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Centrafrique: démarrage des concours au Collège et Lycée techniques de Bangui

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APANews  /  Corbeau News Centrafrique: 08-10-2014, 20h12.

 

Lycée technique de Bangui
Lycée technique de Bangui. ©dkrauss

Sept-cents-cinquante candidats, toutes séries confondues, ont entamé samedi matin à Bangui les concours d’entrée au Lycée Technique Sambonga et au Collège Technique de Bangui.
Ainsi, 462 candidats sont inscrits pour la seconde AB, 104 pour les sciences et techniques industrielles et les 184 autres cherchent à rentrer au collège.

En donnant le coup d’envoi, le proviseur dudit lycée, Martin Pounewaka, a exhorté les uns et les autres à compter sur eux-mêmes avant de s’étonner du désintérêt des candidats pour les filières techniques.

‘’Et pourtant, a-t-il relevé, ce sont des filières porteuses. Ce sont des filières qui donnent l’espoir à l’emploi ou à ceux qui sont en quête d’emploi.
Malheureusement certains parentes et candidats n’ont perçu le bien-fondé de la création de ces filières”.

Illustrant ses propos, il a déploré le fait qu’on ait en menuiserie un seul candidat, en maçonnerie 7, en électricité 36 et en employés de service administratif et commerciaux 2 candidats.

Selon le calendrier préétabli, la date du 6 novembre était réservée à la clôture des dépôts de candidatures, le 8 novembre à la composition des épreuves écrites et la proclamation des résultats le 12 novembre prochain.

 

©APA

RCA / Sangaris : troisième convoi de relocalisation d’ ex-combattants

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©RP Defense  /  Corbeau News Centrafrique: 08-11-2014, 20h00.

Convoi des ex-combattant de la séléka escorté par la Sangaris
©2014MFD

Troisième convoi de relocalisation d’ex-combattants

Du 24 au 27 octobre 2014, le troisième convoi de relocalisation d’ex-combattants de Bangui vers la province a été escorté par la Minusca. Plus de 300 ex-combattants et leurs familles ont pu rejoindre leur localité d’origine en toute sécurité.

Cantonnés au camp RDOT de Bangui, ces ex-combattants ont fait le choix d’accepter les mesures de confiance, en déposant leurs armes. Mis en place par la l’organisation internationale pour l’immigration (OIM), et intégralement escorté par la mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA), ce convoi est parti de Bangui le 24 octobre. Les quelques 590 kms qui séparent Bangui de Bria, dernier point d’arrêt, ont été parcourus en quatre jours.

La MINUSCA a accueilli le convoi sur ses emprises au cours des étapes journalières afin d’en assurer sa sécurité. La force Sangarisa appuyé la MINUSCA en surveillant les itinéraires empruntés par le convoi et a renforcé le dispositif de sécurité autour des zones de transit. La force a également mis en place un dispositif d’alerte pour intervenir rapidement en cas de besoin.

Convoi des ex-combattant de la séléka escorté par la Sangaris
©2014MFD

Ce troisième convoi s’inscrit dans la dynamique vertueuse initiée par les deux premiers et permet à ces ex-combattants, tous volontaires, de retrouver leur village, de s’y réinsérer et de reprendre une vie normale.

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6 700 hommes de la MINUSCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à accompagner la montée en puissance progressive de la mission de l’ONU.

Ministère de la défense

Centrafrique: la mission éprouvante des Diables rouges

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DNA  /  Corbeau News Centrafrique: 08-11-2014, 04h09.

les Sangaris de retour de bangui
©DNA

Le Général Sainte-Claire Deville, commandant les forces terrestres, a présidé ce matin la cérémonie de retour de Centrafrique de quelque 160 Diables rouges qui ont participé, durant six mois (d’avril à septembre), à la mission Eufor-RCA. Sept d’entre eux ont été décorés.

Les fantassins du 15-2 avaient en effet intégré le bataillon de la force européenne en Centrafrique composé de 400 soldats dont 150 Diables Rouges. Dans un premeir temps, les Colmariens ont assuré la sécurité de l’aéroport puis, dès juin, avec le lancement officiel d’Eufor-RCA, ils ont eu pour mission de sécuriser les 3e et 5e arrondissements de Bangui. Mission particulièrement difficile puisque les militaires français ont été «confrontés à des extrémistes violents», selon les termes du général. D’ailleurs, au total, 19 soldats du régiment colmarien ont été blessés, quelquefois sérieusement. Ce matin, sept Diables ont été décorés (croix de la valeur militaire) pour leur engagement en Centrafrique et d’autres le seront le 11 Novembre, au Hartmannswillerkopf.

©dna.fr

Chute des prix du pétrole : la zone CEMAC exposée à des “difficultés” pour les budgets nationaux (FMI)

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Xinhua  /  Corbeau News Centrafrique: 08-11-2014,  01h28.

les six pays de la CEMAC avec leurs drapeaux
©2014CNC

Les pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) doivent “se préparer à des difficultés” dans leurs budgets nationaux suite à la “chute importante et prolongée des prix du pétrole”, a prévenu vendredi au siège de la Banque des Etats de l’Afrique centrale ( BEAC) à Yaoundé, une équipe du Fonds monétaire internationale (FMI) . “Il faut se préparer à des difficultés, notamment vers la chute du prix du pétrole. Donc, il faut que les finances publiques soient raisonnables. C’est un vrai défi pour les ministres des Finances de voir comment répondre à tous les besoins qui sont importants, tout en sachant que les revenus vont être moins importants que prévu”, a souligné à Xinhua la représentante- résidente du FMI au Cameroun, Boriana Yontcheva.

La CEMAC est un espace communautaire composé de six pays : le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République centrafricaine (RCA) et le Tchad. A l’exception de la RCA, confrontée à une longue crise politico-militaire depuis presque deux ans, c’est une région qui la particularité d’être productrice de pétrole.

Pour l’année qui s’achève, la Banque des Etats de l’Afrique centrale (BEAC) a publié fin octobre des perspectives économiques portant sur une révision à la baisse de 6,1 à 5,6% de la croissance du produit intérieur brut (PIB) et qui minimisait l’ impact de la chute des cours mondiaux de l’or noir sur les économies de la région.

Cette performance est proche de la moyenne de l’Afrique subsaharienne qui, selon le FMI, est estimée à 5,8%, ce qui fait de celle-ci la deuxième région la plus dynamique après l’Asie du Sud-est.

Mais lors de la présentation vendredi du 2e rapport annuel sur les “Perspectives économiques régionales pour l’Afrique subsaharienne et la CEMAC”, Mario de Zamaroczy, chef de mission depuis 2010 du FMI pour la CEMAC et le Cameroun en service au siège de l’institution financière à Washington, a à son tour insisté pour dire que la région subit “un impact immédiat” de la baise des prix du pétrole, “puisque les exportations sont souvent vendues sur le marché “spot “, c’est-à-dire au prix courant”.

“La région de la CEMAC, a-t-il aussi expliqué à Xinhua, est une région productrice de pétrole. Une part importante des recettes du budget provient du secteur pétrolier. Lorsque les prix internationaux chutent, automatiquement les recettes vont diminuer et donc il va falloir tenir en compte dans les prochains budgets avec moins de recettes.”

“Les barils qui sont exportés à compter de maintenant ramèneront moins de recettes que les barils qui étaient exportés il y a six mois.Et puis nous pensons que ces prix resteront à ce niveau-là au moins pour les deux prochaines années. Donc, il faut s’adapter au niveau des budgets, puisqu’il y aura moins de recettes. Il faut se poser la question comment on va équilibrer les budgets”, a ajouté l’économiste.

Le FMI estime toutefois que les perspectives de croissance de cette région africaine à court terme devraient rester solides, à condition que, en dehors de la conjoncture liée à l’évolution des cours du pétrole, le climat sécuritaire soit globalement maintenu sous contrôle et que la région continue d’être épargnée par l’ épidémie à fièvre Ebola qui fait des ravages en Afrique de l’Ouest. F

 
©Xinhua

RCA: Mohamed DHAFFANE, écarté de l”Ex-coalition Séléka, pique une colére contre ses ex-compagnons

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Corbeau News Centrafrique: 07-11-2014, 23h50.

Dhaffane et Nouredine ADAM

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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Ex coalition Séléka

 

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 04/11/14

Relatif aux réunions organisées à Kaga Bandoro visant à perpétuer la division entre communautés en utilisant le chagrin et la souffrance des musulmans en vue de peser sur le forum de Bangui

L’ Ex-Coalition Séléka SIGNATAIRE de l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville a suivi de bout en bout les réunions de certaines de ses tendances tenues à Kaga Bandoro le 02 novembre 2014, et qui ont abouti à la mise en place de deux structures, politique et militaire, sans surprise en accord avec les velléités non seulement sécessionnistes mais aussi et surtout divisionnistes sur fond d’un tribalisme dangereux et écœurant.

L’ Ex-Coalition Séléka, en tant que mouvement patriote, solidement attachée aux principes républicains de l’unité, de l’indivisibilité et de la laïcité de notre pays, ne saura cautionner des comportements et méthodes consistant à déstabiliser indéfiniment la République et à maintenir le peuple dans la souffrance. Elle condamne et rejette en bloc les conclusions irraisonnables et irréalistes de ces assises. Elle demande au Gouvernement centrafricain et à la Communauté internationale d’en faire autant pour ne pas que la voix du désordre et de la partition porte sur celle de la réconciliation et de la paix, car la partition ne doit pas servir de monnaie politique. Le cas du Soudan du Sud doit demeurer une interpellation continuelle.

L’ Ex-Coalition Séléka précise qu’après la sombre période de cendres et de sang que le pays a connu, toute démarche qui s’inscrirait en dehors du cadre de l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville du 23 juillet 2014 n’est que ruine, péril et suicide pour le pays. Car la solution aux revendications légitimes qu’elles puissent paraître n’est plus militaire mais plutôt politique. Elle considère donc que la priorité des priorités est et demeure LA SECURITE. Ainsi, loin d’être la partition ou la réorganisation militaire des groupes armés, la solution de la crise est plutôt politique, économique et rien d’autres. C’est pourquoi :

Sur le plan sécuritaire :

La sécurité constitue la condition essentielle sans laquelle il ne saurait y avoir ni normalisation ni développement durable. De ce fait, trois urgences s’imposent à savoir le déploiement des Forces internationales sur toute l’étendue du Territoire national, le lancement du programme DDR et la poursuite de la RSS dans la refonte systématique des Forces de Défense et de Sécurité afin de les rendre plus représentatives des différentes communautés et régions de la République Centrafricaine. Puisque la RSS vise à restaurer la confiance, à permettre l’instauration d’un climat favorable à la reconstruction et au développement économique, elle aura ainsi pour vocation de répondre à l’éventail des besoins de sécurité de l’Etat et des populations civiles dans le respect de l’État de droit, de la démocratie et des droits de l’Homme, grâce à la promotion d’une gouvernance responsable, transparente et efficace.

Sur le plan politique :

Seul le forum national du dialogue inter-centrafricain sera l’occasion de donner des orientations à la nouvelle Constitution pour la prise en compte du recadrage consolidé et du rééquilibrage géopolitique du pouvoir et des intérêts communautaires et régionaux à l’image de certains pays africains comme le Burundi, le Sénégal, le Tchad ou le Cameroun etc. Ainsi seulement, nous aurons résolu les problèmes de partage du pouvoir que nous avons loupé en n’appliquant pas l’Accord de N’djamena du 10 janvier 2014 qui aurait pu nous éviter toutes les complications résultantes de la démission de Michel Djotodia.

Sur le plan économique :

Des programmes à la hauteur des urgences doivent être mis en place pour ces populations déplacées ou réfugiées afin de favoriser leur réinsertion dans la vie socio- économique. Le déploiement de la MINUSCA va engendrer des retombées socioéconomiques, d’où l’obligation d’aider les commerçants et opérateurs économiques nationaux à accéder à ce marché fructueux. Il est surtout question d’aider à la recherche de financements pour des projets et micro-projets dans des domaines très divers.

L’ Ex-Coalition Séléka, au regard de ce qui précède, pense qu’il importe aux différents acteurs de la crise de s’inscrire sans condition dans la logique de franche collaboration avec les Autorités de la Transition ainsi que la Communauté internationale pour créer des conditions favorables au retour, à la réinstallation et à l’aide aux déplacés et réfugiés meurtris dans un pays déstructuré par la sottise et l’immaturité politique de certains individus égoïstes, manipulateurs et experts en double langage pensant pouvoir tout le temps tromper tout le monde. Mais le peuple est fatigué, et la Communauté internationale devient de plus en plus très exigeante et ferme.

L’ Ex-Coalition Séléka note qu’il est inutile de s’en prendre à un gouvernement de transition dont la mission principale est de respecter une feuille de route validée par la Communauté internationale en vue d’organiser des élections crédibles ;  un tel gouvernement ne saurait répondre aux énormes attentes de la Nation au même titre qu’un gouvernement de développement sorti des urnes. Il appartiendra à ce dernier de traiter toutes les revendications jugées légitimes liées aux questions de développement intégré et équitable dont les jalons seront immanquablement posés lors du grand forum national de dialogue inter-centrafricain prévu en décembre 2014 ou janvier 2015.

L’ Ex-Coalition Séléka estime que les efforts des partisans de la paix et de l’unicité du pays doivent être soutenus sans ambiguïté tant par les Autorités de la Transition que par la Communauté internationale. Le danger serait de les ignorer pour traiter avec les irréductibles ennemis de la paix – qu’il faut d’ailleurs combattre ouvertement – qui n’ont rien compris dans la marche solidaire vers la réalisation du destin National commun aux antipodes de tout intérêt égoïste. Elle en appelle au patriotisme des compatriotes centrafricains ayant conquis militairement le pouvoir de l’Etat en mars 2013 et l’ayant perdu diplomatiquement le 20 janvier 2014, de comprendre que l’ancienne coalition a lamentablement échoué pour avoir été incapable de gérer la transition. A ce titre, elle est de très loin mal placée pour donner des leçons à qui que ce soit. Une vieille dame, pour exprimer sa colère devant cette immaturité, a dit : « vous avez pris le pouvoir par les armes, vos adversaires vous l’ont repris par leurs stylos (politiquement) ».

L’ Ex-Coalition Séléka, en définitive, continue sa réflexion et sa quête à trouver un endroit susceptible d’abriter un dialogue inter-Séléka afin d’amener les différentes tendances à conclure entre elles un accord crédible aux fins d’aplanir les divergences par le dialogue et rester attachées au processus politique en cours dans l’intérêt bien compris de la Nation et de la Sous-région.

L’ Ex-Coalition Séléka SIGNATAIRE de l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville tient à témoigner à l’endroit du Gouvernement centrafricain, du Médiateur international, du Président de la CEEAC et de toute la Communauté internationale toute sa gratitude pour tous les efforts immenses consentis afin de ramener la paix dans notre cher et beau pays.

Fait à Bangui, le 04 novembre 2014

Gal Mohamed-M. DHAFFANE,                     

2ème Vice Président, Chef de Délégation,     Ancien Ministre d’Etat

L’ UIT offre des terminaux satellitaires au gouvernement centrafricain

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APANews  /  Corbeau News Centrafrique: 07-11-2014, 16h57.

Union Internationale des Télécommuniacations

Le représentant de l’Union Internationale des Télécom (IUT) pour l’Afrique Centrale et Madagascar, Jean Jacques Massima, a remis, vendredi à Bangui, vingt terminaux satellitaires communément appelés téléphones thuraya et dix autres téléphones fixes satellitaire au ministre centrafricain des Postes et Télécommunications chargé des nouvelles technologies, Abdallah Kadre Assane.

Destinés au gouvernement et aux forces vives de la nation, les téléphones, estimés à plus de vingt millions de FCFA, permettront selon l’UIT aux bénéficiaires de s’affranchir ‘’des aléas ou de la rupture du service de communication de tout opérateur de GSM” dans le pays.

‘’Ce geste n’est pas que symbolique. Il traduit l’attachement du bureau de l’UIT pour l’Afrique Centrale et le Madagascar d’assurer un développement serein du secteur des télécommunications quels que soient les aléas politiques, les troubles sociaux, les catastrophes naturelles qui peuvent survenir sur cette partie de ma zone de juridiction”, a indiqué Jean Jacques Massima.

Pour le ministre Abdallah Kadre Assane, le don fait suite à la demande du gouvernement centrafricain, sollicitant l’inscription de la RCA en télécommunication d’urgence par l’UIT.

‘’Cette remise est la preuve d’une coopération agissante entre l’IUT et la RCA. Car cette réponse immédiate est à la hauteur de l’espoir du gouvernement de transition”, a dit le ministre.

La zone de juridiction de Jean Jacques Massima couvre onze pays africains dont dix en Afrique Centrale et le Madagascar.

Basé à Yaoundé, M. Massima est en visite de travail à Bangui depuis lundi.

©APANews

Centrafrique : Quand les crises militaro-politiques font oublier le changement climatique

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Rosmon  /  Corbeau News Centrafrique: 07-11-2014, 16h49.

Difficulté de la circulation dans la ville de Bangui en Centrafrique

Centrafrique : Quand les crises militaro-politiques font oublier le changement climatique

La lutte contre le changement climatique semble oubliée pour la République Centrafricaine, avec les crises dans le pays. Les inondations deviennent récurrentes et les destructions anarchiques des arbres sont devenues un moyen de vie.

Il suffit de faire un tour dans des zones sud et nord de la Centrafrique pour connaitre la réalité. En octobre dernier, au moins vingt-cinq maisons ont été détruites à Bruxelles, quartier situé dans le 2ème arrondissement de Bangui par une forte submersion.

Les riverains de l’Oubangui ont constaté avec amertume la montée du niveau d’eau ces derniers, mais aucune perspective n’est envue pour prévenir une  éventuelle catastrophe nature.

À la sortie nord de la ville de Bangui, sur la route de Damara et de Boali, plusieurs arbres ont été détruits, servant de bois de chauffe. Nombreuse personnes désœuvrées se sont lancées dans ce commerce bien qu’illégale. Au niveau des institutions, les sensibilisations sur le reboisement, le réchauffement climatique et la désertification sont restées très occasionnelles en République Centrafricaine.

Quelques personnes affectées par les inondations ont été assistées par le gouvernement centrafricain ou des ONG. Cependant, réduire le risque lié aux catastrophes naturelles est loin d’être une priorité des autorités.

©/Rosmon

Centrafrique / Sangaris : saisie importante lors d’une fouille à Bangui

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MFD  /  Corbeau News Centrafrique: 07-11-2014, 16h41.

Intervention des forces de l'ONU appuyées par la Sangaris à Bangui lors d'une fouille
©MFD

Dans la matinée du 31 octobre 2014, les forces de sécurité intérieures (FSI), appuyées par les forces internationales de la Minusca et Sangaris ont conduit une importante opération de fouille dans le quartier de Boy Rabe, au nord de Bangui.

Des éléments de la mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations Unies en République centrafricaine (MINUSCA) et les forces de sécurité intérieure (FSI) se sont déployés dans un quartier au Nord de Bangui pour y conduire des fouilles ciblées d’habitations. Pendant que la force Sangaris assurait la sécurité des FSI et de la MINUSCA, empêchant toute entrée et toute sortie de la zone de fouille, les investigations ont permis de relever des armes de guerre et une quantité importante de munitions.

Au cours de l’opération, des soldats Sangaris ont été pris à partie par un groupe d’individus armés non identifiés. Les soldats du GTIA Picardie, appuyés par ceux de l’EUFOR RCA, ont riposté et ont neutralisé plusieurs d’entre eux.

