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Centrafrique: La Munisca lance un Projet pilote de stabilisation communautaire en provinces

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Franck Gnapié, Commandant de la Minusca

Frank Gnapié

La Munisca lance un Projet pilote de stabilisation communautaire en provinces

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 18-12-2014.  Mercredi 17 décembre 2014, Mme Dessable et le Lieutenant Frank Gnapié, respectivement Responsable de communication Commandant de Police de la Minusca ont animé une conférence de presse au siège de l’institution à Bangui. Il s’agit de la traditionnelle rencontre hebdomadaire instituée par la Minusca, afin de faire le point des activités de cette force à la population, via la presse.

Au cours de cette rencontre, Mme Dessable a annoncé le lancement d’un projet pilote de stabilisation communautaire dans quatre villes de Province de la RCA, notamment Bria, Bambari, Kaga Bandoro et Bouar. Ce projet qui s’inscrit dans le cadre de l’article 4 de l’Accord de Brazzaville vise les « jeunes à risque des communautés » ainsi que les combattants de tous les groupes armés, notamment Séléka et Anti-balaka. « L’objectif est de leur donner du travail à ces jeunes et de les payer afin qu’ils ne soient pas tentés de commettre des actes répréhensibles. Le projet doit en plus profiter aux communautés : réhabilitation de route, d’écoles, de bâtiments administratifs, construction de marchés etc. » a expliqué la responsable de communication de la Minusca.

Chargée de communication de la MinuscaEntretemps, une délégation de la Minusca a déjà visité les quatre sites identifiés pour les projets pilotes dans ces villes. Aussi localement, des comités ont été mis en place pour identifier les premiers projets pilotes  afin de débuter rapidement. Et au niveau de Bangui, un comité national de sélection des projets sera également mis en place.

En dehors de cette importante annonce, Mme Dessable a passé en revue certaines actions et interventions de la Minusca de la semaine, tant dans le domaine de la sécurité que dans les domaines de développement et de l’appui au processus électoral encours en RCA. Grosso-modo en ce qui concerne les élections, 23 centres d’enregistrement sur les 70 que compte la ville de Bangui ont été évalués, le 16 décembre dernier, par une équipe mixte ANE-Mairies-Minusca. Des lieux d’entreposage des matériels électoraux ont été également visités.

L’action de la force quant à elle, reste dominée par la saisie sur un jeune à Bossembélé d’une impressionnante quantité de cartouches de calibre 12mm contenues dans un seau d’eau d’un volume de 15 litres et un stock plus important de munitions dissimulé dans un sac de farine de manioc. Aussi, à Boguila une patrouille de la Minusca a été attaquée le 16 décembre dernier au niveau de l’aérodrome par des éléments ex-seleka où la riposte de la patrouille a fait deux morts dans les rangs des ex-Seleka, des armes et munitions ont été saisies. A cela faut-il ajouter que le 9 décembre dernier, le garde du corps personnel de Baba-Laddé du nom de Moussa Adam a été arrêté.

De son côté, le Lieutenant Frank Gnapié qui a également fait le point des actions de sécurisation menées par la Police de la Minusca, a résumé pour ce qui est de la lutte contre la criminalité que « pour cette semaine, sept personnes au total ont été interpellées par nos hommes pour vingt-une infractions recensées. » Il s’agit, toujours l’officier de police, des cas de vols à mains armées, de vols simples, de meurtres, d’enlèvements, des coups de blessures avec usage des grenades, etc. Ces actions ont aussi permis de récupérer des grenades, des motos volées et restituées à leurs propriétaires.

Bangui / Fred Krock / Corbeau News Centrafrique

L’ Afrique réussira-t-elle à sa sécurisation s’il y a encore la mainmise de l’occident ?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Traque-de-Joseph-Koy-à-OBO-en-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Traque de Joseph Koy à OBO en RCA

L’Afrique réussira-t-elle à sa sécurisation s’il y a encore la mainmise de l’occident ?

Corbeau News Centrafrique: 18-12-2014.  Incontestablement la problématique de la paix et de la sécurité du continent africain se pose avec acuité. Après plus d’un demi-siècle, la majorité des pays colonisés par la France ont de sérieux problème pour que leurs armées s’assument en protégeant leurs populations et les territoires respectifs. Quand bien même que ces pays ont adopté ce système politique qu’on appelle démocratie après la conférence de Baule en 1990, leurs politiques intérieures sont toujours plombées à cause de l’interférence française qui s’impose en maître absolu et contrôleur des territoires de l’AEF et de l’AOF. Cette immixtion pose évidemment de sérieux problèmes pour le développement des pays francophones d’Afrique qui changent brutalement des régimes par des coups de force ou fraudes massives lors des opérations électorales pour que les candidats de la France arrachent le pouvoir. En exemple des preuves qui sont plusieurs sur le continent, l’ancien Président français Nicolas Sarkozy qui veut revenir aux commandes vient de déclarer : « on a fait sortir Gbagbo, on a installé Ouattara »
De ce fait, il est bien difficile que le candidat choisi à la hold-up électorale ou par putsch réponde aux aspirations du peuple qui aspire à la paix durable, sa sécurité et une amélioration de ses conditions de vie. Les intérêts du parrain prime sinon il y a peu de chance de rester au pouvoir. Plusieurs cas ont bel et bien illustré l’histoire de l’Afrique francophone qui est traînée depuis des indépendances dans la boue. C’est dans ce contexte que le forum international pour la paix et la sécurité s’est tenu à Dakar au Sénégal pour examiner la situation sécuritaire en Afrique et y trouver des solutions. Car pour le président sénégalais Macky Sall qui a présidé la conférence, « les africains doivent également mutualiser leurs efforts pour créer « des forces spéciales » mais a-t-il mis aussi l’accent sur l’éducation de la jeunesse et le développement.

En effet, depuis la chute du président libyen Mouhammar Kadhafi, on assiste à l’émergence des rébellions en Afrique et surtout le phénomène Boko Haram au Nigéria qui gagne graduellement du terrain en Afrique et particulièrement dans la sous-région d’Afrique de l’Ouest et Centrale. On ne peut rappeler le changement sanguinaire de Tripoli sans évoquer la participation active de la France sous le régime Sarkozy pour faire tomber le guide libyen assassiné. Pas si longtemps après la tuerie du président Kadhafi par les rebelles libyens qui continuent des menaces dans le sud du pays, la rébellion malienne s’est fait parler d’elle en lançant l’assaut dans le nord du Mali, revendiquant l’indépendance de Kidal. Il y a eu plusieurs mouvements (le printemps arabe) dans le Maghreb en Tunisie et en Egypte voire le Maroc qui subit une pleine réforme constitutionnelle. Le géant de l’Afrique que gère aujourd’hui John Goodluck Jonathan en succédant à Umaru Yar’ adua après sa mort n’arrive plus à surveiller efficacement l’ensemble de son territoire nationale puisque Boko Haram contrôle une bonne partie des Etats fédéraux du nord et fait sa loi en imposant la loi islamique (le charia). A cause de la faiblesse notoire de l’armée nigériane alors que sa richesse pétrolière dont les revenus sont colossaux ne pourrait que confirmer sa grandeur et sa première puissance en Afrique que si les autorités du pays étaient prévoyants pour doter l’armée des moyens logistiques et armements modernes adéquats pouvant mettre hors d’état de nuire cette force diabolique que sont les Boko Haram avant qu’il ne soit tard aujourd’hui. Goodluck Jonathan qui est candidat à sa propre succession en février 2015 n’arrive pas, depuis qu’il occupe le fauteuil présidentiel à gérer cette situation qui pourrisse et se propage dans la sous-région d’Afrique centrale. Très préoccupé par le futur présidentiel nigérian, il a brillé par la politique de chaise vide au forum sur la paix et la sécurité. Boko Haram ne s’est pas seulement limité au niveau du Nigéria pour démontrer sa capacité de nuisance en cherchant de déstabiliser plusieurs pays africains. Le président camerounais Paul Biya qui est en guerre contre Boko Haram depuis les exactions commises sur son territoire par les hommes de cette secte islamique a évoqué la situation aggravante lors du XVème sommet de la Francophonie à Dakar et n’a cessé d’en appeler à la solidarité africaine même au-delà de nos frontières africaines puisque la problématique du terrorisme est mondiale. C’est tous les pays de la planète qui sont menacés et en danger.

En Centrafrique, la France qui depuis lors, est le gendarme absolu de ce territoire d’Afrique situé au cœur du continent est le responsable numéro 1 du malheur du peuple centrafricain et du drame humain tant décrié qui provient de l’instabilité depuis les années 60. Plusieurs coups d’Etat ont eu lieu en République centrafricaine sans la non-ingérence de la France qui est connue pour son rôle de pyromane. L’opération Sangaris est prise à partie durant les derniers événements dramatiques causés par la rébellion séléka et les milices antibalaka qui ne cessent de couler d’encre et salive. La France est toujours présente où l’Afrique se réunit pour débattre des problèmes de paix et de sécurité. Concernant la situation sécuritaire et humanitaire en Centrafrique qui s’est dégradée, le président tchadien qui a géré le dossier centrafricain sur le plan militaire en sa qualité de président de la CEEAC avant de passer le flambeau au congolais Denis Sassou Nguesso, coordonnateur national de la crise centrafricaine, dans une interview accordée à une média du continent n’est pas passé par quatre chemins pour pointer du doigt la France qui serait le principal manipulateur du conflit inter-centrafricain qui perdure.
En 2013, la rébellion séléka était appuyée par la France pour faire partir le général François Bozizé du pouvoir. Il en est suivi des assassinats, des tueries, des viols et pillages, de la profanation, des exactions de tout genre commis par les rebelles de séléka contre les populations jusqu’à la révolte d’un groupe de milice dénommé « antibalaka » qui se lance dans une vengeance aveugle et inadmissible contre la communauté musulmane. Depuis le 05 décembre 2013 jusqu’à la démission de l’ex-président de la transition Michel Djotodia, la situation était génocidaire. Les forces africaines de la CEEAC n’avaient pas pu neutraliser les sbires de l’ancien président en exil au Bénin. A sa démission, le président français François Hollande a déclaré qu’on ne peut aider quelqu’un qui n’a pu rien faire au pouvoir. L’armée africaine en miniature a failli à sa mission jusqu’à leur passage au sein des forces onusiennes qui encore, jusque-là, n’arrivent pas à  désarmer les séléka et les antibalaka selon les articles prévus dans les dernières résolutions prises par l’ONU en faveur de la République centrafricaine pour que la paix et la sécurité soient rétablies.

Des milliers d’armes de guerre et de petit calibre circulent abondamment en Centrafrique depuis la crise récurrente. Alors que la Centrafrique est pays membre à part entière de la Conférence des Grands Lacs  qui depuis lors peinent à atteindre les mêmes objectifs recherchés par le forum de Dakar qui sera désormais annuel. La Conférence n’a pas réussi à désarmer les rebelles qui écument les régions et ramasser toutes les armes qui circulent dans ces pays dont le Rwanda, le Burundi, le RD Congo où se trouvent les forces onusiennes et dont les conflits armés n’ont pris fin, le Congo Brazzaville, l’Angola, pour ne citer que ces pays. La Conférence des Grands Lacs regroupe plus de dix pays mais l’éternel problème est toujours sur la table de discussion. Avec la crise congolaise qui perdure dans la région sud de la République démocratique du Congo, la Conférence des Grands Lacs est fatiguée. Le Sénégal qui se passe pour le pionnier de ce forum international pour la paix et la sécurité en Afrique n’est-il pas un pion joué par la France pour semer du désordre et en tirer profit pendant la guerre? Puisqu’on dit souvent qu’en politique il n’y a pas d’amis. Ce sont les intérêts qui priment. L’odeur des puits du pétrole sénégalais découverts auraient déjà attiré les pyromanes qui sont prêts à provoquer d’autres conflits armés dans la sous-région d’Afrique de l’Ouest. Il va sans dire que la crise centrafricaine qui est loin de prendre fin est due au problème d’exploitation du pétrole de Birao dont le puit se trouve au nord du pays à la frontière avec le Soudan et le Tchad. Dakar doit doubler de vigilance pour assurer la prévention des menaces.

La paix n’a pas de prix, et sans la paix certes, il n’y aura pas développement. Les dirigeants africains doivent cesser aussi d’être des manipulés en faveur de la France et en défaveur de leurs peuples qui ont besoin d’être en sécurité pour une paix durable. Il faut bien entendu créer des conditions y relatives en dotant suffisamment les armées des moyens adéquats pour la sécurisation du territoire et la défense des peuples en cas d’attaques des envahisseurs agresseurs. Les milliards africains détournés par les présidents en poste installés et placés dans des paradis fiscaux doivent revenir en Afrique pour une armée commune digne de ce nom si nous avons bien l’ambition de créer une armée africaine d’intervention rapide pour éteindre le feu là où se trouve l’ennemi. Faut-il encore qu’il y ait entente et détermination entre les chefs d’Etat africains qui ont montré leur faiblesse devant le président français François Hollande lors
du dernier sommet de la francophonie tenu à Dakar.

Pierre-INZA

Pierre INZA

Centrafrique : un an plus tard, le statu quo

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www.24martin.fr  /  Corbeau News Centrafrique: 17-12-2014.

Un rebelle seleka en Centrafrique
Un rebelle seleka en Centrafrique

Un peu plus d’un an après le début de l’intervention militaire française en Centrafrique, le pays est toujours en plein chaos.

2000 soldats français sont toujours en Centrafrique. Et, même si leur nombre devrait être ramené à 1500 d’ici le printemps, la situation du pays est bien loin d’être réglée.La force de maintien de la paix de l’ONU compte quant à elle plus de 8000 soldats, 12 000 prochainement.

« En Centrafrique, nous sommes dans le temps long », affirmait au début du mois un officier supérieur de l’armée française, faisant notamment référence au 15 années de présence militaire au Kosovo.

Un conflit meurtrier

En un an, le conflit en Centrafrique a fait des milliers de morts, plus de 400 000 déplacés à l’intérieur du pays, 60 000 à l’extérieur. Si l’intervention française a permis de mettre un terme au risque génocidaire auquel le pays courait il y a un an, elle n’a pas pu tout régler, loin s’en faut.

En mars 2013, la fuite du président François Bozizé renversé par la coalition rebelle Séléka, majoritairement musulmane, et menée par Michel Djotodia, a plongé le pays dans une guerre civile entre anti-balaka, majoritairement chrétiens, et séléka, majoritairement musulmans.

Début 2014, après l’intervention militaire de la France, puis des forces internationales, Djotodia et la Séléka ont été contraints de quitter le pouvoir, remplacés par madame Samba Panza.

Un Etat qui ne fonctionne plus

Si l’opération Sangaris ainsi que la présence de forces onusiennes sont parvenues à ramener un calme relatif dans le pays, de brefs mais intenses pics de violence subsistent, tant dans la capitale Bangui, qu’ailleurs dans le pays.

Le désarmement voulu par la présidente de la transition Catherine Samba Panza est toujours en cours, et l’Etat peine aujourd’hui à rétablir une administration sur le territoire.
Interrogée au début du mois par Libération, Delphine Chedorge, chef de mission Médecins sans Frontières à Bangui, témoignait d’un pays toujours très désorganisé, notant l’absence d’Etat, d’économie, de justice, d’école, de système de santé en état de marche, ainsi que les divisions ethniques et l’enrôlement d’enfants désœuvrés au sein de groupes armés.

Les élections, initialement prévues en février, devraient avoir lieu en mai prochain. Mais, face à un pays au sein duquel le gouvernement de transition ne semble avoir aucune autorité, tout porte à croire qu’elles pourraient être de nouveau repoussées.

24matin.fr

L’AFRIQUE TOUTE ENTIÈRE FAIT FACE A UN TOURNANT CRITIQUE DE SON HISTOIRE.

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Afrique

L’AFRIQUE TOUTE ENTIÈRE FAIT FACE A UN TOURNANT CRITIQUE DE SON HISTOIRE.

L’histoire catastrophique créée de toute pièce par l’Occident qui se traduit par le maintien des foyers d’instabilités par-ci,par-là sur le continent africain,traduit la volonté logique de l’Occident et ses systèmes d’étouffer toute tentative hégémonique du continent d’assumer ses responsabilités contributives pour le développement intégré du continent au service des africains en particulier,et de l’humanité en général.L’Afrique est devenue un champs d’expérimentation des politiques agressives assimilées au terrorisme d’Etat imaginées sans cesse dans des laboratoires d’idées consacrés à cet effet.Il faut reconnaître que le”model”vieillissant de politiques économiques et sociales de l’Occident imposés aux autres comme”model standard”est entré dans sa phase de dislocation inextricable qui se concrétise par le marasme économique et le dérèglement de tous les repères identitaires,que seul la destruction des Etats”fragiles”des pays africains peut lu
i accorder un sursis dans sa chute inévitable.A L’Origine le peuple(Noir)Africain est pacifique,humaniste ne connaissant pas l’égoïsme et la barbarie,toutes ces anomies sociales sont les propres du peuple de l’Occident caractérisées par leurs”barbaries”ancestrales ou la culture des violences et de prédations a toujours été leurs raisons d’être,leurs prédations les ont conduit en Amérique,en Australie,en Inde et surtout en Afrique produisant des désastres jamais connus dans l’histoire des sociétés humaines(l’asservissement des peuples des contrées conquises par la force des armes)ou ils continuent à imposer leur système avec les moyens que l’on connait,pour comprendre les motivations de leurs agissements,il faut remonter plus haut dans l’histoire des peuples primitifs et les monarchies européennes de ces derniers siècles afin de”décoder”leurs états d’esprit.
Suite à l’intervention du Président sénégalais de pointer”l’OTAN”dans la tragédie Libyenne et au delà de tout le continent africain,le Président tchadien a quant à lui enfoncé le clou,pour dire que”l’OTAN”a atteint son”objectif”de déstabilisation d’une grande partie du continent africain,cela réconforte la réaffirmation selon laquelle la philosophie des violences est la raison d’être de l’Occident,cela a toujours été comme telle.Il n’est un secret pour personne que les nébuleuses”BOKO HARAM et EI”sont la création de l’Occident à travers la”CIA”en tête.

Par: DANGABO MAMADOU Sanislas

APPEL DU GENERAL XAVIER SYLVESTRE YANGONGO AU PEUPLE CENTRAFRICAIN

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Corbeau News Centrafrique: 17-12-2014.

Général Sylvestre Yangongo
Général Sylvestre Yangongo

APPEL DU GENERAL XAVIER SYLVESTRE YANGONGO AU PEUPLE CENTRAFRICAIN

Filles et fils de la République Centrafricaine

Il est grand temps de prendre notre destinée en main ! Il est grand temps que nous disons stop à toutes formes d’agression du peuple centrafricain!
Tous les jours, nous ne pouvons imaginer que la situation que nous vivons ne faits que s’empirer alors que nous avons besoin d’un changement, d’une paix qui permettra à tout un chacun de vaquer librement à ses occupations afin de rehausser l’économie nationale.

Malgré la présence en grand nombre des forces internationales sur notre territoire, le peuple centrafricain  continue de pleurer ses enfants et d’enregistrer des pertes considérables.
Et tout cela, à cause de certaines personnes qui n’ont qu’un seul objectif : détruire le Centrafrique.

Centrafricaine, Centrafricain

Il est grand temps  que nous décidons de prendre notre destinée en main, Il est grand temps que nous acceptons un changement, il est grand temps de libérer notre pays sous la domination des agresseurs.

Nous devons tous ensemble décider de tenir tête à tous ces groupes armés qui détruisent notre pays,
Trop de sang a coulé dans notre pays.

Je lance un vibrant appel à la résistance à tout le peuple Centrafricain,  que tu sois musulman ou Chrétien de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud, unissons-nous pour opposer une farouche résistance à ces oppresseurs qui ont violé nos filles, nos femmes tué nos enfants, pillés et détruit notre pays.

Pensons à l’avenir de nos enfants. Unissons-nous pour mettre hors d’état de nuire tous ces  groupes armés qui détruisent notre pays afin d’aller librement aux élections et choisir un leader capable de protéger et de mettre fin à la souffrance de son peuple ! Pour sortir définitivement notre pays de la misère dans laquelle il est plongé, nous devons tous nous unir comme un seul homme, afin de mettre hors d’état de nuire tous ces fouteurs de trouble.

