Le député Hassan Akhras débarque à Mbata dans un tourbillon de liesse populaire
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-depute-hassan-akhras-debarque-a-mbata-dans-un-tourbillon-de-liesse-populaire.webp” data-wpel-link=”internal”>Le député Hassan Akhras débarque à Mbata dans un tourbillon de liesse populaire
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Depuis le 13 décembre, la machine électorale tourne à plein régime pour Hassan Akhras, député sortant de Mbaïki 3. Joël Yangongo et Eric Bondo ont préparé le terrain, validé les comités de soutien et les antennes ECHOS FAT avant l’arrivée du candidat.
Ce vendredi 19 décembre, Hassan Akhras a fait son apparition dans la commune de Mbata, son fief électoral composé de six arrondissements. Plus de deux cents taxi-motos et une vingtaine de voitures ont convergé vers Pissa, situé à quarante kilomètres de Mbata, pour escorter leur représentant. Le convoi a quitté Pissa à 11 heures et a roulé pendant plus de trois heures avant d’atteindre Bouchia.
Le député Hassan Akhras débarque à Mbata dans un tourbillon de liesse populaire la semaine dernière
À Bouchia, le député a procédé à la remise d’une ambulance médicalisée de trente millions de francs CFA à l’hôpital local. Il a également inauguré un bâtiment scolaire qu’il a fait remettre en état pour quinze millions de francs CFA. Quatre motos trois-roues ont été distribuées aux centres de santé de Belou, Bokanga, Bangui Bouchia et Mokinda.
Avant d’arriver à destination, Hassan Akhras s’est arrêté pour inspecter le chantier de la maternité de Bangui Bouchia, lancé une semaine plus tôt. La maternité de Bouchia bénéficie aussi d’une rénovation financée par le député.
Les populations de Bokanga, Bangui Bouchia, Molangué, Belou et Mbata ont réservé un accueil chaleureux à celui qui brigue un nouveau mandat. Les administrés semblent déterminés à reconduire leur élu le 28 décembre prochain. Les réalisations concrètes sur le terrain parlent d’elles-mêmes et les habitants de ces six arrondissements ont manifesté leur attachement à leur représentant par une mobilisation exceptionnelle ce vendredi.
Voilà! L’heure du bilan à sonner : la Santé, les promesses électorales fantômes de Touadéra en 2020
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Les-medecins-dans-la-salle-operatoire.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Les-medecins-dans-la-salle-operatoire.jpg” alt=”À Bangui, quand l’hôpital communautaire renvoie les malades mourir chez eux à la maison” width=”300″ height=”225″ srcset=”https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Les-medecins-dans-la-salle-operatoire.jpg 300w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Les-medecins-dans-la-salle-operatoire-80×60.jpg 80w, https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Les-medecins-dans-la-salle-operatoire-265×198.jpg 265w” sizes=”auto, (max-width: 300px) 100vw, 300px” />Au bloc opératoire de l’hôpital communautaire
En décembre 2020, à quelques semaines de la présidentielle, Faustin-Archange Touadéra dévoilait son programme santé devant une foule conquise : 100 hôpitaux réhabilités, 500 centres de santé construits, et une réduction de 60% de la mortalité infantile d’ici 2025. Cinq ans après, le bilan est pathétique : zéro réalisation.
La première interrogation qui vient à l’esprit concerne l’origine de ces engagements ambitieux. Où Touadéra a-t-il trouvé ces chiffres ? Aucun document officiel ne justifiait ces objectifs. Le ministère de la Santé n’avait établi aucune étude préalable, aucun diagnostic des besoins réels. Le budget national de 2021 ne prévoyait même pas les fonds nécessaires à ces projets pharaoniques.
Pour construire 500 centres de santé fonctionnels, il faut compter au minimum 200 millions de francs CFA par structure, soit 100 milliards au total. Le budget santé de la Centrafrique ne dépasse pas 15 milliards par an. Simple calcul : il aurait fallu consacrer l’intégralité du budget santé pendant sept ans uniquement à ces constructions, sans un franc pour le fonctionnement des hôpitaux existants.
Toutefois, au-delà des questions budgétaires, c’est sur le terrain que l’écart entre promesses et réalité apparaît le plus criant. Pendant que Touadéra promettait ses centaines de centres, l’hôpital communautaire de Bangui est saturé des malades. À Bouar, la maternité manque cruellement de sage-femme depuis 2019. À Bossangoa, les patients achètent leurs propres perfusions au marché.
Dr Marie, gynécologue à l’hôpital communautaire, témoigne sans détour : “Nous n’avons même pas de quoi réparer notre scanner tombé en panne en 2022. Comment peut-on parler de nouveaux hôpitaux quand nous manquons de gaze stérile ?”
L’Organisation mondiale de la santé recense exactement 23 hôpitaux fonctionnels en Centrafrique. Pas un seul n’a été rénové depuis 2020. Les “100 hôpitaux réhabilités” de Touadéra restent introuvables sur le terrain.
Ce qui aggrave cette situation désastreuse, c’est la stratégie délibérée de désinformation qui l’accompagne. Le plus révoltant reste la stratégie de désinformation qui accompagne ces échecs. En 2023, le ministre de la Santé Pierre Somsé affirmait encore que “les travaux avancent bien”. Quels travaux ? Où ? Aucun journaliste n’a jamais pu visiter le moindre chantier hospitalier.
Cette méthode montre une conception particulière du pouvoir : mentir devient acceptable si cela maintient l’illusion du progrès comme en Russie. Touadéra gouverne par la promesse perpétuelle, jamais par la réalisation.
Plus grave encore, ces manquements ont des répercussions directes et tragiques sur la population. Pendant que le président multiplie les annonces creuses, les statistiques sanitaires restent dramatiques. Le taux de mortalité infantile stagne à 125 décès pour 1000 naissances, l’un des plus élevés au monde. La promesse de réduction de 60% était pure fantaisie.
Chaque mois, des centaines de femmes meurent en couches faute de structures d’accueil. Des milliers d’enfants succombent à la malaria, maladie parfaitement curable avec les bons moyens. Ces morts auraient pu être évitées si les promesses de 2020 avaient été tenues.
En définitive, ce dossier de la santé démontre parfaitement une méthode de gouvernance particulière. Touadéra a perfectionné une technique redoutable : promettre l’impossible pour cacher l’inexistant. Ses 500 centres de santé rejoignent la longue liste de ses projets fantômes : les 1000 kilomètres de routes bitumées (jamais construites), les 50 000 emplois créés (jamais créés), les universités régionales (jamais ouvertes).
Cette gestion par l’annonce fonctionne tant que personne ne vérifie. Malheureusement pour les Centrafricains, la maladie ne se satisfait pas de promesses. Elle tue, implacablement, dans l’indifférence d’un pouvoir qui préfère les effets de manche aux vrais hôpitaux.
Les 100 hôpitaux de Touadéra resteront le symbole d’une présidence bâtie sur le mensonge d’État assumé.
La capitale centrafricaine a encore connu une nuit sanglante. Un agent en service au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a perdu la vie sous les balles d’hommes armés non identifiés. Cette attaque survient quelques jours après un meurtre similaire au commissariat central.
Le gardien de la paix était tranquillement à son poste de garde quand les assaillants ont escaladé le mur pour arriver jusqu’à lui. Les coups de feu ont retenti aux abords du jardin public, près de l’autorité nationale des Élections, semant la panique dans le secteur d’habitude tranquille. Personne n’a vu venir cette attaque qui s’est malheureusement déroulée rapidement comme un éclaire.
Ce qui pousse les banguissois à s’interroger sur l’état de sécurité dans leur capitale , c’est que ça fait deux fois en peu de temps. Il y a quelques jours à peine, un autre policier s’est fait tuer au commissariat central de Bangui. Deux meurtres, deux agents des forces de l’ordre visés. On tue des gens censés protéger la population, et ça se passe en pleine capitale.
Difficile de ne pas penser que tout ça a été préparé. Les auteurs savent où frapper, ils connaissent les lieux, ils agissent vite. Ce ne sont pas des actes hasardeux. Quelqu’un a planifié ces opérations avec précision.
La rédaction du CNC va probablement mener son enquête journalistique pour comprendre ce qui se trame depuis quelques jours dans la capitale. Qui sont ces bandits ? Qui les protège ? Qui sont ces hommes armés ? Pourquoi s’en prennent-ils aux policiers ? Les questions restent nombreuses pendant que les habitants de Bangui s’inquiètent de voir leurs protecteurs devenir des cibles
Urgent : enlevée par les mercenaires russes du groupe Wagner, Annie Iyo-Ayate , policière et sœur de Nourd d Gregaza, portée disparue depuis quatre jours
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/08/les_wagner_a_bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Pick-up militaire avec des mercenaires du groupe Wagner stationné devant l’ex mini-prix à Bangui. CopyrightCNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Depuis le 14 décembre, les mercenaires russes du groupe Wagner ont lancé une vague d’arrestations visant l’entourage de Nourd Gregaza. Parmi les personnes enlevées figure Annie Iyo-Ayate, sa jeune sœur et agent de police, introuvable depuis quatre jours.
L’affaire débute avec l’annonce fantaisiste de l’évasion présumée de Nourd d Gregaza de l’Office Central pour la Répression du Banditisme à Bangui. Les mercenaires russes du groupe Wagner affirment qu’il s’est échappé de sa cellule. Pourtant, cette version peine à convaincre. Comment un détenu pourrait-il sortir d’un établissement gardé par des dizaines de policiers nuit et jour ? La famille de Gregaza conteste cette version et craint plutôt qu’il ait été enlevé, peut-être pour être éliminé par les mercenaires russes.
Depuis cette disparition, les mercenaires russes du groupe Wagner ont multiplié les arrestations parmi les proches de Gregaza. Les raisons de ces opérations restent floues. Annie Iyo-Ayate, policière de profession, a été emmenée par les mercenaires russes il y a quatre jours vers une destination inconnue. Son enlèvement pousse chacun de nous à s’interroger : que compte faire Wagner d’une jeune femme arrêtée sans motif apparent ? Va-t-elle servir d’otage, subir des violences sexuelles ou être détenue dans l’une des prisons secrètes que Wagner gère à l’aéroport international de Bangui-Mpoko ou dans les sous-sols du camp de Roux ?
Le silence des autorités surprend. Aucune organisation de défense des droits des femmes ne réagit. Les institutions censées protéger les droits humains restent muettes. La Minusca, censée protéger les civils, reste également muette. Le gouvernement n’a même pas bougé son petit doigt. Une policière disparaît et personne ne prend la peine de s’interroger sur ce qui lui arrive en ce moment. Annie Iyo-Ayate demeure prisonnière quelque part, peut-être torturée, peut-être exploitée comme un objet sexuel des russes, sans que cela gène qui que ce soit dans ce pays des anormaux.
Toute la famille de Nourd d Gregaza vit désormais dans la terreur. Chacun redoute d’être le prochain sur la liste. Les mercenaires russes agissent à leur guise. Quand Wagner décide, les ministres approuvent. Quand Wagner applaudit, tout le monde suit. Les Centrafricains meurent dans l’indifférence générale. Annie Iyo-Ayate reste portée disparue. Sa famille attend des nouvelles qui ne viennent pas. Les jours passent sans réponse
Nana-Mambéré : Le commandant LAMTAGUÉ, officier des FACA, déployé pour la sécurisation des sites miniers chinois, installe lui-même son propre site minier et fait des millions avec de l’or exploité
LA MAFIA ATTEINT UN NIVEAU supérieur dans le village de RONDI, sous-préfecture de Abba, préfecture de la Nana-Mambéré. Le commandant LAMTAGUÉ, déployé dans le cadre de la sécurisation des sites miniers chinois, ne se contente plus de taxer les autres. Il a franchi une nouvelle étape : il est devenu exploitant minier. Avec 11 motopompes et des dizaines de jeunes recrutés à Yaloké, à 225 kilomètres de Bangui, cet officier des FACA fait maintenant des millions par mois avec son propre site d’extraction.
Récapitulons ce qu’on a découvert jusqu’ici sur ce commandant. Il fait des trafics humains au Cameroun, c’est-à-dire il recrute illégalement des Camerounais à Garoua-Boulaï pour venir travailler sur le territoire centrafricain sur des sites miniers chinois, tout en prélevant des commissions sur leurs salaires. Il taxe les villageois à 1 000 FCFA pour qu’ils puissent ramasser les graviers rejetés par les Chinois. Il impose 50 000 FCFA par semaine aux artisans qui veulent exploiter l’or dans la zone. Il a instauré son propre tribunal où ses hommes torturent et rackettent. Il protège la dévastation des forêts par les Chinois tout en frappant les villageois qui veulent ramasser du bois.
Maintenant, il a ajouté une nouvelle dimension à son empire criminel : il exploite lui-même l’or. Ce n’est plus seulement de la taxation, du racket, de la corruption. C’est de l’exploitation minière industrielle menée par un officier censé sécuriser les sites, pas les exploiter pour son compte personnel.
Le commandant LAMTAGUÉ possède 11 motopompes. Ce ne sont pas des outils d’artisan. Ce sont des équipements d’exploitation à grande échelle. Pour faire fonctionner ces machines, il lui faut de la main-d’œuvre. Beaucoup de main-d’œuvre. Alors il est parti à Yaloké, ville située à 225 kilomètres de Bangui, et il a recruté massivement. Des dizaines de jeunes de Yaloké travaillent maintenant sur son site minier personnel à Rondi.
Ces jeunes extraient l’or. Tout l’or récupéré va directement dans les poches du commandant. Avec 11 motopompes qui tournent, avec des dizaines d’ouvriers qui travaillent, ce monsieur fait des millions par mois. Des millions. Ce n’est plus de la petite corruption. C’est une industrie minière privée dirigée par un officier de l’armée nationale en mission officielle.
On se demande comment c’est possible. Tu es déployé pour sécuriser un site minier chinois dans la sous-préfecture d’Abba, dans la Nana-Mambéré. Tu deviens recruteur d’étrangers illégaux. Tu deviens collecteur de taxes sur les villageois. Tu deviens juge et bourreau. Et maintenant tu deviens exploitant minier avec ton propre site industriel. Comment un seul homme peut-il cumuler tout ça sans que personne ne réagisse ?
Mais attendez, ce n’est pas fini. Le commandant justifie ses taxes de 50 000 FCFA par semaine aux artisans locaux en leur expliquant que toute cette terre appartient déjà aux Chinois. Donc si les villageois viennent travailler, selon lui, ils volent les ressources des Chinois. C’est pourquoi, pour leur permettre de travailler sur leurs propres terres ancestrales, il leur impose cette taxe. Cinquante mille francs par semaine. Deux cent mille francs par mois par personne.
Imaginez le nombre d’artisans qui travaillent dans cette zone. Imaginez combien d’argent ça représente chaque mois. Des millions, rien que sur cette taxe. Et pendant qu’il taxe les villageois pour soi-disant voler aux Chinois, lui-même exploite son propre site avec 11 motopompes et des dizaines d’ouvriers. La logique n’existe plus. C’est juste du racket pur et simple déguisé en réglementation.
Sous l’autorité nominale de l’adjudant-chef KOTA MABOKO, chef de base, et de l’adjudant BANAMAYE, son adjoint, tout ce système fonctionne à plein régime. Les soldats collectent les taxes, surveillent les sites, empêchent les villageois de travailler librement, et en même temps protègent l’exploitation personnelle du commandant. Ils travaillent pour lui, pas pour l’État.
Ce monsieur a installé une véritable chronomafia. Le trafic d’êtres humains avec les Camerounais recrutés illégalement. Le racket des villageois et des artisans. La torture et la justice parallèle. La complicité dans la dévastation environnementale. Et maintenant l’exploitation minière industrielle pour son compte personnel. Tout ça en même temps. Tout ça dans la même zone. Tout ça sous couvert d’une mission officielle de sécurisation.
Les habitants de Rondi, village situé à 45 kilomètres de la commune d’Abba, assistent impuissants à ce pillage organisé. Le chef de village WAMBETO ne peut rien faire. Les autorités d’Abba ne bougent pas. À Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré située à 450 kilomètres de Bangui, le silence règne. À Bangui, les ministères concernés semblent ignorer ce qui se passe dans cette zone frontalière.
Pendant ce temps, le commandant LAMTAGUÉ continue d’accumuler. Il recrute des Camerounais, il taxe des Centrafricains, il torture des villageois, il exploite de l’or. Ses 11 motopompes tournent jour et nuit. Ses ouvriers de Yaloké extraient des kilos d’or chaque semaine. Son compte en banque gonfle. Sa mafia s’étend.
Comment un pays peut-il laisser un seul homme, un officier de son armée, contrôler une zone entière de cette façon ? Comment peut-on accepter qu’un commandant déployé pour une mission de sécurité se transforme en parrain local qui cumule tous les pouvoirs et tous les trafics ? Comment la hiérarchie militaire peut-elle ignorer qu’un de ses officiers fait des millions par mois avec un site minier personnel pendant qu’il est censé travailler pour l’État ?
Dix ans au pouvoir, Touadéra a perdu la bataille éducative
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/06/eleves_dans_la_cours_de_ecole_primaire_fondamental_de_baboua.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les élèves dans la cour de l’école de Baboua centre . CopyrightCNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Malgré des statistiques officielles sorties du chapeau de Baba Kongoboro, présentant des taux de réussite encourageants, la réalité montre un système éducatif en déliquescence où les enfants peinent à maîtriser les fondamentaux.
À Baboua, l’année scolaire s’est officiellement terminée avec plus de 80 % de réussite aux examens, un pourcentage qui relève davantage de la statistique cosmétique que de la réalité pédagogique. Ces chiffres cachent une vérité bien différente : les élèves qui obtiennent leur certificat sont souvent incapables de lire correctement un texte simple ou de résoudre des opérations mathématiques élémentaires. Cette situation s’explique par un système où les maîtres-parents, sans formation pédagogique appropriée, assurent l’essentiel de l’enseignement dans nos écoles.
La situation dépasse largement les frontières de Baboua et touche l’ensemble du territoire national. Les enfants désertent massivement les salles de classe pour rejoindre les chantiers miniers pour les uns, ou les autres se concentrent sur des marchés pour vendre. Ces enfants sont attirés par la perspective de revenus immédiats. Les filles disparaissent des bancs de l’école, victimes de mariages précoces qui brisent définitivement leur avenir. À Berberati, Boda, Bouar, Bambari ou Paoua, le même scénario se répète : les jeunes abandonnent l’école pour chercher de l’or, couper du bois ou survivre dans des activités informelles.
Après dix années à la tête du pays, les promesses de réformes éducatives du président Touadéra alias Baba Kongoboro restent lettre morte. Le régime annonce régulièrement des réformes et promet de renforcer l’éducation, mais les faits témoignent d’une autre réalité. Les maîtres-parents remplacent encore les enseignants formés, les infrastructures tombent en ruine et le budget alloué à l’école reste dérisoire. Le recrutement ponctuel de quelques contractuels ne change rien au fond du problème : l’État a abandonné le terrain éducatif.
L’ampleur de cet échec montre une défaillance institutionnelle complète. Le gouvernement ne protège pas les filles contre les mariages forcés, ne combat pas l’attrait des mines sur les jeunes, ne garantit aucun avenir à la jeunesse. À chaque rentrée scolaire, ce sont les parents, les enseignants et les communautés locales qui tentent de sauver ce qui peut l’être, tandis que les autorités se contentent de discours sans substance.
Partout dans le pays, l’éducation est sacrifiée. Touadéra n’a pas seulement perdu Baboua, il a perdu toute la jeunesse centrafricaine. La bataille éducative, essentielle pour l’avenir du pays, est définitivement perdue après une décennie de gouvernance inefficace et criminelle.