Ce type d’opération coordonnée entre les forces internationales et les FSI est nécessaire pour garantir un niveau de sécurité minimal dans la capitale.

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 6 700 hommes de la MINUSCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à accompagner la montée en puissance progressive de la mission de l’ONU.

©Ministère français de la défense.

Jacques Sémelin revient sur son voyage en Centrafrique

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La Croix  /  Corbeau News Centrafrique: 07-11-2017, 16h33.

rencontre entre les intellectuels de France et de Centrafrique à Bangui
©la-croix.com

J’ai rejoint cette mission en ma qualité de chercheur sur les violences extrêmes, sans rien connaître de la Centrafrique ou à peu près. Ma venue s’est décidée au dernier moment et je n’ai pu me préparer à ce voyage. J’ai donc découvert la Centrafrique à travers les paroles des Centrafricains. La première rencontre à l’université de Bangui m’a tout de suite marqué. Nous étions une vingtaine autour d’une longue table, assis sur des chaises rustiques dans une salle aux murs délabrés. Qu’importe, l’essentiel allait être la richesse de leurs paroles et la nature de nos échanges. Il y avait là entre autres un historien, un sociologue, un anthropologue.

Ce qui m’a d’abord impressionné ? La qualité de leur langue : ils s’exprimaient dans un français remarquable. Je guettais ce qu’ils allaient dire de la violence. Mais ils voulaient d’abord nous donner leurs clés d’analyse. Intellectuels, ils parlaient en intellectuels.

Vous comprenez ? Les causes économiques et la corruption… Les coups d’État à répétition et la tutelle de la France. Aujourd’hui, la dérive de la jeunesse largement analphabète. Oui, nous comprenions. Plus nous les écoutions, plus nous prenions conscience de l’ampleur du désastre. Nous étions arrivés dans un pays à genoux, déglingué et défoncé comme ces rues de Bangui où l’on circule avec peine. La rencontre tirait déjà à sa fin. Tout à coup, les mots de la violence ont jailli de certaines bouches. Ici, des personnes lynchées dans la rue puis brûlées, là, des têtes coupées, des cadavres démembrés et saucissonnés ou encore des ventres éviscérés. Et qui sait si certaines parties de ces corps mutilés n’ont pas été mangées ? Là, ils ne comprennent plus : « On n’avait jamais vu ça, dit l’un d’entre eux. Les coups d’État étaient suivis de quelques jours de pillages ; et puis ça s’arrêtait. Mais pourquoi maintenant massacrer des femmes et des enfants ? » Chacun semble se poser cette question angoissante : « Que nous est-il donc arrivé ? » On les sent hantés par la mémoire de ces atrocités dont ils ont été parfois témoins. Des membres de leurs familles ont pu en être victimes. Nos hôtes sont accablés. Ils pourraient s’effondrer devant nous mais ils gardent leur dignité.

Et nous ? On écoutait, silencieux et sidérés. Écouter, toujours écouter, poser quelques questions. Quand cette violence dite « extrême » est-elle apparue ? Certainement à partir de mars 2013 quand la Séléka est arrivée à Bangui. En réaction, les Anti-Balaka se sont mis aussi à massacrer. Mais le pays a connu des signes et des actes avant-coureurs : sous les présidences de Bozizé et même de Patassé. Il faudrait encore scruter les années de la colonisation française et même avant. Il y a un travail à faire sur la chronologie de la violence et des massacres dans ce pays.

Qui vise-t-elle ? Les musulmans mais pas seulement. Les chrétiens aussi mais pas seulement. « Vous savez, nous vivions en bonne entente, ou à peu près. » Tiens, j’ai déjà entendu ce discours en Bosnie, ou au Rwanda. « Dans nos familles, il y a des chrétiens et des musulmans ; et puis tout a basculé. » On a désigné le musulman comme un « bégua », un étranger, dénonçant la menace d’une « invasion de l’islam ». Ça rappelle aussi d’autres situations. Certains propos ont eu, semble-t-il, une connotation génocidaire, notamment sur la radio Ndeke Luka, comparée parfois à celle des Mille collines au Rwanda. Aujourd’hui, des dizaines de milliers de musulmans ont quitté le pays, et ceux qui sont encore à Bangui ont peur. Ils vivent dans une sorte de ghetto dit du « km 5 » où nous nous sommes rendus. Mais les chrétiens et la population en général ont aussi peur, parce que les armes sont partout et que ni les militaires français de Sangaris ni le détachement de l’ONU ne les désarment. Une quasi-certitude : la violence n’est pas d’origine religieuse. La religion n’est qu’un prétexte pour s’approprier les richesses des victimes ou les détruire. Quand nous sommes partis, la situation était à peu près calme. Pour combien de temps ?

©la-croix.com

Centrafrique: les troubles persistants font flamber les prix

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TV5  /  CNC: 07-11-2014, 16h07.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Marché-Km5-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Marché Km5 de Bangui
©AFP

Les troubles persistants en Centrafrique ont provoqué une nouvelle flambée des prix à Bangui sur fond d’effondrement de la production agricole, aggravant encore les difficultés au quotidien d’une population épuisée.

La dernière vague de violences dans la capitale, en octobre, s’est traduite par une paralysie du quartier du PK-5, poumon commercial de la ville et épicentre des affrontements intercommunautaires depuis le déclenchement de la crise centrafricaine, en 2013.

Le centre commercial a depuis repris ses activités mais la peur continue de hanter les esprits. “Bon, si c’est calme on revient vendre. Si ce n’est pas le cas, on se terre c’est tout”, explique à l’AFP Assan Aoudou Mahamat, jeune quincailler.

Au PK-5, on trouve un peu de tout sur les étalages, dans les échoppes et sur les marchés.

Mais les taxis refusent de desservir le secteur, redoutant de nouvelles violences dans le quartier, dont presque tous les commerçants sont musulmans et qui a été assiégé pendant des mois par des miliciens Anti-Balaka à majorité chrétienne, hostiles à la minorité musulmane, et des bandes de pillards.

Ils s’arrêtent à plus d’un kilomètre, déposent les passagers et repartent vers le centre-ville dans un concert de klaxons.

– Manioc ‘pas à la portée de tous’ –

L’accès difficile aux commerces, ajouté à l’insécurité dans le pays, alimente l’inflation des produits de base: farine de manioc – aliment de base des Centrafricains -, viande de boeuf, lait en poudre, huile, sucre, ciment…

“On ne peut pas circuler librement pour atteindre l’arrière-pays ou bien la frontière camerounaise et ramener assez de denrées et de produits pouvant changer la donne. Partout il y a l’insécurité”, déplore Albert Yonga, commerçant.

“Le sac de manioc est passé de 13.000 francs (CFA, près de 20 euros) à 16.000 francs, voire 18.000 francs. Ce n’est pas à la portée de tous les ménages”, constate, dépitée, Marie Yassé, mère au foyer.

“Avant la crise, on pouvait bien manger avec 3.000 CFA par jour. Désormais ce n’est plus le cas. Il faut au moins 6.000 CFA ou 9.000 pour qu’une famille nombreuse puisse s’alimenter normalement”, soupire Agnès Nguiba, fonctionnaire.

Car la crise s’est aussi traduite par un effondrement de la production agricole, aggravé par la présence de groupes armés éparpillés dans le pays qui pillent les camions de marchandises, malgré le déploiement de forces internationales.

“On ne peut pas circuler librement pour atteindre l’arrière-pays ou bien la frontière camerounaise et ramener assez de denrées et de produits pouvant changer la donne. Partout il y a l’insécurité”, s’insurge Albert Yonga, commerçant.

– “Razzias récurrentes” –

Cette semaine, le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) ont redit leur forte préoccupation sur la situation alimentaire des 4,8 millions de Centrafricains.

Dans un rapport, elles soulignent que “le secteur primaire, pilier de l’économie centrafricaine, a régressé de 46% par rapport au niveau d’avant la crise. On note une fuite importante de la production agricole à la suite de la crise qui a provoqué des déplacements massifs des populations”.

Même si en 2014, les productions de céréales et de manioc ont augmenté par rapport à 2013 – année particulièrement calamiteuse -, elles restent “inférieures de 58% à la moyenne de la période 2008-2012”, selon les deux agences.

“Les chiffres de l’élevage sont également en baisse. Ils ont régressé de 77% par rapport au niveau d’avant la crise du fait des razzias et des vols de bétails. Les stocks des réserves alimentaires dans les zones rurales sont actuellement inférieurs d’environ 40 à 50% à leur niveau antérieur du fait des razzias récurrentes”, indique le rapport.

“Le PAM est particulièrement préoccupé par la situation des communautés isolées et des personnes déplacées à l’intérieur du pays (…) Les niveaux de consommation alimentaire de la moitié de ces ménages sont très bas. Ce qui aggrave le risque de malnutrition et rend les familles largement dépendant de l’aide alimentaire”, dans un pays qui figure parmi les plus pauvres de la planète malgré son potentiel agricole et minier, s’inquiète Arif Hussein économiste en chef du PAM.

©AFP

Centrafrique: les chefs de la Seleka prêts à participer au dialogue national

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RFI  /  Corbeau News Centrafrique: 07-11-2014, 06h25.

Le général Zoundéko à Bambari. ©CNC
Le général Zoundéko à Bambari. ©CNC

En République centrafricaine, une délégation gouvernementale accompagnée de représentants de la communauté internationale s’est rendue, durant trois jours, à la rencontre des principaux chefs de la Seleka à Kaga-Bandoro, Bambari et Bria. À l’issue de cette tournée, un constat : les échanges ont été constructifs. Les groupes rencontrés se sont engagés à participer au dialogue national qui devrait avoir lieu à Bangui en janvier 2015.

Le ministre centrafricain de la Défense Aristide Sokambi, qui dirigeait la délégation gouvernementale, est satisfait. À Kaga-Bandoro, Bambari et Bria, il a transmis aux principaux chefs de tendance de la Seleka l’invitation de la présidente de transition au forum de réconciliation de Bangui, prévu pour janvier. Le ministre dit avoir obtenu l’accord des chefs de tendance pour une participation à la rencontre. « Le ton de nos échanges a beaucoup changé par rapport aux premiers contacts que j’avais eus avec la Seleka, a-t-il indiqué à RFI. Nos interlocuteurs n’ont posé aucune condition ».

À Kaga Bandoro, la délégation a rencontré Noureddine Adam entouré de ses généraux. À Bambari, elle s’est entretenue avec Ali Darassa et Joseph Zoundéko. À Bria, elle a pu rencontrer Zacharia Damane avec ses principaux conseillers et lieutenants. Les discussions ont eu lieu à chaque fois sur les sites de la mission des Nations unies, la Minusca.

Souhait de paix

Les membres du gouvernement ont été accompagnés, tout au long du parcours, par des représentants de la communauté internationale, au travers du G8. « Les trois groupes de la Seleka nous ont tenu un discours comparable de souhait de paix, de souhait d’arrêter les combats, de volonté de déposer les armes après le forum de Bangui » a indiqué à RFI Charles Malinas, l’ambassadeur de France, qui participait à ces rencontres.

RCA / HCCT : Richard Pouambi somme les patrons des médias audiovisuels au sujet du « professionnalisme »

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Bâtiment-de-la-Maison-de-la-Presse.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bâtiment de la Maison de la Presse

HCCT : Richard Pouambi somme les patrons des médias audiovisuels au sujet du « professionnalisme »

Bangui (CNC) 06-11-2014, 21h57: Le Président du Haut Conseil de la Communication de transition (HCCT), José Richard Pouambi a convoqué ce mercredi 5 novembre 2014, en séance de travail au siège de son institution, les patrons des organes de médias audiovisuels tant du secteur public que privé. Au centre de cette rencontre, le professionnalisme des médias en cette période particulière de crise que traverse la République centrafricaine.

José Richard Pouambi
José Richard Pouambi

« Les médias sont tenus de procéder à l’éducation citoyenne des populations, en traitant l’information avec équité et objectivité au profit de la population. Pour cela, les médias sont tenus de réserver un traitement égalitaire, conformément aux dispositions de l’Ordonnance n° 05. 002 du 22 février 2005, relative à la liberté de la communication en RCA. » Tel parait la quintessence du message livré par le président du HCCT à l’endroit de ses hôtes, en présence des représentants des ambassadeurs invités à la rencontre.

La convocation des responsables de médias audiovisuels par le HCCT n’est pas fortuite, à en croire Richard Pouambi, car elle revêt en effet, d’un double enjeu. D’abord, la rencontre s’inscrit dans le cadre d’échanges et d’évaluation des organes de médias audiovisuels instituée par l’institution transitoire de régulation de la communication en Centrafrique. Occasion par excellence pour non seulement faire le point de la situation des médias, mais aussi de tirer sur la sonnette quant aux points de faiblesse enregistrés dans le traitement et la diffusion de l’information dans les différents médias.

Ensuite, l’appel de Pouambi à cette rencontre tient lieu d’appel à l’ordre du fait de quelques dérapages déjà constatés au niveau des médias audiovisuels ces derniers temps en RCA. «  Les réalités de l’heure démontrent largement   que certains organes audiovisuels procèdent à des pratiques non professionnelles, diffusant ainsi des informations portant atteintes à la vie privée des citoyens ou qui ne sont même pas vérifiées et provenant souvent des rumeurs. » a relevé le président du HCCT qui s’appuie sur le résultat du travail réalisé par le service de monitoring de l’Observatoire des médias de Centrafrique en partenariat avec Internews et l’Institut Panos Europe. En effet, pendant ce travail, les analystes ont enregistré dans la base des données, 74 éléments de discours de haine repérés dans la presse écrite et seulement 4 dans les contenus médiatiques diffusés par les radios opérationnelles.

Tita Samba, Vice-président du HCCT est allé loin pour indexer directement certaines radios qui bafouent la déontologie et l’éthique dans leurs informations. « Lorsque nous écoutons les stations Ndéké Luka, radio Notre Dame (RND) et radio Centrafrique, beaucoup d’émissions sont faites par téléphones, ce qui fait qu’il y’a des dérapages, il faudrait remédier à ces genres de manquements avant la date des élections qui s’annonce » a-t-il souligné.

Devant cette situation, Pouambi n’entend pas baisser la garde. D’ailleurs, « il m’importe de condamner de vive voix de tels agissements contraires à la déontologie et à l’éthique et d’affirmer que de tels organes sont indéfendables, car irrespectueux des lois qui régissent le fonctionnement de la profession. » a-t-il martelé avant d’en appeler au ressaisissement des responsables des organes de presse au regard du professionnalisme.

Les observations faites par le HCCT sont autant valables pour les médias audiovisuels que pour la presse écrite centrafricaine, mais il se pose cependant, l’épineuse question des conditions de travail où, en plus de la sécurité physique du journaliste, l’accès aux sources d’informations est un véritable serpent de mer.

Fred Krock pour CNC

©2014CNC

Centrafrique : les experts de l’ONU accusent le Tchad, les Anti-Balaka et Séléka

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Jeune Afrique  /  Corbeau News Centrafrique: 06-11-2014, 21h41.

L'ONU accuse le Tchad, les Anti-Balaka et les Séléka

Les experts de l’ONU sur la Centrafrique ont rendu public, le 1er novembre, leur rapport final dans lequel ils pointent notamment le rôle ambigu joué par le Tchad depuis le retrait des soldats de la Misca (la force africaine) en avril.

Souvent pointé du doigt depuis le coup d’État du 24 mars 2013 à Bangui, le Tchad voit cette fois son rôle en Centrafrique bien documenté par les experts de l’ONU. Dans leur rapport final rendu public le 1er novembre, ceux-ci accusent notamment les autorités tchadiennes d’avoir détenu pendant plusieurs mois, et sans raison valable, trois dignitaires centrafricain d’une ville frontalière.

Le 1er mai, un groupe armé non identifié attaque Markounda (Nord-Ouest) provoquant l’exode d’une partie de la population en territoire tchadien. Le 17, le sous-préfet de la ville, le secrétaire général et le directeur d’une école publique décident de se rendre sur place. C’est alors, rapportent les experts onusiens, qu’ils sont arrêtés, transférés à N’Djamena puis condamnés avec d’autres citoyens centrafricains à une détention d’au moins trois mois. Selon plusieurs sources, les trois représentants de Markounda ont été libérés fin octobre.

>> Pour aller plus loin : Centrafrique – Tchad, la déchirure

Les experts de l’ONU rapportent également que deux de membres de leur groupe ont été détenus pendant quatre heures par les forces de défense et de sécurité, lors d’une mission en RCA le long de la frontière tchadienne. Enfin poursuit le rapport, des soldats tchadiens ont participé à l’attaque, le 20 mai, de trois villages centrafricains proches de la frontière (Bembéré, Békaye et Bédoua 3), attaque lors de laquelle trois personnes ont été emmenées de force au Tchad et dont on est aujourd’hui sans nouvelle.

Ces incidents sont “les exemples les plus symboliques de la situation” au nord-ouest de la Centrafrique, où les experts onusiens ont documenté de nombreuses attaques de groupes armés venant du Tchad depuis que N’Djamena a retiré, le 16 avril, ses troupes de la Misca (la force africaine intégrée aujourd’hui au sein de la Minusca).

>> Lire aussi : La Séléka au bord de l’implosion

Le document de l’ONU présente un autre détail troublant sur l’implication du Tchad dans le pays. Après les combats de Boguila (proche de la frontière tchadienne), en mai, entre l’armée française et les éléments du général de l’ex-Séléka Mahamat Alkhatim – aujourd’hui coordonnateur adjoint de l’Unité pour la Centrafrique (UCP, branche dissidente de la Séléka) -, les soldats de Sangaris ont saisi un fusil d’assaut israélien Gali, armement inédit dans l’arsenal des rebelles. L’arme “faisait partie d’un lot vendu en 2008 au ministère tchadien de la Défense, qui était accompagné d’un certificat d’utilisateur final garantissant que ces armes ne seraient pas transférées à un pays tiers”, précisent les experts qui s’étonnent d’avoir “vu des fusils analogues au Tchad, portés par le personnel des services de sécurité interne de la Direction générale des services de sécurité des institutions de l’État (DGSSIE)”. “Des fusils identiques ayant été saisis dans d’autres régions de la République centrafricaine”, poursuit le rapport.

Enfin, les experts font d’autres constats importants, au nombre de quatre. Les voici :

  • Bilan macabre

Selon le rapport, plus de 3 000 personnes et 22 travailleurs humanitaires sont morts entre le 5 décembre 2013 et le 14 aout 2014. Sur cette période, les anti-balaka ont été responsables de la mort de 854 civils et de 7 travailleurs humanitaires. Les attaques menées par des combattants assimilés à l’ex-Séléka ont causé la mort de 610 civils et de 7 travailleurs humanitaires. Pour les experts de l’ONU, le général Alkhatim et ses 600 hommes demeurent la menace principale à la paix et à la sécurité en Centrafrique. Les deux groupes armés sont également accusés de perturber le déploiement de l’aide humanitaire.

  • Début de coopération entre la Séléka et LRA

Un groupe de la LRA (Armée de libération du seigneur, de Joseph Kony), dirigé par le capitaine Okello Palutaka, et de la Séléka, sous le commandement du colonel Amed Shérif, ont coopéré sur plan logistique dans la sous-préfecture de Nzako (sud-est), écrivent les experts. On peut ainsi voir les deux hommes bras dessus, bras dessous sur une photo présente dans l’annexe du rapport.

