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Bangui dans le chaos  : Le retour en force des bidons jaunes dans la rue

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Bangui dans le chaos  : Le retour en force des bidons jaunes dans la rue

 

 

Bidons jaunes alignés devant une fontaine d’eau à Bangui, capitale de la République centrafricaine, illustrant la crise d’accès à l’eau potable.
Longues files de bidons jaunes à une fontaine d’eau à Bangui, où l’accès à l’eau potable reste un défi quotidien pour de nombreux habitants.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bangui, les bidons jaunes sont de retour, traînés par des mères épuisées, des gosses assoiffés, sous un soleil qui cogne. Touadera, lui, parade dans sa villa, sourd aux cris d’un peuple qu’il laisse crever. La honte est totale, insupportable ! Plongé dans le reportage du CNC dans la capitale centrafricaine.

 

La guerre des bidons jaunes  à Bangui

 

Imaginez-vous une seconde : vous vous levez à 3 heures du matin, le ventre vide, les yeux encore lourds de sommeil, juste pour aller chercher de l’eau. Pas pour vous faire plaisir, non, pour survivre. Vous prenez un bidon jaune tout abîmé, vous marchez des kilomètres dans la poussière et la chaleur écrasante de Bangui, et quand vous arrivez enfin à une fontaine, vous trouvez une foule immense, des centaines de personnes comme vous, qui attendent depuis des heures avec leurs bidons jaunes. Et puis, après tout ça, vous rentrez peut-être bredouille, ou avec une eau sale qui va vous rendre malade. Voilà le quotidien des Centrafricains en 2025. Voilà ce que Faustin-Archange Touadera, Félix Moloua, le gouvernement, la SODECA et tous ces profiteurs sans cœur nous font vivre dans leur septième république des bras cassés. C’est plus qu’une crise, c’est un scandale, une insulte, une punition infligée à un peuple qui n’en peut plus. On est fatigués, on est révoltés, et on ne va pas se taire , disent les banguissois!

 

Et par où commencer ?

 

Cette histoire, elle n’est pas nouvelle. Chaque saison sèche, c’est la même galère qui revient, comme une vieille blessure qu’on refuse de soigner. Les bidons jaunes, ces trucs qu’on voit partout dans les rues, ils ne sont pas juste des bouts de plastique. Ils racontent la misère, la colère, l’abandon. Et derrière tout ça, il y a des coupables bien vivants : un président qui ment sans arrêt comme il respire, un Premier ministre qui ne sert à rien, sinon pour ne faire que racketter les libanais, des ministres qui se remplissent les poches à  gogo, et une SODECA remplie des incompétents et qui est devenue la risée du pays. Alors oui, aujourd’hui, on va leur dire leurs vérités dans un langage simple et facile, sans tourner autour du pot, parce que la situation est trop grave pour faire semblant comme les chercher à manger : Jackson Mazette, Simplice Zingas et d’autres.

 

Les bidons jaunes, la marque d’un peuple oublié

 

Si vous passez dans les rues de Bangui, vous ne pouvez sans doute pas rater ça : des colonnes de gens, des femmes avec des bébés sur le dos, des gamins qui devraient être à l’école, des vieux qui tiennent à peine debout, tous avec leurs bidons jaunes à la main. Ils vont à Galabadja, à Gobongo, à Fouh, à Miskine, à Ouango, à PK11, à Fatima, à Pétévo, partout où il y a encore une goutte d’eau à gratter. Gisèle Ketté, une maman de Galabadja, elle nous a raconté son calvaire l’autre jour, et ça vous serre le cœur : « Je me réveille quand il fait encore nuit, je marche des heures avec mon bidon, et des fois, il n’y a rien. Rien ! Mes enfants ont soif, je dois laver leurs habits, faire à manger, mais avec quoi ? » Elle pleurait presque en disant ça, et nous, nous avons envie de crier avec elle.

 

Fabrice, un gars de PK11, il a carrément pété un câble quand nous l’avons parlé : « L’eau, un luxe ? Mais on est où là ? Touadera et sa bande et ses mercenaires de Wagner, ils vivent dans leurs grandes maisons, ils prennent des douches chaudes tous les jours, ils boivent de l’eau en bouteille importée, et nous, on nous laisse comme des chiens ! » Et il a raison. Parce que pendant que ces messieurs-dames se la coulent douce, les habitants de Bangui, eux, ils galèrent. À Ndress,  derrière le quartier Boy-Rabe, nous avons vu une vieille dame, au moins 70 ans, qui portait de bidons jaunes plus gros qu’elle. Elle nous a dit : « mes fils, je suis obligée de faire cela tous les jours depuis des années. Où est l’aide qu’ils promettent  depuis des siècle ? ». Et nous, nous n’avons rien à répondre, juste la honte au fond de la gorge.

 

Et l’eau qu’ils trouvent, quand ils ont la chance d’en trouver, elle est dégueulasse. Jeanne Namkoïsset, une femme du quartier Vara, dans le cinquième arrondissement, nous a montré un seau chez elle : au bout de deux jours, l’eau était marron, avec une odeur qui pique le nez. « On boit ça, et après, mes petits vomissent ou ont la diarrhée. Mais on n’a pas le choix », elle nous a dit, les larmes aux yeux. Vous imaginez ça ? Des gamins qui tombent malades parce que l’eau censée les maintenir en vie les empoisonne. Et pendant ce temps, la SODECA ose dire que tout va bien. C’est à vomir !

fontaine d'eau à Bangui
fontaine d’eau à Bangui

 

Touadera, le champion de blablas pathétique

 

Parlons de lui, Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro, celui qui est censé être notre président à nous tous les centrafricains. Ce type, il est au pouvoir depuis dix ans, dix longues années, et qu’est-ce qu’il a fait pour nous ? Rien, que dalle, zéro ! Il avait promis 5 000 châteaux d’eau, vous vous souvenez ? Il l’a dit avec son grand sourire devant les caméras, comme si c’était déjà fait. Et aujourd’hui, on en est où ? Deux forages, deux malheureux forages qui ne marchent même pas bien, et encore, on n’est pas sûrs qu’ils existent vraiment. Dix ans de bla-bla, dix ans à nous prendre pour des idiots, dix ans à nous laisser crever pendant qu’il voyage à Paris, à Bruxelles, à Kigali, à Moscou ou nous ne savons où pour serrer des mains et poser sur des photos et sourrir sur la tombe des centrafricains tués par la soif avec leurs bidons jaunes vides.

 

Un gars sur Facebook, un Centrafricain comme vous et nous, il a fait un live l’autre jour, et il a tout résumé. Il était rouge de colère, il tapait du poing sur la table : « Touadera, tu nous as promis des châteaux d’eau, mais on ne voit rien ! Deux forages en dix ans, c’est quoi cette blague ? Les ONG, elles, elles construisent des puits dans les villages, mais toi, tu fais quoi ? Tu dors ? ». Nous, nous l’avons écouté, et nous nous disons: il a raison, ce frère, il parle pour nous tous. Parce que Touadera, il ne vit pas notre réalité. Lui, il a l’eau courante dans sa villa, il a des piscines même, pendant qu’on court après des fontaines à sec avec nos bidons jaunes. C’est un menteur, un profiteur, et il nous fait honte devant le monde entier.

 

Félix Moloua, un Premier ministre incompétent et mafieux

problème d'eau à Bangui et les gens se rassemble autour de robinet
problème d’eau à Bangui et les gens se rassemble autour de robinet

 

Et puis il y a Félix Moloua, notre soi-disant Premier ministre. Ce gars, il est censé gérer le pays, faire bouger les choses, mais on dirait un fantôme. Il ouvre sa bouche microbiologique comme des papas souris de temps en temps pour dire des trucs vides, mais en vrai, il ne fait rien. Rien pour la SODECA, rien pour les quartiers, rien pour nous. L’autre jour, nous avons croisé un type de Kassaï qui nous a dit : « Moloua, il sait qu’on souffre, mais il s’en fout. Il est tranquille dans son bureau, dans sa villa triplexe construite gratuitement par les libanais, et en plus il touche son gros salaire, et nous, on peut bien crever ». Et c’est vrai ! Où est-il, Moloua, quand les puits sèchent ? Où est-il quand les mamans pleurent parce qu’elles n’ont rien à donner à leurs gosses ? Nulle part, il se cache, il laisse pourrir le pays.

 

Son gouvernement, c’est pareil : une bande de copains qui passent leur temps à se partager l’argent du peuple. Ils annoncent des projets, ils disent qu’ils vont réparer la SODECA, qu’ils vont construire des forages, mais au final, rien ne bouge. L’argent disparaît, les tuyaux restent cassés, et nous, on reste dans la merde. Moloua, toi et tes ministres, vous êtes des incapables, des traîtres, et vous devriez avoir honte de vous regarder dans une glace !

 

La SODECA, un état des incompétents, de ruines et de mensonges

 

Et la SODECA, parlons-en un peu. Cette société, elle est censée nous donner de l’eau, mais elle ne sert qu’à engraisser une poignée de voleurs. Les tuyaux sont vieux, rouillés, percés de partout. Les pompes tombent en panne sans arrêt. Les projets qu’ils ont lancés avec l’argent de la Banque mondiale ou du CICR, ils sont où ? Abandonnés depuis 2020, et personne ne sait pourquoi. Les employés, eux-mêmes, ils se plaignent : pas de salaires, pas de matériel, pas de moyens. Alors comment voulez-vous qu’ils travaillent ? La SODECA, c’est un cadavre qui pue, et la direction générale, elle, elle fait semblant de rien.

 

Jean-Haute, leur porte-parole, il a osé dire l’autre jour que l’eau était potable. Potable ? Mais il vit où, lui ? Il a vu l’eau qu’on boit, qui sent le marécage et qui rend les gens malades ? Il prend les Centrafricains pour des imbéciles ! La SODECA, elle ne distribue pas de l’eau, elle distribue du désespoir. Une heure d’eau tous les trois jours, et encore, quand elle arrive, c’est un miracle. Et après, ils viennent nous dire : « Patience, on travaille dessus ». Mais ils travaillent sur quoi ? Sur leurs comptes en banque ? Parce que nous, on ne voit rien venir !

 

Les gros bonnets qui nous écrasent, nous, les pauvres

 

Mais le pire, le truc qui fait vraiment mal au cœur, c’est ce que nous avons vu nous -même à une fontaine près de Yangato. Une foule attendait depuis l’aube, des centaines de bidons alignés, des gens fatigués, assoiffés. Et là, d’un coup, un pick-up arrive, avec deux gardes du corps en lunettes noires. Ils descendent, ils poussent tout le monde, ils crient : « C’est pour le ministre, dégagez ! » Et ils remplissent des citernes entières, pendant que les mamans, les gosses, les vieux regardent, impuissants. Pareil pour un directeur général, pareil pour un député. Ces gens-là, ils ne font même pas la queue, ils envoient leurs hommes de main, et ils prennent tout. Une femme nous a dit, en pleurant : « Moi, j’étais là depuis 4 heures, et ils nous ont dit de nous pousser parce que le DG avait besoin d’eau. Mes nous! Mes enfants n’ont rien bu aujourd’hui  à cause d’eux, car l’eau s’arrête nette une minute après leur départ ».

 

C’est ça, Bangui aujourd’hui : les puissants passent devant, ils volent l’eau sous notre nez, et nous, on reste là, comme des moins-que-rien. Sur Facebook, un frère a filmé ça en direct, et il a explosé : « C’est quoi ce pays ? Les ministres, les DG, ils viennent avec leurs gros chars, ils prennent tout, et nous, on fait quoi ? On meurt ? » Il a raison, c’est insupportable, c’est dégoûtant, c’est une claque dans la gueule de tous les Centrafricains.

 

On ne peut plus continuer comme ça

 

Alors voilà où on en est : un peuple qui souffre, qui crie, qui n’en peut plus, et des dirigeants qui s’en foutent. Touadera, Moloua, le gouvernement, la SODECA, vous êtes tous coupables. Coupables de nous laisser crever de soif, coupables de nous humilier, coupables de nous voler notre dignité. On veut des forages dans chaque quartier, on veut de l’eau propre, on veut que ça change tout de suite. Mais plus que ça, on veut que vous arrêtiez de nous prendre pour des idiots.

 

Les bidons jaunes, c’est notre combat, mais c’est aussi votre honte. Chaque fois qu’une mère marche des kilomètres, chaque fois qu’un gamin boit de l’eau sale, chaque fois qu’un ministre passe devant la queue, c’est une marque contre vous. Vous ne pouvez plus vous cacher, vous ne pouvez plus mentir. Le peuple est à bout, et un jour, il va se lever. Ce jour-là, vos villas, vos 4×4, vos gardes du corps, ça ne vous protégera pas. On est fatigués de vos promesses, fatigués de vos excuses, fatigués de votre mépris. Touadera, Moloua, SODECA, tous autant que vous êtes : vous êtes une honte pour la Centrafrique, et il est temps que ça s’arrête !

 

Alain Nzilo

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Interdit de traverser le terrain de son grand-père  à Boganangone : Un jeune homme frappé presque à mort par les soldats FACA

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Interdit de traverser le terrain de son grand-père  à Boganangone : Un jeune homme frappé presque à mort par les soldats FACA

 

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Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans une explosion de barbarie inimaginable, les soldats FACA ont laissé un jeune homme agonisant, gravement torturé pour avoir marché sur le terrain de son grand-père, un lieu où la famille n’a plus de droits face à leurs occupants armés et barbares.

C’est une histoire qui glace le sang et révolte les consciences. À Boganangone, Douan Mossambo, fils d’un ancien député, lutte pour sa vie sur un lit d’hôpital après avoir été sauvagement battu par des soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA). Son tort ? Avoir cherché des mangues dans la concession de son grand-père, juste à côté de la maison familiale de l’ancien député Mossambo  occupée illégalement par ces mêmes soldats. Ce drame, survenu le 6 mars 2025, est le deuxième épisode d’une violence gratuite infligée à cette famille respectable, qui avait pourtant ouvert ses portes aux FACA pour les héberger.

 

En effet, tout commence il y a un an. Un des fils cadets du propriétaire décide de se rendre à cinq kilomètres de la ville pour une course. À la sortie de Boganangone, il tombe sur la barrière dressée par les FACA, un point de contrôle officieux où les soldats extorquent les passants. Sans motif, sans provocation, ils l’interpellent et le passent à tabac. Coups de poing, coups de pied : le jeune homme rentre chez lui couvert de sang, à peine capable de tenir debout. La famille, abasourdie, s’indigne : « Quelle est cette histoire ? Une violence gratuite, ça n’a pas de sens ! » Déterminés à mettre fin à cette injustice, ils entament des démarches. Ils se rendent d’abord chez le maire pour exiger que les FACA quittent leur maison, occupée sans droit ni loyer depuis des années. Le maire les écoute, et déclare : « D’accord, je vais voir comment ils peuvent partir ». Puis ils vont voir le sous-préfet – aujourd’hui décédé – qui leur tient le même discours : « Oui, on va essayer de régler ça ». Les mois passent, un an s’écoule, et rien ne change. Les soldats restent, campés dans cette maison qui ne leur appartient pas.

Le jeune Douan Mossambo blessé au dos après une agression à Boganangone par les soldats FACA, assis contre un mur, portant un jean et observant ses blessures.
Douan Mossambo, fils de l’ex-député de Boganangone, blessé après une agression survenue le 6 mars 2025 dans la concession familiale réquisitionnée par les FACA.

 

Puis arrive le 6 mars 2025, et avec lui, une nouvelle descente aux enfers. Douan Mossambo, un autre fils du propriétaire, rentre du chantier où il travaille. Affamé après une longue journée, il se dit : « Je vais passer par la concession de mon grand-père, juste à côté de notre maison, pour cueillir des mangues et manger un peu. » Cette parcelle, voisine de la propriété familiale squattée par les FACA, est un lieu familier. Il commence à chercher des fruits sous les manguiers. Soudain, un soldat FACA le repère et hurle : « Arrête ça ! Quitte cet endroit tout de suite ! ». Douan, prudent, ne répond rien. Il pose les mangues, tourne les talons et s’apprête à rentrer. Mais le soldat ne s’arrête pas là. « Toi, reviens ici, vite ! », lance-t-il, d’un ton autoritaire. Pensant à une simple remontrance, le jeune homme obéit et revient sur ses pas. Erreur fatale. À peine est-il à portée, le soldat le saisit. En un instant, ses camarades se joignent à lui. Ce n’est pas un seul homme qui frappe, mais trois à cinq hommes. Coups de poing, coups de botte, une avalanche de violence s’abat sur Douan. Il s’effondre, inconscient, le corps meurtri. Transporté en urgence à l’hôpital, il lutte aujourd’hui pour survivre.

 

La famille, sous le choc, refuse de se taire. Cette maison, leur maison, est occupée illégalement par les FACA depuis des années. Ils ne peuvent même plus marcher à côté sans risquer leur vie. La concession de leur grand-père, juste derrière, est devenue elle aussi une zone interdite, un espace où les soldats imposent leur loi absurde. « Même toucher un mur, passer près des arbres, tout est un problème », déplore un proche. Face à cette nouvelle agression, ils reprennent leur combat. Ils vont d’abord voir le commandant des brigades de la gendarmerie. Celui-ci écoute leur récit,  le sang, les cris, leur fils à l’agonie,  et répond : « Il faut parler au chef de détachement des FACA ». Direction le chef de détachement, donc. Ce dernier, impassible, déclare : « Oui, je peux ordonner à mes hommes de quitter la maison, mais c’est au maire de décider ». Retour chez le maire, alors. Les enfants, sans leur père – l’ancien député, décédé depuis – exposent leur calvaire : une maison volée, un frère battu à mort. Le maire, une fois de plus, promet : « Si c’est votre décision, je vais voir comment les faire partir ». Quatre jours plus tard, le 10 mars, rien n’a bougé. Les FACA sont toujours là, défiant toute logique, toute justice.

 

Ces soldats, censés protéger Boganangone des rebelles et des coupeurs de route, se comportent en occupants tyranniques. Ils rackettent à leurs barrières, squattent une maison sans payer, et la dégradent – murs salis, structure abîmée. Pis, ils s’en prennent à ceux qui leur ont offert un toit. Quelle mission remplissent-ils, sinon celle de terroriser les civils ? Dans une région où l’insécurité bloque les routes vers Boda ou Boganda, leur inaction face aux vrais dangers est criante. Leur présence illégale dans cette maison est une honte, leur violence une trahison.

 

Pourtant, la famille Mossambo fait preuve d’une retenue exemplaire. Ces enfants, privés de leur père, auraient pu céder à la colère, déclencher une révolte. Les jeunes du quartier, eux, bouillonnent : un soulèvement pourrait chasser les FACA en un éclair, au prix de blessés, voire pire. Mais la famille choisit la voie de la raison. Ils multiplient les démarches, frappent aux portes, plaident leur cause avec une dignité qui force l’admiration. Leur patience est une leçon, leur douleur une blessure collective. À Douan, cloué à son lit d’hôpital, nous adressons notre compassion la plus sincère : son calvaire est celui d’un fils, d’un frère, d’un innocent.

 

Pour la population de Boganangone, il est temps que cela cesse. Ces soldats FACA, menés par un chef qui frappe en bande, n’ont rien de protecteurs : ce sont des criminels. L’état-major doit intervenir, ordonner leur départ, leur trouver un autre logement – une base officielle, pas une maison volée. La famille Mossambo mérite justice, respect, et la restitution de son bien. Car si rien ne change, la colère contenue risque d’exploser, et les FACA pourraient quitter cette maison en courant, laissant derrière eux un chaos qu’ils auront semé.

 

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Centrafrique : Terreur et chaos entre Boda et Yaloké, les civils pris en otage par une milice déchaînée

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Centrafrique : Terreur et chaos entre Boda et Yaloké, les civils pris en otage par une milice déchaînée

 

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CopyrightCNC

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Une vague de violence secoue depuis plusieurs jours l’axe reliant Boda à Yaloké, deux villes situées respectivement à 190 et 225 kilomètres de Bangui, la capitale de la République centrafricaine. Dans les villages de Bossoui, Bokomba, Bomango, Kongoui, Kpongbo, Pami, Papa ti Lini et Boguéré, la population vit dans la peur, terrée en brousse ou fuyant les exactions d’une milice qui sème la mort et la désolation. Ce chaos, loin d’être un simple sursaut de tensions, est d’ailleurs  alimenté par une stratégie éhonté du pouvoir en place, avec la complicité du président Faustin-Archange Touadéra et de ses alliés russes de Wagner, selon des témoignages et des observations recueillis sur place.

 

Un drame déclencheur

 

Tout a commencé il y a quelques jours, lorsqu’un éleveur peul, parti de son campement pour venir s’approvisionner en vivres à Bomango, a croisé le chemin de la mort. Alors qu’il revenait vers son campement, un groupe de jeunes miliciens, armés jusqu’aux dents, l’a intercepté. Sans sommation, ils l’ont roué de coups avant de l’achever, abandonnant son corps sur le bord de la route.

 

« Ils l’ont tapé jusqu’à ce qu’il ne bouge plus. C’était comme en 2013, quand la haine confessionnelle faisait rage », confie à la rédaction du CNC un habitant de Kongoui.

 

La nouvelle de cette exécution sauvage s’est vite répandue au sein de la communauté Peule de la région. En réponse, un groupe de bergers armés est revenu en force pour venger leur frère. Les représailles ont été immédiates : des cases incendiées, des villageois pris pour cible, et une escalade sanglante qui a transformé l’axe Boda-Yaloké en champ de bataille.

 

« C’est du ping-pong. Ils attaquent, on riposte, et ça ne s’arrête jamais », déplore un vieil homme de Bokomba, forcé de se cacher dans les broussailles avec sa famille.

 

Des miliciens au service d’un pouvoir trouble

 

Mais derrière ce cycle de violence, une réalité plus sombre se dessine. Ces jeunes brigands, qui terrorisent les villages entre Boda et Yaloké, ne seraient pas de simples bandits opportunistes. Plusieurs sources locales affirment qu’ils sont armés et encouragés par le régime de Touadéra, avec le soutien logistique des Mercenaires russes de Wagner. « Le président veut le désordre pour asseoir son pouvoir. Wagner veut les troubles pour que l’argent coule », accuse un commerçant de Pami, qui a vu sa boutique pillée par ces milices. Le but ? Maintenir le pays dans un état de chaos permanent, justifiant ainsi la présence des forces russes et les juteux contrats qui en découlent : vente d’armes, primes de risque, et exploitation des ressources. « C’est un business de guerre. Ils frappent fort pour ramasser les miettes », lâche un habitant de Bossoui.

 

Une mafia autour de l’or et du diamant

 

Le racket des richesses minières est aussi au cœur de cette terreur organisée. Dans les environs de ces villages, où l’or et le diamant attirent creuseurs et petits négociants, les miliciens imposent une loi implacable. À Kpongbo et Boguéré, par exemple, les ouvriers qui extraient l’or des puits sont contraints de céder la moitié de leurs gains. « Un gramme par exemple se vend 30 000 francs CFA, mais on ne touche que 15 000. Le reste va à ces voyous », explique un mineur de Papa ti Lini, qui travaille sous la menace constante d’une arme.

 

Ce système mafieux ne s’arrête pas là. Les acheteurs, eux aussi, sont taxés à l’entrée et à la sortie des zones minières, perdant une part importante de leurs bénéfices. « Ils disent qu’ils luttent contre les Peuls, mais au final, c’est tout le monde qui souffre », ajoute un vendeur d’or de Yaloké. Les villageois, qu’ils soient creuseurs, commerçants ou simples paysans, sont pris en étau entre les exactions des milices et les représailles des groupes peuls.

