement visant le bien-être des populations. Cette remarque souligne le contraste entre les promesses initiales et le résultat final.

 

Show Freddy s’interroge sur les chiffres : “Les autres sont dans les 10 000 logements nous 100 logements inachevés vous publiez 😭😭😭😭 mawa mingui na 7ème République qu’ils sont en train de préparer.” Cette comparaison avec d’autres initiatives immobilières accentue le sentiment d’injustice ressenti par les citoyens.

 

Sylver Pamall-ouane évoque la possibilité d’un détournement : “Ils ont bouffé une partie de l’argent. Sinon qu’est-ce qui peut expliquer la non finition de ces maisons ?” Cette accusation résume un sentiment largement partagé dans les commentaires.

 

Tony Levi’s Orogaza interpelle directement les autorités : “Svp les autorités si vous pouviez dire aux partenaires de faire les dons à cœur ouvert c’est encore mieux là c’est quoi ça?” Une demande qui traduit un désir de transparence et de meilleure gestion.

 

Un autre internaute explique que l’argent décaissé aurait dû suffire largement, mais que la majorité aurait disparu en route. Il conclut que l’entreprise de construction n’aurait réalisé les travaux qu’avec les miettes restantes, d’où ce résultat décevant.

 

Organza Organza s’emporte : “Des maisons inachevées pour inauguration quelle honte! À mon avis soit disant les personnalités ont bouffé tous ces fonds de 2012 à 2025!!! L’on ne peut construire de tel logement en 13ans!!!” Son message exprime l’exaspération générale devant cette situation qui s’éternise.

 

Goldy Wenam Curtis rappelle que le Maroc n’est pas responsable de cette débâcle. Il affirme que les dirigeants ont détourné l’argent destiné au projet à Bangui et demande qu’on cesse de salir le nom du roi du Maroc. Il souligne que ces investissements ont été observés dans de nombreux pays subsahariens et que ce sont les dirigeants locaux qui ont failli.

 

Patricia Gbeni ajoute : “Il faudrait que ça soit les vrais bénéficiaires. RCA c’est la RCA ooo.” Elle insiste sur l’importance d’identifier les véritables destinataires de ces logements et de garantir que les plus nécessiteux en bénéficient réellement.

 

Saleh Amina développe une analyse plus technique : “Au moins ils ont utilisé du ciment et des tôles 🙃 allez dans l’arrière pays vous allez voir 🥺. Nous recevons des dons mais l’expression des besoins, les spécifications techniques, l’attribution du marché, la réalisation des travaux, la supervision, la validation et la réception sont du ressort de nous centrafricains et nous sommes étonnés du résultat 😂 aucun patriotisme 😭😭😭.”

 

Elle poursuit en expliquant que pour construire les mêmes bâtiments, il faudrait faire appel à un autre entrepreneur pour crépir, un autre pour peindre. Elle dénonce le fait qu’on ne voit dans les statistiques que les chiffres des dons reçus et décaissés, mais que la réalisation concrète reste invisible.

 

Astrid Botalo lance une question pertinente : “Ils étaient obligés de faire venir les caméras ? ?? Wadafoul”. Cette remarque suggère que la médiatisation de l’événement aurait pu être évitée compte tenu de l’état déplorable des constructions.

 

Ibrahim Banat lance un appel vibrant : “Si vraiment c’est un autre pays bien conscient, qui a des dirigeants vigilants sur les affaires du pays ! vous aurez eu l’ordre de tout détruire en une minute sinon vous serez tous viré de vos postes. !! nous allons rester pauvres jusqu’à dernière des dernières. Héee la pauvreté seigneur !! Esprit de (je) sort du corps des peuples centrafricaine 🙏🙏.”

 

Raphaela Marie Aubert Abanda suggère une approche différente : “Allez y voir des logements sociaux au Maroc. 😏😏 C’est pas pour cracher sur le geste mais un peu de considération aussi. En tout cas ça nous apprendra à nous prendre en main.” Elle invite à la comparaison et à l’apprentissage de l’autonomie.

 

Un commentaire anonyme résume le sentiment général : “l’ambassadeur vous vous foutez du ROI, pour aller assister une telle cérémonie ? Ô mon pays la RCA 🇨🇫 accompagné d’un emoji en larmes. Cette phrase capture l’humiliation ressentie par beaucoup.

 

Adorateur Jean de Dieu Guenefio s’interroge sur les délais : “Un projet de 2012 réalisé en 2025 et plus pire, les travaux sont inachevés. 13 ans après, ils n’ont pas eu la décence de faire les choses bien pour ceux qui ont perdus leurs maisons ??? Que Dieu nous aide, quelle honte nationale ???”

 

Dans les commentaires Adrien Koundou Zalia écrit : “Pour dire vrai, développement ne sera jamais notre ami dans ce pays.. C’est ça logements sociaux ?” Une réponse de Mara de Mala précise : “des Taudis sociaux. Oui il faut se demander pourquoi nous allons à l’école.” Cette discussion résume parfaitement le décalage entre les attentes et la réalité, entre les promesses de développement et ce qui est concrètement livré aux populations qui attendent depuis près d’une décennie​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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Accidents routiers : hécatombe quotidienne en RCA, et le directeur de la Sécurité routière avoue : « Nous n’avons ni véhicules, ni budget, ni spécialistes »… Pathétique !

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Accidents routiers : hécatombe quotidienne en RCA, et le directeur de la Sécurité routière avoue : « Nous n’avons ni véhicules, ni budget, ni spécialistes »… Pathétique !

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les routes centrafricaines continuent de faire des victimes jour après jour. Les accidents se multiplient depuis plusieurs années à un rythme qui laisse tout le monde abasourdi. Des véhicules, des camions lourds, DK, taxis-motos et autres engins circulent dans le désordre total, avec excès de vitesse, surcharge, absence de documents et véhicules en mauvais état. Les hôpitaux reçoivent des blessés en permanence, les familles enterrent leurs proches régulièrement, et rien ne change vraiment sur le terrain.

 

Dans ce contexte, la Direction de la circulation et de la sécurité routière du Ministère des Transports a choisi de passer à la radio sur Guira FM pour expliquer son fonctionnement. Le résultat ? Un long entretien où le directeur Serge Doangaise lui-même reconnaît l’impuissance totale de son service. Il liste les trois services qui existent sur le papier : prévention et sécurité routière, permis de conduire et capacités, contrôle technique. Il parle de sensibilisation, d’éducation des conducteurs et des piétons, de vérification des véhicules avant immatriculation, de lutte contre les transformations illégales sur les bus. Tout cela sonne bien dans un studio.

 

Mais quand le présentateur lui demande s’il dispose des moyens pour appliquer tout ça, la réponse tombe comme un coup de massue : le ministère manque de véhicules, de mobilité pour aller sur le terrain, de budget pour collecter les données des accidents, d’internet pour coordonner avec les autres services, de formation pour avoir des spécialistes au lieu de généralistes. Le directeur avoue ouvertement qu’ils ne peuvent pas descendre identifier les points noirs, intervenir rapidement après les accidents, appuyer la police et la gendarmerie dans les contrôles, ni mener une vraie prévention auprès des taxis-motos.

 

Il lance un appel au gouvernement pour augmenter le budget et aux partenaires comme la MINUSCA, l’OMS ou le PNUD pour donner même des vieux véhicules afin de rouler et sensibiliser. Pendant ce temps, les DK continuent leur règne sur les routes de Bangui et de l’intérieur du pays. Les mêmes problèmes reviennent chaque semaine : conducteurs sans papiers, véhicules non contrôlés, piétons renversés, collisions en chaîne.

 

Cette émission montre le décalage complet. D’un côté, les morts et les blessés qui s’accumulent sans arrêt. De l’autre, une direction qui passe à l’antenne pour dire qu’elle sait ce qu’il faut faire… mais qu’elle n’a rien pour le faire. Pas de moyens depuis des années, et toujours les mêmes discours de sensibilisation et d’appels à l’aide.

 

La route ne tue pas toute seule. Ce sont les comportements irresponsables et le manque total d’action qui continuent le travail. Assez de cette communication vide. Il est temps que ça change pour de bon.

 

Par Brahim Sallé

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Sani Yalo est-il déjà écarté du cercle du pouvoir, ou s’est-il retiré de lui-même de l’entourage hypocrite du régime actuel ?

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Sani Yalo est-il déjà écarté du cercle du pouvoir, ou s’est-il retiré de lui-même de l’entourage hypocrite du régime actuel ?

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le mystère grandit à Bangui autour de Sani Yalo. Son absence suspecte des derniers événements officiels pousse l’opinion publique à s’interroger sur sa place réelle auprès du pouvoir actuel.

 

La question de la présence de l’homme fort du Bureau d’affrètement routier centrafricain, le BARC, au sein de la haute sphère politique devient centrale. Depuis plusieurs jours, les observateurs attentifs de la vie publique à Bangui constatent un éloignement de plus en plus visible de ce pilier de la présidence. Le fait le plus marquant s’est produit lors des obsèques du père du ministre conseiller Guy Moskit. Cet événement, qui réunit traditionnellement l’ensemble des dignitaires, des cadres et des soutiens du pouvoir, s’est déroulé sans Sani Yalo. Son absence de cette cérémonie officielle a provoqué de nombreuses discussions parmi les participants, confirmant que les relations habituelles au sommet de l’État connaissent un changement majeur.

 

Cette mise à l’écart apparente alimente deux analyses distinctes au sein de la capitale. La première hypothèse indique une volonté délibérée de la part des proches de la présidence d’isoler le conseiller occulte. En politique, l’apparition de soupçons liés à une affaire de complot ou de tentative de coup d’État entraîne automatiquement une rupture de confiance. Pour les membres du premier cercle, maintenir la présence d’une personnalité visée par de telles accusations de déstabilisation représente un danger pour la sécurité du pouvoir. C’est pourquoi le procureur de la République et le ministre de l’Intérieur, Bienvenu Zokoué, unissent leurs efforts pour éloigner Sani Yalo des centres de décision.

 

La seconde explication attribue cet éloignement à une décision personnelle de Sani Yalo lui-même. L’homme d’affaires ressent une profonde frustration face à l’attitude de la faction maternelle de la présidence, le bloc des Ngbaka-Mandja. En privé, il exprime sa colère et dénonce l’ingratitude de ce cercle de proches parents. Sani Yalo rappelle fréquemment qu’il a été le principal financier des campagnes électorales, mobilisant d’importantes ressources financières auprès des milieux commerçants et des partenaires tchadiens. Subir des convocations judiciaires et faire l’objet de demandes d’arrestation de la part de ceux qu’il a aidés à s’installer au pouvoir l’a poussé à se retirer volontairement pour marquer son désaccord.

 

La situation se complique davantage avec l’intervention de forces extérieures au gouvernement. Le porte-parole de la milice requin, Gilchrist Yao, a récemment pris la parole publiquement pour apporter son soutien à Sani Yalo. Cette déclaration de la part d’un chef de milice montre que le conflit dépasse désormais les murs du tribunal de grande instance de Bangui. Cette prise de position crée de nouvelles lignes de division au sein même de l’appareil sécuritaire, opposant les partisans du ministre de l’Intérieur aux forces fidèles au conseiller mystique.

 

L’incertitude reste entière alors que Sani Yalo se retrouve privé de ses alliés habituels, qui choisissent de se terrer pour éviter la colère du clan familial présidentiel. Bloqué dans le pays en raison de menaces judiciaires extérieures, notamment un mandat d’arrêt émis par la Guinée équatoriale, l’ancien homme fort du palais fait planer le doute sur ses intentions réelles, tandis que le parquet continue de subir des pressions pour obtenir son incarcération immédiate

 

Par Alain Nzilo

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Quand le voleur se fait voler : voilà comment Le dictateur Faustin-Archange Touadera piégé par un bandit camerounais

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Quand le voleur se fait voler : voilà comment Le dictateur Faustin-Archange Touadera piégé par un bandit camerounais

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Remy Ngono,  ce journaliste camerounais connu pour son franc parlé, dans son live en direct sur Facebook, affirme que Le dictateur Faustin-Archange Touadera piégé à son propre jeu après l’escroquerie de son conseiller Émile Parfait Simb au sommet de l’État centrafricain

 

Selon le journaliste camerounais Remy Ngono, les relations d’affaires entre le pouvoir de Bangui et Émile Parfait Simb ont pris une tournure inattendue. Le journaliste camerounais Remy Ngono affirme que cet ancien fugitif, devenu le conseiller particulier du dictateur Faustin-Archange Touadera, a profité de sa position d’influence pour duper les plus hautes autorités de la République centrafricaine.

 

Dans ses déclarations, le journaliste camerounais Remy Ngono explique que le conseiller Émile Parfait Simb a fait miroiter au dictateur Faustin-Archange Touadera l’arrivée de supposés partenaires financiers en provenance de France. D’après les informations partagées par le journaliste camerounais Remy Ngono, cette opération s’est révélée être une totale fiction qui a permis au conseiller de dépouiller le régime centrafricain.

 

Le journaliste camerounais Remy Ngono soutient que cette manœuvre a engendré une perte financière colossale pour le pouvoir en place, chiffrée à 50 milliards de francs CFA. Le journaliste camerounais Remy Ngono indique que le dictateur Faustin-Archange Touadera, qui pensait tirer profit de ce réseau, s’est ainsi retrouvé floué par son propre collaborateur au sein même du palais présidentiel.

 

Par Alain Nzilo

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Du perchoir de l’Assemblée nationale à la mairie de Bangui : Jusqu’où s’étendra la dictature de fer de Sarandji ?

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Simplice Mathieu Sarandji « cogne » à nouveau ses troupeaux égarés

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Après avoir réussi à s’imposer comme le candidat unique incontournable au perchoir de l’Assemblée nationale et, surtout, après avoir modelé la composition de son bureau parlementaire à sa guise — évinçant totalement de l’enceinte le marabout de Carnot, Évariste Ngamana, qui tentait de lui faire de l’ombre —, le « dictateur en chef » du régime de l’Empereur-président Faustin-Archange Touadéra vient de frapper un nouveau coup. Cette fois-ci, c’est sur les candidats à la mairie centrale de Bangui que Simplice Mathieu Sarandji a imposé sa poigne de fer.

