À Mann, la population asphyxiée par le racket militaire
Centrafrique.org/etranglees-par-les-barrieres-illegales-des-faca-et-des-routes-impraticables-louham-pende-et-le-lim-pende-sombre-dans-le-chaos/mann/” rel=”attachment wp-att-82821″ data-wpel-link=”internal”>Un homme se tient sur une route en terre dégradée entre Mann et Bang, utilisée quotidiennement par les commerçants malgré son état alarmant. CopyrightCNC
À Mann, dans la préfecture de Lim-Pendé, les barrières militaires transforment chaque déplacement en calvaire, où racket et violences quotidiennes écrasent une population déjà à bout de souffle.
À Mann, sortir de chez soi est devenu un parcours du combattant. Que ce soit pour rejoindre Gboko, une localité située à 12 kilomètres en allant vers la frontière du Cameroun, ou à Ngbama, sur une autre route secondaire, situé à 10 kilomètres, les habitants doivent affronter des barrières tenues par les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA). Ce qui devrait être un simple contrôle routier s’est transformé en un système de racket organisé, qui pressure une population déjà fragilisée par la précarité.
Dans le quartier Djoro-Mboum, à la sortie de la ville sur l’axe de Gboko, , une barrière militaire donne le ton. Un paysan qui part cultiver son champ à moto doit s’acquitter d’une “taxe” à l’aller, puis d’une autre au retour. S’il transporte un sac de manioc, du miel ou tout autre produit, les exigences s’enchaînent. Un seul soldat peut réclamer des frais au nom de la douane, du service phytosanitaire, des eaux et forêts, de l’environnement ou même de la mairie. Aucun reçu, aucun justificatif. Les montants ? À la tête du client. Refuser, c’est s’exposer à des insultes, des coups de chicotte, ou pire encore.
Le même scénario se joue sur la route de Mann – Bocaranga. Une autre barrière, les mêmes pratiques. Les civils vident leurs poches pour des “formalités” qui n’existent que dans la bouche des soldats. Un père de famille raconte, comment un jeune militaire, à peine 19 ans, l’a frappé pour n’avoir pas assez d’argent à lui donner. “Comment un gamin peut-il lever la main sur un homme de 50 ans ? Où est le respect ?”, lâche-t-il, amer.
La situation est devenue intenable. Depuis mercredi dernier, les marchés hebdomadaires des villages voisins sont à l’arrêt. Les paysans ne s’y rendent plus : le coût des passages aux barrières dépasse ce qu’ils gagnent en vendant leurs récoltes. Le marché du samedi 26 avril, vital pour l’économie locale, était désert. Ces marchés sont pourtant une planche de salut pour les familles, un moyen d’écouler leurs produits et d’acheter l’essentiel. Mais avec ces barrages, le commerce s’effondre.
Les habitants pointent du doigt les chefs militaires des bases de Koui, Bang et Ngaoundaye. “Ils savent tout, mais ils ferment les yeux, parce que ce sont eux qui ordonnent cela pour avoir de l’argent ”, accuse un notable de Mann. Les soldats agissent en roue libre, sans peur de sanctions. Certains vont jusqu’à soupçonner une stratégie délibérée pour étrangler la région. “Où ces militaires ont-ils appris à nous traiter ainsi ?” s’emporte un jeune homme. “Un uniforme ne donne pas le droit de nous réduire à rien”.
La tension monte à Mann. Chaque nouvelle barrière, chaque extorsion, attise la colère. Les FACA, censées protéger la population, sont désormais vues comme des prédateurs. “On nous traite comme si on n’était pas humains”, murmure un vieux cultivateur, le regard las. La question flotte dans l’air, lourde de menace : jusqu’où cette oppression pourra-t-elle aller sans que tout explose ?
Affaire Ndélé 2 : Les avocats de la défense demandent l’acquittement d’Oumar Serge Abdoulaye Assan et Abdramane Seleman
Centrafrique.org/le-proces-de-ndele-1-a-la-cps-entre-contestations-et-plaidoiries-pour-lacquittement/lors-du-proces-dans-laffaire-dite-de-ndele-1-devant-la-cour-penale-speciale/” rel=”attachment wp-att-85340″ data-wpel-link=”internal”>L’avocat de la défense lors du procès dans l’affaire dite de Ndélé 1 devant la cour pénale spéciale.
Le 6 mai 2025, la Cour pénale spéciale (CPS) de Bangui a examiné les plaidoiries des avocats d’Oumar Serge Abdoulaye Assan et Abdramane Seleman, accusés dans l’affaire Ndélé 2 pour des crimes présumés commis en mars 2020.
Détails de l’audience
L’audience s’est ouverte à 10h00 dans les locaux de la CPS, situés rue Martin Luther King à Bangui, sous la présidence du juge Aimé Pascal Delimo. Ce dernier était assisté des juges Émile Ndjapou et Herizo Rado Andriamanantena, ainsi que des greffiers Marie Madeleine Touakouzou et Florentin Darré. L’affaire Ndélé 2 porte sur des violences survenues entre le 6 et le 27 mars 2020 à Ndélé et dans les villages voisins de Lemouna, Gospéida et Aliou, dans le nord de la République centrafricaine. Ces événements, imputés à des factions du Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique (FPRC), ont entraîné des meurtres, pillages, viols, tortures, mutilations et atteintes graves à l’intégrité physique et mentale de civils, principalement des ethnies Goula et Rounga. Le parquet spécial qualifie ces actes de crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Les accusés, Oumar Serge Abdoulaye Assan, Abdramane Seleman (alias Ada), Azor Kalite, Chafardine Moussa, Antar Hamat et Oscar Wordjono-Drogba, sont poursuivis pour leur implication présumée dans ces violences. L’audience du 6 mai s’est concentrée sur les plaidoiries des avocats de la défense, Maître Edgar Simplice Ngama pour Assan et Maître Biennois Angrika Sarrassengue pour Seleman, qui ont tous deux requis l’acquittement de leurs clients.
Intervention de Maître Edgar Simplice Ngama pour Oumar Serge Abdoulaye Assan
Maître Ngama a débuté sa plaidoirie en présentant un document reçu le 5 mai 2025 : une copie du jugement supplétif d’acte de naissance nº081, daté du 15 juin 2004, attestant qu’Oumar Serge Abdoulaye Assan était né à cette date. Ce document établit que l’accusé avait 16 ans le 6 mars 2020, date des faits reprochés, ce qui le rend mineur selon la législation centrafricaine. L’avocat a signalé une incohérence dans les dossiers administratifs : les registres de la maison d’arrêt, les procès-verbaux des enquêteurs, les documents du cabinet d’instruction et les déclarations de l’accusé mentionnaient des dates de naissance divergentes, certaines indiquant 2002 ou 2003. Cette confusion, selon Maître Ngama, constitue une irrégularité procédurale majeure.
Pour appuyer sa défense, l’avocat s’est référé au Règlement de procédure et de preuve (RPP) de la CPS, adopté en 2018, qui autorise la soumission de nouvelles pièces par la défense avant la clôture des débats. Il a précisé que l’article 67 du RPP permet la recevabilité de tout moyen de preuve, y compris les témoignages oraux ou documents écrits, pourvu qu’ils soient pertinents. Maître Ngama a également invoqué l’article 106 du Code de protection de l’enfant, promulgué par la loi nº13.006 du 28 novembre 2013 en République centrafricaine. Ce texte stipule que les mineurs en conflit avec la loi, qu’ils soient accusés, victimes ou témoins, relèvent exclusivement de la compétence des tribunaux pour enfants. Il ajoute que les enfants associés à des groupes armés, comme les enfants soldats, sont avant tout considérés comme des victimes et ne peuvent être poursuivis pénalement pour leur seule appartenance à ces groupes.
Maître Ngama a argué que la CPS, en tant que juridiction spécialisée dans les crimes internationaux, n’a pas autorité pour juger un mineur comme Assan. Il a insisté sur le fait que, même si l’accusé avait participé aux faits reprochés, sa minorité et son statut potentiel d’enfant soldat l’exonèrent de responsabilité pénale. L’avocat a transmis une copie du jugement supplétif d’acte de naissance à la Cour et a requis l’acquittement immédiat de son client.
Intervention de Maître Biennois Angrika Sarrassengue pour Abdramane Seleman
Maître Sarrassengue, avocat d’Abdramane Seleman, a plaidé pour l’acquittement en contestant la participation de son client aux attaques du 6 mars 2020. Il a déclaré que le parquet spécial, dirigé par le procureur Alain Tolmo, n’a pas fourni de preuves directes ou circonstancielles établissant la culpabilité de Seleman. Dans son mémoire, l’avocat a développé plusieurs arguments :
– Inaptitude à comparaître : Un rapport d’expertise psychiatrique, daté de février 2025 et rédigé par un psychiatre judiciaire mandaté par la CPS, conclut que Seleman présente des troubles psychiques le rendant inapte à participer activement à son procès. Maître Sarrassengue a soutenu que juger un accusé dans cet état viole les principes d’un procès équitable, tels que garantis par l’article 14 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, ratifié par la République centrafricaine en 1981.
– Irrégularités procédurales : L’avocat a dénoncé l’impossibilité pour la défense de convoquer des témoins à décharge, en raison de contraintes logistiques et sécuritaires imposées par la CPS. Il a également critiqué l’absence de contextualisation des faits dans le dossier d’accusation, notamment sur le rôle des factions du FPRC dans les violences.
– Faiblesses des preuves : Maître Sarrassengue a contesté la recevabilité de plusieurs pièces à conviction, telles que des témoignages anonymes recueillis par les enquêteurs en 2021, qu’il juge non vérifiables. Il a pointé l’absence de preuves matérielles, comme des enregistrements ou des rapports balistiques, liant Seleman aux crimes.
– Imprécision des charges : L’ordonnance de clôture, émise par le cabinet d’instruction en octobre 2024, manque de clarté sur les faits spécifiques reprochés à Seleman. L’avocat a rappelé que, selon l’article 56 du RPP, la CPS ne peut modifier la qualification des faits sans renvoyer l’affaire au juge d’instruction.
– Lacunes de la partie civile : La demande de réparations déposée par les représentants des victimes, regroupant 47 plaignants, repose sur des déclarations générales sans lien direct avec Seleman, selon l’avocat.
Maître Sarrassengue a conclu sa plaidoirie en invoquant le principe fondamental du droit pénal selon lequel le doute profite à l’accusé, codifié à l’article 66 du RPP. Il a requis l’acquittement de Seleman, arguant que l’accusation n’a pas atteint le seuil de preuve requis pour une condamnation.
Position du parquet spécial
Le parquet spécial, représenté par le procureur Alain Tolmo, a maintenu ses accusations contre les deux accusés. Pour Abdramane Seleman, il a requis une peine de 20 ans d’emprisonnement, s’appuyant sur des témoignages de victimes et des rapports d’enquête de 2021 qui décrivent les exactions commises par des membres du FPRC à Ndélé. Pour Oumar Serge Abdoulaye Assan, le parquet a contesté la validité du nouvel acte de naissance, arguant que des documents antérieurs, notamment un extrait de naissance daté de 2002, indiquent que l’accusé était majeur en 2020. Le procureur a requis une peine de 30 ans contre Assan, soulignant la gravité des actes reprochés, incluant des meurtres et des viols.
Déroulement et organisation de l’audience
L’audience, qui a duré cinq heures, a été marquée par des échanges techniques entre les avocats et la Cour. Les débats ont porté sur la recevabilité des nouvelles pièces, la compétence juridictionnelle et la fiabilité des preuves. À 15h10, le juge Delimo a suspendu la séance, renvoyant la suite des plaidoiries au 7 mai 2025 à 9h00. Cette prochaine audience permettra à Maître Sarrassengue de finaliser sa plaidoirie pour Abdramane Seleman et à Maître Guy Antoine Dangavo de présenter la défense des autres accusés, jugés par contumace.
Cadre institutionnel de la CPS
La Cour pénale spéciale, créée par la loi organique nº15.003 du 3 juin 2015, est une juridiction hybride composée de 25 juges, dont 13 nationaux et 12 internationaux. Elle est mandatée pour enquêter et juger les crimes internationaux commis en République centrafricaine depuis le 1er janvier 2003, conformément à son règlement de procédure adopté en 2018. La CPS, financée par des partenaires internationaux comme les Nations unies et l’Union européenne, opère dans un contexte sécuritaire et logistique complexe, ce qui a retardé ses travaux jusqu’à la reprise des audiences….
Éducation, santé, nourriture : Ouadda-Maïkaga plongée dans le chaos
Centrafrique.org/ouadda-maikaga-arrestation-dun-soldat-faca-par-les-mercenaires-russes/lentree-de-ouadda/” rel=”attachment wp-att-88843″ data-wpel-link=”internal”>L’entrée de la ville de Ouadda-Maïkaga, dans la préfecture de la Haute-Kotto. CopyrightCNC
À 204 kilomètres de Bria, Ouadda-Maïkaga sombre dans une crise sans fin. Écoles en ruines, hôpitaux sans médicaments, marchés vides : la ville, encerclée par des groupes armés, voit ses habitants lutter chaque jour pour survivre face à l’indifférence des autorités.
Une éducation quasi-inexistante
À Ouadda-Maïkaga, le système éducatif est au bord de l’effondrement. Les salles de classe, datant pour la plupart de l’indépendance, sont dans un état lamentable. Les termites ont rongé les structures en bois, et il n’y a même pas de tables ou de bancs pour les élèves. Mais le problème le plus criant, c’est l’absence totale d’enseignants qualifiés. Ici, ce sont des « maîtres-parents » qui assurent les cours. En clair, ce sont des personnes recrutées et payées directement par les parents, souvent avec un niveau d’instruction minimal, juste assez pour lire et écrire. L’État, lui, ne contribue en rien.
Cette situation a des conséquences directes. Faute de moyens pour rémunérer ces maîtres-parents, les grèves sont fréquentes. Il y a quelques semaines, par exemple, les élèves sont restés une semaine entière sans école. Après des négociations difficiles, les cours ont repris, mais de manière chaotique : les enfants vont en classe une heure ou deux, puis rentrent chez eux. C’est ainsi que l’avenir des jeunes est façonné dans cette ville, un avenir bien sombre. Et ce problème des maîtres-parents n’est pas propre à Ouadda-Maïkaga; il touche une grande partie du pays.
Une santé laissée à l’abandon
Côté santé, la situation est encore plus alarmante. À Ouadda-Maïkaga, il n’y a ni infirmiers diplômés, ni médecins. Les soins reposent entièrement sur des bénévoles et des secouristes , qui travaillent sans moyens ni médicaments. Un cas récent illustre tragiquement cette réalité : une jeune fille souffrant d’un gonflement de la mâchoire a été transportée à l’hôpital local. Mais sur place, aucun traitement n’était disponible. Même les casques bleus rwandais présents dans la ville, sollicités en désespoir de cause, ont expliqué qu’ils n’avaient pas de médicaments adaptés. La jeune fille a dû être évacuée vers Bria, à 204 kilomètres de là. Malheureusement, elle est décédée en chemin. Ce drame n’est pas un cas exceptionnel ; des histoires similaires se répètent trop souvent.
Une insécurité alimentaire aggravée par les groupes armés
Sur le plan alimentaire, Ouadda-Maïkaga est au bord de la rupture. Les prix des produits sur le marché ont explosé, rendant la vie encore plus dure pour les habitants. La viande de bœuf, par exemple, a pratiquement disparu. Les éleveurs, qui approvisionnaient autrefois la ville, fuient désormais à cause des taxes exorbitantes imposées par les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA). Chaque éleveur doit payer 25 000 francs CFA, une somme qui les pousse à s’éloigner de la ville. Résultat : plus de viande sur les étals.
Pour compenser, les habitants se tournent vers la viande de brousse. Mais là encore, un obstacle majeur se dresse : la ville est encerclée par des groupes armés. Aller chasser dans la brousse est devenu extrêmement risqué. Il y a une semaine, deux jeunes chasseurs en ont payé le prix : l’un a été tué, l’autre a réussi à s’échapper. Face à ce danger, les chasseurs hésitent à s’aventurer hors de la ville, et la viande de brousse se fait rare. Les habitants n’ont plus d’autre choix que de se rabattre sur des feuilles, comme celles de manioc, pour survivre.
L’absence d’aide humanitaire
Aucune aide humanitaire n’arrive à Ouadda-Maïkaga. La population manifeste régulièrement pour réclamer du soutien, mais les rares ressources qui parviennent dans la région sont systématiquement redirigées vers Sam Ouandja, une ville située à environ 130 kilomètres au nord-est. Des enseignants ou des fournitures promises à Ouadda-Maïkaga sont détournés vers cette autre localité, laissant les habitants dans l’incompréhension et la frustration. « Tout va à Sam Ouandja », répètent-ils, désabusés.
Distances et isolement
Ouadda-Maïkaga est à 204 kilomètres de Bria, une ville clé de la Haute-Kotto. Sam Ouandja, où tout semble converger, se trouve à environ 130 kilomètres de Ouadda-Maïkaga et 340 kilomètres de Bria. Quant à la capitale, Bangui, elle est à près de 592 kilomètres de Bria et environ 680 kilomètres de Sam Ouandja par la route. Cet isolement géographique, combiné à l’état désastreux des routes et à l’insécurité, complique encore davantage l’accès à l’aide ou aux services essentiels.
Un silence qui pèse lourd à Ouadda-Maïkaga
Les autorités locales, dépassées ou indifférentes, ne font rien pour changer la donne. La population a déposé à plusieurs reprises des requêtes auprès du sous-préfet, sans jamais obtenir de réponse. Au niveau national, le gouvernement semble avoir d’autres priorités. Des milliards sont versés au groupe Wagner, selon les habitants, pendant que des villes comme Ouadda-Maïkaga sont laissées à l’abandon. Avec la suspension récente de l’aide américaine, les organisations humanitaires, déjà en manque de fonds, peinent à répondre aux besoins croissants. La crise de Ouadda-Maïkaga reste un drame silencieux, mais ses habitants, eux, continuent de souffrir et d’espérer un sursaut, une lueur au milieu de ce chaos….
Un accord stratégique a été conclu entre le gouvernement centrafricain et les Nations Unies pour le recrutement et le déploiement de volontaires onusiens dans le système de santé national. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du renforcement des capacités sanitaires du pays et vise à améliorer significativement l’accès aux soins pour les populations les plus vulnérables.
Le ministre de la Santé et de la Population, Pierre Somsé, a procédé à la signature officielle de ce protocole d’accord avec le coordonnateur pays du système des Nations Unies, Mohammed Ag Ajyoya, en présence de la représentante de l’OMS en Centrafrique, Marie Roseline Belizaire. Cette cérémonie marque une étape décisive dans la mise en œuvre de la politique de santé pour tous.
“Cet accord représente bien plus qu’un simple partenariat. Il incarne notre engagement commun à faire de la santé un droit effectif pour chaque centrafricain, sans distinction de lieu de résidence ou de condition sociale”, a déclaré le ministre Pierre Somsé lors de son allocution. Il a particulièrement insisté sur l’importance de cette initiative pour atteindre les Objectifs de Développement Durable dans le domaine de la santé.
Les volontaires auront trois missions principales : former le personnel médical local, améliorer la prise en charge des patients dans les centres de santé et sensibiliser les communautés aux bonnes pratiques sanitaires. Avant leur déploiement, ils recevront une formation adaptée au contexte centrafricain. Ils travailleront aux côtés des équipes médicales pour partager leurs compétences et renforcer les capacités locales. Les premières équipes devraient être sur le terrain d’ici trois mois, avec des évaluations régulières pour ajuster le programme si besoin.
Cet accord s’ajoute à d’autres initiatives, comme la fourniture de matériel médical par l’OMS ou le recrutement de médecins étrangers financé par la Banque mondiale. Ces efforts montrent un engagement à améliorer l’accès aux soins, mais ils pousse à s’interroger une fois de plus sur la dépendance du pays envers ses partenaires internationaux.
Si cet accord est une bonne nouvelle pour la santé des centrafricains, beaucoup s’interrogent sur la capacité de l’État à gérer le pays sans le soutien des partenaires étrangers. Comme tout le monde le sait, le pays dispose des potentiels importants, mais ceux-ci sont détournés à des fins mafieuses. L’exemple palpable est la gestion des ressources nationales. La Centrafrique regorge de richesses, notamment des minerais et des ressources naturelles, mais une grande partie de ces revenus semble échapper au pays. Des sommes importantes seraient versées à des acteurs étrangers, notamment au russes et rwandais, pour des services de la protection du régime. Selon certaines estimations, ces dépenses dépasseraient même le budget national.
Avec un tel niveau de dépenses, on peut se demander ce qu’il adviendrait si ces fonds étaient investis dans la reconstruction du pays. Des écoles, des hôpitaux, des routes pourraient être construits. L’accès à l’éducation et aux soins pourrait être transformé. Si seulement la moitié du budget national était dédiée à ces secteurs, les progrès seraient visibles rapidement. Pourtant, aujourd’hui, le pays dépend fortement des Nations Unies, de la Banque mondiale, du FMI ou encore de la Banque africaine de développement pour financer ses projets.
Cet accord avec l’ONU est un pas dans la bonne direction pour la santé, mais il ne peut pas masquer les défis plus larges. Pourquoi un pays aussi riche continue-t-il à tendre la main ? Pourquoi les milliards générés par les ressources ne sont-ils pas utilisés pour bâtir un avenir meilleur ? Ces questions, beaucoup de Centrafricains se les posent, et ils attendent des réponses claires de leurs dirigeants.
Le déploiement des volontaires onusiens est une opportunité pour améliorer la vie des gens. Mais pour que le pays avance vraiment, il faudra aussi s’attaquer à la gestion de ses richesses. Sans cela, la Centrafrique risque de rester un pays riche sur le papier, mais pauvre sur le terrain….
Ce jeudi 8 mai 2025, deux civils, dont un chef de village, ont été tués par des soldats FACA et des mercenaires russes à Zémio, République centrafricaine.
Ce matin du jeudi 8 mai 2025, à Zémio, sous-préfecture du Haut-Mbomou, dans le sud-est de la République centrafricaine, deux civils ont été tués lors d’opérations menées par des mercenaires russes et des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA). Ces deux actes criminels, survenus dans les villages de Finzani, sur l’axe Mboki, et de Gambara, sur l’axe Bangassou, ont aggravé les tensions dans cette localité déjà touchée par des violences répétées.
