Bangui, 22 janvier 2024 (CNC) – L’ascension politique et professionnelle de Dr. Dominique Désiré ERENON, Président du MDSP, atteint de nouveaux sommets avec son récent recrutement en tant qu’Expert Constitutionnaliste à l’Union Africaine. Ce parcours, marqué par des rôles clés de l’enseignement à la sphère bancaire en passant par le cabinet du premier ministre, souligne l’envergure internationale de son expertise. Cet article explore le cheminement de Dr. ERENON, depuis son doctorat jusqu’à sa nouvelle mission en Ethiopie, mettant en lumière les étapes marquantes de sa carrière.
Dr. ERENON, titulaire d’un doctorat de l’université Paris-Sorbonne, a débuté sa carrière en enseignant à l’Université de Bangui, affirmant ainsi ses bases académiques solides. Son engagement dans l’enseignement a été suivi d’une incursion dans le secteur bancaire, où il a occupé le poste de directeur des affaires juridiques à Ecobank.
Sa trajectoire politique a débuté avec sa nomination en tant que directeur de cabinet à la primature en République Centrafricaine. Cependant, son limogeage de ce poste a marqué un tournant crucial. Réagissant à cette transition, Dr. ERENON a créé son propre parti politique, le MDSP, lançant ainsi son implication politique.
Son déboire politique a débuté lorsqu’il s’est opposé fermement à la modification constitutionnelle souhaitée par le président Touadéra. Sa contestation, qualifiant cette initiative d’illégale, a généré des tensions politiques intenses. Confronté à des menaces et des pressions croissantes des partisans du régime, Dr. ERENON a pris la décision de fuir précipitamment le pays, cherchant refuge à Paris en France.
Dans la capitale française, son parcours a pris une nouvelle dimension. Recruté par l’Institut Sorbonne Internationale de Paris en tant qu’enseignant associé, il a contribué à la transmission du savoir dans un contexte international. Cette étape a préparé le terrain pour son recrutement ultérieur à l’Union Africaine en tant qu’Expert Constitutionnaliste avec résidence à Addis-Abeba, en Ethiopie.
Dr. Dominique Désiré ERENON, fort d’un parcours alliant enseignement, sphère bancaire, et gouvernance, prend désormais les rênes d’un rôle crucial à l’Union Africaine. Son engagement envers la démocratie et l’ordre constitutionnel, forgé au fil des années, promet une contribution significative à l’avancement des principes fondamentaux sur le continent africain. Félicitations à ce leader polyvalent qui trace une nouvelle voie pour la République Centrafricaine sur la scène internationale.
Tragédie à Tiringoulou : Un Soldat FACA tué, huit autres survivants entreprennent une périlleuse marche à pied vers Bangui dans des conditions difficiles.
Centrafrique.org/ouadda-delocalisation-spectaculaire-de-la-base-de-larmee-nationale-par-les-mercenaires-russes-sur-fond-de-brimade/la-ville-de-tiringoulou-apres-la-debandade-de-la-population/” rel=”attachment wp-att-56827″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/la-ville-de-Tiringoulou-apres-la-debandade-de-la-population-450×383.jpg” alt=”la ville de Tiringoulou après la débandade de la population” width=”450″ height=”383″ />La ville de Tiringoulou, au nord -est de la République centrafricaine. CopyrightCNC
Ndélé, 22 janvier 2024 (CNC) – Au cœur de la ville de Tiringoulou, dans la préfecture de la Vakaga, au nord-Est de la RCA, neuf soldats FACA, plongés dans une crise alarmante qui porte un nom, la faim, ont brisé, la semaine dernière, le calme oppressant qui enveloppait leur détachement. Une histoire de désespoir, de primes globales d’alimentation absentes, et d’une décision audacieuse de quitter la ville à pied. Cette exploration captivante détaille les péripéties de ces hommes, jetés dans une marche périlleuse vers Bangui, confrontés à une tragédie inattendue à l’entrée de Ndiffa.
Au cœur de cette tragédie, la fai qui a fini par endeuiller ces soldats FACA détaché à Tiringoulou. Plongés aux fins fonds d’une crise alimentaire alarmante et persistante occasionnée par le non-paiement de leurs primes globales d’alimentation (PGA) depuis plusieurs mois, neuf soldats ont décidé de reprendre la route pour l’état-major à Bangui. Priver ces hommes de ressources vitales crée une détresse généralisée, affectant leur capacité à accomplir leur mission et à subvenir à leurs besoins fondamentaux.
Face à ces conditions éprouvantes, neuf soldats FACA parmi ceux détachés à Tiringoulou ont pris une décision difficile. Les PGA non versées ont laissé ces hommes sans moyens, les forçant à dépendre de la bienveillance locale pour survivre. Sept d’entre eux, ressentant l’urgence de changer leur destin, ont pris l’initiative de quitter Tiringoulou pour rentrer à Bangui à pied via Ndélé, tandis que les deux autres les ont suivis quelques minutes plus tard, tous cherchant une issue à cette impasse.
Cependant, leur marche à pied vers Ndélé a été entachée par une tragédie à l’entrée de Ndiffa, situé à 40 kilomètres de Tiringoulou. Attaqués par un homme armé, les deux soldats en retard ont été confrontés à une violence inattendue. L’un des deux soldats FACA a perdu la vie, son arme prise par l’assaillant, et le second a fui pour regagner précipitamment Ndiffa. Le survivant a aussitôt alerté son chef à Tiringoulou du détail de l’incident et de la mort de son collègue.
Répondant à cet appel, le chef du détachement à Tiringoulou a mobilisé un groupe pour récupérer le corps du FACA tué. Cependant, la marche des huit survivants vers Ndélé à pied continue dans des conditions difficiles malgré cette tragédie. Ces hommes, portant le poids de la perte d’un de leurs camarades à l’entrée de Ndiffa, persévèrent dans des conditions difficiles vers Gordil, s’efforçant d’atteindre leur première destination à Ndélé à pied.
Rappelons que la tragédie à Tiringoulo dévoile la dure réalité des soldats FACA confrontés à des défis multiples. Leur marche témoigne de la résilience face à l’adversité. Cette histoire souligne l’urgence d’une attention accrue aux conditions des forces armées déployées dans des zones complexes, afin d’assurer leur bien-être et leur succès.
Bangui, 22 janvier 2024 (CNC) – Lors de la manifestation citoyenne du 21 janvier 2024 à Paris, M. Polisse-Bébé a prononcé un discours percutant, dénonçant les dérives autoritaires du régime de Bangui et critiquant sévèrement le bilan du président Faustin Archange Touadéra. Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par la demande de la diaspora centrafricaine pour le retour au pays et la libération de plusieurs personnalités, dont le député Dominique Yanduka et l’ancien ministre des Sports Régis Lionel Dunda.
Polisse-Bébé a commencé par saluer la mobilisation de la diaspora malgré les obstacles rencontrés, soulignant la campagne de démobilisation orchestrée par le ministre conseiller Fidèle Gouandjika. Il a ensuite présenté ses vœux pour l’année 2024, exprimant l’espoir de santé, prospérité et paix pour tous les compatriotes centrafricains.
Le discours a pris une tournure critique envers le président putschiste Touadéra, soulignant les huit années de son mandat marquées par des erreurs politiques, une gestion laxiste, et une incompétence notoire. Polisse-Bébé a dénoncé l’occupation de territoires par des groupes armés, l’isolement diplomatique, le délabrement des infrastructures, et les conditions sociales dégradées.
Évoquant le coup d’État constitutionnel de juillet 2023, il a mis en garde contre l’instauration d’un pouvoir dictatorial, appelant la jeunesse centrafricaine à se mobiliser pour mettre fin à cette situation. Il a également demandé la libération immédiate des personnes injustement détenues, pointant du doigt les agissements des Mercenaires russes du groupe Wagner.
En conclusion de son discours, Monsieur Polisse-Bébé a lancé un appel direct au président putschiste Touadéra, l’incitant à prendre des mesures pour assurer une transition démocratique apaisée en Centrafrique. La manifestation à Paris devient ainsi le théâtre de revendications fortes contre le régime en place, soulevant des questions cruciales sur l’avenir politique du pays. La situation semble complexe, et les Centrafricains, tant sur le sol national qu’à l’étranger, continueront à observer de près l’évolution de cette crise politique.
École à Cantonnier : Sensibilisation de l’UNICEF sur l’admission cruciale et la sécurité alimentaire
Centrafrique.org/le-defi-de-lorganisation-urbaine-a-cantonnier-centralisation-contre-expansion/cantonnier-juste-a-quelques-metres-de-la-frontiere-du-cameroun/” rel=”attachment wp-att-71363″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/Cantonnier-juste-a-quelques-metres-de-la-frontiere-du-Cameroun-450×203.jpg” alt=”Cantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNCCantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNC” width=”503″ height=”227″ />Cantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNCCantonnier, ville centrafricaine à quelques mètres de la frontière du Cameroun. CopyrightCNC
Cantonnier, 22 janvier 2024 (CNC) – À l’école poste mixte A à Cantonnier, l’UNICEF mène une campagne de sensibilisation le mercredi 17 janvier dernier, mettant en lumière l’importance vitale de l’admission des élèves et la sécurité alimentaire. Le directeur de l’école, Chérubin Ludovic GANAMON, joue un rôle clé en soulignant les défis critiques auxquels font face les plus de 1700 élèves de l’établissement. Le manque d’actes de naissance compromet l’identité des enfants, les excluant presque de la société éducative. De plus, la sécurité alimentaire est menacée par la vente de produits non protégés aux abords de l’école. Cette introduction éclaire les problématiques urgentes adressées par la sensibilisation de l’UNICEF à Cantonnier.
Le directeur de l’école poste mixte A, Chérubin Ludovic GANAMON, a articulé avec force la nécessité pressante de l’identification pour les élèves de l’école à Cantonnier. Sans acte de naissance, les enfants risquent d’être considérés comme des animaux, dépourvus de leur identité fondamentale. Un constat alarmant émerge : plus de 75% des élèves, soit plus de 1500, n’ont pas d’acte de naissance. Le directeur a souligné l’impact dévastateur de cette réalité lors des inscriptions, où même les parents sont parfois incapables de déterminer l’âge de leurs propres enfants.
La sensibilisation de l’UNICEF prend une dimension cruciale dans cette lutte pour l’identité. Chérubin Ludovic GANAMON a évoqué comment l’acte de naissance est bien plus qu’un simple document, c’est la clé qui débloque l’accès à l’éducation, déterminant le parcours éducatif des enfants.
Parallèlement, la sécurité alimentaire devient un autre front de bataille pour l’école à Cantonnier. Le directeur a exposé les dangers liés à la vente de produits alimentaires exposés aux poussières, aux maladies, et même aux contaminations provenant de vendeurs pénétrant dans l’établissement. Il a insisté sur l’impératif de protéger les enfants de ces risques pour préserver leur santé.
L’UNICEF, à travers cette sensibilisation de plus de 200 élèves à l’école à Cantonnier, s’engage de manière cruciale sur les fronts de l’admission et de la sécurité alimentaire. Le directeur, Chérubin Ludovic GANAMON, porte la voix de plus de 1700 élèves sans acte de naissance, illustrant l’urgence d’une intervention éducative et sanitaire. Cette initiative vise à transformer la réalité quotidienne des élèves en élevant le niveau de compréhension et d’action au sein de la communauté éducative.
Drame à Kouango : La mort suspecte d’un commerçant alimente la colère et la frustration de la population locale
Centrafrique.org/rca-violence-conjugale-un-homme-interpelle-par-les-gendarmes-a-bangui/intervention-des-elements-de-la-gendarmerie-au-quartier-nguinda-le-lundi-20-avril-2020-a-09h/” rel=”attachment wp-att-37651″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/04/intervention-des-éléments-de-la-gendarmerie-au-quartier-Nguinda-le-lundi-20-avril-2020-à-09h-450×415.jpg” alt=”intervention des éléments de la gendarmerie au quartier Nguinda le lundi 20 avril 2020 à 09h” width=”450″ height=”415″ />intervention des éléments de la gendarmerie au quartier Nguinda le lundi 20 avril 2020 à 09h Photo CNC / Anselme Mbata
Kouango, 22 janvier 2024 (CNC) – La ville paisible de Kouango, en République centrafricaine, a été le théâtre d’un drame poignant ce dimanche matin, lorsque la gendarmerie locale est devenue le point de convergence d’un mécontentement populaire croissant. La cause de cette agitation était le décès tragique d’un commerçant du nom de Jonas, apparemment, selon nos sources locales, victime de mauvais traitements infligés par les forces de l’ordre. Les tensions ont atteint un niveau de paroxysme après que les habitants ont appris les circonstances troublantes de la détention de Jonas, qui aurait été frappé à mort par des gendarmes. Alors que les autorités locales tentent de calmer la situation, la colère de la communauté reste palpable.
La fureur qui a éclaté à Kouango trouve ses racines dans le décès de Jonas, un commerçant apprécié de la communauté. Les événements ont été déclenchés par une querelle banale autour de deux cuvettes de café empruntées par Jonas à un ami. Ce simple différend a pris une tournure tragique lorsque l’ami lésé a signalé l’incident aux gendarmes. Au lieu de résoudre la situation de manière pacifique, les forces de l’ordre ont choisi la brutalité, frappant violemment Jonas jusqu’à ce que mort s’ensuive.
Les conséquences de cette tragédie ont été immédiates et dévastatrices. Une partie de la population, profondément choquée par la brutalité policière, s’est rassemblée devant la gendarmerie pour exprimer son mécontentement. La tentative des jeunes de transporter le corps du défunt vers la gendarmerie en signe de protestation a été contrecarrée par l’opposition du maire de la ville. Celui-ci a insisté sur la nécessité de laisser la justice suivre son cours, même si cette position a suscité l’indignation parmi les citoyens qui réclament justice pour Jonas.
Les autorités locales, tout en affirmant avoir rapidement maîtrisé la situation, se trouvent confrontées à une colère persistante au sein de la population. Les témoignages oculaires évoquent des scènes de chaos et de désarroi, alimentant la frustration déjà présente en raison des problèmes sociaux et économiques dans la région. La mort de Jonas devient ainsi le symbole de l’injustice et de la brutalité perpétrées par ceux censés protéger la population.
Le sous-préfet, dépêché sur les lieux, s’efforce de ramener le calme et d’apaiser les esprits. Cependant, la déclaration du maire, appelant à laisser la justice suivre son cours, ne suffit pas à calmer les inquiétudes de la communauté.
La tragédie de Kouango met en lumière les défis complexes auxquels sont confrontées les communautés en République centrafricaine. Au-delà de l’indignation immédiate, cette affaire soulève des questions profondes sur la confiance dans les institutions et la nécessité d’une réforme urgente. Alors que les enquêtes débutent pour éclaircir les circonstances entourant la mort de Jonas, la population attend avec anxiété que justice soit rendue. Cette tragédie servira-t-elle de catalyseur pour un changement significatif dans la manière dont la justice est administrée à Kouango et au-delà ? Seule l’avenir nous le dira.
Tensions et Incompréhensions: L’Épineuse Question de l’Intégration des Enseignants en Centrafrique
École Ngola
Bangui, 22 janvier 2024 (CNC) – Les coulisses de l’éducation en République centrafricaine sont agitées par une querelle entre enseignants intégrés et ceux en attente d’intégration. La polémique tourne autour d’une liste prévue par le gouvernement, censée inclure 1500 enseignants éligibles. Cependant, une dynamique plateforme représentant les enseignants du fondamental 1 et 2 réclame une réduction de ce chiffre au profit d’une augmentation salariale. Au cœur de cette dispute se trouve Alexis Yanou, président du bureau des enseignants intégrables, qui partage ses préoccupations.
La dichotomie entre enseignants intégrés et non intégrés émerge comme un point de friction majeur. Yanou, porte-parole des enseignants non encore intégrés, dénonce l’ingérence de leurs homologues intégrés dans leurs revendications légitimes. Le gouvernement semble prêt à intégrer 1500 enseignants, mais la plateforme dynamique du fondamental 1 et 2 refuse catégoriquement cette proposition, exigeant plutôt une augmentation salariale, selon monsieur Yanou.
Les enseignants intégrés sont accusés par Yanou de ne pas représenter les intérêts de leurs collègues non intégrés. Yanou souligne que leur lutte concerne la juste reconnaissance de leurs droits, notamment une rémunération adéquate. Les tensions montent à mesure que les deux factions s’affrontent sur la manière de faire avancer leurs revendications respectives.
Du côté des intégrés, la coordination de la plateforme dynamique réfute les allégations d’ingérence. Ils revendiquent leur rôle de syndicat, soulignant que leur objectif est d’intégrer de jeunes enseignants pour soulager la charge de travail. Les accusations portées par Yanou sont balayées d’un revers de main, qualifiées de non fondées.
Rappelons que le conflit entre les enseignants intégrés et non intégrés en République centrafricaine révèle des tensions profondes liées à l’intégration et aux revendications salariales. Alors que les enseignants cherchent à améliorer leurs conditions de travail, la méfiance persistante entre les différentes factions souligne la nécessité d’une communication transparente et de mécanismes de résolution des conflits. L’avenir de l’éducation en République centrafricaine dépendra de la capacité des parties prenantes à trouver un terrain d’entente respectueux des intérêts de tous les enseignants.
La République centrafricaine Réinvente son Paysage Scolaire
Centrafrique.org/rca-inauguration-dun-nouveau-batiment-de-lecole-saint-paul-fille/le-nouvel-immeuble-de-lecole-saint-paul-a-ouango-bangui-le-31-octobre-2020-par-cyrille/” rel=”attachment wp-att-41770″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/11/le-nouvel-immeuble-de-lecole-saint-Paul-a-Ouango-bangui-le-31-octobre-2020-par-cyrille-450×450.jpg” alt=”le nouvel immeuble de l’école saint-Paul à Ouango bangui le 31 octobre 2020 par cyrille” width=”450″ height=”450″ />Le nouvel immeuble de l’école Saint-Paul fille au quarteir Ouango, dans le septième arrondissement de Bangui, inauguré le 31 octobre 2020. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé.