 

​L’ironie du sort veut que ce soit dans le même cadre hautement stratégique de l’Hôtel Ledger de Bangui — comme le confirme l’avis de réunion politique officielle signé de sa main le 13 juin que le Secrétaire Exécutif National du Mouvement Cœurs Unis (MCU) a sifflé la fin de la récréation.

 

 

La guerre des tranchées au sein du MCU pour la mairie de Bangui

 

​Depuis plusieurs semaines, deux candidates du parti au pouvoir se livraient une bataille virulente pour conquérir le fauteuil municipal de la capitale : Portia Deya Abazene et Prisca Roseline Mano. Face à ce désordre interne qui menaçait la cohésion de la mouvance présidentielle, Sarandji a opéré une reprise en main verticale, imposant Prisca Roseline Mano comme candidate unique du parti.

 

​Sortie de cette réunion d’éviction particulièrement nerveuse et folle de rage, Portia Deya Abazene a d’abord quitté les lieux humiliée. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Poussée par ses communicateurs qui lui conseillent de ne pas lâcher l’affaire, elle vient de briser le silence avec une déclaration de guerre fracassante : « Je tiens à rappeler aux conseillers municipaux de ne pas se détourner de leur premier choix. La décision du parti ne doit pas se refléter demain sur votre choix légitime. »

 

​En appelant ainsi ses partisans à la fronde, Portia Deya Abazene conteste non seulement la légitimité du choix imposé, mais elle se révolte ouvertement contre le patron de son propre parti, déclarant : « Je suis et reste concentrée sur mon travail, qui aboutira demain à une victoire exceptionnelle, même si cela sera contraire à la décision de notre parti, qui perd parfois le bon sens du choix pour les élections. »

 

 

​Des millions investis pour soudoyer les conseillers

 

 

Pourquoi un tel entêtement face au tout-puissant Sarandji ? En réalité, les enjeux financiers en coulisses sont colossaux. Selon des sources internes, Portia Deya Abazene a énormément dépensé de sa poche pour soudoyer et s’assurer le vote des conseillers municipaux de la capitale. Pour elle et son clan, capituler maintenant signifierait une perte sèche de millions investis dans cette entreprise de corruption à ciel ouvert.

 

​Pourtant, si l’on regarde la liste officielle des contributions déclarées au parti, c’est le couple Mano qui mène la danse avec 6 500 000 FCFA versés, contre seulement 1 600 000 FCFA pour le couple Deya Abazene. Au royaume du MCU, l’argent officiel a choisi Mano, mais l’argent de la corruption souterraine a été massivement distribué par Portia pour acheter la conscience des grands électeurs.

 

 

​Mercredi : La tempête va surgir à Bangui

 

​Ce rebondissement change radicalement la donne. Si le « dictateur en chef » Sarandji pensait avoir « cogné » et maté ses troupes en imposant son diktat à l’Hôtel Ledger, la résistance ouverte de Portia Deya Abazene transforme le scrutin municipal en un champ de bataille imprévisible.

 

​Le vote des conseillers municipaux étant prévu pour ce mercredi matin à 10h, tous les ingrédients sont réunis pour qu’une véritable tempête politique surgisse dans la capitale. Les conseillers municipaux, grassement rétribués en coulisses par le clan Portia, respecteront-ils la consigne officielle du Bureau politique, ou succomberont-ils aux billets de banque pour infliger un vote sanction historique à la direction du parti ?

 

La jurisprudence Sani Yalo : Vers un arbitrage pour la Vice-Présidence ?

 

 

​Cette prédominance de l’argent-roi sur la politique au sein du MCU commence à créer de sérieux précédents. C’est exactement sur la base de ce type de contributions financières massives que le sulfureux homme d’affaires Sani Yalo avait autrefois réclamé le poste de Premier ministre. Bien qu’il ait raté la primature, Yalo ne désarme pas et pousse désormais cette exigence financière pour obtenir le poste de vice-président de la République.

 

​Constatant l’influence démesurée que Simplice Mathieu Sarandji exerce sur l’esprit de Touadéra pour dénouer les crises et « gogner » les contestataires, plusieurs cadres du parti au pouvoir demandent déjà à voix basse que le Secrétaire Exécutif National tienne une réunion similaire pour arbitrer le poste très convoité de vice-président. Reste à savoir si la méthode forte de Sarandji suffira à contenir durablement les frustrations d’une base qui commence à comprendre que chez les Cœurs Unis, la loyauté ne paie pas autant que les millions.

 

Affaire à suivre

 

Par Gisèle MOLOMA

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Versement de la PGA : Les FACA de la force mixte avec le Tchad viennent de recevoir 26 000 francs CFA après avoir touché des miettes le mois dernier, et le pouvoir ose parler de montée en puissance de l’armée, quelle ironie !

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Versement de la PGA : Les FACA viennent de recevoir 27 000 francs CFA après avoir touché des miettes le mois dernier, et le pouvoir ose parler de montée en puissance de l’armée, quelle ironie !

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 La réalité des chiffres contredit les déclarations triomphantes des propagandistes de Bangui concernant le traitement des soldats FACA envoyés dans les zones éloignées pour sécuriser le territoire national.

 

Pendant que les bras cassés du régime célèbrent la modernisation de la défense nationale, les militaires déployés à l’intérieur du pays doivent se contenter des versements dérisoires de la PGA  pour subsister.

 

Le dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadéra et son chef d’état-major, le général d’armée Zéphirin Mamadou, viennent de valider l’envoi de la Prime Globale d’Alimentation, communément appelée PGA. Pour ce mois, les autorités ont décidé d’allouer la somme de 27 000 francs CFA par militaire. Dans les casernes, ce montant est paradoxalement perçu comme un sommet jamais atteint depuis des années. La raison de ce soulagement relatif réside dans le dénuement des mois précédents, où les troupes ont dû survivre avec un versement de 17 000 francs CFA, quand l’enveloppe ne tombait pas à 5 000 ou même 2 500 francs CFA selon les périodes.

 

Pourtant, cette apparente générosité de l’état-major bafoue les règles de l’institution militaire centrafricaine. Selon les textes en vigueur, chaque soldat FACA détaché en province doit percevoir au minimum 40 000 à 45 000 francs CFA par mois pour assurer ses repas. En octroyant seulement 27 000 francs CFA, le pouvoir coupe les budgets de subsistance et abandonne les hommes à la débrouille en pleine zone de sécurité. Le dimanche 14 juin, les soldats FACA basés à Paoua ont ainsi touché cette allocation réduite. L’exemple de Paoua n’est pas unique, il reflète la norme imposée à l’ensemble des villes de province.

 

Cette politique de l’austérité alimentaire engendre des conséquences directes sur l’efficacité des troupes et la sécurité du pays. Dans la zone de défense du Nord-Est, vers de nombreuses localités proches de Birao, le manque de nourriture pousse des militaires à abandonner leurs positions pour regagner les centres urbains. Pour ceux qui restent, la survie dépend des checkpoints installés sur les axes routiers. Les motocyclistes et les automobilistes sont soumis à une taxe de passage obligatoire, appelée formalité, qui permet aux soldats FACA de récolter l’argent nécessaire pour acheter de quoi manger. Mais ce système de survie est impossible pour les contingents basés dans des secteurs enclavés où la circulation est inexistante, condamnant ces hommes à une détresse profonde au milieu de nulle part.

 

Par Fortuné Bobérang

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Centrafrique : Le business de la carte nationale d’identité reprend de plus belle à Ndélé

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Centrafrique : Le business de la carte nationale d’identité reprend de plus belle à Ndélé

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le business des pièces d’identité bat son plein dans le chef-lieu de la préfecture du Bamingui-Bangoran. Une importante partie de la population de Ndélé se voit imposer des contrôles stricts et coûteux par des policiers corrompus.

 

L’accès à ce document officiel s’apparente désormais à un parcours du combattant financier. Les forces de l’ordre profitent des opérations de délivrance pour imposer des barrières tarifaires purement discriminatoires, installant un climat d’incertitude dans les bureaux d’enregistrement de la ville.

 

Ce lundi, dès l’ouverture des guichets, de nombreux habitants se sont déplacés partout au sein de l’administration, y compris le tribunal pour déposer leurs demandes de  certificats de nationalité et leurs actes de naissance. Très vite, la déception s’est lue sur les visages des demandeurs. Des témoignages concordants indiquent que les agents ont instauré une priorité officieuse, faisant passer les chrétiens en premier rang tout en reléguant les musulmans à l’arrière. Pour ces derniers, la procédure bascule dans l’arbitraire le plus total. Les policiers exigent la présentation de l’acte de naissance du père, puis celui du grand-père.

 

Pour un commerçant dont la famille a tout perdu lors des événements passés, voir sa maison incendiée signifie aussi avoir vu ses papiers de famille partir en fumée. Demander ces documents à des personnes qui ont grandi ici, dont certaines ne parlent ni le sango ni le français mais uniquement leur langue locale, constitue un piège volontaire.

 

Les autorités policières, la gendarmerie, le tribunal et la mairie connaissent pourtant parfaitement la population de Ndélé. Ils côtoient chaque jour les commerçants d’origine tchadienne ou soudanaise installés dans la région, et ce sont ces mêmes institutions qui leur délivrent des documents de séjour ou de commerce. La vigilance face à l’infiltration d’étrangers est légitime, mais elle sert ici de couverture pour rançonner des Centrafricains authentiques. Si l’objectif était réellement la vérification, il suffirait d’associer le Sultan et les chefs de quartier pour identifier chaque famille. Au lieu de cela, la police utilise le patronyme comme un outil de tri. Un nom à consonance musulmane devient le signal pour faire monter les enchères, les policiers réclamant ouvertement des sommes folles, atteignant 100 000 voire 200 000 francs CFA pour débloquer le dossier.

 

Cette réalité douloureuse n’est pas confinée à la préfecture deBamingui-Bangoran  . Les habitants des régions reculées partagent la même souffrance face à cette taxe invisible sur leur identité. Le même mécanisme de racket a été documenté à Paoua, dans l’Lim-Pendé, où les paysans subissent des pressions similaires. À Yaloké, dans l’Ombella-M’Poko, ou à Zawa, la situation est identique. Les dénonciations se multiplient également à Markounda, dans l’Ouham, sans que les pratiques ne cessent. Même à Bangui, au cœur des commissariats de la capitale, la quête d’une simple carte d’identité se transforme en une véritable extorsion généralisée, laissant les plus démunis sans recours et sans existence légale aux yeux de leur propre pays.

 

Par Barthelemy Kossi

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Martin Ziguélé du MLPC fustige le silence opaque autour du transfert de migrants américains vers Bangui

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Martin Ziguélé du MLPC fustige le silence opaque autour du transfert de migrants américains vers Bangui

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le président du MLPC Martin Ziguélé dénonce vigoureusement l’arrivée clandestine de migrants expulsés des États-Unis à Bangui, exigeant des explications immédiates face au mutisme total des autorités centrafricaines.

 

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, sous la direction de son président Martin Ziguélé, exprime sa plus vive préoccupation face à une opération d’envergure nationale tenue secrète par le pouvoir en place. Selon les déclarations officielles de Martin Ziguélé, des informations concordantes issues de médias nationaux et internationaux confirment l’atterrissage à Bangui, le 12 juin 2026, d’un vol spécial transportant des migrants illégaux. Ces individus, déclarés indésirables sur le sol américain et expulsés par le gouvernement des États-Unis d’Amérique, forment un contingent de diverses nationalités. Martin Ziguélé mentionne spécifiquement la présence de ressortissants afghans, iraniens, géorgiens et turcs parmi ces passagers.

 

Le président du MLPC, Martin Ziguélé, affirme que cette situation découle directement d’un accord officiel conclu entre les autorités centrafricaines et l’administration des États-Unis, une transaction bilatérale exécutée avec l’implication de l’Organisation Internationale des Migrations. Cependant, Martin Ziguélé souligne avec force que les clauses et les termes exacts de cette entente demeurent entièrement dissimulés au public. L’auteur de la déclaration fustige ce silence total des instances dirigeantes centrafricaines, qui n’ont fourni aucune information à l’opinion publique concernant les contours réels de cette entreprise.

 

Pour Martin Ziguélé, la gestion d’une telle crise est inadmissible pour la République centrafricaine. Le président du parti rappelle que le pays déploie de lourds efforts pour se relever de l’insécurité globale. Martin Ziguélé soutient qu’une action d’une telle sensibilité politique et sécuritaire exigeait au minimum une communication officielle transparente, qui aurait dû déboucher sur un débat contradictoire approfondi devant la Représentation nationale.

 

Face à ce constat, le Bureau Politique du parti et son leader Martin Ziguélé demandent avec une insistance absolue au gouvernement de rompre son mutisme actuel. Martin Ziguélé exige des clarifications immédiates et détaillées devant le peuple centrafricain au sujet de cette opération complexe. Le chef de l’organisation politique insiste sur l’incohérence absolue de transférer des individus rejetés par la nation possédant le système de sécurité le plus performant de la planète vers un État centrafricain démuni, dépourvu des infrastructures et des capacités de prise en charge nécessaires pour encadrer ces populations.

 

Par Anselme Mbata

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Procès Bozizé devant la CPS : Amnesty international regrette un procès sans l’ancien président

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Procès Bozizé devant la CPS : Amnesty international regrette un procès sans l’ancien président

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

La justice s’active à Bangui mais l’audience se déroule en l’absence du principal accusé, un manquement majeur que dénonce vivement le directeur régional d’Amnesty International, Marceau Sivieude.

 

Ce rendez-vous judiciaire tant attendu par les victimes concerne des exactions commises entre 2009 et 2013 par la garde présidentielle de François Bozizé. L’auteur du communiqué d’Amnesty International, Marceau Sivieude, salue la volonté apparente de la Cour pénale spéciale de combattre l’impunité ambiante.

 

L’ancien chef de l’État s’est installé en Guinée-Bissau, échappant ainsi aux juges grâce à l’inertie des mécanismes de coopération. Marceau Sivieude stipule que le choix d’un jugement par contumace esquive le véritable débat et prive les victimes d’une authentique contradiction.

 

Trois de ses lieutenants apparaissent bien dans le box des accusés pour des faits de disparitions forcées et de tortures. Marceau Sivieude rappelle que la confrontation directe entre les survivants et les bourreaux demeure le fondement indispensable d’une sentence équitable.

