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Checkpoint de l’UPC attaqué à Kouki  ayant fait un mort : un ancien milicien anti-balaka derrière l’embuscade

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Checkpoint de l’UPC attaqué à Kouki  ayant fait un mort : un ancien milicien Anti-Balaka derrière l’embuscade

 

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Image d’illustration

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une semaine après l’attaque meurtrière du poste de contrôle de l’UPC à Kouki ayant couté la vie à un ex-rebelle et blessé un autre, la rédaction du CNC a pu identifier l’auteur de ce crime. Ningas, ancien milicien anti-balaka de la CPC, est le meneur de cette embuscade nocturne.

 

Pour rappel, l’assaut a eu lieu mardi 23 décembre aux environs de 23 heures à l’entrée du site minier de Kouki, près de Bossangoa dans la préfecture de l’Ouham. Des hommes armés ont surgi dans l’obscurité et ont ouvert le feu sur le checkpoint tenu par l’Unité pour la paix en Centrafrique. Un ex-combattant a été touché à la tête et a perdu la vie sur place. Son collègue a reçu une balle dans la jambe et se trouve dans un état grave.

 

Juste après les faits, au sein de l’UPC du chef rebelle Ali Darassa, les accusations se sont multipliées. Une partie des cadres de l’UPC pointait du doigt les hommes de Florent Kema, en raison des activités du mouvement dans la zone. D’autres voix évoquaient la piste des mercenaires russes déployés dans le secteur.

 

Nos investigations sur le terrain ont permis de démêler cette affaire. L’embuscade a bel et bien été menée par un groupe des bandits dirigé par Ningas, un jeune homme dont le parcours montre plusieurs passages dans différentes groupes armées. Ce dernier appartenait aux milices anti-balaka rattachées à la Coalition des patriotes pour le changement, sous la direction de l’ancien président François Bozizé.

 

À cette époque, Ningas opérait dans les environs de Benzambé, proche de Bossangoa. Mais son comportement a fini par déplaire à ses propres camarades de la milice Anti-Balaka qui l’ont chassé du mouvement pour des actes jugés inacceptables. Contraint de partir, il a ensuite tenté sa chance auprès du groupe 3R, du côté de Bozoum.

 

Cette nouvelle alliance n’a toutefois pas tenu longtemps. Ningas a quitté les 3R et s’est replié dans un village situé à dix-sept kilomètres de Kouki. Depuis lors, il se déplace entre trois localités de ce secteur , notamment les villages de Bondili,  Boboré et  Bodé, où il a reconstitué une petite bande armée des criminels. C’est depuis cette base qu’il a préparé son attaque contre le checkpoint de l’UPC à Kouki.

 

Les soupçons initiaux envers Florent Kema n’étaient pas dénués de logique. Ses éléments circulent effectivement dans cette zone et les frictions entre groupes armés y sont courantes. Mais les témoignages recueillis auprès des habitants et les recoupements effectués lors de notre enquête désignent clairement Ningas et ses hommes comme les auteurs de l’opération.

 

Ce parcours chaotique d’un chef de bande à l’autre explique la mobilité de certains combattants dans la région. Rejeté successivement par les anti-balaka puis par les 3R, Ningas s’est refait une place dans un coin reculé de l’Ouham. Les raisons précises qui l’ont poussé à cibler l’UPC font encore l’objet d’analyses de notre part.

 

Pour le moment, la localisation exacte de Ningas demeure inconnue. Plusieurs pistes sont explorées dans les villages environnants où il pourrait se cacher avec ses hommes.

Affaire à suivre.

 

Par Féimonazoui Éric

 

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Centrafrique 2025 : Entre faillite économique, chaos sécuritaire et perte de souveraineté, le prix exorbitant de l’alliance avec la Russie

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Centrafrique 2025 : Entre faillite économique, chaos sécuritaire et perte de souveraineté, le prix exorbitant de l’alliance avec la Russie

 

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Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

  La République centrafricaine navigue vers un naufrage annoncé sous le poids des exigences russes et de ses propres contradictions.

 

Le contrat Africa Corps imposé par Moscou à Faustin-Archange Touadéra montre l’ampleur du piège dans lequel s’enlise la Centrafrique. Cette facture de 15 millions de dollars mensuels, soit 180 millions annuels, dépasse largement les capacités d’un pays dont le budget national atteint péniblement 300 millions. Cette ponction budgétaire condamne l’État à l’asphyxie financière immédiate.

 

L’économie centrafricaine va sans doute vaciller sous ce fardeau. Les salaires des enseignants ne pourront plus être versés. Les dispensaires manqueront de médicaments essentiels. Les routes se dégraderont d’avantage et plus dure sans possibilité de réparation.

 

La Banque africaine de développement et le FMI alertent sur cette dérive budgétaire. Leurs analyses démontrent qu’un tel engagement financier plongerait le pays dans une spirale d’endettement irréversible. Les projets de développement s’arrêteraient nets, privant les populations d’infrastructures vitales.

 

Africa Corps, selon Touadera,  présente des résultats décevants sur d’autres théâtres d’opération. Au Mali et au Niger, cette structure peine à contenir la progression des groupes djihadistes malgré des moyens considérables. En Centrafrique, où les rebelles restent actifs, le risque d’effondrement du régime grandit.

 

L’échec potentiel d’Africa Corps exposerait dangereusement le régime de Touadéra, selon plusieurs annalistes.

 

Le contrat Africa Corps officialise la perte de souveraineté nationale. Les décisions militaires émanent désormais du ministère russe de la Défense plutôt que du gouvernement centrafricain. Cette subordination transforme Touadéra en simple exécutant des volontés moscovites, vidant la présidence de toute substance politique.

 

L’exploitation des ressources minières échappe complètement au contrôle étatique. Les mines d’or alimentent directement les circuits russes. Cette spoliation prive l’État de recettes fiscales indispensables au fonctionnement des services publics.

 

L’isolement international s’aggrave face à cette dérive. L’Union européenne et les États-Unis conditionnent leur aide au respect de la souveraineté centrafricaine. Cette position ferme réduit les sources de financement alternatives et enfonce le pays dans la dépendance russe.

 

Les conséquences sociales de cette crise dépassent les simples indicateurs économiques. Une génération entière grandit dans la violence et l’arbitraire, perdant confiance dans les institutions nationales. Cette destruction du lien social hypothèque lourdement l’avenir du pays, même en cas d’évolution politique favorable.

 

L’Union africaine exprime ses inquiétudes face à cette évolution. Les dirigeants continentaux redoutent la création d’un précédent qui encouragerait d’autres puissances à imposer des contrats similaires à des États fragiles. Cette contagion menacerait la stabilité de toute la région centrafricaine.

 

Touadéra découvre amèrement les limites de sa stratégie d’alliance avec Moscou. Il espérait instrumentaliser Wagner pour consolider son pouvoir, mais c’est l’inverse qui se produit. Le président centrafricain devient progressivement otage d’un système qu’il ne contrôle plus.

 

Les alternatives existent pourtant. L’Union africaine propose un mécanisme de financement continental pour la sécurité. L’Union européenne étudie un programme d’appui budgétaire conditionné au respect de la gouvernance démocratique. Ces options nécessitent cependant une rupture claire avec les pratiques actuelles.

 

La fenêtre de manœuvre se referme rapidement. Chaque jour de retard dans les réformes aggrave la dépendance russe et complique les négociations avec les partenaires traditionnels. Touadéra doit choisir entre sa survie politique immédiate et l’avenir de son pays.

 

Cette crise démontre l’échec du modèle de développement imposé par les puissances extérieures. La Centrafrique devient le laboratoire d’une nouvelle forme de domination, où la souveraineté nationale s’échange contre une protection militaire illusoire. Les Centrafricains subissent les conséquences de choix politiques qui les dépassent, condamnés à vivre dans un pays dont ils ne maîtrisent plus le destin.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Hugues Francis Mongombé : « Les élections de décembre, un scrutin organisé intentionnellement pour créer le chaos

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Hugues Francis Mongombé : « Les Élections de décembre, un scrutin organisé intentionnellement pour créer le chaos

 

 

Hugues Francis Mongombé : « Les élections de décembre, un scrutin organisé intentionnellement pour créer le chaos
Les moto taximens appelés en renfort par l’ANE afin de faire des campagnes dans les quartiers demandant aux citoyens d’aller déposer leurs candidatures aux Élections du 28 décembre 2025

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le vice-président du parti ITA Hugues Francis Mongombé  dénonce les Élections du 28 décembre comme un processus délibérément vicié par le gouvernement Touadéra pour provoquer une crise post-électorale.

 

Dans l’émission Débat Patara sur la radio Ndèkè -Luka animée par Armando Yanguendji, Hugues Francis Mongombé, vice-président du parti ITA , a livré une analyse particulièrement sévère du processus électoral centrafricain. Face à Davy Yama, commissaire à l’Autorité Nationale des Elections (ANE), il a qualifié les Élections prévues pour le 28 décembre 2025 de “schéma chrysogène” organisées par le gouvernement du président Faustin-Archange Touadéra.

 

Selon Hugues Francis Mongombé, ce processus électoral n’a rien d’un exercice démocratique normal. Il constitue plutôt une stratégie intentionnelle du gouvernement pour semer le chaos et consolider son pouvoir. “Je pense que tout est fait pour que ces Élections provoquent des crises”, déclare-t-il sans détour. Cette accusation repose sur plusieurs éléments qu’il considère comme des preuves de manipulation délibérée.

 

Le premier grief de Mongombé concerne l’exclusion des acteurs de l’opposition et de la société civile des décisions électorales. Malgré l’existence d’un cadre légal prévu par la constitution et le code électoral, le gouvernement refuse toute concertation réelle. “Lorsque vous écartez une partie des acteurs dans les prises des décisions, lorsque vous ne donnez pas la possibilité à tous les électeurs de prendre part avec tous les moyens que la loi leur donne, vous ne faites pas des élections”, affirme-t-il.

 

Cette marginalisation ne relève pas du hasard selon l’opposant Hugues Francis Mongombé. Elle constitue une tactique délibérée pour provoquer des frustrations et préparer le terrain à une crise. Le gouvernement Touadéra transforme le cadre de concertation prévu par la loi en simple outil décoratif, imposant un calendrier et des règles qui désavantagent ses adversaires.

 

La modification unilatérale du code électoral constitue le deuxième volet de cette stratégie de chaos organisé. Hugues Francis Mongombé s’indigne de la convocation d’une session extraordinaire de l’Assemblée nationale pour ajuster les règles en pleine période pré-électorale. “Lorsque vous modifiez, comme vous voulez, les règles du jeu à chaque fois qu’une loi, une partie ne vous plaît pas, vous ne faites pas des élections, vous faites une punition”, déclare-t-il.

 

Ces changements, effectués sans consensus, visent à adapter la loi aux besoins du président Touadéra pour garantir sa victoire. Cette pratique viole le principe d’impartialité de la loi, transformant le code électoral en instrument au service du pouvoir. Cette manipulation légale alimente un climat de méfiance propice à une crise post-électorale.

 

L’improvisation dans la gestion du fichier électoral représente un autre aspect de cette stratégie du chaos. Hugues Francis Mongombé  critique vivement la décision de permettre à environ 8 000 électeurs de voter sans carte biométrique, en utilisant des pièces d’état civil. Cette mesure, qu’il qualifie de porte ouverte à la fraude, a été validée par le ministre Bruno Yapandé sans aucune concertation.

 

“Tout est fait pour que ces élections provoquent des crises”, répète Mongombé en soulignant que cette décision viole l’article 29 du code électoral qui exige des garanties de fiabilité. Il y voit une tentative du régime de manipuler les résultats en permettant à des individus non identifiés de voter, ce qui pourrait gonfler artificiellement les scores en faveur du pouvoir.

 

L’ANE elle-même fait l’objet de critiques sévères de la part de Hugues Francis Mongombé. Il accuse cette institution d’être devenue un simple instrument du gouvernement, incapable de jouer son rôle d’arbitre impartial. “Nous sommes sûrs que l’autorité nationale, l’ANE, il y aura des réformes là-bas parce que ce qui est inscrit à l’Assemblée, il y aura quelques changements”, déclare-t-il.

 

Cette proximité entre l’ANE et le gouvernement Touadéra compromet son indépendance et sa crédibilité. En acceptant des décisions comme le vote sans carte biométrique, l’institution devient complice d’un système destiné à créer une crise. Cette dépendance fait partie du plan du régime pour organisé un processus électoral biaisé.

 

Le calendrier électoral compressé à quatre mois des échéances constitue un autre élément de cette stratégie. Hugues Francis Mongombé dénonce la précipitation imposée par le gouvernement qui rend le processus irréalisable. “Vous voyez comme on a compressé le calendrier électoral jour pour jour, jour pour jour”, déclare-t-il.

 

Cette hâte n’est pas accidentelle. Elle constitue une tactique pour désorganiser l’opposition et limiter sa capacité à mobiliser. Le régime Touadéra n’a pas anticipé les défis logistiques et financiers, malgré des signaux d’alerte donnés depuis deux ans. Cette improvisation vise à créer un climat de confusion et de frustration qui pourrait justifier une répression post-électorale en cas de contestation des résultats.

 

Hugues Francis Mongombé  prédit que les frustrations engendrées par ce processus mèneront à une crise majeure. “Nous sommes déjà en crise”, affirme-t-il, décrivant une crise juridique née du non-respect des textes légaux. L’exclusion des acteurs, les modifications des règles et les irrégularités dans le fichier électoral créent un sentiment d’injustice parmi les électeurs et les candidats de l’opposition.

 

“Lorsque vous ne donnez pas la possibilité à tous les électeurs de prendre part avec tous les moyens que la loi leur donne, lorsque vous modifiez, comme vous voulez, les règles du jeu, vous ne faites pas des élections”, répète-t-il. Il avertit que ces frustrations pourraient conduire à un boycott ou à des troubles, le BRDC ayant déjà exprimé son manque de confiance en l’ANE et le Conseil constitutionnel.

 

Face aux arguments de Davy Yama, qui insiste sur le respect des délais constitutionnels pour éviter un vide institutionnel, Hugues Francis Mongombé rétorque que ces délais ne justifient pas un processus vicié. Il accuse l’ANE d’être un organe inféodé au gouvernement, incapable d’assurer un scrutin transparent.

 

“Aucune étape n’a réussi aujourd’hui”, déclare-t-il, soulignant que l’institution n’a pas su anticiper les problèmes techniques, comme les tablettes vétustes qui ont empêché la biométrisation de milliers d’électeurs. Cette inaction reflète la complicité de l’ANE avec le régime Touadéra.

 

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Fais tes pronostics pour les matchs les plus palpitants du 3ᵉ tour de la CAN avec 1xBet !

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Fais tes pronostics pour les matchs les plus palpitants du 3ᵉ tour de la CAN avec 1xBet !
Fais tes pronostics pour les matchs les plus palpitants du 3ᵉ tour de la CAN avec 1xBet !

 

Sponsor officiel de la CAN 2025, 1xBet suit la plus grande compétition de football africaine dès le coup d’envoi. La lutte pour le trophée est intense, pleine de suspense et d’imprévisibilité, et chaque match peut changer le cours de la compétition. Soutenir la CAN, c’est célébrer du football spectaculaire, des émotions inoubliables et des rebondissements inattendus qui rendent ce tournoi si exceptionnel.

 

Ci-dessous, découvre les rencontres clés du 3ᵉ tour de la CAN 2025, où chaque match pourrait devenir inoubliable.

 

Ouganda – Nigeria

 

Lors des deux premières journées, les Super Eagles ont battu la Tanzanie (2-1) et la Tunisie (3-2), s’assurant ainsi la qualification anticipée pour les barrages. Côté nigérian, Ademola Lookman, auteur de 2 buts et 2 passes décisives, est devenu le joueur le plus prolifique du tournoi.

 

L’Ouganda n’a récolté qu’un seul point après deux journées et n’a plus droit à l’erreur. Pour réaliser son rêve et atteindre les barrages de la CAN pour la première fois en six ans, les Cranes doivent impérativement se défaire du Nigeria lors du dernier match de la phase de groupes.

 

Les Super Eagles sont largement favoris, mais leur motivation pour cette rencontre est quasi inexistante. Il est possible qu’Eric Schell fasse souffler ses titulaires avant les barrages et titularise ses remplaçants. Un changement dans la composition de l’équipe adverse pourrait donner à l’Ouganda l’espoir d’un miracle.

 

V1 – 3,78, X – 3,235, V2 – 2,237

 

Soudan – Burkina Faso

 

Les deux équipes se sont inclinées face à l’Algérie, mais ont remporté leur match en Guinée équatoriale. L’issue de leur confrontation directe mettra fin au suspense du groupe E : une équipe accédera directement aux barrages, tandis que l’autre devra suivre les résultats de ses adversaires et espérer se qualifier pour le tour suivant parmi les meilleurs troisièmes.

 

L’équipe nationale du Burkina Faso compte dans ses rangs de nombreux joueurs évoluant dans des clubs des grands championnats : Bertrand Traoré (Sunderland), Dango Ouattara (Brentford) et Edmond Tapsoba (Bayer Leverkusen). Il n’est donc pas surprenant que les Étalons aient opposé une belle résistance à l’Algérie et abordaient ce match décisif contre le Soudan en tant que favoris.

 

V1 – 5,93, X – 2,919, V2 – 1,963

 

Gabon – Côte d’Ivoire

 

Les Panthères ont mal entamé la CAN, s’inclinant face au Cameroun (0-1) et au Mozambique (2-3), une déception pour de nombreux supporters après leur belle performance lors des qualifications pour la Coupe du monde 2026. Mais Pierre-Emerick Aubameyang et ses consorts ont encore une opportunité de se sauver : pour accéder aux barrages, ils doivent impérativement prendre le dessus sur la Côte d’Ivoire.

 

Le champion en titre a plongé dans la compétition par un court succès face au Mozambique (1-0) et a partagé l’enjeu contre le Cameroun (1-1). Pour les Éléphants, la qualification pour les play-offs est quasiment accrochée, mais ils souhaitent absolument remporter leur groupe afin d’obtenir un tirage favorable pour les huitièmes de finale.

 

Le Gabon nourrit une vieille rancune face à la Côte d’Ivoire, née de la branlée lors de la course à la qualification directe pour la Coupe du monde en Amérique du Nord. Les Panthères peuvent créer la surprise là où personne n’attend un miracle et renverser la situation du groupe F en leur faveur.

 

V1 – 7,65, X – 3,985, V2 – 1,564

 

Mozambique – Cameroun

 

Les Mambas sont proches d’écrire l’histoire et d’atteindre les barrages de la CAN pour la première fois. Le Mozambique s’est déjà imposé comme l’un des favoris du tournoi, notamment grâce au jeu brillant et efficace de son capitaine, Geny Catamo.

 

Le Cameroun jouera également pour la victoire afin de conserver la première place du groupe et d’éviter une rencontre avec l’un des géants du football africain dès les huitièmes de finale. Les Lions indomptables possèdent une défense très solide et une attaque créative menée par l’attaquant de Manchester United, Bryan Mbeumo.

 

Le Cameroun étant favori, il ne faut pas néanmoins sous-estimer le Mozambique, capable de donner du fil à retordre.

 

V1 – 5,83, X – 3,595, V2 – 1,751

 

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Le bilan du massacre de Sarayebo grimpe : les Wagner incendient le marché de Hadjlitaye et tuent 24 civils

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Nouveau massacre à Sarayebo : les Wagner incendient le marché de Hadjlitaye et tuent 24 civils

 

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Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le village frontalier de Saraïbo connaît son deuxième jour de cauchemar. Après huit civils tués le 25 décembre 2025 sur le marché hebdomadaire de Hadjlitaye, situé à 10 kilomètres au sud  de Sarayebo, vingt-quatre autres tombent sous les balles russes le lendemain. Les mercenaires du groupe Wagner transforment le marché en brasier avant de repartir vers Birao, laissant familles et rescapés dans une ruine totale.

 

Les habitants de Sarajevo n’ont pas eu le temps de panser leurs plaies. À peine vingt-quatre heures après la fusillade meurtrière du 25 décembre, les Mercenaires russes reviennent avec des moyens considérables pour venger leurs deux collègues russes tombés lors de l’affrontement avec le FPRC. Ce vendredi 26 décembre, dès les premières heures du matin, le vrombissement des hélicoptères de combat déchire le ciel de cette ville frontalière située à une dizaine de kilomètres au sud-est de Birao.

 

Les colonnes blindées suivent peu après, transportant des dizaines des mercenaires russes venus de Birao où ils s’étaient repliés la veille après l’humiliation subie face aux combattants rebelles. L’objectif ne laisse aucune ambiguïté : punir collectivement la population pour avoir abrité ceux qui ont osé résister. Le marché de Hadjlitaye bat son plein quand les premiers tirs éclatent.

 

Les commerçants qui s’affairent autour de leurs commerces n’ont aucune chance d’échapper au déluge de feu. Les rafales d’armes automatiques balayent les allées sans distinction. Femmes portant des enfants dans le dos, vieillards venus vendre quelques produits agricoles, jeunes gens vendant des articles ambulants, tous se retrouvent pris au piège dans un espace ouvert offrant aucun abri.

 

Les témoins, interrogés par la rédaction du CNC,  racontent que les assaillants tiraient sur tout ce qui bougeait. Contrairement à la veille où quelques éléments du FPRC avaient pu riposter, cette fois la disproportion des forces rend toute résistance dérisoire. Les habitants fuient en désordre vers la brousse environnante pendant que les balles continuent de faucher des vies au hasard. En quelques minutes à peine, vingt-quatre personnes gisent dans leur sang entre les étals renversés et les marchandises éparpillées.

 

L’assaut ne s’arrête pas là. Les mercenaires mettent le feu aux structures du marché de manière méthodique. Les toits de paille et les abris en bois s’embrasent rapidement sous l’action des lance-flammes et des grenades incendiaires. La fumée noire monte dans le ciel pendant des heures tandis que des décennies de commerce transfrontalier partent en cendres. Ce lieu d’échange qui permettait aux populations des deux côtés de la frontière de subvenir à leurs besoins n’existe plus.

 

La quasi-totalité des victimes étaient des civils. Mais certains témoins, terrifiés par ce dégâts, ont très vite appelés quelques éléments du FPRC pour les informer de l’arrivée des mercenaires russes. . Ces derniers, prévenus par téléphone du carnage en cours, accourent depuis leurs positions dans la zone. Ils arrivent trop tard pour empêcher le bain de sang mais assez tôt pour engager les Wagner avant leur départ. Un nouvel échange de tirs éclate en périphérie du marché déjà dévasté. Cette fois encore, les rebelles parviennent à tenir tête aux mercenaires malgré leur supériorité matérielle.

