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Centrafrique: liste des personnes dont leurs avoirs financiers sont gelés par la France

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www.legifrance.gouv.fr  /  Corbeau News Centrafrique: 03-11-2014,  21h33.

 

République Française

JORF n°0253 du 31 octobre 2014 page 18219
texte n° 20

ARRETE

Arrêté du 29 octobre 2014 portant application des articles L. 562-1, L. 562-2 et suivants du code monétaire et financier

NOR: FCPT1418367A

Par arrêté du ministre des finances et des comptes publics en date du 29 octobre 2014, compte tenu des résolutions 2134 (2014), 2127 (2013) et 2121 (2013) adoptées par le Conseil de sécurité des Nations unies respectivement à sa 7 103e séance le 28 janvier 2014, à sa 7 072e séance le 5 décembre 2013 et à sa 7 042e séance le 10 octobre 2013 ; compte tenu de la décision du Conseil de l’Union européenne 2013/798/PESC modifiée concernant des mesures restrictives à l’encontre de la République centrafricaine ; vu le code monétaire et financier, notamment son article L. 562-1 ; vu le code monétaire et financier, notamment son article L. 562-2 ; considérant que :
BOZIZE (Jean-Francis), né le 19 février 1970 à Bangui, République centrafricaine, de nationalités française et centrafricaine, domicilié dans les Yvelines ;
OUEIFIO-GONINGAI (Ange-Barthélémy), alias : a) Ange Barthélémy OUEIFIO ; b) Ange Barthélémy GONINGAI-OUEIFIO ; c) Ange Barthélémy GONINGAL ; d) Ange OUEIFIO, né le 29 mars 1976 à Bangui, République centrafricaine, de nationalité française, domicilié en Seine-et-Marne ;
OUEIFIO (Feibonazoui Mberendeh), né le 22 mai 1980 à Bangui (République centrafricaine), de nationalité française, domicilié en Seine-Saint-Denis ;
MAHAMAT KATAP (Abdelmanane), alias : a) Abdel Manane KHATAB MAHAMAT, b) Abdelmaname MAHAMAT, c) Abdel Manane MAHAMAT KATAP, d) Abdel Manane KATAPE MAHAMAT, né le 22 juillet 1968 à N’Djamena (Tchad), de nationalité française, domicilié dans l’Oise ;
DANBOY BAGALE (Eric), alias : a) Eric DANBOYE, b) Eric DANBOYE BAGALE, d) Eric DANBOY, né le 27 décembre 1978 à Bangui (République centrafricaine), domicilié en Centrafrique,
œuvrent à la déstabilisation de la République centrafricaine et à l’encontre des objectifs poursuivis par les résolutions ci-dessus citées, et tentent de commettre un acte de terrorisme au sens de l’article 1er, paragraphe 3, sous-paragraphes c et i, de la position commune 2001/931/PESC du Conseil du 27 décembre 2001 dans le but de gravement intimider une population, contraindre indûment des pouvoirs publics et gravement déstabiliser les structures fondamentales politiques et constitutionnelles d’un pays.
Sont gelés les fonds, instruments financiers et ressources économiques qui appartiennent aux personnes ci-dessus mentionnées. Sont interdits les mouvements ou transferts de fonds, instruments financiers et ressources économiques à leur bénéfice.
Le directeur général du Trésor est chargé de la mise en œuvre du présent arrêté, dont les dispositions entrent en vigueur à la date de sa publication au Journal officiel de la République française et pour une durée de six mois.
Notification des voies et délais de recours
Le présent arrêté peut être contesté dans les deux mois à compter de sa notification, soit par recours gracieux adressé au ministère des finances et des comptes publics, 139, rue de Bercy, 75572 Paris Cedex 12, télédoc 233, ou à liste-nationale@service-eco.fr, soit par recours contentieux auprès du tribunal administratif de Paris, 7, rue de Jouy, 75181 Paris Cedex 04, téléphone : 01-44-59-44-00, télécopie : 01-44-59-46-46, urgences télécopie référés : 01-44-59-44-99, greffe.ta-paris@juradm.fr. En l’absence de réponse à un recours gracieux dans les deux mois qui suivent la date du recours, il y a rejet implicite de la demande et le tribunal administratif de Paris pourra être saisi dans les deux mois suivant le rejet implicite.

 

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Téléchargé la liste au format PDF: la France gèle les avoirs du Groupe Bozizé

Eufor-RCA: l’armée belge doit renoncer à une mission en Centrafrique faute de crédits

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La Capitale.be  /  Corbeau News: 03-11-2014,  21h17.

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L’ armée belge vient, pour la seconde fois en quelques mois, de renoncer à participer, faute de crédits, à l’opération de l’Union européenne en Centrafrique (Eufor RCA), a-t-on appris lundi de sources concordantes.

À la mi-octobre, une compagnie (soit une bonne centaine d’hommes) du 12ème/13ème bataillon de Ligne de Spa, une unité d’infanterie légère, a reçu un ordre d’avertissement : se tenir prête à se déployer vers la fin de l’année à Bangui. dans le cadre de l’Eufor pour sécuriser durant trois mois l’aéroport de la capitale centrafricaine. Mais une semaine plus tard, le contre-ordre est venu, après que l’état-major de la Défense a appris que le gouvernement imposait des économies à hauteur d’environ 220 millions d’euros l’année prochaine au département.

L’information sur l’annulation, à un stade très précoce des préparatifs, de cette possible mission a été confirmée lundi par plusieurs sources militaires en marge de la visite du nouveau ministre de la Défense, Steven Vandeput, aux unités de la composante Terre.

Déjà l’an dernier sous le gouvernement Di Rupo, la Belgique avait dû renoncer, pour des raisons budgétaires, à la force européenne en Centrafrique, l’Eufor-RCA,

Cette mission, forte de quelque 750 soldats et gendarmes, assure le maintien de l’ordre à l’aéroport de Bangui et dans le camp de réfugiés de Mpoko, tout proche de l’aérodrome. Son mandat a été prolongé par l’UE fin septembre de trois mois, jusqu’en mars 2015.

La Capitale.be

Que retenir de Bangui et de l’opération EUFOR RCA à Bangui ?

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En allant à Bangui fin octobre et au fil des discussions avec les différents membres et responsables de l’opération de maintien de la paix de l’Union européenne (EUFOR Rca) déployée dans la capitale centrafricaine, j’ai pu mesurer certaines réalités. Les quelques termes, qui servent parfois à caractériser la situation sur le terrain, ne sont pas juste des mots. L’Etat centrafricain reste à construire. La tâche n’est pas minime.

1° La « volatilité du terrain » n’est pas un vain mot. Ayant patrouillé avec les équipes du général Lion durant 3 jours durant, j’ai vu en 72 heures la situation s’améliorer largement dans les mêmes rues qu’on avait parcouru quelques heures auparavant.

2° L’amélioration de la situation à Bangui est visible. Mais tout n’est pas gagné. Un cran a été franchi. Mais un cran réversible. Et il importe de la consolider, et de le faire rapidement.

3° La sécurité assurée par les multinationaux n’est pas tout. Les seules patrouilles multinationales de sécurité ne suffiront pas à maintenir la sécurité, même si elles sont plus efficaces. Le relais doit être assuré par les Centrafricains. La plus grande douleur que j’ai perçues chez les habitants de Bangui, ce n’était pas seulement l’insécurité. Mais qu’aucun policier, militaire, centrafricain – des gens de chez eux – ne répondait à leurs appels.

Un besoin de justice. Ce n’est pas seulement d’élections, ou de démocratie, dont le pays a urgemment besoin. C’est de justice au sens général du terme, d’équité, de prise en compte des besoins de la population qu’il y a besoin. L’impunité est la pire des insécurités.

Poser un édifice pour l’avenir importe de prendre en compte d’abord les urgences. Vouloir faire selon des normes pensées, réfléchies sur le mode européen où le temps est possible, le consensus démocratique acquis et où une motion de censure est de l’ordre de l’ordinaire démocratique est illusoire. La volonté de rebâtir un Etat en partant de A à Z semble une théorie. Des lois d’urgence doivent être établies rapidement, par décret éventuellement, pour permettre aux juges de faire leur travail. Il n’y a rien de pire que d’avoir plusieurs dizaines de jeunes en prison avec, au fond d’eux-mêmes, un profond sentiment d’injustice, de ne pas être écoutés. Quand ils vont sortir, je crains le pire.

6° L’écusson, le drapeau européen apporte incontestablement un + dans ce pays. Même si la mission est limitée à Bangui, on ne peut nier l’impact des hommes du général Lion. Les sections française, géorgienne, lettone, polonaise, espagnole et italienne tout comme la Cimic finlandaise qui patrouillent dans les rues apportent incontestablement une certaine fraîcheur, une notion du maintien de l’ordre, impartiale, qui ne peut être pris à partie par l’accusation de néocolonialisme.

(Nicolas Gros-Verheyde avec B2)

La République centrafricaine en quête de justice

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IRIN   /  CNC : 03-11-2014,  18h29

La République centrafricaine en quête de justice

Des combattants de la Séléka en RCA – il se peut que certains doivent répondre de crimes de guerre

La procureure de la CPI, Fatou Bensouda, a annoncé en septembre que la Cour était prête à ouvrir sa deuxième enquête en RCA. Selon elle, l’examen préliminaire du mois de février a « rassemblé et analysé scrupuleusement les informations pertinentes émanant de diverses sources fiables », ne laissant aucun doute sur la légitimité d’une intervention de la CPI en vertu du Statut de Rome. « La liste des atrocités commises est interminable », a-t-elle souligné. « Je ne peux pas ignorer ces crimes présumés. »

Il se peut que les enquêtes préliminaires soient bouclées à l’heure qu’il est, et que la CPI s’apprête à mener une enquête complète, mais La Hague ne s’est pas prononcée sur les délais à prévoir avant que les suspects soient identifiés, les mandats d’arrêt délivrés et les accusés traduits en justice.

Séléka et anti-balaka, recherchés au même titre pour crimes de guerre

Un rapport du Bureau du procureur de la CPI, daté du 24 septembre, décrit en détail la manière dont la RCA a plongé dans la guerre civile en août 2012, ainsi que le rôle tenu par les insurgés de la Séléka et par les milices anti-balaka qui ont tenté de contrer la rébellion. La CPI dépeint une période de persécutions et de pogroms pendant laquelle des citoyens ordinaires étaient régulièrement pris pour cible en raison de leur appartenance ethnique ou religieuse. Le document se fait écho de rapports antérieurs produits par des organisations telles que Human Rights Watch (HRW) et la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), et de témoignages de défenseurs centrafricains des droits de l’homme. Mme Bensouda elle-même accuse les combattants de la Séléka et les anti-balaka d’avoir commis « des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre, notamment le meurtre, le viol, le déplacement forcé, la persécution, le pillage, les attaques contre des missions d’aide humanitaire et le fait de faire participer des enfants âgés de moins de quinze ans à des hostilités ».

La Commission des Nations Unies lance un appel au dialogue entre chrétiens et musulmans

La Commission d’enquête des Nations Unies sur les violations des droits de l’homme en RCA, instaurée par la résolution 2127 du Conseil de sécurité en décembre 2013, tire des conclusions similaires. Après une première visite en RCA en mars 2014 et une étude de suivi aux mois d’avril et de mai, la commission a présenté son rapport préliminaire en juin. Le document soulignait la prévalence d’exécutions extrajudiciaires, de disparitions forcées, d’actes de torture ainsi que d’arrestations et de détentions arbitraires. Le président de la Commission, le Camerounais Bernard Muna, ancien procureur adjoint du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), a mis en garde contre le « discours de haine » alimentant les tensions et a appelé de ses vœux un dialogue urgent entre musulmans et chrétiens.

Tensions et terreur pour la profession juridique

La CPI bénéficie du clair soutien du gouvernement intérimaire de la présidente Catherine Samba Panza. Dans un communiqué adressé à la CPI le 30 mai faisant allusion à la situation en RCA, le gouvernement de Mme Samba Panza a évoqué « de nombreux cas de crimes contre l’humanité et autres odieuses violations des droits de l’homme perpétrés depuis 2012 ».

Tandis que l’action de la CPI prend de l’ampleur, défenseurs des droits de l’homme et experts juridiques n’ont de cesse de dénoncer les carences flagrantes du système judiciaire centrafricain.

Les magistrats ont vu leur salaire augmenter avec l’arrivée au pouvoir de Michel Djotodia en mars 2013. Cependant, à l’instar de nombreux autres secteurs de l’administration, le système judiciaire tourne bien en deçà de sa capacité normale et fait face à de graves difficultés. Le manque de ressources fondamentales est un inconvénient, mais les risques encourus quotidiennement par les magistrats et leurs collègues sont encore plus éloquents. « Lorsque les magistrats essaient de faire leur travail correctement, ils sont menacés, ainsi que leurs familles », a dit un procureur adjoint à IRIN. « Pour l’heure, la priorité est de sauver nos propres vies. »

« Même dans les salles d’audience, la sécurité n’est pas garantie », s’est plaint un fonctionnaire du ministère de la Justice. « Il est fréquent que des proches des personnes inculpées se rendent au tribunal pour faire pression. »

Plusieurs détenus se sont échappés et ont rejoint les rangs de différents groupes armés. Du fait des difficultés de fonctionnement des structures policières et militaires en RCA, des soldats de l’opération militaire française Sangaris ont arrêté des combattants anti-balaka. Mais l’un des principaux dirigeants du mouvement anti-balaka, Patrice-Édouard Ngaïssona, a ultérieurement été relâché par les autorités.

« Créer un système judiciaire efficace, avec des prisons, des forces de l’ordre et autres institutions publiques fondamentales, en partant de zéro ou presque, est une entreprise colossale et complexe qui ne peut se faire en rognant sur les coûts ».

Lors d’une visite à Bangui en avril 2014, le Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme de l’époque, Navi Pillay, a dénoncé « l’impunité totale, l’absence de justice, de lois et d’ordre en dehors de ce qu’apportent les troupes étrangères ».

Un besoin de justice endogène

Mme Pillay s’est prononcée en faveur de profondes réformes juridiques et de la création d’une commission nationale des droits de l’homme, en avertissant toutefois : « Créer un système judiciaire efficace, avec des prisons, des forces de l’ordre et autres institutions publiques fondamentales, en partant de zéro ou presque, est une entreprise colossale et complexe qui ne peut se faire en rognant sur les coûts ».

Dans son rapport de juillet 2014, République centrafricaine : il est temps de rendre des comptes, Amnesty International a critiqué l’approche hésitante de la communauté internationale vis-à-vis des problèmes de la RCA en matière de justice et de droits de l’homme.

Amnesty a souligné l’importance d’une prise de responsabilité accrue de la RCA dans l’administration de la justice, sans quoi le pays en paiera les conséquences. « Si la République centrafricaine ne lance pas ses propres enquêtes et poursuites, de nombreux auteurs de crimes relevant du droit international continueront d’échapper à la justice »

Un tribunal pénal spécial pour Bangui

Au nombre des recommandations d’Amnesty figure la création d’un tribunal « hybride », composé à la fois de personnel centrafricain et international. Selon l’organisation, un tel organe pourrait contribuer à apporter crédibilité au système judiciaire national et à le rendre plus digne de confiance.

La procureure de la CPI, Fatou Bensouda : « La liste des atrocités est interminable. »

La RCA semble s’engager dans cette voie. En août, le gouvernement et la Mission des Nations Unies en RCA (MINUSCA) ont signé un accord relatif à l’instauration d’un tribunal spécial, composé de magistrats centrafricains et d’experts juridiques étrangers. Tandis que la CPI s’occupera de juger les criminels les plus dangereux du pays, le tribunal spécial s’attaquera aux violations des droits de l’homme et aux manquements au droit international humanitaire, y compris aux actes de violence sexuelle et aux violations des droits des enfants. La création du tribunal dépend de l’adoption d’une loi par le Parlement intérimaire de la RCA, le Conseil national de transition (CNT). D’après des sources contactées par IRIN au ministère de la Justice, cette loi devrait être en place d’ici fin 2014.

