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RCA: LA MINUSCA RÉITÈRE SON APPUI AUX CÔTÉS DES AUTORITÉS DE TRANSITION DANS LE PROCESSUS DE LA PAIX

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Conférence-de-Presse-de-la-Minusca-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Conférence de Presse de la Minusca à Bangui. Photo: Éric Ngaba pour CNC
Conférence de Presse de la Minusca à Bangui. Photo: Éric Ngaba pour CNC

LA MINUSCA RÉITÈRE SON APPUI AUX CÔTÉS DES AUTORITÉS DE TRANSITION DANS LE PROCESSUS DE LA PAIX

 

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 27-01-2015.

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) se dit préoccupée par la situation encore précaire de la stabilité en République centrafricaine. Dans le cadre de sa mission de stabilisation, elle réitère son engagement à appuyer les autorités de transition à rétablir l’autorité de l’Etat sur toute étendue du territoire national durant la période de la transition dirigée par Madame Catherine Samba-Panza. Cet appui est axé sur l’assistance électorale, les Droits de l’Homme et les affaires judicaires.

Lors de la traditionnelle conférence de presse hebdomadaire du 21 janvier 2015 au siège de l’institution à Bangui, l’équipe de la communication publique de la MINUSCA a échangé avec les journalistes de la presse centrafricaine sur les activités menées par la force onusienne dans le pays. Plusieurs questions ont été abordées durant une heure d’échange interactif.

Assistance électorale

L’Autorité nationale de Transition (ANE) effectue, du 22 au 31 janvier 2015, une mission d’installation de démembrement dans les préfectures de Basse-Kotto, Mbomou, et Haut-Mbomou. Suite à une demande du président de l’ANE au près du SRSG, la MINUSCA apportera un soutien logistique et sécuritaire à cette mission. A ce jour, l’ANE a déjà ouvert 79 démembrements sur 141 bureaux ANE prévus pour la gestion des élections en Centrafrique, soit couvrant 8 des 16 préfectures du pays. Il s’agit des préfectures Ombella-Mpoko, Lobaye, Sangha-Mbaere, Mambere-Kadei, Nana-Mambere, Ouham-Pende, Ouaham et Kemo.

Droit de l’Homme

Sur la question des Droits de l’Hommes en RCA, la Division des Droits de l’Homme (DDH) de la MINUSCA dit avoir documenté aussi bien à Bangui qu’à l’arrière-pays 17 cas d’atteintes au droit à la vie, 36 cas de détentions arbitraires, 27 cas d’atteintes à l’intégrité physique et une tentative d’enlèvement. A cet effet, la MINUSCA réitère sa demande aux autorités de transition de mettre à la disposition de l’Administration pénitentiaire des moyens logistiques nécessaires au bon fonctionnement du personnel. Elle recommande, par cette occasion, aux procureurs et aux Juges d’instructions de faire de fréquentes visites dans les lieux de détentions pour s’assurer que les personnes détenues le sont conformément à la loi en vigueur.

Affaires judiciaires et pénitentiaires

La MINUSCA a participé à la Cour d’Appel de Bangui à une réunion préparatoire à une mission de la Cour criminelle prévue pour se tenir le 10 février 2015. Au cours de cette réunion, le Comité de suivi de l’organisation de ladite session a formulé une série de recommandations relatives au traitement des dossiers, au support matériel exigé pour la tenue des assises criminelles et le processus de sélection des membres du jury. Poursuivant ses activités de renforcement de la sécurité en milieu carcéral, la MINUSCA a appuyé l’Administration pénitentiaire dans la mobilisation des ressources nécessaires pour la réhabilitation des cellules endommagées.

Bangui, Éric Ngaba pour CNC

La Centrafrique, un pays de marchands d’armes

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Image d’illustration

La RCA, un pays de marchands d’armes

Corbeau News Centrafrique: 27-01-2015.

La crise centrafricaine qui a mobilisé la communauté internationale et toute son armée mondiale et arsenal devient de plus en plus complexe et l’ambiguïté se solidifie davantage, rend les autorités de transition très faibles dans leur mission. D’ailleurs, dans l’ensemble, cette mission de transition a bel et bien essuyé un échec cuisant puisque les pouvoirs publics qui n’existent qu’à Bangui la capitale n’ont pas d’autorité sur les milices et groupes armés qui détiennent des armes et sévissent. Certaines régions de la République ne sont contrôlées que par les éléments de l’ex-séléka ainsi que les hommes de la milice antibalaka qui s’arcboutent sur l’Islam et le Christianisme. Ces démons qui sont nés chez nous en plein 21ème siècle persistent de part et d’autre dans les crimes odieux et enlèvements des personnalités contre rançons.

Cette situation catastrophique qui paralyse le tissu social centrafricain a pris son élan très longtemps depuis le phénomène « zaraguina » (coupeurs de route) où le commerce et le trafic d’armes de tout calibre s’est développé à partir de Bangui par certains commerçants musulmans qui se camouflent derrière leurs comptoirs au quartier Km5 et des militaires des FACA sans scrupule qui, en détachement dans les provinces préfèrent brader leurs armes de service aux coupeurs de route et braconniers. Des informations révèlent déjà que certains militaires des FACA détiennent doublement des armes dont l’origine reste inconnue. Et selon des témoignages recueillis lors des Etats-Généraux du Développement rural tenus à Bangui sous lé régime Bozizé, ce commerce d’arme se fait au portillon de Bangui à partir de la barrière de Pk 12, avait déclaré un Officier supérieur de haut rang de l’armée centrafricaine.

Dans les années 70, les frontières Centrafrique-Soudan et Centrafrique – Tchad servaient de piste pour le trafic d’armes et de la drogue de toute qualité selon les informations recueillies. Mais ce phénomène a été vite éradiqué à cause des missions opérationnelles redoutables des forces armées centrafricaines spécialisées sous les régimes Bokassa et Kolingba. Quelques années plus tard, la reprise du phénomène a été sans relâche par les marchands d’armes qui deviennent les principaux fournisseurs des braconniers. C’était alors le début de la déconfiture de l’armée centrafricaine politisée par leurs chefs suprêmes. La guerre de Darfour était pour ces bandits de grand chemin une bouffée d’oxygène pour renforcer leurs capacités et envisager la formation rebelle. C’est dans ce contexte que l’UFDR de Michel Am non ndroko Djotodja et Zackaria Dramane a vu le jour en 2005.

Entre temps, 2002-2003, était la naissance de la rébellion du général François Bozizé limogé et poursuivi par la justice. Ce dernier, par la suite, cherchait à déstabiliser le régime de feu Ange-Félix Patassé. Il en est arrivé avec l’aide du président tchadien, Idriss Déby et celle de la France. François Bozizé qui fut Chef d’Etat-major du président Ange Félix Patassé s’était enrichit en armements provenant des pays amis et ceux des rebelles tchadiens récupérés pour la cause et qui ont intégré ladite rébellion qui avait mis le cap sur Bangui le 15 mars 2003 pour destituer Ange-Félix Patassé démocratiquement élu pour briguer un deuxième mandat.

En 2005, les guerres de RD Congo et du Burundi ont eu des conséquences graves et très élargies dans la région. La République centrafricaine était l’un des derniers pays qui avaient intégré la Conférence des Grands Lacs à cause de la circulation massive des armes de tout calibre, grenades et munitions de guerre sur son territoire. Compte tenu de sa situation géographique ayant des frontières communes avec plusieurs pays (Tchad, RD Congo, Congo Brazza, Cameroun et les deux Soudan) qui ne cessaient de faire la guerre à cause du pétrole, la République centrafricaine qui a connu les mutineries sanglantes de 1996-1997 ne peut s’échapper à l’infiltration d’armes de guerre de toutes marques confondues sur son territoire national d’autant plus que ses frontières demeurent poreuses jusqu’aux deux changements brutaux et sanguinaires qui se sont soldés par des régimes successifs de transition très faibles et mous comme la moelle épinière.

Il y a eu plusieurs tentatives de désarmement en vain pendant les régimes Patassé et Bozizé, et pendant les deux régimes de transition de Djotodia et Samba-Panza. Le processus Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR) va d’échec en échec. On ne peut recenser zéro foyer sans arme. Les Etats-majors des groupes rebelles et milices sont devenus des vraies poudrières. Seule la rébellion séléka de Michel Djotodia qui a pris le pouvoir le 24 mars 2013 en renversant son ennemi François Bozizé avec qui il aurait signé un pacte à Nairobi récemment avait six (6) groupes des rebelles dont le FDPC d’Abdoulaye Miskine capturé et libéré au Cameroun et l’ancienne rébellion APRD du puissant ministre de la Défense de feu Ange-Félix Patassé, Jean Jacques Démafouth, actuellement ministre conseiller à la présidence de Catherine Samba-Panza, ainsi que les groupes armés des mercenaires tchadiens et soudanais embauchés par le tombeur de Bozizé, Michel Djotodia. Ne connaissant pas finalement l’effectif exact de sa rébellion, ce dernier qui s’est autoproclamé après avoir chassé François Bozizé du pouvoir avait de sérieux problème pour commander. Il était très peu respecté par les différents chefs de guerre qui constituaient la coalition séléka. Pour preuve, ils ont échoué lamentablement. Au finish, il n’a rien fait pour la RCA jusqu’à sa démission le 10 janvier 2014 à Ndjamena lors de la réunion des chefs d’Etat de la CEEAC convoquée sur la crise centrafricaine. Si oui, piller les zones diamantifères et l’exploitation abusive et illégale de la faune centrafricaine.

L’année 2001, suite à la tentative manquée du coup d’Etat d’André Kolingba, ancien président de la République, contre le président Patassé, on ne peut contester l’entrée massive des armes sur le territoire centrafricain venant de l’autre rive du RD Congo des mains des éléments rebelles « banyamulengue » de l’ex-Chef rebelle du MLC, Jean-Pierre Bemba Gombo qui serait en liberté provisoire accordée par le juge de la CPI. L’est du pays était par contre innondé par les armes que possédaient les éléments rebelles du seigneur de guerre ougandais, Joseph Kony qui ont commis des crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans les pays des Grands Lacs et la République centrafricaine.

Alors que l’ex-séléka et la milice antibalaka dont leurs représentants ont pris part activement au forum de Brazzaville pour signer l’accord de cessez-le-feu qui n’est respecté par les deux camps jusqu’aujourd’hui et leurs formations armées non conventionnelles transformées en partis politiques, les hommes armés, de part et d’autre, continuent de commettre des exactions contre la population civile et procéder aux enlèvements des personnalités de la République en fonction et des humanitaires. Ce qui explique clairement la profondeur de la crise qui perdure et dont les tireurs des ficelles sont dans les ténèbres à l’extérieur du pays et voire même à l’intérieur puisque d’autres protagonistes entretiennent la division et ce climat délétère. Toutes ces rébellions nées en Centrafrique ont bénéficié des aides en armements provenant des pays tels que le Tchad, la France, le Soudan, la Chine, de l’Iran et bien d’autres pays qui se cachent derrière le trafic d’armes vers la République centrafricaine.

Le rapport de l’ONG Conflict Armament Research a bien démontré selon les recherches et enquêtes, que bon nombre des pays étaient fournisseurs d’armes, grenades, des munitions et bien d’autres engins de guerre aux rébellions centrafricaines qui tiennent le pouvoir par la queue et prend le peuple centrafricain en otage sous le regard complice de la communauté internationale.

En effet, les autorités centrafricaines depuis quelques années ont montré leur incapacité de diriger le pays. L’armée nationale a failli à sa mission parce que le Chef suprême des armées n’a pas été à la hauteur des taches pourtant, ces derniers, devant les représentants du peuple à l’Assemblée nationale, ont bel et bien prêté serment pour protéger le peuple centrafricain et défendre l’intégrité du territoire nationale Ils ont montré leur incapacité notoire devant l’opinion nationale et internationale, et leur faiblesse face à la montée en puissance du mouvement des rébellions. Par ailleurs, les forces onusiennes qui n’interviennent que pour appuyer les actions des bureaux des nations unies pour la paix et la politique du gouvernement dans le processus de paix ne feront pas grand-chose pour attraper le taureau par les cornes. A preuve, les résolutions 2121 du 10 octobre 2013 et 2127 du 5 décembre 2013 du Conseil de Sécurité votées ne sont appliquées par les forces de l’ONU.

On ne doit pas trop compter sur la communauté internationale mais sur nous d’abord en nous désarmant physiquement et mentalement pour une véritable paix durable en Centrafrique en tendant la main bien entendu, l’un à l’autre pour une réconciliation nationale et la refondation réelle de notre Etat qui n’est aujourd’hui que coquille vide.

Journaliste Politique et Culturel
Journaliste Politique et Culturel

Pierre INZA

RCA: La Minusca et le gouvernement impuissants devant les enlèvements, une ligne téléphonique est ouverte

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Contacts-des-services-de-sécurité-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Contacts des services de sécurité à Bangui

La Minusca et le gouvernement impuissants devant les enlèvements

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 27-01-2015.

L’heure est grave en République centrafricaine. Sous la barbe des forces étrangères foisonnant en République centrafricaine, Minusca, Sangaris, Eufor-Rca confondues, la population civile reste en danger permanent. Quatre kidnappings en moins de deux semaines à l’intérieur de la capitale Bangui par des Anti-balaka, alors qu’à l’intérieur du pays, ce sont les ex-Séléka qui dictent la loi au gouvernement qui tente de redéployer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire, à travers les consultations à la base en cours.

Armel Ningatoloum Sayo, ministre de la jeunesse et des sports, kidnappé dimanche dernier en pleine capitale grise encore entre les mains des Anti-balaka. Alors que les missions de consultations à la base-projet de préparation du Forum de Bangui sont en panne, car les seigneurs de guerre de la Séléka, non seulement réclament à coups de canons le départ sans conditions des délégations des facilitateurs, mais menacent de mort ou prennent en otage les chefs des délégations. Abdallah Kadre Assane ministre des Finances est coincé par les éléments de la Séléka à Ndélé pendant que Eloi Anguimaté de l’Education nationale n’a pu se rendre à Kaga Bandoro du fait de la menace des éléments du FPRC de Nourredine Adam. A Bambari, Joseph Agbo des Mines a dû précipitamment plier bagages sans faire le boulot pour rentrer à Bangui à cause de l’UPC.

L’enlèvement du Ministre Sayo qui est le quatrième en moins de deux semaines à Bangui après celui de l’humanitaire française Claudia Prieste et du religieux Gustave Reosse le 19 janvier, ainsi que celui du personnel de la Minusca intervenu le lendemain, est suffisant pour mesurer le degré d’insécurité qui ne cesse de monter à Bangui. Le spectre des enlèvements récurrents crée une sorte de psychose généralisée qui ne dit son nom dans la capitale. D’ailleurs, dans un communiqué de presse du parti MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain) du candidat à la prochaine présidentielle Martin Ziguélé, l’on pouvait lire une menace physique à l’encontre de ce dernier : « Par un communiqué présenté comme un droit de réponse à Martin ZIGUELE et rendu publique le 25 janvier 2015, sous la signature d’une prétendue Capitaine Joséphine Namséné  d’une soit disant «  Coordination militaire des Anti- Balaka », le Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), candidat à la prochaine élection présidentielle a été violemment pris à partie suite au communiqué qu’il a signé en date du 18 janvier 2015 pour saluer l’arrestation et la remise à la justice centrafricaine du sieur Rodrigue NGAIBONA alias Andjilo soupçonné de crimes et délits divers contre d’innocents citoyens tant à Bangui qu’en province ». S’agissait-il d’un autre rapt manqué ? Ce qui est grave chez les Anti-balaka, c’est que leur Coordination générale qui s’est muée en parti politique, le PCUD, ne contrôle plus rien, à l’image de la discorde autour de la libération des deux otages religieux et présentement celle de Ningatoloum Sayo encore en captivité entre les mains d’une frange des Anti-balaka.

Ces situations, malheureusement se développent sous la barbe des forces internationales qui jonchent les artères de Bangui et de certaines villes de l’intérieur du pays avec tous les moyens dont ont besoin des forces de défense et de sécurité pour « assurer la protection des civils ». C’est une situation qui fait beau marché chez les groupes armés qui ne jurent que par la pêche en eau trouble ; tandis que le peuple lui, est pris en otage devant ses autorités politiques dépouillées de leurs armées au nom d’un pseudo embargo et qui n’ont que leurs larmes de crocodiles à verser sur le cadavre de leurs gouvernés. Dans un communiqué gouvernemental signé ce 26 janvier de Nicaise Karnou, Ministre de la Sécurité publique, tel le chien qui aboie au passage de la caravane, le gouvernement déclare : « Face à ces violences et menaces de nature criminelle, le gouvernement communique ce qui suit : les violences et menaces contre le peuple centrafricain et ses dirigeants ne resteront pas impunies. Leurs auteurs, co-auteurs et complices seront traqués jusque dans leur dernier retranchement ; les forces de sécurité sont mobilisées et mettront tout en œuvre pour garantir la quiétude et la sécurité du citoyen, avec l’appui des forces internationales ; une enquête judiciaire est d’ores et déjà ouverte par le Parquet du tribunal de grande instance de Bangui ; des lignes vertes sont ouvertes pour recevoir toute information sur les activités criminelles de ce groupe terroriste. Il s’agit des lignes téléphonies suivantes : 21 61 99 84, 21 61 14 13 et 118. »

Pire encore, les forces internationales qui ont le seul privilège de porter les armes se contentent des condamnations de principe tout autant que les autorités centrafricaines de la transition. Pour le cas Sayo par exemple, la Minusca dans un communiqué de presse publié le 26 janvier dernier déclare simplement : « La MINUSCA condamne fermement cet enlèvement qui survient après plusieurs actes de même nature au cours de la semaine écoulée. Elle exige la libération immédiate et sans conditions du ministre et la fin de telles pratiques criminelles qui sapent les efforts destinés à restaurer l’autorité de l’Etat, faciliter la réconciliation nationale et le retour de la paix ».

C’est ici le lieu d’apprécier la mise à l’écart des FACA dans la dynamique de sécurisation du pays, tant on sait que « la situation actuelle en RCA dépasse déjà les policiers et les gendarmes » comme l’a indiqué un diplomate en visite aux FACA du Camp Kassaï. Les forces étrangères elles aussi, ne maîtrisent plus rien, en témoignent ces nombreux rapts et tentatives d’enlèvements sous leurs nez. C’est en cela que se tient la lutte de Mme Marie Noëlle Koyara, Ministre de la Défense nationale, afin de convaincre les partenaires, notamment les Nations unies qui viennent, à contrario, de prolonger la durée de l’embargo sur les armes en direction de la RCA jusqu’au 29 janvier 2016 sur la nécessité d’armer rapidement les FACA qui se mobilisent en millier et régulièrement au Camp Kassaï.