 

Un carnage qui s’étend

 

Rappelons le, il y’a deux semaines, les violences ont pris une ampleur dramatique. À Bossoui, des maisons ont été réduites en cendres lors d’une attaque éclair. À Bojula, un village situé à 34 kilomètres de Boda, a été la scène chaotique d’un violent braquage perpétré par ces criminels sans pitié. Six hommes armés de fusils ont surgi, prenant en otage plus d’une centaine de passagers. Selon une victime, ils ont emporté une somme considérable, estimée à des millions, après avoir saccagé tout ce qui se trouvait sur leur passage. Quatre personnes ont été sauvagement battues et admises à l’hôpital dans un état sérieux, mais elles ont survécu à l’attaque.

 

« Ils arrivent, ils tirent, ils pillent, et les forces de l’ordre ne font rien. On dirait qu’elles les laissent faire », témoigne une femme de Kpongbo, les larmes aux yeux.

 

La population, abandonnée par un État qui semble fermer les yeux, n’a d’autre choix que de fuir. Des centaines de personnes se terrent aujourd’hui dans la brousse, sans nourriture ni abri, tandis que les routes reliant Boda à Yaloké sont devenues des coupe-gorge. « On vit comme des animaux, cachés, pendant qu’ils détruisent tout », souffle un rescapé de Pami.

 

Une responsabilité écrasante au sommet

 

Pour beaucoup, la responsabilité de ce chaos incombe directement au président Touadéra et à ses ministres de la Sécurité publique et de la Défense. En s’appuyant sur Wagner pour consolider son pouvoir, le régime aurait sciemment lâché la bride à ces milices, au mépris des vies centrafricaines. « Ils arment des gamins pour tuer et voler, tout ça pour garder leurs fauteuils », accuse un enseignant de Yaloké, qui a vu ses élèves fuir les combats.

 

Les Peuls, souvent ciblés en raison de vieilles rancunes confessionnelles remontant à la guerre civile de 2013, ne sont que les premières victimes d’un système qui broie tout sur son passage. « Ce n’est pas une lutte contre un groupe. C’est une guerre contre nous tous », résume un habitant de Bokomba.

 

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Birao asphyxiée : crise du logement et explosion des prix

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Birao asphyxiée : crise du logement et explosion des prix

 

Birao asphyxiée : crise du logement et explosion des prix
Le marché de Birao. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Birao, capitale provinciale de la Vakaga, située à plus de 1 000 kilomètres au nord-est de la République centrafricaine,  près des frontières du Soudan et du Tchad, elle est aujourd’hui submergée, dévastée par une crise humanitaire d’une ampleur inimaginable. En quelques mois, sa population a triplé, frôlant les 40 000 habitants. Pourquoi ? Parce que la guerre fratricide qui déchire le Soudan voisin a poussé des milliers de réfugiés à franchir la frontière, cherchant un refuge dans cette ville déjà fragile. Mais Birao n’était pas prête. Et Bangui, la capitale, reste désespérément muette.

 

Une crise du logement

 

Imaginez : une ville où le nombre d’habitants, qui était auparavant 15 000,  triple presque du jour au lendemain. Les modestes logements, autrefois accessibles, ont disparu, engloutis par la marée humaine. Les loyers, dans cette ville reculée de la Vakaga, dépassent désormais ceux de Bangui, la capitale supposée prospère ! Trouver un toit à Birao est devenu un parcours du combattant, une lutte acharnée où les plus faibles sont laissés pour compte. Les habitants, désespérés, bricolent des abris de fortune, des maisons “à la va-vite”, dans l’espoir de grappiller quelques francs pour survivre. Mais même cela ne suffit pas. Les réfugiés occupent chaque recoin, et les locaux, eux, se retrouvent à la rue, dans leur propre ville. C’est une injustice criante, un chaos silencieux qui étrangle les familles jour après jour.

Birao asphyxiée : crise du logement et explosion des prix. Corbeaunews - Centrafrique, et la préfecture de la Vakaga
Dans le marché de Birao. CopyrightCNC

 

La faim comme nouvelle compagne

 

Et puis il y a la nourriture, ou plutôt son absence. Birao dépendait du Soudan pour son approvisionnement. Mais avec la guerre dans le pays, la frontière est devenue une ligne de feu, presque infranchissable. Les groupes armés rodent, et les commerçants courageux qui osent s’aventurer vers le Tchad reviennent avec des produits rares et hors de prix. Acheminer des marchandises depuis Bangui est une mission quasi impossible : plus de 1 100 kilomètres de routes en piteux état rendent l’opération coûteuse et périlleuse. Seuls quelques vols de la Minusca et de petits avions privés liés à Wagner desservent la zone, mais ces derniers ne transportent pas de biens commerciaux, laissant la population livrée à elle-même.

 

Résultat : le coût de la vie explose. Un simple savon, vendu autrefois à 200 francs, atteint aujourd’hui 500 francs, une augmentation de plus de 150 %. Le verre de café et thé, n’en parle pas. Le prix a triplé. Les produits de première nécessité sont hors de portée pour de nombreuses familles. Seule exception : le poisson et la viande, dont les prix restent relativement abordables, constituant une maigre consolation pour les habitants confrontés à une crise généralisée.

Birao asphyxiée : crise du logement et explosion des prix
À l’entrée du marché de Birao. CopyrightCNC

 

L’inaction de Bangui : une trahison

 

Devant cette catastrophe humanitaire qui se déroule sous leurs yeux, les autorités de Bangui restent passives. Aucun plan d’urgence, aucune politique de soutien, aucune anticipation. Le gouvernement dirige à vue, sans stratégie pour répondre à cette crise pourtant prévisible. Birao, isolée, souffre dans l’indifférence totale du pouvoir, abandonnée aux conséquences d’un conflit qui ne fait qu’aggraver la misère des populations locales.

 

Un cri dans le désert

 

Birao est à bout de souffle. Ses habitants, qu’ils soient locaux ou réfugiés, survivent dans un enfer quotidien fait de loyers exorbitants, de marchés vides et d’un avenir incertain. Ils méritent mieux qu’un silence assourdissant de la part de ceux qui devraient les protéger. Bangui doit se réveiller. Le monde doit regarder. Parce que si rien ne change, Birao ne sera plus qu’un souvenir, une ville fantôme écrasée par l’indifférence et la guerre d’un autre.

 

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À Bangui, le Chantier du Ministère de la Communication désormais Livré aux Vents et aux Serpents

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À Bangui, le Chantier du Ministère de la Communication désormais Livré aux Vents et aux Serpents

 

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Les travaux à l’arrêt du ministère de la communication en pleinne Bangui. CopyrightChritian Aimé Ndotah

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Les vents violents qui balaient Bangui ont eu raison des dernières tôles protégeant le chantier abandonné du ministère de la Communication. En plein centre-ville de la capitale centrafricaine, ce bâtiment inachevé représente un gâchis de 765 millions de francs CFA. Le ministre Maxime Balalou, en poste sur ce département depuis janvier 2024, reste impuissant devant ce désastre.

 

Au cœur de Bangui, l’édifice délaissé du Ministère de la Communication offre un triste spectacle : des murs en béton brut s’élèvent vers le ciel, percés de fenêtres sans vitres. La clôture en tôle, censée masquer cette désolation aux yeux des passants, gît maintenant au sol, éparpillée par les récentes intempéries. Des poteaux électriques menacent de s’effondrer, leurs câbles pendant dangereusement au-dessus des trottoirs.

 

Les travaux, démarrés en octobre 2021, ont entraîné la délocalisation du cabinet du Ministère de la Communication, et de l’Agence Centrafrique Presse (ACAP) vers les locaux de Radio Centrafrique. Les travaux se sont brutalement arrêtés quelques mois plus tard, sans explication officielle.

 

“C’est une honte nationale”, déclare Gerard Kotto, commerçant du centre-ville. “765 millions de francs CFA partis en fumée, et nous n’avons même pas un début de bâtiment fonctionnel. Pendant ce temps, le Ministère de la Communication continue de payer des loyers ailleurs.”

 

Interrogé sur ce fiasco, le ministre Balalou a récemment déclaré à l’agence sans trafic presse : “Les travaux traînent faute de financement, mais avec la bonne volonté du gouvernement et l’appui du ministère des Finances, les travaux vont reprendre dans un bref délai”. Une déclaration qui pose plus de questions qu’elle n’apporte de réponses.

 

Cependant, plusieurs mois après cette promesse creuse du ministre Balalou, aucun ouvrier n’a reparu sur le chantier du Ministère de la Communication. Les déclarations du porte-parole du gouvernement s’avèrent n’être que des paroles en l’air, pendant que le bâtiment continue de se dégrader sous les yeux des Banguissois.

 

“Un ministre qui ne tient pas ses promesses n’est pas digne de sa fonction”, déplore Roger, architecte indépendant. “Chaque jour qui passe augmente le coût des réparations nécessaires. À ce rythme, le bâtiment deviendra bientôt une ruine irrécupérable en plein cœur de la capitale“.

 

L’ancien ministre Serge Gislain Diori, sous la responsabilité duquel le projet a démarré, n’a jamais été audité malgré les soupçons de détournement de fonds. Des experts du bâtiment estiment aujourd’hui que la reprise du chantier du Ministère de la Communication  nécessiterait un nouveau budget conséquent, les structures ayant souffert de leur exposition prolongée aux intempéries.

 

Cette situation déshonore la capitale centrafricaine et symbolise les dysfonctionnements dans la gestion des projets publics. Le contraste est saisissant entre ce chantier abandonné et les autres bâtiments administratifs du centre-ville de Bangui.

 

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Miliciens Azandés recyclés à Zemio : la ‘discipline militaire’ laisse place à la terreur

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Miliciens Azandés recyclés à Zemio : la ‘discipline militaire’ laisse place à la terreur

 

Miliciens Azandés recyclés à Zemio : la ‘discipline militaire’ laisse place à la terreur
marche_organisee_par_les_milicien_azand_a_zemio – Zemio au bord de la guerre communautaire

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Zemio, dans le Haut-Mbomou, le calme n’existe plus. Des miliciens Azandés, hier rebelles, aujourd’hui intégrés aux FACA selon le gouvernement, sèment la peur chez les civils, surtout les musulmans. Le ministre Bruno Yapandé, à la tête d’une délégation ministérielle à Zemio, promet la “discipline militaire”, mais sur le terrain, c’est une tout autre réalité qui domine.

 

En effet, dans les différentes localités du Haut-Mbomou, notamment à Zemio, Mboki, Rafaï, Djema, c’est la descente aux enfers. Cette préfecture, déjà fragile, est devenue un champ de ruines sous le contrôle de miliciens Azandés que le gouvernement centrafricain a décidé d’enrôler dans les Forces armées centrafricaines (FACA). Ces hommes, hautement criminels et lourdement armés, tiennent aujourd’hui la région d’une main de fer. Et qui souffre ? La population civile, surtout la communauté musulmane, qui subit des exactions inimaginables : maisons brûlées, pillages, violences ciblées. Ça ne s’arrête pas, ça empire. Pendant ce temps, le ministre de l’Administration du territoire, Bruno Yapandé, en visite officielle à Zemio, sort une phrase qui sonne presque comme une blague : “La règle militaire va s’appliquer”. Mais pour qui ? Et pour quoi faire ?

 

Revenons aux faits. À Zemio, les miliciens Azandés, dorénavant baptisés Wagner ti Azandé, ne se contentent pas de “maintenir l’ordre”. Ils contrôlent tout : les routes, les marchés, les vies. Le gouvernement de Bangui, sous Faustin-Archange Touadéra, a eu l’idée de les intégrer aux FACA pour soi-disant les calmer, les encadrer. Mais sur le terrain, c’est une autre histoire. Ces types, habitués à semer la terreur, n’ont pas changé leurs habitudes du jour au lendemain. Et pour cause : ils n’ont reçu aucune formation sérieuse. On leur a donné un uniforme, une arme officielle, et on les a lâchés dans la nature. Résultat ? La population musulmane, déjà vulnérable dans cette zone, paie le prix fort. Des témoignages vérifiés parlent d’attaques ciblées, de familles chassées, de morts qu’on ne compte même plus.

 

Le ministre Bruno Yapandé, lui, est allé à Haut-Mbomou fin février pour parler. Il a dit : “Nous sommes venus expliquer à la population ce qui s’est passé en matière de discipline militaire. […] Pour ceux qui sont déclarés responsables, la règle militaire va s’appliquer”. Ça sonne bien, ça donne l’impression que tout va rentrer dans l’ordre. Mais qui croit encore à ça ? Une armée digne de ce nom, ça se construit avec de la discipline, du respect des droits humains, des règles claires. Pas en prenant des miliciens qui ont passé des années à piller et tuer, en les badigeonnant d’un vernis militaire. Surtout quand on sait que les mercenaires russes de Wagner, présents à Bangui et ailleurs, ont leur part dans ce chaos. Ce sont eux qui entraînent et forment ces voyous, ou plutôt qui les arment sans leur apprendre quoi que ce soit sur la discipline militaire. À Bria, à Bambari, on a vu des miliciens reconvertis en “soldats” agir comme avant : brutalité, extorsion, zéro retenue. À Zemio, Mboki, Rafaï, Djema, c’est pareil, en pire.

 

Le problème, c’est que le gouvernement sait tout ça. Ils ne sont pas dupes. Ces miliciens, ils les ont recrutés parce qu’ils n’avaient pas d’autre choix : l’armée régulière est faible, les caisses sont vides, et les rebelles menacent partout. Mais au lieu de régler le fond du problème,  former une vraie force, disciplinée, qui protège les civils,  ils camouflent. Ils balancent des déclarations ronflantes pour faire croire que tout est sous contrôle. “La règle militaire va s’appliquer”, vraiment ? À qui ? Aux miliciens qui cassent des bras et des jambes comme avant, sauf qu’ils portent un béret FACA maintenant ? Ou aux civils qui, eux, n’attendent plus rien, sinon un miracle pour survivre ?

 

Parce que les civils, à Zemio, ils sont coincés. Ils voient ces “soldats” débouler, racketter, punir, et ils savent que personne ne viendra les protéger. La communauté musulmane, en particulier, est devenue une cible facile, prise entre les milices recyclées et l’incapacité de Bangui à tenir ses promesses. Le ministre peut parler de discipline autant qu’il veut, mais sans formation, sans volonté réelle, ça reste des mots. Wagner, censés être des pros, ne font qu’enfoncer le clou : ils jettent ces miliciens sur le terrain comme des armes vivantes, sans se soucier de ce qu’ils laissent derrière. Et derrière, c’est une catastrophe : des villages vidés, des familles brisées, une région qui sombre.

 

Alors, oui, le gouvernement tente de sauver la face. Ils envoient des ministres, ils promettent des enquêtes, des sanctions. Mais à Zemio, personne n’y croit plus. Les civils n’attendent pas la “règle militaire” – ils attendent juste que ça s’arrête. Et pendant ce temps, ce système bancal, qui mélange miliciens sans foi ni loi et discours creux, continue de tourner. Une vraie catastrophe, orchestrée par un pouvoir qui sait, mais qui préfère fermer les yeux.

 

 

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70 millions de la banque mondiale pour Bangui et Berberati : Un pansement sur une plaie béante d’infrastructures

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70 millions de la banque mondiale pour Bangui et Berberati : Un pansement sur une plaie béante d’infrastructures

 

Centrafrique.org/des-vols-danimaux-domestiques-en-hausse-a-berberati-a-lapproche-des-fetes-des-fins-dannee/le-pk0-de-la-ville-de-berberati-et-son-monument-de-lindependance/” rel=”attachment wp-att-85847″ data-wpel-link=”internal”>Berberati s'effondre : les routes deviennent très dangereuses

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Un nouveau projet ambitieux vient de voir le jour  en Centrafrique : le “Projet des villes inclusives et résilientes”, financé à hauteur de 70 millions de dollars par la Banque mondiale.

 

Annoncé comme une réponse aux problèmes d’érosion et d’inondations qui gangrènent Bangui et Berberati, ce plan provoque autant d’espoir que de scepticisme. Pauvire Albon Patrick Abellé, coordonnateur du projet, ne cache pas son enthousiasme. Il parle d’une “occasion à jamais” pour les populations locales, appelant à un “engouement” collectif afin que la mise en œuvre se déroule dans une bonne ambiance. Le lancement officiel, prévu pour avril sous l’égide du président Faustin Archange Touadéra, promet des lendemains qui chantent. Mais au-delà des discours optimistes, les réalités du terrain racontent une tout autre histoire.

 

Bangui, la capitale, et Berberati, ville stratégique de l’ouest, sont depuis longtemps aux prises avec des défis environnementaux majeurs. Les pluies torrentielles transforment les rues en rivières boueuses, tandis que l’érosion ronge les sols et menace les habitations. Ces phénomènes ne datent pas d’aujourd’hui. Ils sont le fruit d’années de négligence, d’un urbanisme anarchique et d’infrastructures laissées à l’abandon. Alors, 70 millions de dollars, ça sonne bien. Ça fait sérieux. Mais face à l’ampleur des dégâts, on peut légitimement se demander si ce n’est pas juste une goutte d’eau dans un océan de problèmes.

 

Prenons Berberati, par exemple. La ville, régulièrement citée comme un cas d’école en matière d’érosion, voit ses routes et ses quartiers se dégrader à vue d’œil. Les habitants savent que les solutions ne se limitent pas à quelques travaux cosmétiques. Il faut des canalisations dignes de ce nom, des routes repensées, un système de drainage efficace. À Bangui, c’est pire encore : les inondations récurrentes paralysent la capitale, engloutissant les espoirs des habitants sous des torrents de boue. Le projet promet de “reprendre vraiment” ces questions, selon les mots d’Abellé. Mais que signifie “reprendre vraiment” quand les budgets précédents, les promesses passées et les aides internationales n’ont jamais réussi à enrayer la spirale ?

 

Le gouvernement, via le ministère de l’Urbanisme, se félicite de cette manne financière. On parle de résilience, d’inclusion, de modernité. Pourtant, les Centrafricains ont appris à se méfier des grands mots. Combien de projets ont été lancés en grande pompe pour finir dans l’oubli, faute de suivi ou de volonté politique ? Le corridor 3, cet axe vital reliant Bangui à la frontière camerounaise, est un exemple criant : le tronçon Béloko – Bouar aménagé en 2011 – 2013, il est déjà dans un état de “dégradation précoce”, comme l’a constaté le ministre des Travaux publics. Si une route aussi essentielle peut être laissée à l’abandon en si peu de temps, pourquoi croire que ce nouveau projet échappera au même sort ?

 

Et puis, il y a la question du timing. Pourquoi attendre 2025 pour s’attaquer à des problèmes aussi urgents ? Les 70 millions, bien qu’impressionnants sur le papier, devront être étalés sur plusieurs années et deux villes. Divisez ça par le coût des travaux réels, ajoutez les inévitables détournements et les lenteurs administratives, et il ne restera peut-être qu’une fraction pour les vrais chantiers. Pendant ce temps, les habitants de Bangui et Berberati continueront de patauger dans la boue, littéralement.

 

Le coordonnateur insiste sur l’appropriation par la population. C’est une belle idée, mais elle sonne creuse quand on sait que les communautés locales n’ont ni les moyens ni les outils pour pallier les carences de l’État. “Une bonne ambiance” ne construit pas des égouts ni ne stabilise des collines qui s’effritent. Quant au lancement par le président en avril, il risque de ressembler à ces innombrables cérémonies où l’on coupe un ruban pour mieux couper les fonds ensuite.

 

Alors oui, 70 millions de dollars, c’est un début. Mais en Centrafrique, où les infrastructures crient famine depuis des décennies, ça ressemble surtout à un pansement sur une plaie béante. Un pansement qui risque de se décoller au premier orage….

 

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Le grand carnage minier de Touadéra : nos diamants e or pillés, nos terres détruites

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Le grand carnage minier de Touadéra : nos diamants e or pillés, nos terres détruites

 

Centrafrique.org/Centrafrique-wagner-bancroft-et-les-jeux-troubles-de-touadera-revelees-par-martin-ziguele/faustin-archange-touadera-sous-la-protection-des-mercenaires-du-groupe-wagner-en-russie/” rel=”attachment wp-att-73145″ data-wpel-link=”internal”>Le grand carnage minier de Touadéra : nos diamants e or pillés, nos terres détruites
Faustin Archange-Touadera sous la protection des mercenaires du groupeWagner en Russie

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Des rivières empoisonnées, des terres ravagées, des villageois chassés de leurs terres. De Ydéré à Berberati, de Sosso-Nakombo à Ndassima, les grandes compagnies minières laissent derrière elles un paysage lunaire. En effet, pendant que le gouvernement de Touadera s’évertue à vanter les mérites d’une prétendue politique minière responsable, la réalité sur le terrain révèle une toute autre vérité.

 

Le discours officiel du régime de Touadera ne cesse de promouvoir un prétendu “document stratégique national permettant de valoriser l’or sur le plan international”. Les autorités se gargarisent de “lutter contre la fraude et la contrebande”. Or, force est de constater que ces belles paroles du gouvernement de Touadera masquent une réalité bien plus sombre.

 

À Ydéré, ou encore à Koundé, , le spectacle est effectivement désolant. Là où s’étendaient jadis des forêts verdoyantes, s’étalent désormais d’immenses cratères boueux. Les habitants du village, impuissants, observent jour après jour la destruction de leur environnement par les amis et partenaires de Touadera. Les cours d’eau, autrefois source de vie, se teintent de couleurs inquiétantes. Les poissons ont disparu, tout comme les cultures vivrières qui bordaient les berges.

Centrafrique.org/tragedie-a-kounde-une-jeune-fille-de-9-ans-noyee-dans-les-ravins-de-lexploitation-miniere-chinoise/kounde-noyade/” rel=”attachment wp-att-75866″ data-wpel-link=”internal”>Le grand carnage minier de Touadéra : nos diamants e or pillés, nos terres détruites
Kounde-noyade – Tragédie à Koundé : Une Jeune fille de 9 ans noyée dans les Ravins de l’Exploitation Minière chinoise

 

Le constat s’avère tout aussi accablant à Berberati, dans la Mambéré-Kadéi. Les sociétés minières chinoises et russes y ont déployé leurs machines imposantes, transformant les sols fertiles en terrains vagues. En réalité, les communautés locales, qui vivaient en harmonie avec ces terres depuis des générations, se retrouvent prises au piège. Leurs champs traditionnels sont engloutis par l’exploitation industrielle, leurs points d’eau contaminés par les produits chimiques utilisés pour l’extraction par les amis de Touadera.

 

Certes, les autorités du régime de Touadera prétendent que “l’exploitation anarchique de l’or” serait le fait des artisans. Pourtant, à Sosso-Nakombo, cette affirmation fait sourire amèrement les habitants. En effet, les dégâts causés par les engins industriels dépassent largement l’impact des outils traditionnels. Les pelleteuses creusent des gouffres béants, détournent le cours des rivières, abattent des hectares entiers de végétation.

 

La situation à Ndassima témoigne, de fait, d’une réalité encore plus alarmante. Le groupe Wagner, les patrons de Touadera, y exploite massivement de l’or avec une voracité sans précédent. Les techniques d’extraction employées empoisonnent durablement les sols et les nappes phréatiques. Les populations locales, dépossédées de leurs terres ancestrales, contemplent, désemparées, ce pillage organisé de leurs ressources naturelles par Touadera et ses alliés russes.