Vers 9 heures, dans le village de Finzani, situé à 7 km de Zémio, sur la route de Mboki, une patrouille composée de mercenaires russes et de soldats FACA a interpellé un homme âgé, chef du village. Selon des témoins des faits interrogés par la rédaction du CNC, l’homme, respecté dans sa communauté, a été sommé de s’approcher. Pris de panique face aux armes lourdes et à l’attitude menaçante des soldats, il a tenté de s’éloigner. Les mercenaires russes ont alors ouvert le feu, le touchant mortellement au cou. Son corps a été retrouvé sur place, gisant près de la piste reliant Finzani à Zémio. Cet acte a choqué les habitants, qui décrivent le chef comme un homme pacifique, sans lien avec les groupes armés.
Un second drame s’est déroulé dans le village de Gambara, à 17 km de Zémio, sur l’axe de Bangassou. Un père de famille, un jeune homme d’une trentaine d’années, a été arrêté par une autre patrouille des mercenaires russes. Les Wagner lui ont ordonné d’indiquer l’emplacement de miliciens Azandés opérant dans la zone. Le jeune homme a affirmé ne rien savoir, répétant qu’il n’avait aucune information sur ces groupes. Les mercenaires et les FACA, sceptiques, l’ont forcé à marcher dans la brousse, sous la menace de leurs armes. Après plusieurs minutes, face à son refus de donner des informations qu’il disait ne pas posséder, ils l’ont abattu d’une balle. Son corps a été retrouvé tôt ce matin par des villageois, abandonné dans une clairière près de Gambara. Cette découverte a provoquer tristesse et colère parmi les habitants.
Ces deux assassinats s’ajoutent à une série de violences dans la localité de Zémio, où les patrouilles des FACA et des mercenaires russes sont fréquentes. Les habitants rapportent un climat de peur constant, craignant les interpellations arbitraires et les actes de violence. Beaucoup accusent les forces présentes de cibler injustement les civils, soupçonnés sans preuves d’être liés à des miliciens Azandé. Rappelons que la population de Finzani et de Gambara sont d’ailleurs en fuite vers la République démocratique du Congo depuis une semaine, laissant qu’une poignée des villageois sur place.
Touadéra, pose-toi la question : pourquoi les soldats FACA se tournent-ils vers la petite criminalité urbaine pour survivre ?
Centrafrique.org/faca-voleur-cathedrale/” data-wpel-link=”internal”>un soldat faca voleur de moto à la cathédrale Notre Dame de Bangui
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.
Depuis plus de six ans, un malaise gangrène l’armée centrafricaine. Les soldats FACA, censés protéger le pays, se livrent à des vols de motos, de voitures, des braquages à main armée, des extorsions, en un mot des petites criminalités partout dans les zones urbaines. Ces actes de petite délinquance, autrefois rares, se multiplient. Mais pourquoi les soldats FACA se tournent-ils vers la petite criminalité pour survivre dans la misère ?
### Une crise alimentée par la misère
Le 4 mai 2025, un caporal-chef des Forces Armées Centrafricaines a été arrêté à Bangui pour le vol d’une moto près de la cathédrale Notre-Dame, dans le quatrième arrondissement. La victime, un fidèle de l’église, a été vigilante. Ce qui a permis l’interpellation du suspect. Le militaire est en garde à vue au commissariat du quartier. Ce cas s’ajoute à des milliers de vols et braquages par des soldats FACA dans toutes les villes du pays. La raison? Peut-être… la solde minable des militaires.
Une solde indigne pour les soldats FACA
Imaginez-vous, un soldat FACA touche 56 000 francs CFA par mois. Cette solde, bloqué depuis des années sans augmentation, ne permet pas de vivre dans un pays où l’inflation explose. Par exemple, un FACA, père de famille, doit payer un loyer (au moins 20 000 francs CFA pour une maison simple), le transport (15 000 à 20 000 francs CFA mensuels pour se rendre au travail. Avec ce qui reste, il ne peut rien faire. Nourrir une famille ? Difficile pour un soldat avec une femme. Mais la situation est encore pire pour ceux qui sont déployés sur le terrain pour défendre le pays. Ils affrontent des conditions extrêmes, souvent loin des villes, dans des zones où leur vie est en jeu. Pourtant, leur paie reste la plus basse parmi les forces de sécurité.
En comparaison, un policier de même grade gagne 120 000 francs CFA par mois, soit plus du double. Un gendarme touche 74 000 francs CFA. Pourtant, les policiers, chargés de la sécurité dans les villes, centré sur la circulation ou les patrouilles urbaines, est moins exposé que celui des soldats FACA, qui partent dans des régions reculées pour affronter des groupes armés. Malgré cela, les policiers et gendarmes bénéficient de salaires bien supérieurs, avec un statut spécial. Cet écart laisse les soldats dans une précarité qui les pousse à commettre de braquage, de voler des motos, ou de voitures pour survivre.
Les PGA non versées
Les primes globales d’alimentation, essentielles pour les soldats sur le terrain, ne sont plus versées depuis plus de six ans. Pourtant, ces fonds permettaient d’acheter de la nourriture, de laver les habits, de survivre lors des déploiements. Depuis six ans, l’État les bloque. Pire encore, les primes de risque, qui devraient récompenser les dangers affrontés, n’existent pas pour les FACA. Pourtant, les Mercenaires russes, déployés avec eux, touchent des primes de risque de plusieurs millions de francs CFA.
Pas de caserne, pas De logements, une précarité aggravée pour les soldats
Autrefois, les soldats FACA vivaient dans des casernes militaires, logés gratuitement. Cet avantage allégeait la charge de leur faible salaire. Aujourd’hui, les casernes sont vendues, ou détruites. Les soldats doivent louer des maisons dans les quartiers populaires, où un loyer de 20 000 francs CFA absorbe plus d’un tiers de leur paie. Sans logement fourni, ils s’enfoncent dans la misère. Beaucoup volent des motos pour les utiliser comme taxis-motos, une activité qui rapporte plus en quelques jours que leur salaire mensuel. Cette situation, née de l’absence d’infrastructures militaires, alimente la petite criminalité urbaine.
Plus grave, une formation militaire sans repères
La formation des soldats FACA, assurée depuis 2021 par des instructeurs russes liés au groupe Wagner, dure quelques semaines, voir deux mois. Elle se limite à l’usage des armes et aux tactiques de combat. Aucun enseignement ne porte sur les droits des civils ou le respect des lois. Ce qui fait qu’un soldat, sorti de formation, manque totalement de discipline militaire. Il ne sait même pas comment saluer son chef, et même le respecter.
Appel au président Baba Kongoboro
Touadéra, alias Baba Kongoboro, examine l’état de ton armée. Les soldats FACA, poussés au vol par la misère, ne sont pas des criminels de nature, mais des victimes d’un système défaillant. Un soldat mal payé, mal nourri, sans moyens, ne peut défendre le pays avec force. La qualité prime sur la quantité. Vois leurs conditions, car c’est l’État qui forge lui-même ces délinquants….
Centrafrique : accord de Ndjamena, l’Entrée en Scène de Wagner Menace le Cessez-le-Feu avec les rebelles
Centrafrique.org/rca-le-3r-reagit-au-massacre-des-peuls-par-les-mercenaires-de-wagner/le-chef-rebelle-de-3r-entoure-de-ses-gardes-du-corps/” rel=”attachment wp-att-47772″ data-wpel-link=”internal”>le-chef-rebelle-de-3R-entoure-de-ses-gardes-du-corps – RCA : le 3R réagit au massacre des Peuls par les mercenaires de Wagner
Le 19 avril 2025, un accord de cessez-le-feu a été signé à N’Djamena, capitale du Tchad, entre le gouvernement centrafricain et deux groupes armés, les Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R) et l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC). Cet engagement, destiné à ouvrir la voie à un désarmement structuré des combattants, représente un espoir de stabilité en République centrafricaine. Pourtant, l’intervention des mercenaires russes du groupe Wagner, qui agissent sans mandat officiel, risque de compromettre cette initiative.
Une Pression Immédiate des Wagner sur le Terrain
L’accord de N’Djamena exige que les combattants des 3R et de l’UPC se regroupent dans des zones désignées pour déposer leurs armes, comme Pombolo, à 60 km de Bambari, pour l’UPC. Les 3R doivent rejoindre des sites similaires pour entamer le processus de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement (DDRR). Quelques jours après la signature, les mercenaires de Wagner ont lancé une série d’interventions pour forcer l’application de ces directives.
Dans la préfecture de la Haute-Kotto, notamment dans la région de Bria, les 4 et 5 mai 2025, des unités de Wagner ont parcouru des chantiers miniers et des villages pour ordonner aux rebelles de l’UPC de se rendre à Pombolo dans un délai de 10 jours, sous peine d’être traqués dans la brousse. Les sites visités incluent Nzacko (PK 12), Bamara (PK 15), et Yangou Ouda (PK 12). À Kpokpo, accessible à pied depuis Bamara, des habitants ont rapporté des pillages, les mercenaires s’en prenant aux biens des civils.
Dans la zone de Ndim, un scénario comparable s’est déroulé. Les 29 et 30 avril 2025, une vingtaine de motos transportant des mercenaires russes ont emprunté l’axe Touloulou, en direction de Mboum–Yémé et Kowone, pour transmettre des messages aux rebelles des 3R, leur ordonnant de se regrouper dans les zones de cantonnement prévues pour leur désarmement.
Des Méthodes Qui Tendent l’Atmosphère
Wagner, qui agit en soutien au régime de Bangui sans rôle officiel dans l’accord, adopte une approche basée sur des ultimatums et des menaces. Dans les deux régions, ils ont fixé un délai de 10 jours pour le cantonnement, avertissant que tout refus entraînerait des opérations de traque. Cette précipitation s’accompagne d’un manque de garanties publiques pour les rebelles, comme des assurances de sécurité ou des perspectives économiques, éléments essentiels pour un DDRR efficace.
Les populations locales subissent les retombées de ces actions. À Kpokpo, les pillages signalés ont accru les tensions avec les habitants, pris entre les exigences des mercenaires et les incertitudes de l’accord. Ces incidents, rapportés par des témoins interrogés par la rédaction du CNC, fragilisent la coopération des communautés, indispensable pour stabiliser les régions concernées.
Un Rôle Trouble dans un Contexte Délicat
Wagner opère en Centrafrique depuis plusieurs années, soutenant le gouvernement face aux groupes armés tout en étant souvent associé à l’exploitation des ressources, notamment dans des zones minières comme Bria. Leur intervention dans ce cessez-le-feu, sans mandat clair, alimente les doutes sur leurs intentions. En imposant une pression agressive, ils influencent fortement les décisions du régime de Bangui, au risque de détourner l’accord de son objectif de paix.
L’accord de N’Djamena offre une opportunité de réduire les violences en Centrafrique, mais l’approche coercitive de Wagner complique son application. Les rebelles, face à des ultimatums sans garanties solides, pourraient se méfier, tandis que les civils, victimes de pillages, s’éloignent du processus.
L’accord signé à N’Djamena le 19 avril 2025 reste au centre de ces développements. Les semaines à venir montreront si les actions de Wagner favoriseront le désarmement ou aggraveront les tensions dans ces régions….
Fidèle Gouandjika, l’apôtre d’une dérive autoritaire sous tutelle russe
Bangui-sous-tutelle-russe-touadera-livre-la-securite-nationale-a-wagner/les_wagner_a_bangui/” rel=”attachment wp-att-82615″ data-wpel-link=”internal”>Pick-up militaire avec des mercenaires du groupe Wagner stationné devant l’ex mini-prix à Bangui. CopyrightCNC
Fidèle Gouandjika, ministre-conseiller du président centrafricain Faustin-Archange Touadéra, s’est érigé en fervent apôtre d’une dérive autoritaire dans une interview récente à Radio France Internationale.
En vantant une nouvelle Constitution taillée pour pérenniser le pouvoir de Touadéra, en marginalisant l’opposition, et en glorifiant le groupe Wagner comme un « sauveur », Gouandjika expose un régime qui sacrifie la démocratie et la souveraineté de la République centrafricaine (RCA) sur l’autel d’une tutelle russe. Ses propos, d’une arrogance sidérante, appellent une mobilisation urgente pour contrer cette trahison du peuple centrafricain.
Un héraut de la manipulation constitutionnelle
Gouandjika se fait le porte-voix d’une manœuvre antidémocratique : le remplacement de la Constitution de 2016 par une nouvelle mouture adoptée en 2023, qui ouvre la voie à un troisième mandat pour Touadéra. « La constitution du 30 mars 2016 est déjà enterrée », déclare-t-il, présentant le référendum de juillet 2023 comme l’expression du « peuple souverain ». Cette affirmation est une imposture. Le référendum, dénoncé par des opposants comme Martin Ziguélé pour avoir violé une décision de la Cour constitutionnelle, est un coup de force légal destiné à supprimer la limite des deux mandats.
En qualifiant le Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) de « coquille vide » et leurs revendications d’« utopiques », Gouandjika révèle un mépris profond pour le débat démocratique. Il va jusqu’à réécrire l’histoire, affirmant que l’ex-présidente de la Cour constitutionnelle, Mme Darlan, avait autorisé une nouvelle Constitution. Cette distorsion des faits expose son rôle : celui d’un propagandiste chargé de légitimer une présidence à vie sous couvert de souveraineté populaire. Avec Touadéra en route pour un « premier mandat de la Septième République », Gouandjika pave la voie à une autocratie déguisée.
L’exclusion des binationaux : Une stratégie pour museler l’opposition
Pour assurer la domination de Touadéra lors des Élections de décembre 2025, Gouandjika défend l’article 67 de la nouvelle Constitution, qui interdit aux binationaux de se présenter à la présidentielle. Cette mesure vise directement des opposants de poids, comme Anicet Georges Dologuélé, qui avait mis Touadéra en ballottage en 2015. « Personne ne pourra battre M. Touadéra », fanfaronne Gouandjika, minimisant l’influence de Dologuélé et le qualifiant de non-dangereux. Cette arrogance masque une réalité : le régime craint la concurrence et manipule la loi pour l’éliminer.
Gouandjika tente de justifier cette exclusion en invoquant des précédents, rappelant que Dologuélé avait lui-même appliqué des règles similaires en 1999. « La loi, c’est la loi », insiste-t-il, suggérant que les binationaux n’ont qu’à renoncer à leur seconde nationalité. Mais cet argument est fallacieux. Exclure des candidats comme Dologuélé, Crépin Mboligoumba, ou Dominique Yandocka, qui ont prouvé leur poids politique, n’a rien de légal ; c’est une tactique pour truquer le jeu électoral. Gouandjika, en défendant cette mesure, se fait le complice d’une élection vidée de toute inclusivité.
Une apologie éhontée de Wagner et de la tutelle russe
Le zèle de Gouandjika atteint son paroxysme lorsqu’il glorifie Wagner, qu’il crédite d’avoir « sauvé la démocratie » en repoussant la coalition rebelle CPC en 2020. « Les Wagner ont sauvé la République centrafricaine en évitant un coup d’État qui pourrait engendrer un génocide », proclame-t-il, transformant une milice mercenaire en héros national. Cette réécriture de l’histoire est grotesque. Wagner n’a pas agi pour la RCA, mais pour sécuriser son accès aux mines d’or et de diamants, comme celle d’Assima près de Bambari, exploitées par des sociétés comme Lobaye Invest.
Pire, Gouandjika célèbre Evgeny Prigozhin, dont une statue trône à Bangui : « Prigozhin est pour nous un héros national ». Cette idolâtrie d’un chef de milice, accusé de pillage et d’abus à travers l’Afrique, est une insulte au peuple centrafricain. Interrogé sur les accusations de pillage, Gouandjika répond avec une désinvolture révoltante : « Même si les Russes nous volent, même si les Russes nous pillent, c’est avec notre accord. » Cet aveu cynique révèle une tutelle russe où les richesses nationales sont cédées à des intérêts étrangers, avec la complicité d’un régime qui se prétend souverain.
Une façade de dialogue et un déni de transparence
Gouandjika tente de sauver les apparences en annonçant un dialogue politique avec le BRDC, mais son ton condescendant trahit l’absence de bonne foi. « Le président de la République ne va pas s’asseoir avec les leaders de l’opposition démocratique parce que ces opposants-là ne sont pas à son niveau », déclare-t-il, reléguant le dialogue à une mascarade confiée au gouvernement. Cette attitude montre que le régime n’a aucune intention de négocier avec une opposition qu’il discrédite systématiquement.
De même, Gouandjika rejette les appels à réformer l’Autorité nationale des Élections (ANE) et le Conseil constitutionnel, essentiels pour des Élections transparentes en 2025. « Il y a une loi qui les a mis en place, on doit respecter cette loi », se borne-t-il à répondre, ignorant les craintes d’un scrutin truqué. En qualifiant des opposants comme Ziguélé d’« éternel perdant », il cherche à étouffer toute critique sur l’opacité électorale. Sous la houlette de Gouandjika, le régime prépare un scrutin taillé pour Touadéra, loin des standards démocratiques.
Une dérive autoritaire sous un vernis nationaliste
Gouandjika drape cette dérive dans une rhétorique nationaliste, accusant la France d’avoir maintenu la RCA sous tutelle via des « 11 accords secrets » de 1960. « C’est terminé, définitivement », clame-t-il, présentant la nouvelle Constitution comme une rupture avec le néocolonialisme. Mais ce discours est une diversion. En remplaçant l’influence française par une dépendance russe, le régime ne libère pas la RCA ; il l’asservit à un nouvel acteur géopolitique. Wagner, loin d’être un partenaire, est un prédateur qui exploite les failles d’un pouvoir autoritaire.
Les parallèles avec l’ère Bokassa, que Gouandjika rejette comme une « insulte », sont pourtant frappants. Comme Bokassa, Touadéra centralise le pouvoir, marginalise l’opposition, et s’appuie sur des alliés étrangers. Gouandjika, en défendant la statue de Prigozhin, l’exclusion des binationaux, et un dialogue factice, incarne cette dérive. Sa rhétorique anti-française, si elle peut séduire, ne masque pas la vérité : il est l’apôtre d’un régime qui sacrifie la démocratie pour prolonger son emprise, sous le regard complice de la Russie.
Il faut résister à la trahison
Face à cette dérive, le peuple centrafricain doit se mobiliser. Les richesses nationales, pillées par Wagner et ses affiliés, doivent être protégées par des enquêtes transparentes sur les contrats miniers. L’opposition, malgré les intimidations, doit continuer à défendre la Constitution de 2016 comme rempart contre l’autocratie. La société civile et les citoyens doivent exiger des Élections libres, avec des institutions indépendantes, pour briser le monopole de Touadéra.
La communauté internationale ne peut rester passive. L’Union africaine, les Nations Unies, et les partenaires régionaux doivent faire pression pour des réformes électorales et condamner l’influence de Wagner. Des sanctions ciblées contre les architectes de cette dérive, y compris Gouandjika, sont nécessaires pour signaler que la démocratie centrafricaine n’est pas à vendre. Fidèle Gouandjika peut bien se poser en champion de la souveraineté ; ses mots trahissent un régime qui trahit son peuple au profit d’une tutelle russe. La RCA appartient à ses citoyens, qui doivent reprendre leur destin avant qu’il ne soit trop tard….
Enquête exclusive : 24 heures à l’OCRB, où les droits humains s’effacent
Centrafrique.org/arnaque-au-recrutement-dans-larmee-nationale-dix-jeunes-detenus-a-locrb-de-bangui/la-prison-de-locrb-sous-controle-des-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner-ou-est-place-en-detention-maitre-crepin-mboli-goumba-coordonnateur-du-brdc-450×299/” rel=”attachment wp-att-76276″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/La-prison-de-lOCRB-sous-controle-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-ou-est-place-en-detention-maitre-Crepin-Mboli-Goumba-coordonnateur-du-BRDC-450×299-1.jpg” alt=”Enquête exclusive : 24 heures à l’OCRB, où les droits humains s’effacent” width=”450″ height=”299″ />La principale entrée de l’OCRB du centre-ville
Dans l’ombre de l’OCRB, les droits humains disparaissent. À Bangui, police, Wagner et pouvoir s’unissent pour imposer une justice violente et corrompue.
À Bangui, dans les couloirs de l’Office Central pour la Répression du Banditisme (OCRB), , le concept même de justice n’existe plus. Créée en 2002 pour lutter contre la criminalité, cette unité de police, autrefois symbole d’ordre sous le président Ange-Félix Patassé, s’est muée en un outil de répression au service du régime autoritaire de Baba Kongoboro. Les témoignages recueillis, et les faits observés par nos équipes d’investigation, dressent un tableau accusatoire : tortures, arrestations arbitraires, extorsions, et une collusion inquiétante avec les mercenaires russes du groupe Wagner. Les droits humains, jadis défendus sous la pression internationale, ne sont plus qu’un souvenir dans un pays où la peur règne.
À l’époque des présidents André Kolingba, Ange Félix Patassé ou François Bozizé, la communauté internationale exerçait encore une influence. Sous Kolingba, la SERD (Service d’Enquête, de Recherche et de Documentation), ancêtre de la SRI (Section de Recherche et d’Investigation), fut créée pour renforcer le contrôle sécuritaire. Mais sous Patassé, la pression internationale, notamment via des organisations comme Human Rights Watch, força le changement de nom de la SERD en SRI, perçue comme moins répressive. Les rapports de l’ONU et d’ONG dénonçaient alors les exécutions sommaires et les tortures, obligeant les autorités à rendre des comptes, sous peine de sanctions économiques ou diplomatiques.
Aujourd’hui, cette époque semble révolue. Depuis 2016, les rapports internationaux sur les abus de l’OCRB ou de la SRI se font rares. La présence russe, via Wagner, a transformé la donne. Comme l’a déclaré une femme russe à la radio centrafricaine, « s’allier à une grande puissance comme la Russie permet de faire taire les critiques internationales ». Cette stratégie, absente sous Kolingba, Patassé ou Bozizé, aurait pu, selon certains, leur permettre d’asseoir des dictatures sans entraves. Le président actuel, Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro , semble avoir adopté cette logique. En s’appuyant sur Wagner, il a neutralisé les pressions extérieures, au point que même les diplomates étrangers à Bangui restent silencieux face à un régime qualifié de criminel par des observateurs centrafricains.
