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Touadéra, penses-tu plus malin que les autres ?

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Touadéra, penses-tu plus malin que les autres ?

CENTRAFRIQUE : L'ÉVALUATION CRITIQUE DU DISCOURS DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE SUR L'ÉTAT DE LA NATION
Le Président Touadera alias Baba Kongoboro devant les députés lors de son discours sur l’état de la nation le 28 décembre 2024. Photo la renaissance.

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC. Le président centrafricain Faustin Archange Touadera alias Baba Kongoboro campe sur ses positions malgré la grogne de l’opposition qui menace de boycotter les Élections de 2025

 

Le ton était donné dès les premiers mots. Face aux journalistes réunis au Palais de la Renaissance ce 30 mai, Faustin-Archange Touadéra n’a pas mâché ses mots. L’homme qui dirige la République centrafricaine depuis bientôt une décennie affiche une confiance qui agace ses détracteurs. Mais derrière cette assurance, les fissures se creusent.

 

« Ils parlent aux diplomates, ils écrivent à d’autres chefs d’État au lieu de me parler », lance le président en évoquant l’opposition. Sa voix trahit une irritation mal contenue. Pour lui, le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) et ses alliés manquent de respect en s’adressant d’abord aux chancelleries étrangères. « Ça veut dire qu’ils ne reconnaissent pas mon rôle. Ça, je ne comprends pas ».

 

Un dialogue de sourds qui s’éternise

 

Pourtant, du côté de l’opposition, on ne comprend pas non plus. Depuis la promulgation de la nouvelle constitution en août 2023, les leaders du BRDC réclament des discussions franches. Ce texte, qui ouvre la voie à un éventuel maintien de Touadéra au pouvoir, fait grincer des dents. D’autant que la Cour constitutionnelle l’avait initialement rejeté  en 2022 avant qu’il ne soit finalement soumis par référendum totalement illégal.

 

« La Cour a dit non, c’est clair comme de l’eau de roche », martèle un responsable du BRDC joint par téléphone par la rédaction du CNC. Selon lui, le président contourne délibérément les institutions pour servir ses intérêts. L’opposition exige donc un vrai débat direct avec le Président avant les échéances électorales de 2025 : municipales, législatives et présidentielle. Sans cela, elle brandit la menace du boycott.

 

Ce qui coince aussi, c’est la façon dont les Élections sont organisées en ce moment. L’opposition pointe du doigt la composition de l’autorité nationale des Élections (ANE), jugée trop proche du pouvoir.

 

« C’est inacceptable que le président, le gouvernement et l’Assemblée nationale décident de tout », dénonce un opposant. Ils exigent une refonte de cette commission et un fichier électoral fiable pour garantir des Élections justes. Sans ces changements, pas question de participer à ce qu’ils appellent un jeu déjà truqué d’avance.

 

Wagner, l’atout maître de Touadéra

 

Derrière cette partie d’échecs politique se dessine l’ombre de Moscou. Depuis 2018, la Russie et les hommes du groupe Wagner assurent la protection du régime centrafricain. Une alliance qui donne des ailes à Touadéra, mais qui inquiète ses opposants.

 

« Il se croit tout permis maintenant », confie un cadre du BRDC. « Avec les Russes derrière lui, il pense pouvoir ignorer tout le monde : l’opposition, les diplomates, même le peuple. » Cette relation privilégiée avec Wagner, pourtant épinglée par plusieurs rapports de l’ONU pour des violations des droits humains, offre au président une marge de manœuvre qu’il n’hésite pas à exploiter.

 

Face aux journalistes, Touadéra renvoie pourtant la balle à ses détracteurs. Puisque certains opposants siègent à l’Assemblée nationale, pourquoi ne s’expriment-ils pas dans l’hémicycle ? « Dites-moi sur quoi on discute, quel est le sujet précis ? », questionne-t-il, feignant l’ouverture. Une posture que l’opposition interprète comme de la mauvaise foi pure, ou de la sorcellerie des Gbakamandja.

 

Le spectre du boycott électoral

 

À quelques mois des Élections, la République centrafricaine navigue en eaux troubles. Plusieurs citoyens ont été incarcérées ces derniers mois, accusés de vouloir faire un coup d’État, alimentant le climat de défiance.

 

Au même moment, l’opposition pose ses conditions : révision de la constitution avec toutes les parties prenantes, l’autorité nationale des élections, fichier électoral fiable. Elle va même jusqu’à proposer une médiation africaine, idée balayée d’un revers de main par Touadéra au nom de la souveraineté nationale.

 

« Il croit avoir toutes les cartes en main, mais il oublie l’essentiel : le peuple », prévient un responsable de l’opposition. Si le dialogue n’aboutit pas, le boycott des élections pourrait plonger le pays dans une nouvelle spirale de tensions.

 

Touadéra semble parier sur sa capacité à imposer sa vision politique malgré la contestation. Fort de ses appuis russes et convaincu de sa légitimité, il refuse les concessions réclamées par ses adversaires. Mais ce jeu d’équilibriste pourrait bien lui coûter cher.

 

Car au-delà des calculs politiciens, c’est l’avenir de la République centrafricaine qui se joue. Dans un pays encore fragile après des années de crise, l’absence de consensus risque de rouvrir des plaies à peine cicatrisées.

 

La question demeure : le président centrafricain parviendra-t-il à maintenir le cap malgré la tempête qui gronde, ou son refus du dialogue finira-t-il par le rattraper ? La réponse se dessine peut-être déjà dans les rues de Bangui, où la patience du peuple centrafricain s’amenuise de jour en jour….

 

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Flash Info : Un soldat FACA arrêté par les mercenaires russes à Zémio et transféré vers une destination inconnue

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Flash Info : Un soldat FACA arrêté par les Mercenaires russes à Zémio et transféré vers une destination inconnue

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/04/Des-FACA-à-côté-d’un-avion-en-province.jpg” data-wpel-link=”internal”>Flash Info : Un soldat FACA arrêté par les mercenaires russes à Zémio et transféré vers une destination inconnue
Une image d’illustration à Obo

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Un élément des Forces Armées Centrafricaines a été interpellé par les mercenaires russes du groupe Wagner à Zémio avant d’être embarqué dans un hélicoptère des Wagner, la tête recouverte d’un sac plastique, vers une destination qui demeure incertaine pour l’instant.

 

Le soldat, prénommé Xavier, avait été recruté à Bangui puis formé par les mercenaires russes sur le site de Berengo, situé à environ 80 kilomètres de la capitale dans la préfecture de la Lobaye. Après sa formation, il avait été déployé à Zémio avec l’ensemble de sa promotion.

 

Depuis les attaques menées par les miliciens Azandés contre les positions tenues par Wagner et les forces gouvernementales, certains collègues de Xavier ont discrètement signalé aux Russes qu’il appartenait à l’ethnie Zandé, celle-là même qui constitue la base de la milice Azandé dans cette zone.

 

Cette dénonciation a immédiatement éveillé les soupçons des mercenaires qui l’ont accusé de fournir des renseignements aux miliciens Azandé sur les dispositifs de sécurité et les mouvements des troupes. Sans autre forme d’enquête, Wagner a procédé à son arrestation.

 

Le soldat a ensuite subi des tortures avant d’être emmené, tête enveloppée dans un sac plastique, à bord d’un hélicoptère du groupe russe il y’a quelques heures. Personne ne sait avec certitude s’il a été acheminé vers Bangui ou vers un autre lieu de détention contrôlé par les mercenaires.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Élections présidentielles du 28 décembre 2025 : résultats provisoires à la sortie des urnes selon la rédaction du CNC

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Élections présidentielles du 28 décembre 2025 : résultats provisoires à la sortie des urnes selon la rédaction du CNC

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/anicet-georges-dologuele-president-du-parti-urca-declare-apatride-par-touadera.jpg” data-wpel-link=”internal”>Élections présidentielles du 28 décembre 2025 : résultats provisoires à la sortie des urnes selon la rédaction du CNC
Le leader de l’URCA, député de Bocaranga, Anicet-Georges Dologuelé

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La rédaction du CNC a déployé ses équipes sur l’ensemble du territoire national lors de ces Élections groupées du dimanche 28 décembre 2025. C’est dans ce cadre qu’elle a compilé tous les résultats provisoires du scrutin à partir des suffrages observés directement à la sortie des urnes. Le scrutin, suivi sur l’ensemble du territoire et à l’étranger, a mobilisé près de 60 % des électeurs inscrits.

 

Sur 2 304 000 électeurs inscrits, environ 1 612 800 ont voté, avec 32 256 bulletins nuls, laissant 1 580 544 suffrages valablement exprimés.

Les résultats des urnes calculés indépendamment sont les suivants :

 

Anicet-Georges Dologuélé (Union pour le renouveau centrafricain) arrive en tête avec 49,3 % des voix, soit 779 548 suffrages.

 

Il est suivi de Henri-Marie Dondra (Union pour l’Unité Républicaine (UNIR)) avec 32,01 %, soit 505 449 voix.

 

Puis de Faustin-Archange Touadéra (Mouvement Cœurs Unis (MCU),  Président sortant, candidat à un troisième mandat), qui obtient 17,4 %, soit 275 015 suffrages.

 

Derrière ce trio, Serge-Ghislain Djori, Collectif d’Alternance Politique pour une Nouvelle Centrafrique (CAPNCA) totalise 0,7 %, correspondant à 11 064 voix.

 

Aristide Briand Reboas, Parti Chrétien Démocrate (PCD), rassemble 5 517 suffrages, soit 0,35 % des voix.

 

Marcelin Yalemende,  Indépendant obtient 0,15 %, soit 2 371 voix.

 

Le dernier de la liste, Eddy Symphorien Kparékouti, Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR), ferme le classement avec 0,1 %, représentant 1 580 suffrages.

 

Les équipes de la rédaction ont suivi l’ensemble des opérations, depuis l’ouverture des bureaux jusqu’au dépouillement, permettant de compiler ces résultats en temps réel. Chaque candidat a été observé dans ses zones de vote, et les chiffres présentés reflètent les suffrages constatés directement dans les urnes avant consolidation officielle.

 

Les bureaux ont enregistré une forte mobilisation, avec des files d’attente dans la capitale et dans les principales préfectures. Les opérations de vote et de dépouillement ont été suivies par notre équipe pour garantir la fiabilité de la compilation, et la rédaction a noté la répartition exacte des votes, la participation et les bulletins nuls pour chaque bureau observé.

 

 

Par Alain Nzilo

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Recherché par la cour pénale spéciale, Abdel Kani Mahamat Sallé , transporté dans un véhicule ministériel, est finalement arrivé à Ndélé, mais prend fuite immédiatement pour un village voisin

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Recherché par la cour pénale spéciale, Abdel Kani Mahamat Sallé , transporté dans un véhicule ministériel, est finalement arrivé à Ndélé, mais prend fuite immédiatement pour un village voisin

 

Des rebelles du FPRC à Ndélé, le 29 avril 2020, lors des affrontements avec les combattants du RPRC. Photo CNC / Moïse Banafio des-rebelles-du-fprc-en-position-de-combat-avec-un-DKM-sur-un-pick-up-à-Ndélé-le-29-avril-2020 RCA : retour à Ndélé du chef rebelle Abdoulaye Hissen Ramadan sur fond de tension.
des-rebelles-du-fprc-en-position-de-combat-avec-un-DKM-sur-un-pick-up-à-Ndélé-le-29-avril-2020 – RCA : retour à Ndélé du chef rebelle Abdoulaye Hissen Ramadan sur fond de tension.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Abdel Kani Mahamat Sallé, ancien commandant de zone à Ndélé, est activement recherché par la Cour pénale spéciale de Bangui pour le massacre de civils au marché de Ndélé pendant le ramadan en 2020. Malgré ce mandat d’arrêt, il vient d’arriver à Ndélé à bord du véhicule du ministre de l’agriculture Guismala Hamza.

 

Le parcours d’Abdel Kani à travers le pays raconte comment un homme traqué par la justice, mais pas la moindre,  peut circuler librement grâce à des complicités de ses frères au sommet de l’État. Après le massacre, ce colonel fuit Ndélé dans le pick-up du ministre de l’agriculture. Une fois à Bangui, il trouve refuge dans le quartier Bazanga. Recherché par la CPS, le ministre Abazène organise rapidement son transfert vers Nola pour le tenir loin de la Cour pénale spéciale.

 

Pendant plusieurs années, Abdel Kani se terre dans une mine d’or. Les forces de l’ordre fouillent sa maison, mais il s’échappe à temps. Un véhicule arrive pour le récupérer et le ramener vers Bangui. Arnaud Djoubaye Abazène contacte son frère Guismala Hamza, ministre de l’Agriculture, qui accepte de le convoyer jusqu’à Ndélé. Comme vous le savez, dans les convois ministériels, aucun contrôle policier ou gendarmerie ne vient entraver le voyage du fugitif.

 

Le 4 décembre 2025, le véhicule ministériel atteint Ndélé vers 5 heures du matin. Après avoir foulé le sol de Ndélé, le fugitif quitte immédiatement Ndélé pour un village voisin, Lemena.

 

Cette protection accordée à un suspect de massacre trouve ses racines dans les événements de 2020. À cette époque, la guerre à Ndélé est financée par le régime via ses ministres issus du nord qui sont dans le gouvernement. Azor Kalite dirige les mouvements armés avec des mercenaires soudanais commandés par le Général Djazouli. Les ministres Guismala Amza, Gilbert Toumou Deya et Djono Haba assurent le financement de cette guerre qui tue des centaines de civils et réduit des villages en cendres. Arnaud Djoubaye Abazène, ministre de la Justice et proche parent des suspects, joue un rôle central dans cette affaire dans la coordination du mouvement de tous ces rebelles.

 

Mais, la surprise arrive. La Minusca arrête plusieurs suspects en 2020 et les transfère à Bangui. Parmi eux : Kalite Azor, Charfadine Moussa, Antar Hamat, Wodjonodroba Oumar Oscar, Général Faché, Younouss Kalamyal, Atahir English, Fotor Sinine et Youssouf Moustapha alias Badjadje. Ils sont incarcérés à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie.

 

Le ministre Arnaud Djoubaye Abazène intervient très rapidement et fait libérer quatre suspects : Odjo, Amza, Awdalla et Amine Saboune. Seuls Azor Kalite et Moussa Chaffardine restent derrière les barreaux du camp de Roux.

 

Après leur sortie de prison, chacun prend un chemin différent. Amine Saboune fuit au Soudan pour échapper définitivement aux poursuites. Amza et Awdalla rejoignent les groupes armés du nord, confirmant les liens entre certains membres du gouvernement et la rébellion. Odjo choisit une voie inattendue : il intègre l’école nationale de police au PK10.

 

Quelques mois après son entrée à l’école, les forces de l’ordre arrêtent Odjo et l’enferment à la section de recherche et d’investigation de la gendarmerie. Djoubaye Abazène ordonne une nouvelle fois sa libération. Convaincu de son impunité, Odjo se présente au procès de Kalite et Chaffardine devant la Cour pénale spéciale. Il ignore qu’un mandat d’arrêt a été émis contre lui. Les policiers présents dans la salle l’interpellent immédiatement. Il est aujourd’hui détenu au camp de Roux.

 

La Cour pénale spéciale lance des mandats d’arrêt contre d’autres suspects restés à Ndélé. Les forces de l’ordre localisent plusieurs d’entre eux et lancent une opération d’arrestation. Les accusés sortent leurs armes et ouvrent le feu. Un échange violent éclate. Le Général Adam Moukatar meurt dans l’affrontement. Ses complices profitent de la confusion pour s’enfuir : Général Younouss Kalam Iyal, Général Atahir Inglish, Général Moussa Badjat, Général Fâché et Général Abdel Kani.

 

En juin 2023, durant la campagne référendaire pour la nouvelle constitution, Guismala Amza se rend à Ndélé. Il ramène discrètement le Général Abdel Kani à Bangui. D’autres suspects prennent aussi la route de la capitale individuellement. Informée de leur présence, la Cour pénale spéciale intensifie ses recherches.

 

Face à cette pression, les ministres Djono Ahaba et Guismala Amza agissent rapidement. Guismala Amza cache Abdel Kani dans sa ferme sur la route de Mbaïki. Djono Ahaba dissimule d’autres suspects sur son site minier à Boda : les Généraux Anama Dogache, Alanta et Garba Nasser Garmadia. Ces décisions montrent comment le pouvoir politique protège activement des hommes accusés de crimes de masse.

 

Par Gisèle MOLOMA….

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24 heures après l’offensive des forces gouvernementales à Bambouti, les miliciens azandé frappent par surprise à Zemio et reprennent l’assaut

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24 heures après l’offensive des forces gouvernementales à Bambouti, les miliciens azandé frappent par surprise à Zemio et reprennent l’assaut

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/les-soldats-faca-dans-le-village-de-koumboli-a-5-kilometres-de-zemio-au-sud-east-de-la-RCA.jpg” data-wpel-link=”internal”>24 heures après l’offensive des forces gouvernementales à Bambouti, les miliciens azandé frappent par surprise à Zemio et reprennent l’assaut
Les soldats FACA dans le village de Koumboli, à 5 kilomètres de Zémio, au sud-EAst de la RCA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le calme n’aura pas duré longtemps dans le Haut-Mbomou. Après la reprise de Bambouti par les forces gouvernementales appuyées par les Russes, les combattants Azandé ont immédiatement contre-attaqué. Zemio a été visée jeudi, puis Bambouti à nouveau vendredi. Ces opérations successives confirment la volonté de ces miliciens de poursuivre leur résistance contre les forces d’occupation.

 

L’offensive russo-centrafricaine contre Bambouti avait débuté jeudi matin, juste le jour du Nouvel An. Les Mercenaires russes, épaulés par les soldats FACA et les ex-rebelles de l’UPC, avaient repris le contrôle de cette localité stratégique située à la frontière de la RCA avec le Soudan du sud. Mais la victoire leur a coûté cher : six mercenaires russes sont tombés au combat et un autre a été blessé. Les forces centrafricaines qui les accompagnaient ont également enregistré des pertes.

 

Dès le jeudi soir, les miliciens Azandé ont lancé une attaque surprise sur un checkpoint de l’armée nationale à Bandachi, tout près de Zémio. Leur cible : frapper fort et se retirer. Mais l’attaque surprise a duré plusieurs heures jusqu’au petit matin. Finalement, l’assaut a fait un mort parmi les militaires centrafricains et deux disparus. L’un des évadés a fini par rejoindre la ville de Zémio dans la brousse dans la panique, mais le second reste introuvable jusqu’à ce jour.

 

Mais les miliciens Azandé ne semblent pas se laisser faire. Dès la matinée du vendredi 2 janvier, les miliciens Azandé sont retournés à Bambouti. Leur nouvelle offensive a été menée avec une intensité remarquable. Ces miliciens d’autodéfense, originaires du Haut-Mbomou, semblent décidés à reprendre leur territoire coûte que coûte des mains de ces criminels de Wagner. Ils connaissent parfaitement le terrain et utilisent cet avantage pour maintenir la pression sur les forces adverses.

 

Il y’a lieu de rappeler que ces miliciens Azandé entretiennent une relation particulière avec les mercenaires russes. Formés autrefois par ces derniers à Obo, ils exigent aujourd’hui leur départ complet du territoire du Haut-Mbomou. Leur revendication est simple : les Russes doivent partir, même si les soldats FACA, les gendarmes et les policiers peuvent rester. Un désaccord profond a rompu les liens qui existaient entre eux. La rupture semble définitive.

 

La population du Haut-Mbomou soutient massivement cette position. Toute la région s’est unie derrière les miliciens Azandé. Cette cohésion rend impossible toute tentative de division du groupe. La situation ressemble à celle des éléments du 3R, où l’unité collective empêche toute négociation fragmentée. Face à cette solidarité, les autorités peinent à trouver une faille au sein de la milice.

 

Pourtant, le gouvernement centrafricain refuse d’ouvrir un dialogue avec les combattants Azandé. La stratégie choisie consiste à envoyer davantage des mercenaires russes du groupe Wagner  plutôt qu’à négocier. Cette approche se heurte à une opposition ferme et organisée. Les miliciens maintiennent leurs positions et continuent de lancer des attaques ciblées contre les forces gouvernementales et leurs alliés russes.

 

Par ailleurs, au plein centre ville de Zémio, un incident s’est produit en plein centre de Zemio le 1er janvier. Une femme a été tuée et son père grièvement blessé lors d’une attaque. Ce dernier se trouve actuellement à l’hôpital. L’identité des agresseurs reste incertaine. Certaines sources accusent les miliciens Azandé, mais cette version interroge.

 

Comment des miliciens Azandé  auraient-ils pu pénétrer au cœur de Zemio, commettre une telle action et repartir sans être inquiétés ? Des mercenaires russes, des soldats FACA, des gendarmes et des policiers patrouillent constamment dans le centre-ville. La présence de toutes ces forces de sécurité rend difficile l’hypothèse d’une incursion des miliciens en pleine journée.

 

 

Par Cédric Nzapa

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Centrafrique : la machine à désinformation russe tourne à plein régime sur les réseaux sociaux en pleine période électorale

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Centrafrique : la machine à désinformation russe tourne à plein régime sur les réseaux sociaux en pleine période électorale

 

Centrafrique : la machine à désinformation russe tourne à plein régime sur les réseaux sociaux en pleine période électorale
De gauche à droite : le général amputé « S’en fout la mort », Dimitri Sytyi, et le colonel Boris lors de la signature de l’accord de paix avec les 3R et l’UPC au palais de la Renaissance, Bangui.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Le 28 décembre, les centrafricains votaient dans le chaos des fraudes massives. Au même moment, les réseaux sociaux subissaient un bombardement informatif. Accusations contre l’Occident, fabrications mensongères : une machine de propagande russe inondait les plateformes avec une intensité jamais vue auparavant.

 

Tout démarre le 29 décembre à 8h13. Un message circule dans une boucle Télégramme proche du Kremlin, reprenant un article de RIA Novosti. Dmitri Podolski, conseiller du dictateur Touadéra et homme de confiance des Russes à Bangui, y accuse Paris d’avoir voulu “manipuler les Élections” par des pressions financières.

 

Une minute après, Sputnik Africa diffuse exactement les mêmes accusations sur X. Le texte est quasiment identique, mot pour mot. La synchronisation interroge déjà.

 

Dans la demi-heure qui suit, plusieurs comptes se présentant comme “panafricanistes indépendants” reprennent l’information sur Facebook et X mot pour mot, lettre pour lettre. Le contenu, l’angle choisi et parfois les phrases entières sont copiés-collés depuis les sources russes.

 

En moins de deux heures, huit publications distinctes diffusent cette même accusation. L’examen des profils montre qu’ils sont basés en Russie ou dans les pays de l’Alliance des États du Sahel. La spontanéité affichée paraît douteuse.

 

Une deuxième vague survient rapidement. Cette fois, la cible change : l’Union européenne. Des publications affirment qu’une délégation officielle d’observateurs européens supervise le scrutin centrafricain. L’information, attribuée à une interview de Podolski diffusée par l’agence TASS, se répand via des médias connus pour servir les narratifs russes.

 

Après enquête, cette délégation n’existe pas. L’ambassadeur de l’Union européenne à Bangui confirme qu’aucune mission n’a été envoyée, faute de demande des autorités locales. Des journaux centrafricains comme la radio Ndèkè-Luka démontent rapidement le montage.

 

Les prétendus “observateurs” sont en réalité des individus liés aux réseaux russes, mandatés sans aucun cadre institutionnel européen. La manœuvre apparaît limpide : inventer une présence occidentale fictive pour mieux la dénoncer ensuite.

 

Ce schéma renforce le discours anti-européen et valorise par ricochet la présence russe et Wagner en Centrafrique. Les deux épisodes obéissent au même protocole : un narratif préparé à l’avance, lancé par les médias d’État russes, puis amplifié par des influenceurs affichant un panafricanisme de façade.

 

Derrière les discours sur la souveraineté et l’indépendance, ces relais fonctionnent comme des haut-parleurs au service d’agendas russes. La synchronisation des messages, la répétition des formules, la géolocalisation des comptes : tout indique une coordination minutieuse.