 

Au-delà de ce dossier, le représentant d’Amnesty International, Marceau Sivieude, signale qu’une trentaine de fugitifs échappent encore aux mandats d’arrêt. L’avenir de cette juridiction hybride dépend désormais de la coopération des États voisins et de la résolution de ses carences budgétaires.

 

 

Par Brahim Sallé

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Centrafrique : le syndicaliste Louis-Marie KOGRENGBO plaide pour un avenir social juste

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le syndicaliste Louis-Marie KOGRENGBO plaide pour un avenir social juste

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À travers un message fort qu’il a partagé sur les réseaux sociaux, le leader syndical Louis-Marie KOGRENGBO défend la dignité de la classe ouvrière centrafricaine et réclame l’application concrète des normes internationales du travail.

 

En effet, le calme des eaux de l’Oubangui offre un cadre propice à une profonde méditation sur la condition humaine et ouvrière. C’est dans cette atmosphère de réflexion que le syndicaliste Louis-Marie KOGRENGBO choisit d’ancrer son analyse.

 

Installé au bord du fleuve Oubangui, Louis-Marie KOGRENGBO observe le courant et y discerne une métaphore puissante de l’endurance des forces laborieuses. Louis-Marie KOGRENGBO exprime cette pensée en ces termes : “Assis sur les rochers de la rive du majestueux hôtel Oubangui, à Bangui, je regarde les eaux poursuivre leur course vers l’aval, en direction des deux congo. Je contemple les vagues qui se succèdent sans relâche. Elles avancent. Elles se heurtent aux obstacles. Elles poursuivent pourtant leur chemin. Dans leur mouvement perpétuel, je reconnais le visage des travailleurs et des travailleuses de la République Centrafricaine.” Par cette observation, Louis-Marie KOGRENGBO rend hommage à la constance de ses compatriotes.

 

Cette endurance se manifeste quotidiennement dans les métiers de subsistance et de transport qui animent les voies fluviales. Le leader syndical Louis-Marie KOGRENGBO insiste sur la valeur de ces efforts accomplis loin des regards institutionnels. Louis-Marie KOGRENGBO témoigne directement de cette réalité en affirmant : “Je vois les piroguiers et les conducteurs de baleinières qui bravent les intempéries pour transporter les personnes et les marchandises, le sable entre Bangui et Zongo.” Pour le syndicaliste Louis-Marie KOGRENGBO, ces activités indispensables forment le socle de l’économie locale.

 

C’est en liant ces dures réalités de terrain aux grandes décisions internationales que Louis-Marie KOGRENGBO fonde sa vision du progrès social. Louis-Marie KOGRENGBO évoque les récents travaux de la 114ᵉ session de la Conférence internationale du Travail, qui s’est tenue du 1er au 12 juin 2026. À cette occasion, Louis-Marie KOGRENGBO souligne une avancée majeure et déclare : “L’Organisation internationale du Travail a franchi une étape historique en adoptant une nouvelle Convention 193 consacrée au travail décent dans l’économie des plateformes numériques.” Selon Louis-Marie KOGRENGBO, ce cadre juridique mondial possède une résonance directe pour la main-d’œuvre locale. Louis-Marie KOGRENGBO précise sa pensée à ce sujet : “Pour certains, il ne s’agit que d’un texte juridique. Pour nous, travailleurs de Centrafrique, c’est un signal fort. C’est un phare qui éclaire les nouvelles formes de travail du XXIᵉ siècle. C’est une reconnaissance de la dignité de celles et ceux qui gagnent leur vie grâce aux technologies numériques, aux plateformes de services, aux applications de transport, de livraison ou de prestations à distance.”

 

La position défendue par Louis-Marie KOGRENGBO place invariablement l’éthique au-dessus de la simple performance technique. Le syndicaliste Louis-Marie KOGRENGBO s’oppose à une vision de l’économie qui oublierait les droits humains fondamentaux. Louis-Marie KOGRENGBO formule cette exigence de manière catégorique : “Cette Convention rappelle une vérité fondamentale : aucune innovation technologique ne doit se construire au détriment de la dignité humaine. Aucun algorithme ne doit remplacer les droits fondamentaux. Aucune plateforme ne doit être plus importante que la personne qui travaille.” Pour Louis-Marie KOGRENGBO, la justice sociale ne connaît pas de frontières sectorielles. Louis-Marie KOGRENGBO ajoute à ce propos : “À Bangui comme à Zongo, sur les baleinières de l’Oubangui comme derrière les écrans connectés au reste du monde, le travailleur demeure au centre du développement. Car le progrès véritable ne se mesure pas uniquement à la vitesse des échanges ou à la performance des technologies. Il se mesure à la protection des femmes et des hommes qui créent la richesse.”

 

L’horizon du fleuve devient alors sous la plume de Louis-Marie KOGRENGBO un symbole d’unité nationale et régionale. Le leader syndical Louis-Marie KOGRENGBO refuse de voir des séparations là où il existe des possibilités de croissance mutuelle. Louis-Marie KOGRENGBO décrit sa perception : “En regardant l’horizon du fleuve Oubangui, je ne vois pas seulement une frontière entre deux pays frères. Je vois un trait d’union. Je vois une route d’échanges, de solidarité et de coopération. Je vois les embarcations qui traversent chaque jour le fleuve comme le symbole d’un peuple qui refuse d’abandonner. Je vois une marée d’espérance qui s’avance. Je vois les travailleurs et les travailleuses de Centrafrique, semblables aux vagues du fleuve : nombreux, courageux, solidaires, et invincibles lorsqu’ils avancent ensemble.” Louis-Marie KOGRENGBO exprime ici sa certitude absolue dans la force du collectif. Louis-Marie KOGRENGBO poursuit en affirmant : “Car l’histoire n’est pas écrite par les obstacles. Elle est écrite par celles et ceux qui persévèrent. Elle est écrite par les peuples qui travaillent. Par les femmes qui entreprennent. Par les hommes qui construisent. Par les jeunes qui rêvent d’un avenir meilleur.”

 

La finalité de cette lutte syndicale menée par Louis-Marie KOGRENGBO est l’avènement d’une protection réelle pour chaque individu. Louis-Marie KOGRENGBO rappelle que chaque pas en avant est le fruit d’une volonté constante. Louis-Marie KOGRENGBO conclut ses observations par ces mots : “Derrière chaque difficulty surmontée, une nouvelle opportunité apparaît. Derrière chaque combat syndical, une avancée sociale se dessine. Et derrière l’horizon du fleuve Oubangui, j’aperçois déjà le jour où le travail décent ne sera plus une aspiration, mais une réalité pour chaque travailleur, qu’il soit sur une baleinière remontant vers l’amont, sur une embarcation descendant vers l’aval, dans un bureau, un atelier, un champ ou sur une plateforme numérique. Tel est le sens de notre engagement. Tel est le cap que nous devons maintenir. Regarder plus loin que les vagues, c’est croire que l’avenir appartient à celles et ceux qui continuent d’avancer.”

Contacté par la rédaction du CNC qui répond, voici une partie de son texte, réponse à la rédaction du CNC : “L’Organisation internationale du Travail a franchi une étape historique en adoptant une nouvelle Convention 193 consacrée au travail décent dans l’économie des plateformes numériques. Pour certains, il ne s’agit que d’un texte juridique. Pour nous, travailleurs de Centrafrique, c’est un signal fort. C’est un phare qui éclaire les nouvelles formes de travail du XXIᵉ siècle. C’est une reconnaissance de la dignité de celles et ceux qui gagnent leur vie grâce aux technologies numériques, aux plateformes de services, aux applications de transport, de livraison ou de prestations à distance. Cette Convention rappelle une vérité fondamentale : aucune innovation technologique ne doit se construire au détriment de la dignité humaine. Aucun algorithme ne doit remplacer les droits fondamentaux.”

 

Par Anselme Mbata

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Le PAM annonce une possible interruption de l’assistance alimentaire dès août 2026 dans la Vakaga

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Le PAM annonce une possible interruption de l’assistance alimentaire dès août 2026 dans la Vakaga

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le Programme alimentaire mondial (PAM) signale un important manque de financement dans la préfecture de la Vakaga, en République centrafricaine. Sans ressources supplémentaires, l’assistance alimentaire en argent destinée aux réfugiés soudanais et aux personnes déplacées internes pourrait s’arrêter à partir du mois d’août 2026.

 

En effet, cette mesure toucherait chaque mois environ 22 400 réfugiés soudanais et 32 000 personnes déplacées internes ainsi que des membres de communautés hôtes vulnérables dans la région de la Vakaga, située dans l’extr^me-nord-Est du pays.

 

Selon le rapport de l’OSHA qui couvre la période du 8 au 14 avril, seulement 14 % du plan de réponse humanitaire étaient financés au 31 mars. Plus de 60 organisations humanitaires ont aussi réduit leur présence sur le terrain, y compris dans les zones les plus concernées.

 

Le PAM indique que, sans un financement immédiat et régulier, des milliers de personnes risquent de perdre l’accès à l’aide alimentaire, dans un contexte où les besoins humanitaires augmentent. C’est la conclusion du Bureau de coordination des affaires humanitaires (OSHA).

 

Par Ibrahim Moussa

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Le régime de Bangui annonce avoir déjoué un coup d’État : bienvenue dans la nouvelle paranoïa des mercenaires russes et de leur poupée Touadéra

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Le régime de Bangui annonce avoir déjoué un coup d’État : bienvenue dans la nouvelle paranoïa des mercenaires russes et de leur poupée Touadéra

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le régime de Bangui s’enfonce dans un délire paranoïaque téléguidé par ses parrains russes, inventant un énième complot invisible pour imposer un état de siège permanent à une population exténuée.

 

La psychose des poupées russes a franchi un nouveau cap dans les sphères du pouvoir centrafricain. Le mercredi 10 juin 2026, l’entourage proche du dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadéra a propagé une annonce des plus floues, affirmant avec une discrétion calculée que le régime venait de déjouer une tentative de coup d’État.

 

Fidèles à une rhétorique du mystère, les soi-disant autorités n’ont avancé aucun nom, refusant de désigner clairement les auteurs présumés de cette prétendue déstabilisation.

 

Cette annonce survient pourtant dans un contexte de règlements de comptes internes qui secouent la capitale. Le parquet de Bangui a récemment procédé à l’audition serrée de figures influentes du milieu des affaires et de la politique locale, notamment Sani Yalo, surnommé le sultan de Bangui, et Binda Koyagbélé, alias Tourougou Bank. Dans la foulée, l’ancien ministre de la Défense, Joseph Yakité, a subi une brève mais intimidante arrestation dans les locaux de l’Office central pour la répression du banditisme, l’OCRB.

 

Malgré cette agitation judiciaire, le gouvernement s’est contenté de proclamer la mise en échec du complot le mercredi dernier, sans apporter la moindre preuve tangible. Cette annonce a immédiatement entraîné des mesures de coercition sévères pour les forces armées. L’état-major a officiellement ordonné le quartier consigné pour l’ensemble des soldats, une directive qui s’applique également et rigoureusement à l’armée de l’air.

 

Du côté de la population centrafricaine, l’incrédulité est totale. Les habitants de la capitale ne se laissent pas berner par ce qu’ils qualifient de comédie grotesque. Pour les Banguissois, il est évident que les mercenaires russes manipulent le clan présidentiel comme de simples marionnettes. Les officiels centrafricains se contentent de répéter, sans l’ombre d’une vérification, les rapports alarmistes dictés par leurs protecteurs russes. La souveraineté nationale n’est plus qu’une illusion : les services de renseignement sont sous la coupe des Rwandais depuis plus de six ans, voire huit ans, tandis que la sécurité globale est entièrement gérée par les hommes de main de Moscou. Qu’on les appelle Wagner ou Africa Corps, la confusion terminologique importe peu face à la réalité de leur emprise.

 

La grande interrogation qui circule dans les rues de Bangui concerne l’identité de ces mystérieux putschistes. Si Joseph Yakité a été relâché presque aussitôt, qui cherche-t-on réellement ? Les rumeurs de perquisitions se multiplient, ciblant tantôt le domicile du chef d’état-major, tantôt d’autres figures militaires, traduisant une panique généralisée au sommet de l’État.

 

En attendant, ce climat de suspicion détruit la tranquillité des habitants. Les Banguissois subissent quotidiennement, matin, midi, soir et durant la nuit, les rotations incessantes d’hélicoptères qui quadrillent le ciel dans un vacarme assourdissant. Les forces de sécurité semblent chercher désespérément un ennemi invisible qu’elles restent incapables de trouver. Ce harcèlement aérien et terrestre permanent perturbe gravement la vie des citoyens, qui constatent l’inefficacité de ces patrouilles répétées. Les Centrafricains exigent désormais que les mercenaires russes et la clique de Touadéra cessent de perturber leur quotidien avec des fables complotistes.

 

La colère monte face à ce déploiement de force stérile qui ne vise qu’à maintenir une illusion de contrôle au prix du repos des civils, alors que les hélicoptères continuent de tourner en boucle au-dessus des toits de Bangui

 

Par Éric Azoumi

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Télécel Centrafrique et l’exception Irène Moussa-Kembe : Quand le transfert de compétences brise le mythe des directeurs généraux expatriés imposés à la RCA

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Télécel   Centrafrique et l’exception Irène Moussa-Kembe : Quand le transfert de compétences brise le mythe des directeurs généraux expatriés imposés à la RCA

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Le secteur des télécommunications en République centrafricaine démontre qu’une gouvernance centrafricaine de haute technicité est possible. Le parcours d’Irène Moussa-Kembe à la direction de Télécel   redéfinit les règles de l’encadrement entrepreneurial.

 

La trajectoire de la société Télécel   Centrafrique représente un cas d’école dans le paysage économique national. Fondée initialement par un opérateur économique centrafricain, cette entreprise de téléphonie mobile a par la suite intégré le giron de plusieurs grands groupes internationaux, pour être aujourd’hui contrôlée par un consortium libano-français. Au fil des restructurations, la direction générale a vu défiler des profils d’expatriés aux origines diverses, notamment des cadres rwandais, français et libanais. Cette rotation managériale répondait à la logique classique des multinationales, dont les conseils d’administration privilégient historiquement des profils extérieurs sous prétexte d’une maîtrise exclusive des rouages stratégiques mondiaux et des circuits financiers globaux.