Nouveau carnage à Zémio : des éleveurs peuls abattus dont deux enfants
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/02/Monsieur-Aladji-lun-des-eleveurs-Peuls-victimes-de-braquage-par-un-groupe-des-jeunes-villageois-a-Bossembele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Monsieur Aladji Bouba, l’un des éleveurs Peuls braqués par un groupe des jeunes villageois près de Bossembélé, dans la préfecture de l’Ombella-Mpoko Screenshot
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans la nuit du 21 décembre, trois bergers peuls ont été assassinés à sept kilomètres de Zémio, sur l’axe menant vers Rafaï. Parmi les victimes figurent deux mineurs. Les habitants pointent du doigt les miliciens Azandé.
Ce massacre endeuille une fois de plus Zémio, l’un des chef-lieu de la sous-préfecture du Haut-Mbomou, dans le sud-est centrafricain. Depuis avril dernier, voilà huit mois que les mercenaires criminels russes du groupe Wagner bombardent et tuent lors de leurs accrochages avec les combattants miliciens Azandé. Les casques bleus de la Minusca prêtent main-forte de temps en temps aux Russes et aux soldats FACA basés dans la zone. Les éléments de forces de défense et de sécurité intérieure multiplient également les abus. Malgré ces déploiements de force et les déclarations officielles affirmant le retour de la tranquillité dans le Haut-Mbomou, la réalité du terrain raconte une histoire bien différente. Les routes menant à cette ville demeurent extrêmement dangereuses.
Le 13 décembre dernier, un camion de 10 roues transportant des marchandises depuis Bangui a été incendié à son arrivée à 20 kilomètres de Zemio par des individus armés non identifiés. La population de Zemio, pour eux, voient la main des miliciens Azandé derrière ce coup. Puis, une semaine plus tard, survient ce nouveau massacre des peuls : plusieurs membres d’une seule famille ont été exécutés sommairement. Encore une fois, les proches des victimes pointent du doigt sans hésiter les miliciens Azandé comme responsables. Aucune preuve formelle n’existe, certes, mais ces groupes armés contrôlent l’ensemble des axes routiers et la brousse environnante. Cette emprise territoriale alimente naturellement les soupçons. Plusieurs personnes d’une même famille ont péri. Seul un garçon de dix ans a survécu, blessé, actuellement soigné à l’hôpital.
Ces tueries s’enchaînent à quelques kilomètres seulement de Zemio. L’attaque précédente s’est déroulée à vingt kilomètres. Tous les chemins autour de Zémio, Bambouti, Mboki et Obo baignent dans l’insécurité permanente. Tantôt les Wagner, tantôt les FACA, tantôt les miliciens Azandé, tantôt les anciens rebelles de l’UPC désormais intégrés dans l’appareil répressif du régime. Personne ne sait vraiment qui commet quoi. La confusion règne totalement dans cette zone.
Et pendant ce temps, on parle d’Élections. Comment les populations pourront-elles se déplacer pour voter quand la mort rôde à quelques kilomètres des agglomérations ? Les autorités affirment que la paix est revenue, mais les faits racontent l’inverse. Les convois commerciaux brûlent, les éleveurs tombent sous les balles, les familles entières disparaissent. La vie quotidienne reste suspendue à la menace constante des hommes armés qui sillonnent la région. Les civils paient le prix fort de ces affrontements dont les contours restent flous. Chaque jour apporte son lot d’angoisses pour ceux qui doivent emprunter ces pistes devenues mortelles.
Après les hommes, c’est le tour des femmes : la débandade générale dans la Nana-Mambéré, les 3R sèment la pagaille
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/05/Deux-femmes-qui-reviennent-du-champs-a-Bria-par-Banaf-depuis-Bangui.jpg” data-wpel-link=”internal”>Deux femmes qui reviennent du champ à Bria. CopyrightCNC
La préfecture de la Nana-Mambéré assiste à un nouvel exode de la population villageoise. Après avoir vu partir leurs maris et leurs fils, voilà que les femmes des villages d’Abba Mogani et Bangarèm prennent aussi la fuite. En cause : les anciens rebelles des 3R, devenus auxiliaires du gouvernement, multiplient les agressions sexuelles dans ces localités situées à une soixantaine de kilomètres de Bouar.
Cette situation découle directement de la présence de ces ex-combattants qui ont paraphé un accord de paix avec les autorités le 19 avril dernier à N’Djamena, capitale du Tchad. Ces éléments armés, devenus désormais un instrument déstabilisateur de Touadera et de son clan mafieux, occupent plusieurs positions dans cette région du nord-ouest. Une partie d’entre eux suit une formation militaire pour rejoindre l’armée régulière, d’autres retournent à la vie civile, tandis qu’un troisième groupe reçoit son entraînement directement des Wagner, ceux qu’on appelle les “Russes noirs”.
Installés à Abba Mogani et Bangarèm, ces hommes en armes ont d’abord multiplié les débordements : tirs en l’air, perquisitions musclées sous prétexte de traquer les miliciens Anti-Balaka. Mais l’absence de combattants ennemis les a poussés à se tourner vers d’autres cibles. Désormais, ce sont les femmes qui subissent leurs assauts. Les agressions sexuelles se multiplient, sans distinction aucune. Qu’elles soient mariées ou non ne change rien à l’affaire. Peu leur importe le statut des victimes.
Face à cette menace permanente, de nombreuses villageoises ont pris la fuite. Certaines se sont enfoncées dans la brousse, d’autres ont rejoint des localités voisines où elles espèrent trouver refuge. Bangarèm se trouve à environ soixante kilomètres de Bouar, chef-lieu de la préfecture. C’est précisément dans ces zones que le groupe Wagner a déployé les éléments des 3R, officiellement pour garantir la sécurité des populations, mais dans la réalité, l’objectif est de terroriser les populations civiles à l’approche des Élections.
Mais une autre réalité sur le terrain confirme autre chose. Pour ces combattants des 3R, la présence féminine représente désormais leur principale objectif, non pour la protéger, mais pour l’agresser. Les épouses, les mères, les jeunes filles : personne n’est à l’abri de leurs avances forcées. L’impunité règne dans ces villages de la Nana-Mambéré. Les mécanismes de protection n’existent plus, si tant est qu’ils aient jamais fonctionné dans ces territoires éloignés du pouvoir de Bangui. D’ailleurs même si c’est le cas, la situation va rester la même dans la capitale, car le pouvoir de Bangui qui l’a même autorisé.
Les témoignages recueillis par la rédaction du CNC parlent d’une atmosphère de terreur. Les femmes n’osent plus sortir, même en plein jour. Les déplacements vers les champs ou les points d’eau deviennent des expéditions risquées. Chaque sortie peut tourner au cauchemar. Le tissu social se déchire progressivement. Les familles se dispersent. Les villages se vident de leur population féminine, laissant derrière elles des habitations vides et des champs abandonnés.
L’accord signé avec pompe à N’Djamena n’a rien changé au quotidien de ces populations. Pire encore, il a légitimé la présence de ceux-là mêmes qui terrorisent les communautés. Les 3R, hier rebelles pourchassés, aujourd’hui auxiliaires du pouvoir, continuent d’imposer leur loi par la violence et l’intimidation. Leur intégration progressive dans les structures étatiques ne s’accompagne d’aucun contrôle réel sur leurs comportements.
D’autres villages de la préfecture pourraient bientôt connaître le même sort. La région entière semble basculer dans une spirale où la violence sexuelle devient un mode de contrôle des populations. Ce qui devait être un retour à la paix se transforme en cauchemar pour les habitantes de Nana-Mambéré. Les hommes sont partis en premier, chassés par les exactions. Maintenant, ce sont leurs femmes qui prennent le même chemin, fuyant vers des destinations incertaines avec l’espoir de retrouver un peu de sécurité
avec la saison sèche qui s’installe, les bandits soudanais ramènent le chaos sur les routes du nord de la RCA
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/sur-la-route-poussiereuse-de-sikikede-dans-la-prefecture-de-la-vakaga-photo-cnc.png” data-wpel-link=”internal”>Sur la route poussièreuse de Sikikédé, dans la préfecture de la Vakaga. Photo CNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les axes routiers du nord centrafricain connaissent une recrudescence des attaques armées. Des bandits en provenance du territoire soudanais ciblent les voyageurs et transporteurs. La zone frontalière entre Haute-Kotto et Vakaga devient particulièrement un terrain de chasse pour ces criminels transfrontaliers soudanais.
Pour comprendre l’ampleur des faits, il faut remonter à la semaine dernière. Jeudi 18 décembre, entre Ouadda-Maïkaga et Ouanda-Djallé, des conducteurs de taxi-moto ont été pris pour cible par des hommes armés venus du Soudan. Les assaillants ont arrêté leurs victimes de minuit jusqu’à 7 heures du matin et les ont dépouillé complètement avant de disparaître dans la nature. Et ce n’est pas tout! Vingt-quatre heures plus tard, vendredi, les assaillants ont de nouveau frappé avec un nouveau braquage sur l’axe reliant Ouanda-Djallé à Sam-Ouandja. Cette fois, c’est un véhicule de transport commercial chargé de passagers et de marchandises qui est tombé dans le piège tendu par ces bandits soudanais.
Le chauffeur a dû immobiliser son véhicule face aux assaillants. Ces derniers ont fouillé méthodiquement chaque voyageur, vidant poches et sacs. Après avoir rassemblé leur butin, les malfaiteurs ont autorisé le véhicule à reprendre sa route. Pourtant, ce n’est pas la fin du cauchemar pour les citoyens du nord.
Quelques heures après cet incident qui s’est produit sur l’axe Ouanda-Djallé et Sam-Ouandja, un nouveau braquage s’est produit. En effet, entre Ouanda-Djallé et le village Ouandja, un commerçant du nom de Sahadine circulait sur sa moto. Arrivé sur le pont de Kessere, situé à quinze kilomètres du village Ouandja, il s’est retrouvé face aux bandits soudanais. Ces derniers voudraient l’arrêter, mais l’homme tient bon sur sa moto et file à grande vitesse. Malheureusement, les assaillants soudanais n’ont pas dit leur dernier mot. Sans sommation, ils ont ouvert le feu dans sa direction. Une balle lui a brisé la jambe. Malgré sa blessure, Sahadine a trouvé la force de s’enfuir et a pu rejoindre le village Ouandja où il a été immédiatement transféré à Tiringoulou pour y recevoir des soins.
Ces trois attaques en l’espace de deux jours touchent les préfectures de la Haute-Kotto, où se trouve Ouadda-Maïkaga, Sam-Ouandja, et de la Vakaga qui regroupe Ouanda-Djallé, Tiringoulou et les localités avoisinantes. Les commerçants qui empruntent quotidiennement ces routes pour leurs activités ne savent plus comment assurer leurs déplacements. Chaque voyage devient une épreuve où personne ne peut garantir d’arriver sans encombre à destination
Centrafrique : braquage sur la route de Markounda, des voyageurs dépouillés en plein jour
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2021/07/Les-combattants-rebelles-de-3R-dans-la-localite-de-Abba.jpg” data-wpel-link=”internal”>Les hommes armés
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le samedi 21 décembre 2025 vers 11 heures du matin, des bandits armés ont attaqué des voyageurs sur la route reliant Bobere à Kakambiya, dans la préfecture de l’Ouham. Les victimes revenaient du village de Sido, situé sur l’axe de Markounda.
Les assaillants, dont l’identité reste inconnue, ont arrêté les voyageurs de force avant de rafler l’ensemble des possessions des passagers. Argent liquide, téléphones portables, bagages personnels : rien n’a échappé à la razzia menée par ces malfaiteurs qui opéraient à visage découvert selon plusieurs témoignages recueillis sur place par la rédaction du CNC.
Cette attaque s’inscrit dans une série d’agressions similaires enregistrées ces dernières semaines sur cet itinéraire fréquenté par les commerçants et les habitants. Les usagers de la route empruntent régulièrement ce trajet pour rejoindre les marchés locaux ou visiter leurs proches dans les villages environnants.
L’insécurité grandissante sur cet axe routier pousse désormais les voyageurs à redoubler de prudence. Certains préfèrent circuler en convoi tandis que d’autres évitent purement et simplement de prendre la route aux heures considérées comme dangereuses. Les commerçants ambulants, particulièrement exposés à ces attaques répétées, hésitent maintenant à transporter des marchandises de valeur.
À moins de trois mois du premier tour de la présidentielle du 28 décembre 2025, le Bloc Républicain pour la Défense de la Constitution (BRDC) dénonce une situation absurde : les listes électorales sont uniquement consultables en ligne alors que la majorité de la population n’a accès ni à l’électricité ni à internet.
Martin Ziguelé , porte-parole du BRDC, a donné un exemple personnel qui résume le problème : “Mon nom figure dix-sept fois sur la liste virtuelle”. Cette multiplication d’inscriptions témoigne du chaos qui règne dans le fichier électoral. Mais le problème va bien au-delà des doublons et des erreurs techniques.
En République centrafricaine, moins de 10% de la population dispose d’un accès régulier à l’électricité. Dans de nombreuses localités, il n’existe ni routes praticables, ni eau potable courante, encore moins de connexion internet. Comment les habitants de ces zones peuvent-ils vérifier leur inscription sur des listes électorales disponibles uniquement en ligne ?
Cette question n’est pas rhétorique. Des millions de Centrafricains se trouvent dans l’impossibilité matérielle de consulter le fichier électoral. Ils ne savent pas s’ils sont inscrits, où ils doivent voter, si leurs informations sont correctes. Cette ignorance forcée les prive de facto de leur droit de vote.
Le BRDC rappelle que depuis 1992, toutes les Élections pluralistes en République centrafricaine ont été précédées par l’affichage public des listes électorales dans les bureaux de vote et les unités administratives. Cette pratique permettait à chaque citoyen de vérifier son inscription sans avoir besoin d’équipement technologique.
Cette fois, le régime Touadéra a décidé de rompre avec cette tradition. Le président a convoqué le corps électoral sans garantir l’affichage physique des listes, condition pourtant prévue par le code électoral. Cette violation délibérée prive les citoyens d’un mécanisme fondamental de transparence électorale.
L’Autorité Nationale des Élections justifie cette absence d’affichage par le manque de moyens financiers. Mais cette excuse ne tient pas. Si l’ANE n’a pas les moyens d’imprimer et d’afficher des listes électorales – une opération qui nécessite essentiellement du papier et de l’encre – comment peut-elle prétendre organiser quatre scrutins simultanés nécessitant l’impression de millions de bulletins et le déploiement de matériel dans tout le pays ?
Cette contradiction démolit l’argument du manque de moyens. La vérité est ailleurs : le régime ne veut pas que les citoyens puissent vérifier les listes électorales. L’affichage physique permettrait de constater les fraudes, les inscriptions fantaisistes, les exclusions arbitraires. En limitant l’accès aux listes à une consultation en ligne impossible pour la majorité, le pouvoir se donne les moyens de manipuler le fichier sans contrôle citoyen.
Martin Ziguelé pose la question qui dérange : “Comment parler de compétition démocratique quand personne ne sait s’il est électeur ou non ?” Cette interrogation met le doigt sur l’absurdité fondamentale de la situation. Des Élections où les citoyens ne peuvent pas vérifier leur inscription ne sont pas des élections démocratiques.
Pour le BRDC, cette organisation fragilise la crédibilité du scrutin et confirme la volonté du régime de contrôler totalement le processus électoral. Imposer une consultation en ligne dans un pays sans électricité ni internet revient à instaurer un mécanisme d’exclusion systématique de la majorité de la population.
Cette exclusion n’est pas accidentelle. Elle s’inscrit dans une stratégie plus large du régime pour organiser des élections sur mesure. Moins il y aura de contrôle citoyen, plus il sera facile de fabriquer les résultats souhaités. Moins les gens pourront vérifier leur inscription, plus il sera simple d’empêcher certains de voter tout en ajoutant des électeurs fantômes.
L’opposition voit dans cette démarche une nouvelle preuve que la présidentielle et les scrutins associés se dérouleront dans des conditions viciées qui ne permettront pas au peuple centrafricain d’exprimer librement sa volonté.
Cette situation pose aussi la question de la complicité passive des partenaires internationaux. La communauté internationale finance en partie le processus électoral centrafricain. Les bailleurs de fonds acceptent-ils que leur argent serve à organiser des élections où les listes électorales restent inaccessibles à la majorité des citoyens ?
Le paradoxe est complet : on parle de modernisation du processus électoral avec des listes consultables en ligne, mais cette prétendue modernité exclut 90% de la population qui n’a pas accès aux technologies nécessaires. C’est une modernité de façade qui cache une régression démocratique.
Les Centrafricains des zones rurales – qui représentent la majorité de la population – se retrouvent doublement exclus. D’abord parce qu’ils n’ont pas les moyens techniques de consulter les listes en ligne. Ensuite parce que le régime refuse d’afficher ces listes physiquement dans leurs localités.
Le BRDC a raison de dénoncer cette situation sans précédent. Jamais dans l’histoire électorale centrafricaine post-1992, les citoyens n’avaient été privés de la possibilité de vérifier physiquement leur inscription sur les listes électorales.
Cette régression témoigne de la dérive autoritaire du régime Touadéra qui accumule les violations des règles démocratiques : Constitution imposée par la force, convocation électorale dans l’illégalité, listes électorales inaccessibles, refus du dialogue avec l’opposition.
Les élections de décembre 2025 s’annoncent comme une parodie démocratique où les citoyens voteront sans savoir s’ils sont inscrits, dans des conditions opaques, pour des résultats probablement fabriqués. Le régime appelle cela de la souveraineté. Le reste du monde appelle cela une dictature qui ne dit pas son nom.
Eau et assainissement : les 10 000 forages fantômes de Touadéra en 2020, inconscience ou manipulation ?
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Le-premier-chateau-deau-formule-Touadera-en-phase-de-finition-a-Bimbo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Le-premier-chateau-deau-formule-Touadera-en-phase-de-finition-a-Bimbo-450×428.jpg” alt=”Eau et assainissement : les 10 000 forages fantômes de Touadéra en 2020, inconscience ou manipulation ?” width=”450″ height=”428″ />Le 1er château d’eau sur les 500 promis par Touadera en construction finale. Photo Cristian Aimé Ndotah
Dix mille forages, 500 châteaux d’eau, modernisation complète du réseau urbain : voilà ce que promettait Faustin-Archange Touadéra en décembre 2020 pour résoudre définitivement la crise de l’eau en Centrafrique. Cinq ans après ces annonces grandioses, les habitants de Bangui font toujours la queue aux bornes-fontaines défaillantes, et les villages de brousse continuent d’envoyer leurs enfants puiser dans des marigots pollués. Comment un président peut-il promettre 10 000 forages dans un pays qui peine à entretenir les 200 puits existants ?
Bien entendu, cette promesse avait tout d’un programme de salut public destiné à séduire les masses. Offrir l’accès à l’eau potable à travers tout le territoire, c’était l’engagement le plus populaire du programme électoral. Dix mille forages, c’était théoriquement la garantie d’une vie meilleure pour des millions de Centrafricains condamnés à boire l’eau des rivières. Mais les chiffres seuls révèlent l’ampleur de cette supercherie : creuser 10 000 forages fonctionnels nécessite au minimum 50 millions de francs CFA par ouvrage, soit 500 milliards au total. Le budget national entier de la Centrafrique représente 350 milliards par an. Touadéra promettait donc de consacrer deux années complètes du budget d’État uniquement aux forages, sans un franc pour les écoles, les hôpitaux ou les salaires. Mais sur le terrain, la réalité a vite pris le dessus : les habitants continuent de parcourir des kilomètres avec des bidons jeunes sur la tête, dans l’attente d’une source ou d’un puits encore fonctionnel.