  • Contrebande de minerais

Le trafic de minerais ne faiblit pas en RCA, contribuant indirectement au financement des différents groupes armés – anti-balaka à l’ouest, ex-Séléka à l’est où ces derniers ont imposé des taxes aux collecteurs et aux bureaux d’achats de diamants et d’or. Les experts de l’ONU ont noté, grâce à des images satellites, que la production de diamants avait explosé ces derniers mois à Sam-Ouandja, ville du nord-est de la RCA contrôlée par les l’ex-Séléka où aucune force internationale n’est présente. À Ndassima, mine proche de Bambari (Centre) également aux mains des rebelles, ces derniers tentent même d’organiser la production en distribuant, par exemple, des cartes “d’artisan minier” aux collecteurs.

  • Toussaint, l’étrange mercenaire belge

De novembre 2013 à février 2014, François Toussaint, un mercenaire belge habitant au Gabon et condamné pour meurtre dans son pays, a officié comme conseiller militaire pour Révolution et justice, un groupe armé présent dans le nord-ouest de la Centrafrique. RJ a été fondé en octobre 2013 par un capitaine des Forces armées centrafricaines (Faca), Armel Sayo. Composé d’anciens éléments de l’APRD (Armée populaire pour la restauration de la démocratie), le groupe a mené des opérations contre des groupes peuls et les ex-Séléka. Toussaint était en charge de l’entraînement et de la stratégie militaire. Il a été arrêté le 7 juillet à Bouar par la Misca et est depuis détenu à Bangui. Signataire de l’accord de Brazzaville, Armel Sayo a, lui, été nommé ministre de la Jeunesse et des Sports, le 22 aût par le Premier ministre Mahamat Kamoun.

©Jeune Afrique

Kinshasa : Les maires francophones s’impliqueront pour des solutions à Bangui

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Radio Okapi  /  Corbeau News Centrafrique: 06-11-2014, 20h13.

 

Les Maires francophones
Image d’archives. ©Abidjan.net

 

Les maires francophones ont décidé d’envoyer des missions diplomatiques pour participer à la recherche des solutions en Centrafrique. La décision a été prise à la clôture de la 34e assemblée générale de l’Association internationale des maires francophones tenue à Kinshasa du lundi 3 au jeudi 7 novembre.

« Nous allons traverser Brazzaville rencontrer le président Denis Sassou Nguesso médiateur de notre crise pour que l’association des maires francophones exposent leur solidarité et leurs contributions que notre association comptent apporter à la commune de Bangui », a affirmé la maire de Bangui, capitale de la Centrafrique, Yacinthe  Wodobode.

Les maires francophones ont aussi résolu de s’impliquer dans le dossier Ebola qui sévit quelques pays d’Afrique.

 

© Radio Okapi

Centrafrique: une entreprise diamantaire anversoise dans le viseur de l’ONU

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Diamand-de-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Diamant de Centrafrique

Les experts qui enquêtent au nom de l’ONU sur les violations de l’embargo sur les armes en République centrafricaine (RCA) soupçonnent l’entreprise diamantaire anversoire Kardiam d’avoir acheté une quantité importante de diamants en provenance de ce pays. La cargaison suspecte a été saisie le 23 mai, rapporte jeudi De Staandaard.
Les pierres ne doivent pas venir de trafic

La République centrafricaine a été temporairement suspendue en mai 2013 du processus de Kimberley, un mécanisme veillant à garantir que les pierres mises sur le marché ne proviennent pas de trafics. Les exportations de diamants depuis ce pays sont depuis lors interdites. Une enquête concernant l’entreprise est également en cours en Belgique.

RCA: un Anti-Balaka spécialisé dans le vol des téléphones portables a été appréhendé au quartier Fouh (4è arrondissement de Bangui)

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Centrafricmatin  /  Corbeau News Centrafrique: 06-11-2014, 19h45.

les miliciens Anti-Balaka en Centrafrique
A group of anti-balaka militiamen pose for a photograph on the outskirts of Bangui.The group was formed after Michel Djotodia, leader of the mostly Muslim rebel coalition known as Séléka, rose to power. Anti-balaka means “anti-machete” or “anti-sword”Reuters

RCA: un Anti-Balaka spécialisé dans le vol des téléphones portables a été appréhendé au quartier Fouh (4è arrondissement de Bangui)

Elie Bass, âgé d’environ vingt-cinq (25) ans, né et grandi à Bangui, fait parti des groupes des jeunes désœuvrés de Bangui qui ont intégré le mouvement Anti-Balaka au dernier moment. Tantôt il est au quartier Combattant, dans leur base de Damala, tantôt il est au quartier Boy-Rabé. On ne comprend pas exactement à quelle section, à quel groupe il appartient. Mais depuis près de deux (2) mois, on le soupçonne d’être auteur de certains cas de braquages qui ont souvent lieu au-delà de 23 heures au niveau de l’école Gobongo. C’est ainsi que dans la nuit du samedi 1er novembre 2014, aux environs de 21 heures, Elie Bass avait commis un forfait au niveau du lycée Gobongo.

En fait, il s’est caché derrière l’un des bâtiments du lycée et observait attentivement tous les passants qui empruntaient cette voie. C’est ainsi que Marie-Yvonne en compagnie de son partenaire sexuel, est arrivée au niveau du croisement du lycée. Son partenaire sexuel lui a remis un téléphone portable neuf. Il a pris un taxi-course et est parti. Quant à Marie-Yvonne, elle repartait doucement chez elle. Entretemps, Elie Bass suivait le couple depuis le lycée jusqu’au lieu de leur séparation. C’est ainsi qu’il s’est rendu à l’évidence que celle-ci était seule et la circulation s’est interrompue.

Elie Bass a appelé Marie-Yvonne et celle-ci a fait semblant de ne pas écouter. Immédiatement, cet Anti-Balaka-braqueur l’a insultée et l’a pointée avec une arme. Paniquée, elle s’est rendue. Le braqueur l’a fouillée. Il a pris son téléphone et son argent et l’a laissée partir.
Le dimanche, Elie Bass a changé de terrain et s’est retrouvé à l’école Gobongo à la même heure. Il a arrêté une jeune femme qui partait à une veillée mortuaire. Celle-ci n’avait rien en sa possession. Furieux, Elie Bass lui a donné une paire de gifles.

Mais pour le malheur d’Eli Bass, il se promenait le jour avec les téléphones braqués pour les revendre. Ignorant qu’il est, il va présenter les échantillons de téléphones à Marie-Yvonne, qui a perdu son téléphone la veille et, qui est dans le besoin d’acheter un autre. Le temps de choisir entre six (6) téléphones, elle a retrouvé ces deux (2) téléphones volés dans le lot. Elle a fait savoir à Elie Bass que ces deux (2) appareils lui appartiennent. Le jeune Anti-Balaka voulait la gronder, mais le grand-frère de Marie-Yvonne est sorti de la maison et a fait savoir à ce jeune malfrat qu’il est militaire. Le jeune braqueur était obligé de céder les deux (2) appareils et a pris la tangente. Le militaire a remis les deux (2) téléphones à sa sœur et est parti en ville. La nuit du lundi 03 novembre 2014, Elie Bass voulait agresser la famille de Marie-Yvonne avec sa clique, mais ils ont été mis en déroute par un autre groupe des Anti-Balaka qui sécurisaient ledit quartier.

Tout porte à croire que l’insécurité et surtout le vol des appareils par les Anti-Balaka, est un autre fléau qui gangrène la société centrafricaine. Les leaders des groupes armés doivent prendre à temps leurs responsabilités.

Jacques-Oscar Youméré

©2014centraficmatin

Centrafrique: décès d’un soldat français atteint de paludisme

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Reuters  /  Corbeau news Centrafrique: 06-11-2014, 19h27.

 

Un soldat de l'Eufor-RCA dans la rue de Bangui

Un soldat français engagé dans les rangs de la mission européenne Eufor en Centrafrique est décédé des suites de paludisme dans un hôpital parisien où il avait été rapatrié en début de semaine, a annoncé jeudi le ministère de la Défense.

“Atteint d’une forme très grave de paludisme, il a été pris en charge dans un hôpital militaire parisien où il est malheureusement décédé dans la soirée du mercredi 5 novembre”, peut-on lire dans le communiqué.

Le caporal-chef Moana Heiarii, affecté au 126e régiment d’infanterie de Brive-la-Gaillarde, avait été rapatrié le 4 novembre de Bangui vers Paris, précise-t-on de même source.

Lancée le 1er avril dernier, l’Eufor a atteint sa pleine capacité opérationnelle le 15 juin. Elle compte quelque 250 Français dans ses rangs.

 

(Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)

©Reuters

 

 

Zone Militaire:

 

Un militaire du 126e Régiment d’Infanterie est décédé après avoir contracté une forme grave de paludisme en Centrafrique

Un militaire du 126e Régiment d’Infanterie de Brive, le caporal-chef Nelson Moana Heiarii, est décédé dans la soirée du mercredi du 5 novembre dans un hôpital militaire parisien, où il venait d’être admis pour soigner une « forme très grave de paludisme« , selon l’armée de Terre.

 

Ce soldat d’origine tahitienne, âgé de 26 ans, avait été envoyé à Bangui, en République centrafricaine, dans la cadre de l’opération européenne EUFOR RCA.

Le paludisme est une maladie qui se transmet d’une personne à une autre par des piqûres de moustiques Anopheles infectés. Les militaires français y sont particulièrement exposés étant donné que leurs zones d’opération coïncident souvent avec des pays affectés par ce fléau et qu’ils vivent dans des conditions « rustiques », comme en Centrafrique.

En 2008, le Bulletin épidémiologique hebdomadaire (BEH) indiquait ainsi que sur les 5.267 cas de paludisme dits « d’importation », c’est à dire contractés à l’étranger », constatés en 2006, 558 concernaient des militaires, dont 84,4% revenaient d’une opération extérieure.

Pourtant, des mesures ont été prises pour éviter les cas de paludisme, notamment avec la prise de traitements préventifs pour les personnels projetés en opération. Aussi, le cas du caporal-chef Moana Heriarii peut être inquiétant étant donné que, visiblement, ces médicaments – s’il a pu les prendre régulièrement – n’ont pas eu les effets escomptés.

 

© Zone Militaire

RCA / ALERTE CORBEAU: COMBAT SIGNALÉ DÉPUIS CE MATIN À BERBÉRATI

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Combay-signalé-à-barberati-en-les-Anti-Balaka-et-les-policiers.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Combat signalé à barberati en les Anti-Balaka et les policiers

 

Alerte Corbeau à Berbérati (Centrafrique): 06-11-2014, 18h56. Des échanges de tirs ont été signalés depuis ce matin dans la ville de Berbérati. Selon la première version des faits obtenue par la Rédaction de Corbeau News Centrafrique provenant d’un habitant de cette localité, un Antibalaka, sûr de lui en raison de son port de gris gris, décide d’aller libérer son ami attrapé et embastillé à la gendarmerie par les éléments congolais de la Minusca. Après échanges verbaux, il a ouvert le feu en premier et en réponse les éléments de la Gendarmerie e la Minusca  ont fait feu sur lui en le touchant mortellement. En fin de compte son gris gris n’a pas marché. Selon cet habitant, c’est le point de départs de tous ces échanges de tirs depuis ce matin car les compagnons de fortunes de cet Anti-Balaka mort ont décidé à leur tour de livrer combat avec les forces de l’ordre impliquant cette fois les policiers et gendarmes. les combats continuent et la population est en fuite pour rejoindre les lieux de refuges.

Pour le moment, on a aucune version officielle de ce clash car le service d’urgence de Corbeau News a tenté en vain de joindre les services de sécurité à Bangui pour obtenir la version officielle.

 

Bangui, Gisèle MOLOMA pour Urgence Corbeau News

 

RCA: Samba-Panza et Mahamat Kamoun n’ont manifestement pas le tempérament de femme et d’homme d’Etat! (TAHERUKA SHABAZZ,)

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Corbeau News Centrafrique: 06-11-2014, 04h47.

TAHERUKA SHABAZZ, Président du Parti Panafricain
©CNC

Grande Interview de Monsieur TAHERUKA SHABAZZ

Président du PRP

 RCA: Samba-Panza et Mahamat Kamoun n’ont manifestement pas le tempérament de femme et d’homme d’Etat! 

1)      Monsieur TAHERUKA SHABAZZ, vous êtes l’un des jeunes leaders de la classe politique centrafricaine qui vient de créer un parti politique et qui certes, est à la conquête du pouvoir à la future présidentielle qui s’annonce très dur en 2015. Comment avez-eu l’idée de la formation de ce parti politique centrafricain qui a pour siège Dakar au Sénégal ? Et quelles sont vos stratégies pour solliciter le suffrage du peuple centrafricain meurtri de crise interminable qui bloque le retour de la paix en Centrafrique afin que les élections attendues se déroulent dans le calme et la transparence ?

Bonjour, cher Monsieur, de part mon éducation intellectuelle il m’a été toujours recommandé de commencer toute chose, toute parole par remercier Dieu de nous permettre de faire et/ou dire ce que l’on a dire et à faire. Aussi, permettez-moi de Le remercier de toujours soutenir les hommes et femmes de bonne volonté, qui précisément en Centrafrique, travaillent à améliorer les conditions de vie des nôtres, ce qui est un impératif catégorique pour tout Homme qui se définit comme tel. Permettez-moi également, de vous remercier de me permettre de m’exprimer publiquement et à grande échelle à travers vos médiats qui contribuent très fortement à fluidifier l’information sur la RCA à une époque où les mass-médias occidentaux ont pignon sur rue, reléguant à la marge la presse africaine, et dépeignant notre pays comme celui de barbares et cannibales perpétuellement engagés dans des guerres interconfessionnelles. Le Parti du Renouveau Panafricain (PRP) dont j’assure la présidence est le fruit des contingences de l’Histoire. Vous savez, intellectuellement et spirituellement je suis le disciple du Très Honorable Elijah Muhammad qui a donné au monde noir un des plus grands leaders du 20ème siècle en la personne de El-Hajj Malik ash-Shabazz que vous connaissez mieux sous le nom de Malcom X. Et Il nous enseigne de l’étude de l’Histoire ne consiste pas ou ne se réduit à pas à mémoriser des faits, des évènements, mais à devenir acteur dans le monde dans lequel nous vivons. Pour lui, celui ou celle qui a su assimilé à la perfection l’Histoire doit être capable de prédire les choses, de voir l’avenir. Et c’est dans ce cadre là, avec cette conception novatrice de l’Histoire, que nous avons pris nos responsabilités et fonder le PRP. Non seulement pour agir dans le présent et infléchir le cours des choses, des malheurs qui accablent les populations centrafricaines, mais aussi et surtout l’avenir, pour la vision panafricaine que nous incarnons, que nous portons et qui nous porte en retour. Aussi les élections présidentielles et législatives, ne sont pour nous qu’un élément de notre action, car le problème centrafricain va bien au-delà de la préparation des élections. C’est bien plus profond, et nous souhaitons agir sur tous plans pour matérialiser notre vision qui permettra aux populations centrafricaines de sortir définitivement de ce chaos indescriptible. Pour ce qui est nos stratégies, il nous semble que ce n’est pas le lieu ni le temps d’en parler ici et vous comprendrez aisément pourquoi. Le moment venu, les médiats centrafricains seront les premiers avertis. Restez à l’écoute.

2)      Depuis le déclanchement des hostilités entre les séléka et les antibala, quelles sont vos appréciations par rapport à l’intervention de la Sangaris qui continue à être prise par les groupes armés non conventionnels et surtout les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies non appliquées par cette force française, l’Eufor et les forces de la CEEAC qui portent tous désormais le béret bleu de l’ONU à part les éléments de l’armée française dont la présence est contestée sur le terrain ?

Avant de répondre à cette question, par souci de pédagogie afin que tout un chacun comprenne ma position sur ce sujet en ma qualité de Président du PRP, il faut savoir que je suis de ceux qu’on pourrait qualifier de panafricain intégral. C’est-à-dire que chaque particule de molécule de mes cellules ne vibre, politiquement, que sur la fréquence du panafricanisme, donc par nature je privilégierai toujours et avant tout, surtout dans les temps de crise, les solutions endogènes, intra-africaines et en l’espèce intra-centrafricaines. Mon parcours de militant, qui m’a valu des démêlés avec Nicolas Sarkozy qui a instrumentalisé l’outil judiciaire pour me persécuter en France pendant 10 ans, m’a permis de comprendre mieux que d’autres politiciens centrafricains que nous n’avons rien à attendre du côté de la France, de l’Union européenne, de l’Otan, etc. Nous n’avons rien à attendre d’eux puisque depuis plus de 130 ans que nous sommes entrés en contact avec la République française, nous n’avons eu de cesse de nous faire duper, humilier, piller et trahir en même temps. Aussi bien par l’intelligentsia affairo-politique française que par les apparatchiks politiques banguissois. L’agenda de ces pays européens n’est pas le nôtre, bien au contraire. Et d’ailleurs je vais organiser un meeting à la mi-décembre 2014 à Bangui avec la jeunesse centrafricaine pour lui expliquer dans le détail preuves à l’appui les véritables raisons de l’intervention de ces pays douteux, voire néfastes et dangereux pour la souveraineté centrafricaine. Et la presse centrafricaine sera bien évidemment conviée à cette grande conférence.

Donc je sais très bien que ces forces sont là pour un autre objectif que ce qu’ils prétendent. Et seuls les naïfs peuvent croire un seul instant que ces Européens sont là par charité. Regardez comme ils traitent leurs propres compatriotes dans leurs propres pays. Comment pourraient-ils faire preuve de compassion envers les Centrafricains à qui ils n’ont toujours montré que du mépris ? Ils traitent tellement mal leurs propres compatriotes que ces derniers les vomissent chaque jour un peu plus. Prenez l’exemple en France du Président François Hollande, dont la nullité est devenue légendaire ; un dernier sondage de l’opinion publique française pose que 96% des Français ne veulent surtout pas qu’il se représente aux prochaines élections de 2017, tellement il les a maltraité par ses réformes assassines, son manque de vision, de réaction, et son amateurisme craint. Donc clairement, je suis de ceux qui réclament le départ pur et simple de la Sangaris, des forces de l’Eufor et du retrait du mandat de l’ONU.

3)      Depuis un an, toutes ces forces étrangères venues protéger la population civile n’arrivent pas à sécuriser le peuple tant à Bangui comme provinces mais les leaders politiques réclament la tenue des élections en février 2015. N’êtes-vous pas en train de sacrifier davantage les électeurs qui ne sont pas en sécurité et fatigués de la gravité de ce drame humain du moment où les hommes en arme ne sont pas désarmés ?

