Urgence : forte détonations d’armes lourdes et légères à Létélé
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/07/rebelles-3R-Bocaranga-IMG_28mars2018142757-450×253.jpg” alt=”des rebelles du mouvement 3R en tenue militaire dans la ville de Bocaranga le 28 mars 2019. Photo CNC / Maïguelé.” width=”450″ height=”253″ />des
Bangui, 30 décembre 2023 (CNC) – La ville de Létélé, située à une vingtaine de kilomètres de Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, est de nouveau le théâtre de fortes détonations d’armes lourdes et légères, plongeant ses habitants dans la terreur et le chaos. Les affrontements entre les rebelles de la CPC (Coalition des Patriotes pour le Changement) et l’armée nationale persistent, laissant la population en débandade.
Létélé, une ville stratégique située au carrefour des axes reliant Bocaranga à Bang d’un côté et à Paoua de l’autre, est depuis longtemps au centre des convoitises des groupes armés. Occupée pendant plusieurs années par les rebelles de 3R, un membre de la CPC, la ville avait été reprise par les soldats des FACA (Forces Armées Centrafricaines) et leurs alliés mercenaires du groupe Wagner il y a deux ans. Cependant, depuis lors, elle est devenue une cible régulière des attaques menées par des groupes armés, identifiés comme des éléments rebelles de la CPC.
La matinée du jeudi 30 novembre 2023 a été marquée par une nouvelle attaque de grande envergure, menée par des assaillants lourdement armés, contre les positions de l’armée nationale dans la ville. Cette offensive a contraint de nombreux habitants à fuir en se réfugiant dans la brousse pour certains, tandis que d’autres ont cherché refuge dans les localités voisines.
À l’heure actuelle, le bilan de l’affrontement reste inconnu, mais à Bocaranga, les soldats de l’armée nationale ont été contraints de réquisitionner de force des motocyclettes appartenant à des particuliers pour se rendre sur le lieu de l’attaque, soulignant ainsi l’urgence de la situation.
Nous continuerons à suivre de près l’évolution de la situation à Létélé et à fournir des mises à jour dans nos prochains articles sur CNC.
Scandale de détournement de fonds, le ministre Maxime Balalou au cœur de la tourmente
Centrafrique.org/la-declaration-sarcastique-du-gouvernement-face-aux-accusations-de-crimes-en-rca/le-ministre-maxime-balalou/” rel=”attachment wp-att-66611″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Le-ministre-Maxime-Balalou-450×191.jpg” alt=”Le ministre Maxime Balalou” width=”450″ height=”191″ />Le ministre Maxime Balalou
Bangui, 30 novembre 2023 (CNC) – Un parfum de scandale financier secoue actuellement la République centrafricaine, mettant en cause le ministre chargé du secrétariat du gouvernement, Monsieur Maxime Balalou. Selon les révélations de Monsieur Touckia Guiguikèmbi Georges Davy, alias Touckson, directeur de cabinet par intérim et chargé de mission au ministère de la culture, le ministre Balalou aurait détourné la somme colossale de 400 millions de francs CFA appartenant à l’État. Cette affaire suscite une vive émotion au sein de la population et commence à faire le tour des réseaux sociaux.
Le déclencheur de cette affaire réside dans une vidéo devenue virale sur les plateformes de médias sociaux. Dans cette vidéo, Touckia Guiguikèmbi Georges Davy dénonce le comportement du ministre des finances, qui aurait interféré dans la gestion de leur département.
En effet, le mois dernier, le trésor public a envoyé des agents pour effectuer le versement de trois mois d’arriéré d’allocations aux artistes, en réponse à une grève de ces derniers et de leurs promoteurs réclamant neuf mois d’arriérés.
Le véritable scandale a éclaté lorsque les artistes ont constaté que les montants versés étaient nettement supérieurs à ce qu’ils touchaient depuis près d’un an. En effet, traditionnellement, le ministère de la culture versait 60 000 francs CFA à chaque artiste et 80 000 francs CFA à chaque promoteur sur ordre du trésor public. Cependant, lors de cette récente opération, les agents du trésor public ont versé 80 000 francs CFA à chaque artiste et 120 000 francs CFA à chaque promoteur. Cela a éveillé les soupçons des artistes, qui ont immédiatement compris qu’une partie de leurs allocations avait été détournée par le ministre de la culture et son directeur de cabinet.
Face à cette situation, une réunion a été organisée par Touckia Guiguikèmbi Georges Davy avec les artistes pour tenter de trouver des explications. Cependant, le directeur de cabinet a évoqué des raisons incohérentes pour se défendre, allant jusqu’à prétendre que le trésor public n’avait pas le droit de payer les artistes directement. Il a également fait référence à un précédent versement de 400 millions de francs CFA au ministre chargé du secrétariat du gouvernement, Maxime Balalou, pour l’organisation du défilé du 1er décembre, insinuant que cet argent n’était pas géré par le trésor public.
Cette déclaration a soulevé de nouvelles questions, car les 400 millions de francs CFA alloués au ministre Maxime Balalou pour l’organisation de l’événement sont actuellement portés disparus, sans que personne ne puisse en retracer l’utilisation. Le directeur de cabinet au ministère de la culture se demande pourquoi le ministère des finances s’acharne sur son ministère plutôt que de faire la lumière sur ces fonds disparus.
Le scandale a pris une ampleur considérable, d’autant plus que des rumeurs de détournement des fonds destinés à la festivité du 1er décembre circulaient depuis un mois. Les Centrafricains se demandent désormais s’il s’agit d’une simple stratégie controversée du directeur de cabinet ou d’une réalité.
Il est important de rappeler que depuis l’accession au pouvoir de Faustin Archange Touadera, une politique de “Zo Koué atéyé” (tout le monde mange) a été mise en place, visant à satisfaire chaque membre du régime. Cependant, cela a également ouvert grandement la porte à la saga de la corruption et au détournement de fonds au sein du gouvernement, ce qui suscite de vives préoccupations quant à la transparence et à l’intégrité de l’administration centrafricaine.
Notons que le scandale de détournement de fonds impliquant le ministre Maxime Balalou jette une ombre sur la gouvernance du pays. Les autorités devront diligenter une enquête approfondie pour faire toute la lumière sur cette affaire et rétablir la confiance du peuple centrafricain envers ses dirigeants.
Le Secrétaire Général du KNK : Christian Touaboy sur les Enjeux Politiques Actuels de la RCA
Centrafrique.org/le-knk-annonce-les-nouveaux-leaders-christian-touaboy-nomme-secretaire-general-et-un-adjoint-designe/christian-touaboy-nouveau-secretaire-general-du-knk/” rel=”attachment wp-att-70338″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Christian-Touaboy-nouveau-secretaire-general-du-KNK-450×448.jpg” alt=”Christian Touaboy, nouveau secrétaire général du KNK” width=”450″ height=”448″ />Christian Touaboy, nouveau secrétaire général du KNK
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 30 novembre 2023 (CNC) – Dans une entrevue exclusive avec le journal Corbeaunews-Centrafrique (CNC), Monsieur Christian Touaboy, récemment nommé Secrétaire Général du KNK par le Président par intérim Christian Guenebem, discute de ses priorités, des défis au sein du parti, et de son engagement envers la paix et la stabilité en République centrafricaine.
Bonjour Monsieur Touaboy, je suis madame Gisèle MOLOMA, et je vous remercie d’avoir accepté cette interview avec le journal Corbeaunews-Centrafrique (CNC). Nous aimerions discuter de plusieurs sujets, notamment de votre récente nomination en tant que Secrétaire Général du KNK et des questions politiques en cours.”
Christian Touaboy (CT) : Bonjour
CNC : – “Pouvez-vous nous parler de votre nomination en tant que Secrétaire Général du KNK par le Président par intérim, Christian Guenebem ? Quelles sont vos priorités et objectifs dans ce nouveau rôle ?
Christian Touaboy : J’ai été choisi par le Grand Ouvrier Président Intérimaire, Christian GUENEBEM DEDIZOUM, lequel m’a confié la mission de remettre le parti en ordre de bataille et de le redynamiser, avec la contribution de l’ensemble du Bureau Politique.
Dans cette optique, je lui ai donc proposé une réorganisation du Secrétariat Général qui s’est notamment matérialisée par un réaménagement des secrétariats nationaux. Tout cela s’est fait en adéquation avec les textes et règlements du parti.
Cependant, les Secrétaires Nationaux restent dans leur vaste majorité ceux qui ont été nommés en 2019 est confirmés au congrès de 2020.
Ma priorité, à ce jour, c’est d’abord et avant tout la réorganisation, le rassemblement de toutes les ouvrières et de tous les ouvriers ainsi que la mise en état de marche du parti, comme il était en 2020. Sans cela, rien de grand ne pourra se faire.
C’est d’ailleurs ce qu’affirme le célèbre philosophe chinois Sun Tzu qui dit « qui se connaît lui-même peut livrer 100 batailles, sans jamais être en péril ».
Une refondation de notre parti s’impose donc si nous comptons aller de l’avant et peser de tout notre poids sur l’échiquier politique.
CNC : Nous avons pris connaissance de la pétition émise par certains membres du KNK concernant les décisions dites « unilatérales » de nomination, notamment la vôtre. Comment réagissez-vous à cette pétition ? Quelle est votre position face à ces critiques et demandes de révocation ?
Christian Touaboy : Écoutez, c’est un épiphénomène. C’est une tempête dans un verre d’eau. Au sein de tout parti politique digne de ce nom, existent des courants. Et il arrive parfois que ces courants choisissent diverses manières et méthodes pour s’exprimer.
Historiquement, au sein du KNK, cela n’a rien d’innovant. Toutefois, le plus inquiétant, le plus désolant dans cette histoire, c’est l’apparition d’un phénomène nouveau, ce dangereux et malhonnête procédé qui constitue un grave précédent et qui consiste à usurper l’identité de nos ouvrières et ouvriers pour tenter d’aboutir à des fins politiques. Cette grossière manœuvre peut, naturellement, si l’on y prend garde, éroder la confiance que nos militants ont placé en nous.
Aussi, il est important pour tous de savoir raison garder et de savoir aussi que jamais la justice ne pourrait avoir pour base l’iniquité et le mensonge et que le plus important, c’est de savoir se retenir, dans l’intérêt bien compris du parti et de ses militants.
Je suis l’Ouvrier Secrétaire Général du Kwa Na Kwa, parti fondé sur des valeurs d’union et de rassemblement. Et à ce titre, je ne saurais donc fermer la porte à quel ouvrier que ce soit. Il est vrai que vous ne rejetez pas votre famille parce que certains membres vous ont dit des choses estimez désagréables.
Dans notre point de vue, la maturité politique, c’est d’abord écouter et tenter de solutionner les problèmes qui se posent à nous. J’attends donc ces ouvriers pour échanger et discuter si besoin est, dans le respect de la discipline et des textes du parti.
Cependant, le Secrétariat Général du Kwa Na Kwa fonctionne, le Bureau Politique fonctionne, le parti lui continuera d’avancer.
CNC : Le KNK a-t-il l’intention de participer aux prochaines élections locales ? Quels sont vos projets et stratégies pour ces élections ?
Christian Touaboy : La question des élections relève et dépend du bureau politique. Il prendra donc sa décision le moment venu et en temps opportun. A ce moment-là, il sera temps pour vous de connaître nos projets en la matière.
CNC : Le pays fait actuellement face à des défis politiques et sécuritaires. Comment envisagez-vous contribuer à la résolution de ces défis en tant que Secrétaire Général du KNK ?
Christian Touaboy : La crise centrafricaine est complexe, inextricable, avec des ramifications qui, dans certains cas, remontent à plusieurs décennies. Par conséquent, il serait prétentieux et utopique de penser en ce instant que ma position d’Ouvrier Secrétaire Général serait la panacée au mal centrafricain. Cela dit, le Kwa Na Kwa, de par son poids sur l’échiquier politique national, a pleinement son mot à dire « nous allons donc inlassablement œuvrer pour la paix dans un esprit résolument constructif et de réconciliation, sans discrimination aucune, en nous basant sur la ligne constante du Kwa Na Kwa ».
CNC La sécurité pendant les élections est une préoccupation majeure en République centrafricaine. Comment le KNK envisage-t-il de garantir la sécurité de ses membres et de ses partisans pendant la période électorale ?
Christian Touaboy : La sécurité est un droit fondamental. Il appartient à l’État d’assurer la sécurité sur l’ensemble du territoire, d’assurer la défense des institutions, de protéger les intérêts nationaux et celui des citoyens, de maintenir la paix, d’assurer la protection des personnes et des biens.
Ce n’est donc pas au Kwa Na Kwa ni à aucun autre parti politique, groupements ou associations de se supplanter à l’État dans ce domaine.
CNC : Monsieur Touaboy, merci encore d’avoir pris le temps de discuter de ces questions importantes avec nous. Avez-vous des mots finaux que vous aimeriez partager avec nos auditeurs/lecteurs concernant l’avenir du KNK et de la République centrafricaine ?
Christian Touaboy : Je suis certes l’Ouvrier Secrétaire Général du Kwa Na Kwa, mais je suis d’abord et avant tout centrafricain. Je voudrais donc, si vous le permettez, partager avec mes compatriotes cette citation qu’affectionnait particulièrement feu Félix Houphouët-Boigny, ancien président de la République de Côte d’Ivoire. Il disait ceci, « La paix, ce n’est pas un mot, c’est un comportement ».
CNC : Merci monsieur Christian Touaboy
Christian Touaboy : Merci à vous d’être venus à nous.
Diplomatie africaine : Pour Martin Ziguelé, l’Afrique doit éviter sa vassalisation
Centrafrique.org/mise-en-garde-du-mlpc-contre-lusurpation-de-son-logo-lors-de-la-campagne-referendaire/martin-ziguele/” rel=”attachment wp-att-67161″ data-wpel-link=”internal”>Le Président du parti MLPC, l’honorable Martin Ziguelé
Bangui, 30 novembre 2023 (CNC) – Dans une récente interview accordée à la diplomatie marocaine à Tanger, Martin Ziguelé, l’ancien Premier Ministre centrafricain et actuel Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), a exprimé des opinions percutantes sur la diplomatie africaine. Dans cette discussion, Ziguelé a souligné l’importance pour l’Afrique d’éviter l’alignement sur les blocs mondiaux et de prévenir la vassalisation de son continent.
L’ancien Premier Ministre a débuté en rappelant l’histoire de la division du monde en deux blocs majeurs après la Seconde Guerre mondiale, chacun dirigé par une superpuissance. Cette division a persisté jusqu’à la chute du mur de Berlin, marquant la fin de la Guerre froide et l’effondrement d’une de ces superpuissances. Cependant, depuis la guerre en Ukraine, le monde a vu l’émergence de plusieurs pôles de pouvoir, certains considérés comme des superpuissances et d’autres comme des acteurs influents sur la scène mondiale. Ces puissances ont leurs alliés et leurs clientèles, créant ainsi un paysage complexe de relations internationales.
Ziguelé souligne que l’objectif fondamental pour l’Afrique est de ne pas entrer dans une situation de vassalisation, où le continent serait soumis aux intérêts d’une superpuissance. Au lieu de cela, l’Afrique devrait maintenir son autonomie Politique et éviter d’être catégorisée dans un camp ou un bloc mondial, afin de pouvoir défendre ses propres intérêts.
Il insiste sur l’importance pour l’Afrique de rester unie face aux multiples crises qui secouent le continent et le monde. Plutôt que de chercher des solutions à l’extérieur, l’Afrique doit réfléchir par elle-même et prendre des mesures pour résoudre ses propres problèmes. Il remet en question l’idée que la multiplication des crises en Afrique contribuerait à la création de problèmes plus importants, soulignant que l’unité et la coopération intra-africaines sont essentielles pour faire face à ces défis.
Pour atteindre cet objectif, Martin Ziguelé suggère de s’appuyer sur l’Union africaine, malgré ses imperfections. Il considère cette organisation comme un instrument existant qui permet à l’Afrique de parler d’une seule voie politique et de travailler à son amélioration. Il souligne que la division entre les 53 États africains diminue les chances de réussite sur la scène mondiale, d’où l’importance de l’unité.
En ce qui concerne les tentatives d’instrumentalisation de l’Afrique par des acteurs occidentaux, Ziguelé plaide en faveur d’une approche basée sur la prise de conscience politique et l’éveil des Africains. Il souligne que le monde est un lieu d’intérêts, et que la recherche de solutions ne doit pas être basée sur l’émotion ou l’exclusion, mais plutôt sur la défense des intérêts africains à travers une approche proactive et consciente.
Il y’a lieu de rappeler que Martin Ziguelé met en lumière l’impératif de l’unité africaine pour que le continent puisse jouer un rôle significatif dans les affaires mondiales tout en préservant son autonomie. Sa vision rappelle aux dirigeants africains et aux citoyens l’importance de l’unité, de la réflexion stratégique et de l’autonomie politique pour faire face aux défis mondiaux et défendre les intérêts de l’Afrique.
vive Tension intercommunautaire dans la Vakaga, deux personnes tuées
Minusca-documente-82-atteintes-en-deux-semaines/amdafock/” rel=”attachment wp-att-62639″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/amdafock-450×299.jpg” alt=”Les casques bleus en patrouille à Amdafock, 62 kilomètres de Birao en allant vers la frontière avec le Soudan” width=”450″ height=”299″ />Les casques bleus en patrouille à Amdafock, 62 kilomètres de Birao en allant vers la frontière avec le Soudan. CopyrightMinusca
Bangui, 30 novembre 2023 (CNC) – La préfecture de la Vakaga, dans l’extrême nord-Est de la République centrafricaine, est actuellement le théâtre d’une vive tension intercommunautaire suite à un conflit meurtrier entre éleveurs et cultivateurs. Cette situation préoccupante plonge la population locale dans l’inquiétude et la terreur.
Le point de départ de cette escalade de violence a été un simple litige entre un éleveur et un commerçant dans le village d’Amdafock, plus précisément dans le village de Bilbili, situé à 16 kilomètres d’Amdafock en direction de Birao. Selon les témoignages recueillis par la rédaction du journal en ligne Corbeaunews-Centrafrique (CNC), l’éleveur en question avait emmené son troupeau de bœufs paître dans les champs des cultivateurs locaux, endommageant ainsi leurs récoltes. Les cultivateurs ont alors demandé à l’éleveur de retirer ses bœufs, mais ce dernier a refusé de coopérer.
Face à ce refus, les cultivateurs ont entrepris de chasser les bœufs du champ pour éviter davantage de dégâts. Malheureusement, la situation a rapidement dégénéré lorsque l’éleveur a ouvert le feu, tuant une femme cultivatrice sur place. Le frère de la victime, consterné par ce drame, s’est approché de l’éleveur pour comprendre les raisons de son geste. Sans prononcer un mot, l’éleveur a tiré à deux reprises sur le frère, le blessant gravement. Ce dernier, armé d’une machette, a alors agressé l’éleveur, qui a fini par succomber à ses blessures.
