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Prix Rory Peck: présentation officielle du prix à l’Ambassade de la France à Bangui

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Corbeau News Centrafrique: 10-12-2014.

PACÔME PABANDJI et CHARLES MELINAS À BANGUI

Mercredi, le 10 Décembre 2014

Discours de M. Pacôme PABANDJI à l’occasion de la réception par l’Ambassade de la France en RCA et la présentation officielle du prix Rory Peck à l’Alliance Française de Bangui

Monsieur l’ambassadeur,

Monsieur le directeur de l’Alliance française de Bangui,

Mesdames et Messieurs, chers confrères et consœurs.

Je pense qu’après la soirée du 19 novembre, lors de laquelle j’ai reçu le plus prestigieux prix de Reporter d’Images alors que je travaille pour l’Agence France Presse, celle d’aujourd’hui est une soirée très exceptionnelle pour moi, professionnellement mais aussi personnellement.

Même si l’on devrait se réjouir ce soir, l’on devra avoir à l’esprit ces vaillantes personnes qui ont donné leur vie pour que la paix revienne dans ce beau pays.

Je veux parler ici, des soldats français tués au cours d’opération dans notre pays.

Je veux aussi parler du très grand sacrifice de ma grande amie, Camille Lepage qui a donné sa vie pour que le drame centrafricain ne soit pas oublié.

Si je lui ai dédié ce trophée, c’est pour témoigner en sa mémoire, la gratitude de la Centrafrique envers son courage en que femme.

Je rend hommage à la France qui n’a jamais oublié la Centrafrique sur tous les plans. La présentation officielle de mon trophée organisée par l’Ambassade de la France en Centrafrique sous l’impulsion de Monsieur Charles Malinas, témoigne cet engagement de soutien à la jeunesse centrafricaine en générale, mais à la cause des journalistes en particulier.

Que tout le staff de l’Ambassade, la représentation française en RCA, reçoive ici, l’expression de mes sincères remerciements.

Je n’oublierai pas aussi ces nombreuses victimes de la barbarie humaine en Centrafrique.

Que leurs âmes reposent en paix.

Je vous remercie

Centrafrique : l’Onu annonce l’arrestation du chef rebelle Baba Laddé, d’origine tchadienne

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Xinhua / Corbeau News Centrafrique: 10-12-2014.

L'ONU anonce l'arrestation du rebelle Tchadien  Baba Laddé

L’Onu annonce l’arrestation du chef rebelle Baba Laddé, d’origine tchadienne

Sous le coup d’un mandat d’ arrêt émis par le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bangui, le chef rebelle Baba Laddé, d’origine tchadienne,a été arrêté à Kabo, son fief dans le Nord-Ouest de la République centrafricaine (RCA), a annoncé mercredi la Mission de stabilisation des Nations Unies (Minusca).

“Dans le cadre de leur mandat de protection des civils et de rétablissement de la sécurité et de la paix en République centrafricaine, et d’appui à la restauration de l’autorité de l’ Etat,les Casques bleus de la MINUSCA ont appréhendé dans l’après- midi du 8 décembre, à Kabo (préfecture de l’Ouham), Mahamat Abdul Kadré alias Baba Laddé”, a communiqué à la presse à Bangui Myriam Dessables, chef du bureau de la communication et de l’information publique de la MINUSCA.

“Ce chef de groupe armé, d’origine tchadienne, faisait depuis le mois de mai 2014, l’objet d’un mandat d’interpellation du procureur de la République du tribunal de grande instance de Bangui”, a-t-elle ajouté lors de la conférence de presse hebdomadaire habituellement organisée mercredi par cette mission de paix dans la capitale centrafricaine en vue de la présentation de ses activités.

Cette nouvelle illustre les progrès enregistrés dans le processus de normalisation de la RCA, surtout depuis l’ opérationnalisation en mi-septembre de la MINUSCA, en remplacement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine(MISCA) déployée fin 2013 par la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) sous mandat de l’Union africaine (UA).

Mais, “la République centrafricaine entame une phase critique à un moment où l’attention internationale sur la crise commence à s’ estomper. Les risques restent élevés, des perturbations supplémentaires dans le processus politique et/ou la situation sécuritaire pourraient mettre le processus de transition en péril”, s’est inquiété lors d’une session du Conseil de sécurité sur la RCAmardi à New York le secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous. F

 
© Xinhua

Centrafrique: F. Bozizé et M. Balkany ont partagé près de 25 milliards de FCFA versés par Areva

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Le Monde.fr / Corbeau News Centrafrique: 10-12-2014.

François Bozizé
François Bozizé

F. Bozizé et M. Balkany ont partagé tous deux près de 25 milliards de FCFA versée par Aréva

De Paris à Bangui, de Londres à la Namibie, Pascal Henry a mené l’enquête sur l’un des plus grands fiascos industriels de ces dernières années (mercredi 10 décembre à 23 h 20 sur France 3)

 

Le scandale UraMin, qui empoisonne la vie d’Anne Lauvergeon depuis son départ de la direction d’Areva en 2011, ne fait que commencer. C’est la certitude que l’on retire de l’enquête intitulée Affaire Areva : 3 milliards en fumée que Pascal Henry a menée de Paris à Bangui et de Londres à la Namibie, sur les traces des protagonistes de cette ténébreuse affaire.

Quelque 3 milliards d’euros d’argent public, puisque l’Etat détient 87 % du géant du nucléaire : c’est la somme du prix d’achat en 2007 de cette petite entreprise minière canadienne (1,8 milliard) et des 1,25 milliard investis dans le développement du gisement namibien… Avant que ses dirigeants ne s’avisent un peu tard, en 2010, qu’il y avait beaucoup moins d’uranium en terre que ne le promettaient les vendeurs de ces ressources concentrées sur Trekkopje (Namibie) et Bakouma (République centrafricaine). Et qu’ils inscrivent d’énormes dépréciations d’actifs dans leurs comptes.

UraMin est un fiasco industriel annoncé. Dès le départ, les experts maison ont été écartés, comme en témoigne un ex-géologue d’Areva, au prétexte que le processus d’acquisition d’UraMin était trop engagé. Quand l’Agence des participations de l’Etat a été saisie pour donner le feu vert du gouvernement, la direction d’Areva lui a fourni un document interne dont on a expurgé les éléments le plus défavorables à l’opération. Notamment les doutes sur la richesse sup­posée de Trekkopje, qui n’a été évaluée que par SKR, une société commanditée par UraMin. Or la faible teneur en minerai du gisement plaçait son exploitation à la limite du seuil de rentabilité, selon le patron de la mine d’uranium voisine du géant Rio Tinto, interrogé dans le documentaire.

Jolie culbute financière

Les deux propriétaires de la junior minière, James Mellon et le très discret Stephen Dattels, présentés comme de véritables chasseurs de prime dans le Far West minier, ont fait, eux, une jolie « culbute » financière : achetées 35 millions d’euros en 2005, leurs prétendues pépites ont été revendues à Areva 1,8 milliard deux ans plus tard, au plus haut des cours de l’uranium.

Pascal Henry lève quelques coins du voile. Ainsi Areva a-t-il, selon lui, attribué des actions gratuites de la société exploitant une usine de dessalement d’eau de mer nécessaire au traitement de l’uranium à des proches du président namibien. D’importantes zones d’ombre apparaissent aussi dans le volet centrafricain de l’affaire, où apparaît Patrick Balkany.

Le maire (UMP) de Levallois-Perret a en effet joué les intermédiaires entre Areva et le président de la République centrafricaine de l’époque, François Bozizé, qui jugeait que son pays avait été spolié dans la vente du gisement de Bakouma à UraMin. Finalement, Areva aurait versé à Bangui 50 millions de dollars, qui se sont volatilisés. En retour de sa médiation, M. Balkany aurait, pour sa part, touché 8 millions de dollars, versés sur un compte à Singapour, selon plusieurs sources. Ce que nie ce proche de Nicolas Sarkozy.

Bien des acteurs de cette affaire ont refusé de répondre à l’enquêteur. Anne Lauvergeon d’abord, qui a toujours farouchement nié toute malversation. Tout comme son époux, Olivier Fric, qui avait conseillé l’embauche par Areva de Daniel Wouters, un homme qui a rendu possible l’achat d’UraMin. Le documentaire se termine sur ce constat lapidaire : « Les enquêtes judiciaires ne font que commencer. »

Martin Ziguélé sur Jeune Afrique: « Le dialogue, oui, l’impunité, jamais! »

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Martin Ziguelé candidat à la prochaine élection présidentielle de 2015

Martin Ziguélé : « Le dialogue, oui, l’impunité, jamais! »

Jeune Afrique n° 2813 • du 7 au 13 décembre 2014

Cet ancien Premier ministre d’Ange-Félix Patassé est l’un des plus sérieux candidats à l’élection présidentielle de 2015.

 Ses priorités : la paix, la réconciliation et l’emploi.

Sans surprise, la candidature de Martin Ziguélé, 58 ans, à l’élection présidentielle prévue en juin et juillet 2015 a été avalisée par son parti, le Mouvement de libération du peuple centrafricain(MLPC), lors d’un grand meeting organisé le 22 novembre à Bangui. Candidat malheureux en 2005 et en 2011, l’ancien Premier ministre (2001-2003) est probablement, avec son prédécesseur Anicet Georges Dologuélé, l’un des plus sérieux prétendants au trône.

Entretien.

Jeune Afrique: Vous êtes candidat à la présidentielle. quels seront les grands thèmes de votre campagne?

Martin Ziguélé: Elle sera axée sur la réconciliation. Il faut démarrer le dialogue à la base, dans les villes de l’intérieur du pays, avant d’amorcer un mouvement national. Sans cela, le forum de Bangui [qui doit permettre un dialogue politique entre les acteurs de la crise], en janvier, n’apportera rien.

La Centrafrique est un pays qui a des ressources. Son seul problème, c’est la prédation. Nous sommes 4,7 millions d’habitants, nous avons du diamant, de l’or, de l’uranium. Que demander sinon la paix, la réconciliation et l’emploi ? Les jeunes qui ont pris les armes devraient être au travail. C’est pour cela que la Centrafrique a besoin d’un plan Marshall, avec un programme de grands travaux et une politique keynésienne pour relancer et stabiliser notre jeunesse.

Un autre aspect fondamental sera de reconstruire une armée et de savoir qui fait quoi en matière de sécurité. D’un côté, les forces internationales se voient comme des armées d’interposition et non d’imposition de la paix. De l’autre, les Faca [Forces armées centrafricaines] ne sont pas opérationnelles. Cela ne peut plus durer. Je ne crois pas une seule seconde qu’on puisse ramener la paix si les forces armées sont sur la touche.

Catherine samba-Panza doit-elle diriger le pays jusqu’aux élections?

C’est souhaitable. Aujourd’hui, la majorité des acteurs centrafricains considèrent que toute instabilité à la tête de l’État ralentirait le processus électoral. elle a été désignée présidente de transition

En janvier 2014. un an plus tard, a-t-elle rempli sa mission?

Elle est arrivée dans une situation extrêmement délicate. Mais, encouragée par la communauté internationale, elle a fait une erreur politique en nommant un Premier ministre [André Nzapayéké] qui a mis en place un gouvernement de technocrates dans un contexte de crise politique aiguë. Résultat : cette équipe a été prise en otage par les forces rebelles, Séléka et anti-balaka, et a produit peu de résultats en huit mois. Les choses se sont un peu améliorées depuis le remaniement effectué en août.

La gestion du don octroyé par l’Angola à la Centrafrique [8 millions d’euros, dont une partie n’a jamais rejoint les caisses de l’État] vous a-t-elle inquiété?

Sur le principe, nous sommes tous d’accord: les deniers de l’État doivent passer par le Trésor public. Mais je peux comprendre pourquoi, au vu de la situation, le gouvernement, pris entre deux feux, n’a pas respecté la procédure normale et a agi avec précipitation. Maintenant, nous attendons avec impatience le rapport de la Cour des comptes. C’est une question primordiale. La gestion de tous les régimes, qu’il s’agisse de François Bozizé, de Michel Djotodia ou d’Ange-Félix Patassé [dont Martin Ziguélé a été le Premier ministre], doit être soumise à un audit.

Noureddine Adam, l’ex-numéro deux de la séléka, s’est rendu fin novembre à Brazzaville [Denis Sassou Nguesso est médiateur de la crise] dans la perspective du forum de Bangui. Lui, mais aussi Djotodia et Bozizé doivent-ils y participer?

Je ne pense pas. J’estime que lorsqu’on a du sang sur les mains, il faut en rendre compte. Le dialogue n’est pas un prétexte pour consacrer l’impunité.

Propos recueillis par Vincent Duhem

SÉNÉGAL: LE PRÉSIDENT MACKY ENTERRE LE PDS ET RESSUSCITE LE PS

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Corbeau News Centrafrique: 10-12-2014.

Président Macky Sall du Sénégal
Président Macky Sall du Sénégal

MACKY ENTERRE LE PDS ET RESSUSCITE LE PS

Que ceux qui rêvent de retrouvailles de la famille libérale se le tiennent pour dit. Ce ne sera pas demain la veille. Les actes posés par le président Macky Sall ces derniers temps, précisément durant le sommet de la Francophonie et le gala de la Fondation Abdou Diouf Sport et Vertu le prouvent amplement.

C’est sûr que le président Macky Sall commence déjà à fourbir ses armes en vue des prochaines élections présidentielles de 2017 ou 2019. Peut importe ! Seulement, au moment où le Président Wade et le Pds déroulent leurs stratégies pour neutraliser et marginaliser le pouvoir, le Président Sall de son côté déroule son plan d’action. De grandeur nature ! A preuve, lors de la cérémonie de remise des prix au gala de la Fondation « Abdou Diouf Sport et Vertu », ce dernier avait levé un coin du voile en disant : « Les enjeux étaient énormes durant ce sommet de la Francophonie »

En termes d’enjeux, oui et il l’a bien dit, il y en avait. Au plan international certes, avec des retombées diplomatiques et économiques, mais aussi au plan national avec une préparation des élections présidentielles de 2017. Et sur tous ces plans, Macky Sall a fait une bonne récolte. D’abord le succès éclatant de l’organisation du Sommet, ensuite la sympathie et la confiance qu’il a tirées de la famille socialiste après avoir rendu les honneurs au président Abdou Diouf.

On n’a jamais aussi connu le Président Macky Sall en expert sensible en fibres du cœur : décorations, baptêmes, reconnaissances, politesses etc, jamais dans l’histoire politique du Sénégal, on n’a vu un président en exercice rendre autant d’honneurs à son prédécesseur.

Et pour rendre la politesse, le Président Diouf ne s’est point gêné, lui jadis réservé, à chanter le Président Sall. Morceaux choisis en pleine francophonie : « Sagal nga ma, guereum naala, sant naala ». Et durant le gala de la Fondation, Diouf s’est emballé « Désormais vous êtes le gardien de la constitution » Et dernièrement à Louga « Lou ndjin ndiak président Macky Sall moy Ndiak ». Décidément ! C’est à se demander même si le Président Diouf ne porte pas lui-même le combat politique entre Macky et Wade ou alors livre-il sa dernière bataille contre celui qui le surnommait « Ndiamalaa» durant les chaudes années Sopi…

Khalifa Sall, le maire de Dakar a dit que le Président Diouf ne fait rien de gratuit. Et faites attention à l’hommage qu’il a rendu à El Hadj Mansour Mbaye « Rendons à César ce qui appartient à César, vous m’êtes toujours resté fidèle en m’appelant gardien de la Constitution et moi aussi, je vous appelle gardien de la Constitution, mais le vrai gardien de la Constitution, c’est le président Macky Sall ». Cela veut tout dire et cela vaut son pesant d’or.

Ainsi le Président Macky Sall s’est trouvé un nouveau père en la personne de Abdou Diouf et une nouvelle famille politique les socialistes. Pour homologuer cette filiation, Macky a tenu à rappeler « Le jour de sa nomination en tant que gouverneur de la région du Sine Saloum, naissait un garçon en la personne du Président Sall ».

Par là, le président Sall a conquis le cœur des Socialistes aussi bien les barons comme on les appelait que les militants et sympathisants. Parce que l’aréopage présent lors du gala de la fondation « Abdou Diouf Sport Vertu » le prouve largement. Tout ce que le PS (parti socialiste) compte comme mohicans ou derniers mohicans était présent. Le Président Diouf lui-même, ces anciens Premiers ministre, ces anciens ministres, ces anciens directeur généraux, ces anciens collaborateurs, tous, ont rendu un vibrant hommage au Président Sall.

Par ce fait, le PS a réussi encore une seconde prouesse apres celle de revenir au pouvoir seulement deux ans après avoir été rejeté par la population. Les Sénégalais ne s’en rendent peut être pas compte, mais ils ont fait revenir toute la famille socialiste au pouvoir, fut-il un pouvoir virtuel à l’exception d’un Djibo Ka. En plus qu’il occupe un bon pourcentage de l’exercice du pouvoir actuel (Ministères stratégiques, comme Education nationale, Elevage, Assemblée nationale (c’est toujours la famille d’origine), les directions et ambassades et autres postes discrets).

Apres les déclarations du Président Moustapha Niass de ne point se présenter aux prochaines élections présidentielles, donc en faveur du président Sall, ce dernier vient de porter un autre coup politique au Président Wade en ayant la famille « verte » comme alliée sûr et en enterrant sa famille « bleue » d’origine ou le Pds (Parti démocratique sénégalais).

Par là, le Président Macky Sall tient la dragée haute face à ses futurs adversaires, car l’AFP (Alliance des forces de progrès) de Moustapha Niasse et le PS de Diouf et de Tanor, constituent à eux seuls près de 25% de l’électorat sénégalais précisément 24,5% selon les résultats du premier tour de 2012 ; quand on sait que les militants et sympathisants du PS sont et resteront toujours fidèles à leur parti.

Avec le démarrage de l’autoroute Thiès- Touba, les réelles chances des Lions du football pour la prochaine Coupe d’Afrique des nations (CAN), l’accélération dans son exécution du PSE (Programme Sénégal émergent), il y a de fortes chances que Sall l’emporte devant ses futurs adversaires et ce ne sera pas surprenant dés le premier tour. Car l’histoire politique du Sénégal surtout de ses élections, nous montre que jamais aucun president n’a perdu devant ses adversaires pour briguer un second mandat.

En dernier lieu, ce qui se passe chez Wade joue en faveur de Macky Sall. Et les renouvellements des instances du PDS le prouveront largement si jamais un Karim Wade portera l’étendard du PDS pour les prochaines présidentielles. Car il est évident que Aliou Sow, Thiérno lô (c’est déjà fait) ou Souleymane Ndéné Ndiaye et les autres y regarderont de très près pour soutenir Wade fils si jamais le choix entre Karim et Macky se présentait. Ils créeront leur parti ou mouvement et les yeux fermés, ils pencheront pour Sall. La position du dernier Premier ministre de Wade est un exemple avec sa position ferme de ne pas s’aligner derrière Karim Wade si jamais celui-ci est élargi de prison et investi par le PDS. A tort ou à raison, Madické Niang est soupçonné d’un probable rapprochement avec Macky. Vu ce qui précède, un enterrement de première classe est fait au PDS.

Mor DIOP

Journaliste

Spécialiste des questions diplomatiques et stratégiques.

mordiopp@gmail.com

La chefferie et la diplomatie coutumière africaines comme alternative de sortie de crise en Centrafrique

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Mme Hyacinthe Wodobodé (milieu), Mme Alice Koiho (droite) et M. Urbain Amoa (Gauche)

La chefferie et la diplomatie coutumière africaines comme alternative de sortie de crise en Centrafrique

Bangui – Corbeau News Centrafrique (CNC): 10-12-2014.  L’Ong Afrique secours assistance (ASA) a organisé, mercredi 10 décembre 2014 à l’hôtel Ledger à Bangui, avec l’appui du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) une table ronde sur l’activation des valeurs traditionnelles africaines en faveur de la résolution de la crise de cohésion sociale en République centrafricaine. Mme Hyacinthe Wodobodé, Présidente de la délégation spéciale de la ville de Bangui a lancé les travaux, alors qu’elle a été entourée de Mme Alice Koiho, Coordonnatrice générale de l’Ong ASA et de MM. Urbain Amoa et Lazare Etien Kouassi, respectivement Modérateur de la table ronde et Représentant-pays de l’UNHCR.

C’est autour du thème central de « La crise centrafricaine : Chefferie traditionnelle, diplomation coutumière africaine et cohésion sociale » que la centaine de participants venue de Bangui d’une part, et des préfectures de Lobaye, notamment à Mbaïki et Boda – deux zones d’expérimentation de l’Ong ASA, ont échangé durant cette table ronde.

Déjà à l’ouverture, le Représentant-pays du UNCHR, Lazare Kouassi Etien a souligné que cette stratégie d’œuvrer pour la cohésion sociale à travers l’usage des moyens traditionnels africains a « consisté à puiser dans les racines ancestrales africaines tout en s’appuyant sur les acquis de la société traditionnelle comme la clé de sortie de cette crise. » Il a ajouté que « Dans un passé récent, ceux qui nous ont précédés avaient fait de l’arbre à palabre un réservoir insoupçonné de solutions pacifiques et concertées comme socle de solidarité et de cohésion sociale dans les villages. »

ASAAu menu de cette table-ronde, des grandes thématiques développées par des imminentes personnalités et Professeurs d’université, Anthropologues et Linguistes qui ont mis en exergue les valeurs de la tradition africaine en matière de résolution pacifique de conflits intercommunautaires. Ainsi, Urbain Amoa, Fondateur et Recteur de l’Université Charles-Louis de Montesquieu d’Abidjan a été le premier à ouvrir la rencontre avec la conférence inaugurale au cours de laquelle, il a insisté entre autres sur la création des centres d’incubation afin de permettre la viabilisation des localités rendues sinistres par la crise en RCA. Pr Marcel Dikikidiri du Cercle des intellectuels centrafricains a entretenu l’assistance sur « La politique linguistique et régionalisation : leurres et lueurs d’une géopolitique pour une cohabitation pacifique en RCA » ; le Chef de Département d’Anthropologie à l’université de Bangui, Dimanche Gossala quant à lui a abordé « De la communication et mobilisation sociale à un développement communautaire, endogène cohérent : une clef de sortie de crise en Centrafrique » ; le thème sur « Les crises en République centrafricaine : Historicité, tendance, manifestation (ou spécificité) et recommandations pour une sortie de crise constructive » a été animé par Georges Andjipakoto Enseignant à l’Université de Bangui ; et enfin, M. Emmanuel Kouroussou Ngaoukane, Ancien Proviseur de CURDHACA a donné la communication sur les « Mouvements migratoires, naissance de la Nation, culture de paix : logique d’une ébauche de solutions de sortie de crise en Centrafrique. »

A travers tous ces thèmes, l’Ong ASA entend exhumer le maximum possible des acquis traditionnels centrafricains et africains ayant attrait à la crise en cours, afin de permettre de dégager des pistes crédibles et efficaces de sortie de crise. D’ores et déjà, il convient de préciser que l’Ong ASA est une initiative ivoirienne portée par Mme Alice Koihio, créée le 23 décembre 1998 qui s’est donnée comme mission d’assister, mais aussi de protéger les personnes vulnérables. De manière précise, ASA a pour missions : « Premièrement, lutter contre le travail des enfants et des femmes, à travers la promotion de l’éducation et de la formation de ces derniers ; deuxièmement, apporter une assistance aux populations en situation d’urgence ou de catastrophes humanitaires ; troisièmement, concevoir et mettre en œuvre des programmes et projets de développement économique et sociale en Côte d’Ivoire ; quatrièmement, lutter contre la traite et le travail des enfants ; enfin cinquièmement, lutter contre les IST et VIH/Sida aussi bien en Côte d’Ivoire que dans le reste de l’Afrique. »

Cette Ong a déjà fait ses preuves ailleurs, en Côte d’Ivoire et au-delà des frontières de ce pays. Entre autres réalisations aujourd’hui citées à l’actif de ASA, l’on retient le gigantesque chantier de lutte contre le travail des enfants dans la cacaoculture dans les régions ivoiriennes de Doloa et Soubré ponctué par la construction d’une Ecole primaire, afin d’attirer ces enfants sur le chemin de l’école ; des centres de formations professionnelles pour les femmes et enfants. Bien au-delà des frontières ivoiriennes, ASA est intervenue dans le domaine de l’assistance humanitaire au Mali où elle a été au chevet des personnes en difficulté, alors que leur pays a été frappé par la guerre.

Aujourd’hui, et ce depuis octobre 2014, ASA est en République centrafricaine où elle travaille sur les questions de cohésion sociale. C’est la préfecture de la Lobaye, précisément dans la ville de Bodé où musulmans et chrétiens s’entredéchirent que cette Ong s’est efforcée à battre le fer pour favoriser le retour à un vivre ensemble. « En République centrafricaine, nous travaillons sur le cohésion sociale. La méthode du travail qu’on a adoptée, c’est une approche d’immersion dans les communautés dans le Département de la Lobaye que nous avons identifiées. Pour le moment, les actions que nous menons se passent très bien. Nous avons mené des actions de concertation avec deux séances de regards croisés d’abord à Boda, puis à Mbaïki. Aussi, des focus groupes ont été organisés avec les communautés de Bokoma, Bogoa et Boganangone. Et aujourd’hui, nous avons l’honneur de siéger dans cette salle de table-ronde avec des communautés qui, depuis des mois n’arrivent pas à se voir en face. »

De cette rencontre, les invités des Mbaïki et Boda, avec qui ASA a déjà expérimenté son projet en Centrafrique trouvent bien leur compte. Selon Nicaise Wilikondji, alias Kpademona, Président du comité des sages de Boda, « Pendant ces événements malheureux survenus dans notre pays, nous les autochtones de Boda, musulmans comme non-musulmans, avons connu cette crise de plein fouet. Malheureusement, toutes nos stratégies de sortie de crise ne nous ont pas amenés vers une cohésion véritable, car on raisonnait encore en termes d’‘’enclave’’ et ‘’non enclave’’. C’est grâce à l’Ong ASA que nous avons compris qu’il faut qu’on prenne une journée pour s’asseoir et de casser ce mur qui sépare musulman et chrétien de Boda et qu’ensemble on rebâtisse l’avenir de notre localité. C’est pourquoi cette table ronde est l’endroit idéal. »

Etant donné que la crise centrafricaine est très profonde sur le plan de la cohésion sociale, toutes les initiatives vivant à la sortie de crise sont les bienvenues.

Bangui / Fred Krock / Corbeau News Centrafrique.

