Charlatanisme, sorcellerie et autres affaires : Les enjeux de la prochaine session criminelle en décembre
Centrafrique.org/le-magistrat-jacques-wakara/” data-wpel-link=”internal”>Le magistrat Jacques Ouakara, président de la cour entouré par deux membres de ladite cour. CopyrightCNC
Bangui, 26 novembre 2023 (CNC) – La Cour d’appel de Bangui a récemment annoncé la tenue d’une session extraordinaire de la Cour criminelle, qui se déroulera du 4 au 29 décembre prochain. Cette annonce a été faite lors d’une communication officielle vendredi dernier à Bangui par Jacques Wakara, procureur général près la Cour d’appel de Bangui.
L’une des particularités de cette session extraordinaire est qu’il s’agit de la troisième session de l’année. La Cour criminelle se réunit généralement pour examiner des affaires de grande importance, et cette session ne fait pas exception. Au total, 50 dossiers ont été inscrits au rôle pour cette période, ce qui indique la charge de travail significative à laquelle la Cour devra faire face.
Parmi les affaires inscrites au rôle, on compte trois dossiers relatifs à la pratique de charlatanisme et de sorcellerie. Cela ajoute une dimension unique à cette session criminelle, car ces types d’affaires ne sont pas courants dans les tribunaux. Les autres dossiers incluent des affaires de viols et d’attentat à la sécurité de l’État, ce qui reflète la diversité des affaires que la Cour devra traiter.
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Selon le procureur général, l’objectif principal de cette session extraordinaire est de chercher à désengorger la population carcérale. Le fait que les dossiers de viols soient parmi les plus récurrents indique la gravité de ce problème dans le pays. La tenue de cette session criminelle est donc un effort pour traiter ces affaires de manière efficace et équitable, tout en cherchant à résoudre les problèmes de surpopulation carcérale.
La Cour d’appel de Bangui prépare activement sa session extraordinaire de la Cour criminelle, qui débutera le 4 décembre. Avec 50 dossiers au rôle, dont trois concernant la pratique de charlatanisme et de sorcellerie, cette session promet d’être chargée et variée. Elle vise à aborder des questions importantes, notamment les affaires de viols, tout en contribuant à réduire la surpopulation carcérale dans le pays.
Le Ministère de l’Énergie Rappelle l’Importance de la Réglementation de l’Eau en RCA
Centrafrique.org/augmentation-du-cout-de-lessence-un-prix-a-la-pompe-qui-fait-mal-a-la-poche-des-centrafricains-mais-soulage-le-president-touadera/le-ministre-en-charge-du-developpement-de-lenergie-et-des-ressources-hydrauliques-arthur-bertrand-piri-ngaba/” rel=”attachment wp-att-61983″ data-wpel-link=”internal”>Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri. CopyrightDR
Bangui, 26 novembre 2023 (CNC) – Le ministère centrafricain de l’Énergie et de l’Hydroliques a récemment émis un appel pressant aux producteurs d’eau pour qu’ils se conforment aux lois et réglementations qui gouvernent le commerce de l’eau dans le pays.
Selon les constatations du ministère, un nombre considérable d’entreprises impliquées dans la vente d’eau ne sont pas en possession des autorisations et agréments nécessaires pour exercer cette activité. Le ministre de l’Énergie et de l’Hydroliques, Arthur Bertrand-Piri, a souligné l’importance cruciale de cette réglementation en rappelant que le secteur de l’eau est soumis à une loi datant de 2006.
Le ministre a expliqué que pour devenir promoteur de l’eau de surface ou de l’eau souterraine, il est impératif de disposer d’un agrément délivré par le ministère de l’Hydroliques, et ce, en respectant toutes les conditions requises. Cependant, il a signalé que le constat actuel révèle qu’il existe plus d’une dizaine de promoteurs ou de sociétés qui embouteillent de l’eau sans les autorisations nécessaires. De plus, il y a plus d’une vingtaine d’entreprises ou de promoteurs qui collectent de l’eau, la mettent dans des sachets et la vendent sans respecter les règles en vigueur.
Le ministre a souligné que l’eau est essentielle à la vie et que cette situation non réglementée pourrait potentiellement devenir un problème de santé publique. Par conséquent, il a exhorté les fabricants et les vendeurs d’eau à obtenir les autorisations requises et à respecter scrupuleusement les textes en vigueur. L’objectif est d’assurer que la vente d’eau à la population ne pose pas de risques pour la santé publique.
Cette déclaration du ministère de l’Énergie et de l’Hydroliques met en lumière l’importance de la réglementation dans le secteur de l’eau en République centrafricaine. Elle souligne également la nécessité pour les entreprises de se conformer aux lois en place afin de garantir la qualité et la sécurité de l’approvisionnement en eau pour la population. La coopération des acteurs du secteur est essentielle pour prévenir les risques potentiels pour la santé publique liés à la consommation d’eau non réglementée.
Bangui, 26 novembre 2023 (CNC) – La Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) a annoncé dans un communiqué une opération audacieuse menée par les éléments du mouvement UPC dans la ville de Sido, en République centrafricaine. Cette opération, qui a eu lieu le 24 novembre 2023 à l’aube, visait à lutter contre le régime en place dirigé par le président putschiste Faustin Archange Touadera et son allié Wagner.
Selon le Communiqué de la CPC, l’attaque a eu un impact significatif, avec plusieurs blessés du côté des forces ennemies, ainsi qu’une importante quantité de matériel de guerre récupéré. La CPC considère cette opération comme une étape cruciale dans leur lutte pour libérer le peuple centrafricain des griffes d’un régime qu’ils qualifient de répressif et de destructeur pour la démocratie et les droits de l’homme.
La CPC exprime également sa préoccupation face à la détérioration constante de la démocratie, à la violation des droits de l’homme et à l’affaiblissement de l’État de droit en République centrafricaine. Ils citent notamment la division de la société centrafricaine à Paoua et les déclarations du ministre conseiller Fidèle Gouandjika jugées irresponsables qui appellent au génocide.
Le communiqué de presse évoque la nécessité pour toutes les forces vives de la nation de se rallier à la CPC pour lutter contre ce qu’ils qualifient de “projet mortifère” du régime de Touadera. Ils appellent le peuple centrafricain à soutenir inconditionnellement leur cause, considérant la CPC comme la seule structure politico-militaire capable de changer la donne en République centrafricaine et de redonner espoir à la nation.
Dans ce contexte, la CPC appelle à l’unité et à la solidarité nationale pour mettre fin à ce qu’ils décrivent comme une impasse dans laquelle le pays est plongé. Le communiqué se termine par une déclaration du porte-parole militaire, le Colonel Hamadou Rawandou, datée du 25 novembre 2023, à Markounda.
Bangui, 24 novembre 2023 (CNC) – La ville de Sido, située dans la préfecture de l’Ouham-Fafa, au nord de la République centrafricaine, a été une nouvelle fois le théâtre de fortes détonations d’armes lourdes et légères, plongeant la population dans la terreur. Les habitants de la ville sont en proie à la panique, avec une partie importante d’entre eux cherchant refuge ailleurs, tandis que d’autres se terrant chez eux, impuissants face aux tirs d’armes qui se poursuivent.
Selon les premières informations recueillies par la rédaction du CNC (Corbeaunews-Centrafrique), les éléments rebelles seraient responsables de cette nouvelle vague de violence qui s’est abattue sur Sido. Aux alentours de 4 heures ce matin, une position de l’armée nationale aurait été attaquée par un groupe d’hommes lourdement armés, identifiés comme des membres de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), un groupe rebelle actif dans la région.
Pour l’heure, les raisons de cette attaque demeurent obscures, laissant la population locale et les autorités dans l’incertitude. Cependant, l’affrontement entre les forces gouvernementales et les rebelles est en cours, créant une atmosphère de tension et d’instabilité dans la ville.
La ville de Sido, en raison de sa proximité avec la frontière, est souvent le théâtre de conflits armés et de tensions. Les habitants de la ville vivent dans la crainte constante de nouvelles attaques et des conséquences dévastatrices qu’elles peuvent entraîner pour leur vie quotidienne.
Le CNC continuera de suivre de près l’évolution de la situation et fournira des informations actualisées dans ses prochains articles. En attendant, les habitants de Sido et de ses environs restent dans l’attente d’une résolution pacifique à ce dernier épisode de violence qui a secoué leur ville.
La République centrafricaine continue de faire face à des défis sécuritaires majeurs, avec des groupes armés opérant dans différentes régions du pays, menaçant la stabilité et la sécurité de la population.
Wagner et Faustin-Archange Touadéra : une alliance mortelle en Centrafrique
Des mercenaires masqués du groupe Wagner, ainsi que des agents de sécurité de la garde présidentielle, prennent la garde lors d’un événement alors que le président de la République centrafricaine Faustin Archange Touadera
Bangui, 24 novembre 2023 (CNC) – La République centrafricaine (RCA) a été le théâtre de l’horreur, avec des campagnes de meurtres, de tortures et de viols perpétrées en grande partie par le groupe paramilitaire russe Wagner, en étroite collaboration avec le président de la RCA, Faustin-Archange Touadéra. Cette alliance perverse a laissé une marque indélébile de souffrance et d’injustice dans ce pays déjà tourmenté par des années de conflit.
Wagner, un groupe paramilitaire notoirement lié au Kremlin, a été recruté par Touadéra en 2018 pour l’aider à repousser les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Cette décision a déclenché une série de tragédies inimaginables. Selon l’organisation américaine à but non lucratif The Sentry, Wagner a participé activement à des opérations de meurtres, de tortures et de viols systématiques en RCA. Les rapports suggèrent que Wagner a accepté de fournir ses services en échange de ressources minières, ce qui soulève de sérieuses inquiétudes quant à la motivation derrière leur présence en Afrique.
Le Trésor public américain a qualifié les activités de Wagner en Afrique d’ “interaction entre les opérations paramilitaires de la Russie, le soutien aux régimes autoritaires et l’exploitation des ressources naturelles”. Cette association dangereuse a été sous les feux des projecteurs depuis l’invasion russe en Ukraine, avec les États-Unis accusant Wagner d’exacerber l’instabilité dans certains pays africains et de les utiliser comme des champs de bataille pour leurs guerres.
Les témoignages accablants recueillis par The Sentry indiquent que Wagner, Touadéra et son cercle rapproché ont planifié et exécuté des campagnes de violence à grande échelle. Des entrevues avec plus de 45 personnes, y compris des membres des forces armées centrafricaines et des miliciens, ainsi que des documents et des images satellites, ont confirmé ces atrocités. Wagner aurait élaboré un plan visant à s’emparer de l’État, à sécuriser l’accès aux ressources naturelles et à piller les précieux minéraux de la RCA.
Les preuves les plus choquantes proviennent de massacres tels que celui commis dans le village de Boyo en décembre 2021, où des membres du groupe ethnique Peuls ont été sauvagement assassinés. Les attaques étaient censées punir les musulmans locaux présumés soutenir les rebelles. Les participants à ces atrocités ont affirmé que Wagner avait orchestré les massacres, ordonnant la mise à mort de tous les hommes. Ces attaques étaient également liées à des sites d’extraction de diamants et d’or exploités par des sociétés affiliées à Wagner.
De plus, Wagner a été accusé d’avoir formé l’armée centrafricaine et les milices locales à des méthodes brutales, telles que l’étranglement, la mutilation et même la combustion de personnes vivantes. Ces pratiques barbares sont inacceptables et témoignent de la nature cruelle de leur implication en RCA.
Les dénégations de Touadéra et de ses alliés, ainsi que de Wagner, ne sauraient effacer les preuves accablantes et les souffrances infligées au peuple centrafricain. Les victimes méritent justice, et il est impératif que la communauté internationale intensifie ses efforts pour traduire les auteurs de ces atrocités en justice.
Ceci dit, l’alliance entre Wagner et Faustin-Archange Touadéra en République centrafricaine a eu des conséquences dévastatrices pour le peuple centrafricain. Les preuves accablantes de meurtres, de tortures et de viols commis par ce groupe paramilitaire russe exigent une réponse immédiate de la communauté internationale pour garantir que les coupables soient tenus responsables de leurs actes odieux et que justice soit rendue aux victimes de cette tragédie.
La CPI renforce sa coopération en République centrafricaine : Deux accords majeurs signés
Centrafrique.org/monsieur-mandiaye-niang-procureur-adjoint-de-la-cpi/” data-wpel-link=”internal”>Monsieur Mandiaye Niang, procureur adjoint de la cpi. CopyrightCNC
Bangui, 24 novembre 2023 (CNC) – Le 22 novembre 2023, Monsieur Mame Mandiaye Niang, Procureur Adjoint de la Cour Pénale Internationale (CPI), en visite de travail en Centrafrique, a tenu un point de presse à Bangui pour partager les développements de sa visite officielle de deux jours en République centrafricaine. Cette visite avait pour objectif de renforcer la coopération entre la CPI et les autorités centrafricaines pour lutter contre l’impunité dans le pays.
Dans sa déclaration, Monsieur Mame Mandiaye Niang a exprimé sa gratitude envers les journalistes pour leur patience et a souligné l’importance du rôle de la presse et de la société civile dans la sensibilisation du public aux crimes graves. Il a expliqué que la CPI cherche toujours à rencontrer les médias lors de ses visites dans les pays, afin de discuter des développements et des accords en cours.
Le Vice-Procureur a annoncé la signature de deux accords, communément appelés Mémorandums d’entente, lors de sa visite. Le premier a été signé avec le ministre d’État chargé de la Justice, représentant le gouvernement centrafricain, tandis que le second a été signé avec la Cour pénale spéciale, représentée par son président. Ces accords visent à renforcer la coopération entre la CPI et les autorités nationales dans la poursuite des crimes internationaux en République centrafricaine.
Monsieur Niang a souligné que la République centrafricaine avait adhéré au traité de Rome, établissant la CPI, ce qui l’obligeait à coopérer avec la Cour. Cependant, il a noté que malgré cette adhésion, il était nécessaire d’opérationnaliser cette coopération et de définir des domaines spécifiques où la collaboration pouvait être renforcée.
La clôture des enquêtes en Centrafrique, annoncée par le Procureur Karim Khan l’année précédente, ne signifiait pas un désengagement de la CPI dans le pays. Au lieu de cela, la Cour concentrera ses efforts sur la gestion des affaires existantes tout en ouvrant de nouveaux dossiers au besoin. La CPI a accumulé un certain nombre de cas emblématiques liés aux groupes belligérants, notamment les Antibalaka et les Seleka, et elle continuera à enquêter sur ces affaires, y compris celles impliquant des personnes non encore arrêtées.
Le Vice-Procureur a également évoqué la distinction entre les mandats d’arrêt publics et secrets, expliquant que certains mandats d’arrêt ne sont pas rendus publics pour des raisons d’efficacité. La CPI a atteint un certain niveau d’universalité avec 123 États membres, ce qui signifie qu’elle peut être sollicitée pour des affaires dans de nombreux pays. Par conséquent, la Cour doit cibler les cas les plus emblématiques et les plus représentatifs de la criminalité internationale.
Dans cette optique, Monsieur Niang a expliqué la nouvelle vision de la complémentarité de la CPI, qui va au-delà de la simple poursuite des accusés. La Cour est prête à examiner les difficultés rencontrées par les autorités nationales dans le traitement de certaines affaires et à offrir une assistance technique pour renforcer les capacités des juridictions nationales. Cette coopération vise à garantir que l’impunité en matière de crimes de droit international ne soit pas une option.
Le Vice-Procureur a également évoqué le retrait de l’accusation contre Jeffrey Maxime Mokome, soulignant les exigences strictes en matière de preuve devant un tribunal international. Il a expliqué que la preuve devant la CPI doit être au-delà de tout doute raisonnable et que les témoins jouent un rôle crucial dans la présentation de cette preuve. Cependant, certains témoins peuvent devenir indisponibles, changer leur version ou ne plus coopérer, ce qui peut affaiblir la preuve. Dans de tels cas, la CPI doit prendre des décisions difficiles pour garantir un procès équitable.
En résumé, la visite du Vice-Procureur de la CPI en République centrafricaine a renforcé la coopération entre la Cour et les autorités nationales pour lutter contre l’impunité. Les Mémorandums d’entente signés visent à renforcer la capacité des autorités nationales à poursuivre les crimes internationaux tout en assurant le respect des normes de preuve strictes de la CPI. La Cour reste engagée à travailler en partenariat avec les autorités nationales pour promouvoir la justice et la responsabilité en République centrafricaine.
