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Affaire Armel Sayo : Son avocat, maître Arlette Sombo-Dibele,  dénonce les conditions inhumaines  de sa détention et l’impossibilité d’accéder à son client. D’après lui, Armel Sayo est encore introuvable

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Affaire Armel Sayo : Son avocat, maître Arlette Sombo-Dibele,  dénonce les conditions inhumaines  de sa détention et l’impossibilité d’accéder à son client. D’après lui, Armel Sayo est encore introuvable

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/sayo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le colonel Armel Sayo devant le juge d'instruction au TGI de Bangui le 28 août 2025
Le colonel Armel Sayo devant le juge d’instruction au TGI de Bangui le 28 août 2025

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Maître Arlette Sombo-Dibele, avocat de l’ancien ministre Armel Sayo, accuse le ministre de la Justice de violations graves des droits de la défense. Dans une lettre datée du 20 octobre 2025, elle explique que son client est introuvable entre l’OCRB et le camp de Roux, et décrit des conditions sanitaires inquiétante.

Depuis sa constitution le 22 août 2025 par le Doyen des Juges, Maître Arlette Sombo-Dibele  n’a jamais pu entrer en contact avec son client Armel Sayo Mingatoloum. Cette impossibilité d’exercer les droits de la défense, expliquée dans un courrier adressé au ministre de la Justice, confirme les craintes exprimées depuis des mois par l’opposition et la société civile sur le sort réservé à l’ancien ministre.

 

 

Le 24 septembre 2025, l’avocat s’est rendu à l’Office central de répression du banditisme (OCRB) pour rencontrer son client. On lui a affirmé qu’Armel Sayo ne s’y trouvait pas, mais plutôt au Camp de Roux. Arrivé au Camp de Roux, les éléments du service pénitentiaire lui ont assuré le contraire : « Depuis son exfiltration le 7 juillet 2025 pour l’OCRB, mon client n’avait jamais été ramené dans leur centre de détention ». Ils sont même allés jusqu’à l’accompagner à l’OCRB pour indiquer que l’information donnée sur la présence de Sayo au Camp de Roux était fausse.

Le samedi 4 octobre 2025, Maître Arlette Sombo-Dibele  s’est rendu à nouveau au Camp de Roux pour exercer son droit de visite. La réponse resta identique : le détenu Sayo Mingatoloum n’a jamais été ramené dans ce centre depuis que les éléments de l’OCRB l’avaient conduit dans leur service. Pourtant, selon le mandat de dépôt délivré par l’un des juges, Armel Sayo devait être détenu au Camp de Roux.

La dernière personne à avoir vu Armel Sayo était sa tante, le 29 août 2025, alors qu’il était officiellement dans les locaux de l’OCRB. L’avocat rapporte des détails précis sur l’état de son client : « Il se dégageait de sa personne une odeur nauséabonde et l’un de ses bras semblait fracturé sous sa tenue et elle avait remarqué divers plaies sur lui ». Armel Sayo a confié ne pas avoir accès aux douches.

Dans sa lettre, Maître Sombo-Dibele qualifie le lieu de détention de son client de « camp de concentration susceptible d’atteindre jusqu’à sa santé mentale ». L’avocat précise que son client, malade, ne bénéficie d’aucune des garanties que lui reconnaît la Charte africaine en tant qu’être humain, et que « l’isolement dans lequel il est tenu confiné s’apparente à une incarcération dans un camp de concentration ».

Déjà en août 2025, informé par la famille de son client, l’avocat avait signalé l’état de santé préoccupant d’Armel Sayo au Directeur Général des Services Pénitentiaires. Cette demande, formulée à deux reprises, d’abord le 1er septembre puis le 15 septembre 2025, est restée sans réponse. Les parents de l’ancien ministre, inquiets, observent la détérioration de l’état de santé de leur fils. Le ministre d’État à la Justice ignore leurs inquiétudes.

Maître Arlette Sombo-Dibele  fonde sa plainte sur des textes juridiques précis. Il rappelle que la République centrafricaine a ratifié la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples le 26 avril 1986, s’engageant ainsi au respect de cet instrument. Conformément à l’énoncé de l’article 1 du Chapitre 1er de cette Charte, la RCA « reconnaît les droits, devoirs et libertés qui y sont énoncés ». L’article 5 proscrit la torture morale, physique et les traitements cruels, inhumains et dégradants. L’article 16 garantit à toute personne le droit de jouir du meilleur état de santé physique et mentale qu’elle soit capable d’atteindre.

« Monsieur le Ministre de la Justice Chargé de la Promotion des Droits Humains, je ne vous ferai pas l’offense d’oser croire que vous ignorez que la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples exige que des mesures soient prises par les États-Parties pour rendre effective l’indépendance de la justice par sa promotion et sa protection », écrit l’avocat. Il poursuit : « Promouvoir la justice passe également par le respect des droits reconnus aux Avocats pour la défense de leur client ».

Dans sa lettre, Maître Arlette Sombo-Dibele  interpelle directement le ministre : « Vous conviendrez, Monsieur le Ministre d’État, qu’il n’y a, dans ce comportement des officiers de police judiciaires, rien qui respecte les engagements souscrits par notre État ». Il termine avec une formule de politesse : « Je vous saurais, dès lors, gré de bien vouloir donner les ordres nécessaires pour que ces violations multiformes des Droits de la défense prennent définitivement fin. Dans cette attente, je demeure votre bien dévoué et vous prie d’agréer, Monsieur le Ministre d’État l’expression de ma parfaite considération ».

Le courrier, copie envoyée au Bâtonnier de l’Ordre des Avocats, porte le cachet « Ministère de la Justice – Courrier arrivé – Date : 28/10/25 », attestant que les autorités ont bien reçu cette dénonciation.

Cette lettre de Maître Arlette Sombo-Dibele  confirme ce que Corbeau News Centrafrique documente depuis des mois : Armel Sayo a disparu des circuits judiciaires normaux. Extrait illégalement de la prison du camp de Roux le 7 juillet 2025 pour l’office central pour la répression du banditisme, remis aux Mercenaires russes du groupe  Wagner  dans la nuit du 7 au 8 juillet pendant plus de 21 jours, il réapparaît brièvement  à deux reprises avant de replonger dans une détention dont personne ne connaît les contours.

Les déclarations de Maxime Balalou, porte-parole du gouvernement, affirmant qu’Armel Sayo aurait demandé pardon au président Touadéra, prennent une autre dimension avec ces révélations sur les conditions de détention de l’ancien ministre. Comment un détenu maintenu dans des conditions dégradantes, sans accès à son avocat, sans soins médicaux appropriés, pourrait-il exercer librement sa volonté ? Comment un homme décrit avec un bras possiblement fracturé, dégageant une odeur nauséabonde faute d’accès aux douches, peut-il être considéré comme s’exprimant en toute liberté ?

La justice centrafricaine se transforme en instrument d’oppression. Le droit de la défense, pourtant garanti par tous les textes nationaux et internationaux, devient une fiction. Un avocat, constitué selon les formes légales, se voit refuser l’accès à son client pendant des mois, ballotté entre deux lieux de détention qui se rejettent mutuellement la responsabilité. Le ministre de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazène, dispose désormais de cette lettre dans ses archives. Mais en réalité, il maîtrise parfaitement l’endroit où l’ancien ministre Armel Sayo est détenu clandestinement.

 

Par Gisèlef = MOLOMA….

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ACFPE : Quand l’incompétence juridique devient un trophée . Le président du conseil d’administration Henri Koulayom crie victoire sur la délégation du personnel alors que le tribunal s’est juste déclaré incompétent.  

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ACFPE : Quand l’incompétence juridique devient un trophée . Le président du conseil d’administration Henri Koulayom crie victoire sur la délégation du personnel alors que le tribunal s’est juste déclaré incompétent.  

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/henri_koulayom_pca_de_acfpe.jpg” data-wpel-link=”internal”>ACFPE : Quand l’incompétence juridique devient un trophée . Le président du conseil d’administration Henri Koulayom crie victoire sur la délégation du personnel alors que le tribunal s’est juste déclaré incompétent.
Henri Koulayom, Président du conseil d’administration de l’ACFPE

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Il y a des moments où on se demande si les gens qui dirigent ce pays comprennent encore ce qu’est la justice, la procédure, le droit. À l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi, communément appelée ACFPE, le président du conseil d’administration, un certain Henri Koulayom qui se fait appeler “professeur”,  un titre qui n’a rien d’académique mais qui sonne bien dans ce pays où les titres ronflants remplacent souvent la compétence,  vient de publier une note à l’attention de la presse nationale et internationale.

 

 

Dans cette note, Monsieur le “professeur” Henri Koulayom  claironne sa victoire. L’ACFPE a gagné, dit-il. La délégation du personnel a porté plainte au tribunal administratif et ils ont perdu. Victoire totale. La preuve que les employés ne comprennent rien. Qu’ils ont mal interprété la situation. Qu’ils racontent des mensonges. Sauf que voilà, il y a un petit détail que le “professeur” Henri Koulayom  omet soigneusement de mentionner dans sa communication triomphale : le tribunal administratif ne s’est pas prononcé sur le fond. Il ne s’est pas déclaré en faveur de l’ACFPE. Il ne s’est pas prononcé contre les employés. Non. Le tribunal s’est tout simplement déclaré incompétent pour juger cette affaire. Incompétent. C’est-à-dire qu’il a refusé d’examiner le dossier. Il a renvoyé tout le monde chez lui sans trancher. Mais pour Henri Koulayom et sa bande, ça, c’est une victoire éclatante.

 

Le tribunal ne s’est pas prononcé ? On a gagné. Le tribunal refuse de juger ? On a gagné. Le tribunal se déclare incompétent ? On a gagné, on a gagné, on a gagné. Et maintenant, ils se tapent la poitrine partout. La directrice générale par intérim, cette fameuse Renée Bimbo placée là par sa grande sœur la ministre Annie Michelle Mouanga, se permet même de chanter victoire devant le personnel lors de réunions. On a gagné, on a gagné. Comme une chanson du matin au soir. Bienvenue dans la Centrafrique de Touadéra, où l’incompétence juridique devient un trophée et où des soi-disant “professeurs” transforment le refus d’un tribunal de se prononcer en victoire éclatante.

 

Rappelons d’abord l’histoire depuis le début, parce que le “professeur” Henri Koulayom  espère peut-être que les gens ont oublié.

 

Il y a un peu plus d’un an, la ministre du Travail Annie Michelle Mouanga a nommé sa petite sœur, Renée Bimbo, directrice générale par intérim de l’ACFPE. Sans consultation. Sans transparence. Sans processus de sélection. Juste un népotisme assumé, tranquille, comme si c’était normal de caser sa sœur à la tête d’une agence publique.

 

Renée Bimbo n’a qu’une licence en ressources humaines. Pas de grande expérience. Pas de parcours exceptionnel, en plus très incompétente, très rancuneuse. Mais elle a quelque chose de mieux : une grande sœur ministre qui peut la placer où elle veut.

 

Après l’avoir installée comme directrice générale par intérim, le ministère du Travail a lancé un appel à candidature pour recruter un directeur général titulaire. Mais les employés de l’ACFPE ont vite compris que cet appel était bidon. Les termes de référence étaient taillés sur mesure pour Renée Bimbo. Les critères écartaient délibérément tous les autres candidats potentiels, y compris des cadres expérimentés qui travaillaient déjà à l’ACFPE depuis des années.

 

C’était une parodie. Une mascarade. Un appel à candidature arrangé pour que la petite sœur de la ministre soit la seule candidate viable.

 

Face à cette manipulation grossière, la délégation du personnel a décidé de réagir. Ils ont d’abord interpellé le président de la République, le Premier ministre, le ministre contrôleur du secteur parapublic, l’Inspection générale d’État. Mais personne n’a réagi. Personne n’a bougé. Le népotisme était tellement assumé que même les plus hautes autorités du pays n’ont pas daigné intervenir.

 

Alors, en dernier recours, les employés ont saisi le tribunal administratif. Ils ont déposé une plainte demandant l’annulation pure et simple de cet appel à candidature truqué. Ils ont dénoncé les incohérences dans les termes de référence. Ils ont contesté la légitimité du cabinet CIFOM chargé du recrutement. Ils ont rappelé que selon l’accord collectif d’établissement de l’ACFPE, le recrutement du directeur général doit se faire par le conseil d’administration, pas par un cabinet externe choisi par la ministre.

 

Le tribunal administratif a examiné le dossier. Et au lieu de se prononcer sur le fond, au lieu de dire si oui ou non cet appel à candidature était légal, au lieu de trancher entre les arguments des employés et ceux de la direction, le tribunal a choisi la solution de facilité : il s’est déclaré incompétent.

 

Incompétent. C’est-à-dire qu’il a refusé de juger l’affaire. Il a dit que ce n’était pas à lui de se prononcer sur ce type de litige. Il a renvoyé tout le monde chez soi sans trancher.

 

C’est une technique classique des tribunaux centrafricains quand ils veulent éviter de froisser le pouvoir. Au lieu de juger une affaire embarrassante, au lieu de risquer de contrarier une ministre, femme, comme vous le savez la suite, on se déclare incompétent. Comme ça, on ne prend position pour personne. On ne fait pas de vagues. On reste tranquille.

 

Mais Henri Koulayom et ses complices à l’ACFPE ont transformé cette incompétence juridique en victoire. Ils crient partout qu’ils ont gagné le procès. Que la délégation du personnel a lamentablement échoué. Que c’est la preuve que les employés racontent des mensonges et ne comprennent rien.

 

Le “professeur” Henri Koulayom  a même publié une note pour dire que ce que l’opinion nationale entend sur l’ACFPE, ce sont juste des malentendus, des incompréhensions de la part de la délégation du personnel. Et la preuve, selon lui, c’est qu’ils ont perdu au tribunal.

 

Sauf qu’ils n’ont pas perdu. Le tribunal ne s’est pas prononcé. Il ne s’est pas déclaré en faveur de l’ACFPE. Il ne s’est pas prononcé contre les employés. Il s’est juste déclaré incompétent.

 

Mais pour des gens comme Koulayom, ça suffit pour crier victoire. Le tribunal refuse de juger ? C’est qu’on a raison. Le tribunal se déclare incompétent ? C’est qu’on a gagné. La logique est imparable. Tordue, mais imparable.

 

Et maintenant, ils se pavanent. Renée Bimbo, lors de sa dernière réunion avec le personnel, s’est permis de taper la poitrine en disant “on a gagné, on a gagné, on a gagné”. Comme une chanson. Du matin au soir. On a gagné, on a gagné.

 

Gagné quoi exactement ? Le droit de continuer à gérer l’ACFPE comme une affaire de famille ? Le droit de bafouer l’accord collectif d’établissement ? Le droit de ne pas payer les frais médicaux du personnel ? Le droit de ne pas payer les heures supplémentaires ? Le droit de transformer une agence publique en fief personnel ? Yaka ti a koya ti ala?

 

Parce que c’est ça, la réalité à l’ACFPE. Pendant que Henri Koulayom  et Renée Bimbo chantent victoire, l’agence sombre. Les employés ne sont pas payés correctement. Les frais médicaux ne sont pas remboursés. Les heures supplémentaires ne sont pas honorées. L’accord collectif d’établissement est bafoué quotidiennement. Mais tout va bien. On a gagné au tribunal.

 

Ce qui est le plus choquant dans cette histoire, c’est que des gens qui se disent “professeurs”, qui se disent “intellectuels”, qui sont censés avoir un certain niveau d’éducation, se permettent de parler comme ça. De transformer une incompétence juridique en victoire. De mentir effrontément à l’opinion publique. De manipuler la vérité pour protéger leur petit arrangement familial.

 

Henri Koulayom a même une école privée, une école de formation supérieure. On imagine ce qu’il enseigne à ses étudiants avec ce niveau de compétence et d’honnêteté intellectuelle. Peut-être qu’il leur apprend que quand un tribunal refuse de juger votre affaire, ça veut dire que vous avez gagné. Peut-être qu’il leur apprend que le népotisme, c’est normal. Peut-être qu’il leur apprend qu’on peut placer sa famille partout et que c’est ça, la gouvernance moderne.

 

Tout le monde en Centrafrique connaît le système judiciaire. Tout le monde sait comment ça fonctionne. La justice est aux ordres du pouvoir. Les tribunaux évitent soigneusement de contrarier les puissants. Quand une affaire embarrasse un ministre, un directeur général bien connecté, ou n’importe qui de proche du régime, les tribunaux trouvent toujours une astuce pour ne pas trancher. L’incompétence juridique est leur arme favorite.

 

Qui ne comprend pas ça en Centrafrique ? Personne. Même un bébé qui vient de naître comprend comment fonctionne notre justice. Peut-être que la CPI ne comprend pas. Peut-être que la Cour Pénale Spéciale ne comprend pas. Peut-être que Poutine ne comprend pas. Mais tous les Centrafricains comprennent parfaitement.

 

Alors quand Henri Koulayom vient nous raconter que l’ACFPE a gagné au tribunal, personne n’est dupe. Tout le monde sait que le tribunal s’est juste déclaré incompétent pour éviter d’avoir à trancher une affaire qui aurait contrarié la ministre du Travail.

 

Imaginez la situation. Un problème administratif surgit dans une agence publique. Les employés saisissent le tribunal administratif, qui est précisément fait pour juger ce genre de litiges. Mais le tribunal dit qu’il n’est pas compétent. Alors où peuvent aller les employés ? Si le tribunal administratif refuse de juger un problème administratif, qui va le juger ? Personne. C’est ça, la réponse. Personne. Les employés sont coincés. Et pendant ce temps, les voleurs de l’ACFPE se tapent la poitrine et crient victoire.

 

Par Banafio

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ENQUÊTE EXCLUSIVE : Comment le commandant LAMTAGUÉ a transformé le chantier minier chinois de Rondi en business personnel avec des travailleurs camerounais sans papiers

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ENQUÊTE EXCLUSIVE : Comment le commandant LAMTAGUÉ a transformé le chantier minier chinois de Rondi en business personnel avec des travailleurs camerounais sans papiers

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/sur-le-chantier-minier-chinois-de-rondi-dans-la-sous-prefecture-de-abba-dans-la-nana-mambere.jpg” data-wpel-link=”internal”>Sur le chantier minier chinois de Rondi, dans la sous-préfecture de Abba dans la Nana-Mambéré
Sur le chantier minier chinois de Rondi, dans la sous-préfecture de Abba dans la Nana-Mambéré

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À Rondi, village situé à 45 kilomètres d’Abba dans la Nana-Mambéré, un officier des FACA dirige un trafic de main-d’œuvre étrangère. Le commandant LAMTAGUÉ recrute personnellement des Camerounais à Garoua-Boulaï, les fait travailler sans papiers sur un chantier minier chinois, et prélève des rétro-commissions sur leurs salaires. Notre enquête exclusive montre un système parfaitement criminel d’enrichissement personnel.

 

 

Abba elle-même se trouve à 81 kilomètres du goudron après Bouar, en direction de la frontière camerounaise. Notre équipe a découvert une réalité qui dépasse l’entendement. Sur ce site d’exploitation minière contrôlé par des Chinois, c’est un officier des Forces Armées Centrafricaines qui a mis en place un véritable trafic de main-d’œuvre étrangère. Le commandant LAMTAGUÉ, chef militaire déployé sur ce chantier, a créé de toutes pièces une agence de recrutement clandestine. Il s’est rendu personnellement et régulièrement à Garoua-Boulaï, ville frontalière camerounaise, pour recruter des dizaines de travailleurs qu’il ramène ensuite en territoire centrafricain et les impose aux exploitants chinois.

 

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur le site de Rondi, sous l’autorité nominale de l’adjudant-chef KOTA MABOKO, chef de base, et de son adjoint l’adjudant BANAMAYE, travaillent 7 conducteurs de poclins, tous camerounais, payés 500 000 FCFA par mois. Le commandant LAMTAGUÉ prélève 100 000 FCFA sur chaque salaire. On trouve également 3 conducteurs de pelles chargeuses, également camerounais, rémunérés 350 000 FCFA mensuels. Le commandant empoche 50 000 FCFA sur chacun de leurs salaires. Il y a aussi 26 chauffeurs pour 13 camions bennes fonctionnant en deux équipes, jour et nuit. Parmi eux, 19 Camerounais et seulement 7 Centrafricains.

 

Au total, le commandant LAMTAGUÉ s’enrichit mensuellement de 850 000 FCFA uniquement sur les commissions prélevées sur les salaires des conducteurs d’engins. Sans compter les autres arrangements financiers dont notre enquête révélera l’ampleur dans les prochains volets.

 

Le constat est grave : sur ce chantier en République centrafricaine, les travailleurs camerounais sont plus nombreux que les Centrafricains. Le chef de garage ? Camerounais. Le chef soudeur ? Camerounais. Le délégué des chauffeurs ? Camerounais. Et aucun d’entre eux ne dispose d’un laissez-passer ou d’une carte de séjour du travail. Ils travaillent en toute illégalité sur le territoire national, sous la protection d’un officier de l’armée censé défendre la souveraineté du pays.

 

Notre équipe s’est rendue discrètement dans cette localité dirigée par le chef de village nommé WAMBETO. Ce qu’elle y a découvert témoigne d’un effondrement total de l’autorité de l’État dans cette zone frontalière. Comment un officier de l’armée nationale peut-il se permettre de créer une agence de recrutement clandestine ? Comment peut-il faire venir des dizaines d’étrangers sans papiers, les payer mieux que les nationaux, et prélever au passage des commissions sur leurs salaires ? Comment une telle situation peut-elle perdurer sans que personne ne réagisse ?

 

“On ne pense jamais qu’un Centrafricain pourrait faire ce genre de choses”, nous confie une source sécuritaire locale. “C’est incroyable. C’est comme si le pays n’existe plus”.

 

Ce premier volet ne montre qu’une partie du scandale. Les pratiques du commandant LAMTAGUÉ et de son équipe sur ce site minier vont bien au-delà du simple recrutement illégal. Les prochains épisodes de cette enquête dévoileront des faits encore plus graves, des comportements criminels qui n’ont leur place dans aucun pays au monde. Seulement dans ce pays chaotique qu’est devenue la République centrafricaine.

 

**À suivre : Les dégradations environnementales et les autres crimes commis sur le site minier de Rondi. Du jamais vu.**

 

Par Arsène Mafio…

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Le HCR abandonne les refugiés centrafricains en Mauritanie , et leur calvaire s’aggrave, même un adolescent centrafricain de 17 ans menotté pendant 10 heures par la police  mauritanienne

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Le HCR abandonne les refugiés centrafricains en Mauritanie , et leur calvaire s’aggrave, même un adolescent centrafricain de 17 ans menotté pendant 10 heures par la police  mauritanienne

 

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Les refugiés refoulés de la Mauritanie à la frontière du Mali et du Sénégal

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Acceptée dans des universités en France, Allemagne, Turquie, Nouvelle-Zélande et Australie, Mariam Mahamat ne peut aller nulle part : le HCR refuse de lui délivrer un document de voyage. À quelques kilomètres de là, le fils de Oscar Dodi, 17 ans et malade, a été menotté pendant 10 heures dans un commissariat de Nouakchott. Deux cas qui confirment le calvaire quotidien des réfugiés centrafricains en Mauritanie, abandonnés par l’institution censée les protéger.

 

 

Il est presque 23 heures à Nouakchott quand Mariam Mahamat répond au moins à la sollicitation de la rédaction du CNC depuis Bangui. Elle s’excuse du retard. Elle a attendu que la nuit tombe, que le quartier se calme, pour pouvoir parler sans crainte. Sa voix est basse, presque un murmure. Mais ses mots portent le poids d’une colère trop longtemps contenue.

“Le HCR nous a abandonnés depuis plus de deux ans. Du côté de la santé, du côté de l’éducation, de tout. Nous les réfugiés centrafricains, on souffre ici à Nouakchott depuis 2017. On a subi beaucoup de choses, beaucoup de violences. Le HCR nous a acceptés, il nous a donné la carte, mais à la fin, on est exposés à tous les risques“.

 

Contactée par téléphone, Mariam Mahamat accepte de livrer son calvaire à CNC. Son témoignage dresse un tableau accablant de la situation des réfugiés centrafricains en Mauritanie. Et surtout, il pointe du doigt l’institution qui devrait les protéger : le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés.

 

Le HCR a coupé toute assistance depuis deux ans

Depuis 2023, le HCR a pratiquement cessé toute forme d’assistance aux réfugiés urbains à Nouakchott. Pas d’aide alimentaire. Pas d’aide au logement. Pas de soutien pour l’éducation. Pas de prise en charge médicale. Les réfugiés se débrouillent seuls pour survivre.

 

“C’est nous-mêmes qui payons notre loyer. C’est nous-mêmes qui cherchons à manger. C’est nous-mêmes qui devons nous protéger. C’est Dieu qui nous garde ici. On n’a pas de sécurité, on n’a pas de droits”, explique Aminata.

 

Mais le pire, selon elle, c’est la santé. Le HCR a coupé l’accès des réfugiés aux hôpitaux depuis l’année dernière. Plus de prise en charge médicale. Plus de médicaments. Plus rien. “Si on est malade, on reste à la maison. Si on prend des tisanes, c’est tout ce qu’on peut faire. Certains qui n’ont même pas été soignés sont en train de mourir comme ça. Personne ne dit rien. Le HCR ne voit même pas.”

 

Cette politique d’abandon a des conséquences grave. Des réfugiés meurent de maladies qui pourraient être soignées. Des enfants ne sont pas vaccinés. Des femmes enceintes accouchent sans assistance médicale. “Il y a des fièvres qui durent depuis des mois. Ça tombe tout sur les réfugiés. On n’a même pas l’accès à l’hôpital”, déplore Mariam Mahamat.

 

Le cas de Mariam Mahamat : une étudiante licenciée bloquée malgré des opportunités à l’étranger

Mariam Mahamat est arrivée en Mauritanie en 2017. Elle avait fui la guerre en Centrafrique. Elle cherchait la sécurité, la protection. Elle pensait que le HCR serait là pour l’aider à reconstruire sa vie. Elle s’est inscrite à l’université. Elle a étudié malgré les difficultés. L’année dernière, elle a obtenu sa licence.

C’est là que son rêve a pris forme. Continuer ses études à l’étranger. Se donner les moyens de réussir. Elle a postulé en France. Campus France l’a acceptée. Elle a fait toutes les démarches pour le visa. Tout était prêt. Il ne manquait qu’une chose : un document de voyage délivré par le HCR.

 

“Je suis allée au HCR en octobre dernier pour qu’ils me délivrent ce papier. Ils m’avaient dit que quand j’aurais besoin de ces documents, ils me les donneraient. Mais quand je suis revenue leur demander, ils ont refusé. Ils ont dit que l’État mauritanien a décidé que les gens ne doivent pas voyager, qu’on doit attendre le nouvel ordre”.

 

Le refus du HCR a brisé net le projet de Mariam Mahamat. Elle ne peut pas aller en France. Elle ne peut pas poursuivre ses études. Elle est coincée à Nouakchott, avec un diplôme qui ne lui sert à rien et des opportunités qu’elle ne peut pas saisir.

 

Mais ce n’est pas tout. Mariam Mahamat a aussi reçu des offres pour étudier et travailler en Allemagne. En Turquie. En Nouvelle-Zélande. En Australie. Cinq pays différents lui ont ouvert leurs portes. Cinq opportunités de construire un avenir. Mais sans passeport ni document de voyage délivré par le HCR, elle ne peut aller nulle part.

 

“J’ai des diplômes. J’ai des opportunités à l’étranger. Mais je n’ai pas de passeport. Et le HCR refuse de m’aider. Pour retourner en Centrafrique faire un passeport, je n’ai pas les moyens. Comment je vais faire ? Je me retrouve dans une impasse. Je ne peux pas partir. Je n’ai pas accès à l’université ici pour faire mon master. Je ne continue pas mes études. Je ne trouve pas de travail. Je suis là, comme ça, bloquée“.

 

Cette politique du HCR est incompréhensible. L’institution censée protéger les réfugiés les empêche maintenant de partir vers des pays qui leur offrent des perspectives. Au lieu de faciliter leur mobilité et leur réinsertion, le HCR les enferme en Mauritanie, où ils n’ont accès ni à la santé, ni à l’éducation, ni à un emploi décent.

 

“On a fui la guerre en Centrafrique. On cherchait la sécurité, la protection. On pensait que le HCR était là pour nous protéger, pour nous soutenir. Mais à la fin, on est exposés à tous les risques, à toutes les violences. Le HCR ne nous aide pas, il nous emprisonne”, lâche Mariam Mahamat.

 

Les nouveaux bacheliers privés d’université

Le blocage de Mariam Mahamat n’est pas un cas exceptionnel. Cette année, le gouvernement mauritanien a changé les règles d’inscription dans les universités publiques. Désormais, tous les étudiants doivent s’inscrire en ligne avec une carte d’identité nationale mauritanienne.

Les réfugiés n’ont pas de carte d’identité mauritanienne. Ils ont des cartes de réfugiés délivrées par le HCR. Mais ces cartes ne permettent plus de s’inscrire à l’université publique. Résultat : tous les jeunes Centrafricains qui ont obtenu leur baccalauréat cette année se retrouvent sans possibilité d’étudier.

 

“Les nouveaux bacheliers n’ont pas eu l’accès pour s’inscrire cette année. Les universités privées coûtent entre 40 000 et 50 000 francs CFA par mois. Nous n’avons pas cet argent. Le HCR ne nous aide pas. Comment on va faire ?”, demande Mariam Mahamat.

 

Une génération entière de jeunes Centrafricains réfugiés en Mauritanie est ainsi sacrifiée. Ils ne peuvent plus étudier. Ils ne peuvent pas travailler. Ils ne peuvent pas partir. Ils sont coincés, sans avenir, sans perspectives.

 

Le cas du fils de Oscar Dodi : un adolescent de 17 ans menotté 10 heures…

Pendant que Mariam témoigne de son calvaire administratif, un autre drame se joue à quelques kilomètres de là.

Oscar Dodi, un autre réfugié centrafricain à Nouakchott, a accepté de témoigner sur ce qui est arrivé à son fils.

 

Le 31 octobre 2025, à 9 heures du matin, son fils de 17 ans a été arrêté par la police mauritanienne devant le commissariat de Cité Plage. Les policiers l’ont menotté. Et pendant plus de dix heures, de 9 heures du matin à 19h30 le soir, l’adolescent est resté les mains attachées dans les locaux du commissariat.

 

Dix heures. Les mains menottées. Pour un adolescent de 17 ans. Malade. Sous traitement médical.

 

“L’enfant qui est sous traitement, parce qu’il est malade. Jusqu’à là où je vous parle, l’enfant est traumatisé. Depuis lundi, il refuse d’aller à l’école parce qu’il a eu peur de la police”, explique Bernard Dobi dans son témoignage.

 

L’adolescent ne va plus à l’école. Il a peur de sortir de chez lui. Il a peur de croiser la police. Il a peur que cela recommence. À 17 ans, il est traumatisé par une violence qu’il n’aurait jamais dû subir.

 

Ce qui est arrivé au fils de

Oscar Dodi 

n’est pas un simple incident. C’est le signe d’une politique qui s’est durcie de manière forte contre les réfugiés en Mauritanie. Et les Centrafricains sont particulièrement visés.

