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Centrafrique: Novartis organisations une rencontre panafricaine enfin d`accélérer l`élimination de paludisme

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(Corbeau News Centrafrique)

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COMMUNIQUE

Novartis organisations une rencontre panafricaine enfin d`accélérer l`élimination de paludisme

Bangui, (APO) ,10-06-2015

• Les experts en paludisme et les dirigeants de plus de 35 pays africains se réunissent pour étudier des stratégies innovantes afin de passer du contrôle du paludisme à son élimination.

• Cette réunion, organisée par Novartis, encourage le partage des bonnes pratiques et aide à accélérer les mesures pour atteindre le nouvel objectif de l’OMS qui souhaite réduire la charge du paludisme de 90 % d’ici 2030.

• Des menaces croissantes, parmi lesquelles un financement insuffisant, l’apparition d’une résistance aux médicaments et la progression de maladies comme Ebola, pourraient anéantir les efforts faute de réaction.

MAPUTO, Mozambique, 10 juin 2015/ — Novartis (NVS) (http://www.novartis.com) lance aujourd’hui le 14e Atelier de partage des meilleures pratiques des Programmes nationaux de lutte contre le paludisme (PNLP). L’Afrique est à un carrefour dans la lutte contre le paludisme. Cette rencontre permettra aux experts en paludisme de plus de 35 pays africains de discuter de la nécessité de disposer de nouveaux outils et stratégies innovants pour éliminer le paludisme.

« Cette discussion ne pouvait pas mieux tomber dans la mesure où la Communauté de développement de l’Afrique australe a déjà avancé dans le programme d’élimination en sélectionnant huit pays pilotes pour la campagne d’élimination », a déclaré Nazira Abdula, la ministre mozambicaine de la Santé.

Cet atelier de trois jours, organisé par Novartis, avec le soutien d’organisations internationales comme l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme et le Malaria Consortium, se concentrera sur la « stratégie technique mondiale de lutte contre le paludisme 2016-2030 » de l’OMS qui vise à accélérer les progrès dans la lutte contre le paludisme. Les responsables des PNLP discuteront des progrès techniques réalisés à ce jour et de la manière dont ces outils peuvent être mis en œuvre et améliorés pour atteindre le nouvel objectif de l’OMS qui souhaite réduire la charge de morbidité et de mortalité due au paludisme de 90 % d’ici 2030(1).

« Novartis est fière de proposer cette plateforme unique, a déclaré Linus Igwemezie, responsable de l’initiative Novartis contre le paludisme (Novartis Malaria Initiative). Ces rencontres ont été conçues pour les membres des PNLP par des membres des PNLP afin d’élaborer de nouvelles idées et stratégies pour éliminer cette maladie mortelle. »

La réunion des PNLP survient alors que le monde a atteint une étape décisive dans la lutte contre le paludisme : depuis 2000, à l’échelle mondiale, le taux de mortalité du paludisme a diminué de 47 %1, ce qui a aidé la communauté qui lutte contre le paludisme à comprendre que l’élimination est possible. Cependant, de nouvelles menaces, comme un financement insuffisant, l’apparition d’une résistance aux médicaments et la progression de maladies comme Ebola, pourraient anéantir les efforts faute de réaction.

Simon Kunene, responsable du PNLP du Swaziland a déclaré : « Ces réunions des PNLP sont des plateformes importantes pour partager les meilleures pratiques à l’échelle du continent et accélérer le progrès. Le Kenya, par exemple, a amélioré de manière significative la qualité de sa gestion des cas de paludisme depuis la mise en œuvre de la nouvelle politique qui requiert un test de diagnostic avant le traitement. Il en va de même dans toute la Communauté de développement de l’Afrique australe qui a apporté des améliorations considérables à la gestion des cas après avoir harmonisé les protocoles de traitement dans la région. Dans mon pays, le Swaziland, nous avons fait d’énormes progrès en vue de l’élimination du paludisme grâce à une meilleure surveillance de la maladie, un élément crucial puisqu’il permet aux responsables du programme d’affecter leurs ressources. »

Depuis le premier atelier en 2006, cet événement unique constitue une plateforme pour partager les expériences et les meilleures pratiques en matière de gestion du paludisme. Des projets révolutionnaires ont vu le jour grâce à ces rencontres, comme le programme « SMS for Life » destiné à mieux gérer les stocks dans les dispensaires ruraux et le développement de Coartem® Dispersible, la première ACT (association thérapeutique à base d’artémisinine) pour nourrissons et enfants (de 5 kg ou plus) mise au point en collaboration avec Medicines for Malaria Venture (MMV).

 African Press Organization

Centrafrique: Diaspora : deux grands Béninois sur les routes du Monde

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(Corbeau News Centrafrique

Minusca-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Enlèvement d'un des personnels de la Minusca à Bangui

 

Diaspora : deux grands Béninois sur les routes du Monde

 

Bangui, ( L.M.T ), 10-06-2015

 

Le premier s’appelle Bienvenu Laurent Jimaja ; il vient d’être élu Conseiller administratif de la Commune du Grand Saconnex en Suisse, et devient ainsi le premier noir élu à cette responsabilité dans cette région.

Le second  est Aurélien Agbénonci, récemment nommé par le Secrétaire Général des Nations Unies , Représentant Spécial Adjoint de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine,  Représentant du PNUD et Coordonnateur résident des agences du Système des Nations Unies dans ce pays. Depuis le 27 mai 2015,  de nouvelles charges viennent de lui être confiées : Aurélien Agbénonci est Coordonnateur Humanitaire pour la Centrafrique.

Deux profils, deux itinéraires, mais une similitude de visions pour la grandeur de l’Afrique et pour l’idée qu’ils se font du prestige et de la fierté d’être noir. Le second est venu soutenir le premier à l’occasion de sa prestation de serment dans la prestigieuse Cathédrale St Pierre de Genève.

Son patronyme signifie « que la pluie ne tombe pas ! » ; elle a pourtant bien semblé lui tomber dessus en ce soir du 10 mai (ça nous rappelle une autre histoire…) 2015 où il découvre les résultats de l’élection. La pluie de la grâce certes, pour ce béninois de 55ans, de taille moyenne et au grand

sourire, qui après deux tentatives infructueuses accède enfin au Conseil Administratif du Grand Saconnex . C’est la branche exécutive de l’entité communale. Ici, Laurent Jimaja, «  Bilau » pour les intimes, sait qu’il peut contribuer à changer plus efficacement les choses dans le sens des valeurs écologiques sous la bannière desquelles il s’est présenté devant les genevois. Mais pas seulement : porteur de valeurs morales et de la pertinence de tout ce que peut enrichir la diversité, il sait que son combat se fera aussi de ce côté-là, dans un pays où les préjugés ont aussi la vie dure.

Arrivé à Genève en 1989 après des études à Dakar, Laurent a travaillé dur pour se faire une respectabilité dans un environnement plutôt frileux à l’altérité. Mais il s’installe dans une commune généreuse et hospitalière ; il y fonde sa famille et devient un fils du pays. Son honnêteté, son goût pour le travail bien fait, son affabilité naturelle et sa grande intelligence, auront tôt fait de construire pour lui des  lendemains qui aujourd’hui, le comblent.

Le 29 mai 2015, Laurent Jimaja, le nouveau maire, prête serment en la Cathédrale Saint Pierre devant de nombreux Genevoix qui viennent saluer une ascension méritée. Le Grand Saconnex, cette commune de plus de 12000 habitants et qui comprend l’aéroport International de Genève, est mobilisé pour rendre un hommage franc à ce quinquagénaire noir qui va désormais contribuer à l’orientation de ses destinées.

Dans l’assistance, Aurelien Agbénonci. ;  Homme discret, subtil et brillant qui depuis les années 90 fait la fierté du Bénin au sein des Nations Unies, et formate au quotidien l’image de prestige de l’intellectuel africain et du fonctionnaire modèle. Ce spécialiste des questions de conflits formé tour à tour à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar et à l’Université de Nanterre dans la banlieue parisienne, a été dans plusieurs pays dont le Rwanda et le Congo, Coordonnateur-résident des agences du système des  Nations Unies et Représentant –Résident du PNUD. Au Mali, de 2012 à 2013, il a été Coordonnateur Humanitaire, Coordonnateur –Résident des agences du Système des Nations Unies et Représentant Résident du PNUD. En 2014, le Secrétaire Général des Nations Unies, le nomme en République Centrafricaine en tant que Représentant Spécial adjoint chargé de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la stabilisation (MINUSCA),  Coordonnateur résident des Agences du Système des Nations Unies et représentant du PNUD. Le fonctionnaire  dynamique et prospectif maîtrise si bien la problématique centrafricaine que le 27 mai 2015, il est nommé, en plus de ses responsabilités actuelles, Coordonnateur Humanitaire en RCA, avec effet immédiat. Les responsables centrafricains et internationaux, à divers niveaux, sont unanimes pour saluer la compétence  de cet homme plutôt pondéré, affable mais ferme, qui gère de main de maître, le retour à la normalité en Centrafrique depuis 2014.

Agbénonci et Jimaja ont fait un long chemin ensemble depuis Dakar ; les mêmes rêves pour un Bénin grand et prestigieux les habitent depuis les bancs de l’Université et les virées dans les quartiers populaires de Dakar où ils ont appris à sentir le pouls du peuple ; à pressentir ses drames et à épouser ses angoisses. Le premier a su trouver les routes  de l’univers international où l’on ne parle plus d’un pays mais d’un continent entier affecté par la pauvreté, la corruption et l’impuissance à exister en tant que peuple véritable. Il sait les responsabilités qui sont les siennes et les défis que lui imposent ses chances exceptionnelles. Le second a semblé trouver un ersatz à cet engagement dans l’accomplissement d’un destin plus personnel : la cause des autres et du devenir du monde n’a pas tardé à l’accaparer.

Le Bénin va mal ; ses dirigeants ont dévoyé l’idéal politique pour des arrangements subalternes et triviaux ; les combats essentiels ont été oubliés et  la bête immonde de la médiocrité a pris d’assaut les arènes de l’univers politique et social.  Les deux hommes en sont ulcérés ; les contingences qui plombent leurs rêves sont de nature herculéenne ; mais ils savent ce qui parfois surgit des lendemains de souffrance ; et ils savent que tout est encore possible. Sans doute pour y arriver, faudra t-il être au cœur de l’action ! Pourquoi pas ! Les temps sont proches, semble t-il, d’un engagement plus concret. Après les routes du monde, pourquoi pas les chantiers des origines ? Au fond, à eux d’en décider !

Pour l’heure, les deux éminents Béninois militent au sein de la même association dénommée Action Bénin Pluriel. Association non lucrative créée le 06 Août 2011 et promouvant une citoyenneté responsable par l’affirmation du leadership dans une perspective de développement durable. Action Bénin Pluriel œuvre pour la paix, la cohésion sociale et l’unité nationale et se veut un creuset de formation à la citoyenneté  et à la solidarité.

Et les routes de demain commencent peut être là…

 

Le Nouvelle Tribune

 

 

 

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUE DE PRESSE No 001/ CNSP / CP/06/15/NG

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(Corbeau News Centrafrique)

Drapeau de l'Union Européenne pour la Centrafrique

 

COMMUNIQUE DE PRESSE No 001/ CNSP / CP/06/15/NG

Bangui, ( CNSP ), 09-06-2015

Afin d’harmoniser nos positions, lutter contre la désagrégation des mouvements politico-militaires du Nord et du Nord-Est du pays, davoir des interlocuteurs crédibles et représentatifs du mouvement, nous, Représentants Politiques du Mouvement pour la Refondation Démocratique et le Progrès (MRDP) et de l Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), réunis à Mbrés en ce jour du 07 mai 2015,  avons décidés conjointement la création dune Coordination politique dénommée «COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE», en sigle «  CNSP ».

Cette coordination politique sera chargée d’animer la vie politique et de défendre les intérêts du groupe ainsi crée. En outre, cette coordination travaillera aussi pour la convocation dune assemblée extraordinaire qui déterminera l’opportunité ou non de la mise sous un commandement unifié de nos forces (chaine de commandement militaire).

En outre, nous invitons tous les autres mouvements politico-militaires de se joindre à nous afin de baliser ensemble les voies et moyens de pacifier le pays et dy ramener la paix, la cohésion et la concorde nationale.
Ainsi, nous tenons à informer tant l’opinion nationale internationalement que cette décision de mise en place de la Coordination Politique prend effet à compter de la date de sa signature et abroge toutes décisions antérieures contradictoires.

Se trouve joints au Communiqué de Presse, les documents de base de la dite Coordination Politique, à savoir lacte constitutif ainsi que les statuts de la coordination.

Pour des amples explications, veuillez nous joindre au (+236) 72714172 ou au hickramkpemwei@gmail.com.

Fait à Mbrés, le 07 mai 2015
 Hickram KPEMWEI

 Ampliations :
– Médiation Nationale et Internationale,
– Présidente de la Transition Nationale,
– Conseil National de la Transition,
– Primature,
Minusca,
– Union Européenne (UE),
– Union Africaine (UA),
– Ambassade de France,
– Ambassade des États-Unis,
– PNUD
– OCI (Organisation de la Conférence Islamique)
– OCDH,
– LCDH,
– Presse Nationale et Internationale

ACTE CONSTITUTIF DE LA COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE ( CNSP ).

– Considérant que les deux mouvements (MRDP et UPC) sont animés par une volonté manifeste et indéniable de travailler pour un retour de la paix effective et durable dans notre pays la République Centrafricaine;

– Considérant qu’une multitude de mouvements politico-militaire n’offre ni une grille de lecture claire et effective de la réalité socio-politique de la République Centrafricaine ni ne facilite la résolution de l’équation;

– Considérant que le regroupement ou l’agrégation des mouvements politico-militaires offre tant aux partenaires internationaux de la RCA impliqués dans la recherche de la paix durable en Centrafrique, au gouvernement de la Transition et aux mouvements politico-militaires concernés une facilité en termes d’accès à des interlocuteurs représentatifs et crédibles;

– Considérant qu’une mise en commun de nos forces nous permettra d’adresser collectivement et efficacement aux difficultés qui peuvent se présenter aux deux mouvements concernés;

– Considérant que les conclusions des assises du forum de Bangui sont porteuses des germes de divisions et crédibilises l’échec de la politique de la réconciliation nationale menée par le gouvernement de la transition.

Par conséquent, nous, responsables politiques des mouvements politico-militaires « Mouvement pour la Refondation Démocratique et le Progrès (MRDP) » et « l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC) », réunis ce jour 07 mai 2015 à Mbrés (Préfecture de la Nana-gribizi), décidons unanimement et solidairement d’unir nos efforts par des actions communes en vue de la mise en place une seule Coordination Politique dénommée «COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE», en sigle « CNSP ».

Cette coordination politique sera chargée d’animer la vie politique et de défendre les intérêts du groupe ainsi crée. En outre, celle-ci se chargera de convoquer très prochainement (selon un calendrier et un ordre de jour déterminé par celle-ci) une assemblée extraordinaire qui déterminera l’opportunité ou non de la mise en place d’une chaine de commandement militaire.

En outre, les modalités de fonctionnement de cette Coordination Politique sont déterminées par les Statuts du Mouvement ainsi crée.

   Fait à Mbrés, le 07 mai 2015

                                                            M. Hickram KPEMWEI
                                                            Coordonnateur General du CNSP                                          

Ont soussigné avec nous les personnalités suivantes :

  Pour l’UPC
M. Ardo Baléri BOUBA
Chef de la délégation UPC

Pour le MRDP
M. Nour SALMANE
Chef de la délégation MRDP

STATUT JURIDIQUE DE CONSTITUTION DE LA CNSP

CHAPITRE I: DE LA CRÉATION ET DU SIÈGE
  
ARTICLE 1: DE LA CREATION
Nous, les responsables politiques du Mouvement pour la Refondation Démocratique et le Progrès (MRDP) et de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), réunis en ce jour du 07 Coordination Politique dénommé « COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE», en sigle « CNSP».

ARTICLE 2 : DU SIEGE
La COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE», en sigle « CNSP», aura provisoirement son quartier général (QG) installé dans la ville de Bambari (Préfecture de la Ouaka, centre de la RCA). Toutefois, le QG peut être transféré dans une autre ville sur décision du Coordonnateur Général, après concertation avec les membres de la Coordination Politique.

CHAPITRE II : DU FONDEMENT IDÉOLOGIQUE
 
ARTICLE 3 : FONDEMENT IDÉOLOGIQUE
La « COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE» (CNSP) est un bureau politique qui vise à animer la vie politique du groupe et de défendre les intérêts du groupe ainsi crée. Il sera chargé de convoquer très prochainement (selon un calendrier et un ordre de jour déterminé par celui-ci) une assemblée extraordinaire qui déterminera l’opportunité ou non de la mise en place d’une chaine de commandement militaire.

Ainsi, ce bureau s’attèlera à travailler pour la refondation d’un « État» dans ses frontières telles qu’héritées depuis l’indépendance, d’un « État» réconcilié avec lui-même où toutes les communautés religieuses vivent en paix et en harmonie, d’un « État» Démocratique sur la base d’élections libres et transparentes et dont les droits de l’homme et des libertés individuelles et religieuses sont strictement respectés.

ARTICLE 4 : ACTION POLITIQUE
En vue de parvenir à cette fin, La « COORDINATION NATION POUR LE SALUT DE LA PATRIE» (CNSP) s’appuiera sur la lutte sous toutes ses formes pour la refondation de l’État et la mise en place d’un dialogue politique où toutes les composantes du pays seront présentes et auront leurs mots à dire dans la définition du nouveau pacte social. Son action s’appuiera sur le soutien de tout le peuple Centrafricain à travers des programmes axés sur la jeunesse et le renouvellement de la classe politique centrafricaine.

ARTICLE 5 : DOCTRINE
La « COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE» (CNSP) base sa doctrine sur la Probité morale, la Responsabilité et le Travail.

CHAPITRE III : DES OBJECTIFS DU MOUVEMENT
 
ARTICLE 6 :
La « COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE» (CNSP)  s’est assigné comme objectifs de:
– Travailler pour l’adhésion totale du peuple Centrafricain à l’Unité nationale, à l’Intégrité du territoire et à la Refondation de l’Etat Centrafricain.
– Lutter pour l’éradication de la dictature, de la fratrie et de la marginalisation sous toutes ses formes;
– Instaurer un État de droit;
– Garantir les libertés fondamentales;
– Défendre l’unité et promouvoir la concorde nationale;
– Lutter contre la mauvaise gouvernance et ses corollaires, particulièrement la corruption, le tribalisme, le népotisme, les trafics d’influence; l’exclusion;
– Mettre en place les forces de défense et sécurité (purement nationales) qui auront pour mission d’assurer la sécurité et la défense, ainsi que la reconstruction du pays sans complaisance;
– Ramener et assurer la sécurité et la défense de l’intégrité du territoire national c’est-à-dire ramener et assurer la paix et la sécurité sur l’ensemble du territoire hérité de l’indépendance;
– Assurer une juste redistribution de la richesse nationale et lutter contre la pauvreté;
– Mettre en place les conditions du retour de la croissance économique en mettant en place les mécanismes permettant la stabilité politique, l’ordre public et la sécurité juridique des biens et des personnes, qui sont les incubateurs de la restauration de la confiance des opérateurs économiques, du retour des investissements privés (vecteurs d’emplois et de revenus) et de la croissance économique;
– Contribuer à la création d’un espace régional de développement économique en Afrique Centrale.La devise de la « COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE» (CNSP)  est : « Fraternité- Travail- Progrès ».