Bangui, 22 janvier 2024 (CNC) – Au cœur des préoccupations du ministère de l’Éducation en République centrafricaine réside la promotion d’une culture de paix au sein des établissements scolaires. En collaboration avec la Commission nationale centrafricaine pour l’UNESCO, des cadres de l’éducation nationale se mobilisent pour relancer les activités des clubs UNESCO au sein des écoles. Un séminaire de sensibilisation, organisé sur cinq jours à Bangui, a rassemblé les responsables des écoles associées et des clubs UNESCO, marquant ainsi un pas significatif vers la reprise de ces initiatives éducatives.
Augustin Dongola, directeur de la division de l’éducation des sciences sociales pour l’UNESCO, souligne l’importance de cette formation. Les écoles associées, des niveaux maternelle jusqu’à l’université, sont désignées comme des clubs UNESCO. Leur mission est de propager les idéaux de paix, de tolérance, et de coopération au sein des États membres. La République centrafricaine, à travers ces écoles, s’engage à véhiculer ces valeurs cruciales.
L’histoire de cette initiative n’a pas été exempte de défis. Lors des événements tumultueux qui ont secoué le pays, les activités des clubs UNESCO ont été interrompues. La crise a imposé une pause forcée, avec des restrictions de déplacement qui ont entravé la continuité des projets. Cependant, grâce aux efforts déployés par le gouvernement, en partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, un financement a été obtenu de l’espoir de l’UNESCO. Ce soutien financier a été essentiel pour la relance des activités éducatives axées sur la paix et la coopération.
Le séminaire de sensibilisation et de formation récemment organisé a joué un rôle clé dans la réactivation des clubs UNESCO. Les responsables des écoles associées ont eu l’occasion de partager leurs expériences et de se familiariser avec les meilleures pratiques pour intégrer les idéaux de paix dans l’éducation. La coopération entre les établissements éducatifs, la Commission nationale centrafouquenne pour l’UNESCO, et le gouvernement démontre un engagement fort en faveur d’une éducation qui va au-delà des simples connaissances académiques.
Les clubs UNESCO, en tant que vecteurs de valeurs essentielles, joueront un rôle crucial dans la formation des citoyens de demain. Ils contribueront à forger des esprits ouverts, tolérants et coopératifs, éléments fondamentaux pour la construction d’une société résiliente et pacifique.
En conclusion, la République centrafricaine fait un pas significatif vers une éducation axée sur la paix et la coopération. Malgré les défis passés, les efforts conjoints du gouvernement, du ministère de l’Éducation, et de la Commission nationale centrafouquenne pour l’UNESCO ouvrent la voie à un avenir éducatif prometteur. Les clubs UNESCO, en revitalisant leur rôle dans les écoles, deviennent des agents de transformation sociale. Cette initiative montre que l’éducation peut être un catalyseur puissant pour le changement, jetant ainsi les bases d’une société centrafricaine résolument tournée vers la paix et la coopération.
Gbandjo Sous l’Assaut, La Nouvelle Stratégie de Terreur de Wagner dans la Nana-Mambéré
Centrafrique.org/lunion-europeenne-sapprete-a-sanctionner-le-groupe-wagner-en-republique-centrafricaine/deux-mercenaires-syriens-de-la-societe-wagner-sur-les-motos-requisitionnees-en-route-pour-beloko/” rel=”attachment wp-att-51781″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/11/Deux-mercenaires-Syriens-de-la-societe-Wagner-sur-les-motos-requisitionnees-en-route-pour-Beloko-450×296.jpg” alt=”Deux mercenaires Syriens de la société Wagner sur les motos réquisitionnées en route pour Béloko” width=”450″ height=”296″ />Deux mercenaires Syriens de la société Wagner sur les motos réquisitionnées en route pour Béloko
Bangui, 21 janvier 2024 (CNC) – La République centrafricaine est confrontée à une menace alarmante alors que Gbandjo, situé à 40 kilomètres de Gallo, devient le dernier champ de bataille de la nouvelle stratégie de terreur adoptée par Wagner. L’attaque matinale a pris au dépourvu une communauté endormie, subissant des pillages intensifs de motos et de biens. Gbandjo, autrefois paisible, est désormais plongé dans l’incertitude face à l’escalade brutale orchestrée par Wagner. Alors que le silence des autorités persiste, l’appel à une intervention internationale coordonnée pour mettre fin à cette terreur devient plus pressant.
Dans une manœuvre planifiée avec minutie, Wagner a quitté, dans la nuit du mercredi à jeudi, la ville de Bouar entre 2h et 3h du matin, initiant un parcours tumultueux vers Baboua. Ce départ nocturne visait à éviter toute détection précoce, permettant aux mercenaires de se fondre dans l’obscurité. Leur trajet vers Gallo, couvrant 55 kilomètres, a marqué une étape cruciale. À ce point, ils ont pivoté vers Badiou, distant de 40 kilomètres de Gallo, orchestrant une arrivée dramatique à 5h du matin.
À Badiou, le village encore endormi a été secoué par l’irruption impitoyable de Wagner. Les pillages, débutant avec le lever du soleil, ont laissé la communauté sous le choc. Des motos aux ustensiles de cuisine, rien n’a été épargné. Les habitants, pris au dépourvu, ont assisté à la brutalité orchestrée par ces mercenaires.
Cette chronologie détaillée souligne l’ingéniosité malveillante de Wagner dans l’exécution de leur nouvelle stratégie. Les conséquences économiques, sociales et psychologiques de cette attaque précoce sont profondes. Les autorités centrafricaines restent silencieuses, mais les différents témoignages des habitants de Gbandjo recueillis appelle à une réponse internationale urgente.
Rappelons que Gbandjo est devenu le théâtre d’une terreur. La nouvelle stratégie impitoyable de Wagner exige une réponse immédiate de la communauté internationale. L’inaction des autorités centrafricaines et leur complicité avec les mercenaires du groupe Wagner souligne l’urgence cruciale d’une force internationale déterminée à rétablir la sécurité et à protéger la population vulnérable contre cette menace grandissante. La chronique détaillée de leur parcours démontre la nécessité d’une vigilance accrue et d’une réponse coordonnée pour contrer les actions dévastatrices de Wagner, mettant en évidence la vulnérabilité des communautés face à cette menace constante.
Message de Bonne Année du CNCA-PDD : Un Coup de Griffe au Régime Sanguinaire et Virus Satanique de Touadera
Centrafrique.org/ferdinand-mbokoto-madji-2/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Ferdinand-MBOKOTO-MADJI-450×394.jpg” alt=”Ferdinand MBOKOTO MADJI, Fondateur et Président National du CNCA-PDD .” width=”450″ height=”394″ />Ferdinand MBOKOTO MADJI, Fondateur et Président National du CNCA-PDD .
Bangui, 21 janvier 2024 (CNC) – Au seuil de cette nouvelle année, le CNCA-PDD adresse un message sans équivoque au régime de Touadera, marquant ainsi le ton d’une critique acerbe. Dans ce message, le parti n’épargne pas ses mots, dénonçant un leadership sanguinaire et qualifiant le régime de véritable virus satanique. Décryptons ce message incisif qui promet une année nouvelle, mais pas pour un régime sous le feu d’une critique implacable.
Au cœur des déclarations du CNCA-PDD se dessine un tableau saisissant de la République Centrafricaine sous le régime de Faustin Archange Touadera.
Depuis l’avènement tumultueux de Touadera au pouvoir en 2016, le CNCA-PDD pointe du doigt des années marquées par un mépris absolu des droits de l’homme. Les critiques s’étendent à des récits d’horreurs indicibles vécues par la population centrafricaine, transformant ainsi le régime en une entité sanguinaire.
L’analyse du parti met en lumière des attitudes qualifiées de “sataniques” de Touadera et de la secte du MCU. Ces qualificatifs soulignent un manque de conscience et une distorsion morale, alimentant ainsi la colère des contestataires. Le choix délibéré de se ranger du côté des “ténèbres” est considéré comme une nouvelle profondeur morale atteinte par le leadership en place.
La politique étrangère de Touadera, décrite comme pleine de duplicité par le CNCA-PDD, est détaillée dans le texte, mettant en évidence une attitude irascible et hostile envers des pays et institutions internationales clés. Les relations tumultueuses avec les États-Unis, la France, l’Allemagne, le Canada, le Japon, et d’autres, sont présentées comme des signes d’un isolement croissant.
Le message de bonne année du CNCA-PDD aborde également des aspects critiques du régime, incluant des arrestations controversées, une parodie de justice, la désintégration des forces de défense et de sécurité, et une Constitution contestée par la population. Les enlèvements, tortures, exécutions sommaires, féminicides, et autres maux décrits, contribuent à dépeindre un régime à l’hubris démesuré.
Le CNCA-PDD condamne vigoureusement le carnage de Nzakoundou, l’associant à une imbécilité crasse et une méconnaissance élémentaire. La critique s’étend aux soutiens étrangers du régime, accusés de participer à une catastrophe qui perdure depuis huit ans.
En un mot, le message de Bonne Année du CNCA-PDD se présente comme bien plus qu’une simple salutation. C’est un appel retentissant à la conscience, soulignant la nécessité de rompre avec un régime qu’ils décrivent comme sanguinaire et dévastateur. L’année à venir semble être marquée du sceau de la contestation, avec le peuple centrafricain cherchant à se libérer du joug de ce qu’ils considèrent comme un “Toit-de-Rache” infectieux et satanique. La volonté inébranlable du peuple de résister à ce qu’ils qualifient de “joug de la tyrannie” résonne comme un appel à l’action pour une nation cherchant à se libérer des ténèbres d’un régime critiqué sans ménagement.
Affaire Ndélé 1 : Les Auditions Reprennent, Entre Superficialité et Préoccupations Alimentaires
Centrafrique.org/azor-kalite-et-ses-compagnons-face-a-la-cps-le-debut-du-proces-prevu-pour-le-5-decembre-prochain/accuse-devant-la-barre-de-la-cps/” rel=”attachment wp-att-70973″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/12/accuse-devant-la-barre-de-la-CPS-450×337.jpg” alt=”Un accusé devant la barre de la CPS à Bangui. CopyrightCNC” width=”450″ height=”337″ />Un accusé devant la barre de la CPS à Bangui. CopyrightCNC
Bangui, 21 janvier 2024 (CNC) – Les audiences dans l’affaire Ndélé 1 ont récemment repris devant la Cour pénale spéciale, suscitant un regain d’attention et de débats. Après une première phase d’audition de témoins contextuels, les accusés Azor Khalid et Chaffardine Moussa ont été interrogés sur leur personnalité. Cependant, cet aspect a été vivement critiqué par la défense, qui estime que ces questions restent superficielles, ne touchant pas encore le cœur du problème. Maître Blaise Fleury-OTTO, l’un des avocats de la défense, souligne que cette approche permet certes d’esquisser le portrait des accusés, mais elle ne devrait pas précéder l’examen des faits légalement prévus. Une nuance cruciale dans un contexte judiciaire où la Cour pénale spéciale joue un rôle central.
Les récentes auditions ont révélé une tension palpable entre la nécessité de cerner la personnalité des accusés et la critique sévère de la défense quant à la superficialité de cette approche. Maître Blaise Fleury-OTTO affirme que se limiter à des questions telles que le nom, les habitudes et la vie quotidienne ne suffit pas à aborder les infractions alléguées. Il insiste sur le fait que le moment n’est pas encore venu de reprocher des faits, mais plutôt de comprendre précisément qui comparaît devant la Cour.
Le débat ne s’arrête pas là. La question de l’alimentation des accusés a également été soulevée par la défense. Maître Fleury-OTTO reconnaît que la Cour a tenté d’aborder cette préoccupation, mais souligne que c’était une réalité incontestable. Les avocats de la défense considèrent cette question comme un aspect crucial du respect des droits fondamentaux des accusés, même si cela peut sembler accessoire au premier abord.
La déclaration du principal accusé, Azor Khalid, sur son identité ajoute une dimension intrigante à l’affaire. La distinction entre “Azor Khalid” et “Azor Kalité” soulève des questions sur la précision des informations présentées devant la Cour. Cette nuance pourrait potentiellement influencer la perception de l’accusé par le public et souligner l’importance des détails dans le processus judiciaire.
En définitif, l’affaire Ndélé 1 continue de susciter des interrogations profondes quant à la nature des audiences devant la Cour pénale spéciale. La tension entre la nécessité de comprendre la personnalité des accusés et la critique de la défense quant à la superficialité persiste. Les préoccupations alimentaires ajoutent une dimension humanitaire à l’équation, soulignant l’importance des droits fondamentaux même dans un contexte judiciaire. Alors que les auditions se poursuivent, il reste à voir comment la Cour abordera ces questions cruciales et si elles auront un impact sur le déroulement de l’affaire. Une saga judiciaire où chaque détail compte.
La Polémique persistante autour du prix du transport Sibut-Bangui : Entre décision municipale et réalité sur le terrain
Centrafrique.org/devant-la-gare-routiere-de-sibut/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/06/devant-la-gare-routiere-de-sibut-450×313.jpg” alt=”Devant la gare routière de Sibut, à 185 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de Kémo” width=”450″ height=”313″ />Devant la gare routière de Sibut, à 185 kilomètres de Bangui, dans la préfecture de Kémo. CopyrightCNC
Bangui, 21 janvier 2024 (CNC) – À Sibut, la question du prix du transport Sibut-Bangui demeure une source de polémique entre les voyageurs, les transporteurs et les autorités communales. La semaine dernière, le président de la délégation spéciale de la commune de Sibut a pris une décision controversée en réduisant le prix du transport de 5 000 à 3 000 francs. Cependant, cette mesure suscite des réactions mitigées parmi les transporteurs et soulève des interrogations sur son application concrète.
Le maire de Sibut justifie sa décision par la baisse des prix du carburant fixé par le gouvernement, mais également la réduction drastique de tracasserie routière. Il a souligné que le prix exorbitant de transport entre Bangui et Sibut, distant de 185 kilomètres, a été abaissé en fonction des éléments qu’il a décrit. Cependant, malgré cette décision municipale, les usagers continuent de payer les 5 000 francs initiaux, mettant en lumière un écart entre la politique municipale et la réalité sur le terrain.
Le maire accuse les forces de l’ordre de ne pas faire respecter l’arrêté municipal, soulignant une impréhension et un manque de responsabilité de la part de la gendarmerie et de la police. Les transporteurs, quant à eux, estiment que la fixation des tarifs ne relève pas du maire mais plutôt du ministère des transports, soulignant une augmentation précédente décidée par le gouvernement en réponse à la hausse des prix du carburant.
Léo, un chauffeur de bus Bangui-Sibut, soutient que le gouvernement doit être impliqué dans la fixation des tarifs et suggère d’abroger l’arrêté en vigueur pour travailler sur de nouvelles bases. Il mentionne également que malgré la réduction du prix du carburant par le gouvernement, le ministère des transports n’a pas encore révisé les tarifs des transports public en République centrafricaine.
Rappelons que la décision municipale de réduire le prix du transport Sibut-Bangui à 3 000 francs se heurte à des obstacles dans sa mise en œuvre. Entre des transporteurs réticents, des usagers continuant de payer l’ancien tarif, et des forces de l’ordre pointées du doigt, la situation met en évidence la complexité de réguler les prix du transport. Cette polémique souligne également la nécessité d’une coordination entre les autorités municipales, les transporteurs et le gouvernement pour parvenir à une solution équilibrée et acceptable par toutes les parties prenantes.
Crise Sanitaire à Loura : Quand les Enfants Paient le Prix de l’Inaction
Centrafrique.org/alerte-info-Centrafrique-plusieurs-morts-dans-une-attaque-des-3r-a-bohong-et-lemouna/village-loura-bocaranga-centrafrique-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-28735″ data-wpel-link=”internal”>Village Loura procche de Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Credit photo : Florence Maiguélé / CNC.
Bangui, 21 janvier 2024 (CNC) – La commune de Loura, située à 45 kilomètres de Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, fait face à une crise sanitaire alarmante. Les habitants de cette localité sont confrontés à des difficultés majeures en matière d’accès aux soins de qualité. Le seul centre de santé de la localité, dépourvu de ressources adéquates, ne peut répondre aux besoins de la population. Femmes enceintes et enfants de moins de 5 ans sont les premières victimes de cette défaillance. Alexis Gougang, chef du centre de santé, lance un appel à l’aide, soulignant le manque de médicaments et de personnel qualifié. Cette situation met en péril la santé publique, nécessitant une action immédiate.
La détresse à Loura est criante, et la négligence gouvernementale exacerbe la situation. Le centre de santé, censé être un refuge, se trouve dans un état critique. Alexis Gougang expose les conséquences désastreuses de ce manque de moyens : des femmes enceintes et des enfants en danger, faute de soins adéquats. Le gouvernement, jusqu’à présent, est resté indifférent à cette crise.
Les obstacles sont nombreux. La maire de Loura, désespérée, a lancé un appel urgent au gouvernement pour garantir la santé publique dans cette localité de plus de 10 000 habitants. Les parents, confrontés à des coûts de transport prohibitifs, voient leurs enfants perdre la vie à cause d’une simple anémie. La route dégradée et le coût élevé du carburant aggravent la situation, laissant les habitants sans recours. Les ONG, pourtant essentielles dans de telles situations, brillent par leur absence.
Amandine Kaimba, mère désespérée, témoigne de son impuissance face à la crise. Les transferts vers Bokranga sont hors de portée en raison des coûts de transport exorbitants. Les parents se mobilisent, mais sans un soutien gouvernemental adéquat, la situation semble insurmontable.
La maire souligne l’urgence d’une réponse gouvernementale et appelle également les ONG à se mobiliser en faveur du centre de santé. Elle expose les multiples difficultés rencontrées, notamment l’absence de prise en charge des postes par les ONG. La négligence des autorités met en lumière un problème plus vaste dans la sous-préfecture de Bocaranga, où l’accès aux soins de qualité est devenu un privilège plutôt qu’un droit.
Il y’a lieu de noter que la situation critique à Loura exige une intervention immédiate du gouvernement. La négligence en matière de santé publique dans cette région ne peut plus être ignorée. Les habitants, confrontés à des obstacles insurmontables, méritent des mesures concrètes et un engagement réel de la part des autorités. Il est temps que le gouvernement réagisse de manière proactive pour sauver des vies et restaurer la confiance de la population envers les institutions censées les protéger. La santé publique ne peut être sacrifiée sur l’autel de l’indifférence et de l’inaction.
