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Bangui: COMMUNIQUE DE PRESSE : La Sous-fédération du MLPC au Sénégal par la voix de son bureau invite

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(Corbeau News Centrafrique)

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COMMUNIQUE DE PRESSE : La Sous-fédération du MLPC au Sénégal par la voix de son bureau invite

 

 

Bangui, (MLPC), 12-29-2015

 

les camarades-militants, sympathisants et l’ensemble des concitoyens résident sur le territoire national ou à l’étranger, de se rendre le Mercredi 30 Décembre 2015 dans les centres de vote et d’user de leurs voix lors des élections présidentielles et législatives prévues à cette date afin de permettre à notre pays de retrouver sa souveraineté au travers d’un régime légitime.

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Le Secrétaire Général
Gérard Nga BOUKANGA GONOGUELE

CENTRAFRIQUE: VIRGINIE BAIKOUA RASSURE LA POPULATION DE BIMBO 4 A TRAVERS SON PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT LOCAL

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(Corbeau News Centrafrique)

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VIRGINIE BAIKOUA RASSURE LA POPULATION DE BIMBO 4 A TRAVERS

SON PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT LOCAL

Bangui, ,(C.N.C) 12-29-2015

En République centrafricaine, les campagnes électorales vont résolument en bon train pour atteindre l’apogée des élections groupées dans le pays. La candidate indépendante à l’élection législative dans la circonscription de Bimbo 4, Virgine Baikoua a terminé sa tournée politique par un grand meeting d’assurance à la population de sa circonscription. Le 25 décembre 2015, elle a fait son meeting de grande envergure sur le terrain de football de dans Bosco vers le 8ème arrondissement de Bangui.
C’était devant environ un millier de personne, dont femmes, jeunes et hommes que la candidate Virginie Baikoua fait son meeting de derniers jours de la tenue des scrutins. Après avoir procédé à une consultation à la base, une méthode d’être plus proche de la population en faisant porte par porte, elle a terminé sa tournée politique par ce meeting. L’occasion pour la candidate de Bimbo 4 de présenter en détail la primeur de son programme politique à la population. Dans son projet, elle a mis l’action sur le développement local et intégré pour la circonscription de Bégoua et villages. A travers ce projet de société, Virginie Baikoua compte aider la population de Bimbo 4 à sortir de la misère.
Dans son adresse à la foule, la candidate indépendante a rassuré les femmes, jeunes et les hommes venus massivement à son meeting. Elle les a appelé à se mettre en groupement permettant de mettre en œuvre les initiatives et projets du développement local. Sur ces différents points évoqués, elle a affirmé son vif engagement à venir en aide à cette population en détresse, comme elle a toujours fait dans ses actions humanitaires.
« Je connais les réels problèmes de la population de cette circonscription, parce que j’habite dans la localité. Le problème d’accès à l’eau, de l’éducation, de chômage des jeunes, de la santé, sont entre autres le quotidien de cette population qui continue de vivre dans la précarité. Une fois que je serais élue, c’est en ensemble avec la population que nous allons mener des actions pour le développement local et intégré de notre circonscription. J’ ai des partenaires qui m’aident dans le cadre de mes activités associatives. Aujourd’hui, j’ai besoin de pouvoir politique permettant de frapper à toutes les portes afin de faire sortir la population de cet état de vulnérabilité », a martelé Virginie Baikoua, candidate indépendante aux élections législatives à Bimbo 4.
Elle a par ailleurs justifié son engagement dans la vie politique au-delà de l’action humanitaire qu’elle mène au côté de la population. Pour elle, le pouvoir politique permet d’aller loin dans les démarches afin de mettre en œuvre les initiatives du développement de la localité où elle est candidate. Après de longues années d’engagement de terrain dans la vie associative, et au vu de la situation de chaos dans laquelle se trouve la République centrafricaine depuis trois ans, Virginie Baikoua souhaite élargir ses champs d’action afin de contribuer d’une nouvelle manière au relèvement et à la reconstruction du pays. Elle estime que cette étape va lui donner des attributions et pouvoirs politiques pour participer aux prises de décisions, mais aussi mener des grands projets de société ensemble avec la population des quartiers et Villages de Begoua afin de concourir au programme du développement de la localité.
Pour mettre en œuvre ce programme ambitieux, la Candidate pour le développement local intégré de Begoua et Villages a tracé plusieurs axes d’intervention. Il s’agit, à cet effet, d’accompagner le développement local Intégré des quartiers BEGOUA et Villages vers une ouverture à l’internationale par des partenariats dans le cadre de la coopération décentralisées autour des priorités dont l’accès à l’eau, aux soins, à l’éducation. Il s’agit également de la lutte contre l’insalubrité, du parrainage des villages, du centre de réinsertion, de l’amélioration des conditions de vie des femmes et enfants, de la promotion de la cohésion sociale, de la démocratie participative, de la jeunesse, ainsi que de l’entreprenariat au féminin et genre. A cela s’ajoutent, des plaidoyers à l’international pour mobiliser les partenaires, les outils et moyens financiers en vue d’accompagner la réalisation de ces différents projets. Virginie Baikoua sollicite l’adhésion de toute la population de Bimbo 4 pour les élections législatives 2015 afin de commencer le réel développement local.
Par ailleurs, elle a commencé ses actions jadis dans le domaine social et humanitaire. En 2003, elle a créé une ONG dénommé « SOLISIDAC» pour aider les personnes touchées par l’infection à VIH/SIDA. Convaincu de sa victoire qui s’est traduite par l’engouement de la population au tour de sa candidature, Virginie Baikoua appelle la population de Bimbo 4 à faire un choix utile

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: Communiqué de Presse N°0050/2015

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(Corbeau News Centrafrique)

Collectif Touche pas à ma constitution LOGO MODIFIÉ

 

Communiqué de Presse N°0050/2015

Bangui,(C.N.C), 12-29-2015

Le collectif «Touche pas à ma Constitution » en appelle les compatriotes à participer massivement aux élections du 30 décembre 2015 et les candidats d’introduire leurs représentants dans les bureaux de vote pour bien surveiller le déroulement des scrutins du 30 décembre 2015.
La période de la compagne électorale qui prendra fin ce lundi 28 décembre 2015 doit ouvrir sa porte dans les 48 heures aux compatriotes qui sont inscrits régulièrement sur la liste électorale de se rendent aux urnes afin d’aller élire de manière transparente et démocratique les futurs dirigeants de notre pays qui auront la responsabilité de diriger nos institutions républicaines dans les cinq années à venir.
Fort de ce qui précède afin de lutter contre toute forme d’irrégularité liée à ces scrutins et qui pourrait servir comme prétexte aux détracteurs de la république ainsi qu’aux ennemis de la paix pour infliger encore une nouvelle souffrance au peuple centrafricain qui reste très déterminer d’aller aux urnes au-delà de la situation qu’elle connait.
Vu les multiples enjeux qui découleront de ces scrutins, le Collectif« Touche pas à ma Constitution », Organisation de la Société Civile en appelle les compatriotes à participer massivement aux élections du 30 décembre 2015 et aux candidats d’introduire leurs représentants respectifs dans les différents bureaux de vote pour bien surveiller le déroulement de ces strutins en vue de réduire le risque d’invalidation des bureaux de vote et lutter efficacement contre toute tentative des fraudes.

Fait à Paris, le 28 décembre 2015.

Le Coordonnateur Général.

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.

 

 

 

 

 

 

CENTRAFRIQUE: BERTIN BEA A VENDU LE KNK EN FAISANT ALLEGEANCE A L’URCA D’ANICET GEORGE DOLEGUELE,

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(Corbeau News Centrafrique)

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BERTIN BEA A VENDU LE KNK EN FAISANT ALLEGEANCE A L’URCA D’ANICET GEORGE DOLEGUELE,

D’APRES CERTAINS CADRES DU KNK

 

Bangui,(C.N.C), 29-12-2015

 

La signature du protocole d’accord électoral entre Bertin Béa au nom du parti KNK et Anicet George Dologuelé au nom de l’Union pour le Renouveau de Centrafrique (URCA) ne fait pas l’unanimité au sein des militants et sympathisants du KNK de l’ex président François Bozizé. Deux réactions se font enregistrer quelques jours après la signature cet accord. La dernière en date est celle de Blaise Didatien Kossimatchi avec Guy Francis Baya qui ont conjointement remis en cause le ralliement du parti KNK à Anicet Géorge Dologuelé et ont décidé d’orienter le soutien du KNK plutôt vers Faustin Archange Touadéra.

Rien ne va plus au sein du parti travailliste Kwa Na Kwa (KNK) de François Bozizé, si bien que le torchon continue de bruler entre les militants et sympathisants de cette formation politique. En cause, la signature de protocole d’accord politique par Bertin Béa, Secrétaire général par intérim du parti KNK et Anicet George Dooguelé candidat de l’URCA. Les avis sont différemment partagés au sein du parti travailliste le KNK.

Après la réaction d’Alain Mbaya, président du KNK conseil pays France qui a déclaré que cet accord n’engage que les signataires, une autre réaction s’est faite enregistrée pour remettre en cause ledit. Le 25 décembre 2015, Blaise Didatien Kossimatchi et Guy Francis Baya, respectueusement, Membre influent du KNK et Grand mobilisateur dudit parti, ont unanimement fait une déclaration relative à cette allégeance. Dans leur appel à la mobilisation général, ils ont interpelé les militants et sympathisants du parti travailliste de ne pas se laisser entrainer.

« Nous appelons à la mobilisation générale de tous les organises de base du parti Kwa Na Kwa pour le soutien aux candidats Faustin Archange Touadera aux élections présidentielles de 2015, et Clide Privat Aimé LEPPA de Boali pour les législatives dans la circonscription de Boali », lit-on dans la déclaration. Se réclamant de la jeunesse, des femmes, des membres des Conseils d’arrondissement, des membres des conseils préfectoraux tous du KNK, considèrent cette signature d’accord de haute trahison par le Secrétaire général par intérim Bertin Béa. Selon eux, cette signature de soutien au candidat de l’URCA est fantaisiste.

« Considérant le rejet de cette mascarade d’accord, tous les organes de base du parti KNK, considérons du soutien total de tous les organes de base du parti KNK aux candidatures de Clide Privat Aimé LEPPA pour les législatives à Boali et de Faustin Archange Touadera aux élections présidentielles du 30 décembre 2015 », ont souligné les signataires de déclaration.

Ils appellent par ailleurs, « tous les ouvrières et ouvriers à se mobiliser pour une large victoire des candidats Faustin Archange Touadera aux élections présidentielles de 2015, et Clide Priv LEPPA de Boali pour les législatives dans la circonscription de Boali ».
En outre, le président du KNK France, Alain Mbaya a annoncé que le choix de l’ex vice-président du KNK Faustin Archange Touadera a été validé par les ouvriers dès l’annonce de l’invalidation du président BOZIZE. « Le choix du vice-président est un choix digne et responsable » a déclaré Alain Mbaya.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA DIRECTION FEDERALE DE CAMPAGNE DU MLPC EUROPE

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(Corbeau News Centrafrique)

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COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA DIRECTION FEDERALE DE CAMPAGNE DU MLPC EUROPE

 

Bangui, (C.N.C),12-29-2015

Les élections législatives et présidentielle prévues le 27/12/2015 et reportées au 30/12/2015 auront été l’occasion de voir les masques tombés, permettant ainsi de découvrir les vrais visages de ceux qui prétendent diriger la RCA.

Sans cesse, encore et encore, l’ex candidat à la candidature F.BOZIZE revient,  par tous les moyens, se remettre en selle comme une sangsue, s’accrocher aux pieds de la Centrafrique, effrayé par l’engouement des électeurs pour le candidat du MLPC, cherchant par tous les moyens à nuire au candidat de la « Réconciliation, du Rassemblement et de la Reconstruction » de la République Centrafricaine.
C’est ainsi qu’il a conclu,  en dehors de son parti et malgré les oppositions des membres du bureau politique du KNK, et contre le candidat issu des rangs du KNK, une alliance de circonstance, dans le seul but de revenir par la petite porte dans le processus électoral, dans le funeste dessein d’influer de manière plus que  nuisible sur la normalisation de la vie politique et des élections pour lesquelles sa candidature n’a pas été retenue, non seulement pour « le défaut d’inscription » et « non-respect du code électoral », mais aussi et surtout en raison des procédures pendantes devant les juridictions tant nationale qu’internationale ainsi que des sanctions internationales prononcées à son endroit, pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et autres délits graves.

Qu’à cela ne tienne, on ne saurait s’étonner de la soif du pouvoir légendaire de sieur François BOZIZE. En revanche, on ne pourrait s’empêcher de s’émerveiller qu’un digne fils du pays ayant servi son Etat  dans les plus hautes fonctions s’allier non seulement à François BOZIZE qui a commandité les « les boucheries de Paoua » et dont la réputation tristement célèbre a dépassé les frontières de la RCA, et même du continent africain, mais aussi avec « la bande des Naïrobistes », dans une sorte de coalition du mal, regroupant ainsi des milices qui ont ensanglanté le Centrafrique jusqu’à ce jour. Pire, ledit accord engagerait le candidat de l’URCA, s’il venait à être élu, à absoudre ceux qui sont à l’origine de l’introduction des mercenaires étrangers de leurs crimes contre le peuple centrafricain perpétuant ainsi la tradition de l’impunité bien connue de tous sous le régime du dictateur François BOZIZE.

Forte de ce qui précède la Direction Fédérale de Campagne « EAAMOO » du MLPC exprime sa vive préoccupation concernant l’avenir sécuritaire de la République, eu égard à cet attelage des ennemis de la paix, ayant la mort et la désolation sur leur chemin dans l’unique but cynique d’arriver au pouvoir par des voix non démocratiques et pour lesquels le candidat de l’URCA réserve une place de choix dans les futurs institutions en cas de victoire auxdites élections.

Direction Fédérale de Campagne « EAAMOO » du MLPC attire l’attention du candidat de l’URCA sur les risques d’isolement de la République Centrafricaine, ainsi que  ses conséquences sur les relations de notre pays avec les institutions internationales et  nos partenaires au développement,  tout en l’appelant instamment à reconsidérer ces alliances qui sonnent comme un mépris vis-à-vis des souffrances endurées par le peuple centrafricain, et lui demande de faire acte d’humilité en demandant pardon au peuple meurtri dans sa chair par cette alliance plus que douteuse.
Enfin elle appelle les centrafricaines et centrafricains à rejeter en bloc cet attelage suicidaire.
Tous unis, nous vaincrons dans le « Rassemblement, la Réconciliation et la Réconciliation » !

Fait à Paris, le 28 décembre 2015

Pour la Direction Fédérale de Campagne,

Porte-parole

Arsène ANGOURE

 

 

 

 

CENTRAFRIQUE: MEETING DE VERITE DU CANDIDAT DU MLPC MARTIN ZIGUELE AU STADE 20.000 PLACES

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(Corbeau News Centrafrique)

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MEETING DE VERITE DU CANDIDAT DU MLPC MARTIN ZIGUELE

AU STADE 20.000 PLACES

 

Bangui, (C.N.C),12-29-2015

Le tambour électoral bat son plein en République centrafricaine après son lancement officiel au 12 décembre dernier. En prélude à la tenue des scrutins ce 30 décembre 2015, les candidats aux élections groupées en Centrafrique mettent en marche, de part et d’autres, leur dernière énergie pour convaincre le peuple centrafricain à travers leur programme politique. Ainsi, le candidat du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC), Martin Ziguelé a fait son géant meeting dit meeting de vérité au stade 20.000 places à Bangui.
Après avoir multiplié ses tournées politiques, en termes de campagne électorale, dans les grandes villes de la République centrafricaine, le candidat du MLPC a fait un tour dans quelques arrondissements de la capitale, ce 25 décembre 2015. Ce jour-là, il a sonné le pk5 dans le 3ème arrondissement, et le quartier Gobongo dans le 4ème arrondissement de Bangui lui permettant de d’organiser son meeting de vérité au stade 20.000 places. L’occasion pour Martin Ziguelé de dévoiler au grand public son programme politique bâti au tour de 3 R : Réconciliation, Rassemblement et la Reconstruction. Rassuré d’une probable victoire au premier tour des élections, le candidat du MLPC, a sorti un livre intitulé « Des crises à l’expérience Ma vision pour la Centrafrique » où il a décliné son programme politique.

Ce meeting a réuni les militants et sympathisants du MLPC ainsi que ceux des formations politiques signataires au soutien à la candidature de Martin Ziguelé à la présidentielle. Il s’agit entre autre de la formation politique Convention républicaine pour le progrès social (CRPS) de Nicolas Tiangaye, le MDES, le MPC, l’UDCA, et de la plateforme des anciens députés de la troisième législature ayant signé les accords politiques avec le MLPC. Un meeting de vérité pour lancer publiquement un défi avec ses adversaires politiques sur la sempiternelle question de connivence avec l’ex rébellion seleka qui a renversé François Bozizé de pouvoir le 24 mars 2013. Martin Ziguelé a qualifiée ses allégations comme de l’intoxication visant ternir son image. Sur cette question, le candidat du MLPC exige des preuves.
Il a promis désormais une poursuite judiciaire contre tous ceux continuent de mener des campagnes de dénigrement et d’intoxications sur sa personne. D’ores et déjà, le candidat du MLPC a annoncé une plainte qu’il déposée avec Maitre Nicolas Tiangaye à la justice centrafricaine contre une Journal centrafricain qui aurait fait une campagne d’intoxication à son encontre.
Martin Ziguelé s’est montré convaincu de remporter les élections dès le premier tour. Avec le soutien de plusieurs partis politiques ayant fait allégeance avec le MLPC, Il a rassuré ses militants et sympathisants sur sa probable victoire au premier tour des scrutins du 30 décembre 2015. Certes, la victoire c’est dans les urnes, et l’histoire le dira dans quelques jours.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: les candidats profitent du dernier jour de campagne électorale

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(Corbeau News Centrafrique)

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RCA: les candidats profitent du dernier jour de campagne électorale

 

Bangui,(CNC),12-28-2015

 

La campagne des élections présidentielle et législatives en Centrafrique prend fin ce lundi soir après que le scrutin a été repoussé de trois jours en raison de contraintes logistiques. Ce report au 30 décembre, qui signifie également prolongation de la campagne électorale, fait plutôt les affaires des candidats.

Certains candidats à l’élection présidentielle réclamaient sept jours de report au lieu des trois finalement annoncés pour, d’une part, satisfaire les contraintes logistiques et, d’autre part, pouvoir poursuivre la campagne électorale qui a été très courte. Dans les faits, elle aura duré moins de deux semaines après le référendum du 13 décembre.

Sitôt le report du premier tour au 30 décembre annoncé, les candidats les plus fortunés ont repris l’avion direction les provinces pour battre campagne dans le reste de la Centrafrique. Anicet Dologuélé, Désiré Kolingba, mais aussi Karim Meckassoua ont aussi prolongé leurs programmes dans l’arrière-pays. Ce dernier confiait d’ailleurs que ce report « l’arrangeait ».

Du côté des petits candidats, c’est l’occasion de visiter d’autres arrondissements de la capitale et de continuer les opérations de porte-à-porte. Les caravanes musicales qui sillonnent Bangui pour inciter les gens à voter pour tel ou tel candidat doivent s’arrêter ce lundi soir à minuit, clôture officielle des campagnes présidentielles et législatives.

 ■ Probité des autorités : la présidence répond aux critiques

En Centrafrique, la campagne en vue des élections de mercredi 30 décembre touche à sa fin. Au cours de cette campagne, des allégations et des commentaires ont été émis mettant en doute la probité de personnalités de la transition. La présidence répond par la voix de son porte-parole, Anicet Clément Guiyama Massogo.