Bangui, Fred Krock pour CNC

RCA: Ngaïssona dépassé, il détache la milice Anti-Balaka des actes terroristes des frères d’Andjilo

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Patrice-Édouard-Ngaissona.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Patrice Édouard Ngaissona

RCA: Ngaïssona dépassé, il détache la milice Anti-Balaka des actes terroristes des frères d’Andjilo

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 26-01-2015.

C’est le grand revirement de la journée avec la réaction de la Coordination Nationale des Anti-Balaka qui est devenue depuis quelques mois un Parti Politique et dirigé par Patrice Édouard Ngaïssona. Une source proche de ce dernier nous a fait comprendre qu’il est en train de faire tout pour détacher la milice Anti-Balaka des actes commis par ces bandits. La même source parle même d’un acte de sabotage orchestré par des opposants à Ngaïssona en vue de briser son rêve politique. Le président du Parti centrafricain pour l’Unité et le Développement (PCUD) est plus que jamais anéanti. Comment explique-t-on ce revirement?

D’abord souvenez-vous du 29 novembre de l’année dernière quand le Patron des Anti-Balaka Monsieur Patrice Édouard Ngaïssona déclarait lors d’une assemblée générale extraordinaire organisée par la Coordination Nationale des Anti-Balaka dans la salle de conférence du complexe sportif Barthélémy Boganda à Bangui qu’à partir de ce jour, la milice Anti-Balaka n’existe plus et à cet instant-même, aucun élément Anti-balaka ne doit utiliser les armes, quel qu’en soit le motif. Les armes doivent être toutes enterrées. Un grand discours qui n’a, semble-t-il, pas d’effets sur le terrain. Pourquoi?

Lire article : Anti-Balaka, c’est désormais le Parti Centrafricain pour l’Unité et le Développement (PCUD)

Ngaisso l’Homme incontournable.

Pour comprendre, revenons-nous un peu sur le passé du Président du PCUD (Ex-AntiBalaka) Monsieur Ngaïssona. Depuis plus de dix (10) ans, ce Monsieur évolue dans l’ombre de la famille Bozizé et de l’Ancien Président François Bozizé. Il a bâti toute sa richesse à travers les différentes relations entretenues avec les poids lourds du régime défunt de Bozizé. Il fut d’ailleurs le dernier Ministre de la jeunesse et des Sports du dernier gouvernement de Bozizé dirigé par Professeur Faustin-Archange Touadéra. Or, après la chute du pouvoir de Bozizé et la création de la Milice anti-balaka puis leur attaque sur Bangui, Patrice Édouard Ngaïssona cherche à se positionner sur l’échiquier politique national comme l’homme incontournable dans la résolution de la crise qui a touché la Centrafrique. Avec besoin, il a pris la tête de la milice Anti-balaka et devient Coordonnateur National. Un poste qui n’existait pas auparavant mais créé dans la foulée et secrètement par l’ancien Président François Bozizé pour coodoner les actions des Anti-Balaka. Or, plus la crise dure, plus Ngaïssona devient populaire au milieu Anti-Balaka dit modéré. Il multiplie des réunions avec les autorités, avec le gouvernement, avec la Communauté internationale. Petit à petit, l’homme dévient incontournable et Ngaïssona n’est plus Ngaïssona du début de l’événement.

Ngaissona se détache de son Oncle Patron François Bozizé

Vu la position occupée dorénavant par le Coordonnateur des Anti-Balaka, celui-ci se détache petit à petit de son Oncle patron l’Ancien Président François Bozizé. Les contacts téléphoniques deviennent de plus en plus rares et on assistait même à des échanges des petits mots choquants entre eux. L’un commence à accuser l’autre de trahison. Désormais, deux clans se créent au sein même du groupe Anti-Balaka : l’un qui est resté fidèle à l’ancien Président François Bozizé (souvent considéré comme l’aile dure des Anti-Balaka) et un autre à Ngaïssona (L’aile modérée). Le Patron de la Coordination Nationale ne supporte plus cette division et décide d’officialiser son indépendance de la famille Bozizé.

De la Milice Anti-Balaka au Parti Politique

En octobre de l’an dernier, Monsieur Ngaïssona décide de convoquer de son équipe pour leur expliquer son désir de transformer cette milice à un parti politique. Il a avancé quelques arguments et toute l’équipe est favorable. Une date est fixée et le numéro un des Anti-Balaka officialise son parti politique le 29 novembre 2014 à Bangui en présence de beaucoup des diplomates et hommes politiques. C’est un succès pour cet homme qui a longtemps vécu sous son Mentor l’ancien président François Bozizé. Le clan Bozizé n’a pas supporté cette mutation surtout que Ngaïssona et son équipe étaient tous des militants du parti KNK de l’ancien Président Bozizé. Le KNK (Kwa Na Kwa) est affaibli négligé par le nouveau parti de Ngaïssona qui recupere quasiment tous les jeunes de ce parti.

Riposte de Bozizé.

Pour anéantir et réduire la montée en puissance de Ngaïssona, le clan Bozizé utilise une stratégie simple : saboter tout acte posé par le Président du PCUD et créer un petit groupe d’extrême-droite au sein même des Anti-Balaka. C’est le début d’une guerre silencieuse et sans merci.

 

Les braquages, vols, viols et enlèvements de ces derniers mois sont des œuvres de l’aile extrémiste dirigée secrètement avec main de fer par le clan Bozizé afin de, non seulement contrecarrer les actions de Ngaïssona, mais perturber aussi les élections programmées pour Juin – Juillet 2015 le tout dans une perspective d’un retour obligatoire de l’ancien Président François Bozizé à Bangui car la vie est dure à l’étranger.

 

Bangui, Gisèle MOLOMA pour CNC

Centrafrique : un nouveau business pastoral à Bangui, baptiser les Anti-Balaka

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Prière dans un camp des déplacés de l’aéroport de Bangui M’poko. Photo UNHCR

Centrafrique : un nouveau business pastoral à Bangui, baptiser les Anti-Balaka

Bangui – Corbeau News Centrafrique : 27-01-2015.

Quelque chose se passe à Bangui sous silence depuis un mois et beaucoup des centrafricains n’ont pas remarqué sauf ceux qui y sont impliqués et leurs parents : baptiser les Anti-Balaka. Comment peut-on expliquer ce phénomène?

Depuis les années 1990 avec l’arrivée des Églises Apostoliques et la multiplication des ordres religieux catholiques dont l’ethnie charismatiques, la bataille est féroce sur le marché d’évangélisation en République Centrafricaine. Les églises se multiplient comme les champignons et les stratégies ne manquent pas pour attraper les nouveaux fidèles et les transformer à une source de revenus non négligeable. En 1990-2000, le marché était vert et les fidèles se font enrôler à tour de bras par les nouveaux Pasteurs Évangélistes formés à Boy-rabe juste quarante-cinq (45) jours. Or, depuis 2003, le marché d’évangélisation est presque saturé et le combat des pasteurs est basé surtout sur la récupération des fidèles de leurs concurrents. Mais depuis le déclanchement de la crise en 2003 en Centrafrique et l’apparition du groupe Anti-balaka, plusieurs églises sont fermées pour des raisons de sécurité et les jeunes chrétiens autrefois fidèles et croyants se transforment et deviennent des criminels. Ils tuent, volent, pillent et violent nos sœurs sans avoir pitié d’elles comme s’ils n’ont jamais écouté la parole de Dieu.

Pendant ce temps, les Pasteurs et Évangélistes ne baissent pas les bras. Ils observent tranquillement leurs proies et réfléchissent à la manière de les capturer. Les Anti-balaka redeviennent un bon marché pour les religieux surtout qu’ils ont suffisamment commis des actes impardonnables par Dieu. C’est ainsi que depuis un mois on assiste à un assaut de masse des Pasteurs Évangélistes dans les secteurs où sévissent ces criminels Anti-Balaka et les séances de baptême se multiplient sans cesse avec à la clef 20 à 50 Anti-Balaka reconvertis toutes les semaines. Certains criminels reconvertis arrivent à abandonner définitivement leurs actes criminels tandis que d’autres reviennent sur les mauvais chemins.

Rappelons aussi qu’un fidèle d’une église est non seulement une source de revenu pour l’église mais aussi pour le pasteur qui se mouille la chemise tous les jours afin de les recruter. Avec les crimes qu’on a vus ce dernier temps en Centrafrique, peut-on parler d’un échec des religions? Beaucoup des experts de religions (Catholiques, protestantes tout comme Musulmanes) pensent que oui! Que les religions en République Centrafricaines ont totalement failli à leur mission qui est de moraliser les gens.

Bangui, Alfred KOMI-GAZA pour CNC

Centrafrique : Pourquoi les Ex-Séléka ne veulent-ils pas entendre parler de Paix?

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Les rebelles de l’ex-coalition seleka à Bangui.

Centrafrique : Pourquoi les Ex-Séléka ne veulent-ils pas entendre parler de Paix?

Bangui – Corbeau News Centrafrique : 27-01-2015.

Parler de paix à un criminel de l’ Ex-Séléka, c’est de le provoquer au risque de créer des tensions. C’est malheureusement ce que la Communauté Internationale et le gouvernement de Catherine Samba-Panza ont fait comme expérience ces derniers mois en parlant du gouvernement d’union nationale, de la réconciliation, du forum national de paix… avec les Ex-Séléka. Pourquoi ces derniers privilégient-ils souvent les menaces de partitions de la RCA, les tensions avec le gouvernement, la guerre au détriment de la Paix? C’est simple comme réponse : les criminels de la Séléka ne veulent pas perdre leurs magots obtenus à travers les pillages des diamants, de l’or, des ivoires et autres ressources de la portion du territoire de la Centrafrique qu’ils occupent illégalement depuis près de 3 ans.

Imaginons un peu le sort d’un Général de la Séléka comme Nouredine ADAM après la paix. Imaginons un peu comment ce criminel va être arrêté et transporté à la Cour Pénale Internationale (CPI). Imaginons-le un peu comme un simple commerçant du café à Birao entouré de ses amis Ex-séléka. Eh! Bien c’est exactement ce que les Ex-séléka ne veulent surtout pas se retrouver si la paix revient en Centrafrique. Pour eux, la guerre représente le respect (ils sont courtisés par-ci par-là pour faire la paix), elle représente aussi la richesse car les revenus générés par des exploitations illégales de nos sous-sols sont chiffrés par des experts entre 50.000.000 FCFA et 200.000.000 FCFA par jours soit 90% du revenu des Ex-Séléka dans les zones qu’ils occupent.

Il est important que la Communauté Internationale et le gouvernement transition centrafricain comprennent une chose : la paix sans la force, les séléka tout comme les Anti-Balaka ne le feront pas. Il faut les désarmer de force et les mettre hors du territoire centrafricain s’ils ne veulent pas la paix. Pourquoi continuer de négocier à des gens qui ne comprennent rien que le langage des armes?

Quand on entend parler de négociation de Nairobi, c’est juste un prétexte pour les Anti-balaka et les Séléka de torpiller les efforts de paix et restés dans des situations de guerre afin de bien profiter de nos richesses qu’ils exploitent illégalement depuis plus de deux ans. Les Séléka et les Anti-balaka, on en a marre!

Envoyé par Éric Justin MIABBÉ

RCA: UN NOUVEAU DOCTEUR EN DROIT PUBLIC ET CONSTITUTIONNALISTE : M. ERENON DOMINIQUE DÉSIRÉ

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Soutenance-du-Docteur-Erenon-Dominique-Désidré.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Soutenance du Docteur Erenon Dominique Désiré.
Soutenance du Docteur Erenon Dominique Désiré.

UN NOUVEAU DOCTEUR EN DROIT PUBLIC ET CONSTITUTIONNALISTE : M. ERENON DOMINIQUE DÉSIRÉ

Paris – Corbeau news Centrafrique: 27-01-2015.

Monsieur ERENON Dominique Désiré a soutenu avec brio sa Thèse de Doctorat en Droit Public le lundi 26 janvier 2015 à l’Université de la Sorbonne. Au terme d’une soutenance devant de grands Constitutionnalistes Français et du Professeur Bernard VOYEMAKOA de l’Université de Bangui venu spécialement pour l’évènement, Monsieur ERENON Dominique Désiré a défendu sa Thèse, avant d’être élevé au grade de Docteur en Droit Public, avec la plus haute mention : MENTION TRÈS HONORABLE.

Cette Thèse de Doctorat porte sur « Le pouvoir exécutif en République Centrafricaine depuis l’indépendance » et a été dirigée par Marie-Anne COHENDET, Professeure de Droit Public et Directrice de l’Ecole Doctorale de Droit Public et de Droit Fiscal de l’Université de la Sorbonne.

Le Jury était composé de 6 Professeurs dont M. Jean Gicquel, l’éminent et le très célèbre Constitutionnaliste Français, le Maître de plusieurs Maîtres de Droit Constitutionnel :

  • Mme Marie-Anne COHENDET, Professeure de Droit Public à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne ;
  • Jean GICQUEL, Professeur émérite à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne ;
  • Mme Julie BENETTI, Professeure de Droit Public à l’Université de Reims Champagne Ardenne, Rapporteur ;
  • Mme Alix TOUBLANC, Maître de Conférences à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne ;
  • François Paul BLANC, Professeur émérite à l’Université de Perpignan, Rapporteur.

Monsieur ERENON Dominique Désiré a débuté ses études juridiques à l’Université de Bangui où il obtient en 2000 sa Maîtrise/ Master 1 en Droit Public. Son Mémoire de Maîtrise porte sur « Les aspects juridiques de l’adhésion de la RCA à la Communauté des Etats Sahélo Sahariens ».

Il obtient ensuite son DEA / Master 2 Recherche en Droit Public à l’Université François Rabelais de Tours. Il consacre son Mémoire aux « Mesures d’ordre intérieur ».

Enfin, Monsieur ERENON Dominique Désiré obtient, en 2006 à l’Université Pierre Mendès France de Grenoble, un deuxième Master 2, le Master 2 Pro Droit International et Européen mention Juriste spécialiste des Organisations Internationales et Européennes (promotion du Ministre Michel BARNIER. Dans le cadre de cette formation, il effectue de nombreux séjours d’études auprès des organisations internationales et européennes (Genève, Bruxelles, Luxembourg, Strasbourg) et un stage de 5 mois à la Division des Affaires Juridiques et du Contentieux de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC).

Monsieur Jean Gicquel a dit du nouveau Docteur qu’il est le plus jeune Docteur de l’Université de la Sorbonne.

Aujourd’hui, c’est toute la République Centrafricaine qui doit être fière de voir un de ses fils être élevé au grade de Docteur et de Constitutionnaliste.

Alain NZILO

Directeur de Publication du Journal CNC

VOICI LE RÉSUMÉ DU TRAVAIL DU DOCTEUR DOMINIQUE DÉSIRÉ ERENON

Sur cette Photo de gauche à droite: M. Jean Gicquel, l’éminent et le très célèbre Constitutionnaliste Français et Docteur Dominique Désiré ERENON, Docteur en Droit Public
Sur cette Photo de gauche à droite: M. Jean Gicquel, l’éminent et le très célèbre Constitutionnaliste Français et Docteur Dominique Désiré ERENON, Docteur en Droit Public et constitutionnaliste

RESUME

 

Du 1er décembre 1958 au 15 décembre 2014, l’évolution constitutionnelle, institutionnelle, et sociopolitique de la République Centrafricaine est caractérisée par une instabilité chronique.

De ces recherches doctorales, on retient qu’au 15 décembre 2014, le Centrafrique (et non la Centrafrique) compte en tout 8 Présidents de la République, 22 Premiers Ministres, avec une instabilité gouvernementale persistante. Son évolution est faite d’élections non concurrentielles, et d’élections prétendument démocratiques mais systématiquement contestées. Ce mode constitutionnel de dévolution du pouvoir est concurrencé par une pratique récurrente d’auto-proclamations présidentielles ; effectivement, on dénombre 5 coups d’Etat réussis, environ 7 coups d’État manqués, plusieurs rébellions et mutineries à vrai dire orientées vers la prise du pouvoir, sans oublier les nombreuses rumeurs de coup d’Etat. En outre, il existe environ 75 partis politiques, une pléthore paradoxale puisque le Centrafrique est très faiblement peuplé (4.616 millions en 2013). La plupart des partis politiques sont de véritables coquilles vides, et ne remplissent pas leurs fonctions sociales et démocratiques. A la manière des caméléons, beaucoup de groupes armés tels que la Séléka et les Antibalaka se muent même en partis politiques. Les partis sont souvent concurrencés par l’armée et la société civile dans la conquête et l’exercice du pouvoir. Ce mélange des genres permanent est nocif sur le plan institutionnel. Enfin, on observe une forte tentation et une tentative récurrente de présidence à vie, une ethnicisation et une personnalisation du pouvoir et des partis politiques.

Tandis que la Constitution Française de la Cinquième République brille depuis le 4 octobre 1958 par sa longévité, le Centrafrique totalise 6 Constitutions en 56 ans (soit en moyenne une Constitution tous les neuf ans), plusieurs Révisions Constitutionnelles, douze Actes Constitutionnels, et une Charte Constitutionnelle de Transition adoptée le 18 juillet 2013, sans oublier l’adoption projetée de la Constitution de la septième République en 2015. Les six Constitutions successives ont établi chacune un régime parlementaire, sauf que celui-ci est hétérodoxe, et n’a jamais fonctionné dans un système parlementariste, mais plutôt dans un système présidentialiste, caractérisé par une hypertrophie de la fonction présidentielle, une concentration et une personnalisation du pouvoir au profit du Chef de l’Etat. Contrairement à la logique parlementaire, le Chef de l’Etat nomme et révoque ad nutum le Premier Ministre, et même les Ministres ignorant le pouvoir de proposition du Premier Ministre en la matière. Ce présidentialisme prégnant et omniprésent constitue à n’en pas douter le principal facteur explicatif de l’échec de la greffe du parlementarisme en Centrafrique depuis la première Loi Fondamentale, la Constitution du 16 février 1959. Tout en constituant une des caractéristiques d’une pratique institutionnelle et politique inadéquate et non démocratique, le présidentialisme est source de déformation du pouvoir exécutif. L’effet de contagion jouant, il est aussi facteur de déformation institutionnelle générale. La déformation institutionnelle est également le fait d’une insuffisante considération de l’environnement sociologique sur le plan constitutionnel et institutionnel, d’un défaut de conscience citoyenne favorable, et d’un mimétisme constitutionnel et institutionnel tronqué.

Des pans entiers de la Constitution apparaissent souvent comme virtuels. L’exécutif Centrafricain dans son ensemble souffre d’un déficit de légitimité, mais est pourtant très puissant et pratiquement quasi-irresponsable. C’est l’évidence du déséquilibre au sein du triptyque constitutionnel pouvoir-légitimité-responsabilité. Le principe de la séparation des pouvoirs reste formel, donc illusoire. Grâce au culte qui lui est voué, le Chef de l’Etat investit les autres institutions et capte leurs pouvoirs. C’est alors l’asservissement du Premier Ministre et des Ministres, la domestication des pouvoirs législatif et judiciaire, et même le ravalement du pouvoir médiatique.