 

Face à une résistance plus forte que prévu et ayant accompli leur mission punitive, les forces russes se retirent progressivement. Le convoi reprend la route de Birao dans l’après-midi, laissant derrière lui un spectacle de chaos total. Les corps jonchent le sol calciné du marché pendant que les rares survivants commencent à émerger de leurs cachettes dans la brousse.

 

Les rescapés errent dans les ruines fumantes de leur marché. Quelques-uns tentent d’identifier les corps défigurés par les flammes et les balles. D’autres cherchent à récupérer ce qui reste de leurs maigres biens partis en fumée. Les pleurs se mêlent aux cris de colère contre ces mercenaires venus d’ailleurs qui ne comprennent rien aux réalités locales et tirent sur des innocents pour venger leurs pertes militaires.

 

Le marché de Hadjlitaye, situé à 10 kilomètres   de Saraïbo constituait un pilier économique pour toute la zone frontalière. Sa destruction complète prive des milliers de personnes de leur principale source de revenus et d’approvisionnement.

 

Les deux journées sanglantes des 25 et 26 décembre resteront gravées dans la mémoire collective de Saraïbo. Trente-deux civils innocents ont payé de leur vie des conflits qu’ils n’avaient pas choisis. Deux mercenaires russes et plusieurs miliciens sont également tombés dans ces affrontements qui n’auraient jamais dû avoir lieu dans un espace commercial censé être neutre.

 

Les familles endeuillées procèdent aux enterrements dans la précipitation car la chaleur ne permet pas de garder longtemps les corps. Les fosses se creusent à la hâte pendant que les imams et les prêtres récitent les prières funèbres. Beaucoup de victimes seront inhumées sans avoir pu être formellement identifiées tant les blessures défigurent les cadavres.

 

Par Moïse Banafio….

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À Bangui, les élections du 28 décembre dernier tourne au fiasco : violence, bourrage des urnes, achat de  vote, menace et intimidation des électeurs

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À Bangui, les Élections du 28 décembre dernier tourne au fiasco : violence, bourrage des urnes, achat de  vote, menace et intimidation des électeurs

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le scrutin qui s’est tenu dimanche en République centrafricaine a viré au cauchemar. Entre agressions, fraudes massives et désorganisation généralisée, la journée électorale a connu des ratés du jamais vue dans l’histoire du pays dans plusieurs circonscriptions de Bangui et de l’intérieur du pays.

 

Dans la troisième circonscription du troisième arrondissement, une intervention policière particulièrement violente a ciblé le suppléant de Rachel Yassindali. Sous couvert d’une enquête pour fraude présumée, des agents ont investi son domicile. N’ayant rien découvert d’incriminant après leur perquisition, ils se sont acharnés physiquement sur l’homme jusqu’à lui faire perdre connaissance. Évacué d’urgence vers un centre hospitalier, il porte les traces d’un passage à tabac en règle. Son entourage affirme que plusieurs téléphones ont disparu durant l’opération. Les images et récits recueillis témoignent de la panique et du choc provoqués par cette descente fondée sur de simples accusations dénuées de preuves tangibles.

 

Au lycée Miskine, dans le cinquième arrondissement de Bangui, le candidat Anicet-Georges Dologuelé  devance largement Faustin-Archange Touadera  selon les premiers comptages. Des militaires déguisés en civils ont tenté de voter pour le MCU, ce qui a déclenché des confrontations lorsque certains responsables de bureaux ont refusé cette manœuvre. La délégation de l’Union européenne et d’autres observateurs internationaux se sont déplacés sur place pour constater les anomalies.

 

À l’école Centre Fille, l’influence du MCU s’est manifestée par la distribution d’argent liquide. Madame Patricia Mamadou, épouse du chef d’État-major, candidate à la députation dans le premier arrondissement de Bangui, est arrivée en véhicule pour remettre des espèces destinées à tous ceux acceptant de voter pour elle et Touadera. Les militaires présents tremblaient autour d’elle sans qu’elle daigne descendre de sa voiture.

 

À Bimbo 2, dans la cité Liberté derrière le quartier Carmel, la population locale a intercepté les urnes sur la route de l’aéroport Mpoko. La candidate rénovatrice Félicité et les habitants ont bloqué le convoi avant que les opérations ne reprennent finalement dans la localité.

 

L’église Guitangola manquait d’encre indélébile. Les électeurs ont dû se contenter de feutres ordinaires pour marquer leurs doigts, compromettant ainsi tout contrôle contre le vote multiple. Dans le 8ᵉ arrondissement 2, quartier Ngongonon 7, même carence. Les opérations n’avaient toujours pas démarré en fin de matinée.

 

Les équipes de surveillance de la rédaction du CNC ayant sillonné la capitale et certaines villes de province dressent un constat accablant. La situation relève davantage du fiasco que d’un scrutin égalitaire. Les observateurs de l’Union africaine et de l’Union européenne semblent avoir été guidés vers des lieux préparés à l’avance, évitant soigneusement les zones problématiques. Les irrégularités constatées dépassent largement ce qu’une mission d’observation standard peut documenter en une seule journée tant leur nombre dépasse l’entendement.

 

À Boy-Rabe, dans le quatrième arrondissement, le scrutin ainsi que le dépouillement se sont déroulés dans des conditions spectaculaires. Vers le soir. Le dépouillement s’est déroulé dans l’obscurité totale faute d’éclairage. Les assesseurs ont dû recourir à des lampes torches pour compter les bulletins. Les procès-verbaux n’ont pas été remis aux représentants des candidats comme l’exige pourtant le code électoral. Des militaires ont contraint les électeurs à signer des documents sans qu’ils en connaissent le contenu. Les représentants de l’opposition ont été chassés manu militari alors qu’ils réclamaient leur droit d’assister aux opérations de comptage.

 

À Gobongo, autre secteur du quatrième arrondissement, à la sortie nord de la capitale, des gendarmes et des policiers ainsi que des militaires ont exigé que les représentants des candidats quittent la salle lors du dépouillement. La colère a gagné les observateurs qui ont brandi le code électoral stipulant clairement leur droit d’assister à toutes les étapes du scrutin. Les forces de l’ordre ont invoqué des ordres supérieurs pour justifier cette expulsion arbitraire, déclenchant une vive tension.

 

Dans le cinquième arrondissement, à l’école Malo, le scrutin tourne au spectacle. Les électeurs n’ont pas pu voter pour les législatives. Les bulletins acheminés correspondaient à ceux du quartier Benz-vi, situé ailleurs dans le même arrondissement. Ce centre comportant douze bureaux de vote s’est retrouvé dans l’incapacité d’organiser le scrutin parlementaire. À l’inverse, à Benz vi même, aucun bulletin pour les législatives n’était disponible. Cette permutation ne peut résulter d’une simple erreur logistique. Elle pointe vers une manipulation délibérée dont la responsabilité incombe au candidat du parti au pouvoir, le MCU, ainsi qu’au ministère de l’Administration du territoire, curieusement chargé de la répartition du matériel électoral au lieu de l’Autorité nationale des Élections. Le stockage au ministère de l’Intérieur ajoute une couche supplémentaire d’opacité à l’ensemble du dispositif.

 

Les mêmes dysfonctionnements se répètent élection après élection depuis 2011. Les missions d’observation internationales pointent invariablement des défaillances en recommandant des améliorations pour le prochain scrutin. En 2015, mêmes constats et mêmes recommandations. En 2020, identique refrain. En 2025, la situation empire sans que les promesses d’amélioration ne se concrétisent jamais.

 

À Bimbo 3, le ministre chargé des entreprises publiques à la primature, Roméo Gribingui  a été pris, dans un premier temps, à la distribution des billets de banque aux électeurs qui votent pour le Président Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro et du député du MCU. Et comme si cela ne lui suffisait pas, dans l’après-midi, il est revenu sur le lieu de son crime,  et pris à nouveau en flagrant délit de bourrage d’urnes. Des électeurs ont repéré son véhicule contenant des urnes frauduleuses et l’ont bloqué. Un commissaire de police s’est déplacé sur le lieu pour libérer le véhicule qui a finalement été conduit au domicile du ministre. La population, furieuse, a convergé vers sa résidence. Des policiers ont établi un périmètre de sécurité tandis que la foule réclamait des comptes. Les scènes de pillage d’urnes et de bourrages se sont multipliées dans plusieurs quartiers de la capitale et de ses environs.

 

L’ampleur des irrégularités constatées durant cette journée du 28 décembre pousse les centrafricains à s’interroger sur la validité du tel scrutin. L’absence d’encre, la permutation des bulletins, l’expulsion des observateurs, les violences policières et le vol d’urnes composent un tableau qui s’éloigne radicalement des standards minimaux d’un processus normal. Les agissements dont a été victime le suppléant de Rachel Yassindali s’inscrivent dans cette logique d’intimidation visant à paralyser l’opposition par la terreur. Ces méthodes sapent toute confiance dans les institutions et transforment l’exercice électoral en simulacre​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA…

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À Bambouti, pas d’élections, les miliciens Azandé contrôlent la ville, la sous-préfète prise en otage, les soldats FACA en fuite vers le Soudan du sud

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À Bambouti, pas d’Élections, les miliciens Azandé contrôlent la ville, la sous-préfète prise en otage, les soldats FACA en fuite vers le Soudan du sud

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-soldats-faca-en-fuite-au-soudan-du-sud-dans-le-camp-des-refugies.webp” data-wpel-link=”internal”>À Bambouti, pas d’élections, les miliciens Azandé contrôlent la ville, la sous-préfète prise en otage, les soldats FACA en fuite vers le Soudan du sud
Les soldats FACA en fuite au Soudan du sud dans le camp des réfugiés.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Ce samedi 28 décembre, pendant que le reste de la République centrafricaine votait, Bambouti, chef-lieu de la sous-préfecture du Haut-Mbomou, dans le sud-est du pays, a basculé dans un autre scénario. Les miliciens Azandé ont pris possession de cette ville frontalière avec le Soudan du Sud.

 

L’attaque a démarré dimanche vers quatre heures du matin. Les soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), réveillés par les détonations, n’ont pas résisté longtemps. En moins d’une heure, beaucoup ont abandonné leurs armes, minutions  et filé vers la frontière Sud-Soudanaise. Une partie d’entre eux a traversé pour demander asile à Sarchibou, du côté sud-soudanais, rejoignant ainsi les camps de réfugiés. D’autres militaires, qui dormaient chez leurs copines lors de l’attaque, ont préféré courir vers la base de la Minusca située à deux ou trois kilomètres, où les casques bleus les ont accueillis rapidement à bras ouvert.

À Bambouti, pas d’élections, les miliciens Azandé contrôlent la ville, la sous-préfète prise en otage, les soldats FACA en fuite vers le Soudan du sud
La sous-préfète de Bambouti, madame Koumba Ndiaye

 

Pendant ce temps, les miliciens Azandé, fort de leur succès, ont très vite capturé la sous-préfète Koumba Ndiaye ainsi qu’un gendarme. Les deux sont gardés en otage. Résultat immédiat : aucun bureau de vote n’a ouvert ses portes. De toute manière, la quasi-totalité des électeurs à Bambouti ne possède de carte d’électeur, ce qui arrange bizarrement les choses d’une autre manière. La population reste chez elle tandis que le calme revient progressivement dans les rues désormais.

 

À plus de mille kilomètres de là, le pouvoir de Bangui a réagi mollement, se contentant d’un “tant pis pour eux” face à cette localité lointaine qu’on peut difficilement secourir rapidement. Cette prise de Bambouti montre bien que la sécurité promise reste un vœu pieu dans plusieurs régions.

 

Tandis qu’ailleurs dans le pays, le vote s’est déroulé sans incidents majeurs apparents, mais le tableau général demeure confus. Les mercenaires russes du groupe Wagner dictent leurs conditions dans certaines zones, les anciens combattants de l’UPC font de même chez eux, tout comme ceux du 3R. Chaque faction a imposé ses règles : ici on vote, là on ne vote pas, et quand on vote, on sait déjà pour qui.

 

À Bambouti, pendant ce temps, les habitants attendent de voir ce que deviendront leur sous-préfète et le gendarme capturé. Les soldats réfugiés au Soudan du Sud ne savent pas quand ils pourront rentrer.

 

Par Cédric Nzapa

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Élection en Centrafrique, les mercenaires russes deviennent des  inspecteurs des bureaux de vote,  pendant que les ex-rebelles de 3R et de l’UPC encadrent les urnes et que les soldats FACA imposent Touadéra aux électeurs

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Élection en Centrafrique, les Mercenaires russes deviennent des  inspecteurs des bureaux de vote,  pendant que les ex-rebelles de 3R et de l’UPC encadrent les urnes et que les soldats FACA imposent Touadéra aux électeurs

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-president-de-l-association-touadera-vive-l-ecole-a-bocaranga-nali-d-assise-interpelle-et-questionne-le-jour-de-vote-a-loura-dans-une-man-uvre-de-fraude-electorale.webp” data-wpel-link=”internal”>Élection en Centrafrique, les mercenaires russes deviennent des inspecteurs des bureaux de vote, pendant que les ex-rebelles de 3R et de l’UPC encadrent les urnes et que les soldats FACA imposent Touadéra aux électeurs
Le président de l’association Touadera Vive l’Ecole à Bocaranga,Nali D’assise, interpellé et questionné le jour de vote à Loura dans une manœuvre de fraude électorale.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le dimanche 28 décembre 2025 restera comme la date du scrutin le plus truqué de l’histoire centrafricaine. Les mercenaires russes et syriens du groupe Wagner contrôle physiquement les opérations de vote dans les provinces, menace ouvertement les électeurs et vérifie leur obéissance. Les 3R encadrent les bureaux à l’ouest pendant que les soldats de Touadéra distribuent l’argent et falsifient massivement les résultats sans aucune transparence.

 

Cette journée électorale a débuté dans des conditions déjà catastrophiques avec l’absence totale d’éclairage dans la quasi-totalité des centres de vote à travers le pays. Les citoyens se demandent légitimement où est passé l’argent du financement du scrutin quand ils constatent que même les lampes n’ont pas pu être installées. Cette obscurité arrange pourtant les différents acteurs de la fraude qui peuvent ainsi opérer à l’abri des regards et sans crainte d’être filmés ou photographiés.

 

Dans cette pénombre complice, les mercenaires russes du groupe Wagner ont pris leurs aises dès l’ouverture des bureaux de vote. À Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran par exemple, ils sont arrivés en plein jour et ont commencé à menacer les électeurs pour qu’ils votent en faveur du président sortant Faustin-Archange Touadéra. Leur méthode ne varie jamais d’un bureau à l’autre. Ils entrent, inspectent les lieux, fixent les gens du regard pour bien marquer leur présence, puis repartent. Quelques minutes plus tard, ils reviennent dans les mêmes bureaux de vote pour vérifier que leurs instructions sont suivies.

 

Leur inspections la plus frappante consiste à demander dans chaque bureau de vote les représentants du MCU, le parti présidentiel, de lever leur doigt et de se mettre debout. Une fois ces représentants identifiés, les Wagner les regardent longuement avant de leur ordonner de se rasseoir. Ce marquage permet aux mercenaires russes de savoir exactement qui surveiller et qui contacter en cas de problème. Au centre de vote de Batelé, à la mairie et dans plusieurs autres lieux, cette même scène s’est répétée avec une précision militaire qui ne laisse aucune place.

 

Les Wagner ne se contentent pas de passer une seule fois. Ils reviennent régulièrement tout au long de la journée pour s’assurer que le scrutin se déroule selon leurs exigences. Cette présence permanente crée une atmosphère de terreur parmi les électeurs qui n’osent plus voter librement. Beaucoup finissent par céder à la pression et cochent la case du président sortant uniquement par peur des Wagner.

 

Pendant que les Russes imposent leur loi dans certaines grandes villes de province, une autre forme de contrôle s’exerce dans les zones rurales de l’ouest et nord-ouest du pays. À Bocaranga par exemple, les ex-rebelles du mouvement 3R ont littéralement pris possession des bureaux de vote. Dans le village de Pougol à Mbali, sur l’axe Paoua-Bocaranga, ils sont présents dans chaque centre et obligent physiquement les électeurs à voter pour Touadéra. Leur connaissance du terrain et leur armement lourd ne laissent aucune chance aux citoyens de tenir la tête.

 

Ces anciens combattants jouent désormais le rôle d’assesseurs officieux sans que personne ne puisse s’y opposer. Ils vérifient chaque bulletin, surveillent chaque geste et n’hésitent pas à intervenir directement si un électeur tente de voter autrement que selon leurs ordres. Dans ces villages reculés, loin des caméras et des observateurs internationaux, la violence électorale atteint des sommets jamais vus auparavant dans le pays.

 

Mais la fraude ne s’arrête pas à l’intimidation armée. Elle prend aussi la forme beaucoup plus classique de l’achat massif de votes avec de l’argent liquide distribué au vu et au su de tout le monde. Le président de l’association “Touadéra Vive École”, qui n’est autre que le neveu du chef de l’État, a été pris en flagrant délit au village de Bokombissi dans la commune de Bocaranga 3. Cet homme circulait de village en village et de bureau en bureau avec un sac à dos rempli de billets de banque.

 

Sa technique était simple et efficace. Il distribuait cent mille francs CFA pour chaque groupe d’électeurs se rendant dans un bureau de vote donné. L’argent était remis à quelques mètres seulement des centres avec des consignes très claires : voter pour Touadéra et pour le candidat indépendant numéro deux de Bocaranga 3. Cette distribution d’argent se faisait au grand jour sans que les autorités électorales n’interviennent ni que les forces de l’ordre n’arrêtent cet homme pourtant en situation d’infraction manifeste.

 

L’achat de votes n’était qu’une des multiples violations constatées ce jour-là. Les militaires centrafricains eux-mêmes ont activement participé à la fraude en refusant d’abord d’aider les membres de l’Autorité Nationale des Élections à expliquer les modalités du vote aux personnes analphabètes ou aveugles. Au lieu d’assister ces citoyens dans l’exercice de leur droit, les soldats déployés à Loura allaient de bureau en bureau pour imposer aux électeurs le choix en faveur de Touadéra et du candidat numéro deux de Bocaranga 3.

 

Dans les villages de Loura et Bokomboussi, ces militaires sont restés à l’intérieur même des bureaux de vote pendant toute la journée. Leur présence physique suffisait à décourager toute velléité de vote libre. Ils regardaient directement les électeurs cocher leurs bulletins et intervenaient immédiatement si quelqu’un tentait de voter différemment. Cette occupation militaire des centres de vote transformait le scrutin en simple formalité administrative où le résultat était déjà connu d’avance.

 

À cette présence militaire s’ajoutait l’absence totale de procès-verbaux remis aux représentants des candidats de l’opposition. La loi électorale centrafricaine prévoit pourtant explicitement que chaque mandataire doit recevoir une copie du procès-verbal de dépouillement pour pouvoir vérifier les résultats et éventuellement les contester. Aucun document de ce type n’a été distribué pendant toute la journée ni pendant les opérations de dépouillement qui ont suivi. Cette violation de la loi rend le scrutin complètement illégal d’un point de vue juridique.

 

Le dépouillement lui-même s’est déroulé dans des conditions encore plus opaques que le vote. Sans électricité et sans procès-verbaux, les opérations de comptage se sont faites dans une confusion totale où n’importe quelle manipulation devenait possible. Les représentants des candidats de l’opposition ne pouvaient même pas voir correctement les bulletins comptabilisés dans l’obscurité. Certains ont dû utiliser la lampe de leur téléphone portable pour tenter d’y voir quelque chose, sans grand succès.

 

Cette élection du 28 décembre 2025 marque un tournant dans l’histoire politique centrafricaine. Jamais depuis l’indépendance du pays le processus électoral n’avait été à ce point dévoyé et contrôlé par des forces étrangères et des groupes armés. Même en 1990-1991, lorsque le président André Kolingba avait tenté d’organiser un scrutin largement critiqué, la situation n’avait pas atteint un tel niveau de manipulation. À l’époque, la communauté internationale avait refusé de reconnaître ces Élections et le président avait été contraint de les annuler pour en organiser de nouvelles en 1993.

 

Ces Élections de 1993 avaient permis à Ange-Félix Patassé d’accéder démocratiquement au pouvoir pour la première fois dans l’histoire du pays. Depuis cette période, la Centrafrique n’a cessé de sombrer dans le chaos politique et la dictature. Le président Touadéra, qui brigue maintenant un troisième mandat de sept ans, semble déterminé à rester au pouvoir pendant plusieurs décennies. Certains observateurs prédisent déjà qu’il pourrait y rester quarante ans s’il maintient ce niveau de contrôle sur les institutions et les processus électoraux.

 

Par Fortuné Bobérang….

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Bagarre sanglante sur le chantier minier chinois de la Base Centrale à Yaloké : un travailleur poignardé huit fois, le coupable en cavale

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Bagarre sanglante sur le chantier minier chinois de la Base Centrale à Yaloké : un travailleur poignardé huit fois, le coupable en cavale

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La journée du 28 décembre a tourné à l’épouvante sur le chantier minier de la Base Centrale près de Yaloké. Un employé, Edo, a été attaqué violemment au couteau par Roméo, mécanicien boiteux du site. Ce dernier demeure introuvable depuis que l’adjudant Tayo l’a laissé partir.

 

Tout a commencé ce dimanche 28 décembre par une simple dispute entre les deux hommes. Personne n’imaginait que la tension monterait à ce point Roméo, le mécanicien boiteux,  a soudainement sorti un couteau et s’est jeté sur Edo, l’ouvrier minier,  avec une rage incontrôlable. Les coups ont fusé à répétition, atteignant différentes zones du corps de la victime. Au total, huit découpures ont été comptées par notre équipe qui est arrivée la veille au domicile de la victime.

 

Ce qui a particulièrement choqué l’entourage d’Edo, c’est la manière dont certains coups ont été portés. Sa tante, venue constater l’étendue des dégâts, n’arrivait pas à comprendre comment son neveu avait pu recevoir un coup dans le dos. La victime elle-même a expliqué qu’elle était assise au moment où le couteau a pénétré sa chair par-derrière, sans qu’elle puisse anticiper le geste. Cette attaque dans le dos témoigne de la violence inouïe de l’assaut.

 

Face à cette scène d’horreur, les autres employés du chantier chinois ont réagi promptement. Ils ont réussi à immobiliser Roméo avant qu’il ne cause davantage de dommages. Conscients de la gravité de l’acte, ils l’ont ensuite conduit vers la base militaire des Forces Armées Centrafricaines qui assure la sécurité du site minier. Leur intention était claire : remettre l’agresseur entre les mains des autorités compétentes.

 

Pourtant, ce qui s’est passé ensuite a semé la consternation parmi les travailleurs et les habitants du secteur. L’adjudant Tayo, qui occupe le poste de chef de base adjoint sous l’autorité d’un sous-lieutenant, a pris une décision pour le moins étonnante. Dans la soirée même, il a autorisé Roméo à regagner son domicile.

