jeudi, juin 18, 2026
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Quel bilan pour les gouvernements militaires en Afrique de l’Ouest ?

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Quel bilan pour les gouvernements militaires en Afrique de l’Ouest ?

 

Centrafrique.org/mali-abdoulaye-maiga-a-la-primature-pour-resserrer-les-liens-avec-la-russie/abdoulaye-maiga/” rel=”attachment wp-att-85825″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/Abdoulaye-Maiga-450×426.jpg” alt=”Quel bilan pour les gouvernements militaires en Afrique de l’Ouest ?” width=”450″ height=”426″ />
Abdoulaye Maïga, actuel premier ministre de transition du Mali. CopyrightDR

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Lutte contre le terrorisme, élections libres, redressement économique… En Afrique de l’Ouest, les pouvoirs militaires en place ont promis monts et merveilles à leurs populations respectives. Point sur la situation, en 2025.

 

Pour les populations concernées, le constat semble amer. S’il y a bien des promesses que le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont tenu, c’est tout d’abord de vouloir rompre avec les alliances historiques régionales et internationales pour se réorienter vers la Russie et d’autres puissances étrangères. Pour rappel, les trois pays sont sortis en même temps de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) le 29 janvier 2025, pour protester contre des sanctions jugées « illégales et inhumaines ».

La liste des promesses tenues par les trois dirigeants de l’Alliance des États du Sahel (AES) peut s’arrêter ici. En effet, c’est à un renforcement du pouvoir militaire et à un accroissement des restrictions des libertés auxquels les populations nigériennes, maliennes et burkinabè sont confrontées. La charte de Transition promise par le pouvoir burkinabè dès septembre 2022 n’a pas vu le jour. Le chef de la junte s’était aussi engagé à respecter les engagements pris par son prédécesseur, en particulier sur l’organisation d’élections.

 

La question des referendums

 

La situation est identique au Niger. Dans un manifeste publié en février 2024, le pouvoir en place annonçait l’élaboration d’un nouveau code électoral et d’une nouvelle Constitution, suivie d’« élections libres, transparentes, indépendantes ». La période de transition « ne saurait aller au-delà de trois ans », avait-il promis sur les antennes de la télévision nationale, précisant que sa durée serait déterminée à l’issue d’un dialogue national inclusif.

 

Les mois ont passé et la consultation populaire attend toujours. Pire. En fait d’élections libres, les autorités ont été (auto)proclamées pour au moins cinq ans, le 26 mars dernier. Au cours de cette cérémonie, la Charte de la Refondation qui permet un « recours au référendum populaire pour permettre au peuple d’exprimer sur tout projet d’installation de bases militaires étrangères » dans le pays a été promulguée. Elle fixe également à cinq ans la durée minimum du mandat qui pourra évoluer en fonction de la situation sécuritaire du Niger. A l’issue de la cérémonie, le pouvoir en place a signé une ordonnance portant dissolution des partis politiques.

 

Quid des élections transparentes ?

 

Quant au Mali, les autorités avaient annoncé à leur prestation de serment en juin 2022, des coupes budgétaires dans le train de vie de l’État, le soutien aux agriculteurs, aux services de santé, et de redistribuer de l’eau potable sur l’ensemble du territoire. Aucune n’a été suivie d’effet, à commencer par l’emblématique budget de la présidence de Transition. Il est passé de 12 milliards FCFA (MdFCFA) en 2020 à 16 MdFCFA en 2022, avant de descendre à 15  MdFCFA. En 2024, il a grimpé à 17,5 MdFCFA et dépassera les 17,7 MdFCFA en 2025. Après plus de quatre et demi de pouvoir sans partage, il a été demandé en novembre dernier au Premier ministre, de « créer les conditions nécessaires à l’organisation d’élections transparentes et apaisées qui devront mettre un terme à la transition ». Sans échéances claires ni aucun détail sur ce futur processus électoral, l’incertitude demeure quant à la capacité du pays à s’engager dans la voie d’une gouvernance démocratique stable.

 

Focus sur la lutte contre le terrorisme

 

C’est surtout sur la lutte contre le terrorisme que l’échec de l’AES est patent. En effet, le Sahel reste l’épicentre du terrorisme, selon le dernier rapport du groupe de réflexion Institute for Economics and Peace (IEP) publié début mars. Au cours de l’année 2024, plus de la moitié des actes terroristes recensés dans le monde (3885 sur 7555) ont été enregistrés au Sahel, dont une majorité dans les trois pays que sont le Burkina Faso (1532 tués), le Mali (604) et le Niger (930).  Les trois pays continuent d’être les plus touchés, de manière constante, depuis 2017. La force commune de 5000 soldats annoncée le 29 janvier dernier et destinée à lutter contre le phénomène est loin d’être prête. Les États majors en sont encore à se demander quelle stratégie commune adopter, cela avant même d’avoir le budget nécessaire pour la rendre opérationnelle. Là encore, « le peuple saura attendre »….

 

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Urgent : Armel Sayo en route pour être extradé vers Bangui

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Urgent : Armel Sayo en route pour être extradé vers Bangui

 

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Colonel Armel Sayo, ancien ministre, patron de la nouvelle coalition des groupes armés en Centrafrique, la CMSPR

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 D’après des informations exclusives du CNC, le chef rebelle Armel Sayo se trouve actuellement à l’aéroport de Yaoundé, prêt à être extradé vers Bangui, capitale de la République centrafricaine. Cette opération, menée en secret, impliquerait le commissaire Meva,  Jules Njawe et d’autres acteurs camerounais.

 

Retour sur les faits

 

Arrêté le 17 janvier 2025 à l’aéroport de Douala, Armel Sayo, ex-ministre et chef du groupe armé CMSPR, cherchait à déstabiliser le pouvoir de Faustin-Archange Touadéra. Transféré à Yaoundé, son extradition était jusqu’ici bloquée. Le général de police Armel Paraba, directeur de office central pour la répression du banditisme (OCRB    ), envoyé par Touadéra, n’avaient pas réussi à faire avancer le dossier à Yaoundé. C’est le doyen des juges, Mathieu Bibi Nana, qui a finalement permis ce transfert.

 

Corruption

 

Selon certaines sources contactées par la rédaction du CNC, le commissaire Meva, Jules Njawe et d’autres auraient facilité cette extradition par des moyens douteux.

 

Plus de détails seront publiés dans les prochains articles de Corbeau News Centrafrique (CNC)….

 

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L’avenir du marketing d’affiliation débattu à l’APMA Advertiser Connect

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Centrafrique.org/RCA-quatrieme-jour-de-la-campagne-electorale-les-candidats-se-mobilisent-a-Bangui-et-en-province/rondpoint-centre-ville-avec-laffiche-de-dologuele-au-coin-2/” rel=”attachment wp-att-42755″ data-wpel-link=”internal”>rondpoint centre-ville avec l'affiche de dologuelé au coin, illustrant l'article sur QUAND la Centrafrique RETOURNE À l’âge de pierre avant Jésus-Christ grâce au régime de Touadera
rondpoint centre-ville avec l’affiche de Dologuelé au coin

 

Le mardi 29 avril, des spécialistes du marketing, des marques et des responsables de programmes d’affiliation se sont réunis au Everyman de Finsbury Avenue pour discuter de l’avenir du secteur lors de l’événement APMA Advertiser Connect.

Cet événement exclusif, animé par Kevin Edwards, fondateur de l’APMA et expert de l’industrie, visait clairement à favoriser des échanges honnêtes avec les leaders du secteur. Parmi les intervenants figuraient des représentants de The Sole Supplier, ITV et Expedia, entre autres.

Les premiers intervenants étaient Clare O’Brien, conseillère média associée chez ISBA, Emily Latham, responsable des technologies marketing chez Carwow, et Jayesh Rajdev, directeur de la publicité avancée chez ITV. Ensemble, ils ont décrypté l’état actuel de la publicité et du marketing dans un paysage en constante évolution.

O’Brien a souligné la forte croissance du secteur au cours des dernières années : « Je n’ai jamais vu une telle transformation dans ma carrière. Nous vivons une époque de transition, et Internet est au cœur de toutes nos actions.

« Le Royaume-Uni dépense 40 milliards en publicité, un chiffre record par habitant. Le moteur principal de cette dépense est clairement la performance. »

Latham a expliqué que les spécialistes du marketing à la performance sont devenus « accros aux clics » et « obsédés par les données », alors qu’ils devraient plutôt structurer leur équipe autour d’une feuille de route claire avec des objectifs définis.

« Le marketing à la performance traverse une crise existentielle », a-t-elle déclaré.

Rajdev a quant à lui insisté sur l’importance de montrer aux consommateurs que votre marque mérite d’être « remarquée », ce qui passe par une mentalité orientée vers l’expérimentation.

Nouvelles données, nouvelles priorités : l’évolution du marketing d’affiliation

Plus tard, Kevin Edwards a partagé de nouvelles données de l’APMA, révélant que les marques britanniques ont investi 7,1 milliards de livres sterling dans le marketing d’affiliation l’année dernière. Les sous-réseaux, les partenaires de bons de réduction et les comparateurs de prix ont reçu la majorité des fonds, bien qu’une croissance notable ait également été observée chez les partenaires technologiques, CSS et autres sous-réseaux.

Parmi les exemples cités, le programme 1xBet Partner a été mis en avant comme une illustration de la manière dont les réseaux d’affiliation spécialisés par secteur continuent d’innover et de s’adapter à de nouvelles réglementations, en particulier dans les environnements axés sur la performance.

Par la suite, Eitan Jankelewitz, associé chez Sheridans, et Nick Stringer, conseiller en Politique publique et affaires réglementaires, ont examiné l’évolution du cadre juridique du marketing d’affiliation au Royaume-Uni. Ils ont abordé les cookies, le RGPD et la législation britannique, tout en partageant des statistiques intéressantes sur le marketing d’affiliation et de partenariat — notamment le chiffre impressionnant de 19 milliards de livres générés pour les annonceurs, soit une augmentation annuelle de 5 %.

Maya Traykova, directrice des produits, et George Sullivan, fondateur de The Sole Supplier, ont ensuite détaillé comment une stratégie de tunnel complet leur a permis de générer 250 millions de livres de chiffre d’affaires et 2 milliards d’impressions, grâce à ce qu’ils appellent leur « cadre d’excellence ».

« Nous n’évaluons pas correctement les canaux », a déclaré Traykova. « Il est temps d’égaliser les règles du jeu. »

L’événement s’est clôturé avec Helen Southgate, directrice de la stratégie chez Acceleration Partners, et Nick Caulfield, directeur principal de la croissance et des opérations + développement commercial mondial chez Expedia Group. Les participants ont eu la chance d’avoir un aperçu de la nouvelle stratégie de grande envergure d’Expedia.

« Chez Expedia, nous avons prouvé que nous sommes davantage une entreprise qu’un simple canal marketing. C’est ce qui nous a permis de croître. Nous sommes à l’intersection du B2B et du B2C, mais avec une forte orientation B2B », a expliqué Caulfield.

Il a toutefois précisé que tout n’est pas rose dans l’industrie de l’affiliation.

« Personne ne défend réellement le marketing d’affiliation à la table des décideurs », a-t-il insisté. « On nous juge sur des clichés. » Il a souligné l’importance d’une position unifiée chez les marketeurs affiliés.

Le véritable point fort de la journée n’était pas les mini-croissants, mais plutôt l’occasion de rencontrer des professionnels partageant les mêmes défis. Intime et étonnamment honnête, Advertiser Connect a offert un espace de dialogue qu’on retrouve rarement en dehors des événements phares comme PI Live, mais dans une ambiance plus épurée et ciblée.

 

Comment parier en toute sécurité sur le sport en Afrique : conseils et plateformes fiables

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Centrafrique.org/photo-pub-1-3/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/photo-pub-1-450×299.png” alt=”Découvrez comment choisir une plateforme fiable pour vos paris sportifs en Afrique et comment Melbet garantit sécurité et simplicité d’utilisation” width=”450″ height=”299″ />

 

Avec l’essor du numérique en Afrique, de plus en plus d’amateurs de sport découvrent les paris en ligne. Si cette activité peut être passionnante et enrichissante, elle comporte aussi des risques lorsqu’elle est pratiquée sur des plateformes peu fiables. C’est pourquoi il est essentiel de choisir des sites reconnus pour leur sérieux et leur sécurité. Parmi les options disponibles sur le continent, Melbet se distingue par son application mobile intuitive, ses méthodes de paiement adaptées aux réalités africaines et son engagement en faveur de la protection des données personnelles des utilisateurs.

Dans cet article, nous vous proposons quelques conseils pratiques pour parier sereinement et profiter pleinement de l’expérience des paris sportifs en ligne.

Pourquoi la sécurité est-elle primordiale dans les paris en ligne ?

Le succès croissant des paris sportifs en Afrique attire malheureusement non seulement les passionnés, mais aussi certains acteurs peu scrupuleux.
Un site non sécurisé peut exposer les joueurs à :

  • Des vols de données bancaires,
  • Des non-paiements des gains,
  • Des manipulations frauduleuses des cotes.

Opter pour une plateforme fiable est donc une priorité absolue pour tout parieur sérieux.

Les principaux risques à éviter

Voici quelques signaux d’alerte qui doivent inciter à la prudence :

  • Absence de licence officielle pour opérer légalement,
  • Manque de transparence sur les conditions générales d’utilisation,
  • Promotions trop alléchantes sans garanties claires,
  • Avis utilisateurs extrêmement négatifs ou absents.

Un parieur averti doit toujours vérifier la légitimité du site avant de s’inscrire.

Comment reconnaître une plateforme de confiance ?

Pour s’assurer que vous jouez sur une plateforme fiable, vérifiez :

  • La présence d’une licence reconnue (Curacao, MGA, etc.),
  • La clarté des conditions générales,
  • La disponibilité d’un service client réactif,
  • La protection des transactions financières via des méthodes sécurisées (paiement mobile, cartes bancaires certifiées, etc.).

Par exemple, Melbet propose une inscription rapide et des outils modernes pour garantir à ses utilisateurs africains des paris sûrs et fluides, notamment grâce à une Politique stricte de protection des données.

Focus sur les services proposés par les plateformes fiables

Les meilleures plateformes offrent :

  • Des applications mobiles optimisées pour Android et iOS,
  • Des cotes compétitives sur de nombreux sports (football, basketball, tennis…),
  • Des options de paris en direct,
  • Des bonus de bienvenue accessibles et réalistes,
  • Des méthodes de dépôt locales adaptées (comme Orange Money, MTN Mobile Money, Free Money).

Sur Melbet, l’utilisateur peut profiter d’une expérience simplifiée, avec des paris rapides sur les matchs africains, européens et internationaux.

Conseils pratiques pour parier de manière responsable

Même sur une plateforme fiable, quelques bonnes pratiques restent essentielles :

  • Fixer un budget de jeu à ne jamais dépasser,
  • S’informer sur les matchs avant de parier (ne jamais miser “à l’aveugle”),
  • Ne pas chercher à récupérer ses pertes de manière impulsive,
  • Prendre des pauses régulières pour garder du recul.

Le but des paris sportifs reste avant tout le plaisir du jeu, et non la recherche systématique du gain.

Conclusion : Jouer en sécurité pour maximiser le plaisir

Les paris sportifs offrent une manière palpitante de vivre sa passion pour le sport, à condition de choisir les bonnes plateformes et d’adopter une approche responsable.
En Afrique comme ailleurs, la vigilance est la clé d’une expérience positive.

Avec des acteurs sérieux comme Melbet, proposant une application moderne, des options de paiement locales et une sécurité renforcée, les parieurs peuvent vivre leur passion pleinement, sans inquiétude.

 

 

Indépendance sécuritaire : la RCA toujours à la merci de la MINUSCA et du groupe Wagner

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Indépendance sécuritaire : la RCA toujours à la merci de la Minusca et du groupe Wagner

 

Centrafrique.org/les-rumeurs-dattaque-de-la-ville-de-ndele-par-les-rebelles-persiste-la-minusca-se-prepare/une-patrouille-des-casques-bleus-de-la-minusca-a-ndele-copyrightminusca/” rel=”attachment wp-att-59086″ data-wpel-link=”internal”>Indépendance sécuritaire : la RCA toujours à la merci de la MINUSCA et du groupe Wagner
Une patrouille des casques bleus de la Minusca à Ndélé. CopyrightMinusca

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le député de Berberati, Jean Sosthène Dengbe, Président de la commission défense et sécurité à l’assemblée nationale,  rêve d’une indépendance sécuritaire pour la RCA, mais la mainmise des mercenaires russes et la dépendance à la MINUSCA paralysent l’armée centrafricaine.

 

L’ambition d’une République centrafricaine souveraine, capable de défendre ses citoyens sans tutelle étrangère, est un refrain répété par les autorités. Pourtant, la réalité dément ce discours. Lors de l’émission du Parlement sur la radio Ndéké-Luka, Jean Sosthène Dengbe, président de la Commission défense et sécurité à l’Assemblée nationale, a exalté la vision d’une armée autonome, libérée des appuis extérieurs, dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité (RSS). Il a vanté des véhicules neufs, des budgets accrus pour la Défense et l’Intérieur, et des dons américains, comme des citernes “intactes”. Mais ses aveux, glissés entre deux élans d’optimisme, révèlent une dépendance persistante envers la MINUSCA, qui fournit le carburant essentiel aux opérations. Plus troublant encore, un acteur omniprésent plane sur la sécurité, la politique et l’économie du pays : les mercenaires russes du groupe Wagner, dont l’influence croissante remet en cause toute idée d’indépendance dans toutes ses formes.

 

Sosthène Dengbe évoque une RSS visant à doter les FACA (Forces armées centrafricaines), la police et la gendarmerie des moyens d’agir seules. Il cite des formations, comme celle de 36 chauffeurs à Berongo par les mercenaires russes, et des programmes dans des académies au Maroc ou en Russie, pour bâtir une armée disciplinée. Ces efforts, selon lui, rapprochent la RCA d’une sécurité affranchie des “canaux” étrangers. Mais la réalité qu’il décrit contredit cet espoir. Le carburant, nerf de toute opération militaire, reste fourni par la MINUSCA. Sans cette aide, les FACA, déjà limitées par un manque de véhicules, seraient immobilisées. Dans des préfectures comme l’Ouham-Pendé, la Nana-Mambéré, l’Ouham ou Lim-Pendé, où les groupes armés prospèrent, l’incapacité à patrouiller efficacement laisse les communautés vulnérables, livrées à des conflits comme ceux liés à la transhumance, que Dengbe admet être “mal gérés”.

 

L’ombre de Wagner aggrave ce tableau. Des témoignages de sources militaires, relayés par des observateurs, dépeignent une réalité où les mercenaires russes dominent le paysage sécuritaire. Les équipements fournis par des partenaires :  véhicules, blindés, motos tout-terrain,  sont souvent captés par Wagner, qui opère avec une autonomie déconcertante. Dans des villes comme Bambari ou Bria, où les FACA manquent de moyens, Wagner déploie des flottes de plusieurs véhicules, intervenant là où l’armée nationale, sous-équipée, reste en retrait. Cette disparité, que Dengbe passe sous silence, transforme les FACA en un acteur secondaire, loin de l’indépendance proclamée. Les soldats, parfois réduits à emprunter des motos à des civils pour se déplacer, incarnent une souveraineté bafouée.

 

Toutefois, l’influence de Wagner ne se limite pas à la sécurité. Des informations crédibles persistantes suggèrent que les mercenaires russes pèsent sur les décisions stratégiques du gouvernement. Ils influenceraient des choix politiques, comme l’instauration de la nouvelle constitution, et joueraient un rôle dans l’économie, notamment via le contrôle de secteurs clés. L’exploitation massive du bois dans la région de Lobaye, menée par des entités liées à des intérêts russes, prive l’État de ressources importantes. Le commerce, y compris la production d’alcools frelatés et de boissons comme celles associées à la marque Africa Ti L’Or, serait également sous leur emprise. Les douanes, point névralgique de l’économie, échappent en partie au contrôle national, renforçant l’idée d’un pays sous tutelle. Cette mainmise, qui s’étend à la police et à la gendarmerie, où Wagner intervient dans des opérations sécuritaires, rend illusoire toute prétention à l’autonomie.

 

Les crises passées expliquent en partie cette situation. Dengbe évoque les séquelles des conflits, de la guerre civile de 2013 aux accords fragiles comme celui de Khartoum, qui ont démantelé les institutions. La RSS, soutenue par l’Union européenne, devait reconstruire des forces nationales robustes. Mais un an après la levée de l’embargo sur les armes en juillet 2024, les progrès sont minces. Les véhicules neufs, dont la répartition reste opaque, ne compensent pas l’absence de logistique autonome. Les formations à l’étranger, limitées à une élite, ne répondent pas aux besoins massifs des FACA. Les budgets accrus, vantés par Dengbe, semblent engloutis par des priorités floues, tandis que Wagner accapare les ressources stratégiques.

 

Sosthène Dengbe, en tant que président de la Commission défense, porte une responsabilité dans ce constat. Son discours, qui exalte une indépendance théorique, élude l’emprise de Wagner et la dépendance à la MINUSCA. Lorsqu’il parle d’une RCA libérée des soutiens étrangers, il ignore la réalité des provinces, où les FACA improvisent face à des mercenaires mieux équipés. Les citoyens, épuisés par l’insécurité, attendent une armée capable d’agir sans s’appuyer sur des forces extérieures. Chaque opération confiée à Wagner, chaque litre de carburant fourni par la MINUSCA, est un aveu d’échec pour une indépendance sécuritaire qui reste un mirage….

 

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MAMICA assassinée : Comment Touadéra privatise l’honneur de l’armée centrafricaine ?

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MAMICA assassinée : Comment Touadéra privatise l’honneur de l’armée centrafricaine ?

 

Centrafrique.org/Centrafrique-soudan-une-fermeture-de-frontieres-qui-ne-laisse-pas-indifferent/des-soldats-faca-lors-dune-patrouille/” rel=”attachment wp-att-62223″ data-wpel-link=”internal”>MAMICA assassinée : Comment Touadéra privatise l’honneur de l’armée centrafricaine ?
Patrouille des soldats FACA

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

MAMICA ( Manufacture militaire centrafricaine (  agonise, remplacée par une obscure “FDS Manufacture”. Dr Paul Crescent Beninga accuse Touadéra : “Vous enrichissez des individus !” L’honneur de l’armée est privatisé.

 

Jadis fleuron de l’industrie centrafricaine, l’usine nationale MAMICA (Manufacture militaire centrafricaine ), capable d’équiper les Forces armées centrafricaines (FACA) en tenues dignes, est aujourd’hui à l’agonie. À sa place, une société opaque, “FDS Manufacture”, décroche des contrats juteux pour fournir l’armée. Sur la radio Ndéké-Luka, Dr Paul Crescent Beninga, porte-parole du groupe de travail de la société civile, a dénoncé cette dérive : “Vous enrichissez des individus, monsieur le ministre !” Sous le régime de Faustin-Archange Touadéra, l’abandon de MAMICA symbolise une désinstitutionnalisation brutale, où l’honneur de l’armée est sacrifié au profit d’intérêts privés.