Depuis cet incident tragique survenu le dimanche dernier, la tension s’est considérablement accrue entre les deux communautés à Amdafock. Malheureusement, les événements ne se sont pas arrêtés là. Le mardi 28 novembre, dans le village de Guila, situé à 45 kilomètres de Birao, un groupe d’éleveurs est arrivé en force et a agressé le chef de la communauté locale. Cette attaque a contraint les habitants du village à fuir vers des villages voisins pour échapper à la violence.
À l’heure actuelle, la situation demeure tendue entre les deux communautés locales. Cette escalade de violence est préoccupante et nécessite une intervention immédiate des autorités pour désamorcer la crise. Il est crucial de mettre en place des mécanismes de médiation pour rétablir la paix et la stabilité dans la région de la Vakaga, afin d’éviter que cette tension intercommunautaire ne s’aggrave davantage et ne fasse plus de victimes innocentes.
Les Enjeux de Sécurité et de Défense à l’Assemblée Nationale
Centrafrique.org/fracture-democratique-facteur-aggravant-du-deficit-de-letat-en-rca1111/assemblee-nationale-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-27482″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/04/assemblée-nationale-centrafricaine-450×254.jpg” alt=”” width=”450″ height=”254″ />Assemblée nationale centrafricaine
Bangui, 30 novembre 2023 (CNC) – Dans l’univers complexe et souvent opaque de la politique parlementaire, la Commission de Défense et Sécurité se distingue comme un acteur clé, orchestrant discrètement mais efficacement les aspects les plus cruciaux de la législation en matière de défense et de sécurité nationale. Au cœur de cette dynamique, le magazine parlementaire de Radio D Ndékèluka a invité Jean Sosthène Dengbè, député de Berberati 1 et président de la Commission, pour dévoiler les coulisses de cette institution essentielle. À travers cette entrevue, nous plongeons dans les rouages de cette Commission, explorant ses défis, ses réussites et son impact indéniable sur la trajectoire sécuritaire et législative de notre nation.
Focus sur la Commission de Défense et Sécurité
Au sein de l’Assemblée nationale, la Commission de Défense et Sécurité se distingue par son rôle pivot dans l’élaboration de politiques cruciales pour la sécurité nationale et la défense du territoire. Composée de 17 parlementaires dévoués, cette commission, présidée par Jean Sosthène Dengbè, député de Berberati 1, joue un rôle central dans la supervision et la mise en œuvre de la législation en matière de défense et de sécurité publique.
Le président Dengbè, avec son expertise et son leadership, guide la Commission à travers les méandres des enjeux de sécurité, depuis l’organisation générale de la défense jusqu’aux questions d’ordre spatial et de justice militaire. Sous son égide, la Commission ne se contente pas de légiférer ; elle interroge, interpelle et travaille en étroite collaboration avec les ministères de la Défense et de la Sécurité publique, assurant ainsi que les politiques mises en place sont non seulement adéquates mais également efficacement exécutées.
Ce focus sur la Commission révèle une facette essentielle de l’action parlementaire, où la sécurité nationale et la défense ne sont pas de simples concepts abstraits, mais des réalités concrètes gérées avec rigueur et détermination. Les efforts de cette commission, souvent méconnus du grand public, sont pourtant déterminants dans la préservation de la stabilité et de la paix au sein de la nation.
Les Enjeux de la Sécurité et de la Défense dans le Parlement
Dans le labyrinthe des débats parlementaires, les questions de sécurité et de défense occupent une place prépondérante, reflétant les préoccupations majeures d’une nation en quête de stabilité et de paix. La Commission de Défense et Sécurité, sous la houlette de Jean Sosthène Dengbè, joue un rôle crucial dans l’adressage de ces enjeux, servant de pont entre les nécessités militaires et les impératifs civils.
La Commission s’attache à examiner en profondeur les aspects stratégiques de la défense, tels que le recrutement et la formation au sein des forces armées, l’équipement militaire, ainsi que la coopération et l’assistance militaire internationale. Ces thématiques, au cœur des préoccupations de la Commission, sont essentielles pour garantir une défense nationale robuste et réactive aux menaces contemporaines.
En outre, les débats sur la sécurité publique, les barrières légales et illégales, et la justice militaire sont régulièrement au centre des discussions. La Commission ne se limite pas à un rôle consultatif, mais interpelle activement les ministres concernés et propose des recommandations concrètes pour améliorer les politiques de sécurité et de défense.
Cet examen des enjeux de sécurité et de défense au sein du parlement témoigne de l’importance de ces questions dans la gouvernance nationale. La Commission, en articulant les besoins de sécurité avec les principes démocratiques, contribue à édifier un environnement plus sûr et plus juste pour tous les citoyens.
Les Initiatives Locales et la Législation en Cours
Au-delà des enjeux nationaux de défense et de sécurité, l’action parlementaire se caractérise également par son attention portée aux préoccupations locales et à l’évolution législative en cours. Un exemple éloquent est celui de Simon Dangabo, élu de Kaga Bandoro III, qui met en lumière les défis auxquels sont confrontées les communautés locales, notamment en matière d’infrastructures routières dégradées. Cette initiative souligne l’importance d’une gouvernance à l’écoute des besoins locaux et la nécessité d’une action parlementaire adaptée et réactive.
Parallèlement, la récente loi sur la météorologie adoptée par la sixième législature illustre la capacité du parlement à répondre aux enjeux contemporains, en l’occurrence ceux liés aux changements climatiques et leurs impacts sur des secteurs clés tels que l’agriculture, les transports, et l’environnement. Cette loi, attendue et saluée par la population, est un exemple de la manière dont le parlement peut influencer positivement la vie quotidienne des citoyens en fournissant des informations météorologiques fiables et en améliorant la planification des activités économiques et agricoles.
Ces initiatives et législations, qu’elles soient locales ou nationales, sont le reflet d’une institution parlementaire dynamique et engagée, capable de s’adapter aux réalités diverses du pays. Elles témoignent de l’engagement des députés envers un développement harmonieux et inclusif, ancré dans les besoins réels de la population.
La Concertation : Un Pilier de la Démocratie Parlementaire
La concertation, bien plus qu’un simple terme, incarne l’essence même de la démocratie parlementaire. Elle représente ces moments cruciaux où les députés, au-delà de leurs affiliations politiques et régionales, se réunissent pour débattre, échanger et forger des consensus sur des questions d’intérêt national. Comme l’expliquait Moussa Laurent Gon Baba, ancien président de l’Assemblée nationale, ces sessions de concertation sont des espaces exclusifs aux députés, dédiés à la discussion approfondie des enjeux internes à l’Assemblée.
Ces rencontres sont essentielles pour le bon fonctionnement du parlement. Elles permettent non seulement de résoudre les différends et d’harmoniser les positions, mais aussi d’apporter des éclairages divers sur les sujets traités, enrichissant ainsi la qualité des débats et des décisions prises. Dans un contexte où les questions de sécurité et de défense sont souvent complexes et nuancées, la concertation offre un cadre propice à une compréhension partagée et à une prise de décision équilibrée.
La pratique régulière de la concertation démontre un engagement envers des principes démocratiques solides, où chaque voix est entendue et chaque perspective est considérée. C’est à travers ces échanges constructifs et ces délibérations collectives que l’Assemblée nationale parvient à refléter fidèlement la volonté du peuple, tout en naviguant dans le paysage politique souvent turbulent.
Conclusion
L’examen approfondi de la Commission de Défense et Sécurité, ainsi que des différentes facettes de l’action parlementaire abordées dans cet article, met en lumière l’importance cruciale de cette commission dans le paysage politique de notre nation. De la gestion minutieuse des enjeux de défense et de sécurité nationale à la prise en compte des besoins locaux et des législations en évolution, la Commission, sous la présidence de Jean Sosthène Dengbè, s’affirme comme un pilier essentiel de la gouvernance démocratique.
Cette exploration dévoile non seulement le rôle stratégique de la Commission dans la formulation des politiques de défense, mais souligne également son influence sur des questions plus larges touchant la société dans son ensemble. Les débats et actions menés par la Commission reflètent une profonde conscience des responsabilités qui incombent à nos représentants élus, et leur engagement inébranlable à servir les intérêts du pays.
La Commission de Défense et Sécurité, avec ses missions diversifiées et son impact significatif, incarne l’équilibre délicat entre autorité et responsabilité. Elle est un exemple éloquent de la manière dont la gouvernance démocratique peut être à la fois ferme et attentive, puissante et empathique, prouvant que la sécurité et la liberté ne sont pas mutuellement exclusives, mais peuvent coexister harmonieusement au bénéfice de tous les citoyens.
Procès Yekatom / Ngaissona à la Cour Pénale Internationale : La défense s’exprime
Centrafrique.org/maitre-registre-tiangaye-lun-des-avocat-de-monsieur-yekatom-devant-la-cpi/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Maitre-Registre-Tiangaye-lun-des-avocat-de-monsieur-Yekatom-devant-la-CPI-450×425.jpg” alt=”Maître Registre Tiangaye, l’un des avocat de monsieur Yékatom devant la CPI” width=”450″ height=”425″ />Maître Registre Tiangaye, l’un des avocat de monsieur Yékatom devant la CPI. CopyrightCNC
Bangui, 30 novembre 2023 (CNC) – Le mardi 28 novembre 2023 restera gravé dans l’histoire judiciaire de la République Centrafricaine et de la Cour Pénale Internationale (CPI). Ce jour-là, à Bangui, des dirigeants des communautés locales et internationales se sont rassemblés pour suivre en direct depuis La Haye la déclaration d’ouverture de la défense de M. Alfred Yekatom, accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, ainsi que de son co-accusé, Patrice-Edouard Ngaissona, dans le procès qui les oppose à la CPI.
L’événement a également été marqué par une séance de questions-réponses entre la défense et les journalistes. Lors de cette session, l’un des avocats de la défense, Maître Régis Tiangaye, a répondu à une question de la rédaction du CNC qui portait sur les lourdes accusations qui pèsent sur son client, M. Yekatom, et sur la manière dont il envisageait sa défense.
Maître Tiangaye a répondu avec assurance : « Vous me demandez si mon client va s’en sortir ? Ah si ? Bon, s’il y a une chose que je puisse vous dire, c’est que nous sommes encore devant la justice. Et que devant la justice, dans une affaire de ce type, il appartient à l’accusation d’apporter les preuves de la culpabilité d’une personne qu’elle a accusée devant la Cour Pénale Internationale. »
Cette déclaration souligne l’un des principes fondamentaux de la justice : la présomption d’innocence. En effet, dans toute affaire judiciaire, il revient à l’accusation de prouver la culpabilité de l’accusé au-delà de tout doute raisonnable. C’est à ce principe que Maître Tiangaye fait référence lorsqu’il insiste sur le fait que l’accusation doit apporter les preuves de la culpabilité de M. Yekatom.
Le défenseur de M. Yekatom poursuit en expliquant le rôle de son équipe d’avocats : « Et en matière de justice, lorsqu’une personne est accusée, elle a le droit de prendre des avocats pour se défendre. Et nous sommes dans cet objectif-là, et nous sommes en train de faire ce travail-là depuis quelques années, pour défendre les intérêts de M. Yekatom. »
La défense joue un rôle essentiel dans le système judiciaire en veillant à ce que les droits de l’accusé soient respectés et en présentant des contre-arguments solides pour contester les preuves de l’accusation.
Maître Tiangaye poursuit en expliquant que la défense a mené des investigations pour apporter des éléments de preuves contraires : « Et après avoir observé, après avoir consulté toutes les preuves que l’accusation a présentées devant la Cour, de notre côté aussi, nous avons mené des investigations pour apporter des éléments de preuves contraires. »
Cette étape de l’enquête et de la collecte de preuves est cruciale pour la défense, car elle lui permet de présenter un argumentaire solide en faveur de l’innocence de son client.
Il y’a lieu de rappeler que Maître Régis Tiangaye souligne que « pour prouver que M. Ekatom n’est pas coupable, n’est pas responsable des faits qui lui sont reprochés. Et après la présentation de ces éléments de preuves contraires, il appartiendra à la justice, aux juges qui sont bien évidemment indépendants de prendre une décision. »
Cette déclaration rappelle l’importance de la procédure judiciaire et de l’indépendance des juges dans le processus de prise de décision. Le verdict final sera rendu en fonction des preuves présentées par les deux parties et de l’appréciation des juges de la CPI. Le procès Yekatom reste donc un dossier complexe qui devra être tranché de manière équitable et conforme aux principes de la justice internationale.
Abakar Sabone et Mahamat Alkhatim, deux chefs rebelles tchado-centrafricains aux avenirs incertains
Abakar Sabone (ici le 22 décembre 2013), ancien chef du MLCJ, ancien ministre de Bozizé, ancien conseiller de Djotodia, ancien membre du FRPC, puis porte-parole de la CPC, est sous le coup d’un mandat d’arrêt, depuis le 25 janvier 2021.
Bangui, 29 novembre 2023 (CNC) – Deux chefs rebelles tchado-centrafricains, Abakar Sabone et Mahamat Alkhatim, se retrouvent actuellement dans une situation des plus délicates que jamais, alors que leur parcours militaro-politique est en suspens suite à une déclaration controversée du ministre porte-parole de la présidence, monsieur Albert Yaloké Mokpeme, sur les ondes de la radio France Internationale (RFI). Les deux hommes, qui envisagent un retour incessant à Bangui par l’intermédiaire du chef rebelle tchadien Baba Laddé, semblent être plongés dans l’illusion totale quant à leurs perspectives d’avenir.
Abakar Sabone et Mahamat Alkhatim, deux chefs de guerre centrafricains d’origine tchadienne, ont des parcours étonnamment similaires. Tous deux ont rejoint la coalition des patriotes pour le changement (CPC) en décembre 2020. Mais quelques mois plus tard, ils ont pris le chemin de l’exil à Ndjamena, au Tchad. Cependant, Abakar Sabone a rapidement manifesté son intérêt pour le pouvoir de Bangui, espérant un rapprochement avec le régime en place. Malheureusement pour lui, ses tentatives de négociation ont échoué, allant même jusqu’à provoquer des menaces de mort émanant de ministres proches du président putschiste Faustin Archange Touadera. Cela a conduit le régime de Bangui à lui fermer définitivement la porte.
Face à cet échec, Abakar Sabone a changé de stratégie, abandonnant l’idée d’un retour au pouvoir de Bangui pour se retirer définitivement de la scène politique centrafricaine. Cependant, son parcours a connu des rebondissements, le ramenant dans le cercle de l’ancien président de transition Alexandre Ferdinand Nguendet. Mais un mois plus tard, il a été évincé de ce cercle et a choisi de se rallier au chef rebelle tchadien Baba Laddé, engagé dans la lutte contre le régime tchadien. Ce dernier lui a promis un avenir radieux en République centrafricaine une fois sa mission de communication réussie autour de son mouvement de rébellion.
De son côté, et pour tenter de réussir sa mission, Abakar Sabone a multiplié les contacts avec d’autres leaders de groupes armés centrafricains pour tenter de les convaincre de ne plus combattre le régime de Bangui. Cette stratégie visait à affaiblir la CPC coordonner par l’ancien patron de Touadera François Bozizé et à récupérer ses combattants pour les rallier au mouvement du chef rebelle tchadien Baba Laddé. Finalement, seul Mahamat Al Khatim, chef du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), avait adhéré à cette stratégie. Al Khatim, membre de la CPC, a annoncé son retrait de la coalition et son retour dans l’accord de paix de Khartoum signé en 2019, proclamant ainsi son retour dans le camp du pouvoir à Bangui.
Mahamat Alkatim
Cependant, les espoirs d‘Al Khatim ont été rapidement douchés par les déclarations du porte-parole de la présidence, monsieur Albert Yaloké Mokpeme, qui a affirmé que même si le chef de guerre Mahamat Al Khatim revenait dans le cadre de l’APPR-RCA, la justice fera son travail. Il est clair que le régime est déjà saturé par la présence de chefs de guerre, et il n’y a plus de place pour de nouveaux acteurs. Abakar Sabone et Mahamat Al Khatim, tous deux condamnés par la justice centrafricaine, risquent de faire face à des poursuites judiciaires s’ils reviennent à Bangui, ce qui compromet sérieusement leurs rêves.
En fin de compte, les deux anciens chefs rebelles se retrouvent dans une impasse, confrontés à un choix difficile entre le silence et la justice. Leur avenir demeure incertain, et l’affaire continue à susciter l’attention et l’intrigue de nombreux observateurs. Il reste à voir comment leur histoire se déroulera dans les mois à venir, mais une chose est sûre : leur retour à la vie politique centrafricaine s’annonce compliqué, voire impossible.
Centrafrique : l’avocat de Maxime Mokome, Philippe Larochelle, dénonce la CPI et les accords controversés avec le gouvernement centrafricain
Centrafrique.org/maitre-larochelle-philippe-avocat-a-la-cour-penale-internationale/” data-wpel-link=”internal”>Maître Larochelle Philippe, avocat de monsieur Maxime Mokome devant la cour pénale internationale (CPI). Photo courtoisie.
Bangui, 29 novembre 2023 (CNC) – Dans une interview exclusive accordée à notre directeur de publications, Alain Nzilo, l’avocat de Monsieur Maxime Mokome, Me Rochelle, lève le voile sur les récents développements entourant le cas de son client et la situation en République centrafricaine. Alors que le Procureur adjoint de la Cour pénale internationale (CPI) évoque la possibilité d’extrader Mokome vers la RCA et annonce des accords de coopération, Me Rochelle ne mâche pas ses mots et expose des inquiétudes sérieuses quant à l’intégrité de la CPI et à l’avenir de son client.
Dans cette interview, Me Rochelle dénonce le manque de preuves solides, les alliances controversées de la CPI, et les implications dramatiques pour la justice et la sécurité de Maxime Mokome. Une conversation percutante qui remet en question le rôle de la CPI dans cette affaire délicate et la situation actuelle en République centrafricaine. Ci-après, l’intégralité de l’interview de l’avocat de Maxime Mokome
Corbeaunews-Centrafrique (CNC) : Maître Philippe Larochelle, Bonjour. Je vous remercie d’avoir accepté cette interview. Je suis Alain Nzilo, Directeur de publications du journal en ligne Corbeaunews-Centrafrique (CNC). Nous souhaitons discuter avec vous de la récente visite de Monsieur Mame Mandiaye Niang, Procureur Adjoint de la Cour Pénale Internationale (CPI), en République centrafricaine, ainsi que des développements liés au cas de Monsieur Maxime Mokome.
Lors du point de presse du Procureur adjoint de la CPI à Bangui, il a évoqué la possibilité technique de l’extradition de Monsieur Maxime Mokome vers la République centrafricaine. Pourriez-vous nous expliquer la signification de cette réponse et comment cela pourrait affecter la situation de votre client ?