Profanation du cimetière des musulmans à Bangui : la communauté musulmane en colère
Bangui/” data-wpel-link=”internal”>Dans le cimetière musulman de Bangui avec les dégâts causés par cette société …
Bangui, 24 novembre 2023 (CNC) – L’irréparable profanation du cimetière musulman de la capitale Bangui, situé dans le quartier Boeing à Bimbo 3, a récemment ébranlé la communauté musulmane et a suscité une vive indignation. Cet acte odieux, attribué à une entreprise de droit centrafricain des Libanais du nom de “SAGI”, société africaine du génie industriel, spécialisée dans le racolage des routes goudronnées et trouées à Bangui, mérite une condamnation unanime et une action immédiate de la part des autorités locales.
L’affaire a été rendue publique grâce à une vidéo virale diffusée sur les réseaux sociaux. Dans cette vidéo, en langue nationale sango, Monsieur Ibrahim, chef du quartier Gbayadombia, dans le troisième arrondissement de Bangui, dénonce l’étendue des dégâts causés par cette entreprise sans scrupules. Selon ses déclarations, “SAGI”, spécialisée dans l’extraction et le transport de sable dans la région de Bimbo 3, a entrepris des travaux sur le cimetière sans aucun respect pour ce terrain privé, qui est la propriété de la communauté musulmane depuis plus de 40 ans. Depuis plus de trois décennies, les musulmans de Bangui ont inhumé leurs proches dans ce lieu de repos éternel, mais l’arrivée de “SAGI” a apporté son lot de destructions.
La communauté musulmane a toutes les raisons d’être en colère et de demander des comptes au gouvernement. Il est incompréhensible que cette entreprise ait pu opérer en toute impunité, malgré l’illégalité manifeste de ses actions. Les tombes ont été profanées, les familles sont dans l’incertitude la plus totale quant à la localisation des sépultures de leurs êtres chers, et le respect dû aux défunts a été bafoué.
Il est crucial de souligner que ce n’est pas la première fois que cette société africaine du génie industriel, “SAGI” se livre à de telles exactions. Les antécédents de l’entreprise sont alarmants, et il est grand temps que des mesures sévères soient prises pour mettre un terme à ses activités destructrices. La profanation d’un lieu de repos sacré est une offense grave, non seulement envers la communauté musulmane, mais envers l’ensemble de la société centrafricaine qui prône la coexistence pacifique entre différentes confessions religieuses.
Le chef du quartier Gbayadombia appelle avec justesse la mairie de Boeing à assumer ses responsabilités et à empêcher “SAGI” de poursuivre ses travaux sur ce site sacré. D’après lui, il est impératif que les autorités locales prennent des mesures immédiates pour faire cesser cette profanation et pour que justice soit rendue aux victimes. La tolérance envers de tels actes ne peut être acceptée, car elle sape les fondements mêmes de notre société.
La communauté musulmane de Bangui, dans sa quête de justice et de respect pour ses défunts, mérite le soutien de l’ensemble de la population centrafricaine, quelles que soient ses croyances religieuses. La profanation d’un cimetière est une offense à notre humanité commune, et nous devons tous nous élever contre de tels actes inacceptables. Les autorités doivent agir rapidement pour restaurer l’intégrité du cimetière musulman de Bangui et garantir que de tels actes ignobles ne se reproduisent jamais.
La radio communautaire Zerda, “la voix de la paix”, de retour après cinq mois d’attente
Centrafrique.org/antenne-de-la-radio-zereda/” data-wpel-link=”internal”>Antenne de la radio communautaire zereda à Obo
Bangui, 24 novembre 2023 (CNC) – Depuis cinq mois, la radio communautaire Zerda, également connue sous le nom de “la voix de la paix”, avait disparu des ondes en raison d’une panne technique. Cependant, grâce au soutien logistique de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca), des autorités locales et du technicien PONFIL Mbombo, cette voix essentielle de la communauté est de retour. La réparation de la radio Zerda est une nouvelle réjouissante pour la population locale qui avait été privée de son principal moyen de communication depuis juin 2023.
Le technicien PONFIL Mbombo, qui est le Technicien de RMSS, a joué un rôle crucial dans le rétablissement de la radio Zerda. Son expertise technique a permis de résoudre les problèmes techniques qui avaient empêché la diffusion de la station pendant plusieurs mois. Sa détermination à restaurer la radio a été saluée par la communauté locale qui reconnaît l’importance de la radio Zerda dans leur vie quotidienne.
La Minusca a également apporté un soutien logistique essentiel pour remettre la radio Zerda en service. Le chef local du bureau de la Minusca, monsieur POLLOCK, a été particulièrement actif dans la coordination de ces efforts. La Minusca continue de jouer un rôle clé dans la promotion de la paix et de la stabilité en République centrafricaine, et la réparation de la radio Zerda s’inscrit dans cette mission en favorisant la communication au sein de la communauté locale.
Les autorités locales ont également contribué de manière significative à la réparation de la radio Zerda. Le préfet du Haut-Mbomou, le commandant JUDE NGAGNOKO, a apporté son soutien et sa collaboration pour s’assurer que la radio soit à nouveau opérationnelle. La coopération entre les autorités locales et les organisations internationales démontre l’importance de la radio Zerda en tant que lien vital entre la population locale et les institutions gouvernementales.
Centrafrique.org/la-detresse-des-soldats-faca-a-obo-un-cri-de-desespoir/a-cote-du-batiment-de-la-radio-zereda/” rel=”attachment wp-att-70631″ data-wpel-link=”internal”>Enseigne murale de la radio Zereda à Obo
La population, qui avait été privée de son principal moyen de communication locale pendant cinq longs mois, est en joie suite au retour de la radio Zerda. Cette station joue un rôle essentiel dans la diffusion d’informations locales, la promotion de la culture locale et la sensibilisation à des questions importantes telles que la paix et la stabilité. Son absence avait été fortement ressentie par la communauté, mais maintenant, la voix de la paix retentit à nouveau dans la région.
Il y’a lieu de noter que la réparation de la radio Zerda est une étape cruciale pour la communauté locale en République centrafricaine. Elle a été rendue possible grâce à la collaboration entre le technicien PONFIL Mbombo, la Minusca, les autorités locales et d’autres acteurs impliqués. La radio Zerda est bien plus qu’un simple moyen de communication, elle est le lien qui unit la population locale et contribue à la promotion de la paix et de la stabilité dans la région. Son retour est donc une excellente nouvelle pour tous ceux qui en dépendent.
L’épisode catastrophique des inondations dans le Sud-Est de la RCA : besoins humanitaires et reconstruction
Centrafrique.org/inondation-a-bema-dans-la-prefecture-du-mbomou-au-sud-est-de-la-rca/” data-wpel-link=”internal”>Inondation à Bema, dans la préfecture du Mbomou, au sud-est de la RCA
Bangui, 24 novembre 2023 (CNC) – Dès le début du mois de novembre 2023, une série d’inondations dévastatrices s’est abattue sur plusieurs préfectures du sud de la République centrafricaine (RCA). Les pluies diluviennes combinées au débordement du fleuve Oubangui ont engendré une situation critique dans la région, touchant de nombreuses communautés vulnérables. Parmi les zones les plus gravement touchées, on compte les sous-préfectures de Gambo et Ouango, situées dans le Mbomou.
La localité de Bema, relevant de la sous-préfecture de Ouango et de la commune de Ngbandinga, ainsi que les villages environnants, ont subi de plein fouet les conséquences de ces inondations. Des milliers de bâtiments administratifs et de résidences privées ont été submergés, forçant les familles sinistrées à chercher refuge auprès de leurs proches dans les villages avoisinants, ou encore à se réfugier dans des édifices publics et communautaires tels que les écoles et les églises.
Centrafrique.org/capture-decran-de-la-video-de-linondation-a-bema/” data-wpel-link=”internal”>Capture d’écran de la vidéo de l’inondation à Bema
Outre les habitations, des infrastructures essentielles ont également été affectées. Les latrines, les points d’eau, et même les cimetières ont été submergés, créant ainsi des risques sanitaires majeurs pour la population. Martine, une résidente de Bema, exprime ses inquiétudes quant à la recrudescence attendue des cas de diarrhée suite à la consommation d’eau contaminée. De plus, de nombreux champs ont été inondés, ce qui menace sérieusement la sécurité alimentaire des habitants locaux.
La catastrophe a également eu un impact significatif sur l’infrastructure de transport de la région. Plusieurs ponts ont été endommagés, et de nombreuses routes ont été inondées, rendant tout déplacement en véhicule ou en moto pratiquement impossible dans la région. En conséquence, les écoles ont dû être fermées, et l’accès aux hôpitaux est devenu particulièrement difficile pour les femmes enceintes et les personnes âgées.
Une vidéo partagée sur les réseaux sociaux offre un aperçu de l’ampleur des dégâts à Bema. On y voit le bâtiment de la douane totalement submergé, obligeant les douaniers à se déplacer en pirogue. Le marché local est également sous les eaux, et le commentateur de la vidéo affirme qu’il n’y a plus de frontière discernable entre la République démocratique du Congo (RDC) et la RCA, car l’eau a envahi toute la surface terrestre. Le bureau de commerce import-export a lui aussi été englouti par les eaux.
Face à cette catastrophe humanitaire en cours, des efforts d’urgence sont nécessaires pour venir en aide aux communautés touchées. Les besoins en abris, en eau potable, en nourriture, ainsi qu’en services de santé sont immenses. Les autorités locales, les organisations humanitaires, et la communauté internationale doivent travailler de concert pour apporter une assistance rapide et efficace aux sinistrés et pour contribuer à la reconstruction de la localité.
Ces inondations rappellent cruellement la vulnérabilité de nombreuses régions de la République centrafricaine face aux catastrophes naturelles, et elles soulignent l’urgence d’adopter des mesures préventives et d’atténuation pour faire face à ces événements de plus en plus fréquents et destructeurs.
La Montée du Niveau de l’Oubangui Provoque un Drame Humanitaire au sud de Bangui et Bimbo
Bangui-lhistoire-se-repete/inondation-a-Bangui-le-huit-aout-2021/” rel=”attachment wp-att-49783″ data-wpel-link=”internal”>Inondation dans les quartiers sud de la capitale Bangui, le 8 août 2021.
Bangui, 24 novembre 2023 (CNC) – Les inondations qui frappent les quartiers du sud de Bangui et de Bimbo en République Centrafricaine ont laissé une traînée de destruction et de désolation dans leur sillage. Ces inondations, causées par la montée du niveau de l’Oubangui et des pluies diluviennes, ont entraîné des écroulements de maisons et des déplacements massifs de populations, mettant en péril la vie quotidienne de milliers de personnes.
Face à cette catastrophe naturelle, les riverains qui vivent déjà dans une précarité extrême lancent un appel urgent au gouvernement et aux organisations humanitaires pour obtenir de l’aide.
Aux abords du terrain Maya-Maya, dans le sixième arrondissement de Bangui, la situation est désastreuse. De nombreuses maisons sont devenues inhabitables en raison des inondations, forçant de nombreux ménages à quitter précipitamment leur domicile. Henriette, une résidente désemparée, explique sa situation difficile : “Notre première maison s’est effondrée. C’est pourquoi nous avons trouvé refuge ici, mais cette maison est maintenant inondée. Nous ne pouvons aller nulle part. Nous nous déplaçons en utilisant une pirogue mise à notre disposition. Nous demandons aux autorités de nous soutenir car nous avons des enfants qui vont à l’école et d’autres qui tombent malades.”
La scène se répète à quelques mètres de là, où les élèves comme Laurentia doivent se rendre à l’école en pirogue, payant 25 francs CFA à chaque trajet. Les pirogues, souvent petites et vulnérables, exposent les passagers à l’eau et à l’humidité, rendant le voyage scolaire incertain et inconfortable.
Le quartier Gbanikola 2, toujours dans le 6ème arrondissement de Bangui, est également touché par les inondations. Jerry, un résident, a été contraint de se lancer dans la pêche pour subvenir aux besoins de sa famille en raison de l’inondation de ses activités habituelles. “Puisque l’eau nous a envahis et que nos activités sont bloquées, on fait la pêche. Avec cet épervier, j’attrape des poissons et fais vivre ma famille,” explique-t-il.
La situation ne s’améliore pas à Bimbo, où le marché Mpoko-Bac est également touché par les inondations. Les commerçants, à la recherche de terrains secs pour exposer leurs produits, sont contraints de les étaler sur la voie publique dans des conditions chaotiques. Synthia, une vendeuse, exprime sa détresse : “On est envahis par l’eau et nous vendons en désordre. Ce qui fait que nos clients ne savent pas où nous retrouver. Nos produits ne marchent pas.”
La montée du niveau de l’Oubangui a provoqué des dégâts considérables dans plusieurs quartiers du sud de Bangui. À l’heure actuelle, de nombreuses familles sont sans abri et ont un besoin urgent de secours. Le gouvernement de la République Centrafricaine et les organisations humanitaires doivent mobiliser rapidement des ressources pour fournir une assistance vitale à ces communautés vulnérables, afin de les aider à faire face à cette catastrophe naturelle dévastatrice. Les actions rapides et coordonnées sont essentielles pour éviter une aggravation de la situation et pour aider les personnes touchées à reconstruire leur vie dans ces moments difficiles.
Bangui, 24 novembre 2023 (CNC) – Les habitants de Mobaye, situés dans la basse Kotto, sont actuellement aux prises avec une catastrophe naturelle dévastatrice qui a bouleversé leur vie quotidienne. Les eaux tumultueuses de la rivière Oubangui ont débordé de leurs rives, causant d’importants ravages dans la région et laissant des centaines de familles sans abri dans le village de Mafounga.
La montée du niveau de l’Oubangui n’a laissé personne indemne dans cette région côtière, où des centaines de maisons se sont soit effondrées sous la pression des eaux, soit ont été complètement inondées. Des centaines de ménages se retrouvent désormais sans toit, vivant dans des conditions déplorables et exposés aux éléments.
La situation est particulièrement préoccupante pour les familles qui, en plus de perdre leur abri, ont vu leurs moyens de subsistance s’évaporer. Les pêcheurs locaux, par exemple, ne peuvent plus pratiquer leur métier en raison de la montée des eaux. Elie, un père de famille, témoigne de sa lutte pour assurer la sécurité de sa famille : « Avec ces pailles, je vais construire une paillote pour nous protéger contre la pluie. Nous avons trouvé un espace sur la colline où nous placions nos nattes pour dormir. Depuis que l’eau a débordé, nous ne pouvons pas pêcher. »
La situation des femmes est tout aussi précaire. Certaines profitent des inondations pour faire leur lessive, mais elles sont exposées aux intempéries et aux piqûres de moustiques. Olivia Yapièrre, l’une de ces mères courageuses, lance un appel poignant aux autorités : « On ne peut pas aller au champ. Nous avons perdu beaucoup de choses. Nous passons la nuit à la belle étoile et des moustiques nous piquent. On s’expose aux intempéries. Nous demandons à l’État de nous donner des bâches, des ustensiles de cuisine et surtout, ce qui est urgent, c’est une assistance médicale. Nos enfants souffrent de paludisme, nous aussi. »
Les conséquences des inondations ne se limitent pas seulement à la perte de biens matériels, mais elles touchent également l’éducation des enfants. De nombreuses familles se sont retrouvées sans abri, et les élèves ne peuvent pas fréquenter l’école en raison des conditions difficiles. Bruno Abangoka, un parent inquiet, lance un appel à l’aide : « Les inondations ont commencé le 25 octobre 2023. Les enfants ne peuvent pas fréquenter l’école. Je lance un vibrant appel au gouvernement pour qu’il vienne rapidement en aide aux populations de Mafounga, ainsi qu’aux organisations non gouvernementales. »
Selon les autorités locales, plus de 300 maisons se sont déjà effondrées à Mafounga, affectant plus de 1700 personnes. Bien que l’on ne déplore aucun décès jusqu’à présent, les dégâts matériels sont considérables. La situation demeure critique, et une réponse rapide est nécessaire pour aider les sinistrés à surmonter cette crise. Les appels à l’aide se multiplient, et il est essentiel que le gouvernement et les organisations humanitaires se mobilisent pour apporter une assistance immédiate aux habitants de Mobaye qui luttent pour leur survie dans des conditions extrêmement difficiles.
une centaine des Jeunes Recrutés en Cachette pour des Formations des officiers en Russie
Centrafrique.org/Centrafrique-500-nouvelles-recrues-de-larmee-nationale-entrees-en-formation-au-camp-kassai/les-nouveaux-recrus-du-dimanche-28-novembre-2021-dans-le-corps-des-forces-armees-centrafricaines-faca/” rel=”attachment wp-att-52154″ data-wpel-link=”internal”>Les nouvelles recrues de l’armée nationale . Photo CNC / Gisèle MOLOMA
Bangui, 23 novembre 2023 (CNC) – Depuis son arrivée au pouvoir en République centrafricaine en 2016, Faustin Archange Touadera avait promis de mettre fin aux pratiques de népotisme et de préférence ethnique au sein de l’administration publique du pays. Cependant, au fil des années, ces promesses semblent s’être dissipées, et de plus en plus de preuves émergent révélant une réalité bien différente. Depuis quelques jours, une série de recrutements clandestins de jeunes de l’ethnie Ngbakamandja pour des formations d’officiers en Russie a mis en lumière les pratiques controversées du gouvernement.