Centrafrique.org/Centrafrique-mine-chinoise-a-bozoum-la-pollution-au-mercure-confirmee/chantier-des-chinois-a-boyele-bozoum-1-4/” rel=”attachment wp-att-30568″ data-wpel-link=”internal”>Le grand carnage minier de Touadéra : nos diamants e or pillés, nos terres détruites
Chantier des Chinois à boyele, bozoum

 

Il apparaît clairement que ce saccage environnemental s’accompagne d’un cynisme révoltant. Les promesses gouvernementales de “certification de l’or” et de “recettes pour l’État” sonnent creux face à la dévastation visible. En réalité, tandis que les bénéfices colossaux quittent le pays, les communautés locales héritent des problèmes sanitaires, de la pollution et de la destruction de leur cadre de vie.

 

À l’évidence, le discours officiel sur la “valorisation de l’or” dissimule mal une terrible vérité : nos ressources naturelles sont bradées aux intérêts étrangers. Les promesses de développement et d’emplois se sont effectivement évaporées aussi vite que la poussière soulevée par les camions des compagnies minières.

 

Dans les faits, l’exploitation industrielle a transformé nos terres en véritables champs de bataille. À Sosso-Nakombo, les cours d’eau sont devenus impropres à la consommation. Les paysans de la région témoignent : leurs champs, autrefois fertiles, sont désormais stériles. Les enfants souffrent de maladies inexpliquées. En vérité, le gouvernement ferme les yeux sur ces drames humains.

 

Force est de constater que la politique minière actuelle conduit notre pays vers un désastre écologique du jamais vu. Les générations futures hériteront, de fait, de terres stériles, de rivières mortes et d’un environnement dévasté. Il est manifestement temps que les Centrafricains prennent conscience de l’ampleur du désastre.

 

Les richesses minières du pays, censées être une bénédiction, se révèlent être, en définitive, une malédiction pour les populations locales. À l’évidence, la protection de notre patrimoine naturel ne peut plus attendre. Chaque jour qui passe voit disparaître un peu plus de nos ressources, détruire un peu plus notre environnement.

 

En réalité, sans une prise de conscience collective et des actions concrètes, nos enfants n’hériteront que de terres dévastées et de souvenirs amers d’une richesse dilapidée. La réalité est implacable : pendant que le régime vante sa stratégie minière, notre pays se meurt à petit feu, victime d’un pillage organisé au plus haut niveau de l’État.

 

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Bangui brille de panneaux solaires, mais croule sous la misère : où file l’argent du peuple ?

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Bangui brille de panneaux solaires, mais croule sous la misère : où file l’argent du peuple ?

 

Bangui brille de panneaux solaires, mais croule sous la misère : où file l’argent du peuple ?
En face de National Hôtel à Bangui. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bangui, Touadéra aime se vanter de ses panneaux solaires qui éclairent 3 ou 4 avenues. Ça brille, ça fait joli, mais derrière ce décor, le pays s’écroule, et les poches des Centrafricains restent désespérément vides. Les quotidiens centrafricains du 24 février 2025 ne laissent pas de place au doute : pendant que le président joue les magiciens avec ses lampadaires, la misère ronge le peuple, et l’argent public s’évapore sans qu’on sache vraiment où il atterrit.

 

Médias Plus met le nez dans la plaie : ces panneaux solaires, c’est du tape-à-l’œil, une goutte d’eau dans un désert de problèmes. On est en 2025, plus de soixante ans après l’indépendance, et l’eau potable reste un luxe pour la quasi-totalité de foyers centrafricains. Le Démocrate balance une vérité qui cogne : plus de 70 % des ménages vivent dans la pauvreté, sans accès à la santé, à l’éducation, ni même à un robinet qui fonctionne. Pendant ce temps, Touadéra parade, ses proches s’en mettent plein les poches, et le peuple regarde ses richesses partir en fumée.

 

Où disparaît l’argent ? Pas dans les écoles, ça c’est sûr. Médias Plus raconte qu’aucune salle de classe digne de ce nom n’a poussé sous les mandats de Touadéra. Les gamins apprennent sous des arbres ou dans des ruines, quand ils ont un maître sous la main. Le Langage en rajoute une couche : l’armée nationale, qui devrait protéger le pays, n’est plus qu’un fantôme, laissée à l’abandon pendant que Wagner, ces Mercenaires russes, rafle la mise. Les mines, les routes, tout ce qui rapporte finit dans leurs griffes, et Bangui n’a droit qu’aux restes.

 

Le pouvoir, lui, se porte bien. L’Hirondelle décrit un régime qui musèle les opposants avec des arrestations brutales, pendant que ses fidèles prospèrent dans l’ombre. Le Démocrate parle de jeunes payés pour défiler dans les rues, criant leur amour pour un troisième mandat. De l’argent pour ça, il y en a, mais pour construire un hôpital ou un stade – rien, comme le déplore Médias Plus, qui rappelle qu’en 2020, la Centrafrique n’avait même plus de terrain homologué pour le foot. Les châteaux d’eau promis ? Toujours invisibles, pendant que les provinces croupissent dans le noir.

 

Quelques rues de la capitale Bangui brille peut-être un peu sous ses panneaux solaires, mais c’est une lumière trompeuse. La vraie clarté, celle d’un pays qui avance, manque cruellement. L’argent du peuple file ailleurs – chez Wagner, dans les poches d’une élite gavée, ou dans des projets bidon qui ne changent rien à la donne. Touadéra vend du rêve aux naïfs, mais les Centrafricains ne sont pas aveugles : ils veulent des réponses, pas des ampoules.

 

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Jean-Jacques Demafouth : Le fiasco cyberpolitique d’un régime criminel à bout de souffle

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Jean-Jacques Demafouth : Le fiasco cyberpolitique d’un régime criminel à bout de souffle

 

Centrafrique.org/reception-de-jean-jacques-demafouth-par-touadera-au-palais-de-la-renaissance/” data-wpel-link=”internal”>Jean-Jacques Demafouth : Le fiasco cyberpolitique d’un régime criminel à bout de souffle
Réception de Jean-Jacques Demafouth par Touadera au palais de la renaissance. Copyright la renaissance

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Jean-Jacques Demafouth, ex-rebelle propulsé par Touadéra, ridiculisé à l’UA : une claque méritée pour un régime corrompu, dont la diplomatie de bas étage s’effrite sous le poids de ses propres scandales.

 

En effet, dans ce qu’on peut appeler l’arène impitoyable de la politique africaine, où les masques tombent aussi vite que les illusions, l’échec retentissant de Jean-Jacques Demafouth au poste de commissaire Paix et Sécurité de l’Union africaine (UA) n’est pas une simple déconvenue diplomatique. C’est la preuve éclatante d’un régime centrafricain, sous la férule de Faustin-Archange Touadéra, qui s’effondre sous le poids de ses propres turpitudes. Soutenu par un président aux abois, cet ancien chef rebelle, de son vrai nom Mafoutapa, a été balayé sans ménagement par le Nigérian Bankole Adeoye, réélu avec 37 voix. Ce camouflet n’est pas seulement celui d’un homme, mais celui d’un système pourri jusqu’à la moelle, où la corruption, le clientélisme et l’impunité règnent en maîtres. Bangui, avec sa diplomatie de pacotille, s’est pris une gifle monumentale, révélant au grand jour son isolement et son incapacité à jouer dans la cour des grands.

 

Jean-Jacques Demafouth, cet ex-seigneur de guerre reconverti en pion du pouvoir, porte sur ses épaules un passé aussi sanglant que compromettant. Ancien leader de l’APRD, impliqué dans des violences qui ont ensanglanté la Centrafrique, il traîne derrière lui l’ombre d’une attaque au cinéma Le Club dans les années 80, un épisode sinistre qui aurait dû le disqualifier d’emblée. Mais dans l’univers tordu de Touadéra, où les criminels sont promus et les compétences piétinées, ce profil nauséabond devient un atout. Imposer un tel homme à l’UA, c’était non seulement une provocation, mais une insulte à la mémoire des victimes et à l’intelligence des diplomates africains. Le rejet cinglant de sa candidature par l’UA est un uppercut direct au régime de Baba Kongoboro, qui pensait pouvoir recycler ses vieux complices en les drapant d’une respectabilité factice.

 

La diplomatie centrafricaine, si l’on peut encore appeler ainsi ce simulacre, est un champ de ruines. Sylvie Baïpo-Temon, ministre des Affaires étrangères catapultée à ce poste par la promotion canapé plutôt que par mérite, après son bref passage comme caissière à la BNP en France, incarne l’amateurisme crasse d’un gouvernement qui navigue à vue. Aucune stratégie, aucun réseau, aucun poids : Bangui a envoyé Jean-Jacques Demafouth au casse-pipe sans même un semblant de préparation, face à un Nigeria qui, lui, a déployé sa puissance diplomatique avec une précision chirurgicale. Cet échec n’est pas une surprise, c’est une sentence. La RCA, engluée dans ses dettes envers l’UA et ses alliances toxiques avec la Russie de Poutine, est devenue un paria continental. Touadéra, ce petit despote aux rêves de grandeur, a cru pouvoir rééditer ses magouilles de la CEMAC,  où il a imposé un milicien Anti-Balaka, Évariste Ngamana, au Parlement communautaire,  sur la scène de l’UA. Erreur fatale : l’Union africaine n’est pas un terrain de jeu pour criminels en col blanc.

 

Ce fiasco est le miroir d’un régime qui pourrit de l’intérieur. Touadéra, marionnette d’un système où les criminels mangent, boivent et prospèrent, a tenté de récompenser Jean-Jacques Demafouth pour ses loyaux services – notamment son rôle trouble dans la victoire électorale frauduleuse de 2016. Mais l’UA a vu clair dans ce jeu abject. Pendant que des nations comme le Rwanda ou le Nigeria bâtissent leur influence avec méthode, la Centrafrique s’enfonce dans une diplomatie de bas étage, où les postes se monnaient au profit d’une clique mafieuse. L’isolement de Bangui est total, et ce revers n’est qu’un symptôme de l’effondrement annoncé d’un pouvoir qui ne tient que par la force et la ruse.

 

L’échec de Demafouth n’est pas un accident, c’est une leçon. L’UA a dit non à un régime qui ose présenter un ancien rebelle comme garant de la paix, alors qu’il incarne le chaos. Touadéra et ses sbires, englués dans leurs combines, ont sous-estimé la vigilance d’une institution qui refuse de se laisser salir. Pendant que le peuple centrafricain croupit dans la misère, les élites criminelles s’amusent à jouer aux diplomates sur la scène internationale, dilapidant le peu de crédit qui restait au pays. Cet échec est une humiliation, mais aussi une mise en garde : le temps des imposteurs est compté. La Centrafrique mérite mieux que ces vautours qui se repaissent de ses entrailles.

 

Par Alain Nzilo

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Marie-Claire Bitouanga  interpelle Touadera  dans une lettre ouverte impitoyable

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Marie-Claire Bitouanga  interpelle Touadera  dans une lettre ouverte impitoyable

 

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Marie-Claire Bitouanga, une citoyenne centrqafricaine très engagée

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans une lettre ouverte adressée au président Faustin Archange Touadera, publiée le 20 février 2025 dans Nouvelle Vision (n°1223), Marie-Claire Bitouanga, citoyenne centrafricaine engagée, dresse un bilan sans concession de la gouvernance actuelle. Avec respect mais fermeté, elle interpelle le chef de l’État sur les promesses non tenues et les défis persistants, tout en l’exhortant à respecter les règles constitutionnelles alors que son second mandat touche à sa fin.

 

Mme Marie-Claire Bitouanga débute par un salut protocolaire : « À Son Excellence Monsieur le Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’État », suivi d’une introduction empreinte de civilité : « En bon citoyen de la Nation, j’ai suivi avec attention votre discours traditionnel de présentation de vœux à la Nation ». Marie-Claire Bitouanga  présente ses « meilleurs vœux » pour 2025 à Touadera et sa famille, qualifiant cette année de « charnière puisque vous êtes dans la cinquième année de votre deuxième mandat sous la Constitution de 2016 ». Elle souhaite que cette période soit marquée par « une année de sagesse, de discernement et de courage pour la bonne marche de notre patrie commune qui est la République centrafricaine ».

 

Analysant les discours officiels, Marie-Claire Bitouanga  précise : « C’est toujours en cette période que le Chef de l’État donne ses grandes orientations de l’année. J’ai bien écouté la déclaration sur l’état de la Nation devant les députés à l’Assemblée Nationale et celle du gouvernement lors du premier conseil des ministres ». De ces interventions, Marie-Claire Bitouanga  retient « d’importants messages » et tire des « conclusions » qu’elle expose pour « aider dans vos prises de décisions futures ». Marie-Claire Bitouanga  note d’abord une satisfaction apparente du président : « Globalement, vous semblez content et satisfait des résultats obtenus pendant les deux magistratures que vous autorise la Constitution, par le choix que le peuple centrafricain a porté à deux reprises sur votre auguste personne ». Elle enchaîne avec une maxime : « Si le Président de la République est content, le peuple aussi est content. Vox populi, vox dei, la voix du peuple, c’est la voix de Dieu », avant d’ajouter : « Un peuple a le Président qu’il mérite, dit-on ».

 

Toutefois, Marie-Claire Bitouanga  tempère cette satisfaction par une liste précise de défaillances : « Vous avez manifesté votre satisfaction du devoir accompli, même si : beaucoup d’écoles n’ont pas de tables et bancs alors que nous avons du bois chez nous ; les routes sont tellement entretenues qu’elles produisent de la poussière, source des problèmes de santé pour la population ; aucun étudiant n’a été reçu au concours d’entrée au Master ; les maîtres-parents sans pédagogie sont toujours utilisés pendant que des milliers d’étudiants qui ont terminé leur cursus sont sans emploi et sont devenus des conducteurs de taxi-moto ou des vouvouzeleurs ; les règles de la République ne sont pas respectées, entre autres, des fonctionnaires devant faire valoir leur droit à la retraite sont poussés à la porte de sortie, bien qu’ils soient dans des fonctions électives autorisées par la loi ».

 

Sur l’économie, elle détaille : « L’exploitation de nos matières premières phares, sources de revenus, telles que l’or, le diamant, le bois, est toujours insignifiante ou insuffisante ». Elle poursuit : « La culture du coton, de la canne à sucre et du café, autres sources de revenus, reste toujours embryonnaire après avoir été des cultures phares rapportant des devises ». Elle cite des chiffres : « Les recettes pétrolières qui étaient de 26 milliards par an sont retombées à 12 milliards selon les derniers chiffres communiqués ». Elle ajoute : « Des centaines d’agents TOTAL/TAMOIL sont en chômage technique sans salaire, tandis que d’autres encore sont sans salaires depuis des mois », et conclut sur les finances publiques : « Le budget sur fonds propres continue de plafonner, depuis plusieurs années, à 200 milliards par an ».

 

Forte de ces constats, Mme Marie-Claire Bitouanga rappelle une logique implacable : « La politique, c’est aussi de la mathématique appliquée, des séries de règles à respecter ». Elle souligne que « dans ces quatre cas cités et qui constituent une jurisprudence en la matière, tous les Chefs d’État ont respecté les règles de la République ». S’adressant au mathématicien Touadera, elle écrit : « Excellence, Monsieur le Président, vous êtes un éminent mathématicien, érudit, et vous savez que les règles sont les règles, elles sont dures, intangibles, immuables et non manipulables ». Elle décrit sa méthode : « Vous partez toujours des théorèmes ou théories, vous faites des analyses, des projections, à partir des hypothèses et vous tirez les conclusions qui s’imposent, que vous pouvez soumettre en test à quelques conseillers sûrs avant toutes décisions et applications ».

 

Sur le plan juridique, Marie-Claire Bitouanga  invoque un « principe intangible en droit » : « Les lois établies ne rétroagissent jamais mais disposent pour l’avenir ». Elle renforce son propos avec un « principe mathématique tout aussi intangible qui vous donne une légitimité de deux fois cinq ans et vous êtes à la fin de ces dix ans sans possibilité de rempiler ». Elle élève la Constitution au rang de « livre saint du Président de la République », comparable au « Coran pour le musulman, la Bible pour le chrétien, la Torah pour le juif et les théorèmes pour le mathématicien », et insiste : « Elle doit être scrupuleusement observée et respectée et appliquée ». Elle conclut ce passage : « Je rappelle très respectueusement ici que le propre du mathématicien, sa quintessence même, est le respect strict des règles et de la logique ».

 

Mme Marie-Claire Bitouanga élargit sa réflexion en citant Trump : « Je réfléchis depuis au discours du Président TRUMP aux étrangers, lors de son investiture où il disait que la Nation est un indice de population précise. Dieu a donné un dossier à chacun, l’Amérique aux Américains, la Chine aux Chinois et la Centrafrique aux Centrafricains ». Elle rapporte son conseil : « Il poursuit en nous conseillant de nous battre pour notre liberté et notre progrès », et critique la « politique tribale » : « Faire de la politique tribale, c’est exclure des citoyens aujourd’hui pour les exclure demain. C’est la politique de la roue qui tourne et cela ne fait pas avancer un État qui ne fait que du sur place ».

 

Elle justifie son engagement : « Je ne veux pas rester muette et silencieuse devant ce qui se passe dans notre pays, comme le dit TRUMP, et je ne veux pas attendre que les anges descendent du ciel pour venir développer notre pays ». Évoquant la foi de Touadera, elle écrit : « Je réfléchis sur votre prière matinale à la radio, quand vous invoquez Dieu de vous avoir appelé et confié la mission de mener à la destinée du peuple centrafricain et de glorifier son nom ». Elle cite une référence divine : « En effet, Dieu dit que si quelqu’un devient chef, c’est moi qui l’ai choisi, repris par César : Vox populi, Vox Dei », mais ajoute : « Dieu a dit aussi : À César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu ».

 

Elle distingue alors : « Votre élection est due à Dieu et la Constitution appartient à César. Si votre élection est une bénédiction divine qu’on se doit de respecter, la Constitution est la loi de César que Dieu lui-même nous recommande de respecter ». Elle précise : « Le Président de la République est une institution, il obtient sa légitimité selon la Constitution ». Elle met en garde : « Nous attirons l’attention de toutes ces personnes de cesser de jeter l’opprobre sur nous, les Centrafricains, comme si nous étions un peuple d’illettrés, d’analphabètes, de troubadours et d’incompétents, sans aucune vision, sans connaissance ».

 

Visant ceux qui soutiendraient un troisième mandat, elle écrit : « Ces groupuscules veulent imposer la loi de la force alors que la force doit rester à la loi. Cette loi dit que le Président de la République élu depuis 2015, réélu en 2020, est dans la dernière année de son second mandat sans possibilité de se représenter ». Elle accuse : « Ceux-là poussent le Président de la République à commettre une erreur qu’il sera seul à assumer devant l’éternel qui a oint de fonction divine et devant le peuple qui l’a aimé au point de l’élire, par deux fois de suite », et affirme : « Ces groupuscules ne représentent pas le peuple et ne sont pas l’émanation du peuple ».

 

En conclusion, Marie-Claire Bitouanga formule un vœu : « Excellence, Monsieur le Président, que cette année 2025 vous apporte introspection, sagesse et discernement pour la bonne marche de notre pays ». Elle clôt sur une note spirituelle : « Dieu a donné, c’est Dieu qui reprend, il est l’Alpha et l’Oméga, et donc c’est à lui que revient le dernier mot ». Signée à Bangui le 20 février 2025, cette lettre se veut un appel vibrant à la responsabilité.

 

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Bangui : la prostitution, un quotidien qui dévore la jeunesse centrafricaine

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Bangui : la prostitution, un quotidien qui dévore la jeunesse centrafricaine

 

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Dans une boîte de nuit à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Bangui, la capitale de la République centrafricaine, bat au rythme d’une réalité qui ne laisse personne indifférent. Dans cette ville fondée sur les idéaux de Barthélemy Boganda, le père de la nation, une course effrénée à la survie a pris le dessus, et elle passe trop souvent par le corps des jeunes filles. Ici, la prostitution n’est pas un secret murmuré dans l’ombre, mais une vérité criante, visible à chaque coin de rue, surtout quand le soleil se couche. Ce 17 février 2025, nous avons plongé dans ce monde pour comprendre ce qui se joue vraiment.

 

Une nuit suffit pour voir

 

Il ne faut pas longtemps à un nouvel arrivant pour saisir l’ampleur du phénomène. “Faites un tour ici sur l’avenue des Martyrs, ou aller vers la prison de Ngaragba, dans le septième arrondissement, et vous verrez”, nous lance un étudiant de l’université de Bangui, attablé dans une petite buvette au quartier Sango. Il a l’air fatigué, presque résigné. “Les filles n’ont pas honte, c’est comme ça ici”. Intrigués, on décide de suivre son conseil. Ce premier jour, on se dirige vers le sud-est de la capitale, loin du centre, jusqu’au septième arrondissement, près de la prison de Ngaragba. C’est un coin reculé, haut perché dans la ville, non loin de la cité de Belle colline, les routes truffées des nids de poules et les bâtiments délabrés annoncent un autre visage de Bangui.

Bangui : la prostitution, un quotidien qui dévore la jeunesse centrafricaine
Entrée du rondpoint zero du centre ville de la capitale centrafricaine Bangui. CopyrightCNC

 

Vers 17 heures, juste à côté de la prison, plus précisement au croisement Kassaï – Ouango, le spectacle commence déjà. Des jeunes filles, certaines à peine sorties de l’enfance, déambulent le long de la route. Leurs jupes sont courtes, leurs hauts laissent entrevoir leurs seins, encore petits pour certaines, comme des oranges à peine mûres. Elles marchent avec assurance, presque mécaniquement. Leur stratégie est claire : attirer l’attention des hommes qui passent, qu’ils soient à pied, en moto ou en voiture. “Salut, tu viens parler avec moi ? Je suis libre”, nous lance une fille qui ne doit pas avoir plus de 16 ans. Son ton est direct, presque commercial, mais ses yeux trahissent une fatigue qu’elle essaie de cacher.

 

On avance un peu, et elles sont partout. Une dizaine au moins rien que sur ce bout de trottoir, dans ce quartier excentré. Elles rient entre elles, s’interpellent, mais dès qu’un homme approche, elles changent de posture, tentent un sourire ou un regard accrocheur. Ce n’est pas qu’à Ngaragba, nous dira-t-on plus tard. Mais ce jour-là, c’est là, près de la prison, qu’on prend la mesure de ce qui se passe.

 

Le lendemain, 18 février, on explore un autre coin de la ville : l’avenue des Martyrs. Cette fois, c’est une artère bien plus centrale, qui s’étend sur au moins deux kilomètres, partant du croisement de Marabéna, passant devant l’hôpital communautaire, le ministère des Affaires étrangères, l’ambassade de Chine et l’université de Bangui pour chuter  devant le stade 20 000 places. C’est haut, comme on dit ici, une longue montée qui traverse des zones animées. En fin de la soirée, près de l’École Normale supérieure (ENS), on croise encore plus de filles. Elles viennent vers nous, s’arrêtent pile devant, bloquant presque le passage. “Hé, grand frère, viens, je suis là pour toi”, dit l’une d’elles, un peu plus audacieuse que les autres.

 

Soudain, une agitation. “Les policiers arrivent”, murmure une fille aux cheveux tressés. Sans hésiter, elles se rapprochent de nous, faisant semblant de marcher à nos côtés, comme si on était ensemble. On tourne la tête : un véhicule de police roule au ralenti, phares allumés, les agents scrutant la rue. Les filles baissent la tête, continuent de marcher tout doucement avec nous. Les policiers passent, nous jettent un coup d’œil, puis s’éloignent. “Ils nous cherchent, mais là, ils pensent qu’on est avec vous, alors ils nous laissent”, explique une des filles avec un petit rire nerveux. On comprend vite leur ruse : s’accrocher à des passants pour éviter les ennuis avec les forces de l’ordre, qui, d’ailleurs, ne semblent pas vraiment pressées d’intervenir.