Cette Thèse se veut une modeste contribution à une ingénierie constitutionnelle et institutionnelle adéquate, une nécessité exigée par ce qui est unanimement reconnu en 2014 comme un Etat complètement failli, et donc un Etat Centrafricain à refonder. Sous ce rapport, il est clair que c’est la Constitution qui devra être non seulement la fondation et le pilier principal du nouvel Etat, mais aussi la sève irriguant et nourrissant les futures institutions. Or, les réflexions et analyses menées dans cette Thèse sont susceptibles d’inspirer les rédacteurs de la Constitution de la septième République dont l’adoption est projetée en 2015.

SUMMaRY

From December 1st, 1958 to December 15th, 2014, constitutional, institutional and socio-political evolution of the Central African Republic is characterised by a permanent instability.

This doctoral research shows that until December 15th, 2014 Central Africa has been governed by 8 Presidents of the Republic, 22 Prime Ministers, while a persistent governmental instability was taking place. Non-democratic elections are part of the evolution of the country and consequently those elections were systematically disputed. This Central African model of devolution of powers is challenged by a frequent practice of auto-proclamation of its presidents. Indeed, the country counts 5 succeeded coups d’Etat, around 7 others failed, and several rebellions and mutinies oriented towards a takeover of the power. There were many rumours in that sense too. Moreover, there are around 75 political parties in the country, what is a paradox because Central Africa counted only approximately 4.62 million inhabitants in 2013. Most of those political parties are void of effectiveness, and so they do not play the democratic and social roles they should. As chameleons, many military groups of Central Africa, as Seleka and Antibalaka, transform themselves as political parties. The real political parties are often challenged by military groups and independent candidates in their conquest towards the exercise of the power. This mixture of genres is problematic for the political institutions of Central Africa.

While the French Constitution of the Fifth Republic is still applying since its adoption on October 4th, 1958, Central Africa totalizes no less than 6 Constitutions within only 56 years (for a life’s duration of 9 years in average for each one). Central Africa counts several constitutional reviews, 12 Constitutional Acts, and a Constitutional Charter of Transition adopted on July 18th, 2013. Furthermore, the country planned to adopt by 2015 another Constitution for the Seventh Republic in place. The 6 successive Constitutions established each one a parliamentary regime, however the latter is strange and never worked as a real parliamentary system but as a presidential one where the President of the Republic concentrates all the powers in his hands as well as he practises a form of personalization of the presidential function. Contrary to the parliamentary logic, the Chief of State appoints and dismisses ad mitum the Prime Minister, and even the Ministers who actually ignore the power allocated to the Prime Minister to make proposals in the process of appointing the Ministers. This strong and omnipresent presidentialism constitutes the main factor that explains the failure of the idea of a parliamentary system in Central Africa since the first Fundamental Law known as the Constitution of February 16th, 1959. The presidentialism in Central Africa constitutes one of the characteristics of a non-democratic and political inadequacy in the practice of powers, and at the same time, it is also the origin of the deformation of the executive power. This situation produces a contagion’s effect. It contributes to a general deformation of the political institutions. The institutional deformation is also the fact of an unsufficient consideration of the sociological environment in terms of respect of the Constitution and the normal functioning of institutions, and of a lack of awareness of citizens in favour of it, and of a shortened constitutional and institutional imitation.

Some entire provisions of the Constitution often appear as virtual. The Central African executive as a whole suffers a deficit of legitimacy, but nevertheless it is a powerful State and mostly practically irresponsible. This is clearly the fact of the imbalance of the necessary constitutional triptych Power-Legitimacy-Responsibility. The principle of separation of powers remains formal, and so imaginary. Because of his personality cult well celebrated, the Chief of State vests the other institutions with his authority and at the same time takes their powers. Then this is the subjection of the Prime Minister and Ministers, the domestication of legislative and judiciary powers, and even the media suffer the same fate.

This thesis that aims to be modest is a contribution to a constitutional and institutional engineering that is appropriate and necessary for Central Africa, which is considered in 2014 as a State completely failed, and then as a country to be rebuilt. Under this report, it is clear that this is the Constitution that shall be not only the foundation and the cornerstone of the New State, but also the sap irrigating and feeding the future institutions of the country. Yet, the reflexions and analyses raised in this thesis may inspire the writers of the future Constitution of the Seventh Republic which adoption is planned for 2015.

 

Dominique Désiré ERENON

Centrafrique: le MLPC répond à une prétendue Capitaine Joséphine NAMSE des Anti-Balaka

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Corbeau News Centrafrique: 26-01-2015.

Bureau Politique du MLPC Centrafrique

COMMUNIQUE DE PRESSE

Par un communiqué présenté comme un droit de réponse à Martin ZIGUELE et rendu publique le 25 janvier 2015, sous la signature d’une prétendue Capitaine Joséphine NAMSENE  d’une soit disant «  Coordination militaire des Anti- Balaka », le Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), candidat à la prochaine élection présidentielle a été violemment pris à partie suite au communiqué qu’il a signé en date du 18 janvier 2015 pour saluer l’arrestation et la remise à la justice centrafricaine du sieur Rodrigue NGAIBONA alias Andjilo soupçonné de crimes et délits divers contre d’innocents citoyens tant à Bangui qu’en province.

Pour cette prétendue Coordination militaire des Anti-balaka, la prise de position du Président du MLPC dans cette affaire apparait comme « une prise de position contre la paix ». Ce communiqué concocté par les parrains politiques des Anti-Balaka embusqués tant à Bangui et Nairobi qu’ailleurs, profèrent des menaces y compris de mort contre notre Président Martin ZIGUELE qui d’après eux, « n’est pas le bienvenu dans les zones sous son contrôle pour faire la promotion du Forum de Bangui et pour les campagnes électorales qui se dessinent ».

Le MLPC réaffirme son soutien indéfectible à la ligne de fermeté face aux criminels de tout bord adoptée aussi bien par les Autorités de transition que par les forces internationales, et réitère ses félicitations et ses encouragements à la Minusca, à l’EUFOR et à SANGARIS qui ne ménagent aucun effort pour mettre hors d’état de nuire les moines-soldats de l’ethnicisme, du régionalisme, du grand-banditisme et du terrorisme.

Le MLPC réaffirme également son indéfectible attachement aux idéaux de liberté, de justice et de paix. En notre qualité de parti de progrès, issu du peuple pour défendre le peuple et le libérer du joug de tout oppresseur quel qu’il soit, le MLPC, prendra toujours position dans les affaires qui touchent aux intérêts des Centrafricains qui n’aspirent qu’à vivre ensemble dans la paix dans leur pays aujourd’hui meurtri et divisé. C’est pourquoi, le MLPC s’est impliqué résolument dans le processus de réconciliation nationale à travers sa participation effective dans la commission préparatoire du Forum national de Bangui et mobilise ses militants pour la réussite de ce processus devant nous conduire à une vraie réconciliation nationale et à la paix.

Le MLPC soutient et soutiendra toujours toute initiative qui contribuerait effectivement à une sortie définitive de la crise, et condamnera sans réserve toute fuite en avant et toute tentative de prise en otage du peuple centrafricain concoctée dans des officines de la haine.

D’ores et déjà, le MLPC se réserve le droit de donner une suite judiciaire aux menaces proférées contre le Bureau Politique du MLPC et lèvera le voile, jour après jour, sur l’identité des véritables ennemis de la paix et du développement socioéconomique de notre cher et beau pays.

Pour le Bureau Politique

Le Secrétaire Général

Étienne MALEKOUDOU

Centrafrique : l’ONU réclame la libération du Ministre Armel SAYO enlevé dimanche par les Anti-Balaka

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/LE-MINISTRE-DE-LA-JEUNESSE-ARMEL-SAYO.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>LE MINISTRE DE LA JEUNESSE ARMEL SAYO

 

L’ONU réclame la libération du Ministre Armel SAYO enlevé dimanche par les Anti-Balaka

 

USA – Corbeau News Centrafrique: 26-01-2015.

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) s’est déclaré indignée par l’enlèvement dimanche 25 janvier du Ministre centrafricain de la jeunesse et des sports, Armel Sayo.

« La MINUSCA condamne fermement cet enlèvement qui survient après plusieurs actes de même nature au cours de la semaine écoulée. Elle exige la libération immédiate et sans conditions du ministre et la fin de telles pratiques criminelles qui sapent les efforts destinés à restaurer l’autorité de l’Etat, faciliter la réconciliation nationale et le retour de la paix », a déclaré la Mission dans un communiqué de presse.

La Mission a ajouté qu’en soutien aux autorités nationales, elle mettait en œuvre tous les moyens que lui donne son mandat « pour trouver une issue heureuse à ce grave incident et pour éviter la répétition de tels actes intolérables ».

Ce weekend, la MINUSCA s’était réjouie de l’annonce vendredi de la libération d’une travailleuse humanitaire française et d’un religieux centrafricain qui avaient été enlevés.

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la République centrafricaine et Chef de la MINUSCA, Babacar Gaye, a exhorté les groupes armés à sortir de la spirale de violence inutile et à s’insérer résolument dans le cadre des consultations en vue de leur participation au Forum de Bangui destiné à créer les conditions d’une paix durable en République centrafricaine.

De son côté, la Coordonnatrice humanitaire principale pour le pays, Claire Bourgeois, a appelé à mieux protéger les communautés déplacées après avoir visité vendredi Batangafo, où se trouvent plus de 30.000 déplacés. Elle a estimé que des mesures urgentes étaient nécessaires pour protéger les civils qui risquent d’être attaqués, notamment dans l’ouest.

 

 

ONU

Bangui : bientôt un assaut sur le fief des Anti-Balaka?

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A Bangui les soldats français de Sangaris collaborent avec la Minusca, la force des Nations Unies © RF / Mathilde Lemaire

Bangui : bientôt un assaut sur le fief des Anti-Balaka?

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 26-01-2015.

La multiplication des enlèvements à Bangui depuis une semaine pousse les stratèges militaires de la Minusca, de la Sangaris, du Gouvernement à réfléchir sur un éventuel assaut militaire sur les différentes zones sous contrôle des Anti-Balaka.

Dans une interview accordée à l’Agence de presse chinoise Xinhua, le Ministre de la sécurité publique y pense sérieusement. Il a même précisé que l’enlèvement du Ministre Armel SAYO de la jeunesse et des Sports est l’œuvre directe de la manipulation orchestrée depuis Nairobi par Bozizé et son ami le président Congolais. Selon des informations en notre possession et émanant des services de sécurité de la Minusca, un éventuel assaut est probable dans les zones sous contrôle des Anti-balaka pour les pousser à revenir sur le chemin de la paix. Selon notre interlocuteur proche de la Minusca, le comportement des Anti-Balaka de ce dernier temps explique clairement qu’ils ne veulent pas la paix et que la population en a marre d’eux. Tout un peuple du nord de Bangui est tenu en otage par ces bandits. Il est temps de les neutraliser car ils ne comprendront pas le langage de dialogue. Un constat amer fait par cet officier de la Minusca, pourtant cette situation dans laquelle le pays se retrouve actuellement était prévisible quand beaucoup des centrafricains réclamaient avec insistance un désarmement forcés de tous les bandits armée.

Le service de renseignement français connait clairement depuis plusieurs mois les caches d’armes des Anti-Balaka, leurs lieux de refuges, leurs chefs, leurs plans et stratégies… mais ne privilégiait que le dialogue entre les centrafricains que de recourir aux armes. Or, les Anti-Balaka ne comprennent rien de tout et ils pensent qu’ils sont au-dessus de tout en s’attaquant aux pauvres citoyens civils. En tout cas le jour est compté et que la fin du mystère Anti-Balaka est proche. Enlever les personnes c’est un acte terroriste et que désormais les Américains, Européens, Africains ont des yeux braqués sur ces bandes armées en Centrafrique pour une éventuelle sanction contre Bozizé et son fils Francis y compris plusieurs petits chefs Anti-Balaka.

Nicole Feïngaï ,journaliste politique pour CNC

CENTRAFRIQUE DE SAMBA PANZA : LE PAYS DE TOUS LES DANGERS

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Catherine-Samba-Panza-à-Bangui1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Catherine Samba-Panza à Bangui

CENTRAFRIQUE DE SAMBA PANZA : LE PAYS DE TOUS LES DANGERS

Corbeau News Centrafrique: 26-01-2015.

Par Chancel SEKODE NDEUGBAYI, Enseignant et Ecrivain

Rarement les centrafricains auront connu une période aussi bouillante. A quelques semaines du Dialogue Politique Inclusif, ils assistent médusés ou amusés, horrifiés ou terrorisés, à un affrontement à couteaux tirés entre le camp gouvernemental et  les redoutables bandits de tous poils Anti Balaka en plein Bangui, et les Ex-SELEKA dans les provinces septentrionales : Prises d’otages et rapt « nouvelles formules » scandent désormais le quotidien des populations. Au cœur de cette guerre inédite et à en croire les forces des ténèbres: la tenue  du Dialogue national et l’hypothèse de la participation ou non des anciens chefs de guerre BOZIZE YANGOUVONDA FRANCOIS et son nouvel allié DJOTODJA MICHEL AM NANDROKO. Nouveau stratagème pour peser lourd et se refaire une place au soleil.
Mais les questions que l’on se pose sont les suivantes : Madame la présidente Catherine SAMBA PANZA a –t-elle vraiment les coudées franches pour conduire en bonne intelligence cette transition jusqu’à bon port ? N’y a-t-il pas lieu d’évoquer une fatale erreur de casting quant à sa désignation à tort ou à raison comme la femme de la situation ? Mais  la MINUCA, à quoi ça sert?
A chacun d’y réfléchir… !!! Toutefois,  à l’allure où vont les choses, il est légitime d’exprimer une certaine déception  et stupéfaction quant à la situation sécuritaire toujours très préoccupante sur tout le territoire national. Car un an déjà  après son investiture à la tête du pays, tout patauge, le pouvoir central  est toujours et  nettement dépassé. Il existe désormais ce que qualifieraient nos amis anglo-saxons de « NO GO ZONES » tant à Bangui la capitale que dans de nombreuses provinces.
Le   « Modus operandi » de kidnapping version centrafricaine !!!
Après  l’enlèvement et la libération de l’humanitaire française  Claudia PRIEST et bien d’autres cas moins médiatisés, c’est au  tour du  gouvernement  KAMOUN 2 et donc la République d’être frappée en plein cœur avec le kidnapping de Monsieur Armel SAYO, ministre de la Jeunesse et des Sports.  Tout ceci ne sert-il pas à un certain dessein ?
Du  jamais vu  en Centrafrique. Ce spectacle humiliant et déprimant  que nous offrent les acteurs de la crise centrafricaine est de nature à donner de gros boutons à plus d’un.

Alors à qui le prochain épisode ?
De peur de pratiquer de l’uchronie, pur néologisme d’utopie, cela devrait faire trembler même au plus haut sommet de l’Etat. Car toujours à l’allure où s’écrit actuellement l’histoire, il n’est pas impossible  d’apprendre d’ici là que Madame la présidente  de la Centrafrique  et son Premier ministre ont  été à leur tour enlevés, ligotés, bastonnés, trainés au sol et faits prisonniers par tel ou tel.
Et si cela se produisait ?
Sans aucun doute, ça leur  permettrait  de comprendre enfin que gérer une nation, c’est  faire appliquer la justice, c’est combattre l’impunité, c’est ne jamais laisser faire, et dans le cas de la Centrafrique c’est appliquer intégralement les résolutions des Nations-Unies, en  une phrase, c’est faire preuve de courage.  Car comme dirait l’autre, nous ne devons pas compter sur ceux-là mêmes  qui nous ont emmené des problèmes pour les résoudre.

Et pourtant, même si nous ne pouvons pas être d’accord sur le pourquoi des choses, ensemble nous pouvons réfléchir sur le comment.
En vérité, je pense  que c’est  l’immobilisme des Autorités centrafricaines de la Transition notamment la nonchalance de la Minusca  qui commencent  à se retourner  violemment contre elles. Malheureusement, ce sont bien souvent des populations innocentes  qui continuent d’en être tributaires.  Or, même si nous ne pouvons pas être d’accord sur le pourquoi, ensemble nous pouvons néanmoins  réfléchir sur le comment.
Alors, chers Gouvernants, comment faire pour réussir ?  Mieux vaut tard que jamais, ouvrez enfin votre intelligence,  agissez sans complaisance, désarmez sans conditions, exercez la justice et la CENTRAFRIQUE  EN SORTIRA GUERIE ET LES CENTRAFRICAINS GRANDIS.
Que Dieu bénisse notre Centrafrique !!!

 Fait à Paris le 26 janv. 15

Chancel SEKODE NDEUGBAYI

BANGUI: LAURENT GOMINA PAMPALI FACE A LA JEUNESSE CENTRAFRICAINE

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Laurent Gomina Pampali au milieu de la jeunesse. Photo: Éric Ngaba pour CNC

LAURENT GOMINA PAMPALI FACE A LA JEUNESSE CENTRAFRICAINE

 

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 26-01-2015.

Le président du parti politique dénommé l’Union national des Démocrates républicains, en abrégé UNADR, Laurent Gomina Pampali était, ce 26 janvier 2015, au siège du Conseil national de la Jeunesse (CNJ) pour s’entretenir avec les Leaders et membres du Conseil national de la Jeunesse. Le but fondé de cet entretien est de présenter à la jeunesse la vision de son Parti sur la manière dont la RCA peut renaître de ses cendres, et sur les principes avec lesquels les dirigeants devraient gouverner le pays dans la paix et la stabilité minimales.

 

Pendant deux heures d’échange interactive, l’entretien allait prendre l’allure d’un débat houleux puisque intéressant. Environ une centaine de jeunes membres du Conseil national de la Jeunesse (CNJ) dont le président dudit Conseil, Jean-Félix Riva, ont honoré de leur présence à cette rencontre. Mais l’ambition de l’homme politique centrafricain n’était pas de solliciter l’électorat de ces jeunes conseillers aux élections à venir dans le pays. L’intérêt pour lui est d’échanger avec ces jeunes leaders et membres de CNJ dans l’optique de créer un espace d’échange entre la jeunesse et le politique sur des questions liées à la vie de la nation centrafricaine. Car selon Laurent Gomina Pampali, la classe politique centrafricaine cause du tord à la jeunesse centrafricaine.