Néanmoins, les 500 châteaux d’eau annoncés avec tant de fierté n’existent nulle part sur le territoire centrafricain. À Bangui même, certains quartiers comme le 8ème et cinquième arrondissement n’ont toujours pas accès à des bornes-fontaines correctes, et les installations vétustes tombent régulièrement en panne faute d’entretien minimal. Il n’y a aucun château d’eau dans le pays. Dans les provinces, la situation frôle l’humanitaire : des villages entiers vivent dans une soif permanente, exposés aux maladies diarrhéiques liées à l’eau insalubre. À Bossangoa, les 15 000 habitants partagent trois puits pour toute la ville. Comment construire 500 châteaux d’eau neufs quand on n’arrive pas à construire même un ?
Ironiquement, le régime n’a pas modernisé le réseau urbain comme il l’affirmait solennellement en campagne. Au contraire, les coupures d’eau sont devenues plus fréquentes et plus longues, même dans la capitale supposée prioritaire. Les habitants de Bangui paient désormais des revendeurs ambulants 100 francs pour quelques litres d’eau de qualité douteuse, un comble absolu dans un pays qui avait juré de résoudre définitivement la crise de l’eau. La Société des eaux de Centrafrique (SODECA) fonctionne avec des tuyaux percés et des pompes défaillantes, héritage des décennies passées. Aucune modernisation, aucun investissement, aucune amélioration depuis 2020.
En réalité, les forages promis ne sont jamais sortis de terre, tout comme les châteaux d’eau révolutionnaires. Ces chiffres spectaculaires n’étaient qu’un écran de fumée politique, une opération de communication destinée exclusivement à tromper des électeurs assoiffés d’espoir autant que d’eau. Aucune entreprise de forage n’a été contactée, aucun site n’a été identifié, aucun budget n’a été débloqué. Touadéra lançait des chiffres comme on lance des confettis : pour l’effet immédiat, sans se soucier des conséquences. Il n’a pas résolu le problème de l’eau, il l’a aggravé en entretenant un mensonge collectif pendant cinq ans.
Finalement, cette promesse d’hydraulique nationale s’ajoute à la longue liste croissante des illusions présidentielles centrafricaines. Le peuple reste assoiffé, abandonné, trahi par un programme qui ne tenait que sur le papier glacé des affiches électorales. Les 10 000 forages de Touadéra rejoignent ses 50 usines inexistantes et ses 2000 écoles imaginaires dans le cimetière des promesses brisées. Cette accumulation de mensonges hydrauliques pousse à s’interroger : le président souffre-t-il d’une déconnexion totale avec la réalité, ou manipule-t-il sciemment la soif de tout un peuple ? Dans les deux cas, les Centrafricains continuent de mourir de soif en attendant des forages qui n’existeront jamais.
Centrafrique : Aïd el-Kébir et Noël 2025 : Quand la cherté de la vie gâche la fête
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/05/La-Vie-Quotidienne-au-Marche-de-Begoua.jpg” data-wpel-link=”internal”>La Vie Quotidienne au Marché de Begoua – PK12 . CopyrightCNC
Le couteau du sacrificateur d’Abraham coûte cher cette année en Centrafrique. Très cher même. Pendant que les fidèles musulmans célébraient l’Aïd el-Kébir le 6 juin dernier, les bourses se vidaient à vue d’œil. Et les chrétiens qui regardent déjà vers Noël savent qu’ils vont trinquer aussi.
Le mouton qui fait pleurer
Au marché de PK5, là où Bangui bat son plein commercial, Aïcha Mahamat n’en revient pas. Cette mère de famille tourne et retourne les billets froissés dans sa main : “75 000 francs pour un mouton ! Tu te rends compte ? L’année passée, avec 45 000 francs, j’avais mon affaire”.
Son voisin de stand, Issa Oumar, acquiesce en secouant la tête. Cet éleveur du Nord a bravé les routes dangereuses pour venir écouler son bétail : “ entre les coupeurs de route, les barrages sauvages sur l’axe Bangui-Kaga-Bandoro, et les taxes à tous les coins de routes, on ne s’y retrouve plus”.
La fête du sacrifice d’Abraham, moment sacré de partage et de communion, se transforme en casse-tête financier. Beaucoup ont serré les dents, d’autres se sont endettés. Certains ont carrément renoncé.
Noël dans le viseur
Du côté des chrétiens, on fait déjà les comptes. Marie Konzoro, qui tient un étalage au marché de Bimbo, ne mâche pas ses mots : “Si c’est comme ça pour l’Aïd des musulmans, qu’est-ce que ça va donner pour notre Noël ? Le poulet flambe, le riz s’envole, l’huile devient de l’or”.
Les chiffres donnent le vertige : une hausse de 70% sur les produits de base en douze mois. Les barrages routiers, qu’ils soient tenus par des groupes armés ou des agents peu scrupuleux, étranglent l’approvisionnement. Résultat : tout ce qui vient de l’intérieur du pays ou du Cameroun coûte les yeux de la tête. Pourtant, l’esprit de solidarité résiste.
Un message qui résonne dans un pays où célébrer devient un défi quotidien. Entre l’Aïd qui vient de passer et Noël qui approche, les Centrafricains prouvent une fois de plus leur capacité à faire face. Mais jusqu’à quand ?
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/1xbet-publicite-du-benin.webp” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/1xbet-publicite-du-benin-450×450.webp” alt=”1xbet-Publicité du Benin” width=”450″ height=”450″ />1xbet-Publicité du Benin
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Vakaga : « Donner 20 millions à Touadéra pendant que nos familles boivent l’eau des animaux est une trahison », dénonce Ibrahim Moussa, ressortissant de Boromata
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2018/06/Djono-ABBA-.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le ministre Gontran Ndjono-Ahaba
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Alors que la Vakaga manque d’eau potable, d’écoles et de routes, des ministres originaires de cette préfecture ont remis, le vendredi 12 décembre, une contribution de 20 millions de francs CFA en soutien au troisième mandat de Faustin-Archange Touadéra. Une démarche qui cause une vive colère parmi les ressortissants de la région. Ibrahim Moussa, originaire de Boromata, s’exprime sans détour.
CNC : vous êtes ressortissant de Boromata, dans la Vakaga. Comment avez-vous réagi en apprenant que des ministres de votre région offrent 20 millions de francs CFA à Touadéra pour sa campagne ?
Ibrahim : c’est une humiliation. Pendant que nos parents dorment à la belle étoile à Birao, pendant que nos enfants étudient sous des bâches, ces ministres trouvent normal de donner de l’argent au président. Ce n’est pas un geste symbolique, c’est un mépris assumé de la population de la Vakaga.
CNC : certains parlent pourtant d’un simple soutien politique.
Ibrahim : qu’ils arrêtent l’hypocrisie. Touadéra n’a jamais manqué d’argent pour ses campagnes. Ce régime dispose de moyens énormes. Les 20 millions ne servent pas à aider le président, ils servent à acheter la loyauté de ces ministres et à garantir leur place au gouvernement.
CNC : vous évoquez souvent la situation sociale dans la Vakaga. Que vivez-vous concrètement sur le terrain ?
Ibrahim : rien n’a changé depuis des années. Pas un forage digne de ce nom, pas d’écoles construites, des routes inexistantes. À Bour Mbata comme ailleurs, les gens boivent l’eau des puits où les animaux viennent s’abreuver. À Tiringoulou, après les inondations, personne n’est venu. Pas une aide, pas un sac de riz.
CNC : que pensez-vous de l’attitude des ministres originaires de cette région ?
Ibrahim : ils ont abandonné leur peuple. À Bangui, ils roulent dans le luxe, ils brassent des milliards, mais chez eux, leurs propres parents vivent dans la misère. Donner de l’argent à Touadéra pendant que la Vakaga brûle, c’est une trahison pure et simple.
CNC : vous parlez de trahison. Les mots sont forts.
Ibrahim : ils sont faibles par rapport à la réalité. Ces gens-là préfèrent sécuriser leur avenir politique plutôt que sauver des vies. Ils savent que des familles entières dorment sans abri, que des enfants n’ont même pas de tables-bancs. Malgré cela, ils choisissent le camp du pouvoir contre leur propre population.
CNC : quel message adressez-vous directement à ces ministres ?
Ibrahim : qu’ils arrêtent de se cacher derrière des discours creux. S’ils avaient un minimum de dignité, ils investiraient ces 20 millions dans l’eau, les écoles ou les routes de la Vakaga. L’histoire retiendra qu’ils ont choisi Touadéra plutôt que leur peuple.
CNC : merci monsieur Ibrahim.
Ibrahim : c’est moi qui vous remercie.
Propos recueillis par Moïse Banafio depuis Boromata….
CONTACTER CORBEAU NEWS CENTRAFRIQUE….
WhatsApp deux cent trente-six, soixante-quinze, soixante-douze, dix-huit, vingt et un .
À Bangui, le ridicule ne tue pas. Les femmes des Wagner gonflent aussi leur muscle devant l’ancien ministre Jean-Serge Bokassa après son ralliement à Dologuelé
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2019/09/Jean-Serge-Bokassa-vue-profil-.jpg” data-wpel-link=”internal”>Jean-Serge-Bokassa-vue-profil- – Combats de Birao : Jean-Serge Bokassa exprime ses condoléances et sa compassion aux parents et proches des victimes.
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La semaine dernière, l’ancien ministre Jean-Serge Bokassa voit sa résidence encerclée par des éléments de la garde présidentielle qui sont tous d’ailleurs des femmes des Wagner. Cette opération intervient après qu’il a publiquement annoncé son appui à Anicet-Georges Dologuélé pour l’élection présidentielle prévue en décembre 2025.
La scène paraît très absurde aux yeux de nombreux Centrafricains. Ces mêmes soldats de la garde présidentielle, qui déploient actuellement une force impressionnante autour du domicile de l’ancien ministre, étaient restés étrangement faibles face aux mercenaires du Groupe Wagner qui, il y’a une semaine, ont tabassé, mais vraiment tabassé, leur directeur général adjoint, le colonel Yalengue, comme un bébé. Mais quand leur colonel pleure de douleur devant les Wagner, eux, les soldats, restent figés. Ils ne bougent pas pour défendre leur chef qui est en train d’être torturé. Mais subitement, ils sont devenus des hommes, des vrais hommes, capable d’être mobilisés massivement contre un opposant Politique. Mais devant les Wagner, ils sont tous des femmes que les Wagner ne cessent de sodomiser.
Vous pensez que les centrafricains oublient rapidement ce qui s’est passé au camp de Roux il y’a quelques jours avec les Wagner ? L’incident du camp de Roux reste dans toutes les mémoires. Le colonel Yalengue , directeur général adjoint de la garde présidentielle, qui a été violemment tabassé par les russes, reste encore à l’hôpital. Ses blessures nécessitent des soins, mais il manque de moyens pour acheter les médicaments nécessaires. Pendant ce temps, Touadera et ses proches Gbakamandja peuvent se permettre des évacuations sanitaires vers l’Europe pour leurs traitements. La hiérarchie de la garde présidentielle n’a manifestement pas jugé utile d’organiser une évacuation similaire pour son directeur général adjoint, qui demeure dans la capitale à souffrir de ses blessures.
Les militaires qui ont laissé leur chef se faire ridiculiser sans réagir se trouvent maintenant mobilisés avec de la force pour surveiller un ancien ministre dont le seul tort consiste à avoir choisi un candidat différent du Président Baba Kongoboro.
La député Carmen Ducasse invalidée : la circonscription de Batangafo 1 en état de rébellion
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/la-depute-carmen-ducasse.png” data-wpel-link=”internal”>La député Carmen Ducasse
Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
L’éviction de Carmen Ducasse par les magistrats du tribunal administratif déclenche une vague de contestation à Batangafo 1. Les électeurs, furieux de cette décision qu’ils jugent injuste, annoncent leur intention de bouder massivement les urnes lors du prochain scrutin du 28 décembre.
Le Conseil constitutionnel centrafricain, présidé par Jean-Pierre Waboué, parent direct du dictateur de Bangui, accumule les décisions contradictoires lors de la validation des candidatures aux différentes échéances électorales du 28 décembre. Cette institution fonctionne selon des logiques qui échappent à toute compréhension rationnelle. Les observateurs notent que ses verdicts semblent calqués sur les souhaits du régime et du Mouvement Cœurs Unis, le parti présidentiel.
À Nola, le candidat indépendant du MCU a vu sa candidature rejetée par le tribunal administratif de Bouar, puis non validé par le Conseil constitutionnel. Une même plainte, deux juridictions, deux résultats opposés. À Boire 4, un médecin s’est fait écarter suite à une requête déposée par un ancien colonel de 3R, devenu allié du régime de Touadera, candidat du MCU. Le tribunal administratif a donné raison à ce chef rebelle et candidat du MCU, et le Conseil constitutionnel a entériné cette décision.
La situation à Batangafo 1 suit ce même schéma politique. La député Carmen Ducasse, seule femme parmi cinq hommes en lice, a d’abord affronté deux recours devant le tribunal administratif, contestant sa double nationalité et ses diplômes acquis à l’étranger. Ces accusations ont été balayées lors de l’audience, jugées dépourvues de tout fondement. Pourtant, une troisième requête est apparue comme par enchantement, sans jamais avoir été portée à la connaissance de l’intéressée. Cette procédure opaque a permis son élimination définitive.
Le magistrat Saïd, qui dirige actuellement le tribunal administratif, a mené cette délibération pour justement protéger leur collègue magistrat, Rangba Samuel. Ce dernier, ancien Directeur général de la SODECA, et ancien Directeur de cabinet au ministère des affaires étrangères, concourt désormais aux Élections dans la circonscription de Batangafo 1. Donc, cette décision est, selon plusieurs observateurs, a pour un seul objectif, éliminer une candidate populaire afin de faciliter les tâche à l’un de leur collègue, Rangba Samuel.
Les habitants de Batangafo 1 énumèrent les contributions de leur candidate écartée. Elle a financé un collège et installé des panneaux solaires dans toute la zone. Les commerçantes pleurent son départ forcé de la compétition. Elles scandent qu’elles ne voteront pas sans “mama Carmen” et organisent un mouvement d’abstention.
Face à cette invalidation, des citoyens ont réclamé un réexamen du dossier. Saïd a opposé un refus catégorique, campant sur sa position malgré les incohérences relevées. Comment trois requêtes identiques peuvent-elles aboutir à des conclusions différentes, deux étant jugées sans valeur et la troisième conduisant à une exclusion ? Cette question reste sans réponse.
Les électeurs pointent du doigt les concurrents validés malgré leurs lacunes. Damaras, un candidat sans baccalauréat, qui avait même fait passer l’examen par un jeune homme à sa place, une supercherie dévoilée par la suite. Cyrille, canidat du MCU à Batangafo, a choisi comme suppléante une vendeuse, wali gara, elle aussi dépourvue du moindre diplôme secondaire. Ces profils passent pourtant tous les filtres tandis que Ducasse se voit éjectée.
Et ce n’est pas tout! Parmi les nombreux candidats du parti présidentiel figurent des anciens rebelles congolais venus de RDC, des Tchadiens fraîchement débarqués à Bangui, des individus ramassés au hasard sans qualification académique. Certains traînent un passé criminel. Ces dossiers franchissent toutes les étapes de validation pendant que des citoyens ordinaires se font écarter pour des motifs inventés de toutes pièces.
Les rues de Batangafo 1 affichent un calme trompeur. Cette tranquillité cache une détermination farouche à boycotter un scrutin perçu comme truqué d’avance. Les femmes mènent la fronde et jurent de ne pas se rendre aux urnes tant que leur candidate ne sera pas rétablie dans ses droits. Les marchés tournent au ralenti tandis que les discussions politiques envahissent tous les espaces publics
Gouvernance numérique : la folie des promesses électorales de Touadéra en 2020
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020.jpg” data-wpel-link=”internal”>Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020-450×253.jpg” alt=”Gouvernance numérique : la folie des promesses électorales de Touadéra en 2020″ width=”450″ height=”253″ />Le Président putschiste Touadera en campagne électorale en 2020
En 2020, Faustin-Archange Touadéra promettait de digitaliser l’administration et d’instaurer une transparence budgétaire totale. Cinq ans plus tard, le pays s’enfonce davantage dans l’opacité et la corruption. Est-ce de l’incompétence ou une stratégie délibérée de tromperie ?
En effet, au cœur de son programme électoral, Touadéra affirmait vouloir transformer la gouvernance en République centrafricaine grâce à la modernisation numérique. Digitalisation des services publics, transparence budgétaire renforcée, lutte contre la corruption : les promesses donnaient l’illusion d’un État moderne prêt à rompre avec les pratiques anciennes. Mais dès le départ, ces annonces n’étaient qu’un mirage, une stratégie de communication destinée à masquer le vrai visage du régime. Aucun diagnostic préalable n’avait été établi, aucun budget alloué, aucune expertise technique mobilisée. Comment digitaliser une administration quand la quasi-totalité du territoire n’a pas accès à l’électricité ?
Or, la réalité du terrain démontre l’ampleur de cette supercherie. Aucun service public n’a été digitalisé. Les citoyens continuent de faire la queue pendant des heures pour obtenir un document administratif, souvent monnayé par la corruption. À la mairie centrale de Bangui, les employés utilisent encore des vieux ordinateurs des années 1996. Les rares ordinateurs installés dans certaines administrations sont symboliques, dépourvus de réseau fiable, incapables de fournir un service réel. La modernisation annoncée s’est réduite à des slogans, alors que l’État fonctionne toujours avec des registres manuscrits et des pratiques archaïques.
Pire encore, la transparence budgétaire, présentée comme une grande priorité, s’est transformée en opacité absolue. Les comptes publics ne sont jamais publiés, les dépenses de l’État échappent à tout contrôle citoyen, et les fonds tirés des ressources naturelles disparaissent dans les circuits opaques dominés par les alliés étrangers du régime. Le budget 2024 reste classé “confidentiel”, accessible uniquement aux proches du pouvoir. Les recettes minières et forestières transitent par des comptes offshore que personne ne contrôle. Promettre la transparence, puis livrer le chaos financier, voilà l’une des plus grandes contradictions de Touadéra.
Simultanément, cette opacité budgétaire permet tous les détournements imaginables. Les contrats publics se négocient en famille, sans appel d’offres transparent. Les ministres s’enrichissent ouvertement pendant que les fonctionnaires de certains départements attendent leurs salaires depuis des mois.
Conséquemment, au lieu d’un État numérique moderne, c’est un pouvoir autoritaire et verrouillé qui s’est imposé. L’argent public est géré dans le secret, les contrats miniers se signent dans l’ombre, et les institutions censées contrôler les finances sont réduites au silence. La Cour des comptes n’a publié aucun rapport depuis plusieurs années. L’Assemblée nationale vote des budgets qu’elle n’a jamais vus en détail.
Finalement, ce programme de gouvernance numérique, présenté comme une révolution, s’est révélé être une supercherie monumentale. Touadéra n’a ni digitalisé l’État ni instauré la transparence. Il a au contraire renforcé un système fondé sur l’opacité, l’enrichissement d’une minorité et le mépris des promesses faites au peuple centrafricain. Cette dérive n’est plus de l’incompétence : c’est de la manipulation politique assumée. Le président a compris qu’il était plus facile de gouverner dans l’ombre que sous le regard des citoyens. Sa “révolution numérique” n’était qu’un écran de fumée pour mieux dissimuler la captation des ressources publiques par son clan.