 

Une ville où tout est cher

 

Pourquoi autant de filles en sont-elles là ? La réponse revient sans cesse : la vie à Bangui est devenue un combat quotidien. “Tout coûte cher ici”, nous confie Landry, un commerçant du marché Sango. “Le piment, le manioc, la viande, le riz… même une banane, tu payes le prix fort”. Il secoue la tête, désabusé. “Les gens ne vivent pas, ils survivent”. Mariette, une femme qui tient un petit commerce près du campus universitaire, derrière le stade Omnisport, renchérit : “Bangui, c’est une des villes les plus chères d’Afrique centrale. Si tu n’as pas d’argent, tu fais quoi ?”

 

Et ce n’est pas seulement dans les rues qu’on voit cette misère pousser les filles à se débrouiller ainsi. Dans les gargottes et les buvettes, c’est pareil, voire pire. Au marché Combattant, au PK Douze, au marché central ou même en plein centre-ville, elles sont là, assises près des tables ou discutant avec les clients. Partout où il y a du monde, elles cherchent une opportunité. “C’est comme ça maintenant”, nous glisse un vendeur de bière dans une buvette près du marché Miskine. “Tu bois un verre, et une fille vient te parler. Si tu veux, tu payes, et c’est réglé”.

 

Pour beaucoup de ces jeunes filles, la prostitution est devenue la réponse. “On ne se prostitue pas vraiment, on se débrouille pour avoir un peu d’argent”, nous dit une adolescente de 15 ans, rencontrée devant le commissariat du cinquième arrondissement de Bangui, où se trouve un très grand marché de prostitution à ciel ouvert. Elle porte un débardeur moulant et une jupe qui couvre à peine ses cuisses. “Si on ne fait pas ça, comment on mange ? Comment on aide la famille ?” Ses mots sonnent comme une justification, mais ils disent surtout à quel point l’avenir est bouché pour elle et tant d’autres.

 

La nuit change tout

 

Quand la nuit tombe, vers 22 heures, Bangui se transforme. Les grandes artères, comme l’avenue des Martyrs ou les rues autour du centre-ville, même sur l’avenue de Sica – Benz-Vi, ou encore sur l’avenue Koudoukou, s’animent d’une tout autre manière. Les silhouettes des filles se dessinent sous les rares lampadaires. Elles sont des dizaines, parfois plus, alignées le long des trottoirs, attendant les clients. Les hommes, eux, rodent en voiture ou à pied, négociant discrètement. On voit de tout : des chauffeurs de taxi-moto, des fonctionnaires en costume défraîchi, et même, parfois, des uniformes qui rappellent les forces de l’ordre. Personne ne semble choqué ni surpris. C’est presque devenu normal.

 

“On gagne notre pain comme ça”, avoue une autre jeune fille, un peu plus âgée, peut-être 20 ans. Elle s’appelle Yvonne – ou du moins, c’est le nom qu’elle nous donne. “Regarde autour de toi, il n’y a rien d’autre ici. Pas de travail, pas d’espoir. Alors oui, on va dans la rue”. Elle parle calmement, sans émotion apparente, comme si elle avait déjà fait la paix avec cette vie.

 

Une morale qui s’effrite

 

Pourtant, tout le monde ne ferme pas les yeux. “C’est une honte”, lâche un vieux assis sur une chaise en plastique devant sa maison, près du quartier Galabadja en allant vers le croisement du lycée de Gobongo. “Dans le pays de Boganda, on devrait avoir mieux que ça. Ces petites qui se vendent, c’est un échec pour nous tous”. Il soupire, regarde au loin. “Mais qui va les arrêter ? La police est là, elle voit tout, et elle ne fait rien. Parfois, elle prend sa part”.

 

C’est un secret de polichinelle à Bangui : les forces de l’ordre, censées maintenir un semblant d’ordre, sont souvent complices. Les filles le savent, les habitants aussi. “Les policiers viennent la nuit, ils prennent des filles, et après, ils repartent”, raconte un étudiant qu’on recroise près du campus. “Personne ne dit rien, parce que tout le monde a peur ou tout le monde s’en fiche.”

 

Un avenir incertain

 

Face à cette réalité, les justifications des filles oscillent entre résignation et défi. “L’essentiel, c’est de survivre”, nous dit Yvonne avant de s’éloigner pour rejoindre une amie. “On fait ce qu’on peut pour nos familles”. Mais à quel prix ? Dans une ville où le sexe est devenu une monnaie d’échange, la morale, cette valeur que beaucoup voudraient voir respectée, semble avoir déserté les rues de Bangui. Les jeunes filles, parfois à peine adolescentes, bravent les dangers :  maladies, violences, regards accusateurs,  pour mettre un peu de nourriture sur la table.

 

Le lendemain, devant le campus universitaire, c’est encore la même chanson. “Grand frère, viens, je suis de bonne qualité”, nous lancent des voix rieuses mais insistantes. Elles sont nombreuses, pleines d’énergie, mais derrière leurs sourires, il y a une lutte qu’on ne peut ignorer. À Bangui, la prostitution prend de l’ampleur, et avec elle, un sentiment que quelque chose s’est brisé dans le cœur de cette capitale. Une ville qui, malgré ses rêves d’autrefois, se débat aujourd’hui dans une pauvreté qui pousse ses enfants à vendre ce qu’ils ont de plus précieux : eux-mêmes.

 

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Inauguration au camp Kassaï de la « Toadera Community Clinic » : une farce narcissique au service d’un dictateur patenté

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Inauguration au camp Kassaï de la « Toadera Community Clinic » : une farce narcissique au service d’un dictateur patenté

 

Centrafrique.org/toadera-community-clinic/” data-wpel-link=”internal”>Inauguration au camp Kassaï de la « Toadera Community Clinic » : une farce narcissique au service d’un dictateur patenté
Toadera Community Clinic , située au camp Kassaï de Bangui, dans le septième arrondissement.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadéra a inauguré la semaine dernière en grande pompe la « Toadera Community Clinic » dans le septième arrondissement de Bangui, un prétendu cadeau du gouvernement Bangladesh. Derrière les discours, ce n’est qu’un nouvel épisode de la mégalomanie grotesque d’un homme qui, en moins d’une décennie, veut transformer la Centrafrique en terrain de jeu pour son ego démesuré et sa criminalité débridée.

 

Faustin-Archange Touadéra, dit Baba Kongoboro, pourtant « professeur  des universités ». Une fois arrivée au pouvoir, cet homme de Dieu, qui s’autoproclame diacre baptiste   ne recule devant rien pour graver son nom dans le béton et l’histoire, quitte à piétiner un peuple déjà à terre. Cette clinique, financée par le Bangladesh,  un pays qui n’a pourtant aucune raison de s’intéresser à ce coin perdu d’Afrique centrale sinon par des tractations obscures –, n’est pas un acte de générosité. C’est une vitrine, un miroir pour flatter l’orgueil démentiel d’un président qui, dès son arrivée au pouvoir en 2016, a révélé sa vraie nature : celle d’un enfant voyou, d’un bandit de grand chemin, d’un criminel sans scrupules. Élu grâce à la France, à l’ambassadeur de l’époque, à Jean-Jacques Demafouth et à une présidente de transition complaisante, il est passé de zéro à héros en un claquement de doigts. Mais l’ange qu’on croyait voir n’était qu’un masque : derrière se cache un prédateur assoiffé de pouvoir et de pillage.

 

À peine installé, Touadéra a entamé une croisade pathétique pour marquer le pays de son empreinte. Une rue baptisée à son nom dès la première année ? Fait. Un centre de formation sportive pour filles affublé de son patronyme ? Fait. Un marché ridicule portant son étiquette ? Fait. Et maintenant, cette clinique, pompeusement appelée « Toadera Community Clinic », comme si ce type avait personnellement posé une seule brique ou payé un seul centime. Tout doit chanter sa gloire, tout doit hurler son nom, comme un enfant capricieux qui tague les murs pour exister. Mais ne nous y trompons pas : il ne construit rien. Ces infrastructures, quand elles ne sont pas des coquilles vides, sont des dons extérieurs ou des projets détournés, dont il s’attribue le mérite avec une arrogance qui frise la démence.

 

Le système de santé centrafricain, lui, agonise. Des hôpitaux sans médicaments, des dispensaires sans médecins, des enfants qui meurent faute de soins de base : voilà la réalité que Touadéra laisse pourrir pendant qu’il parade devant sa clinique éponyme. Cette inauguration n’est pas une réponse aux « nombreux défis » qu’il évoque dans ses discours creux :  manque de structures, pénurie de personnel qualifié, délabrement général. Non, c’est une insulte, un crachat au visage d’une population qu’il abandonne depuis neuf ans. Pendant qu’il fanfaronne sur l’accès aux soins pour les militaires et les habitants du quartier, les files d’attente s’allongent devant des centres médicaux fantômes, et les mères pleurent des bébés qu’aucun docteur n’a pu sauver. Annoncer un projet similaire à Boeing? Une promesse en l’air, un os à ronger pour faire taire les critiques.

 

Mais d’où vient cette obsession maladive de tout estampiller à son nom ? Peut-être de son enfance misérable, dans une famille déchirée, fils d’une mère engrossée par un éleveur peul de passage, un père disparu dans la nature. On pourrait presque avoir pitié de ce gamin sans racines, élevé dans la pauvreté, s’il n’avait pas décidé de se venger sur tout un pays. Car oui, Touadéra se venge. Il vole, il pille, il s’approprie, comme si la Centrafrique devait payer pour les humiliations de son passé. En moins de dix ans, il a érigé une dictature où son nom est une marque, un sceau posé sur des biens qu’il n’a ni créés ni mérités. Les fonds publics ? Détournés. Les richesses nationales ? Vendues à Wagner et aux Russes. Les infrastructures ? Des mirages ou des cadeaux étrangers qu’il revendique sans honte.

 

Ce président n’est pas un bâtisseur, c’est un parasite. Un criminel qui, sous couvert de costumes bien taillés et de titres ronflants, a transformé la présidence en machine à racket. La « Toadera Community Clinic » n’est pas un hôpital, c’est un monument à sa vanité, une brique de plus dans le mur d’une tyrannie narcissique. Pendant que le Bangladesh paie, que les militaires applaudissent et que les habitants du septième arrondissement espèrent en vain des soins, lui se pavane, intouchable, rêvant déjà de la prochaine pancarte à son effigie. La Centrafrique mérite mieux qu’un voleur mégalomane qui baptise des ruines à son nom pendant que le pays crève sous ses pieds.

 

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Fonction publique : une intégration floue qui ressemble à un marché de clientélisme

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Fonction publique : une intégration floue qui ressemble à un marché de clientélisme

Centrafrique.org/6000-postes-promis-14-400-fonctionnaires-fantomes-le-grand-mirage-du-recrutement-dans-la-fonction-publique-centrafricaine/la-foule-des-jeunes-diplomes-candidats-a-lintegration-dans-la-fonction-publique-sous-les-manguiers-attentifs-a-lappel-de-leurs-noms-pour-la-remise/” rel=”attachment wp-att-74767″ data-wpel-link=”internal”>Fonction publique
La foule des jeunes diplomés candidats à l’intégration dans la fonction publique sous les-manguier attentifs a-l’appel de leurs noms

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le Conseil des ministres du 6 février 2025 a une nouvelle fois remis sur la table l’intégration des jeunes diplômés dans la fonction publique, un dossier qui tourne en boucle depuis des mois sans qu’aucune transparence ne soit apportée. Officiellement, le gouvernement s’est engagé à recruter 6000 jeunes, mais les chiffres ne cessent de changer, et personne ne sait vraiment qui a été intégré et sur quelle base. Un concours ? Un examen de compétences ? Rien n’est clair.

 

Un Recrutement Qui Échappe à Toute Règle

 

Normalement, l’intégration à la fonction publique passe par un concours, un processus qui garantit que les postes reviennent aux plus méritants. Mais dans cette affaire, le gouvernement avance à l’aveugle, annonçant des chiffres sans aucun critère officiel.

 

D’abord, on parlait de 3000 intégrés, puis 4000, puis 5000, et à chaque Conseil des ministres, le gouvernement ajoute un millier de nouveaux “intégrés” sans jamais publier la liste officielle. Où sont ces jeunes ? Qui sont-ils ? Quel concours ont-ils passé ?

 

Un Marché de Clientélisme, Pas une Intégration

 

Derrière cette annonce se cache un vaste réseau de favoritisme :

  • L’âge moyen des intégrés dépasse largement la jeunesse. Des personnes de 40, 50, voire 60 ans sont “intégrées”, alors qu’un fonctionnaire doit normalement avoir un nombre d’années suffisant avant la retraite.
  • Aucune liste publique des recrutés, rendant impossible toute vérification.
  • Certains postes sont attribués discrètement, souvent à des proches du pouvoir.

 

En réalité, cette campagne d’intégration ressemble plus à une opération de distribution de privilèges qu’à un vrai plan d’embauche.

 

Un Coup de Com Avant les Élections de 2025

 

Cette agitation autour de l’intégration arrive à un moment stratégique : les élections de 2025 approchent, et le régime cherche à séduire la jeunesse.

 

Parler d’emplois, faire croire à une ouverture de la fonction publique, multiplier les chiffres : tout cela sert avant tout à capter des voix, même si en réalité, les jeunes diplômés sont les grands oubliés de cette mascarade.

 

Quel Avenir Pour Les Vrais Diplômés ?

 

Avec un recrutement aussi opaque et aléatoire, l’avenir des jeunes diplômés devient encore plus incertain :

  • Ils ne savent pas s’ils doivent espérer ou chercher un avenir ailleurs.
  • Les concours, censés être la norme, sont totalement contournés.
  • L’administration se retrouve avec des employés qui ne sont pas les plus compétents, mais les mieux connectés.

 

Pendant que le gouvernement alimente son show politique, des milliers de diplômés attendent un emploi qui ne viendra peut-être jamais, et la fonction publique continue de se remplir de personnes recrutées sans logique ni planification.

 

Encore un Conseil des Ministres Sans Solutions

 

Le Conseil des ministres du 6 février 2025 n’a rien apporté de concret. Pas de clarification sur les critères de sélection, pas de publication des listes, pas d’explication sur le processus de recrutement.

 

Au lieu d’une véritable réforme, le gouvernement joue avec les chiffres, entretient la confusion et transforme l’intégration en un outil électoral. Une fois encore, les vrais bénéficiaires ne sont pas les jeunes diplômés, mais ceux qui savent comment naviguer dans les réseaux du pouvoir.

 

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Promotion canapé : le mal qui déshonore les femmes en Centrafrique

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Promotion canapé : le mal qui déshonore les femmes en Centrafrique

 

PROMOTION CANAPÉ : LE mal qui déshonore les femmes en Centrafrique
Les-3-maitresses-ministres-du-president-Touadera

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En ce 8 mars, Journée Internationale des Femmes, le vernis des discours officiels ne peut voiler une réalité sordide : la « promotion canapé » est devenue l’épine dorsale d’un système national en décomposition. Loin des célébrations de façade, ce fléau, dénoncé avec force par Sylvie Dondra, CEO d’Aurora Corp et présidente de l’association Mon Fil d’Ariane APOSEV, révèle l’ampleur d’une crise morale orchestrée au plus haut niveau et infiltrée jusqu’aux racines de la société.

 

Au sommet de l’État, le président Faustin Archange Touadera  dit Baba Kongoboro dirige depuis 9 ans un ballet obscène où les nominations ne récompensent ni le talent ni le mérite, mais la soumission. Les exemples abondent : la ministre des Affaires étrangères, celle des Actions humanitaires, ou encore celle du Tourisme et de la Culture, toutes propulsées par un mécanisme aussi vieux que répugnant : promotion canapé. Dans les couloirs de la présidence, des ministères et des directions générales, une règle implicite domine : pour gravir les échelons, les femmes doivent payer de leur corps : PROMOTION CANAPÉ. Sylvie Dondra, dans un message cinglant partagé sur les réseaux sociaux, n’y va pas par quatre chemins : « Je ne reconnais aucune valeur à une personne qui use de ce stratagème ». Et les faits lui donnent raison.

 

Mais ce mal ne s’arrête pas aux portes du pouvoir. Dans les amphithéâtres de l’Université de Bangui et des écoles de commerce, des professeurs exercent un chantage déshonorant : des notes contre des faveurs sexuelles. Les lycées ne sont pas épargnés, où la pression sur les adolescentes atteint des sommets d’indécence. Plus glaçant encore, dans les écoles primaires des provinces, des fillettes de 11 ou 12 ans deviennent les cibles d’instituteurs sans foi ni loi. Dans les villes de l’intérieur, les classes de C1 et C2 se vident, les élèves enceintes ou mariées de force, victimes d’un système qui les dévore avant qu’elles ne puissent se défendre.

 

Et ce régime actuel ne se contente pas de tolérer cette infamie  de la PROMOTION CANAPÉ; il l’entretient. Le régime de Baba Kongoboro , symbole d’un pouvoir oppressif soutenu par les Mercenaires russes et rwandais, reflète le sort des rares voix qui osent défier ce statu quo. Car dire non à la « promotion canapé », c’est s’exposer à l’ostracisme ou pire. Sylvie Dondra appelle à un sursaut : « Renoncez au poste si vous devez passer par le canapé. » Dans un pays où les options se réduisent à céder ou sombrer, cet appel sonne pourtant comme un défi impossible pour trop de femmes.

 

Face à cela, le thème officiel de cette journée internationale semble dérisoire. La « promotion canapé » devrait être le combat central, une cause à marteler chaque 8 mars jusqu’à ce que ce mot disparaisse du vocabulaire national. Sylvie Dondra insiste : « Éduquons nos sœurs, filles, petites-filles pour qu’elles ne tombent pas dans ce travers ». Sans une purge radicale de ce système – de la présidence aux salles de classe –, l’éducation restera toutefois un vœu pieux.

 

En définitive, les mots de Sylvie Dondra résonnent comme un ultimatum : « Battez-vous pour vos rêves avec détermination, sans compromission. » Mais cette détermination exige plus qu’un effort individuel ; elle réclame la chute d’un régime qui a fait de l’exploitation sexuelle une institution. Le président Faustin Archange Touadera, ses ministres, les enseignants corrompus : tous portent la responsabilité de ce scandale. En ce 8 mars 2025, l’heure n’est plus aux hommages creux, mais à une colère légitime. La « promotion canapé » n’est pas une anecdote ; c’est le miroir d’une nation qui a perdu son âme.

 

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À l’école Saint-Jean de Bangui :  Touadéra livre les élèves à la misère

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À l’école Saint-Jean de Bangui :  Touadéra livre les élèves à la misère

 

Centrafrique.org/a-bangui-des-ecoles-transformees-en-latrines-a-ciel-ouvert/etat-actuel-de-lecole-primaire-de-galabadja/” rel=”attachment wp-att-76328″ data-wpel-link=”internal”>Etat-actuel-de-lEcole-primaire-de-Galabadja À Bangui, Des écoles transformées en latrines à ciel ouvert

 

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dans les murs jaunâtres de l’école Saint-Jean de Bangui, des élèves sans tables symbolisent la honte nationale. Touadéra sacrifie leur éducation sur l’autel du pillage et de l’inaction.

 

En effet, dans une vidéo poignante de 2 minutes et 33 secondes, partagée sur les réseaux sociaux par le journaliste centrafricain Christian Aimé Ndota, la réalité crue de la Centrafrique sous le règne de Faustin-Archange Touadéra éclate aux yeux du monde. À l’école Saint-Jean, dans le 2e arrondissement de Bangui, des enfants étudient dans des conditions indignes : pas de tables, pas de bancs, des bâtiments délabrés qui tiennent à peine debout. Certains élèves s’assoient à même le sol, d’autres apportent des tabourets de chez eux, comme si l’éducation de la future génération était une responsabilité jetée sur les épaules des familles plutôt que sur celles de l’État. Et ce n’est pas l’unique cas. De l’école Centre-Fille dans le 1er arrondissement,  à l’école Galabadja dans le 8e, en passant par l’école Colomb et Ngaragba dans le 7e, le tableau est partout le même : un chaos absolu, un abandon total.

 

Neuf ans. Cela fait neuf ans que Touadéra est au pouvoir, et qu’a-t-il fait pour ces enfants, pour l’avenir de ce pays ? Rien. Absolument rien. Les toitures des salles de classe s’effondrent – comme à Galabadja, où elles sont à moitié arrachées depuis plus de deux ans – et personne ne bouge. Les tables et les bancs, quand il y en a, sont laissés à pourrir, comme si Touadéra et son gouvernement pensaient qu’un meuble peut durer éternellement. Pendant ce temps, les élèves apprennent dans des conditions qui feraient honte à n’importe quel dirigeant digne de ce nom. Mais Touadéra, lui, n’a pas de dignité. Il n’a que des priorités ailleurs.

 

Et quelles priorités ! Alors que les écoles s’écroulent, il remet le pays entre les mains des Mercenaires russes du groupe Wagner et des intérêts de Vladimir Poutine. Trente – quatre milliards de francs CFA des taxes sur les produits pétroliers sont versés par an  aux groupe Wagner, des diamants et or pillés à hauteur de 200  milliards par an, sans parler de bois et autres exploitations qui disparaît sous leurs griffes et celles des Rwandais. Pendant ce temps, que reste-t-il aux Centrafricains ? La misère. La pauvreté. Une éducation en ruines et un avenir volé.

 

Regardez cette vidéo partagée par le journaliste Ndota : deux enfants dans une salle vide à l’école Saint-Jean. L’un assis par terre, adossé au mur, l’autre debout avec son sac à dos, comme s’ils attendaient un miracle qui ne viendra jamais. Les murs jaunâtres, les fenêtres perchées en hauteur laissant filtrer une lumière blafarde, tout hurle l’abandon. Et en bas à droite de la vidéo, le nom de “Chris Can” signe ce cri de désespoir, relayé par un emoji pleurant en guise de commentaire. Ce n’est pas juste une école qui est délabrée, c’est tout un pays qui a été trahi.

 

Touadéra a vendu la Centrafrique aux vautours étrangers. Wagner, Poutine, le Rwanda : ils se servent tous, pendant que les Centrafricains eux-mêmes ne récoltent que des, miettes  ou plutôt, rien du tout. Où passent ces milliards ? Certainement pas dans les salles de classe, ni dans les hôpitaux, ni dans les routes. Ils s’évaporent dans les poches de ceux qui maintiennent Touadéra au pouvoir, pendant que les enfants de Bangui s’assoient dans la poussière.

 

C’est une catastrophe nationale. Une honte. Une trahison impardonnable. Touadéra ne prépare pas l’avenir de la Centrafrique ; il le détruit, méthodiquement, année après année. Et pendant ce temps, les cris des citoyens, comme celui de Christian Ndota, résonnent dans le vide. Jusqu’à quand ce peuple supportera-t-il d’être ainsi humilié ?

 

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Transport à Bangui : moins de 100 taxis et 70 bus pour toute une capitale

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Transport à Bangui : moins de 100 taxis et 70 bus pour toute une capitale

 

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Taxi de Bangui en circulation. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique.

 “Le nombre de taxis n’atteint difficilement 100 véhicules dans Bangui. Pour les bus, nous ne dépassons pas 70 unités”, reconnaît Nono Wenceslas Nguelekoumou, directeur général des transports urbains. Des chiffres dérisoires qui cachent mal l’échec de la gestion de Transport à Bangui,  capitale centrafricaine.

 

Le mythe de la libéralisation

 

Face à ce fiasco de Transport à Bangui, le directeur général des transports, Nono Wenceslas Nguelekoumou,  tente de justifier la situation en pointant du doigt les institutions internationales : “L’État n’intervient plus dans le secteur transport. C’est la recommandation de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international“. Une affirmation qui ne résiste pas à l’analyse des faits.