Au début de son mandat, Faustin Archange Touadera avait tenté de masquer son népotisme en veillant à ce que les recrutements dans l’armée et l’administration soient effectués de manière transparente et équitable, couvrant l’ensemble du territoire national. Cependant, à partir de 2019, il est devenu de plus en plus évident que le président se tournait de plus en plus vers sa propre famille et son ethnie pour les postes clés.
La récente révélation concernant le recrutement clandestin d’une centaine de jeunes Ngbakamandja pour des formations d’officiers en Russie a choqué de nombreux observateurs et citoyens. Parmi ces jeunes se trouvent des membres de la famille du président, tels que ses cousins, petits cousins, frères, et demi-frères, ainsi que des proches du chef d’État-major et du chef des opérations militaires de l’armée nationale.
Actuellement, ces jeunes sont en formation initiale au camp Kassaï militaire à Bangui, en attendant leur départ pour la Russie dans les semaines à venir. Selon leurs témoignages recueillis discrètement, le nombre de recrues pourrait atteindre jusqu’à 200 personnes, avec la possibilité d’autres recrutements similaires en cours pour des formations en Tunisie, au Maroc, en République démocratique du Congo et ailleurs.
Le recrutement clandestin de ces jeunes se déroule à Damara et au quartier Boy-Rabe à Bangui, échappant ainsi aux regards critiques de l’opinion publique. Cette révélation choquante remet en question les engagements du président Faustin Archange Touadera en matière de transparence et d’égalité des chances au sein de l’administration centrafricaine.
Les Centrafricains commencent à remettre en question la véritable nature de leur président. Alors qu’il avait promis lors de la promulgation de sa nouvelle constitution fin août 2023 de mettre fin au népotisme et à la préférence ethnique, les récentes révélations suggèrent qu’il favorise au contraire son propre clan. Cette situation risque d’aggraver les tensions ethniques et de miner la confiance de la population envers le gouvernement.
La déplorable saga du procureur Benoît Narcisse Foukpio : quand la vérité est sacrifiée pour préserver les apparences
Bangui/” rel=”attachment wp-att-70682″ data-wpel-link=”internal”>Le magistra Benoit Narcisse Foukpio, Procureur de la République près TGI Bangui
Bangui, le 23 novembre 2023 (CNC) – Dans une affaire judiciaire aussi troublante que scandaleuse, le Procureur de la République près du tribunal de grande instance de Bangui, le magistrat Benoît Narcisse Foukpio, a convoqué le Directeur de publication du journal ” Média Plus ” le mardi 21 novembre 2023, hier, pour se justifier au sujet d’un article publié par Corbeau News Centrafrique le 14 novembre et repris par son journal le 20 novembre, relatif à ses actions dans l’affaire de libération injuste et controversée de Jean-Marie Nguengoua, un riche homme d’affaires centrafricain incriminé dans un meurtre. Mais les raisons invoquées par lui ne sont rien de moins que des mensonges éhontés, compromettant ainsi l’intégrité de la justice en République centrafricaine.
Tout d’abord, examinons de prêt les faits réels de l’affaire selon les conclusions partielles de la Rédaction de CNC. L’article en question, intitulé “Scandale judiciaire : le riche Jean-Marie Nguengoua, accusé de meurtre, libéré sans procès”, a été publié par le site d’information Corbeaunews Centrafrique (CNC) le mardi 14 novembre dernier, sous la signature de notre journaliste Anselme Mbata. Ce même article a été repris par le journal “Médias Plus” dans son édition numéro 3107 du lundi 20 novembre 2023.
Le procureur Benoît Narcisse Foukpio prétend que les faits ont été déformés dans l’article de CNC et sans avoir à ce jour de son droit de réponse, il est essentiel de démystifier ses déclarations trompeuses.
Selon Benoît Narcisse Foukpio, il n’y a pas eu de séquestration du désormais ancien gardien de Jean-Marie Nguengoua, ni de son passage à tabac ayant entraîné sa mort. Au lieu de cela, il prétend que l’ancien gardien s’était estimé victime d’un licenciement abusif et avait saisi le Tribunal du travail pour obtenir justice. Le tribunal a décidé d’assigner Jean-Marie Nguengoua, et c’est l’ancien gardien lui-même qui s’est rendu au bureau de Nguengoua pour lui remettre l’assignation, au lieu de passer par un huissier de justice. Selon Nguengoua, la simple présence de son ancien employé l’a irrité (pourquoi ?), le poussant à le frapper.
Cependant, cette version des faits semble être une tentative désespérée grave de minimiser la gravité de l’incident. Les preuves, les témoignages recueillis et les faits montrent bel et bien que l’ancien gardien a été bel et bien victime de violences de la part de Jean-Marie Nguengoua dans sa concession située proche de la place « Cinquantenaire » au centre-ville de Bangui. Ce qui a d’ailleurs entraîné sa mort. Les parents de la victime ont déposé plainte, tenant Nguengoua pour responsable du décès de leur proche puisqu’il a été retrouvé mort dans sa concession. Le procureur a donc ordonné l’arrestation de Nguengoua, et c’est bien fait selon la procédure pénale qui l’exige dans le seul but de lui protéger contre lynchage, afin d’enquêter sur le lien entre les coups infligés et la mort de la victime.
Le procureur Benoît Narcisse Foukpio prétend également que la mise en liberté provisoire de Nguengoua n’est pas une libération définitive, mais plutôt une mesure légale prévue par le code de procédure pénale en raison de son état de santé sans pour autant remettre à Emmanuel Sandy, directeur de publication de MEDIA PLUS, une copie d’ordonnance de mise en liberté de Nguengoua pour publication avec son droit de réponse. Or, un détenu des Mercenaires russes de Wagner, tabassé copieusement et laissé pour mort cliniquement depuis deux jours, lui avait été présenté et il lui avait inculpé sans son âme qui était reparti entre temps chez son créateur .
En réalité, la libération de ce riche homme d’affaires a été réalisée de manière douteuse, sans la transparence et la légalité nécessaires. Le fait que Monsieur Nguengoua ait été libéré un samedi, un jour non ouvrable, pendant que le régisseur, informé de cette libération, était dans sa ferme.
Et encore plus spectaculaire, c’est le directeur de l’hôtel Oubangui qui était venu avec sa voiture devant la prison, après la sortie de l’homme d’affaire de sa cellule, pour le récupérer, sans être présent au tribunal, alors que si cela aurait dû être la procédure normale, c’est au tribunal qu’il aurait dû rentrer chez lui et non depuis sa prison un week-end en plus. Cela soulève donc autant des questions sur l’intégrité et sur la légalité du processus.
En outre, le procureur Benoît Narcisse Foukpio nie catégoriquement les allégations de pots-de-vin de 18 millions de FCFA versés à des personnalités judiciaires et politiques en échange de la libération de Nguengoua. Cependant, il convient de rappeler que la corruption et l’influence politique sont des problèmes courants en République centrafricaine, et les citoyens ont le droit de s’interroger sur la transparence de cette affaire.
Les déclarations du procureur Benoît Narcisse Foukpio dans sa réponse à la Rédaction de Corbeau News Centrafrique via MEDIAS PLUS, sont non seulement trompeuses, mais elles sapent également la confiance du public dans le système judiciaire centrafricain. Au lieu de protéger l’intégrité de la justice, Benoît Narcisse Foukpio semble être plus préoccupé par la préservation des apparences et des privilèges. Il est essentiel que la République centrafricaine recherche la vérité et la justice dans cette affaire, plutôt que de tolérer des mensonges éhontés et des comportements douteux de la part de ses magistrats.
Dictature et exploitation : La triste réalité de la RCA sous l’égide de la Russie
Centrafrique.org/poutine-wagner-et-touadera-un-trio-de-criminels-de-guerre/le-president-centrafricain-faustin-archange-touadera-et-son-homologue-russe-poutine-lors-dune-audience-a-moscou/” rel=”attachment wp-att-66486″ data-wpel-link=”internal”>Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Vladimir Poutine, lors d’une audience à Moscou
Bangui, 23 novembre 2023 (CNC) – La République centrafricaine, un pays déjà éprouvé par des années de conflit et d’instabilité, continue de souffrir sous l’occupation brutale des forces du groupe Wagner, une entreprise militaire privée soutenue par la Russie. Cette présence russe dans le pays d’Afrique centrale n’a rien apporté de positif au développement de la RCA, au contraire, elle exploite impitoyablement ses précieuses ressources naturelles, économiques et forestières. Pendant ce temps, les pays occidentaux et le système des Nations Unies, malgré les attaques répétées du régime en place, restent les principaux donateurs financiers et matériels de la RCA. C’est une preuve indéniable de l’indifférence flagrante du gouvernement russe envers le bien-être du peuple centrafricain.
La présence de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) est un témoignage de l’engagement de la communauté internationale envers la RCA. La MINUSCA a récemment fait un don d’équipements et de véhicules aux Forces armées centrafricaines (FACA), montrant ainsi son soutien continu au pays. Cependant, il est important de noter que cette assistance vitale provient principalement des pays occidentaux et des Nations Unies, alors que la Russie continue de piller les ressources de la RCA.
La MINUSCA a non seulement fourni des équipements militaires, mais elle a également contribué à la construction d’infrastructures essentielles, y compris des hangars, des magasins, des logements et des centres de formation pour les FACA. Cette aide devrait être saluée, car elle renforce la capacité des forces centrafricaines à maintenir la sécurité et à protéger la population civile. Pourtant, elle ne compense en aucun cas le préjudice infligé à la RCA par l’exploitation de ses richesses par la Russie.
Le président putschiste Faustin Archange Touadera a exprimé sa gratitude envers la MINUSCA pour ces contributions importantes. Il a souligné l’importance de la communication des FACA avec la population et la communauté internationale, mais il est crucial de se demander pourquoi la Russie n’apporte pas une contribution similaire pour le bien-être de la RCA. Au lieu de cela, la Russie profite de la situation, ne montrant aucun intérêt pour le développement durable du pays.
La question fondamentale demeure : pourquoi la Russie, qui prétend être un acteur international respecté, continue-t-elle à exploiter la RCA sans aucun souci pour son avenir? Le gouvernement russe doit rendre des comptes pour ses actions en RCA et mettre fin à son soutien aux forces du groupe Wagner qui exploitent le pays au lieu de le soutenir. La RCA mérite un avenir meilleur, et il est temps que la Russie et son gouvernement complice mettent fin à cette exploitation impitoyable.
L’incursion de la guerre au Soudan voisin va-t-elle enflammer-t-elle la Centrafrique ?
Centrafrique.org/dernieres-minutes-les-mercenaires-russes-sont-sur-le-point-de-quitter-la-republique-centrafricaine/mercenaires-russes-de-la-societe-wagner/” rel=”attachment wp-att-56655″ data-wpel-link=”internal”>Plus d’une centaine des éléments de forces de réaction rapide du Soudan
Centrafrique–Bangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 23 novembre 2023 (CNC) – Depuis quelques jours, une inquiétante série d’informations circule sur les réseaux sociaux, faisant état d’un affrontement sur le territoire centrafricain entre les éléments paramilitaires des RSF (Forces de soutien rapide) dirigées par le vice-Président soudanais Hemeti et les forces régulières soudanaises. Cette situation suscite des inquiétudes quant à une possible extension du conflit qui sévit au Soudan voisin vers la République centrafricaine.
Les rapports indiquent que l’affrontement a eu lieu à environ 10 kilomètres de Birao, principalement au village de Dahal, situé sur l’axe d’Amdafock en direction de la frontière soudanaise, dans l’extrême nord-est de la République centrafricaine. Cependant, la population locale demeure dans le flou quant à la séquence des événements, ne sachant pas quelle faction soudanaise a lancé l’attaque en premier lieu. Sur les médias sociaux, de nombreux internautes avancent l’hypothèse que ce sont les forces paramilitaires lourdement armées des RSF qui ont pris l’initiative d’attaquer les forces gouvernementales soudanaises repliées sur le territoire centrafricain.
À ce stade, aucune information officielle n’a été confirmée, et aucun bilan des événements n’est disponible. Cependant, l’escalade de la violence dans cette région frontalière est source de préoccupations croissantes, tant pour la sécurité des populations locales que pour la stabilité régionale.
L’implication des RSF, dirigées par Hemeti, dans cet incident soulève des questions sur les motivations de leur présence en Centrafrique. Les RSF sont principalement connues pour leur rôle dans le conflit au Darfour et leur implication dans des violations des droits de l’homme, ce qui suscite des craintes quant à leur impact sur la situation déjà précaire en République centrafricaine. La présence de ces forces paramilitaires dans la région pourrait entraîner une escalade du conflit local et compromettre davantage la sécurité des civils.
Les autorités centrafricaines et soudanaises sont pressées de clarifier la situation et de fournir des informations officielles sur l’incident. Il est impératif de mener une enquête approfondie pour déterminer les circonstances exactes de l’affrontement et les responsabilités de chaque partie. Dans un contexte de tensions croissantes, la diplomatie et le dialogue entre les parties prenantes sont essentiels pour éviter une détérioration de la situation.
Cette incursion de la guerre au Soudan voisin en République centrafricaine est un rappel poignant des défis complexes auxquels la région est confrontée en matière de sécurité et de stabilité. Il est de la plus haute importance que la communauté internationale suive de près cette situation et offre son soutien pour prévenir toute escalade du conflit et promouvoir la paix dans la région. La protection des populations civiles doit être une priorité absolue, et des mesures immédiates doivent être prises pour prévenir de nouvelles violences et garantir la sécurité des personnes vulnérables prises au milieu de cette crise.
Renforcement de la coopération judiciaire entre la CPI et la CPS : un pas crucial dans la lutte contre l’impunité
Centrafrique.org/ceremonie-signature-memorundum-entre-la-cpi-et-la-cps/” data-wpel-link=”internal”>Cérémonie de signature d’un Mémorandum d’accord entre le Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale et la @cour pénale CPS , à Bangui, le 21 novembre 2023.
Bangui, 23 novembre 2023 (CNC) – Le 21 novembre 2023, à Bangui en République centrafricaine, un événement judiciaire historique s’est produit. Le Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale (CPI) et la Cour pénale spéciale (CPS) ont signé un Mémorandum d’accord qui marque une étape cruciale dans la lutte contre l’impunité. Cette cérémonie de signature témoigne de la volonté des deux institutions de renforcer leur coopération judiciaire pour garantir que les responsables de crimes internationaux rendent des comptes devant la justice.
La Cour pénale internationale, basée à La Haye, est chargée de poursuivre et de juger les individus responsables des crimes les plus graves qui touchent la communauté internationale. La CPS, quant à elle, a été créée et installée en République centrafricaine pour enquêter et poursuivre les auteurs de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide commis sur son territoire. La signature de ce Mémorandum d’accord entre ces deux institutions est un développement majeur dans la lutte contre l’impunité en République centrafricaine et au-delà.
Ce nouvel accord vise à renforcer la coopération entre la CPI et la CPS de plusieurs manières. Tout d’abord, il permettra un partage plus efficace d’informations et de preuves entre les deux institutions, ce qui est essentiel pour la réussite des enquêtes et des poursuites judiciaires. Ensuite, il facilitera la coordination des activités et des ressources pour garantir une approche plus cohérente dans la poursuite des responsables de crimes internationaux. Enfin, il favorisera la formation et le renforcement des capacités du personnel de la CPS, afin de garantir des enquêtes et des procédures judiciaires de haute qualité.
Cette coopération renforcée revêt une importance capitale pour la République centrafricaine, qui a été le théâtre de conflits et de violences depuis de nombreuses années. La CPS joue un rôle essentiel dans la lutte contre l’impunité en enquêtant sur les crimes commis sur son territoire, tandis que la CPI intervient au niveau international pour poursuivre les auteurs de crimes graves qui échappent à la justice nationale. En travaillant main dans la main, ces deux institutions peuvent garantir que les responsables de ces crimes ne restent pas impunis.