Article 10 : DU SLOGAN
Le slogan de la« COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE» (CNSP) est : « Ensemble pour bâtir un Centrafrique nouveau »

CHAPITRE VI : DE LA STRUCTURE ORGANIQUE
 
ARTICLE 11 : DES ORGANES
Au niveau national, la « COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE» (CNSP) est constitué de trois (3) organes :
– La Coordination Politique (CP)
– Le Conseil Militaire (CM)
– Le Collège des Conseillers (CC).

ARTICLE 12 : DE LA COORDINATION POLITIQUE
La Coordination Politique est animée par le « Coordonnateur Général » et « son Adjoint » qui sont entouré par un Cabinet dirigé par un « Directeur de Cabinet », appuyé par un « Assistant », par un « Secrétaire Particulier » et un « Porte-parole ». Cependant, l’exécution de cette fonction nécessite l’avis et implication du Conseil Militaire (CPM) et du Collège de Conseillers (CC).
 
ARTICLE 13 : DU COORDONNATEUR GENERAL DU MOUVEMENT
Le Coordonnateur Général du Mouvement est le chef de la branche politique et le Commandant en Chef de l’Armée du mouvement. En outre, toutes ses décisions fondamentales doivent requérir l’avis favorable des trois instances de décisions. Par conséquent, il s’occupe des taches suivantes :
– En tant que Commandant en Chef de l’armée, il définit la politique générale des opérations du Mouvement et détermine les objectifs.
– Il est responsable de la Sécurité des Territoires libérés.
– Il convoque et préside les réunions de sécurité et les réunions du Secrétariat Général.
– Après avis du Conseil Militaire, il nomme et démet les membres du Mouvement.
– Il approuve et entérine les accords avec les partenaires extérieurs.
– Il approuve et signe les accords de défense avec les partenaires extérieurs.

Le Coordonnateur Général du mouvement qui est aussi le Président de séance d’assemblée générale, sera désigné par les membres présents lors de cette Assemblée Générale. Les décisions de l’Assemblée Générale sont prises à la majorité simple des voix des membres présents. Il est secondé dans l’exécution de sa tâche par son Adjoint. Ce dernier est son proche collaborateur dont ils s’associent pour bien orienter la stratégie d’ensemble du groupe.

En l’absence du Président, trois représentants issus de chacune des trois structures du Mouvement (CC, CM et Cab) sont habilités à convoquer collégialement le Conseil.

ARTICLE 14 : DU CONSEIL MILITAIRE
Le Conseil Militaire (CM) applique l’orientation politique et militaire décidé par le Coordonnateur Général. Il est composé de deux (2) branches distinctes mais complémentaires : l’Armée et le Secrétariat Général. Les membres de ces banches sont désignés lors de l’Assemblée Générale. Ce Conseil siège mensuellement sur convocation de son Président.

ARTICLE 15 : DE L’ARMÉE DU MOUVEMENT
La branche armée du Mouvement est placée sous le commandement en chef de l’armée (Coordonnateur Général). L’état-major de l’armée est composé de :
– Chef d’état-major des Armées (CEMGA) qui est le Commandant de l’Armée et subordonnée du Commandant en Chef. Il est chargé de coordonner les activités de l’État-major et des troupes. Il exécute les décisions du Commandant en Chef de l’armée. A ce titre, il prépare les décisions du Commandant en Chef, coordonne les activités de l’État-major, et rend compte au Commandant en Chef de l’exécution des ordres transmis.

– Chef d’état-major des Armées 1er Adjoint (CEMGA 1A) qui est chargé du Personnel,

CHAPITRE IV : DES MOYENS
 
ARTICLE 7 :
Pour atteindre les objectifs assignés, La « COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE» (CNSP) se dote de deux moyens :
– La lutte politique afin de mobiliser tant la population nationale que les acteurs politiques autour de nos objectifs en vue de mettre en place un cadre élargit et consensuel pour la mise en place d’un nouvel ordre politique et institutionnel en Centrafrique;

– La lutte armée pour défaire les forces armées négatives qui entretiennent ou soutiennent la situation de chaos ambiant dans lequel le pays se retrouve et garantir la création d’une armée Républicaine au service du peuple.

De ce fait, la « COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE» (CNSP)  dispose d’une part, d’une branche armée dénommée « Conseil Militaire » (CM) qui s’occupe de la gestion territoriale et administrative des hommes et des biens du mouvement et d’autre part, d’une branche politique dénommée « Coordination Politique », CP en sigle qui s’occupe du volet politique du mouvement.

 
CHAPITRE V : DE L’EMBLÈME ET DE LA DEVISE

ARTICLE 8 : DE L’EMBLEME
L’emblème de la « COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE» (CNSP) est la « Fourmi » de la famille formicidés ou formicidae. Celle-ci est le symbole de l’organisation, de l’abnégation, du courage, de la solidarité, de la cohésion sociale, de l’énergie et du travail. Les qualités de cette fourmi doivent être aussi celles des combattants et de tous les membres du Mouvement.

ARTICLE 9 : DE LA DEVISE

– Chef d’Etat-major-Général des Armées 2eme Adjoint (CEMGA 2A) qui est chargé du Renseignement Militaire.

– Chef d’Etat-major-Général des Armées 3eme Adjoint (CEMGA 3A) qui est chargé des Opérations du mouvement.
Chargé de la Logistique du mouvement.
Chargé des Affaires Civiles et Politiques.

Tous sont nommés et relevés de leur poste par le Commandant en Chef de l’armée (Président ou Coordonnateur Général) après avis favorable du Conseil Militaire (CM).

ARTICLE 16 : DU PRÉSIDENT DU CONSEIL ET DU SECRÉTARIAT GÉNÉRAL
Le Président du Conseil est assisté dans sa tâche par le Secrétariat Général du Conseil. Le CM peut aussi saisir le Président du Conseil ou un de ses membres sur toutes les questions ayant trait à la vie du Mouvement, particulièrement à la discipline au sein du Mouvement.

Le Secrétariat Général est la branche politique et exécutive du Mouvement. Il est composé d’un Secrétaire Général (SG), d’un Secrétaire Général Adjoint (SGA), d’un Porte-parole, d’un Rapporteur, et d’un Chargé de Suivi. Le Président du Conseil convoque hebdomadairement le Secrétariat Général.

– Le Secrétaire Général (SG) coordonne les activités du Secrétariat Général et il est chargé d’en assurer l’administration au quotidien. Il soumet au Président du Conseil et aux membres du CM le programme d’action du Secrétariat Général. Il assure le suivi de l’installation du Mouvement dans les Territoires libérés, et assiste le Président dans les contacts avec les responsables des autres mouvements politiques. Il est assisté dans la  réalisation de sa tâche par le SGA.

– Le Porte-parole est le premier responsable de la communication (tant interne qu’externe) du Mouvement. Il doit travailler en étroite collaboration avec le SG, le Président du Conseil et le Coordonnateur Général du Mouvement.

– Le Rapporteur est chargé de faire le compte-rendu des séances de rencontres hebdomadaires et/ou mensuelles. Il est aussi le responsable du suivi des activités du Mouvement. Pour ce faire, il est chargé de vérifier et suivre la bonne marche et l’harmonie dans l’exécution des taches.

CHAPITRE VII : DE LA CONDITION D’ADHÉSION DES MEMBRES

ARTICLE 17 :
Toute personne physique et/ou morale, majeure et saine d’esprit, de nationalité Centrafricaine, si elle fait acte d’adhésion, peut devenir membre de la Coordination du Mouvement.

ARTICLE 18 :
L’acte d’adhésion consiste à introduire un dossier contenant un formulaire d’adhésion dûment rempli joint à un curriculum vitae. Le Secrétariat Général est responsable du recrutement et il est chargé d’établir les registres et de conserver les informations sur les membres.

ARTICLE 19 :
Dans l’octroi de la qualité de « Membre », le Secrétariat Général proscrit toute forme de discrimination de sexe, de tribu, de religion, de race et /ou de niveau d’études.

CHAPITRE VIII : DES DROITS ET OBLIGATIONS DES MEMBRES

ARTICLE 20 :
Les membres de la « COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE» (CNSP) ont le droit de :
– Demander et disposer de toutes les informations sur la marche et l’évolution du Mouvement.
– Poser toutes les questions relatives au fonctionnement de leur Coordination Politique.
Êtreélecteur et éligible à tous les postes dans la hiérarchie du Mouvement pourvu qu’ils remplissent les conditions exigées.
– Bénéficier équitablement de tous les avantages que pourraient offrir le statut de membre du Mouvement.

ARTICLE 21 :
Quelles que soient la fonction occupée dans la hiérarchie du Mouvement, tous les membres sont égaux et ont le même droit.

ARTICLE 22 :
Afin d’être électeur ou éligible, le membre doit être dûment enregistré et en ordre de cotisation éventuelle.

ARTICLE 23 :
Le montant de la cotisation des membres est décidé par le Coordonnateur Général du mouvement.

ARTICLE 24 :
Les membres du Mouvement ont l’obligation de :
– Payer leur cotisation éventuelle pour le bon fonctionnement du Mouvement.
– Mobiliser et convaincre autour des idéaux du Mouvement.
– Cultiver l’esprit de fraternité, de solidarité et Consensus.
– Respecter et protéger les biens publics ainsi que la propriété privée.
– Montrer dans leur vie quotidienne leur attachement aux valeurs du changement fondamental.
– Dénoncer et combattre la corruption, le tribalisme, le népotisme et le trafic d’influence.
– Eduquer les masses, particulièrement la jeunesse, en vue de favoriser le rétablissement de l’échelle des valeurs, la culture sociale et de la cohabitation pacifique.
– Accueillir les personnes extérieures au Mouvement, écouter et rester ouvert au monde tout en défendant le Mouvement partout où on se trouve.

CHAPITRE IX : DU PATRIMOINE DU MOUVEMENT

ARTICLE 25 :
Le Patrimoine du Mouvement est constitué de :
– Cotisations éventuelles des membres.
– Dons et legs provenant des sympathisants du Mouvement.
– Activités propres au Mouvement.
– Assistance provenant des autres mouvements politiques et partenaires extérieurs.

CHAPITRE X : DE LA PERTE DE LA QUALITÉ DE MEMBRE

ARTICLE 26 :
La qualité de membre du Mouvement se perd par décès, démission ou exclusion.

ARTICLE 27 :
Pour les militaires, les dispositions du code de conduite précisent les conditions d’exclusion.

Pour les civils, l’exclusion du Mouvement est décidée par le Président du Mouvement qui statue après avis motivé du Conseil Militaro-politique de la Libération.

CHAPITRE XI : DE LA TRANSFORMATION OU DE LA DISSOLUTION DU MOUVEMENT

ARTICLE 28 :
L’éradication de la dictature, de la mal-gouvernance, la libération intégrale du pays et l’instauration d’un nouvel ordre politique fondé sur les valeurs démocratiques consacrées par les élections libres et transparentes conduiront à la mutation du Mouvement Politico-militaire en « Parti Politique ».

ARTICLE 29 :
Le Président du Mouvement et les membres du Conseil Militaire peuvent décider de la transformation ou de la dissolution du Mouvement aux conditions reprises à l’article précédent des présents statuts.

CHAPITRE XII : DES DISPOSITIONS PARTICULIÈRES

ARTICLE 30 :
Les présentes dispositions du Statut Juridiques du Mouvement peuvent être revues et amendées ultérieurement conformément aux contextes sociaux, économiques, politiques et culturels du pays.

ARTICLE 31 :
Les membres de la « COORDINATION NATIONALE POUR LE SALUT DE LA PATRIE» (CNSP) regroupés au sein de toutes les structures nationales, des représentations régionales et locales du Mouvement ainsi que les combattants du Mouvement, ont choisi M. Hickram KPEMWEI en qualité de « Coordonnateur Général du Mouvement et Commandant en Chef de l’Armée du Mouvement », de M. Ahmat ALI en qualité de « Vice- Coordonnateur Général du Mouvement et Commandant en Chef Adjoint de l’Armée du Mouvement », de M. Ahmad NAJAT en qualité de « Porte-parole de la Coordination Politique du Mouvement » et de M. Nouredine HISSEINE en qualité « d’Assistant de la Coordination Politique du Mouvement ». Les autres membres de la Coordination Politique (à savoir le Dircab et le Secrétaire Particulier) seront désignés ultérieurement.

    Fait à Mbrés, le 07 mai 2015
 

– Pour le MRDP
M. Nour SALMANE
Chef de delegation MRDP

– Pour l’UPC
M. Ardo Baléri BOUBA
Chef de la délégation UPC
 

CENTRAFRIQUE: COMMUNICATION DE MARTIN ZIGUELE A LA TABLE RONDE DE LA FONDATION JEAN-JAURES EN PRELUDE AU CONGRES DU PARTI SOCILAISTE FRANCAIS A POITIERS

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(Corbeau News Centrafrique)

Martin Ziguelé candidat à la prochaine élection présidentielle de 2015
Martin Ziguelé candidat à la prochaine élection présidentielle de 2015

COMMUNICATION DE MARTIN ZIGUELE A LA TABLE RONDE DE LA FONDATION JEAN-JAURES EN PRELUDE AU CONGRES DU PARTI SOCILAISTE FRANCAIS A POITIERS 5 ,6 et 7 JUIN 2015

 

LA SITUATION DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Comme vous le savez sans doute, suite aux élections générales organisées en mars 2011 par François Bozizé, alors Président de la République, le pays s’enfonça dans une grave crise politique parce que ces élections ont été marquées par des fraudes massives jamais connues en RCA. Non seulement François Bozizé avait prétendu avoir obtenu plus de 62% des voix dès le premier tour, mais en plus l’Assemblée nationale issue de cette mascarade électorale était composée uniquement de ses partisans et des membres de sa proche famille.

L’opposition démocratique, réunie au sein du « Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de janvier 2011 » en abrégé FARE avait décidé de ne pas reconnaître les institutions issues de ces élections et nous avons appelé à leur reprise intégrale après un dialogue politique. Le pouvoir était resté sourd à nos demandes malgré des recommandations amicales internationales.

C’est dans ce contexte que des groupes de rébellion résiduels qui n’avaient pas été démobilisés parce que les fonds destinés au programme de Désarmement-Démobilisation-Réinsertion (DDR) étaient détournés par le pouvoir, se sont coalisés sous l’appellation de SELEKA (soit Alliance en langue nationale sango) et ont déclenché une guerre contre le pouvoir central en décembre 2012.

Les partis politiques de l’opposition démocratique ont alors exigé que les forces politiques et sociales, c’est-à-dire toutes les forces vives de la Nation, soient impliquées aux pourparlers convoqués par les Chefs d’Etat de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) à Libreville en janvier 2013, pour sortir de cette crise.

C’est ainsi que furent conclus les Accords de Libreville du 11 janvier 2013, qui décidèrent de la mise en place d’une période de transition politique devant s’achever en mars 2016, avec des élections auxquelles ne pourraient participer ni le Président Bozizé, ni le Premier Ministre issu de l’opposition et son gouvernement.

Cette transition démarrera dans d’énormes difficultés politiques qui entraîneront la reprise des hostilités et la prise du pouvoir par Michel DJOTODJIA, leader de la coalition Séléka qui renversera le Président François BOZIZE le 24 mars 2013.

Les Chefs d’Etat de la CEEAC se réuniront à Ndjamena pour décider de la poursuite de la transition sans François Bozizé et l’adoption d’une Charte de Transition qui devra élire le Chef d’Etat de transition, et mettre en place le Conseil National de Transition.

Michel DJOTODJIA fut élu Chef d’Etat de Transition ainsi que Alexandre Ferdinand NGUENDET à la tête du parlement de transition, le Conseil National de Transition, et Maître Nicolas Tiangaye reconduit Premier Ministre.

Cependant le pays plongea dans une grave crise sécuritaire, marqué par des violences jamais égalées dans le pays, et exercées initialement par les rebelles de la Coalition Séléka, contre lesquelles progressivement des mouvements de riposte s’organisaient.

Devant cette situation, les forces de la CEEAC présentes dans le pays, la MICOPAX ne pouvait assurer l’ordre et la sécurité. C’est ainsi que dès avril 2013, du haut de la tribune des Nations Unies à New-York le Premier Ministre Nicolas Tiangaye appela à une intervention internationale pour sauver la RCA et arrêter les violences.

La CEEA s’emparera en urgence de ce dossier et en attendant une réaction de l’ONU, l’Union Africaine lancera sur le terrain la force MISCA. Les violences persisteront malgré l’entrée en force de cette mission militaire. Devant le chaos sécuritaire et l’attaque de Bangui le 5 décembre 2013 par les Anti-Balakas, les autorités françaises, sur la base d’une résolution des Nations Unies, déploieront la force française baptisée Sangaris le 8 décembre 2013. Les forces françaises SANGARIS, et la MISCA feront face en ces mois de décembre 2013 et de janvier 2014, à une situation de guerre civile ouverte.

La situation politique était extrêmement fragile, et une fois de plus fut convoqué un sommet de chefs d’Etat de la CEEAC en janvier 2014 à Ndjamena pour demander et obtenir la démission de Michel Djotodjia. Le Premier Ministre Nicolas Tiangaye fut également contraint à la démission.

Un nouveau Chef d’Etat de transition, Madame Catherine SAMBA-PANZA sera élue par le Conseil National de Transition (CNT) fin janvier 2014, et un nouveau Premier Ministre, André Nzapayéké fut désigné. Les Nations Unies voteront trois résolutions successives pour la mise en place d’une force internationale, la MINUSCA, qui commencera son déploiement courant 2014, tant à Bangui que dans les villes de l’intérieur.

Cette présence militaire et leurs actions sur le terrain ont permis de percevoir courant 2014 les signes d’une amélioration progressive de la situation sécuritaire et économique après qu’en 2013, le PIB ait reculé de 36% !

C’est dans ce contexte qu’un Accord de cessation des hostilités a été signé par les factions militaires à Brazzaville en juillet 2014, pour baliser le terrain à un forum de dialogue politique intercentrafricain à Bangui et créer les conditions de celui du programme DDRR (Désarmement-Démobilisation-Réinsertion et rapatriement des mercenaires)

A la suite de la signature de cet accord, les violences résiduelles et localisées persistèrent, mais un nouveau gouvernement fut mis en place, et avec le soutien financier plus affirmé de la communauté internationale, des progrès notables ont été réalisés par rapport à l’exécution de la feuille de route du gouvernement.

Le Forum national de réconciliation de Bangui s’est tenu du 04 au 11 mai 2015, et a regroupé plus de 700 participants venus de tout le pays et de la diaspora. Il a débouché sur la signature d’un Accord par tous les groupes rebelles pour s’engager dans le programme DDRR, préalable indispensable pour une sécurisation optimale du pays en vue d’avancer sur le front du processus électoral, de la stabilisation économique et du retour des réfugiés et des déplacés dans leurs foyers

A l’occasion de ce Forum, le constat a été fait que le chronogramme électoral qui prévoyait des élections générales en juillet 2015 ne pouvait plus être respecté pour des raisons à la fois financières et sécuritaires. Un gap de 49% reste non couvert dans le budget électoral, et la libre circulation des personnes sur l’ensemble du territoire n’est pas totalement assurée.