 

MAMICA, autrefois synonyme d’autonomie nationale, aurait pu vêtir les FACA, renforcer leur discipline, et redonner fierté au peuple. Mais le ministre de la Défense, Rameaux Claude Bireau, justifie son abandon par un manque de moyens, vantant un partenariat public-privé avec FDS Manufacture. “C’est le moyen moderne”, plaide-t-il. Pourtant, Beninga y voit une manœuvre : “Vous avez désinstitutionnalisé la gestion de l’armée !” Qui sont les bénéficiaires de ces contrats ? Des proches du pouvoir, selon des rumeurs persistantes, tandis que les soldats, en tongs et tee-shirts à l’hôpital communautaire, incarnent un délabrement humiliant. “C’est une question de discipline”, admet Bireau, mais sans chef pour les rappeler à l’ordre, l’indiscipline devient la norme.

 

Ce scandale s’étend au-delà des tenues. Les FACA, censées défendre la nation, sont déployées pour protéger des intérêts étrangers, notamment les mines chinoises. De Gomion à Beloko, en passant par la Lobaye, les soldats gardent les sites exploités par des entreprises comme IMC, souvent au prix de violences contre les populations. À Bania, deux jeunes ont été agressés par des FACA protégeant une coopérative minière, l’un tombant dans le coma. À Beloko, les douanes accusent les soldats de faciliter la dissimulation de produits miniers par les Chinois, permettant leur sortie illégale. “Le déploiement des FACA, c’est tout un business !” fustige Beninga, soulignant un système où l’armée sert des élites et des étrangers, pas le peuple.

 

La crise des primes globales d’alimentation (PGA) aggrave cette dérive. Selon des vérifications, ces primes, essentielles pour nourrir les troupes, sont suspendues depuis plus de six ans. Pourtant, des rumeurs entretenues pointent l’état-major, accusé de détournement. Des fonds s’égarent parfois, mais la vérité est plus cruelle : les PGA ne sont plus versées, abandonnant les soldats à leur sort. À Ouanda-Djallé, ils tirent en l’air pour réclamer cinq mois d’arriérés. À Ziki, ils fouettent des femmes enceintes, causant la perte d’un jumeau. À Birao, Ouadda-Maïkaga, Yalinga, Nana-Mambéré, Kouango, Ndim, Paoua, et Obo, les arriérés atteignent jusqu’à 24 mois. “Ils n’ont pas à manger, ils ont des armes, ils posent des actes de violence”, explique Beninga.

 

Ce désespoir alimente des désertions massives. Dans la Vakaga, une trentaine de soldats ont fui Birao, Tiringoulou, Sikikédé, et Gordil, bravant une attaque mortelle à Gonda pour rejoindre Bangui. À Ouadda-Maïkaga, treize déserteurs ont quitté leurs postes depuis avril 2025. À Yalinga, une désertion massive a vidé la ville en février 2025. “On nous laisse crever de faim”, confie un déserteur, exprimant un abandon généralisé. Ces départs exposent les populations aux groupes armés comme la CPC, tandis que les FACA, censées protéger, deviennent une menace.

 

Rameaux Claude Bireau tente de rassurer : “Tout se gère normalement depuis 2021”, affirme-t-il, vantant inspections et décaissements. Mais les faits le contredisent. À Sam-Ouandja, des incidents ridiculisent ses promesses. À Zémio, les FACA ne réapparaissent qu’avec les Russes, après six ans d’absence. Les détachements, prolongés jusqu’à deux ans contre trois mois réglementaires, engendrent des dérives. “Un soldat qui fait plus de six mois épouse les habitudes du lieu”, avertit Beninga, expliquant les violences dans la Lobaye ou à Gomion. À Ouanda-Djallé, les tirs traduisent une rage face à l’absence de moyens.

 

Touadéra, Baba Kongoboro, au cœur de ce système, détourne l’attention avec des gestes comme l’offre de trente véhicules aux FACA, un “effort personnel” démystifié par Beninga : “C’est l’argent de l’État, sinon c’est du vol !” Pendant que Mamika est sacrifiée, les mines chinoises prospèrent, protégées par une armée affamée. Les accusations des douanes à Beloko et les agressions dans la Lobaye suggèrent une institution vendue à des intérêts étrangers et privés. Les officiers “grands commerçants”, prospérant sur des contrats opaques, incarnent cette privatisation de l’honneur militaire.

 

L’inspection générale, vantée par Bireau, reste une façade. “Je n’ai pas de rapport mettant en cause des responsables”, esquive-t-il. Mais les Centrafricains savent : une armée en tongs, qui rackette à Gomion, brutalise dans la Lobaye, et déserte à Birao, n’est pas républicaine. Mamika, symbole d’une souveraineté perdue, gît dans l’oubli, tandis que Touadéra privatise l’honneur de l’armée. Le peuple mérite des réponses : pourquoi Mamika est-elle abandonnée ? Pourquoi les PGA sont-elles suspendues ? Et pourquoi l’armée sert-elle des intérêts privés ? La vérité émergera, et le peuple exigera justice….

 

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Un chauffeur de l’ambassade des États-Unis à Bangui, Euloge Toubaro, torturé presqu’à mort par les miliciens requins du président Toadera

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Un chauffeur de l’ambassade des États-Unis à Bangui torturé presqu’à mort par les miliciens requins du président Toadera

 

Centrafrique.org/Centrafrique-mort-suspecte-dun-detenu-a-la-prison-du-camp-de-roux/lentree-de-letat-major-des-faca-au-camp-de-roux-caracterisee-par-une-arche/” rel=”attachment wp-att-74696″ data-wpel-link=”internal”>Un chauffeur de l’ambassade des États-Unis à Bangui torturé presqu’à mort par les miliciens requins du président Toadera
Entrée du camp de Roux à Bangui. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Euloge Toubaro, chauffeur de l’ambassade des États-Unis, a été sauvagement torturé par les miliciens requins lourdement armés du président Toadera, frôlant la mort.

 

Le dimanche 27 avril 2025, à Bangui, une journée ordinaire a viré au cauchemar pour Euloge Toubaro, un chauffeur employé par l’ambassade des États-Unis en République centrafricaine. Profitant de son week-end, cet homme discret et peu bavard s’est rendu dans un magasin du centre-ville, situé en face de la cité de la joie, pour acheter de la nourriture pour son chien. Ce qui devait être une simple course s’est transformé en une descente aux enfers, démontrant une fois de plus la brutalité d’un régime où la violence gratuite et l’impunité règnent en maîtres.

 

Alors qu’il approchait du magasin, un inconnu l’a abordé avec une familiarité déconcertante. « Bonjour, beau-frère », a lancé l’homme en le saluant chaleureusement. Surpris, Euloge Toubaro a répondu poliment, tout en se demandant intérieurement où il avait bien pu croiser cet individu. Le visage de l’homme lui semblait vaguement familier, peut-être un voisin du quartier Castors, mais rien de précis ne lui venait à l’esprit. Perplexe, il a poursuivi son chemin, ruminant cette rencontre étrange. Mais à sa surprise, quelques minutes plus tard, un autre homme, en civil mais armé d’un pistolet, s’est approché de lui. Sans ménagement, il l’a interpellé : « Tu connais le gars qui t’a parlé tout à l’heure ? » Euloge Toubaro, encore troublé, a répondu honnêtement : « Il m’a salué, mais je ne suis pas sûr de le connaître. Son visage me dit quelque chose, mais je ne sais pas d’où ».

 

L’homme armé n’a pas voulu en entendre davantage. Avec une autorité menaçante, il a insisté : « Non, tu le connais. Tu vas me montrer où il habite ». Euloge Toubaro, surpris de la réponse, a tenté d’expliquer qu’il ne savait rien de plus, mais l’échange a vite dégénéré. En un instant, l’homme a sorti son téléphone et a appelé des renforts. Quelques minutes plus tard, une brigade de miliciens requins lourdement armés, connus pour leur loyauté aveugle au président Faustin-Archange Toadera, a fait irruption. Sans explication, ils ont menotté Euloge Toubaro, l’ont jeté à l’arrière d’un véhicule et l’ont conduit à la base militaire du camp de Roux, un lieu tristement célèbre pour des activités de la haute criminalité.

 

Ce qui s’est passé ensuite défie l’entendement. Soumis à une « interrogation musclée », Euloge Toubaro a enduré un déferlement de tortures d’une cruauté inouïe. Coups, humiliations, sévices physiques : les miliciens n’ont reculé devant rien pour le briser. À bout de forces, Euloge Toubaro, dans un cri de désespoir, a supplié ses bourreaux : « Tuez-moi, ce serait mieux que de souffrir comme ça ». La réponse des miliciens requins glace le sang : « Ne t’inquiète pas, on va te tuer, mais ton corps, personne ne le retrouvera. Tu sais combien de gens on a tués ici sans qu’on retrouve leurs corps ? On te fera pareil ». Ces mots, prononcés avec une froideur terrifiante, trahissent une réalité effroyable : le camp de Roux est un charnier où des vies sont effacées dans l’ombre, loin des regards.

 

Par un miracle inexplicable, Euloge Toubaro a été relâché, mais son calvaire était loin d’être terminé. Gravement blessé, il a regagné son domicile dans un état critique. Sa famille, horrifiée par son apparence, l’a immédiatement conduit à l’hôpital. Les médecins ont constaté des blessures graves : un nez fracturé, des traumatismes multiples et des cicatrices couvrant son corps, témoignages muets de la barbarie qu’il avait subie. Admis en urgence le 27 avril, Toubaro est resté interné jusqu’au jeudi 1er mai 2025, date de sa sortie, encore touché physiquement et psychologiquement par cette épreuve.

 

Cet incident n’est pas une exception de tout. Il dévoile un pays plongé dans le chaos, où la moindre interaction – un simple salut dans la rue – peut devenir un prétexte pour une arrestation arbitraire et une torture jusqu’aux portes de la mort. Les « requins », bras armé du président Toadera, opèrent dans une impunité totale, semant la terreur parmi la population. Leur menace :  « On a tué tant de gens, et personne ne sait où sont leurs corps » – révèle l’ampleur d’un système de répression qui broie les vies sans laisser de traces. Que signifie vivre dans un pays où un chauffeur d’ambassade, un citoyen lambda, peut être enlevé, torturé et menacé de disparition pour une raison aussi absurde qu’un salut mal interprété ?

 

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À la barrière du PK9, à Bimbo, les mercenaires russes du groupe Wagner se transforment en agents de douane et des impôts

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Les Mercenaires russes du groupe Wagner se transforment en agents de douane et des impôts à la barrière du PK9

 

Les mercenaires russes du groupe Wagner se transforment en agents de douane et des impôts à la barrière du PK9
Un mercenaire russes à la douane de Béloko, à la frontière avec le Cameroun

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À la barrière du PK9, sortie sud-ouest de la capitale, les Russes de Wagner jouent les douaniers et collecteurs d’impôts, volant les recettes d’une Centrafrique livrée à la merci des russes et des mercenaires.

 

Le pays de Boganda, pays de Zo Kwé Zo, la République centrafricaine,  traverse depuis plusieurs années une crise qui dépasse l’entendement. Non contente d’être déchirée par des années de guerre, elle est aujourd’hui pillée sans scrupule par des mercenaires russes qui opèrent comme s’ils sont dans un village de la Russie. Le groupe Wagner, cette milice privée russe aux méthodes très criminelle, ne se limite plus à un rôle de soutien armé au régime de Bangui. À la barrière du PK9, sur la route menant vers Pissa, Mbaïki et Moungoumba, ces mercenaires se sont arrogé le rôle d’agents des douanes et des impôts, collectant taxes et frais avec une audace sidérante. Ce n’est pas une simple incursion : c’est un racket organisé, un vol des ressources nationales sous les yeux d’un gouvernement complice.

 

En effet, le 4 avril 2025, alors que Bangui vibrait au rythme des manifestations du Bloc républicain pour la défense de la constitution, Wagner a profité de l’agitation. Pendant que les regards se tournaient vers les cortèges protestant contre un régime à bout de souffle, les mercenaires russes ont agi avec une précision chirurgicale. À la barrière du PK9, ils ont expulsé les agents des douanes et des impôts en poste, sans ménagement ni négociation. Du 4 au 8 avril, pendant quatre jours consécutifs, ils ont tenu le contrôle total du checkpoint. Chaque véhicule, chaque moto, chaque commerçant passant par là a dû payer. Les recettes, qui auraient dû renflouer les caisses de l’État, ont disparu dans les poches de Wagner. Cette opération, loin d’être spontanée, révèle une stratégie bien pensée, exécutée par un groupe qui sait qu’il n’a rien à craindre.

 

Ce scandale n’est que la pointe d’un iceberg bien plus inquiétant. Il y a deux ans, la présence de Wagner aux postes frontaliers, notamment à Béloko, à la frontière camerounaise, avait déjà fait scandale. Ces postes, stratégiques pour le commerce, génèrent des revenus essentiels pour un pays exsangue. À l’époque, les protestations des douaniers centrafricains, des citoyens et de la communauté internationale via le FMI, avaient forcé Wagner à faire profil bas. Mais ce recul n’était qu’une feinte. Aujourd’hui, les mercenaires sont de retour, plus insidieux et plus gourmands. Ils ne se contentent plus d’observer ou d’influencer : ils siphonnent directement les taxes sur des produits comme le pétrole ou les marchandises importées. Quand l’argent manque, ils n’hésitent pas à improviser une barrière, comme au PK9, pour collecter ce qu’ils veulent. Aucun contrôle, aucune transparence, aucune limite.

 

Le régime du président Faustin-Archange Touadéra surnommé Baba Kongoboro est au cœur de ce désastre. Depuis 2018, Wagner est présent en RCA, initialement pour contrer les groupes rebelles. Certains, à Bangui, leur ont même attribué un rôle décisif dans la défense de la capitale en 2021. Mais ce qui était vendu comme une alliance sécuritaire s’est transformé en un marché de dupes. Wagner ne protège pas la RCA : il la dépouille. Or, diamants, et maintenant recettes fiscales : rien n’échappe à leur appétit. Le régime, obsédé par sa survie, ferme les yeux. Pire, il célèbre ses bourreaux. L’érection, en décembre 2024, d’une statue à la gloire de Yevgeny Prigozhin, l’ancien chef de Wagner, à Bangui, est une insulte à la dignité d’un peuple déjà à genoux.

 

L’opération du PK9 s’est déroulée dans un contexte de diversion nationale, preuve du cynisme de Wagner. Les manifestations du 4 avril exprimaient la colère d’un peuple asphyxié par un pouvoir qui s’appuie sur des mercenaires aux pratiques violentes. À Mbaïki, en août 2024, des témoignages ont rapporté des passages à tabac de civils et des pillages de commerces par Wagner et ses alliés. Dans le sud-est, des miliciens Zandé se sont rebellés contre leurs méthodes criminelle. Ces exactions, loin d’être des dérapages, sont la marque de fabrique d’un groupe qui impose sa loi par la peur. Pourtant, le silence du gouvernement est assourdissant. Touadéra et son entourage préfèrent les palais, les voyages fastueux et les honneurs factices à la défense de leur peuple.

 

Que reste-t-il de la RCA ? Un pays vidé de son essence. Les recettes détournées par Wagner privent l’État des moyens de financer écoles, hôpitaux ou routes. Bangui, autrefois un cœur battant, n’est plus qu’une coquille, engluée dans la misère et l’oubli. Les autorités, retranchées dans leur bulle, sacrifient la nation pour des plaisirs éphémères : hôtels de luxe, vins fins, titres ronflants. Pendant ce temps, la population s’enfonce dans un désespoir sans fond.

 

Cette trahison est une blessure infligée par les propres fils du pays. Les dirigeants centrafricains ont livré leur nation à une milice qui n’a d’allégeance qu’envers elle-même. Wagner, rebaptisé Africa Corps ou sous d’autres noms, agit comme un État parallèle, son emprise grandissant à chaque abus toléré. Les condamnations internationales, timides et inefficaces, n’y changent rien. Les sanctions restent des mots sur du papier face à un régime qui a fait de Wagner son bouclier et son bourreau.

 

Le peuple centrafricain ne mérite pas ce sort. Il n’est pas seulement victime d’un conflit interminable, mais d’une vente en gros de son avenir. La prise de contrôle du PK9 par Wagner n’est pas un incident : c’est le miroir d’un pays à l’agonie, trahi par ceux qui devaient le servir. Si rien n’est fait, la RCA ne sera bientôt plus qu’un souvenir, une terre où la souveraineté s’est éteinte sans qu’un cri ne soit poussé….

 

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Dialogue politique inclusif  avec le BRDC : Gouandjika annonce une plaisanterie de pourparlers pour humilier l’opposition

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Dialogue politique inclusif  avec le BRDC : Fidèle Ngouandjika  annonce une plaisanterie de pourparlers pour humilier l’opposition

 

Centrafrique.org/revelations-explosives-sur-les-agissements-de-fidele-ngouandjika-un-leader-corrompu-et-predateur/fidele-gouandjika-haut-cadre-de-knk-reconverti-en-mcu-apres-la-chute-de-bozize/” rel=”attachment wp-att-63928″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/Fidele-Gouandjika-haut-cadre-de-KNK-reconverti-en-MCU-apres-la-chute-de-Bozize-450×296.jpg” alt=”Fidèle Ngouandjika ” width=”450″ height=”296″ />
Fidele Gouandjika, haut cadre de KNK reconverti en MCU apres la chute de Bozize

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Fidèle Ngouandjika, ministre-conseiller du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, a révélé dans une interview à Radio France Internationale l’arrogance crasse du régime face à l’opposition.

 

En annonçant un dialogue politique où Baba Kongoboro refuse de s’asseoir avec des opposants jugés « pas à son niveau », et en qualifiant leurs revendications d’« utopiques », Fidèle Ngouandjikaexpose une mise en scène cynique. Ce prétendu dialogue, loin d’être une ouverture, est une comédie destinée à apaiser les critiques internationales tout en humiliant le Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC), qui lutte pour préserver la démocratie centrafricaine.

 

Une plaisanterie du dialogue

 

Fidèle Ngouandjika annonce un dialogue politique avec le BRDC, mais ses propos trahissent un mépris profond pour ses interlocuteurs. « Le président de la République ne va pas s’asseoir avec les leaders de l’opposition démocratique autour d’une même table pour faire ce dialogue parce que ces opposants-là ne sont pas à son niveau », déclare-t-il, reléguant les discussions à des institutions subalternes comme le gouvernement. Cette condescendance est une insulte aux leaders de l’opposition, dont Martin Ziguélé, Nicolas Tiangaye  et Anicet Georges Dologuélé, qui ont prouvé leur poids politique par le passé.

 

En qualifiant le BRDC de « coquille vide » et leurs appels à restaurer la Constitution de 2016 d’« aberration », Fidèle Ngouandjika cherche à discréditer une opposition qui dérange. Le BRDC, loin d’être insignifiant, incarne la résistance à un régime qui a enterré la limite des deux mandats via un référendum contesté en 2023. En refusant un dialogue direct avec Touadéra, Fidèle Ngouandjika signale que le régime n’a aucune intention de négocier sérieusement, mais vise à humilier ses adversaires en les cantonnant à un rôle de figurants.

 

Un divertissement pour apaiser l’international

 

L’annonce de ce dialogue intervient dans un contexte de pressions croissantes sur le régime. Les critiques internationales, portées par des organisations comme l’Union africaine et les Nations Unies, pointent l’exclusion des binationaux, l’opacité électorale, et l’influence de Wagner. Fidèle Ngouandjika , conscient de cet isolement, présente le dialogue comme une concession. « Le président de la République vient de marquer son accord pour l’organisation d’un dialogue politique avec le BRDC », affirme-t-il, espérant désamorcer les accusations d’autoritarisme.

 

Mais cette ouverture est une façade. En déléguant le dialogue au gouvernement et en disqualifiant d’emblée les demandes du BRDC, Gouandjika orchestre une opération de communication. Il précise que le gouvernement attend « les points qu’ils vont soulever » pour éviter que « les résolutions ou les recommandations restent dans les tiroirs ». Cette rhétorique suggère un processus biaisé, où les propositions de l’opposition seront ignorées ou vidées de leur substance. Le régime cherche à apaiser les critiques extérieures tout en maintenant son emprise, une tactique digne des autocraties les plus rusées.

 

Une menace pour la Constitution de 2016

 

Le cœur du conflit réside dans la défense de la Constitution de 2016, que le BRDC cherche à restaurer. Fidèle Ngouandjika rejette cette revendication avec dédain : « Quatre leaders de l’opposition demandent à ce que l’on revienne à la Constitution de 2016. Mais c’est une aberration, monsieur le journaliste. On a vu ça dans quel pays du monde ? » Cette caricature est une tentative de délégitimer un combat fondamental. La Constitution de 2016, avec sa limite de deux mandats, était un rempart contre la présidence à vie. En la qualifiant d’« enterrée » et en vantant une « Septième République » taillée pour Touadéra, Gouandjika expose son rôle dans un coup d’État constitutionnel.

 

Le référendum de 2023, organisé malgré les objections de la Cour constitutionnelle, est un scandale que Fidèle Ngouandjika tente de justifier en invoquant le « peuple souverain ». Mais ce peuple, manipulé par un processus électoral opaque, n’a pas eu voix au chapitre. En ridiculisant les défenseurs de la Constitution de 2016, Fidèle Ngouandjika ne fait pas que humilier l’opposition ; il piétine les principes démocratiques qui garantissent l’alternance et la justice en RCA.

 

Un dialogue vidé de sens face à des élections truquées

 

L’arrogance de Fidèle Ngouandjika s’étend à son rejet des demandes de l’opposition pour des élections inclusives et transparentes. Le BRDC exige une réforme de l’Autorité nationale des élections (ANE) et du Conseil constitutionnel, mais  Fidèle Ngouandjika balaie ces préoccupations : « Il y a une loi qui les a mis en place, on doit respecter cette loi ». Cette réponse lapidaire ignore les craintes d’un scrutin qui vont être truqué en décembre 2025, instrumenté pour garantir la réélection de Touadéra. En minimisant le rôle des observateurs internationaux et en qualifiant des opposants comme Ziguélé d’« éternel perdant », Fidèle Ngouandjika pave la voie à une élection sous contrôle.

 

L’exclusion des binationaux, comme Dologuélé, via l’article 67 de la nouvelle Constitution, aggrave cette parodie démocratique. Fidèle Ngouandjika prétend que « les élections ont toujours été inclusives en Centrafrique », mais sa défense de cette mesure discriminatoire contredit ses propos. « La seule condition, c’est qu’ils renoncent à leur nationalité le plus rapidement possible », déclare-t-il, comme si renoncer à une identité était une formalité. Cette exclusion, visant des adversaires redoutables, montre que le régime craint la compétition et préfère un scrutin verrouillé.

 

Une diversion pour cacher la tutelle russe

 

Fidèle Ngouandjika accompagne sa rhétorique anti-opposition d’une apologie de Wagner, qu’il présente comme un « sauveur » ayant empêché un coup d’État en 2020. « Les Wagner vivent en symbiose avec le peuple centrafricain », ose-t-il, défendant même l’érection d’une statue d’Evgeny Prigozhin. Cette glorification d’une milice accusée de piller les mines d’or, comme celle Ndassima, est une diversion. En focalisant l’attention sur Wagner et une rhétorique anti-française,  dénonçant les « 11 accords secrets » de 1960, Gouandjika cherche à détourner les regards des abus du régime, notamment sa marginalisation de l’opposition.

 

Cette tutelle russe, que Gouandjika nie en la comparant à une prétendue influence de l’ONU, est un symptôme de la faiblesse du régime. En s’appuyant sur Wagner pour sa sécurité et en cédant les ressources nationales à des sociétés comme Lobaye Invest, Touadéra sacrifie la souveraineté qu’il prétend défendre. Le dialogue politique, dans ce contexte, n’est qu’un écran de fumée pour masquer cette dépendance et les dérives autoritaires.