 

En période électorale, cette mécanique façonne l’opinion publique africaine sans que beaucoup n’y voient autre chose qu’une révolte spontanée contre l’ancienne puissance coloniale. Les autorités centrafricaines gardent le silence sur ces manipulations qui se déroulent en pleine lumière​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Ndélé : Tentative de viol au commissariat, une femme torturée pour avoir refusé la drague d’un policier

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Ndélé : Tentative de viol au commissariat, une femme torturée pour avoir refusé la drague d’un policier

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/tentative-d-agression-sexuelle-dans-le-commissariat-de-ndele-dans-la-prefecture-de-bamingui-bangoran.webp” data-wpel-link=”internal”>Ndélé : Tentative de viol au commissariat, une femme torturée pour avoir refusé la drague d’un policier
Tentative d’agression sexuelle dans le commissariat de Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La semaine dernière, à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, une simple histoire de dette entre voisines a tourné au drame. Marlène, placée en cellule pour une affaire de créance, a été sauvagement torturée par des policiers après avoir refusé les avances sexuelles d’un enquêteur. Abandonnée sans soins, elle souffre de graves blessures.

 

Tout a commencé par une créance impayée entre deux voisines de Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran. Marlène devait de l’argent à sa voisine Fofo. Mais lors de leur dernière rencontre, Fofo a demandé à Marlaine de lui donner son argent immédiatement. Cette dernière avait expliqué à sa créancière qu’elle attendait le retour de son argent de sa marchandise,  du charmoute (viande séchée),  qu’elle a envoyé à Bangui pour vendre, pour pouvoir rembourser sa dette. Excédée par ces explications, Fofo a refusé d’attendre davantage et a conduit Marlène au commissariat de police de Ndélé pour régler cette affaire par la force de la loi.

 

Mais une fois au commissariat, la situation a pris une autre tournure et inattendue. Marlène a été placée en cellule avec ordre de payer absolument sa dette à Fofo. Placé en détention, l’un des enquêteurs est venu et commence à draguer Marlaine. Ce type, très offensif dans sa drague, ne semble pas vouloir perdre du temps. Il pousse, pousse et pousse encore. Marlaine, de son côté, continue de rejeter la drague. Elle explique qu’elle est emprisonnée, et on veut en plus la draguer, ce n’est pas possible.

 

Ce refus a déclenché une violence incontrôlable des policiers. Un autre enquêteur s’est alors livré à des actes d’une brutalité inouïe contre Marlène : coups répétés, tortures, piétinements. La victime a subi des traumatismes graves au dos et à la poitrine, nécessitant des soins médicaux urgents.

 

Pourtant, malgré la gravité de son état, les policiers n’ont pas pris la responsabilité d’amener la victime à l’hôpital. Ce sont ses proches qui ont tenté de le faire, mais faute de moyens financiers, Marlène reste actuellement chez elle, sans soins appropriés, portant sur son corps les marques de la violence policière.

 

Cette affaire est actuellement au parquet de Ndélé. Tout le monde attend de savoir si les policiers impliquée dans cette violence vont-ils répondre de leurs actes.

 

Cette affaire confirme à ciel ouvert la dérive de nos forces de défense et de sécurité intérieure depuis huit ans.

 

Même fait du côté des FACA. Là encore, c’est pire. Les policiers ne sont pas en reste, avec une majorité qui a basculé dans le chaos et la criminalité. Seule la gendarmerie maintient encore une certaine tenue professionnelle, bien que certains gendarmes commencent également à glisser progressivement vers ces dérives.

 

Les recrues des huit dernières années sont particulièrement concernées par ces comportements criminels. L’absence totale d’enquêtes de moralité lors des recrutements a permis l’infiltration de la mafia au sein même des institutions censées protéger les citoyens. Aujourd’hui, ces forces de l’ordre transforment leurs fonctions en instruments d’oppression et d’extorsion plutôt qu’en service public.

 

Note : Les noms ont été modifiés pour protéger l’identité des personnes impliquées.

 

Par Barthelemy Kossi

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Pendant que la bataille fait rage à Bambouti et Zemio, à Obo,  les forces de l’ordre ont fait un raid nocturne sur le camp des déplacés de Nguili-Nguili, arrêtant au passage six déplacés

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Pendant que la bataille fait rage à Bambouti et Zemio, à Obo,  les forces de l’ordre ont fait un raid nocturne sur le camp des déplacés de Nguili-Nguili, arrêtant au passage six déplacés

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/01/La-ville-de-Obo-dans-la-prefecture-du-Haut-Mbomou.jpg” data-wpel-link=”internal”>Obo-dans-la-prefecture-du-Haut-Mbomou.jpg” alt=”Pendant que la bataille fait rage à Bambouti et Zemio, à Obo,  les forces de l’ordre ont fait un raid nocturne sur le camp des déplacés de Nguili-Nguili, arrêtant au passage six déplacés” width=”300″ height=”157″ />
La ville de Obo, dans la préfecture du Haut-Mbomou. CopyrightMinusca

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dimanche 4 janvier 2026, aux environs de trois heures du matin, le site des déplacés de Nguili-Nguili a connu une vaste rafle menée par les forces armées et policières. Téléphones et argent confisqués, six déplacés embarqués vers la gendarmerie où ils attendent toujours leur sort.

 

Pendant que la bataille fait rage à plus de 100 kilomètres de là, notamment  à Zemio et Bambouti entre les forces gouvernementales et les miliciens Azandé, natifs du Haut-Mbomou, à Obo par contre, les forces de l’ordre ont décidé de frapper dure. Ainsi, les gendarmes, policiers et soldats FACA ont encerclé le site des déplacés de Nguili-Nguili, situé à quinze kilomètres de Obo sur la route menant à Mboki. Leur mission officielle consistait, selon les auteurs,  à débusquer des miliciens Azandé qui se seraient infiltrés parmi les déplacés du site. Selon eux, des informations crédibles font état de la présence des miliciens dans le coin.

 

Ainsi, l’opération s’est déroulée dans l’obscurité totale. Les agents ont fouillé les abris un par un, scrutant chaque recoin du campement. Ils ont ramassé les téléphones portables des déplacés, saisi les sommes d’argent qu’ils trouvaient, emporté divers objets personnels. Aucun assaillants n’a finalement été découvert durant cette perquisition musclée qui a duré plusieurs heures.

 

Avant leur départ, les forces de l’ordre  ont néanmoins appréhendé six hommes parmi les déplacés du camp. Ces personnes ne portaient aucune arme et n’avaient rien de combattants. Il s’agissait simplement de cultivateurs qui vivaient là avec leurs familles, travaillant aux champs pour subvenir à leurs besoins quotidiens.

 

Ces six déplacés ont été conduits à la gendarmerie de Obo où ils demeurent enfermés depuis ce jour. Personne ne comprend vraiment les raisons de leur maintien en détention. Les autorités n’ont formulé aucune accusation précise contre eux, n’ont présenté aucun élément permettant de justifier leur incarcération prolongée.

 

Dans un tout autre registre, les soldats FACA ont provoqué un second incident au plein centre Obo. Ils ont complètement incendié la maison d’un jeune homme du quartier. Ce garçon fait partie de ces anciens miliciens Azandés qui avaient été formés puis intégrés dans l’armée nationale centrafricaine lors d’un processus de désarmement.

 

L’incendie de sa maison fait suite à une banale querelle survenue dans un débit de boissons traditionnelles. Des soldats FACA s’étaient rendus chez une vendeuse pour acheter du vin de palme. Toute la marchandise avait déjà été écoulée quand ils sont arrivés. La commerçante leur a signalé qu’une petite quantité restait disponible, mais qu’elle appartenait à un client qui l’avait entreposée chez elle en attendant de venir la récupérer.

 

Les militaires ne se sont pas souciés de cette précision. Ils ont pris le bidon et ont commencé à consommer le breuvage sur place. Quand le propriétaire est revenu chercher son achat, il a constaté la disparition de son bien. La vendeuse lui a expliqué que les soldats s’en étaient emparés.

 

Le jeune homme est entré dans une violente colère. Il a interpellé les militaires, leur demandant pourquoi ils avaient pris ce qui ne leur appartenait pas. Une altercation s’en est suivie. Les soldats, loin de s’excuser ou de proposer un dédommagement, ont renversé volontairement le bidon au sol. Le liquide s’est répandu dans la poussière.

 

Avant de partir, ils ont lancé des menaces à la vendeuse. Ils lui ont reproché de vouloir réserver sa marchandise uniquement aux membres de l’ethnie Zandé, de refuser de servir les autres clients. Ils ont ajouté que le propriétaire du vin allait voir ce qui l’attendait dans la nuit.

 

Quelques heures plus tard, la menace s’est concrétisée. Les soldats sont revenus et ont mis le feu à l’habitation du jeune homme. Les flammes ont tout dévoré, ne laissant que des décombres fumants. Le propriétaire se retrouve sans toit, ayant perdu tous ses biens dans cet incendie criminel.

 

Aucune poursuite n’a été engagée contre les auteurs de ces actes. Les militaires continuent leurs activités habituelles comme si rien ne s’était passé. L’impunité demeure totale pour ces agents en uniforme qui agissent selon leur bon vouloir. Les victimes, qu’il s’agisse des six cultivateurs emprisonnés ou du jeune homme dont la maison a brûlé, n’ont aucun recours. Chacun fait ce qu’il veut dans cette région où l’autorité semble avoir abandonné toute prétention à faire respecter la loi.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Narcisse Simba

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À Kaïngotto, Nana-Mambéré,  un soldat FACA poignarde un civil quatre fois avec son couteau commando

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À Kaïngotto, Nana-Mambéré,  un Soldat FACA poignarde un civil quatre fois avec son couteau commando

 

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans la nuit du réveillon, vers 22h48, un incident sanglant a perturbé les festivités à Kaïngotto, localité située à 30 kilomètres d’Abba, dans la préfecture de la Nana-Mambéré. Un soldat des forces armées centrafricaines a blessé grièvement un jeune homme de plusieurs coups de couteau.

 

Ce Soldat FACA, identifié sous le nom de Doka,  déployé pour la sécurisation du chantier minier de Rondji, avait quitté sa base pour rejoindre un débit de boissons traditionnel où se déroulait la fête du Nouvel An. Sur place, il a commencé de draguer insistamment une jeune fille présente parmi les fêtards. Le frère aîné de la jeune fille, constatant l’agitation du soldat, est alors intervenu, demandant au soldat de cesser sa drague et ordonnant aussitôt à sa sœur de rentrer à la maison familiale.

 

Le militaire, choqué par la décision du frère de la jeune fille, commence à s’énerver tranquillement dans son fort intérieur. Ainsi, La tension est rapidement montée d’un cran.

 

Pendant ce temps, une altercation éclate sur le lieu du débit de boisson traditionnel entre deux jeunes. Le frère de la jeune fille, sur place, est intervenu pour séparer les deux bagarreurs. C’est justement à ce moment là que le Soldat FACA, qui gardait sa colère depuis, vient derrière le grand frère de la petite et le poignarder au couteau.  Les coups ont atteint le bras, le dos à deux endroits distincts, ainsi que la cuisse de la victime.

 

Les cris d’effroi ont retenti dans la nuit. Le militaire a immédiatement pris la fuite en direction de la base militaire sur le chantier chinois de     Rondji où il était basé avec ses collègues.

 

Ce n’est que le lendemain matin que la famille du blessé l’a transporté d’urgence à l’hôpital pour recevoir les soins nécessaires.

 

Il est à rappeler que ce soldat FACA est sous le commandement de l’adjudant-chef Ndouhoum, responsable de la base du chantier minier chinois de Kaïngotto, deuxième implantation de la société IMC Rondji dans cette zone.

 

Pour les parents de la victime, il faut que les autorités militaires du pays soient informées de cet événement qui témoigne des tensions existant entre les militaires et la populations civiles dans ces localités éloignées de la capitale.

 

Par Arsène Nganawara

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Ndélé : comment la journée du 28 décembre a viré au cauchemar électoral avec la présence des mercenaires Wagner dans les bureaux de vote

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Ndélé : comment la journée du 28 décembre a viré au cauchemar électoral avec la présence des mercenaires Wagner dans les bureaux de vote

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/ndele-campagne-electorale.webp” data-wpel-link=”internal”>Ndélé : comment la journée du 28 décembre a viré au cauchemar électoral avec la présence des mercenaires Wagner dans les bureaux de vote

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La journée du 28 décembre à Ndélé restera gravée dans les mémoires. Entre la présence intimidante de mercenaires dans les centres de vote et le refus des autorités électorales de remettre les procès-verbaux, le scrutin a viré au désordre total dans cette préfecture du nord.

 

Au centre de vote de Batelé comme à celui de la mairie ainsi qu’ailleurs, des Mercenaires russes et syriens du groupe Wagner ont fait irruption dans plusieurs bureaux pendant les opérations de vote. Leur méthode était directe : ils demandaient aux mandataires du MCU de lever la main et de se mettre debout pour les identifier. Une fois repérés, ces observateurs recevaient l’ordre de se rasseoir sous le regard pesant des miliciens russes. Cette manœuvre s’est répétée dans d’autres centres, installant un climat de surveillance qui a mis mal à l’aise électeurs et observateurs.

 

À la fermeture des bureaux, les choses se sont encore compliquées. Le dépouillement des bulletins ne s’est pas déroulé en présence des mandataires des candidats, contrairement aux procédures habituelles. Les représentants des différentes formations politiques ont été tenus à l’écart pendant le décompte des voix, les privant de leur droit de contrôle sur les opérations électorales.

 

Après ce dépouillement opaque, les responsables de l’Agence nationale des Élections à Ndélé ont carrément refusé de distribuer les fiches de résultats aux mandataires. Ces documents officiels, qui doivent normalement être remis à chaque mandataire présent dans le bureau, sont restés entre les mains exclusives des agents de l’ANE. Cette confiscation des procès-verbaux a privé les partis de toute possibilité de vérifier les chiffres annoncés.

 

La situation s’est aggravée pour les bureaux de vote installés dans les villages environnants. Les représentants des candidats devaient normalement récupérer également leurs copies des procès-verbaux au bureau central de l’ANE à Ndélé. Mais des mercenaires russes et syriens du groupe Wagner ont bloqué l’accès à ce bureau, empêchant physiquement les mandataires d’entrer pour obtenir leurs documents. Cette obstruction a semé la panique parmi les délégués qui se sont retrouvés coincés à l’extérieur, incapables de remplir leur mission.

 

Les habitants de Ndélé ont observé avec inquiétude cette mainmise totale sur le processus électoral. Voir des miliciens russes contrôler qui peut circuler et qui peut accéder aux résultats a créé un malaise profond au sein de la population. Certains électeurs ont exprimé leur sentiment d’impuissance face à cette confiscation généralisée des documents électoraux.

 

Ces dysfonctionnements du jour du scrutin font écho à des pressions exercées pendant la campagne électorale. Dans les villages de Tiri, Miaméré, Miamani et Diki, des habitants se sont plaints des menaces du ministre résident de Bamingui-Bangoran, Guismalla Hamza. Lors d’une rencontre avec les autorités villageoises, ce dernier aurait employé un ton comminatoire pour exiger un vote massif en faveur de Touadéra et de Mahamat Daout Mansour. Les chefs de village et de groupes auraient entendu qu’en cas de refus, leurs médailles leur seraient arrachées.

 

À Lemena, village situé à douze kilomètres de Ndélé, le même ministre aurait tenu un discours contradictoire auprès de ses proches. Il leur aurait conseillé de ne pas voter pour le député MCU Mahamat Daout Mansour ni pour le sultan-maire Senoussi Ibrahim, également du MCU. Guismalla Hamza aurait plutôt poussé ses centrafricains à soutenir le métisse chinois Loïc Ndocka, dit Chinois, comme député, et Deyi comme maire.

 

Le 28 décembre à Ndélé a donc vu se cumuler une série d’anomalies : présence de mercenaires dans les bureaux pendant le vote, dépouillement sans témoins, refus de remise des procès-verbaux, et blocage physique de l’accès au bureau central de l’ANE. Cette accumulation a vidé le scrutin de toute transparence et laissé les partis politiques sans aucun moyen de vérifier les résultats proclamés par les autorités électorales.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Barthelemy Kossi

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Orphelinat Enfant de Vie : visite de courtoisie de la présidente d’Action Solidaire, Madame Nadine Kossi

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Orphelinat Enfant de Vie : visite de courtoisie de la présidente d’Action Solidaire, Madame Nadine Kossi

 

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La présidente d’Action Solidaire, Madame Nadine Kossi, a rendu visite aux pensionnaires de l’orphelinat Enfant de Vie situé au quartier Combattant, le samedi 3 janvier 2025. Cette rencontre a permis aux enfants d’exposer leurs difficultés à la responsable associative.

 

De retour au pays depuis quelques jours, Madame Kossi a choisi de se rendre dans cet orphelinat du 8ème arrondissement de Bangui pour constater l’avancement des activités pédagogiques. Elle souhaitait également mesurer les progrès réalisés par les jeunes dans leur parcours éducatif. Dès son arrivée, les enfants et l’équipe encadrante lui ont réservé un accueil chaleureux.

 

Profitant de cette présence bienveillante, les enfants ont rapidement fait part de leurs préoccupations. Depuis le début de l’année scolaire, bon nombre d’entre eux n’ont toujours pas acquitté leurs frais de scolarité. L’assurance reste impayée pour plusieurs pensionnaires tandis que d’autres manquent cruellement de fournitures. Certains continuent même d’utiliser les anciens cahiers de l’année précédente, exploitant les pages demeurées vierges. D’autres n’ont pas de tenues scolaires, utilisant leurs anciennes tenues.

 

Par ailleurs, des enfants se retrouvent totalement dépourvus de matériel de base. Ni cahiers ni stylos pour suivre convenablement les enseignements dispensés à l’école. Cette pénurie affecte directement leur capacité à progresser dans leurs études. La situation vestimentaire n’est guère plus enviable puisque plusieurs jeunes fréquentent l’établissement sans tenue réglementaire.

 

Après avoir écouté attentivement ces doléances, Madame Kossi a tenu à apporter une réponse concrète. Elle a remis une enveloppe au responsable de l’orphelinat destinée à alléger les charges pesant sur les enfants. Cette contribution financière servira notamment à l’acquisition de fournitures scolaires indispensables. Elle permettra également le règlement des assurances et l’achat d’uniformes pour ceux qui n’en possèdent pas.

 

Au-delà de cette aide matérielle, la présidente d’Action Solidaire a tenu un discours rassurant envers les pensionnaires. Elle leur a rappelé toute l’affection qu’elle éprouve à leur égard ainsi que sa volonté de ne jamais les abandonner. Cette attention constante témoigne de son engagement durable auprès de l’orphelinat. Madame Kossi a également souligné l’importance qu’elle accorde à leur éducation et à leur avenir.

 

Interrogé par notre rédaction, le directeur de l’orphelinat enfants de vie, monsieur Jean Diboski, a exprimé toute sa reconnaissance pour ce geste de début d’année. Il a tenu à replacer cette initiative dans un contexte plus large en rappelant l’historique de l’orphelinat. Créée il y a plus d’une décennie, cette structure n’a jamais reçu la visite d’un représentant du ministère de l’Action Sociale. Aucun membre du gouvernement ne s’est jamais déplacé pour constater les conditions de vie des enfants.

 

Heureusement, d’après le directeur, des compatriotes comme Madame Kossi continuent de manifester leur solidarité envers ces jeunes démunis. Ce sont ces initiatives individuelles qui maintiennent l’orphelinat à flot et offrent une lueur d’espoir aux pensionnaires. Le directeur considère que ces enfants méritent toute l’attention malgré la perte de leurs parents. Ils doivent bénéficier d’un encadrement rigoureux car ils peuvent devenir des citoyens accomplis.

 

Selon lui, les laisser livrés à eux-mêmes comporterait des dangers considérables pour l’ensemble de la société. Des jeunes abandonnés risqueraient demain de grossir les rangs de groupes criminels et de commettre des infractions. Cette perspective justifie pleinement les efforts consentis pour assurer leur formation et leur insertion. Le responsable y voit un investissement nécessaire pour l’avenir du pays tout entier.

 

Le directeur a conclu ses propos en remerciant chaleureusement Madame Kossi pour sa générosité renouvelée. Grâce à cette contribution, les pensionnaires pourront acquérir des jouets, des uniformes scolaires ainsi que le matériel pédagogique nécessaire. Cette aide arrive à point nommé pour permettre aux enfants de poursuivre leur scolarité dans des conditions décentes​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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Flash info : Tirs intenses en cours à Mboula entre forces du général Ndalé et les mercenaires russes

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Flash info : Tirs intenses en cours à Mboula entre forces du général Ndalé et les Mercenaires russes

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/07/Les-elements-rebelles-de-la-CPC-dans-la-Nana-Mambere.jpg” data-wpel-link=”internal”>Flash info : Tirs intenses en cours à Mboula entre forces du général Ndalé et les <a href=Mercenaires russes” width=”300″ height=”218″ />
Les éléments rebelles de la CPC dans la Nana-Mambéré

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La localité de Mboula, dans la commune de Djotoua (Nana-Mambéré),  s’enfonce dans la violence depuis ce lundi matin. Les éléments de la CPC du général Ndalé affrontent les mercenaires russes appuyés par rebelles ralliés au gouvernement.

 

D’après les informations recueillies par nos soins, les hostilités ont débuté en début de matinée et se poursuivent sans relâche. Les combattants du général Ndalé échangent des salves nourries avec les forces progouvernementales composées de mercenaires russes et des ex-rebelles  du 3R. Les détonations résonnent dans plusieurs secteurs du village, semant la panique parmi les habitants.

 

À l’origine de cette nouvelle flambée, d’après des sources sécuritaires jointes au téléphones, un incident survenu il y a trois jours. Les hommes de la Coalition des patriotes pour le changement auraient en effet abattu deux anciens rebelles désormais formés par les Russes. Cet acte a aussitôt déclenché une réaction vengeresse de la part des forces alliées au pouvoir.

 

Depuis lors, la tension n’a cessé de grimper dans la zone. Les combats de ce lundi marquent l’aboutissement de plusieurs jours de préparatifs des deux camps, chacun cherchant à prendre l’ascendant sur l’autre. Les populations civiles, coincées entre les belligérants, tentent désespérément de quitter les lieux sous les sifflements des balles.

 

Par ailleurs, cette nouvelle explosion de violence fait écho aux drames précédents vécus par Mboula. Le 12 septembre dernier, des mercenaires russes du groupe Wagner ont attaqué le village de Mboula, dans la commune de Djotoua (Nana-Mambéré). Dix-huit maisons incendiées, des civils torturés, des réserves détruites, des explosifs posés. Le scénario de terre brûlée  que les mercenaires russes font dans le village de Bowaye, 70 kilomètres de Bossangoa, et à Zemio, dans le Haut-Mbomou, s’est répété avec la même brutalité dans le village Mboula.

 

Actuellement, plusieurs maisons auraient été touchées par les projectiles. Le bilan humain demeure impossible à établir avec précision tant les communications avec le village restent difficiles. Les sources locales évoquent néanmoins des pertes dans les deux camps sans pouvoir avancer de chiffres fiables.

 

Entretemps, la route principale qui traverse Mboula serait devenue impraticable. Les usagers ne peuvent plus circuler librement en raison des positions occupées par les différents groupes armés. Cette coupure de l’axe routier risque d’isoler davantage la zone et de compliquer l’acheminement d’une éventuelle aide humanitaire.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Arsène Ngoro

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Contre-offensive à Bambouti : les miliciens Azandés encerclent les mercenaires russes et font six morts

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Contre-offensive à Bambouti : les miliciens Azandés encerclent les mercenaires russes et font six morts

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/09/Un-helicoptere-de-la-societe-Wagner-qui-survole-la-sous-prefecture-de-Gamboula.png” data-wpel-link=”internal”>Contre-offensive à Bambouti : les miliciens Azandés encerclent les mercenaires russes et font six morts
Un-helicoptere-de-la-societe-Wagner-qui-survole-la-sous-prefecture-de-Gamboula

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La reconquête de la ville frontalière de Bambouti s’est transformée en piège mortel pour les forces gouvernementales. Les miliciens Azandés, informés de l’attaque imminente des Wagner, ont adopté une nouvelle stratégie. Six Wagner ont péri dans l’accrochage malgré l’appui aérien des hélicoptères Apache déployé par les forces russes.