N’ayez pas peur !

Le Général Xavier Sylvestre YANGONGO

L’EUFOR-RCA DRESSE LE BILAN GÉNÉRAL DE 8 MOIS DE SA PRÉSENCE EN CENTRAFRIQUE

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/la-force-française-au-Mali.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>la force française au Mali

L’EUFOR-RCA DRESSE LE BILAN GÉNÉRAL DE 8 MOIS DE SA PRÉSENCE EN CENTRAFRIQUE

La force de l’Union européenne en Centrafrique, Eufor-RCA, a dressé un bilan général de sa présence en République centrafricaine. L’Eufor-RCA est en son huitième (8) mois déjà d’opérations en terme de sa mission dans le pays. Lors d’une conférence de presse organisée, ce 16 décembre 2014, le Général Thierry Lion, Commandant de la Force l’Union européenne en République centrafricaine Eufor-RCA, les huit (8) points clés de l’Eufor-RCA.

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 17-12-2014.  devant une dizaine des Journalistes de la presse nationale, le Général Lion a missionné les différentes actions menées par ces soldats dans les 5è et 3è arrondissements de la ville de Bangui. Ces actions sont axées entre autres sur une mission dite sécuriser, rassurer et faciliter figurant dans les huit points clés de la force de Eufor-RCA.

” Les opérations menées avec l’appui de l’Eufor-RCA ont permis d’arrêter l’épuration ethnique dans la capitale centrafricaine. Les multiples patrouilles de l’Eufor-RCA ont permis à la population de se rassurer face aux menaces des hommes armés. Nous avons fait ce qu’il faut faire pour assurer la sécurité de la population dans les 5è et 3è arrondissements de Bangui“, a affirmé le Général Thierry Lion avant d’ajouter que l’intervention de force de l’Union européenne en Centrafrique est unanimement reconnue par l’ensemble de ses partenaires, qu’ils soient civils ou militaires, ainsi que par la population des arrondissements où l’Eufor est déployée.

L’opération militaire EUFOR-RCA a pour mission de contribuer au rétablissement d’un environnement sûr et sécurisé dans la capitale, Bangui, afin de permettre aux groupes humanitaires de fournir de l’aide aux populations et de faciliter le retour des déplacés. L’urgence sécuritaire et la détresse humanitaire vécue par la population de Bangui ont obligé les États membres de l’Union européenne à réagir rapidement et, pour la première fois, la procédure de planification et de validation politique accélérée fut appliquée.

Par ailleurs les États membres de l’UE ont défini une lettre de mission très claire, agissant dans le cadre du chapitre 7 et la Charte des Nations unies, la force européenne, dans Bangui la capitale, une opération dite de transition contribuant à la restauration d’un environnement sûr et sécurisé, pendant quatre à six mois, à partir de la déclaration de sa peine capacité opérationnelle. En dehors de l’opération de sécurisation de la population, l’Eufor a mené des actions dans le domaine social avec une seule idée en tête d’améliorer le quotidien de la population, selon le Général Lion.

Le 30 avril 2014, l’Eufor-RCA a débuté l’opération militaire avec ses premières troupes à Bangui avant d’atteindre sa peine capacité opérationnelle le

15 juin dernier. Au terme de son mandat, les tâches de l’Eufor-RCA seront reprises par la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations unies en République centrafricaine, en abrégé Minusca. L’esprit de sa mission, selon Général Thierry Lion, est triple: protéger les populations menacées par les groupes armés et restaurer les conditions permettant aux déplacés Banguisois de rentrer chez eux; permettre aux acteurs humanitaires d’opérer dans des conditions de sécurité acceptables ; et permettre à la Force de l’Union africaine d’atteindre sa pleine capacité opérationnelle le plus rapidement possible.

Au cours de huit mois d’opération et de présence en Centrafrique, la Force de l’Union européenne a enregistré de perte en vie humaine. Lors de cette conférence de presse, le Général Thierry Lion Commandant de la force de l’Union européenne EUFOR-RCA, a fait savoir aux Journalistes de la presse centrafricaine que cette force européenne a déjà perdu un de ses soldats décédé, selon lui, à la suite de paludisme foudroyant. Il a en outre souligné que 20 autres militaires de force EUFOR ont été blessés par grenades lors d’une attaque le juin dernier dans le 3è arrondissement de Bangui.

L’EUFOR-RCA compte en tout 700 militaires issus de 14 pays membres de l’Union européenne sur les 28 membres. Elle s’est dotée de 90 véhicules. Aujourd’hui 16 décembre, la mission du Général Thierry Lion au commandement de la force EUFOR a pris fin. Cette force est désormais commandée par un autre Général de brigade en la personne de Jean Mari Paquet. Celui-ci a la tâche de conduire la force de l’Union européenne, EUFOR-RCA, jusqu’à la fin de son mandat en mois de mars 2015. Huit mois d’efforts et de resultats mais en dépit de cette satisfaction, le climat de la peur règne encore entre les populations des 5è et 3è arrondissements de Bangui sous le contrôle de cette force européenne en Centrafrique car les les bandits armés gardent encore des armes illégalement en leur possession.

Bangui/ Eric NGABA /©Corbeau News Centrafrique

Centrafrique: enquête ouverte à Paris contre le clan de l’ex-président Bozizé pour biens mal acquis

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RFI / Corbeau News Centrafrique: 16-12-2014.

Ancien Président François Bozizé

Enquête ouverte à Paris contre le clan de l’ex-président Bozizé pour biens mal acquis

A Paris, après la plainte déposée, le mois dernier, concernant les biens mal acquis du clan de l’ancien président Bozizé, le parquet national financier a décidé d’ouvrir une enquête préliminaire dans cette affaire. Les autorités de Centrafrique soupçonnent, en effet, François Bozizé et ses proches d’avoir obtenu des propriétés immobilières, des avoirs financiers, des voitures de luxe par des voies illégales.

L’enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris porte sur des détournements de fonds public, des faits de corruption d’agents publics étrangers et de blanchiment de ces délits. Les actuelles autorités de Bangui pensent que le clan Bozizé a profité de son passage au pouvoir pour détourner de l’argent lié aux activités minières, mais aussi qu’il se serait livré au commerce de faux passeports diplomatiques.

Trois affaires sont notamment pointées par le pouvoir de transition et ses conseils. Dans le secteur du pétrole, la réattribution d’un permis d’exploration à des intérêts chinois. Dans l’or, les activités de l’entreprise Aurafrique. Mais surtout dans l’uranium, les transactions qui ont entouré la cession aux français d’Areva de la société Uramin pour l’exploitation du gisement de Bakouma, dans le Sud-Est.

Les autorités de transition disent détenir, dans ce dernier dossier, des informations concernant plusieurs dizaines de millions de dollars américains obtenus par deux acteurs clés au sommet de l’Etat centrafricain. Elles citent également des commissions mises à l’abri en Afrique du Sud.

La semaine dernière, une déclaration attribuée à François Bozizé avait été lue aux membres de son parti le Kwa Na. L’ancien chef d’Etat y réagissait à cette affaire des biens mal acquis. Il avait déclaré que ce qu’il qualifiait « d’artifice juridique » visant à le « disqualifier politiquement » ne l’ébranlait en rien. Il a cependant indiqué qu’il était disposé à coopérer avec une justice « juste et équitable dès que l’opportunité se présentera ».

RFI

Centrafrique: Lancement à Bangui d’une Campagne d’Afrique contre Ebola

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Campagne Afrique contre Ebola. Photo: FK / CNC

Lancement à Bangui d’une Campagne d’Afrique contre Ebola, une initiative des sociétés Telecel et Orange

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 16-12-2014.  M. Jean-Claude Ndiyo, Chef du bureau de liaison de l’UA assisté de Dr Acham Debela a officiellement lancé ce mardi 16 décembre 2014, une vaste campagne de lutte conte Ebola au Restaurant Equateur à Bangui. Il a été entouré de MM. Hervé Pendero et Elimane Sow respectivement Directeur commercial et marketing de Telecel et Orange Centrafrique et M. Thomas D’Aquin Koyazegbe Directeur général de Santé du ministre de la santé publique. Le thème de cette campagne est « Afrique contre Ebola ».

Ebola est un défi mondial majeur à relever aujourd’hui de par le monde, mais particulièrement par les pays africains dont les peuples sont beaucoup plus affectés. Evidemment, le diagnostic fait par le Directeur général de la santé, M. Thomas D’Aquin sur la situation actuelle de l’épidémie à travers le monde révèle bien de cette importance. Au total, 18 000 cas d’Ebola ont enregistrés de par le monde, alors que 6 117 personnes sont décédées de cette maladie en Afrique dont 3 000 sont du seul Sierra Leone (Afrique Du Sud) soit un pourcentage de 41 à 49% parmi les malades et 50% pour dans le milieu des professionnels de santé. Le tableau est bien effrayant.

Campagne Afrique contre Ebola 1
Campagne Afrique contre Ebola

Devant la situation, la communauté internationale, l’Organisation mondiale de la santé en l’occurrence, s’est mobilisé à fond pour enrailler cette épidémie d’où la mobilisation des moyens humains, logistiques et financiers importants à cette cause. Mais étant donné que la maladie ait beaucoup sévi en Afrique, notamment les trois pays les plus frappés que sont la Guinée Equatoriale, le Liberia et l’Afrique du Sud, l’Union africaine est ainsi directement interpelée à trouver une solution à la situation. Heureusement, au lancement de cette campagne « Afrique contre Ebola » Jean-Claude Ndiyo a fait savoir que l’UA est consciente de cette responsabilité et n’a pas baissé la garde : « Nous mettons tout en œuvre, afin de trouver des solutions africaines aux problèmes africaines » a-t-il rassuré. Et au Dr Achema Debela de l’UA d’ajouter « ce qui est important dans cette lutte contre Ebola, c’est la prévention. Et à cet effet, déjà plusieurs médecins, docteurs et professionnels de santé sont recrutés dans différents pays africains et suivent en ce moment des formations pour être déployés dans ces trois pays africains. » Et de poursuivre sur un ton optimiste, « nous [Union africaine] avons beaucoup d’expérience dans des cas similaires, notamment pour la lutte contre le Sida, contre le Choléra, etc.  Seulement, le cas d’Ebola est plus important d’où nécessité d’une grande mobilisation avec laquelle nous vaincrons certainement cette épidémie. »

Entretemps, « il n’y a pas encore de cas d’Ebola enregistré en RCA. » comme l’a indiqué M. Thomas D’Aquin Koyazegbe. Même s’il a nuancé en disant « par contre, il y a des tests effectués en milieu pygmée qui sont révélés positifs sans qu’ils ne manifestent la maladie. » Mais l’enjeu de cette campagne en RCA réside dans la solidarité africaine aux pays touchés par l’épidémie. Peut-être que lorsque le feu brûle chez le voisin, il faut prendre garde. En accompagnant le gouvernement dans la stratégie de la surveillance épidémiologique les sociétés de téléphonie mobile Telecel et Orange ont bien voulu, en tant que sociétés citoyennes, mettre en place un système de mobilisation de ressources pour appuyer cette initiative. Le slogan agité est « Stoppons Ebola pour un minimum de 100 F. Cfa ». Il s’agit selon le Directeur marketing et communication de Telecel Hervé Pendero, « de véhiculer le message à la population centrafricaine, à travers une campagne SMS. » Selon le détail présenté par Mlle Gabriella Guegbelet, « la campagne de dons sera faite par l’envoi d’un message au numéro court 7979. Les clients devront envoyer un don minimum de 100 F Cfa en composant (1) pour Telecel *7979*montant#ok ; (2) pour Orange *7979*montant#ok » a-t-elle spécifié.

Notons que les fonds qui seront collectés durant les trois mois de cette campagne qui courent depuis 8 novembre dernier seront gérés par la Banque africaine de développement (BAD). Ils permettront à l’UA d’assurer la formation des 1 000 médecins et professionnels de santé contre Ebola, l’achat des moyens logistiques et le financement des recherches sur la maladie (possible vaccins contre Ebola) par exemple.

Bangui / Fred Krock / Corbeau News Centrafrique.

CENTRAFRIQUE: LES EFFETS DE LA GUERRE SUR LES FEMMES

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©FAO

LES EFFETS DE LA GUERRE SUR LES FEMMES

 

La participation des femmes à la vie sociale, économique, politique et culturelle de leur pays n’est pas une faveur que les hommes accordent aux femmes mais plutôt un droit reconnu à celles-ci par plusieurs instruments juridiques nationaux et internationaux. Cette participation présuppose des capacités susceptibles d’augmenter non seulement l’efficacité d’action des femmes et leur plus grande visibilité sociale, mais aussi, et surtout, leur indépendance vis-à-vis des hommes.

Cette résolution de la crise Centrafricaine passe par une démarche soucieuse d’équité entre les sexes dans les efforts de reconstruction post-conflit et de tenir compte des besoins particuliers des femmes et des petites filles

Dans une situation comme celle des femmes de la République Centrafricaine, pays qui vit encore la violence, il semble être intéressant d’examiner comment les femmes participent à la reconstruction post-conflit d’un Etat. Les violences faites à la femme ont entraîné la contagion du SIDA et d’autres maladies sexuellement transmissibles. Plusieurs femmes sont restées veuves et traumatisées à cause de la perte de leurs époux. Elles sont devenues inconsolables suite à la perte de leurs enfants et d’autres membres de famille. Elles sont traumatisées suite au viol de leurs filles majeures et mineures par les agresseurs en présence des parents. Elles ont dû lutter pour la survie dans une situation de déplacées de guerre sans ressources. Elles souffrent encore de la fuite de leurs enfants des écoles, en vue de l’enrôlement dans les forces militaires. Elles sont sorties épuisées d’une guerre dont elles étaient, avec leurs enfants, les principales victimes. Avec le soutien indéfectible des autorités de Bangui femmes debout pour la paix en Centrafrique veut jouer ce rôle de formation, sensibilisation et d’orientation de nos mamans sur tout le territoire national.

FEMMES DEBOUT POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE

             MADAME PEHOUA – NICOLE

Centrafrique: Mgr Dieudonné Nzapalainga et les chrétiens catholiques au chevet des Anti-balaka de Boy-Rabe

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Assistance aux Anti-Balaka par Monseigneur Dieudonné Nzapalainga

Mgr Nzapalainga et les chrétiens catholiques au chevet des Anti-balaka de Boy-Rabe

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 16-12-2014.  Après avoir visité et mangé avec les éléments de l’ex-coalition Séléka cantonnés au Camp Beal, l’Archevêque de Bangui Mgr Dieudonné Nzapalainga, en compagnie d’une équipe des chrétiens catholiques a rendu visite et mangé mardi 16 décembre 2014 avec les Anti-balaka de Boy-Rabe, sur le site du Monastère de Boy-Rabe dans le 4ème arrondissement. L’objectif de cette visite reste le même à en croire Nzapalainga qui le résume à la rencontre de ses fils et filles de Centrafrique qui ont perdu leur chemin et qui errent sans perspective de vie. Il est également question de leur donner espoir et d’écouter leurs doléances, prendre le pool de leur vision de la réinsertion sociale.

Ce sont des centaines de jeunes, hommes et femmes Anti-balaka confondus qui ont pris d’assaut le Monastère de Boye-Rabe à la rencontre de l’Archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga. Ce dernier présente les motivations de son initiative en ces termes : « Les centrafricains qui sont détresse, qui dans l’attente d’une rencontre et surtout d’être accueilli et estimés, je suis venu à leur rencontre. Nous avons certes des clichés d’eux, mais je suis venu démasquer leur vrai visage et faire tomber les préjugés qui pèsent sur eux. Il est question de voir ce qui se cache derrière leur colère, pourquoi ce désir de vengeance ? Qu’est-ce qui se cache derrière cette montagne de colère ? Et surtout de proposer ensemble avec eux, un nouveau chemin qu’on doit prendre. »

Assistance aux Anti-Balaka par Monseigneur Dieudonné nzapalainga2C’était pour Nzapalainga, au-delà d’une simple rencontre d’échanges et de partage un moment de la recherche de reconversion de ces jeunes Anti-balaka dans la vie active, étant donné qu’ils ont pris beaucoup de leur temps pour une cause qui les place aujourd’hui dans une situation sans repère. L’Archevêque a profité pour leur passer un message d’espérance. « Nous voulons leur dire qu’on ne les a pas oubliés, moins encore nous ne sommes pas contre eux, on continue à les aimer ; ce que nous refusions, ce sont les armes et autres qui ne sont pas en conformité avec ce que les centrafricains demandent. Ceci, afin qu’ils puissent s’insérer dans la société. On ne doit pas exclure qui que ce soit, chacun à sa place dans cette société qui s’appelle la République centrafricaine. » a-t-il ajouté.

Faut-il indiquer que lors de cette visite, comme en a été le cas au Camp Beal avec les ex-Séléka, d’une assistance multidimensionnelle de l’église catholique. La Coordination diocésaine de la santé (CODIS) conduite par le Frère Elkana a installé sur place, une équipe médicale qui a consulté et soigné les Anti-balaka souffrant de maladies diverses. Aussi, la Société Saint Vincent de Paul et la Légion de Marie ont préparé de la bouffe, pendant que l’Ong CARITAS-Bangui conduite par la Sœur Flora Guerekopialo a distribué des vivres et non-vivres, notamment des vêtements, du savon, du riz, etc. Des séances de débat entre Anti-balaka et Nzapalainga ont eu lieu sur les questions relatives aux conditions de vies, à la vision de sortie de crise et aux vœux de réinsertion sociale de ces jeunes.

Cette assistance semble intervenir au moment opportun pour les Anti-balaka qui se sentaient déjà abandonnés par les autorités et le peuple centrafricains, et donc frustrés des sacrifices qu’ils ont déployés au nom de la patrie. Ndomaté Dieudonné est Commandant, Chef des opérations adjoint des Anti-balaka de Boy-Rabe qui a exprimé sa satisfaction : « Nous sommes très contents de voir Mgr Dieudonné Nzapalainga et tous les chrétiens de l’église qui l’ont suivi, venir nous assister. Nous leur disons merci. C’est vrai qu’il est venu avec de quoi manger et des habits pour nous, mais nous sommes plus marqués par le fait qu’il est venu vers nous pour entendre nos doléances et voir dans quelles conditions nous vivons ici. Nous avons quitté loin dans les différentes villes pour venir chasser du pouvoir les mercenaires qui ont pris en otage notre peuple. Normalement, notre mission est terminée. Mais quel sort les autorités nous réservent pour rentrer chez nous et reprendre nos activités ? »

De son côté, Corine Ngombe-Ketté responsable Anti-balaka pense qu’il y a un temps pour toute chose et que le temps est venu aujourd’hui pour faire la paix en RCA, notamment entre tous les centrafricains sans exclusif. « Aujourd’hui, les Anti-balaka n’ont aucun problème avec leurs frères Séléka centrafricains. C’est d’ailleurs nous qui avons initié l’idée du dialogue de Brazzaville, parce que nous avons été les premiers à aller vers nos frères Séléka pour leur demander qu’on cesse de s’entretuer entre nous. Malheureusement, tout ce qui nous a été promis à Brazzaville n’est pas concrétisé, notamment le cantonnement et l’accompagnement des Anti-balaka à retourner et à reprendre leur vie d’avant. » a-t-elle indiqué.

Notons que Nzapalainga projette une visite similaire pour le 23 décembre prochain au site de cantonnement des ex-Séléka du Camp RDOT.

Bangui / Fred Krock / Corbeau News Centrafrique.

Tchad : la Banque mondiale accorde 18 millions USD en faveur des retournés et refugiés de la Centrafrique

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Xinhua / Corbeau news Centrafrique: 15-12-2014.

Le climat d'impunité qui règne dans le pays alimente de nouvelles violences. Des enquêtes indépendantes sont urgentes. | © Amnesty International
Le climat d’impunité qui règne dans le pays alimente de nouvelles violences. Des enquêtes indépendantes sont urgentes. | © Amnesty International

 la Banque mondiale accorde 18 millions USD en faveur des retournés et réfugies de la Centrafrique

Le gouvernement du Tchad et la Banque mondiale ont signé, lundi à N’Djamena, un accord pour le financement d’un projet d’urgence en réponse à la crise alimentaire et de l’élevage que subissent les retournés et refugiés de la République centrafricaine (RCA).