Rappelez-vous les (fausses) raisons qui ont été invoquées en 1991, en 2003 et 2014 dans l’invasion, le bombardement et la destruction de l’Irak. Rappelez-vous des (fausses) raisons invoquées pour l’effroyable assassinat du Guide lybien Muammar al-Gaddhafi et la destruction complète du pays. Idem pour la Syrie de Bachar al-Assad. A chaque fois c’est cette raison fallacieuse de protection des populations, qui a par la suite été formulé sous l’escroquerie juridique du fameux et imaginaire « droit d’ingérence » (qui n’existe dans aucune législation de notre galaxie) et définitivement présenté comme la « responsabilité de protéger ». Donc c’est un mensonge que dire que ses forces seraient venues en Centrafrique pour protéger nos compatriotes, elles sont là pour exécuter un agenda dont les Centrafricains ignorent les tenants et les aboutissants, alors que cela devrait nous préoccuper au plus haut point. Quant à l’organisation des élections, je me dois de dire un mot sur les conditions de leur mise en place. En effet, je lis ici et là que le retour à la paix serait, comme on dit en mathématique, la « condition nécessaire et suffisante » pour pouvoir appeler les Centrafricains aux urnes. Je m’insurge de toutes mes forces contre cette conception boiteuse des choses. Je l’ai déjà dit à plusieurs reprises, le retour à la paix ne peut en aucun être retenu comme LA condition pour la marche vers les élections. Elle est, en fait, une conséquence et pas une cause. Nous allons aux élections pour avoir la paix et non l’inverse. C’est à la nouvelle Administration, au nouveau Gouvernement de nous apporter la paix et non le Gouvernement de Transition qui en est complètement incapable. Vouloir inverser les choses c’est comme si un médecin voulait attendre que son patient entré dans un profond coma avec un grand flot de saignement de sa jambe, préfèrerai attendre que ce malade se réveille de son coma pour lui demander la permission de pouvoir arrêter cette hémorragie à la jambe. C’est insensé, car si ce médecin n’agit pas aussitôt le coma va se transformer en mort à cause de cette hémorragie à la jambe. Et cette hémorragie à la jambe de la Centrafrique, c’est très clairement l’absence d’un Gouvernement légitime capable d’agir avec toute la force, les moyens et la rigueur de la Loi. Et tant que cet instrument fera défaut, la RCA sera en proie au chaos. Et je réitère mes propos, même si le nouveau président ou la nouvelle présidente n’était élu(e) que par 1000 Centrafricains représentatifs, il/elle aurait infiniment plus de légitimité que n’importe quel acteur actuel de la Transition qui n’ont été élus par personne si ce n’est par leur propre cénacle. Aussi, pour justement abréger au plus vite les souffrances des populations meurtries, il faut très vite installer un vrai gouvernement élu et non prolonger ce palliatif inefficace qu’est la Transition.

4)      Quelle lecture faîtes-vous de la gestion de la Transition par la présidente Cathérine Samba-Panza et son gouvernement dirigé par Mahamat Kamoun qui sont tous deux accusés pour détournement du don anglais ?

Comme vous l’avez compris je suis un adversaire farouche du concept même de Transition au-delà même des personnes de la Transition. La Transition quelque soient les personnes qui la pilote est vouée à l’échec du fait de la faiblesse qui lui consubstantielle et des nombreuses contradictions inhérentes aux textes, aux traités, aux accords et autres instruments juridiques érigés pour la circonstance. Cette Transition est intrinsèquement vouée à l’échec de façon rédhibitoire car elle ne dispose pas des moyens de sa politique illusoire. La mendicité internationale ne peut pas constituer un mode de financement sérieux pour un Etat fusse-t-il failli comme le nôtre.

Et si en plus les pilotes de cette Transition font preuve de manquements, de laxisme voire de malhonnêteté vous comprenez qu’un tel bateau ne pourra jamais mener le peuple à bon port. Car la Transition est à ce jour un Titanic politique.

Aussi pour moi les personnes de Samba-Panza et Kamoun sont anecdotiques, accessoires, futiles. Ils n’ont manifestement pas le tempérament de femme et d’homme d’Etat qui aurait pu leurs permettre de passer outre les lourdeurs et pesanteurs de l’appareil de Transition. Au contraire, ils ont été tiré vers le bas part les grandes failles de l’arsenal juridique de Transition. Donc je ne suis pas du tout étonné par le rendu de ces deux personnalités de la Transition que sont Madame la Cheffe de la Transition et Monsieur le Chef du Gouvernement de Transition. J’aurai aimé qu’ils me donnent tort, pour le bien de la Centrafrique. Mais non. Dès lors vous comprenez l’urgence, pour le bien de tous, d’organiser les élections coûte que coûte même si tout le monde ne pourra pas voter. Il nous faut sortir de ce cercle vicieux au plus vite.

5)      Quel regard avez-vous sur le fonctionnement du Conseil National de Transition que dirige Alexandre Ferdinand Nguendet, laquelle fait l’objet de corruption abusive depuis son installation ? Et pour preuve, ce fameux CNT vient de suspendre la commission d’enquête relative à l’affaire des 10 milliards angolais détournés et les fonds soudanais et congolais encaissés sans traçabilité au niveau du trésor public qui font l’objet des critiques. Qu’en dites-vous ?

Est-ce que le CNT est représentatif des populations et des territoires centrafricains ? La réponse est clairement non, même si je suis convaincu que certains de ses membres sont mus par des motivations très élevées pour le bien commun de la Centrafrique. La Charte Constitutionnelle de Transition est mal ficelée et source de nombreux conflits du fait de ses contradictions internes et avec les textes et traités internationaux comme les différents accords (Brazzaville, N’Djaména, Libreville, ONU). Tout un chacun peut constater que dans son essence même, cet appareil pose problème. De plus, comme dans le cas de l’appareil de l’exécutif de Transition, les hommes qui pilotent le CNT, en particulier son Président Alexandre Ferdinand Nguendet, sont loin de se montrer à la hauteur du défi actuel. L’on se serait attendu à ce que, sous l’impulsion de son Président, des commissions d’enquêtes parlementaires soient créées, ne serait-ce que pour porter éclairage sur les différents charniers qui jalonnent le pays. De même les Centrafricains s’attendaient bien évidemment à une très grande implication du CNT, en leur nom, dans la question de la gestion par la Présidence de Transition et du Gouvernement de Transition des dons des Etats-frères. Mais une fois de plus, je le répète dès le départ toute ces déviances étaient prévisibles, inévitables. Le Pr Albert Einstein, Prix de Nobel de Physique, disait que « la folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent ». Franchement à quoi nous attendions-nous ? Suis-je le seul à connaitre background de Monsieur Nguendet ? Et comprendre qu’il ne pouvait en être autrement ?

6)      Pouvez-vous nous définir l’idéologie du parti PRP et présenter les grandes lignes de son programme de développement pour la république centrafricaine qui accuse un grand retard socio-économique dû à la crise ?

Dans le livre d’Osée chapitre 4 : 6, Dieu dit « Mon peuple meurt par manque de connaissance », c’est de nous dont il est question là. Le manque de connaissance des populations sur la vision, les méthodes, le background de celles et ceux qui les dirigeaient a causé ce profond chaos. En retour le manque de connaissance des dirigeants centrafricains sur la réalité des véritables enjeux concoure également à nourrir le chaos ambiant à tous les niveaux. Aussi avant de me montrer à la face des Centrafricains, j’ai tenu à me forger, me préparer à ma mission, à incarner littéralement ma pensée, ma vision, ma doctrine. Et c’est parce que j’ai vécu dans ma chair ces enseignements, ces connaissances, cette vision que je peux la soumettre aujourd’hui aux Centrafricains. J’ai passé plus de 15 ans à murir cette pensée, m’inspirant avant tout de l’idéologie endogène de base qu’est le panafricanisme, la seule pensée africaine qui ai permis de libérer politiquement l’Homme africain durant tout le 20ème siècle. Cette pensée, je l’ai machée, assimilée, intégrée et actualisée avec nos réalités du 21ème siècle. Et cette idéologie qui est maintenant celle du PRP, c’est ce que j’ai appelé le « géo-panafricanisme d’expansion » : une pensée endogène, autochtone, dense qui tient la dragée haute à toutes ces idéologies périmées et importées comme le socialisme, la social-démocratie, le libéralisme, l’écologisme politique, etc. Toutes ces « pensées » sont mortes dans les territoires qui les ont vues naître (Occident) et ont largement contribué à semer le chaos dans les économies et les structures sociales de ces pays qui sont actuellement en crise. Leurs leaders comme François Hollande en France, Georges Papandréou en Grèce, Barack Obama aux USA, Mario Monti en Italie ou encore David Cameron au Royaume-Uni sont très fortement contestés voire honnis. Donc ces idéologies sont des échecs patents, mais malheureusement il y a encore des hommes et femmes politiques centrafricains qui veulent importer ces idéologies d’échec chez nous. Le « géo-panafricanisme d’expansion » que j’ai patiemment théorisé puis développé dans mes ouvrages, articles et conférences allie, par réalisme, doctrine et pratique, enseignement et discipline. A commencé par la mienne, puisque je me suis imposé la discipline de vivre dans ma chair ces différentes approches. Voilà pourquoi j’ai été enseignant, universitaire-chercheur, auteurs-conférenciers. Voilà pourquoi je me suis engagé dans une formation militaire à travers différents corps de l’armée comme le 5ème régiment des hélicoptères de combat (ALAT), le 11ème régiment du génie, le 17ème groupe d’artillerie, l’école des troupes aéroportées. Voilà pourquoi après avoir enseigné j’ai fondé ma propre société d’édition, et ma propre start-up dans l’agro-alimentaire appelé ISA CORP qui m’a permis de produire des centaines de tonnes de tomates, de piments, de carottes, de concombres, etc. pour le marché intra-africain et de transformer des dizaines de tonnes de thons, de capitaines, de requin en poisson séché-salé (makayabo) , inspirant par ce fait des jeunes cadets qui eux-mêmes se sont lancés dans ces activités pour produire et créer de l’emploi et du chiffre d’affaire pour leurs familles.

Aussi grâce à mes rencontres et échanges avec des pointures internationales dans tous les domaines, j’ai élaboré une nouvelle doctrine économique le « khepérisme », une nouvelle doctrine diplomatique basée sur un triptyque panafricain, des nouveaux fondements du juridisme étatique, une nouvelle approche de la question de défense et sécurité, une nouvelle perception de la politique. Tout cela figure dans mes ouvrages et les dossiers de formation des membres du PRP.

Je ne pourrai pas ici parler dans le détail de tous les points, mais sachez que dans cette idéologie la formation, l’instruction et la recherche sont vues comme la base de toute civilisation, car ce sont les seules conditions de possibilité d’existence de cette idéologie panafricaine que j’incarne. Ce qui veut dire que là où il n’y a pas de culture, pas d’éducation, pas de formation, pas de librairies, pas de bibliothèques, pas de festivals, pas de prix d’excellence, etc. le « géo-panafricanisme d’expansion » suffoque, meurt. En d’autres termes, pour que notre pensée puisse perdurée et prospérer, elle se doit de donner à la population une éducation de très haute qualité. Aussi pour ce faire, nous proposons de redonner au sängö la pleine puissance de son génie créateur en faisant de lui une langue d’enseignement et d’administration. Dès le pré-scolaire jusqu’en classe de terminale, la langue sängö deviendra langue de culture, pour permettre au génie centrafricain de s’exprimer dans toute sa plénitude créative. Nous procéderons à une réforme de fond en comble de l’enseignement supérieur pour que l’enseignement et la recherche répondent aux besoins des Centrafricains. Il est scandaleux de financer des recherches, des bourses d’études, des formations qui ne profitent pas aux Centrafricains en premier lieu. La réforme de l’enseignement supérieur est cœur du projet panafricain, car sans elle le panafricanisme meurt.

Au niveau de l’économie, le fondement, la base du khépérisme, qui est une doctrine de l’économie physique, reste l’agriculture. C’est le cœur de la doctrine économique du PRP. Je parle par connaissance directe, car je pratique l’agriculture, la pisciculture, la transformation des produits halieutiques à travers la société que j’ai fondé. Or qui dit agriculture dit forcément « maitrise de l’eau », dit « construction d’infrastructures de stockage et de transport », dit « prévisions météorologies », dit « formation supérieure de qualité », dit « instauration d’un marché local de matières premières », dit « études et soins vétérinaires », dit « recherche sur les semences et des méthodes de culture, d’élevage et de transformation », dit « médecine du travail », dit « contrôle qualité », dit « politique fiscale incitative et/ou dissuasive », dit « crédit publique productif », dit « mutuelle agricole », dit « assurance », «dit « sauvegarde et protection de l’environnement », etc. Comme vous le voyez par vous-même, poser l’agriculture comme fondement de l’action de la politique économique embrasse tous les secteurs de la vie socio-économique et oblige l’Etat à développer de façon holistique tous les pans de la vie publique.

Notre première ambition vise l’auto-suffisance alimentaire, avec des produits de qualité et nutritifs. Tout en assurant le plein emploi surtout pour les femmes et les jeunes. Les femmes sont la base de notre projet de civilisation, car elles sont le fondement de la civilisation. C’est à l’aune de la situation des femmes que l’on juge de degré de civilisation d’une Nation. Et les jeunes, par leur dynamisme naturel constitue pour nous une ressource humaines incroyable pour tirer en tant locomotive le pays vers le haut. Je peux dire que je suis sidéré quand je vois que des jeunes prennent des armes contre d’autres Centrafricains pour des sommes modiques, alors que le salaire mensuel que je donne à un jeune débutant sans qualification dans mes champs est de 25 000 francs. Soit le même salaire mensuel, à 5000 francs près, qu’un vacataire de l’université de Bangui que l’Etat peine à payer. Et encore, les champs que je cultive au Sénégal sont sur des sols très pauvres, c’est carrément du sable qui nécessitent beaucoup de traitements, de correctifs nutritionnels pour assurer un bon rendement. En Centrafrique, les terres sont outrageusement et naturellement fertiles avec une très bonne pluviométrie. Ici au Sénégal avec un hectare je produis en moyenne 80 tonnes (80 000kg) de tomates. Vendus à 100 francs le kilo, ça fait 8 millions de francs en trois mois d’activités. Sur un hectare, on produit en moyenne 30 tonnes (30 000kg) de carottes. Vendus en moyenne à 500 francs le kilo, vous faites 15 millions en quatre mois d’activités. En un mois, dans l’usine de traitement on produit 12 tonnes de poissons séchés-salés. Vendus sur le marché à environ 2500 francs le kilo, vous récoltez 30 millions en un mois de travail. Alors expliquez-moi comment on peut encore mourir de faim en RCA ? Comment accepter qu’il y ai encore de la pauvreté en RCA ? Et comment supporter que la jeunesse ne projette dans rien d’autre que cette obsession à toujours vouloir devenir « ministre d’Etat » ou « milicien » en RCA ? Quand seulement avec une exploitation agro-alimentaire rationnelle on peut devenir millionnaire ? Plus riche qu’un ministre, et de façon légale sans tuer ou voler quelqu’un. Celui ou celle qui sait ce qu’est l’entreprenariat ne cherchera jamais à devenir fonctionnaire car il peut devenir millionnaire en étant son propre patron. Hier encore, j’avais un écho d’un cadet qui a travaillé dans mon champ et aujourd’hui est à son compte. Et pour sa première tentative il fait chiffre d’affaire de 11 millions de francs, sur un hectare en seulement quatre mois.

Et je ne parle pas de projection, je parle de faits, de mon expérience propre. De ce que j’ai fait moi-même et que des jeunes inspirés par mon expérience, et formé dans mes champs ont réalisé eux-aussi. Comment le Centrafricain peut encore être dans la mendicité quand le pays possède de telles ressources naturelles agricoles et halieutiques et que nos voisins importent d’Europe ou d’Asie leur nourriture ? La CEEAC compte plus de 150 millions de personnes qui tous ont besoin de manger, pourquoi la RCA ne se positionne-t-elle pas sur ce marché juteux ? Au lieu de se tirer dessus pour des places au gouvernement ou au CNT, alors que leurs caisses sont vides, nous devrions nous tourner vers une autre voie, celle de l’entreprenariat, de l’exploitation rationnelle de nos ressources agricoles et halieutiques. Et encore je ne vous ai pas parlé de l’exploitation des essences de fleurs comme le jasmin utilisé par le marché des parfums de luxe et dont le kilo se négocie au bas mot à 80 000 € soit plus de 52 millions de francs le kilo. Pourquoi la jeunesse est tenue à l’écart de ça ? Cultiver des fleurs pour développer l’économie du pays, pourquoi on se refuse ça pour préférer la barbarie ? Ce pays peut être transformé en un paradis en très peu temps, avec un peu d’imagination, beaucoup d’audace, d’ambition, de rigueur et de sueur.

Il y a tellement chose dont je voudrais parler aux Centrafricains, comme dans l’architecture et ses méthodes qui divisent par dix le prix d’une belle maison, salubre, bioclimatique et confortable. Seulement à partir de la terre crue. Plus besoin d’acheter le sac de ciment à 17 000 francs, quand ici au Sénégal il est à 3500 francs. Les solutions existent, mais encore faut-il aller les chercher, les expérimenter et ensuite les partager et les étendre à une plus grande échelle.

Je ne peux malheureusement pas dérouler ici tout ce que compte mettre en place le PRP. Mais je le répète, le temps du blabla est terminé, il faut nous des hommes d’action, mais des hommes d’action qui agissent en hommes de pensée et qui pensent en homme d’action. Telle est notre éthique et ce vers quoi tendent tous nos militants et militantes au sein du PRP Fini l’assistanat, fini la mendicité, fini la seule voie du fonctionnariat, fini les dormeurs, place enfin aux entrepreneurs, aux visionnaires.

7)      Comment fonctionne le PRP au Sénégal et en Centrafrique ?

J’ai pris presque une année pour finaliser le travail de pré-campagne avec mes partenaires panafricains. Nous avons travaillé sur tous les sujets : l’école, la recherche, la santé, l’armée, la femme, l’entreprenariat, la diplomatie, les institutions, etc. Aussi nous avons sollicité les meilleurs spécialistes panafricains que j’ai eu à côtoyer durant tout mon parcours et d’autres non-panafricains également. Ainsi ai-je eu à travailler avec des personnes lauréates des plus grandes distinctions mondiales comme ce mathématicien médaillé Fields (équivalent du Prix Nobel de mathématiques) qui nous aidé pour élaborer nos programmes d’enseignement novateur et créatif des mathématiques. Tout ça pour dire que l’expérience de victoire que propose le PRP est vraiment intense et poussera je l’espère tout un chacun à élever le niveau et à ne plus se contenter des paroles en l’air comme c’est le cas aujourd’hui.

Aussi, très prochainement je dois rentrer pour achever la deuxième phase qui consistera à lancer le départ des activités du PRP. Et je donne RDV à mes militants, aux Centrafricains et à la presse centrafricaine, afin que tous voient de leurs propres yeux, ce que nous entendons par organisation, par propositions, par actions, par stratégies, par « géo-panafricanisme d’expansion ». Je veux que les gens me jugent sur ce que je produis, par sur des futilités, des critères mineures ou grossiers.

8)      Selon vous, comment cette crise est arrivé en Centrafrique, un pays laïc qui vivait en parfaite harmonie entre les communautés ?

