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La trajectoire criminelle de Jules Njawé : Une tache sombre sur l’image de la présidence centrafricaine

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La trajectoire criminelle de Jules Njawé : Une tache sombre sur l’image de la présidence centrafricaine

 

Centrafrique.org/appel-a-une-manifestation-pacifique-pour-demander-lexpulsion-dun-ministre-conseiller-etranger-de-la-rca/les-deux-bagarreurs-en-chemises-blanches-a-cote-du-president-touadera-wilfried-sebiro-et-a-droite-jules-ndjawe/” rel=”attachment wp-att-67557″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Les-deux-bagarreurs-en-chemises-blanches-a-cote-du-president-Touadera-Wilfried-Sebiro-et-a-droite-Jules-Ndjawe-450×239.jpg” alt=”Les deux bagarreurs en chemises blanches à côté du président Touadera, Wilfried Sébiro et à droite Jules Ndjawé” width=”450″ height=”239″ />
Les deux bagarreurs en chemises blanches à côté du président Touadera, Wilfried Sébiro et à droite Jules Ndjawé

 

 

Bangui, 26 janvier 2024 (CNC) – Au cœur des machinations politiques en République centrafricaine, une figure singulière, Jules Njawé, soi-disant ministre conseiller en communication de Faustin Archange Touadera, s’affiche et attire des attentions. De nationalité camerounaise et affichant un passé criminel et mafieux, Jules Njawé s’est hissé au sommet du pouvoir en République centrafricaine, mettant en lumière les failles du régime de Bangui. Ses récentes bagarres publiques et ses attaques virulentes contre des figures respectées de l’opposition, dont Abdoul Karim Meckassoua et Crépin Mboli-Goumba, soulèvent des inquiétudes quant à la légitimité de sa position. Plongeons dans cette investigation, dévoilant les agissements énigmatiques de Jules Njawé au cœur du pouvoir centrafricain. 

  

Plongeons dans le récit captivant et trouble du parcours de Jules Njawé, un soi-disant ministre conseiller en Communication au cœur central du pouvoir exécutif au palais de la Renaissance à Bangui, un individu dont le passé semble être une ombre aux contours criminel. 

  

De nationalité camerounaise, Jules Njawé, un parrain mafieux des colporteurs, a connu une ascension singulière après avoir livré une bagarre à son chef Sébiro lors du vote de referendum de leur patron Touadera au lycée Barthelemy Boganda à Bangui. Avant de se hisser au sommet du pouvoir centrafricain, il était au centre d’un scandale retentissant au sein de la chaîne de télévision Vision 4, où il occupait des fonctions importantes. Son limogeage de Vision 4, motivé par des accusations de vol aggravé, jette une lumière crue sur ses méthodes douteuses et soulève des questions fondamentales quant à sa crédibilité en tant que conseiller présidentiel. 

  

Le vol au sein de la chaîne Vision 4, qui aurait dû être le point de départ de la descente aux enfers de Njawé, était plutôt le point de départ de son ascension au sein d’un pouvoir qui aime récompenser les criminels.  Les accusations de détournement de fonds et de malversations financières ont déclenché son licenciement, marquant le début d’une trajectoire trouble. Malgré ces antécédents peu reluisants, Jules Njawé a réussi à s’infiltrer dans les cercles présidentiels centrafricains. 

  

Son parcours détaillé révèle non seulement une tendance persistante au comportement criminel mais également une propension à s’entourer de controverses. Sa bagarre publique avec l’ancien ministre conseiller Wilfried Sebiro, sous les yeux du président putschiste Faustin Archange Touadera, met en lumière la perturbation qu’il peut causer au sein même du pouvoir. 

  

Cependant, son comportement ne se limite pas aux affaires publiques. Les attaques verbales flagrantes contre des figures politiques centrafricaines respectées, telles que le président Abdou Karim Meckassoua et le président Crépin Mboli-Goumba, révèlent un mépris pour les normes démocratiques et soulèvent des doutes sur son aptitude à occuper une position aussi délicate. 

  

Son intrusion dans la politique interne, en tant que conseiller en Communication, devrait être guidée par la discrétion. Mais Jules Njawé, un employé des télévisions, préfère les projecteurs, comme un autre ministre conseiller Fidèle Gouandjika, en se permettant d’insulter publiquement des leaders politiques centrafricains. Cela remet en question non seulement son professionnalisme mais également son respect pour les processus démocratiques du pays qu’il prétend conseiller. 

  

En gros, le parcours et le comportement de Jules Njawé sont des tissus des toiles complexes tissés des scandales, de vols et d’actions discutables. Sa présence au sein du pouvoir centrafricain soulève des questions fondamentales sur les critères de sélection des conseillers présidentiels et appelle à une réflexion sérieuse sur la nécessité de restaurer l’intégrité et la crédibilité du cercle présidentiel pour le bien de la République centrafricaine.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Dans des tenues oranges : Comment la justice centrafricaine dévalorise ses détenus

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Dans des tenues oranges : Comment la justice centrafricaine dévalorise ses détenus

 

Centrafrique.org/dossier-special-comment-eradiquer-la-corruption-au-milieu-judiciaire-en-Centrafrique/cinq-presumes-accuses-devant-la-barre/” rel=”attachment wp-att-70846″ data-wpel-link=”internal”>Cinq présumés accusés devant la barre. CopyrightCNC
Cinq présumés accusés devant la barre. CopyrightCNC

 

 

Bangui, 25 janvier 2024 (CNC) – Dans les couloirs et sur les bancs des différents tribunaux et cours de la justice en Centrafrique, une teinte orange éclatante domine le paysage vestimentaire des détenus. Cependant, derrière cette couleur vive se cache un sombre constat : la justice centrafricaine semble sacrifier la dignité de ses détenus. Explorons les coulisses de ce dilemme, où la dévalorisation des détenus se joue au quotidien, sous les yeux du système judiciaire centrafricain. 

  

Dans l’univers judiciaire, chaque détail vestimentaire devient une toile révélatrice des choix et des valeurs d’une société. En France par exemple, les détenus qui quittent la prison pour comparaître devant les tribunaux sont revêtus de leurs propres tenues civiles, un geste significatif en faveur de la préservation de leur dignité. Cette pratique contraste vivement avec celle observée en Centrafrique, où la couleur orange des tenues judiciaires des prisonniers éclipse souvent cette quête de respect envers les détenus. 

  

Pourtant, une lueur d’espoir émane du Tchad, un pays souvent étiqueté à tort par les Centrafricains comme un territoire de brigands. Là-bas, au Tchad, les détenus bénéficient d’une distribution abondante de vêtements, une initiative visant à maintenir leur dignité même derrière les barreaux, alors qu’en Centrafrique, seulement une vingtaine des tenues pour un millier des détenus. Ce paradoxe soulève des questions percutantes sur la perception des détenus, où un pays stigmatisé offre plus de considération que d’autres aux individus en détention. 

  

Au cœur de ces disparités, la Centrafrique se trouve dans une position délicate. Les détenus, parés de tenues orange vif, deviennent involontairement les acteurs d’une représentation où leur dignité semble sacrifiée. Alors que d’autres nations cherchent des moyens de préserver la dignité des détenus, la Centrafrique persiste dans une pratique qui soulève des interrogations profondes sur le respect fondamental des droits individuels. 

  

Cependant, contrairement à certaines nations, la Centrafrique ne fait pas face à des problèmes graves d’évasion lors du transport des détenus vers les tribunaux. Alors, pourquoi maintenir les détenus dans leur tenue orange au tribunal ? Cette question persistante souligne l’absence d’une justification pratique ou sécuritaire, mettant en lumière le caractère potentiellement dégradant de cette pratique sur la dignité des détenus centrafricains. En explorant ces nuances, il devient évident que les choix vestimentaires transcendent le simple acte de s’habiller. Ils deviennent des symboles complexes de la manière dont la société traite ceux qui sont en détention. La dignité, ou son absence, se manifeste à travers ces nuances chromatiques, invitant à une réflexion profonde sur la justice, la compassion et les droits humains. 

  

Dans un paysage où la justice devrait être garante des droits fondamentaux, la dévalorisation des détenus en Centrafrique soulève des questions cruciales. Alors que la couleur orange éblouit les tribunaux, elle devient le reflet d’une réalité où la dignité des détenus est souvent sacrifiée au nom de pratiques dégradantes. Il est temps d’interpeller le système judiciaire centrafricain sur ces compromis, et de plaider pour un changement qui replace la dignité au cœur de chaque décision, même derrière les barreaux. 

 

Par Alain Nzilo

 

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Exploitation Économique Déguisée : Les Militaires Rwandais dans les Mines de la Centrafrique

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Exploitation Économique Déguisée : Les Militaires Rwandais dans les Mines de la Centrafrique

 

Les soldats de l'armée rwandaise. CopyrightDW
Les soldats de l’armée rwandaise. CopyrightDW

 

 

Bangui, 26 janvier 2024 (CNC) – La coopération militaire entre la République centrafricaine et le Rwanda soulève des questions substantielles quant à son impact réel sur la stabilité de la RCA et l’économie centrafricaine. Le déploiement conséquent de milliers des troupes rwandaises en Centrafrique, initialement justifié pour la protection du régime de Touadera, prend une tournure inattendue à mesure que des dynamiques économiques émergent.

 

Les ressources naturelles abondantes de la Centrafrique, en particulier les mines d’or et de diamants, deviennent le centre de cette coopération. Plutôt que de se concentrer uniquement sur la protection du régime de Faustin Archange Touadera, les militaires rwandais semblent devenir des acteurs clés dans l’industrie minière centrafricaine. Des concessions minières ont été accordées aux forces rwandaises et aux autorités rwandaises , élevant des questions cruciales sur la véritable nature de cette collaboration.

 

Cette présence accrue du Rwanda dans l’exploitation minière centrafricaine et du commerce national soulève des inquiétudes quant à la souveraineté économique du pays. Alors que la coopération militaire était initialement perçue comme un moyen de renforcer la sécurité, elle semble évoluer vers une entreprise économique conjointe.

 

Les autorités centrafricaines minimisent ces développements, affirmant que la coopération avec le Rwanda vise à renforcer la stabilité. Cependant, les faits sur le terrain indiquent un scénario différent. Des informations crédibles font état de l’exploitation intensive des ressources minières centrafricaines par des entreprises rwandaises liées aux forces militaires déployées et au gouvernement rwandais. Cette réalité complexe remet en question les véritables motivations derrière cette coopération et soulève des préoccupations quant à la transparence et à l’éthique des accords conclus.

 

Il est essentiel de considérer les implications géopolitiques de cette relation. Le Rwanda, déjà sous le feu des critiques pour son implication passée en République démocratique du Congo, semble étendre son influence économique en République centrafricaine. Cette expansion suscite des préoccupations régionales et internationales quant à la stabilité politique dans un pays déjà marqué par des tensions.

 

En résumé, la coopération militaire entre la République centrafricaine et le Rwanda prend une dimension économique qui soulève des questions cruciales. Au-delà des discours officiels, il devient impératif d’examiner de près la manière dont cette collaboration influence l’économie centrafricaine et sa stabilité à long terme. La complexité de cette relation nécessite une analyse approfondie pour comprendre pleinement les implications pour la Centrafrique et la région dans son ensemble.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Les Ficelles de la Manipulation : Wagner Orchestrant Manifestations Contre Bancroft devant l’ambassade des États-Unis à Bangui

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Les Ficelles de la Manipulation : Wagner Orchestrant Manifestations Contre Bancroft devant l’ambassade des États-Unis à Bangui

 

Centrafrique.org/les-manifestants-pro-wagner-devant-lambassade-des-etats-unis-a-bangui-en-republique-centrafricaine/” data-wpel-link=”internal”>Les manifestants pro-wagner devant l'ambassade des États-Unis à Bangui, en République centrafricaine
Les manifestants pro-wagner devant l’ambassade des États-Unis à Bangui, en République centrafricaine

 

 

Bangui, 26 janvier 2024 (CNC) – Dans une intrigue politique envoûtante, Wagner manœuvre quelques jeunes désœuvrés à Bangui, semant la peur du chaos en manipulant les manifestations contre Bancroft devant l’ambassade des États-Unis. Une tactique complexe qui mérite une exploration approfondie.

 

Mercredi dernier, à Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, le groupe Wagner a tissé habilement sa toile de manipulation. Semant la peur parmi les citoyens, ils ont réussi à persuader que l’arrivée du groupe américain Bancroft équivaudrait au départ des Mercenaires russes du groupe Wagner, et que le pays serait inéluctablement jeté dans le chaos du passé. Cette stratégie, basée sur la désinformation et la manipulation des peurs locales, a conduit à des manifestations, où les gens, au trop une dizaine,  ont exprimé leur opposition à Bancroft.

 

La Continuité de la Manipulation de Wagner se poursuit à Bangui le lendemain. En effet, ce Jeudi 25 janvier, le scénario se répète à Bangui, mais avec une nuance intrigante. Une dizaine de personnes, manipulées par Wagner, se sont aventurées devant l’ambassade des États-Unis pour manifester contre larrivée supposée de Bancroft. Ce groupe de manifestants a pris des mesures inhabituelles, couvrant leurs yeux par crainte d’être repérés par les caméras des Américains. Une scène qui soulève des questions sur la nature de la manipulation exercée par Wagner et la véritable motivation derrière ces manifestations.

Une des demandes du parti au pouvoir, le MCU, exposée sur le carton des manifestants pro-Wagner devant l'ambassade des États-Unis à Bangui, le jeudi 25 janvier 2024
Une des demandes du parti au pouvoir, le MCU, exposée sur le carton des manifestants pro-Wagner devant l’ambassade des États-Unis à Bangui, le jeudi 25 janvier 2024

 

La manipulation de Wagner, bien que subtile, révèle des fils invisibles qui s’étendent dans le tissu complexe de la politique centrafricaine. En examinant l’historique de ces manifestations, il devient clair que Wagner utilise la peur du changement pour maintenir son emprise. La mort tragique du patron des Wagner semble avoir servi de catalyseur à ce revirement, une tentative peut-être désespérée de maintenir leur influence face à l’arrivée potentielle de Bancroft.

 

Cette manipulation ne peut être ignorée sans risquer des conséquences graves. En éveillant des craintes infondées, Wagner menace non seulement la stabilité intérieure de la Centrafrique, mais aussi la stabilité régionale. Le tissu social, déjà fragilisé, est soumis à des tensions inutiles, créant un environnement propice à l’embrasement. Les motivations derrière cette manipulation exigent une réflexion approfondie pour éviter des répercussions désastreuses.

 

La saga des manifestations orchestrées par Wagner devant l’ambassade des États-Unis à Bangui révèle les jeux complexes de pouvoir dans le pays. Alors que les citoyens centrafricains sont manipulés sous de faux prétextes, la question cruciale demeure : quels sont les véritables enjeux derrière ces manifestations? La réponse pourrait être la clé pour démêler les fils d’une situation qui va au-delà des apparences. En explorant ces méandres politiques, il devient évident que la Centrafrique est au cœur d’un jeu dangereux d’influences, exigeant une réflexion critique pour éclairer le chemin vers une stabilité véritable.

 

Par Alain Nzilo

 

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Silence et Terreur à Boganangone: L’enlèvement d’Adidas par les mercenaires de Wagner dans la Lobaye”

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Silence et Terreur à Boganangone: L’enlèvement d’Adidas par les Groupes de Wagner dans la Lobaye”

 

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Monsieur Addidas, un artisan minier kidnappé par les Wagner dans la Lobaye

 

 

Bangui, 26 janvier 2024 (CNC) – Au cœur de la Lobaye, dans le village de Mbankoé, un silence lourd de peur règne après lenlèvement brutal de Monsieur Adidas, un collectionneur artisan minier, par les groupes affiliés à Wagner. Cet incident, survenu le 25 janvier 2024, jette une lumière crue sur les dangers omniprésents qui menacent la sécurité des habitants de cette région minière située au sud-ouest de la République centrafricaine.

 

Le jour fatidique de son enlèvement, aux environs de 10 heures, Monsieur Adidas se préparait à faire ses activités  depuis le village de Mbankoé, dans la sous-préfecture de Boganangone. C’est là, au cœur de la Lobaye, que les forces de Wagner l’ont kidnappé, plongeant la communauté locale dans une profonde inquiétude.

 

Depuis lors, l’angoisse et l’incertitude règnent à Mbankoé. Les habitants, qui connaissent bien Monsieur Adidas, sont bouleversés par son enlèvement brutal et redoutent le pire alors que les heures passent sans nouvelles de lui. Les rues qui autrefois résonnaient de vie sont maintenant teintées de peur et d’inquiétude.

 

La destination finale de Monsieur Adidas reste un mystère. Les groupes de Wagner l’ont emmené de force vers Boda, une ville minière réputée pour son instabilité et son atmosphère tendue. Dans ce contexte, l’absence de nouvelles sur le sort d’Adidas ne fait qu’accroître l’angoisse de ses proches, qui attendent désespérément des informations sur son état et sa localisation actuelle.

 

Face à cette tragédie, les parents d’Adidas et la communauté de Mbankoé lancent un appel émouvant aux autorités centrafricaines et à la communauté internationale pour agir rapidement et assurer la libération sûre et immédiate de Monsieur Adidas. Leurs voix résonnent dans les collines de la Lobaye, exigeant justice et sécurité pour tous ceux qui sont victimes de l’oppression et de la violence des groupes armés de Wagner.

 

L’enlèvement tragique de Monsieur Adidas à Mbankoé représente bien plus qu’un incident isolé dans la Lobaye. C’est un symbole des défis persistants auxquels est confrontée la République centrafricaine, où la terreur des groupes armés et l’insécurité règnent en maître dans de nombreuses régions du pays. Alors que la population locale continue de vivre dans la crainte et l’incertitude, l’appel à la justice et à la sécurité résonne plus fort que jamais.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Adraman Baron : l’arrestation manquée d’un ministre conseiller sans nomination

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Adraman Baron : l’arrestation manquée d’un ministre conseiller sans nomination

 

Centrafrique.org/moungoumba-deux-mysterieux-conteneurs-darmes-saisis-et-six-suspects-arretes/patrouille-gendarmerie-nationale-bangui-par-corbeaunews-centrafrique-micka-1-8/” rel=”attachment wp-att-36135″ data-wpel-link=”internal”>Une patrouille de la gendarmerie centrafricaine le 6 août 2019 à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi
Une patrouille de la gendarmerie centrafricaine le 6 août 2019 à Bangui. Photo CNC / Mickael Kossi

 

 

Bangui, 26 janvier 2024 (CNC) – La scène politique de la République centrafricaine est souvent marquée par des personnages énigmatiques, le plus souvent, des criminels récompensés pour service rendus à l’homme fort du pays. Si certains sont nommés par l’homme fort lui-même, d’autres par contre sont nommés eux-mêmes à leurs manières et à des titres qu’ils estiment qui peuvent influencer. C’est le cas d’Adraman Baron qui s’est auto-nommé Ministre-conseiller du président Faustin Archange Touadera depuis 2016. Cette mystérieuse figure, aux antécédents controversés, a récemment attiré l’attention de ses voisins du quartier avec une tentative d’arrestation orchestrée par les forces de l’ordre à son domicile situé dans le quartier cité Jean 23, situé dans le 4ème arrondissement de Bangui. 