D’un montant de 18 millions USD, cet accord vise à accroître l’ offre des denrées alimentaires et améliorer l’accès à ces produits afin de renforcer les capacités de production dans le secteur de l’ élevage au profit des cibles touchés par les conflits en RCA voisine qui se sont retrouvés sur le territoire tchadien.

“Ce plan développe une intervention urgente afin de fournir une assistance rapide et coordonnée aux retournés et refugiés de la RCA, aux populations hôtes, ainsi qu’aux ressortissants de pays tiers”, a déclaré Mme Mariam Mahamat Nour, ministre tchadien du Plan et de la Coopération internationale.

Selon Paul Numba Um, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Tchad, le Mali, le Niger et la RCA, la signature de l’accord de financement s’inscrit dans la droite ligne des engagements pris par son institution, le 20 juin 2014 à Paris, pour soutenir les efforts du gouvernement tchadien afin d’ améliorer les conditions de vie des couches sociales les plus vulnérables.

Depuis décembre 2013, le Tchad a accueilli sur son territoire près de 150.000 personnes de nationalité tchadienne et étrangère. Ces personnes, pour la plupart des éleveurs, sont arrivées avec leur bétail estimé à plus de 2 millions de têtes qui sont aujourd’ hui exposées aux risques d’épizootie et de conflits liés à la gestion des ressources naturelles que sont l’eau et les pâturages. F

© Xinhua

Conclusions du Conseil de l’Union européenne sur la République centrafricaine

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Bruxelles, le 15 décembre 2014

Conclusions du Conseil sur la République centrafricaine

Session du Conseil Affaires étrangères

Bruxelles, 15 décembre 2014

Le Conseil a adopté les conclusions suivantes:

LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,

  1. L’Union européenne (UE) continue à suivre attentivement la Situation en République centrafricaine (RCA) qui reste fragile malgré une relative amélioration de la situation sécuritaire perçue ces dernières semaines à Bangui. L’UE appelle au respect de l’intégrité territoriale du pays et rappelle son attachement à la cohabitation pacifique entre les différentes communautés et religions.
  2. En vue d’engager le pays sur une voie de sortie de crise durable, le processus politique en RCA doit continuer à avancer. L’UE réitère son plein soutien aux autorités de transition et les encourage à continuer à s’investir, dans la plus grande cohésion, pour mettre en œuvre les réformes nécessaires. Elle salue la montée en puissance de la Minusca pour appuyer le processus politique et appelle à son déploiement complet dans les plus brefs délais. L’UE rappelle que le soutien de l’ensemble de la communauté internationale est primordial pour aider les autorités de transition à renforcer leurs capacités et pour maintenir une dynamique de changement.
  3. Le Forum de Bangui sur le Dialogue Politique et la Réconciliation Nationale qui constitue une étape importante de la transition, doit être large, inclusif et conduit par des acteurs locaux afin d’être durable et apporter une vraie valeur ajoutée. Il doit permettre aux acteurs centrafricains d’aboutir eux-mêmes à des solutions durables aux défis interdépendants de sécurité, de gouvernance et de développement auxquels le pays est confronté. Dans ce contexte, l’UE prend note de la déclaration de la plate-forme religieuse relative au Forum de Bangui et reconnaît l’importance des consultations locales et du dialogue intercommunautaire pour poser les jalons d’une véritable réconciliation nationale. Elle invite les autorités de transition à poursuivre activement ce processus, en concertation avec l’ensemble des parties prenantes, et rappelle la nécessite absolue d’un engagement de bonne foi de tous les acteurs concernés.
  1. Une stratégie claire sur la façon de traiter les groupes armés est nécessaire. Comme la crise actuelle est largement alimentée par l’impunité persistante, les auteurs des violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire doivent être tenus responsables. L’UE invite les autorités de transition à poursuivre leurs efforts en matière de lutte contre l’impunité en contribuant activement au rétablissement de la chaîne pénale, avec le soutien de la communauté internationale, et notamment de l’UE et les Nations unies, en accélérant l’adoption de la législation pour la Cour criminelle spéciale, et en continuant à coopérer avec la Cour pénale internationale dans le cadre de l’enquête en cours.
  2. La tenue d’élections les plus inclusives possibles est également une étape cruciale. Il n’en est que plus important que le scrutin soit bien préparé. A cet égard, l’UE appuie l’extension de la période de transition jusqu’en août 2015. Comme souligné par le Groupe International de Contact à Bangui le 11 novembre, elle salue l’adoption d’un calendrier électoral et appelle à l’accélération des préparatifs. L’UE réitère sa disponibilité à soutenir le processus électoral, y compris à travers le déploiement d’une mission d’observation électorale. Elle appelle tous les partenaires internationaux à contribuer, y compris financièrement, à la préparation des élections en RCA.
  3. L’UE salue les efforts mis en œuvre dans le domaine de la stabilisation, en particulier les contributions de la MINUSCA, de la force française Sangaris et de l’opération EUFOR RCA, mais aussi ceux des autorités de transition. La prolongation de l’opération militaire de transition EUFOR RCA, demandée par l’ensemble des acteurs présents sur le terrain constitue une preuve supplémentaire de l’utilité et de l’efficacité de l’opération européenne. L’UE soutient pleinement l’action de la MINUSCA qui est le principal garant de la sécurité dans le pays. En vue d’une stabilisation du pays à long terme, les réflexions sur un programme de désarmement, démobilisation et réintégration et la réforme du secteur de sécurité doivent se poursuivre dans le cadre du processus politique en cours. Dans ce contexte, l’UE souligne l’importance d’une coordination étroite des efforts internationaux et de la poursuite de la médiation internationale, menée sous l’égide du Congo-Brazzaville et de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), de l’Union africaine et des Nations unies, en associant pleinement les autorités de transition.
  4. Afin de contribuer à la réforme des Forces Armées Centrafricaines (FACA), dans le cadre de l’approche globale de l’UE en RCA, le Conseil approuve un Concept de gestion de crise en vue d’une mission militaire PSDC de conseil, d’une durée d’une année, basée à Bangui. Cette mission PSDC contribuera à fournir au gouvernement centrafricain des conseils d’experts dans la perspective de la réforme des FACA en une force armée républicaine, professionnelle et multi-ethnique. Sur la base d’une approche graduelle sous responsabilité du Comité politique et de sécurité, des entraînements non-opérationnels spécifiques et limités, au profit de l’armée centrafricaine, pourraient aussi être dispensés par cette mission. Le Conseil invite le SEAE à poursuivre les travaux de planification opérationnelle, selon des procédures accélérées, en vue de permettre le déploiement de la mission, soumis à une décision du Conseil, avant la fin du mandat d’EUFOR RCA. Il souligne enfin l’importance d’une coordination étroite avec les partenaires, notamment les autorités centrafricaines et l’ONU, afin d’assurer une bonne coopération et complémentarité des efforts en cours en vue de restaurer la stabilité de la RCA.
  5. L’UE réitère ses inquiétudes relatives à la situation humanitaire en RCA et son lourd impact sur les pays voisins. Les capacités de mouvement des acteurs humanitaires et l’accès à la population à l’intérieur du pays restent limités à cause des activités de multiples groupes armés présents sur le territoire, ce qui complique considérablement l’acheminement de l’aide et entrave l’accès aux populations les plus vulnérables. L’UE condamne fermement les attaques contre les travailleurs et les convois humanitaires. La mobilisation des moyens de réponse à la crise humanitaire, y compris dans les pays voisins où de nombreux Centrafricains ont trouvé refuge, reste une priorité. La communauté internationale doit rester engagée au côté de la RCA.
  6. Dans le domaine du développement, la priorité va à la reconstruction de l’Etat centrafricain, notamment pour lui permettre d’exercer ses prérogatives sur l’ensemble du territoire et d’apporter aux populations les services sociaux de base. Ce processus doit aller de pair avec le déploiement progressif en cours des forces internationales sur l’ensemble du territoire centrafricain. Le fonds fiduciaire européen « Békou » en faveur de la RCA a commencé à mettre en œuvre les premiers projets et d’autres vont suivre prochainement. Le Conseil rappelle que le fonds Békou est ouvert aux contributions de tous, y compris des tiers. Il se réjouit par ailleurs de l’engagement des autorités à poursuivre les réformes pour rétablir progressivement l’équilibre des finances, notamment à travers la mise en œuvre des recommandations faites lors de la mission du Fonds Monétaire International (FMI) en RCA. “

 

Par Conseil de l’union Européenne

Corbeau News Centrafrique

CENTRAFRIQUE : BIENTÔT LE 4è ARRONDISSEMENT DE LA VILLE DE BANGUI SERA DOTÉ D’UN CENTRE CULTUREL ET SPORTIF

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Pose de la première Pierre de la construction d’un centre culturel à Boy-Rabe à Bangui. Photo: Éric Ngaba / CNC

 BIENTOT LE 4è ARRONDISSEMENT DE LA VILLE DE BANGUI SERA DOTÉ D’UN CENTRE CULTUREL ET SPORTIF

 

 

La jeunesse du 4è arrondissement de la ville de Bangui se verra bientôt dotée d’un Centre culturel et sportif dont les travaux vont être mis exécution dans les jours qui suivent dans leur secteur. La première pierre des travaux a été posée, ce 15 décembre 2014 au quartier Boy-Rabe, par la ministre de l’éducation nationale, représentant madame la présidente chef de l’Etat de transition à la cérémonie du lancement officiel de ces travaux. Le but de ces travaux est, entre autres, de contribuer à la réconciliation, à la cohésion sociale et daccompagner la création demplois durgence axée sur les travaux de construction dinfrastructures de base ciblant les communautés vulnérables au travers de la modalité haute intensité de main d’œuvre (HIMO) impliquant 500 jeunes.

La cérémonie de lancement officiel des travaux de ce Centre a vu la présence de nombreuses personnalités dont, Gisèle Bedon ministre de l’éducation nationale représentant Catherine Samba-Panza, présidente de la transition centrafricaine, la Directrice générale de l’UNESCO Mme Irina Bokova, l’ambassadeur de la Russie en Centrafrique, et la délégation de la MINUSCA représentant Babakar Gaye, le représentant du secrétaire général de l’ONU en Centrafrique. La jeunesse du 4è arrondissement de Bangui, en particulier et la jeunesse centrafricaine ont l’intérêt à s’impliquer davantage à la réussite de la construction de ce Centre considéré leur patrimoine.

“Jeunesse de Centrafrique, jeunesse du quartier Boy-Rabe, ce projet a été voulu par madame la Chef de l’Etat l’Etat de transition comme l’expression de sa volonté à vous voir prendre votre destin en main. Toute votre responsabilité, tout ce qui s’y déroulera devra lancer le message qu’une autre manière de vivre sa jeunesse est possible. A partir de ce Centre, nous espérons que vous monterez à tous les jeunes centrafricains que vous avez su bannir le désespoir. Ce Centre dont la première pierre serra posée aujourd’hui devrait celer l’engagement de la jeunesse centrafricaine à tourner le dos aux années noires de notre pays qui ont totalement détruit vos perspectives d’avenir et détruit vos rêves. Vous pourrez dire que j’ai construit mon Centre, j’ai construit mon pays“, a exprimé Giselle Bedon ministre de l’éducation nationale représentant, Mme Catherine Samba-Panza, Chef de l’État de la transition.

C’est une grande structure de standard international qui sera érigée. Ce Centre culturel et sportif serra composé de six (6) salles de formation équipées de magasin UEC et multimédia, une salle équipée de bibliothèque, une salle de réunion et de spectacle équipée, quatre (4) douches et quatre (4) toilettes, des terrains de sport : basket-ball, handball, et volleyball, et un jardin d’agrément doté de banc public.

Par ailleurs, le représentant de la jeunesse du 4è arrondissement, Cyr Dertin interpelle ses pairs à faire de ce Centre une plateforme de la paix et de la cohésion sociale entre les jeunes de Centrafrique. Il estime pour sa part que le projet de la construction de cette maison des jeunes constitue déjà un début de la paix que les jeunes du 4è arrondissement vont consolider avec d’autres jeunes des autres arrondissements de la capitale.

Le coût de la construction du Centre est estimé à plus de deux cent millions (200.000.000) FCFA. Les principaux bailleurs de ce Centre culturel et sportif du 4ème arrondissement sont la MINUSCA, l’UNESCO, UNFPA et le PNUD.

 

 

Bangui/ Eric NGABA / ©CNC.

Centrafrique: Le Front républicain uni pour l’indépendance (FRUI) appelle à une mobilisation contre la France

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Manifestants non à la France. Photo: FK / CNC

Le Front républicain uni pour l’indépendance (FRUI) appelle à une mobilisation contre la France

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 15-12-2014.  « Non à la France ! » ; « Mobilisons-nous pour le départ sans condition de la Sangaris » « Nous avons assez de la France » ce sont autant de slogans hostiles à la France que l’on pouvait lire sur les banderoles et bouts de cartons tenus par la bouillante foule de manifestants ce 15 décembre devant la Primature centrafricaine. Ils entendant ainsi protester contre ce qu’ils ont appelé, les manipulations de la France et réclamer la vraie indépendance de la RCA de son ancienne métropole, la France.

Une pétition est en circulation dans les mains des manifestants qui comporte les revendications du Front républicain uni pour l’indépendance (FRUI). Il s’agit entre autres de demander aux populations civiles musulmanes et non-musulmanes de se mobiliser pour former un seul peuple, afin de faire échec à la politique de ‘’diviser pour régner’’ mise en place par France pour nous opposer et ainsi, nous dominer ; interpeler les milices Anti-Balaka et ex-Séléka à ne plus céder aux manipulations des forces françaises de la Sangaris et autres, à cesser toute hostilité les unes envers les autres et envers les populations ; interpellé l’exécutif à remplir pleinement son rôle défini expressément par la Charte constitutionnelle en ses articles 26, 27 et 28 , à faire preuve de plus d’ingéniosité de poigne et de mesures envers les protagonistes de la crise, les Ong et institutions onusiennes ; exiger la constitution et la mise en service dans un délai des Brigades d’Intervention rapides bloquées par la France et leur équipement avec les armes récupérées par troupes françaises de la Sangaris ; exiger de la France, la révision de l’ensemble des Accords de coopérations de 1960 avec le gouvernement de la RCA ; exiger aux autorités de la transition d’autoriser la destruction de la tombe de Bobangui attribuée au Président fondateur de la RCA Barthelemy Boganda, afin de pratiquer un test ADN sur le corps qui s’y trouve.

Silakamako Agouna Nzola
Silakamako Agouna Nzola. Photo: FK / CNC

Selon Silakamako Agouna Nzola président du FRUI, ce mouvement est un signal fort, mais si jamais les revendications n’ont pas trouvé satisfaction, l’action pourra prendre de grande envergure. « Ce n’est qu’un début d’actions en prélude à une manifestation généralisée dans le pays, jusqu’à ce que le peuple centrafricain puisse avoir gain de cause. » a-t-il rassuré avant de poursuivre « Nous disons assez aux manipulations de la France qui n’ont fait que nourrir la haine et des tueries dans notre pays. Ils [les français] ont tout fait pour nous maintenir dans le chaos, et ceci à travers l’usage de deux subterfuges, à savoir premièrement le vote du Referendum de 1958 qui marque notre rentrée dans la communauté avec la France et deuxièmement l’Accord de coopération signé au temps du président David Dacko en 1960 qui consacre justement cette rentrée dans la communauté avec la France. En faisant cela, la France nous a verrouillés pour nous dominer. »

Notons que ce mouvement intervient au moment où la France a déjà annoncé le retrait progressif de Sangaris de la RCA.

Bangui / Fred Krock / Corbeau News Centrafrique

Bangui accueille la 1ere Conférence de maires de Centrafrique avec l’appui de l’AIMF

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/AMCA-2.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Catherine Samba-Panza ouvre la conférence des Maires de Centrafrique

Bangui accueille la 1ere Conférence de maires de Centrafrique avec l’appui de l’AIMF

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 15-12-2014.  Mme Catherine Samba Panza, présidente de la transition entourée du Premier ministre Centrafricain Mahamat Kamoun, de la première Vice-présidente du Conseil national de transition Léa Koyassoum Doumta et Mme Hyacinthe Wodobodé présidente de la délégation spéciale de la ville de Bangui a ouvert ce 15 décembre 2014, à l’Hémicycle de l’Assemblée nationale, la toute première Conférence des maires de Centrafrique. MM. Hugues Ondaye et Khalifa Fall respectivement Vice-président et Secrétaire général de l’Association internationale des maires francophones (AIMF) ainsi que l’Ambassadeur de France à Bangui, Charles Malinas sont des invités de marques.

Ils sont des centaines les maires venus des 176 municipalités de la République centrafricaine, et de l’Afrique, notamment de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Gabon, du Burkina Faso, du Congo, etc. à répondre à l’invitation de Hyacinthe Wodobodé, Maire de Bangui à cette première édition de la conférence des maires de Centrafrique. Cette rencontre est placée sous le signe de la paix et de la réconciliation et du retour des personnes déplacées. Pour cela, en souhaitant la bienvenue à ses distingués invités, Mme Wodobodé a exprimé le vœu de voir l’issue de la conférence sanctionnée par des solutions concrètes pour la sortie de crise en RCA et la reconquête de la lettre de noblesse des municipalités centrafricaines. La présidente de la transition, Catherine Samba Panza a tenu quant à elle à présenter la situation chaotique de l’administration du territoire centrafricaine à ce jour. «  Comme vous le savez, j’ai hérité d’un pays détruit, ravagé par des nombreuses crises militaro-politiques à répétition. La dernière en date, déclenchée en décembre 2012 a entraîné la déstructuration totale du tissu économique et social et a démantelé la structure de l’administration de l’Etat sur l’ensemble du territoire national, ralentissant ainsi de manière profonde l’autorité de l’Etat et les collectivités locales. Les tensions sociales et politiques, les déplacements de populations couplées à l’absence de l’administration forte, présente et opérationnelle auprès de la population constituent une sérieuse hypothèque sur le processus de développement national et notamment sur le projet de décentralisation et de régionalisation. »

Hyacinthe Wodobodé Maire de Bangui 1
Hyacinthe Wodobodé Maire de Bangui. Photo: FK/CNC

Le ministre Modibo Walidou Bachir de l’Administration du territoire replace l’enjeu de la tenue de cette conférence et la redynamisation de l’administration de territoire en ce sens que « les maires et chefs traditionnels, choisis parmi les notables, hommes et femmes qui sont bien établis dans leurs localités, et qui, de par leur appartenance à de grande famille, de par les fonctions et responsabilités qu’ils ont eu à assumer, de par les activités économiques qu’ils exercent, de par les expériences qu’ils ont eu à engranger disposent d’une influence certaine sur leurs co-habitants. De ce fait, ils ont un grand rôle à jouer dans le processus de réconciliation nationale. »

De son côté, Khalifa Sall, Maire de Dakar, Secrétaire général de l’Association internationale des maires francophones tout en soulignant la sollicitude de son organisation pour le peuple centrafricain, a félicité la présidente de la transition pour ces initiatives et a mis un accent particulier sur la nécessité de prise en compte des peuples africains dans la résolution des crises. « Il faut être avec nos populations, il faut leur parler. Pour ce faire, les solutions à nos problèmes africains c’est l’implication et la responsabilisation des populations dans les problèmes qui les concernent. L’Afrique ne pourra être développée que quand elle fera part, et une part importante à la décentralisation, donc à la responsabilisation des autorités locales pour construire une citoyenneté qui fasse de la population, une population qui exige de ses mandataires des comptes, qui s’implique dans les décisions qui les concernent et être là dans la mise en œuvre et suivi/évaluation de ces décisions. » Approche dont se félicite l’Ambassadeur de la France, Charles Malinas : « l’enjeu de cette rencontre est important, car elle est la manifestation de l’implication des collectivités locales dans le processus politique national de réconciliation […] C’est pourquoi, nous félicitons l’implication de plus en plus grandissante des acteurs locaux, représentants de l’Etat comme de la société civile pour endiguer les violences et les conflits, de la nécessité de retrouver la paix. »

Notons durant les deux jours des travaux, les participants aborderont d’importantes thématiques animées par d’imminentes personnalités dont des maires africains et centrafricains, à savoir Entre autres thématiques, « Le rôle et la contribution des autorités locales dans le processus de paix » animée par Richard Cyriaque Bria Maire de Bossangoa, Hugues Ondaye Conseiller du Député de Brazzaville et José Messongo Chargé de missions au ministère de la Réconciliation ; « La problématique du retour des personnes déplacées » développée par Alphonsine Golli Conseillère municipale de Bouar, le Commissaire en charge de la Réconciliation et Ministre congolais et Conseiller municipal de Brazzaville, Bonaventure Uwimana Directeur des Programmes régionaux-HELPAGE/Organisation internationale africaine au développement régional, Agnès Faure Coordonnatrices de la plateforme ‘’Appui au retour et solutions durables’’, Antoinette Montaigne Ministre conseillère à la Présidence de la République centrafricaine ; « Le rôle des autorités locales dans la reconstruction et pour le développement local » animée par Boureima Kabore Directeur des Etudes, de la planification et des investissements à la mairie de Ouagadougou, Zara Abdoulaye Présidente de la délégation spéciale de la ville de Bangassou, Christian Ngoua, 2ème au Maire de Libreville. Toutes ces communications sont placées sous la modération de Bernard Kpongaba de l’Autorité nationale des élections. Alors que des visites de terrain ont suivi la séance d’ouverture dans l’après-midi du lundi 15 décembre, notamment sur les sites de déplacés de la Mosquée centrale, de l’église Saint Sauveur et certaines écoles de Bangui.