 

Paris RFI

CENTRAFRIQUE: «LES ELECTIONS EN CENTRAFRIQUE NE SONT QU’UNE PREMIERE ETAPE» DIXIT JEFFREY HAWKINS

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(Corbeau News Centrafrique)

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«LES ELECTIONS EN CENTRAFRIQUE NE SONT QU’UNE PREMIERE ETAPE»

DIXIT JEFFREY HAWKINS

Bangui,(C.N.C), 12-28-2015

 

Les défis que fait face la République centrafricaine avec la tenue des scrutins restent énormes. La population estime qu’avec les élections groupées du 27 décembre 2015, le pays pourra sortir de ses cendres. A l’occasion de la soirée de sa réception organisée le 23 décembre 2015 à sa résistance, l’Ambassadeur des Etats unis à Bangui, Jeffrey HAWKINS a souligné que la RCA doit faire face au quatre points cruciaux pour son relèvement. Il s’agit d’abord des élections, en suite de la réconciliation, le DDR, en fin de la relance de l’économie.
La soirée de la réception a permis au diplomate américain de s’adresser aux Centrafricains sur les grandes étapes que le pays doit franchir. Pour cette soirée, de nombreuses personnalités dont les membres du gouvernement, le président du Haut conseil de communication de la transition à la desquels le premier ministre Mahamat Kamoun, le corps diplomatique, les forces internationales et quelques membres de la société civile centrafricaine et leaders religieux qui ont honoré de leur présence. Dans son adresse de circonstance à ses invités, Jeffrey HAWKINS a relevé les quatre étapes majeures que la République centrafricaine doive faire. Pour le diplomate américain, il n’y a pas que des élections pour que la République centrafricaine puisse se relever mais au-delà, beaucoup reste à faire. Les élections, la réconciliation, le Désarmement Démobilisation et la Réinsertion, et l’économie sont entre autres les défis à relever.
«Nous ne pouvons pas oublier que ces élections ne sont qu’une première étape. Il reste beaucoup de travail à faire. Il y a la réconciliation qui est aussi importante. Je suis très content de voir les responsables de confession religieuse qui sont là. Car ce travail de réconciliation c’est très important, et c’est surtout pour vous à le faire avec l’appui du gouvernement et des amis de la Centrafrique. Il y a le désarment qui est dextrement important en ce qui concerne la réforme des FACA », a souligné Jeffrey HAWKINS, l’Ambassadeur des Etats unis accrédité à Bangui, qui a également mis l’accent sur l’économie du pays qu’il a estimé importante et qu’on en parle peu dans cette période de crise. Selon lui, sans économie et sans développement, les jeunes qui sont restés désœuvrés, les problèmes recommencent, finalement on ne peut pas faire avancer les choses.
Sur cette question de l’économie, le diplomate américain a rappelle l’engagement des Etats unis au côté de la République centrafricaine durant la crise. L’aide financière et logistique que son pays fournie pour la stabilisation de la RCA à travers la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (Minusca), et l’appareil judiciaire centrafricain. Les Etats unis sont financièrement très impliqués dans la gestion de la crise en Centrafrique. En tout, 839 millions de Dollars soit environ 393.281.241.088 FCFA de l’aide américaine ces dernières années, pour le travail de la MINUSCA, d’après Jeffrey HAWKINS. Cette aide, selon lui, est faite également dans le domaine de la réconciliation avec 20 millions de dollars, soit environ 9.374.999.552 de FCFA, et 25 millions de dollars, soit environ 11.718.750.208 de FCFA dans le domaine de la justice.
« C’est pour vous dire que nous sommes là pour travailler ensemble avec vous. L’engagement des Etats unis est sans faille. Et j’espère que vous allez me trouver comme un partenaire fidèle et bien veillant ; et je vais œuvrer à vos côtés pour que tous ces défis marchent résolument bien », a martelé le diplomate. Il a par ailleurs souligné l’engagement de son pays dans le domaine sécuritaire dont les troupes américaines sont déployées à l’Est de la République centrafricaine au côté des forces de l’Union africaine dans la traque de Seigneur de guerre, Joseph Kony avec sa bonde de rébellion ougandaise qui écument une partie de territoire centrafricain.
En outre, Jeffrey HAWKINS n’a pas manqué de féliciter le travail abattu par les autorités de la transition centrafricaine pour le redressement du pays à travers le processus politique et électoral avec l’appui des forces internationales qui sont travaillent au côté des Centrafricains. L’Ambassadeur des Etats unis en Centrafrique, , Jeffrey HAWKINS, est nommé à son poste à Bangui au mois de novembre dernier. Il a succédé a son compatriote David Brown.

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Eric NGABA

Bangui: Les médias centrafricains se mettent en synergie pour mieux couvrir les élections

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(Corbeau News Centrafrique)

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Les médias centrafricains se mettent en synergie pour mieux couvrir les élections

 

 

Bangui, (C.N.C), 27-12-2015

 

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: « LA MINUSCA ASSURERA LA BONNE TENUE DES ÉLECTIONS» DIXIT LE PORTE-PAROLE DE LA MINUSCA

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(Corbeau Nnews Centrafrique)

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« LA Minusca ASSURERA LA BONNE TENUE DES ÉLECTIONS» DIXIT

LE PORTE-PAROLE DE LA MINUSCA

 

Bangui, (C.N.C), 24-2-2015

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), en partenariat avec les forces de sécurité intérieure centrafricaines et Sangaris, veilleront à ce que les scrutins présidentiel et législatifs du 27 décembre se déroulent sans incident et que chaque Centrafricain puisse voter en toute sécurité. Une déclaration f aite par le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la mission, du mercredi 23 décembre 2015 à Bangui.

En quelques jours de la tenue des scrutins en République centrafricaine, la mission onusienne présente dans le pays a précisé à la presse son plan pour assurer la tenue des élections prévues du 27 décembre 2015 au 31 janvier 2016. Au cours de cette conférence de presse hebdomadaire au siège de la mission, le porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro, a indiqué également que la MINUSCA et le système des Nations Unies en Centrafrique appuient les autorités compétentes pour que les défis logistiques relatifs à l’organisation soient rapidement relevés.

D’après le Porte-Parole de la mission, le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, a effectué une visite du terrain mercredi à Ndélé en compagnie de quelques ambassadeurs où ils ont rencontré des responsables locaux ainsi que ceux de la délégation locale de la Mission et de la Force. Les discussions ont porté sur la protection des civils et les préparatifs pour les élections de dimanche 27 décembre. Selon le Porte-parole de la MINUSCA, la protection des civils reste la priorité principale de la Mission et qu’elle s’inscrit au cœur de son engagement dans la sécurisation des prochaines élections.

Vladimir Monteiro a aussi mentionné que pour permettre la meilleure couverture médiatique de ces élections, la MINUSCA, en partenariat avec la Maison de la Presse et des journalistes, a mis en place un programme de renforcement des capacités des journalistes pour la couverture des élections. Avec le PNUD, la Mission a appuyé la mise en place d’une synergie des médias pour des élections apaisées en RCA ainsi qu’une salle de veille. La synergie est officiellement lancée le jeudi 24 décembre 2015 à la Maison de la presse et des journalistes par Aurélien Agbénonci, le Représentant spécial adjoint et Représentant résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD).

Pour sa part, le Porte-Parole de la Force, Lieutenant-Colonel Adolphe Manirakiza, a précisé que, afin d’éviter toute tentative de sabotage de ces élections, et dans le souci de la protection des civils pendant les échéances, la Force de la MINUSCA est aussi entrain de réaménager son dispositif sur le terrain, spécialement dans les secteurs Centre et Est du pays. Ainsi et compte tenu de l’évaluation des signes d’insécurité observés dans chaque secteur, certaines zones ont bénéficié de plus d’attention par rapport aux autres. Le Porte-Parole a précisé que la Force fera tout ce qui est à sa hauteur pour s’assurer que tout le nécessaire est en place, sur tout le territoire, pour le bon déroulement des élections du 27 décembre.

La Porte-parole de la police, Pospescu Oana Andreea, a quant à elle indiqué qu’outre les dispositions prises par la Force, la police de la MINUSCA a adopté des mesures, toujours en appui aux forces de sécurité intérieure, pour protéger les candidats aux élections législatives et présidentielles. Dans le cadre de la campagne électorale, les différents candidats sillonnent les quartiers de la capitale Bangui et les provinces, notamment Bria, Birao, Kaga-Bandoro, Bouar, Bambari et Mbaïki avec l’appui de la police, a précisé la Porte-parole.

En ce qui concerne la situation des Droits de l’Homme, la MINUSCA condamne, dans les termes les plus forts, les individus et groupes responsables de violences contre la population, en particulier de violences sexuelles contre les femmes et les filles. Selon Monteiro, la Mission est déterminée à poursuivre sa collaboration avec les forces de sécurité intérieures centrafricaines afin de procéder à l’identification, à l’arrestation et aux poursuites engagées contre les auteurs de ces crimes odieux.

Au cours de la semaine écoulée, la mission a pu surveiller, vérifier et documenter, aussi bien à Bangui qu’à l’arrière-pays, 23 incidents de violations et d’abus des droits de l’homme avec au moins 28 victimes dont 1 femme, d’après le Porte-parole de la MINUSCA. De sources concordantes, les auteurs présumés sont, en plus des individus armés non identifiés, des groupes armés appartenant aux Anti-Balaka, aux ex-Séléka/MPC/UPC/FPRC et quelques agents de l’Etat.

Bangui Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Le parti KNK de François Bozizé divisé sur l’ ‘’Accord politique électoral’’ signé avec l’URCA

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(Corbeau News Centrafrique)

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Le parti KNK de François Bozizé divisé sur l’ ‘’Accord politique électoral’’ signé avec l’URCA

Bangui, (C.N.C), 12-24-2015

Mardi 22 décembre 2015, Bertin Bea, Secrétaire général du parti KNK de François Bozizé a signé, au nom du parti, un Accord politique électoral avec l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA) de Anicet George Dologuélé, pour le compte de l’élection présidentielle de 2015-2016. Un jour après, des voix internes au KNK dénonçant cet accord s’élèvent. La première, est celle incarnée par Samuel Toko Feisse, le Coordonnateur de la base et Membre du bureau politique du KNK qui, au nom de la base du KNK qui, non seulement dénonce l’accord, mais appelle plutôt les « Ouvriers » (militants du KNK) à soutenir le candidat Faustin Archange Touadéra.
« Nous, membres du bureau politique du parti KNK, Jeunesse de KNK, Femmes de KNK, Membres des conseils de huit (08) arrondissements de Bangui et de Begoua et de Bimbo, ainsi que les conseils préfectoraux et sous-préfectoraux du KNK, nous dénonçons catégoriquement cette mascarade d’accord politique électoral signé par le Secrétaire général par intérim du KNK et ses acolytes au mépris des Ouvriers et Ouvrières, avec le parti URCA de Anicet George Dologuélé, lequel accord a été conclu sans consultation avec la base du parti KNK », pet-on lire dans une déclaration signée ce mercredi 23 de Samuel Toko Feisse, le Coordonnateur de la base et Membre du bureau politique du KNK.
Tout en rejetant cet accord, cette base du KNK demande plutôt aux Ouvriers de soutenir la candidature de Faustin Archange Touadéra, un autre membre du bureau politique. « Par conséquent, nous appelons toutes les Ouvrières et tous les Ouvriers du parti KNK, sur l’ensemble du territoire centrafricain à se mobiliser massivement derrière le seul candidat Faustin Archange Touadéra, issu du parti KNK pour une large victoire à l’élection présidentielle du 27 décembre 2015. Seule la base souveraine peut trancher», poursuit la déclaration.
En tout cas, le ver est dans le fruit. Toutefois, la base qui a rejeté l’accord signé par Bertin Bea a demandé à ce que Bozizé personnellement puise s’adresser aux militants de son parti comme il a l’habitude de le faire, pat téléphone.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Les enfants déplacés célèbrent Noël avec TELECEL-Centrafrique

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(Corbeau News Centrafrique)

Mlle Gabriella Guégbélé, don

 

Les enfants déplacés célèbrent Noël avec TELECEL-Centrafrique

 

BANGUI, (C.N.C), 24-12-2015

Mlle Gabriella Guégbélé, Responsable sociale de la société de téléphonie mobile TELECEL-Centrafrique assistée de Régis Koyaga, Agent de communication a sillonné quelques sites des déplacés internes de Bangui, ce mercredi 23 décembre 2015, pour remettre des cadeaux de Noël aux enfants déplacés. Au Complexe pédiatrique de Bangui également, des jouets ont été distribués aux enfants malades. Il s’agit d’une action sociale de TELECEL-Centrafrique qui se veut une société citoyenne.
Des sacs de riz, des cartons de savon, des cartons de sardine, des jouets, sont entre autres les biens qui ont constitué le pactole qui a été distribué hier, aux enfants par TELECEL à travers la capitale Bangui. Plus particulièrement, les enfants démunis sont la cible de TELECEL pour cette année.
En effet, les enfants centrafricains, à l’instar de leurs pairs du monde entier sont à l’honneur en cette période de Noël. Un jour seulement après l’honneur que la Président de transition Catherine Samba-Panza leur a fait, ce mardi en leur remettant des cadeaux de Noël, la société de téléphonie mobile TELECEL-Centrafrique emboite le pas. Gabriella Guégbélé est la Responsable sociale de TELECEL-Centrafrique. Elle a dirigé les opérations de distribution des cadeaux de Noël, d’abord sur le site des déplacés de Benz-vi, puis sur le site des déplacés de la paroisse Saint Sauveur pour boucler au Complexe pédiatrique de Bangui. « TELECEL a trois domaines d’interventions sociales, à savoir la santé, l’environnement et l’éducation des enfants. Donc, ce que nous faisons aujourd’hui participe de l’appui de TELECEL en tant que société citoyenne auprès du peuple centrafricain et en accompagnement aux autorités du pays », a-t-elle indiqué au préalable pour situer le cadre institutionnel de cette distribution.
Régis Koyaga, Agent de communication à TELECEL qui a accompagné la Responsable sociale, est rentré dans les détails pour expliquer que « Noël, c’est la fête des enfants. Les dons que nous leur faisons aujourd’hui s’inscrivent dans le cadre de l’action sociale de TELECEL, une action traditionnelle qu’on fait aux enfants à cette occasion pour leur remettre des jouets. Mais, par rapport à tout ce que notre pays vient de connaitre comme crise, TELECEL a pensé aux enfants démunis qui sont dans les sites communément appelés ‘’ledger’’. Comme il s’agit cette année d’assister des enfants en difficultés, nous n’avons pas jugé nécessaire de leur offrir que des jouets, mais aussi des vivres et non-vivres ».
Au passage de l’équipe de TELECEL dans chaque site, c’est la réjouissance. Les enfants accouraient et s’attroupaient autour de Gabriella pour obtenir en premier un jouet, ou un paquet de vivres et non-vivres. « Je ne pensais même pas un seul instant que mes enfants allaient avoir de jouets cette années. Cela fait deux mois que je suis ici à l’hôpital avec mes deux enfants, et donc dans l’impossibilité de leur offrir des jouets. Merci à TELECEL qui m’a levé la honte aujourd’hui », a déclaré Jérémie Kozandji, père de famille rencontré au Complexe pédiatrique de Bangui, qui a vu ses enfants dotés des jouets par TELECEL.
Sur le site des déplacé de la paroisse Saint Sauveur, le père Marc Bélikassa, curé de ladite paroisse qui abrite encore près de 4 000 déplacés s’est réjoui de l’assistance de TELECEL. « Notre fierté est grande aujourd’hui de voir que TELECEL a inscrit dans ses rubriques, des actions sociales, je dirais humanitaires, à l’endroit du peuple centrafricain. En cela, la société a témoigné qu’elle n’existe pas en dans notre pays uniquement à but lucratif, mais qu’elle est une société citoyenne qui évolue avec le peuple et partage avec le peuple, ses désidératas », a déclaré le curé.
Le religieux a ajouté que « les enfants qui sont dans plus de 3700 ménages déplacés du site de Saint Sauveur sont certainement dans la joie avec moi aujourd’hui, de voir TELECEL venir à leurs côtés pour leur distribuer les jouets. Ils seraient peut-être dans l’impossibilité d’avoir des jouets comme les enfants qui vient avec leurs parents. Grâce à TELECEL, ces enfants sont heureux aujourd’hui au même titre que leurs frères et sœurs ».
Selon Gabriella Guégbélé, ce n’est ni une première intervention sociale de son entreprise et ce ne sera plus une dernière. Il s’agit d’une annonce de la poursuite de la compagne de distribution des cadeaux de Noël en cette année pour sa société. En cela, TELECEL réaffirme son ferme engagement sur le volet social à soutenir le peuple centrafricain dans la crise sans précédent qu’il traverse encore.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: La présidente de transition, Catherine Samba-Panza fête la Noël avec des enfants malades

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(Corbeau News Centrafrique)

Ambulance Samba-Panza

 

La présidente de transition, Catherine Samba-Panza fête la Noël avec des enfants malades

Bangui, (C.N.C), 24-12-2015

Ce mardi 22 décembre dernier, Catherine Samba-Panza Chef de l’Etat de transition a la tête d’une forte délégation gouvernementale, accompagnée de Mgr Dieudonné Nzapalainga Archevêque de Bangui et l’Imam Omar Kobine Layama, Président de la Communauté islamique de Centrafrique (CICA) ainsi que de Miss-Centrafrique 2015, Flora Habiba Ngahally, a allée faire un don de jouets aux enfants malades du Complexe pédiatrique de Bangui et du Centre de la Mère et de l’enfant. Une ambulance et un bâtiment flambants neufs ont été remis par le Chef de l’Etat de transition au Complexe pédiatrique.
Particulièrement pour la célébration de Noël 2015, Catherine Samba-Panza pense à la consolidation des acquis du passage du Pape François en RCA. « Lorsque j’ai décidé d’organiser cette fête de Noëlle de cette année, j’ai pensé aux enfants vulnérables. Parce que le Pape François qui est venu ici dans notre pays est le Pape des pauvres. Les personnes les plus vulnérables dans notre pays sont des enfants, nous devons tout faire, en ce temps de Noël pour leur donner la joie et le sourire », a déclaré le Chef de l’Etat de transition au Centre de la Mère et de l’enfant où elle était hier, pour remettre des jouets aux enfants.
Evidemment, cette campagne de distribution de jouets inaugurée par Samba-Panza, devra viser essentiellement les enfants encore bloqués dans les sites de déplacés. Ce seront 8 000 jouets qui ont être mobiliser la par le Chef de l’Etat de transition à la différence des 2 000 qu’elle avait distribués l’année dernière.
« Nous allons voire dans tous les sites de déplacés, comment apporter la joie aux enfants qui s’y trouvent en leur offrant des jouets. Avec les petits moyens qui sont en notre possession, nous allons acheter 8 000 jouets pour remettre aux enfants dans 23 sites », a précisé Catherine Samba-Panza.
Au niveau du Complexe pédiatrique de Bangui, Dr Chrysostome Gody, Directeur dudit centre hospitalier trouve d’une grande valeur symbolique la présence de Samba-Panza au sein de son institution. « Nous sommes dans une semaine de Noël toujours marquée par le remise des jouets aux enfants. C’est un moment symbolique et en venant personnellement ici, le Chef de l’Etat a bien voulu marquer cette semaine d’une pierre formidable. Je crois que les enfants sauront apprécier ainsi que leurs parents », a –t-il noté avant d’ajouter, « le Pape est passé ici en disant que les centrafricains doivent se donner les moyens pour vivre dans la dignité. Je pense qu’en remettant aujourd’hui ce nouveau bâtiment, les enfants seront accueillis ici dans la dignité. Parce qu’au niveau des services des urgences, les enfants viennent souvent en masse. Du coup, il n’y avait pas d’intimité ni de confidentialité. Ce qui détruit la dignité de l’être humain. Avec ce nouveau bâtiment suffisamment aéré, nous allons pouvoir recevoir individuellement », a ajouté Dr Gody.
Mme Annette Séragoni, a vu son enfant bénéficier d’une poupée. « Je ne savais pas que la Présidente pouvait venir jusqu’ici pour offrir à nos enfants des jouets. On se croyait abandonné. Mais, grâce à la Présidente, mon enfant, malgré qu’il souffre encore, connaitra la joie quand même », s’est-elle réjouie.
Le Chef de l’Etat a promis que la remise d’hier, n’est que le lancement d’une vaste campagne de distribution et qu’elle se poursuivra, par le biais des ministres, jusqu’à Noël, puisqu’il s’agit de distribuer 8 000 jouets.

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

 

Centrafrique: Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC-Coalition-SÉLÉKA) dit Non et Non à la Partition de la RCA

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(Corbeau News Centrafrique)

 

FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE BUREAU EXECUTIF

NATIONAL COORDINATION POLITIQUE GÉNÉRALE

N° 00197 /FPRC/CGP.

République Centrafricaine

Unité – Dignité – Travail

 

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Communiqué No 00197-20-12-15/CGP du FPRC-SÉLÉKA
Le Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC-Coalition-SÉLÉKA) dit Non et Non à la Partition de la RCA

Bangui, (C.N.C), 12-22-2015

Les observateurs de la politique en République Centrafricaine ont été mis au courant d’un message émanent du Général Noureddine Adam 1er Vice-Président du FPRC-SÉLÉKA, dont la quintessence se trouve être la partition du pays et tout récemment, la cessation des hostilités. Plusieurs se sont frotté les mains en se confortant dans leurs pensées diaboliques que le FPRC Coalition-SÉLÉKA n’existe que pour cela, oubliant que la signature des accords de paix de Nairobi avait pour objectif, entre autre, la fin des hostilités. Le FPRC, a un projet de société pour l’ensemble du pays.

Loin de là. Nous venons aujourd’hui apporter un démenti formel. Ce message, ne peut d’aucune façon provenir d’un mouvement (FPRC Coalition-SÉLÉKA), qui continue de croire non seulement aux vertus de la négociation, du dialogue, de la Paix, de la Sécurité mais aussi à l’Unité du Pays, au respect de la parole donnée et des engagements pris et consignés dans les accords de paix signés à Nairobi.

Nul n’ignore que le Général Noureddine Adam vit dans la forêt, d’où il n’a même pas accès à Internet et que les communiqués de notre mouvement ne portent que la main du bureau politique. Ceux et celles qui veulent continuer à discréditer notre mouvement le FPRC pour des objectifs inavoués, ne recevront de notre part aucune caution.

Notre mouvement ne sentira jamais concerné par des engagements pour lesquels, il n’est pas partie prenante. Nous en appelons au sens élevé de l’éthique et du sens de responsabilité des candidates et candidats aux élections présidentielles et législatives qui ont déjà prononcé des sentences de condamnation des centrafricaines et centrafricains qui ont résolu à leur façon de mener le combat de la libération de la Centrafrique. Plusieurs doivent prendre le temps de se regarder au miroir et de nous assurer qu’ils n’y sont pour rien à la déconfiture de l’État, à la paupérisation très prononcée de la population, à la marginalisation d’une grande partie de nos concitoyennes et concitoyens et à l’exclusion.