  

Les “proches du Président”c’est comme ça qu’on les appelle à Bangui. Un groupe des individus aux rôles flous dans le dispositif institutionnel, suscitant indignation et interrogations croissantes. Adraman Baron, qui se présente comme Ministre-Conseiller sans aucune preuve de nomination officielle, défraie la chronique.  

 

Ancien Directeur administratif et financier de la SOCATEL puis Directeur général sous le régime de François Bozizé, Baron a été limogé de son poste et incarcéré pour détournement d’argent, vol des panneaux solaires. Il a ressurgi en 2016 aux côtés de Touadera, après sa libération conditionnelle pour des raisons de santé, créant des tensions et des doutes quant à sa légitimité. 

 

Depuis 2021, Adraman Baron se fait protéger partout là où il passe et là où il dort, par des soldats de l’armée nationale qu’il les a lui-même retirer de l’Etat-major. La tentative de son arrestation menée il y’a quelques jours par les forces de l’ordre a jeté une lumière crue sur les zones d’ombre entourant ce personnage. Résidant dans le quartier cité Jean 23 à Bangui, Baron échappa à son arrestation, mais deux de ses gardes du corps furent appréhendés et placés en détention à la Section de Recherche et d’Investigation (SRI). Cette situation soulève des interrogations sur la légitimité de son statut de Ministre-Conseiller du Président, une position qu’il occupe sans décret officiel. 

  

Baron, autrefois Directeur général de la SOCATEL sous le règne de Bozizé, est revenu sur le devant de la scène politique aux côtés de Touadera en 2016, sans explication claire ni décret de nomination. Son comportement atypique depuis 2016, passant une grande partie de son temps dans ses bureaux installés dans des bars, des buvettes et des restaurants de la place, éveille les soupçons quant à la confidentialité de ses fonctions. Des allégations d’escroquerie au nom du Chef de l’État planent également sur Baron, affectant l’image de Touadera et sapant la confiance politique. 

  

Interrogé par la Rédaction du CNC, un conseiller présidentiel a affirmé que Baron n’est pas ministre-conseiller, mais un agent de renseignement présidentiel. Il utilise frauduleusement le titre de Ministre-Conseiller pour crédibiliser ses actes d’escroquerie auprès des opérateurs économiques, des DG et des ministres.  

 

D’après nos sources, c’est le dernier remaniement gouvernemental qui a versé le sel sur le feu. Selon ces sources, Adraman Baron faisait régulièrement le tour des membres du gouvernement Moloua pour leur miroiter la confiance que Touadera avait envers eux dans le but de leur soutirer de l’argent et obtenir d’autres faveurs. Mais plusieurs de ces ministres limogés sans avertissement n’ont pas vu cette confiance placée, renouvelée. Cette révélation soulève des questions plus larges sur la présence de plusieurs individus adoptant des comportements similaires dans les cercles du pouvoir. 

  

Rappelons que la tentative d’arrestation d’Adraman Baron dévoile un tableau complexe de la politique centrafricaine, mettant en lumière des individus influents opérant dans l’ombre. Les implications de cette affaire vont au-delà de la personne de Baron, touchant la crédibilité du Président Touadera et alimentant les inquiétudes dans une période cruciale. Il soulève également des questions plus profondes sur la transparence institutionnelle et la nécessité d’une réforme politique pour assurer la confiance de la population. Affaire à suivre, car elle pourrait avoir des répercussions majeures sur l’avenir politique de la République centrafricaine. 

 

La décision d’arrêter Monsieur Adraman Baron, ministre-conseiller spéciale sans nomination du président putschiste Touadera, est-t-elle guidée par un acte de trahison de sa part ou c’est juste pour lui ôter les soldats FACA qui l’entourent et qui seraient impliqués dans des actes de braquages ?

 

Affairse à suivre…… 

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Centrafrique : Les fils de la dictature de Touadera tissés par le nouveau Conseil Constitutionnel

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Centrafrique : Les fils de la dictature de Touadera tissés par le nouveau Conseil Constitutionnel

 

Centrafrique.org/jean-pierre-waboue-trahison-et-indecence-a-la-cour-constitutionnelle/professeur-jean-pierre-waboue-president-de-la-cour-constitutionnelle-de-la-republique-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-62993″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/02/Professeur-Jean-Pierre-Waboue-President-de-la-cour-constitutionnelle-de-la-Republique-centrafricaine-450×397.jpg” alt=”Professeur Jean-Pierre Waboué, Président de la cour constitutionnelle de la République centrafricaine” width=”450″ height=”397″ />
Professeur Jean-Pierre Waboué, Président de la cour constitutionnelle de la République centrafricaine

 

 

Bangui, 26 janvier 2024 (CNC) – Au cœur du pouvoir centrafricain, Touadera va avoir d’ici le mois d’avril, un nouveau protecteur de son régime jusqu’à sa mort. Son nom, Conseil Constitutionnel. Tel sera le pion de dame dans le jeu politique machiavélique de Toadera. Les étapes cruciales de sa mise en place, du vote du règlement aux implications de cette nouvelle institution, sont les éléments clés d’une narration politique complexe et troublante. 

  

Après la prestation de serment pour son second mandat en 2021, le président Faustin Archange Touadera a rapidement remis en question son serment et ses engagement initiaux envers la Constitution de 2016. Malgré la promesse de ne pas la modifier, des démarches ont été entreprises un an plus tard pour réviser cette Constitution de 2016. 

  

Le projet de la nouvelle Constitution de Touadera a été élaboré dans des conditions controversées, même le comité en charge de la rédaction de cette nouvelle constitution avait été invalidé par la Cour constitutionnelle dirigée par Professeure Danièle Darlan. Cependant, Faustin Archange Touadera a persisté et a soumis le projet à un référendum hors normes en juin-juillet 2023, malgré le fiasco qui l’a entouré. Le résultat controversé a été soi-disant approuvé et promulgué par ce Touadera le 30 août 2023. 

  

La nouvelle Constitution a introduit des changements majeurs, permettant au président de faire un nombre illimité de mandats, chacun d’une durée de sept ans. Ce revirement a suscité des inquiétudes quant à la stabilité démocratique du pays. 

  

Cependant, au lieu de mettre en place une transition, Touadera a rapidement validé de nouvelles institutions, notamment la transformation de la Cour constitutionnelle en Conseil constitutionnel. L’Assemblée nationale, élue sous l’ancienne constitution de 2016, a validé le texte réglementaire du nouveau Conseil constitutionnel. 

  

Une des modifications majeures est la prolongation du mandat des conseillers constitutionnels de 7 à 9 ans, et leur nombre de 9 à 11, avec une inclinaison vers la parité en incluant quatre femmes. Jacques Tafogo, député de Bria, a soutenu cette loi, soulignant une augmentation bénéfique du nombre de membres du Conseil constitutionnel. 

  

Cependant, cette décision n’a pas fait l’unanimité. Certains députés voient en cela un recul démocratique, notamment en raison de la limitation de la saisine du Conseil constitutionnel. Alors que l’article 144 de la Constitution du 30 août 2023 permettait à toute personne de saisir le Conseil constitutionnel, la nouvelle loi réserve cette possibilité aux candidats ou partis politiques, privant ainsi les citoyens de ce droit. Cette loi organique commence déjà à violer cette Constitution. 

  

Joseph Bendounga, député et président du Mouvement pour la Démocratie pour la Renaissance et l’Evolution de Centrafrique, MDREC, exprime son désaccord en dénonçant une régression démocratique. Selon lui, la République Centrafricaine rétrograde vers les années 1991, évoquant le risque d’un président à vie, à l’image de Poutine en Russie e Kagamé au Rwanda. 

  

Notamment, sur les 11 membres du Conseil constitutionnel, seuls 5 seront élus, les 6 autres seront nommés, dont 3 par le président de la République et 3 par le président de l’Assemblée nationale. Certains députés de la majorité, bien qu’ayant tenté des amendements, ont vu leurs efforts rester sans réponse. 

  

Cette série d’événements soulève des interrogations profondes sur la direction démocratique de la République centrafricaine, créant des tensions au sein de la classe politique et laissant planer des incertitudes sur l’avenir du pays. 

  

En résumé, le nouveau Conseil Constitutionnel en République centrafricaine incarne le virage autoritaire de Touadera. Les modifications constitutionnelles, la transformation de la Cour constitutionnelle et la mise en place de ce Conseil reflètent un changement radical dans la démocratie du pays. Les critiques persistantes, notamment celles de Joseph Bendounga, mettent en garde contre une régression démocratique inquiétante. L’avenir politique de la Centrafrique semble marqué par l’ombre de cette nouvelle institution, élevant des préoccupations quant à la pérennité des principes démocratiques. 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Entre silence et terreur : La réalité sombre des mercenaires de Wagner en RCA

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Entre silence et terreur : La réalité sombre des mercenaires de Wagner en RCA

 

Centrafrique.org/rca-affaire-des-mines-antipersonnel-et-antichars-utilisees-par-le-3r-tous-les-regards-se-tournent-desormais-vers-les-mercenaires-russes-de-wagner/les-mercenaires-russes-bases-a-gbokologbo-sortis-espionner-les-camions-bloques-sur-la-route-de-dimbi/” rel=”attachment wp-att-39271″ data-wpel-link=”internal”>Les <a href=Mercenaires russes basés à Gbokologbo sortis espionner les camions bloqués sur la route de Dimbi” width=”450″ height=”337″ />
Les mercenaires russes sur la route de Dimbi. CNC/Botty-Banga

 

 

Bangui, 26 janvier 2024 (CNC) – Dans le calme trompeur des villages les plus isolés de la République centrafricaine, une ombre plane, celle des mercenaires de Wagner. Loin des caméras et des médias, dans ces recoins oubliés, se déroule un drame silencieux. L’humour noir de José Artur, détourné ici, révèle une réalité cruelle : parler de Wagner, c’est risquer sa vie. Un silence oppressant enveloppe ces communautés, où même un murmure peut devenir un acte de bravoure.

 

Ce sont les histoires non racontées, les cris étouffés sous le poids de la peur, qui définissent aujourd’hui l’existence dans les villages éloignés sous l’emprise de Wagner. Ces mercenaires, loin de toute surveillance, se sont implantés dans la vie des villageois de la Nana-Mambéré, de l’Ouham-Pendé, de l’Ouham, de la Haute Kotto, de la Basse-Kotto  et de la Ouaka, , transformant le quotidien en un parcours de terreur. Sans témoins, sans défenseurs, les habitants sont laissés à la merci d’une force qui agit en toute impunité.

 

Des témoins sous couvert d’anonymat parlent d’exactions, de pillages, et d’une peur si profonde qu’elle résonne dans chaque mot qu’ils chuchotent. La présence de ces mercenaires crée non seulement un climat de peur, mais aussi un vide informationnel. Aucune caméra, aucun journaliste pour documenter ces abus, laissant le monde dans l’ignorance.

 

Pourtant, cette absence de couverture médiatique ne signifie pas une absence de souffrance. L’impact psychologique sur les communautés est profond et durable. Les enfants grandissent dans un environnement où la confiance et la sécurité sont des concepts étrangers. Le tissu social se délite, la méfiance s’installe.

 

Face à cette réalité, la question se pose : jusqu’où ira l’indifférence internationale ? L’histoire des villageois centrafricains sous l’ombre de Wagner est un appel silencieux à l’action. Il est impératif de briser ce silence, d’apporter un soutien tangible à ces communautés et de tenir Wagner responsable de ses actes. La communauté internationale doit reconnaître et répondre à cette crise cachée, car dans le silence, c’est l’humanité elle-même qui est mise à l’épreuve.

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Pillage et racket : Les ravages d’une bande criminelle à Ouanda-Djallé

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Pillage et racket : Les ravages d’une bande criminelle à Ouanda-Djallé

 

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Le pâturage des bœufs au village Bouboui situé à 45 km de Bangui

 

 

Bangui, 26 janvier 2024 (CNC) – La République centrafricaine, déjà confrontée à une multitude de défis, fait face à un nouvel épisode alarmant, le vol d’un troupeau de bœufs. Dans la localité de Ouanda-Djallé, le spectaculaire de ce vol d’un troupeau de bœufs a semé la terreur et la peur parmi les habitants. Cet acte criminel, orchestré par des individus armés non identifiés en provenance de Ouadda-Maïkaga, soulève des questions cruciales sur la sécurité et la stabilité dans la région. 

  

Le périple des présumés criminels a débuté à 15 kilomètres de Ouanda-Djallé, dans le village de Souroumaka, où des tirs ont été déclenchés, semant la panique parmi les élèves et les résidents. Une escalade rapide a suivi, les assaillants progressant jusqu’à 9 kilomètres de Ouanda-Djallé sur l’axe de Ouadda, où ils ont saisi près d’une centaine de bœufs appartenant aux commerçants locaux. La violence et l’audace de cette opération soulignent la nécessité urgente d’une intervention gouvernementale. 

  

Les propriétaires des bœufs, loin d’accepter la perte, ont réagi promptement. À une quinzaine de kilomètres de Ouanda-Djallé, une rencontre tendue a eu lieu entre les propriétaires et les assaillants. Les discussions en cours visent à résoudre la crise, mais les criminels réclament maintenant une rançon substantielle en échange de la libération des bétails pris en otage. Cette situation met en lumière le défi complexe de la sécurité dans la région et soulève des questions sur la capacité du gouvernement à assurer la protection des citoyens. 

  

Cette attaque, au-delà de ses implications immédiates, soulève également des questions sur les racines profondes de l’insécurité dans la région de la Vakaga, mais également celle de la Haute-Kotto. Les dynamiques économiques, les rivalités ethniques et les défaillances des institutions locales contribuent à un climat propice à de tels actes criminels. Une analyse approfondie de ces facteurs est cruciale pour élaborer des solutions durables et prévenir de futurs incidents de ce genre. 

  

Ce vol spectaculaire à Ouanda-Djallé met en lumière les défis persistants auxquels la République centrafricaine est confrontée en termes de sécurité et de stabilité. Les autorités doivent agir de manière décisive pour traquer les responsables de cet acte odieux et mettre en place des mesures préventives robustes. En outre, une approche holistique, abordant les causes profondes de l’insécurité, est nécessaire pour garantir la protection à long terme des citoyens. La République centrafricaine, et plus largement l’Afrique centrale, doit faire face à ces défis avec détermination pour construire un avenir sûr et prospère. 

  

Par Moïse Banafio 

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Nouveau souffle financier en RCA : Le Projet Ikpingba de la Banque mondiale dévoilé

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Nouveau souffle financier en RCA : Le Projet Ikpingba de la Banque mondiale dévoilé

 

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Le projet Londo Plus Berberati . CopyrightCNC

 

 

Bangui, 26 janvier 2024 (CNC) – La République centrafricaine accueille un nouveau chapitre financier avec le lancement du projet Ikpingba par la Banque mondiale. Succédant au projet Londo Plus, ce programme de 54 milliards de francs CFA s’étendra sur une période de cinq ans, ciblant les régions stratégiques de la Basse-Kotto, de la Lobaye, de la Vakaga, et du Mbomou. La transition intervient alors que le projet Londo Plus, en place depuis plus de huit ans, touche à sa fin en juin de cette année.

 

Le mardi dernier, le ministre de l’économie a officiellement inauguré le projet Ikpingba aux côtés de Monsieur Huanga, le représentant pays de la Banque mondiale. Ce nouveau plan s’inscrit dans la continuité des projets Londo Plus et Préhec, visant à assurer une réinstitution socio-économique après le terme de ces initiatives clés. Alors que le projet Préhec, dédié à la réinsertion des ex-combattants, a atteint son terme, il devenait impératif de trouver une alternative permettant de maintenir le soutien crucial à la décentralisation et aux infrastructures socio-économiques.

 

Le projet Ikpingba se distingue par son caractère inclusif et participatif, plaçant la décision au cœur des communautés elles-mêmes. Les infrastructures socio-économiques telles que les salles de classe, les points d’eau, les points de séchage, et d’autres installations, seront développées en fonction des besoins exprimés par les communautés. Cette approche participative vise à garantir que les bénéficiaires ont une voix dans les choix qui affecteront leur quotidien.

 

Un élément clé du projet Ikpingba est l’inclusion socio-économique, allant au-delà des ex-combattants pour englober les groupes vulnérables tels que les jeunes, les veuves, les femmes, et les populations autochtones. L’objectif est de créer un environnement propice à la croissance et au développement pour tous, mettant ainsi en avant l’idée que la stabilité économique est un pilier essentiel pour la construction d’une nation résiliente.

 

Rappelons que le lancement du projet Ikpingba représente une lueur d’espoir pour la République centrafricaine, insufflant un nouveau dynamisme économique dans les régions sélectionnées. Cependant, le succès de cette initiative dépendra de sa mise en œuvre effective et de son impact réel sur les communautés. En cette période de transition, la collaboration entre le gouvernement centrafricain et la Banque mondiale prend une importance cruciale pour garantir que les leçons du passé sont mises à profit, offrant ainsi un avenir prometteur aux habitants de la région.

 

Par Prisca VICKOS

 

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Un pas important pour la santé en RCA  : Formation Intensive en chirurgie et anesthésie

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Un pas important pour la santé en RCA  : Formation Intensive en chirurgie et anesthésie

 

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Hôpital district de la Nana-Mambéré à Bouar. CopyrightDR

 

 

Bangui, 26 janvier 2024 (CNC) – La récente clôture d’une formation de deux semaines à Berberati, dans la préfecture de la Mambéré-Kadéi,  témoigne d’une avancée majeure dans le domaine médical centrafricain. Avec un accent particulier sur les techniques de chirurgie génico-obstétrique et l’anesthésie, cette initiative, soutenue par l’Organisation Mondiale de la Santé, a réuni des professionnels de la santé venus de diverses préfectures.

 

Originaires de L’Ouham-Pendé, Lim-Pendé, Nana-Mambéré, Mambéré-Kadéi, et Sangha-Mbaéré, les participants ont été immergés dans un recyclage intensif. Le Docteur Bayeri Aubet de Poumalé souligne l’impact direct de ces nouvelles compétences sur sa localité, mettant en lumière des consultations pédiatriques conformes aux dernières recommandations et l’utilisation avancée de l’échographie enseignée par le professeur Mbale.

 

Le projet Sénivo, répondant aux besoins des hôpitaux éloignés, a été un véritable succès, avec des interventions diversifiées telles que des césariennes, des grossesses extra-utérines, des myoméctomies, et des cures de hernie. Le Dr. Mbale, satisfait du projet, souligne l’affluence de femmes bénéficiant de l’échographie et l’importance des services chirurgicaux d’urgence.