 

Au Cameroun voisin, à Kinshasa en RDC, ou encore à Dakar au Sénégal, les sociétés publiques de transport urbain fonctionnent efficacement, malgré la présence des mêmes bailleurs de fonds internationaux. Ces pays ont su maintenir et développer leurs services publics de transport tout en respectant les règles de bonne gestion.

Transport à Bangui : moins de 100 taxis et 70 bus pour toute une capitale
Au terminus des bus nord de la capitale Bangui. CopyrightCNC

 

L’histoire des échecs répétés de Transport à Bangui

 

La réalité est plus amère. Les tentatives successives des autorités du pays pour mettre en place un service de transport public ont toutes échoué, non pas à cause des exigences des bailleurs de fonds, mais en raison de détournements et d’une gestion calamiteuse. Les bus achetés à grands frais, comme les bus Sonatus,  sont rapidement tombés en panne, faute d’entretien et de suivi.

 

“Si nous étions dans un État normal, on aurait eu des quartiers lotis, urbanisés, avec des bus et des numéros. Je veux aller à Malimaka, je prends le bus numéro 3”, souligne Karl Blagué, coordinateur des organisations de la société civile. Un rêve qui semble bien loin quand on observe l’état actuel du Transport à Bangui  .

 

Les vraies raisons de l’échec

 

L’absence de volonté politique et la mauvaise gestion de Transport à Bangui  expliquent davantage la situation que les supposées contraintes internationales. Les anciens propriétaires de taxis ont préféré investir désormais dans les motos, plus rentables et moins contrôlées. “Une personne qui avait des taxis peut maintenant avoir des motos facilement. Il a vendu tous les taxis pour se concentrer sur les motos”, révèle un responsable du ministère.

 

Cette conversion massive vers les taxis-motos n’est pas le résultat d’une politique imposée de l’extérieur, mais bien la conséquence d’un laisser-faire généralisé et d’une absence de vision pour le Transport à Bangui.

 

Un service public abandonné

 

“Bangui est une petite capitale, plus petite que certains quartiers dans d’autres pays d’Afrique”, rappelle Karl Blagué. Cette taille modeste rend d’autant plus incompréhensible l’incapacité des autorités à organiser un système de Transport à Bangui.

 

Les conséquences sur la population sont dramatiques. Sans transport public fiable, les Banguissois sont contraints de recourir aux taxis-motos, malgré les risques. Les femmes enceintes, les écoliers, les personnes âgées sont les premières victimes de cette situation.

 

L’échec de la gouvernance

 

“Même l’avenue des Martyrs, qui était une ancienne piste d’atterrissage, se dégrade. L’Arabie Saoudite avait donné des milliards pour l’arranger”, rappelle un observateur. Les fonds existent, mais leur utilisation pose question.

 

Le ministère évoque désormais un hypothétique partenariat public-privé pour moderniser le secteur. Une énième promesse qui ne convainc plus personne, tant que les problèmes de fond – corruption, détournements, absence de vision à long terme – ne seront pas traités.

 

“Les pays qui sont émergents, comme le Sénégal ou la Côte d’Ivoire, ne sont pas passés par les taxis-motos pour se développer”, conclut Karl Blagué. Une leçon que les autorités centrafricaines semblent incapables d’entendre, préférant rejeter la responsabilité sur des partenaires extérieurs plutôt que d’assumer leurs propres manquements.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Zémio : les chefs des villages et quartiers disent « non » au couloir de transhumance évoqué par le gouvernement  

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Zémio : les chefs des villages et quartiers disent « non » au couloir de transhumance évoqué par le gouvernement  

 

Centrafrique.org/la-crise-securitaire-et-humanitaire-dans-le-haut-mbomou-parfait-achille-romaric-sangou-zirani-appel-a-laction/parfait-achille-romaric-sangou-zirani/” rel=”attachment wp-att-68605″ data-wpel-link=”internal”>Zémio : les chefs des villages et quartiers disent « non » au couloir de transhumance évoqué par le gouvernement
Parfait Achille Romaric Sangou Zirani , sous-préfet de Zemio

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La récente visite à Zémio du ministre de l’Administration du territoire, Bruno Yapandé, accompagné de Marcel Djimassé, ministre résident du Haut-Mbomou originaire de la région, était censée apaiser les inquiétudes autour du couloir de transhumance traversant cette région du sud-est centrafricain. Pourtant, loin des discours rassurants prononcés lors de cette rencontre, les chefs des villages et quartiers ont tenu à exprimer clairement leur refus dans une lettre adressée aux autorités administratives.

 

Dans ce courrier, signé collectivement par une vingtaine de chefs des quartiers et villages, la population rappelle que les déplacements saisonniers des troupeaux ne sont jamais sans conséquences pour la commune : incendies de champs et de forêts, destruction des ressources agricoles, pillages, intimidations et restrictions fréquentes à la libre circulation des habitants. Pour eux, parler d’un couloir de transhumance « apaisé », comme l’ont fait les ministres Bruno Yapandé et Marcel Djimassé, ne correspond en rien à la réalité quotidienne vécue sur le terrain.

 

Ainsi, pour ces responsables traditionnels, la seule solution possible demeure l’interdiction stricte de ce couloir de transhumance à travers la commune de Zémio. Ils interpellent directement la préfecture, la sous-préfecture, les responsables locaux de la Minusca et les forces de sécurité afin qu’ils prennent rapidement les mesures nécessaires pour éviter d’éventuelles tensions plus graves entre éleveurs nomades et populations locales.

 

Cette réaction ferme des chefs de villages vient rappeler aux autorités que, sur le terrain, les discours officiels ne suffisent pas toujours à résoudre les conflits liés à la gestion complexe des terres et aux mouvements du bétail dans cette partie sensible du territoire centrafricain.

 

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Gamboula : Un maître boucher grièvement blessé par un bœuf en furie

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Gamboula : Un maître boucher grièvement blessé par un bœuf en furie

 

Gamboula : Un maître boucher grièvement blessé par un bœuf en furie
Le maître boucher dans la salle d’opération à Gamboula

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Lundi 3 mars 2025, une journée qui s’annonçait ordinaire pour Salih Moumini, un maître boucher de 40 ans, a viré au cauchemar dans la petite ville frontalière de Gamboula. Père de deux enfants et marié, Salih cumule 23 ans d’expérience dans un métier qu’il maîtrise depuis son plus jeune âge. Mais ce jour-là, un bœuf récalcitrant lui a rappelé combien ce travail peut être imprévisible et dangereux. Gravement blessé au niveau des testicules après une violente  attaque de l’animal, il lutte aujourd’hui pour se remettre, sous les soins de l’hôpital de district sanitaire de Gamboula. Retour sur un drame qui aurait pu coûter la vie à cet homme aguerri.

 

Une matinée comme les autres… jusqu’au chaos

 

Il est tôt ce lundi matin lorsque Salih Moumini, accompagné de trois collègues dont son petit-cousin, se rend à l’abattoir local pour y conduire un bœuf destiné à l’abattage. Comme souvent dans ce métier, la tâche exige force, coordination et une bonne dose de sang-froid. Salih, habitué à manipuler ces bêtes imposantes, prend la tête de l’opération. Il saisit la corde attachée au cou de l’animal, tandis que son cousin, positionné à l’arrière, tient une seconde corde nouée à une patte du bœuf. Deux autres compagnons les assistent, veillant à ce que tout se passe sans accroc.

 

Mais rien ne se déroule comme prévu. Alors que le groupe progresse vers l’abattoir, le bœuf, peut-être effrayé par l’odeur du sang ou le bruit ambiant, commence à s’agiter. « On avançait tranquillement, et d’un coup, il s’est énervé », raconte Salih depuis son lit d’hôpital. L’animal tire violemment sur la corde, qui glisse des mains de Salih, malgré ses efforts pour la retenir. Dans un mouvement brusque, le bœuf se retourne et charge le cousin à l’arrière. Paniqué, ce dernier lâche sa corde et se jette dans les hautes herbes bordant le chemin pour échapper aux cornes menaçantes.

 

Libéré de toute entrave, le bœuf s’enfuit à travers champs, traversant une rivière et filant vers un pont voisin. Sans hésiter, Salih et ses compagnons se lancent à sa poursuite, bien décidés à ramener l’animal sous contrôle. « On courait tous derrière lui, on ne pouvait pas le laisser partir comme ça », explique-t-il. Mais alors que la traque s’intensifie, le destin bascule.

 

L’attaque fulgurante

 

Caché dans les herbes, le petit-cousin de Salih, qui a échappé de justesse à l’assaut initial, repère soudain le bœuf revenant à pleine vitesse. « Il m’a crié : ‘Attention, il est derrière toi !’ », se souvient Salih. Lorsqu’il se retourne, il est déjà trop tard : l’animal, à moins d’un mètre, fonce sur lui, cornes en avant. Déséquilibré, Salih chute lourdement au sol. Le bœuf, dans sa rage, le percute de plein fouet, déchirant son pantalon d’un coup de corne et lui infligeant une blessure atroce au bas-ventre.

 

« Il m’attaquait encore et encore. J’ai senti la douleur, mais je savais que si je lâchais, c’était fini », confie-t-il. Porté par un instinct forgé par des années passées au milieu des bêtes, Salih parvient à agripper une corne, puis l’autre, luttant de toutes ses forces pour immobiliser l’animal. Alertés par ses cris, ses collègues accourent et parviennent enfin à maîtriser le bœuf, le tirant loin de leur ami ensanglanté. « Sans eux, je ne serais pas là pour raconter ça », souffle-t-il, reconnaissant.

 

Sur le sol, Salih est en état de choc. Son pantalon en lambeaux révèle une plaie béante au niveau des testicules. Le sang coule abondamment, et la douleur est insupportable. Mais il est vivant, et c’est tout ce qui compte à cet instant. Ses compagnons le transportent en urgence vers l’hôpital de district de Gamboula, à quelques kilomètres de là.

Gamboula : Un maître boucher grièvement blessé par un bœuf en furie
Le maître boucher de Gamboula sur le lit d’hôpital de Gamboula

 

Une intervention chirurgicale d’urgence

 

À son arrivée à l’hôpital, Salih est pris en charge par Gassi Aubin, un infirmier diplômé d’État expérimenté. Le diagnostic est alarmant. « On nous a amené un homme avec une plaie très grave au niveau des testicules », témoigne l’infirmier. « Le scrotum était déchiré, un cordon spermatique sectionné, et un testicule pendait à l’extérieur. C’était impressionnant». Sans perdre de temps, l’équipe médicale conduit Salih au bloc opératoire.

 

L’intervention est longue et délicate. « On a nettoyé la plaie, recousu les tissus déchirés. Ça a pris plus de trente points de suture », détaille Gassi Aubin. Malgré la gravité de la blessure, le pire est évité. « Quand on a fini, son état était stable. Il n’y avait plus de danger immédiat », ajoute-t-il avec un léger soulagement. Salih est ensuite placé sous surveillance, avec des pansements réguliers pour éviter toute infection. Deux jours plus tard, il reste hospitalisé, en voie de rétablissement, mais toujours affaibli par la douleur et le traumatisme.

 

Un métier à haut risque

 

Cet accident n’est pas rare. Le travail des bouchers, surtout dans des contextes ruraux comme à Gamboula, expose quotidiennement ces artisans à des dangers bien réels. « Manipuler un bœuf vivant, c’est toujours risqué », explique Gassi Aubin. « Ces animaux sentent qu’on va les tuer, ils deviennent nerveux, imprévisibles ». Pour lui, l’expérience de Salih est un avertissement clair. « Il faut être prudent, toujours. Ce jour-là, il a eu de la chance que ses amis soient là pour l’aider ».

 

Salih, lui, ne blâme personne. « C’est le métier, c’est comme ça. Je suis né avec les bœufs, je sais qu’ils peuvent faire ça », dit-il, philosophe. Pourtant, il reconnaît que la situation aurait pu être évitée. « Peut-être qu’on aurait dû mieux tenir les cordes, ou ne pas courir derrière lui comme ça. Mais sur le moment, tu ne penses pas, tu agis. »

 

Des leçons à retenir

 

Interrogé sur les conseils à donner à ses collègues bouchers, Gassi Aubin insiste sur la vigilance. « Avant de déplacer un animal, regardez s’il est agité. Si oui, prenez vos précautions. Et ne travaillez jamais seul ». Il évoque aussi l’idée d’utiliser des outils plus robustes – des cordes solides, des licols adaptés – pour limiter les risques. Salih, de son côté, promet de redoubler d’attention à l’avenir, même s’il sait que le danger fait partie de son quotidien.

 

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Flash info : désertion des soldats FACA à Ouadda-Maïkaga

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désertion des soldats FACA à Ouadda-Maïkaga

 

Centrafrique.org/Centrafrique-4-soldats-faca-tues-dans-une-embuscade-des-rebelles-de-la-cpc-vers-markounda/les-soldats-faca-en-detachement-a-kabo-une-sous-prefecture-de-louham-fafa/” rel=”attachment wp-att-65770″ data-wpel-link=”internal”>Flash info : désertion des soldats FACA à Ouadda-Maïkaga
Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

  Quatre soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) ont déserté leur poste dans la sous-préfecture de Ouadda Maïkaga, à plus de 204 kilomètres de Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, dans le nord de la République centrafricaine. Ce départ, qui intervient quelques jours seulement après une désertion similaire à Yalinga, dévoile une crise profonde au sein de l’armée nationale, qui fait face depuis plusieurs années à des conditions de vie et de travail chaotique.

 

Située dans une zone enclavée et encerclée par des groupes armés, Ouadda Maïkaga est un poste stratégique mais difficile.

Pourtant, ce n’est pas la menace des rebelles qui a poussé ces militaires à abandonner leur mission. Selon des témoignages recueillis par la rédaction du CNC, les soldats n’ont pas perçu leur prime globale d’alimentation (PGA) depuis plusieurs mois, une allocation indispensable pour subvenir à leurs besoins sur le terrain. À cela s’ajoute l’impossibilité d’accéder à leurs salaires, versés dans des banques à Bangui, à des centaines de kilomètres de là, alors qu’aucune infrastructure bancaire n’existe dans les provinces en Centrafrique.

 

« On ne peut pas tenir sans nourriture, sans rien », confie une source proche des militaires, sous couvert d’anonymat. Dans une ville où les ressources sont rares et où l’isolement complique toute logistique, les soldats se retrouvent démunis, parfois réduits à mendier pour survivre. Cette situation, qualifiée de « catastrophique » par les concernés, dévoile un abandon des troupes déployées en première ligne.

 

Le retour de ces quatre soldats vers Bria, bien que motivé par un besoin urgent de trouver des solutions à leur détresse, ne constitue pas une garantie d’amélioration immédiate. La ville, bien qu’elle soit le chef-lieu de la préfecture, reste elle-même marquée par les difficultés économiques. Ce mouvement fait écho à celui de leurs camarades de Yalinga, qui avaient pris la même décision la semaine dernière dans des circonstances similaires.

 

Devant cette vague de désertions au sein de notre armée, des questions se posent sur la gestion de l’armée nationale par l’État centrafricain. Alors que le gouvernement ambitionne de porter les effectifs des FACA à 50 000 hommes, il peine à assurer le minimum vital aux soldats déjà en poste. Les critiques fusent : les autorités semblent privilégier les partenariats avec des Mercenaires russes et des troupes rwandaises, tandis que les FACA, piliers supposés de la souveraineté nationale, sont laissées à l’abandon.

 

Dans les zones rurales comme Ouadda Maïkaga, où les groupes armés maintiennent une pression constante, la défection de soldats fragilise davantage une présence militaire déjà ténue. Si les rebelles n’ont pas encore profité de ces désertions pour attaquer, leur capacité à le faire à tout moment reste une menace bien réelle. Pour l’heure, cet exode de militaires met en lumière un constat amer : sans soutien logistique et financier, l’armée centrafricaine risque de voir ses rangs se vider avant même d’atteindre les objectifs ambitieux fixés par Bangui.

 

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CENTRAFRIQUE : DES ÉLECTIONS GROUPÉES À GUICHET FERMÉ SYMPTOMATIQUES D’UNE CRISE SOCIO-POLITIQUE SANS PRÉCÉDENT

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DES ÉLECTIONS GROUPÉES À GUICHET FERMÉ SYMPTOMATIQUES D’UNE CRISE SOCIO-POLITIQUE SANS PRÉCÉDENT

 

Centrafrique.org/Centrafrique-affaire-des-bien-mal-acquise-le-president-touadera-bientot-devant-ses-juges-a-paris/touadera-suce-langue-img_4190-2/” rel=”attachment wp-att-23293″ data-wpel-link=”internal”>CENTRAFRIQUE : DES ÉLECTIONS GROUPÉES À GUICHET FERMÉ SYMPTOMATIQUES D'UNE CRISE SOCIO-POLITIQUE SANS PRÉCÉDENT
Président Faustin Archange Touadera suce sa langue et se moque des centrafricains de leur pauvreté absolue

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Après le énième report des élections locales tant attendues, la lecture du rythme ou de la cadence de travail de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) en manque de synergie et d’energie laisse comprendre que les élections municipales seront sans doute jumelées avec les présidentielles et les législatives.

 

Cet état de fait alourdira mécaniquement la trajectoire du processus électoral avec des fortes exigences ou contraintes techniques,matérielles, logistiques, humaines et surtout de la mobilité en pleine saison pluvieuse.

D’ailleurs, cette compétition électorale qui de prime à bord a vocation à confisquer le pouvoir de l’État par tous les moyens a commencé sur de fausses notes depuis la définition du cadre légal, institutionnel et se jouera à guichets fermés car l’unique fauteuil présidentiel est dorés déjà occupé et qu’il n’y aura de places pour personne.

Les dés électoraux sont ainsi pipés c’est-à-dire que tout le processus électoral n’est pas loyal car la tromperie et la tricherie se sont invitées dans l’arène…histoire de donner raison à l’opposition démocratique qui réclame un espace d’échanges en vue d’un consensus sur le protocole organisationnel.

S’agissant du cadre légal qui gouverne le processus électoral, la nouvelle constitution et le code électoral sont conçus à dessein pour s’approprier indéfiniment du pouvoir de l’État tandis qu’au niveau du cadre institutionnel, l’organe chargé de gestion des opérations électorales et la Cour constitutionnelle sont inféodés et vassalisés au pouvoir de Bangui au point où les principaux responsables n’hésitent plus à afficher publiquement leur soumission à travers des faits et gestes.

À l’état actuel des choses et en l’absence de l’opposition démocratique dans le protocole organisationnel des élections groupées de 2025, la génération future risque de récolter les dividendes de l’entêtement du pouvoir de Bangui qui constitue une réelle menace pour l’avenir de notre nation.

L’on risque d’assister inévitablement à la radicalisation de la tension politique pouvant entraîner une guerre civile ou de conflits armés qui par voie de conséquence paralyseront le pays.

On s’exposera à de sanctions de la communauté internationale telles l’isolement, la méfiance des investisseurs étrangers et des institutions financières internationales, la restriction voire la suppression d’assistance technique et financière avec corollaire la détérioration des conditions de vie de la population qui engendrera par voie de conséquence des frustrations, des mécontentements, des manifestations, des pillages. des grèves, des contestations voire de la désobéissance civile, des villes mortes…bref le chaos total c’est à dire le domaine du “non maîtrisable”.

Face à ce constat de montée d’inquiétude, le citoyen lambda apeuré s’interroge sur les différents enjeux :

– Les élections groupées de décembre 2025 seront-elles effectives dans les délais prescrits par la loi ?

– Dans la négative, quelles sont les projections du pouvoir de Bangui pour parer à toutes éventualités ?

– À défaut de prévisions adaptées, le pouvoir de Bangui aura t-il la capacité de gérer la crise qui s’en suivra ?

Fort de ce qui précède, il apparaît judicieux de souligner que la nation est et demeurera au dessus de la personne du président de la République qui a la possibilité et le pouvoir d’épargner la Centrafrique de cette éventuelle crise politique et institutionnelle.

Nous ne le répéterons jamais assez. Renoncer à son projet mortifere de troisième mandat et de se choisir un dauphin reste l’ultime option…

La page de l’histoire sera calligraphié en lettres de noblesse.

Nous vous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré qui ne parle pas…car un problème ne peut résoudre un autre problème et qu’un problème peut aussi en cacher un autre.

Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…

Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent. Les fables du célèbre fabuliste français Jean de La Fontaine teintées d’allegories éducatives auront prévenu les autistes avant que le monde ne s’effondre tel que défini par le célèbre romancier nigerian Chinua Achébé.

Mais attention, ne le dites à personne…

Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.

 

Limassa le 08 Mars 2025

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Environnementaliste

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Un commerçant de Zémio décapité par les miliciens Azandé

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Un commerçant de Zémio décapité par les miliciens Azandé

 

Centrafrique.org/zemio-la-trahison-de-romaric-sangou-zirani-et-la-terreur-de-wagner/roumaric-sangou-zirani-et-dimitri-siti-en-reunion-a-zemmio/” rel=”attachment wp-att-76546″ data-wpel-link=”internal”>Un commerçant de Zémio décapité par les miliciens Azandé
Romaric Sangou Zirani, le sous-préfet de Zemio, posant pour photo avec Dimitri Sitiy , chef militaire du groupe Wagner en Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un commerçant de Zémio, qui vivait du commerce de bétail entre la RCA et le Congo RDC, a été sauvagement égorgé et décapité par les miliciens Azandé. Un crime odieux qui révèle l’inaction criminelle d’un État dépassé.

 

 

L’horreur a frappé Zémio ce jeudi 6 mars 2025. Un homme, commerçant de la ville, gagnait sa vie en achetant et vendant du bétail entre la République centrafricaine et le Congo RDC.

Lundi, comme à son habitude, il avait acheté plusieurs bœufs à Zémio. Pour les mener de l’autre côté de la frontière, il s’est fait accompagner par trois jeunes Peuls, qui tenaient les bêtes pendant le trajet. Tout s’est bien passé à l’aller : ils ont traversé, vendu le bétail en RDC, puis sont revenus à Zémio pour acheter du manioc et quelques provisions avant de repartir. Rien ne laissait présager le drame.

 

Mais sur le chemin du retour, près de la rivière marquant la frontière entre les deux pays, ils sont tombés dans une embuscade tendue par les miliciens Azandé. Sans crier gare, ces derniers ont ouvert le feu. Les trois jeunes Peuls ont pris la fuite, l’un d’eux blessé par une balle à la jambe mais parvenant à s’échapper. Le commerçant, lui, n’a pas eu cette chance. Les miliciens l’ont capturé, lui ont volé 2 800 000 FCFA qu’il avait sur lui avant de le froidement égorger. Ils ne se sont pas arrêtés là : ils lui ont tranché la tête et ont balancé son corps dans la brousse, comme s’il n’était rien.

 

Pendant ce temps, les jeunes rescapés, terrifiés, ont erré dans la forêt pendant des heures, trébuchant sur les ronces, le souffle court, avant de rejoindre Zémio. Ils se sont précipités à la mosquée pour tout raconter à l’imam. Celui-ci, bouleversé, est allé frapper à la porte du sous-préfet pour demander justice. Mais ce dernier n’a rien fait. Pas un mot, pas une action, juste un silence assourdissant qui en dit long sur son mépris. Face à cette inertie, l’imam s’est tourné vers les Mercenaires russes de Wagner, présents dans la ville. Eux, au moins, ont bougé. Avec les survivants, ils sont retournés sur les lieux, suivant les traces de sang et les indices laissés dans la brousse. Là, ils ont découvert le corps décapité, un spectacle à retourner l’estomac. Ils l’ont ramené à Zémio pour une inhumation, mais leur intervention ne peut cacher l’échec total du sous-préfet Sangou Zirani.