L’OCRB, sous la direction du général de police Armel Baraba, est devenue une machine à broyer. Les arrestations ne reposent souvent sur aucune base légale. Un ministre, un directeur de cabinet ou même un mercenaire russe du groupe Wagner peut ordonner l’interpellation d’une personne pour des motifs aussi futiles qu’un règlement de comptes ou une extorsion financière. Si le « suspect » est absent, sa femme, son enfant ou même un voisin sont arrêtés à sa place, une pratique courante faite par les policiers de l’OCRB dans différents quartiers de la capitale Bangui. Ces otages sont retenus jusqu’à ce que la cible se rende ou qu’une rançon soit payée. Par exemple, le 17 avril dernier, vers 12 heures, un jeune de 16 ans, venu s’enquérir de son frère détenu, a été violemment tabassé par plusieurs policiers et jeté dehors comme un déchet. Un autre, âgé de 15 ans, un mois plutôt, le 12 mars dernier, a subi des tortures similaire sous les yeux de ses parents, un acte que nous avions rapporté le 21 avril 2025. Ces cas ne sont que la partie visible d’un système où la violence est banalisée.
La collusion avec Wagner aggrave encore la situation. Chaque soir, des mercenaires russes embarquent des éléments de l’OCRB pour des opérations dans des quartiers comme PK5, le cœur économique de Bangui. Là, ils installent des barrages illégaux, arrêtent motos, taxis-motos et des voitures , exigeant des paiements sans justification. Refuser, c’est risquer la confiscation de son véhicule ou pire. À la fin de l’opération, les russes remettent à chaque policier 10000 francs CFA et c’est tout. Le reste pour les mercenaires russes, qui vont « s’amuser » dans les boîtes de nuit. Cette mafia planifiée, organisée par les bras armés de la Russie en Centrafrique, a transformé l’OCRB en une milice au service d’intérêts privés.
La SRI, équivalent de l’OCRB au sein de la gendarmerie, n’est pas en reste. Les deux entités fonctionnent de manière similaire, agissant comme des bras armés du pouvoir. La Compagnie Nationale de Sécurité (CNS), bien que moins engluée par les russes, n’échappe pas totalement à l’influence de Wagner. Les citoyens vivent dans la peur, conscients que contester ou simplement croiser le chemin de ces forces peut mener à l’arrestation, à la torture ou à la disparition.
Ce climat de terreur contraste avec l’inaction internationale. Si Human Rights Watch dénonçait encore en 2016 les exécutions sommaires de l’OCRB, les rapports se sont tus depuis. La Minusca, mission de l’ONU en Centrafrique, se limite à des formations ou à des déclarations timides, loin de l’époque où elle documentait les abus. Les diplomates, jadis prompts à critiquer, se rallient au régime par pragmatisme, fermant les yeux sur des pratiques qui rappellent les pires heures des dictatures.
Notre enquête révèle un banditisme d’État, où l’OCRB et la SRI ne protègent plus, mais oppressent. Les citoyens, livrés à eux-mêmes, savent qu’il faut « être dedans » pour comprendre l’ampleur de l’injustice. Comme le dit un proverbe centrafricain, « il faut être malade pour comprendre ce qui se passe à l’hôpital ». À Bangui, il faut avoir croisé l’OCRB pour saisir l’ampleur du désastre.
À Bangui, la police taxe un salon de coiffure pour une télé : jusqu’où ira la folie ?
Activité commerciale au marché Gobongo . CopyrightCNC
L’interieur du salon de coiffure que le commissaire divisionnaire de Police Dieudonné Marius DAMANDJI-BELLA qualifie d’un bar/cave/restaurant pour infliger une amande de 100 000 FCFA à son gérant. CopyrightCNCCentrafrique.org/un-coiffe/” data-wpel-link=”internal”>Un coiffé dans le salon de coiffure à Gobongo que le commissaire divisionnaire de Police Dieudonné Marius DAMANDJI-BELLA qualifie d’un bar/cave/restaurant pour infliger une amande de 100 000 FCFA à son gérant. CopyrightCNC
À Gobongo, vers la sortie nord de la capitale, un coiffeur, qui dispose d’un salon de coiffure au bord de la route du 15 mars, est sommé de payer 150 000 francs pour une télévision dans son salon. Une absurdité qui vise à étrangler les petits entrepreneurs centrafricains.
En effet, dans le quartier populaire de Gobongo, au quatrième arrondissement de Bangui, un coiffeur se retrouve au cœur d’une affaire aussi grotesque qu’injuste. Son tort ? Avoir installé une télévision dans son salon, Edel Coiffure, pour divertir ses clients en attente d’une coupe. Une pratique banale, presque universelle, qui transforme son salon en un lieu convivial où l’on discute, regarde les matchs, rit et échange. Mais pour les autorités policières, ce téléviseur n’est pas un simple outil de confort : c’est une “exploitation illégale de ciné-vidéo”. Résultat : une amende de 150 000 francs CFA, exigée sous 48 heures, sous la menace de sanctions supplémentaires. Cette histoire, révélée par une notification officielle datée du 5 mai 2023, expose une bureaucratie déconnectée, qui asphyxie les petits commerçants et ridiculise la Centrafrique.
L’interieur du salon de coiffure que le commissaire divisionnaire de Police Dieudonné Marius DAMANDJI-BELLA qualifie d’un bar/cave/restaurant pour infliger une amande de 100 000 FCFA à son gérant. CopyrightCNC
Une amende démesurée pour un téléviseur
Le document, signé par le Commissaire Divisionnaire de Police Dieudonné-Marius Damandji-Bella, Secrétaire Général du Comité Interministériel de Censure et de Surveillance des Films Cinématographiques, Ciné-Vidéo, Jeux de Loisirs et de Hasard, est d’une clarté glaçante. Le gérant d’Edel Coiffure doit payer 150 000 francs CFA pour avoir enfreint les articles 26 et 27 de l’Arrêté n°98 du 29 octobre 2018, qui régit l’exploitation des salles de cinéma et des activités similaires. En d’autres termes, poser une télévision sur un comptoir pour diffuser un match ou une émission équivaut, aux yeux de ce comité, à gérer une salle de projection clandestine. Le délai de 48 heures pour s’acquitter de cette somme colossale ajoute une pression insoutenable sur un petit commerçant, dont les revenus mensuels dépassent rarement les 40 000 francs CFA.
Cette amende n’est pas seulement disproportionnée, elle est absurde. Dans quel monde un téléviseur dans un salon de coiffure devient-il une salle de cinéma ? À Gobongo, comme partout à Bangui, les coiffeurs, tailleurs et petits commerçants utilisent des télévisions pour créer une ambiance accueillante. C’est une stratégie de survie dans un marché concurrentiel, où chaque client compte. En taxant cette initiative, les autorités ne punissent pas une infraction : elles criminalisent le bon sens.
Une réglementation floue, un prétexte à l’extorsion
Le texte de l’amende s’appuie sur un arrêté de 2018, censé réguler les salles de cinéma et les jeux de hasard. Mais comment un téléviseur branché dans un salon de coiffure tombe-t-il sous le coup de cette loi ? La réponse est simple : il n’y a pas de réponse. L’application de cet arrêté à un coiffeur est une interprétation abusive, un prétexte pour soutirer de l’argent à un entrepreneur vulnérable. Aucune précision n’est donnée sur ce qui constitue une “exploitation illégale de ciné-vidéo”. Diffuse-t-on des films payants ? Organise-t-on des projections publiques avec entrée payante ? Rien de tout cela. Le coiffeur offre simplement un divertissement gratuit à ses clients, comme le font des milliers de salons à travers l’Afrique et le monde.
Cette pratique rappelle des tactiques observées ailleurs sur le continent. Au Cameroun, des petits commerçants de Yaoundé ont dénoncé des amendes arbitraires imposées par des agents municipaux pour des motifs aussi vagues que “occupation illégale de l’espace public” ou “nuisance visuelle” à cause d’une enseigne trop colorée. En Ouganda, les vendeurs de rue de Kampala ont protesté contre des taxes imprévues sur des équipements comme des haut-parleurs, accusés de “perturber l’ordre public”. Ces exemples montrent comment des réglementations floues deviennent des outils d’extorsion, ciblant les plus faibles pour remplir les caisses – ou les poches – de fonctionnaires.
Un coup dur pour les héros du quotidien
À Gobongo, ce coiffeur n’est pas un délinquant. C’est un héros du quotidien, comme des milliers d’autres Centrafricains qui se battent pour gagner leur vie dans un pays tombé au fond du trou par les crises. Installer une télévision dans son salon de coiffure, c’est sa façon de se démarquer, d’attirer les clients, de faire vivre son quartier. En le taxant, les autorités ne se contentent pas de lui couper les ailes : elles envoient un message décourageant à tous les petits entrepreneurs. Si un téléviseur devient un crime, alors quoi d’autre ? La musique dans un bar ? Un ventilateur dans une boutique ? Cette logique absurde asphyxie l’initiative et tue l’espoir d’une relance économique.
Le contraste avec d’autres réalités est frappant. À quelques kilomètres de Gobongo, au quartier Castors, une vidéo récente montre la population et les forces de l’ordre collaborer pour arrêter deux voleurs en moto. Là-bas, la police est applaudie pour son intervention rapide. Mais à Gobongo, elle devient le bourreau d’un coiffeur honnête. Cette incohérence décrédibilise les institutions et alimente la méfiance des citoyens. Comment respecter une autorité qui protège d’un côté et opprime de l’autre ?
Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC
Le salon de coiffure que le commissaire divisionnaire de Police Dieudonné Marius DAMANDJI-BELLA qualifie d’un bar/cave/restaurant pour infliger une amande de 100 000 FCFA à son gérant. CopyrightCNC
Les gardiens de jour et de nuit de l’Université de Bangui ont entamé une grève pour exiger une augmentation de leur salaire. Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, aucun gardien ne s’est présenté à son poste dans les différentes facultés de l’établissement depuis 48 heures, paralysant ainsi la sécurisation des locaux.
En effet, les gardiens perçoivent actuellement un salaire mensuel de 37 000 FCFA, un montant jugé insuffisant face aux responsabilités qui leur incombent et aux défis économiques actuels. Cette mobilisation vise à attirer l’attention des autorités sur leurs conditions de travail et à obtenir une revalorisation salariale.
Face à cette situation, l’équipe du rectorat a réagi en dépêchant, depuis deux jours, une équipe de la Compagnie Nationale de Sécurité (CNS) pour assurer la surveillance des infrastructures de l’université. Cette mesure vise à garantir la protection des locaux en l’absence des gardiens.
Cette grève intervient dans un contexte économique particulièrement difficile pour la population centrafricaine, caractérisé par une inflation galopante et une hausse vertigineuse des prix sur les marchés. Les coûts du logement, des transports, des produits de première nécessité et les taxes diverses pèsent lourdement sur les ménages.
Pour un père de famille, par exemple, payer un loyer de 20 000 FCFA par mois laisse à peine 17 000 FCFA pour couvrir l’alimentation, les frais de scolarité des enfants, les soins médicaux et les déplacements. Dans ces conditions, joindre les deux bouts devient un défi quotidien, rendant la demande d’augmentation salariale des gardiens légitime et urgente.
Pour l’heure, aucune information n’a été communiquée sur d’éventuelles négociations ou sur la durée du mouvement. Les étudiants et le personnel de l’université restent en attente d’une résolution rapide pour un retour à la normale….
Corruption dans les milieux sécuritaires : Quand l’impunité des élites militaro-administratives ridiculise la lutte anti-corruption
Centrafrique.org/Centrafrique-le-cancer-de-la-corruption-au-sein-de-la-direction-de-limmigration-et-de-lemigration/le-general-de-la-police-centrafricaine-bienvenu-zokoue-dg-de-la-police-nationale/” rel=”attachment wp-att-65183″ data-wpel-link=”internal”>Le général de la police, Bienvenu Zokoué, directeur général de la police nationale ol
Des généraux aux fortunes immobilières inexplicables, des épouses transformées en magnats de l’immobilier… La lutte contre la corruption en milieu sécuritaire ressemble à une comédie à l’ivoirienne pour de nombreux observateurs centrafricains.
Réunis à Bangui dans le cadre d’un atelier sur la lutte contre la corruption dans le secteur de la sécurité, plusieurs responsables civils et militaires ont recommandé une série de mesures, parmi lesquelles figure la déclaration de patrimoine par les officiers supérieurs. Une proposition qui, en apparence, vise à instaurer la transparence, mais qui dans les faits apparaît largement déconnectée de la réalité.
Selon les organisateurs, un mécanisme de contrôle devrait être mis en place avec l’appui des inspections générales de l’armée. Des partenaires internationaux comme la Minusca ont également promis un soutien technique. Mais dans un pays où certains chefs militaires vivent dans un luxe criant, cette initiative sonne comme une mauvaise farce. Des immeubles par dizaines, des fermes, des réseaux d’influence étendus… Pendant ce temps, les initiatives anti-corruption ciblent souvent les maillons faibles, évitant soigneusement les gros poissons. Une situation qui transforme la lutte contre la malversation en une parodie pathétique, selon des sources de la société civile.
Des fortunes immobilières qui interpellent
Plusieurs généraux et hauts gradés sont pointés du doigt pour leur enrichissement suspect. Parmi eux :
– Le général Sakama, dont le nom circule régulièrement dans les cercles anticorruption, sans qu’aucune enquête ne semble aboutir.
– Le général d’armée Zéphirin Mamadou, en poste depuis 2019 et dont le mandat s’étend encore. Selon des sources internes, il posséderait dix immeubles de quatre étages, ainsi que plusieurs fermes à travers le pays.
– Son épouse, Patricia Mamadou, décrite comme une mafia à elle seule, disposerait de six à sept immeubles de six ou sept étages dans la capitale.
« Quand un officier supérieur gagne officiellement quelques centaines de milliers de francs CFA par mois mais possède des dizaines de milliards en biens immobiliers, il faut soit qu’il ait hérité d’un empire, soit qu’on nous explique d’où vient l’argent », ironise un analyste financier sous couvert d’anonymat.
La lutte anti-corruption : Un théâtre politique ?
Alors que ces cas défraient la chronique, les autorités multiplient les ateliers et les déclarations d’intention sur la transparence. Mais sur le terrain, aucun haut responsable n’a été inquiété.
La Haute Autorité chargée de la Bonne Gouvernance assure vouloir travailler de concert avec les organes de contrôle de l’armée. Mais le passé récent montre que ces inspections n’ont ni les moyens, ni l’indépendance nécessaires pour inquiéter les véritables centres de pouvoir au sein des forces armées.
Arthur Bertrand-Tolin, représentant de la Commission Défense et Sécurité à l’Assemblée nationale, admet lui-même que les lois sont votées mais rarement appliquées. Un constat que partagent de nombreux observateurs, pour qui ces ateliers ne servent qu’à justifier une présence internationale ou à débloquer des fonds.
Quant aux officiers concernés, aucun nom n’a été cité, aucune procédure n’a été ouverte. Les plus hauts gradés, intouchables, continuent de s’enrichir dans l’impunité, pendant que les institutions feignent de découvrir l’ampleur du problème.
La MINUSCA évoque la création d’équipes mixtes composées d’officiers internationaux et centrafricains pour renforcer les contrôles. Mais ce type de dispositif a déjà été annoncé à plusieurs reprises sans aucun résultat concret.
« Parler de corruption dans l’armée, c’est comme vouloir arrêter un éléphant avec une ficelle. Ces gens-là ont des protections jusqu’au plus haut niveau », lâche un ancien membre des forces de sécurité.
Une défiance grandissante de la population
Pendant ce temps, les pratiques de corruption ordinaire se maintiennent jusque dans les rangs inférieurs. Là encore, aucune action sérieuse n’est engagée. Si l’administration civile ne parvient pas à réguler la petite corruption quotidienne, comment peut-elle espérer affronter l’enracinement du système mafieux au sommet de l’institution militaire ?
Parler de lutte contre la corruption dans un tel contexte frôle le déni. Tant que les responsables identifiés ne sont ni inquiétés ni même publiquement nommés, ce discours restera une vitrine sans fondement. Une distraction répétitive, sans effet sur la réalité.
Pour les citoyens ordinaires, cette situation alimente un profond cynisme :
– Les petites corruptions (policiers, douaniers, fonctionnaires) sont sanctionnées, mais les grandes mafias en uniforme prospèrent.
– L’absence de condamnations symboliques renforce l’idée d’un système à deux vitesses.
« C’est une comédie de mauvais goût. Ils veulent faire croire qu’ils agissent, mais en réalité, personne n’ose toucher aux chefs », résume un activiste de la société civile.
Si la corruption est un mal répandu dans de nombreux pays, son traitement différencié – petites mains traquées, élites intouchables – sape toute crédibilité des efforts affichés. Tant que les gros poissons ne seront pas inquiétés, ces campagnes resteront perçues comme de la communication politique, voire une mascarade pour satisfaire les bailleurs internationaux.
En attendant, les généraux et leurs proches continuent de bâtir leurs empires… littéralement.
Interpellé sur ces allégations, le ministère de la Défense n’a pas répondu à nos sollicitations. La MINUSCA, de son côté, affirme soutenir les réformes structurelles sans commenter les cas spécifiques….
Marche du BRDC : Victoire populaire ou échec cuisant ? Les deux camps s’affrontent
Centrafrique.org/une-foule-immense-un-message-clair-fini-le-troisieme-mandat-pour-touadera/manifestation-contre-le-troisieme-mandat-a-bangui-le-4-avril-2025/” rel=”attachment wp-att-88895″ data-wpel-link=”internal”>Manifestation contre le troisième mandat à Bangui, le 4 avril 2025
La marche du BRDC (Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution ) , qui s’est déroulée vendredi 4 avril 2025 à Bangui, continue de déchaîner les passions. Lors de l’émission Patara diffusée sur la Radio Ndékè Luka, le ministre Bruno Yapandé a croisé le fer avec Raymond Adouma, l’un des leaders de l’opposition, dans un échange qui a mis en lumière un gouffre entre les versions officielles et la réalité palpable. Si l’opposition crie victoire, le ministre, lui, s’enlise dans un déni qui frôle l’indécence.
Pour Raymond Adouma, cette marche est une “grande victoire du peuple centrafricain”, un soulèvement spontané d’une jeunesse à bout face à un régime qui l’asphyxie. “90 % des marcheurs étaient des jeunes”, a-t-il déclaré, insistant sur l’authenticité d’un mouvement né sans bus affrétés ni argent distribué – juste la colère brute d’un peuple abandonné, dont l’espérance de vie aurait chuté de 60 à moins de 53 ans depuis 2016. Les réseaux sociaux en témoignent : des vidéos et photos montrent une foule impressionnante, avec des estimations allant de 3 000 à 20 000 participants selon les sources. Malgré les intimidations, les menaces et les accusations de sorcellerie proférées par le pouvoir, les Centrafricains ont marché, et en nombre.
Face à cela, Bruno Yapandé a choisi la fuite en avant. Depuis son bureau au building administratif, selon son propre terme, le ministre a eu le culot de réduire cette mobilisation à “moins de 300 personnes”, un chiffre si aberrant qu’il en devient une gifle pour quiconque a vu les images. “Un échec cuisant”, a-t-il osé, invitant la radio à vérifier ses dires. Mais qui peut gober un tel mensonge ? Les témoignages affluent, les réseaux sociaux débordent de preuves, et même les animateurs de Patara ont semblé mettre en doute cette fable en évoquant l’ampleur évidente de la marche. Minimiser un tel événement, c’est singer les pires dictateurs – ceux qui, comme en Corée du Nord, tordent la réalité pour masquer leur faiblesse.
La honte semble être le moteur de Yapandé. Aveuglé par le confort de son poste, gavé par un système qu’il défend bec et ongles, il incarne ces “gouvernants aveugles” qui refusent de voir ce que tout Bangui a constaté vendredi. “Quand tu manges, tu défends ce que tu manges”, ricane-t-on dans les rues. Mais au fond, lui et ses collègues savent. Ils savent que cette marche, sans logistique ni pots-de-vin, a mobilisé des milliers de personnes malgré les obstacles – intimidations, allusions à des attaques, marabouts invoqués pour effrayer. Ils savent que ces foules sont un message qu’ils ne peuvent étouffer, même en jouant les bravaches sur les ondes.
Adouma, lui, voit grand : “Ce n’est qu’un avant-goût”, a-t-il averti, promettant d’étendre le mouvement en province. Pendant ce temps, Yapandé s’accroche à ses illusions, vantant un régime qui aurait tout reconstruit – routes, hôpitaux, emplois – face à une opposition qu’il qualifie de “démagogique”. Mais ses paroles s’effritent face aux vidéos virales, face à une radio qui, en posant la question, a reconnu la force de cette mobilisation du 4 avril.
Cette marche, triomphe éclatant pour les uns, fiasco pour les autres, expose une vérité implacable : le pouvoir peut bien empiler les mensonges, il ne peut effacer ce que les Centrafricains ont vécu ce vendredi. Dans leurs conciliabules, Yapandé et ses pairs savent que ce grondement populaire est un avertissement. Reste à voir s’ils persisteront dans leur cécité ou s’ils finiront par affronter la réalité….
Durée du travail en RCA : Entre flexibilité et abus, quelle protection pour les travailleurs centrafricains ?
Centrafrique.org/michelle-mwanga-et-la-gestion-mafieuse-du-ministere-du-travail/la-ministre-centrafricaine-du-travail/” rel=”attachment wp-att-76207″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/la-ministre-centrafricaine-du-travail-450×303.jpg” alt=”Durée du travail en RCA : Entre flexibilité et abus, quelle protection pour les travailleurs centrafricains ?” width=”450″ height=”303″ />la ministre centrafricaine du travail, Annie – Michelle Mwanga
La réglementation du temps de travail en République centrafricaine fait apparaître des réalités contrastées quant à la protection effective des travailleurs. Jean de Dieu Lungondunga, inspecteur principal du travail chargé de mission en matière de protection sociale, précise que le Code du travail fixe la durée légale à 8 heures quotidiennes, correspondant à 40 heures hebdomadaires.
Cette réglementation connaît toutefois des adaptations selon les secteurs professionnels. Les chauffeurs par exemple voient leur temps de travail calculé différemment : le temps d’attente après avoir conduit leur employeur est considéré comme temps de travail effectif. De même, pour les cadres, la nature de leurs responsabilités implique une certaine flexibilité horaire.
Toutefois, cette nécessaire adaptation des horaires cache parfois des dérives. Certains employeurs imposent des journées dépassant largement les 8 heures légales sans compensation financière. À l’inverse, d’autres salariés, particulièrement dans la fonction publique, effectuent un nombre d’heures réduit tout en percevant un salaire complet.
Lungondunga reconnaît ces disparités : “Il y a des gens qui travaillent plus de 8 heures et gagnent le même salaire que ceux qui travaillent 8 heures par jour”. Il justifie partiellement ces écarts par “le niveau de responsabilité” mais admet que “ce sont des anomalies que nous devons chercher à corriger”.