 

Cette initiative, portée par le projet Sénivo, représente une avancée significative alors que les hôpitaux de l’intérieur du pays font face à d’énormes défis. Le recyclage des médecins, la mise en pratique des avancées médicales, et l’utilisation de technologies de pointe témoignent de l’engagement envers l’amélioration des soins de santé. Toutefois, les obstacles subsistent, notamment le manque d’équipements modernes, soulignant la nécessité de mesures continues pour renforcer le système de santé et garantir une prise en charge optimale des patients.

 

Par Bertrand Siri

 

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URGENT : Le meurtre d’un artisan minier chinois à Yaloké, un nouveau coup dur pour les relations entre la Chine et la RCA

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URGENT : Le meurtre d’un artisan minier chinois à Yaloké, un nouveau coup dur pour les relations entre la Chine et la RCA

 

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Les trois chinois enlevés à Ndiba molé dans la région de Abba sont libérés dans la matinée du dimanche 2 avril 2023 à Gallo en bonne santé

 

 

Yaloké, 25 janvier 2024 (CNC) – À Gomion, situé à environ 20 kilomètres de Yaloké sur axe Bossemptélé, là où le grondement des machines métalliques façonne l’horizon, une tragédie a éclaté, brisant la quiétude de la nuit. À 23h 30, dans la nuit du mardi à mercredi, un incident mystérieux a coûté la vie à Monsieur Sheng, le superviseur émérite du chantier minier chinois de la localité. Cette perte dramatique soulève des questions profondes quant à la sécurité sur le site, à la nature des relations entre les travailleurs chinois et centrafricains, et aux implications plus vastes pour les communautés et les liens diplomatiques. 

Alors que Gomion s’immerge dans le deuil, l’absence de réaction officielle alimente une inquiétude croissante. À travers cette chronique, nous plongeons dans les arcanes de cette nuit fatidique, explorant les contours d’un drame qui transcende les frontières du chantier minier pour toucher le cœur même de la vie locale et des relations internationales. 

  

Au cœur de cette tragédie complexe se trouve un secret bien gardé, un différend obscur entre deux figures clés : Monsieur Sheng, le superviseur chinois et conducteur de poclain, et Monsieur Sam, également conducteur des poclain comme lui, mais Centrafricain, dont la participation reste entourée de mystère. Les témoins racontent que cette nuit fatidique, une dispute éclata entre les deux hommes, une altercation qui devint le prélude à une violence choquante. 

  

Le conducteur centrafricain de poclain, Sam, apparemment agité par des tensions inconnues, monta à bord de sa poclain, le géant de métal rugissant dans la nuit. De manière impitoyable, il heurta la tête de Monsieur Sheng, plongeant le superviseur chinois dans un coma critique. Les détails exacts de cette confrontation restent flous, alimentant les spéculations sur les causes profondes de ce geste fatal. 

 

Après l’incident, dans un halo de silence troublant, Monsieur Sheng fut transporté d’urgence vers la ville de Yaloké pour recevoir des soins. Cependant, l’ombre de la tragédie le suivit. En route vers Yaloké, la tension était palpable, chaque secousse du véhicule secoue le poids d’une vie en équilibre. Les secouristes luttaient contre le temps, espérant que chaque kilomètre les rapprocherait d’une intervention médicale salvatrice. 

 

Des camions sur le site minier chinois de Gaga, dans l'Ombella-Mpoko
Des camions sur le site minier chinois de Garga, dans l’Ombella-Mpoko

 

Malheureusement, la route de l’espoir se transforma en un chemin funèbre. Monsieur Sheng, autrefois en vie et actif sur le chantier minier chinois de Gomion, succomba à ses blessures en cours de route. La nouvelle de sa mort en chemin plongea le convoi dans un silence glacial, révélant la cruauté d’une tragédie qui s’était jouée dans l’ombre. 

  

Le transfert de Monsieur Sheng vers Yaloké devint ainsi un triste pèlerinage, de l’urgence à l’inévitable. Son décès suscite désormais des questions pressantes sur les protocoles d’urgence, la qualité des soins médicaux en transit, et le besoin de mesures préventives pour éviter de telles pertes de vie à l’avenir. 

  

Cet épisode douloureux souligne l’urgence d’une enquête approfondie pour élucider les circonstances de l’altercation entre Monsieur Sheng et Monsieur Sam. Le secret entourant cette dispute doit être levé, non seulement pour rendre hommage à la vie perdue, mais également pour garantir que la vérité émerge dans toute sa complexité. 

  

Dans la quiétude de Gomion, la perte de Monsieur Sheng résonne au-delà du chantier minier, touchant le tissu même de la communauté. Alors que les autorités tardent à réagir, le besoin d’une transparence immédiate devient crucial, non seulement pour apaiser la douleur collective, mais aussi pour permettre une introspection nécessaire sur la sécurité et les relations sur le site minier. 

  

L’impact économique de cette tragédie émerge également, le chantier minier chinois à Gomion étant une source vitale de revenus pour l’État centrafricain. Les retards potentiels dans les opérations soulèvent des inquiétudes quant à la stabilité économique, ajoutant une couche de complexité à une situation déjà tendue. 

  

Enfin, sur le plan diplomatique, les relations entre la République centrafricaine et la Chine sont mises à l’épreuve. La réaction de la Chine à cet incident et les ajustements éventuels dans les politiques de sécurité sur les chantiers miniers deviennent des éléments clés dans cette équation délicate. 

  

Dans l’ombre de la mort de M. Sheng, Gomion cherche des réponses, et la communauté attend des actions concrètes pour prévenir de futurs drames. L’histoire de cette nuit fatidique ne peut rester enterrée dans l’obscurité, car elle porte le fardeau de vies perdues et l’espoir de changements nécessaires pour éviter de nouvelles tragédies. 

 

Sam, le suspect est actuellement en fuite, et le corps de la victime est en route pour Cameroun pour son rapatriement en Chine. 

  

Rappelons que la mort de M. Sheng n’est pas simplement une perte individuelle, mais une onde de choc résonnant à travers les sphères sociale, économique et diplomatique. Alors que Gomion reste plongé dans le deuil, l’absence de réaction des autorités souligne l’urgence d’une enquête approfondie. La transparence devient impérative, non seulement pour honorer la mémoire de Monsieur Sheng, mais aussi pour garantir la sécurité et la stabilité d’une communauté impactée par cette tragédie inattendue. 

 

Par Sylvestre Zato.

Correspondant  CNC à Yaloké

 

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Dérive jalouse à Douala : Quand l’amour secret du consul centrafricain engendre le chaos

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Dérive jalouse à Douala : Quand l’amour secret du consul centrafricain engendre le chaos

 

Centrafrique.org/monsieur-denis-ndobia-consul-de-centrafrique-a-douala-au-cameroun/” data-wpel-link=”internal”>Monsieur Denis Ndobia, consul de Centrafrique à Douala au Cameroun
Monsieur Denis Ndobia, consul de Centrafrique à Douala au Cameroun

 

 

Bangui, 22 janvier 2024 (CNC) – Au cœur de Douala, le consul de la République Centrafricaine, Monsieur Denis Ndobia, connu sous le surnom de “Francis Ngannou”, suscite une controverse singulière. Au-delà de ses fonctions diplomatiques, c’est sa liaison amoureuse avec sa secrétaire et sa jalousie exacerbée qui captent les attentions. Ces passions déchaînées, débordant sur son rôle public, ternissent l’image de la République Centrafricaine au Cameroun et soulèvent des questions sur la frontière entre vie privée et responsabilités diplomatiques. 

  

La situation à Douala, au sein du consulat de la République Centrafricaine, dépeint un tableau peu conventionnel de la diplomatie. Au centre de ce tableau se trouve Monsieur Denis Ndobia, le consul, dont la liaison amoureuse avec sa secrétaire a engendré une spirale de jalousie et de désordre au sein du consulat. Surnommé “Francis Ngannou”, en raison de son passé d’handballeur et ses emportements physiques, il est devenu une figure controversée, autant crainte que moquée. 

 

Consulat de la République centrafricaine à Douala au Cameroun
Consulat de la République centrafricaine à Douala au Cameroun

  

 

L’origine de ce trouble réside dans la relation clandestine qu’entretient un certain Roger avec sa secrétaire. Ce lien intime, loin de rester confiné dans l’ombre des bureaux du consulat, a des répercussions publiques. Monsieur Denis Ndobia alias Francis Ngannou, sous l’emprise de la jalousie, est prompt à interpréter toute interaction entre sa secrétaire et un autre homme comme une menace potentielle. Cette perception déformée l’amène à des confrontations, souvent violentes, avec quiconque ose s’approcher d’elle. 

  

Ces comportements posent plusieurs problèmes. D’abord, ils ébranlent la dignité et le respect normalement associés à la fonction de consul. Ensuite, ils créent un environnement de travail toxique au sein du consulat. La secrétaire, au cœur de cette tourmente, est une victime collatérale, prise entre son devoir professionnel et les accès de jalousie de son chef amant Denis Ndobia alias Francis Ngannou. 

  

Les répercussions de ces agissements ne se limitent pas aux murs du consulat. Ils se répercutent dans les rues de Douala, notamment dans les lieux publics comme les bistros, où M. Roger est souvent vu en train de consommer de l’alcool et sont sur les routes nationales pour les frontières. Un Centrafricain résidant à Bertoua, contacté par la Rédaction depuis sa ville, confirme l’information de cette jalousie du consul centrafricain Francis Ngannou de Douala. Ces scènes publiques, où il confronte et parfois agresse physiquement des individus, portent atteinte à l’image de la RCA. 

  

Cette situation pose des questions cruciales sur la responsabilité des diplomates. Comment les actions personnelles d’un diplomate affectent-elles l’image de son pays ? Quelle est la limite entre vie privée et devoir public ? Et surtout, comment une institution peut-elle gérer de tels écarts de conduite ? 

  

La situation de Monsieur Denis Ndobia à Douala n’est pas simplement une histoire de scandale personnel. Elle est révélatrice des défis auxquels sont confrontées les institutions diplomatiques. Ce cas met en lumière la nécessité d’une conduite irréprochable, non seulement pour le respect des normes diplomatiques, mais aussi pour la protection des individus impliqués et l’image du pays représenté. La République Centrafricaine se trouve face désormais à un dilemme crucial : maintenir l’intégrité de sa représentation à l’étranger ou risquer de voir son image ternie par les actions impétueuses de l’un des siens. 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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Ernest Mada : De directeur de cabinet accusé de détournement à ministre, l’énigme de la nomination de Touadera

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Ernest Mada : De directeur de cabinet accusé de détournement à ministre, l’énigme de la nomination de Touadera

 

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Monsieur Ernest Mada, Directeur de cabinet du Premier ministre Félix Moloua

 

 

Bangui, 23 janvier 2024 (CNC) – La République centrafricaine est plongée dans une énigme politique avec la nomination controversée, aux allures d’une prime aux criminels au col blanc, des membres du gouvernement. Le cas d’Ernest Mada, accusé de détournement de fonds destinés à l’éducation nationale, promu ministre au sein du gouvernement Moloua version 2, révèle une autre facette des critères des nominations faites par Touadera : une prime aux criminels au col blanc. Alors qu’il prend désormais les rênes en tant que ministre chargé du secrétariat du gouvernement, cette décision du Président Touadera soulève des questions cruciales sur la cohérence entre les discours officiels contre la corruption et les actions concrètes au sein du gouvernement. Cet article examine en détail le cas de Mada, mettant en lumière les disparités et les préoccupations liées à cette nomination.

 

L’ascension controversée d’Ernest Mada au poste de ministre chargé du secrétariat du gouvernement suscite des inquiétudes légitimes, étant donné les détails accablants de détournements de fonds révélés dans l’enquête précédente publiée par CNC au mois de mai dernier. En tant qu’ancien directeur de cabinet du ministère de l’éducation, Monsieur Ernest Mada est accusé d’avoir détourné plus de 90 millions de francs CFA destinés à l’éducation nationale. Ces allégations, étayées par des documents authentiques et vérifiés, ont été initialement exposées par le journaliste Fiacre Salabe.

 

Ce cas souligne la tendance troublante du président putschiste Touadera à nommer des individus impliqués dans des affaires délicates à des postes gouvernementaux. Un exemple frappant est celui de Héritier Doneng, mieux connu sous le nom de Guingule (nom attribué aux hommes en taille mince comme un fil), chef de la milice du pouvoir les « Requin ». Connu pour ses actions violentes, Héritier Doneng a été intégré au gouvernement malgré ses implications dans des violences et des allégations de crimes graves, accentuant les préoccupations sur le choix de Touadera de coopérer avec des individus qui trainent des casseroles des crimes derrière eux.

 

De manière similaire, Hassan Bouba, chef rebelle et mercenaire tchadien, poursuivi par la Cour pénale spéciale à Bangui, a été reconduit ministre de l’Élevage et de la Santé Animale. Cette nomination a suscité des critiques quant à l’intégrité et à la crédibilité de Touadera et de son gouvernement dans leur quête de justice.

 

Parallèlement, Regis Dounda, ancien ministre de la Jeunesse et du Sport, qui est un militant du MLPC, un parti de l’opposition, malgré des allégations douteuses de détournements qu’ils l’ont attribué, Regis Dounda a été arrêté et condamné à dix ans de prison ferme sans possibilité d’appel. Cette disparité dans le traitement judiciaire soulève des interrogations sur l’équité et la justice dans le système judiciaire centrafricain.

 

L’énigme persistante des nominations de Touadera semble établir un schéma, où ceux accusés de criminalité et de malversations telles que des sieurs Ernest Mada, Richard Filikota sont récompensés par des postes ministériels, tandis que d’autres, même en l’absence de preuves solides, sont condamnés. Cette apparente sélectivité compromet la crédibilité du gouvernement dans sa lutte déclarée contre la corruption.

 

En réalité, le cas d’Ernest Mada s’inscrit dans une série d’irrégularités observées dans les nominations du Président Touadera. La poursuite de ces tendances risque de miner davantage la confiance du public dans les institutions gouvernementales et de compromettre les efforts visant à instaurer un État de droit et à lutter contre l’impunité en République centrafricaine.

 

À noter qu’Ernest Mada, de directeur de cabinet accusé de détournement à ministre, incarne une énigme persistante dans les nominations présidentielles de Touadera. La poursuite de ces tendances risque de miner davantage la confiance du public dans les institutions gouvernementales et de compromettre les efforts visant à instaurer un État de droit et à lutter contre l’impunité en République centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : violent braquage au quartier Makambo à Km Cinq, un mort et deux blessés graves

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violent braquage au quartier Makambo à Km Cinq, un mort

 

Centrafrique.org/2-morts-dans-un-combat-entre-les-miliciens-dautodefense-rivaux-au-pk5/les_miliciens_autodefense_km5_force-8/” rel=”attachment wp-att-34436″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/11/les_miliciens_autodefense_km5_force-450×252.jpg” alt=”Des miliciens d’autodéfense du quartier PK5 dans le troisième arrondissement de Bangui. CopyrightCNC.” width=”450″ height=”252″ />

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 25 janvier 2024 (CNC) – Le quartier Macambo, à KM5, dans le troisième arrondissement de Bangui, est plongé dans une spirale de violence, avec des braquages de plus en plus meurtriers. La récente attaque qui a coûté la vie à un résident et a laissé un autre grièvement blessé met en lumière les défis persistants de sécurité dans cette localité. Les habitants vivent dans la peur constante, soulignant les lacunes du gouvernement dans la protection de ses citoyens.

 

La nuit du mardi au mercredi, aux environs de 24 heures, des individus fortement armés ont violé la tranquillité de la concession d’une famille à Makambo. Cette intrusion brutale a plongé les occupants dans une terreur inimaginable, soulignant la récurrence des attaques dans ce secteur. Les braqueurs ont usé de violence, tirant sur les occupants de la maison.

 

Selon des éléments d’informations recueillis, la victime du braquage est révélée être un vendeurs des boeufs , venu vendre ses animaux au marché à bétail. Ayant réalisé une transaction de 40 millions de francs CFA dans la journée, il regagnait sa maison dans l’espoir de préparer son départ pour le Tchad afin d’acquérir davantage de bétail.

 

Cependant, la nuit a apporté l’horreur lorsque des braqueurs ont ciblé sa résidence. Leur objectif clair : dérober les fruits de la vente fructueuse. Léleveur, pris au piège de cette attaque violente, a été gravement blessé et a finalement succombé à ses blessures à l’hôpital.

 

Les conséquences de cette tragédie s’étendent au-delà de la victime principale. Son voisin, venu lui porter secours au moment du braquage, est touché par une balle à la jambe, et sa femme  blessée à la main, témoignent de la brutalité de l’assaut.

 

Cette attaque n’est malheureusement pas un incident isolé, mais plutôt un épisode sombre dans une série de braquages qui ensanglante régulièrement le KM5. Les résidents, pris entre la menace constante et le sentiment d’abandon, pointent du doigt non seulement les criminels mais également les forces de l’ordre, dont l’implication est régulièrement suspectée.

 

La chronique sinistre du quartier Makambo souligne la nécessité pressante d’une intervention gouvernementale. L’horreur vécue par les habitants réclame une réponse immédiate et efficace. Au-delà des statistiques, ces événements déchirent le tissu social, exigeant une réévaluation approfondie des politiques de sécurité en place. La question cruciale demeure : comment restaurer la quiétude dans une communauté en proie à une insécurité persistante?

 

Par Éric Azoumi

 

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 Gardiens réduits au silence : La faiblesse des casques bleus de la MINUSCA face à la menace des mercenaires de Wagner en Centrafrique

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 Gardiens réduits au silence : La faiblesse des casques bleus de la Minusca face à la menace des mercenaires de Wagner en Centrafrique

 

Les casques bleus de la Minusca à Gbadene, près de Batangafo
Les casques bleus de la Minusca à Gbadene, près de Batangafo. CopyrightMinusca

 

Bangui, 25 janvier 2024 (CNC) – Au cœur de la République centrafricaine, les Casques bleus respectés de la MINUSCA se retrouvent pris dans une toile complexe de défis face à la présence implacable des mercenaires de Wagner. Cet article, développé par la Rédaction du CNC, explore la faiblesse alarmante manifestée par les milliers des éléments des forces de maintien de la paix de la MINUSCA contre l’influence écrasante d’une centaine des mercenaires du groupe Wagner, transformant leur rôle de protecteurs en simples acteurs humanitaires. Alors que les menaces de Wagner résonnent dans les rues de Bangui et dans les villes de provinces, les Casques bleus restent étrangement silencieux, révélant un changement inquiétant dans leur mandat et leurs capacités. 

  

L’intrusion des mercenaires de Wagner, débutée en 2017-2018, a transformé le paysage du maintien de la paix en République centrafricaine. Les Casques bleus, autrefois dynamiques et chargés de maintenir la stabilité, parfois gonflés face aux rebelles, font face depuis ces derniers temps à une nouvelle réalité où leur autorité est éclipsée. Les exemples de Wagner bloquant les patrouilles de la MINUSCA à Bangui, les intimidant dans les rues et dictant leurs déplacements mettent en évidence un changement de pouvoir palpable. 