Centrafrique: la société civile centrafricaine demande le départ sans condition du général Babakar Gaye

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Gervais Lakosso. Photo: CNC

Babakar Gaye, mal coté par la société civile centrafricaine

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 10-12-2014.  Alors qu’ils clôturaient ce 9 décembre 2014, un atelier sur la crise en Centrafrique, les membres du Groupe de travail de la société civile ont demandé le départ sans condition du général Babakar Gaye, représentant actuel de Ban Ki Moon en RCA et Chef de la Minusca. Gervais Lakosso a annoncé cette décision explique que « normalement, c’est le gouvernement centrafricain qui devrait le faire depuis longtemps, mais comme il ne l’a pas encore fait, nous allons utiliser des canaux pour saisir directement le Secrétaire général des Nations unies pour lui dire que celui [Babakar Gaye] qu’il a envoyé ici ne fait pas son travail. » a-t-il déclaré avant de donner les raisons suivantes :  « D’abord, il renie sa mission quand il a dit publiquement qu’il n’a aucun mandat pour désarmer en Centrafrique, alors qu’il est marqué noir sur blanc que la Minusca doit désarmer. Ensuite, lorsqu’un représentant du Secrétaire général des Nations unies veut donner un coup de poing à un jeune centrafricain, c’est du jamais vu. Pire encore, quand Babakar Gaye tient des propos désobligeants à l’endroit des membres du gouvernement centrafricain, d’ailleurs il n’a aucun respect pour personne en Centrafrique, c’est qu’il ne nous aime pas. Et par conséquent, qu’est-ce qu’il est venu faire ici en Centrafrique ? Il aime le diamant, l’or de Centrafrique, mais il pouvait bien ouvrir un bureau d’achat comme tout citoyen du monde en RCA, mais que les choses soient claires. Il n’a pas besoin d’un mandat des Nations unies pour se couvrir. »

Blandine Tanga
Blandine Tanga. Photo: CNC

A cette occasion, le Groupe de travail s’est également prononcé sur le schéma du dialogue de réconciliation national préconisé par la communauté internationale et qui selon le Groupe de travail, ne prend nullement en compte la profondeur de la crise centrafricaine. « Nous insistons pour que ce forum de Bangui puisse se tenir après des consultations populaires à la base dans tout le pays. Nous voulons que tous les centrafricains, mêmes ceux des zones sous contrôle de la Séléka considérées comme des zones inaccessibles aujourd’hui puissent se prononcer sur ce qui s’est passé dans le pays, dire ce qu’ils pensent de l’avenir du pays et mettre à contribution leur approche de la sortie de crise. » a ajouté Gervais Lakosso. Mais, cette proposition doit prendre en compte la réparation des dommages aux victimes de cette crise, et les leaders de la société civile préconisent « une justice transitionnelle », notamment une Cour pénale spéciale pour la Centrafrique, afin de juger les criminels de guerre et les auteurs de crimes contre l’humanité. Aussi, cette vision doit faire recours à la « justice traditionnelle » pour réparer les erreurs commises par le passé parce que nous avons des exemples de succès dans la résolution de crise par le moyen de la justice traditionnelle en Centrafrique. « Tout cela doit nous amener un pardon et une réconciliation véritable au lieu que les gens nous forcent à faire une réconciliation de façade. » a conclu Babakar Gaye.

Quant aux questions des élections projetées par la communauté internationale pour juin-juillet prochains, le Groupe de travail de la société civile a estimé que ce chronogramme, une fois de plus, n’est pas tenable. A en croire Mme Blandine Valérie Tanga, une des leaders de la société civile « Nous pensons que tenir les élections en juin 2014 n’est pas réaliste. D’aucuns diront que la RCA peut calquer sur le schéma malien, c’est de l’illusion. Le coup d’Etat qu’il y a eu au Mali n’a pas détruit les institutions du pays comme en a été le cas pour le coup d’Etat centrafricain. Même au niveau de Bangui, l’Etat n’a pas tout le contrôle de la ville. Aujourd’hui, 65% du territoire national soit dix préfectures sur six, est hors du contrôle de l’Etat, ce qui veut dire que si élections il y a, elles sont d’office illégitimes, car le reste de 35% du territoire représente combien de pourcent de population ? » a-t-elle justifié.

Babakar Gaye
Babakar Gaye

En définitive, l’attitude de Babakar Gaye vis-à-vis des institutions centrafricaines et des centrafricains atteste en quelque sorte du complot international contre la RCA où cette même communauté internationale dit être là pour appuyer seulement les autorités centrafricaines ; alors que cette même communauté internationale impose ses lois. Le rejet de la vision des autorités centrafricaines au sujet de la réhabilitation des FACA comme le souhaite vivement le peuple centrafricain et l’approche centrafricaine du Forum national qui devrait commencer dans les consultations dans les préfectures, toutes balayées du revers de la main par le communauté internationale sont autant d’illustrations.

Bangui / Fred Krock / Corbeau News Centrafrique.

CÉLÉBRATION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DE L’HOMME EN CENTRAFRIQUE

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Journée-internationale-des-droits-de-lhomme.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Journée internationale des droits de l'homme

CÉLÉBRATION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DE L’HOMME EN CENTRAFRIQUE

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 10-12-2014.  “Droits de l’Homme 365 jours! Faisons-en une réalité“, c’est le thème retenu pour la journée internationale des Droits de l’Homme pour cette année. A l’instar des autres pays ayant signé la convention des Nations unies pour les Droits de l’Homme, la République centrafricaine a également célébré cette journée commémorative à travers les différentes manifestations à Bangui la capitale centrafricaine. Les manifestations marquant cette journée ont été organisées, ce mercredi 10 décembre 2014, par le Réseau des ONG de Défense des Droits de l’Homme (RODH) en partenariat de la Division des Droits de l’Homme de la Minusca.

Journée des droits de l'homme à BanguiLa célébration a été marquée par une marche sportive suivie de la remise de certificats aux activistes de Droit de l’Homme. Depuis le 10 novembre dernier jusqu’au 10 décembre de la même année, les activistes de Droits de l’Homme ont suivi une formation sur les activités des Droits humains à Bangui. L’objectif poursuivi était d’avoir plus d’activistes sur ce domaine afin de sensibiliser la population à reconnaitre et ses droits. Ils étaient 80 activistes à prendre part à cette session de formation.

Surtout en cette période de crise en cours en République centrafricaine, les violations contre les Droits de l’Homme sont fortement enregistrées dans le pays.

“Sur la question du respect des Droit de l’Homme en Centrafrique, il reste beaucoup à faire. Ce que nous pouvons faire de notre côté, c’est de veiller à ce que le conflit dans le pays termine. Il faut renforcer les mécanismes nationaux. Faire participer la société civile et la presse pour réveiller la conscience humaine sur le respect des Droits de l’Homme“, a affirmé Moussa Yerro Dassama, le représnetant du Haut conseil des Nations unies pour les Droits de l’Homme en Centrafrique.

Le Réseau national des Organisations de Jeunesse pour les Droits de l’Homme (ROJDH) a organisé, hier mardi 09 novembre 2014 à son siège, une conférence débat en prélude à la célébration de la journée internationale des Droits de l’Homme.

Bangui/ Eric NGABA/ Corbeau News Centrafrique(CNC).

Centrafrique: Déclaration universelle des Droits de l’Homme, message de l’ancien Président François Bozizé aux Centrafricains

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Corbeau News Centrafrique: 09-12-2014.

Ancien Président François Bozizé

Déclaration de François Bozizé sur la célébration du 10 décembre de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme

 

Centrafricaines, Centrafricains,

Mes chers compatriotes,

Le 10 Décembre 2014, le monde entier célèbre la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme adoptée et proclamée par l’Assemblée Générale des Nations Unies dans sa résolution 217 A (III).

Aux termes de son article 30, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme proclame que “Aucune disposition de la présente déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un État, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d’accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

Le 10 Décembre 2014, voila aujourd’hui deux ans, jour après jour, qu’éclataient dans le Nord de notre pays précisément dans la ville de Ndélé, les hostilités de la Coalition SELEKA qui a fini par s’emparer du pouvoir de l’État le 24 Mars 2013 de manière Anticonstitutionnelle.

La célébration de ces deux (2) journées est l’occasion pour moi de livrer ma vision et ma position sur la situation Socio – Économique et Politique de notre pays, la République Centrafricaine, traverse depuis le 10 Décembre 2012 jusqu’à ce jour corrélativement aux droits proclamés par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme d’une part, et d’interpeller la communauté nationale et internationale à prendre les mesures qui s’imposent afin de faciliter le retour de la paix et la cohésion nationale d’autre part.

Je voudrais, ensemble avec vous, placer cette commémoration sous le signe du recueillement et de la prière en souvenir de dizaine de milliers de nos compatriotes et de tous ceux lâchement fauchés par la barbarie criminelle des forces négatives qui ont soumis notre pays à l’arbitraire et aussi en témoignage de mes solidarités et compassions avec toutes les familles qui vivent comme des bêtes sauvages à Bangui et dans toutes nos provinces.

Chers compatriotes,

Mon destin a rencontré le vôtre en 2005 quand vous m’aviez accordé votre confiance en m’élisant au Second Tour de l’Élection Présidentielle pour accéder à la Magistrature Suprême de notre Pays.

Vous m’avez renouvelé cette confiance à l’occasion des élections groupées de Janvier 2011.

Pendant dix (10) ans de gestion du Pouvoir de l’État, ensemble nous avions écrit de nombreuses pages de notre histoire dans le rassemblement, la concorde, la cohésion nationale et la promotion des idéaux démocratiques.

Après la proclamation des Élections de Janvier 2011, dont certains résultats contestés avaient été validés par la Juridiction Compétente, certains leaders politiques vont s’employer à saper tous les efforts des gouvernements successifs de la République, soutenus par la communauté financière internationale et les réalisations entreprises.

L’année 2015 se profilait comme celle de l’essor de l’économie centrafricaine avec un fort impact social au bénéfice des populations.

De nombreux projets de développement étaient en instance d’aboutissement afin d’éradiquer l’extrême pauvreté des populations centrafricaines tout en rehaussant leur niveau de vie.

C’est alors, que le 10 Décembre 2012, les hostilités de la Coalition SELEKA ont éclaté.

Dans sa marche pour la conquête du pouvoir, dans les conditions ci – dessus évoquées, les éléments de la Coalition SELEKA ont commis des exactions contre la vie, la liberté et la sécurité des personnes, soumettant celles – ci à la torture et aux traitements cruels et inhumains ou dégradant.

Les biens appartenant à l’État, aux collectivités, aux particuliers ainsi qu’à ceux des églises ont été pillés, saccagés et vandalisés.

Il en a été ainsi à l’égard de tous les chantiers entrepris durant mon mandat.

En effet, le pétrole centrafricain, longtemps considéré comme un rêve, était sur le point d’entrer dans sa phase d’exploitation. Le libre choix de débuter les activités d’exploitation pétrolière sur le site de Boromata dans la région de Vakaga témoignait justement des urgences du développement de cette partie du territoire national.

Le coton centrafricain était appelé à dépasser son record de production.

Par ailleurs, les négociations étaient en cours avec le géant Groupe Énergétique Français AREVA pour un calendrier réaliste de l’exploitation de l’uranium de Bakouma, en souffrance depuis 50 ans.

En outre, la RCA était en négociation avec d’autres partenaires en vue de l’exploitation industrielle de l’Or de Ndassima dans la Ouaka.

La livraison annoncée de deux (2) turbines destinées à renforcer les capacités de l’Usine de BOALI III allait résoudre les récurrents problèmes de coupure d’électricité à Bangui et favoriser l’opérationnalité de la cimenterie de Bimbo.

La RCA allait enfin produire du ciment à bon prix pour offrir au peuple centrafricain la construction à moindre coût de son habitat.

Tous ces projets, grâce à l’effort national, de la coopération internationale ainsi que la disponibilité des richesses et ressources naturelles, avaient pour objectifs d’abord de favoriser aux centrafricaines et aux centrafricains le droit à la sécurité sociale pour leur permettre d’obtenir la satisfaction de leurs droits économique socio et culturel indispensables à leur dignité et à leur libre développement.

Ensuite, de contribuer à rendre effectif le droit au travail de toute centrafricaine et de tout centrafricain, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisante de travail et à sa protection contre le chômage.

Ce droit étant devenu effectif, chacune et chacun devrait donc avoir droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien être et ceux de sa famille à travers les cinq (5) verbes chers au Feu Barthelemy BOGANDA, Président Fondateur de la République Centrafricaine à savoir : nourrir, vêtir, loger, soigner et instruire.

Malheureusement, mes efforts ont été stoppés par cette crise militaro – politique.

Centrafricaines, Centrafricains,

Mes chers Compatriotes,

Les échos du pays qui me parviennent font état de ce que jusqu’au 1er Décembre dernier, date anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine (RCA), les cours n’avaient pas encore commencé dans les établissements publics censés assurer la gratuité aux enfants en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. Par ailleurs, l’année académique qui va s’écouler est encore hantée par le spectre de l’année blanche.

En outre, le salaire de plusieurs mois a été gelé en dépit de leur caractère alimentaire et du fait que les mois concernés par cette mesure étaient échus.

Les étudiants et les fonctionnaires et agents de l’État admis à faire valoir leur droit à la retraite continuent de compter le nombre de plus de plus élevé des arriérés de pensions et bourse.

La bancarisation qui permettait la traçabilité des recettes de l’État et assuraient le paiement à termes des salaires, pensions et bourses a été abandonnée pour des raisons non – maitrisées. Par contre, cette mesure salutaire a cédé le pas à ce qui est appelé désormais la “Bancorisation“, système qui consiste à trimbaler les recettes de l’État dans des sacs.

A cause de l’insécurité grandissante dans l’arrière pays, grenier des produits agricoles est devenu invivable pour les paisibles citoyens dont l’activité principale a toujours été l’agriculture.

Les peulhs reconnus jadis pour leur activité d’élevage, se préoccupant maintenant des armes dont ils sont dotés, ont définitivement oublié cette activité économique qui faisait de la RCA le deuxième pays de l’élevage dans la sous région.

La cause de ces destructions économiques, sociales et morales réside dans l’atteinte aux résultats de l’exercice du droit des centrafricaines et des centrafricains à prendre part à la direction des affaires publiques de leur pays à travers leurs représentants choisis en occurrence moi – même et les députés de 5e législature.

Et pourtant, la Constitution de la République Centrafricaine adoptée par référendum et promulguée le 27 Décembre 2004 proclamait que : “La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par voie de referendum ou par ses représentants. Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice ni l’aliéner. L’usurpation de la souveraineté par Coup d’État ou par tout moyen constitue un crime imprescriptible contre le peuple centrafricain. Toute personne ou tout État tiers qui accomplit de tels actes aura déclaré la guerre au peuple centrafricain.” Fin citation.

Centrafricaines, Centrafricains,

Chers Compatriotes

Le regain de violences à Bangui et dans l’arrière-pays auquel vous assistez ces derniers temps met en évidence le caractère inopérant de l’Accord de Cessation des Hostilités signé à l’issue du Forum de Brazzaville, pourtant censé créer un climat plus propice à une normalisation de la situation.

C’est pourquoi, me trouvant éloigné de notre terre ancestrale, je n’ai cessé de prôner la nécessité de la tenue d’un Dialogue Inclusif Inter – Centrafricain afin de permettre à notre pays de retrouver le chemin de la sécurité, de l’ordre constitutionnel, de la paix et du bien – être pour nos populations tant meurtries.

J’ai été particulièrement heureux de constater que la Communauté Internationale toute entière se penche enfin résolument sur la question du Dialogue que j’ai longtemps souhaité. Car, le Dialogue reste et demeure la seule issue de sortie durable de la crise que traverse le pays.

Tout en évoquant la nécessité de ce Dialogue Inclusif, j’ai une pensée profonde pour les victimes des exactions atroces et inhumaines qui ont été perpétrées sur le territoire de notre pays pendant cette crise.

C’est pourquoi, je souscris entièrement au projet de création en Centrafrique de la Cour Criminelle Spéciale, compétente pour enquêter, instruire et juger les violations graves des Droits Humains et du Droit International Humanitaire notamment, les violences sexuelles liées au conflit ainsi que les violences graves contre les droits des enfants tels que le recrutement et l’utilisation d’enfant dans les conflits armés.

Je suis convaincu que seule cette juridiction que je souhaite indépendante et impartiale, permettra aux victimes et aux auteurs d’avoir droit, en pleine égalité, à ce que leur cause soit entendue équitablement et publiquement.

Centrafricaines, Centrafricains,

Mes chers Compatriotes

Il a été porté à ma connaissance que beaucoup de compatriotes ont été touchés à l’annonce du dépôt au Parquet du Tribunal de Paris en FRANCE, d’une plainte contre mes proches et moi – même.

Je suis particulièrement sensible à cette marque de compassion exprimée à mon égard et celui de mes proches.

Cependant, cette procédure n’a aucun effet sur mon engagement patriotique et citoyen à contribuer pour la paix et la cohésion sociale dans mon pays.

Bien au contraire, j’avais bien voulu affronter la justice de ce pays si je n’avais pas été empêché par la mesure restrictive de liberté adoptée contre moi par le Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Néanmoins, je suis disposé à coopérer dans une justice juste et équitable dès que l’opportunité se présentera ce qui me permettra de faire les démonstrations ci – après.

–     D’abord, du fait qu’en son Article 104, la Charte Constitutionnelle de la Transition proscrit le port du Titre de Président de la République par le Chef d’État de Transition, la plainte déposée par un Avocat à la demande des Autorités de la Transition doit être déclarée irrecevable pour défaut de qualité. Pour cause, étant entendu que jusqu’à l’investiture du futur Président de la République, Chef de l’État de la République Centrafricaine, je reste et le demeure, bien que contraint en exil.

–     Ensuite, à travers la plainte déposée au parquet du tribunal de Paris, les Autorités de Transition exposent les autorités françaises devant la justice de leur pays. En effet, il serait difficile si non, impossible de ne pas évoquer à l’occasion des débats qui pourraient être organisés, les questions de la réciprocité des accords et conventions relatifs aux matières premières et stratégiques après la ratification des textes fondateurs de l’Union Européenne qui avait nécessité l’abrogation des Article 77 à 87 de la Constitution Française du 4 Octobre 1958 et du conflit résultant de la coexistence de ceux – ci avec les accords et convention concernant ces matières et produits toujours applicables en République Centrafricaine.

La multiplication de cette manœuvre et de cet artifice juridiques visant à me disqualifier politiquement m’ébranle en rien.

Il faudra bien passer par un dialogue avec moi, en présence de tous ceux qui sont responsables du chaos centrafricain, à commencer par Michel Djotodia; Sinon, je ne vois pas comment la RCA pourra en sortir.

Je rappelle qu’au nom de la paix, j’ai en mon temps, amnistié beaucoup des leaders politiques, notamment le défunt Président Ange Félix PATASSE en exil à Lomé (TOGO); ce qui avait rendu possible sa participation aux travaux du Dialogue Politique Inclusif de 2008 ainsi qu’à l’élection présidentielle de 2011. Par ailleurs, sans mon implication personnelle, Michel Djotodia, alors, prisonnier à Cotonou au Benin n’aurait été libéré.

Fort de ce qui précède, je demande à la Médiation Internationale de tout mettre en œuvre pour assurer le caractère strictement inclusif de ce Dialogue et de veiller à l’indépendance et l’impartialité de la future Cour Criminelle Spéciale.

A la Communauté Internationale, et plus particulièrement à la MINUSCA, je leur demande de faire appliquer les résolutions onusiennes afin d’abréger les souffrances du peuple centrafricain à travers le désarmement de tous les groupes armés non conventionnels qui continuent de sévir librement sur le territoire de la République Centrafricaine. Car, ne pas agir dans ce sens reviendrait à alimenter les rumeurs relatives à l’existence des agendas cachés que détiendraient la Communauté Internationale.

Centrafricaines, Centrafricains,

Mes chers Compatriotes

Pour finir, nous devons comprendre que quelque soit la bonne volonté de la Communauté Internationale, à aider notre pays en proie à cette profonde crise, elle ne pourra, en aucune manière, se substituer à nous.

Ayons foi en nous – mêmes pour sortir notre pays de l’ornière. Car, l’histoire nous enseigne que tous les moments de décadence dans la vie d’une nation ont été suivis de la période de renaissance.

Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons nous engager résolument et collectivement dans l’effort de redressement socio – économique, sous peine de devenir un peuple périmé, dédaigné et marginalisé.

Vive la paix,

Vive la Réconciliation Nationale;

Vive la Cohésion Sociale pour que;

Vive la République Centrafricaine, Une et Indivisible

Je vous remercie!