 

Tout commence le dimanche 28 décembre vers quatre heures du matin. Les miliciens Azandés déferlent sur Bambouti, cette ville frontalière du Haut-Mbomou collée au Soudan du Sud. En quarante-cinq minutes, la localité bascule. Les soldats des FACA jettent leurs armes et fuient, certains vers Sarchibou au Soudan du Sud, d’autres vers la base de la Minusca.

 

Les miliciens Azandé en ont profité pour capturer deux personnalités importantes ce jour-là. La sous-préfète tombe entre leurs mains ainsi que le commandant de brigade de la gendarmerie. Ces prises garantissent aux miliciens une forme de protection temporaire. Bambouti se retrouve occupée pendant que le reste du pays vote dans le chaos total des fraudes massives organisée par le gouvernement.

 

Pendant les cinq jours suivants, le silence règne du côté de Bangui. Mais derrière ce calme apparent, une riposte se prépare méthodiquement. Les mercenaires russes stationnés à Mboki reçoivent l’ordre de bouger. Les soldats FACA revenus de Djema après les scrutins convergent également vers Obo par hélicoptère, le chef-lieu de préfecture où tout le monde se rassemble.

 

Pourtant, la préparation ne passe pas inaperçue pour tout le monde, y compris les miliciens Azandé. Les informations circulent vite dans ces zones où chacun surveille les mouvements des autres.

 

Dans la nuit de mercredi à jeudi, la colonne se met en marche. Des dizaines de mercenaires russes et de soldats FACA sur leurs motos. Le convoi quitte Obo dans l’obscurité, roulant vers Bambouti distante de plusieurs dizaines de kilomètres. L’objectif reste simple : arriver avant l’aube, se positionner discrètement, puis frapper au lever du jour avec l’appui des hélicoptères.

 

Arrivés à proximité de la ville, les hommes descendent de leurs motos et prennent position. Ils attendent l’heure H dans le noir, confiants dans leur supériorité militaire. Les hélicoptères Apache doivent arriver au matin pour bombarder les positions ennemies avant l’assaut terrestre. Le plan semble carré sur le papier.

 

Mais les miliciens Azandés ont déjà tout compris. Leurs éclaireurs ont repéré le convoi pendant sa progression nocturne. Ils connaissent l’emplacement exact où les forces gouvernementales se sont déployées. Au lieu de les attendre de face, ils élaborent une tactique plus rusée qui va changer la donne.

 

Une partie des miliciens reste en ville pour tenir les positions et absorber le choc initial. L’autre partie effectue un mouvement de contournement pendant la nuit. Ces hommes se glissent dans l’obscurité, évitent les sentinelles éventuelles, et viennent se positionner derrière les mercenaires russes et les soldats FACA. Le piège se referme sans que personne ne s’en aperçoive.

 

Le jeudi matin, le ballet commence. Les hélicoptères Apache surgissent dans le ciel de Bambouti avec leur bruit caractéristique. Les roquettes partent vers les quartiers où se cachent les miliciens. Les explosions défigurent des maisons, soulèvent des nuages de poussière et de fumée. Les mercenaires russes avancent alors vers la ville, persuadés que la voie est dégagée.

 

C’est à cet instant que tout bascule. Les miliciens embusqués derrière eux ouvrent le feu simultanément. Les mercenaires russes se retrouvent pris entre deux fronts : devant eux, la résistance des Azandés en ville qui ripostent malgré les bombardements, derrière eux, une attaque surprise qui sème la confusion totale dans leurs rangs. Et c’est le chaos total au sein des forces de Wagner.

 

La situation devient chaotique pour les forces gouvernementales. Certains mercenaires tentent de riposter face à eux, d’autres pivotent pour faire face aux tirs venus de l’arrière. La coordination se désagrège. Les ordres se perdent dans le vacarme des explosions et des rafales. Les hélicoptères continuent de bombarder mais ne peuvent distinguer ami et ennemi dans cette mêlée.

 

Les pertes commencent à s’accumuler du côté des Wagner. Un premier mercenaire tombe, puis un deuxième, puis un troisième. Les tirs des miliciens Azandés trouvent leurs cibles avec une précision déconcertante. Ces hommes connaissent le terrain, savent où se placer, comment tirer et se replier. Ils exploitent chaque avantage offert par la topographie de la ville.

 

Les bombardements aériens frappent sans discernement maintenant. Les roquettes pleuvent sur les quartiers résidentiels, cherchant à écraser toute résistance. Une mère de famille périt dans sa maison effondrée. Des habitants qui tentaient de récupérer quelques affaires se font faucher par les éclats ou les balles perdues. Le prix civil de cette reconquête grimpe rapidement.

 

Au sol, le bilan des mercenaires russes s’alourdit encore. Un quatrième Wagner tombe, puis un cinquième, puis un sixième. Six morts en quelques heures de combat, un chiffre rare pour ces combattants habituellement dominateurs. Un septième mercenaire est grièvement touché et doit être extrait d’urgence vers un point de soins des Wagner. La blessure semble grave, peut-être mortelle.

 

Malgré ces pertes inhabituelles, la puissance de feu aérienne finit par peser. Les hélicoptères Apache continuent leurs rotations, déversant des tonnes d’explosifs sur Bambouti. Les miliciens Azandés comprennent qu’ils ne pourront tenir indéfiniment face à cette avalanche de feu. Ils ont infligé des dégâts sérieux, prouvé qu’ils pouvaient mordre, mais la partie devient intenable.

 

Progressivement, les Azandés se replient. Ceux qui étaient en ville évacuent leurs positions par petits groupes. Ceux qui tenaient l’arrière des mercenaires russes se volatilisent dans la brousse environnante. En fin de journée jeudi, Bambouti retombe entre les mains des forces gouvernementales qui découvrent une ville dévastée et leurs propres pertes.

 

Ces forces gouvernementales forment un assemblage hétéroclite. Les mercenaires russes du groupe Wagner côtoient les soldats FACA qui les accompagnent. S’ajoutent aussi les ex-rebelles de l’UPC, l’Union pour la paix en Centrafrique, désormais ralliés au pouvoir et intégrés dans ce mélange opérationnel. Ensemble, ils reprennent possession de Bambouti exsangue.

 

Désormais, il est temps pour les soldats FACA en fuite vers le Soudan-du-sud de revenir sur leurs checkpoints et recommencer à racketter les civils. Bienvenue à Bambouti libérée par les Wagner, et encore Touadera  peut dire merci à ces criminels russes, les rois de la propagande.

 

Par Cédric Kossi

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Abandonné par le pouvoir pendant sa maladie, Djotodia fait une surprise en faisant l’éloge du régime actuel et a appelé à voter Touadéra

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Abandonné par le pouvoir pendant sa maladie, Djotodia fait l’éloge du régime actuel et appelle à voter Touadéra

 

Bangui-appelant-a-voter-le-dictateur-faustin-archange-touadera.webp” data-wpel-link=”internal”><a href=Michel Djotodia lors de sa conférence de presse à Bangui, appelant à voter le dictateur Faustin Archange Touadera” width=”500″ height=”458″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/michel-djotodia-lors-de-sa-conference-de-presse-a-bangui-appelant-a-voter-le-dictateur-faustin-archange-touadera.webp 500w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/michel-djotodia-lors-de-sa-conference-de-presse-a-bangui-appelant-a-voter-le-dictateur-faustin-archange-touadera-459×420.webp 459w” sizes=”auto, (max-width: 500px) 100vw, 500px” />
Michel Djotodia lors de sa conférence de presse à Bangui, appelant à voter le dictateur Faustin Archange Touadera

 

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Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La vidéo de Michel Djotodia soutenant la candidature du Président Touadéra circule sur les réseaux sociaux et provoque de nombreuses réactions. L’ancien Président de transition, récemment sorti d’une grave crise sanitaire, loue le bilan du régime en place lors d’une conférence de presse à Bangui.

 

Ce qui frappe dans cette apparition, c’est moins le discours lui-même que le contexte dans lequel il a été prononcé. Il y a quelques mois à peine, Michel Djotodia vivait l’un des moments les plus difficiles de sa vie. Installé au Bénin, il est tombé gravement malade et avait besoin d’une opération urgente. Sans moyens suffisants pour financer seul son évacuation sanitaire, il s’est tourné vers le trésor public centrafricain pour demander une aide financière.

 

Sa demande n’a jamais abouti. Le dossier est resté bloqué quelque part dans les bureaux du ministère des finances, sans qu’aucun financement ne soit débloqué. Djotodia a multiplié les appels, les démarches, les sollicitations auprès des autorités. Rien n’y a fait. Même son propre frère, ministre d’État à la Justice et qui se bat par tous les moyens financiers pour soutenir les mouvements de soutiens à Touadera afin d’être nommé Premier ministre, n’a pas levé le petit doigt pour l’aider. Face à ce silence généralisé, l’ancien chef d’État a dû se débrouiller seul.

 

Il a vendu une partie de ses biens personnels et fait appel à ses proches pour réunir l’argent nécessaire. Grâce à ces sacrifices, il a pu se faire opérer et entamer sa convalescence au Bénin. Personne n’attendait son retour en Centrafrique de sitôt. Et pourtant, le 1er décembre, jour de fête nationale, Michel Djotodia est apparu aux tribunes officielles du défilé sur l’avenue des martyrs à Bangui. Sa présence a stupéfait tout le monde. Les caméras l’ont filmé, et les images ont rapidement fait le tour des réseaux sociaux.

 

Son apparence physique a frappé les esprits. Lui qui était autrefois un homme imposant et robuste n’était plus que l’ombre de lui-même. Amaigri au point de ressembler à un squelette, le visage creusé, le corps fragile, il donnait l’impression d’avoir perdu trentaine de kilos. Certains ont même eu du mal à le reconnaître tant la maladie l’avait transformé. Voir un homme dans cet état prendre la parole publiquement a choqué beaucoup de Centrafricains.

 

Mais ce n’est pas tout. Selon plusieurs sources, des membres du gouvernement, notamment le ministre de la Justice Arnaud Djoubaye Abazène, auraient exercé des pressions sur lui pour qu’il lise un texte préparé à l’avance. Ce texte, Djotodia l’a lu devant les caméras, affirmant que le Président Touadéra avait ramené la paix en Centrafrique en peu de temps. Une affirmation qui laisse bon nombre des centrafricains choqués quand on sait que Touadéra dirige le pays depuis dix ans maintenant.

 

Cette notion de “peu de temps” a fait réagir. Dix ans au pouvoir, ce n’est pas rien. D’autres pays ont accompli des transformations bien plus importantes en bien moins de temps. Le Rwanda, par exemple, s’est relevé d’un génocide qui a coûté la vie à 800 000 personnes en seulement deux ans. Sa capitale, Kigali, est devenue en très peu de temps une ville moderne qui rivalise avec certaines villes européennes. Des routes ont été construites, des infrastructures ont vu le jour, l’économie a redémarré.

 

En Centrafrique, après une décennie de gouvernance, les réalisations concrètes restent difficiles à identifier. Même une simple route bitumée de quelques mètres n’a pas vu le jour dans le pays, y compris la capitale. Les infrastructures de base manquent cruellement, et la population continue de vivre dans des conditions difficiles. Parler de “peu de temps” dans ce contexte paraît donc étrange, voire déconnecté de la réalité vécue par les Centrafricains au quotidien.

 

Quant à la question de la paix tant vantée dans le discours de Djotodia, elle reste largement contestée. Les massacres de populations civiles n’ont pas cessé. Les mercenaires du groupe Wagner, présents sur le territoire centrafricain, sont auteurs des exactions contre les civils. Les témoignages de violences se multiplient, mais peu de choses sont faites pour y mettre fin.

 

Les groupes armés, quant à eux, n’ont pas vraiment déposé les armes. Certains ont bien signé des accords avec le gouvernement, mais ces accords ne résultent pas de victoires militaires. Ils sont plutôt le fruit d’arrangements financiers. La corruption a joué un rôle central dans ces tractations. Des chefs de groupes armés ont été achetés, des compromis ont été trouvés moyennant des sommes d’argent. Ce n’est pas une paix gagnée par la force ou par la diplomatie, mais une paix achetée à coups de billets.

 

Dans ce contexte, la déclaration de Michel Djotodia paraît d’autant plus étrange. Beaucoup se demandent s’il a vraiment parlé de son propre chef ou s’il a été contraint de prononcer ces mots. Son état de santé fragile, son abandon par le pouvoir pendant sa maladie, et sa réapparition soudaine à Bangui alimentent toutes sortes d’hypothèses. Le pouvoir en place semble avoir profité de sa vulnérabilité pour le faire intervenir publiquement et renforcer ainsi la campagne électorale en cours.

 

Par Alain Nzilo….

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Après l’attaque de Bambouti, le commandant de compagnie Yetinzapa Bertin sort du cadre légal et menace pathétiquement les ravisseurs tout en mettant en danger la vie des otages

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Après l’attaque de Bambouti, le commandant de compagnie Yetinzapa Bertin sort du cadre légal et menace pathétiquement les ravisseurs tout en mettant en danger la vie des otages

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/la-sous-prefete-de-bambouti-madame-koumba-ndiaye.webp” data-wpel-link=”internal”>Après l’attaque de Bambouti, le commandant de compagnie Yetinzapa Bertin sort du cadre légal et menace pathétiquement les ravisseurs tout en mettant en danger la vie des otages
La sous-préfète de Bambouti, madame Koumba Ndiaye

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Tandis que la sous-préfète et le commandant de brigade de la gendarmerie restent prisonniers des miliciens Azandés depuis l’attaque du 28 décembre à Bambouti, Yetinzapa Bertin, commandant de compagnie de la gendarmerie à Obo, a diffusé un enregistrement vocal bourré idiomatiquement de menaces pathétiques qui complique leur situation déjà difficile.

 

Cette histoire a débuté à quatre heures du matin le dimanche 28 décembre, jour des scrutins présidentiels, législatifs, régionaux et communaux. Les miliciens Azandés ont surgi dans Bambouti, ville frontalière avec le Soudan du Sud, et ont investi la ville en moins d’une heure. Face à l’assaut, les soldats des Forces armées centrafricaines n’ont opposé qu’une résistance minimale avant de jeter leurs armes et chercher à prendre la poudre d’escampette comme des souris face aux chats.

 

Une grande partie de ces militaires a filé vers la frontière toute proche et a gagné la ville de Sarchibou au Soudan du Sud, rejoignant les camps de réfugiés. D’autres ont préféré courir comme des fous vers la base de la Minusca située à quelques kilomètres, où les casques bleus les ont accueillis bras ouverts sans qu’ils puissent en ressortir depuis leur fuite. Les miliciens Azandés ont ainsi pris possession de la localité sans véritables combats.

 

Les miliciens Azandés, lors de l’opération, ont ensuite capturé deux personnalités importantes  de la ville : Koumba Ndiaye, la sous-préfète de Bambouti, et le commandant de brigade de la gendarmerie. Ces deux otages sont restés aux mains des assaillants tandis que la ville tombait dans un silence pesant, les habitants confinés chez eux sans pouvoir participer au vote prévu ce jour-là.

 

C’est dans ce contexte tendu que Yetinzapa Bertin, commandant de compagnie de la gendarmerie basé à Obo, le chef-lieu de la préfecture du Haut-Mbomou, a décidé d’intervenir d’une manière idiote. Le lendemain de l’attaque, il a enregistré un message vocal qu’il a transmis via WhatsApp à quelqu’un présenté comme ayant des liens avec les miliciens Azandés.

 

Dans cet audio, l’officier abandonne toute retenue. Il exige la libération immédiate du commandant de brigade capturé et lance des ultimatums sans ambiguïté. “Si vous ne libérez pas cette personne, vous allez voir”, déclare-t-il d’une voix où perce la colère. Il ajoute être prêt à “mettre sa vie en danger” pour récupérer son collègue retenu.

 

Mais le message bascule ensuite vers des propos encore plus inquiétants à la fin . “Je vais finir avec votre race”, lâche-t-il en direction des miliciens. Cette formulation vague laisse planer une menace aux contours flous mais au ton indéniablement agressif. L’expression vise manifestement les ravisseurs, mais son caractère violent ne fait aucun doute.

 

Or, cette intervention survient au pire moment possible. Deux personnes se trouvent toujours entre les mains de ravisseurs armés qui contrôlent une ville entière. Dans pareille configuration, chaque mot prononcé peut constituer un danger immédiats pour les otages. Les preneurs d’otages, surtout lorsqu’ils se sentent défiés ou humiliés publiquement, réagissent souvent en durcissant leurs conditions ou en maltraitant leurs captifs.

 

Yetinzapa Bertin, que tout le monde le croyait gendarme,  ne semble pas avoir intégré cette réalité élémentaire enseignée lors des formations des officiers. Peut-être la frustration de voir un collègue capturé a-t-elle pris le dessus sur son jugement. Peut-être a-t-il cru qu’une démonstration de fermeté impressionnerait les miliciens. Ils pense que ces derniers sont des enfants de cœur ?Quoi qu’il en soit, son initiative personnelle sort complètement du cadre attendu pour un officier de son rang.

 

Un commandant de compagnie n’a normalement pas à gérer seul une affaire d’enlèvement impliquant des autorités civiles et militaires. Ce type de crise relève de la hiérarchie supérieure, de médiateurs formés, d’intermédiaires qui connaissent les groupes armés de la zone et leurs modes de fonctionnement. En agissant de sa propre initiative, Yetinzapa Bertin court-circuite tous les protocoles imaginables.

 

Le message a naturellement circulé, comme circulent tous les fichiers audio dans cette région malgré les difficultés de connexion. Les miliciens Azandés qui tiennent Bambouti ont probablement écouté l’enregistrement. Ils savent désormais qu’un officier de la gendarmerie les traite avec mépris et leur promet des représailles. Comment interpréter cette provocation quand on détient déjà deux otages ?

 

Vont-ils se sentir obligés de répondre pour ne pas perdre la face devant leurs propres troupes ? Vont-ils durcir leurs exigences pour montrer qu’on ne les impressionne pas ? Vont-ils considérer que les otages ont perdu toute valeur puisque leurs collègues préfèrent la menace à la négociation ? Toutes ces questions restent sans réponse, mais le risque existe bel et bien.

 

À Bambouti, la sous-préfète Koumba Ndiaye et le commandant de brigade ignorent peut-être que leur sort vient de se compliquer à cause d’un audio envoyé depuis Obo. Ils attendent dans un lieu inconnu, gardés par des hommes armés qui peuvent décider de leur avenir à tout instant. Chaque heure qui passe sans négociation sérieuse augmente le danger.

 

Les soldats qui ont fui vers Sarchibou au Soudan du Sud ne peuvent toujours pas revenir. Ceux qui se sont réfugiés dans la base de la MINUSCA attendent l’intervention des mercenaires russes du groupe Wagner pour sortir de leur cache. Le pouvoir de Bangui garde le silence sur l’incident provoqué par le commandant de compagnie d’Obo.

 

On ne sait pas si Yetinzapa Bertin a informé sa hiérarchie avant d’envoyer son message. On ignore s’il a reçu l’ordre de le faire ou s’il a agi impulsivement. On ne connaît pas non plus l’identité de son interlocuteur WhatsApp, ce contact censé avoir des liens avec les miliciens azandés. Toute cette opération baigne dans un flou qui ne rassure personne.

 

Ce qui reste certain, c’est que les règles de base en matière de gestion d’otages n’ont pas été respectées. Garder son calme, établir un canal de communication discret, éviter toute provocation, privilégier la sécurité des captifs : autant de principes enseignés dans toutes les académies militaires et de police. Yetinzapa Bertin a fait exactement le contraire en diffusant un audio public bourré de menaces et d’ultimatums.

 

Les miliciens Azandés tiennent désormais tous les atouts. Ils contrôlent Bambouti, ils détiennent deux otages de valeur, et ils viennent de recevoir un message qui leur donne une excuse pour durcir leur position. Si jamais la situation dégénère, si les otages subissent des mauvais traitements ou pire, le commandant de compagnie d’Obo portera une part de responsabilité dans cette escalade.

 

Pour l’instant, personne ne bouge. Les otages restent captifs, les miliciens restent maîtres de la ville, les soldats restent coincés au Soudan du Sud ou dans la base de la MINUSCA. Et quelque part entre Obo et Bambouti, un message vocal continue de circuler, rappelant à chacun qu’un officier a choisi la menace plutôt que la prudence​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Cédric Nzapa

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WhatsApp deux cent trente-six, soixante-quinze, soixante-douze, dix-huit, vingt et un .

 

Touadera, regarde ce qui est arrivé à Nicolás Maduro  de Venezuela  avec ses Wagner : l’illusion de la protection russe est un  avertissement clair pour les clochards de Bangui  

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Touadera, regarde ce qui est arrivé à Nicolás Maduro  de Venezuela  avec ses Wagner : l’illusion de la protection russe est un  avertissement clair pour les clochards de Bangui

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/02/Faustin-Archange-Touadera-sous-la-protection-des-mercenaires-du-groupe-Wagner-en-Russie.jpg” data-wpel-link=”internal”>Touadera, regarde ce qui est arrivé à Nicolás Maduro  de Venezuela  avec ses Wagner : l’illusion de la protection russe est un  avertissement clair pour les clochards de Bangui  
Faustin Archange-Touadera sous la protection des mercenaires du groupeWagner en Russie

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Au Venezuela, la présence de mercenaires russes n’a jamais constitué un bouclier stratégique face aux États-Unis. Malgré des années de coopération sécuritaire avec Moscou et l’appui de structures paramilitaires russes, le régime de Nicolás Maduro s’est retrouvé exposé à une pression directe et forte de Washington. Le discours du président américain a été clair : la puissance militaire américaine reste sans équivalent, capable de frapper vite, loin, et sans négociation préalable.

 

Ce message dépasse largement le seul cadre vénézuélien. Il s’adresse aussi aux régimes qui, en Afrique, s’appuient sur les mêmes recettes : mercenaires russes , modification constitutionnelle, verrouillage du pouvoir et rejet de toute alternance politique. En République centrafricaine, comme ailleurs sur le continent, la présence de Wagner est souvent présentée comme une garantie de survie politique. Les faits montrent pourtant l’inverse.

 

Les mercenaires russes ne protègent pas un État. Ils sécurisent que leurs intérêts précis, tant que le rapport de force leur est favorable. Ils n’ont jamais empêché des coups d’État, des renversements de régime ou des pressions internationales décisives.

 

Le cas du Venezuela rappelle une réalité fondamentale : aucune présence paramilitaire étrangère ne peut compenser l’isolement diplomatique, l’usure du pouvoir et la rupture avec la population. Les constitutions modifiées pour durer, les Élections verrouillées et la répression finissent toujours par fragiliser ceux qui s’en servent. Les alliances de circonstance avec la Russie ne remplacent ni la légitimité interne ni l’équilibre institutionnel.

 

Pour les dirigeants africains comme le dictateur centrafricain Faustin-Archange Touadera qui sont tentés de croire à leur intouchabilité grâce aux Wagner, le signal est clair. La puissance américaine n’agit pas partout, tout le temps, mais lorsqu’elle décide d’agir, aucun mercenaire ne constitue une ligne de défense crédible. Ni en Amérique latine, ni en Afrique, ni ailleurs.

 

La République centrafricaine n’échappe pas à cette logique. Miser exclusivement sur la protection russe, ignorer les signaux internationaux et verrouiller durablement le pouvoir expose le pays à des secousses dont les premières victimes sont toujours les populations. Le Venezuela offre aujourd’hui une leçon stratégique: les mercenaires donnent l’illusion de la force, jamais la sécurité durable. Touadera, tu as vu ? Continue avec tes Wagner, continue de massacrer les centrafricains, continue de souffrir les centrafricains, mais un jour, la fin arrivera.

 

 

Par Alain Nzilo

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L’affaire des quatre employés de la MINUSCA  licenciés  abusivement : mais où en est leur recours juridique ?

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Les quatre employés de la Minusca  licenciés  abusivement : mais où en est leur recours juridique ?

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Manifestation des ex-employés de la Minusca devant le siège à Bangui. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Maleyombo Prospère, Nzogna Cédric, Passe Ndoum Ben et Géhu Gouandjia attendent toujours une réponse. Licenciés sans préavis il y a plus d’un an, ils ont saisi les ministères compétents. Pourtant, chaque tentative de faire avancer leur dossier se heurte à un silence inexplicable. Que s’est-il passé?