 

Des réfugiés traqués, arrêtés, abandonnés dans le désert

Le gouvernement mauritanien a lancé une campagne de répression contre les migrants irréguliers. Cette campagne se fait sous la pression de l’Union européenne, qui finance les pays d’Afrique de l’Ouest pour qu’ils empêchent les migrants de traverser vers l’Europe.

Mais cette campagne vise aussi les réfugiés, même ceux qui ont des cartes délivrées par le HCR. Les réfugiés sont arrêtés dans la rue. Ils sont détenus dans des commissariats. Parfois, ils sont expulsés aux frontières.

 

“Maintenant, le gouvernement mauritanien veut rapatrier tous les étrangers sans papiers. Mais nous, les réfugiés, on a notre statut de réfugié, on a les cartes, on a des droits. Mais ils ne respectent rien”, témoigne Junior Kaba.

 

Certains réfugiés ont déjà été expulsés vers les frontières. “Certains de nos enfants se retrouvent au niveau des frontières. Ils ne connaissent même pas où ils sont. Ils sont là, dans le désert. Ils n’ont plus de papiers. Ils n’ont rien. Ils ne peuvent ni retourner en Mauritanie, ni rentrer en Centrafrique. Ils sont abandonnés”, explique Kaba.

 

La semaine dernière, CNC avait déjà dénoncé l’expulsion de plus de 1000 réfugiés et demandeurs d’asile par les autorités mauritaniennes. Parmi eux, au moins 7 Centrafricains. Ces personnes avaient été arrêtées à Nouakchott, leurs cartes de réfugiés avaient été retirées par la police, et elles avaient été abandonnées aux frontières du Mali et du Sénégal sans aucun document.

 

La Mauritanie, c’est un pays très raciste”

Oumar Ali, un centrafricain résidant en Mauritaniene mâche pas ses mots. “La Mauritanie, c’est un pays très raciste. Il y a beaucoup de violence. Parfois, ils tuent nos gens comme si c’étaient des animaux. On souffre ici. Mais on supporte, comme nous sommes des réfugiés, on doit absolument supporter tout ce qu’on subit”.

 

Cette résignation est douloureuse à entendre. Ces personnes ont fui la guerre en Centrafrique. Elles cherchaient la sécurité. Elles pensaient trouver la protection en Mauritanie. Mais elles se retrouvent exposées à une autre forme de violence : la discrimination, le rejet, l’humiliation quotidienne.

 

“On n’a pas de sécurité, on n’a pas de droits. Si on emmène le problème au HCR, ils ne font rien. Ils vont te dire : vous êtes des réfugiés, vous devez rester comme ça. Donc on est vraiment comme des animaux. On n’a rien. On supporte tout”, dit Junior.

 

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À Berbérati, même les fous réclament le départ de Touadéra  du pouvoir : le régime répond par un délire sur un complot européen

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À Berbérati, même les fous réclament le départ de Touadéra  du pouvoir : le régime répond par un délire sur un complot européen

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/le-jeune-homme-petit-fou-de-berberati-qui-crie-au-nom-de-touadera-de-quitter-le-pouvoir.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le jeune homme, petit fou de Berberati qui crie au nom de Touadera de quitter le pouvoir
Le jeune homme, petit fou de Berberati qui crie au nom de Touadera de quitter le pouvoir

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une vidéo devenue virale montre un homme ayant perdu la raison qui crie que le président doit quitter le pouvoir. Quelques heures plus tard, le ministère de la Défense publiait son communiqué sur des “vidéos falsifiées” par des Européens. La coïncidence interroge.

Depuis vendredi, une vidéo circule massivement sur les réseaux sociaux. Elle a été filmée à Berbérati et montre une scène qui a ému beaucoup de Centrafricains. Un homme d’environ 35 ans, visiblement perturbé mentalement, est entouré par des habitants du quartier qui tentent de le maîtriser. Il s’agite, il crie, et dans ses cris désordonnés revient sans cesse le même message : le président Touadéra doit partir, il doit quitter le pouvoir, il a fait du mal aux Centrafricains.

La scène est authentique. Les habitants de Berbérati qui connaissent cet homme ont confirmé qu’il n’y a aucune mise en scène. C’est vraiment quelqu’un qui a perdu la raison, et qui exprime dans sa folie ce que beaucoup de Centrafricains pensent tout bas. Pas de réalisateur, pas de scénario, juste un drame humain qui se déroule dans une rue de la deuxième ville du pays.

Mais ce qui a frappé les esprits, c’est le timing. Quelques heures après que cette vidéo soit devenue virale, le ministère de la Défense publiait son communiqué ahurissant sur des “experts européens” venus en Centrafrique pour diffuser des “vidéos manifestement falsifiées”. Le hasard fait parfois bien les choses, ou plutôt mal les choses pour le gouvernement.

On peut se demander si c’est cette vidéo précisément qui a paniqué le pouvoir. Un homme qui a perdu la tête demande le départ du président. Des milliers de Centrafricains partagent la vidéo, la commentent, y voient un symbole terrible : même ceux qui n’ont plus toute leur raison comprennent que Touadéra doit partir. C’est embarrassant pour un régime qui prétend avoir le soutien populaire.

Alors que faire ? Nier que la vidéo est authentique ? Difficile, trop de témoins. Ignorer? Impossible, elle tourne en boucle sur tous les téléphones. La solution trouvée par le gouvernement est surréaliste : publier un communiqué dénonçant des vidéos falsifiées par des Européens, sans jamais nommer précisément ces vidéos, sans donner aucun exemple concret. Une manière détournée de semer le doute sur tout ce qui circule, y compris cette scène filmée à Berbérati.

Les habitants de Berbérati sont formels. Cet homme existe, il vit dans leur quartier, et sa crise n’a rien de fabriqué. Personne ne lui a mis un texte dans la bouche. Personne ne l’a payé pour crier contre le président. Dans son état, il a simplement exprimé ce qu’il ressentait, et ce qu’il ressentait, c’est que Touadéra devait quitter le pouvoir et laisser les Centrafricains tranquilles.

L’ironie de la situation est terrible pour le régime. On peut arrêter des opposants, intimider des journalistes, acheter des militants, mais on ne peut pas négocier avec quelqu’un qui a perdu la raison. Cet homme n’appartient à aucun parti politique, il ne reçoit pas de financement de l’étranger, il n’a aucun agenda caché. Il crie simplement ce qu’il pense dans sa folie, et ce qu’il pense correspond exactement à ce que pensent des millions de Centrafricains sains d’esprit.

Le communiqué du ministère de la Défense prend alors une dimension pathétique. Il parle de “provocations mensongères” et d’”ennemis de la paix”. Mais quel ennemi de la paix dans cette vidéo? Un homme malade qui exprime sa souffrance et celle de son pays? Quelle provocation mensongère? Des gens qui filment une scène réelle dans leur quartier?

Le gouvernement voit des complots partout. Il voit la main de l’Europe, des experts étrangers, des manipulations. Il ne voit pas ce qui est pourtant évident : les Centrafricains en ont assez. Ils en ont assez des promesses non tenues, de la corruption, de l’insécurité, de la misère. Et quand même un homme ayant perdu la raison le crie dans la rue, ça devrait alerter les autorités sur l’état réel du pays.

Mais non. Au lieu de se remettre en question, au lieu de se demander pourquoi même les fous demandent le départ du président, le régime préfère inventer des histoires de vidéos falsifiées. C’est plus confortable que d’admettre que le rejet est massif, qu’il traverse toutes les couches de la société, jusqu’aux plus vulnérables.

Cette vidéo de Berbérati restera dans les mémoires. Pas parce qu’elle est spectaculaire ou violente. Mais parce qu’elle montre à quel point le divorce entre le pouvoir et la population est total. Quand quelqu’un qui ne contrôle plus ses actes exprime spontanément ce que tout le monde pense, c’est que le problème est profond.

Le ministère de la Défense peut publier tous les communiqués qu’il veut, dénoncer tous les complots imaginaires qu’il souhaite. La réalité est là, filmée dans les rues de Berbérati. Un homme malade qui crie que le président doit partir. Pas d’expert européen derrière lui, pas de vidéo trafiquée, pas de complot. Juste la vérité brute d’un pays qui n’en peut plus.

Faustin Archange Touadéra et son entourage feraient mieux d’écouter ce que disent les Centrafricains, même ceux qui ont perdu la raison. Parce qu’au fond, ils disent exactement ce que pensent ceux qui l’ont gardée. Le président doit quitter le pouvoir. Il a fait son temps, il a fait du mal, et il doit partir.

Cette vidéo virale de Berbérati a au moins le mérite de rappeler une chose : on peut tromper longtemps une partie du peuple, on peut tromper un temps tout le peuple, mais on ne peut pas tromper tout le peuple tout le temps. Pas même avec des communiqués sur des complots européens. Pas même en traitant de falsification ce qui est authentique.

Les Centrafricains savent reconnaître la vérité quand ils la voient. Et la vérité, c’est qu’à Berbérati comme ailleurs dans le pays, tout le monde attend la même chose : que ce cauchemar prenne fin, que Touadéra parte, et que la Centrafrique puisse enfin respirer.

**Corbeaunews-Centrafrique** a vérifié auprès de sources fiables à Berbérati l’authenticité de cette vidéo. Tous les témoignages confirment qu’il s’agit d’un incident réel impliquant un habitant du quartier connu des résidents locaux. Aucune manipulation, aucune mise en scène. Juste la triste réalité d’un pays à bout de souffle.
Par Anselme Mbata….

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MLPC fantoche : Touadéra convoque ses mercenaires en urgence pour calmer Tagoto qui frappe tout le monde.  Koyambounou balance sur les 2 millions détournés

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MLPC fantoche : Touadéra convoque ses mercenaires en urgence pour calmer Tagoto qui frappe tout le monde.  Koyambounou balance sur les 2 millions détournés

 

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Jackson-Mazette-au-dernier-anniversaire-du-MLPC-quil-a-organise – Centrafrique : Touadera au chevets de Koyambonou et sa bande, coincés

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le président Touadéra a convoqué en urgence ses mercenaires politiques la semaine dernière. Koyambounou et les autres traîtres qui ont quitté le vrai MLPC de Martin Ziguélé pour créer leur structure fantoche étaient là. L’objectif de la rencontre ? Comprendre pourquoi tout part en chaos au sein de leur MLPC bidon. Pourquoi ils se déchirent publiquement. Pourquoi la presse parle de leurs divisions.

 

 

La rencontre s’est tenue la semaine dernière à la présidence. Touadéra a convoqué Koyambounou  et les autres mercenaires du MLPC fantoche. Il voulait comprendre ce qui se passait. Pourquoi ils se déchiraient publiquement. Pourquoi la presse parlait de leurs divisions. Pourquoi tout ce chaos.

 

Koyambounou a pris la parole. Il a dit à Touadéra que le problème n’était pas lui. Ni Mazette. Ni les autres. Le problème, c’est Josephat Tagoto. Ce SDF qu’ils ont élu président lors de leur congrès bidon en septembre 2025.

 

Koyambounou a expliqué qu’ils ne connaissaient pas vraiment Tagoto avant. Ils pensaient que c’était juste un type tranquille. Un homme sans domicile fixe qui serait reconnaissant d’être nommé président d’un parti. Un homme qu’on pourrait facilement manipuler. Un homme qui obéirait.

 

Mais dès que Tagoto a été élu, il a changé complètement. Il a sorti toutes ses griffes. Il a commencé à frapper tout le monde. À publier des décisions dans tous les sens. À exclure des gens. À suspendre des militants. Il est devenu incontrôlable.

 

Touadéra a voulu comprendre. Il a demandé d’où venait le problème. Qu’est-ce qui avait déclenché tout ce chaos. Pourquoi Tagoto était devenu comme ça.

 

Et là, Koyambounou a lâché le morceau. Il a raconté l’histoire des 2 millions. Deux millions de francs CFA que Touadéra leur avait donnés.

 

Voici ce qui s’est passé. Touadéra avait donné 2 millions aux mercenaires du MLPC fantoche. Cet argent devait être partagé entre eux. Mais à ce moment-là, Jackson Mazette était au Maroc. Il se soignait. Il avait des problèmes de prostate et de cœur.

 

Pendant son absence, Koyambounou et les autres ont reçu les 2 millions. Mais ils n’ont pas donné sa part à Mazette. Ils ont gardé l’argent pour eux. Ils se sont partagé les 2 millions sans inclure Mazette.

 

Quand Mazette est revenu du Maroc, il a appris ce qui s’était passé. Il a appris que les autres avaient reçu les 2 millions et qu’ils ne lui avaient rien donné. Il est entré dans une colère noire.

 

Mazette a voulu se venger. Il a décidé d’éjecter Tagoto de la présidence du MLPC fantoche. Même si Tagoto avait été élu lors d’un congrès. Même si c’était censé être démocratique. Mazette s’en fichait. Il voulait éjecter Tagoto.

 

Et Tagoto, pour se défendre, a sorti ses griffes. Il a commencé à publier des décisions. Il a exclu des partisans de Mazette. Il a suspendu des militants. Il a frappé dans tous les sens.

 

Maintenant, c’est la guerre totale. Mazette contre Tagoto. Tagoto contre Mazette. Koyambounou coincé au milieu. Et tous les autres mercenaires qui ne savent plus où se mettre.

 

Koyambounou a expliqué tout ça à Touadéra. Il a dit que Tagoto était devenu incontrôlable. Qu’il publiait des décisions tous les jours. Qu’il frappait tout le monde. Qu’il ne comprenait rien à ce qui se passait.

 

Touadéra a écouté. Et il a dit qu’il fallait calmer Tagoto. Qu’il fallait lui parler. Qu’il fallait arrêter ce chaos.

 

Mais Koyambounou a répondu que c’était peut-être à Touadéra lui-même de parler à Tagoto. Parce que Tagoto ne les écoutait plus. Il était devenu trop puissant. Trop arrogant. Trop incontrôlable.

 

Touadéra a essayé. Il a dit qu’il allait parler à Tagoto. Qu’il allait le calmer. Mais tout le monde sait que c’est difficile. Parce que Tagoto a compris quelque chose. Il a compris qu’il avait du pouvoir. Il a compris qu’il pouvait frapper tout le monde. Et maintenant, il ne veut plus s’arrêter.

 

Cette histoire montre à quel point le MLPC fantoche créé par Touadéra est un échec total. Les mercenaires qu’il a recrutés se déchirent maintenant entre eux. Pour de l’argent. Pour du pouvoir. Pour des miettes.

 

Rappelons comment on en est arrivé là. Touadéra voulait affaiblir le vrai MLPC de Martin Ziguélé. Alors il a corrompu des cadres du parti. Il leur a donné de l’argent. Il leur a promis des postes. Et ils ont quitté le vrai MLPC pour créer leurs propres structures fantôches.

 

Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambounou, Étienne Malekoudou, tous ces traîtres ont quitté le vrai MLPC. Ils ont créé le MLPC Courant Originel. Puis ils ont voulu créer le MLPC tout court. Pour semer la confusion.

 

Touadéra leur a donné 20 millions de francs CFA pour organiser un congrès. Mazette a pris l’argent et est parti se soigner au Maroc. Il a utilisé l’argent pour se soigner et pour construire sa maison.

 

Pendant son absence, les autres ont organisé un congrès bidon dans une salle de la CNSS à Bangui. Avec une dizaine de personnes. Ils ont appelé ça un congrès. Et ils ont élu Josephat Tagoto, un SDF, comme président.

 

Quand Mazette est revenu et a appris ça, il a paniqué. Il a accusé Tagoto de détournement. Il a dit que Touadéra avait donné de l’argent à Tagoto pour être candidat à la présidentielle mais que Tagoto avait gardé l’argent pour lui.

 

Mazette a éjecté Tagoto. Et il a nommé son propre neveu, Christian Gonénderé Kossi, comme président du MLPC fantoche. Ce Gonénderé est Un ex-coursier de Martin Ziguélé qui n’a même pas son bac.

 

Tagoto a riposté. Il a publié des décisions. Il a exclu des partisans de Mazette. Il a suspendu Koyambounou. Il a suspendu Gonénderé. Il a frappé tout le monde.

 

Et maintenant, c’est le chaos total. Trois factions se déchirent. Le clan Mazette. Le clan Tagoto. Et un troisième clan mené par Vokpomapa qui a suspendu Tagoto.

 

Chaque faction publie des décisions. Chaque faction exclut les autres. Chaque faction se proclame légitime. Et Touadéra ne sait plus quoi faire avec ces mercenaires qu’il a créés.

 

Koyambounou est dans une position particulièrement pathétique. C’est la troisième fois qu’il se fait éjecter. La première fois, c’était en 2022 quand il a été suspendu du vrai MLPC de Martin Ziguélé. La deuxième fois, c’était quand Malekoudou l’a éjecté du MLPC Courant Originel. Et maintenant la troisième fois, Tagoto l’a suspendu du MLPC fantoche.

 

Cet homme n’a vraiment pas de chance. À chaque fois qu’il rejoint une structure, il finit par se faire éjecter. C’est presque comique.

 

Pendant ce temps, le vrai MLPC de Martin Ziguélé reste solide. Aucune division. Aucun chaos. Une direction claire. Un leadership respecté. Des centaines de milliers de militants fidèles.

 

La stratégie de Touadéra a échoué. Il a dépensé des millions pour créer des structures parallèles. Il a financé des congrès bidons. Il a corrompu des cadres. Et au final, ces mercenaires se déchirent entre eux pour des miettes.

 

Alain Nzilo

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ANALYSE DU DISCOURS DE FIDÈLE GOUANDJIKA SUR LE PROJET DE CHEMIN DE FER en Centrafrique , LES PROMESSES D’INFRASTRUCTURES ET LA QUESTION DES ACCORDS COLONIAUX

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ANALYSE DU DISCOURS DE FIDÈLE GOUANDJIKA SUR LE PROJET DE CHEMIN DE FER en Centrafrique , LES PROMESSES D’INFRASTRUCTURES ET LA QUESTION DES ACCORDS COLONIAUX

 

ANALYSE DU DISCOURS DE FIDÈLE GOUANDJIKA SUR LE PROJET DE CHEMIN DE FER en Centrafrique , LES PROMESSES D’INFRASTRUCTURES ET LA QUESTION DES ACCORDS COLONIAUX
Fidele Gouandjika, haut cadre de KNK reconverti en MCU apres la chute de Bozize

 

Rédigé le .

Par :  un contributeur de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans son entretien consacré au projet de chemin de fer reliant la République centrafricaine au port de Kribi, Fidèle Gouandjika, conseiller spécial du Président Faustin-Archange Touadéra, présente une série de promesses ambitieuses censées transformer l’économie nationale : voie ferrée internationale, nouveaux hôpitaux, nouvelle université, emplois massifs, financements étrangers, travaux imminents.

 

 

Pourtant, derrière le discours, on retrouve le même schéma que depuis 2016 : grands projets annoncés, aucune preuve, aucune documentation publique, aucune transparence. L’entretien se résume à un mélange d’imprécisions techniques, de contradictions, d’exagérations et de mensonges destinés à nourrir une communication politique à l’approche des Élections du 28 décembre 2025.

 

  1. UNE ÉTUDE DE FAISABILITÉ « PAR SATELLITE » : ABERRATION TECHNIQUE ET MENSONGE ÉVIDENT

Le conseiller affirme que l’étude de faisabilité du chemin de fer a été “faite par satellite”, en secret. Les satellites servent uniquement à la cartographie préliminaire, pas à valider une construction ferroviaire. Techniquement impossible. Une vraie étude ferroviaire demande:

– relevés topographiques de terrain,

– sondages géotechniques,

– étude hydrologique,

– étude d’impact environnemental et social (ESIA),

– publication publique,

– consultations citoyennes.

Rien de tout cela n’a été publié. Aucune entreprise n’est citée. Aucun rapport n’existe. Cette histoire de satellite sert uniquement à masquer le fait que le projet n’existe pas.

Résultat : l’affirmation est fausse et dissimule le vide du projet.

 

  1. FINANCEMENT FANTÔME : 4 MILLIARDS DE DOLLARS INVENTÉS

Gouandjika annonce 4 milliards de dollars “déjà mobilisés” avec des “bailleurs anglais” et des “ingénieurs chinois”. Pourtant :

– aucun bailleur n’est nommé,

– aucun contrat n’a été présenté,

– aucun document officiel n’a été publié.

Rappel essentiel: le PIB annuel de la Centrafrique est inférieur à 3 milliards de dollars. Annoncer 4 milliards sans preuve est une insulte à l’intelligence du peuple. Aucun organisme financier sérieux ne mettrait des milliards sur un projet invisible. Un mensonge évident.

 

C’est du pur marketing politique, pas un montage financier réel.

 

  1. LE PROJET EST ÉCONOMIQUEMENT ABSURDE

– Un chemin de fer n’est rentable que s’il transporte des volumes importants (minerais, conteneurs, vrac industriel, etc.). La RCA n’a pas la production nécessaire pour justifier une ligne de plus de 1 000 km. Pire encore, Même au Cameroun, le port de Kribi n’est pas relié au réseau ferroviaire national. Le train n’existe ni au départ, ni à l’arrivée. Promettre “Bangui–Kribi en un jour” relève de la fiction politique.

– Il n’existe aucun contrat minier ou logistique garantissant du trafic.

Estimation réaliste :

  • Entre 2 et 7 milliards de dollars uniquement pour la voie ferrée,
  • Sans matériel roulant, sans terminaux, sans entretien.

 

Aucune exportation actuelle ni projection économique ne peut justifier une telle dépense.
Donc, Rentabilité : impossible.

 

  1. CONTRADICTIONS FLAGRANTES ET ABSURDITÉS DANS LE DISCOURS

– Il dit que l’étude existe depuis 2016 → mais aucune publication en presque 9 ans.

– Il affirme que la première pierre est posée → puis admet qu’il s’agit de la pose… d’une étude. On « inaugure » une étude? C’est du théâtre politique.

– Il parle de travaux imminents → mais ne donne aucune date, aucune entreprise, aucun chantier.

– Il promet « Bangui–Kribi en un jour » → Sans rail existant, sans tracé validé, sans matériel roulant, sans chantier.

Tout ceci relève de la science-fiction politique, pas d’un projet gouvernemental sérieux. C’est un scénario imaginaire repassé à chaque élection.

 

  1. UNIVERSITÉ, HÔPITAUX, INFRASTRUCTURES : PROMESSES DEPUIS 2016, RÉSULTATS NULS

À chaque sortie médiatique, le régime promet les mêmes infrastructures comme depuis 10 ans : université moderne, nouveaux hôpitaux, routes, technologie, emplois. Pourtant :

– aucun chantier majeur n’a été livre. Promesses vagues

– aucun bailleur sérieux n’est cite. Grande annonces

– aucune preuve matérielle n’existe. Aucun fiche projet, aucun bailleur, aucune date.
C’est du copier-coller des promesses faites en 2016, en 2020 et en 2023.

 

L’État ne parvient même pas à fournir un système de santé fonctionnel ou système éducatif à terre, étudiants sans moyens, on ne construit pas des trains imaginaires quand les hôpitaux manquent de médicaments et de lits, les routes sont non pratiquables et, avec des fonctionnaires impayés ou précaires.

 

  1. LES « ACCORDS COLONIAUX SECRETS » : ARGUMENT MENSONGER POUR EXPLIQUER L’ÉCHEC

Dernière manipulation : le conseiller affirme que la France aurait empêché la RCA de construire son chemin de fer depuis 1960 à cause “d’accords secrets”. C’est un mensonge historique et politique.

– Aucun traité international ne l’interdit.

– Aucun document n’existe dans ce sens. Et meme s’il existait, pourquoi ne pas dénonces ses dispositions comme les accords de defense et de sécurité???

– Aucun expert en droit, aucune organisation internationale, aucun gouvernement n’a confirmé cela.

 

Cet argument sert simplement à détourner la responsabilité du régime. Plutôt que d’assumer son incapacité à gouverner, il invente un ennemi invisible. C’est une technique classique des régimes qui échouent : quand on ne peut pas montrer des réalisations, on invente un coupable.

 

  1. OBJECTIF RÉEL : PROPAGANDE AVANT L’ÉLECTION DE 2025

Les Élections arrivent. Après presque dix ans de pouvoir, le régime Touadéra n’a aucun bilan concret à présenter. Il faut donc fabriquer des illusions : milliards imaginaires, projets invisibles, infrastructures fantômes. Ce discours ne vise pas le développement du pays, il vise la manipulation de l’opinion publique.

Ce n’est pas un projet.
C’est un outil de propagande
.

 

 

CONCLUSION

Le discours de Fidèle Gouandjika n’a aucune valeur technique, économique ou politique. Il repose sur :

– des mensonges,

– des chiffres inventés,

– des affirmations sans preuve,

– des contradictions évidentes,

– des promesses impossibles.

 

C’est un mélange de mensonge politique, de manipulation médiatique et de mépris pour l’intelligence des citoyens.

C’est une insulte à la population centrafricaine, qui mérite des écoles, des hôpitaux, des routes, des emplois et un État transparent — pas des mirages électoraux. Un gouvernement sérieux publie des études, signe des contrats, construit et livre. Le régime Touadéra se contente de parler, promettre, inventer, accuser et mentir. La vérité est simple: s’il n’y a pas de chemin de fer en RCA, ce n’est pas à cause des “accords coloniaux”, c’est parce que ce pouvoir est incapable de développer le pays.

Cet entretien ne prouve qu’une chose :
Le régime Touadéra n’a rien réalisé et n’a plus rien à proposer, il mise sur les mensonges pour survivre politiquement en 2025.

Par                                                                                         un contributeur A.T. BENGUEWE DAMARAS

 

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Crise au Conseil supérieur Islamique  de Centrafrique : deux jours après avoir offert 30 millions à Touadéra, la guerre de succession éclate pour éjecter Rator

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Crise au Conseil supérieur Islamique  de Centrafrique : deux jours après avoir offert 30 millions à Touadéra, la guerre de succession éclate pour éjecter Rator

 

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Ahmat Deleric Rator

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le Conseil supérieur Islamique  de Centrafrique est en pleine crise. Deux jours seulement après la remise médiatisée d’un chèque de 30 millions de francs CFA au président Touadéra alias Baba Kongoboro pour soutenir sa candidature à un troisième mandat, la structure islamique implose. Le président du comité, M. Rator, fait face à une rébellion interne menée par l’analphabète  Aroufaï ABDEL AZIZ. Ses opposants au sein du comité ont créé un comité ad hoc pour préparer une nouvelle élection visant à l’éjecter de son poste.

 

 

Cette crise montre que la transformation du Comité Islamique en groupe de soutien politique au président Touadéra a créé des tensions insupportables au sein de la communauté musulmane centrafricaine. Les querelles de pouvoir et d’argent ont explosé au grand jour, avec des échanges d’une violence verbale extrême sur les réseaux sociaux.

 

  1. Rator a transformé le Comité Islamique en machine de propagande pour le régime Touadéra. Il a publiquement revendiqué son soutien à 100% au président. Il a mobilisé le comité pour cette remise de chèque de 30 millions qui était en réalité un chantage déguisé en don. Il a instrumentalisé la religion musulmane pour servir les intérêts politiques du MCU.

 

Mais cette instrumentalisation a créé des divisions profondes. Tous les membres du comité ne sont pas d’accord avec cette politisation. Certains pensent que le comité devrait rester neutre politiquement et se concentrer sur les affaires religieuses et sociales de la communauté musulmane. D’autres, comme Aroufaï ABDEL AZIZ tout en soutenant Touadéra, veulent simplement remplacer Rator pour contrôler eux-mêmes les bénéfices politiques et financiers de cette proximité avec le pouvoir.

 

Le principal opposant à Rator n’est autre que le vice-président du comité, M. Aroufaï ABDEL AZIZ. Ce dernier a été placé comme chargé de mission à l’Assemblée Nationale par le parti MCU. Selon nos sources, “il ne sait même pas écrire son nom” mais il occupe un poste rémunéré à l’Assemblée grâce à ses connexions politiques. C’est lui qui mène maintenant la bataille contre Rator pour prendre le contrôle du Conseil supérieur Islamique  de Centrafrique.

 

Cette bataille n’a rien de spirituel. C’est une guerre de pouvoir pure. Deux hommes qui ont tous les deux instrumentalisé la religion pour obtenir des positions et de l’argent du régime se battent maintenant pour savoir qui va contrôler le comité et continuer à bénéficier des largesses du pouvoir.

 

Les opposants à Rator ont mis en place un comité ad hoc pour organiser une nouvelle élection. Ce comité ad hoc est composé de neuf membres qui ont pour mission de préparer le renouvellement du bureau du Comité Islamique et l’éviction de Rator.

 

Voici la composition de ce comité ad hoc :

 

  1. Président : El-hadj Abakar Nyakanda
  2. Vice-président : Aroufaï Abdel Aziz 1. Rapporteur général : Kalite Deya 1. Rapporteur général adjoint : Abdel Aziz Zitongo 1. Trésorier général : Abakar Djabi 1. Trésorière générale adjointe : Hadja Zenaba Katara 1. Chargé de communication : Abdel Aziz Magba Gakara 1. Conseiller juridique : Maître Idriss Zakaria 1. Conseiller islamique : Imam Oumar Sarako

 

La question maintenant est de savoir si M. Rator va accepter cette nouvelle élection organisée pour l’éjecter. Va-t-il reconnaître la légitimité de ce comité ad hoc ? Va-t-il participer aux nouvelles Élections ? Ou va-t-il contester la procédure et refuser de quitter son poste ?

 

Connaissant la nature de ces batailles de pouvoir, il est probable que Rattour va résister. Il va probablement contester la légalité du comité ad hoc. Il va probablement dire que seul le bureau actuel a le pouvoir d’organiser des Élections. Il va probablement mobiliser ses partisans pour boycotter les nouvelles Élections ou pour perturber le processus.

 

Le résultat sera probablement deux comités islamiques parallèles : celui de Rator et celui de Aroufaï ABDEL AZIZ. Chacun prétendra être le légitime. Chacun essaiera d’obtenir la reconnaissance du gouvernement. Et le gouvernement Touadéra choisira celui qui lui est le plus utile politiquement.

 

Ce qui est frappant dans cette crise, c’est la violence verbale des échanges entre les deux camps. Sur les réseaux sociaux, Rator et Aroufaï ABDEL AZIZ  s’affrontent avec des propos d’une violence extrême. Chacun publie des messages vocaux incriminant l’autre. Chacun accuse l’autre de corruption, de détournement, de manipulation.

 

Ces échanges montrent que nous ne sommes pas en présence de guides spirituels préoccupés du bien-être de la communauté musulmane. Nous sommes en présence de politiciens véreux qui utilisent la religion comme couverture pour leurs combines. Leurs propos sont ceux de criminels, pas ceux d’hommes de Dieu.

 

Quand on écoute ces messages vocaux, on se demande si ces gens prient vraiment, s’ils croient vraiment en Dieu, s’ils ont la moindre notion de ce que signifie être un guide religieux. Leur vocabulaire est celui des voyous. Leurs menaces sont celles des gangsters. Leur comportement est celui de gens qui se battent pour contrôler un business lucratif, pas celui de religieux qui servent leur communauté.

