Annie Michelle Mouanga : la ministre qui taille l’ACFPE sur mesure avec une fausse candidature pour sa sœur Renée Michelle Bimbo
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Par : la rédaction de Centrafrique” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
La ministre Annie Michelle Mouanga lance un appel à candidature truqué pour maintenir sa sœur Renée Michelle Bimbo à la direction de l’agence qu’elle pille depuis des années.
Annie Michelle Mouanga, la ministre centrafricaine du Travail, vient de franchir un nouveau cap dans l’art de la manipulation administrative. Cette femme qui a déjà transformé l’ACFPE en “vache à lait” avec sa sœur Renée Michelle Bimbo , lance aujourd’hui un appel à candidature bidon pour le poste de directeur général de cette agence, taillant cyniquement le profil sur mesure pour sa propre sœur.
Le document officiel daté du 1er septembre 2025 et signé par Henri Koulayom, président du Conseil d’Administration, constitue une comédie administrative sans précédent. Les critères exigés – âge entre 45 et 55 ans, diplôme BAC+5, au moins 10 ans d’expérience professionnelle et au moins 1 an à un poste de directeur général – correspondent parfaitement au profil de Renée Michelle Bimbo, l’actuelle directrice.
Cette manœuvre grossière s’inscrit dans la continuité du pillage organisé que mènent les deux sœurs depuis des années. Sous la direction de Renée Michelle Bimbo, l’ACFPE a vu ses ressources détournées pour des usages privés, notamment la transformation du restaurant des employés en atelier de couture personnel pour la ministre .
Les détournements touchent également les véhicules : la Minusca avait fait don d’un pick-up au ministère du Travail, mais ce véhicule a été confisqué par Michelle Mouanga pour l’usage personnel de son mari . Cette appropriation des biens publics témoigne de l’impunité totale dont jouissent ces deux femmes dans leur gestion familiale de l’État.
L’indignation des employés de l’ACFPE grandit face à ces abus répétés. Le personnel se sent trahi par ces détournements, le manque de moyens de déplacement dans les agences provinciales entravant leur travail quotidien . Pendant que les sœurs s’enrichissent, les agents peinent à accomplir leurs missions faute de ressources.
Annie Michelle Mouanga s’est rendue tristement célèbre par sa “gestion mafieuse” du ministère, nommant des proches à des postes juteux et attribuant des marchés à ses amis . Une ligne budgétaire finance même le carburant de la ministre à hauteur de 500 000 francs CFA mensuels, en violation des dispositions en vigueur .
Le profil de ce faux appel à candidature trahit l’amateurisme de cette manipulation. En exigeant “au moins 1 an à un poste de directeur général”, la ministre s’assure que sa sœur, en poste depuis plus d’un an en situation d’intérim illégal, remplisse parfaitement cette condition ridicule. Cette exigence dérisoire démontre que l’objectif n’est pas de recruter le meilleur candidat mais de légaliser rétroactivement une nomination familiale.
Michelle Mouanga a déjà nommé son frère cadet Michel Gambor à la tête d’un projet financé par l’OIT, sa sœur cadette Ledo comme consultante à l’ACFPE, transformant le ministère en entreprise familiale . Cette nouvelle manœuvre s’inscrit dans cette logique de captation des institutions publiques au profit du clan Mouanga.
L’indécence atteint son comble quand on sait que cette même ministre a créé une entreprise d’intérim, Impact 236, pour gérer le personnel de la société Tamoil, créant un conflit d’intérêts patent avec ses fonctions ministérielles. Son entreprise Diaspora a également raflé le marché de la restauration de la CNSS, empochant 15 millions de francs CFA par mois .
L’ACFPE, agence théoriquement autonome dotée de la personnalité juridique et de l’autonomie administrative, se retrouve ainsi prise en otage par ces deux femmes qui en font leur propriété privée. Cette confiscation d’une institution publique constitue un déni démocratique qui prive les Centrafricains d’un service essentiel pour la formation professionnelle et l’emploi.
Le calendrier de cet appel à candidature – clôture le 12 septembre 2025 – témoigne de la précipitation de cette opération cosmétique. Moins de deux semaines suffisent-elles pour mener un recrutement sérieux pour un poste aussi stratégique ? Cette urgence suspecte confirme que la décision est déjà prise et que la procédure ne constitue qu’une formalité administrative.
L’équipe d’investigation du CNC, actuellement déployée dans les locaux du ministère et de l’ACFPE devrait rapidement mettre au jour l’ampleur des malversations organisées par ce duo infernal.
Cette affaire Mouanga-Bimbo constitue un cas d’école de la dérive népotique qui gangrène l’administration centrafricaine. Elle montre comment deux femmes peuvent détourner une agence entière au profit de leurs intérêts personnels, bafouant tous les principes de bonne gouvernance et de service public.




![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)