  

Dans les villes de provinces, microcosme de cette lutte de pouvoir, une tragédie se déroule quotidiennement. Les menaces incessantes de Wagner contraignent les Casques bleus à adopter un rôle passif, les reléguant à de simples observateurs non avertis d’atrocités. Les rues de Bangui, autrefois sous la surveillance vigilante de la MINUSCA, voient maintenant un récit différent, où les acteurs humanitaires sont éclipsés par la présence menaçante des forces de Wagner. 

  

Le silence déconcertant de la MINUSCA face aux menaces de Wagner soulève autant des questions cruciales sur l’efficacité des stratégies traditionnelles de maintien de la paix. L’incapacité à réagir, la restriction à des rôles humanitaires et l’érosion de leur position, autrefois autoritaire, appellent à un réexamen des dynamiques en évolution en RCA.  

 

“Lors du fameux référendum par exemple, ces sont les mercenaires de Wagner qui dictent des rôles à la MINUSCA : déplacez vos chars, mettez-vous derrière telle maison “, affirme à la Rédaction, un gendarme à Bambari. 

  

Par ailleurs, l’intrusion massive de Wagner s’accompagne de violences exagérées envers la population, un aspect souvent omis dans les rapports de la MINUSCA. Malgré leur connaissance de ces abus, la MINUSCA demeure étonnamment silencieuse. Les rapports minimisent l’impact de Wagner, les qualifiant d’acteurs non étatiques, masquant ainsi la gravité de la situation. 

  

Alors que la MINUSCA semble déployer une force significative contre les rebelles, elle se montre étonnamment impuissante face aux excès de Wagner. Les immersions de Wagner dépassent parfois en cruauté les exactions des rebelles, mettant en évidence une dynamique déconcertante où la force internationale se trouve désemparée devant un adversaire non conventionnel. Cette asymétrie souligne la nécessité pressante d’une réévaluation stratégique pour restaurer l’efficacité des opérations de maintien de la paix. 

  

Notons que les Casques bleus de la MINUSCA, alors qu’ils luttent avec leur nouveau statut d’acteurs impuissants sur la scène centrafricaine, la menace posée par les mercenaires de Wagner reste incontrôlée. Les rues de Bangui et au-delà résonnent des conséquences de ce pouvoir déséquilibré. Il est impératif que la communauté internationale examine attentivement cette dynamique en évolution, repense les stratégies de maintien de la paix et explore des solutions novatrices pour restaurer l’efficacité des forces internationales et rétablir la stabilité dans la région. 

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Lutte contre la Circulation Anarchique d’Armes en RCA : Mesures Draconiennes du Chef d’Etat-Major des Armées

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Lutte contre la Circulation Anarchique d’Armes en RCA : Mesures Draconiennes du Chef d’Etat-Major des Armées

 

Centrafrique.org/zephirin-mamadou-entre-la-corruption-et-le-detournement-un-business-a-grande-echelle/le-general-zephirin-mama/” rel=”attachment wp-att-63493″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/le-general-Zephirin-Mama-450×300.jpg” alt=”le général Zéphirin Mamadou, chef d’État-major de la République centrafricaine” width=”450″ height=”300″ />
le général Zéphirin Mamadou, chef d’État-major de la République centrafricaine

 

Bangui, 25 janvier 2024 (CNC) – Le Général de Corps d’Armée, Chef d’Etat-Major des Armées centrafricaines, Zéphirin MAMADOU, a émis un communiqué d’envergure pour faire face à la menace croissante de la circulation anarchique des armes et munitions dans le pays. Cette pratique, orchestrée par des porteurs de tenue, menace la quiétude de la population et alimente les activités des personnes mal intentionnées.

 

Malgré les efforts déployés par le haut commandement militaire pour éradiquer cette dangereuse pratique, des actes de banditisme persistent, accompagnés du non-respect des consignes par certains personnels militaires et para-militaires. En réponse à cette situation critique, le Général MAMADOU a décidé de prendre des mesures strictes interdisant formellement à tout militaire détaché de circuler avec des armes et autres matériels de guerre dans des lieux sensibles tels que les quartiers, les bars, les véhicules privés de transport en commun, et même lors des inhumations.

 

Ces mesures, bien que nécessaires pour rétablir l’ordre et la sécurité, soulignent les défis persistants auxquels est confronté le pays en matière de gestion sécuritaire. Le Chef d’Etat-Major des Armées met en garde contrevenants et appelle les responsables à veiller au strict respect de cette interdiction.

 

Dans une démarche de collaboration avec la population, le Général MAMADOU sollicite la contribution active de celle-ci en dénonçant toute personne en uniforme impliquée dans ces pratiques interdites. Des numéros dédiés, 72687900 et 75054579, ont été mis à disposition pour recueillir les informations.

 

La République Centrafricaine, confrontée à ces défis sécuritaires, se retrouve à un moment critique où la coopération entre les forces armées et la population devient cruciale pour rétablir un climat de confiance et assurer la sécurité de tous. Reste à savoir comment ces mesures draconiennes impacteront la situation sécuritaire et si elles parviendront à endiguer la menace persistante du banditisme armé.

 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Barrières illégales à Koui: Le fiasco du démantèlement et les complexités économiques et sécuritaires

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Barrières illégales à Koui: Le fiasco du démantèlement et les complexités économiques et sécuritaires

 

Centrafrique.org/a-koui-dans-louham-pende/” data-wpel-link=”internal”>À Koui, dans l'Ouham-Pendé. CopyrightCNC
À Koui, dans l’Ouham-Pendé. CopyrightCNC

 

 

CentrafriqueBangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 25 janvier 2024 (CNC) – Au cœur de la République centrafricaine, la ville de Koui, autrefois De Gaulle, est le théâtre d’un fiasco lié au démantèlement des barrières illégales. L’histoire de cette sous-préfecture de la préfecture de Luan Pindé prend une tournure complexe, mêlant des éléments historiques, des négociations tendues et des enjeux économiques cruciaux.

 

Négociations pour le démantèlement et respect du décret présidentiel:

 

La première étape de cette saga  a débuté en décembre dernier, impliquant les notables de Koui et les autorités locales, demandant le démantèlement des barrières illégales des forces de l’ordre qui entravent la libre circulation, en accord avec le décret présidentiel. Cependant, les forces de l’ordre, représentées par les soldats FACA, rejettent catégoriquement cette proposition, créant un premier point d’impasse.

 

Refus des FACA et tentative de réduction des formalités:

 

Face au refus des soldats FACA de démanteler les barrières, les autorités locales cherchent une solution alternative. Elles proposent de réduire les formalités, habituellement exorbitantes, à un montant symbolique de 250 francs CFA, tout en maintenant la conformité avec le décret présidentiel. Cependant, même cette proposition modérée est accueillie par un refus obstiné des forces de l’ordre.

 

Complicité et dilemme économique:

 

Cette situation expose une complicité tacite entre l’État-major et les soldats FACA déployés sur le terrain. Le démantèlement des barrières, en conformité avec le décret présidentiel, signifierait une perte financière significative pour ces derniers, qui préfèrent maintenir le statu quo afin de remplir leurs poches illégalement. Les autorités locales, conscientes des abus perpétrés aux barrières et dans le respect du décret présidentiel, se trouvent dans un dilemme complexe entre assurer la sécurité publique et répondre aux besoins financiers des forces de l’ordre.

 

Conséquences pour les usagers et complications socio-économiques:

 

Les usagers de la route, souvent confrontés à des paiements excessifs aux barrières, subissent les conséquences de cette impasse. Les autorités locales, en cherchant le démantèlement et respectant le décret présidentiel, tentent de résoudre les abus, mais se heurtent à une résistance farouche. Les soldats FACA, craignant la perte de revenus, refusent de céder, laissant la population vulnérable à de potentielles activités criminelles si les barrières disparaissent, selon leur propre dire.

 

Rappelons que  le fiasco du démantèlement des barrières à Koui expose les intrications délicates entre les impératifs économiques des forces de l’ordre, le respect du décret présidentiel, et la volonté des autorités de rétablir la libre circulation. Entre résistance, complicité, respect du décret présidentiel, et impact sur les usagers, cette affaire soulève des questions essentielles sur la gouvernance et la recherche d’un équilibre entre la sécurité publique et les besoins économiques des forces de l’ordre.

 

Par Fortuné Boberang

 

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Danièle Darlan, Gardienne des Droits : Honneurs Franco-Allemands pour une Défenseure Acharnée

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Danièle Darlan, Gardienne des Droits : Honneurs Franco-Allemands pour une Défenseure Acharnée

 

Centrafrique.org/madame-darlan-et-lambassadeur-de-france-a-bangui/” data-wpel-link=”internal”>Madame Darlan et l'ambassadeur de France à Bangui
Copyright ambassade de France

 

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 25 janvier 2024 (CNC) – Madame Danièle Darlan, ancienne présidente de la Cour constitutionnelle en République centrafricaine, a récemment été distinguée par le Prix Franco-Allemand des Droits de l’Homme et de l’État de Droit. Cette reconnaissance témoigne de ses trois décennies de dévouement envers ses étudiants, son pays, et la cause des droits de l’Homme. La cérémonie, présidée par les ambassadeurs de France et d’Allemagne, a souligné l’engagement exceptionnel de Madame Darlan.

 

Dans un discours empreint de solennité, S.E.M. Bruno Foucher, ambassadeur de France, a loué l’impact de Madame Danielle Darlan sur la jeunesse centrafricaine, soulignant son rôle crucial dans l’enseignement des principes du droit public à l’Université de Bangui. Il a souligné la force des institutions forgées par cette constitutionaliste engagée, essentielles pour le développement du pays. Les mots élogieux de S.E. Mme. Corinna Fricke, ambassadrice d’Allemagne, ont mis en lumière le dévouement de Darlan à la promotion de la justice et à la préservation de l’État de droit.

 

Pourtant, derrière les applaudissements officiels se cachent des nuances. Certains pourraient questionner la réalité des progrès en matière de droits de l’Homme en République centrafricaine, malgré le rôle louable de Darlan. Des perspectives divergentes existent quant à l’efficacité des institutions qu’elle a contribué à renforcer. L’ironie réside dans le fait que les honneurs franco-allemands, bien que mérités, soulèvent des questions plus larges sur les relations entre la Centrafrique et ces puissances européennes.

 

Précisons que la reconnaissance accordée à Madame Danièle Darlan transcende les frontières, mais suscite aussi la réflexion. Son parcours inspire la jeunesse, mais les nuances de sa contribution invitent à un questionnement critique sur la réalité des droits de l’Homme dans le pays. Les honneurs franco-allemands ne sont pas seulement un témoignage d’appréciation individuelle, mais une fenêtre sur les complexités socio-politiques de la République centrafricaine. La célébration de Darlan doit être accompagnée d’un dialogue ouvert sur les défis persistants et les aspirations collectives en matière de droits et de justice.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Infestation mortelle : La Centrafrique sous l’assaut incontrôlé des moustiques

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Infestation mortelle : La Centrafrique sous l’assaut incontrôlé des moustiques

 

Une rue inondée de la ville de Bangui
Une rue inondée de la ville de Bangui

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 25 janvier 2024 (CNC) – a République Centrafricaine fait face à une crise sanitaire dévastatrice lorsque les inondations et l’insalubrité ont engendré une prolifération incontrôlée de moustiques dans la ville de Bangui et ses environs. Cette invasion menace la vie quotidienne des habitants, perturbant leurs activités et exposant la population, surtout des enfants, à des risques accrus de maladies, en particulier du paludisme. Dans cet article, nous examinerons les perspectives divergentes sur la situation, allant des témoignages poignants des résidents aux explications d’experts de la santé. Une analyse approfondie révélera les facteurs sous-jacents à cette crise et les appels urgents à l’action. 

  

La cité de Bangui et ses quartiers font face à une menace invisible mais omniprésente : une prolifération de moustiques d’une ampleur sans précédent. Les résidents se plaignent des piqûres incessantes, craignant les maladies qui pourraient découler de cette invasion, comme en témoigne la rencontre avec Fatou Abakar du Kilomètre 5. 

  

Dans le quartier SICA 3, Avice Bissaolo exprime son désespoir face à l’incapacité de mener une vie normale en raison du nombre exorbitant de moustiques. Les activités nocturnes, autrefois familiales, sont désormais gâchées par ces insectes voraces. Selon Salomon du quartier Kaya, l’ampleur de l’infestation est telle que même les rituels funéraires sont perturbés, soulignant ainsi l’urgence d’une intervention gouvernementale. 

  

Le Professeur Jamon Monsoroq Bindi de l’université de Bangui met en lumière les causes profondes de cette crise. La température, la pluie et surtout l’insalubrité créent un environnement propice à la reproduction des moustiques. Les conséquences sont alarmantes, avec une montée spectaculaire du taux de paludisme dans la ville. Les experts de la santé exhortent la population à détruire les foyers de reproduction en assainissant les zones à risque. 

  

La République Centrafricaine est confrontée à une menace sanitaire majeure, nécessitant une réponse immédiate et efficace des autorités. L’inaction pourrait conduire à une crise de santé publique dévastatrice. Cependant, la situation ne peut être abordée de manière isolée. Une approche holistique, combinant mesures sanitaires, assainissement, et sensibilisation communautaire, est nécessaire pour endiguer cette invasion mortelle. Les résidents de Bangui ne peuvent plus vivre dans l’ombre de ces insectes voraces, et il est impératif que l’État réponde avec urgence pour protéger la santé et le bien-être de sa population. 

 

Par Anselme Mbata

 

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Entre barrières et formalités : la souffrance des fabricants des marmites à Cantonnier

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Entre barrières et formalités : la souffrance des fabricants des marmites à Cantonnier

 

Centrafrique.org/marmites-fabriquees-a-cantonnier-a-la-frontiere-avec-le-cameroun/” data-wpel-link=”internal”>Marmites fabriquées par des artisans centrafricains à Cantonnier, à la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC
Marmites fabriquées par des artisans centrafricains à Cantonnier, à la frontière avec le Cameroun. CopyrightCNC

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Cantonnier, 25 janvier 2024 (CNC) – Au fin fond de la République centrafricaine, Cantonnier, dans ses ruelles remplies des herbes, des artisans-fabricants des marmites se battent contre un labyrinthe de barrières et de taxes imposées par les forces de défense et de sécurité intérieure centrafricaines lorsqu’ils sortent sur les marchés avec leurs produits tous neufs tant aimés par les femmes, les marmites fabriquées à base des matières en aluminium fondu. Cette chronique dévoile leur périple complexe, débutant par la quête de matériaux au Cameroun et aboutissant à la vente de leurs produits sur le marché camerounais. Un récit poignant de détermination face à des obstacles économiques qui les obligent à rechercher une aide internationale pour la construction d’un dépôt local. 

  

Au cœur de cette histoire, les artisans chaudronniers centrafricains, les fabricants des marmites de Cantonnier, que les enfants les appellent ici les “ marmitiers”, après avoir traversé la frontière camerounaise à la recherche de matériaux à Garouaboulaye, se heurtent aux barrières des forces centrafricaines à leur retour. Des formalités et taxes sont imposées, même sur des carcasses des aluminiums récupérées, pour la majorité, dans les poubelles camerounaises. Malgré ces entraves, ils persévèrent dans la fabrication, un processus ardu qui occupe des heures précieuses. La difficulté atteint son paroxysme lorsqu’ils cherchent à vendre leurs produits, les obligeant à se tourner vers le marché camerounais en l’absence d’acheteurs suffisants côté centrafricain. 

  

De retour au Cameroun pour vendre leurs marmites, les forces centrafricaines à la barrière ajoutent un nouveau défi aux artisans en imposant des taxes à la sortie de ces mêmes produits. Cette imposition supplémentaire défavorise fortement les artisans centrafricains, fabriquant des marmites. Sur le marché camerounais, ils se voient contraints de vendre à des prix dérisoires aux grossistes pour subvenir à leurs besoins et soutenir leurs familles. Cette réalité complexe souligne davantage les inégalités et les obstacles économiques auxquels ces artisans font face, renforçant la nécessité d’une action immédiate. 

  

Les artisans lancent un appel pressant aux ONG internationales, leur sollicitant la construction d’un dépôt local. Cette demande vise à créer une solution pratique qui leur permettrait de vendre leurs produits sur place à Cantonnier, éliminant ainsi les tracas liés aux taxes et barrières transfrontalières imposées par les FACA. C’est un appel à l’aide pour une intervention concrète qui pourrait transformer leur réalité économique. 

  

En résumé, l’histoire des artisans fabriquant des marmites à Cantonnier expose les entraves injustes qui entravent leur parcours. Les taxes à l’entrée et à la sortie, les formalités, et les blocages révèlent une réalité économique complexe. L’appel désespéré aux ONG internationales pour un dépôt local est une demande urgente de changement. Construire un dépôt à cantonner offre une solution tangible pour contourner les obstacles transfrontaliers et permettre aux artisans de vendre localement. C’est un plaidoyer pour la justice économique, soulignant la nécessité d’une intervention immédiate pour transformer leur réalité. 

 

Emmanuel  Gassawi

Correspondant du CNC à Béloko

 

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Bambari sous l’emprise de la criminalité : Les cris de détresse d’une population en quête de sécurité

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Bambari sous l’emprise de la criminalité : Les cris de détresse d’une population en quête de sécurité

 

Centrafrique.org/Centrafrique-des-morts-dans-des-accrochages-entre-larmee-et-les-rebelles/des-faca-a-bambari-dans-le-vehicule-et-quelques-uns-a-pieds-2/” rel=”attachment wp-att-46775″ data-wpel-link=”internal”>des faca à Bambari dans le véhicule et quelques uns à pieds
Des soldats FACA en patrouille à Bambari. Photo CNC

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bambari, 25 janvier 2024 (CNC) – La ville de Bambari, capitale préfectorale de la Ouaka, connaît actuellement une montée inquiétante de la criminalité, malgré les gros efforts et moyes déployés depuis plus de sept ans pour restaurer la paix. Les habitants font face à une recrudescence des vols, des actes de banditisme, et des cambriolages jours et nuits, mettant en péril la quiétude de leur quotidien. Bien que la paix semble revenir, des incidents tragiques persistent, notamment des attaques mortelles visant les gardiens de nuit. Ces événements ont suscité l’indignation et la préoccupation parmi les citoyens et les membres de la société civile. Dans cet article, nous explorerons les préoccupations croissantes de la population de Bambari face à cette montée de l’insécurité urbaine, tout en examinant les appels poignants aux autorités pour une protection renforcée. 

  

Malgré les signes encourageants d’un retour progressif à la paix à Bambari, la réalité quotidienne est marquée par une série de crimes violents. Les braquages et les cambriolages, parfois mortels, créent un climat de peur parmi les habitants et surtout, beaucoup plus parmi les sentinelles. Le meurtre d’un veilleur pendant ce mois de janvier a été un coup dur pour la communauté locale, soulignant l’urgence d’une sécurité renforcée. 