 

Le mécanicien n’a pas tardé à profiter de cette opportunité inespérée. Dès qu’il s’est retrouvé hors de la base militaire, il a filé sans demander son reste. Depuis lors, toutes les recherches entreprises pour le retrouver sont restées vaines. Les jeunes du quartier ont passé la nuit à écumer les environs, espérant mettre la main sur le fugitif. Leurs efforts se sont poursuivis toute la matinée suivante, mais Roméo semblait s’être évaporé dans la nature.

 

Pendant que l’agresseur courait toujours, la victime était laissée à son sort dans des conditions inquiétantes. Edo n’a reçu aucun soin médical depuis l’attaque. Les habitants ont multiplié les démarches auprès de l’adjudant Tayo pour qu’il organise le transfert du blessé vers un centre de santé. Leurs supplications sont restées sans réponse. L’état de santé d’Edo continue de se dégrader d’heure en heure, ses plaies n’ayant fait l’objet d’aucun traitement approprié.

 

La famille de la victime se tourne maintenant vers les employeurs chinois du chantier. Des négociations sont en cours pour obtenir une partie du salaire de monsieur Edo qui permettrait de financer son hospitalisation et les soins d’urgence. Cette situation inacceptable perdure alors que plusieurs heures se sont écoulées depuis l’agression. Chaque minute qui passe aggrave les risques de complications pour Edo.

 

L’attitude de l’adjudant Tayo pousse aussi à s’interroger. La procédure normale aurait voulu que le suspect soit remis aux officiers de police judiciaire, seuls habilités à mener une enquête en bonne et due forme. Au lieu de cela, le militaire a choisi de relâcher Roméo sans aucune garantie. Cette décision inhabituelle alimente les rumeurs de corruption au sein de la base.

 

L’équipe de journalistes du CNC qui s’est déplacée sur les lieux a pu filmer la victime et recueillir son témoignage. Les images montrent l’ampleur des blessures infligées par le mécanicien. La famille d’Edo tient l’adjudant pour directement responsable de la fuite du criminel. Elle exige que des comptes soient rendus sur cette libération incompréhensible.

 

Le chantier minier de la Base Centrale se trouve à environ vingt kilomètres de Zawa et à distance similaire de la ville de Yaloké. Cette dernière est implantée à 225 kilomètres de Bangui, la capitale centrafricaine, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko. Le site emploie plusieurs dizaines d’ouvriers et de techniciens sous supervision chinoise.

 

Par Arsène Zato….

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Tiringoulou : un milicien russe noir sème la terreur à coups de rafales pendant le dépouillement des bulletins de vote

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Tiringoulou : un milicien russe noir sème la terreur à coups de rafales pendant le dépouillement

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-croisement-de-tiringoulou-dans-la-prefecture-de-la-vakaga-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le croisement de Tiringoulou, dans la préfecture de la Vakaga. Photo CNC
Le croisement de Tiringoulou, dans la préfecture de la Vakaga. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 La nuit du 28 au 29 décembre à Tiringoulou, localité de la sous-préfecture de Ouandja dans la Vakaga, a basculé dans le chaos. L’un des hommes armés, formés par les Mercenaires russes du groupe Wagner, a déclenché des tirs nourris durant plusieurs heures.

 

Le dépouillement des bulletins de vote venait à peine de s’achever quand ce Wagner noir  de Tiringoulou  a ouvert le feu. Ses rafales ont raisonné dans la nuit jusqu’à trois heures du matin, sans interruption. Personne ne saisit vraiment les motifs de cette détonation nocturne.

 

Certaines voix, jointes par la rédaction du CNC,  avancent qu’il aurait été furieux contre l’armée nationale. L’interdiction de vendre de l’alcool ce jour-là l’aurait mis hors de lui. D’autres murmurent qu’il cherche peut-être sa propre mort, tant son comportement défie l’entendement. Tirer ainsi vers le ciel, en direction des militaires, de leurs chefs, sans qu’aucun ne riposte – voilà qui laisse de doute dans les esprits.

 

Les soldats FACA présents n’ont pas bougé. Pas une riposte, pas une arrestation. Peut-être parce qu’il est natif de Tiringoulou et qu’une intervention risquerait d’embraser la situation, poussant d’autres Wagner noirs accourir en renfort, transformant l’accrochage en bataille rangée. Ou alors ces militaires, que certains habitants de Tiringoulou qualifient de grands bandits, calculent leur coup.

 

Au petit matin du lundi 29 décembre, le milicien a chargé sa moto d’un arsenal impressionnant,  des armes en quantité, attachées à l’arrière  de sa moto,  avant de filer sans qu’on sache où. Il n’est toujours pas revenu. Les habitants se demandent si on l’attendra à son retour pour l’appréhender, le torturer, ou si cette provocation restera sans réponse. Pour l’instant, le mystère demeure entier sur les intentions de chacun et sur ce qui attend cet homme une fois qu’il refera surface à Tiringoulou.

 

Par Barthelemy Kossi….

 

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Université de Bangui : écouter le délire du recteur Gérard Grezéngué qui parle  de stabilité du calendrier académique depuis 4 ans sur la RNL. Mais c’est de la folie pure ce mec

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Université de Bangui : écouter le délire du recteur Gérard Grezéngué qui parle  de stabilité du calendrier académique depuis 4 ans sur la RNL. Mais c’est de la folie pure ce mec

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/gerard-grezengue-recteur-de-l-universite-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Université de Bangui : écouter le délire du recteur Gérard Grezéngué qui parle  de stabilité du calendrier académique depuis 4 ans sur la RNL. Mais c’est de la folie pure ce mec
Gérard Grezéngué, recteur de l’université de Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le recteur Gérard Grezéngué affirme sur la RNL avoir normalisé le calendrier académique depuis quatre ans, en garantissant une rentrée en octobre et une fin des cours en juillet. Il insiste sur cette stabilisation comme un acquis majeur de sa gestion, rappelant qu’auparavant les rentrées se faisaient en février voire mars. Ce discours contraste avec la réalité quotidienne dans plusieurs facultés, où le fonctionnement académique reste profondément chaotique.

 

Prenant un seul exemple. À la Faculté des lettres et sciences humaines, le campus ne dispose que d’environ neuf salles de cours pour une faculté comptant près de dix départements. Chaque département comprend plusieurs niveaux d’études, de la première année jusqu’au master, parfois même jusqu’au doctorat. Dans ces conditions, parler d’un calendrier maîtrisé relève de l’absurde. Les étudiants suivent les cours par rotation, parfois dans des salles louées parfois aux structures privées ou à des organisations extérieures. L’unique amphithéâtre de la faculté, l’amphi Alphonse Blagué, ne suffit pas à absorber le nombre d’étudiants nécessitant un enseignement en présentiel. Les retards s’accumulent, semaine après semaine, sans que personne ne trouve de solution durable.

 

Le recteur impose pourtant que les cours s’achèvent en mai ou juin pour permettre la tenue des sessions d’examen. Sauf que dans les faits, les enseignements n’avancent pratiquement pas. Les programmes de l’année ne dépassent souvent pas 5% à 10% du volume prévu. Certains départements atteignent difficilement 20% d’avancement avant les examens. Les étudiants composent ainsi sans avoir rencontré l’essentiel du contenu académique censé être enseigné durant l’année.

 

Cette situation n’est pas nouvelle. C’est un désordre structurel qui dure depuis des années et que le recteur connaît parfaitement. Les retards s’accumulent constamment. Le manque de salles de cours empêche la programmation normale des enseignements. Les départements fonctionnent dans un désordre absolu. Les emplois du temps changent constamment. Les étudiants ne savent pas quand auront lieu leurs cours. Les enseignants dispensent leurs enseignements quand ils le peuvent, si une salle se libère, si le département parvient à organiser quelque chose.

 

La même situation est signalée à la Faculté des sciences, à la Faculté des sciences juridiques et économiques et dans d’autres unités d’enseignement, où la progression annuelle est constamment freinée par le manque d’infrastructures et l’organisation improvisée des emplois du temps. Partout, la progression annuelle est constamment freinée par le manque d’infrastructures et une organisation qui reste exclusivement réactive.

 

Le recteur évoque une normalisation du calendrier, mais parler de normalisation quand la majorité des étudiants ne reçoit qu’une fraction du programme annuel, dans des conditions d’étude avec l’insuffisance criante de locaux et une gestion qui improvise au jour le jour, cela s’appelle de la communication politique, pas de la gestion universitaire. Cette contradiction entre le discours officiel et le fonctionnement réel pose une question centrale : comment parler de stabilité académique quand la majorité des étudiants ne reçoit qu’une fraction du programme annuel, soit environ 3%, dans des conditions d’étude marquées par l’insuffisance de locaux et une gestion qui reste exclusivement réactive ?

 

Anselme Mbata….

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Touadéra pille les caisses de l’État pour sa campagne pendant que l’opposition crève de faim : les aveux explosifs de Dieudonné Ngoumbango dans le débat Patara

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Touadéra pille les caisses de l’État pour sa campagne pendant que l’opposition crève de faim : les aveux explosifs de Dieudonné Ngoumbango dans le débat Patara

 

Touadéra pille les caisses de l’État pour sa campagne pendant que l’opposition crève de faim : les aveux explosifs de Dieudonné Ngoumbango dans le débat Patara
Faustin Archange Touadera souriant, portant un costume sombre et une écharpe orange du parti KNK fondé par l’ancien Président François Bozizé.

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 

“Il n’y a que les partis politiques au pouvoir qui se servent de l’argent public, de l’argent des contribuables, pour aller faire leur propagande». Cette déclaration explosive de Dieudonné Ngoumbango lors du débat Patara de 11 octobre 2025 confirme ce que tout le monde sait mais que personne n’ose dire aussi clairement : le Mouvement Cœurs Unis (MCU), le parti de Touadéra, vole l’argent des Centrafricains pour financer sa campagne électorale pendant que les partis d’opposition ne reçoivent pas un sou.

 

Dieudonné Ngoumbango n’est pas une figure de l’opposition. C’est un centriste, Coordonnateur des partis centristes. Sa dénonciation a donc d’autant plus de poids qu’elle ne vient pas d’un opposant radical mais de quelqu’un qui se positionne au centre de l’échiquier politique. Quand même un centriste dénonce ouvertement le pillage des caisses publiques par le MCU et le truquage du processus électoral, c’est que la situation a atteint un niveau intolérable.

 

“La sensibilisation, c’est un projet, et on ne peut pas réussir un projet sans bourse déliée, sans avoir l’argent”, a déclaré Ngoumbango. “La loi dit qu’il faut financer les partis politiques. Est-ce qu’on les finance ? Est-ce qu’on leur donne de l’argent ? Rien du tout. Il n’y a que les partis politiques au pouvoir qui se servent de l’argent public, de l’argent des contribuables, pour aller faire leur propagande».

 

Voilà. C’est dit. Clairement. Publiquement. Par un centriste qui ne peut pas être accusé de parti pris radical contre Touadéra.

 

Le MCU vole l’argent des contribuables centrafricains pour financer sa campagne électorale. Pendant ce temps, les autres partis politiques ne reçoivent absolument rien. Zéro franc. Ils doivent se débrouiller avec les poches vides pendant que le MCU pille les caisses de l’État.

 

Ngoumbango le rappelle : “La loi dit qu’il faut financer les partis politiques». Cette disposition existe dans la législation centrafricaine. L’État doit financer les partis politiques pour garantir l’égalité des chances dans la compétition électorale.

 

Mais cette loi n’est pas appliquée. Ou plus exactement, elle n’est appliquée que pour le parti au pouvoir. Le MCU reçoit tout l’argent dont il a besoin, puisé directement dans les caisses publiques. Les autres partis ne reçoivent rien.

 

Comment mener campagne sans argent ? Comment imprimer des affiches ? Comment organiser des meetings ? Comment déployer des représentants dans les bureaux de vote ? Comment payer des véhicules pour sillonner le pays ? Comment sensibiliser les électeurs dans les villages reculés ?

 

C’est impossible. Sans argent, un parti politique ne peut rien faire. Et c’est exactement ce que veut le régime Touadéra : étrangler financièrement l’opposition pour qu’elle ne puisse pas mener campagne efficacement.

 

Pendant ce temps, le MCU a les moyens illimités. Il utilise les véhicules de l’administration. Il mobilise les fonctionnaires. Il imprime des millions d’affiches avec l’argent du budget de l’État. Il organise des meetings géants financés par les contribuables. Il paie des militants avec l’argent public.

 

Cette utilisation de l’argent public par le MCU n’est pas seulement immorale, elle est illégale. L’argent des contribuables doit servir l’intérêt général : construire des routes, payer des enseignants et des médecins, équiper les hôpitaux et les écoles. Pas financer la campagne électorale d’un parti politique.

 

Mais dans la Centrafrique de Touadéra, la distinction entre l’État et le MCU a disparu. Le parti au pouvoir considère que les caisses publiques lui appartiennent et se sert librement.

 

Ngoumbango a également dressé un bilan dévastateur du régime Touadéra : “Aujourd’hui, le Centrafricain est devenu très pauvre, plus pauvre qu’avant. Ça signifie que c’est la gouvernance, tout ça, c’est la résultante d’une gouvernance qui a été très mauvaise, une gouvernance qui ne répond pas aux aspirations du peuple».

 

Voilà le bilan de presque dix ans de pouvoir de Touadéra : les Centrafricains sont plus pauvres qu’avant. L’argent public que le MCU pille pour sa propagande électorale, c’est l’argent qui manque pour payer les salaires, pour soigner les malades, pour éduquer les enfants, pour construire les routes.

 

Pendant que Touadéra verse 10 milliards par mois à Wagner, pendant que l’Assemblée nationale achète des véhicules de luxe à 675 millions, pendant que le MCU se sert dans les caisses publiques pour financer sa campagne, le peuple centrafricain s’appauvrit, les fonctionnaires de certaines institutions publiques ne sont pas payés, les hôpitaux manquent de médicaments, les écoles ferment.

 

Cette “gouvernance très mauvaise” dont parle Ngoumbango est le résultat d’un régime qui ne gouverne pas pour le peuple mais pour se maintenir au pouvoir et enrichir un cercle restreint de profiteurs.

 

Mais le pillage des caisses publiques par le MCU n’est qu’un aspect de la parodie électorale dénoncée par Ngoumbango. Il a également révélé les dysfonctionnements catastrophiques du processus électoral lui-même.

 

“L’ANE même a déclaré, j’étais dans la salle, que plus de 70 centres d’enrôlement n’ont pas fonctionné. Plus de 70 centres d’enrôlement. Vous imaginez, ça fait combien d’électeurs ?”

 

Soixante-dix centres d’enrôlement qui n’ont pas fonctionné ! L’Autorité Nationale des Élections l’a admis elle-même. Combien de milliers de Centrafricains ont été privés de leur droit de vote parce que ces centres n’ont pas fonctionné ?

 

Et qu’a fait l’ANE pour corriger ce problème ? Rien. Elle a simplement constaté le dysfonctionnement et continué comme si de rien n’était. Résultat : des milliers de citoyens qui voulaient voter ne pourront pas le faire.

 

Est-ce de l’incompétence ou de la manipulation délibérée ? Probablement les deux. L’ANE est à la fois incompétente et aux ordres du pouvoir. Elle organise des Élections “bâclées” qui favorisent le parti au pouvoir.

 

“On a eu un processus électoral bâclé, bâclé à un niveau jamais vu dans notre pays”, a déclaré Ngoumbango.

 

“Jamais vu». Même pour les standards catastrophiques habituels des Élections centrafricaines, le processus de 2025 établit un nouveau record de négligence et d’incompétence.

 

Les 70 centres d’enrôlement qui ne fonctionnent pas, l’absence de financement des partis d’opposition, les obstacles logistiques pour payer les cautions, l’absence de sensibilisation de la population, le manque de transparence dans les listes électorales : tout démontre que l’ANE n’a pas fait le minimum requis pour organiser des Élections crédibles.

 

Ngoumbango a également dénoncé les pièges administratifs tendus aux candidats d’opposition : “Dans certaines localités, les gens ont du mal à payer la caution même s’ils ont l’argent, mais il n’y a pas un service financier qui soit là, par exemple, le service des recettes de la mairie ou des agents spéciaux, tout ça pour payer».

 

Vous avez l’argent pour payer votre caution de candidature, mais il n’y a aucun service financier dans votre localité pour effectuer le paiement. Vous devez donc voyager jusqu’à Bangui, à des centaines de kilomètres, avec les risques et les coûts que cela implique.

 

Ces obstacles ne sont pas accidentels. Ils font partie d’une stratégie pour écarter les candidats d’opposition issus de zones rurales. Pendant ce temps, les candidats du MCU bénéficient de toutes les facilités administratives.

 

Les révélations de Dieudonné Ngoumbango confirment ce que les vrais partis d’opposition comme le BRDC et le PCS ont déjà compris : le système électoral est truqué de A à Z pour garantir la victoire du MCU.

 

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Dix ans après le conflit, la Centrafrique toujours prisonnière de l’aide humanitaire

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Dix ans après le conflit, la Centrafrique toujours prisonnière de l’aide humanitaire

 

Dix ans après le conflit, la Centrafrique toujours prisonnière de l’aide humanitaire
2021-PACTE-CSP-FAT – UN “PACTE” SAMBA PANZA TOUADERA, FICTION OU REALITÉ ?

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Dix ans après le conflit, la Centrafrique repose toujours sur l’aide internationale, une dépendance mise à nu par la récente suspension des fonds USAID.

 

La République centrafricaine, sortie des crises majeures il y a plus de dix ans, continue de s’appuyer fortement sur l’aide humanitaire étrangère pour répondre aux besoins de sa population. La décision de l’administration Trump, en 2025, de suspendre les financements de l’USAID a toutefois révélé à quel point cette dépendance fragilise le pays. Mais, au-delà de cette annonce, il est temps de regarder en face les raisons pour lesquelles la RCA n’a pas su, comme d’autres nations, se relever pleinement. Le Rwanda, par exemple, a transformé son économie en quelques années après le génocide de 1994. En RCA, les obstacles ne viennent pas seulement du passé, mais aussi d’un système où la corruption, le manque d’investissements et une gouvernance défaillante freinent tout progrès.

 

Sur la radio Guira FM des nations-unies, des Centrafricains expliquent dans un reportage à quel point l’aide internationale reste indispensable. L’un d’eux confie : « La quasi-totalité des Centrafricains dépend de l’aide humanitaire. La question de la nourriture dépend de certaines organisations internationales ». Le Programme alimentaire mondial (PAM), par exemple, joue un rôle central en fournissant de la nourriture à ceux qui en ont le plus besoin. Sans ces organisations, beaucoup de familles, surtout dans les zones rurales ou les camps de déplacés, se retrouveraient sans ressources. L’arrêt des fonds USAID, qui finançait des projets dans la santé, l’éducation et l’alimentation, risque donc de laisser un vide difficile à combler.

 

Mais s’arrêter à ce constat serait trop simple. La RCA ne peut pas se contenter d’être vue comme un pays « post-conflit » à perpétuité. Dix ans, c’est assez long pour poser les bases d’une économie plus autonome. Le Rwanda, avec une gouvernance rigoureuse, a investi dans l’éducation, la technologie et l’agriculture pour devenir un exemple en Afrique. En RCA, les richesses naturelles – or, diamants, uranium – pourraient être un moteur de développement, mais elles sont trop souvent mal gérées ou détournées. Les fonds publics, quand ils existent, ne profitent pas toujours à la population. Cette réalité, plus que les cicatrices du conflit, explique pourquoi le pays reste si dépendant de l’aide extérieure.

 

La suspension de l’USAID agit comme un signal d’alarme. Elle montre que la RCA ne peut pas continuer à compter uniquement sur les dons étrangers. Les témoignages sur Guira FM, bien qu’ils expriment une inquiétude légitime, passent sous silence ces problèmes internes. Un habitant explique : « Si aujourd’hui [les ONG] arrêtent leurs actions, ça sera vraiment désavantageux pour la République centrafricaine ». C’est vrai, mais le vrai défi est ailleurs : comment faire pour que l’État prenne ses responsabilités ? Pourquoi, après une décennie, les institutions restent-elles si faibles ? La réponse ne se trouve pas seulement dans le manque de fonds, mais dans la manière dont les ressources sont utilisées.

 

Cette crise pourrait être une chance, si elle pousse la RCA à repenser son avenir. Plutôt que de regretter la fin de l’aide américaine, le pays doit investir dans ses propres forces. Cela passe par une lutte sérieuse contre la corruption, des projets concrets pour relancer l’agriculture et une meilleure gestion des richesses naturelles….

 

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Le Noël de sang à Saraïbo : une opération des mercenaires russe tourne au massacre sur le marché

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Le Noël de sang à Saraïbo : une opération des mercenaires russe tourne au massacre sur le marché

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-mercenaires-russes-en-operation-vers-le-site-minier-de-balaka-en-republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le Noël de sang à Saraïbo : une opération des mercenaires russe tourne au massacre sur le marché
Les Mercenaires russes en opération vers le site minier de Balaka, en République centrafricaine

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Alors que les habitants du village Hadjlitaye, une localité située à une dizaine de kilomètres de Sarayebo, dans la préfecture de la Vakaga, étaient en train de célébrer la fête de Noël, vers 14 heures, au marché hebdomadaire, les mercenaires russes du groupe Wagner ont déclenché une fusillade aveugle. Cette opération menée depuis Vakaga s’est soldée par la mort de 12 personnes, dont huit civils innocents pris au piège des tirs croisés des assaillants.

 

Tout commence le 25 décembre à Sikikédé, dans la préfecture de la Vakaga. Les mercenaires russes stationnés depuis 4 jours dans cette ville décident de lancer une offensive contre les groupes armés invisibles. Ainsi, ils ont quitté Sikikédé en direction de Boromata, une autre localité de la même préfecture de la Vakaga. Sur place, ils récupèrent plusieurs jeunes des groupes d’autodéfense et les obligent à les accompagner dans le but précis de leur montrer les différentes bases des groupes armés dans la zone. Ces garçons connaissent le terrain mieux que personne. Les Wagner ont besoin d’eux pour trouver les bases des rebelles cachées dans la brousse.

 

Avec les miliciens autodéfense, le convoi mixte se met en route. Motos, camions, chars. Direction Aouck, situé à une quarantaine de kilomètres de Sikikédé sur l’axe menant au Tchad. Arrivés là-bas, les miliciens de Boromata conduisent les mercenaires vers une ancienne base du PRNC. Mais l’endroit est vide. Plus personne depuis longtemps. Quelques installations abandonnées témoignent d’une présence passée. Les Wagner mettent le feu aux abris de fortune et repartent aussitôt.

