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CÉLÉBRATION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DE L’HOMME EN CENTRAFRIQUE
Bangui – Corbeau News Centrafrique: 10-12-2014. “Droits de l’Homme 365 jours! Faisons-en une réalité“, c’est le thème retenu pour la journée internationale des Droits de l’Homme pour cette année. A l’instar des autres pays ayant signé la convention des Nations unies pour les Droits de l’Homme, la République centrafricaine a également célébré cette journée commémorative à travers les différentes manifestations à Bangui la capitale centrafricaine. Les manifestations marquant cette journée ont été organisées, ce mercredi 10 décembre 2014, par le Réseau des ONG de Défense des Droits de l’Homme (RODH) en partenariat de la Division des Droits de l’Homme de la Minusca.
La célébration a été marquée par une marche sportive suivie de la remise de certificats aux activistes de Droit de l’Homme. Depuis le 10 novembre dernier jusqu’au 10 décembre de la même année, les activistes de Droits de l’Homme ont suivi une formation sur les activités des Droits humains à Bangui. L’objectif poursuivi était d’avoir plus d’activistes sur ce domaine afin de sensibiliser la population à reconnaitre et ses droits. Ils étaient 80 activistes à prendre part à cette session de formation.
Surtout en cette période de crise en cours en République centrafricaine, les violations contre les Droits de l’Homme sont fortement enregistrées dans le pays.
“Sur la question du respect des Droit de l’Homme en Centrafrique, il reste beaucoup à faire. Ce que nous pouvons faire de notre côté, c’est de veiller à ce que le conflit dans le pays termine. Il faut renforcer les mécanismes nationaux. Faire participer la société civile et la presse pour réveiller la conscience humaine sur le respect des Droits de l’Homme“, a affirmé Moussa Yerro Dassama, le représnetant du Haut conseil des Nations unies pour les Droits de l’Homme en Centrafrique.
Le Réseau national des Organisations de Jeunesse pour les Droits de l’Homme (ROJDH) a organisé, hier mardi 09 novembre 2014 à son siège, une conférence débat en prélude à la célébration de la journée internationale des Droits de l’Homme.
Bangui/ Eric NGABA/ Corbeau News Centrafrique(CNC).



![Sosso-Nakombo : Le maire transforme l’urbanisation en source d’enrichissement personnel À Ndélé, le sultan et le Président du tribunal se regardent en chiens de faïence Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de Corbeau News Centrafrique, CNC Une dispute d’adultère dans un village à 45 kilomètres de Ndélé a ouvert une brèche entre la justice de l’État et l’autorité coutumière musulmane, et personne ne sait encore comment elle se refermera. En effet, tout est parti d’un jeune commerçant, propriétaire d’une boutique à 45 kilomètres de Ndélé, . L’homme avait dragué et noué des relations avec deux femmes mariées du village. Les deux maris, profondément blessés par le comportement de ce jeune garçon, ont porté l’affaire devant le sultan-maire Senoussi Ibrahim Kamoune, chef coutumier de la localité. Immédiatement, de son côté, le sultan a convoqué les parties en conflit, prononcé un jugement, exigé une amende et un serment sur le Coran pour le jeune boutiqué. Ce dernier a accepté le jugement et paye l’amende, puis est reparti dans son village. Mais les deux époux trempés n’ont pas digéré la sentence du sultan. Ils ont rattrapé le garçon dans sa boutique et l’ont agressé. Blessé, ce dernier a déposé plainte au tribunal. Invité à la radio locale nommée Ndélé pas loin, le Président du tribunal, interrogé sur l’affaire, a pris la parole pour dire, sans ambages, que le sultan n’avait pas qualité pour trancher une telle affaire, que ce rôle revenait exclusivement à la justice de l’État, et que la démarche du chef coutumier ne cadrait pas avec la loi centrafricaine. Ces déclarations ont mis le feu aux poudres. Une partie de la communauté musulmane de Ndélé, ainsi que le Comité islamique de Bamingui-Bangoran, ont pris la défense du sultan, estimant que les propos du président du tribunal et du procureur constituaient une insulte envers leur chef et leur religion. Le sultanat du Dar el-Kouti, rappellent-ils, existait bien avant l’indépendance de la RCA, à une époque où ces magistrats n’étaient pas encore nés. Le président du tribunal ne s’est pas arrêté là. Il a ajouté publiquement que les mariages célébrés dans les quartiers — à la mosquée ou selon les rites coutumiers avec remise de dot aux parents — ne bénéficient d’aucune reconnaissance légale, et que seul le passage à la mairie confère une validité juridique à une union. Des mots qui ont eu des effets immédiats : une femme a été convoquée au tribunal, son mari informé que leur mariage coutumier n’avait aucune valeur, ce qui a abouti à une séparation. Pour beaucoup d’habitants de Ndélé, cette succession de déclarations touche à quelque chose de plus profond que les règles de procédure. Ce que le président du tribunal présente comme une application normale du droit, la communauté musulmane le ressent comme un effacement délibéré de ses usages, de son organisation sociale, et de l’autorité de celui qui les incarne depuis des générations. Par Barthelemy Kossi Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC CNC Groupe 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/01/Ibrahim-Kamoun-Senoussi-sultan-maire-de-Ndele--218x150.jpg)