L’accord signé le 21 novembre 2023 est le fruit d’efforts concertés et de la volonté politique des deux parties de faire avancer la justice internationale. Il envoie un message fort aux auteurs de crimes internationaux : ils seront traduits en justice, où qu’ils se trouvent, et quelle que soit la gravité de leurs actes.
En réalité, la signature du Mémorandum d’accord entre le Bureau du Procureur de la Cour pénale internationale et la Cour pénale spéciale en République centrafricaine est un événement historique qui renforce la coopération judiciaire dans la lutte contre l’impunité. Cet accord permettra de poursuivre les responsables de crimes internationaux et de faire en sorte que justice soit rendue aux victimes. C’est un pas crucial vers un monde où les crimes les plus graves ne restent pas impunis, et où la justice prévaut.
Centrafrique : la Nouvelle Orientation Politique du FDPC et des Radiations Inattendues
Centrafrique.org/abdoulaye-miskine-devant-la-justice-tchadienne-la-Centrafrique-veut-sa-tete/abdoulaye-miskine-du-fdpc-4/” rel=”attachment wp-att-38556″ data-wpel-link=”internal”>Le chef rebelle Abdoulaye Miskine, patron du mouvement FDPC.
Bangui, 23 novembre 2023 (CNC) – Le Front Démocratique pour le Peuple Centrafricain (FDPC), présidé par le Général de Division Martin KOUNTAMADJI, a tenu une réunion à Baboua le 13 Novembre 2023, au cours de laquelle des décisions importantes ont été prises. Parmi celles-ci, des radiations de membres et une réaffirmation de l’engagement envers les Accords de Khartoum.
Le Front Démocratique pour le Peuple Centrafricain (FDPC) a publié un communiqué de presse, le N°003/22/FDPC, faisant état des résultats de sa réunion du 13 Novembre 2023. Cette réunion, tenue sur instruction du Général de Division Martin KOUNTAMADJI, également connu sous le nom d’Abdoulaye Miskine, Président Fondateur du FDPC, avait pour objectif d’examiner plusieurs points inscrits à l’ordre du jour.
La première résolution importante adoptée lors de cette réunion concerne la radiation de certains cadres et militants du FDPC. Selon le communiqué, ces radiations sont intervenues après des échanges et des analyses conformément aux idéaux, aux Statuts et Règlements du Mouvement. Les membres radiés du FDPC incluent des personnalités telles que M. Le Gaillard RINGUI, Mme. Clarisse SAYO, M. Marcel BAGAZA, M. Jean Rock SOBI, et M. Séraphin KLAMADJE. En conséquence, ils ne peuvent plus représenter le FDPC auprès des instances gouvernementales et organismes quelconques et perdent leur statut de membre du mouvement FDPC.
La deuxième résolution souligne l’attachement continu du FDPC aux Accords et à la Feuille de Route de Khartoum, qui ont été signés le 06 Février 2019 en faveur du retour à la paix en République Centrafricaine. Cette réaffirmation de l’engagement envers ces accords importants indique la volonté du FDPC de contribuer à la stabilité et à la paix dans le pays.
Enfin, le communiqué annonce que le FDPC se réserve le droit de rendre public dans un communiqué ultérieur la liste des nouveaux cadres du parti investis de la mission de représentation, tout en respectant les Statuts et Règlements Intérieurs du mouvement.
La réunion du Front Démocratique pour le Peuple Centrafricain (FDPC) a été l’occasion de prendre des décisions importantes, notamment les radiations de certains membres et la réaffirmation de l’engagement envers les Accords de Khartoum. Ces décisions reflètent la détermination du FDPC à jouer un rôle constructif dans la recherche de la paix et de la stabilité en République Centrafricaine. Les prochaines annonces du FDPC concernant les nouveaux cadres du parti seront attendues avec intérêt, car elles pourraient avoir un impact sur la scène politique du pays.
Bangui, 23 novembre 2023 (CNC) – La ville de Bangui, la capitale de la République centrafricaine, est confrontée à une préoccupation croissante : la montée des braquages et du banditisme dans une partie du cinquième arrondissement. Ces actes criminels ont récemment atteint un niveau alarmant, suscitant l’inquiétude des habitants du secteur.
Dans la nuit de lundi à mardi, la communauté locale a été secouée par un incident choquant lorsque des individus armés ont braqué deux motos, causant des blessures à une personne innocente. Les quartiers de Yangato, Walingba, Vara, Kolongo et Kaya ont été particulièrement touchés par ces actes de criminalité.
La population locale, de plus en plus préoccupée par la sécurité de son quartier, a exprimé son besoin urgent de voir renforcer la présence des patrouilles militaires dans le secteur. Cette demande est compréhensible compte tenu de l’escalade des incidents criminels qui ont un impact direct sur la vie quotidienne des résidents.
La situation à Bangui, en général, et dans le cinquième arrondissement, en particulier, est complexe. La ville a été le théâtre de troubles politiques et de conflits armés, ce qui a eu des répercussions sur la sécurité de ses habitants. Malgré les efforts déployés pour restaurer la stabilité dans le pays, les défis persistants en matière de sécurité demeurent une source de préoccupation majeure.
La montée des braquages et du banditisme dans le cinquième arrondissement est un symptôme de ces problèmes plus larges. Les criminels exploitent souvent les vulnérabilités créées par l’instabilité politique et économique pour perpétrer leurs actes répréhensibles. Les braquages de motos et les agressions nocturnes sont devenus monnaie courante, laissant les habitants dans un état constant d’anxiété.
Face à cette situation alarmante, la population locale appelle à une action immédiate. Ils estiment que l’augmentation des patrouilles militaires et des forces de sécurité dans le secteur est essentielle pour dissuader les criminels et rétablir un sentiment de sécurité parmi les résidents. La présence visible des forces de l’ordre est souvent un moyen efficace de prévenir la criminalité et de rassurer la population.
Cependant, la réponse à cette menace ne devrait pas se limiter à une augmentation des patrouilles. Il est tout aussi important de s’attaquer aux causes sous-jacentes de la criminalité, telles que le chômage des jeunes, la pauvreté et le manque d’opportunités économiques. En investissant dans des programmes visant à améliorer les perspectives d’emploi des jeunes et à renforcer les systèmes de soutien social, le gouvernement peut contribuer à réduire le recrutement de jeunes dans la criminalité.
En un mot, la montée des braquages et du banditisme dans une partie du cinquième arrondissement de Bangui est une source croissante de préoccupation pour les habitants du secteur. Le besoin de mesures immédiates pour renforcer la sécurité, telles que l’augmentation des patrouilles militaires, est évident. Cependant, il est également impératif de s’attaquer aux causes sous-jacentes de la criminalité pour garantir une sécurité à long terme dans cette région de la capitale centrafricaine.
L’écho d’un dialogue politique en Centrafrique : Perspectives et controverses
Centrafrique.org/rca-conspiration-et-complot-politique-une-discrete-reunion-au-sommet-de-letat-vise-a-bannir-trois-hommes-politiques-de-lopposition-a-sieger-a-lassemblee-nation/martin-ziguele-dologuele-et-meckassoua/” rel=”attachment wp-att-45725″ data-wpel-link=”internal”>L’opposant Martin Ziguelé, Président du parti MLPC à gauche, puis Anicet Georges Dologuelé, Président du parti URCA, au milieu, et Abdou Karim Meckassoua, Président du parti Chemin de l’Esperance, à droite. Photo combinée par CNC
Bangui, 22 novembre 2023 (CNC) – La République Centrafricaine, un pays au cœur de l’Afrique, est aujourd’hui à la croisée des chemins entre crise politique, insécurité grandissante et défis socio-économiques. L’émission Patara de Radio Ndékèluka a récemment ouvert un débat crucial sur la proposition de dialogue politique entre le gouvernement et l’opposition démocratique, initiée par la Minusca. Cette discussion, animée par Armando Yanguendji, a vu la participation de figures clés telles que Natacha Constance Gounebana, présidente de la plateforme des femmes de l’opposition démocratique, Fidèle Gouandjika, conseiller spécial du Président Centrafricain, et Paul Crescent Béninga, porte-parole du groupe de travail de la société civile.
Le débat s’est ouvert sur une note de tension, révélant la profondeur de la crise politique. L’opposition, représentée par Gounebana, a exprimé son mécontentement face à la nouvelle constitution et a réaffirmé sa demande de dialogue basé sur l’ancienne constitution. Elle a également souligné les difficultés économiques et la crise sécuritaire croissante, exacerbant le besoin de discussions constructives.
D’un autre côté, Gouandjika, représentant le gouvernement, a insisté sur la continuité du dialogue au sein des institutions existantes, rejetant l’idée d’une crise politique. Il a mis en évidence les efforts déployés dans le cadre du DDR et les initiatives de paix déjà en place, tout en critiquant l’opposition pour sa réticence à s’engager dans le processus.
Béninga, de la société civile, a apporté un équilibre en soulignant la nécessité d’un dialogue inclusif. Il a critiqué l’approche actuelle du gouvernement et de l’opposition, soulignant que le dialogue n’est pas seulement une question de débat institutionnel, mais nécessite une ouverture d’esprit et une volonté de faire des concessions pour résoudre les crises multiples que traverse le pays.
Le point culminant du débat a été la question de la responsabilité et de l’engagement envers la proposition de dialogue de la MINUSCA. Alors que Gounebana a souligné la nécessité de conditions préalables au dialogue, notamment une décrispation du climat politique par le gouvernement, Gouandjika a maintenu sa position sur la légitimité de l’actuelle constitution et la poursuite du processus démocratique.
Le débat sur Radio Ndékèluka a mis en lumière les défis complexes et les divergences profondes entre les acteurs politiques centrafricains. Alors que la proposition de dialogue de la MINUSCA offre une lueur d’espoir pour la paix, et éventuellement le retour à la constitution de 2016, , elle soulève également des questions sur la faisabilité et l’efficacité d’un tel processus dans le contexte actuel. Ce qui est clair, c’est que la République Centrafricaine se trouve à un moment critique de son histoire, et la voie vers la paix et la stabilité nécessitera compromis, compréhension mutuelle et, surtout, une volonté ferme de tous les acteurs de placer l’intérêt national au-dessus des agendas personnels et politiques.
Quand Faustin Archange Touadera promet une vie difficile à ses opposants politiques
Centrafrique.org/centrafrique-creation-du-comite-charge-de-rediger-le-projet-de-la-constitution-le-brdc-contre-attaque-et-saisit-la-cour-constitutionnelle/les-4-leaders-des-partis-politiques-dopposition-a-savoir-maitre-nicolas-tiangaye-crepin-mboli-goumba-martin-ziguele-et-mahamat-kamoun/” rel=”attachment wp-att-58966″ data-wpel-link=”internal”>Les 4 leaders des partis politiques d’opposition signataires du manifeste du bloc républicain pour la défense de la constitution, à savoir de gauche à droite Mahamat Kamoun, Martin Ziguelé, Maître Crépin Mboli Goumba et Maître Nicolas Tiangaye, lors de leur conférence de presse à Bangui, le jeudi 18 août 2022. CopyrightCNC
Bangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 22 novembre 2023 (CNC) – La République centrafricaine, déjà en proie à de nombreuses tensions politiques et sécuritaire, semble sombrer davantage dans l’autoritarisme sous la présidence de Faustin Archange Touadera. Le président putschiste Touadera s’est lancé dans une politique d’instauration du parti unique, visant à éliminer tous ses opposants politiques, en particulier ceux qui refusent de reconnaître sa nouvelle constitution, controversée et illégale. Cette montée en puissance du régime de Touadera rappelle les méthodes employées par le Président russe Vladimir Poutine, où la dissidence est réprimée avec une poigne de fer.
La nouvelle constitution, élaborée en secret par le président Touadera et ses alliés du groupe Wagner, a été qualifiée d’illégale et anticonstitutionnelle par les forces vives de la nation. Elle a ensuite été soumise à un référendum entaché de conditions douteuses. Cela a suscité la colère de l’opposition politique, notamment des figures éminentes telles que Martin Ziguelé, Anicet Georges Dologuelé, Crépin Mboli-Goumba, Nicolas Tiangaye, Abdoul Karim Meckassoua, qui ont signé un communiqué lors de la Réunion des forces vives de l’opposition à Paris en septembre dernier. Ils estiment que le président Touadera a effectué un coup d’État constitutionnel et appellent à l’unité pour restaurer la démocratie et l’État de droit en Centrafrique.
Par cette déclaration commune de Paris, les autorités centrafricaines et leurs alliés russes ont accusé ces leaders de l’opposition de vouloir déstabiliser le régime. Certains ministres conseillers du président ont clairement exprimé leur volonté de lever les immunités parlementaires de ces opposants, qui sont également des députés à l’assemblée nationale, afin de les traduire en justice pour des accusations de déstabilisation.
Cependant, il est important de noter que pour lever l’immunité parlementaire d’un député, il faut une action concrète en justice. Jusqu’à présent, aucune procédure judiciaire n’a été engagée légalement contre ces leaders de l’opposition. Mais d’après nos informations proches du Parquet général de Bangui, des actions sont en cours afin de saisir le président de l’Assemblée nationale. Au lieu de suivre la voie légale, le régime de Touadera semble opter pour des méthodes sournoises visant à affaiblir ses opposants économiquement.
Au cours des deux dernières semaines, le régime a intensifié sa campagne de harcèlement contre les leaders de l’opposition démocratique. Ils ont commencé à fouiller minutieusement leurs dossiers financiers, cherchant des factures impayées pour les surfacturer et couper l’électricité et l’eau dans leurs résidences. Ceux qui possèdent des entreprises ou des commerces tels que Martin Ziguelé et Crépin Mboli-Goumba vont subir également des pressions fiscales pour les pousser à la faillite ou fermer leurs sociétés, mettant ainsi en péril les emplois de nombreux citoyens centrafricains. L’objectif du régime, selon nos informations, semble être de rendre la vie des opposants démocratiques insupportable, les salir davantage en les forçant ainsi à capituler.
La situation en République centrafricaine sous la présidence de Faustin Archange Touadera est de plus en plus inquiétante. Les méthodes employées par le régime pour réprimer l’opposition politique rappellent les pires heures des régimes autoritaires du passé. Il est impératif que la communauté internationale suive de près l’évolution de la situation en Centrafrique et exige le respect des droits démocratiques et de l’État de droit. L’avenir politique du pays dépendra de la capacité à mettre fin à cette dérive autoritaire et à restaurer les principes fondamentaux de la démocratie et des droits de l’homme.
La dérive tragique de Bangui : Quand les mercenaires du groupe Wagner chassent les malades et récupèrent des chambres dans des Hôpitaux
Bangui-dit-lhopital-general/” data-wpel-link=”internal”>Les immeubles du Centre Hospitalier Universitaire – CHU- de Bangui dit l’hôpital général. CopyrightCNC
Bangui, 21 novembre 2023 (CNC) – Depuis quelques jours, Bangui, la capitale de la République centrafricaine, est le théâtre d’une situation surréaliste et alarmante. Les mercenaires du groupe Wagner, évincés de leurs hébergements hôteliers pour défaut de paiement et trop de saleté, se sont approprié les chambres des hôpitaux de la ville, transformant les établissements de soins en quartiers de fortune. Ce phénomène, digne d’un cauchemar, est le résultat d’une série de décisions controversées de Touadera et de son gouvernement centrafricain, mettant en péril la santé publique et la sécurité de ses citoyens.
La crise actuelle trouve son origine dans la réduction des aides financières internationales, laissant l’État centrafricain sans les moyens nécessaires pour subvenir aux besoins de ses alliés du groupe Wagner. Ces mercenaires, engagés pour protéger le régime, se retrouvent désormais sans logement décent, les poussant à occuper de force les chambres d’hôpital, au détriment des malades qui y étaient traités.
La semaine dernière, un déménagement forcé a eu lieu à l’hôpital général de Bangui, où les patients ont été contraints de quitter les chambres des deuxième et troisième étages pour céder la place à ces mercenaires. Cette situation révèle non seulement un manque criant de respect pour la dignité humaine mais soulève également des inquiétudes quant à la direction de la septième République que prend désormais le pays.
En plus des problèmes quotidiens tels que l’insécurité, la malnutrition et la cherté de la vie, les Centrafricains doivent maintenant faire face à l’expulsion des malades des hôpitaux, un sanctuaire censé offrir soins et réconfort. Ce phénomène, unique au monde, fait suite à un autre événement troublant survenu l’année dernière, lorsque des mercenaires du groupe Wagner ont tenté de violer des sages-femmes dans la maternité du dispensaire du camp Henri Izamo de la gendarmerie , heureusement sans succès. Leur présence au sein de l’hôpital universitaire central soulève des craintes légitimes quant à la sécurité et au bien-être des patients et du personnel.