 

La nomination et le maintien d’Irène Moussa-Kembe à la tête de cette structure viennent contredire les habitudes du marché. Femme juriste de formation, elle exerce les fonctions de directrice générale de la Télécel depuis plusieurs années, une longévité qui démontre la viabilité d’une direction nationale au sein d’une entreprise à capitaux étrangers.

 

Alors que la majorité des grandes entreprises et des institutions bancaires de la place comme ÉCOBANK, BGFI, Banque Marroco-centrafricaine, y compris certaines sociétés de téléphonie mobile comme Moov ou Orange – RCA,  limitent structurellement les cadres centrafricains aux fonctions de directeurs généraux adjoints ou rien du tout, la Télécel-Centrafrique    a matérialisé le principe du transfert de compétences.

 

Cette réalité tranche avec la pratique observée dans d’autres entreprises de réseaux ou dans le secteur bancaire, où des directeurs adjoints nationaux occupent le second rôle pendant deux ou trois décennies sans jamais accéder au sommet de la pyramide. Les arguments corporatifs fondés sur l’impératif d’une expertise internationale s’effacent devant les résultats opérationnels obtenus par cette dirigeante centrafricaine. Sous sa gestion, l’opérateur Télécel a consolidé sa structure et stabilisé ses indicateurs de performance, maintenant une continuité de service et une fidélisation de la clientèle. Ce management direct et de proximité a permis de naviguer parmi les difficultés structurelles et sectorielles communes à tous les opérateurs du pays depuis plus de vingt ans.

 

La performance de cette juriste à un poste de si haute responsabilité pose la question des exigences de l’État centrafricain en matière d’emploi. L’argument fiscal, lié aux lourdes taxes payées par les multinationales pour maintenir leurs cadres expatriés, ne devrait plus justifier le contournement de la loi sur la priorité nationale. L’exemple de Télécel   prouve qu’un encadrement national rigoureux est capable de piloter des investissements d’envergure avec la même efficacité que les techniciens envoyés par les sièges internationaux.

 

Le ministère du Travail dispose ici d’un précédent concret pour exiger l’application réelle des clauses de binômage et imposer le remplacement effectif des dirigeants étrangers par des cadres de la RCA après la période légale de transition.

 

Le fait qu’une femme centrafricaine dirige avec fermeté une entreprise stratégique montre que les compétences centrafricaines sont prêtes à assumer le contrôle du tissu économique de la RCA. La réticence des autres conseils d’administration des télécoms et des banques à confier les rênes aux nationaux apparaît désormais comme un choix de gouvernance interne plutôt que comme une nécessité technique, puisque la preuve est faite qu’un profil centrafricain peut stabiliser une multinationale. Bravo à Irène Moussa-Kembé pour avoir sauvé la face du pays.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : Fari Tahéruka Shabazz décrypte l’aveu de faillite financière du ministre Marc Mandaba

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Fari Tahéruka Shabazz décrypte l’aveu de faillite financière du ministre Marc Mandaba

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Dans cette analyse minutieuse, Fari Tahéruka Shabazz décortique la dernière prestation télévisée du ministre de l’Économie pour démontrer la ruine financière et l’épuisement des liquidités de l’État centrafricain.

 

Le lundi 8 mai 2026, la chaîne panafricaine d’information en continu, Africa 24 TV, a diffusé un entretien exclusif accordé par le ministre centrafricain de l’économie, du plan et de la coopération internationale, Monsieur Marc Mandaba. Cette intervention s’est déroulée en marge de la 61ème Assemblée annuelle de la Banque africaine de développement au Congo, une réunion consacrée à la mobilisation des ressources dans un contexte mondial de difficultés géopolitiques et climatiques. Fari Tahéruka Shabazz apprécie la forme de ce débat, soulignant une présentation impeccable, une élocution remarquable et une excellente articulation des idées du ministre Marc Mandaba. Selon l’analyste, cette prestation change de la médiocrité habituelle des gouvernements successifs de Touadéra. Fari Tahéruka Shabazz exprime une fierté de voir un ministre centrafricain se comporter de la sorte devant la presse internationale, contrastant avec d’autres figures du pouvoir qu’il qualifie durement d’illettrés ou d’inutiles. La journaliste elle-même a semblé séduite par la prestance de Marc Mandaba. L’auteur lui attribue une note de huit sur dix pour la forme.

 

Sur le fond, l’analyse se corse. Lorsque la journaliste interroge le ministre Marc Mandaba sur la mobilisation des ressources financières, celui-ci opère un déplacement de vocabulaire. Le ministre affirme que le capital est sous leurs pieds, que le pays n’est pas dans un monde financier mais dans un monde de ressources naturelles. Fari Tahéruka Shabazz rappelle que l’État paie ses fonctionnaires, ses dettes et ses investissements avec des liquidités issues du trésor public, et non pas avec du potentiel géologique. Pour l’analyste, quand le ministre déclare que le capital de la RCA est minier et non financier, c’est un aveu explicite que les caisses de l’État sont vides à court terme. Cela prouve que le gouvernement n’a plus de marge de manœuvre budgétaire immédiate, au point de gager l’avenir sur des réserves non encore extraites, des réserves minières qui se trouvent de surcroît entre les mains des mercenaires russes de Wagner.

 

À un moment donné, la journaliste interroge le ministre sur la question de l’assiette fiscale et de la digitalisation des recettes. Dans un pays normal, la fiscalité ordinaire comme les impôts, les douanes et la TVA constitue le poumon en temps réel des caisses de l’Etat. Mais le ministre Marc Mandaba a très judicieusement évité la question pour recentrer le débat sur les mines. Il a répondu qu’il fallait voir son collègue des finances et des budgets qui s’occupe de la fiscalité. En fuyant cette question pour se réfugier dans le potentiel minier, le ministre Mandaba démontre que les régies financières ne génèrent pas assez de flux satisfaisants et que l’État est incapable de lever des impôts pour remplir ses caisses exsangues.

 

Concernant le volet financier et le coût du risque pour les investissements en Centrafrique, le ministre Marc Mandaba utilise une analyse technique qui perd une grande partie du public. Il explique que le principal problème du gouvernement Moloua est le coût de l’accès à la liquidité dans la zone de l’Union monétaire de l’Afrique centrale, qu’il évalue à environ 5%. Le ministre précise que la liquidité coûte environ 5% et que l’État émet des obligations ou des titres souverains aux alentours de 8, 10 ou 11%. Fari Tahéruka Shabazz démontre que lorsqu’un État est obligé de recourir à des emprunts à court terme sur le marché sous-régional à des taux aussi élevés pour couvrir ses dépenses courantes et ses salaires, cela signifie qu’il subit une asphyxie financière totale. Emprunter à n’importe quel prix pour le fonctionnement de l’État prouve que les caisses sont vides et dépendantes du refinancement hebdomadaire de la Banque des États de l’Afrique centrale ou des banques commerciales de la sous-région.

 

La même question qui avait fait bégayer Touadéra devant des chefs d’État a été posée au ministre de l’économie, Marc Mandaba. Au lieu de parler des conditions pour attirer les capitaux des investisseurs étrangers, le ministre préfère réfléchir sur les modalités d’attraction des capitaux des investisseurs spécifiquement africains. Ce panafricanisme de façade traduit l’isolement international complet du pays dirigé par Faustin Archange Touadéra. Les grands bailleurs de fonds tournent le dos au régime et bloquent leurs appuis budgétaires directs. Le ministre Mandaba sait que les vannes de l’aide internationale sont fermées et que les caisses du trésor sont désespérément vides. Son appel aux capitaux africains est une façon de contourner la mise au ban financière du gouvernement Moloua pour trouver en urgence des sources de substitution.

 

Enfin, un dernier élément prouve la vacuité structurelle des caisses de l’État centrafricain : la révélation du ministre Mandaba sur le fait que Faustin Archange Touadéra a officiellement envoyé une requête à l’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique afin d’obtenir des garanties souveraines. Fari Tahéruka Shabazz rappelle que le Fonds monétaire international et les institutions financières internationales ont interdit à la RCA d’émettre des garanties souveraines en raison du sinistre de son trésor public. Cette démarche auprès de l’organisme africain apporte la confirmation officielle que le gouvernement Moloua est démuni. La signature de l’État centrafricain ne vaut plus rien à elle seule. Pour obtenir le moindre crédit ou attirer le moindre franc d’un investisseur, le gouvernement a besoin de la caution d’organismes tiers. On ne cherche pas des garanties multilatérales d’extrême urgence quand le trésor public est sain. C’est le recours typique d’une entité en cessation de paiements virtuelle, incapable d’offrir la moindre contrepartie financière crédible par ses propres moyens.

 

Contacté par la rédaction de CNC au fond de son analyse, Fari Tahéruka Shabazz insiste et persiste sur ses conclusions : “Sur le fond du discours tenu par le ministre Marc Mandaba lors de cet entretien, il y a beaucoup de pépites intéressantes à se mettre sous la dent. Il a soutenu des positions audacieuses mais surtout il nous a informé indirectement sur l’état de santé réel des finances publiques centrafricaines. C’est ce décryptage là que je m’efforce de produire pour éclairer nos compatriotes, notamment ceux à qui nous répétons que les caisses de l’État centrafricain sont absolument vides et que d’ici septembre à octobre 2026, Touadéra sera en incapacité totale d’assurer le paiement des salaires des fonctionnaires, des pensions et des bourses.”

 

Relancé par nos soins sur les autres sources de revenus potentielles du pouvoir, Fari Tahéruka Shabazz conclut en expliquant que l’aveu du ministre de l’économie confirme que malgré les espoirs de Touadéra d’engranger de l’argent en acceptant que la RCA devienne un dépôt pour les migrants expulsés par Donald Trump, l’État sera en incapacité de payer les salaires en septembre ou octobre 2026.

 

Par Alain Nzilo

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LE TAPIS DE LA HONTE : VOILÀ COMMENT LE DRAPEAU DE LA RCA EST FOULÉ AUX PIEDS À LA CATHÉDRALE DE BANGUI

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LE TAPIS DE LA HONTE : VOILÀ COMMENT LE DRAPEAU DE LA RCA EST FOULÉ AUX PIEDS À LA CATHÉDRALE DE BANGUI

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

À l’occasion du sacre épiscopal de ce 14 juin, les autorités de Bangui et le clergé catholique ont écrasé sous leurs semelles le drapeau de la Centrafrique.

 

Dans un pays normal, l’art de gouverner exige une hauteur morale et un sens aigu de la dignité qui semblent faire cruellement défaut au sommet de l’État centrafricain. Dans les nations respectueuses de leur histoire, le moindre symbole républicain est entouré d’une déférence quasi sacrée, car il incarne l’âme collective, le sang versé et l’unité d’un peuple.

À l'occasion de la cérémonie de consécration épiscopale du Rev. Père Joseph Samedi à la cathédrale de Bangui ce 14.06.2⁰26_2
À l’occasion de la cérémonie de consécration épiscopale du Rev. Père Joseph Samedi à la cathédrale de Bangui ce 14.06.2⁰26_2

 

À Bangui, la gestion des affaires publiques s’apparente plutôt à un exercice permanent de profanation de ces mêmes valeurs fondamentales.

 

Ce dimanche 14 juin 2026, les pourtours de la cathédrale de la capitale sont devenus le lieu d’une démonstration d’amateurisme qui dépasse le simple cadre d’une erreur protocolaire. Ce pouvoir de bras cassés, incapable de reconnaître ses fautes ou de revenir en arrière pour corriger le tir, s’enfonce dans une légèreté destructrice. Alors qu’une cérémonie religieuse solennelle aurait dû élever les esprits, elle a servi de décor à un outrage public que le sens commun peine à concevoir.

LE TAPIS DE LA HONTE : VOILÀ COMMENT LE DRAPEAU DE LA RCA EST FOULÉ AUX PIEDS À LA CATHÉDRALE DE BANGUI
LE DRAPEAU DE LA RCA EST FOULÉ AUX PIEDS À LA CATHÉDRALE DE BANGUI

 

Le scandale réside dans la conception même de l’accueil officiel. Le protocole présidentiel, sous l’autorité directe du dictateur de Bangui Faustin-Archange Touadera, a fait confectionner un tapis d’honneur d’un genre particulier : un tissu rouge encadré par des bandes reprenant très exactement la disposition et les couleurs du drapeau centrafricain. Le bleu, le blanc, le vert, le jaune et la bande rouge verticale s’étalent ainsi à même le sol, transformés en simple moquette de passage. Cette initiative aberrante transforme l’emblème sacré de la patrie en une vulgaire carpette destinée à recevoir la poussière et les semelles des invités. Les promesses et les déclarations officielles s’effondrent d’elles-mêmes devant une telle réalité.

Comment LE DRAPEAU DE LA RCA EST FOULÉ AUX PIEDS À LA CATHÉDRALE DE BANGUI
Comment LE DRAPEAU DE LA RCA EST FOULÉ AUX PIEDS À LA CATHÉDRALE DE BANGUI

 

Il y a peu, lors de sa toute première intervention devant les professionnels des médias, le Premier ministre insistait lourdement sur l’obligation absolue de respecter le drapeau national. Des instructions exigeaient que chaque lundi matin, dans chaque ministère de la République, les ministres et l’ensemble de leurs collaborateurs se réunissent au pied du mât pour assister solennellement à la levée des couleurs. Un discours de rigueur et de patriotisme de façade qui ne résiste pas à la pratique quotidienne des sommets de l’État.

 

Ce dimanche, la contradiction est devenue totale. Le couple présidentiel, Faustin-Archange Touadéra au côté de son épouse, a ouvert la marche en marchant directement, de tout son poids, sur ces couleurs nationales. À leur suite, le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale ont reproduit le même geste sans la moindre hésitation. Les membres du gouvernement et les hauts dignitaires ont emboîté le pas, piétinant allègrement ce que la Constitution protège comme le symbole de l’unité et de la souveraineté du peuple. Cette attitude de la part des plus hautes autorités de l’État s’apparente à une véritable haute trahison morale, une démonstration publique de désinvolture que rien ne peut justifier.

