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L’évolution du mariage en Afrique centrale : Au carrefour de l’héritage et de la modernité

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Les mariages en Afrique centrale ne se limitent pas à de simples cérémonies ; ce sont des manifestations culturelles profondément enracinées dans les valeurs, l’héritage et les normes sociétales. Les rituels traditionnels de mariage ont considérablement évolué au fil des ans, dans un contexte de mondialisation croissante, de changements socio-économiques et d’évolution des pratiques religieuses. Les traditions diffèrent selon les cultures et les tribus au sein d’un même pays. Certains aspects ressortent toutefois, comme la manière impressionnante dont la région a préservé son riche patrimoine tout en incorporant des éléments et des pratiques modernistes. Découvrons-en plus.

 

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Tenues de mariage – hier et aujourd’hui

Les tenues nuptiales en Afrique remontent à plus de 3 000 ans, en commençant par le peuple Asante du Ghana. Elles se caractérisaient à l’origine par des robes élaborées et colorées, une tendance qui s’est répandue sur tout le continent. Les tenues de mariage en Afrique centrale ont toujours été plus que des vêtements complexes, étant étroitement liées à l’identité culturelle dans le passé. Toutefois, chaque groupe ethnique avait ses propres vêtements de mariage.

Ces vêtements étaient généralement réalisés à la main à l’aide de matériaux d’origine locale tels que des imprimés africains, des perles et du cuir, ainsi que des fibres naturelles comme l’écorce d’arbre et les peaux d’animaux. La mariée portait habituellement une tenue colorée symbolisant sa fertilité, sa beauté et son statut, avec des motifs et des dessins qui reflétaient son héritage familial et sa volonté de se marier. Les tissus traditionnels, comme le coton imprimé coloré, étaient répandus dans de nombreuses cultures, le climat faisant une grande différence dans la fabrication du textile.

Par exemple, au Congo, les mariées arboraient des coiffes élaborées et se paraient de perles et d’écharpes traditionnelles. Dans le même ordre d’idées, chez les Camerounais, la mariée était vêtue d’une belle étoffe tissée aux motifs complexes, symbole de beauté pure et de rang familial.

En fonction du groupe culturel, la tenue du marié se composait souvent de boubous, de tuniques ou de dashikis. Le marié se parait également de perles ou de cauris en signe de respect pour ses ancêtres et son héritage.

La robe de mariée moderne

La robe de mariée a connu une occidentalisation au fil du temps, notamment chez les jeunes générations urbaines. La célèbre robe blanche, symbole d’élégance et de pureté, s’est imposée, tout comme les accessoires élégants et les talons à la mode. Il est courant de constater que les femmes portent des robes à la pointe de la mode signées par des créateurs de robes de mariée de renommée internationale.

La tendance qui se dessine depuis quelques années est celle de la fusion entre éléments traditionnels et robes modernes. Ainsi, une mariée contemporaine peut porter une robe de style occidental pendant la cérémonie et revêtir un vêtement plus traditionnel pour la réception. De plus en plus de couples optent aujourd’hui pour des tenues traditionnelles africaines comme tenue de cérémonie principale, souvent composées de tissus éclatants et de broderies complexes. Certains préfèrent même s’afficher avec des tissus sur mesure, incorporant des interprétations modernes de styles traditionnels tout en respectant leur héritage ancestral.

Le mélange des deux est devenu le symbole de l’équilibre entre le maintien des racines culturelles et celui de la modernité. La mode a toujours été un engagement fort qui a aidé les Centrafricains à exprimer leur authenticité et leurs convictions.

Les meilleures amies de la mariée, ou le réseau de soutien

Ce qui est remarquable dans la tenue des demoiselles d’honneur, c’est le contraste saisissant qu’elle offre par rapport à la robe de la mariée, tout en conservant la même énergie et la même vivacité d’esprit. Ce contraste confère un ton ludique et joyeux, idéal pour célébrer un jour si spécial.

Les demoiselles d’honneur ont généralement un type de tissu et la liberté de créer leur robe comme elles le souhaitent, bien qu’il soit très courant de voir le même style dans plus d’une robe, voire dans toutes les robes. Cela illustre le soutien et le pouvoir inconditionnels dont jouit la société des femmes.

Bagues de fiançailles

Les bagues de fiançailles sont des éléments indispensables dans de nombreuses cultures à travers le monde, mais leur valeur et leur importance en Afrique centrale varient considérablement en fonction de la région et des coutumes locales. En Afrique centrale, les bagues de fiançailles sont la norme ou connaissent un regain de popularité dans les zones urbaines. Ainsi, les bagues de fiançailles sont courantes dans les zones métropolitaines du Cameroun, de la République démocratique du Congo et du Gabon, où les familles commencent à adopter des pratiques culturelles occidentales.

L’or, qui est un symbole de prospérité et de richesse, est communément mis en valeur aux côtés de pierres telles que l’émeraude, la malachite, le saphir et la tanzanite. Les bagues africaines sortent du lot grâce à leurs couleurs vives et à leur artisanat minutieux. Elles intègrent souvent des thèmes et des motifs intemporels qui évoquent des histoires. Les motifs en spirale, par exemple, s’inspirent d’anciennes formes de vie, tandis que les motifs géométriques reflètent la profonde histoire architecturale de l’Afrique.

L’anneau et la dot – de la Guinée au Congo

Les demoiselles d’honneur se voient généralement attribuer un type de tissu et la liberté de créer leur robe comme elles le souhaitent, bien qu’il soit très courant de voir le même style dans plus d’une robe, voire dans toutes. Cela témoigne du soutien et du pouvoir inconditionnels dont jouissent les femmes dans la société.

En Guinée équatoriale, il n’est pas d’usage d’acheter, de fabriquer ou d’offrir une bague. En revanche,  le versement d’une dot est la norme. Les couples nouvellement mariés sont habituellement rattachés à la famille de l’homme jusqu’à ce qu’ils soient libres financièrement. Bien que rares, les séparations impliquent la restitution de la dot au marié – un cadeau traditionnel de la famille de la mariée à la famille du marié.

Au Congo, par contre, il est plus courant d’acheter des vêtements, de la nourriture et d’autres types de dot pour la famille de la mariée au lieu de la bague de fiançailles, très répandue ailleurs. Les familles des jeunes mariés se rencontrent pour négocier cette offre lorsque le marié exprime son intention d’épouser la mariée, une réunion au cours de laquelle, traditionnellement, le père ou l’oncle prend la décision.

Communauté et symbolisme – Éléments de définition

Les mariages traditionnels en Afrique centrale se définissent par le symbolisme et la communauté. Pour certains groupes ethniques, la cérémonie de mariage est un événement communautaire au cours duquel la famille élargie se réunit pour célébrer le nouveau départ des jeunes mariés dans la vie, soulignant ainsi l’aspect communautaire du mariage. D’autres rituels sont également courants, comme la bénédiction de l’union par les aînés, la danse culturelle et la cérémonie du coup à la porte.

Les communautés urbaines s’ouvrent de plus en plus aux  habitudes et aux pratiques occidentales, notamment dans le domaine du vêtement. Grâce à une plus grande liberté et à une diversité croissante de choix en matière de robes de mariée et de demoiselles d’honneur, de rituels de mariage, etc., les mariages centrafricains prouvent que le fait d’embrasser le meilleur des cultures mondiales peut renforcer, plutôt que diminuer, leur authenticité, leur patrimoine et leurs traditions profondément enracinées.

Conclusion.

Les mariages en Afrique Centrale ont subi une évolution notable, évoluant de coutumes traditionnelles profondément enracinées vers l’incorporation d’influences modernes. Tandis que les communautés parviennent à un équilibre entre l’héritage et les tendances contemporaines, les pratiques régionales en matière de mariage continuent de mettre en évidence une riche tapisserie d’identité culturelle, mêlant le passé et le présent.

 

Flash Info: Reprise intense des combats entre miliciens Azandés et les soldats FACA, 4 morts du côté des forces de l’ordre

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Flash Info: Reprise intense des combats entre miliciens Azandés et les soldats FACA appuyés par Wagner à Zemio

 

Centrafrique.org/maxime-balalou-porte-parole-de-la-paix-ou-architecte-de-tromperies/les-miliciens-azande-ani-kpi-gbe-de-obo-en-formation-par-des-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner/” rel=”attachment wp-att-74994″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/03/Les-miliciens-AZANDE-ANI-KPI-GBE-de-Obo-en-formation-par-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner-450×280.jpg” alt=”Flash Info: Reprise intense des combats entre miliciens Azandés et les soldats FACA appuyés par Wagner à Zemio” width=”450″ height=”280″ />
Les miliciens AZANDE ANI KPI GBE de Obo en formation par des Mercenaires russes de la société Wagner sur le terrain de l’église catholique d’Obo. Les-miliciens-AZANDE-ANI-KPI-GBE-de-Obo-en-formation-par-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner Maxime Balalou : Porte-parole de la paix ou architecte de tromperies ?

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 De violents affrontements ont éclaté de nouveau à Koumboli, près de Zémio, entre des miliciens Azandés et des soldats FACA soutenus par les mercenaires russes du groupe Wagner, faisant plusieurs victimes.

 

Dans la nuit du 30 avril 2025, vers 20h et demi, des combats intenses ont éclaté entre les miliciens Azandés aux éléments de Forces armées centrafricaines (FACA), à environ trois kilomètres de Zémio, dans la localité de Koumboli, préfecture du Haut-Mbomou. Les affrontements, qui ont duré jusqu’à 21h, ont fait deux blessés parmi les soldats FACA venus de Bangui, selon des sources sécuritaires locales.

 

Le lendemain, jeudi 1er mai 2025, les FACA et les mercenaires russes du groupe Wagner sont revenus en force pour reprendre les positions des miliciens Azandés à Koumboli. Cependant, cette contre-offensive a tourné vite au désavantage des forces coalisées du gouvernement. Selon des informations recoupées sur place, mais non encore officiellement confirmées par les autorités locales, les combats en cours auraient causé la mort de quatre soldats FACA, dont un gendarme. Un mercenaire russe du groupe  Wagner aurait également été gravement blessé à la main.

 

Les miliciens Azandés, connus sous le nom de « Wagner Ti Azandé » après leur formation par Wagner en 2024, semblent avoir pris le contrôle dans cet affrontement. Des sources sécuritaires sur place affirment qu’un corps d’un soldat FACA venu de Bangui  est même abandonné au centre ville de Koumboli jusqu’à l’heure actuelle. Les autres soldats FACA n’ont pas pu récupérer le corps, et les miliciens Azandés auraient saisi des armes sur les soldats FACA tués.

 

Actuellement, selon des informations confirmées, les miliciens Azandés contrôlent toujours la ville de Koumboli, tandis que l’équipe d’intervention composée des soldats FACA et des mercenaires russes du groupe Wagner est en déroute totale, abandonnant même leur engins récupérés  par les miliciens Azandé. Les combats se poursuivent à l’heure actuelle, rendant la situation sécuritaire extrêmement volatile.

 

Les informations disponibles à ce stade proviennent de sources sécuritaires et locales. Le bilan définitif et les détails complets de cet affrontement seront communiqués dans les prochaines heures, une fois les combats terminés.

 

Cette reprise des hostilités intervient dans un contexte de tensions croissantes dans la région, où les miliciens Azandés, initialement formés par Wagner, semblent désormais s’opposer à leurs anciens alliés. La situation à Koumboli reste sous haute surveillance, et les autorités centrafricaines pourraient être appelées à clarifier leur stratégie face à cette escalade de violence….

 

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Flash Info : Échange de tirs en cours entre miliciens Azandé et soldats FACA à Zemio

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Flash Info : Échange de tirs en cours entre miliciens Azandé et soldats FACA à Zemio

 

Centrafrique.org/les-miliciens-wagner-ti-azande-deployes-dans-louham-avec-leurs-instructeurs-russes/les-wagner-ti-azande/” rel=”attachment wp-att-76325″ data-wpel-link=”internal”>Flash Info : Échange de tirs en cours entre miliciens Azandé et soldats FACA à Zemio
Les Miliciens Azandés avec leurs instructeurs russes du groupe Wagner

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Ce mercredi 30 avril 2025, un échange de tirs a éclaté à environ 3 km de l’entrée de la ville de Zemio, dans la préfecture du Haut-Mbomou, entre des miliciens Azandé, également appelés “Wagner ti Azandé”, et les éléments de Forces Armées Centrafricaines (FACA). Selon les premières informations recueillies par la rédaction du CNC, l’attaque a été déclenchée par les miliciens Azandé, qui ont lancé un assaut contre une position des soldats FACA, marquant le début des hostilités.

 

Les combats, qui se déroulent à la périphérie de la ville, sont toujours en cours, rendant impossible l’établissement d’un bilan précis pour le moment. Mais les premiers éléments d’information font état de deux soldats FACA blessés et une moto saisie par les assaillants. Cette attaque intervient dans un climat de tensions dans le Haut-Mbomou, où les miliciens Azandé, parfois soupçonnés de liens avec les forces Zandé du Soudan du sud, maintiennent une forte influence dans plusieurs zones du Haut-Mbomou.

 

Plus de détails, y compris le bilan et l’évolution de la situation, seront publiés dans un prochain article sur Corbeau News Centrafrique (CNC) dès que possible. Restez informés….

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PGA : Quand les soldats affamés deviennent des prédateurs

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PGA : Quand les soldats affamés deviennent des prédateurs

 

Corruption à l’état-major : Les PGA, butin des officiers véreux
Deux soldats FACA dans leur véhicule lors d’une patrouille. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Sam-Ouandja, les FACA affamées défient l’ordre, abandonnées par un régime qui supprime leurs PGA. Touadéra ment, laissant l’armée sombrer dans le chaos.

 

En effet, dans la Haute-Kotto, notamment à  Ouanda-Djallé, les détonations ont semé la panique il y’a quelques mois. Des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), à bout, ont tiré en l’air pour réclamer cinq mois d’arriérés de leur Prime globale d’alimentation (PGA), cette somme essentielle pour survivre dans des zones reculées. Les habitants, terrifiés, ont déserté le marché, laissant une ville sous tension. L’état-major, depuis Bangui, a répondu par un déni glacial : “Allégations mensongères”, ont-ils affirmé, jurant que les PGA avaient été versés la veille. Une déclaration qui résonne comme une insulte face à la détresse des troupes.

 

Cette crise ne se limite pas à Ouanda-Djallé. De Birao à Yalinga, en passant par Ouadda-Maïkaga, Nana-Mambéré, Kouango, Ndim, Paoua, et Obo, les FACA cèdent sous le poids d’arriérés de PGA, parfois jusqu’à 24 mois. Le Dr Paul Cressan-Béninga, porte-parole du groupe de travail de la société civile, a dénoncé ce chaos sur la radio Ndéké-Luka lors de l’émission Patara, le débat politique : “On peut faire décaisser les fonds, mais les fonds n’arrivent pas à destination”. À Birao, les soldats attendent plus de quatre mois de PGA. À Sam-Ouandja, ils survivent sans ressources. Et partout, l’absence de PGA pousse les militaires, armés et désespérés, à des actes extrêmes, comme à Zako, ou encore à Bakouma. “Ils n’ont pas à manger, ils ont des armes à la main, ils posent des actes de violence”, explique Paul Cressan-Béninga.

 

Au cœur de ce scandale, une réalité bouleversante apparais : les PGA, selon des vérifications de la rédaction du CNC, sont suspendues depuis plus de six ans. Pourtant, les rumeurs, largement entretenues, pointent du doigt l’état-major, accusé de détournement. Oui, des fonds disparaissent parfois en chemin, grignotés par une chaîne opaque où chaque maillon prend sa part. Mais la vérité est plus simple et plus cruelle : les primes ne sont plus versées, laissant les soldats livrés à eux-mêmes. Cette suspension, jamais assumée publiquement par le gouvernement, transforme les FACA en prédateurs, rackettant les civils pour survivre.

 

Le désespoir des troupes se traduit en désertions massives. Dans la Vakaga, une trentaine de soldats ont abandonné leurs postes à Birao, Tiringoulou, Sikikédé, et Gordil, bravant des routes périlleuses pour rejoindre Bangui. À Gonda, sur l’axe Akroussoulback, leur convoi, escorté par la Minusca, a essuyé une attaque mortelle, coûtant la vie à l’un d’eux. À Ouadda-Maïkaga, treize déserteurs ont fui depuis avril 2025. À Yalinga, une désertion massive a vidé la ville de ses FACA en février 2025. “On nous laisse crever de faim”, a confié un déserteur à Bangui, résumant un sentiment d’abandon généralisé. Ces départs laissent des localités vulnérables aux groupes armés comme la CPC, exposant les civils à des dangers accrus.

 

Les conditions de vie des soldats sont indignes. Sans PGA, sans salaires accessibles – bloqués sur des comptes bancaires à Bangui, inaccessibles en province –, ils portent des uniformes en lambeaux et des chaussures usées. À Sikikédé, ils dépendent de rations inadaptées de la MINUSCA, insuffisantes pour tenir. “Ce qu’on nous donne, ce n’est pas ce qu’on mange pour tenir”, déplore un militaire. À Ziki, les FACA extorquent les mineurs. À Gomion, elles brutalisent les civils. À Ouanda-Djallé, elles tirent pour crier leur rage. Et à Zémio, elles ne réapparaissent qu’avec les Russes, après six ans d’absence.

 

Le ministre de la Défense, Claude Rameau-Bireau, tente de rassurer : “Tout se gère normalement depuis 2021”, affirme-t-il, vantant des décaissements et l’appui des alliés. Mais ses paroles s’effritent face aux faits. À Ouanda-Djallé, les tirs ont éclaté le lendemain d’un prétendu versement. À Sam-Ouandja, un incident similaire a ridiculisé ses discours. Les détachements, prolongés jusqu’à deux ans contre les trois mois réglementaires, aggravent l’indiscipline. “Un soldat qui fait plus de six mois épouse les habitudes du lieu”, avertit Cressan-Béniga, pointant les dérives inévitables.

 

Et le président Faustin-Archange Touadéra  alias Baba Kongoboro ? Il détourne l’attention, offrant trente véhicules aux FACA sur son prétendu “effort personnel”. Une affirmation que Cressan-Béniga démonte : “C’est l’argent de l’État, sinon c’est du vol !” Pendant que Touadéra parade, ses soldats, sans primes ni salaires, sont parfois des recrues mal formées, voire des “brigands”, selon Cressan-Béniga. À Bangui, des officiers supérieurs, “grands commerçants”, prospèrent en livrant des équipements surfacturés, tandis que l’usine Mamika est sacrifiée au profit d’une obscure “FDS Manufacture”. “Vous avez désinstitutionnalisé la gestion de l’armée !” accuse-t-il.

 

Ce scandale, alimenté par l’opacité et l’abandon, mine la confiance entre l’armée et le peuple. Les désertions exposent des villes aux rebelles. Les violences, comme à Ziki, ternissent l’image des FACA. Et l’inspection générale, vantée par Rameau-Bireaux, reste une coquille vide. “Je n’ai pas de rapport mettant en cause des responsables”, esquive le ministre. Mais les Centrafricains savent : une armée affamée, qui rackette et déserte, n’est pas une force nationale. C’est une institution brisée par un système défaillant. Le peuple mérite des réponses. Et il les exigera….

 

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Kaga-Bandoro : les Wagner transforment le travail en esclavage sauvage

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Kaga-Bandoro : les Wagner transforment le travail en esclavage sauvage

 

Centrafrique.org/wagner-des-mercenaires-russes-impitoyables/les-mercenaires-de-wagner-a-Bambari-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-57725″ data-wpel-link=”internal”>Kaga-Bandoro : les Wagner transforment le travail en esclavage sauvage
Les mercenaires de Wagner à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

À Kaga-Bandoro, dans la préfecture de la Nana-Gribizi, les mercenaires russes de Wagner transforment le travail en esclavage sauvage, utilisant l’eau comme monnaie pour exploiter la population.

 

À Kaga-Bandoro, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Gribizi, au nord de la République centrafricaine, les mercenaires russes du groupe Wagner ont instauré un système d’exploitation qui réduit les habitants à une servitude indigne. Ce n’est plus une simple présence sécuritaire, mais une emprise économique et sociale qui rappelle l’oppression coloniale. Les habitants, jeunes et commerçants, sont pris dans un piège où leur travail et leurs biens sont payés non pas avec de l’argent, mais avec des packs d’eau en bouteille produit par une société russe affiliée au groupe Wagner, une pratique que la population appelle « esclavage sauvage ».

 

En effet, dans leur base à Kaga-Bandoro, Wagner recrute des jeunes originaire de cette ville, souvent des hommes et des adolescents, pour des tâches épuisantes : nettoyer leurs vêtements, transporter du bois, préparer des repas ou entretenir leurs installations. Ces travailleurs ne reçoivent pas de salaire en argent. Ils souffrent chaque jour, du matin au soir, pendant un mois entier. À la fin du mois, Wagner leur remet leur « paiement » : trois ou quatre packs d’eau, parfois cinq pour les plus chanceux, à la discrétion des mercenaires. Un pack contient huit bouteilles d’eau, que Wagner vend sur le marché local à 1 500 francs CFA, rarement 2 000. Ainsi, un mois de travail peut valoir entre 4 500  et 6 000 francs CFA, une somme dérisoire qui ne permet pas de vivre. Cette pratique humilie les travailleurs, les enfermant dans une pauvreté sans issue, car ils doivent ensuite revendre cette eau pour espérer récupérer un peu d’argent.

 

Ce système ne se limite pas aux travailleurs de la base. Les commerçants et vendeurs sur les marchés de Kaga-Bandoro subissent le même traitement. Les mercenaires arrivent, prennent ce qu’ils veulent – viande, légumes, vêtements – et laissent des packs d’eau en guise de paiement. Un exemple marquant s’est produit récemment dans la ville. Un jeune homme, marchait vers le marché central avec deux poulets tenus à la main, qu’il comptait vendre à 3 000 francs CFA chacun, soit 6 000 francs au total. Pendant ce temps, des mercenaires russes du groupe Wagner, de passage dans leur véhicule, ont vu le jeune homme et s’arrêtent, puis l’ont arrêté. Ils ont demandé le prix, pris les poulets et lui ont donné deux packs d’eau avant de partir. Désemparé, le jeune s’est rendu au marché pour vendre ces packs. Il a approché un boutiquier et proposé les deux packs à 3 000 francs chacun, espérant récupérer la valeur de ses poulets. Le boutiquier a refusé, expliquant que Wagner vend les mêmes packs à 1 500 francs CFA. Contraint, le jeune a accepté 3 000 francs pour les deux packs, perdant ainsi la moitié de la valeur de ses poulets. Cette perte l’a laissé sans ressources pour subvenir à ses besoins, une réalité quotidienne pour beaucoup à Kaga-Bandoro.

 

Ce troc forcé n’est pas une anecdote exceptionnelle, mais une stratégie calculée. Wagner prive les habitants d’argent liquide, les maintenant dans une dépendance économique. Les mercenaires contrôlent le marché de l’eau, la vendant à bas prix pour s’assurer que les habitants n’en tirent presque rien. Cette pratique paralyse l’économie locale, car les vendeurs, déjà pauvres, doivent jongler pour transformer l’eau en argent, souvent à perte. Les habitants décrivent un sentiment d’impuissance face à cette exploitation, qui les prive de leur dignité et de leur liberté.