Bangui / Fred Krock / Corbeau News Centrafrique

L’UE appuie l’extension de la période de transition centrafricaine jusqu’en août 2015 mais pas plus

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Xinhua / Corbeau News Centrafrique: 15-12-2014.

Drapeau de l'Union Européenne

L’UE appuie l’extension de la période de transition centrafricaine jusqu’en août 2015

Le Conseil des affaires étrangères de l’Union européenne (UE) a exprimé lundi son soutien à l’extension de la période de transition en République centrafricaine jusqu’en août 2015.

La tenue d’élections les plus inclusives possibles est une étape cruciale, il faut donc que le scrutin soit bien préparé et l’UE appuie l’extension de la période de transition jusqu’en août 2015, ont estimé les ministres des Affaires étrangères des 28 dans une conclusion.

Pour une sortie de crise durable, ils ont encouragé les autorités de transition centrafricaines à “s’investir, dans la plus grande cohésion, pour mettre en œuvre les réformes nécessaires”, tout en préconisant l’importance de l’attachement des Centrafricains à la cohabitation pacifique entre les différentes communautés et religions.

Les ministres des Affaires étrangères ont aussi appelé la Mission des Nations Unies en Centrafrique (Minusca) à son déploiement complet dans les plus brefs délais. Le soutien de la communauté internationale est primordial pour aider les autorités de transition à renforcer leurs capacités et pour maintenir une dynamique de changement, ont-ils indiqué.

Le Forum de Bangui sur le dialogue politique et la réconciliation nationale “doit être large, inclusif et conduit par des acteurs locaux afin d’être durable et apporter une vraie valeur ajoutée. Il doit permettre aux acteurs centrafricains d’aboutir eux-mêmes à des solutions durables aux défis interdépendants de sécurité, de gouvernance et de développement auxquels le pays est confronté”, ont déclaré les ministres des Affaires étrangères.

Ils ont insisté sur la nécessité d’une stratégie claire sur la façon de traiter les groupes armés. Comme la crise actuelle est largement alimentée par l’impunité persistante, les auteurs des violations des droits humains et du droit international humanitaire doivent être tenus responsables, ont déclaré les ministres des Affaires étrangères, invitant les autorités de transition centrafricaines à contribuer activement au rétablissement de la chaîne pénale, à accélérer l’adoption de la législation pour la Cour criminelle spéciale et à coopérer avec la Cour pénale internationale dans le cadre de la lutte contre l’impunité.

“En vue d’une stabilisation du pays à long terme, les réflexions sur un programme de désarmement, démobilisation et réintégration et la réforme du secteur de sécurité doivent se poursuivre dans le cadre du processus politique en cours. Dans ce contexte, l’UE souligne l’importance d’une coordination étroite des efforts internationaux et de la poursuite de la médiation internationale, menée sous l’égide du Congo-Brazzaville et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), de l’Union africaine et des Nations Unies, en associant pleinement les autorités de transition”, ont indiqué les ministres des Affaires étrangères, après avoir salué les contributions de la MINUSCA, de la force française Sangaris et de l’opération EUFOR RCA.

Ils ont réitéré l’engagement de l’UE à déployer une mission militaire PSDC, d’une durée d’une année, basée à Bangui et avant la fin du mandat de l’EUFOR RCA, pour fournir aux autorités de transition centrafricaines des conseils d’experts dans la perspective de la réforme des forces armées centrafricaines en une force armée républicaine, professionnelle et multi-ethnique. Fin

 

En RCA, les factions de l’Ex-coalition seleka se disputent Bria et ses diamants

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Lemonde.fr / Corbeau News Centrafrique: 15-12-2014.

Mine de diamant près de bria en Centrafrique. Photo: Agence VU
Mine de diamant près de bria en Centrafrique. Photo: Agence VU

En RCA, les factions de l’Ex-coalition seleka se disputent Bria et ses diamants

 

« Ben Laden » est installé chez le préfet de Bria. Le général Tom Adam a rasé la barbe qui lui a valu ce surnom, mais son arrivée mi-novembre avec quatre autres chefs militaires de lex-Séléka (la rébellion majoritairement musulmane venue du Nord) a fait naître la psychose dans la préfecture de la Haute-Kotto, située à 600 kilomètres au nord-est de Bangui.

Après avoir tergiversé sur l’opportunité de laisser ou non passer ces officiers de l’ex-rébellion venus de Kaga-Bandoro, une localité plus au nord, les forces internationales, casques bleus de la Minusca et militaires français de l’opération « Sangaris », ne se sont finalement pas opposées à l’entrée de ces nouveaux venus, lourdement armés.

Depuis, la ville retient son souffle dans la crainte d’affrontements fratricides entre les hommes de la bande des cinq généraux et ceux du commandant de la zone, le colonel Adoum Moctar. « On sent que la pression monte et que cela peut très vite dégénérer », constate le capitaine Ulrich, le chef du détachement de « Sangaris ». « Il y a l’apparence que tout va bien mais les braquages se multiplient le soir. C’est encore vivable mais la peur est là. Nous sommes sur un volcan », s’alarme Josué, un habitant de la ville. Par précaution, des citadins sont partis se réfugier dans les champs bien que la campagne environnante ne soit plus un abri sûr. Avec le début de la période de transhumance, des éleveurs peuls, en armes, circulent dans la zone avec leurs troupeaux et la crainte d’affrontements avec les agriculteurs au…

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Centrafrique: Le parti RPR du Président Nguendet annonce son congrès pour janvier 2015

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Alain Ndongou. Photo: FR/CNC

Le parti RPR du Président Nguendet annonce son congrès pour janvier 2015

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 15-12-2014.  Le Porte-parole du parti Rassemblement pour la République (RPR), M. Jean Christophe Nguinza a animé, dimanche 14 décembre 2014, une conférence de presse au siège de ce parti. Au centre de l’exercice de questions/réponses avec les professionnels des médias, l’annonce du congrès du RPR, les réalisations du parti depuis sa rentrée politique de juin dernier et autres questions liées à l’actualité, notamment la sécurité, les élections, le forum de Bangui, mais aussi une réponse du RPR à l’accusation du KNK à l’encontre de son président Alexandre Ferdinand Nguendet dans le feuilleton de Bambari.

21 juin 2014, le parti RPR fondé par le président Alexandre Ferdinand Nguendet, président en exercice du Conseil national de transition a fait sa rentrée politique. Sept mois plus tard, le parti fait le point en mi-parcours de la situation avant d’annoncer la tenue prochaine de son congrès. D’abord, à la surprise générale, le porte-parole annoncé que le RPR « a profité de ce laps de temps, malgré la situation sécuritaire difficile, pour mettre en place ses structures couvrant déjà 80% du territoire national. » A en croire ce dernier, des équipes ont déjà sillonné beaucoup de localités de la RCA où elles ont implanté les structures de base de ce jeune parti.

Fort de cette assise nationale, « le RPR sera présent à tous les prochains rendez-vous électoraux » allusion faite notamment aux élections de juin-juillet 2015 en RCA. Aussi, les travaux titanesques abattus par le bureau du parti RPR ont permis aujourd’hui à ce parti d’être finalement prêt pour son congrès. D’ailleurs à ce propos, M. Jean Christophe Nguinza a annoncé : « il m’est particulièrement agréable de vous annoncer que le RPR tiendra son congrès du 26 au 28 janvier 2015. Ce sera l’occasion de rencontres, de convivialité et surtout d’échanges des républicaines et Républicains, de partager les expériences de nos aïeuls tant à l’intérieur que de l’extérieur. Ce serait le temps fort de notre parti. » Telles ont été les chantiers abattus et d’autres à réaliser à court termes.

Les journalistesEntre temps, le président fondateur de ce parti, Ferdinand Alexandre Nguendet a été personnellement visé ces derniers temps par des accusations dont celle du Secrétaire général et président par intérim du parti KNK de François Bozizé, relative à la marche de soutien à la prise de pouvoir de la Séléka. A ce sujet, le RPR se veut rassurant et répond en ces termes à M. Bertin Bea : « S’il est vrai que certains centrafricains soutenaient la politique du régime Bozizé, vers la fin, une grande majorité dont le Président fondateur du RPR, était contre la façon dont le parti KNK gérait les affaires publiques caractérisées par le tripatouillage à grande échelle des élections, le tribalisme, le clientélisme, le népotisme etc. Donc, la marche c’était pour saluer le renversement de ce régime et non pour matérialiser sa proximité avec Séléka. »

Par ailleurs, le porte-parole du RPR, sur les traces de son président fondateur, a formulé les vœux ardents suivants pour le retour à la sécurité : « Sur les FACA, la prise de position du Président fondateur sont toujours constantes qui se résument en une phrase simple ‘’la réhabilitation et le déploiement des FACA sur toute l’étendue du territoire’’ ; puis, le Président a demandé l’expulsion pure et simple du Nigérien général Ali DARAS ou sa neutralisation pour la mise à la disposition de la justice  et enfin ; pour les Séléka, cantonnement et relocalisation en attendant le processus de DDR. »

Pour terminer, le RPR a été également demandé au gouvernement de prendre ses responsabilités, car de l’avis du porte-parole M. Jean Christophe Nguinza, le gouvernement a démissionné devant toutes ses responsabilités pour n’attendre tout que de la communauté internationale qui est venue l’accompagner seulement d’où cette question « entre l’Accompagné et l’Accompagnateur, qui donne les directives ? » Et ceci dans tous les domaines, notamment sécuritaires, humanitaires et socio-politique.

 Bangui / Fred Krock / Corbeau News Centrafrique.

Centrafrique : anti-Balaka et ex-Séléka réservés face au retour possible de l’ex-président François Bozizé sur la scène politique

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Corbeau News Centrafrique: 14-12-2014.

François Bozizé
François Bozizé

Anti-Balaka et ex-Séléka réservés face au retour possible de l’ex-président Bozizé sur la scène politique

 

François Bozizé a affirmé dans “une lettre à la nation” que sa présence politique était nécessaire pour sortir la Centrafrique du chaos.

La lettre de l’ex-président centrafricain François Bozizé, à l’attention de la nation diffusée, mercredi, et qui laisse entendre la possibilité d’un retour sur la scène politique de ce dernier, a suscité des divergences au sein des anti-Balaka (milices chrétiennes) et le rejet des ex-Séléka (milices musulmanes), selon des propos recueillis jeudi par Anadolu.

Bozizé, président de la RCA à la suite du coup d’État du 15 mars 2003 qui l’a porté au pouvoir, mais renversé le 24 mars 2013, par la coalition Seleka présidée par Michel Djotodia, est actuellement exilé au Cameroun d’où il a envoyé sa lecture de la situation socio-politico-économique de la Centrafrique, selon la lettre dont Anadolu a reçu copie.

Cette sortie de l’ombre de l’ex-président a laissé perplexe certaines entités politiques, surtout que Bozizé a laissé entendre, à plusieurs reprises dans cette déclaration, que son retour sur la scène politique était envisageable, en vue, notamment, de se présenter aux élections de 2015.

« Il faudra bien passer par un dialogue avec moi, en présence de tous ceux qui sont responsables du chaos centrafricain, à commencer par Michel Djotodia; Sinon, je ne vois pas comment la RCA pourra en sortir », a-t-il également avertit.

Pour, Igor Lamaka porte-parole des Anti-Balaka, les éléments de la milice chrétienne « ne se reconnaissent pas dans la déclaration de Bozizé » et ne le soutiendront pas.

« Nous sommes une émanation du peuple Centrafricain et non pas de l’ex-président. Nous sommes pour le développement, c’est pourquoi notre mouvement est devenu un parti politique », a-t-il ajouté à Anadolu.

Par contre, le capitaine Joachim Kokaté, également élément anti-Balaka, a estimé dans une déclaration à Anadolu, que le retour de Bozizé sur la scène politique ne pose «aucun problème».

«Bozizé est un centrafricain qui jouit de tous ses droits civiques et politiques, en ce sens et jusqu’à preuve du contraire, il ne fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire. Donc, quoi qu’on dise, il y a la présomption d’innocence. Si la Présidente de la transition (Catherine Samba-Panza) envoie des émissaires vers Djotodia et vers Bozizé cela veut dire qu’ils ont leur place dans le jeu politique en RCA. Par conséquent, si au sommet de l’Etat, la place de ces personnalités est reconnue, plus rien ne s’oppose à ce qu’elles jouent leur partition. C’est pourquoi, nous ne voyons pas d’inconvénient au retour de Bozizé sur la scène politique », a-t-il ainsi déclaré.

En revanche, du côté de la milice à majorité musulmane, Seleka, « le régime de l’ancien président, et sa période de gouvernance constituent l’ère la plus sombre de toute l’histoire du pays », selon Gotro Djono Aba vice-président, contacté par Anadolu.

 « Le peuple centrafricain a été piégé. C’était lui, et ses parents qui  jouissaient des ressources du pays et jamais autant de centrafricains n’ont été tués, massacrés, mutilés, traités de manière inhumaine ou forcés à fuir à l’étranger comme l’on voyait sous le régime de Bozizé », a-t-il ajouté.

Le gouvernement centrafricain, n’a pas officiellement commenté cette adresse à la nation jusqu’à jeudi après-midi.

AA/Bangui/Sylvestre Krock/Constantin Ngoutendji

BANGUI: LES EX-SELEKA CANTONNÉS AU CAMP BEAL MONTENT AU CRÉNEAU SUITE A L’ENLÈVEMENT D’UN DE LEUR

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Manifestation-des-élements-de-lEx-seleka-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Manifestation des élements de l'Ex-seleka en Centrafrique
Manifestation des éléments de l’Ex-seleka en Centrafrique. Photo: Diaspora

BANGUI:  LES EX-SELEKA CANTONNÉS AU CAMP BEAL MONTENT AU CRÉNEAU SUITE A L’ENLÈVEMENT D’UN DE LEUR

 

Les ex combattants rebelles Ex-seleka cantonnés au camp Béal à Bangui, sont mécontents. Ils sont sortis de leur camp pour, en fin de cette après midi du dimanche pour, disent-ils, aller libérer la femme de leur frère d’arme. La femme a été enlevée aux environs de 12h non loin de l’Hôpital communautaire de Bangui par des personnes non encore identifiées.

Armés de RPG7, de fusils d’assaut et de grenades, ils se pointent devant

l’Hôpital communautaire et sillonnent dans tout le parage du leur camp Beal. Ils sont prêts, selon eux, à lancer une attaque s’ils obtiennent pas la libération de la femme de leur camarade disparue. Alors que ce matin, les Anti-balaka et les éléments de l’Ex-seleka ont livré un match de football sur le terrain de municipal sous le signe de réconciliation.

Dispositif force sangaris devant l’Hôpital communautaire

Pour leur, les forces sangaris et Minusca sont en position et se regardent nez à nez avec les insurgés afin d’empêcher une éventuelle panique dans le secteur. A suivre l’évolution de la situation dans nos prochaines éditions.

Bangui/ Eric NGABA/ ©CorbeauNews

Des anti-balakas ouvrent le feu et perturbent la fin de la rentrée politique du parti de Me Nicolas Tiangaye

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Centrafrique Presse / Corbeau News Centrafrique: 14-12-2014.

La population de bangui

Des anti-balakas ouvrent le feu et perturbent la fin de la rentrée politique du parti de Me Tiangaye

 

 

Bangui, 14 décembre (CAP) –  La cérémonie de rentrée politique de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) parti de Me Nicolas Tiangaye commencé le samedi matin à l’hôtel Ledger Plaza de Bangui s’est bien déroulée en présence de nombreux invités de marque dont les représentants de la Présidence de la République, du Conseil National de Transition, de Primature, du Président du Haut Conseil de la Communication de la Transition, des Ambassadeurs et représentants des organisations internationales.

Alors que le cocktail qui fut ensuite servi à l’honneur des différents invités à la résidence de Me Tiangaye s’est également bien déroulé, en revanche le rafraîchissement offert aux militants de la CRPS au siège de ce parti au quartier Fouh de Bangui dans le 4ème arrondissement a été perturbé par des tirs intempestifs de quelques quatre anti-balakas dont deux formellement ont été identifiés comme étant les soldats Faca de première classe Romaric Bangué et un autre de deuxième classe, Thierry Sana.

Présent lui-même sur les lieux, l’ancien Premier Ministre Tiangaye a dû quitter précipitamment les lieux ainsi que la plupart des militants de son parti pour d’évidentes raisons de sécurité. Les anti-balakas en question ont rejoint les derniers militants de la CRPS restés sur les lieux pour faire du rangement qu’ils ont agressé tout en déchirant les t-shirts de la CRPS et aussi en emportant le reste des boissons et des petits fours.

Interrogée par la rédaction de Centrafrique-Presse, la direction de la CRPS entend nullement en rester là et compte saisir le ministère de la défense car les auteurs des incidents sont bien identifiés et engager contre eux des poursuites judiciaires  car la gravité des faits n’échappe à personne. La détention par certains soldats des Faca par devers eux d’armes à feu et qui continuent d’en faire un usage abusif dans certains quartiers de Bangui transformés en zones de non droit n’est plus supportable et doit impérativement cesser.

Au moment où on parle de la tenue d’un dialogue national inter-centrafricain de réconciliation, la survenance de tels incidents n’est pas de nature à rassurer les citoyens ni à contribuer à un climat serein favorable à la tenue de ce forum. On voit aussi mal comment des élections pourraient se tenir librement dans le pays aux mois de juin et juillet prochains comme prévu si un minimum de désarmement de tous ces voyous anti-balakas et Séléka n’a pas lieu.

 

Centrafrique Presse

RCA : Le mercenaire belgo-congolais François Toussaint a été extradé de Bangui

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Centrafrique Presse / Corbeau News Centrafrique: 14-12-2014.

Armel SAYO et son mystérieux mercenaire Belge
Armel SAYO et son mystérieux mercenaire Belge.

Le mercenaire belgo-congolais François Toussaint a été extradé de Bangui

Bangui, 14 déc (CAP) – On apprend de source officielle l’extradition hier samedi vers la Belgique du mercenaire belgo-congolais François Toussaint qui oeuvrait aux côtés et pour le compte du chef rebelle Armel Ningatoloum Sayo, aussi paradoxal que cela puisse être, actuellement ministre de la jeunesse et des sports et non moins commandant du mouvement politico-militaire Révolution-Justice.

François Toussaint qui est condamné par contumace en Belgique pour « assassinat », avait été arrêté en juillet dernier dans la région de Bouar et détenu à la maison d’arrêt de Ngaragba à Bangui. Il a aussi  pris une part active à la dernière mutinerie des détenus de la prison du mois de novembre, essentiellement due aux anti-balakas pour la plupart et au cours de laquelle plusieurs kalachnikovs (plus d’une dizaine et des grenades) entreposés dans le bureau du régisseur de la prison, ont été récupérés par les insurgés.