  

Mahamat, le frère de la victime, exprime la détresse de nombreux résidents : “Si tu te bats au quotidien pour trouver de quoi manger pour toi et ta famille, les gens de mauvaise foi viennent te faire du mal ou même te tuer en emportant tous tes biens. Nous demandons simplement aux autorités de nous protéger.” 

  

Les inquiétudes s’étendent également à Clavier Rokoué, membre actif de la société civile, qui souligne l’importance cruciale de la sécurité pour le pays. Les récents actes de violence remettent en question la stabilité, malgré les efforts déployés pour restaurer la paix. Le sous-préfet de Bambari encourage les chefs de quartiers à signaler toute activité suspecte et à contribuer à maintenir la sécurité. Cette responsabilité est également partagée par les chefs de quartiers, qui sont appelés à dénoncer les incidents dans leurs zones respectives. 

  

L’insécurité ne se limite pas seulement aux quartiers, mais s’étend aux axes routiers. L’emprunt de l’axe Ippy devient de plus en plus risqué, avec de nombreux usagers rapportant des incidents de braquages au village Ngbange, à 35 km au nord de Bambari. Ces défis posent des questions sérieuses sur la capacité des autorités à garantir la sécurité des citoyens et des voyageurs. 

  

En réalité, Bambari se trouve à la croisée des chemins, oscillant entre des signes de progrès vers la paix et une réalité quotidienne marquée par la menace constante de la criminalité. Les appels désespérés des citoyens et des membres de la société civile soulignent l’urgence d’une action gouvernementale forte pour assurer la sécurité de la population. Il est impératif que les autorités réagissent de manière décisive pour inverser cette tendance, garantissant ainsi un avenir plus sûr et plus stable pour les habitants de Bambari. 

  

Par Bertrand Yékoua  

Correspondant CNC dans la Ouaka. 

 

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Bocaranga ébranlée : Aimé Césaire Kodomo le maire et le Sous-Préfet Esaïe Gbanet, les architectes d’un régime mafieux.

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Bocaranga ébranlée : Aimé Césaire Kodomo le maire et le Sous-Préfet Esaïe Gbanet, les architectes dun régime mafieux. 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/FB_IMG_1705677333364-450×421.jpg” alt=”Esaïe Gbanet le sous-préfet de Bocaranga” width=”450″ height=”421″ />
Esaïe Gbanet le sous-préfet de Bocaranga

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bocaranga, 23 janvier 2024 (CNC) – Sous les ombres des collines qui surplombent la ville de Bocaranga au nord de la République centrafricaine, une cité en apparence tranquille, se cachent deux têtes jumelles issues d’un esprit mafieux : Aimé Césaire Kodomo et Esaïe Gbanet. Bocaranga, une ville totalement oubliée par les autorités de Bangui est enserrée dans les rets dune crise insidieuse orchestrée en synergie par ces deux têtes, les sieurs Aimé Césaire Kodomo le maire et Esaïe Gbanet le sous-préfet, tous les deux, natifs de la ville. Cette plongée au cœur des pratiques opaques révèle un sombre tableau dabus de pouvoir et d’autorité confondus allant des manœuvres dexploitation à des fins personnelles à une traite négrière.   

Des injonctions coercitives pour la culture des champs à la vente scandaleuse de biens publics, en passant par la pression constante pour les cartes didentité nationale et lingérence dans les actions humanitaires, la Rédaction du CNC a mené une enquête exclusive qui révèle et dévoile les arcanes dune gouvernance locale au model colonial. Embarquons pour Bocaranga où la confiance seffrite, lintégrité s’émousse, et la communauté sinterroge sur la légitimité de dirigeants dont les intérêts personnels semblent surpasser les besoins essentiels de ceux quils sont censés les représenter. Bocaranga ébranlée : Aimé Césaire Kodomo maire et le Sous-Préfet Esaïe Gbanet, les architectes dun régime mafieux, c’est une enquête exclusive CNC.  

  

Manipulation imaginaire : Le subterfuge pétrolier du Maire et du Sous-Préfet.  

 

Au cœur de la ville de Bocaranga, deux natifs locaux qui sont nommés pour administrer la ville, Aimé Césaire Kodomo le maire et Esaïe Gbanet le sous-préfet, déploient un stratagème élaboré en commun pour s’appauvrir leurs administrés et s’enrichir eux-mêmes. Le dernier acte en date après plusieurs autres séries d’actes, est l’histoire inventée d’exploitation du pétrole à Bocaranga.   

 

Prétendant que Touadera et le Wagner vont incessamment démarrer l’exploitation du pétrole dans le quartier Pétroca de la ville, depuis des semaines, Aimé Césaire Kodomo le maire et son frère Esaïe Gbanet le sous-préfet, multiplient des pressions et ont lancé un ultimatum aux habitants de tous les petits quartiers de Pétroca de quitter la zone sous peine de sanctions administratives des dernières rigueurs, sans préciser lesquelles.   

  

Il devient alors de plus en plus évident que cette menace pétrolière est une fabrication pure et simple et s’apparente à la menace nucléaire de Poutine sur les habitants. Pourtant, aucun projet d’État, aucune perspective réelle dexploitation pétrolière nexistent. Cest plutôt un subterfuge conçu pour inciter la population à quitter et, surtout, pour leur extorquer de largent.  

  

La découverte de cette manipulation révèle une dimension encore plus sombre du comportement du maire et du sous-préfet. Les résidents, déjà confrontés à des exigences d’évacuation sans dédommagement, se rendent compte maintenant de la fausseté de cette menace pétrolière. Elle nest rien dautre quune stratégie pour forcer la population à payer, ajoutant une couche supplémentaire à larnaque orchestrée par ces autorités locales.  

  

Cette mise en scène pétrolière fictive et à but d’escroquerie met en évidence lobsession financière de Aimé Césaire Kodomo et de Esaïe Gbanet. Derrière chaque menace, chaque ultimatum, se cache une quête incessante de fonds au détriment de la confiance et de la stabilité de la communauté. Les résidents qui refusent de quitter sont désormais confrontés à des demandes de paiement, plongeant la population dans une situation précaire.  

  

Aimé Césaire Kodomo le maire de la ville de Bocaranga
Aimé Césaire Kodomo le maire de la ville de Bocaranga

 

La vente scandaleuse des lieux publics  

   

Aimé Césaire Kodomo le maire et Esaïe Gbanet le sous-préfet de Bocaranga ont franchi une nouvelle ligne en vendant des places publiques cruciales. Le marché, un lieu central dans la vie quotidienne des habitants, a été cédé. Cette transaction soulève des questions sur la légitimité de vendre des espaces qui devraient servir lintérêt commun.  

   

Et ce n’est pas tout ! La vente de la place Barthelemy Boganda, utilisée depuis des années durant comme lieu de marché hebdomadaire des villageois locaux, est une trahison de lhistoire et de la tradition locale. Cette place, symbole de la vie communautaire, a été sacrifiée aux intérêts financiers du maire et du sous-préfet. Les habitants, attachés à ce lieu, sont confrontés à la perte dun patrimoine collectif.  

   

La vente de ces espaces publics va au-delà de la simple transaction financière. Elle a des conséquences directes sur la vie quotidienne des résidents. La dépossession de lieux centraux de la vie communautaire crée un vide qui ne peut être comblé par une compensation monétaire.  

  

Cette vente scandaleuse souligne lopacité qui règne dans la gestion publique de Bocaranga. Le maire et le sous-préfet, censés agir dans lintérêt de la communauté, ont sacrifié des lieux historiques au profit dintérêts personnels. Cela appelle à une introspection collective sur la gouvernance locale et à la nécessité de restaurer la confiance dans la gestion des biens communs.  

  

La manipulation pour exploiter les agriculteurs locaux : une nouvelle traite négrière  

  

Depuis plus de cinq ans, les sieurs Aimé Césaire Kodomo le maire et Esaïe Gbanet le sous-préfet de Bocaranga ont réinstauré dans leur localité en partage une administration coloniale type. Ils convoquent régulièrement les chefs de quartiers et les chefs de villages à des réunions d’injonctions des ordres. Leur mission ? Ordonner par la ruse et par la force, leurs administrés daller cultiver leurs champs.   

   

Cette action soulève des questions sur leurs rôles à Bocaranga. La demande récurrente portée par le maire de cultiver leurs champs n’est autre que le retour à l’esclavage, à la traite négrière. Cette demande est dépourvue de base légale et coutumière dans la région. Bien que le maire puisse penser qu’il peut imposer cette tradition, il est crucial de souligner qu’il ne s’agit là qu’une pratique de la traite négrière, une pratique reprimée dans le pays.  

  

Il devient essentiel de clarifier si cette “tradition” a des racines historiques ou si elle est une manipulation directe du maire. Les habitants, désireux de préserver leur identité et de mettre fin à cette manipulation, commencent à remettre en question la légitimité de ces ordres, cherchant une explication claire et transparente sur cette initiative initiée par le maire pour exploiter les agriculteurs locaux. Mais pour Aimé Césaire Kodomo et Esaïe Gbanet, d’après leurs ruses : “ c’est la journée du civisme demandée par Touadera”.   

      

Esaïe Gbanet le sous-préfet de Bocaranga dans son champ
Esaïe Gbanet le sous-préfet de Bocaranga dans son champ

 

Manipulation autour des cartes d’Identité nationale   

       

Les deux têtes de l’Administration à Bocaranga, Aimé Césaire Kodomo le maire et Esaïe Gbanet le sous-préfet, ne s’arrêtent pas là sur les deux premiers chantiers. Depuis plus de 6 mois durant, ils n’arrêtent pas d’exercer des pressions sur leurs administrés en leurs incitant, nuit et jour à la radio local, d’aller à la Mairie locale, légaliser les documents exigés pour les cartes d’identité nationale. Qu’une équipe de la confection des cartes nationales d’identité va venir à leur demande pour leur faire ces cartes sur place.    

     

“Quel subterfuge ? ” s’insurge un instituteur au quartier Eramandji. Cette initiative, loin d’être transparente, soulève des questions sur les motivations réelles derrière cette demande insistante qui n’est autre que de se faire de l’argent.   

   

La population, confrontée à ces appels incessants sur les ondes de leur radio locale, commence à remettre en question la légitimité de leur démarche. Plutôt que de répondre à un besoin authentique, cette demande n’est autre qu’une quête de fonds déguisée, orchestrée par Aimé Césaire Kodomo le maire et Esaïe Gbanet le sous-préfet pour soutirer illégalement de l’argent à la communauté locale.     

    

Que les autorités policières de l’Emigration-immigration à Bangui apportent de la lumière sur l’obscurité qui plonge sut cette campagne des fabrications des cartes d’identité nationale sur place dans cette Commune. Les habitants, perplexes devant cette demande persistante, cherchent des réponses claires sur la nécessité réelle de cette initiative initiée par le maire et le sous-préfet.    

    

Cette manipulation autour des cartes d’identité nationale commence à entamer la confiance de la population envers le maire et le sous-préfet. La transparence et l’intégrité de cette démarche sont remises en question, appelant à une réflexion collective sur la manière dont ces autorités locales gèrent les questions cruciales au sein de la communauté.  

    

Ingérence dans les actions des ONG par le Maire et le Sous-préfet.   

    

Cette ingérence, c’est une autre facette des visages cachés des deux têtes jumelles, Aimé Césaire Kodomo et de Esaïe Gbanet. Ces deux figures louches à la tête de l’Administration et de la Commune de Bocaranga se sont engagées dans une interpellation déformatrice, biaisée et sélective des activités des organisations non gouvernementales (ONG) œuvrant dans Bocaranga. C’est vers leurs villages respectifs qu’ils imposent au personnel des ONG internationales d’y aller travailler, créant ainsi une dynamique où l’intervention humanitaire est dictée par leurs propres intérêtts.   

    

L’abus de pouvoir devient apparent lorsque Aimé Césaire Kodomo le maire et Esaïe Gbanet le sous-préfet de Bocaranga choisissent activement les localités où les ONG doivent intervenir en méconnaissance des documents de leurs projets. Cette tendance soulève des questions sur la légitimité de leur rôle dans la coordination des actions humanitaires, laissant la population locale dans une position vulnérable.   

    

Ancien député du parti KNK, Esaïe Gbanet, en se reversant au MCU, comme plusieurs de ses ouvriers d’ailleurs, a été nommé sous-préfet de Bocaranga et selon ses proches, il nourrit à nouveau ses ambitions de redevenir député de Bocaranga 1. Et c’est dans ce sens qu’il désigne son village de Kaïta pour les interventions des ONG. Les résidents des autres localités, aux prises avec des défis urgents, voient leurs besoins minimisés au profit des intérêts personnels du maire et du sous-préfet.   

   

Cette ingérence dans les actions des ONG a un impact significatif sur l’intégrité des opérations humanitaires. La confiance dans la neutralité des actions humanitaires est ébranlée, appelant à une réévaluation critique du rôle du maire et du sous-préfet dans la coordination des efforts pour répondre aux besoins réels de la population.   

    

Aimé Césaire Kodomo et Esaïe Gbanet devenus “Journalistes communautaires » de la radio Mbili.   

   

Encore, et encore Aimé Césaire Kodomo le maire et Esaïe Gbanet le sous-préfet de Bocaranga, tous deux cultivateurs comme métier, sont devenus, par la force des pouvoirs, des journalistes communautaires à la radio locale Mbili créée par l’Organisation Internationale de la Migration (OIM) en s’appropriant de sa rédaction. Pratiquement chaque jour, chaque heure, les voix du préfet et de son maire résonnent à travers cette station, transformant ainsi leur rôle en celui de “journalistes communautaires”.   

    

Cette appropriation de la station de radio locale sert de plateforme pour lancer des discours intimidants, créer un climat d’incertitude et promouvoir leurs propres agendas. Les habitants de Bocaranga sont constamment exposés à ces messages, suscitant des inquiétudes quant à la véritable intention derrière cette utilisation détournée de la radio communautaire.   

     

Au fil du temps, le langage utilisé par le maire et le sous-préfet dans cette station devient de plus en plus incompréhensible pour la population locale. Les habitants peinent à saisir le sens de leurs propos, alimentant ainsi le mystère autour de leurs véritables intentions dans cette tentative de contrôle de l’information au sein de la communauté.   

       

Une gouvernance locale en danger   

     

En examinant de près les actions des sieurs Aimé Césaire Kodomo et Esaïe Gbanet, le maire et le sous-préfet de Bocaranga respectivement, il devient évident que la gouvernance locale est plongée dans une crise profonde qui ne nous dit pas comment elle s’appelle. Des pratiques telles que la manipulation pour exploiter les forces physiques des agriculteurs pour leurs champs, l’escroquerie à l’exploitation du pétrole, la vente scandaleuse des lieux publics, la pression pour les cartes d’identité nationale, et l’ingérence dans les actions des ONG révèlent un abus de pouvoir et d’autorité flagrant.   

     

Le maire, en particulier, semble avoir institué un système personnel qui sert ses propres intérêts plutôt que ceux de la communauté. Les actions de coercition, les ventes sans raison des lieux publics, et la recherche constante de fonds à travers des demandes des légalisations des documents pour les cartes d’identité nationales révèlent un manque de transparence et d’intégrité.   

   

Cette crise de gouvernance menace la confiance des citoyens envers leurs autorités locales. Les pratiques douteuses du maire et du sous-préfet créent un environnement où les besoins réels de la population passent au second plan, éclipsés par des intérêts personnels.   

 

Il est impératif que la population de Bocaranga examine de près ces pratiques et exige une gouvernance plus transparente, responsable et centrée sur les véritables besoins de la communauté. L’avenir de cette localité dépendra de la capacité à restaurer la confiance, à rétablir l’intégrité et à s’engager dans une gouvernance véritablement représentative. 

 

Par Fortuné Boberang

Correspondant de CNC à Lim-Pendé

 

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Centrafrique : Le Pouvoir de Touadéra, une dérive Vers l’Abyssal

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Le Pouvoir de Touadéra, une dérive Vers l’Abyssal

 

 

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Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP

 

Bangui, 25 janvier 2024 (CNC) – En ce début d’année 2024, la République centrafricaine se trouve à la croisée des chemins, plongée dans une crise sans précédent orchestrée par un pouvoir défaillant. Sous la gouvernance de Touadéra Faustin depuis sept ans, le pays porte les stigmates de cette période tumultueuse. Cet édito explore les méandres de la situation actuelle, exposant les échecs politiques, les tentatives désespérées d’établir une dictature, et même le sinistre projet de génocide. À travers les mots percutants de l’auteur Ernest Lakouéténé-Yalet, nous plongeons dans une réalité aussi alarmante que complexe, mettant en lumière les maux qui affligent la nation centrafricaine.

 

Le pouvoir en déclin :

 

Touadéra Faustin, actuel chef d’État centrafricain, a transformé son mandat en une séquence désastreuse pour le pays. Malgré les espoirs initiaux, ses sept années au pouvoir laissent la nation dans un état de chaos politique et social. L’auteur, Ernest Lakouéténé-Yalet, dans son post publié sur les réseaux sociaux, souligne l’incompétence flagrante de Touadéra, désormais unanimement admise même par ses anciens partisans.

 

Origines d’une déroute politique :

 

Le post de monsieur Ernest Lakouéténé  pointe du doigt la décision politique malheureuse de l’ancien président François Bozizé, qui a nommé Touadéra comme Premier ministre en 2008. Cette nomination a été le point de départ d’une série de catastrophes pour la République centrafricaine.

 

Le tournant inquiétant vers le génocide :

 

Le poste de monsieur Ernest Lakouéténé  met en lumière les événements récents, soulignant une dérive vers l’abyssal avec l’appel choquant à un génocide programmé. Ngouandjika Fidèle, ministre-conseiller spécial du président, a publiquement évoqué cette option désespérée, révélant ainsi la panique et la volonté de maintenir le pouvoir à tout prix.

 

Vers un sombre avenir :

 

Le climat politique actuel est marqué par l’étouffement de la démocratie, la répression des opposants, et la montée de la violence orchestrée par le pouvoir en place. Les tentatives de maintien au pouvoir de Touadéra semblent être de plus en plus dénuées de toute considération éthique.

 

Il y’a lieu de noter que la République centrafricaine se trouve actuel à un moment critique de son histoire, confrontée à des défis sans précédent. La déroute politique de Touadéra, les tentatives désespérées de maintien au pouvoir et la menace de génocide soulignent l’urgence d’une action internationale et la nécessité pour le peuple centrafricain de s’unir pour surmonter cette crise dévastatrice.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Paroisse Saint Antoine de Padoue, un beau-fils du Cardinal Nzapalainga en veut à l’abbé  Xyste Ngacha

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Paroisse Saint Antoine de Padoue, un beau-fils du Cardinal Nzapalainga en veut à l’abbé  Xyste Ngacha

 

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Le cardinal Dieudonné Nzapalainga

 

 

Bangui, 24 janvier 2024 (CNC) – C’est un climat d’enfer qui règne à la Paroisse Saint Antoine de Padoue depuis la date de publications des décrets épiscopaux par lesquels certains prêtres de l’archidiocèse de Bangui ont été mutés ou maintenus à leurs postes. Le vicaire de ladite Paroisse l’abbé Xyste Ngacha est sommé par son curé à faire ses valises et à quitter les lieux sous peine d’expulsion forcée. C’est une première dans l’histoire de l’Eglise. Cependant, une grande majorité des chrétiens se préparent à se soulever contre le Cardinal et le Curé Abbé Ludovic Kpéfio.