 

La réconciliation entre Rator et Aroufaï ABDEL AZIZ  semble totalement impossible en ce moment. Les deux hommes se détestent. Ils se sont publiquement insultés. Ils ont déballé publiquement des informations compromettantes l’un sur l’autre. Il n’y a plus aucune confiance possible entre eux.

 

Cette crise montre les dégâts causés par l’instrumentalisation de la religion par le régime Touadéra. Le MCU a acheté les leaders religieux. Il leur a donné de l’argent, des postes, des privilèges. En échange, ces leaders devaient mobiliser leurs communautés pour soutenir Touadéra.

 

Mais cette corruption des leaders religieux a créé des monstres. Des hommes qui n’ont plus aucune crédibilité morale. Des hommes qui se battent publiquement comme des chiffonniers pour contrôler l’argent et le pouvoir. Des hommes qui ont transformé leurs structures religieuses en machines politiques.

 

Le Conseil supérieur Islamique  de Centrafrique n’est plus une institution religieuse respectable. C’est devenu un groupe de soutien politique qui se déchire maintenant pour savoir qui va contrôler les bénéfices de ce soutien. C’est une honte pour la communauté musulmane centrafricaine. C’est une honte pour l’Islam.

 

Il faut rappeler que lors de la remise du chèque de 30 millions à Touadéra, la grande majorité des personnes présentes n’étaient même pas des Centrafricains d’origine. C’étaient en grande partie des Tchadiens. Des commerçants tchadiens venus s’installer en Centrafrique il y a quelques années. Seule une personne parmi les présents était réellement centrafricaine de souche.

 

 

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Paul-Crescent Beninga : La Feuille de Route de Luanda, un Échec Financé par des Milliards

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Paul-Crescent Beninga : La Feuille de Route de Luanda, un Échec Financé par des Milliards

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Lancien-President-centrafricain-Francois-Bozize.jpg” data-wpel-link=”internal”>Paul-Crescent Beninga : La Feuille de Route de Luanda, un Échec Financé par des Milliards
Lancien-President-centrafricain-Francois-Bozize – Rassemblement et coordination des forces : l’appel du général François Bozizé pour une lutte militaire unifiée en Centrafrique

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 La feuille de route de Luanda de 2019 fait l’objet de vives critiques de la part d’universitaires centrafricains, Dr Paul-Crescent Beninga.

 

Paul-Crescent Beninga, enseignant à l’Université de Bangui et porte-parole du GTSC, a formulé des critiques acerbes contre la feuille de route de Luanda lors d’une intervention sur la radio Ndékè Luka. L’universitaire dénonce un processus qui a coûté des “centaines de millions” aux bailleurs de fonds angolais sans produire les résultats escomptés. Ces fonds ont été versés à des chefs de groupes armés comme Ali Darassa de l’UPC, Bobo du 3R et François Bozizé dans le cadre de l’initiative angolaise visant à “acheter la paix”.

 

 

L’accord de 2019 devait permettre la réintégration de ces groupes armés dans l’Accord politique pour la paix et la réconciliation (APPR). Pourtant, Paul-Crescent Beninga  constate que les bénéficiaires comme Darassa et Bobo ont rejoint la Coalition des patriotes pour le changement (CPC) en 2020, rompant ainsi avec l’APPR. Cette évolution remet en question l’efficacité de la stratégie gouvernementale et justifie, selon lui, l’interrogation sur la nécessité de nouveaux accords comme celui de Ndjamena du 19 avril 2025.

 

L’universitaire pointe également les défaillances méthodologiques de la feuille de route. Il explique que le processus a créé une hiérarchisation artificielle entre les groupes armés, privilégiant ceux jugés “importants” comme l’UPC et le 3R au détriment d’autres formations. Cette approche a engendré ce que Beninga qualifie de “cacophonie” et de “désordre bien organisé” dans la gestion du processus de paix par le gouvernement.

 

La persistance des groupes armés malgré les milliards investis témoigne, selon Beninga, de l’incapacité du gouvernement à s’attaquer aux causes profondes du conflit. Il dénonce aussi l’absence de transparence dans la mise en œuvre de la feuille de route, estimant que les autorités n’ont pas rendu compte de l’utilisation des fonds alloués ni des résultats obtenus.

 

Cette opacité, combinée à l’échec de la feuille de route à empêcher le réarmement de groupes comme l’UPC et le 3R, interroge sur l’engagement réel du gouvernement dans un processus de paix durable. Paul-Crescent Beninga appelle à une refonte de l’approche gouvernementale, exigeant une reddition de comptes sur les fonds dépensés et une stratégie privilégiant une réconciliation authentique plutôt que des accords temporaires et coûteux avec les groupes armés….

 

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Affaire Fatime Alim : quand le ministre de la justice Arnaud Djoubaye Abazène transforme la justice centrafricaine en marché aux enchères

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Affaire Fatime Alim : quand le ministre de la justice Arnaud Djoubaye Abazène transforme la justice centrafricaine en marché aux enchères

 

Centrafrique : Touadéra dissout l’Ordre des avocats pour protéger son régime et ses mercenaires russes
Le ministre centrafricain de la Justice, Arnaud Djoubaye Abazene Screenshot

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’affaire qui secoue en ce moment le système judiciaire du pays dépasse l’entendement. Elle montre un système où les décisions judiciaires s’achètent et se vendent comme de vulgaires marchandises, et où le ministre de la Justice, un grand mafieux trafiquant,  dirige ce trafic en toute impunité.

 

 

Au cœur de ce scandale : Fatime Alim, fille de l’homme d’affaires Ali Babolo, connu pour avoir construit la célèbre mosquée Ali Babolo du KM5, aujourd’hui victime d’une machination judiciaire montée de toutes pièces par le ministre de la justice lui-même.

 

C’est un véritable pactole de l’héritage qui attise les convoitises des mafieux criminels de la capitale. En effet, tout a commencé avec le décès, au début de cette année, d’un riche homme d’affaires d’origine nigériane, Alhadji Biri, propriétaire d’un  empire commercial dans la capitale et de la célèbre boutique Africa Auto installées partout à Bangui. Cet entrepreneur, qui brassait des milliards, laisse derrière lui quatre enfants issus de différentes unions et un patrimoine considérable réparti entre la Centrafrique et le Nigeria.

 

Fatime Alim, sa dernière compagne avec qui, selon elle, il a eu un enfant, décide de réclamer sa part d’héritage. Résidant au Cameroun, elle se rend à Bangui et dépose plainte au tribunal pour faire valoir ses droits et ceux de son enfant.

 

Justement à ce moment là précis que le ministre Arnaud Djoubaye Abazène entre en scène, et débute le marchandage.

 

Ce konon, de son vrai nom Arnaud Djoubaye Abazène, attiré par la beauté incroyable de la jeune femme très belle, commence à lui poser de question sans détour : “Si je fais pencher l’affaire en ta faveur, qu’est-ce que tu va me donner ?”

 

Fatime Alim, naïve ou désespérée, accepte le deal. Elle propose, en cas du succès dans l’affaire, au ministre une concession du riche homme d’affaire situé au centre-ville de Bangui, un bien qui vaut des centaines de millions de francs CFA. En réponse, le ministre donne son accord. Il lui demande même de ramener l’enfant du Cameroun à Bangui pour renforcer son dossier devant la justice.

 

Pour faciliter les transactions, le ministre utilise les services d’un intermédiaire : monsieur Ndongossindo. C’est ce dernier qui récupère l’argent et les promesses de biens entre les mains des parties pour les amener au ministre Arnaud Djoubaye Abazène. Un système bien installé qui permet au ministre de garder ses mains propres en apparence.

 

Mais les enchères ne font que commencer. La famille du défunt homme d’affaires, informée de la manœuvre, décide de jouer le même jeu. Ses membres se présentent devant le ministre et lui proposent un marché bien plus juteux : trois fois ce que Fatime Alim avait offert au ministre au départ. Deux terrains au centre-ville, au kilomètre 5, et des sommes importantes en liquide.

 

Le ministre Arnaud Djoubaye Abazène n’hésite pas une seconde. Il change complètement de camp et se retourne désormais contre Fatime Alim. La voilà désormais accusée de faux et usage de faux, d’escroquerie, et même de détournement de mineur.

 

Ainsi, le 13 mai 2025, le Tribunal de Grande Instance de Bangui, lors d’un procès express,  condamne Fatime Alim à trois ans d’emprisonnement. Elle fait appel de cette décision. Le 3 septembre 2025, lors de l’audience à la Cour d’Appel, le parquet général, suivant les instructions du ministre, ajoute une nouvelle accusation : détournement de mineur, une infraction qui dépend normalement de la cour criminelle.

 

Mais le 10 septembre 2025, la Chambre correctionnelle de la Cour d’Appel de Bangui rend son arrêt. Elle relaxe Fatime Alim des accusations de détournement de mineur et d’escroquerie. Elle ne retient que le faux et usage de faux, et réduit considérablement la peine : huit mois d’emprisonnement et 100.000 francs CFA d’amende.

 

Fatime Alim est incarcérée à la maison centrale de Bimbo. Elle purge sa peine. Le 5 novembre 2025, elle doit retrouver la liberté. Sa détention aura pris fin.

 

Mais le ministre de la Justice ne l’entend pas ainsi. Il ne peut accepter que sa “marchandise” lui échappe sans avoir payé. Le 11 septembre 2025, par un simple message porté, le parquet général, sous la pression du ministre Abazène,  ordonne au régisseur de la maison d’arrêt de Bimbo de maintenir Fatime Alim en détention “jusqu’à nouvel ordre”, prétextant une “erreur judiciaire”.

 

Ce mercredi 5 novembre 2025, jour où elle devait sortir, Fatime Alim reste derrière les barreaux. Sans base légale. En violation totale de l’arrêt de la Cour d’Appel.

 

Pendant ce temps, le Directeur Général des services pénitentiaires, Alfred Ndakala, a rédigé un rapport détaillé daté du 3 novembre 2025, adressé au ministre de la Justice. Ce document, dont Corbeau News-Centrafrique a obtenu copie, est sans appel.

 

Le magistrat y explique point par point l’illégalité de cette détention. Il rappelle que l’article 422 du code de procédure pénale liste de manière limitative les titres en vertu desquels une personne peut être détenue : un arrêt ou jugement de condamnation, une ordonnance de prise de corps, un mandat de dépôt ou d’arrêt. Un simple message porté du parquet général ne figure pas dans cette liste.

 

“Le message porté du 11 septembre 2025, mesure purement administrative, ne constitue pas un titre de détention”, écrit le directeur général. Il ajoute que “le maintien en détention à l’expiration de sa peine est arbitraire” et rappelle que toute personne qui détient quelqu’un sans titre légal peut être “poursuivie et punie comme coupable de détention arbitraire”.

 

Le rapport précise également que l’administration pénitentiaire n’a reçu aucune notification d’un pourvoi en cassation qui serait le seul motif légal pour prolonger la détention, puisque le pourvoi en cassation a un effet suspensif en matière pénale.

 

Cette affaire montre à quel point la justice centrafricaine est devenue un “grand marché ouvert”, pour reprendre les termes utilisés dans les milieux judiciaires de Bangui. Les magistrats, les procureurs, et même le ministre de la Justice vendent leurs services au plus offrant, sans aucune considération pour le droit ou la justice.

 

Pendant ce temps, les autorités centrafricaines, du président au porte-parole du gouvernement, continuent de proclamer que “le pays est un pays de droits où tout fonctionne bien”. La réalité dans les prisons et les tribunaux raconte une histoire bien différente.

 

Fatime Alim, qui aurait dû être libre mercredi 5 novembre 2025, croupit toujours en prison. Victime non pas de la justice, mais d’un système corrompu jusqu’à la moelle, où les puissants font et défont les lois selon leurs intérêts personnels.

 

L’empire commercial laissé par le défunt homme d’affaires Alhadji Biri continue de générer des milliards. Mais sa dernière compagne, mère de son dernier enfant, paie le prix d’avoir cru qu’elle pouvait obtenir justice dans un pays où la justice elle-même s’est vendue au plus offrant.

 

Igor Passi….

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Avancements bloqués et favoritisme ouvert à l’ACFPE, les employés en colère, la réunion du 23 octobre tourne au fiasco

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Avancements bloqués et favoritisme ouvert à l’ACFPE, les employés en colère, la réunion du 23 octobre tourne au fiasco

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/la-directrice-generale-de-par-interim-de-l-acfpe-madame-renee-bimbo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/la-directrice-generale-de-par-interim-de-l-acfpe-madame-renee-bimbo-450×424.jpg” alt=”La Directrice générale de par intérim de l’ACFPE, madame Renée Bimbo” width=”450″ height=”424″ />
La Directrice générale de par intérim de l’ACFPE, madame Renée Bimbo

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les agents de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE) dénoncent une injustice persistante dans la gestion des avancements. Selon les représentants du personnel, aucune commission paritaire n’a été convoquée depuis quatre ans, alors que les textes prévoient une révision automatique tous les deux ans. Cette inaction prive de nombreux employés d’un gain financier estimé à 20 000 francs CFA par palier d’ancienneté.

 

 

Pendant que la majorité du personnel attend toujours leur avancement, certains proches de la direction auraient été promus de façon exceptionnelle. Le cas le plus cité est celui d’un comptable récemment recruté, promu à deux grades supérieurs après seulement un an de service, une progression normalement acquise après quatre ans. Cette promotion rapide a provoqué un vif mécontentement au sein de l’agence.

 

Interrogée lors de la réunion du 23 octobre 2025, la directrice générale Renée Bimbo a défendu sa décision en invoquant son “pouvoir discrétionnaire”. Une explication jugée inacceptable par les délégués du personnel, qui rappellent que ce pouvoir ne s’applique pas aux avancements collectifs mais uniquement aux nominations ou affectations. Pour eux, cette interprétation personnelle de la réglementation confirme un favoritisme assumé au profit de quelques employés privilégiés.

 

Plusieurs sources internes affirment que ces promotions ciblées concernent des agents liés à la direction ou à la tutelle ministérielle. Le personnel, lui, se dit fatigué de réclamer en vain l’application de règles pourtant claires. En l’absence de réaction de la direction générale, les agents menacent désormais de saisir à nouveau l’inspection du travail pour exiger la reprise régulière des avancements bloqués depuis 2021.

 

Les textes sont clairs. Les avancements à l’ACFPE doivent être examinés tous les deux ans par une commission paritaire. Cette commission est composée de représentants de la direction et de représentants du personnel. Elle examine les dossiers de tous les agents éligibles et décide qui peut avancer de grade en fonction de l’ancienneté, de l’évaluation et des critères établis.

 

Mais depuis quatre ans, cette commission n’a jamais été convoquée. Renée Bimbo refuse d’organiser ces avancements collectifs. Résultat : des dizaines d’agents qui devraient avoir avancé depuis 2021 ou 2023 restent bloqués au même grade. Ils perdent 20 000 francs CFA par mois, soit 240 000 francs CFA par an. Sur quatre ans, certains ont perdu près d’un million de francs CFA.

 

Mais pendant que le personnel attend ses avancements, Renée Bimbo promeut ses proches de façon exceptionnelle. Un comptable recruté le 5 septembre 2024 a été promu à deux grades supérieurs après seulement un an de service. Normalement, il faut quatre ans pour obtenir ces deux avancements. Mais ce comptable, qui est apparemment un proche de la direction, les obtient en un an. Comme on le dit souvent dans le pays, un coup Chaos. Donc le comptable, il a fait un an, il obtient deux crans, c’est incroyable.

 

Comment est-ce possible ? Parce que Renée Bimbo décide seule. Elle ne convoque pas la commission paritaire. Elle ne respecte pas les règles. Elle promeut qui elle veut, quand elle veut.

 

Quand les délégués du personnel lui ont demandé des explications lors de la réunion du 23 octobre, elle a invoqué son “pouvoir discrétionnaire”. Elle prétend qu’en tant que directrice générale, elle a le pouvoir de promouvoir qui elle veut sans consulter personne.

 

C’est faux. Le pouvoir discrétionnaire d’une directrice s’applique aux nominations et aux affectations, pas aux avancements collectifs. Les avancements sont régis par des règles précises. Il y a des critères d’ancienneté, d’évaluation, de performance. Et c’est la commission paritaire qui doit examiner tous les dossiers et décider collectivement.

 

Une directrice ne peut pas décider seule de promouvoir un agent à deux grades supérieurs en un an alors que les autres attendent depuis quatre ans. C’est du favoritisme pur et simple. C’est de la discrimination. C’est de l’injustice.

 

Selon plusieurs sources internes interrogées par CNC, les promotions exceptionnelles concernent uniquement des agents liés à la direction ou à la tutelle ministérielle. Les proches de Renée Bimbo avancent rapidement. Les proches de sa sœur la ministre Annie Michelle Mouanga avancent rapidement. Mais le reste du personnel reste bloqué.

 

Ce système à deux vitesses crée une injustice profonde au sein de l’ACFPE. Les agents qui travaillent correctement depuis des années ne sont pas récompensés. Mais les nouveaux venus qui ont des connexions politiques ou familiales obtiennent des promotions express.

 

Comment voulez-vous que le personnel soit motivé dans ces conditions ? Comment voulez-vous qu’ils respectent une directrice qui pratique ouvertement le favoritisme ? Comment voulez-vous qu’ils aient confiance en une direction qui refuse d’appliquer les règles pour tout le monde ?

 

Le personnel de l’ACFPE est fatigué. Fatigué de réclamer ses droits. Fatigué de voir les règles violées. Fatigué de subir l’injustice.

 

Les délégués du personnel ont raison de menacer de saisir à nouveau l’inspection du travail. L’inspection doit intervenir. Elle doit obliger Renée Bimbo à convoquer la commission paritaire. Elle doit exiger que les avancements bloqués depuis 2021 soient enfin traités. Elle doit faire respecter les règles.

 

Et si l’inspection ne fait rien, le personnel devrait envisager d’autres moyens de pression. Une grève, par exemple. Parce qu’à force de subir l’injustice, il arrive un moment où il faut dire stop.

 

Brahim

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Le sous-préfet de Bambari Martin Kossi, un gros illettré,  insulte et menace des chefs de quartier : “Votez Touadéra! Sinon, Dieu vous frappera”

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Le sous-préfet de Bambari Martin Kossi, un gros illettré,  insulte et menace des chefs de quartier : “Votez Touadéra! Sinon, Dieu vous frappera”

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/le-sous-prefet-de-bambari-martin-kossi-en-train-de-decorer-les-nouveaux-chefs-des-quartiers-de-bambari.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le sous-préfet de Bambari Martin Kossi en train de décorer les nouveaux chefs des quartiers de Bambari
Le sous-préfet de Bambari Martin Kossi en train de décorer les nouveaux chefs des quartiers de Bambari

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Martin Kossi, sous-préfet de Bambari, a franchi toutes les limites de l’absurde. Après avoir extorqué les nouveaux chefs de quartier, il les décore en les insultant publiquement. Il les appelle “les chefs malheureux” et les menace ouvertement : si vous ne votez pas Touadéra, “Dieu qui est au ciel va vous frapper”. Le pays sombre dans le chaos total.

 

 

Le sous-préfet de Bambari, Martin Kossi, a menacé publiquement quatre chefs de quartier nouvellement élus lors de leur cérémonie de décoration la semaine dernière. Dans une vidéo captée par notre équipe des journaliste lors de la cérémonie, on le voit insulter ces autorités locales et les menacer de sanction divines s’ils ne votent pas pour le maire Matipata et pour le président Touadéra. Mais ce que les gens ne savent  pas, c’est ce qui s’est passé avant  cette cérémonie : Martin Kossi a exigé de chaque chef de quartier un pot-de-vin. Les chefs, qui ont gentiment répondu à Monsieur Martin Kossi qu’ils n’ont pas d’argent de lui verser, ont tout de même lui fait un geste symbolique de  30 000 francs CFA chacun.  Martin Kossi, qui n’est pas du tout content de la somme versée par chaque chef du quartier, demande à nouveau à chaque chef une somme de 60 000 francs CFA et un chèvre avant d’accepter de les décorer. Les chefs ont toujours refusé de lui verser cette somme jusqu’à ce jour. Ce qui a poussé le sous-préfet Martin Kossi de tenir un tel propos en public contre ces quatre chefs de quartier.

 

Il y’a lieu de rappeler que Martin Kossi est un ancien sous-préfet de Paoua, dans la préfecture de Lim-Pendé. Il avait assuré l’intérim du Préfet de Lime-Pendé jusqu’à sa nomination à Bambari comme Sous-Préfet. Ainsi, dès son arrivée dans la capitale de la Ouaka, , il a montré de quel bois il se chauffe. Quand quatre nouveaux chefs de quartier ont été élus, il a exigé qu’ils lui versent un pot-de-vin avant leur décoration officielle.

 

Après avoir tenter d’extorquer massivement  ces chefs des quartiers, Martin Kossi a finalement organisé la cérémonie de décoration. Et c’est là que les choses deviennent surréalistes. Au lieu de féliciter les nouveaux chefs de quartier, au lieu de les encourager dans leurs nouvelles fonctions, Martin Kossi les a insultés publiquement. Il les a appelés “chefs malheureux”. Il les a menacés. Il les a humiliés devant tout le monde.

 

Voici ce qu’il a dit, mot pour mot, lors de la cérémonie :

 

“J’étais nommé à Paoua, j’étais sous-préfet de Paoua, puis Préfet  de Lim-Pendé et on m’a encore nommé ici à Bambari comme sous-préfet. Et c’est la première fois que je décore certains chefs de quartier malheureux. Mais merci à Matipata, le maire de Bambari, monsieur Matipata, qui vous a défendu”.

 

Il commence par les insulter. “Chefs de quartier malheureux.” C’est comme ça qu’il les appelle. Des gens qui viennent d’être élus par leur communauté. Des gens qui ont accepté de servir leur quartier. Et le sous-préfet les traite de “malheureux”.

 

Puis il continue :

 

“Les Élections vont venir d’ici le mois de décembre prochain, mais tant que vous ne portez pas votre voix sur cet homme, vous ne le soutenez pas, c’est que vous allez voir avec votre dieu”.

 

Il les menace. Si vous ne votez pas pour le maire Matipata, vous allez “voir avec votre dieu”. C’est une menace à peine voilée. Votez pour Matipata ou vous aurez des problèmes.

 

Et il ne s’arrête pas, d’ailleurs il continue :

 

“Et si vous ne votez pas aussi le président Touadéra, si vous ne votez pas en décembre prochain le président Touadéra, je vous ai décoré aujourd’hui, moi-même, si vous ne le faites pas pour voter Touadéra, en tout cas, vous allez voir avec votre dieu”.

 

Encore une menace. Si vous ne votez pas pour Touadéra, vous allez “voir avec votre dieu”. Il ne dit pas exactement ce qui va leur arriver, mais le message est clair : votez pour Touadéra ou il y aura des conséquences.

 

Puis il justifie ses insultes :

 

“Parce que je dis que c’est la première fois que je décore les chefs malheureux. J’ai fait 9 ans dans ce travail de sous-préfet. J’ai fait 9 ans. Et ce n’est pas la première fois ici à Bambari. J’ai fait 9 ans. Vous ne m’apprenez rien”.

 

Il se vante de ses neuf ans d’expérience. Comme si neuf ans de corruption et d’extorsion étaient quelque chose dont on peut être fier. Il dit que c’est la première fois en neuf ans qu’il décore des “chefs malheureux”. Pourquoi ? Parce que c’est la première fois que des chefs de quartier refusent de payer facilement ? Parce que c’est la première fois qu’ils osent se plaindre ?

 

Il continue :

 

“Mais grâce au maire de Bambari, monsieur Matipata, aujourd’hui, vous êtes décoré. C’est grâce à lui que vous avez cette médaille. Et vous devez lui remercier de ça”.

 

Il veut que les chefs de quartier soient reconnaissants envers le maire Matipata. Pourquoi ? Parce que Matipata a “défendu” ces chefs auprès du sous-préfet ? Parce que Matipata a négocié avec le sous-préfet pour qu’il accepte finalement de les décorer après avoir demandé les pots-de-vin ?

 

Et puis vient la partie la plus surréaliste :

 

“Mais vous démarrez très très mal, vous démarrez très très mal. Mais quand vous finissez mal, quand vous finissez mal avec votre population, mais le dieu là, le dieu va vous frapper. C’est moi, le sous-préfet, c’est moi qui le dis. Parce que vous démarrez déjà très très mal. Mais il ne faut pas que vous allez souffrir votre population. Mais tant que vous souffrez la population, Dieu qui est au ciel là, il va vous frapper”.

 

Martin Kossi, qui vient d’extorquer chaque chef de quartier, qui vient de les insulter publiquement, qui vient de les menacer s’ils ne votent pas pour Touadéra, ce même Martin Kossi leur fait maintenant la leçon sur la morale. Il leur dit de ne pas “souffrir la population”. Il leur dit que “Dieu va les frapper” s’ils font du mal à la population.

 

C’est à mourir de rire. Ou à pleurer. Martin Kossi, qui incarne tout ce qui ne va pas dans l’administration centrafricaine : corruption, extorsion, menaces, impunité – se permet de donner des leçons de morale à des chefs de quartier qu’il vient d’humilier.

 

Et il termine :

 

“Je vous remercie. Avec le soutien du maire, je vous décore de cette médaille.”

 

Voilà. La cérémonie est terminée. Les chefs de quartier sont décorés. Après avoir payé leurs pots-de-vin. Après avoir été insultés publiquement. Après avoir été menacés s’ils ne votent pas pour Touadéra. Bienvenue dans l’administration centrafricaine sous le régime Touadéra.

 

Cette histoire résume tout ce qui ne va pas dans ce pays. La corruption est généralisée. Les autorités extorquent ouvertement les citoyens. Les sous-préfets se comportent comme des seigneurs de guerre qui exigent des tributs. Et en plus, ils menacent les gens s’ils ne votent pas pour le président.

 

Martin Kossi a fait neuf ans comme sous-préfet. Neuf ans à extorquer les populations. Neuf ans à se comporter comme un bandit en uniforme administratif. Et il n’a jamais été sanctionné. Au contraire. On le nomme d’un poste à un autre. De Paoua à Bambari. Toujours sous-préfet. Toujours en train d’extorquer. Toujours en train de menacer.

 

Et maintenant, il utilise sa position pour faire campagne pour Touadéra. Il menace les chefs de quartier : votez pour Touadéra ou “vous allez voir avec votre dieu”. C’est une instrumentalisation éhontée de l’administration publique à des fins électorales. C’est une violation flagrante du code électoral. C’est un abus de pouvoir caractérisé.

 

Mais qui va sanctionner Martin Kossi ? Personne. Parce qu’il fait exactement ce que le régime attend de lui. Il extorque les populations pour s’enrichir. Il menace les électeurs pour qu’ils votent Touadéra. Il humilie les autorités locales pour qu’elles comprennent qui est le patron. C’est exactement le profil que le régime Touadéra recherche chez ses sous-préfets.

 

Les quatre chefs de quartier de Bambari sont maintenant décorés. Mais à quel prix ? Ils ont dû payer. Ils ont été insultés publiquement. Ils ont été menacés. Et maintenant, ils savent qu’ils sont sous surveillance. Qu’ils doivent voter pour Touadéra. Qu’ils doivent faire voter leur quartier pour Touadéra. Sinon, ils vont “voir avec leur dieu”.

 

C’est ça, la Centrafrique de Touadéra. Un pays où les sous-préfets extorquent les chefs de quartier. Un pays où les autorités administratives menacent ouvertement les électeurs. Un pays où la corruption est si normalisée qu’on peut extorquer des pots-de-vin, insulter les gens publiquement, et ensuite leur faire la leçon sur la morale, tout ça devant les caméras.

 

Le pays part à la dérive. Complètement. On ne comprend plus rien à ce qui se passe. Les institutions sont pourries. L’administration est gangrenée par la corruption. Les autorités se comportent comme des bandits. Et personne ne fait rien. Parce qu’il n’y a plus de contrôle. Il n’y a plus de sanction. Il n’y a plus de justice. Chacun fait ce qu’il veut. Et les Martin Kossi de ce pays continuent d’extorquer, de menacer, d’insulter, en toute impunité.

 

Par Sylvain Malar, depuis Bambari….

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Paoua : quand le ministre Aurélien-Simplice Zingas menace le président du démembrement de l’autorité nationale des élections et impose les Mbaïkoua comme futurs députés de Paoua 1 et 2

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Paoua : quand le ministre Aurélien-Simplice Zingas menace le président du démembrement de l’autorité nationale des Élections et impose les Mbaïkoua comme futurs députés de Paoua 1 et 2

 

Paoua : quand le ministre Aurélien-Simplice Zingas menace le président du démembrement de l’autorité nationale des élections et impose les Mbaïkoua comme futurs députés de Paoua 1 et 2
Evariste-Ngamana-entoure-de-monsieur-Aurelien-Zingas-et-de-Timoleon-Mbaikoua – Évariste Ngamana détourne l’attention des Centrafricains avec des mensonges lors d’une conférence de presse entouré de marionnettes affamées

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Les Élections législatives et présidentielle du 28 décembre 2025 en Centrafrique ne seront qu’une parodie, une dense des sorciers du régime destinée à légitimer le maintien au pouvoir du régime Touadéra. Ce ne sont pas de vraies Élections. C’est un coup d’État déguisé en processus démocratique. Et la communauté internationale, à travers la Minusca et d’autres institutions, croise les bras, applaudit même, et continue de financer cette comédie.

 

 

L’exemple le plus récent de cette farce électorale vient de Paoua, dans Lim-Pendé, où le ministre Aurélien-Simplice Zingas  a menacé ouvertement le président du démembrement de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) de Paoua pour lui imposer Edgar et Timothée Mbaïkoua comme futurs députés de Paoua 1 et Paoua 2.

 

Selon des informations exclusives obtenues par Corbeau News Centrafrique, lors de la visite du président Touadéra à Paoua pour inaugurer des CPR et lancer l’année scolaire 2025 – 2026, le ministre Zingas s’est permis le luxe de tenir une réunion à 21 heures avec le président de l’ANE locale, qui n’est autre que l’inspecteur d’académie de la région.

 

Lors de cette réunion nocturne, Zingas a été clair et menaçant : Edgar Mbaïkoua et Timothée Mbaïkoua sont candidats aux législatives respectivement pour Paoua 1 et Paoua 2. Et ce sont eux qui doivent être déclarés gagnants, peu importe les résultats réels du vote. Le président de l’ANE ne doit entendre le nom d’aucun autre candidat comme gagnant. Seuls les noms des deux frères Mbaïkoua doivent être annoncés comme députés élus de Paoua.

 

“Arrangez-vous. Si ce ne sont pas ces deux noms qu’on entend sur ces deux circonscriptions, vous n’avez qu’à plier bagages parce que moi, je ne vais pas vous rater”, a déclaré Aurélien-Simplice Zingas  au responsable de l’ANE de Paoua. Cette menace n’était pas voilée. Elle était directe, brutale, sans ambiguïté.

 

Et cette menace porte d’autant plus que le président de l’ANE locale est également inspecteur d’académie, donc un fonctionnaire du Ministère de l’Éducation Nationale. Il relève directement du ministre de l’Éducation, qui est lui – même  Aurélien-Simplice Zingas.