Face à ce constat, le Forum a souhaité que ces élections soient tenues avant la fin de 2015, et que la période de transition qui devait s’achever en août 2015 soit ajustée à ce calendrier avec le maintien en fonction des autorités actuelles de la transition par soucis de stabilité des institutions. Et d’ailleurs, la Conférence de la C.E.E.A.C., qui vient de se réunir à N’Djamena ce lundi 25 mai 2015 a entériné ce vœu en approuvant le prolongement technique de la transition et le report subséquent du référendum et des élections.

Le gouvernement centrafricain, après le sommet de Ndjamena, a annoncé la tenue d’un Sommet extraordinaire des Chefs d’Etat de la C.E.E.A.C. à Libreville au GABON dans la première quinzaine du mois de juin 2015, pour trouver une solution appropriée à la question du financement des élections en R.C.A, car 21,160 millions dollars restent à mobiliser à cet effet.

Si cette question financière trouve une réponse rapide, et que les groupes armés rebelles sont effectivement cantonnés très rapidement, le référendum constitutionnel pourrait être organisé en octobre-novembre 2015, et, dans la foulée, les élections générales groupées pourraient suivre avant fin décembre 2015.

Notre Parti le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (M.L.P.C.), membre de l’Internationale socialiste, m’a déjà désigné et investi comme son candidat à l’élection présidentielle au cours de notre Congrès extraordinaire du 22 novembre 2014. Nous nous mobilisons pour la paix, la réconciliation et le rassemblement de nos compatriotes, et une transition stable et apaisée, dans l’attente de ces échéances.

Je remercie toute la communauté internationale et notamment la France, pour leur soutien multiforme et conséquent à mon pays et à notre peuple meurtri, et vous exhorte à continuer à nous soutenir, pour que de cette longue nuit se lève un soleil brillant pour la République centrafricaine.

 Je vous remercie.

Martin ZIGUELE,

Président du M.L.P.C.

Propos recueilli par Gisele MOLOMA

Poitier pour CNC

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA CONDAMNE FERMEMENT L’ATTAQUE CONTRE LES CASQUES BLEUS A BANGUI

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(Corbeau News Centrafrique)

Minusca-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Enlèvement d'un des personnels de la Minusca à Bangui

 

LA MINUSCA CONDAMNE FERMEMENT L’ATTAQUE CONTRE LES CASQUES BLEUS A BANGUI

 

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 08-06-2015

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) condamne avec la dernière énergie l’attaque perpétrée, le 3 juin 2015 au quartier Boy-Rabe au Nord de Bangui, contre des Casques bleus, par des éléments armés. Une condamnation faite dans un communiqué presse parvenu à la rédaction de Corbeau News, ce 05 juin 2015.

L’incident est survenu alors que les Casques bleus finalisaient une opération de récupération d’un véhicule volé un groupe d’hommes aarmé assimilés aux ex Antibalaka. Arrivés à proximité du Lycée Boganda, ils ont essuyé des tirs nourris de criminels qui ont utilisé les élèves comme boucliers humains.

Les coups de feu ont créé une panique générale et occasionné des dizaines de blessés parmi les élèves dont certains graves. Deux Casques bleus ont été atteints dont un par balle. Les soldats de la paix ont réussi à maitriser la situation et évacuer les élèves blessés vers les structures hospitalières.

La MINUSCA s’est dit être indignée par l’usage lâche par les criminels des écoliers comme boucliers au détriment de leur droit à la vie. La Mission rappelle également que l’attaque contre les Casques bleus est assimilée à un crime de guerre. Par conséquent, leurs auteurs seront recherchés et remis aux autorités centrafricaines pour les poursuites nécessaires.

La MINUSCA réitère sa ferme détermination à poursuivre son appui aux forces de défenses et de sécurité nationales dans la lutte contre la criminalité et le grand banditisme, conformément à son mandat. Cet appui donne des résultats tangibles et incontestables car la situation sécuritaire à Bangui ne cesse de s’améliorer.

La MINUSCA, par ce communiqué de presse, lance un appel à la population dans son ensemble, aux autorités et aux leaders d’opinion pour davantage renforcer la collaboration avec les forces internationales ainsi que les forces de sécurité intérieure en vue d’arrêter ces criminels qui ne respectent ni la loi centrafricaine ni la loi internationale, les règles qui régissent la vie en société et le droit à la vie.

Bangui Eric NGAGA Pour CNC

Bangui, COMMUNIQUE DE PRESSE FEDERATION MLPC EAAMOO

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Corbeaunews Centrafrique

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COMMUNIQUE DE PRESSE

« PLACE A LA JEUNE GENERATION ! »

Par Décision du 30 mai 2015 du Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) et signée du Président du Parti, Martin ZIGUELE, le camarade Christian TOUABOY a été désigné Directeur National de Campagne du MLPC pour les élections présidentielle et législatives de 2015 devant marquer le retour à l’ordre constitutionnel dans notre cher pays, la République Centrafricaine.

D’une part, la Fédération EUROPE-AMERIQUES-ASIE-MOYEN ORIENT-OCEANIE du MLPC :

–          Adresse ses CHALEUREUSES FELICITATIONS au Directeur National de Campagne Christian TOUABOY. Cette désignation est avant tout le signe de la reconnaissance par le MLPC du parcours militant du camarade Christian TOUABOY, lequel fut jusqu’ici le Porte-Parole du Président du MLPC ;

  • Assure le Directeur National de Campagne, le camarade Christian TOUABOY, de son plein soutien dans l’accomplissement des lourdes tâches qui lui sont confiées par le Parti en vue d’une victoire aux élections présidentielle et législatives de 2015.

D’autre part, la Fédération EUROPE-AMERIQUES-ASIE-MOYEN ORIENT-OCEANIE du MLPC :

–          Considère qu’à travers la désignation du camarade Christian TOUABOY, c’est toute la jeunesse centrafricaine qui est ainsi valorisée et honorée par le Président et Candidat du MLPC, le camarade Martin ZIGUELE. Nul n’ignore aujourd’hui l’appel général et pressant à une plus forte responsabilisation de la jeunesse centrafricaine. Par la désignation du camarade Christian TOUABOY, le MLPC, parti d’avant-garde traduit ainsi en acte sa volonté d’être toujours en phase avec les aspirations du peuple centrafricain en général, et celles de la jeunesse en particulier.

–          Appelle la jeunesse centrafricaine à prendre suffisamment conscience de l’heureuse portée politique de la désignation du jeune Christian TOUABOY comme Directeur National de Campagne du MLPC, c’est-à-dire s’approprier ce grand message, plein de sens politique, du MLPC et de son candidat Martin ZIGUELE : « Confiance et place aux jeunes ! » ;

  • Invite vivement la jeunesse à se mobiliser fortement lors des échéances électorales de 2015.

Enfin la Fédération EUROPE-AMERIQUES-ASIE-MOYEN ORIENT-OCEANIE (EAAMOO) du MLPC  appelle tous les militantes, militants et sympathisants à se lever comme un seul homme, et à se mobiliser massivement au côté du Directeur National de Campagne, le camarade Christian TOUABOY, pour une victoire éclatante du MLPC aux élections présidentielle et législatives de 2015.

« TOUS UNIS NOUS VAINCRONS ! »

Fait à Paris, le 7 juin 2015

Antoine Jérémie NAM-OUARA

Membre du Bureau Politique

Chargé de communication extérieure

Bangui: POURQUOI ABDOUL KARIM MECKASSOUA EST-IL PERSONA NON GRATA EN CENTRAFRIQUE ?

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(Corbeaunews Centrafrique)

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                 POURQUOI ABDOUL KARIM MECKASSOUA EST-IL PERSONA NON GRATA EN CENTRAFRIQUE ?
L’opinion publique centrafricaine sait aujourd’hui que l’ancien Ministre d’Etat Abdoul Karim Meckassoua et la Cheffe de l’Etat de Transition Catherine Samba-Panza ne s’apprécient pas du tout. On se souvient par exemple que le 12 mai 2015, le passeport d’Abdoul Karim Meckassoua a été confisqué par le Commissaire de l’aéroport Bangui-M’Poko, semble t-il sur instruction de Catherine Samba-Panza. Catherine Samba-Panza et son entourage voient en Karim Meckassoua leur plus grand détracteur. Ce dernier est accusé de travailler secrètement à la déstabilisation de Catherine Samba-Panza, depuis Brazzaville auprès de son grand mentor Denis Sassou Nguesso, Médiateur International dans la crise centrafricaine.

On entend beaucoup de choses dans l’entourage de Catherine Samba-Panza sur Karim Meckassoua. Ainsi, Karim Meckassoua ne serait même pas né en Centrafrique, et ne pourrait pas dire aux centrafricains où est situé son village. Ses parents, Nigérians d’ethnie haoussa, sont arrivés en Centrafrique par l’intermédiaire du grand transporteur Alladji Dodo très connu au KM5 à Bangui. Meckassoua était alors âgé de 12 ans. Son père qui s’installe en RCA travaille auprès de Jean Bedel Bokassa comme agent de renseignements, ce qui lui aurait permis d’avoir la nationalité Centrafricaine.

Devenu citoyen centrafricain par naturalisation quelque mois avoir foulé le sol centrafricain, il a obtenu une bourse d’études de l’Etat centrafricain pour étudier en France. Dans ce pays, il était hébergé par l’un des leaders étudiants de l’époque, lequel sera même arrêté une fois rentré au pays, sur dénonciation du même Karim Meckassoua. Ce leader étudiant n’a la vie sauve que grâce à l’intervention de la France. Tout comme son père, il espionnait les étudiants centrafricains et fournissait des renseignements sur ces derniers à l’empereur Jean Bedel Bokassa.

Karim Meckassoua, après avoir terminé ses études, est resté en France et a mis son vaste carnet d’adresses au service du général François Bozizé pour la réalisation du coup d’Etat du 15 mars 2003. Convoitant la nationalité congolaise, il a préféré créer une société créer une entreprise au Congo Brazzaville plus JesuisàBanguien2015tôt qu’en Centrafrique.

Le camp Catherine Samba-Panza reprocherait ainsi à l’ancien Ministre d’Etat Abdoul Karim Meckassoua, un « nigérian » naturalisé centrafricain à 12 ans, le fait qu’il ait été boursier du gouvernement centrafricain, qu’il ait par la suite décidé de vivre à l’étranger au lieu de rentrer au pays travailler, Abdoul Karim Meckassoua se serait résolu de vivre à l’étranger, et de ne rentrer en Centrafrique que pour commander (Ministre), comme il l’a prouvé par le passé sous les Présidents Ange Félix Patassé et François Bozizé. Selon le camp Catherine Samba-Panza, et depuis la démission du Premier André Nzapayéké, Abdoul Karim Meckassoua serait très actif auprès du Président Denis Sassou Nguesso pour obtenir le départ du pouvoir de Catherine Samba-Panza afin de s’installer dans son fauteuil, d’instaurer une troisième transition et manœuvrer pour s’imposer ensuite comme le futur Président de la République. D’aucuns parlent même d’un véritable hold-up que Abdoul Karim MECKASSOUA voudrait réaliser pour évincer Catherine Samba-Panza, neutraliser les principaux favoris à la présidentielle et prendre le pouvoir sans trop d’efforts, c’est-à-dire sans passer par les urnes en contournant le peuple centrafricain.

Meckassoua n’a pas de parti politique ni ne milite dans aucun parti politique mais il est dans la politique par l’entremise des groupes armés qu’il soutient. Les libérateurs en 2003, séléka en 2012, FDPC de Abdoulaye Miskine et maintenant il cumule Séléka-Antibalaka pour assoir son appétit politique.

Certains vont même jusqu’à dire que Meckassoua méprise les centrafricains, qu’il les traite de grands enfants, fainéants et n’a pas d’attache dans le pays alors qu’il veut les gouverner. En plus, ce que les Centrafricains ne savent pas c’est que Meckassoua ne jure qu’au nom de l’Arabie Saoudite et du Qatar pour déverser des dollars aux centrafricains et en contre partie islamiser en douce le pays. Aux centrafricains de faire très attention et d’ouvrir les yeux sur ce Centrafricain de « papier » qui n’a aucune attache avec leur pays. Ainsi, ceux qui le connaissent bien le qualifient d’un monsieur gonflé, orgueilleux, et narcissique, bref sûr de son coup.

C’est ainsi qu’après avoir soutenu le général François Bozizé depuis Gonesse dans son coup d’Etat du 15 mars 2003, Meckassoua s’est retrouvé avec les Séléka, puisque ces derniers l’ont même adoubé en vain pour remplacer André Nzapayéké, mais c’était sans compter avec la vigilance de Catherine Samba-Panza qui lui a préféré Mahamat Kamoun.

Outre son soutien connu à ceux qui se lancent dans la déstabilisation de la RCA, Karim Meckassoua serait aujourd’hui accusé d’instrumentaliser les Antibalaka et Séléka pour faire échouer la transition, et faire tomber Catherine Samba-Panza. Celle-ci et son camp n’hésitent pas à voir en Meckassoua le commanditaire de l’insécurité afin de retarder au maximum la tenue des élections jusqu’au jour où les rapports de force seront en sa faveur. Meckassoua veut gouverner la RCA en s’appuyant sur l’étranger au détriment des centrafricains, et en garantissant les intérêts de ses amis étrangers. « Mais pour qui se prend t-il » répète le camp Catherine Samba-Panza à propos de Meckassoua. Est-il normal que les seules fois que Meckassoua soit descendu en Centrafrique, c’était juste pour être Directeur de Cabinet du Premier Ministre Jean-Paul Ngoupandé, ou Ministre et Ministre d’Etat sous le Président François Bozizé ! Quand il a été remercié, Meckassoua a chaque fois disparu du pays pour l’étranger. Mais, grâce à son grand carnet d’adresses, il négocie continuellement auprès de ses soutiens en France et en Afrique pour redevenir membre du gouvernement.

Le camp Catherine Samba-Panza jure en off de faire payer à Meckassoua son combat pour une transition sans Catherine Samba-Panza. Il se dit même que Meckassoua a beau avoir le soutien de Sassou Nguesso, mais Samba-Panza jure de ne jamais le nommer Premier ministre de transition. Et que si Sassou le veut il n’a qu’à le nommer Premier Ministre des Congolais ou lui céder son propre fauteuil Présidentiel. Car celui-ci n’a pas un parcours de combattant politique comme les autres pour pouvoir lorgner le fauteuil présidentiel en République Centrafricaine.

 

Marcellin KOYANGBO

Bangui pour CNC

Bangui: 23,3 tonnes de produits toxiques et drogues prohibés saisis et détruits par la douane

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(Corbeau News Centrafrique)

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23,3 tonnes de produits toxiques et drogues prohibés saisis et détruits par la douane

 

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique,06-07-2017

 

La Direction générale des Douanes et droits indirects, sous la houlette de Mme Rachel Ngakola, la DG a procédé vendredi 5 juin dernier, à la destruction par incinération d’une importante quantité de produits alcoolisés et drogues prohibés par l’État centrafricain. Cette opération de destruction massive a eu lieu dans le 2ème arrondissement de Bangui en présence du Colonel Guy Bertrand Damango, Directeur général de la Gendarmerie nationale ; de Ghislain Gresenguet, Procureur de la République ; de Madame Christine Tétéya, Maire du 2ème arrondissement et ; de Dr Jean Patrick Kouma, Directeur général de l’Unité de cession de médicament (UCM).
Ce sont au total 23,3 tonnes de produits alcoolisés et drogues prohibés par l’État centrafricain qui ont été saisis par les services de la douane nationale dont l’opération de destruction a eu lieu vendredi dernier. En détail, il s’agit de 310 sacs de chief de 4 kg, soit 13,330 tonnes ; 07 balles de chief de 150 kg soit 1,05 tonnes ; 600 cartons de megor de 14 kg, soit 8,4 tonnes ; 05 colis de tramadole de 50kg, soit 250 kg ; 09 cartons de dypironne de 30 kg, soit 270 kg. Mme Rachel Ngakola Directrice générale des Douanes et droits indirects replace le contexte de l’opération en question qui selon elle, s’inscrit dans le cadre des missions assignées à son institution : « Dans le cadre de sa mission régalienne de protection, non seulement de l’économie du pays, mais aussi de la population centrafricaine, la douane à travers ses services douaniers compétents a pu saisir une quantité importante de ces produits que nous sommes en train de détruire. Il s’agit des produits alcoolisés et prohibés pour l’importation et la commercialisation sur le territoire centrafricain. »
Evidemment, ces produits interdits représentent un danger de la santé publique. Ils détruisent dans un premier temps, la santé de leur consommateurs directs comme l’a souligné Dr Jean Patrick Kouma, Directeur de l’UCM (Unité de session de médicaments) qui note que « c’est un grand risque que courent les consommateurs de ces produits. Le dypironne par exemple, est une molécule hémato-toxique, c’est-à-dire que lorsqu’on l’utilisait, les cliniciens ont remarqué qu’il détruisait les globules rouges. Comment voulez-vous que de tels médicaments puissent continuer à être utilisé dans le pays ? C’est justement pour cela que le Ministère de la Santé publique a pris la décision d’interdire l’utilisation de cette molécule dans le pays. » Entre temps, sur un tout autre plan, notamment du point de vue de la sécurité publique, la consommation des drogues en question représentent un danger. Le témoignage du Colonel Guy Bertrand Damango, Directeur général de la gendarmerie est plus éloquent : « 23 tonnes de produits toxiques, c’est énorme et c’est un grand coup d’accélérateur au processus de sécurisation intérieure de notre pays. Ces derniers temps, les conducteurs de moto-taxis, voire des conducteurs de taxis et bus sont toujours sous l’emprise de ces produits nocifs et nuisibles pour leur propre santé, d’où plusieurs accidents que nous avons connus qui sont d’ailleurs très élevés dans les statistiques. L’action d’aujourd’hui, va donc motiver davantage les agents de répression que nous sommes, d’aller à la recherche et à la saisie de ces produits, afin justement d’épargner notre jeunesse de cette auto-destruction qui a de graves conséquences sur la sécurité intérieure. » a indiqué le DG avant d’ajouter en ce qui concerne la responsabilité directe de son institution que « Si on un seul mois on arrive à une saisie de 23 tonnes, cela veut dire que notre action doit se focaliser à ce niveau, mais de plus en plus, il faut se baser au niveau des frontières, étant donné que ces produits ne soient pas fabriqués localement, ils sont importés. C’est pourquoi, je pense que la contribution de la Gendarmerie doit être de 90%, car en œuvrant aux côtés de la douane, nous sommes tenus de suivre le respect strict des instructions prises par les ministères du Commerce et celui de la Santé qui ont ordonné l’interdiction formelle de la circulation et de la consommation de ces produits sur l’ensemble du territoire centrafricain. Je rassure ici, que nous allons tout mettre en œuvre pour que ces mesures soient respectées à la lettre. »
A l’issue de l’opération de destruction, la Directrice générale des Douanes et droits indirects, Mme Rachel Ngakola a tenu à remercier les grandes personnalités concernées par les questions des drogues, de la criminalité et de la sécurité intérieure qui ont rehaussé de leur présence l’opération. « Votre présence à cette opération que je salue, témoigne parfaitement, non seulement de l’intérêt que vous portez à la mise en œuvre permanent de ces mesures d’interdiction, mais aussi de la vigilance dont nos services respectifs font preuve dans leurs tâches quotidiennes, ainsi que de la qualité de collaboration qui existe entre eux. »
Notons au passage que les populations environnantes du site de destruction de ces produits ont boudé le fait que l’incinération a été faite en plein air provoquant une pollution dans leur quartier du fait de la fumée, alors de telles opérations devraient se faire en dehors de la ville.