Rien ne peut justifier la présence dans le gouvernement centrafricain actuel, fût-il de transition, d’un chef rebelle qui a eu officiellement et publiquement recours aux services d’un mercenaire étranger, assassin de surcroît dans son propre pays. Au-delà du fait qu’une telle situation soit politiquement inadmissible, elle est aussi surtout moralement intolérable.

On peut aussi étendre ces considérations éthiques à la création de partis politiques dont l’annonce est faite quasiment chaque semaine par certains leaders Séléka et anti-balakas aux mains manifestement souillées de sang, dans le seul but de tenter d’échapper à la justice et pour essayer de prendre part aux élections qui se profilent à l’horizon.

François Toussaint, le mercenaire belge condamné à perpète en Belgique est en prison à… Bangui!

Centrafrique presse

CENTRAFRIQUE: LA POLICE CENTRAFRICAINE, LA VÉRITÉ EN FACE

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Les-Policers-centrafricains-en-patrouille-dans-Bangui-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Policers centrafricains en patrouille dans Bangui

LA POLICE CENTRAFRICAINE, LA VÉRITÉ EN FACE

D’aucuns pensent que la Police Centrafricaine est inefficace car elle manque de cadres compétents.

Archifaux, puisqu’il y a dans cette Police de valeureux officiers formés, comme leurs frères d’arme

de la sous-région, dans des académies de police encore appelées écoles supérieures comme celles de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Maroc et au Cameroun. On peut avoir en mémoire les Généraux de police Ismaïlia-NIMAGA, Jean WILIBYRO-SACKO qui furent ministres de la sécurité et qui ont bien géré.

La Police Centrafricaine, jadis très active et efficace, était réputée et respectée pour avoir déjoué, sous les défunts Empereur Jean-Bedel-BOKASSA 1er et le Général d’Armée André-KOLINGBA avec le Colonel Jean-Christophe-GRELOMBE, des coups d’Etat en gestation dans les pays voisins dont les auteurs et complices en transit sur le territoire centrafricain ont toujours été interpellés et leurs matériels saisis en dépit des moyens obsolètes et rudimentaires de la police centrafricaine qui étaient en déphasage avec l’évolution du monde sécuritaire.

Cette police va connaître un déclin sans pareil sous le régime du Président déchu François BOZIZE, qui a pourtant reconnu après sa chute le rôle primordial joué par la police en matière de renseignements pendant les événements des séléka. Répondant lors d’une interview à Christophe-BOISBOUVIER de Radio France Internationale, il a déclaré : «nous avons su que le Tchad était derrière les séléka car à chaque prise des villes, nous avons reçu des informations des services de police de ces villes sur la présence des éléments tchadiens parmi les séléka». Mais qu’avait-il fait pour cette police quand il était encore au pouvoir ?

Sous la présidence de François BOZIZE, la police a fait l’objet d’une gestion marquée par le népotisme et le tribalisme car les postes clés étaient occupés par les membres de son groupe ethnique. Les policiers n’ont jamais eu de galons, excepté ses parents comme Yves-Valentin GBEYORO et Serge-WILIBOY, qui, seuls parmi leurs promotionnaires, ont été promus commissaires Principaux de police à titre exceptionnel. Il en est de même pour Sylvain-MBOROBONA, le seul de sa promotion à être promu commissaire de police à titre exceptionnel. A cela s’ajoute les nominations de militaires et civils proches de BOZIZE comme ministres de la Sécurité avec pour mission de démanteler le syndicat de la police et de sanctionner les policiers ayant géré des dossiers impliquant François BOZIZE et ses proches, à savoir notamment la tentative de coup d’Etat du 28-mai 2001 et la rébellion de novembre 2001 à mars 2003.

Mais pourquoi BOZIZE en voulait-il tant à la police ?

Voici l’arbre qui cachait la forêt. Un policier, paix à son âme, voisin de François BOZIZE à la Cité (4ème arrondissement) avait vu les mouvements des militaires qui venaient nuitamment pour des réunions au domicile de ce dernier en prélude à son coup de force du 28 mai 2001. Il a rédigé une fiche, arme redoutable de tout bon policier, au président Ange Félix PATASSE,qui n’avait pas cru à cela car il était grisé de confiance aveugle à BOZIZE. Ayant des antennes dans l’entourage de PATASSE, comme KONAMNA, MOKONAM et Joël-MOIDAMSE-SINFEI, BOZIZE a été informé. Une fois le coup de force du 28 mai manqué, PATASSE s’est réveillé trop tard. Devenu président, François Bozizé s’emploiera à marginaliser la police, mais c’était une erreur grave car la police fait partie du système de sécurité. Cette attitude a eu des conséquences sur les autres appareils sécuritaires car le système, par définition, est un ensemble d’éléments lié entre eux dans le cadre d’interaction ; tout changement affectant l’un a des répercussions sur les autres.

Avec sa bénédiction, le défunt Général Jules-Bernard-OUANDE et certains officiers généraux et supérieurs de la police tels que Ernest LATAKPI, à l’époque Directeur général de la police,Joël MOIDAMSE-SINFEI, Chef de cabinet particulier de BOZIZE, Yves-Valentin GBEYORO,Directeur de l’Office Central de Répression du Banditisme (OCRB) à l’époque, ainsi que Arnauld DEIYA-AHMAT, Directeur de la Réformes des textes au Ministère de la Fonction publique, ont procédé à une intégration inédite dans l’histoire de la police centrafricaine et du monde entier .Car on trouvait dans ce lot une panoplie de gens aux profils atypiques (maçons, handicapés, éleveurs et grabataires), certains, en raison de leur âge très avancé, ne pouvant faire une épreuve physique au risque d’avoir un arrêt cardiaque. Ce recrutement insolite, n’avait pas respecté les règles de l’art, à savoir visite médicale et test écrit qui sont les pré requis pour entrer dans un corps de police. Pour justifier leur acte ignoble, les auteurs ont allégué que les cadres de la police venus fraîchement du Cameroun seraient des partisans de Ange Félix PATASSE et donc susceptibles de déstabiliser le régime BOZIZE.

Mais là où le bât blesse, c’est que ces fils et filles à papa ont été intégrés avec des galons de commissaire, commandant, pour certains et capitaine, lieutenant, pour d’autres sans une formation préalable. Comme le dit un adage, il n’y a jamais eu de un sans deux, de deux sans trois, de trois sans quatre, cette situation s’est encore réitérée sous OUANDE II, puisqueOUANDE a été deux fois ministres de la sécurité ; ensuite sous Richard GOUANDJIA, Josué BINOUA et Denis KIZIMALE-WANGAO qui a été plus loin en intégrant pour la plupart les parents de son épouse, policière intégrée dans les mêmes conditions sous OUANDE I. Vous comprendrez que dans ce deal, chacun avait placé les siens.

OUANDE avait inséré ses proches, DEIYA –AHMAT-Arnauld avait placé son épouse, sage-femme de formation, au grade de commandant de police ; sous OUANDE II, Ernest-LATAPKI, Directeur de Cabinet, a inséré sa fille au grade de commissaire de police, etc.

Ces facteurs n’ont pas été sans conséquence sur les performances des services de police. Il y a une persistance de l’insécurité urbaine car les cadres formés sont écartés au profit des bras cassés qui ne maîtrisent pas la situation et tâtonnent. Il règne dans ce corps une indiscipline à grande échelle par faute d’une formation militaire et policière préalable ; Un service vital de la police tel que la sûreté urbaine, qui est chargée de la sécurité et de la sûreté, n’est pas réhabilité jusqu’aujourd’hui car son local est toujours occupé par le contingent camerounais de la MINUSCA ; La Direction des services de police administrative, un des services de police restés opérationnels après la chute de François Bozizé et qui a fonctionné jusqu’à la prise de pouvoir de la Cheffe de l’Etat de transition Catherine Samba-Panza, manque de budget de fonctionnement et de moyens matériels. Une telle direction très sensible doit parfois recourir aux services de cybercafés pour imprimer des documents confidentiels pour le Ministre, voire la Cheffe de l’Etat. Ses mises en garde ne sont même pas suivies bien que ses prévisions se vérifient. La Direction de surveillance du territoire n’existe que de nom puisque dirigée par un capitaine de la gendarmerie qui ne maîtrise pas ce qui se passe autour de lui. Mais rien d’étonnant à cela quand on sait qu’un philosophe disait : «nul n’entre ici s’il n’est géomètre».

Pour mieux corroborer cette hécatombe, il n’y a qu’à réfléchir aux derniers événements de la cité banguissoise. Un passager en possession de 152 carats de diamants centrafricains et 50.000 000 FCFA qui a rempli toutes les formalités et tous les contrôles sera interpellé sur la piste, au bas de l’échelle de l’avion par un agent de la police, qui lui a couru après. On se demande pourquoi sur la piste au bas de l’échelle ?

Peut-être que ce policier n’a pas eu sa part de gâteau et a préféré verser du sable dans le tapioca ! L’histoire nous le dira un jour.

Le commissariat de l’aéroport Bangui M’poko, est équipé d’un appareil aux rayons X, d’une brigade minière équipée et d’une brigade de douane, elle aussi équipée. Sous d’autres cieux et à une certaine époque, le commissaire de l’aéroport, le commandant de la brigade minière et le commandant de la douane ainsi que tout leur personnel seraient déjà limogés et en train d’être entendus par les services spécialisés. Toujours à l’aéroport, une bagarre a opposé un parent d’un passager à un policier en service qui a même perdu les boutons de sa tenue, mais cela n’a pas fait l’objet d’un compte rendu aux chefs hiérarchiques de ce commissaire devenu policier sans formation préalable car intégré dans la police en 2004 par Jules-Bernard-OUANDE directement au grade de commissaire de police. Elle brille par le laxisme, le népotisme et l’indiscipline. C’est un grand danger pour la République si l’on n’arrive pas à sécuriser l’aéroport, porte d’entrée et de sortie de tout le pays, arrivera-t-on à sécuriser tout le pays ? Cette commissaire ne respecte pas sa hiérarchie car ne rend compte qu’au directeur de cabinet qui est banda comme elle ou au Ministre, au détriment de ses supérieurs hiérarchiques qui sont le Directeur Général de l’émigration-Immigration, le Directeur Général adjoint de l’émigration-immigration et le Directrice des frontières. Une séance de travail prévue au commissariat de l’aéroport s’est tenue sans ce commissaire qui, prévenue de l’arrivée de ses trois supérieurs hiérarchiques, a préféré quitter le bureau pour revenir après leur départ.

Plus grave, le personnel de ce commissariat devrait être récompensé en grade pour acte de bravoure, mais le commissaire a fait une discrimination en ne triant que les membres de son groupe ethnique parmi les autres.

Tous les régimes stables et forts au monde le sont grâce à une police efficace, forte et dynamique. Il n’y a qu’à voir Israël ou bien se rapprocher du Cameroun de Paul BIYA pour être édifié.

Les policiers centrafricains ont toujours la mémoire courte et oublient très facilement l’histoire, sinon ce commissaire de l’aéroport ne devrait pas clamer haut et fort à qui veut l’entendre que : «je suis parent à la présidente Catherine SAMBA-PANZA». Ou bien les policiers n’ont pas encore acheté une lunette prescrite par un ophtalmologue digne de ce nom pouvant leur permettre de faire une bonne lecture des évènements. C’est pourquoi lisent-ils très mal. Dans un passé récent, on avait vu des officiers généraux et supérieurs de la police qui ont fait la pluie et le beau temps car ils avaient le monopole des nominations, des décisions concernant la vie des policiers et de la police, du fait de leur accointance avec le régime de BOZIZE, de leur appartenance ethnique ; se bombaient la poitrine en affirmant : «c’est mon régime, notre régime, je suis parent direct de BOZIZE», se sont même attribués des pseudonymes comme des vedettes. Où sont-ils aujourd’hui ?

Si ma mémoire ne me trahit pas, j’ai la faiblesse de penser au Général de police, Joël-MOIDAMSE-SINFEI, chef de cabinet particulier de BOZIZE, au commissaire de police, Yves-Valentin-GBEYORO alias le Grand-Baobab le Tout Puissant, qui en fuyant a pris soin de partir avec sa cigare, le commissaire principal de police Sylvain-MBOROBONA alias Singo qui venait même au bureau à l’époque directeur de l’OCRB en tenue du parti KNK bien qu’il est interdit au policier de s’habiller en tenue, casquette et insigne d’un parti politique y compris leur maisonnée. Ils fréquentent même les pègres, les falsificateurs des billets de banque ainsi que de faux documents tels que passeports et visa pour Paris.

Décidément la police centrafricaine n’est pas encore au bout de son chemin de la croix ,car des rumeurs provenant de la bouche des intéressés eux-mêmes : un militaire habitant le quartier Benz-vi ;qui affirment être le beau-frère du ministre de la sécurité ; un étudiant fils d’un ancien officier supérieur de la police décédé, être parent du directeur de cabinet du ministre de la sécurité et du délégué de solde du ministère de l’intérieur qui déclare être proche parent du Directeur Général de la police faisant état de leur reversement imminent dans la police, si cela venait à se concrétiser. Nous n’osons pas croire à cela, puisque le Général METENKOUE est un homme intègre, légaliste, guidé par la vertu républicaine.

Madame la présidente de la transition, Monsieur le Ministre de la sécurité, Monsieur le Directeur Général de la police, c’est l’homme qui fait l’histoire ; et en faisant l’histoire, il fait son propre histoire.

Présentement vous faites l’histoire de la police, en la faisant vous faites aussi la vôtre ; évitez à ce corps moribond une mort programmée savamment, car nous sommes tous appelés un jour à répondre devant l’histoire à défaut nos enfants.

Un adage dit : «la vie est une scène de théâtre d’où chacun vient jouer son rôle et s’en va». Jouons bien notre rôle car il est de coutume qu’à la fin de chaque spectacle, les spectateurs donneront leur appréciation sur le rôle de chaque acteur et ils garderont un bon souvenir ou mauvais témoignage.“

Le collectif des Policiers en colère

CENTRAFRIQUE / LA TRANSITION EST À SA PROPRE SOUFFRANCE:LE MANQUE D’ÉNERGIE ET DE PERSONNALITÉ

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Monsieur Robert ENZA de l’USD-COMODE

LA TRANSITION EST À SA PROPRE SOUFFRANCE : LE MANQUE D’ÉNERGIE ET DE PERSONNALITÉ

Retraçant son historique afin de mettre en évidence les facteurs « chance » de réussite de cette organisation créée sans la moindre causerie entre les centrafricains sur la capacité de ses membres, en examinant son fonctionnement, l’analyse a conduit à une découverte épouvantable, la transition depuis sa création manque de capacité de personnalité et de l’énergie, d’où son échec. Dans cette mission il faut savoir rassembler trois formes d’autorité : l’autorité constitutionnelle, l’autorité sapientiale et l’autorité personnelle. Là dessus, il y a bat blesse.

En fait, l’on se pose tous cette question, qu’est ce qui fait qu’une organisation ou un individu réussisse une action, une mission, quel est le processus qui permette de connaître la réussite. La science est claire, il y a un processus derrière tout phénomène, qu’il soit d’ordre physique, social, etc.

Si réussir est le but de toute organisation, il doit exister une énergie ou une force permettant de canaliser cette réussite. D’où vient cette énergie et comment se transforme-t-elle en succès.

L’énergie humaine joue un rôle prépondérant dans le développement de tout individu ou d’une organisation en occurrence. Il faut savoir convertir cette énergie en une atmosphère intense. La source de cette énergie et le mécanisme qui la transforme en force motrice est à l’origine du succès.

Mais qui est à l’origine de cette transformation ? C’est la personnalité de l’organisation. Donc, c’est la personnalité elle-même de la transition qui devait être à l’origine de la transformation.

Cette personnalité comprend tout ce que représente l’état de la Transition, c’est-à-dire l’ensemble vivant et intégré de ses éléments constitutifs à savoir : les hommes, les compétences, les moyens matériels et financiers, les associations, les partis politiques, les syndicats, et plus large l’ensemble de la population elle-même que constitue la société et l’extérieur (toutes les relations internationales). L’ensemble de tous ces éléments cités est source d’énergie inépuisable et exploitable. Donc la personnalité de l’état de la transition c’est l’ensemble vivant de tous ces éléments intégrés qui la constituent.

Force est de constater que les 2 organes de la transition sont politiquement détachés l’un de l’autre. Ils sont distants, cloisonnés et puis isolés de ces éléments cités dont la mise en mouvement pouvait créer la grande énergie dont ils auront besoin pour la réussite de leur mission. Ils n’ont jamais mis à l’esprit que réussir a besoin d’énergie. L’énergie est à la base de la réussite et de tout ce qui est vivant.

Le CNT et le Gouvernement n’ont pas de relation véritable nouée dans un esprit d’équipe. Le CNT s’attend à ce que le gouvernement se casse le nez alors que les deux poursuivent la même mission et que le CNT doit l’aider à trouver des actions pour agir et le mettre en mouvement. Le CNT se doit d’être un support de communication pour une transition dynamique qu’au rôle de contrôleur parlementaire.

Et le gouvernement se méfiant de la tête du CNT comme la tête d’un serpent ; les 2 organes se détestent mutuellement, une lutte propre à eux, que la lutte du peuple centrafricain, de tous les jours, ne connaît pas.

Enfin, depuis l’arrivée de Mahamat Kamaoun, nous avons l’impression que la Transition s’est arrêtée. Madame SAMBA PANZA annonçant elle-même la fin de la transition pour le 15 Février 15 a été optimiste, alors que la transition est déjà terminée sans attendre cette date butoir. Pour preuve, le silence plat des organes de la transition a tout son sens.

NGUENDET, SAMBA PANZA et KAMOUN ne sont pas unis et mobilisés dans un esprit discipliné pour mener conjointement cette mission. Chacun d’eux joue son propre jeu en sous-marin. Ces 3 personnages sont de nature différente. Ils ne sont pas ouverts à l’un ou à l’autre, ni à l’esprit d’entreprise, ni à l’esprit corporate. SAMBA PANZA a certes, nommé KAMOUN au poste le Premier Ministre, mais tout laisse croire que ce n’est pas suffisant, bien de choses les sépare, par exemple les ambitions personnelles, ou encore le regret. Parce que l’enthousiasme du début de sa nomination s’amenuise quelque peu.

Les 3 têtes vivent sur la maladresse, l’orgueil, la rancune et la trahison (mort). Leurs relations sont de type « je t’aime, moi non plus ». Ils doivent être unis car cette transition est un challenge et défi que la nation leur sera reconnaissante s’ils la réussisse.

En effet, ils n’ont jamais lu des Hommes d’histoire qui se sont retrouvés en présence d’une grande personnalité comme Napoléon, Churchill, Henri Ford, etc.

Quand un écrivain anglais compare Theodore Roosevelt aux chutes du Niagara, une force de nature, un torrent d’énergie perpétuelle. Ces hommes cités donnent des sensations de mouvement même s’ils sont en repos. On dit même de Honoré de Balzac, qu’il avait une vitalité telle, lorsqu’il riait les tableaux pendus au mur tremblaient. Voici là l’énergie créatrice qui leur permettait de se dépenser à fond et dépasser les objectifs fixés. Il parait que leur seule présence suffisait à mettre en mouvement leurs collaborateurs. Nuance, jamais nous n’avions pas dit que tous les grands hommes sont pleins d’énergie ?

Mam la Présidente, le Premier ministre, et le Président du CNT, manifestement sont en manque de personnalité et d’énergie pour conduire le pays dans la situation délicate qu’il traverse. Ces 3 personnages de la transition ne dégagent pas autour d’eux de l’énergie, ni de la chaleur, pire ils ne sont pas des meneurs d’hommes; ils ne dominent pas leur propre nature afin d’être au-dessus de la société et rechercher l’objectif fixé. On pourrait même dire qu’ils dorment plus qu’ils ne travaillent. Sauf, le récent casting du 1er déc. 14 où à Bambari il y a eu mort d’homme. Et là, NGUENDET a enfin mis le doigt au feu et a compris ce que vivent les centrafricains. Il sortit des déclarations tapageuses et puis silence comme toujours.