« Quant à moi, j’ai opté pour des rapports de transparence ; j’ai voulu vous voir au grand jour, non la nuit, pour dialoguer avec vous sur le présent et l’avenir du Centrafrique et non pour vous pousser contre quelqu’un ou contre un régime! Nous savons tous que le peuple centrafricain voudrait rapidement renouer avec une vie politique et sécuritaire normale. Avec l’aide de la Communauté internationale le peuple espère donc aller dans moins d’un semestre aux élections pour choisir ses nouveaux dirigeants et ses représentants à l’Assemblée Nationale, au sortir de la grave crise politique, économique, sociale, morale et culturelle dont souffre le pays », a déclaré Laurent Gomina Pampali, président de l’UNADR.

Avec les Jeunes, dit-il, la situation paraît plus complexe. Il y a eu souvent de la méfiance, de la distance, parfois aussi de la connivence dans l’ombre entre les Associations de jeunesse et les mouvements politiques. Ce qui n’est pas fait pour faire avancer la République centrafricaine.

« Comme je l’ai dit déjà dans un autre cadre, l’UNADER voudrait voir ce pays de souffrances renouer avec une démocratie et une gouvernance politique relativement propres et durables », a-t-il ajouté.

Que doivent faire les Centrafricains eux-mêmes ?

Il apparaît donc en priorité cette question de la responsabilité de chaque Centrafricain que monsieur Pampali tente d’interpeller ses jeunes compatriotes sur l’avenir de Centrafrique tout en citant Emmanuel Kant, intellectuel allemand du 18è siècle pour répondre à la question: « Il faut impérativement faire le Bien ».

Laurent Pampali préconise qu’il faut poser des actes de bien, sans conditions, et qui vont dans le sens de sauver le pays. Selon lui, le peuple centrafricain, les dirigeants de la Transition et la Communauté Internationale sont donc devant un impératif kantien. Au niveau du mouvement politique UNADR, on estime que la réponse à cette question morale est aussi le début de la solution à la grave crise globale qui frappe le pays.

Sur le plan pratique, il faut, selon le président de l’UNADER, valoriser et appliquer des principes éthiques au sommet de l’Etat et de la société en mettant en avant le principe de « justice » et « d’équité » dans le domaine du fonctionnement des services publics disant la théorie de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, rejet de la corruption. Il faut aussi réussir les préparatifs des élections en faisant un choix qualitatif des candidats aux élections législatives et à la présidentielle, contrôle par l’Etat du financement des candidats à la présidentielle, rejet du vote censitaire déguisé.

Par ailleurs, il estime pour sa part qu’il faut non seulement remettre à jour les valeurs morales et politiques de Barthélemy Boganda dans le leadership politique et la gouvernance mais aussi transformer les différences à caractère ethnique, tribal ou religieux en forces de créativité et de progrès pour la nation centrafricaine. En fin, le président de l’UNADR, Laurent Gomina Pampali conclue qu’il faut faire de l’application des textes et lois le premier principe de gouvernance au sommet de l’Etat.

Notons qu’à travers un Mémorandum, le parti politique l’UNADER se propose de présenter aux différentes couches organisées de la société centrafricaine, dans un programme de consultations à la base.

Bangui – Éric Ngaba pour CNC

Centrafrique – Enlèvement d’Armel SAYO : pas de négociateur pour le moment

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Les-milices-Anti-Balaka-de-Bambari.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>© Andoni Lubaki, Archives AFP | Des membres des milices anti-Balaka, à Bambari, en juillet 2014.
© Andoni Lubaki, Archives AFP | Des membres des milices anti-Balaka, à Bambari, en juillet 2014.

Enlèvement d’Armel SAYO : pas de négociateur pour le moment.

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 26-01-2015.

Lundi 26 janvier matin, Bangui semble se réveiller timidement sous le choc après un deuxième week-end tumultueux coloré des enlèvements à répétition des Membres du gouvernement de Mahamat Kamoun 2. Le visage de Bangui ressemble beaucoup plus à celui d’une ville en perte de repère, un territoire où règne de l’anarchie totale enfin comme si Dieu a fermé la porte du ciel aux Banguisois. Pendant ce temps, une délégation gouvernementale bloquée, empêchée de circuler dans des zones contrôlées par les Séléka et un Ministre de la République enlevé par des Bandits armés de la milice Anti-Balaka et détenu à Kpata derrière Boy-Rabe. Où va la Centrafrique?

Personne ne peut prédire quelque chose pour l’instant. Le Gouvernement centrafricain ferme la porte à toutes négociations avec les preneurs d’otages, la Minusca silencieuse, la Sangaris dans des stratégies, le tout dans une ambiance glaciale. Le groupe Anti-Balaka version Ngaïssona ridiculisé par les jeunes désœuvrés recrutés par Andjilo pour commettre des vols et braquages. Ngaïssona n’a plus de poids devant ces bandits et menace même d’utiliser la force contre eux au moment où il a appris la nouvelle de l’enlèvement du Ministre. En tout cas la seule réussite du Président congolais, Médiateur international dans la crise centrafricaine, c’est qu’il a pu mettre l’Ex-coalition séléka proches de Nouredine ADAM et Michel Djotodia dans sa poche. Désormais, Le Président congolais peut décider si oui ou non la Centrafrique peut retrouver la paix à travers les séléka qui ont d’ailleurs déclaré récemment qu’ils attendent la suite du mini-forum de Kenya pour prendre de décision.

Catherine Samba-Panza et son gouvernement toujours bien dans leurs bottes après l’enlèvement du Ministre SAYO par les frères Anti-Balaka du Général Andjilo semblent privilégier la médiation internationale : soit une médiation militaire à travers la Sangaris ou la Minusca ou celle de la Communauté internationale pour la libération du Ministre Armel SAYO.

Pendant ce temps, beaucoup des centrafricains se questionnent de savoir comment un Ministre peut circuler dans un secteur peu sécurisé sans armes, ni garde du corps et a fortiori un Gendarme et un Ancien Garde de corps expérimenté ?

Bangui, Gisèle MOLOMA pour CNC

La capitale de la République Centrafricaine Bangui est divisée en deux

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Arrestation-des-braqueurs-à-bangui-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Arrestation des braqueurs à Bangui en Centrafrique

La capitale de la République Centrafricaine Bangui est divisée en deux

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 26-01-2015.

Depuis le déclenchement des attaques menées par les Anti-Balaka sur Bangui en décembre 2013, la Capitale Centrafricaine est complètement paralysée et divisée plus que jamais. Une partie contrôlée par le Gouvernement central et l’autre par des Bandits et groupes armés. Comment peut-on expliquer cela?

D’abord, le déclenchement des premiers massacres des musulmans par les Anti-Balaka et les représailles des Ex-séléka contre les Anti-Balaka ont créé un climat d’insécurité insupportable pour la population Banguisoise. Tout le monde avait peur et la crainte de génocide était perceptible. On compte au moins 200 morts par jours seulement dans Bangui, l’administration était fermée. Rien ne fonctionnait jusqu’à ce que le Président français François Hollande ait décidé d’envoyer ses soldats afin de neutraliser et désarmer les groupes armés notamment Anti-Balaka et la Séléka sauf que la stratégie montée par les services de renseignements français était mal pensée. La puissance de feu des Anti-Balaka a été très mal évaluée et le désarmement se concentrait beaucoup plus sur les Ex-séléka tout en épargnant les Anti-Balaka. Résultat, ces derniers se sont renforcés et profitent du vide sécuritaire pour occuper une grande partie de la Capitale Bangui.

Le Mouvement Anti-Balaka, qui au départ était composé entre 300 et 400 personnes juste au moment de leur attaque sur Bangui en décembre 2013, recrutait à tour de bras après le désarment et la fuite des Séléka de Bangui. Plusieurs enfants de la rue et les jeunes désœuvrés se réclament désormais de la Milice Anti-Balaka. Pour mettre un peu de l’ordre, de la sécurité et pousser les fonctionnaires à reprendre le travail, les forces Sangaris, la Misca (qui dévient Minusca en septembre 2014) et l’Eufor-RCA concentrent leurs efforts sur le centre-ville au détriment des autres arrondissements du nord de Bangui comme 8è, 4è, 5è et 6è où les Anti-balaka et les groupes des bandits récupèrent et installent leur base militaire, une sorte de « NON MAN’S LAND, ZONE DE NON DROIT ».

Bangui est désormais coupée en deux (2) : une partie contrôlée par le gouvernement et l’autre par les apprentis terroristes Anti-Balaka section Andjilo avec leurs amis braqueurs. Le territoire contrôlé par le gouvernement ne dépasse pas 9 km2 dans la Capitale Bangui. Si on quitte le Centre-ville, rondpoint zéro, direction PK 12, on n’a que 3 km à faire dans la zone sous contrôle de l’État c’est-à-dire juste au niveau de l’Assemblée Nationale (Siège actuel du CNT). Au-delà de cette limite c’est le risque total. C’est pareil sur l’avenue David Dacko où on doit s’arrêter avant Km5. Toutefois, quand vous circuler dans Bangui, surtout dans les zone sous contrôle des bandits et des Anti-Balaka, le risque n’est pas perceptible directement. On ne voit pas les menaces de suite mais elle peut surgir à tout moment pour un rien : soit on vole votre téléphone, votre portemonnaie ou votre voiture. Cette ambiance démontre encore une fois de plus que le gouvernement ne maitrise rien encore et que les forces étrangères n’ont pas vraiment la volonté de finir avec ces apprentis terroristes dans le pays.

Bangui, Gisèle MOLOMA pour CNC

Centrafrique: un million de logement à construire suite à la crise selon Gabriel Ngouamidou DG Habitat

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Gabriel-Ngouamidou.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Gabriel Ngouamidou
Crédit Photo: Fred Krock pour CNC

Un million de logement à construire suite à la crise selon Gabriel Ngouamidou DG Habitat

La République centrafricaine vient de connaître une crise toute particulière de son histoire, dominée par la destruction des maisons et le phénomène de villages brûlés. Évidemment, bien avant la crise, le besoin de logement était déjà une préoccupation, tant pour les populations que pour l’Etat. Malheureusement, les tristes événements qui se sont produits avec la dernière crise ont été une véritable désolation pour la RCA. Certains analystes avançaient que la RCA était devenu « fantôme », ils ont raison, car les villes du pays ont perdu tout ce qu’elles avaient d’attrayant. Conséquences logiques, les besoins en logement sont passés d’environ 500 milles logements avant la crise à un (01) million aujourd’hui. Dans cette interview exclusive, Gabriel Tanguy Ngouamidou, Directeur général de l’Habitat au Ministère de l’Habitat et du logement situe l’enjeu de construction de logement aujourd’hui en RCA.

 

Corbeau News Centrafrique (CNC) : Bonjour DG ! La crise politico-sécuritaire actuelle en République centrafricaine a affiché un visage de la destruction massive des maisons d’habitation à travers le pays, ainsi que l’incendie des villages entiers. Dites-nous, bien avant cette crise, quelle a été la situation du logement en RCA ?

Gabriel Tanguy Ngouamidou (GTN) : Bonjour, Monsieur le journaliste. Depuis 1983 quand l’unique société de construction de logement en RCA, notamment la SNH (Société nationale de l’habitat) a fermé ses portes, il n’y a aucune structure qui permet la construction de logement dans le pays. C’est vrai qu’on peut noter quelques actions isolées, telle que l’aide de l’Ambassade de la République Populaire de Chine qui nous a construit les ‘’100 Logements’’ sur la route de Boali. La République centrafricaine est l’un des rares pays au monde où il n’y a aucun programme immobilier. Cela a eu des grandes conséquences marquées par un déficit criant en matière de logement pour la population. Les dernières estimations que nous avons élaborées montrent qu’il faudra construire un million (1 000 000) de logements parce qu’il n’y a aucune initiative d’une manière légale pour permettre la construction du logement dans notre pays. Conformément à la norme fixée par l’ONU-Habitat qui prévoit que les politiques réelles en matière de l’habitat, chaque pays doit créer un Département ministériel à part entière en charge de construction de logement.

C’est ainsi qu’en RCA, il a été créé en 2009, le Ministère de l’Habitat et du Logement. Cette structure a eu à mener beaucoup de travaux et beaucoup de projets ont été initiés. N’eût été les récurrentes crises que nous avons connues, beaucoup de sociétés seraient déjà venues pour nous construire des logements. Nous avons élaboré un projet dont nous avons obtenu le financement auprès de Celtel-Afrique, cette structure de financements de logements basée à Nairobi au Kenya, pour construire 300 cent (300) logements sur deux sites, dont un à au quartier Boy-Rabe (à Bangui) et l’autre au village Kozobilo sur la route de Boali. Malheureusement, ce projet n’a pu aboutir du fait de la dernière crise que le pays a connue. Il y a beaucoup d’autres sociétés qui ont manifesté pour venir construire dans notre pays. Nous n’avons pas baissé la main, nous travaillons ardemment sur ces dossiers pour que ce déficit criant en matière de logements soit compensé.

CNC : Ce tableau sombre d’avant la crise s’est vue aggraver par la dernière crise illustrée par la destruction des maisons à Bangui et l’incendie des villages entiers dans les villes de provinces…

GTN : Exactement, suite à cette crise, nous avons revu en hausse ce déficit de logements. Il est ressorti par ailleurs trois types de problème de logements recensés, à savoir : D’abord, des maisons totalement détruites, c’est-à-dire que sur l’emplacement de la maison, il n’y a rien, même la fondation est emportée ;   ensuite des maisons saccagées dont l’ossature reste, mais les tôles, les portes et fenêtres, ainsi que les appareils sanitaires sont emportés et enfin ; il y a des maisons incendiées. Et lors de la réunion que nous avons eu récemment avec la cellule de la Coordination des affaires humanitaires, nous avons, avec le concours des Maires et Chefs de groupements et quartiers, fait l’état des besoins tant à Bangui que dans l’intérieur du pays. Ce qui nous a permis de revoir en hausse les besoins en matière de logements dans notre pays. C’est pour dire que les derniers événements survenus dans le pays n’ont fait qu’aggraver une crise qui existait déjà pour laquelle on se battait. Tout naturellement, cela nous demande de fournir beaucoup d’efforts, afin d’être à la hauteur de résoudre ce problème.

CNC : Etant donné le diagnostic que vous avez établi, qu’est-ce que le Département de l’Habitat fait concrètement, en vue de relever ce défi ?

GTN : Il faut savoir que beaucoup d’actions ont été menées par le gouvernement pour répondre au besoin du logement. D’abord, le Département a créé l’Agence de la promotion de l’habitat qui est l’appareil étatique qui s’occupait justement de ces questions. C’est vrai qu’on peut compter sur nos partenaires pour décrocher des financements, alors qu’il y a beaucoup de matériels locaux de construction dans notre pays et qu’il suffit de les mettre en valeur, afin de minimiser l’utilisation des matériels manufacturés (fer, ciment, et autres) qui coûtent bien cher. Cela passe nécessairement par des vastes campagnes de valorisation de ce potentiel local afin de permettre aux centrafricains de construire des maisons solides mais à faible coût. Entre temps, nous avons déjà monté plusieurs projets dont un projet économique, pour ne pas dire un projet social qui permettra aux ménages à faible revenu de s’offrir une maison décente.

Maintenant, nous nous battons pour avoir les financements de ce projet. Déjà, dans le cadre du partenariat public/privé que nous innovons actuellement, nos partenaires d’ETODIVI par exemple sont à l’œuvre pour nous construire dix mille (10 000 logements). Dans le cadre de ce projet, il ne sera pas seulement question de construire des logements, mais il s’agit de mettre à disposition des bénéficiaires des parcelles viabilisées (facilement accessible avec de l’eau et l’électricité). Entretemps, le gouvernement était déjà suffisamment avancé sur le projet de la réhabilitation de la Briqueterie de Boyali avec nos partenaires chinois pour la fabrication de briques et des tuiles à base de la terre. Il faut aussi reconnaitre que les Centrafricains construisent, mais de manière anarchique.

CNC : Monsieur le Directeur général, certes des efforts sont en train d’être faits tant du côté du gouvernement que du côté des partenaires privés. Mais, un millions de logements à construire, c’est énormes… Etes-vous optimiste de résorber ce besoin ?

 

GTN : Personnellement, je suis toujours optimiste. Mais entretemps, nous avons participé à plusieurs ateliers à l’extérieur. Et partant des expériences des autres pays qui ont pu asseoir une politique réelle en matière de logements, nous croyons qu’il suffit d’un petit levier pour déclencher tous les autres mécanismes. C’est-à-dire que lorsqu’un programme de logements que ce soit pour 300, 1 000 ou 10 000 logements sera lancé, cela va déclencher un dynamisme de construction en masse, sans oublier que d’autres avantages connexes, à savoir les mains d’œuvre vont être mobilisées.

Nous sommes optimistes qu’avec le retour progressif de la sécurité dans le pays, lorsque ces projets vont être exécutés, ce problème de logements sera résorbé. Cela pourra prendre du temps, 5, 10 ou 20 ans, mais nous allons résorber ce déficit criant de logements dans notre pays.

CNC : M. Gabriel Tanguy Ngouamidou, je vous remercie.


 

Réalisée par Fred KROCK

LA MISAC CONDAMNE FERMEMENT L’ ENLÈVEMENT DE TROIS MINISTRES EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Union-Africaine-en-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Union Africaine en RCA

MISSION DE L’UNION AFRICAINE POUR LA CENTRAFRIQUE ET L’AFRIQUE CENTRALE (MISAC)

Tél : + 236 70 96 84 84 //21 61 54 95 //21 61 54 96 Fax : + 236 21 61 54 91

3129 Avenue B. Boganda – Bakongo, BP 902 Bangui – République Centrafricaine

COMMUNIQUE DE PRESSE

LA MISAC CONDAMNE FERMEMENT L’ ENLÈVEMENT DE TROIS MINISTRES EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Bangui, le 25 janvier 2015 : Le Représentant spécial de la Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA) et Chef de la Mission de l’UA pour la Centrafrique et l’Afrique centrale (MISAC), le Général Jean-Marie Michel Mokoko, condamne fermement l’ enlèvement, ce jour, 25 janvier 2015, à Bangui, du Ministre de la Jeunesse et des Sports de la République centrafricaine (RCA), Armel Sayo, par des hommes armés non encore identifiés, ainsi que celui du Ministre des Finances et du Budget, Assane Abdalla Kadre, et du Ministre de l’Education nationale, Eloi Anguimate, respectivement, à Ndele et Kaga Bandoro, par les ex-Seleka.

Le Représentant spécial souligne que ces enlèvements, érigés en mode d’expression de revendications et de mécontentements divers, sont inacceptables et en totale violation de l’Accord de Cessations des Hostilités, dont certains groupes politico-militaires sont signataires. Il exige la libération immédiate et inconditionnelle des membres concernés du Gouvernement centrafricain, ainsi que celle d’autres otages se trouvant entre les mains des groupes armés. Il   demande aux dirigeants des groupes armés de s’engager résolument sur la voie du dialogue avec le Gouvernement de Transition et de s’inscrire dans une dynamique politique permettant à tous les acteurs concernés de participer au Forum de Bangui.