Philippe Rochelle : On peut sérieusement se questionner sur les motivations et le timing de l’abandon des charges par le Procureur, quelques jours à peine après que les tribunaux de la RCA aient rendu un jugement contre Mokom en son absence. Quel est le rôle exact du Procureur dans ce vaudeville judiciaire ?
Pourquoi le Procureur de la CPI a eu besoin de 19 mois avant de se rendre compte que le dossier de Mokome était vide et ne permettait pas de le poursuivre devant la CPI ?
Quant à la possibilité d’une extradition, la RCA veut effectivement obtenir l’extradition de Mokome, pour qu’il purge sa sentence au terme d’un procès inéquitable.
Par contre, il reste a voir si compte tenu des risques courus par Mokome, de procès inéquitable, voire, pire, de mauvais traitement ou de torture, si la CPI acceptera de le livrer, pieds et poings liés, à ces ennemis pour qu’on lui fasse un procès qui a tout de politique et rien de judiciaire.
CNC : Depuis 2021, la République centrafricaine a été le théâtre de violences massives et impitoyables, commises par les mercenaires du groupe Wagner et les milices armées du pouvoir. Cependant, le Vice-procureur a fait référence à la clôture des dossiers de la CPI en République centrafricaine.
Ces violences, perpétrées par les mercenaires du groupe Wagner en République centrafricaine, ont été dénoncées, mais ils ne peuvent pas être poursuivis devant les juridictions du pays, en raison de leur emprise sur le pouvoir actuel. Comment une telle déclaration pourrait influencer la position de la CPI vis-à-vis de ces crimes ?
Philippe Rochelle : Il est inacceptable que le Procureur de la CPI baisse les bras devant les crimes qui continuent d’être commis en RCA. Qu’il s’agisse non seulement de Wagner, mais également du gouvernement rwandais ou des Requins, les exactions, les meurtres, la violence et les pillages de toute sorte continuent, avec la bénédiction et le patronage des autorités centrafricaines. Plutôt que de laisser entendre qu’il ne laisserait pas de tels crimes impunis, le Procureur de la CPI choisit de s’allier avec les autorités centrafricaines, dont la responsabilité dans ces crimes mériterait d’être enquêtée. La position de la CPI devient donc intenable, elle devient par de tels accords de coopération un complice passif de la commission de ces crimes.
CNC : Le Vice-procureur a annoncé la signature d’un mémorandum d’entente visant à renforcer la coopération entre la CPI et les autorités centrafricaines. Comme tout le monde le sait, le pays est sous l’emprise du groupe Wagner. Comment pensez-vous qu’un tel accord puisse fonctionner sans abuser de la CPI ? Pouvez-vous nous donner votre avis sur ces accords ?
Philippe Rochelle : Je pense que ces accords sont honteux pour la CPI. La CPI est supposée de se battre pour que les responsables de crimes internationaux puissent être poursuivis, et ici elle s’agenouille lâchement devant les autorités centrafricaines alors que nous savons que ces autorités sont complices et facilitent la commission de ces crimes par des organisations criminelles tel que le groupe Wagner et le gouvernement du Rwanda. E
n signant de tels accords, le Procureur de la CPI aggrave la situation des victimes en RCA et rend plus éloignée la possibilité que les auteurs des crimes qui ont été commis dans ce pays soient traduits en justice. En réalité, par cet accord avec lequel la CPI s’allie avec le gouvernement de la RCA et les groupes criminels qui œuvrent avec sa bénédiction dans le pays, la CPI facilite la commission de ces crimes et augmente l’impunité déjà très grande dont bénéficie leurs auteurs.
CNC : Monsieur Niang, le Procureur adjoint de la CPI, a évoqué la nouvelle vision de la complémentarité de la CPI, qui va au-delà de la simple poursuite des accusés. Que pensez-vous de cela ?
Philippe Rochelle : Je pense que l’on doit s’inquiéter de cette nouvelle vision de la complémentarité de la CPI. Complémentaire de quoi exactement? Des tribunaux corrompus de la RCA ? Comment la CPI peut-elle se vanter d’agir en complément d’un régime aussi corrompu? Comment la CPI peut-elle être aveugle à ce point ? Où est son compas moral ?
CNC : Le Vice-procureur a mentionné le retrait de l’accusation contre Jeffrey Maxime Mokome en évoquant les exigences strictes en matière de preuve devant la CPI. Pourriez-vous nous expliquer en détail les raisons de ce retrait et les défis rencontrés lors de la présentation de la preuve dans le cas de votre client ?
Philippe Rochelle : Le Procureur de la CPI est gêné d’admettre que la preuve contre Mokome était fabriquée de A à Z, ce qui est la réalité. Et que sur la base de cette preuve fabriquée, Mokome a été emprisonné injustement pendant 19 mois. Alors que le Procureur avait ces preuves en sa possession depuis des années, quelques mois de travail de la défense ont suffi à démontrer à quel point ces preuves ne tenaient pas la route, elles étaient le fruit de mensonges et de compromissions de témoins que tout le monde connaît. Plutôt que de s’excuser à Mokome et de le compenser pour l’avoir injustement détenu pendant 19 mois, le Procureur se livre à des messes basses avec la RCA et signe des accords de coopération avec ce pays.
CNC : Comment envisagez-vous l’avenir judiciaire de votre client Maxime Mokome à la lumière des développements récents et des accords signés avec les autorités centrafricaines ?
Philippe Rochelle : L’avenir de Maxime Mokome est évidemment incertain. Il compte évidemment s’opposer fermement à toute tentative de le retourner à ses bourreaux, à l’exposer à un procès où les preuves seront, à nouveau, fabriquées de toute pièce et résulter des épisodes de torture auxquels nous assistons récemment par les forces de Wagner. Il est indéniable que la sécurité physique de Mokome serait gravement compromise s’il était renvoyé en RCA, et nous allons faire valoir, preuves à l’appui, pourquoi il serait contraire au droit international que Mokome soit renvoyé dans ce pays.
CNC : Nous vous remercions, Monsieur Rochelle, d’avoir partagé votre perspective sur ces questions importantes. Avant de conclure, y a-t-il quelque chose que vous aimeriez ajouter ou un message que vous souhaitez faire passer concernant le cas de Monsieur Maxime ou la situation en République centrafricaine ?
Philippe Rochelle : Après avoir travaillé dans le dossier de Mokome, et suivi les développements récents de l’Actualité en RCA, j’ai été atterré de voir le double jeu de la CPI dans ce pays. Alors que la population se tourne naturellement vers la CPI, pleine d’espoir, pour que cesse l’impunité et que les auteurs des crimes tombant sous la juridiction de la Cour soient poursuivis, on assiste plutôt à la compromission inacceptable de cette organisation, qui s’allie avec les groupes criminels plutôt que d’enquêter sur ces derniers, qui favorise l’impunité des criminels plutôt que de les appréhender et de les poursuivre.
Assassinat à Bria : Un mari en prison, des suspects en fuite, la justice dans un système défaillant
Centrafrique.org/la-victime-lorsquelle-etait-vivante/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/La-victime-lorsquelle-etait-vivante-450×350.jpg” alt=”La victime, mère de la famille, de sa vivante” width=”450″ height=”350″ />La victime, mère de la famille, de sa vivante
Bangui, 29 novembre 2023 (CNC) – La République centrafricaine, un pays dont le nom évoque souvent des images de troubles politiques et d’instabilité, est également confrontée à des défis considérables en matière de justice. L’affaire récente de l’assassinat d’une femme et de son bébé à Bria illustre de manière choquante ces problèmes systémiques, où la justice semble souvent opérer de manière archaïque et injuste.
Le drame a eu lieu le 1er novembre dernier dans la ville de Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, lorsque des inconnus ont exécuté une mère de famille et son bébé de 8 ans. Leurs corps ont été jetés dans la rivière locale, pour être plus tard repêchés par des pêcheurs. Suite à une dénonciation, les enquêteurs ont rapidement appréhendé plusieurs suspects, dont le petit frère du mari de la famille endeuillée.
Ce qui devrait être une enquête approfondie pour déterminer la vérité cachée derrière ces meurtres atroces a pris une tournure alarmante. L’un des suspects a pointé du doigt le mari de la victime comme étant le commanditaire du meurtre, tandis que d’autres suspects ont contesté cette version. Pendant ce temps, le mari de la victime, qui était malade et se faisait soigner à Bangui, la capitale, a été arrêté à son retour à Bria, où il espérait faire son deuil.
Ce qui est particulièrement troublant, c’est que deux des suspects impliqués dans le meurtre odieux se sont échappés de la maison d’arrêt de Bria, jetant la ville dans l’émoi. La population s’interroge sur la manière dont la justice, censée protéger les victimes, semble se retourner contre elles. Plus préoccupant encore, malgré la détérioration de la santé du père endeuillé, la justice persiste à le maintenir en prison au lieu de lui permettre d’obtenir des soins médicaux appropriés. Cette situation laisse perplexe quant à la sensibilité et à la compassion de ceux qui sont chargés de rendre la justice.
La version des événements présentée par le commissaire et validée par le Procureur de Bria, selon laquelle le mari aurait pu orchestrer le meurtre pour des besoins mystiques, soulève des questions importantes. Comment la justice peut-elle parvenir à une telle conclusion sans preuve matérielle solide ?
Pour les habitants de Bria, il est difficile à croire qu’un père de famille puisse planifier l’assassinat de sa femme et de son enfant de 8 ans dans le seul but de satisfaire des besoins mystiques, d’autant plus que le père lui-même est gravement malade et a cherché des soins médicaux à l’étranger.
Le Procureur de Bria, Rodrigue Jacques Meriagua, tente de justifier la fuite des suspects en invoquant des problèmes structurels dans le système carcéral. Il souligne la surpopulation carcérale et le manque de personnel pour assurer la sécurité et le fonctionnement efficace de la prison. Cependant, cela ne peut pas servir d’excuse pour le fait que des individus accusés de meurtre soient en mesure de s’échapper au motif de surpopulation de la prison et ce, sans aucune recherche et circule en toute impunité dans les villages environnants.
L’affaire de l’assassinat de Bria met en évidence un ensemble de problèmes profondément enracinés dans le système judiciaire centrafricain, notamment la précipitation à accuser des suspects sans preuves solides, le manque de ressources pour mener des enquêtes approfondies, et la fragilité du système carcéral.
Dossier spécial : comment éradiquer la corruption au milieu judiciaire en Centrafrique
Le président de la cour délibère le verdict d’un procès à Bangui. CopyrightCNC
Bangui, 29 novembre 2023 (CNC) – La corruption, souvent perçue comme une gangrène sociale, s’infiltre dans les interstices de nos institutions, érodant la confiance du public et la justice de nos systèmes judiciaires. En République Centrafricaine, cette problématique trouve un écho particulier dans les couloirs des tribunaux où magistrats, avocats et autres acteurs judiciaires sont confrontés quotidiennement à des tentatives de subversion de l’équité par des moyens illicites. La nécessité de prévenir et de combattre la corruption en milieu judiciaire devient donc une quête de justice et d’intégrité impérative pour garantir les fondements de la démocratie et de la loi.
C’est dans ce contexte que la célèbre émission radiophonique “Les matins de Ndeke Luka” a pris l’initiative de mettre en lumière ce fléau lors d’une table ronde impliquant des figures éminentes du milieu judiciaire centrafricain. Ce rassemblement, loin d’être un simple forum de discussion, a marqué une étape cruciale dans la reconnaissance et l’engagement contre la corruption, témoignant d’une volonté commune des acteurs judiciaires et du gouvernement de mettre en œuvre des politiques efficaces pour éradiquer ce mal persistant. La table ronde a ainsi posé les jalons d’une réflexion collective sur les stratégies à adopter pour renforcer l’intégrité de la justice, essentielle pour la stabilité et l’avenir du pays.
La corruption en milieu judiciaire : définition et impact
La corruption judiciaire, fléau multidimensionnel, se manifeste lorsque des individus exploitent leur position au sein du système de justice pour obtenir des avantages indus, faussant ainsi le cours de la justice. Anicet Samba, Inspecteur général des Services judiciaires, la décrit comme une pratique répréhensible où promesses, dons ou avantages sont offerts pour influencer les actions ou décisions judiciaires. Cette définition met en lumière la complexité de la corruption, qui va au-delà du simple échange monétaire, englobant tout avantage pouvant altérer l’impartialité des acteurs judiciaires.
Les répercussions de cette pratique sont profondes et désastreuses. Sur le système judiciaire, la corruption ébranle les fondements de la justice, semant le doute sur la légitimité des verdicts et la moralité des jugements. Elle crée un environnement où la loi n’est plus l’ultime arbitre, mais un instrument manipulable au gré des plus offrants. Sociétalement, les conséquences sont tout aussi alarmantes. La corruption sape la confiance des citoyens en leurs institutions, affaiblit l’état de droit et entrave le développement économique. Lorsque les dépositaires de la loi deviennent les architectes de son détournement, la société entière en pâtit, pris en étau entre la méfiance et l’injustice.
Cinq présumés accusés devant la barre. CopyrightCNC
Les Acteurs et Leurs Rôles dans la Lutte Contre la Corruption
Au cœur de la bataille contre la corruption en milieu judiciaire, les acteurs clés tels qu’Anicet Samba,Arlette Sombo Dibélé et Parfait Biakété se distinguent non seulement par leur position au sein du système judiciaire mais aussi par leurs actions résolues. Anicet Samba, dans sa capacité d’inspecteur général, représente la vigilance institutionnelle, traquant les écarts et promouvant l’intégrité à travers des inspections et des enquêtes rigoureuses. Arlette Sombo Dibélé, avocate, incarne la voix de la déontologie, plaidant pour des pratiques justes et transparentes au sein du Barreau. Parfait Biakété, en tant que président du Tribunal de grande instance, illustre l’engagement judiciaire à préserver l’équilibre de la balance de la justice, veillant à ce que les décisions rendues soient exemptes de tout vice corrupteur.
Ces personnalités mettent en exergue l’importance capitale de l’éducation, de l’éthique et de la déontologie dans le combat contre la corruption. L’éducation est perçue comme le terreau sur lequel les valeurs de transparence et d’équité doivent être semées dès les premiers jalons de la formation juridique. L’éthique, quant à elle, est le phare qui guide les comportements au quotidien, et la déontologie, l’ensemble des règles qui cimente l’intégrité professionnelle. Ensemble, ces trois piliers constituent la fortification essentielle contre les assauts de la corruption, et c’est à travers leur renforcement que les invités envisagent une éradication progressive de la corruption dans le milieu judiciaire.
Les Obstacles à la Lutte Contre la Corruption
La route vers l’éradication de la corruption judiciaire est jonchée d’obstacles, parmi lesquels la mise en œuvre des lois se dresse comme une barrière particulièrement tenace. Arlette Sombo Dibélé souligne que, malgré l’existence de lois robustes, leur application reste souvent lettre morte. Cet écart entre la théorie législative et la pratique quotidienne ouvre des brèches par lesquelles la corruption peut s’infiltrer et s’enraciner dans le système judiciaire, rendant la tâche de réforme à la fois urgente et ardue.
L’éducation et la formation émergent alors comme des vecteurs cruciaux de changement. Un personnel judiciaire bien formé et conscient des enjeux peut servir de rempart contre la tentation de la corruption. La sensibilisation sur les implications morales et les conséquences légales de tels actes doit commencer dès la formation initiale et se poursuivre tout au long de la carrière judiciaire. Ces efforts éducatifs doivent s’accompagner de la mise à jour continue des compétences et d’une politique de tolérance zéro vis-à-vis des infractions déontologiques, afin de forger un système judiciaire résistant à la corruption et fidèle à l’éthique de la profession.
Stratégies et Solutions Proposées
Pour déraciner la corruption qui s’insinue dans les veines du système judiciaire en Centrafrique, les intervenants de la table ronde ont mis en avant une palette de stratégies et de solutions innovantes. Anicet Samba préconise l’instauration d’un mécanisme de contrôle plus strict et l’application rigoureuse des sanctions pour dissuader les comportements corrompus. Arlette Sombo Dibélé insiste sur la nécessité de renforcer l’indépendance judiciaire et d’assurer une rémunération adéquate pour les professionnels du droit, réduisant ainsi leur vulnérabilité à la corruption.
Parfait Biakété, quant à lui, met l’accent sur la transparence des procédures judiciaires et l’implication citoyenne dans le suivi des affaires publiques. Il suggère également l’utilisation des technologies de l’information pour tracer et archiver les décisions de justice, ce qui permettrait une meilleure accountability des acteurs judiciaires.
Les invités conviennent unanimement de l’importance d’une approche holistique pour combattre la corruption, une approche qui requiert la participation active de tous les acteurs de la société. La sensibilisation publique, l’éducation civique et la promotion d’une culture de l’intégrité doivent aller de pair avec les réformes institutionnelles. Les solutions proposées soulignent la nécessité d’un engagement collectif, où chaque citoyen, professionnel de la justice, organisme de contrôle et institution gouvernementale joue un rôle clé dans la construction d’un système judiciaire intègre et fiable.
Actions concrètes et recommandations
Pour transposer les stratégies contre la corruption en actions tangibles, les participants à la table ronde ont recommandé un ensemble de mesures concrètes. Parmi elles, l’adoption de codes de conduite détaillés pour les professionnels du droit et la mise en place de formations continues en éthique et déontologie se détachent comme des priorités. Ces outils sont envisagés comme des moyens pour ancrer les principes éthiques dans la pratique quotidienne et pour fournir des repères clairs dans la prise de décision judiciaire.
Il a également été suggéré d’établir des canaux de signalement anonymes et sécurisés pour les citoyens et les professionnels, encourageant la dénonciation des actes de corruption sans crainte de représailles. La création d’un organe indépendant doté de l’autorité et des ressources nécessaires pour enquêter et poursuivre les cas de corruption judiciaire a été préconisée, ce qui contribuerait à renforcer les mécanismes de contrôle et de responsabilisation.
Les recommandations mettent en exergue la nécessité d’une transparence accrue dans le fonctionnement interne des tribunaux, notamment à travers la publication des jugements et des décisions. En parallèle, une campagne de sensibilisation à grande échelle est envisagée pour informer les citoyens sur leurs droits et sur les voies légales à suivre en cas de confrontation avec la corruption.
Ces initiatives, soutenues par une volonté politique ferme et une collaboration entre les pouvoirs publics, la société civile et les organisations internationales, tracent la voie vers un système judiciaire plus intègre et plus juste, où la loi prévaut sans exception ni compromis.