 

Les autorités locales, y compris le préfet de Nana-Gribizi, , restent muettes. Elles n’osent pas s’opposer à Wagner, dont la présence intimide. Le gouvernement centrafricain, dirigé par le premier ministre Félix Moloua, y compris le Président de la République Faustin-Archange Touadéra, ne dit rien non plus, sous l’emprise des mercenaires russes qui dominent des secteurs clés comme les mines d’or et de diamants, y compris l’exploitation de bois  etc.. Les médias locaux, muselés par la peur, ne peuvent dénoncer ces abus. Cette silence généralisé laisse les habitants seuls face à leur sort, sans voix pour défendre leurs droits.

 

Ce système évoque les pires heures du colonialisme, lorsque les richesses du pays étaient pillées et les populations asservies. Les Centrafricains se remémorent Barthélemy Boganda, héros de l’indépendance, qui donna sa vie pour lutter contre de telles injustices. Aujourd’hui, la colère gronde à Kaga-Bandoro et au-delà. Les habitants, épuisés par la misère et l’humiliation, rêvent d’une libération. Ils savent que leur combat sera long, mais leur détermination reste intacte. Wagner a transformé leur travail en esclavage sauvage, mais les Centrafricains refusent de plier. Leur espoir, porté par une résilience forgée dans l’adversité, est que justice soit rendue, et que leur pays retrouve sa liberté….

 

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Neuf ans de Touadera sans hôpital, et un médecin pour 17 000 habitants : le scandale de la santé selon Mouammar Bengué-Bossin

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Neuf ans de Touadera sans hôpital, et un médecin pour 17 000 habitants : le scandale de la santé selon Mouammar Bengué-Bossin

Centrafrique.org/visite-medicale-a-lhopital-communautaire-de-Bangui/” data-wpel-link=”internal”>Des médecins et personnels soignants en tenue stérile échangent dans une salle opératoire de l’hôpital communautaire de Bangui.
Des médecins et personnels soignants en tenue stérile échangent dans une salle opératoire de l’hôpital communautaire de Bangui.
Au bloc opératoire de l’hôpital communautaire 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À l’approche des Élections de décembre 2025 en République centrafricaine, le bilan de Faustin Archange Touadera est sous le feu des critiques. Dans l’émission politique de la radio Ndéké-Luka, Mouammar Bengué-Bossin , président du président du Front populaire Zo kwé Zo, a dressé un constat accablant de la gestion de la santé publique, dénonçant neuf ans d’inaction et des chiffres alarmants sous le régime de Faustin-Archange Touadera.

 

Mouammar Bengué-Bossin n’a pas mâché ses mots : “Depuis que le président Touadera est au pouvoir, il y a 9 ans, il a construit combien d’hôpitaux publics ? Zéro.” Pour lui, cette absence totale de nouvelles infrastructures sanitaires est une preuve éclatante de l’échec du gouvernement. Il a insisté sur le fait que, malgré les promesses de développement, “le président de la République, Faustin-Archange Touadera,  a toujours menti en prétendant vouloir faire de la RCA un pays développé”. Cette déclaration choc vise à souligner un décalage entre le discours officiel et la réalité vécue par la population.

 

Poursuivant son réquisitoire, Mouammar Bengué-Bossin a comparé la situation centrafricaine aux standards des pays développés : “On a un médecin pour 17 000 habitants en moyenne.” Il a précisé que dans des régions comme Rafaï ou Obo, ce ratio s’aggrave encore, atteignant “un médecin pour 75 000 habitants”. À titre de contraste, il a interrogé ses interlocuteurs : “C’est quoi les critères en matière de santé publique dans les pays développés ? On a un médecin pour 300 habitants.” Selon lui, cette disparité illustre un abandon total du secteur de la santé sous Touadera.

 

Mouammar Bengué-Bossin a également pointé du doigt la formation médicale, un autre échec selon lui : “Il forme combien de médecins par an ? 35.” Il a calculé qu’”pour que la RCA arrive à avoir un médecin pour 300 habitants, comme dans les pays développés, il faut former au minimum ou en moyenne 1500 médecins par an”. Cette critique met en lumière une incapacité chronique à anticiper les besoins sanitaires du pays. Il a même comparé la RCA au Burkina Faso, où “ils ont construit 40 amphithéâtres, la majorité pour la médecine”, soulignant ainsi un manque flagrant d’ambition en Centrafrique.

 

Enfin, Mouammar Bengué-Bossin a élargi son propos en liant la santé à la situation économique et sociale globale : “Le bilan du président Touadera, c’est un échec total.” Il a dénoncé un pays riche en ressources mais incapable d’investir dans ses infrastructures de base, notamment la santé. Pour appuyer ses chiffres, il a défié la majorité présidentielle : “Allez vérifier, nous formons péniblement 25 à 30 médecins par an à l’Université de Bangui. Le doyen s’appelle professeur Kofisi, vous êtes au pouvoir, vous ne connaissez pas la faculté de médecine du pays, c’est grave.”

 

Ces déclarations, prononcées lors de l’émission Patara, le débat politique, ont provoqué des réactions vives. Mouammar Bengué-Bossin a maintenu que ses chiffres sont vérifiables – “n’importe qui peut les vérifier” – et proviennent de sources officielles comme la CEMAC ou la Banque mondiale. Face aux défenseurs de Touadera, comme Abraham Ngotoboloum, qui ont vanté des avancées comme les formations sanitaires (FOSA), il a rétorqué que ces efforts sont insuffisants et ne répondent pas aux besoins criants d’une population de 6,5 millions d’habitants, selon les estimations du ministère du Plan et de l’ICASES.

 

En un mot, pour Mouammar Bengué-Bossin, la santé publique sous Faustin Archange Touadera est un désastre symbolisé par l’absence d’hôpitaux nouveaux et un ratio médecins-habitants indigne d’un pays aspirant au développement. Ses critiques, chiffrées et implacables, posent une question lancinante : après neuf ans, où sont les résultats ? dites-le-moi… !

 

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Un étudiant centrafricain, conducteur de moto-taxi, agressé par des militaires à Bangui, sort finalement de son coma

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Un étudiant centrafricain, conducteur de moto-taxi, agressé par des militaires à Bangui, sort finalement de son coma

 

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Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un jeune étudiant, conducteur de moto-taxi à Bangui, échappe à la mort après une violente agression par des militaires. Il vient de sortir du coma ce dimanche 27 avril 2025.

 

À Bangui, un jeune étudiant qui se débrouille comme conducteur de moto-taxidans le troisième arrondissement pour financer ses études a frôlé la mort après une attaque violente par des militaires de forces armées centrafricaines. Laissé pour mort au bord d’une route, il a passé deux jours dans le coma avant de rouvrir les yeux, dimanche matin, à l’hôpital. C’est une patrouille de la gendarmerie, par chance, qui l’a retrouvé à temps et lui a sauvé la vie.

 

En effet, le vendredi dernier, dans la soirée, vers 20 heures, ce jeune, dont l’identité reste protégée pour sa sécurité, sillonnait les rues de la capitale centrafricaine. Comme beaucoup d’étudiants dans sa situation, il cumule les petits boulots pour payer ses frais de scolarité et aider sa famille. Son gagne-pain : transporter des clients à moto-taxi entre le quartier Boeing, dans la commune de Bimbo, près de l’aéroport de Bangui – M’Poko, et PK5, le quartier populaire du troisième arrondissement que tout le monde appelle KM5. Ce soir-là, il venait de déposer un passager à KM5 quand il a commencé à se sentir bizarre. Il a raconté à ses collègues, rassemblés autour du point de départ des moto-taxi , qu’il avait pris un café au quartier Boeing juste avant. Un café avec un goût étrange, qui l’a fait se demander s’il n’avait pas été drogué.

Ses camarades, inquiets de le voir aussi mal, lui ont conseillé de rentrer chez lui, pour se reposer. Il a hésité un moment – il n’était vraiment pas en forme – mais il a fini par grimper sur sa moto-taxi, un engin capricieux qui, malgré ses caprices, reste son outil de travail et sa fierté. Sur la route, deux militaires de l’armée nationale l’ont interpellé. Ils voulaient qu’il les emmène à Boeing. Même s’il se sentait faible, le jeune a accepté. Dire non à des hommes en uniforme, dans ce coin, c’est souvent s’attirer des ennuis.

Ce qui s’est passé après reste flou. D’après les témoignages recueillis auprès des habitants, les militaires se seraient mis à le frapper sans raison apparente. Coups de poing, coups de pied, une violence déchaînée, jusqu’à ce qu’il s’effondre, inconscient, sur le bas-côté. Une fois à terre, ils lui ont tout pris : son téléphone, et sa moto, son bien le plus précieux, celle qui lui permet de travailler. Croyant qu’il ne se relèverait pas, ils l’ont abandonné dans la poussière, sous le ciel noir de Bangui.

Par chance, une patrouille de la gendarmerie passait dans le secteur peu après. Les gendarmes, en voyant son corps inanimé, ont tout de suite compris la gravité de la situation. Ils l’ont chargé dans leur pick-up et foncé vers l’hôpital communautaire de Bangui. Sur place, les médecins, face à l’état critique du jeune, n’ont pas perdu de temps : ils ont fait des efforts pour le réanimer. Pendant deux jours, il était suspendu entre la vie et la mort, relié à des machines, sans que personne ne puisse prédire s’il s’en sortirait. Sa famille, sans nouvelles, ne savait même pas qu’il était hospitalisé.

Dimanche matin, l’espoir a repris le dessus. Le jeune homme a ouvert les yeux. Très affaibli, la voix à peine audible, il a réussi à donner le numéro de téléphone d’un cousin. L’hôpital a pu contacter ses proches, qui se sont précipités à son chevet. Le jeune reste sous surveillance médicale, trop faible pour marcher ou parler longtemps, mais il est en vie. Un miracle, disent ceux qui le connaissent.

Cette histoire, aussi dure à entendre soit-elle, n’est pas un cas à part à Bangui. Les habitants des quartiers comme Boeing ou KM5 en parlent avec une colère contenue. Les abus commis par certains militaires ou gendarmes :  violences gratuites, vols, racket,  empoisonnent le quotidien. Les conducteurs de taxi-moto, souvent jeunes et exposés, sont des proies faciles. Dans les discussions au bord des routes, les gens racontent des histoires similaires : un cousin tabassé, un ami dépouillé, un voisin humilié. Ce qui revient à chaque fois, c’est l’impunité. Sans punition, sans justice, ces actes se répètent, comme une plaie qui ne cicatrise pas.

Pour l’étudiant, le chemin sera long. Sa moto, celle qui lui permettait de gagner sa vie, est toujours introuvable. Sans elle, impossible de reprendre le travail, de payer ses études ou de soutenir sa famille. À l’hôpital, les frais médicaux s’accumulent, et ses proches se demandent comment ils vont faire face. Les autorités, elles, n’ont rien dit. Pas un mot sur une enquête, pas un indice sur les responsables. Un silence qui pèse lourd.

Les familles des victimes, les chauffeurs de moto haussent le ton. Ils veulent des réponses, des sanctions, des changements concrets. Ils veulent pouvoir travailler, circuler, vivre, sans avoir peur de ceux qui portent un uniforme. À Bangui, cet espoir semble encore loin, mais ils refusent de baisser les bras….

 

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Ouanda-Djallé : attaque meurtrière sur le chantier minier de Keye

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Ouanda-Djallé : attaque meurtrière sur le chantier minier de Keye

 

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Les rebelles de l’UPC, membree de la CPC-F

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À l’aube du 29 avril 2025, des combattants de l’UPC ont semé la terreur sur le chantier de Keye, à Ouanda-Djallé, faisant un mort.

 

En effet, tout a commencé ce mardi 29 avril 2025, vers 5 heures du matin, une attaque sanglante a secoué le chantier minier de Keye, situé à une dizaine de kilomètres de Ouanda-Djallé, dans la préfecture de la Haute-Kotto, au nord de la République centrafricaine. Des combattants armés, identifiés comme appartenant à l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), ont fait irruption sur le site, semant la panique parmi les ouvriers présents. Selon les informations recueillie par la rédaction du CNC, un ouvrier mineur, Abakar Tamir, a été tué, et trois autres travailleurs ont été blessés. Les victimes blessées sont actuellement en cours d’acheminement vers Ouanda-Djallé pour recevoir des soins.

 

Contexte de l’attaque

 

Le chantier minier de Keye, localisé sur l’axe menant à Ouadda-Maïkaga, est une exploitation artisanale où de nombreux ouvriers s’activent dans des conditions souvent précaires. La région de la Haute-Kotto, riche en ressources minières, est depuis longtemps un lieu de tensions entre groupes armés, forces gouvernementales et communautés locales. L’UPC, un mouvement politico-militaire fondé en 2014 et dirigé par Ali Darassa, est l’une des factions issues de l’ex-Séléka. Bien que ce groupe ait signé un cessez-le-feu avec le gouvernement centrafricain le 19 avril 2025, visant à réintégrer l’Accord politique pour la paix et la réconciliation de 2019, cette attaque montre que des éléments armés continuent d’opérer.

 

Les circonstances exactes de l’attaque restent floues. D’après les premiers éléments d’informations disponibles, les assaillants sont arrivés à l’aube, profitant de l’obscurité pour surprendre les travailleurs. Aucun détail n’a été fourni sur la durée de l’assaut ni sur les armes utilisées par les assaillants. Les raisons de cette incursion ne sont pas encore établies : s’agit-il d’une tentative de contrôle du site minier, d’un règlement de comptes, ou d’une action isolée menée par des éléments non contrôlés de l’UPC ? Pour l’heure, aucune revendication officielle n’a été émise par le groupe.

 

Impact immédiat

 

L’attaque a laissé le chantier de Keye dans un état de désarroi. La mort d’Abakar Tamir, un ouvrier dont l’identité a été confirmée, et les blessures infligées à trois de ses collègues montrent la violence de l’assaut. Les blessés, dont l’état de santé n’a pas été précisé, sont transportés vers Ouanda-Djallé, où les infrastructures médicales sont limitées. Cette localité, située à environ 800 kilomètres au nord-est de Bangui, manque de ressources pour faire face à une crise humanitaire ou sanitaire d’ampleur.

 

Un climat sécuritaire fragile

 

Cette attaque intervient dans un contexte de relative accalmie après la signature du cessez-le-feu entre l’UPC, les 3R (Retour, Réclamation, Réhabilitation) et le gouvernement centrafricain. Annoncé le 24 avril 2025 par le général Henry Wanzet Linguissara, ministre conseiller à la présidence en matière de sécurité, cet accord visait à ramener ces groupes armés dans le cadre de l’Accord politique pour la paix. Cependant, la persistance d’actes violents, comme cette attaque, montre les limites de l’application de cet engagement sur le terrain.

 

La Haute-Kotto a déjà été le théâtre d’affrontements similaires par le passé. En juin 2022, des rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), dont l’UPC faisait alors partie, avaient brièvement occupé Ouanda-Djallé, provoquant des déplacements massifs de populations. Les Casques bleus de la Minusca avaient repris la ville après des combats, mais la sécurité reste précaire dans cette région isolée, où l’État centrafricain peine à asseoir son autorité. La proximité des frontières avec le Tchad, le Soudan et le Soudan du Sud complique davantage la situation, offrant aux groupes armés des bases arrière et des routes pour le trafic d’armes et de ressources.

 

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Centrafrique : les Ambassadeurs de la Justice, un pont essentiel entre la CPI et la population

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les Ambassadeurs de la Justice, un pont essentiel entre la CPI et la population

 

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La deuxième promotion des Ambassadeurs de la Justice. CopyrightaCNC

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Depuis 2019, un programme novateur a vu le jour en République centrafricaine : les Ambassadeurs de la Justice. Porté par la Cour pénale internationale (CPI) à travers son Bureau-Pays en Centrafrique, ce dispositif repose sur un objectif simple mais crucial : rapprocher la justice internationale des populations affectées.

 

Ces Ambassadeurs, hommes et femmes engagés, jouent un rôle de relais entre la CPI et les communautés locales. Ils accompagnent l’équipe terrain de la Cour lors des campagnes de sensibilisation dans tout le pays, participant activement à l’explication du rôle, du fonctionnement et des procédures de la CPI dans le contexte centrafricain.

 

Quatre promotions ont déjà été formées à ce jour. Ces Ambassadeurs ont eu l’opportunité de se rendre au siège de la CPI à La Haye, où ils ont rencontré toutes les parties prenantes impliquées dans les affaires liées à la République centrafricaine. Cette immersion leur a permis d’acquérir une connaissance approfondie du mandat de la Cour, qu’ils transmettent ensuite avec clarté et pédagogie sur le terrain.

 

À Bangui, mais aussi dans des villes comme M’baïki, Carnot, Yaloké, Bossemptélé, Boali, ou encore dans divers quartiers de la capitale, ces Ambassadeurs mènent des campagnes de proximité pour démystifier le langage juridique et redonner du sens à la notion de justice internationale, souvent perçue comme lointaine ou inaccessible.

 

Le programme bénéficie depuis sa création du soutien indéfectible de l’Ambassade du Royaume-Uni à Kinshasa, qui accompagne avec constance cette initiative unique. Cet appui a permis au programme de se structurer solidement dans le temps et de toucher un large public à travers le pays. L’intégrité et la neutralité du processus de sélection des Ambassadeurs par le Bureau-Pays de la CPI sont unanimement reconnues et saluées, garantissant une représentativité crédible et une voix juste au sein des communautés.

 

Abdrahim Yambala, journaliste spécialisé en justice et membre du programme, résume ainsi son engagement :

« À travers mes articles, je sensibilise. L’écriture est mon moyen d’action. Être Ambassadeur de la Justice, c’est transformer l’information en compréhension, et la justice en réalité vécue. »

 

Alors que la République centrafricaine continue de faire face aux défis de la reconstruction, ces Ambassadeurs de la Justice rappellent que la paix durable ne peut exister sans une justice comprise, accessible et partagée….

 

 

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Criminalité à Ngaoundaye : quatre soldats arrêtés pour vol aggravé

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Criminalité à Ngaoundaye : quatre soldats arrêtés pour vol aggravé

 

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brigade de la gendarmerie de Ngaoundaye. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Ngaoundaye, quatre soldats FACA, dont un caporal, sont en garde à vue depuis samedi, poursuivis pour vol aggravé, révélant des dérives au sein de l’armée.

 

Samedi dernier, quatre éléments des Forces armées centrafricaines (FACA), dont un sous-officier et trois soldats, ont été appréhendés et placés en garde à vue à la gendarmerie de Ngaoundaye, une ville située dans la préfecture de Lim-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine, à la croisée des frontières avec le Cameroun et le Tchad. Ils sont accusés de vol de bétail des éleveurs, un acte qui dévoile les comportements criminels persistants de certains militaires dans cette région sensible.

 

Ngaoundaye, par sa position stratégique, est un carrefour commercial vital. Chaque samedi, les éleveurs de la région convergent vers le marché hebdomadaire de Mbaïmboum, une localité camerounaise située juste de l’autre côté de la frontière, pour vendre leur bétail. Ce commerce attire des milliers de têtes de bœufs et génère des liquidités importantes pour les éleveurs de la région. Mais il attire aussi l’attention de certains soldats FACA, qui, loin de protéger les populations, tendent des embuscades,  ou « guet-apens »,  aux éleveurs en partances ou de retour de ce marché hebdomadaire. Ces militaires, selon des témoignages des autorités locales, ne se contentent pas d’installer des barrages illégaux ; ils organisent des pièges sophistiqués pour voler argent, bétail ou les deux. Les quatre soldats arrêtés samedi auraient agi dans ce contexte, profitant de la vulnérabilité des éleveurs pour s’enrichir illicitement.

 

Cet épisode n’est pas un fait nouveau. Deux semaines plus tôt, deux autres soldats FACA ont été appréhendés à la frontière tchadienne alors qu’ils tentaient de vendre du tramadol, une drogue de synthèse. Interpellés par les autorités tchadiennes, ils ont été libérés après des négociations et rapatriés à Bangui. Ces incidents à répétition trahissent une crise profonde au sein de l’armée centrafricaine. Mal rémunérés, insuffisamment formés et souvent livrés à eux-mêmes, certains militaires sombrent dans la criminalité, soit pour survivre, soit pour s’enrichir. À Ngaoundaye, où les groupes armés comme les 3R maintiennent une pression constante, ces agissements des forces de l’ordre aggravent l’insécurité et la défiance des habitants.

 

Depuis des années, l’armée centrafricaine bénéficie d’un soutien important de partenaires internationaux, notamment l’Union européenne et la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), qui investissent dans la formation et l’équipement des FACA. Pourtant, ces efforts semblent insuffisants pour endiguer les dérives. Un rapport de l’International Crisis Group de 2022 soulignait déjà les failles structurelles de l’armée : recrutement bâclé, formation inadéquate et corruption endémique. L’augmentation du nombre de soldats, souvent vantée comme une « montée en puissance », ne traduit pas une amélioration de la qualité. Au contraire, la discipline fait défaut, et les abus contre les civils se multiplient. Certains observateurs estiment même que l’état actuel des FACA est pire qu’avant la crise de 2013, caractérisée par l’effondrement de l’État centrafricain.

 

Les habitants de Ngaoundaye, eux, n’en peuvent plus. Les éleveurs, déjà aux prises avec les violences des groupes armés et les défis d’une région où les services de base sont rares,  deux médecins pour 200 000 personnes, selon Action contre la Faim ,  se sentent abandonnés par ceux censés les protéger. Cette situation alimente leur méfiance envers l’armée et l’État. Si les autorités ne sanctionnent pas sévèrement les coupables et ne s’attaquent pas aux causes profondes – mauvais recrutement, formation inadéquate, corruption – l’armée restera une source de problèmes autant qu’une solution.

 

Pour l’instant, les quatre militaires restent en détention à Ngaoundaye, en attente d’une enquête approfondie. Mais au-delà de ce cas, c’est tout le système militaire centrafricain qui doit être repensé, pour que la « montée en puissance » ne soit plus synonyme de montée de la criminalité….

 

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Centrafrique : Firmin Ngrebada dénonce une fraude électorale massive en préparation à Boali

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Firmin Ngrebada dénonce une fraude électorale massive en préparation à Boali

 

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L’ancien premier ministre centrafricain Firmin Ngrebada

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Firmin Ngrebada, ancien Premier ministre, député, alerte sur une fraude électorale à Boali, où des électeurs non-résidents, venus en masse depuis la capitale,  s’inscrivent illégalement sur la liste électorale à Boali, compromettant les élections de 2025.

 

À l’approche des élections présidentielle, législatives et municipales de 2025, une affaire grave éclate à Boali, dans l’Ombella-M’Poko. Firmin Ngrebada, ancien Premier ministre et député de ladite circonscription, a pris la parole sur la radio Ndéké-Luka dans l’émission parlement pour dénoncer ce qu’il appelle une fraude électorale en préparation. Selon lui, des individus transportés en masse depuis Bangui, sans lien avec Boali, s’inscrivent sur les listes électorales, en violation claire du code électoral. Cette manœuvre, qu’il qualifie de “fraude en gestation”, met en péril l’honnêteté des scrutins à venir et révèle des failles profondes dans la supervision du processus électoral.

 

L’enrôlement des électeurs, démarré en novembre 2024 par l’Autorité nationale des élections (ANE), vise à mettre à jour le fichier électoral et à enregistrer les nouveaux votants. À Boali, tout semblait initialement sous contrôle, jusqu’à ce que Firmin Ngrebada repère des anomalies. Il accuse un candidat aux élections municipales et législatives d’avoir organisé le transport de “camions entiers” de personnes depuis des quartiers précis de Bangui, comme Fou, le centre social de Fou et les abords de l’hôpital de l’amitié Gobongo. Ces individus, qui ne vivent pas à Boali, se sont inscrits en nombre, notamment à l’école préfectorale (connue localement comme le “lycée moderne”) et sur les axes Lambi et Cousine de Roo.