Le Représentant spécial met en garde les commanditaires et les auteurs de ces enlèvements, et souligne qu’ils répondront de leurs actes.

Union Africaine.

Microsoft Word - misac.enlevements.rca.25.01.2015

Centrafrique : un centrafricain de confession musulmane tué dans le quartier 92 logements à Bangui

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/éléments-Sangaris-aux-abords-du-marché-Fatima-à-Bangui-le-20-août-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>éléments Sangaris aux abords du marché Fatima à Bangui le 20 août
Crédit photo: MFD

Centrafrique : un centrafricain de confession musulmane tué dans le quartier 92 logements à Bangui

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 25-01-2015.

Décidément rien ne va plus dans ce pays. Les ennemis de la paix et du peuple centrafricain veulent enterrer ce beau pays qui est la République Centrafricaine.

Hier dans le quartier Kokoro – Fatima, un jeune centrafricain de confession musulmane nommé Ousmane MANOU qui se baladait dans le secteur a été enlevé et tué par un groupe des jeunes proches de la milice Anti-Balaka. Son corps n’a pas été retrouvé jusqu’à ce jour. Comment expliquer cela? On nous parle du dialogue à la base, comment les jeunes que le pays compte encore sur eux se livrent à de tels actes? Les centrafricains ne comprennent rien du tout actuellement.

Dans le même secteur, le mardi 20 janvier dernier, un jeune a été blessé par une patrouille espagnole de l’Eufor-RCA suscitant un soulèvement des jeunes du secteur qui ont manifesté leur colère. Le jeune blessé a été appréhendé par cette même patrouille espagnole et jusqu’à présent, les parents de ce jeune ne savent pas où il se trouve. Contactés par Corbeau News Centrafrique, les Responsables de l’EUFOR-RCA ne nous ont pas donnés plus de précision. Toutefois, selon un Communiqué du Ministère espagnol de la défense rapporté par nos confrères du journal Bruxelles 2nous, celui-ci explique :

« Un homme armé a tiré un coup de feu. En essayant d’identifier le suspect qui ne répondait pas aux avertissements de la patrouille, celui-ci a gardé une attitude équivoque et fait des mouvements qui laissaient à penser qu’il cachait une arme ». Les militaires lui ont alors demandé de se rendre et d’abandonner son arme. Ce « jusqu’à dix fois. Mais le suspect n’a pas répondu. Il a fui, essayant de se cacher dans des maisons. Au cours de ce retrait, il a fait un mouvement brusque, apparemment pour essayer de tirer une arme » selon la version officielle. Vu la menace, « le chef de la patrouille a alors appliqué le principe de légitime défense, et tiré, blessant le suspect à l’aine. La patrouille a fourni les premiers soins au blessé ». L’ambulance de la force européenne  l’a évacué celui-ci sur l’hôpital « Rôle 2″des forces françaises situé sur l’aéroport de M’Poko. Il a ensuite été transféré vers un hôpital civil. L’arme n’a pas été retrouvée même si l’individu a bien déclaré avoir été armé.

Confusion sur son sort jusqu’à ce jour. Déjà, en une semaine, plusieurs incidents ont été signalés dans Bangui qui pourtant semble être calme de face.

Bangui, Gisèle MOLOMA pour CNC

Centrafrique : notre équipe a assisté à l’enlèvement du Ministre SAYO aujourd’hui à Bangui (déroulement)

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Armel-SAYO-et-son-mysterieux-Belge-le-mercenaire.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Armel SAYO et son mystérieux mercenaire Belge
Armel SAYO et son mystérieux mercenaire Belge. Photo: CNC

Centrafrique : notre équipe a assisté à l’enlèvement du Ministre SAYO aujourd’hui à Bangui.

 

Bangui – Corbeau News Centrafrique : 25-01-2015.

Il était 8h00 à Bangui, j’étais dans le quartier Galabadja Sinistrés dans le huitième arrondissement de Bangui en compagnie de toute mon équipe des journalistes pour monter un vidéo-reportage dans ce secteur. J’ai pu filmer quelques images et vidéos de mon reportage et vers 8h45 en rentrant, j’ai pris la rue principale qui relie le quartier Sinistrés et la rue M’baïkoua (Ex-rue 37 ou gbéngba légué en Sango) pour ceux qui connaissent le secteur. Arrivé au niveau du bar de Monsieur Éloi juste à 300 mettres environ du lieu de l’enlèvement du Ministre, j’ai vu Monsieur SAYO, Ministre de la Jeunesse et des Sports accompagné de sa femme et d’un jeune homme du quartier Sinistrés connu sous le nom de LOUBA. Comme dans son habitude, Monsieur Armel SAYO nous a salués gentiment tout en roulant doucement.

Nous étions à pied derrière sa voiture à quelques mètres d’écart. Soudain, J’ai vu 4 jeunes hommes sortis et tirer en l’air devant la voiture du Ministre de marque NISSAN tout en lui faisant signe de s’arrêter. Le Ministre n’avait pas un garde du corps, en tout cas selon ce que j’ai vu. Ils l’ont fait sortir par la force puis le mettre dans un taxi réquisitionné pour l’occasion. Le Ministre n’a pas résisté. Ils ont pris la direction du Cité Jean 23, probablement vers Boy-Rabe.

Comme les faits se sont passés devant mes collègues et moi, j’ai pris immédiatement mon iphone et lancer un message d’alerte à la rédaction du journal Corbeau News Centrafrique pour publication. À ce moment, le gouvernement, la Sangaris, la Minusca et même beaucoup de nos compatriotes n’étaient pas au courant. Quelques minutes après, j’ai vu l’alerte en ligne sur Corbeau News Centrafrique tout en restant prudent évidemment d’attendre la confirmation officielle qu’on a mis « INFORMATION À VÉRIFIER ».

Voilà en quelques lignes comment le Ministre a été kidnappé ce matin. Encore une fois, les Anti-Balaka annoncent leur fin de règne avec cet enlèvement.

 

Bangui, Gisèle MOLOMA pour CNC

Note de la Rédaction: La rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC) remercie tous nos lecteurs qui nous suivent toujours de près et renouvelle son engagement à vous informer 24h/24 et 7h7 partout en RCA malgré que certains de nos compatriotes font toujours confiance aux médias étrangers au détriment de ceux du pays. Nous avons une équipe qui sillonne Bangui tous les jours à la recherches des informations. Merci

Communiqué des Anti BALAKA : Droit de Réponse à Martin ZIGUÉLÉ et ses acolytes

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Corbeau News Centrafrique: 25-01-2015.

Photo montage du Général Andjilo des Anti-Balaka
Photo montage du Général Andjilo des Anti-Balaka. CNC

Communiqué des Anti BALAKA : Droit de Réponse à Martin Ziguélé et ses acolytes

Nous, Anti BALAKA dans son ensemble, ayant résolument opté pour la Paix et la reconstruction de notre pays, la République Centrafricaine (RCA), condamnons l’arrestation de Rodrigue Ngaibona Andilo et dénonçons fermement l’esprit caricatural, hypocrite et indigne d’un autre âge que tentent d’inculquer au peuple Centrafricain, pour le tromper, Martin ZIGUÉLÉ et ses acolytes, Catherine Samba PANZA, Nicolas TIANGAYE et le tristement célèbre Jean Jacques DEMAFOUTH.

Suite à cette arrestation, nous avons pris acte de leurs prises de positions contre la Paix. De ce fait, ils ne seront pas les bienvenus dans nos zones en provinces pour faire la promotion du Forum Exclusif de Bangui et merci pour les campagnes électorales qui se dessinent à l’horizon.

Nous déclarons clairement à qui veut l’attendre, le véritable obstacle pour la Paix et le Développement de la RCA, sont ces vieux renards (Martin ZIGUÉLÉ et ses acolytes) qui doivent prendre leurs retraites politiques et confesser tous les malheurs causés au peuple centrafricain.

Nous confirmons que cette attitude contre la paix, ne nous détournera pas de notre objectif, la paix en RCA et nous tenons à informer l’opinion nationale et internationale de notre soutien absolu aux pourparlers de Nairobi au Kenya aux cotés de nos frères de SÉLÉKA pour qu’ensemble nous ramenions la sécurité et la paix au Pays.

Vive la Paix en République Centrafricaine

Fait à Bozoum, le 25 janvier 2015

Pour la Coordination Militaire des Anti BALAKA

Capitaine Joséphine NAMSENÉ

Ce Communiqué nous a été envoyé au format word par Mahamat ahmed seid (mahamat_seid@hotmail.com).

Alertes CORBEAU: Le Ministre Armèle SAYO serait enlevé à Sinistré par les Anti-Balaka

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/LE-MINISTRE-DE-LA-JEUNESSE-ARMEL-SAYO.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>LE MINISTRE DE LA JEUNESSE ARMEL SAYO

ALERTE CORBEAU: LE MINITRE SAYO DE LA JEUNESSE SERAIT ENLEVÉ À GALAGADJA PAR LES ANTI-BALAKA

 

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 25-01-2015.

 

Nous venons d’apprendre à l’instant que le Ministre de la Jeunesse et de Sports Monsieur Armelle SAYO serait enlevé par les Anti-Balaka dans le quartier Galabadja-Sinistrés de Bangui. Selon la même source, le Ministre rentrait d’une visite chez ses parents dans le secteur et son véhicule a été arrêté juste au croisement M’baïkoua par ses ravisseurs et il est emmené de force dans un taxi en direction inconnue.

Cet acte est-il un nouvel enlèvement après la libération des deux otages centrafricain et française le vendredi dernier? Ou c’est juste un changement de voiture? Ou d’une blague avec les Anti-Balaka? Tout un tas de questions à se poser sur cet enlèvement.

Rappelons que Monsieur Armel SAYO, ancien gendarme centrafricain plusieurs fois accusé par l’ancien Président François Bozizé d’avoir monté avec un congolais de la Misca un coup d’État manqué contre son régime. Il a été arrêté par Bozizé et incarcéré puis libéré après quelques mois. Après sa libération, il a fuit Bangui pour se retrouver avec Abdoulaye Miskine, Michel Djotodia, Nourredine ADAM pour créer la Rebellion Séléka. Juste avant la prise de pouvoir de la séléka en 2013, Armel SAYO et Abdoulaye Miskine ont quitté la séléka. Et Après l’arrestation de son ami Abdoulaye Miskine par la police camerounaise, Arme SAYO crée en août 2013 son propre Mouvement “Revolution  Justice” avec appui d’un mercenaire belge recherché par la justice belge pour assassinat.

En 2014 grâce à l’accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville, Armel SAYO est nommé dans le gouvernement de Kamoun 1 et 2 comme Ministre de la Jeunesse et de Sports. Son enlèvement, s’il est confirmé, serait un coup dur pour le gouvernement qui n’a pas encore la maitrise de la sécurité à Bangui.

 

Veuillez nous suivre en direct pour plus de détails dans un instant.

 

CECI EST UNE ALERTE CORBEAU. NOUS ATTENDONS LA CONFIRMATION DE CETTE INFORMATION.

 

Gisèle MOLOMA pour CNC en direct de Bangui.

Centrafrique : le Général Andjilo était effectivement sur le point d’être libéré le 20 janvier dernier?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Andjilo.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ce fameux général Andjilo entre les mains de la Minusca. Lionel Bangazoni
Ce fameux général Andjilo entre les mains de la Minusca. Lionel Bangazoni

Centrafrique : le Général Andjilo était effectivement sur le point d’être libéré le 20 janvier dernier?

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 25-01-2015.

Selon un officier de la Gendarmerie affecté à la section de recherche et d’Investigation (SRI) et contacté par Corbeau News Centrafrique, Monsieur Rodrigue Ngaïbona dit « Général Andjilo » était sur le point effectivement d’être libéré le mardi 20 janvier dernier quand ils ont reçu un appel de ne pas exécuter l’ordre de sa libération. La joie affichée par les Anti-Balaka et la population du quartier Boy-Rabe était réelle. Ils étaient effectivement au parfum de la libération du fameux Général Andjilo avant tout le monde. Mais qui a donné l’ordre aux gendarmes de libérer Andjilo?

Deux jours (48 heures) après l’arrestation du Général Andjilo et 24 heures après l’enlèvement des deux otages dont un centrafricain et une française, la pression était énorme sur le pouvoir de Catherine Samba-Panza et de son gouvernement dirigé par Mahamat kamoun. Le gouvernement centrafricain n’a jamais eu à gérer une telle situation par le passé surtout que la France vienne de sortir d’une situation catastrophique due au terrorisme international sur son sol et qu’un nouvel enlèvement aurait certainement des impacts grave sur la politique du gouvernement français. Comment faire? C’est la question que Samba-Panza et son gouvernement n’ont cessé de se poser toute la nuit à tel point qu’ils ont décidé de gérer à leur manière avec l’appui de Monseigneur Nzapalainga, l’Archevêque de Bangui pour libérer très vite l’otage de nationalité française.

Quelques signes affichaient la stratégie créée par le gouvernement afin de travailler le « cerveau » de la population centrafricaine avant la libération du braqueur général Andjilo. Le matin même des rumeurs sur la libération de ce dernier, le gouvernement a dépêché très vite à la radio Centrafrique certaines personnes qui, selon le gouvernement, sont des Autorités locales de Bouca pour faire des déclarations dite d’apaisement. Curieusement, ces personnes ont raconté que Rodrigue Ngabona alias Général Andjilo était en activités de sensibilisation pour la réconciliation et l’arrête de braquage quand il a été arrêté par la MINUSCA. Quoi? Oui c’est la stratégie de communication que le gouvernement tente d’embrasser en misant tout de même sur l’émotion. Pourquoi cette stratégie bizarre aussi vite? C’est le premier signe. Puis, arriver vers 16 heures du mardi 20 janvier, le Directeur de la SRI (Ex-SERD) a reçu un appel lui demandant de préparer Monsieur Rodrigue Ngaïbona alias Général Andjilo pour sa libération vers 18 heures, heure de Bangui. Qui a appelé? Silence total à la gendarmerie. Inquiétude chez les enquêteurs. Après plusieurs échanges de coup de fil téléphonique, le procureur de la République confirme aux gendarmes de garder le Général Andjilo en prison. Pourquoi cette cacophonie? Or, selon une petite enquête menée par Corbeau News Centrafrique, la décision de garder le braqueur général des Anti-Balaka en prison a été prise en dernière minute par les Chefs militaires de la Sangaris sous la pression du Ministère français des affaires étrangères. Le but? Tenter une nouvelle stratégie de négociations proposée par les agents de service de renseignements français dépêchés rapidement à Bangui. Ces agents formés pour des situations pareilles étaient arrivés tout discrètement à Bangui deux jours après l’enlèvement de la française par les Anti-Balaka. Ils ont commencé d’abord par former l’Archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalainga toute la nuit. Finalement, la dernière stratégie a marché. L’humanitaire française a été libérée ainsi que le compatriote centrafricain le 23 janvier dernier par les Anti-balaka sans avoir obtenu la libération de leur Chef Auto-proclamé Général Anti-Balaka.

Bangui, Gisèle MOLOMA pour CNC

Centrafrique : Samba-Panza et Denis Sassou Nguesso, lien d’amitié coupé définitivement?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Catherine-Samba-Panza-et-Denis-Sassou-Nguesso-à-Brazzaville.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Catherine Samba-Panza et Denis Sassou Nguesso à Brazzaville

Centrafrique : Samba-Panza et Denis Sassou Nguesso, lien d’amitié coupé définitivement?

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 25-01-2015.

Après l’annonce de la nomination du dernier premier ministre de la Présidente Catherine Samba-Panza, Mahamat Kamoun et le bras de fer entre la Présidente centrafricaine et le Président Sassou Nguesso du Congo qui veut imposer son ami à ce poste, le torchon brule en Bangui et Brazzaville. Le Président Congolais Denis Sassou Nguesso ne supporte plus les caprices de la Présidente Centrafricaine, tout comme Catherine Samba-Panza qui ne supporte plus l’orgueil et l’ingérence du président Congolais. On assiste silencieusement et impuissamment aux jeux de provocations entre ces deux personnalités.

Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo qui a passé près de 30 ans au pouvoir déjà est tombé sur une dure femme centrafricaine. Catherine Samba-Panza, une Présidente avec des caractères, difficile à manipuler que Sassou Ngesso n’a pas eu le temps de la connaitre. Lors du forum de Brazzaville au Congo, Denis Sassou Nguesso a eu une petite idée de présenter, autour du café dans la salle de pourparlers, Monsieur Karim Mékassoua à la présidente centrafricaine. Il l’a présenté comme un homme intègre, poli et qui possède plusieurs carnets d’adresse pouvant faciliter le règlement de la crise en RCA sans savoir que la Présidente Catherine Samba-Panza connaissait déjà Karim Mekassoua au temps de Bozizé. Le président congolais persiste et mène des douces pressions sur Catherine Samba-Panza pour la nomination de son ami Karim comme Premier Ministre en RCA. En rentrant à Bangui après le forum de Brazzaville, la Présidente centrafricaine a voulu savoir un peu plus sur l’ami du président congolais. Elle a mené une petite enquête pour savoir qui est ce Karim Meckassoua? Quel est son village? Oû se trouve ses parents? Le but était d’éviter de nommer un sujet étranger comme Premier qui peut créer encore plus de confusion au pays. L’enquête menée par Mama Cathy est très négative pour l’ami du président congolais malgré qu’elle reconnait sa qualité d’homme compétant mais pas plus que Mahamat Kamoun.

Qui connait le village centrafricain de Monsieur Karim Meckassoua? Personne! Ainsi, la Présidente a nommé Mahamat Kamoun, un homme compétent au poste du Premier Ministre. Pour denis Sassou Nguesso, Président congolais, Catherine Samba-Panza a franchi la ligne rouge. Il a même confié en coulisse à ses amis à Brazzaville : « je vais couler cette Dame ». Entendu, je vais couler Catherine Samba-Panza. Mais comment la couler? Le Président congolais n’a pas passé par plusieurs chemins.

Quelques jours après la nomination de Mahamt Kamoun, Il a invité quelques hommes politiques centrafricains, les chefs de la milice Anti-Balaka, les responsables de la société civile mais aussi le fils de l’ancien président centrafricain François Bozizé, Francis Bozizé à un mini-sommet à Brazzaville pour procéder à un vote de confirmation ou non du Premier Ministre Mahamat Kamoun à son poste sans qu’il y’ait un Représentant du Gouvernement centrafricain. Le vote était favorable pour ce dernier à 60% des voix à Mahamat Kamoun. Denis Sassou Nguesso est désavoué. Mais l’homme politique congolais n’a pas perdu pour autant, il décide de mettre Karim Meckassoua dans l’affaire de la libération du Chef Rebelle Abdoulaye Miskine, de manière à éclipser le pouvoir central à Bangui et propulser son poulain. Il a réussi son coup mais Samba-Panza, stratège, à féliciter le Médiateur Congolais Denis Sassou Nguesso pour la libération des otages capturés par les rebelles d’Abdoulaye Miskine pour éviter de montrer publiquement une mine de colère. Pas d’impact pour Catherine samba-Panza. Sassou Nguesso persiste, il convoque un mini-forum à Nairobi au Kenya entre les deux anciens Présidents centrafricains Michel Djotodia et François Bozizé. Le but, créer une dynamique Sassou Nguesso à l’extérieur de la RCA afin de mettre la pression sur la Présidente catherine Samba-Panza et imposer le retour à Bangui de François Bozizé et Michel Djotodia.