Premièrement, en tant que panafricain je récuse ce terme de « laïc ». Nous ne sommes pas un pays « laïc » et j’espère que ne nous le serons jamais. Etymologiquement, le terme « laïc » vient du grec classique« laikos » qui en substance signifie « ignorant ». Car dans la société antique et médiévale européenne, le monde était divisé en deux : les « clercs », ceux qui savent ; et les « laïcs », ceux qui ne savent pas (le peuple). Si des Français ignorants de leur propre culture aiment à se présenter comme « ignorants » (laïcs), c’est leur problème. Vous remarquerez que dans le monde le seul pays occidental qui se proclame ouvertement « ignorant » (laïc) c’est la France. Ni le Royaume-Uni, ni l’Allemagne, ni l’Italie, ni les Pays-Bas, ni le Canada, ni même les USA ne revendiquent ce sobriquet. Et nous, qui aimons nous proclamer « intellectuel » (sic) à tout va, nous reproduisons le même erreur que la France républicaine. Dans tous ces pays que j’ai cités il existe des communautés de confessions différentes, et nul d’entre eux n’a besoin de se proclamer « laïc » pour dire que les communautés religieuses se respectent et que l’Etat les respecte en retour. Donc je refuse et récuse, cette histoire de laïcité à la française sur le sol centrafricain. A Dieu ce qui appartient à Dieu à César ce qui appartient à César. Que la France reste avec ses problèmes, pas la peine que nous les importions chez nous. Ca c’est le premier point. Deuxièmement, il faut reconnaitre que des êtres iniques, diaboliques, méphistophéliques ont sciemment instrumentalisé en Centrafrique la religion à des fins bassement politique coûtant la vie à des milliers d’innocents. Le sang de ces innocents est sur eux, comme sur toutes les personnes ou entités qui à travers le monde instrumentalisent la religion. Or nous savons qu’à chaque fois l’on a voulu instrumentaliser les gens dans des guerres interconfessionnelles, cela s’est traduit par le chaos. Même des peuples qui paraissent ultra-pacifiques dans l’imaginaire général deviennent de vrais barbares, de vrais monstres dès qu’ils se mettent à utiliser frauduleusement la religion à des fins personnelles. C’est le cas de la Birmanie, par exemple, dont la population est majoritairement bouddhiste, une religion qui est généralement vu comme très pacifique. Dès que les politiciens birmans ont voulu utiliser la religion bouddhiste pour leurs calculs politiques, ils sont devenus aussitôt des génocidaires de la communauté birmane musulmane. Idem en Indonésie, qui est le pays musul

Centrafrique: une nouvelle stratégie de gestion de dons et financements mise en place par la gouvernement

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Mahamat-kamoun-et-Catherine-Samba-Panza-au-CNT.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mahamat kamoun et Catherine Samba-Panza au CNT

Centrafrique: une nouvelle stratégie de gestion de dons et financements mise en place par la gouvernement

Bangui (CNC) 06-11-2014, 04h27: Désormais, les truands de la transition en Centrafrique ne savent comment détourner une partie d’un éventuel don de l’extérieur alloué à la République centrafricaine. Le gouvernement de la transition vient de mettre en place une structure pour la gestion des ressources financières extérieures. Cette structure dite “Dispositif de Coordination nationale de l’aide Multi-bailleurs” sera chargée d’assurer le suivi des aides financières au gouvernement centrafricain.

En présence du premier ministre centrafricain de transition, Mahmat Kamoun et de plusieurs partenaires au développement, la cérémonie d’inauguration de ce mécanisme a été organisée hier 05 novembre 2014 à Bangui, au ministère de l’économie. Ce mécanisme de coordination permettra aux Centrafricains d’avoir une clarté dans la gestion des ressources financières reçues des Bailleurs.

” La coordination de l’aide permet au gouvernement et les partenaires de savoir combien nous avons mobilisé sur les promesses qui ont été faites par tel ou tel Bailleurs; et qu’est-ce qu’on a fait et qu’est-ce que on attend. C’est pour  de bien gérer et avec efficacité tout ce que nous recevons de nos partenaires”, a fait savoir Mahmat Kamoun.

Une initiative qui vient juste après les affaires d’un probable détournement d’une partie du don angolais à la République centrafricaine qui ont fait de polémique dans le pays.

Bangui, Eric NGABA pour Corbeau News(CNC)

©www.corbeaunews-centrafrique.com

République centrafricaine : La crédibilité des Nations unies est en jeu (Amnesty International)

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Amnesty International  /  Corbeau News Centrafrique: 06-11-2014,  3h36

les victimes de guerre en Centrafrique
©Amnesty International

La mission de maintien de la paix des Nations unies en République centrafricaine doit prendre des mesures courageuses afin de protéger les civils face aux attaques croissantes motivées par l’intolérance religieuse dans le centre du pays. Malgré le déploiement d’une nouvelle mission de maintien de la paix des Nations unies le 15 septembre, des dizaines de civils, dont plusieurs enfants, ont été tués et des milliers d’autres ont été déplacés ces dernières semaines.

DE NOUVELLES VIOLENCES À BANGUI

Si la capitale, Bangui, est secouée par de nouvelles violences depuis le début du mois d’octobre, les populations vivant dans les régions du centre de la République centrafricaine paient un tribut particulièrement lourd à l’intensification du conflit entre différents groupes armés.

Si l’on veut qu’elle soit un tant soit peu crédible, la mission de maintien de la paix des Nations unies doit prendre des mesures plus fermes pour véritablement protéger les civils des nombreuses violations auxquelles ils sont exposés.

LES VIOLENCES DE L’ANNÉE DERNIÈRE SE RÉPÈTENT

Compte tenu des attaques menées par la Séléka, les forces anti-balaka et des combattants peuls armés dans les régions du centre de la République centrafricaine, la situation est extrêmement explosive et dangereuse. Si les mesures qui s’imposent ne sont pas prises de toute urgence, elle pourrait basculer dans une violence sans limite motivée par l’intolérance religieuse, comme ce que nous avons vu cette année dans l’ouest.

 

Lors d’une mission dans les régions du centre du pays, nous avons recueilli des informations sur des attaques récentes ayant visé des civils dans les villes de Dekoa et Bambari, et dans plusieurs villages à proximité de Bambari, notamment Yamalé, Batobadja, Matchika, Tchimangueré, Gbakomalékpa et Baguela. Les forces de la Séléka, majoritairement musulmanes et désormais scindées en au moins deux groupes armés, et les milices anti-balaka, essentiellement chrétiennes et animistes, s’affrontent dans la région depuis plusieurs mois.

LES COMBATS DES FORCES FRANÇAISES CONTRE LA SÉLÉKA A DEKOA

Le 10 octobre, une attaque lancée par la Séléka dans la ville de Dekoa – à 260 kms de Bangui – et aux alentours a causé la mort de 14 civils. Trois femmes et quatre enfants figuraient parmi les personnes tuées ce jour-là. Neuf des victimes ont péri dans l’enceinte de l’église catholique ; cinq ont été directement prises pour cible alors qu’elles essayaient de se cacher dans le salon du principal bâtiment résidentiel.

Cinq autres victimes ont été tuées plus tard ce même jour par des membres de la Séléka qui s’enfuyaient dans la brousse. Deux autres civils pris en otage par des combattants de la Séléka disant vouloir les utiliser comme « guides » n’ont pas reparu depuis lors.

Les forces armées françaises sont toutefois arrivées à l’église peu après le début de l’attaque. Elles se sont engagées dans un combat prolongé avec la Séléka, tuant au moins six membres de celle-ci, dont le « colonel » ayant mené l’attaque. Un nombre plus restreint de soldats de la paix des Nations unies a également contribué à mettre un terme aux homicides de civils.

LES PERSÉCUTIONS DES MUSULMANS À BAMBARI

Miliciens anti-balaka © Ivan Lieman/AFP/Getty Images

 

Miliciens anti-balaka © Ivan Lieman/AFP/Getty Images

De nombreuses attaques ont eu lieu ces dernières semaines dans la ville de Bambari – à 380 km au nord-est de Bangui – et aux alentours, et leur rythme semble s’accélérer actuellement.

Le 29 septembre, des combattants anti-balaka ont tué Abdou Salam Zaiko, un civil musulman, après que le véhicule de cet homme fut tombé en panne. Au moins deux autres musulmans passagers de ce véhicule auraient perdu la vie au cours de cette attaque. Les tensions ont fortement augmenté lorsque le corps d’Abdou Salam Zaiko a été ramené gravement mutilé à Bambari, où il résidait. Plus tard, le 1er octobre, en guise de représailles semble-t-il, un groupe composé de membres de la Séléka et de jeunes gens armés s’en est pris à un camp de personnes déplacées à Bambari, tuant cinq civils et en blessant plusieurs autres. L’homicide d’Abdou Salam Zaiko et de plusieurs des passagers de sa voiture s’inscrit dans une série de cas de musulmans de Bambari pris pour cible par des miliciens anti-balaka.

LES CIVILS, FORCÉS DE FUIR LE CONFLIT

Les populations fuient près de Bambari © AI
Les populations fuient près de Bambari © AI

Ces récentes violences ont déclenché une nouvelle vague de déplacements dans la zone. Des milliers de personnes ont fui, beaucoup se sont réfugiées à l’église de Notre-Dame des Victoires, à l’extrémité ouest de Bambari. D’autres ont marché jusqu’à Grimari, à 80 km à l’est de Bambari.

Tous les camps, qu’il s’agisse de la Séléka, des anti-balaka ou des Peuls armés (membres de l’ethnie peule, et dont beaucoup appartiennent à un sous-groupe de la Séléka), prennent systématiquement pour cibles les civils qu’ils soupçonnent de soutenir leurs adversaires.

©Amnesty International

République Centrafricaine: des dizaines de civils massacrés ces dernières semaines, selon Amnesty International

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Agence France Presse  /  Corbeau News Centrafrique: 05-11-2014, 23h26.

Amnesty International
© Amnesty International

Des dizaines de civils massacrés ces dernières semaines, selon Amnesty

Des dizaines de civils ont été massacrés ces dernières semaines dans le centre de la Centrafrique, affirme jeudi Amnesty International, qui demande à la force onusienne de prendre des “mesures plus fermes” pour protéger la population.

“Malgré le déploiement d’une nouvelle mission de maintien de la paix des Nations unies (Minusca) le 15 septembre, des dizaines de civils, dont plusieurs enfants, ont été tués et des milliers ont été déplacés ces dernières semaines”, a déclaré l’ONG dans un communiqué.

Dans le centre du pays, les populations “paient un tribut particulièrement lourd (lié) à l’intensification du conflit entre différents groupes armés”, selon Amnesty.

Evoquant les affrontements entre l’ex-rébellion Séléka majoritairement musulmane (au pouvoir de mars 2013 à janvier 2014), les milices à dominante chrétienne anti-balaka et des combattants peuls armés, Amnesty estime que “la situation est extrêmement explosive et dangereuse”.

“Tous les camps (…) prennent systématiquement pour cibles les civils qu’ils soupçonnent de soutenir leurs adversaires”, explique Amnesty.

De nombreux témoignages recueillis par Amnesty font état d’attaques d’une extrême violence contre les civils dans le centre.

Ainsi le 10 octobre à Dekoa (260 km au nord-est de Bangui), une attaque menée par la Séléka a fait 14 morts, dont trois femmes et quatre enfants. Certains ont été directement visés alors qu’ils tentaient de se cacher.

Autre exemple: à Bambari (380 km au nord-est de Bangui) début octobre, sept musulmans à bord d’un véhicule ont été tués dans une embuscade tendue par des anti-balaka.

Après avoir laissé partir les passagers chrétiens, “tous les hommes musulmans qu’ils ont capturés ont été tués. Ils les ont déshabillés afin de les humilier, et les ont taillés en pièces, leur tranchant les mains et les pieds”, a raconté à Amnesty le propriétaire du véhicule, Saidu Daouda.

Des milliers de personnes, terrorisées par ces violences, ont fui vers d’autres localités.

“Bambari et Dekoa sont désormais deux villes fantômes, pleines de maisons vides, de magasins fermés et de bâtiments abandonnés”, assure Stephen Cockburn, directeur régional adjoint pour l’Afrique de l’Ouest et centrale à Amnesty.

“Si l’on veut qu’elle soit un tant soit peu crédible”, la Minusca “doit prendre des mesures plus fermes pour véritablement protéger les civils” et ce “de toute urgence”, conclut Amnesty.

La Centrafrique a sombré dans le chaos après le renversement en mars 2013 du régime de François Bozizé par les Séléka, ce qui a plongé le pays dans une spirale de violences intercommunautaires ayant entraîné l’envoi de forces française, européenne et de l’ONU dans le pays.

AFP

RCA / OFFRE D’EMPLOI: EXPERT NATIONAL CHARGÉ DE LA COORDINATION DE L’AIDE, BANGUI

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PNUD  /  CNC: 05-11-2014, 24h03.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/PNUD-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>PNUD Centrafrique
©PNUD

Clôture de demande; Samedi, 9 Novembre 2014

EXPERT NATIONAL CHARGÉ DE LA COORDINATION DE L’AIDE

Lieu: Bangui, République Centrafricaine

Clôture candidature : 09-Nov-14

Additional Category

Crisis Prevention and Recovery

Type de Contrat : Contrat de service

Échelon : SB-4

Langues: Anglais et Français

Durée du contrat: 1 an

Depuis décembre 2012, la RCA vit une crise politico-militaire qui s’est transformée en crise sécuritaire et humanitaire d’une extrême gravité. Les conséquences de la crise touchent tous les secteurs de la vie politique, économique et sociale. Les indicateurs du développement dont les niveaux sont avant la crise parmi les plus défavorables de la planète se sont encore dégradés, suite à l’effondrement des activités économiques et à la réduction des services sociaux de base offerts par le Gouvernement. De fait, les capacités de l’Etat à assumer ses responsabilités et ses missions, déjà faibles avant la crise, se sont considérablement amoindries.

Pour faire face à la crise, le pays a fait recours à ses partenaires pour l’aider à améliorer la situation sécuritaire et humanitaire et à mettre en place les conditions d’une relance des activités économiques. Des flux importants de ressources internes ont commencé à être drainés vers la RCA, même si l’étendue des besoins est telle que ces ressources restent largement insuffisantes. Malheureusement, le Gouvernement peine à assurer une coordination efficace de ces ressources afin de les allouer de manière optimale.

C’est pourquoi, les autorités se sont engagées dans le processus de mise en place d’un mécanisme de coordination de l’aide, avec l’appui des partenaires au développement. Un Comité National Stratégique, placé sous l’autorité de la Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération Internationale chargée des Pôles de développement et composé des membres du Gouvernement, des représentants de la Société Civile et des ONGs, et des partenaires au développement a été mis en place pour assurer la coordination stratégique de l’aide. Une Cellule nationale, tenant lieu de secrétariat technique pour le Comité est également en place. Le rôle de cette Cellule est de mettre à la disposition du Comité de Pilotage les informations nécessaires à la prise des décisions pour une coordination efficace de l’aide.

Le PNUD apporte un appui à ce dispositif par la mise à disposition de deux experts nationaux, dont celui de la coordination de l’aide, en plus d’appuis en matériels et équipements, à travers son programme d’Appui Institutionnel à la RCA.

Les présents termes de référence ont pour objet le recrutement de l’Expert National spécialisé dans le domaine de la coordination qui travaillera au sein de la Cellule Technique Nationale.

Duties and Responsibilities

Sous l’Autorité du Coordonnateur de la Cellule Technique Nationale et la supervision directe de l’Economiste Principal du PNUD, en liaison avec l’Economiste National, l’Expert national devra assumer, en étroite collaboration avec la partie nationale, les tâches ci-après:

  1. Appuyer les quatre (4) Groupes de Travail dans l’élaboration de leurs plans de travail annuels (activités, budget, chronogramme etc…)
  2. Fournir un appui conseil aux équipes des quatre Groupes de Travail chargées du suivi du processus de la coordination des interventions sectorielles des bailleurs de fonds,
  3. Appuyer l’animation des activités liées à la coordination des interventions des partenaires au développement, à la mobilisation et à la gestion des ressources extérieures
  4. Appuyer techniquement le processus de mise en place des mécanismes de concertation et de coordination entre le Gouvernement et les partenaires au développement;
  5. Appuyer les travaux et études de profilage des principaux partenaires extérieurs de la RCA ainsi que leurs centres d’intérêts et domaines d’intervention.
  6. Appuyer le processus de l’élaboration de l’étude d’impact de l’aide apportée à la RCA au cours des dernières années et des orientations à donner pour le renforcement de la coopération au développement pour les prochaines années ;
  7. Appuyer les travaux d’analyse sur l’alignement de l’aide sur les priorités nationales, les allocations sectorielles et géographiques de l’aide, la production du rapport sur les aides extérieures ainsi que les travaux de suivi de l’intégration de l’aide dans le budget de l’Etat et de la prise en compte de l’aide dans le Tableau des Opérations Financières de l’Etat (TOFE), les comptes nationaux et la Balance des paiements) ;
  8. Contribuer au renforcement des capacités institutionnelles et humaines des Ministères techniques dans le domaine de la coordination de l’assistance reçue par ces ministères ;
  9. Participer activement aux travaux liés à l’efficacité de l’aide, à la transparence de l’aide et au processus de mise en œuvre de la Déclaration de Paris, du New Deal pour l’engagement international dans les Etats fragiles ainsi que du nouveau partenariat mondial pour la coopération efficace au service du développement ;
  10. Appuyer la préparation, le développement et l’harmonisation des instruments de rationalisation des processus de négociations des financements extérieurs, de mobilisation des fonds au regard des procédures des bailleurs de fonds et de suivi -évaluation des actions de coopération et des programmes ;
  11. Appuyer techniquement l’organisation des fora nationaux sur les questions de coordination de l’aide, de l’efficacité, de la gestion et de la transparence de l’aide en RCA ;

Exécuter, à la demande du Coordonnateur de la Cellule Technique Nationale et du PNUD, toute autre tâche entrant dans le cadre de ses attributions et du mandat du PNUD, conformément à ses compétences.

Impact des résultats : La performance de l’Expert national(e) aura un impact important sur le succès de l’Appui Immédiat à la mise en œuvre de la Transition et la coordination et l’efficacité de l’aide en RCA. Plus particulièrement, l’impact suivant est attendu : Meilleure coordination et efficacité de l’aide

Meilleure transparence et visibilité dans la mise en œuvre des projets et programmes mise en place en RCA ;

Disponibilité des rapports et études d’impact sur l’efficacité de l’aide;

Meilleur suivi financier des engagements et décaissements ;

Disponibilité et fonctionnement d’un mécanisme de concertation avec les partenaires.

Competencies

Leadership : Aptitude à contribuer à la coordination des activités au sein d’une équipe en respectant le chronogramme établi.

Travail en équipe : Aptitude à promouvoir un climat de travail serein et à collaborer avec toute personne dans le respect de la culture et de la diversité.

Planification et organisation : Capacités de concevoir, de planifier et de mettre en œuvre des stratégies, politiques, plans d’actions ou solutions dans la logique de la gestion axée sur les résultats de développement.

Communication : Excellente capacité de rédaction, de synthèse, de communication orale et de transfert des connaissances ;

Aptitude technologique : Bonne maîtrise de l’outil informatique.

Maîtrise personnelle : Aptitude à travailler sous pression dans un environnement complexe et évolutif

Required Skills and Experience

Education :

  • Avoir un diplôme de maîtrise ou équivalent (Bac+5) en Sciences Economiques, en Economie publique et de développement, Gestion, Finance, ou tout autre domaine équivalent;

Expérience :

  • Avoir une bonne connaissance de l’administration centrafricaine ;
  • Disposer d’une expérience professionnelle d’au moins 5 ans dans le domaine de coordination de l’aide, de mobilisation ou de gestion des ressources extérieures ;
  • Maîtriser l’approche programme et la gestion axée sur les résultats de développement ainsi que le cycle de gestion des programmes/projets ;
  • Etre capable de faire le transfert des connaissances pour renforcer les capacités des cadres et agents de l’administration publique;
  • Une bonne connaissance du Système des Nations Unies en général et du PNUD en particulier serait un atout.

UNDP (PNUD) is committed to achieving workforce diversity in terms of gender, nationality and culture. Individuals from minority groups, indigenous groups and persons with disabilities are equally encouraged to apply. All applications will be treated with the strictest confidence.

L’ex-président de Centrafrique Djotodia : “je reviens au pouvoir ou c’est la partition du pays”

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Estrepublicain.fr  /  Corbeau News Centrafrique: 05-11-2014, 23h46.