Les services de contrôle du travail veillent théoriquement au respect de la législation. Ils interviennent notamment lorsque des heures supplémentaires ne sont pas rémunérées, une pratique plus fréquente dans le secteur privé que public selon les observations. Mais leur action se heurte à des difficultés opérationnelles qui limitent leur efficacité sur le terrain….
Une nouvelle taxe touristique de 10 000 FCFA, un fardeau fiscal croissant, encore une taxe pour financer Wagner ?
Centrafrique.org/les-maitresses-du-president-dans-le-gouvernement-promotions-canape-et-nominations-controversees-en-republique-centrafricaine/fb_img_1704543450158/” rel=”attachment wp-att-72042″ data-wpel-link=”internal”>Ngola Poto RAMADAN MAHATA, dite Sista Ngola, la nouvelle ministre du tourisme
Le Conseil des ministres, réuni le 10 avril 2025 à Bangui sous la présidence du président Faustin Archange Touadera, a validé l’opération Kangoo 2025, qui introduit une nouvelle taxe pour le développement du tourisme en République centrafricaine. Présentée par le ministre du Commerce et de l’Industrie, en l’absence du ministre des Arts, de la Culture et du Tourisme, cette mesure débutera le 14 avril 2025 à Bangui et ses environs. Dans un contexte de fiscalité déjà lourde, cette taxe ravive les doutes sur l’utilisation des fonds publics.
La taxe de développement touristique, instaurée par ordonnance, impose un prélèvement de 3 % sur les ventes des opérateurs touristiques et une charge de 10 000 FCFA sur chaque titre de transport acheté en République centrafricaine, selon les taux fixés par la loi de finances. Coordonné par le Premier ministre, ce dispositif s’ajoute à une série de taxes qui pèsent sur les Centrafricains. Depuis 2023, le gouvernement a imposé une taxe de 7 % sur les appels téléphoniques, SMS et connexions Internet, présentée comme un moyen de financer les hôpitaux, sans que des améliorations significatives des services de santé ne soient visibles. Des taxes sur les transactions financières électroniques, comme Orange Money ou Télécel Money, et sur les crédits téléphoniques ont également été instaurées, alourdissant le fardeau fiscal sans résultats concrets pour la population.
Cette opacité récurrente alimente un profond scepticisme. En janvier 2023, le prix du carburant, incluant l’essence et le gasoil, a presque doublé, générant des recettes importantes via les taxes pétrolières. Selon des rapports américain, près de 40 milliards de FCFA issus de ces taxes auraient été versés au groupe Wagner en 2023, une entité influente en Centrafrique, active dans les mines et la sécurité. Alors que le compte rendu du Conseil ne précise pas comment les fonds de Kangoo 2025 seront utilisés, les Centrafricains se demandent si cette nouvelle taxe servira à développer le tourisme ou à financer Wagner, perçu comme un pilier du maintien du régime….
Centrafrique.org/pub-du-mercredi-bon-noir/” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/pub-du-mercredi-bon-noir-450×300.jpg” alt=”Ce Qu’il Faut Rechercher dans un Casino en Ligne” width=”450″ height=”300″ />
Avec l’essor du divertissement numérique, les casinos en ligne se sont taillé une place importante dans le monde du jeu. Ils offrent le frisson des expériences de jeu classiques depuis le confort de la maison ou en déplacement via mobile. Que ce soit le poker, la roulette ou les machines à sous, la variété et la commodité sont inégalées par les établissements physiques. Cependant, toutes les plateformes ne sont pas créées égales. Pour les joueurs nouveaux et expérimentés, savoir Ce Qu’il Faut Rechercher dans un Casino en Ligne peut considérablement améliorer l’expérience et garantir qu’elle soit aussi fluide et agréable que possible.
Licence et Réglementation
Le premier facteur, et le plus critique, lors de l’évaluation d’un casino en ligne est sa licence. Une plateforme réputée doit être licenciée par une autorité reconnue telle que la UK Gambling Commission ou la Malta Gaming Authority. Cela garantit que le site respecte des normes industrielles spécifiques en matière d’équité, de sécurité et de transparence opérationnelle. Sans licence appropriée, rien ne garantit que les jeux sont légitimes ou que vos fonds sont en sécurité. Vérifiez toujours le pied de page d’un site web ou la section “À propos de nous” pour prouver son statut juridique et ses références réglementaires.
Pourquoi les Joueurs Choisissent les Casinos en Ligne
De nombreux utilisateurs se tournent vers les plateformes en ligne pour leur commodité, leur variété et leur expérience utilisateur. Comparés aux établissements physiques, les casinos numériques offrent un accès instantané, une plus large sélection de jeux et des expériences sur mesure. Ces facteurs sont particulièrement importants lorsque l’on recherche un casino en ligne argent réel. Les meilleures plateformes offrent des options de dépôt et de retrait fluides, des interfaces immersives et des fonctionnalités personnalisables qui améliorent le jeu. Les joueurs sont de plus en plus attirés par ces plateformes car elles combinent divertissement et opportunité, le tout sans avoir besoin de se déplacer vers un lieu physique. Cette accessibilité fait des casinos en ligne un choix privilégié pour beaucoup.
Variété de Jeux et Fournisseurs de Logiciels
Un indicateur fort d’un casino de qualité est la gamme et la profondeur des jeux qu’il propose. Les casinos en ligne de premier plan proposeront des centaines, voire des milliers d’options – des machines à sous et des tables de cartes aux expériences de croupiers en direct. Il est également important de noter quels fournisseurs de logiciels alimentent les jeux. Des développeurs bien connus comme NetEnt, Microgaming et Playtech sont réputés pour produire des jeux équitables, engageants et visuellement saisissants. Plus la liste des fournisseurs est large et réputée, plus l’expérience de jeu est susceptible d’être fiable et agréable.
Interface Utilisateur et Compatibilité Mobile
L’interface utilisateur joue un rôle important dans l’expérience globale. Une mise en page claire et intuitive permet aux joueurs de naviguer facilement entre les jeux, les paramètres de compte et les offres promotionnelles. La compatibilité mobile est tout aussi vitale. Avec un nombre croissant d’utilisateurs jouant sur smartphones et tablettes, une conception mobile réactive – ou une application dédiée – peut changer la donne. Les meilleurs casinos en ligne garantissent que l’ensemble des fonctionnalités est disponible sur tous les appareils sans sacrifier les performances, permettant aux joueurs de profiter d’un jeu fluide n’importe où, n’importe quand.
Méthodes de Paiement et Vitesse de Transaction
La flexibilité financière est essentielle lorsqu’il s’agit de casinos en argent réel. Une plateforme doit offrir plusieurs méthodes de dépôt et de retrait telles que les cartes de crédit/débit, les portefeuilles électroniques comme PayPal ou Skrill, les virements bancaires et même les cryptomonnaies sur certains sites. La vitesse de transaction est tout aussi cruciale – personne ne veut attendre des jours pour un paiement. Recherchez des plateformes qui offrent des retraits rapides et des délais de traitement clairs. Des politiques transparentes et des frais de transaction faibles ou nuls sont également les marques d’un site bien géré qui respecte ses joueurs.
Bonus et Promotions
Un attrait important pour les nouveaux utilisateurs est la gamme de bonus et de promotions offertes. Les bonus de bienvenue, les tours gratuits, les offres de cashback et les récompenses de fidélité peuvent ajouter une valeur substantielle à votre expérience. Cependant, il est important de lire les petits caractères. Les exigences de mise, les limites de retrait et les contraintes de temps peuvent affecter le véritable avantage d’une promotion. Recherchez les casinos qui équilibrent les offres généreuses avec des conditions générales raisonnables, offrant de réels avantages plutôt qu’un simple marketing tape-à-l’œil.
Sécurité et Protection des Données
Avec de l’argent réel et des informations personnelles en jeu, la sécurité est non négociable. Les casinos en ligne de confiance utilisent des technologies de cryptage comme SSL (Secure Socket Layer) pour protéger les données des utilisateurs. Ils doivent également avoir des politiques de confidentialité claires décrivant comment les informations sont collectées, stockées et partagées. L’authentification multi-facteurs et les processus de connexion sécurisés ajoutent une autre couche de protection. Assurez-vous que le site que vous utilisez prend votre sécurité aussi au sérieux que vous en vérifiant les indicateurs de confiance visibles et les connexions sécurisées.
Réflexions Finales
Choisir le bon casino en ligne peut avoir un impact significatif sur votre plaisir et votre succès global. Des licences aux méthodes de paiement en passant par la compatibilité mobile et la sélection de jeux, de nombreux facteurs doivent être pris en compte avant de s’inscrire. Prendre le temps d’évaluer soigneusement chaque plateforme permet de garantir une expérience sécurisée, enrichissante et divertissante. Avec autant de choix disponibles, une approche éclairée peut vous aider à trouver un site qui non seulement répond à vos attentes, mais améliore constamment votre expérience de jeu en ligne.
Les joueurs français sont constamment à la recherche de plateformes alliant sécurité, variété de jeux et offres promotionnelles attractives. BassBet Casino, dont vous pouvez en apprendre davantage dans la revue sur le lien https://dealgamble.com/fr/casino/bassbet/, lancé en 2024, s’est rapidement imposé comme un acteur notable. La marque rivalise avec des établissements plus célèbres tels que Casinolab, Posido, Legiano, BoaBoa et Cadoola. Ensuite, nous vous suggérons d’en savoir plus sur cette marque, ses caractéristiques et de la comparer avec d’autres sites.
Offres de Bienvenue et Programmes de Fidélité Comparés
Le bonus de bienvenue casino de BassBet se compose d’un dépôt initial bonifié à 100% jusqu’à 500€, accompagné de 200 tours gratuits et d’un bonus Crab. Cette structure est similaire à celle proposée par Posido, qui offre également un bonus de 100% jusqu’à 500€ avec 200 tours gratuits et un bonus Crabe.
Toutefois, les conditions de mise diffèrent : BassBet impose un wagering de 35 fois (bonus et dépôt inclus), tandis que certains concurrents présentent des exigences plus favorables ou plus contraignantes. En comparant les principales offres de bienvenue disponibles sur le marché français, on observe les différences suivantes :
Cadoola Casino : 120% jusqu’à 240 € + 30 FS + 1 BC (offre plus petite mais pourcentage plus élevé).
Il convient de noter que le casino BassBet offre des tours gratuits aux joueurs. Il s’agit de 20 tours gratuits par jour pendant 10 jours. Cette approche progressive vise à encourager les visites régulières sur la plateforme, contrairement à certains concurrents qui créditent tous les tours gratuits en une seule fois mais imposent souvent des délais d’utilisation plus courts.
Variété des Jeux et Qualité des Fournisseurs
La diversité et la qualité du catalogue de jeux constituent des facteurs déterminants dans l’expérience utilisateur des casinos en ligne. BassBet a rapidement développé une ludothèque impressionnante de plus de 4000 titres, se positionnant favorablement face à ses concurrents directs.
Casino
Nombre de Jeux
Principaux Fournisseurs
Jeux Exclusifs
Catégories Spéciales
Mise à Jour du Catalogue
BassBet
4000+
NetEnt, Pragmatic
Non
Paris sportifs, Tournois
Hebdomadaire
Posido
3500+
Evolution, Playtech
Oui (5+)
Crash Games, Aviator
Bi-mensuelle
Casinolab
3800+
Microgaming, NetEnt
Non
Jackpots progressifs
Mensuelle
Legiano
2500+
Play’n GO, Yggdrasil
Oui (3+)
Méga Moolah, Blitz
Variable
BoaBoa
3000+
Betsoft, Quickspin
Non
Jeux show TV
Mensuelle
Cadoola
2000+
Amatic, EGT
Non
Mini-jeux
Trimestrielle
La collaboration de BassBet avec des développeurs de premier plan comme NetEnt et Pragmatic Play garantit l’accès à des jeux populaires et techniquement fiables. Cependant, contrairement à certains concurrents comme Posido ou Legiano qui proposent des jeux exclusifs, BassBet ne dispose pas encore de titres spécifiques développés uniquement pour sa plateforme.
Options de Dépôt et de Retrait
Le dépôt minimum sur BassBet est fixé à 20€, un seuil standard dans l’industrie et identique à celui pratiqué par plusieurs de ses concurrents. Cette exigence modérée permet l’accessibilité à un large public tout en décourageant les transactions de très faible montant qui seraient économiquement inefficaces pour la plateforme.
Concernant les méthodes de paiement, BassBet propose les options habituelles : cartes bancaires (Visa, Mastercard), portefeuilles électroniques (Skrill, Neteller), virements bancaires et solutions de paiement alternatives. Cette sélection est comparable à celle de ses principaux concurrents, bien que certaines plateformes plus établies puissent offrir quelques options supplémentaires comme les cryptomonnaies ou des services de paiement locaux spécifiques.
Les délais de traitement des retraits sur BassBet sont généralement compétitifs, avec des temps d’approbation moyens de 24 à 48 heures, similaires à ceux de Posido et légèrement plus rapides que ceux de Casinolab ou Cadoola. Cependant, certains casinos plus établis comme Legiano peuvent parfois offrir des options de retrait express pour les joueurs VIP.
Expérience Utilisateur et Support Client
Le support client de BassBet est disponible via plusieurs canaux :
Chat en direct accessible 24/7, avec des temps de réponse moyens de 2-3 minutes;
Support par email avec réponses généralement sous 24 heures;
Section FAQ complète couvrant les questions les plus fréquentes;
Assistance téléphonique pendant les heures d’ouverture standard.
À mesure que BassBet continue d’évoluer et d’affiner son offre, il sera intéressant d’observer comment cette plateforme innovante relèvera le défi de fidéliser sa clientèle face à des concurrents disposant d’une plus longue histoire et d’une base d’utilisateurs établie. Pour l’instant, sa note élevée de 4,9/5 et son approche équilibrée entre tradition et innovation lui permettent de se distinguer dans un marché particulièrement concurrentiel.
Dernières minutes : reprise des graves hostilités à Mboki, les tirs reprennent dans la ville
Centrafrique.org/maxime-balalou-porte-parole-de-la-paix-ou-architecte-de-tromperies/les-miliciens-azande-ani-kpi-gbe-de-obo-en-formation-par-des-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner/” rel=”attachment wp-att-74994″ data-wpel-link=”internal”>Les miliciens AZANDE ANI KPI GBE de Obo en formation par des mercenaires russes de la société Wagner sur le terrain de l’église catholique d’Obo. Les-miliciens-AZANDE-ANI-KPI-GBE-de-Obo-en-formation-par-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner Maxime Balalou : Porte-parole de la paix ou architecte de tromperies ?
Mboki replonge ce mercredi matin dans le chaos après une attaque hier. Tirs d’armes lourdes et légères, incendies et pillages secouent la ville, les civils fuient vers la Minusca.
Après avoir attaqué les positions de l’armée nationale mardi vers l’après-midi, aux environs de 17 heures, aujourd’hui, les miliciens Azandés ont repris les hostilités à Mboki. On ignore encore si ce sont les forces gouvernementales qui contre-attaquent les positions des miliciens Azandés pour tenter de reprendre la ville, ou si ces derniers poursuivent leurs exactions dans la ville. La situation reste confuse, car actuellement, Mboki est quasiment déserte, avec une circulation quasi inexistante, bloquant ainsi le flux d’informations.
Par ailleurs, on signale également des incendies de maisons et des pillages d’habitations, aggravant la terreur dans la ville à l’heure actuelle. Les civils, pris au piège, se réfugient en masse depuis hier autour de la base de la Minusca, cherchant protection face à l’escalade de la violence. La tension est à son comble, et le crépitement des armes, mêlant armes lourdes et légères, résonne dans toute la ville.
Les détails de cette situation volatile seront à suivre dans nos prochains articles sur CNC.
Centrafrique : La formation des officiers de l’État-major de la gendarmerie détournée par la mafia et le népotisme
Le commandant Gervais Simplice Yarkokpa lors de la présentation des stagiaires officiers de l’État-major de la gendarmerie, alors qu’il n’est pas gendarme, c’est un milicien Anti-Balaka intégré dans l’armée nationale, puis détaché à la garde présidentielle.
La formation des officiers de la gendarmerie centrafricaine, soutenue par la France et l’UE, est gangrénée par l’inclusion de criminels notoires comme le commandant môn Gervais Simplice Yarkokpa.
Le 28 avril 2025, le ministre de la Défense, Claude Rameaux Bireau, a inauguré à Bangui la deuxième édition du Diplôme d’État-Major de la Gendarmerie nationale. Ce programme, soutenu par l’ambassade de France et la mission de l’Union européenne (EUAM), vise à former des officiers capables de relever les défis sécuritaires de la Centrafrique. En théorie, il s’agit d’une étape capitale pour renforcer une institution affaiblie par des années de crise. Le directeur général de la gendarmerie, Landry Depot, a vanté les mérites d’une formation nationale, moins coûteuse que l’envoi de cadres à l’étranger, et adaptée aux réalités du terrain. La première édition, en 2022, avait été présentée comme un succès, et cette nouvelle promotion devait consolider ces acquis. Mais la réalité est bien plus obscur : ce programme, censé incarner la professionnalisation, est entaché par des choix de recrutement scandaleux qui trahissent les ambitions affichées.
Au cœur de la controverse se trouve le commandant môn Gervais Simplice Yarkokpa, un ancien milicien anti-balaka devenu officier de la garde présidentielle. Cet individu, notoirement impliqué dans des activités criminelles, figure parmi les stagiaires de cette formation prestigieuse. Môn Gervais Simplice Yarkokpa dirige un vaste réseau de trafic de drogue, notamment de tramadol acheminé depuis Zongo, en République démocratique du Congo, via des pirogues sur le fleuve Oubangui. Avec l’aide de proches, il sécurise ces opérations illégales. Tout concurrent tentant de s’immiscer dans ce commerce est intercepté et livré à sa merci. Rappelons le, à l’aéroport international de Bangui-Mpoko, au début d’année, il a violemment agressé le policier Ouadole Freddy, menotté et battu à coups de machette pendant des heures, pour avoir tenté de dénoncer ses trafics. En juin 2024, il a organisé une perquisition frauduleuse au domicile de deux négociants franco-algériens, Samir Antonio Osmani et Haçade Bensalem, dérobant près de 800 millions de francs CFA en or, diamants et argent, sous couvert d’une opération montée avec des armes prétendument découvertes.
Les agissements de Yarkokpa ne se limitent pas au trafic. Il utilise son influence pour purger ceux qui s’opposent à lui. En août 2023, il a fait arrêter les soldats Dongomalé Dieubeni, alias Fort Papy, et Selekoy Tanguy, accusés sans preuve de vente d’armes. Malgré leur libération par la justice faute d’éléments, Yarkokpa a obtenu leur radiation de l’armée en s’appuyant sur ses connexions, notamment son cousin, le ministre de la Défense, Claude Rameau Bireau. De même, il a manipulé la radiation de sept policiers, dont son propre neveu Dimanche, pour éliminer ceux qui détenaient des informations compromettantes sur ses activités. L’arrestation de l’adjudant Kparambéti, dit Ozaguin, un ancien milicien intégré dans l’armée, illustre sa brutalité : après un échange de menaces, Yarkokpa l’a fait emprisonner au camp de Roux pour avoir dénoncé ses trafics de drogue.
L’inclusion de Môn Gervais Simplice Yarkokpa dans la formation de la gendarmerie est d’autant plus aberrante que ses compétences sont inexistantes. Incapable d’écrire son propre nom, il n’a ni l’éducation ni l’intégrité requises pour un poste d’officier. Sa présence, au détriment de gendarmes qualifiés, révèle un système gangréné par le népotisme et la corruption. Yarkokpa bénéficie d’une impunité totale grâce à ses liens familiaux avec le ministre de la Défense et ses relations directes avec le président, le chef d’état-major et d’autres hauts responsables. Il se vante ouvertement d’utiliser ses manœuvres pour obtenir le grade de colonel, comme il l’a fait en manipulant l’affaire des policiers radiés pour asseoir son pouvoir.
Cette situation est un affront aux 2 220 gendarmes centrafricains qui manquent cruellement de cadres formés. Alors que l’institution peine à assurer la sécurité dans un pays durement touché par l’instabilité, des officiers compétents sont écartés au profit de criminels notoires. La liste des stagiaires, mêlant gendarmes légitimes et individus comme Yarkokpa, traduit une volonté de tromper l’opinion nationale et internationale. En mettant en avant une coopération avec la France et l’UE, les autorités projettent une façade de réforme tout en protégeant des réseaux mafieux. Cette duplicité risque de discréditer la gendarmerie et de compromettre la confiance des partenaires internationaux, qui investissent des ressources significatives dans la stabilisation du pays.
Le silence des responsables est assourdissant. Le ministre de la Défense, Claude Rameau Bireau, directement lié à Yarkokpa, ferme les yeux sur ses agissements. Le directeur général de la gendarmerie, Landry Depot, n’a fourni aucune explication sur les critères ayant permis l’intégration d’un tel individu dans une formation censée former l’élite. Cette inaction laisse craindre que l’institution soit infiltrée par des intérêts privés, au détriment de sa mission de protection des citoyens. Les gendarmes, qui risquent leur vie sur le terrain, méritent une hiérarchie intègre, débarrassée des influences criminelles.
Les partenaires internationaux, notamment la France et l’UE, ne peuvent ignorer ces dérives. Leur soutien à la formation impose une exigence de transparence et de rigueur. Sans une enquête immédiate sur le processus de sélection et l’exclusion des individus comme Yarkokpa, leurs efforts risquent d’être vains. De même, les autorités centrafricaines doivent agir pour restaurer la crédibilité de la gendarmerie. Un audit indépendant des stagiaires, suivi de sanctions contre ceux qui ont favorisé ces abus, est indispensable. La population, lassée par les promesses non tenues, attend des actes concrets.
Yarkokpa, par ses agissements, incarne la faillite d’un système où l’impunité prime sur la justice. Ses victimes – Ouadole Freddy, Dongomalé Dieubeni, Selekoy Tanguy, et tant d’autres – témoignent des ravages causés par un homme qui salit l’uniforme. Combien de vies devront encore être brisées avant que les autorités n’interviennent ? La formation de la gendarmerie, censée être un espoir pour la Centrafrique, ne doit pas devenir le terrain de jeu des criminels….