DÉCLARATION DU PRÉSIDENT FRANÇOIS BOZIZÉ YANGONVOUNDA

Centrafricaines, Centrafricains,
Mes chers compatriotes,
Le 10 Décembre 2014, le monde entier célèbre la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme adoptée et proclamée par l’Assemblée Générale des Nations Unies dans sa résolution 217 A (III).
Aux termes de son article 30, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme proclame que “Aucune disposition de la présente déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un État, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d’accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.”
Le 10 Décembre 2014, voila aujourd’hui deux ans, jour après jour, qu’éclataient dans le Nord de notre pays précisément dans la ville de Ndélé, les hostilités de la Coalition SELEKA qui a fini par s’emparer du pouvoir de l’État le 24 Mars 2013 de manière Anticonstitutionnelle.
La célébration de ces deux (2) journées est l’occasion pour moi de livrer ma vision et ma position sur la situation Socio – Économique et Politique de notre pays, la République Centrafricaine, traverse depuis le 10 Décembre 2012 jusqu’à ce jour corrélativement aux droits proclamés par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme d’une part, et d’interpeller la communauté nationale et internationale à prendre les mesures qui s’imposent afin de faciliter le retour de la paix et la cohésion nationale d’autre part.
Je voudrais, ensemble avec vous, placer cette commémoration sous le signe du recueillement et de la prière en souvenir de dizaine de milliers de nos compatriotes et de tous ceux lâchement fauchés par la barbarie criminelle des forces négatives qui ont soumis notre pays à l’arbitraire et aussi en témoignage de mes solidarités et compassions avec toutes les familles qui vivent comme des bêtes sauvages à Bangui et dans toutes nos provinces.
Chers compatriotes,
Mon destin a rencontré le vôtre en 2005 quand vous m’aviez accordé votre confiance en m’élisant au Second Tour de l’Élection Présidentielle pour accéder à la Magistrature Suprême de notre Pays.
Vous m’avez renouvelé cette confiance à l’occasion des élections groupées de Janvier 2011.
Pendant dix (10) ans de gestion du Pouvoir de l’État, ensemble nous avions écrit de nombreuses pages de notre histoire dans le rassemblement, la concorde, la cohésion nationale et la promotion des idéaux démocratiques.
Après la proclamation des Élections de Janvier 2011, dont certains résultats contestés avaient été validés par la Juridiction Compétente, certains leaders politiques vont s’employer à saper tous les efforts des gouvernements successifs de la République, soutenus par la communauté financière internationale et les réalisations entreprises.
L’année 2015 se profilait comme celle de l’essor de l’économie centrafricaine avec un fort impact social au bénéfice des populations.
De nombreux projets de développement étaient en instance d’aboutissement afin d’éradiquer l’extrême pauvreté des populations centrafricaines tout en rehaussant leur niveau de vie.
C’est alors, que le 10 Décembre 2012, les hostilités de la Coalition SELEKA ont éclaté.
Dans sa marche pour la conquête du pouvoir, dans les conditions ci – dessus évoquées, les éléments de la Coalition SELEKA ont commis des exactions contre la vie, la liberté et la sécurité des personnes, soumettant celles – ci à la torture et aux traitements cruels et inhumains ou dégradant.
Les biens appartenant à l’État, aux collectivités, aux particuliers ainsi qu’à ceux des églises ont été pillés, saccagés et vandalisés.
Il en a été ainsi à l’égard de tous les chantiers entrepris durant mon mandat.
En effet, le pétrole centrafricain, longtemps considéré comme un rêve, était sur le point d’entrer dans sa phase d’exploitation. Le libre choix de débuter les activités d’exploitation pétrolière sur le site de Boromata dans la région de Vakaga témoignait justement des urgences du développement de cette partie du territoire national.
Le coton centrafricain était appelé à dépasser son record de production.
Par ailleurs, les négociations étaient en cours avec le géant Groupe Énergétique Français AREVA pour un calendrier réaliste de l’exploitation de l’uranium de Bakouma, en souffrance depuis 50 ans.
En outre, la RCA était en négociation avec d’autres partenaires en vue de l’exploitation industrielle de l’Or de Ndassima dans la Ouaka.
La livraison annoncée de deux (2) turbines destinées à renforcer les capacités de l’Usine de BOALI III allait résoudre les récurrents problèmes de coupure d’électricité à Bangui et favoriser l’opérationnalité de la cimenterie de Bimbo.
La RCA allait enfin produire du ciment à bon prix pour offrir au peuple centrafricain la construction à moindre coût de son habitat.
Tous ces projets, grâce à l’effort national, de la coopération internationale ainsi que la disponibilité des richesses et ressources naturelles, avaient pour objectifs d’abord de favoriser aux centrafricaines et aux centrafricains le droit à la sécurité sociale pour leur permettre d’obtenir la satisfaction de leurs droits économique socio et culturel indispensables à leur dignité et à leur libre développement.
Ensuite, de contribuer à rendre effectif le droit au travail de toute centrafricaine et de tout centrafricain, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisante de travail et à sa protection contre le chômage.
Ce droit étant devenu effectif, chacune et chacun devrait donc avoir droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien être et ceux de sa famille à travers les cinq (5) verbes chers au Feu Barthelemy BOGANDA, Président Fondateur de la République Centrafricaine à savoir : nourrir, vêtir, loger, soigner et instruire.
Malheureusement, mes efforts ont été stoppés par cette crise militaro – politique.
Centrafricaines, Centrafricains,
Mes chers Compatriotes,
Les échos du pays qui me parviennent font état de ce que jusqu’au 1er Décembre dernier, date anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine (RCA), les cours n’avaient pas encore commencé dans les établissements publics censés assurer la gratuité aux enfants en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. Par ailleurs, l’année académique qui va s’écouler est encore hantée par le spectre de l’année blanche.
En outre, le salaire de plusieurs mois a été gelé en dépit de leur caractère alimentaire et du fait que les mois concernés par cette mesure étaient échus.
Les étudiants et les fonctionnaires et agents de l’État admis à faire valoir leur droit à la retraite continuent de compter le nombre de plus de plus élevé des arriérés de pensions et bourse.
La bancarisation qui permettait la traçabilité des recettes de l’État et assuraient le paiement à termes des salaires, pensions et bourses a été abandonnée pour des raisons non – maitrisées. Par contre, cette mesure salutaire a cédé le pas à ce qui est appelé désormais la “Bancorisation”, système qui consiste à trimbaler les recettes de l’État dans des sacs.
A cause de l’insécurité grandissante dans l’arrière pays, grenier des produits agricoles est devenu invivable pour les paisibles citoyens dont l’activité principale a toujours été l’agriculture.
Les peulhs reconnus jadis pour leur activité d’élevage, se préoccupant maintenant des armes dont ils sont dotés, ont définitivement oublié cette activité économique qui faisait de la RCA le deuxième pays de l’élevage dans la sous région.
La cause de ces destructions économiques, sociales et morales réside dans l’atteinte aux résultats de l’exercice du droit des centrafricaines et des centrafricains à prendre part à la direction des affaires publiques de leur pays à travers leurs représentants choisis en occurrence moi – même et les députés de 5e législature.
Et pourtant, la Constitution de la République Centrafricaine adoptée par référendum et promulguée le 27 Décembre 2004 proclamait que : “La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par voie de referendum ou par ses représentants. Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice ni l’aliéner. L’usurpation de la souveraineté par Coup d’État ou par tout moyen constitue un crime imprescriptible contre le peuple centrafricain. Toute personne ou tout État tiers qui accomplit de tels actes aura déclaré la guerre au peuple centrafricain.” Fin citation.
Centrafricaines, Centrafricains,
Chers Compatriotes
Le regain de violences à Bangui et dans l’arrière-pays auquel vous assistez ces derniers temps met en évidence le caractère inopérant de l’Accord de Cessation des Hostilités signé à l’issue du Forum de Brazzaville, pourtant censé créer un climat plus propice à une normalisation de la situation.
C’est pourquoi, me trouvant éloigné de notre terre ancestrale, je n’ai cessé de prôner la nécessité de la tenue d’un Dialogue Inclusif Inter – Centrafricain afin de permettre à notre pays de retrouver le chemin de la sécurité, de l’ordre constitutionnel, de la paix et du bien – être pour nos populations tant meurtries.
J’ai été particulièrement heureux de constater que la Communauté Internationale toute entière se penche enfin résolument sur la question du Dialogue que j’ai longtemps souhaité. Car, le Dialogue reste et demeure la seule issue de sortie durable de la crise que traverse le pays.
Tout en évoquant la nécessité de ce Dialogue Inclusif, j’ai une pensée profonde pour les victimes des exactions atroces et inhumaines qui ont été perpétrées sur le territoire de notre pays pendant cette crise.
C’est pourquoi, je souscris entièrement au projet de création en Centrafrique de la Cour Criminelle Spéciale, compétente pour enquêter, instruire et juger les violations graves des Droits Humains et du Droit International Humanitaire notamment, les violences sexuelles liées au conflit ainsi que les violences graves contre les droits des enfants tels que le recrutement et l’utilisation d’enfant dans les conflits armés.
Je suis convaincu que seule cette juridiction que je souhaite indépendante et impartiale, permettra aux victimes et aux auteurs d’avoir droit, en pleine égalité, à ce que leur cause soit entendue équitablement et publiquement.
Centrafricaines, Centrafricains,
Mes chers Compatriotes
Il a été porté à ma connaissance que beaucoup de compatriotes ont été touchés à l’annonce du dépôt au Parquet du Tribunal de Paris en FRANCE, d’une plainte contre mes proches et moi – même.
Je suis particulièrement sensible à cette marque de compassion exprimée à mon égard et celui de mes proches.
Cependant, cette procédure n’a aucun effet sur mon engagement patriotique et citoyen à contribuer pour la paix et la cohésion sociale dans mon pays.
Bien au contraire, j’avais bien voulu affronter la justice de ce pays si je n’avais pas été empêché par la mesure restrictive de liberté adoptée contre moi par le Conseil de Sécurité des Nations Unies.
Néanmoins, je suis disposé à coopérer dans une justice juste et équitable dès que l’opportunité se présentera ce qui me permettra de faire les démonstrations ci – après.
– D’abord, du fait qu’en son Article 104, la Charte Constitutionnelle de la Transition proscrit le port du Titre de Président de la République par le Chef d’État de Transition, la plainte déposée par un Avocat à la demande des Autorités de la Transition doit être déclarée irrecevable pour défaut de qualité. Pour cause, étant entendu que jusqu’à l’investiture du futur Président de la République, Chef de l’État de la République Centrafricaine, je reste et le demeure, bien que contraint en exil.
– Ensuite, à travers la plainte déposée au parquet du tribunal de Paris, les Autorités de Transition exposent les autorités françaises devant la justice de leur pays. En effet, il serait difficile si non, impossible de ne pas évoquer à l’occasion des débats qui pourraient être organisés, les questions de la réciprocité des accords et conventions relatifs aux matières premières et stratégiques après la ratification des textes fondateurs de l’Union Européenne qui avait nécessité l’abrogation des Article 77 à 87 de la Constitution Française du 4 Octobre 1958 et du conflit résultant de la coexistence de ceux – ci avec les accords et convention concernant ces matières et produits toujours applicables en République Centrafricaine.
La multiplication de cette manœuvre et de cet artifice juridiques visant à me disqualifier politiquement m’ébranle en rien.
Il faudra bien passer par un dialogue avec moi, en présence de tous ceux qui sont responsables du chaos centrafricain, à commencer par Michel Djotodia; Sinon, je ne vois pas comment la RCA pourra en sortir.
Je rappelle qu’au nom de la paix, j’ai en mon temps, amnistié beaucoup des leaders politiques, notamment le défunt Président Ange Félix PATASSE en exil à Lomé (TOGO); ce qui avait rendu possible sa participation aux travaux du Dialogue Politique Inclusif de 2008 ainsi qu’à l’élection présidentielle de 2011. Par ailleurs, sans mon implication personnelle, Michel Djotodia, alors, prisonnier à Cotonou au Benin n’aurait été libéré.
Fort de ce qui précède, je demande à la Médiation Internationale de tout mettre en œuvre pour assurer le caractère strictement inclusif de ce Dialogue et de veiller à l’indépendance et l’impartialité de la future Cour Criminelle Spéciale.
A la Communauté Internationale, et plus particulièrement à la MINUSCA, je leur demande de faire appliquer les résolutions onusiennes afin d’abréger les souffrances du peuple centrafricain à travers le désarmement de tous les groupes armés non conventionnels qui continuent de sévir librement sur le territoire de la République Centrafricaine. Car, ne pas agir dans ce sens reviendrait à alimenter les rumeurs relatives à l’existence des agendas cachés que détiendraient la Communauté Internationale.
Centrafricaines, Centrafricains,
Mes chers Compatriotes
Pour finir, nous devons comprendre que quelque soit la bonne volonté de la Communauté Internationale, à aider notre pays en proie à cette profonde crise, elle ne pourra, en aucune manière, se substituer à nous.
Ayons foi en nous – mêmes pour sortir notre pays d

La Centrafrique entre dans une phase critique sur fond de progrès du processus politique

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Xinhua / Corbeau News Centrafrique (CNC): 10-12-2014.

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous
Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a noté mardi que la République centrafricaine entrait dans une phase critique sur fond de progrès du processus politique.

“La République centrafricaine entame une phase critique à un moment où l’attention internationale sur la crise commence à s’estomper. Les risques restent élevés, des perturbations supplémentaires dans le processus politique et/ou la situation sécuritaire pourraient mettre le processus de transition en péril”, a déclaré M. Ladsous à l’occasion d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la Situation en République centrafricaine.

Le chef des opérations de maintien de la paix a noté que le processus politique allait de l’avant grâce aux efforts du Médiateur de la crise en République centrafricaine, le Président congolais Sassou Nguesso, des Nations Unies et de l’Union africaine.

“Suite aux accords conclus entre les parties prenantes dans le pays, la région et les partenaires internationaux ont demandé au Médiateur de prolonger la période de transition de six mois jusqu’à août 2015”, a-t-il ajouté, notant également que les préparatifs sont activement en cours pour la tenue du Forum de Bangui sur la réconciliation nationale au début de l’année prochaine.

“Tout retard supplémentaire au-delà du mois d’août 2015 pourrait compromettre la transition elle-même”, a estimé Hervé Ladsous. “J’exhorte les autorités centrafricaines à maintenir le cap et les partenaires régionaux et internationaux du pays à rester engagés de manière soutenue et coordonnée afin de fournir à la République centrafricaine l’assistance nécessaire pour assurer l’efficacité et la durabilité de ses actions”.

S’agissant du Forum de Bangui, le chef des opérations de maintien de la paix a noté que ses contours commençaient à prendre forme. “Il y a un consensus croissant sur la nécessité de traiter l’ensemble des questions qui sont au cœur de la crise, y compris le désarmement, la démobilisation et la réintégration des groupes armés, et les préparatifs pour la réforme du secteur de la sécurité, notamment la reconstitution de l’armée centrafricaine, les FACA, les questions relatives à la gouvernance politique et économique, la lutte contre l’impunité et le statut d’environ un million de réfugiés et de personnes déplacées, dont beaucoup veulent retourner dans leurs foyers”, a-t-il dit.

©Xinhua

La RCA célèbre de la Journée mondiale de lutte contre la corruption

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Journée-Internationale-de-la-Francophonie.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Journée mondiale de lutte contre la corruption. Photo; CNC
Journée mondiale de lutte contre la corruption. Photo; CNC

La RCA célèbre de la Journée mondiale de lutte contre la corruption

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 10-12-2014.  Ce 9 décembre 2014, la République centrafricaine à l’instar des autres pays du monde, membres des Nations unies a célébré la Journée internationale de lutte contre la corruption. Il n’y a pas eu grande manifestation en raison de la crise actuelle dans le pays, mais le Comité national de la lutte contre la corruption (CNLC) a initié une compagne de dispatching des affiches et banderoles au niveau des institutions publiques et privées, en vue de sensibiliser les populations sur ce fléau.

Les autorités centrafricaines, depuis la ratification de cette convention, se sont employées depuis à lutter farouchement contre la corruption, en dépit de ce que le phénomène est très développé dans le pays. Le clou des efforts de la RCA aurait été la création par Décret n° 08.133 du 31 mars 2008, d’un Comité national de lutte contre la corruption (CNLC) que dirige Jean Baptiste Koyassambia, Conseiller national, Expert gouvernemental de lutte contre la corruption. Ses missions comme énumérées par Cendri – Mignot Mouté, Rapporteur général adjoint de ce comité consistent à « élaborer et mettre œuvre la stratégie nationale de lutte contre la corruption ; assurer sa diffusion auprès des acteurs publics et privés ; coordonner, superviser et aider à la formulation des différentes actions du gouvernement relatives à la lutte contre la corruption, à savoir la transparence et la bonne gouvernance. »

Cendri – Mignot Mouté
Cendri – Mignot Mouté

Entre temps, entre 2008 et 2012 où le CNLC a fonctionnait bien, l’institution a œuvré d’arrache-pied pour réduire autant soit peu la corruption, ne fut-ce qu’au niveau de l’Etat. Ses réalisations, en dépit des difficultés sont palpables aujourd’hui, à en croire M. Mouté. « Le CNLC s’est déjà employé dans la ratification de la Convention de l’Union africaine contre la corruption. Il est question, à travers cette convention que les patrimoines de l’Etat et de certains hauts responsables de l’administration publique soient déclarés. Evidemment, le début avait commencé avec beaucoup de résistance, mais le CNLC a travaillé sans relâche pour inciter et pousser aux déclarations de patrimoines entre 2008 et 2012. Aussi, sur le plan international, certaines institutions comme Transparency International et le PNUD qui ont mené leurs enquêtes indépendantes sur la RCA ont démontré que la corruption est à tous les niveaux. » a-t-il noté avant d’ajouter qu’« aujourd’hui, un projet de loi portant création d’une Haute autorité de lutte contre la corruption est sur la table du Conseil national de transition qui va incessamment se prononcer dessus. Cette institution, à la différence du CNLC aura la marge de manœuvre nécessaire, puisqu’elle va se charger de la lutte contre la corruption, d’abord en ce qui concerne la prévention, ensuite au niveau de la sensibilisation, puis des actions de répression. »

Mais, la crise actuelle en RCA est un handicap, non seulement pour les activités du CNLC mais aussi favorise le développement de la corruption. C’est du moins ce que relève Albert Goffi, Expert gouvernemental de lutte contre la corruption : « Il ne faut pas se voiler la face. Parmi les multiples causes de la situation que nous traversons actuellement en RCA, la corruption y est pour beaucoup. C’est dire qu’une frange de la population est appauvrie par la corruption et cette population marginalisée et écartée a essayé en quelque sorte de se venger. Ce que nous vivons est bel et bien l’une des conséquences de la corruption dans notre pays. Cependant, je puis vous dire que ces jours-ci, personne ne contrôle plus rien. Et ce genre d’environnement est propice au développement du phénomène de la corruption, même nous dirons que la corruption a dû prendre une dimension que nous ne pouvons pas imaginer. » Face à cette situation M. Albert Goffi fait le plaidoyer pour que la sécurité soit rapidement rétablie, afin de permettre au pays d’éviter le pire en matière de corruption. « C’est pour cela que nous souhaitons vivement que la sécurité et la paix reviennent rapidement pour que nous reprenions le travail de lutte contre la corruption qui n’a fait qu’appauvrir de plus en plus une catégorie de personnes et enrichir de plus en plus une frange de populations. »

En somme, le dernier classement de Transparency International où la RCA a perdu six (06) places est révélateur du degré croissant de la corruption en Centrafrique, d’où nécessité pour les acteurs d’œuvrer encore plus pour lutter contre ce fléau qui mine le pays.

Bangui / Fred Krock / Corbeau News Centrafrique.

Centrafrique : la violence atteint la ville de Mbrés

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BBC Afrique / Corbeau News Centrafrique: 09-12-2014: 16h50

Bambari.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Un Officier de la Sangaris dans un quartier des déplacés de Bambari

De nouvelles violences ont éclaté dans les localités de Mbrés à 90 km de Kaga-Bandoro dans e nord de la Centrafrique.

Selon des habitants de Mbrés joints au téléphone, la tension est vive et très critique.

Les hostilités entre Seleka de la communauté peulh et miliciens Antibalaka ont débuté le 1er décembre, jour de la fête nationale centrafricaine, lorsqu’un Antibalaka a été agressé par un militant Seleka.

Dimanche dernier, deux miliciens Antibalaka ont été assassinés par un groupe de Seleka peuls. Les représailles des Antiabalaka se sont soldées par la mort de 6 peulhs.

Les civils se sont enfuis en brousse, laissant la ville aux mains des miliciens: Antibalaka dans la partie nord-est et les Seleka peulhs dans le sud-ouest.

Selon des sources locales, environ 500 miliciens Antibalaka, venus des localités voisines de Dékoa, Sibut et Mala, sont arrivés à Mbrés.

Ils exigent le départ des peulhs de la localité.

Les forces internationales basées à Kaga-Bandoro ne sont pas encore intervenues.

La présidente centrafricaine Catherine Samba Panza a déclaré qu’il

est impératif de traduire en justice les auteurs de crimes inhumains commis en Centrafrique”.

Elle a fait cette déclaration en marge de la 13ème session des Etats parties au statut de Rome.

Les autorités centrafricaines ont demandé à eux reprises à Cour pénale internationale (CPI) pour poursuivre les auteures des crimes et autres exactions commis dans le pays.

RCA: Accablantes révélations de Me Nicolas Tiangayesur le Sommet de la CEEAC du 10 janvier 2014 à Ndjamena

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Maitre-Nicolas-Tiangaye.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Maitre Nicolas Tiangaye lors de sa conférence de presse le 04-12-2014 à Bangui. ©2014CNC
Maitre Nicolas Tiangaye lors de sa conférence de presse le 04-12-2014 à Bangui. ©2014CNC

Accablantes révélations de Me Tiangaye sur le Sommet de la CEEAC du 10 janvier 2014 à Ndjamena

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 09-12-2014. Longtemps silencieux après sa démission le 10 janvier 2014 à Ndjamena au Tchad, l’ancien Premier ministre Me Nicolas Tiangaye, à l’occasion de l’annonce de la rentrée politique de son parti le CRPS le 4 décembre dernier, a fait des révélations accablantes au sujet du Sommet extraordinaire de la CEEAC qui a été sanctionné par sa démission et celle de Michel Djotodia. Pour lui, c’était tout, sauf une humiliation d’Etat. « De tout ce qui s’est passé, j’en appelle à la dignité, au sens de l’honneur des Centrafricains. Il n’y a pas d’exemple dans le monde où un peuple n’a été aussi humilié. Il y a eu deux guerres mondiales, on n’a jamais ramassé les représentants de ces peuples pour les amener et leur imposer des choses comme cela s’est passé à Ndjamena où les membres du Conseil national de transition ont été ramassés, procéder à leur emballage et à leur colisage pour les amener à Ndjamena. » a-t-il relevé.

Cette humiliation d’Etat ne s’arrêtait pas seulement au seul fait de délocalisé les Conseillers nationaux, en vue de prendre cette décision ; mais même la décision de destituer les deux têtes de l’exécutif par le CNT n’était que l’arbre qui cache la forêt, à en croire Me Nicolas Tiangaye : « On a fait semblant de dire que c’est eux qui sont venus décider du sort des institutions de notre pays. C’est à Bangui que cela doit se faire et il y a une procédure quand on sait comment le CNT doit se réunir, c’est d’être convoqué en session ordinaire par le président du CNT ou en session extraordinaire par Décret du chef de l’Etat, et non par convocation d’un chef d’Etat d’un autre pays pour qu’on vienne nuitamment avec des pressions extérieurs pour imposer des décisions. C’est inacceptable ! On a même voulu nommer le chef de l’Etat à Ndjamena, qu’est-ce que cela veut dire ? C’est du mépris pour le peuple centrafricain, je ne le dis pas parce qu’il y a un poste du Premier ministre, puisque j’avais déjà décliné un poste du Premier ministre en 2013. Ce que je n’accepte pas, c’est l’humiliation de mon peuple. »

Là où le bât blesse le plus chez Tiangaye, c’est qu’un minable citoyen tchadien a injurié publiquement les autorités centrafricaines. « Les injures proférées par le Secrétaire général tchadien de la CEEAC contre les autorités centrafricaines. Après tout, c’est un simple fonctionnaire dans son pays, de quel droit il peut insulter les autorités centrafricaines ? C’est la seule crise qu’il y a dans le monde ? Mme Zouma qui est la présidente de la commission de l’Union africaine peut-elle insulter le président Salvakir juste parce qu’il y a une crise au Soudan du Sud ? Est-ce que le Secrétaire général des Nations unies peut-il insulter Bachar El Assad parce qu’il y a une guerre en Syrie ? Tout cela participe de cette vision où on cherche à nous humilier. » a-t-il regretté.

Mais un seul conseil revient dans la tête de l’ancien Premier ministre à l’endroit du peuple centrafricain. Si jamais le peuple ne s’unit pas, ne se réconcilie pas sincèrement avec lui-même et avec ses dirigeants, un sort similaire peut s’acharner sur lui, ce que Tiangaye n’ose souhaiter pour son pays. « C’est la raison pour laquelle les centrafricains doivent comprendre qu’ils doivent s’unir, qu’ils doivent parler d’une seule voix au-delà de leurs divergences politiques, de transcender ces divergences pour voir l’essentiel et de se battre pour l’unité nationale, pour l’honneur du pays et les intérêts du pays. »

Un autre aspect important de Ndjamena aurait été la contrepartie de la démission des têtes de l’exécutif. D’aucuns disaient que Djotodia et Tiangaye auraient reçu de l’argent pour laisser le pouvoir. La réponse de Tiangaye à ce sujet est claire et nette : « Ces histoires de démission monnayée fait encore partie des rumeurs. Tout comme vous, j’ai appris qu’on a donné de l’argent à Djotodja, mais c’est resté qu’au niveau des rumeurs. Mais, si quelqu’un pense qu’on m’a donné de l’argent, il peut donner les preuves. Puisque j’étais rentré avec la délégation, on a pris le même avion. » a-t-il indiqué. Et d’expliquer, en ce qui le concerne personnellement, « Moi, je n’ai pas démissionné à Ndjamena. C’est simplement parce que le communiqué final lu par le Secrétaire général de la CEEAC n’était pas conforme à la réalité. En lisant le communiqué final, il a dit qu’il prenait acte de la démission du Chef de l’Etat et du Premier ministre. J’étais même sur le point de lui demander de me montrer la démission que j’ai faite. Mais, je ne voulais pas au nom de l’intérêt supérieur de la Nation, parce que les gens vont croire que je veux m’accrocher à un poste. Le problème de ma démission n’était pas posé ; c’est à Djotodia que ce problème a été posé et il a rédigé sa démission pour remettre à Nguendet. Je dis que je ne rédigerais jamais ma démission sur un territoire étranger, et c’est finalement le 14 janvier, ici à Bangui que j’ai envoyé ma démission au Président du CNT qui assurait la vacance du pouvoir. »

Jusqu’aujourd’hui, il y a comme la persistance de ce mépris de la part de la part de la communauté internationale vis-à-vis des autorités de la transition. Car, toutes les initiatives prises par elles n’ont jamais été prises au sérieux par la communauté internationale, à l’image du projet de réhabilitation des FACA chère au peuple et aux autorités centrafricains, la communauté internationale a dit niet. De même pour le projet du forum de Bangui où les autorités ont opté pour un dialogue à la base d’abord, mais la communauté internationale elle, impose un calendrier prenant en compte directement le dialogue au niveau de Bangui…

Mais, le peuple centrafricain qui n’a que trop souffert attend une franche collaboration avec le communauté internationale, fondée sur ses véritables aspirations afin de sortir définitivement du chaos actuel.

Bangui /Fred Krock / Corbeau News Centrafrique.

1er décembre 2014 A Marseille sous le signe de la réflexion: discours du président de l’association “Séwa ti BéAfrica “

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/ASSOCIATION-A-SEWA-TI-BE-AFRICA-MARSEILLE-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>ASSOCIATION A SEWA TI BE-AFRICA, MARSEILLE
©CNC

Marseille le 6 décembre 2014

1er DECEMBRE 2014 A MARSEILLE

Sous le signe de la réflexion

 

MOT DU PRESIDENT

Mesdames, Messieurs,

Chers compatriotes, chers amis de la République Centrafricaine. Je m’adresse à vous ce soir en tant que président de l’association loi 1901, A Séwa ti BéAfrica (Les Familles centrafricaines).

Je vous souhaite la bienvenue dans cette salle qui porte le nom d’un illustre Africain, un exemple pour toute l’Afrique. Il a lutté toute sa vie pour libérer l’Afrique du Sud du régime de discrimination raciale de l’Apartheid. Je veux parler de Nelson Mandela. Votre présence ici ce soir témoigne de l’intérêt que vous portez à notre pays, la République Centrafricaine qui traverse la période la plus sombre de son histoire et dont les responsables sont ses propres fils, organisés en groupes armés criminels aidés, par des étrangers et motivés par l’appât du gain et le pouvoir. Nous vous remercions très sincèrement du fond du coeur. Comme vous le savez, c’est dans les périodes de crise que les peuples se surpassent. Ils reviennent à l’essentiel, aux fondamentaux, aux valeurs sûres qui sont à la base de leurs sociétés.

C’est dans ces moments aussi que naît chez les peuples soumis, brimés, transformés en esclaves dans leurs propres pays, humiliés, assassinés, l’esprit de révolte et de résistance contre l’agresseur.

Nelson Mandela décrit ce processus dans son livre, Un Long chemin vers la liberté : « L’accumulation régulière de milliers d’affronts, de milliersd’humiliations, de milliers d’instants oubliés, a créé en moi une colère, unesprit de révolte, le désir de combattre le système qui emprisonne monpeule. Il n’y a pas un jour particulier où j’aurais dit : à partir demaintenant je vais me consacrer à la libération de mon peuple ; je me suissimplement retrouvé en train de le faire sans pouvoir m’en empêcher »Le 1er décembre 2014 à Marseille est placé sous le signe de la réflexion à partir d’un extraitdu discours du président fondateur de la République Centrafricaine, l’Abbé Barthélémy Boganda devant les députés centrafricains le 1er décembre 1958. Nous en débattrons tout àl’heure :

 

« Le territoire de l’Oubangui-Chari a été proclamé le 1er décembre 1958,

« République », dénommée « République Centrafricaine ».

« Ce jour-là nous sommes sortis de l’anarchie où nous vivions ;

Nous sommes sortis du tribalisme ;

Nous sommes sortis du clanisme.

« Nous sommes sortis des petites familles, des petits clans, des petites tribus.

« Nous sommes désormais, depuis le 1er décembre 1958, un « Etat », c’es-à-dire

« un peuple organisé ».

Et en tant que peuple organisé, nous devons avoir des « Lois ».

Cela change un peu des fêtes du 1er décembre que nous avons connues.

L’association A Séwa ti Bé-Africa

(Les Familles centrafricaines).

L’association A Séwa ti Bé-Africa est déclarée à la préfecture des Bouches du Rhône   (France), le 10 décembre 2012.

Elle est dirigée par une équipe de trois personnes élues : un président, un secrétaire général et une trésorière.

Elle compte une trentaine de membres actifs ainsi que des sympathisants en France, en République Centrafricaine et en Belgique.

Son objet est de sensibiliser ses adhérents

– à se protéger ou à protéger leurs familles contre les accidents de la vie ;

– de promouvoir entre ses adhérents l’entraide, la solidarité, l’unité, la dignité, la

Citoyenneté ;

– de faire prendre conscience à la diaspora centrafricaine le poids des   Responsabilités qu’elle a vis-à-vis de la République Centrafricaine ;

– de veiller au respect des droits de l’homme en République Centrafricaine.

 

A Séwa ti bé-Africa appartient à la société civile. Elle est apolitique.

L’élection est l’un des événements principaux où A Séwa ti-Bè-Africa se mobilise,

notamment à travers l’éducation de l’électorat.

A Séwa ti Bé-Africa est le corps social, par opposition à la classe politique.

Elle écoutera tous les candidats à l’élection présidentielle en République Centrafricaine, sans distinction, dès lors que ces derniers en font la demande. Elle leur posera des questions sur leurs projets de société.

Ses moyens d’action sont notamment :

– Les cotisations des adhérents, des subventions publiques et privées, des

dons, legs :

– Les publications, les cours, les conférences, les réunions de travail ;

– L’organisation de manifestations et toute initiative pouvant aider à la

réalisation de l’objet de l’association ;

– La vente occasionnelle de tous produits ou services entrant dans le cadre

de son objet ou susceptible de contribuer à sa réalisation.

Ses réalisations

Ce deux dernières années, notre association a été confrontée à des décès au sein de la communauté centrafricaine de Marseille.

Nous les associons à la minute de silence qui interviendra après le reportage sur la tragédie centrafricaine.

A Séwa ti Bé-Africa a assisté les familles éprouvées.

Elle fait régulièrement différentes déclarations relatives à la situation nationale centrafricaine mises en ligne et dans la presse nationale.

