Batangafo : MSF offre 320 millions pour libérer l’hôpital de l’obscurité totale

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Médecins Sans Frontières (MSF) investit plus de 320 millions FCFA dans un système solaire pour garantir l’autonomie énergétique de l’hôpital de Batangafo.
En effet, le 10 septembre 2025 restera une date marquante pour l’hôpital préfectoral de Batangafo. Médecins Sans Frontières (MSF) a officiellement remis les clés d’une installation de panneaux solaires d’une valeur de plus de 320 millions de francs CFA. Cet équipement révolutionnaire vise à garantir une alimentation électrique stable et durable à cette structure de santé indispensable pour la région de l’Ouham-Fafa.
Cette révolution énergétique met fin à une dépendance coûteuse qui handicapait le fonctionnement de l’établissement. Avant cette installation, l’hôpital de Batangafo fonctionnait grâce à deux générateurs diesel particulièrement gourmands. Ces équipements consommaient plus de 3 000 litres de carburant par mois, représentant un coût considérable et une source constante d’inquiétude pour la continuité des soins. Les ruptures d’approvisionnement en carburant exposaient régulièrement les patients à des interruptions de traitement, mettant parfois des vies en danger.
Face à cette transformation majeure, les responsables préfectoraux n’ont pas caché leur satisfaction. Monsieur Kokolo Constant, représentant le Préfet de l’Ouham-Fafa, a salué cette initiative lors de la cérémonie de remise : « L’installation de ce système solaire à l’hôpital de Batangafo dépasse la simple fourniture d’énergie : elle représente un appui vital pour la santé publique et un signe fort de solidarité avec nos communautés. En tant que représentant des autorités locales et de l’État, nous sommes hautement reconnaissant envers Médecins Sans Frontières pour cet investissement majeur ».

Derrière cette réussite se cache un travail technique minutieux adapté aux réalités du terrain centrafricain. Nkemju Rosevelt, Coordinateur de Projet MSF à Batangafo, a expliqué la complexité technique du projet : « Ce projet est le résultat d’une expertise interne et qualifiée en matière d’installation solaire qui a dû prendre en compte différents facteurs comme la saison des pluies et autres aléas pour que l’autonomie en énergie soit assurée. »* Il a également souligné que cette réalisation *« reflète le partenariat solide entre MSF et le Ministère de la Santé et s’inscrit dans une logique de résilience et de réduction de l’empreinte carbone ».
Pour garantir la durabilité de cet investissement, les organisateurs ont mis l’accent sur le transfert de compétences locales. Dr Michel Mbomé-Pento, Médecin-Chef de l’hôpital de Batangafo, s’est montré optimiste quant à la pérennité du projet : « C’est une solution gagnante pour la santé et l’environnement. De plus la pérennité est assurée grâce à la formation d’une ressource interne dédiée spécifiquement à la MAINTENANCE et au bon fonctionnement de ce parc solaire ». Cette approche garantit que l’hôpital pourra maintenir son autonomie énergétique même après un éventuel retrait de MSF.
L’importance de ce projet s’est traduite par une forte mobilisation des acteurs du secteur sanitaire centrafricain. La cérémonie de remise a rassemblé plusieurs acteurs clés du secteur de la santé en République centrafricaine. Des représentants du ministère de la Santé, des autorités locales et des leaders communautaires ont assisté à cet événement, témoignant de l’importance accordée à ce projet par l’ensemble des parties prenantes.
Cette initiative s’inscrit dans une vision plus large de transformation du système de santé centrafricain. Avec cette transition vers les énergies renouvelables, l’hôpital de Batangafo devient un exemple innovant de structure de santé durable. Cette installation permet désormais un accès plus fiable aux équipements médicaux, aux médicaments et aux infrastructures essentielles pour les communautés de la région.
Ce projet montre parfaitement comment les partenariats internationaux peuvent contribuer durablement au développement des infrastructures de santé en République centrafricaine, tout en respectant l’environnement et en réduisant les coûts de fonctionnement à long terme.
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)