 

La gravité de l’événement a franchi un nouveau seuil avec l’attitude du clergé catholique. Pour cette messe de sacre, de nombreux prêtres et évêques ont fait le déplacement, venus des diocèses de l’intérieur du pays comme de l’étranger pour entourer Monseigneur Joseph Samedi.

 

En procession sur le parvis de la cathédrale en briques rouges, ces hommes de Dieu, vêtus de leurs ornements liturgiques blancs et dorés, tenant pour certains la crosse épiscopale, ont suivi le même cheminement. Au lieu de manifester un sursaut de conscience civique, au lieu de s’écarter de ce tapis sacrilège pour marcher sur le sol normal de la cour, les prêtres ont choisi de marcher directement sur les bordures tricolores. Voir des serviteurs de l’Église, censés incarner la rectitude morale et le respect des institutions, participer à ce piétinement collectif constitue une honte nationale. Les religieux ont emboîté le pas à la dictature, acceptant de fouler le drapeau de la République centrafricaine sous les yeux d’une population médusée et de délégations extérieures.

 

La scène se répète et s’aggrave à chaque grande cérémonie officielle sans qu’aucune voix au sein du pouvoir ne s’élève pour ordonner le retrait de cet accessoire indigne. Les discours patriotiques du lundi matin dans les cours des ministères apparaissent désormais pour ce qu’ils sont : des exercices de communication vides de sens, imposés au peuple tandis que l’élite dirigeante s’en affranchit publiquement. Les ecclésiastiques, par leur soumission au protocole du régime, se rendent complices d’une dégradation de l’image du pays, transformant une célébration religieuse solennelle en un spectacle de profanation des couleurs nationales par ceux-là mêmes qui ont la charge de les défendre et de les honorer

 

Par Alain Nzilo

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Vakaga : Le spectre d’une guerre entre anciens alliés Goula et Kara allumée par les urnes

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Vakaga : Le spectre d’une guerre entre anciens alliés Goula et Kara allumée par les urnes

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Les récentes législatives dans la commune de Ouandja ravivent de dangereuses rivalités intercommunautaires. À l’extrême nord-est de la République centrafricaine, le scrutin menace de fracturer la préfecture de la Vakaga.

 

Le processus électoral dans la commune de Ouandja débouche sur une crise ouverte. Le député sortant, Monsieur Chengaba Rossni Dekalve, qui portait les couleurs du parti au pouvoir, le Mouvement Cœurs Unis, a subi une double défaite. Il a été battu dès le premier tour, puis au second tour, par le candidat indépendant Youssouf Hilaire. Les deux rivaux appartiennent pourtant à la même communauté, l’ethnie Goula.

 

Le contentieux a quitté le terrain des urnes pour prendre une tournure juridique et identitaire. Monsieur Chengaba Rossni Dekalve a déposé un recours officiel devant la Cour constitutionnelle afin d’annuler les résultats. Dans sa requête, le parlementaire déchu reproche au candidat indépendant d’avoir utilisé l’image du président Touadéra et d’avoir arboré des t-shirts à son effigie durant la campagne. Selon sa ligne de défense, seul le candidat officiel du parti présidentiel possède le droit de se réclamer du chef de l’État.

 

Cette contestation locale s’est rapidement propagée à l’échelle de la préfecture, touchant directement la ville de Birao. Les partisans de Monsieur Chengaba Rossni Dekalve accusent le sultan-maire de Birao d’avoir apporté un soutien total et décisif au candidat indépendant Youssouf Hilaire. Un militant du député sortant a publié sur les réseaux sociaux des messages virulents à l’égard de l’autorité locale. Ce message stipule que la rivalité électorale oppose uniquement des membres de l’ethnie Goula et doit se régler entre eux. Il dénonce l’ingérence du sultan-maire qu’il associe à sa propre communauté, l’ethnie Kara.

 

La réponse des partisans du maire de Birao ne s’est pas fait attendre. Un autre internaute a pris la parole sur les plateformes numériques pour répliquer et proférer des menaces directes contre le premier auteur. Cet échange de propos haineux fait craindre une bascule de la parole aux actes. Le risque est grand de voir ce conflit verbal se transformer en affrontements armés entre les communautés Goula et Kara.

 

Ce basculement potentiel inquiète particulièrement les observateurs en raison du passé récent de la région. En 2020, les Kara et les Goula avaient formé une alliance militaire pour combattre les ethnies Rounga et Sara, massivement représentées au sein du groupe rebelle FPRC de Noureddine Adam. Cette guerre passée avait provoqué des centaines de morts, des dizaines de milliers de déplacés et la destruction totale des infrastructures et des marchés locaux. Ces exactions font d’ailleurs l’objet d’enquêtes et de procès devant la Cour pénale spéciale, qui traite ce dossier à travers plusieurs phases d’audiences.

 

Aujourd’hui, l’alliance de 2020 a volé en éclats et les anciens frères d’armes s’observent avec une hostilité mutuelle. La situation s’envenime à cause de l’implication de figures politiques de Bangui. Le député sortant Chengaba Rossni Dekalve bénéficie de l’appui direct du ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène. Or, ce membre du gouvernement souffre d’un rejet massif de la part de la population, tant au niveau national que dans la Vakaga. Son parrainage politique produit un effet inverse à celui recherché, fragilisant chaque candidat qu’il soutient. Ce scénario se reproduit à l’identique à Ouanda-Djallé, où l’ancien ministre du Commerce, Monsieur Hassan Kombé, se trouve lui aussi en mauvaise posture en raison du soutien du garde des Sceaux.

 

Par Ibrahim Moussa

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Ça chauffe! Bossemptélé est désormais livré à lui-même face au retour de la terreur armée

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Ça chauffe! Bossemptélé est désormais livré à lui-même face au retour de la terreur armée

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Qui sont les assaillants responsables du blocage de l’axe routier Bangui-Bouar la semaine dernière ? Impossible de le savoir, la situation devenant confuse après plusieurs jours de paralysie totale, pendant que l’armée manifeste sa peur de sortir et que les mercenaires russes du groupe Wagner abandonnent le terrain.

 

En effet, le blocus du corridor a débuté lorsque ces éléments armés non identifiés ont pris position aux abords immédiats de Bossemptélé, paralysant instantanément les deux axes routiers stratégiques. Pendant plusieurs journées consécutives, les assaillants ont imposé leur loi, bloquant les camions de marchandises et les autocars de passagers arrivant de Bangui ou de la frontière camerounaise vers Bouar. Pour asseoir leur autorité sur la localité, ils ont procédé à de multiples tirs en l’air, plongeant les habitants dans l’effroi. Les chauffeurs et les commerçants sont restés bloqués de part et d’autre du carrefour, observant avec détresse ces hommes circuler librement et maintenir leur dispositif de blocage durant des jours, avant de se retirer tranquillement sans avoir été inquiétés par la moindre autorité.

 

Sur le terrain, le comportement des forces de sécurité locales a mis en lumière une faillite totale de l’appareil défensif. Les policiers, gendarmes et militaires affectés à la zone sont restés totalement passifs dans leurs bases, refusant de se déployer pour évaluer la menace ou protéger les civils.

 

Selon les informations des services de sécurité de la ville de Bossemptélé et les témoignages des habitants, les soupçons se portent massivement sur les ex-combattants du mouvement 3R qui avait signé l’accord du 19 avril 2025 avec le pouvoir de Bangui. Cet accord de cessation des hostilités devait amener le désarmement complet de ces rebelles, mais dans les faits, seule une partie s’est soumise au processus. Une forte proportion de ces éléments a conservé des armes de guerre par-devers elle, et ce sont ces mêmes signataires officiels de la paix qui dictent aujourd’hui leur loi sur les routes.

 

Au-delà des forces nationales, l’attitude des mercenaires russes du groupe Wagner provoque l’incompréhension et la colère de la population. Disposant de moyens lourds, de véhicules tout-terrain et de motos rapides, ces mercenaires russes étaient parfaitement informés de la coupure des axes routiers et des tirs à l’arme automatique. Pourtant, ils ont fait le choix délibéré de rester immobiles dans leur base. Les forces de défense et de sécurité intérieure refusant de bouger sans obtenir le feu vert et l’appui logistique de ces partenaires russes, l’attente mutuelle a débouché sur un néant sécuritaire.

 

Les résidents de Bossemptélé soupçonnent désormais une complicité passive, car le groupe Wagner utilise fréquemment certains de ces anciens éléments armés rebelles comme supplétifs locaux pour mener des opérations opaques sur le terrain, expliquant ainsi le refus de les combattre.

 

Cette crise routière expose également un mensonge d’État concernant les capacités matérielles de l’armée. Depuis l’annonce triomphale de la levée définitive de l’embargo sur les armes, le pouvoir central affirmait que la fin de ces restrictions permettrait d’équiper les troupes pour sécuriser le territoire. La réalité constatée à Bossemptélé est aux antipodes de cette propagande, l’ensemble des forces de l’ordre de ce grand carrefour ne disposant en tout et pour tout que d’une unique camionnette P4 appartenant à la police locale. Pour comble de malheur, ce véhicule est actuellement hors d’usage à cause d’une panne sévère de la boîte de vitesses et du système de freinage. C’est dans cette unique voiture délabrée que devaient s’entasser les policiers, les gendarmes et les militaires pour effectuer la moindre mission, et sa mise hors service condamne désormais l’ensemble du détachement à un immobilisme total.

 

Pendant que l’économie du pays subissait ce coup d’arrêt en province, une atmosphère de panique s’est emparée de la capitale. À Bangui, la nervosité du régime est devenue visible avec le placement immédiat de l’ensemble des casernes en état de consigne stricte. Cette mesure d’urgence exceptionnelle touche de plein fouet toutes les unités, y compris la garde présidentielle, dont les soldats ont interdiction de quitter les casernements. Les états-majors sont traversés par des rumeurs incessantes de coup d’État et de menaces directes contre les institutions, fondées sur des rapports signalant la progression de rebelles non loin des accès de la capitale. Les autorités militaires semblent perdues dans leurs propres analyses, incapables de définir si le péril provient d’une trahison de leurs récents partenaires politiques, d’une réorganisation offensive de la coalition des patriotes pour le changement, ou d’une résurgence des combattants du front populaire pour la renaissance.

 

 

ParFrancis Simba

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Centrafrique : l’ancien député Jean-Pierre Mara dénonce la profanation du drapeau centrafricain lors du sacre de Mgr Samedi

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Centrafrique : l’ancien député Jean-Pierre Mara dénonce la profanation du drapeau centrafricain lors du sacre de Mgr Samedi

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 Dans une lettre ouverte publiée le 15 juin 2026 depuis l’exil, l’ancien député centrafricain Jean-Pierre Mara lance une charge héroïque contre les autorités politiques et religieuses de la République centrafricaine. S’inspirant directement du célèbre pamphlet d’Émile Zola, Jean-Pierre Mara accuse les élites du pays d’avoir commis un acte de sacrilège républicain en marchant sur les couleurs nationales lors des célébrations liturgiques du week-end dernier.

 

L’indignation est à la mesure du symbole. Au lendemain du sacre de Monseigneur Joseph Samedi comme archevêque coadjuteur de Bangui, célébré ce dimanche 14 juin 2026, l’ancien parlementaire Jean-Pierre Mara a pris la plume pour exprimer sa profonde colère face à ce qu’il qualifie de dérive protocolaire et morale inacceptable. Dans un texte solennel adressé à toutes les institutions politiques et religieuses du pays, Jean-Pierre Mara pose un diagnostic sans concession sur le rapport qu’entretiennent les dirigeants centrafricains avec les emblèmes de la Nation.

 

Le drapeau n’est pas un tapis rouge, rappelle Jean-Pierre Mara

Pourtant issu des rangs de l’Église catholique, dont il se réclame fièrement comme un « fruit » — ayant été enfant de chœur, baptisé et confirmé —, Jean-Pierre Mara n’a pas hésité à interpeller directement la haute hiérarchie ecclésiastique et les chefs des institutions étatiques. Pour Jean-Pierre Mara, le faste déployé lors de cette cérémonie a donné lieu à un spectacle affligeant : l’utilisation du drapeau centrafricain comme un simple revêtement de sol, piétiné par les officiels.

 

« Le drapeau est un symbole, un moyen de signalisation, un pavillon, un étendard, une bannière qu’on ne peut pas mettre comme tapis et piétiner », martèle Jean-Pierre Mara dans sa lettre ouverte. L’ancien député insiste sur la distinction fondamentale entre les honneurs légitimes dus aux autorités et le respect absolu dû à la patrie. Selon Jean-Pierre Mara, transformer les couleurs nationales en tapis, fût-il rouge, revient à « traiter le pays comme un rien » et à « piétiner tout le peuple ».

 

Une faillite collective du discernement

L’analogie avec l’affaire Dreyfus et le « J’accuse » d’Émile Zola de 1898, explicitement revendiquée par Jean-Pierre Mara, illustre la gravité de la situation aux yeux de l’ancien élu. Jean-Pierre Mara pointe du doigt une responsabilité partagée entre le pouvoir politique et les autorités religieuses. Il accuse formellement toutes les personnes physiques ou morales qui, par manque de discernement, ont « souillé le drapeau centrafricain devant la Maison de Dieu ».

 

Pour Jean-Pierre Mara, cette pratique consistant à marcher sur les couleurs nationales est une anomalie singulière à la République centrafricaine : « Aucun pays du monde, aucun Seigneur de ce monde n’utilise le drapeau, symbole de l’Etat, comme revêtement du sol que les puissants peuvent souiller », rappelle-t-il avec amertume, avant de conclure par une prière de pardon pour les coupables.