Les 23 décembre 2012 et 18 janvier 2013, elle dénonce les attaques des ex-séléka contre des populations paisibles. Ces rebelles empêchent, par leurs actes, toute reconstruction de la République Centrafricaine en détruisant toutes les structures de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national.

Le 28 août 2013, elle dénonce les violations graves des droits de l’homme par les ex-séléka, les 17, 18, 19 et 20 août dans les quartiers Nord de Bangui.

Le 25 octobre 2014, elle publie une analyse de la situation nationale. Elle prévient que le chemin vers la paix et la réconciliation en République Centrafricaine sera long, difficile et semés d’embuches.

Elle réclame des élections libres et transparentes encadrées par une réglementation claire acceptée par tous, notamment sur les critères d’éligibilité des candidats : les repris de justice, les chefs de guerre, les condamnés, les auteurs de crimes de sang et des crimes économiques, etc. doivent être bannis.

Elle demande aux autorités de la transition de jeter dès à présent des bases qui permettront de développer une économie saine. De se doter d’un outil de contrôle et d’analyse contre les circuits financiers clandestins, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

A Séwa ti Bé-Africa souhaite que le projet de la nouvelle Constitution de la République Centrafricaine soit mis en ligne afin que tout Centrafricain puisse en prendre connaissance et réagir éventuellement.

Que cette Constitution soit de type parlementaire. A Séwa ti Bé-Africa affirme que le besoin de justice est vital en République Centrafricaine pour envisager positivement l’avenir.

Enfin, le système éducatif centrafricain est un outil indispensable, pour reconstruire la République Centrafricaine.

Il faut repartir de la base pour inculquer aux jeunes Centrafricains de bonnes valeurs à travers la morale, l’histoire, le sens du travail, etc.

C’est à partir de ces actions qu’émergera la nouvelle génération consciente de la richesse de son pays. Nous tenons à adresser tous nos remerciements à la presse centrafricaine qui joue un rôle important dans le relais de l’information entre la diaspora et le peuple centrafricain.

Malheureusement, elle est dans la ligne de mire des autorités de la transition et des groupes armés qui veulent la ballonner. Il faut la soutenir.

Le 6 mai 2014, l’Union des Journalistes de Centrafrique (UJCA) publie un communiqué de presse. Au-delà de la condamnation de l’assassinat sordide de deux journalistes par des terroristes, ce communiqué aborde plus largement la question du respect des Droits Humains en République Centrafricain.

Nous rendons un hommage à tous les journalistes centrafricains et les encourageons à continuer le travail qu’ils font avec professionnalisme pour la libération du peuple centrafricain.

M Ban Ki-Moon, secrétaire général de l’ONU le 6 mai 2014, journée mondiale de la presse :

« Ce n’est que lorsque les journalistes sont libres de surveiller, d’enquêter et de critiquer les politiques et leurs actions qu’une bonne gouvernance peut exister ». Ses projets à court terme.

Actuellement, nous menons un travail d’identification d’une action humanitaire à mener immédiatement (budget prévisionnel, financement, plan de réalisation). Quelles actions humanitaires mettre en œuvre ? Dans quels domaines ? Santé ? Justice ? A Bangui ou en province ?

Finalement, il serait judicieux de mener des actions en priorité en provinces car les gens sont plus démunis dans l’arrière-pays que dans la capitale.

Au niveau de la justice, il convient de parcourir les provinces pour recenser les actes de barbarie commis sur la population par des malfaiteurs de tout bord. Présenter les faits devant une juridiction nationale ou internationale.

Ce travail se fera en étroite collaboration avec la Ligue nationale centrafricaine de droits de l’homme et la ligue internationale des droits de l’homme.

C’est l’impunité qui est en grande partie responsable de la crise actuelle en République

Centrafricaine. Tous ceux qui ont commis des crimes sur la population doivent avoir le courage d’affronter leurs juges.

Cette action de justice n’empêche pas de mener en même temps d’autres dans le domaine humanitaires.

A Séwa ti Bé-Africa travaille avec d’autres associations qui interviennent en République Centrafricaine, pour créer une plateforme.

Le 29 décembre 2014 à Lyon où nous sommes représentés pour la mise en place du Forum des organisations issues des migrations RCA (FOSIM RCA). Le Consulat de la République centrafricaine ici à Marseille est fermé depuis longtemps. Désormais il faut passer par le Ministère des Affaires étrangères à Bangui ou par l’Ambassade de   la République centrafricaine à Paris. En tant qu’association, nous nous écrirons au ministre des Affaires étrangères centrafricain et au représentant de la diaspora centrafricaine au sein du CNT, pour remédier à ce fâcheux problème Nos enfants, nés ici en France, ne se connaissent pas entre eux. Organisons des manifestations pour leur permettre de se connaître. C’est une occasion pour élargir l’Association aux jeunes générations !

L’idée de mettre en place une structure de médiation pour anticiper ou régler les litiges au sein de l’association est avancée.

Nous vous remercions de votre attention.

 

Vive la République Centrafricaine,

Vive le peuple centrafricain.

Bonne soirée

A Panguéré-Poucra

Déclaration du Collectif«Touche pas à ma Constitution» relative à la situation sécuritaire en République Centrafricaine.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Collectif-Touche-pas-à-ma-constitution-LOGO-MODIFIÉ.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Collectif Touche pas à ma constitution LOGO MODIFIÉ

Déclaration du Collectif«Touche pas à ma Constitution» relative à la situation sécuritaire en République Centrafricaine.

Considérant que la Charte Constitutionnelle proclame que la personne humaine est sacrée et inviolable. Tous les agents de la puissance publique, toute organisation, ont l’obligation absolue de la respecter et de la protéger.

La République reconnaît les Droits de l’Homme comme base de toute communauté humaine, de la paix et de la justice dans le monde.
Considérant que la République Centrafricaine est un Etat de droit, souverain, indivisible, laïque et démocratique.
Considérant que la population de la OUAKA est victime des actes de barbarie perpétrés par les ennemis de la Nation.

Au regard de la situation sécuritaire très déplorable que connait la République Centrafricaine, le Collectif« Touche pas à ma Constitution », membre actif de la société civile, défenseur des Droits de l’Homme déclare ce qui suit :

Face à cette montée en puissance des actes de barbarie ayant de graves conséquences sur les paisibles populations du Centrafrique, le Collectif« Touche pas à ma Constitution » exhorte la Communauté Internationale et les Autorités de la Transition de faire recours auprès des Institutions Judicaires Nationales et Internationales, afin de lancer immédiatement des mandats d’arrêts internationaux à l’égard de tous ceux qui déstabilisent le processus de la paix et la cohésion nationale.
Par ailleurs, pour endiguer définitivement ce type de tragédie malheureusement récurrente sur tout le territoire national, nous invitons vivement les Forces Multinationales en place à faire application des différentes résolutions du Conseil de Sécurité et exhorte par la même occasion la Communauté internationale de tout mettre en œuvre pour reconquérir la paix et la sécurité, gage d’un retour à l’ordre constitutionnel.

Enfin, le Collectif dénonce et condamne avec force les différentes exactions qui ont eu lieu dans la Préfecture de la OUAKA en marge de la visite effectuée par Monsieur Alexandre NGUEDET, Président du Conseil National de la Transition(CNT) et adresse ses sincères condoléances aux familles des victimes.

Fait à Paris 08. 12. 2014

Le Conseiller Porte- Parole pour l’Europe

SEKODE NDEUGBAYI Chancel

Ampliations:
A son Excellence Madame la Présidente Cheffe de l’Etat de la Transition , RCA
A son Excellence Monsieur le Président du Conseil National de Transition, RCA
A son Excellence Monsieur le Premier ministre Chef du Gouvernement de Transition, RCA
A son Excellence Monsieur l’ Ambassadeur de France en RCA,
A son Excellence le Représentant de l’Union Européenne en RCA,
Au Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en RCA.

RCA: Pour le général S. Yangongo, ceux qui ont tué des gens, il faut qu’ils répondent devant la justice.

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Corbeau News Centrafrique: 08-12-2014.

Général Sylvestre Yangongo
Général Sylvestre Yangongo
INTERVIEW-EXCLUSIVE DU GÉNÉRAL SYLVESTRE YANGONGO, CANDIDAT INDEPENDANT À LA L’ELECTION PRESIDENTIELLE 2015

 

Dans une interview exclusive accordée à Corbeau News Centrafrique (CNC), le Général des Forces armées centrafricaines , Xavier Sylvestre YANGONGO parle de sa vision pour sortir la République centrafricaine du gouffre.

Corbeau News-Centrafrique(CNC): Bonjour Mon Général!

Général Sylvestre Yangongo(GSY): Bonjour!

CNC: Pouvons-nous vous appeler Mon Général ou Monsieur le président?

GSY: … (Rire)… Il faudrait dire mon général car, présentement, je suis général. Et lorsque je serais président, appelez-moi président.

CNC: Beaucoup des Centrafricains vous connaissent que de nom mais pas professionnellement. Pouvez-vous vous présenter en quelques morts à nos lecteurs?

GSY: Je suis Sylvestre Yangongo, général de corps d’armée centrafricaine. Je suis le neveu de Barthélémy Boganda, le président fondateur de la République centrafricaine. Et je suis connu dans le pays pour avoir exercé longtemps d’abord dans l’armée centrafricaine. Puis j’ai été plusieurs fois ministre à la défense au gouvernement. De 1981 jusqu’au, j’étais ministre en charge de la défense au temps de l’ancien général André Kolingba. J’étais ministre des travaux publics, ministre garde des Sceaux, ministre de la santé publique, ministre des affaires sociales. Puis sous l’ancien président Ange Félix Patassé, j’étais ministre chargé de la défense nationale et conseiller à la présidence chargé de l’armée nationale. Sous l’ancien président François Bozizé, j’étais d’abord ministre conseiller à la jeunesse pionnière nationale, en suite ministre en charge de DDR. Ce qui m’a permis de désarmer les 12 000 combattants dans le Nord-ouest de la République centrafricaine. Et c’est à ce titre que je suis connu pour avoir parcouru toute la RCA. J’ai fait tout le tour du pays pour pouvoir équiper les différents Centres de santé. En ma qualité de militaire, j’ai été également sur le terrain.

CNC: Il y’a quelques semaines, vous avez déclaré que vous êtes candidat à la prochaine élection présidentielle. Alors, qu’est-ce qui vous a poussé à postuler pour la prochaine présidentielle de 2015?

GSY: Je crois que je suis parmi les premiers à être déclaré candidat à la présidentielle 2015 depuis le mois d’avril dernier. C’est à l’appel de mon peuple, de la jeunesse centrafricaine et surtout de cette population qui a beaucoup souffert. Et je suis inondé par des gens qui sont venus me voir pour me demander de poser ma candidature afin de gérer ce pays permettant de retrouver la paix. Voilà ce qui m’a amené à me présenter candidat aux élections présidentielles.

CNC: Seriez-vous candidat sous la bannière du parti politique?

GSY: Comme je l’ai déclaré tout au début et jusqu’aujourd’hui, je suis candidat indépendant.

CNC: Étant un Officier Général de Forces Armées Centrafricaines (FACA), serait-il possible d’être candidat à une élection politique étant un soldat de l’armée nationale?

GSY: Je me jouis de mes droits civiques. Vous savez, le devoir civique, c’est comme tout autre citoyen centrafricain. Quand vous avez rempli vos devoir de citoyen avec vos droits civiques, vous pouvez aller aux élections présidentielles comme législatives. Et donc j’ai rempli les conditions pour me présenter à l’élection présidentielle.

CNC: Avez-vous déjà un projet de société à proposer aux centrafricains?

GSY: Bien sûr! J’ai un projet de société à proposer au peuple centrafricain. Ce projet est largement diffusé sur mon site internet ( www.xsyang.com) et largement diffusé à l’intérieur et à l’extérieur du pays. Il y a aussi de profession de fois sur les documents distribués.

CNC: Mon Général, étant un officier de notre armée, comment peut-on expliquer le silence total des officiers de notre armée pendant plusieurs mois voir années alors que la Séléka et les Anti-Balaka trainaient les centrafricains dans la boue?

GSY: C’est une question pertinente et intéressante. L’armée centrafricaine était la meilleure de la sous-région. Et la plupart de nos voisins prenaient l’exemple sur l’armée centrafricaine. A une certaine date, j’ai eu à dire à dire, lors de dialogue national, que lorsqu’une armée est politisée c’est qu’elle est fragilisée. Voilà cette armée qui a de bouclier d’une nation, c’est ce qu’on appelle outil militaire, mais malheureusement n’a pas jouer son rôle compte tenu de moyen. Notre armée n’était pas équipée. Nous avons des hommes bien formés. Certes, mais on fait la guerre avec le moyen, le matériel, donc avec l’armement, la munition, la nourriture et avec le médicament. Mais n’y a rien. Nous avons une armée d’au moins 10 000 militaires qui joue son rôle traditionnel de défense de territoire national. Mais là, les Séléka sont venus de l’extérieur, soutenus par l’extérieur, ont surpris nos militaires. Voilà pourquoi ils sont venus occuper le pays. Et aujourd’hui l’armée centrafricaine est en difficulté. Mais en cette période de transition que l’armée devrait se reconstituer au fur et à mesure pour qu’après la transition l’armée puisse être mise en place. Malheureusement personne ne s’en occupe. Et malheureusement les différentes résolutions de l’ONU sont mal interprétées. Quand on parle de l’embargo sur les armes, ça ne concerne pas l’armée nationale mais plutôt les groupes de rébellion. Une armée nationale ne peut pas mise sous l’embargo. Parce que l’armée nationale est l’outil de la souveraineté. Notre armée a été négligée. Les militaires sont là, ils observent mais ils n’ont pas d’outils pour travailler. Et voilà les bandits armés continuent donc à être les maîtres du terrain.

CNC: Lancien Président Ange Félix Patassé (Paix à son Ames) disait souvent quon ne gagne jamais une élection présidentielle sans se rendre dans les villages et villes des provinces. À quand comptez-vous sillonner les provinces?

GSY: Aujourd’hui nos comités de soutien sont déjà placés dans les 15 préfectures sur 16 de la République centrafricaine. Moi-même, je me rends sur le terrain. Ma coordination travaille également et je peux vous dire que nous avons des comités de soutien dans les pays limitrophes travaillent ardemment. Donc nous sommes aussi dans les villages, les communes, les préfectures et dans les villes. Nous avons aussi plus de 350 comités de soutien à Bangui. Ça veut dire qu’on ne dort pas, on travaille. Et quand on va aux élections, il faut travailler. De surcroît, beaucoup de compatriotes sont venus de différents coins du pays me voir pour travailler avec nous.

CNC: Avez-vous déjà une équipe de campagne ou de soutien?

GSY: Nous avons des équipes de soutien, nous avons aussi une coordination qui travaillent. Et même notre siège se trouve en face du lycée de Fatima, et quand il a eu l’évènement de Fatima, notre équipe s’est repliée dans mon villa où nous travaillons en ce moment.

CNC: Et si jamais vous êtes élu président l’année prochaine, quelle est votre priorité des priorités pour la Centrafrique?

GSY: Notre priorité des priorités sont d’abord les 5 verbes de Barthélémy Boganda. C’est nourrir, loger, vêtir, instruire, et soigner. Et à cela, j’ajoute la sécurité. Aujourd’hui les Centrafricains ont besoin d’être nourri. Parce qu’ils sont dans des sites partout dans le pays. Ils ont perdu leurs plantations et tout. Et donc il faut ré lancer l’économie du pays, n’est-ce pas. Ils construire des logements, des HLM pour les loger. Et l’État a droit de le faire, c’est son droit le plus absolu. Puis envoyer les enfants à l’école, à l’Université et que tout le monde ait l’accès aux soins médicaux. Nous avons un programme large.

CNC: Mon général, abordons les sujets qui font l’actualité au sein de la classe politique centrafricaine. Premièrement le dialogue national qui se serait tenu le mois de janvier 2015 à Bangui, qu’en pensez-vous?

GSY: J’ai eu la chance de participer aux dialogues dans ce pays. Le dialogue national, je suis l’un des acteurs, du côté de comité préparatoire et du côté sécuritaire. Les dialogues, c’est vrai. Je crois que dans un pays de droit et de la démocratie, il faut que les gens se retrouvent pour discuter et échanger. Mais il ne faut pas aller au dialogue pour qu’à la fin de ce dialogue là qu’on dise que non, il faut pardonner les gens. Je crois, c’est ce que les gens cherchent. Il faut amnistier les gens. Il y a eu beaucoup de mort dans ce pays. Combien de personnes sont massacrées? Alors qu’au cours du dernier dialogue on s’est pardonné.

CNC: Ces derniers temps, les groupes armés actifs en Centrafrique (Anti-Balaka et Seleka) ont transformé leurs mouvements armés en mouvement politique pour se présenter aux élections, quelle lecture en faites-vous?

GSY: On vient dans un pays, on tire sur tout le monde, on détruit tout, on pille la population, on ridiculise le peuple réduit en néant et demain on reviendra encore le commander. On commande les vivants et non les morts. Ceux qui ont tué des gens, il faut qu’ils répondent devant la justice. En RDC, les gens qui ont commis de crimes sont aujourd’hui devant la CPI. Mais pourquoi pas en Centrafrique? Ici on caresse les criminels, ils sont là ils se déplacent librement. De surcroît ceux qui ont détourné beaucoup d’argent, c’est encore un crime économique. Et ils vont encore aux élections pour narguer les Centrafricains.

CNC: Que direz-vous du code électoral qui a déjà pris un mauvais départ?

GSY: Effectivement, le code électoral a pris un mauvais départ c’est parce qu’ils ont mis la charrue avant le bœuf. C’est à partir de la constitution d’un pays qu’on doit élaborer le code électoral. L’on ne peut pas revoir le découpage électoral après la mise en place du code électoral. Je crois que, compte tenu de ce que nous avons vécu, les Centrafricains ont beaucoup souffert. Il faut donc prendre des dis positions pour qu’on aille aux élections apaisées pour que la vie reprenne.

CNC: Une dernière question, vous qui êtes un candidat indépendant à l’élection présidentielle du juin 2015, croirez-vous à la tenue effective des élections en cette date?

GSY: Nous sommes prêts pour aller aux élections. Mais il faudrait que les dispositions sécuritaires soient prises au préalable. D’aucun dit que c’est parce que nous avons les Nations unies les choses aillent sur la roulette. Même si on a 100 000 militaires mais ne mettra pas chaque militaire devant chaque bureau de vote. Il faudrait aussi que les dispositions administratives soient prises pour éviter le bourrage d’urne.

 

CNC: Mon Général, Merci d’accepter notre interview.

GSY: C’est à moi de vous remercier.

 

Propos recueillis par: Éric NGABA pour Corbeau News Centrafrique (CNC).

Lu ailleurs: Un Antonov russe affrêté par la France, en route de Bangui vers N’Djamena, bloqué au Nigeria

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Ouest France / Corbeau News Centrafrique: 07-12-2014.

 

effets militaires français bloqués à l'aéroport de Kano au Nigéria
effets militaires français bloqués à l’aéroport de Kano au Nigéria

Un Antonov russe affrêté par la France, en route de Bangui vers N’Djamena, bloqué au Nigeria

 

Un avion russe transportant une cargaison militaire française a été (et est encore en cette fin de dimanche après-midi) retenu à l’aéroport de la ville nigériane de Kano.

Selon des médias locaux reprenant une déclaration officielle nigériane publiée samedi après midi, “des enquêteurs militaires ont trouvé une cachette énorme d’armes et un hélicoptère mis à l’intérieur de l’avion-cargo”.

L’avion, un AN-124, avait décollé de Bangui et était en route pour le Tchad, comme l’a confirmé l’état-major des armées. Mais cet avion a dû se dérouter, apparemment à court de fuel, et s’est posé à Kano, au grand dam des autorités locales.

A bord, effectivement, de l’équipement militaire dont deux hélicoptères Gazelle et des caisses estampillées “Esterel” (voir ci-dessous la photo du Premium Time sur le fil Twitter de Mansur295):

Ouest France

Élection 2015 en Centrafrique : le rendez-vous de la vérité

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Élections-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Élections en Centrafrique

Élections 2015 en Centrafrique : le rendez-vous de la vérité

 
Corbeau News Centrafrique: 07-12-2014.  En lice, ils sont déjà plus d’une quarantaine de candidats à vouloir briguer un mandat à la magistrature suprême  à la future présidentielle de 2015 qui s’annonce chaudement pour une élection libre, transparente et crédible dans un pays qui a vécu un drame humain sans précédent  et dont la plaie est encore au cœur des centrafricains et la  douleur très fraîche. Bien pléthorique la liste des candidats, on s’apprête à voir des jeux de cirque avec des acteurs de tout bord que je me permets de classer en trois catégories pour une élection présidentielle digne de ce nom attendue dans un pays où le nombre d’électeurs est bien étriqué.
 
La première catégorie est celle des véritables guerriers pour qui, résoudre une équation politique pour atteindre son objectif, l’unique solution est de prendre l’arme pour assouvir sa soif. Des antidémocrates bien entendu en face de nous dans la peau du loup. La seconde est le groupe des ministres rebelles selon les informations  recueillies depuis un certain temps, qui n’ont jamais pris l’arme mais sont des spécialistes de coup bas qu’on a eu à recenser durant le régime Bozizé même au de-là, qui a connu de nombreuses péripéties jusqu’à la chute dudit régime. Ils ont contribué à la chute du président déchu le 24 mars 2013. Ceux-là étaient autour de plusieurs tables garnies. Ils reviennent solliciter les voix du peuple centrafricain puisque eux, ils sont connus pour leur boulimie. Ils ne sont jamais rassasiés. De surcroît  connus pour la prédation et des détournements des deniers publics mais ne sont jamais punis parce que l’impunité est le mode de fonctionnement des régimes qui se sont succédés ces dernières années de crises et qu’il n’existe pas une Commission de la Répression de l’Enrichissement Illicite (CREI) en Centrafrique comme ça se passe dans d’autres pays africains. Et la dernière catégorie, c’est-à-dire la troisième, est celle des nouveaux nés dans la politique qui ont des ambitions titanesques pour assainir le paysage politique centrafricain devenu trop sale et nauséabond comme du chiffon qu’il faut jeter à la poubelle et en acheter un autre pour usage, en faisant des réformes salutaires des institutions dégradées, insuffler un dynamisme au sein de la société centrafricaine débouchant à un véritable développement du pays. C’est peut-être dans cette catégorie de candidats que les centrafricains s’ils ont muri leur réflexion, après toute cette période d’enfer, iront aux urnes choisir leur nouveau président de la République en toute âme et conscience. Les temps sont révolus pour regarder les billets de banque pendant les campagnes électorales, en langue nationale le sango ( yongoro nguinza ), ni du sucre, ni du café, ni du sel ou soit du tee-shirt et on en passe. Si tous ces candidats ont la conscience nationale, l’esprit du patriotisme et de la solidarité prônée par Barthélémy BOGANDA le président fondateur de la République centrafricaine et de certains hommes d’Etat africains comme le président camerounais Paul BIYA et le Secrétaire Général sortant de l’OIF, ancien président sénégalais, Abdou DIOUF, lors du dernier sommet de la Francophonie, on ne se retrouverait pas devant une si longue brochette des candidats, très difficile même à porter pour en tirer le bon morceau.
 
Je me souviens de la tenue du Dialogue Politique Nationale, je précise bien Dialogue Politique Nationale tenu en 2003 et non le dernier Dialogue Politique Inclusif sous le règne de Bozizé. Un participant au sein de notre commission chargée de la problématique politique et de la bonne gouvernance avait proposé, pour la bonne marche de notre jeune démocratie, que les partis politiques centrafricains se regroupent en deux blocs à l’instar des Etats-Unis d’Amérique. C’est-à-dire, la famille politique des républicains et celle des démocrates, afin de rendre nos institutions fortes et dynamiques. Cette proposition a été balayée du revers de main en plénière en quelques fractions de secondes. Cela démontre aujourd’hui en quoi nous avons la palme d’or de l’individualisme et de la chefferie de l’autre époque où on est seul maître à bord et on règne. C’est un exemple type et propre au centrafricain qu’on a vu sur l’ancien président François Bozizé et qui l’a conduit à la dérive. Puisque nous sommes en démocratie, on ne peut que critiquer et laisser les choses couler toutes seules comme le fleuve de l’Oubangui et l’on verra où ça va chuter.
 
On voit, à travers cette longue liste, des bilans négatifs des régimes qui ont géré le pays pendant des années et laissé plusieurs mois d’arriérés des salaires sans payer les fonctionnaires et agents de l’Etat ainsi que ses pensionnaires, sur le plan socioéconomique, des bilans diaboliques réalisés par des régimes qui ont massacré l’économie du pays et versé abondamment le sang des centrafricains. Dans cette liste, il y a très peu des gens à qui on peut faire confiance. Le peuple centrafricain n’est  pas dupe. Les centrafricains connaissent très bien les leaders politiques et encore mieux après cette crise qu’ils ont vécu. C’est à eux les adultes qui ont déjà participé à cet exercice électoral d’informer les jeunes qui viennent d’avoir l’âge d’aller voter et qui ils doivent voter, lesquels sont patriotes et ont la capacité de leur assurer d’ici demain une vie meilleure  pour leur avenir. Également à eux, d’attirer l’attention de nos vieilles mamans et nos vieux papas qui ont souffert durant les crises et qui continuent en être victimes.
Quelle stratégie mettront-ils en place chacun et chacune d’entre eux pour conquérir les électeurs et les captiver pour qu’ils votent avec confiance pour le choix de leur candidat préféré, lequel ou laquelle ne va pas les décevoir  à l’avenir? Et le plus important des problèmes se situe au niveau des programmes des candidats qu’on a vu pendant plusieurs échéances électorales passées, il n’y avait rien de réaliste qui convainc le peuple centrafricain. Après élections présidentielle et législatives, à chaque régime les mêmes problèmes reviennent et les dirigeants sont incapables de les résoudre pour satisfaire le peuple centrafricain. La salle de cinéma du palais de la Renaissance est devenue l’Arbre à palabre où le président court souvent pour faire appel à la trompette sur les ondes et réunir toutes les forces vives de la nation afin de débattre pour  trouver des solutions aux problèmes qui minent la société comme si on ne se prépare pas en conséquence avant d’être aux commandes.

En effet, ce qui est important aujourd’hui c’est le programme de chaque candidat. Hormis les deux priorités du peuple citées ci-dessus, quelles sont les priorités des candidats en lice? Comment chacune ou chacun compte gérer le pays pour ne pas qu’il y ait des pleurs, la déception, l’émoi après cette fameuse transition ?
 