 

Notons que ce meurtre n’est pas un simple fait divers. Il porte la signature d’une vengeance froide. Il y a quelques jours, une délégation ministérielle, menée par Bruno Yapandé, ministre de l’Administration territorial, était venue à Zémio pour parler de couloirs de transhumance. La population a dit non, catégoriquement. Dans une lettre signée par les chefs de quartier, dont la rédaction du CNC a eu copie, ils ont dénoncé les violences et les dégâts causés par ces passages, refusant qu’ils traversent leur ville. Ce crime semble être une réponse brutale à ce refus, comme si les miliciens Azandé voulaient faire plier les habitants par la terreur. Ces miliciens, qui ont pris le contrôle de Zémio après avoir chassé l’UPC, se comportent en seigneurs de guerre. Soi-disant intégrés dans l’armée nationale sous le label FAKA, ils agissent pourtant comme des hors-la-loi, tuant sans être inquiétés.

 

Le sous-préfet, lui, est la honte incarnée. Il a écouté l’imam, entendu le récit des survivants, mais n’a rien fait. Pas une enquête, pas un appel à l’aide, rien. Son inaction est une insulte aux victimes et à leurs familles. Pendant ce temps, les Azandé paradent, forts du soutien tacite d’un gouvernement qui les a armés. Bangui a créé ce monstre, et maintenant, il dévore ses propres citoyens, surtout les musulmans, devenus des cibles faciles.

 

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Une nouvelle vague de coupeurs de route terrorise toute la Vakaga, Boromata dans le chaos

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Une nouvelle vague de coupeurs de route terrorise toute la Vakaga, Boromata  dans le chaos….

 

Centrafrique.org/a-sikikede-les-habitants-manifestent-au-moment-du-depart-des-soldats-faca/sur-la-route-poussierueuse-de-sikikede-dans-la-vakaga/” rel=”attachment wp-att-63142″ data-wpel-link=”internal”>Une nouvelle vague de coupeurs de route terrorise toute la Vakaga, Boromata dans le chaos….
Sur la route entre Boromata et Gordile. C CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Depuis une semaine, une ombre de terreur s’étend sur Boromata, dans la Vakaga, où une nouvelle vague de coupeurs de route frappe sans relâche. Huit braquages en quatre jours, des motos volées, des vies brisées : la population, abandonnée, lance un appel désespéré face à l’indifférence.

 

Dans la préfecture de la Vakaga, au nord-est de la République centrafricaine, le village de Boromata tremble sous le poids d’une insécurité qui ne laisse aucun répit. Depuis des jours, des semaines, des mois, les habitants vivent dans l’apeure, les yeux rivés sur l’horizon, guettant l’ombre menaçante des coupeurs de route. Ces derniers jours, entre le 4 et le 7 mars 2025, la terreur a encore frappé, huit fois en quatre jours, comme une lame qui s’enfonce toujours plus profondément dans le cœur d’une population déjà à bout de souffle.

 

En effet, imaginez un instant : le 5 mars, à 15 heures, des commerçants tchadiens, oui, encore eux, ces âmes courageuses qui sont venus sur le territoire centrafricain pour maintenir un semblant de vie économique dans une région abandonnée de la Centrafrique, se font dépouiller entre Boromata et Aouk. Leurs marchandises :  téléphones, argent, divers produits de première nécessité, arrachées par des mains sans visage, des braqueurs qui disparaissent dans la brousse comme des fantômes.  Et ce n’est pas tout! La veille, quatre jeunes, pleins de vie, rentraient chez eux à moto. À 40 kilomètres de leur village de Boromata, ils ont tout perdu : leurs motos, leur argent , forcés de marcher sous un soleil impitoyable pour regagner leurs foyers. Mais le plus spectaculaire s’est passé deux jours plus tard, ce vendredi 7 mars 2025. Ce jour là, à 12h40, sur l’axe Boromata-« 5 Kilos », deux véhicules de commerçants tchadiens, dans leur mouvement, ont été  arrêtés et pillés par ces braqueurs. Le troisième  véhicule, en provenance de Boromata, a été sommé de s’arrêter, mais le conducteur refuse. Les braqueurs l’ont tiré, mais l’homme ne s’était pas s’arrêter.  Blessé au bras par balle, son sang tachant le volant alors qu’il luttait pour sauver sa vie jusqu’à 5 kilos. Huit braquages en quatre jours. Huit blessures infligées à une communauté qui ne demande qu’à respirer.

 

Mais qui sont ces bourreaux ? Des réfugiés soudanais chassés par la guerre ? Des bandits profitant du chaos frontalier ? La population de Boromata ne sait pas, et c’est peut-être ce qui fait le plus mal : vivre dans une peur sans nom, sans visage, sans fin. Ils murmurent entre eux, terrés derrière leurs portes : « On ne peut même pas sortir, même pas aller chercher de l’eau sans risquer de tout perdre. » Les motos volées, les commerçants effrayés qui ne viennent plus – c’est une strangulation lente, une asphyxie qui tue à petit feu.

 

Et où sont ceux qui devraient les protéger ? Trois gendarmes, trois seulement, détachés de Birao, errent dans le village, impuissants face à une menace qui rôde à 30, 40 kilomètres dans la brousse. Les Forces armées centrafricaines (FACA), ces soldats qu’on dit équipés, formés, où sont-ils ? Pas ici, pas pour Boromata. Ils manquent de tout : de moyens, de volonté, d’un gouvernement qui écoute. La population crie, supplie, mais ses appels se perdent dans un silence assourdissant.

 

Les Mercenaires russes, ces Wagner dont on parle tant, sont venus, eux aussi. Ils ont fanfaronné, rassemblé 85 jeunes, leur ont mis des armes dans les mains en promettant une autodéfense. Et puis quoi ? Ils pillent les villages et frappent certains villageois et sont repartis, laissant derrière eux une milice désemparée et des villageois qui se demandent : « Pourquoi ne sont-ils pas allés dans la brousse traquer ces criminels ? Pourquoi ils se retournent sur nous ? » Les Wagner, comme les casques bleus qu’on ne voit jamais, ne sont qu’un mirage dans ce désert de désespoir.

 

À Boromata, on ne vit plus, on survit. Chaque moto volée, c’est une famille qui ne peut plus se déplacer. Chaque commerçant pillé, c’est un marché qui s’effondre, des enfants qui ne mangent plus à leur faim. « Est-ce qu’il y a vraiment des autorités dans ce pays ? » se lamentent les habitants. Leur voix, rauque de fatigue, est un plaidoyer qui devrait nous déchirer le cœur. Car ce ne sont pas juste des chiffres – huit braquages, quatre motos, deux véhicules – ce sont des vies, des destins brisés sous le regard indifférent d’un monde qui ferme les yeux….

 

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Droits des femmes en Centrafrique : quelle avancées juridiques pour une réalités sociales en 2025

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Droits des femmes en Centrafrique : quelle avancées juridiques pour une réalités sociales en 2025

 

Droits des femmes en Centrafrique : quelle avancées juridiques pour une réalités sociales en 2025
Lancienne Présidente de transition, Madame Catherine Samba-Panza lors de la campagne de paix a Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 depuis plusieurs décennies, Les droits des femmes en République centrafricaine oscillent entre espoirs fragiles et désillusions tenaces. Lors d’une récente conférence animée par Catherine Samba-Panza, ancienne présidente de la transition, des femmes de différents départements ministériels ont été sensibilisées aux principes fondamentaux d’égalité et d’équité. Un arsenal juridique existe, a-t-elle rappelé, pour encadrer ces droits. Mais derrière ces mots rassurants, les chiffres dressent un tableau bien plus sombre : 68 % des femmes sont analphabètes contre 42 % des hommes, et 81 % des femmes rurales peinent à s’émanciper économiquement. Au Parlement, elles ne représentent que 12 % des élus. Comment concilier ces avancées légales avec une réalité sociale qui semble figée dans le temps ?

 

Catherine Samba-Panza a insisté sur un thème national ambitieux : “Promouvoir la participation des femmes et des filles aux instances de prise de décision et à la consolidation de la paix, gage de développement durable”. L’idée est séduisante. Investir dans l’éducation des filles, leur donner les outils pour revendiquer leurs droits, serait un levier pour l’avenir collectif du pays. Mais cette vision se heurte à des obstacles structurels profonds. L’analphabétisme massif limite l’accès des femmes à l’information et aux opportunités. En milieu rural, où vit la majorité de la population féminine, les traditions patriarcales restent ancrées, reléguant les femmes à des rôles subalternes. Les lois existent sur le papier, mais leur application reste un mirage dans un pays où les institutions peinent à s’imposer face aux coutumes et à l’instabilité chronique.

 

La faible représentation des femmes au Parlement illustre cette fracture. Avec seulement 12 % de députées, leur voix est marginale dans les sphères de décision. Cette sous-représentation n’est pas qu’une question de chiffres : elle reflète un système politique où les femmes sont souvent perçues comme des figurantes rather than des actrices à part entière. Les initiatives comme celle de Catherine Samba-Panza sont louables, mais elles s’adressent principalement à une élite urbaine déjà sensibilisée. Comment atteindre les 81 % de femmes rurales qui, selon les statistiques, n’ont ni les moyens ni les ressources pour s’affirmer économiquement ? L’éducation, clé de voûte de cette émancipation, reste un luxe dans un pays où les infrastructures scolaires sont défaillantes et les priorités budgétaires souvent tournées vers la sécurité ou les partenariats internationaux.

 

Pourtant, des germes de progrès existent. La conférence a mis en lumière des femmes déterminées à faire entendre leur voix, et l’accent mis sur l’éducation des filles pourrait, à long terme, bouleverser la donne. Mais le chemin est semé d’embûches. Le taux d’analphabétisme de 68 % chez les femmes n’est pas seulement un handicap individuel : il freine le développement économique et social du pays tout entier. Les 42 % d’hommes analphabètes, bien que préoccupants, montrent une disparité criante qui perpétue les inégalités de genre. Sans une volonté politique forte, accompagnée de financements conséquents et d’une réforme profonde des mentalités, les avancées juridiques risquent de rester lettre morte.

 

La Centrafrique se trouve donc à un carrefour. Les discours optimistes de Catherine Samba-Panza soulignent un potentiel réel, mais ils ne peuvent cacher les réalités d’une société où les femmes, malgré les lois, restent en marge. Investir dans leur éducation et leur participation politique est une nécessité urgente. Reste à savoir si le pays saura transformer ces belles intentions en actes concrets, ou si les droits des femmes demeureront un slogan, coincé entre un arsenal juridique poussiéreux et une réalité sociale implacable.

 

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Géant incendie à Wadjia : un village ravagé par les flammes en pleine saison sèche

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Incendie à Wadjia : un village ravagé par les flammes en pleine saison sèche

 

Deux habitants observent les décombres calcinés du village de Wadjia, situé à 44 kilomètres de Bambari, détruit par un incendie. Des arbres brûlés et des maisons réduites en cendres sont visibles en arrière-plan.
Les ruines fumantes du village de Wadjia après un incendie dévastateur, laissant les habitants sous le choc.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Un incendie a ravagé le village de Wadjia, situé à 44 kilomètres de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine. L’origine du sinistre reste inconnue, mais les dégâts sont considérables. La quasi-totalité des habitations a été détruite, laissant les habitants sans abri.

 

Des images et vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent l’ampleur du désastre : des maisons réduites en cendres, des terres noircies et des arbres calcinés. Le feu a tout emporté sur son passage, ne laissant qu’un paysage dévasté.

 

La saison sèche, propice aux départs de feu, pourrait être en cause, mais aucune information officielle n’a précisé l’origine de l’incendie. Certains évoquent une étincelle accidentelle, un feu de cuisine mal maîtrisé ou encore un incendie d’origine inconnue dans la forêt voisine.

Vue panoramique des ruines du village de Wadjia après un incendie. Le sol est couvert de cendres, des arbres brûlés et des structures en bois détruites sont visibles, tandis que des habitants errent parmi les décombres.
Screenshot

 

Les sinistrés se retrouvent sans ressources dans un contexte où l’aide humanitaire connaît une forte réduction des financements. Les États-Unis, qui représentaient une part importante de l’aide internationale, ont diminué leur soutien à plusieurs organisations humanitaires, compliquant encore davantage la situation. Les ONG locales et internationales pourraient tenter d’apporter une assistance, mais les moyens seront limités.

 

Alors que les priorités du gouvernement restent tournées vers d’autres enjeux militaires, tels que le financement des mercenaires russes et rwandais, les habitants de Wadjia doivent désormais compter sur la solidarité pour espérer une aide rapide.

 

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Peuples autochtones : une hypocrisie institutionnelle qui perdure

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Peuples autochtones : une hypocrisie institutionnelle qui perdure

 

Centrafrique.org/les-pygmees-aka-entre-marteau-wagner-et-enclume-gouvernementale/des-pygmes-dans-armee-nationale-2/” rel=”attachment wp-att-62224″ data-wpel-link=”internal”>Peuples autochtones : une hypocrisie institutionnelle qui perdure
des pygmées AKA incorporés dans l’armée nationale par les Mercenaires russes du groupe Wagner

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En Centrafrique, les autochtones croupissent dans l’oubli pendant que l’État parade avec des ateliers bidon. Les droits ? Une comédie . L’hypocrisie règne, et rien ne change jamais.

 

En effet, les beaux discours sur les droits des peuples autochtones ne trompent plus personne. L’atelier de renforcement des capacités organisé par l’association I londo a wé, financé par l’Union européenne, vient de s’achever avec la remise de certificats aux participants. Une belle cérémonie, des paroles pleines d’espoir, et puis quoi ? Rien. Absolument rien de concret pour ces populations reléguées au rang de citoyens de seconde zone, omise par un État et une société qui se gargarisent de principes qu’ils piétinent allègrement.

 

Les témoignages recueillis lors de cet atelier, comme celui d’Alain-Serge Gignimal ou de la “reine d’Inkert-Indie”, ne font que confirmer une vérité: les autochtones, ces “peuples sans histoire” comme on les a longtemps qualifiés, restent des parias dans leur propre pays. On parle de droits égaux, mais dans les faits, ils subissent un esclavagisme moderne déguisé. Exploités, battus, payés une misère pour des tâches harassantes, ils sont les victimes silencieuses d’une population centrafricaine qui ferme les yeux et d’un gouvernement qui préfère les belles vitrines aux actions courageuses.

 

“So baminga ti mbi là. Lo fa na mbi yaka mbi payer lo “ : ces termes en sango, évoqués par la reine d’Inkert-Indie, résonnent comme une accusation claire contre une société qui perpétue des pratiques dignes d’un autre âge.

 

Et que dire de cet atelier soi-disant salvateur ? Une goutte d’eau dans un océan d’indifférence. Apprendre aux défenseurs des droits humains que les autochtones ont “les mêmes droits que les autres” est une farce quand, dans la réalité, ces droits sont bafoués à chaque instant. La loi existe, paraît-il, depuis des années. Mais où est-elle appliquée ? Qui la fait respecter ? Certainement pas un gouvernement plus préoccupé par les signatures d’accords juteux avec les Émirats arabes unis que par la dignité de ses propres citoyens. Les recommandations des participants :  “respecter ces peuples”, “reconnaître leurs droits”,  sonnent comme des vœux pieux lancés dans le vide, condamnés à être engloutis par l’hypocrisie institutionnelle qui gangrène le pays.

 

Pendant ce temps, les autochtones continuent de vivre dans les forêts et les savanes, loin des projecteurs, loin des promesses creuses de Bangui. L’Union européenne peut bien financer autant d’ateliers qu’elle veut, et l’association I londo a wé peut multiplier les certificats : tant que les mentalités ne changeront pas, tant que les élites continueront de fermer les yeux sur cette injustice criante, ces initiatives ne seront que des pansements sur une plaie béante. La Centrafrique se vante de progrès, mais elle bâtit son avenir sur le dos de ceux qu’elle refuse de voir. Une hypocrisie institutionnelle qui ne date pas d’hier, et qui, hélas, a encore de beaux jours devant elle.

 

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La FIFA menace, Sanctions en vue : Doneng et le gouvernement torpillent le football centrafricain

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La FIFA menace, Sanctions en vue : Doneng et le gouvernement torpillent le football centrafricain

 

Centrafrique.org/la-centrafrique-risque-une-suspension-de-la-fifa-le-football-national-au-bord-du-chaos-apres-lingerence-ministerielle/touadera-et-song/” rel=”attachment wp-att-86888″ data-wpel-link=”internal”>La FIFA menace, Sanctions en vue : Doneng et le gouvernement torpillent le football centrafricain
Le Président Touadera au milieu, et à gauche, le nouveau entreneur Rigobert Song, et à droit le ministre centrafricain des sports

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La FIFA menace de sanctions contre la Centrafrique face à l’ingérence du ministre Héritier Doneng, qui impose Rigobert Song contre l’avis de la FCF. Célestin Yanindji résiste, mais le gouvernement persiste, plongeant le football national dans le chaos.

 

En effet, le football centrafricain est au bord du chaos, et la faute revient à un seul homme : Héritier Doneng, ministre des Sports et chef de la milice armée du régime, les « REQUINS ». La Fédération Internationale de Football (FIFA) a dégainé une mise en garde claire dans un communiqué cinglant : toute ingérence politique dans les affaires d’une fédération est une violation de ses règlements, et les sanctions pourraient tomber comme un couperet. Suspension des compétitions internationales, exclusion des Fauves du Bas-Oubangui de la Coupe du monde 2026,  voilà ce qui pend au nez d’un pays déjà à genoux. Le précédent du Congo, rayé des tournois pour moins que ça, devrait faire trembler. Mais Doneng s’en moque, trop occupé à jouer les caïds.

 

Le dernier coup  de ce chef milicien illettré ? Imposer Rigobert Song comme sélectionneur, piétinant la Fédération Centrafricaine de Football (FCF) qui avait choisi Eloge Enza-Yamissi, un ancien capitaine des fauves. La FCF, dirigée par Célestin Yanindji, a claqué la porte à cette comédie, refusant de céder à un ministre qui croit que son titre lui donne tous les droits. Yanindji, lui, est un roc. Il défend l’indépendance du football avec une ténacité qui force le respect, préparant ses joueurs comme si Doneng n’existait pas. Une leçon de dignité face à un gouvernement qui n’en a aucune.

 

Mais Héritier Doneng, ce n’est pas qu’un tyran de pacotille. C’est un prédateur, un homme dont la nomination doit tout à sa loyauté sanglante envers Faustin Archange Touadéra. Bras armé du régime hier, il est aujourd’hui un ministre qui détourne, rackette, et trempe dans une criminalité qui pue à des kilomètres. Les fonds du sport ? Évaporés dans ses poches et celles de sa clique. Les stades ? Des terrains pour ses magouilles. Et Touadéra, ce président qui l’écoute comme un voyou écoute son pire complice, laisse faire, aveugle ou complaisant. Ensemble, ils torpillent un football qui devrait inspirer, pas pourrir.

 

La FIFA ne plaisante pas avec ses sanctions. Si Doneng persiste, la Centrafrique pourrait dire adieu à ses rêves mondiaux dès mars, face à Madagascar et le Mali. Les joueurs, perdus, ne savent plus qui suivre. Les supporters, eux, regardent leur passion s’effondrer sous les combines d’un ministre qui n’a rien à faire là. Yanindji mérite des médailles pour tenir tête à ce désastre ; Doneng, lui, mérite la porte – ou pire. Mais tant que Touadéra le protège, le football centrafricain restera l’otage d’un requin en costard et d’un gouvernement qui le nourrit.

 

Alain Nzilo

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Centrafrique : le commandant Yarkokpa frappe encore,  Freddy et Tanguy jetés à Ngaragba, Dimanche Valdez rattrapé à la frontière

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le commandant Yarkokppa frappe encore,  Freddy et Tanguy jetés à Ngaragba, Dimanche Valdez rattrapé à la frontière….

 

Centrafrique : le commandant Yarkokppa frappe encore, Freddy et Tanguy jetés à Ngaragba, Dimanche Valdez rattrapé à la frontière
Le policier Dimanche Valdez, cousin du commandant Simplice Yarkokpa, impliqué dans le trafic de drogue entre la RDC et la RCA

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Deux policiers, Freddy et Tanguy, croupissent depuis quelques jours désormais dans la célèbre prison de Ngaragba. Tandis que Valdez, le neveu de Yarkokpa, croupit à la prison de Bertoua. Le commandant mafieux, maître de Bangui, frappe encore. Touadera applaudit, Nassin signe, et les honnêtes payent. La Centrafrique n’est plus un pays, c’est un vaste territoire des criminels.

 

En réalité, Bangui souffre sous la mainmise d’un criminel en uniforme. Le commandant Simplice Yarkokpa, ex-milicien anti-balaka devenu caïd de la garde présidentielle, continue de semer la peur et de briser des vies. Dernier coup en date : deux policiers, Ouadole Freddy et Selekoy Tanguy, viennent d’être transférés de la Section de Recherche et d’Investigation (SRI) de la gendarmerie à la prison centrale de Ngaragba, dans le septième arrondissement. Pendant ce temps, son propre neveu, Dimanche-Yongowana Alfio Jacques Valdez, policier lui aussi, selon des informations proches de la famille,  a été arrêté sur le territoire camerounais alors qu’il tentait de filer. Amené manu militari à Bertoua, il croupit désormais à la prison centrale de la ville. Une chose est claire : personne n’échappe à la vengeance de Simplice Yarkokpa, pas même sa famille….

Centrafrique : le commandant Yarkokppa frappe encore, Freddy et Tanguy jetés à Ngaragba, Dimanche Valdez rattrapé à la frontière
Le policier Ouadole Freddy , transféré à la prison de Ngaragba

 

Freddy et Tanguy : des flics broyés pour avoir dit non….

 

Ouadole Freddy et Selekoy Tanguy ne sont pas des voyous. Freddy, formé en Guinée équatoriale et en RDC, était un flic des renseignements qui a eu le malheur de fouiner dans les affaires de Simplice Yarkokpa, un trafic de tramadol bien implanté entre Zongo et Bangui, avec pirogues, neveux et cousins armés pour sécuriser la marchandise. Tanguy, policier loyal de l’OCLAD, l’a juste accompagné un jour pour confronter Dimanche Valdez, le neveu de Simplice Yarkokpa, sur ses combines. Résultat ? Une descente du commandant Simplice Yarkokpa  lui-même, des coups de machette pour Freddy, et un dossier monté de toutes pièces. Aujourd’hui, les voilà à Ngaragba, derrière les barreaux, victimes d’un système qui punit ceux qui osent parler….

 

Dimanche Valdez : le neveu qui a cru s’en sortir….

 

Dimanche-Yongowana Alfio Jacques Valdez, fils de la grande sœur de Simplice Yarkokpa, n’est pas un inconnu. Policier impliqué dans le réseau de son oncle, il jouait les gros bras pour protéger le passage de la drogue. Mais quand Freddy et Tanguy ont voulu lui mettre la pression, ça a mal tourné. Simplice Yarkokpa, furieux, l’a fait arrêter avec les autres, avant que Valdez ne prenne la fuite vers le Cameroun. Raté. Les autorités camerounaises l’ont chopé sur le territoire camerounais avec une importante somme d’argent et amené à Bertoua , direction la prison centrale. Ironie du sort : même la famille n’est pas à l’abri quand le parrain décide de faire le ménage….

Le parrain des parrain mafieux Gervais Simplice Yarkokpa, commandant de la garde présidentielle

 

Un régime qui ferme les yeux, un ministre qui signe….