 

« Une insulte à l’âme de notre Nation » : la déclaration de Jean-Pierre Mara à la rédaction du CNC

 

Contacté par la rédaction du CNC, Jean-Pierre Mara affirme que :

« Ce qui s’est passé à Bangui n’est pas un simple détail de protocole, c’est le reflet d’une perte totale de repères républicains et de patriotisme de la part de ceux qui sont censés nous diriger. En marchant sur notre drapeau, ces autorités piétinent le sang de nos martyrs et le sacrifice de tout un peuple. L’Église et l’État doivent comprendre que la sacralité des fonctions ne s’élève pas en écrasant les symboles de la République. J’ai choisi de briser le silence depuis mon exil car se taire face à une telle profanation symbolique reviendrait à se rendre complice de la décadence de nos institutions. Notre drapeau doit flotter au sommet de nos édifices, et non servir de paillasson pour les puissants du jour. »

 

Cette sortie vigoureuse de Jean-Pierre Mara suscite déjà de vifs débats dans la capitale centrafricaine, relançant la question de l’éthique républicaine et du respect des symboles nationaux lors des grandes cérémonies officielles.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Géopolitique : dans les coulisses du chantage douanier de Pékin sur l’échiquier africain

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Géopolitique : dans les coulisses du chantage douanier de Pékin sur l’échiquier africain

 

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

L’asymétrie de la balance commerciale entre la Chine et le continent africain ne relève plus du simple échange économique, mais d’une stratégie de vassalisation tarifaire savamment élaborée.

 

Contacté par la rédaction du CNC, l’économiste centrafricain Cyrille C livre une analyse sans tranchée sur la situation de l’Eswatini,  seul État africain à subir les foudres de Pékin pour sa fidélité diplomatique à Taïwan. Pour cet expert centrafricain, ce cas précis offre un miroir parlant aux réalités extractives que nous subissons à Bangui.

 

 Le tarif douanier comme arme de coercition diplomatique

L’annonce par Pékin de l’exonération des droits de douane pour 53 pays africains sur 54 n’est pas, selon Cyrille C., une mesure de libéralisme généreux, mais bien une manœuvre de pouvoir coercitif. En excluant l’Eswatini, la Chine transforme la nomenclature douanière en une barrière politique.

 

« Pour ce petit royaume d’Afrique australe, le coût de la souveraineté se mesure en points de taxes, là où ses voisins bénéficient d’une entrée libre pour leurs matières premières », explique l’économiste au micro du CNC.

 

Cette exemption sélective décrit la doctrine chinoise : le commerce est le bras armé de la diplomatie. En RCA, bien que nous fassions officiellement partie des bénéficiaires, le constat de Cyrille C. est amer : l’ouverture des vannes douanières ne profite qu’à l’exportation de ressources brutes non transformées.

 

 L’illusion de la croissance : une balance commerciale structurellement déficitaire

Le chiffre record de 348 milliards de dollars d’échanges commerciaux en 2025 cache une réalité structurelle que le CNC a voulu approfondir. L’Afrique exporte son sous-sol et importe de la valeur ajoutée. Alors que le cacao ivoirien voit ses barrières tomber, la Chine inonde nos marchés de produits manufacturés à bas prix, étouffant toute tentative d’industrialisation locale.

 

En République centrafricaine, ce déséquilibre atteint des sommets. Selon l’analyse de Cyrille C, notre économie n’exporte pratiquement rien vers le marché chinois qui puisse rivaliser avec l’afflux massif de produits finis venant de l’Empire du Milieu. La Chine prend tout — bois, ressources minières — sans qu’une véritable chaîne de transformation ne soit implantée sur le sol centrafricain. Nous sommes, précise-t-il, dans une économie de comptoir moderne où l’exonération douanière n’est qu’un lubrifiant destiné à accélérer l’extraction de nos richesses.

 

 Le soutien aux régimes autocratiques : l’éthique sacrifiée sur l’autel du Yuan

Au-delà des chiffres, c’est la nature même du partenaire qui interroge la rédaction du CNC. La Chine, dictature centralisée, trouve en Afrique un terrain de jeu idéal auprès de régimes à la gouvernance opaque. Cyrille C. rappelle que contrairement aux partenaires occidentaux, Pékin pratique une politique de « non-ingérence » qui est, en réalité, un soutien direct aux dictatures.

 

En échange de l’accès aux ressources, la Chine offre des infrastructures clés en main et une protection diplomatique. Si la Russie, sous une parure démocratique, suit une trajectoire similaire, l’expert souligne que la Chine demeure le pivot de cette alliance des régimes autoritaires qui voient dans le modèle de Pékin la preuve qu’on peut allier hyper-croissance et verrouillage politique total.

 

 L’Eswatini : une anomalie ou un exemple de dignité économique ?

Le cas de l’Eswatini, qui maintient sa reconnaissance de Taïwan malgré les pressions, pose une question fondamentale : l’accès au marché chinois vaut-il le sacrifice de la liberté de choix ? Le président taïwanais Lai Ching-te, en se rendant à Mbabane malgré le blocus aérien imposé par les pressions chinoises, souligne la fragilité de la solidarité africaine face au carnet de chèques de Pékin.

 

Selon CNC, pendant que la Chine déploie ses systèmes de paiement par QR code pour contourner le dollar, elle installe en Afrique une dépendance technologique et financière qui ressemble de plus en plus à un piège. Pour Cyrille C., l’absence de production nationale nous condamne à être de simples spectateurs de cette guerre froide commerciale, où nos ressources servent à financer la puissance d’un État qui ne reconnaît que le rapport de force.

 

Le libre-échange promis par Pékin ressemble à une autoroute à sens unique, où les camions chargés de grumes centrafricaines croisent les containers remplis de produits manufacturés dont nous sommes devenus les consommateurs captifs, sous l’œil vigilant d’une diplomatie qui ne tolère aucune ombre au tableau de sa “Grande Muraille” économique et…

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : Le mystérieux Nourd Gregaza l’affirme : Touadéra préfère financer les hommes de Wagner que d’investir dans l’éducation des futurs cadres de ce pays

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Le mystérieux Nourd Gregaza l’affirme : Touadéra préfère financer les hommes de Wagner que d’investir dans l’éducation des futurs cadres de ce pays

 

 

À travers une missive incisive, le mystérieux Nourd Gregaza, leader du PRNC, fustige la présidence de Faustin-Archange Touadéra, coupable selon lui de privilégier les dépenses pour Wagner plutôt que l’instruction de la jeunesse.

 

Dans sa lettre ouverte, Nourd Gregaza attaque directement le parcours professionnel et politique du chef de l’État. Le mystérieux Nourd Gregaza rappelle que Faustin-Archange Touadéra a exercé les fonctions de Premier ministre pendant cinq ans avant de prendre la présidence de la République depuis bientôt onze ans. En tant qu’enseignant de profession, le président Touadéra était attendu au tournant sur les questions éducatives par l’ensemble de la population. Pourtant, le constat dressé par le leader du PRNC après seize années cumulées au sommet de l’État s’avère particulièrement sombre pour l’avenir des enfants centrafricains.

L’auteur de la missive dresse un inventaire des infrastructures scolaires sur l’ensemble du territoire national. Le mystérieux Nourd Gregaza décrit des écoles délabrées, des salles de classe en ruine et des élèves entassés dans des conditions indignes. Les tables, les manuels scolaires ainsi que le matériel pédagogique de base font défaut dans ces établissements. Selon le chef du parti, cette situation décourage le personnel enseignant, qui se retrouve mal payé et abandonné par les autorités de Bangui, sacrifiant ainsi une génération entière à cause de l’inaction de l’État.

Le texte rédigé par le mystérieux Nourd Gregaza insiste sur les conséquences graves de cette politique. L’auteur évoque des drames survenus au sein même des établissements scolaires, où des familles ont perdu leurs enfants venus composer les épreuves du baccalauréat, un moment qui devrait représenter l’espoir et non la mort. Pendant que les écoles s’effondrent, les dépenses publiques augmentent : le leader du PRNC dénonce l’utilisation de ressources considérables pour enrichir les forces russes, présentes pour garantir la sécurité d’un régime qu’il qualifie de corrompu.

 

L’analyse du mystérieux Nourd Gregaza met en avant le contraste entre les milliards versés par an pour payer les mercenaires du groupe Wagner afin de pérenniser le pouvoir en place, et la précarité des élèves centrafricains qui parcourent chaque jour des kilomètres le ventre vide. Cette situation force les parents à chercher des alternatives viables. L’auteur souligne que pour donner une chance de réussite aux enfants, les familles n’ont d’autre choix que de se tourner vers l’enseignement privé. Cette solution reste inapplicable pour la majorité de la population, car les fonctionnaires, les travailleurs du secteur informel et les parents sans emploi ne peuvent pas assumer les frais d’inscription, les fournitures, les uniformes et les transports.

Pour appuyer son propos, le mystérieux Nourd Gregaza pose une question directe au chef de l’État, lui demandant s’il serait devenu l’homme qu’il est aujourd’hui si les dirigeants précédents avaient délaissé l’école publique. Il rappelle que le président Touadéra a effectué l’essentiel de son parcours scolaire dans le système public gratuit, ce qui lui a permis de devenir enseignant puis d’accéder aux plus hautes fonctions étatiques. Le leader du parti conclut que l’éducation fait partie des missions fondamentales de la République, au même titre que la santé ou la défense, et que la responsabilité de ce naufrage éducatif incombe exclusivement à la gouvernance actuelle.

 

Par Brahim Sallé

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Monaco Consulting et le café centrafricain : qui est ce partenaire inconnu qui décroche un mémorandum gouvernemental en RCA?

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Monaco Consulting et le café centrafricain : qui est ce partenaire inconnu qui décroche un mémorandum gouvernemental en RCA?

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Un gouvernement sans argent vient de signer un accord avec une société dont personne ne connaît le nom. Le café était le prétexte. Le mémorandum est le résultat.

 

En effet, le 27 avril 2026, le conseil des ministres extraordinaire a autorisé la signature d’un mémorandum d’entente entre le gouvernement centrafricain et Monaco Consulting, dans le cadre du programme de développement de la filière café en RCA. Le ministre de l’Agriculture a présenté la note. Le président a donné son accord. Deux ministres signeront au nom de l’État, celui de l’Agriculture et celui de l’Économie.

 

Monaco Consulting. Le nom revient une seule fois dans le compte rendu officiel, sans introduction, sans description, sans historique. On ne sait pas où cette société est enregistrée. On ne sait pas qui la dirige. On ne sait pas si elle a déjà travaillé en Afrique centrale, ni dans quel pays elle a livré des résultats comparables. Le gouvernement centrafricain a pourtant jugé utile de lui confier un partenariat sur un programme agricole censé couvrir 601 180 hectares et produire près de 25 000 tonnes de café vert par an.

 

Le programme lui-même repose sur une étude de préfaisabilité. Pas une étude finale. Pas des données vérifiées sur le terrain. Une préfaisabilité, c’est-à-dire un document qui dit que le projet est théoriquement possible, sous réserve que les chiffres soient confirmés par une mission technique conjointe, qui n’a pas encore eu lieu. Le conseil a autorisé cette mission en même temps qu’il signait le mémorandum. L’accord est donc signé avant que les données soient vérifiées.

 

Les zones retenues couvrent six préfectures : Nana-Mambéré, Sangha-Mbaéré, Ouaka, Mbomou, Ombella-M’Poko et Basse-Kotto. Sept centres de collecte régionaux sont prévus. Des systèmes d’irrigation, des équipements logistiques, des normes commerciales aux standards internationaux, des structures financières d’accompagnement. Tout cela figure dans la note présentée au conseil. Rien de tout cela n’existe encore sur le terrain.

 

Le marché mondial du café connaît effectivement une dynamique favorable en ce moment. Les prix sont hauts. Les pays producteurs émergents ont une fenêtre. La RCA a des zones forestières qui peuvent accueillir la culture du café. Tout cela est vrai. Mais une fenêtre favorable sur les marchés ne suffit pas à expliquer pourquoi c’est Monaco Consulting, société sans visage connu, qui décroche cet accord.

 

D’où vient cette société ? Qui l’a introduite auprès du gouvernement ? Quel intérêt financier prend-elle dans le programme ? Le mémorandum lui donne-t-il un droit exclusif sur la filière, ou seulement un rôle d’assistance technique ? Le compte rendu du conseil ne répond à aucune de ces questions.

 

Ce n’est pas la première fois que Bangui signe des accords avec des partenaires dont l’identité reste floue. Le schéma est connu : un programme ambitieux, des chiffres impressionnants, une étude préliminaire présentée comme une démonstration de faisabilité, et une société étrangère qui entre dans le dispositif avant même que les données de base soient confirmées.

 

Le café centrafricain a du potentiel. Monaco Consulting, elle, a un mémorandum.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Les répercussions de l’essor technologique et mobile en République centrafricaine

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Les répercussions de l'essor technologique et mobile en République centrafricaine

La numérisation du continent africain accélère ses mutations sociétales de manière spectaculaire. La République centrafricaine s’inscrit pleinement dans cette dynamique de modernisation, portée par une population jeune et de plus en plus connectée. L’adoption croissante des smartphones et le déploiement progressif des réseaux à haut débit transforment en profondeur les modes de communication, l’accès à l’information et les habitudes de consommation. Cet élan technologique favorise une inclusion économique élargie tout en ouvrant de nouveaux horizons au divertissement numérique mondialisé. L’accès facilité à Internet redessine le quotidien des citoyens et stimule l’innovation dans divers secteurs, tout en soulignant la nécessité de consolider les infrastructures nationales. Ces mutations se traduisent directement par une métamorphose des interactions sociales et commerciales à travers le pays.

Le rôle crucial des infrastructures de télécommunication

Pour soutenir une telle évolution, le développement des réseaux hertziens et de la fibre optique représente un enjeu stratégique majeur. Les investissements massifs déployés dans la sous-région visent avant tout à réduire la fracture numérique entre les centres urbains et les zones rurales isolées. En améliorant la couverture réseau grâce à des équipements modernes, les opérateurs permettent à des milliers d’individus de prendre part à l’économie de l’information. Ces avancées structurelles stimulent directement l’entrepreneuriat local. De nombreuses start-ups émergent pour proposer des solutions numériques adaptées aux réalités du terrain, de la gestion logistique aux innovations agricoles. Cette effervescence technologique façonne positivement la conjoncture de la République centrafricaine en offrant de nouveaux leviers de stabilité économique. Les fondations matérielles demeurent la pierre angulaire de toute transition digitale durable.