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Musulmans et chrétiens, autour du sport, préparent le terrain au Ramadan dans le KM5

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(Corbeau News Centrafrique)

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Musulmans et chrétiens, autour du sport, préparent le terrain au Ramadan dans le KM5

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 06-07-2015

Ils étaient plus d’un millier, les spectateurs venus des huit arrondissements de Bangui pour prendre part à la grande manifestation sportive et culturelle de cohésion sociale organisée par ‘’Les Ambassadeurs de la paix’’ ce samedi 6 juin 2015, à l’école Koudoukou, en plein KM 5 dans le 3ème arrondissement. Match de football regroupant tous les équipes de ‘’AS-Kangba’’ (équipe des vieux) des huit arrondissements de Bangui ; des prestations musicales par le célèbre et jeune musicien centrafricain Losseba Ngoutiwa ; des danses traditionnelles sont autant d’activités qui marquent cette grande rencontre.
L’honorable député, Anatole Koué est le président de l’organisation ‘’ Les Ambassadeurs de la paix’’ qui a initié la rencontre qui n’est pas d’ailleurs une première du genre. Il revient sur l’objectif de la manifestation qui s’inscrit non seulement dans le cadre de la cohésion sociale, mais aussi dans le cadre des préparatifs des consciences en prélude au mois de Ramadan en République centrafricaine, plus particulièrement au niveau de Bangui. « Premièrement, je ne vais pas ici me mettre à faire l’historique de ce que notre pays vient de connaitre. Nous revenons de très loin. Pour cela, il ne faut pas baisser la garde, il nous faut chercher tous les jours et petit-à-petit, à chasser le démon qui a pénétré notre pays. C’est cela le sens que nous donnons à cette manifestation aujourd’hui, afin de rassurer les populations, que ce soit chrétienne, musulmane ou animiste que le KM 5 aujourd’hui n’est pas un couloir de la mort comme d’aucuns le pensent. Il y a l’expression du vivre ensemble. Deuxièmement, nous pensons qu’à l’approche du mois de Ramadan, il est important de rapprocher de plus en plus les populations des autres arrondissements à celles du 3ème arrondissement majoritairement musulmanes, afin que les questions d’approvisionnement en nourritures, de sécurité ou de cohésion sociales puissent être suffisamment minimisées permettant ainsi à nos frères de la communauté musulmane de passer un bon Ramadan. Et, nous pensons que ce message pourrait aisément et bien passer à travers le football et les activités artistiques et culturelles auxquelles vous assistez. »
Selon Mamadou Khalil, le président d’organisation de ladite manifestation, ce sont soixante joueurs sélectionnés dans tous les arrondissements de Bangui, à raison de six joueurs par arrondissement qui se sont affrontés lors du match de football. Ces derniers se sont mélangés avant d’être répartis en deux équipes, et ils s’échangent sur le terrain en sorte que tous puissent jouer.
Algoni Hissen, Conseiller à la Mairie du 2ème arrondissement salue l’initiative et se réjouit de ce qu’elle intervient dans une période prè-Ramadan. « Nous nous réjouissons de ce qu’à la différence des autres actions menées en faveur de la cohésion sociale dans notre arrondissement, celle qui nous réunit ce jour, se tient à pratiquement une semaine avant le début du Ramadan. C’est une occasion pour rappeler une énième fois à tous les centrafricains que nous devons oublier tout ce qui s’est passé pour nous tourner vers le futur et de préparer un bon avenir à nos enfants, à partir de l’expérience douloureuse que nous avons connue avec cette crise. Je remercie, au nom de toutes les autorités du 3ème arrondissement, les Ambassadeurs de la paix pour leur initiative. » a-t-il déclaré.
Quant à Apollinaire Yamba, 2ème Adjoint au Maire du 2Eme arrondissement, le choix du 3ème arrondissement par ‘’Les Ambassadeurs de la paix’’ pour abriter ce grand événement revêt, outre l’aspect de la cohésion sociale, un caractère économique indéniable : « Ce n’est un secret pour personne que le 3ème arrondissement est et reste le poumon économique de notre pays. Alors que si le pays s’est confronter à un problème soit-il militaro-politique à connotation confessionnelle, nous devons beaucoup plus œuvrer à un retour rapide à la cohésion sociale. D’où tout le mérite salutaire de l’initiative des Ambassadeurs de la paix qui ont créé ce cadre de rencontre entre les communautés musulmane et chrétienne. »
De son côté, Aïssatou Ngabana, une spectatrice habitante du KM5 n’a pas minimisé pour autant la portée pré-Ramadan de cette manifestation, car dit-elle, « les gens ont commencé petit-à-petit à fréquenter le KM 5, mais beaucoup ont encore peur. Alors qu’au moment de Ramadan qui est un grand moment de prière pour nous, nous les musulmans, devons montrer notre bonne fois à aller vers la paix, à aller également vers les autres ; mais comment cela va se faire si nos frères et sœurs chrétiens continuent de nous fuir ? Je trouve que le match d’aujourd’hui va encourager beaucoup de gens à fréquenter le KM 5 dans les jours avenirs et pendant le Ramadan. »

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: En route vers les élections : pas de place pour les opportunistes !

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(Corbeau News Centrafrique)

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En route vers les élections : pas de place pour les opportunistes !

 

Bangui, (B.K) 06-07-2015

 

Le Forum de Bangui est bel et bien terminé, et a ouvert la voie aux échéances électorales. La transition mènera aux élections qui devraient se tenir dans les mois à venir, ce qui validera le retour à la normalité de la République Centrafricaine. Après des années de conflit, le temps n’est plus aux calculs personnels mais à la reconstruction nationale et à la paix. Pourtant certains semblent manigancer des accords secrets à des fins personnelles, sans considération pour la population qui se bat courageusement pour le retour à une vie normale. L’ancien ministre d’état Herbert Gontran Djono Ahaba pourrait en faire partie. Connu pour aimer les palaces et la compagnie des jolies femmes, il avait déjà fait parler de lui avec des trafics de diamants bruts quand il était ministre d’état aux mines et au pétrole en 2013. Il avait alors écouler de grandes quantités de diamants de façon illégale, et on s’interroge toujours sur la destination des fonds qui est sans doute liée à son oncle et mentor, Michel Djotodia.

Mais le pays a besoin d’hommes intègres à sa tête alors que les centrafricains se relèvent avec fierté de la crise. Quand on a du mal à joindre les deux bouts pour nourrir et vêtir correctement sa famille il est douloureux de considérer les sommes collossalles évoquées dans certaines affaires. Les révélations sur des négociations secrètes menées par Gontran Djono sur les cessions pétrolières aux chinois en sont la dernière illustration : 7 milliards 200 millions de francs CFA sur des comptes à l’étranger ! De quoi faire frémir plus d’un centrafricain harassé par les difficultés du quotidien. Les hommes et les femmes politiques centrafricains ont un devoir d’exemplarité. Leur tache est noble, il doivent en être à la hauteur et digne de confiance. Les élections seront la prochaine étape vers la reconstruction nationale, elles suscitent beaucoup d’espoir. Il ne s’agit pas de laisser les velleités personnelles prendre le dessus.

BK

 

 

Bangui: Viols en Centrafrique : l’enquête interne de l’armée déclassifiée

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(Corbeau News Centrafrique

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Viols en Centrafrique : l’enquête interne de l’armée déclassifiée

Bangui, (L.E.F) 06-06-2015

 

L’affaire vise 14 militaires français accusés de viols sur des enfants centrafricains entre 2013 et 2014. En parallèle, l’ONU a annoncé l’ouverture d’une enquête externe sur sa propre gestion de l’affaire.

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a accepté mercredi que l’enquête interne de l’armée sur les accusations de viols d’enfants par des militaires français en Centrafrique soit déclassifiée. « Le ministre a répondu favorablement à la demande de la justice » après « avis favorable » de la Commission consultative du secret de la défense nationale, ont révélé des personnes dans son entourage.

Ce feu vert est important pour les suites judiciaires de l’affaire.  le 29 avril dernier, l’affaire avait suscité  En juillet 2014, Le ministère de la Défense, informé d’accusations par l’ONU de viols d’enfants centrafricains par des soldats de l’armée française avait saisi la justice et lancé une enquête interne pour vérifier s’il y avait eu dysfonctionnement de la chaîne de commandement. Le parquet de Paris avait annoncé l’ouverture d’une information judiciaire le 7 mai.

L’accord de Jean-Yves Le Drian intervient peu après que Zeid Ra’ad Al Hussein, Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme a exhorté plusieurs Etats à intensifier leurs efforts pour enquêter sur des allégations de crimes commis par leurs soldats déployés en République centrafricaine. « Dans certains cas, les protecteurs tant espérés se sont transformés en prédateurs », avait-il ajouté.

14 militaires français mis en cause

Selon une source judiciaire, 14 militaires français ont été mis en cause, dont trois sont identifiés par les témoignages de six enfants de 9 à 13 ans. Ces derniers dénoncent des faits commis entre fin 2013 et fin mai-début juin 2014, au début de l’opération française Sangaris en Centrafrique. Des enquêteurs de la gendarmerie prévôtale et de la section de recherches de la gendarmerie de Paris se sont déplacés à Bangui début août 2014. « Ils ont procédé à un certain nombre de vérifications » selon le parquet, mais aucun enfant ni aucun militaire mis en cause n’a été entendu.

Début mai, le ministère de la Défense avait indiqué que la justice avait demandé à avoir accès à l’enquête interne de l’armée et que le processus de déclassification était en cours.

L’ONU annonce une enquête indépendante sur sa gestion de l’affaire

Le secrétaire général de l’ONU a décidé de mettre en place une enquête externe indépendante sur la façon dont l’organisation internationale a géré cette affaire d’agressions sexuelles présumées sur des enfants. «  L’intention de [Ban Ki-moon] est de faire en sorte que les Nations Unies ne déçoivent pas les victimes d’abus sexuels, en particulier lorsque ces abus sont commis par ceux qui sont censés les protéger », a expliqué le porte-parole de l’ONU Stéphane Dujarric.

CENTRAFRIQUE: LA COORDINATION NATIONALE DES EX ANTIBALAKA REMET EN CAUSE LA MISE

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(Corbeau News Centrafrique)

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LA COORDINATION NATIONALE DES EX ANTIBALAKA REMET EN CAUSE LA MISE EN PLACE D’UNE AUTRE COORDINATION

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique

 

Rien ne va plus au sein du mouvement ex Antibalaka si bien que l’on se retrouve aujourd’hui avec deux coordinations pour l’unique mouvement. Ces derniers temps, il y a de malentendus et tiraillement entre les ex combattants Antibalaka qui ont conduit à la création d’une seconde coordination ayant pour coordonnateur national, Maxim Mokom et Joachim Kokaté son adjoint, parallèlement à la coordination pilotée par Edouard Patrice Ngaissona.

Par une conférence de presse tenue ce 1er juin 2015 à l’Hôtel Azimut à Bangui, la coordination de l’aille Ngaissona reconnue sur le plan national et international a rejeté en bloc la mise en place de cette coordination nouvellement créée le week-end dernier par une franche des ex Antibalaka qualifiés de pro Bozizé.

La mise en place de la seconde coordination de l’ex mouvement Antibalaka a surpris plus d’un. Car depuis l’existence de ce mouvement, il n’y a qu’une seule coordination connue du public centrafricain. Mais après le déplacement d’une franche des représentants des ex antibalaka à Nairobi, la division surgit au sein dudit mouvement où l’on se retrouve avec deux coordinations. Cette nouvelle coordination a vu le jour à l’issue d’une Assemblée générale extraordinaire organisée par une équipe des ex Antibalaka en tête Maxim Mokom et Joachim

Kokaté de leur retour de Nairobi au Kenya. Quelle ironie du sort ?

A en croire la coordination pilotée par Ngaissona, cette franche des ex combattants antibalaka ayant fait le déplacement à Nairobi s’est ralliée au président déchu Francois Bozizé pour soutenir les accords de Nairobi rejetés par le gouvernement centrafricain alors que les ex combattants Antibalaka demeurent fidèles à Patrice Edouard Ngaissona, le coordonnateur national légalement désigné par les membres du mouvement.

«Nous, Com-zones des ex combattants Antibalaka, de Bangui et province, avons appris avec étonnement et stupeur la mise en place qu’une fameuse coordination a été mise place. Nous tenons à préciser à l’attention de la communauté internationale et nationale qu’aucune Assemblée générale extraordinaire ne s’est tenue la semaine passée convoquée par les Antibalaka. Nous dénonçons avec forces le contenu de ce qui a été publié dans la presse. Que les signateurs de ce document se doivent se rendre et seront punis pour leur acte posé » a déclaré Igor Lamaka, porte-parole des ex Antibalaka.

La coordination nationale a réaffirmé toujours, dans sa déclaration, l’entière loyauté des ex combattants antibalaka au coordonnateur légalement désigné, Eudouard Ngaissona. Elle a, en outre, mis en garde ceux qu’elle qualifie des appentis sorciers, manipulateurs et pompiers pyromanes dont les manœuvres dilatoires ont toujours contribué à mettre la République centrafricaine à sang et à feu.

Pactole du DDDR, source de cette discorde?

La coordination a par ailleurs considéré la création d’une autre coordination qui a pour coordonnateur Maxim Mokom et Joachin Kokaté son adjoint, comme des élucubrations juste pour saper le morale des Centrafricains et boycotter, d’après elle, les efforts fournis par la coordination des ex Antibalaka pilotée depuis toujours par Edouard Ngaissona pour un retour véritable à la paix et pour le processus de DDR.

« Il y a un temps pour tout, il y a un pour faire la guerre, il y a un temps les divisions, il y a un temps pour faire la paix et il y a un temps pour la réconciliation nationale » a-t-il ajouté.

Dans cette affaire qui a fait de remous au sein des ex Antibalaka, la médiation de la crise centrafricaine a été mise en cause. Pour les membres de la coordination l’aille Ngaissona, Adèle Christ serait à l’origine de la création de la seconde coordination ex Antibalaka. La question que les Centrafricains se posent aujourd’hui si cette discorde au sein des ex Antibalaka témoigne à suffisance une guerre d’intérêt à l’approche du DDRR où certains ex combattants cherchent à tirer profit. Alors qu’au-delà de tout ce qui se passe, l’on se souvient que l’ex mouvement Antibalaka a été transformé au parti politique par son coordonnateur Patrice Edouard Ngaissona.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: Deux cubitainers d’eau offerts à la paroisse de FATIMA par la brasserie MOCAF

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(Corbeau News Centrafrique)

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Deux cubitainers d’eau offerts à la paroisse de FATIMA par la brasserie MOCAF

 

 

Bangui,Corbeau News Centrafrique, 05-06-2015

 

Jeudi 4 juin 2015, la brasserie MOCAF a offert deux cubitainers aux prêtres de la paroisse FATIMA à Bangui. Antoine Nbgakoyen, chef de services des ventes à MOCAF a remis, le don au père Jonas Bekas, Vicaire à la paroisse Notre Dame de FATIMA, au sein de la dite paroisse. Il s’agit d’un geste social de MOCAF, en faveur non seulement des prêtres, mais aussi des déplacés accueillis par cette paroisse depuis décembre 2012 ainsi que les populations environnantes.
Si l’eau c’est la vie, cela passe inéluctablement par la disponibilité et la qualité de cette denrée. C’est à cela que la brasserie MOCAF a volé au secours de la paroisse FATIMA. En substance, deux grands cubitainers d’une capacité de mille (1 000) litres chacun ont été remis hier, par cette société à l’église catholique de FATIMA. Les déplacés, ainsi que les prêtres jadis approvisionnés en eau par l’unique forage et l’appui des humanitaires, vont devoir réserver quelque deux mille litres d’eau en permanence, grâce à l’appui de la brasserie MOCAF.
Cela a été un motif de satisfaction pour le Vicaire de la paroisse de FATIMA, le Père Jonas Bekas qui n’a pas caché sa joie. « C’est un sentiment de satisfaction que nous exprimons ce jour, parce que la demande que nous avons introduite auprès de la société MOCAF a eu une réponse favorable. » s’est réjoui le prêtre qui précise : « C’est depuis 5 décembre quand nous avons accueilli les déplacés ici, alors que nous les prêtres n’avons pas l’eau à l’intérieur. Nous ne profitons que de l’eau que l’OXFAM nous livre. Nous sommes donc allés demander l’aide à la société MOCAF qui nous a donnés ces cubitainers. Grâce à cette aide qui vient renforcer les forages que nous avons déjà ici, notre problème en eau sera sensiblement diminué. Car, ne dit-on pas que l’eau c’est la vie ? Vraiment tous nos remerciements à la brasserie MOCAF pour ce geste. »
La valeur ajoutée de ce geste est plus que jamais grande à en croire l’homme de Dieu qui explique que « Ces cubitainers vont nous permettre d’augmenter la capacité de l’eau, afin de permettre aux quelques deux cents déplacés qui sont encore dans la concession de la paroisse. Aussi, les populations environnantes pourront également avoir de l’eau. »
Quant au sens que MOCAF donne à ce geste, le Chef de services des ventes, Antoine Ngbakoyen met sur le compte de la participation citoyenne de la société à la recherche des solutions aux problèmes nationaux. Evidemment, figure en bonne place, les difficultés liées à l’eau décriées presque partout en RCA. Et, à travers le don qui a été fait à la paroisse Notre Dame de FTIMA, le Chef de service des ventes a estimé que l’acte posé ne fait que réjouir MOCAF qui ne regrettera pas d’avoir fourni ces cubitainers. « Nous sommes une grande société dans la localité, c’est d’ailleurs pour cela que les prêtres de la paroisse Notre Dame de Fatima ont bien voulu se référer à nous pour solliciter cette aide. Et tout naturellement, en tant que société citoyenne, nous ne pouvons pas rester insensibles à un besoin si vital que celle d’aider la population à avoir de l’eau. C’est pourquoi, nous avons accordé une priorité au traitement de la demande des pères qui accueillent des déplacés dans leurs locaux, en vue de donner un avis favorable d’où le don que nous faisons aujourd’hui. Et, nous en sommes fiers, puisque symboliquement nous espérons avoir contribué à l’amélioration des conditions de vie des personnes qui se trouvent dans notre localité. » a déclaré Antoine Ngbakoyen.
Mais, l’homme ne compte pas reste pas là, car dit-il, « Nous n’agissons pas en termes de projets, mais lorsque des besoins salutaires comme celui-ci nous nous parviennent, nous ne pouvons pas nous empêcher d’intervenir, ne fut-ce que ponctuellement pour sauver des personnes en détresse. »
Rappelons que MOCAF vient à peine de célébrer la fête des mères avec les mamans de Bimbo, où la boisson a coulé et que des T-shirts ont été remis aux mamans pour la circonstance. Aussi, cette société entretient en ce moment, l’équipe CASTEL-FOOT, ce club de football qui se positionne sur le terrain de la cohésion sociale et de la paix dans la commune de Bimbo toute entière. Alors que d’autres projets sont en passe d’être ficelés, en vue de pourvoir de l’emploi aux jeunes de la localité- histoire pour MOCAF d’apporter sa modeste contribution à l’épineux problème national de chômage, cause par excellence des récurrentes crises que connait la RCA.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LE PARTI, USD-COMODES : L’ÉVEIL D’UN ÉTAT D’ESPRIT INTELLECTUEL CENTRAFRICAIN.