Nous-nous battons contre le gain facile, l’injustice sociale, la mauvaise gouvernance, la course au pouvoir et surtout contre les vieilles politiques et pratiques qui font reculer notre pays : le clientélisme, le mensonge, le détournement des deniers publics, des alliances inopportunes, le manque de vision et de projet de société digne d’un État moderne.

Il convient de rappeler que le fonctionnement de notre mouvement le FPRC Coalition-SÉLÉKA impose à chaque membre le respect des statuts, des textes constitutifs, des accords ou ententes signés. Pour nous et pour tous ceux et toutes qui nous lisent, tout communiqué qui ne porte pas la signature du Coordonnateur Politique, est nul et non avenu. Notre coalition ne donnera aucune suite à toute communication ne respectant pas cette procédure, à moins d’en avoir reçu le consentement du Coordonnateur Politique, seule personne habileté à signer les communiqués, les accords et les ententes au nom de notre mouvement le FPRC Coalition-SÉLÉKA.

Notre combat est noble et juste. Nous avons conscience que les moyens de diffusion de nos actions ne peuvent nullement plaire aux ennemis du peuple Centrafricain. Nous tenons à mettre en garde tous ceux et toutes celles qui cherchent à nous détourner de l’objectif ultime de notre engagement politique et de la vision concertée : construire au centre de l’Afrique un pays à notre image, un pays uni et indivisible.

Nous-nous opposons à toutes les formes de dictature, d’Exclusion, de marginalisation, d’enrichissement personnel ou illicite. Nous voulons un pays Laïc, ouvert, démocratique et capable de créer la richesse et de la distribuer Équitablement, une armée républicaine, nationale et ouverte à tous les centrafricains. Notre projet de société, est le reflet de nos ambitions et de la vision que nous avons pour notre pays la République Centrafricaine. Nous-nous sommes donné le devoir civique et politique de promouvoir notre engagement à travers le territoire national. Nous œuvrons pour la réconciliation, la concorde nationale et la paix, la libre circulation des biens et des personnes.

Il est de ce fait, illogique pour nous de prôner la partition de notre pays, la République Centrafricaine. Voilà pourquoi, nous en appelons au sens civique et à l’amour de notre pays à tous les membres et les leaders politiques de notre mouvement de préserver l’intégrité de notre territoire. La discipline dans nos rangs et la convergence de nos pensées et de nos actions demeurent des valeurs sur lesquelles, nous continuerons à travailler pour que notre projet de société contribue à l’amélioration des conditions de vie de nos compatriotes. Nous restons attachés à jamais à la devise de notre pays : Unité-Dignité-Travail.

Le 20 décembre 2015

Moustapha SABOUNE
Coordonnateur Politique
FPRC-Coalition-SÉLÉKA
saboune@hotmail.ca

BANGUI: LE RAPPORT DE LA MINUSCA SUR LA SITUATION DES DROITS DE L’HOMME EN CENTRAFRIQUE

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE RAPPORT DE LA Minusca SUR LA SITUATION DES DROITS

DE L’HOMME EN CENTRAFRIQUE

Bangui, (C.N.C), 11-23-2015

La Division des Droits de l’Homme de la MINUSCA a rendu public son premier rapport sur la situation des Droits de l’Homme en République centrafricaine. Au cours de la période sous revue, la Division des droits de l’Homme (DDH) de la MINUSCA a documenté 775 cas de violations des droits de l’Homme qui ont fait au moins 785 victimes, dont 88 femmes, 18 garçons et 25 filles. La présentation de ce rapport a été faite devant la presse, le vendredi 11 décembre 2015 à Bangui, au siège de la MINUSCA.

Dans un document de 26 pages rapportant les cas des violations des droits de l’Homme commis en Centrafrique, la Division des Droits de l’Homme a établi un tableau sombre de la situation des droits de l’homme dans le pays. Ce rapport est le résultat d’enquêtes menées par la Division des droits de l’Homme de la MINUSCA entre le 15 septembre 2014 et le 31 mai 2015, depuis le transfert d’autorité entre la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine (MISCA) et la MINUSCA. Il fait état de violations des droits de l’Homme et du Droit humanitaire, y compris des assassinats, des violences basées sur le genre, de restriction de mouvements et d’actes de torture, entre autres.

« Alors que l’ampleur et la gravité du conflit ont diminué, de graves violations des droits de l’homme et du droit international humanitaire continuent d’être commises dans tout le pays par des groupes armés non étatiques, y compris les Anti-Balaka et ex-Seleka, et dans une moindre mesure, par des acteurs étatiques », a rapporté Musa Gassama, Directeur à la Division des Droits de l’Homme de la MINUSCA, qui s’est réservé en toute partialité de mettre l’accent sur ces violations commises aussi par les forces internationales notamment la Sangaris et les casques bleus de la MINUSCA.

Le Rapport a établi que les violations des droits de l’homme sont commises par non seulement les groupes armés mais aussi par les forces internationales et nationales. Au cours de la période en vue, la DDH a documenté 124 cas de violations graves des droits de l’homme et de violations du droit humanitaire, imputables aux Antibalaka ayant affecté 209 victimes, dont au moins 46 femmes et 10 enfants dont cinq filles et cinq garçons. A cela s’ajoutent les 45 cas de violations du droit à la vie, affectant au moins 18 femmes et 5 enfants dont deux garçons et trois filles. Du coté des ex-Seleka, la DDH a documenté 75 cas de violations et abus des droits de l’homme et du droit humanitaire, affectant ay moins neuf femmes et six filles. Ces ex rebelles de la coalition seleka ont commis, d’après DDH, les 29 cas de violations du droit à la vie affectant au moins quatre femmes et une fille. La DDH a enregistré 23 cas de mauvais traitements affectant au moins quatre femmes et trois enfants dont deux garçons et une fille.

Pour les violations commises par les forces gouvernementales, la DDH a documenté des cas où les forces de sécurité nationales ont été activement empêchées par des groupes armés de réinstaller l’autorité de l’Etat. Elle a enregistré une violation du droit à la vie, quatre cas de traitements cruels, inhumains et dégradants et un cas d’arrestation arbitraire par les forces gouvernementales. Du coté des forces internationales, la DDH a collecté des informations et continué à suivre les cas de violations des droits de l’homme et des violations du droit humanitaire qui ont été commis par les forces internationales avant la période sous revue. Des informations incluent les abus et exploitations sexuels contre les enfants, les exécutions extrajudiciaires, la torture et les disparitions forcées.

Le Rapport fait une série de recommandations pour assurer l’amélioration progressive de la situation des droits de l’Homme en Centrafrique à l’endroit des autorités centrafricaines, de la communauté internationale et des groupes armés.

Aux Anti-Balaka et les ex-Séléka, le Rapport demande qu’ils réitèrent «leur engagement au référendum constitutionnel et à des élections pacifiques» en s’abstenant de toute forme de violence. Le Rapport leur demande également de jouer un rôle actif dans la mise en œuvre des recommandations du Forum de Bangui. Il précise que «les membres des groupes armés et leurs dirigeants qui mettent en péril la paix et le processus de réconciliation en commettant des violations graves des droits de l’Homme et du droit international humanitaire seront poursuivis devant les tribunaux nationaux ou internationaux et traduits en justice ».

Selon le Représentant du Secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique et chef de la MINUSCA, Parfait Onanga-Anyanga, ce premier rapport public, qui s’inscrit dans la droite ligne des résolutions du Conseil de sécurité établissant la MINUSCA, sert de référence stratégique aux autorités judiciaires centrafricaines, à la Cour pénale spéciale, lorsqu’elle sera opérationnelle, et à la Cour pénale internationale.
Enfin, le Rapport invite la communauté internationale à intensifier l’appui et l’extension de l’autorité de l’État et à apporter un soutien financier et technique pour la mise en place et le fonctionnement effectif de la Cour pénale spéciale. Elle est aussi invitée à mettre en œuvre tous les efforts nécessaires pour traduire en justice les auteurs de violations des droits de l’Homme en République centrafricaine.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: LA MOCAF APPUIE LA CPJE POUR OFFRIR DES JOUETS AUX ENFANTS DEPLACES DU SAINT ANTOINE PADOU

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(Corbeaun News Centrafrique)

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LA MOCAF APPUIE LA CPJE POUR OFFRIR DES JOUETS AUX ENFANTS DEPLACES

DU SAINT ANTOINE PADOU

Bangui, (CNC), 12-23-2015

Ils sont 113 enfants démunis du camp de déplacés de la Paroisse Saint Antoine Padou, à recevoir des jouets offerts par l’Association dénommée Commission pastorale Jeunes et enfants. Avec l’appui financé de la société MOCAF, la commission a procédé, ce 22 décembre 2015, à la distribution des jouets aux à ces enfants pour la célébration de la fête de Noel.

En prélude à la célébration de la fête de Noel, les enfants déplacés du site de la paroisse Saint Antoine Padou sont à l’honneur. Pour cela, en tout 113 enfants recensés sur le camp ont reçu leurs cadeaux de Noël. La distribution de ces cadeaux a eu lieu dans ladite paroisse située dans la commune de Bimbo. Des jeux, des sketchs, de la danse ont été présentées par les enfants dudit camp des déplacés de la paroisse Saint Antoine Padou. Dans sa déclaration au public, le président de la Commission Pastorale des Jeunes et Enfants a estimé que ce don permet aux enfants démunis de retrouver le sourire.

« Nous exprimons notre gratitude à la MOCAF qui nous a appuyés dans la célébration de l’arbre de Noel aux enfants. Car ce don permet aux enfants de retrouver un peu de sourire.

La célébration de Noel pour cette année en Centrafrique vient dans un contexte particulier. Car depuis plus de trois (3) ans, c’est dans la douleur que les enfants ont parfois tenté de célébrer cette fête en dépit de la situation incertaine de sécurité qui s’installe dans le pays. C’est ce que souligne dans son message aux enfants bénéficiaires de ces cadeaux, Thierry Lancien, le Directeur Général de la société MOCAF.

« La MOCAF entreprise citoyenne veut, à travers la fête de Noel, rappeler aux enfants déplacés que nous pensons à eux. C’est ainsi que la brasserie MOCAF a organisé cette petite fête. Cela témoigne de la présence quotidienne de notre société au côté de tous les gens qui souffrent, en particulier les déplacés » a martelé Thierry Lancien.

Il souligne par ailleurs que les besoins de la population de Bimbo sont énormes, chose que la MOCAF ne pourra pas répondre à tous ces besoins. La crise que le pays a traversée a occasionné un déséquilibre social. Ce qui a fait que la fête de Noel semble parfois oubliée. Ce geste a rencontré l’agrément de Curé de la Paroisse Saint Antoine Padou, Marc Antoine Barben qui exprime sa satisfaction de voir les enfants épris de paix recevoir les cadeaux de Noel.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique : Le président d’Union et Réconciliation, Sylvain Sami appel le peuple centrafricain à la vigilance,

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique : Le président d’Union et Réconciliation, Sylvain Sami appel le peuple centrafricain à la vigilance,

à la sagesse et au calme pour le scrutin du 27 décembre prochain

 

Bangui, (CNC), 12-23-2015

Mes chers compatriotes ;

Mes chers électeurs ;

Je m’adresse à vous, pour une raison qui est capitale pour la paix. Oui pour la Paix, Oui pour l’Amour, Oui pour le Développement. Et pour atteindre cet objectif, il est primordial pour chacun de nous, de prier, d’agir et de mener des actions contre les esprits sataniques qui animent certains à nous prendre en otage. Nous devons briser ce lien par la prière, par l’action et par l’amour.
Oui, ils viendront vous monnayez, vous proposez, vous soutirez votre suffrage. Ils sont là pour combien de temps ? Après les élections que feront-ils ? Si ce n’est que remplir leur poche…Voilà comprenez !
Alors j’appelle à la vigilance, à la sagesse et au calme. Ne vous laissez pas embarquer. Prenez votre temps de prier, de méditer et demandez une réponse au tout puissant afin qu’il puisse vous orientez à choisir une personne, qui sera capable de changer la destinée de notre pays, de donner l’espoir à nouveau à notre peuple.
Oui, je ne suis pas partant pour cette élection, c’est vrai. Dans mon dernier communiqué je vous ai donné les raisons, et je tiens avec fermeté et conviction, car je ne joue pas avec le peuple, je ne joue pas avec mon pays. Je veux la paix et pour cette paix, ça se construit. On prend des risques, mais c’est des risques calculés. Je vous demande d’être patient et continuez de poursuivre vos actions qui permettent de sortir de ce ghetto, de ce massacre. Je serais toujours là, je continuerais de mener mes actions avec, bien sûr avec celles ou ceux qui voudront me soutenir afin de faciliter le retour définitif à la paix et la réconciliation. Circuler librement, manger à notre faim, nous vêtir, nous soigner, nous loger et éduquer notre jeunesse.
Eduquer notre jeunesse c’est aussi éduquer nos parents. Sans que les parents aient une éducation, une formation et un accompagnement social il est difficile, on le voit dans notre pays ! Alors, il faut nos parents prennent conscience également qu’ils ont besoins d’être accompagné pour accompagner les enfants. Donc je poursuivais les actions avec amour et détermination, pour que demain, un changement soit pour nous et pour longtemps.
Je vous appel, à aller tous votés le 27 décembre prochain, sans provocation mais avec amour. Je vous demande de respecter tous les partis présentent ainsi que les candidats malgré leurs intentions. C’est le début de la sagesse, de la création, du développement, de l’amour et de la paix.

Je vous remercie et à très bientôt !

Vive la jeunesse

Vive le peuple

Vive la République Centrafricaine

Sylvain Sami

Président d’Union et Réconciliation

Bangui: Le parti URCA regrette le phénomène « FA MAPA » qui ôte la dignité du centrafricain

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(Corbeau News Centrafrique)

Saturnin Ndomby

 

Le parti URCA regrette le phénomène « FA MAPA » qui ôte la dignité du centrafricain

 

Bangui, (C.N.C),12-22-2015

 

M. Saturnin Ndomby, Porte-parole du candidat à la présidentielle, Anicet George Dologué du Parti URCA (Union pour le renouveau centrafricain) a animé un point de presse, ce lundi 21 décembre 2015, au siège dudit parti. Si l’occasion a été donnée pour retracer la tournée provinciale du candidat Anicet George Dologué, une question cruciale a été soulevée : le phénomène de ‘’FA MAPA’’ (donner du pain). Et, le candidat à la présidentielle de l’URCA a profité de sa compagne en province pour relever et donner la leçon du développement durable qui ne saurait passer par le fait de donner du pain à la population.
La compagne électorale est entrée dans le vif de son sujet. Seulement, il est apparu un phénomène, celui de l’achat des électeurs ou de vente de voix des électeurs vice-versa. La Parti URCA de Anicet George Dologuélé a très vite décelé ce phénomène et l’a trouvé de très dangereux pour l’avenir de la Nation. La tournée provinciale effectuée la semaine dernière par son candidat à la présidentielle a été beaucoup plus pédagogique.
En effet, la semaine dernière, Anicet George Dologuélé a été battre campagne dans l’arrière-pays. « Le problème auquel le président Anicet George Dologuélé est confronté partout il est passé, c’est le phénomène de ‘’FA MAPA’’. C’est que quand les délégations arrivent, les populations se mobilise et la première chose qu’elle demande, c’est du pain, parce qu’elle est habituée à rencontrer des candidats qui leur distribuent de l’argent pour leur faire croire qu’ils sont capables de les nourrir », a déclaré Saturnin Ndomby, Porte-parole du AGD.
Qu’à cela ne tienne, AGD, en parlant franc avec la population n’a pas manqué de leur expliquer, que ‘’FA MAPA’’ ne reconstruira jamais la RCA comme le pays l’attend réellement, mais c’est la prise de responsabilité de l’Etat afin d’assurer le travail individuel de chaque citoyen qui est la voie de développement.
Selon le Porte-parole de l’AGD, « les passages du président Anicet George Dologuélé sont une occasion pour lui de dire la vérité aux populations que sa vision pour le développement de la RCA n’est pas de donner 2000 F Cfa, une seule fois sur les cinq ans de sa gouverne de l’Etat. Bien au contraire, sa vision de voir le peuple centrafricain tout entier se rassembler au lendemain de son élection, de mettre tout le monde, individuellement et collectivement au travers de son projet de reconstruction dans la dignité. Ainsi, chaque citoyen centrafricain trouvera du travail pour pouvoir vivre dignement, c’est-à-dire d’être capable de se nourrir et nourrir sa famille, à se loger, à sa soigner et à s’instruire. Là, on retrouve les cinq verbes du MESSAN ».
Notons que la tournée provinciale a été jugé d’un franc succès, à en croire son Porte-parole. « La population qu’il a rencontrée a compris qu’elle a, enfin le droit d’espérer et de compter sur l’homme qui pourra prendre en compte ses aspirations, à savoir la paix et la reconstruction du pays qui permettra à la jeunesse et aux femmes, ainsi qu’aux personnes défavorisées de ne pas quitter les villes et les villages ; mais d’y rester pour reconstruire la RCA ».
Après Mbaïki dans la Lobaye, AGD s’est rendu le 17 décembre à Bouar, Bozoum, Bocaranga, Paoua à la rencontre des centrafricains, en vue de leur expliquer, ce pourquoi il veut devenir le président de la République. Le 18 suivant, il a été à Berbérati, Bossangoa avant de se rendre, le 20 décembre à Bambari, à Bangassou pour boucler à Mobaye. Hier lundi 21 décembre, il a été au quartier Gbaya-Dombia au Km5 dans un grand meeting, puis en fin d’après-midi sur le terrain ATEMI au quartier Castors.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Pathétique tournée provinciale de Martin Ziguélé

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(Corbeau News Centrafrique)

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Pathétique tournée provinciale de Martin Ziguélé

 

 

Bangui, (C.N.C), 22-12-2015

 

Tous s’accordent à dire que la compagne électorale pour les prochaines élections groupées en RCA devrait paraitre difficile pour beaucoup de candidats, en particulier le candidat du MLPC pour avoir été un ancien et l’un des poids lourds de la classe politique nationale. Le succès de Martin Ziguélé dans l’arrière-pays a défié tout pronostic.
D’amblée, la première semaine de la campagne électorale en RCA est marquée, par l’ouverture de la compagne à Bangui, suivie immédiatement par des tournées provinciales. Martin Ziguélé, au nombre de ses pairs, en tout cas ceux qui ont la possibilité, a fait l’arrière-pays. Le clou de cette tournée du candidat du MLPC est l’accueil chaleureux et toutefois grandeur-nature qui lui est réservé dans plusieurs villes.
La première semaine de ce candidat a été chargée par plusieurs meetings qu’il a tenus à Mbaiki, Bambari, damara, Sibut, Mobaye, Bangassou, Berberati, Nola et Carnot. De sources indépendantes, dans toutes ces villes, Martin Ziguelé a été en héro par une population comme dirait un de ses proches « en quête d’un leader expérimenté ».
Selon des sources contactées depuis Bambari, c’est une foule immense composée à la fois des chrétiens et musulmans qui ont fait le déplacement pour accueillir le candidat du MLPC. « C’est des milliers de personnes qui ont attendu Martin Ziguelé. Nous avons vu un engouement sans précédent à son arrivée jusqu’à son départ. Nous pensons que son arrivée à crée une nouvelle dynamique dans l’approche du revivre ensemble parce qu’on ne s’attendait pas à cela » a expliqué une autorité locale de Bambari.
Ce même engouement est enregistré dans les villes telles que Mbaiki, Bambari, Mobaye, Bangassou, Berberati, Nola et Carnot. Un membre de la délégation spéciale de la ville de Carnot a confirmé cette information en ces termes : « c’est des centaines de personnes qui ont accueilli avec joie le candidat du MLPC dans la ville. Toutes les couches sociales étaient là. La joie a gagné la ville à son arrivée. Cela n’est pas étonnant parce qu’ici c’est un terrain conquis pour cette formation politique », raconte cette source.
Francis, un jeune de Nola pense que le déplacement de ce candidat dans la ville est une marque d’importance que Martin Ziguélé leur accorde. Ce dernier s’est dit marqué par cette visite et les plans de relèvement de la République Centrafricaine que ce candidat soumet au peuple. « A chaque élection, les candidats négligent Nola pour des raisons qu’on ignore. Martin Ziguelé a placé Nola dans ses priorités et cela nous marque. Aussi, il a fait un plan bien réaliste pour mettre fin à l’insécurité et surtout sortir le pays de la situation actuelle. Je pense qu’il y a de bonnes raisons pour qu’il devienne président pour aider ce pays », a souligné ce dernier.
A Bangassou, l’arrivée de Martin Ziguelé a drainé une foule immense qu’un membre de la société civile de cette ville a parlé « d’une marée humaine jamais mobilisée dans la ville par un politique ou un quelconque leader ». Selon les informations en notre possession, ce sont des milliers de jeunes dévoués qui ont attendu le président du MLPC et qui l’ont accompagné depuis l’aérodrome jusqu’au centre-ville. « Beaucoup voulaient par tous les moyens voir Ziguelé, le toucher, l’écouter. Ici, on parle trop de ce leader politique » a confié une source religieuse qui a requis l’anonymat.
« C’est en compagnie de la jeunesse, des femmes et des vieux sinon de toute la ville de que Martin Ziguelé a passé ses heures à Bangassou. Tout le monde était au rendez-vous » a expliqué un cadre d MLPC de cette ville.
Dans l’entourage de ce candidat, on semble reconnaitre que c’est à Bangassou que le meeting a battu le record en matière de mobilisation même si à Mbaiki, Carnot, Nola, Berbérati, des centaines de personnes avaient suivi le message de ce candidat.
Le MLPC et son candidat ont tellement mis leur marque à la première semaine de cette campagne qu’un observateur de la société civile s’interroge « nous ne voyons qu’un seul candidat dans les provinces. Où sont passés les autres pour que seul Martin Ziguelé sillonne les villes et villages ? ».
Si dans les villes éloignées, le candidat du MLPC utilise des avions à Damara et Sibut, c’est en voiture qu’il a fait le déplacement. Le concerné dit à propos que « j’adore faire des déplacements en voiture parce que c’est le meilleur moyen d’entrer en contact avec la population qui vous pose des questions directement ».
La campagne lancée le 12 décembre dernier prendra fin d’ici le 25. Les élections groupées se tiendront le 27 décembre.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Le Projet « THIMO 4 BIS », officiellement lancé par le gouvernement avec l’appui de l’AFD