L’expansion du divertissement numérique et des jeux en ligne

Au-delà des outils professionnels, la connectivité croissante bouleverse les loisirs des populations. Les plateformes de contenu multimédia, les réseaux sociaux et l’industrie ludique connaissent une affluence record, portée par des terminaux mobiles de plus en plus performants. Les utilisateurs privilégient désormais des expériences interactives immersives et accessibles instantanément. L’amélioration constante des débits garantit une navigation fluide au sein d’environnements virtuels sécurisés. Le divertissement s’invite ainsi sur les écrans personnels, offrant un accès immédiat à une vaste gamme de jeux de casino en ligne, des machines à sous aux tables de blackjack, en passant par des sessions avec croupiers en direct. Ces interfaces de dernière génération intègrent divers modes de paiement sécurisés, assurant une parfaite fluidité lors des transactions des participants. Les prestataires internationaux misent également sur une assistance client disponible en continu pour optimiser l’expérience utilisateur. Cette évolution témoigne de la capacité des écosystèmes numériques à répondre à une demande croissante de divertissements virtuels innovants.

La révolution des transactions financières par téléphonie mobile

L’une des conséquences les plus concrètes de cette démocratisation numérique reste le déploiement massif des services financiers mobiles. L’absence historique de réseaux bancaires traditionnels denses a favorisé l’adoption fulgurante des portefeuilles électroniques. Désormais, régler des achats, payer des services publics ou transférer des fonds s’effectue en quelques secondes depuis un téléphone. Cette efficacité transactionnelle sécurise les échanges commerciaux et dynamise les micro-entreprises locales. L’usage généralisé de ces outils redessine le paysage économique, tant et si bien que ces innovations constituent aujourd’hui le moteur principal de l’inclusion financière sur le continent. Des populations jusque-là exclues des systèmes conventionnels peuvent enfin sécuriser leur capital et gérer leurs économies avec précision. Ces flux monétaires numériques ouvrent la voie à des services socio-économiques plus complexes et structurants.

Les défis de la protection des données numériques

Cette transition rapide vers une société connectée impose de nouveaux défis en matière de cybersécurité. La protection des données personnelles et la lutte contre la cybercriminalité figurent parmi les priorités des organismes de régulation. La mise en œuvre de cadres juridiques précis est indispensable pour protéger les internautes contre les pratiques frauduleuses et garantir un cyberespace propice aux investissements. Les gouvernements africains travaillent activement à l’harmonisation de leurs normes de sécurité informatique afin de rassurer les partenaires internationaux. La sensibilisation du public aux bonnes pratiques, comme l’utilisation de mots de passe complexes et la vérification des sources, devient un pilier essentiel de ces politiques de modernisation.

Une approche responsable de la consommation en ligne

L’engouement pour les services interconnectés nécessite une prise de conscience face aux risques de surexposition numérique. Les fournisseurs intègrent de plus en plus d’outils permettant aux utilisateurs d’évaluer leur temps d’écran et de réguler leurs activités en toute autonomie. Adopter un comportement raisonné reste le meilleur moyen de faire du numérique un véritable levier d’émancipation. En ce qui concerne les activités impliquant des dépôts d’argent, il est vivement recommandé de définir des limites budgétaires dès la création d’un compte. Plusieurs programmes d’accompagnement et des lignes d’assistance confidentielles sont à la disposition du public pour prévenir les comportements problématiques et garantir une pratique récréative saine.

 

Bangui et l’imaginaire du Texas

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Bangui et l’imaginaire du Texas
L’entrée principale de la Cave Concorde AT (Moscou) à Lakouanga-Bangui, surnommé Texas de la capitale. CopyrightCNC

 

L’appellation de certains quartiers de Bangui ne relève jamais du hasard. Dans une ville où la toponymie populaire prend souvent le pas sur les noms officiels, le surnom « Texas » attribué à une zone spécifique du 2e arrondissement, à Lakouanga, résonne comme une promesse d’aventure. Loin d’être une simple copie de l’État américain, le Texas banguissois est un condensé de culture urbaine, de résilience et d’un goût prononcé pour le divertissement nocturne.

Lakouanga, le cœur battant de la nuit banguissoise

Le quartier « Texas » tire sa renommée de ses rues goudronnées qui traversent Lakouanga, un secteur historiquement dynamique. Pour les habitants de la capitale, « aller au Texas » signifie s’immerger dans l’ambiance des musiques des bars (les fameux « nganda ») et des vrombissements de taxis-motos.

Ce surnom évoque un espace de liberté relative et une certaine prospérité commerciale. Dans l’imaginaire local, le Texas représente une forme de frontière urbaine : un lieu où l’on vient pour faire des affaires, se montrer et, surtout, tester sa propre audace. Cette identité est portée par une population adulte qui a su s’approprier les codes de la modernité tout en gardant un ancrage profond dans la sociabilité centrafricaine.

L’adrénaline des tables

Au-delà de l’animation des rues, l’attrait pour la réflexion et la tactique se cristallise dans les lieux de rencontre de la capitale. Si le jeu de dames ou le Ludo sont des classiques indémodables des quartiers, une influence texane s’est également glissée dans les habitudes des passionnés de défis intellectuels. Des établissements comme le Golden City Casino, véritable institution située à proximité du centre-ville, attirent une clientèle importante.

Ici, la compétition n’est pas qu’un simple divertissement, c’est une discipline qui demande une analyse fine de l’adversaire. Pour les habitués qui fréquentent ces cercles, il ne suffit pas de se fier à la chance. Pour espérer l’emporter lors de ces soirées, il devient indispensable de bien comprendre les combos au poker Texas Hold’em, notamment le classement traditionnel des mains hautes, car chaque combinaison de cartes peut renverser la donne en un instant. Cette variante, symbole mondial de psychologie appliquée, a trouvé à Bangui un écho particulier.

Une économie de la nuit et de la résilience

La vie au Texas est aussi le reflet de la vitalité économique de Bangui. Les petits commerces, les grillades de rue (le célèbre « kanda ») et les services de transport s’activent sous les lumières de la ville. Cette effervescence témoigne de la capacité des Banguissois à transformer leur environnement en un lieu de fête et d’échange, malgré les défis du quotidien.

Le quartier fonctionne comme un microcosme où toutes les couches sociales se croisent. C’est un terrain d’expression pour la population créative et un refuge pour ceux qui cherchent à s’évader dans l’effervescence d’une nuit qui semble toujours promettre un nouveau départ.

Le « Texas » de Lakouanga demeure l’un des visages les plus vibrants de la République centrafricaine. En mêlant l’héritage local à des influences globales, ce quartier incarne une forme de modernité propre à Bangui : un mélange de résilience, de stratégie et de célébration. Que ce soit à travers une discussion passionnée sur une terrasse ou la concentration d’une main de cartes bien jouée, l’esprit du Texas continue de battre au rythme du cœur de l’Afrique.

Centrafrique : dans les coulisses d’un face-à-face explosif entre le Kremlin et les réseaux Wagner

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dans les coulisses d’un face-à-face explosif entre le Kremlin et les réseaux Wagner

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

 L’Empereur-président Faustin-Archange Touadéra se retrouve aujourd’hui au cœur d’un équilibre délicat entre Moscou et les anciens réseaux de Wagner. D’un côté, les exigences financières et opérationnelles du Kremlin, qui accentue la pression pour imposer sa structure officielle, l’Africa Corps, et démanteler les réseaux historiques de Wagner, toujours solidement implantés dans le pays. De l’autre, la résistance des réseaux issus de l’ancien groupe Wagner, qui ont massivement investi en Centrafrique et entendent protéger leurs intérêts.

Un bras de fer qui explique les retards actuels de Bangui qui avance désormais sur une ligne de crête.

 

Un bras de fer appelé à durer

Vladimir Poutine serait particulièrement irrité, selon nos sources, après certaines absences diplomatiques remarquées du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra lors d’initiatives russes, notamment son absence au premier forum consacré aux questions de sécurité assurée par la Russie en Afrique, présenté comme un contre-pied aux anciennes approches occidentales.

 

Touadéra n’a finalement pas participé à cette rencontre et n’y a dépêché aucune représentation officielle, alors qu’il était attendu pour entériner l’accord de transition de Wagner vers l’Africa Corps. Il a préféré se rendre à Dubaï afin d’activer une médiation des Émirats arabes unis et tenter de réouvrir le dialogue avec Vladimir Poutine.

 

Selon des sources gouvernementales confidentielles, la transition vers l’Africa Corps, placé sous la tutelle directe du ministère russe de la Défense, constitue une exigence non négociable de Moscou. Pour la présidence centrafricaine, les conditions imposées par le Kremlin sont toutefois difficiles à accepter : un versement mensuel de plus de 15 millions de dollars en espèces pour entretenir un contingent de 1 500 hommes. Une charge financière considérable pour un budget national largement dépendant de l’aide internationale.

 

Un conseiller proche de Touadéra, s’exprimant sous couvert d’anonymat auprès de notre rédaction, résume la situation : « La Russie est un pays riche. Pourquoi demander de l’argent en espèces à un pays très pauvre comme la Centrafrique, qui dépend essentiellement de l’aide financière extérieure ? »

 

Selon ce conseiller, Touadéra est aujourd’hui coincé « entre le marteau et l’enclume ». Le marteau représente les pressions exercées par l’État russe. L’enclume symbolise les intérêts privés et les engagements déjà conclus avec Wagner.

 

L’enclume : les contrats longue durée de Wagner

Au-delà de la question financière, une autre contrainte pèse sur la transition : l’héritage des anciens accords liés à Wagner. Plusieurs concessions minières portant sur l’or, les diamants ou encore l’uranium avaient été conclues au fil des années, dans des conditions peu transparentes, et continueraient de produire leurs effets sur le long terme.

 

Ces réseaux avaient lourdement investi pour protéger le régime de Touadera et avaient exigé à ce dernier qu’il reste au pouvoir pendant encore de nombreuses années afin de rentabiliser leurs investissements. Selon le même conseiller, c’est notamment grâce aux actions et au soutien de Wagner que la Constitution a été modifiée pour permettre un nombre illimité de mandats présidentiels et que Touadéra a été réélu dès le premier tour.

 

Aujourd’hui, Vladimir Poutine chercherait à écarter ces anciens partenaires au profit de structures placées sous le contrôle direct de l’État russe. Voilà que cette transition rencontre une forte résistance, notamment de la part de Dmitri Sytyi et d’autres acteurs issus des réseaux Wagner qui défendent leurs intérêts économiques convergents.

 

Voilà la première coulisse de cette crise. Mais il en existe une seconde, tout aussi sensible : celle du commandement.

 

Deux modèles de commandement opposés

 

Au-delà du volet financier, les réticences concernent également l’efficacité opérationnelle sur le terrain, le mode de commandement : Wagner décidait à Bangui et l’Africa Corps obéit à Moscou.

 

Avec Wagner, les décisions se prenaient en grande partie à Bangui, en coordination directe avec les autorités centrafricaines. L’Africa Corps, en revanche, répond à une chaîne de commandement centralisée à Moscou, jugée plus rigide, plus lourde et davantage bureaucratique.

 

Les difficultés rencontrées par ces forces au Mali, notamment leur retrait de Kidal en avril 2026 face à l’avancée des groupes armés du JNIM et d’autres factions insurgées, renforcent la méfiance de certains responsables à Bangui.

 

Afin d’apaiser les tensions et de trouver une issue à ce bras de fer, les conseillers de Touadéra explorent plusieurs options de compromis.

 

Des pistes de compromis

 

Pour tenter de sortir de l’impasse, l’entourage présidentiel explore plusieurs options.

 

D’un côté, Bangui continuerait de privilégier un modèle d’échange fondé sur l’exploitation de ressources naturelles en contrepartie de la protection sécuritaire, plutôt que des paiements directs en espèces. De l’autre, Moscou insiste sur des transferts financiers directs en dollars américains, destinés à financer ses opérations.

 

Selon un conseiller du président, Vladimir Poutine serait aujourd’hui de plus en plus confronté aux coûts croissants de la guerre en Ukraine et rechercherait des ressources financières rapidement mobilisables. « Mais, acculé, il va bientôt partir », affirme-t-il.

 

Ce même conseiller estime que la République centrafricaine demeure un État souverain et qu’elle ne peut être placée, de facto, sous un commandement opérationnel étranger pour assurer sa défense. Une telle configuration serait, selon lui, difficilement acceptable sur le plan politique et symbolique.

 

Il s’interroge également sur la cohérence du dispositif proposé par Moscou, jugeant peu réaliste le déploiement de plus de 1 500 militaires russes dans un pays aux capacités militaires limitées, sans mécanisme de commandement adapté au contexte local.

 

Pour sortir de l’impasse, il propose une solution intermédiaire : le maintien d’une coopération sécuritaire avec les structures privées déjà présentes sur le terrain, notamment Wagner, tout en ouvrant la voie à l’envoi de conseillers militaires russes intégrés auprès de la présidence ou du ministère de la Défense.

 

Dans ce dernier schéma, Bangui rémunérerait l’État russe, qui se chargerait ensuite de la gestion et du paiement de ces conseillers, évitant ainsi une substitution brutale des réseaux existants tout en répondant aux exigences du Kremlin. Mais Touadéra demeure dans un équilibre fragile.

 

Un équilibre cynique

Touadéra continue d’esquiver afin de gagner du temps, tout en explorant d’autres partenariats, notamment avec les Émirats arabes unis, et en maintenant une présence résiduelle d’anciens éléments de Wagner.

 

Pour nos interlocuteurs, un accord paraît inévitable, mais ses modalités restent encore incertaines et à quel prix pour la souveraineté centrafricaine ?

 

Cette négociation met en lumière la nature profondément mercantile de l’influence russe en Centrafrique : une protection militaire contre des ressources naturelles, des flux financiers ou des leviers d’influence politique.

 

Pour une majeure partie de la population contactée par la rédaction, le bilan demeure contrasté : des exactions documentées, des accusations récurrentes de pillage des ressources, et une stabilité relative qui semble surtout profiter aux élites locales et aux acteurs extérieurs.

 

Une équation encore ouverte

La question centrale demeure : quelle option Moscou finira-t-il par imposer ? Maintien d’un système hybride reposant sur des conseillers et des structures héritées, ou reprise en main plus directe via l’Africa Corps et une centralisation complète du dispositif ?

 

Dans ce contexte, en maintenant une présence résiduelle d’anciens éléments de Wagner tout en activant la diplomatie émiratie, Touadéra joue sa survie politique sur un fil.