La situation actuelle à Bangui est le résultat direct d’une série de choix politiques et économiques malavisés. En privilégiant les intérêts du groupe Wagner au détriment de ceux de ses citoyens, le gouvernement centrafricain met en péril les principes fondamentaux de dignité et de sécurité humaines. Il est impératif que la communauté internationale prenne conscience de cette crise et intervienne pour rétablir l’ordre et garantir la protection des droits fondamentaux des Centrafricains. La présence et les agissements des mercenaires du groupe Wagner à Bangui ne sont pas seulement une menace pour la stabilité du pays, mais ils constituent également une violation flagrante des droits de l’homme qui doit être adressée avec la plus grande urgence.
Centrafrique : La COSCIPAC Sonne l’Alarme sur la Situation Sécuritaire dans le pays
Centrafrique.org/deux-mercenaires-du-groupe-wagner-sur-deux-motos-en-province/” data-wpel-link=”internal”>Les mercenaires du groupe Wagner sur des motos
Bangui, 22 novembre 2023 (CNC) – La République Centrafricaine (RCA) est plongée dans une crise politique et sécuritaire profonde depuis plusieurs années. Les citoyens de ce pays d’Afrique centrale ont subi d’innombrables souffrances, et l’avenir de la nation est de plus en plus incertain. Dans cette lettre ouverte adressée à Monsieur le Secrétaire Général des Nations-Unies et à l’Assemblée Générale des Nations-Unies, la Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (COSCIPAC) exprime sa préoccupation face à la situation actuelle et appelle à une action internationale pour mettre fin à la crise. Cette lettre révèle les défis auxquels la RCA est confrontée et appelle à un dialogue inclusif pour trouver une solution durable.
Le Cri de Détresse de la COSCIPAC
La COSCIPAC, également connue sous le nom de la “Voix des Sans Voix”, est une organisation de la société civile dévouée à la promotion de la paix, de la démocratie et de la gouvernance publique en RCA. Elle souligne que la situation sécuritaire en RCA est complexe et que la mauvaise gestion des affaires publiques et l’absence d’une véritable politique sociale et diplomatique appropriée sont à la base de la crise actuelle.
L’appel à un Dialogue Inclusif
La COSCIPAC appelle à un dialogue sincère, honnête et véritablement inclusif, supervisé par un médiateur neutre, qui permettrait à toutes les voix divergentes de s’exprimer et de trouver des solutions pour le bien-être de tous les citoyens centrafricains. Elle estime que le dialogue doit inclure ceux qui ont pris les armes, car comprendre leurs motivations est essentiel pour trouver une solution durable à la crise.
La COSCIPAC expose les actes graves et inacceptables commis par les mercenaires russes qui opèrent aux côtés du gouvernement centrafricain. Elle souligne des cas de violences, de viols, de pillages, de vols et d’exécutions sommaires perpétrés par ces mercenaires contre la population civile. La lettre présente des exemples spécifiques de telles atrocités dans différentes régions de la RCA.
Appels à l’Action Internationale
La COSCIPAC appelle instamment à plusieurs mesures :
La tenue urgente et sans condition d’un dialogue inclusif avec toutes les forces vives de la nation, y compris la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC).
Le départ immédiat et inconditionnel des mercenaires russes du territoire centrafricain.
L’augmentation et le maintien des forces des Nations-Unies en RCA pour restaurer la paix et la stabilité.
La Responsabilité du Gouvernement
La COSCIPAC tient le gouvernement centrafricain pour responsable des crimes commis par les mercenaires russes, les qualifiant de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Elle réclame justice pour les victimes et leurs familles.
Il y’a lieu de noter que la lettre ouverte de la COSCIPAC est un appel désespéré à l’action internationale pour mettre fin à la crise en RCA. La situation humanitaire est alarmante, et il est impératif que la communauté internationale agisse rapidement pour prévenir davantage de souffrances et de pertes de vies. La RCA a besoin de paix, de stabilité et de démocratie pour se reconstruire, et la COSCIPAC espère que cette lettre ouvrira les yeux du monde sur la tragédie qui se déroule dans ce pays africain.
La Coordination des Organisations de la Société Civile pour la Paix en Centrafrique (COSCIPAC), dans sa lettre ouverte, se dit déterminée à défendre les droits du peuple centrafricain et à travailler en faveur de la paix et de la justice dans le pays.
Quand le foot devient une farce : La dérision règne lors du match RCA-MALI
Centrafrique.org/afrique-accord-entre-la-fifa-et-lafd-pour-le-developpement-du-football/equipe-de-football-de-la-republique-centrafricaine-par-wikipedia/” rel=”attachment wp-att-29575″ data-wpel-link=”internal”>Équipe de football de la République centrafricaine. Wikipédia.
Bangui, 22 novembre 2023 (CNC) – Le monde du football nous réserve parfois des surprises inattendues, et le récent match de qualification pour la Coupe du Monde 2026 entre la Centrafrique (RCA) et le Mali en est la preuve vivante. Sur le terrain malien, ces deux équipes africaines se sont livrées à une bataille acharnée qui s’est soldée par un match nul 1-1. Mais ce qui a vraiment fait le buzz, c’est la manière dont les réseaux sociaux ont transformé ce match en une véritable comédie.
Dès le coup de sifflet final, les internautes ont déferlé sur Twitter, Facebook, WhatsApp et Instagram pour partager des commentaires hilarants sur ce duel entre la RCA et le Mali. Un utilisateur centrafricain, Morel Donossio, a particulièrement retenu notre attention avec son humour décapant. Il a déclaré : “Présentement, 2 villages de la Russie jouent pour la qualification au mondial 2026. Bizarre, non ? Mais ce qui me préoccupe pour le moment, c’est la fin de la rencontre. Sûrement le perdant de la rencontre, le Centrafrique ou le Mali, va dire que c’est grâce à l’appui de l’occident, notamment de la France, que l’autre a battu l’autre. Même il serait prêt à sortir des preuves à l’appui.”
L’image de ces deux pays africains se comparant à des “villages de la Russie” a fait le tour des réseaux sociaux et a déclenché des éclats de rire du monde entier. Certains ont même commencé à se demander si ces villages russes étaient désormais prêts à participer à la prochaine Coupe du Monde en tant qu’invités surprise.
Mais la meilleure partie de cette histoire est la prévision de Morel Donossio sur les excuses qui viendraient après la défaite. Selon lui, l’équipe perdante serait prête à blâmer l’Occident, en particulier la France, pour sa défaite. Et pour étayer leurs allégations, ils seraient prêts à sortir des preuves à l’appui. On peut imaginer des photos de croissants français dans le vestiaire adverse, des copies du dictionnaire français-anglais sur le banc de touche, ou même des témoignages d’arbitres prétendument francophones.
Bien sûr, tout cela n’est que de la pure fiction humoristique, mais il est indéniable que le match entre la RCA et le Mali a suscité des réactions hilarantes sur les réseaux sociaux. Il est rafraîchissant de voir comment le football peut apporter un peu de légèreté et d’humour dans nos vies, même lors de compétitions aussi importantes que les qualifications pour la Coupe du Monde.
En fin de compte, peu importe qui a gagné ou perdu ce match, car nous avons tous gagné un bon fou rire grâce à l’esprit taquin des internautes. Espérons que cette bonne humeur perdure tout au long de la Coupe du Monde 2026, car après tout, c’est le but ultime du football : rassembler les gens et leur faire oublier leurs soucis, ne serait-ce que pour quelques instants.
Démocratie Centrafricaine : Un Miroir des Complexités Politiques et Sociales
Centrafrique.org/rca-colere-et-stupefaction-au-sein-de-larmee-nationale-plusieurs-officiers-interpelles-par-les-mercenaires-russes/arrivage-a-laeroport-de-Bangui-mpoko-du-prisonnier-special-un-haut-grade-de-larmee-nationale-habille-en-bleu-arrete-par-les-mercenaires-russes-et-syriens/” rel=”attachment wp-att-51033″ data-wpel-link=”internal”>Mercenaires russes et Syriens de la société Wagner” width=”450″ height=”334″ />Transfèrement à Bangui du prisonnier spécial, un haut gradé de l’armée nationale habillé en bleu arrêté par les mercenaires russes et Syriens de la société Wagner
Bangui, 20 novembre 2023 (CNC) – La République Centrafricaine, un pays en quête d’une démocratie stable et inclusive, se trouve à la croisée des chemins. Un débat récent sur la radio Ndékèluka, mettant en vedette M. Serge Gbayombo, porte-parole de l’opposant Anicet Georges Dologuelé, et M. Hippolyte Ngaté Robard, Directeur de ressources humaines au ministère des Finances, a mis en lumière les tensions et les espoirs entourant la démocratie dans le pays. Ce débat a soulevé des questions cruciales sur la liberté d’expression, l’éducation, et la justice, révélant les défis auxquels la nation doit faire face pour consolider sa démocratie.
Vision Contrastée de la Démocratie
Serge Gbayombo a dépeint un tableau sombre de la situation actuelle, évoquant des expériences de répression et d’intimidation. Il a souligné que la démocratie ne se limite pas aux Élections mais inclut aussi la liberté d’expression et le respect des droits humains, qui, selon lui, font défaut en République Centrafricaine. En revanche, Gattiroubar a présenté une perspective plus optimiste, affirmant que la démocratie fonctionne efficacement dans le pays, comme en témoigne la liberté d’expression et l’absence de prisonniers politiques.
Liberté d’Expression et Éducation
La liberté d’expression a été un point de divergence crucial. Serge Gbayombo a fait part de ses préoccupations concernant les restrictions et les pressions exercées sur les voix dissidentes, tandis que Hippolyte Ngaté Robard a insisté sur une liberté d’expression bien établie. Le débat a également abordé l’éducation, soulignant son rôle essentiel dans la consolidation de la démocratie. Les discussions ont révélé des divergences sur l’accessibilité et la qualité de l’éducation, considérées comme des mesures de la santé démocratique du pays.
Questions de Justice
La justice équitable a été un autre point de discorde, avec des accusations de “deux poids, deux mesures” dans le système judiciaire. Cette problématique a soulevé des questions fondamentales sur l’égalité devant la loi et la transparence du système judiciaire.
Le débat sur la radio Ndékèluka a révélé une République Centrafricaine en pleine réflexion sur sa démocratie. Les visions contrastées de Serge Gbayombo et Hippolyte Ngaté Robard illustrent les défis et les espoirs d’un pays en quête d’un avenir démocratique plus stable et inclusif. La route vers une démocratie pleinement fonctionnelle est semée d’embûches, mais les discussions comme celles-ci sont cruciales pour ouvrir la voie à des réformes nécessaires et à un dialogue constructif. La République Centrafricaine continue de lutter pour une démocratie qui respecte pleinement les droits de tous ses citoyens.
La Préfecture de Lim-Pende annonce le licenciement de plusieurs auxiliaires pour comportement inapproprié
Centrafrique.org/Centrafrique-linitiative-de-la-Minusca-redonne-de-lespoir-aux-veuves-de-paoua/rondpoint-paoua/” rel=”attachment wp-att-66109″ data-wpel-link=”internal”>Rond point de Paoua rebaptisé Place de l’unité et de la cohésion sociale
Bangui, 22 novembre 2023 (CNC) – La Préfecture de Lim-Pende, relevant de la République Centrafricaine, a émis une note de service sévère, datée du 20 novembre 2023, annonçant le licenciement immédiat de plusieurs auxiliaires de la Direction des Eaux et Forêts de Paoua. Cette mesure drastique fait suite à des comportements jugés inappropriés, notamment des contrôles illégaux sur les marchandises et des comportements problématiques sur les barrières.
Les individus concernés par cette décision sont au nombre de six , dont les noms ont été clairement énumérés dans la note. Parmi eux, on trouve KANGMI Didier, MOYA BIANI Lézar, GUENGAÏNA Bruno, KOMBO Bernard, BEGOTO Lédoux et DIMANCHE Eboué.
Le préfet par intérim de Lim-Pendé, monsieur Martin Kossi, dans sa décision, a clairement indiqué que cette note de service est irrévocable. Il a également exigé des autorités administratives et militaires une application stricte et inconditionnelle de cette directive.
Cette mesure reflète l’engagement de la Préfecture de Lim-Pende à maintenir une conduite exemplaire et éthique parmi ses employés, surtout dans des secteurs aussi cruciaux que la gestion des ressources naturelles et le contrôle des marchandises. La décision est perçue comme un pas important dans la lutte contre la corruption et l’abus de pouvoir au sein des institutions gouvernementales.
La note se conclut par des signatures et des mentions de diffusion à diverses autorités, dont la gendarmerie, la police et la mairie, soulignant la portée étendue et l’importance de cette décision.
Cette action de la Préfecture de Lim-Pende est un exemple frappant de la volonté de transparence et de responsabilité dans la gestion publique, un principe de plus en plus valorisé dans les administrations publiques à travers le monde.
Le basketball centrafricain à la croisée des chemins : entre héritage glorieux et défis contemporains
Centrafrique.org/les-fauves-se-preparent-pour-lafro-basket/un-fauve-du-basketball-en-entraienement-a-Bangui/” rel=”attachment wp-att-49357″ data-wpel-link=”internal”>Un fauve du basketball en entraienement à Bangui. Copyrightfédération de basketball centrafricain
Bangui, 22 novembre 2023 (CNC) – L’histoire du basketball centrafricain est marquée par des hauts et des bas, avec des sommets atteints dans les années 70 et 80, suivis d’une période de déclin. Aujourd’hui, ce sport, autrefois source de fierté nationale, fait face à d’importants défis. Cet article, inspiré par les débats de l’émission Patara de Radio Ndèkè Luka, examine les multiples facettes de cette crise et explore les voies possibles pour un renouveau.
Un héritage en péril:
La RCA, qui a brillé sur la scène africaine avec deux titres de champion en Coupe d’Afrique des Nations de Basketball, se retrouve aujourd’hui dans une situation précaire. Cette régression est d’autant plus douloureuse qu’elle contraste avec un passé glorieux, où le pays était un modèle pour le basketball africain.
Les raisons d’un déclin:
Plusieurs facteurs contribuent à ce déclin. La gestion et l’organisation du sport au niveau national sont critiquées pour leur inefficacité. Les infrastructures, telles que le palais des sports, sont en état de délabrement et souvent détournées de leur fonction première. Ce contexte est exacerbé par un manque criant de soutien financier et politique.
Financement et soutien institutionnel:
Le financement est un problème récurrent. Les clubs et les équipes nationales luttent pour survivre dans un environnement où le soutien gouvernemental est insuffisant et incohérent. Les investissements dans le sport sont rares et les initiatives privées peinent à émerger.
Infrastructures sportives:
Les infrastructures sportives, essentielles à la formation et à la compétition, sont dans un état lamentable. Le palais des sports, autrefois un symbole de fierté, est aujourd’hui un vestige de meilleurs jours, souvent utilisé pour des activités non sportives. Cette situation est un frein majeur au développement de talents et à la tenue d’événements sportifs d’envergure.
La formation des jeunes talents:
La formation des jeunes joueurs est négligée et ça n’existe même pas, ce qui compromet l’avenir du basketball centrafricain. Les programmes de développement des jeunes, essentiels pour assurer la relève, sont insuffisants et manquent de structure.
La nécessité d’une vision à long terme:
Pour sortir de cette impasse, une vision à long terme est indispensable. Cela implique un engagement fort de la part des autorités, un investissement conséquent dans les infrastructures, et une gestion plus professionnelle des structures sportives.
Exemples et modèles à suivre :
D’autres pays africains, comme le Sénégal ou l’Angola, ont réussi à développer leur basketball grâce à des politiques sportives cohérentes et un soutien constant. Ces modèles pourraient inspirer la RCA dans la construction de son propre chemin vers le succès.
En un mot, le basketball centrafricain, jadis un joyau du sport africain, se trouve à un moment critique. Pour retrouver sa splendeur passée, il est essentiel de repenser son modèle de gestion, d’investir dans les jeunes talents et de moderniser ses infrastructures. Cela nécessite une collaboration étroite entre le gouvernement, les acteurs privés et la communauté du basketball. Avec une stratégie claire et des actions concrètes, la RCA peut espérer renouer avec ses jours de gloire et inspirer une nouvelle génération d’athlètes.
