Jackson Mazette au Maroc : quand la maladie rattrape le traître du MLPC
Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Jackson Mazette , l’ancien vice-président du parti MLPC radié, hospitalisé après avoir détourné l’argent du pouvoir, voit ses manœuvres de division s’effondrer avec la défection de ses complices.
Jackson Mazette découvre amèrement que la trahison politique se paie parfois au prix fort. Cet ancien vice-président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), qui avait vendu son âme au régime Touadéra pour diviser son propre parti, se retrouve aujourd’hui hospitalisé au Maroc, abandonné par ses complices et rongé par la maladie autant que par ses propres turpitudes.
L’homme qui pensait pouvoir jouer sur tous les tableaux en créant un front parallèle au MLPC découvre brutalement les limites de sa duplicité. Proche du pouvoir en place, Jackson Mazette avait reçu d’importantes sommes d’argent pour organiser des activités censées fragiliser son ancien parti. Mais sa cupidité légendaire l’a poussé à détourner la majorité de ces fonds pour ses projets personnels, notamment la construction en cours d’un immeuble à Bangui.
Cette appropriation éhontée des deniers de la corruption a provoqué la colère de ses collaborateurs qui découvraient progressivement qu’ils avaient été dupés par leur propre chef. Car Jackson Mazette ne s’est pas contenté de trahir le MLPC, il a également berné ceux qui l’accompagnaient dans cette aventure, transformant chaque complice en victime de son avidité sans bornes.
Chantal Jean Édouard Koyambonou, présenté comme l’un de ses plus proches alliés, s’est progressivement éloigné en réalisant l’ampleur de la manipulation. Cette défection symbolique a ouvert les vannes à un mouvement de désaffection généralisé, chaque membre de son cercle des mafieux découvrant qu’il avait été utilisé puis trahi par Jackson Mazette dans sa course aux privilèges personnels.
Le mécontentement au sein de son entourage a atteint un point de rupture quand ses compagnons ont réalisé qu’ils servaient de faire-valoir à un homme qui ne pensait qu’à s’enrichir sur leur dos. Plusieurs d’entre eux ont annoncé leur intention de réintégrer le MLPC, abandonnant un Jackson Mazette de plus en plus isolé face aux conséquences de ses propres manœuvres.
Cette débandade politique coïncide cruellement avec l’effondrement physique du personnage. Après un refus de visa pour la France qui témoigne de sa réputation sulfureuse même à l’international, Jackson Mazette a dû se rabattre sur le Maroc pour ses soins médicaux. L’intervention lourde qu’il a subie, impliquant la pose de drains thoraciques pour soulager ses poumons, témoigne de la gravité de son état.
Hospitalisé à Rabat, l’homme qui croyait pouvoir manipuler tout le monde se retrouve désormais dépendant des médecins marocains pour sa survie. Ses proches le décrivent comme “en colère” face à l’isolement dans lequel il se trouve, rage impuissante d’un homme qui découvre que la trahison ne paie pas toujours.
Cette colère pathétique d’un malade abandonné contraste avec l’arrogance qu’il affichait quand il pensait tenir le bon bout en divisant le MLPC. Mazette avait cru pouvoir jouer les grands stratèges en servant les intérêts du pouvoir tout en s’enrichissant personnellement. Il découvre aujourd’hui que ce type de calcul finit toujours par se retourner contre son auteur.
Le congrès que son camp prévoyait d’organiser début septembre apparaît déjà comme une chimère réunion. Comment rassembler des militants quand le leader est cloué sur un lit d’hôpital marocain et que ses lieutenants l’abandonnent un à un ? Cette débâcle organisationnelle signe l’échec patent de sa stratégie de division.
L’ironie de la situation atteint son comble quand on réalise que Jackson Mazette, qui voulait affaiblir le MLPC, a finalement détruit sa propre crédibilité politique. En tentant de diviser les autres, il s’est divisé lui-même, perdant à la fois sa santé, sa fortune détournée et ses alliés de circonstance.
Cette déchéance de Jackson Mazette constitue un cas d’école des limites de l’opportunisme politique. L’homme qui pensait pouvoir trahir impunément son parti d’origine en empochant l’argent du Président Touadera découvre que ce type de stratégie finit toujours par dévorer ceux qui s’y adonnent.
Ses anciens complices, en réintégrant le MLPC, reconnaissent implicitement qu’ils ont été les jouets d’un manipulateur qui ne cherchait qu’à s’enrichir sur leur crédulité. Cette prise de conscience tardive témoigne de la capacité de Jackson Mazette à abuser même ceux qui lui faisaient confiance.
L’état de santé précaire du personnage ne doit pas faire oublier la nature de ses agissements. Jackson Mazette reste un traître qui a tenté de vendre son parti pour quelques billets, un corrupteur qui a détourné l’argent de la corruption elle-même, un manipulateur qui a berné jusqu’à ses propres complices.
Sa solitude actuelle dans un hôpital marocain constitue une forme de justice immanente pour un homme qui a passé sa carrière à trahir tous ceux qui lui faisaient confiance. Cette leçon devrait servir à tous ceux qui sont tentés par les sirènes de l’opportunisme politique à court terme.
Par Alain Nzilo
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Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