Bangui, 21 janvier 2024 (CNC) – La paisible localité de Korondo, située à 15 kilomètres de l’entrée de Gamboula, dans la préfecture de Mambéré-Kadéi, se trouve actuellement en proie à des tensions exacerbées entre éleveurs et cultivateurs. En cette saison sèche propice aux transhumances, un incident survenu le jeudi 18 janvier a enflammé les esprits et les champs. Un éleveur peuhl a délibérément provoqué un incendie, prétendument pour favoriser la pousse d’herbes bénéfiques à ses troupeaux, entraînant des conséquences dramatiques pour les cultivateurs locaux.
Cet acte délibéré a engendré un chaos inattendu, avec des champs ravagés par les flammes et des bambous de Chine éclatant, semant la panique parmi les communautés locales. Trois cultivateurs ont vu leurs moyens de subsistance réduits en cendres, tandis qu’un autre a vu son champ dévasté par les bovins de l’éleveur en question. Ces affrontements soulèvent des questions cruciales quant à la cohabitation entre les deux communautés et l’impact des transhumances pendant la saison sèche.
Pour parvenir à une résolution, l’appel au service d’agriculture et d’élevage semble incontournable. Victor Ndjaein, président du groupement Tomba Nzara, confirme l’importance de cette intervention pour rétablir la paix et réparer les dommages causés aux cultivateurs. Cependant, la question fondamentale persiste : comment concilier les intérêts des éleveurs et des cultivateurs dans un contexte où les ressources sont déjà limitées ?
Selon les cultivateurs, les champs sont immobiles, ce sont les bovins qui occasionnent les dégâts en se déplaçant. Cette perspective soulève des enjeux cruciaux quant à la gestion des transhumances et à la coexistence pacifique entre ces deux activités vitales pour la communauté. Les conséquences dépassent le cadre local, touchant des problématiques plus vastes liées à l’utilisation des terres et aux droits de chacun.
Il y’a lieu de noter que le conflit entre éleveurs et cultivateurs à Korondo met en lumière les défis persistants dans la gestion des ressources partagées. Alors que la communauté cherche des solutions, il est essentiel de reconnaître les nuances de cette situation et d’encourager un dialogue constructif entre toutes les parties impliquées. L’incendie à Korondo ne devrait pas simplement être vu comme un drame local, mais comme un appel à une réflexion plus profonde sur la cohabitation et la gestion responsable des ressources dans la République centrafricaine.
Kabo sous tension : Les Wagner préparent-ils une guerre imminente ?
Centrafrique.org/Centrafrique-les-mercenaires-russes-controlent-desormais-la-base-mpoko-cedee-par-larmee-francaise-aux-faca/un-char-russe-dans-les-rues-de-bangui-camille-laffont-afp-getty/” rel=”attachment wp-att-64958″ data-wpel-link=”internal”>Un char russe dans les rues de Bangui @ Camille Laffont/AFP/Getty /
Bangui, 19 janvier 2024 (CNC) – Dans l’ombre de la République centrafricaine, la ville de Kabo se retrouve au centre d’une préoccupation et attention grandissante. En cause, la préparation d’une guerre à l’ukrainienne avec des creusements des tranchées béantes. Les Mercenaires russes de Wagner, réputés pour leur opacité et leur influence sur le régime de Bangui, orchestrent des mouvements énigmatiques dans cette localité. À Kabo, la normalité s’érode sous le poids des tranchées creusées, des armes lourdes enfouies sous la terre, et des sacs de sable empilés par endroits.
La population locale, déconcertée, assiste au déplacement forcé des habitants riverains du camp des Wagner. Une tactique qui suscite des interrogations : quelle est la nature de cet événement que la population peine à comprendre ? Les arrestations et les fouilles dans la communauté musulmane ajoutent à l’inquiétude ambiante.
Le climat à Kabo est devenu lourd et exaspérant. Les Wagner préparent-ils une guerre imminente ? S’interrogent les habitants. Cet article plonge dans les détails de cette situation tendue, explore les implications potentielles et examine la réaction directe de la population face à une menace qui se profile.
Préparatifs belliqueux : Les Wagner à Kabo
La méfiance se propage comme une ombre sur Kabo, la ville qui se retrouve involontairement au centre d’une intrigue militaire orchestrée par les mercenaires russes de Wagner. Les mouvements énigmatiques de cette force paramilitaire soulèvent des questions pressantes quant à leurs intentions réelles.
La guerre imminente : Tranchées et armements
La ville de Kabo s’apparente à la vile de Zaporijia occupée par les mercenaires de Wagner en Ukraine. Au cœur cette ville, des habitants sont témoins des préparatifs à une guerre des tranchées. D’imposantes tranchées se dessinent dans le paysage qui serviront de caches obscures pour leurs armes lourdes et leurs chars de combat. Kabo, autrefois paisible, se trouve maintenant au seuil de l’incertitude, avec des signes tangibles d’une préparation à la guerre imminente.
Le déplacement des populations : Un stratagème inquiétant
Les mercenaires Wagner ne se contentent pas de dissimuler leur potentiel de frappe. Ils s’emploient à déplacer de force les habitants vivant aux abords de leur camp, créant et augmentant ainsi un périmètre de mystère. Cette tactique soulève des doutes quant à la nature de l’événement planifié, plongeant la population dans une inquiétude croissante. Certains de ces déplacés forcés ont préféré quitter purement et simplement la ville pour une autre. Cependant, le mystère demeure sur la nature des belligérants qu’ils s’apprêtent à les attaquer.
Répression musclée : Les musulmans dans le collimateur
Dans ce climat tendu, les militaires de l’armée nationale mènent des opérations de fouilles et d’arrestations, principalement ciblées sur la communauté musulmane. Les éléments des FACA intensifient leurs actions, suscitant la peur et le ressentiment au sein de la population.
La situation à Kabo reste un puzzle complexe, avec les Wagner comme maîtres du jeu, opérant dans l’ombre, préparant une toile de fond pour une possible conflagration. Comment la population perçoit-elle cette menace grandissante ? Quelles sont les implications pour la stabilité régionale ?
Réaction populaire : Entre peur et impuissance
La population de Kabo, confrontée à ces développements inquiétants, oscille entre la peur et l’impuissance. L’attaque récente des rebelles de la CPC a laissé une empreinte de terreur, et maintenant, la présence des Wagner ajoute une couche supplémentaire d’angoisse.
Gouvernement impuissant : Les Wagner au-dessus des lois
Dans ce tableau sombre, le gouvernement centrafricain de Bangui est impuissant face à l’influence des Wagner. Les autorités, le président putschiste Touadéra inclus, semblent être des spectateurs plutôt que des acteurs dans cette mise en scène militaire. La communauté internationale, souvent invoquée dans ces moments, reste silencieuse, renforçant le sentiment d’abandon parmi les habitants.
Complicité ou inaction ?
L’accusation de complicité pèse lourdement sur les autorités de Bangui, car les Wagner établissent leur propre ordre au détriment de la stabilité du pays. La question persiste : les autorités locales sont-elles complices ou simplement impuissantes face à cette force étrangère qui opère en toute impunité ?
FACA : Entre maintien de l’ordre et de répression
Les actions des soldats FACA, bien que présentes, sont teintées d’ambiguïté. Les fouilles et les arrestations dans la communauté musulmane ne font qu’accroître la tension. Les forces de sécurité, au lieu d’apaiser les craintes, semblent contribuer à l’atmosphère de peur qui règne sur Kabo.
Vers l’inconnu : Les interrogations subsistent
La situation à Kabo reste incertaine, plongeant la population dans un état d’inquiétude permanent. Les Wagner préparent-ils réellement une guerre, ou est-ce une tactique pour dissuader les rebelles ? Les habitants, pris dans cette toile complexe, espèrent des réponses, mais pour l’instant, l’avenir de Kabo reste voilé dans l’ombre des incertitudes.
Kabo, entre l’ombre et l’incertitude
En conclusion, la ville de Kabo demeure plongée dans l’ombre de l’incertitude, avec les Wagner érigeant un théâtre de guerre sans précédent. La réaction de la population, oscillant entre la peur et l’impuissance, souligne la complexité de la situation. Tandis que les autorités centrafricaines semblent en retrait, les Wagner continuent de dicter les règles, créant un climat de tension palpable.
Alors que Kabo reste suspendue dans l’incertitude, la population attend des réponses. Les implications à long terme de cette crise potentielle demeurent floues. Une chose demeure certaine : Kabo est plongée dans une réalité où l’ombre de la guerre imminente persiste, laissant derrière elle un horizon chargé d’interrogations et de préoccupations.
Pillage implacable : Les Mercenaires russes de Wagner déferlent le chaos sur Forté
Centrafrique.org/droits-de-lhomme-en-rca-un-mal-nomme-wagner/deux-mercenaires-du-groupe-wagner-sur-deux-motos/” rel=”attachment wp-att-70633″ data-wpel-link=”internal”>Deux mercenaires du groupe Wagner sur deux motos
Centrafrique–Bangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 19 janvier 2024 (CNC) – Mardi dernier, une ombre sinistre a obscurci le village de Forté, situé à 50 kilomètres de Bouar sur l’axe de Bocaranga. Les mercenaires russes, opérant sous le nom de Wagner, ont déchaîné le chaos, pillant sans merci chaque foyer, confisquant motos, marmites et matelas. Cette vague destructrice s’étend au-delà du matériel, emprisonnant même les dignitaires locaux dans un tourbillon d’injustice. Retour sur une journée qui souligne l’emprise implacable des mercenaires sur la vie quotidienne des Centrafricains.
Mardi dernier, les sinistres mercenaires du groupe Wagner, quittant Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, ont pris la direction de Bocaranga, une sous-préfecture de l’Ouham-Pendé. Cependant, leur marée destructrice a atteint son paroxysme à Forté, un village situé à 50 kilomètres de Bouar et à 10 kilomètres de Bohong, sur la route de Bocaranga.
Au cœur de leur pillage méthodique, les Wagner ont non seulement vidé les foyers de ce petit village Forté, confisquant motos, marmites, et matelas, mais ont également ciblé la moto de l’adjoint au maire de Bohong , monsieur Dandi. Furieux, ce dernier, l’adjoint au maire a entrepris un périple courageux jusqu’à Bouar pour récupérer sa moto volée par les Wagner.
Mais une fois arrivé à Bouar, la confrontation avec les mercenaires russes a été impitoyable. Accueilli par l’emprisonnement brutal dans un conteneur pendant 24 heures, l’adjoint au maire a finalement été libéré le lendemain. Malheureusement, son retour à Bohong s’est fait sans sa moto, irrémédiablement confisquée par les forces impitoyables de Wagner. Cette saga révèle l’ampleur de l’impunité dont jouissent ces mercenaires, plongeant la population dans un abîme d’injustice et d’impuissance.
La souffrance des Centrafricains sous l’emprise des mercenaires de Wagner persiste de manière inextinguible. Forté n’est qu’un chapitre de plus dans ce récit de pillage et d’injustice. Alors que la population se tourne vers le ciel dans l’espoir d’une protection divine, les actes impunis des mercenaires russes jettent une ombre sinistre sur l’avenir de la région, révélant l’impuissance apparente de la communauté internationale face à cette menace persistante.
Dans le viseur de Bangui : la traque silencieuse des opposants centrafricains au Cameroun
Centrafrique.org/monsieur-ibrahim-alias-president-ib/” data-wpel-link=”internal”>monsieur Ibrahim Zerazou alias Président IB
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 19 janvier 2024 (CNC) – Dans l’ombre des conflits politiques en République centrafricaine, un drame discret mais profond se déroule au Cameroun. Des figures telles qu’Ibrahim Zerazou alias Président IB, un proche de l’opposant Abdoul Karim Meckassoua, et Patricia Kopogo, surnommée Ketté Ndongo (Petit piment), une critique active du président Touadéra, se trouvent au cœur de cette tourmente. Leur existence, marquée par l’incertitude et le danger, révèle la longue portée de Bangui dans sa lutte contre les voix dissidentes.
Dans les ombres de cette répression, le groupe Wagner, avec ses liens étroits avec la Russie, joue un rôle clé. Leur présence en République centrafricaine n’est pas seulement une question de soutien militaire, mais aussi d’influence stratégique. Des méthodes rappelant celles utilisées par la Russie contre ses propres dissidents à l’étranger semblent être reproduites par le régime de Bangui. Ibrahim, malgré la distance qui le sépare de son pays natal, et Patricia Kopogo, avec ses critiques ouvertes, sont confrontés à une menace qui va bien au-delà des frontières nationales.
En effet, Ibrahim Zerazou, constamment sous la menace en raison de ses liens avec l’ex-Président de l’Assemblée nationale, opposant Abdoul Karim Meckassoua, est accusé par le régime de Bangui d’être l’un des nombreux bras de l’opposant Meckassoua dans sa stratégie de déstabilisation du pouvoir de Touadera. Il vit dans une anxiété perpétuelle suite à une tentative de son empoisonnement par Bangui. Cet homme, et d’autres comme lui, se retrouvent ciblés par un régime déterminé à faire taire toute opposition, même au-delà de ses frontières.
Patricia Kopogo, surnommée Ketté Ndongo (Petit piment), pour sa part, fait face à des menaces directes pour ses critiques ouvertes contre le président putschiste de Bangui Touadéra sur les réseaux sociaux. Ces individus représentent un groupe plus large de Centrafricains qui, même en exil, ne peuvent échapper à la surveillance et aux représailles de leur gouvernement d’origine.
L’histoire d’Ibrahim Zerazou et de Patricia Kopogo est un rappel puissant de la vulnérabilité des dissidents face à un État déterminé à maintenir son emprise. Leur lutte pour la sécurité et la liberté d’expression au Cameroun met en lumière les défis auxquels sont confrontés ceux qui cherchent refuge loin de leur patrie. Leur combat met en évidence la nécessité d’une attention internationale accrue et d’un soutien pour garantir la sécurité et la liberté des voix opprimées, partout où elles se trouvent.
CE QUE JE PENSE DE LA FAMEUSE CONDAMNATION DU PRÉSIDENT KARIM MECKASSOUA.
Centrafrique.org/tribune-de-monsieur-adrien-poussou-au-sujet-de-limpossibilite-de-la-prorogation-du-mandat-du-president-de-la-republique/adrien-georges-poussou/” rel=”attachment wp-att-37099″ data-wpel-link=”internal”>L’ancien ministre adrien georges poussou. CopyrightDR
Ainsi sonne le glas !
Bangui, 19 janvier 2024 (CNC) – On peut tout reprocher à Faustin Archange Touadera, sauf sa constance à vouloir ressembler à Vladimir Poutine. En plus de singer l’autoritarisme du président russe, celui-ci s’applique depuis de nombreuses années à transformer les juges centrafricains en de simples porteurs d’eau, prompts à accomplir ses désirs. Poutine, on le sait, s’emploie à réduire ses opposants au silence, à les poursuivre jusque dans les « chiottes pour les buter » ou en leur faisant goûter l’élégance des colonies pénitentiaires, Touadera, lui, utilise la justice centrafricaine pour harceler tous ceux qui résistent. Comme quoi, « les dieux rendent fous ceux qu’ils veulent perdre ».
Manifestement, Barack Obama ne pensait pas qu’à Poutine lorsqu’il a écrit dans le premier volume de ses mémoires qu’« entre des mains rusées et sans scrupules, le désordre peut être un don du ciel ».
En témoigne la surprenante et non moins aberrante condamnation de l’ancien président de l’Assemblée nationale Abdou Karim MECKASSOUA à une peine de travaux forcés à perpétuité et la confiscation de ses biens. En dépit de deux recours ayant un caractère suspensif formés par l’un de ses avocats, maitre Nicolas Tiangaye.
Le premier recours, a expliqué l’avocat mardi 16 janvier dans un communiqué, est un appel dirigé contre une ordonnance de prise de corps rendue par le Doyen des juges d’instruction, tandis que le second est un pourvoi en cassation formé contre l’ordonnance de contumace du Premier président de la Cour d’Appel de Bangui, Président de la Cour criminelle. Autrement dit, l’affaire Abdou Karim MECKASSOUA contre le Ministère public n’est nullement en état d’être jugée.
Cela étant, on ne peut que regretter l’attitude du Premier président de la Cour d’Appel de Bangui, président de la Cour criminelle M. Thierry Joachim Péssiré, dont l’acharnement à inscrire cette affaire au rôle de la présente session criminelle et de la faire juger par contumace, en violation de la procédure pénale, laisse supposer qu’il a un contentieux personnel à régler avec Karim MECKASSOUA. Tout au long de cette procédure, ce juge n’a cessé de poser des actes personnels.