 

Firmin Ngrebada fonde son accusation sur le code électoral, qui exige, à l’article 12, que l’inscription électorale se fasse dans la circonscription du lieu de résidence. Les articles 6 et 20 précisent qu’un changement de résidence nécessite une radiation préalable de l’ancienne liste électorale. Or, les personnes déplacées depuis Bangui n’auraient respecté aucune de ces règles. Elles ne résident pas à Boali et n’ont pas suivi les démarches légales pour modifier leur inscription. Cette opération vise, selon le député, à fausser les résultats électoraux à Boali pour avantager certains candidats, au détriment des habitants légitimes de la circonscription.

 

Le plus troublant reste le silence des autorités locales. Firmin Ngrebada dit avoir alerté les responsables administratifs de Boali, les pressant de faire respecter le cadre légal. Pourtant, aucune action n’a suivi. Ni l’enrôlement illégal n’a été stoppé, ni les responsables n’ont été inquiétés. Cette inertie laisse planer le soupçon d’une complicité ou d’une négligence lourde, inacceptable dans un pays où la démocratie, encore fragile après des années de crises et l’accord de Khartoum, repose sur la confiance des citoyens. La passivité des autorités risque de saper la légitimité des institutions et d’alimenter le désintérêt, voire la colère, de la population.

 

Cette affaire à Boali révèle des problèmes plus larges dans la gestion électorale en RCA. L’ANE, chargée d’organiser les scrutins dans un contexte d’insécurité persistante et de ressources limitées, peine à garantir l’intégrité du processus. L’absence de sanctions immédiates contre les auteurs de ces inscriptions illégales renforce un sentiment d’impunité. Fort de son expérience de Premier ministre, Ngrebada insiste sur la nécessité d’une vigilance sans faille et d’une application stricte des lois électorales. Sans une réponse rapide, de telles pratiques pourraient se multiplier ailleurs, menaçant la crédibilité des élections de 2025.

 

Sur le plan politique, cette fraude n’est pas neutre. Boali, comme d’autres zones de l’Ombella-M’Poko, représente un enjeu stratégique pour les partis en compétition. Déplacer des électeurs depuis Bangui pour gonfler les listes électorales pourrait bouleverser l’équilibre local, au mépris des droits des résidents. Cette tactique constitue une attaque contre le principe même de la représentation démocratique, privant les habitants de Boali de leur voix légitime.

 

Firmin Ngrebada, par sa dénonciation, met les autorités face à leurs responsabilités. Son appel doit résonner au-delà de Boali, mobilisant l’ANE, les tribunaux, la société civile et les partenaires internationaux pour protéger la transparence des élections. La RCA ne peut se permettre une crise de confiance à l’aube de scrutins décisifs. Si les institutions échouent à agir, le pays risque de glisser vers une instabilité accrue, où la volonté populaire serait étouffée par des manœuvres indignes d’une démocratie. L’ancien Premier ministre a parlé ; aux décideurs de prouver que ses paroles ne resteront pas sans écho….

 

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Doko, Ouham-Pendé :  les rebelles de 3R violent le cessez-le-feu et sèment la panique au sein de la population

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Doko, Ouham-Pendé :  les rebelles de 3R violent le cessez-le-feu et sèment la panique au sein de la population

 

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Le chef d’État-major du mouvement 3R et son garde du corps

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 27 avril 2025, des rebelles du mouvement 3R ont attaqué le marché hebdomadaire de Doko, violant au passage l’accord de cessez-le-feu signé avec le gouvernement centrafricain à Ndjamena.

 

Le village de Doko, situé à 25 km de Bocaranga et à 3 km de Bezéré, dans la préfecture de Ouham-Pendé, au nord-ouest de la République centrafricaine, a été secoué Le dimanche 27 avril 2025  par un incident criminel. Vers 16h30, entre 6 et 10 éléments armés du mouvement 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation) ont fait irruption sur le marché hebdomadaire du village, semant la panique parmi la population.

 

Selon des témoignages des sources locales interrogées par la rédaction du CNC, les rebelles seraient initialement venus pour s’approvisionner en produits divers. Ils auraient confié une somme d’argent, dont le montant exact reste inconnu, à un jeune du village chargé d’acheter des marchandises pour leur compte. Toutefois, le jeune aurait pris la fuite avec l’argent, provoquant la colère des éléments du 3R. Après l’avoir attendu en vain, les rebelles se seraient retournés contre les commerçants présents sur le marché. Sous la menace d’armes à feu, ils auraient braqué trois commerçants, emportant un total de 250 000 francs CFA pour compenser leur perte. Des coups de feu tirés en l’air ont amplifié la panique, poussant les habitants et les commerçants à fuir dans toutes les directions.

 

L’incident ne s’est pas limité à l’attaque du marché. Dès 10h00 ce même jour, les rebelles avaient établi un barrage sur la route reliant Bezéré à Doko, rackettant les passants et les commerçants se rendant au marché. Connaissant l’importance de ce marché hebdomadaire, ils ont stratégiquement bloqué les axes pour extorquer de l’argent avant de passer à l’assaut en fin d’après-midi. Cette double action – barrage routier suivi d’une attaque directe – montre une planification claire, visant à maximiser leurs gains au détriment des habitants.

 

Cet incident criminel marque la première violation confirmée de l’accord de cessez-le-feu signé le 19 avril 2025 à N’Djamena, au Tchad, entre le gouvernement centrafricain, le mouvement 3R dirigé par le général Abdelkader, alias Bobo, et l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darassa. Cet accord, facilité par le président tchadien Mahamat Idriss Déby Itno, visait à réintégrer ces groupes rebelles dans l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR) de 2019, en échange d’un arrêt immédiat des hostilités. Le général Bobo avait publiquement ordonné à ses combattants de respecter ce cessez-le-feu dès le 25 avril, un engagement relayé par des sources officielles.

 

L’attaque de Doko, survenue à peine huit jours après la signature, met en doute la sincérité de cet engagement. Elle intervient dans un contexte où le mouvement 3R, historiquement actif dans l’Ouham-Pendé, a déjà été accusé de violations similaires par le passé. En 2020, la Minusca avait dénoncé une attaque du 3R contre un convoi MINUSCA-FACA à Besson, dans la Nana-Mambéré, malgré des promesses de respecter un cessez-le-feu global lié à la pandémie de COVID-19. Ces antécédents soulignent une récurrence de comportements opportunistes, où les déclarations de paix semblent servir de façade à des actions violentes.

 

La proximité de la base des FACA à Bezéré rend l’incident encore plus préoccupant. L’incapacité des forces gouvernementales à réagir rapidement, malgré leur présence à 3 km, pose des questions sur leur efficacité et leur coordination. Les habitants de Doko, déjà vulnérables face aux exactions des groupes armés, se retrouvent confrontés à un sentiment d’abandon. Cette attaque pourrait également fragiliser la confiance dans le processus de paix, à seulement huit mois des élections présidentielles en Centrafrique.

 

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Un jeune kidnappé, un vieux papa tabassé et torturé : la crise intercommunautaire à Zémio prend de l’ampleur

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Un jeune kidnappé, un vieux papa tabassé et torturé : la crise intercommunautaire à Zémio prend de l’ampleur

 

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Zemio-Le-drapeau-russe-devant-une-maison-musulmane – Zémio : Les musulmans unis derrière les forces de Wagner

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Zémio, la violence intercommunautaire s’intensifie avec l’enlèvement d’un jeune Peul et l’agression sauvage d’un vieillard, plongeant la ville dans la peur.

 

Ces derniers jours, la ville de Zémio, une ville où la coexistence entre musulmans, majoritairement Peuls, et chrétiens a toujours été fragile, traverse une période particulièrement sombre. Deux incidents graves, survenus en l’espace de quelques jours, ont aggravé les tensions et semé la panique parmi les habitants. L’enlèvement d’un jeune homme et l’attaque violente d’un vieillard Peul révèlent une fracture profonde entre les communautés, menaçant de faire basculer la ville dans un chaos encore plus grand.

 

Le premier drame a eu lieu entre vendredi et samedi 26 avril dernier. Un jeune Peul, musulman, marchait dans les rues de Zémio  lorsqu’il a été enlevé en plein jour. Personne ne sait exactement comment cela s’est passé, ni qui est derrière cet acte. Ce qui est certain, c’est que le jeune homme a disparu sans laisser de trace. Sa famille, ses amis et toute la communauté musulmane se sont lancés dans une recherche désespérée, allant de quartier en quartier, frappant à toutes les portes, mais sans succès. « On ne sait pas où il est. On le cherche partout, mais rien », confie un proche, la voix brisée par l’angoisse. Cet enlèvement a bouleversé Zémio, en particulier la communauté musulmane, qui se sent de plus en plus ciblée. Pour beaucoup, cet acte n’est pas un simple fait divers, mais le signe d’une hostilité grandissante envers les musulmans, souvent accusés à tort d’être liés à des groupes armés dans la région.

 

Le second incident, encore plus choquant, s’est produit ce week-end, notamment dimanche dernier. Un vieil homme, lui aussi Peul et musulman, rentrait de son champ lorsqu’il a été attaqué sur un chemin isolé. Un groupe de jeunes l’a pris à partie, le rouant de coups et le lapidant avec des pierres. Grièvement blessé, le vieillard a été laissé pour mort. Par chance, il a survécu, mais son état est inquiétant. « Il est vivant, mais il est faible, démoralisé. Il ne parle presque plus », raconte un membre de sa famille, encore sous le choc. Cette agression, d’une violence inouïe, a profondément marqué les esprits. Pour la communauté musulmane, c’est une preuve supplémentaire qu’aucun de ses membres, pas même les plus vulnérables, n’est à l’abri.

 

À Zémio, les musulmans, et particulièrement les Peuls, vivent désormais dans une peur constante. Sortir de leur quartier pour aller au marché, cultiver un champ ou simplement se déplacer est devenu un risque majeur. « Si tu vas trop loin, à plus d’un kilomètre de chez toi, tu peux être enlevé ou attaqué. On ne bouge presque plus », explique un habitant. Cette restriction de mouvement a des conséquences dramatiques. Les musulmans ne peuvent plus cultiver leurs terres, situées à la périphérie de la ville, ce qui menace leur sécurité alimentaire. Au marché, certains commerçants chrétiens refusent de vendre à des musulmans, tandis que les produits des vendeurs musulmans trouvent difficilement preneurs. « Parfois, tu arrives avec ton argent, mais on te dit non. On te regarde mal, et tu repars les mains vides », témoigne une femme Peule. Cette marginalisation, à la fois économique et sociale, étrangle la communauté musulmane, qui se sent piégée dans ses propres quartiers.

 

Ce qui rend la situation encore plus inquiétante, c’est l’inaction des autorités. À chaque visite des responsables locaux ou régionaux à Zémio, de nouveaux incidents éclatent, souvent en leur présence. « Ils viennent, ils regardent, ils parlent, mais rien ne change. C’est comme si tout ça leur était égal », déplore un habitant. Cette passivité, perçue comme un désintérêt, alimente la colère et le désespoir. Pour beaucoup, les autorités donnent l’impression de fermer les yeux sur les violences contre les musulmans, ce qui renforce le sentiment d’impunité des agresseurs.

 

Pourtant, Zémio  n’a pas toujours été ainsi. Cette ville, où chrétiens et musulmans ont longtemps vécu côte à côte, a connu des périodes de paix relative. Mais aujourd’hui, la méfiance domine. Les accusations mutuelles, les rumeurs et les préjugés empoisonnent les relations entre les communautés. Les Peuls, en particulier, sont souvent victimes de stéréotypes qui les associent à des groupes armés ou à des conflits régionaux, ce qui attise la haine à leur égard. « Nous sommes des gens comme les autres. Nous voulons juste vivre en paix, travailler, nourrir nos familles », insiste un leader communautaire musulman.

 

La situation actuelle ne peut pas durer. Zémio  est au bord d’une crise encore plus grave, qui pourrait dégénérer en violences à grande échelle si rien n’est fait. Il est urgent que les autorités agissent avec fermeté : une enquête sérieuse doit être menée pour retrouver le jeune homme enlevé et punir les responsables de l’attaque contre le vieillard. Mais au-delà de la répression, il faut renouer le dialogue. Des discussions entre leaders religieux, chefs traditionnels et habitants pourraient aider à apaiser les tensions. Il est également crucial de garantir la liberté de mouvement et d’accès aux ressources pour tous, en particulier pour les musulmans, afin qu’ils puissent vivre dignement….

 

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Pillage et chaos à Zémio : les mercenaires russes et les FACA sèment la terreur à Komboli

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Pillage et chaos à Zémio : les Mercenaires russes et les FACA sèment la terreur à Komboli

 

Centrafrique.org/centrafrique-a-zemio-la-flamme-des-prix-brule/batiment-sous-prefecture-zemio/” rel=”attachment wp-att-68088″ data-wpel-link=”internal”>Pillage et chaos à Zémio : les mercenaires russes et les FACA sèment la terreur à Komboli
Le bâtiment sous préfectoral de Zémio, situé aux sud-est de la République centrafricaine, CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 24 avril, à Komboli, Zémio, des mercenaires russes et des FACA ont semé le chaos, pillant et intimidant une population déjà vulnérable.

 

Le quartier Komboli, à cinq kilomètres à l’est de Zémio sur la route de Mboki, dans la préfecture du Haut-Mbomou, a été envahi, le 24 avril 2025 après la petite pluie qui s’abattait sur la ville,  par une opération violente. Des mercenaires russes, accompagnés de soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), de gendarmes et de policiers venus de Bangui, ont pris d’assaut ce secteur populaire. Ils ont encerclé toute la zone de l’hôpital de Komboli, et fouillant les maisons une à une avec une rigueur implacable , vidant les foyers de leurs biens avec une précision glaçante. L’hôpital de Komboli, un lieu où les habitants devraient trouver refuge, a été touché par cette vague de violence.

 

Les mercenaires russes, souvent recrutés parmi d’anciens prisonniers ou des criminels notoires avant de rejoindre le groupe Wagner, ont agi sans aucun respect pour la population résidente. Leur attitude à Zémio montre une arrogance qui bafoue la dignité des habitants. Au cours de cette opération, un événement grave a failli coûter la vie à un jeune du quartier. Un soldat FACA a ouvert le feu sur lui, sans l’atteindre. Par instinct, le jeune s’est enfui, sachant qu’une arrestation aurait pu entraîner des conséquences dramatiques. S’il avait été capturé, on aurait pu l’accuser à tort de rébellion ou d’appartenance à une milice, puis l’envoyer par hélicoptère dans une prison à Bangui, loin de sa famille.

 

À Zémio, ce genre de situation se répète trop souvent. Les habitants vivent dans l’angoisse d’une arrestation sans fondement, qui pourrait les conduire à des mois, voire des années, de détention dans des conditions difficiles. À Bangui, les prisonniers, séparés de leurs proches, survivent avec une nourriture de mauvaise qualité fournie par les centres de détention. Pour les familles de Komboli, rendre visite à un proche incarcéré dans la capitale est presque impossible, à cause de la distance et des frais.

 

Ce qui rend ces événements encore plus troublants, c’est le rôle des FACA, des gendarmes et des policiers, censés protéger la population. Ces forces, parfois sous l’emprise des mercenaires russes, exécutent des ordres qui trahissent leur mission. Les soldats centrafricains, issus des mêmes communautés que les habitants de Zémio, se retrouvent à participer à des actes de pillage et d’intimidation, au détriment de ceux qu’ils devraient défendre. Cette situation montre une perte d’autonomie et une soumission préoccupante aux directives des mercenaires.

 

À Komboli, le désordre règne. Les habitants, qui ne demandent qu’à vivre en paix, sont pris en otage par des forces qui agissent sans scrupules. Les pillages, les menaces et les arrestations sans motif se multiplient, installant un climat de peur. L’hôpital, symbole d’espoir, est désormais associé à ces violences, un rappel douloureux de l’insécurité qui domine.

 

Les autorités à Bangui semblent incapables ou peu enclines à stopper ces abus. Les mercenaires russes opèrent sans crainte de sanctions, tandis que les FACA, les gendarmes et les policiers, envoyés dans la région, suivent leurs instructions sans résister. Les habitants de Komboli restent sans protection, confrontés à un quotidien où la violence et l’incertitude prédominent….

 

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Crise sociale en Centrafrique : les fonctionnaires contraints de dormir devant les banques comme les enfants de la rue pour espérer toucher leur maigre salaire le lendemain

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Crise sociale en Centrafrique : les fonctionnaires contraints de dormir devant les banques comme les enfants de la rue pour espérer toucher leur salaire le lendemain

 


Centrafrique.org/des-fonctionnaires-centrafricains-passant-la-nuit-devant-la-banque-bsic-dans-la-nuit-du-dimanche-27-au-lundi-28-avril-2025-en-attente-de-salaires/” data-wpel-link=”internal”>Des fonctionnaires Centrafricains, passant la nuit devant la banque BSIC dans la nuit du dimanche 27 au lundi 28 avril 2025 en attente de salaires. Parmi eux, des femmes, des vieux, des jeunes et même deshandicapés moteurs.
Des fonctionnaires Centrafricains, passant la nuit devant la banque BSIC dans la nuit du dimanche 27 au lundi 28 avril 2025 en attente de salaires. CopyrightChrist Aimé Ndotah

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Imaginez des fonctionnaires, des gens qui servent l’État avec dignité, obligés de dormir à même le sol devant une banque, comme des enfants de la rue, juste pour espérer toucher leur salaire incertain le lendemain. Mais dans quel pays nous y sommes ?

 

Le 27 avril 2025, Christian Aimé Ndotah, journaliste, ancien directeur général de la radio Centrafrique,  connu sous le nom de “Chris Can l’attaquant de pointe”, a partagé cette réalité glaçante sur la plateforme de messagerie sociale WhatsApp. Dans son post, il raconte comment des hommes et des femmes passent la nuit dehors, attendant l’ouverture des banques, dans une lutte désespérée pour un salaire qui n’est même pas garanti. Cette crise, bien plus qu’une simple galère, expose une faille béante dans le système bancaire et la gestion des salaires en Centrafrique.

 

Une humiliation publique pour un salaire incertain

 

Parmi les personnes rencontrées par le journaliste, un habitant de PK 16, une localité située à environ 4 km de la sortie nord de Bangui, a partagé son témoignage poignant. Cet homme explique qu’il est contraint de veiller toute la nuit devant la banque pour s’assurer de pouvoir retirer son salaire, s’il est versé, afin d’acheter de la nourriture pour ses enfants. Il confie également que son épouse, faute d’information claire, pense parfois qu’il a perçu son salaire mais refuse de le dire. Ce cas illustre l’incertitude et la méfiance qui entourent le versement des salaires, poussant des fonctionnaires à des mesures extrêmes.

 

Le phénomène n’est pas nouveau, mais il s’aggrave. Les fonctionnaires, qui représentent un pilier de l’État, se retrouvent dans une situation comparable à celle des plus démunis, exposés à la violence, aux vols et aux agressions en dormant à la belle étoile. Les enfants de la rue, souvent stigmatisés, côtoient désormais des employés de l’État dans cette lutte pour la survie, soulignant une dégradation sociale inquiétante.

 

Des banques débordées et un système à bout de souffle

 

L’un des problèmes majeurs pointés du doigt est la concentration des agences bancaires, principalement situées au centre de Bangui. Cette centralisation oblige les habitants des zones périphériques, comme Boeing, Bimbo, Gobongo, Combattant ou ailleurs comme PK 16, à parcourir de longues distances, souvent dans des conditions de transport difficile, pour accéder à leur argent. Les retards dans le traitement des virements aggravent la situation. Parfois, les salaires ne sont pas versés à temps, forçant les fonctionnaires à vérifier quotidiennement leur compte, sans garantie de succès.

 

Le manque d’innovation dans les services bancaires est également criant. Dans d’autres pays, l’utilisation généralisée des cartes bancaires et des guichets automatiques permet de vérifier et de retirer de l’argent rapidement, sans avoir à passer des heures, voire des nuits, devant une banque. Ici, l’absence de telles solutions modernes contraint les fonctionnaires à une attente humiliante, allongés sur le sol, pour un salaire qui reste incertain.

 

Une responsabilité partagée

 

Si la faute incombe en partie au gouvernement, qui peine à garantir des versements réguliers et fiables des salaires, les institutions bancaires portent également une lourde responsabilité. Face à une population croissante et à une demande accrue, les banques n’ont pas suffisamment investi dans l’expansion de leurs succursales ou dans la modernisation de leurs services. Des solutions comme l’augmentation du nombre d’agences en périphérie, le déploiement de distributeurs automatiques de billets ou la promotion des paiements électroniques pourraient alléger la pression sur les fonctionnaires et améliorer l’accès aux fonds.

 

Un signal pour l’avenir

 

Cette situation, décrite comme le “début de quelque chose” par certains observateurs, est un signe d’une crise plus large. Ce qui a commencé avec les plus vulnérables, les enfants de la rue ou les personnes fouillant les poubelles,  touche désormais les fonctionnaires, symbole de la stabilité de l’État. Si des mesures ne sont pas prises rapidement, la question se pose : qui sera touché demain ? Et jusqu’où cette dégradation ira-t-elle ?

 

Le témoignage de Christian Aimé Ndotah, relayé à 21h13 le 27 avril 2025, appelle à une prise de conscience collective. Il est urgent que le gouvernement et les institutions bancaires agissent pour restaurer la dignité des fonctionnaires et garantir un accès équitable et sécurisé à leurs salaires. Sans réforme, la Centrafrique, malgré les discours optimistes sur son “avancement”, risque de s’enfoncer dans une réalité toujours plus dure pour ses citoyens….

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Deux commerçants kidnappés, des barrières instaurées : les hommes armés sèment le chaos à Ouanda-Djallé

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Deux commerçants kidnappés, des barrières instaurées : les hommes armés sèment le chaos à Ouanda-Djallé

 

Centrafrique.org/huit-taxi-motos-captures-par-des-hommes-armes-sur-la-route-bria-ouanda-djalle/une-moto-taxi-dans-les-villes-de-provinces/” rel=”attachment wp-att-74879″ data-wpel-link=”internal”>Deux commerçants kidnappés, des barrières instaurées : les hommes armés sèment le chaos à Ouanda-Djallé
Une moto-taxi dans la ville de province pour illutration .

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La peur règne à Ouanda-Djallé : deux commerçants kidnappés, des routes bloquées par des barrières illégales. Les groupes armés imposent leur loi, semant le chaos. Dans cette région de la Haute-Kotto, la trame sociale et économique se déchire, chaque voyage et chaque échange étant désormais éclipsés par la menace omniprésente de la violence.

 

En effet, près de Bongo, à quelques encablures de Ouanda-Djallé, deux jeunes commerçants circulant à moto ont été victimes d’une embuscade tendue par des hommes armés. Dépouillés de leurs biens, ils ont passé des heures sous la menace avant d’être libérés. Choqués mais indemnes, ils ont regagné la ville, leur mésaventure révélant cruellement les dangers qui guettent cette voie essentielle. Cet incident, loin d’être une exception, incarne une insécurité galopante qui menace d’asphyxier la région.

 

À une soixantaine de kilomètres, l’axe vital reliant Ouanda-Djallé à Ouadda-Maïkaga est devenu un terrain d’extorsion. Des groupes armés y ont dressé des barrières illégales, transformant chaque trajet en une épreuve coûteuse et périlleuse. Camions et motos doivent s’arrêter, leurs occupants contraints de payer pour passer. Ce racket méthodique étouffe la circulation des biens et des personnes, fragilisant une économie locale déjà vacillante. Les habitants décrivent un sentiment d’abandon, où la liberté de mouvement, pilier de la vie communautaire, n’est plus qu’un lointain souvenir.