Africa Ti L’Or, Wanawa et Crystal Water : Wagner intensifie sa stratégie d’empoisonnement de la population centrafricaine avec de l’eau en bouteille
Centrafrique.org/la-biere-de-wagner-africa-ti-lor-sinvite-au-senat-francais/publicite-de-la-biere-russe-de-wagner-africa-ti-lor-contre-la-mocaf/” rel=”attachment wp-att-64453″ data-wpel-link=”internal”>Publicité de la bière russe de Wagner africa ti l’or contre la mocaf
Wagner, avec sa bière Africa Ti L’Or et l’alcool frelaté Wanawa, développe une nouvelle stratégie d’empoisonnement massif de la population centrafricaine via Crystal Water, soi-disant eau pure, en RCA.
Le groupe Wagner, une milice russe solidement implantée en République centrafricaine (RCA), intensifie son emprise économique avec des produits douteux, dont le dernier en date, Crystal Water, une eau en bouteille soi-disant « pure ». Après avoir inondé le marché avec Africa Ti L’Or, une prétendue bière, et Wanawa, un alcool frelaté vendu en sachets plastiques, Wagner est désormais dénoncé pour une stratégie visant à empoisonner la population centrafricaine à travers des produits de qualité médiocre, exploitant l’économie fragile du pays et l’absence de régulation.
En effet, depuis 2021, Wagner gère la First Industrial Company à Bangui, où est produite Africa Ti L’Or, une boisson présentée comme une bière mais critiquée comme un mélange grossier de vodka et d’eau. Conditionnée dans des bouteilles en plastique, elle est promue à grand renfort de panneaux publicitaires et de réseaux sociaux, malgré sa piètre qualité. Un rapport parlementaire français de 2023 a révélé sa composition douteuse, le sénateur Olivier Cadic soulignant en février 2024 que le produit utilise probablement une eau contaminée, présentant des risques sanitaires. Wanawa, un autre produit Wagner, est un alcool vendu en petits sachets, souvent comparé à de la vodka diluée. Son opacité, avec aucun ingrédient clairement indiqué, alimente les soupçons de nocivité, certains consommateurs signalant des malaises après consommation. Loin d’être de simples échecs commerciaux, ces produits sont perçus comme des moyens d’inonder le marché avec des substances dangereuses tout en finançant les opérations de Wagner.
Crystal Water représente une nouvelle étape dans cette entreprise. Produite dans la même usine de Bangui, cette eau, vantée comme « pure », serait en réalité de l’eau du robinet de la Sodeca, la société publique de distribution, à peine filtrée, voire pas du tout, à travers des passoires artisanales. Ces pratiques rappellent les arnaques où de l’eau non traitée est vendue comme un produit haut de gamme, trompant les consommateurs et mettant leur santé en péril. Des témoignages suggèrent que Wagner réutilise des bouteilles précédemment vendues vides, une pratique déjà observée avant le lancement de Crystal Water, ce qui soulève des doutes sur l’hygiène. Le refus du groupe de dévoiler ses méthodes de production renforce l’idée que Crystal Water est un outil pour empoisonner la population, notamment les communautés vulnérables des marchés de Bangui.
Ces activités s’inscrivent dans une stratégie plus large de domination économique. Depuis 2018, Wagner sécurise des concessions d’or et de diamants et protège le président Faustin-Archange Touadéra, s’ancrant dans les rouages du pouvoir centrafricain. Ses entreprises commerciales, des mines aux boissons, servent à blanchir son influence et ses profits tout en fragilisant les acteurs locaux. Crystal Water concurrence directement les producteurs établis, comme les marques libanaises et la société du mafieux centrafricain Sani Yalo pour la production d’eau pure. Mais Wagner, en s’appuyant sur l’influence politique et la présence de son armée pour imposer ses réseaux de distribution et casser les prix : Les producteurs libanais vendent un pack de six bouteilles d’eau à 3000 FCFA, tandis que Wagner propose huit ou neuf bouteilles pour le même prix, attirant les consommateurs avec une quantité plus importante tout en distribuant une eau de robinet non traitée, une tactique pour écraser la concurrence. Cette expansion agressive indigne certains entrepreneurs centrafricains, qui accusent Wagner de saboter leurs moyens de subsistance avec des produits potentiellement toxiques.
Les conséquences sanitaires sont inquiétantes. Africa Ti L’Or et Wanawa ont été associés à des plaintes de nausées et de vertiges, bien que l’absence de régulation en RCA empêche des études approfondies sur leur toxicité. Crystal Water, si elle est produite avec de l’eau non traitée de la Sodeca, pourrait exposer les consommateurs à des contaminants, dans un pays où l’accès à l’eau potable est déjà limité. Un habitant de Bangui, sous couvert d’anonymat, résume le sentiment général : « Wagner nous vend du poison en bouteille en disant que c’est pur. Notre vie ne les intéresse pas ». Les antécédents de Wagner, accusé de violations des droits humains, y compris des assassinats de civils, amplifient les craintes que ses activités économiques privilégient le profit au détriment de la santé publique.
La popularité de Wagner, dopée par sa propagande massive sur les réseaux sociaux et dans des médias, s’effrite face à ces pratiques commerciales. Les sanctions internationales de l’UE, du Royaume-Uni et des États-Unis visent ses opérations, mais son influence économique en RCA persiste. L’absence de contrôle dans le secteur des boissons permet à Wagner d’agir en toute impunité, au risque d’aliéner la population centrafricaine. Des activistes locaux exigent une enquête sur la production de Crystal Water, réclamant transparence et responsabilité. « Ce n’est pas du commerce, c’est de l’exploitation », déclare un leader communautaire à Bangui. « Ils nous empoisonnent tout en pillant nos ressources. »
Alors que Wagner inonde la RCA d’Africa Ti L’Or, de Wanawa et de Crystal Water, la frontière entre commerce et préjudice s’estompe. Cette stratégie, camouflée sous des airs de développement économique, menace la santé et la confiance de la population centrafricaine. Qu’il s’agisse d’un empoisonnement délibéré ou d’un profit irresponsable, le résultat est le même : un pays en proie à l’instabilité est forcé de boire à une source empoisonnée….
M Guy Konamna, chauffeur routier centrafricain, torturé sauvagement après son arrestation, est emprisonné depuis 22 mois pour atteinte à la sûreté de l’État, dans un état alarmant.
La Centrafrique, pays où la justice devrait garantir l’équité, sombre dans un chaos où des accusations sans fondement détruisent des existences. Des innocents, broyés par un système judiciaire corrompu, payent le prix de l’arbitraire. Parmi eux, monsieur Guy Konamna, un chauffeur routier centrafricain, incarne cette tragédie. Depuis 22 mois, cet homme endure un calvaire indescriptible, victime d’une machine qui emprisonne sans preuve et torture sans scrupule. Son histoire révèle une vérité glaçante : dans ce pays, n’importe qui peut être arrêté, brisé, et oublié.
En effet, le 10 juin 2023, la vie de monsieur Guy Konamna bascule. De retour de Douala au Cameroun, où il était allé chercher son véhicule, il est intercepté au PK-26, sur la route de Boali, par le commandant de la garde présidentielle, Yarkokpa, un ancien milicien Anti-Balaka au passé très criminel. Sans motif clair, Konamna est arrêté, menotté, et conduit à la base de la garde présidentielle à l’aéroport international de Bangui Mpoko. Là, il subit une torture sauvage : coups violents, sévices brutaux, traitements inhumains. Déboussolé, il ne comprend pas la raison de cet acharnement. Comment un simple chauffeur routier, sans lien avec une rébellion, peut-il être accusé de fomenter un coup d’État ? Transféré à la section de recherches et d’investigations , puis à la prison centrale de Ngaragba, il est placé en détention, accusé d’atteinte à la sûreté de l’État, une charge vague, dénuée de toute preuve.
Les tortures ont laissé des séquelles irréparables. Konamna, jadis en pleine santé, est aujourd’hui partiellement paralysé, son corps brisé par les violences subies. Son état exige des séances de rééducation trois fois par semaine dans un centre spécialisé du MSF, des soins qu’il finance lui-même, tout comme l’escorte des éléments de forces armées centrafricaines qui l’accompagnent. Cette situation défie l’entendement : un détenu, victime d’une accusation sans fondement, doit payer pour survivre dans un système censé protéger ses droits. Pendant ce temps, le commandant Yarkokpa, l’instigateur de cette injustice, parade librement dans la capitale, intouchable, malgré son rôle dans d’autres abus, comme l’arrestation arbitraire de sept policiers récemment transférés à Ngaragba pour des motifs tout aussi absurdes.
Le dossier de monsieur Guy Konamna est vide de substance. Les investigations du troisième procureur général l’ont confirmé : aucune preuve ne soutient les accusations portées contre lui. Pourtant, le doyen des juges, qui est également le juge d’instruction de l’affaire, Mathieu Nana Bibi, figure influente aux pratiques controversées, a ignoré ces conclusions. Au lieu de clore l’affaire, il a renvoyé le dossier à la correctionnelle, prolongeant l’incarcération de Konamna. Prévu pour mars 2025, son procès demeure en suspens. Que peut-on juger lorsque les charges reposent sur des allégations sans fondement ?
Cette affaire expose un mal systémique. En Centrafrique, la justice s’est transformée en outil de répression, manipulé par des figures controversées comme Yarkokpa, Nana Bibi, ou le procureur Benoît Narcisse Foukpio, dont les agissements évoquent une mafia institutionnalisée. Les accusations d’atteinte à la sûreté de l’État, lancées sans vérification, permettent d’emprisonner arbitrairement, pour des années, sans respect des droits humains. Comment qualifier un système qui torture un homme, l’abandonne à une paralysie progressive, et rejette ses propres enquêtes ? Ce n’est pas de la justice, mais une parodie tragique, où l’argent et le pouvoir dictent les décisions.
Le calvaire de Guy Konamna exige une réponse immédiate. Son histoire, comme celle de nombreux autres détenus, reflète un désordre institutionnel où les puissants prospèrent et les innocents souffrent. Cette réalité impose une mobilisation collective : pour libérer Guy Konamna, pour réformer une justice défaillante, et pour restaurer un État de droit digne de ce nom. Car aujourd’hui, en Centrafrique, ce n’est pas la loi qui gouverne, mais l’injustice, instrumentée par ceux qui devraient en être les défenseurs….
Voici la réponse de Faustin-Archange Touadera aux centrafricains qui critiquent son bilan en 9 ans, et il est clair
Centrafrique.org/les-discours-trompeurs-de-touadera-a-moscou-une-critique-acerbe-du-neocolonialisme-occidental/touadera-en-train-de-faire-son-discours-a-moscou/” rel=”attachment wp-att-74079″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Touadera-en-train-de-faire-son-discours-a-Moscou-450×410.jpg” alt=”Voici la réponse de Faustin-Archange Touadera aux centrafricains qui critiquent son bilan en 9 ans, et il est clair” width=”450″ height=”410″ />Touadera en train de faire son discours à Moscou en Russie
Dans son discours prononcé le 30 mars 2025 à l’occasion du quatrième anniversaire de son second mandat, le président centrafricain Faustin Archange Touadéra dit Baba Kongoboro a choisi de s’adresser directement à tous les centrafricains qui critiquent son bilan très nul. Parmi les nombreuses déclarations de cette allocution fleuve, une phrase en particulier attire l’attention : “A tous ceux qui, de mauvaise foi ou par pure démagogie, prétendent que nous n’avons rien fait pour développer le pays”. À première vue, cette réplique pourrait sembler une simple mise au point, un sursaut d’orgueil d’un dirigeant confronté à des critiques. Mais à y regarder de plus près, elle pose une question fondamentale : cette défense est-elle une réponse sincère aux inquiétudes des Centrafricains, ou une tentative habile de discréditer ses adversaires sans réellement affronter les faits ?
Une rhétorique de diversion
En qualifiant ses critiques de “mauvaise foi” ou de “démagogie”, Touadéra ne se contente pas de rejeter leurs arguments ; il les disqualifie d’emblée comme illégitimes. Cette stratégie rhétorique n’est pas nouvelle dans les sphères politiques, mais elle est particulièrement révélatrice dans un pays comme la RCA, où les défis structurels : insécurité persistante, accès limité à l’énergie et à l’eau potable, économie fragile, restent criants malgré neuf années de présidence. Plutôt que de s’engager dans un débat factuel, le président opte pour une attaque préemptive qui détourne l’attention des véritables enjeux. Qui sont ces critiques ? Quels sont leurs arguments précis ? Le discours reste muet sur ces points, laissant planer le doute : s’agit-il d’une opposition politique organisée, de voix dissidentes dans la société civile, ou simplement d’un bouc émissaire commode ?
Cette approche n’est pas sans rappeler une tactique bien connue: lorsque les résultats concrets peinent à convaincre, mieux vaut mettre en cause l’intention de ceux qui osent poser les questions. En invoquant Warren Buffet plus loin dans son discours, “Il faut 20 ans pour construire une république et cinq minutes pour la détruire”, Touadéra semble suggérer que les avancées, si lentes soient-elles, méritent indulgence. Mais cette citation, bien qu’élégante, ne répond pas à une interrogation légitime : après quatre ans de ce mandat et neuf ans au pouvoir, où sont les preuves tangibles d’un développement qui transformerait le quotidien des Centrafricains ?
Des avancées revendiquées, mais à quel prix ?
Le président ne manque pas de lister des réalisations dans son discours : recrutement de dizaines de milliers de jeunes dans les forces de sécurité, passage de 37 à 100 mégawatts de capacité énergétique à Bangui entre 2016 et 2024, ou encore une couverture en eau potable passée de 32 % à 47 % sur la même période. Ces chiffres, présentés comme des succès, ne sont pas négligeables dans un contexte de reconstruction post-conflit. Pourtant, ils pose autant de questions qu’ils n’apportent de réponses. Si 100 mégawatts ont été atteints, pourquoi les coupures d’électricité restent-elles une réalité quotidienne pour tant de foyers à Bangui ? Si l’accès à l’eau a progressé, pourquoi les foyers centrafricains manquent totalement de l’eau en 2025 ?
Touadéra lui-même admet des lacunes, notamment sur l’énergie, qu’il décrit comme un secteur négligé “depuis au moins quarante ans”. Cette mise en perspective historique est intéressante, mais elle élude une vérité inconfortable : ces quarante ans incluent ses propres neuf années à la tête de l’État. En pointant du doigt un passé collectif, il dilue sa propre responsabilité, laissant entendre que les problèmes sont trop profonds pour être résolus en un ou deux mandats. Mais alors, pourquoi rejeter si catégoriquement ceux qui “prétendent que nous n’avons rien fait” ? N’y a-t-il pas une part de vérité dans leur frustration, surtout lorsque les progrès, bien qu’existants selon le régime, restent insuffisants face à l’ampleur des besoins ?
L’opposition dans le viseur
Un autre aspect de cette déclaration est ce qu’elle ne dit pas. En dénonçant une “mauvaise foi” et une “démagogie”, Touadéra semble viser l’opposition démocratique, qu’il salue par ailleurs dans son discours pour son rôle dans le pluralisme politique. Cette ambivalence est frappante : d’un côté, il tend la main à des groupes comme le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) en acceptant leur demande de dialogue politique ; de l’autre, il les met en garde contre toute “menace à peine voilée” de déstabilisation. Cette double posture laisse entrevoir une stratégie plus calculée qu’il n’y paraît : louer l’opposition en théorie, tout en la neutralisant en pratique par des accusations vagues et des appels à l’unité nationale.
Le silence sur les griefs spécifiques de ces critiques est tout aussi révélateur. S’agit-il de dénoncer l’insécurité persistante dans certaines provinces, où les conflits entre agriculteurs et éleveurs, exacerbés par le changement climatique, continuent de faire des victimes ? Ou peut-être la dépendance aux partenaires internationaux, glorifiée dans le discours, mais qui soulève des questions sur la souveraineté réelle de la RCA ? En n’identifiant pas clairement ces voix dissidentes ni leurs arguments, Touadéra évite un débat de fond qui pourrait exposer des failles dans son bilan.
Une défense qui interroge la gouvernance
Au-delà de la rhétorique, cette phrase traduit une certaine conception de la gouvernance. En se positionnant comme un leader incompris face à des adversaires mal intentionnés, le président risque de fermer la porte à une critique constructive, pourtant essentielle dans une démocratie qu’il dit vouloir consolider. La RCA, sortie d’années de crises militaro-politiques, a besoin d’un dialogue ouvert, pas d’un monologue où les doutes sont balayés d’un revers de main. Si Touadéra affirme que “la liberté d’expression, garantie par la Constitution, n’est pas absolue”, il pourrait donner l’impression que les limites qu’il impose servent davantage à protéger son pouvoir qu’à préserver la stabilité du pays.
En fin de compte, cette déclaration, “A tous ceux qui, de mauvaise foi ou par pure démagogie, prétendent que nous n’avons rien fait pour développer le pays”, n’est pas une simple réplique dans un discours fleuve. Elle est un miroir des tensions qui traversent la présidence de Touadéra à l’approche de la fin de son mandat. Plutôt que de démontrer par des faits irréfutables que les critiques sont infondées, elle préfère les rejeter en bloc, laissant au peuple centrafricain le soin de trancher : s’agit-il d’une défense légitime d’un bilan sous-estimé, ou d’une esquive habile face à des vérités dérangeantes ? Neuf mois avant les prochaines élections, cette question mérite plus qu’une phrase lapidaire – elle exige des réponses claires et un débat véritable….
Zémio : arrestations massives des chefs des quartiers par les soldats FACA et les Wagner, la tensions monte de plusieurs crans avec les miliciens azandés
Centrafrique.org/portugais-ndele-2/” data-wpel-link=”internal”>Photo d’illustration de la patrouille de la Minusca. CopyrightCNC
Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, Centrafrique.org/Centrafrique-sit-in-des-avocats-devant-le-siege-de-la-cour-constitutionnelle-maitre-nicolas-tiangaye-a-failli-etre-arrete-par-la-gendarmerie/” data-wpel-link=”internal”>CNC.
Dans la ville de Zémio, située dans le sud-est de la République centrafricaine, la tension est palpable. Depuis la fin des récents affrontements entre les forces gouvernementales, appuyées par les casques bleus de la MINUSCA et les mercenaires russes du groupe Wagner, et les miliciens azandés, les deux camps se renforcent activement. Chacun semble se préparer à une possible reprise des hostilités, tout en adoptant des stratégies distinctes….
Renforts massifs des deux côtés
D’un côté, les miliciens azandés, communément appelés les Wagner ti Azandé, auraient mobilisé prêts de 3 000 combattants près à combattre, selon des sources sécuritaires locales interrogées par la rédaction du CNC. Ces groupes, actifs dans le Haut-Mbomou, continuent de consolider leurs positions, notamment autour de Zémio. Ils ont récemment tenté de rendre l’aérodrome de Mboki, une ville voisine, inutilisable, probablement pour limiter les mouvements des forces adverses. Cette initiative montre leur volonté de contrôler les points stratégiques….
De l’autre côté, les forces gouvernementales, composées des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), reçoivent un soutien accru. Ce lundi, environ 25 soldats FACA auraient été déployés à Zémio, transportés par hélicoptère depuis Mboki et Obo. Ces renforts incluent également trois mercenaires russes supplémentaires, affiliés au groupe Wagner, qui continuent d’arriver dans la ville. Les casques bleus népalais de la MINUSCA, présents dans la ville, continuent d’apporter un appui logistique et tactique, notamment avec des blindés déployés dans certains quartiers de Zémio, notamment au quartier Kondo….
Arrestations et pillages à Zémio
La situation à Zémio s’est encore détériorée depuis 48 heures avec des actions des FACA et des mercenaires russes qui aggravent les tensions. Ces dernières heures, ils ont procédé à des arrestations massives, ciblant des chefs de villages, des responsables de quartiers et plusieurs jeunes civils. Ces opérations, menées en complicité avec les casques bleus de la MINUSCA, selon les miliciens, viseraient à affaiblir le soutien de la population aux miliciens azandés. Par ailleurs, des pillages de toutes formes ont été signalés dans des différents quartiers de la ville, attribués aux FACA et aux Russes, provoquant la colère de quelques centaines des habitants restants à Zemio.
Zemio, une ville sous pression, un calme relatif à Mboki….
À Zémio, la situation reste volatile. Les mercenaires russes, qui occupent des positions clés dans la ville, ne semblent pas ouverts à des discussions de paix avec les miliciens azandés. Malgré des revers tactiques lors des précédents affrontements, ils maintiennent leur présence, soutenus par les FACA et la MINUSCA. Cependant, la puissance de feu des forces gouvernementales, bien que renforcée par des hélicoptères de Wagner et des équipements lourds fournis par les népalais de la Minusca, semble limitée face à la détermination des miliciens azandés, qui connaissent bien le terrain….
Pendant ce temps, à Mboki, à environ 100 kilomètres de Zémio, un calme relatif s’est installé après des semaines de tension. De nombreux miliciens azandés auraient quitté Mboki pour se diriger vers Zémio, où ils concentrent leurs efforts. Cette redistribution des forces laisse Mboki dans une situation plus stable pour le moment, mais les habitants restent vigilants, conscients que la région pourrait rapidement basculer….
Les miliciens azandés entre guerre et paix….
Les miliciens azandés affichent une posture ambivalente. D’une part, ils se disent prêts à un conflit prolongé, affirmant être préparés à « cent ans de guerre » si nécessaire. D’autre part, ils expriment une ouverture au dialogue, déclarant qu’ils accepteraient la paix si le gouvernement centrafricain faisait des propositions concrètes. Cette double rhétorique reflète à la fois leur détermination et leur volonté de ne pas apparaître comme les seuls responsables d’une éventuelle escalade….
En face, les mercenaires russes, qui jouent un rôle central dans les opérations des FACA, semblent rejeter toute idée de compromis. Leur présence croissante à Zémio, malgré des pertes tactiques, indique une stratégie de contrôle territorial à long terme, en appui au gouvernement de Bangui….
Une région sous surveillance….
La situation à Zémio attire l’attention des habitants, des autorités et des observateurs. La concentration des forces des deux camps, combinée à l’histoire récente de violences dans le Haut-Mbomou, fait craindre un affrontement de grande ampleur. Si les combats reprenaient, les conséquences pourraient être lourdes, tant pour la population locale que pour la stabilité de la région….
Pour l’heure, les deux camps se jaugent, renforcent leurs positions et affinent leurs stratégies. À Zémio, la population vit dans l’attente, tandis que Mboki, libérée d’une partie de la pression, observe à distance. La résolution de cette crise dépendra de la capacité des acteurs, y compris le gouvernement centrafricain et la MINUSCA, à privilégier le dialogue ou à gérer une nouvelle flambée de violence….