 

Il faut rejeter la farce

 

Le peuple centrafricain ne doit pas se laisser duper par cette parodie de dialogue. Le BRDC, malgré les intimidations, doit maintenir sa défense de la Constitution de 2016 et boycotter un processus biaisé qui ne vise qu’à l’humilier. La société civile et les citoyens doivent exiger un véritable dialogue, avec Touadéra à la table, et des garanties pour des élections libres, incluant tous les candidats, binationaux ou non. Les institutions comme l’ANE doivent être réformées pour briser le contrôle du régime sur le processus électoral.

 

La communauté internationale, trop souvent complaisante, doit agir. L’Union africaine et les Nations Unies doivent condamner cette mascarade et faire pression pour un dialogue inclusif, assorti de sanctions contre les architectes de cette dérive, à commencer par Gouandjika. Les Centrafricains méritent mieux qu’un régime qui les méprise et un ministre qui transforme la démocratie en théâtre. Fidèle Gouandjika peut bien annoncer son dialogue avec fanfaronnade ; le peuple, lui, doit se lever pour reprendre son avenir, avant que la RCA ne sombre dans une autocratie irréversible….

 

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Centrafrique : suicide spectaculaire d’un soldat FACA près de Kaga-Bandoro

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suicide spectaculaire d’un soldat FACA près de Kaga-Bandoro

 

Centrafrique.org/Centrafrique-des-morts-dans-des-accrochages-entre-larmee-et-les-rebelles/des-faca-a-Bambari-dans-le-vehicule-et-quelques-uns-a-pieds-2/” rel=”attachment wp-att-46775″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : suicide spectaculaire d’un soldat FACA près de Kaga-Bandoro
Des soldats FACA en patrouille

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Jeudi 1er mai 2025, un soldat des FACA, en déplacement vers Birao pour une mission de remplacement, s’est donné la mort à 30 km de Kaga-Bandoro, provoquant de nombreuses interrogations.

 

Le 1er mai 2025, jour de la fête du Travail, un groupe de soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) quitte Bangui à bord d’un véhicule militaire. Leur destination : Birao, à plus de 1 100 km de la capitale, où ils doivent relever les militaires déjà en poste. Le trajet les conduit d’abord à Sibut, chef-lieu de la préfecture de la Kémo, puis à Dékoa, une localité de la Kémo située à environ 270 km de Bangui. Après Adékoa, ils poursuivent leur route vers Kaga-Bandoro, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Gribizi.

 

À environ 30 km de Kaga-Bandoro, dans une zone forestière appelée « Gbako Ti Banga », le véhicule rencontre un problème mécanique. Les soldats descendent pour changer une roue. Sans signe préalable, l’un d’eux prend son arme, la retourne contre lui et se tire une balle dans la tête. Ses collègues, pris de court, ne peuvent intervenir à temps. Le militaire décède sur place. Après avoir réparé le véhicule, le détachement parcourt les 30 km restants jusqu’à Kaga-Bandoro, où le décès est officiellement constaté. Le corps du soldat est ensuite ramené à Bangui.

 

Cet événement a profondément marqué les autres militaires du détachement. De nombreuses questions restent sans réponse. Certains se demandent si le soldat était réticent à rejoindre Birao, une ville du nord-est du pays, et difficile d’accès durant la saison pluvieuse. D’autres envisagent l’hypothèse d’une dispute avec ses collègues ou son supérieur pendant le trajet. Des difficultés personnelles ou familiales sont également évoquées comme possibles explications. Pour l’instant, les autorités n’ont pas fourni de détails sur les circonstances exactes de ce geste.

 

Les conditions de vie et de travail des soldats FACA, souvent déployés loin de chez eux dans des zones marquées par l’insécurité, pousse à s’interroger….

 

 

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Patrouilles interrompues, véhicules confisqués : la colère des policiers de l’OCLAD contre le ministre Michel Nicaise Nassin

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Patrouilles interrompues, véhicules confisqués : la colère des policiers de l’OCLAD contre le ministre Michel Nicaise Nassin

 

Centrafrique.org/securite-publique-le-ministre-michel-nicaise-nassin-a-failli-tuer-un-general-et-un-commissaire-de-la-police-a-bangui/le-ministre-de-linterieur-charge-de-la-securite-publique-michel-nicaise-nassin/” rel=”attachment wp-att-55888″ data-wpel-link=”internal”>Patrouilles interrompues, véhicules confisqués : la colère des policiers de l’OCLAD contre le ministre Michel Nicaise Nassin
Le ministre chargé de la sécurité publique, Nicaise Nassin

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La confiscation d’un véhicule de l’Office central pour la lutte contre la drogue (OCLAD) par le ministre Michel Nicaise Nassin lors d’une opération à Bimbo provoque la colère des policiers centrafricains.

 

Dans la commune de Bimbo, à 9 km à la sortie sud-ouest de Bangui, une patrouille de l’Office central pour la lutte contre la drogue (OCLAD) a été stoppée net par leur ministre. Michel Nicaise Nassin, ministre de la Sécurité publique, a ordonné sans motif la saisie du pick-up des agents, un véhicule fourni par des partenaires internationaux. Sans donner de raison, il a fait conduire le véhicule au ministère, laissant les policiers sur place à Bimbo. Certains ont marché pour rentrer, d’autres ont payé des taxis-motos pour rejoindre leur bureau, provoquant frustration et incompréhension. Jusqu’à ce jour, le pick-up reste entre les mains du ministre Michel Nicaise Nassin.

 

Le comportement du ministre Michel Nicaise Nassin dépasse les bornes. Souvenez-vous, il y’a près d’un an, Un autre incident a marqué les esprits au siège de l’OCLAD. Lors d’une visite, le ministre a trouvé le chef de poste en train de laver sa moto derrière le bâtiment. Mécontent, il a ordonné son arrestation, reprochant à l’officier de ne pas être dans son bureau. Le chef de poste a été enfermé dans une cellule de l’OCLAD avec des détenus, sans procédure formelle. Par ailleurs, le même jour, évidemment près de l’ambassade d’Afrique du Sud, où se trouve le siège de l’OCLAD, un journaliste de France 24, qui recueillait des témoignages sur la levée de l’embargo sur les armes par les Nations unies, a été agressé physiquement par le ministre Michel Nicaise Nassin puis conduit dans une cellule de l’OCLAD.

 

Et ce n’est pas tout! Les dégâts du ministre Michel Nicaise Nassin sont nombreux. Souvenez-vous encore, il y’a quelques mois, Le ministre a également radié 7 policiers, notamment de l’OCLAD et du service de renseignement,  sur la base d’une simple dénonciation capricieuse d’un commandant mafieux, sans enquête ni avis des instances compétentes. Cette décision, prise après un rapport du directeur général de la police, a amplifié le mécontentement des agents contre le ministre Nassin. Ces événements rappellent au passage une période sous le président François Bozizé, lorsque Michel Nicaise Nassin, nommé directeur général de la police, avait fait face à une grève des policiers. Ces derniers, dénonçant son incompétence, avaient obtenu son limogeage par le président.

 

Les agissements du ministre, jugés arbitraires par de nombreux agents, alimentent un débat à Bangui sur sa gestion de la Sécurité publique. La confiscation du véhicule à Bimbo, l’arrestation du chef de poste, l’agression du journaliste et la radiation des sept policiers sans enquête interrogent sur le respect des procédures et des droits sous son autorité….

 

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Centrafrique : pris entre les deux feux, la population de Zemio fuit en masse pour rejoindre la République démocratique du Congo

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pris entre les deux feux, la population de Zemio fuit en masse pour rejoindre la République démocratique du Congo

 

Déplacement massif de la population de Zemio vers la République démocratique du Congo

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Zémio, dans le sud-est de la République centrafricaine, les combats entre miliciens azandés et les soldats FACA soutenus par les mercenaires russes du groupe Wagner forcent des milliers de population de Zemio  à fuir vers la République démocratique du Congo.

 

Depuis fin avril 2025, Zémio, dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la  République centrafricaine (RCA), est devenu un lieu de violents affrontements entre les forces gouvernementales et les miliciens Azandé. Mais la situation s’est aggravée dans la nuit du mercredi 30 avril 2025, poussant la population de Zemio  au départ. Des combats ont éclaté à Koumboli, à trois kilomètres de Zémio, sur l’axe de Mboki, entre les miliciens azandés et les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), appuyés par des mercenaires russes du groupe Wagner. Ces heurts, qui ont duré environ une heure, ont blessé deux soldats FACA venus de Bangui, selon des sources sécuritaires locales. Le lendemain, jeudi 1er mai 2025, une contre-offensive des soldats FACA et des mercenaires russes du groupe Wagner a mal tourné. Quatre soldats FACA, dont un gendarme, ont été tués, et un mercenaire russe gravement blessé au ventre et au cou, d’après des informations confirmées.

 

Ces violences s’ajoutent à une vague d’hostilités déclenchée en mars 2025 par l’assassinat de deux jeunes Peuls âgés de 20 et 22 ans et l’attaque contre une patrouille de la Minusca ayant entrainé la mort d’un casque bleu kenyans à 20 kilomètres de Zemio, suivis d’arrestations illégale menées par Wagner, dont celle d’un suspect transféré à Bangui début avril.

 

Face à cette insécurité, plusieurs centaines de population de Zemio  , dont la majorité vient de Zémio elle-même, ont fui vers la République démocratique du Congo, traversant la rivière Bomo pour échapper aux combats. La population de Zemio , prise entre les tirs des miliciens et les opérations des forces russes, abandonnent leurs foyers dans la panique. Les exactions, incluant exécutions sommaires et viols, attribuées tant aux milices Azandé qu’aux mercenaires russes, ont créé un climat de terreur, selon un rapport de l’ONU. Les villages voisins, également touchés, voient leurs habitants rejoindre cet exode massif.

 

Pendant ce temps, la crise humanitaire s’aggrave en RDC, où les structures d’accueil sont débordées. À Zémio, les marchés sont partiellement fermés, les écoles à l’arrêt, et l’accès aux soins ou à l’eau est quasi nul. Les organisations humanitaires, limitées par l’insécurité, peinent à intervenir.

 

Rappelons que le HCR recense déjà 676 000 réfugiés centrafricains dans les pays voisins, un nombre que cet exode risque d’augmenter.

 

Toutefois, à Bangui, le gouvernement minimise la situation d’insécurité dans le pays, affirmant même que la paix est rétablie et les déplacements internes terminés, selon le ministre Arthur Piri. Ce discours tranche avec la réalité des provinces, où l’insécurité règne. Les habitants de Zémio décrivent une vie devenue invivable, entre violences armées et absence de protection. La MINUSCA, malgré un renforcement de ses patrouilles depuis avril, ne parvient pas à sécuriser la zone. Alors que des élections se profilent, ces déplacements massifs soulignent la fragilité persistante de la RCA, où les civils restent les premières victimes d’un conflit hors de contrôle….

 

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Centrafrique : la liberté de la presse en question face aux déclarations de l’ex-détenu Maxime Balalou

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Centrafrique : la liberté de la presse en question face aux déclarations de l’ex-détenu Maxime Balalou

 

Centrafrique.org/le-regime-touadera-sombre-dans-la-paranoia-quand-wagner-dicte-la-communication-gouvernementale/maxime-balalou/” rel=”attachment wp-att-86241″ data-wpel-link=”internal”>Dialogue politique avec l’opposition : le gouvernement montre enfin son vrai visage et pose ses conditions
L’ex-détenu Maxime Balalou, ministtre de la communication, porte-parole du gouvernement

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Lors de la Journée mondiale de la liberté de la presse, l’ex-détenu Maxime Balalou, ministre de la Communication, vante une liberté de la presse en Centrafrique, mais ses affirmations mensongères cachent une censure oppressante et généralisée.

 

À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, célébrée le 3 mai 2025, l’ex-détenu Maxime Balalou, ministre de la Communication et des Médias et porte-parole du gouvernement centrafricain, a livré une déclaration vantant les prétendues avancées de la République centrafricaine (RCA) en matière de liberté de la presse. Dans son discours, il a affirmé que le pays avait progressé dans le classement mondial de Reporters sans frontières (RSF), passant de la 74e à la 72e place. Il a aussi évoqué la loi n°20.027 de 2020, présentée comme un cadre juridique favorisant la liberté de communication, ainsi que des projets d’infrastructures pour les médias. Un examen rigoureux de ses propos par la rédaction du CNC révèle des inexactitudes et une tentative de dissimuler une réalité sombre.

 

Une manipulation des chiffres du classement RSF

 

L’ex-détenu Maxime Balalou a prétendu que la RCA était passée de la 74e à la 72e place dans le classement mondial de la liberté de la presse de RSF. Cette affirmation est fausse. Selon les données officielles de RSF pour 2024, la RCA se situe à la 76e place sur 180 pays, une amélioration par rapport à la 126e place en 2021. Cette progression est trompeuse. Elle ne reflète pas une réelle amélioration des conditions pour les journalistes en Centrafrique, mais une dégradation plus sévère dans d’autres pays, comme la Guinée ou le Burkina Faso, où des fermetures de médias et des disparitions de journalistes ont fait chuter leur classement. La RCA n’a pas véritablement avancé ; elle a simplement bénéficié d’un recul relatif des autres.

 

L’ex-détenu Maxime Balalou, en s’attribuant un progrès fictif, tente de détourner l’attention d’une réalité inquiétante : la liberté de la presse en Centrafrique reste gravement entravée. Les journalistes travaillent dans un climat de peur, sous des pressions politiques, des menaces d’arrestation et une précarité économique chronique. L’impunité pour les crimes contre les journalistes, comme les assassinats non élucidés d’Elisabeth Blanche Olofio, Désiré Luc Sayénga ou René Padou, reste la norme, renforçant un sentiment d’insécurité permanent.

 

Une censure omniprésente dans les médias publics

 

L’ex-détenu Maxime Balalou a vanté la loi n°20.027, promulguée en 2020, comme un outil garantissant la liberté de communication. En théorie, cette loi, qui remplace l’ordonnance de 2005, dépénalise certains délits de presse et vise à protéger les journalistes. Dans la pratique, elle est inefficace. Les médias publics, comme la Télévision centrafricaine et Radio Centrafrique, sont sous le contrôle étroit de l’exécutif, au point que toute voix dissidente est étouffée. Un exemple récent le montre clairement : lors d’une cérémonie culturelle dans le stade 20000 places , des images de l’opposant Anicet Georges Dologuélé ont été délibérément coupées lors de la diffusion à la télévision nationale. Ce montage ciblé prouve que le gouvernement cherche à effacer toute trace de l’opposition dans les médias publics, privant les citoyens d’une information pluraliste.

 

Cette mainmise sur les médias publics s’accompagne d’un discours officiel qui glorifie des réformes superficielles. L’ex-détenu Maxime Balalou a mentionné des projets de réhabilitation de la radio et de la télévision nationales, ainsi que la future construction d’une « maison de la presse ». Ces annonces, séduisantes sur le papier, restent des promesses vagues, souvent destinées à détourner l’attention des problèmes structurels. Les médias publics, loin d’être des espaces d’expression libre, servent de relais de propagande pour le pouvoir.

 

Pressions et autocensure dans les médias privés

 

Si les médias publics sont sous contrôle, les médias privés ne sont pas épargnés. Les journalistes du secteur privé travaillent dans un climat de peur constant, menacés d’arrestations arbitraires ou de sanctions administratives. En 2022, un projet de loi visant à réintroduire la pénalisation des délits de presse et à placer le Haut Conseil de la Communication (HCC) sous l’autorité directe du ministère de la Communication a provoqué une vive inquiétude. Bien que ce projet ait été abandonné sous la pression internationale, il révèle la volonté du gouvernement de renforcer son emprise sur les médias. Les journalistes privés, confrontés à des ressources limitées et à des pressions économiques, s’autocensurent souvent pour éviter des problèmes avec le gouvernement. Les per diems offerts par les organisateurs d’événements constituent parfois leur principale source de revenus, ce qui compromet leur indépendance.

 

Un ministre au passé trouble

 

Les déclarations de l’ex-détenu Maxime Balalou doivent être replacées dans le contexte de son parcours. Condamné par le passé pour détournement de fonds publics au ministère des finances, il manque de crédibilité, ce qui jette une ombre sur ses discours. Sa proximité avec des réseaux de désinformation, notamment ceux soutenus par des intérêts russes, renforce les soupçons de manipulation. En décembre 2024, il a justifié l’arrestation et l’expulsion de deux journalistes français de France 24, accusés sans preuves d’activités menaçant la sécurité nationale. Cet incident a ravivé les tensions avec la France et montré l’hostilité du gouvernement envers les médias étrangers indépendants.

 

Une insulte à l’intelligence des Centrafricains

 

En se félicitant d’une soi-disant amélioration de la liberté de la presse, l’ex-détenu Maxime Balalou travestit la réalité et insulte l’intelligence des Centrafricains. La censure, les menaces et l’impunité continuent de gangrener le paysage médiatique. Les promesses de réformes et d’investissements dans les infrastructures médiatiques sonnent creux face à l’absence de progrès concrets. La RCA reste un pays où informer librement est un acte de courage, et non une garantie offerte par le gouvernement….

 

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À Dékoa, la police transforme la ville en chaos d’exactions

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À Dékoa, la police transforme la ville en chaos d’exactions

 

Centrafrique.org/mairie-de-dekoa-batiment-administratif-renove-en-republique-centrafricaine/” data-wpel-link=”internal”>À Dékoa, la police transforme la ville en chaos d’exactions
Vue de la mairie de Dékoa, un bâtiment administratif récemment rénové par la Minusca, dans la préfecture de la Kemo, en République centrafricaine. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans la préfecture de la Kémo, les exactions policières à Dékoa sèment le désordre total, frappant marchés, ONG humanitaire et habitants, alimentant un chaos sans limite.

 

En effet, à plus de 260 kilomètres de la capitale, dans la préfecture de Kémo, les habitants de Dékoa et des villages voisins dénoncent les abus répétés des policiers. Pour rappel, un incident survenu jeudi dernier au marché hebdomadaire d’un village situé à 20 kilomètres de Dékoa, sur l’axe de Bouca, montre l’ampleur de ces pratiques.

 

Ce marché hebdomadaire est un lieu d’échange essentiel entre éleveurs peuls et villageois. Les éleveurs achètent des produits agricoles, comme le manioc, qu’ils transportent à dos d’âne, tandis que les villageois achètent des produits laitiers, de la viande boucanée ou des bœufs. Ces transactions, vitales pour l’économie de ce village, sont régulièrement perturbées par les interventions sans cesse des forces de l’ordre.

 

Ainsi, le Jeudi dernier, premier mai 2025, des policiers ont arrêté plusieurs éleveurs peuls, certains ont été menottés. Ils leur ont exigé 28 000 FCFA pour leur libération. En plus, les agents ont imposé une taxe de 1 000 FCFA par âne, sous prétexte de « formalités administratives ». Face aux menaces de transfert au commissariat de Dékoa, les éleveurs ont payé les sommes demandées pour éviter leur incarcération arbitraire.

 

Et ce n’est pas tout! La même nuit du jeudi premier mai, un autre événement dans une cave a aggravé la situation. À la suite d’un appel du proviseur du lycée de Dékoa, visiblement chaos, des policiers ont attaqué quatre employés d’une ONG humanitaire qui étaient également présents dans cette cave. Battus, ils ont été enfermés au commissariat. Leur libération, le vendredi, n’a été obtenue qu’après le paiement d’une taxe criminelle de 20 000 FCFA par personne, soit 80 000 FCFA au total. Ces travailleurs, qui soutiennent la population démunis, ont été victimes d’une violence sans raison.

 

Par ailleurs, le commissariat de Dékoa, construit par la MINUSCA pour remplacer un bâtiment en ruine, manque de moyens. Pourtant, ce sont ces même ONG, dont les agents ont été agressés par les policiers, qui fournissent souvent du matériel, comme du papier, pour son fonctionnement. Ces actes d’extorsion et de violence envers ceux qui aident la communauté révèlent un problème profond.

 

Les actes criminels ne s’arrêtent pas là! Les policiers ciblent régulièrement les convois soudanais achetant du café, en leur infligeant des amendes arbitraires. Les enfants ne sont pas aussi épargnés, victimes d’agressions physiques par les mêmes agents. Ces pratiques alimentent la peur et la frustration dans la ville de Dékoua….

 

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Écroulement tragique à Gordile : deux mineurs tués, un blessé grave

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Écroulement tragique à Gordile : deux mineurs tués, un blessé grave

 

Centrafrique.org/sur-le-site-minier-de-gordile/” data-wpel-link=”internal”>Un glissement de terrain sur le site minier de Gordile, dans la préfecture de la Vakaga, entraîne la mort de deux artisans, tandis qu'un autre est sauvé.C'est l''image d'intervention des autres ouvriers miniers
Les artisans tentent de dégager leurs collègues après un glissement de terrain sur le site minier de Gordile, dans la préfecture de la Vakaga. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un écroulement de terre sur un chantier minier à Gordile, Vakaga, a causé la mort de deux ouvriers et grièvement blessé un troisième.

 

Le vendredi 2 mai 2025, un accident mortel s’est produit sur le chantier minier de Gordile, dans la préfecture de la Vakaga, au nord-est de la République centrafricaine. Vers 9 heures du matin, trois ouvriers travaillaient dans une galerie artisanale lorsque la terre s’est effondrée, les ensevelissant sous les débris.

 

Grâce à l’intervention rapide des autres mineurs présents sur le site, un premier ouvrier a été extrait du trou et a pu être sauvé. Grièvement blessé, il a été transporté vers le centre de santé à Gordile, où il est soigné pour des blessures graves à la tête et au thorax. Les deux autres mineurs n’ont pas survécu. Leurs corps ont été retrouvés après plusieurs minutes d’efforts par les habitants et les mineurs, dans des conditions difficiles dues au manque d’équipements adaptés.

 

Le chantier de Gordile est dédié à l’exploitation artisanale de l’or, une activité courante dans la Vakaga. Ces sites, souvent mal régulés, attirent de nombreux travailleurs malgré des conditions de travail dangereuses.

 

Il est à noter que la République centrafricaine dépend largement de l’exploitation minière artisanale, notamment pour l’or et le diamant. Toutefois, l’absence de normes de sécurité et de formations expose les mineurs à des risques fréquents. Les écroulements de terrain sont un problème récurrent dans les zones minières, surtout dans des régions isolées comme la Vakaga.

 

Le 7 février 2025, un éboulement sur le chantier minier “5 kilos”, à 9 km de Gordile, a tué une vingtaine de personnes, dont des habitants venus aider les mineurs ensevelis. Une seule personne a survécu, selon Abba Ramadan.

 

En novembre 2024, un accident près de Bozoum, dans l’Ouham-Pendé, a causé la mort de quatre personnes et blessé plusieurs autres. Les autorités ont attribué cet incident à l’exploitation illégale, sans que des mesures concrètes soient prises par la suite.

 

En 2021, un éboulement dans la région de Batouri, près de la frontière camerounaise, a coûté la vie à sept personnes. La semaine précédente, une vingtaine d’autres mineurs avaient péri dans des conditions similaires. Ces accidents répétés soulignent les dangers des sites miniers artisanaux, exploités sans équipements de protection ni études géologiques préalables.

 

Rappelons que les mines artisanales de la RCA, bien qu’essentielles pour l’économie locale, fonctionnent dans un cadre désorganisé. L’insécurité dans des régions comme la Vakaga, où des hommes armés opèrent, complique la régulation. En 2022, des violences sur un chantier à Ndah, près de Gordile, ont fait cinq morts, attribuées à des Mercenaires russes ayant pillé des ressources. Ces incidents, combinés aux écroulements, aggravent la situation des communautés locales.