 

Les jeunes de Boromata les mènent ensuite vers une autre base, celle du FPRC, membre de la CPCF. Même constat : base désertée, structures vétustes. Les mercenaires détruisent ce qu’ils trouvent et ordonnent de continuer la route. Ils veulent du concret, des rebelles en chair et en os.

 

C’est le village Hadjlitaye, proche de  Saraïbo qui devient leur cible suivante. Cette ville frontalière de la RCA fait face à une autre ville, Tissi. C’est  une ville frontalière tchadienne située juste de l’autre côté. Entre les deux, une ligne invisible sépare deux pays mais pas les habitants qui commercent librement. Dans la ville de Hadjlitaye, chaque jeudi, un marché attire des centaines de personnes. Éleveurs tchadiens, soudanais, agriculteurs centrafricains, petits commerçants. Ce 25 décembre tombe un jeudi.

 

Les Wagner arrivent  dans la ville vers 14 heures en plein marché. Dès leur incursion, ils ouvrent le feu. Les détonations résonnent partout dans la ville, y compris dans le marché hebdomadaire. Femmes, hommes, enfants courent dans tous les sens. Certains tombent, touchés par les balles. Trois femmes meurent sur le coup. Cinq autres personnes s’effondrent également. Huit civils au total.

 

Des combattants du FPRC se trouvent justement à Saraïbo ce jour-là. Ils sont venus faire leurs courses, acheter des provisions. Quand les coups de feu éclatent, ils réagissent immédiatement. Ils sortent leurs armes et ripostent. L’échange dure plusieurs minutes. Deux mercenaires russes sont abattus. Deux miliciens autodéfenses de Boromata ont été également abattus dans le combat.

 

Face à cette résistance, les Wagner battent en retraite. Ils filent vers Birao pour demander du renfort. Le lendemain vendredi, ils reviennent avec des hélicoptères et davantage d’hommes. Le village subit une nouvelle incursion.

 

Pendant ce temps, le 26 décembre, sous pression de Wagner, le ministère de la Défense nationale publie un communiqué fantaisiste. Le texte parle d’opérations de reconnaissance menées par les Forces armées centrafricaines et leurs alliés. Il évoque la sécurisation du processus électoral. Plusieurs bases de groupes armés auraient été repérées et neutralisées dans le secteur d’Aouk et de Tissi. Une trentaine d’éléments armés ici, une quarantaine là-bas, soixante combattants plus loin. Les autorités tchadiennes auraient été informées.

 

Pas un mot sur les huit civils tués au marché. Aucune mention des deux mercenaires russes tombés lors des accrochages. Le communiqué appelle les populations au calme et à éviter les déplacements inutiles dans les zones d’opérations. Il réaffirme la volonté du gouvernement de protéger les citoyens et de garantir des Élections paisibles.

 

Sur le terrain, les familles pleurent leurs morts. Les commerçants racontent leur terreur quand les balles ont commencé à voler. Personne ne comprend pourquoi on tire sur des gens venus vendre des chèvres ou acheter du mil.

 

Le marché de ce jeudi 25 décembre devait ressembler à tous les autres. Un moment d’échanges, de retrouvailles entre voisins des deux côtés de la frontière. Les trois femmes qui y ont laissé leur vie étaient probablement venues avec leurs produits, espérant rentrer chez elles avec quelques billets. Les cinq autres victimes civiles avaient sans doute des projets similaires.

 

Les deux mercenaires russes tués durant l’accrochage avec le FPRC ne figurent nulle part dans le communiqué officiel. Comme si leur mort n’avait jamais eu lieu. Les deux morts parmi les autodéfense, leurs blessés se soignent tant bien que mal, loin des hôpitaux et des caméras.

 

Dans le pays, avec Wagner, la frontière entre opération militaire et bavure reste floue. Les populations paient régulièrement le prix de conflits qui les dépassent. Saraïbo rejoint la longue liste des localités meurtries par une violence qu’elles n’ont pas choisie.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Moïse Banafio….

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Série noire à Zémio entre Noël et les élections : un chasseur égorgé par les mercenaires russes

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Série noire à Zémio entre Noël et les Élections : un chasseur égorgé par les Mercenaires russes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/fuite-des-habitants-de-zemio.jpg” data-wpel-link=”internal”>Série noire à Zémio entre Noël et les élections : un chasseur égorgé par les mercenaires russes
Fuite des habitants de Zemio vers la RDC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La semaine précédant les Élections a été cauchemardesque pour Zémio, chef-lieu de la sous-préfecture du Haut-Mbomou. Du 24 au 28 décembre, cette commune a connu une succession de violences : disparition mystérieuse, meurtre sauvage et fusillades. Le scrutin s’est déroulé dans un climat de terreur.

 

Tout débute dans la journée du 24 décembre. Les festivités de Noël commencent à se battre, mais à Zémio, un jeune homme décide de travailler pour nourrir sa famille. Il prépare, comme il a l’habitude de le faire toujours,  de l’huile de palme selon la méthode traditionnelle. Rien d’inhabituel dans cette tâche qu’il connaît par cœur. Il découpe les régimes de palme avec soin, les jette dans une grande marmite remplie d’eau, puis allume le feu. La préparation bout tranquillement sur le feu.

 

Le jeune réalise qu’il manque d’eau. Il pose ses outils et part en chercher. Quelques minutes tout au plus. Mais ces quelques minutes vont changer le cours des choses. L’homme ne revient jamais. Personne ne le voit repartir, personne ne l’entend crier. Il s’évapore dans la nature comme par enchantement. Sa famille s’inquiète rapidement et lance les recherches. En vain. Aucune trace, aucun indice, aucune explication. Le mystère reste entier à ce jour.

 

Cette disparition sème déjà le trouble dans la localité quand survient un second drame, encore plus glaçant. Quelques heures après la disparition du jeune fabricant d’huile, un chasseur débarque à Zémio. Il revient de la brousse avec le produit de sa chasse. Des gibiers qu’il compte vendre aux habitants de Zémio pour la fête de fin d’année. Les affaires marchent bien ce jour-là. Une fois ses marchandises écoulées, l’homme reprend la route vers son village, satisfait de sa journée.

 

Mais le destin en a décidé autrement. Sur le chemin du retour, il tombe nez à nez avec des mercenaires russes et syriens du groupe Wagner. Ces derniers patrouillent dans la zone depuis quelque temps et leur présence inquiète déjà les populations à Zémio. Le chasseur n’a pas le temps de comprendre ce qui lui arrive. Les Wagner l’arrêtent. Ce qui suit dépasse l’entendement.

 

Les proches du chasseur partent à sa recherche après plusieurs heures sans nouvelles. Ils découvrent d’abord ses deux chaussures abandonnées sur le sentier. Mauvais présage. Puis, quelques mètres plus loin, c’est l’horreur absolue. Le corps gît au sol, décapité. La tête repose d’un côté, le tronc de l’autre. La scène est insoutenable. Mais tout le monde comprend immédiatement qui a fait le coup.

 

Les mercenaires russes ont leur signature. Une méthode que les habitants reconnaissent sans hésitation. Plusieurs témoins les ont vus passer dans le secteur quelques minutes avant la macabre découverte. La chronologie ne laisse aucun doute. Personne n’ose accuser ouvertement ces hommes armés, mais chacun sait. La terreur s’installe durablement dans les esprits.

 

Zémio n’a pas le temps de panser ses plaies. Dans la nuit du 27 au 28 décembre, alors que le pays s’apprête à voter dans quelques heures, de nouvelles violences éclatent. Il est entre deux et trois heures du matin quand retentissent les premiers coups de feu. Des détonations sèches qui déchirent le silence nocturne à l’entrée de la ville. Les habitants se réveillent en sursaut, le cœur battant. Personne ne comprend ce qui se passe dehors. La peur les cloue à l’intérieur de leurs maisons.

 

Puis arrivent des camions. Des véhicules transportant des commerçants sénégalais en provenance de Bangassou pour leurs activités commerciales à Zémio. Le convoi semble pris dans quelque chose de grave. Des miliciens Azandé auraient tiré sur les camions, racontent certains. D’autres parlent plutôt d’une fusillade menée intentionnellement par les soldats FACA. Les versions divergent selon les témoins. Chacun raconte ce qu’il a perçu depuis sa cachette, dans la confusion et l’obscurité.

 

Par Cédric Nzapa

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Centrafrique : 6 rebelles du MPC torturés par le chef d’État-major du mouvement pour tentative de désertion

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6 rebelles du MPC torturés par le chef d’État-major du mouvement pour tentative de désertion

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/Les-combattans-rebelles-du-MPC-de-Mahamat-Alkhatim.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : 6 rebelles du MPC torturés par le chef d’État-major du mouvement pour tentative de désertion
Image d’illustration des combattants rebelles du MPC de Mahamat Al-Khatim

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La patience des combattants du MPC a des limites. Après des mois d’attente infructueuse pour leur désarmement et leur incorporation, certains décident de tenter leur chance ailleurs. Cette fuite des effectifs inquiète sérieusement la direction du mouvement qui voit derrière une politique de sabotage du mouvement.

 

Mercredi 24 décembre dans l’après-midi, six hommes ont été arrêtés sur le chantier minier de Fiesse, à environ 18 kilomètres de Markounda. Parmi eux, Adam Youniss, Wal Dabba et quatre autres dont les identités réelles n’ont pas été retrouvées par la rédaction du CNC. Mais leur principal tort ? Avoir manifesté leur volonté de quitter le Mouvement Patriotique pour la Centrafrique de Mahamat Al-Khatim pour rallier l’Unité pour la paix en Centrafrique d’Ali Darassa.

 

L’information est remontée jusqu’au chef du MPC qui a immédiatement réagi. Al-Khatim a contacté Alhafiz Ali, surnommé « Libanais » par ses pairs, son chef d’état-major adjoint. Les instructions étaient claires : empêcher ce départ à tout prix. Les six combattants ont été arrêtés puis enfermés. Dans leur cellule de fortune, ils ont subi des violences destinées à décourager toute velléité de désertion.

 

Cette répression musclée intervient dans un contexte délicat pour le MPC. Le mouvement armé perd ses troupes par dizaines depuis plusieurs semaines. Ce qui était autrefois une force combattante structurée n’est plus qu’une structure fantôme. Les combattants passent désormais l’essentiel de leur temps dans les exploitations minières de la région plutôt que dans des activités militaires.

 

Le MPC a pourtant signé un accord avec le gouvernement centrafricain. Cet engagement prévoyait le désarmement progressif des combattants et leur incorporation dans les forces armées nationales. Mais les mois passent sans qu’aucun mouvement concret ne se dessine. Les hommes attendent, coincés dans un entre-deux inconfortable.

 

Pendant ce temps, les Mercenaires russes présents dans la zone recrutent occasionnellement des éléments du MPC. Ces combattants deviennent alors des supplétifs, qu’on appelle souvent dans le pays les « Russes noirs », utilisés pour diverses opérations. Cette perspective ne séduit guère la majorité des anciens rebelles qui n’aspirent qu’à une chose : intégrer l’armée régulière et tourner définitivement la page de la rébellion.

 

Le contraste avec d’autres formations armées alimente la frustration. L’UPC et le 3R ont signé un accord avec Bangui le 19 avril dernier. Contrairement au MPC, ces deux groupes ont rapidement vu le processus se mettre en marche. Leurs combattants sont désarmés et incorporés progressivement dans l’armée nationale. Cette différence de traitement n’échappe à personne au sein du MPC.

 

Face à cette situation, certains combattants tirent leurs propres conclusions. Puisque leur mouvement stagne, autant rejoindre une formation où les choses avancent. L’UPC d’Ali Darassa apparaît comme une option viable pour ceux qui veulent enfin concrétiser leur reconversion. C’est ce calcul qu’ont fait les six hommes arrêtés mercredi dernier.

 

Mahamat Al-Khatim refuse catégoriquement cette hémorragie. Chaque départ affaiblit un peu plus sa position et celle de son mouvement. Lorsqu’il a appris que six de ses éléments envisageaient de passer à l’UPC, sa réaction a été immédiate. L’opération menée par Ali « Libanais » visait autant à sanctionner les fautifs qu’à envoyer un message dissuasif aux autres combattants tentés par l’aventure.

 

Le chantier minier de Fiesse, où s’est déroulée l’arrestation, concentre aujourd’hui une bonne partie des effectifs du MPC. Ces hommes, qui se voyaient en combattants d’une cause, se retrouvent employés dans l’extraction minière, à une quinzaine de kilomètres de Markounda​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Cyrille Ouandé-Cochon….

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Attaque nocturnes à Kouki : un ex-combattant de l’UPC abattu par des hommes armés

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Attaque nocturnes à Kouki : un ex-combattant de l’UPC abattu par des hommes armés

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/08/rebelles-upc-mboki.jpg” data-wpel-link=”internal”>Attaque nocturnes à Kouki : un ex-combattant de l’UPC abattu par des hommes armés
Les rebelles de l’UPC, membres de la CPC-F dans la localité de Mboki.

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le checkpoint de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC)  situé à l’entrée du site minier de Kouki, près de Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham, a été attaqué mardi en fin de soirée. Bilan de cette attaque surprise : un mort et un blessé grave parmi les ex-rebelles d’Ali Darassa.

 

L’assaut, préparé minutieusement par les assaillants,  s’est déroulé aux environs de 23 heures. Des hommes lourdement armés non identifiés ont jailli de l’obscurité et ont tiré le poste de contrôle installé par l’Unité pour la paix en Centrafrique. Les ex-combattants présents cette nuit sur le checkpoint n’ont pas eu le temps de riposter efficacement face à cette offensive éclair.

 

La première victime a été atteinte à la tête par un projectile. Son décès a été constaté sur place. Le second combattant, touché lui aussi durant l’échange de tirs, a été évacué avec des blessures graves à la jambe. Son pronostic vital resterait engagé selon les premières informations obtenue par la rédaction du CNC.

 

Pour l’heure, personne ne sait avec certitude qui a mené cette opération, même 72 heures plus tard après l’attaque. Au sein du mouvement d’Ali Darassa, les accusations vont bon train. Une partie des cadres de l’UPC désigne les hommes de Florent Kema, comme les probables auteurs de cette incursion. Cette hypothèse repose sur les récentes tensions entre les deux groupes.

 

D’autres voix au sein de l’organisation avancent une piste différente. Selon elles, les Mercenaires russes déployés dans le secteur pourraient être à l’origine de cette action. Cette version n’a toutefois pas reçu de confirmation.

 

L’UPC a ouvert une information interne pour déterminer l’identité des assaillants. Les responsables du mouvement cherchent à rassembler des témoignages et des indices susceptibles d’éclairer les circonstances de cette attaque. Pour l’heure, aucun élément probant ne permet de trancher entre les différentes versions​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Cyrille Ouandé-Cochon….

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Centrafrique : les cartes d’électeurs disparaissent, le vote du dimanche dernier vire au fiasco

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Centrafrique : les cartes d’électeurs disparaissent, le vote du dimanche dernier vire au fiasco

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/centre-maison-des-jeunes-de-begoua-soh.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : les cartes d’électeurs disparaissent, le vote du dimanche dernier vire au fiasco
centre Maison des jeunes de Bégoua-Soh

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 La journée électorale du 28 décembre a tourné au cauchemar pour des centaines des milliers des Centrafricains. Incapables de mettre la main sur leurs cartes d’électeurs, ils ont assisté impuissants au déroulement du vote. Les agents chargés de distribuer ces documents avaient disparu depuis plusieurs jours dans diverses régions du pays.

 

Au centre Maison des jeunes de Bégoua-Soh, identifié sous le numéro 08984814, à la sortie nord de la capitale, les portes sont restées closes durant toute la période précédant le scrutin. Les personnes responsables de remettre les cartes aux citoyens se sont évaporées dans la nature. Mercredi, jeudi,vendredi et samedi dernier, les habitants du quartier Soh ont encore tenté leur chance. En vain. Le bâtiment demeurait verrouillé, aucun panneau n’indiquait où se procurer les cartes électeurs.

 

Cette situation ne s’est pas limitée à la sortie nord de la capitale. Partout en province, dans des dizaines de localités, le même scénario s’est joué. Des citoyens ont reçu des messages leur annonçant l’arrivée des cartes dans leurs centres respectifs. Encouragés par ces nouvelles, ils se sont déplacés en nombre. Arrivés sur place, ils ont trouvé des locaux vides ou fermés. Personne pour les accueillir, encore moins pour leur remettre quoi que ce soit.

 

Les gens de Bégoua ont entrepris des recherches. Quelqu’un a évoqué la possibilité que les agents distributeurs aient rejoint la mairie de Bégoua. Une foule s’est alors dirigée vers le bâtiment administratif de la mairie. L’espoir a été de courte durée. À la mairie non plus, aucune carte n’attendait les électeurs. Les employés présents ont affirmé ignorer où se trouvaient les documents et leurs gardiens. D’autres rumeurs plaçaient ces derniers dans différents quartiers, mais personne n’a pu confirmer leur présence nulle part.

 

Ceci revient exactement à ce que l’opposition réunie au sein du BRDC avait dit.  Elle avait anticipé ce scénario. Plusieurs mois avant le jour J, leur porte-parole dénonçait une opération de façade. Selon eux, tout avait été monté pour donner l’illusion d’un processus normal avec un minimum de chance. Les faits leur ont donné raison. Comment voter sans une carte électeur qui atteste de l’inscription sur les listes ? L’équation s’avère impossible à résoudre pour des milliers de personnes.

 

D’autres témoignages affluent depuis différentes zones du territoire. Partout, le même refrain : promesses non honorées, bureaux inaccessibles, interlocuteurs disparus.

 

Le niveau de pagaille a surpris même les observateurs habitués aux difficultés du pays. Les institutions censées encadrer le scrutin n’ont émis aucun communiqué expliquant la situation. Les électeurs privés de cartes n’ont reçu aucune consigne, aucune solution de repli. Les heures ont filé, et l’inaction des autorités est restée la seule constante de cette journée particulière.

 

Par Brahim….

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ANE : la sorcellerie électorale au service d’un pouvoir aux abois

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ANE : la sorcellerie électorale au service d’un pouvoir aux abois

 

Dr Mathias Barthélémy Morouba, président de l’Autorité nationale des élections   (ANE) dans son bureau à Bangui
Dr Mathias Barthélémy Morouba, président de l’Autorité nationale des Élections   (ANE) dans son bureau à Bangui

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 L’Autorité Nationale des Elections vient de publier un communiqué qui défie toute logique administrative. En annonçant les modalités de versement des cautions pour les Élections du 28 décembre 2025, l’ANE démontre une méthode qui ressemble davantage à de la sorcellerie qu’à une procédure électorale sérieuse. Cette improvisation intervient au moment même où l’opposition démocratique centrafricaine, regroupée au sein du BRDC, menace de boycotter le scrutin.

 

Le document signé par Mathias Barthélemy Morouba impose aux candidats un parcours du combattant digne d’un mauvais film ivoirien. D’abord se présenter au Trésor Public pour retirer un bordereau, puis courir vers les banques pour payer, enfin revenir à la Perception pour obtenir une quittance. Cette procédure alambiquée sonne comme un rituel mystique plutôt qu’une démarche administrative moderne. Mais surtout, elle montre l’improvisation totale d’une institution censée organiser des Élections crédibles.

 

L’opposition a raison de réclamer un dialogue préalable avec le président Baba Kongoboro. Comment organiser des Élections transparentes avec une ANE totalement sous l’emprise du pouvoir ? Comment appliquer un code électoral qui n’a même pas été mis à jour selon la nouvelle Constitution du 30 août 2023 ? Ces questions fondamentales restent sans réponse, pendant que l’ANE s’amuse à inventer des procédures sorties de nulle part.

 

La situation confine au grotesque. D’un côté, le président Baba Kongoboro annonce un dialogue politique avec l’opposition. De l’autre, son ANE incompétente lance la convocation du corps électoral et l’ouverture des dépôts de candidatures. Une schizophrène institutionnelle qui trahit soit l’incohérence du pouvoir, soit une stratégie délibérée pour brouiller les cartes.

 

Le plus ahurissant reste cette question : sur quelle base légale l’ANE organise-t-elle ces Élections ? Le nouveau code électoral n’existe pas encore. La Constitution du 30 août 2023 introduit la notion de “nationalité d’origine”, mais le code électoral n’en fait aucune mention. Comment peut-on convoquer des candidats avec des textes qui ne correspondent pas entre eux ? C’est de la pure sorcellerie administrative.

 

Depuis un an, l’ANE prétend “nettoyer” la liste électorale. Un an ! Et cette liste n’est toujours pas définitive, jamais affichée, jamais finalisée. Comment organiser un scrutin avec des électeurs fantômes ? L’ANE demande aux candidats de déposer leurs dossiers, mais pour concourir devant quels électeurs exactement ? Cette institution semble vivre dans un monde parallèle où les règles élémentaires de la démocratie n’existent plus.

 

Cette dérive sorcière de l’ANE ne trompe personne. Elle cache mal l’incapacité du pouvoir à organiser des élections crédibles. En multipliant les procédures bizarres et les obstacles bureaucratiques, l’ANE espère peut-être décourager l’opposition et s’assurer une victoire par défaut. Mais cette méthode démontre surtout la faiblesse d’un régime qui ne peut plus compter que sur la manipulation pour se maintenir.

 

Le BRDC a donc mille fois raison d’exiger un dialogue préalable et un nettoyage de l’ANE. On ne peut pas organiser d’élections démocratiques avec des sorciers aux commandes.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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OMC : L’Accord sur les subventions à la pêche entre en vigueur le 15 septembre

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OMC : L’Accord sur les subventions à la pêche entre en vigueur le 15 septembre

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/image-d-illustration-de-la-peche-navale.webp” data-wpel-link=”internal”>OMC : L’Accord sur les subventions à la pêche entre en vigueur le 15 septembre
Image d’illustration de la pêche navale

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’Organisation mondiale du commerce franchit une étape historique dans la lutte contre la surpêche mondiale avec l’activation de son premier accord environnemental.

 

L’Accord de l’OMC sur les subventions à la pêche devient officiellement effectif ce lundi 15 septembre 2025, après avoir franchi le seuil de ratification requis des deux tiers des 164 membres de l’organisation. Cette entrée en vigueur représente un tournant dans la gouvernance mondiale des océans et la préservation des ressources halieutiques.

 

L’aboutissement de ce processus de ratification s’explique par les récentes acceptations du Brésil, du Kenya et du Vietnam qui ont permis d’atteindre le quota nécessaire pour l’activation de cet accord négocié depuis plus de deux décennies. Ces trois pays rejoignent une liste de nations qui comprend déjà l’Union européenne, les États-Unis, la Chine, l’Inde, le Japon et la plupart des grands pays pêcheurs mondiaux. La rapidité de cette ratification témoigne de l’urgence reconnue par la communauté internationale face à l’épuisement des stocks de poissons. Selon les dernières estimations de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), plus de 35% des stocks mondiaux de poissons sont exploités à des niveaux biologiquement non durables.