Deux voleurs à l’arraché arrêtés au quartier Castors, dans le 3e arrondissement de Bangui
Bangui-faits-divers-un-voleur-pris-en-flagrant-delit-et-frappe-par-une-foule-dans-le-huitieme-arrondissement/le-voleur-sur-seul-sur-une-moto-poursuivi-par-une-foule/” rel=”attachment wp-att-39161″ data-wpel-link=”internal”>Image d’illustration de vol à l’arraché qui tourne mal pour les suspects.
Ce lundi 5 mai 2025, peu après midi, deux présumés voleurs à l’arraché ont été appréhendés par une foule des jeunes dans le quartier Castors à Bangui.
Un vol à l’arraché interrompu par la foule
Dans le quartier Castors, situé dans le troisième arrondissement de Bangui, une tentative de vol à l’arraché a mal tourné pour deux suspects ce lundi 5 mai 2025. Vers midi, les deux individus, circulant à moto, ont tenté d’arracher le sac à main d’une dame. Leur mode opératoire est bien connu des habitants : ils roulent à vive allure, repèrent une cible, souvent une femme portant un sac à main, et arrachent rapidement de son sac à main avant de rouler à vive allure. Les sacs à main sont des cibles privilégiées, car ils contiennent souvent des téléphones portables, de l’argent ou d’autres objets de valeur.
Mais cette fois, la foule ne les a pas laissés s’échapper. Selon des témoins, les habitants, alertés par la tentative de vol, sont intervenus rapidement. Les deux suspects ont été interceptés avant de pouvoir prendre la fuite sur leur moto. La situation a vite dégénéré : les deux hommes ont été entourés et frappés par une foule en colère. Certains criaient des insultes, d’autres exprimaient leur frustration face à ce type de délinquance. Parmi les voix dans la foule, une femme a lancé : « 99 jours pour le voleur, un jour pour la victime ! Aujourd’hui, c’est fini pour vous ! ». D’autres, plus critiques, déploraient le comportement de ces jeunes : « Pourquoi ils font des choses pareilles ? C’est triste ». Quelques personnes ont même menacé de les lyncher, fouillant leurs vêtements et les encerclant de près.
Intervention de la police
Alors que la tension montait et que les suspects risquaient d’être gravement blessés, une unité de police de l’Office central pour la répression du banditisme est arrivée sur les lieux. Les forces de l’ordre ont réussi à protéger les deux hommes et à les extraire de la foule. Ils ont ensuite été conduits à la brigade de police, où ils sont actuellement détenus pour interrogatoire.
Ce type de vol à l’arraché à moto n’est pas nouveau à Bangui. Les habitants du quartier Castors, mais aussi d’autres quartiers comme Galabadja (8e arrondissement), Gobongo, Pétévo, Ouango ou Kassaï (7e arrondissement), rapportent régulièrement des incidents similaires. Les voleurs, souvent des jeunes hommes, parfois accompagnés de complices, circulent à moto, profitant de la vitesse pour commettre leurs méfaits et disparaître. Ils ciblent principalement les sacs à main, conscients que ces derniers contiennent souvent des objets de valeur.
Pour beaucoup, ces actes traduisent un problème plus large. Certains habitants pointent du doigt le manque d’opportunités pour les jeunes, tandis que d’autres expriment leur exaspération face à la récurrence de ces vols. « Ça arrive partout, tout le temps », confie un résident de Kastor. La frustration est palpable, et l’intervention rapide de la foule ce lundi montre la colère accumulée face à ces pratiques.
Une arrestation qui soulage les voleurs, mais des questions persistent
L’arrestation des deux suspects a permis d’éviter un vol, mais elle met aussi en lumière la tension entre la population et les délinquants. Si la police n’était pas intervenue, les deux hommes auraient pu être gravement blessés, voire tués, par la foule. Cet incident rappelle la nécessité de renforcer la sécurité dans les quartiers de Bangui tout en s’attaquant aux causes profondes de ces actes de délinquance. Pour l’heure, les deux suspects restent en détention, et l’enquête suit son cours pour déterminer les circonstances exactes de cette tentative de vol….
Affaire ASECNA, une Justice Centrafricaine en déroute….
Centrafrique.org/19246-2/le-procureur-de-la-cc-2018-rock-alfred-ngoumbre-yapende-img_19janv2018085832-2/” rel=”attachment wp-att-19249″ data-wpel-link=”internal”>Le magistrat Rock Alfred Ngoumbré
L’affaire ASECNA dévoile une fois de plus aux yeux du monde une justice centrafricaine à la dérive, cédant des terrains stratégiques à une organisation internationale au mépris des droits de l’État….
En effet, depuis plusieurs années, la République centrafricaine (RCA) est frappée par une crise judiciaire d’une ampleur inédite, révélée par un scandale impressionnant impliquant l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA). Ce litige, opposant le ministère des Transports et de l’Aviation Civile au ministère des Finances et du Budget, expose une justice à la dérive, incapable de défendre l’autorité de l’État face à une organisation internationale capricieuse….
Une Division Gouvernementale Inédite….
Il y’a quelques mois, , le ministère des Transports, représenté par le ministre Kadena, et soutenu par l’ASECNA, dépose une requête en référé devant le Tribunal de Grande Instance de Bangui (TGIB). L’objectif : suspendre une expulsion et transférer des propriétés foncières à l’ASECNA, au détriment de la Direction de l’Enregistrement, de la Curatelle, du Timbre, de la Conservation Foncière et des Domaines, ainsi que du ministère des Finances. Ce conflit interne, porté devant un tribunal, traduit une rupture au sein du gouvernement, révélant une incapacité à résoudre les différends par la coordination institutionnelle….
Le litige concerne les titres fonciers 557 et 1431. Le titre 557, propriété de l’État depuis 1958, avait été attribué à l’ASECNA en 1974pour ses opérations. En 2011, une décision officielle du ministère des Finances (note n° 0704/MFB/DGID/DGAID/DECTCFD/SCF) met fin à cette attribution, et le terrain est ensuite divisé et vendu à des propriétaires privés, qui détiennent désormais des titres fonciers individuels. Le statut du titre 1431 reste moins documenté, mais il fait également l’objet des revendications de l’ASECNA….
Le 16 juillet 2024, le président du TGIB, Tiburce Rodrigue Bilongo, autorise l’assignation des parties adverses à comparaître, ouvrant la voie à des jugements controversés. Ces décisions finit par attribuer à l’ASECNA des terrains stratégiques, incluant des sites abritant la gendarmerie, le ministère des Transports et des parties de l’aéroport de Bangui-Mpoko, infrastructure essentielle pour la sécurité nationale et le développement économique du pays….
Une Justice en Crise….
Un Conflit Interministériel Incohérent. Qu’un ministère engage une action judiciaire contre un autre au sein du même gouvernement est une aberration. Le ministère des Transports, au lieu de collaborer avec celui des Finances, agit comme un adversaire, défendant les intérêts de l’ASECNA. Cette division affaiblit l’unité de l’État et expose une gouvernance fragmentée, où des intérêts extérieurs prédominent sur la cohésion nationale….
ASECNA : Un Usufruitier aux Prétentions Illégales. L’ASECNA, organisation internationale basée à Dakar, n’est pas propriétaire des terrains qu’elle utilise en RCA. À l’image d’entités comme l’ONU ou l’OMS, elle bénéficie d’un droit d’usage temporaire, accordé par l’État pour ses activités. Pourtant, l’ASECNA revendique la propriété définitive des titres 557 et 1431, sans produire d’acte de cession signé par le ministère des Finances, autorité responsable des biens publics. Le droit foncier centrafricain exige un tel acte, qu’il soit à titre onéreux ou gratuit, pour valider une mutation. L’absence de ce document rend la demande de l’ASECNA illégitime, un fait que le TGIB a inexplicablement ignoré….
Le Titre 557 : Une Gestion Foncière Désordonnée. Après sa désaffectation en 2011, le titre 557 a été morcelé et vendu à des propriétaires privés, qui détiennent désormais des titres fonciers légaux. Ces transactions, dûment enregistrées, interdisent de restituer le terrain à l’ASECNA sans violer les droits des nouveaux propriétaires. Pourtant, les jugements du TGIB, favorables à l’ASECNA, passent outre ces réalités, révélant soit une ignorance des registres fonciers, soit une décision délibérément biaisée. Cette gestion chaotique des terres publiques illustre un manque de rigueur administrative….
Des Jugements Incompréhensibles….
Les décisions du TGIB, attribuant à l’ASECNA des terrains stratégiques comme la gendarmerie ou l’aéroport, sont difficilement justifiables. Comment un tribunal peut-il céder des infrastructures vitales sans évaluer leur importance pour la nation ? Ces jugements suggèrent des influences externes, qu’elles soient politiques ou financières, sur les magistrats. Les critiques populaires, dénonçant des avocats motivés par l’argent et des juges incompétents, reflètent une perte de confiance généralisée envers une justice perçue comme vendue….
Un État Dépouillé de Son Pouvoir….
En validant les revendications de l’ASECNA, le TGIB semble accorder à une organisation internationale une autorité supérieure à celle de l’État centrafricain. Pourtant, l’État, en tant que propriétaire souverain, peut attribuer, reprendre ou réaffecter ses biens selon ses priorités. La continuité de l’État garantit que les décisions d’un gouvernement, comme l’attribution à l’ASECNA en 2002, peuvent être révisées par un autre sans contestation extérieure. Cette affaire révèle une érosion alarmante de la souveraineté nationale….
Une Menace pour la Nation….
Ce scandale dépasse le cadre d’un litige foncier pour exposer des failles graves dans la gouvernance centrafricaine :
– Compromission des Infrastructures Nationales : En cédant des terrains comme l’aéroport de Bangui-Mpoko, l’État perd le contrôle d’infrastructures essentielles à la sécurité et à l’économie. Des précédents, comme la transformation du camp Fidèle Obrou en résidence présidentielle privée en 2024, montrent une tendance à la dépossession des biens publics….
– Effondrement de la Confiance Judiciaire : Les jugements du TGIB illustrent une justice incapable de respecter le droit, influencée par des pressions extérieures. D’autres affaires, comme le procès pour “coup d’État” de 2024, où des accusations sans fondement ont été rejetées après un tollé public, confirment cette image d’un système judiciaire erratique….
– Désespoir Citoyen : Les Centrafricains, épuisés par des décennies de crises, perdent foi en leurs institutions. Les propos du texte initial, demandant “où va s’arrêter notre justice ?”, traduisent un sentiment d’humiliation collective, où la dignité nationale est bafouée par des décisions perçues comme corrompues….
– Défaillance des Professions Juridiques : Les avocats, accusés de privilégier leurs gains financiers, et les magistrats, soupçonnés de partialité, ternissent l’image du barreau. Des incidents antérieurs, comme l’arrestation d’un avocat en 2021 pour escroquerie, montrent que ces dérives ne sont pas nouvelles….
Silence de Dakar et Réactions Internationales….
L’ASECNA, basée à Dakar, n’a pas répondu aux accusations de mauvaise foi ni aux allégations de préjudice causé aux Centrafricains. Ce mutisme renforce l’impression d’une organisation agissant sans rendre de comptes, exploitant les faiblesses institutionnelles de la RCA. À l’échelle internationale, où le régime Touadéra est scruté pour sa gouvernance chaotique, ce scandale risque de décourager les investisseurs et de compliquer les efforts de stabilisation….
Restaurer l’Autorité et la Justice….
Pour surmonter cette crise, des mesures concrètes sont nécessaires :
Révision des Jugements : La Cour d’Appel de Bangui doit réexaminer les décisions du TGIB, en veillant à respecter les droits des propriétaires privés et l’autorité de l’État. Toute mutation au profit de l’ASECNA doit être annulée faute d’acte de cession valide.
Renforcement de l’Indépendance Judiciaire : Des réformes doivent protéger les magistrats des influences politiques et financières. Un organe indépendant de supervision pourrait garantir des décisions impartiales.
Redéfinition du Rôle d’ASECNA : L’État doit renégocier avec l’ASECNA pour limiter son statut à celui d’usufruitier, excluant toute prétention à la propriété. Un cadre juridique précis doit régir l’usage des terrains.
Formation des Juristes : Les avocats et magistrats doivent être formés à l’éthique professionnelle et à la défense de l’intérêt national, pour restaurer la confiance publique.
Mobilisation Citoyenne : La société civile, active dans des mouvements comme “Touche pas ma Constitution”, doit amplifier ses efforts pour exiger une justice transparente et souveraine….
Reconstruire une Justice Digne….
L’affaire ASECNA expose les maux qui affligent la RCA : corruption, incompétence et abandon de la souveraineté. En cédant des terrains stratégiques à une organisation internationale, le TGIB a humilié l’État et trahi les citoyens. Comme l’affirme le texte initial, “l’État, c’est l’État”, et nul ne devrait le surpasser. Pourtant, dans ce scandale, l’ASECNA semble imposer sa volonté, reléguant la justice centrafricaine à un rôle subalterne….
Ce fiasco doit inciter à une refonte profonde du système judiciaire, pour que la RCA retrouve sa dignité et que sa justice cesse de sombrer. Sans réformes immédiates, le pays risque de s’enfoncer dans l’arbitraire, au détriment de son avenir…….
Pourquoi la baisse de 50 FCFA du prix des carburants à la pompe, après une hausse de plus de 500 FCFA, déçoit tous les Centrafricains
Centrafrique.org/le-gerant-de-la-station-totale-relais-sica-activement-recherche-par-la-police-pour-vol-aggrave/station-essence-total-4e-arrondissement-Bangui-janvier2018-cnc/” rel=”attachment wp-att-33063″ data-wpel-link=”internal”>station essence Total 4e arrondissement de Bangui
Malgré une baisse de 50 FCFA du prix des carburants, les Centrafricains, touchés par une hausse de plus de 500 FCFA, dénoncent une mesure insuffisante.
Une réduction qui ne compense pas la hausse de 2023
En 2023, le gouvernement centrafricain a augmenté les prix des carburants de plus de 500 FCFA par litre, provoquant une flambée des coûts dans tout le pays. Les prix des transports, des denrées alimentaires et des services ont grimpé, rendant la vie quotidienne insupportable pour beaucoup. Aujourd’hui, la baisse annoncée de 50 FCFA pour l’essence (de 1 100 à 1 050 FCFA), le gasoil (de 1 300 à 1 250 FCFA) et le kérosène (de 800 à 700 FCFA) est loin de réparer les dégâts. Cette réduction, effective à partir du 5 mai 2025, ne ramène pas les prix à leur niveau d’avant 2023, laissant les ménages dans la précarité.
Le gouvernement présente cette mesure comme une réponse aux difficultés des citoyens. Mais les Centrafricains se demandent pourquoi l’État a attendu si longtemps pour agir, alors qu’il connaissait les conséquences de la hausse initiale. Cette inaction pendant deux ans montre un manque d’anticipation et une distance avec les réalités du pays.
Une décision imposée par le FMI
La baisse des prix n’est pas une initiative spontanée du gouvernement. Le Fonds monétaire international (FMI) a suspendu son aide financière en 2024, exigeant une révision des prix des carburants et une meilleure gestion économique. Après avoir résisté, le gouvernement a cédé sous la pression. Cette mesure est donc une obligation extérieure, pas un choix pour soulager la population. Pourtant, le ministre de l’Énergie, Arthur Bertrand Piri, attribue la décision au président, dans une tentative de la faire passer pour une action volontaire. Cette communication ne trompe personne.
Un don de carburants russes entouré de soupçons
L’annonce coïncide avec l’arrivée de 34 millions de litres de carburants, présentés comme un don de la Russie. Mais ce don soulève des questions. Des informations circulent sur des liens troubles avec des réseaux russes, et le rôle de la société camerounaise Neptune Oil, qui domine la distribution des carburants, interroge. Pourquoi une entreprise étrangère contrôle-t-elle un secteur aussi important ? L’absence de transparence dans ces arrangements renforce les doutes sur la gestion des ressources pétrolières.
Une communication qui aggrave la frustration
Le gouvernement affirme que cette baisse montre son souci des Centrafricains. Mais après avoir imposé des taxes sur les communications, les transactions financières électroniques et d’autres services, cette réduction de 50 FCFA semble dérisoire. La tentative de présenter cette mesure comme un geste présidentiel, à des fins électorales, est mal accueillie. Les citoyens, épuisés par les hausses de prix et les taxes, ne veulent pas de discours, mais des actions concrètes.
Des problèmes plus profonds ignorés
La baisse des prix des carburants ne résout pas les difficultés structurelles du secteur énergétique. La Centrafrique dépend des importations, souvent perturbées par des problèmes logistiques et financiers. Les revendeurs informels, qui ignorent les prix officiels, continuent de dicter leurs tarifs. Les routes en mauvais état et les taxes illégales imposées par les forces de l’ordre sur les véhicules maintiennent les coûts de transport élevés. Sans réformes de fond, cette mesure risque de n’avoir qu’un impact limité.
Les citoyens et transporteurs expriment leur mécontentement
Les syndicats de transporteurs reconnaissent la baisse, mais la jugent insuffisante. Ils demandent la suppression totale des checkpoints des forces de l’ordre sur les routes et des améliorations des routes pour baisser réellement les coûts. Les habitants, eux, sont amers. « Ils nous ont pris plus de 500 FCFA et nous rendent 50 FCFA. C’est une plaisanterie », déclare un commerçant de Bangui. Cette frustration reflète un sentiment général d’abandon….
Fonction publique et absentéisme : Des fonctionnaires centrafricains nommés en région refusent de quitter Bangui, le gouverneur Joseph Dokombo menace de sanctions
Centrafrique.org/a-mbaiki-la-prefete-reunit-les-chefs-de-service-pour-un-bilan-dactivites/la-prefete-de-la-lobaye-avec-les-representants-de-letat-a-mbaiki-apres-une-reunion/” rel=”attachment wp-att-87310″ data-wpel-link=”internal”>La préfète de la Lobaye, Lydie Georgette Gaoro Sounou, entourée des chefs des services déconcentrés de l’État et du maire de Mbaïki, lors de la réunion du 31 janvier 2025 à la sous-préfecture de Mbaïki.La préfète de la Lobaye, Lydie Georgette Gaoro Sounou, entourée des chefs des services déconcentrés de l’État et du maire de Mbaïki, lors de la réunion du 31 janvier 2025 à la sous-préfecture de Mbaïki.
Lors des célébrations du 1er mai 2025 dans la région des Plateaux (Région n°1 comprenant les préfectures de la Lobaye et de l’Ombella-M’Poko), le gouverneur Joseph Dokombo a tiré la sonnette d’alarme sur un problème récurrent en Centrafrique : l’absentéisme des fonctionnaires affectés en province. Malgré leur nomination officielle, de nombreux agents de l’État préfèrent rester à Bangui, continuant à percevoir leur salaire sans exercer leurs fonctions sur le terrain.
Une pratique généralisée malgré les exigences administratives
D’après le gouverneur Joseph Dokombo, certains fonctionnaires et directeurs régionaux (DR) refusent de rejoindre leur poste d’affectation, créant un vide administratif dans les localités concernées. “Certains viennent, mais d’autres ne viennent pas. Ils restent à Bangui en attendant leur salaire, et ce n’est pas normal”, a-t-il déploré. Cette situation entrave le développement des régions, où les services publics ont besoin de cadres compétents pour fonctionner efficacement.
Menace de suspension des salaires
Face à ce phénomène, le gouverneur Joseph Dokombo a annoncé des mesures radicales : “Je demande à tous les fonctionnaires nommés dans la région des Plateaux de regagner immédiatement leur poste. Sinon, je vais prendre ma responsabilité et demander au ministère des Finances de couper leur salaire“. Une telle décision, si elle est appliquée, pourrait contraindre les récalcitrants à rejoindre leur lieu d’affectation sous peine de perdre leur rémunération.
Un problème structurel qui mine la décentralisation
L’absentéisme des fonctionnaires en province n’est pas nouveau en Centrafrique. Plusieurs facteurs expliquent cette réticence :
– Le manque d’infrastructures et de logements décents en région
– L’insécurité dans certaines zones
– La centralisation excessive des ressources et des décisions à Bangui
Pourtant, le gouvernement insiste sur l’importance de la décentralisation pour un développement équitable. Le gouverneur Joseph Dokombo a rappelé que “l’émergence du pays passe par le travail et la présence effective des agents de l’État partout sur le territoire.”
Réactions mitigées parmi les travailleurs
Certains participants à la marche du 1er mai ont soutenu le gouverneur, soulignant que “tout travail mérite un salaire, mais tout salaire mérite un travail.” D’autres estiment que des mesures incitatives (logements fonctionnels, primes de risque, meilleures conditions de vie) seraient plus efficaces que des sanctions pour motiver les fonctionnaires à s’installer en région.
À suivre : Le ministère de la Fonction publique sera-t-il contraint de durcir le contrôle des présences pour faire respecter les affectations ? Une réforme plus globale du système de nomination et d’incitation pourrait-elle résoudre ce problème chronique ?
Le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution du 30 Mars 2016 (BRDC) a publié un communiqué de presse le 2 mai 2025, détaillant une série d’actions prévues pour le mois de mai, dans la continuité de ses initiatives pour la sauvegarde de la démocratie en République Centrafricaine. Selon le communiqué, ces actions font suite au « succès éclatant de la marche pacifique à Bangui et de la manifestation de la Diaspora à Paris, organisées respectivement les 04 et 05 Avril 2025 ».
Une série d’actions planifiées pour mai
Le BRDC, lors de sa conférence du 17 avril, avait annoncé plusieurs initiatives pour le mois de mai. Le communiqué précise qu’il est prévu « des concerts de casseroles tous les samedis à compter du 03 Mai jusqu’au 31 Mai ». Ces concerts consistent en des manifestations symboliques où les participants utilisent des casseroles pour faire du bruit, une forme de protestation pacifique. En point d’orgue, un grand rassemblement baptisé « KOTA MEETING » est programmé pour le 31 mai sur le terrain de l’UCATEX, dans le 8ème arrondissement de Bangui.
Report du concert de casseroles du 3 mai
Toutefois, pour des « raisons d’ordre technique et organisationnel », le concert de casseroles initialement prévu le 3 mai est reporté au samedi 10 mai, selon le communiqué. Le document souligne que « le reste demeure sans changement », indiquant que les autres concerts de casseroles (les samedis suivants) et le « KOTA MEETING » du 31 mai sont maintenus comme prévu.