Une unité d’enquête prête à aller plus loin

En avril 2014, le gouvernement a annoncé la création d’une Cellule spéciale d’enquête et d’instruction (CSEI). La mission de la CSEI, qui travaille sous la houlette du procureur général de la Cour d’appel, va bien au-delà du conflit récent puisqu’elle couvre des crimes commis à partir du 1er janvier 2004, soit neuf mois après le début du mandat de François Bozizé qui dura 10 ans. Cela témoigne d’une volonté d’équilibre, en ne cantonnant pas les enquêtes à une seule administration. Parmi les « crimes graves » sujets à enquête figurent les crimes contre l’humanité, les crimes de guerre et les crimes d’agression. En vertu de son décret fondateur, la CSEI se compose à la fois de juristes, notamment de juges et de procureurs, et de 20 officiers de police judiciaire issus des forces nationales de police et de gendarmerie. Malgré un accueil favorable de la part des experts juridiques et des défenseurs des droits de l’homme, on s’inquiète déjà du manque de ressources et de la capacité de la CSEI à mener des enquêtes de fond, notamment à l’extérieur de Bangui.

La Commission d’enquête mixte créée en mai 2013, sous l’éphémère administration Djotodia, avait soulevé des réserves comparables. Dirigée par Flammarion Gaba, un haut magistrat centrafricain, la commission conférait également un rôle important à Mathias Moruba, le président de l’Observatoire des droits de l’homme (ODH). Les autres membres étaient issus de la gendarmerie et de l’armée. Bien que la commission ait reçu des dizaines de plaintes et de demandes de réparation de la part de victimes de violations des droits de l’homme et autres crimes, son efficacité a été mise en cause. Il semblerait qu’elle ne soit plus opérationnelle.

Convaincre les sceptiques

La détermination affichée de la CPI à poursuivre les criminels de guerre et la création de nouvelles institutions en RCA n’ont pas suffi à convaincre tout le monde.

C’est la deuxième fois qu’il est fait appel à la CPI en RCA. En 2004, le gouvernement Bozizé avait réclamé l’intervention de la CPI à l’encontre de Jean-Pierre Bemba, homme politique et ancien chef rebelle congolais, en accusant les troupes de son Mouvement pour la libération du Congo (MLC) de multiples violations des droits de l’homme en 2002 et 2003, suite à leur enrôlement par le président de l’époque, Ange-Félix Patassé.

Bemba a été arrêté en Belgique en mai 2008 et doit répondre de deux chefs d’accusation de crimes contre l’humanité et de trois chefs d’accusation de crimes de guerre. Le procès a commencé en novembre 2010. D’après la CPI, la clôture des déclarations orales est prévue pour novembre 2014.

Benjamin Grekoy, un petit entrepreneur, a dit à IRIN que le retard accumulé le laissait perplexe. « Cela fait des années que Bemba a été arrêté et son procès n’est toujours pas terminé. Pourquoi ? Quand sera-t-il jugé ? »

M. Grekoy est également sceptique quant à la détermination du gouvernement à enquêter sur des violations des droits de l’homme du passé. « Entre l’époque de Bozizé, celle de Djotodia et Mme Samba Panza aujourd’hui, les enquêtes sont nombreuses, mais sans réel résultat », s’est plaint M. Grekoy. « C’est aux Centrafricains qu’il revient de déposer les armes et d’arrêter de s’entretuer. Autrement nous sommes coincés avec des enquêtes qui ne mènent nulle part. »

Mais Joseph Bindoumi, le président de la Ligue centrafricaine des droits de l’homme (LCDH), se montre plus optimiste.

« À notre niveau, ici à la LCDH, nous pensons que ces initiatives sont les bienvenues, car la justice est l’arme la plus efficace en situation de conflit », a dit M. Bindoumi à IRIN.

« Chaque fois qu’il y a une action du système judiciaire international, la CPI par exemple, cela doit nous encourager, nous autres défenseurs des droits de l’homme, car nous savons que le but de tout ceci est de mettre un terme aux actions des criminels. Pour en finir avec la guerre, des menaces de sanction sont nécessaires. Je sais que tout cela demande du temps, mais les Centrafricains doivent se montrer patients. Ils doivent garder l’espoir qu’un jour les personnes ayant perpétré de graves violations des droits de l’homme devront répondre de leurs actions. »

 

IRIN

cdk/cs/am/cb-xq/ld

Alerte Centrafrique: Quand Madame Dologuelé s’insurge contre la France

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Monsieur-Dologuelé-Anicet.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Dologuelé Anicet

Corbeau News Centrafrique 03-11-2014, 17h50:  Dans un débat en ligne depuis deux jours autour d’un article publié par Corbeau News Centrafrique sur la vente présumée de la robe de couronnement de l’impératrice Catherine Bokassa, Madame Dologuelé, appelée Rosa Parks (C’est son nom de compte Facebook) a qualifié une partie  des centrafricains des nègres” et ne cesse d’attaquer la position de la France. S’agit-il un tournant dans le choix politique des Dologuelés? Une stratégie électorales? Ou une simple haine envers les occidentaux et tous ceux qui sont opposants à eux? En tout cas depuis le début de l’affaire dite “ROBE À 32 MILLIARDS”, le camp Dologuelé ne dorme plus la nuit et cherche à tout prix pour étouffer l’affaire.  Voici une petite partie du débat  en cours:

“Je suis Centrafricaine, je n’ai pas besoin de l’avis des français pour apprécier la situation politique de mon pays. Hà, ces nègres toujours a besoin de l’oeil du colon pour savoir ce qui est bien ou pas pour leur pays? Vivez-vous dans quel siècle?

Lire ici: débat en direct sur affaire de la ventre présumée de la robe de Bokassa

 

Dans une interview audio mise en ligne, Madame Catherine Bokassa n’a pas nié complètement si Dologuelé a vendu sa robe de couronnnement. Par contre elle demande que cette affaire soit traitée au plus haut niveau de l’État en parlant même du Conseil nation de Transition (CNT), de la Justice. En tout cas, pour les Centrafricains, la justice doit saisir de cette affaire pour y faire la lumière aussi rapidement.

Affaire à suivre…

 

Jules Betianga

 

 

 

 

L’opposition ivoirienne dénonce un “exil doré” accordé à Blaise Compaoré

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AA  /  CNC: 03-11-2014,  16h28.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Ville-dAbidjan-en-Côte-dIvoire.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ville d'Abidjan en Côte d'Ivoire
AA

L’opposition ivoirienne dénonce un “exil doré” accordé à Blaise Compaoré

L’ancien parti de l’ex-président Laurent Gbagbo, principale formation de l’opposition ivoirienne, estime que l’ancien président burkinabè doit répondre devant la justice de nombreuses infractions dont il est soupçonné.

AA/ Abidjan/ Yao Fulbert

Le Front Populaire Ivoirien (FPI-opposition) a dénoncé, lundi, la présence du président Burkinabé déchu Blaise Compaoré en Côte d’Ivoire où il bénéficie, depuis vendredi, “d’un exil doré”.

«Blaise Compaoré ne peut pas s’en sortir à si bon compte en ayant en prime un exil doré en Côte d’Ivoire», a souligné la Secrétaire Générale, Porte-Parole du FPI, Agnès Monnet, dans un communiqué publié lundi.

Pour le Front Populaire Ivoirien, Blaise Compaoré doit répondre « devant la justice de tous les crimes dont il est accusé ou soupçonné dans son pays, en Côte d’Ivoire et ailleurs en Afrique de l’Ouest.»

Toujours selon le texte, le parti de Gbagbo accuse ouvertement Compaoré d’avoir « encadré, financé, armé, et offert son pays comme la base arrière d’une rébellion qu’il a lâchée ensuite sur le pays (la Côte d’Ivoire) », sans autre forme d’explication.

Aucune réaction n’a pu être obtenue du camp de l’ex-président burkinabè, jusqu’à 09H45 GMT.

Le communiqué n’a pas, toutefois, adressé de critiques au régime ivoirien pour avoir accueilli le Président déchu.

Chassé par la pression de la rue qui l’accusait d’intenter “un coup d’Etat constitutionnel”, vendredi, Blaise Compaoré, a trouvé refuge, avec son épouse ivoirienne, dans un palais à Yamoussoukro construit à l’initiative de Félix-Houphouët Boigny, qui a dirigé la Côte d’Ivoire de 1960 à 1993. Compaoré y a reçu, dimanche, la visite du Président ivoirien Alassane Ouattara.

Dans un communiqué publié dimanche, le parti ivoirien au pouvoir, le Rassemblement des républicains (RDR) a salué, quant à lui, le président Ouattara pour son « sens élevé de l’amitié et son grand humanisme pour l’accueil et l’hospitalité qu’il a accordé au Président Blaise Compaoré et à ses proches ».

AA

Centrafrique : le jour où la guerre civile a commencé

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Amnesty International  /  Corbeau News: 03-11-2014,  16h23

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Des-anti-balaka-à-Boda-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des anti-balaka à Boda en Centrafrique le 28/08/2104 (Sylvain Cherkaoui/AP/SIPA)
Des anti-balaka à Boda en Centrafrique le 28/08/2104 (Sylvain Cherkaoui/AP/SIPA)

Depuis décembre 2013, la République centrafricaine connaît un déchaînement de violences. Pillages, viols, déplacements de populations, représailles : ce pays, déjà sinistré par de nombreux coups d’État, est le théâtre de scènes insoutenables. Malgré l’intervention de forces internationales, la haine et la peur nourrissent les massacres entre chrétiens et musulmans. En moins d’un an, environ 5 000 personnes y auraient laissé leur vie, selon une enquête de l’agence Associated Press. Retour sur la spirale de cette guerre civile.

Le 5 décembre 2013, marque le véritable point de départ de la guerre civile et l’enlisement de la Centrafrique dans le chaos. Bilan de cette effroyable journée de combats à la machette et à l’arme à feu : 500 morts. Cette lutte sanglante oppose d’un côté, les ex-rebelles de la Séléka, une coalition majoritairement musulmane qui, en mars 2013, a renversé le président François Bozizé. De l’autre, les Anti-balakas, des milices d’autodéfense principalement composées de chrétiens, initialement créées pour lutter contre les bandits et les attaques de groupes armés. Ce jour-là, des colonnes de miliciens anti-balakas, fondent sur Bangui pour reprendre la capitale aux mains des ex-Sélékas. La Misca, une mission de soutien pour la Centrafrique sous la houlette de l’Union africaine est déployée, appuyée par les militaires français de l’opération Sangaris, du nom d’un papillon endémique. La poésie sémantique tranche avec l’horreur du terrain. Sur la route, des cadavres. À la morgue de l’hôpital communautaire d’où s’échappent les cris de désespoir des familles, les corps s’accumulent. Les équipes médicales des ONG se retrouvent submergées par l’ampleur des blessures et le nombre de morts. Dans l’enceinte de la mosquée Ali Babolo, dans le quartier PK5, le plus grand quartier musulman de Bangui, des dizaines de victimes sont alignées au sol, recouvertes par des linges et dissimulées derrière une grande bâche noire.

LES CIVILS DANS LA SPIRALE DE LA VIOLENCE

Les forces internationales n’interviendront officiellement que dans l’après-midi de ce 5 décembre, après avoir reçu le feu vert du Conseil de sécurité de l’Onu. Mais depuis le matin, les miliciens anti-balakas, en grande majorité des jeunes hommes, parfois tout juste sortis de l’adolescence, qui ont investi Bangui, sont décidés à mettre fin aux exactions des rebelles sélékas. Ces derniers viennent principalement du nord de la Centrafrique et sont arrivés au pouvoir grâce à l’appui de combattants du Soudan et du Tchad. Ensemble, ils ont semé la terreur et la désolation sur l’intégralité du territoire. Des villages entiers sont brûlés, des familles se terrent en brousse comme des animaux pour échapper à la mort. C’est avec ces images en tête que les Anti-balakas comptent bien les chasser du pays. Dans un pays à grande majorité chrétienne (80 % environ de la population), les musulmans sont associés à tort aux ex-Sélékas. Le quartier du PK5, autrefois lieu de commerces, devient vite une enclave. Pris au piège, cette communauté est réduite à peau de chagrin. Les musulmans qui étaient à Bangui de 130 000 à 145 000 début 2013 (Onu), ne sont aujourd’hui que quelques milliers. Certains ont réussi à fuir, se délestant de tout signe susceptible de les associer à leur religion, d’autres sont tués quand ils tentent de sortir du quartier, « vendus » parfois par des chauffeurs de taxi qui les abandonnent dans des zones anti-balakas notamment sur la grande route menant à l’aéroport. Ils sont alors lynchés ou exécutés.

Dans les rues de Bangui, les semaines qui suivront ne seront qu’une succession d’actes de vengeance. D’insoutenables scènes de lynchages se déroulent devant les foules qui se pressent au spectacle macabre. Bientôt, le conflit gagne les campagnes ainsi les autres grandes villes du pays. Surtout, il infuse au sein de la population civile qui prend rapidement part aux violences. Bangui se scinde en deux.

Le PK5 se réduit à une rue principale de quelques centaines de mètres aux allures de Far-West. Seuls de grands commerçants fortunés sont restés afin de ne pas laisser leurs biens à la merci d’Anti-balakas ou de simples bandits qui tentent presque quotidiennement des incursions dans la zone. Car le banditisme gagne du terrain. Les jeunes de la capitale multiplient les braquages, les agressions. Imbibés d’alcool et drogués au Tramadol, un puissant anesthésiant, ils profitent du chaos ambiant pour imposer leur loi. On est loin de l’affrontement interconfessionnel qui fut au départ une réalité. Ils s’autoproclament Anti-balakas, n’hésitant pas à se couvrir de gris-gris, à l’instar des miliciens, mais ne sont en réalité que les récupérateurs d’une situation incontrôlée.

Les forces militaires centrafricaines sont vite dépassées. En sous-effectif pour couvrir un vaste territoire où pas une seule région n’est épargnée par les violences, elles parent au plus pressé, maîtrisent ou éteignent les incendies faute de pouvoir les éviter. Le 15 septembre dernier, la Mission des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine, (Minusca) [cf. p.14] prend le relais de la force africaine Misca mise en cause notamment après une série d’incidents entre le contingent tchadien et la population civile qui juge ces militaires partie prenante dans ce conflit, rangés derrière la population musulmane. Dès avril 2014, Amnesty International demandait que les Nations unies et l’Union africaine « ouvrent des investigations indépendantes et impartiales sur le rôle présumé des soldats de la paix de la Misca dans deux incidents survenus à Bangui les 27 et 29 mars 2014, au cours desquels des dizaines de civils ont péri ».

LA COUR PÉNALE INTERNATIONALE ENTRE EN JEU

En Centrafrique où l’État est absent depuis des décennies, une première avancée politique intervient en janvier dernier lorsque les États africains poussent à la démission Michel Djotodia, président à la faveur du coup d’État de mars 2013, et accusé par la communauté internationale de passivité. Catherine Samba-Panza, présidente de transition s’installe au pouvoir le 20 janvier. L’annonce de son élection est accueillie par des cris de joie et des coups de klaxons à Bangui. Celle que beaucoup considèrent comme « la maman de la Centrafrique » appelle aussitôt « ses enfants anti-balakas », comme « ses enfants sélékas », à déposer les armes. Le retour de la sécurité est sa priorité. Elle cherche aussi le rassemblement. Son gouvernement intègre des représentants des deux factions. À partir de mai, quelques musulmans commençaient à revenir chez eux, au PK5. Malheureusement pour y trouver leurs maisons détruites et pillées.

