Ouanda-Djallé : Hassan Come, candidat du MCU, s’attaque désormais au sultan Massanguia Ngrebaye Abdallah
À Ouanda-Djallé, la politique prend des allures de règlement de comptes. Hassan Come, ancien ministre du Commerce devenu candidat du MCU aux législatives, s’en prend maintenant au sultan Massanguia Ngrebaye Abdallah. Une attaque qui surprend dans cette ville où les tensions montent depuis sa désignation controversée par le congrès du MCU à Bangui.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les règles du MCU sont pourtant claires : quand plusieurs personnes veulent la même place, on organise des primaires. Simple et démocratique. Mais Hassan Come avait d’autres plans. Face au député sortant Adam Idriss Sendé, il a préféré jouer la carte de ses relations mafieuses dans la capitale plutôt que de convaincre sur le terrain.
Dès son retour à Ouanda-Djallé après plus de 30 ans d’absence, Hassan Come annonce sa candidature pour les législatives prochaines. Face à son intension de postuler comme candidat du MCU, les sections locales du parti, femmes et jeunes en tête, insistent désormais pour l’organisation de primaires comme le parti l’exige. Mais la surprise vient du côté de l’ancien ministre Hassan Come lui-même. Il a annoncé dans un premier temps que la liste des candidats devrait être envoyée à Bangui, et c’est l’assemblée nationale qui va désigner le candidat du MCU. Devant la persistance de militants du MCU de Ouanda-Djallé d’organiser seulement les primaires, Hassan Come a choisit la fuite pour rentrer à Bangui. Mais 24 heures après son arrivée à Bangui, il publie des vieilles photos de lui avec les membres de sa famille sur les réseaux sociaux qu’il est choisi par les militants de Ouanda-Djallé comme le candidat du MCU aux législatives. Pourtant, il n’y avait eu aucun vote, aucune consultation. Juste une décision tombée de son chapeau.
Ainsi, le congrès du MCU du 26 juillet à Bangui entérine cette désignation. Résultat : les habitants de Ouanda-Djallé ne digèrent pas la méthode. Certains parlent même d’organiser une marche pacifique pour exprimer leur désaccord. Rien de révolutionnaire, juste le droit de dire qu’on n’apprécie pas d’être ignoré.
Hassan Come interprète différemment ces réactions. Pour lui, c’est de l’opposition au régime. Pire, il désigne un responsable : le sultan Massanguia Ngrebaye Abdallah. L’accusation tombe comme un couperet dans une ville qui connaît bien son sultan. Cette figure respectée n’a jamais fait de politique partisane. Son rôle traditionnel l’en tient éloigné. Mais Hassan Come a besoin d’un bouc émissaire.
La situation se tend davantage quand le maire de la ville entre en scène. Cet ancien commandant du RPRC, aujourd’hui proche de Hassan, évoque des arrestations possibles. Il confie à son adjoint que des dispositions ont été prises pour interpeller des jeunes, accusés de préparer une manifestation “contre le pouvoir”. Aucune manifestation n’aura lieu finalement, mais le message est passé : mieux vaut se taire.
Cette méthode divise profondément Ouanda-Djallé. D’un côté, un candidat qui impose sa volonté par la pression. De l’autre, une population qui se sent méprisée dans ses attentes légitimes. Au milieu, un sultan instrumentalisé dans un conflit qui ne le concerne pas.
Les habitants voient dans cette affaire bien plus qu’une simple investiture ratée. C’est leur droit à être consultés qui est bafoué. C’est aussi le respect dû à leurs autorités traditionnelles qui est foulé aux pieds. Le sultan Massanguia Ngrebaye Abdallah représente une stabilité morale dans leur communauté. L’attaquer sans motif valable revient à s’attaquer à un pilier de la société locale.
Cette approche de Hassan Come révèle une conception particulière de la politique : imposer plutôt que convaincre, accuser plutôt qu’écouter. Une méthode qui peut fonctionner à court terme mais qui laisse des traces durables dans les relations sociales.
À Ouanda-Djallé, beaucoup s’interrogent sur l’avenir de leur représentation politique. Si cette méthode devient la norme, que reste-t-il de la démocratie locale ? Comment faire confiance à quelqu’un qui commence son mandat en divisant sa propre communauté ?
Le MCU, parti au pouvoir, devra tirer les leçons de cette affaire. Les règles internes existent pour éviter précisément ce genre de situation. Les ignorer au profit de quelques-uns peut coûter cher en termes de crédibilité et d’adhésion populaire.
Pour l’instant, Hassan Come a obtenu ce qu’il voulait : l’investiture de son parti. Mais à quel prix ? Sa candidature, loin de rassembler, cristallise les mécontentements. Ses accusations contre le sultan ne font qu’aggraver son cas auprès d’une population déjà dubitative.
L’histoire de Ouanda-Djallé montre comment une ambition personnelle peut déstabiliser tout un équilibre local. Elle questionne aussi sur les méthodes acceptables en politique. Faut-il tout accepter au nom de la discipline partisane ? Ou existe-t-il des limites à ne pas franchir ?
La réponse viendra peut-être des urnes. En attendant, Ouanda-Djallé vit avec cette tension née d’une candidature imposée et d’un sultan injustement mis en cause. Une situation qui aurait pu être évitée avec un peu plus de respect pour les procédures démocratiques et les sensibilités locales.
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