 

Ce nouveau cadre juridique définit avec précision les pratiques interdites en matière de soutien public à la pêche. L’accord interdit trois catégories principales de subventions jugées nuisibles. Premièrement, il prohibe le soutien financier aux activités de pêche illicite, non déclarée et non réglementée (INN), un fléau qui représente entre 11 et 26 millions de tonnes de captures annuelles selon les estimations. Deuxièmement, le texte encadre strictement les subventions à la pêche dans les zones où les stocks sont surexploités. Les pays devront désormais démontrer que leurs programmes d’aide ne contribuent pas à la dégradation des ressources marines avant d’octroyer des financements. Troisièmement, l’accord limite les subventions pour la pêche en haute mer non réglementée, ces vastes étendues océaniques où l’absence de gouvernance facilite les pratiques destructrices.

 

Les implications financières de ces nouvelles règles toucheront directement une industrie largement subventionnée à travers le monde. Les subventions mondiales à la pêche atteignent environ 35 milliards de dollars annuellement, dont près de 22 milliards sont considérées comme néfastes pour la durabilité des océans. Ces soutiens artificiels maintiennent en activité des flottes surcapacitaires qui épuisent les stocks naturels. L’accord devrait particulièrement affecter les grandes puissances halieutiques. La Chine, premier pays pêcheur mondial avec ses 2,7 millions de navires, devra repenser une partie de ses programmes de soutien à sa flotte lointaine. L’Union européenne, qui consacre plus de 6 milliards d’euros annuellement à sa politique commune de la pêche, a déjà amorcé des réformes pour se conformer aux nouvelles règles.

 

Pour garantir le respect de ces nouvelles obligations, l’accord établit des mécanismes de contrôle et de transparence inédits dans le secteur halieutique. Les pays membres devront notifier leurs programmes de subventions à l’OMC et justifier leur compatibilité avec les nouvelles règles. Un système de surveillance permettra de détecter les violations et d’engager des procédures de règlement des différends. Les pays en développement bénéficient de périodes de transition et d’assistance technique pour adapter leurs politiques. Cette approche différenciée reconnaît que la pêche artisanale dans ces nations répond souvent à des besoins de sécurité alimentaire plutôt qu’à des logiques commerciales industrielles.

 

Les bénéfices attendus de cet accord dépassent le simple cadre environnemental pour toucher l’économie mondiale de la pêche. La réduction des subventions néfastes devrait permettre une meilleure allocation des ressources et favoriser les pratiques durables. Les petits pêcheurs, souvent désavantagés face aux flottes industrielles subventionnées, pourraient retrouver des conditions de concurrence plus équitables. L’accord devrait également encourager l’innovation technologique vers des méthodes de pêche moins destructrices. Sur le plan environnemental, la limitation de la surpêche contribuera à la restauration des écosystèmes marins et à la préservation de la biodiversité océanique.

 

Toutefois, plusieurs limites et défis accompagnent cette avancée réglementaire. L’accord ne couvre pas encore toutes les formes de subventions problématiques, notamment celles qui favorisent la surcapacité des flottes. Des négociations complémentaires sont prévues pour étendre la portée du texte. La question du contrôle en mer reste également complexe. Sans renforcement des capacités de surveillance, notamment dans les zones économiques exclusives des pays en développement, l’efficacité de l’accord pourrait s’avérer limitée. De plus, certains experts craignent que les pays contournent les interdictions en requalifiant leurs subventions ou en les déplaçant vers d’autres secteurs connexes.

 

Une distinction importante mérite d’être soulignée concernant l’impact de cet accord sur les différents types de pêche pratiqués à travers le monde. Pour les pays africains comme la République centrafricaine, où la pêche se pratique principalement sur des pirogues dans les rivières et cours d’eau intérieurs, les nouvelles règles de l’OMC auront un impact limité. Cette pêche artisanale, essentiellement vivrière et pratiquée à petite échelle, ne fait généralement pas l’objet de subventions importantes susceptibles de perturber les écosystèmes marins mondiaux. L’accord vise principalement les flottes industrielles océaniques et les navires de pêche hauturière qui bénéficient de soutiens publics conséquents pour leurs activités en haute mer. Pour les communautés africaines qui dépendent de la pêche continentale, l’accord pourrait même présenter des avantages indirects en réduisant la pression sur les stocks de poissons océaniques, ce qui pourrait favoriser le développement d’une aquaculture durable et de programmes de soutien à la pêche locale respectueuse de l’environnement.

 

L’entrée en vigueur de cet accord le 15 septembre 2025 constitue néanmoins un signal fort de la communauté internationale. Pour la première fois, le commerce mondial intègre explicitement des considérations environnementales dans ses règles, ouvrant potentiellement la voie à d’autres accords sectoriels sur le climat et la biodiversité.

 

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Flash info : Confusion électorale à l’école Malo, les électeurs menacent et lancent un ultimatum avant 16 heures

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Flash info : Confusion électorale à l’école Malo, les électeurs menacent et lancent un ultimatum avant 16 heures

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-centre-de-vote-de-l-ecole-malo-dans-le-cinquieme-arrondissement-de-Bangui.webp” data-wpel-link=”internal”>Flash info : Confusion électorale à l’école Malo, les électeurs menacent et lancent un ultimatum avant 16 heures
Le centre de vote de l’école Malo, dans le cinquième arrondissement de Bangui

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 C’est la panique au bureau de vote de l’école Malo, dans la deuxième circonscription du cinquième arrondissement de la capitale.  Ce matin. Les électeurs venus voter pour les trois scrutins constatent qu’aucun bulletin législatif n’est disponible. Face à ce dysfonctionnement incompréhensible, ils annoncent des actions radicales si rien ne change d’ici quelques heures.

 

Sur place, depuis le début du scrutin, les électeurs peuvent uniquement glisser dans l’urne leurs bulletins pour la présidentielle et les municipales. Impossible en revanche de se prononcer pour les législatives : aucun bulletin correspondant à cette élection n’a été acheminé vers ce centre. À la place, des bulletins de vote du quartier Benz-vi, dans le même arrondissement, ont été livrés, selon les organisateurs,  par erreur. Cette substitution incompréhensible bloque tout le processus électoral pour cette partie du scrutin.

 

La colère monte parmi les votants présents. Plusieurs d’entre eux ont lancé un ultimatum sans équivoque : si les bulletins manquants ne sont pas disponibles avant 16 heures, ils détruiront l’ensemble du matériel électoral, et aucune urne ne va quitter ce centre de vote qui regroupe 12 bureaux de vote. Les urnes ne sortiront pas du centre de vote, affirment-ils. Un groupe de jeunes électeurs a même annoncé son intention de bloquer totalement l’accès au lieu de vote.

 

Le ministre de l’Administration du territoire, Bruno Yapandé  s’est déplacé en personne sur les lieux pour constater l’ampleur du problème. Malgré sa présence et les discussions avec les responsables de l’autorité nationale des Élections, aucune solution concrète n’a été trouvée. Son départ sans réponse satisfaisante a encore amplifié la fureur des électeurs qui se sentent abandonnés.

 

D’après les informations recueillies sur place, une majorité d’électeurs pointe du doigt Ernest Kongure, le député sortant de cette circonscription du 5e arrondissement, candidat du MCU. Ce candidat numéro un du MCU aux législatives traîne une réputation sulfureuse auprès de la population dans le cinquième arrondissement. Beaucoup l’accusent d’avoir manigancé cette pagaille électorale pour servir ses intérêts personnels. Son impopularité notoire alimente les soupçons dans ce bureau de vote où la tension ne cesse de grimper au fil des heures​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Le détail dans nos prochains articles sur CNC….

Anselme Mbata….

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Flash info : forte détonation d’armes lourdes et légère à Bambouti, les FACA en débandade

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Flash info : forte détonation d’armes lourdes et légère à Bambouti, les FACA en débandade

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/les-soldats-faca-dans-le-village-de-koumboli-a-5-kilometres-de-zemio-au-sud-east-de-la-RCA.jpg” data-wpel-link=”internal”>Flash info : forte détonation d’armes lourdes et légère à Bambouti, les FACA en débandade
Les soldats FACA dans le village de Koumboli, à 5 kilomètres de Zémio, au sud-EAst de la RCA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis quatre heures ce dimanche matin, la sous-préfecture de Bambouti, dans le Haut-Mbomou, connaît des combats violents. Les miliciens Azandé ont lancé une offensive contre cette localité frontalière du Soudan du Sud, provoquant la débandade des éléments de forces armées centrafricaines.

 

Les soldats FACA basés dans la zone ont été pris au dépourvu. Plusieurs d’entre eux ont abandonné leurs armes et tenues et fui en direction du Soudan du Sud voisin. Les casques bleus népalais de la Minusca restent retranchés dans leur camp sans intervenir dans les affrontements. Les assaillants contrôlent désormais la ville et commencent à se retirer vers 7 heures du matin.

 

Le maire de Bambouti serait retenu par les miliciens Azandés. Il y’a également un homme qui serait retenu par les assaillants.

 

À Zémio, une autre localité du Haut-Mbomou, des détonations d’armes ont été entendus très tôt ce matin vers 3 heures du matin aux abords de la ville. Quelques minutes plus tard, un camion transportant des commerçants sénégalais en provenance de Bangassou a ensuite été aperçu entrant dans la ville de Zémio. Les circonstances exactes de cet incident restent floues et aucune autorité n’a fourni d’explication sur ces événements nocturnes.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Les détails dans nos prochains articles su CNC.

 

Cédric Nzapa

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À Sikikédé,  les mercenaires russes du groupe Wagner installent le chaos et pillent la population en plein Noël

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À Sikikédé,  les Mercenaires russes du groupe Wagner installent le chaos et pillent la population en plein Noël

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/sur-la-route-poussiereuse-de-sikikede-dans-la-prefecture-de-la-vakaga-photo-cnc.png” data-wpel-link=”internal”>Image d'illustration modifiée par gemini pour l'article sur Centrafrique : avec la saison sèche qui s’installe, les bandits soudanais ramènent le chaos sur les routes du nord de la RCA
Image d’illustration

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les fêtes de Noël tournent au cauchemar pour les habitants de Sikikédé . Depuis lundi, les miliciens russes du groupe Wagner contrôlent cette ville du nord-est et se livrent à des pillage. Motos et argent sont littéralement confisqués de force, pendant que la population tente de protéger ses biens.

 

L’histoire commence dimanche soir dans cette localité perdue de la préfecture de Vakaga, coincée entre le Soudan de l’autre,  et le Tchad d’un côté. Les mercenaires russes débarquent et s’installent, transformant rapidement le quotidien des habitants en véritable cauchemar. Ce qui devait être une simple traversée se transforme en occupation prolongée, et les hommes de Wagner ne montrent aucune intention de repartir dans les prochains jours.

 

Coincés dans la ville depuis leur arrivée, ces miliciens russes occupent leur temps d’une manière qui terrorise la population. Ils circulent dans les rues en prenant de force les motos des habitants, fouillent les habitations pour chercher des biens comme de l’argent. Les habitants n’ont d’autre choix que de se plier face à ces menaces ou de tenter de sauver ce qu’ils peuvent en cachant leurs deux-roues dans des trous ou  des endroits discrets.

 

La situation prend une tournure encore plus inquiétante ce matin de Noël quand un hélicoptère appartenant aux forces russes se pose au cœur de Sikikédé . Cette arrivée aérienne n’a rien d’une coïncidence et s’inscrit dans un schéma bien élaboré que les habitants commencent à comprendre. Ces hélicoptères viennent pour récupérer le butin accumulé par ces criminels russes du groupe Wagner qui sont au sol.  Comme dans leur habitude, les biens volés par ces criminels finissent par être revendus ailleurs pour alimenter les caisses des mercenaires.

 

Ce système de pillage organisé fonctionne avec la complicité tacite des autorités centrafricaines qui ferment les yeux sur ces agissements. Pour le régime en place, l’essentiel reste sa survie Politique et tant que les combattants russes garantissent son maintien au pouvoir, le gouvernement ne s’inquiète guère des dérives de ces miliciens russes. Le prix que paye la population centrafricaines pour cette alliance n’entre visiblement pas dans les calculs de ces voyous qui sont à Bangui et qui prétendent diriger ce pays qui est actuellement chaos.

 

Par Barthelemy Kossi….

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Touadéra, vous aviez promis la fibre optique nationale, quatre data centers et mille points Wi-Fi gratuits  en 2020 : cinq ans après, où sont vos réalisations ?

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Touadéra, vous aviez promis la fibre optique nationale, quatre data centers et mille points Wi-Fi gratuits  en 2020 : cinq ans après, où sont vos réalisations ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/12/gourna-zacko-ministre-telecommunications.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/12/gourna-zacko-ministre-telecommunications.jpg” alt=”Touadéra, vous aviez promis la fibre optique nationale, quatre data centers et mille points Wi-Fi gratuits en 2020 : cinq ans après, où sont vos réalisations ?” width=”300″ height=”225″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/12/gourna-zacko-ministre-telecommunications.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/12/gourna-zacko-ministre-telecommunications-80×60.jpg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/12/gourna-zacko-ministre-telecommunications-265×198.jpg 265w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />
Gourna Zacko, ministre de télécommunications

Monsieur le Président, en décembre 2020, vous juriez devant les Centrafricains de déployer une fibre optique nationale, quatre data centers et mille points Wi-Fi gratuits pour propulser le pays dans l’ère numérique. Cinq ans se sont écoulés, et votre bilan technologique frôle le néant absolu. Pire encore : depuis deux ans, des câbles de fibre optique traînent effectivement dans les rues de Bangui sans jamais être efficacement connectés, transformant vos promesses en comédie technique. Comment expliquez-vous cette gabegie numérique ?

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Vous aviez solennellement promis de faire de la République centrafricaine un hub technologique régional avec vos infrastructures numériques révolutionnaires. Déployer un réseau fibre optique national nécessitait au minimum 2 500 milliards de francs CFA selon les standards africains, soit huit fois votre budget annuel. Construire quatre data centers aux normes internationales représentait 200 milliards supplémentaires. Ces projets pharaoniques totalisaient donc 2 700 milliards, une somme que votre gouvernement n’a jamais possédée ni même cherché à mobiliser auprès des bailleurs internationaux. Vos annonces spectaculaires n’étaient donc qu’un écran de fumée électoral, une superproduction politique destinée à tromper des électeurs désespérés de connexion internet correcte.

 

Ce qui rend cette affaire encore plus scandaleuse, c’est la comédie technique qui se joue depuis deux années. Des kilomètres de câbles de fibre optique importés à grands frais  de l’union européenne et de la BAD ont effectivement été posés dans les artères de Bangui et raccordés aux opérateurs téléphoniques Orange et Moov. Ces entreprises annoncent fièrement leurs nouveaux services 4G et leurs offres fibre haut débit. Mais sur le terrain, le résultat dépasse l’entendement : les connexions sont devenues plus lentes qu’avant, plus instables, plus frustrantes. Les Centrafricains qui espéraient enfin naviguer correctement sur internet découvrent des débits encore plus catastrophiques qu’avec l’ancienne technologie satellite.

 

Quand les journalistes interrogent votre ministre des Télécommunications sur cette dégradation inexplicable, sa réponse frise la moquerie : “C’est une nouvelle technologie, il faut un temps d’adaptation, les améliorations viendront progressivement”. Depuis plus de 10 mois, cette excuse pathétique se répète sans qu’aucune amélioration ne soit constatée. Comment peut-on justifier que la fibre optique, technologie éprouvée dans le monde entier, fonctionne moins bien en Centrafrique qu’au Cameroun voisin ? Cette défaillance technique révèle soit une incompétence crasse dans le déploiement, soit des équipements de mauvaise qualité achetés au rabais pour enrichir quelques intermédiaires.

 

Dans la pratique quotidienne, les Centrafricains subissent donc le pire des mondes : ils paient désormais plus cher pour des forfaits soi-disant “fibre optique” qui offrent des performances inférieures aux anciens abonnements satellite. Les entreprises de Bangui perdent des contrats internationaux parce que leurs visioconférences coupent constamment. Les étudiants renoncent aux cours en ligne faute de débit suffisant. Cette situation ubuesque transforme votre “révolution numérique” en régression technologique assumée.

 

La situation empire considérablement dès qu’on quitte la capitale. Vos mille points Wi-Fi gratuits promis n’existent nulle part à Bangui comme en province. À Bouar, Bambari, Berbérati, les capitales régionales survivent encore avec des connexions satellites défaillantes qui coupent dès qu’un orage approche. Les fonctionnaires provinciaux travaillent sans internet, les commerçants ne peuvent pas consulter leur compte orange money, les jeunes entrepreneurs renoncent à leurs projets numériques. Comment peut-on promettre mille points Wi-Fi quand les capitales régionales n’ont même pas une connexion ADSL fonctionnelle ?

 

Au bout du compte, Monsieur le Président, vos promesses numériques de 2020 constituent l’une des tromperies électorales les plus cyniques de votre mandat. Vous avez vendu l’illusion d’un pays connecté pour récolter des voix, puis vous avez livré une infrastructure défaillante qui aggrave les problèmes existants. Cette comédie technologique montre -t-elle votre incompétence en matière numérique ou votre mépris assumé envers les promesses faites aux Centrafricains ? Dans les deux cas, votre peuple continue de payer plus cher pour des connexions internet encore plus médiocres en attendant une révolution numérique qui s’apparente plutôt à une catastrophe technologique.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Agro-industrie : les 50 usines fantômes des promesses électorales de Touadéra en 2020, délire ou calcul ?

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Agro-industrie : les 50 usines fantômes des promesses électorales de Touadéra en 2020, délire ou calcul ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/Monsieur-Pascal-Bida-Koyagbele-en-mission-en-Russie.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/04/Monsieur-Pascal-Bida-Koyagbele-en-mission-en-Russie.jpg” alt=”Agro-industrie : les 50 usines fantômes des promesses électorales de Touadéra en 2020, délire ou calcul ?” width=”300″ height=”275″ />
Monsieur Pascal Bida Koyagbélé en mission en Russie

En 2020, Faustin-Archange Touadéra promettait 50 usines de transformation et 10 zones agro-industrielles modernes. Cinq ans plus tard, pas une seule machine n’a été installée, pas un seul chantier n’a démarré. Comment peut-on promettre 50 usines quand le pays n’en possède même pas 5 fonctionnelles ?

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Naturellement, dans son programme présidentiel, Touadéra voulait incarner l’image d’un bâtisseur moderne et visionnaire. L’agro-industrie figurait comme l’un des piliers de son projet économique : cinquante usines flambant neuves, dix zones agro-industrielles réparties sur le territoire, et une transformation locale massive des produits agricoles centrafricains. Ces annonces, lancées avec une assurance déconcertante, semblaient ouvrir la voie vers un développement industriel tant attendu depuis l’indépendance. Mais elles n’étaient qu’un décor de campagne électorale, une mise en scène destinée à éblouir des électeurs habitués aux promesses creuses. Où étaient les études de faisabilité ? Où étaient les partenaires industriels ? Où était le financement de ces 50 usines ? Nulle part, car tout cela sortait directement de l’imagination présidentielle.

 

Or, la République centrafricaine n’a jamais posé la première pierre de ces soi-disant usines révolutionnaires. Aucune zone agro-industrielle n’a été identifiée sur le terrain, aucun financement n’a été mobilisé auprès des bailleurs, aucun plan de construction n’a été publié par les ministères compétents. Construire 50 usines de transformation nécessite au minimum 2 milliards de francs CFA par unité, soit 100 milliards au total. Le budget industriel de la Centrafrique ne dépasse pas 5 milliards par an. Les mathématiques élémentaires suffisaient à comprendre l’impossibilité de cette promesse démagogique. La promesse se limitait donc à des mots creux, tandis que les agriculteurs continuaient de vendre leurs récoltes brutes, à vil prix, faute de toute transformation locale organisée.

 

Concrètement, aujourd’hui encore, le manioc, l’arachide ou le maïs produits par les paysans centrafricains pourrissent dans les champs ou sur les marchés locaux. Les quelques tentatives artisanales de transformation se limitent à des moulins manuels vétustes, héritage de l’époque coloniale. À Bossembélé, principale zone de production d’arachide, les femmes continuent de piler à la main pour extraire l’huile. Aucune machine moderne, aucune chaîne de production, aucune usine digne de ce nom. Les importations alimentaires, elles, ne cessent d’augmenter chaque année. Le pays achète son huile de palme en République démocratique du Congo, son sucre au Brésil, son riz en Asie, preuve accablante de l’échec total de ce rêve d’industrialisation locale. Comment promettre 50 usines de transformation quand on importe ce qu’on pourrait produire sur place ?

 

Simultanément, cette absence d’industries de transformation condamne les producteurs nationaux à la pauvreté chronique. Sans possibilité de valoriser leurs récoltes, ils vendent leur cacao produit dans la Sanga-Mbaéré à 50 francs le kilo alors qu’il se revend 300 francs une fois transformé à l’étranger. Cette plus-value échappe entièrement à l’économie centrafricaine et enrichit les pays voisins comme le Cameroun qui possèdent, eux, de vraies unités industrielles. Marie, présidente d’un groupement de productrices à Bouar, témoigne avec amertume : “Nos produits partent brutes au Cameroun et nous reviennent transformés trois fois plus chères. Le président nous promettait 50 usines, mais nous n’avons même pas un pressoir électrique.”

 

Paradoxalement, ces cinquante usines inexistantes ne sont qu’un symbole supplémentaire de la méthode Touadéra : des promesses mirobolantes, sans études préalables ni moyens réels, destinées uniquement à tromper un électorat fatigué d’attendre des changements concrets. En prétendant vouloir industrialiser le pays du jour au lendemain, le régime n’a fait que renforcer sa dépendance extérieure et prolonger la misère des producteurs ruraux. Cette stratégie de communication politique remplace désormais toute politique industrielle sérieuse.

 

Finalement, l’agro-industrie devait être la locomotive du développement économique centrafricain. Elle s’est transformée en fantasme politique, en promesse vide de sens, en mensonge électoral de plus ajouté au long catalogue d’illusions présidentielles. Les 50 usines de Touadéra rejoignent ses 2000 écoles imaginaires, ses 100 hôpitaux fantômes et son million d’hectares inexistant dans le musée des supercheries électorales. Cette accumulation de fausses promesses industrielles pose une question légitime : Touadéra souffre-t-il de délire de grandeur ou manipule-t-il consciemment l’espoir de tout un peuple ? Dans les deux cas, le résultat reste identique : l’industrie centrafricaine n’avance pas d’un millimètre.

 

 

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Touadera : l’Architecte de son propre troisième mandat illégal  

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Touadera : l’Architecte de son propre troisième mandat illégal

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/touadera-en-campagne-electorale-pour-son-troisieme-mandat-a-bangui.png” data-wpel-link=”internal”>Touadera : l'Architecte de son propre troisième mandat illégal
Touadera en campagne électorale pour son troisième mandat à Bangui

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le président centrafricain Faustin Archange Touadera a neutralisé toute opposition pour s’assurer un troisième mandat déguisé.