 

Le message de Zingas était donc doublement menaçant : non seulement tu truques les résultats en faveur des Mbaïkoua, sinon tu perds ton poste de président de l’ANE locale, mais en plus, si tu désobéis, je m’arrange pour que tu perdes aussi ton poste d’inspecteur d’académie. Ta carrière professionnelle entière est en jeu.

 

Face à une telle menace, que peut faire ce pauvre fonctionnaire ? Il sait qu’il n’a aucune protection. Il sait que s’il refuse d’obéir, il sera effectivement révoqué. Il sait que personne ne viendra le défendre. Alors il obéira. Il truquera les résultats. Il annoncera que Edgar Mbaïkoua a gagné à Paoua 1 et que Timothée Mbaïkoua a gagné à Paoua 2, même si les vrais résultats sont différents.

 

Cette information a circulé à Paoua après que la réunion nocturne a fuité. Les habitants de Paoua savent maintenant que les résultats des Élections législatives dans leurs circonscriptions sont déjà décidés. Edgar et Timothée Mbaïkoua seront les députés. Peu importe pour qui les électeurs voteront le 28 décembre, ce sont ces deux noms qui seront annoncés comme gagnants.

 

L’information a été transmise au président de l’Assemblée Nationale à Bangui. Mais personne ne fera rien. Parce que c’est exactement comme ça que fonctionne le système Touadéra. Les élections sont truquées d’avance. Les ministres imposent les candidats du MCU et de leurs alliés. L’ANE exécute les ordres sous la menace. Et ensuite on présente cela comme une victoire démocratique.

 

Il faut bien comprendre ce qui se passe ici. Edgar et Timoléon Mbaïkoua sont déjà candidats officiels aux législatives. Ce sont des candidatures légitimes, enregistrées selon les procédures. Mais ce qui ne l’est pas, c’est qu’un ministre du gouvernement dicte d’avance au responsable de l’ANE qu’ils doivent être déclarés gagnants.

 

Dans une vraie démocratie, les candidats se présentent, font campagne, et c’est le vote des électeurs qui détermine qui gagne. L’organe électoral compte les votes et annonce le gagnant en fonction des résultats réels. Mais en Centrafrique sous Touadéra, les ministres décident d’avance qui doit gagner, puis menacent les responsables de l’ANE pour qu’ils truquent les résultats en conséquence.

 

Pourquoi le régime tient-il tant à faire élire les frères Mbaïkoua à Paoua ? Plusieurs raisons. D’abord, la famille Mbaïkoua s’est déjà vendue à Baba Kongoboro. Leur mère est maire de Paoua. Ils contrôlent une partie de la vie politique et économique de la région. Faire d’eux des députés consoliderait leur loyauté au régime et leur donnerait l’immunité parlementaire.

 

Ensuite, Edgar et Timoléon Mbaïkoua reçoivent déjà de l’argent de Touadéra. Le président les a donné 8 millions de francs CFA pour les activités du MCU et du mouvement MTech à Paoua. Bien que Touadéra se soit rendu compte lors de sa visite que cet argent n’avait pas été utilisé correctement et que la mobilisation populaire promise n’existait pas, il a quand même besoin de la famille Mbaïkoua pour contrôler Lim-Pendé.

 

Enfin, Lim-Pendé est une région stratégique. C’est une zone frontalière avec le Tchad contrôlée depuis des décennies par le MLPC, parti d’opposition. Le régime a besoin de députés loyaux dans cette région pour tenter de renverser la tendance à sa faveur et justifier sa mainmise sur la zone.

 

Mais les électeurs de Paoua, eux, veulent-ils vraiment être représentés par les frères Mbaïkoua ? Personne ne leur demande leur avis. On leur impose ces candidats. On truque les élections d’avance. On menace les responsables de l’ANE pour garantir que les résultats seront conformes aux désirs du régime.

 

Le ministre Zingas joue un rôle central dans cette manipulation électorale à Paoua. C’est lui qui est venu personnellement menacer le président de l’ANE. C’est lui qui a pris le risque de tenir cette réunion à 21 heures, sachant que cela pourrait fuiter. C’est lui qui a prononcé les menaces explicites.

 

Ce qui se passe à Paoua se passe partout dans le pays. Dans chaque préfecture, dans chaque circonscription, des ministres, des préfets, des responsables du MCU menacent et soudoient les responsables de l’ANE pour truquer les résultats. L’Autorité Nationale des Élections n’est qu’un appendice du gouvernement. Elle n’a aucune indépendance. Elle exécute les ordres du régime sous la menace.

 

Et pendant ce temps, la communauté internationale fait semblant de croire que ces élections sont légitimes. La MINUSCA apporte un appui logistique à l’organisation des élections. L’Union Européenne finance une partie du processus. Les organisations internationales envoient des observateurs qui produiront des rapports diplomatiques notant “quelques irrégularités” mais concluant que “dans l’ensemble le processus s’est déroulé dans le calme”.

 

C’est de l’hypocrisie pure. Tout le monde sait que ces élections sont truquées. Tout le monde sait que le régime Touadéra dicte les résultats d’avance. Mais personne ne veut l’admettre ouvertement parce que cela obligerait à prendre des mesures, à sanctionner le régime, à suspendre l’aide.

 

Alors on continue le mensonge collectif. On fait semblant que la Centrafrique organise des élections démocratiques. On applaudit le “processus électoral”. On félicite le gouvernement pour son “engagement envers la démocratie”. Et on finance cette mascarade avec l’argent des contribuables européens et des Nations Unies.

 

Ces élections du 28 décembre ne sont pas des élections. C’est un coup d’État constitutionnel. C’est une manière pour Touadéra de prolonger son pouvoir en se donnant une apparence de légitimité démocratique. Aujourd’hui il truque pour sept ans supplémentaires. Demain il trouvera un autre prétexte pour rester encore sept ans. Et ainsi de suite jusqu’à ce qu’il meure au pouvoir ou soit chassé par la force.

 

Les vrais coups d’État ne se font plus avec des tanks dans les rues. Ils se font avec des constitutions trafiquées, des élections truquées, des opposants écartés par des manipulations juridiques, des résultats falsifiés annoncés par des institutions aux ordres. Et des ministres comme Zingas qui menacent à 21 heures des fonctionnaires terrifiés pour qu’ils truquent les résultats.

 

Le coup d’État de Touadéra est en cours depuis 2023 avec sa Constitution illégale. Il continue avec l’élimination de Dologuélé et d’autres opposants. Il se poursuit avec les menaces contre les responsables de l’ANE comme à Paoua. Il se concrétisera avec les élections truquées de décembre. Et il se terminera avec l’annonce que le MCU a “gagné” une majorité écrasante à l’Assemblée Nationale et que Touadéra peut donc continuer à gouverner avec un “mandat démocratique”.

 

Et la communauté internationale continuera à financer ce coup d’État permanent à travers la MINUSCA, à travers les programmes de l’Union Européenne, à travers tous les mécanismes qui prétendent “soutenir la transition démocratique” mais qui en réalité légitiment la dictature.

 

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Baboua : Bras de fer entre le procureur et le commandant de Brigade de la Gendarmerie de la ville

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Baboua : Bras de fer entre le procureur et le commandant de Brigade de la Gendarmerie de la ville

 

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Le Procureur de la République près du tribunal de grande Instance de Baboua, dans la Nana-Mambéré

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un incident survenu dans la nuit du mercredi 5 novembre 2025 dans un débit de boissons de Baboua a dégénéré en conflit ouvert entre le procureur de la République près le tribunal de grande instance, Joffre DEGRAAF, et le commandant de Brigade de la gendarmerie locale. Au cœur de cette affaire : des humanitaires de l’ONG internationale Solidarité, basée à Bouar, venus en mission de travail dans la sous-préfecture.

 

 

En effet, les faits se sont déroulés dans un bar où plusieurs agents de l’État prenaient du bon temps. Le procureur DEGRAAF s’y trouvait en compagnie de son aide de camp, du commandant de Brigade de la gendarmerie, ainsi que de douaniers de Baboua. Dans le même établissement, des membres de l’ONG Solidarité sont venus retrouver la copine de l’un d’entre eux, qui travaille comme vendeuse dans les lieux.

 

La soirée a basculé lorsque cette dernière, la vendeuse bien sur,  a quitté la table du procureur pour rejoindre celle de son compagnon et de ses collègues humanitaires. Visiblement contrarié par ce geste, le procureur a dépêché son aide de camp pour surveiller les conversations des humanitaires.

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Le commandant de la brigade de la gendarmerie à Baboua, dans la Nana-Mambéré

 

Lorsque la jeune femme vendeuse a voulu présenter le magistrat à ses compagnons en le qualifiant de personnalité de la République,  « kota zo » en sango, son copain, animé par la jalousie, l’a interrompu. Pour lui, dans un débit de boissons, il n’y a pas de place pour le culte de personnalité. Cette remarque a déclenché la colère de l’aide de camp qui suivait la scène, provoquant une altercation.

 

Le procureur DEGRAAF est alors intervenu personnellement. Les humanitaires, déjà informés par leur amie des attentions que le magistrat et le président du tribunal Rodrigues YAGOA lui portaient, n’ont pas mâché leurs mots face au procureur. Furieux et dépassé par la jalousie, le procureur a appelé la police pour interpeller les humanitaires.

 

C’est l’intervention du commandant de Brigade de la gendarmerie qui a permis aux membres de l’ONG d’échapper à l’arrestation. Ce geste de protection a transformé l’incident en bras de fer entre les deux hommes : le procureur a promis de dresser un rapport contre le commandant de Brigade.

 

Malgré cette intervention, le magistrat a maintenu sa pression, instruisant la police de rechercher et d’interpeller les humanitaires. Face à la menace, l’ONG Solidarité a réagi rapidement : l’un des membres a été dépêché à Bouar, tandis que les autres se sont mis en retrait dans l’attente de la fin de leur mission.

 

Affaire à suivre par CNC….

 

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Sam-Ouandja : quand les gendarmes deviennent pires que les rebelles

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Sam-Ouandja : quand les gendarmes deviennent pires que les rebelles

 

 

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Brigade de gendarmerie de Sam-Ouandja dans la Vakaga à gauche

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Il y a des moments où les mots manquent. Des moments où la réalité dépasse tellement l’entendement qu’on se demande si on parle vraiment de la Centrafrique ou d’un pays imaginaire quelque part entre l’enfer et l’absurde. À Sam-Ouandja, dans la Vakaga, les habitants ont commencé à dire quelque chose d’hallucinant : ils préféraient vivre sous les rebelles.

 

 

Oui, vous avez bien lu. Les rebelles. Ces hommes armés qu’on accuse de tous les maux. Ces groupes qu’on présente comme la source de tous les problèmes du pays. Eh bien, à Sam-Ouandja, les gens disent qu’avec eux, au moins, on pouvait vivre. On pouvait respirer. On pouvait travailler. Mais avec les forces de l’ordre, avec les gendarmes, les policiers, les soldats de l’armée nationale, c’est devenu l’enfer. Un enfer où chaque barrière est une razzia. Où chaque uniforme est une menace. Où chaque moto qui transporte des marchandises doit cracher 6000 francs ou voir ses bagages pourrir sous la pluie pendant que les gendarmes regardent, les bras croisés, sans le moindre scrupule. Bienvenue à Sam-Ouandja, où les forces de l’ordre sont devenues pires que les rebelles.

 

La population se plaint. Tout le monde se plaint. Mais personne n’écoute. Parce que les gendarmes, les policiers, les soldats s’en fichent totalement. Ils savent qu’il n’y a pas de sanction dans ce pays. Ils savent qu’ils peuvent faire n’importe quoi sans risquer quoi que ce soit. Ils savent que le gouvernement les laisse faire. Alors ils continuent. Ils pressent. Ils rackettent. Ils volent. Tranquillement. Méthodiquement.

 

Les habitants de Sam-Ouandja disent qu’avec les rebelles, ils étaient totalement libres. Libres comme des électrons. Ils pouvaient circuler. Ils pouvaient commercer. Ils pouvaient vivre. Mais maintenant, avec les forces de l’ordre, c’est fini. Chaque déplacement est un calvaire. Chaque transport de marchandises est une ruine financière.

 

Si on racontait aujourd’hui ce qui se passe à Sam-Ouandja à des Centrafricains d’autres régions, ils diraient peut-être que ce n’est pas possible. Que c’est exagéré. Que ça doit être un autre pays. Un pays sous terre ou au ciel. Parce que ce qui se passe là-bas dépasse l’imagination.

 

Pendant la saison sèche comme pendant la saison pluvieuse, le ravitaillement de Sam-Ouandja et de beaucoup d’autres villes de la région se fait par motos. Les taxis-motos. Ces jeunes hommes courageux qui prennent des risques énormes pour transporter des marchandises. Ils chargent leurs motos avec des sacs de vivres, des bidons, des marchandises diverses. Et ils partent. Sur des pistes défoncées. Sous le soleil brûlant ou sous la pluie battante. Avec le risque d’être attaqués par des bandits. Avec le risque d’avoir un accident. Avec le risque de tomber en panne au milieu de nulle part.

 

Ils prennent tous ces risques pour ravitailler leurs compatriotes. Pour que les gens de Sam-Ouandja puissent manger. Pour que les commerçants puissent vendre. Pour que l’économie locale puisse tourner. Si on calcule ce qu’ils gagnent par rapport aux risques qu’ils prennent, on comprend vite que ce n’est pas l’argent qui les motive. C’est le service. C’est la solidarité. C’est le sens du bien commun.

 

Prenons un exemple concret. Un taxi-moto part de Bria avec des marchandises pour Sam-Ouandja. De Bria à Sam-Ouandja, il faut traverser plus de 350 kilomètres. Il faut passer par Ouadda-Maïkaga. Et tout au long du trajet, à chaque barrière des forces de l’ordre, à l’entrée et à la sortie de chaque ville, il faut payer. 2000 francs. Puis encore 2000 francs. Puis encore 2000 francs. À chaque barrière. Sans exception. Sans négociation.

 

C’est énorme. Mais le pire, c’est à l’arrivée. Quand le taxi-moto arrive enfin à Sam-Ouandja, après avoir payé partout, après avoir roulé pendant des heures sur des pistes impossibles, après avoir risqué sa vie, il tombe sur les gendarmes de Sam-Ouandja. Et là, on ne parle plus de 2000 francs. Non. Les gendarmes demandent 6000 francs. Le triple. Pour quoi ? Pour rien. Juste pour passer. Juste pour entrer dans la ville. C’est ce qu’ils appellent “la formalité”.

 

La formalité. Un mot criminel inventé par les forces de l’ordre pour légitimer leur racket. Quand tu veux traverser une barrière, il faut payer quelque chose. Ce paiement, c’est “la formalité”. Pas une taxe officielle. Pas un droit enregistré quelque part. Non. C’est du vol pur et simple déguisé en procédure administrative.

 

Mais hormis cette “formalité” de 6000 francs, il y a encore autre chose. Il faut aussi payer pour les marchandises. Il faut payer selon ce que tu transportes. Comme si tu passais une frontière internationale. Comme si tu faisais de la contrebande. Alors qu’en réalité, tu transportes des marchandises d’une ville centrafricaine à une autre ville centrafricaine. Sur le territoire national. Mais il faut payer une sorte de “douane”. Une douane intérieure. Une taxe inventée par les gendarmes pour remplir leurs poches.

 

Comment un pays peut-il fonctionner comme ça ? Comment peut-on accepter qu’un commerçant qui transporte des marchandises d’une ville à une autre du même pays soit rackettée comme s’il traversait une frontière internationale ? C’est du délire. C’est du banditisme institutionnalisé.

 

Et le plus choquant, c’est que même à l’époque des rebelles, ça ne fonctionnait pas comme ça. Même les rebelles n’étaient pas aussi gourmands. Même eux avaient une certaine retenue. Parfois, ils demandaient 500 francs. Parfois 1000 francs. Et parfois, quand tu n’avais rien, tu pouvais négocier. Tu pouvais expliquer ta situation. Parfois, tu passais gratuitement.

 

Mais avec les forces de l’ordre, il n’y a pas de gratuité. Il n’y a pas de négociation. Le prix est fixe. Minimum 2000 francs sur la route. Et 6000 francs à Sam-Ouandja. Point final. Tu paies ou tu ne passes pas.

 

Et si tu n’as pas l’argent ? Eh bien, ils te bloquent. Ils prennent ta moto en otage. Avec tes marchandises dessus. Et tu dois aller chercher l’argent. Pendant ce temps, ta moto reste là. Avec tes bagages. Sous le soleil. Sous la pluie. Peu importe.

 

Le dimanche 19 octobre dernier, plusieurs motos qui transportaient des marchandises de Bria vers Sam-Ouandja sont arrivées à la barrière des gendarmes. Les chauffeurs n’avaient pas les 6000 francs. Alors les gendarmes ont bloqué les motos. Avec les marchandises. Et ils ont dit aux chauffeurs d’aller chercher l’argent.

 

Les chauffeurs sont partis à pied pour aller chercher l’argent en ville. Pendant ce temps, il a commencé à pleuvoir. Une grosse pluie. Une de ces pluies tropicales qui trempe tout en quelques minutes. Les marchandises sont restées sur les motos. Sous la pluie. Les sacs de farine, de riz, de sucre, tout a commencé à être trempé. Abîmé. Détruit.

 

Les gendarmes regardaient. Tranquillement. Sans bouger. Sans couvrir les marchandises. Sans les mettre à l’abri. Ils regardaient la pluie tomber sur des marchandises qui représentaient peut-être tout l’investissement d’un petit commerçant. Tout le fruit du travail d’un taxi-moto qui avait risqué sa vie pour transporter ces bagages. Et ils s’en fichaient. Complètement. Totalement.

 

Parce qu’ils n’ont pas de cœur. Parce qu’ils savent que ce pays est maintenant livré aux criminels économiques. Au voyoutisme. Aux mafieux. Ils savent qu’il n’y a pas de sanctions. Ils savent que le gouvernement ne fera rien contre eux. Alors ils font ce qu’ils veulent. Ils rackettent. Ils volent. Ils détruisent. Sans aucune conséquence.

 

C’est pour ça que les habitants de Sam-Ouandja disent qu’ils préféraient vivre avec les rebelles. Parce qu’au moins, avec les rebelles, il y avait une certaine logique. Une certaine prévisibilité. Tu savais à quoi t’attendre. Tu savais ce qu’ils allaient demander. Et souvent, tu pouvais négocier. Tu pouvais expliquer. Tu pouvais trouver un arrangement.

 

Mais avec les forces de l’ordre, c’est pire. Parce que ce sont eux qui sont censés protéger la population. Ce sont eux qui portent l’uniforme de la République. Ce sont eux qui touchent un salaire de l’État. Et pourtant, ce sont eux qui terrorisent la population. Ce sont eux qui rackettent. Ce sont eux qui détruisent l’économie locale.

 

Vraiment, c’est grave. C’est plus que grave. C’est une catastrophe. Parce que quand les forces de l’ordre deviennent pires que les rebelles, ça veut dire que le pays est foutu. Ça veut dire qu’il n’y a plus d’État. Qu’il n’y a plus de règles. Qu’il n’y a plus de protection. Que c’est la loi de la jungle. La loi du plus fort. La loi du plus armé.

 

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Batangafo-Kabo : Le chauffeur du district sanitaire braqué entre Dékoa et Bouca

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Batangafo-Kabo : Le chauffeur du district sanitaire braqué entre Dékoa et Bouca

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/a-entree-de-bouca.jpg” data-wpel-link=”internal”>Batangafo-Kabo : Le chauffeur du district sanitaire braqué entre Dékoa et Bouca
Entrée de la ville de Bouca, en République centrafricaine. CopyrightCNCa-entree-de-bouca

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le chauffeur du District Sanitaire de Batangafo-Kabo a été braqué ce jeudi 7 novembre 2025 entre Dékoa et Bouca. L’agent revenait de Bangui à moto avec des pièces de rechange pour réparer un véhicule du district immobilisé à Bouca.

 

 

En effet, après son départ de Bangui, le chauffeur est arrivé à Dékoa quand il voudrais prendre le court chemin entre Dékoua et Bouca qui est distant de 110 kilomètres. Il a choisi de passer par le village Tèlè, 55 kilomètres de Dékoua  pour atteindre la ville de Bouca. Mais quand il a pris cette route très dégradée et qui est réservée uniquement aux motos, vélos  et piétons depuis 2015, il n’a pas le temps d’aller loin. Il a été rattrapé très vite par des bandits qui sont d’ailleurs très nombreux dans cette zone. des hommes armés non identifiés . Ces malfrats l’ont arrêté à quelques dizaine de kilomètres de Dékoua, et ont pris les pièces de rechange ainsi que son téléphone. La victime n’a pas été blessée, et heureusement il  va bien.

 

Ce braquage frappe un district sanitaire déjà aux prises avec des problèmes de transport. Le véhicule en panne à Bouca devait justement reprendre du service grâce à ces pièces. Sans ce matériel, les équipes de santé auront du mal à assurer leurs tournées de supervision et à livrer les médicaments et vaccins dans la zone.

 

L’axe Dékoa-Bouca connaît régulièrement ce type d’attaques organisés par des bandits. Les agents de santé qui parcourent ces longues distances pour leur travail se retrouvent de plus en plus exposés à ces braquages qui perturbent le fonctionnement du système sanitaire dans une région où les besoins restent importants.

 

Junior Benam….

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Faustin-Archange Touadéra, regarde : ton pays est classé parmi les États les plus dangereux du monde dans l’Indice de paix mondiale

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Faustin-Archange Touadéra, regarde : ton pays est classé parmi les États les plus dangereux du monde dans l’Indice de paix mondiale

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/les_wagner_a_bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Faustin-Archange Touadéra, regarde : ton pays est classé parmi les États les plus dangereux du monde dans l’Indice de paix mondiale
Pick-up militaire avec des mercenaires du groupe Wagner stationné devant l’ex mini-prix à Bangui. CopyrightCNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La République centrafricaine occupe la 150ᵉ place sur 163 pays dans l’Indice de paix mondiale 2025 publié par l’Institut pour l’économie et la paix. Ce classement catastrophique place le pays parmi les États les plus dangereux du monde. Le régime du président Touadéra préférerait que cette information passe inaperçue, mais les chiffres parlent d’eux-mêmes.

 

 

L’Indice de paix mondiale évalue trois grands critères : le niveau de conflits en cours, la sécurité dans la société, et le degré de militarisation. Sur chacun de ces points, la République centrafricaine obtient des scores désastreux qui expliquent son positionnement au bas du classement.

 

Le rapport souligne que le pays s’enfonce dans une spirale de conflits internes. Les groupes rebelles contrôlent toujours des portions importantes du territoire. Les affrontements se poursuivent régulièrement dans plusieurs préfectures. Les populations civiles paient le prix de cette violence chronique qui empêche tout retour à la normale.

 

Dans l’Ouham, la Bamingui-Bangoran, le Haut-Mbomou  et la Vakaga, les combats continuent. Ces zones connaissent des déplacements répétés de populations, des pillages, des massacres. La crise humanitaire s’aggrave pendant que le gouvernement prétend avoir pacifié le pays.

 

L’instabilité politique permanente constitue un autre facteur de ce mauvais classement. Le pouvoir de Touadéra ne tient pas grâce à un consensus national ou à une légitimité démocratique, mais par l’appui massif de Mercenaires russes. La présence de Wagner dans les villes et sur les routes, ainsi que l’omniprésence des forces rwandaises, ne garantissent pas la paix. Ces forces étrangères renforcent au contraire la dépendance du régime et créent de nouvelles sources d’insécurité.

 

La note de la Centrafrique s’effondre particulièrement sur le critère de la sécurité sociétale. Le racket aux barrages routiers est devenu une norme. La criminalité s’est banalisée dans les villes comme dans les campagnes. Les enlèvements et les violences quotidiennes plongent la population dans une peur permanente.

 

Chaque déplacement entre deux villes devient une épreuve où les voyageurs risquent d’être dépouillés par des hommes en uniforme ou par des bandits. Chaque sortie au marché comporte des risques. Cette insécurité généralisée détruit la vie économique et sociale du pays.

 

Sur le plan économique, le rapport pointe les dépenses militaires disproportionnées d’un pays appauvri. Pendant que les hôpitaux manquent de médicaments de base et que les écoles s’écroulent faute d’entretien, les budgets sont engloutis dans la sécurité présidentielle et les équipements militaires qui profitent surtout aux intérêts étrangers.

 

Ces dépenses militaires ne servent pas à sécuriser la population. Elles financent Wagner et maintiennent le régime au pouvoir. Le pays s’appauvrit pendant que l’argent coule vers les mercenaires russes.

 

L’Indice 2025 rappelle aussi l’ampleur de la crise humanitaire : plus d’un quart des Centrafricains vivent déplacés ou réfugiés. Cette proportion énorme témoigne de l’échec total du régime à garantir la sécurité de base à ses citoyens. Des centaines de milliers de personnes ont dû abandonner leurs maisons pour fuir la violence.

 

Cette tragédie nationale n’a pas empêché le régime de multiplier des annonces grandioses : cité futuriste, aéroport moderne, éco-cité. Ces projets existent uniquement dans les discours officiels et sur les maquettes présentées lors des cérémonies. Sur le terrain, rien ne change. Le pays continue de reculer dans tous les classements internationaux pendant que le gouvernement vend des rêves impossibles.

 

Ce classement de 150ᵉ sur 163 place la République centrafricaine dans la catégorie des États faillis où la violence règne et où les institutions ne fonctionnent plus. Seuls treize pays dans le monde obtiennent des scores pires. Cette compagnie peu glorieuse – Yémen, Syrie, Soudan du Sud, Afghanistan – regroupe les zones de guerre les plus actives de la planète.

 

Le régime Touadéra réagira probablement à ce classement en accusant la communauté internationale de complot contre le pays. Cette stratégie habituelle consiste à rejeter toute critique externe comme une manipulation politique. Mais l’Indice de paix mondiale repose sur des critères objectifs et mesurables. On ne peut pas accuser un institut de recherche indépendant de comploter simplement parce qu’il publie des données défavorables.

 

Les trois piliers de l’indice : conflits en cours, sécurité sociétale, militarisation – correspondent exactement aux trois échecs majeurs du régime actuel. Le gouvernement n’a pas réussi à pacifier le territoire. Il n’a pas garanti la sécurité quotidienne des citoyens. Il a militarisé le pays au profit d’intérêts étrangers sans améliorer la situation sécuritaire.

 

Ce classement désastreux aura des conséquences concrètes pour le pays. Les investisseurs fuient les zones de conflit. Les touristes n’iront jamais dans un pays classé parmi les plus dangereux du monde. Les organisations humanitaires elles-mêmes hésitent à déployer leur personnel dans des environnements aussi hostiles.

 

La ministre du Tourisme peut bien se plaindre que le pays soit stigmatisé. Mais comment attirer des visiteurs dans un État classé 150ᵉ sur 163 pour la paix ? Comment convaincre des investisseurs de venir dans une zone où les conflits armés continuent et où la sécurité sociétale s’effondre ?

 

Ce classement constitue aussi un camouflet pour la stratégie sécuritaire du régime. Après neuf ans de présidence Touadéra, après des années d’intervention de Wagner et des forces rwandaises, après des milliards dépensés en sécurité, le pays occupe toujours une place catastrophique dans les indices internationaux de paix.

 

Cette stagnation – ou cette régression – dans les classements démontre l’échec de l’approche sécuritaire actuelle. Multiplier les forces étrangères, militariser le pays, réprimer l’opposition n’a pas créé la paix. Ces stratégies ont au contraire enfoncé le pays dans une spirale de violence et de dépendance.

 

Les Centrafricains vivent quotidiennement cette réalité que l’indice mesure. Ils connaissent l’insécurité permanente, les déplacements forcés, la peur constante. Pour eux, ce classement de 150ᵉ sur 163 ne constitue pas une surprise mais une confirmation de ce qu’ils subissent chaque jour.

 

Le président Touadéra peut continuer de détourner le regard. Il peut continuer de faire des discours triomphants sur la paix retrouvée et le développement en marche. Mais les faits restent têtus. Son pays occupe la 150ᵉ place mondiale pour la paix. Seuls treize États font pire. Après neuf ans au pouvoir, ce classement constitue son véritable bilan.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

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Le CICR forme les journalistes centrafricains aux principes humanitaires et à la lutte contre la désinformation

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Le CICR forme les journalistes centrafricains aux principes humanitaires et à la lutte contre la désinformation

 

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Photo de famille à la fin de l’atelier organisé par le CICR à Bangui organisé par le CICR. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les 5 et 6 novembre 2025, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a réuni des professionnels des médias centrafricains pour un atelier de deux jours consacré aux principes humanitaires, au droit international humanitaire et à la prévention de la désinformation dans l’action humanitaire.

 

 

L’événement s’est tenu dans la salle de conférence de l’hôtel deux Saisons à Bangui. L’objectif affiché était de renforcer la compréhension du rôle des médias dans la diffusion des principes humanitaires et la promotion du respect du droit international humanitaire (DIH).

 

Pour le CICR, il faut nécessairement mener un dialogue permanent avec les acteurs d’influence.

Photo prise lors de l'atelier organisé par le CICR.
Photo prise lors de l’atelier organisé par le CICR. Photo CNC

 

“Les professionnels des médias sont des acteurs très importants. Pour le CICR, c’est important d’avoir un dialogue avec tous les acteurs d’influence”, a déclaré Gbate Cyrille Jean Noël, coordinateur communication du CICR en République centrafricaine. Selon lui, cette initiative vise à “renforcer la collaboration qui existe déjà” avec les médias dans le cadre de la diffusion des messages clés et de la promotion du DIH.

 

Le coordinateur communication a souligné les risques liés à la désinformation : “Nous pensons que la désinformation peut constituer un facteur d’insécurité pour le personnel humanitaire et pour l’action humanitaire”. Il a rappelé qu’une “bonne information peut sauver des vies”, tout en reconnaissant qu’une information erronée peut avoir “un impact négatif sur l’accès humanitaire”.

 

Philippe Beauverd, chef de la délégation du CICR en République centrafricaine, a justifié cette formation par l’évolution rapide des technologies. “Il y a des technologies qui se développent extrêmement rapidement”, a-t-il noté, soulignant l’importance d’aider les journalistes “à pouvoir faire la part des choses et puis à pouvoir communiquer des événements après les vérifications d’usage”.

 

Le diplomate suisse a reconnu que la désinformation est un phénomène universel : “Malheureusement, la désinformation, moi je suis Suisse et il y en a aussi en Suisse”. Il a insisté sur la nécessité pour les professionnels des médias d’apprendre “à pouvoir analyser ce que vous voyez avant d’y travailler” et de sensibiliser leurs publics.

 

Les organisateurs se sont déclarés satisfaits de la participation. “Nous avons trouvé la session très interactive et nous avons vu que vraiment les médias se sont intéressés”, a affirmé Gbate Cyrille Jean Noël. Le CICR envisage d’organiser d’autres sessions similaires, notamment “une autre session spécifique sur le droit international humanitaire et la protection des journalistes”.

 

Cette démarche intervient dans un contexte où l’action humanitaire en Centrafrique fait régulièrement l’objet d’informations contradictoires, notamment concernant les opérations dans les zones de conflit et l’accès aux populations vulnérables.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim….