Le sultan-maire de Birao, Ahamat Moustapha Am-Gabo, accueilli en véritable héros dans sa ville après plusieurs mois d’absence pour raisons de santé
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/ecf2f3cc-20ca-402e-bcbd-2d98517a42c2le-sultan-maire-de-birao-ahamat-moustapha-am-gabo.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le sultan-maire de Birao, Ahamat Moustapha Am-Gabo, accueilli en véritable héros dans sa ville après plusieurs mois d’absence pour raisons de santé
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La ville de Birao, chef-lieu de la préfecture de la Vakaga a vibré la semaine dernière lors du retour de son sultan-maire Ahamat Moustapha Am-Gabo. Parti deux fois se soigner en Tunisie et resté en convalescence à Bangui, il a retrouvé une population qui l’attendait avec impatience.
Son départ l’année dernière avait laissé un vide palpable dans cette cité où chacun gardait en mémoire sa présence quotidienne. Les semaines s’étaient transformées en mois, rythmées par les nouvelles parcellaires qui parvenaient aux habitants. On savait qu’il luttait contre la maladie, qu’il cherchait à reprendre des forces loin de chez lui, d’abord à Bangui, puis en Tunisie. Sa santé fragile l’avait empêché de rentrer à Birao à plusieurs reprises, repoussant chaque fois l’espoir d’un retour imminent. Certains avaient commencé à douter de le revoir bientôt, d’autres priaient en silence pour qu’il retrouve ses forces. Mais cette année, il est reparti de nouveau à Tunis pour le suivi de son état de santé. De retour à Bangui ce mois de novembre, le sultan a décidé de rentrer dans sa ville de Birao la semaine dernière.
Entre temps, quand l’information de son arrivée commençait à se propager s’est dans les différents quartiers, personne n’y croyait vraiment au début. Puis les premières confirmations ont jailli de bouche à oreille, et c’est toute la population qui s’est mobilisée spontanément. Les rues se sont remplies d’une foule compacte, dense, bruyante. Les taxis-motos ont convergé vers les axes principaux, formant des cortèges improvisés qui klaxonnaient sans interruption. Les femmes ont entonné des chants traditionnels, les jeunes ont scandé le nom d’Ahamat Moustapha Am-Gabo jusqu’à en perdre la voix. Une énergie collective s’était emparée de Birao.
À son arrivée dans la ville via l’aérodrome, le sultan-maire a découvert un spectacle qu’il n’attendait probablement pas avec une telle ampleur. Des centaines de personnes massées pour l’accueillir, des visages radieux tournés vers lui, des mains tendues dans sa direction. La joie éclatait de partout, se répandait comme une onde dans chaque coin de la ville de Birao. Les regards brillaient d’une émotion sincère, celle qui naît quand on retrouve quelqu’un qu’on croyait perdu ou du moins éloigné pour longtemps.
Ahamat Moustapha Am-Gabo a mesuré à cet instant précis l’attachement que lui vouent les habitants de Birao. Ce n’était pas un protocole figé ni une cérémonie arrangée d’avance par quelque comité d’organisation. C’était l’expression brute d’une affection collective, celle qui traverse les générations et unit une communauté autour d’une figure qu’elle respecte profondément. Le sultan-maire venait de toucher du doigt la réalité de sa popularité, non pas à travers des discours ou des rapports, mais par cette manifestation spontanée et massive.
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un homme s’arrête devant un hôpital, des agents de la police l’embarquent sans explication et le tabassent au commissariat de Gamboula. Les faits datent du 13 décembre. La police est-elle devenue une bande criminelle qui enferme et rançonne les citoyens au lieu de les protéger?
Le dossier que notre rédaction a pu consulter au parquet de Gamboula raconte une histoire glaçante. Ahmadou Narke, chauffeur domicilié à Berberati, patientait devant l’hôpital suédois ce soir du 13 décembre quand deux agents en uniforme se sont approchés de lui. Pas de convocation écrite, pas d’ordre de mission, pas la moindre explication. Ils lui ont simplement ordonné de les suivre au poste.
Le chauffeur, dans sa plainte que la rédaction du CNC a pu consulter, explique qu’il a accepté de les accompagner par respect, pensant qu’on allait lui expliquer la raison de cette interpellation. Il ne pouvait pas imaginer ce qui l’attendait derrière les murs du commissariat. Arrivé sur place, le commissaire par intérim l’a fait enfermer immédiatement, sans procédure, sans notification, sans témoin.
Puis les insultes ont commencé. Le plaignant rapporte qu’on l’a traité de Camerounais clandestin, une accusation destinée à le rabaisser et à justifier le traitement qu’on s’apprêtait à lui infliger. Les mots ont vite laissé place aux mains. Des gifles d’abord, puis des coups répétés à la tête et autour de l’oreille gauche. Le chauffeur écrit qu’il a encaissé sans comprendre ce qu’on lui reprochait vraiment.
Le certificat médical signé par le docteur Caleb Koyambenguia, que notre rédaction a également consulté, confirme ces violences. Daté du 15 décembre, soit deux jours après les faits, le document mentionne des traumatismes crâniens, des douleurs auriculaires persistantes et des traces visibles sur le corps. Le praticien a prescrit une incapacité temporaire de cinq jours, preuve que les coups n’étaient pas léger.
Mais l’histoire ne s’arrête pas aux violences physiques. Après l’avoir frappé, le commissaire intérimaire lui a réclamé de l’argent. Dans sa plainte, le plaignant mentionne une somme de 200 000 francs CFA comme prix de sa libération. Pas de procès-verbal, pas d’infraction consignée, juste une demande d’argent lancée entre quatre murs. Le commissariat s’est transformé en lieu de transaction criminelle, où l’uniforme sert à intimider et la cellule à négocier.
Le calvaire du chauffeur aurait pu durer plus longtemps sans l’intervention d’un parlementaire de Gamboula. Un simple appel téléphonique de cet élu a suffi pour que tout cesse. Les violences se sont arrêtées net, et le chauffeur a été libéré dans la foulée. Cette intervention montre comment fonctionne ce commissariat : on obéit aux puissants, on écrase les anonymes, et on rançonne ceux qui n’ont personne pour les défendre.
Un enquêteur aurait même accusé le chauffeur de détenir de la drogue, sans preuve, sans fouille en règle, uniquement pour ajouter une pression supplémentaire. Ahmadou Narke écrit dans sa plainte qu’il a accepté ces accusations « avec dignité », autrement dit qu’il a encaissé les offenses pour sortir vivant de cet endroit. Il précise qu’il souffrait encore au moment de rédiger sa requête, plusieurs jours après les faits.
Rien dans ce dossier ne correspond à une procédure normale. Pas de notification légale remise au suspect, pas de témoin indépendant présent lors de l’interpellation, pas de procès-verbal d’audition, aucune infraction précise mentionnée dans les documents. Juste des cris, des coups, des insultes et une demande d’argent. Le chauffeur a été traité comme une marchandise, un portefeuille sur deux jambes qu’on peut presser jusqu’à ce qu’il crache des billets.
Le plaignant se retrouve contraint de préciser dans sa lettre au procureur qu’il n’est ni dealer ni fauteur de troubles ni immigré illégal, comme si ces accusations suffisaient à légitimer une détention hors la loi et des passages à tabac. Il travaillait tranquillement au volant, il attendait devant un hôpital, puis deux agents sont venus le chercher sans raison apparente. Transporté au commissariat, il a subi des humiliations, des coups et une tentative d’extorsion en bonne et due forme.
Gamboula se trouve en zone frontalière, un endroit où les contrôles se multiplient et où les circuits migratoires se croisent avec les arrangements financiers. Un chauffeur peut y devenir une cible facile, surtout s’il n’a pas de réseau pour le protéger. L’uniforme policier, censé garantir la sécurité, devient ici un instrument de pression et de racket. Les agents ne demandent plus de papiers pour vérifier une situation, ils demandent de l’argent pour libérer une personne.
Le certificat médical reste la seule pièce objective du dossier. Il confirme que le plaignant a bien reçu des coups à la tête et à l’oreille gauche, qu’il souffre encore plusieurs jours après et qu’un médecin a jugé nécessaire de lui prescrire une incapacité de cinq jours. Le reste repose sur la parole du chauffeur contre celle d’agents qui ne se sont pas encore exprimés publiquement et qui n’ont laissé aucune trace écrite de leurs actes.
La plainte a été déposée au parquet de Gamboula. Aucune information ne circule sur l’avancement du dossier ni sur d’éventuelles auditions des agents mis en cause. Le commissaire intérimaire visé par les accusations n’a donné aucune version des faits. Les deux agents qui ont procédé à l’interpellation ne sont pas identifiés dans les documents que notre rédaction a consultés. Aucune enquête administrative interne n’a été mentionnée, aucune mesure disciplinaire annoncée, aucun responsable hiérarchique cité pour rendre des comptes.
Ahmadou Narke demande dans sa requête que justice soit rendue. Il veut que les responsables soient identifiés et que des sanctions soient prises. Il insiste sur les séquelles physiques qu’il porte encore et sur l’humiliation qu’il a subie. Il termine sa lettre en suppliant le procureur de faire en sorte que la loi soit appliquée, que les coupables répondent de leurs actes et que ce genre de scène ne se reproduise plus.
Pour l’instant, le silence administratif perdure. Le dossier dort quelque part entre le parquet et les bureaux de la hiérarchie policière. Le chauffeur attend qu’on entende sa version et qu’on examine les preuves médicales. Il espère que son certificat médical et sa plainte suffiront à déclencher une véritable enquête. Il ne sait pas combien de temps il devra patienter avant qu’on lui réponde, ni si on lui répondra un jour
Carnot : un championnat football de quartier tourne au fiasco à cause de l’intervention violente d’un Soldat FACA
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-garcon-sur-le-lit-de-l-hopital-de-carnot-dans-la-mambere-apres-un-match-de-football-perturbe-par-un-soldat-faca.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le garçon sur le lit de l’hôpital de Carnot, dans la Mambéré après un match de football perturbé par un soldat FACA
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La ville de Carnot, chef-lieu de la préfecture de la Mambéré a vécu ce dimanche très agité sur son terrain de football municipal. Un soldat FACA en civil a blessé un arbitre de touche avec un bâton après que celui-ci lui ait reproché d’avoir traversé l’aire de jeu à motocyclette en plein match.
L’incident s’est produit quarante-huit heures avant la venue du dictateur Faustin-Archange Touadéra dans cette localité de l’ouest centrafricain pour sa campagne électorale. Le championnat des quartiers de Carnot se déroule habituellement entre jeudi et dimanche sur le terrain municipal. Mais ce dimanche 21 décembre 2025, les rencontres se poursuivaient normalement lorsqu’un soldat FACA, d’abord présent en tenue militaire, est rentré chez lui se changer pour revenir en civil.
À son retour, il a traversé le terrain en plein match avec sa motocyclette, passant près d’un arbitre de touche qui officiait la rencontre. L’arbitre a interpellé le soldat FACA sur son comportement dangereux, lui faisant remarquer qu’il aurait pu percuter un joueur pendant la partie et provoquer un accident. Le soldat, visiblement contrarié par cette observation, n’a pas apprécié qu’on lui adresse des reproches. Il s’est emparé d’un bâton et a frappé l’arbitre au visage. La victime a dû être transportée à l’hôpital pour recevoir des soins.
Les joueurs et les supporters présents sur place ont exprimé leur incompréhension face à cet événement. Dans d’autres villes du pays, y compris à Bangui, les forces de l’ordre sont déployées autour des terrains pendant les matchs pour encadrer les spectateurs et empêcher toute intrusion sur l’aire de jeu. Leur rôle consiste normalement à garantir le bon déroulement des rencontres sportives et à protéger les acteurs du match contre toute perturbation extérieure.
Mais à Carnot, chef-lieu de la préfecture de la Mambéré depuis le nouveau découpage administratif, la situation a choqué la population locale. Un militaire qui roule à moto sur un terrain pendant un match, puis qui agresse physiquement un officiel après avoir été rappelé à l’ordre, voilà ce qui s’est passé ce week-end dans cette ville située à plusieurs centaines de kilomètres de la capitale. Les témoins ont comparé l’attitude du soldat à celle d’un bandit, lui qui devrait normalement incarner l’autorité et protéger les citoyens.
L’incident survient dans un contexte particulier, juste avant la visite du dictateur de Boy-Rabe dans le cadre de sa tournée pour les Élections prévues le 28 décembre prochain. La préfecture de Mambéré, distincte de Mambéré-Kadéï dont le chef-lieu est Berbérati et de Nana-Mambéré dont le chef-lieu est Bouar, accueillait ce championnat local qui rassemble les jeunes des différents quartiers de Carnot. L’arbitre blessé se trouve actuellement en observation à l’hôpital de la ville où il reçoit les soins nécessaires suite aux coups portés à son visage
Par le correspondant du CNC à Carnot, Martial Béninga….
Comment l’État abandonne les PME centrafricaines face aux entreprises étrangères
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/11/Hyppolite-Ngatte-ministre-des-petites-et-moyennes-entreprises.jpg” data-wpel-link=”internal”>Monsieur Hyppolite Ngatté, ministre des petites et moyenes entreprises
La faiblesse de la gouvernance en République centrafricaine expose les PME nationales à une concurrence étrangère écrasante, freinant leur développement et l’essor économique du pays.
Le débat Patara de juin 2025 sur la radio Ndékè Luka, animé par Armando Yanguendji, a exposé les problèmes majeurs de la gouvernance centrafricaine dans le soutien aux petites et moyennes entreprises. Dieudonné Ngoumbango, économiste et entrepreneur, a dénoncé une corruption importante dans l’attribution des marchés publics, où des contrats sont souvent accordés à des entreprises étrangères incapables de les réaliser correctement, en échange de commissions illégales. Cette pratique témoigne d’un manque de patriotisme économique et d’une absence de moralisation de la vie publique, conditions nécessaires pour une concurrence équitable.
Dieubeni Antiga, secrétaire général du collectif des jeunes entrepreneurs centrafricains, a dénoncé l’évasion fiscale des opérateurs étrangers, qui échappent aux taxes et à la déclaration à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Il a pris l’exemple du Carrefour de l’emploi, où une étrangère a été choisie pour organiser un événement destiné aux Centrafricains, malgré des compétences nationales disponibles. Cette préférence pour les acteurs étrangers décourage les entrepreneurs centrafricains et accentue leur exclusion.
Jean-Paul Ninguia, chargé de mission au ministère des PME, a admis des défaillances dans l’application des lois, comme le Code de commerce de 2016, qui autorise les étrangers à entreprendre sous réserve d’agréments, mais souffre d’un manque de diffusion et de moyens pour un suivi efficace. Le ministère, créé en 2016, manque même de véhicules pour aller rencontrer les acteurs sur le terrain, révélant une administration coupée des réalités. Les initiatives comme le fonds national de garantie ou le CAPMEA, censées soutenir les PME, restent inefficaces ou inaccessibles, selon les participants.
Les entrepreneurs ont également regretté l’absence de dialogue avec le gouvernement. Des propositions, comme un cabinet subventionné pour certifier les états financiers ou des exonérations fiscales pour les jeunes entreprises, restent sans réponse. Ce manque de collaboration, combiné à une gouvernance faible, laisse les PME centrafricaines sans les outils nécessaires pour rivaliser avec les entreprises étrangères, menaçant leur survie et l’économie nationale.
En un mot, sans une gouvernance renforcée et un soutien concret, l’État centrafricain continuera de sacrifier ses PME locales, compromettant ainsi l’avenir économique et entrepreneurial du pays….
Saint-Cyr Tanza : le toto invalidé court au Trésor tenter de récupérer les 15 millions que Touadéra lui avait avancés
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/05/Saint-Cyr-TANZA-bon.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le candidat à la présidentielle qui fait rire tout le momde, monsieur Saint Cyr TANZA
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans l’histoire du monde, les traitres payent toujours et toujours le prix de leur ingratitude. Saint-Cyr Tanza, le toto de Touadera, traverse actuellement cette épreuve humiliante. Recalé de la présidentielle pour usage de faux documents, il a tenté ces derniers jours de mettre la main sur sa caution de 15 millions de francs CFA au trésor public. Mais une intervention musclée d’un conseiller à la présidence a brisé brusquement ses espoirs.
Le pouvoir centrafricain aime composer ses propres adversaires quand l’opposition véritable refuse de participer au jeu électoral. Cette pratique permet de donner une apparence de pluralisme démocratique devant les observateurs internationaux. Saint-Cyr Tanza semblait parfait, selon Touadera, pour ce rôle de traitre : un ancien militant de l’URCA chassé de son parti, malléable et sans envergure politique réelle.
Dès l’annonce de sa candidature à la présidentielle du 28 décembre 2025, les questions ont fusé dans les quartiers de Bangui. Comment un homme vivant dans une hutte de location au quartier Ramandji pouvait-il payer 15 millions de francs CFA de caution ? Ses voisins du troisième arrondissement connaissent sa situation financière. Ils savent qu’il s’est arrêté en classe de CM2 et n’a jamais exercé d’activité lucrative importante.
Tanza affichait pourtant une arrogance déconcertante. Il déclarait publiquement à tous ceux qui peuvent l’entendre , selon le quotidien Le Citoyen qu’il pouvait payer de sa propre poche sa caution présidentielle, même si le montant atteint 200 millions. Cette fanfaronnade pathétique de ce traitre ne pouvait tremper personne. Tout le monde savait très bien que L’argent qu’il se ventait provenait directement de la poche de Touadera. Ce nouveau dictateur centrafricain avait décidé de financer entièrement cette candidature fantoche de Tanza pour créer une opposition de façfaçade et attaquer ses véritables adversaires, Henri-Marie Dondra et Anicet-Georges Dologuélé.
Tanza Saint-Cyr, le traitre manufacturé a rapidement tourné au désastre médiatique. Lors du débat Patara sur la radio Ndèkè-Luka, il a lâché des perles qui ont enflammé les réseaux sociaux. “J’ai le copie dans ma bureau”, a-t-il déclaré en prétendant détenir des preuves contre Dondra. Il a confondu à plusieurs reprises le Conseil Constitutionnel avec un mystérieux “conseil consultatif”, avant qu’un débatteur ne le corrige publiquement.
Sa lettre adressée au Conseil Constitutionnel pour demander l’invalidation de ses adversaires a achevé de le ridiculiser. Truffée de fautes d’orthographe et de grammaire, elle a été corrigée en rouge par des internautes comme une copie d’écolier. Les commentaires fusaient : “Obligation de reprendre la base, classe de CI”, “Ce candidat doit retourner à l’école Bâ-lâ”. Les captures d’écran ont circulé massivement sur Facebook et WhatsApp.
Même ses tentatives d’intimidation se sont retournées contre lui. Quand Élysée Nguémalé, coordinateur d’une organisation de la société civile, lui a envoyé un message pour le féliciter ironiquement de sa prestation à Patara, Tanza a répondu violemment : “Je déteste les hypocrites. Ne m’envoies plus jamais de messages et plus jamais des appelles. Ok ?” L’échange publié sur les réseaux a provoqué une nouvelle vague de moqueries.
Les photos de sa modeste demeure familiale ont achevé de démontrer l’imposture. Les Centrafricains regardaient ces images et se posaient la question évidente : comment un homme dans cette situation peut-il disposer de 15 millions pour une caution électorale ? La réponse ne faisait aucun doute pour personne.