 

L’émission Patara de la radio Ndékè Luka du samedi 26 juillet a dévoilé l’ampleur de la manipulation politique menée par Faustin-Archange Touadéra en vue de l’élection de décembre 2025. Face à Armando Yanguendji, Hugues Francis Mongombé, Dieudonné Ngoumbango et Fidèle Gouandjika ont présenté les mécanismes d’un système où la démocratie centrafricaine a été vidée de sa substance pour garantir la perpétuation du pouvoir présidentiel.

 

Le congrès du Mouvement des Cœurs Unis a désigné le 26 juillet dernier Touadéra comme candidat pour ce qu’il ose appeler le “premier mandat de la septième République”. Cette pirouette sémantique, rendue possible par la Constitution taillée sur mesure en 2023, cache mal la réalité : l’ancien recteur de l’Université de Bangui,  , brigue un troisième mandat consécutif en foulant aux pieds l’esprit démocratique.

 

Hugues Francis Mongombé dresse un bilan accablant de cette dérive autoritaire. L’ancien président du Conseil national de la Genèse centrafricaine dénonce sans détour : “Toutes les règles sont faussées” et Touadéra “a détruit tous ses adversaires“. Sa métaphore du match truqué où “l’arbitre porte le maillot de l’équipe adverse” décrit parfaitement un système électoral perverti où l’impartialité n’existe plus.

 

L’analyse de Mongombé va au cœur du problème : Touadéra ne tolère aucune opposition véritable. Il a “pulvérisé le MRPC” et “détruit le RDC”, les deux principales formations qui auraient pu lui tenir tête. À leur place, le régime fabrique des “zombies politiques”, des opposants de façade destinés à donner l’illusion d’une compétition démocratique. Cette stratégie de destruction systématique de l’adversité politique constitue l’essence même de la dérive dictatoriale.

 

Dieudonné Ngoumbango, malgré son ton respectueux envers celui qu’il appelle “très cher grand frère”, livre un réquisitoire implacable. Son conseil à Touadéra de “finir tranquillement ses mandats” et de “se retirer” cache un avertissement grave : continuer dans cette voie conduira à “sortir par la fenêtre de l’histoire du pays”. Cette formule évoque le sort des autocrates qui s’accrochent au pouvoir jusqu’à leur chute brutale.

 

Ngoumbango touche au paradoxe du régime Touadéra : un homme respecté, ancien professeur émérite, qui salit son héritage en transformant la présidence en propriété personnelle. Cette trahison des valeurs démocratiques qu’il était censé incarner rend sa dérive d’autant plus amère pour ceux qui l’ont admiré.

 

Face à ces critiques, Fidèle Gouandjika déploie une défense pathétique. Le ministre-conseiller se retranche derrière la légalité formelle : “c’est un congrès” qui a désigné le candidat et Touadéra “a sauvé le peuple centrafricain“. Cette rhétorique du sauveur providentiel rappelle les pires heures de l’autoritarisme africain, où les dirigeants s’auto-proclament indispensables pour justifier leur maintien au pouvoir.

 

L’ironie est cruelle : Gouandjika, qui conseille aujourd’hui Touadéra, avait également conseillé François Bozizé avant sa chute en 2013. Mongombé le lui rappelle brutalement : “conseiller Bozizé, qui a joué la constitution, est tombé“. Cette filiation entre les deux régimes n’est pas fortuite – elle montre la continuité des méthodes autoritaires qui gangrènent la politique centrafricaine.

 

L’élection de 2025 s’annonce comme une parodie démocratique. Touadéra a méticuleusement détruit toute opposition crédible pour s’assurer un “boulevard” électoral. Mongombé prédit qu’il “jouera seul” et “triomphera sans gloire” – une victoire pyrrhique qui privera sa réélection de toute légitimité populaire.

 

Cette confiscation du processus démocratique s’inscrit dans une stratégie plus large de verrouillage du système politique. Le régime contrôle les institutions électorales, manipule la Constitution à volonté et neutralise toute voix dissidente. La Centrafrique s’enfonce ainsi dans un autoritarisme soft, habillé des oripeaux de la légalité mais vidé de tout contenu démocratique.

 

La passivité de la communauté internationale face à cette dérive encourage Touadéra dans sa fuite en avant. Obsédés par la stabilité sécuritaire dans une zone troublée, les partenaires extérieurs ferment les yeux sur la mort lente de la démocratie centrafricaine. Cette complaisance nourrit l’impunité d’un régime qui se croit tout permis.

 

L’opposition résiduelle, atomisée et privée de moyens, ne peut qu’assister impuissante à cette confiscation du pouvoir. Les quelques voix qui s’élèvent encore, comme celles de Martin Ziguelé, Anicet Georges Dologuelé, Crépin Mboli-Goumba, Nicolas Tiangaye, Mongombé et Ngoumbango, témoignent d’un courage certain mais de leur isolement politique. Elles représentent les derniers vestiges d’une démocratie centrafricaine agonisante.

 

Le peuple centrafricain, las des crises successives, semble résigné à subir cette nouvelle forme d’autoritarisme. Cette apathie politique, fruit de décennies de désillusions, constitue le terreau idéal pour l’épanouissement de la dictature douce que Touadéra installe progressivement.

 

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Flash Info : Le bilan des attaques du 25 et 26 décembre à Sarayebo grimpe à 32 morts civils

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Flash Info : Le bilan des attaques du 25 et 26 décembre à Sarayebo grimpe à 32 morts civils

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-mercenaires-russes-en-operation-vers-le-site-minier-de-balaka-en-republique-centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Flash Info : Le bilan des attaques du 25 et 26 décembre à Saraïbo grimpe à 32 morts civils
Les Mercenaires russes en opération vers le site minier de Balaka, en République centrafricaine

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les opérations menées par les mercenaires du groupe Wagner à Sarayebo, localité frontalière de la préfecture de la Vakaga, ont fait au total 32 victimes civiles en deux jours. Le 25 décembre, lors d’une première incursion au marché hebdomadaire, huit personnes ont péri sous les balles des assaillants russes. Deux mercenaires et plusieurs miliciens des autodéfenses ont été tués lors de l’accrochage avec des éléments du FPRC présents sur place.

 

Le lendemain 26 décembre, les forces russes sont revenues en masse depuis Birao avec des hélicoptères et des blindés pour une opération punitive d’une violence inouïe. Vingt-quatre autres civils ont été abattus au même marché bondé de commerçants. Les mercenaires ont ensuite incendié entièrement les structures du marché avant de se replier vers Birao face à la riposte des combattants rebelles.

 

Cette ville centrafricaine située à une dizaine de kilomètres au sud-est de Birao et faisant face à la ville tchadienne de Tissi vit désormais dans la terreur. Des centaines d’habitants ont fui vers le Tchad ou vers d’autres localités plus au sud. Le marché hebdomadaire qui constituait le poumon économique de toute la zone frontalière n’est plus que cendres et ruines.

 

Plus de détails dans nos prochains articles : l’attaque du 25 décembre sera publiée lundi, celle du 26 décembre paraîtra mardi.

 

Par Moïse Banafio…

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Top 3 des conseils pour des paris responsables que tout parieur devrait connaître – par 1xBalance

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Top 3 des conseils pour des paris responsables que tout parieur devrait connaître – par 1xBalance
Top 3 des conseils pour des paris responsables que tout parieur devrait connaître – par 1xBalance

 

Les paris responsables ne consistent pas à réduire le plaisir, mais à garder le contrôle, à prendre des décisions éclairées et à faire en sorte que les paris restent une expérience positive et équilibrée. Alors que l’intérêt pour le sport et le divertissement numérique continue de croître à l’échelle mondiale, l’éducation autour des paris responsables est devenue plus importante que jamais.

C’est là que 1xBalance by 1xBet joue un rôle essentiel. Cette initiative a été créée comme un projet éducatif et de sensibilisation, destiné à aider les parieurs à mieux comprendre les principes d’un jeu intelligent et responsable. Grâce à du contenu informatif et à une communication continue sur les réseaux sociaux, 1xBalance se concentre sur le développement d’habitudes de pari plus saines, fondées sur la connaissance, l’autocontrôle et une vision à long terme.

Ci-dessous, trois principes fondamentaux promus par 1xBalance que chaque parieur devrait garder à l’esprit.

1. La discipline avant l’émotion

L’un des plus grands défis des paris est la gestion des émotions. L’excitation, la frustration ou le désir de récupérer rapidement des pertes peuvent conduire à des décisions impulsives – et ces décisions comportent souvent des risques inutiles.

Les parieurs responsables choisissent la discipline plutôt que l’émotion. Cela signifie fixer des limites claires de temps et de budget, suivre un plan et éviter les paris motivés par la pression, la colère ou l’excès de confiance. Savoir quand faire une pause ou prendre du recul est tout aussi important que savoir quand placer un pari.

À travers ses messages éducatifs, 1xBalance by 1xBet met l’accent sur la conscience émotionnelle et l’autocontrôle, encourage les parieurs à reconnaître rapidement les comportements à risque et à prendre des décisions plus calmes et réfléchies.

2. La qualité avant la quantité

Placer plus de paris n’améliore pas la qualité du jeu. Au contraire, des paris fréquents et pressés contiennent souvent plus de risques et moins de contrôle.

Une approche responsable privilégie la qualité plutôt que la quantité – en sélectionnant soigneusement les événements, en prenant le temps d’analyser les informations et en évitant les paris accidentels ou inutiles. Moins de décisions, mais mieux réfléchies, permettent de maintenir l’équilibre et de réduire le stress.

1xBalance rappelle constamment aux parieurs que des choix réfléchis comptent plus que le volume, en promouvant une approche des paris plus sélective et consciente.

3. Suivre et apprendre

Les paris responsables sont un processus d’apprentissage permanent. Suivre ses décisions, analyser les résultats et comprendre les tendances permet aux parieurs de s’améliorer avec le temps.

En réfléchissant aux paris passés, gagnants ou perdants, les parieurs peuvent identifier leurs habitudes, mieux gérer les risques et ajuster leur approche. Les erreurs ne sont pas des échecs ; ce sont des occasions d’apprendre et de progresser.

Le contenu éducatif de l’initiative 1xBalance encourage l’introspection, la prise de conscience et l’apprentissage à long terme comme éléments clés d’un comportement de pari responsable.

1xBalance : l’éducation avant tout

Au cœur de 1xBalance se trouvent l’éducation, la sensibilisation et le soutien. L’initiative ne promeut ni le jeu excessif ni des attentes irréalistes. Elle propose au contraire des conseils accessibles, conçus pour aider les parieurs à rester informés, équilibrés et maîtres de leurs décisions.

À l’avenir, le projet va se développer avec de nouvelles initiatives éducatives, des outils et des formats prévus pour l’année prochaine, renforçant l’engagement à long terme de 1xBalance en faveur d’une culture de paris responsables.

Conclusion : parier intelligemment, c’est parier de manière équilibrée

Les paris responsables sont construits des principes simples mais puissants : la discipline plutôt que l’émotion, la qualité plutôt que la quantité, et l’apprentissage permanent. En suivant ces lignes directrices, les parieurs peuvent profiter du sport de manière responsable tout en gardant le contrôle et l’équilibre.

Grâce à 1xBalance by 1xBet, les paris responsables ne sont pas présentés comme une restriction, mais comme une manière plus intelligente et plus saine de s’engager dans le sport – prouvant que l’équilibre est toujours la meilleure stratégie.

Suivez 1xBet sur les réseaux sociaux pour rester informé, bénéficier de conseils d’experts et développer des habitudes de pari plus saines.

Martin Ziguélé : “Même si le MLPC devait soutenir quelqu’un, le MLPC ne soutiendrait pas Touadéra parce que Touadéra est à la cause des malheurs de ce pays”

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Martin Ziguélé : “Même si le MLPC devait soutenir quelqu’un, le MLPC ne soutiendrait pas Touadéra parce que Touadéra est à la cause des malheurs de ce pays”

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/ziguele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Martin Ziguélé : “Même si le MLPC devait soutenir quelqu’un, le MLPC ne soutiendrait pas Touadéra parce que Touadéra est à la cause des malheurs de ce pays”
Le porte-parole du BRDC, le député de Bocaranga 3 Martin Ziguelé lors de la conférence de presse de l’opposition démocratique à Bangui le 25 septembre 2025. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le président du MLPC monte au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de “faux grossier” et de “manipulation”. Martin Ziguélé rejette catégoriquement les informations selon lesquelles son parti aurait apporté son soutien au chef de l’État actuel dans le cadre du scrutin en cours.

 

“Je porte un démenti catégorique”, martèle l’ancien Premier ministre face aux caméras. La colère transparaît dans ses propos lorsqu’il évoque cet article de presse qui l’accuse d’avoir appelé à voter pour le président sortant. Pour lui, il s’agit d’une “intoxication” pure et simple, destinée à tromper l’opinion publique.

 

L’homme Politique rappelle qu’en 2016, lorsque le MLPC avait effectivement soutenu Touadéra au second tour, ce choix avait fait l’objet d’une décision formelle du bureau politique, d’un accord rendu public et d’un communiqué de presse. Il s’était même déplacé personnellement pour en informer les militants. Rien de tel aujourd’hui.

 

“Aucune instance du MLPC, aucune personnalité responsable qui a une charge quelconque au MLPC, n’a appelé à voter Touadéra”, insiste-t-il avec véhémence. Le parti se trouve actuellement au sein du BRDC, le bloc républicain pour la défense de la constitution du 30 mars 2016, qui considère l’ensemble du processus électoral comme illégal.

 

Ziguélé lance un défi à l’auteur de ces allégations : “Qu’il apporte les preuves de ce qu’il a dit.” Si des déclarations sur RFI sont évoquées, que les archives sonores soient produites. Si des écrits existent, qu’on les présente. Le leader politique affirme qu’aucun document, aucun enregistrement ne viendra étayer ces accusations.

 

Au-delà du démenti, l’ancien chef de gouvernement livre une explication sans équivoque : “Même si le MLPC devait soutenir quelqu’un, le MLPC ne soutiendrait pas Touadéra parce que Touadéra est à la cause des malheurs de ce pays”. Cette phrase, lourde de sens, exprime le fossé qui sépare désormais les deux hommes.

 

Le journaliste visé n’en est pas à son premier coup selon Martin Ziguélé. Il y a deux ans, une situation similaire s’était produite. La cellule de communication du MLPC avait protesté, mais le professionnel des médias avait bénéficié de la protection de sa corporation, qui dénonçait une agression contre l’un des siens. Le président du parti avait alors demandé à ses services de cesser d’en parler.

 

Cette fois, la riposte sera judiciaire. “J’ai contacté mon avocat ce matin pour déclencher une procédure judiciaire contre lui”, annonce Ziguélé. Il affirme que le journaliste en question “travaille pour les Wagner” et qu’il est “rémunéré” par cette organisation.

 

L’opposant dit connaître les protections dont bénéficie son accusateur : le chargé de communication du ministre d’État à la justice, un communicant du MCU, et “la couverture du pouvoir”. Mais cela ne l’empêchera pas d’aller au bout de sa démarche. “Je prendrai date”, promet-il, convaincu que justice lui sera rendue tôt ou tard. “Quelle que soit la longueur de la nuit, le jour se lèvera toujours”, conclut-il avec cette formule qui résonne comme un avertissement.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo….

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Quatre jeunes abattus : le désarmement inachevé des groupes armés fait de nouvelles victimes

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Quatre jeunes abattus : le désarmement inachevé des groupes armés fait de nouvelles victimes

 

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Les rebelles de l’UPC du général Ali Darassa lors de leurs désarmements à Maloum

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La mort de Cherubin et de ses trois compagnons de route a provoqué une vague d’émoi. Cet ouvrier machiniste allait tout bonnement transférer de l’argent à sa conjointe après un accouchement. Dans un audio qui fait le tour des plateformes des réseaux sociaux, son frère ainé désigne des anciens rebelles de l’UPC comme responsables.

 

L’enregistrement dure trois minutes. On y entend un homme brisé par la douleur, raconter les derniers instants de son frère nommé  Cherubin qui travaillait sur des chantiers miniers tenus par des Chinois, un emploi qu’il avait obtenu grâce à l’aide de ce même frère qui pleure aujourd’hui sa disparition. Ce jour-là, la victime ne faisait rien d’extraordinaire. Il voulait juste s’assurer que sa femme et son nouveau-né ne manquent de rien.

 

Mais lors de l’accrochage, la balle des assaillants l’a atteint en pleine tête. Ses trois compagnons ont subi le même sort. Aucun n’a survécu. Le frère endeuillé accuse directement d’anciens combattants de l’UPC, ces hommes qui auraient dû déposer les armes mais qui continuent de semer la terreur. Il ne comprend pas. Le gouvernement leur répète sans cesse que la paix est revenue à 97% dans le pays, que tout va mieux, que les dangers appartiennent au passé.

 

Alors pourquoi Cherubin est-il mort à quelques heures de Noël ? Cette question revient comme un refrain dans le message vocal. L’homme se perd dans ses interrogations, cherche un sens à cette violence gratuite. Son frère avait parcouru tellement de régions pour exercer son métier  de machiniste : Nola, dans la Sangha-Mbaéré, Alindao dans la Basse-Kotto, Bria et ses environs dans la Haute-Kotto, Yaloké dans l’Ombella-Mpoko, et tant d’autres localités où la vie avait repris tant bien que mal.

 

Mais ce témoignage du frère laisse beaucoup de zones floues. Aucune précision sur le lieu exact de l’attaque. Aucun détail sur le secteur, la préfecture ou la zone concernée. Impossible donc de vérifier les faits ou d’identifier clairement les assaillants. L’homme parle des Chinois, du travail de machiniste, de l’argent à envoyer, mais omet l’essentiel pour toute enquête sérieuse.

 

Cette affaire s’inscrit pourtant dans un contexte bien connu. Dans la Nana-Mambéré, l’Ouham-Pendé, Mambéré-Kadéi, Lim-Pendé, l’Ouham, des éléments du 3R se baladent encore avec leurs fusils. Personne ne les arrête. Personne ne dit rien. Ils roulent à moto, traversent les villages, franchissent les barrages sans être inquiétés le moins du monde. La même chose se produit dans l’Ombella-Mpoko où d’anciens rebelles gardent leurs armes comme si de rien n’était.

 

Cette liberté de mouvement finit toujours mal. Les incidents se multiplient depuis des mois. Ces hommes n’ont plus de structure qui les encadre, plus de revenus réguliers maintenant que leurs groupes sont officiellement dissous. Ils connaissent la maniement des armes, ils ont l’habitude de la violence, et ils n’ont aucun autre moyen de gagner leur vie.

 

Le désarmement n’a touché qu’une poignée d’entre eux. Quelques dizaines peut-être, alors qu’ils se comptent par milliers. Les autres gardent leurs kalachnikovs, leurs munitions, leur savoir-faire acquis durant des années de conflit. Faute de perspectives, beaucoup basculent dans le banditisme pur et simple. Les braquages deviennent monnaie courante. Les barrages routiers sauvages paralysent des axes entiers. Les attaques contre les civils se succèdent sans que les forces de l’ordre n’interviennent vraiment.

 

Le gouvernement range tout cela dans la case du banditisme ordinaire. Une étiquette commode qui évite de reconnaître l’échec du processus de démobilisation. Les autorités préfèrent se concentrer sur d’autres priorités, notamment les échéances électorales. La réélection de Touadéra pour un troisième mandat illégal mobilise toutes les énergies, tous les moyens, toute l’attention du pouvoir.

 

Pendant ce temps, les routes restent dangereuses. Les familles pleurent leurs morts. Les travailleurs comme Cherubin paient de leur vie le prix de cette négligence. Son frère continue de se demander pourquoi. Pourquoi lui. Pourquoi maintenant. Pourquoi personne ne fait rien alors que tout le monde sait que des hommes armés circulent librement. Les réponses ne viendront probablement jamais. L’audio continuera de tourner sur les réseaux sociaux, témoignage d’une douleur parmi tant d’autres, avant d’être remplacé par le prochain drame, la prochaine victime, le prochain message désespéré d’une famille déchirée​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Azoumi….

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Lim-Pendé, Ouham-Pendé, Nana-Mambéré : la distribution des cartes d’électeur tourne au fiasco

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Lim-Pendé, Ouham-Pendé, Nana-Mambéré : la distribution des cartes d’électeur tourne au fiasco

 

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Des électeurs en rang devant un bureau de vote le 31 mars 2016.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une préfecture après l’autre, le même scénario se répète. Les agents électoraux arrivent, recensent, photographient, puis repartent. Mais les cartes promises ne suivent jamais. À Paoua comme à Bozoum, entre 60 et 80% des habitants inscrits patientent encore. L’Autorité Nationale des Élections multiplie les communiqués rassurants.

 

Haut-Mbomou, Bamingui-Bangoran, Ouaka, Ouham-Pendé, Nana-Mambéré : la liste ne cesse de s’allonger. Aujourd’hui, c’est au tour de Lim-Pendé de rejoindre ce registre peu enviable. Partout, le même problème se reproduit avec une régularité inquiétante. L’Autorité Nationale des Élections avait pourtant annoncé l’arrivée des documents et appelé la population à venir les retirer. Les habitants s’étaient déplacés, confiants. Mais au moment de la distribution, rien ne s’est passé comme prévu.

 

À Paoua, chef-lieu de Lim-Pendé, l’incompréhension a rapidement laissé place à la colère. Les représentants de l’autorité électorale avaient effectué leur travail de recensement avec application. Ils avaient pris le temps de photographier chaque personne, de remplir les formulaires nécessaires. Tout semblait suivre son cours normal. Puis le jour J est arrivé, celui où les citoyens devaient enfin recevoir leurs précieux sésames. Mais personne n’a rien obtenu. Pas la moindre explication, pas le moindre document.

 

Cette absence inexpliquée alimente désormais toutes sortes de spéculations. Certains habitants commencent à évoquer l’hypothèse d’une manipulation organisée. Selon eux, des individus malintentionnés pourraient s’emparer de ces cartes fantômes et les utiliser ailleurs, dans d’autres bureaux de vote. Ils se présenteraient comme ayant déjà accompli leur devoir civique alors que les véritables titulaires n’ont jamais vu l’ombre de leur carte. Cette théorie, aussi inquiétante soit-elle, trouve un écho grandissant au sein de la population.

 

La tension est montée à un tel niveau que la préfète de Lim-Pendé a dû intervenir personnellement. Face à une foule de citoyens mécontents et légitimement inquiets, elle a tenté d’apporter une solution de rechange. Les électeurs pourraient, selon elle, se présenter aux urnes munis de leur carte nationale d’identité. Cette proposition a été aussitôt reprise et validée par l’Autorité Nationale des Élections. Sur le papier, l’alternative paraît raisonnable.