 

La population, poussée à bout, accuse l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), le mouvement rebelle d’Ali Darass, d’être à l’origine de ces exactions. Mais les preuves manquent pour étayer ces allégations. Les autorités, mobilisées, tentent de mener une enquête afin d’identifier les véritables responsables de ce désordre. En l’absence de déclarations officielles, que ce soit de l’UPC ou des forces de sécurité, un climat de suspicion et de rumeurs s’installe, amplifiant le malaise des habitants.

 

Pour les commerçants, le retour sain et sauf des deux jeunes apporte un soulagement éphémère, mais il ne dissipe pas l’inquiétude générale. L’axe Ouanda-DjalléOuadda-Maïkaga, jadis poumon du commerce régional, ploie sous le poids de la peur et des perturbations. La population, tiraillée entre colère et résignation, redoute la prochaine agression, son espoir en des jours meilleurs s’amenuisant. Une question lancinante persiste : combien de temps Ouanda-Djallé pourra-t-elle résister à cette spirale de chaos avant que son avenir ne soit irrémédiablement compromis ?

 

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Sabyanne Sambourie, mère de cinq enfants, morte dans un bloc opératoire à l’hôpital de Bangui : Que s’est-il passé ?

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Sabyanne Sambourie, mère de cinq enfants, morte dans un bloc opératoire à l’hôpital de Bangui : Que s’est-il passé ?

 

Centrafrique.org/hopital-communautaire-en-direct-du-bloc-operatoire-une-coupure-delectricite-seme-le-chaos-dans-letablissement/les-medecins-dans-la-salle-operatoire/” rel=”attachment wp-att-87929″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Les-medecins-dans-la-salle-operatoire-450×338.jpg” alt=”Sabyanne Sambourie, mère de cinq enfants, morte dans un bloc opératoire à l’hôpital de Bangui : Que s’est-il passé ?” width=”450″ height=”338″ />
Au bloc opératoire de l’hôpital communautaire

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Sabyanne Sambourie, 40 ans, originaire de Paoua, venue à Bangui pour une opération banale, décède tragiquement. Sa famille accuse l’hôpital. Que révèle ce drame sur notre système de santé ?

 

Le 22 avril 2025, la ville de Bangui a été troublée par le décès tragique de Sabyanne Sambourie, une mère de cinq enfants âgée de 40 ans, originaire de Paoua. Venue dans la capitale centrafricaine pour une intervention chirurgicale visant à retirer un ganglion au cou, elle n’a malheureusement pas survécu à l’opération. Ce drame, survenu à l’hôpital ORL, a plongé sa famille dans une profonde douleur et provoquer une vague d’indignation au sein de la population et du milieu médical. Loin d’être un incident exceptionnel, ce décès s’inscrit dans une série de tragédies qui interrogent la capacité de nos hôpitaux à protéger les vies qui leur sont confiées.

 

Une tragédie qui brise une famille

 

Sabyanne Sambourie vivait à Paoua, où elle élevait ses cinq enfants aux côtés de son époux, Roger Mamadou Yongoro. Depuis des années, une douleur persistante au cou l’affaiblissait, la poussant à chercher des soins spécialisés. Consciente des limites des structures médicales locales, la famille a rassemblé ses maigres ressources pour se rendre à Bangui, espérant une prise en charge à l’hôpital ORL. Le lundi 21 avril au soir, Sabyanne Sambourie et Roger sont reçus par des internes, qui décident de l’admettre pour une opération prévue le lendemain.

 

Mais ce qui devait être une intervention de routine s’est transformé en cauchemar. Le mardi matin, Sabyanne Sambourie entre au bloc opératoire. Quelques heures plus tard, Roger apprend l’impensable : sa femme est décédée. Selon le rapport médical remis à la famille, un arrêt cardiaque serait la cause du décès. Une explication vague, qui laisse les proches dans l’incompréhension et la colère. « Elle était venue pour un ganglion, une opération simple. Comment a-t-elle pu mourir ? », s’interroge Roger, effondré. Pour la famille, ce drame ne peut s’expliquer que par une faute médicale.

 

Un système de santé à l’agonie

 

L’histoire de Sabyanne Sambourie n’est pas un cas à part ; elle reflète les failles béantes d’un système de santé centrafricain en crise. À Bangui, l’hôpital ORL, comme la plupart des établissements publics, fonctionne dans des conditions précaires : équipements vétustes, pénurie de médicaments, personnel débordé et souvent sous-formé. Les internes, qui ont pris en charge Sabyanne Sambourie, opèrent fréquemment sans supervision adéquate, livrés à eux-mêmes dans un environnement où l’erreur peut être fatale. « Nos médecins ne sont pas toujours fautifs, mais ils travaillent dans un système qui les dépasse », confie à CNC un soignant de l’hôpital, sous couvert d’anonymat.

 

Cette réalité n’est pas nouvelle. Les hôpitaux de Bangui, y compris le centre hospitalier universitaire, font face à des coupures d’électricité régulières, des ruptures de stock de matériel de base et une absence de protocoles standardisés. Pour les patients, se rendre à l’hôpital revient trop souvent à jouer à la roulette russe. « Tu viens pour te soigner, tu finis à la morgue », déplore un habitant de la capitale. Cette phrase, répétée dans les quartiers, traduit une défiance croissante envers un système censé guérir mais qui, trop souvent, trahit.

 

Le diabète, un danger sous-estimé ?

 

Si le rapport médical mentionne un arrêt cardiaque, aucune précision n’indique si des facteurs aggravants, comme le diabète, ont été pris en compte. Cette maladie, en forte hausse en Centrafrique, est souvent au cœur de complications médicales. « Avant une opération, les médecins devraient systématiquement vérifier la glycémie des patients », explique un ancien chirurgien. « Sans cela, un traitement inadapté, comme une perfusion de glucose sur un diabétique non diagnostiqué, peut provoquer un choc mortel ». Bien que rien ne confirme que Sabyanne Sambourie souffrait de diabète, l’absence de dépistage systématique dans les hôpitaux est une faille majeure.

 

Le diabète n’est qu’une pièce du puzzle. Les infections nosocomiales, les erreurs de diagnostic et les complications post-opératoires sont des causes fréquentes de décès. En janvier 2025, deux patients sont morts dans des circonstances similaires à l’hôpital universitaire de Bangui, entraînant une suspension temporaire des admissions. Chaque fois, les mêmes mots reviennent : « arrêt cardiaque ». Mais derrière cette formule, se cachent souvent des erreurs humaines, des équipements défaillants ou des protocoles inexistants. Ces tragédies, qui se répètent, soulignent une vérité cruelle : les hôpitaux centrafricains, faute de moyens et de rigueur, sont devenus des lieux où la mort rôde.

 

Une colère qui gronde

 

Le décès de Sabyanne Sambourie a enflammé les réseaux sociaux et les conversations à Bangui. La famille, soutenue par une communauté indignée, exige justice. « Nous voulons des réponses. Une mère de cinq enfants ne peut pas mourir comme ça », martèle un proche. Le Conseil de l’Ordre des médecins de Centrafrique, saisi de l’affaire, a promis une communication officielle ce vendredi. Mais pour beaucoup, cette enquête risque de s’enliser, comme tant d’autres avant elle. Les précédents, comme les décès suspects à l’hôpital universitaire en 2024, n’ont abouti à aucune réforme significative.

 

Ce drame s’inscrit dans un contexte de méfiance généralisée envers le système de santé. Les récits de patients décédés après des interventions mineures ou des diagnostics erronés sont légion. En 2018, un rapport de l’Organisation mondiale de la santé soulignait que la Centrafrique avait l’un des taux de mortalité hospitalière les plus élevés d’Afrique centrale, en raison du manque de personnel qualifié et d’infrastructures. Sept ans plus tard, les progrès sont minimes. Les efforts des ONG et des partenaires internationaux, bien que louables, ne suffisent pas à combler le vide laissé par un État dépassé.

 

Un sursaut nécessaire

 

La mort de Sabyanne Sambourie Sambourie est plus qu’une tragédie familiale ; elle est un cri d’alarme. Combien de mères, de pères, d’enfants devront encore mourir avant que le système de santé ne soit réformé ? Des mesures urgentes s’imposent : formation continue des soignants, modernisation des équipements, instauration de protocoles stricts, comme le dépistage systématique du diabète avant toute intervention. Le gouvernement, avec l’appui de la communauté internationale, doit faire de la santé une priorité absolue, au même titre que la sécurité.

 

En attendant, les cinq enfants de Sabyanne Sambourie grandiront sans leur mère. Leur douleur, partagée par une nation lasse des promesses non tenues, doit devenir un moteur de changement. Car en Centrafrique, aller à l’hôpital ne devrait pas être un acte de bravoure, mais un droit fondamental. La mémoire de Sabyanne mérite cette justice….

 

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Centrafrique : retour spectaculaire des checkpoints illégaux sur l’axe Kaga-Bandoro – Bangui

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retour spectaculaire des checkpoints illégaux sur l’axe Kaga-Bandoro – Bangui

 

Centrafrique.org/bogangolo-damara-la-presence-des-coupeurs-de-route-dans-le-parages-inquiete-la-population/a-la-barriere-de-damara-2/” rel=”attachment wp-att-57246″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : retour spectaculaire des checkpoints illégaux sur l’axe Kaga-Bandoro – Bangui
a la barrière de Damara . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Malgré la récente réhabilitation de la route reliant Kaga-Bandoro à Sibut, les usagers continuent de faire face à une série de checkpoints illégaux tenus par des hommes en uniforme. Ces barrières, sources de tracasseries et de prélèvements forcés, constituent un frein majeur à la libre circulation des biens et des personnes, en violation du décret présidentiel n°3049 du 6 juin 2023.

 

Une route stratégique, mais sous pression

 

L’axe Kaga-Bandoro – Bangui est l’une des principales voies de communication du pays, essentielle pour le commerce et les déplacements entre le centre et la capitale. Grâce à des travaux de réhabilitation, effectués avant la journée mondiale de l’alimentation (JMA), cette route était devenue un peu plus praticable qu’avant, favorisant les échanges économiques. Pourtant, les chauffeurs et commerçants dénoncent une multiplication des points de contrôle non officiels, où les militaires exigent des paiements illégaux.

 

 « À chaque barrière, il faut débourser entre 500 et 2 000 FCFA, sans aucun reçu », témoigne un chauffeur de bus. « Si vous n’avez pas de pièce d’identité, les sommes peuvent grimper. Cela renchérit le coût du transport, et ce sont les passagers qui paient ».

 

Un décret ignoré, une autorité de l’État fragilisée

 

Le préfet de la Nana-Gribizi, Pierre Nino Dengoua, confirme que seulement quatre checkpoints sont légalement autorisés sur cet axe : Guerengou, Damara, Sibut et Dékoa. Pourtant, entre six et sept barrières illégales persistent, malgré les opérations de démantèlement.

 

Une mission présidentielle avait ordonné leur suppression, mais un mois après leur départ, les barrières sont réapparues », déplore le préfet. « C’est un problème récurrent qui mine l’autorité de l’État et pénalise la population ».

 

Conséquences économiques et sociales

 

Ces tracasseries routières ont un impact direct sur les prix des transports et des marchandises. Un trajet entre Bangui et Kaga-Bandoro, qui devrait coûter 10 000 FCFA pour un camion et 15 000 FCFA pour un bus, voit son tarif gonflé par ces extorsions.

 

« Les commerçants répercutent ces coûts sur les produits, et au final, ce sont les citoyens ordinaires qui souffrent », explique Thierry, un habitant régulièrement confronté à ces difficultés.

 

Face à cette situation, les autorités locales réclament une action plus ferme pour appliquer le décret présidentiel et mettre fin à ces pratiques. La Minusca et les forces de sécurité pourraient être mobilisées pour des opérations de contrôle renforcées.

 

En attendant, les usagers de la route Kaga-Bandoro – Bangui continuent de subir ces entraves….

 

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Développement numérique et infrastructures  en Centrafrique : avancées et défis

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Développement numérique et infrastructures  en Centrafrique : avancées et défis

 

Développement numérique et infrastructures en Centrafrique : avancées et défis
gourna-zacko-ministre-telecommunications – Les travaux d’implantation fibre optique bousculée par la pandémie du Covid-19 en Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le Conseil des ministres a examiné les progrès numériques en RCA, mais les défis infrastructurels et financiers interrogent la portée des avancées.

 

Le Conseil des ministres du 17 avril 2025 a abordé les avancées dans le développement numérique de la République centrafricaine, dévoilant un accord avec SOS Telecom pour déployer des infrastructures de fibre optique dans les préfectures de la Lobaye, Mambéré-Kadéï, Ouham-Pendé et sur l’axe Bangui-Bambari. Ce projet vise à améliorer la connectivité dans des zones souvent isolées, soutenant l’accès aux services numériques et le développement économique. Parallèlement, un diagnostic stratégique sur l’écosystème de l’identité digitale et de l’état civil, soutenu par la Banque mondiale, a été validé, marquant une étape vers la modernisation des services publics. Ces initiatives s’inscrivent dans un effort plus large pour réduire la fracture numérique, mais leur mise en œuvre pousse à s’interroger sur les ressources et la coordination.

 

La fibre optique, déjà déployée sur 900 km reliant la RCA au Cameroun et au Congo grâce à un financement de 33 millions d’euros de la Banque africaine de développement et de l’Union européenne, a permis des progrès significatifs. Un centre de formation numérique à l’université de Bangui offre désormais des formations et un accès à des outils comme des imprimantes 3D, stimulant l’innovation chez les jeunes. Cependant, l’Afrique, avec seulement 38 % de sa population connectée en 2024 selon l’Union internationale des télécommunications, reste la région la moins connectée au monde. En RCA, où seulement 8 % des ménages avaient accès à l’électricité en 2024, les infrastructures défaillantes limitent l’expansion numérique. La dépendance à des partenaires étrangers, comme SOS Telecom ou la Banque mondiale, pour financer et exécuter ces projets interroge la capacité nationale à soutenir un développement autonome.

 

Le Plan National de Développement (PND) 2024-2028, validé en septembre 2024, identifie les infrastructures numériques comme une priorité, avec un budget estimé à 7 040 milliards de FCFA. Mais ce plan ambitieux, incluant la digitalisation des services publics, fait face à des défis majeurs : coûts élevés, manque d’expertise locale, et risques de cybersécurité. Un rapport de l’UIT de 2024 classe la RCA parmi les pays les moins avancés en cybersécurité, vulnérable aux cyberattaques croissantes. La validation du diagnostic sur l’identité digitale est un pas en avant, mais sans détails sur son financement ou son calendrier, sa concrétisation reste incertaine. Les contraintes logistiques et l’insécurité, notamment dans les zones rurales, compliquent davantage le déploiement des infrastructures.

 

Les projets numériques de 2025 en RCA marquent des avancées, mais les défis infrastructurels, financiers et sécuritaires laissent planer des doutes sur leur impact à long terme….

 

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Centrafrique : l’ombre d’un coup d’État plane sur le palais présidentiel, les Russes appellent Touadéra à la vigilance

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Centrafrique : l’ombre d’un coup d’État plane sur le palais présidentiel, les Russes appellent Touadéra à la vigilance

 

Centrafrique.org/centrafrique-wagner-bancroft-et-les-jeux-troubles-de-touadera-revelees-par-martin-ziguele/faustin-archange-touadera-sous-la-protection-des-mercenaires-du-groupe-wagner-en-russie/” rel=”attachment wp-att-73145″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : l’ombre d’un coup d’État plane sur le palais présidentiel, les Russes appellent Touadéra à la vigilance
Faustin Archange-Touadera sous la protection des mercenaires du groupeWagner en Russie

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En Centrafrique, les Russes dévoilent un projet de coup d’État pour 2025, exhortant Touadéra à la prudence face à des suspicions internes grandissantes.

 

Des informations relayées par des sources russes font état d’un projet de coup d’État qui se prépare dans la capitale centrafricaine pour septembre 2025. Les autorités russes, présentes dans le pays, ont intercepté des éléments pointant vers une tentative de déstabilisation du pouvoir en place. Ces révélations alimentent un climat de peur et de suspicion à Bangui, où les citoyens perçoivent ces déclarations comme une stratégie pour maintenir la pression sur le président Faustin-Archange Touadéra, alias Baba Kongoboro,  et semer l’inquiétude au sein de la société.

 

Devant cette menace, les Russes ont conseillé au président Touadéra de limiter ses déplacements à l’étranger à partir du mois de mai 2025, invoquant des risques liés à ce complot. Cette recommandation vise à restreindre les mouvements du chef de l’État hors des frontières nationales, dans une période où la vigilance est de mise. Ils ont également appelé à une prudence accrue face à toute agitation ou initiative suspecte, sans révéler publiquement les détails précis de ce projet.

 

Dans ce contexte tendu, la présidence centrafricaine a établi une liste de personnalités placées sous surveillance étroite. En tête de cette liste figure le général de la police, Bienvenu Zokoué, actuel directeur général de la police centrafricaine. Ce haut responsable est soupçonné de nourrir des ambitions présidentielles et de jouer un rôle central dans ce complot. Zokoué, sous couvert d’opérations visant à déjouer des tentatives de coup d’État, chercherait à dissimuler ses propres desseins, selon des conseillers proches de la présidence.

 

Cette surveillance ne se limite pas à Zokoué. La deuxième personnalité visée est Firmin Ngrebada, ancien Premier ministre et figure influente du régime. Son nom apparaît sur la liste, bien que les raisons précises de ces suspicions restent floues. En troisième position, le chef d’état-major, le général d’armée Zéphirin Mamadou, est également pointé du doigt, sans qu’aucune information supplémentaire ne vienne éclaircir les motifs de sa présence sur cette liste. Enfin, le ministre de l’Élevage et de la Santé animale, Hassan Bouba, occupe la quatrième place parmi les individus placés sous observation rapprochée.

 

Bien que les contours exacts du projet de coup d’État demeurent flous, les Russes ont partagé des informations directement avec le président Touadéra, selon des sources proches du pouvoir. Il est possible que les noms des suspects aient été transmis au chef de l’État, mais aucune confirmation publique n’a été faite. Cette situation contribue à renforcer les tensions au sein de l’appareil étatique et à alimenter les craintes parmi la population.

 

Le climat à Bangui reste marqué par une forte appréhension. Les déclarations des Russes, perçues par certains comme une manœuvre pour maintenir leur influence sur le pouvoir et la société centrafricaine, provoque des interrogations sur leurs véritables intentions. Alors que la présidence resserre son contrôle sur plusieurs figures clés du régime, l’annonce d’un possible coup d’État continue de peser sur le pays, dans un contexte où la stabilité politique demeure fragile….

 

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Transféré à Bangui pour des raisons médicales, l’homme se retrouve à l’infirmerie de la prison de Ngaragba : incroyable !

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Transféré à Bangui pour des raisons médicales, l’homme se retrouve à l’infirmerie de la prison de Ngaragba : incroyable !

 

Centrafrique.org/coronavirus-en-prison-les-deux-detenus-testes-positifs-a-ngaragba-sont-morts/sortie-ambullance-de-ngaragba-avec-la-mort-du-detenu-de-coronavirus-le-21-mai-2020/” rel=”attachment wp-att-38353″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/05/sortie-ambullance-de-ngaragba-avec-la-mort-du-detenu-de-coronavirus-le-21-mai-2020-450×400.jpg” alt=”Transféré à Bangui pour des raisons médicales, l’homme se retrouve à l’infirmerie de la prison de Ngaragba : incroyable !” width=”450″ height=”400″ />
Sortie du véhicule de la Croix – rouge de la prison de Ngaragba

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

        1. Soe Salomon, originaire de Ngakobo, et blessé grave au dos, devait être soigné à Bangui. Pourtant, il croupit aujourd’hui à l’infirmerie de Ngaragba, abandonné par un système indifférent à sa souffrance depuis mars 2025.

 

En effet, l’histoire de M Soe Salomon débute dans la préfecture de la Ouaka, à Ngakobo, un village où une tragédie familiale va bouleverser sa vie. Lorsque son épouse tombe gravement malade, des rumeurs locales pointent du doigt une femme, accusée d’avoir causé ce mal par des pratiques occultes. La tension monte, et une foule en colère s’en prend à l’accusée, la battant à mort. Dans ce climat de désespoir, M. Salomon, mari de la malade, est arrêté. À l’issue d’une enquête, il est le seul à rester détenu à la prison de Bambari, entamant un long chemin de souffrances.

 

La vie dans cette prison est un calvaire quotidien. Les conditions sont inhumaines, les tensions palpables. Un jour, un détenu décède, et des accusations de sorcellerie ravivent les conflits dans la prison de Bambari. Excédés, les prisonniers manifestent leur colère. Au même moment, l’intervention des mercenaires russes, qui tirent en l’air pour ramener l’ordre, plonge la cour dans le chaos. Dans la panique, M. Salomon tente de regagner sa cellule. Il trébuche sur un escalier, chute lourdement. Le diagnostic est sévère : une lésion grave à la colonne vertébrale, qui le laisse à peine capable de se tenir debout.

 

Face à la gravité de sa blessure, l’hôpital préfectoral de Bambari, démuni, décide de transférer M. Salomon à Bangui pour des soins spécialisés. On pourrait s’attendre à ce qu’il soit admis dans un établissement équipé, comme la clinique de Médecins Sans Frontières ou à l’hôpital communautaire. Mais, de manière incompréhensible, il est conduit à l’infirmerie de la prison centrale de Ngaragba, dans le septième arrondissement de la capitale. Là, aucun équipement adapté, aucun traitement sérieux. On lui administre des paracétamols et des calmants génériques, incapables de soulager un dos brisé. Et ce n’est pas tout : son état se dégrade, chaque tentative de se lever risque de le faire s’effondrer.

 

À Bangui, M. Salomon est coupé du monde. À Bambari, sa famille pouvait encore lui rendre visite, lui offrir un peu de réconfort. Mais dans la capitale, loin de Ngakobo, il est seul. Qui pourrait financer le déplacement de ses proches ? Cette situation est d’une absurdité tragique : un homme transféré pour des soins urgents se retrouve dans une infirmerie carcérale, dans des conditions peut-être pires qu’à Bambari. Les mêmes médicaments dérisoires qu’on lui donnait là-bas sont son seul recours ici.

 

Ce scandale dévoile une réalité accablante. En République centrafricaine, les détenus malades ne sont pas soignés, ils sont abandonnés. Pourquoi M. Salomon n’est-il pas à l’hôpital, sous surveillance si nécessaire ? Pourquoi l’infirmerie de Ngaragba, sans moyens, est-elle jugée suffisante ? La réponse est une indifférence glaçante. Le système carcéral, sous ce régime, tourne le dos aux plus vulnérables. M. Salomon n’est pas un cas à part. Dans tout le pays, les prisons regorgent d’histoires similaires, où la dignité humaine est bafouée.

 

La blessure de M. Salomon exige des soins spécialisés, voire une évacuation à l’étranger. Pourtant, rien ne bouge. Il reste à l’infirmerie de la prison de Ngaragba, dans un état critique, incapable de se déplacer sans douleur. Sa famille, ses enfants, sont loin. À Bangui, il n’a personne. Ce père de famille, pris dans une spirale de malheur, est laissé à l’abandon, comme si sa vie n’avait aucune valeur. L’Église catholique plaide pour que les détenus soient incarcérés près de leurs proches, mais pour M. Salomon, cela ne change rien. À Ngaragba, l’infirmerie n’est pas un lieu de soin, mais un lieu d’oubli.