 

Les habitants de Gordile, isolés pendant la saison des pluies et dépendants de l’orpaillage, continuent de travailler dans des conditions précaires. Les accidents comme celui du 2 mai 2025 rappellent les risques persistants auxquels ils sont exposés….

 

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Bertrand Arthur Piri, menteur, regarde les déplacés internes de Bossangoa assistés par l’OIM

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Bertrand Arthur Piri, menteur, regarde les déplacés internes de Bossangoa assistés par l’OIM

 

Centrafrique.org/augmentation-du-cout-de-lessence-un-prix-a-la-pompe-qui-fait-mal-a-la-poche-des-centrafricains-mais-soulage-le-president-touadera/le-ministre-en-charge-du-developpement-de-lenergie-et-des-ressources-hydrauliques-arthur-bertrand-piri-ngaba/” rel=”attachment wp-att-61983″ data-wpel-link=”internal”>Bertrand Arthur Piri, menteur, regarde les déplacés internes de Bossangoa assistés par l’OIM
Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Il y a des déclarations qui insultent l’intelligence d’un peuple. Il y a des discours qui trahissent non seulement un mépris pour la vérité, mais aussi une indifférence crasse envers la souffrance des citoyens.

 

Lorsque le ministre de l’Énergie et du Développement énergétique, Bertrand Arthur Piri, neveu du président Faustin-Archange Touadéra, s’est permis d’affirmer sur les ondes de la radio Ndéké-Luka  que les déplacés internes en Centrafrique n’existent plus, que tous sont rentrés chez eux, il a franchi un seuil dans l’indécence. Cette affirmation, relayée avec l’arrogance d’un pouvoir qui se croit intouchable, est une gifle au visage des centaines de milliers de Centrafricains qui, aujourd’hui encore, survivent dans des camps de fortune, loin de leurs terres, dans des conditions inhumaines.

 

Prenons l’exemple de Bossangoa, dans l’Ouham. Là-bas, l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), soutenue par la Confédération suisse, vient de lancer un projet pilote pour aider les déplacés internes à rentrer chez eux et à se réinstaller durablement. Ce programme, financé à coups de milliards par des partenaires internationaux, vise à soutenir économiquement les familles, à former des jeunes, à relancer l’agriculture et à apaiser les tensions entre communautés. Pourquoi un tel effort, si, comme le prétend le ministre Piri, il n’y a plus de déplacés ? Pourquoi des milliers de personnes hésitent-elles encore à rentrer, paralysées par l’insécurité et l’absence de perspectives, si tout est réglé ? Pourquoi des habitants de Bossangoa témoignent-ils de conflits autour des terres, de méfiance entre déplacés et locaux, si le pays vit dans l’harmonie décrite par le gouvernement ?

 

La réponse est simple : le régime Touadéra ment. Il ment avec une aisance déconcertante, une expertise dans le déni qui trahit une déconnexion totale avec la réalité du terrain. Ce n’est pas un hasard. Ce pouvoir, soutenu et conseillé par des alliés russes rompus à l’art de la désinformation, a fait du mensonge une stratégie de gouvernance. On proclame la paix là où règnent les violences. On célèbre la stabilité là où les familles s’entassent dans des abris de fortune. On vante les mérites d’un président qui, selon ses propres ministres, aurait réglé en un claquement de doigts une crise humanitaire parmi les plus graves du continent. Et pendant ce temps, les organisations internationales, celles qui se battent réellement pour les Centrafricains, rappellent une vérité têtue : plus de 700 000 déplacés internes et réfugiés subsistent dans le pays, selon les chiffres de l’ONU et de l’OIM. Sept cent mille âmes, ignorées par un gouvernement qui préfère bomber le torse plutôt que d’agir.

 

Ce déni est d’autant plus révoltant que le gouvernement ne contribue presque en rien aux efforts de réintégration. À Bossangoa, ce sont l’OIM et la Suisse qui financent, planifient, dialoguent avec les communautés. Ce sont elles qui tentent de panser les plaies d’un pays ravagé par des années de conflits, pendant que les autorités locales se contentent de saluer l’initiative, comme si elles y avaient une quelconque part. Le gouverneur de la région, Yadé, monsieur Barthélémy Wilikon, parle d’unité et de coopération, mais où est l’action concrète de l’État ? Où sont les programmes nationaux pour reloger les déplacés, pour sécuriser leurs villages, pour leur offrir des moyens de subsistance ? Nulle part. Le régime se drape dans les efforts des autres, s’approprie leurs résultats, et ose prétendre que le problème n’existe plus.

 

Cette posture n’est pas seulement hypocrite, elle est dangereuse. En niant l’existence des déplacés, le gouvernement invisibilise leurs souffrances. Il prive ces citoyens de leur droit à être entendus, à être aidés. Il sabote les efforts des organisations humanitaires en semant la confusion, en détournant l’attention des vrais besoins. Et il alimente un climat de défiance, car les Centrafricains ne sont pas dupes. Ils savent, eux, ce qu’ils vivent. Ils savent que les routes sont encore dangereuses, que les terres sont disputées, que la misère est partout. Ils savent que les promesses du régime sonnent creux.

 

Le président Touadéra, son neveu ministre, et l’ensemble de ce gouvernement doivent cesser de prendre les Centrafricains pour des ignorants. Ils doivent rendre des comptes. Comment osent-ils prétendre que la crise des déplacés est résolue, alors que des milliers de familles à Bossangoa, et ailleurs, dépendent encore de l’aide internationale pour survivre ? Comment justifient-ils leur inaction, leur silence, leur indifférence ? Ce n’est pas seulement une question de compétence ; c’est une question de morale. Un pouvoir qui ment aussi effrontément sur la douleur de son peuple ne mérite ni respect, ni légitimité.

 

Il est temps que ce régime entende la colère de ceux qu’il prétend représenter. Il est temps qu’il affronte la réalité, qu’il assume ses échecs, qu’il travaille réellement pour le peuple centrafricain. Les déplacés de Bossangoa, comme ceux de tout le pays, ne demandent pas des discours triomphalistes. Ils demandent des actes. Ils demandent la vérité. Et ils la méritent….

 

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Urgence : Aéroport de Bangui sous tension, Touadéra piégé dans son avion de son retour du Gabon

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Urgence : Aéroport de Bangui sous tension, Touadéra piégé dans son avion de son retour du Gabon

 

Centrafrique.org/Centrafrique-quand-le-putschiste-constitutionnel-de-Bangui-peine-a-delimiter-la-frontiere-de-la-honte-et-de-lhumiliation-au-pays-dun-putschiste-acclame/le-president-putschiste-faustin-archange-touadera-tellement-gros-descend-avec-de-la-peine-de-lavion-que-lui-empruntent-les-mercenaires-de-wagner-pour/” rel=”attachment wp-att-73822″ data-wpel-link=”internal”>Urgence : Aéroport de Bangui sous tension, Touadéra piégé dans son avion de son retour du Gabon
Image d’illustration du retour du Président Touadera de l’étranger

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Ce dimanche 4 mai 2025, le retour du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, en provenance de Libreville où il assistait à l’investiture du nouveau président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema, a plongé l’aéroport international de Bangui-M’Poko dans une situation de chaos sans précédent.

 

Depuis 13 heures, l’avion présidentiel, qui ramenait le chef de l’État, a rencontré de graves difficultés. Pendant près d’une heure, l’appareil a été contraint de tourner en boucle au-dessus de la capitale centrafricaine, incapable d’atterrir. Les autorités n’ont pas encore confirmé la cause exacte, mais des sources évoquent un possible problème au niveau du train d’atterrissage.

 

Après un atterrissage finalement réussi, un nouveau problème a aggravé la situation : les portes principales et les issues de secours de l’avion sont restées bloquées, empêchant le président et les autres passagers de quitter l’appareil pendant de longues minutes. Cette défaillance a déclenché une vague de panique parmi les officiels, le personnel au sol et la foule présente à l’aéroport, inquiète pour la sécurité du chef de l’État.

 

La tension est montée d’un cran lorsque les services de sécurité, craignant une tentative de coup d’État ou une attaque, ont renforcé leur dispositif autour de l’aéroport. Des rumeurs d’une situation instable ont rapidement circulé, alimentant l’angoisse générale. À l’heure actuelle, la situation reste confuse, et les autorités n’ont pas encore communiqué officiellement sur les causes de ces incidents en cascade.

 

Cet événement donne une idée au Wagner de dire à Touadera qu’il a raison de lui dire de ne pas se bouger du pays.

Les détails dans nos prochains articles.

 

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Sur les routes de Bangui, le danger est partout : un chaos routier qui tue chaque jour

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Sur les routes de Bangui, le danger est partout : un chaos routier qui tue chaque jour

 

Bangui/une-voiture-est-entree-en-collusion-avec-deux-taxis-motos-a-lentree-du-pk10/” rel=”attachment wp-att-84100″ data-wpel-link=”internal”>Sur les routes de Bangui, le danger est partout : un chaos routier qui tue chaque jour
Une voiture est entrée en collusion avec deux taxis-motos à l’entrée du quartier PK10, à la sortie nord de Bangui, en direction du quartier PK12

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Sur les routes de Bangui, motos surchargées et nids-de-poule sèment la mort. Ce désordre quotidien échappe à un État incapable d’agir fermement pour sauver la vie des centrafricains.

 

Un chaos routier qui défie l’entendement

 

À Bangui, conduire est une épreuve de survie. Les routes, couvertes des poussières épaisses et défoncées, sont un piège permanent. Les trous, parfois larges comme des bassines de manioc, obligent les conducteurs à slalomer, risquant à chaque instant la collision. Les motos-taxis, reines des rues, filent à toute allure, transportant des familles entières, des sacs de manioc ou même des chèvres. Les voitures, souvent en piteux état, roulent sans freins fiables ni phares fonctionnels. À cela s’ajoute un problème criant : l’absence totale de signalisation. Pas de panneaux, pas de feux, pas de marquages au sol. Sur l’avenue des Martyrs, artère vitale de la capitale, les carrefours sont des zones de non-droit où chacun impose sa loi. La nuit, sans éclairage public, chaque trajet devient une loterie macabre.

 

Les accidents sont si fréquents qu’ils ne surprennent plus. Les hôpitaux, comme l’Hôpital communautaire, croulent sous l’afflux de victimes. Des piétons renversés, des motocyclistes éjectés, des automobilistes coincés dans des carcasses tordues : le tableau est sinistre. Le décès de Carl-Pierre-Michel Sokambi, administrateur adjoint au ministère de la Communication, le 27 avril 2025, dans un accident de la route, a secoué les esprits. Mais son cas n’est qu’un parmi des centaines. Les chiffres exacts manquent, car personne ne les compile sérieusement, mais les témoignages parlent d’eux-mêmes. « Chaque semaine, on enterre des centrafricains à cause des accidents», confie un habitant du quartier Gobongo.

 

Des causes ancrées dans le désordre

 

Ce chaos ne vient pas de nulle part. Les routes, d’abord, sont un scandale. Mal entretenues, elles se dégradent sous la pluie et la poussière. Les rares travaux de réparation, souvent annoncés en grande pompe, s’arrêtent après quelques mètres, faute d’argent ou de volonté. À cela s’ajoute l’indiscipline des usagers. Les motos-taxis, par leur nombre et leur audace, sont au cœur du problème. Sans formation ni permis, leurs conducteurs bravent toutes les règles. Ils roulent à des vitesses folles, ignorent les sens interdits et transportent des charges insensées. Les automobilistes ne font pas mieux, doublant n’importe où ou klaxonnant pour se frayer un chemin.

 

Mais le vrai scandale, c’est l’inaction des forces de l’ordre. Les policiers, postés aux coins des rues, ne contrôlent rien. Leur seule préoccupation : racketter les conducteurs. Un billet de 1000 francs CFA, glissé discrètement, achète leur silence, même face à une moto sans plaque ou un camion surchargé. Les gendarmes, eux, brillent par leur absence. Cette corruption, érigée en système, vide toute règle de son sens. Les véhicules, souvent hors d’état, circulent sans contrôle technique. Des pneus lisses, des freins usés, des phares cassés : tout passe, tant que l’argent coule.

 

Un État absent face à la tragédie

 

L’État centrafricain, censé protéger ses citoyens, regarde ce carnage sans broncher. Les discours pleuvent, mais les actes manquent. En 2023, le ministère des Transports avait juré de lancer un grand plan pour sécuriser les routes. Deux ans plus tard, rien n’a bougé. Les campagnes de sensibilisation, quand elles existent, sont des slogans creux diffusés à la radio, vite oubliés. Les projets de routes neuves, financés par des partenaires étrangers, s’enlisent dans des détournements ou des lenteurs bureaucratiques. Les motos-taxis, dont le nombre explose à cause du chômage, restent un casse-tête insoluble. Une tentative d’enregistrement, en 2022, a tourné court, abandonnée face à la grogne des chauffeurs et à l’incapacité des autorités à tenir bon.

 

Les hôpitaux payent le prix de cette inertie. Les urgences débordent, les médecins s’épuisent. Les familles, laissées sans justice, pleurent leurs morts. « Ma sœur est morte percutée par une moto. Le chauffeur est arrêté quelques jours, puis il est relâché après avoir payé la police et il est reparti », raconte une femme du quartier Pétévo, les yeux rougis. Ces histoires, répétées à l’infini, montrent un État qui a baissé les bras. Les routes de Bangui, livrées à elles-mêmes, sont devenues des coupe-gorge où personne n’est à l’abri….

 

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CENTRAFRIQUE : POURQUOI LE POUVOIR DE BANGUI REDOUTE T-IL LA MEDIATION INTERNATIONALE DANS LE DIALOGUE POLITIQUE ENVISAGÉ ?

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POURQUOI LE POUVOIR DE Bangui REDOUTE T-IL LA MEDIATION INTERNATIONALE DANS LE DIALOGUE POLITIQUE ENVISAGÉ ?

 

CENTRAFRIQUE : POURQUOI LE POUVOIR DE BANGUI REDOUTE T-IL LA MEDIATION INTERNATIONALE DANS LE DIALOGUE POLITIQUE ENVISAGÉ ?
Président Faustin Archange Touadera suce sa langue et se moque des centrafricains de leur pauvreté absolue

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Au lendemain du retour à l’ordre constitutionnel, les priorités d’une nation en reconstruction c’est à dire après-guerre fratricide se résument à la réconciliation nationale, la cohésion sociale, la restauration de la paix, la refondation de l’armée, de la police, de la justice et enfin la relance économique.

 

C’est dans cette logique linéaire que les forces vives de la nation réunies dans l’union sacrée ont troqué leurs egos en accompagnant le nouveau président de la République en 2016 à la conférence des donateurs de Bruxelles pour mobiliser des ressources nécessaires en vue de financer un plan quinquennal de redressement estimé à plus de trois milles milliards de dollars.

 

Le dialogue entre centrafricains et la confiance mutuelle qui devraient être le leitmotiv du pouvoir de Bangui c’est-à-dire permanents se sont graduellement effrités, desagrégés laissant majestueusement la place à la méfiance et par voie de conséquence au débarquement en cascade au sein de l’union sacrée.

 

Souvenez-vous qu’en 2016, le président de la République avait organisé au palais de la renaissance une rencontre avec les forces vives de la nation à l’exclusion ostentatoire en guise de représailles de la société civile qui avait organisé une ville morte quelques jours auparavant.

 

La suite logique de cette politique d’exclusion devenue épidémique s’est confirmée par l’accord de Khartoum avec des groupes armées cooptés pour aboutir au dialogue politique dit “républicain” avec des opposants fictifs mécaniquement fabriqués alors qu’un dialogue politique réellement inclusif était réclamé depuis longtemps par l’opposition démocratique.

 

Les tensions électrostatiques se sont accentuées par l’adoption par voie référendaire d’une nouvelle constitution et les velléités devenues certaines d’un troisième mandat.

 

De revirement en revirement, le pouvoir de Bangui a donné son accord de principe pour l’organisation d’un dialogue politique avec l’opposition démocratique qui réclame une médiation internationale en gage de confiance et d’assurance.

 

La médiation internationale semble constituer une fin de non recevoir de la part du pouvoir de Bangui.

Par définition, la médiation internationale dans un conflit est le parrainage d’une haute personnalité politique ou de gros calibre à l’instar d’un chef d’état étranger ou sous la houlette d’une organisation internationale comme l’ONU, l’Union Africaine etc…

À ce stade, il apparaît judicieux d’esquisser les raisons de crainte du pouvoir de Bangui à l’égard de la médiation internationale.

D’abord le pouvoir de Bangui ne souhaite pas que le dialogue politique soit une vitrine pour l’opposition démocratique et préfère avoir la main mise sur le dialogue c’est-à-dire la définition du calendrier, le choix des participants au dialogue, les thèmes de référence à aborder et le choix du lieu.

Ensuite il redoute que la médiation internationale privilégie ses agendas cachés ou ses préférences politiques c’est-à-dire un favoritisme au détriment du pouvoir.

Enfin, le pouvoir de Bangui craint la perte de sa souveraineté, la perte de la main mise, d’independance nationale qui se traduit par le soupçon d’ingérence insipide et insidieuse de la communauté internationale dans les affaires intérieures de l’État c’est-à-dire que les résolutions du dialogue politique seront imposés par l’extérieur.

Par ailleurs, la médiation internationale qui en plus de la pression diplomatique, économique et sécuritaire a vocation à faire la promotion des normes démocratiques à standards internationaux c’est-à-dire qu’elle est capable de faire obstacle à toute violation de constitution, toute entrave à l’alternance démocratique et toute confiscation tous azimuts de pouvoirs.

Elle a aussi la possibilité de prononcer des sanctions économiques et financières voire l’isolement diplomatique en cas d’un passage en force nonobstant les avertissements internationaux.

 

Fort de ce constat, le citoyen lambda confus s’interroge :

– Pourquoi le pouvoir de Bangui redoute t-il la médiation internationale dans le dialogue politique envisagé ?

– En d’autres termes, la médiation internationale constitue t-elle un obstacle à la réussite et la crédibilité du dialogue politique ?

– La médiation internationale ne permet-elle pas d’extirper le mal centrafricain en mettant tous les participants en confiance ?

En tout etat de cause, la mediation internationale n’a que des atouts et des vertus car elle attire l’attention de la communauté internationale sur le processus envisagé, ce qui est un gage de transparence, de crédibilité et de sérénité.

Refuser la médiation internationale suppose que le pouvoir de Bangui a des agendas cachés qu’il veut imposer…

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut aussi en cacher un autre.

L’expérience de l’Afrique sub-saharienne montre que le troisième mandat tue plus qu’un coup d’état militaire.

En déduction de ce qui précède, demandez à un citoyen lambda de faire le choix entre un troisième mandat et un coup d’état militaire…son choix sera simple et sans réflexion.

On ne répétera jamais assez ce credo devenu liturgique…

Les chants des sirènes ne vous placeront jamais au dessus de la République.

Renoncer en échange d’une stabilité politique au projet mortifere de troisième mandat Monsieur le président et choisissez un dauphin avant qu’il ne soit trop tard et cela avec honneur au lieu d’abdiquer honteusement sous la pression populaire.

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent. Les fables du célèbre fabuliste français Jean de La Fontaine teintées d’allegories éducatives auront prévenu les autistes avant que le monde ne s’effondre tel que défini par le célèbre romancier nigerian Chinua Achébé.

Mais attention, ne le dites à personne…

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 03 mai 2025

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Environnementaliste…

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Reprise ce samedi des affrontements à Zémio : Soldats FACA, mercenaires russes et Casques bleus contre les miliciens Azandés

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Reprise ce samedi des affrontements à Zémio : Soldats FACA, mercenaires russes et Casques bleus contre les miliciens Azandés

 

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Image d’illustration d’un élément de la Minusca. CopyrightaCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Depuis le 30 avril 2025, Zémio, dans le Haut-Mbomou, est tremblée par des combats violents entre miliciens Azandés et soldats FACA, soutenus par les mercenaires russes et les Casques bleus népalais de la Minusca.

 

Depuis la matinée du samedi 3 mai 2025, la ville de Zémio, dans le Haut-Mbomou, en République centrafricaine, a été le lieu une fois de plus d’une nouvelle vague de violence. À 5 heures du matin, les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), appuyés par les mercenaires russes du groupe Wagner et les Casques bleus népalais, ont lancé une offensive contre les positions des miliciens Azandés dans le quartier AIM, au cœur de la ville. Cette attaque, qui visait à déloger les miliciens stationnés dans le coin, a déclenché des combats intenses jusqu’à 7 heures.

 

Une contre-offensive matinale des forces loyalistes

 

Contrairement aux jours précédents, où les miliciens Azandés prenaient l’initiative, ce samedi, ce sont les FACA, les mercenaires russes du groupe Wagner et les Casques bleus népalais de la Minusca qui sont passés à l’attaque. L’opération, débutée à l’aube dans le quartier AIM, visait à neutraliser les positions des miliciens Azandé. Ces derniers, bien implantés, ont résisté farouchement, tenant leurs positions jusqu’à la fin des affrontements vers 7 heures. Les tirs ont cessé, mais les miliciens sont restés dans la zone, montrant leur détermination à ne pas céder de terrain face à leurs ennemis.

 

Peu après la fin des combats, les mercenaires russes ont fait appel à des renforts. Deux hélicoptères militaires de Wagner, venant probablement de Bambari, ont survolé Zémio. Aucun tir n’a été effectué depuis les airs, probablement en raison de la densité urbaine. Les appareils se sont limités à des survols pour repérer les positions des miliciens. En parallèle, des drones ont été déployés pour localiser les assaillants, signe que les Russes cherchent à mieux coordonner leurs efforts qui semblent ne pas porter de fruits face à ces résistants Azandé qui sont également durs comme fer.

 

Renforts russes et blindés des Casques bleus

 

Vers 8 heures du matin, ce samedi toujours, une dizaine de mercenaires russes, accompagnés de combattants russes noirs, sont arrivés à Zémio par hélicoptère. Ces renforts ont rejoint les FACA et les Casques bleus népalais, qui ont déployé des blindés pour sécuriser certains points et les abords de la base des soldats FACA. Malgré ce dispositif, les miliciens Azandés ont tenu toujours leur position dans le quartier visé.

 

Les Casques bleus, sous mandat de la MINUSCA, ont joué un rôle actif avec leurs blindés, patrouillant dans les rues quasi désertes de Zémio. Les mercenaires russes, quant à eux, ont coordonné les opérations aériennes et terrestres. Selon des sources hospitalières locales, aucune perte n’a été signalée de part et d’autre ce samedi, mais ces informations restent à confirmer en raison du chaos ambiant.

 

Retour sur les combats de la veille

 

Pour mieux saisir la situation, revenons sur les événements du vendredi 2 mai. Dès 6 heures, les miliciens Azandés avaient attaqué la base des FACA au centre-ville de Zemio. Les combats, intenses, se sont prolongés par intermittence jusqu’à 18 heures. Les FACA, soutenues par les mercenaires russes et les Casques bleus, ont repoussé plusieurs assauts, mais l’effort a laissé les forces loyalistes épuisées.

 

Vers 10 heures vendredi, un nouvel assaut des miliciens a forcé les FACA à se replier temporairement dans leur base. Deux hélicoptères de Wagner sont intervenus, bombardant un quartier résidentiel à proximité. Ces frappes, menées sans précision, n’ont pas touché les miliciens, mais ont terrorisé les rares habitants encore présents. La plupart de la population avait déjà fui, ce qui a limité les pertes civiles.