 

Le 3 octobre 2023, ces quatre journaliers ont été convoqués à ce qu’ils pensaient être une réunion ordinaire. Ils se sont retrouvés face à Tony Mushimbete et Ali Lumanisha, deux Congolais de la RDC, ainsi que deux Rwandaises prénommées Fany et Laurence. L’ambiance était tendue dès le début. Mushimbete a annoncé sans détour qu’il ne s’agissait pas d’une discussion mais d’une notification. Leur sort était déjà scellé.

 

Le motif du renvoi ? Un message WhatsApp rédigé par Géhu Gouandjia et envoyé à Mushimbete quelques jours auparavant. Dans ce texto, Gouandjia exprimait sa frustration face au blocage d’un dossier ouvert depuis décembre 2022, quand Mushimbete avait accusé plusieurs journaliers de vouloir attenter à sa vie. Des accusations jamais prouvées malgré les enquêtes menées. Dans son message, Gouandjia écrivait simplement que si l’affaire n’était pas réglée à l’amiable, il saisirait la justice. Une démarche légitime que les responsables ont transformée en menace.

 

Les quatre hommes ont tenté de se défendre, expliquant qu’ils n’avaient pas tous participé à la rédaction du message. Mushimbete a balayé leurs arguments d’un revers de main : “Que vous ayez participé ou pas, la décision est prise”. Ali Lumanisha est allé encore plus loin, les traitant de “féticheurs et sorciers”. Les expatriés ont affirmé ne pas avoir peur et ont défié ouvertement les autorités centrafricaines de leur imposer de reprendre ces employés.

 

Ce jour-là, les quatre journaliers ont été suspendus immédiatement, sans préavis ni indemnité. Leur badge d’accès aux installations de la MINUSCA leur a été retiré sur place. Depuis, ils tentent de faire valoir leurs droits devant les instances centrafricaines.

 

Leur avocat a déposé des dossiers auprès de l’inspection du travail et de plusieurs ministères. Au ministère des Affaires étrangères, la MINUSCA a été convoquée à trois reprises pour s’expliquer. À chaque fois, les représentants de la mission onusienne ont refusé de se présenter. Aucune explication officielle n’a été fournie pour justifier cette absence répétée.

 

Plus étrange encore, les dossiers déposés par les victimes semblent introuvables. Au ministère des Affaires étrangères, impossible de remettre la main sur le leur. Au ministère du Travail, même constat. Les documents auraient tout simplement disparu des archives administratives.

 

Plusieurs sources proches du dossier affirment que le DMS, numéro deux de la MINUSCA, serait intervenu personnellement auprès de la ministre du Travail, Annie-Michelle Mouanga pour la corrompre et la mettre dans sa propre poche comme un vieux billet de 500 francs. Cette démarche inhabituelle a permis de geler l’avancement du dossier au niveau ministériel. Une implication directe de la hiérarchie de la mission qui montre l’importance accordée à cette affaire.

 

Mais un autre nom revient avec insistance dans les témoignages recueillis  par la rédaction du CNC : celui de l’ancien procureur de la République, ancien ministre de la justice, monsieur Firmin Findiro. Plusieurs personnes impliquées dans le dossier le décrivent comme un intermédiaire agissant pour le compte de la MINUSCA. Il se rendrait régulièrement dans différents services administratifs pour des visites discrètes afin de corrompre avec des billets de banque les autorités.

 

Au début de ce dossier, des sommes importantes circuleraient pour s’assurer que certains documents ne refassent jamais surface. Firmin Findiro, bien que magistrat de profession, continuerait à œuvrer dans l’ombre en faveur de la Minusca pour faire obstacle aux recours juridiques des quatre licenciés.

 

Cette version des faits est confirmée au cours de notre enquête. Firmin Findiro mène depuis le début de cette affaire une mafia pour tenter d’étouffer cette affaire. Ainsi, le blocage administratif que rencontrent les quatre hommes est bien réel à cause de la mafia de la Minusca et de Firmin Findiro. Chaque démarche entreprise aboutit à une impasse.

 

Mais juridiquement, la situation des quatre licenciés est solide. Le Code du travail centrafricain limite les contrats de journalier à deux ans maximum. Or certains d’entre eux ont travaillé jusqu’à huit ans sous ce statut précaire. Une pratique courante à la MINUSCA mais totalement illégale qui leur a fait perdre des droits essentiels : primes, congés payés, couverture médicale, perspective de retraite.

 

L’Accord de Siège signé entre la République centrafricaine et les Nations Unies précise que les employés locaux de la MINUSCA sont soumis au droit du travail national. Le licenciement sans préavis ni indemnité viole donc clairement la législation en vigueur. La loi centrafricaine prévoit des réparations dans ces cas : réintégration avec de véritables contrats, versement de dommages et intérêts pour le préjudice subi.

 

Mais faire appliquer ces dispositions face à une institution internationale dotée de moyens quasi illimités et d’immunités diplomatiques relève du parcours du combattant. Les expatriés de la MINUSCA bénéficient de protections qui les mettent à l’abri de poursuites judiciaires. Un privilège nécessaire au fonctionnement des missions de paix, mais qui crée un sentiment d’impunité.

 

Les quatre hommes continuent pourtant leur combat. Ils se présentent régulièrement aux rendez-vous fixés par leur avocat, répondent aux convocations administratives quand elles arrivent encore jusqu’à eux. Ils espèrent qu’un magistrat finira par accepter d’examiner leur dossier malgré les pressions qui s’exercent.

 

Du côté de la MINUSCA, le silence reste la seule réponse. Les représentants de la mission ne se déplacent pas aux convocations officielles. Aucune explication n’est fournie sur les raisons de ces licenciements ni sur le sort réservé aux dossiers administratifs. Cette absence de dialogue équivaut à un refus de reconnaître le problème.

Affaire à suivre sur la mafia de l’ancien ministre Firmin Findiro dans nos prochains articles.

Par Gisèle MOLOMA…

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Attention! Si on vous demande de choisir entre l’académie militaire russe et celle de l’Afrique, il faut choisir Afrique. Pourquoi ? Voici la raison

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Attention! Si on vous demande de choisir entre l’académie militaire russe et celle de l’Afrique, il faut choisir Afrique. Pourquoi ? Voici la raison

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Le-General-Major-Landry-Ulrich-Depot-en-uniforme-de-ceremonie-passe-en-revue-les-troupes-de-la-Gendarmerie-Nationale

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Les décisions concernant les formations militaires à l’étranger engagent l’avenir des jeunes cadres pour plusieurs années. Choisir une académie plutôt qu’une autre devrait reposer sur des critères pédagogiques et stratégiques. Or, une donnée inattendue vient compliquer cette équation : la reconnaissance ultérieure des grades varie considérablement selon la provenance géographique de la formation reçue.

 

Il y’a lieu de noter que la formation militaire à l’international demeure un passage obligé pour les jeunes officiers de la sécurité centrafricaine. Les académies étrangères accueillent régulièrement des contingents d’élèves officiers venus parfaire leurs compétences dans diverses spécialités sécuritaires. Ces formations, souvent longues et exigeantes, devraient normalement déboucher sur l’attribution des galons immédiatement après.

 

Pourtant, une réalité émerge depuis quelque temps au sein du ministère centrafricain de la défense. Plus de vingt-sept élèves officiers de la gendarmerie, envoyés en formation militaire supérieure en Russie entre 2021 et 2023, poursuivent encore actuellement leur cursus dans les académies russes. Leur situation académique progresse normalement, leurs compétences s’affinent, mais leurs galons ne viennent toujours pas.

 

Ces gendarmes, toujours en apprentissage loin du pays, constatent avec amertume qu’aucun décret ne leur accorde leurs galons mérités. Contrairement aux procédures habituelles, leurs dossiers semblent bloqués  dans une inertie bureaucratique incompréhensible. Pendant qu’ils étudient et progressent dans leur formation, leurs uniformes restent désespérément vierges de toute distinction, comme si leur déplacement géographique avait effacé leur droit à la promotion.

 

Cette négligence devient encore moins acceptable quand on observe le traitement réservé à d’autres promotions. Six jeunes officiers partis en Ouganda pour une formation de six mois seulement en 2025 viennent de recevoir leurs galons. La semaine dernière, ils ont eu leurs décrets. Ça leur permettront  d’arborer leurs grades, alors même que leur formation reste bien plus courte que celle de leurs collègues en Russie.

 

La rapidité de cette attribution s’oppose avec l’abandon qui frappe ceux partis vers les académies russes. Les textes réglementaires prévoient normalement des délais précis pour donner les galons après une formation qualifiante. Dans le cas des formations africaines, ces galons arrivent avec diligence. Pour la Russie, ils semblent avoir été relégués aux oubliettes.

 

Cette différence de traitement interroge nécessairement sur les critères appliqués par le ministère. Pourquoi une formation de six mois en Afrique génère-t-elle des galons immédiats, tandis qu’un cursus de plusieurs années en Russie n’entraîne aucune attribution? La logique qui sous-tend ces décisions échappe complètement aux règles habituelles de gestion des carrières militaires.

 

Par Anselme Mbata…

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La MINUSCA au service de la dictature : comment l’ONU valide le chaos électoral en RCA

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La Minusca au service de la dictature : comment l’ONU valide le chaos électoral en RCA

 

La MINUSCA au service de la dictature : comment l’ONU valide le chaos électoral en RCA
Madame Valentine Rugwabiza à gauche, et le Président Touadera à droite, lors de leur rencontre au palais de la renaissance de Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 La mission onusienne en Centrafrique, Minusca,  avait pour mandat de protéger les civils et d’accompagner la démocratie dans le pays. Mais face aux dérives chaotique du scrutin de décembre 2025, Valentine Rugwabiza, la rwandaise,  Représentante spécial du secrétaire général des Nations-Unies, a définitivement choisi son camp, celui de la dictature pure imposée par Vladimir Poutine aux Centrafricains.

 

Il faut le rappeler. Le 28 décembre 2025, la République centrafricaine organise une simulacres d’Élections dans un climat tendu. Dès les premières heures du scrutin, des images affluent de partout sur les réseaux sociaux. Violence, bourrage des urnes, achat de  vote, menace et intimidation des électeurs

La population filme ces scènes avec ses téléphones. Ce ne sont pas des montages, ce ne sont pas des rumeurs. Ce sont des faits bruts, documentés par ceux qui les vivent. Pourtant, à Bangui, lors de sa conférence de presse quelques jours après le vote, Valentine Rugwabiza, la rwandaise, oui la rwandaise  balaie tout cela d’un revers de main. Sans confirmation officielle, dit-elle, impossible de commenter. Elle qualifie ces alertes de simples rumeurs.

 

Qu’attend-elle exactement comme preuve ? Les vidéos ne comptent pas. Les témoignages des victimes non plus. Les rapports des observateurs centrafricains sont ignorés et considérés comme des faux. Alors, faut-il lui amener les mercenaires russes en personne ? Faut-il capturer les ex-rebelles de 3R et de l’UPC et les traîner devant elle pour qu’elle daigne reconnaître leur présence ? Même dans ce cas, elle trouverait probablement le moyen de parler de soupçons non vérifiés. En réalité, la cheffe de la MINUSCA a décidé qu’aucune preuve ne serait jamais suffisante. Parce que reconnaître le chaos électoral, c’est admettre l’échec de la mission onusienne. C’est surtout contredire le discours lisse que réclament les parrains régionaux de Faustin-Archange Touadéra.

 

Car derrière cette élection se joue une partie bien organisée. Paul Kagame, le président rwandais, soutient Touadéra depuis des années. L’observateur principal envoyé par l’Union africaine pour superviser le scrutin n’est autre qu’un ancien premier ministre du Rwanda. Valentine Rugwabiza elle-même est rwandaise. Tout est calé pour que le dictateur centrafricain conserve son fauteuil, peu importe ce qui se passe réellement sur le terrain. La MINUSCA ne joue plus son rôle de garante de la démocratie. Elle est devenue une machine à valider un processus truqué, à condition que personne ne fasse trop de bruit.

 

D’ailleurs, la mission onusienne ne se contente pas de fermer les yeux sur les irrégularités. Elle demande aussi aux journalistes de se taire. Valentine Rugwabiza leur envoie un message clair : ne rapportez que ce que vous avez vu vous-même, de vos propres yeux. Pas de témoignages, pas de vidéos de citoyens, pas de recoupements d’informations. Si le gouvernement et l’ONU ne valident pas vos sources, alors vous propagez des mensonges. Ce discours est dangereux. Dans un pays où les déplacements sont risqués, où les bandits circulent partout, où les observateurs indépendants se comptent sur les doigts, exiger la preuve directe revient à imposer le silence. C’est exactement ce que veut la MINUSCA : étouffer toute critique, verrouiller l’information, empêcher le débat public.

 

Sur le terrain, il faut dire la  vérité, rien que la vérité entre nous, Le scrutin qui s’est tenu dimanche en République centrafricaine a viré au cauchemar. Entre agressions, fraudes massives et désorganisation généralisée, la journée électorale a connu des ratés du jamais vue dans l’histoire du pays dans plusieurs circonscriptions de Bangui et de l’intérieur du pays.

 

D’ailleurs, Des électeurs eux-mêmes racontent avoir été menacés, par exemple à Bocaranga, à Ndélé. Des mandataires de candidats signalent des pressions. Des membres de la société civile documentent des anomalies. La MINUSCA reconnaît avoir reçu ces rapports. Elle admet même que des ex-combattants du groupe armé 3R ont été aperçus près de certains bureaux de vote dans l’Ouham-Pendé. Mais elle refuse d’en tirer la moindre conclusion. Ces incidents, affirme-t-elle, n’ont pas empêché les citoyens de voter. Comment peut-elle en être sûre ? Elle le dit elle-même : la mission n’était pas présente partout. Donc elle ne sait pas. Elle devine. Elle espère. Ou plutôt, elle choisit de croire ce qui arrange le pouvoir en place.

 

Quant à l’Autorité nationale des Élections, l’ANE, la MINUSCA refuse d’en parler. Les suspensions internes qui secouent l’institution, les accusations visant le centre de traitement des données, les doutes sur l’indépendance du processus : tout cela relève de questions administratives. Circulez, il n’y a rien à voir. Cette posture est commode. En renvoyant toutes les responsabilités à l’ANE, la mission onusienne se lave les mains. Elle peut ensuite valider l’ensemble du scrutin sans avoir à répondre des dysfonctionnements constatés. C’est une stratégie bien connue : reconnaître vaguement des problèmes, mais ne jamais les nommer, ne jamais les analyser, ne jamais exiger de comptes.

 

Même lorsque des violations sont avérées, la réaction de la MINUSCA arrive toujours trop tard. Prenons l’exemple des procès-verbaux. La loi exige que les représentants des candidats reçoivent une copie après le dépouillement. Dans de nombreux bureaux, ce n’est pas fait. Les mandataires protestent, alertent, réclament. Rien ne se passe. Ce n’est qu’après plusieurs jours de pression que la MINUSCA diffuse un communiqué de rappel à la loi sur Radio Guira FM et quelques radios communautaires. Un correctif après coup, présenté comme un geste d’accompagnement. En réalité, c’est trop peu, trop tard. Le mal est déjà fait. Les chiffres sont déjà truqués. Les résultats sont déjà bouclés.

 

Pour justifier ce scrutin, Valentine Rugwabiza utilise un argument simple : comparer avec 2020. Cette année-là, l’élection présidentielle s’était déroulée sur une portion réduite du territoire. Cette fois, dit-elle, le vote a eu lieu dans 20 préfectures et 84 sous-préfectures sur 85. Un progrès géographique, selon elle. Mais cet argument ne tient pas. La couverture territoriale ne dit rien de la qualité du scrutin. On peut organiser un vote dans tout le pays et le truquer de bout en bout. On peut installer des bureaux partout et laisser les groupes armés y faire régner la terreur. La MINUSCA le sait. Elle choisit simplement de ne pas en parler.

 

À force de demander aux journalistes de se taire faute de preuves immédiatement validées par les institutions mises en cause, la mission onusienne réduit l’espace du débat public. Dans un pays tourmenté par des décennies de crises électorales, cette attitude empêche tout contrôle citoyen. Valentine Rugwabiza, envoyée par l’ONU pour accompagner la démocratie, verrouille en réalité toute critique.

 

Par G   isèle MOLOMA

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Fiasco total des élections groupées à Paoua : les scrutins du 28 décembre 2025 virent au chaos

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Fiasco total des Élections groupées à Paoua : les scrutins du 28 décembre 2025 virent au chaos

 

Fiasco total des élections groupées à Paoua : les scrutins du 28 décembre 2025 virent au chaos
Exemple d’une élection paisible et transparente à bederé, pk5 de paoua sur l’axe de bossangoa,3 électeurs dans l’isoloir…

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Les Élections groupées qui se sont tenues en Centrafrique le 28 décembre dernier ont connu leur lot d’irrégularités partout dans le pays. Mais à Paoua, le niveau de désordre atteint des proportions jamais vues. Ce qui s’est passé dans cette circonscription dépasse tout ce que l’histoire électorale centrafricaine a connu jusqu’ici.

 

Durant toute la période de ces Élections, notre équipe a passé plusieurs jours et nuits sur place pour observer de près le déroulement des Élections groupées à Paoua et ses environs. Ce que nous avons constaté dans la première circonscription défie toute logique.

 

Les agents de l’Autorité Nationale des Élections ont franchi toutes les lignes rouges sous nos yeux. Au lieu de garantir la régularité du scrutin, ils ont activement participé à la tricherie. Nous les avons vus guider la main des électeurs analphabètes, les forçant à cocher la case du candidat qu’ils soutenaient. Ces pratiques se sont répétées dans plusieurs bureaux de vote que nous avons surveillés.

 

La circulation illégale des cartes d’électeur a pris des proportions spectaculaire durant ces élections groupées à Paoua. Des centaines de cartes ont changé de mains en dehors de tout cadre légal. Le chef du village de Benamkouna s’est retrouvé avec plus de 300 cartes remises par un intermédiaire sans aucun mandat officiel. Ces documents devaient soi-disant aller à la communauté peule locale, qui compte à peine dix membres.

 

Cette distribution massive est intervenue moins de six heures avant l’ouverture des bureaux. Nous avons recueilli les témoignages des villageois qui ont vu cette remise en main propre. La manœuvre violait doublement la loi : par son timing et par l’identité de celui qui distribuait les cartes. Aucune justification crédible n’a été avancée pour expliquer cette anomalie.

 

Comme si toutes ces tricheries ne leur suffisaient pas, le candidat numéro 1 aux législatives a mené, d’une manière illégale,  une campagne ouvertement le jour du vote. Notre équipe l’a suivi dans sa tournée à travers les villages de Bedamara et Beakombo, puis sur l’axe de Beboura. Il se déplaçait de bureau en bureau, parlant aux électeurs, leur serrant la main, distribuant de l’argent parfois. La loi interdit pourtant toute propagande à proximité des lieux de scrutin.

 

Dans certains bureaux que nous avons surveillés, quatre ou cinq personnes entraient ensemble dans l’isoloir. Le secret du vote n’existait plus. Les assesseurs fermaient les yeux, complices ou intimidés. Nous avons documenté ces violations répétées tout au long de la journée des élections groupées à Paoua.

 

Le dépouillement s’est déroulé dans des conditions encore plus chaotiques. Plusieurs bureaux ont procédé au comptage sans la présence des représentants des candidats. Dans d’autres, l’électricité manquait et les agents comptaient les bulletins à la lueur des téléphones portables. Nous avons insisté pour rester présents malgré les pressions, mais dans certains endroits, on nous a carrément refusé l’accès.

 

Les observateurs internationaux de l’union africaine conduite par une marionnette rwandaise brillent par leur absence sur le terrain. Pendant que l’Union africaine et les émissaires russes restent confortablement installés au palais de la renaissance à Bangui, les élections groupées à Paoua et dans d’autres villes du pays se déroulent dans le plus grand désordre. Ont-ils seulement quitté la capitale pour voir ce qui se passe vraiment dans les villages ? Préfèrent-ils les réceptions au palais de la Renaissance aux réalités du terrain ?

 

Nous avons vu des scrutins difficiles par le passé en Centrafrique. En 2015, les électeurs votaient lors du référendum pendant que les tirs résonnaient dans les rues. En 2020, seulement 25 à 30% du territoire avait pu organiser le vote. Mais ce que nous avons observé cette année dans les élections groupées du 28 décembre dans le pays dépasse tout. L’ampleur de la manipulation, sa coordination, son caractère ouvert et assumé marquent un nouveau palier.

 

Chaque irrégularité que nous avons documentée forme une pièce d’un puzzle plus large. Les cartes qui circulent, les agents qui trichent, les candidats qui font campagne le jour J, les dépouillages sans témoins, le bourrage massif des urnes  : tout cela constitue un ensemble cohérent. Rien n’arrive par hasard dans ce processus vicié de bout en bout.

 

Par Fortuné Bobérang

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Réveillon chaotique à Ouanda-Djallé avec des incroyables rafales des soldats FACA jusqu’au petit matin

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Réveillon chaotique à Ouanda-Djallé avec des incroyables rafales des soldats FACA jusqu’au petit matin

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/05/Des-soldats-FACA-et-leurs-suppletifs-russes-noirs-de-retour-du-chantier-minier-de-Keye-a-10-kilometres-de-Ouanda-Djalle.jpg” data-wpel-link=”internal”>Réveillon chaotique à Ouanda-Djallé avec des incroyables rafales des soldats FACA jusqu’au petit matin
Des soldats FACA et leurs supplétifs russes noirs de retour du chantier minier de Keye, à 10 kilomètres de Ouanda-Djallé sur l’axe de Ouadda-Maïkaga

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Ouanda-Djallé a connu un réveillon cauchemardesque. Les soldats FACA ont monopolisé la nuit entière avec des tirs ininterrompus de kalachnikov, empêchant les habitants de célébrer sereinement l’arrivée de 2026 dans leur ville habituellement paisible durant les fêtes.

 

Les premières salves ont éclaté dès 19 heures.

Les militaires ont commencé leurs tirs mercredi soir, sans interruption jusqu’à l’aube. Aucune menace ne justifiait ces rafales qui ont transformé la soirée festive en épreuve sonore insoutenable pour toute la population.

 

Pourtant, chaque cartouche représente un coût pour l’État.

Rappelons qu’une munition de kalachnikov coûte 400 francs CFA, financée par les contributions des citoyens centrafricains. Ces ressources destinées à protéger le territoire s’évaporent dans des démonstrations crapuleuses qui n’assurent aucune sécurité réelle de la population.

 

Cette anarchie trouve son origine dans la formation russe.

Depuis huit ans, le groupe Wagner encadre les troupes nationales sans transmettre les principes de discipline militaire. Les soldats ont assimilé ces pratiques mercenaires où l’on tire sans réfléchir, loin des standards d’une armée régulière.

 

Le commandement a perdu toute autorité sur ses hommes.

Le désordre s’accentue au sein de notre armée nationale. Imagiez-vous, un Soldat FACA, en train de boire son alcool traditionnel,  se lève soudainement de son banc, saisit son arme et tire plusieurs coups pour signaler sa présence. Un autre, dans un autre quartier en train boire lui aussi,  lui répond depuis son coin par des tirs aussi pathétiques, déclenchant des échanges absurdes qui se multiplient tout au long de la journée par exemple.

 

Les officiers supérieurs restent silencieux face aux débordements.

Malgré les consignes claires de l’état-major avant les festivités, aucune directive ne tombe pour sanctionner ces comportements. La hiérarchie militaire laisse faire, transformant la garnison en rassemblement désordonné.

 

Le gaspillage financier s’ajoute au traumatisme psychologique.

Les milliers de cartouches brûlées auraient pu améliorer l’équipement ou les conditions de vie des soldats. Au lieu de cela, elles partent en fumée pour satisfaire des pulsions incompréhensibles.

 

Par Moïse Banafio

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À Nièm-Yéléwa : les élections groupées du 28 décembre tournent au fiasco  dans la circonscription de Bouar 4

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À Nièm-Yéléwa : les Élections groupées du 28 décembre tournent au fiasco  dans la circonscription de Bouar 4

 

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La représentante de l’ANE prise en flagrant délit de bourage des urnes par les observateurs. Sa main et les bulletins de vote devant elle en train de valider frauduleusement les

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 À Nièm-Yéléwa, dans la circonscription électorale de Bouar 4, le déroulement du vote du 28 décembre dernier a viré au désordre complet. Les dysfonctionnements ont commencé bien avant le jour J et se sont amplifiés jusqu’à transformer l’élection en une parodie.