Conclusion
Il y’a lieu de noter que la table ronde des Matins de la radio Ndékèluka a mis en lumière les défis et les solutions potentiels face à la corruption en milieu judiciaire en République Centrafricaine. La définition élargie de la corruption, sa présence rampante et ses effets délétères sur la société ont été clairement exposés. Les acteurs judiciaires, représentés par Anicet Samba, Arlette Sombo Dibélé, et Parfait Biakété, ont partagé une vision commune de la nécessité d’une éducation renforcée, d’une éthique irréprochable et d’une application stricte de la déontologie professionnelle. Ils ont également souligné l’importance des réformes systémiques et de l’engagement civique dans le combat contre ce fléau.
Les mesures concrètes proposées, telles que les codes de conduite, les formations en éthique, les mécanismes de signalement et les campagnes de sensibilisation, constituent un plan d’action robuste pour les institutions judiciaires. La transparence, l’intégrité et l’accountability sont les pierres angulaires de ce plan, qui requiert une volonté politique inébranlable et une coopération entre tous les échelons de la société.
Il est donc impératif que chaque acteur judiciaire, membre de la société civile et citoyen prenne part activement à cet effort collectif. Seule une synergie d’actions cohérentes et soutenues peut ériger une barrière infranchissable contre la corruption et restaurer la foi en une justice véritablement équitable et impartiale. Le temps est à l’action concertée, au renforcement des valeurs de justice et à la reconstruction d’un système judiciaire digne de la confiance du peuple centrafricain.
La terreur impitoyable des mercenaires russes sur le chantier minier de Loungou
Centrafrique.org/Centrafrique-la-coscipac-sonne-lalarme-sur-la-situation-securitaire-dans-le-pays/deux-mercenaires-du-groupe-wagner-sur-deux-motos-en-province/” rel=”attachment wp-att-70634″ data-wpel-link=”internal”>Les mercenaires du groupe Wagner sur des motos
Bangui, 29 novembre 2023 (CNC) – La Centrafrique, une nation déjà complément éprouvée par des années de conflits et d’instabilité, est aujourd’hui le théâtre d’une tragédie qui s’aggrave de jour en jour. Les mercenaires russes du groupe Wagner, bien connus pour leur brutalité et leur absence totale de scrupules, ont une fois de plus semé la pagaille dans le pays, cette fois-ci sur le chantier minier de Loungou, dans la région nord-ouest de la Centrafrique.
Les mercenaires du groupe Wagner agissent toujours et toujours à visage découvert et en toute impunité en Centrafrique, répétant les mêmes horreurs qu’ils ont perpétrées l’année dernière à Ndachima. Ils ont récemment étendu leur champ d’opération dans le nord-ouest du pays, dans les préfectures de l’Ouham, de l’Ouham-Pendé et de la Nana-Mambéré. Leurs méthodes sont terrifiantes : interdiction des activités sur les chantiers miniers, attaques brutales contre les civils artisans, destruction de biens et infrastructures, et fausses accusations de rébellion.
À Kouki, Benzambé et à Nana-Bakassa, les mercenaires du groupe Wagner ont semé la terreur en attaquant impunément les artisans miniers. Des vies innocentes ont été perdues, tandis que d’autres ont été grièvement blessées. Leurs biens, logements, boutiques, entrepôts, tout a été réduit en cendres. Les survivants, certains accusés à tort de rebelles, ont été transférés à Bangui, où ils ont été soumis à des tortures inhumaines. Certains n’ont pas survécu à cette agonie, mourant dans l’indifférence.
La violence des mercenaires du groupe Wagner s’est étendue le lundi dernier à la Nana-Mambéré, où ils ont interdit toutes les activités sur les chantiers miniers. Le village de Kpéori, situé à 27 kilomètres de Baboua, a été le champ de théâtre de leur dernière atrocité sur le chantier minier de Loungou. Les mercenaires russes ont détruit impitoyablement les commerces locaux et les installations minières, déclarant de manière autoritaire que personne ne devrait travailler dans ces zones.
Ce qui est particulièrement troublant dans cette situation, c’est le silence assourdissant des médias, des différents procureurs et de la communauté internationale. Les médias semblent craindre de dénoncer ces crimes, et cela est d’autant plus alarmant étant donné que les mercenaires du groupe Wagner ont déjà commis de tels actes en 2021 dans la Haute-Kotto. À l’époque, des centaines d’artisans miniers, qui étaient en réalité des civils, ont été tués et qualifiés à tort de rebelles pour justifier ces exactions.
La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) est au courant de ces atrocités, mais semble incapable de les condamner de manière effective. Il est temps que la communauté internationale se lève et prenne des mesures concrètes pour mettre fin à ces crimes contre l’humanité. Les mercenaires du groupe Wagner doivent être traduits en justice à la cour pénale internationale (CPI) et tenus responsables de leurs actions.
En attendant, les citoyens centrafricains continuent de souffrir et de perdre la vie sous le joug impitoyable de ces mercenaires russes.
Les soldats FACA à Koui : protéger ou traumatiser la population ?
Centrafrique.org/dans-la-ville-de-koui-dans-la-prefecture-de-louham-pende/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Dans-la-ville-de-Koui-dans-la-prefecture-de-lOuham-Pende-450×197.jpg” alt=”Dans la ville de Koui, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé” width=”450″ height=”197″ />Dans la ville de Koui, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. CopyrightCNC
Bangui, 29 novembre 2023 (CNC) – Depuis près de deux semaines, la ville de Koui est plongée dans une atmosphère de peur et dans une spirale d’incertitude en raison des rumeurs persistantes concernant une éventuelle attaque des groupes armés. Cette psychose perturbe gravement la tranquillité de la population locale, impactant toutes les sphères de la vie quotidienne, de l’économie à l’éducation en passant par l’administration. Cependant, ce qui suscite le plus d’inquiétude, c’est le rôle ambigu joué par les soldats FACA (Forces Armées Centrafricaines) dans cette situation.
Après le retrait des mercenaires du groupe Wagner de la ville en juin dernier, les soldats de l’armée nationale sont les seuls à garantir et maintenir la sécurité des habitants de Koui. Cependant, au lieu de rassurer la population, leur comportement suscite des questions légitimes. En effet, d’après nos informations, ces soldats FACA changent de position chaque nuit, dans l’espoir d’éviter une éventuelle attaque des groupes armés. Pire encore, ils sont ceux qui alimentent les rumeurs en informant la population que les rebelles vont attaquer la ville à tel ou tel moment. Cette attitude contribue à traumatiser davantage la population locale, qui vit dans la crainte constante de l’insécurité.
La principale interrogation qui se pose est la suivante : quel est le rôle exact des soldats FACA à Koui ? Sont-ils là pour protéger la population ou pour semer la peur et la désolation ? Ont-ils la capacité et la volonté d’affronter les groupes armés ? Ou bien ont-ils abandonné leur mission première, celle de protéger les civils ?
Pour la population locale, il est essentiel que les autorités militaires et gouvernementales clarifient la situation à Koui. Les habitants méritent d’être informés de manière transparente sur la sécurité de leur ville. Les soldats FACA doivent jouer un rôle rassurant, non seulement en assurant la sécurité, mais aussi en apaisant les craintes de la population. La psychose actuelle ne peut perdurer, car elle entrave le fonctionnement normal de la ville, affectant la vie de milliers de personnes.
En attendant que la vérité éclate sur le rôle des soldats FACA à Koui et que des mesures appropriées soient prises pour restaurer la confiance de la population, la vie dans la ville continue de suivre son cours, dans l’attente de la prochaine rumeur. Il est temps que les soldats FACA réaffirment leur engagement envers la protection des civils et qu’ils mettent fin à la propagation de la peur au sein de la population locale. Koui a besoin de sécurité, de stabilité et d’un avenir sans crainte constante pour ses habitants.
La crise des inondations en Centrafrique : un appel à la solidarité du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain
L’honorable député Martin Ziguelé
Bangui, 29 novembre 2023 (CNC) – Depuis plusieurs semaines, la République centrafricaine est touchée par des pluies diluviennes qui ont provoqué de graves inondations dans diverses régions du pays. Les conséquences de cette catastrophe naturelle sont dévastatrices, avec des maisons englouties, des récoltes détruites, et des milliers de personnes exposées à la précarité. Face à cette situation, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), membre de l’Internationale Socialiste, lance un appel à la solidarité pour venir en aide aux victimes.
Les inondations qui ont frappé le cœur de la République centrafricaine ont touché plusieurs arrondissements de la capitale, Bangui, ainsi que les préfectures voisines le long du fleuve Oubangui, notamment la Basse-Kotto, le Mbomou et le Haut-Mbomou. Les images de maisons effondrées et de populations déplacées exposées aux intempéries et aux maladies ont ému la population et les militants du MLPC.
Le président du MLPC, Martin Ziguelé, a exprimé son inquiétude face à l’indifférence des autorités nationales qui, malgré cette catastrophe prévisible, préfèrent célébrer des fêtes et des anniversaires. Pendant ce temps, des milliers d’enfants, de femmes et de personnes vulnérables se retrouvent abandonnés, sans eau potable ni secours, vivant dans des conditions de plus en plus précaires.
Martin ZIGUELE a donc lancé un appel poignant à la solidarité envers les sinistrés, appelant les militants du MLPC à se mobiliser et à apporter leur aide de toutes les manières possibles. Il a également fait appel à toutes les personnes de bonne volonté, aux Organisations Non Gouvernementales et aux agences spécialisées des Nations-Unies pour qu’elles s’engagent à fournir une assistance d’urgence à la population centrafricaine touchée par ces inondations dévastatrices.
La situation est urgente, et l’appel du MLPC est un cri de détresse en faveur de milliers de personnes qui ont désespérément besoin d’aide. Les membres du MLPC et de nombreuses autres personnes sont invités à se joindre à cette initiative humanitaire pour apporter un soutien concret aux victimes des inondations en Centrafrique.
Notons que les inondations en République centrafricaine ont plongé de nombreuses communautés dans une crise humanitaire sans précédent. Face à cette catastrophe, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) lance un appel vibrant à la solidarité nationale et internationale. Le président du MLPC, Martin ZIGUELE, a souligné l’urgence de la situation et appelé tous les acteurs, y compris les militants du MLPC, les ONG et les agences des Nations-Unies, à se mobiliser pour apporter une aide immédiate aux victimes.
Bangui en mode avion : les enchères de World Vision suscitent moqueries et perplexité sur les réseaux sociaux
Centrafrique.org/index-de-la-prosperite-globale-2021-la-republique-centrafricaine-classee-avant-dernier-pays-au-monde/un-blanc-sur-une-moto-au-ccentre-ville-de-Bangui/” rel=”attachment wp-att-47096″ data-wpel-link=”internal”>En circulation sur une moto
Bangui, République centrafricaine – Une annonce récente de l’ONG internationale World Vision concernant une vente aux enchères de véhicules, de motocyclettes et de générateurs a suscité des réactions hilarantes sur les réseaux sociaux. Alors que l’organisation caritative espère attirer les acheteurs, les internautes centrafricains se demandent avec humour d’où viendra l’argent pour ces achats extravagants.
L’annonce de World Vision Centrafrique indiquait que la vente aux enchères aurait lieu le mardi 5 décembre 2023, et elle comprenait une liste impressionnante de biens à vendre, notamment sept véhicules de marques Toyota, vingt-trois motos de marque Yamaha, Qlink et Senke, ainsi que deux générateurs. Le tout était destiné à être vendu au siège de l’ONG, situé à l’Avenue de l’Indépendance, derrière le siège de la Banque Mondiale à Bangui.
Cependant, dès que cette annonce a été diffusée sur les réseaux sociaux, elle a rapidement été détournée en une série de moqueries de la part des centrafricains. En effet, la question qui brûle toutes les lèvres est de savoir d’où les habitants de la République centrafricaine vont trouver l’argent nécessaire pour participer à cette vente aux enchères.
Pour de nombreux centrafricains, la situation économique est très difficile en ce moment. Ils décrivent le pays comme étant “en mode avion”, ce qui signifie que tout est bloqué, qu’il n’y a pas d’argent en circulation, et que les prix sont devenus exorbitants. Dans ces circonstances, l’idée même de participer à une vente aux enchères semble être une proposition irréaliste.
Certains citoyens ont même attribué cette situation à la gouvernance de Faustin Archange Touadera, affirmant que le pays est “sous la terre” avec lui, faisant allusion aux défis économiques auxquels la République centrafricaine est confrontée.
L’annonce de la vente aux enchères précisait également les conditions de paiement, notamment un paiement au comptant à World Vision et des frais de 12% en sus du prix de vente. De plus, elle mentionnait l’enlèvement immédiat des biens sous peine de “folles enchères” et le paiement obligatoire des taxes de douane pour les véhicules sous régime temporaire.
Bien que l’ONG ait chaleureusement invité le grand public à participer à cet événement, les centrafricains sur les réseaux sociaux ont plutôt choisi de participer en partageant des mèmes et des commentaires sarcastiques.
En fin de compte, cette annonce de vente aux enchères a peut-être suscité plus de rires que d’intérêt réel pour les biens proposés. Les centrafricains semblent avoir trouvé une occasion de se divertir et de se moquer gentiment de la situation économique difficile à laquelle ils sont confrontés. Une chose est sûre, cette vente aux enchères restera dans les mémoires comme un moment de légèreté dans un contexte difficile.
Centrafrique : Un PRADO de la gendarmerie s’embrase au KM5
Centrafrique.org/rondpoint-du-pk5-le-15-mai-2020-par-tregu/” data-wpel-link=”internal”>Croisement du marché PK5 dans le troisième arrondissement de Bangui. Photo Bobérang/ CNC
Bangui, 29 novembre 2023 (CNC) – La capitale de la République centrafricaine, Bangui, est habituellement le théâtre de divers événements, mais récemment, un incident inhabituel a attiré l’attention de la population et soulevé de nombreuses questions. Le lundi 27 novembre dernier, vers 14 heures, au plein centre du KM5, dans le troisième arrondissement, un véhicule PRADO noir de la gendarmerie, vitres teintées, avec quatre gendarmes à bord, a pris feu subitement, créant une scène qui a choqué les passants et les habitants dudit quartier.
L’incident s’est produit alors que le véhicule se dirigeait du centre-ville vers le rond-point Koudoukou, situé au cœur du quartier du KM5. La rue était animée, comme à son habitude, mais personne ne s’attendait à ce qui allait se passer. Soudainement, des flammes se sont déclarées à l’intérieur du véhicule, laissant peu de temps aux occupants pour réagir. Les passants, horrifiés, ont immédiatement tenté de porter secours en utilisant tout ce qu’ils avaient sous la main pour éteindre le feu.
Cependant, malgré leurs efforts désespérés, le feu a persisté, et le véhicule de la gendarmerie était maintenant englouti dans les flammes. Les témoins de la scène étaient choqués et impuissants, et il était évident que la situation était hors de leur contrôle. Heureusement, les gendarmes à bord du véhicule ont réussi à sortir indemnes, évitant ainsi une tragédie humaine.
Les raisons exactes de cet incendie soudain restent floues, et cela a suscité de nombreuses interrogations au sein de la population centrafricaine. Comment un véhicule de la gendarmerie, censé être bien entretenu et en bon état de fonctionnement, peut-il prendre feu en pleine circulation ? Cette question, parmi d’autres, a été posée par de nombreux citoyens perplexes.
Certains se sont demandé s’il y avait un problème mécanique préexistant sur le véhicule qui aurait pu provoquer l’incendie. Après tout, la gendarmerie dispose-t-elle d’un mécanicien compétent pour s’occuper de l’entretien de ses véhicules ? Ces interrogations légitimes ont suscité des discussions animées au sein de la population, et de nombreuses hypothèses ont été avancées.
Ce qui est clair, c’est que l’incident a eu un impact significatif sur la circulation au KM5 pendant plusieurs heures, perturbant la vie quotidienne des habitants. Vers 15 heures, les autorités de la gendarmerie ont déployé un véhicule de secours pour récupérer le véhicule en flammes. Celui-ci a finalement été ramené à la direction générale de la gendarmerie pour des enquêtes approfondies visant à déterminer les causes de l’incident.
Cet incident au KM5 est un rappel de l’importance de la MAINTENANCE et de l’inspection régulières des véhicules des forces de l’ordre, afin d’éviter de tels accidents dangereux.
Bangui, 29 novembre 2023 (CNC) – La République centrafricaine est actuellement aux prises avec une menace bien particulière : les inondations. Le dépôt de Kolongo de la Société Centrafricaine de Stockage de Produits Pétroliers (SOCASP) se trouve dans la ligne de mire de cette catastrophe naturelle. Selon la direction générale de la SOCASP, la situation géographique de Kolongo le rend vulnérable à l’inondation due à la montée des eaux de l’Oubangui.
Le 27 novembre 2023, la SOCASP a tiré la sonnette d’alarme, prévenant que les récentes pluies ont entraîné une augmentation du débit du fleuve, ce qui pose une sérieuse menace pour une partie du dépôt. Cette annonce survient à juste titre avant l’arrivée annoncée d’une nouvelle vague de pluies. En réponse à cette menace imminente, la Direction Générale de la SOCASP a intensifié ses efforts pour sécuriser l’infrastructure pétrolière et a appelé à une action rapide pour minimiser les éventuels impacts sur les installations du dépôt.
Néanmoins, malgré cette situation préoccupante, les opérations de dépotage et de chargement des camions citernes se poursuivent normalement pour le moment. Cela témoigne de l’engagement de la SOCASP à maintenir un approvisionnement stable en produits pétroliers, même en période de crise.
Il est important de noter que la montée des eaux de l’Oubangui n’a pas seulement affecté le dépôt de Kolongo. Depuis deux semaines, la rivière est sortie de son lit et a englouti de nombreuses localités riveraines, forçant des milliers de personnes à vivre dans des conditions critiques, sans abri. Cette situation souligne l’ampleur du défi que représentent les inondations en République centrafricaine et la nécessité pour les autorités et les organisations concernées de prendre des mesures immédiates pour atténuer les souffrances des populations touchées.
Dans un contexte où les catastrophes naturelles telles que les inondations deviennent de plus en plus fréquentes en raison du changement climatique, il est impératif que les institutions gouvernementales, les organismes humanitaires et les entreprises comme la SOCASP travaillent de concert pour développer des stratégies de préparation et d’intervention efficaces. La protection des infrastructures vitales comme les installations pétrolières est essentielle pour garantir la stabilité et la sécurité du pays, même face à des défis naturels redoutables.
Il y’a lieu de noter que la SOCASP et la République centrafricaine dans son ensemble sont confrontées à une situation délicate avec la menace d’inondations qui pèse sur le dépôt de Kolongo. Les mesures prises par la Direction Générale de la SOCASP montrent un engagement envers la sécurité et la continuité des opérations. Cependant, il est impératif que des actions supplémentaires soient entreprises pour atténuer les impacts potentiels de cette catastrophe naturelle et soutenir les populations touchées par les inondations dans la région.