Nous estimons que pendant les futures campagnes électorales, le peuple centrafricain n’écoutera pas des insanités, des querelles fratricides et de réflexions népotistes que d’aucuns ont commencé sur les réseaux sociaux. Beaucoup d’armes circulent dans le pays et les détenteurs qui sont les éléments de séléka et d’antibalaka ne sont pas encore désarmés. Donc, il faut éviter des affrontements physiques. C’est à travers ces futures opérations électorales que le monde entier qui nous suit va nous juger si nous sommes restés un peu des hommes civilisés puisque les groupes armés qui sont les séléka et les antibalaka transformés en parti politique pour la cause sans être désarmés ont terni l’image du peuple centrafricain et de la République.
C’est de bonne guerre. Bonne chance à toutes et à tous !
journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel
Pierre INZA

Centrafrique: Les pèlerins de Ngoukomba 2014 défient l’insécurité à Bangui

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Mgr Nzapalainga à Ngoukomba, Bangui. ©2014CNC

Les pèlerins de Ngoukomba 2014 défient l’insécurité à Bangui

Bangui – Corbeau News Centrafrique (CNC): 07-12-2014.  Du 5 au 6 décembre 2014, a eu lieu à Ngoukomba, Pk 26 sur l’axe Darmara, le traditionnel pèlerinage de l’église catholique. Le contexte sécuritaire a failli, comme en 2013, boycotter ce rendez-vous ; mais l’espérance de la foi l’a emporté sur la peur d’attaques des groupes armés toujours incontrôlés dans le pays en général et sur le tronçon Bangui-Damara en particulier. L’Archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné NZapalainga a dit la messe de bénédiction finale, alors le Premier ministre Mahamat Kamoun et quelques membres de son gouvernement et l’Imam Kobine Layama Président de la Communauté islamique de Centrafrique, ainsi que bien d’autres personnalités ont rehaussé de leur présence l’événement.

L’insécurité généralisée en Centrafrique n’a pas empêché les milliers de centrafricains, chrétiens catholiques en première ligne, mais aussi chrétiens des différentes églises protestantes, des animistes, etc. qui ont pris d’assaut le Sanctuaire marial de Ngoukomba les vendredi et samedi derniers pour ce pèlerinage. Quelques dispositions sécuritaires prises par la Minusca avec des blindés, des véhicules 4X4 à leurs bords des troupes n’ont fait que galvaniser ces pèlerins en ce qui concerne leur sécurité. Si l’afflux des populations a commencé depuis vendredi matin, voire jeudi soir pour certains, c’est finalement le soir du vendredi que les choses sérieuses ont commencé avec l’ouverture de la prière en présence de Mgr Dieudonné Nzapalainga qui s’est ensuite retiré pour ne revenir le lendemain samedi pour la prière finale.

Entretemps, toute la nuit du vendredi où la prière a été au top niveau, deux importants enseignements bibliques ont été donnés et respectivement animés le Père Patrick Mbea et l’Abbé Dieu-Béni Yassigao. Les questions de la paix, de la tolérance, du pardon et de l’amour ont dominé les sous-thèmes développés par ces prêtres. Le tout enveloppé dans une ambiance de louange et d’adoration tenue par les Pères Marque Belikass et Iréné Poutabalé jusqu’au petit matin.

Le grand message de Nzapalainga

les chrétiens catholiques sur le lieu de prière de Ngoukomba
les chrétiens catholiques sur le lieu de prière de Ngoukomba. ©2014CNC

Le grand jour, notamment le samedi a été marqué par la grande messe de bénédiction finale dite par l’Archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga. Le clou de son message s’est résumé dans la question que Dieu a posée à Adam et Eve après leur désobéissance – question tirée du Livre de Genèse au chapitre 3, les versets 9 à 15 puis 20 : « Adam, où es-tu ? » De cette question, l’Archevêque a développé que les bourreaux et les victimes de la crise centrafricaine sont aujourd’hui égarés et errent dans la nature ou se cachent pour se dévier de leurs actes ou de leur responsabilité. Et, à en croire Nzapalainga, c’est à ceux-là que Dieu a posé la question. « Toi qui te cache derrière le péché et la honte qui te dévorent, où es-tu ? Le Seigneur te regarde ; Toi jeune qu’on a armé, drogué, envoyé pour voler, tuer, brûler les villages, où es-tu ? Sort de là où tu es, dépose ton arme, reprend le chemin des études pour te construire et participer au développement de la Centrafrique ; Toi, chef de milice qui manipule, t’enrichit sur le dos des pauvres en semant la peur, la mort et la désolation, où es-tu ? Sort des milices, vient faire acte de contrition pour te réconcilier avec ta communauté, afin de retrouver la paix du cœur et de l’âme ; Toi, mère ou sœur qui entretien le feu de la confrontation armée par tes mensonges et tes incitations à la haine et à la division, où es-tu ? Sort de ta colère, de ton désir de vengeance pour dire désormais, un mot de paix, de pardon et de réconciliation ; Toi, le politicien qui te cache derrière le prétexte d’une crise prétendue religieuse pour assouvir ton désir de vengeance personnelle et conquérir le pouvoir par la violence, où es-tu ? Sort de là, revoie ton projet politique et ton engagement pour un mieux-être de ce peuple ; Toi, le fournisseur des armes qui te cache derrière les groupes armés pour te positionner et avoir les parts de marchés, où es-tu ? Le Seigneur vient te chercher, comme Adam et Eve pour t’aider à vivre en harmonie avec les hommes, à grandir en humanité. » a déclaré l’Archevêque dans son homélie.

Ngoukomba 2014, un véritable soulagement pour le pèlerins

L’intervention de l’Archevêque qui correspond à s’y méprendre à un message individuel adressé à tous les acteurs de la crise centrafricaine a été à la hauteur des attentes des milliers de gens qui se sont rassemblée sous la grotte de Marie à Ngoukomba. En témoignent les interminables séquences d’applaudissements qui entrecoupaient l’homélie de Nzapalainga.

« Nous sommes venus ici, chercher la grâce de Dieu » a confié Roger Bendo un pèlerin croisé sur le site qui s’est réjoui du courage dont fait montre les pèlerins de cette année. « C’est vrai que nous avons été inquiets au départ pour venir ici. Les Anti-balaka sont tout le long de la voie qui mène ici, et aussi nous craignons que des Séléka viennent commettre des dégâts. Mais, par la grâce de Dieu, tout s’est bien passé. Nous avons prié dans la tranquillité notre Dieu sur le sort de notre pays pour que la paix revienne en RCA. » a ajouté Ochrist Benga.

Somme toute, au-delà d’une simple réussite de ce grand événement qui dépasse le plus souvent le cadre de l’église catholique de Bangui où prennent part musulmans, animistes, baptistes, etc. c’était un pari gagné de la foi chrétienne. Puisque jusqu’à zéro heure-près, d’aucuns ne croyaient en l’effectivité de la tenue du pèlerinage de cette année du fait de la persistance de l’insécurité, d’abord au niveau de Bangui et plus grave encore sur un site isolé à quelques 26 km de la capitale.

Bangui / Fred Krock / Corbeau News Centrafrique

BANGUI : HOMMAGE À PACÔME PABANDJI, HERO DU PRIX RORY-PECK AWARD 2014

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HOMMAGE À PACÔME PABANDJI, HERO DU PRIX RORY-PECK AWARD 2014

Bangui – Corbeau News Centrafrique (CNC): 07-12-2014.  La crise centrafricaine a été longtemps dans l’oubliette de la communauté internationale pendant que tous les yeux du monde étaient braqués sur la crise syrienne et ukrainienne. Pendant que les Centrafricains s’entretuaient et s’entretuent avec des armes de toute nature mais Pacôme Pabandji, lui Photojournaliste, n’a que sa caméra pour que le drame dans son pays ne passe inaperçue sous les yeux de la Communauté internationale.

Pacôme Pabandji, Journaliste centrafricain Reporter d’Image (JRI), a eu la récompense du fruit de sa détermination ayant branché les yeux du monde sur le drame centrafricain à travers sa caméra. Il a été désigné le lauréat du prestigieux prix international “Rory Peck awards” le 19 novembre 2014, à Londres la capitale anglaise. Un prix qu’il a dédié à son amie Photojournaliste, Camille Lepage assassiné en mois de mai dans l’ouest de la République centrafricaine en plein exercice dans la région.

Dans un point de presse animé, le samedi 6 décembre 20014, à la patissérie Grand Café à Bangui, le Lauréat du prix Rory Peck, Pacôme Pabandji a expliqué ce qui lui a valu de remporter le prestigieux prix international.

Ce prix a témoigné la reconnaissance du monde face au drame centrafricain à travers ma Caméra, mes risques et mon courage“, s’est exclamé le lauréat du prix Rory Peck awards 2014, Pacôme Pabadji.

Selon les explications du Lauréat, ils étaient trois (3) Journalistes à travers le monde à être retenu pour ce prestigieux prix, dont une Journaliste américaine, l’autre Ukrainien et lui Pacôme Pabandji Journaliste centrafricain reporter d’image. Mais ce dernier a été désigné héro de ce prix par entre autre son impartialité dans la couverture médiatique sur le drame en cours dans son pays, son engagement à rester dans son pays pour couvrir ce drame en toute indépendance.

Mais de retour au Bercail, les siens ne lui sont pas reconnaissant

Les Centrafricains ne peuvent s’empêcher de se réjouir de l’abnégation ayant exprimé le succès de leur compatriote, Pacôme Pabandji dévoué à témoigner, à travers sa caméra, l’agonie de la population centrafricaine sur la scène internationale en dépit de la crise qui a conduit le pays dans le gouffre. De retour à Bangui après avoir remporté le prix Rory Peck awards à Londres, Pacôme Pabandji n’a toute fois reçu aucune félicitation des autorités de son pays qui lui ont montré vivement leur ingratitude. Aucun geste, dit-il, de la part des autorités du pays ne lui a été fait. Or les deux perdants ayant retenu pour ce prix, ont été, selon Pacôme Pabandji, honorés par les gouvernements de leurs pays. Hélas! L’ingratitude est centrafricaine, a dit un Chanteur centrafricain. il a reçu du ministre de la communication de son pays, une lettre de félicitation. Toute fois, il a souligné les difficultés rencontrées une fois de retour à Bangui.

” J’ai éprouvé beaucoup de difficultés, mais la violenté dépasse les difficultés, a fait savoir le Lauréat.

À ses confrères, Pacôme Pabandji a saisi l’occasion pour interpeller ses confrères Journalistes centrafricains d’exercer leur métier en toute impartialité et avec courage même dans les moments difficiles.

Bangui / Éric Ngaba / ©CNC

CENTRAFRIQUE : ALEXANDRE FERDINAND NGUENDE REAGIT SUITE À L’ASSASSINAT DE SON GARDE CORPS À BAMBARI

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Alexandre Nguendet, le Président du CNT Centrafrique

ALEXANDRE FERDINAND NGUENDE REAGIT SUITE À L’ASSASSINAT DE SON GARDE CORPS À Bambari

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 07-12-2014.  Suite aux derniers événements dans la ville de Bambari, préfecture de la Ouaka, ayant conduit à l’assassinat d’un de ses gardes-corps, le président du Conseil national de Transition (CNT), Alexandre Ferdinand Nguendé a réagit tout en prenant de mesures rigoureuses à l’encontre des auteurs de troubles. Le patron du CNT a d’abord pointé du doigts les forces internationales de n’avoir pas appliqué correctement leur mandat. Une réaction exprimée lors d’une conférence de presse qu’il a animée, le 05 décembre passé à Bangui.

La ville de Bambari est devenue un véritable champ de bataille où s’affrontent non seulement des groupes armés, mais une zone d’insécurité où les éléments des éléments de fraction rebelle dispose de droit de vie et de mort sur les paisibles populations. Les fores internationales et les éléments de la mission sangaris n’exécuteraient pas corresctement leur mandat puisqu’ils laissent circuler et assistent aux forfaits des bandes armées. Je vous informe que la ville de Bambari est sous l’emprise de deux groupes armés. D’un côté, les hommes majoritairement des peuhls de monsieur Ali Ndaras, originaire du Niger ne parlant ni le Sangö ni le français. De l’autre,’des éléments de l’ex seleka dirigés par monsieur Joseph Zoundeko dont l’un des équipiers monsieur Hassan Grebane a ssassiné froidement l’un de mes gardes corps“, a fait savoir Alexandre Ferdinand Nguendé, président du CNT.

Par ailleurs, le président du CNT a demandé le départ sans condition du chef de guerre, Ali Ndaras qu’il a qualifié d’un sujet nigérien sur le territoire centrafricain. Il a, en outre, exigé la nomination d’un niveau préfet au poste de l’actuel préfet de la région le jugeant de mèche avec les groupes armés de la région de Bambari.

Les mesures d’urgence qu’il faut prendre, à mon avis, sont les suivantes: la nomination immédiate d’un officier supérieur de l’armée régulière au poste de préfet pour qu’il assure la présence de l’Etat; l’expulsion immédiate et sans condition du territoire national de monsieur Ali Ndaras, sujet nigérien; la relocalisation de l’ex seleka dans une autre région en attendant la tenue du dialogue de réconciliation nationale pour éviter la tragédie que vivent au quotidien nos concitoyens de cette préfecture“, a-t’il martelé.

Toute fois, Alexandre Ferdinand Nguendé a insisté sur la question du réarmement des Forces armées centrafricaines (FACA) comme, dit-il, le retour de la sécurité.

Le 1er décembre 2014, l’équipe de mission précurseur du président du CNT a été prise à parti par les éléments de l’ex seleka à Bambari occasionnant la mort d’environ 5 personne dont l’un de ses gardes corps.

Bangui/ Eric NGABA /CorbeauNews

Centrafrique: Alexandre Nguendet exige la relocalisation de l’état-major de Bambari

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Ferdinand Alexandre Nguendet

Alexandre Nguendet exige la relocalisation de l’état-major de Bambari

Bangui – Corbeau News Centrafrique (CNC):    07-12-2014.   Les 3 et 4 décembre 2014, le Président du conseil national de transition (CNT) Ferdinand Alexandre Nguendet a effectué une mission à Bambari dans la Ouaka – localité dont il est le représentant au CNT. De cette mission d’évaluation de la situation actuelle à Bambari, c’est un véritable cauchemar que Nguendet a vécu. D’ailleurs, la mission précurseur qui devrait préparer sa venue dans cette ville a été sauvagement agressée par les rebelles de la Séléka qui ont abattu froidement un de ses gardes rapprochées. La mission même de Nguendet s’est déroulée dans un contexte très tendu.

Lors d’une conférence de presse qu’il a animée vendredi 5 décembre, au siège du parlement provisoire, Nguendet, du retour de Bambari présente la situation : « Le constat qui s’impose à l’occasion de ce bref séjour est que la ville de Bambari est devenue un véritable champ de bataille où s’affrontent, non seulement des groupes armés, mais une zone d’insécurité où les éléments des factions rebelles disposent du droit de vie ou de mort sur les paisibles populations, malgré la présence des forces internationales. » a-t-il fait constater. Et d’ajouter, « Aux dires des habitants de cette localité, les forces internationales et les éléments de la mission SANGARIS n’exécuteraient pas correctement leur mandat puisqu’ils laissent circuler et assistent aux forfaits des bandes armées. »

Selon le détail du Représentant de la préfecture de la Ouaka au CNT, « la ville de Bambari est sous l’emprise de deux (2) groups armés : – D’un côté, les hommes, majoritairement des peuls de Monsieur Ali Darras, d’origine nigérienne ne parlant ni le sango, ni le français encore moins les langues de la localité, lourdement armés par des forces connues selon les informations en notre possession. – De l’autre, les éléments de l’ex séléka dirigés Monsieur Zoundeko dont l’un des équipiers, Monsieur Assan Ngrembaye, a assassiné froidement le mardi 2 décembre 2014, un de mes gardes du corps le Sergent-Chef Nzango Simplice Landry alors qu’il se trouvait dans l’équipe de la mission précurseur de ma venue dans la localité. La population civile se trouve ainsi abandonnée à la merci de ces criminels sans foi ni loi qui bénéficient de la complicité du Préfet en poste qui est, en réalité, un suppôt des forces nuisibles en présence. »

Ferdinand Alexandre Nguendet  président du CNT
Ferdinand Alexandre Nguendet président du CNT

Face à ce tableau grave et inquiétant, Nguendet a été catégorique. D’ailleurs, c’est avec le cœur serré qu’il a exigé ce qu’il a appelé des mesures urgentes, en vue de sauver la situation à Bambari : « – La nomination d’un officier supérieur de l’armée régulière au poste de préfet pour qu’il assure la présence de l’Etat; – L’expulsion immédiate et sans condition du territoire national de Monsieur Ali DARRAS, sujet nigérien ; – La relocalisation de l’ex séléka dans une autre région en attendant la tenue du dialogue de réconciliation nationale pour éviter la tragédie que vit au quotidien nos concitoyens de cette préfecture. »

Puisque la Séléka a témoigné de sa réticence au déploiement de l’administration de l’Etat dans toutes les zones sous son contrôle, le Président du CNT a proposé pour les autres régions « – une approche de sécurisation région par région doit être envisagée par le Gouvernement en partenariat avec la communauté internationale afin de faciliter le retour des représentants de l’Etat et la pacification des dites régions. »

En somme, la restauration de l’autorité de l’Etat ne saurait passée sans la réhabilitation et la mise en fonction des forces armées centrafricaines (FACA). Parce que c’est devant les forces étrangères que l’Etat a peiné voire a été renvoyé de l’arrière-pays par les groupes armés non conventionnelles sensées être neutralisées par ces forces internationales.

Bangui / Fred Krock / © Corbeau News Centrafrique

Centrafrique : Ban Ki-moon rencontre la présidente de la transition à New York

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Xinhua / Corbeau News Centrafrique: 07-12-2014, 03h37.

Samba-Panza et Ban-Kimon

Le secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a rencontré vendredi à New York la présidente de la transition de la République centrafricaine, Catherine Samba-Panza, alors que la situation dans le pays reste fragile.

“Ils ont noté que, malgré quelques progrès, la situation humanitaire sécuritaire reste fragile et la présidente Samba-Panza a exprimé ses regrets pour les pertes dont a souffert la Mission des Nations unies en République centrafricaine (MINUSCA) en octobre”, a précisé le porte-parole de M. Ban dans un communiqué.

Le 9 octobre, un convoi de l’ONU avait été attaqué par des hommes armés non identifiés dans la capitale centrafricaine Bangui, causant la mort d’un Casque bleu et en blessant huit autres.

M. Ban et Mme Samba-Panza ont convenu qu’il fallait faire des progrès rapidement vers un processus politique inclusif. Le chef de l’ONU s’est félicité de l’annonce de l’organisation du Forum de Bangui dès que possible l’an prochain et de la volonté d’achever le processus électoral avant août 2015.

Il y a un an, Bangui était capturée par les anti-Balaka, une milice chrétienne, entraînant le déplacement d’un demi-million de personnes et de nombreux morts parmi les civils.

La Coordonnatrice humanitaire principale dans le pays, Claire Bourgeois, a rappelé vendredi que ces affrontements ont laissé des blessures profondes au sein des communautés qui ont encore du mal à vivre côte à côte aujourd’hui.

Pour sa part, le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a rappelé que plus de 850.000 personnes sont toujours déracinées aujourd’hui et plus de 2,5 millions de personnes ont besoin d’une assistance humanitaire.

Parmi ces déracinés, plus de 187.000 ont fui dans les pays voisins l’an dernier, portant le nombre total de réfugiés centrafricains dans la région à plus de 420.000, principalement au Cameroun et au Tchad. Il y a également toujours environ 430.000 personnes déplacées à l’intérieur du pays.

 

©Xinhua

Centrafrique: les événements de Bambari, Communiqué de presse de l’Ex-séléka

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/08/Le-Porte-parole-de-lEx-séléka-à-Paris-a-été-violement-agressé-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Porte parole de l'Ex-séléka à Paris a été violement agressé

Centrafrique: les événements de Bambari, l’Ex-séléka communique

Union pour  la paix en Centrafrique (UPC)

Communiqué de Presse 03/2014/12/06/BBR

Ce qui se passe actuellement à Bambari ne surprend pas outre mesure la direction politique de l’UPC. Est-il besoin de rappeler que le 22 novembre dernier, nous prenions à témoin l’opinion nationale et internationale dans un communiqué de presse valant une mise en garde contre les manoeuvres machiavéliques de Jean Jacques Demafouth, Aristide Sokambi, Gontran Djono Ahaba et Mahamat Kamoun, consistant à payer des jeunes désoeuvrés de Bambari dans le but de mettre le feu aux poudres à Bambari afin de diaboliser les éléments de l’UPC et disqualifier ce mouvement aux yeux de la communauté nationale et internationale.

C’est dans ce contexte que Monsieur Ferdinand Nguendet a cru devoir effectuer un déplacement dans cette ville qui n’était qu’une occasion de show médiatique qui n’a fait qu’envenimer les choses au lieu d’apaiser la situation. Alors qu’il est bien établi que c’est un élément de Joseph Zoundéko qui a tué l’un des aides de camp de du président du CNT parti en précurseur à Bambari, M.  Ferdinand Nguendet a préféré porter ses accusations contre le général Ali Darras et ces éléments de l’UPC quqi font pourtant un remarquable travail au quotidien pour ramener la paix et la sécurité à Bambari.

De même que ce sont les éléments de Joseph Zoundéko qui ont eu des altercations avec les anti-balaka qui ont terrorisé la population civile qui a décidé de déserter chez elle pour se mettre à l’abri chez Sangaris, Minusca et les lieux de cultes.

L’UPC tient juste à rappeler aux Centrafricains qu’elle n’a pas de leçons à recevoir de celui-là même qui était la première personne à organiser une marche de soutien à la coalition Seleka et qui est aujourd’hui Président du CNT grâce à ladite Seleka. C’est dans la logique des choses s’il fait tout actuellement et est prêt à tout pour protéger ses amis pourtant présumés coupables de crimes de guerre et de crime contre l’humanité. Il lui manque aussi le courage et la volonté politique de dénoncer la barbarie des anti-balakas de peur d’être tué

Au lieu de faire un show médiatique pour exhiber sa montre en or, il ferait mieux en tant que Président du CNT de faire des propositions concrètes de sortie de crise de la RCA ce dont la population Centrafricaine a le plus besoin et non de la politique de salon et des calculs politiciens.

Fait à Paris le 6 décembre 2014

Le Coordonnateur

Habylah AWAL

CENTRAFRIQUE: LA FÊTE DU 1ER DÉCEMBRE 2014 : LES 800 MÉDAILLES DE L’INCOMPÉTENCE ET DE LA MÉDIOCRITÉ NATIONALE.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Monsieur-ENZA-de-lUSD-COMODE.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Robert ENZA  de l'USD-COMODE
Monsieur Robert ENZA de l’USD-COMODE

LA FÊTE DU 1ER DÉCEMBRE 2014 : LES 800 MÉDAILLES DE L’INCOMPÉTENCE ET DE LA MÉDIOCRITÉ NATIONALE.

 

D’où, le Gouvernement a eu cette idée loufoque de distribuer des médailles à des agents de l’Etat sans raison aucune. A-t-il passé combien de temps à la tête du pays pour apprécier et évaluer les compétences et les talents de l’ensemble des agents de l’Etat. Ainsi, dans une médiocrité totale, il a distribué plus de 800 médailles de reconnaissance en un seul jour. A ce rythme, d’ici à la fin de la transition, un centrafricain arborera au moins une (1) médaille sur sa poitrine et bomber le torse pour venter le cadeau de la transition. Bientôt, ce sera le tour des séléka, Anti-Balaka, les autres groupes armés, les chômeurs, et toute la population.

Pensez-vous qu’il est sérieux de la part du gouvernement, dans de pareille situation, d’élever des individus à des honneurs surtout quand ils n’ont rien produit, cependant la plus grosse population vit dans la souffrance et l’abandon? Pensez-vous que ce gouvernement souffre-t-il de la même souffrance que les centrafricains ? Finalement cette crise ne concerne que les autres. Il y a ceux qui souffrent et il y a ceux qui s’amusent, de toute façon. Quelque part cette crise profite à certaines personnes.

Non, cette distribution de médailles, à nos yeux est une corruption, il n’y a pas d’autre mot pour le qualifier. Il y a ceux qui ont eu leur part de gâteau du don angolais et il y a ceux qui ont reçu la médaille ; c’est pareil, c’est de la corruption car rien ne justifie.

Tout comme le journaliste de France2 à Dakar, a demandé au Président F. Hollande de revisiter les mécanismes de négociation à huit clos qui ont permis la désignation de la SG de la Francophonie, puisqu’elle n’est pas sortie par voie de vote, sous-entendu on a tordu le cou à la démocratie le leitmotiv de notre civilisation, ce dernier très volontiers s’est livré à l’exercice. Ainsi, nous demandons au gouvernement d’avoir le courage de revisiter les critères qui ont gouverné au choix des heureux récipiendaires. Ce n’est pas le fait d’avoir passé 20 ans, 30 ans à la fonction publique qui vaut médaille, il faut l’avoir mérité par des faits physiques justifiant du rendement croissant des services rendus à l’Etat.

Il n’est pas acceptable d’élever à des titres honorifiques des individus qui n’ont rien produit. C’est de la corruption et du népotisme à la prime qui a prévalu. Parmi les récipiendaires, nous avons formellement identifié ceux qui ont saigné l’Etat par des détournements de deniers publics, faux et usage de faux, corruption et trafic d’influence, infractions aux lois, infractions économiques, financières et douanières.

Par contre, nous connaissons les vrais agents de l’Etat, ceux qui apportent tous les jours par leur travail une part de l’objectif fixé par l’Etat. Ces hommes, ces femmes qui font vivre l’Etat. Ils ne sont pas nombreux et ils n’ont pas reçu de médaille, leur seul crime ils sont compétents. Les compétents dérangent, il faut les recaler, ne pas leur donner des occasions de promotion et d’encouragement. L’Administration publique centrafricaine n’aime pas les gens compétents. Elle aime saupoudrer les incompétents et les béni-oui-oui qui font l’éloge de sa classe hiérarchique.

Les agents de l’Etat peuvent le confirmer, depuis des années l’Etat ne représente qu’une nébuleuse organisation mafieuse d’intérêts personnels. L’état du pays est là pour le justifier. Quelle plaisanterie de mauvais goût d’élever à des titres de reconnaissance nationale des individus qui ont profité de leur position dans la fonction publique pour s’enrichir au détriment de l’Etat. Par cet acte insensé, le gouvernement vient de valoriser la culture de l’incompétence et de la médiocrité et plus large de l’injustice.

Rien ne justifie ce partage de médailles. Ce genre d’acte dévalorise les titres de reconnaissance de la nation si le critère de choix des candidats n’est pas pertinent. Ces médailles sont désormais sans valeur car distribués à des individus qui ne les méritent pas comme le nom « mérite » l’indique.