 

En marge de ces combats, deux jeunes Peuls ont été tués dans le quartier Kondo, à un kilomètre de la ville sur la route de Bangassou.

 

Une ville désertée, une situation tendue

 

Zémio, jadis un carrefour vivant du Haut-Mbomou, est aujourd’hui méconnaissable. Les affrontements à répétition ont vidé la ville de ses habitants. Depuis vendredi, des bus et des véhicules ont permis à beaucoup de fuir vers des zones plus sûres, comme Bangassou. Ceux qui restent se terrent chez eux, tandis que les commerces, écoles et marchés sont à l’arrêt.

 

La situation humanitaire est inquiétante. Les routes d’accès à Zémio sont coupées, et les organisations humanitaires peinent à intervenir. La population vit dans l’angoisse d’une reprise des combats, alors que la tension reste vive.

 

Contexte du conflit

 

Les violences à Zémio s’inscrivent dans une rupture entre les miliciens Azandés et les forces gouvernementales. Autrefois alliés de Wagner, les Azandés se sont rebellés, dénonçant le contrôle des FACA et des Russes sur la région et réclamant plus d’autonomie. Ce revirement a transformé Zémio en un champ de bataille, où chaque camp lutte pour imposer sa domination.

 

Une accalmie fragile

 

Pour l’instant, Zémio connaît une pause précaire ce samedi à partir de 8 heures du matin. Les renforts russes et les blindés des Casques bleus ont renforcé les positions des FACA, mais les miliciens Azandés, toujours présents dans des différents quartiers de la ville, ne montrent aucun signe de reddition. Leur capacité à résister à une coalition aussi bien équipée montre à quel point leur organisation et leurs soutiens sont déterminés….

 

Centrafrique : le pillage à ciel ouvert des richesses du pays se poursuit à grande échelle

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Centrafrique : Trois nouveaux permis miniers attribués aux mafieux

 

Centrafrique.org/du-carburant-aux-ordures-moloua-champion-du-mensonge-devant-les-deputes/le-premier-ministre-centrafricain-felix-moloua-devant-les-elus-de-la-nation-ce-24-aout-2022/” rel=”attachment wp-att-85524″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Le-Premier-ministre-centrafricain-Felix-Moloua-devant-les-elus-de-la-Nation-ce-24-aout-2022-450×299.jpg” alt=”Centrafrique : Trois nouveaux permis miniers attribués aux mafieux” width=”450″ height=”299″ />
Le Premier ministre centrafricain, Félix Moloua devant les élus de la Nation, ce 24 août 2022. CopyrightprimatureRCA

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En Centrafrique, le Conseil des ministres n’est plus qu’une machine à distribuer des permis miniers. Chaque réunion, le même refrain : permis par-ci, permis par-là. On attribue des bouts de terre gorgés d’or et de diamants à des sociétés obscures, pendant que le pays s’enfonce dans la misère. Les hôpitaux n’ont ni lits ni médicaments, les écoles tombent en ruines, l’électricité coupe sans cesse, et l’eau potable reste un mirage. Mais les permis miniers, eux, coulent à flots. Où va l’argent ? Pas dans les poches du peuple, ça, c’est sûr.

 

Regardez les faits. Le 3 avril 2025, trois nouveaux permis ont été octroyés à la soi-disant Société Aurifère Centrafricaine pour les zones de Bakala, Abba et Dékoua. Quelques semaines avant, le 30 janvier, neuf autres avaient été distribués, dont cinq – oui, cinq ! – au ministère de la Défense. L’armée, censée protéger le pays, se transforme en entreprise minière. Pendant ce temps, les soldats, déployés des mois sans rations ni primes, rentrent les mains vides. Qui encaisse les bénéfices ? Pas eux. Peut-être les généraux qui construisent des villas à Bangui avec des militaires reconvertis en maçons.

 

Et puis il y a les autres. Africa Treasurer, Africa Oil Corporation, Asilgold Refinery, Ratel Mining, Banda Mining,  une litanie de noms qui ne disent rien au citoyen ordinaire. Des coquilles vides avec des capitaux de misère, 10 millions de francs CFA, soit 15 000 euros, pour piller des richesses valant des milliards. Derrière ces façades, on devine des mains étrangères : les Russes, le groupe Wagner, les Rwandais. Des vautours qui dépècent le pays sous les ordres d’un régime aux abois, manipulé comme une marionnette par Moscou et Kigali. Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro, autoproclamé sauveur, n’est qu’un pion dans ce jeu sordide.

 

Le Code minier de 2024 ? Une comédie. On nous parle de transparence, de relance économique, mais les conventions signées restent secrètes. Les zones exploitées ? Pas précisées. Les bénéfices ? Dissimulés. L’État touche des miettes – 10 % quand ça lui chante – pendant que les ressources filent à l’étranger. Avant, l’Assemblée nationale avait un semblant de pouvoir pour freiner ce massacre. Depuis la Constitution de 2023, plus rien. Le Conseil des ministres décide seul, sans contrôle, et brade le sous-sol à tour de bras.

 

Les Centrafricains, eux, trinquent. On leur impose le doublement des prix du carburant, les taxes sur les appels téléphoniques, sur les transactions financières, sous prétexte de “payer les salaires” ou “financer les hôpitaux”. Mais où est l’argent ? Les routes sont des pistes boueuses, les enfants étudient sous des toits percés, et les malades meurent faute de soins. Pendant ce temps, les permis miniers s’empilent, et les richesses s’évaporent. Les forêts sont ravagées, les rivières polluées, et les communautés locales chassées sans indemnités dignes de ce nom. Dans 15 ou 20 ans, il ne restera qu’un désert, vidé de son or, de ses diamants, de son avenir.

 

Qui profite ? Wagner, encore et toujours. Cette milice russe, accusée de massacres et d’exactions, s’est incrustée dans les mines comme un parasite. À Ndassima, la seule mine industrielle du pays, Midas Ressources – une société malgache liée à Moscou – extrait à tout-va, pendant que les habitants crient au pillage. Les coopératives artisanales, elles, sont étouffées par des réformes qui les obligent à vendre à des intermédiaires publics, perdant leur indépendance au profit de monopoles douteux.

 

Ce régime est une honte. Une bande de criminels qui vend le pays à des puissances étrangères, pendant que les Centrafricains pleurent leurs terres volées. Touadéra et ses acolytes répètent que tout va bien, que les investisseurs affluent, que l’économie repart. Mensonges. Le peuple voit clair : ses richesses partent en fumée, et lui reste avec des promesses creuses. Ce n’est pas un gouvernement, c’est une mafia. Et tant que ce cirque continuera, chaque Conseil des ministres ne sera qu’une nouvelle insulte, un permis minier de plus dans la poche des voleurs….

 

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Centrafrique 2025 : Vers une crise postélectorale ou une démocratie renforcée ?

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Centrafrique 2025 : Vers une crise postélectorale ou une démocratie renforcée ?

 

Centrafrique.org/lappel-audacieux-de-patricia-dounia-les-armes-comme-seule-solution-face-a-touadera/le-president-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime/” rel=”attachment wp-att-65822″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Le-President-centrafricain-entrain-de-faire-la-priere-pour-son-regime-450×311.jpg” alt=”Centrafrique 2025 : Vers une crise postélectorale ou une démocratie renforcée ?” width=”450″ height=”311″ />
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera entrain de faire la prière pour son régime en faillite

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À huit mois des élections de décembre 2025, la République centrafricaine se tient au bord du chaos : une crise postélectorale sanglante ou une démocratie renforcée ? Lors de l’émission Patara sur la Radio Ndékè Luka, Bruno Yapandé, ministre de l’Administration du territoire, a servi sa soupe habituelle de mensonges, tandis que Raymond Adouma, leader du BRDC, a exposé la vérité sans filtre : ce régime pourri ne peut offrir que le chaos. Une démocratie ? Avec ces clowns au pouvoir, c’est une blague qui ne fait rire personne.

 

Bruno Yapandé a osé promettre des élections “tenables”, un chronogramme “validé”, un scrutin dans les règles. Il jure que le fichier électoral avance, que les délais légaux sont respectés, et que tout roule sous la houlette d’un Touadéra “démocrate”. Mais c’est du vent, une farce grotesque. Adouma l’a cloué au pilori : la liste électorale, censée être prête un an avant selon leur propre code électoral bidon, est aux abonnés absents. “Les délais ne sont pas respectés, une crise est en vue”, a-t-il asséné, et il a raison. On a vu leur talent en 2020 – 2021 : des élections truquées, des résultats fabriqués, un fiasco reconnu même par Mankeur Ndiaye. Alors, 2025 ? Une nouvelle arnaque en préparation, rien d’autre.

 

Le ministre fanfaronne sur une armée de 30 000 FACA pour sécuriser le scrutin, mais c’est un écran de fumée. Ces soldats ? Des affamés sans moyens, qui dealent du tramadol au Tchad :  deux caporaux avaient été coffrés  à Bitoye avec 40 plaquettes ! Pendant que Wagner protège Touadéra, les FACA mendient pour survivre. Et la transparence ? Une blague quand l’ANE et la Cour constitutionnelle sont aux ordres, taillées pour valider les magouilles du régime. Leur constitution de 2023 ? Un torchon voté par 1 % de la population, maquillé en 95 % par Wagner et leurs urnes vides. Touadéra l’avait dit : “Pas besoin d’électeurs, juste d’urnes“. Quelle démocratie, messieurs ?

 

Et la répression bat son plein. En avril 2025, les prisons débordent : les cadets d’Henri Dondra, le frère et la sœur d’Armel Sayo, Mahamat Abakar – tous jetés à l’OCRB sans mandat, sans droit de visite. Les avocats, en grève de huit jours, crient à l’État voyou. Adouma l’a bien dit : “Ils insultent, arrêtent, créent des milices requins“. Lui-même a échappé à une arrestation, forcé de se réfugier à la Minusca. Ce régime ne dialogue pas, il cogne – et ils osent parler de “concertation” ? Leur seul plan, c’est s’éterniser au pouvoir, quitte à plonger le pays dans le sang.

 

Adouma refuse de jouer à ce jeu pourri : “Sans garanties, pas d’élections”. Et il a raison. Avec un gouvernement qui ment, truque et emprisonne, décembre 2025 ne renforcera rien, sauf leur dictature. La jeunesse marche, comme le 4 avril, mais le régime répond par la matraque et les faux chiffres. Une crise postélectorale ? C’est écrit dans leur incompétence, leur violence, leur mépris. Les Centrafricains, écrasés par la misère, savent que ce n’est pas une démocratie qui se profile, mais un nouveau cauchemar signé Touadéra et ses sbires….

 

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Bangui : l’échec de « Kwa ti Kodro » laisse la ville sous les ordures

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Bangui : l’échec de « Kwa ti Kodro » laisse la ville sous les ordures

 

Centrafrique.org/le-fiasco-de-kwa-ti-kodro-bangui-noyee-sous-les-dechets/operation-kwa-ti-kodro-avec-touadera-le-samedi-9-septembre-2023/” rel=”attachment wp-att-68663″ data-wpel-link=”internal”>Kwa ti kodro de Touadera : le grand gaspillage qui engloutit les millions
Operation Kwa-ti-kodro avec Touadera

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bangui, l’initiative « Kwa ti Kodro », portée par le président Faustin-Archange Touadéra pour nettoyer la capitale centrafricaine chaque week-end, est un fiasco monumental.

 

Financée par des millions de francs CFA issus des caisses publiques, cette opération promettait une ville plus propre, mais laisse derrière elle des rues envahies de déchets. Du croisement Barthélemy-Boganda au marché de Gobongo, les exemples d’échec se multiplient, révélant une gestion défaillante et un profond mécontentement des citoyens centrafricains.

 

 « Kwa ti Kodro » : des opérations sans impact

 

Les opérations de nettoyage, comme « Kwa ti Kodro », sont régulièrement mises en scène avec balais et caméras. Pourtant, les résultats sont loin des promesses. Au croisement Barthélemy-Boganda, une des opérations de Kwa ti Kodro menée la semaine dernière s’est terminée en fin de matinée, mais quelques heures plus tard, vers 17 heures, le journaliste Christian Aimé Ndotah a constaté un amoncellement de poubelles et de ruines. Une vidéo qu’il a partagée montre que l’opération a laissé le secteur plus sale qu’avant. « On dirait que l’opération Kwa ti kodro ramène plus de déchets que de propreté », ironise un habitant du quartier Lakouanga.

 

Pour beaucoup, ces initiatives servent davantage des objectifs électoralistes qu’un réel assainissement. « On filme quelques secondes avec des balais, un micro, et on s’en va. C’est pour la campagne présidentielle », dénonce un riverain. Les fonds publics dépensés, dont le montant reste opaque, provoque la colère. « Cet argent est gaspillé pour rien », déplore un autre habitant du quartier Lakouanga, soulignant l’absence de résultats réels.

 

Le marché de Gobongo : un symbole d’insalubrité

 

Le marché de Gobongo, dans le 8e arrondissement de la capitale Bangui, explique en lui-même de manière criante cet échec. Comme rapporté par la radio Ndéké-Luka le 24 avril 2025, l’entrée principale est submergée par des tas d’ordures dégageant des odeurs nauséabondes. Cette situation paralyse les commerçants, dont certains ont fermé boutique face à la chute de leurs recettes. « On n’arrive pas à vendre. Les clients ne viennent pas, ou juste pour regarder. À la fin de la journée, on ne gagne même pas 5 000 à 10 000 francs CFA à cause de la saleté », confie un vendeur.

 

Les clients, eux, s’inquiètent des risques sanitaires. Les déchets, mélangés à la boue en saison des pluies, créent un environnement propice aux maladies. L’espace prévu pour le dépôt des ordures est occupé par des boutiques et entrepôts, aggravant le chaos.

 

Taxes municipales : la défiance des commerçants

 

À Gobongo, dans le marché, les commerçants expriment leur ras-le-bol face à l’inaction de la mairie. Les taxes municipales, appelées « tickets », sont payées, mais ne se traduisent par aucun service de nettoyage. « On a payé la mairie il y a deux ou trois semaines, et rien n’a changé », s’indigne un vendeur. Certains refusent désormais de s’acquitter de ces frais, estimant qu’ils ne servent à rien. Cette défiance reflète un sentiment d’abandon face à une municipalité incapable d’organiser un ramassage efficace des déchets….

 

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Faustin Archange Touadera et l’internet haut débit : pourquoi toujours faire de campagnes pathétiques alors que la connexion est zéro dans le pays  ?

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Faustin Archange Touadera et l’internet haut débit : pourquoi toujours faire de campagnes pathétiques alors que la connexion est zéro dans le pays  ?

 

Faustin Archange Touadera et l’internet haut débit : pourquoi toujours faire de campagnes pathétiques alors que la connexion est zéro dans le pays ?
gourna-zacko-ministre-telecommunications – Les travaux d’implantation fibre optique bousculée par la pandémie du Covid-19 en Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 27 mars 2025, Faustin-Archange Touadera a encore sorti son refrain musical préféré lors du Conseil des ministres : l’internet à haut débit, ce Graal censé transformer la République centrafricaine. Sous sa “très haute présidence” – un titre qu’on nous serine jusqu’à l’écœurement –, il a une fois de plus clamé son “intérêt” pour une connexion rapide et accessible à tous. Objectif affiché : booster les administrations et connecter le pays. Mais pour les Centrafricains, ce n’est qu’un énième couplet d’une chanson qu’ils connaissent par cœur – et qui ne mène nulle part.

 

Depuis plusieurs années, le président agite le drapeau de la 4G et de la fibre optique comme un trophée. Orange aurait payé, la connexion serait “en cours”, les opérateurs nationaux , au nombre de trois,  seraient déjà branchés. On nous parle de satellites, de technologie dernier cri, de “transparence” et de “compétitivité”. Mais dans les faits ? À Bangui, on coupe encore le réseau comme on coupe l’électricité : sans prévenir. Dans les villages, le signal reste un mirage. Et les prix ? Toujours un luxe que la plupart ne peuvent pas s’offrir. Alors, quand Faustin-Archange Touadera parle de “conditions d’usage et de couverture”, on se demande bien de qui il parle. Le palais de la renaissance bien au chaud dans la capitale, peut-être. Mais le Centrafricain moyen, lui, n’a rien vu venir.

 

Et maintenant, voilà qu’il remet une pièce dans la machine avec son idée d’ouvrir le marché aux opérateurs satellites. Une annonce servie avec des mots bien choisis,  concurrence, innovation, mais qui sent surtout la poudre aux yeux. Qui sont ces nouveaux joueurs ? Des géants étrangers prêts à se gaver sur un marché déjà exsangue ? Et pour quel gain réel ? Les habitants galèrent avec des forfaits hors de prix pour un réseau qui rame, et on leur vend encore du rêve. Pendant ce temps, les voisins,  Cameroun, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale,  avancent tranquillement avec des connexions qui tiennent la route. Chez nous ? On stagne, englués dans des promesses qui datent de 2016 et une réalité qui ne décolle pas.

 

Car c’est ça, le vrai scandale : neuf ans de bla-bla, de “ça vient”, de “c’est en cours”, et toujours rien. La Banque mondiale finance, l’Union européenne finance, mais où passe l’argent ? Un an après avoir juré que la fibre optique était là, la connexion reste un calvaire. Les entrepreneurs rament, les étudiants rament, tout le monde rame – sauf ceux qui, là-haut, empilent les discours. Faustin-Archange Touadera continue de jouer la carte de la propagande, comme s’il était encore en campagne. Mais les Centrafricains ne veulent plus de promesses à la pelle – un bouquin de 2000 pages ne suffirait pas à les lister. Ils veulent des actes. Des résultats. Une connexion qui marche, point barre.

 

Alors, à quoi bon ces Conseils des ministres qui brassent du vent ? Pourquoi charger le ministre de l’Économie numérique de “tout mettre en œuvre” si c’est pour accoucher d’une souris ? Cette politique, c’est du théâtre : on annonce, on fanfaronne, on fait semblant d’avancer, pendant que le peuple souffre dans le silence….

 

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Bangui : comment Les projets anti-inondations du gouvernement ignorent les quartiers les plus vulnérables de la capitale?

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Bangui : Les projets anti-inondations du gouvernement ignorent les quartiers les plus vulnérables de la capitale

 

Bangui-promesses-vaines-du-gouvernement-face-a-une-crise-persistante/inondation-quartier-sato-pk10-le-20-mai-2020/” rel=”attachment wp-att-69865″ data-wpel-link=”internal”>Bangui : Les projets anti-inondations du gouvernement ignorent les quartiers les plus vulnérables de la capitale
inondation dans le quartier Café sato au pk10 de Bangui . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bangui, capitale centrafricaine, les inondations rythment la saison des pluies comme une malédiction annuelle. Chaque année, les mêmes quartiers se transforment en marécages, engloutissant maisons, écoles et la vie. Face à ce désastre récurrent, le gouvernement brandit des projets d’infrastructures, des chiffres ronflants et des promesses d’un avenir meilleur. Mais à y regarder de près, l’enthousiasme officiel sent l’enfumage. Le plan tant vanté, avec ses collecteurs, ses bassins de rétention et ses camions-bennes, ressemble davantage à un écran de fumée qu’à une solution crédible.

 

Voici les zones critiques d’inondations à Bangui, selon le gouvernement

 

Pour le gouvernement, les quartiers les plus touchés par les inondations sont :

KM5 et ses environs (80% de risques d’inondation)

Combattant dans le 8e arrondissement

Bégoua et ses alentours

Gobongo et Galabadja

– Quartier Boeing

Bangui : Les projets anti-inondations du gouvernement ignorent les quartiers les plus vulnérables de la capitale
Un quartier entier de la ville de Bangui sous inondation ce 30 mars 2025. CopyrightCNC

 

Selon les experts, ces zones présentent les caractéristiques suivantes :

– Caniveaux obstrués à plus de 60%

– Pente naturelle inférieure à 2%

– Proximité immédiate avec la rivière Oubangui

– Densité urbaine très élevée

 

Des priorités qui frôlent l’absurde

 

Les inondations à Bangui frappent durement, mais certains quartiers souffrent plus que d’autres. Dans le 2e arrondissement, le long de la rivière Oubangui, est un bourbier chaque saison. Le 6e arrondissement, ou des zones comme Boeing, derrière l’aéroport, prennent l’eau sans répit. Pourtant, que fait le gouvernement ? Il s’égare à parler de Gobongo, un quartier loin d’être le plus sinistré, ou du canal du pont Goubagara, comme si c’était là le cœur du problème. Pourquoi perdre du temps sur Gobongo quand des endroits comme PK9 Café Sato, dans le 5e arrondissement, ou Combattant, près du canal Ngoubagara dans le 8e, sont noyés année après année ? Cette fixation sur des secteurs secondaires sent la diversion, comme si on voulait éviter de s’attaquer aux vrais drames.

 

Ainsi, le projet “Assainissement Bangui 2025” promet de curer 120 km de caniveaux et de construire 15 bassins de rétention pour 12 milliards de FCFA. Ça sonne sérieux, mais c’est du vent. Les caniveaux, bouchés à 60 % par 300 tonnes de déchets plastiques par mois pendant la saison des pluies, restent des égouts à ciel ouvert. Les bassins de rétention ? On les cherche encore. Pendant ce temps, les habitants du 7e arrondissement ou de Bimbo pataugent dans l’indifférence totale.

 

Et comment faire ? Des projets qui brillent sur papier

 

Le gouvernement mise sur un programme soi-disant sérieux pour remédier à ce problème d’inondation : Kwa ti kodro. Pourtant, le programme “Kwa Ti Kodro”, avec ses soi-disant 5 000 jeunes mobilisés et ses 30 camions-bennes, veut faire croire à un grand nettoyage. Mais 200 points de collecte de déchets promis pour une ville où 15 000 constructions illicites squattent les berges de l’Oubangui, c’est dérisoire. Les canalisations, dont 70 % datent des années 1980, sont en ruine. Et le collecteur principal Est-Ouest, prévu pour 2025-2030 ? Huit kilomètres de tuyaux pour sauver Bangui… Ça ressemble à une promesse de campagne, pas à un plan concret.

Quand Touadéra Bâtit Son Village Potemkine de la Centrafrique
Inondation sur l’avenue des martyrs niveau marché Combattant, à 300 mètres de l’aéroport international de Bangui Mpoko. CopyrightCNC

 

L’argent vient surtout de l’extérieur : 40 % de la Banque mondiale, 15 % de l’Union européenne. Mais où va-t-il ? Les bailleurs, habitués à voir leurs fonds s’égarer dans des circuits opaques, doivent se poser des questions. L’État centrafricain, qui couvre 35 % du budget, n’a jamais brillé par sa clarté. Quand les inondations coûtent 8 milliards de FCFA par an en pertes, pourquoi les solutions semblent-elles si maigres ? Les habitants de Don Bosco ou des zones de Miskine, dans le 5e arrondissement, aimeraient des réponses.

 

Des discours déconnectés du terrain

 

Les experts parlent de “drainage intégré” et de “relogement” dans des rapports bien ficelés. Mais sur le terrain, ça semble l’enfumage. Les règles d’urbanisme ? Inappliquées. La mairie, dépassée, n’a ni argent ni autorité. Pendant ce temps, 150 000 personnes souffrent chaque année, 60 % des écoles ferment quand l’eau monte, et les cas de paludisme bondissent de 40 %. Les habitants du 2e arrondissement, du sixième, du Café Sato, de Boeing  ou de Damala, dans le 5e, n’attendent plus rien des discours. Ils survivent, les pieds dans la boue, pendant que le gouvernement s’obstine à parler de Gobongo ou de Galabadja.