Le Conseil Constitutionnel a fini par invalider sa candidature dans sa décision numéro 014/CC/25 du 14 novembre. Le motif retenu était le faux et usage de faux. Tanza avait versé à son dossier un titre de propriété numéro 11516 qui n’était pas le sien. Les vérifications auprès de la Direction de l’Enregistrement ont établi que ce titre foncier non bâti d’une valeur de 600.000 francs appartenait en réalité à Jérémie Gounoumoundjou.
La Constitution centrafricaine exige explicitement qu’un candidat présidentiel possède une propriété bâtie sur le territoire national. Tanza ne remplissait aucune de ces conditions. Le titre présenté concernait un terrain vague et appartenait à quelqu’un d’autre. Double fraude, double embarras.
Cette invalidation aurait pu clore le dossier. Mais c’est là que l’affaire prend une tournure encore plus édifiante. Selon les révélations du quotidien Le Citoyen de Bangui, Tanza s’est présenté la semaine dernière au Trésor public. Il venait accomplir les formalités nécessaires pour récupérer sa caution de 15 millions de franc CFA.
La procédure a démarré normalement. Il a rempli les documents requis, apposé sa signature sur les formulaires. Seule manquait la signature d’un responsable momentanément absent. Tanza est reparti, pensant revenir bientôt finaliser l’opération et empocher l’argent.
Entre-temps, une personnalité de premier plan proche de la présidence est arrivée au Trésor pour une autre raison. En découvrant les documents préparés au nom de Tanza, cette autorité a immédiatement donné des instructions fermes aux agents. Aucun paiement ne devait être effectué. L’opération ne pourrait se dérouler qu’en sa présence personnelle, dévoile Le citoyen.
Cette personnalité a même tenté de joindre Tanza sur son téléphone portable. Celui-ci a délibérément refusé de répondre aux appels. Un jeu du chat et de la souris s’est alors installé. Dès que l’autorité quittait les lieux, Tanza revenait pour tenter sa chance. Mais les agents avaient reçu des consignes claires. Le pot aux roses était éventé.
La raison de ce blocage est limpide. Les 15 millions n’ont jamais appartenu à Tanza. Le Président Touadera lui avait prêtés uniquement pour lui permettre de déposer sa candidature. L’accord tacite prévoyait que cette somme devait retourner à sa source une fois la comédie terminée. Tanza croyait peut-être pouvoir garder cet argent après son invalidation, mais il s’était trompé sur toute la ligne.
Or, la réunion de Damara avait d’ailleurs scellé son sort avant même la décision du Conseil Constitutionnel. Le président de la République, le président du Conseil Constitutionnel et d’autres hauts responsables s’étaient réunis pour revoir leur stratégie électorale. Ils avaient convenu de nettoyer les candidatures factices et de permettre finalement à une partie de l’opposition réelle de participer au scrutin.
Cette décision condamnait automatiquement Tanza. Son rôle de marionnette n’avait plus de sens dans le nouveau scénario. Le Conseil Constitutionnel n’a eu qu’à s’appuyer sur une partie des irrégularités bien réelles de son dossier pour exécuter la sentence. L’homme entré en politique par effraction en sortait par la porte de service.
Au Trésor public, les agents ont assisté à une scène tragicomique. Tanza revenait obstinément comme un chat, espérant profiter d’un moment d’inattention pour récupérer l’argent. Mais la surveillance était maintenue. L’autorité présidentielle veillait à ce que ces 15 millions reprennent le chemin de la poche du nouveau dictateur de Bangui, Faustin-Archange Touadera alias Baba Kongoboro.
Tanza avait cru jouer son propre jeu. Il s’était affiché avec arrogance, avait attaqué publiquement ses anciens camarades de l’URCA, avait menacé de faire invalider Dondra et Dologuélé. Tout cela avec l’argent et le soutien du pouvoir. Maintenant, il se retrouve humilié publiquement, invalidé pour fraude, et incapable de récupérer une caution qui ne lui a jamais appartenu.
Le quotidien Le Citoyen conclut son récit par une formule lapidaire qui résume toute la situation. Deux mots seulement, chargés d’ironie et de pitié à la fois. Une épitaphe politique pour celui qui a voulu jouer dans la cour des grands sans en avoir ni les moyens, ni les capacités, ni même l’argent.
Craignant la défaite humiliante face à Dologuélé, Touadéra et Wagner inventent un soutien imaginaire de Martin Ziguelé
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/le-leader-de-l-urca-anicet-georges-dologuele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le leader de l’URCA, Anicet-Georges Dologuelé
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le site Ndjoni Sango, relais notoire du groupe Wagner, a publié le 15 décembre un article inventé de toute pièce. Le texte affirme que Martin Ziguelé aurait appelé à voter Touadéra. Une fabrication pure que le MLPC a immédiatement démentie dans un communiqué officiel.
Face à la popularité grandissante de Dologuélé, le camp présidentiel a franchi une ligne rouge. Le régime multiplie désormais les opérations de désinformation pour tenter de renverser une tendance électorale qui lui échappe complètement.
L’article mensonger paru sur Ndjoni Sango prétend que Martin Ziguelé, président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, aurait accordé une interview à RFI où il appellerait ses militants à voter massivement pour Faustin Archange Touadéra lors de la présidentielle du 28 décembre 2025. Le texte va jusqu’à citer des déclarations entières que Ziguelé n’a jamais prononcées, parlant de “continuité”, de “consolidation des acquis” et de “mobilisation massive” en faveur du président sortant.
Sans plus tarder, le Bureau politique du MLPC a réagi. Dans son communiqué de presse relayé massivement sur les réseaux sociaux, le parti affirme clairement ne soutenir “en aucun cas Faustin Archange Touadéra”qu’il considère comme “responsable du déclin” de la République centrafricaine. Plus encore, le MLPC a décidé de boycotter totalement les Élections préparées dans les conditions actuelles, jugeant le processus entièrement truqué. Comment un parti qui refuse de participer au scrutin pourrait-il simultanément appeler à voter pour le candidat sortant? L’absurdité même de cette contradiction montre le caractère grossier de la manipulation.
Cette falsification s’inscrit dans une longue série d’attaques que le pouvoir mène contre le MLPC depuis 2022. Touadéra a déployé des moyens considérables pour fragmenter ce parti historique qui représente une menace sérieuse pour sa réélection. Corruption de députés à l’Assemblée nationale, manipulation de militants à coups de billets de banque, création de structures parallèles portant le même nom : toutes les méthodes sont bonnes pour affaiblir l’adversaire. Un ancien membre exclu, véritable toto, Christian Gonedere Kossi, travaille ouvertement pour le régime en utilisant illégalement le logo du MLPC sur des banderoles de soutien à Touadéra, semant la confusion dans l’opinion publique.
Le MLPC a annoncé qu’il saisira à nouveau la justice centrafricaine pour cette énième provocation. Si les tribunaux nationaux gardent le silence comme ils l’ont fait jusqu’à présent, le parti se réserve le droit de porter l’affaire devant des instances judiciaires internationales. Cette menace de recours externe témoigne de la perte totale de confiance dans les institutions du pays, considérées comme totalement soumises à l’exécutif.
L’acharnement du régime contre Martin Ziguelé prend une dimension particulièrement ironique quand on sait que c’est précisément lui qui a permis l’élection de Touadéra en 2016. À l’époque, le leader du MLPC avait apporté son soutien décisif au candidat qui n’était alors qu’un pauvre mathématicien, ancien premier ministre sans valeur et très inconnu du grand public. Neuf ans plus tard, ce même Touadéra dépense des fortunes pour détruire le parti de son ancien allié, confirmation éclatante que le MLPC reste une force politique majeure capable de faire basculer une élection.
Les tentatives de créer des versions fantômes du parti n’ont pas donné les résultats escomptés. MLPC parallèle, MLPC courant originel, structures bidons en tous genres : aucune de ces créations artificielles n’a réussi à entamer la solidité de la formation dirigée par Martin Ziguelé. Le parti reste debout, cohérent, et surtout crédible aux yeux d’une large partie de l’électorat centrafricain. D’où cette escalade dans la manipulation qui conduit maintenant à fabriquer purement et simplement de fausses déclarations.
Le choix de Ndjoni Sango comme canal de diffusion n’est évidemment pas un fait totalement hasard. Ce média est universellement reconnu comme un outil de propagande des mercenaires russes du groupe Wagner, présents en République centrafricaine depuis plusieurs années. La fabrication d’un faux soutien de Ziguelé passe donc par ces canaux habituels de désinformation, avec l’espoir de tromper une partie de l’électorat peu informé ou peu attentif. L’article inventé cite même une interview accordée à RFI, ajoutant une couche de crédibilité factice à l’information mensongère.
Le timing de cette manipulation intervient précisément au moment où les campagnes électorales démarrent, le 13 décembre. Touadéra cherche visiblement à élargir artificiellement sa base électorale en s’appropriant frauduleusement le poids politique du MLPC. Mais même les banderoles déployées par les structures fantômes du parti ne semblaient pas suffire à rassurer le camp présidentiel. Il fallait aller plus loin et fabriquer un ralliement explicite de Martin Ziguelé en personne, quitte à inventer de toutes pièces une déclaration publique qui n’a jamais existé.
Cette affaire montre l’ampleur de l’inquiétude qui règne dans l’entourage de Touadéra face à la candidature de Anicet-Georges Dologuelé. Malgré le contrôle des institutions, la manipulation des lois électorales et l’élimination méthodique des concurrents sérieux, le régime ne parvient pas à construire une légitimité populaire réelle. La popularité de Dologuélé affole visiblement le pouvoir au point de le pousser vers ce genre de manœuvres désespérées. Quand on en arrive à fabriquer des faux articles et à inventer des soutiens imaginaires, c’est que la situation électorale est bien plus défavorable que ce que le régime veut bien admettre publiquement. Sa défaite face à Anicet-Georges Dologuelé.
Le MLPC, en refusant de participer au scrutin et en dénonçant publiquement ces manœuvres, devient un adversaire d’autant plus gênant qu’il expose les failles béantes du processus électoral. Le boycott du parti historique prive Touadéra d’une légitimité démocratique minimale. D’où cette stratégie du mensonge et de l’usurpation d’identité politique pour faire croire à un ralliement qui n’existe que dans l’imagination des communicants du régime et de leurs alliés mercenaires.
Les accusations du MLPC vont très loin dans son communiqué. Le parti affirme que Touadéra viole son serment présidentiel en travaillant activement à diviser les Centrafricains plutôt qu’à les unir comme il s’y était engagé. L’achat de députés, la corruption de militants, l’usage détourné de symboles politiques : autant de pratiques que le texte officiel qualifie d’agissements crapuleux indignes d’un chef d’État. Le communiqué parle même d’une marche à pas forcés vers des Élections dont Touadéra contrôle toutes les séquences dans le seul but de confisquer le pouvoir pour un troisième mandat illégal.
Le MLPC a prévenu qu’il ne restera pas passif face à ces violations répétées de ses droits. Après l’affaire des banderoles illégales de Christian Gonedere Kossi qui utilise frauduleusement les symboles du parti, voici maintenant cette falsification d’interview attribuée à Martin Ziguelé. Le parti menace de porter l’affaire devant des juridictions internationales si la justice centrafricaine continue de garder le silence complice qu’elle observe depuis des mois face aux multiples violations commises par le régime et ses supplétifs.
L’élection du 28 décembre s’annonce dans ces conditions comme une parodie plutôt qu’un exercice démocratique véritable. Avec un processus critiqué de bout en bout, des opposants écartés par divers moyens légaux et illégaux, et maintenant cette campagne de désinformation massive organisée avec l’aide de mercenaires russes, le scrutin n’aura de légitime que le nom. Touadéra peut bien organiser un vote et s’en déclarer vainqueur avec un score inventé, mais la réalité de son impopularité transparaît dans ces manœuvres désespérées pour s’approprier artificiellement le soutien de formations politiques qui le rejettent explicitement et publiquement.
La panique du régime face à Dologuélé explique cette escalade dans la manipulation. Tous les observateurs s’accordent à dire que le candidat de l’opposition dispose d’une popularité réelle sur le terrain, capable de battre Touadéra au premier tour chaos dans un scrutin honnête. D’où cette multiplication des coups tordus, des falsifications, des achats de conscience et maintenant de la fabrication pure et simple de faux articles de presse. Le recours à Wagner pour produire et diffuser ces mensonges montre que le régime ne fait plus confiance à ses propres traitres qu’il a conçu, jugés sans doute insuffisamment efficaces dans l’art de la propagande et du bourrage de crâne. Les mercenaires russes, rompus aux techniques de désinformation massive dans d’autres pays africains, prennent désormais en charge cette dimension de la campagne électorale de Touadéra. Le faux article sur le prétendu ralliement de Ziguelé porte toutes les marques de fabrique de ces opérations de manipulation informationnelle menées par Wagner dans plusieurs pays du continent, avec toujours les mêmes méthodes et la même absence totale de scrupules
Attention! Attention! M BANGUE DONGOUPO Francis, faites vite ! Vole rapidement les équipements avant que l’OIM revienne entre décembre et janvier à Ndélé. Sinon, tu risques d’être attrapé
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/la-base-de-l-oim-a-ndele-occupee-illegalement-par-le-prefet-de-bamingui-bangoran.jpg” data-wpel-link=”internal”>La base de l’OIM à Ndélé occupée illégalement par le préfet de Bamingui-Bangoran
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Monsieur BANGUE DONGOUPO Francis, attention ! Faites vite, faites très vite ! L’OIM compte reprendre sa base de Ndélé d’ici décembre-janvier. Ce préfet de Bamingui-Bangoran, monsieur BANGUE DONGOUPO Francis , installé frauduleusement depuis novembre dans trois portes de cette infrastructure qu’il a saisie de force, doit gérer l’urgence. Les propriétaires reviennent bientôt. Le déménagement des climatiseurs et du matériel doit s’accélérer considérablement !
En vérité, le compte à rebours est lancé pour le voleur BANGUE DONGOUPO Francis, préfet de Bamingui-Bangoran. Monsieur le cleptomane, le temps file. L’OIM revient. Fin décembre, début janvier. Quelques semaines tout au plus. Et vous êtes toujours là, dans ces trois portes que vous occupez depuis novembre.
Rappelons vite les faits. En novembre dernier, vous avez quitté votre belle résidence officielle sur la colline, l’ancienne maison de l’empereur Bokassa réhabilitée par la Minusca, avec vos gardes du corps militaires, tout le confort. Vous avez abandonné tout ça pour venir vous squattez dans la base de l’Organisation Internationale pour les Migrations. Une base que l’OIM avait confiée à la mairie de Dar El Kouti avant son départ temporaire. Trois portes seulement. Trois petites chambres sur tout le bâtiment.
Mais voilà. Les agents de l’OIM viennent de repasser à Ndélé pour une mission. Ils sont repartis à Bangui. Et ils ont annoncé leur retour définitif. Décembre-janvier. Le délai est court, Monsieur le Préfet. Très court.
Les climatiseurs. Les panneaux solaires. Les batteries. Les meubles. Tout ce qui a commencé à disparaître depuis votre installation. Il faut accélérer maintenant de voler tout. Comme c’est ton domaine, le vol, il faut dorénavant ramasser vite. Le calendrier devient serré. Comment finir tranquillement quand les propriétaires annoncent leur retour dans quelques semaines ?
On imagine la pression. Démonter les climatiseurs rapidement. Dévisser les panneaux solaires en urgence. Charger les batteries dans les camions. Emballer les meubles à toute vitesse. Et tout ça avant les fêtes. Parce qu’en janvier, les agents de l’OIM seront là. Ils vont découvrir quoi ? Une base vidée ? Des murs nus ? Des installations disparues ?
Benjamin Mawada, votre compagnon du MCU dans cette affaire, doit sentir l’urgence aussi. Le temps presse pour vous deux. Faites vite.
La mairie de Dar El Kouti observe. Impuissante. Comment s’opposer à un préfet avec les FACA derrière lui ? Surtout quand ce préfet se compare à “l’épervier qui vole les âmes”. Mais l’épervier doit maintenant voler plus vite. Beaucoup plus vite.
L’OIM n’a toujours pas réagi officiellement. Ils attendent peut-être leur retour pour l’inventaire. “Monsieur le Préfet, où sont nos équipements ?” La question viendra. Bientôt.
Alors voilà, Monsieur BANGUE DONGOUPO Francis. Décembre approche. Janvier aussi. Si vous avez des choses à terminer dans cette base, c’est maintenant. Tout de suite. Le temps file. Les propriétaires reviennent.
Faites vite, Monsieur le Préfet. Très vite.
Issaka Loïc, le chinois Ndocka, organise son premier meeting à Ndélé, et c’est le chaos total
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/le-chinois-issaka-loic-candidat-a-la-deputation-a-ndele-dans-bamingui-bangoran-photo-cnc.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le chinois ISSAKA Loïc, candidat à la députation à Ndélé, dans Bamingui-Bangoran. Photo CNC
Sur la place de l’ancien commissariat de police, l’homme a déballé un programme ambitieux devant la foule présente : bitumer les 600 kilomètres séparant Bangui de Ndélé, exploiter tous les gisements d’or de la région, construire de nombreuses écoles. Mais le spectacle attendu par la foule est la distribution des billets de banque par le candidat, et c’était un spectacle du jamais vu à Ndélé lors d’une campagne électorale.
Entre temps, la foule présente a accueilli ces déclarations sur le bitumage de 600 kilomètres entre Bangui et Ndélé avec un doute sérieux. Comment un seul député pourrait-il réaliser ce que le gouvernement successif depuis l’indépendance n’accomplit pas ? Le plus pire est le régime actuel. Même cinquante mètres de bitume restent hors de portée de Touadera, alors 600 kilomètres d’asphalte paraissent appartenir au domaine du cauchemar. Peut-être dans la disposition d’esprit de monsieur Issaka Loïc, tout devient réalisable en République centrafricaine, y compris le mensonge électoral. D’ailleurs, tout s’achète : l’Autorité nationale des Élections, le Conseil constitutionnel, les institutions avec Touadera à leur tête.
La journée s’est achevée malheureusement dans le deuil. Le cortège motorisé du candidat a percuté un enfant de 10 ans dans le quartier Ngolo Mandja. Le garçon n’a pas survécu à ses blessures après avoir été transporté à l’hôpital. Tandis qu’Un second enfant, blessé au visage après avoir sauté du convoi en mouvement, se trouve hospitalisé. Les chauffeurs n’avaient pas ralenti malgré la présence des jeunes accrochés aux carrosseries. Le meeting tant attendu laisse désormais place au deuil dans les familles endeuillées de Ndélé.
Destruction d’affiches électorales du candidat Dologuelé par la police à Berbérati
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/11/le-leader-de-l-urca-anicet-georges-dologuele.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le leader de l’URCA, Anicet-Georges Dologuelé
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La campagne électorale prend de plus en plus une tournure criminelle dans les villes de province centrafricaines. À une semaine du scrutin du 28 décembre 2025, certaines pratiques observées dans la capitale se reproduisent désormais dans l’ouest du pays, où les forces de l’ordre jouent un rôle inattendu.
Vendredi 19 décembre 2025, les agents des forces de sécurité intérieure ont grimpé sur les panneaux publicitaires pour détruire les supports de campagne de l’économiste Anicet-Georges Dologuélé, ancien premier ministre. Les policiers ont démonté et déchiré méthodiquement l’ensemble des visuels appartenant à aux candidats adverses, notamment Anicet-Georges Dologuelé et Henri-Mari Dondra dans le chef-lieu de la préfecture de Mambéré-Kadéï.