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(Corbeau News Centrafrique)

 

Charles Malinas Florence Limbio

Le Projet « THIMO 4 BIS », officiellement lancé par le gouvernement avec l’appui de l’AFD

 

Bangui, (C.N.C), 12-22-2015

Le samedi 19 décembre, Mme Florence Limbio, Ministre de l’Economie, du plan et de la coopération internationale, Chargée des pôles de développement a officiellement lancé, à Bangui, la deuxième phase des Travaux à haute intensité de mains d’œuvres (THIMO 4). Appelé ‘’THIMO 4 BIS’’, cette deuxième phase financée par l’Agence française de développement (AFD) à hauteur de deux millions d’Euros vise à parachever les deux lots restants de THIMO 4. L’ambassadeur de France en Centrafrique, Charles Malinas, a été présent à la cérémonie du lancement des THIMO 4 BIS, assisté de Daniel Vain Représentant de l’AFD.
Après THIMO 1, 2, 3 et 4, THIMO 4 BIS vient officiellement d’être lancé à Bangui. Initialement, projet de développement des infrastructures urbaines de Bangui suite aux terribles inondations de 2005, THIMO est devenu aujourd’hui une approche de résolution de la crise actuelle dans le pays. Il s’agit, selon le gouvernement de transition d’un outil imparable qui permet d’employer en masse les jeunes désœuvrés, victimes ou acteurs, des violences dans le pays, afin de les détourner de cette voie pour les ramener vers les dignes activités génératrices de revenus.
Le Chef de l’Etat de transition, Catherine Samba-Panza, en lançant en janvier dernier, les projets THIMO-Bangui dans le 6ème arrondissement, en a fait un pari, puisqu’elle a cru que les récurrentes crises politico-militaires survenues en RCA sont et restent la résultante de la pauvreté et de la misère, surtout en milieu jeune. Donc, il faudrait bien, si l’on veut la stabilité et la paix, occuper les jeunes en leur donnant du travail.
Dans cette posture, THIMO a bénéficié de la contribution, non seulement de l’AFD, mais également de l’Union européenne, de la Banque mondiale et de la MINUSCA. Pendant la crise, certains projets de développement ont été convertis en projets THIMO entre 2013 – 2014 où des jeunes sont recrutés pour la suppression des dépôts sauvages dans la ville de Bangui ; le nettoyage des collecteurs ensevelis et la construction de quelques collecteurs.
Au lancement de THIMO 4 BIS, Mme Florence Limbio, ministre de l’Economie, du plan et de la coopération internationale est longuement revenue sur l’intérêt que représente cette nouvelle approche dans la situation actuelle de la République centrafricaine. « Les techniques THIMO sont unanimement louées par les partenaires techniques et financiers et les entreprises qui interviennent dans le domaine. Les programmes THIMO ont un impact très positif sur les populations compte tenu du nombre important des ouvriers employés sur le chantier, qu’on peut facilement évaluer aujourd’hui à quelque 51 000 bénéficiaires. Ce sont environ 22,5 milliards de Francs Cfa qui ont été distribués à l’ensemble de la population », a déclaré le membre du gouvernement.
Elle a ajouté par ailleurs que « le guide THIMO a permis à tous les acteurs de partager une approche commune et d’harmoniser leurs pratiques en la matière. Il s’agit particulièrement des critères de recrutements, du niveau minimum de rémunération, le principe de rotation des travailleurs, de la formation professionnelle qui est réalisée par l’Agence centrafricaine pour la formation professionnelle et l’emploi (ACFPE) au bénéfice d’une main d’œuvre nombreuse, et des modalités d’accompagnement des travailleurs ».
A n’en point douter, les précédents projets THIMO sont devenus, aux yeux des partenaires de la RCA, le symbole de la continuité de leurs actions auprès du gouvernement centrafricain en faveur de la population de Bangui et de la population centrafricaine toute entière dans les moments difficiles qu’elles ont connus depuis décembre 2012 jusqu’à ce jour. La mise en œuvre de tous ces projets a permis non seulement de réduire considérablement les dégâts et dommages causés par l’importante inondation qui a touché la ville de Bangui en 2015, mais aussi d’atténuer l’impact socioéconomique de la crise de manière générale.
Daniel Vain, Représentant de l’AFD et Charles Malinas, Ambassadeur de la France en Centrafrique se sont félicité de ce que les THIMO ont comblé les attentes, notamment en ce qui concerne l’implication des acteurs locaux. « Lors de la pose de la plaque commémorative des THIMO, on avait souligné que ces travaux avaient été faits avec des entreprises locales, en étroite collaboration avec AGETIP-CAF et le gouvernement centrafricain. C’est une grande fierté de savoir qu’on pouvait faire beaucoup de choses avec des compétences locales », s’est réjoui le Représentant de l’AFD.
Coup de projecteur sur les réalisations THIMO
L’idée des THIMO est née des inondations de 2005 dans la capitale Bangui dont les plus inoubliables ont été les localités totalement inondées de Camp Fidèle Obrou jusqu’au BARC. Cette situation a poussé le gouvernement à la réflexion autour de la réhabilitation des infrastructures urbaines de Bangui. Et, THIMO qui est à sa quatrième génération aujourd’hui a été innovée comme l’alternative. C’est ainsi que THIMO 1 a été réalisé dans les localités de 92 logements et Mamadou-Mbaïki ; THIMO 2 dans le secteur Malimaka (5ème arrondissement) ; THIMO 3 dans les quartiers Moustapha, Bakongo et le marché Ouango. Malgré ces réalisations, il y avait encore des insuffisances chroniques.
En 2008, le ministère de l’Urbanisme a lancé une étude d’un schéma directeur de drainage identifiant les insuffisances des différents collecteurs, afin d’y proposer des solutions à travers les THIMO 4. Cette quatrième étape de THIMO a été financée par l’AFD en 2009 à hauteur de 5 millions d’Euros pour une période d’exécution de cinq (5) ans au tour de cinq marchés de travaux. Le Lot 1 attribué à l’entreprise Alizé Construction concerne le prolongement du collecteur de l’indépendance vers la rivière Oubangui et le prolongement du collecteur USES. Le Lot 2 concerne le prolongement du collecteur de l’avenue de l’indépendance vers la gendarmerie, exécuté par Diversité Service. Le Lot 3 concerne le colleteur de l’avenue Gamal Naser.
A en croire Gabriel Pounaba, Expert qualité à AGETIP-CAF, avec l’augmentation des prix dans les années 2013, les deux autres lots n’ont pu être réalisés à cause des avenants qui ont été signés auprès de ces trois entreprises, d’où la mise en place de THIMO 4 BIS.
Entre temps, THIMO 4 permis à la RCA et à la ville de Bangui en particulier de disposer aujourd’hui de grands acquis infrastructurels. Il s’agit entre autres de 4 km de canaux maçonnés ; la construction de 1km de fossé enterré qui conduit les eaux de pluie vers la rivière Oubangui ; la mise en place de 750 m3 de gavion pour prévenir l’érosion de l’Oubangui vers les collecteurs ; la mise en place des garde-corps de 1 km pour protéger la population face aux grandes ouvertures de collecteurs ; la mise en place de 819 balises, le reprise des revêtements qui ont été décapés pour permettre la construction de ces collecteurs en revêtement tri-couches (à la place de la République) et bicouches (autres). Et, la ville de Bangui s’est embellie à l’allure de la reconquête progressive de ‘’Bangui la conquête’’.
THIMO 4 BIS
Les deux lots restants de THIMO 4 font l’objet de réalisation de THIMO 4 BIS et se réaliseront dans les 1er et 2ème arrondissements de Bangui en début du mois de janvier 2016. Ils concernent l’avenue de l’Indépendance, à partir de l’Institut Pasteur vers l’avenue des Martyrs et financés par l’AFD à hauteur de 2 millions d’Euros.
A la différence des précédents THIMO, THIMO 4 BIS, se basant sur les insuffisances de THIMO 4, comporte quelques spécificités en termes d’innovations. Il s’agit entre autres de la mise en place d’un contrat de sous-traitance entre l’entreprise retenue et l’entreprise chargée de l’accompagnement social pour recruter et payer la main d’œuvre locale pour le compte de l’entreprise des travaux ; accompagner la main d’œuvre par un dispositif de formation aux activités génératrices de revenus, la cohésion sociale et l’éducation financière ; dérouler le projet sans incident social notable ; mettre en place un dispositif de recrutement efficace ; dispenser des formation aux manœuvres par l’Ong ; mettre en place un budget permettant aux manœuvres d’épargner. Ce seront 1300 jeunes qui seront recrutés par vague rotative pour une période de huit (08) semaines. Ces derniers seront payés toutes les deux semaines à 2000 F Cfa par jour.
THIMO 4 BIS qui est toujours placé sous la maitrise d’ouvrage déléguée de AGETIP-CAF vise le Lot 4 qui sera réalisé par l’entreprise Semence BTP et le Lot 5 par le Groupement BETGC-SA BTP. L’Ong ‘’Nourrir’’ est recrutée pour l’accompagnement social. Au total, huit (08) contrats seront signés avec des entreprises locales et étrangères dans le cadre de ces travaux.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: INTERVIEW : « NOUS ALLONS GAGNER LES ELECTIONS A 53,2% ET NOUS CONSIDERONS QUE CEUX DECHIRENT

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(Corbeau News Centrafrique)

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INTERVIEW : « NOUS ALLONS GAGNER LES ELECTIONS A 53,2% ET NOUS CONSIDERONS QUE CEUX DECHIRENT

LES EFFIGIES DU MLPC FONT PARTIES DES 47% » DIXI CHRISTIAN

TOUABOY DNC DE MARTIN ZIGUELE.

 

Bangui, (CNC), 12-22-2015

 

Le Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC) s’assure de sa victoire à la présidentielle du 27 décembre 2015. Dans une interview accordée à notre rédaction, Christian TOUABOY, Directeur national de Campagne du candidat du MLPC Martin Ziguelé revient sur la tournée de son candidat effectuée des certaines villes de la RCA. Il souligne que la victoire du MLPC est mathématique.

Corbeau News Centrafrique (CNC) : Monsieur Christian Touaboy, Bonjour !

Christian TOUABOY (CT): Bonjour !

CNC : Vous êtes le Directeur national de Campagne du MLPC, votre candidat a commencé les campagnes dans la Lobaye. Qu’est-ce qui justifie le choix de cette région en premier lieu ?

CT : Toute stratégie mise à part, théoriquement, la Lobaye c’est le lieu de naissance du président fondateur Barthélémy Boganda. Vous savez que notre pays a traversé de moments extrêmement difficiles, aller jusqu’à parler même de la partition du pays. lorsque nous repartons à nos bases, à nos origines, à ce qui constitue l’essence même et la substance de notre centrafricaneté, c’est Barthélémy Boganda qui a fait de nous cette République. C’est de là qu’il vient. Il a prôné la paix, l’unité, la dignité. Donc pour nous, il était plus que normal de repartir à la base, de repartir à la source afin de nous imprégner du message réel et profond, du message de paix de Bonganda. M’Baiki a été donc tout indiqué pour nous de commencer notre campagne.

CNC : M’Baiki est le point fort de départ de votre Candidat Martin Ziguelé de prôner les 3R : la Réconciliation, le Rassemblement et la Reconstruction. Il a été également dans la Ouaka, est-ce que ce message autour des 3R a été accueilli ?

CT : Je vous le dit, Bambari a été un triomphe. Ça, il faut le dire d’entrée de jeu. Et vous n’êtes pas sans savoir que Bambari a été divisé pendant longtemps, un peu comme Boda dans la Lobaye, et au KM5 à Bangui. Donc Bambari a été divisé, il y avait des zones des Musulmans, des Chrétiens, et il y a même une zone créée par les forces internationales au Centre qui est devenue une zone de No Man’s land. Bambari était indiqué, d’abord c’est l’un des bastions du MLPC. Mais aussi, c’est pour montrer la capacité du MLPC à pouvoir réunir les gens, à pouvoir ramener les gens autour de table pour discuter. Et je vais vous dire, le président Martin a marché 2 kilomètres avec près de 100.000 personnes, Chrétiens et Musulmans pour traverser toute la ville. Ils ont quitté un quartier chrétien pour aller dans un quartier musulman afin d’essayer de réunir les gens. Il y a eu des scènes de fraternisation, les gens se sont embrassés, se font des accolades, des larmes. En un mot, Martin Ziguelé est allé à Bambari, une ville divisée, il a réussi à rassembler les gens. Et c’est là, la force de MLPC.

CNC : Au-delà de Bambari, il a été dans la Mambéré-Kadéi, la Sangha-Mbaéré, on a constaté cet engouement. Entre temps dans certaines régions, on déchire les effigies de votre candidat. Êtes-vous inquiets lorsqu’on aussi l’un de vos candidats à la législative touché de balle?

CT : Inquiet? Non ! Déçu? Un peu! Déçu parce que le jeu politique n’est pas un jeu que l’on essaie de payer des jeunes pour s’adonner à des actes de violence. Nous ne le faisons pas. Nous ne sommes pas inquiets, nous sommes le MLPC. Le MLPC est né dans la douleur, il est né dans le sang, dans la lutte, et c’est comme ça que nous combattons. Déchirer des posters, je crois que les gens aujourd’hui voient Martin Ziguelé, il y a une certaine cristallisation de tout ce qui se passe en RCA sur Martin Ziguelé, et c’est normal. Moi, j’ai toujours dit que Martin Ziguelé est le numéro 1. Il est le père de la nation. Aujourd’hui lorsqu’il y a quelque chose qui ne va pas, les yeux, les oreilles se tournent vers Martin Ziguelé pour écouter, pour savoir ce qu’il pense, ce qu’il dit. Il est donc normal, même dans une famille il y a certains enfants qui de temps à autres s’expriment violement à leur père. Je ne vois pas une gravité à cela. Nous allons gagner les élections à 53,2%. Nous considérons donc ceux qui déchirent les effigies du MLPC font partie de 47%. Ils ne sont pas contents, lorsque nous serons au pouvoir, nous allons nous assoir, nous allons discuter pour réunir les gens.

CNC : Et votre candidat à la législative de Bossangoa qui a eu une balle dans la jambe et d’autres qui sont menacés?

CT : D’abord, c’est triste au premier point. Au deuxième point, nous n’allons pas directement pointer du doigt qui que ce soit. Puisque rien ne prouve au jour d’aujourd’hui que cette violence soit politique. Parce que la voiture qui a emmené le camarade Namféi à Bossangoa, n’avait pas d’effigie. Il n’y avait absolument rien du MLPC sur le véhicule. C’est peut être un crime crapuleux, peut-être des bandits. Et vous savez que sur cet axe, le chemin est dangereux. Rien ne prouve, sauf l’enquête diligentée par les autorités. Nous allons réunir les données, et lorsque nous sauront que cela est politique, nous allons aviser. Pour le moment, il n’y a pas de sujet d’inquiétude. Nous sommes allés à Boali, à Damara, à Bossembele, à Lobaye, il n’y a pas absolument eu de dérapage. Martin Ziguelé a traversé le pays, du Sud à l’Est à l’Ouest du moins pour l’instant, il n’y a absolument pas eu de violence.

CNC : Maitre Nicolas Tiangaye a fait allégeance au MLPC, et cela a fait buzz sur les réseaux sociaux ; est-ce pour vous un sujet de réjouissance et quel est le message que vous avez à lancer à l’endroit de ceux qui veulent rallier le MLPC et qui hésitent encore ?

CT : Ecoutez ! Maitre Nicolas Tiangaye est probablement l’une des sommités, intellectuel du pays. C’est un quelqu’un qui a de crédit. Lorsque nous voyons à l’étranger, et lorsque nous parlons de Nicolas Tiangaye, nous constatons chez ceux qui ne sont pas Centrafricains un respect immense. Et moi particulièrement lorsque j’étais encore petit, le procès du président Bokassa a établi Maitre Tiangaye comme l’une des sommités intellectuelles du pays. C’est évidemment avec beaucoup de réjouissance de voir Nicolas Tiangaye que nous considérons comme une idole appeler à voter pour Martin Ziguelé. C’est un allié naturel qui a fait le combat politique comme nous.

CNC : Beaucoup des gens considèrent Martin Ziguelé comme candidat de la France, qu’en dites-vous ?

CT : Je suis Directeur national de campagne mais je n’ai jamais reçu de Français dans mon bureau. Je n’ai jamais été à l’ambassade de France, je n’ai jamais discuté avec qui que ce soit. Ma campagne ça se passe en Centrafrique. Mon souhait c’est de parler, de transmettre, de faire l’état des choses à Martin Ziguelé, des expériences, des peines, des souffrances des Centrafricains. Je le redire ici, la victoire du MLPC est mathématique. Et c’est une évidence.

CNC : Donc Martin Ziguelé n’est pas Ministre conseillé de Catherine Samba-Panza?

CT : Il ne l’a jamais été. A ce sujet, une plainte a été déposée. Et je vais mettre le pied dans le plat. Regardez le décret qu’on vous a donné, c’est un faux. Nous savons que le numéro de ce décret est originairement un décret qui a été signé pour autre chose. Nous en avons les preuves. C’est fait. Nous allons poursuivre à la justice ceux qui ont commis ces actes.

CNC : Monsieur Christian Touaboye, je vous remercie.

CT : C’est à moi de vous remercier.

Bangui, Interview réalisée par Eric NGABA CNC

Bangui: EDDY SYMPHORIEN KPAREKOUTI APPELLE SES MILITANTS ET SYMPATHISANTS A VOTER LES CANDIDATS DE LEUR CHOIX

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(Corbeau News Centrafrique)

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EDDY SYMPHORIEN KPAREKOUTI APPELLE SES MILITANTS ET SYMPATHISANTS

A VOTER LES CANDIDATS DE LEUR CHOIX

Bangui, (CNC), 12-21-2015

 

Le Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR), non partant de la course à la présidentielle du 27 décembre 2015 en Centrafrique, a donné la consigne de vote à ses militants et sympathisants. Une consigne donnée par le président du PUR, Eddy Symphorien Kparekouti lors une d’une déclaration à la presse, dimanche 20 décembre au siège du parti à Bangui.
La République Centrafricaine vient d’amorcer les élections avec la tenue du référendum constitutionnel organisé le 13 décembre dernier. Au moment où les Centrafricains amorcent le dernier virage du 1er tour des élections groupées du 27 décembre prochain, le président du PUR tient à préciser à ses militants et sympathisants, la consigne de vote. Qu’après analyse et moult réflexions, il a décidé de s’abstenir de toute consigne de vote. Après un recul, le président du PUR a estimé qu’il n’y a pas de raison que son parti soutienne un candidat pendant ces élections.
«Le Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR), tout en réitérant son inquiétude sur l’issue de ces scrutins, ce qui justifie son retrait de la course, donne libre cour à ces militants et sympathisants tant au niveau national qu’au sein de la diaspora de voter le candidat de leur choix tant pour la présidentielle que pour les législatives » a déclaré Eddy Symphorien Kparekouti, président du PUR.
Toutefois, a rappelé Eddy Symphorien Kparekouti, le PUR rappelle à ses militants et sympathisants que le vote ne doit pas se baser sur l’achat de conscience. «Ils doivent aussi éviter de porter leur choix sur des candidats qui se sont allégrement servis sur le dos du peuple centrafricain ».
Par ailleurs, le PUR exige de ses militants et sympathisants, des comportements responsables et transparents avant, pendant et après les échéances électorales. Les élections actuelles, au-delà de tout doute que le PUR port, représentent un tournant décisif pour la République que le peuple veut avoir après cette crise. Pour le PUR, la construction de cette nouvelle République passe par ces élections cruciales. C’est pourquoi, un vote utile, basé sur les mérites et la compétence est souhaitable par le PUR qui appelle les Centrafricains à ne pas oublier le passé car il permet aux Centrafricains d’envisager le futur de la République centrafricaine.
Des efforts ont été consentis pour le retour à l’ordre constitutionnel pendant la Transition. Toutes les entités impliquées n’ont fait que rechercher des solutions sans se poser des questions. Ainsi, le PUR appelle toutes les forces vives de la nation à se poser aujourd’hui un certain nombre de questions entre autres : Que s’est-il passé le 24 mars 2013? Pourquoi sommes –nous dans l’enfer aujourd’hui ? Pourquoi ce forcing électoral aux dernières minutes ? Pourquoi devons-nous aller aux élections sans aucune réconciliation inclusive ? Pourquoi aller aux élections sans que les principales préoccupations des victimes de cette crise ne soient prises en compte ?
« Eu égard a toutes ces questions, le PUR engage les autorités de la Transition, la Minusca, l’Autorité Nationale des Elections, les autorités locales ainsi que toutes les entités impliquées dans le processus à garantir équitablement aux Centrafricains le droit de vote et à faire en sorte que la volonté populaire exprimée dans les urnes soit celle qui sera sincèrement publiée », a martelé le président du PUR.
Par ailleurs, le PUR exige de la Communauté Internationale, des Autorités de la Transition et de l’Autorité Nationale des Elections, une attitude de totale impartialité avant, pendant et après les échéances électorales. Le président du PUR a déclaré que son parti reste disposé à apporter ce qu’il a pour la réussite des élections malgré les nombreux ratés déjà constatés mais qui peuvent encore être rattrapés. A tous, le PUR lance un appel au calme et à la sérénité. « Autant notre destinée dépend de ces élections, autant cet avenir sera déterminé par la qualité du choix que nous aurons fait » a conclu Eddy Symphorien KAREKOUTI.
Pour rappel, le président du PUR a annoncé, le 04 décembre dernier, son retrait de la course au pouvoir qu’il a évoqué d’une mascarade électorale en préparation. Il a par la même occasion, dénoncé les multiples dérives de la période de transition suscitant la déception et le mécontentement au sein de la population.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: Moustapha SABOUNE veut changer le FPRC

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(Corbeau News Centrafrique)

 Photo M.Saboune

 

Moustapha SABOUNE veut changer le FPRC

 

Bangui, (B.K),12-21-2015

 

Alors que le peuple centrafricain vient de montrer massivement son engouement pour le référendum et que la campagne pour les élections présidentielle et législatives bat son plein, tous les candidats tiennent des discours orientés vers le rassemblement, la réconciliation et l’unité nationale en Centrafrique. Seuls les radicaux du FPRC s’opposent à ce que des élections démocratiques aient lieu. Pour cela, leur leader Nourredine ADAM vient de proclamer l’autonomie du Nord-Est de notre pays. Dans ce contexte si particulier, nous avons choisi de nous intéresser à l’autre courant du FPRC, plus cohérent et moins brutal, incarné par Moustapha SABOUNE, auteur de récentes déclarations suite à la visite pontificale de fin novembre et sur la nécessité d’une constitution. Portrait d’un homme modéré et aux idées claires qui pourrait être l’instigateur d’un nouveau souffle politique pour son mouvement.    