Denis Sassou Nguesso et Samba-Panza, je t’aime moi non plus. La guerre continue et n’est pas prête pour s’arrêter. Les centrafricains assistent impuissamment à l’ingérence politique du Président congolais dans des affaires qui concernent exclusivement les centrafricaines et centrafricains. Pourquoi tout ça? La question reste entière.

 

Bangui, Gisèle MOLOMA pour CNC

Centrafrique – Exclusivité: Projet d’Accord entre F. Bozizé et M. Djotodia concocté par Denis Sassou Nguesso à Nairobi au Kenya

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Fraçois-Bozizé-Kokaté-Nouredine-ADAM-et-Michel-Djotodia-à-Nairobi-au-Kenye.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Fraçois Bozizé, Kokaté, Nouredine ADAM et Michel Djotodia à Nairobi au Kenya
CNC

Centrafrique – Exclusivité: Projet d’Accord entre F. Bozizé et M. Djotodia concocté par Denis Sassou Nguesso à Nairobi au Kenya

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 25-01-2015.

Dans un souci d’informer les lecteurs du journal Corbeau News Centrafrique (CNC), la rédaction a mis la mis sur le document projet d’accord entre les Anti-Balaka représenté par l’ancien Président François Bozizé et les Anti-Balaka par l’ancien Présodent Michel Djotodia, le tout concocté par le médiateur international Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo. Pour ceux qui veulent lire l’intégralité de ce document, vous pouvez le télécharger à la fin de l’extrait mis en ligne par CNC.

PROJET DEFINITIF

ACCORD DE NAIROBI SUR LE CESSEZ-LE FEU ET LA CESSATION DES HOSTILITÉS ENTRE LES RX-SELEKA ET LES ANTI-BALAKA DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

24-29 JANVIER 2015.

PRÉAMBULE

Nous, les représentants des Ex-séléka et des Anti-Balaka ci-après désignée comme « Parties »,

Ayant participé aux négociations tenues à Nairobi sous la facilitation du Président de la République du Kenya, Son Excellence Monsieur Ohuru Kenyatta à la demande du Médiateur International de la crise en RCA, Son Excellence Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo, et sous la médiation de l’honorable Kenneth Otiato Marende,

Suite, à une analyse approfondie des causes historique du conflit en République Centrafricaine durant les périodes précoloniale, coloniale et postcoloniale, et conclu que les origines et les causes profondes des conflits politiques et armés sévissant, émanant des in justices historiques non contestées liées à la mauvaise, à la répartition inéquitable du développement , et à la manipulation des dirigeants et des populations de la République Centrafricaine par des acteurs étatiques et non étatiques externes en quête de leurs propres intérêts.

Déterminés à mettre de côté nos différences et promouvoir les facteurs qui nous sont communs et qui nous unissent, afin de relever les défis auxquels nous faisons face entant que Nation, et prenons l’engagement de régler immédiatement tous nos différents passés, présents et futurs par des moyens pacifiques et légaux et de nous abstenir de la menace et de l’usage de la violence.

Conscients du fait qu’à moins qu’il y’ait immédiatement cessez-le-feu et la cessation des hostilités entre les combattants armés des Ex-séléka et des Anti-Balaka, l’État de la République Centrafricaine court le risque imminent désintégration, et de causer à ses populations le préjudice irréparable conséquent, et de les exposer au danger de devenir apatrides;

Nous rappelant du fait que sans nos engagements aux principes cardinaux de bonne gouvernance, de tolérance et de coexistence pacifique, le peuple de la République Centrafricaine ne peut réaliser une croissance globale ni des progrès politiques, sociaux, économiques, technologiques pour les générations actuelles et futures;

Rappelant les initiatives précédentes prises par la Communauté Internationale en vue d’instaurer un règlement négocié du conflit en République Centrafricaine, et notons que l’accord précédent de cessation des hostilités en République Centrafricaine signé, le 23 juillet 2014 à Brazzaville, n’a pas été mis en œuvre de façon concluante; et regrettant les violations persistantes des accords précédents de cessez-le feu et de cessation des hostilités ainsi que la violence et la destruction continuelles causées par ces violences, et les pertes inévitables des vies et des biens engendrés par ce conflit;

Prenant conscience du fait que la responsabilité de déterminer le destin de notre pays nous incombe selon les réalités de notre pays et sur les bases des valeurs de justice, de démocratie, de bonne gouvernance, du respect des droits et libertés fondamentaux des personnes, d’unités, de solidarité, d’entente mutuelle et de coopération parmi les différentes communautés ethniques, races et groupes religieux libres de toutes forces négatives;

Nous nous engageons par les présentes à être liés par les dispositions de l’Accord de Nairobi sur ;e cessez-le feu et le cessation des hostilités en République Centrafricaine ci-après désigné « l’Accord ».

En présence de :

A……………………………………………………………………………………..

B……………………………………………………………………………………..

C……………………………………………………………………………………….

D……………………………………………………………………………………….

Article 1 :

Dans les 72 heures qui suivent notre signature du présent accord, les parties sont tenues publier conjointement une ordonnance inconditionnelle de cessez-le feu et de cessation d’hostilités contre le personnel armé de l’une et de l’autre parties, et contre tous les civils à travers tout le territoire de la République Centrafricaine,

Article 2 :

Dans les 48 heures suivant la publication conjointe des ordres inconditionnels de cessez-le feu et de cessation des hostilités, l’usage des armes ainsi que les actes offensifs tels que la délivrance de nouvelles armes et munitions, le recrutement des nouveaux combattants, le regroupement des troupes, le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats, l’appel aux renforcements de l’intérieur ou de l’extérieur de la République Centrafricaine, le lancement des nouvelles attaques contre les civils et le fait de commettre tout acte pouvons constituer ou faciliter une violation de cessez-le feu prévu dans le présent Accord, doivent cesser de suite;

 Pour lire l’intégralité du document, télécharger le au format PDF ici: accord nairobi

Centrafrique : il y’a un an, deux poids lourds des Anti-Balaka arrêtés au Cameroun et au Congo. Leur sort?

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CNC

Centrafrique : il y’a un an, deux poids lourds des Anti-Balaka arrêtés au Cameroun et au Congo. Leur sort?

 

Corbeau News Centrafrique: 25-01-2015.

 

Il y’ a un an déjà, le service de police camerounais chargé de surveillance du territoire avait mis la main à Garouaboulaye sur un certain Steve Yambété, ancien officier subalterne des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et l’un des créateurs de la milice Anti-Balaka à Bossangoa. Il a été transféré immédiatement à Yaoundé après son arrestation. Quelques semaines après, la Misca (Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique) a affirmé dans un Communiqué l’arrestation de Capitaine Eugène Ngaïkosset à Likouala au nord de la République du Congo puis transféré avec deux de ses complices à Brazzaville. Depuis ce jour, plus rien ne filtre sur eux? Sont-ils toujours en prison?

 

L’un, ancien lieutenant de l’armée centrafricaine et l’autre ancien capitaine de la même armée. Tous deux officiers subalternes, très proches parents de l’ancien Président François Bozizé et les têtes stratégiques et militaires des Anti-Balaka à son début.

Le premier, Stève Yambeté, a été arrêté au Cameroun pour, selon les autorités camerounaise, de braquage, vols et viols sur le sol camerounais. Le deuxième, Eugène Ngaïkosset, arrêté au Congo après l’attaque ratée des Anti-balaka sur Bangui en décembre 2013 qui a entrainé la mort de plus de 5000 morts en moins d’un an et causé la fuite de nos compatriotes musulmans du pays. Les autorités congolaises disent avoir agi et arrêter le capitaine Eugène Ngaïkosset conformément au mandat d’arrêt international émis par les autorités judiciaires centrafricaines. Depuis lors, silence radio sur les cas de ces deux hauts gradés des Anti-balaka. Sont-ils libres actuellement? Mystère.

Rappelons au passage que le sous-lieutenant Stève Yambeté était l’un des meneurs de la foule qui avait envahi l’ambassade France et bruler les symboles français à l’époque du régime du Président Bozizé. Il a été fiché par les services de renseignement français comme un homme dangereux. Tout comme Yambeté, le capitaine Eugène Ngaikosset, terrible vipère et tortionnaire du régime de François Bozizé. Il a été cité à plusieurs reprises comme le chef des contingents militaires qui ont brulé et rasé complètement plusieurs villages proches de la ville de Paoua en 2005. Son cas est très particulier.

 

 Nicole Feïngai, Rabat pour CNC

 

Centrafrique: bras de fer entre le gouvernement et les Nations-Unies sur le sort des FACA

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Koyara-camp-kassaï-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Koyara camp kassaï à Bangui
La Ministre de la défense Madame Koyara au camp Kassaï à Bangui. Photo: Fred Krock pour CNC

Discours de sourds entre la communauté internationale et le gouvernement sur le sort des FACA

 

 Bangui – Corbeau News Centrafrique: 25-01-2015.

La nouvelle patronne des Forces armés centrafricains (FACA), Mme Marie Noëlle Koyara a effectué, samedi 24 janvier 2015, sa première visite aux FACA du Camp Kassaï. La ministre d’Etat qui est allée en compagnie du général de Brigade Gérôme Bouba, chef d’état-major des armées, de Mme Diane Corner et M. Jean Pierre Reymondet-Commoy respectivement Représentante spéciale adjointe de la MINUSCA et Ambassadeur de l’Union européenne en RCA, pour non seulement encourager les quelques cinq mille (5 000) FACA rassemblés, mais aussi d’interpeler la communauté internationale qui, jusque-là, ne croit pas au caractère républicain des FACA. Alors que le Conseil de sécurité des Nations unies vient, à peine de reconduire jusqu’à janvier 2016, l’embargo sur les armes en direction de la RCA.

« Notre pays est aujourd’hui dans un élan de recherche de la paix, condition sine qua non à son épanouissement. Mais, nous sommes convaincus que cette recherche de paix ne peut se faire sans notre armée nationale. Cependant, c’est avec vous (les FACA) que nous allons reconstruire la nouvelle armée centrafricaine, car sans vous, nous n’y parviendront jamais.» a déclaré la Ministre d’Etat à la défense, Mme Marie Noëlle Koyara, à l’occasion de cette première visite aux FACA. Selon toujours la Ministre d’Etat, l’armée d’un pays, c’est ce qui lui confère toute sa dignité et son honneur aux yeux des autres, étant donné que c’est elle qui se charge de la défense de l’intégrité du territoire, des populations civiles ainsi que leurs biens.

La Ministre de la défense Madame Koyara au camp Kassaï à Bangui. Photo: Fred Krock pour CNC
La Ministre de la défense Madame Koyara au camp Kassaï à Bangui. Photo: Fred Krock pour CNC

Ce plaidoyer de Koyara ne signifie nullement la négation de la détérioration profonde actuelle des FACA – une armée totalement détruite et quasi inexistante depuis la prise de pouvoir, le 24 mars 2013, par l’ex-rébellion Séléka de Michel Djotodia Am Nondroko. « Aujourd’hui, nous savons que notre armée a beaucoup de problèmes, entre autres, le problème d’organisation et de l’opérationnalité au sein de notre armée ; une faiblesse dans les activités non-organiques, c’est-à-dire de replacer chaque catégorie des militaires (malades, âgés, valides, etc.) dans des Corps qui leur siéent ; l’attitude de notre armée à tenir et défendre le terrain, faire en sorte que les directives et décisions des chefs ne puissent pas rester verbales ; les infrastructures sont devenues toutes vétustes et inadaptées au courant actuel de la mondialisation marqué par des nouvelles technologies et moyens modernes… Tout cela n’ayant pas permis à nos FACA de remplir normalement leur mission de protection des civils, du territoire et des biens centrafricains ».

Sachant par ailleurs que la communauté internationale qui gère le pays ne s’est pas inscrite dans la même vision que le peuple centrafricain, ainsi que ses autorités actuelles au sujet de la réhabilitation des FACA, Mme Koyara a invité les FACA à se perfectionner dans les autres domaines de l’armées, à savoir le génie militaire, le sport, la culture où elle a particulièrement plaidé pour la rénovation de l’orchestre ‘’Commando Jazz’’. Fort de ces nouvelles orientations, peut-être provisoires, la Ministre d’Etat à la défense a lancé un appel aux autres éléments des FACA errant dans les rangs des Séléka ou des Anti-balaka ou encore dissimilés parmi les civils à regagner les rangs : « Je le redis ici, que sans les FACA, nous ne pourrons véritablement aller à la paix. C’est vrai qu’aujourd’hui, les conditions sont difficiles, mais ensemble, nos FACA retrouveront leur place d’antan non seulement en RCA, mais aussi dans la Sous-région et sur le Continent africain. Je demande donc, une fois de plus, à tous mes frères et sœurs FACA de regagner leur place. »

Entre temps, ces efforts du gouvernement centrafricains de voir coûte-que-coûte les FACA être réhabilités et dans un bref délai contrastent bien avec la vision d’une communauté internationale qui elle, ne croit nullement au caractère républicain et discipliné des FACA. Le 23 janvier dernier, à l’occasion d’une réunion sur la Situation en République centrafricaine, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité de ses 15 membres une résolution reconduisant jusqu’au 29 janvier 2016 l’injonction faite aux Etats d’ ‘’empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects à la République centrafricaine’’ d’armements ou de matériels connexes. Ces mesures, toujours selon la résolution, ne s’appliquent pas ‘’aux fournitures destinées exclusivement à l’appui de la MINUSCA, de la Force régionale d’intervention (FRI) de l’Union africaine et des missions de l’Union européenne et des forces françaises déployées en République centrafricaine’’, ni aux ‘’livraisons de matériel militaire non létal destiné exclusivement à un usage humanitaire’’.

La Ministre de la défense Madame Koyara au camp Kassaï à Bangui. Photo: Fred Krock pour CNC
La Ministre de la défense Madame Koyara au camp Kassaï à Bangui. Photo: Fred Krock pour CNC

Si la nouvelle patronne des FACA, Mme Marie Noëlle Koyara a effectué sa première visite en compagnie d’une haute représentation de la communauté internationale, cela aurait le mérite d’être son plaidoyer de haut niveau en faveur des FACA. Reste que ce discours de sourds entre autorités centrafricaines et communauté internationale finisse par une compréhension en faveur des FACA.

En attendant, l’impression de l’Ambassadeur de l’Union européenne, M. Jean-Pierre Reymondet-Commoy à l’issue de cette visite témoigne d’une prise de conscience, quand même tardive, de la réalité des FACA et de leur importance dans la recherche de la paix et la sécurité en RCA, étant donné que la présence de ces forces nationales est fortement sollicitée par le peuple et les autorités centrafricains. « C’est encourageant, tout ce beau monde qu’on a vu ici et aussi la mobilisation des gens pour l’amélioration des choses. » s’est réjoui le diplomate qui annonce l’arrivée, la semaine prochaine d’une mission européenne en RCA pour appuyer la réhabilitation des forces armées centrafricaines et aider à la réforme de la sécurité toute entière.

Rappelons qu’au Camp Kassaï, déjà 8 400 sont enregistrés selon le Gl de brigade Gérôme Bouba, Chef d’état-major des armées. Ils sont employés dans le génie militaire dans le cadre des activités actuelles de réhabilitation dudit camp militaire.

Bangui, Fred Krock pour CNC

RCA: L’ONG CPDE ORGANISE UNE FORMATION DES CONSEILLERS COMMUNAUTAIRES

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Remy-Djamouss.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Remy Djamouss
Rémy Djamouss. Photo: Éric Ngaba pour CNC

L’ONG CPDE ORGANISE UNE FORMATION DES CONSEILLERS COMMUNAUTAIRES SUR LA PROTECTION DES DROITS DE L’ENFANT SUR LES SITES DES DEPLACES

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 24-01-2015.

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet intitulé «  mesures de protection en faveur des femmes et des enfants » dans les sites IDPs de Bangui, l’ONG Centre pour la Promotion et la Défense des Droits de l’Enfant, en abrégé CPDE, organise un atelier de formation des Conseillers communautaires. Cette formation vise à augmenter les connaissances des conseillers communautaires sur la protection de la femme, les droits de l’enfant et la mobilisation communautaire.

 

La formation est prévue pendant une durée de deux jours à l’intention de ces 20 mobilisateurs sélectionnés par les responsables de leurs sites sur les thématiques relatifs à la protection de la femme, aux droits de l’enfant, à la mobilisation communautaire et au rôle des mobilisateurs. Cette accent particulier mis sur la formation Conseillers car ceux-ci sont considérés comme des mobilisateurs proches des membres de la communauté capables de transmettre des messages sur les droits des enfants, droits des femmes et encourager la lutte contre la violence sur les sites IDPs et dans les quartiers d’origine des déplacés.

La méthode active participative se fait avec les travaux de groupe, les exercices de simulation et les jeux de rôles. La formation est axée sur 4 modules abordés durant l’agenda dudit atelier. La première est consacrée aux modules dont les différents droits reconnus aux enfants selon la CDE, et les droits des femmes et les institutions qui protègent les femmes en RCA ; tandis qu’à la deuxième journée sont abordés les rôles et responsabilités des conseillers communautaires ainsi que l’introduction aux violences basées sur le genre.

 

« Nous avons constaté que la majorité de nos compatriotes qui sont sur les sites des déplacés ont été victimes de ce conflit d’une manière ou d’une autre. Et certains qui sont encore marginalisés et d’autres sont encore victimes de plusieurs violations de leurs droits. Et donc, nous nous sommes dits au lieu que nous descendons sur le terrain c’est mieux de travailler directement avec les gens qui sont sur les sites afin de conseiller les compatriotes, les frères et sœurs dans ces sites de protéger les enfants et les femmes. C’est pourquoi nous avons recruté 20 Conseillers en raison de 5 Conseiller par site des déplacés qui sont aujourd’hui en formation pour renforcer leur capacité afin de bien travailler pour viser la communauté sur les droits de l’enfant et des femmes », a fait savoir Rémy Djamouss, Président du Centre de Promotion pour la Promotion de la Défense des Droits de l’Enfant (CPDE).

Par ailleurs, monsieur Rémy Djamouss souligne que l’ONG CPDE organisera une formation de 100 enseignants de l’école primaire et 100 autres Conseillers communautaires.