 

Sauf que la réalité du terrain raconte une toute autre histoire. Dans les zones rurales comme Paoua, la carte nationale d’identité reste un document rare, presque luxueux. Pour l’obtenir, il faut se rendre à Bangui, parcourir des centaines de kilomètres, disposer de moyens financiers suffisants. La plupart des habitants de ces localités éloignées n’ont ni le temps ni l’argent nécessaires pour entreprendre un tel voyage. Résultat : seule une minorité possède ce document.

 

Parallèlement à cette crise, un événement singulier s’est produit au bureau de confection des passeports de la capitale. Durant toute la semaine dernière, plus de 300 d’éleveurs peuls, possiblement des tchadiens, centrafricains ou même nigériens  ont afflué pour se faire photographier. Leur mobilisation massive et soudaine n’est pas passée inaperçue. Beaucoup se demandent pourquoi cette démarche urgente intervient précisément maintenant, à quelques jours du scrutin. Certains observateurs y voient la mise en place d’un dispositif permettant à ces nouveaux venus de participer au vote, tandis que les centrafricains se retrouvent bloqués, privés de tout document valable.

 

Le président de l’Autorité Nationale des Élections a finalement rompu le silence face à la contestation grandissante. Son explication n’a fait qu’ajouter à la confusion générale. Selon lui, les nouvelles cartes auraient été produites exclusivement pour les personnes récemment inscrites sur les listes électorales. Quant aux autres, ceux dont le nom figurait déjà lors des scrutins précédents, ils devraient tout simplement ressortir leurs anciennes cartes. Celles obtenues en 2015 ou en 2020 feraient parfaitement l’affaire.

 

Cette déclaration laisse de nombreux citoyens perplexes. Beaucoup ne savent plus quel document présenter le jour du vote. D’autres n’ont jamais conservé leur ancienne carte, pensant qu’elle serait remplacée par une nouvelle. Certains l’ont égarée au fil des années, d’autres l’ont tout simplement jetée après avoir été recensés à nouveau. Les consignes contradictoires se multiplient et brouillent complètement le message. Personne ne comprend plus vraiment les règles du jeu.

 

À Bozoum, chef-lieu de l’Ouham-Pendé, la situation demeure rigoureusement identique. Les habitants posent les mêmes questions, expriment les mêmes inquiétudes. Où sont passés les documents promis ? Pourquoi le processus s’est-il interrompu alors que tout semblait correctement engagé ? Les autorités locales tentent de rassurer, mais leurs réponses manquent de clarté. Chaque nouvelle intervention officielle apporte son lot de contradictions supplémentaires. Dans plusieurs autres préfectures, le même film se déroule. Les populations attendent, espèrent, s’interrogent. L’échéance du scrutin se rapproche inexorablement pendant que des milliers de citoyens restent dans le flou le plus complet concernant leur capacité effective à voter. Les explications officielles changent au gré des jours, mais les cartes d’électeur, elles, demeurent désespérément absentes.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Fortuné Bobérang…

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Recrutés pour être candidats aux élections législatives et municipales, certains se retrouvent actuellement démunis, leur parti et son président disparaissent dans la nature et répondent plus aux appels

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Recrutés pour être candidats aux Élections législatives et municipales, certains se retrouvent actuellement démunis, leur parti et son président disparaissent dans la nature et répondent plus aux appels

Recrutés pour être candidats aux élections législatives et municipales, certains se retrouvent actuellement démunis, leur parti et son président disparaissent dans la nature et répondent plus aux appels
Consolation mutuelle entre deux ex-ministres limoges dans la septième République, Ghislain Djorie et Aristide Briand Reboas

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Au pays de Boganda, les Élections attirent souvent des candidats pleins d’espoir et d’ambition. Ces derniers comptent sur le soutien de leur parti pour mener campagne correctement. Malheureusement, pour le scrutin de décembre 2025, de nombreux jeunes candidats découvrent aujourd’hui que les présidents de partis fantômes fabriqués intentionnellement par Baba Kongoboro ont pris la fuite, les laissant complètement démunis.

 

Les préparatifs des scrutins présidentiel et législatifs ont donné lieu à des pratiques douteuses impliquant plusieurs personnalités honteuses . Certains candidats des micros partis, des cherché à manger, qui se  déclarés candidats à la présidentielle ont recruté, de leur côté,  de jeunes militants pour porter leurs couleurs aux législatives dans diverses préfectures du pays.

 

Ces jeunes se sont vus promettre des moyens matériels et financiers pour mener campagne. Les responsables des partis concernés leur avaient assuré qu’ils recevraient des kits de campagne ainsi que des fonds nécessaires pour se déplacer et mobiliser dans leurs circonscriptions respectives. Les engagements portaient aussi bien sur les Élections législatives que sur les communales.

 

Plusieurs semaines après ces promesses, aucun de ces jeunes candidats n’a pu regagner sa localité d’origine faute de moyens. Les présidents de partis qui les avaient recrutés sont devenus injoignables. Ils avaient pourtant affirmé qu’ils reprendraient contact ultérieurement avec leurs recrues. Depuis cette annonce, plus aucune nouvelle. Les appels téléphoniques restent sans réponse.

 

Il convient de rappeler que cette situation concerne exclusivement 3 candidats à la présidentielle dont les cautions ont été financées par le dictateur Baba Kongoboro. Ces derniers déploient une tactique malhonnête envers leurs propres prétendants aux législatives communales et régionales. Au départ, la tactique de Baba Kongoboro consiste à écarter tout candidat d’opposition véritable de la compétition.

 

Rappelons que Durant plusieurs mois, avant ces Élections, Touadera et son clan préfèrent aligner des candidatures factices. Il s’agit de personnes fabriquées de toutes pièces pour donner l’apparence d’une course électorale normale devant la communauté nationale et internationale. Pendant ce temps, l’opposition regroupée au sein du BRDC décide de boycotter le scrutin. Mais la surprise vient du côté de l’ancien premier ministre Anicet Georges Dologuélé et celui d’un autre ancien Premier ministre, Henri-Marie Dondra, qui  annoncent leur participation aux Élections.

 

Dans ce contexte, le président Touadéra, qui  avait initialement vouloir bloquer ces deux candidatures,  décide de les autoriser. La réunion tenue à Damara par le clan présidentiel a changé la donne. Le chef de l’État a donné instruction au président du Conseil constitutionnel d’autoriser la participation de Dondra et Dologuélé au scrutin prévu pour décembre 2025.

 

Cette volte-face crée une situation inédite. Les candidats dont les cautions ont déjà été payées et qui ont reçu des fonds pour leur campagne se retrouvent maintenant dans une configuration différente. Le pouvoir cherche à maintenir une apparence de pluralisme en autorisant quelques opposants réels tout en continuant à fabriquer des candidatures artificielles.

 

Par Gisèle MOLOMA….

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Ndélé : une ONG humanitaire fait un don de 50 000 Francs  CFA aux lycéennes, Touadéra, dans sa folie,  fait croire que l’argent vient de sa propre poche

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Ndélé : une ONG humanitaire fait un don de 50 000 Francs  CFA aux lycéennes, Touadéra, dans sa folie,  fait croire que l’argent vient de sa propre poche

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020.jpg” data-wpel-link=”internal”>Ndélé : une ONG humanitaire fait un don de 50 000 Francs CFA aux lycéennes, Touadéra, dans sa folie, fait croire que l’argent vient de sa propre poche
Le Président putschiste Touadera en campagne électorale en 2020

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Ndélé, une organisation humanitaire a distribué 50 000 francs CFA à chaque fille du lycée ce samedi 20 décembre 2025. Mais le clan présidentiel a rapidement récupéré l’opération pour en faire un acte de campagne présidentielle, effaçant toute trace du véritable donateur dans sa communication officielle.

 

Les faits sont simples. Une organisation non gouvernementale, dont l’identité reste pour l’instant confidentielle, a décidé d’apporter son soutien aux jeunes filles scolarisées au lycée de Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran. Chaque élève inscrite de la sixième à la troisième a reçu une carte SIM Orange Money contenant 50 000 francs CFA. Les bénéficiaires devaient ensuite se rendre aux distributeurs ou aux points de service Orange Money pour retirer l’argent en espèces. Une opération claire, bien organisée, menée par des acteurs indépendants dans le but d’encourager la scolarisation des filles dans une région où l’accès à l’éducation reste un défi quotidien.

 

Mais voilà que le régime de Touadéra s’empare de cette initiative pour en faire un argument de campagne. Les réseaux sociaux proches du pouvoir inondent les fils d’actualité avec des photos et des vidéos montrant le président comme le grand bienfaiteur des lycéennes de Ndélé. Aucune mention de l’ONG qui a financé l’opération. Aucune précision sur l’origine réelle de ces fonds. Juste le visage du président qui apparaît partout, comme si c’était lui qui avait sorti l’argent de sa poche. La machine de propagande tourne à plein régime, transformant une action humanitaire en coup de communication Politique à quelques jours d’un scrutin où Touadéra cherche à se maintenir au pouvoir illégalement.

 

Ce genre de manipulation ne date pas d’hier. Le président centrafricain a fait de la récupération des projets financés par d’autres une véritable stratégie. Il attend qu’une organisation internationale ou une ONG termine un projet, puis il débarque au dernier moment pour couper le ruban, faire des discours et s’attribuer tous les mérites. Les exemples abondent. Le 6 octobre dernier, Touadéra s’est rendu à Paoua, dans la préfecture de Lim-Pendé, pour inaugurer un bâtiment scolaire qu’il n’a jamais financé. Ce sont des organisations internationales qui ont mis l’argent, qui ont supervisé les travaux, qui ont livré l’infrastructure. Mais le président a retardé la cérémonie jusqu’à la rentrée scolaire pour maximiser l’impact médiatique de sa présence. Il a prononcé un long discours dans lequel il s’est présenté comme le grand architecte de la reconstruction éducative du pays, remerciant au passage les partenaires tout en veillant à ce que les populations locales retiennent surtout son nom.

 

Quelques semaines plus tard, même scénario à Batangafo. Le chef de l’État y a posé la première pierre d’un centre pédagogique entièrement financé par la Banque mondiale et le Partenariat mondial pour l’éducation. Sur place, il a donné des leçons sur l’importance de former des enseignants compétents, sur la nécessité d’un encadrement sérieux, sur l’avenir du pays qui dépend de la qualité de l’enseignement. Des paroles creuses dans la bouche d’un homme qui, en quinze ans aux commandes, n’a strictement rien fait pour améliorer le secteur éducatif. Cinq ans comme Premier ministre sous Bozizé, dix ans comme président, et pas une seule école construite avec les moyens du budget national. Pas une seule université ouverte à l’intérieur du pays. Tous les projets éducatifs réalisés sous son règne proviennent de financements extérieurs.

 

Le cas de Bossangoa montre jusqu’où va l’audace du régime. La Minusca a décidé de réhabiliter la route entre Bossembélé et Bossangoa, un axe devenu quasi impraticable après des années d’abandon. Cette route est essentielle pour le déploiement des casques bleus et leurs opérations de maintien de la paix dans la région. Mais Touadéra a demandé à la MINUSCA de reporter l’inauguration pour qu’il puisse la faire lui-même, devant les caméras, devant les populations locales, en se présentant comme celui qui a rendu possible cette réhabilitation. La MINUSCA finance, la MINUSCA exécute les travaux, mais c’est Touadéra qui coupe le ruban et récolte les applaudissements. Une mascarade qui se répète partout où un partenaire international investit dans le pays.

 

Cette pratique relève du détournement pur et simple de projets humanitaires et de développement à des fins électorales. Les organisations internationales versent des millions de dollars pour améliorer les conditions de vie des Centrafricains, pour construire des écoles, pour réhabiliter des routes, pour former des enseignants. Cet argent ne transite même pas toujours par les caisses de l’État. Les partenaires financent directement les projets parce qu’ils savent que s’ils versent l’argent au gouvernement, il disparaîtra dans les circuits opaques de la corruption avant d’atteindre les bénéficiaires. Pourtant, Touadéra trouve toujours le moyen de s’approprier ces réalisations, de les présenter comme le fruit de sa gouvernance, de son leadership, de ses soi-disant négociations avec les bailleurs.

 

Les enseignants centrafricains connaissent bien la valeur des promesses présidentielles. Depuis des années, ils attendent des salaires qui n’arrivent jamais. La Banque mondiale finance la contractualisation de milliers d’enseignants, verse les fonds à l’État centrafricain, mais l’argent ne parvient jamais aux intéressés. Ils peuvent patienter six mois, huit mois, parfois plus, avant de recevoir un franc. Quand ils font grève pour réclamer leur dû, on leur répond que les fonds ont bien été versés au gouvernement et que c’est l’administration qui bloque. Personne ne sait où passe cet argent. Pendant ce temps, les écoles fonctionnent grâce aux maîtres-parents, des jeunes sans formation pédagogique qui enseignent bénévolement parce qu’il n’y a personne d’autre. Ces maîtres-parents sont payés par les familles elles-mêmes, des familles déjà écrasées par la pauvreté qui doivent assumer les responsabilités que l’État a abandonnées.

 

Le gouvernement verse 10 000 francs par mois aux enseignants comme indemnité de craie. Dix mille francs pour acheter de la craie pendant un mois entier. Cette somme dérisoire montre le mépris total du régime pour le corps enseignant. Pendant ce temps, Touadéra paie 10 milliards par mois à Wagner pour protéger son pouvoir. Des mercenaires russes reçoivent des milliards pendant que les enseignants reçoivent des miettes et que les élèves étudient assis par terre faute de tables-bancs. Dans certaines écoles, ce sont les anciens élèves qui cotisent entre eux pour acheter du mobilier scolaire parce que l’État a complètement déserté ses obligations.

 

À Paoua, Touadéra a annoncé la contractualisation de 6 000 enseignants financée par la Banque mondiale. Il a parlé de l’intégration de 1 569 enseignants titulaires. Il a évoqué le doublement de l’indemnité de craie, passée de 5 000 à 10 000 francs. Il a cité des chiffres impressionnants sur le papier : 291 salles de classe construites, 54 blocs de latrines, 2 970 tables-bancs distribués, 27 établissements équipés. Tous ces chiffres proviennent de projets financés par des partenaires extérieurs. Le Projet d’Urgence de Soutien à l’Éducation de Base, le Projet d’Appui au Secteur de l’Éducation, le Projet d’Accélération des Résultats de l’Éducation, tous financés par la Banque mondiale et le Partenariat mondial pour l’éducation. Le gouvernement centrafricain n’a pas mis un franc dans ces projets.

 

Le président a parlé d’un nouveau projet d’une enveloppe de 120 millions de dollars américains pour l’éducation. Cent vingt millions de dollars, mais pas un franc ne vient du budget national. Il a annoncé 5 milliards d’investissements combinés pour l’Ouham-Pendé. Cinq milliards investis dans l’éducation de cette préfecture, mais toujours aucune contribution du gouvernement centrafricain. Ces sommes colossales sur le papier ne se traduisent par aucune amélioration concrète sur le terrain parce que les fonds promis restent bloqués quelque part entre les ministères. Les partenaires versent l’argent, mais les écoles ne voient rien arriver.

 

Touadéra multiplie les remerciements aux bailleurs dans ses discours : UNICEF, Banque mondiale, PAM, Union européenne, MINUSCA, Fédération de Russie, États-Unis, Chine, Maroc. Cette longue liste montre que le gouvernement ne fait rien par lui-même. L’éducation nationale dépend entièrement de la générosité des financeurs étrangers. Sans eux, le système s’effondrerait totalement. Mais même avec eux, le système vacille parce que l’argent qu’ils versent ne parvient jamais aux destinataires. Il se perd dans les circuits opaques de l’administration, détourné par des responsables sans scrupules pendant que les enseignants font grève et que les élèves restent chez eux.

 

Par Barthelemy Kossi….

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Élections sans enjeux mais à haut risque en RCA ?

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Élections sans enjeux mais à haut risque en RCA ?

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Le dictateur Faustin Archange Touadera

 

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Les Élections générales en République centrafricaine auront lieu le 28 décembre prochain. Le chef de l’Etat sortant Faustin‑Archange Touadéra devrait, sauf catastrophe, être reconduit pour un troisième mandat. Mais le climat social et sécuritaire reste tendu.

Les 2,4 millions d’électeurs qui sont convoqués aux urnes ne vont pas se déplacer pour rien. Le 28 décembre, ils voteront pour renouveler ou non les mandats de quelques 180 maires, de 140 députés et du chef de l’Etat. Ce dernier a pu, à la faveur du référendum du 30 juillet 2023 supprimer la limitation du nombre de mandats présidentiels. Ce qui lui permet, en théorie, d’être élu à vie. L’opposition avait  à cette époque boycotté le scrutin et s’était insurgé contre un  « coup d’Etat constitutionnel ». Le président sortant , candidat du parti Mouvement Cœurs Unis (MCU) fera face à six autres compétiteurs qui ont vu leur candidature validée par le Conseil constitutionnel. Parmi eux, deux anciens Premiers ministres et maintenant opposants à Faustin‑Archange Touadéra : Anicet‑Georges Dologuélé, chef du parti Union pour le Renouveau Centrafricain (URCA) et Henri‑Marie Dondra, président de l’Unité Républicaine (UNIR). Le premier a été chef du gouvernement entre 1999 et 2001 sous l’ancien président, Ange-Félix Patassé. Le second a occupé la fonction entre 2021 et 2022, sous la présidence Touadéra. L’ancien ministre de la Jeunesse et des Sports, Aristide Briand Reboas et candidat malheureux à la présidentielle de 2020, s’est aussi mis sur les rangs. Le scrutin devrait conforter le président sortant et sa majorité à l’Assemblée nationale où le parti présidentiel (MCU) détient encore 86 sièges sur 140, après une recomposition interne. Aux 44 députés MCU se sont agrégés d’autres députés indépendants.

 

Frustrations communautaires

 

Les observateurs internationaux craignent cependant que le scrutin ne soit entaché d’irrégularités car le contexte sécuritaire reste instable. Certes, des groupes armés comme le « 3R » et l’Unité pour la Paix en Centrafrique  (UPC), ont rendu les armes en octobre dernier conformément à l’accord signé à N’Djamena (Tchad) en avril dernier. Cependant, ils sont minoritaires au regard des autres groupes rebelles séléka (musulmans) et anti-Balaka(chrétiens et animistes), sans oublier les miliciens Azandé, plus nombreux, dans le Haut-Mbomou. Ces groupes peuvent dans les zones où ils sont présents, perturber les opérations électorales, restreindre et interdire l’accès des électeurs aux bureaux de vote afin de préserver leur influence locale. Les déplacés internes au nombre de 400 000 représentent autant d’électeurs que le scrutin va rendre invisibles soit parce qu’ils n’ont pas pu s’inscrire, soit parce que le centre d’enregistrement ou le bureau de vote le plus proche est fermé ou inaccessible. Beaucoup aussi craignent d’être ciblés par les groupes armés. Enfin de nombreux citoyens musulmans peinent à obtenir une carte d’identité nationale et de ce fait, risquent d’être exclus du scrutin. Ce qui exacerbe les frustrations communautaires et sape un peu plus la crédibilité du processus électoral. Il faut aussi compter sur la désinformation russe qui pourrait profiter des marges de manœuvre limitées de la Minusca pour amplifier ses campagnes de désinformation et ainsi influencer le débat électoral. Sur les 2,4 millions personnes constituant le corps électoral, combien iront déposer leur bulletin dans l’urne ? Le taux de participation sera un indicateur important pour la légitimité du pouvoir en place. Sa crédibilité tiendra aussi à sa capacité à anticiper d’éventuelles violences post-électorales. Mais le plus dur reste la manipulation  des chiffres au sein de l’autorité nationale des Élections (ANE).

 

Par Adama Bria….

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Anicet Georges Dologuélé, candidat à la présidentielle du 28 décembre prochain,  victime d’un malaise à Bouar avant d’être pris en charge par la Minusca

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Anicet Georges Dologuélé, candidat à la présidentielle du 28 décembre prochain,  victime d’un malaise à Bouar avant d’être pris en charge par la Minusca

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/anicet-georges-dologuele-president-du-parti-urca-declare-apatride-par-touadera.jpg” data-wpel-link=”internal”>Anicet Georges Dologuélé, candidat à la présidentielle du 28 décembre prochain,  victime d’un malaise à Bouar avant d’être pris en charge par la Minusca
Le leader de l’URCA, député de Bocaranga, Anicet-Georges Dologuelé

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’ancien Premier ministre et candidat à la présidentielle du 28 décembre, Anicet Georges Dologuélé, a été pris en charge par la Minusca ce mardi 24 décembre après avoir ressenti des troubles dans sa chambre à Bouar. La fatigue accumulée durant sa tournée électorale expliquerait cet incident.

 

 

Le parcours du candidat depuis Bangui, la capitale,  témoigne des difficultés qu’il a rencontré sur le terrain. Initialement prévu par avion, son déplacement dans les villes de provinces a été empêché  par le régime, le forçant à emprunter la route à bord des véhicules. Mais arrivée à Bossangoa, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham, le terrain municipal initialement réservé pour son premier meeting dans la ville a été refusé par les autorités locales, l’obligeant à aller trouver une alternative. Malgré cela, son meeting a finalement connu un franc succès auprès de la population à Bossangoa.

 

De Bossangoa, Dologuélé a rejoint Paoua via une piste routière récemment aménagée par la Minusca, passant par Gouzé, mais propre. L’accueil y fut chaleureux dans cette ville de Lim-Pendé. De Paoua, l’homme politique a pris la Direction ensuite de Bocaranga, où l’état déplorable de la route a transformé les 80 kilomètres jusqu’à Ndim en huit heures d’épreuve. Arrivée nocturne, l’équipe a été obligé de faire une pause nocturne repos sommaire avant d’organiser un nouveau meeting dans la ville le matin., puis départ vers Bocaranga où un nouveau meeting fut organisé avant de gagner Bouar via Bohong .

 

Dans cette ville de Bouar, le stade que l’équipe du candidat Anicet-Georges Dologuelé avait préalablement réservé pour son premier meeting dans la ville s’est retrouvé bloqué par les forces de sécurité :  gendarmes, policiers et les soldats Faca. Impossible d’y accéder. Sur place, un nouveau lieu avait été trouvé vite fait, mais la situation a basculé durant la nuit de mardi à mercredi. Des mercenaires russes du groupe Wagner, lourdement armés, se sont postés devant la résidence catholique où séjournait le candidat Anicet-Georges Dologuelé.