 

Une chose est certaine : derrière la rhétorique de la coopération bilatérale, la souveraineté centrafricaine se négocie désormais dans un arbitrage hautement stratégique entre les ambitions financières du Kremlin et les intérêts d’un écosystème sécuritaire transnational qui refuse de disparaître. Une situation encore évolutive, dont l’issue reste largement ouverte.

 

Affaire à suivre.

Par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : comment Faustin-Archange Touadéra peut-il confondre les mercenaires étrangers, Darassa et Bobo avec ses compatriotes, Nourredine Adam, Sayo et Gregaza ?

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comment Faustin-Archange Touadéra peut-il  confondre les mercenaires étrangers, Darassa et Bobo avec ses compatriotes, Nourredine Adam, Sayo et Gregaza ?

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Depuis 2016, Faustin-Archange Touadera prétend placer le dialogue avec ses concitoyens au cœur de sa stratégie pour la paix dans le pays. Pourtant, ce discours officiel se heurte à une pratique politique excluant les centrafricains.

 

La réalité du pouvoir à Bangui repose sur un tri sélectif des interlocuteurs qui interroge sur la notion même de patriotisme présidentiel. Alors que Touadéra affirme discuter avec des enfants du pays pour ramener la stabilité et la paix dans le pays, les tapis rouges du Palais sont réservés à des mercenaires étrangères.

 

Ali Darassa, le criminel en chef à la tête de l’UPC d’origine nigéro-tchadienne, ou encore Bobbo de l’ex-3R, bénéficient d’une écoute et de privilèges que les groupes centrafricains n’obtiennent jamais. Pendant ce temps, les revendications des fils du pays sont étouffées.

 

L’ancien Président François Bozizé, faiseur de Touadera,  a réclamé un débat public et transparent : refus catégorique.

 

Les miliciens Azandé du Haut-Mbomou, pourtant centrafricains d’origine comme il aime le dire, ne trouvent aucune place à la table des négociations avec le régime. Cette mise à l’écart touche également les Antibalaka.

 

Les figures comme Ngaïssona finissent derrière les barreaux, tandis que les leaders du PRNC Nourd Gregaza ou du CMSPR comme Sayo ou Florent Kema sont tenus à distance ou placés en détention sauvage.

 

Le mépris envers les centrafricains des groupes armés est d’autant plus frappant que les processus de désarmement tournent à la farce.

 

Abdoulaye Hissène, figure du FPRC, a désarmé plus de 800 éléments. Pourtant, il croupit aujourd’hui au camp de Roux. Ses combattants attendent toujours une intégration dans l’armée nationale qui ne vient jamais, contrairement aux mercenaires étrangers.

 

Le cas de la Révolution Justice (RJ) de Belanga ou de Sayo, confirme cette traque des nationaux. Cet ex-militaire et ex-député, bien que centrafricain, subit la pression du régime plutôt que de voir ses rebelles intégrées.

 

Ce choix délibéré de privilégier des mercenaires étrangères pour assurer la survie du régime démontre que le dialogue avec les compatriotes n’est qu’un slogan. Le pouvoir s’appuie sur des bras armés venus d’ailleurs, plus faciles à manipuler.

 

Cette préférence pour l’étranger au détriment du Centrafricain crée une armée à deux vitesses où l’appartenance à la nation ne compte plus. Le discours du 8 mai confirme cette dérive où la parole présidentielle cache l’abandon des forces vives nationales.

 

 

Par Alain Nzilo

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Où peut-on voyager avec un passeport centrafricain sans visa préalable en 2026 ?

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Où peut-on voyager avec un passeport centrafricain sans visa préalable en 2026 ?

 

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Le classement Henley Passport Index de mai 2026 vient d’être actualisé. Si Singapour domine toujours le monde, la République centrafricaine (RCA) maintient sa position. Entre accès libre en Afrique et nouvelles procédures pour des destinations comme Israël, voici le point complet sur votre liberté de circulation. La République centrafricaine se classe actuellement au 87ème rang mondial. Avec un score de 55 destinations accessibles sans avoir à solliciter un visa classique en ambassade, le passeport centrafricain offre une mobilité stable, portée par la solidarité régionale et des accords diplomatiques ciblés.

 

 

Afrique : Le cœur de la mobilité (Zone CEMAC et au-delà)    

L’Afrique reste la zone la plus accessible pour les détenteurs d’un passeport centrafricain. Les accords d’intégration régionale permettent aux Centrafricains de circuler librement dans une grande partie du continent.

 

Accès totalement libre (Sans visa) :

Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon, Guinée équatoriale, Niger, République du Congo (Brazzaville), RDC, Rwanda, Sénégal, Tchad et Togo.

Visa à l’arrivée (Formalités à l’aéroport) :

Cabo Verde, Éthiopie, Ghana, Madagascar, Mauritanie, Maurice, Mozambique, Ouganda, Seychelles, Sierra Leone, Somalie et Zambie.

 

  1. Le cas particulier d’Israël : L’introduction de l’eTA Contrairement à une idée reçue, Israël n’est plus accessible en simple “visa à l’arrivée”. En 2026, les autorités israéliennes ont généralisé le système eTA-IL (Autorisation de voyage électronique).

 

Ce qu’il faut retenir pour Israël : Vous n’avez plus besoin de vous rendre à l’ambassade pour un visa papier, mais vous devez impérativement obtenir votre autorisation en ligne avant d’embarquer. Le processus est rapide (souvent quelques minutes à 72h) et est lié numériquement à votre passeport.

 

 

  1. Asie et Océanie :

Des opportunités lointaines Plusieurs pays d’Asie ouvrent leurs portes aux détenteurs du passeport centrafricain, souvent pour favoriser le commerce et le tourisme.

 

Asie : Philippines, Singapour, Hong Kong (sans visa) ; Cambodge, Laos, Maldives, Népal (visa à l’arrivée).

Océanie : Micronésie, Palau, Samoa, Tuvalu (visa à l’arrivée).

 

  1. Amérique :

Quelques escales dans les Caraïbes Bien que l’Amérique du Nord et la majorité de l’Amérique Latine exigent des visas stricts, quelques destinations restent ouvertes :

Haïti et Dominique : Accès sans visa.

Bolivie et Suriname : Visa à l’arrivée ou e-Visa.

 

Conseils aux voyageurs

Même si un pays est cité “sans visa”, assurez-vous toujours d’avoir :

 

  1. Un passeport valide au moins 6 mois après votre date de retour.
  2. Une preuve d’hébergement (réservation d’hôtel).
  3. Un billet de retour confirmé.
  4. Les frais de “Visa à l’arrivée” en espèces (souvent entre 50 et 100 dollars US selon les pays).

 

Par Éric Azoumi

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Pour le politologue Fari Tahéruka Shabazz, le régime autoritaire de Touadéra s’enfonce de plus en plus dans le mensonge d’État

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Pour le politologue Fari Tahéruka Shabazz, le régime autoritaire de Touadéra s’enfonce de plus en plus dans le mensonge d’État

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Fari Tahéruka Shabazz met en garde contre les illusions de la nouvelle République de Touadéra, un pouvoir qui impose désormais le silence à ses propres ministres pour dissimuler l’absence totale de ressources financières.

 

L’évolution de la situation politique en République centrafricaine entre dans une phase cruciale avec la mise en place des nouvelles institutions. Pour observer cette trajectoire, il convient de regarder au-delà des apparences officielles et des cérémonies protocolaires. C’est précisément cette démarche de décryptage que propose le politologue Fari Tahéruka Shabazz en analysant les premiers pas de l’exécutif. La rentrée politique, loin de marquer un renouveau réel, sert de point de départ à une réflexion profonde sur la gestion de l’État. En se penchant sur le premier Conseil des ministres du gouvernement Moloua III réuni ce jeudi 4 juin, Fari Tahéruka Shabazz invite à scruter la distance grandissante entre les discours d’apparat et la réalité des comptes publics.

 

Au cours de cette première réunion gouvernementale, Faustin Archange Touadéra a développé un programme particulièrement ambitieux pour ce qu’il qualifie de nouvelle République. Le chef de l’État a ainsi énuméré une série d’objectifs prioritaires, allant de la fourniture d’électricité et d’eau potable à la construction de routes, en passant par la modernisation agricole et la transition numérique. Cependant, Fari Tahéruka Shabazz démontre que cette liste d’intentions ressemble à un inventaire idéaliste déconnecté des réalités économiques. Selon le politologue, cette profusion de promesses constitue un écran de fumée destiné à masquer les données réelles issues de la Direction Générale du Budget. Fari Tahéruka Shabazz insiste sur la nécessité de confronter ces déclarations aux chiffres officiels de la Loi de Finances 2026.

 

L’examen des documents budgétaires et des Rapports d’Exécution Budgétaire vient confirmer les craintes exprimées par le chercheur. Les finances publiques se trouvent dans une situation critique, caractérisée par un trou béant de 28 milliards de F CFA. Fari Tahéruka Shabazz souligne que les recettes totales prévues plafonnent de manière théorique à 368 milliards de F CFA. Pour le politologue, il est illusoire de prétendre piloter une refondation structurelle lorsque les ressources disponibles ne permettent même pas de couvrir les dépenses de fonctionnement de l’administration. Fari Tahéruka Shabazz qualifie cette situation de rupture financière majeure, invalidant d’office les annonces d’investissements massifs.

 

Le volet social et agricole du programme présidentiel subit la même analyse critique de la part de l’expert. Le pouvoir central semble parier sur la crédulité d’une nouvelle génération de politiciens en se contentant de déclarations bienveillantes. Fari Tahéruka Shabazz rappelle pourtant que les rapports d’exécution budgétaire sont clairs : l’enveloppe dédiée aux investissements publics est en net recul. Le politologue explique ce phénomène par le tarissement des aides extérieures, les partenaires internationaux ayant rompu leur confiance envers la gouvernance de Faustin Archange Touadéra. Fari Tahéruka Shabazz constate ainsi que les projets de développement restent virtuels, tandis que les dépenses liées au train de vie des dirigeants atteignent des niveaux record.

 

Un autre point central de l’analyse de Fari Tahéruka Shabazz repose sur les aveux implicites du chef de l’État. En déclarant publiquement que l’époque du favoritisme, du népotisme et de l’inertie est désormais révolue, Faustin Archange Touadéra valide les critiques portées par les forces d’opposition depuis une décennie. Le politologue pose alors une question fondamentale : qui a dirigé les affaires du pays et contrôlé l’appareil d’État pendant ces dix dernières années de corruption administrative et de passe-droits, si ce n’est le président lui-même. Pour Fari Tahéruka Shabazz, cette tentative de rupture discursive met en évidence la responsabilité directe du sommet de l’État dans le bilan actuel.

 

Enfin, la stratégie de communication adoptée par la présidence confirme la volonté d’étouffer le débat public. Le pouvoir vient d’interdire formellement aux ministres de s’exprimer dans les médias, centralisant la parole officielle autour du seul porte-parole, Evariste Ngamana. Fari Tahéruka Shabazz dénonce vigoureusement ce verrouillage, qu’il interprète comme la peur de voir un membre du gouvernement avouer la vacuité des caisses de son ministère. Le politologue conclut qu’une orientation politique privée de budgets réels constitue une tromperie envers le peuple centrafricain, alors que le temps tourne désormais en défaveur des dirigeants.

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : Les otages de Bambouti recouvrent la santé physique, mais leur moral s’effondre face à l’abandon de Bangui

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Les otages de Bambouti recouvrent la santé physique, mais leur moral s’effondre face à l’abandon de Bangui

 

 

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Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC 

Malgré une relative amélioration de leur état de santé après les traumatismes des bombardements russes, la sous-préfète Koumba Ndiaye et ses trois compagnons de captivité sombrent dans le désespoir face au refus obstiné du gouvernement d’ouvrir un dialogue direct avec les miliciens Azandé.

 

Après les terribles épreuves physiques endurées ces dernières semaines, une lueur d’espoir apparaît dans la brousse du Haut-Mbomou. Adriana Nahomie Topien, la sous-préfète Koumba Ndiaye et les deux autres captifs ont globalement retrouvé une meilleure santé physique. La panique générale et les malaises graves provoqués par la fuite éperdue sur des kilomètres, sous les bombes de l’aviation et des hélicoptères des mercenaires russes de la milice Wagner, s’estompent peu à peu. Les corps se remettent doucement de ce calvaire, mais la souffrance a simplement changé de visage : elle est désormais profondément psychologique et morale.

 

Le groupe de captifs subit un supplice mental permanent. La sous-préfète, une dame d’un âge mûr, éprouve une immense détresse psychologique. En tant que haute responsable de l’État envoyée en mission officielle, elle ne s’explique pas le désintérêt total de sa propre hiérarchie. À ses côtés, le commandant de brigade de la gendarmerie ainsi que les deux agents électoraux,  Adriana Nahomie Topien et son jeune collègue venus superviser le scrutin de Bambouti,  partagent cette même amertume. Leurs proches et l’opinion publique assistent, médusés, au mutisme complet des institutions de Bangui.

 

Le cœur du problème réside dans le refus incompréhensible du pouvoir de Bangui d’engager des négociations concrètes. Les miliciens d’auto-défense Azandé ont pourtant émis des recommandations claires et des conditions en vue d’une libération. Pourtant, le gouvernement refuse de réagir ou d’initier la moindre démarche officielle. L’incompréhension est totale au sein de la population : ces quatre Centrafricains ont été enlevés par une milice d’autodéfense spécifique, et c’est avec ce groupe armé précis qu’il faut négocier, sans chercher des intermédiaires inutiles parmi les chefs de quartier ou les populations locales.

 

Cette inertie politique est d’autant plus révoltante que les liens entre le pouvoir et ces miliciens Azandé ne sont un secret pour personne. Le gouvernement a lui-même formé, équipé et collaboré sur le terrain avec ces miliciens Azandé. Dès lors, le refus d’utiliser ces canaux directs pour obtenir la libération d’un haut fonctionnaire et d’agents de l’État s’apparente à une trahison pure et simple. Tandis que les canaux officiels restent désespérément muets, les quatre otages de Bambouti continuent de dépérir psychologiquement à des milliers de kilomètres de la capitale, abandonnés par le régime qu’ils servaient.

 

Par Éric Nzapa

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