 

Ce qui agace, c’est le décalage. On annonce 50 stations météo urbaines, comme si prévoir la pluie allait vider le 6e arrondissement. On parle d’alerte précoce, mais à quoi bon alerter si personne ne peut évacuer ? Et pourquoi vanter un plan qui réduirait les risques de 70 % d’ici 2030 ? D’ici là, combien de familles du 7e arrondissement ou de PK9 Café Sato auront tout perdu ?

 

Un plan qui ne vaut rien

 

Ce plan ne vaut rien. Absolument rien. Les chiffres sont jolis, les infographies bien faites, mais c’est vide. Les priorités sont faussées – Gobongo au lieu du 2e arrondissement ou de Boeing, sérieusement ? –, les solutions trop faibles, et l’exécution incertaine. Si le gouvernement veut être crédible, qu’il s’attaque aux berges de l’Oubangui dans le 2e, aux bourbiers du 6e, aux quartiers sinistrés de Bimbo, ou aux zones le long du canal Ngoubagara jusqu’à Miskine. Qu’il envoie des pelleteuses dans les caniveaux, pas des communiqués dans les journaux. Pour l’instant, ce plan n’est qu’un miroir aux alouettes, et les habitants de Bangui continuent de boire la tasse….

 

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Dernières minutes : Les miliciens Azandés progressent à Zémio, les soldats FACA et les mercenaires russes en déroute

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Dernières minutes : Les miliciens Azandés progressent à Zémio, les soldats FACA et les Mercenaires russes en déroute

 

Centrafrique.org/rca-violent-affrontement-entre-les-rebelles-et-larmee-nationale-a-la-frontiere-avec-le-cameroun-plusieurs-faca-captures-dautres-en-fuite/un-soldats-faca-regarde-dans-une-jumelle-au-quartier-sakai-photo-cnc/” rel=”attachment wp-att-46776″ data-wpel-link=”internal”>Dernières minutes : Les miliciens Azandés progressent à Zémio, les soldats FACA et les mercenaires russes en déroute

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Après l’assassinat de deux civils et l’exécution d’une femme par les soldats FACA et les mercenaires russes, les miliciens Azandés mènent un assaut fulgurant à Zémio.

 

Ce vendredi 2 mai 2025, vers 9h45, heure de Centrafrique, les miliciens Azandés ont lancé une offensive d’une rapidité exceptionnelle contre les positions des Forces armées centrafricaines (FACA) et des mercenaires russes du Groupe Wagner dans le quartier Kondo, à Zémio, préfecture du Haut-Mbomou, situé à un kilomètre de la sortie vers Bangassou. Cette attaque, déclenchée après l’assassinat de deux jeunes civils dans les quartiers arabes par les mercenaires russes et l’exécution sommaire d’une femme par les soldats FACA, a bouleversé la situation sécuritaire dans la ville.

 

Les miliciens Azandés, autrefois entraînés par le Groupe Wagner avant de rompre avec leurs anciens alliés, ont agi avec une coordination remarquable. L’assaut, d’une intensité rare, a désorganisé les forces adverses. Les mercenaires russes, submergés, ont abandonné leurs positions et sont actuellement en débandade à travers la ville de Zémio. Les soldats FACA, incapables de tenir leurs lignes, ont également fui en désordre après la perte de leur base principale dans la ville, désormais sous le contrôle des miliciens Azandés. Ces derniers progressent activement dans les quartiers de Zémio, consolidant leur emprise sur des zones stratégiques, y compris Koumboli.

 

Les combats, qui ont débuté ce matin, se poursuivent avec une gravité croissante. Le bilan précis reste inconnu, mais des sources locales signalent des pertes significatives en matériels parmi les FACA et les mercenaires russes. Un décompte détaillé sera communiqué à l’issue des affrontements. Cette offensive s’inscrit dans un climat de tensions vives….

 

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Alerte Info : Les mercenaires russes du groupe Wagner viennent d’exécuter deux jeunes civils à Zemio

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Alerte Info : Les Mercenaires russes du groupe Wagner viennent d’exécuter deux jeunes civils à Zemio

 

Alerte Info : Les mercenaires russes du groupe Wagner viennent d’exécuter deux jeunes civils à Zemio
Image pour illustration

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les mercenaires russes du groupe Wagner, stationnés à Zemio, une sous-préfecture de Haut-Mbomou, viennent d’exécuter sommairement deux jeunes civils centrafricains dans le quartier arabe.

 

En effet, suite aux affrontements de mercredi soir à 20h et de jeudi matin entre les miliciens azandés et les soldats FACA, appuyés par les mercenaires russes du groupe Wagner, plusieurs morts ont été enregistrés du côté des forces gouvernementales, dont des soldats de l’armée nationale, des gendarmes et des policiers. Un mercenaire russe a disparu, et leur chef, Michael, a été grièvement blessé au ventre et au cou. Ces lourdes pertes ont rendu également les mercenaires russes particulièrement nerveux.

 

Pendant ces combats, beaucoup de civils ont fui Zemio. Certains sont partis vers la République démocratique du Congo, d’autres se sont réfugiés dans l’église catholique. Ce vendredi matin, des mercenaires russes, enragés, sont entrés dans l’église, ont saisi deux jeunes civils centrafricains déplacés dans cette église et les ont emmenés dans le quartier arabe. Là, pour des raisons encore inconnues, ils les ont abattus publiquement de deux balles dans la tête, laissant leurs corps au sol avant de partir.

Quelques minutes plus tard, des soldats FACA ont abattu froidement une femme à Zémio, faisant monter la tension dans la ville. Au même moment, les soldats FACA et les mercenaires russes du groupe Wagner se livrent à des pillages massifs, fouillant et saccageant les habitations dans la pleine ville de Zemio.

Ces scènes de pillage généralisé aggravent la panique parmi les civils restants.

 

Les détails seront publiés dans nos prochains articles sur Corbeau News Centrafrique (CNC).

 

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Urgent : Deux corps de soldats FACA viennent d’être retrouvés à Zémio, Bambouti est encerclée par des miliciens Azandé prêts à attaquer

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Urgent : Deux corps de soldats FACA viennent d’être retrouvés à Zémio, Bambouti est encerclée par des miliciens Azandé prêts à attaquer

 

Urgent : Deux corps de soldats FACA viennent d’être retrouvés à Zémio, Bambouti est encerclée par des miliciens Azandé prêts à attaquer
Des soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour du chantier minier de Keye, à 10 kilomètres de Ouanda-Djallé sur l’axe de Ouadda-Maïkaga

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

La découverte ce vendredi matin de deux corps sans vie des soldats FACA dans la brousse  à Zémio alourdit le bilan gouvernemental. Pendant ce temps, les Miliciens Azandé et les soldats FACA se renforcent et s’arment, Bambouti est sur le point d’être attaquée.

 

Rappelons que dans la nuit du mercredi 30 avril 2025, des combats éclatent à Koumboli, à trois kilomètres de Zémio, dans le Haut-Mbomou. Vers 20h30, près de l’école de Koumboli, les miliciens Azandé, formés en 2024 par les mercenaires russes sous le nom « Wagner Ti Azandé », affrontent les Forces armées centrafricaines (FACA) et les mercenaires russes de Wagner. Les affrontements, qui durent jusqu’à 21h30, blessent deux soldats FACA. Le lendemain jeudi 1er mai, une contre-offensive menée par les soldats FACAet leurs alliés russes du groupe Wagner échoue face aux miliciens Azandé retranchés. Initialement, quatre soldats FACA, dont un gendarme, sont tués, et du matériel militaire est saisi par les miliciens. Ce bilan, a vite revu à la hausse à au moins 7 morts. Mais la découverte des deux corps des soldats FACA ce vendredi matin risque d’alourdir ce bilan qui est déjà catastrophique.

 

Pendant que les corps des soldats FACA sont retrouvé dans la brousse, celui d’un mercenaire russe, disparu lui aussi, reste introuvable jusqu’à ce jour. Un chef mercenaire russe, connu sous le nom de Mikaël, basé à Zémio, a été grièvement blessé lors des combats du 1er mai. Touché par balles au ventre et au cou, il a été évacué vers Bangui. Son état est considéré comme très grave par des sources proches des mercenaires.

 

Renforts massifs à Zémio :

 

Face à la ténacité des miliciens Azandé, Wagner et les FACA intensifient leur présence à Zémio. Des convois de troupes FACA, accompagnés de mercenaires russes, arrivent depuis jeudi soir, transportant des armes lourdes, des munitions et des véhicules blindés. Deux hélicoptères de combat survolent la zone, et des avions de chasse sont positionnés en alerte dans une base proche, selon des habitants. De leur côté, des centaines de miliciens Azandé affluent vers Zémio depuis les localités de Djema, Rafaï, et d’autres villages environnants. Armés de fusils d’assaut et de lance-roquettes, ils renforcent leurs positions autour de la ville de Zemio, préparant une possible contre-attaque. Cette escalade des deux camps fait craindre une nouvelle vague de violences dans les prochaines heures.

 

Bambouti au bord de l’explosion

 

À Bambouti, à environ 100 kilomètres de Zémio, la situation est extrêmement tendue. Depuis jeudi 1er mai, des miliciens Azandé, organisés en groupes armés, ont encerclé la ville, coupant les principales voies d’accès. Les positions FACA, retranchées dans un camp militaire et des bâtiments publics, sont sous surveillance constante des miliciens. Des habitants rapportent des mouvements de combattants Azandé dans les environs périphériques, transportant des armes et installant des pièges. La ville, vidée d’une partie de ses habitants, vit dans l’attente d’une offensive imminente. « Les miliciens sont partout, ils disent qu’ils vont chasser les FACA », confie un commerçant local joint par téléphone. Les soldats FACA, renforcés par un détachement de mercenaires russes arrivé dans la nuit de jeudi, se préparent à défendre leurs positions, rendant un affrontement quasi inévitable.

 

Obo sous tension croissante :

 

À Obo, chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, les miliciens Azandé commencent à se déployer. Depuis jeudi, des groupes armés ont été aperçus dans les environs, occupant des collines et des routes secondaires. Les habitants, inquiets, rapportent des patrouilles fréquentes des FACA dans la ville, tandis que les miliciens semblent préparer une opération d’envergure. Cette présence croissante des Azandé fait redouter une extension du conflit à Obo, déjà fragilisée par des violences passées.

 

Fuite massive vers la RDC :**

 

Les combats à Koumboli et la menace pesant sur Zémio et Bambouti poussent des centaines de civils à fuir vers la République démocratique du Congo. Depuis mercredi soir, des familles entières traversent la frontière à pied, emportant quelques effets personnels. Des femmes, des enfants et des vieillards affluent vers des camps improvisés ou des églises à la frontière, dans des conditions difficiles. « On a tout laissé derrière nous, on a peur des balles », témoigne une mère de famille de Koumboli. Certains trouvent refuge dans des installations du HCR, mais les ressources manquent pour accueillir cet exode massif, selon des sources humanitaires.

 

Deuil à Bangui :

 

À Bangui, la capitale, l’hôpital général est submergé par l’arrivée des corps des soldats et gendarmes tués. Une cinquantaine de familles se rassemblent à la morgue, pleurant leurs proches morts dans les combats de Koumboli. Un père, tenant une photo de son fils gendarme tué, a partagé son chagrin avec CNC. Les habitants de Bangui, informés des pertes par des rumeurs et des récits de soldats, redoutent une aggravation de la situation dans le Haut-Mbomou.

 

Contexte des tensions :

 

Le Haut-Mbomou est une région instable depuis des années. En mars 2024, des attaques contre des civils et des casques bleus de la Minusca à Zémio, attribuées aux miliciens Azandé, avaient fait plusieurs morts. En avril 2024, l’arrestation d’un chef Azandé par Wagner avait déclenché des émeutes dans la ville. Formés par Wagner en 2024 pour combattre d’autres groupes rebelles, les miliciens Azandé se sont retournés contre leurs anciens alliés russes et les FACA, accentuant le chaos dans la région….

 

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Deux ans d’affectation, deux ans de primes globales d’alimentation non versées : les soldats FACA frôlent le chaos dans la sous-préfecture de Ouandja

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Deux ans d’affectation, deux ans de primes globales d’alimentation non versées : les soldats FACA frôlent le chaos dans la sous-préfecture de Ouandja

 

Centrafrique.org/rca-une-position-des-soldats-faca-attaquee-par-les-rebelles-a-kouango/faca-ngakobo/” rel=”attachment wp-att-51306″ data-wpel-link=”internal”>Deux ans d’affectation, deux ans de primes globales d’alimentation non versées : les soldats FACA frôlent le chaos dans la sous-préfecture de Ouandja
Les soldats FACA à Ngakobo

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Ouandja, dans la Vakaga, les soldats FACA endurent deux ans d’affectation sans primes ni moyens, dans une sous-préfecture où leur détresse menace de basculer dans le chaos.

 

Une situation chaotique pour les FACA à Ouandja

 

Dans la sous-préfecture de Ouandja, située dans la préfecture de la Vakaga, les soldats de Forces armées centrafricaines (FACA) vivent dans des conditions indignes, caractérisées par l’abandon et le désespoir. Le sous-préfet, Bonanné Ongnegawa Nahordji, a partagé un témoignage poignant lors d’un entretien exclusif avec la radio Ndékè Luka, décrivant un quotidien où les soldats, déployés depuis deux ans, font face à des défis matériels, psychologiques et sécuritaires. Cette réalité, loin des promesses officielles, met en danger leur mission et leur bien-être.

 

Des affectations prolongées, un moral à bout

 

Les règles du ministère de la Défense fixent la durée des déploiements FACA entre trois et six mois. À Ouandja, cette limite est largement dépassée. « Certains soldats sont ici depuis deux ans, voire plus », explique le sous-préfet. Cette situation, qui prive les militaires de leurs familles pendant des périodes interminables, érode leur moral. L’isolement prolongé alimente un sentiment d’abandon, rendant chaque jour plus difficile à supporter.

 

Des salaires et primes jamais payés

 

L’absence de rémunération constitue un fardeau majeur. Les soldats interpellent régulièrement le sous-préfet : « Nos familles souffrent, nos enfants ont faim, nos salaires et primes globales d’alimentation n’arrivent pas ». Ces retards, qui durent depuis deux ans, plongent les militaires et leurs proches dans une précarité extrême. À Bangui ou ailleurs, les familles dépendent de ces fonds pour survivre, et leur absence accentue la détresse des soldats.

 

Une dépendance humiliante et un dénuement logistique

 

Les FACA, censées protéger la population, se retrouvent dans une position de vulnérabilité inquiétante, avec un manque total de moyens et une dépendance envers les habitants.

 

La générosité des habitants comme seul recours

 

Faute de ravitaillement, les soldats doivent compter sur la population pour se nourrir. « Les habitants soutiennent les FACA et ne les abandonnent pas », précise le sous-préfet. Cette solidarité, bien que précieuse, place les militaires dans une situation inconfortable. Leur rôle de protecteurs s’inverse : ils dépendent des citoyens pour leur survie quotidienne, une réalité qui fragilise leur autorité et leur dignité.

 

Aucun équipement pour agir

 

Le manque de moyens logistiques paralyse les FACA. « Ils n’ont rien : ni véhicules, ni tenues, ni outils », affirme le sous-préfet. Ce dénuement limite leur capacité à assurer la sécurité dans une région instable, les exposant à des risques accrus. Sans équipements adéquats, les soldats peinent à remplir leurs missions, ce qui renforce leur sentiment d’impuissance face aux défis quotidiens.

 

Une spirale de drames et d’indiscipline

 

La situation à Ouandja a atteint un point critique, avec des incidents tragiques et une montée des tensions internes qui menacent la cohésion des troupes.

 

Des pertes humaines et des départs désespérés

 

Un drame récent illustre l’ampleur du désespoir. Un soldat, décidé à rejoindre Bangui par ses propres moyens, a été tué par des braqueurs entre Ndélé et Ouandja. Ce cas n’est pas une exception. « Plusieurs FACA ont quitté leurs postes à Sikikédé, Gordil ou Tiringoulou pour tenter de rentrer à Bangui », rapporte le sous-préfet. Ces départs, souvent perçus comme des désertions, traduisent l’épuisement et la perte de confiance des soldats.

 

Une santé mentale fragilisée

 

Les conditions extrêmes ont des conséquences psychologiques graves. Le sous-préfet évoque un militaire, bouleversé par la perte de ses proches, devenu instable et difficile à gérer. Ce type de situation, loin d’être rare, montre comment l’isolement, le stress et les privations affectent profondément les soldats, parfois de manière irréversible.

 

Des tensions au sein de la hiérarchie

 

La frustration des soldats atteint un niveau tel qu’elle menace la chaîne de commandement. Le responsable local des FACA fait face à des pressions directes de ses propres hommes, une rupture rare dans une institution militaire. Cette indiscipline témoigne de la colère et du désarroi qui rongent les troupes, poussées à bout par deux ans de négligence.

 

Face à cette réalité alarmante, le sous-préfet adresse un message pressant aux autorités : « Il faut soutenir nos frères d’armes à Ouandja. » Il souligne l’absence d’autres forces, comme la Minusca, qui n’intervient pas dans la sous-préfecture. Sans renforts ni moyens, les FACA restent seules face à une situation intenable, au risque de voir la région basculer dans une instabilité encore plus grande….

 

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Affaire Armel Sayo : L’OCRB vient d’arrêter un douzième suspect, monsieur Gilbert Nguito

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Affaire Armel Sayo : L’OCRB vient d’arrêter un douzième suspect, monsieur Gilbert Nguito

 

Centrafrique.org/arnaque-au-recrutement-dans-larmee-nationale-dix-jeunes-detenus-a-locrb-de-bangui/la-prison-de-locrb-sous-controle-des-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner-ou-est-place-en-detention-maitre-crepin-mboli-goumba-coordonnateur-du-brdc-450×299/” rel=”attachment wp-att-76276″ data-wpel-link=”internal”>Affaire Armel Sayo : L’OCRB vient d’arrêter un douzième suspect, monsieur Gilbert Nguito
La principale entrée de l’OCRB du centre-ville

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 L’affaire de l’ancien ministre Armel Sayo, déclenchée par son arrestation en janvier 2025, se poursuit avec l’interpellation d’un douzième suspect, Gilbert Nguito, par l’unité de police, l’OCRB à Bangui.

 

Le 17 janvier 2025, l’ancien ministre et chef rebelle Armel Sayo est arrêté à l’aéroport de Douala, au Cameroun. Cet événement marque le début d’une vague d’interpellations en République centrafricaine, touchant des cadres, des fonctionnaires et des citoyens ordinaires. Cinq mois plus tard, l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB) procède à une nouvelle arrestation, celle de Gilbert Nguito, fonctionnaire au ministère des Mines et employé de l’Agence de Régulation des Mines (AMR).

 

Gilbert Nguito est interpellé il y a deux semaines, en pleine réunion dans son bureau, sans qu’aucun mandat ou motif clair ne soit présenté. Emmené à l’OCRB, il est ensuite transféré depuis quelques jours à la prison du camp de Roux à Bangui. Peu après son arrestation par l’OCRB, six membres de sa famille et collègues, venus lui rendre visite, sont à leur tour arrêtés sur ordre du directeur général de la police. L’un des enfants de Gilbert Nguito est violemment frappé par des agents de police. Ce n’est qu’après un rétropédalage du directeur général de la police que ces six personnes sont libérées le lendemain, leurs téléphones saisis ainsi que leur porte monaie.

 

Cette affaire s’ajoute à une série d’arrestations controversées. Depuis janvier, des personnes comme Mahamat Abakar, ancien directeur général du Trésor public, Alfred Toïma, Boris Toïma, cadre du ministère des Finances, Yvon Tazou, ex-consul à Lomé, ou encore Clarisse et Aristide Sayo, proches de l’ancien ministre, ont été interpellés. Les autorités parlent d’une tentative de coup d’État, mais aucune preuve solide n’a été rendue publique à ce jour. Les détenus, souvent arrêtés à leur domicile ou sur leur lieu de travail, passent des semaines dans les locaux de l’OCRB, soumis à des interrogatoires prolongés, sans accès régulier à leurs avocats.

 

Le cas de Mahamat Abakar révèle les failles du processus. Lors de son interrogatoire, il affirme n’avoir aucun lien avec les accusations portées contre lui. Les enquêteurs prétendent que son nom a été cité par Boris Toïma, autre détenu. Lors d’une mise en présence, Toïma dément catégoriquement et explique que la police lui a fourni une liste de noms à lire à voix haute, incluant celui d’Abakar. Cette liste, selon nos informations, était préparée par la direction de la police avec le soutien de la présidence de la République, sans aucun fondement. Ces révélations, consignées dans les procès-verbaux, montrent une enquête biaisée, où des noms semblent ciblés sans raison valable.

 

Une justice sous influence

 

Le 13 avril 2025, le juge d’instruction Mathieu Nana – bibi examine les dossiers et se préparait à ordonner la libération de sept accusés, dont Mahamat Abakar, Alfred Toïma, Boris Toïma estimant qu’aucune charge ne justifie leur détention. Pour quatre autres, dont le frère et sœur d’Armel Sayo, il demande un placement sous mandat de dépôt pour approfondir l’enquête. Mais le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, intervient directement. Par un appel au juge, il exige que les sept accusés restent détenus, sous prétexte d’attendre son retour du Cameroun, où il traite une question liée à l’extradition d’Armel Sayo. Cette décision prolonge la détention des accusés, malgré l’absence de preuves.

 

Quelques jours plus tôt, Abazène avait pourtant tenu des propos rassurants. Lors d’un déplacement en Suisse, il avait rencontré des responsables des Nations unies, promettant un accès libre aux avocats et le respect des procédures légales. À son retour, il avait publié un document demandant aux forces de l’ordre de permettre aux avocats de rencontrer les détenus. Ces déclarations, destinées à apaiser les critiques internationales, contrastent avec son intervention pour bloquer la décision du juge Tolmo.

 

Une liste de suspects inquiétante

 

Des sources proches du dossier mentionnent l’existence d’une liste de suspects, incluant des civils et des militaires. Pour l’instant, seuls des civils comme Gilbert Nguito ont été arrêtés, mais la présence de noms de militaires laisse craindre une nouvelle vague d’interpellations. Cette approche semble viser à neutraliser toute opposition ou influence perçue comme une menace, dans un climat de tensions croissantes à Bangui.

 

Il y’a lieu de noter que l’affaire Armel Sayo met en lumière un système judiciaire fragilisé, où les décisions des magistrats sont contournées par l’exécutif. Les arrestations sans mandat, les conditions de détention à l’OCRB, et les interventions du ministre de la Justice alimentent un sentiment d’injustice à Bangui. Les familles des détenus, comme celle de Gilbert Nguito, vivent dans l’angoisse, tandis que la population observe une érosion des droits fondamentaux….

 

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À Dékoua, la fête du travail vire au cauchemar pour 4 travailleurs humanitaires

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À Dékoua, la fête du travail vire au cauchemar pour 4 travailleurs humanitaires

 

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Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 1er mai 2025, à Dékoua, la fête du travail tourne au cauchemar avec la violente agression de quatre agents humanitaires par la police.

 

Ce jeudi 1er mai 2025, la ville de Dékoua, dans la préfecture de la Kémo, à plus de 250 kilomètres de Bangui, a sombré dans une violence sidérante lors de la fête du travail. Ce jour, dédié à la célébration des droits des travailleurs, a été entaché par un déchaînement d’une  brutalité policière, laissant la population en colère.