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Crépin Mboli-Goumba : ‘Une Constitution née d’un coup de force ne peut tenir’

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Crépin Mboli-Goumba : ‘Une Constitution née d’un coup de force ne peut tenir’

 

Maître Crépin Mboli-Goumba, lors du point de presse du BRDC à Bangui
Maître Crépin Mboli-Goumba, lors du point de presse du BRDC à Bangui. Photo CNC

 

L’avocat et leader politique, Crépin Mboli-Goumba,  dénonce la légitimité de la Constitution de 2023 et l’inefficacité de l’ANE.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

Lors d’un point de presse tenu à Bangui, Maître Crépin Mboli-Goumba, président du Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution, a livré une analyse sans complaisance du cadre constitutionnel et électoral centrafricain. Pour ce juriste expérimenté et ancien ministre d’État, la Constitution adoptée en 2023 souffre d’un vice de forme rédhibitoire.

 

 

“Une constitution issue d’un coup de force n’est pas une constitution”, martèle l’ancien ministre d’État. Cette position tranche avec la version officielle qui présente le texte comme adopté démocratiquement par référendum. Crépin Mboli-Goumba  conteste cette légitimité en invoquant les conditions de son adoption qu’il qualifie de forcées.

 

La nouvelle loi fondamentale divise les Centrafricains en deux catégories distinctes, une innovation que l’opposant juge “très fâcheuse” et “dangereuse pour l’idée qu’on se fait de la République”. Cette stratification citoyenne constitue selon lui une rupture avec les principes égalitaires républicains et porte “les germes d’une déflagration de la nation”.

 

L’Autorité Nationale des Élections cristallise également les critiques du BRDC. Crépin Mboli-Goumba  dresse un bilan accablant de son action, évoquant le “hold-up électoral” de 2020-2021 où, selon ses termes, “il n’y a pas eu d’Élections”. Les dysfonctionnements techniques persistent avec 777 bureaux de vote non résolus et des tablettes défaillantes lors de l’enrôlement des électeurs.

 

L’institution électorale s’obstine pourtant à maintenir son calendrier, une attitude que l’avocat Crépin Mboli-Goumba  oppose “au bon sens le plus élémentaire” et aux recommandations des experts internationaux. Cette précipitation risque de reproduire des Élections bâclées” similaires à celles de 2020-2021.

 

Les critiques internationales renforcent cette position. L’expert indépendant des Nations Unies a pointé “l’incompétence” de l’ANE. Le représentant américain au Conseil de sécurité plaide pour un dialogue politique préalable. L’Union Européenne partage cette analyse selon Crépin Mboli-Goumba.

 

Le leader du BRDC établit un lien direct entre processus électoral et légitimité politique. “La légitimité d’un pouvoir est importante parce qu’il faut que le peuple se reconnaisse son lieu”, explique-t-il. La candidature annoncée du président Touadéra, rendue possible par la Constitution de 2023, relève selon lui d’une “politique de coup de force”.

 

Face à ces défis, Crépin Mboli-Goumba préconise une suspension de toute action électorale jusqu’à l’obtention d’un consensus politique. Cette approche vise à garantir l’inclusivité et l’intégrité du scrutin de 2025. Sans cette refonte, aucune élection crédible n’est envisageable selon le BRDC.

 

L’avocat Crépin Mboli-Goumba  plaide pour un retour à la Constitution de 2016 et une réforme profonde du système électoral. Cette position fait du BRDC un acteur incontournable du débat politique centrafricain, alors que les échéances électorales approchent dans un climat de tensions persistantes.

 

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On doit rompre avec l’humanitaire pour entrer dans le développement” : voilà comment le Président Touadera avait réclamé 7 000 milliards pour le PND après avoir fait disparaître les 1 000 milliards du RCPCA

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On doit rompre avec l’humanitaire pour entrer dans le développement” : le Président Touadera réclame 7 000 milliards pour le PND après avoir fait disparaître les 1 000 milliards du RCPCA

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/ministre_de_economie_filakota.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/ministre_de_economie_filakota-450×300.jpg” alt=”On doit rompre avec l’humanitaire pour entrer dans le développement" : le Président Touadera réclame 7 000 milliards pour le PND après avoir fait disparaître les 1 000 milliards du RCPCA” width=”450″ height=”300″ />
Richard Filakota, ministre de l’économie, du plan et de la coopération

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Incroyable mais vrai : après avoir fait évaporer plus de 1 000 milliards de FCFA depuis 2016 dans le cadre du RCPCA, le Président centrafricain Faustin-Archange Touadera revient encore avec un nouveau programme. Cette fois, le Président promet une “rupture” avec l’humanitaire et réclame 7 000 milliards de FCFA supplémentaires pour son nouveau Plan national de développement. Même méthode, mêmes promesses, mais montant encore plus énorme.

 

 

Lors de sa conférence de presse hebdomadaire du 18 août dernier, le ministre et ex-détenu Maxime Balalou a dévoilé la nouvelle stratégie du gouvernement  pour soutirer encore plus d’argent aux bailleurs internationaux. Écoutez bien ce numéro parfaitement calculé : « Au cours de ces échanges en marge du sommet de TICAD 9 au Japon il y’a quelques jours, madame Catherine Chanson de l’OIM a salué les efforts du gouvernement sous la vision éclairée du président de la République en faveur de la paix et de la sécurité. Elle a également réaffirmé l’engagement de l’OIM à accompagner notre pays dans le retour durable des déplacés et refugiés tout en soutenant bien sûr l’intégration communautaire des ex-combattants ».

 

Voilà le préambule habituel : on salue la “vision éclairée” du président, on parle de paix et de sécurité, on évoque les déplacés et les ex-combattants. Le vocabulaire est parfaitement calibré pour émouvoir les donateurs internationaux. Mais attendez, le meilleur arrive.

 

Et voici la phrase magique qui doit faire tomber les milliards du ciel : « On doit rompre avec l’humanitaire. C’est ça la vision dans le cas du PND, je vous l’ai déjà dit. On doit rompre avec l’humanitaire pour entrer dans le développement. C’est une nouvelle approche qui conditionne même les propositions que nous allons faire à la table ronde de Casablanca», déclare  le porte-parole du gouvernement.

 

Magnifique ! Une “rupture” avec l’humanitaire pour “entrer dans le développement”. Comme si les 1 000 milliards précédents avaient été de l’humanitaire de base, et que maintenant, avec 7 000 milliards, on allait enfin faire du vrai développement. Le ministre nous explique doctement qu’il faut changer d’approche, mais curieusement, il ne dit jamais ce qui est arrivé à l’approche précédente et à son argent.

 

Mais le spectacle continue, car le ministre enchaîne sur la vision grandiose de Touadera du pays. « Cette table ronde qui va faciliter le financement du plan national de développement sera une étape importante dans le cadre de la mort de ces stables publics avec une vision du président de la République qui est de rendre prospère ce pays et amener chaque fils de ce pays maintenant à s’engager pleinement dans le processus de reconstruction de notre beau pays, la République Centrafricaine ».

 

Notez le vocabulaire : “étape importante”, “vision du président Touadera  “, “rendre prospère”, “reconstruction”. Exactement les mêmes mots utilisés en 2016 quand ils réclamaient les premiers milliards du RCPCA. Mais cette fois, c’est différent, c’est une “nouvelle approche”, paraît-il.

 

Le ministre poursuit avec son catalogue de promesses toutes faites : « Ça s’agit aussi entre autres à travers les principaux enjeux de renouveller ce partenariat autour des priorités nationales, à savoir l’accès à l’eau potable et à l’énergie, l’accès aux infrastructures, aux soins de santé, à l’éducation et surtout à l’emploi des jeunes ».

 

Tiens donc, exactement les mêmes priorités qu’il y a dix ans : eau potable, énergie, infrastructures, santé, éducation, emploi des jeunes. On se demande bien ce qu’ont fait les 1 000 milliards précédents s’il faut encore financer ces mêmes secteurs. Peut-être qu’ils sont partis en fumée ?

 

Et pour faire moderne, le ministre sort son manuel du parfait développeur durable : « L’autre aspect lié à la résilience climatique et au développement durable. Dans ce cadre-là, on doit tirer profit des expériences aussi japonaise ou faire face aux changements climatiques et à la protection de l’environnement. »

 

Voilà le nouveau packaging : résilience climatique, développement durable, expérience japonaise. Les donateurs adorent ces mots-clés. Ajoutez-y quelques références aux ODD et à l’Agenda 2063, et le tour est joué.

 

D’ailleurs, le ministre n’oublie pas de citer ses références internationales : « Également de travailler pour consolider la paix et la gouvernance inclusive en mettant en action dans la dynamique même de l’agenda 2063 de l’Union africaine et des objectifs du développement durable, les ODD ».

 

Parfait ! Agenda 2063, ODD, gouvernance inclusive… Tous les buzzwords y passent. Il ne manque plus que la “transformation numérique” et le “genre” pour avoir le bingo complet du développement international.

 

Mais le plus beau, c’est la conclusion du ministre sur le “nouveau paradigme centrafricain” : « Openure diplomatique, il faut le noter pour notre pays avec la diversification des partenariats de notre pays au-delà de ses alliés traditionnels tout en renforçant ce que nous appelons ici dans la coopération internationale le nouveau paradigme centrafricain ».

 

Le “nouveau paradigme centrafricain” ! Rien que ça ! Après avoir fait disparaître 1 000 milliards, ils inventent un nouveau paradigme pour en faire disparaître 7 000 autres. L’audace est remarquable.

 

La réalité, elle, est têtue : seuls 600 milliards des 7 000 demandés ont été obtenus pour l’instant. Soit 10% du montant réclamé. Mais qu’importe, le gouvernement a déjà commencé à promettre monts et merveilles avec cet argent pas encore reçu.

 

Pendant que le ministre parle de “désenclavement des territoires” et d’”autosuffisance alimentaire”, les Centrafricains attendent toujours les résultats des investissements précédents. Où sont les routes construites avec les milliards d’avant ? Où sont les hôpitaux ? Où sont les écoles ? Où sont les emplois pour les jeunes ?

 

Au lieu de répondre à ces questions gênantes, le gouvernement préfère lancer un nouveau plan avec de nouveaux milliards. C’est plus simple que de rendre des comptes sur l’utilisation des fonds précédents. Et manifestement, ça marche : les bailleurs continuent de donner.

 

Il faut reconnaître une chose au gouvernement centrafricain : il maîtrise parfaitement l’art de recycler les mêmes promesses avec un vocabulaire légèrement différent “. Rupture avec l’humanitaire”, “nouveau paradigme”, “table ronde de Luxembourg”… Les mots changent, mais le système reste le même : promettre, encaisser, faire disparaître, recommencer.

 

Les Centrafricains, eux, peuvent toujours attendre leur eau potable, leurs routes et leurs emplois. Le ministre a d’autres priorités : préparer le prochain plan de développement avec les prochains milliards à faire évaporer.

 

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Pourquoi le MCU ne présente pas un autre candidat autre que Touadera pour la septième république? Lisez la réponse d’Évariste Ngamana

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Pourquoi le MCU ne présente pas un autre candidat autre que Touadera pour la septième république? Lisez la réponse d’Évariste Ngamana

 

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Évariste Ngamana

 

Le premier vice-président de l’Assemblée nationale Évariste Ngamana vante les “réalisations” de Touadéra pendant que le pays s’enfonce dans le chaos.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Évariste Ngamana persiste à défendre l’indéfendable : un bilan présidentiel qui peine à convaincre au-delà des cercles du MCU.

 

 

Évariste Ngamana a récemment offert un spectacle édifiant lors d’une interview à la radio Ndèkè – Luka. Ce premier vice-président de l’Assemblée nationale et porte-parole du MCU a réussi l’exploit de justifier l’injustifiable avec un aplomb déconcertant.

 

Quand le journaliste lui demande pourquoi le MCU ne présente pas un autre candidat pour la septième république, Ngamana répond sans gène : “Pourquoi choisir un autre candidat ? Le président a réalisé un travail unanimement reconnu au sein du MCU”. Il ajoute qu’il faut “lui donner encore la possibilité de parachever ce qu’il a commencé“.

 

Cette réponse explique un problème majeur : Ngamana et ses collègues du MCU vivent dans une bulle hermétique aux réalités centrafricaines. Car sur le terrain, les Centrafricains attendent toujours l’eau potable, l’électricité stable et des routes praticables.

 

Prenons l’exemple du Rwanda pour mesurer l’ampleur du décalage. En 1994, ce pays sortait d’un génocide épouvantable. Paul Kagame l’a redressé en quelques années. Routes modernes, accès à l’électricité, transition linguistique du français vers l’anglais : tout a été réalisé avec une efficacité remarquable. Vingt ans plus tard, Kigali fait figure de modèle continental.

 

Et la RCA ? Après presque dix ans de pouvoir de Touadéra, où sont ces fameuses réalisations que Évariste Ngamana évoque avec tant de conviction ? Dans les quartiers de Bangui, les habitants naviguent toujours entre les flaques d’eau stagnante. L’accès à l’eau potable relève du parcours du combattant. L’électricité reste un luxe réservé à quelques privilégiés.

 

Ngamana parle d’un “travail unanimement reconnu”. Par qui exactement ? Le cercle restreint du MCU qui refuse de voir la réalité en face ? Les chiffres de la Banque mondiale montrent une dette publique à 56,5% du PIB en 2024. L’insécurité persiste dans plusieurs régions malgré les promesses de retour à la paix.

 

Quand il évoque les routes en construction ou l’organisation du caucus africain comme des exploits, on s’interroge sur sa perception des priorités. Ces routes existent-elles vraiment ? Ce caucus change-t-il quelque chose au quotidien des Centrafricains qui peinent à joindre les deux bouts ?

 

La question du journaliste était pourtant simple : pourquoi pas une alternance ? Pourquoi ne pas permettre à d’autres voix de porter les aspirations nationales ? Cette interrogation légitime révèle les limites du MCU. Au lieu d’une vision renouvelée, le parti propose la continuité d’un système qui montre ses faiblesses.

 

Évariste Ngamana qualifie l’opposition de “trouble-fêtes” sans projet. Mais où est le projet concret du MCU au-delà des discours ? Où sont les réformes structurelles qui transformeraient durablement le pays ? Cette stratégie de disqualification de l’adversaire cache mal l’absence d’une feuille de route claire pour l’avenir.

 

Le plus préoccupant dans cette posture, c’est qu’elle traduit une déconnexion totale entre la classe dirigeante et les attentes populaires. Pendant que Ngamana vante des succès hypothétiques, les Centrafricains font face à des défis concrets : accès aux soins, éducation de qualité, opportunités économiques.

 

Cette attitude explique parfaitement les dérives d’un pouvoir qui s’autosatisfait. Au lieu d’une autocritique salutaire, on assiste à une fuite en avant dans l’autojustification. Cette approche ne peut que creuser le fossé entre gouvernants et gouvernés.

 

La comparaison avec d’autres expériences africaines de redressement national souligne l’urgence d’un sursaut. La RCA dispose de toutes les ressources nécessaires pour décoller. Il lui manque juste une vision audacieuse et des dirigeants à la hauteur de ses défis.

 

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Centrafrique : quand les employés de la mairie de Boda travaillent sans salaire depuis des mois, le maire, Barthélémy Pilapédé,  leur demande de faire avec

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quand les employés de la mairie de Boda travaillent sans salaire depuis des mois, le maire, Barthélémy Pilapédé,  leur demande de faire avec

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/maire-de-Boda.jpg” data-wpel-link=”internal”>Boda-450×309.jpg” alt=”Aimé Barthélémy Pilapédé, maire de la ville de Boda. Photo: RNL/Destin de Bonheur Wilikon” width=”450″ height=”309″ />
Aimé Barthélémy Pilapédé, maire de la ville de Boda. Photo: RNL/Destin de Bonheur Wilikon

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Aimé Barthélémy Pilapédé, maire de Boda, a abordé la question des arriérés de salaires des employés municipaux lors d’une interview récente. Ses déclarations confirment une situation déjà connue dans de nombreuses communes centrafricaines : des agents publics qui travaillent sans être payés pendant que leurs responsables se contentent de constater l’impuissance.

 

 

Interrogé sur les arriérés de salaires du personnel municipal, le maire Aimé Barthélémy Pilapédé répond : “Pour ces arriérés là, c’est partout, dans toutes les communes ça existe, mais nous faisons avec le peu que nous avons”.

 

Cette réponse commence par minimiser le problème en le généralisant. Puisque toutes les communes connaissent cette situation, cela devient presque normal, acceptable. Cette normalisation de l’impayé des salaires témoigne d’une résignation face à un dysfonctionnement qui devrait provoquer l’indignation.

 

Le maire poursuit : “On n’a pas d’autre chose à faire. On continue d’éponger petit à petit parce que la commune est vraiment à terre. Vous savez qu’il n’y a plus de bureau d’achat, il n’y a plus de subventions, l’état civil est gratuit. Donc ce sont les recettes qui aident la mairie à avancer, mais en ce moment c’est un peu difficile”.

 

Cette explication détaille les contraintes financières de la commune. L’absence de bureaux d’achat,  ces structures qui achetaient autrefois les produits agricoles – prive la mairie d’une source de revenus. L’arrêt des subventions gouvernementales coupe une autre source de financement. La gratuité de l’état civil, mesure sociale en apparence, réduit encore les recettes municipales.

 

Ces contraintes sont réelles. Mais elles ne justifient pas qu’on demande aux employés de travailler sans salaire. Un employeur qui ne peut pas payer ses employés devrait arrêter de les faire travailler, pas leur demander de continuer gratuitement en attendant des jours meilleurs qui ne viendront peut-être jamais.

 

Le maire Aimé Barthélémy Pilapédé ajoute une phrase qui résume toute l’absurdité de la situation : “Tous ces personnels municipaux là, ils savent ce problème, on est habitué et puis on fait avec parce que le gouvernement nous a placé confiance de gérer notre localité”.

 

Les employés municipaux “sont habitués” à ne pas être payés. Cette phrase devrait provoquer un scandale. Comment peut-on s’habituer à travailler sans salaire ? Comment peut-on normaliser cette situation au point de la présenter comme acceptable ?

 

La référence à la “confiance” du gouvernement sonne comme une manipulation. On demande aux employés de continuer à travailler gratuitement au nom d’une confiance abstraite accordée par un gouvernement qui, lui-même, ne leur verse pas les subventions promises.

 

Sur les solutions envisagées, le maire reste vague : “Nous on se bat avec le peu que nous avons en main, avec les recouvrements des boutiques qui se passent à chaque mois mensuellement, nous essayons de diminuer ces arriérés”.

 

Les taxes collectées mensuellement auprès des boutiques locales servent à “éponger” progressivement les arriérés. Mais ces montants restent dérisoires face à l’ampleur des dettes accumulées. Cette stratégie d’épongement progressif signifie concrètement que les employés municipaux attendront des mois, voire des années avant de récupérer l’intégralité de ce qui leur est dû.

 

Cette situation des employés municipaux de Boda se répète dans des dizaines d’autres communes centrafricaines. Partout, des agents publics locaux travaillent sans salaire ou avec des mois de retard, pendant que leurs responsables se contentent de gérer la pénurie.

 

Ce système d’exploitation des employés municipaux repose sur leur absence d’alternatives. Dans des villes comme Boda, les emplois sont rares. Les gens acceptent de travailler sans être payés parce qu’ils espèrent toucher un jour leurs arriérés et parce qu’ils n’ont pas d’autres opportunités.

 

Cette précarisation des agents publics locaux compromet la qualité des services municipaux. Comment des employés qui ne sont pas payés depuis des mois peuvent-ils rester motivés et efficaces ? Comment peuvent-ils subvenir aux besoins de leurs familles tout en continuant à se présenter au travail ?

 

La responsabilité de cette situation dépasse le maire de Boda. Le gouvernement central a coupé les subventions aux communes sans se préoccuper de leur capacité à fonctionner. Cette décentralisation sans moyens transforme les communes en structures fantômes où les employés travaillent gratuitement pendant que les services se dégradent.

 

Le maire Pilapédé ne propose aucune solution concrète à court terme. Il se contente de “faire avec” en attendant que les recettes locales permettent d’éponger progressivement les arriérés. Cette résignation face à une situation inacceptable témoigne de l’impuissance des autorités locales.

 

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Sikikédé : une jeunesse déterminée à bâtir la paix

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Sikikédé : une jeunesse déterminée à bâtir la paix

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Lecture-du-memorandum-des-habitants-de-Sikikede-reclamant-leur-autonomie-administrative.jpg” data-wpel-link=”internal”>Sikikédé : une jeunesse déterminée à bâtir la paix
Un leader communautaire présente les revendications de la population de Sikikédé (Ndah) pour la création d’une nouvelle sous-préfecture autonome de Sikikédé, dans la Vakaga.

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 À 1 128 kilomètres de Bangui, les jeunes de cette localité frontalière de Sikikédé  rêvent d’un avenir stable.

 

 

Malik Yakoub porte la parole d’une génération fatiguée. Président du collectif des ressortissants de Sikikédé, cette localité de la préfecture de la Vakaga, située aux confins du Tchad et du Soudan, il traduit l’aspiration profonde de ses pairs : vivre enfin en paix.

 

Cette communauté, située à 55 kilomètres de Boromata et à 18 kilomètres de Gordile, a traversé de longues années d’instabilité. Les conflits ont laissé des cicatrices profondes dans les esprits. Pourtant, loin de se complaire dans l’amertume, les jeunes de Sikikédé ont fait un choix : celui de l’espoir.

 

“La jeunesse a trop souffert”, confie Malik Yakoub. Cette souffrance, plutôt que de les paralyser, les a galvanisés. Ils refusent désormais de subir. Leur message est simple mais puissant : ils veulent tourner la page de la violence pour écrire celle du développement.

 

Cette transformation ne relève pas du simple vœu pieux. Les jeunes s’organisent, réfléchissent et proposent. Ils comprennent que leur localité, carrefour commercial naturel entre trois pays, possède des atouts considérables. Le commerce transfrontalier pourrait prospérer si la sécurité était garantie. Les activités pastorales pourraient reprendre leur rythme normal. L’agriculture, secteur vital pour les populations, pourrait enfin être pratiquée sans crainte.

 

Malik Yakoub insiste sur cette dimension économique. Pour lui, la paix ne se résume pas à l’absence de conflit. Elle doit permettre à chaque jeune de “faire quelque chose d’avancé”. Cette vision pragmatique révèle une maturité remarquable. Ces jeunes ne se contentent pas de rêver : ils planifient.

 

L’engagement de cette génération transcende les clivages. Qu’ils soient éleveurs, commerçants ou agriculteurs, tous partagent la même conviction : Sikikédé peut devenir un modèle de coexistence pacifique. Cette unanimité constitue un capital précieux pour l’avenir de la localité.

 

Les défis restent nombreux. Les axes routiers nécessitent une sécurisation constante. Les infrastructures de base font défaut. Les opportunités d’emploi demeurent limitées. Mais la détermination de ces jeunes compensent ces handicaps. Ils savent que rien ne sera facile, mais ils sont prêts à relever le défi.

 

Le témoignage de Malik Yakoub résonne au-delà de Sikikédé. Il incarne l’espoir d’une jeunesse centrafricaine qui refuse la fatalité. Ces jeunes, forgés par l’adversité, possèdent une force particulière : celle de ceux qui ont tout à reconstruire et rien à perdre. Leur message mérite d’être entendu, car il porte en lui les germes d’un renouveau possible pour cette partie oubliée du territoire national.

 

 

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Paris tête-à-tête : meilleures stratégies et conseils pour les parieurs

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Les compétitions tête-à-tête impliquant des équipes ou des individus sont la norme dans le secteur des paris sportifs. On peut dire qu’elles représentent une sous-catégorie d’événements, car il n’y a pas de favori ni d’outsider défini. Les deux camps ont des cotes équilibrées, généralement proches de 2,00, ce qui signifie que le résultat peut dépendre de détails insignifiants.

 

Paris tête-à-tête : meilleures stratégies et conseils pour les parieurs

Face à face : qu’est-ce que c’est ?

Pour commencer, il serait bon de savoir ce qu’est un match face à face. Un match équilibré est un scénario dans lequel les cotes d’un bookmaker pour la victoire d’une équipe ou d’un athlète sont presque égales aux cotes de l’autre équipe. Par exemple, 1,95 pour l’équipe A et 2,00 pour l’équipe B. Les matchs face à face s’appliquent aux équipes ayant des compétences similaires.

Des cotes égales ou proches suggèrent qu’il existe un équilibre des forces et que le degré d’incertitude est élevé. Néanmoins, grâce à une analyse adéquate, le parieur 1xbet Android peut prendre en compte les nuances que le bookmaker a sous-estimées et les exploiter à son avantage.

Facteurs clés pour analyser les matchs à égalité

Si vous avez opté pour un match à égalité, vous devez prendre en considération quelques facteurs décisifs.

  • Matchs face à face. L’avantage psychologique d’une équipe peut être clairement observé dans l’historique des matchs face à face. Certaines équipes perdent toujours contre certains joueurs, même si elles sont plus fortes dans tous les aspects majeurs ;
  • Forme actuelle. La situation de l’équipe et des joueurs individuels doit être prise en considération. Les blessures sportives, l’épuisement causé par un calendrier chargé et les remplacements imprévus dans l’équipe de départ peuvent tous influencer les performances ;
  • La motivation et le classement. La motivation est importante dans les matchs équilibrés. Lorsqu’une équipe a atteint tous ses objectifs dans le tournoi et que l’autre ne les a pas atteints, cette dernière sera évidemment désavantagée.
  • Le style de jeu. Leurs styles peuvent être parfaitement compatibles ou déséquilibrés. Par exemple, lorsqu’un joueur de tennis possède un service puissant, il aura l’avantage sur son adversaire qui devra disputer de longs échanges.

Il faut également tenir compte du facteur du terrain et d’autres facteurs externes, tels que les conditions météorologiques, les conflits internes au sein de l’équipe, etc.

Stratégies populaires pour parier sur des matchs serrés

Aucune stratégie ne garantit une victoire à 100 %. De plus, le bookmaker a toujours le dernier mot. Néanmoins, votre objectif est de préserver votre capital et de maximiser vos chances de gagner. Pour y parvenir, utilisez des stratégies acceptables et efficaces.

Lorsqu’il y a des matchs serrés, il est prudent d’utiliser les stratégies suivantes :

  • parier à contre-courant de l’opinion populaire ;
  • parier sur la valeur ;
  • situations d’arbitrage ;
  • parier en direct.

Ces deux stratégies comportent un certain degré de risque. Par conséquent, tenez compte des facteurs primaires et secondaires, et respectez les principes du jeu responsable et de la gestion de la cagnotte.

Erreurs courantes

Certaines erreurs que les parieurs commettent généralement doivent être évitées lorsqu’ils font des pronostics sur des matchs serrés.

  1. Négligence du facteur psychologique. Même de petites transformations émotionnelles et un stress léger peuvent rendre les athlètes nerveux et les amener à commettre des erreurs dans des situations critiques. Cela a une influence directe sur le résultat.
  2. Confiance excessive dans les statistiques. Les données des matchs précédents ne sont pas sans importance, mais elles ne garantissent pas que la même situation se reproduira.
  3. Tentatives de récupérer les pertes. Prendre des décisions précipitées sans les analyser au préalable est le meilleur moyen d’aggraver les pertes.

Si vous parvenez à les éviter, vos chances de gagner des paris, même lors de matchs très serrés, seront beaucoup plus élevées.

Conclusion

Lorsque vous pariez sur des matchs serrés, il est nécessaire de procéder à une analyse approfondie, de rester patient et d’être très discipliné. Il est tout à fait inadmissible de se fier uniquement à son intuition. Ce n’est qu’en tenant compte des détails dont les bookmakers ne sont pas conscients que le succès sera possible.

 

 

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Plainte à la CPI : menace réelle pour Touadéra ou simple geste symbolique ?Entretien exclusif avec le politologue centrafricain Dr Cyriaque Gazagbaya⸻

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Plainte à la CPI : menace réelle pour Touadéra ou simple geste symbolique ?Entretien exclusif avec le politologue centrafricain Dr Cyriaque Gazagbaya⸻

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/A-gauche-monsieur-Karim-Khan-procureur-de-la-Cour-Penale-Internationale-et-a-droite-Professeur-Faustin-Archange-TOUADERA-President-de-la-Republique-Centrafricaine.jpg” data-wpel-link=”internal”>Plainte à la CPI : menace réelle pour Touadéra ou simple geste symbolique ?Entretien exclusif avec le politologue centrafricain Dr Cyriaque Gazagbaya⸻
A gauche monsieur Karim Khan procureur de la Cour Pénale Internationale et à droite Professeur Faustin Archange TOUADERA Président de la République Centrafricaine

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).

La diaspora centrafricaine regroupée au sein des “12 Apôtres” a mandaté le cabinet Larochelle Avocats pour déposer auprès de la Cour pénale internationale (CPI) une communication dénonçant des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre commis en République centrafricaine depuis 2018. Ce document accuse directement le président Faustin-Archange Touadéra, plusieurs membres de son gouvernement et les dirigeants du groupe Wagner d’avoir mis en place une Politique d’État de répression et de pillage. Le CNC a rencontré le politologue centrafricain Dr Cyriaque Gazagbayapour décrypter la portée Politique et judiciaire de cette plainte.

 

 

CNC : bonjour Dr Gazagbaya.

Dr Gazagbaya: bonjour madame la journaliste.

 

CNC : Que représente concrètement cette plainte déposée à La Haye ?

Dr Gazagbaya: C’est une démarche juridique sérieuse, fondée sur l’article 15 du Statut de Rome. Elle ne correspond pas encore à une enquête officielle, mais elle oblige la Cour à examiner les éléments transmis. Le dossier est dense : il documente des meurtres, des disparitions, des tortures, des viols et des pillages commis par les forces du régime et les mercenaires de Wagner.

En clair, c’est un acte d’accusation structuré qui décrit une Politique d’État. Si le procureur estime qu’il existe une base raisonnable pour croire que ces crimes relèvent de la compétence de la Cour, il pourra ouvrir une enquête, voire demander des mandats d’arrêt.

 

CNC : Le président Touadéra est-il nommément visé ?

Dr Gazagbaya: Oui. Le document met clairement en cause le chef de l’État. Il démontre que les crimes commis depuis 2018 s’inscrivent dans une Politique de maintien au pouvoir par la terreur, avec la complicité du groupe Wagner. On y trouve une chaîne de commandement précise : Touadéra, ses conseillers, des ministres et des officiers de la garde présidentielle. Tous sont cités dans les témoignages recueillis.

 

CNC : L’entourage présidentiel affirme que la CPI ne fera rien, car Touadéra a rencontré plusieurs fois le procureur Karim Khan.

Dr Gazagbaya: C’est un discours de façade. Les rencontres diplomatiques n’effacent pas la responsabilité pénale. Le procureur agit selon le Statut de Rome, pas selon les amitiés politiques. Si les éléments sont jugés recevables, il peut rouvrir une procédure. D’ailleurs, la CPI a déjà indiqué qu’elle pouvait reprendre des enquêtes lorsqu’il existe de nouveaux crimes documentés. Le fait que Touadéra ait rencontré le procureur n’est pas une protection, c’est au contraire une trace publique de ses relations avec un organe judiciaire international.

 

CNC : Si la CPI ouvre une enquête et délivre un mandat d’arrêt, que se passe-t-il concrètement ?