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(Corbeau News Centrafrique)
Un rebelle seleka en Centrafrique
Un rebelle seleka en Centrafrique

 

 

LE PARTI, USD-COMODES : L’ÉVEIL D’UN ÉTAT D’ESPRIT INTELLECTUEL CENTRAFRICAIN.

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 05-06-2015

Comme l’affaire Dreyfus a fait naitre l’engagement de l’intellectuel français, l’avènement de la rébellion SÉLÉKA aura marqué l’éveil d’un état d’esprit centrafricain.

En effet, une des causes profonde de cette crise que personne n’a remarquée, c’est l’absence d’un état d’esprit centrafricain qui devrait être mené par un pouvoir intellectuel. Cet état d’esprit qui devrait se nourrir de la confrontation entre le pouvoir et les intellectuels est inexistant, laissant toute action au pouvoir et à lui seul, car les intellectuels ont préféré intégrer le gouvernement pour s’enrichir.

Le jugement critique des intellectuels de l’action du pouvoir qui aurait pu modeler puissamment le pouvoir politique et également l’esprit centrafricain, a été délaissé par ces derniers qui ont choisi le matériel et non la littérature, récusant cette dernière de ne conduire qu’à la pauvreté. Le pouvoir a maté et corrompu le pouvoir intellectuel, le pouvoir intellectuel est à sa solde.

Conséquence, la pensée unique qui consiste à se servir de l’État nous a conduit à la ruine. L’édifice de l’État est ruiné. La RCA n’a plus de projet de société pour son peuple, plus de modèle, plus d’utopie pour les jeunes. L’État centrafricain n’existe que de nom, il est le plus faible de la sous-région.

Il faut que les intellectuels montent au créneau pour créer un pouvoir intellectuel de fronde à l’action du pouvoir ; avoir une attitude partagée entre rivalité et refus. Le pouvoir politique doit redouter « l’opinion publique » nécessaire à la vie en société. C’est la responsabilité des intellectuels de dire la vérité et de dévoiler les mensonges, les manœuvres, les magouilles et les corruptions. En effet de lutter contre tout ce qui est de nature à nuire à la valeur humaine et universellement.

Aujourd’hui, ce pouvoir intellectuel est là, et il est en marche. Il est sur tous les fronts de la vie politique et sociale de notre pays où il donne son point de vue.

C’est l’avènement de la rébellion séléka qui est l’acte fondateur de ce réveil. Il aura créé une nouvelle espèce de centrafricain. Une espèce qui est engagée au nom des valeurs et entend jouer un rôle de vigie morale et politique.

D’une initiative isolée comme le faisait le feu magistrat « François GUERET » qui a écrit la lettre ouverte au Président Kolingba, on est nombreux aujourd’hui à écrire, à critiquer, à dénoncer en posant notre signature. On passe ainsi à une intervention collective des intellectuels dans la sphère civique. En signant les écrits en nos noms que ça soit sur la toile que dans les journaux locaux, nous nous engageons à éclairer nos compatriotes.

Au niveau où nous sommes arrivés, nous devons de nous considérer comme des défenseurs des valeurs, portant l’idéologie des valeurs universelles. La république a besoin de l’engagement de tous pour être solide. L’avènement séléka a révélé tous nos manquements et nos ignorances en un mot la faiblesse de tout un peuple et de son État.

Il nous faut pour ce nouveau départ mettre en place toutes les forces collectives d’intervention et de reconstruction, sachant que la parole est également créatrice. Le pouvoir ne doit plus gouverner seul sans la force de l’opinion publique.

Comme dirait Emile ZOLA, des intellectuels engagés : se compter pour ne pas s’en laisser conter, se grouper sur des grandes causes, elles-mêmes sous-tendues par la défense des valeurs. Les intellectuels ont aussi un devoir de vigie avec la prise de positions vigoureuses sur les évènements, qu’ils soient politiques, économiques et sociaux.

Cet appel est formulé à l’endroit de tous les compatriotes qui veulent à ce que la république soit vécue comme une réalité ; un lieu de partage de valeurs humaines. Si on n’occupe pas le terrain maintenant, c’est le mal-pouvoir qui reprendra ses droits sur la population comme toujours.

Robert ENZA, Entrepreneur politique.

BANGUI: FRONT DEMOCRATIQUE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (FDPC)

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(Corbeau News Centrafrique

neuf Camerounais pris en otage par des rebelles centrafricains

 

FRONT DEMOCRATIQUE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (FDPC)

COMMUNIQUE DE PRESSE N°04 /FDPC/02/06/2015

Bangui, ( FDPC), 04-06-2015

J’ai pris la résolution formelle de me taire, après le pseudo forum raté de Bangui, organisé avec un air de fatuité par ce groupe d’aventuriers qui ne veulent pas voir mon pays la République Centrafricaine sortir de cette longue et fatigable crise qui oxyde et martyrise de jours en jours le peuple.
Je voulais devenir un simple spectateur du jeu trouble et hideux que se livrent actuellement ceux qui ont la lourde responsabilité, devant l’histoire de mon pays, de sortir la RCA de cette imposture chimérique. Mais c’était sans compter sur vos multiples interpellations des horizons divers et multiformes, à rester un acteur privilégié, attentif et à l’écoute des cris et de la cause centrafricaine.
C’est d’ailleurs cette sollicitation légitime qui me vaut cette communication impérieuse et capitale car le Front Démocratique du Peuple Centrafricain est devenu aujourd’hui une « marque politique et militaire » qui est jaloux de son image.
Les récentes attaques perpétrées sur l’axe Bouar-Garoua Boulai ne sauraient être imputées au FDPC qui jusqu’ici joue un rôle majeur et prépondérant pour la préservation de la paix et l’intégrité des citoyens dans les différentes zones occupées par ses hommes et abandonnées par ce faible et maléfique gouvernement actuel. Je veux rappeler par cette communication, et qu’il soit su une fois pour toute, que le FDPC ne doit être ni de loin, ni de près assimilé aux bandes rebelles qui écument les no man’s land crées et entretenues par la faiblesse politique et administrative des acteurs gouvernants de l’heure.
Est-il un secret que de dire que depuis le début de la crise en RCA, le pays est devenu un réceptacle, un vivrier et un dépôt d’armement ultra meurtrier à la portée de qui veut ?Qui me contredira si j’affirme que les armes se sont fait livrer au millimètre carré près en RCA pendant ces durs jours d’épreuves ? Y’a-t-il une seule zone dans mon cher et brave pays ou les armes n’ont pas circulé ?
D’ailleurs rien que sur l’axe Bouar-Beloko, on dénombre plus de sept groupes armés qui y opèrent et dont certains appartiennent ou sont financés et entretenus par des hauts dignitaires proche de l’actuelle Présidente de Transition. Il faut également citer des éléments de Boko Haram défaits au Nord du Cameroun et qui ont trouvé un terrain propice pour se faire du sang neuf.
Sur l’axe Baboua-Abba-Biti(RCA), la majorité des bandits qui y opèrent sont des peuls de nationalité camerounaises qui attaquent, brulent des villages et tuent des civils. Et il ne peut passer 72 heures sans que ces étrangers n’attaquent nos positions. Le FDPC détient suffisamment de preuves tant humaines que matériels.
Et fort de ceci, je souhaite que la cabale lancée contre le FDPC s’arrête et l’audience des fatrasies qu’on lui fait également s’estompe ; car il ne s’agit pas d’une milice, ni d’une bande armée, mais d’un mouvement politico-militaire responsable et aguerri prêt à défendre le peuple centrafricain et qui, jusqu’ici, a su préservé les jeux des équilibres pour que la RCA ne s’enfonce pas plus que ce qui est déjà et ne disparaitre.
Le FDPC n’est pas né des derniers troubles .Il a et indépendamment de la mauvaise foi manifeste de certains acteurs politiques, plus d’une décennie d’existence.
La recrudescence des échauffourées peut s’expliquer par l’échec de l’esprit du Forum de Bangui, car à la vérité, loin d’être une occasion de règlement de compte orchestrée par certains et de positionnement maléfique envisagé par d’autres, le VRAIE FORUM de Bangui aurait été une activité politique INCLUSIVE. Il était question de réunir Tous les acteurs, sans distinction et sans discrimination de bord social, politique, ni religieux. La représentation de ces différents acteurs ne devait pas tenir compte des critères discriminatoires comme cela l’a été pendant ce Forum arrangé et taillé sur mesure.
Actuellement, la politique de musèlement pratiquée à Bangui ne saurait donner ni refléter l’image politique de notre pays à l’extérieur.
Pourquoi nos fils et filles, investis de l’ambition de faire avancer leur pays doivent-ils être inquiété par des mesures dilatoires taillées à la grandeur des hommes et femmes du gouvernement actuel ? Il me semble que c’est la source d’un autre futur conflit, car comment vont-ils gérer ces frustrations dans l’avenir proche ? C’est l’expérience du terrain, du bureau et de la cosmogonie centrafricaine qui me permet d’exprimer ces quelques mots.

Par ailleurs, je réitère mon engagement militaire qui m’intime le devoir de ne combattre que lorsque la cause est noble et justifiable à savoir défendre le peuple, l’intégrité du territoire nationale et détruire l’illégalité, les abus, la supercherie, le clanisme, le tribalisme, le sectarisme, le régionalisme, les détournements des fonds publics etc.

Plusieurs fois nous avons tendus la main sans succès à ceux qui se disent investis du pouvoir divin d’assurer la transition en RCA (confère le communiqué de presse N°02/FDPC/01/05/2015 d’avant Forum).Plus pire, chaque fois qu’un évènement se produit, ils sont les premiers à accuser notre mouvement. S’ils ont des preuves, qu’ils les présentent ! Ce qui est incompréhensible, ils sont incapables de sécuriser Bangui la capitale du pays et sont prêt à crier pour des choses se produisant dans des régions dont ils n’ont même pas accès. Tout ceci pour montrer à l’opinion nationale et internationale qu’ils ont la maitrise de la situation.
Si nous avons pris les armes s’est pour dire non à l’illégalité et donc défendre ce que le peuple centrafricain a choisi. Dans les zones sous nos contrôles, nous continuons à protéger sans ambiguïté la population centrafricaine. En aucun cas, nous allons tuer les centrafricains ni commettre sur eux des sévices quelconque. Depuis onze ans nous ne l’avons pas fait ; ce n’est pas aujourd’hui que nous allons le faire. Si nous ne défendons pas ce peuple ; pourquoi alors prendre les armes !
J’en appelle donc aux autorités de Bangui, « investis des pouvoirs divins »pour gérer éternellement la transition, à

contrôler leurs accusations à notre endroit et de cesser d’intimider ou de menacer nos représentants et sympathisants à Bangui et sur toute l’étendue du territoire national car n’est-ce pas là jouer avec le feu ! Ce sont les factures impayées de leur inefficacité politiques, sécuritaires et militaire que le peuple est en train de payer. Et même je me pose la question de savoir si cette situation n’est pas voulue et souhaitée par cette piètre transition pour non seulement agrandir la mangeoire mais prolonger et préparer le dilatoire politique ?
Le grand jour n’est plus loin ou centrafricaine et centrafricain marcheront bientôt tête haute, à l’abri de l’inconfort idéologique et des ambitions démesurées du « politiquement correct ».
Vivement que force revienne à l’État.

Fait-le 03-06-2015

Le Président du FDPC

Le Général de Division

Martin KOUMTA MADJI (Abdoulaye Miskine)

Bangui: Plus de soixante-dix élèves-candidats au BC, traumatisés et hospitalisés suite à des échauffourées

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Plus de soixante-dix élèves-candidats au BC, traumatisés et hospitalisés

suite à des échauffourées entre les Anti-balaka et la Minusca

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 04-06-2015

 

Les épreuves sportives du Brevet des collèges qui se déroulaient ce mercredi 3 juin 2015 au Lycée Barthelemy Boganda, dans le 4ème arrondissement ont tourné au drame. Les échanges de tirs entre les Anti-balaka et la Minusca dans le périmètre, ont semé la panique au sein des candidats. La débandade qui s’en est suivie a fait des blessés tantôt graves, tantôt légers par traumatisme ou chute libre. La récupération par la Minusca et parqué par les Anti-balaka dans leur quartier-général de Boy-Rabe a été à l’origine des tirs.
A l’Hôpital Communautaire de Bangui où sont admis les victimes, un des enseignants, venu au chevet de ses élèves et qui a requis l’anonymat a livré le témoignage suivant à CNC : « Nous avions démarré très bien les épreuves. Subitement vers les 10 heures, on voyait des mouvements insolites de véhicules de la Minusca qui allaient vers le quartier Boy-Rabe, cela nous inquiétait déjà. Peu de temps après, ce sont des Anti-balaka qui sont sorti derrière nous et qui ont commencé à tirer des kalachnikovs. On pensait qu’ils voulaient attaquer le lycée pour boycotter les épreuves sportives du Brevet des collèges. Les enfants commençaient à courir dans tous les sens, nous-mêmes, on ne savait pas quoi faire. On cherchait à se protéger. Dans la foulée, les élément de la Minusca ont eux-aussi ouvert le feu, et tellement que leurs armes tonnaient fort, cela a causé de traumatisme chez certains enfants, même certains professeurs. »
Arlette Deyema est candidate aux épreuves sportives du BC. Elle s’est remise de son traumatisme et a pu témoigner à CNC les faits, tels qu’elle les a vécus : « Je ne sais pas exactement ce qui s’est passé. Tout ce que je sais, c’est que j’ai passé l’épreuve de ‘’Course de 100 mètres’’, puis le ‘’Saut en hauteur’’. Je m’apprêtais pour faire la ‘’Gymnastique’’ quand brusquement il y a eu une explosion près de nous. J’étais tombée. Mais, quand je me suis réveillée, je me suis trouvée ici à l’hôpital. »
CNC a également recueilli le témoignage de Docteur Joachim Tembéti, qui donne avec précision le nombre des cas enregistrés par ses services, ainsi que les résultats des premiers diagnostics et soins apportés aux patients : « J’aimerais d’abord préciser que ce sont tous les élèves de l’Inspection académique de Bangui qui étaient en train de composer les épreuves physiques des Brevets des collèges au sein du Lycée Barthelemy Boganda. C’est à partir des 11 heures 30 qu’on a commencé à voir arriver vers nous les premières victimes, garçons et filles confondus. A l’heure où je vous parle, nous avons accueilli au total soixante-onze (71) cas dont deux dans un état sérieux, parce que le premier a eu une fracture de la clavicule droite dont nos services sont en train de mettre le plâtre; et l’autre qui convulse par la suite de stress, elle est sous oxygène. On est en train de les suivre. »
Dieu-merci, l’État centrafricains et les partenaires au développement ont doté le service des Urgences de l’Hôpital Communautaire en médicaments, en prévision des cas similaires, en vue de la gratuité des soins. « Dès que nous avons constaté que le nombre des cas allait crescendo, j’ai tout de suite mobilisé l’essentiel du personnel y compris les partenaires du CICR (Comité international de la Croix rouge) au niveau des urgences. On essaie de voir, cas par cas et on réanime et on prend en charge gratuitement avec les médicaments que les partenaires et le gouvernement ont mis à notre disposition pour les cas d’urgence. Certaine victimes ont commencé à se remettre. » a déclaré le Directeur de l’Hôpital.
Malgré tout, la capacité d’accueil des services d’Urgence ne permet pas au Dr Tembeti et ses agents de répondre efficacement à ces cas, comme l’a souligné le Directeur : « La manière dont notre Urgence a été construite ne permet pas d’accueillir un nombre important d’accidents de masse. C’est qui fait que face à ce genre de cas, nous sommes obligés de mettre d’abord les victimes sur des planchers, à même le sol, afin de voir leur situation, cas par cas. C’est pourquoi, nous sommes en train de voir comment réaménager les Urgences. »

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Fête des mères à Marseille (France)

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(Corbeau News Centrafrique)

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Fête des mères à Marseille (France)

Bangui, (A.S.D.C)04-05-2015

 

LES ASSOCIATIONS DE SOLIDARITE CENTRAFRICAINE DE LA REGION PACA (CASC-PACA) : MOUVEMENT CITOYEN FINI KODE, A SEWA TI BE AFRICA, LES AMIS DE SILOE CENTRAFRIQUE, MARSEILLE CENTRAFRIQUE SOLIDARITE, LES AMIS DE LA CENTRAFRIQUE, JEUNESSE CENTRAFRICAINE EN ACTION (JAC), CENTRAFRIQUE SANZA, CELEBRENT LES MERES CENTRAFRICAINES ET D’AILLEURS

En ce 31 mai 2015, à l’occasion de la fête des mères, la diaspora centrafricaine de la ville de Marseille, réunie au sein du collectif des Associations de Solidarité Centrafricaine Provence-Alpes Côte d’Azur (CASC-PACA), une structure regroupant sept entités totalement autonomes a décidé pour la première fois de célébrer cette journée dédiée à toutes les mères de Centrafrique et d’ailleurs.

C’est ainsi qu’en cette fin de matinée ensoleillée, plusieurs familles centrafricaines de la région PACA et leurs amis ont répondu présents à l’appel du collectif pour se retrouver dans l’enceinte du parc du grand séminaire, sis, rue Paul Coxe, 13 014 à Marseille.
Placée sous le signe des retrouvailles, de la convivialité et de la cohésion sociale, plusieurs matchs de football ont été organisés, avec la participation des mères de famille et de leurs enfants. Un grand buffet garni et varié avec un service à volonté a été dressé pour l’occasion.
Cette première édition de la fête des mères, organisée par le collectif CSAC-PACA a tenu, à la grande surprise des organisateurs toute sa promesse. Les participants ont manifesté d’une manière unanime leur satisfecit pour ce grand moment de partage, d’échange et de célébration de la Fête des mères.

Ce n’est qu’en fin d’après-midi , après avoir chanté l’hymne national que les participants se sont séparés avec la promesse de renouveler l’expérience et de l’étendre sur d’autres manifestations culturelles ou sportives afin de rassembler toute la diaspora centrafricaine de la région PACA.

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Fête des mères à Marseille (France)

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Des mères Centrafricaines avec des roses blanches à la main, entourées de leurs familles sont à l’honneur

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Après l’effort, le réconfort, autour du grand buffet garni. L’infirmerie était aussi sollicitée pour des petits « bobos »

Centrafrique: Mali : Accord de défense avec la France : Que gagne vraiment le Mali ?

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(Corbeau News Centrafrique)

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Mali : Accord de défense avec la France : Que gagne vraiment le Mali ?

Bangui, (M.A.L) 02-05-2015

 

Signé le 16 juillet 2014 par Jean-Yves Le Drian, ministre français de la Défense, et son homologue malien, le colonel-major Bah N’Daw, l’Accord de défense entre le Mali à la France remplace l’Accord de coopération de sécurité qui liait les deux pays depuis le 6 mai 1985. Mais à peine signé, l’Accord est violé allègrement par cette l’ex-métropole coloniale.

Le Traité commence par autoriser la France à déployer ses hommes, matériels et installations sur le territoire malien. Aux termes des articles 8 et suivants, les militaires  français sont libres de porter leur uniforme, leurs armes; ils cionduisent librement leurs engins au Mali. Et réciproquement. Il s’agit là d’une disposition nécessaire car sans libre circulation des forces françaises et de leurs engins roulants et volants, on ne voit pas à quoi leur servirait un accord de défense. Cependant, dans quelle éventualité la même faveur serait accordée aux forces maliennes ? Cela relève de la science-fiction!