Cette formation s’inscrit dans un projet financé à hauteur de 9.000.000 fcfa, par le fond canadien d’initiative local (FCIL). Le projet cible les 4 sites des déplacés à savoir la Mosquée centrale de Bangui, l’aéroport Bangui Mpoko, camp Padéprio, et le mont Carmel.

Le Centre de Promotion pour la Défense des Droits de l’Enfant (CPDE-RCA) est une Organisation Non Gouvernementale ayant un caractère d’association à vocation humanitaire et à but non lucratif. Il est totalement indépendant des partis et associations politiques, ainsi que de toute obédience religieuse. CPDE-RCA est créé le 05 Mai 2009 en République centrafricaine dont le siège social est basé à Vaux le Pénil en France.

 

Bangui, Éric Ngaba pour CNC

L’humanitaire enlevée en Centrafrique par les Anti-Balaka affirme avoir été maltraitée par ses kidnappeurs

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Humanitaire-enlevée-en-centrafrique-et-liberée.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Humanitaire enlevée en Centrafrique et libérée

L’humanitaire enlevée en Centrafrique par les Anti-Balaka affirme avoir été maltraitée par ses kidnappeurs.

Bangui – Corbeau News Centrafrique : 24-01-2015.

Dans une interview accordée à nos confrères de France télévision, l’humanitaire française enlevée en Centrafrique par un groupe extrémistes des Anti-Balaka affirme avoir été maltraitée, brutalisée lors de son kidnapping. Voici ce qu’elle a déclaré :

«  Je suis bien, je me sens bien, je me sens légère et surtout je suis contente d’être sortie de ce…… de cette brousse qui était oppressante. On était au milieu de nulle part sans pouvoir communiquer, il n’ y’avait pas de réseau ni rien et je me disais là s’il m’arrive quelque chose très loin de tout, très loin de tout hôpital je disais là ça va être difficile quoi. J’ai été choqué, la façon brutale dont on m’a kidnappée, on m’a frappée à la tête, on me serrait tellement les bras que j’en ai des bleus, je suis tombée on m’a trainée au sol….. ».

Voilà comment ces bandits, qui disaient il y’a une semaine qu’ils sont des patriotes libérateurs, traitent une personne âgée comme un enfant alors qu’elle est dans notre pays pour aider les enfants à se relever des situations difficiles laissées par les régimes prédateurs successifs. Trainer une femme et de surcroîts âgés c’est inadmissible. Nos parents nous ont éduqués tous dans une culture de respect de nos ainés (s) quel que soit la situation. Comment peut-on interpréter cela? Même les Islamistes radicaux qui enlèvent les gens n’ont jamais torturé leurs otages mais là, les Anti-Balaka version Andjilo vont loin. Espérant que la Justice fera son travail après ces enlèvements qui dégradent l’image de notre pays.

Bangui, Gisèle MOLOMA pour CNC

Centrafrique : Monseigneur Nzapalainga notre Héros national

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Libération-des-otages-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Libération des otages en Centrafrique

Centrafrique : Monseigneur Nzapalainga notre Héros national

Rabat, Corbeau News Centrafrique : 24-01-2015.

Depuis l’arrivée au pouvoir de la Coalition Séléka et le déclenchement, voir l’aggravation de la crise en décembre 2013 causé par l’incursion des Anti-Balaka pour neutraliser les rebelles séléka, les grands chefs religieux notamment Catholique, Protestant et Musulman n’ont cessé de s’impliquer corps et âme dans la résolution de cette crise. On les a vus dans les médias, au chevet des déplacés, à l’étranger…

Tout le monde a encore en tête les évènements du 27 août 2013 où la foule en colère fuyant les exactions des ex-séléka s’était venue se réfugier sur le tarmac de l’aéroport de Bangui M’Poko. Alerté, l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, s’était rendu précipitamment à l’aéroport, traverse les barrages, se retrouve sur la piste au milieu de la foule. Il écoute les revendications de la population. Sa présence rassure les déplacés. Cette réaction rapide de l’archevêque lui a valu une reconnaissance nationale. Il se fait une réputation d’homme de paix, un homme qui ne recule pas devant la menace des armes pour apporter, au plus fort des accrochages, là de l’aide aux civils, ici de la nourriture et de l’eau.

Or depuis quelques jours et surtout après l’enlèvement des deux otages dont une française et une centrafricaine par les Anti-Balaka, l’homme de Dieu le plus célèbre Monsieur Nzpalainga s’est montré encore plus habile, ferme, stratège. Il a fait sortir toutes ses cartes, ses tactiques et sa stratégie en matière de négociation même s’il a été à un moment donné coaché par trois membres de services secrets français arrivés discrètement à Bangui spécialement pour cette affaire. Ses efforts ont payé, son engagement pour la paix dans notre pays a du sens. Grace à lui, notre Pays est sorti grandi dans cette affaire qui a hanté tous les centrafricains.

Au nom de tous les centrafricains qui sont contre ces enlèvements, nous vous dirons MERCI. Vous êtes notre Héros.

Nicole Feingaï, Rabat (Maroc) pour CNC

Centrafrique : Samba Panza célèbre son l’an 1 au pouvoir

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Première-année-de-Samba-Panza-au-pouvoir.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Première année de Samba-Panza au pouvoir
Photo: Fred Krock pour CNC

Centrafrique : Samba Panza célèbre son l’an 1 au pouvoir

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 24-01-2015.

C’est à travers une conférence-bilan que la Président de transition en RCA, Catherine Samba Panza entourée des présidents des cinq autres institutions républicaines de la transition, à savoir la Présidence, la Primature, le Conseil national de transition, la Cour constitutionnelle de transition, le Haut conseil de la communication de la transition, l’Autorité nationale de la transition a célébré ce 23 janvier 2015. Plusieurs personnalités centrafricaines et des représentants des organisations internationales ont pris d’assaut le hall de l’Hémicycle de l’Assemblée nationale à l’appel de Samba Panza. L’événementiel était à la fête.

Cette célébration faut-il le rappeler, intervient à un moment où Claudia Pryste une humanitaire française et Gustave un religieux travaillons pour le compte de l’Ong catholique CODIS grisaient encore dans les mains des ravisseurs Anti-Balaka depuis 72 heures. Samba Panza n’a minimisé ce rapt : « Avant tout, nous condamnons avec la dernière rigueur de tels actes contre n’importe quelle personne. Nous ne pouvons pas imaginer que des gens puissent procéder par ce kidnapping en échange de la libération d’un personnage qui est soupçonné d’un certain nombre de forfaits. Comme à notre arrivée à la tête de l’Etat, nous avons affirmé notre volonté de lutter contre l’impunité, d’un côté, mais nous avons également affirmé notre volonté de faire de la réconciliation, d’où mes appels aux Anti-balaka et aux Séléka dans l’esprit de l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville. » A-t-elle déclaré avant d’ajouter : « Beaucoup n’ont pas compris, pensant que c’est une faiblesse et qu’ils pouvaient se permettre toute sorte d’actions contre la population. C’est inadmissible. Donc, je le répète, nous condamnons le kidnapping par les Anti-balaka de cette humanitaire française. En attendant, nous sommes en négociation pour leur dire qu’ils doivent comprendre qu’ils n’ont pas intérêt à durcir leur position, ce qui compliquerait davantage leur situation. Ce kidnapping en monnaie d’échange pour libérer Andjilo est l’occasion de nouveaux braquages, nouveaux enlèvements et de création de nouvelles conditions d’insécurité. »

Le Sommet de Nairobi soulevé par les journalistes a retenu l’attention de Catherine Samba Panza dans les échanges et elle déclare : « La situation de Nairobi a fait couler tant d’encore et de salives ces derniers temps. Soyez fixés aujourd’hui que je n’ai pas été informée au départ de cette initiative, les autorités de la transition non plus n’ont pas été impliquées dans cette initiative. J’en ai entendu pour la première fois par le biais des Anti-balaka qui m’ont fait savoir qu’ils y étaient conviés. Dès lors, nous avons décidé de garder notre ligne de conduite de la transition, parce que tous les centrafricains gardent encore en mémoire ce qui s’est passé à Ndjamena où le Chef de l’Etat et le Premier ministre ont été démis. Nous avons tous estimés que ces genres de décisions ne pourraient que se prendre en terre centrafricaine, que les centrafricains prennent leur destin en main. » Elle a poursuivi : « Quand j’ai convaincu les Forces vives de la Nation à aller à Brazzaville, j’ai précisé qu’il s’agissait de la phase 1 du Forum de Bangui dont la phase 2 serait les consultations à la base pour culminer à la phase 3 qui est le Forum national de Bangui proprement dit […] Par conséquent tout autre schéma n’est pas accepté, ni par forces vives de la nation, ni par les autorités de la transition. »

Par ailleurs, l’ensemble des autorités de la transition ont fait état d’une certaine avancée sur le plan humanitaire, sécuritaire et de la relance économique. C’est par exemple que le Premier ministre Mahamat Kaoun qui, répondant à la préoccupation du redéploiement de l’Etat sur l’ensemble du territoire, a rassuré que ce travail se fait lentement, mais surement. Au passage, le chef du gouvernement a cité les rétablissements « des symboles » de l’autorité de l’état dans les localités de province, notamment les préfets, les sous-préfets et les Secrétaires généraux de mairie. Le Président du CNT, Alexandre Ferdinand Nguendet quant à lui, a rassuré que son institution est bien avancée sur les travaux de la rédaction de l’avant-projet de la Constitution. Le président de l’ANE, Dieudonné Kombo Yaya a fait savoir qu’évidemment, son institution éprouve des difficultés financières pour tenir son chronogramme révisé d’ici juin prochain, afin d’organiser les élections.

Cependant, en ce qui concerne les perspectives, il y a un petit bémol : La préparation et l’organisation effective des élections dans la période fixée par la prolongation de la Transition, en souhaitant que l’ANE dispose des moyens requis pour tenir ce délai. Tenir les échéances électorales est pour nous un pari audacieux, alors que l’Etat a disparu, que les collectivités territoriales ont été anéanties, que les actes de l’état civil ont été détruits, que les listes électorales doivent être entièrement reconstituées, qu’il y a encore un nombre importants de déplacés et de réfugiés. Mais nous devons absolument tenir ce pari. Tout en ayant conscience que nous ne devons pas organiser une mascarade électorale dont notre pays n’a pas besoin et qui risque de le replonger dans le chaos » a fait savoir Samba Panza.

Bangui, Fred Krock pour CNC

L’audience de première comparution devant la CPI de Dominic Ongwen de la LRA programmée pour le 26 janvier 2015

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Cour-Pénéale-Internationale-CPI.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Cour Pénéale Internationale CPI

L’audience de première comparution de Dominic Ongwen de la LRA programmée pour le 26 janvier 2015

 

La Haye – Corbeau News Centrafrique : 24-01-2015.

La première comparution de Dominic Ongwen devant le juge unique de la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale (CPI), Mme la juge Ekaterina Trendafilova, aura lieu le lundi 26 janvier 2015, à 14h00 (heure locale de La Haye). Dominic Ongwen a été transféré à la CPI le 20 janvier 2015 en exécution d’un mandat d’arrêt pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre délivré par la Cour le 8 juillet 2005.

Au cours de l’audience de première comparution, le juge unique vérifiera l’identité du suspect et la langue dans laquelle il pourra suivre les procédures. Le suspect sera informé des charges portées à son encontre.

Rappelons que Dominic Ongwen serait le commandant présumé de la brigade Sinia de l’Armée de résistance du seigneur (ARS). Le 8 juillet 2005, la CPI a délivré un mandat d’arrêt à son encontre pour trois chefs de crimes contre l’humanité (meurtre ; réduction en esclavage ; et actes inhumains causant de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique) et quatre chefs de crimes de guerre (meurtre ; traitements cruels à l’encontre de civils ; fait de diriger intentionnellement une attaque contre une population civile ; et pillage) prétendument commis en 2004 dans le contexte de la situation en Ouganda.

CPI

Centrafrique : l’ONU lance un appel de fond pour continuer à porter assistance aux réfugiés

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Les-Refugiés-centrafricains-dans-un-Camp-au-Cameroun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Refugiés centrafricains dans un Camp au Cameroun
Les Refugiés centrafricains dans un Camp au Cameroun

Centrafrique : l’ONU lance un appel de fond pour continuer à porter assistance aux réfugiés

 

ONU – Corbeau News Centrafrique : 24-01-2015.

L’agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a lancé vendredi un appel de fonds d’un montant de 331 millions de dollars afin de lui permettre de porter assistance à plus de 450.000 réfugiés centrafricains qui luttent actuellement pour survivre dans la région.

Lors d’une conférence de presse à Genève, un porte-parole de l’agence de l’ONU pour les réfugiés, Karin de Gruijl, a expliqué que cet appel, lancé par le HCR et 18 de ses partenaires, pour obtenir 331 millions de dollars supplémentaires a pour but de permettre à l’agence de fournir une protection, de la nourriture, de l’eau potable, des abris, et des soins de santé de base à environ de 460.000 réfugiés centrafricains, dont l’agence estime qu’ils tenteront de chercher refuge au Cameroun, au Tchad, en République démocratique du Congo (RDC) et en République du Congo d’ici la fin de l’année.

Plus de deux ans de guerre civile et de violence en République centrafricaine ont entrainé au déplacement de milliers de personnes, alors que les affrontements se entre l’alliance Séléka à majorité musulmane et les milices chrétiennes Anti-Balaka.

Selon les estimations de l’ONU, près de 440.000 personnes sont toujours déplacées dans le pays et 190.000 autres ont demandé asile au-delà des frontières centrafricaines. Dans le même temps, plus de 36.000 personnes, y compris issues de l’ethnie minoritaire peule, restent piégées dans des enclaves à travers le pays, caressant l’espoir de trouver asile dans les États

ONU

ITALIE: Une religieuse accouche sans savoir qu’elle était enceinte

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Journal de Montréal / Corbeau News Centrafrique: 23-01-2015.

 

Une religieuse accouche
©JDM

Une religieuse accouche sans savoir qu’elle était enceinte

 

Une religieuse a surpris tous ses collègues en accouchant d’un petit garçon, sans savoir qu’elle était enceinte. La femme originaire de l’Afrique du Sud souffrait de sévères douleurs à l’estomac, rapporte The Mirror.

La nonne agonisante s’est rendue à l’hôpital avant d’accoucher d’un bambin en parfaite santé. Celui-ci est toujours sous la surveillance des médecins.

Le couvent de la nouvelle maman a exprimé son intérêt à prendre soin du bébé, selon le tabloïd anglais.

Ce n’est pas la première fois qu’une religieuse accouche de façon inattendue. L’année dernière, une sœur salvadorienne de 31 ans a nommé son bébé-surprise en l’honneur du pape François.

Alertes Info: l’humanitaire enlevée en Centrafrique vient d’être liberée

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Otage-francais-en-Centrafrique-est-libre.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Otage francais en Centrafrique est libre

 

Alertes Info: l’humanitaire enlevée en Centrafrique vient d’être libérée

 

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 23-01-2015.

Pour Ceux qui nous ont suivis en direct depuis ce matin, nous venons d’annoncer il y’a 10 minutes la libération de l’humanitaire enlevée en République centrafricaine par les Anti-Balaka. Pour l’heure nous ne connaissons pas exactement les récompenses liées à cette libération. C’est l’un des preneurs d’otages qui nous ont signalés par message texte sur notre téléphone. L’otage libérée est en route vers la sortie de Boy-Rabe. Nous attendons la confirmation de cette nouvelle par les autorité officielles. Pour l’heure pas de réaction coté sangaris, ni de la Minusca.

Comme nous l’avions annoncé, certains des ravisseurs n’ont pas du tout apprécié les exigences des frères du général Andjilo qui demandent seulement la libération de leur frère arrêté il y’ a quelques jours.

Des discussions en vue de la libération des otages ont été reprises ce matin par l’archevêque de Bangui Monseigneur Dieudonné Nzapalainga. L’humanitaire, Claudia Priest, 67 ans, éducatrice spécialisée, et son collègue centrafricain étaient retenus par des anti-balakas qui protestaient contre l’arrestation d’un de leurs chefs, Rodrigue Ngaïbona, alias « général Andjilo ».

Nous suivons en direct l’évolution de la situation à Boy-Rabe oû les Anti-Balaka ont installé leur État-Major.

 

Gisèle MOLOMA, Bangui  pour CNC

Centrafrique : les Anti-Balaka divisés sur la libération des otage

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Andjilo-et-ses-élements-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Andjilo et ses éléments à Bangui

Centrafrique : les Anti-Balaka divisés sur la libération des otages

 Bangui – Corbeau News Centrafrique: 23-01-2015.

Pendant que Catherine Samba-Panza fête sa première année au pouvoir dans une ambiance festive où le champagne coule à flot, l’Archevêque de Bangui, Monseigneur Nzapalainga continue de mener les négociations en vue de la libération des personnes capturées par l’aile dure des Anti-Balaka proche de Rodrigue Ngaïbona alias Andjilo.

Les négociations qui, au départ étaient cordiales selon l’un des négociateurs, deviennent de plus en plus compliquées du fait de la division marquée entre les ravisseurs de ces deux otages en ce qui concerne leurs revendications. Au départ, les ravisseurs exigent la libération de leurs chefs capturé par la Minusca le samedi dernier comme seule condition à la libération des otages, or, selon l’avis de certains Anti-Balaka joints au téléphone ce matin, l’idée d’exiger la libération du Général Anti-Balaka Andjilo comme préalable à la libération des otages n’est plus envisageable comme seule solution :

« Bien sûr nous continuons à demander la libération du Général Angjilo arrêté par la Minusca mais je pense qu’on doit aussi réfléchir sur d’autres solutions. On ne doit pas aller aux négociations avec une seule revendication, autrement dit on n’arrête de négocier » a expliqué un des chefs militaires Anti-balaka contacté par CNC.

Andjilo avec ses elements à Bangui

Au niveau de la coordination nationale des Anti-Balaka, c’est le silence. Un des entourages de Ngaïssona parle d’une situation inconfortable pour ce dernier. Il n’est plus écouté par ces jeunes ramassés par-ci par-là par Andjilo. Au sein même des preneurs d’otages, certains ont émis l’idée de demander à la France une rançon. Ils veulent une grosse somme d’argent pour la délivrance des otages mais les frères directs du Général Andjilo ne veulent surtout pas entendre parler de rançon :

« Rançon? Pour faire quoi avec? Je ne peux pas vendre mon frère » réplique un des frères de Rodrigue Ngaïbona alias Général Andjilo.

Pour l’heure, c’est la confusion et les frères du Général maintiennent leur position mais pour combien de temps? Ont-ils les moyens de faire vivre ces otages?