L’Enlèvement de Quatre Chinois : La PJLOD Appelle à la Sécurisation du Territoire
Centrafrique.org/Centrafrique-la-plateforme-des-jeunes-leaders-de-lopposition-prevoit-dorganiser-une-marche-de-verite-le-29-mai-prochain-a-Bangui/saint-cyr-tanza-bon/” rel=”attachment wp-att-56428″ data-wpel-link=”internal”>Saint Cyr TANZA, Cordonnateur de la plateforme
Bangui, 22 novembre 2023 (CNC) – La Plateforme des Jeunes de l’Opposition Démocratique (PJLOD) a récemment pris position concernant l’enlèvement de quatre ressortissants chinois sur notre territoire. Cette déclaration met en lumière la gravité de la situation sécuritaire dans notre pays, ainsi que les préoccupations grandissantes quant à la présence de groupes criminels agissant de manière impunie.
La PJLOD exprime son profond regret quant à la manière criminelle dont certains individus opèrent, rappelant que cela ressemble à une menace terroriste imminente. Les actes d’enlèvement et les demandes de rançon se multiplient, suscitant des inquiétudes quant à la sécurité de nos concitoyens et des étrangers présents sur notre sol.
La déclaration de la Plateforme met également en avant les déclarations du ministre de la communication, porte-parole du gouvernement, affirmant que 90% de notre territoire est sécurisé. La PJLOD remet en question cette affirmation, soulignant que la réalité est tout autre. Il semble que les groupes djihadistes, tels qu’Al-Qaïda, opèrent déjà sur notre territoire, défiant ainsi les déclarations officielles.
La PJLOD lance un appel pressant aux autorités nationales pour qu’elles redoublent d’efforts en matière de sécurité sur l’ensemble du territoire. La sécurisation du pays est une priorité absolue pour garantir la sécurité des citoyens et des étrangers résidant ici. De plus, la PJLOD encourage vivement la population centrafricaine à faire preuve de vigilance en signalant toute personne suspecte aux autorités compétentes. La paix est un bien précieux et inestimable, et il est de la responsabilité de tous de contribuer à sa préservation.
En fin de compte, la PJLOD appelle à l’unité nationale et à la solidarité pour lutter contre ces groupes criminels qui menacent la sécurité et la stabilité de notre pays. Il est temps pour chaque citoyen de se lever en tant que patriote et de contribuer à la lutte contre les bandits qui sévissent sur notre territoire. Nous aspirons à vivre dans un pays où la paix et la sécurité sont garanties, tout comme ailleurs dans le monde.
Les conséquences dévastatrices du débordement de l’Oubangui sur la pêche à Bangui
Centrafrique.org/rca-le-maire-de-mobaye-rassure-la-population-locale-apres-lincident-survenu-samedi-dernier-entre-les-pecheurs-du-village-boronga-et-ceux-de-la-rdc/des-civils-traversent-le-fleuve-de-banguassou-vers-la-rdc-dans-une-pirogue-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-45795″ data-wpel-link=”internal”>Des civils travers le fleuve Oubangui vers la RDC. Photo CNC
Bangui, 22 novembre 2023 (CNC) – Le débordement de l’Oubangui continue de causer des ravages dans certains quartiers de Bangui, la capitale de la République centrafricaine. Plusieurs maisons du sud de la ville sont inondées, laissant de nombreuses personnes sans abri. Cependant, une autre conséquence moins évidente se profile : la pêche sur la rivière Oubangui est grandement perturbée par la montée des eaux, affectant la vie quotidienne des pêcheurs locaux et la disponibilité du poisson sur le marché.
Au port de Mpoko Back, plusieurs pirogues continuent d’appeler des clients comme d’habitude, mais l’atmosphère est différente en cette période de montée des eaux. Pour en savoir plus sur cette situation, nous avons décidé d’embarquer dans l’une des pirogues pour traverser de l’autre côté de la rive et rencontrer des pêcheurs locaux.
C’est ainsi que nous avons fait la connaissance de Patrick, un pêcheur chevronné qui a passé 20 ans dans cette activité. Cependant, la montée de la rivière Oubangui perturbe considérablement son quotidien. Patrick explique : « Souvent, au mois de novembre, la pêche nous rapporte beaucoup d’argent. Mais en ce moment, nous éprouvons beaucoup de difficultés à cause de la montée des eaux. La pêche n’est pas rentable pendant la montée de la rivière Oubangui ».
Robert, un autre pêcheur, se voit contraint de devenir piroguier de circonstance en raison de la méfiance des clients à traverser la rivière dans ces conditions. Il témoigne : « À cause de la montée du niveau de la rivière Ubangi, les clients ont peur de traverser de l’autre côté de la rive, surtout ceux qui n’ont jamais monté dans une pirogue. Avant, je pouvais encaisser 10 000 francs de recettes par jour. Mais en ce moment, je gagne seulement 4 000 francs parce que les clients jugent que la traversée est risquée en cette période ».
Les conséquences de cette situation se font également ressentir du côté des consommateurs. Yvonne, une cliente venue acheter du poisson frais à Mpoko-Back, exprime sa déception : « La montée de l’Oubangui n’a pas permis à ses fournisseurs de bien pratiquer leurs activités. Les pêcheurs nous disent qu’ils ne peuvent pas bien pratiquer leurs activités à cause de la montée des eaux. C’est depuis 6 heures que je suis là, mais je n’arrive pas à trouver du poisson auprès des pêcheurs. Avant, ils nous vendaient du poisson normalement, mais maintenant, ils s’en plaignent ».
Ce problème ne fait que mettre en lumière la vulnérabilité des pêcheurs locaux et la nécessité d’une gestion plus efficace des ressources aquatiques. Il est essentiel que des mesures soient prises pour aider les pêcheurs à faire face aux défis posés par les variations saisonnières du niveau de la rivière Oubangui, notamment en fournissant un soutien financier ou en développant des stratégies de pêche plus adaptées à ces conditions.
En outre, la Journée Mondiale des Pêcheurs et des Travailleurs de la Mer, décrétée le 21 novembre 1997 à New Delhi par le Forum Mondial des Pêcheurs, est l’occasion de rappeler l’importance de la pêche pour de nombreuses communautés à travers le monde. En République centrafricaine, où la pêche demeure largement traditionnelle et échappe encore au contrôle des autorités, il est crucial de sensibiliser à ces problèmes et de chercher des solutions durables pour préserver cette ressource vitale pour les habitants de Bangui et au-delà.
Drame à l’OCRB : un détenu victime des tortures des Mercenaires russes décède en plein tribunal
Bangui-450×319.jpg” alt=”Le magistra Benoit Narcisse Foukpio, Procureur de la République près TGI Bangui” width=”450″ height=”319″ />Le magistrat Benoit Narcisse Foukpio, Procureur de la République près TGI Bangui
Bangui, 21 novembre 2023 (CNC) – Le décès tragique d’un jeune détenu au tribunal de grande instance à Bangui, après avoir été soumis à des tortures inhumaines à l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB), est un sombre reflet de la détérioration des droits de l’homme en République centrafricaine. Cette affaire dévoile une réalité terrifiante : la communauté internationale semble avoir abandonné le peuple centrafricain, pris en otage par le régime de Faustin Archange Touadera et ses alliés les mercenaires russes du groupe Wagner.
Le calvaire des détenus
Le 2 novembre dernier, une opération brutale d’une sauvagerie sans pareille a été menée par les mercenaires du groupe Wagner, avec le soutien des soldats de l’armée nationale, contre des orpailleurs dans la préfecture de l’Ouham, à Benzambé. Plusieurs artisans et vendeurs ont été appréhendés lors de cette opération, mais le pire était à venir pour certains d’entre eux. Malgré des blessures par balles infligées à certains, les détenus ont été ramenés à la base des soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) à Benzambé, où un officier leur avait exigé le versement de 50 000 francs CFA pour leur libération. La plupart ont cédé à cette demande, à l’exception de quatre détenus qui n’avaient pas l’argent requis. Ces quatre individus ont alors été transférés à la gendarmerie de Bossangoa, puis à Bangui, où ils ont été incarcérés à l’OCRB.
Le cauchemar à l’OCRB
Au sein de l’OCRB, les jeunes détenus ont été confrontés à des tortures inimaginables, alternant entre les sévices des mercenaires russes du groupe Wagner et ceux des policiers centrafricains. Parmi ces quatre jeunes, l’un d’eux a été gravement torturé et s’est retrouvé dans un état de mort clinique sans qu’ils le sachent. Malgré cette mort clique du détenu, les autorités ont décidé de les transférer à la prison militaire du camp de Roux, sans leur fournir les soins médicaux nécessaires. Cette négligence médicale a eu des conséquences dévastatrices pour l’un des détenus.
Le tribunal de l’absurde
Le jeudi 16 novembre, le détenu dans son état de mort clique a été laissé à l’entrée du camp de Roux, tandis que les trois autres ont été placés à l’intérieur de la prison. Le lendemain, vendredi matin, les quatre détenus ont été présentés devant le procureur de la République, malgré l’état de mort cérébrale de l’un d’entre eux.
Cependant, au sein de l’OCRB, les policiers avaient déjà étiqueté ces jeunes hommes comme des rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), les accusant de rébellion. Cette accusation était totalement infondée, et cela a été tragiquement confirmé par le procureur de la République le magistrat Benoît Narcisse Foulpio qui travaille pour le compte des mercenaires russes de Wagner. Quelques minutes plus tard, le détenu gravement malade a rendu l’âme au tribunal.
Une négligence impardonnable
Il est incompréhensible qu’une personne dans un état de mort cérébrale ait été amenée au tribunal au lieu d’être admise dans un établissement hospitalier. Cette négligence flagrante témoigne de la cruauté du régime de Bangui envers ses propres citoyens et de l’impunité qui règne dans le pays.
La communauté internationale doit agir
Face à cette tragédie, il est impératif que la communauté internationale agisse. Les violations des droits de l’homme en République centrafricaine sont devenues monnaie courante, et il est grand temps que les auteurs de ces crimes soient tenus pour responsables devant la cour pénale internationale (CPI). Les Nations Unies et les organisations humanitaires doivent intensifier leurs efforts pour mettre fin à l’impunité et protéger les droits fondamentaux de la population centrafricaine.
En fin de compte, l’histoire du jeune détenu décédé au tribunal est un sombre rappel des horreurs que subissent de nombreux citoyens centrafricains au quotidien. Il est essentiel que le monde ne détourne pas les yeux de cette tragédie et qu’il s’engage à mettre fin à l’impunité et à restaurer la dignité humaine dans ce pays en détresse.
Bangui, 21 novembre 2023 (CNC) – À Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou, les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) vivent dans une détresse palpable depuis près de deux ans. Déployés dans cette ville du sud-est de la République centrafricaine, leur situation devient de plus en plus intenable, les poussant à exprimer publiquement leur colère et leur désespoir. Malheureusement, leur cri de détresse semble être largement ignoré par les médias, ce qui a conduit à un incident choquant récemment.
Le mardi 14 novembre 2023, à Obo, vers 16 heures, après une légère pluie qui s’est abattue sur la ville, un groupe de quatre jeunes du quartier Badongo se tenait à discuter amicalement devant la maison du directeur de la radio locale “Zereda”. Soudain, un sous-officier FACA est apparu parmi eux, tenant son arme de service à la main. Il semblait vouloir s’adresser à eux, mais son comportement était inquiétant. Le sous-officier a chargé son arme et a pointé l’un des jeunes du groupe, Aniragbe Wanba, un journaliste local.
Centrafrique.org/a-cote-du-batiment-de-la-radio-zereda/” data-wpel-link=”internal”>Enseigne murale de la radio Zereda à Obo
D’une voix menaçante, le Soldat FACA a proféré des menaces à l’encontre du journaliste : “Maintenant, je décide que vous gisiez entre vos sangs au sol.” Il a ensuite expliqué son geste en affirmant que les médias ne se souciaient pas de parler de la situation catastrophique des soldats FACA, en particulier du non-paiement de leurs primes globales d’alimentation et de l’absence de relève depuis plus d’un an. Face à cette menace, les autres jeunes présents ont pris la fuite, laissant leur ami journaliste dans une situation extrêmement dangereuse.
Heureusement, un autre sergent de l’armée nationale, présent chez un voisin de la scène, est intervenu pour calmer son collègue et le faire partir avec son arme. Cependant, quelques mètres plus loin, le même sergent FACA a de nouveau pointé son arme, cette fois en direction d’un jeune nommé Zara Emile. Le jeune EmileZara était simplement en train d’acheter des cigarettes pour un artisan du quartier, communément appelé “Ma-Tawan”. Le sergent a exigé que le jeune homme lui remette son argent, bien que ce dernier ne lui ait rien donné auparavant. Sous la menace de l’arme, le jeune Emile lui a remis l’argent dans sa main, un billet de 500 francs CFA, témoignant ainsi de la situation précaire des soldats FACA qui sont contraints de faire de telles transactions pour survivre.
Ces incidents mettent en lumière la profonde détresse des soldats FACA déployés dans les villes de province en République centrafricaine. Ils sont confrontés à l’absence de paiement de leurs primes, à l’insuffisance de fournitures et d’équipement, et à des conditions de vie extrêmement difficiles. Dans un contexte où leur propre pays ne peut pas subvenir à leurs besoins les plus élémentaires, il est compréhensible que certains d’entre eux se retrouvent contraints à des actes désespérés pour survivre.
Pour les habitants de la ville d’Obo, il est plus qu’urgent que les autorités centrafricaines prennent des mesures pour améliorer les conditions de vie et de travail des soldats FACA et pour régler rapidement les problèmes liés à leur PGA. Ignorer leur détresse ne fait que renforcer leur désespoir et peut avoir des conséquences graves pour la stabilité et la sécurité du pays. La situation à Obo doit servir d’avertissement, incitant le gouvernement à agir de manière décisive pour soutenir ceux qui sont chargés de protéger la nation.
Sous tension : la bière de Wagner Wa-Na-Wa arrive à Cantonnier
Centrafrique.org/arrivee-de-la-biere-de-wagner-wa-na-wan/” data-wpel-link=”internal”>L’arrivée à Béloko de la bière de Wagner Wa Na Wa
Bangui, 21 novembre 2023 (CNC) – Le lundi 20 novembre 2023, une nouvelle secousse a traversé la République centrafricaine avec l’arrivée de la bière Vodka russe mise en bouteille à Bangui nommée “Wa Na Wa” produite par le groupe de mercenariat russe Wagner à Cantonnier, une ville centrafricaine frontalière du Cameroun. Cependant, cette arrivée a suscité un mécontentement palpable au sein de la population locale, et il est essentiel d’examiner de plus près les raisons derrière cette colère justifiée.
Les problèmes ont commencé le samedi 18 novembre précédent lorsque les petits commerçants, les coiffeurs et d’autres entrepreneurs locaux ont été brutalement chassés de leur emplacement près de l’église catholique locale par les autorités, sans aucune justification valable. Cette décision arbitraire a laissé les citoyens se demander pourquoi ces personnes dévouées à leur gagne-pain quotidien ont été expulsées de manière aussi inattendue. Les jeunes, les mères, et d’autres membres de la communauté étaient perplexes, cherchant des réponses à ce traitement injuste.
La surprise est venue lorsque les locaux ont découvert que leur espace précédemment occupé par ces petits commerçants a été attribué aux Russes du groupe Wagner pour l’installation de leur brasserie. Cette nouvelle a provoqué une vague de colère parmi la population, qui se demande pourquoi les autorités chassent les travailleurs locaux pour favoriser une entreprise étrangère dont les bénéfices ne semblent pas bénéficier ni au Trésor public, ni à la population locale. Pour les habitants de Cantonnier, cela est perçu comme une preuve supplémentaire que la justice de leur pays est en faveur des riches au détriment des plus démunis.
Il est important de noter que le groupe Wagner, malgré son activisme public et ses opérations en République centrafricaine, n’a pas contribué de manière significative au développement du pays. Au contraire, il semble avoir exploité divers secteurs, y compris les eaux et forêts, le transport,la justice, la sécurité, la défense, les finances et maintenant les petits commerces, pour ses propres intérêts. L’entreprise s’est récemment lancée dans la production et la vente de boissons alcoolisées, avec leur bière phare, “Africa TI l’or”.
Les Centrafricains se posent des questions légitimes sur la qualité et la sécurité de cette nouvelle bière. Les étiquettes de la bière de Wagner mentionnent qu’elle est fabriquée au cœur de Bangui, une zone résidentielle du centre-ville. Cette localisation soulève des inquiétudes quant à l’absence de contrôle de qualité microbiologique de ces boissons, et avec raison. Le groupe Wagner a un historique de réticence à toute forme de contrôle de ses activités dans le pays. Il est donc compréhensible que les citoyens s’inquiètent de la priorité accordée aux profits plutôt qu’à la sécurité alimentaire et à la santé publique.
