«Si ça te choque, rentre et change le pays » : Touadéra attaque la diaspora centrafricaine depuis la Russie
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC
Un chef d’État qui admet le sous-peuplement, la fuite des cerveaux, l’absence d’infrastructures et invite les exilés à revenir braver la réalité quotidienne sans proposer de solutions concrètes. Un appel au patriotisme qui sonne comme une capitulation personnelle.
Lors de sa visite à Moscou début mars 2026, Faustin-Archange Touadéra a rencontré la diaspora centrafricaine. La version lissée du discours, sans les bégaiements ni les répétitions folles de l’oral, circule désormais. Mais même nettoyée, elle reste accablante. Elle montre un président qui décrit un pays en ruine, accuse les absents et demande aux autres de réparer ce qu’il n’a pas su gérer.
Il commence par : « C’est à nous, les Centrafricains, de prendre en main notre pays. Il faut être vaillant. Il faut être fort. »
Des mots qui sonnent comme un appel au secours plutôt qu’une affirmation de maîtrise. Le passage sur les centrafricains exilés qui s’installent ailleurs est direct : « Quand on n’est pas patriote, on travaille à l’étranger, on vieillit là-bas, on s’y installe, on y fonde une famille. Les enfants grandissent dans ce pays d’accueil. Ils ne connaissent plus le pays d’origine. Ils n’en parlent plus la langue ».
Il accuse les départs de trahison générationnelle. Chacun est « libre de choisir sa vie », dit-il ensuite, mais le ton trahit le reproche. Puis il répète : « Nous, nous voulons voir notre pays se développer. Nous, les patriotes, nous voulons que la Centrafrique avance. » Un refrain vide quand on sait que le développement patine depuis des années sous sa direction.
L’argument démographique frappe fort : « Nous ne sommes pas nombreux. Si vous avez des enfants à l’étranger, il faut que ces enfants reviennent au pays et qu’ils travaillent pour son développement. Nous avons besoin de population. Pour 623 000 kilomètres carrés, nous ne comptons que six millions d’habitants. Nous sommes sous-peuplés. Et ce sous-peuplement est lui-même un facteur de sous-développement. »
Un président qui, après une décennie au pouvoir, pointe le manque d’habitants comme cause principale du sous-développement ? C’est admettre que rien n’a été fait pour inverser l’exode, créer des conditions attractives ou stopper les départs massifs. Au lieu de plans concrets, il balance un constat géographique comme excuse.
Il oppose ensuite les « cerveaux » partis aux « intellectuels » restés : « Beaucoup de cerveaux ont déjà fui le pays. Ils sont aux États-Unis, ils sont ailleurs dans le monde. Ceux qui sont restés, le peu d’intellectuels qui ont fait le choix de demeurer au pays, travaillent dur. Et pendant ce temps, ceux qui sont partis s’emploient à les critiquer depuis l’étranger : il n’y a pas de routes, il n’y a pas d’électricité, il n’y a pas d’eau. Ils racontent n’importe quoi. »
Les critiques deviennent du « n’importe quoi ». Les plaintes sur l’absence de routes, d’électricité, d’eau potable ? Balayées d’un revers. La réalité quotidienne est niée ou minimisée.
La réponse aux indignés : « Mais si ces réalités vous font mal, si elles vous indignent sincèrement, alors rentrez au pays. Venez travailler à les changer. Ce n’est pas en restant sur Internet à accuser les autres que vous ferez avancer les choses. » Traduction : taisez-vous ou venez réparer vous-mêmes. Comme si un retour individuel pouvait compenser l’absence d’État efficace, de budget alloué, de lutte anticorruption réelle. Il ajoute : « Ceux qui sont au pays font des efforts. Si vous avez les compétences et la volonté, venez les mettre au service du pays. Descendez sur le terrain, travaillez, montrez l’exemple. » Montrer l’exemple à qui ? À un gouvernement qui, selon ses propres mots, gère un pays sous-peuplé et sous-développé ?
Il reconnaît les doutes : « Certains se demandent où dormir, comment s’organiser. C’est la réalité. C’est la réalité de votre pays. On ne renie pas son pays. Il faut rentrer. Il faut changer le pays. C’est cela l’enjeu. »
Il nomme ainsi la précarité – où dormir ? comment s’organiser ? – et conclut par un appel à ne pas « renier » le pays. Un président qui invite au retour en listant précisément les galères quotidiennes, sans promettre le moindre progrès immédiat. C’est l’aveu suprême : il sait que la vie au pays reste un combat, mais il renverse la charge sur les exilés plutôt que d’assumer les échecs collectifs.
Ce discours, même dans sa version « propre », ne rassure personne. Il expose un dirigeant qui décrit un pays vidé, appauvri, critiqué de l’extérieur, et qui répond par des appels patriotiques abstraits au lieu d’un bilan honnête et d’un plan clair. La diaspora repart avec la même impression : Bangui reste un lieu de promesses non tenues.
Par Alain Nzilo
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