Pour s’en convaincre, il suffit de suivre l’exemple des avocats de MECKASSOUA et de rappeler quelques faits suivant leurs mots :
Le 12 août 2021, la Cour constitutionnelle de Danielle Darlan a prononcé la déchéance de Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA de l’exercice de son mandat de député ;
Le même jour, sans que la décision de la Cour constitutionnelle n’ait été juridiquement connue et opposable à quiconque par sa notification dans les formes prescrites à l’article 6 de la décision de l’institution constitutionnelle, le Doyen des juges d’instruction adresse une « convocation » ordinaire, sans objet, sans contrainte de devoir s’y présenter, à Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA, l’y désignant dans la plus grande stupéfaction « ex-député »;
Bien entendu, il ne s’est pas présenté à la convocation du juge d’instruction ;
Par une ordonnance, en date du 09 novembre 2021, le Juge d’instruction a ordonné le renvoi en Cour criminelle de plusieurs personnalités, au nombre desquelles il a inséré et mis pénalement en cause le député de la première circonscription du 3e arrondissement;
Or, Abdou Karim MECKASSOUA n’a jamais été régulièrement saisi d’une ouverture d’information, à son encontre, notamment à l’initiative du Procureur de la République;
Il n’a jamais été justifié, dans le dossier de l’instruction, d’un acte d’inculpation visant Monsieur MECKASSOUA, pour un quelconque fait pénalement répréhensible ;
Monsieur Abdou Karim MECKASSOUA a relevé appel de ladite ordonnance ;
Par arrêt en date du 29/12/2021, la Chambre d’Accusation près la Cour d’appel de Bangui rejette l’appel et confirme l’ordonnance du 09/11/2021. Notification en est faite le 4 janvier 2022 à l’avocat de Monsieur MECKASSOUA ;
Le 05/01/2022, le Greffe de la Cour de cassation procède à l’enregistrement de la déclaration de pourvoi en cassation, contre l’arrêt de la Chambre d’Accusation du 29 décembre 2021 ;
Dans le délai imparti d’un mois, comme il en est disposé à l’article 71 de la loi organique n°95.0011 du 23 décembre 1995, portant organisation et fonctionnement de la Cour de cassation, l’Avocat de Monsieur MECKASSOUA a formalisé le dépôt de son mémoire en cassation et a sollicité une prise de parole à l’audience, pour ses observations;
Alors que le pourvoi en cassation était encore pendant devant la Chambre criminelle près la Cour de cassation, le rôle des affaires inscrites à la session de la cour criminelle du premier semestre 2023, fait apparaître l’audiencement de l’affaire MECKASSOUA c/Ministère public;
Par une correspondance en date du 1er mars 2023, Me TIANGAYE attire l’attention de Monsieur PESSIRE, Premier Président de la Cour d’appel et Président de la Cour criminelle sur la présence du dossier de Monsieur MECKASSOUA en cour de cassation, et demande la disjonction dudit dossier des autres affaires renvoyées à l’audience de la cour criminelle du 8 mars 2023;
Comme le rappelle si justement Me Nicolas TIANGAYE, « l’inscription du dossier de Karim MECKASSOUA au rôle des affaires de la cour criminelle constitue la première tentative de faire juger cette affaire, subrepticement, en contumace, en violation de la procédure pénale »;
Sans que la Chambre criminelle de la Cour de cassation n’ait statué sur le pourvoi de Karim MECKASSOUA, le Premier président de la Cour d’appel et Président de la Cour criminelle met de nouveau au rôle de la session ordinaire de la Cour criminelle de juillet 2023, l’audiencement de l’affaire, toujours selon la procédure de contumace;
« Ce sera, sur une intervention prompte de Me TIANGAYE que la Chambre criminelle prétendra avoir reçu, par erreur, le dossier de Monsieur MECKASSOU toujours pendant devant la Chambre criminelle de la Cour criminelle »;
Il faut faire observer que pour juger Karim MECKASSOUA par contumace, M. Thierry Joachim Péssiré, n’a pas pris à son compte les conséquences juridiques de la déclaration de recevabilité du pourvoi en cassation de Karim MECKASSOUA, laquelle a pourtant anéanti toute éventualité de procédure de contumace, qui serait en cours. Il a persisté dans son obsession à voir l’ancien président de l’Assemblée nationale être condamné par contumace;
Observons également que la présente session criminelle devait prendre fin le vendredi 29 décembre 2023. Mais, le ministre d’Etat à la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, a décidé, sur rapport du Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui, de la proroger jusqu’au 17 janvier 2024.
Bizarre, vous avez dit bizarre, comme c’est bizarre.
À l’évidence, M. Touadera ne fait même plus semblant de respecter quelques principes de base de notre République; il use et abuse de l’arbitraire. Cependant, il aurait tort de ne pas se donner la peine de méditer sur ces paroles de sagesse du Prix Nobel Élie Wiesel : « la haine est inutile ». Lui, qui a déjà rompu le pacte républicain. Pour qui connaît l’histoire de la République centrafricaine, tous ceux qui ont infligé de l’injustice aux autres ont fini par raser les murs.
Certes, il est aujourd’hui grisé par un sentiment de toute puissance, mais le comportement des juges qu’il utilise à sa guise devait l’interpeller et l’obliger à prendre du recul pour une meilleure compréhension des hommes et des événements. Lui, qui prétend être diacre d’une église évangélique, doit savoir que nombre de prophètes ont été jugés injustement, parfois chassés de leur pays avant d’y revenir en force. Car ce qui est vrai n’est important que pour Dieu.
La Centrafrique et les BRICS : Entre mirage et réalités trompeuses
Touadera et Poutine
Bangui, 19 janvier 2024 (CNC) – La République Centrafricaine se trouve face à une dichotomie frappante entre les promesses ambitieuses des nations BRICS et l’action concrète de la Banque mondiale. BRICS, est un acronyme pour désigner quatre pays depuis 2009 en un sommet annuel, Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud désormais élargie à d’autres pays dont la Centrafrique. Les projets annoncés par les BRICS, promettant une transformation nationale, n’ont pas encore pris forme, tandis que la Banque mondiale continue de financer et de soutenir de manière tangible de nombreux projets essentiels dans le pays. Cette situation soulève des questions sur la fiabilité des engagements internationaux et les véritables intentions derrière ces promesses.
Les projets très ambitieux des BRICS en RCA, incluant des mini-centrales nucléaires et des infrastructures de télécommunication, devaient révolutionner l’économie centrafricaine, selon leurs concepteurs. Sauf que, déjà un an passé, ces projets restent dans les limbes, sans avancement concret. En parallèle, la Banque mondiale finance des initiatives ayant un impact direct sur la vie des citoyens, montrant un contraste frappant entre les promesses non réalisées des BRICS et les actions tangibles de la Banque mondiale. Cet écart met en lumière les défis auxquels la Centrafrique est confrontée et souligne l’importance d’une aide internationale fiable et efficace.
L’expérience de la République Centrafricaine avec les BRICS et la Banque mondiale offre un aperçu révélateur de la dynamique des promesses non tenues en matière de développement international. Elle questionne la manière dont les pays en développement doivent équilibrer les promesses séduisantes et l’aide concrète, recherchant des partenaires fiables pour un développement durable et authentique.
La lumière et l’ombre : Disparités d’électricité à Bangui
Centrafrique.org/rca-une-cache-darmes-decouverte-a-bangui-a-la-cite-jean-xxiii/enerca-de-gobongo-bangui/” rel=”attachment wp-att-27298″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/03/enerca-de-gobongo-bangui-450×337.jpg” alt=”” width=”450″ height=”337″ />Poste de l’ÉNERCA de Gobongo. Credit photo : Mickael Kossi/CNC.
Bangui, 19 janvier 2024 (CNC) – La République centrafricaine, malgré ses richesses naturelles et energetiques, est confrontée à une crise énergétique profonde, illustrée de manière frappante par les inégalités dans la distribution de l’électricité. Alors que le quartier qui entoure la résidence du président putschiste Faustin-Archange Touadéra jouit d’une alimentation électrique ininterrompue, des infrastructures essentielles, notamment les hôpitaux, sont fréquemment plongées dans l’obscurité. Cette situation soulève des questions cruciales sur l’équité, la gouvernance et le développement durable.
Contexte énergétique en République centrafricaine :
Le pays, riche en ressources et moins peuplé, fait face à une paradoxale pénurie d’électricité. Malgré les potentialités en énergie hydroélectrique et solaire, la République centrafricaine lutte pour fournir une alimentation électrique fiable à ses citoyens. Cette insuffisance est exacerbée par des infrastructures vieillissantes et un manque d’investissement dans le secteur énergétique.
Des voix du peuple :
Les post des compatriotes centrafricains sur les réseaux sociaux reflètent l’exaspération populaire. Ils soulèvent la question de savoir pourquoi des quartiers résidentiels privilégiés, comme celui du président, bénéficient d’une alimentation électrique constante alors que des services essentiels, notamment les hôpitaux, sont laissés dans le besoin.
Impact sur la santé publique et la société :
L’absence d’électricité fiable dans les hôpitaux est alarmante. Les conséquences vont au-delà de l’inconfort ; elles sont une question de vie ou de mort. Pour plusieurs Centrafricains contactés par la Rédaction, si dans les hôpitaux, où il y’a des médicaments qui doivent être conservés à une certaine température, des malades qui dorment avec l’oxygène au nez, des morgues ou reposent nos parents décédés et en attente de leur inhumation, si les autorités ne pensent pas les alimenter en électricité, c’est que le poids des charges dépasse leur cou et il faut qu’elles démissionnent.
Cette situation crée en outre un fossé social, où une petite élite a accès à des services de base, tandis que la majorité de la population est laissée pour compte.
L’électricité comme symbole d’inégalités :
Depuis l’accession de la République centrafricaine à la souveraineté internationale, l’électricité est aperçue comme un luxe dans le pays. Les populations dans l’arrière-pays ne savent ce que certains appellent dans la capitale électricité. Même dans la capitale aussi, cette électricité est un symbole d’inégalité sur tous les plans. Cette crise énergétique est le reflet de problèmes plus larges : inégalités économiques, disparités régionales, et manque de priorisation des besoins de base par les autorités.
Il y’a lieu de rappeler que la crise de l’électricité en République centrafricaine est un microcosme des défis plus larges auxquels le pays est confronté. Elle souligne la nécessité de repenser la gestion des ressources et d’investir dans une infrastructure durable qui bénéficie à tous les citoyens, et pas seulement à une élite privilégiée. La lumière doit briller pour tous, pas seulement pour quelques-uns.
Bangui, 19 janvier 2024 (CNC) – La controverse autour de la bénédiction des couples homosexuels par l’Église catholique atteint son apogée en République centrafricaine, avec les évêques exprimant leur rejet catégorique de la décision du pape François. Après quatre semaines de silence, l’Église centrafricaine émet enfin une réponse officielle, ancrée dans des versets bibliques et la préservation de la culture locale. L’abbé Cédric Congou Basinga, secrétaire général de la Conférence épiscopale, affirme que la Bible condamne explicitement l’homosexualité, citant le Lévitique chapitre 18 verset 22. De plus, les évêques invoquent la culture centrafricaine pour refuser la bénédiction, arguant que cela va à l’encontre des principes religieux et culturels du pays.
Les évêques de la Conférence épiscopale centrafricaine, forts de leur autorité ecclésiastique, se positionnent fermement contre la bénédiction des couples homosexuels. L’abbé Cédric Congou Basinga souligne que la pratique homosexuelle est interdite selon la Bible, citant des versets tels que “tu ne coucheras pas avec un homme comme en couche avec une femme” (Lévitique 18:22). De plus, il fait référence à la première épître à Timothée, affirmant que les homosexuels s’opposent à la doctrine sainte.
Outre l’argument théologique, les évêques mettent en avant le respect de la culture centrafricaine. L’abbé Basinga explique que, dans le souci de préserver le sensus fidelium du peuple de Dieu et par respect pour la culture locale, la bénédiction ne peut être accordée aux couples homosexuels. Il insiste sur le risque de bénir des situations en contradiction avec l’image du mariage chrétien, soulignant que la décision du pape ne spécifie pas l’objet de la bénédiction.
Cependant, l’Église centrafricaine reconnaît que le pape François a laissé une ouverture conditionnelle à cette bénédiction. Le Saint-Père a indiqué que cela pourrait être possible si cela s’inscrit dans la culture du pays concerné. Cependant, les évêques centrafricains rejettent cette perspective, affirmant que la culture locale ne peut justifier une pratique qu’ils considèrent comme contraire aux enseignements sacrés.
La République centrafricaine se retrouve ainsi au cœur d’une tension entre la doctrine religieuse et la diversité culturelle. La décision des évêques de refuser la bénédiction des couples homosexuels souligne la complexité des enjeux mêlant croyances religieuses et préservation des traditions locales. Alors que le débat continue de susciter des réactions passionnées, la société centrafricaine se trouve à la croisée des chemins, devant concilier les valeurs héritées de la foi avec une réalité socioculturelle en constante évolution.
Bangui, 19 janvier 2024 (CNC) – La Coordination de la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique (PJLOD) s’exprime avec vigueur en soutien à la manifestation du 20 janvier 2024 à Paris. Un rassemblement organisé par les 12 apôtres, des activistes centrafricains disséminés dans le monde, tous unis par une préoccupation commune : l’État de Droit, la Démocratie, et la bonne gouvernance en République centrafricaine. Leur solidarité se cristallise autour de figures telles que l’honorable Dominique Yandocka et d’autres personnalités injustement touchées par des régimes contestés.
Dans un contexte où la démocratie en République centrafricaine est en péril, la manifestation du 20 janvier prochain à Paris devient le théâtre d’une protestation significative. La PJLOD, à travers la voix de la Coordination menée par TANZA Saint Cyr, dénonce les atteintes à l’État de Droit et les injustices perpétrées à l’encontre de personnalités telles que l’honorable Dominique Yandocka. Cette mobilisation transcende les frontières, rassemblant des activistes déterminés, dispersés à travers le monde, mais tous unis par un objectif commun : restaurer la démocratie dans leur pays d’origine.
La manifestation du 20 janvier est le fruit de la préoccupation croissante des Centrafricains face à la détérioration des valeurs démocratiques. Les “12 apôtres” incarnent cette nouvelle vague de militants, porteurs d’un message ferme en faveur de l’État de Droit. Cependant, ce mouvement ne se limite pas à une simple contestation, il met également en lumière les défis complexes auxquels la République centrafricaine est confrontée. Les questions socio-économiques, de sécurité et environnementales s’entremêlent dans cette toile complexe, formant le fondement de la lutte pour la restauration de la démocratie.
Les organisateurs de la manifestation, conscients des controverses entourant leur action, affirment que leur critique vise à susciter une réflexion profonde. Utilisant un langage nuancé et parfois ironique, ils invitent le public à remettre en question le statu quo. La mobilisation en faveur de l’État de Droit ne se veut pas simplement une opposition Politique, mais plutôt un appel à la conscience collective, soulignant la nécessité d’une gouvernance équitable et transparente.
Rappelons que la manifestation du 20 janvier à Paris devient un symbole fort de la lutte pour la démocratie en République centrafricaine. La Coordination de la PJLOD, à travers son soutien, aspire à éveiller les consciences et à mobiliser une force collective en faveur de l’État de Droit. La route vers la restauration de la démocratie s’annonce ardue, mais cette manifestation témoigne de la détermination de la jeunesse centrafricaine à défendre ses principes fondamentaux, ouvrant ainsi la voie à une réflexion critique et stimulante pour tous les citoyens concernés.
Centrafrique : L’ONG Ramène Jamais , Entre Bienveillance et Escroquerie Rampante”
Centrafrique.org/bangui-une-fillette-de-12-ans-echappe-a-un-viol/police-sur-un-vehicule/” rel=”attachment wp-att-48974″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/07/police-sur-un-vehicule-450×252.jpg” alt=”La lettre police sur leur pick-up” width=”450″ height=”252″ />CopyrightCNC
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 19 janvier 2024 (CNC) – À Bangui, la récente arrivée de l’ONG Ramène Jamais a suscité à la fois espoir et inquiétude au sein de la population banguissoise. Présentée comme une organisation à caractère social et non lucratif, l’ONG a rapidement mis en place des actions visant à recenser les personnes démunies pour les soutenir financièrement. Cependant, des éléments troublants ont émergé, jetant le doute sur les véritables intentions de cette organisation. Des frais de délivrance de carte d’adhésion de 5000 francs CFA ont soulevé des interrogations quant à la transparence de ses opérations. Les habitants expriment leur préoccupation, certains se demandant pourquoi une ONG sollicitant des bénéficiaires démunis exige des frais préalables.
Les agents de l’ONG Ramène Jamais ont été repérés sillonnant les quartiers de Bangui, sensibilisant les personnes démunies et recueillant leurs demandes de financement. Cependant, des témoignages ont émergé, mettant en lumière des pratiques douteuses. Des bénéficiaires potentiels, comme Flore Jeanne et Flora, témoignent de leurs difficultés financières, mais également des frais imposés pour l’obtention de la carte d’adhésion.
L’Observateur pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique (OGDC) a émis une mise en garde à la population, soulignant le besoin de vigilance face à de telles initiatives. La question centrale demeure : pourquoi l’ONG Ramène Jamais exige-t-elle des frais de 5000 francs CFA des personnes déjà démunies, créant ainsi des barrières à leur accès aux aides sociales?
Le vice-président national de l’ONG, Joseph Étoudi, justifie ces frais en évoquant la nécessité de lutter contre les fraudes et les faux documents. Cependant, des inquiétudes persistent quant à la légitimité de cette démarche, laissant planer le doute sur la véritable nature des actions de l’ONG.
Les autorités locales ont récemment démantelé un groupe se faisant passer pour des agents de terrain de l’ONG, impliqués dans des actes de racket. Ces incidents soulèvent des questions sur la reconnaissance et la supervision gouvernementale de l’ONG Ramène Jamais.
En un mot, l’arrivée de l’ONG Ramène Jamais en Centrafrique, prétendument axée sur la bienveillance et la philanthropie, suscite des inquiétudes légitimes au vu des pratiques douteuses mises en lumière. Les frais de carte d’adhésion, les témoignages de bénéficiaires potentiels, et les incidents de racket soulèvent des questions sur la transparence et l’intégrité de cette organisation. Alors que le gouvernement promet de réagir prochainement, la vigilance de la population et des autorités demeure cruciale pour garantir que de telles initiatives bénéficient réellement à ceux qui en ont le plus besoin, plutôt que de devenir un terreau fertile pour des pratiques frauduleuses.
Controverse autour de la Journée des Martyrs : Henri Dondra menace de porter l’affaire devant la CPI
Centrafrique.org/la-republique-centrafricaine-celebre-la-journee-nationale-des-victimes/rond-pont-des-martyrs-bangui-corbeaunews-mickael/” rel=”attachment wp-att-28209″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/05/rond-pont-des-martyrs-bangui-corbeaunews-mickael-450×337.jpg” alt=”” width=”450″ height=”337″ />Rond-point des Martyrs sur l’avenue des Martyrs à Bangui. Crdit photo : Mickael Kossi / Corbeaunews
Bangui, 19 janvier 2024 (CNC) – La commémoration du 18 janvier en République centrafricaine revêt une importance historique, marquant la répression des élèves sous le règne de Jean-Bédel Bokassa 1. Depuis 2011, cette journée est célébrée comme la “Semaine de la Jeunesse” sous le régime de François Bozizé, suscitant des controverses parmi les martyrs vivants. Henri Dondra, président du collectif des martyrs du 18 janvier 1978, menace de poursuivre le gouvernement centrafricain devant la Cour pénale internationale (CPI) si le nom de cette date est modifié. Cette tension soulève des questions sur l’interprétation de l’histoire nationale et des droits des martyrs.