UNE ENQUÊTE LABORIEUSE

L’autre volet indispensable pour espérer un apaisement est celui de la justice jusqu’à présent gravement défaillante (les magistrats sont menacés, les moyens manquent cruellement, les prisons restent des « passoires »). La procureure de la Cour pénale internationale, Fatou Bensouda, a ouvert en septembre dernier une enquête sur une liste d’atrocités présumées commises dans le pays par les milices armées depuis août 2012. Dans un communiqué, elle a dressé une série de « crimes présumés » : « Les informations en ma possession fournissent une base raisonnable permettant de croire que la Séléka et les groupes anti-balakas ont commis des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre, notamment le meurtre, le viol, le déplacement forcé, la persécution, le pillage, les attaques contre des missions d’aide humanitaire et le fait de faire participer des enfants âgés de moins de 15 ans à des hostilités. La liste des atrocités commises est interminable ». L’enquête s’annonce d’ores et déjà longue et laborieuse même s’il ne faut pas chercher très loin pour trouver les preuves des violences et des crimes. Elles se trouvent par exemple dans les cartes mémoires de l’appareil photo du journaliste Jérôme Delay qui dit avoir « vu le diable » en Centrafrique.

Florence Richard

Amnesty International

Processus de désarmement / Ouverture mardi à Abidjan d’un séminaire international sur le DDR

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Abidjan.net  /  Corbeau news Centrafrique: 31-11-2014,  16h16.

© Autre presse L` ADDR et le PNCS envisagent un cadre de collaboration Le Pr Koné Mariatou et Fidèle Sarassoro, entourés de leurs collaborateurs, se sont retrouvés dans les locaux de l’ADDR sis à Cocody le mardi 07 octobre 2014 pour réfléchir sur les possibilités d’élaboration d’un cadre de collaboration dans la conduite de leurs missions respectives.
© Autre presse
L` ADDR et le PNCS envisagent un cadre de collaboration
Le Pr Koné Mariatou et Fidèle Sarassoro, entourés de leurs collaborateurs, se sont retrouvés dans les locaux de l’ADDR sis à Cocody le mardi 07 octobre 2014 pour réfléchir sur les possibilités d’élaboration d’un cadre de collaboration dans la conduite de leurs missions respectives.

Cela fait deux ans que l’Autorité pour le Désarmement, la Démobilisation et la Réintégration des Ex-combattants (ADDR) a démarré ses activités opérationnelles suite à sa création par décret du 8 Août 2012. L’ADDR reçoit l’appui de plusieurs partenaires y compris l’ONUCI, le PNUD, l’Union Européenne, le FIDA, la Coopération Belge, le Japon et la Banque Africaine de Développement.

Après deux ans, l’ADDR et ses partenaires ont estimé qu’il était opportun de tirer les leçons de l’expérience ivoirienne, de faire le bilan et de se projeter dans le futur. Ce séminaire qui aura lieu les 4 et 5 novembre 2014 à l’espace Latrille Events (Deux Plateaux) sera suivi le 6 novembre, d’une journée de “visites” de terrain sur le désarmement, la resocialisation et la formation à Bouaké.

Ce séminaire (4 et 5 novembre) sera présidé par le Ministre délégué auprès du Président de la République chargé de la Défense. Il verra la participation de Mme Aïchatou Mindaoudou, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies et Chef de l’ONUCI, des Ambassadeurs et Chefs de Missions diplomatiques, des Représentants des Organisations Internationales et des Organisations Non Gouvernementales. Les responsables des partis politiques ont également été invités. Plusieurs experts contribueront à ce séminaire notamment des spécialistes DDR du Département des Opérations de Maintien de la Paix à New York, du PNUD à New York, des programmes DDR du Mali, de la République Centrafricaine et de la République démocratique du Congo.

Après la cérémonie d’ouverture, le Ministre Koffi Koffi Paul fera une présentation sur le DDR et le contexte sécuritaire en Côte d’Ivoire. Cette présentation qui fera le lien entre le DDR et les aspects de la Reforme du Secteur de la Sécurité, permettra de camper le décor avant que le directeur de l’ADDR partage avec l’assistance l’expérience du DDR en Côte d’Ivoire. Il mettra en exergue le cadre institutionnel, les partenariats, la base de données, le profil de l’ex-combattant et le bilan des opérations à ce jour. Il finira par donner quelques défis et perspectives. Un film de 5mn présentant plusieurs ex-combattants qui ont bénéficié d’activités génératrices de revenus sera projeté.

La réintégration de l’Ex-combattant n’étant pas seulement économique, une étude de l’ADDR et du PNUD réalisée à l’Ouest de la Côte d’Ivoire par l’ONG internationale Search for Common Ground, a mis en évidence quelques difficultés de cohabitation des ex-combattants au sein de leurs communautés. Les grandes lignes de cette étude seront présentées par le Directeur de Search for Common Ground. Par la suite le Directeur de l’ADDR présentera le programme mis en place par l’ADDR et ses partenaires notamment l’ONUCI, l’Institut de Formation et de Perfectionnement de la Gendarmerie Nationale, l’Institut National de Santé Publique, la Croix Bleue et le Ministère de la Solidarité, de famille, de la Femme et de l’Enfant.

Enfin pour clore la première journée, un panel d’experts donnera son avis sur le processus en cours en Côte d’Ivoire et fera des recommandations. Ce panel sera composé du Général Clément Bollée, ex-commandant de la Force Licorne en Côte d’Ivoire, du Général Lamine Cissé, Ex-Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en République Centrafricaine, du Général Amoussou, Ex-Commandant de la Force à l’ONUCI, de M. Christopher O’Donnell du Département des Opérations de Maintien de la Paix aux Nations Unies à New York, de M. Gustavo Gonzales, spécialiste DDR au PNUD-NY.

Le Mercredi 5 novembre sera consacré à la présentation des processus DDR au Mali, en République Centrafricaine et en République Démocratique du Congo. L’appui des Nations Unies aux programmes DDR sera également évoqué. Enfin, avant de clore le séminaire, les défis du Post DDR feront l’objet d’échanges.

Le 6 octobre, l’ADDR présentera aux participants ses installations de désarmement à Bouaké. Il s’agira de montrer comment le processus d’enregistrement, de collecte, de marquage ou de destruction des armes se fait sur le site de désarmement ave l’appui de l’ONUCI, de l’ONG Halo Trust et de UNMAS.

Par la suite, le site de resocialisation appelé affectueusement ” DISCIPLINEKRO” recevra la visite des participants. Sur ce site cohabitent des ex-combattants qui dans un passé pas trop lointain, étaient des ennemis. Les participants échangeront avec les ex-combattants sur les cours de civisme et de discipline, les orientations et conseils en VIH-SIDA, le soutien et les conseils reçus concernant les abus d’alcool et de drogue, l’assistance psychologique et les formations en gestion de cellule familiale y compris le budget de la famille.

Après le site de resocialisation, les participants iront sur un site où ils pourront interagir avec des ex-combattants qui ont démarré des activités économiques.

Enfin, ce sera la visite du centre de formation de l’ONUDI ou plusieurs dizaines d’ex-combattants sont en formation avec d’autres jeunes des communautés.

La visite de terrain s’achèvera par une conférence de presse où les journalistes pourront, entre autres, recueillir les avis et impressions des Ambassadeurs et autres personnalités.

Abidjan.net

Centrafrique : « La qualité des troupes de la Minusca sera déterminante »

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Amnesty International  /  Corbeau news Centrafrique: 03-11-2014,  16h09.

Les casques bleus conbodgien s,envolent pour la RCA

Entretien avec Christian Mukosa, responsable de recherches au programme Afrique d’Amnesty International.

La Minusca peut-elle obtenir des résultats là où la force de l’Union africaine et l’opération française Sangaris n’ont que très partiellement réussi ?

Le nombre est important, mais c’est d’abord la qualité des troupes qui sera déterminante, leur engagement, leur capacité à se rendre à temps sur les points chauds, à gagner la confiance de la population. Bien déployés dans les endroits stratégiques, et non pas concentrés à Bangui, 10 000 ou même 6 000 hommes peuvent remplir la mission s’ils sont mobiles et efficaces. Le plus important est d’avoir une stratégie concrète de protection. Hélas, c’était loin d’être le cas jusqu’à présent. Il m’est arrivé de voir un nombre impressionnant de militaires de la Misca, assis, oisifs, dans leur cantonnement près de l’aéroport de Bangui alors que les gens avaient besoin de protection urgente dans les quartiers. Beaucoup de témoins ont vu des civils se faire tuer à proximité de militaires de la Misca ou de Sangaris qui préféraient ne pas intervenir de peur de déclencher une réaction qu’ils ne pourraient pas contrôler. Les troupes doivent être formées à ce genre de situations.

Le format militaire de la force est-il adapté à la réalité du terrain ?

Hors de Bangui et des grandes villes du pays, la Minusca devra faire face à des situations militaires, qui exigent un équipement lourd et les tactiques d’une armée. Mais les forces internationales doivent faire face à des situations où des civils sont imbriqués dans les violences. Or, cela n’a pas de sens d’envoyer un tank contre des individus qui sont armés de machettes. Il est préférable de faire intervenir des éléments formés au maintien de l’ordre. Les policiers peuvent approcher les gens, parlementer avec eux. Ils sont en principe plus outillés pour contenir les foules, désamorcer les situations, intervenir selon les standards des droits humains. Il y a donc un problème sérieux de planification et de stratégie. La force des Nations unies devrait s’adapter à cette situation. C’est pourquoi nous avons suggéré aux autorités centrafricaines de restaurer rapidement les forces de police avec l’appui des forces internationales.

Des militaires camerounais et congolais sont mis en cause dans des cas d’exécutions sommaires ou de disparitions. En avril, le Tchad a retiré son contingent, critiqué pour avoir tiré sur une foule qui le prenait à parti. Quelle garantie a-t-on que la Minusca ne commettra pas ce genre de violations ?

Nous avons demandé aux Nations unies de mener des enquêtes sur les crimes de membres de la Misca et de mettre en place un système sérieux de sélection. Les éléments qui ont commis des violations des droits humains dans leur propre pays ou en Centrafrique dans le cadre de la Misca, ne devraient pas faire partie de la Minusca. L’expérience montre que les forces qui ont commis des crimes dans leur propre pays, ont tendance à en commettre ailleurs. Mais selon nos informations, les contingents de la Misca ont été transférés après seulement quelques formations. Ce n’est pas suffisant. On sait qu’il est difficile pour les Nations unies d’attirer les troupes dans un pays comme la RCA, mais cela ne doit pas être une excuse.

La lutte contre l’impunité se heurte aux négociations politiques. Peut-on attendre des progrès dans ce domaine ?

La lutte contre l’impunité nous paraît une dimension essentielle de la solution. Les crises récurrentes dans ce pays sont dues à l’impunité : on forme sa petite milice, on tue des gens et on négocie son poste au gouvernement. Il n’y avait pas, jusqu’à maintenant, d’institutions qui fassent peur aux gens. Ni la police ni la prison ni l’armée. On peut espérer une évolution avec la mise en place d’un tribunal mixte, composé de magistrats centrafricains et internationaux. Les Nations unies et le gouvernement se sont entendus sur ce principe et un comité y travaille depuis le mois d’août. C’était une des recommandations de notre dernier rapport. Une justice forte et un système pénitentiaire efficace devraient avoir un pouvoir dissuasif. Par ailleurs, la Cour pénale internationale a ouvert des enquêtes. Les leaders des groupes armés ont peur désormais, ils peuvent être arrêtés à tout moment.

Propos recueillis par Thierry Brésillon

Amnesty International

CENTRAFRIQUE : JEAN-BEDEL BOKASSA 18 ans JOUR POUR JOUR

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Jean-Bedel-Bokassa.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Jean Bedel Bokassa

Bangui (RCA), Corbeau news Centrafrique (CNC) 03-11-2014,  15h56:  18 ans jour pour jour que les Centrafricains se souviennent encore de leur Empereur et ex Président Jean-Bedel Bokassa. Après 13 ans d’exercice du pouvoir, du 1er janvier 1966 au 1979 en République centrafricaine, il s’est éteint à l’âge de 75 ans, en 1996 des suites d’une courte maladie à Bangui. Arrivé au pouvoir par un coup d’État militaire, il s’est autoproclamé Empereur en 1977 et s’est fait appelé Bokassa 1er et créa l’Empire centrafricain. Il a été renversé par l’opération Baracouda menée par l’armée française en 1979.

Après quelques années d’exil, il fut condamné à perpétuité par la justice de son pays. Mais il a été gracié par son successeur, le Général André Kolingba l’ex président centrafricain, puis réhabilité en 2012 par un autre Général François Bozizé.

Aujourd’hui les Centrafricains se souviennent toujours de multiples réalisations par Jean-Bedel Bokassa, sur le plan politique, économique, et socio-culturel.

Une cérémonie commémorative de sa disparition est organisée aujourd’hui par sa famille, dans le  village Berengo, ancien cours impérial, à environ 80km de Bangui sur la route de Mbaïki.

De notre correspondant à Bangui, Eric NGABA.

CENTRAFRIQUE : L’URGENCE D’UN VRAI STATUT SPÉCIAL POUR LA POLICE

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Policiers-centrafricains-au-contrôle-dans-la-rue-de-bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Policiers centrafricains au contrôle dans la rue de bangui
©Minusca

Dix mois après le début de la mission des forces internationales en République Centrafricaine, d’aucuns s’étonnent de constater que la mise à contribution de la police nationale n’ait pas permis d’éradiquer la criminalité qui a gangréné le pays à la faveur des récentes crises.

L’explication est pourtant  simple et réside dans les manœuvres mesquines qui  ont vidé de sa substance le statut spécial de la police arraché de haute lutte par le bureau  syndical de la police, à qui un hommage mérité doit être rendu.

IL faut rappeler que c’est au terme d’une longue lutte menée par ce bureau  que l’ex chef de l’Etat François BOZIZE avait fini par marquer  son accord pour l’ élaboration de ce statut spécial, tout en instruisant le comité de rédaction de se référer aux Statuts de la Gendarmerie Nationale et des Forces armées centrafricaines(FACA). Ce qui fut fait.

Lorsqu’en mai 2008, l’Assemblée Nationale,représentant  le peuple centrafricain votait par acclamation le projet de loi relatif au statut spécial de la police, le policier centrafricain s’attendait à une amélioration de  ses conditions de vie, à un léger mieux, au moins en terme de salaire décent permettant de joindre les deux bouts. Mais malheureusement, pendant que le projet de loi suivait la procédure complexe en trois étapes, des caciques du régime de Bozize avaient réussi à en soustraire la page 27 comportant les indemnités et autres avantages liés aux fonctions. Ni rancunier, nioublieux, les policiers centrafricains signalent à ceux qui ont posé cet acte qu’ils sont bien connus. Ils saisissent  l’occasion pour prendre à témoin l’opinion nationale et internationale quant aux efforts faits pour redonner à ce document sa partie vitale. Ces efforts sont restés vains, chaque gouvernement ou ministre (de Jules Bernard OUANDE  à Denis  WANGAO KIZIMALE, en passant par Claude Richard GOUANDJA et Josué BINOUA) s’étant employé à endormir les policiers jusqu’à la fin de sa mission.

C’est pourquoi, il convient de dire sans ambages aux nouvelles autorités de transition que « TROP C’EST TROP » et qu’elles doivent faire un effort soutenu aux fins de combler  au plus vite le retard accusé par la police depuis l’adoption de la loi (2008) jusqu’à  à ce jour. Les bons prédicateurs nous ont prêché le bon évangile et nous les avons suffisamment écoutés. Nous n’allons pas croiser les bras  devant tant d’injustices et d’injures. Nous  n’allons plus croupir dans la  misère  tandis que d’autres baignent dans une  insolente opulence.

IL convient de rappeler à la communauté internationale, surtout à Monsieur le Représentant Spécial de la  MINUSCA  qu’il y’a tout lieu de prêter une attention particulière à ce dossier afin qu’il  soit traité dans les meilleurs délais. Cela permettrait d’éviter des conséquences fâcheuses. L’urgence c’est de hâter le rétablissement de la sécurité dans le pays. La police nationale a beaucoup à apporter. Alors traitez-la avec bienveillance.