Mr SABOUNE, un homme méconnu…

Moustapha Saboune a longtemps vécu en RCA et y a obtenu un baccalauréat en économie. Arrivé au Québec avec un statut d’étudiant étranger afin de poursuivre ses études, il est depuis détenteur de deux maîtrises en gestion et administration. Résidant avec sa famille dans la ville de Sherbrooke au Canada, il mène des activités politiques locales. Même s’il est loin de notre terre centrafricaine, il a toujours ardemment participé à la vie institutionnelle et politique de notre république. En effet, outre avoir occupé la fonction de directeur général de l’agence de télécommunication de la Centrafrique en 2013, où il a fortement œuvré au développement des réseaux téléphonique dans fil à travers le pays, il a été le secrétaire général de l’ex-Séléka durant plusieurs années. C’est notamment à ce poste qu’il apprend son limogeage à la radio en 2014 ! Dès lors, il décide de prendre son autonomie qui le mène quelques mois plus tard à devenir le premier secrétaire général politique du Front Populaire de Renaissance pour la Centrafrique (FPRC). Aujourd’hui, Moustapha Saboune s’est éloigné des tendances radicales et n’a qu’un objectif: participer à la résolution de la crise centrafricaine afin de bâtir une république unie et indivisible !

Un vrai leader politique ?

Mais alors, tandis qu’il endosse l’habit de leader politique, que nous propose exactement ce centrafricain en exil ? Pour l’heure, pas un programme mais des idées et l’esquisse d’un projet cohérent et surtout moins radical pour son mouvement! En effet, en reprenant à son compte le message de paix et d’espoir lancé par le pape François, il exhorte à l’apaisement et la réconciliation nationale, notamment sur le plan confessionnel. Par son discours, Mr.Saboune se place radicalement à contre-courant avec l’aile dure du front, celle incarnée par l’ennemi public numéro 1, Nourredine Adam.

 

Fort de son expérience passé et disposant d’un potentiel politique avéré, il prétend œuvrer pour un avenir meilleur en RCA et avoir toujours délivré un message de paix. Ainsi, serait-il l’homme du renouveau politique de ce parti en pleine recherche de son identité ? Michel Djotodia n’en dirait pas tant tellement il brille par son absence à la tête du parti. Complètement transparent, il ne supervise plus les actions du FPRC depuis de nombreux mois et laisse toute liberté au général Adam pour fixer les orientations irresponsables qui ont conduit très récemment à une déclaration « farfelue » sur l’autonomie des régions du nord-est de notre pays. Imaginer la surprise de Moustapha à la lecture de cette déclaration ! Parfaitement rodé aux arcanes de la diplomatie et des institutions d’état, il n’a même pas été consulté sur ce projet irréalisable et fantaisiste, lui le plus expérimenté sur le plan politique…

Dans ce contexte, tant pour les branches politique que militaire, le FPRC peine à convaincre. Trop de divergence ! Et le mot est faible… D’un côté, des radicaux armés jusqu’aux dents qui accomplissent des actions de déstabilisation, comme nous avons pu le constater lors du référendum pour la nouvelle constitution, notamment dans les provinces de Bamingui-Bangoran, Vakaga et Haute-Kotto, et qui ne proposent que des options criminelles et corruptives. De l’autre, des leaders politiques qui changent d’étiquette comme on change de chemise. Même son propre frère, Abakar Saboune, a fait dissidence au FPRC et s’est tourné vers un mouvement plus modéré, le Mouvement Pour la Centrafrique (MPC). Tout cela n’a que trop duré ! Il est temps d’être crédible quitte à officialiser une scission entre les militaires et les diplomates. 

Moustapha Saboune aime à le répéter :

« Je suis un homme politique avant tout ! »

Un avenir et des perspectives…

Très souvent dans ces communiqués, Mr.Saboune s’amuse à exposer les résultats du gouvernement notamment en matière d’économie et de développement. A ce titre, il dénonce le bilan amer de la politique menée depuis presque deux ans par les autorités en place. Présenté comme un personnage dynamique du développement, Mr.Saboune aime à le répéter : « je suis un homme politique avant tout ! ». Mais, sera-t-il en mesure de participer à la relance d’une économie à l’agonie ? Sa motivation et son expérience outre-Atlantique nous laisse à penser que oui…     

Mais au-delà de son expérience, Moustapha est musulman modéré et, en cela, il se définit comme un homme de consensus. Il ne fait pas de distinction religieuse ou ethnique. De plus, il participe à modifier l’image des jeunes musulmans des quartiers délaissés et assure qu’ils sont capables du meilleur. En félicitant l’attitude de la jeunesse musulmane de Bangui lors de la visite du Pape, principalement du 3e arrondissement, il envoie un message fort. Il met également en avant de nombreuses questions notamment celle de l’extrême pauvreté de la population centrafricaine ou encore les problèmes irrésolus dans les domaines de la sécurité et de la justice. Enfin, dans son communiqué du 11 décembre, il rappelle qu’ « une constitution, cette loi fondamentale qui régule la gestion d’un pays et les rapports entre citoyens, doit être adoptée après référendum et que la campagne précédant son adoption est un autre moment fort de l’exercice de la démocratie participative ». Par ces propos, il approuve la tenue du scrutin référendaire et s’oppose aux  idées incohérentes de l’ « autre » FPRC.   

En reconnaissant publiquement vouloir respecter le processus démocratique en cours, spécialement le référendum sur la constitution mais aussi les élections et le futur président élu, Mr.Saboune propose à l’opinion publique d’identifier son parti comme un élément incontournable de l’échiquier politique centrafricain. Ainsi, selon ces engagements (et en annonçant un retour en terre centrafricaine), Moustapha Saboune serait-il le seul leader du FPRC à pouvoir conduire (ou pourquoi pas créer) un courant politique émergeant vers une direction assurément novatrice en effaçant le recours militaire ? Aujourd’hui, ma réponse est oui !

 

   Bangui,   Blanche Kere, Collaboratrice Especila  Pour CNC

CENTRAFRIQUE: EXCLUSIVITE : DIEUDONNE NZAPALAINGA APPELLE A CREER DES CONDITIONS POSSIBLES POUR LE RETOUR DES REFUGIES

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(Corbeau News Centrafrique)

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EXCLUSIVITE : DIEUDONNE NZAPALAINGA APPELLE A CREER DES CONDITIONS POSSIBLES

POUR LE RETOUR DES REFUGIES CENTRAFRICAINS

 

Bangui,(CNC), 12-21-2015

Après une visite effectuée aux réfugiés centrafricains en République démocratique du Congo, le constat du prélat Dieudonné Nzapalainga est tel qu’il faut créer les conditions propices pour le retour de ces réfugiés dans leurs familles respectives en République centrafricaine. Ainsi, suivez l’interview qu’il a accordée à notre rédaction

Corbeau News Centrafrique (CNC) : L’Archevêque de Bangui Dieudonné Nzapalainga, Bonjour !

Dieudonné Nzapalainga (DN): Bonjour !

CNC : Vous avez effectué un déplacement au Congo démocratique auprès des réfugiés centrafricains, quel est le sens de cette visite ?

DN : Comme vous le savez, le Saint-Père a foulé le sol centrafricain. Il est venu en messager de paix. Il nous a ramené la flamme de l’espérance. Il nous a incités maintenant à partir pour aller à la rencontre de l’autre, ne pas avoir peur. Et surtout, il a nous invités à la réconciliation. Car le Dieu en qui nous croyons, est un Dieu de miséricorde. Et sans plus tarder, j’ai décidé en collaboration avec l’Archevêque de Molègbè (Zongo RDC), Monseigneur Dominic Boulamoutari pour accompagner le représentant du Saint-Père, le Nonce apostolique que le Saint-Père lui-même a envoyé. De même que le Saint-Père a manifesté sa solidarité à l’égard des Centrafricains, en étant proche d’eux, en venant ici, en foulant leur sol, en touchant du doigt la réalité, il a envoyé son ambassadeur pour ne pas dire le Nonce apostolique qui est au Congo démocratique pour partir faire le tour où se trouvent les réfugiés centrafricains. C’est pour dire que le problème centrafricain tient à cœur le Saint-Père. Voilà pourquoi il se déploie, il s’engage pour qu’il y ait de solutions. Et nous aussi, nous ne pouvons qu’apportons notre premier pierre en allant aussi à la rencontre de nos frères et nos sœurs. Déjà le Saint-Père, au nom de Dieu, vient à notre rencontre, maintenant à nous de partir à la rencontre de nos frères.

CNC : Qu’est-ce que vous avez pu constater, une fois que vous arrivez sur les camps des refugiés centrafricains dans ce pays ?

DN : Et ce que nous avons vu, ce sont des scènes de tristesse et de désolation. Nos frères et nos sœurs qui sont sur le site de Transit de Zongo, un site prévu pour 300 personnes, il y a 1800 personnes. C’est la promiscuité. Et ça, nous ne pouvons pas dire que nous sommes heureux de voir nos frères qui dorment sous la pluie, dans la boue quand il pleut. Et ils mangent une fois par jour. Ça ce sont des situations qui sont difficiles à supporter. Nous avons vu également au Camp de Molé que pour certains est un rêve. Mais ceux qui sont là-bas, ils disent qu’ils traversent aussi des moments difficiles. Certes, ils sont à la charge de HCR, mais toutes les conditions ne sont pas réunies. La vie d’un réfugié à l’étranger, est difficile. Vraiment je supplie, je tends les genoux à tous ceux qui ont reçu comme vocation d’être politiciens d’avoir un projet de société pour que rapidement la réconciliation revienne. Car ce que j’ai vu de mes yeux, c’est inhumain. Dans une salle de classe, il y a plus de 150 élèves. Et Dieu seul le sait, ce qu’il y a comme enseignant. Quelqu’un qui est en classe de 5ème peut être enseignant ? Ça c’est vraiment une formation au rabais. Et je supplie à ce que nous puissions taire nos armes, que nous puissions nous réconcilier pour donner la chance à nos frères et sœurs de revenir. Nous avons vu nos frères et sœurs musulmans qui sont à Zongo. Ils ont construit les camps de fortune au tour de la Mosquée centrale de Zongo. Certes, ils sont bien accueillis mais c’est précaire ce que j’ai vu. Donc il est temps, la situation que je dresse ici, il interpelle à un sursaut pour qu’on puisse arrêter nos barbaries, arrêter nos guerres, nos violences, nos querelles intestines, nos intérêts égoïstes pour penser maintenant à nos frères et sœurs qui sont en train de mourir, de tomber malades, qui n‘ont rien même les habits pour porter. Il est temps, il est temps, il est temps ! Nous devons nous engager résolument vers la réconciliation pour avoir très vite une institution reconnue pour que la République centrafricaine sorte de cette ornière.

CNC : Vous apportez le message du Pape François aux Réfugiés centrafricains en RDC, qu’en est-il ces Refugiés centrafricains dans d’autres pays limitrophes?

DN : Le message de paix que le Saint-Père a transmis au Nonce de la RDC est adressé à tous les réfugiés centrafricains dans les pays limitrophes. Parce que le Saint-Père se préoccupe de Centrafrique, il est venu lui-même. Il a envoyé le Nonce comme un émissaire. Et maintenant le même message nous voulons prendre le relais pour le communiquer aux autres ; car il ne peut pas être partout. Mais ce qui est plus important, que chacun se saisisse. La paix reviendra en Centrafrique quand les Centrafricains décideront d’enterrer la hache de guerre, quand ils décideront de faire taire la guerre, quand ils vont décider de considérer l’autre pas comme un ennemi mais comme un frère. C’est là que la paix reviendra. La paix c’est la condition sine quoi none pour un nouveau développement. Et si nous ne pouvons pas nous mettre ensemble, comment le pays pourra se développer ? Nous serons les derniers des derniers. Parce que nos enfants ne peuvent pas aller à l’école. Nous sommes à l’air de numérique, mais beaucoup de nos enfants sont là à la maison. Et les autres enfants, aux alentours, continuent d’étudier. Je peine, je souffre avec tous ces enfants qui n’ont pas choisi d’être analphabètes. Et nous les adultes, responsables, il est de notre responsabilité de mettre fin, de donner la chance à ces enfants de rêver, d’être des médecins, instituteurs, des ministres et les dirigeants de demain. Nous n’avons pas le droit de leur fermer la porte. Le message du Pape François, est adressé à toute la sous-région, à tous les Centrafricains qui sont de par le monde. Mais en venant ici, il s’est préoccupé de notre sort et nous espérons que nous allons avoir un sursaut patriotique pour nous relever de cette situation.

CNC : Certains Réfugies du Centre de Transit de Zongo souhaitent leur relocalisation vers le camp de Molé, alors que d’autres veulent rentrer au bercail : comment voyez-vous cette situation?

Dans la vie de l’homme il y a toujours un rêve à avoir. Tous ceux qui sont au Centre de Transit rêvent d’aller à Molé car ils pensent que la prise en charge là-bas est meilleure. Mais une fois que vous arrivez à Molé, vous avez l’impression que vous êtes restés sur votre faim, que tout n’est pas acquis au niveau sanitaire, au niveau éducatif à plusieurs niveaux. Nous avons entendu les témoignages de ceux qui sont à Molé, ça montre que rien n’est satisfait. Mais in finé, ce que les Centrafricains devraient rechercher, c’est de créer des conditions nécessaires pour que nos compatriotes reviennent au pays. On n’est jamais mieux que chez soi. Nous devons créer des conditions nécessaires à travers les élections, à travers les rencontres bilatérales pour faire que la sécurité revienne afin donner la chance à nos compatriotes de revenir pour apporter leur contribution. Je crois que la solution n’est pas de rester à l’étranger. Le Pape nous a dit clairement : ne fuyez pas le pays, il a insisté. Il nous a dit de résister. Et nous devons résister par la prière, le pardon et la réconciliation. C’est là nos armes, mais pas avec de fusils, pas avec les machettes.

CNC : Comment appréciez-vous la cohésion sociale entre les Chrétiens et Musulmans réfugiés en RDC ?

DN : En écoutant les uns et les autres, ils ont donné une leçon. Là-bas à l’étranger, ils témoignent de la cohésion sociale. Il n’y a pas de problème entre musulman et chrétien là-bas. D’ailleurs, le problème centrafricain n’est pas un problème de chrétien et musulman, ni de religion. Non, c’est un faux problème. C’est un problème plutôt militaro-politique, on déplace pour instrumentaliser la religion. Le problème centrafricain, c’est de faire une bonne politique, la bonne gouvernance. Nous pensons qu’il faut cibler et voir ce problème en face. Il est de se retrouver comme des frères. . Boganda nous a dit dans la devise : Unité et ce n’est pas anodin. Malheur à l’homme seul. Et si nous sommes seuls, nous sommes condamnés à mort. J’ai vu des chrétiens et des musulmans centrafricains, j’ai attendu leur désire, tous aspirent à rentrer au pays.

CNC : avez-vous un message à dire ?

DN : Je lance un appel à tous ceux qui aide pour qu’ils puissent penser à créer des conditions possibles pour que nos frères et sœurs reviennent ici au pays. Et à nous aussi, de nous mobiliser d’aider tous ceux qui ont perdu leurs biens, en leur apportant des briques, des tôles pour qu’ils puissent reconstruire leurs maisons. Je crois que Dieu sera dans les cœurs Des uns et autres. C’est en nous mettant ensemble dans la solidarité à aider nos compatriotes démunis pour que nous puissions retrouver la cohésion sociale.

CNC : Monseigneur Dieuddonné Nzapalainga nous vous remercions !

DN : Je vous remercie !

Bangui, Interview réalisée par Eric NGABA

Bangui: Nourredine ADAM, le grand perdant … Le son des armes ne peut rien contre la voix de la paix

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(Corbeau News Centrafrique), 20-12-2015

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Nourredine ADAM, le grand perdant …

Le son des armes ne peut rien contre la voix de la paix !

Bangui, (N.A)

Malgré les incidents qui ont endeuillé la capitale, le peuple centrafricain vient d’adopter démocratiquement la nouvelle constitution. Désormais, la campagne pour les élections présidentielles et législatives bat son plein dans tout le pays. Et c’est bien ce qui dérange les rares partisans de Nourredine Adam. En effet, après qu’il ait annoncé l’autonomie des régions du Nord-Est de la Centrafrique dans l’indifférence générale, quelques éléments du FPRC cherchent à priver une partie des populations de leur droit à s’exprimer librement. Une fois de plus, le général Adam et ses sbires sont responsables de la privation des libertés individuelles et continuent de s’opposer à la sortie de crise pourtant si proche. Alors qu’un vent d’espoir et de paix souffle sur notre terre, je vous invite à consulter le médiocre bilan de l’ennemi public numéro 1 et à prendre connaissance des agissements de cet homme qui, depuis, a pris la fuite et s’est isolé probablement en Vakaga.

Tout en restant dans la droite lignée des radicaux du FPRC, Nourredine s’exprime sur les ondes de radio N’Deke Luka le 4 décembre. Son message confirme ce que l’on pensait : cet homme n’a plus les pieds sur terre ! En effet, alors que tous les mouvements et partis politiques du pays (sauf le FPRC) naviguent sur le même cap, lui nage à contre-courant… Ses dernières frasques ? Rejet des fonctionnaires de l’état, opposition aux élections, tentative de créer une république ! Le général Adam reste sur sa ligne dure qui n’a, heureusement, aucun avenir ! Ayant compris ses erreurs et, à sa grande habitude, il aurait tenté de revenir sur ses propos en dénonçant un piège tendu par la radio.

Mais, sur le fond, quel est le bilan de Nourredine depuis la division de l’ex-Séléka ? Très maigre, voire inexistant ! En effet, parmi ses échecs, on notera l’absence d’une 3e transition souhaitée depuis des mois, des échecs militaires retentissants, de nombreuses dissidences de cadres du mouvement, une tentative avortée de créer une province autonome du « Nord Dar El Khouti », etc…

Sur le plan militaire, ses moyens de frappe sont de plus en plus remis en doute et le général est très affaibli. Son contingent ne serait constitué que d’une petite centaine d’irréductibles. En effet, les autres soldats ont vite compris qu’il n’y avait pas d’avenir et ont préféré rejoindre d’autres mouvements comme le MPC, notamment la branche du général Al Khatim. Corrompu jusqu’à l’os et obligé de quémander des soutiens venus des pays limitrophes, il fait acheminer de l’armement en provenance du Soudan. N’ayant pas cessé ses activités de contrebande, il persiste dans le trafic d’armes de guerre qui, selon lui, lui permettrait de chasser. Chasser ? Ou plutôt chercher l’argent facile en braconnant !