 

Selon les échos qui sont parvenus à notre rédaction, depuis la date 11 novembre, il y a eu des mouvements au sein de la curie archidiocésaine. Mais sur cette liste, certains prêtres n’ont pas été nommément cités alors qu’ils occupent des fonctions et ou exercent des charges. Est-ce des cas d’omission ou bien ont-ils été relevés de leurs fonctions ? Personne ne sait puisqu’un décret épiscopal de précision n’a pas fait suite au premier. Mais pour le curé de Saint Antoine de Padoue certainement poussé par ses liens familiaux avec le Cardinal, tous les prêtres dont les noms n’ont pas figuré sur le décret du 11 décembre 2023 sont simplement relevés de leurs fonctions. C’est le cas de son vicaire Xyste Ngacha.

 

Ainsi, le 07 janvier, le curé après une messe de 6h 30 a annoncé aux chrétiennes et chrétiens de Saint Antoine de Padoue que le Vicaire est prié de dire sa messe d’aurevoir le 14 janvier parce qu’il est appelé à d’autres fonctions ailleurs. Pendant ce temps, le Vicaire était absent de la Paroisse. Sous indignation des chrétiens, cette messe n’a pas eu lieu. Ce sont des prêtres d’autres paroisses qui ont été invités pour dire les deux messes dominicales du 14 janvier. Mais le projet de chasser l’abbé Xyste Ngacha de Saint Antoine de Padoue se poursuit. Une nouvelle date est fixée le 04 février. Ce que les fidèles ne comprennent pas et ceux qui sont soutiennent le vicaire promettent un scénario à l’image de ce qui s’était passé à l’Eglise Kina sous François Bozizé.

 

C’est pas la première fois que l’abbé Ludovic Kpéfio chasse un vicaire. La première fois, ce fut un prêtre congolais du nom de LIBERE. Docteur en philosophie et après avoir occupé de hautes fonctions dans son pays natal, ce prêtre a été réduit à ne dire que les messes de funérailles. Le Congolais qui ne pouvait pas continuer à subir les tortures, est reparti sans prévenir, dans son diocèse où il a été nommé chancelier du Cardinal Fridolin Ambongo.

 

Depuis deux mois, il est évêque d’un grand diocèse qu’il gouverne. Les dernières informations reçues disent que les supporteurs du Vicaire lui demanderaient de ne pas quitter la paroisse. Et ils seraient prêts à découdre avec le Cardinal Dieudonné Nzapalainga qui n’a pas su bien négocier la transition après le passage des prêtres polonais qui géraient cette paroisse.

 

Par Gisèle Moloma

 

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Centrafrique : Quand le régime de Touadera Tisse sa Toile sur Fond de Pauvreté

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Quand le régime de Touadera Tisse sa Toile sur Fond de Pauvreté

 

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Le président Touadéra en campagne électorale en 2020. AFP

 

 

Bangui, 22 janvier 2024 (CNC) – Dans un tweet éloquent, Crépin Mboli-Goumba souligne le paradoxe de la jeunesse centrafricaine, écartelée entre la lutte pour un avenir meilleur et l’instrumentalisation politique. Cette dualité expose les défis cruciaux auxquels la République centrafricaine est confrontée en matière de politique, d’économie, et de justice sociale. Explorez avec nous les intrications complexes qui façonnent le quotidien des Centrafricains, mettant en lumière les subtilités souvent ignorées par les observateurs extérieurs.

 

La situation décrite par maître Crépin Mboli-Goumba révèle la fragilité du tissu social centrafricain, avec une jeunesse prise en étau entre la nécessité de survivre dans des conditions de pauvreté extrême et l’espoir d’un changement significatif. Ce dilemme se déroule dans un contexte politique marqué par des luttes de pouvoir, des controverses et des perspectives divergentes.

 

L’exploitation politique de la jeunesse, dénoncée par Mboli-Goumba, souligne les failles d’un système où les aspirations individuelles se heurtent aux intérêts politiques. Les 1000 CFA mentionnés deviennent le symbole d’une économie précaire, où la jeunesse est sacrifiée pour préserver le statu quo. Cette réalité met en évidence la nécessité urgente de réformes économiques et politiques.

 

En examinant les tweets et les discours politiques, il devient évident que la République centrafricaine est à un carrefour critique. Les acteurs politiques rivalisent pour le pouvoir, mais le cri de détresse de la jeunesse ne doit pas être étouffé. Les enjeux sécuritaires, économiques et sociaux sont interconnectés, créant une toile complexe d’influences.

 

Précisons qu’il est impératif de reconnaître que la République centrafricaine navigue dans des eaux tumultueuses, où les aspirations de la jeunesse sont souvent éclipsées par les jeux politiques. Les appels à un changement significatif doivent être entendus au-delà des frontières nationales. La réflexion critique sur ces enjeux stimule la nécessité d’une action concertée pour remédier aux maux profonds qui entravent le progrès.

 

Par la rédaction du CNC

 

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Centrafrique : la nuit d’une embuscade sanglante à Ouandja, les Échos de la terreur dans la Vakaga  

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Centrafrique : la nuit d’une embuscade sanglante à Ouandja, les Échos de la terreur dans la Vakaga  

 

Centrafrique.org/rca-la-Minusca-annonce-le-meurtredun-de-ses-employes-a-ndele-par-les-groupes-armes/deux-combattants-rebelle-du-fprc-dans-la-ville-de-ndele-le-5-aout-2017-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-36617″ data-wpel-link=”internal”>Des combattants rebelles du FPRC à Ndélé le 5 aout 2017. Photo CNC / CopyrightCNC

 

 

Bangui, 24 janvier 2024 (CNC) – Dans l’ombre de la Vakaga, une histoire se déroule, celle d’Émile Benzo, venant du champ avec l’espoir de construire un chez-soi. Cependant, les ténèbres ont révélé une embuscade brutale, mettant en lumière l’insécurité croissante qui plane sur cette région paisible.

 

Le samedi dernier, dans les heures nocturnes de la Vakaga, à 22 kilomètres de Ouandja sur l’axe de Ouanda-Djallé, Émile Benzo, rentrant du champ sur sa moto chargée de cordes pour sa toiture, a été la cible d’une attaque brutale. Les brigands armés l’ont visé, tirant des balles qui, par la grâce de Dieu, ne l’ont pas touché. Immédiatement après, il s’est arrêté, bravant le danger en descendant de sa moto pour confronter les assaillants. Ces criminels, impitoyables, ont riposté avec des grenades, consumant ses vêtements mais laissant Émile vivant. Blessé à la poitrine, il a été transporté à l’hôpital de Ouandja pour des soins médicaux.

En effet, pour les populations locales, avec la guerre actuelle au Soudan, la plupart des rebelles soudanais, des brigands et autres criminels transfrontaliers franchissent la frontière pour venir en République centrafricaine pour commettre des violations à l’encontre de la population centrafricaine.

Cependant, le gouvernement centrafricain  ne parvient pas à instaurer une sécurité efficace sur son territoire, exposant ainsi la population à ces incidents graves.

 

En résumé, l’histoire d’Émile Benzo à Ouandja devient le reflet poignant de l’insécurité qui hante la préfecture de la Vakaga. Cette nuit d’ambuscade ne représente qu’une facette des défis complexes auxquels sont confrontés les habitants. Face à cette réalité, la Vakaga doit trouver des solutions urgentes pour restaurer la paix et la sécurité.

 

Par Moïse Banafio

 

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Forces rwandaises en RCA : Gardiens de la sécurité ou capitaines du commerce ?

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Forces rwandaises en RCA : Gardiens de la sécurité ou capitaines du commerce ?

 

Centrafrique.org/Centrafrique-la-nationalite-centrafricaine-remise-a-500-ressortissants-rwandais/les-militaire-rwandaise/” rel=”attachment wp-att-59354″ data-wpel-link=”internal”>Les soldats de l'armée rwandaise. CopyrightDW
Les soldats de l’armée rwandaise. CopyrightDW

 

 

Bangui, 23 janvier 2024 (CNC) – L’histoire de l’arrivée des forces rwandaises en République centrafricaine dans le cadre de la coopération bilatérale pour renforcer la sécurité a pris une tournure inattendue. Au lieu de se limiter à leur rôle initial de gardiens, ces militaires se transforment en acteurs majeurs du commerce. Cette évolution surprenante soulève des questions profondes sur la nature réelle de leur mission et les impacts économiques locaux. En examinant de près des cas concrets tels que celui de Bria, où la concurrence déloyale menace les commerçants locaux, nous plongeons dans une réalité où la dualité entre sécurité et commerce se fait de plus en plus apparente. 

  

L’une des illustrations les plus frappantes de cette dualité de rôle des forces rwandaises se trouve à Bria, dans la préfecture de la Haute-Kotto. Dans cette ville, le détail des actions controversées des militaires rwandais révèle une réalité alarmante pour les commerçants locaux. 

 

Le trajet de Bangui à Bria, très vital pour approvisionner cette ville du centre nord de la RCA en marchandises, se transforme depuis quelques années en un parcours semé d’embûches. 

 

Les commerçants centrafricains de Bria, après avoir acheté leurs produits commerciaux à Bangui, sont confrontés à des tracasseries routières importantes en revenant à Bria. Blocages, taxes financières, et même des ajustements constants des panoplies de formalités aux barrières des forces de l’ordre à l’entrée et sortie de chaque ville, les difficultés s’accumulent. 

  

Dans un contraste saisissant, les militaires rwandais traversent ce même itinéraire sans entraves. Leurs véhicules militaires bénéficient d’une liberté totale, échappant aux tracasseries routières qui entravent les commerçants locaux. À leur arrivée à Bria, ils inondent le marché, étouffant les efforts des commerçants locaux qui, malgré leurs paiements réguliers des impôts et taxes aux autorités, se retrouvent confrontés à des difficultés financières croissantes dues aux méventes de leurs produits en raison d’une concurrence déloyale instaurée par ces militaires rwandais et pour eux-mêmes, et pour leurs concitoyens dans la plus part, des anciens soldats, venus s’installer en Centrafrique, menaçant la stabilité de leurs commerces. 

  

À Bangui, la capitale centrafricaine, les Rwandais qui sont venus dans le cadre de la coopération bilatérale font un choix surprenant à la fin de leur mission. Dès leur retour dans leur pays, ces mêmes militaires retournent en RCA en tant que civils pour s’impliquer dans les activités commerciales : bar, gargote, restaurant, etc.. Cette décision, bien qu’apparemment légitime, crée un déséquilibre économique notable. Les Rwandais, libres des contraintes fiscales et des pressions de l’État, inondent le marché à Bangui et dans les villes de provinces, mettant sous pression les entrepreneurs centrafricains qui sont soumis à des règles strictes et des taxes draconiennes. 

  

Cette dualité dans les réalités économiques entre les Rwandais et les entrepreneurs centrafricains souligne l’impact significatif de la présence militaire sur le tissu économique de la Centrafrique. Alors que les forces rwandaises étaient initialement perçues comme des gardiens de la sécurité, leur immersion dans le commerce local soulève des préoccupations majeures quant à l’équité économique et à la véritable nature de la coopération bilatérale. 

  

Il y’a lieu de noter que la coexistence des forces rwandaises en tant que gardiens de la sécurité et entrepreneurs a des implications profondes pour la République centrafricaine. Les détails révélateurs de Bria mettent en lumière les difficultés croissantes pour les commerçants locaux, confrontés à des tracasseries routières et des pressions économiques, tandis que les Rwandais bénéficient d’une liberté apparemment illimitée. La situation à Bangui, où les militaires rwandais retournent en tant que civils pour investir dans le commerce, souligne les défis économiques auxquels sont confrontés les entrepreneurs locaux. Cette dualité appelle à une réflexion approfondie sur la véritable intention de la coopération bilatérale et met en évidence les inégalités économiques exacerbées par la présence militaire. 

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Loi des Finances 2024 : Dans l’obscurité totale, les députés centrafricains avaient travaillé à l’aveuglette

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Loi des Finances 2024 : Dans l’obscurité totale, les députés centrafricains avaient travaillé à l’aveuglette

 

Centrafrique.org/les-deputes-centrafricains-travaillant-dans-le-noir-apres-la-coupure-delectricite-lors-de-lexamen-du-projet-de-loi-des-finances-2024/” data-wpel-link=”internal”>Les députés centrafricains travaillant dans le noir après la coupure d'électricité lors de l'examen du projet de loi des finances 2024
Les députés centrafricains travaillant dans le noir après la coupure d’électricité lors de l’examen du projet de loi des finances 2024

 

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 23 janvier 2024 (CNC) – Dans un éclairage littéral de la situation politique à l’Assemblée nationale centrafricaine, les projecteurs ne sont pas braqués sur les débats cruciaux, mais plutôt sur l’obscurité totale qui règne lors de l’examen de la loi des Finances 2024. Cette scène saisissante révèle une réalité choquante et met en lumière la négligence flagrante envers la deuxième institution du pays. 

  

Au cœur de cette obscurité se trouvent des députés, les élus du peuple, qui se voient contraints de travailler comme des esclaves du Roi, tard dans la nuit et dans un noir, sans électricité lors de l’examen du projet de loi de finances 2024. Comme des esclaves qui ne peuvent rien s’opposer à leur maître, l’examen du projet de cette loi de finance 2024 était devenu, pour ces élus du peuple, un exercice périlleux. Contraints de finaliser la lecture des documents ce même jour, ces représentants du peuple utilisaient leurs téléphones comme lampes-torches, une image saisissante de l’inadéquation des infrastructures au sein même du cœur du régime de Faustin Archange Touadera. 

  

La question cruciale émerge : comment les députés peuvent-ils sérieusement analyser les textes d’une loi contenant des chiffres dans de telles conditions d’obscurité ?  

 

L’absence de générateur à l’Assemblée nationale soulève des interrogations sur les priorités du régime de Touadera. Les coupures d’électricité récurrentes devraient inciter à une réflexion urgente sur l’infrastructure essentielle nécessaire pour mener à bien les affaires parlementaires. 

  

Les commentaires acerbes des citoyens centrafricains sur les réseaux sociaux à la publication de l’image reflètent un mécontentement grandissant. Certains estiment qu’il aurait été justifié de suspendre la séance face à cette situation, soulignant que les députés ne devraient pas accepter des conditions de travail aussi dégradantes et que salissantes. L’utilisation des téléphones comme source d’éclairage pour lecture pose également la question de la qualité de l’analyse des textes de loi dans de telles circonstances. 

  

En un mot, l’image de l’Assemblée nationale centrafricaine plongée dans l’obscurité pour discuter des finances nationales est une honte indéniable. Si les députés sont les gardiens des intérêts du peuple, comment peuvent-ils sérieusement remplir leur rôle dans de telles conditions ? C’est un appel à l’action, à une remise en question urgente des priorités gouvernementales. Cette obscurité parlementaire n’est pas seulement physique mais symbolique, soulignant la nécessité pressante d’une lumière nouvelle sur la gestion des ressources et la considération envers ceux qui sont élus pour servir la nation. 

 

 

 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Centrafrique : Touadera, du messie au diable

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Centrafrique : Touadera, du messie au diable

Centrafrique.org/lappel-audacieux-de-patricia-dounia-les-armes-comme-seule-solution-face-a-touadera/le-president-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime/” rel=”attachment wp-att-65822″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Le-President-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime-450×311.jpg” alt=”Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite” width=”450″ height=”311″ />
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite

 

 

 

Bangui, 23 janvier 2024 (CNC) – Au cœur de l’Afrique, la République centrafricaine se trouve à un tournant critique de son histoire. Sous la présidence de Touadera, les promesses de progrès et de stabilité ont cédé la place à un tableau chaotique. Dans cette plongée sans complaisance, nous explorons l’échec systémique du leadership, dévoilant les conséquences dévastatrices de décisions malavisées et d’une gouvernance défaillante. 

  

Au sein des corridors du pouvoir centrafricain, les fissures du leadership du Président putschiste Faustin Archange Touadera se manifestent de manière poignante. Les témoignages accablants d’un ancien collaborateur, Monsieur Jean-François, révèlent une divergence saisissante entre la perception divine et la réalité amère qui prévaut parmi les citoyens. 

  

Jean-François, autrefois fervent dans sa conviction que Faustin Archange Touadera était l’émissaire divin destiné à guider la République centrafricaine, a fait une volte-face remarquable. Dans une lettre ouverte, il partage son désenchantement, exprimant désormais la croyance populaire que Faustin Archange Touadera pourrait bien être l’envoyé du chaos plutôt que de la providence. 

  

Les témoignages décrivent un président éloigné de la vision idyllique que Monsieur Jean-François avait initialement attribuée. Au lieu de guider le pays vers la prospérité, Touadera semble être un catalyseur de désordres, plongeant la nation dans l’incertitude et la méfiance. 

  

Jean-François souligne également les prétentions divines qui entourent le président, remettant en question l’idée que Touadera puisse être une figure bénie. La perception publique, diamétralement opposée à celle de M. Jean-François d’antan, alimente le sentiment que le leadership actuel pourrait être plus néfaste que bénéfique. 

  

Ces révélations jettent une lumière crue sur la complexité du paysage politique centrafricain. Entre les aspirations spirituelles déçues et la réalité politique amère, la République centrafricaine se trouve à un carrefour critique. La remise en question du rôle divin de Touadera soulève des interrogations plus profondes sur la nature du pouvoir et la nécessité d’un leadership véritablement ancré dans le bien-être du peuple. 

  

À travers ces témoignages, le peuple centrafricain est confronté à une réalité troublante. L’homme qu’ils ont perçu comme un sauveur est maintenant teinté de controverses, laissant la nation dans un état de désillusion. La question persistante demeure : Touadera, envoyé divin ou envoyé du chaos ? La réponse à cette interrogation pourrait bien définir le futur de la République centrafricaine. 

  

À mesure que le pays s’enlise dans l’instabilité, la nécessité d’une introspection collective devient impérative. Le président Touadera va laisser certainement derrière lui un héritage de désordres et de déceptions. En cette période cruciale, les citoyens de la République centrafricaine sont confrontés à la responsabilité de façonner un avenir où la transparence, la justice et la vision éclairée prévaudront pour restaurer la confiance et l’espoir. 