LE COLLECTIF DES POLICIERS EN COLERE

Centrafrique: la France gèle les avoirs financiers de Jean-Francis Bozizé et Cie

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Afrikaweekly.com  /  Corbeaunews.ca:  03-11-2014,   15h17

 Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/La-famille-Bozizé.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La famille Bozizé

Par un arrêté du ministère français des Finances datant du 29 octobre et publié le 31 octobre 2014, les avoirs de Jean-Francis Bozizé sont gelés. Dans le texte il est mentionné que le fils de l’ancien président centrafricain détient les deux nationalités, française et centrafricaine. Cette même mesure qui concerne également trois autres citoyens français d’origine centrafricaine et un Français d’origine tchadienne.

Ils sont accusés d’œuvrer à la déstabilisation de la République centrafricaine et à l’encontre des objectifs poursuivis par les résolutions 2134 (2014), 2127 (2013) et 2121 (2013) adoptées par le Conseil de sécurité des Nations unies, et « tentent de commettre un acte de terrorisme (…) dans le but de gravement intimider une population, contraindre indûment des pouvoirs publics et gravement déstabiliser les structures fondamentales politiques et constitutionnelles d’un pays ».

C’est le directeur général du Trésor qui a été chargé de la mise en œuvre du présent arrêté, dont les dispositions entrent en vigueur pour une durée de six mois. Selon le code monétaire et financier français, sont gelés les fonds, instruments financiers et ressources économiques qui appartiennent en plus de Jean-Francis Bozizé, à Ange-Barthélémy Oueifio-Goningai (RCA), Feibonazoui Mberendeh Oueifio (RCA), Eric Danboy Bagale (RCA) et Abdelmanane Mahamat Katap (Tchad). Sont interdits de leur part les mouvements ou transferts de fonds, instruments financiers et ressources économiques à leur bénéfice.

L’ancien président de Centrafrique, François Bozizé, et son fils Jean-Francis font partie d’une liste de onze personnes que le Conseil de sécurité voulait sanctionner. Les diplomates reprochent à l’ancien président centrafricain et à son fils d’organiser et de soutenir les milices Anti-Balaka et d’être un obstacle à une sortie de crise en Centrafrique.

Afrikaweekly.com

Pourquoi Blaise Compaoré a choisi la Côte d’ivoire?

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AA  /  CNC: 03-11-2014, 04h23.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Blaise-Campaoré-du-Burkina-Faso.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Blaise Campaoré du Burkina-Faso

Pourquoi Compaoré a choisi la Côte d’ivoire?

Un choix évident au regard de plusieurs facteurs.

Chassé par la pression de la rue, vendredi, l’ex-président burkinabè, Blaise Compaoré, a trouvé refuge à Yamoussoukro en Côte d’ivoire. Un choix évident au regard de plusieurs facteurs.

‘’ Le Président de la République (Alassane Ouattara) informe le peuple ivoirien, les populations vivant en Côte d’ Ivoire ainsi que la communauté internationale que le Président Blaise Compaoré, sa famille et ses proches ont été accueillis en Côte d’Ivoire’’ a annoncé le Directeur de cabinet de la présidence, Marcel Amon Tanoh ce samedi 1er novembre dans un communiqué officiel.

L’ex-président burkinabè est arrivé à Yamoussoukro en provenance du Ghana hier vendredi 31 octobre en début de soirée selon une source jointe par Anadolu.

Selon une source sur place à Yamoussoukro (206 Km au centre-sud du pays, Région des Lacs), ‘’hier vers 20h50 Gmt, nous avons vu une colonne d’une vingtaine de 4×4 rentrer au palais (présidentiel, résidence officielle de l’ex-président Félix Houphouët-Boigny)’’.

Déjà le jeudi 30 octobre dernier, les forces de police étaient déployées dans la ville qui présente un nouveau visage avec l’installation de cameras le long de l’artère principale de la ville.

‘’Le Président de la République et le Gouvernement suivent avec une attention particulière l’évolution récente de la situation politique au Burkina Faso, pays frère avec lequel la Côte d’Ivoire partage une frontière commune et des liens séculaires de fraternité et de solidarité’’ a précisé le communiqué de la présidence ivoirienne.

Selon les chiffres du recensement général de la population et de l’habitat (Rgph 98), 56% de la population étrangère en Côte d’Ivoire est burkinabè. Pour une autre source proche de la communauté burkinabè, ‘’a la mi-2015, on aura les chiffres actualisés grâce au recensement lié au passeport biométrique mais, a priori la barre des 4 millions de burkinabè est franchie’’.

Alexandre Lebel Ilboudo, journaliste-écrivain burkinabè, activiste de l’opposition en Côte d’Ivoire analyse pour Anadolu l’accueil de l’ex-médiateur de la crise ivoirienne par Yamoussoukro  en ces termes: ‘’a priori, c’est dans la logique des choses que M. Compaoré ait trouvé asile en Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire est liée par l’histoire a notre pays et il existe un lien affectif entre tout burkinabè et l’ivoirien, entre Blaise et la Côte d’Ivoire car il est marié à une ivoirienne’’.

Poursuivant, il estime que ‘’c’est sa présence dans un autre pays de la sous-région qui aurait paru bizarre’’. L’opposition burkinabè en Côte d’Ivoire va-t-elle lancer des manifestations contre la présence de Blaise à Yamoussoukro ? ‘’A priori, cela n’aurait aucun sens, cela n’est même pas en projet’’ rassure Alexandre Lebel Ilboudo à Anadolu.

Un responsable de la FIFA en visite de travail à Bangui (Centrafrique)

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APA News  /  Corbeau News Centrafrique: 03-10-2014,  04h11.

Seidou Mbombo Njoya de la FIFA à Bangui

Le directeur régional du développement de la FIFA, Seidou Mbombo Njoya, est arrivé dimanche à Bangui pour une visite de travail au cours de laquelle il fera avec les officiels centrafricains l’évaluation des activités de la Fédération centrafricaine de football (FECAFFOT) avant d’examiner avec eux les modalités de la reprise en rca des activités de l’instance footballistique mondiale.

‘’Je suis en visite de travail à Bangui. Parce que, la FIFA souhaiterait reprendre langue avec les dirigeants de la fédération centrafricaine de football et de voir dans quelle mesure il est le possible de reprendre les activités avec l’association”, a déclaré à la presse locale le Camerounais Seidou Mbombo Njoya, peu après son arrivée à l’aéroport Bangui Mpoko.

Il a ajouté : ‘’C’est tout à fait normal que nous venions assister et soutenir l’association qui est évidemment en difficulté et a subi des contrecoups des événements que traverse encire la République Centrafricaine”.

Son agenda prévoit une série de rencontres avec les dirigeants de la FECAFOOT, des clubs et avec les officiels centrafricains.

APA

Centrafrique : un calme précaire refait surface au 4è arrondissement de Bangui

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/Braquage-dans-un-hopital-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Braquage dans un hopital à Bangui

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique (CNC) 03-10-2014,  3h57: Après les 48heures de trouble dans le 4è arrondissement de la capitale centrafricaine, la population a retrouvé son souffle suite aux efforts consentis des autorités locales. Ces dernières ont initié ce dimanche une rencontre en faveur de la paix et la réconciliation à la Mairie locale.

La rencontre a regroupé les Anti-Balaka, les leaders communautaires et les forces de sécurité. C’est une initiative de la municipalité dudit arrondissement et le Conseil Danois pour les réfugiés. Cette réunion a permis à la population d’espérer un retour au calme dans cette partie nord de Bangui, précisément le quartier Boy-Rabe, théâtre des échanges de tirs entre les forces internationales et les Anti-Balaka. Une situation qui a empêché la population de vaquer à ses occupations..

La population du 4è arrondissement de Bangui est toujours victime de mouvements armés, hier la seleka et aujourd’hui les Anti-Balaka.

Bangui, Eric NGABA, pour Corbeau News.

Offres d’emploi à pourvoir à Bangui (Ambassade de France)

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Corbeau News Centrafrique (CNC): 02-10-2014,      13h49

Ambassade de France à Bangui
©REPTA

Offres d’emploi à pourvoir à Bangui (Ambassade de France)

- un poste de chargé de mission en ingénierie génie civil – à l’ ambassade de France ;

CENTRAFRICAINE (REPUBLIQUE) (BANGUI)
du 01 décembre 2014 au 01 décembre 2015 (pour 12 mois)
ETABLISSEMENT : AMBASSADE DE FRANCE A BANGUI
REMUNERATION MENSUELLE : 2344€ (indemnité non contractuelle fixée par décret et arrêté, dont le montant peut varier notamment en
fonction de l’évolution du barème de référence, de la localisation de la mission et des cas d’abattements prévus par les textes)

FONCTIONS :

Le VI aura pour mission principale de diagnostiquer et de conseiller le SCAC et ses ETi – en plus des autorités centrafricaines partenaires – pour concevoir et suivre l’exécution de micro-projets sur le volet de l’ingénierie génie civil, notamment le domaine de la conception et de la rénovation de bâtiments, de voiries urbaines et d’infrastructures à usage administratif ou grand public.

Le VI constitue/instruit les dossiers techniques et administratifs des projets, et contrôle la maîtrise d’œuvre des actions. Une préférence pour la réalisation de chantiers communautaires est requise.

Le VI suit les appels d’offres, en lien avec les entreprises françaises.

Le poste exige de solides compétences en technologies de la construction et des équipements de l’édifice de l’ingénieur architecte doublées d’une parfaite connaissance des conditions esthétiques et culturelles qui régissent les milieux où il intervient.

Une première expérience professionnelle est requise.

L’impact de ces investissements d’infrastructure peut en effet être fortement augmenté au moyen d’un processus de planification local qui détermine les interventions appropriées en fonction des besoins des communautés locales.
Les investissements HIMO d’infrastructure sont destinés à créer des emplois et des revenus, mais dans le cas du ministère de l’éducation, ils assurent la formation de compétences et de capacités au niveau local.
Le Programme HIMO utilise le cycle des projets d’infrastructure comme moyen d’atteindre ses objectifs en matière de création d’emplois, de participation et d’utilisation des ressources locales et de promotion de la bonne gestion des affaires publiques: on part de la planification au niveau local, pour passer à la mise en œuvre à l’aide de technologies fondées sur la main-d’œuvre et la passation de marchés de petite envergure, et on finit par une MAINTENANCE appropriée. Tous ces stades du cycle des projets constituent des points de départ appropriés pour promouvoir l’approche relative aux investissements à haute intensité d’emplois dans le secteur de l’éducation.

 

LIRE LA SUITE ICI:  un poste de chargé de mission en ingénierie génie civil

- un poste de chargé de mission pour le français – à l’alliance française

 

CENTRAFRICAINE (REPUBLIQUE) (BANGUI)
du 01 décembre 2014 au 01 décembre 2015 (pour 12 mois)
ETABLISSEMENT : ALLIANCE FRANCAISE DE BANGUI
REMUNERATION MENSUELLE : 2344€ (indemnité non contractuelle fixée par décret et arrêté, dont le montant peut varier notamment en
fonction de l’évolution du barème de référence, de la localisation de la mission et des cas d’abattements prévus par les textes)

INTITULE DU POSTE : Spécialiste en Français Langue Etrangère pour l’espace langue formation de l’Alliance française.

FONCTIONS:

Le VI est sous la responsabilité de l’Attaché de coopération éducative et du Directeur de l’Alliance Française qu’il devra seconder dans le suivi de l’Espace langue formation et des actions liées au domaine de la Francophonie et du renforcement des qualifications professionnelles en français. Il sera sollicité en particulier dans l’organisation des examens DELF/DALF.

Il sera amené à participer aux réunions pédagogiques de l’ELF. Il pourra également superviser l’organisation des activités dans les médiathèques.

De plus, le VI assurera l’intérim du directeur de l’AF.

DIPLOMES DEMANDES :
Titulaire d’un Master 2 en français langue étrangère ou en Sciences de l’Education option FLE

LANGUES :
Aucune langue étrangère n’est nécessaire

 

LIRE LA SUITE ICI: - un poste de chargé de mission pour le français – à l’alliance française

- un poste de chargé de mission FSD et société civile – à l’ambassade de France

 

CENTRAFRICAINE (REPUBLIQUE) (BANGUI)
du 01 décembre 2014 au 01 décembre 2015 (pour 12 mois)
ETABLISSEMENT : AMBASSADE DE FRANCE A BANGUI
REMUNERATION MENSUELLE : 2344€ (indemnité non contractuelle fixée par décret et arrêté, dont le montant peut varier notamment en
fonction de l’évolution du barème de référence, de la localisation de la mission et des cas d’abattements prévus par les textes)

FONCTIONS:

Le/la VI travaillera étroitement avec l’attaché de coopération humanitaire et développement. Il devra en particulier :

– Instruire les financements et suivre l’exécution du budget de l’ambassade dédié aux projets des acteurs de la société civile
– Faire le suivi des questions de fonds liées à l’humanitaire et le développement, ce qui suppose la participation à des réunions avec les acteurs de l’humanitaire et du développement
– S’impliquer dans le suivi de certains dispositifs ou programmes (fonds mondial, aide d’urgence, aide alimentaire, plate-forme des ONG des droits de l’homme, projets médias…).

La rédaction de notes de fonds (analyses et situations) sera aussi régulièrement demandée au chargé de mission.

DIPLOMES DEMANDES :

Master en sciences politiques, sciences sociales, études dans le développement et les relations internationales

LANGUES : Français, anglais est un plus.

LIRE LA SUITE ICI:   un poste de chargé de mission FSD et société civile – à l’ambassade de France

 

Toutes les informations et les conditions de candidature sont expliquées sur le site Civiweb :

https://www.civiweb.com/FR/offre-recherche-avancee/Page/1.aspx?q=s%3D%40c%3D38%2C%40a%3D%40e%3D%40m%3D%40f%3D%40r%3D–%40v%3D%40t%3D

 

Merci de bien vouloir partager l’information autour de vous !

 

AMBASSADE DE FRANCE À BANGUI

Congo – Brazzaville: Un Mega meeting contre le changement de la Constitution sera organisé, le 18 novembre

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BrazzaNews  /  Corbeau News Centrafrique: 02-11-2014,  03h23.

 

Denis Sassou Nguesso
Denis Sassou Nguesso. ©Rue89

 

Un Mega meeting contre le changement de la Constitution sera organiser, le 18 novembre à 14h 00, au cercle culturel sony labou de Brazzaville .

Peuple Congolais réveillons nous, le 07 novembre 2014 le PCT entame sa discussion sur le changement de la constitution. La lettre du continent parue en mai 2013 avait annoncé que Denis Sassou Nguesso détenait la mouture d’une Constitution qui prévoyait un régime moins présidentialiste avec un poste de vice-président et un autre de premier ministre et qu’il envisageait de la présenter à un référendum début 2015.Nous n’en sommes visiblement plus loin.

Par la suite, on a assisté à un folklore, une instrumentalisation, une manipulation des prétendus sages. Tout cela organisé par le parti au pouvoir avec ses membres qui demandait un 3ème mandat pour Denis Sassou Nguesso sous les prétextes les plus fallacieux.
Pour beaucoup d’entre eux: il n’y a personne pour remplacer Denis Sassou Nguesso; il est le seul à garantir la paix et la stabilité; il est le seul capable de conduire le pays à l’émergence en 2025; Bref, beaucoup de choses ont été dites.

Certains membres du parti au pouvoir ont même rédigé des moutures de constitution qu’ils sont partis présenter à des responsables des institutions et de certains partis. Ce qui semble invraisemblable. Le parti au pouvoir a annoncé qu’il organisera ce débat en son sein le 7 novembre prochain. Après avoir suivi les évènements du Burkina Faso qui se caractérisent entre autre par la chute de Blaise Compaoré qui se considérait lui aussi comme un homme fort et qui voulait modifier la constitution pour rester au pouvoir, les Congolais attendent de voir la position du parti au pouvoir sur cette question.