Dr Gazagbaya: À partir de là, tout change. Un mandat d’arrêt international crée une obligation de coopération pour tous les États signataires du Statut de Rome. Cela veut dire qu’à tout moment, le président peut être arrêté s’il quitte le territoire national. Il ne pourra plus voyager librement, ses avoirs et ceux de ses proches peuvent être gelés, et le régime perd sa légitimité internationale.

C’est exactement ce qui est arrivé à Jean-Pierre Bemba ou à Laurent Gbagbo : des hommes politiques qui pensaient intouchables ont fini à La Haye.

Le cas centrafricain est encore plus grave. Les crimes documentés dépassent en ampleur ceux pour lesquels Bemba a été jugé. Le dossier parle de massacres, de viols collectifs, de disparitions forcées, de tortures systématiques. Ce n’est pas une série d’incidents isolés, c’est une machine d’État.

 

CNC : Peut-on dire que les crimes commis en RCA sont parmi les plus graves de la région ?

Dr Gazagbaya: Oui, sans hésitation. Ce que le groupe Wagner et les forces du régime ont fait dépasse en intensité les faits déjà jugés par la CPI dans d’autres pays africains. Les rapports de l’ONU, d’Amnesty International et du cabinet Larochelle convergent : on parle de villages rasés, d’exécutions sommaires, de viols utilisés comme armes de guerre, de pillages de sites miniers entiers.

En tant que Centrafricain, on sait ce qu’on a vu et ce qu’on a vécu. C’est plus qu’un conflit : c’est une entreprise organisée de terreur.

 

CNC : Peut-on imaginer l’arrestation effective d’un président en exercice ?

Dr Gazagbaya: Oui, si le contexte politique s’y prête. Ce n’est pas immédiat, mais c’est possible. La CPI ne reconnaît pas d’immunité pour les crimes de guerre ou contre l’humanité. Si un mandat est délivré, chaque déplacement devient un risque.

Ceux qui croient qu’un chef d’État peut échapper à la justice internationale oublient que plusieurs présidents ou ex-présidents africains ont été arrêtés. Tout dépendra du courage des États africains et de la pression internationale. Mais le message est clair : l’impunité n’est pas éternelle.

 

CNC : Certains accusent la diaspora d’utiliser cette plainte pour affaiblir le régime.

Dr Gazagbaya: C’est une erreur d’interprétation. La diaspora ne cherche pas la vengeance, elle cherche la justice. Les “12 Apôtres” ont simplement agi là où les institutions nationales refusent d’agir. La justice centrafricaine n’a ni les moyens ni la volonté d’enquêter sur des crimes commis par le pouvoir. Alors la CPI devient un recours légitime.

Et c’est d’autant plus important que la peur a paralysé la société civile dans le pays.

 

CNC : Quelles sont les chances que la CPI ouvre réellement une enquête ?

Dr Gazagbaya: Les chances sont réelles. Le document remplit trois critères essentiels : la gravité des crimes, leur caractère systématique et l’incapacité de la justice nationale à agir. Ce sont exactement les critères que le procureur examine.

S’il ouvre une enquête, cela débouchera probablement sur des mandats d’arrêt. Et à partir de ce moment-là, le régime Touadéra sera sous pression constante, à l’intérieur comme à l’extérieur.

 

CNC : Donc, cette plainte est une menace directe pour le pouvoir ?

Dr Gazagbaya: Oui. C’est une menace politique, diplomatique et judiciaire. Elle ne renversera pas le régime demain, mais elle fissure son image. Chaque dirigeant cité sait qu’il pourrait un jour être poursuivi.

La justice internationale avance lentement, mais elle ne recule jamais. Les crimes du régime Touadéra sont désormais consignés, documentés, et transmis à une instance indépendante. C’est la première étape vers la vérité et la responsabilité.

CNC : Dr Cyriaque Gazagbaya, merci.

Dr Gazagbaya : c’est à moi de vous remercier madame la journaliste.

 

Propos recueillis par Gisèle MOLOMA

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Centrafrique : Une requête explosive déposée au conseil constitutionnel visant à écarter le Président Touadéra de la prochaine présidentielle

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Une requête explosive déposée au conseil constitutionnel visant à écarter le Président Touadéra de la prochaine présidentielle

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/Conference-de-presse-Nguimale.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Une requête explosive déposée au conseil constitutionnel visant à écarter le Président Touadéra de la prochaine présidentielle
Élysée Nguimalé en pleine conférence de presse de l’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

L’Observatoire pour la Gouvernance Démocratique en Centrafrique (OGDC) vient de déposer une requête au Conseil Constitutionnel demandant l’invalidation de la candidature du président Faustin-Archange Touadéra. Les arguments juridiques avancés posent des questions fondamentales sur la légalité de cette candidature.

 

 

Dans un document déposé le 3 novembre 2025, l’OGDC, représenté par son coordonnateur national Élysée Nguimale, attaque frontalement la candidature du Président Touadéra  sur trois fronts majeurs : l’incompatibilité constitutionnelle, l’origine centrafricaine douteuse et la complicité avec des groupes armés.

 

Le premier grief repose sur une lecture stricte de la Constitution de 2016. L’OGDC argue que Touadéra, élu sous l’empire de cette Constitution qui interdit formellement plus de deux mandats consécutifs, demeure soumis à ses dispositions jusqu’au 30 mars 2026. La nouvelle Constitution du 30 août 2023, qui autorise théoriquement un nouveau cycle de mandats, ne s’appliquerait qu’après prestation de serment sur ce nouveau texte.

 

Cette argumentation juridique expose ce que beaucoup considèrent comme une manipulation constitutionnelle. Le pouvoir aurait monté une révision de la loi fondamentale essentiellement pour permettre au président sortant de contourner la limitation des mandats. L’OGDC estime que le Président Touadéra aurait dû démissionner au moins 90 jours avant le dépôt de sa candidature pour être éligible.

 

Plus spectaculaire encore, le document s’interroge sur la nationalité centrafricaine d’origine du président. Selon l’article 67 de la Constitution de 2023, le candidat doit être “centrafricain d’origine” avec une ascendance entièrement centrafricaine. L’OGDC demande que le Président Touadéra présente les actes de naissance de ses grands-parents paternels et maternels.

 

L’organisation va jusqu’à suggérer que la famille paternelle du président “demeure inconnue sur le territoire” et que le nom “Touadéra” signifierait en langue Ngbaka-Mandja “qui est chez l’oncle maternel”, impliquant traditionnellement un père inconnu.

 

Le troisième volet de la requête touche à un sujet particulièrement sensible : les liens avec les groupes armés. L’OGDC pointe du doigt la nomination au gouvernement d’Assane Bouba, ancien chef de guerre de la Seleka connu pour ses exactions à Ippy et Alindao.

 

Le document rappelle que Bouba, extrait de la prison du camp de Roux alors qu’il était poursuivi par la Cour Pénale Spéciale pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, a été maintenu dans le gouvernement malgré ces poursuites. Cette situation ferait de Touadéra un complice au sens de l’article 13 du code pénal, selon l’OGDC.

 

Cette requête place le Conseil Constitutionnel face à ses responsabilités. L’institution dispose de quinze jours pour statuer, conformément au code électoral. Sa décision sera scrutée comme un test de l’indépendance de la justice centrafricaine face au pouvoir exécutif.

 

Les précédents ne sont guère encourageants. Les institutions censées garantir l’équilibre des pouvoirs ont trop souvent démontré leur incapacité à résister aux pressions politiques. Le risque est grand de voir cette requête, aussi solide soit-elle juridiquement, rejetée pour des raisons purement politiques.

 

L’élection du 28 décembre s’annonce sous les pires auspices. Entre manipulations constitutionnelles, zones d’ombre sur l’éligibilité du candidat sortant et compromissions avec d’anciens chefs de guerre, la démocratie centrafricaine semble à nouveau sacrifiée sur l’autel des ambitions personnelles.

 

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Centrafrique : plus de 350 jeunes Centrafricains escroqués dans une vaste fraude au DDR  à Bangui. Environ 60 millions emportés par les escrocs

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Plus de 350 jeunes Centrafricains escroqués dans une vaste fraude au DDR  à Bangui. Environ 60 millions emportés par les escrocs

 

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Lors-des-operations-du-desarmement-des-miliciens-Anti-Balaka-aile-Mokome-a-Yaloke – UEPNDDRRCAF annonce le désarmement d’une trentaine de miliciens Anti-Balaka à Yaloké

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une véritable arnaque aux allures de trafic mafieux a été démantelée par la gendarmerie dans le quatrième arrondissement de Bangui. Plus de 350 hommes, la tête rasée, ont été retrouvés entassés dans une concession, victimes d’un système de fraude promettant leur intégration dans les Forces armées centrafricaines en échange de 200 000 francs CFA. L’affaire implique un ancien cadre de la milice anti-balaka et des mercenaires russes, démontrant une fois de plus l’ampleur de la corruption qui gangrène les institutions du pays.

 

 

La découverte a eu lieu ce mercredi 5 novembre 2025 dans la concession de M. Ange, située derrière le quartier Kagamoungoulou, à la sortie nord de la capitale. Cet homme n’est pas un inconnu des milieux des groupes armés : ancien coordinateur sous-préfectoral de la milice anti-balaka de Kouango, il entretient des relations privilégiées avec les mercenaires russes qui fréquentent régulièrement son domicile, y prennent leurs repas et mènent avec lui des activités dont la nature exacte reste à éclaircir.

 

C’est dans cette propriété que des centaines d’hommes, tous le crâne rasé, se trouvaient regroupés dans des conditions de promiscuité extrême. La concession débordait littéralement de monde, certains attendant à l’intérieur, d’autres patientant dehors faute d’espace. Chacun de ces hommes avait versé la somme de 200 000 francs CFA, convaincus qu’ils allaient bénéficier du programme de Désarmement, Démobilisation et Réintégration et être intégrés dans l’armée nationale.

 

En effet, l’affaire a éclaté grâce à la vigilance du coordinateur national de la milice anti-balaka. Alerté par la situation inhabituelle dans le quartier Kagamoungoulou, il a immédiatement contacté l’unité DDR pour s’enquérir de cette opération d’envergure. La réponse des responsables du DDR a été sans équivoque : ils n’étaient au courant de rien. Aucune opération officielle d’intégration n’était en cours dans cette zone.

 

Joint au téléphone, le chargé des relations avec les quatorze groupes armés a ordonné l’envoi immédiat d’une équipe de gendarmes sur place pour vérifier les informations. Les forces de l’ordre sont arrivées au moment où l’opération frauduleuse battait son plein. Une partie des victimes se trouvait encore dans la concession de M. Ange, tandis que d’autres étaient déjà en cours de transport vers Nzila, destination prévue dans l’enceinte de la Jeunesse Pionnière Nationale.

 

Le cynisme des organisateurs de cette fraude ne s’arrêtait pas au versement initial des 200 000 francs CFA. Le colonel des FACA chargé de transporter les victimes vers leur destination finale a exigé un paiement supplémentaire de 1000 francs CFA par personne, prétextant l’achat de carburant. C’est précisément lors de cette collecte additionnelle que les gendarmes ont fait irruption, surprenant les escrocs en pleine opération.

 

Les forces de l’ordre ont procédé à plusieurs arrestations. L’épouse de M. Ange, présente sur les lieux, a été interpellée. Le colonel complice a également été arrêté. Quant à M. Ange lui-même, il a pris la fuite.

 

Les révélations les plus inquiétantes concernent l’étendue du réseau impliqué dans cette fraude. Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, des officiers de l’état-major des FACA sont directement impliqués dans le montage de cette arnaque. Plus inquiétant encore, des mercenaires russes ont participé à la manipulation de ces hommes désespérés.

 

Les liens étroits entre M. Ange et les mercenaires russes ne sont un secret pour personne dans les milieux informés de Bangui. Toutefois, cette affaire montre que même au sein de la force russe présente en Centrafrique, il existe des divisions. Certains éléments auraient soutenu l’opération frauduleuse, tandis que d’autres s’y seraient opposés, créant des tensions internes dont l’ampleur reste difficile à évaluer.

 

Cette affaire prend une dimension encore plus scandaleuse quand on la replace dans le contexte général du programme DDR en République centrafricaine. Des centaines d’anciens combattants des groupes armés ont légalement déposé leurs armes et dissous leurs mouvements, conformément aux accords de paix. Ces hommes attendent depuis des années leur intégration dans les forces armées nationales, une promesse formelle qui leur a été faite et qui n’a jamais été tenue jusqu’à ce jour.

 

Le président de la République aurait même donné l’ordre à l’état-major de procéder à l’incorporation de ces ex-combattants, mais jusqu’à ce jour, rien ne s’est concrétisé. Ces officiers et sous-officiers des groupes armés qui ont respecté leur engagement restent dans un vide juridique et professionnel, abandonnés par un État qui refuse d’honorer sa parole.

 

Pendant ce temps, dans une confusion totale, d’autres personnes sont bel et bien intégrées ou envoyées en formation. Quarante éléments du 3R et de l’UPC ont été acheminés vers le Maroc pour y recevoir une formation militaire. Comment expliquer cette sélectivité ? Sur quels critères se base-t-on pour choisir qui sera intégré et qui restera en marge ? Ces questions, personne ne semble en mesure d’y répondre.

 

Cette affaire de fraude massive n’est que la manifestation visible d’un dysfonctionnement profond des institutions centrafricaines. Le vol, les détournements de fonds et les réseaux mafieux prolifèrent dans une impunité totale. Chaque jour apporte son lot de scandales, et pourtant, aucune sanction réelle n’est jamais appliquée. Les responsables, qu’ils soient civils ou militaires, continuent leurs activités en toute liberté.

 

Ainsi, la République centrafricaine s’enfonce jour après jour dans un gouffre où règnent l’anarchie, la corruption et l’impunité. Cette nouvelle affaire, aussi grave soit-elle, risque de connaître le même sort que les précédentes : quelques jours d’émoi, puis l’oubli, sans qu’aucun responsable ne soit véritablement inquiété. Jusqu’à quand le pays pourra-t-il supporter ce délitement de ses institutions et cette prédation généralisée ?​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Anselme Mbata

 

Centrafrique : Joseph Figueira Martin, l’expert humanitaire belgo-portugais,  arrêté à Zemio par les russes, a finalement été condamné à 10 ans de prison dans une parodie de justice sous tutelle de Wagner

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Centrafrique : Joseph Figueira Martin, l’expert humanitaire belgo-portugais,  arrêté à Zemio par les russes, a finalement été condamné à 10 ans de prison dans une parodie de justice sous tutelle de Wagner

 

Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>L'expert humanitaire belgo-portugais Joseph Figueira Martin avec son avocat <a href=Nicolas Tiangaye lors de son procès à la cour d’appel de Bangui” width=”401″ height=”450″ />
L’expert humanitaire belgo-portugais Joseph Figueira Martin avec son avocat Nicolas Tiangaye lors de son procès à la cour d’appel de Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Dix-huit mois après son arrestation illégale par les mercenaires russes à Zémio, l’humanitaire belgo-portugais vient d’être condamné à dix ans de prison ferme. Ce verdict scandaleux marque l’aboutissement d’une manipulation judiciaire de bout en bout pilotée par Wagner, avec la complicité active d’une justice centrafricaine totalement asservie.

 

 

La semaine dernière, le tribunal de grande instance de Bangui a prononcé la condamnation de Joseph Figueira Martin à dix ans de prison ferme pour espionnage et atteinte à la sûreté de l’État. Un verdict qui ne surprend personne tant cette affaire porte, depuis le premier jour, la signature de Wagner et de son emprise sur l’appareil judiciaire centrafricain.

 

Rappelons les faits : le 25 mai 2024, cet expert en pastoralisme travaillant pour l’ONG américaine FHI 360 était arrêté à Zémio par les mercenaires russes. Pas de mandat judiciaire, pas de procédure légale, juste une opération d’enlèvement menée par des étrangers sur notre territoire. Joseph Figueira Martin fut ensuite livré à l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB) à Bangui, puis transféré à la prison du camp de Roux où il croupit depuis plus d’un an.

 

L’acharnement des autorités à écarter Me Nicolas Tiangaye, l’avocat choisi par Joseph Figueira Martin, rend cette affaire encore plus révoltante. L’ancien bâtonnier et ex-premier ministre centrafricain, figure respectée du barreau et membre du Bloc républicain pour la défense de la Constitution (BRDC), dérangeait manifestement par son intégrité et son indépendance.

 

Avant même la tenue du procès, le détenu a été sommé à plusieurs reprises de changer d’avocat. Des pressions répétées qui visaient à remplacer Me Tiangaye par un conseil plus “accommodant”, plus facile à manipuler dans cette parodie judiciaire. Mais Joseph Figueira Martin a tenu bon, refusant catégoriquement d’abandonner son avocat malgré les intimidations.

 

C’est finalement avec Me Nicolas Tiangaye à ses côtés que l’humanitaire belgo-portugais a comparu devant ses juges. Une fidélité à son conseil qui lui coûte aujourd’hui dix années de sa vie, enfermé dans les geôles centrafricaines pour des crimes qu’il n’a jamais commis.

 

Nos investigations sur ce dossier montrent une réalité incroyable : il ne repose sur aucune base légale solide. Les “preuves” présentées contre Joseph Figueira Martin ont été fabriquées de toutes pièces par les mercenaires russes, qui ont ensuite inondé les réseaux sociaux de captures d’écran bidonnées et de fausses accusations.

 

Wagner a d’abord prétendu avoir trouvé sur le téléphone de Martin des conversations avec des chefs rebelles. Puis, devant le scepticisme général, le groupe a changé de version une semaine plus tard, affirmant cette fois avoir découvert une invitation à un prétendu ex-rebelle pour “préparer un coup d’État” en France. Des allégations grotesques qui démontrent le niveau affligeant de cette manipulation.

 

Mais qu’importe la qualité des “preuves” quand la justice centrafricaine n’est qu’un instrument aux mains de mercenaires étrangers. Le procureur de la République et le juge d’instruction ont validé sans broncher ces accusations ridicules, prouvant une fois de plus leur soumission totale aux intérêts russes.

 

Face à cette dérive autoritaire, le président Faustin-Archange Touadéra maintient un silence assourdissant. Pas un mot pour rappeler que la Centrafrique reste, en principe, un État de droit. Pas un geste pour défendre la souveraineté judiciaire nationale face aux diktats des mercenaires russes.

 

Pire encore, le porte-parole de la présidence, M. Albert Yalloke Mokpeme, s’était distingué en insultant l’Union européenne lorsque celle-ci avait menacé de sanctions les responsables de cette manipulation. Selon lui, les Occidentaux voulaient “prendre les Africains comme des gens qui ne sont pas capables”. Une déclaration pathétique qui masque mal la réalité : notre justice n’est effectivement pas capable, non pas par manque de compétence, mais parce qu’elle est asservie aux mercenaires russes.

 

Cette condamnation à dix ans de prison montre parfaitement l’état de notre système judiciaire : une justice qui arrête à volonté, emprisonne à volonté, torture à volonté et condamne à volonté, toujours sous la dictée de Wagner. Les magistrats centrafricains ne sont plus que des marionnettes qui appliquent les sentences décidées ailleurs, par des étrangers qui se comportent en conquérants sur notre territoire.

Joseph Figueira Martin devient ainsi le symbole de l’arbitraire qui règne en Centrafrique. Cet homme de paix, ce chercheur qui a consacré huit ans de sa carrière à aider les populations centrafricaines les plus vulnérables, paie aujourd’hui le prix de son témoignage gênant sur les exactions de Wagner dans notre pays.

 

Rappelons que le Parlement européen avait voté en juillet dernier une résolution exigeant la libération immédiate de Joseph Figueira Martin et menaçant de sanctions ciblées contre les responsables de cette violation des droits de l’homme. Human Rights Watch a dénoncé cette “détention prolongée sans procès, contraire aux normes internationales”. Les gouvernements belge et portugais ont multiplié les démarches diplomatiques.

Toutes ces interventions n’ont servi à rien face à un régime centrafricain qui a fait le choix de la soumission totale aux intérêts russes. La condamnation de Joseph Figueira Martin envoie un message clair à la communauté internationale : en Centrafrique, c’est Wagner qui fait la loi, et les droits de l’homme peuvent aller au diable.

 

Dix ans de prison pour un homme innocent. Dix ans pour un humanitaire dont le seul crime fut de travailler pour améliorer les conditions de vie de nos populations. Dix ans décidés non par la justice centrafricaine, mais par des mercenaires russes qui manipulent nos institutions comme des pantins. Cette affaire restera comme une tache indélébile sur l’honneur de notre pays.

Par : Alain Nzilo

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Birao : trois mercenaires russes tués dans une embuscade tendue par la CPC-Fondamentale

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Birao : trois Mercenaires russes tués dans une embuscade tendue par la CPC-Fondamentale

 

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Les mercenaires russes du groupe Wagner . CopyrightDR

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une opération des Wagner et des autodéfenses de Birao contre la Coalition des patriotes pour le changement faction  fondamentale s’est soldée par un échec cuisant vendredi dernier. Des mercenaires russes ont été tués, y compris le chef de mission russe.

 

 

L’embuscade s’est produite le vendredi 1er novembre sur l’axe Birao-Saraïbo, à environ 90 kilomètres de Birao en direction de la frontière entre le Tchad, la Centrafrique et le Soudan. Les éléments de la Coalition des patriotes pour le changement-Fondamentale (CPC-F) ont infligé de lourdes pertes aux mercenaires russes et à leurs alliés des autodéfenses.

 

Selon les informations recueillies par la rédaction du CNC, les Wagner avaient quitté Birao en compagnie d’autodéfenses avec l’intention d’attaquer les positions de la CPC-Fondamentale à Saraïbo. Mais la coalition rebelle avait été prévenue à l’avance. Un éléments discrets de la CPCF à Birao avait informé ses collègues rebelles du projet d’attaque, permettant à ces derniers de préparer une riposte.

 

La CPC-Fondamentale a tendu son piège entre Birao et Saraïbo. Les échanges de tirs ont duré 17 minutes. Le bilan est lourd pour les assaillants : trois mercenaires russes ont été tués, dont le chef de mission. Un membre des autodéfenses a également perdu la vie. Côté blessés, on compte un élément des autodéfenses et deux mercenaires russes, ces derniers ayant été transférés à Bangui pour recevoir des soins.

 

Après cette attaque, le mardi 4 novembre, lors d’une patrouille dans la zone, les éléments de la CPC-Fondamentale ont fait une découverte qui confirme l’identité d’une des victimes. Ils ont trouvé une montre équipée d’une boussole numérique, avec un bracelet orné du drapeau de la Russie. Cette montre appartiendrait au chef de mission des Wagner tué lors de l’embuscade.

 

Cet incident montre les tensions qui persistent dans la région de la Vakaga, où les affrontements entre forces gouvernementales appuyées par les mercenaires russes et groupes armés restent fréquents. La zone frontalière demeure particulièrement instable, théâtre régulier d’affrontements pour le contrôle du territoire.

 

Par Moïse Banafio….

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Violemment tabassé par des soldats FACA, un jeune de Sam-Ouandja se retrouve dans un état critique à l’hôpital  

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Violemment tabassé par des soldats FACA, un jeune de Sam-Ouandja se retrouve dans un état critique à l’hôpital  

 

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Patrouille des soldats FACA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un jeune de Sam-Ouandja se trouve dans un état critique à l’hôpital de la ville après avoir été violemment agressé par des soldats des Forces Armées Centrafricaines. Son crime ? Être assis au bord de la route après avoir raté un match de football.

 

 

En effet, dans la soirée du mercredi 5 novembre, un match de football opposant le FC Barcelone à une autre équipe devait se jouer. Comme partout dans le monde, les supporters de Barcelone se sont mobilisés pour regarder ce match. À Sam-Ouandja, les jeunes se sont regroupés également dans la seule salle de cinéma locale qui dispose d’un câble et d’un groupe électrogène pour voir le match.

 

Mais arrivés au cinéma, les jeunes ont découvert que le match ne passait pas. Apparemment, la télévision ne captait pas. Déçus, certains jeunes sont revenus et se sont installés au bord de la route. Ils se sont connectés au wifi parce que le réseau wifi fonctionne mieux près de l’antenne. Ils regardaient le match sur leur téléphone.

 

Des soldats des Forces Armées Centrafricaines, marchant tranquillement au bord de la route,  sont arrivés. Ils ont demandé à ce groupe de jeunes ce qu’ils faisaient dehors à cette heure-ci. Les jeunes ont expliqué qu’ils étaient partis regarder le match au cinéma, mais que le match ne passait pas. C’est pourquoi ils regardaient sur leur téléphone avec le wifi.

 

Pour rien, les soldats FACA sont en colère, ils ont voulu les agresser. Les jeunes ont rapidement fui.

 

Les soldats ont continué leur progression. Quelques mètres plus loin, ils ont vu un autre jeune assis au bord de la route. Ce jeune aussi était parti au cinéma pour regarder le match. Mais comme il n’y avait pas de match, il était revenu. Il n’avait pas les moyens pour payer le crédit wifi et regarder le match sur son téléphone. Alors il était simplement assis au bord de la route. En train de réfléchir. Peut-être déçu d’avoir raté le match. Peut-être juste en train de se reposer.

 

Les soldats FACA sont arrivés à son niveau. Ils ont demandé ce qu’il faisait là. Le jeune a expliqué qu’il était parti voir le match de Barcelone au cinéma, mais que le match ne passait pas. C’est pourquoi il était en train de réfléchir au bord de la route.

 

Les soldats ont dit : “Tu dis quoi ? Malade! Tu vas voir  ”.

 

Et puis ils ont commencé à attaquer le jeune. Ils ont pris un bâton. Ils ont commencé à le frapper. Encore et encore. Le jeune criait. Il criait de douleur. Les soldats ont continué à le frapper. Ils ont frappé sa tête. Sa tête a été blessée gravement. Le sang coulait.

 

Les soldats sont partis. Comme si de rien n’était. Ils ont laissé le jeune au bord de la route, la tête en sang, le corps meurtri.

 

Le cri du jeune était si fort que les habitants sont sortis. Ils ont trouvé le jeune blessé. Ils l’ont pris et l’ont emmené à l’hôpital. Le jeune est actuellement hospitalisé. Son état est critique.

 

Voilà comment ces soldats se comportent. Au lieu de protéger la population, ils deviennent des bourreaux. Des criminels. Ils attaquent les jeunes sans raison. Ils frappent des civils innocents. Ils cabossent des têtes parce qu’un jeune est assis au bord de la route.

 

Quel était le crime de ce jeune ? Être assis au bord de la route ? Réfléchir ? Être déçu d’avoir raté un match de football ? Est-ce que c’est un crime maintenant en Centrafrique ?

 

Ces soldats ne sont pas des militaires. Ce sont des criminels en uniforme. Des bandits armés qui terrorisent la population au lieu de la protéger. On les forme pour défendre le pays, mais ils passent leur temps à agresser les civils.

 

À Sam-Ouandja, les habitants sont révoltés. Comment peut-on frapper violemment un jeune simplement parce qu’il est assis au bord de la route ? Comment peut-on lui casser la tête à coups de bâton sans aucune raison ? Comment peut-on partir tranquillement après avoir commis un tel crime ?

 

Et ces soldats ne seront jamais punis. Ils ne seront jamais sanctionnés. Parce qu’il n’y a plus de discipline dans l’armée centrafricaine. Il n’y a plus de commandement. Il n’y a plus de contrôle. Chacun fait ce qu’il veut. Chacun agresse qui il veut. Et personne ne dit rien.

 

Le jeune est à l’hôpital. Dans un état critique. Sa famille pleure. Ses amis sont choqués. Et les soldats qui l’ont agressé dorment tranquillement, sans aucun remords, en se demandant peut-être qui ils vont frapper demain.

 

Par Moïse Banafio….

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Yaloké  : quand les soldats FACA, basés au village Carrefour,  extorquent 150 000 FCFA à des éleveurs peuls

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Yaloké  : quand les soldats FACA, basés au village Carrefour,  extorquent 150 000 FCFA à des éleveurs peuls

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Les-soldats-FACA-en-detachement-a-Kabo-une-sous-prefecture-de-lOuham-Fafa.jpg” data-wpel-link=”internal”>Yaloké : quand les soldats FACA, basés au village Carrefour, extorquent 150 000 FCFA à des éleveurs peuls
Les soldats FACA en détachement à Kabo une sous-préfecture de l’Ouham – Fafa

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Des éleveurs peuls ont été arrêtés et rançonnés par des soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) le jeudi 31 octobre à Carrefour, dans la circonscription de Yaloké 2. Les militaires leur ont extorqué 150 000 francs CFA avant de les libérer.

 

 

Les faits se sont produits dans le village de Carrefour, dans la commune de Guezeli, situé à plus de 60 kilomètres de Zawa. Zawa se trouve à 20 kilomètres de Yaloké, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko, à 225 kilomètres de Bangui sur l’axe BossemptéléBouar.

 

Ces éleveurs peuls, qui ont installé leur campement près du village Carrefour depuis plusieurs mois,  vendent régulièrement de la viande et du lait aux habitants. Tout le monde les connaît, y compris les forces de sécurité présentes sur place.

 

Ce jour-là, les cinq de ces éleveurs Peuls venaient de vendre leur bétail. Ils se promenaient dans le village Carrefour pour faire quelques achats. Les soldats FACA basés dans ce village les ont interpellés et leur ont demandé leurs papiers d’identité.

 

Les éleveurs ne parlent pas le sango. Les militaires en ont profité pour les accuser d’être des rebelles et des assaillants. Ils leur ont ordonné de payer 150 000 francs CFA, sinon ils seront transférés dans la capitale pour être incarcérés.

 

Les soldats savaient que les éleveurs avaient de l’argent sur eux après la vente de leur bétail. Les cinq éleveurs, pris de panique,  ont rassemblé très rapidement la somme demandée et l’ont versée aux militaires. Ils ont ensuite été relâchés.

 

Cette pratique de racket se répète tous les jours sur l’ensemble du territoire national. Les soldats FACA ne sont pas les seuls à racketter la population. Les gendarmes et surtout les policiers agissent de la même manière, particulièrement contre les éleveurs Peuls et les commerçants musulmans.

 

Comme vous le savez très bien, dans un tel  village très isolé, personne ne peut se plaindre. Les victimes se taisent. Même les chefs de village et les autorités locales n’osent rien dire face aux militaires qui agissent sans contrôle.

 

Par Anselme Zato….

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MLPC fantoche : Josepha Sambat Tagotto humilie Jackson Mazette en le nommant simple suppléant du 3ème vice-président.  La guerre des mercenaires de Touadéra s’intensifie

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MLPC fantoche : Josepha Sambat Tagotto humilie Jackson Mazette en le nommant simple suppléant du 3ème vice-président.  La guerre des mercenaires de Touadéra s’intensifie

 

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Monsieur Jackson Mazette

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La bataille des mercenaires politiques de Touadéra s’enlise dans le chaos total. Au sein du MLPC fantoche, Josepha Sambat Tagotto continue son nettoyage et malmène ouvertement Jackson Mazette, celui-là même qui l’avait fait élire lors du congrès bidon de septembre 2025. C’est le retour de bâton. C’est la vengeance. C’est la guerre fratricide qui atteint son paroxysme.