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

 

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Sécurité illusoire : Dologuelé réfute les succès proclamés par Touadera

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Sécurité illusoire : Dologuelé réfute les succès proclamés par Touadera

 

Centrafrique.org/rca-presidentielle-du-27-decembre-lopposition-conteste-la-victoire-du-president-touadera/anicet-georges-dologuele-lors-de-sa-conference-de-presse-le-5-janvier-2020-par-cyrille-jefferson-yapende/” rel=”attachment wp-att-43375″ data-wpel-link=”internal”>Anicet Georges Dologuelé lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2020 par cyrille jefferson yapendé
Anicet Georges Gologuelé, lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2021. Photo Cyrille Jefferson Yapendé / CNC

 

 

Bangui, 23 janvier 2024 (CNC) – Dans une interview accordée à nos confrères de la radio Ndékèluka, l’opposant Anicet Georges Dologuelé partage son analyse percutante de la Situation en République centrafricaine (RCA). Alors que l’année 2024 commence, Dologuelé évoque les défis persistants auxquels les Centrafricains font encore face, tout en remettant en cause le bilan de la mise en œuvre du Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix en RCA (RCPCA), axé sur son programme de société. Cette interview offre un aperçu des perspectives critiques de Dologuelé sur des questions politiques, économiques, sécuritaires et sociales, soulignant les lacunes du gouvernement actuel. 

  

Anicet Georges Dologuelé commence par exprimer son espoir que les Centrafricains sortent du cauchemar qu’ils endurent depuis des années. Critiquant la mise en œuvre du RCPCA, il souligne le manque de projets concrets malgré les fonds substantiels alloués par la communauté internationale. Dologuelé accuse le gouvernement de détournement de fonds, pointant du doigt l’absence de résultats tangibles malgré les montants considérables mobilisés lors de la table ronde de Bruxelles. 

  

La question de la sécurité en RCA est également abordée, avec Dologuelé remettant en cause les prétendues avancées, soulignant les difficultés persistantes de l’armée nationale et critiquant les négociations avec des forces privées telles que Bancroft. Il insiste sur la nécessité de garantir l’autonomie nationale dans les domaines de la défense et de la sécurité. 

  

L’opposant évoque ensuite les sanctions infligées à seulement trois députés tous de l’opposition dont il fait partie. Pour l’opposant Anicet Georges Dologuelé, c’est pour la première qu’un type de telle décision a été prise depuis l’existence de l’Assemblée nationale en Centrafrique et qu’il aurait aimé si, d’une part, elle vise tous les députés concernés, recensés et sanctionnés au même temps et d’autre part, et comme cela se passe dans toutes les administrations au monde, écrire à l’intéressé pour lui demander les raisons de son absence. En conclusion, selon l’honorable opposant Anicet Georges Dologuelé, ce n’est pas la vraie raison évoquée pour ne sanctionner que trois députés sur le tiers des absents.  

  

La détérioration de la situation politique est également soulevée et Anicet Georges Dologuelé se dit très inquiet de cela. En cause, selon ses dires, le silence assourdissant de ses collègues députés. Anicet Georges Dologuelé exprime vivement son inquiétude face à l’absence de réactions de ses députés face à l’emprisonnement, brutalités de certains d’entre eux. Pour Anicet Georges Dologuelé le silence de ses collègues députés n’est autre qu’un feu vert donné à Touadera de faire tout ce qu’il veut, sur qui il veut, qui doit vivre et qui doit mourir.  

 

Anicet Georges Dologuelé dénonce également l’acharnement judiciaire opéré par le procureur Narcisse Foukpio qui aurait dû, selon lui, être à l’origine de l’action et non averti après pour le mettre devant un fait d’accompli tout en l’obligeant à fabriquer des cas de flagrance, un texte à la hâte pour justifier l’injustifiable comme l’enlèvement de l’honorable Dominique Yandocka. Ce n’est pas bon pour le pays, ce n’est pas bon pour la démocratie dans le pays, ce n’est pas bon pour la quiétude du citoyen, car les juges, tenus aux ordres et soucieux de conserver leurs positions, sont contraints d’aller contre les règles de la justice centrafricaine si jamais un seul tenant du pouvoir est impliqué dans une affaire avec un citoyen a-t-il insisté. 

 

Anicet Georges Dologuelé conclut en mettant en garde contre la dégradation de la démocratie en RCA. Il souligne les menaces qui pèsent sur l’indépendance de la justice et appelle à une prise de conscience collective. Cette interview offre un aperçu critique de la situation actuelle en RCA, mettant en lumière les défis persistants auxquels le pays est confronté sur les plans politique, économique et sécuritaire. La nécessité d’une réflexion approfondie et d’une action éclairée pour surmonter ces défis est soulignée, incitant les citoyens à s’engager activement dans la préservation de la démocratie et de la stabilité nationale. 

 

Par la Rédaction du CNC

 

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Centrafrique : quand Touadera méprise les fonctionnaires et fustige le retard des paiements de leurs salaires

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Quand Touadera méprise les fonctionnaires et fustige le retard des paiements de leurs salaires

 

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Bangui, 23 janvier 2024 (CNC) – En République centrafricaine, une crise silencieuse se dessine derrière les portes closes des bureaux gouvernementaux. Le président putschiste Faustin-Archange Touadera, au cœur d’un tumulte économique et social, qui poignarde les dos des fonctionnaires par un propos déplacé, est désormais sous les feux des critiques pour son attitude de mépris envers les fonctionnaires, exacerbés par les retards de deux semaines dans le paiement de leurs salaires. Cette situation soulève une question cruciale : Jusqu’où peut aller l’indifférence d’un dirigeant face aux difficultés de ceux qui maintiennent l’appareil étatique en fonction ? 

  

Depuis des années, la République centrafricaine (RCA) est en proie à des défis économiques monumentaux. Plongée dans des crises sécuritaires récurrentes, le pays peine à stabiliser son économie. L’instabilité a des répercussions directes sur la gestion des finances publiques, sur notamment le paiement des salaires des fonctionnaires. Selon les dernières statistiques de la Banque mondiale, le pays a un PIB par habitant parmi les plus faibles du monde, reflétant la précarité économique qui y règne. 

  

Cependant, les fonctionnaires, souvent perçus comme les piliers de l’administration publique, se retrouvent dans une situation délicate. Les retards de paiement ne sont pas un phénomène nouveau en RCA, mais la récente augmentation de ces incidents a attiré l’attention sur les politiques gouvernementales. Des observateurs en économie politique centrafricaine soulignent que ces retards sont symptomatiques de problèmes structurels plus profonds, tels que la mauvaise gestion des ressources et la corruption endémique. 

  

Le président putschiste Touadera, dont la politique a été critiquée pour sa gestion autoritaire, se retrouve maintenant accusé de mépriser les besoins de ses fonctionnaires. 

 

Dans un entretien privé avec ses conseillers, le président Touadera a abordé la situation des salaires des fonctionnaires en se posant deux questions. Premièrement, il a souligné que pendant plus de cinq ans, les salaires ont été versés régulièrement, questionnant ainsi l’utilisation faite par les fonctionnaires avec ces paiements. Deuxièmement, il a exprimé son étonnement face à leur réaction au retard de seulement deux semaines, se demandant pourquoi une telle agitation se manifeste pour un délai relativement court. 

  

Les conseillers, de leur côté, ont fuité les propos de Touadera, suscitant des réactions mitigées. D’une part, elles ont été interprétées comme une tentative de minimiser les difficultés des fonctionnaires et comme un manque d’empathie envers leur situation financière précaire. D’autre part, certains pourraient y voir un appel à une meilleure gestion des finances personnelles. 

  

Bien que les retards de ces salaires aient été payés grâce à l’intervention des banques, les déclarations du président putschiste jettent une lumière sur les défis économiques et sociaux plus larges auxquels sont confrontés les fonctionnaires. La dépendance du gouvernement aux crédits bancaires pour payer les salaires soulève des questions sur la stabilité financière à long terme de l’État. 

  

Rappelons que la situation actuelle en RCA est complexe. Elle ne se limite pas à la question des paiements en retard, mais englobe également la communication entre le gouvernement et ses fonctionnaires, ainsi que les défis économiques sous-jacents. La manière dont le président Touadera et son gouvernement aborderont ces problèmes dans les jours et les mois à venir sera cruciale pour maintenir la confiance et la stabilité dans un pays qui continue de naviguer dans des eaux économiques et politiques agitées. 

 

Par Prisca Vickos

 

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Boali en deuil : Une explosion mortelle derrière la résidence de Ngrebada, deux enfants tués, les soupçons se convergent vers les mercenaires de Wagner

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Boali en deuil : Une explosion mortelle derrière la résidence de Ngrebada, deux enfants tués, les soupçons se convergent vers les mercenaires de Wagner

 

Centrafrique.org/rca-vive-tension-a-bria-et-a-ndele-les-hommes-de-wagner-se-renforcent-dans-la-ville/les-mercenaires-de-la-societe-wagner-au-bord-de-la-route-entre-bossembele-et-boali/” rel=”attachment wp-att-47963″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/06/Les-mercenaires-de-la-societe-Wagner-au-bord-de-la-route-entre-Bossembele-et-Boali-450×266.jpg” alt=”Les mercenaires de la société Wagner au bord de la route entre Bossembélé et Boali” width=”450″ height=”266″ />
Les mercenaires de la société Wagner

 

Boali, 23 janvier 2024 (CNC) – Boali, autrefois synonyme de quiétude, est aujourd’hui le théâtre d’une tragédie bouleversante suite à l’explosion d’une mine terrestre derrière la résidence de l’ancien Premier ministre et député de cette ville Firmin Ngrebada. Cet incident, loin d’être anodin, se déroule dans le contexte épineux de la présence des mercenaires russes sécurisant la résidence de l’ex-Premier ministre. Les détails initiaux présentant les rebelles comme les responsables cachent un récit plus sombre. Dans cette plongée approfondie, nous explorons les dessous de cette explosion à Boali, révélant les intrications complexes entre la manipulation médiatique et la présence de mercenaires. Cette chronique dévoile la trame de cette histoire, mettant en lumière une communauté secouée par la tragédie et confrontée aux jeux obscurs qui se jouent derrière la main du pouvoir. 

  

Au cœur de cette tragédie se trouve la résidence de Firmin Ngrebada, sous la haute surveillance et la garde des mercenaires russes de la société Wagner, soulignant une connexion troublante avec l’explosion de la mine qui vient d’avoir lieu dimanche, causant la mort de deux enfants et des blessés. Les allégations initiales tentant de lier ce meurtre à des mines antipersonnel posées par les rebelles en décembre 2020 sont fausses et vites démenties, selon les informations fournies. . 

  

Les médias et le gouvernement, par crainte ou intention, ont cherché à détourner l’attention en pointant du doigt les anciens rebelles de la séléka, masquant ainsi la possible et probable responsabilité des mercenaires russes. Cette manipulation médiatique suscite des interrogations sur la transparence des informations fournies à la population et appelle à un réexamen de leur part. 

 

Pour les anciens ouvriers de la construction de la résidence de l’ancien Premier ministre Firmin Ngrebada interrogés : Il ne fait aucun doute, ce sont les Russes qui gardent la résidence de l’honorable Firmin Ngrebada qui sont à l’origine de cette explosion. S’il y’avait une mine anti-personnelle dans cette surface en 2020, elle devrait s’exploser puisque nous avions beaucoup marché dans cette zone quant nous travaillons sur sa résidence”.   

  

Face à cette explosion tragique derrière la résidence de l’ancien Premier ministre et député de Boali Firmin Ngrebada à Boali, le voile de la manipulation commence à se dissiper. Les soupçons se pointent vers les mercenaires de Wagner, laissant une communauté en deuil et en quête de la vérité et de la justice pour réparation. L’appel de l’ancien Premier ministre et député du parti au pouvoir, Firmin Ngrebada, à une enquête approfondie prend un écho crucial et laisse apparaitre une profonde divergence de vue. C’est une tragédie qui, au-delà des pertes humaines, expose les jeux obscurs qui se jouent dans l’ombre. Boali réclame transparence et vérité pour panser ses plaies. 

 

Affaire à suivre………

 Par Gervais Panda 

 

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La nouvelle Constitution en lambeaux : Touadera et ses ministres refusent de la respecter

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La nouvelle Constitution en lambeaux : Touadera et ses ministres refusent de la respecter

 

Centrafrique.org/heritier-doneng-chef-de-la-milice-du-pouvoir-nomme-ministre-de-la-jeunesse-et-des-sports/” data-wpel-link=”internal”>Héritier Doneng, chef de la milice du pouvoir, nommé ministre de la jeunesse et des sports
Héritier Doneng, chef de la milice du pouvoir, nommé ministre de la jeunesse et des sports

 

 

Bangui, 23 janvier 2024 (CNC) – La République centrafricaine se retrouve au cœur d’une controverse constitutionnelle, mettant en lumière les défaillances notables du président Faustin Archange Touadera et de son gouvernement. La nouvelle constitution très controversée et illégitime de Touadera, instaurée en août 2023, devait symboliser un nouveau départ pour le pays, selon ses initiateurs, mais elle semble déjà être victime de transgressions flagrantes et multiples, notamment de la part de Faustin Archange Touadera, mais également des membres de son gouvernement eux-mêmes. Un aspect clé de cette débâcle concerne la déclaration de patrimoine, une exigence constitutionnelle négligée par plusieurs ministres issus de la promotion canapé et d’acte de récompense. Cette violation soulève des questions cruciales sur l’intégrité du leadership et la volonté réelle de promouvoir la transparence et la bonne gouvernance. 

  

La méconnaissance des dispositions constitutionnelles est particulièrement flagrante chez le président putschiste Faustin Touadera lui-même, qui a omis de respecter à juste titre sa nouvelle constitution illégale, et ce, en raison, faut-il le rappeler, d’aucun engagement formel de sa part consigné à la cour constitutionnelle en formant son gouvernement démérité. Un gouvernement composé en grande partie d’individus au passé contestable, jetant ainsi un doute sur sa capacité à respecter les lois qu’il a lui-même instaurées. 

  

L’article 71 de leur fameuse constitution du 30 août 2023 exige que les membres du gouvernement déclarent leur patrimoine après leur prise de service. Cependant, certains ministres, y compris six membres entrants, n’ont pas encore respecté cette exigence. Seul le ministre du Commerce, Thierry Patrick Akoloza, a effectué sa déclaration, bien qu’en dehors des délais prévus par cette fameuse constitution. 

 

Les 3 maitresses ministres du president Touadera. De gauche à droite, Sylvie Baïpo Témon, Sista Ngola Poto RAMADAN et Josiane Lina Bemakassoui
Les 3 maitresses ministres du president Touadera. De gauche à droite, Sylvie Baïpo Témon, Sista Ngola Poto RAMADAN et Josiane Lina Bemakassoui

 

Le manque de volonté des membres sortants du gouvernement à déclarer leur patrimoine à la sortie souligne une négligence persistante envers cette obligation légale. Gislain Magloire-Molobama, consultant en développement, appelle les concernés à agir pour l’honneur de leur fonction, soulignant que la déclaration de patrimoine est une exigence constitutionnelle à l’entrée et à la sortie du gouvernement. 

  

L’inefficacité de la cour constitutionnelle dans l’enregistrement des déclarations de patrimoine renforce les lacunes dans l’application de la loi. Le refus initial de publier le contenu du patrimoine des autorités a suscité des critiques, forçant le président du conseil constitutionnel à rappeler au chef du gouvernement l’observation des dispositions de l’article 71 de la constitution. 

  

Karl Blagué, coordonnateur national du G16, exprime sa déception quant au manque d’action de la Haute Autorité à la Bonne Gouvernance et de la Cour des Comptes. Il souligne que, à part Maître Akoloza, tous les autres membres du gouvernement n’ont jamais déposé leur patrimoine, appelant à une intervention immédiate pour remédier à ces manquements. 

  

La violation déjà répétée de la nouvelle constitution par le président putschiste Touadera et par son gouvernement soulève des préoccupations majeures quant à la volonté réelle de promouvoir la transparence et la bonne gouvernance. Alors que la déclaration de patrimoine devrait servir de rempart contre les pratiques douteuses, son non-respect met en péril l’intégrité du gouvernement. La Cour constitutionnelle doit agir avec fermeté pour éviter une implosion de la confiance publique et permettre aux organisations de la société civile de jouer leur rôle crucial dans la surveillance des dirigeants et la préservation des principes démocratiques. 

 

Par Prisca VICKOS

 

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Bambari : Entre promesses lumineuses et obscurité persistante, le fiasco de l’électricité 24h/24

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Bambari : Entre promesses lumineuses et obscurité persistante, le fiasco de l’électricité 24h/24

 

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ÉNERCA de Bambari, chef-lieu de la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. CopyrightCNC

 

 

Bambari, 23 janvier 2024 (CNC) – À Bambari, l’espoir brillait lorsque la Banque mondiale finança un champ solaire promettant une électricité ininterrompue. Cependant, la réalité amère a envahi la ville, avec des promesses non tenues et un quotidien plongé dans l’obscurité. Au cœur de cette déception se trouve un détournement présumé de fonds, laissant la population sans réponse et le projet dans un état chaotique. Cette trahison de la confiance soulève des questions profondes sur la gouvernance locale et la transparence des initiatives financées internationalement.

 

Dans les rues de Bambari, où le champ solaire financé par la Banque mondiale aurait dû apporter la promesse d’une vie quotidienne éclairée, règne actuellement une obscurité persistante. L’inauguration en grande pompe en décembre dernier aurait dû marquer le début d’une ère où l’électricité serait disponible sans interruption, jour et nuit. Cependant, la réalité actuelle est loin de cette vision, laissant la population locale dans un désarroi profond.

 

La direction préfectorale de l'ÉNERCA de Bambari. CopyrightCNC
La direction préfectorale de l’ÉNERCA de Bambari. CopyrightCNC

 

Au cœur de cette désillusion se trouve l’allocation de fonds destinés au carburant du groupe électrogène. Les citoyens qui avaient espéré voir une amélioration significative dans l’approvisionnement en électricité se retrouvent plutôt dans une situation où le groupe électrogène, censé prendre le relais après les heures d’ensoleillement, refuse obstinément de démarrer.

 

Le détournement présumé de ces fonds jette une ombre sombre sur la gestion du projet, soulignant la nécessité d’une enquête approfondie sur l’utilisation des ressources financières internationales. La confiance de la population, déjà fragilisée par des années de promesses non tenues, s’effrite davantage face à cette nouvelle déception.

 

Au-delà de l’échec technique, le quotidien des habitants de Bambari est marqué par l’incertitude. Plus de 500 à 700 abonnés ont souscrit à un service qui ne répond pas à leurs attentes, payant des tarifs mensuels substantiels pour une électricité qui reste évasive. Les conséquences économiques de cette situation se font déjà ressentir, mettant en péril les moyens de subsistance de nombreux habitants.

 

Cette déconvenue soulève des questions cruciales sur la responsabilité des autorités locales et du gouvernement du premier ministre Félix Moloua. Le silence qui persiste au sein des institutions face à ce désastre énergétique renforce le sentiment d’impuissance de la population. Le parallèle évoqué par les habitants, comparant leur situation à celle d’un poisson qui pleure dans leau, met en lumière la frustration et le désespoir qui règnent actuellement à Bambari.