 

Derrière cette chasse à l’homme, un constat inquiétant : le régime de Faustin-Archange Touadera laisse faire. Le président a Simplice Yarkokpa pour ses arrestations bidon, lui promettant même un grade de lieutenant- colonel. Le ministre de l’Intérieur, Michel Nicaise Nassin, n’est pas en reste : il a radié sept policiers – dont Freddy, Tanguy et Valdez – le 11 février 2025, sans enquête, sans preuves, juste sur un coup de fil du commandant. La justice ? Aux abonnés absents. La gendarmerie et la police plient sous les ordres d’un milicien qui rackette, tabasse et deale en toute impunité. Bangui n’est plus une capitale, c’est le terrain de jeu d’un gangster en treillis….

 

Et maintenant ?

 

Une lueur pour les victimes Freddy, Tanguy et les autres – DOUI Odilon, BANGHA Jean Augustin, OUASSERENDJI Chrysostome, GONIDANE Alexandre Nelson, NGOUAYE NDARATA Quirinus Frédéric,  ne sont pas finis. Ils peuvent encore se battre. La loi, même piétinée, leur donne des armes : un recours au tribunal administratif d’ici le 11 avril pour faire tomber cet arrêté bidon, ou une demande urgente pour bloquer leur radiation. Les syndicats, les médias comme nous, et même la MINUSCA pourraient faire du bruit. Mais soyons lucides : sans pression, ce système pourri protégera Simplice Yarkokpa jusqu’au bout….

 

Rappel des faits : un empire bâti sur le sang….

 

Pour ceux qui découvrent l’affaire, Simplice Yarkokpa n’est pas un novice. Ancien chef anti-balaka, il a braqué 800 millions de FCFA à deux Franco-Algériens en juin 2024, bâti un réseau de drogue au nez et à la barbe de l’État, et fait radier ou emprisonner quiconque le gêne. Freddy a été battu à l’aéroport Mpoko, Tanguy et un policiers, Dongomalé Dieubeni, ont été virés pour rien en août 2023. Sept flics ont perdu leur boulot en février 2025 parce qu’ils ont croisé son chemin. Et ça continue….

 

À quand la fin de la mascarade ?

 

Combien de vies Simplice Yarkokpa doit-il encore détruire avant que quelqu’un dise stop ? Le président applaudit, le ministre obéit, la justice regarde ailleurs. La Centrafrique n’est plus un pays, c’est un terrain des grands criminels. Freddy et Tanguy pourrissent à Ngaragba, Valdez tremble à la SRI, et Simplice Yarkokpa, lui, parade. Si ça ne vous révolte pas, c’est que vous avez déjà baissé les bras….

 

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Centrafrique : un pouvoir en vase clos, le trafic au cœur de l’effondrement silencieux de la nation

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Centrafrique : un pouvoir en vase clos, le trafic au cœur de l’effondrement silencieux de la nation

 

Bangui/” rel=”attachment wp-att-62189″ data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : un pouvoir en vase clos, le trafic au cœur de l’effondrement silencieux de la nation
Touadera et ses invités en train de danser au palais de la renaissance à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Enfermé dans son isolement, le pouvoir centrafricain refuse le dialogue inclusif et s’appuie sur des alliances opaques avec Wagner, précipitant la nation dans une crise silencieuse où insécurité et pauvreté gangrènent le quotidien des citoyens.

 

 

En effet, le concept de “pouvoir en vase clos” décrit une élite politique qui s’isole de son peuple, prenant des décisions dans un cercle fermé, sans transparence ni consultation. Historiquement, ce phénomène a souvent conduit à des crises majeures, comme sous Louis XVI en France, où l’isolement de la monarchie, combiné à une gestion opaque des ressources, a précipité la Révolution de 1789. En République centrafricaine (RCA), sous la présidence de Faustin-Archange Touadéra, ce schéma se répète, aggravé par des dynamiques de trafic – alliances opaques avec des acteurs étrangers comme Wagner, corruption généralisée, et gestion économique douteuse. Le refus obstiné du dialogue inclusif, exigé par l’opposition et des figures comme François Bozizé, est le symptôme d’un État replié sur lui-même, déconnecté de ses citoyens et incapable de fédérer. Ce repli, combiné au trafic qui gangrène le pays, menace de plonger la nation dans un effondrement silencieux, où insécurité, pauvreté et divisions internes s’aggravent sans bruit.

 

Le refus du dialogue inclusif : un signe d’isolement renforcé par le trafic

 

Dans son édition du 21 février 2025, Le Citoyen Nº8179 met en lumière le refus catégorique de Touadéra d’engager un dialogue inclusif, perçu comme un préalable indispensable à des Élections crédibles en 2025. François Bozizé, depuis son exil, martèle : « Pas de dialogue inclusif, pas d’Élections », une mise en garde que le régime ignore. Ce rejet, qualifié de « repli sur soi » par le journal, trahit une stratégie de fermeture. Plutôt que de s’ouvrir à une concertation nationale, le gouvernement s’appuie sur ses soutiens militaires – les Forces armées centrafricaines (FACA) et le groupe Wagner – pour asseoir son autorité. Ces alliances, loin d’être anodines, s’inscrivent dans une logique de trafic : Wagner, en échange de son soutien militaire, exploite les ressources naturelles du pays, notamment l’or et les diamants, dans une opacité totale (Le Démocrate). Cette posture rappelle celle de la Corée du Nord sous Kim Jong-un, où un pouvoir hermétique étouffe toute dissidence tout en s’appuyant sur des réseaux de trafic internationaux pour financer le régime. En RCA, ce vase clos politique, renforcé par des dynamiques de trafic, empêche toute réconciliation et creuse le fossé entre le pouvoir et le peuple.

 

Divisions internes et effondrement de la nation : le trafic comme facteur aggravant

 

L’isolement du pouvoir est aggravé par les divisions internes qui fracturent la société centrafricaine, elles-mêmes alimentées par des luttes pour le contrôle des réseaux de trafic. Dans L’Expansion Nº2625, les tensions au sein du MLPC-CO entre Mazette et Koyambonou démontre une opposition fictive incapable de s’unir auprès de leur patron qui exploite ses failles. Pendant ce temps, des querelles intestines, comme celle entre Héritier Doneng et Célestin Yanindji autour du football (Médias Plus et Le Démocrate), détournent l’attention des vrais enjeux. « Le pouvoir qui divise », dénonce Médias Plus, transformant même le sport en champ de bataille politicien. Ces divisions, loin de renforcer la cohésion nationale, accélèrent l’effondrement d’une nation déjà fragilisée par des décennies de crises.

 

L’insécurité, quant à elle, est omniprésente et directement liée aux dynamiques de trafic. À Bozoum, des milices alliées au préfet, aux FACA et à Wagner massacrent des civils peuls (*Le Citoyen et Le Démocrate), souvent pour exterminer ses pauvres éleveurs sans raison. À Bocaranga, des enlèvements avec rançons exorbitantes restent sans réponse étatique (*Le Démocrate, illustrant l’incapacité du gouvernement à protéger ses citoyens. Cette violence, couplée à une pauvreté écrasante – 70 % des ménages vivent dans la misère selon Le Démocrate,  dessine le portrait d’une nation abandonnée. Les initiatives comme le « Mémé-Coin » (*L’Expansion*), présentées comme des solutions économiques, ne sont que des leurres face à une gestion opaque et des alliances avec la Russie qui ne profitent qu’à une élite. Ces pratiques de trafic, où les richesses du pays sont détournées au profit de quelques-uns, rappellent le Venezuela sous Nicolás Maduro, où les réseaux de corruption et de trafic pétrolier ont détruit l’économie et provoqué une crise migratoire.

 

Conséquences et perspectives : un pays asphyxié par le vase clos et le trafic

 

Les conséquences de ce pouvoir en vase clos, combinées aux dynamiques de trafic, sont dévastatrices. La confiance publique s’effrite, et l’absence de dialogue et de transparence exacerbe les tensions sociales et économiques. Historiquement, des régimes similaires, comme la Syrie de Bachar al-Assad, ont transformé des nations en champs de ruines en Bunkerisant le pouvoir et en s’appuyant sur des réseaux de trafic pour survivre. En RCA, les alliances opaques avec Wagner et la corruption généralisée risquent de plonger le pays dans un chaos irréversible. Sans réformes institutionnelles profondes – ouverture des processus décisionnels, implication des citoyens, presse libre, et lutte contre le trafic – la nation pourrait sombrer dans l’oubli.

 

Pourtant, une sortie de crise reste possible. L’Afrique du Sud post-apartheid, sous Nelson Mandela, a montré qu’un leadership inclusif, combiné à une lutte contre la corruption et les réseaux de trafic, peut éviter l’effondrement. En RCA, Touadéra doit choisir : briser le vase clos, mettre fin aux pratiques de trafic, ou précipiter la nation dans le chaos. Le temps presse, car derrière les murs du pouvoir, une nation s’effondre en silence, asphyxiée par l’isolement et les réseaux de trafic comme celui du commandant Simplice Yarkokpa, qui ne cesse d’appeler Touadera pour lui mentir et faire prospérer ses réseaux de trafic de drogue..

 

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Protection civile en Centrafrique ? Une véritable farce criminelle, un régime qui crache sur son peuple

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Protection civile en Centrafrique ? Une véritable farce criminelle, un régime qui crache sur son peuple

 

Protection civile en Centrafrique ? Une véritable farce criminelle, un régime qui crache sur son peuple
Des curieux observent un camion des sapeurs pompiers sur l’avenue de France . CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 1er mars 2025, à l’occasion de la Journée internationale de la protection civile, la République centrafricaine (RCA), comme les autres pays du monde, a célébré cette journée en fanfare.  Les autorités ont une fois de plus déroulé son rituel annuel  avec la moindre honte : des discours pompeux, des démonstrations spectaculaire , une façade d’organisation savamment mise en scène. Mais derrière cette comédie grotesque, la réalité est un scandale: un service d’incendie inexistant, une population abandonnée et un régime qui préfère financer ses alliés rwandais et russes plutôt que protéger ses citoyens. Cet événement, censé célébrer la résilience face aux catastrophes, n’a fait que révéler l’ampleur de la déliquescence de l’État centrafricain.

 

Un service d’incendie fantôme : l’abandon pur et simple

 

La protection civile en République centrafricaine ? Une blague de mauvais goût, pour ne pas dire criminelle. Un mensonge éhonté d’une sauvagerie jamais vu dans le monde. À Bangui, la capitale soi-disant, un seul véhicule d’incendie pourrit dans un coin, rouillé, en panne, inutilisable – quand il ne manque pas carrément de carburant. C’est ce seul véhicule destiné pour servir près d’un million des banguissois! Et en province ? Rien. Nada. Zéro. Depuis l’indépendance, pas l’ombre d’un service d’incendie. Les Centrafricains brûlent, noient, périssent, et le régime s’en lave les mains, trop occupé à engraisser ses protecteurs rwandais et russes.

 

Mais si vous ne savez pas, appelez les pompiers, et vous entendrez leurs excuses minables : « Pas de carburant », « Le véhicule est en panne ». Des réponses robotiques, répétées comme un disque rayé, pendant que les flammes dévorent les maisons et les vies. Ces prétendus “pompiers” n’ont ni courage, ni moyens, ni formation – et comment le pourraient-ils ? Le régime les laisse dans une misère absolue, sans équipements, sans rien. Le bâtiment construit par la France ? Une coquille vide, un vestige moisi d’un passé où l’État faisait semblant de fonctionner. Le matériel ? Cassé, abandonné, pillé. Et pendant ce temps, des militaires paradent avec des grades bidons au sein de ce “service” qui n’existe que sur le papier. Une comédie répugnante.

 

Le bâtiment du service d’incendie à Bangui, érigé par la France dans les années 1990 – 2000, tient encore debout. Mais il n’est qu’une coquille vide : pas de matériel opérationnel, pas de personnel formé, rien. Les équipements fournis jadis par Paris sont aujourd’hui hors service, abandonnés faute d’entretien ou de volonté politique. Pendant ce temps, des militaires détachés à ce prétendu “service” reçoivent promotions et grades, une aberration bureaucratique qui donne l’illusion d’une structure fonctionnelle là où règne le néant.

 

Un régime qui préfère ses mercenaires à son peuple

 

Pourquoi cet effondrement total ? Parce que pour ces vautours au pouvoir, la population ne vaut rien. Leur seule obsession : se cramponner à leurs privilèges, protéger leur régime pourri. Les mines d’or, de diamants, les forêts – tout ce qui pourrait sauver des vies est bradé aux Russes et aux Rwandais. En 2023, Wagner, ces charognards mercenaires, a empoché 34 milliards de francs CFA rien qu’en taxes sur le carburant. Trente-quatre milliards ! De quoi construire des écoles, des hôpitaux, un vrai service d’incendie. Mais non, cet argent disparaît dans les poches de ces parasites étrangers qui maintiennent le régime en vie, pendant que les Centrafricains crèvent dans l’indifférence. Et en 2024 ? Ça continue, sans honte, sans limite.

 

Les Russes, aux côtés des forces rwandaises, sont les véritables bénéficiaires de cette manne, chargés de maintenir un régime vacillant face à une population exsangue. La protection civile ? Un luxe que le pouvoir juge inutile, un fardeau qu’il refuse d’assumer. Les Centrafricains, eux, paient le prix de cette trahison dans leur chair : des maisons ravagées par les flammes, des vies perdues dans l’indifférence.

 

La Minusca, dernier rempart d’un État défaillant

 

Quand un incendie éclate, qui répond ? Pas l’État, cette coquille vide. Pas les pompiers centrafricains, ces figurants inutiles. Non, c’est la MINUSCA, la force de l’ONU, qui doit jouer les sauveteurs. Pathétique. Un pays souverain réduit à mendier l’aide internationale parce que ses dirigeants préfèrent payer des tueurs russes plutôt que protéger leurs citoyens. Six mois qu’on pourrait remonter l’histoire sordide de ce service d’incendie, et on ne trouverait qu’un tas de crimes, de négligence et de mépris.

 

Une comédie grotesque pour masquer la pourriture

 

Et que dire des “journées de la protection civile” ? Un cirque abject. Des démonstrations bidon, des discours creux, du théâtre de « Tongbonda » à vomir. Pendant que les officiels se pavanent, les Centrafricains savent la vérité : c’est une mise en scène, un leurre dégoûtant pour faire croire que quelque chose fonctionne. Mais derrière les rideaux, rien. Pas un sou, pas un effort, pas une once de dignité. Trente-quatre milliards pour Wagner, rien que sur les taxes sur les produits pétroliers en 2023, zéro franc pour les pompiers, pour les écoles, pour les hôpitaux, pour les routes. Ce contraste est une gifle, un crachat en pleine face d’un peuple laissé à l’agonie.

 

Une bande de criminels au pouvoir

 

Ce régime n’est pas juste incompétent,  il est criminel, voir génocidaire. Laisser des familles brûler vives, des villages sombrer sous les eaux, sans jamais lever le petit doigt, c’est un acte de guerre contre son propre peuple. Ces dirigeants, ces marionnettes vendues à la Russie et au Rwanda, imposent la souffrance comme une sentence pour le peuple centrafricain. Ils célèbrent leur “journée d’incendie” pendant que des enfants meurent dans les flammes. Ils promouvront leurs copains dans un service fictif pendant que les cris des victimes résonnent dans le vide. C’est une bande de lâches, de voleurs, de traîtres qui méritent la colère d’un peuple qu’ils ont condamné.

 

Alain Nzilo

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quand Le Gouvernement centrafricain Organise son Propre Naufrage Financier sur Fond de Mensonges et de Mafia Russe

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quand Le Gouvernement centrafricain Organise son Propre Naufrage Financier sur Fond de Mensonges et de Mafia Russe

 

Centrafrique.org/missions-detudes-diagnostic-du-fmi-en-rca-les-experts-decouvrent-des-faits-inattendus/herve-ndoba-modifie/” rel=”attachment wp-att-60982″ data-wpel-link=”internal”>quand Le Gouvernement centrafricain Organise son Propre Naufrage Financier sur Fond de Mensonges et de Mafia Russe
Monsieur Hervé Ndoba, ministre des finances de la République centrafricaine

 

Un budget sous perfusion du FMI ou une manipulation du régime ?

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le Conseil des ministres du 27 février 2025 a fait trembler les murs économiques du pays en révélant une situation financière inquiétante. Le Gouvernement centrafricain a tenté, une fois de plus,  de justifier une politique d’austérité en affirmant qu’elle était dictée par le Fonds monétaire international (FMI), qui imposerait une réduction drastique des dépenses publiques.

 

Or, cette version présentée par le Gouvernement centrafricain est tout simplement une manipulation grossière. Le FMI n’a jamais demandé ces coupes budgétaires. Le véritable sujet abordé par l’institution concerne la réforme du secteur pétrolier, notamment la nécessité de réduire les prix du carburant, actuellement exorbitants en RCA. Pourtant, le Gouvernement centrafricain refuse catégoriquement d’appliquer cette mesure. La raison est simple : le secteur pétrolier est sous la coupe d’une mafia russe, en complicité avec le régime en place, qui tire des bénéfices considérables de la situation actuelle.

 

Ainsi, pendant que l’exécutif prétend adopter une politique d’austérité, il protège en réalité les intérêts d’un réseau opaque qui exploite les ressources du pays au préjudice du peuple centrafricain.

 

Des coupes budgétaires qui frappent les citoyens, pas les dirigeants

 

Le Gouvernement centrafricain a annoncé des réductions drastiques dans les dépenses publiques, mais en réalité, ces restrictions ne concernent jamais les privilèges du pouvoir.

 

Si des économies devaient être réalisées, elles devraient commencer par le budget de la présidence et du Gouvernement centrafricain. Pourtant, c’est tout le contraire :

  • Le président multiplie les voyages à l’étranger, plusieurs fois par mois, avec des délégations pléthoriques.
  • Chaque déplacement coûte au minimum 500 millions de francs CFA, entre billets d’avion en première classe, hôtels de luxe et per diem exorbitants.
  • Ces voyages sont avant tout du tourisme politique, sans aucun impact pour le pays.

 

Au même moment, les infrastructures du pays sont laissées à l’abandon. Depuis 2016, aucun investissement significatif n’a été réalisé dans l’éducation, les routes, les ponts ou les hôpitaux.

  • Les écoles sont délabrées, manquent de tables, de livres et d’enseignants qualifiés.
  • Les routes sont impraticables, rendant les déplacements longs et coûteux pour la population.
  • Le système de santé est en ruine, avec des hôpitaux sous-équipés, des médicaments en rupture de stock et une prise en charge inexistante des patients.

 

Alors que le Gouvernement centrafricain prétend vouloir limiter les dépenses, les véritables coupes touchent uniquement les services nécessaires, tandis que les élites continuent à gaspiller l’argent public sans la moindre retenue.

 

Un simulacre naufrage budgétaire organisé

 

Officiellement, le Gouvernement centrafricain justifie ces restrictions par la nécessité de respecter les critères macroéconomiques imposés par la CEMAC, notamment :

  • Un déficit budgétaire ne devant pas excéder 1,5 % du PIB.
  • Une limite d’endettement fixée à 70 % du PIB.
  • Une masse salariale ne devant pas dépasser 35 % des recettes fiscales.

 

Pourtant, ces chiffres sont avant tout des écrans de fumée pour cacher une gestion financière chaotique. L’État ne dispose plus d’aucune marge de manœuvre et doit en permanence quémander des financements extérieurs.

 

Les mesures d’austérité annoncées par le Gouvernement centrafricain  ne sont donc qu’une façade pour voiler le détournement massif des ressources du pays. Derrière le discours officiel se cache une gestion mafieuse, où les caisses de l’État sont vidées pour enrichir une minorité au pouvoir et leur patron russe Vladimir Poutine.

 

Le FMI, bouc émissaire d’un régime en échec total

 

Devant cette impasse économique, le Gouvernement centrafricain tente de manipuler l’opinion publique en faisant croire que le FMI impose ces restrictions budgétaires.

 

La vérité est ailleurs. Le Gouvernement centrafricain  est en réalité en conflit ouvert avec le FMI après avoir refusé d’appliquer ses recommandations sur la baisse du prix du carburant. Au lieu d’admettre son échec, le régime cherche à faire porter la responsabilité de la crise au FMI pour détourner l’attention de sa propre corruption.

 

Pire encore, certains conseillers du Président ont publiquement insulté le FMI, engageant un bras de fer inutile avec l’institution. Aujourd’hui, ils tentent de faire croire que l’austérité leur est imposée de l’extérieur, alors que c’est leur propre politique d’opacité et de corruption qui détruit l’économie nationale.

 

Le but est clair : manipuler l’opinion pour faire porter la responsabilité du désastre économique à une entité étrangère, alors que le véritable effondrement du pays est instrumenté par le régime lui – même.

 

Un Gouvernement centrafricain  qui ment pour couvrir ses échecs

 

Le discours officiel du Gouvernement centrafricain ne tient pas face aux faits. La prétendue austérité budgétaire est une vaste escroquerie politique, qui vise à protéger les intérêts du pouvoir tout en continuant à pressurer la population.

 

Si le gouvernement voulait réellement assainir les finances publiques, il commencerait par :

✅ Réduire les voyages inutiles du président et des ministres.

✅ Mettre fin aux détournements massifs de fonds publics.

✅ Investir dans l’éducation, la santé et les infrastructures.

 

Au lieu de cela, le régime préfère accuser le FMI et imposer des coupes qui ne concernent que les services publics essentiels.

 

En réalité, cette politique d’austérité n’est qu’un prétexte pour cacher un immense détournement d’argent public, organisé par une élite corrompue qui pille les ressources du pays.

 

Le gouvernement n’organise pas une réforme budgétaire, il organise son propre naufrage financier. Et dans ce naufrage, c’est la population qui paie le prix fort.

 

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MINUSCA et gouvernement : des sparadraps sur une jambe cassée

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Minusca et gouvernement : des sparadraps sur une jambe cassée

 

MINUSCA et gouvernement : des sparadraps sur une jambe cassée
conference_presse_minusca_gouvernement – L’autorité de l’État centrafricain s’étend progressivement grâce aux efforts conjoints du gouvernement et de la MINUSCA

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

La semaine dernière,  à  Bangui, une nouvelle cérémonie a fait les gros titres : la MINUSCA a remis au ministère de l’Administration du territoire un lot de motos, d’ordinateurs et de matériel de bureau. Vingt motocyclettes pour les secrétaires généraux des préfectures, quelques fournitures pour travailler, et une promesse d’outils informatiques qui devraient arriver d’ici deux semaines. Le ministre Bruno Yapande  y a salué l’initiative, remerciant les partenaires internationaux pour ce soutien. À première vue, c’est une bonne nouvelle pour un pays où l’État peine à reprendre pied. Mais en y regardant de plus près, on se demande si ces gestes, aussi bienvenus soient-ils, ne sont pas juste des pansements sur une blessure bien plus profonde.

 

La MINUSCA, cette mission de l’ONU déployée depuis 2014 pour stabiliser le pays de Barthelemy Boganda, ne manque pas de bonne volonté. Elle multiplie les actions : des bases temporaires comme celle installée le 18 février à Mingala, dans la Basse-Kotto pour protéger les civils, des kits logistiques pour soutenir l’administration, ou encore des programmes comme la neuvième phase du CVR à Bimbo, qui forme 801 jeunes à des métiers. Valentine Rugwabiza, la cheffe de la mission, parle d’un “besoin essentiel” comblé, et le ministre Yapande qui assure que ces moyens vont aider les autorités locales à se déplacer et à agir. Pendant ce temps, le gouvernement de Faustin-Archange Touadéra annonce des avancées : la réforme du secteur de la sécurité, le redéploiement des forces armées, la lutte contre les groupes armés. Sur le papier, tout semble aller dans le bon sens.