La plateforme citoyenne sauvons le Congo organise un mega meeting, le 18 novembre à 14h00, au cercle culturel Sony Labou Tansi. Nous appelons tous les Congolais(e) à participer au meeting . Le mardi 18 Novembre, un grand rassemblement de tous les citoyens pour un meeting en salle de sauvons le congo, ce sera au cercle culturel sony Labou Tansi a partir de 14h. Les Congolais doivent se débarrasser de Sassou Nguesso comme nos frères burkinabés se sont débarrassés de Blaise Compaore

Le mardi 18 novembre à partir de 14h 00: ça sera la patrie ou la mort , ça passe ou ça casse , le Congo n’appartient pas à Sassou Nguesso et sa famille . Peuple Congolais venez nombreux.

 

©BrazzaNews

Sovereign Global France va former un bataillon gabonais pour la MINUSCA

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©Ligne de defense

Sovereign Global France va former un bataillon gabonais pour la MINUSCA

 

La signature officielle du contrat que j’avais mentionné mercredi  entre le Gabon et SGF a eu lieu vendredi matin.

Hier, le ministre de la Défense gabonais Ernest Mpouho Epigat et le président de Sovereign Global France (SGF) Jérôme Paolini ont signé une convention de trois ans portant sur un programme de conseil et d’assistance pour la mise aux normes Onu du bataillon de réserve gabonais déployé au sein de la Mission des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA).

Gabon et la France pour la Minusca
©Ligne de defense

SGF va préparer le déploiement du bataillon que le Gabon s’est engagé de fournir à la MINUSCA début 2015. Une vingtaine de formateurs de SGF vont participer à ce programme qui comporte trois volets:
–  conseil et assistance au ministère de la Défense gabonais dans ses relations avec l’Onu pour la préparation, la réalisation et le suivi du déploiement;
– préparation du bataillon de 450 hommes en vue de sa projection ;
– conseil et assistance pour les inspections onusiennes en Centrafrique et pour la MAINTENANCE des équipements sur le théâtre d’opérations.

Les activités de SGF devraient démarrer fin novembre, d’une part à Libreville, au sein du ministère de la défense et/ou de l’état-major général des forces armées, et d’autre part sur le camp de Mouila, à 400 km au sud-est de Libreville, pour l’équipe qui appuiera la montée en puissance du bataillon.

Ligne de defense

Centrafrique: rentrée scolaire 2014-2015, les enseignants posent des conditions préalables.

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/blog-city.inAttroupement-devant-le-lycée-de-Miskine.-fo.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>© blog-city.info Attroupement des élèves au Lycée Miskine de Bangui
© blog-city.info
Attroupement des élèves au Lycée Miskine de Bangui

Bangui (CNC), 02-11-2014, 02h37:  L’inquiétude plane sur la rentrée scolaire de 2014-2015 en République centrafricaine. Cette rentrée est conditionnée par la réponse des autorités de la tranditon aux  différentes revendications des enseignants du fondamental 1 et 2. Ces derniers revendiquent des autorités du pays plusieurs points avant la nouvelle rentrée scolaire. La décision a été prise ce samedi à l’issue d’une Assemblée générale de la Centrale syndicale des Travailleurs de Centrafrique (CSTC) à Bangui.

“Les révendications conditionnant les activités pédagogiques dans le pays sont axées sur six points”, a indiqué Noel Ramadan, Secrétaire général de la fédération des Enseignants membre de l’USTC.

Ces points sont notamment: “le rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, l’apurement des quatre mois d’arriéré de salaires pour la période de transition, l’aide sociale accordée aux familles des Enseignants décédés, le déblocage des effets financiers des avancements des fonctionnaires et agents de l’Etat y compris la prise en charge des allocations familiales, la gestion des ressources humaines au sein du ministère de l’éducation nationale, et enfin les moyens de transport pour les Enseignants dans l’arrière pays”, a-t-il précisé.

La rentrée scolaire 2014-2015 en Centrafrique, précisons-le, est prévue pour ce lundi 03 novembre 2014.

Eric NGABA à Bangui, pour Corbeau News

Burkina-Faso : fin de la démocratie buissonnière

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Marche-de-lopposition-à-Ouagadougou-RFI.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Marche de l'opposition à Ouagadougou (Photo: RFI)
Marche de l’opposition à Ouagadougou (Photo: RFI)
Ouagadougou (CNC): 02-11-2014,  2h14.  Bravo au peuple de Burkina-Faso, intègre et très déterminé à faire sortir son président le têtu Blaise Compaoré, par la petite porte, puisqu’à la dernière minute après l’insurrection populaire qui demande sa démission, ce stratège voulait se coller au fauteuil présidentiel après l’échec de tentative de la modification de la Constitution à l’Assemblée nationale qui n’autorise que deux mandats présidentiels et non plus. L’ancien président (de Burkina-Faso) a proposé à la population civile de rester au pouvoir pour gérer la transition et organiser les élections dans douze (12) mois mais il n’en est pas question, a décidé la population burkinabé qui a la fougue de vaincre la dictature de Blaise Compaoré. Le numéro 2 de la révolution burkinabé, Blaise Compaoré qui a assassiné Thomas Sankara le 15 octobre 1987 pour s’emparer du pouvoir a réussi à s’imposer pendant vingt-sept ans à la tête du pays.  Maladroit stratège politique, l’ancien président Compaoré durant son règne, a évité délibérément la mise en œuvre du programme révolutionnaire élaboré par le leader de la révolution Thomas Sankara. Au lieu de regarder dans son rétroviseur étant au volant durant son règne au pouvoir,  Blaise Compaoré  a préféré mettre sa botte au tapis de l’accélérateur en bafouant ce programme national de la révolution élaboré pour le bien-être du peuple burkinabé et particulièrement la jeunesse du Burkina qui opte pour la rue pour le chasser du pouvoir. Ce dernier, aveuglement se fiait depuis sa prise de pouvoir à une force occulte traditionnelle pour piloter à vue le Burkina-Faso, pays des hommes intègres dont les pionniers de la révolution ne gardent que le nom de Thomas Sankara et les slogans de la lutte révolutionnaire pour sortir le pays de la domination et la dictature politique de France-Afrique qui ne cadre pas avec la réalité de la Haute volta devenue Burkina Faso. L’insurrection populaire burkinabé pourrait servir aujourd’hui d’exemplarité aux jeunesses africaines sur le continent où plusieurs projets de modification de la Constitution sont en vue pour que les chefs d’Etat qui ne créent pas d’emplois aux jeunes et s’enrichissent illicitement s’éternisent au pouvoir, se mettant à porte-à-faux avec  les principes de la démocratie et de la bonne gouvernance.
Depuis les indépendances, pour la plupart des pays devenus souverains en 1960, cinquante-quatre (54) ans plus tard, les chefs d’Etat africains en poste élus ou non élus avant la prise de pouvoir pratiquent la démocratie buissonnière en gérant individuellement les pays sans respecter la séparation des pouvoirs qui prévoit l’indépendance des institutions républicaines. Durant vingt-sept ans, le président Blaise Compaoré en exil en Côte d’Ivoire dans la capitale politique (yamoussokro) de ce pays voisin du Burkina s’est enfoncé dans cette démocratie buissonnière en s’occupant beaucoup plus de son pouvoir autocratique que celui du peuple. Le président déchu se faisait d’illusion, croyant qu’il a fait seulement sept ans au pouvoir alors qu’il en a fait vingt-sept. Les temps passent vite. Il a vieilli au pouvoir et les enfants burkinabé nés en 1987 ont grandi et appris les principes de la démocratie dont le pouvoir est pour le peuple et rien que pour le peuple. Accueilli en Côte d’Ivoire, Blaise Compaoré a finalement laissé son fauteuil au Lieutenant-colonel Isaac Yakouba Zida qui prenne la direction de la transition au lieu de Chef d’état-major des armées, le Général Nabéré Honoré Traoré, suite à une concertation des officiers de l’armée nationale burkinabé. Alors que le chef d’état-major était le premier à faire une déclaration le vendredi dernier pour dissoudre le parlement et le gouvernement. Ce qui prête à confusion et à contradiction. La nouvelle junte militaire n’a même pas fixé le délai de la transition qui risque d’être élastique. On s’interroge si Blaise Compaoré n’a pas plombé la transition avant de quitter le pays puisque le pouvoir revient au chef de sa garde présidentielle. La classe politique burkinabé souhaite que la transition soit gérée par la société civile. Cette prise de position est soutenue par la communauté internationale. Un meeting géant est convoqué ce dimanche à la place de la révolution où l’insurrection a démarré pour faire tomber Compaoré. Rien n’est encore fini et le bras de fer continue entre les militaires et l’opposition. En effet, pour le moins qu’on puisse dire, au pays des hommes intègres, on s’entend bien, on accorde le violon au même diapason et on remet le moteur en marche sans heurt. Mais tout porte à croire que les hommes de tenue ont monopolisé le pouvoir des civils arraché à Blaise Compaoré qui a cédé sous le puissant rouleau compresseur civil. Pendant que les officiers se concertaient à l’Etat-major en présence de Nabéré Honoré Traoré pour décider par consensus, une autre insurrection populaire pacifique s’opère dans la ville d’Ouagadougou pour assainir l’environnement et préparer la bonne marche de la transition. Devoir civique oblige : balayer les rues après le désordre organisé pour faire partir Blaise Compaoré l’assassin de Thomas Sankara.

En leçon tirée de cette insurrection populaire burkinabé, il est temps que ces présidents africains qui ont leur projet machiavélique de modification de la constitution dans la poche tels que Denis Sassou Nguesso du Congo-Brazza, Joseph Kabila du Congo démocratique, Paul Biya du Cameroun, Paul Kagamé du Rwanda pour ne citer que ceux-là s’y renoncent puisque les peuples africains sont devenus mature et ne sont plus dupes. Particulièrement les jeunesses africaines, ras-le-bol, ont beaucoup appris en matière de la démocratie depuis l’avènement du multipartisme en 1990 suite à la conférence de Baule. Ces jeunesses ont approfondi leurs connaissances et performance en la matière au pays de l’Oncle Sam, le plus grand pays de la démocratie. Il n’est plus question de céder à la dictature et la mal gouvernance qui est à l’origine de la pauvreté et la misère en Afrique pour ne pas dire dans les pays des continents en voie de développement.

Pierre INZA

Pierre INZA

Nécrologie : Le général Jules Bernard OUANDE tire sa révérence

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 Centrafrique presse  /  Corbeau news Centrafrique: 01-11-2014,  17h22.

Général Jules bernard Ouandet
Général Jules bernard Ouandet

On apprend la mort du général Jules Bernard OUANDE survenue ce matin, 1er novembre 2014 à l’Hôpital Communautaire de Bangui des suites de maladie.

Le général Jules Bernard OUANDE fut nommé le 5 janvier 2013 en remplacement du général Guillaume LAPO qui n’avait plus la confiance de BOZIZE. Il fut ainsi le dernier Chef d’état-major des Forces armées centrafricaines peu avant le 24 mars 2013, date du renversement du régime BOZIZE par la coalition Séléka.  Il fut aussi l’avant dernier de leur promotion de sortie de l’Ecole Spéciale de Formation des Officiers d’Active (ESFOA) de Bouar dont François BOZIZE était le dernier.

Très proche de BOZIZE et son complice pour les basses besognes, Jules Bernard OUANDE que la rédaction de Centrafrique-Presse avait surnommé « général d’opérette », fut plusieurs fois ministre dans ses différents gouvernements, notamment à la Sécurité publique et l’Administration du territoire où il s’était surtout fait remarquer par ses comportements de soudard excentrique. Il accusa par exemple sans la moindre preuve Martin ZIGUELE de vouloir fomenter un putsch à partir des fiches de renseignements mensongers ainsi que le défunt président Ange-Félix PATASSE de préparer un coup d’état pour renverser François BOZIZE. Il a même poussé le ridicule jusqu’à en lire le chronogramme sur les antennes de la radio nationale. Il fut aussi « élu » député du 8ème arrondissement de Bangui lors de la mascarade électorale de janvier 2011.

Centrafrique Presse

La rédaction du journal Corbeau News Centrafrique (CNC) adresse ses condoléances à la famille Ouandé.

CENTRAFRIQUE: SITUATION TOUJOURS TENDUE DANS LE 4è ARRONDISSEMENT DE BANGUI

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/les-miliciens-Anti-Balaka-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les miliciens Anti-Balaka en Centrafrique
A group of anti-balaka militiamen pose for a photograph on the outskirts of Bangui.The group was formed after Michel Djotodia, leader of the mostly Muslim rebel coalition known as Séléka, rose to power. Anti-balaka means “anti-machete” or “anti-sword”Reuters

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique (CNC): 01-11-2014,  17h00. La situation reste toujours tendue dans le 4è arrondissement de Bangui, précisément à Boy-Rabe considéré comme le fief de la milice Anti-balaka.  Des armes lourdes et légères retentissent depuis ce matin aux quartiers Boy-Rabe, et Gobongo dans ledit arrondissement. Il s’agit des échanges de tirs entre les éléments Anti-balaka et les forces multidimensionnelles des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA) qui ont tenté de pénétrer cette partie nord de la capitale centrafricaine.

Tout est parti d’un attroupement de habitants du 4èarrondissement dissipé par les forces internationales. Depuis hier les Casques bleus appuyés la force française de Sangaris ainsi que les forces de la sécurité intérieure (FSI) mènent un opération d’arrestation d’un leader des milices Anti-balaka appelé, ANDJILO, et ses éléments accusés par les autorités du pays d’être à l’origine de troubles dans la capitale.

Cette situation paralyse toutes les activités dans le secteur avec des barrières érigées sur la route à la sortie nord de Bangui. Certains habitants de ce secteur ont du quitter pour trouver refuge ailleurs pendant d’autres sont terrés chez eux en attendant l’amélioration de la situation.
Suite à cette situation, la MINUSCA a publié aujourd’hui un communiqué selon lequel les forces internationales ont été prises à parti dans le quartier Boy-Gare par les milices armées. Ces forces ont fait face à cette attaque. Dans le même communiqué, la MINUSCA a annoncé avoir interpellé cinq personnes arrêtées et plusieurs effets militaires ont été saisis dans la même occasion. Par ailleurs, la MINUSCA promet de poursuivre la mise en oeuvre de son mandat avec détermination.
Bangui, Eric NGABA pour CNC
©corbeaunews-centrafrique.com

Centrafrique: deux commerçants enlevés et un véhicule brulé par les éléments rebelles d’Abdoulaye Miskine

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Abdoulays-Miskine-et-Ses-éléments-rebelle.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Abdoulaye Miskine et ses éléments rebelles

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique (CNC): 01-11-2014, 16h49. Au mois deux personnes enlevées et un véhicule de transport en commun brulé hier vendredi sur l’axe Bouar et Guara-Boulaye, selon des informations à notre possession. L’acte est imputé aux combattants rebelles du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) du chef rebelle centrafricain Abdoulaye Miskine, de son vrai nom Martin Koumtamadji.

Les faits se sont produits au village Deba, dans la sous préfecture de Baboua. Le véhicule a été tombé dans une embuscade tendue par les éléments armés de FDPC. Quelques voyageurs,  tous des commerçants centrafricains dans le véhicule, ont réussit à s’échapper et ont regagné la ville de Bouar. Ils ont fait savoir que les personnes enlevées sont conduites dans la brousse par leurs ravisseurs.

Les éléments rebelles de FDPC sont en leur troisième tactique d’enlèvement dans la région ouest de la République centrafricaine. Environ huit voyageurs et un Prêtre polonais ont été capturés, le mois dernier sur cet axe Bouar-GuaraBoulaye, par ces mêmes rebelles qui réclament la libération sans condition de leur Chef suprême, le général Abdoulaye Miskine, arrêté et détenu depuis le mois de septembre 2013 au Cameroun.