 

L’incident s’est produit dans une cave, un débit de boisson, où des employés centrafricains d’ONG humanitaires s’étaient rassemblés pour se détendre après les festivités. Parmi la foule se trouvait le proviseur du lycée de Dékoua, également secrétaire exécutif local du parti au pouvoir, le MCU. Alors que les clients dansaient sur une chanson populaire, l’ambiance festive a viré au drame. Le proviseur, apparemment ivre, a ordonné au DJ de changer immédiatement la musique. Les Quatre humanitaires, qui étaient en train de danser,  ont protesté, jugeant la demande inutile. Ce simple désaccord a suffi à déclencher une répression d’une violence inouïe.

 

Plutôt que de désamorcer la situation, le proviseur a appelé la police. Les agents, arrivés en trombe, ont commencer à fouiller les quatre humanitaires sans raison. Puis, devant une foule médusée, ils les ont sauvagement battus à coups de matraque, de poing et de pied, infligeant des blessures graves. Les victimes, couvertes de sang, ont été traînées au commissariat. Leurs motos, utilisées pour venir dans la cave, ont été confisquées et emmenées au poste de police.

 

La violence ne s’est pas arrêtée là. Vers 18h00, des jeunes de Dékoua se sont massés devant le commissariat, exigeant la libération des quatre hommes pour qu’ils puissent être soignés. Les policiers ont rejeté ces demandes, défendant leur acte en prétendant que les humanitaires avaient « manqué de respect » à une « haute personnalité du pays». Cette justification arrogante a mis le feu aux poudres.

 

Cette histoire révèle une fois de plus dérive dans la gouvernance et les forces de l’ordre dans le pays. Le proviseur, en mobilisant la police pour un caprice personnel, a affiché un mépris éhonté pour les droits des citoyens. Son statut d’éducateur et de cadre politique devrait l’obliger à un comportement exemplaire, mais son attitude reflète une impunité décomplexée. La docilité de la police, prête à exécuter les ordres d’un notable pour une broutille, est tout aussi scandaleuse. Leur mission est de protéger, pas de réprimer à la guise des puissants.

 

Les victimes, des humanitaires dévoués à leur pays, n’ont fait que défendre leur droit à profiter d’un moment de détente. Leur passage à tabac et leur détention illustrent un mal profond en République centrafricaine, où les forces de sécurité se comportent trop souvent comme des instruments d’oppression. Refuser des soins aux blessés est une violation intolérable des droits humains, aggravant leur souffrance….

 

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Bataille de Koumboli : Wagner se Renforce en homme et Avions de Combat, Population Prise de Panique Fuit vers la RDC

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Bataille de Koumboli : Wagner se Renforce en homme et Avions de Combat, Population Prise de Panique Fuit vers la RDC

 

Bataille de Koumboli : Wagner se Renforce en homme et Avions de Combat, Population Prise de Panique Fuit vers la RDC
Image pour illustration

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Depuis le mercredi soir, à Koumboli, près de Zemio,   la zone s’enflamme. Les  miliciens Azandés, déterminés,  affrontent les soldats FACA, appuyés par les mercenaires russes du groupe Wagner. Vu la résistance inattendue des miliciens Azandé, Wagner se renforce en homme, hélicoptères de combat, voir même des avions de chasses positionnés en alerte. Pendant ce temps, la population, paniquée, fuit massivement vers la RDC.

 

Koumboli, épicentre de guerre

 

Le 30 avril 2025, à 20h30, des combats éclatent près de l’école de Koumboli, à trois kilomètres de Zémio, dans le Haut-Mbomou. Les miliciens Azandés, formés en 2024 par les mercenaires russes du groupe Wagner sous le nom « Wagner Ti Azandé », se dressent désormais contre les éléments de Forces Armées Centrafricaines (FACA) et leurs alliés mercenaires russes. Les affrontements, qui se prolongent la même nuit jusqu’à 21h, laissent deux soldats FACA de Bangui blessés, selon des sources sécuritaires locales.

 

Le lendemain, 1er mai 2025, les soldats FACA et les mercenaires russes du groupe Wagner reviennent en force pour déloger les miliciens Azandé de leur position à Koumboli. L’opération tourne au fiasco. Les Azandés, retranchés, infligent de lourdes pertes : quatre soldats FACA, dont un gendarme, sont tués. Les forces gouvernementales, désorganisées, laissent derrière elles des équipements saisis par les Azandés. Les combats persistent, et Koumboli reste sous contrôle des milicien Azandé,. Toutefois, le bilan, initialement de 4 morts du côté des forces gouvernementales, est revu à la hausse. Certaines sources parlent de 9 morts, d’autres de 10 ou de 13 morts.

 

Bangui submergée par le deuil

 

Quelques heures plus tard, à l’hôpital général de Bangui, la morgue devient un lieu de douleur intense. Une cinquantaine de familles pleurent leurs proches fauchés dans les combats. Un parent d’un gendarme tué présente une photo de la victime à la rédaction de CNC, incarnant le chagrin collectif. La douleur et la compassion s’installent dans la capitale, où certaines familles pleurent leurs proches tués dans le combat.

 

Wagner se renforce

 

Dans le Haut-Mbomou, Wagner mobilise des moyens massifs. Des renforts de troupes FACA et mercenaires se dirigent vers Zemio, appuyés par des hélicoptères et des avions de combat. Un chef mercenaire, Mikaël, est touché également au ventre et au cou, son état jugé grave par des sources sécuritaires. Ce déploiement laisse présager une contre-attaque imminente contre les Azandés, qui tiennent leurs positions à Koumboli.

 

Civils en fuite

 

La violence chasse les habitants de Koumboli et de Zemio vers la République démocratique du Congo. Depuis mercredi soir, cet exode massif sème la panique, les familles abandonnant leurs foyers. La région, déjà éprouvée, voit ses civils chercher refuge dans des conditions précaires, certains dans des églises ou camps UNHCR, comme lors des crises précédentes.

 

Racines du conflit

 

Le Haut-Mbomou est un foyer de tensions récurrentes. En mars 2024, Zémyo subit des attaques contre des civils et des casques bleus de la Minusca, imputées aux Azandés. En avril 2024, l’arrestation d’un suspect Azandé par Wagner provoque des émeutes. Depuis 2018, Wagner soutient le président Faustin-Archange Touadéra, mais les Azandés, jadis formés par les Russes, se rebellent désormais. En 2023, Middle East Eye rapportait des revers subis par Wagner face aux rebelles, signe des défis sécuritaires persistants.

 

Silence des autorités

 

Aucune déclaration n’émane du gouvernement centrafricain ou de Wagner sur les combats de Koumboli. Ce mutisme alimente l’incertitude, laissant les familles sans réponses. CNC s’appuie sur des sources sécuritaires locales pour relater les événements, en attendant un bilan officiel.

 

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Quand Gouandjika blâme et attaque la France pour dissimuler la soumission de Touadéra à Wagner

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Gouandjika blâme et attaque la France pour dissimuler la soumission de Touadéra à Wagner

 

Gouandjika blâme et attaque la France pour dissimuler la soumission de Touadéra à Wagner
Fidèle Gouandjika ministre conseiller spécial du chef de l’État porte son T-shirt “je suis Wagner”.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Gouandjika brandit l’anti-françafrique pour détourner le regard de la soumission de Touadéra à Wagner et des dérives autoritaires qui asphyxient la RCA.

 

Dans une interview à Radio France Internationale, Fidèle Gouandjika, ministre-conseiller du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro, a livré une tirade anti-française, accusant Paris d’avoir maintenu la République centrafricaine (RCA) sous tutelle via des « accords secrets » de 1960. Cette rhétorique, bien que séduisante pour certains, est une diversion éhontée. En agitant le spectre du néocolonialisme français, Gouandjika cherche à occulter les abus du régime : une opacité électorale criante, une manipulation constitutionnelle pour prolonger le pouvoir de Touadéra, et une cession scandaleuse des ressources nationales à Wagner et ses affiliés russes. Ce divertissement doit être dénoncé pour ce qu’elle est : une tentative de justifier l’autocratie sous un vernis panafricaniste.

 

Une rhétorique anti-française comme écran de fumée

 

Gouandjika consacre une part significative de son interview à vilipender la France, accusée d’avoir imposé une tutelle coloniale via « 11 accords secrets » signés le 12 août 1960. « Les télécommunications, personne n’y touche. Vous n’avez pas le droit de signer un accord de défense avec un autre pays. Le sous-sol appartient à la France », s’indigne-t-il, présentant ces accords comme une entrave criminelle à la souveraineté centrafricaine. « C’est terminé, définitivement », ajoute-t-il, vantant la nouvelle Constitution de 2023 comme une rupture avec ce passé. Ce discours anti-françafrique, s’il peut résonner auprès des panafricanistes, est une manipulation grossière.

 

Loin de libérer la RCA, Gouandjika détourne l’attention des véritables chaînes qui l’entravent aujourd’hui : celles d’un régime autoritaire et de ses alliés russes. En ressassant les griefs contre la France, il esquive les questions brûlantes sur les abus actuels, comme l’opacité des élections prévues pour décembre 2025 ou le pillage des mines par Wagner. Cette focalisation obsessionnelle sur le passé colonial est une tactique éculée, utilisée par des régimes en mal de légitimité pour se poser en champions de la souveraineté tout en trahissant leur peuple.

Gouandjika blâme et attaque la France pour dissimuler la soumission de Touadéra à Wagner
Le monument des chefs de Wagner à Bangui, dont Prigojine

 

Une soumission à Wagner : la véritable tutelle

 

Le plus scandaleux dans les propos de Gouandjika est son apologie de Wagner, qu’il glorifie comme un « sauveur de la démocratie ». « Les Wagner ont sauvé la République centrafricaine en boutant hors du territoire le président du Côte-Vin-Vin », François Bozizé, affirme-t-il, créditant la milice russe d’avoir empêché un coup d’État en 2021. Cette réécriture de l’histoire est grotesque. Wagner n’a pas agi par altruisme, mais pour sécuriser son emprise sur les ressources minières, notamment les mines d’or d’Assima près de Bambari, exploitées par des sociétés comme Lobaye Invest.

 

Gouandjika va jusqu’à défendre l’érection d’une statue d’Evgeny Prigozhin à Bangui : « Prigozhin est pour nous un héros national. » Cette idolâtrie d’un chef mercenaire, dont le groupe est accusé de violations des droits humains et de pillage à travers l’Afrique, est une insulte au peuple centrafricain. Interrogé sur les accusations de pillage, Gouandjika répond avec une désinvolture révoltante : « Même si les Russes nous volent, même si les Russes nous pillent, c’est avec notre accord. Parce que ça nous appartient. » Cet aveu cynique révèle la véritable tutelle qui pèse sur la RCA : une cession des richesses nationales à des intérêts russes, sous la bénédiction d’un régime complice.

 

Loin de la souveraineté vantée par Gouandjika, cette dépendance à Wagner est une servitude moderne. Les profits des mines ne financent ni écoles, ni hôpitaux, ni routes, mais enrichissent une élite centrafricaine et ses alliés russes. En accusant la France d’une tutelle révolue, Gouandjika détourne le regard de cette nouvelle colonisation, où la RCA devient un pion dans la géopolitique russo-africaine.

 

Une opacité électorale pour verrouiller le pouvoir

 

Gouandjika reste muet sur l’un des abus les plus sûrs du régime : l’opacité du processus électoral. L’opposition, notamment le BRDC, exige une réforme de l’Autorité nationale des élections (ANE) et du Conseil constitutionnel pour garantir la transparence du scrutin de décembre 2025. Mais Gouandjika rejette ces demandes avec dédain : « Il y a une loi qui les a mis en place, on doit respecter cette loi. » Cette réponse lapidaire ignore les craintes d’un scrutin truqué, instrumenté pour assurer la réélection de Touadéra.

 

L’exclusion des binationaux, comme Anicet Georges Dologuélé, via l’article 67 de la nouvelle Constitution, aggrave cette parodie démocratique. Gouandjika minimise l’influence de Dologuélé, affirmant que « personne ne pourra battre M. Touadéra » et que ce dernier n’est « pas un homme dangereux ». Pourtant, en écartant un adversaire qui l’avait mis en ballottage en 2015, le régime trahit sa peur de la compétition. « La loi, c’est la loi », martèle Gouandjika, mais cette loi est un outil pour éliminer les rivaux, non pour garantir l’équité. En occultant ces manipulations, il protège un système électoral verrouillé, où la voix du peuple est étouffée.

 

Une Constitution manipulée pour une présidence à vie

Gouandjika blâme et attaque la France pour dissimuler la soumission de Touadéra à Wagner
Lancien-President-centrafricain-Francois-Bozize – Rassemblement et coordination des forces : l’appel du général François Bozizé pour une lutte militaire unifiée en Centrafrique

La rhétorique anti-française de Gouandjika sert aussi à justifier une autre dérive : la manipulation constitutionnelle pour prolonger le pouvoir de Touadéra. Il proclame que « la constitution du 30 mars 2016 est déjà enterrée », vantant le référendum de 2023 comme une victoire du « peuple souverain ». Ce référendum, dénoncé par le BRDC pour avoir violé une décision de la Cour constitutionnelle, est un coup d’État légal. En supprimant la limite des deux mandats, il permet à Touadéra de briguer un « premier mandat de la Septième République », un tour de passe-passe sémantique qui ouvre la voie à une présidence à vie.

 

Gouandjika qualifie les défenseurs de la Constitution de 2016, comme Ziguélé, d’« utopiques » et le BRDC de « coquille vide ». Ce mépris révèle son rôle : celui d’un propagandiste chargé de légitimer une autocratie sous couvert de souveraineté. En agitant le spectre de la France, il détourne l’attention de ce scandale, qui transforme la RCA en une dictature déguisée en démocratie.

 

Une diversion pour cacher un dialogue factice

 

Même l’annonce d’un dialogue politique, censée apaiser les critiques, est entachée par cette stratégie de diversion. Gouandjika présente le dialogue avec le BRDC comme une concession, mais son ton condescendant trahit l’absence de bonne foi : « Le président de la République ne va pas s’asseoir avec les leaders de l’opposition démocratique parce que ces opposants-là ne sont pas à son niveau. » Cette humiliation publique de l’opposition montre que le dialogue est une façade, destinée à calmer les pressions internationales sans remettre en question le pouvoir de Touadéra.

 

En accusant la France d’avoir écrasé la RCA, Gouandjika cherche à détourner le regard de ce simulacre, qui marginalise une opposition déjà affaiblie par l’exclusion des binationaux et l’opacité électorale. Cette rhétorique anti-française n’est pas une quête de justice historique, mais un outil pour étouffer le débat sur les abus actuels du régime.

Gouandjika blâme et attaque la France pour dissimuler la soumission de Touadéra à Wagner
Les-leaders-du-Bloc-republicain-pour-la-defense-de-la-constitution-BRDC-1 – Dossier spéciale : Martin Ziguelé démêle l’influence russe en Centrafrique

 

Il faut démasquer la manipulation

 

Le peuple centrafricain ne doit pas se laisser duper par les diatribes anti-françaises de Gouandjika. Ses accusations contre la France, si elles soulignent un passé douloureux, sont une diversion pour protéger un régime qui trahit ses citoyens. Les richesses nationales, pillées par Wagner, doivent être soumises à des enquêtes transparentes. L’opposition, malgré les intimidations, doit continuer à défendre la Constitution de 2016 et exiger un dialogue véritable, avec Touadéra à la table. Les citoyens doivent réclamer des élections libres, avec une ANE indépendante et des candidats non exclus par des lois discriminatoires.

 

La communauté internationale, trop souvent silencieuse, doit agir. L’Union africaine et les Nations Unies doivent condamner cette manipulation et faire pression pour des réformes électorales, assorties de sanctions contre les architectes de ces abus, à commencer par Gouandjika. La RCA n’appartient ni à Wagner, ni à Touadéra, ni à leurs propagandistes. Fidèle Gouandjika peut bien blâmer la France pour détourner les regards ; le peuple centrafricain, lui, doit démasquer cette supercherie et reprendre son destin avant qu’une autocratie ne s’installe durablement….

 

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Ti I Festival : Le Don d’Anicet Georges Dologuélé à Idylle Mamba Fait Trembler le Gouvernement de Jalousie

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Ti I Festival : Le Don d’Anicet Georges Dologuélé à Idylle Mamba Fait Trembler le Gouvernement de Jalousie

 

Centrafrique.org/faux-anicet-georges-dologuele-na-pas-predit-des-arrieres-de-salaire-en-Centrafrique/fake-news-dologuele/” rel=”attachment wp-att-47759″ data-wpel-link=”internal”>Le Don d’Anicet Georges Dologuélé à Idylle Mamba Fait Trembler le Gouvernement de Jalousie
Anicet Georges Dologuelé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La quatrième édition du Ti I Festival  a brillé, mais le don d’Anicet Georges Dologuélé à Idylle Mamba a provoqué une censure scandaleuse par jalousie gouvernementale.

 

Du 19 au 25 avril 2025, Bangui a vibré au rythme de cet événement culturel majeur, fondé par l’artiste centrafricaine Idylle Mamba. Placé sous le thème « L’éducation par les arts », le festival a réuni des artistes nationaux et internationaux, notamment du Cameroun et du Gabon, dans les emblématiques stades de vingt mille places. Concerts, danses traditionnelles, contes, jeux populaires tels que le Kissoro et le Ngagba, masterclasses animées par des professionnels, et un carnaval inaugural ont célébré la richesse du patrimoine centrafricain. Pour la première fois, le festival a mis un point d’honneur à inclure activement les personnes en situation de handicap, renforçant son message d’inclusion et de cohésion sociale. Soutenu par l’Ambassade de France en République centrafricaine, le Ti I Festival  s’impose comme un pilier de la promotion culturelle et un espace d’expression pour la jeunesse.

 

Pourtant, cette célébration de la créativité et de l’unité a été éclipsée par un scandale révélateur de la censure politique qui gangrène le pays. Lors de la clôture, le 25 avril, l’opposant Anicet Georges Dologuélé, figure de l’opposition démocratique, a marqué l’événement par sa présence, apportant un soutien retentissant à Idylle Mamba. Cette dernière avait publiquement dénoncé le manque de financement pour le festival, lançant des appels désespérés à des partenaires restés sourds. Dans un geste d’une rare générosité, Dologuélé a remis une enveloppe de cinq millions de FCFA à l’artiste, un acte de solidarité envers la culture centrafricaine et ses jeunes talents. Ce moment, qui aurait dû être salué comme un exemple d’engagement citoyen, a été étouffé par une censure médiatique aussi spectaculaire qu’inexplicable.

 

Un journaliste de la télévision nationale, présent sur place, a capturé l’ensemble de l’événement, y compris la présence de Dologuélé et son geste philanthropique. Toutefois, au moment du montage, les responsables de la télévision centrafricaine, sous la pression des autorités, ont ordonné la suppression de toutes les séquences montrant l’opposant. Selon leurs dires, diffuser ces images risquerait de provoquer des remous politiques, avec des répercussions potentielles de la part du ministre Maxime Balalou et du président Baba Kongoboro. Cette censure, imposée à une télévision nationale construite bien avant l’arrivée au pouvoir du régime actuel, illustre une dérive autoritaire d’une gravité alarmante. La radio nationale, elle aussi financée par les deniers publics, subit le même joug, interdisant toute mention des initiatives de l’opposition.

 

Ce scandale dépasse la simple anecdote d’un montage vidéo tronqué. Il révèle une dictature médiatique qui asphyxie la liberté d’expression et prive les Centrafricains d’une information transparente. Les médias publics, censés servir l’intérêt général, sont devenus des instruments au service d’un agenda politique. Qu’un don de cinq millions de FCFA, geste concret pour soutenir les artistes dans un contexte de sous-financement chronique, soit censuré constitue une insulte au peuple centrafricain et à sa culture. Cette censure prive également Idylle Mamba et les participants du festival de la reconnaissance qu’ils méritent pour leur engagement indéfectible. Pire encore, elle trahit une jalousie mesquine du gouvernement, incapable de tolérer qu’un opposant puisse briller par un acte de générosité là où l’État fait défaut.

 

Cette affaire dévoile une vérité troublante : la culture, pourtant vecteur d’unité et de progrès, est prise en otage par un régime qui craint la lumière de la vérité. Le Ti I Festival , par son ambition et son inclusivité, aurait dû être une vitrine de la résilience centrafricaine. Au lieu de cela, il est devenu le théâtre d’une censure qui reflète l’ampleur du contrôle politique exercé sur les institutions publiques. La télévision et la radio nationales, héritages d’une époque antérieure au régime actuel, ne devraient pas être les jouets d’un ministre ou d’un président qui imposent leur volonté par la peur.

 

Les centrafricains dénoncent avec vigueur cette censure arbitraire, organisée par un pouvoir qui semble redouter jusqu’à l’ombre de l’opposition. Les centrafricains saluent également le courage d’Idylle Mamba, qui, malgré des obstacles financiers colossaux, a offert à Bangui une semaine de célébration culturelle inoubliable. Ils applaudissent aussi Anicet Georges Dologuélé pour son soutien financier et moral aux artistes, un modèle que le gouvernement devrait imiter plutôt que censurer. Le Tî-Ï Festival mérite d’être célébré pour ce qu’il représente : une plateforme d’éducation, d’inclusion et de valorisation du patrimoine centrafricain. Mais tant que la censure continuera de museler la vérité, la culture restera prisonnière d’un système qui privilégie le contrôle à la liberté.

 

Que les partenaires internationaux, les organisations culturelles et les citoyens exigent la fin de cette censure indigne et soutiennent des initiatives comme le Ti I Festival , qui portent haut les aspirations de la République centrafricaine. La culture ne doit pas être l’otage de la jalousie politique. Que la lumière soit faite sur ces pratiques, et que la voix des artistes et de ceux qui les soutiennent résonne sans entraves….

 

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Crise centrafricaine : le KNK mise sur un dialogue politique sans tabous

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Crise centrafricaine : le KNK mise sur un dialogue politique sans tabous

 

Centrafrique.org/le-knk-face-a-la-proposition-de-dialogue-politique-inclusif-en-rca-eclairage-du-president-interimaire/monsieur-christian-guenebem-2/” rel=”attachment wp-att-70201″ data-wpel-link=”internal”>Crise centrafricaine : le KNK mise sur un dialogue politique sans tabous
Monsieur Christian GUENEBEM, Président Intérimaire du KNK

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Face à la crise persistante en République centrafricaine, le KNK propose un format du dialogue politique national inclusif et transparent pour apaiser les tensions et instaurer une paix durable.

 

Depuis plusieurs années, la République centrafricaine  traverse une crise politique et sécuritaire qui paralyse le pays, constituée des tensions autour de la gouvernance et des rivalités de pouvoir. Au cœur de cette impasse, le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), principale plateforme de l’opposition démocratique, mène la charge pour un dialogue politique inclusif direct avec le Président Baba Kongoboro, et ce,  Depuis des mois. C’est une initiative qui s’impose comme la référence dans le paysage politique centrafricain.

 

Le président Touadéra, adoptant une stratégie dilatoire, semble vouloir prolonger la crise pour consolider son pouvoir. Cette approche, largement critiquée, est perçue comme une tentative de gagner du temps face aux pressions croissantes de l’opposition. Cette attitude a galvanisé d’autres acteurs politiques, que ça soit de l’opposition ou du centrisme, qui se sont ralliés à l’appel du BRDC pour un débat inclusif, renforçant ainsi son rôle central.

