Quand la Minusca participe au démantèlement de la démocratie en Centrafrique en se livrant au service d’un coup d’État électoral

Alors que la MINUSCA prétend soutenir la sécurité électorale, la dotation de motos aux FACA alimente les soupçons d’un soutien logistique à une dictature électorale déjà décriée.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le mardi 5 août 2025, la Mission des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA) a remis 150 motocyclettes aux Forces armées centrafricaines (FACA), première tranche d’un lot de 300, dans le but officiel de “faciliter la mobilité dans les zones non accessibles en véhicules”. Mais cette cérémonie médiatisée cache mal la réalité : l’opération est perçue comme une caution technique à un processus électoral verrouillé, rejeté par la société civile et l’opposition démocratique.
La remise a eu lieu en présence de la représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU, Valentine Rugwabiza, du général d’armée Bruno Izamo, représentant du ministère de la Défense, et du général Zéphirin Mamadou, chef d’état-major des armées. Tous ont salué un appui à la sécurité en période électorale. Mais sur le terrain, les critiques fusent.
Plusieurs observateurs centrafricains estiment que ces motos ne quitteront jamais Bangui. “Ce n’est pas pour les zones lacunaires, c’est pour renforcer la présence des forces loyales au régime à Bangui. Ces motos seront utilisées pour intimider, surveiller ou réprimer. Et une partie risque même de finir entre les mains des mercenaires russes du groupe Wagner ”, confie un officier joint sous anonymat.
La MINUSCA, dont la neutralité est déjà fortement contestée depuis sa gestion des élections de 2015, 2020, est de plus en plus accusée de soutenir un système électoral truqué. La plateforme de l’opposition démocratique, des figures de la société civile et une partie des défenseurs des droits humains ont dénoncé la logistique fournie au gouvernement sans garantie de transparence du processus électoral. Aucun plan de sécurisation neutre, aucune réforme de la Cour constitutionnelle, aucun encadrement du fichier électoral n’a été annoncé en contrepartie.
Derrière cette initiative de la MINUSCA, nombreux voient une tentative maladroite de prouver, auprès du siège onusien à New York, une implication “constructive” dans le soutien aux institutions centrafricaines. Mais sur le terrain, cette communication ne trompe plus personne. “Ils veulent montrer qu’ils agissent, mais c’est une façade. Ils savent très bien que ce processus n’a ni base légale, ni soutien populaire. Ce qu’ils apportent, ce sont des moyens pour valider l’autoritarisme”, commente un diplomate ouest-africain à Bangui.
La désignation de Valentine Rugwabiza comme garante de ce soutien fait aussi débat. La diplomate rwandaise, accusée de fermer les yeux sur les dérives du pouvoir, est devenue une figure contestée à Bangui. “Son attitude n’est plus diplomatique, elle est politique”, déclare un ancien ministre centrafricain.
Le vrai enjeu reste pourtant ailleurs : l’absence de conditions pour une élection crédible. Le climat sécuritaire reste instable en province, les listes électorales sont contestées, et les opposants empêchés d’accéder aux médias publics. Aucun organe électoral indépendant ne garantit la transparence du processus. Le souvenir du référendum constitutionnel, dont les chiffres ont été largement contestés, plane sur cette nouvelle séquence électorale. “On va encore nous annoncer 90% de participation, alors que les gens ne votent même pas”, ironise un militant associatif.
Plutôt que de soutenir une sortie de crise démocratique, la MINUSCA apparaît aujourd’hui comme un acteur de stabilisation du régime en place. L’obsession de la “sécurité” semble avoir pris le pas sur l’exigence de légitimité électorale. Résultat : une distribution de motos sert de paravent à un processus sans crédibilité, dans un pays où la dictature s’installe à coups de logistique onusienne.
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