Depuis que le FDPC fait ses incursions  dans cette région ouest du pays, la libre circulation de biens et de personnes y devient difficile.

De notre Correspondant à Bangui, Eric NGABA.

©corbeaunews-centrafrique.com

Centrafrique / Alerte Info: enlévement d’un homme à Bangui

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Anti-Balaka-à-Boda-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Des anti-balaka à Boda en Centrafrique le 28/08/2104 (Sylvain Cherkaoui/AP/SIPA)
Des anti-balaka à Boda en Centrafrique le 28/08/2104 (Sylvain Cherkaoui/AP/SIPA)

Alerte Corbeau News Centrafrique (CNC): 01-10-2014. Nous venons d’apprendre d’une source locale bien informée à Bangui qu’un Monsieur du type occidental a été enlevé par un groupe d’hommes armés des mitraillettes et son véhicule emporté et repéré à Boy-Rabe.

S’agit-il d’un braquage? D’un enlèvement crapuleux? Tout porte à croire que cet acte est un baquage car depuis 24 heures, le nord de Bangui est totalement hors controle de toutes forces de sécurité régulières y compris les Sangaris. D’ailleurs hier plusieurs braquages ont été signalés à la Cité Jean 23 où un Toyota  RAV 4 a été récupéré. Selon les habitants de 4èeme et 8ème arrondissements de Bangui, les Anti-Balaka emportent systématiquement tous les téléphones portables aperçus aux mains des passants. Hier nuit à Galabadja, les Anti-Balaka ont braqué un Monsieur et sa moto a été volée. La situation devient invivable pour la population du nord de Bangui délaissée par les forces de l’ordre.

Restez avec nous pour les details prochainement.

 

Bangui, Gisèle MOLOMA pour Corbeau News

Centrafrique: échanges de tirs dans un quartier nord de Bangui

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AFP  /  CNC:  31/10-2014,  22h04

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Bangui-sans-circulation.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bangui sans circulation
Photo AFP

Des échanges de tir ont opposé vendredi les forces internationales à des hommes armés qui les ont prises à partie dans un quartier nord de Bangui, selon un communiqué de la force française Sangaris.

Vendredi matin, “des incidents ont éclaté dans le quartier de Boy Rabé” alors que les Forces de sécurité intérieures centrafricaines (FSI), appuyées par la force onusienne Minusca et la force française, “menaient des investigations dans une habitation”, affirme le communiqué.

“Les forces internationales ont été prises à partie par des individus armés non identifiés”, ajoute le document, précisant qu’”un individu armé menaçant directement un soldat français avec une arme à feu a été +neutralisé+ par la force Sangaris”.

Selon Sangaris, “des armes de guerre ainsi qu’une importante quantité de munitions” ont été saisies à cette occasion.

Ces “investigations” avaient pour notamment but de trouver “des personnes indélicates avec la loi”, a par ailleurs indiqué à l’AFP une source française sous couvert d’anonymat. Selon les témoignages d’habitants du quartier, il s’agissait d’arrêter un chef anti-balaka –milices majoritairement chrétiennes– supposé être à l’origine de nombreuses exactions.

La force française affirme que les tirs ont “cessé” dans la matinée. Mais d’après plusieurs habitants, qui sont restés terrés chez eux durant de longues heures, les échanges de feu, parfois nourris, se sont poursuivis jusqu’en milieu d’après-midi.

Fief des anti-balaka, Boy-Rabé a été pendant des mois le théâtre de violents affrontements entre ces milices armées et les ex-rebelles Séléka, à dominante muslmane, qui avaient pris le pouvoir entre mars 2013 et janvier 2014.

La Centrafrique avait sombré dans le chaos avec le renversement en mars 2013 du régime de François Bozizé par les Séléka, plongeant le pays dans une spirale de violences intercommunautaires ayant entraîné l’envoi de forces française, européenne et de l’ONU dans le pays.

Les tueries de masse ont cessé depuis quelques mois, même si la capitale centrafricaine reste régulièrement secouée par des affrontements armés et une forte criminalité.

AFP

De la Rébellion à la formation des partis politiques: la fin des Séléka et Anti-balaka a sonné en Centrafrique

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Centrafrique matin  /  Corbeau News Centrafrique: 31-10-2014,  16h11.

Anti-Balaka et Séléka à Bangui

La République Centrafricaine (RCA) se dirige lentement mais sûrement vers la fin du règne des Séléka et des Anti-Balaka sur la population civile. Chaque chose a son début, sa poursuite et sa fin. Les Séléka et les Anti-Balaka qui ont règné et continuent de régner ont pris conscience du danger qui les guette. Les dissensions récurrentes entre ces deux (2) groupes armés prouvent à suffisance qu’ils sont arrivés à bout de souffle. Les pressions exercées sur eux, ces derniers temps par la Communauté internationale les ont contraints à former des partis politiques pour continuer leur petit bonhomme de chemin. L’esprit de la rébellion s’éloigne peu à peu.

L’on se souvient qu’après la signature des accords de cessation des hostilités et de cessez le feu à Brazzaville le 23 juillet dernier, le coordonnateur adjoint des Anti-Balaka, Wenezoui avait été écarté de la plate forme dirigeante par le Coordonnateur national, Patrick Edouard Ngaïssona. Immédiatement après sa radiation, il a créé son propre mouvement. Pas plus tard, le samedi 25 et le dimanche 26 octobre, quelques cadres militaires de la Séléka étaient rassemblés à Bambari, chef lieu de la préfecture de la Ouaka et ont formé leur propre mouvement politico-militaire dénommé UPC (Union pour la Paix en Centrafrique). La formation de ce mouvement a vu le jour grâce à deux (2) figures emblématiques de l’ex-rébellion, Ali Ndaras, commandant de la région de Bambari et Mahamat Al-Khatim, le redoutable chef de guerre qui a perdu beaucoup d’hommes lors des affrontements avec les forces françaises de l’Opération Sangaris.

Interrogé par un journaliste de l’AFP, sur le mobile de la création de ce mouvement politico-militaire (UPC), son porte-parole, Ahmat Nedhad Ibrahim déclare : « Aujourd’hui, l’heure est à la paix. Nous sommes contre la partition et pour la cessation des hostilités sur la base de l’accord de Brazzaville ». Et d’ajouter : « Nous avons décidé de travailler avec une nouvelle génération qui ne fait pas partie forcément de la famille selekiste ».

Dans la mâtinée du mardi 28 octobre 2014, sur les ondes de la radio Ndéké-Luka, un leader des Anti-Balaka a annoncé la création d’un parti politique dénommé FDIT (Front pour la Défense de l’Intégrité du Territoire). D’après les dires des uns et des autres, il semblerait que le Coordonnateur national des Anti-Balaka, Patrick Edouard Ngaïssona, a l’intention de créer son propre parti politique à l’instar des autres.

Voilà ce que les centrafricains attendaient de ces chefs de guerre. La violence ne résout pas un problème. Seul le dialogue peut ramener la paix en RCA. Etant leaders des partis politiques reconnus par le ministère de l’Intérieur, de la Décentralisation et de la Régionalisation, ils peuvent valablement exprimer leurs idées à travers des débats. L’initiative entreprise par les leaders de ces miliciens est louable. Le fait d’avoir mille (1000) partis politiques en RCA, pour trois (3) à quatre (4) millions d’habitants n’est pas mauvais en soi. L’essentiel, c’est que la paix revienne et que le peuple centrafricain vaque à ses préoccupations habituelles.

Nous osons croire que ce ne sont peut-être pas les derniers partis politiques créés par nos oppresseurs. D’autres vont probablement leur emboiter le pas. Car à l’allure où vont les choses, le Centrafricain lambda sera tenté de dire que la fin des Anti-Balaka et des Séléka s’avance à grands pas. Les leaders de ces groupes armés se tournent désormais vers la paix en créant ces partis politiques et non vers la poursuite de la rébellion. Car à l’espace d’une semaine, deux (2) partis politiques ont vu le jour en RCA. Incroyable mais plutôt vrai. La balle est désormais dans le camp du ministre en charge de l’Administration du Territoire pour les légaliser.

Bon vent aux leaders des Séléka et des Anti-Balaka qui ont créé ces mouvements (partis politiques). Pourvu que cela va dans le sens de la recherche de la paix

Denis Lougoussou Ngouvenda / centrafrique matin

Le diplomate guinéen Mbela Bama Ndong Manuel exhorte les centrafricains à un dialogue franc pour la sortie de crise

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ACAP /BNGUI/CNC: 31-10-2014, 15h57

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Le-diplomate-guinéen-Mbela-Bama-Ndong.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le diplomate guinéen Mbela Bama Ndong

Le diplomate guinéen Mbela Bama Ndong Manuel exhorte les centrafricains à un dialogue franc pour la sortie de crise

L’Ambassadeur de la République de la Guinée Equatoriale, Mbela Bama Ndong Manuel a exhorté les centrafricains à un dialogue franc en vue de ramener définitivement la paix et la cohésion sociale entre les deux communautés, lors de la remise des dons de tricycles offert par la Première Dame de la République de la Guinée Equatoriale, Mme Constancia Mangué De Obiang, jeudi 30 octobre 2014 à Bangui.



Ce geste vise à soutenir les efforts du gouvernement de transition dans le cadre de la réponse à la crise en faveur de la population vulnérable.

Le diplomate guinéen, Mbela Bama Ndong Manuel a invité les autorités des pays africains à suivre l’exemple de la première Dame de la Guinée Equatoriale. « Nous ne devons pas toujours attendre l’aide des occidentaux, nous pouvons faire des efforts de nous entraider », a-t-il ajouté.

La ministre des Affaires Sociales et d’Action Humanitaire, Mme Eugénie Yarafa a apprécié à sa juste valeur que ce don témoigne l’engagement des plus hautes autorités de la République de la Guinée Equatoriale au côté de la population centrafricaine.

Elle a émis le vœu que cette coopération agissante se développe davantage pour le bien-être des deux peuples, et rassuré le diplomate guinéen qu’elle prendra toutes les dispositions à ce que ce don atteigne les bénéficiaires.

Il est à noter qu’au mois de mars dernier, la première Dame de Guinée Equatoriale a offert 37 tonnes constitué des vivres et des médicaments aux personnes déplacées des sites de Bangui et de Yaloké, localité située dans la préfecture de l’Ombella Mpoko. Un autre cargo en provenance de la République de la Guinée Equatoriale arrivera dans les jours à venir.

ACAP

BANGUI: LE CLJ DU 5è ARRONDISSEMENT DE BANGUI S’ENGAGE DANS LE PROCESSUS DE LA PAIX ET LA COHÉSION SOCIALE EN CENTRAFRIQUE

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Comité-local-de-la-jeunesse-du-5e-arrondisement-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Comité local de la jeunesse du 5e arrondisement de Bangui

 

Bangui, 31-10-2014 (CNC): Le Comité local de la Jeunesse du 5è arrondissement de Bangui, en abrégé (CLJ), poursuit son engagement pour le retour à la paix en République centrafricaine. Il a organisé ce vendredi un atelier de formation, à la Maison des Jeunes de Malimaka dans le 5è arrondissement de la capitale, à cet effet. L’objectif poursuivi est d’outiller les Associations des jeunes et les groupements des femmes dudit arrondissement dans le domaine de montage des projets et financements, de la violence brassée sur le genre et de la cohésion sociale.

” Nous nous rendons compte que durant la crise que nous traversons, notre communauté est divisée. Et souvent lors de la mise en place des des pôles de formation et d’information locales des organisations des jeunes et des Associations des femmes, la plupart des ces organisations n’ont pas de connaissance sur ce domaine. Il est donc important pour nous d’organiser cet atelier de formation pouvant les aider à œuvrer en faveur de la paix et cohésion sociale dans notre communauté”, a fait savoir Ghislain GNIKPINGO, président du Comité local de la jeunesse du 5èarrondissement (CLJ).

Comité local de la jeunesse du 5e arrondisement de Bangui 628x351La cérémonie d’ouverture cette formation a été marquée par la présence de Force de l’Eufor-RCA, des notables du 5è arrondissement de Bangui et du président du Conseil national de la Jeunesse CNJ. Citant l’ex président Sud-africain Nelson MANDELA dans sa prise de parole, le président du Conseil national de la Jeunesse, Jean Félix RIVA appelle ses pair à l prise de conscience. ” Nos anciens ont déjà échoué dans leur mission. Et donc nous ne devons pas échouer à la nôtre  car la génération future viendra nous demander des comptes”, a-t-il souligné.

La formation va durer de deux jours à compte de ce vendredi.

©CNC/Bangui/Eric NGABA.

Exclusif : la lettre de François Hollande qui mettait en garde Blaise Compaoré

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Jeune Afrique  /  Corbeau News Centrafrique (CNC): 31-10-2014,  13h55.

François Hollande et Blaise Campaoré

Exclusif : la lettre de François Hollande qui mettait en garde Blaise Compaoré

Dans une lettre datée du 7 octobre, le chef de l’État français, François Hollande, mettait en garde Blaise Compaoré. Il lui expliquait comment le Burkina pourrait “être un exemple” s’il évitait “les risques d’un changement non consensuel de Constitution”. “Jeune Afrique” en a obtenu copie en exclusivité.

Transcription de la lettre envoyée le 7 octobre par François Hollande à Blaise Compaoré

“Monsieur le Président, cher Blaise,

Votre courrier du 22 septembre dernier confirme l’engagement du Burkina Faso en faveur du rétablissement de la stabilité au Mali et votre soutien au dialogue mené à Alger. Je tiens à vous en remercier, car je sais à quel point vous avez toujours œuvré en faveur du règlement de la crise malienne.

Les négociations inter-maliennes qui se déroulent à Alger devraient aboutir, nous l’espérons, à un accord de paix entre le gouvernement et les groupes armés. Il importe avant tout que cet accord, respectueux de l’unité et de l’intégrité territoriale du pays et de sa laïcité, puisse permettre au Mali d’en sortir plus fort, de jouir d’une cohésion nationale renforcée et de voir toutes les régions du pays d’avoir un accès égal au développement et à la sécurité.

Il importe également que cet accord soit solide et durable. La région et la communauté internationale auront là un rôle à jouer, pour appuyer, suivre et contrôler l’application de l’accord à venir. Un dispositif de suivi, où la Cedeao aurait toute sa place, sera utile. Le processus de démobilisation et de réintégration des combattants, dans les conditions qui seront décidées lors des négociations, devra être suivi tout particulièrement.

Dans l’attente d’une issue heureuse des négociations d’Alger, la contribution des voisins du Mali à la Minusma est indispensable, notamment en ce qui concerne la sécurisation des zones où l’armée malienne n’est plus présente depuis les événements de Kidal. L’engagement du contingent burkinabè et sa connaissance du terrain est précieux.

Il est important pour le Mali et pour l’ensemble de la région de consolider ses institutions et d’aller encore plus loin en matière de gouvernance et de démocratie. À cet égard, le Burkina Faso pourrait être un exemple pour la région si, dans les mois qui viennent, il avançait lui aussi dans cette direction en évitant les risques d’un changement non consensuel de Constitution. Vous pourriez alors compter sur la France pour vous soutenir, si vous souhaitez mettre votre expérience et vos talents à la disposition de la communauté internationale.

En vous remerciant de nouveau pour votre engagement en faveur de la paix et de la sécurité au Mali, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président, l’assurance de ma très haute considération.