Si le séjour des militaires français doit dépasser, au Mali, six mois dans le cadre d’une formation, leur hébergement et leur entretien sont pris en charge par le Mali. Dans ce cadre, et selon l’article 12 du Traité, le Mali soigne gratuitement les militaires français présents sur son sol. Certes, la réciprocité est prévue, mais elle est purement théorique : on imagine mal un militaire malien dispenser une formation de six mois ou plus à des collègues français.

Bien que durablement établis au Mali, les militaires français et leurs proches paient leurs impôts et taxes en France (article 14 du Traité).Cela va de soi car lesdits militaires ne sont pas censés exercer un commerce sous nos cieux.

Les militaires français opérant au Mali sont, en principe, justiciables des juridictions françaises. S’il leur arrive de commettre des infractions pénales au Mali, ce pays est prié par l’article 15 du Traité de« renoncer à son droit » de les juger et de laisser ce soin à Paris. Au cas où, par extraordinaire, le Mali tiendrait absolument à juger sur son sol un militaire français, il devrait observer un long catalogue d’exigences : juger le prévenu dans un délai raisonnable; le faire assister par un avocat et un « interprète compétent »;  le laisser communiquer avec un représentant de l’Ambassade; laisser ce représentant assister aux débats; informer le prévenu, avant l’audience, des accusations portées contre lui; le confronter aux témoins à charge; ne pas le poursuivre pour tout acte non incriminé par une loi préalable… On aura remarqué que ces exigences relèvent des règles procédurales de base dans tout Etat de droit et que leur énumération traduit, en soi, le peu de confiance qu’inspirent à la France les juridictions maliennes. Bien entendu, la peine de mort n’étant plus en vigueur en France, le Mali s’engage à ne pas la requérir, ni à la prononcer, ni à l’exécuter  contre un quelconque militaire français.

L’article 16 du Traité engage le Mali à « renoncer à tout recours » contre les forces françaises au cas où celles-ci, même par négligence, causeraient des dommages aux biens ou au personnel malien. Cette disposition s’applique même aux homicides  non intentionnels; seule la faute intentionnelle des Français  est poursuivable. Mais si les forces françaises causent un dommage à un tiers (non-malien), le Mali réparera le tort à la place de la France.

Le Traité est complété par l’accord conclu, sous forme d’échange de lettres signées les 7 et 8 mars 2013, entre le Mali et la France. Il est conclu pour une durée de cinq ans et est renouvelable par tacite reconduction, à moins que l’une des parties notifie à l’autre son intention de mettre fin au traité six mois avant son expiration. Le Traité peut être, à tout moment et d’un commun accord, amendé par écrit.

Les articles qui précèdent offrent, on le constate, quantité de commodités à la France. Les ennuis commencent quand on s’intéresse aux engagements français. Ainsi, à l’article 2 du Traité, il est précisé que les parties « s’engagent dans une coopération en matière de défense, afin de concourir à une paix et une sécurité durables sur leur territoire, notamment parla sécurisation des espaces frontaliers et la lutte contre le terrorisme, ainsi que dans leur environnement régional respectif ». Apparemment, l’objectif est raté. Non seulement les « espaces frontaliers » du Mali restent une passoire, mais en outre, de multiples groupes terroristes sèment journellement la désolation à l’intérieur desdites frontières au nez et à la barbe des soldats, des drones et des avions de guerre français stationnés un peu partout dans le désert malien. A titre de comparaison, rappelons la traque immédiate et massive lancée contre les frères Kouachi lors de l’attaque de Charlie Hebdo le 7 janvier 2015.

L’article 17 du Traité prévoit un échange d’informations classifiées entre les parties. Cet échange, dont le détail doit être réglementé par « un accord bilatéral de sécurité »,  est-il respecté ? Il y a lieu d’en douter au regard des attaques-surprises qui se multiplient contre les forces maliennes. La débâcle de l’armée malienne à Kidal aurait-elle d’ailleurs été consommée si la France lui avait fourni les informations utiles sur le nombre, les positions et l’armement des troupes ennemies ? La France a-t-elle donné des renseignements ou pris des mesures pour contrecarrer l’arrivée de renforts ennemis ?

L’article 20  du traité prévoit que le Mali « facilite l’entrée et la sortie » de son territoire des matériels, ressources financières, approvisionnements et autres marchandises nécessaires aux activités des forces françaises. La liste de ces biens est « communiquée à l’avance » au Mali qui peut, au besoin, « procéder à des visites pour s’assurer de leur conformité ». Voilà des théories à dormir débout car nul n’imagine un officier ou un fonctionnaire malien inspectant les matériels et troupes français.

La France importe, sans payer ni droits de douane ni taxes, les biens et matériels nécessaires à ses forces déployées au Mali (article 20 du Traité). La chose se conçoit, même si elle entraîne un abyssal manque à gagner au trésor public malien. D’autant que les objectifs militaires de la France dépassent le cadre du Mali pour celui, plus large, du Sahel. A preuve, la transformation de l’Opération  Serval en Force Barkhane et la relocalisation subséquente du gros des troupes françaises hors du Mali. Pis, selon l’article 20, les matériels admis au Mali peuvent être « reexportés » hors du Mali sans que le pays perçoive la moindre taxe !

Enfin, le Traité reste (à dessein) muet sur les bases (celle de Tessalit, par exemple) octroyées à la France en territoire malien. Autres données cachées: que paie le Mali ou la France pour les services rendus ? Pourquoi le texte ne prend-il pas en compte la situation des groupes armés du nord dès lors que la preuve de leurs liens avec les groupes terroristes serait apportée? Pourquoi n’est-il prévu nulle part dans le Traité le secours de la France en cas d’invasion du territoire national par une puissance étrangère ? Ces constats montrent qu’au-delà de l’acte officiellement signé, un autre, secret, existe entre le Mali et la France. Pourquoi n’en informerait-on pas le souverain peuple du Mali ?

Tiékorobani

Centrafrique : Le temps de l’impunité est révolu

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(Corbeau News Centrafrique)

DOUALA

 

Centrafrique : Le temps de l’impunité est révolu

 

Bangui, (B.K) 02-06-2015

La Centrafrique se relève d’une grave crise qui l’a laissée épuisée, sa population n’aspire aujourd’hui qu’au retour de la paix et de la stabilité. Elle ne pourra plus supporter que ses représentants profitent de leur statut pour manigancer des plans pour assurer leur avenir personnel. La perspective des élections est aujourd’hui repoussée de quelques mois. Ce temps donné ne doit pas servir de prétexte aux opportunistes pour tenter de profiter comme des goinfres de la mangeoire quand les centrafricains sont déjà tellement affamés. Les manigances n’ont pas leur place sur la scène politique. Assez !! On est en droit d’être sur nos gardes avec  Gontran Djono. En voilà un encore et toujours aux aguets et toujours près à intriguer pour tenter de bien se placer. L’homme a plus d’un tour dans son sac pour évincer ceux qui ne servent pas ses intérêts et pour se placer en tête. Assurément il sait manipuler les opinions, puisqu’il a réussi au forum de Bangui à se présenter comme le leader des ex-seleka, alors qu’on peut se demander sur quoi repose sa légitimité. Et aujourd’hui il siège au comité de suivi du forum de Bangui en tant que représentant des groupes armés, recommençant son tour de passe-passe. Mais est-ce que les groupes en question se reconnaissent dans ce monsieur Djono ? C’est une autre histoire…

Cette façon de tirer les ficelles est dangereuse pour la Centrafrique en ces temps de reconstruction nationale. Ce neveu de Djotodia en a bien usé par le passé, notamment quand il était ministre d’état aux mines et au pétrole. Il était alors près à user de passe-droits et à tirer profit personnel de nos richesse nationales – en l’occurrence des diamants revendus illégalement. Notre pays est doté de richesses naturelles fantastiques, mais malheureusement le ciel nous a également fourni en politiciens véreux, sans vergogne et aux dents longues, qui lorgnent sur ces ressources pour en tirer profit personnellement. Dans une Centrafrique idéale, ces hommes et ces femmes prendraient conscience de l’importance de leur rôle, se retrousseraient les manches comme le font les gens qui veulent travailler, et porteraient le pays vers la reconstruction et le développement.

Djono l’ambitieux, voudrait nous faire croire qu’il se range aujourd’hui aux côtés de ceux qui mettent tout en œuvre pour réussir la prochaine échéance électorale. Mais qu’a-t-il vraiment en tête ?

Blanche KERE

Bangui: 2,5 millions F. Cfa, octroyés par le GICA à la Miss-Centrafrique 2015

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(Corbeau News Centrafrique)

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2,5 millions F. Cfa, octroyés par le GICA à la Miss-Centrafrique 2015

Bangui, Corbeau News Centrafrique 06-01-2016

 

Les patrons de Centrafrique réunis au sein du Groupement interprofessionnel de Centrafrique (GICA), ont remis, vendredi 29 mai dernier, une enveloppe à la Miss-Centrafrique pour la paix, Flora Ngahally Habiba. Cette aide qui fait suite à une demande du Comité de miss-Centrafrique (COMISCA) s’inscrit dans le cadre des appuis traditionnels du GICA au développement de la culture en RCA.
« En remettant ce chèque à la Miss-Centrafrique, ce qu’il s’inscrit d’ailleurs dans la tradition de la GICA qui a toujours par le passé accompagné l’élection de la Miss-Centrafrique, nous voulons tout d’abord la féliciter, féliciter aussi le comité qui est derrière elle présidée par Tatiana Thoka et la rassurer de notre appui à ses actions. Vous n’êtes pas sans ignorer qu’eu égard au moment de turbulence que le pays a traversé, nous n’avons peut-être pas pu faire mieux qu’avant. L’essentiel, à travers ce geste, c’est de dire à l’ambassadrice de la paix comme l’indique son nom de miss que voilà notre contribution dans le cadre de la promotion des activités culturelles dans notre pays. » a-t-il déclaré en substance, le Secrétaire général du GICA Gilles Potolot Ngbangandimbo pour justifier le geste posé par son institution.
Le décor a été modestement grandiose. D’abord, la remise de l’enveloppe faisait juste suite à une réunion du GICA, donc les vingt-quatre patrons constituant le GICA étaient encore dans la salle. Immédiatement après la remise de l’enveloppe par le président du GICA, champagne a été sauter en l’honneur de la Miss, car disait le président « C’est la première fois que nous recevons la Miss-Centrafrique pour la paix. En la félicitant pour son élection, nous voulons l’encourager dans sa mission. »
En effet, ce sont 2 500 000 Cfa, qui constituent l’enveloppe que le GICA a remise à la Miss-Centrafrique, Flora Ngahally Habiba.
De son côté, la Miss n’a pas caché sa joie en réceptionnant l’enveloppe. « Les mots me manquent pour exprimer ma joie et toute ma reconnaissance au GICA pour leur réaction positive et prompte à la demande que la COMISCA (Comité de miss-Centrafrique) leur a adressée pour nous soutenir et soutenir nos projets. Je suis la Miss-Centrafrique, c’est vrai, mais je me distingue des autres miss par mon attribution de ‘’paix’’. Et, notre pays a véritablement besoin de cette paix aujourd’hui. C’est pourquoi, ma joie a été grande de recevoir cette importante aide du GICA qui va certainement permettre au COMISCA et moi de mettre en œuvre beaucoup de projets que nous avons initiés pour la paix et la cohésion sociale dans notre pays. Vraiment merci et grand merci au GICA. » a-t-elle avoué.
Toujours selon la Miss, plusieurs de ses projets initiés en faveur des victimes de la crise survenue dans son pays et les plus démunis trouveront un début de solution. Faut-il noter qu’avec les moyens de bord, Flora Ngahally a été toujours sur le terrain, à travers ses multiples aides dans les écoles, à la prison centrale de Ngaragba, dans les sites des déplacés à Bangui, à la rencontre des plus démunis et des victimes de la crise. Ce que reconnait ici Tatiana Thoka, Présidente du COMISCA : « Le COMISCA ne se limite pas seulement à l’organisation d’élection d’une miss, mais il y a tout un travail de titan derrière. Puisqu’il faut aider à la mobilisation des moyens pour que la miss qui est élue mérite effectivement la confiance qui lui a été faite. C’est ce que nous essayons de faire avec la Miss Flora, même parfois avec nos maigres moyens. C’est pourquoi, j’associe ma voix à celle de la Miss pour remercier du fond du cœur le GICA, que les vingt-quatre membres soient rassurer de la reconnaissance profonde du COMISCA. » a-t-elle indiqué avant d’ajouter qu’ « avec ce geste du GICA, la Miss-Centrafrique envisage déjà des visites humanitaires en provinces dans des villes les plus touchées, surtout celles dans lesquelles les gens souffrent encore dans les sites des déplacés. »
A la fin de la cérémonie, le Secrétaire général du GICA a livré un message à l’endroit de la Miss : « Nous formulons le vœu de voir que la paix dont elle porte comme nom de miss puisse s’installer de manière durable et que comme par le passé, nous puissions bien accompagner tout ce qui se fait de bien sur le plan culturel. Je crois que la Miss, de par les activités qu’elle a commencé à mener, nous pouvons dire qu’elle a très bien maitrisé sa mission, elle a une bonne vision de ses projets qu’elle porte pour la paix dans son pays, c’est d’ailleurs pour cela aussi que nous n’avons pas hésité de lui accorder notre appui. » a conclu Gilles Potolot Ngbangandimbo.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Son Excellence Monsieur le Secrétaire Général des Nations

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(Corbeau News Centrafrique) 01-06-2015

GONDJI1

 

81, rue Saint- Roch- BP 74184 31031 Toulouse cedex (France).
Mail : Collectifcentrafricain@yahoo.fr

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Son Excellence Monsieur le Secrétaire Général des Nations
UN Head quarter First
Avenue at 46th Street New York,
NY 10017 USA

 

 

Objet : Situation du BURUNDI. Excellence Monsieur le Secrétaire Général,

Considérant que la reconnaissance de la dignité inhérente à tous les membres de la famille humaine et de leurs droits égaux et inaliénables constitue le fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.
Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l’homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l’humanité et que l’avènement d’un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l’homme dans le préambule de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.
Considérant qu’il est essentiel que les droits de l’homme soient protégés par un régime de droit pour que l’homme ne soit pas contraint, en suprême recours, à la révolte contre la tyrannie et l’oppression.
Considérant que dans la Charte les peuples des Nations Unies ont proclamé à nouveau leur foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité des droits des hommes et des femmes, et qu’ils se sont déclarés résolus à favoriser le progrès social et à instaurer de meilleures conditions de vie dans une liberté plus grande.
Considérant que les États Membres se sont engagés à assurer, en coopération avec l’Organisation des Nations Unies, le respect universel et effectif des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
Considérant qu’une conception commune de ces droits et libertés est de la plus haute importance pour remplir pleinement cet engagement.
Fort de ce qui précède et au regard des différentes violations des Droits Humains commises sur la population civile au BURUNDI, le Collectif « Touche pas à ma constitution » condamne avec force cette barbarie révolue et exhorte l’ensemble de la Communauté Internationale et particulière votre Institution à prendre immédiatement des mesures à la dimension des actes commis.
Veuillez agréer Excellence Monsieur le Secrétaire Général, l’expression de notre parfaite considération.

Fait à paris, 01. 06. 2015

Le Bureau Exécutif

Le Coordonnateur Général.

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG.
Ampliations :

– Présidence de l’Union Africaine
– Union Européenne
– A Son Excellence François HOLLANDE, Président de la République Française
– A Son Excellence BARACK OBAMA, Président des USA
– Fédération Internationale Droits de l’Homme (FIDH)

– La presse.

CENTRAFRIQUE : NON A LA CHASSE AUX SORCIERES ?

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(Corbeau News Centrafrique)

simon

 

CENTRAFRIQUE : NON A LA CHASSE AUX SORCIERES ?

Bangui, (S.K) 02-06-2015

La chasse aux sorcières est par nature une opération injuste, illégale et discriminatoire pratique par les autorités actuelles de la Centrafrique en tète Madame Catherine Samba PANZA pour discréditer les vaillants fils de la Centrafrique. Samba panza Catherine, a pour objectif premier la défense du peuple et d’un État de droit, de la justice sociale et de l’égalité des citoyens devant la loi. Si un citoyen doit à l’État, celui-ci rentrera dans ses droits par la voie de légale et judiciaire ; si c’est un individu qui avait spolié les biens de l’État ou d’autrui, la victime utilisera les mêmes voies pour rentrer dans ses droits. Or ce qui se passe en Centrafrique dépasse largement notre entendement vue que l’opposition démocratique ex Fare 2011 pro-géniteur de la SELEKA brille par le mutisme total même le papa Waziba et le grand bâtonnier même son de cloche. CSP peut aller chercher d’autres alibis pour mobiliser ses sujets, si ceux-là n’ont encore rien compris de sa politique du népotisme, clanisme et régionalisme qui consiste à dire après elle ce sera le déluge non elle doit partir après la fin de la transition. Le maintien de CSP à la tête du pays serait encore une catastrophe pour Le peuple Centrafricain qui, croyant bénéficier des prébendes aléatoires du régime ou s’illusionner sur des acquis factices, sacrifie les meilleurs de ses enfants. Certes, les arnaqueurs de la république constituent une minorité au sein même du régime actuel mais par ses manières grotesques et abjectes cette minorité a souillé à jamais le nom de tout le monde. Malheureusement, l’adage dit : toutes les fourmis sont noires. Nous demandons la libération des compatriotes tel -ques KARIM MEKASSOUA, AMINE MICHEL, KOKATEET AUTRES
C’est le régime le plus médiocre que la Centrafrique ait connu. Oui, CSP doit dégager pour qu’une personnalité désignée puisse diriger le pays, et enfin qu’elle cesse de

piller les ressources de l’État en toute impunité, d’arnaquer les compatriotes, et d’apprendre à réclamer leurs droits légitimes : de l’eau potable, des centres des soins primaires, des écoles, des centres veto-sanitaires, des routes ayant accès vers des grands centres régionaux, des marchés structurés de bétail etc. etc.

SIMON KOITOUA

Centrafrique: Les Nations unies veulent enquêter sur des accusations de crimes

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(Corbeau News Centrafrique)

munisca b

 

Les Nations unies veulent enquêter sur des accusations de crimes

Bangui, (E.Q) 31-06-2015

 

Le Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’Homme a affirmé hier avoir exhorté plusieurs Etats à intensifier leurs efforts pour enquêter sur des allégations de crimes commis par leurs soldats déployés en République centrafricaine. Dans un communiqué, il fait notamment état «de meurtres de civils, d’exécutions sommaires, d’enlèvements et des cas d’exploitation sexuelle de femmes locales». «Ces allégations sont extrêmement dérangeantes», souligne M.Zeid Ra’ad Al Hussein. «La population centrafricaine avait désespérément besoin de protection. Le rôle joué par les forces internationales dans l’arrêt des combats et des massacres sectaires les plus graves en République centrafricaine est inestimable et leur présence a incontestablement sauvé un très grand nombre de vies», explique-t-il. «Cependant, dans certains cas, les protecteurs tant espérés se sont transformés en prédateurs», ajoute le Haut Commissaire. Il rappelle notamment les récentes révélations concernant des allégations d’abus sexuels de militaires français sur des enfants, qui font actuellement l’objet d’une enquête des autorités françaises. Son bureau a revu «l’ampleur du suivi sur les violations graves qui auraient été commises par des soldats appartenant à plusieurs autres contingents internationaux opérant sous l’égide de la Minusca en 2014», assure-t-il. L’affaire impliquant des soldats français avait été révélée en avril par le quotidien britannique The Guardian, sur la base d’un rapport des Nations unies contenant des témoignages d’enfants qui affirment avoir été violés par des militaires français au début de l’intervention française en Centrafrique, entre décembre 2013 et juin 2014. Selon une source judiciaire française, 14 soldats français sont mis en cause, dont trois ont été identifiés, par les témoignages de six enfants âgés de 9 à 13 ans. L’ONU a été critiquée par des ONG qui l’accusent de ne pas avoir agi assez vite et d’avoir temporairement sanctionné un fonctionnaire qui avait de sa propre initiative transmis ce rapport aux autorités françaises pour les alerter. Plusieurs autres incidents, impliquant notamment un usage excessif de la force, des disparitions forcées et des cas d’exploitation sexuelle et de violence, ont fait l’objet d’une enquête sur le terrain par des spécialistes des droits de l’homme des Nations Unies, et par la suite par la Commission d’enquête internationale sur la République centrafricaine, qui a écrit un rapport en décembre 2014.