La controverse tourne autour du changement de la signification de la Journée des Martyrs, initialement liée à la répression sous Bokassa 1. Depuis 2011, le gouvernement a rebaptisé cet événement en “Semaine de la Jeunesse”, suscitant des réactions mitigées au sein de la population centrafricaine. Certains estiment que cette modification efface une partie cruciale de l’histoire du pays, tandis que d’autres soutiennent le besoin de renouveau symbolique.
Henri Dondra, fervent défenseur de la préservation de la mémoire, exprime son mécontentement face à cette initiative gouvernementale. Selon lui, le 18 janvier représente un tournant dans l’histoire de la République centrafricaine, symbolisant la lutte contre la tyrannie et la répression économique. Sa menace de porter l’affaire devant la CPI souligne l’ampleur de la divergence d’opinions et les enjeux liés à la mémoire collective.
Les opinions au sein de la population divergent également. Certains soutiennent le changement, arguant que la journée des martyrs était associée au port de tenues spécifiques, excluant ainsi une partie de la population. D’autres estiment que cette journée doit rester inchangée, car elle offre une leçon d’histoire cruciale pour les générations futures.
Des voix critiques émergent également, remettant en question l’idée de faire de cette journée un événement historique permanent. Certains suggèrent de consulter les sages avant d’apporter des modifications importantes à la commémoration nationale. Ces critiques mettent en lumière l’importance de préserver l’authenticité historique tout en adaptant les traditions aux réalités actuelles.
La controverse entourant la Journée des Martyrs en République centrafricaine souligne les tensions entre la préservation de l’histoire et la nécessité de renouveau symbolique. Henri Dondra, en menaçant de porter l’affaire devant la CPI, donne une dimension juridique à ce débat complexe. La République centrafricaine se trouve à la croisée des chemins, devant concilier les différentes perspectives pour construire un avenir respectueux de son passé. La clôture de la Semaine de la Jeunesse, marquée par le dépôt des gerbes de fleurs, laisse entrevoir la nécessité d’un dialogue approfondi sur la mémoire nationale.
Bangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 18 janvier 2024 (CNC) – Hier mercredi, la République centrafricaine a été secouée par la condamnation de Karim Meckassoua à la perpétuité et la confiscation de ses biens, une décision émanant du régime dictatorial de Bangui et relayée par la justice en ordre. Cette nouvelle marque un sombre tournant dans la quête de l’État de droit, soulevant des questions cruciales sur la justice, la démocratie et la gouvernance dans le pays. Dans cet article, nous examinerons cette condamnation, mettant en lumière les perspectives divergentes et les controverses qui entourent cette affaire.
La condamnation de Meckassoua soulève des préoccupations profondes quant à l’état de l’État de droit en République centrafricaine. Alors que le régime de Bangui prétend agir au nom de la justice, les moyens de droit soulevés par le Bâtonnier Tiangaye soulèvent des questions sur la légitimité de cette décision. Dans une réaction poignante, Maître Crépin Mboli-Goumba, avocat et patriote, remet en cause la confiscation des biens de Meckassoua en insistant sur l’absence d’une procédure claire pour de telles mesures.
Maître Crépin Mboli-Goumba souligne que la confiscation, liée à une prétendue affaire de complot, suppose un détournement de deniers publics, bien que l’État n’ait pas encore intégré la dépossession dans son arsenal pénal. Cette réaction met en exergue les failles dans le processus judiciaire, suscitant des inquiétudes quant à l’érosion des principes fondamentaux tels que l’habeas corpus et le due process.
Le patriote et résistant rappelle que malgré les moyens de droit soulevés, l’État semble déterminé à persévérer dans cette condamnation, mettant ainsi en péril les fondements mêmes de la justice. Les droits individuels semblent céder face à une volonté politique intransigeante, remettant en question la séparation des pouvoirs et la démocratie tant vantée.
En un mot, la réaction de Maître Crépin Mboli-Goumba soulève des interrogations cruciales sur la légitimité de la condamnation de Meckassoua et la confiscation de ses biens. Dans un contexte où l’État de droit vacille, il est impératif que la communauté internationale reste vigilante et exhorte à une évaluation approfondie des mécanismes judiciaires en République centrafricaine. Le jour poindra sur le pays, mais il revient à la société de défendre les valeurs qui garantissent un avenir juste et équitable pour tous.
Sans transition ni serment : La nouvelle Constitution centrafricaine défie les normes légales
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Remise-du-projet-de-la-nouvelle-constitution-par-le-President-Touadera-a-son-directeur-national-de-campagne-Evariste-Ngamana-dans-lhemicycle-de-lassemblee-450×300.jpg” alt=”Remise du projet de la nouvelle constitution par le Président Touadera à son directeur national de campagne Évariste Ngamana dans l’hémicycle de l’assemblée” width=”450″ height=”300″ />Remise du projet de la nouvelle constitution par le Président Touadera à son directeur national de campagne Évariste Ngamana dans l’hémicycle de l’assemblée
Bangui, 18 janvier 2024 (CNC) – La République centrafricaine, un pays souvent éclipsé sur la scène internationale, se trouve à nouveau à un carrefour politique crucial sans issue. L’homme au cœur de cette tourmente, Faustin-Archange Touadéra, dont les actions récentes en matière de réforme constitutionnelle ont suscité une vague de controverses et de critiques. Élu en mars 2016, le président Touadéra a prêté serment sur la constitution de la même année, un document qui semblait à l’époque être un symbole d’espoir et de renouveau démocratique. Cependant, la trajectoire politique de la nation a pris un tournant inattendu avec l’introduction et l’adoption précipitée d’une nouvelle constitution en 2023, un processus marqué par un manque de transparence et de pratiques autoritaires.
Cette nouvelle constitution, loin d’être un consensus national, ont été imposée par les Russes du groupe Wagner au peuple centrafricain sans suivre les normes démocratiques essentielles et la procédure définie en la matière dans la constitution. Très vite, après sa validation par la Cour constitutionnelle tenue par son neveu, le président Touadéra l’a promulgué et dans la foulée, exigé sa mise en application immédiate, sans pour autant qu’il puisse lui-même s’organiser pour y prêter comme l’exige sa loi fondamentale.
Cette approche, perçue par beaucoup comme une manœuvre batelée et dictatoriale, soulève des questions fondamentales sur la légitimité de son administration et l’avenir de la démocratie en République centrafricaine. Cet article se propose de déchiffrer les enjeux de cette situation complexe, en explorant les ramifications politiques, juridiques et sociales.
La nouvelle Constitution : processus et problématiques
En 2023, le peuple centrafricain et la communauté internationale ont été témoins d’un événement politique majeur en République centrafricaine : la proposition et l’adoption d’une nouvelle constitution par le président Faustin-Archange Touadéra. Ce processus, loin d’être un modèle de délibération démocratique, a été entaché de controverses dès ses débuts. Le processus de la rédaction de cette nouvelle constitution, effectuée dans une clandestinité absolue et une relative opacité, a soulevé des inquiétudes quant à son contenu et aux motivations sous-jacentes.
La manière dont la nouvelle constitution a été introduite est révélatrice. Au lieu d’un débat ouvert et participatif, caractéristique des démocraties en bonne santé, le processus a été perçu comme précipité et exclusif. Le texte a été élaboré sans une consultation publique adéquate, écartant de facto des voix importantes de l’opposition et de la société civile. Cette approche a créé un fossé entre le gouvernement et une partie significative de la population, qui se sentait dépossédée de son droit à participer à la vie politique du pays.
L’adoption de la nouvelle constitution a également été marquée par une absence de débat constructif au sein de l’Assemblée nationale. Des critiques ont émergé, le processus parlementaire a été manipulé pour assurer une adoption rapide, sans un examen approfondi des implications de la nouvelle charte. Cette précipitation a renforcé les soupçons d’une tentative de consolidation du pouvoir par le président Touadéra, plutôt que d’une réelle volonté de réformer le système politique pour le bien commun.
La situation a été davantage compliquée par le manque de transparence autour du contenu de cette Constitution. Des questions demeurent sur la manière dont les nouvelles dispositions affectent les droits fondamentaux, l’équilibre des pouvoirs, et la capacité des institutions à fonctionner indépendamment. Cette absence de clarté a alimenté la méfiance et l’incertitude, non seulement au sein de la population centrafricaine, mais aussi parmi les observateurs internationaux.
En somme, le processus d’introduction et d’adoption de la nouvelle constitution en République centrafricaine soulève des doutes sérieux sur son équité et sa légitimité. Cette section a mis en lumière les problématiques entourant ce processus, un prélude aux implications plus larges pour la gouvernance et la stabilité du pays, qui seront examinées dans les sections suivantes.
Non-conformité aux procédures démocratiques : Le manque d’une Transition appropriée
Dans toute démocratie, l’adoption d’une nouvelle constitution devrait s’accompagner d’une transition ordonnée et respectueuse des principes juridiques. Cette transition implique généralement un nouveau serment du président sur la nouvelle constitution et l’adaptation des institutions à ce nouveau cadre légal. Cependant, en République centrafricaine, le président Faustin-Archange Touadéra a marqué une rupture avec cette pratique en omettant d’établir une transition nécessaire après l’adoption de la nouvelle constitution de 2023.
Cette absence de transition pose des questions cruciales sur la légitimité de la gouvernance sous la nouvelle constitution. Le président Touadéra, ayant prêté serment sur l’ancienne constitution de 2016, n’a pas renouvelé son serment sous la nouvelle, créant ainsi un vide juridique et symbolique et surtout, une absence d’obligation de son respect. Cette omission est loin d’être anodine ; elle remet en question la légitimité de son autorité sous le nouveau cadre constitutionnel et sa dévotion aux principes qu’elle énonce.
En outre, le gouvernement et l’Assemblée nationale continuent de fonctionner sans s’être pleinement adaptés aux dispositions de la nouvelle constitution. “ Que les Institutions actuelles doivent rester en place jusqu’à la fin de leur mandat “, une disposition transitoire qui ne cadre pas et ne doit exister. A fait savoir un avocat contacté par la Rédaction.
Cette situation crée un déséquilibre institutionnel et une confusion dans l’administration du pays. Les institutions, qui devraient incarner les principes démocratiques et l’état de droit, se retrouvent en porte-à-faux, opérant sans directives claires adaptées au nouveau contexte constitutionnel.
L’écart par rapport aux normes démocratiques dans l’application de la nouvelle constitution n’est pas seulement un défi juridique, mais porte également des implications politiques significatives. Il génère un climat de méfiance et de scepticisme au sein de la population, et sape la crédibilité du gouvernement tant sur le plan national qu’international. Les actions perçues comme unilatérales et autoritaires du président Touadéra pourraient mener à des tensions politiques et à une instabilité croissante.
Cette non-conformité aux principes démocratiques fondamentaux dans le processus de changement constitutionnel risque de nuire à la confiance des citoyens dans les institutions démocratiques et d’éroder les bases même de la gouvernance démocratique en République centrafricaine.
Réactions et résistances : Opposition face à une Constitution discriminatoire
L’adoption de la nouvelle constitution par le président Faustin-Archange Touadera a déclenché une vive opposition en République centrafricaine, menée notamment par le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) et d’autres groupes de la société civile. Ces entités dénoncent ce qu’elles considèrent comme un coup d’État constitutionnel et une dérive autoritaire. D’emblée, le président Touadera devient un putschiste. Leur critique principale est que la nouvelle constitution, loin d’unifier la nation, contient des dispositions discriminatoires qui marginalisent certaines parties de la population.
L’opposition et la société civile rejettent en bloc cette constitution, la qualifiant de dictature déguisée. Elles argumentent que le texte constitutionnel, en plus de son processus d’adoption controversé, porte en lui des éléments qui sapent les fondements d’une société équitable et inclusive. Ces dispositions discriminatoires sont perçues comme une menace directe à la cohésion sociale et à la stabilité du pays.
La société civile, aux côtés de l’opposition politique, s’élève contre cette approche, affirmant que la nouvelle constitution ne reflète pas la volonté ni les intérêts du peuple centrafricain. Leur résistance est ancrée dans une profonde préoccupation pour la démocratie et les droits humains, soulignant que toute constitution devrait être le produit d’un consensus national et non d’une imposition unilatérale.
Malgré ces critiques et cette résistance généralisée, le régime de Touadéra continue d’appliquer la nouvelle constitution comme si de rien n’était. Cette persistance suggère non seulement un mépris pour le peuple centrafricain, mais aussi un potentiel de conflit accru, menaçant ainsi la paix et la stabilité du pays.
Vers une dictature sous couvert de changement constitutionnel en République centrafricaine.
La Situation en République centrafricaine, avec l’adoption et l’application controversées de la nouvelle constitution du 30 août 2023 par le président Faustin-Archange Touadéra, marque un tournant dramatique loin des principes démocratiques. Ce qui est présenté comme une réforme constitutionnelle apparaît de plus en plus comme un coup d’état constitutionnel, une étape vers une dictature déguisée. L’absence de transition démocratique adéquate et de son serment sur cette Constitution d’une part et d’autre part, l’application d’une constitution discriminatoire signalent un abandon de la gouvernance démocratique au profit d’un contrôle autoritaire.
La résistance forte de l’opposition et de la société civile à cette nouvelle constitution est un cri d’alarme contre ce glissement vers une gouvernance dictatoriale. Leur lutte met en lumière les dangers de la marginalisation et de la violation des droits fondamentaux, rappelant que la légitimité d’un gouvernement dérive de son engagement envers la justice, l’égalité et le respect des droits de l’homme.
Dans ce contexte, l’avenir politique de la République centrafricaine apparaît incertain et potentiellement tumultueux. Le régime actuel, en s’éloignant des principes démocratiques et en imposant unilatéralement sa volonté, risque de plonger le pays dans une instabilité accrue. La communauté internationale, les organisations de défense des droits de l’homme et les acteurs démocratiques au sein du pays sont confrontés à un défi majeur : comment réagir efficacement à cette crise et soutenir un retour à une gouvernance respectueuse des droits et des libertés de tous les Centrafricains.
Bangui, 18 janvier 2024 (CNC) – La nuit enveloppe Bangui, mais une agitation inhabituelle brise le silence dans le quartier animé du KM 5, dans le troisième arrondissement. Ici, dans la nuit du dimanche à lundi, un incident a révélé une facette sombre de la présence des mercenaires de Wagner en République Centrafricaine. Au cœur de l’histoire : une tentative audacieuse d’enlèvement d’Ali Abdoulaye, un commerçant prospère, connu pour son commerce de friperies importées. Cette action nocturne, menée par les mercenaires de Wagner, a rapidement tourné au chaos. Les citoyens, auparavant témoins silencieux, se sont levés en masse, armés de courage et de colère. Leur intervention a forcé les Mercenaires russes de Wagner à reculer, mettant en lumière un esprit de résistance croissant au sein de la population. Cet incident n’est pas isolé, mais plutôt un reflet de méthodes récurrentes de racket et d’intimidation, révélant les défis auxquels les citoyens de Bangui doivent faire face.
Au cœur de la nuit à Bangui, le calme trompeur est brisé par le bruit sourd des véhicules blindés qui se faufilent dans la ruelle étroite qui passe devant la mosquée Babolo, au quartier KM5, dans le troisième arrondissement. C’est une scène qui commence à devenir familière pour les habitants, mais cette nuit-là, elle prend une tournure différente.
Ali Abdoulaye, un commerçant renommé dans l’importation de friperies, devient la cible des mercenaires de Wagner par ce qu’il a de l’argent. Reconnu pour sa réussite économique, Abdoulaye représente une proie lucrative dans leur quête incessante de fonds. Selon des témoins, les mercenaires, accompagnés de leurs complices de l’armée nationale, tentent de l’arracher de son domicile sous de fausses accusations.
Mais cette fois, les habitants de KM5 ne restent pas spectateurs. La tentative d’enlèvement se transforme rapidement en affrontement. Des jeunes du quartier, armés de grenades et de courage, se rassemblent pour s’opposer à l’enlèvement. “ Attention, Km 5 reste Km 5 “ avance un courageux. Les tirs en l’air des mercenaires ne suffisent pas à disperser la foule déterminée. Dans un acte de résistance inédit, les habitants parviennent à faire reculer, têtes basses,les mercenaires et leurs supplétifs, sauvant ainsiAbdoulaye.
Cet incident n’est pas un cas isolé. Il s’inscrit dans une série de tactiques d’intimidation et de racket que les mercenaires de Wagner pratiquent régulièrement dans les villes de province, où ils agissent avec impunité. À Bangui, cependant, ils opèrent plus discrètement la nuit, craignant l’attention médiatique.
Les réactions des citoyens de Kilomètre 5, face à cette tentative d’enlèvement, sont le reflet d’un ras-le-bol généralisé. L’année dernière, après une série d’incidents similaires, les commerçants avaient déjà exprimé leur frustration par des grèves et des manifestations. Malgré la reprise des activités commerciales suite à des négociations, le sentiment d’injustice et la méfiance envers les forces de sécurité restent palpables.
L’histoire d’Ali Abdoulaye et la résistance des habitants de KM5 illustrent une dynamique sociale complexe en RCA. D’un côté, la présence intimidante des mercenaires de Wagner, opérant avec l’apparente complicité de certaines factions des forces de sécurité centrafricaines. De l’autre, un peuple qui, malgré la peur et l’oppression, trouve la force de se soulever.
L’incident soulève des questions cruciales sur la sécurité, la justice et la souveraineté en RCA. Comment les citoyens peuvent-ils se protéger face à des forces armées qui devraient normalement assurer leur sécurité ? Quel est le rôle du gouvernement centrafricain dans la gestion de ces acteurs de Wagner sur son territoire ? Et surtout, quelles sont les voies possibles vers la paix et la stabilité dans un contexte marqué par la violence et l’impunité ?