 

L’histoire de M. Soe Salomon reflète un système à la dérive. Un homme blessé, transféré pour être sauvé, finit dans une prison, soigné avec des moyens dérisoires. Cette injustice, cette absurdité, est la réalité de trop de détenus en République centrafricaine….

 

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Zemio : une patrouille des FACA désarmée par des hommes armés

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Zemio : une patrouille des FACA désarmée par des hommes armés

 

Centrafrique.org/les-miliciens-wagner-ti-azande-deployes-dans-louham-avec-leurs-instructeurs-russes/les-wagner-ti-azande/” rel=”attachment wp-att-76325″ data-wpel-link=”internal”>Zemio : une patrouille des FACA désarmée par des hommes armés
Les Miliciens Azandés avec leurs instructeurs russes du groupe Wagner

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Une patrouille des soldats FACA a été ciblée ce 27 avril près de Zemio par des hommes armés non identifiés, qui ont saisi leurs armes dans une opération rapide et spectaculaire.

 

En effet, ce dimanche 27 avril 2025, dans la matinée, une patrouille des Forces armées centrafricaines (FACA), composée de quelques hommes,  a été prise pour cible par un groupe d’hommes armés non identifiés, dans le village Finzalle, situé à une douzaine de kilomètres de Zemio, sur la route menant à Mboki. L’attaque, aussi brève que méthodique, a laissé les militaires indemnes mais privés de leur armement.

 

Composée de quatre ou cinq soldats, la patrouille escortait une équipe de sensibilisation de la jeunesse, venue à Zemio pour promouvoir la paix dans cette région instable. Depuis deux jours, les militaires assuraient la sécurité de cette mission civile, qui visait à dialoguer avec les communautés locales sur la réconciliation et la coexistence pacifique. Alors que deux soldats montaient la garde à l’entrée du village, leurs trois camarades s’étaient installés à l’ombre d’un hangar pour une pause, aux côtés des membres de l’équipe de sensibilisation. C’est à ce moment précis que les assaillants, surgissant de la brousse, les ont encerclés avec une rapidité déconcertante. En quelques secondes, ils ont saisi deux fusils d’assaut AK-47 et un fusil A-52, une arme lourde, avant de s’évanouir dans la nature. Aucune violence physique n’a été signalée lors de cette opération éclair, et les civils de l’équipe de sensibilisation n’ont pas été directement visés.

 

Les cris des soldats désarmés ont alerté leurs deux collègues restés en poste, qui se sont précipités sur les lieux en tirant en l’air pour signaler l’incident. Mais les agresseurs, déjà loin, étaient hors d’atteinte. Rapidement informés, des renforts des FACA stationnés à Zemio Centre ont été déployés à moto. Leur arrivée, trop tardive, n’a permis ni de poursuivre les assaillants ni de recueillir d’indices probants sur place.

 

De retour à leur base à Zemio, les militaires, choqués mais sains et saufs, n’ont pu fournir de détails précis sur l’identité ou les motivations de leurs agresseurs. Les membres de l’équipe de sensibilisation, également indemnes, ont été ramenés en sécurité à Zemio. Pour l’heure, aucune revendication n’a été faite, et les autorités militaires centrafricaines restent silencieuses, n’ayant pas encore publié de communiqué officiel sur cet incident.

 

Cette attaque, par son audace et sa précision, pousse à s’interroger sur la sécurité des patrouilles et des missions civiles dans cette région instable du Haut-Mbomou. Les investigations, si elles sont lancées, devront éclaircir les circonstances et les mobiles de cet acte, notamment pour déterminer si l’équipe de sensibilisation ou son message de paix étaient spécifiquement visés. À ce stade, le mystère demeure entier.

 

Nous suivrons l’évolution de cette affaire avec attention….

 

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Centrafrique : Limogé de ses fonctions, l’ex-sous-préfet de Zémio, Romaric Sangou Zirani, traqué par les mercenaires russes

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Limogé de ses fonctions, l’ex-sous-préfet de Zémio, Romaric Sangou Zirani, traqué par les Mercenaires russes

 

Centrafrique.org/la-crise-securitaire-et-humanitaire-dans-le-haut-mbomou-parfait-achille-romaric-sangou-zirani-appel-a-laction/parfait-achille-romaric-sangou-zirani/” rel=”attachment wp-att-68605″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Limogé de ses fonctions, l’ex-sous-préfet de Zémio, Romaric Sangou Zirani, traqué par les mercenaires russes
Parfait Achille Romaric Sangou Zirani , sous-préfet de Zemio

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Limogé de son poste, Romaric Sangou Zirani, ex-sous-préfet de Zémio, est désormais traqué par les mercenaires russes, déterminés à l’appréhender.

 

En effet, 11 mois après sa nomination comme sous-préfet de Zémio, dans la préfecture du Haut-Mbomou, Romaric Sangou Zirani a été brutalement démis de ses fonctions par un décret signé par le président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro. Ce limogeage, loin d’être une simple décision administrative, porte l’empreinte d’une intervention directe des mercenaires russes du groupe Wagner, qui exercent une influence croissante sur les affaires politiques et sécuritaires centrafricaines.

 

Une éviction dictée par Wagner

 

Selon des sources fiables interrogées par la rédaction du CNC, les mercenaires russes ont expressément exigé l’éviction de monsieur Romaric Sangou Zirani, accusant l’ancien sous-préfet d’avoir manqué d’autorité face à des troubles survenus à Zémio. Quelques semaines avant son départ, une manifestation populaire avait en effet secoué la ville, marquée par des actes de vandalisme. Les mercenaires Russes, qui contrôlent de près les autorités de Zemio, avaient ordonné au sous-préfet Romaric Sangou Zirani d’interdire ce rassemblement et de disperser la foule en personne. Ce dernier, estimant la situation trop volatile, avait proposé l’intervention des gendarmes et des policiers pour calmer les tensions. Faute de moyens, les forces de l’ordre n’avaient pas réussi à contenir les manifestants, mais la protestation s’était finalement éteinte d’elle-même.

 

Pour les mercenaires, cette issue était inacceptable. Convaincus que Romaric Sangou Zirani avait toléré, voire encouragé, la contestation, ils ont décidé de s’en prendre à lui. Ils auraient alors fait pression sur le président Touadéra pour obtenir son limogeage immédiat. Dans un pays où les responsables nommés restent souvent en poste pendant des années, une telle décision rapide trahit une ingérence extérieure. « Touadéra ne révoque pas ses collaborateurs sans raison. Quand il agit ainsi, c’est que quelqu’un tire les ficelles », confie une source proche de la présidence.

 

Une traque implacable

 

Le limogeage de Romaric Sangou Zirani n’a pas suffi à apaiser les mercenaires russes. Après la publication du décret, ils ont lancé une véritable chasse à l’homme pour s’emparer de l’ancien sous-préfet. Selon des informations recueillies, Zirani, conscient du danger, aurait pris des mesures pour échapper à ses poursuivants, plongeant dans la clandestinité. À ce jour, son sort reste incertain, et nul ne sait s’il a réussi à leur échapper ou s’il a été capturé.

 

Cette traque intervient dans un climat de tensions, où Wagner impose sa loi à travers le pays. Les mercenaires, qui opèrent sous couvert d’un partenariat sécuritaire avec le Président Baba Kongoboro, n’hésitent pas à user de méthodes brutales pour asseoir leur autorité. Arrestations arbitraires, intimidations et actes de violence sont monnaie courante, et Romaric Sangou Zirani semble être leur dernière cible en date.

 

Zémio, un foyer de tensions

 

Si la traque de Romaric Sangou Zirani ne se déroule pas à Zémio, la ville où il officiait reste au cœur de l’affaire. Située dans une région riche en ressources, Zémio est devenue un point stratégique pour les mercenaires russes, qui y maintiennent une présence oppressante. Les manifestations qui ont coûté son poste à Zirani traduisaient le mécontentement d’une population lasse des exactions attribuées à Wagner et de l’impuissance des autorités locales. Le préfet du Haut-Mbomou s’est rendu sur place pour tenter d’apaiser les esprits, mais la colère populaire persiste, alimentée par le sentiment d’une mainmise étrangère.

 

Une influence russe grandissante

 

L’affaire Romaric Sangou Zirani révèle l’ampleur de l’emprise des mercenaires russes sur les décisions politiques en Centrafrique. Derrière chaque nomination ou révocation, leur ombre plane, reléguant les institutions nationales à un rôle subalterne. « Ce sont les Russes qui décident, et le président exécute », résume un observateur politique centrafricain. Cette dynamique, observée à maintes reprises, fragilise un État déjà affaibli par des années d’instabilité.

 

Alors que Romaric Sangou Zirani demeure introuvable, son cas incarne les dérives d’un système où des forces étrangères dictent leur loi. Dans un pays en quête de souveraineté, la traque de l’ancien sous-préfet résonne comme un avertissement : nul ne peut défier l’autorité des mercenaires sans en payer le prix….

 

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Yakité : quand les éléments du  Bataillon d’Infanterie Territoriale rackette et terrorise au plein cœur du troisième arrondissement de Bangui

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Yakité : quand les éléments du  Bataillon d’Infanterie Territoriale rackette et terrorise au plein cœur du troisième arrondissement de Bangui

 

Centrafrique.org/la-bir-un-copier-coller-de-leba-40-ans-apres-une-nouvelle-brigade-ethnique-en-centrafrique-voit-le-jour/bir-de-touadera/” rel=”attachment wp-att-73479″ data-wpel-link=”internal”>Yakité : quand les éléments du Bataillon d’Infanterie Territoriale rackette et terrorise au plein cœur du troisième arrondissement de Bangui
Le nouveau bataillon d’intervention rapide de Touadera

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Chaque soir, à Yakité, dans le troisième arrondissement, le BIR (Bataillon d’Infanterie Territoriale) rackette et braque les habitants, défiant les sanctions promises par le chef d’état-major.

 

Un racket chaque soir

 

Dans le quartier Yakité, au plein cœur du troisième arrondissement de Bangui, les éléments du BIR (Bataillon d’Infanterie Territoriale), basés au sein de l’école Yakité, située  entre les quartiers KM5et Castor, imposent un racket quotidien. Chaque soir, ils bloquent la circulation sur ce petit axe vital reliant les deux quartiers, extorquant de l’argent aux usagers. Les conducteurs de taxis-motos doivent payer 500 FCFA, tandis que les tricycles sont taxés à 1 000 FCFA, et les véhicules 1500 francs CFA. Cette pratique, qui touche tous les soirs sans exception, paralyse la vie des habitants et des commerçants.

 

En complément de cette vaste opération de racket, les éléments du BIR sont aussi indexés par les habitants d’actes criminels nocturne. En effet, après avoir collecté leurs fonds illégaux, certains militaires du BIR s’attaquent aux habitants des quartiers, entrant dans les maisons pour voler argent, téléphones et autres biens. Ces actes, commis en toute impunité, plongent la population dans un climat de terreur permanent. « On vit dans la peur, même chez nous », confie un habitant du quartier Sénégalais, sous couvert d’anonymat.

 

Ainsi, sur ce sujet, les promesses de sanctions du chef d’état-major, le général Zéphirin Mamadou, n’ont eu aucun effet tangible. Rappelons le, début avril 2025, une vidéo virale diffusée entre le 8 et 9 avril, montrant des militaires tabassant des femmes sur un chantier minier dans la localité de Yaloké, a provoqué une indignation nationale. Face au tollé, le chef d’état-major a publié un communiqué condamnant ces exactions et a visité plusieurs bases militaires à Bangui pour admonester les soldats, menaçant de sanctions sévères. Pourtant, à Yakité et au KM5, les abus continuent, les militaires percevant ces avertissements comme des paroles vides.

 

Pour preuve, un incident survenu il y a un an dans le quartier KM5, proche de Yakité, révèle l’audace des éléments du BIR. Trois militaires ont tenté de braquer une maison familiale, s’emparant d’une moto. Alertés par les cris des victimes, les voisins sont intervenus, tabassant l’un des soldats resté sur place après que ses complices ont fui à moto. Ce n’est que grâce à l’arrivée d’un véhicule d’intervention du BIR que le militaire a été sauvé. Cet épisode, loin d’être une exception, montre l’ampleur des exactions commises par ces unités.

 

Dans ce contexte, les journalistes de Corbeau News Centrafrique (CNC) ont directement observé ces abus. Le soir du 24 avril 2025, entre 19h25 et 20h10, ils ont documenté la scène à Yakité, constatant de visu le racket et les intimidations. Leur présence discrète leur a permis de recueillir des témoignages et des preuves concrètes, confirmant la réalité de ces pratiques. Ces observations renforcent la nécessité d’une couverture médiatique rigoureuse pour dénoncer ces dérives.

 

Face à cette situation, les habitants de Yakité appellent les autorités à agir. Ils demandent des enquêtes approfondies, des sanctions réelles contre les coupables et un retour à l’ordre dans leur quartier. « Nous voulons la sécurité, pas des militaires qui nous volent », déclare une commerçante excédée. Sans intervention rapide, le troisième arrondissement risque de rester un foyer d’insécurité, où le BIR impose sa loi par la violence et l’extorsion….

 

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Bokaranga : l’indignation des jeunes face aux réquisitions forcées de motos par les FACA

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Bokaranga : l’indignation des jeunes face aux réquisitions forcées de motos par les FACA

 

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Les soldats FACA sur une moto à Bocaranga, dans l’Ouham-Pendé. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bokaranga, les soldats FACA, avec leur fâcheuse manière,  s’emparent régulièrement des taxis-motos par la force, pillant les moyens de survie des citoyens dans une impunité incroyable.

 

Une pratique qui empoisonne la vie des jeunes à Bocaranga

 

À Bokaranga, une ville du nord-ouest centrafricaine déjà touchée durement par les défis économiques et les tensions sécuritaire, les habitants continuent de vivre pourtant sous la menace continue d’un abus intolérable : les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) s’emparent de force des motos, souvent celles des conducteurs de taxis-motos, qui constituent leur unique source de revenus. Ces engins, acquis après des années d’économies, ne sont pas de simples objets. Ils représentent la survie d’une toute une familles entières, permettant aux propriétaires de gagner 4 000 à 5 000 francs CFA par jour pour nourrir leurs proches. Pourtant, les militaires, censés protéger la population, agissent comme des prédateurs, privant les citoyens de leur outil de travail sans scrupule.

 

À  titre de rappel, le prix d’une moto varie entre 500 000 et 1 000 000 de francs CFA, une somme colossale pour des familles modestes. Pour beaucoup, l’achat d’une moto est un investissement collectif, financé par des cotisations familiales ou des emprunts. L’objectif est clair : utiliser la moto comme taxi pour générer un revenu régulier. Mais les soldats FACA, déployés dans la ville, connaissant bien cette réalité,  Mais ils préfèrent de s’emparer des motos sous des prétextes farfelu, comme une prétendue urgence militaire, ou parfois sans aucune explication. Une fois prise, la moto peut disparaître pendant des jours, des semaines, voire des mois. Dans le meilleur des cas, elle est rendue après 24 ou 48 heures, souvent abîmée. Dans le pire, elle revient en ruine, inutilisable, ou ne revient jamais. Ce comportement, qui s’apparente à du vol pur et simple, plonge les familles dans le désespoir.

 

Un exemple d’abus des FACA

 

Un récent incident à Bokaranga montre l’ampleur de cette injustice. Il y a quelques semaines, un soldat FACA, en uniforme, armé d’un fusil, d’une grenade et d’un couteau de commando, s’est rendu dans un stationnement de taxis-motos. Après avoir examiné les engins, il a choisi une moto en bon état et a exigé qu’on la lui remette pour une soi-disant course urgente. Le jeune conducteur, conscient des risques, a refusé, expliquant qu’aucune urgence officielle n’était signalée dans la ville. Ce courage a déclenché une escalade : le militaire a tiré six coups de feu en l’air pour intimider le conducteur de taxi-moto qui lui faisant la tête  .

 

Les habitants du quartier, alertés par les détonations, se sont rassemblés. Face à la tension, certains ont conseillé au jeune conducteur de céder la moto au soldat FACA. Contraint, le jeune homme a laissé le soldat partir avec sa moto, son seul moyen de subsistance. Une semaine plus tard, au moment où nous écrivons cet article, la moto n’avait toujours pas été rendue, et rien n’indique qu’elle le sera un jour. Ce cas, loin d’être une exception, reflète une pratique courante où les soldats abusent de leur autorité pour s’approprier les biens des civils, sans crainte de conséquences.

 

Une hiérarchie qui ferme les yeux

 

Ce qui rend cette situation encore plus scandaleuse, c’est le silence de l’état-major des FACA à Bangui. Malgré les plaintes répétées des habitants, relayées par les médias, aucune mesure sérieuse n’est prise pour mettre fin à ces abus. Les soldats fautifs ne sont ni sanctionnés ni rappelés à l’ordre. Pire, certains témoignages affirment que des officiers supérieurs tolèrent, voire encouragent, ces agissements. Cette absence de discipline transforme l’armée, censée être un pilier de la sécurité nationale, en une menace pour les citoyens qu’elle doit protéger.

 

Pourtant, des solutions existent. Après des critiques sur les conditions de travail des soldats à Bokaranga, notamment après un incident tragique où des militaires ont dû transporter les corps de leurs camarades tués à Ngoutéré sur des motos réquisitionnées, l’état-major a fourni un Pick-Up et quelques motos aux unités militaire de Bocaranga. Ces équipements devaient permettre aux soldats de se déplacer en cas d’urgence sans dépendre des civils. Mais, au lieu d’utiliser ces ressources, les militaires continuent de s’en prendre aux motos des habitants, souvent pour des besoins personnels, comme faire des courses ou se déplacer en ville. Cette dérive montre que les réquisitions ne répondent plus à des impératifs opérationnels, mais à des abus de pouvoir.

 

Une dimension politique inquiétante

 

À Bokaranga, les habitants perçoivent ces exactions comme une forme de punition ciblée. La ville, connue pour son soutien à des figures de l’opposition comme Anicet Georges Dologuélé et Martin Ziguélé, anciens Premiers ministres, semble être visée de manière délibérée. Lors de chaque réquisition, les soldats lancent des remarques provocatrices, comme : « Appelez votre Dologuélé ! Appelez votre Ziguélé ! » Ces propos laissent entendre que les abus seraient une revanche contre une région jugée hostile au pouvoir en place. Cette politisation de l’armée est inquiétante. Elle transforme les FACA en un instrument d’intimidation, loin de leur mission de servir tous les Centrafricains, quelles que soient leurs affiliations politiques.

 

Cette perception d’une punition collective alimente la frustration des habitants. Ils se demandent pourquoi leur ville, pourtant frappée durement par des défis économiques, doit subir ces injustices. « Si c’est parce qu’on vote pour l’opposition, est-ce une raison pour nous voler nos motos et détruire nos vies ? » s’interroge un habitant. Cette approche diviseuse fragilise l’unité nationale et renforce le sentiment d’abandon chez les populations de Bokaranga.

 

Un système qui tolère l’anarchie

 

Au-delà des agissements des soldats, c’est tout un système qui est en cause. L’absence de sanctions, le silence des autorités et la tolérance des abus par la hiérarchie militaire reflètent un dysfonctionnement profond. Comment une armée peut-elle inspirer la confiance si ses membres dépouillent ceux qu’ils sont censés protéger ? Comment un État peut-il prétendre à la légitimité s’il laisse ses forces armées agir comme des bandes armées  criminelle ? Ces questions, que se posent les habitants de Bokaranga, résonnent aujourd’hui dans tout le pays.

 

Le régime en place doit cesser de fermer les yeux. Les réquisitions forcées ne sont pas de simples incidents ; elles sont des actes qui sapent la confiance entre l’État et ses citoyens. Chaque moto volée, chaque famille laissée sans ressources, est une blessure infligée à la cohésion nationale. Les habitants de Bokaranga ne demandent pas la charité ; ils exigent le respect de leurs droits et la fin de ces pratiques indignes.

 

Il est temps que l’état-major des FACA prenne ses responsabilités. Des enquêtes doivent être ouvertes pour identifier les soldats responsables et leurs complices. Des sanctions exemplaires, comme des suspensions ou des poursuites judiciaires, doivent être appliquées pour montrer que l’impunité n’a plus sa place. Les équipements fournis aux unités de Bokaranga doivent être utilisés à bon escient, et des mécanismes de contrôle doivent être mis en place pour empêcher les abus.

 

Aux autorités politiques, un message clair : cesser d’instrumentaliser l’armée pour des règlements de comptes politiques. Bokaranga n’est pas un ennemi à punir, mais une partie intégrante de la République centrafricaine. Traiter ses habitants comme des citoyens de seconde zone ne fait qu’aggraver les divisions et fragiliser le pays.

 

Enfin, aux habitants de Bokaranga, votre colère est entendue. Votre combat pour la justice et la dignité est celui de tous les Centrafricains qui aspirent à un pays où l’armée protège, où les droits sont respectés, et où l’État agit pour le bien commun. Si ces abus persistent, si l’anarchie continue de régner sous couvert d’uniforme, c’est l’avenir même de la nation qui est menacé. Il est temps de dire stop….

 

Par Simplice Saragba

Journaliste indépendant

 

Haut-Mbomou : Azandé Ani Kpi Gbe interpelle Touadéra sur les violations des droits humains

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Haut-Mbomou : Azandé Ani Kpi Gbe interpelle Touadéra sur les violations des droits humains

 

Centrafrique.org/maxime-balalou-porte-parole-de-la-paix-ou-architecte-de-tromperies/les-miliciens-azande-ani-kpi-gbe-de-obo-en-formation-par-des-mercenaires-russes-de-la-societe-wagner/” rel=”attachment wp-att-74994″ data-wpel-link=”internal”>Haut-Mbomou : Azandé Ani Kpi Gbe interpelle Touadéra sur les violations des droits humains
Les miliciens AZANDE ANI KPI GBE de Obo en formation par des mercenaires russes de la société Wagner sur le terrain de l’église catholique d’Obo. Les-miliciens-AZANDE-ANI-KPI-GBE-de-Obo-en-formation-par-des-mercenaires-russes-de-la-societe-Wagner Maxime Balalou : Porte-parole de la paix ou architecte de tromperies ?

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Le collectif Azandé Ani Kpi Gbe dénonce les exactions subies par les Zandé du Haut-Mbomou depuis 1981, interpellant Touadéra face à l’inaction des autorités et de la Minusca.

 

Une litanie de violations des droits humains

 

Le collectif Azandé Ani Kpi Gbe expose, dans son interpellation, une série d’atteintes aux droits humains commises  contre les populations du Haut-Mbomou, en particulier la communauté Zandé, depuis 1981. Selon le document, ces exactions incluent :

 

Depuis 1981, les agissements des « braconniers », un groupe armé non précisément identifié, responsables de pillages, d’incendies de villages, d’assassinats et de massacres (Azandé Ani Kpi Gbe, 2025).

Depuis 2008, les rebelles de la Lord’s Resistance Army (LRA), dirigée par Joseph Kony, ont infligé des violences similaires aux populations Zandé du Haut-Mbomou (Azandé Ani Kpi Gbe, 2025).

Depuis 2011, les « éleveurs Peulhs », membres de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) à partir de 2017, ont également commis des violations graves contre les mêmes communautés (Azandé Ani Kpi Gbe, 2025).

 

Ces exactions, selon le collectif, ont été commises « au vu et au su » des différents gouvernements qui se sont succédé en RCA, sans qu’aucune mesure significative ne soit prise pour y mettre fin. Le document déplore l’absence de documentation de ces violations par des instances internationales telles que le Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme, le Rapporteur spécial pour les droits de l’homme en RCA, ou encore la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA).