Les Policiers ont escaladé les structures, arraché les affiches et détruit tout le matériel électoral des adversaires du dictateur Faustin Archange Touadéra. Ce sont les représentants de l’autorité eux-mêmes qui participent à ces actes de démantèlement dans les rues de Berbérati.
Cette intervention des forces gouvernementales dans la campagne électorale fait suite à un autre incident survenu la semaine dernière lors d’un rassemblement à Bangui, sur le terrain de l’UCATEX, du MCU, le parti au pouvoir. Un gros bras du MCU, le voyou, avait tenté d’escalader un poteau électrique près du terrain de l’Ucatex pour décrocher une banderole d’Henri-Marie Dondra. Heureusement, l’homme est électrocuté sur le champ et mort après avoir touché le poteau électrique.
Malgré cet accident mortel, les destructions de matériel électoral continuent. Cette fois, ce sont directement les représentants de l’autorité publique qui mènent ces opérations de démantèlement. Les forces de l’ordre participent activement au retrait des banderoles de campagne appartenant aux concurrents du candidat sortant, apparemment convaincues que l’électricité ne les touchera pas comme elle a fauché ce voyou du MCU
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Samedi 20 décembre, un commerçant de nationalité tchadienne a été sauvagement tabassé par des soldats des Forces armées centrafricaines au marché central d’Ouanda-Djallé. L’incident a débuté par une altercation verbale avant de dégénérer en agression physique.
Dans la matinée du samedi 20 décembre, un Soldat FACA s’est rendu au marché et a provoquer une dispute avec un commerçant de nationalité tchadienne, et ce, sans raison apparente. Au fur et à mesure, le soldat FACA hausse le ton, créant du bruit et cherchant la querelle pour provoquer le commerçant sans raison. L’échange est resté verbal, aucun geste violent n’a été porté à ce moment-là. Le soldat a ensuite quitté les lieux pour retourner à sa base.
Une fois revenu auprès de ses camarades, le soldat a raconté une version différente des faits. Il a prétendu qu’un commerçant l’avait agressé physiquement et qu’il avait perdu son téléphone portable durant l’incident. Cette déclaration a déclenché une réaction immédiate de ses collègues.
Un groupe de militaires s’est alors formé et s’est dirigé vers le marché. Ils ont repéré le commerçant tchadien et se sont jetés sur lui. Les coups ont plu sans ménagement. L’homme a été frappé à plusieurs reprises devant les autres vendeurs du marché.
Plusieurs commerçants ont tenté de séparer la bagarre et de calmer les esprits. Ils ont essayé d’intervenir pour arrêter l’agression mais les militaires ont refusé toute médiation. Les soldats ont continué à frapper le commerçant tchadien malgré les appels au calme.
Personne ne comprend vraiment ce qui a motivé cette violence. Le commerçant n’avait rien fait de concret pour mériter un tel traitement. Certains témoins s’interrogent sur les véritables intentions derrière cette scène. La méthode employée laisse planer des doutes sur la stratégie des soldats FACA dans la ville : par exemple, un soldat, envoyé par ses collègues, vient au marché, puis créer de problème fictif pour en suite appeler ses collègues pour venir braquer la victime en prétextant une vengeance. Ceci dit, un soldat provoque un incident mineur, repart, puis revient avec des renforts pour malmener quelqu’un intentionnellement.
D’ailleurs tout le monde le sait. Cette façon de faire de nos soldats FACA pourrait servir de prétexte pour s’emparer des biens des commerçants. Le premier militaire crée volontairement un différend, invente ensuite une agression, et le groupe débarque pour punir la victime désignée. Pendant la confusion, il devient plus facile de voler des marchandises sans éveiller les soupçons.
Mais à Ouanda-Djallé, suite à l’incident du samedi 20 décembre, les commerçants ont décidé de fermer le marché complètement. Le marché central s’est vidé rapidement après l’agression. Tous les vendeurs ont cessé leurs activités en signe de protestation. Plus aucune marchandise n’était exposée, ni fruits, ni légumes, ni autres produits. L’ensemble du marché a observé une grève totale. Les étals sont restés fermés, les commerçants refusent de reprendre leurs activités commerciales.
Internet par satellite débarque en Centrafrique avec l’arrivée de Starlink
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/photo-de-famile.jpg” data-wpel-link=”internal”>Photo de Famile
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
L’ambassade américaine à Bangui applaudit la signature d’un contrat entre les autorités centrafricaines et l’opérateur Starlink. La cérémonie s’est tenue mercredi au palais présidentiel, réunissant le chef de l’État Faustin Archange Touadéra et les émissaires de SpaceX, maison-mère du fournisseur d’accès.
La diplomate Melanie Anne Zimmerman, qui dirige provisoirement la mission américaine, a pris la parole devant l’assistance composée de cadres gouvernementaux et d’acteurs du secteur privé. Elle a réaffirmé la volonté de Washington d’épauler le développement des échanges commerciaux avec Bangui, particulièrement dans les domaines technologiques et numériques.
L’ambassade a joué un rôle d’entremetteur pour rapprocher les différents protagonistes et faciliter les discussions. La représentante américaine a salué tant les négociateurs centrafricains que les dirigeants de Starlink pour avoir bouclé ce dossier, qu’elle considère comme une avancée dans la transformation digitale du pays.
La cérémonie de la signature de l’arrivée de Starlink en Centrafrique
Grâce à ce partenariat, les centrafricains pourront désormais souscrire aux services de la constellation satellitaire qui promet une connexion rapide et stable. L’entreprise américaine s’est également engagée à offrir plusieurs centaines d’équipements destinés aux établissements scolaires isolés, aux dispensaires et aux administrations publiques répartis sur l’ensemble du territoire national.
Cette amélioration de l’accès au réseau mondial pourrait favoriser l’émergence d’infrastructures modernes et attirer des capitaux étrangers. Les porteurs de projets locaux et les groupes américains pourraient nouer des collaborations inédites, créer des structures entrepreneuriales et explorer d’autres formes de coopération économique.
Outre les représentants diplomatiques et les cadres de Starlink, la cérémonie a rassemblé le premier ministre centrafricain, le responsable de la diplomatie et le ministre chargé des télécommunications. Washington compte bien encourager les programmes qui stimulent l’activité économique et renforcent les liens commerciaux entre les deux nations.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2024/09/une_moto_taxi_de_bozoum.jpg” data-wpel-link=”internal”>Un conducteur de moto-taxi transportant un passager et trois sacs d’arachides sur une route en terre à Bozoum
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un convoi de conducteurs de taxi-moto a été attaqué dans la nuit entre Ouanda-Djallé et Ouadda-Maïkaga, dans la Haute-Kotto. Les jeunes transportaient des marchandises de commerçants en direction de Bria.
Le groupe des taxi-motos a quitté Ouanda-Djallé pendant la nuit pour rejoindre Bria avec leurs engins chargées. À 30 kilomètres de Ouanda-Djallé, des hommes armés ont surgi et barré la route. Les assaillants ont immobilisé et bloquer les conducteurs vers minuit jusqu’à sept heures du matin, le temps de les fouiller et de prendre tout ce qu’ils avaient sur eux.
Les taxi-motos n’ont pas pu avancer pendant toutes ces heures. Les bandits les tenaient sous surveillance, empêchant toute tentative de fuite. Au petit matin, les agresseurs ont fini par les relâcher sans leur faire de mal physiquement.
Les conducteurs ont repris leur route vers Ouadda-Maïkaga où ils sont arrivés samedi dans la matinée. Après une pause dans cette localité, ils ont continué leur trajet vers Bria. Le braquage s’est déroulé sur ce tronçon peu fréquenté pendant les heures nocturnes, une zone où les coupeurs de route opèrent régulièrement.
Ces jeunes assurent habituellement le transport de marchandises pour les commerçants. Ils font des allers-retours entre les différentes villes pour acheminer les produits. Cette fois, leur voyage a pris une tournure inattendue à cause de cette embuscade nocturne.
Les conducteurs ont perdu leurs biens mais ont pu repartir avec leurs motos. Ils poursuivent maintenant leur chemin vers Bria malgré cette mésaventure qui les a retardés de plusieurs heures
L’ÉVALUATION SYNOPTIQUE À MI-PARCOURS DE LA PREMIÈRE SEMAINE DE CAMPAGNE ÉLECTORALE.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/banderole-de-soutien-a-l-ancien-premier-ministre-marie-henri-dondra-a-ndifa-dans-la-vakaga-produite-par-des-provocateur-de-gordile.jpg” data-wpel-link=”internal”>Banderole de soutien à l’ancien premier ministre Marie Henri Dondra à Ndifa, dans la Vakaga, produite par des provocateur de Gordile
En conformité aux exigences du code électoral centrafricain, la campagne électorale pour les quatre scrutins groupés était lancée le samedi 13 décembre 2025 à minuit.
Par définition, la campagne électorale qui dure généralement deux semaines est l’ensemble des opérations de propagande où les candidats et leurs directions nationales de campagne multiplient des discours, des programmes, des idéologies, des projets de société pour séduire ou convaincre la population afin de négocier son suffrage.
Au lieu d’attendre la fin légale de la campagne électorale pour tirer les leçons et enseignements, nous avons jugé utile compte tenu du déséquilibre apparent entre les candidats sur les plans financiers, logistiques et médiatiques qui nous privent au passage de véritables enjeux electoraux, de faire une évaluation synoptique à mi-parcours qui sera projetée de façon exponentielle sur l’ensemble des opérations de charme.
Il apparaît important de rappeler qu’il y’a sept candidatures validées par le conseil constitutionnel dont les quatre autres sont des “candidats écrans” du pouvoir et loin des radars.
Le pouvoir de Bangui utilise des colossaux moyens de l’État et privent les deux principaux challengers de stades, d’aires publics pour les meeting, de la distribution du carburant, des médias et même des avions pour installer un pont aérien avec les zones rurales.
Au niveau des messages de campagne, les trois principaux candidats promettent presque les même thématiques en dehors du président de l’URCA qui s’est démarqué par une promesse plausible de la gratuité de cartes d’identité sans se déplacer de son village.
Certaines promesses non chiffrées et sans clarification de mode de financement ressemblent à celles des Élections précédentes mais que le “remake” par les candidats ne dérange personne.
Au chapitre de regret, nous déplorons le manque de débats contradictoires entre les 3 principaux candidats pour faciliter le choix des électeurs qui n’ont que deux semaines pour comparer les programmes politiques.
Il faut noter que la campagne électorale a commencé dans un environnement de tensions politiques, de fragilité sécuritaire et institutionnelle.
Le panier de la ménagère etant vide et les groupes armés continuent de sévir.
Ce climat morose est la conséquence de la volonté du président de la République à confisquer le pouvoir de l’État en violant le serment et en imposant une nouvelle loi fondamentale aux forceps.
Cet état de fait justifie le boycott de tous les scrutins par l’opposition démocratique.
Il faut aussi signaler que lors du déroulement de la campagne électorale, on a relevé des cas de violences, des injures, des intimidations voire de la mort d’un jeune par électrocution car fantastique du pouvoir, il voulait enlever l’affiche d’un candidat challenger.
Les déplacements du président de la République étaient beaucoup plus visibles que les autres car les médias publics voire privés lui sont acquis et les autres se débrouillent avec les moyens de bords.
En ce qui concerne la participation citoyenne, peu se sont mobilisées.
Cette réticence est la résultante du mot d’ordre de boycott de l’opposition démocratique et surtout du climat d’insécurité.
L’on voit sans microscope que la popularité du président de la République est mécanique et varie en fonction des sommes d’argent proposées pour assister aux événements.
L’absence de neutralité, d’independance des institutions républicaines est criarde au rang desquelles la police, la gendarmerie, les juges, de l’organe de gestion des opérations électorales et même des membres du gouvernement à l’instar de celui de l’administration du territoire qui s’oppose au changement de la directrice du centre de traitement des données de l’ANE démissionnaire suite à de sévère soupçon de fraude électorale…bref l’État est confondu avec le parti au pouvoir.
Au delà de cette évaluation à mi-parcours, le pouvoir de Bangui est convaincu et sans réserve de sa victoire au premier tour en évoquant même le pourcentage. Cela peut être considéré comme un discours mobilisateur de campagne mais peut aussi s’ériger en prémices de conflits post-electoraux.
Si tous les candidats réclament des victoires au premier tour, l’organe chargé de gestion des opérations électorales aura perdu son sens d’existence et chacun valide sa victoire.
Au regard de ce constat à mi-parcours le citoyen lambda s’interroge :
1- L’Autorité Nationale des Élections est-elle apte à relever le pari des quatre scrutins ?
2- Pendant que nous y sommes, en dehors des trois principaux candidats connus de tous, où sont les quatre autres candidats aux présidentielles ?
3- Oú sont casés les candidats des trois autres scrutins en lice ?
4- Pourquoi la campagne électorale n’est-elle pas équitable ?
5- En l’absence de campagne de sensibilisation ou de tutoriel, les électeurs seront-ils aptes à comprendre, comparer les programmes et surtout à gerer efficacement plusieurs bulletins de vote ?
En tout état de cause, le seul et unique enjeu primordial de cette élection reste la participation, l’adhésion du peuple.
À contrario, l’abstention qui est une forme de grève civique sera le baromètre de crédibilité.
Nous rappelons in fine qu’il faut se méfier d’un peuple apeuré et meurtri dans son âme qui ne parle pas…
Attention Monsieur le Président, la peur corollaire de l’indifférence et de l’inaction du peuple vous donne l’impression que vos errements sont légitimes et légaux.
Les chants des sirènes rythmés par les cadences des fanfares, le culte de personnalité, la danse endiablée, satirique ou ridicule et le piétinement du tapis rouge logoté de l’emblème national ne vous placeront jamais au dessus de la République.
Un penseur disait que le pouvoir de l’État n’est pas un héritage familial mais au contraire une responsabilité limitée dans le temps alors n’attendez pas que le peuple dépositaire de la souveraineté vous chasse pour comprendre que c’est le moment de partir car l’amour d’antan risque de se transformer en méchante haine…
Attention Monsieur le tyran, nous avons le flair et l’aptitude de prévenir des différents dangers à travers nos diverses analyses géopolitiques et geostrategiques mais malheureusement nous ne savons pas jouer aux pompiers qui ont vocation à sauver des vies et des biens en cas d’incendies ou de sinistres de tout genre.
Monsieur le tyran, si vous semez de l’injustice en temps de paix, vous moissonnerez très certainement le désordre, le mécontentement, la frustration corollaire de troubles.
Au delà de tout, nous tenons à signaler qu’on ne récolte que ce qu’on a semé et qu’au final, les mêmes causes produisent toujours et toujours les mêmes effets…
Malheur à ceux où celles qui s’attendent paradoxalement à un résultat différent.
Pour finir, nous exhortons tous les résistants, les démocrates du monde entier à avoir une pensée patriotique pour des leaders incarcérés injustement pour des causes justes et nobles plus particulièrement le Docteur Dominique Désiré ERENON qui a été arrêté à sa descente d’avion en provenance de Paris.
À ce jour c’est-à-dire plus de deux mois de détention, il est entendu plusieurs fois dans le cadre d’une atteinte à la sûreté intérieure de l’État sans réelle preuve mais placé sous mandat de dépôt à la prison centrale de Ngaragba pour huit chefs d’accusation fallacieux et mécaniquement inventés.
Nous partageons la douleur de sa famille politique et biologique.
Mais attention, ne le dites à personne…
Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi depuis Limassa.
Kémo – Nana-Gribizi : interview exclusive sur les 16 millions, les pressions politiques et les danses de ventre des sorciers
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/ministre-piri-dans-le-studio-de-sa-radio.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le ministre centrafricain de l’énergie, Bertrand Arthur Piri dans le studio de sa radio privée
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Dans la Kémo et la Nana-Gribizi, une liste de 73 noms circule avec un chiffre précis : 16 650 509 francs CFA collectés pour la campagne de Faustin-Archange Touadéra. Pendant que les populations de Sibut, Kaga-Bandoro, Mbrès, Dékoa, Mala et Ndjoukou vivent sans routes, sans hôpitaux équipés et sans écoles fonctionnelles, des cadres et fonctionnaires originaires de ces préfectures ont cotisé pour financer des cérémonies politiques et des démonstrations de loyauté. En plus, à l’approche du rassemblement du 13 décembre à Sibut, des candidats indépendants disent subir des pressions administratives, être contraints de cotiser eux-mêmes et de participer à des « danses de ventre » politiques pour afficher une allégeance forcée au pouvoir. Junior Balekouzou, natif de Sibut, s’exprime dans une interview exclusive à CNC.
Junior Balekouzou : Bonjour, merci de me donner la parole.
CNC : Monsieur Balekouzou, avant d’entrer dans le fond, comment analysez-vous globalement le climat politique actuel dans les préfectures de la Kémo et de la Nana-Gribizi ?
Balekouzou : C’est un climat marqué par la peur, la pression administrative et une confiscation de l’espace politique. Les populations et les acteurs ne s’expriment plus librement. Tout est orienté vers la glorification du pouvoir en place, au détriment des besoins réels des populations.
CNC Une lettre ouverte accuse des cadres originaires de ces préfectures d’avoir cotisé plus de 16 millions de francs CFA pour la campagne du président Touadéra. Que vous inspire cette information ?
Junior Balekouzou : Cela confirme une réalité connue : ces cadres ont des moyens, des réseaux et une capacité de mobilisation financière. Le problème n’est pas la cotisation en elle-même, mais le choix des priorités. Pendant que les villages manquent d’écoles, de routes et d’hôpitaux, cet argent est dirigé vers une campagne politique d’un Président qui devient de plus en plus un grand dictateur.
CNC : Certains parlent d’un mépris assumé envers les populations locales. Partagez-vous ce point de vue ?
Junior Balekouzou : Oui. Quand on peut réunir plus de 16 millions pour accueillir un président, mais qu’on ne trouve rien pour équiper un hôpital ou payer des enseignants, c’est un message clair envoyé aux populations : elles ne comptent pas.
CNC : au-delà de ces cotisations, des informations font état de pressions exercées sur des candidats indépendants, notamment en vue du rassemblement du 13 décembre dernier à Sibut. Que savez-vous de cette situation ?
Junior Balekouzou : Les faits sont graves. Des sous-préfets ont reçu des instructions pour contraindre tous les candidats indépendants à se rallier au MCU. Ceux qui refusent sont menacés de représailles administratives et sécuritaires. Ce n’est plus de la politique, c’est de l’intimidation organisée.
CNC : Ces candidats seraient même obligés de financer eux-mêmes leur déplacement pour aller participer à ce rassemblement…
Junior Balekouzou : Exactement. On les force à cotiser, à se déplacer , à aller danser comme des sorciers devant le chef de l’État pour montrer une loyauté forcée. Ce sont des pratiques humiliantes, indignes d’un processus électoral normal.
CNC : Vous parlez de « danse des sorciers ». Est-ce ainsi que vous interprétez ces rassemblements politiques ?
Junior Balekouzou : Oui. Quand la participation n’est plus volontaire, quand elle est imposée par l’administration territoriale, ce n’est plus un soutien populaire. C’est une mise en scène destinée à faire croire que tout le pays adhère au régime.
CNC : Pour vous, ces pratiques relèvent-elles d’attaques directes contre la démocratie ?
Junior Balekouzou : Absolument. C’est une attaque contre la démocratie, contre la liberté de candidature et contre le pluralisme politique. Ceux qui organisent cela se comportent comme des voyous institutionnels, protégés par le pouvoir central.
CNC : En clair, vous accusez le gouvernement d’organiser ces pressions ?