L’enlèvement manqué d’Ali Abdoulaye est plus qu’un événement isolé. C’est un symptôme d’un malaise profond et d’une lutte pour la dignité et la justice. C’est un appel à une réflexion plus large sur les enjeux de la gouvernance et de la souveraineté en République Centrafricaine.
Cet acte de résistance à Bangui contre les mercenaires de Wagner est plus qu’un simple incident. Il symbolise un point de basculement, où la peur cède place à l’action citoyenne. Alors que la Situation en République centrafricaine continue d’évoluer, l’écho de cette nuit à Kilomètre 5 résonne comme un rappel puissant que, même face à des adversaires redoutables, l’esprit de communauté et la solidarité peuvent ouvrir la voie vers la justice et la paix.
Le poids des illusions : L’échec de la coopération Centrafrique-Russie
Le Président centrafricaine Faustin Archange Touadera, à gauche, et son homologue russe Vladimir Poutine, à droite, à Moscou, en Russie. Photo AFP
Festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 18 janvier 2024 (CNC) – Cinq années se sont écoulées depuis le rétablissement de l’accord de coopération entre la Centrafrique et la Russie, et pourtant, le bilan reste désespérément vide. Cet article, inspiré par le reportage du Quotidien de Bangui, vise à démêler les intrications de cette alliance apparemment unilatérale.
En novembre 2018, un accord secret entre la Centrafrique et la Russie était signé à Sotchi en Russie, suscitant espoirs d’une partie de la population et interrogations. L’accord, étant resté secret dès sa signature jusqu’à ce jour malgré les exigences constitutionnelles, l’opposition centrafricaine ne cesse de le dénoncer. Près de six ans durant, les retombées concrètes pour la Centrafrique sont inexistantes. Ce partenariat, censé renforcer la lutte contre les rebelles armés et développer économiquement le pays selon les de leurs signataires, s’avère être une source de déception profonde pour le peuple centrafricain et un sujet de controverse internationale.
Le rôle de la Russie, principalement incarné par la présence des paramilitaires du groupe Wagner, semble se limiter à une assistance logistique et technique ambiguë. Le Quotidien de Bangui soulève des questions pertinentes sur l’efficacité réelle de cet appui dans la lutte contre les rébellions. Les Wagner, loin d’avoir neutralisé la menace rebelle, apparaissent plutôt comme des acteurs d’un théâtre politique et sécuritaire complexe, voire comme des bénéficiaires de richesses nationales.
La coopération russo-centrafricaine a engendré des conséquences diplomatiques significatives. Le président putschiste Faustin Touadéra, autrefois soutenu par des partenaires internationaux tels que la France, l’UE et les USA, se retrouve désormais isolé, ventre et poitrine au mur, dos à la reconstruction de son pays. Cette mise à l’écart, exacerbée par une baisse de popularité nationale, souligne une réalité inquiétante : l’engagement russe n’a pas apporté l’aide financière et le soutien politique escomptés.
La situation actuelle pose une question cruciale : pourquoi la Russie, sous l’égide de Poutine, ne soutient-elle pas financièrement la Centrafrique, alors même que l’accord a eu un impact négatif sur les relations de la Centrafrique avec d’autres partenaires internationaux ?
La dépendance du président Touadéra envers les Wagner semble avoir plongé le pays dans une crise économique et diplomatique profonde, mettant en péril la souveraineté et l’autonomie de la Centrafrique.
En un mot, la coopération Centrafrique-Russie, marquée par le manque de transparence et l’absence de bénéfices mutuels, devient un sujet de réflexion politique et morale à Bangui. En tant que nation, la Centrafrique se trouve à un sens giratoire critique, devant réévaluer ses alliances et chercher des partenariats plus équilibrés et transparents. L’expérience avec la Russie, loin de stabiliser le pays, semble avoir exacerbé ses vulnérabilités. Cet épisode met en lumière la nécessité pour la Centrafrique de repenser sa stratégie diplomatique et de chercher des alliances qui favorisent véritablement son développement et la paix.
La politique de l’intimidation : La montée des menaces contre les militants du MLPC et de l’URCA à Bocaranga.
Centrafrique.org/le-maire-de-bocaranga-monsieur-aime-cesaire-kodomo/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/Le-maire-de-Bocaranga-Monsieur-Aime-Cesaire-kodomo-450×387.jpg” alt=”Le maire de Bocaranga, Monsieur Aimé Cesaire kodomo,” width=”450″ height=”387″ />Le maire de Bocaranga, Monsieur Aimé Cesaire kodomo,
Bocaranga, 18 janvier 2024 (CNC) – Dans l’ombre de la politique centrafricaine, un nouveau chapitre inquiétant se déroule à Bocaranga. Les militants des partis politiques d’opposition, en particulier ceux du MLPC (Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain) et de l’URCA (Union pour le Renouveau Centrafricain), se trouvent confrontés à une vague croissante d’intimidation et de menaces sur leurs personnes et les personnes de leurs familles. Cet article examine les récentes menaces de mort et les tactiques d’intimidation utilisées contre ces militants, révélant les tensions sous-jacentes et les implications potentielles pour la stabilité politique en République centrafricaine.
Contexte politique à Bocaranga :
La ville de Bocaranga occupe une place particulière dans la politique centrafricaine, étant le lieu d’origine de deux figures majeures de l’opposition élues députés : Martin Ziguelé, député de Bocaranga 3, et Anicet Georges Dologuelé, député de Bocaranga 1. Leur influence dans la région rend Bocaranga stratégiquement importante et inquiétante pour le gouvernement de Faustin-Archange Touadéra, ce qui pourrait expliquer l’accent mis sur la ville dans les efforts de répression.
La liste de la peur :
Cette tension politique est exacerbée par la circulation d’une liste de militants de l’opposition qui aurait été transmise à Bangui, accompagnée de leurs photos. Cette liste, dont le contenu exact reste inconnu, aurait pour but de cibler ces individus pour des actes d’intimidation, voire pire. Parmi les personnes potentiellement visées, figurent LAGBO Lesias – Carrière, un haut cadre du MLPC, conseiller juridique de la plateforme des jeunes leaders de l’opposition démocratique et plusieurs proches aussi du député Anicet Georges Dologuelé, leader de l’URCA.
Conséquences et réactions :
La peur engendrée par cette liste et la répression perçue à Bocaranga ont provoqué des réactions variées parmi les militants et les citoyens. Contactés par la Rédaction ici à Bocaranga, certains envisagent de quitter la ville, tandis que d’autres limitent leurs activités politiques, craignant pour leur sécurité dans un climat politique de plus en plus tendu.
Le rôle du Maire Aimé Césaire Kodomo :
Le maire de Bocaranga, Aimé Césaire Kodomo, est une figure controversée au cœur de ces tensions. Accusé de manœuvres frauduleuses et de perte de popularité, il est soupçonné d’être l’instigateur de cette campagne d’intimidation. Kodomo a publiquement ciblé des membres de l’opposition, les désignant comme des menaces à la stabilité locale et du régime de Bangui.
Conséquences et réactions :
Face à cette atmosphère de peur et d’inquiétude, de nombreux militants de l’opposition envisagent de quitter Bocaranga, tandis que d’autres souhaitent se retirer provisoirement de la vie politique. Cette situation soulève des questions sur la liberté d’expression et la sécurité des opposants politiques en République centrafricaine.
Cependant, des observateurs de la vie politique nationale soulignent que ces événements à Bocaranga pourraient être le reflet d’un problème plus vaste en République centrafricaine, où l’intimidation politique pourrait miner les fondements de la démocratie. Ils mettent en garde l’importance d’une réponse coordonnée des institutions nationales et internationales pour protéger les droits politiques et la sécurité des individus.
Implications pour l’avenir :
Ces événements à Bocaranga pourraient avoir des répercussions sur la stabilité politique de la région et au-delà. Ils soulèvent des questions cruciales sur l’état de la démocratie en République centrafricaine et la capacité des partis d’opposition à opérer sans crainte de représailles.
La situation à Bocaranga est un rappel poignant de la fragilité de la démocratie en contextes de conflit et de division politique. Alors que les militants du MLPC et de l’URCA continuent de faire face à des menaces et à l’intimidation, la communauté internationale et les acteurs locaux doivent se demander comment protéger efficacement les voix de l’opposition et maintenir un équilibre politique sain. L’avenir politique de Bocaranga, et peut-être de la République centrafricaine dans son ensemble, pourrait dépendre de la réponse à ces défis.
Bangui, 18 janvier 2024 (CNC) – La célèbre citation de Nelson Mandela, “les imbéciles se multiplient quand les sages sont silencieux”, trouve une résonance particulière dans la République centrafricaine (RCA) actuelle. Sous la présidence de Faustin-Archange Touadéra, le pays est confronté à une montée de l’intimidation et de la diffamation, exacerbées par la présence controversée du groupe paramilitaire russe Wagner. Cet article explore l’impact de l’absence de voix modérées et sages dans un contexte où les éléments radicaux gagnent du terrain, écho déformé des idéaux de Mandela.
En RCA, la situation politique est marquée par des pratiques d’intimidation et de propagande, principalement de la part des partisans du président putschiste Faustin Archange Touadera. Ces tactiques rappellent les avertissements de Mandela : dans le silence des voix modérées, les discours radicaux et destructeurs prennent de l’ampleur. Les réseaux sociaux sont devenus une arène où la haine et la désinformation prolifèrent, menaçant la démocratie et la paix sociale.
L’implication du groupe Wagner dans la dynamique politique du pays complique la situation. Accusé de violations des droits humains, ce groupe semble agir sans retenue, contribuant à la spirale de violence. Leur présence en RCA n’est pas seulement un problème sécuritaire, mais aussi un signe de la crise politique et morale du pays.
La répression des voix dissidentes et le soutien implicite à la violence par le régime Touadéra soulèvent des questions sur le rôle des dirigeants africains dans la promotion de la justice. Mandela a toujours prôné le dialogue et la réflexion critique, des principes qui sont aujourd’hui en péril face à la réalité du régime en place.
La maxime de Mandela trouve un écho particulièrement amer en RCA, où le choix entre le silence et la parole courageuse pourrait déterminer l’avenir du pays. Dans ce contexte, rappeler les paroles de Mandela est un appel à l’action pour les citoyens et les dirigeants à s’engager activement pour la justice et la démocratie. La situation en RCA est un rappel puissant que le silence en face de l’injustice ne fait qu’alimenter le règne des “imbéciles”, à l’encontre des idéaux de paix et d’équité prônés par Mandela.
Bangui, 18 janvier 2024 (CNC) – Le mystère plane sur le commandant Lakouba et son éventuelle implication dans l’acte de braquage au PK-13. Les événements récents, marqués par son intervention pour libérer des braqueurs présumés et l’humiliation publique d’un adjudant, soulèvent des questions cruciales. Cette enquête se plonge dans les détails de cet incident, cherchant à démêler la vérité derrière les actions du commandant et à répondre à la question essentielle : est-il réellement impliqué dans ce braquage ?
Au cœur de l’énigme se trouve le quartier dit PK-13, théâtre d’un acte de braquage troublant. Les forces de l’ordre, positionnés à la barrière de PK12, ont arrêté deux supposés braqueurs, mais l’intervention matinale du commandant Lakouba a conduit à leur libération. Cette situation laisse planer le doute sur l’intégrité du commandant et alimente les suspicions quant à son implication directe dans le braquage.
Le profil des braqueurs, dont deux sont précédemment détenus à la gendarmerie de PK12, met en lumière la complexité de cette affaire. Le commandant Lakouba, en libérant ces malfrats et en les présentant comme ses éléments, jette une ombre troublante sur sa propre réputation. L’humiliation publique infligée à l’adjudant ayant effectué les arrestations ajoute une dimension inquiétante à cet épisode.
La question persiste et signe : le commandant Lakouba est-il réellement impliqué dans cet acte de braquage ? Les antécédents du commandant au PK17, où il a éliminé deux suspects pour protéger son secret, soulèvent des inquiétudes quant à sa propension à répéter de tels actes. L’analyse de ces événements récents à la lumière des faits antérieurs révèle une trame complexe qui nécessite une enquête approfondie.
Le doute continue de persister quant à l’implication du commandant Lakouba dans l’acte de braquage du PK-13. Les événements récents et les similitudes avec des affaires antérieures soulignent l’urgence d’une enquête approfondie pour déterminer la vérité derrière ces allégations. La réponse à la question cruciale de son implication nécessitera une analyse minutieuse de tous les éléments en jeu.
MECKASSOUA : Bertin Béa Fustige le Système Judiciaire Centrafricain
Centrafrique.org/arrestation-arbitraire-du-depute-yandocka-reaction-de-bertin-bea/bertin-bea-500×505/” rel=”attachment wp-att-70243″ data-wpel-link=”internal”>Bertin Béa , Premier vice-Président du parti KNK
Bangui, 18 janvier 2024 (CNC) – Le communiqué de presse n°1-2024 du 16 janvier 2024, émis par Monsieur Bertin Béa, Premier Vice-Président du KNK, expose les réactions face à l’échéance de l’Ordonnance de contumace émise le 02 janvier 2024 à l’encontre de l’honorable Abdou Karim MECKASSOUA, leader du parti politique d’opposition « Le Chemin de l’Espérance ». Cette mesure, jugée exorbitante et politique, suscite une série d’accusations portant sur le manque de sérieux et l’incompétence juridique des institutions centrafricaines.
Bertin Béa dénonce la légèreté juridique entourant la procédure de contumace, pointant du doigt les erreurs dans l’orthographe des prénoms et noms, ainsi que les présumées représailles politiques. L’accusation d’Abdou Karim MECKASSOUA, ancien Président de l’Assemblée Nationale, se base sur des charges telles que “Atteinte à la sûreté intérieure de l’État” et “Association de malfaiteurs”. La critique vise également la date erronée du décret présidentiel, alimentant les spéculations sur des manœuvres visant à influencer les institutions.
Le communiqué met en lumière les arguments juridiques imparables présentés par Me Nicolas Tiangaye, conseil d’Abdou Karim MECKASSOUA, dans son propre communiqué du 16 janvier 2024. Les recours suspensifs contre l’ordonnance de prise de corps et l’ordonnance de contumace soulignent des failles procédurales et justifient le report de l’audience de la Cour Criminelle.
En réalité, l’affaire Abdou Karim MECKASSOUA soulève des questions fondamentales sur la légitimité des procédures judiciaires en République centrafricaine. Les critiques de Bertin Béa dénoncent un climat de répression politique à l’égard de l’opposition démocratique. L’incompétence présumée des magistrats et les erreurs récurrentes dans les procédures juridiques mettent en péril la crédibilité du système judiciaire. Dans l’attente de l’issue des recours, l’affaire continue de polariser l’opinion et de mettre en lumière les enjeux cruciaux de la démocratie et de l’État de droit en Centrafrique.
Audio article Les Mercenaires russes du groupe Wagner : Entre surveillance paranoïaque et panique.
Centrafrique.org/bangui-une-fillette-de-12-ans-echappe-a-un-viol/police-sur-un-vehicule/” rel=”attachment wp-att-48974″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/07/police-sur-un-vehicule-450×252.jpg” alt=”La lettre police sur leur pick-up” width=”450″ height=”252″ />CopyrightCNC
Bangui, 18 janvier 2024 (CNC) – Dans les rues des quartiers de kilomètre 5 à Bangui, une tentative d’arrestation a pris une tournure dramatique. Un jeune délinquant, après avoir résisté à l’arrestation par les policiers, a réussi à s’emparer d’une arme de la main d’un de ces policiers, blessant ainsi les gardiens de la paix. Cet incident soulève des questions cruciales sur les défis auxquels sont confrontées les forces de l’ordre lorsqu’elles tentent de maîtriser la délinquance juvénile. Plongeons dans les circonstances de cette confrontation inattendue.
L’incident au kilomètre 5, survenu dimanche dernier vers 11 heures du matin chez un particulier habitant la rue taxi-moto, a été déclenché par l’appel désespéré d’un père de famille. Ce dernier, constatant le vol commis par son fils, a sollicité l’intervention de la police pour le mettre en garde à vue.
À l’arrivée des forces de l’ordre, composées de 5 à 7 policiers, la situation a pris une tournure dramatique. Le jeune délinquant a farouchement résisté à son arrestation, engendrant une altercation violente. Dans le tumulte, il a réussi à subtiliser l’arme d’un de ces policiers et a ouvert le feu, blessant des gardiens de la paix venu l’arrêter.
C’est à ce moment crucial que le père est intervenu, parvenant à maîtriser son fils tumultueux et appelant en urgence des renforts. Les renforts policiers sont rapidement arrivés sur les lieux, réussissant à reprendre le contrôle de la situation et à sécuriser le jeune délinquant.
Depuis cet incident, le jeune est en garde à vue à la DSPJ, à la brigade criminelle au centre-ville. Cet épisode soulève des interrogations sur les protocoles d’intervention de la police face à la délinquance juvénile et sur la manière dont les situations familiales complexes peuvent influencer le déroulement de telles interventions.
Alors que le jeune délinquant est depuis dimanche sous la garde de la brigade criminelle, cet épisode souligne la nécessité d’une réflexion approfondie sur les protocoles d’arrestation. Les forces de l’ordre doivent trouver des moyens d’assurer la sécurité tout en évitant des situations potentiellement explosives. L’équilibre entre maintien de l’ordre et protection des droits individuels reste un défi majeur dans la lutte contre la délinquance juvénile.
La thèse de doctorat de Madame Marie-Claude Ngningone Ateme : Éclairage critique sur les limites du COPAX dans la résolution de la crise centrafricaine (2000-2013)
Soutenance de doctorat de Madame Marie-Claude Ngningone Ateme
Bangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 18 janvier 2024 (CNC) – Le 6 janvier 2024, l’Université Omar Bongo a été le théâtre de l’audition de Madame Marie-Claude Ngningone Ateme, docteur en Histoire des Relations Internationales, dont la thèse portait sur le rôle du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Afrique Centrale (COPAX) dans la résolution de la crise centrafricaine de 2000 à 2013. Cette étude approfondie, qui a duré trois heures, a remis en question l’efficacité du COPAX et a soulevé des questions cruciales sur les causes sous-jacentes de la persistance des conflits en République centrafricaine malgré la forte présence de ce mécanisme régional de sécurité. Dans cet article, nous plongerons dans les détails de cette thèse, en mettant en lumière les défis auxquels le COPAX a été confronté et en examinant les facteurs complexes qui ont contribué à la crise continue en Centrafrique.