 

Cette présence inattendue a provoqué une montée de tension chez Dologuélé. Son service protocole a immédiatement contacté la Minusca, qui a dépêché deux véhicules médicalisés pour l’évacuer vers leur dispensaire des nations-unies à Bouar. Malgré la situation, les mercenaires russes, toujours dans leur véhicule, ont suivi les véhicules blindés de la Minusca jusqu’à la base des casques bleus. Sur place, un avion de la Minusca devait assurer son transfert vers Bangui.

 

Parallèlement, le candidat Anicet-Georges Dologuelé avait réservé et payé un avion privé pour l’amener à Berbérati, chef-lieu de la Mambéré-Kadéï. Mais la surprise est de taille quand le candidat a  commencé à appeler la direction de la compagnie, aucun contact n’a pu être établi avec les responsables de cet avion. Personne n’a décroché le téléphone. Le régime a bloqué cet appareil.  Pendant ce temps, le dictateur Faustin-Archange Touadera, lui, s’est rendu à Berbérati à bord de trois avions, dont un hélicoptère des Wagner.

 

L’entourage de Dologuélé attribue ce malaise au stress et à l’épuisement liés à cette campagne mouvementée. D’autres voix estiment que les entraves répétées rencontrées durant cette tournée ont pesé sur l’état physique du candidat. Ce mercredi, le président Touadéra était attendu à Bouar​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo….

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La descente aux enfers sanitaire de Clarisse Sayo en prison : le dictateur Touadera veut la tuer

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La descente aux enfers sanitaire de Clarisse Sayo en prison : le dictateur Touadera veut la tuer

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/sayo.jpg” data-wpel-link=”internal”>La descente aux enfers sanitaire de Clarisse Sayo en prison : le dictateur Touadera veut la tuer
Clarisse Sayo, ministre conseillère à la Primature

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Depuis quelques semaines, une ancienne ministre conseillère, très malade, gît dans une cellule de Bimbo sans recevoir les soins dont elle a besoin. Clarisse Sayo, ancienne ministre conseiller à la Primature, vit ses derniers moments dans l’indifférence totale des autorités. Sa santé empire chaque jour un peu plus.

 

Depuis le début de la semaine dernière jusqu’à ce jour, l’état de santé de madame Clarisse Sayo  s’est considérablement aggravé dans sa cellule de la prison de Bimbo. Atteinte de troubles neurologiques sévères, elle a été transportée dans certains hôpitaux de Bangui dans l’espoir de trouver une prise en charge adaptée. Les ambulanciers l’ont promenée d’un établissement à l’autre, cherchant désespérément une structure capable de la traiter.

 

Aucune formation sanitaire de la capitale n’a pu lui fournir les soins appropriés. Les médecins consultés ont tous fait le même constat : ils ne disposent ni des équipements ni des compétences nécessaires pour gérer ce type de pathologie. Face à l’impossibilité de la maintenir hospitalisée, Touadera et son clan ont pris une décision aussi simple que terrible. Elles l’ont reconduite dans sa cellule à Bimbo, malgré la gravité de son état.

 

Cette femme qui occupait un poste de ministre conseiller à la Primature avait été interpellée par la police sans motif tangible. Son seul tort reste le patronyme qu’elle partage avec son frère Armel Sayo. C’est ce nom qui a scellé son destin et celui de toute sa famille. Les forces de l’ordre l’ont arrêtée uniquement à cause de cette parenté devenue suspecte aux yeux du régime.

 

La famille Sayo subit actuellement un acharnement d’une ampleur rare. L’ancien ministre Armel Sayo croupit depuis plusieurs mois dans un centre de détention clandestin géré par des Mercenaires russes. Personne ne connaît le lieu exact où il se trouve ni les conditions réelles de son enfermement. Les témoignages font état de maltraitances continues dont il serait victime, des tortures que l’esprit peine à imaginer.

 

Un autre membre de la fratrie, gendarme de profession, se trouve enfermé à la prison du Camp de Roux. Il y a contracté la tuberculose et continue de purger sa peine malgré cette pathologie pulmonaire contagieuse. Les trois membres de cette famille se retrouvent ainsi derrière les barreaux dans des conditions sanitaires graves. Chacun d’eux paie le prix d’un nom devenu maudit.

 

Clarisse Sayo avait d’abord été placée sous garde à l’Office central de répression du banditisme. Les enquêteurs l’ont interrogée pendant des mois sur des faits qu’elle ignore. Après cette première phase, les policiers l’ont transférée à l’hôpital communautaire où elle est restée quelques mois. Son séjour hospitalier n’a pas suffi à stabiliser son état de santé. Les médecins ont fait ce qu’ils pouvaient avec les moyens du bord.

 

Les autorités pénitentiaires l’ont ensuite envoyée au quartier des femmes de la prison de Bimbo. C’est là que sa condition physique a commencé à se dégrader de manière alarmante. Les troubles neurologiques se sont intensifiés, provoquant des crises de plus en plus fréquentes. Les autres détenues témoignent de son calvaire quotidien, de ses tremblements incontrôlables et de ses moments d’absence.

 

Le pouvoir en place ne déploie aucun effort particulier pour lui garantir des soins adaptés. Les gardiens de prison observent son déclin sans intervenir. Certains observateurs évoquent une volonté délibérée de laisser pourrir la situation. L’absence de traitement approprié dans un contexte carcéral déjà précaire laisse peu d’espoir d’amélioration. Chaque jour qui passe rapproche un peu plus cette femme d’une issue fatale.

 

Le président Touadéra et son entourage affichent une assurance déconcertante quant à la pérennité de leur mainmise sur le pays. Ils déclarent ouvertement leur intention de se maintenir au pouvoir pendant quatre ou cinq décennies. Ils vont jusqu’à affirmer qu’ils y finiront leurs jours sans jamais en être délogés.

 

L’état de santé d’Armel Sayo demeure particulièrement inquiétant selon les rares informations qui filtrent. Sa mobilité serait extrêmement réduite et les détails concrets de sa détention restent enveloppés de mystère. Certains parlent d’un homme brisé physiquement et moralement. D’autres évoquent des séquelles permanentes dues aux sévices subis. Seule la providence semble encore le protéger dans cet environnement hostile dont nul ne mesure vraiment la dureté.

 

Par Brahim…

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L’autorité nationale des élections frappe à nouveau. Regardez comment l’ANE vient de produire  une nouvelle carte électorale d’un homme de 106 ans avec une photo d’un gamin. Vraiment, ces totos de l’ANE nous fatiguent  

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L’autorité nationale des Élections frappe à nouveau. Regardez comment l’ANE vient de produire  une nouvelle carte électorale d’un homme de 106 ans avec une photo d’un gamin. Vraiment, ces totos de l’ANE nous fatiguent  

 

L’autorité nationale des élections frappe à nouveau. Regardez comment l’ANE vient de produire une nouvelle carte électorale d’un homme de 106 ans avec une photo d’un gamin. Vraiment, ces totos de l’ANE nous fatiguent
Dr Mathias Barthélémy Morouba, président de l’Autorité nationale des Élections   (ANE) dans son bureau à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’incompétence de l’ANE ne connaît décidément aucune limite. Après avoir intégré des stars du football international sur les listes d’inscription, l’institution vient de produire une carte d’électeur spectaculaire affichant un âge de 105 ans avec l’image d’un jeune homme. Ce n’est pas de la sorcellerie électorale  ?

 

Cette nouvelle gaffe concerne la carte d’électeur de LOUMA Herly-Sosthène, présenté comme étant né le 31 décembre 1919 à Bangui-centre. Si cette date de naissance était exacte, le titulaire aurait aujourd’hui franchi le cap des 105 années d’existence. Pourtant, la photographie apposée sur le document montre un individu qui ne dépasse visiblement pas la trentaine, peut-être même la vingtaine. L’écart entre l’âge revendiqué et l’apparence physique du porteur atteint des proportions comiques.

 

Ce cas n’est malheureusement pas rare. De nombreuses cartes distribuées par l’ANE présentent des anomalies similaires, témoignant d’un manque criant de vérification et de rigueur dans le traitement des dossiers. Les exemples de ce type pullulent dans plusieurs bureaux de vote à travers le pays, alimentant chaque jour un peu plus la colère des citoyens.

 

Cette débâcle administrative s’inscrit dans la continuité du précédent scandale qui avait secoué l’opinion publique. Les listes électorales mises en ligne contenaient effectivement des noms complètement farfelus. Lionel Messi, la superstar argentine du football, figurait parmi les personnes habilitées à voter en Centrafrique. Des joueurs nigériens sans aucun lien avec le pays apparaissaient également sur ces registres censés recenser uniquement les citoyens centrafricains. Cette découverte avait déjà jeté un discrédit total sur le travail de l’institution.

 

Face à ces ratés répétés, le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution du 30 mars 2016 a tranché en faveur du boycott. Cette coalition regroupant plusieurs formations de l’opposition refuse catégoriquement de participer au scrutin du 28 décembre tant que les instances électorales ne seront pas profondément réformées. Leur position reste inébranlable : aucune élection crédible ne peut sortir d’une organisation aussi défaillante et totalement incompétente.

 

Matias Morouba, président de l’Autorité Nationale des Élections, tente tant bien que mal de colmater les brèches. Sa dernière explication concernant ces cartes problématiques laisse pantois. Selon lui, ces nouveaux documents électoraux ne concerneraient que les personnes qui se sont inscrites nouvellement sur la liste électorale. Les autres citoyens qui ont déjà participé aux Élections dans le passé devraient utiliser leurs anciennes cartes de 2020, 2015 ou de 2011  ou leur carte d’identité nationale pour exercer leur droit de vote. Cette clarification n’a évidemment convaincu personne et n’a fait qu’ajouter de la confusion à une situation déjà inextricable.

 

Sur le terrain, le mécontentement atteint des sommets. Des centaines de citoyens affirment ne jamais avoir reçu leur carte d’électeur malgré leurs démarches. D’autres ne retrouvent tout simplement pas leur nom sur les listes, comme s’ils n’existaient pas administrativement. Les bureaux de l’ANE sont pris d’assaut quotidiennement.

 

Certains centrafricains y voient bien plus qu’une simple incompétence. Pour eux, ce désordre généralisé relève d’une stratégie mûrement réfléchie. Le président Touadéra et ses soutiens, notamment les forces Wagner déployées dans le pays, auraient tout intérêt à maintenir ce climat chaotique. Dans une telle pagaille, n’importe quel résultat électoral devient justifiable, n’importe quelle contestation peut être noyée dans le flou ambiant.

 

Les critiques pointent également du doigt les méthodes de recrutement au sein de l’ANE. Plusieurs sources affirment que les postes clés de l’institution ont été attribués non pas sur la base de compétences avérées, mais selon des critères beaucoup moins professionnels. Copinages, relations personnelles douteuses et autres arrangements opaques expliqueraient la présence de nombreux agents manifestement dépassés par leurs fonctions.

 

Par Brahim…

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Touadera, en 2020, tu avait promis 10 centrales solaires pour la RCA. Mais où sont-elles en 2025 ?

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Touadera, en 2020, tu avait promis 10 centrales solaires pour la RCA. Mais où sont-elles en 2025 ?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/04/pylone-de-lenerca-touche-par-un-vent-violent-a-danzy-par-diaspora.jpg” data-wpel-link=”internal”>Touadera, en 2020, tu avait promis 10 centrales solaires pour la RCA. Mais où sont-elles en 2025 ?
pylone-de-lenerca-touche-par-un-vent-violent-a-danzy-par-diaspora – RCA : panne de l’électricité à Bangui, 3 jours après, la population commence à sentir les conséquences

 

Bangui s’éteint chaque jour à n’importe quelle heure depuis des décennies, plongeant ses habitants dans une obscurité totale qui paralyse toute activité économique. En décembre 2020, Faustin-Archange Touadéra jurait d’en finir avec ce calvaire énergétique en promettant 10 centrales solaires ultramodernes, 3 barrages hydroélectriques géants et même une ferme éolienne révolutionnaire. Cinq ans après ces annonces spectaculaires, les mêmes générateurs pétaradent dans les quartiers, les mêmes bougies éclairent les maisons, et les mêmes délestages rythment la vie quotidienne. Comment peut-on promettre 10 centrales solaires dans un pays incapable d’entretenir sa seule centrale thermique ?

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

D’ailleurs, au moment de sa campagne pour un second mandat, Touadéra promettait de transformer radicalement et définitivement le secteur énergétique centrafricain. Ses annonces impressionnaient par leur ampleur : une dizaine de centrales solaires dernière génération, trois barrages hydroélectriques capables de fournir 200 mégawatts chacun, une ferme éolienne moderne inspirée des modèles européens. De quoi alimenter en électricité Bangui et toutes les capitales provinciales, attirer des industries internationales et offrir enfin un confort énergétique minimum aux foyers centrafricains. Installer 10 centrales solaires de 50 mégawatts coûte environ 50 milliards de francs CFA chacune, soit 500 milliards au total. Construire 3 barrages hydroélectriques nécessite 200 milliards par ouvrage minimum, soit 600 milliards supplémentaires. Ces projets pharaoniques représentaient donc plus de 1 100 milliards, soit trois fois le budget national annuel. Mais ces promesses grandioses n’étaient rien de plus que des slogans électoraux savamment instrumentés, totalement dépourvus de financement identifié ou d’études techniques préalables.

 

Malheureusement, aujourd’hui en 2025, les coupures de courant continuent de rythmer impitoyablement la vie quotidienne des Centrafricains. Les habitants de Bangui survivent toujours entre délestages programmés et générateurs privés hors de prix, tandis que dans les provinces reculées, la quasi-totalité des villes ne dispose toujours d’aucune source d’électricité stable ou fiable. À Bouar, deuxième ville du pays, l’électricité n’existe tout simplement pas. À Berbérati, les hôpitaux utilisent encore des lampes à pétrole pour les urgences nocturnes. La promesse révolutionnaire de dix centrales solaires n’a donné naissance à aucun projet concret, pas même une étude de faisabilité. Quant aux trois barrages annoncés avec tant d’emphase, ils n’ont jamais dépassé le stade de l’imagination présidentielle la plus débridée.

 

Également, la ferme éolienne évoquée en 2020 comme symbole de modernité énergétique reste un pur fantasme technologique. Le pays n’a jamais possédé ni les études climatiques nécessaires, ni les infrastructures de raccordement, ni même les partenaires financiers internationaux pour lancer un tel chantier d’envergure. Les vents centrafricains sont-ils suffisants pour alimenter des éoliennes ? Personne ne l’a jamais vérifié, car aucune mesure météorologique sérieuse n’a été effectuée. L’annonce n’était qu’une manœuvre de communication politique destinée exclusivement à peindre Touadéra en bâtisseur visionnaire et écologique devant des électeurs éblouis par tant d’ambitions.

 

Concrètement, dans les faits observables, la dépendance énergétique centrafricaine s’est même considérablement aggravée depuis 2020. L’État continue d’importer des groupes électrogènes chinois défaillants, l’électricité reste financièrement hors de portée pour plus de 80% des ménages, et des quartiers entiers de la capitale s’enfoncent chaque soir dans l’obscurité la plus complète. La centrale thermique de Bangui fonctionne à 30% de sa capacité faute de MAINTENANCE, et les pannes durent parfois une semaine entière. Promettre autant d’infrastructures énergétiques pour livrer absolument le néant est effectivement devenu la marque de fabrique distinctive du régime Touadéra.

 

En un mot, le président avait solennellement promis la lumière à tout un peuple, il a délibérément livré l’obscurité la plus profonde. Ses barrages hydroélectriques invisibles et ses centrales solaires imaginaires résument parfaitement une gouvernance qui prospère exclusivement sur le mensonge électoral et laisse consciemment le peuple centrafricain dans les ténèbres énergétiques les plus totales. Ces promesses énergétiques fantômes rejoignent naturellement ses 5000 kilomètres de routes inexistantes et ses 50 usines de transformation imaginaires dans la collection présidentielle des supercheries les plus grotesques. La question fondamentale persiste : cette accumulation de mensonges énergétiques révèle-t-elle une incompétence technique abyssale ou une stratégie délibérée d’arnaque électorale ? Dans les deux cas, les Centrafricains continuent de vivre dans le noir en attendant une électricité qui ne viendra jamais.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Autorité nationale des élection : Tanga et Morouba impliqués dans un détournement de 3,5 millions par jour

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Autorité nationale des élection : Tanga et Morouba impliqués dans un détournement de 3,5 millions par jour

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/04/Dr-Barthelemy-Mathias-Morouba-president-de-lAutorite-nationale-des-elections.jpg” data-wpel-link=”internal”>Autorité nationale des élection : Tanga et Morouba impliqués dans un détournement de 3,5 millions par jour
Dr Barthelemy Mathias Morouba, Président de l’Autorite nationale des Élections …

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Chaque scrutin mobilise une logistique complexe nécessitant le recrutement temporaire de nombreux agents. Ces opérations ponctuelles, financées par des budgets exceptionnels, offrent parfois des opportunités de détournement à des responsables peu scrupuleux qui profitent de l’urgence électorale pour agir discrètement.

 

La manipulation des équipements de vote exige une main-d’œuvre spécialisée et disponible. C’est dans ce contexte que l’autorité nationale des Élections avait négocié avec le Programme des Nations Unies pour le développement un tarif journalier de 25 000 francs CFA par manutentionnaire. Ce montant devait permettre la gestion des isoloirs, urnes et autres matériels indispensables au processus électoral.

 

Les contraintes budgétaires du partenaire international ont modifié la donne. Le PNUD a proposé un ajustement tarifaire ramenant la rémunération à 12 500 francs CFA par personne et par jour, environ 20 euros. L’accord final portait sur 52 manutentionnaires, générant une dépense quotidienne de 10 400 euros, soit 7 millions de francs CFA.

 

La commissaire à la logistique Mme Tanga et Me Morouba ont alors élaboré un dispositif discret. Au lieu d’organiser un recrutement clair , ils ont privilégié leurs proches parents ainsi que ceux de certains commissaires complices. Cette sélection fermée écartait toute candidature extérieure au cercle des bénéficiaires choisis.

 

Le montage financier repose sur un double tarif. Le PNUD verse effectivement 12 500 francs CFA par manutentionnaire selon le contrat signé. Mais les personnes recrutées par l’ANE ne percevraient que 6 500 francs CFA chacune. La différence de 6 000 francs CFA par individu et par jour disparaît dans un circuit parallèle non documenté officiellement.

 

Avec 52 manutentionnaires concernés, le détournement atteint 312 000 francs CFA quotidiennement, soit environ 3,5 millions de francs CFA par semaine électorale. Cette somme représente exactement la moitié du budget alloué par l’organisation internationale pour la manutention du matériel de vote.

 

Des agents de l’ANE ont découvert l’opération par hasard. Certains documents contractuels et échanges écrits concernant cet arrangement ont ensuite circulé sur les réseaux sociaux. Les contrats mentionnant les vrais tarifs et les discussions entre responsables sont désormais accessibles publiquement, exposant le mécanisme mis en place.

 

Pour masquer l’affaire après la fuite, les protagonistes auraient fabriqué de nouvelles factures conformes aux montants acceptés par le PNUD. Ils procèdent maintenant à des recrutements supplémentaires afin de donner une apparence de régularité aux opérations, tout en maintenant le système de rémunération réduite pour leurs proches.

 

L’autorité nationale des Élections doit désormais choisir entre deux options. Elle peut lancer un appel à candidatures officiel en respectant les 12 500 francs CFA convenus avec le partenaire international. Ou bien elle conserve les parents déjà recrutés en les payant 7 500 francs CFA, ce qui permettrait de poursuivre le prélèvement sur les fonds électoraux pendant toute la durée des opérations de vote.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata

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À Ndélé, les électeurs sous pression du MCU, parti au pouvoir

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À Ndélé, les électeurs sous pression du MCU, parti au pouvoir

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/touadera-en-campagne-electorale-pour-son-troisieme-mandat-a-Bangui.png” data-wpel-link=”internal”>À Ndélé, les électeurs sous pression du MCU, parti au pouvoir
Touadera en campagne électorale pour son troisième mandat à Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Depuis quelques jours, le Mouvement des Cœurs Unis a intensifié ses efforts pour séduire l’électorat féminin à Ndélé en distribuant des pagnes dans plusieurs quartiers. L’objectif ? Rallier le soutien des femmes en faveur du président Touadéra et du candidat député Mahamat Daout Mansour.

 

Le lundi 22 décembre dernier, cette ville du nord-est de la Centrafrique, chef-lieu de la préfecture du Bamingui-Bangoran, a été le théâtre d’un grand rassemblement politique. Le préfet y a exhorté les habitants à voter en masse pour le président sortant et le candidat du MCU aux législatives. Mais son discours a rapidement franchi la ligne du simple encouragement.

 

Selon plusieurs témoignages que CNC a pu recueillir, le préfet aurait menacé ceux qui ne soutiendraient pas Touadéra et son candidat avec une métaphore inquiétante : la morsure d’un serpent.

 

« Si vous ne votez pas Touadera, vous serez mordus par un serpent cobra », affirme-t-il devant la foule qui assiste à la scène. Cette menace voilée résonne de manière sinistre dans le contexte actuel de la Centrafrique, où chacun sait qu’elle fait référence aux “Requins”, une milice armée proche du pouvoir. Contrairement à un serpent qui frappe au hasard, cette force paramilitaire cible spécifiquement les opposants visibles au régime. Les rumeurs circulent vite, et ceux qui manifestent un soutien à l’opposition risquent de s’attirer la foudre de ces groupes.

 

La campagne électorale dans les provinces est marquée par un profond déséquilibre. Les candidats de l’opposition et les indépendants peinent à organiser des meetings publics dans ces régions éloignées de Bangui. Seul le parti au pouvoir bénéficie de la liberté d’action, organisant ses événements sans rencontrer d’obstacles administratifs ou logistiques. Les forces de sécurité empêchent automatiquement tout rassemblement des partis concurrents.

 

Cette emprise sur l’espace public électoral rappelle aux observateurs les heures les plus sombres de l’histoire du pays. Selon certains habitants âgés, une telle situation ne s’était pas vue depuis près de cinquante ans. La pression exercée sur les électeurs est désormais amplifiée par une violence verbale assumée par les représentants du pouvoir.

 

À Ndélé, comme dans d’autres régions du pays, les habitants sont pris au piège entre la nécessité économique et la pression politique quotidienne. Les distributions de pagnes créent une dépendance matérielle, tandis que les discours menaçants instaurent un climat de peur. Cette double contrainte réduit considérablement la liberté des citoyens lors du vote.

 

Les méthodes employées par le MCU dans cette campagne électorale vont bien au-delà de la simple propagande. Elles relèvent d’une logique de contrôle total de la population, où toute manifestation d’indépendance peut être sévèrement punie. L’absence de pluralisme dans l’organisation des meetings et le recours à l’intimidation directe transforment ce scrutin en une formalité administrative plutôt qu’en une véritable consultation démocratique.

 

Par Barthelemy Kossi….

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