La mobilisation patriotique
Le BRDC réaffirme son engagement à protéger la démocratie centrafricaine, déclarant qu’il « poursuit sa lutte avec constance et fermeté ». Dans cette optique, le communiqué lance « un appel patriotique à l’ensemble de la population centrafricaine en vue d’une mobilisation accrue pour la réussite des actions ci-dessus projetées ». Cette mobilisation vise à renforcer la participation populaire aux concerts de casseroles et au meeting final.
Les missions du BRDC
Le communiqué met en avant la mission du BRDC, qui se dit « fidèle à la mission qu’il s’est assignée pour la protection et la sauvegarde de la démocratie en République Centrafricaine ». Cette organisation, qui s’appuie sur la Constitution du 30 mars 2016, cherche à mobiliser les Centrafricains pour défendre les principes démocratiques à travers des actions pacifiques et symboliques….
Martin Ziguélé exhorte la communauté internationale à se mobiliser pour libérer le Président nigérien Mohamed Bazoum, otage au Niger, et contrer les dérives autoritaires au Sahel.
Dans un contexte de crises politiques croissantes au Sahel, Martin Ziguélé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et porte-parole du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), lance un appel vibrant à la communauté internationale. Dans une interview à la Fondation Jean-Jaurès, il presse les acteurs mondiaux de se mobiliser pour obtenir la libération de Mohamed Bazoum, président légitime du Niger retenu en otage depuis plus d’un an, et de contrer les dérives autoritaires qui menacent la région.
Ziguélé exprime une « immense tristesse » face au sort de Bazoum, enfermé dans des conditions indignes pour le seul « crime » d’avoir été démocratiquement élu.« Un militaire qui s’offre pour protéger son pays ne devrait pas infliger cela à son président », déplore-t-il, dénonçant le général Tchiani, autoproclamé président du Niger. Pour Ziguélé, Bazoum est « un héros vivant » et un symbole de la lutte pour la démocratie, dont la détention illustre l’ampleur des coups d’État – militaires ou constitutionnels – qui ravagent le Sahel, du Mali au Burkina Faso.
Cette crise régionale fait écho à la Situation en République centrafricaine (RCA), où Ziguélé combat une dérive autoritaire similaire. Il accuse le président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro de fouler aux pieds les acquis démocratiques en cherchant à briguer un troisième mandat, avec le soutien des mercenaires russes de Wagner. Ces derniers, contrôlant la mine d’or de Ndassima et le secteur des hydrocarbures via la société opaque Neptune Oil, aggravent la crise économique, marquée par une inflation galopante et une pauvreté touchant 70 % de la population, selon la Banque mondiale.
Face à ces défis, Ziguélé mobilise la jeunesse centrafricaine pour défendre la démocratie. Une manifestation le 4 avril 2025 a réuni des milliers de jeunes à Bangui, et un « giga-meeting » est prévu le 31 mai 2025 pour exiger des élections transparentes. Il voit dans cet engagement un modèle pour le Sahel, où la résistance citoyenne doit s’accompagner d’une pression internationale. « La même mobilisation que pour l’Ukraine ou la Birmanie est nécessaire pour Bazoum », insiste-t-il, critiquant l’indifférence face aux crises africaines.
Ziguélé s’inquiète également des incertitudes géopolitiques, notamment une possible réduction du financement de la MINUSCA par l’administration Trump, qui pourrait déstabiliser la RCA et affaiblir le soutien régional. Il dénonce les juntes du Sahel, qui, sous prétexte de souveraineté, s’autoproclament au pouvoir sans consulter les peuples, qualifiant ces actes de « tragique comédie ».
En un mot, Martin Ziguélé appelle à une mobilisation internationale urgente pour libérer Mohamed Bazoum et contrer les dérives autoritaires au Sahel. En RCA comme au Niger, il plaide pour une solidarité des démocrates afin de restaurer la liberté et la gouvernance légitime, dans une région où l’espoir repose sur la résistance citoyenne….
Attaque surprise des miliciens Azandés contre une position des soldats FACA à Mboki
Centrafrique.org/message-de-voeux-du-conseil-pour-la-protection-des-populations-et-du-patrimoine-de-lest-c3pe/une-foule-de-la-population-en-debandade-img_28mars2018113330-5/” rel=”attachment wp-att-35469″ data-wpel-link=”internal”>Photo d’illustration de la foule de la population en débandade
Vers 17 heures, une attaque surprise des miliciens Azandés a visé une position des soldats FACA à Mboki, semant la panique et provoquant une fuite massive des civils.
En effet, ce mardi, aux environs de 17 heures, des miliciens Azandés ont lancé une offensive fulgurante contre une position des Forces armées centrafricaines (FACA) dans la ville de Mboki, située dans la préfecture du Haut-Mbomou, à environ 1200 kilomètres au sud-est de Bangui. L’assaut, mené avec une rapidité déconcertante, a pris les soldats FACA par surprise, les empêchant d’organiser une défense efficace. Débordés par l’intensité de l’attaque, les militaires ont paniqué et se sont dispersés face à l’avancée des miliciens, qui ont rapidement pris le contrôle de plusieurs points stratégiques dans la ville.
Actuellement, les miliciens Azandés maintiennent leur emprise sur Mboki, plongeant la localité dans un climat de tension extrême. Face à cette situation chaotique, une fuite massive de la population civile, notamment des musulmans, est en cours. Des centaines de personnes affluent vers le camp de la Minusca, situé à proximité, en quête de protection. Les casques bleus marocains, déployés dans la région, sont mobilisés pour sécuriser le camp et accueillir les réfugiés, mais la situation reste volatile. Les habitants, terrifiés par les violences, abandonnent leurs foyers, laissant derrière eux une ville quasi déserte….
Centrafrique.org/des-emotions-festives-avec-1xbet/1xbet/” rel=”attachment wp-att-85829″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/12/1xBet-450×270.jpg” alt=”Demi-finales de la Ligue des Champions et Clásico décisif: pariez sur les plus grands matchs ! ” width=”450″ height=”270″ />
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Inter vs Barcelone, 6 mai
Le spectacle offert par Lamine Yamal et l’efficacité remarquable de Denzel Dumfries ont abouti à un match nul 3-3 lors de la première manche — l’un des meilleurs matchs de la saison. Mais tout reste à jouer, car le score cumulé est à égalité. Cette rencontre promet elle aussi beaucoup de buts et les entraîneurs ne devraient donc pas bouleverser leur stratégie. Simone Inzaghi et Hansi Flick devront composer avec le temps, la fatigue et des effectifs affaiblis.
Barcelone a perdu Jules Koundé, mais espère le retour d’Alejandro Balde (dont l’absence s’est fait cruellement sentir face à Dumfries) et de Robert Lewandowski. Marc-André ter Stegen est déjà rétabli et pourrait remplacer Wojciech Szczęsny, peu convaincant. Côté Inter, Benjamin Pavard est blessé, Lautaro Martínez reste incertain, et même si Marcus Thuram a marqué contre le Barça, il est encore diminué par une blessure récente.
Lors du premier match, Arsenal a surclassé le PSG en termes de xG, mais les experts ont été unanimes : c’est le Paris Saint-Germain, partenaire officiel de 1xBet, qui méritait sa victoire, après avoir dominé la majorité du match.
Arsenal est réputé pour sa patience et sa capacité à exploiter les coups de pied arrêtés. Par rapport au match aller, la situation de l’effectif s’améliore pour les Gunners : Thomas Partey revient de suspension, tandis que le brillant Ousmane Dembélé (25 buts en 2025) pourrait manquer ce second acte. Le PSG s’est déjà incliné à domicile contre Liverpool et a failli laisser filer un avantage de quatre buts face à Aston Villa. Rien n’est donc encore joué.
La lutte décisive pour le titre en Liga. Le FC Barcelone, partenaire officiel de 1xBet, a remporté ses trois affrontements face au Real Madrid cette saison. Un nul suffirait donc aux Blaugranas — comme lors du temps réglementaire du Clásico en finale de la Coupe du Roi. Le Barça bénéficiera de cinq jours de récupération après son match contre l’Inter.
Le Real Madrid aura du mal à profiter d’un avantage supposé de fraîcheur. Avec les blessures d’Éder Militão, Dani Carvajal, David Alaba, Antonio Rüdiger et Ferland Mendy, les Merengues se retrouvent quasiment sans défenseurs. Eduardo Camavinga est également à l’infirmerie. Et en attaque, la situation n’est guère meilleure : Vinícius est peu efficace ces derniers mois, et Rodrygo manque de régularité.
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Révélation : il s’appelle s’en fout la mort, un Général Handicapé de Wagner, l’un des terroristes russes qui Tuent le peuple centrafricain
Centrafrique.org/les-chefs-des-mercenaires-russes-en-centrafrique-lors-de-la-ceremonie-a-la-presidence-de-la-republique/” data-wpel-link=”internal”>De gauche à droite : le général amputé « S’en fout la mort », Dimitri Sytyi, et le colonel Boris lors de la signature de l’accord de paix avec les 3R et l’UPC au palais de la Renaissance, Bangui.
Surnommé « S’en fout la mort », un général handicapé de Wagner, amputé mais implacable, marche et sème la terreur en Centrafrique avec ses prothèses aux pieds et à la main droite.
En Centrafrique, où la violence et l’instabilité rythment le quotidien, un personnage aussi fascinant que terrifiant émerge des rangs du groupe Wagner, cette milice russe notoirement impliquée dans des opérations brutales à travers le continent africain. Surnommé « S’en fout la mort » par ses collègues et « le Robot » par d’autres, ce général russe du groupe Wagner incarne à lui seul la cruauté et la résilience morbide des mercenaires qui sèment la terreur à Bangui et au-delà. Ce qui le distingue ? Son corps, caractérisé par des blessures de guerre dévastatrices, est un patchwork de prothèses et de chair : amputé des deux jambes et du bras droit, il ne lui reste que sa main gauche comme vestige de son humanité physique. Pourtant, ce « mort-vivant » continue de diriger des opérations sanglantes, un monstre fonctionnel dont la présence glace le sang.
L’identité de ce général reste un mystère, son vrai nom noyé dans l’opacité qui entoure Wagner. À Bangui, où il est une figure crainte, on murmure que ce général russe du groupe Wagner, handicapé de deux jambes et d’une main, est l’un des adjoints directs de Dimitri Sytyi, le chef des opérations de Wagner en Centrafrique, qui est lui aussi partiellement handicapé à la main. Son ombre, pour ne pas dire son tôrô en sango, à la fois pitoyable et menaçante, a été remarquée lors d’événements officiels, comme la récente cérémonie au palais de la Renaissance, où l’annonce de la signature d’un accord de paix avec les groupes armés 3R et UPC a été présentée. Assis aux côtés de Dimitri Sytyi et du colonel Boris, autre cadre de Wagner en Centrafrique, « S’en fout la mort » affichait son handicap sans gêne : ses prothèses aux jambes et au bras droit, visibles sous sa tenue civile beige, contrastaient avec sa main gauche, posée sur la table comme un symbole de sa puissance intacte. Cette main, la seule partie de son corps encore « naturelle », est celle qui signe les ordres d’opérations, celle qui, selon des sources locales, a contribué à des massacres, y compris l’assassinat présumé d’un haut dirigeant centrafricain.
Mais d’où viennent ces blessures qui ont transformé cet homme en « robot » ? Les rumeurs abondent. Certains disent qu’il a été déchiqueté en Ukraine, où Wagner a subi de lourdes pertes. D’autres évoquent la Syrie, théâtre d’affrontements brutaux, ou encore l’Afrique de l’Ouest, où les Mercenaires russes affrontent des groupes rebelles. Une hypothèse plus locale pointe vers la Centrafrique elle-même, où les rebelles de la coalition CPC, notamment ceux de la faction 3R, ont infligé des pertes significatives aux Russes. Quelle que soit l’origine de ses amputations, une chose est sûre : cet homme, brisé physiquement, a été reconstruit pour tuer. Ses prothèses, loin de le ralentir, semblent avoir amplifié sa légende. Il marche, il agit, il commande, comme si la mort elle-même refusait de l’emporter.
La présence de « S’en fout la mort » à des cérémonies officielles illustre le rôle central de Wagner en Centrafrique. Loin d’être un simple groupe de sécurité privée, Wagner agit comme un acteur politique et militaire de premier plan, représentant parfois le gouvernement centrafricain dans des négociations sensibles. Lors de la signature de l’accord de paix, la délégation Wagner, menée par Sytyi et incluant ce général handicapé, était là pour afficher sa puissance. Mais derrière les apparences diplomatiques, la réalité est sinistre. Des rapports d’ONG et des témoignages accusent Wagner d’exactions brutales : exécutions sommaires, tortures, pillages. « S’en fout la mort », avec son regard froid et sa main gauche implacable, est décrit comme l’un des architectes de cette terreur. Des sources affirment qu’il a personnellement ordonné des opérations ayant conduit à des massacres de civils, transformant des villages entiers en charniers.
Ce général de Wagner, dont le corps mutilé raconte une histoire de violence et de survie, incarne le paradoxe de Wagner : une machine de guerre qui prospère dans le chaos, même au prix de ses propres hommes. Ses blessures, loin de le disqualifier, semblent l’avoir élevé au rang de mythe au sein du groupe. À Bangui, on le craint autant qu’on le méprise, un « mort-vivant » dont la simple présence rappelle la brutalité sans limites des mercenaires russes. Mais pour combien de temps encore ? Dans un pays où les rebelles continuent de défier Wagner, et où la population s’indigne de plus en plus face aux exactions, le règne de « S’en fout la mort » pourrait un jour s’achever. En attendant, il reste un symbole glaçant : celui d’un homme brisé, reconstruit pour détruire….
Zémio : Les Russes sauvent Touadéra, mais à quel prix ?
Centrafrique.org/zemio-la-trahison-de-romaric-sangou-zirani-et-la-terreur-de-wagner/roumaric-sangou-zirani-et-dimitri-siti-en-reunion-a-zemmio/” rel=”attachment wp-att-76546″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/Roumaric-Sangou-Zirani-et-Dimitri-Siti-en-reunion-a-Zemmio-450×419.jpg” alt=”Zémio : Les Russes sauvent Touadéra, mais à quel prix ?” width=”450″ height=”419″ />Romaric Sangou Zirani, le sous-préfet de Zemio, posant pour photo avec Dimitri Sitiy , chef militaire du groupe Wagner en Centrafrique
À Zémio, les Mercenaires russes et les FACA réapparaissent après six ans. Dr Paul Crescent Beninga questionne : à quel prix Touadéra vend-il la souveraineté ?
Après six ans d’absence, les Forces armées centrafricaines (FACA), appuyées par des mercenaires russes du groupe Wagner, ont débarqué, en mai 2024, à Zémio, une sous-préfecture stratégique du Haut-Mbomou. Les habitants, las des exactions de groupes armés comme l’UPC, ont salué ce déploiement, marqué par des patrouilles armées et des moyens aériens. Mais derrière cette opération, une ombre plane. Sur la radio Ndéké-Luka, Dr Paul Crescent Beninga, porte-parole du groupe de travail de la société civile, a posé une question dérangeante : “Vous avez désinstitutionnalisé la gestion de l’armée !”. À Zémio, Touadéra parade sur le dos des Russes, mais à quel prix pour la souveraineté centrafricaine ?
Le retour des FACA à Zémio, après une si longue absence, révèle une vérité amère : l’armée nationale est incapable d’agir seule. Équipés d’avions de chasse et de véhicules, les Russes mènent la danse, reléguant les FACA à un rôle subalterne. “C’est une armée qui dépend des étrangers”, déplore un habitant de Zémio, sous anonymat. Ce déploiement, loin de restaurer la confiance, souligne une dépendance croissante envers des alliés russes, dont les intérêts en Centrafrique – notamment miniers – soulèvent des interrogations. Touadéra, en s’appuyant sur eux, sacrifie-t-il l’indépendance nationale pour sauver son image ?
Cette crise s’inscrit dans un délabrement plus large des FACA. À Gomion, Lobaye, Beloko, et partout où les Chinois exploitent des mines, les soldats protègent des intérêts étrangers, souvent au détriment des populations. À Bania, dans la Sangha-Mbaéré, , deux jeunes ont été agressés par des FACA défendant une coopérative minière, l’un tombant dans le coma. À Beloko, les douanes accusent les soldats de faciliter la dissimulation de produits miniers par les Chinois, permettant leur sortie illégale. “Le déploiement des FACA, c’est tout un business !” accuse Beninga, dénonçant une armée transformée en milice au service d’élites et de puissances étrangères.
La crise des primes globales d’alimentation (PGA) exacerbe ce chaos. Selon des vérifications, ces primes, vitales pour nourrir les troupes, sont suspendues depuis plus de six ans. Pourtant, des rumeurs entretenues pointent l’état-major, accusé de détournement. Des fonds s’égarent parfois, mais la vérité est plus dure : les PGA ne sont plus versées, laissant les soldats affamés. À Ouanda-Djallé, ils tirent en l’air pour réclamer cinq mois d’arriérés. À Ziki, ils fouettent des femmes enceintes, causant la perte d’un jumeau. À Birao, Ouadda-Maïkaga, Yalinga, Nana-Mambéré, Kouango, Ndim, Paoua, et Obo, les arriérés atteignent jusqu’à 24 mois. “Ils n’ont pas à manger, ils posent des actes de violence”, explique Beninga.
Ce désespoir alimente des désertions massives. Dans la Vakaga, une trentaine de soldats ont fui Birao, Tiringoulou, Sikikédé, et Gordil, bravant une attaque mortelle à Gonda pour rejoindre Bangui. À Ouadda-Maïkaga, treize déserteurs ont quitté leurs postes depuis avril 2025. À Yalinga, une désertion massive a vidé la ville en février 2025. “On nous laisse crever de faim”, confie un déserteur, reflétant un abandon généralisé. Ces départs exposent les populations aux groupes armés comme la CPC, tandis que les FACA, censées protéger, deviennent une menace.
Le ministre de la Défense, Rameaux Claude Bireau, tente de rassurer : “Tout se gère normalement depuis 2021”, affirme-t-il, vantant inspections et décaissements. Mais les faits le contredisent. À Sam-Ouandja, des incidents ridiculisent ses promesses. Les détachements, prolongés jusqu’à deux ans contre trois mois réglementaires, engendrent des dérives. “Un soldat qui fait plus de six mois épouse les habitudes du lieu”, avertit Beninga, expliquant les violences à Gomion, Lobaye, ou Ziki. À Ouanda-Djallé, les tirs traduisent une rage face à l’absence de moyens.
Touadéra, Baba Kongoboro, au centre de ce système, détourne l’attention avec des gestes comme l’offre de trente vehicles aux FACA, un “effort personnel” démystifié par Beninga : “C’est l’argent de l’État, sinon c’est du vol !” Pendant que l’usine nationale Mamika, capable d’équiper l’armée, agonise, une obscure “FDS Manufacture” rafle des contrats. Officiers supérieurs, qualifiés de “grands commerçants” par Beninga, prospèrent sur des équipements surfacturés, tandis que les soldats, en tongs, incarnent un délabrement institutionnel. À Zémio, les Russes comblent le vide laissé par une armée affaiblie, mais à quel coût ?
L’inspection générale, vantée par Bireau, reste une coquille vide. “Je n’ai pas de rapport mettant en cause des responsables”, esquive-t-il. Mais les Centrafricains savent : une armée qui dépend des Russes à Zémio, protège les mines chinoises à Beloko, et brutalise dans la Lobaye n’est pas républicaine. C’est une institution brisée, au service d’intérêts opaques. Le peuple mérite des réponses : pourquoi les FACA sont-elles si dépendantes des Russes ? Pourquoi les PGA sont-elles suspendues ? Et pourquoi Touadéra laisse-t-il son armée sombrer ? La vérité émergera, et le peuple exigera justice….
Dialogue politique avec l’opposition : le gouvernement montre enfin son vrai visage et pose ses conditions
Centrafrique.org/le-regime-touadera-sombre-dans-la-paranoia-quand-wagner-dicte-la-communication-gouvernementale/maxime-balalou/” rel=”attachment wp-att-86241″ data-wpel-link=”internal”>L’ex-détenu Maxime Balalou, ministtre de la communication, porte-parole du gouvernement
Le gouvernement centrafricain fixe des conditions strictes pour un dialogue politique, centrées sur la constitution de 2023, contestée par l’opposition, qui exige des clarifications.
Le ministre de la Communication et des Médias, l’ex-détenu Maxime Balalou, a exposé, lors de sa conférence de presse hebdomadaire la semaine dernière à Bangui, les prérequis du gouvernement pour un dialogue politique avec l’opposition. Ces déclarations répondent à une demande insistante du Bloc républicain pour la défense de la constitution (BRDC) et d’autres partis, qui appellent à des discussions sur la légitimité de la constitution adoptée en août 2023, la refonte de l’Autorité nationale des élections (ANE) et la recomposition du Conseil constitutionnel.
L’ex-détenu Maxime Balalou a affirmé que tout dialogue devra se tenir dans le cadre de la constitution en vigueur, sans clarifier s’il s’agit de celle de 2016 ou de 2023. Cette absence de précision est perçue par des observateurs comme une tentative du gouvernement de maintenir l’ambiguïté pour imposer la constitution de 2023, rejetée par l’opposition. Le BRDC soutient que ce texte, adopté lors d’un référendum controversé le 30 juillet 2023, contrevient à la constitution de 2016, qui limitait le mandat présidentiel à cinq ans, renouvelable une seule fois. Le président Faustin-Archange Touadéra, ayant prêté serment deux fois sur la constitution de 2016, n’avait, selon des juristes centrafricains et internationaux, aucune base légale pour initier une modification des clauses verrouillées.
Le référendum de 2023, qui a enregistré un taux de participation officiel de 61 % et un « oui » à 95,27 % selon l’ANE, est dénoncé comme frauduleux. Le coordinateur du BRDC, Crépin Mboli-Goumba, affirme que la participation réelle n’a pas dépassé 13 % et que des bulletins « non » étaient absents dans de nombreux bureaux. Des observateurs notent également l’implication du groupe Wagner, accusé par des observateurs d’avoir encadré le scrutin et influencé les résultats, renforçant les accusations de manipulation.
La genèse de la constitution de 2023 est tout aussi contestée. En 2022, la Cour constitutionnelle, présidée par Danièle Darlan, avait rejeté une tentative de rédaction d’une nouvelle constitution, jugeant que les conditions légales, comme la mise en place d’un Sénat, n’étaient pas remplies. En janvier 2023, Danièle Darlan a été démise de ses fonctions par décret présidentiel, une décision qualifiée d’illégale par le BRDC. Son successeur, Jean-Pierre Waboé, a validé la loi encadrant le référendum, alimentant les critiques sur l’indépendance du Conseil constitutionnel, anciennement Cour constitutionnelle.