La thèse de doctorat de Madame Marie-Claude Ngningone Ateme : un document scientifique de travail pour les décideurs, la CEEAC et les forces armées, de défense et de sécurité multinationales pour comprendre l’ancrage conflictuel et dichotomique en Afrique Centrale mais également en Centrafrique.
Le 06 janvier 2024, la Filière Histoire des Relations Internationales du Département d’Histoire et Archéologie de l’Université Omar Bongo a présenté une candidate à l’illustre grade de Docteur.
L’impétrante a présenté son travail autour de la thématique de recherche : « le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Afrique Centrale (COPAX) et son action dans le processus de résolution de la crise centrafricaine (2000 à 2013).
Cet exercice scientifique qui a duré 3 heures était composé d’un jury de cinq (5) membres à savoir :
1)Présidente du Jury : Madame Monique Mavoungou Bouyou, Maître de Conférences. Université Omar Bongo, Gabon.
2)Rapporteur externe : Monsieur Joseph Zidi, Maître de Conférences. Université Marien Ngouabi, Congo.
Le choix de cette thématique obéit à des motivations personnelles et rationnelles. Il s’agit d’évaluer la perception de l’implication du Gabon, à partir de l’époque du président Omar Bongo Ondimba dans les médiations des crises internes à la République centrafricaine. De façon objective, l’efficacité pratique de la gestion des crises sociopolitiques en Centrafrique est fréquemment questionnée par les chercheurs de tous horizons. En souhaitant citer quelques-uns nommément, il s’agit de: Jean Corniche; Bertrand Badié ; Jean-François Bayart ; François Gaulme ; Pierre Kalck ; Jean-Joël Brégeon ; Jean Cantournet ; Emmanuel Chauvin et Jean François Akandji Kombé.
Ce travail se singularise des autres en ce qu’il étudie minutieusement l’intervention de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) dans ses efforts consentis par ses mécanismes sécuritaires.
Cette nouveauté réside dans l’ambition de scruter l’intelligence des faits, en mettant l’accent sur le jeu des acteurs. Sur le plan de la recherche scientifique, les historiens des Relations internationales n’en ont fait qu’une préoccupation presque marginale. Cette attitude des chercheurs est un peu surprenante au regard de l’importance désormais prise, dans les organes universitaires de recherche, par les problématiques de sécurité/développement que visent obstinément les Etats africains. Dans la perspective des peaces studies, l’attention des chercheurs a été attirée par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) qui a déclaré l’an 2000 « année internationale de la culture de la paix ».
En effet, le COPAX est le premier mécanisme de sécurité collective sous-régionale mis en œuvre par la CEEAC le 25 février 1999 à Yaoundé au Cameroun et regroupant les 11 États de l’Afrique centrale. Ce mécanisme fait partie intégrante de l’Architecture africaine de paix (APSA). C’est un organe de concertation politique et militaire des États membres de la CEEAC. Il a pour tâche de prévenir les conflits, d’éviter l’escalade en cas de tensions, et de consolider la paix en contexte post-conflit. A cet effet, il est compétent pour traiter tant des conflits interétatiques que des conflits internes aux Etats membres.
Cette problématique, antérieure à cette thèse de doctorat a pour cadre spatial la République Centrafricaine, et mobilise depuis des années, l’attention internationale. Des faits, plus ou moins explosifs, dont certains datent de la période de transfert de la souveraineté le 13 août 1960 à travers l’indépendance, entretiennent des incompréhensions et des tensions dans le pays. L’État, mal articulé avant et après l’ouverture démocratique de 1990, peine à se déployer convenablement du fait d’une instabilité politique chronique marquée par des coups d’Etat à répétition. Pour s’en tenir à l’actualité récente, depuis décembre 2012, le pays ne parvient pas à mettre définitivement un terme à la tragédie du peuple entier, en dépit de quelques éclaircis apportés par le président Faustin Archange Touadéra.
L’autre récurrence de la vie politique centrafricaine est l’interventionnisme de la communauté internationale, notamment l’Organisation des Nations Unies, des puissances européennes (cas de la France) et d’autres partenaires qui ne sont jamais parvenu à stabiliser ce pays. L’entrée en scène des États de la sous-région à travers le mécanisme du COPAX et ses principaux leviers que sont : le Mécanisme d’Alerte Rapide de l’Afrique centrale (MARAC) et la Force Multinationale de l’Afrique Centrale (FOMAC) constitue une nouveauté.
Ce travail de recherche couvre la période de 2000 à 2013, soit treize ans de l’histoire immédiate de la Centrafrique. En 2000, le sentiment d’insécurité se fait à nouveau sentir, au point où, un coup de force militaire est tenté en mai 2001 par André Kolingba, mais le président Ange Félix Patassé sauve son régime grâce à l’intervention de la Libye de Mouammar Kadhafi et du Mouvement de Libération du Congo de Jean-Pierre Bemba. La même année, François Bozizé est obligé de s’exiler au Tchad à la suite d’une tentative de putsch dont il était l’artisan.
L’année 2000 est aussi un tournant dans la préservation de la paix en Centrafrique. Avant cette date, l’Afrique centrale n’était pas encore dotée d’un instrument de règlement pacifique des conflits. Seules les missions de surveillance de certains accords, signés entre belligérants, jouaient ce rôle. Tel fut le cas de la Mission de surveillance des Accords de Bangui (MISAB) instituée en RCA en 1997.
L’optique change avec l’adoption du protocole d’accord du COPAX le 24 février 2000 à Malabo en Guinée Equatoriale par les Chefs d’États et de Gouvernement de la CEEAC.
L’année 2013 représente une étape décisive de la longue crise qui secoue la RCA depuis des décennies. En effet, c’est en 2013 que la coalition de soldats rebelles dirigés par Michel Djotodia, qui dénoncent le non-respect de l’accord de paix de 2007 à Syrte en Lybie par le Président Bozizé, qu’est lancé l’assaut de la capitale Bangui. C’est aussi en 2013 qu’ont lieu les assises du deuxième sommet extraordinaire des chefs d’État et de Gouvernement d’Afrique centrale tenues à Libreville du 10 au 11 janvier pour une sortie de crise. Le Président Bozizé est malheureusement chassé du pouvoir dans la même période par la rébellion dite Séléka, entrainant une fois de plus la Centrafrique dans l’instabilité.
Cette militarisation du pouvoir apparait dans les annales historiques centrafricaines dès 1965 avec le renversement de David Dacko par Jean Bedel Bokassa qui est, à son tour, renversé avec l’aide de la France en 1979 par le même Dacko. Et David Dacko est à nouveau renversé par le général André Kolingba en 1981. En 2003, après une longue période de mutineries, François Bozizé, profite de l’absence du président Ange Félix Patassé de la Centrafrique et prend le pouvoir avec l’aide de l’armée tchadienne et de la France. Il est, en retour, destitué par la Séléka en 2013 au lendemain de la deuxième guerre civile débutée en 2012.
Ces différents changements de régimes font de la RCA, l’un des pays les plus crisogènes de l’Afrique centrale. Parmis les forces de paix créées, il y a la MICOPAX. Il s’agit d’une mission de paix du COPAX dont le déploiement avait été décidé par les chefs d’État et de gouvernement de la CEEAC réunis à Brazzaville les 30 et 31 octobre 2007. Elle était entrée en vigueur, le 12 juillet 2008 en remplacement de la Force multinationale en Centrafrique (FOMUC).
Bien que s’inscrivant dans la continuité des missions de la FOMUC, la MICOPAX avait aussi pour mandat de consolider le climat de paix et de stabilité, d’aider au développement du processus politique et au respect des droits de l’homme en RCA.
Sur une dizaine d’années, précisément entre 2008 et 2013, l’ensemble de ces efforts a paru transparent, parce qu’il n’a été enregistré aucun résultat probant en termes de pacification totale du pays. La question posée par Madame Marie-Claude Ngningone Ateme est la suivante : pourquoi, malgré la forte implication du COPAX, la RCA n’a pu connaître la paix et la sécurité entre 2008 et 2013? Cette carence ne relèverait-elle pas d’une incomplétude intrinsèque de l’action même du COPAX ? L’autre interrogation subsidiaire porte sur le comportement du COPAX face à la résurgence des crises armées en RCA en dépit de sa forte présence. Répondre à cette question revient à se demander si c’est pour cette raison que se focalisent les critiques dont le COPAX et dans une large mesure la CEEAC font l’objet au sujet de leur incapacité réelle à assurer à la RCA, une paix et une sécurité réelle et durable.
A titre d’hypothèse de recherche, cette persistance de la crise centrafricaine, entre 2008 et 2013, serait due aux limites intrinsèques des mécanismes centro-africains de gestion des crises et le COPAX en est la parfaite illustration. Il s’agit alors d’un cas d’une forte ambition de paix sous-régionale dont les résultats sont restés mitigés. Cette incomplétude du COPAX a des causes diverses, parmi lesquelles les facteurs sous-jacents, les dynamiques crisogènes internes à la RCA qui ont joué un rôle déterminant.
L’analyse de l’incomplétude du COPAX en RCA n’a pas encore fait l’objet d’une littérature conséquente, même pas dans le cadre de l’évaluation des mécanismes de gestion des crises africaines post Guerre froide des blocs. Cependant, la Filière Histoire des Relations internationales du Parcours Histoire et Archéologie de l’Université Omar Bongo a enregistré le mémoire de master soutenu le 04 décembre 2013 sur le thème « Le Conseil de Paix et de Sécurité de l’Afrique Centrale de 1999 à 2013 ». Les informations sur notre thématique sont donc issues de diverses publications traitant soit de l’histoire, de la géographie, de la civilisation, soit des conflits en RCA. Cela nous a forcé à recourir à la synthèse permanente des données. Nous avons naturellement élargi la recherche documentaire aux thèmes qui sont subséquents à l’action du COPAX en RCA, notamment la conflictualité en Afrique centrale, les guerres en Centrafrique, la permanence conflictuelle dans ce pays, ses facteurs et ses conséquences, le maintien de la paix onusienne, le jeu des acteurs en période de conflit et dans les phases de construction de la paix.
Cette thèse est structurée en trois parties. La première partie porte sur L’Afrique centrale : un terreau favorisant l’instabilité endémique en République centrafricaine. Cette partie permet de comprendre l’enracinement historique des logiques de guerre civile et le jeu des acteurs, parfois transnationaux, dont l’imbrication a conduit les conflits internes à s’épandre sur les pays limitrophes donnant ce caractère conflictogène à l’Afrique centrale en général, et à la RCA, en particulier. Toute situation qui a imposé la mise en œuvre de mécanismes de paix et de sécurité sous-régionaux, le COPAX principalement.
La deuxième partie évoque le COPAX : un instrument multilatéral de sécurité collective face au cas centrafricain. Cette partie présente non seulement les origines du COPAX à travers l’élection du Dr Salim Ahmed, en juin 1989, à l’OUA. Il y porte une nouvelle politique, l’africanisation de la paix après la chute du mur de Berlin et la fin du monde bipolaire. Cette partie, nous permet de comprendre la démarche de la CEEAC visant à inclure dans son action, des questions relatives à la prévention et au maintien de la paix. C’est ainsi que le COPAX est né et sa première expérience s’est opérée en RCA, victime de récurents changements politiques anticonstitutionnels. Cette partie présente aussi le cadre juridique du COPAX ainsi que les missions qui lui sont assignées. Enfin, il a été question de voir comment les deux missions de la MICOPAX ont intervenu dans la crise centrafricaine de 2008 à 2013 et l’effort du Gabon dans le règlement de cette crise à travers ses troupes mais également au niveau de la prise de décisions. En effet, le Gabon dans le cadre de la résolution de la crise centrafricaine de 1997 à 2013 s’est positionné en leader dans la zone CEEAC par sa réactivité et son efficacité. L’intervention gabonaise apparait, au regard des résultats, comme un cas de réussite africaine d’interventionnisme étatique pour la paix dans la sous-région.
La troisième partie de cette thèse examine l’incomplétude du COPAX en RCA. Il s’agit de regarder dans un premier temps les faiblesses institutionnelles en termes d’incapacité de la CEEAC à produire des ressources nécessaires au fonctionnement optimal du COPAX en RCA. Dans un second temps, il a été convoqué l’histoire et les incertitudes systémiques pour situer les faiblesses du COPAX. Cette partie montre combien était déterminant les précarités attachées à la nature même du COPAX qui n’est en rien un mécanisme supranational, souffre des faiblesses intrinsèques de la CEEAC, notamment son manque d’autonomie qui l’a confiné à la sous-traitance sécuritaire et si ce n’est à la systématisation d’une subsidiarité dont elle s’est montrée insuffisamment préparée. Le COPAX a subi cette dépendance et sa mission en RCA en a été fortement impactée, ce d’autant plus que les pays voisins, les puissances occidentales, y ont fait un champ de haute rivalité dans l’objectif de s’accaparer de ses immenses richesses naturelles. S’y sont ajoutées, les facteurs dirimants liés à l’environnement sociopolitique centrafricain, notamment l’enracinement historique de la violence, l’instrumentalisation des fractures sociohistoriques, et l’émergence de formes nouvelles d’insécurité.
Cette thèse doit être considérée comme une contribution à la compréhension de la géopolitique en Afrique centrale avec l’instabilité récurrente, marquée par les conflits armés qui font le malheur de cette partie de l’Afrique et qui, tirent leur origine dans la période coloniale. La paix et la sécurité de cette sous-région ont été effritées au lendemain des indépendances avec un enchainement de coups d’État qui ont fragilisé la stabilité politique. La Centrafrique est un bel exemple pour avoir la meilleure connaissance de l’histoire de cette violence politique.
Cette thèse a réussi à cerner les quatre facteurs majeurs du problème centrafricain :
Primo, un environnement interne crisogène : luttes d’influence, problèmes de frontières, rivalités avec ses voisins, « guerre » du pétrole, querelles de subsistance, mutations géopolitiques, positionnement pour des intérêts personnels des leaders politiques sous le dos de la région, de l’ethnie et du pays. Cela s’explique par le fait que de par sa position en Afrique centrale, et ses richesses naturelles, la RCA fait l’objet de convoitises par ses voisins et les grandes puissances ;
Secundo, la pauvreté chronique du pays depuis les indépendances. En effet, la RCA n’a pas un taux de croissance durable, c’est-à-dire un modèle économique qui englobe les stratégies et activités commerciales qui permettent au pays de répondre aux besoins des populations et également de protéger les ressources naturelles et humaines. Cette situation, qui touche l’ensemble des travailleurs, a eu des conséquences négatives au sein de l’armée. La conséquence prévisible est le cycle permanent de rebellions;
Tertio, l’incapacité des pays de l’Afrique centrale à mobiliser les ressources financières et militaires conséquentes pour soutenir leurs ambitions de maintenir la paix en Centrafrique. Le COPAX portait non seulement les germes de son échec, en raison de l’incapacité avérée de la CEEAC, dont l’objet initial était l’intégration économique, à se projeter dans le champ de la sécurité africaine, n’ayant mobilisé que très peu de moyens (politiques, militaires, techniques, financières…) à cet effet, mais aussi d’une Centrafrique devenue le terreau fusionnel de toutes les contradictions socio-historiques et sociopolitiques héritées du passé, pour certaines intrinsèques au pays, pour d’autres, exogènes à ce dernier. Les multiples instrumentalisations et ingérences ont transformé les missions de paix en jeu à somme nulle pour la RCA;
Enfin, la découverte du champ pétrolifère en RCA, ses immenses richesses naturelles et le jeu politique de la France, qui travaille à sauvegarder ses intérêts au cœur des alliances contre nature.
Biographie de l’auteur
Marie-Claude Ngningone Ateme est Docteur en Histoire des Relations Internationale, option : Paix et Sécurité/ Gouvernance politique et Cohésion sociale. Elle est également Conseiller des Affaires Étrangères. Responsable du Groupe d’Experts en Relations Internationales de l’Afrique Centrale (GERIAC) Publications scientifiques : un article en ligne « Conflits en Afrique centrale de l’après-guerre froide : éléments explicatifs de la causalité ». 3 publications scientifiques en cours.
Plusieurs articles de presse en ligne sur le COPAX, la CEEAC et l’Afrocentralité/Afrocentralien.
Docteur Marie-Claude Ngningone Ateme se rend disponible pour servir la Communauté.
Les Mercenaires russes du groupe Wagner : Entre surveillance paranoïaque et panique à Kaga-Bandoro
Centrafrique.org/Centrafrique-la-coscipac-sonne-lalarme-sur-la-situation-securitaire-dans-le-pays/deux-mercenaires-du-groupe-wagner-sur-deux-motos-en-province/” rel=”attachment wp-att-70634″ data-wpel-link=”internal”>Les mercenaires du groupe Wagner sur des motos
Bangui, 18 janvier 2024 (CNC) – La quiétude très fragile des habitants de Kaga-Bandoro, dans la préfecture de la Nana-Gribizi, a une fois de plus été perturbée par une série de tirs d’armes dans la nuit du mardi au mercredi 17 janvier. Les mercenaires russes du groupe Wagner, présents dans la région, attribuent ces incidents à un supposé survol de drones sur leur position les obligeant à riposter aussi par des tirs pour le neutraliser. Selon leur récit, l’engin aurait été intercepté et détruit avec succès vers 21 heures. Cependant, loin de rétablir le calme, les tirs de ces mercenaires ont semé la panique parmi la population locale.
La présence des mercenaires russes du groupe Wagner à Kaga-Bandoro soulève des questions cruciales quant à leur rôle réel dans la région. Les prétendus survols de drones, régulièrement dénoncés par les Wagner, soulèvent des interrogations sur la nature de leur mission. Même un oiseau, de passage naturel sur leur base en cette période de pleine lune, il est assimilé à un drone. Est-ce réellement une surveillance défensive ou une paranoïa calculée visant à maintenir la population et les autorités dans un état de tension constant ?