 

L’autodéfense comme réponse à l’abandon

 

Face à l’inaction des autorités, les populations du Haut-Mbomou, sous l’égide d’Azandé Ani Kpi Gbe, ont décidé de s’organiser en groupes d’autodéfense pour « libérer leur territoire des différentes forces du mal qui ont entrepris de l’occuper ». Le collectif insiste sur son engagement à respecter les droits humains, la sûreté de l’État et les institutions internationales dans ses actions. Parmi les contributions majeures revendiquées par AAKG, le document cite :

 

– La libération de la sous-préfecture de Bambouti des mains de l’UPC, permettant la restauration de l’autorité de l’État et l’installation de la MINUSCA.

– La restauration de la libre circulation des personnes et des biens dans la préfecture du Haut-Mbomou.

– La contribution à l’instauration progressive de la paix dans la région, contrairement aux « rapports mensongers » de certains contingents de la MINUSCA, accusés de soutenir l’UPC (Azandé Ani Kpi Gbe, 2025).

 

Les obstacles rencontrés par AAKG

 

Malgré ces efforts, le collectif Azandé Ani Kpi Gbe dénonce plusieurs entraves de la part des autorités centrafricaines et de leurs alliés russes. Le document met en exergue les points suivants :

 

Arrestations arbitraires : Les leaders d’AAKG, notamment MM. Gouengue Elie et Bakoyogo Célestin, ont été arrêtés et détenus de manière arbitraire par le gouvernement, avec la complicité des mercenaires russes Wagner et l’accord implicite de la MINUSCA.

Entrave à l’intégration dans l’armée nationale : Bien que le collectif ait exprimé sa volonté d’intégrer les forces armées centrafricaines, seuls 200 de ses 5 000 éléments ont été formés à ce jour, et des « manœuvres » viseraient à empêcher cette intégration (Azandé Ani Kpi Gbe, 2025).

Manque de reconnaissance : Les services rendus par AAKG à l’État et à la nation centrafricaine, notamment la libération de territoires et la restauration de la paix, ne sont pas reconnus par le gouvernement (Azandé Ani Kpi Gbe, 2025).

 

Les revendications du collectif

 

Face à ces injustices, le collectif Azandé Ani Kpi Gbe adresse des revendications claires aux autorités centrafricaines et à la communauté internationale. Ces demandes, énoncées dans le document, incluent :

 

  1. Éclaircissements sur les arrestations : Le collectif exige que lumière soit faite sur l’arrestation et l’enlèvement des leaders Gouengue Elie et Bakoyogo Célestin par les forces russes à la Section des Recherches et Investigations (SRI) (Azandé Ani Kpi Gbe, 2025).
  2. Libération immédiate : Les autres leaders d’AAKG détenus arbitrairement doivent être libérés sans conditions (Azandé Ani Kpi Gbe, 2025).
  3. Réparation des préjudices : Le collectif demande réparation pour les dommages subis du fait des arrestations et détentions arbitraires (Azandé Ani Kpi Gbe, 2025).
  4. Engagement contre les atteintes : Les autorités nationales doivent s’engager à ne plus porter atteinte à la liberté et à la vie des Zandé (Azandé Ani Kpi Gbe, 2025).
  5. Reconnaissance des droits territoriaux : Le droit de la communauté Zandé, ainsi que des autres communautés centrafricaines, à vivre sur leurs terres ancestrales doit être formellement reconnu (Azandé Ani Kpi Gbe, 2025)….

 

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Centrafrique : Un giga-meeting annoncé par le BRDC pour défendre la Constitution le 31 mai 2025

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Un giga-meeting annoncé par le BRDC pour défendre la Constitution le 31 mai 2025

 

Centrafrique.org/tempete-sur-le-petrole-centrafricain-lopposition-fait-bloc-contre-une-gestion-mafieuse/photo-de-famille-des-leaders-de-lopposition-du-brdc-apres-leur-conference-de-presse-du-11-octobre-2024/” rel=”attachment wp-att-84135″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Un giga-meeting annoncé par le BRDC pour défendre la Constitution le 31 mai 2025
Photo de famille de quelques leaders du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC) après leur conférence de presse du 11 octobre 2024 à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

L’ancien premier ministre  Martin Ziguélé, porte-parole du BRDC, a annoncé,   lors d’une interview, un giga-meeting le 31 mai 2025 à Bangui pour défendre la Constitution centrafricaine du 30 mars 2016 contre les dérives autoritaires.

 

Face à la menace d’une dérive autoritaire en République centrafricaine (RCA), le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC), sous l’égide de son porte-parole Martin Ziguélé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), annonce un giga-meeting le 31 mai 2025 à Bangui. Dans une interview à la Fondation Jean-Jaurès, Ziguélé appelle à une mobilisation massive pour protéger la Constitution, pilier de la démocratie centrafricaine, contre les ambitions du président Faustin-Archange Touadéra.

 

Ziguélé accuse Touadéra de chercher à briguer un troisième mandat, un « parjure » de son serment qui évoque, selon lui, le spectre d’un retour à l’empire de Bokassa. « Touadéra foule au pied les sacrifices pour la démocratie », déplore-t-il, rappelant les luttes historiques du MLPC et d’autres pour instaurer la République. Cette menace, exacerbée par l’influence néfaste des mercenaires russes de Wagner, motive le BRDC à organiser ce giga-meeting dans un quartier populaire, visant à sensibiliser la population à l’importance de préserver les acquis démocratiques.

 

Le BRDC s’appuie sur la jeunesse, fer de lance de la résistance. Une manifestation le 4 avril 2025 a vu des milliers de jeunes défiler à Bangui, chantant l’hymne national à la place Boganda pour rejeter toute tentative autoritaire. « Plus de 90 % des manifestants étaient des jeunes », note Ziguélé avec espoir, voyant dans leur engagement la clé pour contrer les dérives. Le giga-meeting du 31 mai 2025 vise à amplifier cette dynamique en vue des élections de décembre 2025, que le BRDC veut transparentes et inclusives.

 

L’influence de Wagner aggrave le contexte. Ziguélé dénonce leur contrôle de la mine d’or de Ndassima, générant 1,5 milliard de dollars par an, et de la société Neptune Oil, qui plombe le secteur des hydrocarbures avec des prix 40 % plus élevés que dans la région. Ces pratiques opaques, ayant conduit à une suspension des décaissements du FMI en décembre 2024, privent l’État de ressources, accentuant une crise économique où 70 % de la population vit en pauvreté extrême, selon la Banque mondiale.

 

Ziguélé inscrit cette lutte dans un contexte régional troublé, citant le Niger, où le président Mohamed Bazoum reste otage, comme un exemple des dérives à combattre. Il s’inquiète aussi d’une possible réduction du financement de la MINUSCA par l’administration Trump, qui pourrait déstabiliser la RCA. Le giga-meeting, organisé par le BRDC, se veut un appel à la solidarité nationale et internationale pour défendre la démocratie.

 

En un mot, le giga-meeting du 31 mai 2025, porté par le BRDC et annoncé par Martin Ziguélé, incarne l’espoir d’un sursaut démocratique en Centrafrique. Avec la jeunesse en première ligne, cette mobilisation vise à sauvegarder la Constitution face aux menaces autoritaires, dans un combat crucial pour l’avenir de la République….

 

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Un vent violent sème le chaos à Boromata et secoue la Vakaga : la population en détresse

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Un vent violent sème le chaos à Boromata et secoue la Vakaga : la population en détresse

 

Un vent violent sème le chaos à Boromata et secoue la Vakaga : la population en détresse
La ville de Tiringoulou, dans la préfecture de la Vakaga, sous le vent violent ce vendredi 25 avril 2025Screenshot

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

La Vakaga tremble sous des vents violents depuis jeudi dernier, 24 avril 2025, avec Boromata durement touchée et Tiringoulou et Sikikedé en alerte.

 

Ce phénomène météorologique d’une rare intensité a transformé des localités déjà fragiles de l’extrême nord-est de la République centrafricaine en scènes de désolation. À Boromata, les habitants luttent pour panser leurs plaies, tandis que Tiringoulou et Sikikedé craignent que la fureur des éléments ne s’abatte plus durement sur eux. Dans une région minée par l’insécurité et la pauvreté, cette catastrophe naturelle amplifie une crise humanitaire déjà alarmante, laissant des milliers de personnes dans une détresse profonde.

vue panoramique du village Boromata, dans la préfecture de la Vakaga, au nord-est de la Centrafrique.
vue panoramique du village Boromata. CopyrightCNC

 

Boromata : une ville dévastée par la tempête

 

À Boromata, le vent a frappé avec une brutalité implacable. Depuis jeudi, les bourrasques ont arraché les toits de tôle, abattu des murs de banco et renversé des arbres centenaires, transformant les ruelles en un champ de ruines. Selon les autorités locales jointes par la rédaction du CNC, au moins 15 personnes ont été blessées, certaines grièvement. Des fractures, notamment aux jambes et aux bras, ont été signalées, souvent causées par l’effondrement de maisons sur leurs occupants. « J’ai entendu un bruit assourdissant, comme un grondement, et puis tout s’est écroulé », raconte Aminata, une mère de famille de 32 ans, dont la maison a été réduite à un tas de débris. « Mon fils a été blessé à la jambe. On n’a nulle part où aller maintenant ».

 

Les habitations, construites avec des matériaux rudimentaires, n’ont pas résisté à la violence des rafales. Des familles entières se retrouvent sans abri, leurs biens – vêtements, ustensiles, réserves de nourriture – éparpillés ou détruits. Les écoles et les rares bâtiments publics de la ville n’ont pas été épargnés : une école primaire a perdu son toit, et le centre de santé local, déjà sous-équipé, a vu une partie de ses murs s’effondrer. Les autorités locales, débordées, peinent à organiser les secours, d’autant que les routes défoncées et l’isolement géographique de Boromata compliquent l’acheminement d’aide.

 

La situation est d’autant plus tragique que Boromata était déjà une ville à genoux. Les violences récurrentes entre les bandes armées , les incursions de Mercenaires russes et l’instabilité chronique dans la Vakaga ont poussé de nombreux habitants à fuir ces dernières années. Ceux qui sont restés vivent dans une précarité extrême, dépendant de l’agriculture de subsistance et de l’aide humanitaire, de plus en plus rare. Ce désastre naturel, survenant dans un contexte de crise sécuritaire, risque de briser le peu de résilience qu’il restait à la communauté.

 

Tiringoulou et Sikikedé : l’angoisse d’une catastrophe imminente

 

À Tiringoulou, située à plusieurs dizaines de kilomètres de Boromata, le vent souffle avec une intensité inquiétante, mais les dégâts matériels restent pour l’instant limités. Les habitants, cependant, vivent dans une tension constante. Les rafales, qui hurlent jour et nuit, font plier les arbres et vibrer les toits de tôle, menaçant à tout moment de transformer la ville en un nouveau Boromata. « On ne dort plus », confie Moussa, un agriculteur de 45 ans. « On surveille nos maisons, on attache tout ce qu’on peut, mais si le vent continue, on ne tiendra pas ». Les familles se préparent comme elles peuvent, entassant des sacs de sable autour des habitations ou cherchant refuge chez des voisins dont les maisons semblent plus solides.

 

À Sikikedé, plus au sud, la situation est similaire. Les vents violents perturbent la vie quotidienne, arrachant des branches et soulevant des nuages de poussière qui rendent l’air irrespirable….

 

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Situation des épidémies en RCA : une crise sanitaire multidimensionnelle en cours

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Situation des épidémies en RCA : une crise sanitaire multidimensionnelle en cours

 

Centrafrique.org/crise-sanitaire-a-bangui-quand-leau-et-lelectricite-dictent-le-sort-des-hopitaux/dr-pierre-somse-ministre-de-la-sante-et-de-la-population/” rel=”attachment wp-att-75240″ data-wpel-link=”internal”>Situation des épidémies en RCA : une crise sanitaire multidimensionnelle en cours
Dr. Pierre Somsé, ministre de la santé

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 17 avril 2025, le Conseil des ministres détaille les épidémies en RCA, mais l’efficacité des mesures envisagées reste incertaine face aux défis sanitaires.

 

Le Conseil des ministres du 17 avril 2025 a dressé un tableau alarmant de la situation épidémique en République centrafricaine, confrontée à plusieurs maladies infectieuses dans un système de santé fragile. La variole du singe, la méningite, la rougeole et la fièvre jaune sévissent dans de nombreux districts, tandis que d’autres épidémies, comme la dengue, sont en voie de résolution. Mais face à l’ampleur de cette crise multidimensionnelle, les mesures annoncées pousse à s’interroger sur leur capacité à enrayer la propagation des maladies.

 

La variole du singe, présente dans 17 des 35 districts sanitaires, totalise 812 cas suspects, 100 confirmés et trois décès, avec un nouveau cas signalé à Bangui-3. Une recherche active des cas et un suivi des 419 contacts sont en cours, mais les moyens pour couvrir l’ensemble des zones touchées restent incertains. La méningite, signalée depuis février 2025, compte 69 cas suspects dans le district de Batangafo-Kabo, et une mission d’investigation est en préparation. La rougeole, avec 411 cas confirmés à la mi-avril, touche trois régions sanitaires, mais la riposte vaccinale n’est encore qu’à l’étape de la planification. La fièvre jaune, avec cinq cas probables, fait l’objet d’enquêtes, notamment à Bangui-3. Ces chiffres, bien que inquiétants, pourraient sous-estimer la réalité dans un pays où le système de santé est décrit comme quasi inexistant par des organisations comme Médecins Sans Frontières.

 

Les inondations, signalées le 30 mars et le 2 avril 2025 à Bangui et dans la préfecture de Lobaye, aggravent la situation. Environ 700 personnes ont été affectées, avec des risques accrus de maladies diarrhéiques et de malnutrition. Une coordination multisectorielle a été mise en place pour fournir des vivres, des soins gratuits et une surveillance épidémiologique, but l’ampleur des besoins dépasse les capacités actuelles. En 2022, l’OMS notait déjà que la faible couverture vaccinale, les inondations et les déplacements de population rendaient la RCA vulnérable aux épidémies. Cette vulnérabilité persiste, et les réponses en cours, souvent limitées à des investigations ou des planifications, laissent planer des incertitudes sur leur efficacité.

 

Le Conseil a reconnu la nécessité d’accélérer les ripostes, mais les détails sur le financement, le personnel ou les équipements manquent. La dépendance aux partenaires internationaux, comme l’OMS ou l’UNICEF, est évidente, mais la coordination et la rapidité des interventions restent en question. Dans un pays où 2,8 millions de personnes, soit près de la moitié de la population, dépendent de l’aide humanitaire, selon la Commission européenne, la capacité à juguler plusieurs épidémies simultanées semble compromise par des contraintes logistiques et financières….

 

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Droit de réponse d’Alexandre Pamphile Maleyombo, Directeur de Cabinet du Ministère de l’Urbanisme, face aux accusations de détournements

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Droit de réponse d’Alexandre Pamphile Maleyombo, Directeur de Cabinet du Ministère de l’Urbanisme, face aux accusations de détournements

 

Centrafrique.org/alexandre-pamphile-maleyombo-le-baron-de-la-mafia-au-coeur-du-ministere-centrafricain-de-lurbanisme/alexandre-pamphile-maleyombo/” rel=”attachment wp-att-87809″ data-wpel-link=”internal”>Droit de réponse d’Alexandre Pamphile Maleyombo, Directeur de Cabinet du Ministère de l’Urbanisme, face aux accusations de détournements
Alexandre Pamphile Maleyombo, directeur de cabinet au ministère de l’urbanisme

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans un article publié récemment par Corbeau News Centrafrique (CNC), intitulé « Vive Tension au ministère centrafricain de l’Urbanisme : Bras de fer entre la ministre Nicole Koué et son Dircab Alexandre Pamphile Maleyombo », de graves accusations ont été portées contre M. Alexandre Pamphile Maleyombo, Directeur de Cabinet du ministère de l’Urbanisme, de la Réforme Foncière, de la Ville et de l’Habitat de la République centrafricaine. L’article l’accuse notamment de détournements massifs via une caisse parallèle, de dépenses hors contrôle, et d’irrégularités dans des projets comme la construction d’un immeuble ministériel ou l’achat d’un tracteur à Douala. Face à ces allégations, M. Maleyombo a accordé une interview exclusive à notre rédaction pour livrer sa version des faits et rétablir la vérité.

 

Contexte des accusations

 

Selon l’article de Corbeau News Centrafrique, M. Maleyombo serait au cœur d’un scandale financier impliquant la gestion opaque des recettes issues des ventes de terrains dans plusieurs localités, notamment les 7e et 9e arrondissements de Bangui, Bimbo, ,mais également sur la route de Boali, Damara et Mbaïki. Ces fonds, estimés à des centaines de millions de FCFA, auraient été gérés via une caisse parallèle, privant le Fonds d’Aménagement et d’Entretien Urbain (FAEU), et le Trésor public de ressources essentielles. L’article rapporte également une mise en garde du Premier ministre, Félix Moloua, dénonçant des pratiques illégales, notamment la construction d’un immeuble sans appel d’offres et l’achat d’un tracteur sans autorisation. Enfin, il décrit un conflit ouvert avec la ministre Nicole Koué, qui aurait tenté, sans succès, de rétablir l’ordre face à un Directeur de Cabinet défiant son autorité.

 

La réponse d’Alexandre Pomphile Maleyombo

 

Dans une déclaration détaillée au micro de l’une de nos équipes, M. Maleyombo rejette catégoriquement ces accusations, qu’il qualifie de « mensonges » et de « sorcellerie pure » instrumentés pour ternir sa réputation. Il affirme que ces allégations sont motivées par des intérêts personnels et des résistances à son engagement pour une gestion rigoureuse et transparente des finances du ministère. Voici, point par point, sa réponse aux accusations formulées par Corbeau News Centrafrique.

 

Accusation de détournements via une caisse parallèle

 

L’article de CNC affirme que M. Maleyombo gère une caisse parallèle pour collecter les recettes des ventes de terrains, privant le FAEU et le Trésor public de fonds publics. M. Maleyombo dément fermement cette allégation, expliquant que les recettes collectées auprès des citoyens pour les parcelles sont utilisées conformément aux besoins du ministère, en l’absence de financements directs du Trésor public.

 

« Depuis sept à huit ans que je suis Directeur de Cabinet, le Trésor public ne nous a jamais donné un sou, même un franc, pour les travaux d’aménagement. Ces travaux coûtent très cher : louer des engins à un million de FCFA par jour, payer des per diem, aménager des terrains… Tout cela, nous le finançons avec l’argent collecté auprès des citoyens qui achètent des parcelles. Une partie de cet argent sert à louer des équipements, à développer des activités, et une autre est reversée au Trésor public. Où est le détournement là-dedans ? », s’interroge-t-il.

 

Il ajoute que les accusations de caisse parallèle sont infondées, car il a lui-même exigé des rapports financiers réguliers des agents comptables envoyés par le ministère des Finances, sans jamais les obtenir.

 

« Depuis plusieurs années, trois agents comptables se sont succédé. Aucun n’a fourni de rapport financier. Je leur demande : combien avons-nous reçu ? Combien avons-nous dépensé ? Combien a été reversé au Trésor ? Rien ! Ils ne montrent rien, ni à moi ni à la ministre. Et quand je refuse ces pratiques opaques, on me traite de méchant et on me dénigre sur les réseaux sociaux ».

 

Construction d’un immeuble sans appel d’offres

 

L’article du CNC reproche à M. Maleyombo d’avoir engagé la construction d’un immeuble ministériel sans respecter les procédures d’appel d’offres, suggérant un favoritisme envers une entreprise liée à lui. Le Directeur de Cabinet explique que cette initiative répond à un besoin urgent de moderniser les infrastructures du ministère, actuellement vétustes et dangereuses.

 

« Le bâtiment actuel du ministère date de l’époque coloniale, rongé par les termites, avec des plafonds qui risquent de s’effondrer. Est-ce digne d’un ministère de l’Urbanisme, avec des architectes et des urbanistes, de travailler dans ces conditions ? J’ai pris l’initiative de lancer la construction d’un nouveau bâtiment, car c’est ma maison. Je suis intégré ici, je prendrai ma retraite ici. Je veux laisser un héritage pour nos enfants, un bâtiment moderne qui reflète la vision du président pour un Grand Bangui ».

 

Concernant l’absence d’appel d’offres, M. Maleyombo affirme que les procédures administratives sont respectées, mais que l’urgence et le manque de fonds publics ont nécessité des solutions pragmatiques. « Si le Trésor ne nous donne rien, comment financer un appel d’offres classique ? Nous utilisons les recettes des terrains pour avancer, et tout est fait dans l’intérêt du pays ».

 

Achat d’un tracteur à Douala sans autorisation

 

L’achat d’un tracteur à Douala, sans validation du gouvernement, est également pointé du doigt par CNC comme une dépense opaque. M. Maleyombo clarifie que cet équipement était nécessaire pour les travaux d’aménagement, notamment sur des axes comme la route de Boali, Damara ou le PK 17.

 

« Nous louons des engins à des coûts exorbitants, parfois un million de FCFA par jour. Acheter un tracteur, c’est un investissement pour réduire ces dépenses et avancer dans les travaux. Tout cela est fait pour le pays, pour urbaniser, pour réaliser la vision du président de la République. Ceux qui critiquent ne vont pas sur le terrain, dans la brousse, face aux serpents et aux menaces des populations. Ils veulent juste l’argent sans travailler ».

 

Il regrette que cet achat soit présenté comme un acte illégal, alors qu’il s’inscrit dans une logique d’efficacité et d’autonomie financière face à l’absence de subventions publiques.

 

Conflit avec la ministre Nicole Nkoué

 

L’article de CNC décrit un bras de fer entre M. Maleyombo et la ministre Nicole Koué, cette dernière étant dépeinte comme incapable d’imposer son autorité face à un Directeur de Cabinet omnipotent. M. Maleyombo réfute cette vision, soulignant son respect pour tous les ministres qu’il a servis, y compris Mme Nkoué.

 

« J’ai travaillé avec trois ministres : Lefa, Rousalem, et maintenant Nicole Nkoué. Avec chacun, j’ai collaboré en bon termes, avec respect. Je suis un technicien du ministère de l’Urbanisme, intégré depuis 2008. Mme Nkoué vient du ministère du Tourisme, elle n’est pas urbaniste. Mon rôle, en tant que technicien, est de l’appuyer pour que le travail avance, en suivant la lettre de mission du Premier ministre et la vision du président pour un Grand Bangui ».

 

Il nie tout conflit personnel avec la ministre, affirmant que les tensions évoquées dans l’article sont amplifiées pour des raisons malveillantes. « S’il y a un problème, on doit se réunir, discuter, et trouver une solution ensemble. Le travail du pays, c’est l’affaire de tous, pas d’un individu ».

 

Accusations de népotisme et de protection politique

 

CNC explique que M. Maleyombo s’appuie sur un réseau de proches placés à des postes stratégiques et sur des liens avec le président Faustin-Archange Touadéra  alias Baba Kongoboro pour se maintenir. Le Directeur de Cabinet rejette ces allégations, mettant en avant son parcours et son indépendance financière.

 

« Avant d’intégrer le ministère en 2008, j’étais déjà un homme d’affaires. J’ai créé mon entreprise en 1996 après mes études universitaires. J’ai construit ma maison, acheté ma voiture. Je ne suis pas un mendiant qui dépend du régime. Ces accusations sont des mensonges pour me salir. Quant à mes soi-disant réseaux, je sers le pays avec loyauté, pas pour des intérêts personnels ».