L`expression

CENTRAFRIQUE: OU DEVRAIS JE RECONSIDÉRER LA QUESTION, A QUOI JOUENT CATHERINE SAMBA-PANZA ET SA CLIQUE ?

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(Corbeau News Centrafrique)

Catherine Samba-Panza lors de son investiture à Bangui

 

 LES CENTRAFRICAINS SONT ILS LES DINDONS DE LA FARCE DES AUTORITÉS DE LA TRANSITION ?

OU DEVRAIS JE RECONSIDÉRER LA QUESTION, A QUOI JOUENT Catherine Samba-Panza ET SA CLIQUE ?

 

Bangui, (T.P) 01-06-2015

 

De Barthelemy Boganda à Catherine Samba-Panza, et de Abel Goumba à Mahamat Kamoun, les Centrafricains on vu du monde passé. La RCA avec ses 8 (huit) Présidents depuis l’accession à l’indépendance, et ses 24 (vingt et quatre) premiers ministres, ses 06 (six) républiques, ses 06 (six) Transitions, et son unique empire. Les Centrafricains ne sont pas sortie de l’ornière, nous en avons vu de toutes les couleurs de telle enseigne que les mauvaises langues pourraient parler de malédiction. Sommes nous en manque d’inspiration ? Que se passe t’il en Centrafrique ? Tous nos fils et toutes nos filles sur-diplômés , parsemés dans toutes les grandes universités du monde, ne sont ils pas capables de prendre la destinée de ce beau Pays ? Force est de constater que la mauvaise foie est de rigueur dans tous les Gouvernements qui se sont succèdes.

En effet le Peuple l’avait acclamé, les intellectuels l’ont validé, les Présidents de la sous région, et ceux du mon entier l’ont adoubé, les sorciers dans nos villages l’ont protégé avec les feuilles, comme le veut la coutume. Pensant aveuglément à l’unanimité qu’elle pouvait faire mieux, la joie, et la liesse populaire étaient à son paroxysme, une femme à la première institution dans toute l’histoire de la république Centrafricaine, la mère de la nation contente, toute souriante, l’on se rappelle de sa victoire au sein de l’Assemblée Nationale avec ses poings levés signe de victoire. Ne sommes nous pas prêts pour la science politique ? La science politique (ou politologie) est très ancienne. On peut considérer que les Grecs en sont les créateurs, avec notamment la République de Platon et la Politique d’Aristote, relayés par les Romains : De la République de Cicéron. Pendant une bonne partie du Moyen Âge, la politique cède la première place à la
théologie, jusqu’à ce que le Florentin Machiavel restaure cette discipline.

Mère de la Nation n’aviez vous pas étudié dans les grandes universités Européennes ? Que dis je- elle n’est pas seule à diriger le Pays- Me dira t’on, sauf qu’elle est la seule à prendre les grandes décisions.Pourquoi montrez vous aux Centrafricains que diriger ce Pays est une équation à mille inconnus qu’il faut nécessairement résoudre à l’aide des aide-mémoires ? Toutes ces questions me font rouler dans la farine, je cherche ce qui ne va pas dans ce Pays, avec nos 4.500.000 (quatre millions cinq cent mille habitants) repartis sur 623.000 Km2, pourquoi ne cultivons nous pas les critères de la méritocratie ? Sommes nous obligés d’affecter à tel ou tel poste un proche parent ? Ma désolation a atteint le point culminant, laissons cela, et travaillons, la politique du chercher à manger n’a jamais payé. La théorie du chaos traite des systèmes dynamiques rigoureusement déterministes, mais qui présentent un phénomène fondamental d’instabilité chronique,a
ppelé “sensibilité aux conditions initiales”

Nous en sommes là ? En libérant le Capitaine Eugene N’gaikosset, en scellant un pacte avec d’un coté les Anti-balakas, et de l’autre coté les Sélékas, ne cherchez vous pas à semer le chaos ? Personne n’est dupe, le Capitaine Eugène Ngaikkoset ne s’était pas évadé de prison, qu’on se le dise, il a été purement et simplement libéré pour faire le contre poids au cas ou il y’auraient des agitateurs politiques, pour qu’il les mette hors d’état de nuire,ce n’est un secret pour personne. Tous ces montages visant à déclarer sur les ondes Ndékè Luka, RFI , par la famille du soit-disant évadé ne sont quelques tours de comédie que vous nous aviez mis en évidence. Mais comme le Centrafricain ne traite que les problèmes d’actualité, ils ont vite oublié, et la famille depuis l’a retrouvé ? Pourquoi ne fait t’elle plus de déclaration ? Sans doute parce que c’était orchestrée, répétée à des fins bien précises. Nous sommes fatigués, organisons ces foutue
s Elections de préférence Libres et Transparentes ou nous serons d’une vigilance hors norme. Qui trop embrasse mal étreint, “Celui qui veut beaucoup prendre à la fois tient mal ce qu’il prend”. Qui vivra verra !!!!

DSMG- Justino ( le Bachelier de M’baiki )

 

BANGUI: “LE VRAI PILLAGE EN CENTRAFRIQUE, C’EST CE QUE FONT LA MINUSCA ET SANGARIS” DIXIT

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(Corbeau News Centrafrique)

ABDEL 1

 

“LE VRAI PILLAGE EN CENTRAFRIQUE, C’EST CE QUE FONT LA MINUSCA ET SANGARIS”

DIXIT ABDEL KADER KALIL, GENERAL DE L’EX SELEKA

Bangui, Corbeau News Centrafrique 01-05-2015

 

“Le vrai pillage en Centrafrique, ce n’est pas ce que font les Antibalaka et Seleka, mais plutôt ce que font la MINUSCA et Sangaris”, c’est là en substance qu’a déclaré Abdel Kader Kalil, le Général de brigade de l’ex rébellion Seleka. Une déclaration faite dans un point de presse, ce dimanche 31 mai 2015, à l’hôtel du Centre à Bangui. Ce point de presse est une occasion pour le Général Kalil, de mettre à nue non seulement les opportunistes qui veulent gagner leur pain par le processus de DDRR, mais aussi les profiteurs, selon lui, des ressources naturelles du peuple centrafricain qui sont déployés dans le pays.

Pour l’ex représentant de l’Union des Forces Démocratiques pour le Rassemblement Fondamental (UFDRF) fondé par l’ex président Michel Djotodia, la mise en écart du mouvement UFDRF, l’aille seleka, dans le processus de Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) des ex-combattants est un échec. Cet échec repose, selon Général Kalil, sur la responsabilité du gouvernement de transition, la communauté internationale, la MINUSCA, l’Union européenne, l’Union africaine, la CEEAC, de la Banque mondiale et de tous les partenaires financiers du processus du DDRR, dans le cadre de la pacification de la République centrafricaine.

“L’UFDR par ma voix tient à montrer devant l’opinion nationale et internationale que l’agissement de certaines personnalités qui se réclament des politico-militaires de l’ex-seleka ou de l’UFDRF n’ont autre visé que leurs intérêts égoïstes et personnels. Le

gouvernement et la communauté internationale sont appelés à la vigilance afin d’éviter une énième crise sur le territoire national centrafricain”, a intimé Abdel Kader Kalil, Général de brigade et l’ex représentant de l’UFDRF au comité de pilotage.

L’ex représentant de l’UFDRF au comité de pilotage de DDRR a, par ailleurs, rappelé que ce mouvement est une entité clé de la crise actuelle en Centrafrique et son exclusion de DDRR est une entorse pour le retour de la paix dans le pays. Il demande, en conséquence, l’intégration obligatoire et immédiate du mouvement UFDRF de l’ex président Michel Djotodia dans ledit processus afin de favoriser, a-t-il souligné, la cohésion sociale et le retour d’une paix durable en République centrafricaine.

Tout en reconnaissant l’effort de la présidente de transition, Catherine Samba-Panza avec certains membres de gouvernement qui, selon lui, se sont battus pour redonner le pouvoir l’espoir au peuple centrafricain avant de se verser sur les forces internationales qu’il accuses de pilleurs des biens du peule centrafricain. Car d’après lui, les casques bleus de la MINUSCA et les soldats français de l’opération sangaris n’ont rien foutu dans le pays si bien que leur présence ne se justifie pas. Toutefois, il n’a pas gobé de tarir le ministre Ndjono Abba qui se réclame de leader de l’UFDR avec l’envi de devenir le chef du gouvernement.

“La présidente Catherine Samba-Panza a vraiment fait des efforts s’il faut reconnaitre. Malgré son arrivée au pouvoir dans des moments difficiles, elle a réalisé ce que les hommes n’ont pas pu faire pour sortir ce pays de la crise. Il y a un membre de gouvernement qui mérite d’être félicité même s’il est difficile de reconnaitre les biens faits de l’autrui dans ce pays. Le ministre de la sécurité publique, bien que je ne le connais pas, s’est battu de son côté. La ministre d’Etat à la défense, je l’encourage pour son engagement dans les grands travaux qu’elle est entrain de mener avec le projet de la réforme des FACA. Je prie Dieu de les aider à nous conduire jusqu’aux élections, et j’appelle les Centrafricains à les soutenir”, a-t-il témoigné.

En fin, le Général de brigade Abdel Kader Kalil, a annexé à ce point de presse une liste des principaux leaders et généraux avec les mercenaires de l’UFDR qui ont marché sur Bangui afin de faire tomber le régime de l’ex président François Bozizé.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: COMMUNIQUE COORDINATION NATIONALE SECRETARIAT GENERAL

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(Corbeau News Centrafrique)

Andjilo et ses éléments à Bangui

 

COMMUNIQUE DE PRESSE COORDINATION NATIONALE

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SECRETARIAT GENERAL

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PORTE PAROLE

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N°____031___ /CN/SG/PP

Bangui, (A.B), 01-05-2015

 

 DE LA COORDINATION NATIONALE   DU GROUPE D’AUTO-DEFENSE ET DE RESISTANCE POPULAIRE RELATIVE A LA DESTABILISATION DES AUTORITES  DE LA TRANSITION D’APRES  UN COMMUNIQUE DU GOUVERNEMENT EN DATE DU 25 MAI 2015.

Nous antibalaka libérateurs devant l’histoire, du peuple Centrafricains.
Nous contestons et rejetons en bloc les accusations fantaisiste non fondé du ministre de l’administration du territoire en sa qualité du porte parole du gouvernement, dans un communique lu sur les ondes de la Radio Centrafrique en date du 25 Mai 2015(accuse les antibalaka de déstabiliser les autorités de la transition).
Nous voulons ici dire que si le ministre ne Save pas quoi dire qu’il se taise on ne gère pas un pays avec de telle propos ou accusation, surtout que le pays viens de sortir d’une long et sanglante nuit difficile ces trop grossière comme accusation.
Nous considérons ça déjà comme une provocation de la part du gouvernement, nous prenions à témoins l’opinion national et international.
Nous considérons leurs actes comme de la machination pure et simple, juste pour saper le moral du peuple Centrafricain et boycoter les efforts fournis par les ANTIBALAKA pour un retour véritable et sincère à la paix.
Nous nous inscrivons en faux devant cette accusation voila pourquoi vous avons attendus que la présidente Catherine SAMBA PANZA revienne d’abord de Bruxelles(Belgique)  pour réagir vivement, notre silence n’est pas un signe de faiblesse, bien au contraire il témoigne de notre engagement irréversible de la reconstruction de la paix à la sortie du FORUM la République Centrafricaine n’as pas besoin de ça  aujourd’hui le peuple Centrafricain à déjà  trop déjà  souffert, il faut tirer les leçons du forum de Bangui qui a réunis  plus de 700 personne y compris vous les membres du gouvernement, c’est de la malhonnêteté intellectuelle et politique d’un  membres du gouvernement  d’avancé de telle propos  après le forum de Bangui c’est  pour ce plaire devant la présidente de la république pour resté longtemps au gouvernement est mentir au nom du peuple Centrafricain. Le peuple Centrafricain n’est pas naïf.

Ampliation :
–       Médiateur
–       Présidente de transition
–       CNT
–       Primature
–       Minusca
–       UE
–       UA
–       Ambassade de France
–       Ambassade des USA
–       Presse Nationale et Internationale
–       OCDH
–       LCDH

                                                       Fait à Bangui, le 29 Mai 2015
                                                                                 ________

                                                        La Coordination Nationale

                                                                  Le Porte Parole
                                                 Bérenger Ludovic Igor LAMAKA

BANGUI: COMMUNIQUE DE PRESSE No 001/ES/06/15/NG

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(Corbeau News Centrafrique

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COMMUNIQUE DE PRESSE No 001/ES/06/15/NG

Bangui, (G.Z) 06-05-2015

Nous, officiers supérieurs, secondaires et hommes de rang de l’ex coalition Séléka, réunis en ce jour du 25 mai 2015, avons décidés unanimement de converger nos points de vues afin de répondre aux aspirations du peuple Centrafricain dans sa totalité et d’assurer un avenir apaisé et meilleur a notre cher et beau pays la République Centrafricain.

Pour ce faire, nous avons convenu à l’adoptions des mesures préliminaires tendant à répondre à cet objectif. Nous demandons ainsi à tous nos éléments ainsi qu’aux éléments Anti-Balaka d’être vigilants et d’appréhender les fauteurs de troubles et de la zizanie au sein de la nation Centrafricaine (si jamais vous les rencontrerez). Il s’agit en occurrence de tous ceux qui ont le sang sur les mains, qui compromettent la paix, la stabilité et la sécurité en RCA et qui sont sous le couperet de la justice internationale. Il s’agit en particulier de (liste non exhaustive):
– M. Nouredine ADAM
– M. Albachar FADOUL
– Col. Abdelkader KHALIL
– Col. Bichara
– Youssouf AHMAT
– Abba TOM
– Col Yahya
– Patrice Edouard NGAISSONA
– Joachim KOKATE
– Abdoulaye MISKINE
– Armel SAYO BEDAYA
– Capitaine Eugene NGAIKOISSET
– Capitaine KAMIZOULAYE
– Leopold Narcisse BARO
– GUERE- PORO
– General MANGO LAMPETIT
– Commandant RAMBO
– Richard BEJOUANE
– Col Dieudonne ORANTI
– Col 12 Puissances et consorts.

En outre, nous demandons tant aux forces de maintien de la paix Onusienne, à la force Sangaris et aux forces de l’ordre de tous les pays limitrophes de nous assister en appréhendant et en extradant vers la RCA les personnes ci-dessus cites afin de satisfaire la soif de justice que réclame la population Centrafricaine toute entière et d’amorcer un pas décisif vers l’apaisement et la réconciliation nationale.

Nous demandons aussi aux autorités de la transition de ne pas tergiverser et d’entamer les processus pouvant enclencher la détente et l’amorce d’une véritable réconciliation nationale.

Fait à Kaga-bandoro, le 25 mai 2015

Ont signés avec nous:
– Gl ZOUNDEIKO
– Col Ramadan
– Gl Ahmat FAYA
– Gl Ahmat HASSAN
– Gl Baba HISSEN
– Gl Abdallah DOURBANE
– Gl Yaya SCOUT
– Col Ali HASSAN
– Capitaine Guy Vincent NGAIPORO
– Col Hypolite NAMSONA
– Lieutnant Narcisse TOUAZOUNAM
– Eugene Alexis  KOYAYORO

CENTRAFRIQUE: DEMENTI DE MONSIEUR ERENON DOMINIQUE DESIRE

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(Corbeau News Centrafrique)

DESIRE

 

 

DEMENTI DE MONSIEUR ERENON DOMINIQUE DESIRE

 

Bangui, (D.E), 01=06-2015

 

A en croire un article publié sur le site d’information www.afriquenewsinfo.net (http://afriquenewsinfo.net/2015/05/29/complot-qui-de-bozize-et-bida-koyagbele-veut-destabiliser-le-regime-de-samba-panza/), je serais associé à un sinistre projet politique (coup d’Etat), et serais nommé Ministre de l’Education Nationale dans un pseudo « gouvernement révolutionnaire » qui verrait le jour si ce coup d’Etat venait à être perpétré en Centrafrique.
Légaliste et démocrate convaincu, j’apporte ici un démenti catégorique à mon association à un tel projet anticonstitutionnel et antidémocratique. Je suis totalement et absolument étranger à cette conspiration politique ; je n’ai jamais été consulté ni par le futur Président « autoproclamé » ni par la future Première Ministre, ni par aucun autre membre de cet éventuel gouvernement inconstitutionnel. Je ne connais ni l’idéologie politique des conspirateurs ni leur programme politique.
Et quand bien même j’aurai été consulté, rien en moi, rien dans l’éducation reçue de mes parents, rien dans mon engagement chrétien (ancien militant, Secrétaire National et Responsable National de la Jeunesse Étudiante Chrétienne – JEC), rien dans mon cursus scolaire (notamment ancien séminariste), rien dans mon cursus universitaire (Droit notamment Droit Constitutionnel), rien dans mes convictions démocratiques profondes, absolument rien dans mon parcours et dans ma vie ne m’aurait incité à répondre favorablement à cette sollicitation pour adhérer à une quelconque funeste conjuration politique qui s’inscrit ab initio dans la violence, et qui implique nécessairement de la part des conjurés l’étonnante volonté de contourner la volonté du peuple souverain, de renverser l’ordre constitutionnel et de s’imposer par la force !
Je considère que le fait d’avoir fait figurer mon nom, sans même une consultation, sur la liste des membres d’un gouvernement qui naîtrait d’un coup d’État est une véritable provocation à l’endroit du constitutionnaliste que je suis, et qui, à ce titre, a une image à défendre partout, surtout que j’ai été formé à l’Université de la Sorbonne. Je considère aussi qu’il s’agit d’une tentative de déstabilisation à mon égard, alors que depuis ma soutenance de Thèse, je contribue de façon citoyenne et très objective à une nouvelle ingénierie constitutionnelle et institutionnelle en Centrafrique, au moyen d’analyses constitutionnelles très éclairantes régulièrement mises en ligne et sous presse à la disposition des politiques et des compatriotes (http://centrafrique-presse.over-blog.com/2015/04/fonction-de-cabinet-ou-fonction-ministerielle-eclairage-constitutionnel-sur-la-transformation-du-cabinet-presidentiel-en-gouvernemen ; http://centrafrique-presse.over-blog.com/2015/04/fonction-de-cabinet-ou-fonction-ministerielle-eclairage-constitutionnel-sur-la-transformation-du-cabinet-presidentiel-en-gouvernemen).
Je crois à un avenir meilleur pour mon pays, mais je ne crois pas que c’est en réitérant les conjurations politiques institutionnellement dévastatrices du passé (coups d’État et rébellions armées) que le changement se fera. Jamais, je ne me compromettrai et me suiciderai en tant que constitutionnaliste. Jamais de mon vivant je ne ferai partie d’un gouvernement issu de coup d’État, même contre des milliards. Je suis un homme de conviction. Je tiens l’illégalité en abomination ! Ne me provoquez pas !
Je n’ai pas besoin d’être nommé ministre pour vivre ou m’épanouir. Mon seul rêve a toujours été d’enseigner le Droit. Mon âme de constitutionnaliste et de démocrate convaincu n’est pas à vendre, que cela soit clair une fois pour toutes !