Tension entre deux officiers supérieurs de l’armée nationale à Obo : un triste spectacle
Centrafrique.org/centrafrique-a-obo-la-population-en-greve-contre-les-abus-des-soldats-faca/wawodobou-firmin-lactuel-colonel-des-faca-a-obo/” rel=”attachment wp-att-68174″ data-wpel-link=”internal”>WAWODOBOU FÎRMIN , l’actuel Colonel des FACA à Obo/
Bangui, 28 novembre 2023 (CNC) – La semaine dernière, la petite ville d’Obo, située dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-Est de la République centrafricaine, a été le théâtre d’un événement troublant. Alors que les soldats FACA (Forces armées centrafricaines) déployés dans la région depuis près de deux ans devaient céder leur place à leurs collègues en provenance de la capitale, Bangui, une vive tension est survenue lors de la passation de commandement entre le colonel sortant, Firmin Ouaoudobo, et son successeur, le commandant Selement. Deux coups de feu ont même été tirés en l’air, plongeant la ville dans l’inquiétude et l’étonnement.
Mais comment en est-on arrivé là ?
Le colonel Firmin Ouaoudobo, mécanicien de formation, avait fait montre d’une attitude trouble depuis son affectation à Obo. Il avait rapidement compris la valeur que représentaient les véhicules de l’armée nationale laissés par les soldats américains lors de leur départ du Haut-Mbomou en 2017. Pendant presque deux ans, il avait consacré son temps à démanteler ces véhicules pour en vendre les pièces détachées sur le marché local.
Ce comportement déjà préoccupant ne s’était pas arrêté là. Il avait également mis la main sur un véhicule de l’armée, dépourvu de pneus, qu’il avait réparé pour ensuite le revendre à un commerçant local du nom de MOUYAMBOU ESDRAS, surnommé RONDO, au prix de 4 millions de Francs CFA. Ouaoudobo prétendait avoir déjà versé 300 000 francs CFA à l’État pour le véhicule, l’argent ayant été remis au chef d’État-major par l’intermédiaire du préfet du Haut-Mbomou.
Le Véhicule que le Colonel WAWODOBO FIRMAÎN à Vendu à un Commerçants Appelé MOUYAMBOU ESDRAS Alias RONDO, à 4 Millions de Francs CFA
Cependant, lors de la passation de commandement, le commandant Selement, le nouveau chef du détachement, s’est opposé catégoriquement à la sortie du véhicule de la base. Il a expliqué que tant que l’autorisation de l’État-major à Bangui ne serait pas obtenue, le véhicule devait rester sur place. Cette décision a provoqué une vive réaction de la part du colonel Firmin Ouaoudobo, qui a brandi son arme et tiré deux coups en l’air dans une tentative d’intimidation. Cependant, sa tentative a été vaine, car le commandant Selement est resté ferme dans sa décision. Finalement, le colonel Ouaoudobo a pris un vol de la Minusca en direction de Bangui le dimanche, sans réussir à déplacer le véhicule en question.
Pire encore, avant même leur départ d’Obo, le colonel Firmin et ses hommes avaient déjà démantelé et vendu plusieurs autres véhicules de l’armée nationale laissés par les soldats américains.
Le nouveau chef du détachement, le commandant Selement, qui est originaire du Haut-Mbomou, d’une famille mixte musulmane et chrétienne, a clairement l’intention de restaurer la réputation de l’armée nationale dans la région. Il envisage de mettre fin aux pratiques douteuses et de ramener l’intégrité au sein des forces armées.
Cette situation à Obo met en lumière les défis auxquels sont confrontées les forces de sécurité en République centrafricaine, mais aussi la détermination de certains individus à profiter de leur position au détriment de l’intérêt général. Les détails de cette affaire seront sûrement révélés dans les jours à venir, alors que le commandant Selement s’efforce de redorer le blason de l’armée nationale dans le Haut-Mbomou.
Centrafrique : la CPS sous contrôle politique ? les accusations contre Arnaud Djoubaye Abazène
Centrafrique.org/la-celebration-de-la-journee-internationale-des-droits-de-lhomme-en-rca/le-ministre-detat-en-charge-de-la-justice-arnaud-djoubaye-abazene-copyright-cnc/” rel=”attachment wp-att-51969″ data-wpel-link=”internal”>Le ministre d’État en charge de la justice Arnaud Djoubaye Abazene. copyright CNC
Bangui, 28 novembre 2023 (CNC) – Dans un pays déjà rongé par des années de violence, d’impunité et d’instabilité, des allégations d’influence politique sur la Cour Pénale Spéciale (CPS) de Centrafrique soulèvent des préoccupations quant à l’équité de la justice dans ce pays. Les témoignages et les preuves suggèrent que des acteurs politiques, en particulier le ministre de la justice Arnaud Djoubaye Abazène, pourraient exercer une influence indue sur cette juridiction hybride, jetant ainsi un doute sur son impartialité.
L’affaire de la prison de Bossembélé, surnommée “Guantanamo”, est un exemple concret des préoccupations entourant la CPS. Le commandant Vianney Semndiro, placé en détention depuis 14 mois pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, est l’objet de l’attention de la CPS. Cependant, il est difficile de ne pas remarquer que d’autres officiers supérieurs de l’armée nationale qui ont également servi dans cette prison sous le régime du général François Bozizé sont épargnés. Pourquoi le commandant Semndiro est-il la seule personne à être poursuivie ? La réponse semble être liée à une vendetta personnelle du ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène.
Il est important de noter que le ministre Abazène lui-même a été prisonnier de Guantanamo à un moment donné de son passé. À l’époque, il avait été accusé de fournir discrètement des informations stratégiques à son cousin Michel Djotodia, chef de la Seleka. Ces accusations l’avaient conduit à être incarcéré à la prison de Bossembélé avant d’être transféré à Bangui pour raisons de santé. À cette époque, il connaissait le commandant Vianney Semndiro comme le chef de cette prison. Cependant, il est difficile de justifier pourquoi d’autres officiers qui ont servi cette prison avant Semdiro n’ont pas été inquiétés, malgré leur rôle dans la gestion de la prison à cette époque. Certains officiers ont même affirmé que le ministre Abazène aurait exercé des pressions sur ses collègues magistrats centrafricains au sein de la CPS pour influencer leur décision, jetant ainsi le doute sur l’impartialité de la juridiction.
Une autre affaire qui suscite de sérieux doutes est celle de l’ancien chef de guerre Abdoulaye Issene. Encore une fois, selon des sources interrogées par la Rédaction, le ministre de la Justice est au centre de l’interpellation et de la remise d’Abdoulaye Issene à la CPS. De plus, des allégations de fabrication de preuves pour incriminer ce chef rebelle émergent. Toutefois, il est important de noter que le ministre de la justice lui-même, en 2012 et 2013, est considéré comme le cerveau de la Seleka, ayant planifié et dirigé ses actions. Alors, pourquoi une telle persévérance à poursuivre Abdoulaye Issene tout en laissant d’autres figures majeures de la Seleka et d’autres groupes armés en liberté, telles qu’Abazène, Djono Ahaba, Toumou Déya, Hassan Bouba et d’autres ?
Ces questions laissent présager une influence politique inquiétante sur la CPS en Centrafrique. Si une institution censée lutter contre l’impunité devient elle-même l’objet de soupçons quant à son indépendance, cela mine la confiance du public envers le système judiciaire. Il est impératif que des enquêtes approfondies et transparentes soient menées pour établir la vérité sur ces allégations et garantir que la justice soit rendue de manière équitable et impartiale, sans aucune influence politique. La Centrafrique mérite une justice qui soit au-dessus de tout soupçon pour construire un avenir meilleur. Nous continuerons à suivre de près ces développements et à vous tenir informés dans nos prochains articles sur CNC.
Centrafrique : Suspension du syndicat autonome de la police , Le ministre choisit son camp
Centrafrique.org/Centrafrique-le-cancer-de-la-corruption-au-sein-de-la-direction-de-limmigration-et-de-lemigration/le-general-de-la-police-centrafricaine-bienvenu-zokoue-dg-de-la-police-nationale/” rel=”attachment wp-att-65183″ data-wpel-link=”internal”>Le général de la police centrafricaine, Bienvenu Zokoué DG de la police nationale
Bangui, 28 novembre 2023 (CNC) – Depuis près de quatre ans, la République centrafricaine a été le théâtre d’un bras de fer tendu entre le syndicat autonome de la police et le directeur général de la police nationale. Cette lutte de pouvoir incessante a finalement poussé le ministre de l’Intérieur à prendre position en suspendant temporairement les activités du syndicat autonome, une décision qui suscite de vives critiques et des accusations de dictature.
La situation conflictuelle qui a éclaté entre le syndicat autonome de la police et le directeur général de la police nationale en République centrafricaine a pris des proportions dramatiques au fil des années. Les centrafricains sont devenus les spectateurs d’une scène surréaliste, où les rivalités internes ont compromis la stabilité et l’efficacité du corps de police.
Le ministre de l’Intérieur, chargé de la sécurité publique, a été contraint de prendre position dans ce conflit qui n’en finit pas de s’enliser. Dans un arrêté signé récemment, il a décidé de suspendre provisoirement les activités du syndicat autonome de la police nationale, une décision qui ne fait pas l’unanimité.
L’arrêté ministériel cite plusieurs motifs justifiant cette suspension, notamment le non-respect du Code d’Éthique et de Déontologie, l’insubordination, et la dénonciation calomnieuse basée sur de fausses informations. Selon les autorités, ces comportements ont contribué à perturber la cohésion et l’efficacité du corps de police, mettant ainsi en danger la sécurité publique.
L’article 1 de la décision ministérielle se réfère aux dispositions légales régissant le statut spécial de la police centrafricaine, qui permettent au ministre de prendre de telles mesures en cas de non-respect des règles et de l’ordre au sein de la police. Cette suspension, qui prend effet immédiatement, a été justifiée par la nécessité de rétablir l’ordre et la discipline au sein de la force de police.
Cependant, cette décision a rapidement suscité une controverse généralisée, notamment sur les réseaux sociaux, où de nombreux citoyens ont accusé le gouvernement de s’engager sur la voie de la dictature. Les critiques soulignent que la suspension du syndicat autonome de la police nationale limite la liberté d’expression et le droit à l’association, ce qui est contraire aux principes démocratiques.
Il est important de noter que la suspension des activités du syndicat autonome de la police nationale est une mesure provisoire jusqu’à nouvel ordre.
En définitif, le bras de fer entre le syndicat autonome de la police et le directeur général de la police nationale en République centrafricaine a atteint un point critique avec la suspension des activités du syndicat par le ministre de l’Intérieur. Cette décision est controversée et suscite des inquiétudes quant à la préservation des droits démocratiques.
Anicet Georges Dologuelé Dénonce la Défaillance Gouvernementale
Centrafrique.org/rca-presidentielle-du-27-decembre-lopposition-conteste-la-victoire-du-president-touadera/anicet-georges-dologuele-lors-de-sa-conference-de-presse-le-5-janvier-2020-par-cyrille-jefferson-yapende/” rel=”attachment wp-att-43375″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/01/Anicet-Georges-Dologuele-lors-de-sa-conference-de-presse-le-5-janvier-2020-par-cyrille-jefferson-yapende-450×338.jpg” alt=”Anicet Georges Dologuelé lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2020 par cyrille jefferson yapendé” width=”450″ height=”338″ />Anicet Georges Gologuelé, lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2021. Photo Cyrille Jefferson Yapendé / CNC
Bangui, 28 novembre 2023 (CNC) – Depuis 2013, la République centrafricaine fait face à une situation de crise politique et sécuritaire qui a conduit à l’intervention de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca). Récemment, le Conseil de sécurité des Nations unies a renouvelé le mandat de la Minusca pour un an, soulevant des questions sur son efficacité et son utilité. Anicet Georges Dologuelé, une figure politique de premier plan en Centrafrique, partage son point de vue sur cette question et d’autres sujets liés à la situation politique et humanitaire dans le pays sur les antennes de la radio Ndékèluka.
La Nécessité du Renouvellement du Mandat de la Minusca
Selon Anicet Georges Dologuelé, le renouvellement du mandat de la Minusca est nécessaire. Il souligne que la Situation en République centrafricaine est loin d’être stabilisée, et la paix reste un objectif à atteindre. Cette mission multidimensionnelle joue un rôle crucial dans le maintien de la sécurité et de la stabilité, et son prolongement est justifié.
Le Dialogue Politique Inclusif
La chef de la Minusca, Valentine Rugwabiza, a proposé la tenue d’un dialogue politique inclusif entre l’opposition et le gouvernement en prévision des élections locales de 2024. Anicet Georges Dologuelé, en tant qu’un imminent membre de l’opposition centrafricaine, déclare qu’aucune demande de dialogue n’a été reçue de la part du gouvernement ni de l’opposition. Il estime que c’est un sujet prématuré et que des préalables doivent être respectés pour que tout dialogue puisse avoir lieu.
L’Opposition et le Dialogue
Anicet Georges Dologuelé affirme que l’opposition n’a pas mené de démarches pour initier un dialogue avec les autorités. Il insiste sur le fait que l’opposition attend une approche structurée et que des exigences préalables doivent être satisfaites avant d’envisager toute discussion. Il souligne que la gestion quotidienne du pays ne peut pas être l’objet d’un dialogue, mais doit être prise en charge par le gouvernement prétendument élu.
La Position de l’opposition
L’opposition en République centrafricaine, selon Anicet Georges Dologuelé, dénonce la défaillance du gouvernement actuel. Il estime que le pays est en proie à de nombreux problèmes, et que la situation générale est préoccupante. Pour l’opposition, le dialogue ne peut être utilisé pour valider ce qu’ils considèrent comme une nouvelle constitution discriminatoire.
La Gestion des Problèmes
Anicet Georges Dologuelé souligne que la gestion des problèmes au quotidien relève de la responsabilité du gouvernement en place. Il considère que les dirigeants élus sont responsables de la résolution des défis auxquels le pays est confronté et que le dialogue ne peut pas remplacer cette responsabilité.
L’Absence des Leaders de l’opposition
Interrogé sur l’absence des leaders de l’opposition en République centrafricaine depuis plusieurs mois, Anicet Georges Dologuelé affirme que cela ne relève pas d’une réplique tactique coordonnée. Il explique que certains membres de l’opposition sont rentrés au pays, et que d’autres rentreront à leur rythme. Il précise que les discussions entre les membres de l’opposition se poursuivent, qu’ils soient en Centrafrique ou à l’étranger.
Les Effets du Changement Climatique
Enfin, Anicet Georges Dologuelé exprime sa préoccupation face aux effets du changement climatique en République centrafricaine. Il critique le gouvernement pour son manque de préparation et de réaction face aux catastrophes naturelles, soulignant l’urgence de prendre des mesures pour aider les sinistrés.
En définitif, les déclarations d’Anicet Georges Dologuelé offrent un aperçu des enjeux politiques et humanitaires auxquels la République centrafricaine est confrontée. La question du renouvellement de la Minusca, du dialogue politique inclusif et de la gestion des problèmes dans le pays reste au cœur des préoccupations, alors que le pays aspire à retrouver la stabilité et la paix.
Bangui, 28 novembre 2023 (CNC) – Dans un nouvel épisode préoccupant de la répression politique en République centrafricaine, Olivier Féissona, un citoyen centrafricain, se trouve actuellement dans un état critique à la prison militaire du camp de Roux. Accusé à tort de complot visant à renverser le régime de Faustin Archange Touadera, Féissona a été arrêté et soumis à des actes de torture brutaux par des Mercenaires russes. Cette affaire rappelle les heures sombres de la répression politique dans le pays, suscitant une inquiétude croissante dans le pays.
Les événements ont débuté tôt le matin du dimanche 29 octobre 2023, lorsque Monsieur Olivier Féissona a été appréhendé à son domicile. Les autorités ont justifié cette arrestation en l’accusant d’être impliqué dans un complot visant à renverser le gouvernement, un complot qu’elles prétendent avoir été orchestré par l’ancien Président de transition, Alexandre Ferdinand Nguendet. Placé en détention à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie (SRI), le sieur Olivier Féissona a été soumis à des actes de torture brutaux, infligés par des mercenaires russes du groupe Wagner. Ces actes de torture ont laissé des marques indélébiles sur son corps, affectant gravement ses jambes, son dos et ses deux bras.
La situation de Monsieur Olivier Féissona s’est détériorée au point qu’il a été transféré à la prison militaire du camp de Roux dans un état critique. Selon les proches du sieur Féissona, il n’a reçu aucun traitement médical depuis son arrivée dans cet établissement pénitentiaire. Les blessures causées par la torture sont évidentes, et son état de santé suscite une préoccupation croissante.
Il est important de noter que ce n’est pas la première fois que Monsieur Olivier Féissona est confronté à une arrestation et à des accusations politiquement motivées en République centrafricaine. En 2020, il avait déjà été arrêté parmi un groupe de 16 personnes appréhendées au domicile du ministre centrafricain du Tourisme, des Arts et de la Culture, Dieudonné Ndomaté, sous des accusations de tentative de coup d’État. Malgré son emprisonnement prolongé de deux ans et deux mois à la prison militaire du camp de Roux à Bangui, Monsieur Féissona avait finalement été relaxé par la justice centrafricaine pour un manque de preuves. Cette nouvelle arrestation et les allégations de torture suscitent des inquiétudes quant à un possible abus continu du système judiciaire pour réprimer l’opposition politique et étouffer la dissidence.
Pour des nombreux observateurs, la communauté internationale se doit de réagir à cette situation alarmante en République centrafricaine.
Notons que l’affaire Olivier Féissona met en lumière les graves préoccupations concernant les droits de l’homme en République centrafricaine. La répression politique et les actes de torture doivent être condamnés fermement, et des actions doivent être entreprises pour mettre un terme à de telles violations des droits de l’homme et promouvoir la justice et la démocratie dans le pays.
LE DÉSENGAGEMENT POLITIQUE DE L’ÉTAT, UN FREIN MAJEUR POUR L’ASSISTANCE HUMANITAIRE.
Centrafrique.org/Centrafrique-les-verites-cinglantes-de-lesias-carriere-lagbo-a-touadera/lesias-carriere-lagbo-3/” rel=”attachment wp-att-69655″ data-wpel-link=”internal”>Monsieur Lésias – Carrière LAGBO
Bangui, 28 novembre 2023 (CNC) – Soulager les souffrances humaines notamment celles des populations vulnérables de concert avec les Organisations Internationales (OI) et Non Gouvernementales (ONG) est une convergence d’énergies et des moyens afin d’appuyer un État en crise à combler ses incapacités à assumer sa responsabilité de [ Protéger ], de [ Soulager ] ou encore de [Satifaire] les intérêts vitaux de sa population en tant que Premier Responsable ou Acteur humanitaire.
Chaque Action Humanitaire est subordonnée à priori aux respects de la souveraineté des Etats et des Principes Directeurs Humanitaires [ PDH ] tels que la neutralité, l’impartialité, l’indépendance…
Cependant, [ Sauver des vies ] ou [ Soulager des souffrrances ] soulève un certain nombre de complexités et interrogations inquiétantes par rapport aux respects des principes humanitaires en Centrafrique.