 

Il ajoute qu’il dispose de dossiers sur les agissements de plusieurs responsables, y compris des ministres, mais qu’il refuse de les divulguer par respect et professionnalisme. « Je pourrais tout balancer sur les réseaux sociaux, comme on le fait contre moi, mais ce n’est pas mon style. Je préserve mes relations et je travaille pour le pays ».

 

Un appel à la transparence et à la justice

 

  1. Maleyombo conclut en réaffirmant son engagement pour la vision du président Touadéra, notamment le projet de Grand Bangui, qui vise à étendre la capitale à 50 kilomètres. Il insiste sur la nécessité de changer les pratiques obsolètes, comme l’absence de cadastre préalable à l’installation des populations, et de moderniser le ministère.

 

« Je ne suis pas un voleur. Je travaille avec honnêteté et professionnalisme. Ceux qui me critiquent refusent que l’on mette fin aux vieilles pratiques de gaspillage. Ils veulent 10 millions de FCFA par mois pour s’amuser, mais moi, je dis non. Cet argent doit servir à acheter du gasoil, à louer des engins, à construire pour le pays ».

 

Il appelle à une enquête indépendante pour faire la lumière sur la gestion financière du ministère, notamment sur l’absence de rapports des agents comptables. « Que les contrôles viennent vérifier ce que nous faisons. Tout est transparent de mon côté. Mais ceux qui accusent doivent aussi répondre de leurs actes ».

 

Face aux accusations de Corbeau News Centrafrique, Alexandre Pamphile Maleyombo se présente comme un technicien dévoué, victime d’une campagne de diffamation instrumentée par des acteurs opposés à sa rigueur. Il met en avant son parcours, son indépendance financière, et son engagement pour la modernisation de l’Urbanisme en Centrafrique. Tout en dénonçant l’inaction des agents comptables et les résistances internes, il appelle à une résolution collective des problèmes pour faire avancer le pays.

 

« Je suis un combattant. Je ne reculerai pas. Avec la sagesse que Dieu m’a donnée, je continuerai à servir mon pays, jusqu’à ce que quelqu’un prenne la relève. Mais pour l’instant, je travaille pour la vision du président et pour les Centrafricains »….

 

Par Alain Nzilo

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FACA : Une armée de bourreaux au service d’un régime corrompu ?

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FACA : Une armée de bourreaux au service d’un régime corrompu ?

 

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Les jeunes ouvriers miniers tabassés par les soldats FACA à Sosso-Nakombo

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les images sont insoutenables. À Ziki, une vidéo virale montre des militaires des FACA fouettant une quinzaine de femmes, certaines tenant des bébés, d’autres enceintes. L’un d’eux, en uniforme, ordonne froidement : “Ne la frappez pas au bassin, frappez-la aux pieds !” Ces scènes, relayées en boucle sur les réseaux sociaux, ont déclenché une vague d’indignation à travers la Centrafrique. Mais pour le Dr Paul Cressan-Béniga, porte-parole du groupe de travail de la société civile, ce n’est que “la partie visible de l’iceberg”. Derrière ces atrocités, une vérité plus sombre : les FACA, censées protéger le peuple, sont devenues une milice au service d’un régime corrompu.

 

L’état-major, pris la main dans le sac, a tenté une défense pathétique : la vidéo daterait de plus d’un an, ont-ils affirmé. Un mensonge grossier, démonté par Cressan-Béniga sur la radio Ndéké-Luka lors de l’émission Patara : “L’État-major a menti ! La vidéo date d’août 2024, pas d’un an !” Pire encore, les responsables de ces exactions, un lieutenant et deux adjudants basés à Ziki et Gomion, n’ont pas été relevés, contrairement aux promesses du ministre de la Défense, Claude Rameau-Bireaux. “Quelques éléments ont été isolés”, admet Cressan-Béniga, mais le détachement reste en place, libre de continuer ses abus. Où sont les sanctions tant vantées ? Où est la justice militaire que le ministre brandit comme un bouclier ?

 

Rameau-Bireau, fidèle serviteur du président Faustin-Archange Touadéra, multiplie les pirouettes. Il parle d’inspections, de formations, de “nouveaux textes fondateurs” pour l’armée. Mais ses mots sonnent vide face à la réalité : des femmes enceintes battues, un jumeau mort à Gomion à cause des violences, des populations terrorisées par des tirs intempestifs. “Il ne se passe pas une semaine sans crépitements d’armes dans la commune”, témoigne Cressan-Béniga. Loin de rétablir la confiance, les FACA sèment la peur, transformées en bourreaux par un système qui les abandonne.

 

Et que fait Touadéra pendant que son armée humilie le peuple ? Il fanfaronne, offrant trente véhicules aux FACA sur son prétendu “effort personnel”. Une fable grotesque, pulvérisée par Cressan-Béniga : “C’est l’argent de l’État, sinon c’est du vol !” Pendant que le président se fait passer pour un bienfaiteur, ses soldats manquent de tout : tenues, nourriture, discipline. À Ouandja-Djallé, ils tirent en l’air pour réclamer leurs primes globales d’alimentation (PGA). À Sam-Ouandja, ils survivent sans moyens. À Zémio, ils ne réapparaissent qu’avec l’appui des Russes, après six ans d’absence. Cette armée, livrée à l’indiscipline et à la corruption, est-elle encore au service de la nation ?

 

Le scandale de Ziki révèle une vérité accablante : les FACA ne sont plus une force républicaine, mais un outil du régime Touadéra pour maintenir le pouvoir à tout prix. À Gomion, elles protègent les intérêts de la société chinoise IMC, au détriment des populations locales. À Bangui, des officiers supérieurs, “grands commerçants” selon Cressan-Béniga, détournent les fonds des PGA et s’enrichissent via des contrats opaques avec le ministère de la Défense. L’usine nationale Mamika, qui pourrait équiper l’armée, agonise, tandis que des partenaires privés proches du pouvoir raflent la mise. “Vous avez désinstitutionnalisé la gestion de l’armée !” accuse Cressan-Béniga, pointant du doigt une gouvernance clientéliste qui sacrifie l’honneur national.

 

L’impunité est la règle. Les sanctions, quand elles existent, sont des secrets bien gardés. Les noms des coupables ? Inconnus. Les rapports des inspections ? Introuvables. La justice militaire, vantée par Rameau-Bireaux, n’est qu’une façade pour protéger les puissants. Pendant ce temps, les victimes de Ziki, de Gomion, et d’ailleurs attendent réparation. “La justice fera son travail”, répète le ministre. Mais qui y croit encore ? Touadéra, en laissant ses officiers piller et ses soldats brutaliser, trahit le peuple centrafricain.

 

Centrafricains, jusqu’où tolérerons-nous cette descente aux enfers ? Une armée qui fouette des femmes enceintes, qui rackette ses citoyens, qui dépend des Russes pour tenir Zémio, n’a rien de souverain. C’est une milice au service d’un régime sans vergogne. Touadéra doit répondre : pourquoi les bourreaux de Ziki sont-ils toujours en poste ? Pourquoi l’état-major ment-il sans honte ? Et pourquoi ce silence complice face à la corruption qui gangrène l’armée ? Le peuple exige vérité et justice. Et il ne se taira pas….

 

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Tragédie à l’église CEC de Zémio : Sangba Constantine s’effondre en pleine prière

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Tragédie à l’église CEC de Zémio : Sangba Constantine s’effondre en pleine prière

 

Centrafrique.org/zemio-une-marche-pacifique-pour-la-paix-triomphante/marche-du-6-septembre-2023-a-zemio-en-faveur-de-la-paix/” rel=”attachment wp-att-68558″ data-wpel-link=”internal”>Tragédie à l’église CEC de Zémio : Sangba Constantine s’effondre en pleine prière
marche du 6 septembre 2023 a Zemio en faveur de la-paix et la reconciliation

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

En pleine lecture biblique à l’église CEC de Zémiot, Sangba Constantine s’effondre et décède, un drame qui bouleverse la communauté chrétienne le 23 avril 2025.

 

En effet, une onde de choc a traversé la communauté chrétienne de Zémio le mercredi 23 avril 2025, lorsqu’un événement tragique s’est déroulé au sein de l’église CEC, située à Bandachi, une localité située à 5 kilomètres à la sortie de la ville sur l’axe menant à Obo. Sangba Constantine, veuve du pasteur Sangba Antoine, a perdu la vie de manière soudaine et inexplicable lors d’une séance de prière organisée pour implorer la paix dans une région en proie à une insécurité croissante. Ce drame, survenu alors qu’elle s’apprêtait à lire un passage de la Bible, a profondément marqué les fidèles et laissé la ville dans un état de stupeur.

 

Sangba Constantine était une figure respectée au sein de la communauté religieuse de Zémio. Mère de famille et femme de foi, elle portait en elle l’héritage spirituel de son défunt mari, le pasteur Sangba Antoine, décédé il y a quelque temps. Connue pour sa ferveur et son engagement, elle incarnait un modèle de résilience pour de nombreux chrétiens confrontés aux défis de la région. Ce jour-là, l’église CEC de Bandachi accueillait une veillée spéciale de jeûne et de prière, dans un contexte où la préfecture du Haut-Mbomou est secouée par des tensions sécuritaires. Ces rassemblements, mêlant témoignages, prières et lectures bibliques, visaient à renforcer l’unité des fidèles et à invoquer la protection divine pour ramener la paix.

 

Au cours de la séance, Sangba Constantine a été invitée à partager un témoignage. Selon les personnes présentes, elle s’est levée avec assurance, visiblement en bonne santé, et a prononcé des paroles empreintes d’espoir et de foi. Encouragée par l’assemblée, elle a ensuite pris sa Bible pour lire un passage. Mais à l’instant où elle a ouvert le livre saint, un silence glacial s’est abattu sur l’église : Sangba Constantine s’est effondrée au sol, sans le moindre signe avant-coureur. Les fidèles, d’abord incrédules, ont tenté de lui porter secours, mais il était trop tard. Elle était décédée, sans qu’aucune maladie ou malaise préalable ne puisse expliquer ce drame.

 

« C’était comme un cauchemar », raconte un témoin joint au téléphone par la rédaction du CNC. « Elle parlait avec force, elle était rayonnante, et en une seconde, elle n’était plus là ». La nouvelle s’est rapidement répandue, plongeant la communauté dans une profonde tristesse. Pour beaucoup, la perte de Sangba Constantine est d’autant plus douloureuse qu’elle survient dans un lieu sacré, au cœur d’un moment de communion spirituelle.

 

Ce drame a ravivé les sentiments d’incertitude qui pèsent sur Zémio, une ville déjà éprouvée par l’insécurité. Les chrétiens, bien que bouleversés, se tournent vers leur foi pour trouver du réconfort. Les responsables de l’église CEC ont appelé à multiplier les prières et les jeûnes, à la fois pour honorer la mémoire de Sangba Constantine et pour continuer à implorer la paix dans la région. Des veillées spéciales sont prévues dans les prochains jours, offrant à la communauté une occasion de se rassembler et de rendre hommage à cette femme dont la vie a été un témoignage de dévotion.

 

En ces heures de deuil, les pensées de toute la communauté vont à la famille de Sangba Constantine, à ses proches et à tous ceux qui l’ont connue. Son départ soudain laisse un vide immense, mais son héritage spirituel continue d’inspirer. Que son âme repose en paix, et que la lumière de sa foi guide ceux qui pleurent sa perte….

 

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Bangui : une altercation entre les militaires au quartier Walingba a failli dégénérer à un bain de sang

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Bangui : une altercation entre les militaires au quartier Walingba a failli dégénérer à un bain de sang

 

Centrafrique.org/centrafrique-4-soldats-faca-tues-dans-une-embuscade-des-rebelles-de-la-cpc-vers-markounda/les-soldats-faca-en-detachement-a-kabo-une-sous-prefecture-de-louham-fafa/” rel=”attachment wp-att-65770″ data-wpel-link=”internal”>Bangui : une altercation entre les militaires au quartier Walingba a failli dégénérer à un bain de sang
Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un conflit entre militaires au quartier Walingba, à Bangui, a frôlé la catastrophe, révélant un manque inquiétant de discipline au sein de l’armée centrafricaine.

 

Le 25 avril 2025, vers 13 heures, le quartier Walingba, dans le 5ème arrondissement de Bangui, a été agité par un incident grave impliquant des membres des Forces armées centrafricaines (FACA). Une dispute entre soldats, initialement anodine, a dégénéré en une confrontation violente, menaçant la tranquillité d’un quartier résidentiel et exposant les failles profondes d’une institution militaire en proie à l’indiscipline.

 

En effet, tout commence lorsqu’un membre de la garde présidentielle, originaire de Ouanda-Djallé, dans la préfecture de la Vakaga, et résidant au quartier Walingba avec sa famille, accompagne son supérieur hiérarchique à son domicile, probablement pour partager un repas après une journée de service. Ne trouvant rien à manger, les deux militaires décident de se rendre dans un restaurant. En chemin, ils croisent une femme militaire, disant une préfate, une connaissance de cet élément du garde présidentiel. Les salutations, d’abord cordiales, tournent au conflit lorsque le garde demande à la préfate de saluer son supérieur selon le protocole militaire, car c’est son chef aussi. Loin de s’exécuter, elle répond par des insultes virulentes, suggérant un manque de respect ou une possible influence de l’alcool.

 

Indigné, le chef militaire exige des excuses de la part de cette jeune fille très insolant et irrespectueuse. La jeune fille, au lieu de se calmer, intensifie ses propos injurieux. La situation devient explosive, et le chef militaire menace de recourir à la force. Grâce à l’intervention rapide du garde présidentiel, qui sépare les protagonistes, une altercation physique est évitée. Les deux hommes quittent les lieux pour se rendre dans d’autre quartier de la capitale à la recherche d’un repas, tandis que la militaire regagne son domicile, également situé à Walingba.

 

L’incident prend une tournure plus grave peu après. La femme militaire, accompagnée d’un autre soldat – peut-être un proche,  et de jeunes du quartier, se rend au domicile du garde présidentiel. Armé et animé par la colère, le groupe profère des menaces et des insultes contre la mère de cette famille. Le militaire, qui est armé  parmi la foule commence à insulter tout les membres de cette famille qu’il accuse d’appartenir à l’ethnie Goula, une communauté centrafricaine établie dans la préfecture de la Vakaga, tout en utilisant ce terme comme une insulte pour les tenir responsables des troubles dans le pays. Forçant l’entrée de la maison, ils trouvent un pasteur, venu rendre une visite familiale de courtoisie. Le Pasteur, parlant calmement au militaire pour lui demander ce qui se passe exactement, celui-ci le répond par intimidation, le menaçant de mort s’il ouvre encore sa bouche.

 

La fouille du domicile s’avère infructueuse : le garde présidentiel est absent. Le groupe s’en prend alors à la mère de famille, qui tente de se défendre avec véhémence. Elle nie catégoriquement appartenir à l’ethnie Goula, expliquant que ces accusations ravivent la douleur de la perte de ses enfants, tués par des membres de cette communauté lors de violences passées. Elle ajoute, avec la colère: « Si vous cherchez les Goula, allez à l’Assemblée nationale, au ministère de la Justice, dans le gouvernement. Vous les trouverez là-bas, pas ici ». Malgré ses explications, les insultes persistent, et le groupe finit par se retirer.

 

Informé de l’attaque, le garde présidentiel revient chez lui armé, prêt à affronter les agresseurs. Ses parents parviennent à le calmer, évitant une escalade qui aurait pu plonger le quartier dans la violence. Cet épisode, bien que contenu, pose une question lancinante : comment une armée censée garantir la sécurité peut-elle tolérer de tels débordements ?

 

Les faits survenus à Walingba s’inscrivent dans une série d’incidents impliquant des militaires. Des troubles similaires, comme ceux causés par des soldats au quartier Yakité, ou des actes de violence contre des civils relayés sur les réseaux sociaux, révèlent un problème systémique au sein des FACA. L’indiscipline, le mépris de la hiérarchie et l’usage abusif des armes minent la crédibilité de l’institution. Le chef d’état-major, le général Zéphirin Mamadou, est sous pression. Malgré ses visites dans les bases militaires et ses engagements à sanctionner les fautifs, les dérapages se multiplient, alimentant un sentiment d’impunité.

 

La République centrafricaine, encore touchée par des décennies de conflits, ne peut se permettre une armée aussi désorganisée. Une réforme urgente est nécessaire : renforcement de la formation, application stricte des sanctions et promotion d’une culture de respect et de cohésion. L’incident de Walingba, impliquant une famille de Wanda-Djallé injustement ciblée, doit alerter les autorités. Au-delà des tensions ethniques mal placées, c’est l’avenir de l’institution militaire et de la stabilité nationale qui est en jeu. L’heure est à l’action….

 

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RCA : DEPUIS 40 ANS, L’ETAT, ORGANE CENTRAL, NE SATISFAIT PLUS LES GRANDES FONCTIONS D’INTERET COMMUN 

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RCA : DEPUIS 40 ANS, L’ETAT ORGANE CENTRAL, NE SATISFAIT PLUS LES GRANDES FONCTIONS D’INTERET COMMUN 

 

Centrafrique.org/Centrafrique-le-mouvement-des-coeurs-unis/robert-enza-6/” rel=”attachment wp-att-25142″ data-wpel-link=”internal”>RCA : DEPUIS 40 ANS, L’ETAT ORGANE CENTRAL, NE SATISFAIT PLUS LES GRANDES FONCTIONS D’INTERET COMMUN
Robert ENZA

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 AUJOURDHUI LETAT EST NEFASTE. LES GRANDES FONCTIONS QUE SONT : SANTE, EDUCATION, INFRASTURCTURES PHYSIQUES DE FOURNITURES DE SERVICES PUBLICS, Politique DE LOGEMENT, CULTURE ET ENVIRONNEMENT…

 

Que faire quand l’Etat devient de plus en plus inefficace. Quand aujourd’hui on a l’impression que l’Etat est à l’avantage des seuls fonctionnaires et qu’il n’offre plus de services publics, et le bien-être de la population n’est plus une préoccupation. Comment penser et administrer un pays quand l’État est jugé inefficace ou funeste ?

 

Aujourd’hui, si nous regardons les dépenses de l’Etat ; il y a les dépenses liées au fonctionnement des services généraux de l’Etat, autrement dit le coût de la bureaucratie constitue la première charge qu’assume l’Etat pour sa survie ; ensuite, tout ce qui a trait aux fonctions régaliennes de sécurité intérieure. Enfin les dépenses d’investissements économiques, en y intégrant la Politique du logement, de la culture, de l’environnement. C’est précisément sur ces trois grosses dépenses publiques qu’interagissent le plus les options de mode de gestion et de circuit de financement.

 

Ce n’est pas l’Etat qui est inefficace mais ceux qui en mènent les affaires c’est-à-dire les dirigeants élus et leurs partisans.

Sur le fond, l’éloignement de l’Etat des grandes fonctions, le problème réside dans ce que fait l’Etat des recettes, de la manière dont les dirigeants gèrent, et assurent l’évaluation et les contrôles d’efficacité et d’efficience de leurs contreparties : les dépenses, réalisations, investissements…

Des dépenses et réalisations proposées par l’exécutif votées, entérinées et contrôlées par le législatif : l’assemblée nationale et le Haut conseil de bonne gouvernance. Ce qui est budgétisé doit être réalisé avec fermeté. C’est dans ces domaines que : peut mieux faire.

 

La vérité est que nos gouvernements emploient un mode de fonctionnement dépassé via une ouverture d’esprit qui privilégie ses propres et uniques ambitions d’où une copie de travail qui nécessite une remise en question plus que jamais d’actualité au vu d’un pays qui s’embourbe, perd ses principaux repères aux profits d’intérêts financiers tout cela pour satisfaire exclusivement l’appétit des dirigeants sans grande envergure et partenaires qui eux aussi sont complices et visiblement comprennent  rien de la manière  de fonctionner de notre vie économique.

 

Par Robert Enza

 

Centrafrique : le ministère de la Réconciliation, simple vitrine ou vrai moteur de paix ?

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le ministère de la Réconciliation, simple vitrine ou vrai moteur de paix ?

 

Centrafrique.org/Centrafrique-le-combat-du-journaliste-aime-christian-ndotah-pour-la-reconstruction-de-la-mosquee-de-lakouanga-symbole-du-vivre-ensemble/mosquee-de-lakouanga/” rel=”attachment wp-att-86250″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : le ministère de la Réconciliation, simple vitrine ou vrai moteur de paix ?
La mosquée de Lakouanga renovée. Par Aimé-Christian Aimé Ndotah

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Alors que Sewa Ndotah commémore une décennie de vivre-ensemble à Lakouanga, le ministère de la Réconciliation peine à soutenir les initiatives citoyennes pour la paix. Cette absence pousse à s’interroger : ce ministère est-il un véritable moteur de cohésion sociale ou une simple vitrine politique ?

 

Reconstruire pour panser les plaies d’un pays fracturé

 

En 2013, la prise de pouvoir par la Séléka plonge la République centrafricaine dans un cycle de violences intercommunautaires, fracturant le tissu social. La mosquée de Lakouanga, dans le 2e arrondissement de Bangui, est détruite en mai 2014, devenant un symbole de cette division. Face à cette tragédie, Christian Ndotah, président de l’association Sewa Ndotah, lance une initiative audacieuse : rebâtir la mosquée pour restaurer le vivre-ensemble. « En tant que chrétien, reconstruire une mosquée était ma manière de démentir ceux qui voulaient confessionnaliser la crise », confie-t-il. Soutenue par l’association École Foot Namys, cette action s’appuie sur un slogan fédérateur : « Construire la paix, c’est construire le pays ».

 

Le 24 décembre 2014, jour de Noël, un vœu de réconciliation donne le coup d’envoi. Le 24 avril 2015, des chrétiens nettoient le site dévasté, rejoints par des musulmans. Une prière solennelle, le 1er mai 2015, marque un tournant, en présence de dignitaires et de la Minusca. Avec l’appui du PNUD, les travaux débutent en août 2015, mais une nouvelle destruction en septembre freine le projet. La communauté reprend les travaux après la visite du pape François et les élections de 2016, qui apaisent les tensions. Aujourd’hui, la mosquée, autrefois modeste, est un édifice moderne accueillant jusqu’à 1 000 fidèles, incarnant un symbole de résilience.

 

Célébrer dix ans d’unité et de paix

 

Sewa Ndotah organise, du 24 au 26 avril 2025, une campagne intitulée « Campagne de sensibilisation sur la paix et le vivre-ensemble, 10 ans après la reconstruction de la mosquée de Lakouanga ». Avec un budget de 4 761 500 FCFA, ce projet vise à consolider les valeurs de paix à l’approche des élections. Trois activités majeures sont prévues : une cérémonie commémorative à la mosquée, une conférence-débat au Centre Jean 23, et une sensibilisation urbaine avec un match de football à Boy Rab.

 

Le 24 avril, 500 personnes, dont autorités et artisans de paix, se réuniront pour des prières œcuméniques et une visite guidée, avec une couverture médiatique. Le 25 avril, 200 participants débattront de la reconstruction, du vivre-ensemble et de la paix en période électorale, suivis d’un sketch et d’un cocktail. Le 26 avril, un camion-podium sillonnera Bangui, et un match de football attirera 2 000 spectateurs, animé par des groupes de danse scouts. Une stratégie médiatique, incluant spots radiophoniques, affiches et T-shirts, assurera une large visibilité.