Sur la scène politique, incapable de construire un programme, Nourredine Adam est complètement isolé et ses plus fidèles lieutenants du FPRC le lâchent un par un. D’ailleurs, même si le mouvement continue à prôner une troisième transition et s’oppose à la tenue des élections, un communiqué diffusé le 11 décembre par son secrétaire général politique privilégie les paroles aux armes ! Ne parvenant plus à rassembler autour de lui, de nombreux cadres se sont tournés vers d’autres partis beaucoup plus modérés, notamment l’UPC ou le MPC, qui s’inscrivent dans la dynamique nationale. Et que dire de l’influence du FPRC sur la capitale ? Il n’y a quasiment plus de représentation politique ! En effet, depuis les évènements tragiques du 13 décembre dans le 3e arrondissement, Haroun Gaye et Hamit Tidjani se font botter par la population du KM5 ! Il était temps…

Comme il l’a fait lors du référendum, Nourredine cherche toujours à entretenir la confusion. Il manipule les minorités et les monte les unes contre les autres parce qu’il cherche à causer des affrontements interreligieux. Un objectif: empêcher les électeurs de s’exprimer et créer un terrain favorable à la transition. Mais, lui, le musulman qui se prétend intègre, n’a même plus le soutien de ses frères. Ces derniers ont choisi la voie des urnes et souhaitent une sortie de crise immédiate. Aujourd’hui, les musulmans de Bangui ne veulent plus entendre parler du général Adam car c’est lui le vrai ennemi des musulmans !

Comme il l’a exposé à la radio, l’objectif de Nourredine Adam est d’entraver le processus électoral. Depuis début décembre, il se déplace dans l’extrême nord-est du pays notamment dans les régions de N’Délé et Birao. A l’approche du premier tour des élections présidentielles et législatives prévu le 27 décembre, comme pour le référendum, les options dont il dispose lui permette encore de mener des actions d’intimidation sur la population afin d’inciter les électeurs à ne pas se rendre aux urnes. Selon des témoins de plusieurs quartiers de Kaga Bandoro, il avait interdit que les listes électorales soient rendues publiques ! Pourquoi ? Parce que l’homme est vexé. En effet, dans sa « déclaration sur une 3e transition » parue le 5 aout 2015, il annonçait l’échec total du recensement électoral. Avec plus de 95% de personnes recensées pour les élections, Nourredine s’est une nouvelle fois illustré par son manque de clairvoyance! Depuis, le OUI l’a emporté très largement au référendum.

Faisant route vers la Vakaga, il a exalté quelques partisans de N’Délé de se joindre à lui pour tenter de semer le désordre. Très vite, des notables et le préfet de la ville historique du Sultan Sénoussi ont alerté les autorités de Bangui que des actes d’incivisme et des violences étaient perpétrées par les illuminés à la botte du général. Et les faits sont tous simplement déplorables ! Outre des affiches de candidats arrachées, les groupes armés de Nourredine ont cherché à s’attaquer à des agents de l’état chargés de mettre en place la logistique électorale. Ils ont ensuite tentés de faire irruption dans les écoles pour faire peur aux enfants à qui l’ont promet depuis des années un avenir radieux. Finalement, ils n’ont pas osé s’attaquer à des maisons ou à des établissements administratifs, parce que la Minusca a réagi et les a mis en déroute, appuyés par la population de la ville.

Même s’il a perdu pied à Kaga-Bandoro, les évènements du 13 décembre confirment que l’homme et ses idées sont toujours à considérer comme une menace sur les populations du nord-est et sur les libertés individuelles qu’il veut interdire. Aujourd’hui, les autorités locales et les habitants des régions de Bamingui-Bangoran et de Vakaga ne peuvent plus accepter que Nourredine et ses hordes s’installent durablement sur leurs terres. Quelle que soit la ville dans laquelle il fera halte et dans laquelle il cherchera à s’établir, c’est bien un accueil très hostile qui attend ce traitre à la nation.

 

Général déchu à la solde des rebelles soudanais et tchadiens, Nourredine Adam est un individu qui n’a plus sa place en Centrafrique. Ses intentions anti-démocratiques n’ont jamais été en accord avec la volonté du peuple centrafricain, celle de retrouver la voie de la réconciliation et de la paix durable. Ayant recours à la violence depuis de trop nombreuses années, tout doit être mis en œuvre pour exclure Adam et faire cesser ses manœuvres déstabilisatrices. Tous les Centrafricains ont droit au vote car tous les Centrafricains ont envie de tourner cette page tragique de notre histoire à laquelle le nom de Nourredine sera associé !

Ngamende Abdoulaye

 

CENTRAFRIQUE: NICOLAS TIANGAYE ET MARTIN ZIGUELE SIGNENT UN PACTE ELECTORAL

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(Corbeau News Centrafrique)

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Nicolas Tiangaye ET MARTIN ZIGUELE SIGNENT UN PACTE ELECTORAL

Bangui, (C.N.C)20-12-2015

 

A l’approche des échéances électorales en Centrafrique, certaines formations politiques se fédèrent avec les unes et les autres. Ainsi, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) par l’entremise de son candidat à la présidentielle Martin Ziguelé a signé, le 16 décembre 2015 devant la presse, un protocole d’accord politique avec le parti Convention républicaine pour le progrès social (CRPS) de Nicolas Tiangaye. Cet accord permet aux deux formations politiques de mener ensemble la bataille électorale pour la présidentielle du 27 décembre 2015.
La signature de ce protocole d’accord politique a eu lieu ce samedi à la résidence de Martin Ziguelé candidat du MLPC. Plusieurs cadres et militants des deux partis signataires, MLPC et CRPS, ont honoré de leur présence à la signature. L’occasion pour Martin Ziguelé et Nicolas Tiangaye d’évoquer leur parcours depuis leur jeunesse au lycée et à l’Université jusqu’au jour où ils se sont retrouvés ensemble sur la scène politique. L’on a retenu de cette anecdote que Ziguelé et Tiangaye, c’est une histoire de longue date. Au tour de rôle, ils ont procédé à la signature successive d’accord électoral qui les lié durant ces scrutins du 27 décembre 2015 au 31 janvier 2016. Selon le candidat du MLPC, son parti et la CRPS font la politique pour le bien être de la population, l’histoire de s’unir pour assurer les biens de la nation.
« C’est d’abord l’accomplissement d’un long compagnonnage politique. Parce qu’avec la CRPS, nous avons mené depuis longtemps une lutte politique pour notre pays, au péril de notre vie avec beaucoup de menace, d’intimidation et beaucoup de peines. C’est pourquoi nous avons pensé qu’à tournoi historique de notre pays, le MLPC et la CRPS aient le devoir de s’unir pour mener ensemble le combat électoral avant le premier. Parce que notre ambition, c’est de faire en sorte que ce pays soit debout », a intimé Martin Ziguelé, candidat du MLPC à la présidentielle avant d’ajouté : « Et La première étape c’est de gagner, dès le premier tour, les élections présidentielles pour que, très rapidement, nous puissions nous atelier aux problèmes cruciaux qui sont ceux du peuple centrafricain, la sécurité, la paix et le pardon dans la réconciliation et dans le rassemblement ».
Il a par ailleurs estimé que c’est un nouveau départ qui a pris aujourd’hui avec Nicolas Tiangaye devant leurs bureaux politiques respectifs. Si le peuple les suit, ils doivent continuer ensemble. Ce que ils ont dit ils doivent le faire pour que les Centrafricains se disent qu’ils se sont battus longtemps et on n’avait tort de ne pas croire en eux parce qu’ils sont en train d’apporter la solution au problème de la population.
De son côté, le président de la Convention républicaine pour le progrès social pense que Martin Ziguelé est un homme d’Etat. Pour lui, le président du MLPC est un leader politique qui a la vision pour la République centrafricaine.
« La journée d’aujourd’hui est une journée historique. Au-delà de la signature de ce protocole, notre lien a été toujours un lien de fraternité. Nous nous engageons dans un combat et ce combat nous ne le menons pas pour nous mais l’intérêt général. Car on fait la politique pour le bien de la population. Parce que notre pays a de problème et ce n’est pas une fatalité. Nous devons nous armer de constance, de lucidité pour sortir ce pays de la crise. Voilà le sens de cet accord », a expliqué Nicolas Tiangaye, président de CRPS qui a été frappé par le critère d’inéligibilité de se postuler à ces élections.
Cet accord prévoit que pour l’élection présidentielle, les parti CRPS s’engagent, par le présent protocole, à soutenir la candidature du président du MLPC Martin Ziguelé dès le premier tour. Pour les élections législatives, chacun des partis présente des candidats dans la circonscription de son choix, d’après les dispositifs de l’accord. Or au second tour des élections législatives, les parties s’engagent à désister au profit du candidat le mieux placé.
En cas de victoire du candidat du MLPC à l’élection présidentielle de 2015, l’accord stipule que les parties contractantes s’engageront par un protocole d’accord politique pour la gestion des affaires publiques.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

Centrafrique : la Minusca suspend le déploiement du Burundais Gaspard Baratuza

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique : la Minusca suspend le déploiement du Burundais Gaspard Baratuza

 

Bangui, (J.N.A)

Alors que la polémique enflait, la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), a décidé de suspendre le déploiement de Gaspard Baratuza, porte-parole de l’armée burundaise et soupçonné d’avoir pris part aux exactions menées par le régime de Pierre Nkurunziza.

« À ce jour, le colonel Baratuza n’est pas déployé en Centrafrique, la Minusca est au courant des rapports et procède à des vérifications », a fait savoir la mission de maintien de la paix vendredi 18 décembre sur son compte Twitter. Dans un autre tweet, cette fois-ci en anglais, la mission de l’ONU a précisé « suspendre son déploiement ».

Tollé 

Il faut dire que l’arrivée du colonel Gaspard Baratuza, fortement pressenti pour porter la voix de la mission onusienne en Centrafrique, avait suscité un tollé. Le militaire, également porte-parole de l’armée burundaise, est en effet soupçonné d’avoir pris part aux exactions menées dans les quartiers connus pour être des bastions de l’opposition à Pierre Nkurunziza.

Porte-voix du régime burundais, Gaspard Baratuza a ainsi évoqué un bilan de « 79 ennemis tués » après des attaques coordonnées de trois camps militaires au Burundi le 11 décembre. Après ces affrontements, les cadavres d’au moins quarante jeunes tués par balles, souvent à bout portant, avaient été découverts dans les rues de la capitale. Pourtant très prolixe sur les réseaux sociaux où il relaie l’actualité du régime, le colonel s’était alors refusé à tout commentaire.

La Minusca, dont la réputation est déjà largement entachée après les accusations de viols, semble donc s’être évité un nouveau scandale.

Claire Rainfroy

 

CENTRAFRIQUE: L’ONG KINGSTONE-DIASPORA S’INVESTI DANS LE PROCESUS DE DEVELOPPEMENT EN CENTRAFRIQUE

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(Corbeau News Centrafrique)

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L’ONG KINGSTONE-DIASPORA S’INVESTI DANS LE PROCESUS DE

DEVELOPPEMENT EN CENTRAFRIQUE

Bangui, (C.N.C), 12-19-2015

L’Organisation Non Gouvernementale nationale dénommée Kingston Diaspora s’active à contribuer efficacement au développement économique et social de la République centrafricaine. Le 11 décembre 2015, Kingston Diaspora a organisé un congrès d’évaluation à son siège au pk13 dans la commune de Begoua, route de Boali. L’objectif est d’évaluer ses activités menées au cours de l’année 2015 dans le pays.
Le congrès annuel d’évaluation s’est passé pendant quatre jours de travail en interne. Ce congrès a réuni une dizaine de personnes au siège du Centre de Sant de l’ONG Kingston-Diaspora dans la commune de Begoua, à la proximité de la sortie nord de la capitale centrafricaine. L’Assemblée générale de Kingston-Diaspora a permis à ses cadres et membres à supputer les efforts du Centre de Santé de l’organisation pendant une année d’activité dans le pays. Cela dit, le personnel de la structure a consacré ces quatre jours à déterminer ce qui a marché et ce qui n’a pas marché durant un an d’activité sanitaire. Kingston-Diaspora intervient dans le domaine de la santé et de la protection enfance en République centrafricaine.
«Cette Assemblée générale nous permet d’évaluer le bilan de l’année 2015 pour examiner le point positif et négatif. Au cours de ce congrès, nous avons énuméré le coté négatifs et positif. Et ce côté n négatif nous permet de faire encore davantage dans nos prochaines pour l’année 2016 », a fait savoir Dario Gbenou, Coordonnateur de l’ONG Kingston-Diaspora.
L’ONG Kingston-Diaspora s’occupe également des orphelins dans le pays. Depuis et avant la crise en Centrafrique, Kingston-Diaspora a déjà enregistré 148 enfants. Il dispose dans sa structuration, un service de médecine générale, un service de consultation externe, un point de vente des médicaments essentiels génériques, un service de laboratoire avec une unité de parasitologie et d’hématologie, un service prénatale et post natale, un service paramédical avec les ambulances pour urgence et transfert à longue distance et courte distance, et un service de pédiatrie.
Par ailleurs, le Coordonnateur a souligné des cas de pertes qu’a subies l’ONG Kingston-Diaspora durant le conflit en Centrafrique. Des locaux et matériels de Centre de Santé à Begoua ont été saccagés et pillés par des bandits armés qui règnent dans le pays. Mais avec les moyens de bord, l’organisation continue d’intervenir en faveur de la population.
L’ONG Kingston-Diaspora s’est fixé comme objectif l’amélioration de la santé de la population dont elle a la charge, l’instruction et la formation des membres, l’organisation des activités économiques et l’accélération du procès induisant à l’adoption du plein statut de ladite structure et plus généralement toutes les actions sociales, culturelles et éducatives propres à atteindre ses objectives. Durant la crise que traverse la République centrafricaine, l’ONG fait des dons des vivres aux personnes vulnérables. A l’image de son président fondateur Steven François GANAYE, l’ONG Kingston-Diaspora est l’œuvre d’une longue expérience et d’un constat sur les conditions de vie incertaines de la population.
« Je crois qu’il y a un besoin dans le domaine de l’éducation et de la santé s’impose en Centrafrique. je me suis rendu que les gens meurent juste à cause d’une petite manque d’attention et de service médical. C’est pourquoi, j’ai décidé de créer l’ONG Kingston-Diaspora qui œuvre dans le domaine humanitaire au côté de la population », a intimé Steven François GANAYE qui, après de longue année de service dans le système des Nations unies, a décidé de s’investir pleinement dans le développement de la République centrafricaine.
Depuis la création de l’ONG en 2009, le président fondateur de Kingston-Diaspora a su tenir, malgré tout, dans sa vision d’apporter de l’aide aux personnes vulnérables. Mais toutefois, Steven François GANAYE a évoqué des difficultés rencontrées dans les démarches à faire fonctionner de l’organisation. « Si on est oisif, les gens se manquent de nous. Mais là, on est productif, les gens cessent de se manquer de nous », a-t-il martelé.
Il en appelle aux partenaires de soutenir l’ONG Kingston-Diaspora dans son évolution afin d’apporter l’aide nécessaire aux personnes en situation de vulnérabilité dont la prise en charge médicale devient difficile. Aux Centrafricains et particulièrement à la diaspora, Steven François GANAYE appelle tous à se rendre compte de la gravité de l’état de santé des populations dans le pays. L’organisation compte en tout 25 membres qui œuvrent pour l’épanouissement de Kingston-Diaspora en dépit du manque de partenaires pour soutenir l’organisation.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: L`ONU sanctionne deux responsables de groupes armes

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique: L`ONU sanctionne deux responsables de groupes armes

 

Bangui, (AFP)18-12-2015

Le Conseil de sécurité de L’ ONU a décidé jeudi de sanctionner deux responsables de groupes armés centrafricains à la suite des violences qui ont marqué le référendum constitutionnel de dimanche dernier à Bangui.
Haroun Gaye et Eugène Barret Ngaïkosset ont été ajoutés à la liste du Comité des sanctions de l’ONU en Centrafrique.
Le premier est décrit par le comité comme un dirigeant du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique, “un groupe armé de l’ex-Séléka à Bangui” qui a été “marginalisé”. Il dirige aussi le “comité de défense du PK5”, le quartier musulman où se sont déroulés les violences pendant le scrutin.
Eugène Ngaïkosset est un ancien capitaine de la garde présidentielle de l’ex-président François Bozizé, chassé du pouvoir par la coalition Séléka à majorité musulmane.
Selon le comité il est “associé au mouvement Anti-Balaka et a créé “sa propre faction anti-balaka” depuis qu’il s’est évadé de prison en mai dernier.
Les sanctions du comité sont des interdictions de voyager et des gels d’avoirs. Plusieurs autres dirigeants anti-balaka ou de la Séléka ont déjà été sanctionnés ainsi depuis le début de la crise en Centrafrique.
Il s’agit “d’un message clair à ceux qui envisagent de commettre des violences pendant les élections”, a commenté la mission britannique auprès de l’ONU.
Près de deux millions de Centrafricains étaient appelés aux urnes dimanche pour approuver une nouvelle Constitution, première étape test avant la présidentielle et les législatives du 27 décembre, censées clore une transition à bout de souffle et sortir le pays de trois ans d’affrontements intercommunautaires.
Le vote a été émaillé d’incidents violents orchestrés par les opposants au processus électoral tant à Bangui qu’à l’intérieur du pays, notamment dans le nord-est.
Ces opposants appartiennent aux franges les plus radicales de l’ex-rébellion musulmane Séléka et des milices anti-balaka, chrétiennes et animistes, dont les leaders sont exclus de la course à la présidentielle.

 

Eugène Ngaikoisset alias le “boucher de Paoua

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA MET EN GARDE CONTRE TOUTE PERTURBATION DU PROCESSUS ELECTORAL

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(Corbeau News Centrafrique)

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LA Minusca MET EN GARDE CONTRE TOUTE PERTURBATION

DU PROCESSUS ELECTORAL

 

Bangui,(C.N.C), 11-12-2015

 

La Force de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) est intervenue ce mardi à Ndélé, dans la préfecture de Bamingui-Bangoran (nord-est), et contrôle désormais les points stratégiques de la ville. L’intervention a eu lieu après que des éléments du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) aient hissé leur drapeau au poste de gendarmerie locale dans la nuit de lundi.
La MINUSCA et ses partenaires stratégiques poursuivront la mise en œuvre du plan de sécurisation du processus électoral pour permettre aux électeurs centrafricains de voter en toute sécurité lors des prochains scrutins. La MINUSCA rend hommage au courage et à la détermination des Centrafricains de Ndélé, de PK5, de Boye Rabe et de toute la Centrafrique qui ont bravé les menaces des fauteurs de trouble pour aller exercer leur droit de vote et décider librement de l’avenir de leur pays. La MINUSCA met en garde le FPRC et tout groupe armé qui tenteraient de perturber la paix et empêcher la poursuite du processus électoral que ce soit à Ndélé, à Bossangoa ou partout ailleurs sur l’ensemble du territoire national.
La mission condamne la déclaration du FPRC sur l’autonomie du Nord-est de la Centrafrique et usera de tous les moyens, y compris le recours à la force, contre toute tentative séparatiste, conformément à son mandat. Elle rappelle que son intervention, en coordination avec les forces de sécurité intérieures et Sangaris, ont permis la poursuite du scrutin référendaire ce lundi dans certains quartiers de Bangui et dans le reste du pays. Le Commandant de la Force de la MINUSCA s’est rendu ce 15 décembre à Kaga Bandoro où il a supervisé les opérations de la Force et ainsi permis aux électeurs de Kaga Bandoro et de Ndélé de voter. A Bossangoa, la sécurisation du processus a permis le déroulement du scrutin dans 29 bureaux de vote sur 35.
La MINUSCA et l’ensemble du système des Nations Unies ainsi que la communauté internationale restent aux côtés des autorités de transition et du peuple centrafricain pour les accompagner dans leur marche vers un retour à l’ordre constitutionnel et à la stabilité.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: DECLARATION DE L’OBSERVATOIRE NATIONAL DES ELECTIONS (ONE) SUR L’ELECTION REFERENDAIRE DU

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(Corbeau News Centrafrique)12-17-2015

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DECLARATION
DE L’OBSERVATOIRE NATIONAL DES ELECTIONS (ONE) SUR L’ELECTION REFERENDAIRE DU

13 DECEMBRE 2015 EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE.

Bangui,  (O.N.E)

 

Dans le cadre de son accompagnement du processus électoral et de la gouvernance démocratique en République Centrafricaine, la Coordination Nationale de l’Observatoire National des Elections (ONE) s’est déployée dans les huit (8) Arrondissements de la ville de Bangui et les quatre (4) circonscriptions électorales de Bimbo pour observer le vote du référendum constitutionnel, en prélude des élections présidentielle et législatives du 27 décembre 2015.
L’Observatoire National des Elections (ONE) est un réseau des réseaux d’organisations de la société civile Centrafricaine. Il est constitué de plus de quatre-vingt (80) organisations de la société civile Centrafricaine, reparties dans les réseaux que sont :
 Réseau des ONG des Droits de l’Homme (RONGDH) ;
 Réseau des organisations de confessions religieuses (catholiques, musulmans, protestants) ;
 Réseau des organisations syndicales (CNTC, ANECA, USTC) ;
 Réseau des organisations de minorités (Pygmée, Peulhs, Albi noces).
Dans le cadre du processus électoral 2015-2016 en République Centrafricaine, l’Observatoire National des Elections (ONE) bénéficie d’un accompagnement technique du National Democratic Institute (NDI) et de l’appui financier du National Endowment for Democracy (NED) pour observer le premier tour des scrutins présidentiel et législatifs du 27 décembre 2015. De plus, l’observatoire National des Elections (ONE) travaille avec la Division des Droits de l’Homme de la Minusca dans le cadre du monitoring des Droits Humains avant pendant et après les deux tours des scrutins couplées des 27 décembre 2015 et 30 janvier 2016.
Le référendum constitutionnel étant considéré comme un scrutin test, avant les scrutins présidentiels et législatifs couplés des 27 décembre 2015 et 30 janvier 2016, la Coordination de l’Observatoire National des Elections (ONE) limitée par ses moyens ne s’est déployée que dans les huit (8) Arrondissements de la ville de Bangui et ses environs (Bimbo) pour observer l’élection référendaire. Ce qui a permis aux observateurs déployés par la Coordination Nationale de l’ONE de faire des constats et de formuler des recommandations.