Dans un premier temps, si l’on s’en tient à l’adaptabilité des mécanismes juridiques centrafricains aux contextes ou exigences humanitaires, il existe un réel problème de l’applicabilité de ces mécanismes juridiques ou de leur effectivité.
Ce qui nous amène à nous interroger sur la volonté de nos Autorités ou Instances chargées de l’exécution de l’assistance humanitaire [ application et sanctions ].
De ce fait, si nous comparions la [ Volonté du Gouvernement ] à travers sa politique humanitaire et les [ Buts humanitaires ] susmentionnés et attendus par l’Action Humanitaire, nous realiserions qu’aujourd’hui la Justice et le Social [ bien-être ] ne sont plus des priorités pour nos Dirigeants laissant la place à l’impunité et aux ambitions politiciennes de leur famille politique répartie dans les services étatiques et qui constitue un véritable obstacle pour l’assistance humanitaire à cause de leurs pratiques exogènes aux principes humanitaires [ influences, exigences des quotas…].
Pourtant, les Autorité politiques ou administratives devraient être les principales ressources nationales [ leviers ] sur lesquelles s’appuyaient les Acteurs humanitaires étrangers ou nationaux afin de rendre l’Action Humanitaire effective.
Malheureusement, ce constat révèle une escroquerie humanitaire, une dispersion d’énergies, une manipulation de conscience, une haine aiguë, une pollution de l’espace humanitaire, une corruption exacerbée, un réel abandon humanitaire et un manque de dialogue sincère de la part de nos Autorités appuyées par les autres Acteurs humanitaires tels que: les Organisations Internationales (OI), Organisations Non Gouvernementales (ONG), Société Civile, Syndicats, Opposition Démocratique et Plateforme Religieuse en vue d’alléger la souffrance de notre peuple.
Par exemple, depuis 40 ans, aucune solution durable pour les sinistrés de fleuve Oubangui, l’aide internationale destinée à l’Éducation avait servi à financer les Wagner, l’affaire Hassan BOUBA avec la Cour Pénale Spéciale (CPS), aucun résultat des enquêtes lancées par nos Autorités dans des divers cas d’enlèvements ou assassinats, le Projet des Ressortissants Centrafricains de l’Ouham Pendé aux USA pour la construction d’un poste de santé à Bocaranga 3 a été réorienté par l’actuelle Ministre de l’Action Humanitaire dans la circonscription électorale de son grand frère à Bemal – Paoua 2, les Candidats aux législatives du MCU ont usé du Projet PAKAD comme un moyen des campagnes, la Minusca, le MSF, le Triangle, l’Action Contre la Faim (ACF), Handicap International (HI) étaient des cibles de la Plateforme Galaxies de Didatien KOSSIMATCHI, l’Église catholique est devenue la cible du pouvoir en place à cause de son cri de détresses, le MSF et certaines ONG se sont retirés de Bozoum, Paoua et Markounda suite à des manipulations de consciences, le NRC avait fait l’objet d’une désinformation sur la Radio locale [ Mbili ] de Bocaranga, l’INTERS’OS est bloquée dans la procédure d’implantation de sa base sur une prétendue vérification de ses documents administratifs par les représentants locaux de Bocaranga.
Pour ne citer que ceux-ci, nous réalisons que le but de l’Action humanitaire, ses objectifs et l’implication de ses Acteurs restent un défi majeur pour son effectivité.
Deuxièmement, il y’a lieu de relever qu’en raison de quelques poches de violences armées, la présence des mines anti personnelles, l’état des infrastructures routières impraticables, la flambée des prix de carburants, la réticence des propriétaires de camions ou véhicules de location, l’accès à l’aide ou assistance humanitaire au temps voulu demeure un calvaire et restreint.
Cela est justifiée en grande partie par le manque d’implication de nos Autorités politiques ou administratives pour coordonner ou faciliter l’assistance humanitaire par des réhabilitations des infrastructures routières, une bonne politique sécuritaire et économique et des sensibilisations significatives pour une fluidité de [ transports ] et [ l’Acceptence ] des autres Acteurs étrangers et nationaux.
Pour finir, nos Autorités ainsi que les autres Acteurs humanitaires doivent prendre conscience de la dégradation des situations sociopolitiques et économiques de notre pays, alimentée par la montée spectaculaire des discours de la haine et des appels aux violences afin de privilégier le [ dialogue ] pour éviter une résurgence des violences qui pourrait être fatale pour notre peuple. Seul le dialogue permettra de déceler les forces et failles de chaque Acteur en vue d’une solution durable et d’éviter la désorientation de l’assistance humanitaire, source de pérennisation de la crise.
En dépit de multiples efforts fournis par la Communauté Humanitaire en Centrafrique, l’urgence humanitaire demeure dans le Nord-Ouest et Nord-Est de notre pays surtout en [ Moyens de subsistance ], [ Appui juridique ], [ Constructions des maisons incarcerales ], [ Eaux, Hygiène et Assainissement ], [ Délivrance des documents d’état civil ], [ Sensibilisations sur les mines anti personnelles ], [ Sensibilisations entre les Agriculteurs et Eleveurs ], [ Sensibilitions ses FSI sur les cas de braquages et vols de bétail ], [ Mises en place des Comités de paix ], [ Accès à l’Information ] et [ Assistance médicale ].
Les Organisations Internationales (OI) et Organisations Non Gouvernementales (ONG) doivent elles jouer le rôle de l’État centrafricain ?
Une pensée pour les sinistrés du fleuve Oubangui !!!
A toutes les énergies consenties pour les causes justes, force et courage !!!
Aux âmes sacrifiées pour les causes justes, paix et repos éternels !!!
[ Nous sommes le monde !!! ]
Par Lésias – Carrière LAGBO
Spécialiste en Droit International Humanitaire [ DIH – Protection ] et Conseiller Juridique de la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique [ PJLOD ] centrafricaine.
Bangui, 27 novembre 2023 (CNC) – La République centrafricaine, déjà confrontée à de nombreux défis politiques et économiques, fait face à une menace encore plus pressante : la circulation massive de faux billets de banque sur son territoire. Dans un fichier sonore récemment partagé sur les réseaux sociaux, le Président du mouvement des intellectuels centrafricains musulmans (ICMA), Monsieur Mahomed Sy Yalingui, a tiré la sonnette d’alarme, mettant en garde la population musulmane du pays contre cette grave menace.
Selon les propos de Monsieur Mahomed Sy Yalingui, cette circulation de faux billets semble être orchestrée de manière organisée, impliquant potentiellement des institutions au plus haut niveau de l’État. Cette situation suscite des inquiétudes quant à l’intégrité du système financier centrafricain et soulève des questions quant à qui se cache derrière cette opération clandestine.
Le Président de l’ICMA souligne que la communauté musulmane est particulièrement vulnérable à de telles accusations, car de nombreux opérateurs économiques centrafricains sont de confession musulmane. Il exhorte donc ses compatriotes à la vigilance dans leurs transactions commerciales et met en garde contre les préjugés qui pourraient découler de cette situation.
Le contexte de ces révélations est également marqué par des déclarations incendiaires du ministre conseiller Fidèle Gouandjika, qui a évoqué la possibilité d’un génocide en cas de coup d’État manqué contre le régime de Faustin Archange Touadera . Monsieur Mahomed Sy Yalingui voit dans ces propos une menace voilée à l’encontre de la communauté musulmane, renforçant ainsi la nécessité d’une vigilance accrue.
Cette affaire de faux billets de banque en Centrafrique trouve également des échos dans une publication antérieure du journal Corbeaunews-Centrafrique (CNC), qui faisait état de l’arrivée à Bangui d’un individu suspect, l’Ivoirien Armand Grah. Ce dernier, PDG de l’International Technology Service Handling (ITHS), est un expert en faux billets de banque dans le pays, en collaborant avec un libanais du nom de Tony Kazhem. Ces informations révèlent un schéma préoccupant de corruption et de criminalité à grande échelle.
Le parcours d’Armand Grah, initialement modeste, est devenu obscur à partir du moment où il a obtenu le contrat de sécurisation de l’aéroport international de Bangui Mpoko. Cette opportunité lui a ouvert les portes du pouvoir en République centrafricaine et lui a permis d’établir des liens privilégiés avec les autorités centrafricaines, y compris le ministre des transports. Cette influence aurait même atteint le sommet de l’État, avec de pots-de-vin versés au Président Faustin Archange Touadera.
Mais la véritable sinistralité d’Armand Grah réside dans ses activités de production et de distribution de faux billets, ce qui lui vaut une triste réputation en Afrique de l’Ouest. Il est l’un des principaux acteurs du trafic de faux billets en Côte d’Ivoire et dans toute la région ouest-africaine. De plus, des informations non confirmées suggèrent qu’il aurait tenté de proposer ses services criminels à des personnalités politiques, ce qui souligne la profondeur du réseau de trafic de faux billets.
Ces révélations mettent en lumière le niveau alarmant de corruption et de criminalité qui peut infiltrer les plus hautes sphères du pouvoir à Bangui. La République centrafricaine, déjà fragilisée, se trouve désormais confrontée à un défi encore plus grand : l’éradication d’un réseau transfrontalier de trafic de faux billets qui menace la stabilité du pays.
Tension à Paoua : Les soldats FACA Épinglées pour un Meurtre Animalier
Centrafrique.org/Centrafrique-4-soldats-faca-tues-dans-une-embuscade-des-rebelles-de-la-cpc-vers-markounda/les-soldats-faca-en-detachement-a-kabo-une-sous-prefecture-de-louham-fafa/” rel=”attachment wp-att-65770″ data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA en détachement
Bangui, 01 novembre 2023 (CNC) – Paoua, une petite ville située dans la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine, est actuellement le théâtre d’une vive tension. Une affaire choquante a récemment éclaté, mettant en cause les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) pour leur rôle dans la mise à mort d’un animal rare et protégé. L’animal en question n’est autre qu’un hippopotame, une espèce classée en voie de disparition et protégée par la loi.
La nouvelle a suscité l’indignation et la colère au sein de la population locale ainsi que des autorités. La direction régionale des eaux et forêts a été rapidement saisie de cette affaire, et le Préfet par intérim, monsieur Martin Kossi, s’est également emparé du dossier, manifestant son mécontentement. Comment a-t-il été possible d’en arriver là, se demande-t-on, alors que la protection de ces créatures majestueuses est une priorité pour les autorités centrafricaines ?
Les hippopotames sont des animaux semi-aquatiques emblématiques que l’on trouve principalement en Afrique sub-saharienne. Malheureusement, leur population est en déclin constant, avec une estimation de seulement 115 000 à 130 000 individus survivants. Ils sont actuellement classés comme espèces vulnérables sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN). Malgré les efforts déployés pour les protéger, les soldats FACA, déployés dans la préfecture de Lim-Pendé, ont apparemment ignoré ces lois cruciales.
Le triste événement s’est produit à Bedaka, une localité située à 70 kilomètres de Paoua et à seulement 3 kilomètres de la frontière avec le Tchad. Des soldats FACA ont abattu froidement un hippopotame qui avait quitté la rivière qui sépare les deux pays. Après avoir tué l’animal, ils ont vendu une partie de sa chair aux commerçants locaux, en ont gardé une autre pour leur propre consommation, et ont expédié le reste au Préfet par intérim ainsi qu’à leurs collègues militaires basés à Paoua.
Dès lors, le bureau de l’inspection des eaux et forêts de Lim-Pendé a été alerté et a cherché à obtenir des explications de la part des soldats FACA. Cependant, la réponse de ces derniers n’a pas apaisé les préoccupations de l’inspection. Ils ont affirmé avoir tué l’animal car il représentait une menace pour leur sécurité. Cependant, l’inspecteur en charge de l’affaire a rappelé qu’il existe des procédures à respecter en de telles circonstances, et qu’il n’appartient pas aux soldats de faire leur propre loi.
L’affaire s’est rapidement transformée en un point de discorde entre les soldats FACA de Lim-Pendé et l’inspection des eaux et forêts, qui demande désormais des sanctions à l’encontre de ces soldats accusés d’actes irresponsables et illégaux.
L’histoire est en cours de développement, et il reste à voir quelle sera la suite des événements. Les autorités locales et internationales, ainsi que les défenseurs de la faune sauvage, suivent de près cette affaire pour s’assurer que justice soit rendue et que de tels actes ne se reproduisent plus à l’avenir. La protection de la faune sauvage est une responsabilité collective, et chaque action compte pour préserver les espèces en danger et notre planète. Affaire à suivre…
Kidnapping de Chinois à Lamy, Le Nombre de Victimes Augmente à 5
Centrafrique.org/rca-nouveau-bombardement-russe-dans-le-nord-ouest-la-population-en-debandade/le-village-lamy-pont-apres-le-bombardement-russe-ce-mardi-31-aout-2021/” rel=”attachment wp-att-49817″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/08/Le-village-Lamy-Pont-apres-le-bombardement-russe-ce-mardi-31-aout-2021-450×435.jpg” alt=”Le village Lamy-Pont après le bombardement russe ce mardi 31 août 2021″ width=”450″ height=”435″ />Le village Lamy-Pont
Bangui, 28 novembre 2023 (CNC) – La situation autour du kidnapping de ressortissants chinois à Lamy, en Centrafrique, devient de plus en plus préoccupante. Ce qui était initialement annoncé comme un enlèvement de quatre Chinois s’est avéré être une tragédie impliquant cinq victimes. Les circonstances de leur détention demeurent floues, mais cette nouvelle a provoqué une onde de choc au sein de la sphère politique nationale.
Le samedi 18 novembre dernier, aux alentours de 5 heures du matin, un groupe d’une dizaine d’hommes armés a lancé une attaque brutale contre le site minier de l’entreprise chinoise IMC, situé dans la petite localité de Lamy, à environ trente kilomètres de la sous-préfecture d’Abba. Au cours de cette attaque, les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA), responsables de la sécurité du site minier et de la protection des exploitants chinois, ont pris la décision de se retirer, laissant derrière eux cinq employés chinois pris en otage par les assaillants. Depuis lors, les familles des ressortissants chinois kidnappés n’ont reçu aucune nouvelle de leurs proches.
Selon des sources gouvernementales, des négociations avec les ravisseurs sont en cours pour la libération des otages. Cependant, le niveau de ces négociations et les détails entourant cette démarche restent obscurs.
L’incident suscite de vives inquiétudes quant à la sécurité des travailleurs étrangers en Centrafrique, en particulier dans les zones à risque comme les sites miniers.
Le kidnapping de ressortissants étrangers est une menace sérieuse pour la stabilité et la réputation de la Centrafrique sur la scène internationale. Il est impératif de prendre des mesures immédiates pour mettre fin à cette crise et empêcher de futurs incidents similaires. Les détails concernant les négociations en cours et les actions prises par les autorités centrafricaines pour résoudre cette crise devront être suivis de près, alors que le monde attend avec anxiété des nouvelles de la libération des otages chinois à Lamy.
Bangui, 27 novembre 2023 (CNC) – Dans une récente conférence-débat à Bangui, deux figures centrafricaines très controversées, Alexis Ndui Yabela, un docteur, enseignant en droit environnemental à l’université de Bangui, et Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d’État en charge de la justice, ont exprimé leur opposition au rapport du chercheur français Roland Marchal sur la situation en République centrafricaine (RCA).
Le rapport de Roland Marchal en question, intitulé “Centrafrique, la fabrique d’un autoritarisme”, offre une analyse critique de la situation politique et sociale en RCA. Et celui de ces enseignants qui va sortir en l’an 2095, selon l’un d’eux, est intitulé : la déconstruction de l’analyse de monsieur Roland Marchal. Les commentaires de Ndui Yabela et Djoubaye Abazène semblent plus refléter une déficience intellectuelle que toute compréhension véritable du rapport.
Dans ses propos, Ndui Yabela affirme que le rapport de Marchal comporte des lacunes d’ordre formel et de fond sans pour autant en fournir une comme preuve concrète de ces prétendues lacunes. Il semble que son opposition au rapport scientifique de Roland Marchal repose davantage sur des préjugés que sur une évaluation objective. La démarche scientifique de Marchal est bien établie, et ses conclusions sont basées sur des faits solides et vérifiables.
Ndui Yabela va ensuite jusqu’à remettre en question le départ forcé à la retraite de Madame Danièle Darlan, évoqué dans le rapport de Marchal. Cependant, il ne fournit aucune preuve ou argument valable pour étayer son opposition et sa position. Il est essentiel de noter que les chercheurs comme Marchal se basent sur des sources fiables et des enquêtes minutieuses pour étayer leurs conclusions. En tant que Centrafricains, nous vivons malheureusement cela au quotidien. Si Ndui Yabela a des informations contraires, il devrait les présenter de manière objective au lieu de simplement les discréditer.
De plus, la promesse d’une réplique “totale, foudroyante et douloureuse” formulée par Arnaud Djoubaye Abazène semble plutôt être une réponse émotionnelle qu’une réfutation argumentée du rapport. Une réponse appropriée aurait été de discuter des points spécifiques soulevés par Marchal et de présenter des contre-arguments solides.
Il est important de rappeler enfin que le rapport de Roland Marchal offre une analyse approfondie de la situation en RCA, mettant en lumière les problèmes de gouvernance, les violations des droits de l’homme et les pratiques autoritaires. Au lieu de rejeter ces conclusions de manière non fondée, les responsables centrafricains devraient les examiner sérieusement et travailler à résoudre les problèmes qui y sont exposés.
En réalité, les critiques d’Alexis Ndui Yabela et d’Arnaud Djoubaye Abazène à l’encontre du rapport de Roland Marchal semblent davantage être le résultat d’une déficience intellectuelle et d’une réticence à faire face à la réalité qu’une réponse valable à une analyse sérieuse de la situation en RCA. Il est essentiel de promouvoir un débat intellectuel constructif et fondé sur des preuves pour résoudre les problèmes du pays, plutôt que de chercher à réprimer la critique légitime.
Cinq ans de népotisme, de tribalisme et d’hypocrisie du MCU au pouvoir
Centrafrique.org/Centrafrique-la-persistance-des-cultes-de-la-personnalite-un-frein-a-la-democratie/des-casquettes-et-echarpes-a-leffigie-de-touadera-portees-par-le-meme-linterdicteur-simplice-mathieu-sarandji/” rel=”attachment wp-att-63743″ data-wpel-link=”internal”>Simplice Mathieu Sarandji” width=”338″ height=”450″ />Des casquettes et écharpes à l’effigie de Touadera portées par celui là-même qui a interdit le culte de la personnalité, sieur Simplice Mathieu Sarandji
Bangui, 27 novembre 2023 (CNC) – Alors que le Mouvement des Cœurs Unis (MCU) se prépare à célébrer cette année son cinquième anniversaire à s’accrocher au pouvoir en République centrafricaine, l’enthousiasme est aux abonnés absents. Au lieu de festivités, les médias sociaux sont inondés de messages de colère et de déception, exprimant la frustration du peuple centrafricain face à ces cinq années de gouvernance contestée.