Junior Balekouzou : Oui. Rien de tout cela ne se fait sans l’aval du sommet de l’État. Les sous-préfets ne prennent pas ce genre d’initiatives seuls. C’est une stratégie assumée pour verrouiller les Élections et éliminer toute voix indépendante.
CNC : Un dernier mot, Monsieur Bakous.
Junior Balekouzou : Les populations de la Kémo et de la Nana-Gribizi ne sont pas dupes. Elles voient qui cotise, pour quoi, et contre qui. La peur peut forcer le silence, mais elle n’efface pas la mémoire collective.
CNC : je vous remercie monsieur Junior Balekouzou…
Junior Balekouzou : c’est à moi de vous remercier monsieur le journaliste.
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/empereur-faustin-archange-touadera-marchant-en-dansan-de-meme.jpg” data-wpel-link=”internal”>Empereur Faustin Archange Touadera Marchant en Dansan de Meme
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Par :A T BENGUEWE DAMARAS, contributeur.
Dix ans de pouvoir, dix ans d’humiliations nationales. Depuis 2016, Faustin-Archange TOUADERA et son cercle d’affidés ont plongé la République centrafricaine dans un gouffre sans fond, une fosse où s’enlise l’espoir collectif. La promesse d’un pays pacifié, d’une économie renaissante et d’un État juste s’est muée en cauchemar.
La Centrafrique, aujourd’hui, est exsangue, vidée de son sang, trahie par ceux qui prétendaient la sauver. Le peuple centrafricain, fatigué et pris en otage par l’inertie d’un pouvoir déconnecté, observe impuissant la lente agonie de ses institutions autrefois symboles d’un avenir possible.
Ce bilan n’est pas une lecture politique : c’est un réquisitoire…
…Les faits, les échecs, les scandales, les assassinats et la misère parlent d’eux-mêmes. Dix années durant, le régime TOUADERA a échoué sur tous les plans — sécuritaire, économique, social, diplomatique, institutionnel — laissant derrière lui un pays dévasté, livré aux prédateurs et dirigé par des pantins arrogants et corrompus sans projet et volonté politique (un pilotage à vue).
TOUADERA devait être le président de la paix. Il est devenu celui de la peur. Dix ans après son arrivée au pouvoir, la pacification du pays n’a jamais eu lieu. Les armes circulent, les milices règnent, la population vit sous la menace permanente. La réconciliation nationale, ce grand mot vidé de sens, n’a jamais dépassé le stade du discours. Le pouvoir a négocié avec les bourreaux et étrangers, méprisé les victimes et les Centrafricains résistants (opposition politique et groupes armés), et institutionnalisé le chaos comme méthode de gouvernance.
Cryptomonnaie et Sango coin : la farce économique
Annoncé en grande pompe, vendu comme une révolution technologique et un levier de souveraineté économique le Sango Coin allait transformer la Centrafrique en puissance numérique. En réalité, ce fut une farce de plus, une arnaque d’État. Une illusion promue comme un trophée technologique alors qu’aucune base économique ne le soutenait (sans infrastructure, ni vision). Le projet de tokenisation des richesses nationales n’a été qu’un nouvel épisode d’un pillage organisé sous couvert de modernité. Les minerais, les forêts, l’or et les diamants sont désormais hypothéqués au profit d’intérêts occultes (Wagner, Rwandais, etc.), pendant que le peuple reste dans la misère absolue.
III. Bida Koyagbélé : la mascarade des grands travaux
Nul ne symbolise mieux la faillite du régime que Bida Koyagbélé, le sulfureux autoproclamé ministre et artisan des “Grands Travaux”. Sous sa main, des projets absurdes sont nés pour mourir aussitôt :
Le programme des 5 000 châteaux d’eau, réduit à un seul ouvrage inachevé, abandonné comme le reste,
La création de pseudo-banques nationales — Torougou Banque, Oualigara Banque, Godobet Banque, Sandjiri Banque, Bobanguéré Banque, et j’en passe, — n’ont été que des coquilles vides, des pancartes sans existence économique réelle enfin, des fantômes financiers destinés à berner l’opinion (le peuple).
Le rêve grotesque d’immeubles futuristes façon Dubaï (ville connectée) sur “l’île des Singes” et d’un pont vers Bangui, resté au stade de maquettes poussiéreuses et des croquis pour naïfs et courtisans crédules.
Résultat : aucun progrès, mais des millions engloutis dans le néant.
Énergie et infrastructures : la Centrafrique dans le noir, une faillite totale
La fibre optique promise comme symbole du renouveau digital ? Jamais installée. Le champ solaire de Danzi censé illuminer Bangui ? À l’abandon, sombre monument de l’incompétence publique. Dix ans de régime pour moins de dix kilomètres de routes bitumées et livrés. Des écoles en ruine, des hôpitaux dépouillés, des ponts s’effondrent comme les illusions de développement. Pendant que les infrastructures s’effondrent, les villas de TOUADERA, ses multiples femmes et conquêtes (Ndekos, Tchizas), des ministres et conseillers poussent comme des champignons dorés sur les collines de Bangui, la jeunesse apprend à ses dépens la résignation.
Une Constitution illisible, sans âme et sans cohérence, pour une démocratie inexistante
Sous prétexte de “moderniser” la République, TOUADERA a imposé une nouvelle Constitution. Taillée pour durer au pouvoir, truffée de contradictions et d’absurdités juridiques, elle trahit les valeurs qu’elle prétend défendre. L’État de droit a été étranglé par le pouvoir personnel. Les libertés publiques sont réduites à peau de chagrin, la parole populaire est ignorée, et la démocratie s’est transformée en décor de théâtre, on assiste au retour très visible du totalitarisme.
Scandales, corruption et soumission étrangère
Le pouvoir actuel a fait de la prédation un modèle de gestion. Le scandale du carburant, impliquant le ministre, Piri et le président lui-même, a révélé au grand jour la voracité d’un système pourri. L’alliance du régime avec la pègre internationale — mercenaires Wagner, affairistes et trafiquants notoires comme le camerounais Parfait Sim et bien d’autres — a fait de la Centrafrique une zone de non-droit exploitée par les uns, humiliée par les autres. Les richesses du pays sont cédées comme des trophées, pendant que la population meurt de faim, s’enfonce dans la pauvreté.
VII. Dix ans d’échec, dix ans de honte : une élite riche, un peuple à genoux
La Centrafrique d’aujourd’hui est un pays épuisé. Une terre blessée, pillée, abandonnée, un royaume d’injustice. Les enfants vont à l’école le ventre vide, assis à même le sol (avec pourtant 23 millions d’hectares de forêts, soit 37% de la superficie totale de notre pays qui est de 62 millions d’hectares), les malades meurent faute de soins, les fonctionnaires attendent des salaires (jamais revalorisés pour l’indexer sur l’inflation) devenus hypothétiques. Pendant ce temps, les dignitaires paradent dans leurs grosses voitures de luxe et s’érigent en propriétaires fonciers d’une capitale qu’ils vident de son âme.
Épilogue :
Un peuple doit savoir dire NON
Dix ans, le constat est implacable : rien n’a été construit, tout a été saccagé. L’État de droit a disparu, la liberté s’est éteinte, et la dignité nationale a été vendue au plus offrant. La Centrafrique, sous TOUADERA, n’a pas seulement échoué à se reconstruire ; elle a été volontairement piétinée par ceux qui prétendaient la sauver.
Dix ans, c’est trop ! Trop de mensonges, trop de promesses trahies, trop d’humiliations infligées à une nation qui mérite mieux. L’histoire ne pardonne pas aux peuples qui ferment les yeux sur leur propre asservissement. La Centrafrique ne se relèvera que si le peuple rompt définitivement avec cette dynastie de faux sauveurs.
Un an de plus pour TOUADERA sera un an de trop pour le peuple : Il est temps que chaque citoyen tire les conséquences de cette faillite morale et politique. Il est temps de refuser la fatalité, de reprendre le destin du pays des mains de ceux qui l’ont trahi. Le silence est une complicité ; la résignation, une abdication.
Que le peuple centrafricain se lève enfin et dise : ASSEZ, ASSEZ, ASSEZ !!!!!!!!!
DISONS NON, NON ET, NON à TOUADERA et le MCU et faisons le choix de :
Anicet Georges Dologuélé, le choix d’une Centrafrique apaisée et résolument tournée vers la prospérité, le développement
Centrafrique : pourquoi le journaliste de France 24 qualifie publiquement Dologuélé « d’idiot utile de Touadéra »?
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/10/dologuele-et-touadera-au-palais-de-la-renaissance.jpg” data-wpel-link=”internal”>L’ancien premier ministre Anicet-Georges-Dologuelé, reçu en 2017 par le Président Faustin Archange Touadera au Palais de la renaissance à Bangui.
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le candidat de l’URCA à la présidentielle du décembre prochain avait été interrogé sur la chaine française France 24 au sujet du boycott décidé par le Bloc républicain pour la défense de la Constitution de 2016, principale plateforme de l’opposition. Le journaliste lui a demandé s’il ne risquait pas d’être « l’idiot utile » du président Faustin-Archange Touadéra, une expression qui n’avait jamais été employée par le BRDC, mais bien par le présentateur lui-même durant l’émission.
Le journaliste a rappelé que le BRDC accuse le pouvoir de verrouiller le processus électoral et refuse de soutenir la candidature de Dologuélé. Pour le BRDC, le boycott repose sur la conviction que participer à un scrutin dépourvu de transparence revient à renforcer un régime dictatorial et déjà très critiqué. Pour Dologuélé, cette position n’est pas un obstacle majeur. Il dit respecter la décision de la plateforme, tout en regrettant l’absence d’unité de l’opposition. Il soutient que la seule manière de mettre fin au régime actuel est de l’affronter dans les urnes.
Dologuélé affirme qu’il est possible de déjouer les pronostics et de dépasser les doutes sur la crédibilité du vote. Il appelle l’ensemble de la population, y compris les sympathisants du parti au pouvoir, à constater l’échec du régime et à voter pour lui.
Relancé sur le risque de légitimer un scrutin déjà contesté, Dologuelé admet que « tout est fait pour que ce ne soit pas transparent », tout en affirmant vouloir défendre la transparence électorale.
Face à l’expression employée par le journaliste, il réagit en disant qu’il n’a « tout sauf l’air d’un idiot », sans souligner que cette expression venait du présentateur et non de la coalition d’opposition.
En sango, l’expression « idiot utile » correspond au terme Boubourou, ou Boubourou ti zo, utilisé pour désigner quelqu’un qui accepte de jouer un rôle perdant au profit de l’adversaire, malgré la certitude que l’issue ne lui sera pas favorable. Cette nuance donne un éclairage précis à la portée réelle de la question posée sur France 24 et explique le malaise causé par cette séquence.
Dologuélé a lui-même décrit le régime de Touadéra comme une dictature. La question devient alors inévitable : peut-on réellement battre une dictature dans les urnes lorsqu’elle contrôle le processus électoral, les institutions et arbitre elle-même les règles du jeu ? L’ancienne présidente de la cour constitutionnelle, Danièle Darlan, avec son équipe, avait débouté le projet de la modification de la constitution en 2022. Mais le résultat était catastrophique pour elle. Elle avait été limogée de force par le Président Touadera qui a finalement décidé seul d’organiser son coup d’État constitutionnel. Alors, dans un tel contexte, est-il possible de battre un tel dictateur dans des urnes ?
Rappelons que le parti au pouvoir valide lui-même les candidatures, fixe les règles et contrôle l’appareil électoral. Dologuélé pense-t-il vraiment pouvoir renverser ce système par les urnes ? La question reste ouverte.
Évariste Ngamana, tu dois comprendre que le Référendum est illégal, le comité fantôme, et le texte imposé : la Constitution du 30 août 2023 est juridiquement nulle
En déclarant que la Constitution du 30 août 2023 s’impose à tous, Évariste Ngamana tente de légitimer une chaîne d’illégalités formellement condamnées par la Cour constitutionnelle.
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
« Dès lors que la constitution a été promulguée le 30 août 2023, le débat est clos. Étant entendu que c’est le peuple souverain qui a adopté cette constitution par voie référendaire, le président de la République l’a promulguée, cette constitution s’impose à tous ». Cette affirmation, lancée le 4 août 2025 sur la radio Ndékè Luka par Évariste Ngamana, premier vice-président de l’Assemblée nationale, député de Carnot et porte-parole du MCU, est une tentative grossière de légitimation d’un processus que le droit constitutionnel centrafricain qualifie d’illégal de bout en bout.
Le comité de rédaction mis en place en 2022 avait été formellement déclaré inconstitutionnel par la Cour constitutionnelle, alors présidée par Danièle Darlan. L’arrêt de la Cour, rendu après la saisine de la société civile et de l’opposition, reposait sur l’article 153 de la Constitution du 30 mars 2016, qui précise que toute révision constitutionnelle doit obligatoirement passer par le Congrès (Assemblée nationale et Sénat réunis), et que certaines dispositions — telles que la limitation et la durée des mandats présidentiels — sont intouchables.
La décision de la Cour était définitive et sans appel. C’est pourquoi toute poursuite du processus constituant, en dépit de cet arrêt, constitue une violation de l’ordre constitutionnel. Le maintien du comité, sa production d’un nouveau texte, son adoption par un référendum organisé hors des cadres légaux, puis sa promulgation par décret présidentiel, s’inscrivent dans une série d’actes nuls. Tout ce qui découle d’un acte illégal est lui-même illégal.
Plutôt que d’annuler le processus, le régime a écarté la présidente de la Cour, imposé de nouveaux membres favorables au pouvoir, et poursuivi son projet de révision. Le référendum du 30 juillet 2023 n’a donc aucune valeur juridique, car il repose sur un fondement inconstitutionnel. Aucun juriste sérieux ne peut prétendre qu’un vote, aussi massif soit-il, peut effacer un interdit constitutionnel explicite.
Affirmer, comme l’a fait Ngamana, que « le peuple souverain a tranché » relève de la manipulation. Le peuple n’a jamais été consulté librement sur un texte issu d’une procédure interdite. Le référendum a été précédé d’un climat de verrouillage politique, d’intimidation, d’absence de débat, et surtout, d’un viol de la séparation des pouvoirs. La Constitution du 30 août 2023 est donc un texte imposé, produit par un comité fantôme, validé par une Cour manipulée, et promulgué par un chef d’État engagé dans un coup de force constitutionnel.
En conséquence, le régime actuel repose sur une base illégitime. Ses institutions, son calendrier politique, ses lois organiques et ses futures Élections sont toutes construites sur un socle juridique vicié. Il ne s’agit pas d’une opinion politique, mais d’un constat juridique : la Constitution du 30 août est juridiquement nulle, et le pouvoir qui s’en réclame agit en violation du droit. Évariste Ngamana le sait. Il le dissimule. Et c’est pour cela que sa déclaration est non seulement fausse, mais aussi complice d’une forfaiture constitutionnelle.
Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
En marge du Festival international du Film de Marrakech, l’École supérieure des arts visuels, l’Organisation internationale de la Francophonie et Canal+ University ont honoré soixante-dix professionnels venus de dix-sept pays africains, fraîchement diplômés de leurs programmes de formation.
Le dispositif pédagogique s’est déroulé d’avril à décembre 2025, offrant aux participants un apprentissage intensif des rouages du métier. Développement de projets, collaboration avec les auteurs, recherche de financements, négociation de contrats, stratégies de coproduction et compréhension des circuits de distribution constituaient le cœur de cette formation conçue avec une dizaine de professionnels reconnus du septième art africain et européen.
Trois parcours distincts ont permis d’adapter l’enseignement aux besoins des apprenants. Seize d’entre eux ont suivi le Master exécutif comprenant dix ateliers de trois jours chacun. Cinq participants ont prolongé leur apprentissage par trois mois d’immersion au Maroc, alternant stages sur des tournages ou dans des bureaux de production, cours d’analyse filmique et de postproduction, avant d’assister au Festival et aux Ateliers de l’Atlas, rendez-vous privilégié pour le réseautage professionnel. Cinquante-quatre autres ont opté pour un format allégé proposant dix webinaires de trois heures dispensés à distance.
L’initiative réunissait des participants du Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Centrafrique, Congo, République démocratique du Congo, Côte d’Ivoire, Égypte, Gabon, Guinée, Madagascar, Mali, Maroc, Niger, Sénégal, Tchad, Togo et Tunisie, ainsi que des intervenants français et italiens. La parité hommes-femmes a guidé la sélection dans un secteur encore largement dominé par les hommes.
Ala Eddine Auem, directeur général de l’ESAV, a déclaré que ce programme démontre qu’en combinant expertise, créativité et vision, une industrie plus structurée et compétitive peut émerger sur le continent. Grace Loubassou, directrice des Relations institutionnelles de Canal+ International, a rappelé que la formation demeure un levier essentiel pour stimuler l’innovation et renforcer les entreprises locales. Diana Ramarohetra, directrice de la langue française dans la diversité des cultures francophones à l’OIF, a souligné que ces producteurs africains doivent atteindre une stature internationale et collaborer en réseau pour créer des coproductions exportables.
Les échanges initiés cette année ont déjà donné naissance à des premières collaborations et préparent de nouvelles dynamiques de coproduction continentale. Le programme élargira son offre dès 2026 avec davantage de places pour l’immersion marocaine et une cohorte augmentée pour la formation en ligne. Les inscriptions ouvriront du 15 décembre 2025 au 15 janvier 2026 sur le site imagesfrancophones.org.
Parmi les intervenants figuraient Francesca Duca et Alaa Eddine Auem du Moindre Geste Production à Marrakech, Nadim Cheikhrouha de Tanit Films à Paris et Mime Films à Tunis, Philippe Lacôte de Wassakara Productions à Abidjan, Jennifer Sabbah de Scale & Scope, Saki Hamich de Barney Production et Mont Fleuri Productions, Karim Aitouna de Haut les Mains Productions, Rama Thiaw de Boul Fallé Image à Dakar, Jane Roger de JHR Distribution et Catherine Ruelle, journaliste et curatrice de festivals.
Avant même le premier tour des législatives, un député est déjà élu, et son épouse désignée suppléante
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/09/president-de-ane-docteur-mathias-morouba.jpg” data-wpel-link=”internal”>Dr Mathias Barthélémy Morouba, président de l’Autorité nationale des Élections (ANE) dans son bureau à Bangui
Dans un pays normal, la démocratie exige une compétition, un débat, des alternatives. Mais que reste-t-il du scrutin quand l’issue est connue avant l’ouverture des bureaux de vote ? Une circonscription centrafricaine offre l’exemple parfait de cette dénaturation : candidature unique, victoire acquise, succession familiale programmée.
Ici, on parle de la circonscription de Baoro, l’une des sous-préfecture de la Nana-Mambéré. Dans cette localité, Simplice Mathieu Sarandji est déjà réélu à 100%. Ce n’est pas une prédiction, ce n’est pas également un pronostic, c’est un fait acquis et définitivement déclaré. Pour comprendre les faits, l’actuel président de l’Assemblée nationale Simplice-Mathieu Sarandji se présente seul dans sa circonscription. Personne ne lui fait face. Pas un seul adversaire n’a déposé de candidature contre lui. C’est un jeu bien organisé.
Alors, vous comprenez déjà. Dans de telles conditions, le vote sert à quelques choses ?Non! Il devient une simple formalité. Même si qu’une seule personne glisse un bulletin dans l’urne ou que les bureaux restent déserts, le résultat ne changera pas. Simplice-Mathieu Sarandji sera déclaré élu, parce qu’il n’y a que lui.
Mais ce qui retient l’attention, c’est le nom de sa suppléante. Simplice Mathieu Sarandji a choisi son épouse pour cette position. Si jamais il quitte son siège de député, c’est elle qui prendra automatiquement sa place à l’Assemblée nationale. Et d’ailleurs c’est bien calculé.