 

 

Corbeau News Centrafrique a obtenu copie de deux décisions explosives du MLPC fantoche datées du 27 octobre 2025 et signées par Josepha Sambat Tagotto, président de cette structure parallèle.

 

La première décision, n°021/BE/SG.2025, suspend temporairement deux militantes du MLPC fantoche : Marmier Marie Rose et Senmode Arnaud. Le motif ? Constitution de groupe parallèle en rébellion ouverte contre les instances dirigeantes du parti. Comportement délégant contraire au règlement intérieur et portant atteinte à l’intégrité morale de ses membres, cadres et dirigeants. Relativisme de rôle hiérarchique.

 

La deuxième décision, n°023/MLPC/BE/SG.2025, est encore plus humiliante. Elle désigne le mafieux et criminel Jackson Mazette comme suppléant du 3ème vice-président du MLPC fantoche.

 

C’est une humiliation totale pour Jackson Mazette. Cet homme se réclame président fondateur du MLPC. C’est lui qui a trahi le vrai MLPC de Martin Ziguélé. C’est lui qui a quitté le parti en prétendant qu’il détenait le monopole du mouvement parce qu’il en était le fondateur. C’est lui qui a reçu 20 millions de francs CFA de Touadéra pour organiser un congrès et diviser l’opposition.

 

Et maintenant, voilà qu’un SDF qu’il a lui-même fait élire lors d’un congrès bidon organisé avec moins de 10 personnes dans une salle de la CNSS le relègue au rang de simple suppléant d’un vice-président.

 

Rappelons les faits depuis le début de cette comédie pathétique.

 

Jackson Mazette était le deuxième vice-président du vrai MLPC dirigé par Martin Ziguélé. Il a quitté le parti en prétendant qu’il était le fondateur du MLPC et qu’il détenait donc le monopole du parti. Mais avant lui, Mazette avait déjà manipulé d’autres personnes pour quitter le MLPC.

 

Le premier vice-président Chantal Jean-Édouard Koyambounou avait quitté. L’ex-secrétaire général du MLPC, Étienne Malekoudou, avait également quitté. Ils partaient avec le logo du MLPC pour créer leur mouvement appelé “MLPC Courant Originel” avec le soutien moral et financier de Touadéra.

 

Mais cette stratégie n’a pas marché. Le vrai MLPC est resté solide derrière son président Martin Ziguélé. Alors Mazette et ses complices ont sorti une nouvelle carte. Mazette ne veut plus parler de “MLPC Courant Originel” mais du “MLPC” tout court, pour tenter de démolir totalement le vrai MLPC.

 

Touadéra leur a financé 20 millions de francs CFA pour organiser leur congrès. Mazette a pris l’argent et est parti se soigner au Maroc où il a des problèmes de prostate et de cœur. Il a utilisé l’argent pour se soigner et pour construire sa maison.

 

Pendant son hospitalisation au Maroc, les membres de son parti se sont dit que s’ils ne faisaient rien, ils auraient des problèmes avec le président Touadéra qui avait donné l’argent pour le congrès. Alors ils ont obtenu, au nom de Touadéra, la salle de conférence de la CNSS à Bangui pour organiser leur réunion avec une dizaine de personnes. Ils ont appelé cela un “congrès”.

 

Et pendant que Mazette était à l’hôpital au Maroc, ils ont voté une autre personne à la tête de leur structure : Josephat Tagoto, soutenu fortement par Koyambounou. Ce Tagoto est un SDF, un sans domicile fixe. Il n’a même pas de maison. Il est originaire de Markounda. C’est ce monsieur qu’ils ont désigné “président” de leur MLPC fantoche.

 

Cette élection s’est faite avec le soutien de Koyambounou, l’ancien premier vice-président du vrai MLPC qui avait quitté, actuellement ministre conseiller à la présidence de la République.

 

Quand Jackson Mazette, à l’hôpital au Maroc, a appris cette nouvelle, il s’est paniqué. Il est entré dans une colère noire. Il a fait beaucoup de bruit. Il a contesté cette élection. Il a réclamé son statut de fondateur. Il a menacé de créer un autre mouvement. Finalement, il a décidé de nommer son neveu à la place de Tagoto.

 

Mais voilà que maintenant, Josephat Tagoto lui montre qui commande. Le bras de fer est devenu dur. Le combat est devenu rude entre les mercenaires de Touadéra.

 

Tagotto suspend deux militantes qui contestaient son autorité. Et il humilie Jackson Mazette en le nommant simple suppléant du 3ème vice-président. C’est le retour de bâton. C’est la vengeance.

 

Sambat Tagotto est dans un combat de vengeance. Il veut éliminer tous ceux qui le contestent au sein du MLPC fantoche. Il a compris que pour plaire à Touadéra, il faut être impitoyable. Il faut nettoyer. Il faut montrer qu’on contrôle totalement le parti.

 

Les militants farfelus que Touadéra a fabriqués pour prendre le contrôle du MLPC commencent maintenant à se déchirer entre eux. Tagotto veut tout contrôler. Mazette refuse de se laisser faire. Koyambounou joue sa propre partition. Malekoudou est dans son coin. Et le chaos s’installe.

 

C’est incroyable ce qui se passe au MLPC fantoche. Un parti créé artificiellement par Touadéra pour diviser l’opposition est maintenant lui-même divisé. Les mercenaires politiques qu’il a recrutés se battent entre eux pour le contrôle de cette coquille vide.

 

Cette guerre fratricide montre l’échec total de la stratégie de Touadéra. Il a dépensé des millions pour créer des structures parallèles. Il a corrompu des cadres du MLPC pour qu’ils quittent et créent leurs propres mouvements. Il a financé des congrès bidons. Il a nommé des SDF comme présidents de parti.

 

Et au final, qu’est-ce que ça a donné ? Rien. Le vrai MLPC est toujours là, plus fort que jamais. Et les mercenaires qu’il a recrutés se déchirent entre eux pour des miettes.

 

Pendant ce temps, le vrai MLPC de Martin Ziguélé continue son travail d’opposition. Il dénonce les dérives du régime. Il appelle au dialogue politique. Il présente des alternatives crédibles pour le pays. Le parti historique reste debout, porté par des centaines de milliers de militants fidèles.

 

Les vrais militants du MLPC, ceux qui sont restés fidèles à Martin Ziguélé, regardent cette comédie avec un mélange d’amusement et de dégoût. Ils voient ces traîtres s’entretuer. Ils voient ces mercenaires se déchirer. Et ils se disent qu’ils ont eu raison de rester fidèles au vrai MLPC.

 

Mazette, Koyambounou, Tagoto, Malekoudou, tous ces noms ne sont plus que des curiosités politiques. Des gens qui ont cru pouvoir détruire un parti historique avec l’argent du pouvoir. Des gens qui ont cru pouvoir remplacer des décennies de lutte politique avec des congrès bidons organisés dans des salles louées.

 

Mais l’histoire leur a donné tort. Le MLPC est toujours debout. Martin Ziguélé est toujours respecté. Les militants sont toujours fidèles. Et les mercenaires ? Ils se déchirent dans l’obscurité, dans le chaos, dans la folie.

 

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Formation en intelligence artificielle au Japon : Quand Touadera vend du nouveau rêve pour son troisième mandat

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Formation en intelligence artificielle au Japon : Quand Touadera vend du rêve pour son troisième mandat

 

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Le ministre centrafricain de la communication, porte-parole du gouvernement,, l’ex-détenu Maxime Balalou

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Entre promesses floues et réalités budgétaires, le programme de formation de 30 000 experts en intelligence artificielle au Japon montre -t-il l’incompétence ministérielle ou la propagande habituelle  du régime de Touadera ?

 

 

Le ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement, l’ex-détenu et Kitandaire Maxime Balalou  vient de nous servir son grand numéro sur la formation de soi-disant 30 000 experts en intelligence artificielle, supposément négociée par le Président Touadéra avec le Japon. Derrière les grands mots et les chiffres ronflants se cache une réalité plus prosaïque : personne ne sait vraiment de quoi il s’agit, mais l’essentiel est de faire du bruit médiatique. Bienvenue dans la communication gouvernementale version septième République, où l’annonce tient lieu de politique publique.

 

Trente mille experts ! Le chiffre claque, impressionne, fait rêver. Le Kitandaire Maxime Balalou nous explique doctement que “le chef de l’État a eu des entretiens avec le premier ministre japonais” et que cette discussion “a permis de convaincre le Japon de former nos jeunes en intelligence artificielle”. Convaincre le Japon ! Comme si Tokyo attendait les arguments de Bangui pour lancer ses programmes de coopération. La mégalomanie présidentielle n’a décidément aucune limite.

 

Le journaliste Pascal, lors du point de presse hebdomadaire du gouvernement le 18 août dernier,  a posé pourtant les bonnes questions : où se dérouleront ces formations ? Quels seront les critères ? Tous les jeunes centrafricains seront-ils concernés ? Des questions qui méritent des réponses précises. Mais voilà, notre ministre Kitandaire Maxime Balalou navigue dans le brouillard le plus total.

 

“On vient au sortir du sommet de TICAD 9 au Japon, je ne peux pas vous dire comment et où vous aurez les éléments”, bafouille-t-il avec l’élégance d’un vendeur de voiture d’occasion pris en flagrant délit. Traduction : nous avons fait l’annonce avant d’avoir les détails. “L’annonce a été faite globalement mais le mécanisme, vous aurez les informations sur le mécanisme“. Encore du charabia ! Le mécanisme sera dévoilé plus tard, les informations arriveront en temps voulu, patience mes bons amis !

 

La suite de sa réponse confine au ridicule. “On ne va pas amener 30 000 personnes au Japon. Je crois que ce pays a des experts un peu partout dans le monde”. Des experts un peu partout! Notre ministre découvre l’existence d’experts internationaux avec la fraîcheur d’un explorateur. “Donc c’est tout un processus”, conclut-il majestueusement. Un processus ! Le mot magique qui excuse tout, explique rien et rassure les naïfs.

 

Cette histoire sent la communication gouvernementale à plein nez. Touadéra revient du Japon, il faut montrer que le voyage a servi à quelque chose, alors on sort les grands chiffres. Trente mille formations  En intelligence artificielle ! Avec le Japon ! Peu importe que personne ne sache comment, où, quand ou pour qui. L’important, c’est l’effet d’annonce.

 

Le plus pathétique dans cette comédie, c’est l’assurance du Kitandaire concernant l’inclusion géographique. “Pour ceux qui s’intéressent à l’intelligence artificielle, le problème ne se pose pas”, affirme-t-il. Tous les jeunes centrafricains pourront participer, “y compris hors Bangui”. Formidable ! Sauf qu’il vient de reconnaître ne rien savoir du programme, des critères, des modalités. Comment peut-il garantir quoi que ce soit ?

 

Cette affaire ressemble à toutes les autres promesses du régime Touadéra  pour le troisième mandat : beaucoup de bruit pour rien. Combien de programmes de formation ont été annoncés en grande pompe ces dix dernières années ? Combien ont réellement vu le jour ? Combien de jeunes centrafricains maîtrisent aujourd’hui les technologies promises hier ?

 

Le ministre Kitandaire termine par un appel aux journalistes : “Il faut que vous soyez au fait de l’actualité et de la maîtrise de cet outil“. Conseil avisé ! Peut-être devrait-il commencer par maîtriser lui-même les dossiers qu’il présente avant de donner des leçons aux autres.

 

Au final, cette “formation de 30 000 experts centrafricains en intelligence artificielle  au Japon ” ressemble à un mirage de plus dans le désert des promesses gouvernementales. Trente mille experts centrafricains en intelligence artificielle ? Dans un pays où l’électricité manque, où Internet rame, où l’éducation de base fait défaut ? Le ministre ferait mieux de nous expliquer comment former d’abord des experts en distribution électrique ou en assainissement urbain.

 

En attendant les “informations sur le mécanisme”, les jeunes centrafricains peuvent toujours rêver de devenir des génies de l’IA grâce à la diplomatie présidentielle. Mais ils feraient mieux de ne pas retenir leur souffle : avec ce gouvernement, les promesses ont la durée de vie d’un communiqué de presse.

 

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Centrafrique : Touadera prévient le procureur de la CPI d’une guerre civile s’il est poursuivi

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Touadera prévient le procureur de la CPI d’une guerre civile s’il est poursuivi

 

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Touadera reçoit les bénédictions des faux prophètes, des démons de division en Centrafrique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 La panique gagne le camp présidentiel. Depuis que l’association “Les Douze Apôtres” et leur avocat, Maître Philippe Larochelle, ont saisi la Cour Pénale Internationale d’une plainte contre Faustin Archange Touadera et les plus hautes autorités centrafricaines, le pouvoir multiplie les sorties médiatiques pour tenter de discréditer cette démarche. Dans un long communiqué publié le 27 octobre, le ministère de la Justice, dirigé par Arnaud Djoubaye Abazene, dévoile malgré lui l’ampleur de l’inquiétude qui habite le régime.

 

 

Le pouvoir se trahit avec une réponse qui dénonce sa nervosité .

Le ton est donné dès les premières lignes. Plutôt que de répondre sereinement aux accusations portées devant la juridiction internationale, le gouvernement centrafricain livre une charge virulente contre les plaignants. Les “Douze Apôtres” ? Des “présumés criminels opérant à visage découvert”. Maître Larochelle ? Un homme qui défend des rebelles notoires comme Maxime Mokom et Edmond Beina. La plainte elle-même ? Une “cabale médiatique visant à semer des troubles qu’à servir la cause de la justice”.

 

Cette violence dans les mots traduit un malaise profond. Lorsqu’un État se sent en position de force, il reste sobre dans sa communication. Quand il se sent menacé, il hausse le ton et multiplie les qualificatifs. Le communiqué du mafieux et faux docteur Djoubaye Abazene appartient clairement à cette seconde catégorie.

 

Et ce n’est pas tout! Le pouvoir brandit une menace à peine voilée d’une déstabilisation pour tenter d’intimider la CPI.

 

Au-delà des attaques personnelles, le ministère de la Justice ne se contente pas de contester la recevabilité de la plainte. Il agite le spectre d’une nouvelle crise. Les membres de l’association sont accusés d’être “pleinement impliqués dans les crises militaro-politiques récurrentes” et de publier régulièrement “des messages et des images d’exactions et traitements cruels” infligés aux soldats centrafricains. Le pouvoir les présente comme des agents de déstabilisation organisant une “manœuvre politique” depuis l’étranger.

 

Plus significatif encore, le communiqué avertit que cette démarche vise à “impacter la stabilité” du pays et à “saper le processus de paix et de réconciliation nationale ainsi que les échéances électorales en cours”. Traduction : si la CPI donne suite à cette plainte, la Centrafrique risque de replonger dans le chaos. Le message au procureur Karim Khan est limpide :  poursuivre Touadera reviendrait à déclencher une nouvelle guerre civile.

 

Enfin, des accusations qui se retournent contre le régime de Baba Kongoboro.

 

Pourtant, en tentant de discréditer les plaignants, le gouvernement confirme malgré lui certaines failles de son propre système. Le communiqué reconnaît implicitement que des exactions ont bien été commises, mais attribue leur responsabilité aux opposants. Il admet aussi que certains faits évoqués dans la plainte font déjà l’objet de poursuites nationales, notamment devant la Cour Pénale Spéciale. Pourquoi alors une telle nervosité si la justice centrafricaine fonctionne correctement ?

 

La réponse se trouve peut-être dans un document joint au dossier des “Douze Apôtres”, dont des extraits circulent. Ce document accuse directement Touadera de complicité avec des groupes armés, en violation de la Constitution. Il cite notamment la nomination au gouvernement d’Assane Bouba, poursuivi par la Cour Pénale Spéciale pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre liés aux événements d’Ippy et d’Alindao. Plus grave encore, Hassan Bouba avait été extrait de la prison du camp de Roux malgré les poursuites en cours contre lui, et maintenu à son poste ministériel, désormais gardé 24 heures sur 24 par des Mercenaires russes,  en dépit de sa situation judiciaire.

 

Comme Touadera lui-même le sait, ces faits constituent une violation de l’article 5 alinéa 4 de la Constitution, qui interdit aux auteurs et complices d’actes de rébellion d’exercer toute fonction publique. Ils pourraient aussi engager la responsabilité pénale du président lui-même, en tant que complice au sens de l’article 13 du code pénal.

 

Pour tenter d’intimider, le pouvoir sort son dernier fusil, l’insulte.

 

Devant ces accusations précises et documentées, le régime choisit la stratégie de l’attaque ad hominem. Maître Larochelle est qualifié d’”avocat attitré” de présumés criminels. Les membres de l’association sont présentés comme des “réfugiés” qui “violent allègrement les instruments juridiques internationaux encadrant leur séjour dans les pays d’accueil”. Le ministère de la Justice va jusqu’à ironiser sur le fait qu’ils puissent “retourner ces exactions en leur faveur pour se présenter en défenseurs de leurs propres victimes”.

 

Cette rhétorique agressive tente de détourner l’attention des questions de fond. Plutôt que de répondre point par point aux accusations portées devant la CPI, le gouvernement préfère disqualifier moralement et juridiquement ceux qui les formulent. La tactique est connue, mais elle a ses limites. La Cour Pénale Internationale n’examine pas la réputation des plaignants, mais la solidité des éléments qu’ils produisent.

 

Le communiqué tente également de décrédibiliser les sources documentaires sur lesquelles s’appuie la plainte. Il évoque des “extraits de certains articles de presses partisanes” et des “rapports et analyses tendancieuses de certaines ONG”, citant notamment The Sentry, dont un rapport sur la Centrafrique “avait été décrié par de nombreux centrafricains” et “condamné par la Justice Centrafricaine”. Le ministère parle de “témoignages sans bases crédibles concoctés pour les besoins de la cause” et de “fabulations”.

 

Mais là encore, l’argument est à double tranchant. Si ces documents sont si peu crédibles, pourquoi le pouvoir s’inquiète-t-il autant ? Et surtout, pourquoi mobiliser toute la machine gouvernementale pour répondre à ce qu’il qualifie lui-même de “fuite en avant” et de “démarche politique hasardeuse” ?

 

La vérité est probablement ailleurs. Le régime sait que la plainte repose sur des éléments suffisamment sérieux pour embarrasser Bangui sur la scène internationale. Il sait aussi que la CPI, après s’être prononcée en faveur de la compétence de la Cour Pénale Spéciale dans l’affaire Edmond Beina, pourrait cette fois-ci juger que les conditions de recevabilité sont réunies pour examiner les accusations visant directement le sommet de l’État.

 

Eh! Touadera! La coopération avec la CPI comme bouclier politique. Quelle comédie ?

 

Dans un exercice d’équilibriste, le communiqué rappelle que “la République Centrafricaine demeure État partie au Statut de Rome et entretient d’excellente coopération avec la CPI, dans le cadre de la lutte contre l’impunité”. Mais cette déclaration de principe est immédiatement suivie d’une mise en garde : le pays “reste vigilante contre toutes les manœuvres visant à impacter sa stabilité”.

 

Cette position ambiguë traduit le dilemme du pouvoir. D’un côté, il ne peut pas se permettre de critiquer ouvertement la CPI, au risque de passer pour un régime hostile à la justice internationale. De l’autre, il doit envoyer un signal clair au procureur : toute poursuite contre Touadera serait considérée comme une ingérence déstabilisatrice. Le message est subtil, mais la menace est bien là.

 

Le ministère de la Justice conclut son communiqué en affirmant que “la société centrafricaine reste pleinement mobilisée pour faire respecter la loi et garantir la paix sociale”. Une formulation étrange, qui semble mobiliser par anticipation la population contre une éventuelle décision de la CPI. Le pouvoir prépare-t-il déjà le terrain pour une contestation populaire, voire des troubles, si le procureur décidait d’ouvrir une enquête ?

 

La suite du texte confirme cette lecture. Le gouvernement annonce que “la justice examinera avec rigueur toutes les infractions d’incitation à la violence, à la haine, à la révolte, aux troubles et des menaces perpétrées afin que leurs auteurs et complices soient punis conformément à la loi”. Autrement dit, ceux qui soutiendraient la démarche des “Douze Apôtres” pourraient être poursuivis pour complicité d’incitation à la violence.

 

Au final, ce long le communiqué du ministère de la Justice produit l’effet inverse de celui recherché. Plutôt que de rassurer sur la solidité juridique de la position du gouvernement, il révèle une inquiétude profonde face à une plainte qui pourrait avoir des conséquences politiques majeures. Les attaques virulentes contre Maître Larochelle et les “Douze Apôtres”, les menaces à peine voilées de déstabilisation, l’appel à la mobilisation de la “société centrafricaine” – tout cela dessine le portrait d’un pouvoir acculé.

 

La plainte déposée devant la CPI vise des faits précis et graves. Le dossier comporte des accusations de complicité du président Touadera avec des individus poursuivis pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Il évoque des violations constitutionnelles. Il met en lumière les dysfonctionnements de la justice nationale, incapable ou non désireuse de poursuivre les plus hautes autorités de l’État.

 

Face à ces accusations, le gouvernement aurait pu choisir la transparence et la coopération avec la justice internationale. Il a préféré la stratégie de la défense agressive, des attaques personnelles et de la menace voilée. Cette réaction n’est pas celle d’un pouvoir serein. C’est celle d’un régime qui se sent menacé et qui tente, par tous les moyens, de dissuader le procureur de la CPI d’examiner un dossier potentiellement explosif.

Le message envoyé à Karim Khan est d’une simplicité brutale : si vous poursuivez Touadera, la Centrafrique replongera dans la guerre civile. Reste à savoir si la Cour Pénale Internationale se laissera intimider par cette forme de chantage à la stabilité, ou si elle estimera que la lutte contre l’impunité justifie de prendre ce risque.

 

Par Alain Nzilo

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Simplice Mathieu Sarandji, ex-boucher de Bordeaux titulaire de la nationalité française, préside l’Assemblée nationale en RCA, pendant que Dologuélé, qui a renoncé à sa nationalité française, est déclaré apatride

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Simplice Mathieu Sarandji, ex-boucher de Bordeaux titulaire de la nationalité française, préside l’Assemblée nationale en RCA, pendant que Dologuélé, qui a renoncé à sa nationalité française, est déclaré apatride

Rédigé le .

Par: la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).

Le nom de Simplice Mathieu Sarandji, président de l’Assemblée nationale et premier secrétaire exécutif du MCU, est sur toutes les lèvres depuis que Dologuélé a dénoncé l’application sélective de la loi sur la double nationalité. Et Dologuélé a parfaitement raison de le citer. Le cas de Sarandji est encore plus grave que celui de Dologuélé. Voici pourquoi.

 

Simplice Mathieu Sarandji est français. Il possède la nationalité française. Il n’a jamais renoncé à sa nationalité française. Il est toujours français aujourd’hui. Selon la loi de 1961 que le régime Touadéra brandit contre Dologuélé, Sarandji a donc automatiquement perdu sa nationalité centrafricaine le jour où il a acquis la nationalité française. Il n’est plus centrafricain. Il est français.

Mais cet homme qui n’est pas centrafricain selon la propre interprétation du régime est président de l’Assemblée nationale de la République Centrafricaine. Un Français préside l’Assemblée nationale centrafricaine. Un Français dirige le pouvoir législatif du pays. Un Français est le deuxième personnage de l’État après le président de la République.

Et ce n’est pas tout. La Constitution de 2023 voulue par Touadéra stipule clairement que seuls les Centrafricains “d’origine” peuvent occuper les plus hautes fonctions de l’État. Sarandji, ayant acquis la nationalité française, ne remplit pas cette condition. Il ne devrait même pas être député, encore moins président de l’Assemblée nationale.

Mais il y a pire encore. Selon des informations crédibles obtenue par la rédaction du CNC, Touadéra prévoit de nommer Sarandji comme vice-président de la République. Un Français comme vice-président de la Centrafrique. Voilà où nous en sommes.

Mais qui est vraiment Simplice Mathieu Sarandji ? Son passé est encore plus troublant que sa situation de double national. Avant de devenir président de l’Assemblée nationale, Sarandji était aide boucher à Bordeaux, en France. C’est son métier. Il travaillait dans une boucherie à Bordeaux.

Et comment est-il revenu en Centrafrique ? Pourquoi a-t-il quitté la France où il avait un travail et la nationalité française ? Parce qu’il a eu un grave problème avec son épouse. Selon les informations que nous avons obtenues et publiée en 2017 sur CNC, Sarandji a tenté de pousser son épouse du haut d’un étage pour qu’elle tombe et meure.

Heureusement, les services de secours sont arrivés à temps. La femme a été sauvée. Mais Sarandji a été arrêté par la police française pour cette tentative de meurtre. Il a été placé en garde à vue, puis remis en liberté.

C’est à ce moment-là que Sarandji est rentré à Bangui. Il a quitté la France avant d’être épinglé par la justice française. Il est revenu se réfugier à Bangui.

Voilà l’homme qui préside aujourd’hui l’Assemblée nationale centrafricaine. Un ex-boucher français en fuite, accusé de tentative de meurtre sur son épouse. Certains disent même, avec un humour noir, que c’est parce qu’il a vu trop de sang dans son métier de boucher qu’il a tenté de tuer sa femme.

Et cet homme, avec ce passé criminel, avec sa nationalité française qu’il n’a jamais abandonnée, préside l’Assemblée nationale. Il dirige le MCU. Il fait voter des lois. Il représente le peuple centrafricain. Et personne ne dit rien. Personne ne le déclare apatride. Personne ne lui retire son immunité parlementaire.

Pourquoi ? Parce qu’il est fidèle à Touadéra. Parce qu’il obéit aux ordres du régime. Parce qu’il n’est pas un opposant. Alors on ferme les yeux sur sa double nationalité. On ferme les yeux sur son passé criminel.

Pendant ce temps, Anicet-Georges Dologuélé, qui a renoncé à la nationalité française pour se conformer à la Constitution de 2023, qui a fait exactement ce que Touadéra demandait publiquement, est déclaré apatride. Un ancien Premier ministre. Un député depuis dix ans. Un homme qui a tout donné pour son pays. Déclaré apatride.

La comparaison est accablante pour le régime. D’un côté, Sarandji : ex-boucher de Bordeaux, titulaire d’un passeport français qu’il n’a jamais rendu, accusé de tentative de meurtre sur son épouse, préside tranquillement l’Assemblée nationale sans être inquiété. De l’autre côté, Dologuélé : ancien Premier ministre, député en exercice, a renoncé à sa nationalité française pour respecter la Constitution, est déclaré apatride et persécuté par le régime.

Dologuélé a parfaitement raison de citer le cas de Sarandji. C’est le cas le plus grave, le plus scandaleux de tous les binationaux du régime. Sarandji cumule tout : double nationalité non abandonnée, passé criminel, fuite de la justice étrangère. Et pourtant, il est président de l’Assemblée nationale et bientôt peut-être vice-président de la République.

Mais Sarandji n’est pas le seul. Le cas de la ministre des Affaires étrangères, Sylvie Baïpo-Temon, est également parlant. Elle aussi est française. Elle n’a pas renoncé à la nationalité française. Elle est totalement française. Donc, selon la loi de 1961, elle n’est plus centrafricaine. Et pourtant, elle est ministre des Affaires étrangères de la Centrafrique. Une Française représente la Centrafrique auprès des autres pays.

Et il y en a beaucoup d’autres. Au moins trois ou quatre conseillers à la présidence de la République sont français. Ils ont la nationalité française et ne l’ont jamais abandonnée. Ils sont toujours français. Mais ils conseillent le président centrafricain. Ils participent aux décisions les plus importantes du pays. Et personne ne les déclare apatrides.

Ce n’est pas seulement des Français. Il y a d’autres nationalités également. Des conseillers tchadiens, des ministres camerounais, des hauts fonctionnaires libanais. Le gouvernement centrafricain est rempli d’étrangers ou de binationaux qui n’ont jamais renoncé à leur autre nationalité.

Mais aucun d’entre eux n’est inquiété. Aucun ne reçoit de lettre du ministre de la Défense. Aucun ne se voit retirer son immunité parlementaire. Aucun n’est déclaré apatride. Pourquoi ? Parce qu’ils sont tous fidèles au régime.

Le seul qui est persécuté, c’est Dologuélé. Pourquoi ? Parce qu’il a osé renoncer à la nationalité française pour se conformer à la Constitution, et qu’il ose maintenant se présenter contre Touadéra aux Élections.

Cette hypocrisie est insupportable. Cette application sélective de la loi est inacceptable. Ce deux poids deux mesures détruit la crédibilité de l’État de droit en Centrafrique.

Quand Dologuélé cite le cas de Sarandji, il ne fait que pointer une vérité que tout le monde connaît mais que personne n’ose dire publiquement. Sarandji est français. Il n’a jamais renoncé à sa nationalité française. Selon la loi que le régime applique contre Dologuélé, Sarandji n’est plus centrafricain. Il devrait être démis de ses fonctions. Il devrait faire une demande de réintégration dans la nationalité centrafricaine. Mais rien de tout cela ne se passe parce que Sarandji est protégé par Touadéra.

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Interview exclusive :  Hubert Kaïda Monganga,  “Le ministère doit comprendre que l’UMC n’est pas sous sa tutelle”

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Interview exclusive :  Hubert Kaïda Monganga,  “Le ministère doit comprendre que l’UMC n’est pas sous sa tutelle”

 

Hubert Kaïda Monganga, vice-Président de l'union des musiciens centrafricains
Hubert Kaïda Monganga, vice-Président de l’union des musiciens centrafricains. Photo de courtoisie

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

À la suite du jugement rendu le 29 octobre 2025 par le Tribunal administratif de Bangui suspendant la note du ministère du Tourisme et de la Culture convoquant de nouvelles Élections à l’Union des Musiciens Centrafricains (UMC), la rédaction du CNC a rencontré Hubert Kaïda Monganga, vice-président de l’UMC, pour en savoir davantage sur cette décision et sur la crise qui secoue depuis plusieurs semaines la communauté artistique centrafricaine.

 

 

CNC : Bonjour, pouvez-vous d’abord vous présenter à nos lecteurs ?

Hubert Kaïda Monganga :  Bonjour, je m’appelle Hubert Kaïda Monganga, je suis le vice-président de l’Union des Musiciens Centrafricains (UMC). Je travaille aux côtés du président Armand Touaboy, élu à la tête de notre organisation le 30 août 2025.

 

CNC : Le Tribunal administratif vient d’ordonner le sursis à exécution de la note du ministère de la Culture. Quelle est votre réaction à cette décision ?

Hubert Kaïda Monganga : C’est une décision juste et rassurante. Le Tribunal a suspendu la note circulaire n°052/MACT/DIRCAB/DGAC.25 qui prévoyait de nouvelles Élections à l’UMC. Cela rétablit la vérité et confirme la légitimité du bureau élu. Le droit a simplement triomphé de l’arbitraire administratif.

 

CNC : Comment cette crise a-t-elle commencé à l’intérieur de l’Union des Musiciens Centrafricains ?

Hubert Kaïda Monganga : Tout a commencé après notre élection du 30 août. Ce scrutin a été organisé dans le respect total de nos statuts, sous la supervision d’un comité électoral indépendant. Mais l’ancien président par intérim, Dany Ngarasso, a refusé de reconnaître le nouveau bureau mis en place.

 

CNC :  Quel rôle le ministère a-t-il joué dans cette affaire ?