 

Mais la réalité sur le terrain raconte une autre histoire. La Centrafrique reste un pays en lambeaux. Les groupes armés contrôlent encore des pans entiers des brousses du territoire, les routes sont des coupe-gorge, et l’État, même avec ses motos neuves, n’arrive pas à s’imposer hors de Bangui. Les élections locales prévues pour octobre, un événement historique après des décennies d’absence, sont menacées par l’insécurité et les fraudes. La MINUSCA peut bien fournir des véhicules ou sécuriser des bureaux, mais elle ne peut pas tout faire. Et le gouvernement ? Il dépend tellement de cette mission qu’on se demande s’il tient encore debout tout seul. Les dix véhicules tout-terrain remis la semaine dernière au ministère de l’Économie, financés par la Banque africaine de développement, sont une aubaine, mais ils ne règlent pas le fond du problème : un État qui n’a ni les moyens ni la capacité de gouverner pleinement.

 

C’est là que le bât blesse. La MINUSCA et le gouvernement travaillent main dans la main, mais leurs efforts ressemblent trop souvent à des coups de peinture sur une maison qui s’effondre. Les motos et les kits sont utiles, personne ne dira le contraire, mais ils ne reconstruisent pas un système de santé défaillant, une justice absente, ou une économie ravagée. Le ministre Richard Filacotta parle d’améliorer les conditions de vie dans l’arrière-pays, mais combien de temps faudra-t-il pour que ces mots se traduisent en actes ? Pendant ce temps, la population attend, coincée entre les promesses d’un gouvernement fragile et l’aide d’une mission internationale qui, malgré ses 15 000 hommes, ne peut pas tout porter à bout de bras.

 

Alors oui, la coopération entre la MINUSCA et le gouvernement fait des étincelles sur les photos officielles. Mais pour un pays qui a besoin d’une opération chirurgicale en profondeur – une refonte complète de ses institutions, une paix durable, une économie qui redémarre –, ces petits coups de pouce, c’est un peu comme mettre des sparadraps sur une jambe cassée. Ça tient un moment, mais ça ne guérit pas.

 

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Marché Pétévo : la mairie torpille un contrat et le peu d’espoir qu’il restait

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Marché Pétévo : la mairie torpille un contrat et le peu d’espoir qu’il restait

 

Bangui-controverses-et-colere-autour-de-la-gestion-du-marche-de-petevo/dans-le-marche-petevo-du-sixieme-arrondissement-de-Bangui/” rel=”attachment wp-att-84675″ data-wpel-link=”internal”>Marché Pétévo : la mairie torpille un contrat et le peu d’espoir qu’il restait
CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Au marché de Pétévo, dans le 6e arrondissement de Bangui, l’ambiance est tendue. La Société General Trading Company, qui avait signé un contrat avec le ministère de l’Administration du territoire pour gérer le marché pendant 30 ans, vient de voir la mairie de Bangui reprendre les rênes après seulement deux ans.

 

Crépin Ngoko Zengue, le directeur de la société, ne décolère pas. Lors d’une conférence de presse la semaine dernière à Bangui, il a dénoncé cette décision. “Nous sommes dans un pays de droit”, a-t-il lancé, expliquant que son entreprise a investi argent et énergie pour moderniser le marché, avec un deal clair : garder 70 % des recettes pour récupérer les coûts, et reverser 30 % à la mairie, dont 10 % pour le 6e arrondissement.

 

Mais la mairie a tout balayé d’un revers de main, sans explication convaincante. Résultat : un projet qui devait booster les recettes et améliorer les conditions des commerçants est stoppé net. Ngoko Zengue parle d’une trahison, d’un mépris pour les engagements pris sous l’égide du ministère, et il a raison de s’inquiéter. Dans un pays où le privé pourrait aider là où l’État patine, cette affaire sent le gâchis. La mairie prétend reprendre le contrôle, mais pour en faire quoi ? Sans vision ni moyens, elle risque de laisser le marché Pétévo dans le même état de délabrement qu’avant. Pendant ce temps, le gouvernement, censé trancher via son ministère, reste muet. Un silence qui en dit long sur l’incapacité chronique à tenir parole et à bâtir quelque chose de solide. À Pétévo, comme ailleurs, les promesses s’effacent, et c’est encore la population qui trinque.

 

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SOCATRAF : Le combat interminable des employés pour leurs droits légaux

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SOCATRAF : Le combat interminable des employés pour leurs droits légaux

 

SOCATRAF : Le combat interminable des employés pour leurs droits légaux
Vers la direction générale de la SOCATRAF à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Bangui, les promesses d’unité et de progrès du président Baba Kongoboro résonnent souvent comme un espoir. Mais pour les employés de la SOCATRAF, la Société Centrafricaine des Transports Fluviaux, cet espoir s’est transformé en une lutte sans fin. Depuis que leur entreprise a été remplacée par Mercure Logistique, une société libanaise, en septembre 2021, ils se battent pour obtenir leurs indemnités. Ceux en contrats à durée indéterminée (CDI) ont reçu quelque chose. Les autres, en contrats à durée déterminée (CDD), attendent toujours, les mains vides et le cœur lourd.

 

La SOCATRAF, c’était une colonne vertébrale pour le pays. Pendant des années, elle a assuré le transport fluvial sur l’Oubangui, reliant Bangui à Brazzaville et Kinshasa avec ses barges chargées de carburant et de marchandises. Détenue à 60 % par Bolloré et à 40 % par l’État centrafricain, elle gérait aussi le port de Bangui, malgré une rivière de plus en plus impraticable. Mais tout a basculé il y a plus de trois ans. En septembre 2021, à Brazzaville, les autorités ont officialisé la fin : SOCATRAF a cédé la place à Mercure Logistique Centrafrique. Cette société libanaise, venue de Beyrouth, mais très bien connue dans le pays depuis des dizaines d’année dans la mafia, a repris les opérations avec de grandes ambitions :  augmenter le trafic, moderniser le port, développer un port sec. Pour les patrons, c’est un nouveau départ. Pour les employés, c’est une porte qui s’est refermée sans un sou.

SOCATRAF : Le combat interminable des employés pour leurs droits légaux
Les vieux bateaux de la SOCATRAF

 

Jean-Martial Yagomba, délégué des travailleurs, porte leur colère. “Ça fait plusieurs mois qu’on est dans la lutte pour que nos droits légaux soient payés”, dit-il. Ils ont tout essayé : les tribunaux, les réunions avec les ministres du Travail et des Transports, les assemblées générales. “On a calculé nos droits légaux et ces droits légaux s’ouvrent parce qu’il n’y a pas eu de volonté politique pour payer”, explique-t-il. Il raconte qu’au départ, il y avait deux groupes : les CDI et les CDD. “À la sortie, ils ont payé seulement le CDI et ils ont refusé de nous payer”, ajoute-t-il, et on sent l’injustice qui le ronge. Ces mots, ce sont ceux d’un homme qui a cru aux promesses, mais qui voit maintenant que les CDD sont laissés pour compte.

 

Mercure Logistique, la société mafieuse, elle, avance. Elle parle de barges modernes, d’un port qui va briller, d’un avenir où la RCA sera mieux connectée. Mais pour les anciens de SOCATRAF, cet avenir ne leur appartient pas. Eux, ils veulent juste ce qu’on leur doit : les indemnités pour des années de travail, pour avoir tenu bon malgré les galères. “Ils ne veulent pas payer les gens, ils veulent que les gens souffrent”, lâche Jean-Martial , et ça résonne comme un cri du cœur. Pendant que la société libanaise s’installe, ces employés oubliés comptent les jours, les dettes, les repas qu’ils ne peuvent plus offrir à leurs enfants.

 

En Centrafrique, on sait ce que c’est de se battre. Les CDD de SOCATRAF ne lâchent pas, pas pour des rêves lointains, mais pour une justice simple : être payés pour ce qu’ils ont donné. Le président parle d’un pays uni, d’un peuple qui avance ensemble. Mais pour ces hommes et ces femmes, remplacés et ignorés, l’unité a un goût amer. Leur combat continue, dans l’ombre des barges qui ne leur appartiennent plus.

 

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Gestion des fonds du FIDA  en Centrafrique : détournements et mauvaise gouvernance ?

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Gestion des fonds du FIDA  en Centrafrique : détournements et mauvaise gouvernance ?

 

Gestion des fonds du FIDA en Centrafrique : détournements et mauvaise gouvernance ?
Le ministre Guismala Amza de l’agriculture

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La mission d’appui du Fonds international de développement agricole (FIDA) a pris fin à Bangui avec un objectif affiché : combler les manquements dans la gestion financière des projets financés en Centrafrique. Trois programmes étaient au centre des discussions : Prépass, PAPAM et PHAJ. Mais derrière le discours officiel sur l’amélioration des procédures, la réalité est plus inquiétante. Pourquoi le FIDA doit-il encore recadrer ces projets après plusieurs années d’existence ? Où sont passés les fonds alloués et pourquoi la gestion reste-t-elle toujours aussi opaque ?

 

Lors de la clôture des travaux vendredi dernier à Bangui, le ministre de l’Agriculture, Guismala Amza, a insisté sur le respect des procédures du FIDA par les responsables des gestions financières et les coordonnateurs des projets. Une mise en garde qui laisse entendre que des irrégularités persistent. Selon plusieurs sources internes, des cas de mauvaise gestion, de passation de marchés douteuse et de retard inexpliqué dans l’exécution des programmes ont été relevés, justifiant l’intervention du FIDA.

 

Les mêmes problèmes reviennent chaque année, sans qu’aucune sanction ne soit prise contre les gestionnaires défaillants. À qui profite réellement cet argent censé soutenir le développement agricole en Centrafrique ? Quels mécanismes de contrôle sont mis en place pour éviter que ces fonds ne finissent dans des circuits parallèles ?

 

Dans un pays où l’agriculture reste un pilier économique, la mauvaise gouvernance des financements extérieurs compromet gravement le développement rural. Tant que les recommandations du FIDA resteront de simples rappels sans mesures contraignantes, la gestion des fonds continuera d’échapper à toute transparence, au détriment des véritables bénéficiaires.

 

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RCA : Le $CAR chute juste après son lancement

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RCA : Le Memecoin  chute juste après son lancement

 

Centrafrique.org/a-moins-dune-semaine-de-son-lancement-le-projet-sangocoin-la-cryptomonnaie-centrafricaine-seffondre/touadera-11/” rel=”attachment wp-att-57904″ data-wpel-link=”internal”>Le Memecoin s’effondre de 95 % après son lancement : Martin Ziguélé critique sévèrement l’initiative du président Touadéra
Touadera, le Président centrafricain, un parrain mafieux africain

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La nouvelle cryptomonnaie centrafricaine part sur de mauvaises bases et prend le même chemin de l’échec que Sango Coin, lancé en 2022.

 

Les investisseurs sont méfiants dès le début. Beaucoup d’internautes se demandent s’il s’agit d’une arnaque, d’une escroquerie ou d’une « tentative d’hameçonnage ». Après l’annonce de son lancement le 9 février au soir, le nouveau memecoin $CAR soulève plusieurs incohérences, notamment sur les procédés de création et sur la clarté du projet. Les nombreux soupçons qui pèsent sur sa nature contribuent à faire chuter sa valeur de 96 % trois jours après sa mise en place. Le compte X et le site internet sont rapidement suspendus, ce qui alimente le scepticisme. La vidéo publiée de l’annonce du président est suspectée d’être une deepfake, d’être générée par l’IA. Le site Being Crypto signale que le « domaine officiel » du $CAR est sauvegardé par le biais d’un « fournisseur low-cost », Namecheap, majoritairement utilisé par des indépendants ou des particuliers. C’est une base inadaptée pour une instance gouvernementale. Le site « car.meme » est enregistré seulement trois jours avant le lancement de $CAR, c’est un délai trop court pour un programme mis en place par un gouvernement. Le ministère centrafricain des Mines, Rufin Benam Beltoungou, présente le projet comme étant celui du Ministère des Mines et de la Géologie, « exécuté par le Comptoir des Minerais en collaboration avec la société Barn$ley ».

La nature de $CAR est trop incertaine pour être affiliée à une économie nationale. C’est un memecoin, une cryptomonnaie qui repose sur le principe du meme, une image drôle, parodique, humoristique. L’enthousiasme provoqué par un meme peut être fulgurant et conséquent, mais à terme, les internautes peuvent vite se lasser, et le memecoin perdra toute sa valeur. Cette dernière dépend des réactions qu’il va susciter, c’est pourquoi cette cryptomonnaie est trop instable. Plusieurs experts ne se font pas d’illusions sur la durée de $CAR.

La cryptomonnaie en RCA, un investissement qui divise

 

La cryptomonnaie est une monnaie numérique basée sur le principe de la Blockchain. Elle ne nécessite pas l’utilisation d’une banque, s’utilise à l’internationale et le transfert de données est sécurisé. Mais sa valeur est très variable, car elle dépend de l’offre et la demande. En 2022, le président Touadéra lance une première tentative d’utiliser le bitcoin, une cryptomonnaie, comme une monnaie nationale au côté du Franc CFA. La RCA est le premier pays d’Afrique à faire du bitcoin une monnaie légale. En parallèle, il lance la création d’une cryptomonnaie, Sango Coin, pour permettre entre autres d’« attirer les investisseurs étrangers », vendre en ligne des titres de propriétés foncières, investir dans les ressources minières nationales. Mais tous les projets du président se sont heurtés aux refus affirmés de la Cour constitutionnelle, de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), de la Banque des États de l’Afrique Centrale (BEAC) et de la Cour Suprême, qui a déclaré « inconstitutionnelle » l’« initiative de la loi sur les cryptomonnaies ». Aujourd’hui, le projet Sango Coin est majoritairement considéré comme un échec. Après un départ chaotique, l’avenir de $CAR est incertain, d’autant plus qu’il faut un accès certain à internet pour disposer de la cryptomonnaie. Selon DataReportal, le taux d’utilisation en RCA est d’environ 10,6 % début 2024.

 

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Crise des prix à Gallo : une population au bord de l’asphyxie économique

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Crise des prix à Gallo : une population au bord de l’asphyxie économique

 

Centrafrique.org/rca-un-jeune-commercant-originaire-de-yaloke-a-ete-enleve-par-les-3r/marche-de-gallo-a-environ-50-kilometres-de-bouar-dans-la-nan-mbere-le-18-avril-2020-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-38194″ data-wpel-link=”internal”>Crise des prix à Gallo : une population au bord de l’asphyxie économique
Sur le marché de Gallo, 65 kilomètres de Bouar sur la route de Baboua. CopyrightCNC

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À Gallo, une petite ville située dans la commune de Foh, à 65 kilomètres de Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré, en République centrafricaine, les habitants assistent, impuissants, à une hausse vertigineuse des prix des produits de première nécessité. Située à environ 450 kilomètres de la capitale Bangui, cette localité, proche de la frontière camerounaise, voit son quotidien bouleversé par une inflation qui frappe aliments, savons, sel, et même la viande, devenue, selon les mots de Martine, présidente locale de l’Organisation des Femmes Centrafricaines (OFCA), “aussi précieuse que de l’or”. Face à cette situation, la population lance un appel désespéré au gouvernement, tandis que les commerçants tentent d’expliquer les raisons de cette crise qui les dépasse.

 

Une hausse des prix brutale et généralisée

 

Au marché de Gallo, les chiffres parlent d’eux-mêmes. Une demi-cuvette d’arachides, vendue il y a peu à 13 000 FCFA, atteint désormais 15 500 FCFA, soit une augmentation significative en à peine un mois. Ce n’est pas un cas isolé : manioc, huile, sucre, sel, savon – rien n’échappe à cette spirale. Martine, qui cumule son rôle de commerçante avec celui de responsable associative, dresse un constat alarmant : “Les prix grimpent sérieusement, et on ne sait plus comment faire”. Pour cette figure du marché des jours, la situation est devenue intenable pour les familles modestes, déjà fragilisées par un contexte économique précaire dans cette région reculée.

 

Paul, délégué des commerçants de Gallo, abonde dans le même sens. Il raconte que les produits essentiels, autrefois accessibles, sont désormais hors de portée pour beaucoup. “Tout augmente”, résume-t-il, pointant du doigt des causes qui dépassent les seules dynamiques locales.

 

Le Cameroun, fournisseur clé et source de tensions

 

La ville de Gallo, par sa position géographique, dépend fortement du Cameroun pour son approvisionnement. La ville camerounaise de Garoua-Boulaï, située à proximité de la frontière, est le principal point de ravitaillement. Mais ce commerce transfrontalier, vital pour la région, est aujourd’hui entravé. Selon Paul, les autorités camerounaises – policiers et gendarmes en tête – saisissent régulièrement les marchandises au passage de la frontière. “Ils disent que ces produits, comme l’huile ou d’autres denrées de base, sont réservés aux Camerounais et ne doivent pas sortir”, explique-t-il. Cette politique, qui vise à protéger le marché intérieur camerounais contre les pénuries et la hausse des prix, met les commerçants centrafricains dans une situation critique.

 

Pour contourner ces restrictions, certains se rabattent sur des circuits informels, utilisant des motos pour transporter les marchandises par des chemins détournés. Mais cette alternative a un coût : non seulement les frais s’envolent, rendant les produits encore plus chers, mais le risque est permanent. “Si les policiers tombent dessus, ils prennent tout, et c’est perdu pour nous”, déplore Paul. Malgré les assurances officielles du gouvernement centrafricain, qui affirme avoir négocié des accords avec le Cameroun, rien ne semble avoir changé sur le terrain. “Ils disent que tout est réglé, mais en réalité, rien n’est fait”, ajoute-t-il, désabusé.

 

Un marché minier qui amplifie la crise

 

À cela s’ajoute une particularité locale : Gallo est un carrefour pour les artisans et ouvriers des mines environnantes. Ce marché, où affluent ceux qui travaillent dans l’extraction, connaît une demande soutenue. “Les miniers ont un peu d’argent, ils achètent beaucoup”, observe Martine. Résultat : les prix s’envolent encore plus vite, tirés par cette clientèle au pouvoir d’achat relatif. Pour certains habitants, cette dynamique, bien que bénéfique pour les commerçants à court terme, aggrave l’accès aux produits pour les autres résidents, moins fortunés.

 

Une réponse gouvernementale insuffisante

 

Face à cette crise, le gouvernement centrafricain a tenté d’agir. Le ministre du Commerce a récemment pris un arrêté pour fixer les prix de certains produits sur les marchés. Mais cette mesure, bien intentionnée, passe à côté des véritables problèmes, selon les acteurs locaux. Elle ne prend pas en compte les difficultés d’approvisionnement liées aux restrictions camerounaises, ni les coûts supplémentaires imposés par les circuits clandestins. “Le gouvernement ne voit pas ce qui se passe ici”, regrette Paul, qui appelle à des solutions plus adaptées, comme des négociations sérieuses avec le Cameroun ou un soutien direct aux commerçants pour stabiliser l’offre.

 

Un équilibre délicat avec le Cameroun

 

La position du Cameroun, bien que critiquée à Gallo, n’est pas dénuée de logique. En limitant les exportations, Yaoundé cherche à protéger ses propres citoyens d’une hausse des prix qui pourrait découler d’un trop fort drainage de ses ressources vers la Centrafrique. Si les Centrafricains achètent massivement à Garoua-Boulaï, les stocks locaux s’épuisent, les prix grimpent, et les Camerounais en pâtissent à leur tour. Cette interdépendance met en évidence la nécessité d’une coopération renforcée entre les deux pays, un défi que les discours officiels n’ont pas encore traduit en actions concrètes.

 

Une population à bout de souffle

 

Pour les habitants de Gallo, coincés entre ces tensions économiques et géopolitiques, la vie devient chaque jour plus difficile. Martine, avec sa verve de leader associative, incarne cette exaspération collective : “On ne peut plus continuer comme ça”. La viande, autrefois un mets ordinaire, est désormais un luxe, et les produits de base s’arrachent à des prix prohibitifs. Dans cette commune de Foh, où les ressources sont limitées et les perspectives incertaines, l’appel au secours résonne comme un cri d’urgence. Sans une intervention rapide et ciblée, la crise risque de s’aggraver, laissant une population déjà vulnérable dans une précarité encore plus profonde.

 

 

 

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Touadéra : Quand la Russie Fabrique un Monstre Criminel et Sanglant, l’ONU Craint le Pire

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Touadéra : Quand la Russie Fabrique un Monstre Criminel et Sanglant, l’ONU Craint le Pire

 

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Le Président putschiste Touadera en campagne électorale en 2020

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En Centrafrique, Faustin-Archange Touadéra, ex-professeur, est devenu un dictateur impitoyable sous l’influence russe. Avec Wagner, il plonge son pays dans le chaos : massacres, pillages, terreur. L’ONU alerte sur ce retour des tyrans, mais le monstre criminel continue de sévir. À diffuser largement !

 

En effet, le 24 février 2025, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits humains, Volker Türk, a lancé un cri d’alarme depuis Genève : l’ère des dictateurs responsables de crimes atroces pourrait faire son retour. Dans un monde où « le consensus mondial sur les droits humains s’effondre sous le poids des dirigeants autoritaires », le cas de la République centrafricaine (RCA) illustre tragiquement cette mise en garde. Au cœur de cette descente aux enfers : Faustin-Archange Touadéra, un ancien professeur d’université devenu, sous l’influence russe et du groupe Wagner, un monstre criminel qui plonge son pays dans le chaos.

 

Élu en 2016 dans un scrutin chaotique, Touadéra incarnait à l’origine l’espoir d’une gouvernance éclairée. Cet enseignant, docteur en mathématiques, semblait loin des clichés des hommes forts militaires qui dominent souvent les dictatures africaines. Pourtant, dès 2017, un an après son arrivée au pouvoir, il s’est tourné vers Vladimir Poutine, scellant un pacte qui allait transformer la Centrafrique en un théâtre de violence et de répression. En 2018, les mercenaires du groupe Wagner débarquent, marquant le début d’une spirale sanglante qui échappe aujourd’hui à tout contrôle.

 

L’arrivée de Wagner, loin de stabiliser le pays comme Touadéra le prétendait, a précipité la RCA dans un abîme de désolation. Les exactions se multiplient : massacres de civils, pillages, viols, et déplacements forcés de populations. Des centaines, voire des milliers de Centrafricains ont péri sous ce règne de terreur. Le Mali, le Niger ou le Burkina Faso ont aussi vu l’influence russe croître, mais en Centrafrique, le cas est particulièrement criant. Touadéra, jadis perçu comme un homme réfléchi, s’est mué en un dirigeant sans pitié, tentant d’imposer un parti unique et une dictature implacable. L’homme qui parlait de progrès laisse désormais pourrir son pays, entre détournements de fonds, vols généralisés et une inaction face à la montée du chaos.

 

L’ONU, dans son rôle diplomatique, observe et dénonce sans pouvoir agir directement. Volker Türk, dans son discours, n’a pas nommé Touadéra explicitement, mais ses mots résonnent comme une description parfaite de la situation centrafricaine : « Les dictateurs pouvaient ordonner des crimes atroces qui envoyaient à la mort un grand nombre de personnes. Attention : cela peut se reproduire. » La Centrafrique en est la preuve vivante. L’édifice des droits humains, patiemment construit depuis des décennies, s’effrite sous les assauts d’un régime qui, avec le soutien de Wagner, assombrit l’avenir d’un peuple déjà meurtri par des années de conflits.

 

Touadéra, cet ancien archange devenu démon, incarne une tragédie moderne : celle d’un intellectuel qui, loin de guider son pays vers la lumière, l’a livré aux ténèbres. Ses discours restent creux, ses promesses vaines, tandis que le sang coule et que la misère s’étend. L’ONU appelle à un sursaut mondial pour contrer cette vague autoritaire. Mais en Centrafrique, sous le joug de ce monstre criminel et de ses alliés russes, le réveil semble encore bien loin.

 

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