Un post récent sur WhatsApp, écrit par un compatriote centrafricain, a résumé de manière poignante le sentiment général : “Le mouvement des moutons du cœur désunies fête quoi du 24 au 26 Novembre ? 5 ans de souffrances du peuple, 5 ans de l’insécurité dans le pays, 5 ans de non-paiement des Primes globales d’alimentation (PGA) des Forces Armées Centrafricaines (FACA), 5 ans de torture de nos FACA par les mercenaires de la société Wagner, 5 ans de malheur, 5 ans des morts des Centrafricains tués par les mercenaires de la société Wagner, 5 ans sans eau, sans routes, sans hôpitaux, 5 ans de népotisme, tribalisme et hypocrisie, 5 ans de la disparition de la démocratie, 5 ans de souffrances, 5 ans de joie au sein du mouvement des moutons désunis. La liste est trop longue.”
Ce post reflète l’amertume grandissante ressentie par de nombreux citoyens centrafricains envers le MCU et son leader, Faustin Archange Touadera. Les cinq années au pouvoir du MCU ont été marquées par des promesses non tenues et une détérioration constante de la situation dans le pays.
L’une des principales préoccupations soulevées par le post est l’insécurité persistante en République centrafricaine. Malgré les efforts des différents gouvernements successifs, de nombreuses régions du pays restent en proie à des violences, aux conflits armés et à l’instabilité. Les FACA, censées garantir la sécurité nationale, sont elles-mêmes victimes de non-paiement de leurs primes et de torture aux mains de mercenaires.
De plus, les infrastructures et les services de base telles que l’eau, les routes, les écoles et les hôpitaux demeurent gravement négligées. Les Centrafricains continuent de souffrir des conséquences de ce manque d’investissement dans des services essentiels, ce qui a un impact direct sur leur qualité de vie.
Le népotisme et le tribalisme ont également été décriés comme des problèmes endémiques sous le règne du MCU. L’accusation de favoritisme envers certains groupes ethniques au détriment d’autres a sapé la confiance envers le gouvernement et a alimenté les divisions au sein de la société.
La démocratie, un principe fondamental, semble s’être érodée au fil des ans, laissant de nombreux citoyens se sentir exclus du processus politique et du débat public. Cette absence de transparence et de responsabilité gouvernementale a conduit à une perte de confiance dans les institutions démocratiques.
En fin de compte, le cinquième anniversaire du MCU a été l’occasion pour de nombreux Centrafricains de réfléchir à cinq années de déceptions et de promesses non tenues. Le mécontentement exprimé sur les réseaux sociaux est une manifestation de la frustration généralisée face à un leadership politique qui n’a pas réussi à répondre aux besoins et aux aspirations du peuple centrafricain. Il est temps que le MCU écoute les préoccupations de ses citoyens et s’engage sérieusement à améliorer la situation du pays.
Arsène Daniel NGREPAYO, un faussaire notoire, nommé chargé de mission à l’assemblée nationale
Centrafrique.org/Centrafrique-arsene-ngrepayo-le-faussaire-dircab-a-nouveau-sur-scene/arsene-ngrepayo/” rel=”attachment wp-att-25453″ data-wpel-link=”internal”>Le sulfureux Arsène Grepayo, directeur de cabinet du ministre des sports. CopyrightDR.
Bangui, 27 novembre 2023 (CNC) – Dans un geste qui a choqué de nombreux Centrafricains, Monsieur Arsène Daniel NGREPAYO, un expert en contrefaçon de billets de banque et de détournement de fonds publics, a été nommé chargé de mission à l’Assemblée Nationale centrafricaine. Cette nomination soulève des questions sur l’intégrité et l’éthique au sein du régime de Faustin Archange Touadera, ainsi que sur le processus de sélection des fonctionnaires de haut rang.
Arsène Daniel NGREPAYO est loin d’être un inconnu en République Centrafricaine. Auparavant directeur de cabinet au ministère de la jeunesse et des sports, il a été accusé de détournement de 5 millions de francs CFA de fonds publics. Suite à ces accusations, il avait été démis de ses fonctions et remplacé par un chef milicien du nom d’Héritier Doneng. Malgré les preuves et les accusations à son encontre, NGREPAYO n’a jamais fait face à des poursuites judiciaires sérieuses et a réussi à éviter toute sanction.
Ce qui est encore plus troublant, c’est que ce n’était pas la première fois que NGREPAYO était impliqué dans des actes répréhensibles. Il était bien connu pour sa participation à la contrefaçon de billets de banque et pour avoir utilisé ces faux billets pour distribuer de l’argent à des membres du conseil national de la jeunesse venus de différentes régions du pays en 2017. Malgré ces antécédents peu recommandables, il a été nommé chargé de mission à l’Assemblée Nationale par un arrêté signé par le Président de ladite institution, monsieur Simplice Mathieu Sarandji dit SMS.
Cette nomination soulève des inquiétudes quant à l’intégrité du processus de nomination des hauts fonctionnaires en République Centrafricaine. Comment un individu avec un passé aussi trouble et inquiétant a-t-il pu être nommé à un poste de responsabilité au sein de l’Assemblée Nationale ? Cette décision remet en question la capacité des autorités centrafricaine à prendre des mesures éthiques et à lutter contre la corruption.
De plus, cette nomination envoie un message troublant à la population centrafricaine. Elle suggère que les individus accusés de crimes financiers peuvent échapper à toute forme de responsabilité et même être récompensés par des postes gouvernementaux de haut niveau. Cela sape la confiance du public dans le système politique et renforce les perceptions négatives sur l’intégrité du gouvernement.
Le Discours du MCU : Une Célébration de la Déconnexion de la Réalité
Centrafrique.org/rca-faustin-archange-touadera-investi-candidat-du-mcu-a-la-presidentielle-du-27-decembre-2020/arrivee-de-touadera-au-congres-du-parti-mcu-le-24-septembre-2020-par-la-diaspora/” rel=”attachment wp-att-40901″ data-wpel-link=”internal”>Arrivée du chef de l’État Faustin Archange Touadera au premier jour du congrès de son parti, le MCU le 24 septembre 2020.
Bangui, 27 novembre 2023 (CNC) – Le discours du secrétaire exécutif du Mouvement des Cœurs Unis (MCU), Pr. Simplice Mathieu Sarandji, à l’occasion du 5ème anniversaire du parti, est un exemple typique de la rhétorique politique vide et déconnectée de la réalité qui caractérise souvent les discours des partis au pouvoir en Afrique. Tout au long de son discours, Sarandji tente de glorifier le MCU et son leader, le Président putschiste Faustin Archange Touadera, tout en ignorant les réalités complexes et les problèmes profonds qui touchent la République centrafricaine.
Tout d’abord, Sarandji se vante de la longue histoire du MCU, prétendant que le parti existe depuis plus de cinq ans, oubliant de mentionner que le parti est essentiellement une émanation de la présidence de Touadéra et qu’il est largement perçu comme un instrument du pouvoir en place pour maintenir son contrôle sur le pays. L’histoire politique du MCU est en grande partie celle de la consolidation du pouvoir de Touadéra, au détriment de la démocratie et des droits de l’homme.
De plus, Sarandji évoque la disparition de certains membres du parti, tentant de susciter de l’émotion pour détourner l’attention des problèmes réels auxquels la République centrafricaine est confrontée. Il ne fait aucune mention des graves problèmes de sécurité, des violations des droits de l’homme et des conflits qui déchirent le pays depuis des années. Il ignore également les critiques concernant les Élections référendaires chaotiques et les allégations de fraude.
Sarandji continue en louant la vision de Faustin Archange Touadera,et en prétendant que le MCU et ses alliés sont les champions de la démocratie. Cependant, il omet de mentionner que la situation politique en République centrafricaine est loin d’être démocratique, avec des fraude électorale massives et de répression politique, des crimes de guerre et crimes contre l’humanité perpétrés par son régime et son allié du groupe Wagner sur la population.
Enfin, Sarandji exprime son espoir que le MCU puisse continuer à perpétuer son discours. Cependant, il ne reconnaît pas que le discours actuel du MCU est synonyme de division et de méfiance, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays. Le MCU doit faire face à de sérieux défis pour rétablir la confiance de la population et de la communauté internationale.
En réalité, le discours de Pr. Simplice Mathieu Sarandji est un exemple typique de la rhétorique politique vide et déconnectée de la réalité souvent utilisée par les partis au pouvoir. Il passe sous silence les problèmes réels auxquels la République centrafricaine est confrontée et tente de glorifier le parti au pouvoir sans reconnaître les critiques légitimes et les préoccupations de la population.
Bangui, 27 novembre 2023 (CNC) – Une opération conjointe héroïque menée par les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), appuyée par d’anciens rebelles démobilisés et des civils, a récemment abouti à un succès retentissant à Sam-Ouandja. Cette initiative audacieuse a permis de contrer une attaque menée par des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), qui avaient érigé une barricade sur la route de Sam-Ouandja.
Les événements ont débuté lorsque des hommes armés, identifiés comme membres de la CPC, ont érigé une barricade à environ 12 kilomètres de la ville de Ouanda-Djallé, sur la route de Sam-Ouandja, précisément au village de Délé. Au cours de cette opération, les assaillants ont réussi à saisir la moto du maire de Ouanda-Djallé, créant ainsi un climat d’insécurité croissante dans la région.
Centrafrique.org/?attachment_id=70790″ rel=”attachment wp-att-70790″ data-wpel-link=”internal”>La montagne de Ouanda-Djallé
La nouvelle de cette attaque rapide s’est rapidement propagée dans la ville, suscitant une réaction immédiate des soldats FACA et d’autres civils, parmi lesquels figuraient d’anciens combattants rebelles du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) qui avaient été démobilisés. Tous ces individus, armés et déterminés à défendre leur communauté, ont décidé de poursuivre les assaillants dans le but de récupérer la moto du maire.
Le lendemain de l’attaque, les FACA et leurs alliés ont lancé une opération conjointe contre les assaillants. Grâce à leur coordination et à leur détermination, ils ont réussi à reprendre possession de la moto qui avait été saisie par les rebelles. Cependant, cette victoire n’a pas été sans coût, car l’un des anciens combattants démobilisés a été grièvement blessé à la jambe au cours de l’affrontement et a dû être immédiatement admis à l’hôpital de Ouanda-Djallé pour recevoir des soins médicaux.
Cette opération conjointe, qui a réuni les forces de sécurité officielles, les anciens rebelles démobilisés et les civils, est un exemple frappant de l’importance de l’unité et de la coopération dans la lutte contre les groupes armés et les menaces à la sécurité que le gouvernement de Bangui ne peut les maitriser. Elle démontre également l’engagement des Centrafricains à protéger leurs communautés et à maintenir la stabilité dans leur pays face à l’incompétence désormais notoire des autorités de Bangui.
L’incident à Sam-Ouandja rappelle que, malgré les défis persistants en matière de sécurité en République centrafricaine, il existe une volonté forte et résolue de lutter contre l’instabilité et de restaurer la paix.
La milice AZANDE ANI KPI GBE nie tout accord de paix avec l’UPC : Réponse aux allégations de la Minusca et de Radio Ndékèluka
Centrafrique.org/chaos-a-zemio-lequipe-dune-ong-internationale-victime-dun-braquage-spectaculaire/upc-rebelles/” rel=”attachment wp-att-68394″ data-wpel-link=”internal”>Trois combattants rebelle de l’UPC à Mboki, au sud-est de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Bangui, 27 novembre 2023 (CNC) – La Coordination du Groupe d’Autodéfense AZANDE ANI KPI GBE a émis deux droits de réponse, l’un adressé au porte-parole de la MINUSCA en RCA et l’autre à la Rédaction de la Radio Ndeke Luka, en réponse à des allégations faites au sujet d’un accord de paix supposé signé entre l’UPC (Unité pour la Paix en Centrafrique) et le groupe AZANDE ANI KPI GBE. Les deux droits de réponse réfutent catégoriquement l’existence de cet accord et accusent la MINUSCA et la Radio Ndeke Luka de propager de fausses informations.
Le premier droit de réponse, adressé à la MINUSCA, conteste vivement les propos du porte-parole de cette organisation, qui aurait affirmé que les deux groupes rivaux, l’UPC et AZANDE ANI KPI GBE, auraient signé un accord de paix et de libre circulation dans la région du Haut Mbomou à la suite d’une réunion tenue à Obo le 15 novembre 2023. Le Groupe AZANDE ANI KPI GBE dément formellement cette information, soulignant qu’il n’a signé aucun accord avec l’UPC et qu’il refuse tout dialogue tant que la libre circulation sur les axes Obo – Zemio n’est pas assurée et tant que l’UPC ne quitte pas leur préfecture. Le groupe rappelle que lors de la réunion du 15 Novembre, leur représentant a exprimé clairement cette position.
Le groupe accuse également la MINUSCA d’avoir exclu le correspondant de la Radio Ndeke Luka à Obo de la réunion et d’avoir interdit sa présence lors de plusieurs rencontres ultérieures, remettant en question la crédibilité de l’information diffusée par la station radio. Il affirme que la MINUSCA devrait se préoccuper davantage de sa mission au Haut Mbomou plutôt que de propager des mensonges par le biais des médias.
Le deuxième droit de réponse, adressé à Rédaction de la Radio Ndeke Luka, reprend essentiellement les mêmes arguments et reproches formulés à la MINUSCA. Il insiste sur le fait que ni la Radio Ndeke Luka ni la MINUSCA n’ont pu fournir de preuves tangibles de l’existence d’un accord de paix entre l’UPC et AZANDE ANI KPI GBE.
Le groupe AZANDE ANI KPI GBE conclut en réaffirmant son engagement à poursuivre son combat jusqu’à la libération totale de son territoire des mains de l’UPC et à l’installation de l’autorité de l’État dans toutes les villes du Haut Mbomou.
Ces droits de réponse reflètent la tension persistante et la méfiance entre les différents groupes armés en République centrafricaine, ainsi que la difficulté de parvenir à un véritable accord de paix dans la préfecture du Haut Mbomou. Ils soulignent également l’importance de la vérification rigoureuse des informations avant leur diffusion, en particulier dans un contexte où les rumeurs et les fausses nouvelles peuvent avoir des conséquences graves.
Bangui, 27 novembre 2023 (CNC) – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine, plus connue sous l’acronyme MINUSCA, continue de mener des opérations de déminage dans certaines villes de province afin de garantir la libre circulation des biens et des personnes. Cette mission onusienne en RCA reste déterminée à assurer la sécurité et la stabilité dans le pays en éliminant les engins explosifs qui menacent la vie des civils.
Selon les informations rendues publiques lors de sa conférence de presse hebdomadaire, la MINUSCA maintient une présence active sur le terrain, en suivant rigoureusement le protocole de déminage. Les équipes en place travaillent sans relâche pour identifier et neutraliser les engins explosifs disséminés dans les zones à risque.
Le lieutenant-colonel Bertrand Dakissaga, porte-parole de la force de la MINUSCA, a rapporté les récents succès de l’opération de déminage à Bambari. L’équipe de lutte contre les engins explosifs du contingent marocain, en collaboration avec l’équipe UNMAS, a réussi à détruire des engins explosifs dans le village de Kombélette le 15 novembre dernier. Cette opération délicate permet de rendre ces zones plus sûres pour les habitants.
En outre, des patrouilles conjointes sont menées par la MINUSCA en coordination avec les Forces armées centrafricaines (FACA) dans diverses localités, notamment le village de Boyau et la zone du marché. Ces patrouilles visent à maintenir la sécurité et à rassurer les populations locales. La situation au centre du pays est décrite comme relativement calme, grâce à la posture robuste des unités de la MINUSCA, qui dissuadent toute menace contre les civils.
À l’ouest, suite à une attaque survenue le 15 novembre dernier, la force de la MINUSCA a déployé une unité du contingent bangladais dans la zone. Cette unité a rapidement mis en place des patrouilles pour sécuriser la localité et ses environs, en coordination avec les FACA. Ces efforts ont contribué à rétablir progressivement le calme dans la région.
La MINUSCA continue donc son engagement en République centrafricaine en menant des opérations de déminage, en patrouillant aux côtés des FACA, et en maintenant une posture dissuasive pour protéger les populations civiles et promouvoir la stabilité dans le pays. Ces efforts sont essentiels pour garantir la libre circulation des biens et des personnes, ainsi que pour créer un environnement propice au développement et à la reconstruction de la nation centrafricaine.
Bangui, 27 novembre 2023 (CNC) – L’ancien premier ministre centrafricain, Henri-Marie Dondra, a fait un retour fracassant sur la scène politique du pays en lançant officiellement son propre parti politique, baptisé « UNIR » (Unité Républicaine).
La nouvelle formation politique a annoncé la finalisation de ses statuts et règlements intérieurs lors d’une réunion qui s’est tenue vendredi dernier. Cette étape importante a été suivie par un message d’unité adressé à tous les sympathisants du parti, marquant ainsi le début de leur engagement politique.
Gildas de Careme Benam, secrétaire général et porte-parole du Parti Unir, a expliqué l’objectif de cette initiative : « C’est d’abord un message de rassemblement et d’unité. C’est dans cet esprit que le président fondateur a relancé ses activités politiques, parce que le Parti Unir existait déjà sous une autre appellation, appelée Mouvement “les refondateurs”. Aujourd’hui, il est question de donner un nouvel élan, d’imprimer une nouvelle marque à ce combat politique qu’il entend mener pour contribuer à l’animation de la vie politique en République Centrafricaine. Nous appelons nos militantes et militants, les sympathisantes et les sympathisants, à demeurer mobilisés pour agrémenter la journée de ce dimanche 26 novembre 2023 qui s’avère à tous égards historique pour le président fondateur, qui va véritablement naître à la vie politique. C’est d’abord le lancement officiel parce que nous avons parlé vers le Haut Conseil Politique, et donc, et demain, ça va être la sortie officielle. C’est l’unité politique qui tiendra l’œuvre de sortie officielle aux partis unités républicaines. C’est l’unité, le rassemblement, la cohésion, la réconciliation nationale. Nous avons parlé du rassemblement national, de l’unité nationale, et donc, tous les partis politiques sont conviés. »
Au terme de ce congrès dimanche, Henri-Mari Dondra a été officiellement installé comme le Président exécutif du parti, marquant ainsi son retour sur la scène politique nationale. Le président fondateur du Parti Unir a partagé sa vision pour l’avenir de la République Centrafricaine : « Le parti UNIR, par son idéologie sans positionnement, ses principes et ses valeurs, se révèle le cadre adéquat pour rassembler davantage et contribuer à la construction de notre pays. Le parti UNIR puise son inspiration dans la social-démocratie, combinant des éléments du socialisme et du libéralisme. Il ne s’oppose à aucun groupe politique, mais soutiendra toute initiative visant la paix et la cohésion sociale. Le parti UNIR adopte une position centriste et évite de s’engager dans des querelles politiciennes stériles. Il accueillera favorablement toutes les initiatives positives du gouvernement et collaborera avec d’autres formations politiques intéressées par les questions de solidarité et de développement socio-économique. La crise économique et sociale que traverse la République Centrafricaine a des répercussions négatives sur les ménages, qui souffrent d’une baisse du pouvoir d’achat. C’est pourquoi j’ai décidé de prendre un nouveau départ pour contribuer à la construction de notre nation. »
Le lancement officiel du Parti Unir sous la direction d’Henri-Mari Dondra marque une étape importante dans le paysage politique de la République Centrafricaine, suscitant l’attention et l’espoir de nombreux citoyens qui aspirent à un avenir meilleur pour leur nation. Reste à voir comment cette nouvelle formation politique évoluera et quel impact elle aura sur la scène politique du pays dans les années à venir.