Soyons rigoureux en effet, ce n’est pas dans ce cas que le gouvernement pourra se redorer l’image et faire oublier ses multiples erreurs qu’il traine derrière lui comme de vielles casseroles. Là encore c’est un autre boulet qu’il vient de commettre. Le gouvernement n’a pas le sens de valeur, il est enclin à la facilité ostentatoire, une fabrique à la corruption à tout champ.

La Transition finira comme les autres gouvernements que nous avions déjà connus par le passé. C’est une continuité, on ne change pas de cap, l’excellence de la médiocrité fait sa culture. Et pourtant cette transition que l’on le voulait être un début de remise en cause de la médiocrité des gouvernements successifs qui nous ont conduit à cette catastrophe, elle est cependant, une continuité sans scrupule.

On peut inscrire dans le même ordre ; le PM N’zapayéké, à 3 mois de fonction a reçu une médaille de reconnaissance ; le PM Kamoun, à 3 mois de fonction a été honoré. On sent, qu’on veut tout avoir avant la fin de l’heure. Sous le feu Président Patassé, une campagne de genre a été opérée, vous avez connu le résultat, ce fut un échec cuisant, le pays n’a pas bougé « d’un seul iota», plus pire on a tinté des casseroles tous les soirs pour désapprouver le pouvoir. Le gouvernement doit marquer la différence avec le passé.

Non, arrêtez la dévalorisation des titres de reconnaissance nationale.

Entrepreneur leader politique

Robert ENZA

RCA: INTERVENTION DE MARTIN ZIGUELE SUR L’ÉDUCATION ET LE TRAVAIL DÉCENT À LA REUNION DE L’ALLIANCE PROGRESSISTE A LISBONNE

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/intervention-à-la-Conférence-de-lAlliance-Progressiste-mondiale-en-Espagne.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>intervention de Martin Ziguelé  à la Conférence de l'Alliance Progressiste mondiale  à Lisbonne au Portugal
intervention de Martin Ziguelé à la Conférence de l’Alliance Progressiste mondiale à Lisbonne au Portugal
REUNION DE L’ALLIANCE PROGRESSISTE. À LISBONNE (PORTUGAL) 4-5 DECEMBRE 2014
INTERVENTION DE MARTIN ZIGUELE, PRÉSIDENT DU MOUVEMENT DE LIBÉRATION DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (MLPC) DE LA RCA
L’ÉDUCATION ET LE TRAVAIL DÉCENT, SEULS REMÈDES CONTRE L’INSTABILITÉ POLITIQUE ET LES GUERRES CIVILES EN AFRIQUE :
LE CAS DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Depuis une dizaine d’années, l’Afrique connait une croissance économique soutenue, estimée à environ 5% par an. Malheureusement à ce jour, cette croissance n’a permis de réduire ni la pauvreté, ni le chômage et encore moins le sous-emploi. L’incapacité des Etats africains à s’attaquer au chômage en général, et à celui des jeunes en particulier, fragilise les populations tout en les maintenant dans la pauvreté.

Cette situation de paupérisation générale est à la source des tensions politiques et sociales comme on a pu le constater au Maghreb en 2011, avec le Printemps arabe, dont l’un des facteurs aggravant était bien le chômage des jeunes, puis au mois de novembre dernier au Burkina Faso. Les contestations politiques violentes des pouvoirs en place est d’abord le fait d’une jeunesse exclue des bénéfices d’une croissance économique non redistributrice, notamment en matière de travail décent et d’éducation.

Ces deux événements, situés dans deux zones distincts de l’Afrique, ont en commun l’absence de perspective d’emploi décent et donc d’avenir pour des jeunes qui sont par exemple très souvent obligés, à plus de trente ans d’âge, de continuer à vivre souvent chez leurs parents, soulignant ainsi la carence de politiques volontaristes en matière d’éducation et d’emploi dans la quasi-totalité de nos Etats africains.

Quels sont les pays africains qui donnent réellement une chance à leurs jeunes pour faire des études tournées vers la valorisation des énormes potentialités locales ?

Quels sont les pays africains qui ont de vraies politiques d’emploi décent en direction de la population même éduquée ?

A-t-on besoin de faire des études sophistiquées pour constater que le taux élevé de chômage des jeunes constitue un facteur de déstabilisation pour les pays, dans la mesure où ces jeunes deviennent le premier réservoir de main -d’œuvre pour les entrepreneurs des rebellions armées ?

A-t-on besoin de mener des profondes réflexions pour constater que les jeunes non éduqués sont les premières victimes des manipulateurs de conscience qui font facilement d’eux des rebelles armés pour des causes improbables ?

Pour en revenir à mon pays la République centrafricaine, située en plein cœur de l’Afrique la crise que nous y vivons actuellement résulte de la conjugaison de plusieurs facteurs dont les principaux sont la pauvreté causée par un chômage massif de la population en général et celui des jeunes en particulier, ainsi que de déficits importants en matière d’éducation décente.

 

Certes c’est depuis notre indépendance en 1960 que nous vivons dans notre chair cette instabilité politique, jalonnée d’une succession de coups d’état, de tentatives de coup d’état, et de rébellions armées- à l’exception de l’unique alternance démocratique de 1993 grâce à la victoire électorale de notre parti le MLPC- et que le recours à la force s’est imposé comme « le mode ordinaire d’accession et de maintien au pouvoir ».

Certes les régimes autoritaires successifs issus de ces prises illégales de pouvoir ne se sont guère préoccupés de développer des programmes d’éducation et d’emploi décent, préférant dérouler des stratégies d’enrichissement personnel des dirigeants et de leur clientèles politico-ethniques.

Cependant, force est de constater que la dernière crise en date que nous continuons de subir depuis décembre 2012a complètement déstructuré le tissu social, économique et politique de notre pays, mettant en péril l’harmonie qui a toujours existé entre les populations.

Cette crise est aussi le point d’achèvement de plusieurs décennies d’échec d’un pays sans véritable politique d’emploi décent pour ses populations de tous âges et notamment des jeunes, avec de surcroit un système d’éducation obsolète et inadapté aux défis des temps modernes.

Qualifié du terme peu flatteur d’Etat failli, mon pays doit envisager une sortie de crise par la mise en place de nouvelles institutions étatiques démocratique, légitimes et solides, où l’impunité ne sera plus tolérée mais également où les problématiques d’éducation et d’emploi devront être prioritaires. C’est à ce prix que l’Etat recréera auprès des citoyens le sentiment de partage des mêmes opportunités, et donc d’un destin commun, indispensable pour cimenter la République.

Arrêter la spirale de violence aujourd’hui en cours est une nécessité, mais pour enraciner les fondements d’une paix sociale et civile durable, il nous semble que deux voies sont non seulement prioritaires mais pertinentes : investir dans l’éducation et dans la création d’emplois décents.

1-    De la nécessité d’investir dans l’Education

Selon les chiffres de la Banque Mondiale, en 2010 le taux d’alphabétisation en Centrafrique des enfants de 15 ans et plus était de l’ordre de 56%. Ce chiffre reste très en deçà de la moyenne africaine.

Des politiques courageuses et volontaristes devront être menées pour que le Centrafrique atteigne un niveau d’éducation acceptable, et pour cela les budgets alloués aux infrastructures éducationnelles doivent rester compatibles avec nos engagements internationaux en la matière. De même, l’éducation doit être en adéquation avec les attentes du marché, pour éviter de produire des diplômés chômeurs puisque selon les chiffres du PNUD en 2009, seuls 25% de diplômés de l’enseignement supérieur en Centrafrique trouvaient un emploi de cadre, 50% occupant un emploi sous-qualifié par rapport à la formation reçue, et enfin 25% restent au chômage.

Concrètement, s’agissant du Centrafrique, quelques pistes devraient être explorées :

  • Il faut promouvoir une éducation publique gratuite au fondamental et obligatoire pour tous les enfants de moins de 16 ans. Cette mesure permettra à toutes les familles de pouvoir envoyer leurs enfants à l’école, car, très souvent pour les familles très pauvres qui dépensent 70% de leur revenus pour se nourrir (source FAO), le coût onéreux de la scolarisation est un frein à l’envoi des enfants à l’école ;

  • Un accent devra être mis également sur l’enseignement technique et la formation professionnelle. L’Afrique manque cruellement des techniciens, de main d’œuvre qualifiée et cela est en grande partie lié à des systèmes éducatifs très souvent mal adaptés à la réalité et aux besoins du marché. Il sied d’adapter la formation des jeunes aux besoins du marché de l’emploi.

  • Il faut renforcer les formations continues pour les cadres de l’Etat et du secteur privé.

  • Il faut nécessairement valoriser les métiers liés à l’agriculture, à l’élevage, à la foresterie et aux mines par le biais des formations adaptées : comment expliquer que dans un pays comme la RCA où 0,5% seulement des 55 millions d’hectares de terres cultivables sont exploitées, où les potentialités de développement de l’élevage sont immenses, où la forêt est vaste , où il ya du diamant et de l’or, oui comment expliquer que dans un tel pays sa faible population totale de 4,5 millions ne puisse être au moins formée pour mettre en valeur ces richesses ?

  • Il faut également investir dans l’éducation et la formation en zone rurale et péri-urbaine en ayant comme cible privilégiée les femmes qui sont les principaux soutiens de familles en ces temps difficiles.

L’éducation décente est l’instrument par excellence de la cohésion sociale, seule capable de contribuer à la paix et à la construction de l’État. L’éducation permet à chaque citoyen de développer des aptitudes, des compétences et des comportements, qui préviennent la violence et privilégient la résolution pacifique des conflits.

2-    De la nécessité de création d’ emplois décents

 

Il n’existe pas de statistiques de chômage en Centrafrique, à ma connaissance. Si elles existent elles ne sont pas publiées à intervalles réguliers, comme sous d’autres latitudes. Cela signifie que le chantier de l’emploi est immense, si nous convenons tous que la création d’emplois décents et viables, notamment pour les jeunes, constitue une condition préalable au développement durable et à la paix dans tous les pays.

À long terme, l’accès à des emplois stables et convenablement rémunérés permet aux ménages d’investir encore davantage dans l’éducation, la santé et l’alimentation. L’investissement dans le capital humain contribuera à améliorer la productivité et la performance économique générale avec, à long terme, un effet multiplicateur sur la demande de travail

Des actions précises doivent être mises en œuvre, pour créer des emplois décents :

  • Il faut encourager l’initiative privée par des politiques incitatives et des mesures fiscales permettant d’alléger les coûts, afin de permettre l’émergence d’un secteur privé (PME, PMI, TPE…). Il est désormais admis que les PME et PMI sont le moteur de la croissance et du développement. Seul un tissu dynamique et performant des PME et PMI est capable d’aider le gouvernement à absorber une masse critique des jeunes chômeurs, d’accroitre l’assiette fiscale, et surtout de réduire les structures informelles.
  • Il faut mener une politique visant à produire et à transformer localement les nombreux produits du sol et du sous-sol, afin de créer de la valeur ajoutée, qui est le premier maillon de la chaine de l’accumulation du capital pour l’investissement productif. Cette production visera à satisfaire d’abord la consommation locale, et le surplus pourra être exporté ;
  • Il faut valoriser les métiers dans les domaines productifs et notamment dans l’agriculture, la foresterie, et dans les secteurs ruraux non agricoles.

 

Conclusion

 

L’une des causes principales des crises récurrentes en Centrafrique est la pauvreté. Pour endiguer ces conflits, il faut réduire considérablement cette pauvreté. Cela passe nécessairement par l’éducation et les emplois décents à offrir aux jeunes.

Une amélioration radicale de l’éducation constitue un préalable à l’établissement d’un niveau de croissance durable suffisamment élevé pour réduire la pauvreté et aider à l’instauration de sociétés plus intégratrices, démocratiques et équitables.

Dans l’histoire, il n’y a pas d’exemple de pays qui soient parvenus à un stade élevé de développement avec des taux d’alphabétisation des adultes et de couverture de l’enseignement de base aussi faibles que ceux affichés par la majorité des pays d’Afrique subsaharienne. Pour répondre à cet état de fait, il reste à la plupart des pays d’accroître l’accès à l’éducation primaire, surtout pour les pauvres et les populations des zones rurales et péri-urbaines.

Il faut également promouvoir des politiques publiques qui encouragent les investisseurs privés et favorisent la montée du secteur privé dynamique et performant. Sur un continent où près de 60% de la population a moins de 25 ans, faisons de l’éducation et de l’emploi des jeunes notre cheval de bataille, car c’est à ce prix que nous pourrons gagner le pari du développement. Sinon l’avenir de nos pays sera toujours jalonné de « bombes à retardement » susceptibles d’exploser au contact de la moindre étincelle sociale.

Mon parti et moi-même allons aux élections l’année prochaine en RCA et tel est le substrat de notre crédo politique.

Je vous remercie

Martin ZIGUELE

 

Centrafrique: Bangui paralysée par le spectre du 5 décembre 2013

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Quartier KM5 de Bangui. Photo: Diaspora

Le spectre du 5 décembre 2013 paralyse Bangui

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 05-12-2014. La date du 5 décembre 2013 restera longtemps gravée dans la mémoire des Centrafricains. C’est à cette date que les Anti-Balaka – ces jeunes villageois exacerbés et furieux se sont levés pour marcher jusqu’à Bangui, afin de mourir au pied de l’ennemie – la Séléka. Le carnage devant le Palais du peuple a été révélateur du grand sacrifice consenti par ces jeunes patriotes pour qu’aujourd’hui les centrafricains puissent être libérés du joug des mercenaires de la Séléka.

Un an plus tard, notamment ce 5 décembre 2014, la capitale centrafricaine Bangui s’est enveloppée dans une sorte de psychose résultant du spectre de cette date historique. D’autant plus que les rumeurs fusent depuis la veille que le 5 décembre, les Anti-balaka allaient célébrer leur premier anniversaire et que des tirs à l’arme légère ont été entendus toute la nuit jusqu’à ce matin dans les quartiers de la capitale. Certains établissements scolaires sont restés fermés ce matin, tous les marchés de Bangui fonctionnent au ralenti, de même le transport urbain.

Les anti-balaka quant à eux, célèbrent ce premier anniversaire sous le signe de la paix et de la réconciliation nationale. Selon Igor Lamaka, porte-parole de cette milice, « Nous avons décidé au niveau de la coordination générale de ne faire aucune manifestation commémorative, parce que déjà, il y a comme une sorte de psychose dans le pays. Nous pensons qu’un quelconque rassemblement des Anti-balaka va aggraver la situation à un moment où le peuple a déjà trop souffert. C’est pourquoi, nous plaçons cet anniversaire sous le signe de la paix et de la réconciliation nationale. » a-t-il confié à Corbeau News Centrafrique dans un entretien ce 5 décembre.

Le porte-parole a, par ailleurs lancé un appel au calme à la population et à la retenue à tous les combattants Anti-balaka : « Je voudrais rassurer la population que nous Anti-balaka, nous sommes leur émanation et en aucun cas, nous devons constituer une menace pour le peuple. Je demande pardon en ce jour mémorable pour tous les préjudices subis par la population à tort ou à raison au nom des Anti-balaka, puisque beaucoup de bandits ont utilisé notre nom pour commettre des bavures. Quant à vous chers combattants patriotes Anti-balaka, je vous exhorte à célébrer cet anniversaire dans le calme, tout en ayant à l’esprit le sacrifice consenti par nos vaillants combattants tombés devant l’oppresseur de notre nation. »

Un bilan mitigé d’un an des Anti-balaka

Un an après, à l’heure du bilan, les Anti-balaka ne font paradoxalement pas l’unanimité en termes d’appréhension dans l’imaginaire collectif. Pour eux-mêmes, ils sont des « patriotes ». Pour la population non musulmane, ce sont avant tout des « libérateurs » devenus par la suite des « bourreaux », pour la population musulmane, ce sont des bourreaux tout court. Les forces étrangères et les autorités de la transition, les considèrent comme des « fauteurs de troubles.

Ce qui est sûr les Anti-balaka arrivaient à Bangui lorsque la Séléka régentait en bourreau sanguinaire sur toute l’étendue du territoire national. Dans presque tous les quartiers et dans presque tous les coins de rues sévissait la terreur des Séléka et assimilés. Des ressortissants du nord de retour du maquis étaient transformés en quartiers généraux d’hommes armés arrogants à la gâchette facile qui terrorisaient à partir de leur propre voisinage. Les enlèvements, les assassinats, les mutilations, les corps repêchés dans le fleuve étaient banalisés. Il aura fallu l’entrée des Anti-balaka pour que tous ces belliqueux se rabattent, armes et bagages, sur le Km5 et leurs biens, habitations et lieux de culte détruits.

Cependant, la méthode utilisée par les Anti-balaka reste tout autant criminelle que leur cible, même si quelque fois, la fausseté se corrige par la fausseté. C’est sans doute, la pratique qui a fait en sorte que d’aucuns ne soient pas enclin à afficher une quelconque alliance avec les Anti-balaka de peur de paraître islamophobe ou sauvage pour ainsi dire du fait du non-respect des droits humains, à la limite du génocide que caractérise la vengeance des Anti-balaka. On comprend alors pourquoi, ni les forces étrangères, ni les autorités de la transition ne s’alignent derrière cette rhétorique quand bien même, en sous-main, ces mêmes autorités ont apporté des soutiens substantiels à cette milice.

Il faut noter que la population elle, n’a pas dénié aux Anti-balaka leur qualité de libérateurs patriotes au point même d’être leurs complices. Face à la barbarie du contingent tchadien de la MISCA en son temps, seuls les Anti-balaka étaient du côté du peuple. Aujourd’hui encore, dans certains quartiers et localités, ils servent de groupes d’auto-défense et à ce titre, ils bénéficient des collectes en nature et en espèce de la part des populations, jusqu’au moment où les « faux anti-balaka » ont entrepris de se servir sur la bête, engendrant ainsi de la frustration au sein de la population.

Eu égard aux campagnes de diabolisation contre eux, les Anti-balaka sont en passe de perdre la référence populaire dont ils bénéficiaient. Les efforts de leurs leaders n’ont pas suffi pour contenir les bavures. La coordination nationale est obligée de couper court en érigeant le mouvement en un parti politique à l’intérieur duquel devra désormais s’exprimer l’élan supposé de patriotisme.

©Corbeau News Centrafrique / Bangui / Fred Krock.

Centrafrique: la Minusca parle de 4 personnes tuées dans des violences à Bambari

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Lefigaro / AFP / Corbeau News Centrafrique: 05-12-2014.

les ex-séléka au camp de berengo en RCA

La Minusca parle de 4 personnes tuées dans des violences à Bambari

Au moins quatre personnes ont été tuées en Centrafrique lors de violences ces derniers jours dans la ville de Bambari, dans le centre du pays, selon un communiqué de la force de l’ONU en Centrafrique (Minusca) publié hier soir à Bangui.

“La ville de Bambari a été de nouveau le théâtre de violences graves et aveugles faisant de nombreuses victimes, y compris au moins quatre morts, plus d’une douzaine de blessés et des maisons brûlées”, précise la Minusca en se disant “particulièrement préoccupée par la nature intercommunautaire de ces violences”.

Ces violences semblent liées, selon la gendarmerie centrafricaine, à la mort d’un conducteur de moto-taxi, dont le véhicule a été volé. La découverte du corps du conducteur, d’origine peule (communauté composée essentiellement d’éleveurs nomades musulmans), a entraîné des représailles visant des chrétiens.

La ville de Bambari où est installé l’état-major d’une factions de l’ex-coalition Séléka est depuis le théâtre d’affrontements intercommunautaires fréquents qui ont fait plusieurs dizaines de morts et autant de blessés depuis juin.

Depuis la prise du pouvoir en mars 2013 par la coalition rebelle Séléka à dominante musulmane – chassée à son tour en janvier 2014 – la Centrafrique a sombré dans une crise sécuritaire et politique sans précédent.

Trois forces internationales sont déployées dans le pays pour tenter de le stabiliser: Sangaris (française), qui marque ce vendredi son premier anniversaire, Eufor-RCA (Union européenne) et Minusca.

Figaro.fr / AFP / Corbeau News

CENTRAFRIQUE : SANGARIS, UN (1) AN DE PRESENCE EN CENTRAFRIQUE

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Conférence-de-presse-de-la-Sangaris-à-Bangui-04-decembre-2014.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Conférence de presse de la Sangaris à Bangui 04 decembre 2014

SANGARIS, UN (1) AN DE PRESENCE EN CENTRAFRIQUE

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 04-12-2014. Un (1) jour pour jour que la force française de l’opération sangaris est active en République centrafricaine pour une mission de sécurisation de la population de ce pays en proie en crise suite à la prise du pouvoir par une nébuleuse coalition rebelle dite coalition seleka en mars 2013. Le 05 décembre 2013 sur la décision du président français, François Hollande suite au mandat donné par le Conseil de Sécurité des Nations unies, la force française de l’opération sangaris est intervenue en urgence pour mettre fin à un cycle de violence ayant plongé le pays dans le chao, empêchant ainsi un désastre humanitaire dans le pays. Cette mission donnée à la force française, sous mandat de l’ONU dont la résolution 21,27 était, en principe, de rétablir un niveau de sécurité minimal en enrayant la spirale des exactions, en permettant le retour des humanitaires et des structures étatiques de base, de préparer les conditions du déplacement de la Communauté internationale.

Pour marquer cette journée d’un an de présence, 05 décembre 2013 au 05 décembre 2014, en République centrafricaine, la force sangaris a procédé, ce 04 décembre 2014, à une série d’activités. Ces activités sont axées sur la destruction de munitions au PK 25, route de Boali, la destruction d’armement au camp M’Poko à Bangui et  une conférence de presse animée par le Général Bellot des Minières toujours au camp M’Poko.

Destruction de munitions sur la route de Bouali

Destruction d'armes saisies à Bangui le 04 decembre 2014
Destruction d’armes saisies à Bangui le 04 décembre 2014

La force sangaris commandée par le général de brigade, Eric Bellot des Minières, a procédé, ce matin du 04 décembre 2014, à une opération de destruction d’une importante quantité de munitions, à 25 km de Bangui sur la route de Boali. Des roquettes, des grenades à main et anti chars y ont été détruites. C’était en présence des Journalistes de la presse nationale et internationale, la présence de l’ambassadeur de France accréditéà Bangui, Charles Malinas, des autorités des forces internationales sangaris, MINUSCA et Eufor-RCA respectivement conduites par le général Eric Bellot des Minières, le général Martin Tchuminta et le Lieutenant-colonel Mario Renna que la destruction de munitions a eu lieu. Une destruction de munitions que les autorités centrafricaines doivent aussi prendre part. Mais force est de constater que celles-ci n’étaient pas présentes à cette activité les concernant. Comme si elles n’ont toujours pas le contrôle de tout ce qui se passe dans le pays.

Jamais dans un pays, la destruction d’armes ou de munitions ne se passe de cette manière. Cela doit être officielle, c’est à dire en présence des autorités du pays même des corps diplomatiques ainsi que des forces internationales en charge de sécurité du pays. On doit en principe associer les autorités centrafricaines à cette destruction de munitions. Mais, hélas, ces forces internationales font souvent des choses qui leur arrivent en tête et ce n’est pas logique“, sous l’emprise d’anonymat, a précisé un général des forces armées centrafricaines (FACA) que Corbeau News s’est approché pour recueillir les avis.

Destruction d’armement au Camp M’poko

Sur place à la base militaire du Camp M’poko, une importante quantité d’armes de guerre ont été détruites par la force sangaris. Des armes de marques RPG, Lance roquettes, Mitrailleuses lourdes, Mortiers, Pistolets artisanaux, AK-47 et fusils artisanaux détruites sur place mais seront évacuées en France pour, selon le Général Mark de force sangaris, les fondre car, dit-il, il n’y a pas de fonderie en Centrafrique. Il a par ailleurs, fait savoir que ces armes ont été collectées lors des opérations conjointes menées par la force sangaris, la MINUSCA et la Force de la sécurité intérieure (FSI) en mise en application de la “mesure de confiance”. Il faut noter que depuis le début de l’opération sangaris en Centrafrique, plus de 14 tonnes de munitions ont été détruites, d’après le Général Eric Bellot des Minières lors de la conférence de presse tenue à M’poko.

Conférence de presse au Camp M’poko

Après plusieurs heures de l’opération de destruction de munitions et armement, Eric Bellot des Minières, général de brigade à la force sangaris, a marqué la fin de ces activités par une conférence de presse toujours en présence des mêmes officiels. Une conférence à l’issue de laquelle, monsieur Bellot des Minières a fait un bilan général d’une année de la présence de la force sangaris en République centrafricaine au terme de son mandat. “Chaque jour Sangaris sauve des vies”, lit-on dans un document d’information sur l’activité de la force sangaris. Selon le Général Bellot des Minières, la présence de force sangaris a permis la saisie de plus de 300 000 munitions, de 8 000 armes de toute nature, dont une grande quantité d’armes blanches ou artisanales et dont 1500 armes légères d’infanterie, de 70 armes collectives et 25 armes d’appui. L’on note une diminution de 80% des déplacés dans le Camp de M’poko à Bangui et de 50% dans l’ensemble du pays, d’après la statistique de l’UNHCR.

” La présence de la force sangaris a permis la normalisation de la sécurité qui en marche dans le pays. Elle a permis la restauration de flux commercial permettant la relance économique. L’on note également le rétablissement de l’administration de l’Etat centrafricaine dans certaines zones du pays. Cette présence a permis la reprise de dialogue intercommunataire. Aujourd’hui le niveau de sécurité dans la capitale s’est amélioré qu’au par avant”, a affirméEric Bellot des Minières. D’ailleurs, il a essayé, lors de cette conférence de presse, de souligner les difficultés rencontrées par la force sangaris sur le terrain. Les difficultés existent au niveau de la langue centrafricaine, le Sangö, et dans la compréhension, dit-il, de mentalité difficile des centrafricains.

Mais que pense le citoyen centrafricain de la présence de sangaris en Centrafrique ?

L’annonce du déploiement de force française de l’opération sangaris en Centrafrique était sans doute une bouffée d’oxygène pour la population centrafricaine sous la coupe des seigneurs de guerre de la nébuleuse rébellion seleka. Après son déploiement en Centrafrique, la force sangaris a certes sauvé des vies. L’on a déploré, au fil de temps, les opérations de cette force qui ont permis également l’aggravation de la situation dans le pays. Des opérations au cours desquelles, la violence s’est installée dans le pays conduisant au massacre intracommunautaire.