L'Ancien Président centrafricain Michel Djotodia au Bénin

L’ex-président de Centrafrique Djotodia : “je reviens au pouvoir ou c’est la partition du pays”

Dans un article à paraître demain, L’Est Républicain, qui est parvenu à joindre l’intéressé, est en mesure de révéler que l’ex-président de transition centrafricain, Michel Djotodia, chassé du pouvoir en janvier dernier et exilé depuis au Bénin, s’apprête à réclamer son retour aux affaires

Dans un article à paraître demain, L’Est Républicain, qui est parvenu à joindre l’intéressé, est en mesure de révéler que l’ex-président de transition centrafricain, Michel Djotodia, chassé du pouvoir en janvier dernier et exilé depuis au Bénin, s’apprête à réclamer son retour aux affaires. Ainsi qu’ il le disait dans les colonnes de L’Est Républicain début octobre dans la première interview que l’ancien chef d’État avait consenti à donner depuis son départ de Centrafrique, “on m’a fait partir injustement, il devrait y avoir réparation”.

Réélu en juillet à la tête de la Seleka, la coalition (à dominante musulmane) qui renversa l’ancien président Bozizé en mars 2013, Michel Djotodia avance une seconde piste s’il venait à ne pas pouvoir reprendre les rênes du pays pour gérer la fin de la transition: la partition. Autrement dit, l’indépendance du nord musulman, entérinant la fracture avec les catholiques du sud qu’ il estime consommée dès lors qu’ on viendrait à lui barrer la route du palais présidentiel. “Nous voulons la paix”, martèle celui qui, de mère catholique et de père musulman, se dit ” le seul à avoir la capacité de rassembler”.

Sébastien Michaux

Estrepublicain.fr 

Burkina-Faso: accord trouvé à Ouagadougou pour une transition d’un an

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Urgence-Corbeau-News-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Urgence Corbeau News Centrafrique
©CNC

 

Urgent

Burkina-Faso:  accord trouvé  à Ouagadougou sur une transition d’un an

Ouagadougou (Burkina-Faso): 05-11-2014, 22h01. Les trois Présidents africains notamment  ghanéen, nigérian et sénégalais  arrivés à Ouagadougou au Burkina-Faso ce matin pour une négociation avec les forces vives burkinabés  ont pu trouver un accord sur la durée de la transition. par contre pour le nom du prochain Président de la transition, aucune concertation n’a pu trouver. Un civil, selon les exigences de la communauté internationale. La transition durera un an, avant des élections en novembre 2015. Selon l’accord.

 

CNC avec RFI

Centrafrique: une mission diplomatique américano-française attendue à Bambari

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AA  /  Corbeau News Centrafrique (CNC) : 05-11-2014,  16h55

Materiel militaire de la force franâise Sangaris en Centrafrique

La situation humanitaire et militaire dégradée.

L’ambassadeur des Etats Unis en Centrafrique, David Brown et son homologue français à Bangui, Charles Malinas ainsi que le ministre centrafricain de la Sécurité publique sont attendus mercredi 5 novembre 2014 à Bambari (à 385 km de la capitale Bangui), selon des sources bien informées.

L’information a été confirmée, mardi, par le Vicaire général du diocèse de Bambari, Firmin Gbagoua, qui prendra, lui aussi, part à cette rencontre au siège de la Mission internationale des Nations Unies pour la stabilisation en Centarfrique “Minusca”.

Aucun détail n’a toutefois été donné sur les mobiles de cette visite. Reste à noter qu’elle intervient à un moment où la situation humanitaire et militaire s’est, à nouveau, dégradé à Bambari depuis les attaques récentes des villages de Matchika et de Batobadja, au nord de cette ville par des hommes armés assimilés à des éleveurs peulhs.

Sur le plan humanitaire, la ville de Bambari a enregistré ces derniers temps un afflux considérable de populations civiles issues des villages précités. La semaine dernière, la population avait organisé deux marches de protestation pour exprimer son ras-le-bol vis-à-vis de cette flambée de violence et du laxisme des forces étrangères accusées de “n’avoir rien fait pour empêcher ces violences”.

Ce regain de tenions a amené le chef de la Minusca, le général Babakar Gaye à effectuer dernièrement  une visite éclair dans La ville.

Sylvestre Krock pour AA

Burkina-Faso / RCA : Transition civilisée et Transition sauvage

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Drapeau-de-jaime-de-ls-Centrafrique-et-du-Burkina-Faso.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Drapeau de j'aime de ls Centrafrique et du  Burkina Faso
©corbeaunews-centrafrique.com

Corbeau News Centrafrique (CNC): 05-11-2014, 16h35. Deux pays qui se ressemblent beaucoup en cartographie. Le premier situé en Afrique de l’Ouest, membre de la CEDEAO et le second en Afrique centrale au cœur du continent, membre de la CEMAC. Tous deux élèves de la démocratie depuis la conférence de Baule. Très bon élève, le Burkina a vite appris les principes du concept politique et les maîtriser pour le bien-être de son peuple. Car, même les hommes en tenue qui voulaient s’imposer après la chute du président Compaoré ont compris sitôt que l’ère de la dictature est révolue et que le pouvoir désormais dans le monde, particulièrement en Afrique qui bouillonne est pour le peuple et rien que pour le peuple. Le président américain Jefferson disait que si on lui demandait de choisir entre un gouvernement sans presse et une presse sans gouvernement, il choisira le second. Ce qui veut dire en démocratie, la liberté d’expression prime. Elle est démocratique. En conséquent, l’on note que le peuple burkinabé a utilisé la voie démocratique et s’est imposé à travers une insurrection populaire qui doit servir d’exemple aux autres peuples africains pour instaurer une véritable démocratie et la bonne gouvernance pour un avenir meilleur des populations qui vivent depuis des décennies dans la précarité où la mauvaise gouvernance et la dictature se sont enracinées.
Indubitablement, le Burkina-Faso est un pays de sahel dont ses richesses n’équivalent pas la moitié de celles de la République centrafricaine en minerais et en production agricole puisque la terre centrafricaine du nord au sud et de l’est à l’ouest est très fertile et favorable à toute semence à cause de son climat plus que celle du Burkina-Faso où l’agriculture est très développée par contre. Elle serait passée pour le grenier de l’Afrique centrale si le gouvernement centrafricain qui pilote aveuglement les affaires de l’Etat depuis plusieurs années avait pour priorité première le secteur agro-pastoral. Reconnu pour ses atouts, la République centrafricaine ne devait pas souffrir d’un problème alimentaire.
En effet, les intellectuels burkinabé et particulièrement le président Thomas Sankara assassiné par son ami et compagnon de lutte Blaise Compaoré qui s’est emparé du pouvoir pendant 27 ans avaient développé une politique de proximité en utilisant le vecteur communicationnel, l’un des baromètres de la démocratie pour véhiculer la pensée et les idées révolutionnaires. Ce qui veut dire que sans les médias qui est le 4è pouvoir, la démocratie n’atteindra pas ses objectifs. Et le monde sera un monde de la barbarie. Puisque les actes ignobles commis par les dictateurs et leurs sbires ne seront connus du public. La planète terre habitée par l’humanité serra sombrée certes en continue dans un monde des ténèbres. Alors que les médias qui constituent l’un de ces baromètres de la démocratie informent, éduquent et distraient les peuples. Le Burkina dispose plusieurs moyens de communication plus que la RCA telles que les radios et télévisions privées, plusieurs journaux privés dans les kiosques, plusieurs cases Internet dans le pays et la messagerie permettant le partage des informations fiables ainsi qu’une bonne éducation populaire même si la radio et la télévision d’Etat sont monopolisées comme en RCA par le pouvoir central durant le règne de Compaoré. Cette détermination du peuple burkinabé à mettre fin au monolithisme dans le multipartisme érigé par un régime sanguinaire après Sankara est salutaire par l’ensemble des africains, oriente, à n’en point douter, la pensée africaniste vers un recyclage des formules démocratiques. L’Afrique a besoin d’un formatage de sa jeune démocratie plus ou moins mal pratiquée à cause de l’appropriation des principes et règles mal cernés par bon nombre de ses acteurs décideurs; notamment les chefs d’Etats arrivés au pouvoir par les urnes ou d’autres moyens antidémocratiques et qui s’accrochent au pouvoir ne voulant pas prendre la retraite de manière démocratique, de revoir les mécanismes et fonctionnements de ces organisations internationales telles que l’UA, la CEDEAO, la CEMAC et bien d’autres institutions sous régionales qui interviennent souvent tardivement après les crises et les conflits politico-militaires et inter-communautaires, encore incapables de résoudre les crises africaines pour que les populations retrouvent la paix et la sécurité.
Le cas de la République centrafricaine est un bel exemple à citer dans le contexte de la transition après un coup d’Etat, dont les institutions sont mises en place et opérationnelles mais très fragiles puis qu’il manque des hommes forts à leur tête ayant une vision et des idées à défendre pour le bien-être de la population et de la génération future. De surcroît l’intervention des forces de la CEEAC qui n’a rien donné jusqu’à leur passation en force onusienne. Mais pour quel résultat en plus ? D’ailleurs, toutes les transitions faites en Centrafrique sont faites par coup d’Etat que par une insurrection populaire. Elles sont plutôt brutales et sanguinaires ; donc une transition sauvage et non civilisée comme celle du Burkina-Faso le pays des hommes intègres où les choses sont passées de manière plus ou moins pacifique.
La première transition en Centrafrique était sanguinaire et datait de 2003 à 2005 quand l’ancien président François Bozizé a destitué le président feu Ange-Félix Patassé démocratiquement élu alors qu’il ne lui restait que deux (2) ans pour terminer son deuxième mandat et passer le flambeau à un autre président qui devrait être élu. Le nouvel homme fort de l’époque n’a pas respecté sa parole d’honneur. Puisque l’appétit vient en mangeant, le général François Bozizé s’y est accroché après deux (2) ans de transition pour être en lice des candidats à la présidentielle de 2005 et briguer un mandat de plus qui l’a conduit jusqu’en 2010-2011 afin de briguer un deuxième mandat par une fraude massive dénoncée par les médias, observateurs nationaux et internationaux. Le balayeur d’Ange-Félix Patassé n’a pas fini son deuxième mandat. Le putschiste mauvais gestionnaire a été balayé en mars 2013 par un autre balayeur sanguinaire qui n’a pas fait plus d’un (1) an au pouvoir à cause de son barbarisme d’Etat exagérée et des milliers des centrafricains tués par les éléments de la coalition séléka composée de six groupes de rébellion qu’il dirigeait. Il a fallu que la communauté internationale tape du poing sur la table pour qu’il quitte le pouvoir le 11 janvier 2014. Michel Djotodia et son premier ministre Me Nicolas Tiangaye démissionnent à Ndjamena lors du sommet des chefs d’Etats de la CEEAC. Deux semaines plus tard, il y a eu élection à l’hémicycle du parlement de transition. Les conseillers nationaux engraissent Catherine Samba-Panza qui gagne les élections avec un fort taux de pourcentage. Cette dame qui sort du néant est élue mais gérer la transition est une équation très difficile pour elle. La néophyte foule aux pieds les priorités du processus pour le retour à l’ordre constitutionnel pendant dix mois. Pas de paix, pas de sécurité et la population centrafricaine meurt tous les jours et ne sait plus à quel saint se vouer. La nomination des proches de Samba-Panza aux cabinets de la présidence et de la primature était d’abord sa priorité au lieu d’attaquer les vrais problèmes centrafricains qui ne sont rien d’autre que la sécurité et la paix puis la relance de l’économie. Puis, choisir un premier ministre de son choix et mettre en place un gouvernement des pilleurs où chacun doit remplir d’abord son ventre et sa poche alors le peuple souffre, continue à être victime des éléments des groupes armés non conventionnels qui jusque-là ne sont désarmés. Tous les jours on compte des morts en Centrafrique depuis cette transition relayée par des hommes sans vision qui pilotent à vue les affaires de l’Etat. Les vols et détournements des fonds de l’Etat ils en font leur priorité et ainsi fonctionne une transition sauvage au cœur de la forêt équatoriale d’Afrique mais jusqu’à quand, on ne sait. Les éléments constitutifs de la démocratie ne manquent pas. C’est plutôt la volonté politique qui fait défaut au niveau des instances du pays qui regorge pourtant d’énormes ressources humaines et le manque de solidarité bien entendu au sein des forces vives de la nation. Aujourd’hui, la classe politique centrafricaine souffre d’un leader charismatique pour être à la tête de file de l’opposition. Elle a perdu sa pugnacité d’antan, son dynamisme et sa crédibilité puisqu’elle a trahit le peuple centrafricain qui attend aujourd’hui choisir un nouveau leader parmi la jeune génération montante. Mais qui voter ? Autant d’interrogations au sein de la population meurtrie. Il revient à cette nouvelle génération politique de bien s’organiser, d’avoir une vision et des idées à défendre pour le bien-être de la population.

En rappel, le chef de la révolution du Burkina-Faso assassiné, Thomas Sankara, disait, Non ; nous ne pouvons pas accompagner ceux qui sucent le sang de nos peuples et qui vivent de la sueur de nos peuples. Nous ne pouvons pas les accompagner dans leur démarche assassine. J’ajoute à sa belle phrase « qu’un homme ou une femme à la tête de la nation qui bafoue les principes et les règles de la démocratie est une bête féroce très dangereuse pour la population ». Pour le moins que je puisse dire, la transition centrafricaine est sauvage. Il faut vite changer la donne et entrer dans une nouvelle ère de démocratie civilisée et apaisée.

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

Par: Pierre INZA

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA FÉDÉRATION EAAMOO DU MLPC

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Corbeau News Centrafrique: 05-11-2014, 16h25.

Bureau Politique du MLPC Centrafrique
©pigeonvert.com

COMUNIQUE DE PRESSE N* 04112014

Comme à l’accoutumée la Fédération « EUROPE-AMERIQUES-ASIE-MOYEN ORIENT-OCEANIE » (EAAMOO) du MLPC a organisé avec grand succès ce 1er novembre 2014 dans la salle de conférence de l’hôtel Campanile de Bobigny, en région parisienne, sa rentrée politique pour la période 2014-2015. Cette rencontre a rassemblé massivement les militantes et militants de toutes les sous-fédérations (Aquitaine, Rhône-Alpes, Midi-Pyrénées, Ile-de-France, Aude, Languedoc-Roussillon, Belgique, Asie) et les organes connexes, le MLFC (Mouvement de Libération de la Femme Centrafricaine) et le MLJC (Mouvement de Libération de la Jeunesse Centrafricaine).
Elle a eu l’honneur de recevoir parmi ses distingués invités le président de la fédération « Europe » de la CRPS (Convention Républicaine pour le Progrès Social), partenaire politique de l’AFDT (Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition), Daniel MAKOURI, qui a axé son message à l’endroit des participants sur la nécessité d’œuvrer pour la sécurité, la paix et la réconciliation en RCA.
Bien que retenu à Bangui pour la préparation du Conseil Politique National (CPN) et du Congrès Extraordinaire du Parti, le camarade Martin ZIGUELE, Président du MLPC, a salué par la voix du président fédéral, le camarade Jean-Didier KABRAL, la tenue de cet évènement politique important en cette période.
Compte tenu de la situation qui prévaut dans le pays, cette rentrée politique a été placée sous le thème de « Paix, Justice et Réconciliation en Centrafrique ».
C’était aussi l’occasion de rappeler l’appel lancé du haut de la tribune des Nations Unies le 15 mai 2013, par le Premier Ministre d’alors,  Maître Nicolas Tiangaye, pour demander une intervention de la communauté internationale aux côtés de la MISCA pour sauver notre pays et la population centrafricaine des exactions en tout genre. Le MLPC a été l’un des premiers organes politiques à appuyer et relayer ce message par des contacts multiformes permettant de rendre possible cette intervention. Aujourd’hui la MINUSCA est l’aboutissement de toute cette démarche.
Enfin il a été question du CPN et du Congrès Extraordinaire du Parti qui se tiendront à Bangui du 20 au 22 novembre 2014. A l’issue de ces assises qui se pencheront également sur la situation du pays, le candidat du MLPC aux prochaines élections présidentielles sera désigné pour donner l’espérance au peuple centrafricain.
La Fédération « EAAMOO » appelle donc tous les militantes, militants et sympathisants du MLPC, parti de masse et avant-gardiste, à ne ménager aucun effort pour œuvrer aux côtés des autres forces vives de la Nation afin que la RCA retrouve la paix, la tolérance et le vivre ensemble d’antan.

Fait à Paris, le 4 novembre 2014.

Antoine Jérémie NAM-OUARA
Membre du Bureau Politique
Chargé de communication extérieure

CENTRAFRIQUE: PLAINTE DE LA COORDONNATRICE HUMANITAIRE PRINCIPALE (OCHA), CLAIRE BOURGEOIS

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Conference-de-Presse-de-la-FAO-à-bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Conference de Presse de la FAO à bangui
©CNC

Bangui (RCA), Corbeau News Centrafrique, 05-11-2014, 16h05: La Coordinatrice humanitaire principale du Bureau de la Coordination des affaires humanitaires ( OCHA) se dit profondément préoccuper par de l’insécurité alimentaire, les lourdes pertes dans le secteur de l’agriculture, l’élevage, l pêche et la flambée de prix due à la violence chronique qui a détérioré la situation humanitaire pendant les dix derniers mois en Centrafrique. Elle l’a fait savoir lors d’une conférence de presse tenue, hier 04 novembre 2014,  au siège du Programme des Nations unies pour le Développement (PNUD) à Bangui.

Dans sa déclaration à la presse, Claire Bourgeois a dénoncé l’augmentation des violences basées sur le genre et par l’utilisation d’enfants et des femmes boucliers durant les récentes attaques intercommunautaires.

” J’exhorte tous ceux impliqués dans ces violences à respecter le droit des enfants et des femmes et à mettre immédiatement et totalement fin aux actes de violences sexuelles perpétrés sur les femmes et enfants en Centrafrique. Je rappelle que l’utilisation des enfants et des femmes dans les combats est un crime de la guerre”, a-t-elle exhorté.

Par ailleurs, la Coordinatrice principale de OCHA a exprimé sa préoccupation au sujet des attaques contre les travailleurs humanitaires sur le territoire centrafricain qui ont augmenté parmi la recrudescence des violences des derniers mois. Selon Claire Bourgeois, ces attaques entravent gravement l’assistance aux populations vulnérables, en mettant l’accès humanitaire en “danger”.

” Je demande à tous de nous faciliter l’accès aux personnes qui ont besoin de notre aide, notamment en permettant la circulation sans entrave du personnel et des véhicules des organismes humanitaires”, a exprimé Claire Bourgeois.

Bangui, Éric Ngaba pour CNC

©corbeaunews-centrafrique.com

Signature d’un nouvel accord de coopération entre la CPI et la Centrafrique

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Ndékè-Luka  /  Corbeau News Centrafrique: 05-11-2014,  03h12.

Juge de la CPI à la haie
©CPI

La procureure de la Cour pénale internationale (CPI) Fatou Bensouda et le ministre centrafricain de la Justice Gabriel Faustin M’bodou ont signé vendredi à la Haye le premier avenant à l’accord de coopération entre la juridiction et Bangui.

Signé en décembre 2007, le précédent accord a abouti à des poursuites contre l’ancien vice-président de la République démocratique du Congo (RDC) Jean-Pierre Bemba jugé pour des crimes commis en Centrafrique en 2002-2003.

Des hommes du Mouvement de libération du Congo (MLC) de Jean-Pierre Bemba avaient été envoyés en renfort au président centrafricain de l’époque Ange-Félix Patassé qui était aux prises avec des rebelles.

L’avenant signé vendredi concerne des enquêtes sur la situation actuelle en Centrafrique.

Le 30 mai dernier, le gouvernement centrafricain avait demandé à Fatou Bensouda d’ouvrir ces nouvelles enquêtes.

Au terme d’un examen préliminaire, la procureure de la CPI a annoncé le 24 septembre qu’il était justifié de procéder à une enquête.