 

Dans le contexte plus large de la République centrafricaine, ce fiasco soulève des interrogations sur la pertinence des initiatives internationales de développement. La nécessité d’une transparence accrue dans l’allocation des fonds et d’une responsabilisation des autorités locales devient impérative pour éviter que de telles déceptions ne deviennent monnaie courante.

 

En particulier, le programme initial prévoyait que le champ solaire produise de l’électricité de 6h à 23h, suivi du groupe électrogène de 23h à 6h du matin. Cependant, la réalité diverge considérablement de cette planification, mettant en lumière les lacunes majeures dans la mise en œuvre du projet.

 

En un mot, Bambari demeure plongée dans l’obscurité malgré les espoirs suscités par le champ solaire financé par la Banque mondiale. Le décalage entre la promesse d’électricité 24/24 et la réalité amère met en lumière des failles profondes dans la gouvernance locale. Ce fiasco souligne également l’urgence de mettre en place des mécanismes de responsabilisation et de transparence pour garantir que de telles déceptions ne deviennent pas la norme, non seulement à Bambari mais dans l’ensemble de la République centrafricaine.

 

Par Bertrand Yékoua

 

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Salo, ville en proie à une spirale de violence : Entre jalousie et la drogue

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Salo, ville en proie à une spirale de violence : Entre jalousie et la drogue

 

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Monument au centre ville de Nola. Photo CNC

 

 

Salo, 23 janvier 2024 (CNC) – La ville de Salo, située dans la Sangha-Mbaéré, est aujourd’hui un centre théâtral de violences conjugales empruntes des actes tragiques et sanglants en hausse. Les récents événements, tels que le meurtre passionnel survenu à Mekanda, révèlent une réalité sombre et complexe. Les motivations profondes de ces actes sont souvent enfouies dans un mélange de jalousie, de drogues et d’une société en proie à la désillusion. 

  

Le récit tragique du meurtre à Mekanda met en lumière les conséquences dévastatrices de la jalousie exacerbée. Un homme, revenant de la mission du Satuba, a retrouvé sa femme avec son rival sur le lit conjugal. Aussitôt, il a tragiquement tiré sur son rival, mais malheureusement, c’est sa femme, qu’il l’a tiré. “ Il a confondu son épouse avec son rival”, rapportent les témoins, ce qui a abouti à la mort de cette femme. Les témoignages soulignent l’influence néfaste de la consommation de stupéfiants, en particulier du Tramadol et du chanvre indien, sur le comportement des individus. 

  

François Zataoukadélé, chef de groupe, exprime une inquiétude palpable face à cette montée de violence. Il souligne le changement radical dans le comportement des jeunes, devenus agressifs envers leurs compatriotes, même au sein de leurs propres foyers. La situation, selon lui, nécessite une intervention immédiate de l’État pour endiguer la circulation du Tramadol et réduire la présence de drogues en République centrafricaine. 

  

Les forces de défense et de sécurité semblent dépassées par cette vague de violences. La population locale appelle à une vaste campagne de sensibilisation à Salo, visant à éduquer et conscientiser les individus impliqués dans ces pratiques destructrices. Les enjeux vont au-delà du simple acte de violence, touchant la fibre même de la communauté. 

  

Salo se trouve à un moment charnière, confronté à des défis complexes liés à la jalousie, aux drogues et à une jeunesse désabusée. La solution nécessite une approche holistique, mêlant régulation étatique des substances dangereuses, renforcement des forces de sécurité et initiatives de sensibilisation. Le défi consiste à rétablir la paix et la compréhension au sein de la communauté, à réunir les familles déchirées par la violence. Dans l’ombre de cette tragédie, l’espoir réside dans la possibilité de changements positifs, soutenus par des actions concertées de la part de la société et de l’État. 

  

Par Bertrand SIRI

Correspondant CNC dans la Sangha-Mbaéré.

 

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Centrafrique : Crise à l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, tourmenté, chute et fait un pipi dans son pantalon

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Centrafrique : Crise à l’Assemblée nationale, Simplice Mathieu Sarandji, tourmenté, chute et fait un pipi dans son pantalon

 

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Le Président de l’assemblée nationale Simplice Mathieu Sarandji, le 3 octobre 2022

 

 

Bangui, 22 janvier 2024 (CNC) – Dans les coulisses houleuses de l’Assemblée nationale centrafricaine, une crise salariale a pris des proportions dramatiques, secouant le parti au pouvoir, le MCU. Au cœur de ce tumulte, les députés se sont retrouvés au cœur d’un scandale financier, déclenché par des retards de paiement de leurs salaires cumulés sur quatre mois. Ce qui aurait pu rester une affaire interne a pris une tournure inattendue samedi dernier lors du paiement d’un mois, où les députés ont constaté une réduction sans motif d’un million de francs CFA, ramenant leurs salaires habituels de 3,5 millions à 2,5 millions.  

Accusant le président de l’Assemblée nationale, Pr. Simplice Mathieu Sarandji, et le président putschiste de la République, Faustin Archange Touadera, de complicité dans cette situation, la colère des députés a atteint son paroxysme. Cependant, l’inattendu était au rendez-vous lorsque le président de l’Assemblée nationale, sous la pression de ses collègues députés, a fait une chute vertigineuse et spectaculaire, suivie d’un incident gênant qui a mouillé la devanture de son pantalon. Cette série d’événements expose les fissures dans le système politique, révélant un paysage de frustrations, d’accusations et d’une situation financière précaire. 

  

L’Assemblée nationale centrafricaine a été le théâtre samedi dernier d’une crise sans précédent, où la chute spectaculaire du président de l’Assemblée s’entremêle avec une tempête financière explosive. Dans une saga marquée par des retards de salaires cumulés sur quatre mois, les députés ont découvert une coupure d’un million de francs CFA lors du paiement d’un mois, réduisant leurs revenus de 3,5 à 2,5 millions de FCFA. Cette situation, perçue comme une injustice flagrante, a déclenché samedi dernier une colère généralisée des députés. 

  

Au cœur de cette tourmente affaire, la réduction ciblée des salaires, touchant principalement les députés ordinaires, crée une fracture profonde au sein de l’Assemblée. Les députés membres du bureau, épargnés de cette coupure salariale, accentuent cette division et alimentent la furie des députés. Les accusations de complicité jetées sur le président de l’Assemblée, Pr. Simplice Mathieu Sarandji, soulignent l’inégalité perçue, propulsant la colère à de nouveaux sommets. 

  

La situation prend une tournure dramatique lorsque, sous la pression de ses collègues députés, le président de l’Assemblée Simplice Mathieu Sarandji a fait une chute libre et spectaculaire, suivie d’un épisode gênant de pipi qui s’est précipité pour sortir de sa vessie, vu la vitesse à laquelle, environ 300Km/h, qu’il s’est retrouvé par terre, pour lui mouiller le pantalon. Cette scène inattendue souligne l’ampleur de la crise, exposant les failles du système politique et alimentant la méfiance croissante du public envers ses représentants. 

  

Au-delà de l’incident physique, c’est la confiance dans les institutions qui vacille. Les députés, gardiens de soi-disant la démocratie, se retrouvent pris dans une tourmente mêlant injustices financières et rivalités politiques. Les répercussions de cette tempête politique restent incertaines, mais elles placent la politique centrafricaine sur un fil tendu, appelant à des réponses et des résolutions urgentes. La chute, le pipi, et la crise financière forment un tableau saisissant d’un pays en quête d’équilibre politique et de transparence. 

 

Par Gisèle MOLOMA

 

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Entre déclarations de richesse et vol de canapé et des véhicules : Le paradoxe de l’ex-ministre de la culture Saraiva Yanzere Jennifer

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Entre déclarations de richesse et vol de canapé et des véhicules : Le paradoxe de l’ex-ministre de la culture Saraiva Yanzere Jennifer

 

 

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Vincente Maria Lionele Jennifer Saraiva Yanzere

 

Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 22 janvier 2024 (CNC) – Dans un scénario dapparente contradiction, lancienne ministre Jennifer, récemment limogée du gouvernement MOLOUA 2, se trouve au centre dune controverse mêlant richesse personnelle déclarée et récupération de biens publics. Alors qu’elle affirmait publiquement avoir suffisamment dargent pour vivre confortablement pendant des décennies, ses actions suggèrent un comportement contradictoire, où des ordinateurs, des canapés, et même des véhicules du ministère semblent être devenus des possessions privées. Cet article explore cette dissonance apparente, mettant en lumière les détails troublants et les questions cruciales que cela soulève sur la gouvernance et la justice dans le pays.

 

L’affaire Jennifer expose un paradoxe saisissant au cœur du gouvernement, où les discours officiels prônent la justice et la lutte contre l’impunité, mais les agissements concrets révèlent une tout autre histoire. L’ex-ministre, accusée de s’être appropriée des biens publics, dont des véhicules et des canapés, incarne cette contradiction.

 

Jennifer, avant son limogeage, aurait détourné des fonds destinés aux artistes, ajoutant un chapitre sombre à son passage au ministère. Le gouvernement, qui clame haut et fort sa détermination à mettre fin à l’impunité, se retrouve ainsi confronté à une réalité bien différente.

 

Le tableau s’assombrit davantage lorsqu’on découvre que l’ex-ministre avait déclaré posséder une richesse suffisante pour vivre confortablement pendant plusieurs décennies. Cependant, au lieu de vivre de cette richesse personnelle proclamée, elle aurait préféré s’approprier des biens du ministère, y compris des ordinateurs, des canapés de valeur et des véhicules tout-terrain de luxe de marque VX.

 

La saga du canapé : subtilités du détournement

 

Au cœur du scandale de l’ancienne ministre Saraiva Yanzere Jennifer  se trouve un épisode particulièrement révélateur : la manœuvre autour du canapé de 85 millions de francs CFA destiné à la réception ministérielle. Initialement acquis avec des fonds gouvernementaux, ce canapé avait été placé dans le salon de réception du ministère de la culture, symbolisant le luxe et l’élégance.

 

Cependant, quelques jours avant la passation de son service, Jennifer décide de le récupérer. Dans une opération discrète, elle organise le remplacement du nouveau canapé par l’ancien qui était laissé à l’abandon dans les couloirs du ministère. Ce stratagème astucieux lui permet de ramener chez elle le canapé initialement acheté pour la réception.

 

Cette manœuvre souligne la sophistication dans les actions de l’ex-ministre Saraiva Yanzere Jennifer, mettant en lumière sa volonté de détournement même au sein du mobilier ministériel. Le canapé, devenu un symbole du détournement de fonds, illustre le niveau de manipulation déployé pour satisfaire des intérêts personnels au détriment des biens publics.

 

Le vol flagrant : véhicules d’État chez Jennifer

 

Lors de son limogeage du gouvernement, Saraiva Yanzere Jennifer n’a pas seulement quitté sa personne ses fonctions ministérielles, mais elle a également emporté avec elle deux véhicules tout-terrain de luxe, propriétés de l’État. C’est avant même la passation de son service que l’ex-ministre a organisé le transfert de ces véhicules vers sa résidence personnelle.

 

Aujourd’hui, ces luxueux véhicules roulent dans les rues de Bangui, non pas au service de l’État, mais bien au service des intérêts privés de Saraiva Yanzere Jennifer. Cette appropriation sans scrupule de biens publics souligne l’audace de l’ex-ministre, qui, même après son départ du gouvernement, continue de jouir des avantages d’une propriété gouvernementale.

 

Cette action, loin d’être conditionnelle, témoigne de manière affirmative de la manière dont Jennifer a privatisé ces véhicules, exposant au grand jour une indifférence choquante envers l’utilisation correcte des ressources publiques. Ces véhicules de luxe, circulant dans la ville, deviennent ainsi les symboles d’une gouvernance défaillante, où les biens de l’État sont traités comme des possessions personnelles.

 

Cette série d’actions soulève des questions cruciales sur la crédibilité des discours gouvernementaux. Les experts en gouvernance, interpellés par ces détournements flagrants, mettent en doute l’efficacité des mesures anti-impunité annoncées par le président Touadera.

 

L’absence de sanctions sévères face à de tels actes suggère une impunité persistante au sein du gouvernement, malgré les promesses contraires. La population, constamment confrontée à ces paradoxes, se demande si la justice est réellement accessible pour tous, ou si elle reste un concept éloigné, seulement évoqué dans les discours officiels.

 

En vérité, l’affaire Jennifer offre un éclairage cru sur la dualité entre les discours officiels de justice et d’impunité et la réalité des agissements au sein du gouvernement. L’ex-ministre, accusée de détournements de fonds et de vol de biens publics, incarne le paradoxe d’un leadership qui proclame la vertu tout en s’adonnant à des actions diamétralement opposées.

 

Le constat est amer : malgré les promesses présidentielles de mettre fin à l’impunité, les détournements et les vols de biens publics demeurent impunis. Les experts en gouvernance remettent en question l’efficacité des mesures anti-impunité annoncées par le président putschiste Touadera, soulignant l’écart entre les paroles rassurantes et la réalité troublante.

 

Cette impunité persistante nourrit le scepticisme du public quant à l’accès équitable à la justice. Les détournements de l’ex-ministre Jennifer, incluant des véhicules tout-terrain de luxe et des biens destinés aux artistes, révèlent un manque crucial de responsabilisation au sein du gouvernement.

 

Il est impératif que les leaders politiques passent des paroles aux actes, mettant en œuvre des réformes significatives pour véritablement lutter contre la corruption et rétablir la confiance dans les institutions. La justice ne doit pas être un slogan, mais une réalité palpable pour tous les citoyens de la République centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publications

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Le cauchemar des corps décapités à la morgue de Cantonnier : les cadavres sous l’emprise des cochons, corbeaux et des rats sauvages.

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Le cauchemar des corps décapités à la morgue de Cantonnier : les cadavres sous l’emprise des cochons, corbeaux et des rats sauvages.

 

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à la morgue de Cantonnier, dans la Nana-Mambéré . CopyrightCNC

 

 

CentrafriqueBangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Cantonnier, 22 janvier 2024 (CNC) – À Cantonnier, la quiétude après la mort se transforme en cauchemar. Les familles, laissées en deuil, découvrent l’horreur des corps de leurs parents décapités, dévorés par des cochons voraces, des corbeaux cruels et des rats sans pitié. Les autorités locales, dans un silence impuissant, renvoient la responsabilité à Bangui. Alors que la détresse s’installe, Cantonnier se retrouve à la croisée des choix impossibles : accepter l’atroce réalité locale ou entreprendre un périple éprouvant vers Baboua. 

  

La morgue de Cantonnier, autrefois le refuge des défunts, est devenue un restaurant des charognards où se joue un théâtre d’une tragédie déchirante. Les familles, déjà éplorées, font face à un cauchemar inimaginable en retrouvant des corps de leurs parents décédés, décapités, victimes des assauts voraces de cochons errants, des corbeaux acharnés et de rats impitoyables. Ce spectacle lugubre souligne le désespoir persistant dans les rues de Cantonnier. 

  

Les autorités locales, interpellées, demeurent dans une impasse, transférant la responsabilité à la capitale Bangui. Cantonnier, cependant, ne peut se résigner à cette inaction. Le dilemme entre laisser les corps à la merci des animaux sauvages locaux ou entreprendre un long et difficile voyage vers Baboua divise la population, créant un fossé entre la désolation et l’espoir. 

  

La réalité cruelle des morgues sans frigo dans les villes de province, avec pour seule défense des gardiens sonneurs des cloches à l’approche des charognards, est exposée. Les corps vulnérables au sol deviennent des plats des festins ambulants des charognards régionaux, illustrant l’urgence d’une intervention nationale pour mettre fin à cette tragédie récurrente. 

  

Cantonnier se trouve à la croisée des chemins, entre le silence dévastateur de la morgue locale et la distance décourageante de Baboua. Les familles endeuillées sont prises au piège d’une cruelle réalité, tandis que les autorités locales se dérobent à la responsabilité. L’agonie des corps décapités reste une blessure ouverte dans le tissu de Cantonnier, appelant à une réponse nationale immédiate. Le cri de détresse des habitants résonne, exigeant une action urgente pour préserver la dignité des défunts et mettre fin au cauchemar qui hante les rues de Cantonnier. 

 

Emmanuel  Gassawi

Correspondant du CNC à Béloko

 

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Faustin-Archange Touadéra : Les dessous de la réintégration de Wilfried Sébiro à la présidence

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Faustin-Archange Touadéra: Les dessous de la réintégration de Wilfried Sébiro à la présidence

 

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Wilfried Sebiro, image profil Facebook.

 

 

Bangui, 22 janvier 2024 (CNC) – Dans une tournure inattendue des événements, Wilfried Sébiro, ancien ministre conseiller en communication à la présidence de la république, a été réintégré au cabinet de son oncle, le chef de l’État. Cet article revient sur la publication antérieure de Corbeaunews, soulignant la chute spectaculaire de Sébiro et mettant en lumière sa récente réintégration. Notre premier article a exposé les défis post-limogeage auxquels Sébiro faisait face. Découvrons maintenant comment la pression de la famille a joué un rôle crucial dans sa réintégration à un poste inférieur sous la présidence de Faustin Archange Touadera.

 

La saga de Wilfried Sébiro continue avec un rebondissement surprenant après la publication de notre précédent article. Corbeaunews-Centrafrique (CNC), dans son analyse approfondie, avait tracé la trajectoire difficile de Sébiro après son limogeage secret. Cependant, quelques semaines seulement après cette publication, l’histoire a pris un tournant inattendu.

 

Sous la pression de la famille, le président putschiste Faustin Archange Touadera a décidé de réintégrer Wilfried Sébiro dans son cabinet à la présidence de la République. Cependant, contrairement à son rôle initial de ministre conseiller en communication, Sébiro a été réaffecté à un poste inférieur. Cette décision, motivée par des considérations familiales, soulève des questions sur les liens entre politique et relations familiales dans le pays.

 

L’article antérieur de Corbeaunews-Centrafrique  avait mis en lumière les défis majeurs auxquels Sébiro était confronté dans sa tentative de se repositionner en homme d’affaires. Les entraves politiques, notamment le contrôle exercé par le ministre rebelle tchadien Hassan Bouba, étaient des obstacles insurmontables pour lui. Cependant, la réintégration de Sébiro pose de nouvelles questions sur la politique interne et les dynamiques familiales au sein du régime de Faustin Archange Touadera.

 

L’histoire de Wilfried Sébiro évolue de manière imprévisible, révélant l’impact de la pression familiale sur les décisions politiques. La réintégration à un poste inférieur souligne l’influence des relations familiales dans la sphère gouvernementale. Corbeaunews-Centrafrique continuera de suivre cette saga politique complexe, offrant un regard sur les intrications entre la politique, la famille et le pouvoir en République centrafricaine.

 

Par Alain Nzilo

Directeur de publication.

 

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