 

Un ministère de la Réconciliation en panne d’action

 

Malgré l’alignement de cette initiative avec les objectifs du ministère de la Réconciliation nationale, aucun soutien concret n’a été obtenu. Trois mois avant l’événement, Sewa Ndotah a sollicité une aide logistique et financière. La réponse du ministère, donnée sans la moindre gêne, fut qu’il « n’avait pas de moyens ». Cette excuse est d’autant plus troublante que le ministère aurait pu soulever la question lors du Conseil des ministres pour obtenir un financement. Un projet d’une telle importance pour la cohésion sociale méritait que le ministère des Finances débloque ne serait-ce qu’une somme modeste. Mais, par manque d’initiative, par peur ou par désintérêt, le ministère a préféré se retrancher derrière une réponse honteuse, laissant l’association seule face à ses ambitions.

 

Plus grave encore, le jour de la cérémonie, le directeur de cabinet du ministère s’est présenté, prononçant un discours comme si le ministère était à l’origine de l’événement. Cette récupération opportuniste, sans aucun soutien, pousse à s’interroger : l’objectif était-il de se gargariser, de s’approprier le travail de Sewa Ndotah pour briller sous les projecteurs, ou simplement de sauver les apparences ? Cette attitude contraste avec les dépenses colossales pour d’autres causes. Pour la marche du troisième mandat du président Touadéra, des centaines de millions de FCFA ont été mobilisés. Chaque député, au nombre de 144, a reçu 2,5 millions de FCFA pour organiser des marches dans sa circonscription, soit 360 millions de FCFA rien que pour les parlementaires. À cela s’ajoutent les fonds versés aux sous-préfets, aux partis politiques soutenant le président,  environ une centaine,  et à diverses associations, portant le total à des milliards de FCFA. Pourtant, pour un projet de réconciliation porté par des citoyens, pas un franc n’a été trouvé.

 

L’ambassade de France, également sollicitée par l’association Ndotah, a invoqué un manque de ressources, une réponse surprenante pour une chancellerie occidentale engagée dans les processus de paix. Cette inaction institutionnelle renforce le scepticisme : le ministère est-il un moteur de paix ou une façade politique ? « C’est bizarre qu’un ministère dédié à la réconciliation dise qu’il n’a pas de moyens. Existe-t-il vraiment pour les Centrafricains ? », s’interroge un observateur local.

 

Redonner un sens au rôle du ministère

 

Le ministère de la Réconciliation nationale, censé incarner l’engagement de l’État pour la cohésion, perd en crédibilité face à son inaction. Soutenir des initiatives comme celle de Sewa Ndotah nécessiterait une approche proactive : mobiliser des fonds via le Conseil des ministres, coordonner les partenaires internationaux, ou valoriser les efforts citoyens. Sewa Ndotah prouve que des actions concrètes sont possibles avec peu de moyens. Un partenariat avec de telles initiatives pourrait redonner au ministère un rôle central et répondre aux attentes des Centrafricains.

 

La reconstruction de la mosquée de Lakouanga et la campagne de 2025 témoignent de la force des citoyens à bâtir la paix. Sewa Ndotah montre la voie, mais le ministère de la Réconciliation doit sortir de l’ombre pour devenir un acteur crédible. Comme l’affirme Christian Ndotah, « construire la paix, c’est construire le pays ». Ce chantier exige l’engagement de tous, institutions comprises, pour que la Centrafrique retrouve son unité….

 

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Hausse des prix en Centrafrique : Bertrand Arthur Piri affirme que c’est conjoncturel, pas un échec social du régime de Touadera

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Hausse des prix en Centrafrique : Bertrand Arthur Piri affirme que c’est conjoncturel, pas un échec social du régime de Touadera

 

Hausse des prix en Centrafrique : Bertrand Arthur Piri affirme que c’est conjoncturel, pas un échec social du régime de Touadera
Le ministre en charge du développement de l’énergie et des ressources hydrauliques, Arthur Bertrand Piri

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Face à une hausse des prix qui étrangle les Centrafricains, Bertrand Arthur Piri, proche de Touadéra, joue la carte de la conjoncture. Un échec social ? Pas du tout, dit-il, alors que le quotidien des gens s’effondre.

 

Dans une interview accordée à la radio Ndéké-Luka, Bertrand Arthur Piri, deuxième secrétaire exécutif du Mouvement Cœurs unis, a voulu calmer le jeu. Les prix des denrées alimentaires et du carburant qui flambent ? Rien de grave, selon lui. « C’est une situation conjoncturelle », a-t-il lancé, expliquant que ces hausses dépendent de l’économie mondiale, pas des choix du gouvernement centrafricain. Voilà une explication pathétique. La Centrafrique ne produit pas de pétrole, rappelle Bertrand Arthur Piri, et quand les cours grimpent sur les marchés internationaux, le pays n’a qu’à suivre. Pour Piri, c’est presque une fatalité, un phénomène naturel qu’on ne peut pas imputer à Faustin-Archange Touadéra ou à son régime après neuf ans au pouvoir. Mais il a oublié le doublement des prix du carburant qu’il a infligé en 2023? Ce type est plus qu’un malade. Même le FMI a insisté sur la baisse des prix du carburant, mais le gouvernement refuse toujours. Mais pourquoi parler de la situation mondiale ? Donc c’est la Centrafrique seule qui subit les conséquences de la situation mondiale ?

 

Mais cette pirouette rhétorique de monsieur Arthur Piri ne passe pas auprès de ceux qui font les comptes au quotidien de leur poche. À Bangui, le sac de manioc, base de l’alimentation pour beaucoup, a vu son prix triplé en quelques années. Le litre d’essence, quand il est disponible, coûte une fortune, et les transports publics, déjà rares, deviennent un luxe. Les marchés grouillent de colère : les commerçants qui vendent sur les marchés éclatent contre des clients qui n’achètent plus, les chauffeurs de taxi-moto râlent contre des cuves à sec. « Conjoncturel, peut-être, mais on crève quand même », lâche un commerçant du kilomètre 5, excédé par les explications de Piri.

 

Car derrière les mots bien lisses du cadre du MCU, il y a une réalité qui cogne. La Centrafrique, déjà fragile, ploie sous une inflation qui ne touche pas que le carburant ou les importations. Les produits nationaux :  manioc, arachides, poisson séché,  suivent la même courbe, et personne ne voit les salaires ou les aides suivre le rythme. Piri insiste : ce n’est pas un échec social, juste une vague passagère liée à des forces extérieures. Mais pourquoi, alors, le gouvernement n’a-t-il rien fait pour amortir le choc ? Où sont les mesures pour protéger les plus pauvres, ceux qui n’ont plus de quoi remplir une assiette ?

 

Et ce n’est pas comme si le problème datait d’hier. Depuis 2016, les Centrafricains subissent des hausses sans cesse , amplifiées par une économie en ruines et une dépendance totale aux importations. Piri le sait bien, lui qui évoque les fluctuations mondiales comme une excuse toute faite. Mais il oublie de dire que sous Touadéra, les promesses de relance agricole ou de production nationale sont restées des slogans. Les champs, quand ils ne sont pas ravagés par l’incendie, manquent de tout : semences, outils, routes pour acheminer les récoltes. Résultat, même ce qu’on pourrait produire ici coûte cher, parce que rien n’a été fait pour changer la donne.

 

Pire, Piri semble déconnecté de la souffrance qu’il minimise. Pendant qu’il parle de conjoncture depuis son bureau climatisé, des familles sautent des repas, des gosses quittent l’école pour mendier, et des vieux n’ont plus de quoi acheter leurs médicaments. « On ne produit pas de pétrole, d’accord, mais on ne produit rien du tout ! », s’énerve une mère de famille au marché de Petevo. Pour elle, conjoncturel ou pas, le résultat est le même : un pouvoir qui regarde ailleurs pendant que le peuple trinque.

 

Et que dire des caisses de l’État ? Si la Centrafrique est si vulnérable aux chocs extérieurs, où passent les recettes des mines, du bois, des taxes ? Les milliards négociés par le passé, comme ceux des fonds saoudiens sous la transition, ont disparu sans laisser de trace. Piri n’en parle pas, trop occupé à défendre un bilan social qu’il juge intact. Mais pour les Centrafricains, cette « conjoncture » ressemble à une excuse pour masquer l’inaction, voire la prédation d’un régime qui s’en lave les mains.

 

Alors oui, Piri peut bien répéter que ce n’est pas un échec social. Il peut aligner ses arguments, jouer sur les mots, pointer le ciel et les marchés mondiaux. Mais dans les rues de Bangui, à Bimbo ou en province, les gens ne mangent pas des explications. Ils veulent des solutions, pas des leçons d’économie de la part d’un homme qui, lui, ne manque de rien. Sa « situation conjoncturelle » sonne comme une gifle pour un pays qui n’en peut plus d’attendre un vrai changement….

 

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Mariages précoces et forcés : l’urgence de sanctions bidirectionnelles pour freiner un fléau national

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Mariages précoces et forcés : l’urgence de sanctions bidirectionnelles pour freiner un fléau national

 

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Les deux jeunes femmes rescapées photographiées à Samuandia après leur fuite des mains de la LRA. Elles avaient été enlevées en 2014 à Bria alors qu’elles n’avaient que 11 ans.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les mariages précoces et forcés prolifèrent en Centrafrique, de la Ouaka à la Vakaga. Des sanctions contre parents et prétendants s’imposent pour endiguer ce fléau.

 

En République centrafricaine, les mariages forcés de mineures gagnent du terrain, particulièrement dans la préfecture de la Ouaka, avec un épicentre à Bambari, mais aussi dans d’autres régions comme la Lobaye, la Kémo, la Haute-Kotto, la Vakaga, ou encore la ville de Gallo, située à 60 kilomètres de Berbérati sur l’axe menant à Baboua et à la frontière camerounaise. Ce phénomène, qui touche l’ensemble du pays, pousse à s’interroger sur la protection des jeunes filles et à l’éducation des différentes communautés.

 

Un cercle vicieux impliquant parents et prétendants

 

Les mariages forcés concernent souvent des adolescentes âgées de 13 à 15 ans, contraintes par leurs parents à épouser des hommes, parfois beaucoup plus âgés. Les motivations financières sont au cœur du problème : les parents, séduits par des promesses d’argent ou de biens, exercent une pression sur leurs filles pour accepter ces unions. « Les parents se laissent convaincre par l’argent et ignorent le consentement de leur fille », confie un leader communautaire de Bambari, sous couvert d’anonymat.

 

Les hommes qui initient ces démarches portent une responsabilité tout aussi lourde. Qu’ils soient jeunes ou âgés, leur intention d’épouser une mineure, souvent sans son accord, est problématique. Dans de nombreux cas, l’homme s’adresse directement aux parents, sans consulter la jeune fille. Cette pratique expose les adolescentes à des risques graves, notamment des complications de santé liées à des grossesses précoces ou la transmission de maladies.

 

L’urgence de sanctions bidirectionnelles

 

Pour freiner ce fléau, une répression ciblée s’impose. Les parents, qui instrumentent souvent ces arrangements, doivent être tenus responsables de leurs décisions. Parallèlement, les hommes qui cherchent à épouser des mineures doivent faire face à des sanctions sévères, quel que soit leur âge ou le statut de la jeune fille. « Ce n’est pas seulement une question d’âge, c’est l’intention de l’homme qui doit être punie », explique un juriste centrafricain. Une approche bidirectionnelle, ciblant à la fois les parents et les prétendants, est indispensable pour briser ce cycle.

 

Un défi à l’échelle nationale

 

Le phénomène des mariages forcés ne se limite pas à une région. De la Ouaka à la Lobaye, en passant par la Kémo, la Vakaga et la Haute-Kotto, les cas se multiplient, comme à Gallo, où la pratique est en nette progression. Partout, les parents peinent à encadrer leurs enfants, privilégiant des unions précoces au détriment de l’éducation. Cette réalité, qui traverse zones rurales et urbaines, appelle une réponse ferme pour protéger les droits des jeunes filles et responsabiliser les acteurs impliqués….

 

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Bria, la MINUSCA offre une école à Ribidu,  et le gouvernement, que fait-il ? Payer le groupe Wagner pour tuer les centrafricains

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Bria, la Minusca offre une école à Ribidu,  et le gouvernement, que fait-il ? Payer le groupe Wagner pour tuer les centrafricains

 

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Une école à 7 kilomètres de Ouadda-Maïkaga sur l’axe de Bria. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Grâce à la MINUSCA, Ribidu bénéficie d’une école fonctionnelle pour ses enfants. Pourtant, le gouvernement, loin d’investir dans l’éducation, finance directement le groupe Wagner, délaissant les besoins essentiels du pays.

 

À Ribidu, village situé à 10 km de Bria, les enfants ne suivent plus leurs cours sous des arbres, assis sur des troncs. Grâce à la MINUSCA, une nouvelle école et 45 bancs scolaires neufs ont été inaugurés le 16 avril, transformant le quotidien éducatif de cette communauté rurale. Mais face à ce progrès, une réalité persiste : le gouvernement centrafricain, absent, finance le groupe Wagner au lieu de soutenir ses citoyens.

 

Un jour historique pour Ribidu

 

La cérémonie de remise des équipements a réuni parents, élèves et autorités locales dans une ambiance de fête. Fidèle Balindi, inspecteur d’académie, a salué l’initiative de la MINUSCA, tout en appelant à la préservation du matériel :

« Ces bancs sont un trésor pour l’école. Protégeons-les pour les générations futures ».

 

Firmin Mandata, président de l’association des parents d’élèves, rayonne d’optimisme :

« Nos enfants étudient enfin dans une vraie salle de classe ! Grâce à la MINUSCA, ils rêvent de devenir médecins, journalistes ou même présidents ».

 

La MINUSCA comble le vide laissé par l’État

 

Ce projet témoigne l’engagement de la MINUSCA pour l’éducation en Centrafrique, particulièrement dans les zones rurales délaissées. Depuis près de dix ans, face à un gouvernement qui finance le groupe Wagner et abandonne ses responsabilités, ce sont la MINUSCA et les ONG qui portent les efforts de reconstruction. Écoles, centres de santé, accès à l’eau : les initiatives internationales pallient les carences de l’État, mais elles ne suffisent pas à couvrir tous les besoins.

 

À Ribidu, les habitants pointent des priorités urgentes :

✅ Un *forage d’eau* près de l’école pour éviter aux enfants de longues marches sous le soleil.

✅ Des fournitures scolaires (cahiers, stylos, tableaux).

✅ Des enseignants supplémentaires pour désengorger les classes.

 

Un gouvernement détourné par d’autres priorités

 

Alors que la MINUSCA multiplie les projets éducatifs, le gouvernement centrafricain brille par son absence. Plutôt que d’investir dans les écoles et le développement rural, il consacre ses ressources à financer le groupe Wagner. Cette situation pousse à s’interroger : pourquoi l’État délaisse-t-il l’éducation, pilier de l’avenir du pays, pour des engagements controversés envers Wagner  ? Les habitants de Ribidu, comme ceux de nombreuses autres localités, attendent des actions concrètes de leur gouvernement.

 

Vers un avenir éducatif, mais à quel prix ?

 

La MINUSCA prévoit d’étendre ses programmes à d’autres villages, comme ceux de l’axe Bria-Aïgbando. Un suivi de l’utilisation des bancs et une évaluation des besoins (eau, électricité, matériel pédagogique) sont également prévus. Mais sans un engagement fort de l’État, ces efforts risquent de rester limités face à l’ampleur des défis….

 

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Centrafrique : Paix et développement, deux défis indissociables

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Paix et développement, deux défis indissociables

 

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Deux femmes en train de cultiver

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En Centrafrique, la construction d’une paix durable et le développement socio-économique apparaissent comme des enjeux profondément interconnectés. Les récentes initiatives dans le pays,  qu’il s’agisse de la réintégration des déplacés, de la lutte contre le mariage forcé ou du soutien aux PME,  révèlent cette imbrication nécessaire entre stabilité et relèvement.

 

Paix et cohésion sociale : un préalable au développement

 

Le retour des déplacés internes à Bossangoa, soutenu par l’OIM et la Suisse, illustre les défis de la réconciliation. Si le projet offre un cadre pour la réintégration économique, les tensions persistantes sur les terres rappellent que sans résolution des conflits locaux, toute tentative de relance reste fragile. Parallèlement, à Bria, le forum organisé par la Minusca avec 42 femmes leaders souligne le rôle central des femmes dans la consolidation de la paix. Leur implication dans les processus politiques et la médiation communautaire apparaît comme un levier essentiel pour une stabilité à long terme.

 

Développement et justice sociale : l’autre face de la paix

 

Dans l’Awaka, la lutte contre le mariage forcé (208 cas recensés en 2024) montre combien les inégalités structurelles entravent le développement. Les sanctions judiciaires, bien que nécessaires, doivent s’accompagner d’une éducation et d’opportunités économiques pour les jeunes filles. C’est là que le programme de la Banque africaine de développement (BAD) entre en jeu : en garantissant des crédits aux PME via Ecobank, il vise à dynamiser l’économie nationale , notamment dans l’import-export, secteur vital pour un pays dépendant à 80 % des biens étrangers.

 

Le cercle vertueux à consolider

 

La MINUSCA, dont un casque bleu a été tué fin mars dans le Haut-Mbomou, continue de patrouiller malgré les risques. Sa collaboration avec les forces de défense et de sécurité intérieure (FDSI) rappelle que la sécurité reste la pierre angulaire pour permettre aux projets de développement de prospérer. Inversement, sans emplois ni accès à l’éducation – comme le propose l’école Al-Takamoul en Libye pour les enfants soudanais réfugiés,  les frustrations nourrissent les cycles de violence.

 

En Centrafrique, paix et développement se nourrissent l’un l’autre. Les efforts doivent donc être conjoints : protéger les civils, mais aussi créer des débouchés économiques ; sanctionner les mariages forcés, mais aussi autonomiser les femmes ; aider les déplacés à rentrer, mais aussi résoudre les conflits fonciers. C’est cette approche intégrée qui pourrait enfin offrir au pays un avenir plus stable….

 

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CENTRAFRIQUE : LA VALSE DES RÉTROPÉDALAGES CONFIRME LE TÂTONNEMENT AVEUGLE DU POUVOIR DE BANGUI POUR LE TROISIÈME MANDAT

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LA VALSE DES RÉTROPÉDALAGES CONFIRME LE TÂTONNEMENT AVEUGLE DU POUVOIR DE BANGUI POUR LE TROISIÈME MANDAT

 

Centrafrique.org/centrafrique-quand-un-informaticien-russe-specialise-dans-la-piraterie-informatique-est-arrive-a-bangui/touadera-suce-langue-img_4190/” rel=”attachment wp-att-22849″ data-wpel-link=”internal”>CENTRAFRIQUE : LA VALSE DES RÉTROPÉDALAGES CONFIRME LE TÂTONNEMENT AVEUGLE DU POUVOIR DE BANGUI POUR LE TROISIÈME MANDAT
Le Président Kongoboro se moque des centrafricains de leur souffrance

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À l’entame du dernier quinquennat et sous l’impulsion hégémonique de la mission russe, le pouvoir de Bangui a commencé à mûrir l’idée de s’éterniser au pouvoir de l’État par la voie légale.

 

Des etudes prospectives et exploratives de l’ordonnancement juridique du processus de révision constitutionnelle afin de déverrouiller le nombre et la durée du mandat présidentiel étaient au cœur des ateliers, débats, séminaires, conférences etc…

Au regard de la complexité et surtout de l’infructuosité de la démarche, le pouvoir de Bangui s’est résolu à la rédaction d’une nouvelle constitution en violation flagrante des prescriptions procédurales.

Cette nouvelle loi fondamentale est censée remettre le compteur à zéro offrant ainsi la possibilité au président de la République de competir pour un troisième mandat à la prochaine échéance électorale.

Conscient de l’illégalité de l’ensemble du processus, le dictateur mué en tyran a opté de légitimer son lugubre projet par la terreur, l’instrumentalisation ou la caporalisation de la justice, la politisation voire l’affairisme de l’armée, la violation des droits fondamentaux, la restriction de l’espace politique, médiatique et civique etc…

Toutes voix discordantes n’avaient plus sa place dans la société centrafricaine puisque qualifiées d’ennemis de la République par les sbires du pouvoir stalinien.

L’opposition démocratique, la société civile et même les syndicats ne pouvaient organiser des marches ni des manifestations.

En dépit de la fermeté et de la détermination du pouvoir de Bangui, on remarque des cassures, des fissures architecturales sur les piliers cylindriques de l’édifice illustrées par la valse des rétropédalages c’est-à-dire la faculté du pouvoir de revenir sur des déclarations qui précédemment étaient non négociables.

À titre de rappel, l’opposition démocratique réunit au sein du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution avait demandé une autorisation de marcher pour dénoncer le projet crisogene de troisième mandat et le manque des services sociaux de base.

Après le refus du ministre de l’intérieur au motif fallacieux qu’il y a un risque élevé de trouble à l’ordre public, la haute hiérarchie a contraint le ministre à un revirement accidentogène ou à un rétropédalage autorisant ce qui était préalablement refusé.

Par ailleurs, au summum de leur divergence idéologique, l’opposition démocratique avait réclamé un dialogue politique inclusif pendant que le pouvoir imposait en 2022 un dialogue dit républicain où les participants de l’opposition fictive de l’UFDO étaient cooptés en fonction de leur profil respectif et que les questions de fond n’ont pas été abordées.

Devenu quasiment une tradition, le pouvoir de Bangui accepte le principe du dialogue en violation de la parole donnée.

Ce rétropédalage reproduit une mécanique semblable ou identitaire de pouvoir en fin de cycle, aux abois qui tâtonne, à la recherche d’un vain équilibre et qui finira par s’effondrer.

Fort de ce constat, le citoyen lambda s’interroge :

– Qu’est-ce qui peut valablement justifier ces rétropédalages répétitifs ?

– Ces revirements dérivent-ils de la pression de la communauté internationale ainsi que des partenaires au développement ?

– Est-ce une stratégie de gain de temps pour permettre au pouvoir de Bangui de se repositionner politiquement et militairement ?

– Ces différents rétropédalages constituent-ils des signes d’affaiblissement pouvant impacter négativement l’avenir du pouvoir ?

– Pour donner un gage à la communauté internationale à propos des prochaines élections, le pouvoir de Bangui est-il prêt à renier tous ses engagements ?

En tout état de cause, ces deux cas spectaculaires de revirement sont loin d’être des signes d’apaisement ni de decrispation du climat politique parce qu’on ne peut être à la fois pyromane et pompiers…par contre, ils risquent d’emporter définitivement le pouvoir de Bangui car le peuple souverain restera toujours le maître de son destin.

Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut aussi en cacher un autre.

L’expérience de l’Afrique sub-saharienne montre que le troisième mandat tue plus qu’un coup d’état militaire.

En déduction de ce qui précède, demandez à un citoyen lambda de faire le choix entre un troisième mandat et un coup d’état militaire…son choix sera simple et sans réflexion.

On ne répétera jamais assez ce credo devenu liturgique…

Les chants des sirènes ne vous placeront jamais au dessus de la République.

Renoncer en échange d’une stabilité politique au projet mortifere de troisième mandat Monsieur le président et choisissez un dauphin avant qu’il ne soit trop tard et cela avec honneur au lieu d’abdiquer honteusement sous la pression populaire.

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent. Les fables du célèbre fabuliste français Jean de La Fontaine teintées d’allegories éducatives auront prévenu les autistes avant que le monde ne s’effondre tel que défini par le célèbre romancier nigerian Chinua Achébé.

Mais attention, ne le dites à personne…

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 26 Avril 2025

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Environnementaliste,

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