 

Dès l’ouverture de la campagne électorale le 13 décembre dernier, les incidents se sont multipliés. Le maire de la ville, nommé par le dictateur Faustin-Archange Touadera,  a publiquement réclamé le soutien des électeurs pour l’ancien colonel rebelle du groupe 3R, candidat sur la liste du MCU, parti du dictateur Faustin-Archange Touadera. Le maire est allé jusqu’à menacer la population : ceux qui refuseraient de voter pour ce candidat verraient leurs champs détruits. Le maire, qui se trouve être le frère du candidat en question, n’a pas hésité à formuler ces menaces devant plusieurs témoins.

L'indicateur placé par le MCU derrière le bâtiment électoral pour guider les électeurs dans leur choix à Nièm-Yéléwa
L’indicateur placé par le MCU derrière le bâtiment électoral pour guider les électeurs dans leur choix à Nièm-Yéléwa

 

Durant la période de campagne, des anciens rebelles du 3R, devenus bras armés du pouvoir,  ont débarqué en nombre dans la localité de Nièm-Yéléwa, créant une atmosphère de pression sur les habitants. Les consignes étaient simples : voter pour le parti au pouvoir et son représentant, sinon apprêtez-vous à courir. Ils ont fait des réunions avec des chefs des quartiers et des villages, menaçant gravement ces derniers.

 

Le jour du scrutin, la situation a basculé dans le chaos total. La représentante de l’autorité nationale des Élections, avec son badge au cou,  a été surprise en train de bourrer les urnes publiquement. Comme si cela ne lui suffisait pas, elle rentre à chaque fois dans les isoloirs, montrant aux électeurs les personnes qu’ils doivent voter.

Les rebelles de 3R, venus à moto à Nièm-Yéléwa en train de menacer les chefs des quartiers le jour même des élections. Photo CNC
Les rebelles de 3R, venus à moto à Nièm-Yéléwa en train de menacer les chefs des quartiers le jour même des Élections. Photo CNC

 

Mais ce n’est pas tout. Derrière le bâtiment qui abrite le bureau de vote, une personne a été installée discrètement pour guider les électeurs peu familiers avec la procédure à voter tel ou tel candidat. Cachée derrière le bâtiment, cette personne indiquait aux votants sur quel nom apposer le tampon, orientant le choix vers l’ancien chef rebelle et le candidat Faustin-Archange Touadera. Les habitants de la zone, peu habitués aux scrutins, suivaient ces instructions sans se douter qu’on manipulait leur vote.

 

Cette personne a également été filmée par notre équipe, les preuves s’accumulent. Pourtant, face à ces images et à ces témoignages, la MINUSCA, lors de sa conférence de presse à Bangui,  maintient sa ligne habituelle : il ne s’agirait que de rumeurs sans fondement. Et ce n’est pas journalistique d’en parler. Une réponse qui laisse les observateurs perplexes devant l’accumulation de preuves visuelles.

 

Les conditions minimales pour garantir la sincérité du scrutin n’ont pas été respectées. Les électeurs ont voté sous la contrainte, guidés par des complices placés stratégiquement autour du bureau de vote. La représentante officielle censée veiller au bon déroulement des opérations a participé activement aux irrégularités, prise en flagrant délit.

 

Par Arsène Ngala

 

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Voilà, nous l’avions dit, c’est arrivé. Touadera rend les centrafricains fous. Écoutez ce que ce docteur a dit sur Bouar et Baoro

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Voilà, nous l’avions dit, c’est arrivé. Touadera rend les centrafricains fous. Écoutez ce que ce docteur a dit sur Bouar et Baoro

 

 

Bangui.webp” data-wpel-link=”internal”>Image génére par Gemini pour illustrer l'article intitulé : Voilà, nous l’avions dit, c’est arrivé. Touadera rend les centrafricains fous. Écoutez ce que ce docteur a dit sur Bouar et BaoroImage d'illustration de la pauvreté dans un quartier de la capitale centrafricaine Bangui
Image d’illustration de la pauvreté dans un quartier de la capitale centrafricaine Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

 Dans le district sanitaire de Bouar et Baoro, des équipes venues de Bangui ont multiplié ces derniers jours des séances d’information sur les pathologies psychiatriques. Le chef de service de la psychiatrie du CHU de Bangui, le Dr Caleb Ketté, décrit une zone où les cas des malades mentaux recensés augmentent rapidement. Les constats qu’il présente dépassent toutefois le cadre local : des situations similaires sont rapportées dans plusieurs régions du pays, dans un contexte où la peur, la pression exercée par les forces russes et l’effondrement des possibilités d’emploi dominent.

 

Les premières données recueillies sur les personnes présentant des troubles mentaux durant les années 2011-2012 indiquaient déjà un taux de patients suivis avoisinant 18%. Mais une mission conjointe du ministère de la Santé et de l’OMS, déployée à Bouar en 2024, a ultérieurement identifié près de 52% de personnes manifestant des troubles variés. Les équipes présentes affirment que de nouveaux cas surgissent quotidiennement, bien qu’aucun chiffre actualisé ne soit disponible pour 2025. Les jeunes demeurent les plus exposés, notamment en raison des drogues et boissons artisanales qui circulent sur les axes reliant la région au Cameroun, selon les déclarations du médecin.

 

Durant l’entretien, le psychiatre évoque d’autres facteurs et explique que les périodes de violence traversées par le pays au cours des années 2013-2014 ont laissé des séquelles profondes, engendrant au passage des troubles mentaux chez les Centrafricains. Mais en vérité, cette situation actuelle relève davantage des méthodes employées par le pouvoir en place. Dans plusieurs zones, les habitants vivent sous la pression constante des forces russes du groupe Wagner opérant aux côtés du régime. Les interventions nocturnes, les arrestations sans motif, les disparitions et les violences répétées instaurent un climat où la population subsiste dans une tension permanente. Ce contexte alimente les troubles psychiques observés à Bouar, à Bangui et dans de nombreux autres districts.

 

Pourquoi le régime actuel porte-t-il une responsabilité majeure dans la montée rapide de la maladie mentale en Centrafrique? Lorsqu’on observe la terreur exercée par les Wagner sur les Centrafricains, lorsqu’on constate comment les soldats FACA terrorisent la population civile, comment les policiers sèment l’effroi parmi les citoyens, comment les jeunes dépourvus de toute possibilité d’emploi ou de formation basculent vers les taxis-motos, les trafics de rue, puis glissent vers le vol, les agressions et les drogues, on ne peut que constater l’émergence d’une folie collective. Ce phénomène s’observe dans tout le pays où les services de santé publics ont cessé de fonctionner. L’absence de perspectives entretient un cycle de détresse sociale qui se mue ensuite en détresse psychique.

 

Les manifestations décrites par le psychiatre — changement de comportement, insomnie, propos incohérents, agitation liée aux substances, douleurs persistantes — sont signalées par plusieurs centres de santé à travers le pays. Pourtant, la RCA ne compte que quelques spécialistes, ce qui restreint considérablement la prise en charge des personnes atteintes de troubles mentaux. À Bouar, un point focal a été établi à l’hôpital, avec un stock de médicaments fournis par l’OMS et distribués gratuitement. Des agents des zones voisines ont été formés pour gérer les cas simples avant de transférer les situations complexes vers l’hôpital.

 

Touadera, la seule chose que tu as réussi durant les 10 années que tu as fait au pouvoir, c’est de rendre les centrafricains fous! Et tu vas payer où ? C’est sur, ici sur la terre, peut-être devant la CPI, en suite dans une prison africaine, notamment au Tchad, dans le désert, car c’est le seul pays qui va accepter de te récupérer dans la prison de la CPI après ta condamnation définitive à 25 ans de prison ferme.

 

Par Gisèle MOLOMA….

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— L’ancien député Mara affirme que “Le système scolaire hérité de la colonisation nous a fait perdre toutes les normes”

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L’ancien député Mara affirme que “Le système scolaire hérité de la colonisation nous a fait perdre toutes les normes”

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/07/ancien-depute-jean-pierre-mara.jpg” data-wpel-link=”internal”>L'ancien député de Mala, monsieur Jean-Pierre Mara
L’ancien député de Mala, monsieur Jean-Pierre Mara

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-CentrafriqueCorbeaunews-Centrafrique (CNCCNC).

Dans une critique radicale du système éducatif africain, l’ancien député de Mala Jean-Pierre Mara a lancé une accusation explosive lors de l’émission “Baron de Tibico” ce vendredi 17 octobre 2025. Selon lui, le système scolaire et universitaire hérité de la colonisation a détruit les normes africaines et produit des élites déconnectées des réalités de leur pays, incapables de comprendre les implications de leurs propres décisions.

Ces propos de Mara interviennent dans le cadre d’une réflexion plus large sur la problématique de la double nationalité et les aberrations juridiques qu’elle a engendrées en Centrafrique. Mais au-delà de cette question spécifique, l’ancien député pointe un problème beaucoup plus profond : le système éducatif africain forme des gens qui pensent comme des Occidentaux mais qui gouvernent des Africains.

“La question de la binationalité ou de la double nationalité renvoie à l’école”, commence Mara en établissant un lien direct entre les problèmes juridiques actuels et le système éducatif. “Je me félicite de ce que M. Foumou Ntoto a dit dans sa conférence. Le sujet c’est le système scolaire en Afrique doit changer. Moi j’ajoute que c’est le système scolaire et universitaire en Afrique qui doit changer.”

Jean-Pierre Mara fait référence ici à Foumou Ntoto, intellectuel africain qui a récemment donné une conférence critiquant le système scolaire africain hérité de la colonisation. Mara reprend et amplifie cette critique en insistant sur le fait que ce n’est pas seulement le système scolaire primaire et secondaire qui doit changer, mais aussi et surtout le système universitaire.

Pourquoi cette critique du système universitaire ? Parce que c’est l’université qui forme les juristes, les économistes, les administrateurs qui vont ensuite gouverner le pays. Et selon Mara, ces gens formés à l’université ne comprennent même pas les implications de ce qu’ils font.

“On se demande si ceux qui ont étudié le droit, qui font le droit, donc qui ont été auteurs de certaines de nos constitutions, ou bien ceux qui sont actifs, qui sont professeurs de droit à l’université de Bangui, se rendent compte parfois des implications de ce que nous faisons”, lance l’ancien député.

Cette interrogation est dévastatrice. Mara, qui a été député et qui a travaillé avec des juristes pendant des années, met en doute la compétence même de ceux qui rédigent les constitutions et enseignent le droit à l’université. Il ne dit pas qu’ils manquent de diplômes ou de connaissances théoriques. Il dit qu’ils ne comprennent pas les implications concrètes de ce qu’ils écrivent, qu’ils ne voient pas les contradictions et les absurdités qu’ils créent.

Le cas de la double nationalité en est l’exemple parfait. Des juristes ont rédigé une Constitution en 2023 qui interdit la double nationalité pour certaines fonctions. D’autres juristes ont déterré une vieille loi de 1961 pour l’appliquer à cette nouvelle Constitution. D’autres juristes encore ont déclaré que Dologuélé, qui a renoncé à la nationalité française, est quand même apatride. Tout cela crée un imbroglio juridique incompréhensible où plus personne ne sait quelle règle s’applique.

Et ces juristes, formés dans les meilleures universités, ne voient pas le problème. Ils continuent à produire des textes de loi contradictoires, à appliquer des règles incompatibles entre elles, à créer une insécurité juridique généralisée. Pourquoi ? Parce que leur formation les a déconnectés des réalités du pays.

C’est là que Mara fait référence à l’analyse de Foumou Ntoto : “Selon ce que nous dit Foumou Ntoto, le système scolaire que nous avons hérité de la colonisation nous a fait perdre toutes les normes.”

Cette phrase est capitale. Le système scolaire hérité de la colonisation a fait perdre aux Africains leurs propres normes. Les normes africaines de gouvernance, de résolution des conflits, d’organisation sociale ont été remplacées par des normes importées d’Europe. Mais ces normes européennes ne fonctionnent pas dans le contexte africain. Le résultat est un vide normatif où plus rien ne fonctionne correctement.

Les élites africaines formées dans ce système copient aveuglément les modèles occidentaux sans se demander s’ils sont adaptés au contexte africain. Elles rédigent des constitutions calquées sur les constitutions européennes. Elles votent des lois copiées sur les lois européennes. Elles créent des institutions imitées des institutions européennes. Mais tout cela reste en surface, sans jamais s’enraciner dans les réalités africaines.

“On fait tout pour avoir de grands diplômes, généralement les diplômes de droits ou d’économies, copiés sur le modèle occidental, juste pour être dirigeant, dirigeant pour faire quoi”, dénonce Mara.

Cette critique va au cœur du problème. Les jeunes Africains poursuivent des diplômes en droit ou en économie non pas parce qu’ils veulent vraiment comprendre ces disciplines et les appliquer pour améliorer leur pays, mais simplement parce que ces diplômes sont le passeport pour devenir dirigeant.

Et une fois qu’ils deviennent dirigeants avec leurs beaux diplômes, que font-ils ? Rien de concret. Ils reproduisent les mêmes erreurs que leurs prédécesseurs. Ils rédigent des lois inapplicables. Ils créent des institutions dysfonctionnelles. Ils gèrent le pays comme s’ils géraient un pays européen, sans tenir compte des réalités culturelles, sociales, économiques centrafricaines.

Le système scolaire et universitaire hérité de la colonisation a créé une classe de dirigeants africains qui parlent français mieux que les Français, qui connaissent le droit romain mieux que les Romains, qui citent Montesquieu et Rousseau à tout bout de champ, mais qui sont incapables de comprendre leur propre société et de la gouverner efficacement.

Ces dirigeants ont perdu leurs normes africaines sans pour autant avoir vraiment intégré les normes occidentales qu’on leur a enseignées. Ils sont entre deux mondes, n’appartenant vraiment ni à l’un ni à l’autre. Ils sont devenus ce que Foumou Ntoto et Mara appellent des gens sans normes.

Et c’est cette perte de normes qui explique le chaos actuel en Centrafrique. Des lois sont votées mais pas appliquées. Des constitutions sont adoptées mais violées régulièrement. Des institutions sont créées mais ne fonctionnent pas. Des Élections sont organisées mais truquées. Rien ne tient parce qu’il n’y a plus de normes partagées, plus de règles du jeu acceptées par tous.

Les anciennes normes africaines ont été détruites par la colonisation et par le système scolaire colonial qui les a présentées comme arriérées et primitives. Les nouvelles normes occidentales importées ne sont pas vraiment comprises ni intégrées, elles restent superficielles. Le résultat est un vide normatif où règne l’arbitraire.

La critique de Mara rejoint celle de nombreux intellectuels africains qui, depuis les indépendances, dénoncent l’inadéquation du système éducatif hérité de la colonisation. Ce système forme des “évolués”, des gens qui ont évolué vers le modèle occidental, mais qui ont perdu leur propre identité dans le processus.

Ces “évolués” méprisent souvent leur propre culture qu’ils considèrent comme arriérée. Ils préfèrent parler français plutôt que sango. Ils préfèrent le droit écrit européen au droit coutumier africain. Ils préfèrent les institutions importées d’Europe aux modes d’organisation traditionnels. Mais en méprisant leur propre culture, ils se coupent de leur peuple et deviennent incapables de le gouverner efficacement.

La solution que propose implicitement Mara, en reprenant l’analyse de Foumou Ntoto, est une réforme profonde du système scolaire et universitaire africain. Il ne s’agit pas de rejeter tout ce qui vient de l’Occident. Il ne s’agit pas de revenir à un passé précolonial idéalisé. Il s’agit de créer un système éducatif qui forme des Africains enracinés dans leur culture tout en étant ouverts au monde.

Ce nouveau système éducatif devrait enseigner le droit en partant des réalités juridiques africaines plutôt qu’en copiant le droit européen. Il devrait enseigner l’économie en partant des réalités économiques africaines plutôt qu’en appliquant aveuglément les théories néolibérales. Il devrait enseigner l’histoire en valorisant les contributions africaines plutôt qu’en présentant l’Afrique uniquement comme victime de l’histoire.

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Élections groupées du 28 décembre, le ministre Bruno Yapandé reçoit le bilan des observateurs d’Action Solidaire

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Élections groupées du 28 décembre, le ministre Bruno Yapandé reçoit le bilan des observateurs d’Action Solidaire

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2026/01/le-ministre-bruno-yapande-et-madame-nadine-kossi-lors-de-la-remise-du-rapport-photo-cnc.webp” data-wpel-link=”internal”>Le Ministre Bruno YAPANDE et Madame Nadine KOSSI lors de la remise du Rapport. Photo CNC
Le Ministre Bruno YAPANDE et Madame Nadine KOSSI lors de la remise du Rapport. Photo CNC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Vendredi 2 janvier, Madame Nadine Kossi a déposé entre les mains du ministre de l’administration du territoire  Bruno Yapandé le document que son organisation a préparé après avoir suivi le scrutin du 28 décembre dernier.

 

L’association Action Solidaire compte parmi les rares structures autorisées à surveiller le déroulement des Élections groupées du 28 décembre 2025 en Centrafrique. Cette mission d’observation a concerné simultanément les votes présidentiel, législatif, régional et municipal. La remise de ce compte-rendu s’est déroulée en présence de plusieurs journalistes, dont l’équipe de la rédaction du CNC.

 

Bruno Yapandé, interrogé,  a salué l’accomplissement de ce grand défi électoral.

 

« C’est tout le peuple centrafricain qui peut se féliciter de ces Élections, montrant au monde que la démocratie a trouvé sa place dans notre pays », a déclaré le ministre. Il a ajouté que la crédibilité d’un tel exercice passe nécessairement par la présence d’observateurs. Le gouvernement et le chef de l’État accueillent favorablement ce travail effectué de façon professionnelle par Action Solidaire. Les liens entre les autorités et cette structure devraient continuer à se renforcer dans le domaine électoral et démocratique.

‎Photo, M. Bruno YAPANDE Ministre de l'Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local entouré de Mme Nadine KOSSI présidente de l'association Act
‎Photo, M. Bruno YAPANDE Ministre de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et du Développement Local entouré de Mme Nadine KOSSI présidente de l’association Act

 

Nadine Kossi, de sa part,  a exprimé sa satisfaction d’avoir été accueillie par cette haute autorité électorale.

 

« Je suis honorée que le ministre ait accepté de me recevoir pour que je lui transmette officiellement notre analyse du scrutin », a-t-elle affirmé. La présidente d’Action Solidaire s’est dite fière de constater que les Centrafricains ont voté dans le calme et que la population s’est déplacée en grand nombre vers les bureaux de vote. Cette mobilisation témoigne selon elle de la maturité démocratique du peuple et de son aspiration à vivre en paix et à bâtir un avenir meilleur.

 

La dirigeante de l’association a précisé que son travail ne s’arrête pas là. Les résultats définitifs ne sont pas encore annoncés et un second tour devra avoir lieu pour les scrutins législatif, régional et municipal. Le rôle de la société civile reste donc d’encourager la cohésion et le vivre-ensemble. Madame Kossi s’est inquiétée des publications circulant sur les réseaux sociaux où certaines personnes diffusent des chiffres sans en avoir l’autorisation. Elle a tenu à rappeler que seule l’autorité électorale compétente peut communiquer les résultats officiels. Elle a lancé un appel au calme et au respect des institutions en attendant la proclamation des chiffres du 28 décembre. Les Centrafricains doivent selon elle faire preuve de patience et de discipline durant cette période d’attente​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim Sallé

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Carburant hors de prix, électricité introuvable : chronique d’un sabotage d’État contre l’industrie forestière en Centrafrique

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Carburant hors de prix, électricité introuvable : chronique d’un sabotage d’État contre l’industrie forestière en Centrafrique

Pour le centriste Dieudonné Ngoumbango, Touadéra est Un président qui vit de chiffres propagandistes
professeur-richard-filakota-bon – L’échec patent du RCPCA révélé au grand jour par le ministre Filakota

 

Par la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC.

 En Centrafrique, le secteur forestier – autrefois présenté comme un levier de croissance – est désormais un champ de ruines économique. Entre pénurie chronique d’électricité et prix du carburant en constante flambée, les entreprises forestières sont piégées dans un engrenage d’échecs imputables à un État absent, corrompu et incompétent.

 

Ce que le gouvernement appelle « politiques publiques » s’apparente à un mélange d’improvisation, de propagande mensongère et de désintérêt total pour les réalités du terrain.

 

À Mbaïki, Nola , Moungoumba ou Boali, les entreprises forestières opèrent dans un désert énergétique. Pas d’usine électrique, pas de réseau fiable, pas de soutien logistique. Les générateurs à fioul sont la seule planche de survie, dans un pays où le carburant coûte parfois deux fois plus cher que dans les pays voisins. Le Professeur Richard Filakota, interrogé sur la radio Ndékè Luka, résume cette absurdité : « Sans électricité, qu’est-ce que vous pouvez faire ? ». Rien, justement. Et c’est ce que fait le gouvernement : rien.

 

Pendant que le ministère de l’Énergie multiplie les annonces irréalistes :  projets de barrages jamais construits, plans de redressement fantômes, partenariats fictifs,  les sociétés forestières, elles, s’enfoncent. La promesse d’un « Plan National de Développement » n’est qu’un slogan vide. Il n’existe ni programme clair, ni investissement concret, ni coordination entre institutions. L’électricité reste un luxe d’élite réservé à Bangui. Le reste du pays, notamment les zones d’exploitation forestière, peut encore crever dans le noir pour des décénies.

 

Le prix du gasoil et du fioul est désormais hors de contrôle. Les taxes se multiplient, les coûts de transport explosent, les détournements aux douanes sont tolérés, voire encouragés. Le carburant devient un produit spéculatif entre les mains de réseaux mafieux comme Piri, liés aux cercles du pouvoir. Le gouvernement laisse faire, complice ou impuissant, pendant que les entreprises voient leurs charges doubler voire tripler.

 

La transition imposée par la CEMAC vers l’arrêt de l’exportation du bois brut est théoriquement bénéfique. Mais en l’absence d’un accompagnement réel de l’État, elle tourne à la farce. Comment transformer localement le bois si l’on ne peut pas faire tourner une machine ? Comment créer des emplois quand le carburant est rationné comme en zone de guerre ? Le pouvoir parle de développement, mais il sabote toute tentative d’industrialisation. Volontairement ou par incompétence, le résultat est le même : une industrie étranglée.

 

Le « dialogue public-privé » évoqué par Richard Filakota  est devenu un cache-misère. Derrière cette façade, aucune politique sérieuse, aucun engagement budgétaire, aucune volonté d’assainir le secteur. Les réunions organisées par les ministères ne débouchent sur rien. Les représentants du privé sortent frustrés, les recommandations restent lettre morte. L’État se contente d’écouter pour gagner du temps, en espérant calmer les critiques. C’est une méthode de diversion bien connue, utilisée dans tous les secteurs : miner le débat, repousser les décisions, organiser le chaos.

 

Dans ses discours, le gouvernement vante la « valorisation de la forêt », la « relance économique », la « création d’emplois verts ». Dans les faits, il bloque tout. Il transforme un potentiel national en fardeau. La forêt devient un lieu de pillage au profit de sociétés douteuses proches du pouvoir, pendant que les opérateurs centrafricains meurent en silence. L’écosystème forestier, censé être protégé, est livré à la prédation. L’industrialisation, censée être accélérée, est étouffée. L’emploi, censé être créé, disparaît.

 

L’incapacité chronique de l’État à planifier, anticiper et encadrer s’accompagne d’une stratégie de communication mensongère. La table ronde des bailleurs prévue dans le cadre du PND est annoncée comme la solution miracle, alors qu’elle n’a rien résolu dans le passé. C’est une énième opération cosmétique, destinée à masquer la faillite d’un régime qui n’a ni cap, ni vision, ni volonté politique.