“Au debut, l’operation Sangaris a suscité une lueur d’espoir à tout centrafricain qui est épris de paix.Mais dommage que les Sangaris ont officieusement un agenda caché qui nous a envenimés dans cette crise jusqu’alors et on continue de pleurer et enterrer des morts de faute de cette derive sangariste qui na pu desarmer tous les groupes armés qui pillaient,tuaient, vandalisaient au vu et su des sangaris qui n’agissaient.L’opération sangaris est un fiasco du fait qu’elle a failli à ses missions de protections de biens et des personnes selon la resolution 2121 et 2127. Les groupes armés sont transportés par les sangaris pour se deplacer à l’interieur du pays ou poue assister àleur congrès.On ne sait plus à quel jeux joue la France aprés qu’elle a reçu à faire partir Michel Djotodia comme elle le souhaitait officieusement au début de son intervention en ne soutenant qu’un groupe armé au detriment de l’autre”, s’est indigné, Alabira Louqman, un musulman centrafricain ayant fuit les violences à Bangui, contacté par Corbeau News.

Tout laisse croire que les déclenchés le 05 décembre 2013, à Bangui la capitale centrafricaine, étaient un fiasco de la France pour inciter le Conseil de Sécurité des Nations unies à donner mandat à la force française de l’opération sangaris afin de pouvoir intervenir en urgence en République centrafricaine.

“La sangaris nous a instruit de nous rendre à Bangui pour déloger les combattants seleka avec leur chef Michel Djotodia. Le rendez-vous a été donné tôt le matin sur la colline Base-oubangui pour nous réarmer afin de lancer une attaque générale sur toutes les positions des éléments seleka. Mais arrivée sur les lieux de rendez-vous aux heures indiquées, nous avons attendu en vain l’arrivée de force sangaris qui devait nous réarmer. D’emblée, nous avons compris que les français nous ont piégé, et donc nous étions obligés de passer à l’action avec les moyens de bord car nous ne pouvions par faire repli. Il nous fallait éliminer un élément seleka afin de s’emparer de son arme”, a témoignéà Corbeau News, un ex élément Anti-balaka sous couvert d’anonymat.

La force sangaris a lancé son opération le 05 décembre 2013, jour où le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté la résolution 21,27 donnant mandat à ladite force d’intervenir en Centrafrique et portant création de la Mission internationale de Soutien à la Centrafrique, e’ abrégé MISCA. Elle compte 2 000 hommes engagés dans cette opération en Centrafrique. A ce jour, près de 9 000 militaires se sont succédé au sein de la force sangaris depuis le 05 décembre dernier. Alors que depuis le début de son opération, la force Sangaris a enregistré, selon le général Eric Bellot des Minières, trois morts de ses militaires dans l’accomplissement de leur mission. Il s’agit de Caporal Antoine LE QUINO et Caporal Nicolas VOKAER le 9 décembre 2013, ainsi que de Caporal-chef Damien DOLET le 23 février 2014. Selon lui, la force sangaris est déterminée à continuer sa mission de protection des civils car, dit-il, la sangaris n’est prête à quitter la République centrafricaine qui a un lien particulier avec la France.

Bangui/ Eric NGABA / CorbeauNews Centrafrique.

Centrafrique: Me Nicolas Tiangaye répond aux accusations de son soutien à la rébellion Séléka

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Maitre-Nicolas-Tiangaye.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Maitre Nicolas Tiangaye lors de sa conférence de presse le 04-12-2014 à Bangui. ©2014CNC
Maitre Nicolas Tiangaye lors de sa conférence de presse le 04-12-2014 à Bangui. ©2014CNC

Me Nicolas Tiangaye répond aux accusations de son soutien à la rébellion Séléka

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 04-12-2014. Ce jeudi 4 décembre 2014, l’ancien Premier ministre et président du parti Convention républicaine pour le progrès social (CRPS), Me Nicolas Tiangaye a animé une conférence de presse à sa résidence privée sise au quartier Fouh dans le 8ème arrondissement de Bangui. Si l’occasion a été dédiée à l’annonce de la rentrée politique du CRPS prévue pour le 13 décembre prochain, Me Tiangaye n’est pas passé pieds-joints sur l’actualité brûlante de l’heure en RCA, notamment les questions de sécurité, de dialogue et des élections. Il a en également profité pour répondre aux accusations « mensongères » portées contre lui d’avoir soutenu la rébellion de la Coalition Séléka à renverser le régime de François Bozizé.

Les journalistes lors de la conférence de presse de Maitre Nicolas Tiangaye
Les journalistes lors de la conférence de presse de Maitre Nicolas Tiangaye. ©2014CNC

« Cette conférence de presse se tient en prélude à la rentrée politique de la Convention républicaine pour le progrès social (CRPS) qui aura lieu le 13 décembre 2014. » a précisé Me Nicolas Tiangaye – un lieu bien indiqué pour le CRPS de porter « un regard objectif, mais aussi critique que la situation tragique et dramatique que traverse notre pays depuis bientôt deux ans, afin d’en tirer les leçons et les enseignements utiles à sortir définitivement notre pays de cette crise suicidaire. » a-t-il ajouté.

Me Tiangaye a consacré un bon moment pour répondre à ceux qui l’accusent d’être, avec Martin Ziguélé président du MLPC, des acteurs ayant soutenu la rébellion Séléka dans sa marche sur Bangui ponctuée par la prise de pouvoir le 24 mars 2013. « J’ai préféré garder le silence sur les accusations que j’ai qualifiées de mensongères contre Martin Ziguélé et Maitre Nicolas Tiangaye et qui sont distillées par-ci par-là. On nous dit que c’est nous qui avions amené la Séléka à Bangui. Il ne suffit pas seulement de le dire ; mais il faut le prouver […] Parmi ces accusations, il y a même un avocat radié pour malversation financière qui est allé jusqu’à dire qu’il y a une photo de Tiangaye et Ziguélé, le 22 novembre 2012 à Ndjamena. Cette photo-là, personne ne l’a vue jusque-là. » a relevé Me Tiangaye avant d’ajouter « Ceux-là qui disent qu’on a soutenu une rébellion, ils ne savent ce que c’est, puisqu’il y a trois formes de soutien à une rébellion : la première forme, c’est de financer cette rébellion, que ces gens apportent la preuve que nous avons envoyé de l’argent à la Séléka ; la deuxième forme, c’est la fourniture d’armes, qu’ils prouvent que nous avons acheté des armes et qu’on a livrées à la Séléka ; la troisième forme de soutien, c’est recrutement des hommes, certains disent même que Ziguélé est allé recruter des Tchadiens et que moi, je suis allé recruter des Soudanais, qu’ils nous apportent les preuves. » a-t-il martelé.

Au fait, selon Tiangaye tous ces faux débats ne font que tourner autour du pot les centrafricains, car dit-il, « la vraie et seule question qui doit être posée aujourd’hui, c’est celle de la responsabilité des chefs politiques et militaires du pays. Bozizé était le président de la République qui a le devoir constitutionnel de défendre le peuple centrafricain, de défendre l’intégrité du territoire et tous les biens des personnes sur le territoire. Il était le chef suprême des armées et son fils Francis Bozizé est le ministre délégué à la défense. C’est à eux que le peuple centrafricain devrait poser la question, ‘’comment vous avez fait pour que notre armée puisse connaitre un débâcle militaire ? Comment vous avez fait de notre armée pour qu’en l’espace de quelques jours, une poignée de rebelles puisse prendre le pouvoir après avoir parcouru 600 kilomètres ?’’ Ce qui constitue un précédent dans l’histoire du monde. »

Paradoxe chez Tiangaye ! L’ancien Premier ministre n’arrive pas à comprendre que malgré le sacrifice consenti au temps fort du pouvoir de Djotodia où il a pris le courage d’incarner l’Etat et mener une bataille sans merci pour que les forces internationales soient aujourd’hui déployées en RCA, il soit pointé du doigt d’avoir soutenu la Séléka : « Ce qui m’étonne, ce n’est pas que les gens m’accusent ; mais de voir des gens y croire, comme si les gens n’ont pas vu, ni entendu. » s’est-il indigné.

Outre cet aspect d’accusation, Me Nicolas Tiangaye s’est prononcé sur l’insécurité persistante dans le pays où le politique et homme de droit a estimé que seule l’application des Résolutions de l’ONU pour lesquelles il s’était battu pour que soient désarmés de force toutes forces négatives actives dans le pays. En ce qui concerne les élections, Me Tiangaye est catégorique : « il ne peut y avoir des élections dans la situation actuelle. », faisant allusion à l’insécurité généralisée encore persistante dans le pays. Quant au Forum de Bangui, le président du CRPS s’est aligné derrière les leaders religieux, et d’autres forces vives de la Nation pour soutenir l’idée d’un dialogue préalable à la base. Puis, il a insisté sur le caractère inclusif, évoquant la participation des principaux protagonistes, notamment Bozizé et Djotodia.

Enfin, Me Nicolas Tiangaye a tenu à préciser l’Accord de Libreville ne l’empêche pas de se présenter candidat, car les critères d’inéligibilité pour les personnalités de la transition ne s’applique qu’aux personnalités en fonction. Or lui, il n’est plus Premier ministre. C’est dire qu’il faut s’attendre à une déclaration de candidature du Président du CRPS lors de la prochaine rentrée politique.

Bangui / Fred krock / ©Corbeau News Centrafrique

Centrafrique / Bambari : Déjà cinq morts dans le regain de tensions communautaires

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Bambari-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens de la séléka à Bambari en centrafrique

Bambari : Déjà cinq morts dans le regain de tensions communautaires

Bambari (Corbeau News Centrafrique): 04-12-2014. Depuis mardi 2 décembre dernier, la ville de Bambari, Chef-lieu de la préfecture de la Ouaka a renoué avec le cycle de violences. Musulmans armés assimilés aux Séléka mettent Bambari à feu et à sang dans des représailles suite à une agression d’un des leurs par des hommes armés non identifiés. Au départ, la mission précurseur dépêchée à Bambari pour préparer la descente du président du Conseil national de transition, M. Alexandre Ferdinand Nguendet lui-même Représentant de cette localité au CNT a été sauvagement attaquée en pleine ville, mardi dernier. Cette attaque attribuée aux éléments de la Séléka a fait un mort et des blessés parmi les FACA constituant la délégation de la mission précurseur.

Ce jeudi 4 décembre, un jeune musulman a été agressé par des hommes armés non identifiés et en représailles à cette agression, cinq personnes ont été tuées par des musulmans armés et des maisons incendiées. Une source locale a confirmé que « cinq corps et des blessés ont été acheminés à l’hôpital de Bambari. » Les populations non musulmanes de la rive gauche de la rivière Ouaka sont les ciblées premières de ces représailles.

Signalons que les responsables de la Séléka nient toujours toute implication de leurs éléments dans ces attaques. Par ailleurs, le bilan de cinq morts, à en croire la source, ne sera que provisoire et pourrait s’alourdir au regard des cas des blessés et la tension qui prévaut encore. Même la mission de Nguendet à Bambari été sous haute tension.

Bambari / Fred Krock / Corbeau News Centrafrique

Centrafrique: «NOTRE PAYS A ETE IGNORE PAR LA FRANCOPHONIE» dixit Mme Antoinette MONTAIGNZE

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Sud Quotidien (Sénégal) / Corbeau News Centrafrique: 04-12-2014.

Antoinette Montaizgne
Antoinette Montaignze. ©sudquotidien

C’est avec une voix meurtrie que la ministre conseillère en communication, chargée de suivi de la réconciliation de la République centrafricaine s’est confiée à Sud Quotidien. Evoquant avec regrets et une profonde tristesse le drame que vit son pays depuis quelques années, elle parle surtout de l’épreuve que constitue le gouvernement de transition qui peine à sécuriser un pays dévasté.  Mais, ce qui constitue la nouvelle blessure faite au peuple centrafricain est le fait que son Etat n’était pas convié au banquet de la Francophonie à Dakar. Pourquoi cette marginalisation et quel avenir pour ce peuple qui est dans le désarroi le plus total malgré la présence des forces internationale? Réponses dans cet entretien

 

Malgré la transition réalisée avec la nomination à la présidence de Mme Cathérine Samba Panza et la mise en place d’un gouvernement provisoire, la République de la Centrafrique n’est pas encore sortie du bourbier. Pouvez nous faire la genèse de la situation de votre pays ?
Mme Cathérine Samba Panza, chef de la transition le 20 janvier 2014  est le fruit d’une élection du Conseil national de la transition, c’est-à-dire le parlement africain de la transition suite au coup d’état contre les institutions du 24 mars 2013. La Communauté des états de l’Afrique centrale est intervenue pour demander la démission de la première transition qui était issue du coup d’état. C’est dans ce contexte que le conseil national de la transition a été amené à élaborer des critères très sélectifs pour désigner une personnalité centrafricaine neutre et en mesure de conduire la transition.
A cet effet, Cathérine Samba Panza a été élue à l’issue d’un vote démocratique de la représentation nationale du pays centrafricain.
Cette élection a donné beaucoup d’espoir aux centrafricains et a permis de mettre un terme au coup d’Etat institutionnel. Mais, la crise était trop profonde, malgré les accords et interventions de la communauté internationale. La situation sur le plan de la sécurité reste très volatile parce que la plupart des groupes armés qui ont mis le pays dans cette situation à partir de décembre 2012 jusqu’aujourd’hui n’ont pas du tout été désarmés. C’est cela l’explication de la poursuite de la violence. Tant que ces groupes armés ne seront pas désarmés, ce sera difficile de retrouver l’apaisement.
Mme le président de la République a nommé un musulman Premier ministre. Cela a-t-il un effet pour apaiser le génocide centrafricain ?
La Républicaine centrafricaine est un pays laïc, c’est très important de le préciser. Une République est une, indivisible et laïque. On n’a jamais eu dans ce pays des questions sur le plan religieux. C’est un problème plaqué. En République centrafricaine c’est une crise de bonne gouvernance mais on se rend compte que cette crise révèle une crise de prédation de groupes armés qui tiennent ce pays dans cette situation. Ils ont accès aux ressources et organisent un  pillage en règle du pays.
Qu’est ce qui explique cette aversion contre les musulmans au point de les exterminer ? 
Il n’y a pas eu d’extermination en République centrafricaine, ce sont des représentations très tendancieuses. Comme l’accès au pouvoir en République centrafricaine a eu lieu dans la violence, il ya eu beaucoup de massacres, de violences sur la population. Et la population en se réveillant pour tenter de se libérer a ciblé un certain nombre de catégories de population et la lecture d’une certaine presse internationale a été confessionnelle ou religieuse alors qu’en réalité c’était purement politique. Parce que les personnes avaient dit qu’elles étaient agressées pour une telle  raison, il fallait qu’elles réagissent. Et donc ces raisons on ne peut pas les considérer comme des réactions normales. Il faut situer l’intervention de la violence communautaire en Afrique  plus d’un an après le coup d’Etat institutionnel où il y a eu l’usage des mercenaires internationaux en Centrafrique majoritairement de confession musulmane. Donc, c’est cela qui a perturbé l’équilibre national.
Aujourd’hui, quelle est la politique menée par votre gouvernement pour mettre fin aux multiples violences qui sévissent  en Centrafrique?
L’Etat centrafricain a été totalement détruit par ces mercenaires. Le tissu économique et social détruit, les biens publics et privés pillés et amenés dans d’autres  pays. La République centrafricaine est restée sur le carreau des massacres des populations. Cela a été une situation très grave. Donc, l’Etat est en reconstruction et le chef d’Etat de la transition a beaucoup fait. Quand elle a été désignée par le conseil national de la transition le 20 janvier 2O14, l’état centrafricain n’existait que de nom. Les groupes armés y compris les mercenaires occupaient les casernes, la gendarmerie, la police, et les administrations. Elle a fait un travail colossal pour obtenir la libération progressive de tous les espaces appartenant à l’administration. Ensuite, elle a commencé à redéployer l’administration qui était persécutée par les mêmes groupes armés dans les provinces. Elle a commencé à faire ce travail pour réinstaller l’administration. L’activité judiciaire n’a pas eu lieu pendant plus d’un an. En début 2014, elle a relancé l’activité judiciaire en renommant tous les hauts magistrats et chefs de juridiction à Bangui et dans toutes les provinces. Elle a également installé l’état major des armées parce que l’armée était persécutée et détruite. Elle a fait reconstituer les troupes de l’armée centrafricaine. Ils sont aujourd’hui plus de 8000 hommes qui sont entrainés dans un camp de Bangui pour reconstituer une nouvelle armée plus professionnelle, plus nombreuse et plus importante capable défendre le territoire, l’Etat et la population. Donc, tout ce travail, cette dame l’a fait et c’est difficile.
Mais est ce que la Centrafrique ne risque pas d’être une réplique de  l’Irak en Afrique ?
Cela dépendra de ce que la communauté internationale veut faire de la RCA. C’est important de poser cette question parce qu’il est de plus en plus difficile pour le peuple centrafricain de comprendre que malgré la présence des forces française, européenne et onusienne, les groupes armés circulent armes au poing. Cela crée l’insécurité.
La CPI est en train d’enquêter sur les exactions.
Selon vous, quels sont les vrais coupables de la situation centrafricaine ? 
Les responsables de cette situation sont toutes les autorités qui ont  géré ce pays dans le sens de l’intérêt égoïste, l’intérêt clanique et qui n’ont pas tenu compte de l’intérêt général. Tout cela, les investigations permettront de les situer. Donc, on ne peut pointer des personnes tant qu’il n’y a pas de faisceaux d’indices ou de mises en examen  ou de jugements. Car, il y a la présomption d’innocence. Mais, par la presse, vous entendez qu’il existe sur certains nombres de personnes des indices qui continuent d’alimenter cette crise et la CPI a commencé à citer des noms. Les Usa citent également quelques noms. Ces noms font partie des investigations et je pense que le chef de l’Etat de la transition Mme Samba Panza est en route pour aller à New York rencontrer la Cour pénale internationale et approfondir ces questions pour que la justice commence enfin à faire son travail.
Je  pense que les forces internationales de défenses la MUNISCA pour les Nations Unies, l’Union européenne, la France vont réussir leur mission, puisque la République centrafricaine est mise sous embargo et  son armée n’a pas le droit de se défendre et défendre sa population.  Pendant ce temps, les groupes rebelles ne sont pas sous embargo; allez comprendre…
C’est une situation assez incompréhensible et nous souhaitons que ces armées qui remplacent aujourd’hui l’armée centrafricaine par la teneur des résolutions du Conseil de sécurité des nations unies jouent ce rôle de désarmer les groupes armés. Parce que même si la CPI est en train d’investiguer sur les personnes déjà tuées, des personnes continuent d’être tuées. C’est comme si la RCA va être à la CPI le prochain siècle  si on n’arrête pas ceux qui tuent les gens.
Vous n’avez assisté au sommet de la francophonie à Dakar. Qu’ est-ce qui l’explique ? ‘
Je n’ai pas pu assister au sommet de la francophonie pour la simple raison que notre pays a été exclu de l’invitation d’y participer. Et c’est tout un pays qui en détresse parce qu’il a été ignoré. Par rapport à la morale politique de l’espace francophone, on peut se poser des questions lorsqu’un pays, un peuple qui souffre à ce point avec une présidente de la transition élue dans des conditions difficiles puisse être ignoré à ce point. Alors que ce peuple vit dans une mare de sang sans savoir pourquoi et qu’on essaye de lui faire croire qu’il est un peuple raciste, un peuple confessionnel. Tout cela pour masquer la détresse du peuple centrafricain. On ne sait pas qui veut détruire le peuple centrafricain pour s’accaparer de ses richesses colossales.
Qu’est ce qui explique votre voyage à Dakar?
Même si  la francophonie n’a pas voulu inviter le chef de l’Etat de la transition, nous nous sommes présentés. L’espace de la conférence  est un endroit sécurisé où l’on vous demande à chaque fois le badge d’accès. Vous avez beau être un état, si vous n’avez pas de badge vous ne passez pas. Mais je tenais à venir à Dakar pour rencontrer les médias et échanger avec eux  dans la mesure du possible de plus près pour que l’opinion sénégalaise et francophone sache que la RCA lance un cri de détresse à l’endroit du monde francophone. Ce peuple martyr ne comprend pas pourquoi il est ignoré de cette façon. Il faudra qu’on lui explique un jour.
Pensez vous que la francophonie peut rendre utile à la résolution de vos maux politiques ?
Nécessairement, les maux politiques de la RCA sont aussi les maux de la francophonie. Parce que la RCA est au cœur de l’espace francophone en Afrique centrale de la CEAC. Donc la francophonie ne peut pas par une pirouette se laver les mains sur ce qui s’y passe. D’une certaine façon, la RCA est l’échec de la francophonie. Parce que c’est un pays francophone qui n’a pas pu rentrer dans l’heure de la démocratie et de la bonne gouvernance. Donc c’est bien dans cet espace francophone que ce pays n’a pas été rattrapé à temps. C’est aussi l’échec d’une certaine francophonie.
Vous avez un mot à dire à la nouvelle secrétaire général élue ?

Je voudrais dire à cette dame canadienne qu’il y a peut être un péché de la francophonie lors de la 15e édition qui a vu son accession au secrétariat général. Et que ce péché, c’est que la seule femme présidente d’un pays francophone au monde a été ignorée, méprisée et laissée à l’abandon avec toute sa population en détresse. Nous attendons de voir si elle est bien informée du sort réservé à ce peuple centrafricain dans l’espace francophone et quelle sera sa réaction pour réintégrer notre pays de plein droit dans l’espace  politique francophone

 

©Sud Quotidien

Coupe CEMAC : la Centrafrique s’incline encore devant le cameroun (0-1)

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CamFoot / Corbeau News Centrafrique: 04-12-2014.

 

Fauves de Bas-Oubangui
©Ndéké-Luka

Les Lions A’ ont réussi leur entrée dans la compétition en dominant sur le plus petit des scores la République Centrafricaine, 1-0. L’unique but camerounais a été inscrit par Gaël Grégoire Nkama à la 24e minute de la partie. Le sociétaire de la Panthère Sportive du Ndé et attaquant le plus prolifique du championnat camerounais (16 buts) a tenu son rang en donnant la victoire à son équipe dans son premier match dans la poule A ce mercredi à Bata.

Les Lions ont par cette courte victoire, assuré leur qualification pour les demi-finales avant leur deuxième sortie samedi prochain, toujours au stade de Bata contre la Guinée-Equatoriale le pays organisateur. Cette rencontre sera néanmoins capitale pour la première place du groupe. Les fauves du Bas-Oubangui sont quant à eux éliminés du tournoi après leur premier match manqué contre le Nzalang Nacional, vainqueur sur le score de 4-0.

 

Armel Kenné

©camfoot.com

Centrafrique: Nourredine ADAM donne 72 heures à Catherine Samba-Panza de retirer tous les agents de l’État dans sa zone de contrôle.

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Corbeau News Centrafrique: 04-12-2014, 24h01.

 Nourredine ADAM donne 72 heures à Catherine Samba-Panza de retirer tous les agents de l’État dans sa zone de contrôle.

Michel Djotodia et Nourredine Adam

COMMUNIQUE DE PRESSE

Au moment où toute la Direction Politique du Front Patriotique pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), s’emploie activement à la recherche d’une Paix Durable en République Centrafricaine souhaitée par tous, elle marque sa grande surprise devant les deux grandes mesures sélectives et discriminatoires prises à l’encontre de nos deux cadres de l’ex Coalition SELEKA, Monsieur Moustapha SABOUNE, Directeur Général de l’Agence de Régulation des Télécommunications (ART), Coordonnateur Général du FPRC et Monsieur Eric MASSI, Directeur Général de l’Autorité Nationale de l’Aviation Civile, ancien porte parole de l’ex Coalition SELEKA.

La Direction Politique du FPRC dénonce avec la plus grande fermeté cet acte inadmissible qui est de nature à compromettre toutes les initiatives visant à encourager la tenue du Forum de Bangui, la cohésion sociale et la bonne marche de la transition.

Le FPRC tout en rejetant sur la Présidente de Transition, Madame Catherine SAMBA PANZA et le Gouvernement de MAHAMAT KAMOUN, l’entière responsabilité de tels agissements, prend à témoin l’opinion nationale et internationale des conséquences qui en découleront.

Par cet acte, le Gouvernement de Transition démontre encore une fois de plus son mépris des efforts consentis pour la recherche de la Paix dans notre pays par le FPRC, qui, lors des assises de Kaga Bandoro, s’était engagé devant la Communauté Internationale (G8) à contribuer à l’instauration d’une Paix Durable en République Centrafricaine.

De ces faits, le FPRC exige des autorités centrafricaines de transition, le rappel, dans les 72 heures, de tous les fonctionnaires et agents de l’Etat affectés dans les zones sous son contrôle.

Fait à Kaga Bandoro le 4 décembre 2014

Le 1er Vice-président

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RCA: Difficile restauration de l’Etat au nord, attaque armée au centre est

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Corbeau News Centrafrique / Fondation Hirondelle: 04-12-2014.

L'Ancien Ministre Djono Ahaba et le Gégéral Joseph Zoundeiko. ©CNC
L’Ancien Ministre Djono Ahaba et le Gégéral Joseph Zoundeiko. ©CNC

La restauration de l’autorité de l’Etat dans les villes de province dans le nord de la République Centrafricaine pose problème. A Kaga Bandoro, chef lieu de la Nana Gribizi, Gaston Yéndémo, le préfet nouvellement affecté a été empêché par les ex-rebelles de la Séléka de prendre ses fonctions administratives le lundi 1er décembre 2014. Les ex-Séléka basés dans la ville se sont farouchement opposés à son installation.

Dans la préfecture du Bamingui Bangoran dans le nord, les membres de la mission d’installation du nouveau préfet Mahamat Abdoulaye ont été attaqués par une bande armée dimanche dernier à Ndélé. Trois membres de la mission ont été blessés par balle et transférés à l’infirmerie de la base militaire du camp M’Poko à Bangui pour des soins.

Parmi les blessés, le préfet de Bamingui Bangoran, Mahamat Abdoulaye, le directeur général de l’Administration du territoire, Jean Louis Léa, et le commissaire entrant de la ville de Ndélé. Les trois personnalités blessées ont subi une intervention chirurgicale après leur évacuation sanitaire à Bangui.

« Un groupe de six à huit hommes est arrivé à l’endroit où ils ont été installés. Ils les ont fait sortir et les ont fait coucher par terre, menaçant de les tuer. C’est alors qu’ils entendent des mouvements de véhicules dont toute vraisemblance indiquée que c’était des Sangaris qui venaient. En voulant prendre la fuite ils ont envoyé des rafales de mitraillettes sur les personnes couchées », a expliqué le ministre de l’Administration du territoire, Modibo Bachir Walidou.

Modibo Bachir Walidou invite les ex-combattants, signataires des accords de cessation des hostilités de Brazzaville, à respecter leurs engagements. « Dans les deux cas, il s’agit de personnes qui ne mesurent pas le sens de ces actions. Ces genres d’actes sont de véritables défis qu’elles se lancent à elles-mêmes d’abord et au pays en général. Je voudrais rappeler à tout le monde que les parties signataires de l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville, accord qui a été paraphé le 23 juillet 2014. Il est prévu dans cet accord un article 3 dit que les parties s’engagent à faciliter les activités de l’Etat », a martelé Bachir Walidou.