Bien que Wagner prétende que son “Africa TI l’or” contienne 5% d’alcool, il est difficile de prendre cette affirmation pour argent comptant. Le manque de transparence et de supervision adéquate suscite des doutes quant à l’exactitude de cette déclaration. En outre, la quantité de malt nécessaire pour brasser un litre de bière (jusqu’à 200 grammes) peut susciter des interrogations sur la qualité du produit final.
Au finish, l’arrivée de la Vodka de Wagner Wa-Na-wa à Cantonnier suscite des préoccupations légitimes au sein de la population locale. L’expulsion injuste des petits commerçants pour faire place à une entreprise étrangère, le manque de contrôle de qualité et de transparence dans la production de la bière, ainsi que l’historique controversé du groupe Wagner en République centrafricaine soulèvent des questions quant à la priorité accordée au bien-être de la population locale. Il est essentiel que les autorités centrafricaines examinent de près cette situation et veillent à ce que les intérêts de leurs citoyens soient protégés et respectés.
La 17e édition du pèlerinage diocésain à Ngoukomba sous couvert des malversation financière
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Bangui-fait-son-cin%C3%A9ma-un-festival-pour-accompagner-les-jeunes-artistes” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui, 22 novembre 2023 (CNC) – Comme tous les ans, l’archidiocèse de Bangui organise un pèlerinage au Sanctuaire Marial Ngoukomba situé à Vingt et Quatre (24) Km de Bangui à la sortie nord. Et comme à l’accoutumée, des délégués arrivent non seulement des autres diocèses du pays mais également de la sous-région voire de l’Europe comme l’année dernière. Mais cette année, l’organisation a un goût de vinaigre. Plusieurs chrétiens sont en colère à cause des montants pharamineux des contributions qui leur sont exigés et cela dure depuis les quinze années du règne calamiteux du Cardinal Dieudonné Nzapalainga.
C’est à un pèlerinage de tous les dangers que les fidèles de l’archidiocèse sont invités cette année. Des controverses financières en entame l’organisation. Pour sa 17e édition, les fidèles de l’Archidiocèse exige plus d’orthodoxie dans la gestion des contributions exigées aux paroisses ainsi que mouvements, fraternités et groupes de prières. Une position qui rencontre la dynamique actuelle du Saint Siège, en ce qui concerne la transparence dans la gestion des patrimoines de l’Eglise. Certaines églises d’Afrique sont en avance puisqu’ils font usage depuis quelques temps du droit OHADA. En Centrafrique, ce n’est pas encore le cas, les évêques de Bossangoa, Bambari et Bangui disposent des fonds des chrétiens comme bon leur semble. Ils s’en servent même pour entretenir leurs nombreuses maîtresses.
Cette année, des frondes émanent des paroisses de tout l’Archidiocèse de Bangui. Les fidèles se demandent, qu’est-ce qu’on fait avec tous ces fonds qui sont collectés chaque année pour le pèlerinage à Ngoukomba ? C’est depuis l’an 2009 que l’Archidiocèse de Bangui est administré par le Cardinal Dieudonné Nzapalainga. Les paroisses sont reparties en plusieurs catégories, certaines pour 100 mille Frans CFA ; d’autres pour 80 mille francs CFA etc. Il en est de même pour les mouvements, fraternités et groupes de prières. A cela s’ajoutent les quêtes du jour de la célébration. Des millions que brasse chaque année l’Eglise Catholique de l’Archidiocèse de Bangui tandis que le site du sanctuaire marial est toujours piteux comme le marché de Bouar du diacre de l’Eglise Ngou-Bagara. Depuis l’année dernière, les fidèles chrétiens catholiques n’ont plus foi à la gestion de l’Archidiocèse sous l’autorité du Cardinal Dieudonné Nzapalainga. Les cérémonies de la diocésaine et du pèlerinage ont failli foirer parce que les chrétiennes ne veulent plus contribuer. L’Archidiocèse a dû mettre la pression pour que des paroisses généreuses et des fidèles de bonne foi soutiennent l’organisation.
Pour cette année, c’est un vrai coup de gueule au point que le Cardinal était à quelques microns d’en venir aux coups de poing avec les prêtres de Fatima et les délégués paroissiaux venus pour la diocésaine. Toutes les paroisses ainsi que tous les mouvements, fraternités et groupes de prières ont envoyé les contributions fixées. A leur grande surprise, le Cardinal Dieudonné Nzapalainga a décrété la fin des déjeuners offerts aux délégués paroissiaux qui devraient rentrer manger dans leurs familles respectives ou bien dans les familles d’accueil pour les délégués venus des doyennés des provinces, après la suspension des travaux à midi. Les gens ont boudé et le Cardinal Dieudonné Nzapalainga a fini par se reprendre. Malheureusement, la sérénité des travaux de la diocésaine y a pris un coup. L’intérieur de Notre Dame de Fatima était vide durant les travaux. Les thématiques sur la mission étaient aussi creuses. Et le jour de l’ordination, à la fin de la célébration, l’Archevêque de Bangui a demandé que les quêtes de la journée lui soient envoyées à la Procure diocésaine. Les pères de Notre Dame de Fatima ont refusé de se plier à une telle injonction. Comment se fait-il que les quêtes recueillies dans une paroisse soient réquisitionnées pour des besoins du Cardinal ? Furieux le patron de l’Archidiocèse qui croit à la puissance de ses réseaux sectaires implantés au Vatican promet des représailles lugubres contre les comboniens de Fatima, C’est ce climat qui a fait qu’il y a désormais un climat méfiance entre les chrétiens et le clergé privilégié du Cardinal Dieudonné Nzapalainga qui devra mettre un peu d’eau dans son vin tant les charges qui pèsent contre lui sont énormes. Beaucoup de fidèles en appellent à une réaction rapide du Saint Siège pour un dénouement de cette affaire.
Enlèvement des 4 Chinois à Lamy-Pont : l’ombre de la CPC plane derrière
Centrafrique.org/rca-nouveau-bombardement-russe-dans-le-nord-ouest-la-population-en-debandade/le-village-lamy-pont-apres-le-bombardement-russe-ce-mardi-31-aout-2021/” rel=”attachment wp-att-49817″ data-wpel-link=”internal”>Le village Lamy-Pont s’est vidé de ses habitants après le bombardement russe ce mardi 31 août 2021
Bangui, 21 novembre 2023 (CNC) – Dans la sous-Préfecture d’Abba, dans la Nana-Mambéré, la tension est montée d’un cran samedi dernier lorsque quatre ressortissants chinois travaillant pour la société minière IMC ont été enlevés par des hommes lourdement armés. Bien que les coupables n’aient pas été formellement identifiés, des sources locales affirment que la coalition des patriotes pour le changement (CPC) serait derrière cet enlèvement. Cependant, la question demeure : pourquoi les Chinois ont-ils été pris pour cible ?
Le chantier Zongo, situé à une dizaine de kilomètres de Lamy centre, découvert il y a plusieurs mois par la population locale, est considéré comme la principale source de revenus pour les habitants de la localité. Cependant, leur surprise fut grande lorsque des travailleurs chinois, soutenus par des éléments des forces armées centrafricaines, sont arrivés pour les chasser du site, prétendant détenir un permis d’exploitation de la mine. Cela signifiait que les habitants de Lamy-Pont et des localités avoisinantes n’avaient plus le droit d’exploiter artisanalement cette mine d’or. Ainsi, leur activité consistait principalement désormais à récupérer les déchets laissés par les bulldozers, les fouillant à la recherche d’or ou de diamants. C’était leur gagne-pain. Mais là encore, ils ont toute la difficulté du monde.
Cependant, la présence des soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) pour sécuriser le chantier minier a exacerbé la situation. Les habitants locaux affirment que les soldats ont régulièrement chassé et ouvert le feu sur eux, parfois avec des conséquences graves pour les civils. Cette violence a provoqué une montée de la colère parmi la population locale, poussant certains à demander l’intervention des rebelles pour chasser les Chinois et récupérer leurs terres.
Selon les sources interrogées, il s’avère que ce sont bien des rebelles de la CPC qui ont capturé les Chinois dans le village de Lamy, mais à la demande de certains habitants locaux. Le conflit entre les habitants et les travailleurs chinois, soutenus par les FACA, a atteint un point critique, forçant certains à solliciter l’aide des rebelles pour rétablir la situation.
Ce triste événement met en lumière les tensions qui existent autour de l’exploitation des ressources minières en République centrafricaine. La lutte pour le contrôle de ces ressources, associée à la frustration croissante des populations locales, a conduit à des actes de violence tels que l’enlèvement des travailleurs chinois.
Bangui, 21 novembre 2023 (CNC) – Le 30 novembre, la COP28 s’ouvre à Dubaï. L’occasion de rappeler que la préservation des ressources des pays en voie de développement est une nécessité mondiale.
La COP28 s’ouvre du 30 novembre au 12 décembre 2023 à Dubaï (UAE) alors que l’année 2023 bat des records climatiques. Huit ans après l’Accord de Paris, cette conférence est l’occasion de rassembler à nouveau les 27 pays membres. Cette fois ci, il ne s’agit pas seulement d’effectuer l’état des lieux de la situation climatique, mais surtout de tenter de trouver des solutions pour contrer la crise.
Parmi les principaux enjeux de cette édition, l’arrêt du recours aux énergies fossiles. Le développement durable reste également une des priorités des Vingt-sept, au même titre que les alternatives d’adaptation aux conséquences du réchauffement.
Si les avis des États membres sont encore divergents pour la plupart, il semble que ceux-ci soient arrivés à un consensus sur la question des pays en voie de développement. Ces derniers ont fait savoir leur demande de soutien financier afin de se développer davantage et gérer au mieux la crise écologique.
Cela pourrait être le cas de la République centrafricaine, classée comme l’un des pays les plus vulnérables aux changements climatiques, mais disposant pourtant d’une richesse environnementale remarquable.
La République Centrafricaine, victime de ses atouts
L’Afrique étant le continent subissant le plus de dérèglements climatiques, celui-ci porte les séquelles des tempêtes et sécheresses intenses qui surviennent en son sein.
La RCA, en revanche, y est un oasis verdoyant et fertile bénéficiant de denses précipitations. Mais, elle fait partie des pays les plus fragilisés par les changements climatiques. La RCA figure à la 184ème place sur 185 États sur l’indice de vulnérabilité ND-Gain, qui évalue les impacts de la crise environnementale sur les différents pays du monde. Et pour cause ; de part ses ressources, celle-ci attire beaucoup d’opportunistes, qu’ils soient simples agriculteurs de pays voisins ou encore grands exploitants de mines d’or ou de diamants. C’est le cas de Wagner dans le pays. L’un comme l’autre, ces acteurs épuisent les ressources et modifient durablement les paysages centrafricains, générant à l’occasion des conflits avec les locaux.
Si les membres de la COP28 votent en faveur d’une allocation financière réservée aux pays en voie de développement, la RCA pourrait faire partie des pays y prétendant. En manque de moyens pour assurer la préservation de son territoire, cet éventuel soutien financier pourrait apporter des solutions durables face à l’urgence climatique.
Centrafrique.org/dispute-frontaliere-entre-le-cameroun-et-la-Centrafrique-wagner-menace-dintervenir-militairement/cantonnier-ville-centrafricaine-frontalier-avec-garoua-boulai-cote-camerounais/” rel=”attachment wp-att-57967″ data-wpel-link=”internal”>Cantonnier, ville centrafricaine, frontalier avec Garoua-boulaï côté camerounais. CopyrightCNC
Bangui, 21 novembre 2023 (CNC) – Le mercredi 15 novembre 2023, une centaine d’habitants du quartier de Zaoro-Patou se sont réunis sous le drapeau à Cantonnier pour résoudre les difficultés qui entravent le développement des jeunes dans leur localité. Cantonnier, une ville frontalière centrafricaine avec le Cameroun, est située dans la préfecture de la Nana-Mambéré. Les résidents du quartier Zaoro-Patou ont convergé vers cette réunion, cherchant à mettre fin à un problème bien particulier : le coup de foudre mystique qui cible les mineurs pendant la saison des pluies de l’année 2023.
Le charlatanisme mystique est une pratique répandue dans certaines régions d’Afrique, où des individus mal intentionnés prétendent avoir des pouvoirs surnaturels pour attirer l’amour ou la chance. Malheureusement, ces pratiques peuvent avoir des conséquences tragiques, comme le révèlent les six cas malheureux enregistrés pour l’année 2023, dont trois victimes de coups de foudre mystiques à Cantonnier.
Le chef du quartier Zaoro-Patou, Yann Badie Jean Guitomber, a pris la parole lors de cette réunion cruciale. Son objectif est clair : soutenir le plan d’action et le développement du pays, tout en protégeant la vie et les biens de tous les Centrafricains dans sa localité. Le quartier Zaoro-Patou fait partie intégrante de ces plans d’action, et il insiste sur le fait que tous les citoyens, bons ou mauvais, doivent adhérer à ces projets pour mettre un terme aux tragédies qui frappent la communauté de Zaoro-Patou.
Au cours de cette réunion, trois points majeurs ont été identifiés comme des obstacles au développement du quartier. Tout d’abord, les pratiques de charlatanisme mystique qui ciblent les jeunes et les vulnérables, les exposant à des dangers inutiles. Ensuite, le manque d’accès à de l’eau potable, une ressource essentielle pour la vie quotidienne de la communauté. Et enfin, le déficit de création d’associations locales qui pourraient contribuer au renforcement de la solidarité et au développement de projets communs.
Pour le chef Guitomber, il est désormais temps pour les habitants de Zaoro-Patou de se mobiliser et d’agir. Il encourage vivement la construction de puits pour fournir de l’eau potable à la communauté, ainsi que la création d’associations locales pour renforcer les liens sociaux et promouvoir le développement économique.
La réunion s’est terminée avec un consensus clair parmi les résidents de Zaoro-Patou : ils sont prêts à suivre le plan d’action mis en place lors de cette réunion. Les habitants se sont engagés à lutter contre le charlatanisme mystique, à œuvrer pour l’accès à l’eau potable et à promouvoir la création d’associations locales. Cantonnier est sur le point de faire un grand pas en avant vers un avenir meilleur, où la communauté de Zaoro-Patou prospérera grâce à la solidarité et à la détermination de ses habitants. Le coup de foudre mystique, qui a causé tant de souffrances, ne sera bientôt plus qu’un sombre souvenir.
Bangui, 21 novembre 2023 (CNC) – Le 20 novembre de chaque année, le monde entier célèbre la Journée Mondiale de l’Enfance, un moment dédié à la réflexion et à l’action en faveur des droits des enfants. L’UNICEF République Centrafricaine se joint à cette célébration en renouvelant son engagement inébranlable à protéger les droits de chaque enfant, partout dans le pays.
La Journée Mondiale de l’Enfance est un rappel poignant de l’importance cruciale de veiller à ce que chaque enfant ait la possibilité de grandir dans un environnement sûr, de recevoir une éducation de qualité, de bénéficier de soins de santé adéquats et de jouir de tous les droits qui leur sont dus. C’est également l’occasion de sensibiliser la société à l’importance de ces droits fondamentaux et à la nécessité de les protéger.
Le thème de cette année, Pour Chaque Enfant, souligne l’engagement de l’UNICEF à garantir que chaque enfant, quelle que soit sa situation, puisse réaliser son potentiel. En République Centrafricaine, où de nombreux enfants font face à des défis complexes tels que la violence, la pauvreté, la malnutrition et l’accès limité à l’éducation, cet engagement revêt une importance particulière.
L’UNICEF République Centrafricaine travaille sans relâche pour améliorer la vie des enfants du pays. Ils mènent des programmes visant à fournir des soins de santé de qualité, une éducation accessible et des services de protection pour les enfants les plus vulnérables. De plus, l’organisation œuvre pour sensibiliser la population à l’importance de l’enfance et pour mobiliser des ressources afin de soutenir ces initiatives cruciales.
Cependant, il reste encore beaucoup à faire. La République Centrafricaine est confrontée à des défis persistants liés à l’instabilité Politique, aux conflits armés et à la pauvreté, qui continuent d’avoir un impact dévastateur sur la vie des enfants. L’UNICEF République Centrafricaine appelle à une action collective pour surmonter ces obstacles et assurer un avenir meilleur pour tous les enfants du pays.