Bien à toi,

François Hollande”

Jeune Afrique

Lettre de Franois Hollande à Blaise Campaoré

Centrafrique: résultats du baccalauréat 2014 (liste des admis et admissibles)

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Lycée-de-Miskine-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Lycée de Miskine Bangui

Bangui, Corbeau News Centrafrique (CNC) pour le résultat du BAC, 31-10-2014,  12h52:  Les résultats des examens du baccalauréat de différentes séries ont été publiés le mardi 28 octobre 2014 et a suscité énormément des critiques voir de mécontentement des candidats postulants pour ce diplôme. Rappelons aussi que le baccalauréat est un diplôme très important en République Centrafricaine car il permet l’accès à la première année du premier cycle universitaire mais aussi trouver un emploi.
Nous publions ici la liste complète des résultats du premier tour des amis ainsi que des admissibles de Bangui et des provinces rendue publique par le Ministère de l’Éducation Nationale.  Veillez cliquer sur les liens affichés ci-dessous pour les télécharger.
Guy Gervais Béngba pour CNC

Des milliers de manifestants Burkinabé appellent l’Etat-major à en finir avec le régime Compaoré

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AA  /  CNC:  31-10-2014,  12h25
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Manifestants-demandant-le-depart-immédiat-du-président-Blaise-Campaoré.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Manifestants demandant le depart immédiat du président Blaise Campaoré

Une marée humaine a également pris d’assaut la Place de la Nation à Ouagadougou.

Rebelote à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso: près de deux milliers de manifestants rassemblés, vendredi matin, devant l’Etat-major des armées (5 minutes à pied de la Place de la Nation, symbole de la résurrection burkinabé), ont appelé l’Institution militaire à en finir avec le régime du président Compaoré, a rapporté  un correspondant de Anadolu.

Ne décolérant pas, les protestataires continuent à scander : « Lougué président », en référence à l’ex-ministre burkinabé de la Défense, le général Kouamé Lougué, qui avait rejoint jeudi les manifestats en compagnie d’une centaine de militaires.

Parallèlement, quelques milliers sont actuellement rassemblés à la Place de la Nation, la plus grande place de Ouagadougou, alors que d’autres manifestants continuent à affluer scandant et brandissant des slogans hostiles au président Compaoré.

Il y a lieu de noter que l’opposition donnera sous peu une conférence de presse pour établir l’état des lieux de la situation politique au Burkina Faso, jusqu’à vendredi matin.

Le Burkina Faso est, depuis jeudi matin, secoué par un soulèvement populaire à l’appel de l’opposition contre une révision de l’article 37 de la Constitution devant permettre  au président Blaise Compaoré de briguer un nouveau mandat, ont viré au soulèvement populaire. Les manifestants ont notamment incendié le siège du parlement, les locaux de la télévision nationale et les résidences de plusieurs hauts responsables du pays avant de marcher sur le palais présidentiel. Au moins 15 morts ont été déplorés.

Le projet de loi portant modification de la Constitution à l’origine de ce soulèvement populaire devait être examiné par l’Assemblée Nationale burkinabé, jeudi.

L’article 37 de la Constitution limite à deux le nombre de mandats présidentiels. Ce qui empêche le président Compaoré, 27 ans au pouvoir, de se porter candidat aux élections présidentielles de 2015.

AA

Alerte Info Bangui: la maison d’un Commandant des Anti-Balaka encerclée ce matin par les Sangaris

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Anti-Balaka-pose-pour-un-journaliste-de-Reuters.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Un-Anti-Balaka-pose-pour-un-journaliste-de-Reuters.jpg” alt=”Un Anti-Balaka pose pour un journaliste de Reuters” width=”628″ height=”356″ />
Un Anti-Balaka pose pour un journaliste de Reuters

 

Alerte Corbeau 31-10-2014,  12h11:  Selon des informations nous provenant des sources et digne de foi ce matin, la maison où passe souvent les nuits un commandant des Chefs Anti-Baslaka appelé Endjourou dans le 4e arrondissement notamment vers la cité des 3 villas non loin de terrain du feu Ange Félix Patassé est en ce moment encerclée par les éléments de la force  Sangaris.

Des tirs se font entendre en ce moment même. Ce qui laisse croire que les jours liberticides de ce fameux général sont désormais comptés.

Suivez-nous pour plus d’infos dans les heures qui suivent.

 

Bangui, Gisèle MOLOMA pour Corbeau News

Centrafrique: des élections au plus tôt en août 2015 (Lexpress.fr)

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Lexpress.fr  /  Corbeaunews.ca:  31-10-2014,  04h16

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Madame-Catherine-Samba-Panza-et-Alexandre-nguendet-au-palais-du-CNT-à-Bangui-le-22-octobre-2014.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Madame Catherine Samba-Panza et Alexandre nguendet au palais du CNT à Bangui le 22 octobre 2014
©Chris CAN

A Bangui, plus personne ne croit au respect de l’échéance du 15 février. Prolongation de bail en vue pour la transition. 

On s’en doutait. On en a désormais la certitude : initialement programmées le 15 février 2015, les élections générales en République centrafricaine (RCA) -scrutin présidentiel en tête- seront différées d’au moins un semestre. Il est vrai que cette échéance ô combien volontariste, censée boucler un processus de transition laborieux et convulsif, relevait au mieux de la pensée magique, au pire de la chimère.

L’enjeu calendaire a été de nouveau évoqué lors d’un récent “briefing politique” de la Minusca, la Mission onusienne en cours de déploiement sur le territoire de l’ancien Oubangui-Chari. Il fut alors question d’un report à la mi-août, période dans laquelle les “conditions minimales” de la tenue d’une consultation électorale crédible pourraient être considérées comme réunies.

Objectif louable, mais sans doute un rien illusoire. Le 1er septembre, au micro de RFI, le président de l’Autorité nationale des élections, Dieudonné Kombo-Yaya, avait certes jugé intenable la date du 15 février prochain. Mais, compte tenu des impératifs climatiques -la saison des pluies atteint son apogée entre juillet et septembre-, lui avançait alors l’hypothèse d’un retour aux urnes au cours de l’automne 2015. “Vision optimiste” à l’en croire.

La biométrie abandonnée?

Reste que le décalage dans le temps et ses modalités doivent faire l’objet d’un consensus. Il faudra notamment -si ce n’est déjà fait- recueillir l’aval du chef d’Etat congolais Denis Sassou-Nguesso, médiateur en chef, mais aussi ceux de l’Onu, de la France, de la présidente centrafricaine par intérim Catherine Samba-Panza, de la Cour constitutionnelle de transition, et des principales figures politiques d’une nation exsangue.

L’hypothèque du timing en annonce une autre, plus “technologique”. Tout porte à croire que, contrairement à ce qui avait été annoncé, les scrutins de l’exercice 2015 devront se passer de l’apport de la biométrie, supposée prévenir tout risque de fraudes massives. “Trop long, trop compliqué, avance un expert avisé. L’établissement d’un fichier électoral crédible relèverait déjà de l’exploit.”

Par Vincent Hugeux

Energie : La RDC accepte de renforcer le stock de la République Centrafricaine en produits pétroliers

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Kinshasa,  (ACP)  /  Corbeau news Centrafrique (CNC): 31-10-2014,  3h55.

Station essence Total en Centrafrique

 La RDC va renforcer dans les tous prochains jours la capacité de stockage de la République Centrafricaine en produits pétroliers, a indiqué mercredi à la presse le ministre des Hydrocarbures, Crispin Atama Tabe Mogodi, qui a reçu à Kinshasa les membres du gouvernement centrafricain.

Jacques Médard Mboliadas et Armand Djoubaye respectivement ministres de l’Energie et du Transport et de l’aviation civile sont en mission à Kinshasa pour solliciter l’aide des autorités congolaises en vue de faciliter l’acheminement des produits pétroliers dans leur pays en proie à beaucoup de problèmes.

« La RCA s’approvisionne à plus de 90% de produits pétroliers à partir de Kinshasa. Nous voulons augmenter notre capacité de stockage parce qu’il y a beaucoup d’événements nouveaux dans notre pays », a déclaré le ministre centrafricain de l’Energie à l’issue de leur entretien avec leur homologue congolais.

A la suite de la situation sécuritaire qui prévaut actuellement en RCA, les forces onusiennes ont besoin de carburant pour se déplacer et sécuriser le pays qui connait en ce moment une crise des produits pétroliers, a expliqué le ministre congolais des Hydrocarbures, Crispin Atama.

Les sociétés COHYDRO et SEP Congo ainsi que les fournisseurs vont être mises à contribution pour l’acheminement du carburant à Bangui en vue de répondre à la préoccupation des autorités centrafricaines. ACP/Kayu/Ndom.

(c) 2014 Agence Congolaise de Presse. All Rights Reserved. Provided by SyndiGate Media Inc. (Syndigate.info).

Centrafrique: le faible taux de réussite au BAC 2014 met en colère les nombreux candidats recalés

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APANews  /  Corbeau News Centrafrique: 31-10-2014,  3h43.

centrafrique Lycée de bangui

Le ministère de l’éducation nationale a été pris d’assaut jeudi par les candidats recalés du baccalauréat session de septembre 2014 pour exprimer leur désapprobation quant au taux de réussite du bac de cette année, estimé à plus de quatre pour cent.

Au total 9 711 candidats toutes séries confondues dont 7971 de Bangui ont concouru. 388 candidats dont 352 de Bangui ont été déclarés admis au 1er tour, soit 4 pour cent. Pour les admissibles, il y a eu 1383 dont 1122 de Bangui soit 14 pour cent.

Au lendemain de la délibération des résultats du baccalauréat, des voix se sont élevées pour exprimer leur désapprobation par lesquelles celle de l’Union scolaire de Centrafrique (USCA).

‘’On a décidé pour trois raisons de se rendre au département. La première est de nous prouver le taux de quatre-vingt -seize pour cent d’échec en nous présentant les copies des examens corrigés et surtout de ceux, déclarés échoués enfin le pourquoi de cette correction sévère en dépit de la crise”, a affirmé le vice-président de l’USCA et président de l’Association des élèves du Lycée Barthelemy Boganda, Chrsiler Marboua Madjitoloum.

‘’Nous avons aussi appris que la direction des examens et concours (DEC) a procédé au recrutement des nouvelles personnes qui ne sont pas qualifiées à faire la saisie des notes. Pourquoi changer brusquement l’ancien personnel de saisie? Nous aimerions avoir des explications sur tout cela”, a-t-il ajouté.

Les résultats du baccalauréat a été proclamés mardi dernier.

APANews Bangui

CENTRAFRIQUE: LA FORCE SANGARIS REAGIT SUR LES ACCUSATIONS PORTÉES CONTRE ELLES

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Soldat-de-force-Sangaris-à-Bangui-en-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Soldat de force Sangaris à Bangui en RCA

Bangui, (RCA), Corbeau news Centrafrique (CNC), 30-10-2014, 17h55:   “Sangaris ne désarme pas“, tel est le propos tenu par Jean Michel, Lieutenant-colonel de la force Sangaris, en réponse à la question posée par le correspondant de  Corbeau News à Bangui sur l’instabilité dans la ville de Bambari, au centre-Est de la République centrafricaine. C’était lors d’un point de presse organisé par la Sangaris ce jeudi au Camp M’poko à Bangui. Ce point de presse a permis à cette force de repondre aux différentes questions des journalistes de la presse nationale afin de couper cours aux informations qualifiées de rumeurs, selon Sangaris, sur le cycle de violence en Centrafrique dont ces forces sont pointées du doigt. Des accusations que la Sangaris balaie du revers de main.

Cammdant de la Force Sangaris lors de la conférence de presse du 30 octobre 2014 à Bangui MpokoPour Lieutenant-colonel Jean Michel, la force  sangaris n’est pas venue accompagner la violence en Centrafrique, ni mener les opérations de désarmement. Leurs missions consistent à protéger la population civile, a-t-il précisé. Lors de ce point de presse, la force Sangaris en a profité pour montrer la règle de sa mission qui est de “Convaincre que de contraindre”.

La question que l’on se pose, quelle force internationale qui va finalement désarmer les groupes armés non conventionnels sur le théâtre d’opérations en Centrafrique ? Puisque la force de Sangaris souligne qu’elle ne désarme pas les groupes armés qui continuent de semer la désolation au sein de la population civile. Or le Conseil de sécurité des Nations unies a donné le mandat aux différentes forces internationales en occurrence Sangaris, Minusca et Eufor-RCA afin de désarmer les milices armées en Centrafrique et d’assurer la protection des civiles. Force est de constater que le mandat assigné à ces forces demeure inapplicable. Tout laisse croire que le désarmement des milices armées est loin de se traduire dans les faits. Raison pour laquelle on assiste à la circulation des armes sur le territoire du pays malgré la présence des forces internationales qui laissent faire.

Au courant de cette semaine, la force de Sangaris est accusée par la population de Bambari d’avoir distribué des armes de guerre à un des peuhls alliés à l’ex coalition seleka qui ont perpétré des exactions sur la population de la Ouaka la semaine dernière. Une manifestation hostile aux soldats de Sangaris a été organisée le 22 octobre dernier par les habitants de Bambari à cet effet.

De notre correspondant à Bangui, Eric NGABA

Burkina Faso : les heurts de Ouagadougou s’étendent

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Europe 1  /  Corbeau News Centrafrique

les manifestants pénètrent dans l'Assemblée nationale
les manifestants pénètrent dans l’Assemblée nationale

L’ESSENTIEL – L’Assemblée, la présidence et la télévision publique sont la cible des manifestants à Ouagadougou.

LES TROIS INFORMATIONS

• L’Assemblée nationale saccagée par des manifestants, qui s’approchent de la présidence

• Une personne a trouvé la mort à Ouagadougou

• La modification de la constitution burkinabé à l’origine des heurts

L’ESSENTIEL

L’Assemblée et la télévision publique sous le siège. A Ouagadougou, ils sont plus d’un millier à avoir forcé un barrage de police jeudi. Les manifestants se sont introduits dans l’Assemblée nationale qui a été mise à sac. Les forces de l’ordre se sont retirées des lieux après avoir vainement tenter de repousser les opposants. Plus d’une dizaine de voitures garées dans la cour et à l’extérieur du bâtiment ont été brûlées, du matériel informatique pillé et des documents brûlés. Chaque bureau a été méthodiquement visité.

Finalement, l’Assemblée nationale a été incendiée. Un député de l’opposition, présent au parlement au moment de l’arrivée des manifestants, a déclaré que tous les parlementaires avaient été exfiltrés, sans plus de précisions.

la manifestation des opposants au Burkina-Faso

Quelques minutes après, c’est la télévision publique qui a été prise d’assaut. Elle a cessé d’émettre dans la matinée. Du matériel a été endommagé mais les studios n’ont pas été dégradés.

Les manifestants s’approchent de la présidence. Après s’en être pris à l’Assemblée nationale, les manifestants se sont dirigés vers les bâtiments de la présidence. Selon

Reuters, des coups de feu ont été entendus à proximité du palais présidentiel.

Une première victime. Dans la cohue qui semble régner à Ouagadougou, une personne a trouvé la mort, a constaté un journaliste de l’AFP.

Le président voulait s’accrocher, le gouvernement recule. A l’origine de cette contestation sans précédent dans le pays, un amendement voulu par le gouvernement burkinabé, pour permettre à Blaise Compaoré de se représenter. Le président au pouvoir depuis 1987 a voulu modifier la constitution pour entamer un cinquième mandat après les élections de 2015. Les députés devaient voter ce projet de loi jeudi, quand les manifestants se sont rués dans le bâtiment.

Selon le site d’informations Burkina 24, le gouvernement a décidé de retirer le projet de loi controversé. “Le gouvernement informe l’ensemble des populations de l’annulation de l’examen du projet de loi portant révision de la Constitution”, indique un communiqué, qui “appelle les populations au calme et à la retenue”. Un porte-parole a simplement indiqué à l’AFP que le gouvernement “annule le vote” de la loi, sans plus de précisions.

Trois jours de manifestations. Après une journée d’accalmie à Ouagadougou, des protestataires ont pris d’assaut l’Assemblée nationale avant de saccager les lieux, jeudi. Depuis le début de la semaine, le pays est secoué par une vague de protestation sans précédent dirigée contre le président Blaise Compaoré. Mardi, plusieurs centaines de milliers de personnes étaient descendus dans les rues pour protester contre le pouvoir sans partage du président Compaoré.