Sur l’initiative du Premier ministre Mahamat Kamoun, les ministres résidents des 16 préfectures du pays ont effectué des déplacements dans leurs zones de juridiction afin de sensibiliser les populations sur l’organisation du dialogue politique inclusif de janvier 2015. Les autorités administratives affectées dans ces préfectures devront en effet être installées. Seulement, les missions dans le Bamingui Bangoran et la Nana Gribizi se sont révélées dangereuses, les villes étant encore sous-contrôle de l’ex-rébellion Séléka, pourtant signataire de l’accord de cessation des hostilités de Brazzaville.

La tension est aussi montée d’un cran mardi soir à Bambari au centre est du pays

La mission sécuritaire précurseur à la visite de Alexandre Ferdinand Nguéndet, président du Conseil National de Transition (CNT), composée d’éléments des Forces armées centrafricaines (FACA) est prise à partie mardi soir à Bambari par un groupe d’ex-Séléka, fidèle au général Joseph Zoundéko. Le bilan de l’attaque fait état de deux morts dont un coté ex-Séléka et un blessé grave côté FACA. Le corps de la victime ainsi que le blessé sont évacués ce mercredi par avion sur Bangui.

« Les ex-Séléka basés ont vu passer les militaires. Après les formalités routières, ces derniers sont revenus dépanner l’un des deux véhicules tombés en panne. Ils se sont vus approchés par les éléments Séléka en faction. L’un des Séléka a arraché l’arme d’un des militaires et a automatiquement tiré sur le sergent chef qui est tombé mort avant de d’ouvrir le feu sur un autre soldat », a indiqué un témoin joint au téléphone par RNL.

Le président du parlement provisoire est arrivé ce mercredi à Bambari. Il compte rencontrer la population.

RNL n’a encore pas pu joindre le général Zoundéko cité dans l’affaire.

Fondation Hirondelle

Centrafrique: grand retour en scène politique du parti Kwa na kwa de François Bozizé

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Présidente-des-femmes-du-KNK.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Présidente des femmes du KNK
Présidente des femmes du KNK. ©2014CNC

Grand retour en scène politique du parti Kwa na kwa de François Bozizé

Bangui – Corbeau News Centrafrique (04-12-2014). Initialement prévue pour le mois d’octobre dernier, c’est finalement ce 3 décembre 2014 que la rentrée politique du parti Kwa na kwa (KNK) a eu lieu, d’abord à l’hôtel Legder Plazza, puis au siège national du parti. Bertin Bea, Secrétaire général par intérim, a présidé la cérémonie qui a mobilisé des centaines d’ouvrières et ouvriers du KNK. Il s’agit d’une rentrée politique certes, mais c’est aussi et surtout l’occasion par excellence pour le parti du général président François Bozizé de se positionner sur les thématiques brûlantes de l’heure, après avoir été renversé par coup d’Etat le 24 mars 2013 par l’ex-Coalition Séléka. Et Bertin Bea, Secrétaire général par intérim n’a pas manqué cette opportunité.

Sur le plan de la sécurité, le président par intérim a noté  que le Conseil de sécurité de l’Onu a voté quatre Résolutions dans le seul but de la stabilisation en RCA, allusion faite notamment aux Résolutions 2121, 2127, 2134 et 2149 qui englobent les grands cadres d’appui à la sécurisation des personnes et de leurs biens, ainsi que l’organisation des élections. Mais de l’avis de Bertin Bea, rien n’est au beau fixe au pays de Boganda. « Malgré la montée en puissance de la force onusienne (Munisca) et les moyens logistiques importants en sa possession, l’insécurité se métastase aussi bien à Bangui que dans nos provinces. » a-t-il dit avant de relever, « C’est ici le lieu de s’interroger à haute et intelligible voix sur les motifs qui sous-tendent le non-réarmement des Forces armées centrafricaines (FACA), en vue de leur implication dans le processus de sécurisation du pays. »

Bertin Bea du KNK
Bertin Bea du KNK. ©2014CNC

En ce qui concerne les élections prochaines en RCA, Bertin Bea a déploré d’ores et déjà le fait que le calendrier électoral a été ficelé sans concertation avec les partis politiques, et il en résulte que malheureusement, certains conditions incontournables telles que l’insécurité, la saison de pluie, la situation des personnes réfugiées à l’étranger, ainsi que des déplacés internes et l’enrôlement des électeurs, etc. n’ont pas été prises sérieusement en compte. Aussi, le KNK s’est interrogé du revirement dans le dossier de l’Article 47 du Code électoral relatif à l’usage des cartes biométriques, « alors que l’ensemble des forces démocratiques et les partenaires au développement avaient fait de ce point une exigence du temps de Bozizé. »

Pour ce qui est du très prochain Forum de Bangui, le KNK regrette tout comme certaines formations politiques, les leaders de la plateforme religieuse, etc. le fait que le dialogue à la base au niveau des seize préfectures de la RCA initialement prévue par Catherine Samba Panza ait été escamoté pour aller directement au dialogue de Bangui. Mais entretemps, le KNK sera non-partant pour ces assises si jamais François Bozizé n’y participe pas. Car, à en croire Bertin Bea, il y a en ce moment, « la multiplication des manœuvres et d’artifices juridiques, visant à disqualifier politiquement Monsieur François Bozizé Yangouvonda, alors que sa quotte de popularité connait une montée exponentielle, en dépit des campagnes de diabolisation orchestrées contre lui. » A cet effet, le KNK en appelle déjà à la Médiation internationale de tout mettre en œuvre pour que Bozizé soit présent dans ces prochaines assises de Bangui comme l’ont voulu leurs caractères « inclusifs ». Bea a tenu, par ailleurs, à rappeler que si Bozizé, en son temps a fait venir du Togo Feu défunt président Ange Félix Passé pour prendre part au DPI, il n’y a pas de raison qu’on ne puisse lui faire autant aujourd’hui.

Les militants du KNK à Bangui
Les militants du KNK à Bangui. ©2014CNC

Par ailleurs, le Secrétaire général par intérim du KNK a eu une pensée critique vis-à-vis de Samba Panza, en ce qui concerne sa manière de conduire la transition. En bref, « le népotisme, le tribalisme et le favoritisme ont été érigés en méthode de gestion des affaires de l’Etat. » Bea a illustré cela par le rocambolesque feuilleton du « don angolais » dans lequel, l’entourage de la cheffe de l’Etat de transition s’y est pleinement abîmé. Aussi, le KNK a estimé que Samba Panza fait la politique de « deux poids deux mesures » entre la Séléka et ce parti.

Pour terminer, Bertin Bea a annoncé la tenue prochaine du congrès du KNK qui doit se préparer pour les prochaines échéances électorales en Centrafrique.

Rappelons qu’à l’occasion de cette rentrée politique, le président fondateur du KNK, général président François Bozizé, depuis son exil, a envoyé un message d’encouragement et de paix aux ‘’ ouvrières et ouvriers’’ de son parti, lequel message a été lu par un de ses conseillers politiques, M. Jacob Gbetty. Bozizé a fait craché ses quatre vérités à l’opinion nationale et internationale, puisque dit-il, la RCA était au top niveau et dans plusieurs domaines, quand la crise ouverte par la Séléka avait tout détruit.

Bangui / Fred Krock / Corbeau News Centrafrique.

RCA: les piques aveugles et irresponsables de Catherine SAMBA-PANZA

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Centrafrique-Samba-Panza-le-pouvoir-perturbé.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique Samba-Panza le pouvoir perturbé

Les piques aveugles et irresponsables de Catherine Samba-Panza

Corbeau News Centrafrique: 04-12-2014.  A l’occasion du 56ème anniversaire de la proclamation de l’indépendance de la République centrafricaine qui n’est plus un Etat devant ses amis d’enfance et de parcours politique depuis sa naissance, c’est-à-dire son « indépendance », la Chef de la transition n’est pas restée silencieuse depuis l’affaire angolate qui a coulé tant d’encre et de salive, avec des résultats honteux que le monde connaît. Une raison de plus pour confirmer le manque de souveraineté de ce pays d’Afrique centrale et la mal gouvernance érigée par des pilotes à vue parachutés à la tête du pays.

Je rappelle à l’opinion nationale et internationale que j’avais mentionné dans un de mes articles que le président de transition Michel DJOTODIA qui avait démissionné lors du sommet des Chefs d’Etat de la CEEAC à Ndjamena est le premier président centrafricain qui n’a pas présidé le défilé traditionnel de la fête nationale jusqu’à ce qu’il quitte le pouvoir et bien voilà, Catherine SAMBA-PANZA est le second. On ne va pas réfléchir de midi à quatorze heures pourquoi ils n’ont pas eu la chance de présider avec honneur la fête nationale mais tout simplement parce que en venant au pouvoir ils n’avaient rien de positif dans la tête pour améliorer les conditions de vie des centrafricains. D’ailleurs, ils sont tous deux du clan sélékiste. C’était le premier qui a promu le second Présidente de la délégation de la ville de Bangui. Ensuite, le promoteur a cédé son fauteuil à la promue par la mascarade électorale du fameux Conseil National de Transition (CNT) que préside Alexandre Ferdinand NGUENDET.

Par rapport aux propos tenus à la veille du 1er décembre 2014 dans son message à la nation, cela confirme bel et bien l’amateurisme, la médiocrité et le manque de vision et de solutions pour résoudre les problèmes de l’heure et préparer psychologiquement et moralement la population centrafricaine à une bonne épreuve de consultation populaire pour un retour digne à la légalité constitutionnelle. Dans plusieurs analyses faites par les médias nationaux, il a été relevé que l’instabilité en Centrafrique est la cause des mutineries, des coups d’Etat à répétition et les rébellions qui n’étaient que pour certains hommes politiques centrafricains, notamment François BOZIZE, Michel DJOTODIA et bien d’autres qui ont le culot de se mettre en lice pour 2015, le seul moyen d’accéder à la magistrature suprême de l’Etat pour faire leur loi et s’enrichir illicitement.

Je me mets à la place de la population centrafricaine pour renvoyer la balle à la Chef de la transition en la demandant si c’est la population meurtrie qui a ordonné X ou Y de prendre les armes pour destituer tel président élu démocratiquement ou bien commettre des exactions de tout genre et des violences sexuelles contre nos mamans et nos sœurs en argumentant que c’est tous les centrafricains et centrafricaines qui portent la responsabilité de cette catastrophe politico-humanitaire en Centrafricaine ? Est-ce que ce sont les bébés de cinq ans ou les adolescents de 10 à 12 ans égorgés par les barbares de séléka et d’antibalaka qui sont partis signer les Accords de Libreville et de Congo-Brazzaville ? Est-ce que ce sont les déplacés dans les sites appelés communément « Ledger » à Bangui qui ont pillé une partie du don angolais offert par le président Edouardo dos SANTOS à la République centrafricaine pour accompagner le processus de la transition ?

Catherine SAMBA-PANZA qui a raté le coche du XVème sommet de la Francophonie, n’a-t-elle pas honte de faire une telle déclaration au peuple centrafricain lors de la 56ème célébration de la proclamation de la République ? Quelle carence d’idées novatrices manque-t-il aux autorités centrafricaines qu’on ne voit plus dans le concert des nations, quasiment écartées comme si elles sont des ovnis qui n’ont pas leur place sur la planète terre?

L’instabilité chronique à laquelle la présidente de la transition fait allusion de BOGANDA à son régime de transition, c’est une erreur monumentale. L’ère DACKO 1 n’a pas connu une instabilité jusqu’à ce qu’il y a eu le complot du coup d’Etat de Saint Sylvestre pour que la France installe Jean Bedel BOKASSA au pouvoir.

En effet, la paix et la sécurité sont les priorités de la population et non celles des hommes politiques qui sont les principaux auteurs de la catastrophe centrafricaine. C’est connu de tous depuis fort longtemps et la communauté internationale qui veut à ce que les autorités de transition qui ne sont pas à la hauteur de la tâche s’y attelle pour sortir le peuple du gouffre en question. Dommage que ces autorités de transition qui accusent aveuglement ne s’assument pas par incapacité et confondent leurs rôles de l’heure à ceux qui seront élus d’ici demain pour briguer un mandat à la tête du pays, notamment le futur président légitime de la République et les nouveaux représentants du peuple qui siègeront à l’Assemblée nationale.

Bâtir une nation soudée comme l’a si bien évoqué dans son message, c’est plutôt à elle, la présidente de la transition de faire tout pour rassembler les centrafricains, de s’occuper des centrafricains qui vivent dans une condition inadmissible dans les sites des déplacés pour faciliter leur retour à leurs domiciles respectifs, des réfugiés centrafricains pour qu’ils rentrent au pays afin de participer aux futures consultations populaires dans des conditions appropriées et de trouver des moyens pour améliorer leurs conditions de vie au lieu de mettre tous les centrafricains dans le même sac et les vilipender. C’est de l’injure.

Faire du progrès pour un peuple c’est de lui réunir les moyens qu’il faut pour son épanouissement, son développement et de son émergence. C’est une honte que les autres pays du continent qui ont accédé à l’indépendance dans la même année que la République centrafricaine sont sur la voie de l’émergence et que nous autres on a toujours le nez dans un magma de boue puante.

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

Pierre INZA

Francophonie / Dakar : La perte du Secrétariat Général de l’OIF annonce la chute des dictateurs africains et également un danger dans l’espace francophone

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Sommet-de-la-Francophonie-à-dakar.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Sommet de la francophonie à dakar

 

La perte du Secrétariat Général de l’OIF annonce la chute des dictateurs africains et également un danger dans l’espace francophone

Dakar (Corbeau News Centrafrique): 04-12-2014. C’est dans un climat de guéguerre politique assourdissant que le XVème sommet des chefs d’Etat de l’espace francophone s’est déroulé à Dakar, capitale du pays (Sénégal) du Secrétaire Général sortant Abdou DIOUF qui cède son fauteuil à la canadienne Michaëlle Jean, qui, enthousiasmée après sa victoire le 30 novembre 2014 a déclaré de faire de l’OIF un espace francophone moderne.

 

A travers les discours lors de la cérémonie d’ouverture, on relève ce climat de polémique ou du moins de mésentente entre les chefs d’Etat et de gouvernement qui ne dit pas son nom. Il est rare de voir le président tchadien dire un discours à des moments pareils sans soulever la tête et avec une voix peu claire et non imposante comme si le président Deby en venant au dernier sommet n’était pas en bonne santé ou soit choqué par un comportement inamical d’un de ses pairs. Le débat sur le choix du successeur d’Abdou DIOUF qui part à la retraite ne semble pas être un problème pour Idriss DEBY ITNO qui a été plat dans son discours malgré qu’il a soulevé comme tant d’autres chefs d’Etat le problème du terrorisme qui menace la sous-région d’Afrique centrale avec la montée en puissance de la secte islamique Boko Haram. Au lieu de deux jours qu’il faut passer à Dakar, le chef de l’Etat tchadien est rentré dans son pays dans l’après-midi après la cérémonie d’ouverture du sommet. Des dossiers lourds concernant la sous-région ont été soulevés par le président camerounais Paul BIYA qui a interpellé ses homologues d’être solidaires dans la lutte contre Boko Haram et la fièvre hémorragique Ebola qui fait rage dans certains pays d’Afrique de l’ouest. La situation du Lac Tchad a été évoquée par le président camerounais mais ce n’était pas à l’ordre du jour du XVème sommet des chefs d’Etat et de Gouvernement de la francophonie. Toutefois, ça vaut la peine de l’évoquer pour interpeller la solidarité internationale.

 

Psychologiquement, les chefs d’Etat francophones sub-sahariens ont été frappés par la mise en garde du président français François HOLLANDE à la veille du sommet dans son discours tenu à Conakry sur l’ambition de la plupart des présidents africains francophones qui vise à modifier la constitution de leur pays. Ce dernier a félicité par contre l’acte posé par le peuple burkinabé à travers l’insurrection populaire qui a fait fuir l’ancien président Blaise Compaoré du pouvoir. L’exemple burkinabé doit servir de leçon en Afrique a-t-il déclaré avant de fouler le sol du pays de la Téranga. Le président congolais Denis SASSOU NGUESSO qui a présenté son candidat Henri LOPEZ ne lâche pas prise. Car, pour lui, et ses inconditionnels ethnicisés, le « Congo n’est pas le Burkina ». Le XVème sommet de la francophonie n’était qu’une tribune des chefs d’Etat et de gouvernement qui se regardaient en chiens de faïence, il faut le.dire Idriss DEBY, après avoir quitté Dakar dans la fin de l’après-midi le premier jour sans participer au choix du successeur d’Abdou DIOUF, c’est au tour de SASSOU NGUESSO de quitter la salle, front plié le deuxième jour après l’échec du candidat congolais. Tout est préparé à l’évidence pour que les chefs d’Etat africains soient déçus pour leur ambition antidémocratique et renoncent à leur projet de modification de la constitution. Il n’y a pas eu d’élection mais plutôt un consensus autour de la candidature de la canadienne Michaëlle Jean qui aura à élaborer de nouvelles stratégies pour la modernisation de l’espace francophone en tenant compte des enjeux économiques qui se dégagent à travers le thème du sommet : « femmes et jeunes en francophonie : vecteurs de paix, acteurs de développement ». Depuis le sommet de Kinshasa, la nouvelle patronne de l’OIF n’a pas dormi sur ses lauriers. Elle a pris son bâton de pèlerin pour rencontrer bon nombre de chefs d’Etat et de gouvernement francophone et en particulier le président français François HOLLANDE avec qui le lobby s’est construit afin que sa victoire puisse se concrétiser à Dakar face aux quatre hommes qui se sont opposés à elle. les présidents gabonais et congolais, Ali BONGO et Joseph KABILA  avaient emboîté le pas à Idriss DEBY avant le dîner offert par le président Macky SALL. La discussion sur le choix du futur Secrétaire Général de l’OIF a aggravé la tension et vu le retrait du président ivoirien Alassane OUATTARA avant que le consensus soit trouvé, suivi du président équato-guinéen Théodoro OBIANG NGUEMA qui était d’abord mécontent pour le fait qu’on ne lui a pas donné la parole à l’ouverture du sommet et de surcroît le complot qui s’est monté pour que Michaëlle Jean surclasse les autres candidats. Avant le sommet de huis clos tenu le deuxième jour, un mini huis clos a eu lieu en coulisse entre François HOLLANDE, Macky SALL et Denis SASSOU NGUESSO pour convaincre ce dernier afin qu’il retire la candidature d’Henri LOPEZ. Le président congolais s’est entêté pour maintenir son candidat en lice. Et finalement c’est la canadienne qui a remporté la victoire pour la succession contre Augustin Nze Nfumu (Guinée équatoriale), Henri Lopez (Congo), Pierre Buyoya (Burundi) et Jean Claude de l’Estrac (Ile Maurice). En outre la perte du poste de Secrétariat Général de l’OIF par les africains, beaucoup de Chefs d’Etat africains ont manifesté leur mécontentement pour le fait qu’on leur a privé la parole. La perte du Secrétariat Général par les africains annonce éventuellement la perte de pouvoir des dictateurs africains qui veulent rempiler mais également une crise de l’espace francophone car les africains ne voient pas de bon œil le fauteuil du Secrétariat Général qui leur a été méchamment arraché. Les parrains de Michaëlle Jean auraient dû laisser Henri LOPEZ succédé à Abou DIOUF et éviter le danger qui guette  l’espace francophone après la victoire de la canadienne.

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

Pierre INZA

RCA: DE LA MARCHE DOULOUREUSE À UN APPEL AU DJIHAD DE CŒUR (Par: Robert ENZA)

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Corbeau News Centrafrique: 03-12-2014.

Robert INZA
Monsieur Robert INZA

RCA: DE LA MARCHE DOULOUREUSE À UN APPEL AU DJIHAD DE CŒUR POUR QUE CESSE CETTE SOUFFRANCE QUI NOUS ACCABLE.

De la rentrée de la coalition séléka sur le territoire, le 12 décembre 2012.

Elle occupe en un temps record tout l’arrière-pays par une vague de destruction systématique des indices de l’Etat et ceux des églises, des attaques contre les personnes civiles, le pillage des biens d’autrui, un véritable feu qui arrive par le Nord dont le point de regroupement sera la ville de Sibut.

De la fameuse ligne rouge de Damara imposée par les forces africaines, une façade, une mascarade, et la ligne rouge de la honte fut traversée pour créer la crise…

Ainsi, le dimanche 24 mars 2013, la Séléka prend le contrôle de la capitale, Bangui; le président François Bozizé s’en fuit et elle fait exploser une violence des plus inouïes et accompagnée de pillage des biens des personnes. La séléka agit comme une force d’occupation, impose un état de siège en utilisant la violence pour asseoir sa domination.

En Août 2013, des milliers de civils hommes, femmes et enfants prennent le tarmac de l’aéroport de Bangui, fuyant les attaques de la Séléka. Il va s’en suivre la naissance des auto-défenses « antibalaka ». Des voix se lèvent dénonçant les crimes, les tueries, les viols, les vols des séléka.

Novembre 2013, plusieurs affrontements entre la Séléka et l’anti-balaka, qui prennent une allure inter-religieuse, parce que la séléka est à majorité disant musulmane et l’antibalaka prétendue chrétienne. Des familles entières, chrétiennes ou musulmanes seront endeuillées durant ces affrontements.

Décembre 2013, l’arrivée de la MISCA, ainsi que de l’opération Sangaris, une force militaire de la France, va faire éviter le pire. La MISCA tchadienne décriée par les centrafricains et la communauté internationale, quitte Bangui.

En janvier 2014, Djotodia et Tchangaye sont appelés à N’Ndjamena et remerciés. Tchangaye reviendra au pays et Djotodia lui prendra la route du Bénin. Ils seront remplacés grâce à un simulacre de démocratie noire.

Avril 2014, plusieurs milliers de musulmans fuient la capitale vers le nord du pays, escortés par la Misca, sans oublier la vague des étrangers qui quittent le pays où ils se sont installés des années.

Septembre 2014, La MISCA est versée dans la Minusca une mission onusienne pour stabiliser le pays.

Donc, du sommet de Libreville où le pouvoir a été partagé entre Bozizé et Djotodia !

Du sommet de N’Djamena, où Deby ne reconnaît plus Djotodia et Tchangaye !

Du sommet de Malabo, proposant un plan d’actions de sortie de crise !

Du sommet de Brazzaville, où on a rédigé et signé un accord sur la cessation des hostilités !

De la question du Gouvernement et du CNT, deux organes à épaisseur, qui ne se contentent de petits milligrammes de représentativité publique par mois,  du moins !

Les Séléka, les Antibalaka et les autres groupes armés !

Les sangaris non intégrés à la Minusca, un statut à part !

La Minusca en casques bleus  et leurs véhicules blancs frappés des lettres UN qui grouillent dans les rues de Bangui !

Et le peuple centrafricain dans tout ça, est dans sa souffrance ; il se bat tous les jours pour vivre le jour au jour.

Cette crise est derrière nous, mais ces conséquences drastiques et traumatiques continuent de produire des effets qui contrecarrent les efforts de rapprochement et de rassemblement.

Les centrafricains « chrétiens et musulmans » doivent se parler et ceci sans intermédiaire. Nous en appelons à un « djihad de cœur » pour mettre un terme à cette division et reprendre une vie normale. Chercher les nouvelles de l’autre, chercher le contact de l’autre, se rencontrer, se saluer et se parler est très important. Renouveler les contacts individuels harmonieux qui jadis existaient. Parler de ce qui s’est passé dans un esprit libéré et dégagé. Comprendre et commencer à faire un travail sur soi-même et autour de soi. De façon progressive et individuelle sans grande cérémonie à effet d’annonce, c’est ainsi que nous arriverons. Quelque soit la cérémonie, les relations humaines sont avant tout individuelles. Les associations et les groupements viendront en développement en tant que famille nucléaire.

Entrepreneur leader politique

Robert ENZA

Déclaration de la Coordonnatrice humanitaire principale en République centrafricaine

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Corbeau News Centrafrique: 03-12-2014.

Coordonnatrice humanitaire de la RCA

Déclaration de la Coordonnatrice humanitaire principale en République centrafricaine

(Bangui, 03 décembre 2014): La Coordonnatrice Humanitaire principale en République centrafricaine, a conduit du 27 au 30 novembre 2014 une mission à Dekoa et dans la préfecture de Nana Gribizi. L’objectif de la mission était d’évaluer la réponse humanitaire et d’identifier les besoins prioritaires. Des agences des Nations Unies, des Organisations non gouvernementales (ONG) nationales et internationales et la représentante du Ministère des affaires sociales et de l’action humanitaire y ont participé.
A Dekoa, les acquis récents de stabilité témoignés par la diminution du nombre de personnes déplacées (PDI), la réouverture du centre de santé et du marché, doivent être consolidés. Le travail réalisé par la mission catholique pendant les moments forts de la crise, en accueillant les PDI et en leur fournissant les premiers soins, est à remercier.
A Kaga Bandoro où l’hôpital préfectoral et les sites spontanés ont été visités, les besoins urgents identifiés sont la sécurité dans la zone, les besoins alimentaires, les abris, l’éducation et les non vivres. Les PDI rencontrées sur les sites souhaitent retourner chez elles dès que la sécurité et une assistance dans leur zone de retour, sont assurées. Alors que tout au long de l’axe Kaga Bandoro-Mbatta, la population retourne graduellement et les différentes activités se remettent en place avec la reprise des structures scolaire et sanitaire grâce à l’intervention de la communauté et des actions humanitaires, le village de Mbatta reste un village déserté dont les habitants sont en brousse et ne demandent que la sécurisation de leur localité pour leur retour.
Il est encourageant de rencontrer ces retournés même si ce retour est timide dans certaines zones. Il est par contre inacceptable de voir d’autres populations, avec femmes, enfants, personnes âgées, retourner en brousse pour rechercher de la sécurité mettant ainsi en péril leur santé.
Quant à des groupements peulhs rencontrés, l’instabilité les oblige à adopter des modes de vie différents des leurs, rendant également ces populations plus vulnérables.
Quelles que soient les populations civiles, les humanitaires continuent à déployer tous leur efforts pour favoriser l’accès au service de base, aider les plus vulnérables, créer des conditions favorables au retour et travailler sur la résilience.
“Je me réjouis de l’annonce de la restauration de l’Etat dans la région et de l’augmentation de la patrouille Minusca qui contribueront à la sécurisation et redonnent espoir “, a déclaré Mme Bourgeois.

La République centrafricaine continue de faire face à une grande crise humanitaire. Environ 2,7 millions de personnes sur 4,6 millions d’habitants en RCA, ont besoin d’une assistance humanitaire.