 

Une dynamique portée par le BRDC

 

Principal acteur de l’opposition, le BRDC milite pour un dialogue politique direct avec le Président Faustin-Archange Touadera, une condition indispensable pour résoudre une crise caractérisée par l’insécurité, la fragilité de l’État et les tensions ethniques. Cette vision a provoquer un large soutien, notamment de la part de leaders et de partis influents. Le mouvement de l’ancien ministre Serge Bokassa, la Marche démocratique pour le salut du peuple, dirigé par le docteur Désiré Dominique ERENON, et le parti PCS de l’ancien ministre Sokodé, se sont joints à cette initiative.

 

Ces acteurs partagent un constat commun : seule une discussion ouverte, portée par le leadership du BRDC, peut répondre aux défis structurels qui minent la RCA. Leur engagement renforce l’élan initié par la plateforme, qui demeure le pivot de cette mobilisation.

 

Le KNK : une proposition qui élargit l’appel du BRDC

 

Dans ce contexte, le Kwa Na Kwa (KNK), dirigé par son président intérimaire Christian Olivier Guenebem Dedizoum, a publié un communiqué le 28 avril 2025, intitulé « Notre vision du dialogue ». S’inscrivant dans la dynamique impulsée par le BRDC, le KNK appelle à un débat politique inclusif, mais propose un cadre plus ambitieux. Certains observateurs y voient un débat national d’envergure, une option jugée par beaucoup comme la plus à même de sortir le pays de l’impasse.

 

Le KNK affirme que « le dialogue est le seul moyen véritable de mettre fin à la longue crise » en RCA. Pour en garantir le succès, il détaille plusieurs principes :

Inclusivité totale : Le débat doit réunir les partis politiques (majorité, opposition, centristes, indépendants), la société civile (jeunes, femmes, confessions religieuses, médias, syndicats), les institutions étatiques, les groupes politico-militaires (signataires ou non de l’accord de Khartoum) et les partenaires internationaux (Union africaine, CEEAC, ONU, Union européenne, Russie, France, pays voisins).

Ancrage local : L’événement doit se tenir en RCA pour favoriser une appropriation nationale.

Médiation neutre : Un médiateur indépendant devra superviser les discussions pour garantir l’équité.

Transparence absolue : Toutes les questions sensibles, de la réforme constitutionnelle au désarmement, en passant par les élections et l’influence étrangère, devront être abordées sans restriction.

 

En élargissant l’appel du BRDC, le KNK propose une approche qui pourrait refonder le contrat social centrafricain. Ce cadre, bien que présenté comme un débat politique inclusif, évoque pour certains les grandes assises nationales ayant marqué l’histoire de pays comme le Bénin ou le Mali.

 

Une ambition porteuse, mais semée d’embûches

 

L’initiative du BRDC, enrichie par la proposition du KNK, offre une perspective prometteuse pour la RCA. Un débat inclusif pourrait ouvrir la voie à des réformes importantes : une constitution consensuelle, des élections transparentes, un désarmement effectif et une gestion équitable des ressources. L’implication de la société civile, en particulier les jeunes et les femmes, renforcerait la légitimité des décisions prises. Organiser ce débat en RCA, sous une médiation neutre, répondrait aux préoccupations d’ingérence tout en affirmant la souveraineté nationale.

 

Cependant, les obstacles sont nombreux. Mobiliser des acteurs aussi divers,  des groupes armés fragmentés aux puissances étrangères comme la Russie ou la France, s’annonce complexe. Les groupes armés exigeront des garanties pour participer, tandis que les divergences d’intérêts des partenaires internationaux pourraient compliquer les discussions. La stratégie de Touadéra, qui mise sur le statu quo, constitue un frein majeur. Sa réticence à s’engager pleinement dans le débat pourrait bloquer l’initiative.

 

Des questions pratiques restent également en suspens : qui financera l’organisation du débat ? Quel calendrier sera adopté ? Comment les accords seront-ils appliqués ? Sans réponses claires, l’élan risque de s’essouffler.

 

Une mobilisation unie sous l’égide du BRDC

 

L’appel du BRDC, amplifié par le KNK et soutenu par des figures comme Serge Bokassa, Désiré Dominique ERENON et Sokodé, traduit une aspiration collective à sortir de la crise. L’inclusion de personnalités comme Amis Lapay renforce cette dynamique, qui repose sur la capacité du BRDC à fédérer les énergies. Le KNK, en élargissant la vision initiale, apporte une contribution significative tout en s’inscrivant dans le cadre tracé par la plateforme d’opposition.

 

Le succès de ce débat dépendra de l’unité des acteurs et de leur volonté de dépasser les clivages. Le BRDC, en tant que leader de cette mobilisation, devra maintenir sa position centrale tout en intégrant les propositions des autres. De son côté, Touadéra devra abandonner ses tactiques dilatoires et s’engager sincèrement, sous peine d’aggraver les tensions avec l’opposition et la population.

 

Il y’a lieu de noter que sous l’impulsion du BRDC, principale plateforme de l’opposition démocratique, la RCA entrevoit une issue à sa crise à travers un débat politique inclusif. En élargissant cette initiative, le KNK propose un cadre ambitieux, perçu par certains comme un débat national. Si les défis politiques, logistiques et financiers sont surmontés, ce processus pourrait poser les bases d’une paix durable et d’une réconciliation nationale. Mais cela exigera une mobilisation unie, avec le BRDC à la barre, et un changement d’approche de la part du président Touadéra….

 

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Vakaga : De la ferme à l’espionnage  , le mystère des agriculteurs tchadiens et soudanais de Hadjilida

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Vakaga : De la ferme à l’espionnage  , le mystère des agriculteurs tchadiens et soudanais de Hadjilida

 

Centrafrique.org/centrafrique-quand-un-general-soudanais-du-fsr-menace-touadera-et-promet-datteindre-bangui/screenshot-16/” rel=”attachment wp-att-87823″ data-wpel-link=”internal”>Vakaga : De la ferme à l’espionnage , le mystère des agriculteurs tchadiens et soudanais de Hadjilida
Le général soudanais Gazouli en train de prendre parole en face de ses collègues officiers rebelles soudanais du FSR réunis en conclave à Amdafock.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Hadjilida, zone agricole ou nid d’espions ? Les agriculteurs tchadiens et soudanais y tissent un réseau opaque, mêlant récoltes, rebelles et stratégies électorales.

 

Dans la préfecture de la Vakaga, à la frontière entre la République centrafricaine, le Tchad et le Soudan, Hadjilida, près de Tissi Fongoro, est un lieu où l’agriculture cache des activités troubles. Depuis plusieurs années, des Tchadiens et Soudanais se sont installés massivement dans cette zone forestière, pas encore reconnue comme village, pour cultiver la terre. Ils produisent des récoltes abondantes, qu’ils remettent parfois une partie importante à Abdel Madjide, oncle du sultan de Birao, et au sous-préfet de Birao, chargés de les distribuer. Mais derrière ces activités agricoles, des questions émergent sur leur véritable rôle dans une région en proie à l’insécurité et aux rivalités transfrontalières.

 

Violence à Hadjar Fatna : un contexte explosif

 

Hadjilida se trouve près de Hadjar Fatna, où un affrontement violent a eu lieu le 16 janvier 2025. Des combattants des Forces de soutien rapide (RSF) soudanaises ont attaqué des rebelles tchadiens réfugiés dans une grotte, à 35 kilomètres à l’est de Birao. Selon les informations que nous avions publiée sur cet incident, l’attaque, déclenchée après des agressions contre des femmes peules Mbororo, a tué plusieurs rebelles, dont les chefs Ali Massar et Abakar. Trois blessés graves, Ismaël Kamiss, Ousman Anour et Alrachid Ali, ont été transportés à l’hôpital de Birao par des habitants. Des Mercenaires russes, présents dans la ville, ont ensuite emmené certains blessés à Bangui pour des soins, avant de les ramener sur place.

 

La grotte de Hadjar Fatna, à 115 kilomètres de Tissi au Tchad, abrite depuis deux ans des rebelles tchadiens, principalement des ethnies Arabe, Ouaddaï et Sara. Ces groupes, divisés par le conflit soudanais, se sont partiellement ralliés aux RSF, créant des tensions. Cet événement révèle la porosité des frontières et l’incapacité des autorités centrafricaines à contrôler la région. Les mercenaires russes du groupe Wagner, qui ont entraîné et équipé ces rebelles entre 2022 et 2024, jouent un rôle ambigu, renforçant des groupes qui s’affrontent aujourd’hui.

 

Agriculteurs ou informateurs ?

 

Les Tchadiens et Soudanais de Hadjilida, qui parlent arabe et s’appuient sur Abdel Madjide, l’oncle du sultan de Birao,  pour communiquer, ne se contentent pas de cultiver. Ils sont soupçonnés d’agir comme informateurs pour le sous-préfet, les mercenaires russes, et même les rebelles tchadiens basés dans les grottes. Leurs récoltes approvisionnent parfois ces groupes armés, bien que les détails restent flous. Ils fourniraient aussi des informations sur les positions des rebelles soudanais, centrafricains, et d’autres communautés, comme les éleveurs peuls attaqués récemment par des mercenaires russes près de Terfel, à Birao. Ces attaques, selon des habitants, auraient été guidées par des renseignements fournis par ces agriculteurs.

 

Malgré un refus officiel du gouvernement centrafricain en 2022 d’autoriser l’installation de groupes armés tchadiens, leur présence persiste, tolérée par les autorités centrafricaines. Cette situation fragilise la Vakaga, où l’armée centrafricaine reste cantonnée à Birao, laissant les habitants vulnérables face aux groupes armés et aux trafics transfrontaliers.

 

Réunions et ambitions électorales

 

Depuis mars 2025, le sous-préfet de Birao réunit régulièrement ces Tchadiens et Soudanais, présentés comme « chefs de groupements » ou « chefs de quartiers » autour de Tissi Fongoro et Hadjilida. Une mission du 7 mars 2025 (N° 002/RF/PFVK/SPFB/SG.025) a convoqué 17 personnes pour discuter de l’autorité de l’État dans la région : Issa Bahar, Seleman Bourma, Mahamat Abdoulaye, Hamdane Mahamat, Ardel-Aziz Idriss, Ataïb Abdallah, Younouss Mahamat, Hassane Hissene, Younouf Dahab, Said Adel Djibrine, Issack Adam, Seleman Abdelkarim, Hamdane Zimeim, Adam Idriss, Ali Abddarazick, Ahamat Bachir, et Kassim Younouss. Une deuxième réunion a eu lieu en mars, et une troisième est prévue, probablement en avril ou mai 2025.

 

Ces réunions inquiètent. Les autorités envisagent de recenser ces agriculteurs, de leur délivrer des cartes d’électeurs et la nationalité centrafricaine, bien qu’ils ne parlent pas sango et soient itinérants. Cette démarche laisse craindre une manipulation des élections, peut-être pour favoriser des intérêts locaux ou externes. La qualification de « chefs » semble un prétexte pour légitimer leur rôle, qui oscille entre agriculture, renseignement et influence politique.

 

Une région livrée à elle-même

 

Hadjilida et la Vakaga incarnent un vide de gouvernance. La présence massive de Tchadiens et Soudanais, leur collaboration avec les autorités, les mercenaires russes et les rebelles, ainsi que les projets de village exclusivement étranger alimentent les tensions. Les habitants locaux se sentent abandonnés, coincés entre groupes armés, trafics et ambitions électorales opaques. Les réunions à répétition et l’utilisation de ces agriculteurs comme informateurs renforcent l’idée d’un jeu stratégique dans cette zone frontalière.

 

La situation exige une attention urgente. Sans intervention pour rétablir l’autorité de l’État et protéger les populations, Hadjilida risque de devenir un foyer de conflits et de manipulations, avec des conséquences graves pour la stabilité régionale….

 

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Découverte tragique du corps sans vie d’un jeune sans-abri proche de l’hôpital communautaire de Bangui

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Découverte tragique du corps sans vie d’un jeune sans-abri proche de l’hôpital communautaire de Bangui

 

Centrafrique.org/bangui-a-genoux-la-tragedie-silencieuse-des-enfants-de-la-rue/un-pauvre-de-enfant-de-la-rue-dort-la-au-croisement-marabena-devant-la-station-tradex%f0%9f%98%a5%f0%9f%98%ad%f0%9f%87%a8%f0%9f%87%ab/” rel=”attachment wp-att-86221″ data-wpel-link=”internal”>Découverte tragique du corps sans vie d’un jeune sans-abri proche de l’hôpital communautaire de Bangui
un pauvre enfant de la rue, communement appelé Godobé, dort sur le dur au croisement Marabéna, devant la station Tradex pour illustration. CopyrightChrist Aimé Ndota

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bangui, un corps sans vie d’un jeune Godobé découvert proche de l’hôpital communautaire le 29 avril 2025, immobile depuis des heures, alerte les forces de l’ordre.

 

Ainsi, vers 19h45, heure de Bangui, des policiers en faction au ministère des Affaires étrangères, situé à environ un kilomètre, ont été informés de la présence d’un corps inanimé. La victime, un jeune homme d’une vingtaine d’années, était connue dans le coin comme un sans-abri, communément appelé « Godobé » dans le pays.

 

Selon des témoins interrogés par la rédaction du CNC, ce jeune avait pour habitude de passer ses journées et ses nuits sous l’abri bus construit depuis il y’a quelques temps par la mairie, en face du ministère des affaires étrangères. Mais ce jour, proche de l’hôpital communautaire, à partir de 16h, plusieurs passants avaient remarqué qu’il était allongé au sol, sans signe de mouvement, mais personne n’a initialement réagi, pensant qu’il dormait. Ce n’est qu’en fin de soirée, face à son immobilité prolongée, que l’alerte a été donnée. Les forces de l’ordre, intervenus sur le lieu,  ont malheureusement constaté le décès du jeune homme sur place.

 

Aucune information n’a encore été publiée concernant l’identité exacte du jeune homme ou les causes de sa mort. Les autorités devraient ouvrir une enquête pour éclaircir les circonstances de ce drame. Ce décès dévoile une fois de plus les conditions de vie précaires des jeunes sans-abri à Bangui, où l’accès à l’aide sociale, aux soins médicaux et à un abri sûr reste un défi majeur….

 

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Santé menstruelle des filles : le ministre Pierre Somsé échange avec l’AFD et les ONG, mais une absence interroge

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Santé menstruelle des filles : le ministre Pierre Somsé échange avec l’AFD et les ONG, mais une absence interroge

 

Bangui-sensibilisation-a-lhygiene-menstruelle-dans-les-ecoles-et-lycees/session-de-sensibilisation-sur-lhygiene-menstruelle-a-Bangui/” rel=”attachment wp-att-76475″ data-wpel-link=”internal”>Santé menstruelle des filles : le ministre Pierre Somsé échange avec l’AFD et les ONG, mais une absence interroge
Intervenante d’Action Solidaire lors de la distribution de kits hygiéniques au lycée technique de Bangui. CopyrightCNCMenstruelle-a-Bangui Bangui : Sensibilisation à l’Hygiène Menstruelle dans les Écoles et lycées

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le ministre de la Santé et de la Population, Pierre Somsé, a rencontré lundi dernier les représentants de l’Agence française de développement (AFD) et un consortium d’ONG pour discuter d’un projet visant à améliorer l’hygiène menstruelle des jeunes filles. Une initiative prometteuse, mais un détail intrigue : l’absence d’Action Solidaire, une association pourtant très active sur ce sujet dans le pays.

 

Un projet soutenu par l’AFD, mais sans un acteur clé

 

Le projet, financé par l’AFD, est mis en œuvre par un regroupement d’organisations, dont les ONG Chaîne, Adima, Merci Corte et l’Organisation des femmes transafricaines. L’initiative s’inscrit dans une démarche plus large visant à faciliter l’accès des adolescentes à des produits d’hygiène et à une éducation adaptée, réduisant ainsi les absences scolaires liées aux règles.

 

Mais une question se pose   : pourquoi Action Solidaire, qui travaille depuis longtemps sur la santé menstruelle et a même contribué à créer une journée nationale dédiée à cette cause, n’était-elle pas autour de la table ?

 

Une absence qui fait parler

 

L’absence de cette association étonne, surtout quand on connaît son rôle dans la sensibilisation et la mise en place de solutions concrètes pour les adolescentes. Son expérience aurait pu apporter beaucoup aux discussions, notamment sur la façon d’accompagner les filles dans les écoles.

 

« C’est difficile de comprendre pourquoi un acteur aussi impliqué n’a pas été invité », confie une personne proche du projet. « Est-ce un simple oubli ou une décision volontaire de mettre certains acteurs locaux de côté au profit des partenaires habituels des bailleurs ? »

 

Un besoin de transparence et d’inclusion

 

Lors de la réunion, le ministre Somsé a rappelé l’importance d’aligner ce projet avec les priorités du gouvernement, notamment en associant les ministères de la Santé et de l’Éducation dans un comité commun. Mais pour que ce projet réussisse, il faudra inclure tous ceux qui agissent déjà sur le terrain, y compris des associations comme Action Solidaire, dont l’engagement est reconnu.

 

Pour l’instant, ni l’AFD ni le ministère n’ont expliqué pourquoi Action Solidaire n’a pas été conviée. Une réponse claire serait bienvenue pour éviter l’impression que certains acteurs locaux, pourtant essentiels, sont laissés de côté.

 

La question reste ouverte : pourquoi Action Solidaire n’a-t-elle pas eu voix au chapitre ?

 

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Attaque sur le chantier minier de Keye : le bilan s’alourdit à deux morts

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Attaque sur le chantier minier de Keye : le bilan s’alourdit à deux morts

 

Attaque sur le chantier minier de Keye : le bilan s’alourdit à deux morts
Des soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour du chantier minier de Keye, à 10 kilomètres de Ouanda-Djallé sur l’axe de Ouadda-Maïkaga

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une attaque meurtrière commise le 29 avril 2025 sur le chantier minier de Keye, à Ouanda-Djallé, a fait deux morts et trois blessés.

 

En effet, le 29 avril 2025, vers 5 heures du matin, des combattants armés, présumés appartenir à l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), ont attaqué le chantier minier de Keye, situé à environ 10 kilomètres de Ouanda-Djallé, dans la préfecture de la Haute-Kotto, sur l’axe menant à Ouadda-Maïkaga. Selon des témoignages, six assaillants ont surpris les ouvriers à l’aube, semant la panique. L’attaque a entraîné la mort d’un ouvrier, Abakar Tamir, sur place, et blessé trois autres travailleurs. Lors du rapatriement des blessés vers Ouanda-Djallé, effectué à pied sur plus de 10 kilomètres faute de moyens de transport, l’un des trois blessés a succombé à ses blessures, portant le bilan à deux morts. Les deux autres blessés sont actuellement pris en charge dans des conditions médicales difficile à Ouanda-Djallé.

 

Dès l’annonce de l’attaque, les éléments des Forces armées centrafricaines (FACA), accompagnés de leurs supplétifs communément appelés « Russes noirs », ont lancé une poursuite. Quatorze motos ont été mobilisées pour traquer les assaillants. Cependant, la distance et le terrain ont joué en défaveur des poursuivants. À leur arrivée sur le site, les attaquants s’étaient déjà volatilisés, certains témoignages suggérant qu’ils se seraient dirigés vers Ouadda. Après 24 heures passées dans la brousse à la recherche des assaillants, les FACA et leurs alliés sont revenus bredouilles à Ouanda-Djallé le lendemain.

 

Rappelons que le chantier de Keye, une exploitation artisanale dans la préfecture de la Haute-Kotto, , est situé dans une région riche en ressources minières, mais marquée par une insécurité chronique. La Haute-Kotto reste un lieu de tensions entre groupes armés, forces gouvernementales et communautés locales. Bien que l’UPC, dirigée par Ali Darassa, ait signé un cessez-le-feu avec le gouvernement centrafricain le 19 avril 2025, cette attaque confirme que des éléments du groupe continuent d’opérer sur le terrain. Les circonstances exactes et les motivations de l’assaut demeurent floues, sans revendication officielle….

Attaque sur le chantier minier de Keye : le bilan s’alourdit à deux morts
Les soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour d’une intervention sur le chantier minier de Keye vers Ouanda-Djallé le 30 avril 2025

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Sahel : quand les autorités musellent la société civile

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Sahel : quand les autorités musellent la société civile

Centrafrique.org/mali-abdoulaye-maiga-a-la-primature-pour-resserrer-les-liens-avec-la-russie/abdoulaye-maiga/” rel=”attachment wp-att-85825″ data-wpel-link=”internal”>Sahel : quand les autorités musellent la société civile
Abdoulaye Maïga, actuel premier ministre de transition du Mali. CopyrightDR

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Enlèvement, attaques ciblées, harcèlement, actes de torture… De nombreuses organisations non gouvernementales (ONG) dénoncent depuis des mois la chape de plomb que les autorités militaires du Sahel font peser sur la société civile.

 

Les cas de Rasmané Zinaba et de Bassirou Badjo ne sont pas isolés, mais restent emblématiques. Un matin de février dernier, des hommes non identifiés habillés en civil et armés les ont cueillis chez eux. Ceux qui militaient activement dans le mouvement Balai citoyen ont été emmenés dans un endroit qui reste à ce jour inconnu. Cinq mois plus tard, ils ont fait une furtive apparition à la télévision, en tenue militaire, dans la rubrique « Parole de combattant ». Tout laisse penser qu’ils ont été enrôlés de force au sein des forces armées burkinabè.

 

Depuis lors, aucune nouvelle de ceux qui se sont clairement opposés au régime militaire du capitaine Ibrahim Traoré. Le Burkina-Faso a publié, le 1er avril dernier, une liste noire d’une trentaine de personnes intitulée « Avis de recherche », avec noms et photos. Ces personnes ont ainsi ouvertement été qualifiées « de traîtres », « d’apatrides » et « d’ennemis de la Nation ». Parmi ces appellations, quelques djihadistes, des militants politiques, des journalistes, et l’ancien président de la Commission électorale, Ahmed Barry, aujourd’hui en exil.

 

Portés disparus

 

 

Dans le Mali voisin, les opposants au régime en place connaissent les mêmes turpitudes avec des arrestations « hors du cadre légal », dénoncent la Fédération internationale des droits de l’Homme (FIDH) et l’Organisation mondiale contre la torture (OMCT), dans un rapport exhaustif publié en février 2025. Les deux entités rappellent les enlèvements et arrestations de plusieurs opposants : le journaliste Mohamed Youssouf Bathily, (alias Ras Bath) ; la militante Sidibé Rokia Doumbia, dite « Rose la Vie Chère » ; le docteur Etienne Fakaba Sissoko, économiste et professeur d’université qui sont toujours détenus « arbitrairement ». Quant à Sory Koné, directeur de la Radio Danaya de Souba, il est porté disparu depuis son enlèvement en janvier 2023 à l’instar de son confrère, Atiana Serge Oulon, directeur du bimensuel L’Evénement, enlevé le 24 juin 2024.

 

Ces pratiques sont devenues courantes, y compris au Niger et au Tchad où les régimes « criminalisent systématiquement la société civile défendant les droits humains » et « multipliant les actes de harcèlement à l’encontre des dirigeants d’ONG de défense des droits humains ». Viennent s’y greffer des « atteintes à la liberté d’expression, d’association et de manifestation », au point que la FIDH et l’OMCT parlent de « convergence régionale des pratiques de répression ». Les deux organisations exhortent le Burkina Faso, le Mali et le Niger, tous trois déjà dotés d’une loi de protection des défenseurs, à respecter leur engagement et invite le Tchad à adopter le même cadre légal….

 

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