 

La question centrale reste entière : qui a intérêt à maintenir ce désordre ? Certainement pas les entreprises, encore moins les populations locales. Mais le cercle restreint du pouvoir, lui, y trouve son compte : contrôle des flux, manipulation des marchés, chantage logistique, redistribution de contrats à des proches. La paralysie du secteur forestier n’est pas une erreur de parcours. Elle est la conséquence d’une gouvernance mafieuse, où l’intérêt général a été sacrifié sur l’autel des intérêts privés….

 

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Tel/ WhatsApp : +236 75 72 18 21

Email: corbeaunewscentrafrique@gmail.com

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Centrafrique : quand le gouvernement lance officiellement le Recensement général de la population et des habitats dans un pays fragmenté où de zones échappent encore à tout contrôle

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quand le gouvernement lance officiellement le Recensement général de la population et des habitats dans un pays fragmenté où de zones échappent encore à tout contrôle

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/06/ville-de-Boda-dans-la-lobaye-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : quand le gouvernement lance officiellement le Recensement général de la population et des habitats dans un pays fragmenté où de zones échappent encore à tout contrôle
Dans un quartier de la ville de Boda, chef-lieu de la sous-préfecture de la Lobaye. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le gouvernement a annoncé le début du Quatrième Recensement Général de la Population et de l’Habitat (RGPH-4). Selon la présentation officielle, les équipes sont déployées pour couvrir l’ensemble du territoire. Cette opération doit fournir des données actualisées sur la population et les logements, des chiffres attendus par les partenaires internationaux qui financent une partie du programme.

 

Sur le terrain, les conditions ne permettent pourtant pas une couverture homogène. La saison sèche n’est pas encore pleinement installée. Plusieurs routes restent boueuses, certaines pistes sont coupées, et l’accès aux villages reculés demeure limité. Dans des préfectures comme le Mbomou, la Bamingui-Bangoran ou la Vakaga, les agents doivent composer avec des axes encore glissants et des ponts fragiles. Les localités éloignées restent difficiles à rejoindre avant janvier ou février, période où la météo devient réellement favorable.

 

À ces contraintes s’ajoute une insécurité persistante dans plusieurs régions. Il ne s’agit pas de zones entièrement verrouillées, mais de secteurs où les habitants signalent régulièrement des incidents, des vols ou des mouvements de groupes armés dispersés. Ce climat instable limite les déplacements, notamment dans certaines parties de la Ouaka, du Mbomou, du Haut-Mbomou, de la Mambéré, de la Nana-Mambéré, de ‘Ouham-Pendé, de Lim-Pendé  ou de la Mambéré-Kadéï. Les équipes ne peuvent pas circuler librement, surtout dans les zones éloignées des axes principaux.

 

Dans l’Ouham-Pendé, la présence d’éléments associés à l’ancien président François Bozizé figure parmi les facteurs qui compliquent le déploiement, selon le quotidien l’Hirondelle. Les agents doivent réduire leur temps de passage dans plusieurs localités sensibles, ce qui empêche un travail régulier. Les mêmes difficultés sont observées autour de Yaloké, Gaga, Gadzi ou Bagandou, où les villages situés hors des grands axes restent parfois inatteignables en raison de l’état des pistes.

 

Le recensement repose sur un calendrier qui ne coïncide pas avec les réalités du terrain. La période la plus favorable aux déplacements débute en janvier, mais cette fenêtre correspondra aussi aux Élections. Le cumul de contraintes logistiques et sécuritaires réduit donc les capacités d’intervention. Les partenaires internationaux attendent des données fiables, mais plusieurs préfectures ne pourront être couvertes qu’en partie si les conditions actuelles se maintiennent. Les agents devront composer avec des routes encore humides, des zones enclavées et une insécurité diffuse qui perturbe les déplacements.

 

Par Brahim….

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Le Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique renouvelle son bureau à la mosquée de Yapéré, éjectant finalement le sulfureux Deleris Rator

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Le Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique renouvelle son bureau à la mosquée de Yapéré, éjectant finalement le sulfureux Deleris Rator

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La cinquième assemblée générale élective du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique s’est déroulée mardi 30 décembre 2025 à la mosquée de Yapéré, donnant naissance à une nouvelle direction conduite par l’imam Abdoulaye Ouassélégué.

 

Le scrutin a porté à la présidence l’imam Abdoulaye Ouassélégué, entouré de quatre vice-présidents. Abakar Nyakanda occupe le premier poste, suivi de Mahamat Djibrine, Issaka Abdramane et Aroufaï AbdelAziz.

 

Le secrétariat général échoit à Nassour Abdel Kader, épaulé par AbdelAziz Zitongo comme adjoint. La trésorerie générale revient à Abakar Djabi, assisté de hadja Fatou Sombo.

 

L’imam Oumar Sarakou assume le rôle de conseiller islamique tandis que Maître Idriss Zackaria prend en charge le conseil juridique. Cette composition traduit la volonté d’une gestion collégiale au sein de l’institution.

 

Cette rencontre élective a failli ne jamais se tenir dans les conditions initialement prévues. L’hémicycle du ministère des Affaires étrangères, avenue des Martyrs, devait accueillir les travaux.

 

Mais la ministre Sylvie Baïpo-Temon a préféré déplacer l’événement ailleurs. Selon un membre du MCU joint par la rédaction du CNC, la responsable gouvernementale aurait échangé avec Deleris Rator avant de formuler sa position.

 

Elle n’a pas empêché la tenue de l’assemblée générale, demandant simplement qu’elle se tienne dans un autre lieu. La mosquée de Yapéré a finalement recueilli les suffrages des participants pour abriter cette importante rencontre.

 

Interrogé par un journaliste du CNC après son élection, le nouveau président n’a pas caché le poids de sa charge. Il refuse de parler de victoire personnelle.

 

“C’est une très grande responsabilité, une très lourde responsabilité que j’invoque le plus haut, qui a bien voulu que nous soyons”, a déclaré l’imam Abdoulaye Ouassélégué. Ces propos témoignent de son approche humble face aux défis qui l’attendent.

 

Face aux interrogations sur les tensions internes qui peuvent parfois diviser la communauté musulmane, le président fraîchement élu a puisé dans les écritures coraniques. Il a cité le chapitre 49, verset 13.

 

“Ô vous les hommes, je vous ai créés des mâles et d’une femelle, et je vous ai rendus en nation et en tribu, pour que vous vous entreconnaissez”. Pour lui, le texte sacré reconnaît l’existence de différences au sein de l’humanité tout en appelant à l’unité par la foi.

“Le Coran nous dit de nous attacher à un seul fil, qui est la religion qui nous conduit vers Dieu. Et c’est à travers ce fil-là que nous allons réunir tous”, a-t-il expliqué, admettant les appartenances tribales tout en affirmant l’union des musulmans.

 

Il y’a lieu de rappeler que la journée du 30 décembre a commencé dès 7h00 avec l’arrivée des membres du comité d’organisation, du bureau ad hoc, des associations de base et des prédicateurs. Une heure plus tard, le bureau exécutif sortant et le conseil d’administration ont pris place.

 

Entre 8h00 et 8h30, cadres musulmans, intellectuels, représentants d’ONG islamiques, institutions nationales et internationales, journalistes, membres de partis politiques, députés et ministres invités ont rejoint l’assistance. La diversité des participants témoigne de l’importance accordée à cet événement.

 

La lecture du Saint Coran a ouvert les travaux officiels à 8h30, suivie du mot de bienvenue du président du conseil administratif local et de l’intervention d’un doyen des imams. Le président du bureau ad hoc et le représentant du ministère de l’Administration du territoire ont ensuite pris la parole.

 

Après une pause photo à 9h50 et le retrait des officiels à 10h00, l’assemblée a examiné les rapports moral et financier du bureau sortant. Les débats ont porté sur le projet d’amendement des statuts avant son adoption.

 

Une pause pour la prière et un rafraîchissement ont marqué la mi-journée entre 12h15 et 13h15. Les candidatures ont été proposées l’après-midi, le mode électoral fixé, et le scrutin organisé avant une nouvelle suspension des travaux à 14h50​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Alain Nzilo

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Centrafrique : une femme de 55 ans violée par cinq soldats FACA à Bambouti

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une femme de 55 ans violée par cinq soldats FACA à Bambouti

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-soldats-faca-en-fuite-au-soudan-du-sud-dans-le-camp-des-refugies.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique : une femme de 55 ans violée par cinq soldats FACA à Bambouti
Les soldats FACA en fuite au Soudan du sud dans le camp des réfugiés.

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Une Centrafricaine de 55 ans a subi une agression sexuelle collective commise par cinq militaires des forces armées centrafricaines dans la localité de Bambouti, préfecture du Haut-Mbomou.

 

Les faits remontent au lundi 26 janvier 2026 dans cette ville frontalière située à cinq kilomètres du Soudan du Sud. La zone connaît depuis l’attaque du 28 décembre 2025 par des miliciens Zandé une instabilité qui a contraint de nombreux habitants à fuir vers le pays voisin. La reconquête menée par les miliciens Wagner et les soldats centrafricains a accentué l’exode des populations locales.

 

La victime faisait partie des réfugiés installés de l’autre côté de la frontière sud-soudanaise. Les conditions de vie difficiles dans le camp, notamment l’insuffisance alimentaire, l’ont poussée à retourner brièvement dans son village. Elle comptait récolter des feuilles de manioc et constituer quelques provisions pour nourrir sa famille restée au Soudan du Sud.

 

C’est lors de cette expédition agricole qu’elle a croisé la route des cinq militaires. Ces derniers l’ont capturée et l’ont contrainte à des relations sexuelles à tour de rôle. L’épreuve a été telle que la femme a perdu connaissance, moment où ses agresseurs l’ont abandonnée au sol avant de repartir.

 

Elle est demeurée inconsciente jusqu’aux alentours de 14 heures. En reprenant ses esprits, elle a rassemblé ses forces pour tenter de marcher. Un homme originaire de Bambouti venant du Soudan du Sud qui se rendait justement à Bambouti l’a aperçue et interpellée dans leur dialecte commun, le Zandé qu’ils parlaient tous deux.

 

Après qu’elle lui eut expliqué son calvaire, cet homme l’a aidée à regagner le territoire sud-soudanais. La quinquagénaire reçoit actuellement des soins dans un établissement hospitalier​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Voilà la criminalité de soi-disant les forces de l’ordre qui deviennent des forces de désordre. Merde !

 

Par Éric Nzapa

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Après l’annonce faite par j’ai le copie dans ma bureau, c’est le tour de la COSCIPAC d’annoncer une victoire écrasante de Dologuélé dans 12 préfectures

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Après l’annonce faite par j’ai le copie dans ma bureau, c’est le tour de la COSCIPAC d’annoncer une victoire écrasante de Dologuélé dans 12 préfectures

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/le-leader-de-l-urca-anicet-georges-dologuele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Après l’annonce faite par j’ai le copie dans ma bureau, c’est le tour de la COSCIPAC d’annoncer une victoire écrasante de Dologuélé dans 12 préfectures
Le leader de l’URCA, Anicet-Georges Dologuelé

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Après la bataille des mots d’ordre, vient la bataille des chiffres. Cette dernière vient de commencer sur les réseaux sociaux en Centrafrique. Avant même la publication officielle que tous centrafricains connaissant déjà les résultats qui seront publiés par l’Autorité Nationale des Élections, la COSCIPAC divulgue ses propres comptages qui placent Anicet Georges Dologuélé largement en tête du scrutin présidentiel organisé dimanche dernier dans le pays.

 

Cette organisation de la société civile centrafricaine avance des données précises : 58% des voix pour le candidat de l’opposition dans les douze préfectures les plus peuplées, calculés à partir de 88% des procès-verbaux qu’elle a pu récupérer. Ces chiffres arrivent alors que l’instance électorale officielle garde le silence sur le décompte des bulletins.

 

La COSCIPAC ne se contente pas d’annoncer ces résultats. Elle dresse un réquisitoire sévère contre le déroulement du processus électoral depuis octobre dernier, date du décret convoquant les électeurs. L’organisation avait d’ailleurs réclamé un report du scrutin, invoquant les problèmes techniques au sein de l’ANE et l’absence de discussions entre les différents camps politiques.

 

Durant la période de campagne, Anicet Georges Dologuélé et Henri Marie Dondra ont été privés d’accès aux moyens de transport aérien. L’utilisation des lieux publics pour leurs meetings leur a été refusée. Ces restrictions ont créé, selon la COSCIPAC, une compétition faussée dès le départ entre les candidats.

 

Le dimanche 28 décembre, jour du vote, les observateurs citoyens ont recensé des graves séries d’anomalies sur le terrain. Des bureaux de vote ont ouvert avec des heures de retard. Des électeurs ont subi des intimidations dans plusieurs circonscriptions. L’organisation rapporte également des achats de voix, un manque récurrent de matériel électoral, et la confiscation de procès-verbaux précisément dans les centres où Dologuélé obtenait ses meilleurs scores.

 

Les bulletins de vote posent aussi question. Certains n’étaient pas conformes, d’autres se sont retrouvés dans les mauvais bureaux. Des urnes auraient été bourrées. Les membres de l’ANE auraient saisi des procès-verbaux après le dépouillement. La COSCIPAC mentionne par ailleurs la présence de mercenaires russes qui se seraient comportés comme des inspecteurs dans certains centres de vote.

 

Face à cette situation, l’organisation fait un parallèle avec 2016. Cette année-là, Anicet Georges Dologuélé avait accepté sa défaite sans la contester, privilégiant la stabilité du pays. La COSCIPAC demande maintenant à Faustin-Archange Touadéra de montrer la même maturité en reconnaissant la victoire de son adversaire, comme l’a fait récemment le président sortant du Sénégal.

 

Le message de la COSCIPAC vise également la communauté internationale. L’organisation interpelle directement la future administration de Donald Trump aux États-Unis, lui demandant d’examiner attentivement la situation centrafricaine. Elle réclame une réévaluation du financement accordé à la MINUSCA, qu’elle accuse de partialité envers le pouvoir de Bangui et d’inefficacité dans la protection du processus démocratique.

 

Si une crise éclate après l’annonce des résultats officiels, la COSCIPAC promet de tenir la mission onusienne pour principale responsable. L’organisation prévient que le peuple centrafricain prendra alors ses responsabilités. Elle appelle d’ores et déjà la population à rester mobilisée, unie et vigilante pour protéger l’expression du vote.

 

L’Autorité Nationale des Élections se trouve maintenant sous pression. La COSCIPAC exige qu’elle respecte strictement la volonté exprimée dans les urnes. L’organisation maintient sa surveillance du comportement de cette institution et annonce qu’aucune dérive ne sera tolérée. Les Centrafricains attendent désormais les chiffres officiels qui pourraient confirmer ou infirmer les données avancées par les observateurs citoyens​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Brahim…

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Zémio : un vieux couple décapité par des mercenaires du groupe Wagner dans le village de Tamboura

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Zémio : un vieux couple décapité par des mercenaires du groupe Wagner dans le village de Tamboura

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/wagner-rca.jpg” data-wpel-link=”internal”>Zémio : un vieux couple décapité par des mercenaires du groupe Wagner dans le village de Tamboura
Les Wagner en RCA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Dans la sous-préfecture de Zémio, située au sud-est de la Centrafrique dans le Haut-Mbomou, un homme âgé et sa femme ont été retrouvés sans vie, décapités à leur domicile. Les habitants du village Tamboura, situé à 20 kilomètres de Zémio, sur l’axe de Mboki,   accusent les mercenaires du groupe Wagner d’avoir commis ce crime dans la journée du 29 décembre dernier.

 

C’est en plein centre de Zémio que l’affaire a commencé à se faire connaître. Des pleurs incessants s’échappaient de la maison de la famille endeuillée. Les cris de pleure étaient si fortes qu’elles ont attiré l’attention dans le quartier. L’un des journalistes du CNC s’est approché discrètement pour comprendre la source de cette peine. Les jeunes de la famille, effondrés, ont raconté que leurs grands-parents venaient d’être tués par des Mercenaires russes. Ils ont indiqué que le drame s’était passé à Tamboura, un village situé à vingt kilomètres de Zémio, sur la route qui mène vers Mboki.

 

Face à cette information grave, il fallait vérifier les faits sur le terrain. Le déplacement de notre équipe vers Tamboura  a permis de constater la terrible réalité. Dans leur propre maison, le vieil homme et son épouse gisaient sans tête. Leurs corps portaient les traces d’une violence extrême. La scène a glacé les quelques personnes présentes qui ont pu accéder aux lieux.

 

Les témoignages recueillis auprès des villageois par notre rédaction ont permis de reconstituer le déroulement des événements. Les mercenaires sont arrivés en patrouille dans la journée du 29 décembre, le lendemain du jour des Élections. Leur présence a immédiatement semé la panique parmi les habitants. Beaucoup ont pris la fuite pour se cacher dans la brousse environnante ou chez des voisins plus éloignés. La peur s’est emparée du village en quelques minutes.

 

Contrairement aux autres, le vieux couple a fait un choix différent. L’homme et sa femme ont préféré se replier dans leur maison plutôt que de fuir. Peut-être pensaient-ils être à l’abri entre leurs murs, ou estimaient-ils ne représenter aucune menace pour ces mercenaires du groupe Wagner. Ces derniers ont repéré la maison occupée et ont forcé l’entrée. Ils ont interrogé les deux personnes âgées pendant un moment avant de repartir.

 

Après le départ des mercenaires, le calme est progressivement revenu dans le village. Les habitants ont commencé à sortir de leurs cachettes et à regagner leurs habitations, un par un. C’est à ce moment que la macabre découverte a été faite. En entrant dans la maison du couple, les voisins ont trouvé les deux corps décapités. L’horreur s’est alors abattue sur cette petite communauté rurale du Haut-Mbomou.

 

Les motivations de ce double meurtre restent floues. Aucune explication n’a été donnée par les auteurs de l’acte. Les villageois tentent encore de comprendre pourquoi ce couple sans histoire a été visé. Certains se demandent si les mercenaires cherchaient quelque chose de précis ou s’il s’agit d’un acte gratuit destiné à terroriser la population locale.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Éric Nzapa

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Élections groupées à Nana Barya : quand les urnes arrivent 3 jours après le scrutin, en plus…, sans les procès-verbaux

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Élections groupées à Nana Barya : quand les urnes arrivent 3 jours après le scrutin, en plus…, sans les procès-verbaux

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2020/12/un-bureau-de-vote-dans-la-foret-vers-Paoua-en-Centrafrique-le-27-decembre-2020-par-CNC.jpg” data-wpel-link=”internal”>Élections groupées à Nana Barya : quand les urnes arrivent 3 jours après le scrutin, en plus…, sans les procès-verbaux
Un bureau de vote installé dans la forêt par les agents électoraux le 27 décembre 2020 dans la commune de Bimbi, vers Paoua, en République centrafricaine. Photo CNC

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Trois jours après la clôture du vote du 28 décembre 2025, les urnes de Nana Barya ont fait une entrée pour le moins spectaculaire à Paoua, chef lieu de la préfecture de Lim-Pendé,  poussant les observateurs à s’interroger sur la régularité du processus électoral dans le pays.

 

Les faits se sont déroulés mercredi 31 décembre dernier. À 11h44, les urnes de Nana Barya  sont arrivées à Paoua, transportées sur des motos par les superviseurs locaux du scrutin. Mais au lieu de se diriger directement vers le siège de l’Autorité Nationale des Élections (ANE), les porteurs de ces urnes fantômes se sont dirigés vers la Minusca. Ainsi, ils se sont présentés devant le portail de cette institution onusienne.

 

La MINUSCA refuse de recevoir les urnes.

 

Consciente du délai de forclusion largement dépassé, la mission onusienne a opposé un refus catégorique. Les représentants de la MINUSCA ont rappelé aux porteurs que leurs équipes s’étaient déplacées à deux reprises à Nana Barya sans apercevoir la moindre urne, revenant bredouilles à chaque fois.

 

Face à ce refus, les superviseurs n’ont eu d’autre choix que de se rendre au siège de l’ANE locale de Paoua. Il était alors un peu plus de 14 heures.

 

L’absence inexpliquée des procès-verbaux.

 

C’est là que l’affaire prend une tournure encore plus inquiétante. Lorsque le responsable de l’ANE pose la question évidente :  “Où se trouvent les feuilles de résultats de Nana Barya ?”.  La réponse est aussi spectaculaire: les procès-verbaux ne sont pas disponibles, ils sont oubliés à Nana Barya.

 

Regardez ce spectacle! C’est à rire ou pleurer ? En plus, cette scène se déroule Soixante-douze heures après le vote. Les documents officiels attestant des résultats sont donc bonnement égarés à Nana Barya, rendant impossible toute vérification immédiate de la régularité du scrutin.

 

Ces irrégularités multiples,  délai largement dépassé, tentative de dépôt auprès d’une institution non compétente, absence des documents officiels – alimentent les appels à l’annulation pure et simple du scrutin à Nana Barya.

 

Les journalistes du CNC présents sur le terrain continuent de documenter ces dérives électorales, malgré les difficultés rencontrées pour couvrir l’ensemble du territoire.

 

Par Fortuné Bobérang

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Corbeau News Centrafrique : bonne année 2026 à toutes et à tous nos lecteurs

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Corbeau News Centrafrique : bonne année 2026 à toutes et à tous nos lecteurs

 

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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Corbeau News Centrafrique présente ses meilleurs vœux à ses lectrices et lecteurs. Le travail continue en 2026 sur les mêmes bases : vérification, clarté, transparence. Les dossiers politiques, économiques, judiciaires, culturels   et sécuritaires restent au cœur de la couverture. Quelques nouveautés viendront diversifier les contenus proposés tout au long de l’année.

 

En effet, depuis près de 12 ans, Corbeau News Centrafrique examine divers dossiers qui concernent la République centrafricaine. Ce travail repose sur la vérification des faits, l’identification des sources et la présentation claire des informations. Nos lecteurs habituels connaissent déjà cette méthode. Elle ne changera pas en 2026, mais elle va s’appliquer à des domaines plus variés qu’auparavant. Le site a déjà publié des enquêtes sur les institutions, la sécurité, les crimes, les finances publiques et les acteurs politiques du pays. Ces publications continueront d’exister, avec la même rigueur dans le traitement des données et la même volonté de rendre compte des réalités nationales sans détour ni embellissement inutile. L’information doit circuler de manière accessible à tous les centrafricains sur le territoire national, sans nécessiter de décryptage compliqué ni de formules imaginaires qui ne servent qu’à remplir des pages. Chaque article doit apporter quelque chose de précis, quelque chose que le lecteur peut comprendre, retenir et utiliser dans sa propre réflexion sur les affaires du pays. C’est cette approche qui guide le travail quotidien de la rédaction, et c’est elle qui continuera de structurer les publications à venir.

 

L’une des nouveautés importantes de cette année concerne le sport. Jusqu’à présent, le CNC a peu abordé ce domaine. Pourtant, le sport centrafricain mérite une attention sérieuse. Il existe des compétitions locales, des équipes qui représentent le pays à l’étranger, des athlètes qui s’entraînent malgré des moyens limités, des problèmes de financement, des questions d’organisation. Tous ces sujets seront désormais traités comme des faits sociaux et nationaux, au même titre que les dossiers politiques ou économiques. Le CNC ne se contentera pas de résumer des matchs ou de publier des résultats. Il cherchera à comprendre comment fonctionne le milieu sportif en Centrafrique, quels sont les obstacles rencontrés par les clubs et les fédérations, comment les jeunes accèdent à la pratique, quelles sont les perspectives de développement. Le sport n’est pas un simple divertissement. Il occupe une place réelle dans la vie des Centrafricains, et il mérite d’être documenté avec la même exigence que n’importe quel autre sujet d’intérêt public.

 

Le CNC va également élargir sa couverture géographique. Jusqu’à présent, l’essentiel des publications portait sur la Centrafrique elle-même. Cette priorité demeure. Mais il devient nécessaire de regarder au-delà des frontières nationales, parce que de nombreux événements qui se déroulent ailleurs ont des conséquences directes ou indirectes sur la situation centrafricaine. L’Afrique centrale, avec ses dynamiques politiques, ses conflits, ses échanges commerciaux, influence forcément ce qui se passe à Bangui ou dans les préfectures. Le reste du continent africain compte aussi. Les organisations régionales, les partenariats économiques, les mouvements de populations, les débats sur la gouvernance, tout cela concerne la Centrafrique d’une manière ou d’une autre. L’Europe et les Amériques ne sont pas non plus des zones étrangères aux intérêts centrafricains. Les relations diplomatiques, les programmes de coopération, les décisions prises à Bruxelles ou à Washington ont parfois des effets réels sur le terrain en Centrafrique. Le CNC suivra donc ces actualités, mais toujours en veillant à expliquer en quoi elles touchent le pays, en quoi elles méritent l’attention des lecteurs centrafricains. Il ne s’agit pas de devenir un site généraliste qui parle de tout et de rien, mais bien de contextualiser les informations internationales qui ont un lien réel avec la Centrafrique.