Europe1

Burkina Faso: des manifestants mettent le feu à l’Assemblée Nationale et incendient un hôtel

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AA/Ouagadougou/  Corbeau News Centrafrique: 30-10-2014,  13h26

 

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les manifestants mettent feu à l’Assemblée Nationale

Le gouvernement a annoncé le retrait du projet de loi en question mais les manifestants ne décolèrent pas.

Des milliers de manifestants révoltés contre l’intention du président burkinabé Blaise Compaoré de modifier la Constitution afin de briguer un nouveau mandat présidentiel ont saccagé, jeudi, les sièges du parti CDP (au pouvoir) et de la télévision nationale et ont  incendié l’hôtel Azalai, où sont logés les députés du CDP, a rapporté un correspondant de Anadolu.

Aucun bilan n’a été donné s’agissant des unités incendiées, jusqu’à 11.30 gmt.

Peu avant, ils avaient mis le feu à l’Assemblée Nationale après avoir empêché les députés de l’intégrer pour débattre du projet de loi portant modification de l’article 37 de la Constitution, dans l’objectif de permettre au chef d’Etat actuel Blaise Comparé (27 ans au pouvoir), de briguer un nouveau mandat présidentiel.

Les manifestants burkinabé n’ont pas décoléré même après l’annonce par le gouvernement du retrait dudit projet de loi et continuent actuellement à se livrer à des actes de pillage ici et là, ont rapporté à Anadolu des témoins sur place.

Larticle 37 de la Constitution burkinabé limite à deux le nombre de mandats présidentiels. Ce qui rend Blaise Compaoré inéligible pour ce qui est des élections présidentielles de 2015.

Depuis plusieurs semaines, la volonté du Président Compaoré de se maintenir au pouvoir après 27 ans suscite la colère de l’opposition, d’une grande partie de la société civile et de nombreux jeunes de ce pays, où plus de 60% des 17 millions d’habitants ont moins de 25 ans et n’ont jamais connu un autre dirigeant.

Le gouvernement n’a toujours pas émis de réactions, outre l’annonce du retrait du projet de loi en question, à propos de la situation actuelle que vit le Burkina Faso (jusqu’à 11.30 gmt).

AA

Au Burkina Faso, la rue défile contre Blaise Compaoré

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Le monde.fr  /  Corbeaunews.ca: 30-10-2014,  00h42

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/un-manifestant-à-Ouagadougou-au-Burkina-Fasso.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>un manifestant à Ouagadougou au Burkina-Fasso

Combien étaient-ils dans les rues d’Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, à protester contre la volonté du président Blaise Compaoré de s’accorder une nouvelle prolongation de pouvoir ? « Plus d’un million », comme l’affirment les organisateurs de la manifestation ? Des centaines de milliers ? Là n’est pas l’essentiel. Bien plus encore que lors des précédents rassemblements, l’opposition a démontré, mardi 28 octobre, sa capacité de mobilisation et, en dépit de quelques affrontements avec les forces de l’ordre, la « journée nationale de protestation » a été un succès populaire et s’est tenue sans violences majeures.

Le slogan « Blaise dégage ! » a aussi été scandé en province, comme à Bobo Dioulasso, la deuxième ville du pays, où la statue présidentielle a été démolie.

La capitale, transformée en ville morte, demeure cependant l’épicentre de la semaine de contestation, débutée lundi par une marche d’associations de femmes. « Le combat pour le changement n’est plus celui de l’opposition politique. Il est devenu celui de la grande majorité du peuple burkinabé, qui a décidé de prendre son destin en main », s’enthousiasme l’ancien ministre des affaires étrangères, Ablassé Ouédraogo, qui préside le parti Le Faso Autrement et coordonne les manifestations contre « le coup d’Etat constitutionnel ».

« DÉSOBÉISSANCE CIVILE »

 

Dans les rue de Ouagadougou le 28 octobre.

Le Burkina Faso est entré dans une période de turbulences, divisé par une question simple : faut-il offrir au chef de l’Etat, au pouvoir depuis son putsch de 1987 contre Thomas Sankara, le droit de briguer un cinquième mandat en novembre 2015 ? L’article 37 de la Constitution l’en empêche. Pour faire sauter ce verrou, Blaise Compaoré dispose de deux options : modifier la loi fondamentale par référendum ou par voie parlementaire.

Après avoir laissé croire pendant des mois qu’il procéderait à une consultation populaire, le pouvoir a manœuvré ces dernières semaines pour obtenir le ralliement du nombre de députés nécessaires à une révision par l’Assemblée nationale. Avec une majorité des trois quarts des 127 membres du Parlement, soit 96 voix, nul besoin de procéder à un référendum.

Le projet de loi présenté par le gouvernement doit être soumis au vote jeudi, mais, s’il n’obtient l’approbation « que » d’une majorité simple, le président Compaoré devra se résoudre à organiser un référendum.

Pour l’opposition, appuyée par des organisations de la société civile, comme pour les autorités, cette semaine, et particulièrement la journée de jeudi, est classée à haut risque. Chaque camp joue son avenir mais se doit de montrer des gages de responsabilité. Confronté au basculement de nombre de ses ténors dans l’opposition et à la lassitude d’une bonne partie de la jeunesse qui n’a connu qu’un seul président, le pouvoir a jusque-là autorisé les manifestations et s’est abstenu d’une répression qui n’aurait pas manqué d’enflammer la rue et de provoquer des condamnations internationales.

A l’issue de la journée de mardi, le porte-parole du gouvernement, Alain-Edouard Traoré, se permettait même de louer « les chefs de file de l’opposition qui sont restés dans le cadre républicain ». Pour ces derniers, l’équation est compliquée. Après avoir appelé à la « désobéissance civile » et à bloquer les accès au Parlement jeudi, ils jouent leur va-tout. Comme le résume Ablassé Ouédraogo : « Il faut à tout prix éviter cette révision constitutionnelle, sans tomber dans l’irréparable. »

Le Monde

L’existence de Boko Haram en Centrafrique?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/09/La-Minusca-dans-la-ville-de-Bouar.-photo-UNMINUSCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La Minusca dans la ville de Bouar. photo UNMINUSCA

L’existence de Boko Haram en Centrafrique

Corbeau News Centrafrique (CNC), 29-10-2014 – 23h28: Je l’avais annoncé, et lors d’un entretien avec un ancien ministre de la Centrafrique, influent de la sécurité publique qui était en poste sous le régime Bozizé, je lui avais dit dans son bureau ministériel que le pays est en danger pour ne pas dire toute l’Afrique, il faut que le gouvernement centrafricain prenne des dispositions sécuritaires dès maintenant avant qu’il ne soit tard. Bizarrement dans ce pays de paradoxe, les informations sensibles comme celles-là sont souvent négligées par les autorités du pays. Souvenez-vous aussi comment le feu président Ange-Félix PATASSE a perdu le pouvoir. Les professionnels des médias avaient annoncé que les rebelles de BOZIZE sont à quelques kilomètres de Bangui. Le gouvernement centrafricain avait simplifié et négligé l’information. Le ministre de la Sécurité publique de l’époque, Jacquesson MAZETTE n’avait pas fait son travail pour protéger Bangui et le régime du MLPC. Bref ! Même si nous ne partageons pas directement une frontière avec ce grand pays d’Afrique trop peuplé (plus de 155 millions ha) et qui a une forte colonie chez nous depuis 1970, car émigrés soient-ils et très dynamiques dans le commerce des boissons et vente des pièces détachées, les nigérians en Centrafrique vivaient très en proximité des musulmans du quartier Km5 à Bangui. Ce quartier populaire qui n’est qu’une poudrière, continue de faire parler de lui depuis que l’ex-séléka s’était emparé du pouvoir le 24 mars 2013 par les armes. Et pourquoi ce quartier où circule beaucoup d’armes de guerre n’est jamais désarmé alors que toutes forces du monde sont là dans le pays y compris Sangaris? On peut dire que c’est un état-major intégriste au centre de la capitale centrafricaine qui ne dit pas son nom. D’ailleurs, le Nigéria ami à la Centrafrique est un pays laïc comme le nôtre et beaucoup de ses Etats dans le nord que j’ai eu à visiter pendant plusieurs années sont pour la plupart des Etats fédéraux à majorité musulmane vivant ensemble avec les chrétiens.

Je me souviens d’une interview de l’ancien ministre de la Défense nationale, Jean Francis BOZIZE accordée à RFI sur la situation sécuritaire du pays. Ce dernier dans ses réponses, a montré les faiblesses de notre armée, en déclarant que notre territoire est vaste et manque des moyens logistiques et matériels, et qu’on n’arrive pas à contrôler l’ensemble du territoire national pour faire face à d’éventuelles attaques des ennemis. Et comment Jean Bedel BOKASSA ou André KOLINGBA faisaient à l’époque pour que le pays soit bien sécurisé ??? Je me posais la question. Je crois que beaucoup de compatriotes qui suivaient bien les actualités brûlantes du pays n’ont pas manqué l’écoute de cette déclaration si grave de ce membre du gouvernement et non le moindre durant le régime de son père, François BOZIZE, destitué par Michel Djotodia, l’autre chef de guerre qui, n’occupe plus le fauteuil présidentiel mais continue de faire un clin d’œil aux centrafricains pour revenir au pouvoir. Et quel pouvoir encore ? On en reparlera plus tard si la persistance Djotodiane ne lâche pas prise. Cela confirme bien entendu, la porosité de nos frontières partagées avec six (6) pays dont la plupart a vécu également des conflits politico-militaires tels que le Congo-Brazza, le Congo Démocratique (en continue), les deux Soudan en perpétuel conflit pétrolier et le Tchad où beaucoup de rébellion ont émergé dont les nôtres. C’est avec beaucoup de regret que je puisse le dire ainsi. Il y a rien de plus laid, destructif et cynique que la rébellion que si on veut parler du développement et de l’émergence.

En effet, lors des Premiers Etats Généraux des Médias Centrafricains (PEGMC) en 2008, tenus dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, je me suis inscrit parmi les intervenants en plénière pour interpeller les membres du Haut Conseil de la Communication (HCC) qui avait délivré l’autorisation à la radio islamique dénommée radio de la « paix », situé sur l’Avenue des martyrs non loin du quartier Miskine, projet financé par une ONG d’un Etat islamique de Moyen-Orient. Il va sans dire que beaucoup d’infrastructures ont été financées par ces ONG des Etats islamiques en Afrique et chez nous tels que le lycée Ben RACHID (qualifié BEN LADDEN) construit en face du stade 20000 places voisin direct de SACATEL Bangui Sica et un autre centre scolaire moderne très bien équipés que les établissements publics sur la route de Boali. Un bus scolaire tout neuf est mis à la disposition de l’établissement pour le transport des élèves.

Selon le Dr BAKARY SAMBE d’origine sénégalaise, professeur à l’Université de Saint-Louis au Sénégal, qui a révélé lors du lancement  de l’Institut africain de géopolitique en présence d’éminents professeurs et officiers des armées, que les terroristes et extrémistes de l’islam ont profité des politiques d’ajustement structurel d’alors pour tenter de s’implanter et véhiculer leurs idéologies en Afrique à travers des Organisations non gouvernementales (Ong). Le thème du conférencier était : « la communauté internationale face au terrorisme mondialisé des jihadistes autoproclamés de Daech : quelle doit être la contribution des musulmans d’Afrique ? ». Selon lui, une stratégie a donné le couple Irafa et Dahwa. Dahwa signifie la prédication et Irafa, le secours humanitaire. En plus, ces extrémistes que le conférencier qualifie de marchands d’illusions surfent sur la misère de la population et d’une jeunesse désœuvrée qui a plus besoin de perspectives économiques de développement que d’idéologies importées et nuisibles à la cohésion sociale. Pour preuve, en Centrafrique, la jeunesse est instrumentalisée par ces marchands d’illusions. Le cas de l’ex-coalition séléka qui n’a pas réussi à son projet machiavélique d’islamisation de la république centrafricaine est illustratif. Michel DJOTODIA en mettant le cap sur Bangui pour destituer le régime de François BOZIZE a enrôlé la jeunesse centrafricaine et les désœuvrés qui ont abandonné la culture agricole espérant voir leur condition de vie s’améliorée avec un régime plus sanguinaire que celui de BOZIZE. Ironie du sort ! Et si des écoles islamiques radicales sont développées dans la zone de Nana-Mambéré principalement à Bouar et que cela est relevé par certains compatriotes. Il est normal puisque l’islam commercial s’est d’abord installé pendant de nombreuses années, bien développé dans le nord du pays et la montée de Boko Haram au nord du Nigéria a facilité l’extension aux marchands d’idéologies surtout que nous avions des frontières bien perméables avec le Tchad et le nord Cameroun où les régions sont quasiment musulmanes. Avec la chute du régime de Mouhammar KADHAFI, les choses ont vite développé. Les éléments de cette secte islamique Boko Haram et les extrémistes n’auront pas de difficulté pour infiltrer la région. La crise du Mali qui est encore loin à son terme en dit plus puisque très difficile à résoudre. Les jihadistes d’Aqmi continuent de tenir le langage d’autodétermination après la répartition rejetée par le gouvernement malien dans les négociations alors que la population malienne aspire à un Mali indivisible et un seul.

Il y a un autre projet qui est peut-être avorté, lequel avait charmé le gouvernement centrafricain de l’époque tombé dans le piège des islamistes. A savoir la construction de l’Université arabe dans la région d’Am ndafock à l’extrême nord du pays proche à la frontière avec le Soudan. C’était d’ailleurs soutenu par le Rectorat centrafricain. Un autre danger pour la Centrafrique si la mise en œuvre était effective. L’on peut dire que c’est la plus forte stratégie des islamistes pour dérouter la culture et l’éducation centrafricaine francophone. Le gouvernement centrafricain naïf qu’il est, ne comprenait rien des stratégies islamiques serait comptée parmi les Etats formateurs des terroristes par les Etats-Unis de Barack OBAMA et l’Europe qui ont engagé la guerre contre les Etats islamiques. Dieu merci, on a échappé à ce projet diabolique. Mais rien n’est fini puisqu’on est encore dans le bourbier. Les sources de financement étaient prévues par les pays arabes (Arabie Saoudite, Qatar) d’intelligence avec le Soudan. Puisque la convention serait signée entre le gouvernement de BOZIZE déchu et son homologue soudanais.
Face au danger de l’intégrisme islamique en Afrique, le collègue de Dr BAKARI, le sénégalais ABDOU Latif Aidara, expert conférencier au Centre d’Etudes Diplomatiques et Stratégiques (Ceds), préconise le renforcement par l’Etat des confréries sénégalaises puisque les écoles coraniques au Sénégal sont aussi nombreuses que les établissements publics et privés. Selon lui, c’est une manière d’échapper aux jihadistes et extrémistes. Vous êtes sans ignorer que le Sénégal est un pays laïc comme la Centrafrique mais avec des pourcentages des religions renversés. Le Sénégal est constitué de 85% des musulmans et 15% des chrétiens. Un pays de paix exemplaire en Afrique qui vit en parfaite symbiose entre les communautés. Alors que la RCA devrait être bien citée en exemple comme le pays de Teranga qui accueille bientôt le XVème sommet de la Francophonie du 29 au 30 novembre 2014 où plusieurs maux qui retardent le développement de l’Afrique seront débattus, notamment la pauvreté, les emplois pour la jeunesse francophone  et la sécurité. Interviewé à propos des jihadistes et extrémistes, le président en exercice qui va passer le flambeau à son successeur qui sera élu, ABDOU DIOUF a déclaré, « les jihadistes sont les hommes du diable ». Alors, en Centrafrique, il faut faire attention aux hommes du diable comme au Sénégal et dans les autres pays de la planète qui aspirent à la paix et à la sécurité. Tout porte à croire que la crise centrafricaine est bel et bien entretenue par les hommes du diable, alors que c’est le pays du Christ (chrétiens qui ne doivent pas verser le sang de son prochain) et des musulmans non extrémistes et non radicaux.

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

Pierre INZA