Pendant ce temps, l’insécurité persiste dans la capitale centrafricaine. Samedi dernier, un automobiliste nommé Stéphane Dimassi a été pris à partie par des hommes armés alors qu’il faisait laver son véhicule sur l’avenue de l’indépendance, dans le 4e arrondissement.

« Ils m’ont pointé avec leurs armes, m’ont forcé de leur remettre les clefs du véhicule. Ainsi, ils sont partis avec le véhicule et tout ce que j’avais sur moi », a-t-il raconté, soupçonnant des Antibalaka.

©Ndékè-Luka

RCA: La branche militaire des ex-Séléka a un nouveau chef

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Radio Ndeke Luka  /  Corbeau News Centrafrique: 05-11-2014,  3h03.

les miliciens de la Séléka à Bangui
©AFP

Lors d’une assemblée générale dimanche à Kaga Bandoro, dans la Nana Grébizi (nord de la Centrafrique), la coalition ex-Séléka, a procédé à une restructuration, créant une branche militaire et une branche politique.

Les 25O délégués ont mis en place un nouvel état-major dirigé par le général Arouna Arda. Il est l’un des généraux les plus influents de l’ex-Séléka ayant occasionné la prise du palais de la Renaissance le 24 mars 2014.

Il est secondé par deux adjoints, Yaya Piskoum et Adoum Nanon.

Pour sa part, Mahamat Alkati devient conseiller militaire chargé des questions de sécurité. Quant à Moustapha Kamoun et Ousman Mahamat Ousman, ils représenteront le mouvement dans les négociations inter-centrafricaines et auprès des organisations nationales et internationales.

Pendant ce temps, des ex-Séléka sont accusés d’avoir tué deux personnes le week-end à Batangafo, dans l’Ouham (nord). Après ce meurtre, la plupart des habitants de Batangafo ont pris la clef des champs, accusant le gouvernement d’inaction.

A Bangui, c’est la compagnie nationale de distribution d’électricité, Energie centrafricaine (ENERCA) qui déplore deux véhicules de terrain enlevés en fin de semaine dans le 4e arrondissement.

Selon Lucas Sénifémitia, chef de section à ENERCA, les deux véhicules et tout le matériel qui se trouvait à bord, ainsi que les téléphones portables du personnel alors en mission de terrain ont été emportés par des Antibalaka qui ont ouvert le feu mais sans faire de victime.

Les employés de la compagnie affirment ne plus avoir le courage d’effectuer des sorties pour des travaux d’urgence.

La coordination des miliciens Antibalaka n’a pas encore réagi à ces accusations.

©Ndéké-Luka

DON ANGOLAIS: APPEL DE LA SOCIETE CIVILE AUX CONSEILLERS NATIONAUX (CNT)

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Corbeau News Centrafrique: 04-11-2014,  19h21

Madame Catherine Samba-Panza et Alexandre nguendet au palais du CNT à Bangui le 22 octobre 2014
©Chris CAN

APPEL DE LA SOCIÉTÉ CIVILE AUX CONSEILLERS NATIONAUX (CNT)

En mars 2014, l’Angola à fait un don de 10 millions de dollars à la République Centrafricaine. Mais, l’acheminement de ce don n’a pas suivi le circuit bancaire du trésor public.. Dans le but de rendre transparente la gestion de ce don, Conseil National de Transition (CNT), parlement provisoire, dans son rôle de représentant du peuple a interpellé le Gouvernement de Mahamat Kamoun ainsi que Madame la Présidente de la Transition qui ont fait des déclarations incohérentes qui n’ont convaincu ni la Communauté Internationale, ni les Centrafricains qui réfutent toute politique de prédation et de l’impunité.

Après avoir exprimé la nécessité de la création d’une commission d’enquête parlementaire sur l’utilisation d’une partie de ce don angolais par l’exécutif, le CNT a décidé le 29 octobre 2014 de surseoir à cette démarche sans autant fournir des motifs valables relatifs à la décision de suspension de la mise en place de cette commission. Fort de ce constat, les représentants de la société civile, soucieux de justice, de paix, de bonne gouvernance et surtout d’impunité zéro, demandent et exigent en urgence au CNT de rendre publique sous 48h un communiqué instituant la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire afin de toute la lumière soit faite sur l’utilisation de ce DON. Nous condamnons énergiquement toute tentative d’institution de l’impunité à perpétuité en République Centrafricaine. Compte tenu de la gravité qui découle de cette décision de suspension de la mise en place de cette commission, nous donnons un délai de 48h aux Conseillers Nationaux de prendre leur responsabilité devant l’histoire de la République. Passé ce délais, nous nous réserverons le droit de prendre notre part de responsabilité.

Fait à Paris, le 03 novembre 2014

ONT SIGNE :

–  Animateur du CNC et WaAza :

   Jean -Pierre MARA

–  Coordonnateur Général du Collectif « Touche pas à ma Constitution »

   Godfroy -Luther GONDJE- DJANAYANG

–  Président de DEBOUT POUR LA CENTRAFRIQUE

   Philippe MAKOUNDJI

Ampliations
A son Excellence Denis Sassou Guesso, Médiateur international dans la crise centrafricaine,
A son Excellence Monsieur le Président de la République d’Angola,
A son Excellence Madame la Présidente Cheffe de l’Etat de la Transition , RCA
A son Excellence Monsieur le Président du Conseil National de Transition, RCA
A son Excellence Monsieur le Premier ministre Chef du Gouvernement de Transition, RCA
A son Excellence Monsieur l’ Ambassadeur de France en RCA
A son Excellence Le Représentant de l’Union Européenne en RCA,
Au Représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies en RCA.

Télécharger version PDG: Appel aux membres du du Conseil National de Transition (3)

CENTRAFRIQUE: BENOîT LIKITI, LES QUATRE VERITES DE KENETH ZAMIRAKANAH

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Corbeau News Centrafrique: 29-10-2014, 17h47.

Oû est donc parti le Président du Parti UDRP?
Benoît LIKITI? ©CNC

BENOIT LIKITI – LES QUATRE VERITES DE KENETH ZAMIRAKANAH

En lisant un article de presse du 05 septembre 2014, publié sur www.centrafrique-presse.overblog.com , sous le titre MAIS OU DONC EST PASSE LE PRESIDENT DE L’UDRP ?, pris d’inquiétudes et de soucis, je suis tenté de répondre – par devoir de mémoire à un fidèle ami, camarade d’université et, par ailleurs, illustre homme dévoué à la cause de son pays – car considérant l’extrême discrétion du personnage Benoît Likiti, je suis plus ou moins convaincu qu’il s’est peut être volontairement effacé poursuivant certainement une cause qu’il voudrait présenter, face à la crise que traverse son pays qu’il adore particulièrement m’a-t-il souvent proclamé.


J’ai rencontré M. Benoît Likiti pour la première fois en 1978 à l’université Paris IX Dauphine qui, à l’époque était classée première université de l’Hexagone en matière de Sciences de gestion, et c’est l’université qui faisait face aux grandes écoles comme HEC ou Essec Paris, et d’ailleurs les africains qui y fréquentaient se connaissaient plus ou moins tous car leur nombre se comptait sur les doigts de la main, la sélection était sauvage. Cette sélection obligeait les africains à se connaître de la première année en année de Maîtrise; toutes facultés confondues : congolais, centrafricains, camerounais, tchadiens, sénégalais, gabonais, ivoiriens, guinéens. A propos du Gabon, les africains appréciaient particulièrement la présence parmi eux, dans les mêmes amphithéâtres, une certaine Pascaline Bongo qui nous a tous laissés d’agréables souvenirs par sa simplicité et son assiduité aux travaux dirigés ; ce qui paraissait rare ailleurs…


Benoît Likiti, Pascaline Bongo, TINE, TCHOUSSEN NANA, ADOVI, LAGO YEPO, MAMADOU KABA , Mlles SOW , N’DIAYE, LY KAI BUI moi et les autres sommes tous diplômés de Paris IX promotion 1979 avec des célèbres professeurs tels que Michel Roccard, Jacques Attali, Jacques Delors, Cibert, Thiam, Degbey, Zerbib, feu Tezenas du Moncel… Lorsqu’on s’est séparé de l’université, il a regagné une institution bancaire sous-régionale qui l’a recruté, à la suite d’un concours international qui s’est déroulé au siège européen de la banque mondiale à Paris, supervisé par un cabinet parisien spécialisé dans la sélection des cadres pour les compagnies internationales. Revenu à Paris, après une année pratique dans l’institution bancaire, Benoît Likiti, muni de son diplôme en Sciences de Gestion, filière expertise comptable n’a malheureusement pas pu me rencontrer à cause de mes nombreux déplacements en Afrique et dans le monde ; Néanmoins, croisant un tchadien, ancien de Dauphine, venu au cabinet pour une consultation j’appris qu’il a rencontré Likiti en pleine recherche d’informations au Centre Georges Pompidou mais il ne m’a pas précisé la nature. J’ai compris lorsque l’ami tchadien m’expliqua qu’il suit, lui-même, les cours de droit à la Sorbonne pour l’obtention du certificat juridique exigé pour l’expertise comptable.


Avec Likiti ils ont beaucoup échangé ; c’est ainsi que l’ami tchadien m’apprit que Likiti est revenu à Paris au nom de son entreprise pour une série de stages dans les institutions financières françaises.


A la Banque de France le stage se déroulait à la direction générale du crédit ; à la Banque Française du Commerce Extérieur (BFCE) il fallait apprendre à gérer les crédits export ainsi que les risques et les garanties ; Au Crédit National il s’est familiarisé à la gestion des actions concertées…


Ce qui a retenu mon attention, c’est que notre ami tchadien nous révéla que Likiti, malgré le plein temps de son stage, s’est inscrit en Doctorat de Sciences Politiques, option ‘’Relations Internationales du tiers-monde’’. Il se préoccupe véritablement de la situation économique et politique de son pays la République Centrafricaine et ne ratait jamais l’occasion de nous entretenir de l’état de la RCA, économie enclavée dont les coûts des facteurs de production pénalisent gravement la compétitivité et donc ralenti l’industrialisation, à laquelle il faut ajouter la faible performance de l’exploitation minière, gangrénée par la fraude et la corruption. Mais Benoît Likiti apparaissait toujours optimiste en évoquant la capacité intellectuelle de la jeunesse de Centrafrique dont il a foi. Il proclamait en outre que la pensée politique de certains leaders historiques africains tels que Cheik Anta Diop, Kwamé Nkrumah, Patrice Lumumba, donnera la lumière à la jeunesse de Centrafrique pour vaincre la médiocrité des hommes politiques de son pays.


Alors quelqu’un qui se nourrit de cette image intellectuelle ne peut volontairement donner l’occasion de se voir écarter des questions de son pays au moment où des initiatives hardies doivent se manifester. C’est pourquoi nous ses collègues africains disons qu’il est bel et bien débout quelque part. Ne disposant pas d’un réseau d’anciens élèves de Paris-Dauphine promotion 1979, aucune communication alarmante n’a été enregistrée malgré tout.


Par un heureux hasard, en mission à Kinshasa, je le rencontrai avec des collègues. Il m’a posé quelques questions sur les méthodes et fonctionnement de l’Union Européenne car il préparait avec ses services, un manuel de procédures, en conformité avec « les quatre piliers de l’union européenne », à mettre à la disposition de la mission de consolidation de Paix à Bangui, pouvant permettre d’établir la visibilité, la traçabilité et la pertinence des opérations comptables et financières liées à la mission.


Je n’avais pas le sentiment d’être en face d’une personne tourmentée ; ce n’est peut être qu’une fausse impression. S’apercevant qu’on s’étonnait de son physique qui n’a pas trop changé pour un haut cadre qu’il est devenu, Benoît Likiti rappela ce qu’on disait en fac en riant « l’homme ne vit pas que pour manger ! Mais mange pour vivre ». Il nous avait appris que « vivre pour manger » signifie la soif du pouvoir, et comme corollaire, l’enrichissement effréné, illicite, alimenté par les fruits de la corruption pendant que la mal -gouvernance aveugle les autres, aggravant leur ignorance, dégradant leur état physique, et tout ceci, baignant dans un environnement malsain qui annihile toute initiative nouvelle. La soif du pouvoir ne peut induire un héritage conforme au texte fondamental, qu’est la constitution. Par contre « manger pour vivre » c’est mener une existence suivant une vision politique respectant la loi fondamentale, évitant de la « traficoter » afin d’atténuer les risques de conflits, qui à leur tour, dégradent la santé de la population ainsi que l’éducation des enfants, confisquent le développement humain tout court.


Nos amis ivoiriens l’avaient rencontré en 1992, à sa sortie du siège de la Banque Africaine de Développement (BAD) à Abidjan. Il faisait partie des premiers économistes formés par la banque panafricaine pour les réalisations des audits de projets. Il s’agit d’évaluer de manière rétrospective les projets faramineux africains qui apparaissent par la suite, comme des ‘’serpents de mer’’, il faut donc procéder à une évaluation ex-post permettant de tirer des leçons des échecs ou de succès de ces projets, après avoir établi le rapport d’achèvement.


J’avais eu le sentiment que Benoît Likiti assimilait toutes ces nouvelles approches pour renforcer une autre vision pour son pays.
En 2011, un ami sénégalais de retour d’une mission humanitaire de Bangui m’apporta des informations culturelles, économiques et politiques de ce pays et me signala la diffusion d’un quotidien national Le Citoyen dont la Une portait la signature de notre cher collègue… Likiti Benoit ! N’ayant maintenant que de vagues souvenirs de Likiti, il ne disposait d’aucun repère pour le rencontrer. Est-il en ce moment précis à Bangui ou ailleurs ? Il n’a pu l’affirmer !
L’article était effectivement signé de Monsieur Likiti, ancien diplômé de Paris-Dauphine. Le quotidien Le Citoyen était à son 3655e parution en date de 05 juillet 2011.


Curieusement le journal publié était un numéro spécial réservé exclusivement à des analyses portées sur l’avenir de l’économie nationale : « Réduction de la dette centrafricaine : où doit-on aller maintenant ? Vers un Centrafrique émergeant ? » De Benoit Likiti.
Dans ses écrits, l’auteur évoque quelques actions dans le secteur économique qui ont amené les autorités de son pays à la réalisation de certaines performances ayant abouti à la validation par la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International, de l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative renforcée des pays pauvres très endettés (PPTE). La RCA est le 25e pays à bénéficier sur les 42 éligibles au départ. La conséquence immédiate a été d’alléger la dette publique afin de relancer le développement économique et social : éviter à l’avenir un endettement excessif, promouvoir les exportations en boostant la production, relever le niveau de consommation, favoriser la croissance et l’emploi. Ainsi, la dette publique réduite implique pour Benoît Likiti, un nouvel espace économique renforcé par, les leçons tirées du passé.


Dans ce contexte, il a tenté de donner un début de réponse aux interrogations stratégiques de la vision de l’émergence économique qu’il a présentée dans son article. Après lecture du document produit, je me permets ce commentaire : Après analyses des forces et faiblesses d’une économie enclavée, Benoît Likiti énonce une série de mesures à court terme à prendre d’une part, et d’autre part, emmener les décideurs du pays à considérer l’atteinte du PPTE comme rampes de lancement pour une nouvelle économie, dépoussiérée de toute dette ! Ainsi, sur le plan des infrastructures, réhabiliter sous toutes ses formes, les communications avec la nouvelle République du Sud-Soudan qui présente d’immenses identités avec toute la partie sud-est du Centrafrique à travers les peuples Azandés ; Renforcer les liaisons vers Bangui, en traversant les riches régions de la Ouaka, de la Kémo, et de L’ombella-M’Poko ; comme par le passé. IL a en outre rappelé que le volume des échanges dans cette zone répondait parfaitement à la demande des populations qui y tiraient des avantages non négligeables au plan commercial, sanitaire et éducatif. La relance et le renforcement des relations avec le Sud-Soudan sont inscrits parmi les solutions incontournables à la contrainte de l’enclavement de la RCA. La traversée du Sud-Soudan plonge le Centrafrique en pleine Afrique de l’est dont la plupart des états présentent des indicateurs économiques orientés vers l’émergence; Des valeurs et des expériences à acquérir donc !


Ces quelques lignes résumées démontrent que notre ami n’a rien perdu de sa pugnacité ; En définitive, nous, amis de Dauphine de Likiti, avons la forte conviction qu’il est là, qu’il est ici, qu’il est quelque part, libre et non entrain de crever dans une des tristement célèbres geôles qui arpentent les sous-sols de certaines présidences africaines… si tel est le cas, Benoît nous te prions de manifester de manière formelle ton existence à moins que cela soit fait par tes amis ou compatriotes centrafricains. Un silence assourdissant obligerait nous tes amis à prendre des dispositions sur le plan international en vu de faire toute la lumière sur ta très longue absence remarquée. Car malheureusement en Afrique, nous avons le triste record de vivre qu’un simple silence se transforme en macabre silence absolu. Certes, Likiti n’est pas indispensable pour la nation Centrafricaine, PERSONNE ne l’est d’ailleurs, pour aucun pays ! En revanche, il semble utile que la jeunesse de Centrafrique s’approprie certains aspects positifs de ses multiples expériences internationales et se donne l’occasion d’apprécier à sa juste valeur la pertinence de ses analyses et ses propositions d’actions consécutives concernant l’économie de la RCA, notamment la masse salariale, la bancarisation, le microcrédit, le désenclavement, l’émergence… Likiti est, à n’en point douter, un pur produit des institutions internationales. En vérité, Likiti nous a, à l’époque, rassurés qu’il déploiera toutes les énergies en vue d’obstruer toute politique tendant à transformer la jeunesse de son pays en une jeunesse clochardisée, corvéable à la merci et martyrisée.


Kenneth Zamirakanan

Centrafrique: Un homme blessé par balle à Gobongo au nord de Bangui

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Rosmon  /  Corbeau Rews Centrafrique: 04-11-2014,  17h20.

Un homme blessé par balle à Gobongo en Centrafrique
©blog de Rosmon

Bangui : Un homme blessé par balle à Gobongo

 

Les activités ont repris à Gobongo comme dans tous les quartiers nord de Bangui samedi dernier. Mais des actes de violences perpétrés par de bandes armées continus dans ces secteurs. Dans la soirée du lundi 3 novembre, un homme s’est fait tirer déçu par un individu armé à Gobongo. 

Il est difficile pour le moment de circuler sans s’être inquiéter dans certains quartiers, qualifiés de « quartiers rouges » de Bangui : Boye-rabe, Fouh, Km5 et Gobongo. La nuit dernière à Gobongo, un homme âgé d’environ 40 ans a reçu une balle dans la jambe après une dispute.

Selon des témoins, l’homme avait des litiges avec un individu soupçonné d’être un bandit armé. « Tous les deux, la victime et son bourreau étaient en état d’ivresse.  Celui qui a reçu la balle réclamait une somme d’argent à l’autre. Et, voilà dans la dispute, l’autre a sorti une armé et tiré », a raconté un témoin de la scène, sous l’anonymat.

D’après certaines sources, le responsable de cet acte ne s’est pas inquiété de la présence de gens, témoins de son crime. « Lorsqu’il a tiré dans la jambe, il s’est retourné tranquillement pour partir. Nous ne sommes pas dans un pays, mais plutôt dans la jungle», a fait savoir une habitante de la localité.

Dans la nuit du vendredi 31 octobre dernier, une femme, vendeuse de shikouang a reçu une balle au bas ventre  alors que deux miliciens Anti-Balaka disputaient une arme. Dans la matinée du samedi 1er novembre dernier, un jeune homme de 23 ans a été retrouvé mort, le corps troué de quatre balles toujours à Gobongo.