 

Un autre changement important concerne les formats de publication. Jusqu’à présent, le CNC a surtout publié des articles écrits. Cette formule continuera d’exister, car elle permet une lecture approfondie et une conservation facile des informations. Mais elle ne convient pas à tout le monde. Certains lecteurs préfèrent écouter plutôt que lire, parce qu’ils sont en déplacement, parce qu’ils ont une connexion internet limitée, ou simplement parce qu’ils trouvent l’écoute plus pratique. D’autres préfèrent regarder des vidéos, qui permettent de visualiser des situations, de voir des lieux, d’entendre des témoignages. Le CNC va donc développer des contenus audio et vidéo, en complément des articles écrits. Des textes importants seront enregistrés en version audio, pour permettre une écoute directe. Des vidéos courtes seront réalisées sur certains sujets, avec un format adapté aux réseaux sociaux et aux plateformes de partage. Ces contenus ne remplaceront pas les articles, mais ils les accompagneront. Ils permettront de toucher un public plus large, de rendre l’information accessible à ceux qui ne lisent pas facilement, et de diversifier les modes de diffusion. La qualité de l’information restera la même, quel que soit le format choisi. Un reportage audio ou une vidéo devra répondre aux mêmes exigences qu’un article écrit : des faits vérifiés, des sources identifiées, une présentation claire et honnête.

 

Les interviews occuperont également une place plus importante dans la grille éditoriale du CNC. À raison d’une ou deux par semaine, la rédaction donnera la parole à des acteurs politiques, économiques, sportifs, culturels ou associatifs. Ces échanges permettront d’éclairer les dossiers en cours, de recueillir des analyses, de confronter des points de vue différents. Une interview bien menée apporte souvent plus de nuances qu’un simple compte-rendu factuel. Elle permet de saisir les intentions, les motivations, les contradictions parfois. Le choix des interlocuteurs se fera selon leur pertinence par rapport à l’actualité, leur connaissance des sujets traités, et leur capacité à apporter des informations nouvelles ou des éclairages utiles. Les interviews porteront aussi bien sur des questions centrafricaines que sur des sujets africains ou internationaux, dès lors qu’ils concernent les lecteurs du CNC. Elles seront publiées sous forme écrite, mais pourront aussi être diffusées en audio ou en vidéo selon les circonstances. L’objectif reste toujours le même : donner accès à une information de qualité, vérifiable, compréhensible par tous.

 

Le travail de la rédaction en 2026 s’appuiera donc sur ces orientations : maintien de la ligne éditoriale existante, intégration du sport dans la couverture régulière, élargissement de la portée géographique, développement des formats audio et vidéo, et multiplication des interviews. Ces évolutions ne changent pas la nature du CNC, mais elles enrichissent son offre et permettent de mieux répondre aux attentes des lecteurs. L’objectif reste le même depuis le début : fournir des informations fiables, vérifiables, utiles, sans discours superflu ni détours inutiles. Les lecteurs peuvent continuer à compter sur ce média pour suivre les dossiers centrafricains avec sérieux et indépendance. L’année 2026 commence avec cette ambition et avec les moyens nécessaires pour la tenir.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

 

Bonne année 2026.

Par Alain Nzilo

Directeur de publications.

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Nourd Gregaza, oui, Nourd Gregaza, encore Nourd Gregaza. L’évadé de l’OCRB vient d’interpeller Touadera dans une lettre et dénonce l’arrestation de ses proches à Bangui

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Nourd Gregaza, oui, Nourd Gregaza, encore Nourd Gregaza. L’évadé de l’OCRB vient d’interpeller Touadera dans une lettre et dénonce l’arrestation de ses proches à Bangui

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/02/Nourd-Gregaza.jpg” data-wpel-link=”internal”>Nourd Gregaza, oui, Nourd Gregaza, encore Nourd Gregaza. L’évadé de l’OCRB vient d’interpeller Touadera dans une lettre et dénonce l’arrestation de ses proches à Bangui
Nourd Gregaza, Président du PRNC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

La rédaction de Corbeau News Centrafrique a reçu ce jour une lettre attribuée à Nourd Gregaza. Le signataire, présenté par les autorités comme évadé de l’OCRB depuis le 14 décembre 2025, affirme que plusieurs membres de sa famille ont été arrêtés après son départ de l’OCRB et restent détenus sans base légale. Voici l’intégralité de sa lettre ouverte :

 

Monsieur le Président de la République,

Chef de l’État,

Garant de la Constitution et de l’unité nationale,

 

Je m’adresse à vous publiquement en raison de la gravité extrême des faits qui se déroulent actuellement en République centrafricaine et qui engagent directement votre responsabilité politique et constitutionnelle.

 

Après avoir été maintenu en détention pendant près d’un an et demi, sans être entendu, sans jugement équitable, sans fondement sérieux et en violation des garanties constitutionnelles, je constate aujourd’hui que cette injustice s’est étendue à des membres de ma famille, arrêtés et détenus non pour leurs propres actes, mais en raison de ma situation personnelle. Cette pratique est indigne d’un État qui se réclame de l’État de droit.

 

La Constitution centrafricaine est pourtant claire.

Son article 17 consacre le principe fondamental de la responsabilité pénale individuelle qui dispose expressément :

« La responsabilité pénale est individuelle. Nul ne peut être poursuivi, arrêté, détenu ou condamné pour des faits d’autrui. » Son article 19 garantit la protection des libertés fondamentales et l’égalité de tous devant la loi.

 

En faisant arrêter des parents, maintenant en prison des proches, des citoyens sans responsabilité pénale établie, les autorités que vous dirigez transforment la justice en instrument de pression et la détention en moyen de représailles. Cela s’apparente à une prise d’otages institutionnelle, incompatible avec les valeurs républicaines et les engagements internationaux de la République centrafricaine, notamment la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples.

 

Je tiens à être parfaitement clair :

si j’ai quitté la prison, c’est seul et c’est parce que les conditions de ma détention, sa durée injustifiée et l’absence persistante de perspectives judiciaires m’y ont contraint. Cette situation est la conséquence directe d’un abus initial, et non son origine. En aucun cas elle ne saurait justifier que des innocents soient privés de leur liberté.

 

Mes proches n’ont commis aucune infraction.

Ils ne doivent rien à la justice.

Ils ne sont responsables ni de mes choix, ni des dysfonctionnements de l’appareil judiciaire centrafricain.Ils ne peuvent être pourchassés comme c’est le cas !!!

 

Monsieur le Président, gouverner par la peur, par la punition collective et par l’arbitraire affaiblit l’État, fracture la nation et nourrit les injustices que notre pays prétend combattre. L’histoire politique de la République centrafricaine a déjà montré où mènent ces dérives.

 

Je vous mets donc publiquement face à vos responsabilités et vous demande :

– de garantir immédiatement l’intégrité physique, la liberté et la sécurité des membres de ma famille injustement détenus ;

– de mettre fin à toute forme de poursuites indirectes ou de pressions exercées à travers eux ;

– de rappeler à l’ordre les services concernés afin qu’ils agissent strictement dans le cadre de la Constitution et des lois de la République.

 

Les actes posés aujourd’hui ne disparaîtront pas avec le temps. Ils engagent durablement la responsabilité politique, morale et juridique de ceux qui les ordonnent comme de ceux qui les exécutent.

 

Pour ma part, je reste déterminé à faire valoir le droit, la vérité et la justice par toutes les voies légales, nationales et internationales, jusqu’à ce que cessent ces violations graves.

 

Il s’agit désormais d’une affaire entre l’État et moi.

Ma famille doit être immédiatement mise hors de cause.

 

Je prends l’opinion nationale et internationale à témoin.

 

Veuillez agréer,

Monsieur le Président de la République,

l’expression de ma détermination.

 

Nourd Gregaza, BRAZZAVILLE

Citoyen centrafricain

Parent des personnes arbitrairement détenues

 

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“J’ai le copie dans ma bureau” annonce la victoire de Touadéra à 70% dès la fermeture des bureaux de vote dimanche soir

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“J’ai le copie dans ma bureau” annonce la victoire de Touadéra à 70% dès la fermeture des bureaux de vote dimanche soir

 

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Le candidat à la présidentielle qui fait rire tout le momde, monsieur Saint Cyr TANZA

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Saint-Cyr Tanza rejoint les griots du régime qui avaient prédit la victoire à 70%, d’autres à 90%, et certains même à 95%. Le toto de Touadera bascule désormais clair du côté du pouvoir.

 

Cet ancien militant de l’URCA (Union pour le Renouveau Centrafricain) du candidat Anicet-Georges Dologuélé s’est fait expulser de ce parti avant de rallier le camp présidentiel. Depuis, Touadéra et son entourage l’ont récupéré et tentent de le faire croire à l’opinion que c’est un jeune leader de l’opposition qui a voulu participer à l’élection présidentielle. L’histoire de tromper tout le monde, mais son niveau d’instruction, qui ne dépasse pas le primaire, continue de faire jaser dans tout Bangui.

 

La capitale n’en finit plus de se moquer de ce candidat fantoche que le président a financé pour se donner une façade de pluralisme. Dans les quartiers, sur les réseaux sociaux, partout, les gens rigolent encore de cette candidature grotesque. Les voisins de Tanza au quartier Ramandji, dans le troisième arrondissement, racontent qu’il s’est arrêté au CM2. Comment un homme qui n’a jamais terminé l’école primaire peut-il prétendre à la magistrature suprême alors que la loi exige au minimum une licence universitaire ?

 

Les textes qu’il publie sur les réseaux sociaux donnent lieu à des séances de correction publiques. Les internautes sortent leurs stylos rouges virtuels et s’amusent à rectifier ses fautes. Touadéra pense nous emmener où avec de tels profils ?

 

L’émission Patara sur la radio Ndèkè-Luka restera dans les annales. Tanza y tenait des propos décousus qui ont enflammé les réseaux sociaux. Au sujet du supposé passeport congolais d’Henri-Marie Dondra, il a lâché cette phrase devenue légendaire : “J’ai le copie dans ma bureau”.

 

Il a ajouté : “Je ne peux pas aller concourir avec un apatride, ou avec un non Centrafricain parce que c’est une haute responsabilité du pays et qu’il faut que ça soit les Centrafricains d’origine comme moi, père mère arrière père Centrafricains d’origine…”.

 

Puis il a enchaîné : “…de faire ce constat aneur..”, et encore “..que je viens à toutefois de mettre ça en lumière..”

 

Le Conseil constitutionnel devient sous sa bouche “le conseil consultatif”. Il répète cette erreur plusieurs fois avant qu’un débatteur ne le corrige en lui rappelant le vrai nom de l’institution. Ces bourdes ont déclenché une vague de moqueries sans précédent. “J’ai le copie dans ma bureau” s’est transformé en mème viral. Les Centrafricains se demandent où Touadéra veut les conduire avec ce genre de candidat bidon.

 

Tanza se présente comme président du Rassemblement pour le Centrafrique Nouveau (RCAN). Il prétend avoir déposé une requête pour invalider les candidatures de Dologuélé et Dondra. Selon lui, Dondra disposerait d’un passeport congolais qui prouverait qu’il n’est pas centrafricain. “J’ai le copie, j’ai le copie en moi”, répète-t-il sans jamais présenter le moindre document.

 

Concernant Dologuélé, il affirme que l’ancien Premier ministre serait devenu apatride après avoir renoncé à sa nationalité française et que son certificat de nationalité centrafricaine aurait été annulé. Mais durant tout le débat, Tanza montre qu’il ne maîtrise aucun concept juridique et qu’il ignore même le vocabulaire de base. Il confond les institutions de la République, dit “le copie” au lieu de “la copie”, et produit des phrases incompréhensibles.

 

Gildas De Carème Benam, qui défendait la candidature de Dondra, s’est payé la tête de Tanza en direct. “Vous voyez déjà que pour parler du Conseil constitutionnel qui est une haute instance de notre pays, cela crée des problèmes”, a-t-il lancé après que Tanza ait encore écorché le nom de l’institution.

 

Les autres participants au débat ont aussi relevé les approximations et les bêtises de Tanza. Ils l’ont accusé d’être un pantin manipulé par le pouvoir pour écarter les vrais opposants. Tanza a tenté une défense pathétique : “On m’a instrumentalisé. C’est quelqu’un qui est derrière moi. Comme ils ont l’habitude de dire, sans preuve.”

 

Personne n’a gobé cette excuse. Comment croire en la sincérité d’un candidat qui massacre le français, confond les institutions de la République, et sort des déclarations comme “J’ai le copie dans ma bureau” ?

 

Le parcours de Tanza raconte toute l’histoire. Militant du parti URCA d’Anicet-Georges Dologuélé, il s’est fait virer avant de se retourner contre son ancien leader en déposant une requête pour invalider sa candidature. Cette trajectoire montre qu’il est manipulé par le pouvoir. Touadéra finance sa candidature, lui demande de déposer des requêtes contre les vrais opposants, et Tanza obéit comme un toutou.

 

Mais le problème, c’est que Tanza est tellement médiocre et incompétent qu’au lieu de nuire aux opposants, il ridiculise Touadéra lui-même. Les Centrafricains se posent la question : Touadéra nous a emmenés où avec ce genre de candidat ?

 

Le président Touadéra a tellement surchargé sa stratégie de manipulation qu’elle s’est effondrée sous son propre poids. En voulant écarter Dologuélé et Dondra par des manœuvres juridiques bidons, il a recruté le pire avocat possible : un homme qui ne sait même pas comment s’appelle le Conseil constitutionnel. Tanza devait être l’arme secrète du régime. Il est devenu son boomerang.

 

Les captures d’écran de ses publications circulent comme des traînées de poudre. Les internautes s’en donnent à cœur joie. Certains ont créé des montages vidéo avec sa voix, d’autres ont fait des chansons avec sa phrase fétiche. “J’ai le copie dans ma bureau” est entré dans le langage populaire. Les gens l’utilisent maintenant pour se moquer de quelqu’un qui prétend détenir une preuve qu’il ne peut pas montrer.

 

Maintenant que Tanza annonce la victoire de Touadéra à 70% dès la fermeture des bureaux de vote, il confirme ce que tout le monde savait déjà : il n’est qu’un porte-voix du régime. Un porte-voix qui parle mal, qui écrit mal, et qui pense mal. Mais un porte-voix quand même. Le président peut compter sur lui pour répéter la propagande officielle, même si c’est avec des fautes de français à chaque phrase.

 

Les griots du régime forment maintenant un chœur discordant. Chacun y va de son pourcentage délirant : 70%, 90%, 95%. Tanza s’est joint à cette chorale de la fraude en apportant sa voix cassée et fausse. Il chante la victoire de Touadéra comme il parle le français : mal, très mal. Mais peu importe pour le régime. L’essentiel est qu’il chante, même si c’est cacophonique.

 

Le débat Patara restera un moment historique de la vie politique centrafricaine. Rarement un candidat à la présidentielle se sera autant ridiculisé en public. Rarement aussi un pouvoir se sera autant décrédibilisé en choisissant un tel profil pour défendre ses intérêts. Touadéra a voulu jouer au plus malin. Il s’est retrouvé avec Tanza. Et Tanza, c’est l’anti-malin par excellence.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA….

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Bangui : une fraude électorale massive découverte à Pétévo, des centaines d’urnes et procès-verbaux découverts par la population

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Bangui : une fraude électorale massive découverte à Pétévo, des centaines d’urnes et procès-verbaux découverts par la population

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le lundi 29 décembre 2025 à 19 heures, les habitants du sixième arrondissement de Bangui ont fait une découverte inquiétante au carrefour Pétévo. Dans les locaux des sapeurs-pompiers, des centaines d’urnes électorales du scrutin de la veille gisaient abandonnées, accompagnées de procès-verbaux déchirés et de matériel dispersé.

 

La scène qui s’offrait aux yeux des riverains était d’un désordre total. Des urnes encore scellées par les agents de l’autorité nationales des Élections côtoyaient d’autres complètement éventrées. Les procès-verbaux, ces documents officiels censés garantir la transparence du scrutin, traînaient en lambeaux sur la véranda et jonchaient le sol. Du matériel électoral de toutes sortes se trouvait éparpillé sans aucune logique : des bulletins de vote froissés, des registres d’émargement déchirés, des tampons officiels abandonnés, des encres indélébiles renversées. Tout ce qui compose normalement un bureau de vote se retrouvait là, jeté pêle-mêle dans un lieu qui n’avait rien à voir avec le processus électoral.

 

Les habitants du sixième arrondissement avaient pris une décision importante dès le jour du scrutin. Ils ne voulaient plus se contenter d’accomplir leur devoir civique et de rentrer sagement chez eux. Cette fois, ils avaient choisi de surveiller ce qui se passerait après la fermeture des bureaux de vote. Leur méfiance n’était pas sans fondement. Depuis plusieurs jours, des rumeurs circulaient sur d’éventuelles manipulations. Certains parlaient de résultats déjà écrits avant même le début du vote. D’autres évoquaient des urnes qui disparaissaient mystérieusement entre les bureaux de vote et les centres de dépouillement.

 

C’est cette vigilance qui a permis la découverte du 29 décembre. Un groupe de citoyens s’était rendu au carrefour Pétévo en fin d’après-midi pour vérifier où se trouvait le matériel électoral de leur quartier. Personne ne s’attendait à le retrouver dans les locaux des sapeurs-pompiers, et encore moins dans un tel état. À 19h43 précises, heure de Bangui, les premières images ont commencé à circuler. Des vidéos prises avec des téléphones portables montraient l’ampleur du gâchis. On y voyait distinctement les logos de l’Autorité Nationale des Élections sur les urnes abandonnées.

 

Pourtant, quelques heures plus tôt, cette même Autorité Nationale des Élections avait publié un communiqué rassurant. Selon ses services, le scrutin s’était déroulé dans les meilleures conditions possibles. Le dépouillement avançait normalement. Les premiers résultats partiels seraient bientôt annoncés. Aucune mention n’était faite de problèmes particuliers, encore moins d’urnes abandonnées ou de procès-verbaux détruits. Le décalage entre ce discours officiel et ce que découvraient les habitants de Pétévo était vertigineux.

 

Les questions se bousculaient dans l’esprit de ceux qui contemplaient ce spectacle désolant. Comment ces urnes avaient-elles atterri ici ? Pourquoi n’étaient-elles pas dans un lieu sécurisé, sous la surveillance de représentants des candidats et d’observateurs ? Qui avait décidé de les entreposer dans les locaux des pompiers ? Et surtout, leur contenu avait-il été compté avant qu’elles ne soient jetées de cette manière ? Les procès-verbaux déchirés laissaient supposer que quelque chose s’était mal passé. Soit ces documents avaient été remplis puis détruits volontairement, soit ils n’avaient jamais été complétés correctement.

 

La présence d’urnes encore scellées ajoutait une dimension supplémentaire au mystère. Une urne scellée signifie qu’elle n’a jamais été ouverte. Les bulletins qu’elle contient n’ont donc jamais été dépouillés. Les votes des citoyens qui s’étaient déplacés pour glisser leur bulletin dans ces urnes n’avaient tout simplement pas été comptés. Ces électeurs avaient fait la queue, parfois pendant des heures. Ils avaient présenté leurs cartes d’électeur, trempé leur doigt dans l’encre indélébile, rempli leur bulletin dans l’isoloir. Tout cela pour rien. Leur voix n’avait jamais été entendue.

 

D’autres urnes, au contraire, étaient ouvertes et vides. Leur contenu sont renversé au sol. Les bulletins avaient-ils été comptés puis les urnes jetées négligemment ? Ou bien leur contenu avait-il été purement et simplement détruit ?

 

L’absence de procès-verbaux en bon état rendait impossible toute vérification. Dans un processus électoral normal, chaque urne est accompagnée d’un procès-verbal qui récapitule le nombre de bulletins trouvés à l’intérieur, leur répartition entre les différents candidats, et toute anomalie constatée. Ce document est signé par les membres du bureau de vote et par les représentants des candidats présents. Sans ces procès-verbaux, impossible de reconstituer ce qui s’est vraiment passé.

 

Les habitants qui avaient fait cette découverte ont immédiatement compris qu’ils tenaient là la preuve d’une manipulation. Ils ont sorti leurs téléphones et ont commencé à filmer. Certains prenaient des photos détaillées des urnes, d’autres filmaient l’ensemble de la scène pour montrer l’ampleur du désordre. Quelques-uns lisaient à voix haute les numéros inscrits sur les urnes pour qu’ils soient enregistrés dans les vidéos. D’autres encore ramassaient des morceaux de procès-verbaux pour essayer de les reconstituer. L’atmosphère était à la fois tendue et déterminée. Personne ne criait, personne ne cassait quoi que ce soit. Il s’agissait d’une opération de documentation méthodique.

 

Pendant ce temps, des messages commençaient à circuler dans tout le sixième arrondissement. Les habitants d’autres quartiers étaient informés de ce qui se passait à Pétévo. Certains se demandaient si le même scénario ne s’était pas produit chez eux. Où se trouvaient les urnes de leur bureau de vote ? Avaient-elles été correctement traitées ou avaient-elles connu le même sort ? Des groupes se formaient spontanément pour aller vérifier dans leurs secteurs respectifs. La vigilance devenait collective et organisée.

 

Les images prises à Pétévo se sont rapidement répandues sur les réseaux sociaux. En quelques heures, elles avaient fait le tour de Bangui, puis du pays tout entier.

 

La question de l’échelle de la fraude se posait immédiatement. Si cela se passait à Pétévo, dans la capitale, sous les yeux de milliers d’habitants, qu’en était-il ailleurs ? Les provinces étaient sans doute touchées de la même manière.  Dans les zones rurales, où la surveillance citoyenne était moins développée et où les observateurs internationaux se rendaient rarement, combien d’urnes avaient disparu ou avaient été manipulées ? Personne ne pouvait répondre avec certitude, mais les habitants de Pétévo appelaient maintenant leurs compatriotes de tout le pays à vérifier ce qui se passait dans leurs localités.

 

Le timing de la découverte ajoutait encore à la gravité de la situation. Moins de vingt-quatre heures après la fermeture des bureaux de vote, le matériel électoral aurait dû être sous haute surveillance. Les urnes devaient normalement se trouver dans des centres de dépouillement sécurisés, en présence de représentants de tous les candidats et d’observateurs neutres. Chaque urne devait être ouverte publiquement, son contenu vérifié et compté devant témoins. Les résultats devaient être consignés sur les procès-verbaux, signés par toutes les parties présentes, puis transmis aux autorités électorales. Rien de tout cela ne s’était apparemment produit pour les urnes retrouvées à Pétévo.

 

Les locaux des sapeurs-pompiers n’avaient aucune vocation à accueillir du matériel électoral. Il ne s’agissait pas d’un centre de dépouillement désigné. Aucune mesure de sécurité n’était en place. N’importe qui pouvait entrer et sortir librement. Les urnes n’étaient pas gardées. Les procès-verbaux n’étaient pas rangés dans des coffres. Tout traînait simplement là, comme des déchets qu’on aurait entreposés en attendant de les évacuer. Cette négligence apparente soulevait d’innombrables interrogations sur les intentions réelles des organisateurs du scrutin.

 

Certains témoins sur place avançaient une hypothèse. Selon eux, ces urnes n’avaient jamais été destinées à être comptées. Le scrutin n’aurait été qu’une mise en scène destinée à satisfaire les observateurs internationaux. Les électeurs auraient voté pour rien. Les vrais résultats auraient été décidés ailleurs, dans des bureaux fermés, par des personnes qui n’avaient aucun respect pour la volonté populaire. Les chiffres qui seraient annoncés dans les jours suivants n’auraient aucun lien avec ce qui s’était réellement passé dans les bureaux de vote. Cette théorie trouvait malheureusement une certaine crédibilité face aux images des urnes abandonnées.