Ceci dit, plus on est débordé d’énergie, plus on créé, on transforme l’environnement autour de soi. La transition n’est pas capable de transformer les énergies qui l’entourent surtout les énergies humaines pour créer des actions tous azimuts et partagées à chaque centrafricain qu’il soit musulman ou chrétien, afin que chacun apporte sa part de l’objectif fixé, c’est-à-dire la même part : la PAIX.

Entrepreneur leader politique, Robert ENZA

CENTRAFRIQUE : FIN DE FORMATION DES OFFICIERS DE POLICE JUDICIAIRE OPJ

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Fin de formation des officiers de Polices Judiciaires à l’École Nationale de Police à Bangui

FIN DE FORMATION DES OFFICIERS DE POLICE JUDICIAIRE OPJ

OPJ, école police.       Photo:©CNC

 

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 14-12-2014.  39 Officiers de Police judiciaire, en abrégé OPJ, sont désormais capables de mener des enquêtes et investigations sur les crimes et viols commis en République centrafricaine. En total, 19 policiers et 20 gendarmes ont reçu leur parchemin après onze (11) jours de formation à l’école nationale de police à Bangui. L’objectif de cette formation est de renforcer la capacité des OPJ afin de mener à bien les opérations d’enquête dans le pays.

La cérémonie de la remise officielle de certificats de formation s’est tenue, ce samedi 13 décembre 2014, dans les locaux de l’école de police au pk10 à la sortie nord de Bangui. La cérémonie a réunie plusieurs officiels dont le Chargé de mission au ministère de la sécurité publique, immigration et émigration, les responsables de la police de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la Stabilisation de Centrafrique (Minusca), les représentants du Directeur général de la police centrafricaine et de la gendarmerie nationale.

Désignés par leurs Chefs hiérarchiques pour le renforcement de capacité, ces policiers et gendarmes ont suivi beaucoup de module sur la technique d’identifier les crimes avec les auteurs.

“Durant la crise ayant fragilisée les institutions de l’Etat centrafricain, on a enregistré beaucoup de cas de crimes commis dans le pays. Et les auteurs de ces crimes sont libre de leur mouvement. Et donc il est très important de renforcer la capacité opérationnelle et professionnelle des officiers de police judiciaire afin de remédier au problème de l’immunité dans notre pays”, a fait savoir Celestin Loutomo, le représentant du ministre de la sécurité publique à cette cérémonie.

Les 39 OPJ ont été formés par la police civile de la MINUSCA appelée UNPOL depuis le 02 décembre dernier. Ils ont désormais une lourde responsabilité de garantir la sécurité de la population.

Ecole Nationale de la Police à Bangui
École Nationale de la Police à Bangui

 

“C’est à travers la police et la gendarmerie que l’Etat peut assoir son autorité. Et la police civile MINUSCA est là pour soutenir la police centrafricaine et la gendarmerie nationale au niveau des opérations et au niveau du développement afin de donner la sécurité à la popolation”, a exprimé Luís Carrilho, officier de police MINUSCA.

Cette formation de remise à nouveau des Officiers de police judiciaire a été financée Civi-pol-conseil.

Bangui/ Eric NGABA / ©CNC.

La JEA de Bangui organise un festival pour la paix et l’unité en Centrafrique

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Pasteur-Nicolas-Grékoyamé.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Pasteur Nicolas Grékoyamé
Pasteur Nicolas Grékoyamé. Photo: CNC

La JEA de Bangui organise un Festival pour la paix et l’unité en Centrafrique

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 14-12-2014.  Le somptueux Omnisport de Bangui a accueilli ce 13 décembre 2014, une grande manifestation des jeunes des églises protestantes, la JEA (Jeunesse évangélique africaine). Il s’agit d’un grand festival pour la paix et l’unité en Centrafrique. Les leaders de la plateforme religieuse de Centrafrique dont le Pasteur Nicolas Grekoyamé Gbangou, Président de l’Association des églises évangéliques de Centrafrique (AEC) et l’Imam Omar Kobine Layama, Président de la Communauté islamique centrafricaine (CICA) et le représentant de Mgr Dieudonné Nzapalainga, Archevêque de Bangui ont rehaussé de leur présence cette manifestation.

Ils sont des milliers, les jeunes Flambeaux et Lumières membre de la JEA et des invités des autres églises de Centrafrique, ainsi que les jeunes de la communauté musulmane de Bangui à répondre massivement à l’appel du Coordonnateur de la jeunesse des églises Elim de la Région de Bangui, Gaby Tanguy Ngouamidou à cet évènement de taille. L’objectif de cette manifestation, à en croire Ngouamidou, c’est la recherche de la paix et de la cohésion sociale. « Personne n’est sans ignore qu’il y a une denrée rare dans notre pays, je veux parler de la paix. A cet effet, chacun, de son côté essaie d’apporter la contribution qu’il peut. Et, la JEA de l’église évangélique Elim de la ville de Bangui a bien voulu, à travers ce festival, apporter sa participation à la recherche de la paix. » a déclaré le Coordonnateur et initiateur de cet évènement. Cette manifestation a valeur de sensibilisation de la population en général et de la jeunesse centrafricaine en particulier sur les valeurs intrinsèques de la paix et de cohésion sociale.

Au nombre des activités prévues dans ce festival, il y a des spectacles, des récitals et bien d’autres présentations des jeunes, le tout articulé autour de la paix et la cohésion sociale, car, toujours selon Ngouamidou, « il n’y a pas un pays au monde où, lorsqu’on parle de la cohésion sociale, on exclut une partie de la population. Alors que depuis des années, nous avons toujours vécu en parfaite cohésion, musulmans et chrétiens. Donc, ce n’est pas aujourd’hui que les chrétiens vont demander aux musulmans de s’en aller et aux musulmans de dire que les chrétiens sont des méchants, etc. Le moment est venu pour que nous puissions revenir à notre ancienne manière de vivre. »

Les manifestants
©CNC

A cette occasion, la JEA par la voix du Surveillant Guy José Ndarata, après un diagnostic global de la situation de la cohésion sociale, a proposé sous forme de recommandations, les pistes de solutions suivantes pour la sortie de crise en général et pour l’épanouissement de la jeunesse en particulier :

(1) Dans le secteur de l’éducation, assurer la promotion de l’éducation civique ; améliorer la qualité de l’enseignement au niveau primaire, secondaire et supérieur ; former qualitativement et quantitativement les enseignants y compris les maitres communautaires sur l’ensemble du territoire et ; rendre effectif l’enseignement dans les deux langues officielles Français et Sango dans toutes les écoles de Centrafrique. (2) Dans le secteur de la formation professionnelle : renforcer et multiplier les structures d’enseignements techniques et professionnels ; mettre en place des mesures incitatives à la création d’entreprises par les jeunes ; création d’un environnement d’affaires favorable aux initiatives privées des jeunes. (3) Dans le secteur de la santé et environnement : assurer l’accès à des soins de qualité pour tous ; former et assurer le suivi du personnel de santé ; assurer l’accès à l’eau potable ; intégrer l’assainissement et traitement des déchets dans les plans d’aménagement des villes et de développement en milieu rural et urbain ; interdire et contrôler l’entrée des drogues sur le territoire national. (4) Dans le secteur des droits de l’homme et liberté publique : garantir l’égalité de tous les citoyens centrafricains devant la loi ; appliquer la loi et les procédures judiciaires sans distinction ; renforcer la sécurité et la libre circulation des personnes et des biens ; améliorer les conditions de détention des jeunes en milieu carcéral et ; appliquer la loi sur les mutilations génitales, le viol et le mariage précoce et forcé.

Imam Kobine
Imam Kobine. ©CNC

A l’issue de la manifestation, Imam Omar Kobine Layama s’est réjoui de l’initiative et encourage les jeunes à poursuivre sur cette lancée : « Dans un pays, quand ce sont les jeunes qui commencent à s’approprier d’une situation et à s’impliquer, je crois que leur implication ne restera pas vaine. De surcroit en RCA, la jeunesse constitue la majorité de la population et cette prise d’engagement nous rassure et conduira certes au rétablissement de la paix dans notre pays. » a-t-il dit avant de lancer un appel d’encouragement à ces jeunes de « se lever et d’agir pour la cohésion sociale et l’unité nationale, à travers la foi qui les animé. »

De même, le pasteur Nicolas Grékoyamé a attiré l’attention des jeunes pointés du doigt d’être les acteurs dans la crise en RCA, qu’ils sont notamment dans les Anti-Balaka ou dans les Séléka, de prendre conscience et d’ « arrêter » leur participation à ces mouvements pour participer à l’œuvre de la reconstruction nationale.

Evidemment, la mobilisation et l’implication de la jeunesse, considérée de tout temps comme « le fer de lance » d’un pays promet de l’espoir pour une sortie durable de crise en Centrafrique. Pourvu que ces initiatives soient multipliées et appuyées positivement par les autorités politiques et ecclésiastiques.

Bangui / Fred Krock / Corbeau News Centrafrique.

La fin de l’opération Sangaris programmée pour juin 2015 : une erreur stratégique

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Nouvel Observateur / Corbeau News Centrafrique: 13-12-2014.

François Hollande à Bangui

La fin de l’opération Sangaris programmée pour juin 2015 : une erreur stratégique

Si l’intervention française Serval au Mali a été déclenchée au bon moment, l’opération Sangaris est arrivée trop tardivement. François Hollande répugnait à agir pour briser l’offensive des rebelles musulmans de la Séléka en Centrafrique, car il voulait  rompre avec l’interventionnisme de ses prédécesseurs. Il a tenté, en vain, de faire réagir la communauté internationale pour mettre fin aux exactions de la Séléka contre la population chrétienne.

Le 5 décembre 2013, lorsque l’armée française arrive à Bangui, elle tente de mettre fin aux massacres ethnico-religieux qui ravagent le pays.

Les musulmans, des boucs-émissaires

En annonçant la date de son arrivée dans la capitale, la France espérait que la présence de ses barracudas – nom donné à l’armée française par les Centrafricains – calmerait les parties en présence. Or, bien loin de faire tomber les tensions, les milices chrétiennes anti-balakas en profitèrent pour mener une offensive contre les unités de la Séléka relançant la guerre civile.

Les musulmans devinrent rapidement les boucs-émissaires des chrétiens après 8 mois d’exactions de la Séléka.

L’opération Sangaris, prévue initialement pour 6 mois, dépassera probablement les 18 mois. En annonçant la diminution des effectifs militaires et un retrait pour l’été 2015, la France donne un mauvais signe au pays. En effet, les groupes rebelles de la Séléka, éclatés en trois groupes à l’Est ne sont toujours pas désarmés et les anti-balakas et coupeurs de route sont toujours actifs à l’ouest du pays, ceux-ci peuvent profiter de ce retrait pour reprendre l’initiative.

En allégeant son dispositif trop tôt, même en y conservant une force de réaction rapide d’appui aux forces de l’ONU de la Minusca, la France risque de se condamner à intervenir à nouveau dans le pays dans quelques années.

L’organisation des élections par un État fantôme

Invectiture de Samba-Panza

Quelle urgence y a-t-il à organiser des élections en juin, au milieu de la saison des pluies, quand on compte 423.000 réfugiés dans les pays de la région, 420.000 déplacés et que 2,5 millions d’habitants ont besoin d’une assistance humanitaire, selon le HCR, sur un total de 4,6 millions d’habitants.

Comment mettre en place des listes électorales quand l’état-civil des mairies a été détruit ?

Comment organiser sereinement une campagne électorale, alors que l’ouest du pays connaît les coupeurs de route, tandis que l’est du pays est en sécession de fait ? Pourquoi la MINUSCA ne réussit-t-elle pas à désarmer les forces de la Séléka, alors que son mandat l’autorise et que, début décembre, deux préfets nommés dans le nord du pays ont été attaqués par des membres de la Séléka. En l’absence de sécurité, les élections ne seront qu’une mascarade qui contribuera à affaiblir les nouvelles autorités politiques du pays.

Enfin, pourquoi les gisements de diamant, moyen de financement des groupes armés, échappent-t-ils toujours au contrôle de l’État, alors que ce dernier manque cruellement de moyens financiers ?

Sans sécurisation des routes, sans contrôle de l’exploitation du diamant, sans désarmement des groupes armés, sans une aide humanitaire massive et un retour des réfugiés et des déplacés dans leur foyer, l’organisation des élections ne sera qu’un leurre dans cet État fantôme.

La priorité : réformer l’Etat centrafricain

La Centrafrique, comme le Mali, ont avant tout un problème d’organisation de l’État : le pouvoir présidentiel a toujours été clanique et trop centralisé.

L’argent et l’autorité de l’État ont toujours eu des difficultés à atteindre, voire à dépasser, le douzième kilomètre de la capitale. Il est nécessaire, avant toute élection, de procéder à une réelle décentralisation pour faire émerger de nouvelles élites provinciales et redonner confiance à la population en ses institutions.

Confronté à l’urgence de la situation, le père Aurelio Gazzera, missionnaire italien à Bozoum, déclarait au Haut-commissariat des droits de l’homme de l’ONU à Genève qu’en Centrafrique :

Les victimes de conflits en Centrafrique

“Il faut faire vite, il faut faire mieux, il faut faire plus !”.

 

Mais c’était en juin 2014, il y a plus de 6 mois…

Par Gregor Mathias
Professeur

RCA : COMMUNIQUE DE FEMMES DEBOUT POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Femmes-debout-pour-la-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Femmes debout pour la Centrafrique

COMMUNIQUE DE FEMMES DEBOUT POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE

Les femmes debout pour la paix en Centrafrique reconnaissent malgré les progrès importants accomplis à ce jour, la Centrafrique fait toujours face à des menaces graves auxquelles il faut remédier pour assurer durablement la stabilité. Le désarmement et la réintégration des ex-combattants des deux belligérants, qui demeurent essentiels pour dissiper une grave menace interne contre la paix durable. Femmes debout pour la paix en Centrafrique exhortent le Gouvernement Centrafricain et les nations unies à maintenir l’élan et à accélérer le processus en toute transparence, notamment en élaborant une stratégie nationale globale et en donnant des chances égales à tous les ex-combattants qui remplissent les conditions requises. Les femmes debout pour la Centrafrique souhaitent qu’il faille que les partenaires bilatéraux et multilatéraux aident le Gouvernement à créer des possibilités de réintégration durable, nécessaires pour empêcher que les ex- combattants reprennent les armes.

Les femmes debout pour la paix en Centrafrique conclues que compte tenu des défis et menaces persistants recensés, la présence de la Minusca demeure nécessaire, en particulier eu égard à ses priorités fondamentales définies dans la résolution  2127 et 2134. Les femmes debout pour la Centrafrique souhaitent qu’il faille toutefois apporter des ajustements à la Minusca, à ses effectifs et à ses priorités pour faire face à l’évolution de la situation sur le terrain. Les femmes debout pour la paix en Centrafrique recommandent par conséquent de réarmement des Forces Armées Centrafricaines.

FEMMES DEBOUT POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE

RCA: TERRAIN DU BASKET-BALL DE L’ECOLE PÉTÉVO RÉHABILITÉ AVEC L’AIDE DE L’AMBASSADE DE FRANCE À BANGUI

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LE TERRAIN DU BASKET-BALL DE L’ECOLE PETEVO RÉHABILITÉ AVEC L’AIDE DE L’AMBASSADE DE FRANCE À BANGUI

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 13-12-2014.  Le terrain du basket-ball de l’école primaire de Pétévo situé dans le 6è arrondissement de Bangui est redoré dans son bon état. Cela après quelques des travaux de réhabilitation à travers le concours du ministère de la jeunesse, de la culture et du sport avec l’ambassade de France à Bangui sur un coût de financement de 1.700.000 de franc CFA.

La cérémonie de la remise officielle de ce plateau de sport s’est tenue, ce 12 décembre 2014, dans la clôtures de l’école primaire de Petevo à Bangui.La cérémonie a été honorée par la présence de quelques personnalités dont le ministre de la jeunesse du sport et de la culture Armel Ningatoloume Sayo, et l’Ambassadeur  de la République française auprès de la République centrafricaine Charles Malinas, ainsi que la présence du représentant du mère du 6è arrondissement et des notables.

Dans son discours devant la foule et officiels, le ministre Armel Sayo a interpellé la jeunesse à faire de ce terrain du basket-ball sa patrimoine: ” Le sport est un instrument de la vertue de la cohésion, de la paix, de l’unité entre le peuple, et du fair-play. À vous la jeunesse, bénéficière de cette plateforme sportive, j’ose espérer que vous allez en faire un symbole de réconciliation, de paix et de la cohésion sociale au sein de la jeunesse centrafricaine”.

De son côté, monsieur l’Ambassadeur de France à Bangui, se réjouit de l’engagement de son pays à participer à la reconquête de paix en République centrafricaine.

” Je me réjouis de la participation de la France à la reconquête de paix en République centrafricaine. La jeunesse centrafricaine a perdu sa voie, elle a été longtemps utilisée à d’autres fins. Je crois qu’il faut aider cette jeunesse à retrouver sa voie. Et le sport c’est une école de joie, de la discipline et de l’esprit d’équipe d’échange et de partage entre les jeunes”, a affirmé Charles Malinas.

La cérémonie de remise officielle de ce plateau réhabilité a été marquée par un match d’exhibition de basket-ball de 10 minutes entre New-tech Club Basket et New-tech Bantou, sur un score de 12 buts à 7. Une remise de quelques boules de Basket aux responsables des Club de Basket a clôturé la cérémonie.

Bangui / Éric Ngaba / Corbeau News Centrafrique

Centrafrique: OCHA s’engage à assurer le transport des étudiants musulmans entre le Km5 et l’Université

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/OCHA-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>OCHA en Centrafrique

OCHA s’engage à assurer le transport des étudiants musulmans entre le Km5 et l’Université

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 12-12-2014. Après une année tacitement blanche, les étudiants musulmans vont devoir reprendre le chemin du campus au titre de la nouvelle année académique 2014-2015 qui commence. L’assurance a été exprimée ce vendredi 12 décembre 2014 à Corbeaunews par Algueche Adraman Issa, président de l’Association nationale des étudiants musulmans centrafricains (ANEMCA). « C’est l’issue des démarches que nous avons menées auprès du ministère de tutelle et des partenaires. Le bureau de l’ANEMCA a cogné à toutes les portes. Nous avons déposé des doléances un peu partout. Les premières réponses qui nous sont parvenues sont satisfaisantes et rassurantes. La Coordonnatrice des organisations humanitaire par exemple, pour un début, se propose de mettre à notre disposition un bus, en vue de la navette entre le Km5 et l’université. » a-t-déclaré.

Le président de l’ANEMCA a précisé par ailleurs que les étudiants musulmans n’ont jamais été visés par la crise, mais ils n’ont pas cependant été épargnés par les effets collatéraux de cette crise. « Sur le campus, chrétiens et musulmans participent aux activités pédagogiques comme toujours. Il n’y a pas eu de discrimination ni de menace. Le problème qui se pose est celui de la circulation de l’étudiant musulman sur la distance entre l’université et le Km5, long de trois kilomètres, le risque d’être identifié ou trahi et de se voir lyncher. Le concours de la Coordonnatrice des organisations humanitaires est une solution salutaire sur ce point. »

L’ANEMCA s’est dotée d’un nouveau bureau, il y a trois semaines. L’installation de la nouvelle équipe est intervenue samedi 6 décembre 2014. Entre temps, les premiers contacts avec les partenaires ont été pris ; cependant, si les étudiants musulmans ont pu apercevoir le bout du tunnel, l’incertitude demeure en ce qui concerne les écoliers et élèves musulmans du lycée de Fatima et des écoles Koudoukou, Gbaya-Dombia, Yakité, etc. qui tarderont encore longtemps à retrouver leurs condisciples et leurs enseignants chrétiens, car ces écoles restent désertes.