I- CONSTAT

L’Observatoire National des Elections (ONE) a observé le référendum constitutionnel depuis la mise en place du Comité de vulgarisation et de la sensibilisation sur le projet de la Constitution, la campagne référendaire et le vote du 13 décembre 2015 et a constaté ce qui suit :

I.1- SENSIBILISATION ET VULGARISATION DU TEXTE DE LA CONSTITUTION

L’Observatoire National des Elections (ONE) a noté avec satisfaction la mise en place par le Premier Ministre de la Transition d’un Comité chargé de la vulgarisation et de la sensibilisation sur le projet de la Constitution par arrêté n°034 du 10 novembre 2015.

l’ONE regrette que le texte du projet de la Constitution n’ait pas été vulgarisé en Sango la langue nationale de la République Centrafricaine, qu’aucune affiche du texte de la constitution n’ait été visible dans les quartiers ou même aux abords des Centres de Vote observés. A cela s’ajoutent l’absence de la sensibilisation des électeurs sur le référendum constitutionnel et sur les techniques de vote.

I.2- CAMPAGNE REFERENDAIRE

L’Observatoire National des Elections (ONE) a observé toute la campagne référendaire dans les huit (8) Arrondissements de la Ville de Bangui et les quatre circonscriptions électorales de Bimbo malgré le contexte sécuritaire inadapté dans lequel est organisée l’élection référendaire. L’ONE se félicite de ce que la campagne référendaire ait été contradictoire entre les partisans qui militent pour le « Oui » et ceux qui militent pour le « Non ». La campagne référendaire s’est déroulée à Bangui conformément au délai légal et dans un climat favorable à la liberté d’expression, de réunion et de circulation.

I.3- LE SCRUTIN REFERENDAIRE

Le jour du vote du référendum Constitutionnel à Bangui le 13 décembre 2015, les électeurs Centrafricains se sont mobilisés devant leur bureau de vote pour exercer leur droit de vote. Ce qui se traduit notamment par leur importante participation au scrutin référendaire, leur discipline et leur patience.
L’Observatoire National des Elections (ONE) a noté avec satisfaction quelques points dans certains Centres de Vote des 1er, 2ème, 5ème, 6ème, 7ème Arrondissements et les quatre Circonscriptions de Bimbo. Il s’agit de :
– L’ccessibilité aisée des Centres de vote
– Une atmosphère calme et sereine,
– La présence discrète des forces de défense et de sécurité devant le lycée des martyrs à Bangui, qui procèdent à des fouilles des sacs que portent certains électeurs avant de leur donner accès au Centre de Vote,
– Disponibilité des matériels électoraux
– Présence effective des membres des Bureaux de Vote.
Cependant, l’Observatoire National des Elections (ONE) a également noté certains incidents critiques, des abus et violations des Droits Humains fondamentaux, des difficultés et dysfonctionnements de tous ordres qui ont émaillé le processus électoral.

Des incidents critiques

L’Observatoire National des Elections (ONE) regrette que dans le 3ème Arrondissement de la Ville de Bangui, plus précisément au Centre de Vote de l’école Koudoukou, le groupe armé Texas a brandit un drapeau et des affiches sur lesquels on pouvait lire « pas de vote ». Des tirs à l’arme automatique ont alors retenti provoquant la mort de deux à cinq électeurs selon des sources non officielles. Le vote référendaire n’a pas eu lieu à l’école Koudoukou dans la journée du 13 décembre 2015 malgré l’important déploiement des forces de la MINUSCA censés sécuriser les opérations de vote.

Dans le 3ème, 4ème et le 8ème Arrondissement de la Ville de Bangui l’Observatoire National des Elections (ONE) regrette que des grenades soient lancées dans les Centres de Vote de l’école Gobongo 1 et 2 puis à l’école Saint

Jean de Galabadja occasionnant des cas de blessures parmi les électeurs.

Nous avons aussi constaté que dans tous les bureaux de vote de l’école Gobongo filles et garçons les présidents desdits bureaux ont terminé les opérations de vote à 16 heures 00 alors que plusieurs électeurs se trouvaient dans le rang. Selon le code électoral les personnes se trouvant dans les rangs sont les seuls qui doivent voter même si le bureau est fermé.

Des violations et abus des Droits Humains

L’Observatoire National des élections (ONE) a également relevé plusieurs cas de violations du droit de vote, notamment à l’école Notre Dame d’Afrique dans le 4ème Arrondissement et à l’école Ngouciment dans le 5ème Arrondissement où, les membres du Bureau de Vote ont refusé de faire voter des électeurs dont les noms figurent sur la liste électorale, qui ont présenté leur pièce d’identité, mais qui n’ont pas présenté de récépissé d’inscription sur la liste électorale. L’Observatoire National des Elections a en outre relevé le difficile accès des personnes handicapées dans les Bureaux de Vote. La faible participation des femmes au vote référendaire est remarquée dans les huit (8) Arrondissements et les quatre (4) circonscriptions de Bimbo.
De plus, dans le 3ème Arrondissement et plus précisément au quartier Gbaya Dombia, des hommes ont armes ont été observés en train de proférer des menaces de mort aux électeurs pour les dissuader de venir s’acquitter de leur droit de vote au Centre de Vote de l’école Gbaya Dombia. Ces bandes armées ont ensuite lancé des grenades dans l’enceinte du Centre de Vote provoquant des blessures et la débandade parmi les électeurs et des membres du Bureau de Vote.
Des difficultés et dysfonctionnements
L’Observatoire National des Elections (ONE) a noté que la confection et l’affichage des listes électorales, l’établissement ainsi que la délivrance des cartes d’électeurs ont constitué la source majeure des dysfonctionnements techniques relevés lors du déroulement de l’élection référendaire. Certains électeurs inscrits sur la liste électorale et détenteurs de leurs récépissés n’ont pas retrouvé leurs noms sur la liste. Tandis que d’autres électeurs dont les noms figurent sur la liste électorale, et qui ne sont pas détenteurs de récépissés (incendiés, pillés, égarés) du fait des crises intercommunautaires n’ont pas pu voter, malgré qu’ils aient présenté leur carte d’identité nationale ou leur passeport.
Dans le même registre, les insuffisances et irrégularités suivantes ont été constatées :
– Le démarrage tardif des opérations de vote ;
– La non disponibilité des cartes d’électeurs dans les bureaux de vote ;
– La maîtrise insuffisante des règles et procédures par les membres de certains bureaux de vote ;
– Le laxisme dans les procédures de vote ;
– L’inadaptation des lieux désertés dans lesquels sont placés certains bureaux de vote ;
– Le nombre élevé des cas de refus de vote à certains électeurs qui ont présenté des cartes d’identité nationale ;

II- RECOMMANDATION
Afin de remédier aux insuffisances et irrégularités constatées sur le terrain, l’Observatoire National des Elections (ONE) recommande :
– La poursuite du renforcement des capacités des agents électoraux ;
– Le choix des lieux plus adaptés pour abriter certains bureaux de vote du 3ème Arrondissement ;

– Le renforcement du dispositif de sécurité des candidats, des électeurs et autres acteurs du processus électoral ;
– L’intégration des forces nationales dans le dispositif de renforcement de la sécurité des scrutins ;
– L’impression et la distribution des cartes d’électeurs ;
– Faciliter l’accès des bureaux de vote aux personnes handicapées ;
– Intensifier la sensibilisation des électeurs pour participer aux scrutins ;
– Eduquer et sensibiliser les électeurs sur les techniques de vote ;
– Augmenter le nombre des assesseurs par bureau de vote pour une meilleure gestion des opérations électorales ;
– Permettre aux personnes qui ne possèdent pas leurs récépissés mais qui se trouvent sur la liste électorale de voter par dérogation comme l’exige l’ANE car ils ont été effectivement recensés ;
– Permettre aux électeurs qui possèdent leurs récépissés et qui ne trouvent pas leur nom dans la liste électorale de voter par dérogation car c’est la faute de l’ANE s’ils ont été omis au cours du recyclage de la liste électorale.
L’Observatoire National des Elections considère que l’élection référendaire est une élection test avant les scrutins présidentiels et législatifs, et constitue une étape majeure de la restauration de l’ordre constitutionnel. Pour la réussite de la fête démocratique lors des élections présidentielle et législatives, l’Observatoire National des Elections encourage l’Autorité National des Elections, la Société Civile, les Partis Politiques et les candidats à intensifier la sensibilisation des électeurs pour rehausser le taux de participation à ces scrutins à venir. Dans cet esprit, l’Observatoire National des Elections invite les parties prenantes du processus électoral à respecter le Code de Conduite qu’ils ont adopté et paraphé pour assurer la conduite apaisée de ces élections, qui permettront à la République Centrafricaine de traverser de l’autre côté de la rive où elle recouvrera la paix et la cohésion entre ces populations.
L’Observatoire National des Elections remercie l’opinion publique nationale ainsi que les électeurs pour la confiance qu’ils lui ont toujours manifestée.

 

Fait à Bangui le 15 Décembre 2015

Le Coordonnateur National

Me. Serge Soleil SERAMALE

Centrafrique: Programme de la compagne électoral du Candidat Martin ZIGUELE au élection Présidentielle de décembre 2015

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(Corbeau News Centrafrique)12-17-2015

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Programme de la compagne électoral du Candidat Martin ZIGUELE

au élection Présidentielle de décembre 2015

 

Bangui, (CNC)

 

 

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CENTRAFRIQUE: QUI SONT LES PRINCIPAUX CANDIDATS A LA PRESIDENTIELLE

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE: QUI SONT LES PRINCIPAUX CANDIDATS A LA PRESIDENTIELLE

 

Bangui, (CNC)12-16-2015

DÉCRYPTAGE

Entaché de violences qui ont fait au moins cinq morts, notamment dans le quartier à majorité musulmane de PK5 à Bangui, le référendum constitutionnel du 13 décembre avait valeur de test avant la présidentielle. Plusieurs fois repoussé, le premier tour devrait finalement se tenir le 27 décembre.

La Cour constitutionnelle de transition a retenu les noms de trente candidats. Quatre d’entre eux font la course en tête. Leurs défis sont immenses : mettre un terme aux violences, restaurer la souveraineté de l’Etat, ressusciter des institutions exsangues et relancer l’économie d’un pays dont la richesse des sous-sols a alimenté le conflit.

Anicet Georges-Dologuélé

D’aucuns disent qu’il passe plus de temps à Paris, où est implanté son cabinet de consultance qu’en Centrafrique. Ce qu’il réfute, arguant que sa campagne de proximité couvre tout le territoire et qu’il se montre particulièrement dynamique. Premier ministre de 1999 à 2001 sous Ange-Félix Patassé puis président de la Banque de développement des Etats d’Afrique centrale, il a eu à gérer plusieurs affaires de malversations et de corruption impliquant l’institution. Jamais condamné, il s’est toujours dit étranger à ces montages.

De retour à Bangui en 2013 après des années d’exil, l’ancien chef du gouvernement a créé son propre parti politique, l’Union pour le renouveau centrafricain (URCA), dont la devise est « Rassemblement, paix, développement ». Le mouvement, essentiellement constitué d’anciens cadres du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), est peu présent sur le terrain.

Agé de 58 ans, l’économiste de formation a axé sa campagne sur la nécessité de rétablir la sécurité et la justice pour pouvoir mettre en œuvre un programme économique ambitieux, attirer les investisseurs et créer de l’emploi. « Pour édifier cette nouvelle République centrafricaine, une rupture radicale s’impose. Ce n’est qu’ainsi que nous construirons une République de l’unité retrouvée dans la paix et la concorde nationale », dit-il. Et de marteler : « de 1996 jusqu’à aujourd’hui, la seule période où il n’y a pas eu une crise militaro-politique dans le pays, c’est quand j’étais premier ministre ».

Karim Meckassoua

Il est le premier candidat à avoir tenu un meeting, le 5 décembre, au Stade 20 000 Places de Bangui, une semaine après la visite historique du pape François. « Elu demain président de la République, je défendrai deux projets simples. Simples, mais attendus depuis si longtemps. Le premier : nous réconcilier. Le second : nous développer », a-t-il proclamé à la tribune. Convié, le candidat rival, Anicet-Georges Dologuélé, était présent.

Candidat musulman indépendant de 63 ans né à Bangui dans une famille de Haoussa du Nigeria, Karim Meckassoua se présente comme un « candidat de l’union ». Ingénieur ergonome de formation, il a fait campagne à grands frais grâce au soutien financier et politique du président congolais Denis Sassou Nguesso, également médiateur de la crise centrafricaine, dont il est proche.

Ces derniers mois, ce candidat sans parti politique ni réel ancrage local a multiplié les va-et-vient entre Bangui et Brazzaville tout en faisant des escales à Paris où il dispose de soutiens, au ministère de la défense notamment. En 2014, Paris et Brazzaville avaient appuyé sa candidature au poste de président par intérim de la transition, en remplacement de Michel Djotodia. Son dossier fut rejeté en raison de son passé d’ex-putschiste.

Cet ancien homme d’affaires, qui a été actif dans le secteur minier, a joué un rôle de premier plan dans les préparatifs du coup d’Etat du 15 mars 2003 aux côtés de François Bozizé renversant le président d’alors, Ange-Félix Patassé. A cette date, Karim Meckassoua est un fidèle allié de François Bozizé qui, une fois au pouvoir, le nomme ministre des affaires étrangères. Il occupera cinq ministères différents. Et c’est à l’ambassadeur de Centrafrique en République démocratique du Congo, Elie Ouefio, l’ancien secrétaire général du parti de François Bozizé, Kwa Na Kwa (« le travail rien que le travail » en sango), qu’il a confié sa campagne.

Martin Ziguélé

« Réconciliation, rassemblement, reconstruction ». A la tête du Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC), le dernier premier ministre d’Ange-Félix Patassé (2001-2003) a fait de ce triptyque son slogan de campagne. « Il n’y a pas de télévision ni de radio en Centrafrique, hormis à Bangui, alors, il faut aller sur le terrain, dans toutes les grandes villes d’un pays dont je connais chaque commune, chaque préfecture, ce qui est ma force », estime celui qui avait sans doute remporté l’élection présidentielle de 2005, face à François Bozizé, et n’a pas reconnu les élections truquées de 2011.

Il peut compter sur une formation très bien implantée sur le territoire avec des antennes dans chacune des seize préfectures. Martin Ziguélé bénéficie également des réseaux de l’Internationale socialiste, qui lui ouvre les portes du Parti socialiste français, de l’Elysée, mais aussi des palais présidentiels d’Ibrahim Boubacar Keïta au Mali, d’Alpha Condé en Guinée et de Mahamadou Issoufou au Niger. Une « diplomatie » qui lui vaut d’être perçu comme le « candidat de la France » par certains rivaux, qui mettent en cause son bilan de premier ministre. Lui s’en défend et rappelle avoir mis en œuvre la première opération « mains propres », qui avait notamment valu l’incarcération de son ministre d’Etat aux finances.

Agé de 58 ans, cet expert en assurances, investi par son parti en novembre 2014, se veut la figure de proue de l’opposition à François Bozizé et le candidat leader de cette élection présidentielle. « Mon premier acte si je suis élu ? Mettre en œuvre un programme efficace de désarmement, de démobilisation et de réintégration tout en complétant le mandat de la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) pour occuper les zones minières. »

Bilal Désiré Nzanga-Kolingba

Candidat malheureux face à Catherine Samba-Panza pour la présidence de la transition, Bilal Désiré Nzanga-Kolingba pâtit d’un manque de charisme qui le rend inaudible ou presque. Pourtant, c’est cet ancien député passé par la Banque mondiale, plusieurs fois ministre sous François Bozizé, que le Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) a désigné en février pour prendre les rênes du parti et briguer la magistrature suprême. Une destinée dynastique pour ce fils de l’ancien président André Kolingba arrivé au pouvoir par un putsch en 1981 et défait lors de la première élection démocratique de 1993 remportée par Ange-Félix Patassé.

Le parcours de Bilal Désiré Nzanga-Kolingba, 59 ans, qui a mené activement campagne pour François Bozizé en 2010 dans le fief familial de Basse-Kotto, l’a mené à se rapprocher de ceux qui l’ont renversé, à savoir la coalition rebelle Séléka et l’un de ses chefs, Michel Djotodia.

Chrétien converti à l’islam en 1983, selon ses dires, il s’est discrètement rendu à plusieurs reprises chez l’un des parrains présumés de la Séléka, le chef d’Etat tchadien, Idriss Déby, qui cherche à renforcer son influence politique et militaire en Centrafrique. Toutefois, le RDC de Bilal Désiré Nzanga-Kolingba souffre d’un manque de moyens et d’une implantation limitée à deux préfectures sur les seize que compte la Centrafrique. Ce qui peut être compensé par un soutien de l’ex-Séléka. Mais si son nom renvoie à l’histoire politique du pays, ce « fils de » est également cité aux côtés des anciens ministres Simplice Zingas et Abdallah Kadre dans une affaire de détournement de 20 millions de francs CFA déboursés en 2010 par le Trésor pour une couverture médiatique du cinquantenaire de l’indépendance. Ce que tous deux démentent. L’affaire est entre les mains de la justice.

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Par Joan Tilouine  Le Monde.fr

 

Bangui: Les Centrafricains ont voté la nouvelle constitution malgré les tentatives de boycott

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(Corbeau News Centrafrique)

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Les Centrafricains ont voté la nouvelle constitution malgré les tentatives de boycott

 

Bangui, (C.N.C), 12-16-2015

 

C’est le vote pour la nouvelle constitution le 13 décembre 2015 en République centrafricaine. La population s’est mobilisée pour s’exprimer à travers ce referendum en dépit de multiples difficultés enregistrées au cours des opérations. Des problèmes sécuritaires et techniques perturbent le bon déroulement du vote référendaire dans le pays.
«J’exhorte le peuple centrafricain à se lever massivement pour voter en faveur de oui comme je l’ai fait pour l’avenir du pays », a déclaré en substance Catherine Samba Panza, Cheffe de l’Etat de la transition à sa sortie du bureau de vote à l’école Colombe dans le 7ème arrondissement de Bangui. Les opérations se sont bien déroulées dans certains bureaux de vote alors que dans d’autres bureaux c’est la désolation. Les difficultés logistiques et sécuritaires ont perturbé le bon déroulement des opérations du vote. Le climat sécuritaire dans certains arrondissements de la capitale et également dans certaines régions villes du pays était incertain.
Au pk5 dans le 3ème arrondissement de la capitale, c’est le quasi boycott du vote de la nouvelle constitution. Dans cette partie de la capitale, à majorité musulmane, les ennemis de la paix dans le secteur ont perturbé le déroulement du vote par des crépitements d’armes lourdes et légères. Très top le matin, des détonations à l’arme lourde et automatique, à défaut du non déploiement des forces internationales sur les lieux, ont créé la psychose dans le secteur empêchant l’arrivée des matériels de vote dans le secteur.
Exaspérée par cette situation, une partie de la population du pk5 a entamé une marche pacifique au siège de la Minusca pour exiger l’installation de logistique du vote dans le 3ème arrondissement permettant à la communauté musulmane de pouvoir s’exprimer. Plus tard à 11 heures, la MINUSCA a acheminé les matériels de vote dans le secteur. Alors qu’un bureau de vote du 3ème arrondissement au camp des Castors, a été relocalisé au lycée des Martyrs dans le 2ème arrondissement. Cette situation était parallèle dans le 4ème arrondissement de Bangui où des bandits armés ont été lancé des grenades près du bureau de vote au Lycée et au marché de Gobongo fait quatre blessés.
Par ailleurs à Bossangoa et à Kaga Bandoro, les groupes armés ont boycotté le référendum. A Bossangoa, zone de François Bozizé recalé par la Cour constitutionnelle, les hommes armés ont empêché la population de voter. A Kaga Bandoro considérée comme juridiction de Nourredine Adam, chef du FPRC a mis en exécution son plan de boycott de tout processus électoral dans la région. Plus tard le 14 et le 15 décembre, les populations de ces régions ont pu voter, suites à des négociations et sensibilisations.
A défaut des cartes d’électeurs non distribuées les Centrafricains ont pu voter librement avec les récépissés, pièces d’identité nationale et passeport. Malgré l’irrégularité de certains noms sur la liste électorale affichée par l’Autorités nationale des Elections (ANE) a trouvé une solution d’ouvrir une liste permettant aux gens dont les noms ne sont pas sortis sur la liste de pouvoir voter. En dépit des tentatives de boycott enregistrées au cours de ces opérations, la population s’est mobilisée, sous la protection des forces internationales et nationales, pour voter afin de sortir le pays de la crise. Ce vote référendaire est un premier test qui permet au peuple centrafricain de choisir ses futurs dirigeants lors des élections couplées du 27 décembre 2015 au 31 janvier 2015, pour le premier et deuxième tour.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LE MINISTERE ANGOLAIS DES AFFAIRES ETRANGERES RETABLIT LA VERITE SUR VISITE DE MARTIN ZIGUELE A LUANDA

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE MINISTERE ANGOLAIS DES AFFAIRES ETRANGERES RETABLIT LA VERITE

SUR VISITE DE MARTIN ZIGUELE A LUANDA

 

Bangui, (CNC)15-12-2015

 

SUITE A LA CAMPAGNE DE DIFFAMATION ET DE CALOMNIE CONTRE MARTIN ZIGUELE, LE CANDIDAT FAVORI DU MLPC A L’ELECTION PRESIDENTIELLE, DECLENCHEE PAR Wilfried Maurice SEBIRO ET LES INTERPRETATIONS MALVEILLANTES ET SANS FONDEMENTS AUXQUELLES CELUI-CI S’EST LIVRE DANS SON ORGANE DE PRESSE “CENTRAFRIQUE LIBRE”, TENDANT A FAIRE CROIRE QUE C’EST EN TANT QU’ENVOYE SPECIAL DE MME Catherine Samba-Panza QUE MARTIN ZIGUELE A ETE RECU LE 11 DECEMBRE DERNIER A LUANDA PAR SON EXCELLENCE JOSE EDUARDO DOS SANTOS, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE ANGOLAISE, LE MINISTERE DES AFFAIRES ETRANGERES A TENU A RECADRER LE CONTEXTE DE CETTE IMPORTANTE VISITE EN APPORTANT LES PRECISIONS ET CLARIFICATION NECESSAIRES DANS LE COMMUNIQUE DE PRESSE CI-DESSOUS AFIN DE LEVER TOUTE AMBIGUITE 

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Bangui

 

Centrafrique: Le Collectif «Touche pas à ma Constitution »Salue le courage exceptionnel du Peuple Centrafricain et le

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(Corbeau News Centrafrique)

Collectif Touche pas à ma constitution LOGO MODIFIÉ

 

Communiqué de Presse N°0049/2015

Le Collectif «Touche pas à ma Constitution »Salue le courage exceptionnel du Peuple Centrafricain et

le processus du retour à la légalité Constitutionnelle.