Les affirmations de ces mercenaires de Wagner concernant la destruction du drone soulèvent également des doutes. Des témoins locaux rapportent que le crépitement d’armes tirées par les mercenaires russes a exacerbé la peur parmi les habitants. La question que les habitants se posent et qui vont rester et resteront un mystère total : la réaction violente des Wagner était-elle nécessaire pour neutraliser une menace réelle ou s’agit-il d’une démonstration de force visant à imposer leur autorité ?
Cette situation met en lumière les risques inhérents à l’utilisation de mercenaires dans des zones sensibles. La population locale, déjà marquée par des années de conflits, se retrouve maintenant prise entre la paranoïa des Wagner et les effets déstabilisateurs de leurs actions.
Pour un commerçant local, : “ Même un oiseau qui survole la nuit, au-dessus de la tête d’un élément, c’est un drone, il vide ses chargeurs et appellent au secours. C’est quel genre de peur qui ne lâche pas ces mercenaires ? ”, rapporte-t-il sous couvert de son anonymat. Le manque de transparence entourant les opérations de ce groupe soulève des préoccupations quant à la responsabilité et à la légitimité de leur présence.
En un mot, les récents incidents à Kaga-Bandoro mettent en évidence les multiples facettes de la présence des mercenaires russes du groupe Wagner en République centrafricaine. Entre la paranoïa justifiée ou non, les actions provocatrices et la peur semée parmi la population, il est impératif d’approfondir l’analyse de leur rôle
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L’Administration Touadéra: Un Palais de Papier Peuplé de Fautes
Centrafrique.org/lappel-audacieux-de-patricia-dounia-les-armes-comme-seule-solution-face-a-touadera/le-president-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime/” rel=”attachment wp-att-65822″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Le-President-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime-450×311.jpg” alt=”Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite” width=”450″ height=”311″ />Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite
Bangui, 17 janvier 2024 (CNC) – Dans le labyrinthe bureaucratique de la République centrafricaine, un fléau insidieux s’est installé : l’accumulation de fautes graves dans les documents officiels signés par le président putschiste Faustin-Archange Touadéra. Ces erreurs, qui vont bien au-delà de la simple coquille typographique, témoignent d’un déclin dans la rigueur et la précision attendues au plus haut niveau de l’État.
Les textes de loi, décrets et autres directives présidentielles sont constellés de fautes d’orthographe et d’anachronismes datant d’une décennie, minant l’autorité de l’administration et jetant une ombre sur la gouvernance de Touadéra. Ces bévues ne sont pas de simples distractions ; elles sont le symptôme d’une maladie bureaucratique qui menace l’intégrité du gouvernement et sa capacité à servir le peuple centrafricain avec compétence.
Ces fautes, qui peuvent sembler anodines à première vue, sont en réalité le reflet d’une négligence qui soulève des questions préoccupantes sur la rigueur et l’efficacité de l’administration actuelle. Comment des erreurs aussi flagrantes peuvent-elles échapper au contrôle des multiples strates de vérification ? Quelle est la nature du suivi et de la validation des documents officiels au sommet de l’État ?
Au-delà de la critique aisée et de l’ironie que l’on pourrait tirer de ces bévues temporelles, il y a une conséquence plus sombre : la crédibilité et l’autorité de l’État sont ébranlées. Chaque document mal daté est un coup porté à la confiance des citoyens et un frein potentiel au développement, à l’investissement et à la coopération internationale. Un décret mal formulé peut entraîner des conséquences juridiques et administratives inattendues, créant un labyrinthe bureaucratique pour les initiatives publiques et privées.
L’erreur est humaine, certes, mais la répétition de telles fautes trahit un défaut de gouvernance et une déconnexion avec les standards administratifs requis pour un pays en quête de stabilité et de progrès. Le président Touadéra, en sa qualité de garant de l’autorité de l’État, se doit de rectifier le tir. La réforme passe par une réévaluation complète des processus de rédaction, de vérification et de validation au sein des différentes institutions gouvernementales.
Il est temps de s’interroger : cette administration est-elle capable de naviguer dans le présent ou est-elle perdue dans les méandres d’un passé révolu ? La République centrafricaine mérite une gouvernance précise et attentive, à la hauteur des défis actuels et futurs. Les citoyens, les observateurs et les partenaires internationaux attendent avec impatience un changement de cap, une administration qui respecte non seulement les dates mais aussi la dignité de ses engagements. Les fautes d’hier ne doivent pas hypothéquer l’avenir de la nation.
Radiationè sur ondes : Quand l’armée centrafricaine perd la connexion avec ses Soldats
Centrafrique.org/Centrafrique-4-soldats-faca-tues-dans-une-embuscade-des-rebelles-de-la-cpc-vers-markounda/les-soldats-faca-en-detachement-a-kabo-une-sous-prefecture-de-louham-fafa/” rel=”attachment wp-att-65770″ data-wpel-link=”internal”>Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa
Bangui, 17 janvier 2024 (CNC) – Dans un monde où la communication est instantanée et omniprésente, l’armée nationale centrafricaine se retrouve perdue dans ses marches vers un siècle en arrière. Le samedi dernier, le cinquième bataillon d’infanterie a décidé de recourir à un communiqué radiophonique pour rappeler ses soldats en congé prolongé, menaçant de radiation ceux qui ne répondront pas. Cette méthode soulève des questions cruciales sur l’efficacité de la gestion administrative des dossiers du personnel et l’équité des communications militaires en République Centrafricaine.
L’usage de la radio comme moyen unique de communication avec les fonctionnaires et surtout, avec des soldats potentiellement éparpillés et sans accès constant à la radiodiffusion d’une station radio dont les rayons ses ondes ne dépassent à 20 kilomètres, interpelle et intrigue plus d’un. Dans d’autres armées en Afrique, des procédures plus directes et personnalisées sont privilégiées pour garantir que chaque soldat reçoive et comprenne les ordres et les implications de son inaction. Des experts militaires centrafricains, interrogés par la Rédaction du CNC, soulignent l’importance d’utiliser des canaux multiples pour assurer une communication efficace.
Comparons avec des pratiques d’autres pays où, en cas d’absence prolongée, les soldats sont contactés par téléphone, courriel, et parfois même par des visites à domicile. Ces méthodes respectent non seulement les droits des soldats, mais elles offrent aussi l’opportunité de comprendre les raisons de l’absence. Mais en République centrafricaine, c’est le contraire. Un seul communiqué lu à la radio Bangui ou autre suffit. Franchement, la RCA s’enfonce de plus en plus.
Pour un sous-officier travaillant au 3ème bureau de l’état-major contacté par la Rédaction : “Plus de 90 % des militaires n’ont pas un dossier actualisé ; 80 % des recrus depuis 2018 n’ont même pas un dossier qui comporte une demande manuscrite que l’on appelle ici un “ j’ai l’honneur” que nous devons y recourir pour retrouver leurs contacts là-dessus, et 30 à 40 % sont incorporés dans l’armée en lieu et place des autres. Donc c’est très difficile pour nous de travailler sur la mise à jour de leurs dossiers “.
Alors que la République Centrafricaine navigue dans un climat de défis sécuritaires et de reconstruction, la cohésion et l’efficacité de son armée sont primordiales. La communication est la clé de voûte de toute structure militaire efficace. Cet incident doit servir de catalyseur pour une réévaluation des méthodes de communication au sein de l’armée, assurant ainsi respect, efficacité et justice pour tous les soldats.
Bangui, 17 janvier 2024 (CNC) – Richard Filakota, prêtre catholique, ancien Directeur général de l’École Nationale de la Magistrature (ENAM), a été nommé ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération Internationale en République Centrafricaine, une décision qui a suscité des réactions mitigées.
Le chemin de Richard Filakota jusqu’à son récent poste de ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération Internationale en République Centrafricaine est à la fois unique et controversé. Prêtre catholique, sa carrière a été principalement orientée vers l’éducation et la foi, loin des arcanes de la finance et de l’économie. Sa gestion de l’École Nationale de la Magistrature (ENAM) a été fortement critiquée, marquée par des allégations de mauvaise administration et une détérioration des standards éducatifs, soulevant des doutes quant à sa capacité à diriger un secteur aussi crucial que l’économie nationale.
Sa nomination a été décrite non comme une décision méritocratique mais plutôt comme un “bombardement”, une expression qui souligne le caractère soudain et inattendu de sa montée à un poste de haute responsabilité. Ce choix a surpris beaucoup de ses collègues, élèves, ainsi que le grand public. Cela a conduit à des interrogations sur les critères de sélection des dirigeants dans ce pays en quête de stabilité et de développement économique.
Filakota prend la barre à un moment où la République Centrafricaine fait face à des défis économiques majeurs, y compris la nécessité d’améliorer les relations commerciales internationales, de lutter contre la pauvreté, et de stimuler une croissance économique inclusive. Sa nomination soulève la question de savoir s’il possède les compétences et l’expérience nécessaires pour naviguer dans ces eaux complexes. Elle met également en lumière les dynamiques politiques au sein du gouvernement, où les nominations peuvent parfois sembler plus basées sur la loyauté que sur l’expertise.
Rappelons que la nomination de Richard Filakota représente un pari audacieux de la part du gouvernement centrafricain. Tandis que certains peuvent y voir une opportunité de renouveau et d’innovation, d’autres s’inquiètent de l’impact potentiel de son manque d’expérience en matière d’économie sur la gestion des affaires du pays. La façon dont il va aborder et surmonter les défis économiques de la République Centrafricaine sera déterminante, non seulement pour sa propre réputation mais aussi pour l’avenir économique du pays.
Fidèle Gouandjika : Un miroir des tensions et de dérives morales en Centrafrique
Centrafrique.org/revelations-explosives-sur-les-agissements-de-fidele-ngouandjika-un-leader-corrompu-et-predateur/fidele-gouandjika-haut-cadre-de-knk-reconverti-en-mcu-apres-la-chute-de-bozize/” rel=”attachment wp-att-63928″ data-wpel-link=”internal”>Fidèle Gouandjika, haut cadre de KNK reconverti en MCU après la chute de Bozizé
Bangui, 17 janvier 2024 (CNC) – Dans le tumulte politique de la République centrafricaine, certaines figures émergent non seulement par leur influence, mais aussi par la controverse qu’elles suscitent. Fidèle Ngouandjika, ancien porte-parole et ministre sous le regime du général François Bozizé, et actuel conseiller spécial du président Faustin-Archange Touadéra, incarne une telle figure. Critiqué sévèrement par Maître Crépin Mboli-Goumba, patriote et résistant, Ngouandjika est présenté comme un exemple de ce qu’il ne faut pas être, politiquement et moralement. Cette analyse se penche sur les propos de Mboli-Goumba pour explorer les implications de la carrière et du caractère de Ngouandjika dans le paysage politique centrafricain.
Le post de Maître Mboli-Goumba dresse un portrait accablant de Ngouandjika, le qualifiant de figure politique versatile et moralement répréhensible. L’accusation la plus grave, confirmée et largement condamnée, est celle d’incitation au génocide et à l’assassinat d’opposants, faite publiquement sur les réseaux sociaux. Cette déclaration révèle des questions profondes sur l’éthique et la justice dans un pays marqué par des années de conflits et d’instabilité.
La critique de Mboli-Goumba s’étend au-delà de la personne de Ngouandjika pour toucher la société centrafricaine dans son ensemble. L’expression “quelque chose de pourri” suggère une décadence morale et politique plus large, dans laquelle des figures comme Ngouandjika peuvent prospérer. Cette assertion met en évidence le besoin urgent de réforme et de renouveau moral dans la sphère politique de notre pays.
Cependant, la critique est nuancée. Mboli-Goumba reconnaît la complexité de la nature humaine, illustrée par l’exemple de Ngouandjika célébrant Michel Djotodia pendant l’entrée de la Seleka à Bangui. Cette reconnaissance de la vulnérabilité humaine ajoute une dimension supplémentaire à l’analyse, invitant à une réflexion plus profonde sur les défis de la gouvernance et de l’intégrité dans des contextes politiques volatiles.
Le constat fait par plusieurs Centrafricains, Fidèle Ngouandjika est le clown de cette soi-disant 7ème République. Il est soit un esclave, soit un fugitif du régime en mettant en avant la citation de Urcela Le Guin : “ Un homme libre peut s’exprimer librement, mais un esclave ou un fugitif doit pouvoir cacher la vérité et mentir.”
Rappelons que les propos de Maître Mboli-Goumba sur Fidèle Ngouandjika offrent une fenêtre sur les défis moraux et politiques auxquels est confrontée la République centrafricaine. Ils incitent à une interrogation sur la nature de la loyauté, de l’intégrité et de la responsabilité dans la sphère publique. Dans une nation encore en quête de stabilité et de cohésion, la réflexion sur ces enjeux est cruciale. La divine providence, comme l’évoque Mboli-Goumba, pourrait bien être nécessaire pour maintenir la nation sur la voie de la paix et de la justice, mais il appartient également aux citoyens et aux leaders de forger un avenir plus éthique et transparent.
Chaos à Paoua : Les auxiliaires de police, source de terreur et de corruption
Centrafrique.org/un-auxiliaire-de-police-completement-ivre-dort-tranquillement-sur-la-barriere-a-la-sortie-de-paoua-sur-laxe-de-betoko/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Un-auxiliaire-de-police-completement-ivre-dort-tranquillement-sur-la-barriere-a-la-sortie-de-Paoua-sur-laxe-de-Betoko-450×253.jpg” alt=”Un auxiliaire de police, complètement ivre, dort tranquillement sur la barrière à la sortie de Paoua sur l’axe de Bétoko” width=”450″ height=”253″ />Un auxiliaire de police, complètement ivre, dort tranquillement sur la barrière à la sortie de Paoua sur l’axe de Bétoko
Bangui, 17 janvier 2024 (CNC) – À Paoua, chef-lieu de la préfecture de Lim-Pendé, une ombre s’est abattue sur la sécurité publique, et elle prend la forme des auxiliaires de police. Ces individus, censés renforcer l’ordre, sont devenus des agents de chaos, semant la terreur parmi les usagers de la route et sapant l’autorité des policiers formés. Loin d’être des protecteurs, ces auxiliaires agissent avec une impunité et une agressivité qui choquent la communauté et ébranlent la confiance envers les forces de l’ordre.
Le cas de Paoua n’est pas un incident isolé, mais un reflet de problèmes systémiques dans la gestion de la sécurité publique. Les auxiliaires de police, non formés et souvent choisis pour des raisons autres que leur compétence professionnelle, sont devenus une source de préoccupation majeure. Leur présence aux checkpoints et leur implication dans des activités de racket témoignent d’un manque de contrôle et d’une déviation des principes de la loi et de l’ordre.
En plus de leur utilisation non réglementée, les auxiliaires de police à Paoua sont impliqués dans des comportements particulièrement agressifs et irrespectueux. Des informations recueillies par la Rédaction du CNC indiquent qu’ils agressent régulièrement les usagers de la route, y compris les passagers et les conducteurs, exacerbant la tension et la peur au sein de la communauté. Ces agissements ne sont pas seulement des violations flagrantes des droits de l’homme, mais ils sapent également l’autorité des policiers formés, les gardiens de la paix, qui se trouvent dénigrés et méprisés par ces mêmes auxiliaires.
Le comportement audacieux et le manque de respect des auxiliaires suggèrent un niveau de confiance et d’impunité qui ne peut exister sans un certain soutien. Il apparaît que les chefs de la police locale jouent un rôle clé dans cette dynamique. Selon certaines sources, ces chefs favorisent l’utilisation des auxiliaires en raison de leur capacité à générer des recettes substantielles, bien supérieures à celles des policiers formés. Cette préférence pour le profit sur la sécurité et l’éthique professionnelle est alarmante et souligne un grave problème de corruption et de mauvaise gestion au sein de la structure policière de la ville.
L’attitude des chefs de police à Paoua, qui privilégient les recettes aux dépens de la légalité et de l’ordre, crée un climat de pression et de mécontentement parmi les citoyens. Cette situation est d’autant plus critique qu’elle se déroule dans un contexte de défiance croissante à l’égard des autorités et d’un besoin pressant de réformes et de transparence.
Un auxiliaire de police, complètement ivre, dormant sur la barrière avec son arme exposée au risque
L’incident de la barrière de Bétoko – un danger public manifeste
L’un des exemples les plus alarmants du danger que représentent les auxiliaires de police à Paoua s’est produit la semaine dernière à la barrière sur l’axe de Bétoko. Un auxiliaire de police, complètement ivre, s’est abandonné à l’alcool au point de perdre conscience en service. Dans cet état d’ébriété avancé, il s’est endormi sur son poste, laissant son arme de service négligemment à la portée de tous.
Cet incident aurait pu se transformer en catastrophe si ce n’était pour l’intervention rapide et responsable des gendarmes et des éléments de Eaux et forêt. Ces derniers, en constatant la situation, ont pris la décision d’agir pour éviter un potentiel désastre. Ils ont récupéré l’arme de l’auxiliaire complètement endormi, prévenant ainsi le risque qu’elle tombe entre les mains de criminels ou d’individus mal intentionnés.
Cet événement soulève des questions cruciales sur la sécurité publique à Paoua. La présence d’un agent en état d’ébriété et incapable de maintenir la sécurité, encore moins sa propre sécurité, est un témoignage accablant de l’état déplorable de la gestion de la sécurité dans la ville. Cela illustre également la négligence et le manque de responsabilité de ceux qui permettent à de tels individus de servir en tant qu’auxiliaires de police, malgré les risques évidents pour la communauté.
Le fait que cet incident ait été évité de justesse ne fait qu’accroître l’urgence d’aborder et de résoudre ces problèmes de sécurité. Il met en évidence le besoin criant de réformes et de supervision adéquate pour assurer la protection et la sécurité des citoyens de Paoua.
Rappelons que la ville de Paoua est en proie à une crise profonde de gouvernance et de sécurité. Les abus des auxiliaires de police, soutenus par une structure corrompue, exigent une intervention urgente et une refonte complète du système de sécurité. La population de Paoua, victime de cette situation, attend des réponses et des actions concrètes pour restaurer l’ordre et la justice dans leur ville.