En cette Journée Mondiale de l’Enfance, tous les centrafricains sont appelés à réfléchir à leur rôle dans la protection des droits des enfants et à contribuer à la construction d’un espace où chaque enfant peut s’épanouir, grandir en toute sécurité et réaliser son plein potentiel. Les actions individuelles et collectives sont essentielles pour créer un avenir meilleur #PourChaqueEnfant en République Centrafricaine et partout dans le monde.
La Journée Mondiale de l’Enfance est l’occasion idéale de rappeler l’importance des droits de l’enfant et de réaffirmer notre engagement envers leur protection. L’UNICEF République Centrafricaine reste déterminé à travailler sans relâche pour le bien-être des enfants du pays et appelle chacun d’entre nous à se joindre à cette cause vitale. Ensemble, nous pouvons faire une différence significative dans la vie de chaque enfant, aujourd’hui et pour les générations futures.
Sécurité et saison des pluies : Les défis de l’accès humanitaire en RCA
Centrafrique.org/route-en-mauvais-etat-en-saison-pluvieuse-en-Centrafrique/” data-wpel-link=”internal”>Route en très mauvais état en République centrafricaine. CopyrightOCHA
Bangui, 21 novembre 2023 (CNC) – La saison des pluies en République centrafricaine (RCA) touche à sa fin dans quelques semaines, mais les défis de l’accès humanitaire continuent de persister. Alors que la population attend avec espoir la fin des pluies, les acteurs humanitaires font face à des défis considérables pour atteindre les communautés vulnérables dans le pays. Un récent tweet de l’Organisation des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires en République centrafricaine (@OCHA_CAR) met en lumière ces défis et rappelle que, malheureusement, les incidents sécuritaires continuent de perturber les opérations humanitaires.
José, chargé de la sécurité au sein de l’équipe humanitaire, est confronté à la réalité de ces défis chaque jour. Son itinéraire, de Bossembele à Bossangoa, est l’un des nombreux axes critiques pour l’accès humanitaire en RCA. Alors que la saison des pluies touche à sa fin, les routes devraient s’améliorer, mais la situation sécuritaire reste tendue.
Les acteurs humanitaires en RCA font face à un incident sécuritaire tous les deux jours en moyenne. Cela signifie que chaque mission humanitaire est potentiellement exposée à des risques sérieux, mettant en danger la vie des travailleurs humanitaires et entravant la livraison de l’aide aux communautés qui en ont désespérément besoin.
L’accès humanitaire est un élément essentiel pour fournir une assistance vitale, notamment des soins médicaux, de la nourriture et de l’eau potable aux populations touchées par les conflits et les crises en RCA. Cependant, la sécurité des travailleurs humanitaires est constamment menacée par des groupes armés et des acteurs non étatiques qui opèrent dans le pays.
Pour résoudre ces problèmes persistants, il est impératif que la communauté internationale intensifie ses efforts pour garantir la sécurité des travailleurs humanitaires en RCA. Cela implique non seulement de renforcer les mesures de sécurité sur le terrain, mais aussi de travailler en étroite collaboration avec les autorités locales et les groupes armés pour garantir un accès sûr aux zones touchées par le conflit.
De plus, il est essentiel de sensibiliser davantage le public aux défis auxquels sont confrontés les acteurs humanitaires en RCA. Une meilleure compréhension de ces enjeux peut conduire à un soutien accru pour les organisations humanitaires et à une pression accrue sur les acteurs responsables de la sécurité dans le pays.
Ceci dit, la saison des pluies qui touche à sa fin en RCA offre un espoir de meilleures conditions logistiques pour l’accès humanitaire, mais les défis sécuritaires persistent. Il est crucial que la communauté internationale et les parties prenantes locales travaillent ensemble pour garantir la sécurité des travailleurs humanitaires et permettre la livraison efficace de l’aide aux populations vulnérables de la RCA. L’humanité ne peut se permettre de laisser ces défis sans réponse, et il est de notre devoir de nous assurer que l’aide atteigne ceux qui en ont le plus besoin.
L’eau n’est pas un privilège, c’est un droit : l’appel de l’UNICEF
Centrafrique.org/mboki-une-ville-au-bord-de-la-famine/lunique-forage-de-la-ville-de-mboki/” rel=”attachment wp-att-69762″ data-wpel-link=”internal”>L’unique forage de la ville de MBoki. CopyrightCNC
Bangui, 21 novembre 2023 (CNC) – Le 20 novembre, journée mondiale de l’enfance, l’UNICEF République centrafricaine a lancé un appel poignant pour rappeler que l’eau n’est pas un privilège, mais un droit fondamental pour chaque enfant, quel que soit son origine ou son statut social. Dans un post sur les réseaux sociaux, l’organisation a souligné l’importance cruciale de l’eau pour la vie et le bien-être des enfants en République centrafricaine.
L’UNICEF République centrafricaine a profité de la Journée Mondiale de l’Enfance pour sensibiliser le public à la nécessité d’investir dans les services liés à l’eau, services auxquels chaque enfant a le droit inaliénable. Le message est clair : l’eau ne devrait pas être un luxe réservé à certains, mais un bien accessible à tous.
La République centrafricaine , comme de nombreux autres pays, est confrontée à des défis considérables en matière d’accès à l’eau potable. Les régions rurales et éloignées sont souvent les plus touchées par la pénurie d’eau, ce qui a un impact direct sur la santé et la survie des enfants. L’eau est essentielle à de nombreux aspects de la vie quotidienne, notamment l’hygiène, la santé, la nutrition et l’éducation.
L’absence d’accès à une source d’eau propre et sûre expose les enfants à un risque accru de maladies d’origine hydrique, telles que la diarrhée et le choléra, qui sont parmi les principales causes de décès chez les enfants en République centrafricaine. De plus, les enfants, en particulier les filles, sont souvent contraints de parcourir de longues distances pour trouver de l’eau, ce qui compromet leur éducation et leur sécurité.
L’UNICEF République centrafricaine exhorte donc les dirigeants du pays à investir massivement dans les infrastructures et les services liés à l’eau, à garantir un accès équitable à l’eau potable et à veiller à ce que chaque enfant puisse exercer son droit à l’eau. Cet appel à l’action est d’autant plus urgent que la République centrafricaine continue de faire face à des défis en matière de stabilité Politique et de sécurité.
L’eau est un élément essentiel de la survie et du développement de chaque enfant, et c’est pourquoi il est impératif que des mesures concrètes soient prises pour améliorer l’accès à l’eau potable dans tout le pays. Cet appel de l’UNICEF République centrafricaine résonne comme un rappel puissant de notre responsabilité collective envers les enfants les plus vulnérables.
En cette Journée Mondiale de l’Enfance, tous les centrafricains sont appelés à soutenir cet appel et à s’engager pour que chaque enfant en République centrafricaine ait accès à l’eau potable, un droit fondamental qui ne devrait jamais être compromis. L’eau, en fin de compte, est le pilier de la vie et du bien-être de chaque enfant, et il est de devoir de chaque centrafricain de s’assurer qu’elle soit disponible pour tous, sans exception.
La réalité derrière le rideau : comprendre la Politique centrafricaine à travers les mots d’Albert Yaloké Mokpeme
Centrafrique.org/rca-massacre-de-bria-les-propos-du-porte-parole-de-la-presidence-suscitent-lemoi-aupres-des-parents-des-victimes/albert-yaloke-mokpeme-ministre-conseiller-et-porte-parole-de-la-presidence-centrafricaine/” rel=”attachment wp-att-53486″ data-wpel-link=”internal”>Albert Yaloké Mokpème, Ministre conseiller et porte-parole de la présidence centrafricaine @crédit photo Erick Ngaba
Bangui, 20 novembre 2023 (CNC) –Dans l’arène politique complexe de la République centrafricaine, les récentes déclarations d’Albert Yaloké Mokpeme, porte-parole de la présidence, offrent un aperçu révélateur des stratégies gouvernementales et des interactions internationales du pays. Cette analyse examine les déclarations de Mokpeme sur des sujets clés tels que le refus de dialoguer avec l’opposition, la position sur les leaders des groupes armés, la situation spécifique de Mahamat Al-Khatim du MPC, et la réponse du gouvernement à l’intervention de la Minusca par Valentine Rugwabiza.
Elle met en lumière les contradictions inhérentes à la politique centrafricaine, où les enjeux de souveraineté, de justice et de paix se heurtent à des réalités de gouvernance ambivalentes et à des interactions internationales complexes. Cette dissection des propos de Mokpeme vise à dévoiler les nuances et les implications des politiques actuelles en RCA, dans un contexte où la réalité politique souvent contredit le discours officiel.
Pas de Dialogue, Même avec l’Opposition
Dans le contexte politique actuel de la République centrafricaine, la posture du gouvernement, incarnée par les déclarations du porte-parole de la présidence Albert Yaloké Mokpeme, apparaît marquée par des contradictions frappantes. Alors que le discours officiel prône une intransigeance face aux leaders des groupes armés et un refus catégorique de dialogue avec l’opposition, la réalité politique au sein du gouvernement de Félix Moloua présente une image nettement différente.
Ce paradoxe soulève des questions sur la sincérité du refus de dialoguer avec l’opposition. Il semble que le gouvernement soit prêt à intégrer des individus aux mains souillées de sang, tant que cela sert ses intérêts politiques, remettant en cause la crédibilité de sa position de non-négociation.
En outre, la déclaration de Mokpeme sur la non-amnistie des criminels de guerre contraste fortement avec la situation du ministre Hassan Bouba, inculpé pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, mais qui reste libre et actif au sein du gouvernement. Cette contradiction met en lumière une politique de deux poids, deux mesures, où certains sont tenus responsables de leurs actes, tandis que d’autres bénéficient d’une apparente immunité.
Cependant, bien que le gouvernement rejette toute négociation avec les leaders des groupes armés tels qu’Al-Khatim, cette position semble incohérente au vu de la présence de figures similaires dans le gouvernement actuel du premier ministre Félix Moloua. La décision de ne pas engager de dialogue avec les leaders des groupes armés qui se retirent de la CPC à l’exemple de monsieur Al-Khatim contraste avec l’acceptation de leaders de groupes armés au sein du gouvernement, remettant en question la logique et l’équité des critères du gouvernement dans le choix de ses interlocuteurs.
Ceci dit, l’analyse des déclarations d’Albert Yaloké Mokpeme et de la situation politique en République centrafricaine révèle un paysage complexe et paradoxal. D’une part, le gouvernement affiche une position de fermeté et de justice, mais d’autre part, il semble appliquer ces principes de manière sélective. Cette approche soulève des interrogations sur la véritable nature des intentions gouvernementales et sur l’efficacité de leur stratégie pour atteindre la paix et la stabilité dans un contexte aussi contradictoire et complexe.
Critique de la Minusca
La réponse des autorités centrafricaine à l’appel de Valentine Rugwabiza, chef de la mission de l’ONU en RCA (Minusca), pour un dialogue inclusif, dévoile une facette complexe des relations entre la RCA et les institutions internationales. Albert Yaloké Mokpeme, porte-parole de la présidence de la République, a fermement critiqué ce qu’il considère comme une ingérence de la Minusca dans les affaires internes du pays, affirmant que son mandat devrait se cantonner à la restauration de la paix et non à l’influence des processus politiques internes.
Cette position, qui semble à première vue défendre la souveraineté nationale et l’autonomie du processus politique interne, se heurte cependant à un contexte historique récent contradictoire. Il est important de noter que la Minusca a joué un rôle clé dans le contexte électoral de 2016 et de 2020, favorisant indirectement l’élection et la réélection de Faustin Archange Touadera malgré des accusations d’irrégularités et de fraudes massives. De plus, la Minusca a également observé, sans opposition significative, le passage d’un référendum controversé initié par Touadera pour une nouvelle constitution.
Cette constitution, élaborée dans l’opacité et adoptée dans des circonstances troubles, est perçue comme discriminatoire par de nombreux observateurs. Son objectif apparent serait de permettre à Touadera de briguer un troisième mandat, voire de s’assurer une présence prolongée au pouvoir. La critique de Mokpeme à l’égard de la Minusca peut donc être interprétée comme une manoeuvre politique visant à masquer la complaisance passée de l’organisation internationale envers les actions du gouvernement Touadera. Ce paradoxe soulève des questions sur la véritable nature de la relation entre le gouvernement centrafricain et la Minusca, et sur l’influence réelle de cette dernière dans les affaires internes du pays.
En réalité, l’ensemble des déclarations d’Albert Yaloké Mokpeme, reflétant la position officielle du gouvernement centrafricain, révèle un tableau complexe où politique, justice et souveraineté se mêlent dans un contexte de profondes contradictions. D’un côté, il y a un discours ferme sur la non-négociation avec les groupes armés et l’affirmation de l’autorité de l’État, tandis que de l’autre, des actes qui trahissent une certaine complaisance ou incohérence, notamment dans l’intégration de figures controversées au sein du gouvernement et dans les interactions avec des entités internationales comme la Minusca.
Cette situation soulève des questions critiques sur la légitimité et l’efficacité des stratégies adoptées pour atteindre la paix et la stabilité en République centrafricaine. Elle met également en évidence la complexité des relations entre le gouvernement centrafricain et les organisations internationales, où les enjeux de pouvoir et de souveraineté nationale s’entremêlent avec les nécessités de la diplomatie et de la coopération internationale.
En définitive, la réalité politique en RCA se révèle être un échiquier où les déclarations officielles ne reflètent pas toujours les mouvements stratégiques en cours, illustrant ainsi les défis persistants auxquels le pays est confronté dans sa quête d’une gouvernance stable et d’une paix durable.
Bangui, 20 novembre 2023 (CNC) – La semaine dernière, une vidéo choquante est devenue virale sur les réseaux sociaux, mettant en lumière des propos alarmants tenus par un officier de police de Berberati lors de l’interrogatoire d’un suspect. Cette situation soulève de graves préoccupations au sein des différentes communautés en Centrafrique, déjà aux prises avec une montée des discours discriminatoires et potentiellement dangereux.
L’affaire en question concerne l’assassinat sauvage et brutal d’un homme d’affaires centrafricain spécialisé dans le commerce de diamants et d’or. L’un des suspects, surnommé Ali, qui habite dans le huitième arrondissement à Bangui, était venu à Berberati pour voler et a été interpellé avec d’autres suspect. Filmé lors de son interrogatoire par les enquêteurs, les propos tenus par l’un de ces enquêteurs ont rapidement attiré l’attention et suscité un tollé sur les réseaux sociaux.
Lors de l’interrogatoire, l’enquêteur en question a adopté une attitude agressive envers le suspect, le menaçant de violence physique et d’exécution s’il ne coopérait pas. De manière particulièrement préoccupante, il a également fait référence à l’appartenance religieuse d’un suspect imaginaire, en demandant à Ali s’il y avait un “arabe” parmi les auteurs présumés du crime. Le suspect a répondu qu’il n’y avait pas d’arabe impliqué, mais l’enquêteur a continué d’insister pour qu’il incrimine un musulman que lui appelle arabe.
Ces propos discriminatoires et potentiellement crisogènes ont déclenché une réaction en chaîne sur les réseaux sociaux en Centrafrique. Ils ont ravivé les craintes déjà présentes dans le pays en raison de la diffusion de discours intercommunautaires toxiques, notamment les propos génocidaires du ministre conseiller Fidèle Gouandjika. Cette situation a contribué à créer un climat de tension et d’animosité entre les différentes communautés du pays.
Il est préoccupant de constater que les discours discriminatoires ne se limitent pas aux rangs des forces de sécurité, mais qu’ils semblent également se propager à différents niveaux de la société. Des exemples récents, comme les déclarations d’un soldat des Forces armées centrafricaines (FACA) à Paoua, appelant à l’expulsion des musulmans du pays, démontrent que ce problème est plus répandu qu’on ne pourrait le penser.
La Centrafrique est actuellement confrontée à une situation très préoccupante, marquée par la montée des discours discriminatoires et des tensions intercommunautaires. L’incident à Berberati, mettant en cause un officier de police, ne fait qu’accentuer ces inquiétudes. Les propos tenus par cet enquêteur ne sont que la partie visible de l’iceberg, car des discours similaires se propagent à différents niveaux de la société centrafricaine.
Il est impératif que les prétendues autorités centrafricaines prennent des mesures pour condamner fermement de tels discours discriminatoires et promouvoir la réconciliation et la coexistence pacifique entre les différentes communautés du pays. Le futur de la Centrafrique dépend de sa capacité à surmonter ces divisions et à travailler ensemble pour construire un avenir meilleur pour tous ses citoyens. Les récents événements doivent servir d’avertissement et inciter à une action immédiate pour éviter une escalade dangereuse des tensions intercommunautaires.