Thierry Simplice Bongolo : Nouveau Leader du PNCN après la Disparition de Cyriaque Gonda
Centrafrique.org/cyriaque-gonda-president-du-pncn-affirme-centrafrique-ivre-et-chancelante/cyriaque-gonda-president-du-pncn/” rel=”attachment wp-att-60158″ data-wpel-link=”internal”>Cyriaque Gonda, ancien Président du PNCN décédé. CopyrightDR
Bangui, 27 novembre 2023 (CNC) – Le Parti National pour le Renouveau en Centrafrique (PNCN) a récemment traversé une période de transition suite au décès de son président fondateur, Cyriaque Gonda, en mars 2023. Cette situation a conduit à un changement de leadership au sein du parti, avec la désignation de Thierry Simplice Bongolo comme nouveau leader, à l’issue du 6e congrès du parti qui s’est tenu les 24 et 25 novembre derniers.
Le nouveau bureau politique du PNCN a clairement défini son orientation en mettant l’accent sur l’autonomisation des jeunes et des femmes par le biais de l’entrepreneuriat, dans le but de lutter contre la pauvreté qui sévit dans le pays. Thierry Simplice Bongolo, en tant que nouveau président du parti, a exprimé sa détermination à faire de cette priorité son principal objectif. Il a également partagé ses idées avec Faustin Archange Touadera sur la nécessité de créer des opportunités d’emploi pour la jeunesse en favorisant le développement de l’entrepreneuriat.
Thierry Simplice Bongolo a souligné son engagement envers un projet ambitieux pour le pays, et en tant que président du PNCN, il compte le mettre en œuvre d’ici l’année 2024. Il a clairement déclaré que sa priorité sera de travailler en faveur de la jeunesse et des femmes. Il espère que sa contribution pourra apporter des changements significatifs dans le pays et peut-être inspirer d’autres acteurs politiques à prendre des mesures similaires au sein de leurs propres partis.
La nomination de Thierry Simplice Bongolo à la tête du PNCN semble marquer un tournant dans la direction du parti, avec un fort accent mis sur l’autonomisation économique des jeunes et des femmes comme moyen de lutter contre la pauvreté en Centrafrique. Il reste à voir comment ces ambitions se traduiront dans les actions concrètes du parti et quelle sera la réponse de la population centrafricaine à cette nouvelle direction politique.
La crise des déplacés de Gbakassa : la vie précaire à Bimon
Centrafrique.org/les-deplaces-du-village-gbakassa-a-bimon-sur-la-route-de-mbaiki/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/11/Les-deplaces-du-village-Gbakassa-a-Bimon-sur-la-route-de-Mbaiki-450×253.jpg” alt=”Les déplacés du village Gbakassa actuellement à Bimon sur la route de Mbaïki” width=”450″ height=”253″ />Les déplacés du village Gbakassa actuellement à Bimon sur la route de Mbaïki
Bangui, 27 novembre 2023 (CNC) – Le village de Bimon, depuis le début du mois de novembre 2023, est le foyer de près de 500 déplacés venus de Gbakassa. Ces hommes, femmes et enfants ont été contraints de quitter leur localité à la suite d’une opération militaire menée par les Forces Armées Centrafricaines contre des groupes armés qui sévissaient dans leur localité d’origine. Les conséquences de cette opération ont été dévastatrices, poussant ces déplacés à fuir pour sauver leur vie.
Actuellement, ces déplacés trouvent refuge dans les salles de classe de l’école de Bimon, à une dizaine de kilomètres plus loin, où ils vivent dans des conditions extrêmement difficiles. Le désespoir et la souffrance sont palpables, et les cris et pleurs des enfants résonnent dans ces salles de classe transformées en abris de fortune.
À l’intérieur de ces bâtiments scolaires, les déplacés ont organisé leur espace comme ils le pouvaient, en se répartissant par ménage pour occuper les lieux. Le sol est recouvert de nattes, de draps, de sacs d’habits, et quelques ustensiles de cuisine rudimentaires sont éparpillés çà et là. Certaines personnes n’ont rien apporté lors de leur fuite et sont contraintes de s’asseoir ou de dormir directement sur le sol dur et froid.
Les témoignages des déplacés sont poignants. Evelyn et Nadia, deux femmes parmi tant d’autres, déplorent le changement brutal et inattendu de leur vie. Elles partagent leur quotidien précaire et les défis qu’elles doivent surmonter pour survivre. Evelyn raconte comment les habitants du village de Bimon leur ont offert un peu de réconfort en leur fournissant de la nourriture et des moyens de cuisiner, malgré leurs propres ressources limitées. Nadia souligne la difficulté de vivre dans des conditions insalubres, avec des enfants régulièrement malades et des conditions de sommeil précaires.
Parmi les déplacés, Octavie est sur le point d’accoucher, ce qui ajoute un niveau de préoccupation supplémentaire à sa situation déjà difficile. Elle explique comment les hommes armés ont détruit leurs maisons et comment elle a dû fuir sans rien emporter, à l’exception de la robe qu’elle porte.
Un peu plus loin, Arlette, chez le chef de groupe, partage son propre calvaire. Les enfants, affamés, aspirent à griller du maïs, mais il leur manque le feu et les ressources nécessaires pour démarrer une activité commerciale qui pourrait améliorer leur situation. Arlette exprime son découragement et sa réticence à retourner dans son village d’origine, étant donné les défis auxquels elle est confrontée ici.
Malgré ces conditions difficiles, plus de 150 élèves parmi les déplacés se sont inscrits cette année à l’école du village de Bimon. Dieudonné Toyoro, le directeur de l’école Mix de Gbakassa, appelle le gouvernement à prendre des mesures pour assurer la sécurité dans la localité. Il espère que les forces de l’ordre pourront être déployées pour protéger la population et permettre la reprise des activités pédagogiques. Si cela n’est pas possible, il demande également à l’UNICEF d’intervenir pour garantir que les enfants déplacés puissent continuer leur éducation malgré les perturbations qu’ils ont subies.
Face à cette situation alarmante, le chef du village de Gbakassa lance un appel urgent au gouvernement, aux ONG et à toutes les personnes de bonne volonté pour venir en aide à ces déplacés qui vivent dans des conditions extrêmement précaires. La solidarité et l’aide humanitaire sont plus que jamais nécessaires pour soulager la souffrance de ces personnes qui ont tout perdu et qui cherchent désespérément un endroit sûr où reconstruire leur vie.
Bangui, 26 novembre 2023 (CNC) – Les histoires de grossesses indésirées voire indésirables ou des papas irresponsables qui fuient à la découverte d’une grossesse dont ils sont l’auteur, ne concernent pas que les fidèles. Les hommes de Dieu, pasteurs comme prêtres y sont de plus en plus concernés. Certains ont même l’audace de se disputer parfois la paternité d’un enfant en public. Le Cardinal Dieudonné Nzapalainga a, quant à lui, choisi d’entretenir le flou sur l’une de ses dernières progénitures.
C’est une information exclusive de CNC. Le Cardinal Dieudonné Nzapalainga est empêtré dans un scandale grandeur nature, surtout qu’il s’est déroulé à la Cathédrale Notre de l’Immaculée Conception de Bangui, impliquant plusieurs de ses collaborateurs. Selon des sources religieuses et familiales crédibles, le Cardinal Dieudonné Nzapalainga s’est amouraché d’une jeune fille, enfant d’un haut cadre des Nations Unies mais cette dernière vivait déjà avec un garçon dont le papa est un ancien Vice-Président du Conseil de la Cathédrale et la maman quant à elle, est dans le conseil de Dieudonné Nzapalainga.
C’est comme l’histoire de la Vierge Marie prédestinée à Joseph mais qui est tombée enceinte sous la motion de Saint Esprit. Comme Dieu le Père, le Cardinal Dieudonné Nzapalainga a donc trouvé mieux d’enceinter la femme du fils de ses collaborateurs. Et l’affaire a donc fait grand bruit au point que la belle famille du Cardinal n’a pas trouvé mieux que de donner son nom propre à l’enfant pour cacher l’opprobre.
Le comble, c’est que l’enfant a été baptisé en mars dernier à la Cathédrale de Bangui par le curé parent du Cardinal, en l’occurrence le père Patrick Mbéya, qui vit aussi maritalement depuis plusieurs années.
Décidemment, les chrétiens catholiques ne devraient pas faire ce qu’enseigne le Cardinal Dieudonné Nzapalainga qui passe pour un « homme de paix » à l’échelle internationale mais qui est capable de briser un couple de jeunes ou bien de jeter son dévolu sur les femmes des enfants de ses conseillers. Rien de ce qui est caché dans le noir, ne saurait le rester éternellement. Si le Cardinal Dieudonné Nzapalainga sans scrupule, peut cocufier ses propres fidèles, qu’en sera-t-il de ses prêtres sur qui, il ne semble avoir aucun contrôle ? Le célibat consacré ou la chasteté sont de vains mots qui cachent ces crimes sexuels commis par des hommes en soutane. Si l’on fouille bien, on découvrira de nombreux cas d’abus sexuels ou de pédophilie dans l’Eglise Catholique de Centrafrique. Qui viendra rendre justice à ses victimes dont on ne fait même pas cas ?
Bangui, 27 novembre 2023 (CNC) – Alors que la République centrafricaine cherche désespérément à résoudre ses problèmes d’approvisionnement en électricité, l’ancien député Jean-Pierre Mara prend la parole pour analyser la situation. Il met en lumière les lacunes dans la formation d’ingénieurs, la maintenance des infrastructures et la compréhension des nouvelles technologies énergétiques, tout en remettant en question les réponses actuelles apportées par Sakaï et Danzy.”
Tribune du député Jean-Pierre Mara : « PARLONS UN PEU DE L’ÉLECTRICITÉ « . Expliquons un peu que Sakaï et DANZY ne sont pas la solution.
Commençons par aborder d’abord la question de l’énergie en général.
Dans une société immature dirigée par des imminents professeurs, je m’attendais à ce que l’ENERCA soit un laboratoire des études sur la production de l’énergie
en zone tropicale à grande pluviométrie.
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Dans une société immature dirigée par des imminents professeurs, je m’attendais à ce que SOCATEL devienne un laboratoire de l’exploitation des nouvelles
technologies de l’information et de la communication dont la mise en oeuvre aurait entrainé et boosté la construction de routes et tacitement la pose de
la fibre optique pour l’interconnexion de tous les hôpitaux et établissements d’enseignement.
La SODECA n’aurait pas été en reste.
La vieille technologie de production et de distribution de l’électricité reste compliqué alors que des universitaires, des Docteurs et des Professeurs
dirigent tous les départements.
Quoi de plus normal que dans sa vie, le citoyen s’attende à ce que les panneaux solaires de Sakaî et de Danzy soient des réponses, première dans l’histoire
centrafricaine.
Mais patati et patata qu’elles n’apporteront rien comme solutions aux problèmes actuels de fourniture d’électricité.
Je m’explique : depuis 1960 nous avons été incapables de former des Ingénieurs et des gestions de la solution hydroélectrique, solution simple à maintenir.
Notre incapacité à concevoir un vrai programme d’entretien , de maintenance et surtout de gestion nous a amené là où nous sommes en matière d’alimentation
en énergie électrique.
La production de l’énergie est verte simple mais le stockage de l’énergie est un problème sans solution aujourd’hui. On ne peut pas conserver l’électricité
produite.
Or nous n’avons pas développer des compétences pour la fabrication des pièces de rechanges, soudure des pales d’alternateurs par exemple..nous n’avons
pas développer les connaissances sur la maintenance des outils de production et de transport..Nous n’avons pas su structurer la distribution pour autant…
Et là nous nous lançons dans le photovoltaïque, technologie sensible, sans la comprendre, sans maîtriser ses contraintes.
Or le photovoltaïque a trois contraintes:
1/ entretien des panneaux solaires très fragiles. Il faut nettoyer régulièrement les panneaux solaires, capacité d’entretien que nous n’avons jamais développé.
Laver des surfaces de panneaux n’est pas chose aisée
2/ L’électricité produite par panneaux solaires n’est pas adéquate pour une production industrielle à haute tension.
3/ La transformation et le transport restent des questions non résolues.
A tout cela s’ajoute la question du stockage pour une utilisation en absence d’ensoleillement.
SAKAÏ et DANZY ne feront pas long feu, alors continuons de réfléchir.
Lutter contre la discrimination envers les femmes et les jeunes filles handicapées : un appel à l’action pour les #16JoursDActivisme
Centrafrique.org/image-produit-par-cnc-copyrightcnc/” data-wpel-link=”internal”>Images des femmes et enfants handicapés produit par CNC
Bangui, 26 novembre 2023 (CNC) – Les femmes et les jeunes filles handicapées sont souvent les plus vulnérables face à la discrimination, à la violence et aux abus. L’UNICEF République centrafricaine lance un appel pressant à la protection de ces filles et femmes qui vivent avec un handicap, à l’occasion des 16 Jours D’Activisme.
La discrimination envers les personnes handicapées est un problème persistant dans de nombreuses sociétés à travers le monde. Les femmes et les jeunes filles handicapées sont doublement exposées à ces injustices en raison de leur genre et de leur condition physique. Elles sont souvent exclues de la société, privées de leurs droits fondamentaux et victimes de stigmatisation.
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La discrimination à laquelle sont confrontées ces femmes et jeunes filles se manifeste de différentes manières. Elles sont souvent exclues de l’éducation, de l’emploi et de la vie sociale. Les infrastructures publiques et les transports ne sont pas toujours accessibles, ce qui limite leur mobilité et leur participation à la vie quotidienne. De plus, elles sont plus susceptibles d’être victimes de violence et d’abus, en grande partie en raison de leur vulnérabilité accrue.
Les 16 Jours D’Activisme sont une période de mobilisation mondiale visant à sensibiliser à la violence à l’égard des femmes et des filles. Cette campagne annuelle, qui se déroule du 25 novembre, Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, au 10 décembre, Journée des droits de l’homme, met en lumière les défis auxquels sont confrontées les femmes et les filles dans le monde entier et appelle à l’action pour mettre fin à la violence de genre.
Cette année, l’UNICEF République centrafricaine a choisi de mettre en avant la situation des femmes et des jeunes filles handicapées dans le cadre des #16JoursDActivisme. L’organisation appelle à la protection de ces femmes et à la garantie de leurs droits fondamentaux, notamment le droit à l’éducation, à la santé, à la participation à la vie sociale et à la protection contre la violence et les abus.
Il est essentiel que la société reconnaisse la dignité et la valeur de chaque individu, quel que soit son handicap. Les femmes et les jeunes filles handicapées doivent avoir les mêmes opportunités et les mêmes droits que les autres. Cela nécessite des efforts concertés de la part des gouvernements, des organisations de la société civile, des institutions internationales et de la communauté dans son ensemble.
L’UNICEF République centrafricaine travaille activement pour faire progresser les droits des femmes et des jeunes filles handicapées dans le pays. Cette campagne est un appel à l’action pour que tous se mobilisent en faveur de l’égalité des genres et de la protection de celles qui sont les plus vulnérables.
Il y’a lieu de noter que les #16JoursDActivisme sont l’occasion de rappeler que la discrimination envers les femmes et les jeunes filles handicapées est inacceptable. Tous les individus, quel que soit leur handicap, méritent d’être traités avec respect et dignité. Il est temps d’agir pour mettre fin à cette discrimination et assurer un avenir plus inclusif pour toutes et tous. Rejoignez l’appel de l’UNICEF République centrafricaine à la protection des filles et femmes vivant avec un handicap, et contribuons ensemble à un monde plus équitable et plus juste.
Conflit persistant à Sido : La CPC maintient le contrôle de la ville, les FACA en attente de renforts
Centrafrique.org/la-position-des-faca-dans-leur-base-a-sido-abandonnee-et-occupee-par-les-rebelles-de-la-cpc/” data-wpel-link=”internal”>La position des FACA dans leur base à Sido abandonnée et occupée par les rebelles de la CPC
Bangui, 26 novembre 2023 (CNC) – La ville de Sido, située dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, à proximité de la frontière tchadienne, reste le théâtre d’une situation sécuritaire alarmante. Les forces de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), notamment les rebelles de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), maintiennent toujours leur emprise sur la ville, tandis que les soldats de l’armée nationale centrafricaine (FACA) ont dû se retirer en attendant des renforts des mercenaires du groupe Wagner en provenance de Kaga-Bandoro.
Vendredi matin, la tension est montée d’un cran lorsque les rebelles de l’UPC ont lancé une attaque coordonnée contre les positions des FACA à Moyenne Sido et au village Mboh. L’affrontement qui s’en est suivi a laissé la population locale dans l’incertitude, car aucun bilan officiel de ces affrontements n’est encore disponible.
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La situation à Moyenne Sido et au village Mboh reste particulièrement confuse. Les habitants sont plongés dans un état d’insécurité constant, contraints de se réfugier dans la brousse pour échapper aux hostilités. Pendant ce temps, les soldats des FACA ont été contraints de se retirer de ces zones, laissant les rebelles de la CPC avec un contrôle de facto.
L’UPC est l’une des factions les plus puissantes de la CPC, une coalition d’éléments armés cherchant à renverser le gouvernement en place en République centrafricaine. Les combats entre les forces gouvernementales et les rebelles ont été récurrents dans différentes parties du pays depuis plusieurs années, exacerbant les souffrances de la population civile et perturbant gravement la stabilité du pays.
La situation actuelle à Sido met en lumière la nécessité d’une intervention internationale pour rétablir la paix et la sécurité dans la région. Les habitants de Moyenne Sido et du village Mboh vivent dans la peur constante des violences et de l’incertitude quant à leur avenir. Les FACA attendent désormais des renforts des mercenaires du groupe Wagner pour tenter de reprendre le contrôle de ces zones.