Bangui, (C.N.C) 12-15-2015

La détermination du peuple centrafricain de revenir à la légalité constitutionnelle dans cette circonstance exceptionnelle que traverse la République se confirme par l’existence d’une histoire inoubliable qui se caractérise par l’action politique courageuse qui conduit tout un peuple de résister face au climat de la terreur afin de doter les institutions républicaines de la loi fondamentale par l’exercice du pouvoir sacro-saint du droit de vote.
Désormais le peuple centrafricain indivisible vient de faire une grande démonstration de force politique à travers l’accomplissement d’un devoir citoyen qui s’avère impossible, mais avec une forte capacité de mobilisation générale et des multiples sacrifices, le peuple souverain fini par triompher pacifiquement par le respect du jeu démocratique.
Au regard de ce contexte très particulier, le collectif « Touche pas à ma Constitution », Organisation de la Société Civile qui milite pour les valeurs constitutionnelle, tient d’abord à saluer le courage politique exceptionnel du peuple centrafricain et profite de cette occasion pour rendre un vibrant hommage à tous les martyres et ainsi qu’à tous les combattants de la liberté qui se sont sacrifiés pour écrire tous ensemble cette nouvelle histoire qui enterra définitivement dans l’histoire de l’humanité.
Le Collectif, exhorte les détenteurs du pouvoir public de protéger très chaleureusement les acquis démocratiques dont le peuple centrafricain vient de l’obtenir au prix des sacrifices énormes.
Enfin, le Collectif, encourage davantage le peuple centrafricain de braver surtout la peur et de répondre plus massivement au prochain rendez-vous électoral fixé pour le 27 décembre 2015 afin de permettre au peuple centrafricain de faire son choix politique.

Fait à Paris le 14. 12. 2015

Le Coordonnateur Général.
Godfroy- Luther GONDJE-DJANAYANG.

BANGUI: LA MINUSCA APPELLE A UNE CAMPAGNE ELECTORALE APAISEE ET MET EN GARDE CONTRE LES TROUBLES

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(Corbeau News Centrafrique)

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LA MINUSCA APPELLE A UNE CAMPAGNE ELECTORALE APAISEE

ET MET EN GARDE CONTRE LES TROUBLES

Bangui, (C.N.C)11-12-2015

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilité en Centrafrique (MINUSCA) a appelé à une campagne électorale paisible et invite les candidats à présenter leurs projets de campagne au peuple centrafricain sans animosité, ni recours à la violence sous toutes ses formes. L’appel a été lancé mercredi à Bangui, au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la MINUSCA, par son Porte-parole, Vladimir Monteiro.
Dans cet appel, la mission des Nations Unies en Centrafrique a aussi demandé à ceux dont la candidature a été rejetée de se conformer à la décision de la Cour constitutionnelle de transition et à faire montre de retenue dans leur réaction. La MINUSCA leur demande également de sensibiliser leurs sympathisants afin qu’ils évitent toute attitude qui serait de nature à perturber le processus électoral et la stabilité en Centrafrique. Sur un total de 44 candidatures présentées pour la présidentielle, 30 dont celle d’une femme ont été retenues tandis que 14 ont été rejetées.
La MINUSCA réitère sa détermination à travailler en étroite collaboration avec les autorités compétentes afin d’assurer le bon déroulement de cet important scrutin qui représente une étape cruciale vers une sortie définitive de la crise politico-sécuritaire qui affecte la Centrafrique depuis de longues années. Par ailleurs, la MINUSCA a rappelé la publication mardi, d’une première liste des candidats aux législatives du 27 décembre, par l’ANE. Cette liste comporte 1192 candidats députés et sera complétée après la réception des dossiers incomplets ce mercredi en fin d’après-midi.
Sur le plan électoral, la MINUSCA note également que le Conseil National de Transition a adopté le 4 décembre deux amendements au code électoral : l’article 68 qui prévoit le nombre de votants dans un bureau de vote et de l’article 47 sur la carte d’électeur avec photos. Désormais, le nombre de votants dans un bureau de vote est passé de 250 à 500 électeurs tandis que la carte d’électeur sans photographie est autorisée. Néanmoins, au moment du vote, l’électeur devra présenter, en plus de sa carte d’électeur, tout autre document avec photo prouvant son identité ou, au besoin, un témoin de son village ou quartier.
Sur les formations liées au processus électoral, le “Comité ad-hoc Genre et élections” des femmes centrafricaines, ONU Femmes et la MINUSCA organisent depuis mardi une formation de trois jours pour les femmes candidates aux législatives. Elle porte, entre autres, sur la campagne électorale, les techniques de communication électorale et de négociation. Enfin, la campagne de sensibilisation des électeurs sur le référendum de la Constitution du 13 décembre 2015 se poursuit dans le pays.
Le Porte-parole de la MINUSCA est aussi revenu sur la publication, vendredi, du premier rapport public sur les droits de l’homme en Centrafrique, au lendemain de la journée internationale des Droits de l’Homme autour du thème : «Nos droits. Nos libertés. Toujours ». Cette année, la journée est consacrée au lancement d’une campagne qui marque le 50e anniversaire des deux Pactes internationaux relatifs aux droits de l’homme: le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels.
Sur la question du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rappatriement des anciens combattants, Vladimir Monteiro a précisé que les opérations de PRE-DDR ont commencé à Bouar, le 3 décembre, et visent tous les combattants volontaires et membres des groupes armés signataires de l’accord DDRR de Bangui. Les combattants enregistrés et désarmés bénéficient d’une assistance alimentaire et sont dirigés vers des travaux communautaires générateurs de revenus. Pour rappel, les opérations de PRE-DDR ont été lancées en juin 2015 à Bangui avant d’être étendues à Birao, Bria, Kaga-Bandoro et Bambari. Le programme devra toucher 10 autres localités telles que Paoua, Bossangoa et Obo.
A propos de la cohésion sociale, le Porte-parole de la MINUSCA a indiqué qu’à la demande du Comité de crise à PK5, la MINUSCA a facilité une réunion sur la relance des services bancaires dans le quartier. Séparément, la MINUSCA a également rencontré les maires des 2e, 5e, 6e et Bimbo arrondissements pour discuter des moyens pour améliorer la gestion et le partage d’information entre les autorités locales sur la sécurité dans leurs zones.
De son coté, la sous-commissaire Pospescu Oana Andreea, Porte-parole de la police de la MINUSCA, a noté que la situation sécuritaire ces derniers jours dans le pays, a été marquée par une baisse significative de la criminalité. Sur les activités de la Police, elle a précisé qu’en plus des missions d’escorte et de protection de hautes personnalités, la Police a effectué 145 patrouilles diurnes et nocturnes ainsi que des gardes statiques et des opérations de lutte contre la délinquance.
Par ailleurs, 40 officiers de la police judiciaire de la Police Centrafricaine et de la Gendarmerie nationale participent jusqu’au 26 décembre à une formation de remise à niveau en matière de traitement des affaires criminelles tandis que l’ensemble du personnel disponible des Forces de sécurité intérieures participent à une formation sur les missions des agents de sécurité pendant la période électorale et notamment dans un bureau de vote.
Pour sa part, le Lieutenant colonel Adolphe Manirakiza, Porte-parole militaire de la MINUSCA a fait savoir que la force de la Minusca est entrain de déployer toutes ses énergies pour appuyer le gouvernement dans la sécurisation des autorités et des agents électoraux qui se rendent sur le terrain, ainsi que le transport des kits électoraux. En exemple, il a cité que le 03 décembre dernier, la force a sécurisé le déploiement du matériel électoral à Nandobo Mboula, Salo et Moungoumba ; elle a aussi fourni une escorte à l’équipe électorale régionale de Kemo en date du 05 décembre, de Bangui à Sibut. Le 04 décembre, la force a sécurisé la distribution du matériel électoral dans la ville de Bouar.
Le Lieutenant colonel a enfin annoncé que la force escorte actuellement les autorités gouvernementales dans tout le pays pour sensibiliser la population au vote du referendum.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LE PROJET THIMO ATTEIND SA 1ère PHASE D’ACTION SOCIALE POUR LA REDUCTION DE PAUVRETE ET LA COHESION SOCIALE

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE PROJET THIMO ATTEIND SA 1ère PHASE D’ACTION SOCIALE POUR LA REDUCTION

DE PAUVRETE ET LA COHESION SOCIALE

 

Bangui, (CNC), 11-12-2015

Le projet dit Travaux à Haute Intensité de Main d’œuvre, THIMO en sigle, est en train d’atteindre résolument son objectif. Ce projet d’assistance post-conflit qui vise l’utilisation optimale de la main d’œuvre pour réduire au maximum la pauvreté, atteint sa première phase d’action sociale à Bangui. Un point de presse visant à présenter le bilan à mi-chemin des activités du projet « THIMO-Bangui » s’est tenu, le 09 décembre 2015 au ministère des travaux publics à Bangui.

Lancé officiellement le 22 janvier 2015 par Catherine Samba-Panza, Cheffe de l’Etat de la Transition dans le 6ème Arrondissement de la ville de Bangui, les THIMO dans sa première phase concernent tous les 8ème Arrondissements de la ville de Bangui. Les travaux de cette première phase consistent en la réhabilitation de voiries et drainage ainsi qu’en la création de fossés maçonnés le long des voies réhabilitées. Selon Jules YANGANDA, Expert en communication près de ce projet, le projet « THIMO-Bangui » a créé à ce jour, 61. 000 emplois correspondant à plus de 141 millions de francs CFA distribués aux jeunes et femmes démunies en termes de revenus financier.
« Ce projet qui vise à ramener la cohésion sociale et aussi à réduire la pauvreté présente un impact positif sur la population bénéficiaire. Nous avons enregistré aujourd’hui ouvriers et cadres pour ce projet », a-t-il noté.
Cette approche, d’après lui, a déjà fait ses preuves dans de nombreux pays africains jadis frappés par la crise militaro-politique. C’est le cas de la Cote d’Ivoire, du Burundi où le projet THIMO a été expérimenté. Le Gouvernement centrafricain s’est inspiré de cette approche. C’est pourquoi, il a initié le projet THIMO-Bangui qui a été financé par la Banque Mondiale à hauteur de 4 milliards de francs CFA. Le projet est divisé en deux phases. Mais la première phase a eu quelques difficultés au cours de sa mise en œuvre.
« Cette première phase qui a démarré en janvier 2015 devait durer normalement 6 mois. Malheureusement les récents évènements ont perturbé le déroulement des activités THIMO. C’est pourquoi les travaux de cette première phase continuent encore dans certains Arrondissements de la ville de Bangui », a expliqué Jules YANGANDA.
La 2ème phase des THIMO sera très bientôt démarrée dans le 2ème Arrondissement de la ville de Bangui. Les travaux consistent en la réhabilitation de route et en la création des fossés maçonnés.
«Je vous informe que dores et déjà, les Autorités locales du 2ème Arrondissement se réjouissent de l’avènement de ce projet qui va permettre aux jeunes et femmes de la localité d’accéder aux sources de revenus afin d’améliorer leurs conditions de vie », a-t-il intimé
De nombreux bénéficiaires de ce projet ont utilisé une partie de leurs revenus pour se lancer dans de petits commerces, à en croire l’Expert en Communication qui a ajouté que : « Certains ex-combattants bénéficiaires de ce projet ont déclaré avoir abandonné les armes pratiques pour se consacrer aux travaux THIMO».
Toutes fois, ce projet THIMO relève de grandes difficultés. le cas de vol des matériels de travail constatés souvent sur le site des travaux, le refus de certains manœuvres d’accepter le principe de rotation qui devrait permettre à d’autres personnes d’accéder aux sources de revenus. Chaque bénéficiaire perçoit en terme de revenu financier 2500 FCFA par jour, cela pour deux (2) semaines minimum de contrat et deux (2) mois maximum. Les résultats montrent que le projet a effectivement contribué à réduire la pauvreté et à ramener la cohésion sociale au sein des communautés. Car il a favorisé la réinsertion des jeunes, des femmes démunies et des ex-combattants dans le tissu professionnel.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: « L’ARGENT ET LE CHOIX DES HOMMES POLITIQUES DE VALEUR : Une question d’éthique républicaine et démocratique »

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(Corbeau News Centrafrique)

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« L’ARGENT ET LE CHOIX DES HOMMES POLITIQUES DE VALEUR : Une question d’éthique

républicaine et démocratique »

Bangui, (C.N.C), 11-12-2015

Le Peuple Centrafricain aspire plus que jamais au retour à un état de sécurité et de quiétude durable après les graves atteintes aux droits de la personne humaine qu’il a subies sur plusieurs décennies et dont le point culminant a été atteint entre 2013 et 2015. Il attend aussi de renouer avec une vie démocratique normale, qui lui permette d’exprimer sa volonté sans peur et sans contrainte dans le choix de ses nouveaux dirigeants et représentants, à travers des élections transparentes et crédibles.

1) Mais nul n’est dupe !
La misère et l’indigence créées par deux années d’une guerre sans nom, risquent de rendre sourde ou aveugle une grande partie de la population devant le choix entre la qualité et l’argent des futurs dirigeants centrafricains, au sortir de la grave crise politique, morale, culturelle, économique et sociale que le pays a connue durablement !
D’où l’urgente nécessité d’une implication morale, matérielle et financière de toutes celles et de tous ceux qui à travers l’Afrique et le monde, aiment le Centrafrique.

Cette implication, morale d’abord, doit s’effectuer à tous les niveaux du processus électoral. Elle aura pour finalité première de corriger au départ l’injustice la plus intolérable dans un domaine où la « qualité » des personnes en lice doit beaucoup plus compter que leur « avoir matériel ou financier », au risque de voir s’instaurer de fait le « vote censitaire » par lequel le plus riche passe pour le plus apte à gouverner ; ce qui n’est pas souvent prouvé, du moins en Centrafrique !
Le rôle moral de la Communauté internationale d’un côté, celui des Amis du Centrafrique et du Gouvernement de Transition de l’autre, doit consister à prendre en compte ce type de déviation morale et politique pour mieux la prévenir et au besoin la rectifier, afin de donner les chances au Peuple centrafricain de renouer avec une démocratie relativement propre et durable !

2/ Dans le financement global des élections Une ligne devrait être prévue en faveur de tous les candidats à l’élection présidentielle dont les dossiers ont été validés définitivement par la Cour Constitutionnelle de Transition ! Par ailleurs, l’Autorité Nationale des Elections(ou une autre instance administrative) devrait fixer également fixer un montant des dépenses électorales à ne pas dépasser par les candidats.
De telles mesures auraient le grand avantage de mettre ces candidats sur une même position de départ et éviter que pour des raisons d’argent, le vice écarte d’emblée la vertu ou que la médiocrité dame le pion à la qualité, situation qui ramènerait le pays à la case départ !

3) Les élections centrafricaines de 2015 sont en priorité une affaire de « morale politique » avant les autres considérations habituelles! En tout cas l’Etat centrafricain dans sa convalescence, doit être plus rigoureux que par le passé et faire en sorte que l’élection présidentielle ne se transforme pas en une foire d’exposition de billets de banque ni en une bourse de valeurs sonnantes et trébuchantes !

Il faut à tout prix sortir la RCA du gouffre dans lequel l’ont plongée des décennies d’incurie morale et politique !
LGP

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centafrique: France, qui est le soutien congolais de Marion Maréchal-Le Pen ?

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(Corbeau News Centrafrique),11-12-2015

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France : qui est le soutien congolais de Marion Maréchal-Le Pen ?

 

Bangui(CNC)

 

La société Congo Capital Entreprises, contrôlée par Wilfried Etoka, a écrit une lettre annonçant sa venue en Provence-Alpes-Côte d’Azur (sud est de la France) pour proposer des opportunités d’affaires aux entreprises régionales, “dès le lendemain de l’élection de Marion Maréchal-Le Pen”, la candidate du Front national.

Mis en cause par les milieux économiques, notamment par le patronat français, le Front national, qui est sorti en tête du premier tour des élections régionales en France, le 6 décembre dernier, se cherche apparemment des soutiens dans les milieux d’affaires. Le 9 décembre, Marion Maréchal-Le Pen, qui a obtenu 40,5% des voix en Provence-Alpes-Côte d’Azur, a publié une lettre émanant de Congo Capital Entreprises, qui a promis de se déplacer « dès le lendemain de l’élection de Marion Maréchal-Le Pen en territoire de Provence Alpes Côte d’Azur pour présenter des opportunités d’affaires représentant 3 milliards d’euros de business potentiels aux entreprises de la région ».

Une lettre signée Innocent Dimi

Sur son compte Facebook, où elle a publié la lettre (reproduite ci-dessous) signée d’Innocent Dimi, vice-président de Congo Capital Entreprises, la candidate d’extrême-droite s’est réjouie :  « À tous ceux qui n’ont de cesse de promettre les pires conséquences économiques à une région dirigée demain par notre équipe, ce type d’initiative de grands groupes internationaux prouve que notre victoire sera une chance pour le développement économique, y compris international. »

Marion Maréchal-Le Pen a toutefois oublié de préciser que la lettre de Congo Capital Entreprises n’était pas totalement le fruit du hasard : Innocent Dimi, signataire de la lettre, serait en effet également « directeur Afrique » de Maréchal & Associés, la banque d’affaires fondée par Samuel Maréchal, le père de Marion… Ce dernier, joint par mail par Jeune Afrique, nous a simplement répondu : « Innocent Dimi n’est pas employé de mon cabinet », sans davantage de précisions (et alors que Mr Dimi figure dans l’organigramme en ligne de Maréchal & Associés), ce qui ne signifie évidemment pas que les deux hommes ne sont pas en étroite relation d’affaires.

Innocent Dimi est en tout cas depuis longtemps le dirigeant de la société de bourse congolaise « La Financière », qui est liée à Maréchal & Associés.

Plan de privatisation de 46 sociétés publiques congolaises

Congo Capital Entreprises a été choisi par le gouvernement congolais pour piloter un plan de privatisation de 46 sociétés publiques opérant notamment dans l’agro-industrie, l’hôtellerie et le tourisme, l’activité forestière, le commerce ou encore l’eau et l’électricité. Elle est contrôlée par Wilfried Etoka, négociant pétrolier basé au Maroc mais très puissant au Congo. Jeune Afrique rappelait récemment que, pour ses détracteurs, la réussite fulgurante de « Willy » Etoka, agronome formé à Brazzaville, s’explique avant tout par « ses liens étroits » avec le président congolais Denis Sassou Nguesso et son fils Denis Christel. Une accusation que l’intéressé nie en bloc.

Le soutien implicite de Wilfried Etoka peut paraître d’autant plus étonnant qu’il y a quelques semaines, Louis Alliot, autre leader du Front national (et conjoint de Marine Le Pen), s’était publiquement engagé contre le référendum organisé au Congo par Denis Sassou Nguesso…

Frédéric Maury

Jeune Afrique