L’opposition exige un dialogue préalable aux élections pour clarifier la validité de la constitution de 2023, réformer l’ANE et recomposer le Conseil constitutionnel. Cependant, des observateurs estiment que le président Touadéra, tout en se disant ouvert au dialogue, adopte une stratégie dilatoire en renvoyant à l’opposition la responsabilité de proposer un cadre de discussion. Cette approche, selon eux, vise à gagner du temps et à légitimer un cadre constitutionnel contesté sous la pression de la communauté internationale.
Lors de sa conférence, l’ex-détenu Maxime Balalou a salué les initiatives de groupes armés, comme l’IPC d’Ali Darassa et le mouvement 3R, qui ont déposé les armes, les présentant comme un signal positif pour la réconciliation. Il a appelé à des échanges « sincères », affirmant que « le peuple sera témoin » des débats. Des observateurs, toutefois, perçoivent ces propos comme une tentative de détourner l’attention des véritables enjeux constitutionnels et électoraux.
Le gouvernement maintient sa position, insistant sur le respect de la constitution de 2023, tandis que l’opposition campe sur la nécessité d’un dialogue basé sur la constitution de 2016 et des institutions impartiales. Cette divergence rend incertaine la perspective d’un dialogue inclusif et consensuel….
Violences sexuelles à Ngbama, Ouham-Pendé : une mère agressée par des éleveurs transhumants
Centrafrique.org/crise-a-ndim-conflits-routiers-et-violences-agricoles-menacent-une-communaute/deux-femmes-de-ndim/” rel=”attachment wp-att-75482″ data-wpel-link=”internal”>Deux femmes en train de cultiver
Le 26 avril 2025, une mère allaitante a été victime d’une agression sexuelle à Ngbama, village de l’Ouham-Pendé, à 12 km de Mann, amplifiant les tensions entre agriculteurs-éleveurs.
Le dimanche 26 avril 2025, vers 16h, une femme, mère d’un bébé de deux mois, travaillait dans son champ à Ngbama, un village situé à 12 kilomètres de Mann, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine. Alors qu’elle cultivait, des éleveurs transhumants l’ont attaquée, la soumettant à des violences sexuelles d’une extrême gravité. Blessée et choquée, elle a été rapidement emmenée à l’hôpital de Ngaoundaye pour recevoir des soins.
Ngbama, tout près de Mann, est au cœur de conflits qui opposent depuis longtemps les agriculteurs locaux aux éleveurs transhumants dans l’Ouham-Pendé. Ces tensions, qui s’étendent aussi dans toute la préfecture de l’Ouham-Pendé et de Lim-Pendé, se sont aggravées ces derniers mois. Les éleveurs, souvent armés, laissent leurs bétails dévaster les champs, détruisant les récoltes des agriculteurs qui luttent pour nourrir leurs familles. Ces incidents attisent la colère et mènent à des affrontements, parfois mortels.
Rappelons qu’il y a deux mois, près de Ndim, une agricultrice a été tuée par des éleveurs. Elle s’était fâchée après que leurs bêtes avaient saccagé son champ. Ce drame, comme celui de Ngbama, montre à quel point ces violences sont fréquentes dans cette région. Les agriculteurs, à bout, et les jeunes des villages, révoltés, ripostent parfois en s’en prenant aux éleveurs, ce qui aggrave les conflits.
Ces disputes, caractérisée par des champs détruits, des vols de bétail et des agressions, brisent la paix dans cette région. Les femmes, surtout, en paient le prix fort. En 2021, à Ngaoundaye, des dizaines d’entre elles ont été victimes de viols collectifs par des éleveurs armés, un souvenir encore douloureux.
Ce qui s’est passé à Ngbama, un drame signalé et bien réel, touche le cœur. C’est une histoire de trop dans une région où les gens vivent dans la peur. Les efforts pour calmer les choses, comme les comités de transhumance soutenus par la Minusca, ne suffisent pas encore. Il faut agir vite pour protéger ces familles, ces femmes, et arrêter cette spirale de violence qui fait tant de mal….
La fête du travail 2025 a exposé au grand jour les lacunes des médias publics centrafricains, dont la couverture chaotique du défilé a frustré téléspectateurs et auditeurs.
Le 1er mai 2025, la Télévision Centrafricaine (TVCA) et Radio Centrafrique, les deux principaux médias publics de la République centrafricaine, ont provoqué une vague de critiques lors de la retransmission du défilé de la fête du travail à Bangui. Ce rendez-vous annuel, où les travailleurs défilent sur l’avenue des Martyrs, est un événement majeur, mais sa couverture en direct a été entachée par des problèmes techniques et des choix inattendus qui ont déçu le public centrafricain.
Sur la TVCA, les téléspectateurs ont été surpris de voir le directeur général de la chaîne prendre lui-même le micro pour commenter le défilé en direct. D’ordinaire, cette tâche revient aux journalistes ou aux présentateurs formés. Ce choix a conduit à des interrogations sur l’organisation interne de la télévision. Est-ce un manque de personnel compétent ou une initiative personnelle du directeur général pour affirmer son rôle ? Quoi qu’il en soit, cette situation a provoqué des réactions mitigées, mêlant amusement et incompréhension face à la décision d’un haut responsable d’assumer un travail habituellement délégué à des reporters.
La Radio Centrafrique n’a pas fait mieux toute aussi. La retransmission du défilé et des programmes spéciaux du 1er mai a souffert d’une qualité sonore déplorable et très médiocre. Les auditeurs centrafricains ont été surpris par des sons envahis par des parasites, rendant les émissions, y compris un segment sur l’émission de nouvelles pièces par la banque centrale, presque inaudibles. Ces problèmes ont persisté pendant de longues périodes sans qu’aucune correction ne soit apportée. Beaucoup ont comparé la diffusion à un travail des élèves de primaire, loin du niveau attendu d’une radio nationale.
Ces défaillances reflètent des difficultés plus larges au sein des médias publics centrafricains. TVCA et Radio Centrafrique sont confrontées depuis longtemps à des défis comme des équipements vieillissants et un manque de techniciens qualifiés. En 2019, la radio avait bénéficié de nouveaux émetteurs pour élargir sa portée, mais les récents événements montrent que les problèmes techniques persistent. TVCA, placée sous l’autorité du ministère de la Communication et des Médias, est également limitée par des contraintes budgétaires et administratives. Un rapport de 2014 avait déjà signalé l’état dégradé des équipements de la radio, et peu d’améliorations semblent avoir été réalisées depuis.
En outre, les critiques se concentrent aussi sur la gestion de ces institutions. Pourquoi n’y a-t-il eu aucune réaction face aux problèmes évidents de la retransmission radio ? Les techniciens, les responsables, et même les officiels, qui ont probablement suivi les émissions, n’ont pas agi pour résoudre les dysfonctionnements. L’absence de mesures simples, comme diffuser de la musique ou présenter des excuses, a amplifié la frustration du public. Ces incidents ont renforcé le sentiment que les médias publics peinent à remplir leur mission de service public avec sérieux et efficacité….
Le CNCA-PDD rejette le dialogue proposé par Touadéra, exigeant une médiation internationale neutre pour un processus inclusif
Centrafrique.org/centrafrique-le-parti-cnca-pdd-denonce-touadera-accuse-de-saigner-la-nation-avec-une-cruaute-froide/le-president-du-parti-cnca-pdd/” rel=”attachment wp-att-88582″ data-wpel-link=”internal”>Le Président du parti CNCA-PDD, Ferdinand Mbokoto Madji.
Le Congrès National Centrafricain pour la Paix, la Démocratie et le Développement (CNCA-PDD), dirigé par Ferdinand Mbokoto Madji, rejette fermement la proposition de dialogue politique initiée par le président Touadéra et le MCU, la qualifiant de « mascarade » visant à légitimer un pouvoir défaillant. Dans son communiqué du 1er mai 2025, le CNCA-PDD appelle à une médiation internationale pour garantir un dialogue inclusif et crédible (CNCA-PDD, 2025).
Le document, intitulé « Réaction du Congrès National Centrafricain pour la Paix, la Démocratie et le Développement sur la proposition de ‘dialogue’ de Touadéra et le MCU », signé par Ferdinand Mbokoto Madji, président du CNCA-PDD, critique vivement la démarche du président centrafricain et de son mouvement. Le CNCA-PDD dénonce « les sorties maladroites des soi-disant intellectuels du MCU » qui, selon le communiqué, « parviennent à diriger notre pays » par des « comportements moyenâgeux ».
Le texte définit un dialogue politique comme un processus indépendant impliquant toutes les parties prenantes pour résoudre des crises politiques, socio-économiques et sécuritaires. Il précise qu’un tel dialogue doit être inclusif, se tenir dans un pays tiers sous médiation internationale, et être présidé par un facilitateur neutre reconnu par tous. Le CNCA-PDD souligne que « la force de tout dialogue politique repose sur la confiance accordée aux parties prenantes », une confiance absente envers le gouvernement de Touadéra, accusé de « gouvernance piteuse » depuis neuf ans.
Le CNCA-PDD rejette la proposition de Touadéra, estimant qu’il « ne peut être juge et partie » et que sa démarche « viole les principes d’un dialogue politique » en imposant une décision contraire à la volonté des Centrafricains. Le parti craint que ce dialogue ne serve à prolonger le pouvoir de Touadéra au-delà des limites constitutionnelles de 2016, qualifiant une participation à ce processus de légitimation des « actes malsains » du régime.
Positions et revendications
Le CNCA-PDD énonce six points clés dans son communiqué :
Il qualifie le dialogue de « tentative désespérée de maintenir le statu quo » et une « atteinte à l’intelligence du peuple souverain » (CNCA-PDD, 2025).
Il refuse de participer à une « mascarade » visant à légitimer un « pouvoir défaillant, moribond » (CNCA-PDD, 2025).
Il exige une médiation internationale pour garantir un médiateur neutre et consensuel (CNCA-PDD, 2025).
Il appelle la communauté internationale à agir pour éviter le « chaos » en Centrafrique (CNCA-PDD, 2025).
Il rejette toute prise de pouvoir par la force ou sa confiscation par la « duperie » (CNCA-PDD, 2025).
Il met en garde contre les « provocations récurrentes » des soutiens de Touadéra, risquant de compromettre les efforts pacifiques de l’opposition et de la société civile (CNCA-PDD, 2025).
Le CNCA-PDD, sous la direction de Ferdinand Mbokoto Madji, adopte une position ferme contre le dialogue proposé par Touadéra, le jugeant non crédible et manipulatoire. En insistant sur une médiation internationale et un processus inclusif, le parti cherche à protéger les aspirations démocratiques du peuple centrafricain tout en alertant sur les risques de déstabilisation….
En moins de 24 heures, Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga, a connu deux braquages, alimentant l’inquiétude des habitants face à l’insécurité croissante.
La ville de Birao, dans l’extrême nord-est de la République centrafricaine, est devenue malheureusement un lieu d’une série de braquages en l’espace de quelques heures, entre la nuit du jeudi 1er mai et la matinée du vendredi 2 mai 2025. Ces incidents, rares pour une ville de cette taille, inquiètent les habitants, qui associent cette insécurité à l’arrivée récente de nombreux réfugiés soudanais.
Le premier incident s’est produit le jeudi 1er mai, vers 20 heures, près de la concession de M. Moussa Kanambo, entre le marché central et le camp des fonctionnaires. Des commerçants, venant de la ville frontalière d’Amdafock, transportaient leurs marchandises sur une moto à trois roues. Alors qu’ils passaient dans la zone, des hommes armés ont surgi, créant la panique. Les commerçants, effrayés, ont crié, certains cherchant refuge dans la concession de M. Kanambo. Les cris ont attiré l’attention des riverains, ce qui a poussé les braqueurs à tirer en l’air avant de s’enfuir dans la nature. Aucun blessé n’a été signalé, mais les commerçants ont perdu une partie de leurs biens.
Le lendemain matin, vendredi 2 mai, un second incident a eu lieu près du lycée moderne de Birao. Un cultivateur, nommé Bigao, qui avait reçu un cheval d’une ONG pour ses travaux agricoles, a constaté que l’animal avait disparu. Il l’avait attaché près de sa maison, qui n’est pas d’ailleurs loin du lycée moderne de Birao avant de partir au champ. Selon des voisins, des individus venant du camp de déplacés soudanais seraient responsables de ce vol.
Ces deux événements, survenus en moins de 24 heures, sont exceptionnels pour Birao, une petite ville peu habituée à de tels actes. Les habitants attribuent cette vague d’insécurité à l’afflux de réfugiés soudanais, dont le nombre dépasse désormais celui des résidents locaux. Cette situation crée des tensions, bien que les autorités n’aient pas encore établi de lien formel entre les déplacés et ces braquages. Une enquête est en cours pour clarifier les faits et identifier les responsables.
Face à ces incidents, les habitants de Birao demandent des mesures pour renforcer la sécurité et réduire les tensions dans la ville. Ces événements mettent en évidence les défis posés par l’arrivée massive de déplacés dans une communauté jusque-là paisible….
Martin Ziguélé s’inquiète de l’impact de l’administration Trump sur la MINUSCA….
Centrafrique.org/dix-ans-apres-leur-mission-en-Centrafrique-les-casques-bleus-congolais-de-la-rdc-ne-sont-toujours-pas-payes/des-troupes-de-la-minusca/” rel=”attachment wp-att-87011″ data-wpel-link=”internal”>Des casques bleus de la Minusca en Centrafrique
Martin Ziguélé redoute l’impact de l’administration Trump sur la MINUSCA, pilier de la stabilité en Centrafrique, menacée par des coupes budgétaires.
En effet, la République centrafricaine (RCA), troublée par des crises multiples, risque de perdre un pilier de sa stabilité : la Mission des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA). Martin Ziguélé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et porte-parole du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), exprime ses vives inquiétudes dans une interview à la Fondation Jean-Jaurès. Il redoute que l’administration Trump, par des coupes budgétaires, ne compromette l’avenir de cette mission vitale.
Ziguélé décrit la MINUSCA comme « la colonne vertébrale » de la RCA, un rempart contre l’instabilité dans un pays où 40 % de la population dépend de l’aide humanitaire pour survivre. Financée à plus d’un tiers par les États-Unis, la mission soutient la sécurité, les opérations humanitaires et la fragile gouvernance. Cependant, des informations récentes suggèrent que l’administration Trump envisage de réduire la voilure de sa représentation diplomatique, avec la RCA dans la liste des pays concernés. Une telle décision, selon Ziguélé, pourrait « ramener le pays aux affres d’avant-hier », ravivant les conflits et l’insécurité.
Cette menace s’inscrit dans un contexte national déjà critique. Ziguélé dénonce la dérive autoritaire du président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro, accusé de vouloir modifier la Constitution pour prolonger son mandat, foulant aux pieds les acquis démocratiques. Cette instabilité politique est aggravée par l’influence néfaste de Wagner et de la Russie, qui contrôlent des ressources clés comme la mine d’or de Ndassima, générant 1,5 milliard de dollars par an, loin du budget national de 250 millions d’euros. La société Neptune Oil, qualifiée de « caisse à fric du régime », contribue à une crise des hydrocarbures, avec des prix prohibitifs et une suspension des décaissements du FMI en décembre 2024.
Face à ces défis, Ziguélé et le BRDC misent sur la mobilisation citoyenne pour préserver la démocratie. Une manifestation le 4 avril 2025 a vu des milliers de jeunes défiler à Bangui, chantant l’hymne national pour rejeter l’autoritarisme. Un « giga-meeting » est prévu le 31 mai 2025 pour exiger des élections transparentes en décembre 2025. « La jeunesse est notre espoir », affirme Ziguélé, mais il insiste sur le rôle indispensable de la MINUSCA pour garantir un environnement sécurisé permettant ces mobilisations.
La crise centrafricaine s’inscrit dans un contexte régional troublé, avec des coups d’État comme au Niger, où Mohamed Bazoum reste otage. Ziguélé appelle à une solidarité internationale pour contrer ces dérives et préserver des missions comme la MINUSCA. Il exhorte le gouvernement centrafricain à plaider auprès des partenaires internationaux pour maintenir le financement de la mission, vitale pour les populations vulnérables, notamment en province, où les ONG pallient les défaillances de l’État.
En un mot, Martin Ziguélé alerte sur le risque d’un effondrement accru si l’administration Trump affaiblit la MINUSCA. Dans une RCA au bord du précipice, il appelle à un sursaut international et citoyen pour sauvegarder la stabilité et ouvrir la voie à un avenir démocratique….
La réforme du secteur de la sécurité impuissante face aux chaos de la transhumance
Centrafrique.org/attaque-de-beloko-enigme-disparition-des-soldats-faca-et-des-mercenaires-de-wagner/un-mercenaire-de-wagner-et-un-soldat-faca/” rel=”attachment wp-att-66453″ data-wpel-link=”internal”>Un mercenaire de Wagner et un soldat FACA
La réforme du secteur de la sécurité, vantée par Jean Sosthène Dengbe, s’effondre face à une gestion défaillante des frontières et de la transhumance.
En République centrafricaine, où l’insécurité ronge les villes de provinces, la réforme du secteur de la sécurité (RSS) devait redonner à l’État les moyens de contrôler ses frontières et de pacifier les tensions liées à la transhumance. Pourtant, les violences persistent, et les morts s’accumulent dans des régions comme l’Ouham-Pendé, l’Ouham, Ouaka, et la Nana-Mambéré. Lors de l’émission parlement sur la radio Ndéké-Luka, Jean Sosthène Dengbe, président de la Commission défense et sécurité à l’Assemblée nationale, a tenté de défendre les efforts de la réforme du secteur de la sécurité. Mais ses propres mots, oscillant entre ambition et aveux d’échec, révèlent une vérité choquante : la gestion des frontières et de la transhumance reste un fiasco, minée par des failles structurelles que l’État peine à combler.
Dengbe présente la réforme du secteur de la sécurité comme un pilier de la reconstruction nationale, soutenue par des partenaires comme l’Union européenne. Il insiste sur deux priorités : sécuriser les frontières et réguler la transhumance, un défi majeur dans un pays où les conflits entre éleveurs et agriculteurs alimentent la violence. Pour les frontières, il évoque des commissions mixtes avec le Tchad et le Cameroun, appuyées par la Minusca, ainsi que la construction de bases transfrontalières, comme à Berberati, pour surveiller les routes utilisées par les groupes armés. Ces initiatives, selon lui, doivent renforcer le contrôle territorial et freiner les incursions. Pour la transhumance, il reconnaît des “problèmes” dans la gestion des couloirs dédiés, mais reste vague sur les solutions, se contentant d’appeler à une approche multisectorielle impliquant l’élevage, l’agriculture et les eaux et forêts.
Ces annonces, bien qu’alléchantes, se heurtent à une réalité. Dengbe admet que les couloirs de transhumance “ne sont pas encore bien gérés”, une litote pour décrire un chaos qui coûte des vies. Dans les préfectures citées, les affrontements liés à la transhumance, souvent amplifiés par des groupes armés profitant du désordre, font des dizaines de victimes chaque année. Les FACA, censées intervenir, manquent de moyens pour patrouiller efficacement. Dans les villes de province comme Bambari ou Bria, les soldats n’ont souvent ni véhicules ni carburant, contraints d’emprunter des motos à des civils pour se déplacer. Pendant ce temps, des témoignages locaux pointent une disparité troublante : les mercenaires russes du groupe Wagner, omniprésents en RCA, disposent de blindés, de motos tout-terrain et de flottes de véhicules, roulant parfois à trois ou quatre par unité, là où les FACA peinent à se mouvoir.
Cette inégalité soulève des questions sur les priorités de l’État. Dengbe parle de bases transfrontalières et de commissions mixtes, mais qui en bénéficie réellement ? Les équipements fournis par les partenaires internationaux, destinés à renforcer les FACA, semblent souvent captés par Wagner, qui opère en parallèle de l’armée nationale. Cette mainmise, murmurée dans les provinces, transforme les soldats centrafricains en spectateurs de leur propre sécurité. Les bases comme celle de Berbera, si elles existent, restent des coquilles vides sans logistique fiable pour les approvisionner. Le carburant, vital pour les patrouilles, dépend encore de la MINUSCA, une dépendance que Dengbe mentionne sans proposer de solution concrète. Cette tutelle, combinée à l’emprise de Wagner, ridiculise l’idée d’une souveraineté retrouvée.
La transhumance, quant à elle, illustre l’incapacité de la RSS à coordonner les secteurs. Dengbe évoque une approche intégrée, mais les ministères de l’Élevage, de l’Agriculture et des Eaux et Forêts opèrent en silos, sans stratégie claire. Les couloirs de transhumance, mal délimités, deviennent des zones de non-droit où les éleveurs armés, parfois soutenus par des milices, sèment la peur. Les FACA, sous-équipées, ne peuvent ni prévenir ni répondre à ces violences, voir même participer. Dengbe reconnaît ce désordre, mais ses appels à une “gestion transversale” sonnent comme des vœux pieux, déconnectés des réalités du terrain. Dans les provinces, les communautés, livrées à elles-mêmes, s’organisent en groupes d’autodéfense, aggravant le cycle de la violence.
Les racines de cet échec sont profondes. Dengbe rappelle les crises qui ont démantelé l’État, de la guerre civile de 2013 aux accords de paix fragiles comme celui de Khartoum. Ces années de chaos ont vidé les caisses et dispersé les compétences. Mais cet argument, répété comme un refrain, ne peut masquer l’absence de progrès. La RSS, lancée pour restaurer l’autorité de l’État, patine face à des défis structurels : manque de coordination, pénurie de ressources, dépendance étrangère. Les commissions mixtes avec le Tchad ou le Cameroun, si elles fonctionnent, restent des initiatives ponctuelles, incapables de compenser l’absence d’une stratégie nationale. Les bases transfrontalières, sans carburant ni soldats équipés, sont des symboles creux.
Jean Sosthène Dengbe, en tant que parlementaire, ne peut se contenter de lister des projets. Ses déclarations, qui vantent des avancées théoriques, passent sous silence les vrais obstacles : une armée reléguée derrière Wagner, une logistique inexistante dans les provinces, une transhumance livrée au chaos. Les citoyens, épuisés par les violences, attendent des actes, pas des discours. Chaque mort dans Wampindi ou Namandiri est un rappel de l’impuissance de la RSS. Chaque moto empruntée par un soldat est une humiliation pour une armée censée protéger la nation….