Cette décision de Simplice-Mathieu Sarandji de choisir son épouse comme sa suppléante n’est pas une surprise pour ceux qui lisent régulièrement CNC. Depuis plusieurs semaines, des bruits courent dans les milieux politiques de Bangui. Sarandji se préparerait à quitter la présidence de l’Assemblée pour un poste plus élevé : celui de vice-président de la République. Si cette nomination se concrétise, son épouse deviendra députée sans avoir jamais fait campagne, sans avoir jamais affronté le moindre opposant.
Et Simplice-Mathieu Sarandji a aussi son calcul. Une fois députée, madame Sarandji pourrait, selon leur stratégie, intégrer le bureau de l’Assemblée nationale comme première, deuxième ou troisième vice-Présidente.
Il y’a lieu de noter que le président Faustin-Archange Touadéra alias Baba Kongoboro dirige le pays depuis plusieurs années. Sous sa gouvernance, les pratiques politiques évoluent dans une direction précise. Le pluralisme recule, le pouvoir se concentre entre les mains de quelques mafieux et criminels. Les postes clés circulent entre des mains amies, au sein des mêmes familles. Ce qui se passe à Baoro n’est qu’un exemple parmi d’autres de cette tendance.
Un député élu sans opposition. Une épouse placée en position de succession. Un avenir politique négocié dans les coulisses pendant que les citoyens attendent qu’on leur dise pour qui voter. Ou plutôt, qu’on leur confirme qui a déjà gagné. La République centrafricaine ressemble de plus en plus à un domaine privé où les règles s’adaptent aux besoins de ceux qui gouvernent.
Touadéra et son entourage redessinent le paysage politique selon leur convenance. À Baoro comme ailleurs, les citoyens constatent que leur voix compte de moins en moins. Les Élections se transforment en rituels vides, des cérémonies sans suspense ni surprise. Chaque scrutin renforce un peu plus le contrôle du pouvoir en place.
Harcèlement sexuel, népotisme et corruption : les plaintes contre Louis-Marie Nzalet, directeur des ressources, s’accumulent au ministère de l’Environnement
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/12/louis-marie-nzalet-directeur-des-ressources-au-ministere-de-l-environnement.jpg” data-wpel-link=”internal”>Louis-Marie Nzalet, Directeur des ressources au ministère de l’environnement
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Un climat toxique règne au ministère de l’Environnement depuis des mois. Le directeur des ressources, Louis-Marie Nzalet, se trouve au centre d’un scandale. Les femmes du ministère dénoncent son comportement abusif. Qu’est-ce qui explique l’inaction face à ces alertes répétées ?
Les employés du ministère de l’Environnement vivent une période difficile. L’atmosphère de travail s’est dégradée progressivement, au point que beaucoup peinent à exercer leurs fonctions sereinement. Au cœur de ce malaise, un homme : Louis-Marie Nzalet, directeur des ressources humaines de l’institution.
Les premières rumeurs ont commencé à circuler discrètement dans les bureaux il y a plusieurs mois. Des conversations à voix basse, des regards gênés, des silences pesants. Puis, les langues se sont déliées. Les trois quarts du personnel féminin ont franchi le cap et ont fait remonter leurs préoccupations aux autorités compétentes. Elles évoquent des comportements déplacés, des avances insistantes, des remarques inappropriées. Malgré ces démarches officielles, aucune suite n’a été donnée à leurs doléances. Cette absence de réaction interroge et décourage celles qui avaient osé parler.
La nomination de Nzalet à ce poste important fait également jaser. Selon plusieurs témoignages internes, il aurait versé des sommes d’argent pour décrocher cette fonction. Ces informations, qui circulent librement parmi les agents, jettent une ombre sur l’intégrité du processus de nomination dans ce ministère .
Une fois installé dans ses nouvelles fonctions, Nzalet aurait rapidement mis en place un système Mafieux qui arrange ses propres intérêts. Les nouveaux intégrés qui souhaitent éviter une affectation en province doivent s’acquitter d’une somme d’argent. Cette pratique, confirmées par une source fiable au sein du ministère, transforme les mutations administratives en véritable commerce. Ceux qui refusent de payer se retrouvent envoyés loin de la capitale, sans possibilité de négociation.
Un incident récent a particulièrement choqué les collègues. Une jeune femme, fraîchement intégrée dans la fonction publique, s’est vue écartée des célébrations du 1er décembre. Elle avait pourtant participé assidûment à toutes les répétitions du défilé sur l’avenue des martyrs, s’entraînant avec ses collègues pendant des semaines. Son exclusion est intervenue après qu’elle ait repoussé les dragues du chaud Lappin Nzalet. Cette punition spectaculaire a créé un profond sentiment d’injustice parmi le personnel.
La cheffe du personnel au ministère elle-même n’a pas été épargnée. Elle avait déjà déposé une plainte contre le directeur des ressources pour des faits comparables. Ce précédent montre que les agissements reprochés au chaud lapin Nzalet ne datent pas d’hier. La répétition de ces comportements, malgré les signalements, laisse penser que l’homme se sent protégé. Les employées continuent d’exercer leur métier dans un environnement anxiogène, redoutant d’être les prochaines cibles. Certaines évitent désormais de croiser leur supérieur dans les couloirs, d’autres limitent leurs interactions professionnelles au strict minimum. L’ambiance de travail s’en ressent et la productivité du ministère commence à en pâtir
« Qu’il aille à l’enfer, qu’il aille à l’enfer » : pourquoi les Banguissois maudissent un bandit du MCU mort électrocuté
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2022/08/Le-president-Touadera-en-campagne-electorale-en-2020.jpg” data-wpel-link=”internal”>Le Président putschiste Touadera en campagne électorale en 2020
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le 14 décembre marquait le début officiel de la campagne électorale en République centrafricaine. Depuis cette date, Bangui vit au rythme des affrontements indirects entre partis. La lassitude de la population face aux méthodes employées atteint un seuil où même les principes de respect des défunts vacillent.
Les meetings politiques se multiplient dans tous les arrondissements. Chaque formation politique cherche à occuper le terrain et à marquer sa présence dans l’espace public. Mais toutes ne procèdent pas de la même manière pour y parvenir.
Le Mouvement des cœurs unis a développé une tactique particulièrement criminelle lors de la préparation de ses meetings dans la capitale. Ses gros bras arrivent sur les sites retenus bien avant les militants ordinaires. Leur mission consiste à effacer toute trace des candidats adverses. Banderoles arrachées, affiches recouvertes de tissus, portraits rendus invisibles : aucun support publicitaire concurrent ne doit subsister.
Cette stratégie s’est répétée dans plusieurs zones de la capitale. Au PK5, dans le troisième arrondissement, les bandits du MCU ont appliqué leur méthode sans rencontrer d’obstacle majeur. D’autres secteurs ont connu le même traitement. Les habitants observaient ces agissements avec une colère grandissante, mais aucun incident grave n’avait encore éclaté.
Le huitième arrondissement a été le théâtre d’un tournant ce jeudi. Sur le terrain d’UCATEX, les préparatifs du meeting suivaient le schéma habituel. Un bandit du parti au pouvoir a repéré une banderole d’Henri-Marie Dondra, ancien Premier ministre désormais candidat. Le support était fixé en hauteur sur un poteau électrique.
L’homme a entrepris l’ascension pour retirer ou masquer l’affiche. Le contact avec les câbles sous tension a provoqué une électrocution foudroyante. Le décès a été constaté immédiatement. La nouvelle s’est propagée rapidement dans les quartiers proches, puis dans toute la ville. Le meeting prévu s’est transformé en veillée funèbre des bandits du MCU.
Les réactions dans Bangui ont surpris par leur dureté. Au lieu de la compassion attendue, beaucoup de citoyens ont exprimé une satisfaction à peine voilée. Des malédictions ont été proférées ouvertement contre le défunt. « Qu’il aille à l’enfer, qu’il aille à l’enfer. Ces voyous du MCU nous dérangent pas possible », entendait-on dans les rues et les marchés. Cette attitude rompt avec les traditions nationale qui commandent le respect des morts.
En temps normal, la disparition d’une personne impose la retenue dans les propos, quelles que soient les fautes commises de son vivant. Mais l’accumulation des griefs contre le régime semble avoir brisé ce tabou. Les Banguissois interrogés parlent de leur exaspération face aux exactions attribuées au parti gouvernemental et ses mercenaires.
Beaucoup y voient une forme de justice immanente. La mort accidentelle du bandit apparaît comme une sanction pour les méthodes employées depuis des jours. Les conversations dans les quartiers témoignent d’une rupture profonde entre une grande partie de la population et les structures du pouvoir.
Ils se balancent tout publiquement : les traitres du MLPC fantoche confirment le financement présidentiel
Centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/03/Assis-de-gauche-a-droite-Etienne-Malekoudou-Chantal-Jean-Edouard-Koyambonou-et-Gonidere.jpg” data-wpel-link=”internal”>Assis de gauche a droite, Étienne Malekoudou, Chantal Jean Edouard Koyambonou, e Gonidere . CopyrightCNC
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La guerre interne des mercenaires politiques du MLPC bidon explose au grand jour. Ces traîtres se dénoncent mutuellement dans leurs propres documents et balancent des informations compromettantes sur leurs financements et leurs magouilles pour contrôler le parti parallèle.
Voilà exactement ce qu’on répète depuis des mois à nos lecteurs. La preuve vient de tomber. Les mercenaires politiques qui prétendent diriger un MLPC bidon se déchirent maintenant à la vue de tous et se dénoncent mutuellement. Ils racontent leurs magouilles, leurs mensonges, leurs détournements. Et le plus grave, ils admettent carrément dans leurs propres documents que c’est le palais qui les finance. On vous le disait, on vous l’expliquait, on vous le démontrait, mais certains pensaient qu’on inventait des histoires. Regardez maintenant ce qui se passe chez eux.
Les documents internes qui circulent maintenant partout montrent l’ampleur du chaos. Dans une lettre signée par plusieurs cadres du MLPC fantoche datée du 2 décembre 2025 à Bangui, on découvre les accusations précises. Sept signataires dont Wembé Valentin, Vokpomapa Askin, Senmode Arnaud, Mbayahoul Paterne, Boroto Julie, Hodahou Jean Pierre et Yoyo Aubin ont écrit une correspondance explosive adressée à plusieurs destinataires dont le conseiller Jean Edouard Koyambonou, le conseiller Angoa Pierre, le CCA Deganendji, le chrono du secrétariat général du parti et même la présidence de la République.
Cette lettre commence directement par rappeler qu’ils ont destitué les camarades Tagoto Josaphat et Momomgbia Jean de Dieu des mêmes causes. Ils expliquent clairement qu’ils les désignent président du parti en toute violation des dispositions des articles 12 et 29 des statuts du parti. Les mêmes causes produisent les mêmes effets, disent-ils dans leur correspondance. Donc même dans leur cirque interne, ils trichent sur leurs propres règles inventées et se virent les uns les autres sans respecter leurs propres statuts.
La suite du document devient encore plus croustillante. Les signataires écrivent textuellement : “Vous êtes le fruit de notre manœuvre politique et nous sommes comptables de la vie du parti”. Cette phrase montre clairement que ceux qui ont signé cette lettre considèrent que c’est eux qui ont manigancé la nomination du président actuel. Ils lui rappellent qu’il leur doit son poste et qu’ils peuvent donc le virer quand ils veulent. C’est écrit noir sur blanc dans leur document officiel avec leurs signatures et tout.
Les accusations continuent et deviennent de plus en plus graves. Ils écrivent que la désignation en qualité de président ne donne pas droit de faire supplanter les membres du bureau exécutif par des camarades qui ne sont pas élus par le congrès. Autrement dit, le président qu’ils ont eux-mêmes installé nomme maintenant des gens qui n’ont jamais été élus à des postes clés du parti. C’est le bordel complet. Personne ne respecte personne. Chacun nomme qui il veut sans consulter les autres.
Le document parle ensuite d’un comité ad hoc. Les signataires écrivent qu’ils se réservent la mise en place d’un comité ad hoc chargé d’exécuter les affaires courantes du parti durant la période électorale en cours et dans le but de la convocation du congrès extraordinaire du parti au sortir des Élections de décembre 2025. Donc ils annoncent carrément qu’ils vont créer une structure parallèle à l’intérieur même de leur structure parallèle. C’est une poupée russe de structures bidons les unes dans les autres.
Entre temps, ils balancent d’autres informations explosives. Ils citent en référence les camarades Awama Guy Narcisse et Boundji Gabin qu’ils disent ne pas être reconnus éligibles au sein du bureau exécutif. Ces deux personnes sont donc susceptibles de limiter leurs actions pendant les réunions de l’organe exécutif du parti. Donc là aussi, des gens occupent des postes sans être éligibles et tout le monde se bat pour savoir qui peut faire quoi et qui doit dégager.
La lettre se termine par une mise en demeure pure et simple. Les signataires écrivent : “Monsieur le président, les camarades signataires de la présente correspondance tiennent sur votre aptitude clairement mise en exergue de répondre favorablement dans un temps record de 48 heures qui suivent la réception”. Ils ajoutent : “Le non-respect de l’accusé de réception conduira les camarades lésés d’envisager une certaine mesure d’éventualité qui s’impose”.
Mais ce qui tue vraiment dans toute cette histoire, c’est le troisième document qui fuite. Celui-là est encore plus détaillé et liste précisément tous les griefs. Le titre du document est clair : “Objet : Mise au point (Rappel à l’ordre)”. Les signataires se présentent comme camarades président et membres des bureaux exécutifs MLPC, MLFC et MLJC. Ils disent avoir le regret de porter à la connaissance du Conseil Politique National, des Fédérations, de la Commission de Contrôle et d’Arbitrage et du Haut Conseil des Sages leur profonde déception.
Les raisons de cette déception sont listées point par point. Premier grief : mépris volontaire du président du parti envers ses collègues du bureau exécutif. Deuxième grief : non-exécution du programme du renouvellement des organes de base du parti MLPC, MLJC et MLFC. Troisième grief : achat non décidé et de manière unilatérale des équipements de campagne présidentielle. Quatrième grief : location personnelle d’un appartement devant servir à la Direction Nationale de Campagne sis à SICA 2. Cinquième grief : rétention de communication fiable sur l’origine des fonds utilisés à des fins de campagne présidentielle de 2025.
Et là arrive le sixième grief qui fait tout exploser. Les signataires écrivent textuellement : “Gabegie financière du reste de l’enveloppe allouée par le chef de l’État à des fins personnelles”. Vous avez bien lu. Ils parlent clairement de l’enveloppe allouée par le chef de l’État. Ils confirment donc eux-mêmes, dans leur propre document signé de leurs propres mains, que le président Faustin-Archange Touadéra leur a donné une enveloppe financière. Ils se battent maintenant pour savoir qui a volé combien dans cette enveloppe présidentielle.
Le septième grief enfonce encore plus le clou. Ils parlent de déplacement individuel et réception de l’enveloppe allouée par le chef de l’État dans l’optique de construire le hangar devant abriter le siège provisoire de la réunion sur le terrain de Marabena. Donc là encore, ils confirment une deuxième fois que le chef de l’État leur a alloué une enveloppe pour aller construire sur le terrain du vrai MLPC. Regarde maintenant ce que Touadera fait avec Martin Ziguelé, son faiseur de roi. Le pouvoir! C’est vraiment criminel. Ils se balance la vérité sur ce que Touadera veut du MLPC de Martin Ziguelé. . Ils le disent, ils l’écrivent, ils le signent. C’est leur propre document officiel qui circule maintenant dans tout Bangui et qui fait le tour des réseaux sociaux.
Les signataires ne s’arrêtent pas là. Ils rappellent au président fantoche ses propres paroles lors de l’assemblée générale qui l’a nommé. Ils citent son discours : “Je vous dis qu’en vérité, je suis le meneur d’hommes et non le président du parti MLPC. Je ferai la politique avec les gens et non avec l’argent. Je veillerai sur la gestion et de la multiplication et non de la soustraction. Et je veillerai sur la gestion transparente de la finance et des patrimoines du parti, et même si c’est 5 francs CFA, je mettrai à disposition des camarades publiquement”. Et après cette citation, ils ajoutent : “Fin de citation. Grande a été notre déception contrairement à votre allocution devant les camarades.”
Cette citation montre que le président de leur MLPC bidon avait promis la transparence totale, même avec 5 francs CFA. Il avait juré qu’il ferait de la multiplication et non de la soustraction. Il avait dit qu’il mettrait l’argent à disposition des camarades publiquement. Mais visiblement, il a fait exactement le contraire. Il a gardé l’enveloppe présidentielle pour lui, il a loué un appartement personnel avec, il a acheté des équipements sans consulter personne. D’où la déception et la colère de ses propres camarades qui l’ont installé.
Cette bande de mercenaires qui s’entretuent confirme exactement tout ce qu’on dénonçait depuis le début. Ces structures parallèles ont été créées avec l’argent du palais. Ces faux partis sont financés directement par la présidence. Ces traîtres qui ont quitté le vrai MLPC de Martin Ziguélé l’ont fait contre de l’argent. Et maintenant qu’ils se battent entre eux pour savoir qui a volé la plus grosse part du gâteau, ils balancent tout. Ils confirment le financement présidentiel. Ils avouent les détournements. Ils se dénoncent mutuellement dans des documents officiels signés.
Jackson Mazette avait quitté le vrai MLPC en prétendant être le fondateur légitime du parti. Il avait manipulé d’autres cadres comme Jean-Édouard Koyambounou et Étienne Malekoudou pour qu’ils partent aussi créer leur MLPC courant originel. Mais ça n’a rien donné parce que le vrai MLPC de Ziguélé restait solide. Alors la stratégie a changé et ils ont voulu s’approprier le nom MLPC tout court avec l’argent de Touadéra. Un congrès bidon a été organisé, Josephat Tagoto a été élu, puis Jackson Mazette l’a viré et a nommé son propre cousin, un certain Gonénderé qui n’a même pas le bac, comme nouveau président.
Cette histoire de cousin devenu président de parti montre le niveau de folie. Gonénderé, un ancien coursier de Martin Ziguélé, qui n’a aucune formation politique, aucune expérience, aucun diplôme, se retrouve propulsé chef d’un parti politique. Juste parce qu’il est parent de Mazette. C’est tellement grotesque qu’on croirait à une blague mais c’est la réalité chez ces mercenaires.
Pendant que le MLPC fantoche implose dans le chaos total, le vrai MLPC de Martin Ziguélé n’a pas bougé d’un millimètre. Aucune division. Aucune guerre interne. Une direction claire et respectée. Des centaines de milliers de militants fidèles qui n’ont jamais quitté le navire. Ziguélé reste debout, digne, respecté par ses troupes.
Les documents qui circulent maintenant prouvent noir sur blanc ce qu’on dénonçait. Eux-mêmes avouent que Touadéra les finance. Eux-mêmes parlent de l’enveloppe allouée par le chef de l’État. Eux-mêmes se balancent les détournements de cette enveloppe. Eux-mêmes confirment qu’ils se battent pour l’argent présidentiel. Ils pensaient pouvoir garder ça secret mais leurs propres guerres internes ont tout fait exploser au grand jour. Le peuple centrafricain voit maintenant clairement qui sont ces gens. Des pantins payés par le palais. Des marionnettes qui dansent quand on tire les ficelles. Des mercenaires politiques sans honneur ni dignité qui se vendent et qui finissent par se bouffer entre eux quand l’argent manque ou quand l’un vole la part de l’autre