Bangui, Gisèle MOLOMA pour CNC

Sangaris : transfert à la MINUSCA de la base opérationnelle avancée de Grimari

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Corbeau News Centrafrique: 23-01-2015.

 

Minusca.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Transfert de la base opérationnelle de Grimari à la Minusca

 

Sangaris : transfert à la MINUSCA de la base opérationnelle avancée de Grimari

 

C’est dorénavant le contingent congolais de la MINUSCA qui assure la responsabilité de la base opérationnelle avancée de Grimari. Une cérémonie réalisée en présence du général Bellot des Minières, commandant de la force Sangaris, du colonel Fielany, adjoint au commandant de la zone MINUSCA, et du sous-préfet de Grimari, a officialisé ce transfert et le retrait des soldats français.

Grimari se situe à 260 km au nord-ouest de Bangui, sur l’axe reliant la capitale à Bambari, deuxième ville du pays. La normalisation de la situation sécuritaire dans cette ville est donc une étape importante dans celle de l’ensemble du pays.

Après 11 mois de présence à Grimari et dans la préfecture de l’Ouaka, la force Sangaris a mis fin aux violents affrontements entre anti-Balaka et ex-Séléka dont la population était régulièrement victime. Elle a permis le rétablissement des conditions sécuritaires nécessaires au retour de l’autorité de l’Etat avec la remise en place de l’administration. Les conditions de sécurité minimales ont progressivement favorisé une reprise des activités économiques et un retour à la vie normale pour les habitants de la ville.

Le général Bellot des Minières, dans son adresse, à salué le travail accompli au cours de ces derniers mois par les militaires du GTIA Korrigan, dans la continuité de l’action d’apaisement initiée par les GTIA Scorpion et Magenta, pour faire de Grimari une ville de réconciliation. Le commandant de la force Sangaris a également rendu hommage à l’action du gouvernement de transition qui a toujours soutenu le maire de Grimari, les gendarmes de la ville, puis la réinstallation d’un sous-préfet au mois novembre. Tous ont, par leur investissement, contribué pour une large part à la normalisation de la situation de la ville.

Les militaires du contingent congolais de la MINUSCA, installés depuis le mois de décembre aux côtés des soldats de Sangaris vont poursuivre sur la voie de ce succès. Le général Bellot des Minières leur a réitéré le soutien des forces françaises dans leur mission au profit de la population centrafricaine.

Par leur action, les militaires de la force Sangaris ont contribué à la mise en place d’un environnement propice qui a conduit au départ de la garnison Séléka au mois de décembre, à la réconciliation entre les habitants de la ville et les Peuls en janvier, et à la renonciation des anti-Balaka aux activités de prédation.

Les soldats français, peuvent légitimement avoir le sentiment du devoir accompli à l’heure de cette transmission de flambeau au bataillon congolais de la MINUSCA.

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 8 500 hommes de la MINUSCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à accompagner la montée en puissance progressive de la mission de l’ONU.

Ministère de la défense (France)

DIASPORA CENTRAFRICAINE: COMMUNIQUE DE PRESSE SUR LE FORUM DE BANGUI

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Corbeau News Centrafrique: 23-01-2015.

communiqué de presse de la diaspora centrafricaine

DIASPORA CENTRAFRICAINE

COMMUNIQUE

Dans le cadre des consultations populaires, prélude au Forum de Réconciliation Nationale et du dialogue politique qui se tiendra à Bangui, la diaspora Centrafricaine organisera une importante réunion le samedi 31 janvier à partir de 10 heures précises, dans la salle des réunions de l’Ambassade de la République Centrafricaine de France, située au 30, rue des perchamps 75016 Paris.

Vu l’importance des points qui seront débattus, la présence de tous est vivement souhaitée.

Fait à Paris, le 22 janvier 2015

Pour la Diaspora

Thierry BONGOLO

Ampliations :

– Ministère centrafricain des Affaires et des Centrafricains de l’étranger ;
– Ambassade de la République Centrafricaine en France ;
– Représentation de la Diaspora à la commission préparatoire du Forum de réconciliation nationale et du dialogue politique. /.

RCA: Voici l’Etat africain où le prix d’une grenade est le même que celui d’une bouteille de Coca-Cola

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Express.be / Corbeau News Centrafrique: 23-01-2015.

 

Anti-Balaka-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les anti-balaka de Bangui

 

Voici l’Etat africain où le prix d’une grenade est le même que celui d’une bouteille de Coca-Cola

 

La République centrafricaine peut être considérée comme un microcosme du commerce international d’armes, écrit Andrew Harding de la BBC. Les grenades présentes sur le marché de ce pays proviennent de Chine ou de Bulgarie, les mortiers sont soudanais, les lance-roquettes sont iraniens, les balles sont britanniques, belges ou tchèque et les tours de tir sont espagnoles ou camerounaises, indique un rapport détaillé sur le commerce des armes en RCA.

En 2013, lorsque ces armes sont arrivées dans les mains des membres de la Seleka, une coalition religieuse musulmane au pouvoir en RCA, une guerre civile a éclaté provoquant le déplacement de centaines de milliers de civils.

« Les grenades à main de type 82-2 sont parmi les articles militaires les plus répandus en RCA », précise le rapport Conflict Armament Research group, un organisme de l’Union européenne. Selon le rapport, elles sont si répandues sur le marché que leur prix d’achat varie entre 0.5 et 1 dollar l’unité, soit un prix moins élevé qu’une bouteille de Coca-Cola. De petite taille et facile à dissimuler, elles ont un impact conséquent sur la sécurité et sont responsables de nombreux décès et de blessures dans les populations civiles, à Bangui et partout dans le pays tout au long de l’année dernière.

Les forces de la Seleka de la capitale possèdent ces grenades ainsi que les mercenaires étrangers à plusieurs endroits. Elles semblent avoir été introduites en RCA par plusieurs Etats voisins comme le Soudan. Leur fabrication daterait de 2006 et il semble qu’elles aient été destinées dans un premier temps au Népal à partir de la Chine.

Dans plusieurs cas, des munitions chinoises et iraniennes présentes en RCA semblent avoir transités depuis le Soudan. Pour la Chine, ce trafic constituerait une violation des conditions générales d’utilisation entre les deux pays. L’armée népalaise affirme n’avoir jamais utilisé ce type de grenades. .

« Peu importe d’où viennent les armes, le résultat est clair : le Seleka avec sa prise de pouvoir a inondé une région déjà remplie d’armes. Ses membres ont commis de graves violations des droits de l’homme incluant des assassinats de femmes et d’enfants », a déclaré Lewis Mudge de Human Rights Watch.

Express.be

Centrafrique : le Conseil de sécurité reconduit l’embargo sur les armes jusqu’en 2016

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Centre d’actualités de l’ONU / Corbeau News Centrafrique: 23-01-2015.

les soldats Anti-Balaka à Bangui en Centrafrique

Centrafrique : le Conseil de sécurité reconduit l’embargo sur les armes jusqu’en 2016

Le Conseil de sécurité de l’ONU a reconduit jeudi l’embargo sur les ventes d’armes à la République centrafricaine ainsi que l’obligation pour les Etats membres de respecter le gel des ressources économiques et l’interdiction de voyager imposés à certains groupes et individus dans le pays.

A l’occasion d’une réunion sur la Situation en République centrafricaine, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité de ses 15 membres une résolution reconduisant jusqu’au 29 janvier 2016 l’injonction faite aux Etats d’« empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects à la République centrafricaine » d’armements ou de matériels connexes.

Ces mesures, précise la résolution, ne s’appliquent pas « aux fournitures destinées exclusivement à l’appui de la Minusca, de la Force régionale d’intervention (FRI) de l’Union africaine et des missions de l’Union européenne et des forces françaises déployées en République centrafricaine », ni aux « livraisons de matériel militaire non létal destiné exclusivement à un usage humanitaire ».

La reconduite de l’embargo sur les armes s’assortit d’une obligation pour les États membres d’« interdire l’entrée ou le passage en transit sur leur territoire de personnes désignées par le Comité » nommé à cette fin par le Conseil et de « geler immédiatement les fonds et autres avoirs financiers et ressources économiques se trouvant sur leur territoire qui sont en la possession ou sous le contrôle direct ou indirect des personnes ou entités désignées par le Comité ».

Se déclarant préoccupé « par les informations selon lesquelles des réseaux de trafiquants continuent de financer et d’approvisionner les groupes armés » dans le pays, la résolution encourage le Groupe d’experts sur la République centrafricaine, dont elle proroge le mandat jusqu’au 29 janvier 2016, « à porter une attention particulière à l’analyse de ces réseaux ».

En conclusion, la résolution du Conseil demande instamment « à toutes les parties et à tous les Etats membres, ainsi qu’aux organisations internationales, régionales et sous régionales de coopérer avec le Groupe d’experts et d’assurer la sécurité de ses membres ».

Centre d’actualités de l’ONU

Centrafrique : peut-on désarmer les groupes armés par la Force?

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Photo: Laurent Van der Stockt

Centrafrique : peut-on désarmer les groupes armés par la Force?

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 23-01-2015.

Depuis le coup d’État de mars 2013 où les rebelles de l’Ex-coalition Séléka ont chassé du pouvoir le Président François Bozizé, la Centrafrique est devenue un pays de non droit malgré la présence renforcée des forces internationales. Plusieurs groupes armés se sont créés et chacun cherche à se positionner en force pour contrôler un maximum du territoire. Les Deux principaux groupes armés connus sont les Anti-Balaka et l’Ex-coalition Séléka. L’Ex-coalition séléka contrôle actuellement plus de 60% du territoire centrafricain contre un peu plus de 25% pour les Anti-Balaka. Chaque camp essaie d’exploiter au maximum le territoire occupé. Or, les activités menées par ces groupes rebelles fragilisent totalement l’État centrafricain à tel point que plusieurs voix s’élèvent pour demander l’application pure et simple de la résolution des Nations-Unies qui n’est autres que la protection des civiles et le désarmement des groupes armés sur place. Mais peut-on désarmer les groupes armés par la force comme stipule cette résolution? Or, les avis divergent sur cette interrogation. Pour certains experts militaires, le désarment forcé des groupes armés est encore possible tant disque d’autres privilégient le désarment volontaire. Comment?

Gislain BERET, Médecin généraliste pense que :

Désarmer c’est avoir des moyens militaires nécessaires pour le faire et que la Minusca qui est une force des nations-Unies ne les manque pas. D’ailleurs la Minusca connait très bien où se trouve chaque camp : Anti-Balaka et Séléka. Leurs chefs sont bien identifiés et repérés. Ils voyagent même en toute impunité. Alors il suffit qu’un petit matin, on les encercle et procéder à leur désarmement voir même leur arrestation. Avec seulement 3000 hommes, la Minusca peut résoudre ce problème. Mais force est de constater que devant les forces de la Minusca, les rebelles non seulement de la séléka mais aussi les Anti-Balaka circulent avec leur armes et tirent même sur les civiles sans réaction de leur part.

Par contre Luc KOSSINGOU, Professeur juge :

Que le désarment forcé est pratiquement impossible vue l’enracinement de ces forces négatives dans leurs zones de contrôle. Les Anti-Balaka et Séléka agissent comme des trafiquants de drogue. Comme vous le savez, les trafiquants sont généralement des gens très gentils avec leurs entourages. Ils agissent en protecteurs des faibles contre les puissants ennemis. Ils qualifient toujours leurs ennemis de dangereux et c’est une manière de cultiver la peur en continue au sein de la population de leur localité afin de justifier leur existence. En plus d’agir comme protecteurs, ces groupes armés font régner la peur avec comme objectif d’éviter de se retrouver avec un éventuel traitre. Celui qui est contre leurs actes est considéré automatiquement comme un traitre. Ainsi, ces groupes armés font trainer des gens derrière eux. Aller désarmer par force ces Bandits, c’est aussi affronter les civils surtout que c’est difficile de faire la différence entre un rebelle et un civil. Comment peut-on désarmer dans de telle condition?

D’abord si les centrafricains acceptent qu’on désarme par la forces les Séléka et Anti-Balaka, il faut qu’ils soient prêts à accepter les pertes civiles. Je vous montre seulement un exemple : regarder seulement la foule des jeunes enfants qui courent derrière les Sangaris quand ils sont dans les quartiers et si jamais il y’a une embuscade? Dans certaines vidéos que j’ai pu voir, lors des échanges de tirs entre la Sangaris et les séléka à Bangui l’année dernière, j’ai vu même des enfants d’à peine 6 ans derrière les Sangaris? Comment peut-on interpréter ça?

Hormis le risque élevé en perte civile, chaque groupe armé dispose de service de communication qui ne tarde pas à créer de l’émotion au sein de la population toute entière. Pour un rebelle tué par les forces internationales, on utilise cette histoire pour faire de grand bruit et accuser ces forces d’assassinat…

Ces deux exemples montrent que c’est difficile de désarmer ces deux grands groupes armés sur notre territoire par la force surtout que la France ne veut pas qu’on l’accuse de génocide comme au Rwanda. Le désarmement, c’est à nous centrafricains de le faire et non aux autres.

Sahate Malik pour CNC

Centrafrique: Samba Panza lance deux chantiers à Haute intensité de main de œuvre à Bangui

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Catherine Samba-Panza. Photo: Fred Krock pour CNC

Samba Panza lance deux chantiers à Haute intensité de main de œuvre à Bangui

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 2.-01-2015.

En prélude à la célébration de l’an 1 de Catherine Samba Panza au pourvoir, elle a lancé ce jeudi 22 janvier 2015 dans le 6ème et le 2ème arrondissement de Bangui, deux chantiers de travaux publics à Haute intensité de main d’œuvre. A ses côtés, le ministre des Travaux publics, Laurent Clair Malefou, le Président du CNT Alexandre Ferdinand Nguendet et Mme Hyacinthe Wodobodé Présidente de la Délégation spéciale de la ville de Bangui et Ibrahim Midou, Représentant résident de la Banque mondiale qui finance ces projets à hauteur de d’environ cinq milliards de F. Cfa.

D’emblée, la question de l’emploi des jeunes désœuvrés était au centre de ces deux projets, à savoir la construction d’un canal maçonné dans le quartier Kpéténé (6ème arrondissement) et la construction d’un pont métallique provisoire par Sangaris sur le pont cassé de Sapéké. Pour Catherine Samba Panza, « il y a beaucoup de jeunes sans emploi dans notre pays, vous le savez. J’ai pris contact avec la Banque mondiale qui a accepté de financer ces travaux, mais orientés dans les Travaux à haute intensité de mains d’œuvres pour résorber, ne fut-ce que temporairement ce problème. C’est pourquoi, j’invite les maires, les chefs de groupements et de quartiers à veiller au système de rotation pour qu’à chaque semaine des jeunes soient recrutés dans le cadre de ce projet. » a-t-elle déclaré avant de lancer cet appel patriotique aux habitants desdites localités – bénéficiaires directs desdits projets, afin de se l’approprier : « Quant à vous mes enfants, jeunes du 6ème et du 2ème arrondissement, je vous exhorte à faire de ces chantiers votre travail au lieu de suivre les seigneurs de guerre d’aller prendre des armes pour tuer vos frères. Vous comprendrez pourquoi dès l’évaluation de ce projet, j’ai instruit le Premier ministre pour débloquer rapidement le fonds des gens qui verront leurs habitations détruites pour la réalisation de ce pont. Je profite pour demander pardon aux personnes qui doivent quitter leurs maisons, mais c’est aussi leur sacrifice pour pays. En deux semaines de chantier, Sangaris et le Ministère des travaux publics vont nous installer ce pont d’ici fin janvier prochain. »

Le Ministre des Travaux publics, Lurent Malefou présente le cadre de ces projets : « les principaux partenaires au développement ont répondu favorablement à l’appel du gouvernement. Pour sa part, la Banque mondiale a accepté de mettre en place un programme d’urgence dont l’objectif principal est la mise en œuvre des Travaux à hautes intensité de main d’œuvre (THIMO) en vue de créer des emplois en faveur des jeunes, notamment les jeunes désœuvrés […] A travers le projet de ‘’Facilitation du transport et du transit en zone CEMAC – Composante centrafricaine’’, la Banque mondiale a accepté de dégager un montant d’environ quatre (04) milliards de F.CFA pour exécuter les THIMO. » Ce projet, selon le membre du gouvernement va « s’exécuter dans plusieurs arrondissements de Bangui, notamment le 1er, 2ème, 3ème, 4ème, 6ème, et 8ème arrondissements. Les travaux seront mis en œuvre par des entreprises nationales recrutées suite aux procédures d’appel d’offres et vont s’exécuter selon la méthode HIMO (Haute intensité de main d’œuvre). »

Quant à M. Mahamat Midou Représentant résident de la Banque mondiale, il se réjoui que ce que son institution ait pris juste la mesure de la situation critique de traverse la RCA, afin de revoir en hausse son enveloppe en faveur de ce pays : La Banque mondiale, notre institution a restructuré son portefeuille pour répondre aux besoins nouveaux et urgents dans un contexte de crise » a-t-il indiqué. Il ajoute « l’expérience de notre institution, dans d’autres situations similaires y compris en Côte d’Ivoire a montré que les activités HIMO (Travaux à haute intensité de main d’œuvre) constituent une stratégie efficace pour atténuer la vulnérabilité des jeunes en proie à la violence et au conflit. Ces travaux contribuent à la réinsertion économique et sociale dans ce pays[…] Les autorités centrafricaines de la transition et de la Banque mondiale ont décidé de conjuguer leurs efforts pour mettre en œuvre les activités HIMO, avec des approches, à la fois, économique et sociales et donc, avec impact immédiat sur la population. » Midou a rassuré quant à la disponibilité de son institution à poursuivre son appui à la RCA.

De quoi susciter la reconnaissance du Ministre des TP Laurant Clair Malefou qui a avoué « Nous saluons les efforts de la Banque mondiale dans le cadre de ce financement, mais également l’appui des autres partenaires, notamment l’Agence française de développement (AFD) et plusieurs Organisations non gouvernementales qui interviennent auprès des communautés de base. » Le membre du gouvernement annonce par ailleurs que d’autres projets de grande envergure sont en exécution ou en cours de préparation ; nous voulons citer les travaux de reconstruction du Pont SICA 3, du Pont Sapéké, du boulevard Charles de Gaulle t de l’Avenue de la CEMAC dont les dossiers sont bien avancés […] Nous encourageons tous les autres partenaires à suivre ce genre d’initiative en faveur de la population pour donner l’occasion à tout un chacun de trouver de l’emploi dans une perspective globale du retour de la paix dans notre pays. »

C’était un véritable soulagement pour les habitants des localités ciblées dont la reconnaissance exprimée par Hyacinthe Wodobodé Maire de Bangui qui voit à travers chantiers, non seulement le retour à la splendeur de Bangui, mais un moyen de fournir de l’emploi aux jeunes.

Bangui, Fred Krock pour CNC