C’est depuis décembre 2013 que les habitants des quartiers nord de Bangui vivent sous pression des groupes armés.

©Rosmon

Centrafrique: pourquoi Ndjono Ahaba Guetrand, ancien Ministre de Bozizé, de Djotodia et de Samba-Panza, est traqué par interpol

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Matinlibre  /  Corbeau news Centrafrique: 04-11-2014,  15h38.

Herbert Gotran Djono Ahaba
Herbert Gotran Djono Ahaba. Photo: ©corbeaunews

 

Pourquoi Ndjono Ahaba Guetrand traqué par interpol

Ndjono Ahaba Guetrand alias « demi Dieu » a perdu de sa superbe et broie pratiquement du noir. Ancien ministre d’Etat de l’Etat centrafricain en charge des Mines sous le président Michel Djotodia, « demi Dieu » est activement recherché par interpol.

L’ex-ministre d’Etat Ndjono Ahaba Guetrand réside actuellement en France. Seulement, il a assez de soucis et se terre pratiquement dans l’Hexagone. Il serait dans le collimateur de la police internationale. il serait fortement impliqué dans le trafic illégal de pierres précieuses et de devises. Ce qui lui aurait permis de se construire ou d’acheter des résidences cossues voire paradisiaques au Maroc, au Sénégal, au Cameroun, etc. Après la démission de son frère et ennemi, le président Michel Djotodia, « demi Dieu » avait tenté de cacher une partie de son immense fortune acquise au détriment du valeureux peuple centrafricain à Bria où réside son oncle maternel Zakaria Daman et Nourredine Djouma. C’est sa sœur cadette Safina Ndjouma qui avait été commise pour accomplir cette périlleuse mission. Et, les Sangaris ne l’ont pas ratée. Ils l’ont appréhendée sur la route de l’aéroport et l’ont dépouillée des 2 millions de dollars qu’elle transportait en toute illégalité.

Un homme seul

Ndjono Ahaba Guetrand dit « demi Dieu » qui se prend pour le centre de la terre, le candidat des Français et des présidents de l’Afrique centrale n’est désormais que l’ombre de lui-même. Il a fallu la démission du président Michel Djotodia pour comprendre qu’il n’était véritablement proche de personne et qu’il n’avait la cote auprès de personne. Pour l’histoire, quand le président Djotodia démissionnait, il l’avait proposé aux chefs d’Etat réunis à N’djaména pour lui succéder à la tête de l’Etat centrafricain pour la période de transition. Mais, les présidents de la région ont unanimement opposé leur veto. Djotodia l’a alors proposé au poste de Premier ministre. Les chefs d’Etat de l’Afrique centrale ont dit qu’ils n’en veulent pas. Au motif qu’il ne sera pas à la hauteur de la tâche. Récemment, lui-même a pris sur lui la décision de faire le tour des chefs d’Etat pour se faire entendre. Il a d’abord mis le cap sur N’djaména où toutes ses tentatives pour rencontrer le président Idriss Déby Itno ont été vaines. Alors, il n’a trouvé mieux à faire désormais que de quémander le soutien des réfugiés Centrafricains au Tchad, oubliant que le pouvoir se prend à Bangui.

Jean-Baptiste YAVILI (matinlibre.com)

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Burkina-Faso : pour une nouvelle doctrine française en Afrique

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Lefigaro.fr  /  Corbeau News Centrafrique: 04-11-2014,  04h04

 

Manifestation au Burkina faso contre Blaise campaoré
Manifestation contre le coup d’État militaire, à Ouagadougou, le 2 novembre. Crédits photo : ISSOUF SANOGO/AFP

Burkina-Faso : pour une nouvelle doctrine française en Afrique

La priorité politique absolue dans la région est donc claire : le chômage des jeunes. Mais les gouvernements ne pourront pas résoudre ce problème immense tant qu’ils seront encalminés dans la dictature, la corruption, les trafics de toutes sortes.

À Ouagadougou, l’étincelle mettant le feu aux poudres fut la volonté de modifier les règles constitutionnelles pour que Blaise Compaoré se maintienne plus longtemps. À cette aune, d’autres pays pourraient connaître la même crise. Je pense au Burundi, où les tensions entre les militaires et l’opposition s’accroissent déjà. Je pense au Rwanda, où Paul Kagamé compte s’autoriser par référendum à rester au-delà de 2017. Je pense au Congo-Kinshasa et au Congo-Brazzaville, où Joseph Kabila et Denis Sassou Nguesso préparent tous les deux une révision constitutionnelle pour pouvoir se représenter en 2016. À cela s’ajoutent des régimes plus durs, comme celui d’Issayas Afewerki en Erythrée: par définition, plus le pouvoir est autocratique, plus le régime est fragile.

L’Afrique subsaharienne est aujourd’hui dans une situation paradoxale. D’un côté, elle se développe et s’enrichit. Elle connaît une croissance enviable de l’ordre de 5% par an. Le taux d’alphabétisation a presque triplé en quarante ans, de 23% en 1970 à 65% en 2010. La transition démographique est engagée dans tous ses pays, de sorte qu’elle connaîtra bientôt ce qu’on appelle la «fenêtre d’opportunité démographique». En d’autres termes, économiquement parlant, les Trente Glorieuses africaines sont devant nous.

Mais de l’autre côté, ses gouvernements sont en train de sacrifier sa jeunesse. 60% des Africains subsahariens sont des jeunes. Or leur taux de chômage est, selon les pays, le double voire le triple de la moyenne. Au Ghana, souvent cité à raison comme une réussite de démocratisation, le chômage total est à 9% mais celui des jeunes est de presque un tiers: politiquement, c’est une bombe à retardement. Au Burkina-Faso, les jeunes furent en pointe de la révolte contre Blaise Compaoré: il se trouve que la moitié des jeunes Burkinabés sont au chômage… Du reste, selon la Banque mondiale, 40% des jeunes qui rejoignent des mouvements rebelles ou terroristes en Afrique subsaharienne sont motivés par le manque d’emplois.

La priorité politique absolue dans la région est donc claire: le chômage des jeunes. Mais les gouvernements ne pourront pas résoudre ce problème immense tant qu’ils seront encalminés dans la dictature, la corruption, les trafics de toutes sortes, la gangrène maffieuse, le clanisme, le clientélisme, et l’absence de pratiques institutionnelles stables. François Mitterrand avait vu juste lorsqu’il déclara à La Baule en 1990 que, concernant l’Afrique, «il n’y a pas de développement sans démocratie et il n’y a pas de démocratie sans développement».

En 2008, secrétaire d’Etat à la Coopération et à la Francophonie, j’avais déclaré qu’il fallait «signer l’acte de décès de la Françafrique». Je n’ai pas changé d’avis. Je ne prônerai donc pas une «mission civilisatrice» occidentale pour aller apprendre la démocratisation à ces pays. Je ne prônerai pas non plus un «devoir d’ingérence», néocolonialisme paternaliste qui serait au demeurant contre-productif.

Un chemin de crête est possible. Une nouvelle doctrine française de politique africaine est souhaitable. La voici, en dix principes simples:

● 1. En rupture avec la Françafrique, la France inscrit toutes ses interventions diplomatiques et militaires dans une approche multilatérale: en particulier dans le sens d’une européanisation, de l’implication de l’Union africaine, et de celle des Nations-Unies.

● 2. La France ne prend jamais l’initiative de s’ingérer dans les affaires politiques d’un pays d’Afrique subsaharienne.

● 3. La France répond toujours présente quand un de ces pays demande de l’aide (matériel, conseillers techniques, financement, etc.) pour améliorer sa gouvernance ou pour davantage se démocratiser.

● 4. La France répond toujours présente quand un de ces pays demande de l’aide pour lutter contre les trafics et le terrorisme.

● 5. La France réduit toujours ses créances sur les gouvernements de ces pays quand ils prennent des mesures de démocratisation.

La France poursuit et intensifie l’accueil d’étudiants venus de ces pays, dans l’idée qu’ils seront les élites de la démocratisation complète de l’Afrique subsaharienne.

● 6. À l’exception des criminels de guerre et des responsables de massacres, pour encourager les autocrates africains à lâcher prise, la France s’engage à porter dans la communauté internationale le fait de leur offrir une porte de sortie en échange de leur départ pacifique du pouvoir.

● 7. La France accueille systématiquement les réfugiés politiques de ces pays, quel que soit leur camp, pour entretenir la persistance du débat politique contradictoire.

● 8. Dans ses aides au développement envers ces pays, la France privilégie ceux qui s’engagent à des mesures de démocratisation.

● 9. La France se porte d’autant plus fortement garante des investissements privés français dans ces pays, pour ceux d’entre eux qui s’engagent à des mesures de démocratisation.

● 10. La France poursuit et intensifie l’accueil d’étudiants venus de ces pays, dans l’idée qu’ils seront les élites de la démocratisation complète de l’Afrique subsaharienne.

Le Figaro.fr

Centrafrique : les forces de l’ONU interpellent cinq personnes dans le cadre d’une opération à Bangui

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ONU  /  CNC: 04-11-2014,  03h49.

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/10/Soldat-de-force-Sangaris-à-Bangui-en-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Soldat de force Sangaris à Bangui en RCA

Dans le cadre de leurs opérations de sécurisation de la ville de Bangui, les forces de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) ont conduit vendredi conjointement avec des forces de l’opération Sangaris et des forces de sécurité centrafricaines, une opération dans les quartiers Gobongo et Boy Rabe, dans le 4e arrondissement de Bangui.

« Cette opération de sécurisation, qui a été menée sous le commandement de l’état-major conjoint du Secteur de Bangui, a consisté en des visites domiciliaires, des perquisitions et des interpellations. Pendant cette opération, les forces internationales et nationales ont fait face à des attaques à l’arme automatique et à la grenade », a précisé la MINUSCA dans un communiqué de presse.

Au total, cinq personnes ont été interpellées et remises aux autorités locales de sécurité pour enquête criminelle. Par ailleurs, un fusil, trois Kalachnikov, dont une équipée d’un lance-grenade, neuf chargeurs, 344 munitions de divers calibres, 10 grenades, quatre couteaux, une machette et une bombe lacrymogène ont été saisis.

La MINUSCA a remercié la population pour le soutien qu’elle lui a apporté durant cette opération et a salué la parfaite collaboration des forces nationales et internationales. La Mission a déclaré qu’elle poursuivrait « la mise en œuvre de son mandat avec détermination. »

 

Par: Le Centre d’actualités de l’ONU

Léonelle, 19 ans, réfugiée de la Centrafrique : “J’ai laissé une jambe à Bangui”

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Starducongo.com | Corbeau News Centrafrique (CNC): 04-11-2014,  03h36

Refugiée centrafricaine à BetouLéonelle, 19 ans, réfugiée de Centreafrique : ” Elle n’avait jamais quitté Bangui, sa ville natale. A dix neuf ans, elle a voyagé pour la première fois, oui mais, sur une seule jambe ! Avant cela, elle avait quitté ses études pour fuir les viols des Milices de la Seleka commis dans les classes de son lycée. La capitale est à feu et à sang et c’est au marché que Léonelle trouve refuge en aidant sa mère pour son petit commerce. Et puis il a fallu qu’elle tombe malade, qu’elle reste quelques jours à la maison.

Ce jour où sa vie bascule elle est seule ou presque. Pas tout à fait seule, il y aussi son petit frère Jordi qui joue près d’elle, il y a surtout cet enfant qu’elle porte dans son ventre depuis six mois. Le futur papa s’appelle Arnault, ce jour là il est ailleurs, ce jour maudit où trois musulmans armés entrent dans la maison. Et c’est Arnault qu’ils cherchent… Et c’est la maison qu’ils fouillent…

Léonelle ne dira rien d’où est son mari. “Si tu ne le dis pas, c’est toi que l’on va tuer à sa place” ! Mais les soldats tchadiens de la Seleka ne sont pas tous d’accord sur cette condamnation à mort improvisée et parlementent longuement entre eux tandis que Léonelle est couchée à même le sol, arme braquée sur la tempe. Au final, ils ont posé leurs mains sur sa bouche pour l’empêcher de crier : “Si tu cries on te tue” et puis c’est une balle qui n’a pas le temps de siffler et une autre, à bout portant dans le pied ! “Nous reviendrons” ! Et ils reviennent : Plus tard à l’hôpital alors qu’Arnaud est allé par “chance” à la pharmacie… Pour Léonelle c’est la dernière fois qu’elle voit son mari, sans savoir si aujourd’hui il est vivant où mort ! Pour le chirurgien, le verdict est sans appel : “Il faut amputer cette jeune femme” ! Quelques temps plus tard, à l’aéroport de Bangui M’Boko où sont déplacés de nombreux civils, Léonelle met au monde son bébé, il s’appelle Arnel et c’est lui désormais qui la porte sur la terre, lui qui lui redonne son sourire : immense ! Et Léonelle sourit aux anges !

Pour oublier la crise sécuritaire, un camion de fortune emporte alors la jeune maman et l’enfant. Avec eux : Ghislaine, la mère de Léonelle, Jordi le petit frère. Le frère ainé aura eu moins de chance et laissé sa vie à Bangui dans cette guerre civile, un autre frère et une soeur ont réussi à fuir à Brazzaville. Le camion de fortune s’arrête à Betou, au Nord Est de la République du Congo. Réfugiée au camp du 15 avril, Léonelle doit reprendre la “marche” de sa vie avec de vieilles béquilles de bois, elle qui aimait danser hier la rumba. Lylian, psychologue à l’UNFPA (Fond de Population des Nations Unies) l’aide à vaincre ses incessants cauchemars, l’encourage à sourire et sourire encore et toujours à son bébé. Léonelle aimerait reprendre ses études, là où elle les avait laissées, en classe de seconde, oui, mais pas avant de se sentir une élève comme les autres, du moins en apparence. Car elle n’a plus qu’un seul rêve : Une prothèse !

Après 9 mois passés à Betou son rêve s’apprête à devenir réalité. L’antenne Congo Brazzaville de l’UNFPA , qui lui porte assistance dans son rôle de femme et de mère, a pris toutes les dispositions nécessaires pour qu’elle voyage en ce début novembre jusqu’à Brazzaville et pour qu’elle retrouve artificiellement l’usage de sa jambe. Léonelle, dans un sourire plus large encore, pourra porter son bébé âgé aujourd’hui de 7 mois dans ses bras, reprendre ses études… L’histoire de Léonelle sera interprétée prochainement par Idylle Mamba, chanteuse Centreafricaine, actuelle finaliste du Grand Prix RFI 2014 et interprète de “One Africa” un titre enregistré avec Youssou N’Dour en faveur de la paix en Centreafrique !

Nota : Depuis le début de la crise sociopolitique qui a déstabilisé la RCA en décembre 2012, des dizaines de milliers de personnes ont été forcées de fuir le pays pour trouver refuge dans les pays voisins, dont la République du Congo. Dans ce contexte intervient l’UNFPA (Fond de Population des Unies) en faveur des femmes, dans le but de participer à la réduction du niveau élevé de risques de morbidité et de mortalité maternelle auxquels peuvent être confrontées les filles et femmes en âge de procréer qui, vivant leur sexualité dans un environnement non maîtrisé et souvent avec des moyens financiers limités sont exposées à des grossesses précoces ou non désirées mal suivies, voire à des avortements et accouchements risqués, aux contaminations aux IST/MST/VIH-SIDA et aux violences sexospécifiques.

 

 

Betou, (Starducongo.com)
Philippe Edouard
Avec le Fond de Population des Nations Unies

 

 

 

Par Starducongo.com |

CENTRAFRIQUE-BANGUI/CNC: DON DE SANGARIS AUX ASSOCIATIONS JUVÉNILES DE BIMBO

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Maison-des-jeunes-de-Bimbo.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Maison des jeunes de Bimbo

DON DE LA SANGARIS AUX ASSOCIATIONS JUVÉNILES DE BIMBO

Bangui (Centrafrique) – Corbeau News Centrafrique (CNC) – 04-11-2014, 03h21: Un geste symbolique a été fait ce lundi 03 novembre 2014, en faveur de la jeunesse de Bimbo, dans la sous préfecture de l’Ombéla m’poko. Dans le souci de contribuer au développement culturel de cette jeunesse, la force française de l’opération sangaris a offert un don aux différentes associations issues de la Maison des jeunes et de la Culture de Bimbo.

 Don de la force Sangaris au jeunes du quartier Bimbo en Centrafrique

C’était en présence des autorités locales dont le Maire de la commune de Bimbo que la cérémonie de la remise de ce cadeau s’était déroulée à la Maison des jeunes de la localité. Il s’agit des livres de littérature, quelques Tee-shirts imprimés en langue centrafricaine Sangö ” I yeke oko” qui veut dire “Nous sommes un”, des boules de Basket et de ballons de football. Tous ces articles ” permettront aux jeunes de Bimbo d’organiser des manifestations culturelles et également de se cultiver”, a affirmé Athanase Douloupou, Directeur de la Maison culturelle de Bimbo.

La Maison des jeunes et de la culture de Bimbo a été tombée en ruine depuis 2013, pendant la prise de pouvoir  par l’ex coalition seleka. Un an plutard, elle a été réhabilitée le 09 septembre 2014 par la force Sangaris.

Bangui, Eric NGABA pour CNC.

©corbeaunews-centrafrique.comDon de livres aux jeunes de Bimbo

BURKINA FASO : QUELLE TRANSITION ? OPINION DE MADAME MAME MADIOR BOYE

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Le Témoin Sénégal  /  Corbeau news Centrafrique: 04-11-2014,  2h58

MAME MADIOR BOYE
MAME MADIOR BOYE

BURKINA FASO : QUELLE TRANSITION ?

COMMUNIQUÉ

Beaucoup de bonnes volontés appellent, depuis la chute du Président Blaise Compaoré, à une transition civile ou, plus précisément, au retour à l’ordre constitutionnel normal. Autrement dit au respect de la Constitution qui prévoit, en cas d’empêchement définitif du Chef de l’Etat, que c’est le Président de l’Assemblée Nationale qui le remplace et que des élections sont organisées dans un délai déterminé. Concrètement, pour le remplacer, celui qui était Président de l’Assemblée jusqu’au départ du Président Compaoré devrait pouvoir être désigné par les différentes parties prenantes qui s’entendraient en même temps pour former un Gouvernement d’union nationale avec un Premier Ministre consensuel, pour organiser – autant que possible dans les délais légaux – des élections transparentes et apaisées.

Etant entendu que dans cette atmosphère encore tendue, l’Armée aura à jouer un rôle capital qui est le sien, à savoir : protéger les Institutions, maintenir l’ordre et la paix dans le respect des droits et libertés, assurer la sécurité des personnes et des biens.

Certes, personne n’a le droit de dicter au peuple burkinabé ce qu’il doit faire. Mais la Communauté Internationale, l’Union Africaine et la CEDEAO en particulier, ont le devoir, avec des propositions concrètes, d’assister et d’accompagner ce pays dans cette transition qui devra être pilotée par le Gouvernement d’union nationale avec toutes les forces vives.

Ce scénario éviterait des tiraillements au sein de l’opposition ainsi que toute velléité de positionnement personnel avec des conséquences imprévisibles. Avec sérénité, esprit de dépassement et de la bonne volonté, tout pourra se faire dans les meilleures conditions possibles, dans le seul intérêt des populations.

Que DIEU bénisse le Burkina Faso et l’Afrique.

DAKAR, le 02 Novembre 2014

Madame Mame Madior BOYE, Magistrat

Ancienne Premier Ministre de la République du Sénégal

Ancienne Présidente des Juristes Africaines

Ancienne Représentante du Président de la Commission de l’Union Africaine

dans les pays en situation de conflits armés.