Interrogé sur cette question, le 20 novembre dernier, à l’occasion de la rentrée scolaire 2014-2015, la ministre centrafricaine de l’éducation Gisèle Bedan a répondu : « Pour ceux de ces écoles, nous sommes en train d’étudier des solutions. Nous n’allons pas tout dévoiler ici. Nous sommes effectivement à l’étude des solutions pour permettre à ceux qui ont été déplacés de pouvoir fréquenter. Toutefois, si l’insécurité persiste dans ces écoles, il y aura des abris temporaires sous lesquels les cours pourront se tenir normalement. »

Toutefois, à l’initiative de de l’Association des cadres centrafricains musulmans (ACCM), en partenariat avec l’UNICEF l’espoir renait au sein de la population éducative du 3ème arrondissement. L’ouverture d’un cycle primaire au sein de l’ancienne école franco-arabe Nasrad’dine en face de la Mosquée Ali Babolo avec onze enseignants chrétiens et quatre (04) de confession musulmane, l’école qui enregistré au départ deux cent (200) élèves en compte aujourd’hui neuf cent (900) à la satisfaction des parents. Une initiative similaire, en vue de l’ouverture du 2nd cycle à l’école Gbaya-Doumbia est en projet.

Bangui / Fred Krock / Corbeau News Centrafrique.

Crash d’un avion de transport sur l’aéroport d’Obo en RCA

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Ouest France / Corbeau News Centrafrique: 12-12-2014.

 

Obo.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>crash d'un avion à oboUn avion, un AN-26 probablement affrété par les USA, s’est écrasé, vendredi matin, sur la (mauvaise) piste d’Obo dans l’est de la RCA. L’armée américaine utilise cette piste dans le cadre de l’opération Observant Compass qu’elle a lancée pour traquer le chef de la LRA, Joseph Kony.

Cette opération a vu le déploiement d’une centaine de militaires US qui conseillent et renseignent les troupes régionales qui traquent les derniers rebelles de la LRA. La société AAR Airlift déploie des avions et des hélicoptères dans le cadre de cette opération. Voir mes post ici et ici. Une partie de ces appareils est basée à Obo. Contactée AAR Airlift n’a pas donné suite.

L’avion immatriculé UP-AN608 appartient en réalité à Burundai Avia, une société du Kazakhstan. Burunday (sic) Avia figure sur la liste des compagnies aériennes bannies par l’UE (voir ici)

Un soldat ougandais a été blessé lors de l’accident. Selon le RJDH Centrafricain, “il s’agirait d’un problème technique à l’atterrissage, car, “la piste de l’aérodrome est petite et ne pourra pas supporter ce gros porteur”. Par ailleurs, toujours selon le RJDH, “les conseillers militaires américains et les forces ougandaises se sont réservés de tout commentaire”.

Ouest France

En Centrafrique, l’exode interdit des Peuls

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Les-déplacés-musulmans-de-Yaloké-en-centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les déplacés Peuls près de Yaloké en centrafrique Photo: William Daniel / Le Monde
Les déplacés Peuls près de Yaloké en centrafrique
Photo: William Daniel / Le Monde

Fuir. Coûte que coûte. A Yaloké, 140 familles d’éleveurs peuls, soit environ 500 personnes, n’attendent que de grimper dans des camions qui les emmèneront jusqu’au Cameroun. La frontière et une vie de réfugiés sont à moins de 400 km, mais les autorités centrafricaines refusent de les laisser partir.

La position du gouvernement de Bangui serait en train d’évoluer, acceptant une relocalisation à l’intérieur du pays. Mais il n’est plus question de cautionner l’exode des musulmans centrafricains, entamé depuis près d’un an, qui s’apparente à un nettoyage sur des bases confessionnelles. L’argument, politiquement recevable, a bien du mal à être entendu par ceux qui ont tout perdu et meurent à petit feu dans un enclos sans barrières.

Les conditions sanitaires y sont exécrables. Des dizaines d’enfants souffrent de malnutrition sévère. En cette fin d’après-midi, Haissatou tente de donner le sein à son nourrisson de 5 semaines. Le bébé a un visage de vieillard, un corps squelettique et sa mère n’a plus de lait. « Depuis que nous sommes arrivés à Yaloké, il y a sept mois, 41 des nôtres sont morts », soupire Al-Hadji Ousmane Laido, qui fait office de porte-parole du groupe.

Le Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM) fournit des provisions, distribuées par l’ONG World Vision, mais celles-ci ne conviennent pas aux besoins des populations habituées à la viande de leurs bœufs à longues cornes et au lait de leurs vaches. « Avec les conditions d’hygiène sur le site, si nous apportions du lait aux enfants, nous assisterions à une… (La suite sur aboonement sur lemonde.fr)

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr

Célébration de la Journée internationale des volontaires en Centrafrique

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Présentation-artistique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Journée internationale des volontaires. Présentation artistique
Journée internationale des volontaires. Présentation artistique. Photo: CNC

Célébration de la Journée internationale des volontaires en Centrafrique

Bangui (CNC): 12-12-2014. Ce 12 décembre 2014, la République centrafricaine a célébré, en différé, la Journée internationale des volontaires célébrée le 5 décembre à travers le monde. Le Ministre de la jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture, Armel Ningatoloum Sayo a officiellement lancé la manifestation au Centre catholique universitaire (CCU), en présence de Père Médard Sane-Barwende, Directeur dudit centre et Mme Elisabeth Vilar, Chargée de Programmes des Volontaires des Nations unies.

C’est autour du thème « Le volontariat, la participation citoyenne et les jeunes » appuyé par le slogan « Changer le monde, deviens volontaire » que des centaines de manifestants ont pris d’assaut le Centre catholique universitaire ce 12 décembre pour célébrer la Journée internationale des volontaires (JIV) édition 2014.

« Etant donné que le volontariat est cette chose qui peut amener l’être humain à s’engager à aider sans attendre des récompenses, le Centre catholique s’est engagé à former des volontaires de la paix qui n’attendront nullement d’être employés par l’Etat, afin d’aider les gens à désarmer leur cœur et leurs esprits. Raison pour laquelle, le Programme des Nations unies pour les volontaires nous fait l’honneur de venir ici, célébrer cette journée. » a indiqué le Directeur de CCU, Père Médard Sane-Barwende pour justifier cette célébration par les volontaires du CCU.

Alors que la célébration de la JIV 2014 intervient en RCA dans un contexte particulier où presque toute la population a été victime d’une manière ou d’une autre et donc, a besoin de plus d’assistances d’où toute l’importance du travail des volontaires à porter secours aux personnes qui sont dans le besoin. « Le message que nous voulons passer à l’occasion de cette célébration c’est la participation populaire et citoyenne, surtout la tranche jeune doit être engagée à travers leur volonté, pour que chacun y met du sien. Ce n’est que comme cela que la paix reviendra dans notre pays. » a ajouté le père.

Par ailleurs, plusieurs activités sont inscrites au programme de cette célébration. Selon Thierry Rouandji, chargé de finance et logistique du CCU, « nous avons prévu différents volets dans cette manifestation dont le volet chant où nous avons des groupes et associations qui ont présenté des chansons pour la circonstance, il y a le volet humour avec des prestations artistiques et culturelles, et le volet de communications où le Directeur du centre, le Ministre de la jeunesse et la Chargée de programmes des Nations unies ont développé des thèmes sur le volontariat. » Et de lancer cet appel : « comme l’indique le thème de la participation des jeunes, il est de prime abord aujourd’hui pour chaque jeune de donner goût au travail qu’il fait en vue de la cohésion sociale, de la relance économique de notre cher et beau pays, la République centrafricaine. »

Quant au ministre de la jeunesse, Armel Ningatoloum Sayo qui a abordé l’angle de cohésion sociale, il a appelé les jeunes à se référer à l’Unique Dieu créateur de l’univers : « Celui qui a donné existence à tout n’a pas de choix, ni de préférence pour qui que ce soit. Je voudrais par-là dire qu’il n’y a pas de distinction à faire entre nous. La République centrafricaine regroupe beaucoup de communautés, et c’est justement là, le point focal de notre société. L’amour que nous devons témoigner doit aller vers tous sans distinction d’origine ethnique, politique ou religieuse. Que je sois chrétien, musulman ou autres, je suis une créature de Dieu. »

Notons que la célébration de JIV 2014 en République centrafricaine a été placée sous le signe de la cohésion sociale et la paix.

Bangui / Fred Krock / Corbeau News Centrafrique

FRONT CONTRE EBOLA SOUS DE L’EGIDE DE L’ONU

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Corbeau News Centrafrique: 12-12-2014.

Les personnels médicaux luttant contre l'Ebola reçoivent le titre de «personne de l'année» du Time.  PHOTO DANIEL BEREHULAK, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES
Les personnels médicaux luttant contre l’Ebola reçoivent le titre de «personne de l’année» du Time.
PHOTO DANIEL BEREHULAK, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES

FRONT CONTRE EBOLA SOUS DE L’EGIDE DE L’ONU

Un « contingent » de 20 médecins sénégalais en partance pour Libéria, Sierra-Leone et Guinée

En collaboration avec plusieurs agences onusiennes implantées dans le monde et particulièrement en Afrique, le programme « Volontaires des Nations Unies » est en entrain de mobiliser des médecins et infirmiers pour les déployer dans les différents foyers Ebola. Les médecins sénégalais connus pour leur expérience et leur professionnalisme ne seront pas en reste ! Déjà plus de 20 médecins sénégalais volontaires s’apprêtent à rallier les différents fronts touchés par Ebola tels que Libéria, Sierra Leone et Guinée. D’ailleurs, la première vague des médecins devrait quitter, hier nuit, Dakar-Yoff pour Paris où elle sera ventilée vers les pays endémiques.

 

Les médecins sénégalais emboitent le pas aux braves soldats sénégalais ayant toujours répondu à l’appel de l’Organisation des Nations-Unies (Onu).Cette fois-ci, il s’agit d’un autre théâtre d’opération où plus de 20 médecins sénégalais volontaires seront déployés dans les différents pays infectés par le virus hémorragique Ebola. Donc les médecins sénégalais comme d’autres techniciens et spécialistes de la santé vont voler au secours des pays tels que le Libéria, la Sierra-Leone et la Guinée où ils prendront en charge les personnes malades d’Ebola. D’ailleurs, « Le Témoin » est en mesure de vous révéler que les premiers médecins- jambaars devraient quitter, hier nuit, Dakar-Yoff pour Paris. Arrivés dans la capitale française où ils seront regroupés avec d’autres professionnels de la santé venant divers pays, les médecins sénégalais recevront leurs équipements spécifiques et autres combinaisons de protection individuelle. Une fois dotés de leurs « armements », ils seront ventilés vers les zones endémiques comme le Libéria, la Sierra-Leone et la Guinée. Et nombreux sont des médecins sénégalais qui seront en Guinée, un pays avec lequel nous avons en partage la langue française. Néanmoins, il y aura quelques médecins sénégalais parlant un anglais moyen qui seront affectés en Sierra-Leone et Libéria « Par exemple, moi, je serai au Libéria compte tenu de ma feuille de route que j’ai déjà reçue par courrier électronique depuis Paris » nous confie un jeune médecin que nous avons rencontré chez lui, hier, à la veille de son départ.

Dans le cadre de ce vaste programme de lutte contre Ebola, tout médecin postulant et recruté recevra une indemnité mensuelle de subsistance censée couvrir les frais de logements, les besoins de base ainsi que d’autres charges comme l’indemnité d’installation, l’assurance médicale, l’assurance vie etc dont nous préférons taire le montant. Les frais de voyage seront aussi entièrement pris en charge par le programme Volontaires des Nations-Unies ( Vnu) . Donc inutile de vous dire que nos médecins jambaars ne vont pas se plaindre financièrement bien que la mission sera à leurs risques et périls.

A coup sur, l’infatigable ministre de la Santé Mme Eva Marie Colle Seck aura souhaité les remettre le drapeau du 1e contingent des médecins sénégalais pour la Guinée, le Libéria et la Sierra-Leone.

 

 

Pape NDIAYE

Article « Le Témoin » quotidien sénégalais (Décembre 2014)

La RCA doit prendre son chemin de la sangöphonie

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Sangophonie.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Sangophonie

 La RCA doit prendre son chemin de la sangöphonie

 
Corbeau News Centrafrique: 12-12-2014. Humiliée lors du XVème sommet de la Francophonie tenu à Dakar au Sénégal, la République centrafricaine qui n’est pas représentée doit poser maintenant les jalons de la sangöphonie. Puisque c’était un forum politique exclusif avec, comme toile de fond, ce que le candidat mauricien Jean Claude de L’Estrac appelle la trahison. Selon l’un des candidats déçus pour succéder au sénégalais Abdou DIOUF, la canadienne Michaëlle Jean serait imposée par la complicité des présidents François HOLLANDE et Macky SALL. Au lieu de respecter la Charte de l’Organisation, les deux pays qui sont souvent cités pour exemple de la démocratie en Europe et en Afrique ont donné le mauvais exemple en foulant aux pieds la règle de l’art. Selon le mauricien qui a accordé une interview à Jeune Afrique, « l’on ne peut pas prétendre promouvoir dans l’espace francophone et utiliser les méthodes despotiques à l’ancienne pour imposer un candidat suite à des tractations secrètes ». L’article 6 de la Charte de l’Organisation aurait dû être suivi à la lettre pour faire preuve de la transparence et de la crédibilité du sommet. Il va sans dire que le truquage électoral provient de la pression faite par le président français François HOLLANDE sur les présidents africains qui ont quitté le sommet sur la pointe des pieds. Il a été suivi honteusement par le président sénégalais Macky SALL pour que les présidents africains retirent la candidature de leurs candidats respectifs. Ce faisant, les africains ne voient pas de bon œil l’acte inadmissible posé par le président français qui n’a pas proposé un candidat à cette élection transformée en voie nominative du nouveau Secrétaire Général de la francophonie. Il en aurait  d’autre donne si les chefs d’Etat et de gouvernement n’ont pas fléchi devant l’imposition complotée pour choisir la canadienne. L’exercice électoral que recommande la Charte de la francophonie est en perte de sens.
Etant dans tous ses états après avoir perdu la bataille pour le fauteuil de Secrétariat Général de la Francophonie qui devrait encore revenir en Afrique compte tenu des profils des quatre candidats africains et des stratégies à mettre en place pour redimensionner la francophonie, et surtout l’entente s’il y en avait eu sein des pays africains francophones, le candidat mauricien a en plus dénoncé avec toute sa vigueur l’incompétence inexpliquée et  inexplicable des africains et leur faiblesse face à un tel engagement d’envergure.
 
En effet, les africains sont toujours traînés dans la boue par le spectre de la FranceAfrique qui fait ombrage au sommet de la francophonie. Avec un tel comportement si antidémocratique et non équilibré, comment peut-on envisager faire une francophonie moderne économiquement pour que les intérêts soient bien partagés ? C’est une erreur monumentale qui donne bien le courage aux africains trahis et humiliés de faire chemin à part, dans le Commonwealth ou autre organisation en emboîtant le pas rwandais qui s’est retiré de la francophonie.
 
En ce qui concerne la République centrafricaine exclue par quel gendarme donneur de leçon on ne sait lors de ce dernier sommet tenu dans le pays hôte, il est temps de mettre en place une plate-forme de la sangöphonie puisque le besoin s’impose pour la vulgarisation de la langue « Sangö » parlée sur toute l’étendue du territoire nationale par les centrafricains d’origine après cinquante-six années « d’indépendance ». Le pays vient de connaître une guerre fratricide intercommunautaire avec la présence des groupes rebelles venus du nord du pays composés des mercenaires tchadiens et soudanais qui l’ont mis dans le chaos.
La République centrafricaine est à sa ènième humiliation d’Etat. L’autre est celle révélée par l’ancien premier ministre centrafricain, Me Nicolas Tiangaye, titrée, « Accablantes révélations… », par corbeaunews-centrafrique.com. « De tout ce qui s’est passé, j’en appelle à la dignité, au sens de l’honneur des Centrafricains. Il n’y a pas d’exemple dans le monde où un peuple n’a été aussi humilié. Il y a eu deux guerres mondiales, on n’a jamais ramassé les représentants de ces peuples pour les amener et leur imposer des choses comme cela s’est passé à N’Djamena où les membres du Conseil national de transition ont été ramassés, procéder à leur emballage et à leur colisage pour les amener à N’Djamena. ».

Le drame humain provoqué par les hommes politiques centrafricains et étrangers sur le territoire de ce beau pays d’Afrique centrale convoitée pour ses immenses richesses minières, fait de lui un pays isolé, mortellement plongé dans le chaos. Mis sous tutelle onusienne, pour la recherche de sa souveraineté et la restructuration d’un Etat de droit, seule sa culture, l’éducation d’une manière générale et l’enseignement de sa propre langue nationale « le sangö » à la jeunesse scolarisée et aux générations futures fera de lui un pays de très grande valeur linguistique et culturelle respecté sur le continent et dans le monde entier. Il est temps que les élites centrafricains se réveillent et se mettent en synergie pour un Centrafrique nouvel et dynamique ; berceau de la Renaissance africaine.

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

Pierre INZA

Cessons d’alimenter les conflits par les achats matières premières

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La Tribune.fr / Corbeau News Centrafrique (CNC): 12-12-2014.

Les réfugiés centrafricains de Mole en République Démocratique du Congo dans la région d'équateur

Cessons d’alimenter les conflits par les achats matières premières

Les entreprises doivent cesser de s’approvisionner en matières premières auprès de pays, africains notamment, plongés dans les conflits car ces achats alimentent des luttes armées. Un commerce tâché de sang. Par Michael Gribb, responsable de campagne chez Global Witness.

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« Eh bien ! Ce diamant qui est à votre doigt, répondez, comment vous est-il venu ? s’interroge le roi Cymbeline dans la pièce de Shakespeare. « Tu veux me torturer, » répond alors l’affreux Iachimo, « pour me faire dire ce qui, une fois dit, te mettra à la torture. » Que nous l’entendions ou non, la réalité actuelle du commerce des ressources naturelles en certaines régions du monde est tout aussi effroyable que dans cette œuvre du XVIIe siècle.

Le bon sens voudrait que les ressources naturelles contribuent de façon majeure au développement de certains pays, qui en auraient le plus besoin. Et pourtant, dans plusieurs États parmi les plus pauvres et les plus fragiles de la planète, ces ressources engendrent précisément un effet inverse, le commerce des ressources naturelles motivant, finançant et prolongeant bien souvent les conflits et autres violations manifestes des droits de l’homme. Dans nombre de ces pays, les richesses de type diamants, or, tungstène, tantale ou encore étain, sont extraites, introduites en contrebande et taxées illégalement par de violents groupes armés, qui y puisent le budget nécessaire au financement de forces de sécurité et autres milices belliqueuses.

Soudan, sud-Soudan, République centrafricaine, et RDC: 55% des personnes déplacées

Prenons l’exemple de quatre pays africains : Soudan, Sud-Soudan, République centrafricaine (RCA), et République démocratique du Congo (RDC). Ensemble, ces États riches en ressources naturelles ne représentent qu’un peu plus de 13 % de la population d’Afrique sub-saharienne, et abritent pourtant 55 % des personnes déplacées au sein de la région (une sur cinq à l’échelle mondiale) en raison de conflits. Au-delà de l’Afrique, il y a là une problématique mondiale, dont les tendances s’observent dans certaines régions de Colombie, de Birmanie et d’Afghanistan.

Ce commerce tâché de sang, autour de ce que l’on a appelé les « ressources de conflit, » se trouve facilité par l’existence de chaînes logistiques en appui d’immenses marchés de consommation, tels que l’Union européenne et les États-Unis, dont émanent en retour d’importants flux de liquidités. Ces richesses du sol, telles que l’étain, le tantale, le tungstène ou l’or – autant de matières minérales à la source de conflits et violations des droits de l’homme en plusieurs régions du monde – viennent composer nos bijoux, et se retrouvent dans nos automobiles, téléphones portables, consoles de jeux, équipements médicaux et autres innombrables produits de la vie quotidienne.

Faire cesser les pratiques irresponsables des entreprises

Les consommateurs sont certes de plus en plus nombreux à exiger un minimum d’informations, conduisant les acheteurs à veiller à ce que leurs commandes ne contribuent pas aux violences les plus inacceptables. Pour autant, la responsabilité consistant à réconcilier commerce mondial et protection des droits fondamentaux de l’homme ne saurait incomber en premier lieu au consommateur. Prévention des conflits et préservation des droits humains relèvent avant tout de la responsabilité des États, la nécessité pour les entreprises de jouer un rôle dans ce domaine étant par ailleurs de plus en plus admise.