 

D’autres s’interrogeaient sur le rôle des observateurs électoraux. Des missions d’observation internationale étaient présentes dans le pays. Elles avaient pour mandat de vérifier que le scrutin se déroulait dans des conditions acceptables. Avaient-elles vu ce qui se passait à Pétévo ? Allaient-elles en tenir compte dans leurs rapports ? Ou bien allaient-elles se contenter d’observer le jour du vote sans s’intéresser à ce qui se passait ensuite ? Les citoyens qui documentaient la scène espéraient que ces images parviendraient jusqu’aux observateurs et qu’elles seraient prises en considération.

 

Par Anselme Mbata

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Bangui : après le sixième arrondissement, le troisième arrondissement découvre des urnes et procès-verbaux jetés sur les poubelles du commissariat

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Bangui : après le sixième arrondissement, le troisième arrondissement découvre des urnes et procès-verbaux jetés sur les poubelles du commissariat

 

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Deux jours après les Élections du 28 décembre 2025, la fraude électorale découverte par la population centrafricaine prend une ampleur inquiétante à Bangui. Après la découverte à Pétévo dans le sixième arrondissement, c’est maintenant le troisième arrondissement qui tombe sur un stock de matériel électoral abandonné sur les poubelles du commissariat dudit arrondissement.

 

La découverte faite le lundi 29 décembre à Pétévo avait déjà semé le doute dans l’esprit des Banguissois. Des centaines d’urnes, des procès-verbaux déchirés, des listes électorales détruites et entassées sans précaution dans les locaux des sapeurs-pompiers du sixième arrondissement. Les habitants du quartier avaient alors compris qu’un vaste système de substitution était à l’œuvre. Le matériel utilisé réellement dans les bureaux de vote avait été caché là, remplacé par de nouveaux documents soigneusement remplis selon les besoins de ceux qui organisaient la manipulation, le pouvoir.

 

Cette fois, c’est le troisième arrondissement qui vit le même scénario. Des citoyens curieux, alertés par ce qui s’était passé à Pétévo, ont décidé de vérifier ce qui se tramait dans leur secteur. Leur intuition s’est avérée juste. Dans la cour du commissariat du troisième arrondissement, sur les poubelles, ils ont découvert un amas de documents électoraux. Des listes d’émargement froissées, des procès-verbaux déchirés en morceaux, des bulletins de vote éparpillés, des urnes éventrées. Tout ce qui constituait la mémoire authentique du scrutin se retrouvait là, traité comme de vulgaires déchets. C’étaient bien des documents électoraux du centre de vote de l’école Koudoukou.

 

Le scénario semble identique à celui de Pétévo. Les organisateurs de la fraude ont apparemment procédé de la même manière dans plusieurs arrondissements de la capitale. Après la fermeture des bureaux de vote, ils ont récupéré le matériel authentique, celui qui contenait les vrais résultats du scrutin. Puis ils ont rempli de nouveaux procès-verbaux, avec des chiffres conformes à leurs attentes. Ces nouveaux documents ont été transmis aux instances officielles pour le décompte. Pendant ce temps, les vrais documents, ceux qui auraient dû compter, finissaient dans des lieux improbables comme les locaux des pompiers ou les poubelles des commissariats.

 

Ce choix des lieux est bien calculé. Les commissariats et les casernes de pompiers sont des endroits où les citoyens ordinaires n’ont pas l’habitude d’aller fouiner. Ce sont des espaces semi-publics mais néanmoins protégés, où l’on ne s’aventure pas sans raison valable. En y cachant le matériel électoral compromettant, les organisateurs de la fraude pensaient sans doute qu’il resterait à l’abri des regards jusqu’à ce qu’ils puissent s’en débarrasser définitivement. Ils n’avaient pas anticipé la vigilance accrue de la population après les événements de Pétévo.

 

La découverte dans le troisième arrondissement confirme donc que cette  opération est coordonnée, menée simultanément dans plusieurs secteurs de la capitale et des villes de provinces. Cela implique une organisation importante, des complicités à différents niveaux de l’administration électorale, et probablement la participation active des forces de sécurité pour faciliter le transport et la dissimulation du matériel.

 

Les habitants du troisième arrondissement qui ont fait cette découverte ont immédiatement commencé à documenter ce qu’ils voyaient. Comme leurs voisins de Pétévo quelques heures plus tôt, ils ont sorti leurs téléphones portables et ont filmé les poubelles débordantes de documents électoraux. Certains ont ramassé des fragments de procès-verbaux pour tenter de les reconstituer. D’autres ont photographié les urnes jetées, relevant leurs numéros pour pouvoir identifier les bureaux de vote concernés. L’atmosphère était tendue mais déterminée. Chacun sentait qu’il participait à quelque chose d’important, à la documentation d’une fraude d’une ampleur exceptionnelle. Sur un procès verbal, on peut lire les résultats catastrophiques pour le Président sortant. Il ramasse moins de 3% par rapport à ses concurrents comme Anicet-Georges Dologuelé et Henri-Marie Dondra.

 

La question qui taraudait maintenant tous les esprits était simple : si cela se passait dans la capitale, sous les yeux de milliers d’habitants et en présence d’observateurs, qu’en était-il dans les provinces ? Les villes de l’intérieur du pays, moins connectées, moins surveillées, avaient-elles subi les mêmes manipulations ? Combien d’urnes avaient été substituées dans des localités où personne ne viendrait jamais vérifier ? Combien de procès-verbaux avaient été détruits et refaits dans des endroits isolés où la population n’avait ni les moyens ni l’organisation nécessaires pour documenter la fraude ?

 

Les autorités semblaient prises de court par cette mobilisation. Habituées à opérer dans l’opacité, elles se retrouvaient maintenant exposées à la lumière crue des caméras de téléphones portables. Chaque irrégularité était filmée, chaque anomalie photographiée. Les preuves s’accumulaient à une vitesse qui rendait de plus en plus difficile toute tentative de nier ou de minimiser l’ampleur de la fraude. La stratégie habituelle qui consistait à gagner du temps en espérant que l’attention du public se détourne ne fonctionnait plus.

 

Mais cette attention médiatique restait encore limitée. Les grandes chaînes d’information continues parlaient peu de ce qui se passait à Bangui. Les capitales occidentales restaient silencieuses. Les Nations Unies, dont la mission était présente dans le pays, ne faisaient aucun commentaire sur les découvertes faites par la population. Ce silence institutionnel contrastait fortement avec l’agitation qui régnait sur le terrain.

 

Pour beaucoup de Banguissois, ce silence équivalait à une complicité. Si la communauté internationale ne réagissait pas face à des preuves aussi évidentes de fraude massive, c’est qu’elle avait choisi son camp. Elle préférait la stabilité apparente d’un pouvoir en place, aussi illégitime soit-il, au risque d’une contestation qui pourrait déstabiliser le pays. Cette realpolitik, si elle pouvait se comprendre d’un point de vue diplomatique, était vécue comme une trahison par ceux qui avaient cru aux promesses de soutien à la démocratie.

 

Par Gisèle MOLOMA

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Sarayebo : le bilan grimpe à 36 morts après deux jours d’attaques des mercenaires russes

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Sarayebo : le bilan grimpe à 36 morts après deux jours d’attaques des Mercenaires russes

 

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/les-mercenaires-russes-du-groupe-Wagner-en-patrouille-dans-la-nana-mambere-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Sarayebo : le bilan grimpe à 36 morts après deux jours d’attaques des mercenaires russes
Image d’illustration des mercenaires russes du groupe Wagner en patrouille dans la Nana-Mambéré. Photo CNC

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le décompte final des attaques menées par les mercenaires russes et syriens du groupe Wagner à Sarayebo dépasse désormais les trente-six victimes. Deux mercenaires russes, deux miliciens de Boromata, 2 rebelles du FPRC  et trente-deux civils ont péri dans cette opération sanglante. Trente-quatre blessés civils et deux combattants rebelles blessés complètent ce tableau funeste.

 

L’ampleur réelle de l’offensive russe sur Sarayebo dépasse ce que les premières informations laissaient entrevoir. Le trajet parcouru par les colonnes Wagner depuis Sikikédé jusqu’à cette ville frontalière s’apparente à une razzia sans précédent dans la région. Sur leur passage, les mercenaires russes et syriens du groupe Wagner ont semé la mort et la destruction parmi les campements d’éleveurs soudanais venus chercher pâturages et points d’eau sur le territoire centrafricain.

 

Ces bergers arabes misseria traversent régulièrement la frontière pendant la saison sèche pour venir nourrir leurs troupeaux. Le Soudan connaît à cette période du mois de décembre et janvier une aridité qui pousse ces nomades vers les terres plus verdoyantes de la Vakaga. Leur présence dans cette zone reste habituelle et acceptée, mais parfois conflictuelle  depuis des décennies par les populations locales qui entretiennent des relations commerciales avec eux.

 

Lors de l’opération, les mercenaires russes n’ont fait aucune distinction en apercevant ces campements disséminés dans la forêt le long de leur route. Ils ont ouvert le feu sur tout ce qui bougeait. Les bergers tombaient les uns après les autres sous les rafales d’armes automatiques. Les animaux subissaient le même sort dans un déluge de violence aveugle. Selon le décompte fait par la rédaction du CNC, huit chevaux ont été abattus. Cinq ânes ont également été tués sans raison apparente.

 

Ces chevaux représentent pourtant l’unique moyen de transport pour ces communautés nomades arabes misseria, Massalite, Zakawa arabe. Les chevaux et les ânes servent à déplacer les familles entières avec leurs maigres possessions d’un point d’eau à l’autre. Ils constituent le patrimoine principal de ces éleveurs qui n’ont ni pick-up ni camions pour traverser ces immenses étendues arides. Leur destruction équivaut à condamner des familles entières à l’errance et à la misère.

 

Les bovins n’ont pas échappé à ce carnage gratuit. Des dizaines de bêtes appartenant aux éleveurs soudanais ont été massacrées par les tirs des mercenaires. Ces animaux représentent des années d’efforts et d’économies pour leurs propriétaires. Leur perte plonge des familles dans un dénuement total dont elles ne se relèveront peut-être jamais.

 

Après avoir détruit ces campements d’éleveurs, les colonnes Wagner ont poursuivi leur progression vers Sarayebo. La ville frontalière faisait face à la cité tchadienne de Tissi située de l’autre côté de la ligne invisible séparant les deux pays. Cette proximité favorise depuis toujours les échanges commerciaux et les va-et-vient incessants entre les deux rives.

 

Le marché hebdomadaire de Sarayebo attirait chaque jeudi des centaines de commerçants venus du Tchad, du Soudan et de diverses régions centrafricaines. Cette mosaïque humaine composée de multiples ethnies créait une animation particulière dans cette ville habituellement tranquille. Les Soudanais venaient écouler leurs produits agricoles et acheter des denrées introuvables chez eux. Les Tchadiens apportaient du bétail et repartaient avec des marchandises diverses. Les Centrafricains profitaient de cette circulation pour vendre leur production locale.

 

Le 25 décembre, la première attaque avait fait huit morts parmi cette foule bigarrée présente au marché. Des commerçants tchadiens et soudanais figuraient déjà parmi les victimes de cette journée sanglante. Le lendemain 26 décembre, l’assaut aérien amplifie considérablement le nombre de morts. Vingt-quatre personnes supplémentaires périssent sous les bombes larguées depuis les hélicoptères russes.

 

Les appareils volants survolent la zone à basse altitude en déversant leur cargaison mortelle sur tout ce qui ressemble de loin à un rassemblement humain. Les pilotes ne prennent aucune peine pour identifier leurs cibles. Ils bombardent indistinctement les habitations, les campements temporaires des commerçants venus passer la nuit à Sarayebo, et même les enclos à bétail situés en périphérie du marché.

 

Les explosions provoquent des incendies qui se propagent rapidement dans les constructions en matériaux légers. Les toits de chaume s’embrasent instantanément tandis que les structures en bois s’effondrent dans un craquement sinistre. Les gens courent en tous sens pour échapper aux flammes et aux déflagrations qui continuent de secouer le sol sous leurs pieds.

 

Beaucoup de victimes du 26 décembre sont des étrangers venus simplement faire du commerce. Des familles soudanaises entières ont été pulvérisées dans leurs abris de fortune montés à la hâte à proximité du marché. Des commerçants tchadiens qui dormaient près de leurs marchandises pour les surveiller n’ont jamais vu venir la mort qui fondait sur eux depuis le ciel. Des bergers qui gardaient leurs troupeaux à l’écart de l’agitation urbaine ont été fauchés par les éclats d’obus.

 

Sur les trente-deux civils tués durant ces deux journées d’horreur, une proportion importante vient donc des pays voisins. Ces victimes étrangères compliquent encore le décompte final car leurs familles résident souvent à des centaines de kilomètres de là. Certains corps ne seront jamais réclamés faute de pouvoir identifier leurs propriétaires dans le chaos ambiant.

 

Les blessés se comptent par dizaines. Trente-quatre civils souffrent de plaies diverses allant de la simple éraflure causée par un éclat à des mutilations nécessitant une amputation d’urgence. Les structures sanitaires inexistantes à Sarayebo obligent les rescapés à transporter leurs proches vers le Soudan ou le Tchad dans des conditions épouvantables. Beaucoup mourront probablement en chemin faute de soins appropriés.

 

Deux combattants du FPRC figurent également parmi les blessés. Ces rebelles présents à Sarayebo pour leurs propres affaires ont tenté de riposter face aux mercenaires russes. Leur intervention a permis de ralentir l’avancée ennemie et peut-être d’éviter un bilan encore plus lourd. Mais ils ont payé le prix fort en perdant deux des leurs durant l’accrochage du 25 décembre et en comptant deux blessés graves dans leurs rangs.

 

Les deux mercenaires russes et les deux miliciens de Boromata tués lors de la première attaque constituent la raison officieuse de l’acharnement Wagner sur cette zone. La mort de leurs camarades a déclenché une soif de vengeance qui s’est abattue sur les populations civiles n’ayant aucun lien avec les combattants rebelles. Cette logique punitive collective rappelle les pires heures des guerres coloniales où les représailles frappaient des villages entiers pour l’action de quelques résistants.

 

Les campements détruits jalonnent désormais la route entre Sikikédé et Sarayebo comme autant de témoignages muets de la sauvagerie déployée par les forces russes. Les carcasses calcinées des habitations nomades fument encore plusieurs jours après le passage des colonnes blindées. Les cadavres d’animaux pourrissent au soleil en dégageant une odeur pestilentielle que les vautours tentent d’éliminer en se repaissant de cette chair abandonnée.

 

Par Moïse Banafio….

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En direct, la bataille féroce entre Ernest Konguere et Modeste Mangounda dans la 2e circonscription du 5e arrondissement : quand le ministre Bruno Yapandé s’acharne à abattre Mangounda

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Bataille féroce entre Ernest Konguere et Modeste Mangounda dans la 2e circonscription du 5e arrondissement : quand le ministre Bruno Yapandé s’acharne à abattre Mangounda

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-depute-sortant-de-la-deuxieme-circonscription-du-cinquieme-arrondissement-de-Bangui.webp” data-wpel-link=”internal”>Bataille féroce entre Ernest Konguere et Modeste Mangounda dans la 2e circonscription du 5e arrondissement : quand le ministre Bruno Yapandé s’acharne à abattre Mangounda
Le député sortant de la deuxième circonscription du cinquième arrondissement de Bangui

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le scrutin du 28 décembre dernier dans le 5e arrondissement s’est transformé en véritable champ de bataille truqué. Entre Ernest Konguere, député sortant, et Modeste Mangounda, candidat indépendant, le ministre de l’Administration du territoire a choisi son camp, déployant toute sa machine administrative contre l’ancien président sous-fédéral du MCU.

 

Pour comprendre ce fiasco électoral, il faut remonter plusieurs mois en arrière, à l’époque où Modeste Mangounda occupait encore le poste de président sous-fédéral du MCU dans le 5e arrondissement. À ce moment-là, personne n’imaginait que le parti au pouvoir allait se déchirer de l’intérieur et que cette guerre intestine contaminerait tout le processus électoral.

 

C’est Ernest Konguere, le député sortant, qui a lancé les hostilités en montant un coup avec sa complice Opportune Ngbayaro, qui est également la maîtresse du ministre Bruno Yapandé. Les deux personnages ont manigancé l’éviction de Mangounda de son poste au sein du MCU, profitant de leur influence pour le destituer. Cette trahison a marqué le début d’un engrenage qui allait transformer une simple compétition électorale en règlement de comptes à grande échelle.

 

Privé de son poste mais pas de sa détermination, Mangounda a décidé de se présenter comme candidat indépendant aux Élections législatives. Ce choix représentait un affront direct pour le parti au pouvoir qui ne tolère guère les dissidences. Dès lors, les représailles se sont enchaînées avec une précision qui trahissait une coordination au plus haut niveau.

 

La première offensive est venue du ministre Bruno Yapandé lui-même durant la campagne d’enrôlement des électeurs. Sans aucune justification légale, le ministre a interdit toute sensibilisation pour l’inscription sur les listes électorales dans le secteur où Mangounda jouissait d’une forte popularité. Cette interdiction visait à réduire le nombre d’inscrits dans son fief, amputant d’avance sa réserve de voix potentielles.

 

Mais Mangounda n’était pas homme à se laisser intimider facilement. Il a décidé de montrer son engagement pour la population en finançant sur ses propres deniers un vaste chantier de nettoyage des caniveaux du quartier. Pendant des jours, ses équipes ont déblayé les canaux d’évacuation sur plusieurs kilomètres, jusqu’après la mairie du 5e arrondissement, enlevant les détritus, les sables agglomérés et toute la boue qui provoquait des inondations à chaque pluie.

 

Cette initiative s’inscrivait parfaitement dans le cadre de l’opération Kwa Ti Kodro, ce programme de salubrité urbaine lancé par le président Touadéra et censé être gratuit. Pourtant, quand Mangounda a contacté le directeur de protocole du ministère de l’Urbanisme pour qu’un camion vienne évacuer les montagnes de déchets accumulés au bord des routes, on lui a réclamé 150 000 francs CFA. Un citoyen qui prenait des initiatives pour améliorer son quartier devait donc payer pour que les services publics accomplissent leur mission.

 

Coincé entre l’abandon de son projet et le racket administratif, Mangounda a fini par céder et verser la somme exigée. Le résultat a été encore plus humiliant : le camion n’est venu qu’une seule fois, a ramassé une portion dérisoire des détritus et a disparu, laissant le reste sur place. Cette comédie administrative avait un objectif clair : empêcher le candidat indépendant de se construire une image d’homme d’action, de démontrer son engagement concret pour la population.

 

Chaque initiative de Mangounda se heurtait ainsi à des barrières invisibles mais efficaces. Les services publics, transformés en bras armé du parti au pouvoir, multipliaient les obstacles, les exigences financières, les promesses non tenues. Cette guérilla administrative préparait le terrain pour l’assaut final qui allait avoir lieu le jour du scrutin.

 

Justement, le 28 décembre, au bureau de vote de l’école Malo, précisément dans le fief électoral de Mangounda, des dysfonctionnements étranges ont paralysé les opérations dès l’ouverture. Les assesseurs désignés disparaissaient mystérieusement, le matériel de vote arrivait avec un retard inexplicable, les listes électorales présentaient des anomalies suspectes. Tout semblait organisé pour créer le chaos et fournir un prétexte à l’invalidation des résultats.

 

Derrière ce sabotage en règle, la main de Bruno Yapandé et de sa maîtresse Opportune Ngbayaro apparaissait clairement. Le ministre utilisait sa position pour déployer un arsenal de combines destinées à garantir la victoire de la candidate du MCU. En neutralisant le bureau de Malo par le désordre, il amputait Mangounda de sa principale réserve de voix et ouvrait la voie à une contestation des résultats qui permettrait d’annuler le scrutin dans cette circonscription.

 

Les électeurs du 5e arrondissement assistaient impuissants à cette confiscation de leur voix. Un candidat qui investissait son argent personnel pour améliorer le quartier se voyait sanctionné par ceux-là mêmes qui auraient dû encourager de telles initiatives. L’école qui devrait être un lieu neutre d’expression démocratique se transformait en champ de bataille où les règles changeaient selon qu’on appartenait ou non au sérail du pouvoir.

 

Ernest Konguere, le député sortant, observait tranquillement le déroulement de cette parodie. Après avoir réussi à évincer Mangounda du MCU, il voyait maintenant le système entier se mobiliser pour achever son rival définitivement. Sa complicité avec Opportune Ngbayaro et la protection du ministre Yapandé lui garantissaient une victoire sans avoir à affronter réellement son adversaire sur le terrain des idées ou des réalisations.

 

Cette séquence électorale concentrait toutes les dérives d’un système verrouillé où la contestation ne trouve aucun espace d’expression. Modeste Mangounda avait expérimenté successivement l’exclusion interne, les entraves administratives, l’extorsion financière et finalement la manipulation du scrutin. Quatre étapes d’un parcours d’obstacles monté avec méthode pour étouffer toute velléité d’indépendance face au parti au pouvoir et ses relais dans l’administration​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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Que se passe-t-il au sein de l’Autorité nationale des élections ? L’Union européenne met la pression sur cette institution pour renverser Touadéra?

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Que se passe-t-il au sein de l’Autorité nationale des Élections ? L’Union européenne met la pression sur cette institution pour renverser Touadéra?

 

Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/03/La-vice-presidente-de-lautorite-nationale-des-elections-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”internal”>Que se passe-t-il au sein de l’Autorité nationale des élections ? L’Union européenne met la pression sur cette institution pour renverser Touadéra?
La vice – présidente de l’autorité nationale des Élections en Centrafrique

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Comment expliquer qu’un ministre s’oppose, au nom du gouvernement, à une décision de gestion interne à l’ANE ? Cette question simple cache un enjeu complexe. Pour Touadéra et le MCU, l’Europe tente de manipuler les institutions électorales centrafricaines afin d’empêcher sa réélection annoncée dès le premier tour à 95%.

 

La correspondance administrative datée du 2 décembre confirme cette réalité criminelle: un membre du gouvernement intervient directement dans les choix de personnel de l’Autorité nationale des Élections. Le ministre de l’administration du territoire, Bruno Yapandé, demande la réintégration d’un agent pourtant licencié par le président de l’ANE, une décision qui relève normalement des prérogatives exclusives de ce dernier.

 

Cette ingérence dans un domaine censé appartenir à la direction de l’institution électorale donne raison au BRDC. Cette coalition de l’opposition démocratique affirmait depuis longtemps que l’ANE ne dispose d’aucune autonomie réelle face au pouvoir. Le document en question vient confirmer de nouveau ces faits de manière concrète.

 

Mais pour le président sortant Baba Kongoboro et son parti, cette affaire administrative cache une dimension bien plus large. Faustin-Archange Touadéra interprète l’action de l’ANE comme une stratégie d’ingérence pilotée par la communauté internationale européenne. Selon sa lecture et celle du MCU, l’Union européenne, sous l’influence de Paris, chercherait à déstabiliser le pouvoir en place.

 

L’objectif présumé ? Selon le MCU, laisser passer des résultats visant à l’ascension d’Anicet-Georges Dologuélé, alors que tous les dispositifs auraient déjà été mis en place pour garantir la réélection de Touadéra dès le premier tour à 95%. Cette interprétation transforme un différend sur la gestion du personnel en affrontement géopolitique de grande ampleur.

 

Le camp présidentiel considère que Bruxelles utilise les institutions électorales comme des outils pour renverser l’ordre établi. L’ANE se retrouve prise entre les exigences du gouvernement et les attentes internationales qui observent son travail avec attention.

 

Le paradoxe reste entier : comment une institution peut-elle garantir la régularité d’un scrutin si elle ne maîtrise même pas le choix de ses collaborateurs ? Cette interrogation dépasse le cas centrafricain et touche à l’essence même des organes électoraux dans les systèmes où l’exécutif dispose d’une influence prépondérante sur l’administration.

 

Les partisans de Touadéra maintiennent leur version d’une conspiration extérieure tandis que l’opposition y voit la preuve d’une manipulation des institutions. Entre ces deux lectures, l’ANE perd chaque jour un peu plus de la crédibilité nécessaire à sa mission.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Gisèle MOLOMA

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