Hubert Kaïda Monganga :  Malheureusement, un fonctionnaire du ministère, Philippe Bokoula, ami proche de Dany Ngarasso, a utilisé sa fonction pour soutenir son camarade. Il a même rédigé une note visant à empêcher notre élection avant qu’elle ne se tienne. Après l’échec de cette tentative, le ministère a signé une nouvelle note pour organiser des Élections parallèles. C’est une ingérence claire dans les affaires internes d’une association indépendante.

 

CNC :  Le ministère justifiait cette note par un “désaccord entre responsables” de l’UMC. Que répondez-vous à cela ?

Hubert Kaïda Monganga : Ce désaccord n’existe pas. Il s’agit d’un prétexte pour légitimer une intervention illégale. Le seul problème, c’est que Dany Ngarasso refuse d’accepter le choix des musiciens. L’administration s’est appuyée sur lui pour tenter de relancer des Élections dans le but de le réinstaller, ou du moins leur propre clone  à la tête de l’organisation. Ce n’est pas du tout acceptable.

 

CNC : Pourquoi avoir choisi de saisir la justice au lieu de régler cette affaire à l’interne ?

Hubert Kaïda Monganga : Parce que nous croyons en la loi. L’UMC est une association reconnue par le ministère de l’Administration du Territoire, pas par celui de la Culture. Ce dernier n’a donc aucune compétence légale pour organiser nos Élections. Nous avons saisi le Tribunal administratif pour faire respecter notre autonomie. Et la décision rendue le 29 octobre confirme que nous avions raison.

 

CNC — Que contient exactement la décision du Tribunal administratif ?

Hubert Kaïda Monganga : Le Tribunal a reconnu sa compétence, jugé notre requête recevable et ordonné le sursis à exécution de la note ministérielle. En clair, les élections que le ministère voulait organiser ne peuvent pas avoir lieu. Les dépens sont mis à la charge du Trésor public. C’est un rappel fort : aucun ministère ne peut agir en dehors du cadre légal.

 

CNC : En quoi cette décision est-elle importante pour les autres associations culturelles du pays ?

Hubert Kaïda Monganga :  Elle crée un précédent. Elle montre que la justice peut protéger les organisations contre les abus de pouvoir. Ce jugement confirme que les associations ont le droit de gérer leurs affaires sans ingérence. Cela concerne toutes les structures culturelles du pays : les musiciens, les acteurs, les peintres, les écrivains… C’est une victoire pour tout le secteur artistique.

 

CNC :  Comment souhaitez-vous que les relations évoluent désormais avec le ministère ?

Hubert Kaïda Monganga :  Nous ne sommes pas dans la confrontation. Le ministère doit simplement comprendre que l’UMC n’est pas sous sa tutelle. Nous voulons travailler en partenariat, dans le respect des lois et de l’indépendance de chacun. La collaboration est possible, mais elle doit se baser sur la légalité.

 

CNC : Quel message adressez-vous enfin aux musiciens centrafricains ?

Hubert Kaïda Monganga : Je leur dis de rester unis et confiants. Cette décision prouve que nous pouvons défendre nos droits sans violence. L’UMC appartient à tous les musiciens, pas à un individu. Ensemble, nous devons continuer à faire vivre la culture centrafricaine dans la transparence et le respect mutuel.

 

CNC : Hubert Kaïda Monganga , CNC vous remercie

Hubert Kaïda Monganga : c’est à moi de vous remercier monsieur le journaliste.

 

Propos recueillis par Brahim

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Chassé par ses propres camarades : la plateforme PJLOD suspend Tanza Saint-Cyr pour “faits contraires à l’éthique”

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Chassé par ses propres camarades : la plateforme PJLOD suspend Tanza Saint-Cyr pour “faits contraires à l’éthique”

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/Saint-Cyr-TANZA-bon.jpg” data-wpel-link=”internal”>Chassé par ses propres camarades : la plateforme PJLOD suspend Tanza Saint-Cyr pour "faits contraires à l'éthique"
Le candidat à la présidentielle qui fait rire tout le momde, monsieur Saint Cyr TANZA

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

C’est l’humiliation de trop pour Saint-Cyr Tanza, cet homme qui n’a même pas dépassé la classe de CM2, mais qui prétend briguer la présidence de la République centrafricaine en décembre 2025. Après avoir été la risée nationale avec ses déclarations comme “J’ai le copie dans ma bureau” et son incapacité à distinguer le Conseil constitutionnel du “conseil consultatif”, le voilà désavoué par sa propre famille politique.

Dans un communiqué de presse émis ce mardi 28 octobre 2025 à Bangui, la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique (PJLOD) annonce officiellement la suspension de Combattant Tanza Saint-Cyr de ses rangs. Une décision qui intervient deux jours après l’Assemblée Générale du dimanche 26 octobre 2025, où les membres ont unanimement tranché : Tanza n’est plus des leurs.

Le communiqué, signé par le porte-parole Igor Mokpem, ne prend pas de gants. La PJLOD reproche à Tanza des “faits accomplis” qui sont “contraires à la vision politique et aux valeurs fondamentales défendues par la Plateforme”.

Plus précis encore, le texte affirme que “les actions de Combattant Tanza Saint-Cyr, jugées incompatibles avec l’éthique et les principes de la plateforme, ont conduit à cette mesure prise à l’unanimité par les membres lors de l’Assemblée Générale“.

Autrement dit : Tanza a dépassé les bornes. Ses gesticulations médiatiques, ses accusations sans fondement contre Dondra et Dologuélé, son instrumentalisation évidente par le pouvoir en place, tout cela a fini par dégoûter ses propres camarades.

La PJLOD va plus loin. Dans son communiqué, elle précise solennellement que “Combattant Tanza Saint-Cyr n’est plus coordonnateur et sympathisant de la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique (PJLOD).”

Et elle ajoute ce coup fatal : “Toutes démarches, déclarations et actions entreprises par Combattant Tanza Saint-Cyr, à compter de la date de ce communiqué, relèvent de sa seule responsabilité et n’engagent en rien la Plateforme des Jeunes Leaders de l’Opposition Démocratique (PJLOD).”

En langage clair : débrouillez-vous avec Tanza. Ce qu’il dit ou fait désormais ne nous concerne plus. Nous ne voulons plus être associés à ce cirque.

C’est un désaveu total. Une rupture complète. Un reniement public.

Pour comprendre cette suspension spectaculaire, il faut revenir sur le parcours récent de Tanza Saint-Cyr. Cet homme, qui vit dans une maison de location modeste au quartier Ramandji dans le troisième arrondissement de Bangui, n’a ni les moyens financiers, ni le niveau intellectuel, ni la crédibilité politique pour briguer la magistrature suprême.

Et pourtant, il a déposé sa candidature. Comment ? Grâce à Touadéra. Le régime lui a donné les 15 millions de francs CFA nécessaires pour la caution. Le régime finance probablement l’ensemble de sa campagne. Et en échange, Tanza joue le rôle qu’on attend de lui : attaquer les vrais opposants, Dondra et Dologuélé, avec des accusations grotesques.

Lors du débat Patara de la radio Ndèkè-Luka, Tanza a déclaré avoir en sa possession une copie du passeport congolais d’Henri-Marie Dondra, ce qui prouverait que celui-ci n’est pas centrafricain. “J’ai le copie dans ma bureau”, avait-il déclaré dans un français approximatif qui avait fait exploser les réseaux sociaux de rire.

Il avait également affirmé que Dologuélé était devenu “apatride” après avoir renoncé à sa nationalité française. Mais pendant tout le débat, Tanza avait multiplié les bourdes linguistiques et les confusions. Il avait appelé le Conseil constitutionnel “le conseil consultatif” à plusieurs reprises, avant d’être corrigé par l’un des débatteurs.

Mais ce n’est pas tout. La lettre que Tanza a déposée au Conseil constitutionnel pour demander l’invalidation des candidatures de Dondra et Dologuélé a également été publiée sur les réseaux sociaux. Elle est truffée de fautes d’orthographe et de grammaire. Des internautes ont pris leur stylo rouge et ont corrigé la lettre comme un professeur corrige la copie d’un élève de primaire. En bas de la lettre corrigée, quelqu’un avait écrit : “Appréciation : obligation de reprendre la base (la classe de CI)”.

Un autre commentaire disait : “À l’écrit comme à l’oral, ce candidat, Tanza Saint-Cyr, doit remettre sa honte dans son slip et reprendre l’école Bâ-lâ, école des retraités, dans son école d’enfance à Koudoukou”.

Et puis il y a eu l’incident avec Élysée Nguimalé. Ce coordinateur d’une organisation de la société civile avait envoyé un message à Tanza après le débat : “Bonjour monsieur le Président. Félicitations pour ta prestation d’hier à l’émission Patara.”

Visiblement, Nguimalé se moquait de lui. Et Tanza l’a compris. Sa réponse avait été violente : “Je déteste les hypocrites. Ne m’envoies plus jamais de messages et plus jamais des appelles. Ok ?”

La capture d’écran de cet échange avait circulé massivement. Tanza était devenu un exemple parfait du ridicule.

Autre détail spectaculaire : selon la législation électorale précédente, il fallait une propriété bâtie pour être candidat à la présidentielle. Mais Tanza Saint-Cyr n’a pas de propriété bâtie. Il vit dans une maison de location. Comment a-t-il pu déposer sa candidature ? Mystère. Probablement que le régime a trouvé un moyen de contourner cette exigence.

Les Centrafricains se demandent : comment un homme qui n’a même pas une maison à lui peut-il prétendre diriger un pays ?

Face à ce naufrage, la PJLOD a décidé de couper les ponts. Dans son communiqué, la plateforme “réaffirme son engagement indéfectible envers les valeurs démocratiques, de la bonne gouvernance et du respect des institutions.”

Et elle ajoute : “Nous restons déterminés à poursuivre notre lutte pour un avenir meilleur de la République Centrafricaine, en adhérant aux principes de transparence, d’intégrité et de responsabilité.”

C’est une manière de dire : nous ne voulons pas être associés à la comédie organisée par Touadéra. Nous ne voulons pas que notre nom soit sali par les pitreries de Tanza. Nous avons des valeurs, et nous y tenons.

La suspension de Tanza par la PJLOD marque un tournant. Ce n’est pas seulement l’exclusion d’un membre encombrant. C’est un signal fort envoyé au régime Touadéra : vous pouvez acheter des hommes, mais vous ne pouvez pas acheter notre dignité.

Tanza Saint-Cyr est devenu le symbole d’un régime désespéré, prêt à financer n’importe qui pour tenter de déstabiliser l’opposition. Un régime tellement méprisant envers le peuple qu’il pense que les Centrafricains vont gober cette comédie.

Mais les Centrafricains ne sont pas dupes. Ils rient. Ils se moquent. Et maintenant, même les membres de sa propre plateforme politique l’abandonnent.
Alain Nzilo….

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Centrafrique : le pays a perdu son âme. Reportage glaçant à l’hôpital pédiatrique de Bangui

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le pays a perdu son âme. Reportage glaçant à l’hôpital pédiatrique de Bangui

 

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Hôpital pédiatrique de Bangui. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Il y a des scènes qu’on ne peut pas oublier dans notre vie. Ce dimanche 2 octobre 2025 à l’hôpital pédiatrique de Bangui, nous avons vu un pays à genoux. Des bébés qui pleurent et tremblent entre les mains de leur maman. Aucun médecin présent. Des parents désespérés. Des agents qui s’en fichent. Trois heures de reportage qui résument tout ce qui ne va pas en Centrafrique. L’humanité a disparu.

 

 

Dimanche 2 novembre 2025, 14h30. Notre équipe de reportage pousse les portes de l’hôpital pédiatrique de Bangui. Nous avons déjà visité plusieurs centres hospitaliers ces dernières semaines. Nous avons déjà vu des choses difficiles. Mais rien ne nous avait préparés à ce que nous allons découvrir ici pendant les trois prochaines heures uniquement.

 

Dès l’entrée, l’odeur nous saisit. Un mélange de désinfectant, d’urine et de désespoir. Des femmes assises sur des bancs avec leurs bébés malades que certains pleurent.

 

Nous nous dirigeons vers le service des urgences. C’est là que les cas les plus graves arrivent. C’est là que la vie et la mort se jouent en quelques minutes. C’est là que nous allons comprendre à quel point ce pays a sombré dans le chaos.

 

Dans la salle d’attente des urgences, une maman est assise sur un banc en bois. Elle tient son enfant contre elle. L’enfant a peut-être 13 ans. Peut-être moins. Difficile à dire. L’enfant respire difficilement. On entend le bruit. Ce bruit caractéristique quand l’air ne passe plus bien. Quand les poumons luttent. Quand chaque respiration est un combat.

 

La maman berce doucement son bébé. Elle murmure des mots que nous n’entendons pas. Des prières peut-être. Ou juste des paroles réconfortantes pour son enfant. C’est une fillette. Ses yeux sont rouges.

 

Nous nous approchons de la maman. Nous lui demandons l’enfant souffre de quoi ? Elle nous répond que l’enfant a un problème de respiration profonde. Et depuis combien de temps elle attend ici?  Elle lève les yeux vers nous et répond : deux heures, dit-elle. Deux heures qu’elle est là avec son bébé qui suffoque. Deux heures qu’elle attend qu’un médecin vienne examiner son enfant.

 

Mais sur place, pas de docteur. Dans un service d’urgences pédiatriques. Un dimanche après-midi. Avec des enfants qui arrivent en détresse respiratoire.

 

Quelques minutes plus tard, une autre maman arrive en détresse. Elle porte son enfant dans les bras. L’enfant tremble. Des tremblements violents. Incontrôlables. C’est une crise de paludisme grave. Nous le reconnaissons immédiatement. Nous avons vu ça trop souvent dans ce pays.

 

La maman revient vers le guichet. Elle fait rapidement la procédure pour voir le docteur. “Mon enfant est très malade. Il tremble. Il a de la fièvre. S’il vous plaît, aidez-moi.”

 

La maman retourne s’asseoir après avoir fini à l’accueil. Elle est toujours en détresse. Son enfant, un petit garçon de 10 ans  continue de trembler dans ses bras. Et personne ne fait rien.

 

Nous restons là. Nous observons. Nous prenons des notes. Nous filmons discrètement. Trente minutes passent. Les deux bébés sont toujours là. La première maman avec son enfant en détresse respiratoire. La deuxième avec son enfant qui tremble de paludisme. Et toujours pas de médecin.

 

Une heure passe. Rien. Les agents de santé vont et viennent. Ils discutent entre eux. Ils rient même parfois. Comme si de rien n’était. Comme si ces deux enfants qui souffrent à quelques mètres d’eux n’existaient pas.

 

Deux heures. Nous n’en pouvons plus. Nous décidons d’intervenir. Nous allons voir la secrétaire.

 

“Madame, excusez-nous. Il y a deux enfants là-bas qui attendent depuis deux heures. L’un a des difficultés respiratoires. L’autre fait une crise de paludisme. Ils sont dans un état grave. Pourquoi ne sont-ils pas pris en charge ?”

 

La dame lève à peine les yeux de son téléphone. “Le docteur n’est pas là”.

 

“Comment ça, le docteur n’est pas là ? Nous sommes aux urgences. Il doit toujours y avoir un médecin de garde.”

 

“Le docteur qui était là est parti. Son remplaçant n’est pas encore arrivé”.

 

“Parti où ? Et pourquoi est-il parti avant l’arrivée de son remplaçant ?”

 

“Mais ces enfants sont en danger. Vous ne pouvez pas appeler un autre médecin ? Il n’y a vraiment personne d’autre dans tout l’hôpital ?”

 

“Il n’y a qu’un seul pédiatre de garde le dimanche. Il faut attendre.”

 

Un seul pédiatre. Pour tout l’hôpital pédiatrique de Bangui. Un dimanche. Le jour où les familles n’ont pas accès aux centres de santé privés. Le jour où tout le monde vient à l’hôpital public. Un seul pédiatre. Et il n’est même pas là.

 

Nous retournons voir les deux mamans. Nous leur expliquons la situation. Elles ne disent rien. Elles savent déjà. Elles connaissent ce système. Elles savent qu’il n’y a rien à faire. Qu’il faut attendre. Attendre et espérer que leurs enfants tiennent le coup.

 

Nous décidons de continuer notre visite. Nous voulons voir les autres services. Comprendre si c’est partout pareil. Si tout l’hôpital est dans cet état.

 

Nous nous dirigeons vers le service de traumatologie pédiatrique. C’est là qu’on soigne les plaies. Qu’on nettoie les blessures. Qu’on fait les pansements.

 

Dans le couloir, un père attend avec son fils avec des nombreux autres patients. L’enfant a une plaie au bras. Un bandage sale recouvre la blessure. Le père tient à la main un papier. Un rendez-vous médical.

 

Nous engageons la conversation. Le père nous explique. Il y a deux jours, il est venu avec son fils. Un médecin a examiné la plaie. Il l’a nettoyée. Il a fait un bon travail. Et à la fin, il a donné un rendez-vous. “Revenez dimanche à 15 heures pour changer le pansement.”

 

Le père a respecté le rendez-vous. Il est là. Dimanche. 15 heures. Comme demandé.

 

Mais le médecin qui avait donné le rendez-vous n’est pas là. À sa place, une nouvelle doctoresse.

 

La porte du service est fermée. Le père attend. D’autres parents attendent aussi avec leurs enfants. Quinze minutes passent. Vingt minutes. La porte reste fermée.

 

Finalement, la porte s’ouvre. La doctoresse apparaît. “Entrez”, dit-elle sèchement.

 

Mais la porte ne s’ouvre pas complètement. Elle est bloquée de l’intérieur par des table-bancs que la doctoresse a empilés derrière. Pourquoi ? Nous ne savons pas. Peut-être pour se protéger des patients. Peut-être par flemme de tout ranger.

 

“Entrez, j’ai dit. Qu’est-ce que vous attendez ?”

 

Les parents se regardent. Comment entrer quand la porte est bloquée ? Ils font des efforts. Ils se faufilent. Ils poussent. Le père prend son fils dans les bras et se glisse dans l’ouverture.

 

Nous nous glissons aussi. Discrètement. Nous voulons voir ce qui va se passer.

 

“Asseyez-vous”, ordonne la doctoresse au père.

 

Le père regarde autour de lui. “M’asseoir où, madame ? Il n’y a pas de chaise.”

 

“Asseyez-vous, j’ai dit !”

 

Le père reste debout. Avec son fils dans les bras. Il ne sait pas quoi faire.

 

La doctoresse s’énerve soudainement. “Tu viens faire quoi ici ?”

 

Le père, surpris par l’agressivité, répond calmement : “C’est pour la plaie de mon fils. Le docteur m’a donné rendez-vous aujourd’hui à 15 heures.”

 

“On ne fait pas ça l’après-midi! Pourquoi tu viens à l’après-midi? On fait les pansements le matin. Le matin ! Pas le soir.”

 

Le père montre le papier. “Mais madame, c’est le docteur qui a écrit ici. Dimanche 15 heures. Ce n’est pas moi qui ai décidé. C’est le docteur.”

 

La doctoresse attrape le papier. Elle le regarde à peine. “C’est faux. On ne donne jamais de rendez-vous le soir. Vous devez venir le matin.”

 

“Mais madame, c’est écrit là. Sur le papier officiel de l’hôpital. Avec le tampon du docteur.”

 

“Je m’en fiche de ce qui est écrit. Ici, on travaille le matin. Vous revenez demain matin.”

 

Nous sortons avec lui. Nous sommes aussi choqués que lui. Comment peut-on traiter les gens comme ça ? Comment peut-on être aussi insensible ? Comment peut-on manquer à ce point de professionnalisme et d’humanité ?

 

Les trois heures que nous avons passées à l’hôpital pédiatrique nous ont ouvert les yeux. Ce n’est pas juste un problème de manque de moyens. Ce n’est pas juste un problème de manque de médecins. C’est un problème beaucoup plus profond. C’est un problème de perte totale de conscience professionnelle. De perte d’humanité. De perte d’âme.

 

Les médecins partent avant l’arrivée de leurs remplaçants. Ils laissent des bébés en détresse pendant des heures sans soins. Les agents de santé sont indifférents à la souffrance des enfants. Ils passent devant des bébés qui tremblent, qui suffoquent, et ils ne font rien. Les doctoresses crient sur les parents qui respectent les rendez-vous. Elles les chassent. Elles les humilient.

 

Ce que nous avons vu à l’hôpital pédiatrique de Bangui n’est pas un cas rare dans le pays. C’est le reflet de tout ce qui va mal dans ce pays. La Centrafrique a perdu son âme. Les gens n’ont plus de conscience. Ils n’ont plus de sentiment humain. Ils n’ont plus la volonté d’aider leurs compatriotes.

 

La crise qui a frappé le pays a rendu tout le monde insensible à la souffrance. Y compris les professionnels de santé qui sont censés sauver des vies. Y compris les médecins qui ont prêté le serment d’Hippocrate. Y compris les infirmiers qui ont choisi ce métier pour aider les autres.

 

Le système de santé s’est effondré. Non pas seulement à cause du manque de moyens. Mais surtout à cause de la disparition totale de l’éthique professionnelle. À cause de l’indifférence généralisée. À cause de l’absence totale de sanctions.

 

Nous avons compris ce jour-là pourquoi le général Ouandé, à l’époque du Président Bozizé, était venu à l’hôpital pédiatrique, avait été obligé de frapper les agents de santé pour que son enfant soit traité. Il avait raison. Totalement raison.

 

Ce reportage n’est que le début. Nous avons vu tellement d’autres choses pendant ces trois heures. Des choses encore plus graves. Des choses encore plus choquantes. Nous en parlerons dans nos prochains articles. Parce qu’il faut que les Centrafricains sachent. Il faut que le monde sache. Il faut que tout le monde voie à quel point ce pays est tombé bas.

 

 

Centrafrique : Touadéra confie la jeunesse du MCU à un faussaire récidiviste, Daniel Ngrépayo

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Touadéra confie la jeunesse du MCU à un faussaire récidiviste, Daniel Ngrépayo

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/07/le-directeur-de-cabinet-au-ministère-de-la-jeunesse-et-des-sports-entouré-à-gauche-de-monsieur-daniel-nzéwé-et-à-droite-de-monsieur-héritier-doneng.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : Touadéra confie la jeunesse du MCU à un faussaire récidiviste, Daniel Ngrépayo
l’ex-directeur de cabinet au ministère de la jeunesse e des sports entouré à-gauche de monsieur Daniel Nzéwé e -à droite de monsieur héritier doneng

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 Le 26 juillet 2025, au deuxième congrès du Mouvement Cœurs Unis (MCU) tenu à Bangui, Arsène Ngrépayo a été nommé premier secrétaire national à la jeunesse, au civisme et à l’emploi des jeunes du parti présidentiel. Une décision qui relance les critiques sur le fonctionnement interne du MCU, connu pour recycler des figures controversées dans les plus hautes sphères.

 

 

Arsène Ngrépayo n’est pas un inconnu. Ancien directeur de cabinet au ministère de la Jeunesse et des Sports, il avait été impliqué en octobre 2021 dans un détournement de 5 millions de francs CFA issus du fonds Covid-19. Les fonds avaient été retirés au Trésor grâce à des documents falsifiés et une signature ministérielle imitée. Alerté, le ministre avait convoqué Arsène Ngrépayo, mais aucune suite judiciaire n’a été engagée. Le personnel du ministère avait lancé un ultimatum pour exiger le remboursement.

 

Dès 2017, Arsène Ngrépayo était déjà soupçonné d’avoir distribué des faux billets à des membres du Conseil national de la jeunesse venus de province. Il est décrit par plusieurs sources internes comme un faussaire expérimenté, impliqué dans des circuits de contrefaçon monétaire. Ces faits, largement documentés, n’ont jamais donné lieu à une enquête judiciaire.

 

Malgré ce passé, Arsène Ngrépayo  a continué sa progression au sein du système. En novembre 2023, il est nommé chargé de mission à l’Assemblée nationale par Simplice Mathieu Sarandji. Cette promotion avait déjà suscité l’indignation, mais aucune remise en question n’a été observée au sommet de l’État.

 

Avec cette nouvelle nomination à la tête de la jeunesse du MCU, le régime Touadéra démontre une fois de plus qu’il n’existe aucune barrière morale ou judiciaire pour accéder aux postes de responsabilité. L’image envoyée à la jeunesse centrafricaine est celle d’une République où les crimes économiques ne disqualifient pas – ils propulsent.

 

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Touadera, regarde cette vidéo de la honte : tu fais 10 ans au pouvoir, mais les centrafricains continuent de faire de rang pour recevoir des aides humanitaires d’urgence

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Touadera, regarde cette vidéo de la honte : tu fais 10 ans au pouvoir, mais les centrafricains continuent de faire de rang pour recevoir des aides humanitaires d’urgence

 

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Capture d’écran de la vidéo de sensiblisation humanitaire de l’ONG norvégien Screenshot

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une simple vidéo de distribution d’aide humanitaire vient de créer un véritable séisme dans l’opinion publique centrafricaine. Les images montrent des familles de Bouar recevant des transferts monétaires d’urgence pour acheter de la nourriture et survivre au quotidien. Ce qui devait être une campagne de sensibilisation classique s’est transformé en réquisitoire involontaire contre une décennie de gouvernance qui laisse le pays dans une dépendance totale à l’aide internationale.

 

 

Les réactions des Centrafricains ne se sont pas fait attendre. Sur les réseaux sociaux, les commentaires fusent avec une amertume palpable. Comment accepter qu’après dix années de pouvoir, plus de 35 000 familles dépendent encore des transferts d’argent norvégiens via Catholic Relief Services pour manger quotidiennement ? Et ce n’est que pour cette ONG. Cette question hante désormais les esprits et remet en cause les promesses de développement du président Faustin-Archange Touadéra.

 

Les statistiques humanitaires racontent une histoire que les discours officiels préfèrent taire. 2,4 millions de Centrafricains,  37,5% de la population,  survivent grâce à l’assistance humanitaire . Ce chiffre dépasse l’entendement dans un pays qui dispose pourtant de ressources naturelles considérables.

 

La République centrafricaine occupe la 191ème position sur 193 pays dans le classement du développement humain . Cette place déshonorante contraste avec les annonces gouvernementales régulières sur les “avancées” et la “reconstruction” du pays. Les Centrafricains voient bien que la reconstruction promise se limite aux communiqués de presse.

 

La vidéo de sensibilisation montre des familles qui reçoivent de l’argent pour “manger décemment et avoir l’énergie nécessaire aux activités agricoles”. Écoutez ça Touadera! Le pays est dans la merde totale. Cette formulation, bien qu’innocente, montre l’ampleur du désastre : des Centrafricains ont besoin d’aide étrangère simplement pour avoir la force de cultiver leurs propres terres.

 

Depuis 2020, le gouvernement norvégien finance via Caritas Norvège les programmes de Catholic Relief Services qui distribuent de l’argent aux familles centrafricaines les plus démunies . Cette générosité scandinave, bien que salvatrice, pose une question douloureuse : comment un État souverain peut-il laisser ses citoyens dans une telle dépendance vis-à-vis de la charité internationale ?

 

Les transferts monétaires permettent aux bénéficiaires d’éviter “des alternatives négatives”, euphémisme qui cache des réalités bien plus sombres : mendicité, prostitution, banditisme ou exode rural massif. Cette aide d’urgence devient ainsi le dernier rempart contre l’effondrement social complet de certaines communautés.

 

Les projections pour 2025 anticipent que 2,2 millions de personnes atteindront des niveaux de crise ou d’urgence alimentaire entre avril et août . Ces prévisions catastrophiques interviennent après une décennie de gouvernance qui promettait pourtant de sortir le pays de l’ornière.

 

Un Centrafricain sur cinq vit en situation de déplacement : 680 000 comme réfugiés dans les pays voisins et plus de 442 000 comme déplacés internes . Ces mouvements de population massifs témoignent de l’incapacité persistante de l’État à créer les conditions d’une vie décente sur son propre territoire.

 

L’Union européenne a alloué 19,7 millions d’euros d’aide humanitaire au pays en 2025, dont 2,5 millions pour la préparation aux catastrophes . Cette solidarité européenne constante souligne par contraste l’incapacité de l’État centrafricain à mobiliser ses propres ressources pour ses citoyens.

 

Cette dépendance chronique interpelle d’autant plus que le pays dispose de richesses minières considérables. L’or, les diamants, l’uranium et le bois centrafricains enrichissent diverses entreprises étrangères tandis que la population locale tend la main pour recevoir quelques billets de banque qui lui permettront de manger.

 

La vidéo humanitaire, diffusée sans arrière-pensée politique, devient malgré elle un miroir impitoyable tendu à une décennie de pouvoir. Même les acteurs humanitaires reconnaissent aujourd’hui qu’ils “ne peuvent plus se contenter de répondre aux besoins humanitaires immédiats” et qu’il faut “s’attaquer aux problèmes systémiques” .

 

Cette prise de conscience tardive des organisations internationales rejoint les critiques de plus en plus nombreuses des Centrafricains qui voient leur pays stagner dans l’assistanat permanent. Les distributions d’argent, aussi nécessaires soient-elles, rappellent constamment l’échec de l’État à créer les conditions d’une autonomie économique de base.

 

Les familles qui apparaissent dans la vidéo ne demandent pourtant pas grand-chose : de quoi manger et la possibilité de travailler dignement. Cette revendication basique, qui devrait être la mission première de tout gouvernement, reste un luxe inaccessible pour des millions de Centrafricains après dix années de pouvoir.

 

La réaction émotionnelle des Centrafricains face à cette vidéo humanitaire traduit une prise de conscience collective. Voir son propre pays réduit au statut de cas humanitaire permanent blesse l’orgueil national et questionne les choix politiques des dernières années.

 

Les besoins humanitaires “demeurent importants malgré l’amélioration de la situation sécuritaire” selon l’évaluation officielle des Nations unies . Cette reconnaissance implicite de l’échec du développement économique et social contraste avec les discours optimistes habituels des autorités.

 

La Norvège, petit pays de cinq millions d’habitants, finance l’alimentation de base de dizaines de milliers de familles centrafricaines. Cette réalité, aussi généreuse soit-elle de la part d’Oslo, interroge sur l’utilisation des ressources nationales et sur les priorités budgétaires d’un État qui laisse ses citoyens dépendre de la charité étrangère.

 

La vidéo de Catholic Relief Services, en montrant la réalité quotidienne de milliers de familles centrafricaines, oblige à regarder en face les résultats concrets d’une décennie de pouvoir. Les transferts monétaires d’urgence, les distributions alimentaires et l’aide humanitaire permanente constituent désormais l’économie de survie de près de la moitié de la population.

 

Cette situation interpelle directement la responsabilité du pouvoir en place et questionne la pertinence des stratégies de développement mises en œuvre depuis 2016. Les Centrafricains méritent mieux que de dépendre indéfiniment de la générosité internationale pour leurs besoins les plus élémentaires.

 

L’émotion provoquée par cette simple vidéo humanitaire révèle l’attente profonde d’un peuple qui aspire à retrouver sa dignité et son autonomie. Elle rappelle aussi que derrière chaque statistique humanitaire se cachent des familles, des enfants et des rêves brisés par une gouvernance qui peine à transformer les promesses en réalités tangibles.

 

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