Nous sommes en effet arrivés au stade critique de ce qui est aujourd’hui devenu un mouvement global destiné à faire cesser les pratiques irresponsables des entreprises, démarches jusqu’à présent considérées comme s’inscrivant dans le cours normal des affaires. Depuis 2012, les sociétés opérant dans des zones de conflit ont la possibilité de s’appuyer sur une norme mondiale. L’OCDE émet en effet des recommandations autour de la manière dont les entreprises peuvent s’approvisionner en matières minérales de manière responsable. Élaborées en étroite collaboration avec le secteur, ces recommandations énoncent un certain nombre de « consignes détaillées permettant aux entreprises de respecter les droits de l’homme, et d’éviter de contribuer aux conflits par leurs décisions et pratiques en matière d’achat de matières premières minérales. »

Des recommandations officielles, mais peu suivies d’effet

Les Nations Unies promeuvent également des exigences de ce type. En 2011, l’ONU a publié un ensemble de Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, selon lesquels les entreprises dont le « contexte d’affaires soulève des risques graves pour les droits de l’homme ont pour responsabilité de rendre officiellement des comptes sur la manière dont elles résolvent ce risques. »

Malheureusement, à l’exception de quelques acteurs progressistes du secteur, rares sont les entreprises à répondre à ces recommandations non contraignantes. En 2013, des chercheurs hollandais ont réalisé une étude auprès de 186 sociétés cotées sur des bourses européennes traitant les ressources minérales de conflit. Il est apparu que plus de 80 % d’entre elles ne mentionnaient nulle part sur leur site Web quelque démarche entreprise afin d’éviter de financer conflits ou violations des droits de l’homme. De même, la direction générale du commerce de la Commission européenne a relevé que seules 7 % des 153 entreprises de l’UE faisaient apparaître une politique de diligence à l’égard des richesses minérales de conflit dans leurs rapports annuels ou sur leur site Internet.

La SEC exige plus d’informations

 Les États-Unis ont d’ores et déjà entrepris la prochaine étape logique. La Securities and Exchange Commission exige des entreprises utilisant du tantale, de l’étain, de l’or ou du tungstène dans leurs produits qu’elles s’informent sur l’origine de ces matières premières, et qu’elle travaillent à la réduction du risque au sein de leurs chaînes logistiques, en conformité avec les recommandations de l’OCDE, dans le cas où ces matières proviendraient de zones de conflit ou de régions à risque élevé. Les 12 États membres de la Conférence internationale africaine sur la région des Grands Lacs se sont engagés autour d’exigences légales de diligence similaires.

L’approvisionnement responsable est un devoir

 Autant de démarches qu’il convient de saluer. L’approvisionnement responsable est un devoir, et non un choix. L’UE est clairement à la traîne sur ce front. Au mois de mars, la Commission européenne s’est contentée de proposer un système en vertu duquel les informations fournies demeureraient fondées sur le volontariat, n’imposant ainsi aucun contrôle sur les matières minérales entrant sur le territoire de l’UE. Par ailleurs, cette proposition se concentre exclusivement sur les métaux et minerais bruts, excluant ainsi de son champ tous les produits contenant les matières minérales en question, tels que les téléphones portables, les véhicules et les équipements médicaux.

Cette proposition est actuellement examinée par le Parlement européen et par le Conseil européen. Il est absolument crucial que ces deux institutions saisissent ici l’opportunité de renforcer la réponse de l’UE, en rendant obligatoire la conformité et la fourniture d’informations, ainsi qu’en étendant le champ d’application aux produits finis et semi-finis. Le renforcement de la réglementation autour du commerce de ces ressources ne saurait à lui seul faire régner la paix au sein des régions affectées par les conflits. Mais le financement des conflits et violations des droits de l’homme ne saurait non plus constituer le tribut acceptable des affaires.

Traduit de l’anglais par Martin Morel

Michael Gibb est responsable de campagne chez Global Witness autour des ressources de conflit.

© Project Syndicate 1995-2014

lematin.fr

CENTRAFRIQUE: REMISE OFFICIELLE DE LA STATION D’EPURATION DES EAUX USEES DE L’ HÔPITAL COMMUNAUTAIRE DE BANGUI

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Ambassadeur-de-France-en-Centrafrique-Charles-Melinas.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ambassadeur de France en Centrafrique Charles Melinas

REMISE OFFICIELLE DE LA STATION D’EPURATION DES EAUX USEES DE L’HOPITALE COMMUNAUTAIRE DE BANGUI

Bangui – Corbeau News Centrafrique (CNC): 12-12-2014.  La station d’épuration des eaux usées de l’Hôpital communautaire de Bangui est désormais utilisable dans de bonnes conditions. C’est après quelques mois des travaux de réhabilitation par le concours de l’Agence centrafricaine pour la Formation professionnelle et l’Emploi (ACFPE), et de l’ONG Agir-abcd en partenariat avec l’ambassade de France à Bangui que les responsables de cet Hôpital peuvent faire usage de cette station pour assainir les services de leur institution.

C’était en présence de nombreux officiels dont entre autres les représentants du ministère du travail, de la sécurité sociale et de l’Emploi, du ministère de la santé et de la population, du ministère de la fonction publique et de la réforme de l’Administration , et l’Ambassadeur de France en Centrafrique ainsi que du Directeur général de l’Hôpital communautaire de Bangui que la cérémonie de la rémise officielle de cette station a eu lieu ce 11 décembre 2014 dans les locaux dudit Hôpital. Dans le cadre de la coopération dite agissante entre la République centrafricaine et la République française, la Direction générale de l’ACFPE et l’Ambassade de France à Bangui ont signé un accord de financement, le 29 mai 2103, d’un montant de 45 millions de fcfa pour la réhabilitation de la station d’épuration des eaux usées de l’Hôpital communautaire de Bangui.

” Ce fond a servi à la réalisation des travaux qui ont pour objectif principal l’amélioration du système de santé en RCA à travers la rénovation de la station d’épuration des eaux usées de l’Hôpital communautaire de Bangui”, a fait savoir Thierry Zouma, le Directeur général de l’Agence centrafricaine pour la Formation professionnelle et l’Emploi (ACFPE)

BanguiLes travaux de réhabilitation de la station de traitement des eaux usées de l’hôpital communautaire de Bangui témoignent, selon le Directeur général de l’ACFPE, de la bonne collaboration qui existe entre la France et la République centrafricaine et sont une marque de la volonté du gouvernement de transition de se rapprocher davantage des préoccupations de la population à travers l’assainissement et la réhabilitation des services de base.

Ils étaient 16 stagiaires dont deux (2) ingénieurs en électromécanique et 14 titulaires du certificat d’Aptitude professionnelle (CAP), à avoir reçu leurs certificats de formation lors de cette cérélonie. Les lauréats ont été placés sous le contrôle des Experts de l’ONG AGIR pour être formé dans le cadre de Chantier-école afin de mener à bien les travaux. Ces travaux sont principalement axés sur la remise en état de fonctionnement de ladite station, la mise en place d’un système de dégrillage, la remise en état de la fosse, la vidange, la mise en état du bassin de décantation, la rénovation du réservoir de chloration, l’installation d’une pompe doseuse, la remise aux normes de l’armoire électrique et le nettoyage des quatre lits de séchage.

Par ailleurs, le représentant de l’ONG AGIR, Jean Boulaye a indiqué que les prochains travaux seront la création de cette station d’épuration des eaux usées à l’hôpital général de Bangui avec l’appui de l’Ambassade de France à Bangui qui s’est proposée de financer une partie du fond de la mise en oeuvre de ce projet.

Bangui/ Eric NGABA /CorbeauNews Centrafrique.

Centrafrique: Vers la délimitation d’une zone de confiance entre Séléka et Anti-balaka à Bambari

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A Bambari, le vendredi 23 mai 2014. REUTERS/Goran Tomasevic

Vers la délimitation d’une zone de confiance entre Séléka et Anti-balaka à Bambari

Bangui – Corbeau News Centrafrique (CNC): 12-12-2014. Les récentes violences ayant fait, selon une source de la Croix-Rouge locale, quatorze morts et plusieurs blessés, préoccupent la force de maintien de la paix des Nations unies en République centrafricaine, la Minusca. Le bureau régional de la MINUSCA a élaboré un document de stratégies, impliquant les factions de la Séléka du Rassemblement populaire pour renouveau de Centrafrique (RPRC) et de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) et la nouvelle version politique des Anti-balaka, le PCUD (Parti centrafricain pour l’unité et le développement), en vue d’une recherche concertée de solution.

Le document a été soumis aux protagonistes ce jeudi 11 décembre 2014, au cours d’une réunion technique, présidée par Dimitrioff Barf Zlatko, Chef de la Section civile du bureau régional de la MINUSCA au siège local de la mission. Le général Joseph Zoundeiko du RPRC, le général Ali Darass de l’UPC et M. Claude Yagbanga du PCUD ont passé en revue les différents points constitutifs du projet de stratégies esquissés par la MINUSCA. Beaucoup de points n’ont guère fait l’unanimité. Néanmoins, les protagonistes ont convenu des trois points suivants :

–          La délimitation d’une zone de confiance à l’intérieur de la ville de Bambari, afin de faciliter la libre circulation des personnes et des biens. Pour un début, la zone de confiance sera délimitée à l’intérieur de la ville, car on compte plus de 20 000 déplacés à Bambari et la ville reste divisée entre communauté musulmane d’un côté et communauté non-musulmane de l’autre ;

–          La mise en place d’un mécanisme de suivi du dispositif par la MINUSCA. Il s’agit d’un instrument de contrôle et d’arbitrage à confier à la MINUSCA ;

–          La mise en place d’un réseau d’échange d’informations entre les acteurs. En ce qui concerne la zone de confiance, elle pourra être graduellement élargie jusqu’au-delà de 30 kilomètres.

La communication doit être fluide entre les éléments Séléka du RPRC, de l’UPC et ceux des Anti-balaka du PCUD, afin de désamorcer d’éventuels conflits.

Les leaders de ces trois groupes armés, présents à cette réunion vont devoir soumettre les trois points de consensus à l’approbation de leurs bases respectives. La réunion de validation est prévue pour lundi 15 décembre prochain. En cas de succès, la zone de confiance sera élargie jusque dans un rayon de 30 kilomètres.

Bangui / Fred Krock / Corbeau News Centrafrique

Centrafrique: l’absence d’enquêtes favorise de nouvelles atrocités et la peur

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Amnesty / Corbeau News Centrafrique (CNC): 11-12-2014.

Le climat d'impunité qui règne dans le pays alimente de nouvelles violences. Des enquêtes indépendantes sont urgentes. | © Amnesty International
Le climat d’impunité qui règne dans le pays alimente de nouvelles violences. Des enquêtes indépendantes sont urgentes. | © Amnesty International

L’absence d’enquêtes favorise de nouvelles atrocités et la peur

L’incapacité des autorités de la République centrafricaine et des Nations unies à mener une enquête effective sur les crimes de guerre perpétue le climat de violence et de peur qui règne dans ce pays, a déclaré Amnesty International dans un rapport publié le 11 décembre 2014, République centrafricaine.  L’impunité alimente la violence.

Ce document issu d’une mission effectuée en République centrafricaine par des chercheurs d’Amnesty International donne des précisions sur la manière dont certains dirigeants et membres de groupes armés ont persisté à commettre des atrocités et à défier l’état de droit.  Pourtant, en juillet dernier, Amnesty International a révélé des éléments qui donnent des motifs raisonnables de penser que plusieurs d’entre eux sont impliqués dans de graves atteintes aux droits humains, y compris des crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

L’impunité perpétue la violence

«Dès lors que l’on n’oblige pas à rendre des comptes certaines personnes impliquées dans l’homicide de civils, le recours à des enfants soldats et les incendies de villages, cela veut dire que les responsables de ces actes restent en liberté et continuent à terroriser la population sans craindre de répercussions», a déclaré Steve Cockburn, directeur régional adjoint d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.

Dans son rapport de juillet 2014, Amnesty International a publié un dossier où figuraient les noms de 20 personnes, notamment des chefs des anti-balaka et de la Séléka, contre lesquelles l’organisation dispose d’éléments plausibles permettant de leur imputer la responsabilité de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et d’autres graves atteintes aux droits humains, commis en République centrafricaine depuis décembre 2013.

La nécessité d’un «tribunal hybride»

L’organisation a demandé que des enquêtes soient lancées et qu’un «tribunal hybride» (réunissant des juges nationaux et internationaux) soit mis sur pied pour juger les personnes soupçonnées des crimes les plus graves. Elle a également souhaité que les tribunaux nationaux soient renforcés et que des enquêtes soient engagées par la Cour pénale internationale.

L’organisation peut révéler aujourd’hui que certains de ces hommes ont participé à des faits d’ingérence dans le cours de la justice et d’autres crimes relevant du droit international à Bangui et dans d’autres parties du pays, entre septembre et octobre 2014.

Parmi les personnes au sujet desquelles les chercheurs d’Amnesty International disposent d’éléments et qui continuent à bénéficier du climat d’impunité de la République centrafricaine figurent:

Patrice-Edouard Ngaïssona, ancien ministre, coordonnateur auto-proclamé des groupes armés anti-balaka. Selon de nombreuses sources, Patrice-Edouard Ngaïssona continue à coordonner les activités de nombreux groupes anti-balaka en République centrafricaine, plusieurs de ces groupes ayant été impliqués dans des homicides de civils et des attaques contre des forces internationales lors d’un épisode de forte recrudescence de la violence, en octobre 2014. Les groupes armés anti-balaka placés sous son contrôle ont été soupçonnés de commettre de graves atteintes aux droits humains, notamment des homicides de civils à Bangui. Patrice-Edouard Ngaïssona a tiré parti de sa position pour obtenir des concessions de la part des autorités de transition, notamment en demandant la libération de quatre prisonniers anti-balaka de haut niveau. Alors que les autorités de transition avaient accepté cette demande, elle n’a pas été suivie d’effet en raison de pressions exercées par l’appareil judiciaire et par des membres de la communauté internationale.

Le « Colonel Douze Puissances », chef anti-balaka ayant, selon une série de sources comprenant des témoins et des victimes, dirigé un groupe de combattants qui a tué trois civils, grièvement blessé une vingtaine au moins d’autres civils et brûlé 28 maisons et une église dans un quartier de Bangui appelé Nguingo, le 14 octobre 2014.

Alfred Yekatom, alias «Rambo», est lui aussi un chef anti-balaka, toujours actif dans le secteur de Bimbo, à Bangui. Selon de multiples sources locales, il a attaqué la gendarmerie de Bimbo le 29 octobre 2014, volant du matériel et libérant au moins cinq prisonniers. Amnesty International constate avec inquiétude que cette attaque prouve sa capacité à agir sur les organes chargés de l’application des lois qui ont l’obligation d’enquêter sur les allégations relatives à sa responsabilité pénale quant à certains crimes relevant du droit international. Amnesty International avait désigné « Rambo » comme auteur présumé de l’homicide de civils et du recrutement d’enfants soldats à Mbaiki, à 105 km de Bangui, entre décembre 2013 et mai 2014.

La violence comme moyen d’acquérir du pouvoir

«Loin de craindre de subir des poursuites ou des sanctions, les personnes soupçonnées de crimes de guerre considèrent trop souvent la violence comme une façon d’acquérir du pouvoir ou des ressources ou de se protéger face à la justice. Tant que l’impunité n’aura pas pris fin en République centrafricaine, de graves violations des droits humains continueront à être commises», a déclaré Steve Cockburn.

Certes, quelques progrès ont été réalisés, puisque les Nations unies et les autorités de la République centrafricaine se sont mises d’accord pour instaurer un tribunal pénal spécial conforme à la formule du «tribunal hybride» recommandée par Amnesty International en juillet 2014. Mais cette juridiction ne peut fonctionner, faute de financement. La loi d’habilitation qui instaure ce tribunal doit respecter les normes internationales et faire en sorte que cette juridiction soit indépendante, impartiale et efficace. Les Nations unies et les autorités de la République centrafricaine doivent mener d’amples consultations, notamment avec les organisations de la société civile, en ce qui concerne la loi d’habilitation et la composition du tribunal pénal spécial envisagé, pour veiller à ce que les normes soient respectées.

Des enquêtes efficaces et indépendantes sont urgentes

«Les Nations unies et les autorités de la République centrafricaine doivent agir de façon urgente pour veiller à ce que toutes les personnes soupçonnées d’avoir commis des crimes relevant du droit international, entre autres des crimes de guerre et crimes contre l’humanité, fassent l’objet dans de brefs délais d’enquêtes indépendantes et efficaces. Pour que ce but soit atteint, la communauté internationale doit appuyer le projet de tribunal pénal spécial et veiller à ce que cette juridiction soit rapidement fonctionnelle», a déclaré Steve Cockburn.

Bien que les personnes nommées dans le rapport d’Amnesty International publié aujourd’hui soient essentiellement liées à des groupes anti-balaka, des hommes armés liés à la Séléka continuent à commettre de graves violations des droits humains et doivent eux aussi faire l’objet d’enquêtes. Des chercheurs d’Amnesty International ont recueilli des éléments sur des massacres commis en octobre 2014 par des combattants de la Séléka et des anti-balaka dans les villes de Dekoa et Bambari et leurs alentours, dans la région centrale du pays, et ont demandé que des enquêtes soient menées sans délai.

Par: Amnesty Suisse

 

Centrafrique : nouvel appel de Samba-Panza à la CPI pour traiter des crimes commis pendant la crise

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Xinhua / Corbeau News Centrafrique (CNC): 11-12-2014.

Samba-Panza aux nations Unies

Nouvel appel de Samba-Panza à la CPI pour traiter des crimes commis pendant la crise

La présidente de transition centrafricaine Catherine Samba-Panza a regagné Bangui mercredi après avoir pris part à New York aux Etats-Unis aux travaux de la 13e Assemblée générale des Etats parties au Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI), où elle a lancé un nouvel appel à cette juridiction pour traiter des crimes commis pendant la crise dans son pays.

En dépit des critiques qu’elle suscite sur le continent pour son action jugée partielle au détriment des dirigeants africains, la CPI par le biais de don procureur Fatou Bensouda a ouvert fin septembre une enquête sur la Situation en République centrafricaine (RCA), en réponse à une requête reçue des autorités de transition de Bangui fin mai.

Pour la présidente de transition, cette décision “a ravivé l’ espoir d’une justice dans l’esprit de nos concitoyens tout en faisant comprendre aux auteurs de crimes les plus abominables contre leur propre peuple qu’ils ne seront jamais à l’abri des poursuites”.

“Depuis août 2012 au moins, la République centrafricaine est profondément ébranlée par l’une des crises les plus graves de son histoire récente. Je parle ici d’un conflit armé dans lequel les atrocités et les crimes les plus odieux ont été commis”, a-t-elle souligné dimanche devant les participants à la 13e Assemblée générale des Etats parties du Statut de Rome de la CPI.

Parmi ces exactions, l’ex-maire de Bangui devenue la première femme présidente depuis l’indépendance de la RCA en 1960 a particulièrement déploré dans discours dont Xinhua a obtenu copie le cas des femmes et des enfants, “victimes de viols et d’autres formes de violences sexuelles et à caractère sexiste”.

D’après le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) dans un communiqué où il recense 230 millions d’enfants vivant dans des pays et des zones touchées par des conflits armés dans le monde, 2, 3 millions d’enfants sont touchés par la crise centrafricaine.

“On signale que jusqu’à 10.000 d’entre eux auraient été recrutés par des groupes armés au cours de la dernière année, et que plus de 430 enfants ont été tués et mutilés – trois fois plus qu’en 2013”,mentionne le communiqué publié lundi à New York.

“Si nous voulons oeuvrer pour obtenir une paix et une réconciliation durable entre tous les Centrafricains, nous ne pouvons fermer les yeux sur ces crimes. Pour sceller la réconciliation et rétablir durablement la paix en Centrafrique, il faut que la justice soit rendue aux victimes dans un pays dont les fondations se sont écroulées et où la justice a jusque-là disparu”, assure Samba-Panza.

“Ce n’est pas la première fois, rappelle-t-elle, que la République centrafricaine sollicite le concours de la Cour pénale internationale. En décembre 2004, mon pays a déjà déféré devant votre Cour la situation concernant les crimes commis au cours du conflit de 2002-2003, ce qui a abouti à l’arrestation et à la comparution de M.Jean Pierre Bemba Gombo devant la Cour”. F

 
© Xinhua