Dominique Désiré ERENON

Bangui: Le Parti, USD-COMODES : Du langage transitoire, le Gouvernement confond sécurité et paix .

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(Corbeau News Centrafrique)

Monsieur Robert ENZA de l'USD-COMODE
Monsieur Robert ENZA de l’USD-COMODE

 

 

Le Parti, USD-COMODES : Du langage transitoire, le Gouvernement confond sécurité et paix .

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 29-05-2015

 

La RCA a besoin de la sécurité et la sécurité elle même a besoin de la force de l’État pour être instaurée.
Le gouvernement confond sécurité et paix. La RCA a besoin de la sécurité, nuance et non la paix, parce que la paix est la conséquence positive et inéluctable de la sécurité. La sécurité exprime l’ordre et la sureté alors que la paix désigne un accord, un apaisement. Nous sommes sensés comprendre que l’ordre s’impose et qu’il est de l’œuvre de l’État et que l’accord provient de ce qui est négocié d’où le DDRR.

Le DDRR appelle l’État à négocier avec des individus armés qu’il faut qualifier de hors-la-loi. Ces individus armés, ce ne sont plus des séléka ou antibalaka. Ce sont des individus qui sont libres d’actions, et qui usent de la faiblesse de l’État. Ils savent qu’avec le DDRR ils ne seront pas obligés de sortir toutes les armes qu’ils détiennent.

Le DDRR est une solution inefficace à la sécurité. Il est considéré comme une rétribution des individus qui ont mis chaos l’État et affecté toute la vie sociale d’un pays. Nous connaissons ce que cette opération a donné comme résultat par le passé. Ceux qui ont géré le DDRR, ils se sont copieusement enrichis. Le DDRR a donné une piètre performance de l’opération de désarmement et de réinsertion. Conséquence, le pays a connu à grande échelle le phénomène « ZARANGUINA » et qui a débouché par la suite à la rébellion séléka. Quand on parle de DDRR dans ce pays où le vol est devenu un levier d’enrichissement personnel, les prédateurs se frottent les mains.

Le gouvernement fait une confusion énorme entre paix et sécurité. La sécurité consiste à mettre hors état de nuire des malfrats ou bandits, traités comme hors- la-loi.

Les individus qui détiennent des armes doivent être désarmés. Il faut de la fermeté. Force doit revenir à la loi et donc à l’État. L’État doit agir contre ces individus armés. L’État a un impératif de protection et de sécurité des personnes vivant son territoire et ça il doit utiliser tous les moyens.

Nous ne voulons plus revenir sur les faits des plus atroces à décrire pour ne pas remuer le couteau dans la plaie, l’heure est à la paix et ces individus armés doivent le savoir. Le forum est passé, il y a un apaisement flatteur mais toutes les positions armées sont toujours restées comme telles.

Avec les accords signés entre les séléka et antibalaka ; les deux groupes ne doivent plus être des éléments d’insécurité pour la population. Les conflits sont définitivement finis. Ils doivent s’en remettre à l’État afin que ce dernier puisse résolument s’opposer aux individus armés qui entretiennent l’insécurité. L’État ne doit plus laisser un seul instant de replis à ces individus armés, l’État doit les obliger et utiliser la force pour les contraindre si cela est nécessaire.

Et pourtant, les forces nuisibles à la sécurité sont bien localisées, au Km5, à Boy rabe, à Boda, à Kagabandoro, à Mbrès, à N’délé, à Bambari, à Bria …
Il faut tenir à leur endroit un langage de fermeté sur le retour à la paix. L’État n’ira plus de mains mortes et qu’il est prêt à utiliser la force pour faire respecter la loi. Le langage de l’État n’est pas fort sur la question de la paix envers les forces néfastes à la sécurité. L’État les laisse faire alors que l’État a beaucoup de moyens pour faire rentrer ces individus dans la normalité. L’État doit changer de ton et agir maintenant.

La communication sur la paix, à notre avis, elle ne s’adresse qu’à la paisible population et elle n’est pas orientée vers les individus armés. Il faut les obliger à parler.

Tout se passe comme si les combattants séléka, anti-balaka et autres doivent attendre le DDRR pour parler de la paix. Le DDRR ne peut pas être la solution à la paix si l’État ne va pas chercher la paix. La vraie paix, c’est celle qui viendra de la force de l’État. L’État ne doit pas se cacher derrière le DDRR et rester sans initiatives de son côté, il doit agir avec les moyens qu’il a.

L’État doit déjà de manière progressive commencer la réinsertion de tous ceux qui veulent aujourd’hui reprendre une vie normale. Parmi les combattants séléka et antibalaka, il y a ceux qui sont en famille et qui effectivement souhaiteraient en finir avec cette merde. Il faut les aider et les accompagner maintenant à entrer dans la normalité gage de paix.

 

Robert ENZA, Entrepreneur politique.

centrafrique: LIRE ET RELIRE SEMBENE OUSMANE

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(Corbeau News Centrafrique)

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LIRE ET RELIRE SEMBENE OUSMANE

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 29-05-2015

 

Sembène Ousmane, l’une des figures emblématiques du cinéma africain a été honoré le 26 mai 2015 à 17 h 30 dans la salle de conférence de l’Institut GOETHE du Sénégal à Dakar, baptisé Au Cœur de la Littérature, à travers « Lire et Relire Sembène Ousmane», un livre écrit par un auteur pas de moindre, Docteur Ismaïla DIAGNE, professeur à l’Université Cheick Anta Diop.
Paru dans la production Harmattan qui accueille dans sa salle de conférence le 10 juin 2015 les amoureux du 7è art et les admirateurs de cet illustre et digne fils d’Afrique qui a marqué la littérature et le cinéma africain à travers ses œuvres, à l’occasion de l’anniversaire de sa disparition. Un ouvrage volumineux de plus de deux cent pages qui retracent la vie de Sembène Ousmane à Marseille en France quand il fut docker et son engagement volontaire dans l’armée française pendant la guerre de 1945 contre le nazisme.
Selon l’auteur qui a relaté son passé, Sembène Ousmane ne s’entendait pas avec l’autre littéraire l’ancien président feu Léopold Sédar Senghor. Les deux auteurs avaient chacun une pensée diamétralement opposé sur le développement de l’Afrique. Sembène Ousmane qui disait non au référendum de 1958 voulait une société africaine développée par les africains eux-mêmes et non par les occidentaux. Il avait horreur de l’injustice.

« Quand on sait que la vie et le courage des autres dépendent de votre vie et votre courage, on n’a plus le droit d’avoir peur », a dit le cinéaste sénégalais Sembène Ousmane.
A travers l’une de ses œuvres intitulée « le regard de la femme », Sembène Ousmane selon Ismaïla DIAGNE, a souvent posé le problème de la richesse féminine et surtout de la beauté naturelle de la femme africaine, en ressortant leurs vertus, leur ingéniosité. A titre d’exemple, les femmes africaines font toujours preuve d’ingéniosité quand il y a la crise en Afrique. En effet, c’est beaucoup plus les femmes qui se battent pour nourrir les familles sinistrées, les victimes des conflits armés. Infatigables qu’elles soient, elles n’arrêtent de porter les lourds fardeaux, protéger les enfants et les porter dans les bras et sur le dos. Au Sénégal pendant la grève des cheminots au lendemain des indépendances, ce sont les femmes qui se décarcassaient pour nourrir les foyers, et pendant le partage des rations aux grévistes, c’est toujours elles qui géraient les repas de manière équitable et personne n’en manquait. Cette valeur intrinsèque féminine reproduit par l’auteur, l’on ne trouve plus à nos femmes qui se dépigmentent au quotidien pour plaire aux hommes. Cet aspect de transformation corporelle devenue monnaie courante en Afrique a été décrié par un autre auteur sénégalais, Cheikh Abdou Abass Diop, dans son roman intitulé « De la Teranga pour Modou » dans lequel il qualifiait les femmes africaines d’aujourd’hui de « rouge et noire ». Au regard, le visage est teinté couleur rouge mais les pieds sont noirs.
Selon le cinéaste Sembène Ousmane qui aimait la beauté naturelle, la femme naturelle mérite notre confiance et notre dignité. A-t-il encore déclaré qu’ « il ne faut pas épouser une fille qui a l’âge de votre fille » dans l’un de ses romans.
Réalisateur de « les tirailleurs sénégalais », film diffusé à Bangui en Centrafrique au début de l’année 2000 dans le cadre de l’Ecran Noir, Sembène Ousmane est un créateur prolifique qui a écrit une dizaine de romans et réalisé une dizaine de films. Il n’a pas pu réaliser le projet de son dernier film et la mort l’a appelé le 10 juin 2007. Un artiste demeure immortel à travers ses œuvres. Bientôt à GOETHE INSTITUT de Dakar, une semaine culturelle pour rendre hommage au grand cinéaste africain.
Quelques titres de ses œuvres littéraires :
– Une conscience africaine
– Le mandat
– Le docker noir…
– Faat Kiné
– Le bout de bois de Dieu
– La France bleu Picardie

 

Bangui, Pierre INZA Pour CNC

Bangui: « Kolongo Plage », une initiative en faveur de la cohésion sociale à Bangui

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(Corbeau News Centrafrique)

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« Kolongo Plage », une initiative en faveur de la cohésion sociale à Bangui

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique29-05-2015

 

Le port de Kolongo, situé dans le sud-ouest de la capitale centrafricaine, dans le 6ème arrondissement est devenu un centre d’attraction et de distraction pour les Banguissois. Il est créé un espace de distraction populaire dénommé « Kolongo Plage », une initiative du Président directeur général de la pâtisserie ‘’Grand Café’’ à Bangui, Alain Diab. Il est aménagé un espace au niveau de cette plage accueillant des personnes désireuses de passer des soirées où les détentes soient-elles solitaires, familiales ou corporatistes. Le bon vent chargé de la fraicheur du fleuve Oubangui souffle l’allégresse et l’ambiance. Il s’agit d’une initiative de grande portée.
En effet, le projet du PDG de ‘’Grand café’’ consiste à l’implantation dans tous les arrondissements de Bangui, des postes-café. Ce sont des espaces où les centrafricains peuvent se retrouver entre amis ou entre collaborateurs et autres, en cette période post-crise pour échanger. « Nous voulons qu’après ce conflit où les gens doivent réapprendre à vivre ensemble, créer ces espaces afin de faciliter les rencontres entre des amis longtemps disloqués et dispersés. » a fait savoir Alain Diab dans un entretien avec la rédaction. Et, selon la vision du PDG, chaque arrondissement de la ville de Bangui va très prochainement se doter de cet espace, et pourquoi pas les chefs-lieux des seize préfectures de la RCA ?
Le passage de la Compagnie Malienne à ‘’Kolongo Plage’’ a donné un ton fort à la vie sur cette installation pilote de ces postes-café. C’étaient des centaines des personnes qui ont pris d’assaut le site pour applaudir les artistes maliens dans leurs prestations. Mais après ce passage, la page a gardé son rythme, voire même qu’elle a accéléré. Car, chaque soir, des personnes venues, non seulement du 6ème arrondissement, mais de tous les arrondissements de Bangui se bousculent pour occuper des sièges. La vue très dégagée de ‘’Kolongo Plage’’ à découvert sur le fleuve Oubangui ne cesse d’attirer.
Les espaces dont il est question, ce sont des cadres comme des mini-pâtisseries, équipées de tous les services en la matière, entre autres le cafés, la boisson, etc. Donc, non seulement ces lieux permettent des rencontres et d’échanges conviviaux, mais aussi, il y a une activité lucrative qui s’y développe. « Si l’une des causes des récurrentes crises militaro-politique en RCA s’avère être le problème de chômage des jeunes, je pense qu’à travers cette initiative, beaucoup de jeunes sans emploi, en particulier ceux qui n’ont pas de qualification, peuvent trouver quelques activités génératrices de revenus qui vont les occuper. » a ajouté Alain Diab. C’est vrai que huit (8) installations de Postes-café, c’est un nombre important d’emplois.
Dompté par le succès du site pilote de ‘’Kolongo Plage’’, le PDG Alain Diab entend accélérer le processus de création des autres postes-Café des sept arrondissements restants.
L’initiative expérimentée par le PDG de ‘’Grand Café’’ reste salutaire, puisqu’elle répond justement à la double problématique de la stabilisation du pays par la création d’emplois pour les jeunes d’une part et par création d’espace de détentes et donc de lieux de distraction et d’échanges dont les centrafricains ont grand besoin en cette période post-crise.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Le parti ‘’ KNK ’’ de François Bozizé réagit aux accusations du gouvernement Kamoun

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Le parti ‘’ KNK ’’ de François Bozizé réagit aux accusations du gouvernement Kamoun

Bangui, Corbeau News Centrafrique 29-05-2015

« Le KNK rejette en bloc ces accusations ! » Telle est la quintessence du laconique communiqué de presse du KNK, signé en date du 26 mai dernier par Bertin Bea, Secrétaire général dudit parti. Ci-dessous, le communiqué.

Dans un Communiqué Gouvernemental lu sur les antennes de Radio Centrafrique en date du 25 Mai 2015 par le Ministre de l’Administration du Territoire en sa qualité de Porte-Parole, le Gouvernement a ouvertement accusé le KNK de chercher, en collaboration avec des éléments Anti – Balaka, à déstabiliser les Autorités de Transition.
Selon le Porte-Parole du Gouvernement, le KNK envisage des manifestations violentes notamment une grande marche, l’occupation de la piste de l’Aéroport International de Bangui M’poko et même de s’en prendre à l’avion présidentiel. D’après ce dernier, l’objectif recherché est la démission de Mme le Chef d’Etat de Transition.
Le KNK, Parti Politique épris de vertus démocratique et républicaine rejette en bloc cette accusation grotesque, fallacieuse et irresponsable.
En vérité, cette campagne éhontée d’intoxication et de manipulation à laquelle se livrent le Chef d’Etat de Transition et son Gouvernement n’a pour but que de masquer l’échec cuisant et désormais avéré de la Transition matérialisé par :
L’inexécution de la feuille de route de la Transition ;
L’échec du Forum National de Bangui ;
Les nombreux scandales financiers (Don Angolais, Affaire COFREXPORT acquisitions immobilières et pots de vin…) ;
Le tribalisme, le népotisme, etc.
Face à cette situation, non seulement le KNK mais aussi, les acteurs et observateurs de la vie politique nationale constatent une montée en puissance d’un sentiment de frustration et de mécontentement, potentielle cause d’une insurrection populaire qui ne saurait être imputée à un Parti Politique quelconque.
Fait à Bangui le 26 Mai 2015,

Bertin BEA

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Bichara Halladj, un commerçant du KM5 assassiné au KM5

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(Corbeau News Centrafrique)

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Bichara Halladj, un commerçant du KM5 assassiné au KM5

Bangui, Corbeau News Centrafrique 29-05-2015

C’est horrible ! Un acte de tuerie barbare a encore entaché le processus de la paix en cours en République centrafricaine. Bichara Halladj a été tué par des hommes armés non identifié dans le 3ème arrondissement. Et, KM5, plus généralement l’ensemble du 3ème arrondissement a été paralysé.
Les boutiques sont restées closes, la circulation limitée exclusivement aux piétons, bref c’est une atmosphère de deuil qui règne, ce jeudi matin au KM 5 dans le 3ème arrondissement de Bangui. Pour cause, dans la nuit du mercredi 27 à jeudi 28 mai 2015, Bichara Halladj un commerçant habitant l’enclave musulmane de KM 5 a été tué par des hommes armés non identifiés. D’aucuns soupçonnent les Anti-Balaka d’être à l’origine de cet acte. Cet assassinat a très vite suscité la colère des musulmans de KM 5 qui ont fait irruption dans les locaux du Commissariat du 3ème arrondissement où ils ont brûlé un véhicule de la police.
Selon les informations recoupées, tout aurait commencé par une histoire de braquage. Mercredi, le véhicule de Bichara a été braqué en fin d’après-midi et les malfrats ont appelé la victime, lui demandant de leur apporter de l’argent, une somme de trois cent mille France Cfa. (3 00 000 F. Cfa), afin de récupérer son véhicule. L’homme s’est déplacé pour aller leur donner l’argent. Une fois récupérer l’argent, ces gens lui ont mortellement tiré dessus avec leur arme. « C’est dommage en cette période où nous avons estimé que tout est terminé et que nous devons tous aller de l’avant, vers la paix et la cohésion sociale, afin de développer notre pays, de voir que les anti-paix continuent de saper les efforts en cours. » a déploré Ousman Abakar, Porte-parole des musulmans de KM 5.
Igor Lamaka est Porte-parole des Anti-balaka qui n’a pas voulu faire de commentaire s’indigne plutôt du fait que le nom des Anti-balaka ne soit associé qu’aux crimes. « Nous ne comprenons pas. Toutefois, quand il y a de ces genres de ces actes barbares qui entament le processus de paix dont nous sommes partie-prenante, c’est toujours les Anti-balaka qui sont pointés du doigt. C’est déplorable. Mais, je dois vous dire que nous sommes tous choqués de cet acte comme tous les centrafricains et nous condamnons cet assassinat survenu hier. Nous demandons au gouvernement d’assurer la protection de la population. Aussi, il faudra que la justice de notre pays ouvre une enquête rapidement sur cette situation, afin que lumière soit faite sur cette situation qui nous écœure tous. » a-t-il confié.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Des deplaces de M`poko accetent les conditions de leur retour

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(Corbeau News Centrafrique)

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Des deplaces de M`poko accetent les conditions de leur retour

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique 27-05-2015

Bangui, 26 mai 2015 (RJDH)-  Plusieurs déplacés se sont regroupés sous une bâche ce mardi 26 mai sur le site des déplacés de M’Poko, pour attendre la réception des documents leur permettant  l’accès à un badge provisoire. Ces pièces d’identification seront délivrées par la mairie en appui avec les responsables de chaque zone, afin d’avoir des kits composés des 90000 FCFA, des Bâches etc.

Sous le soleil ardent, les déplacés du site de M’Poko sont débout, d’autres sont assis sur des bancs. Sous la tente où se tiennent les réunions des responsables de la zone 10,11 et 1, les représentants du gouvernement et de l’ONG OIM se sont regroupés. Les déplacés entrent à tour de rôle. Des documents dits bordereaux leur ont été remis après une vérification de chaque entité présente pour les circonstances.

L’impatience se lisait sur le visage de ces déplacés. Ils se querellent pour les premières places. Les mères d’enfants sortaient et revenaient sitôt pour ne pas perdre leur place initiale dans le rang. De part et d’autres, des enfants pleuraient, parce qu’exposés au soleil.

Une campagne de sensibilisation s’effectue au fur et à mesure que les documents leur sont remis. Il leur est interdit de falsifier les pièces afférentes qui sont données. « En cas de perte, la reproduction de ces documents ne sera pas possible. L’acquisition des kits est conditionnée à la présentation de toutes ces pièces », a martelé un agent de l’OIM.

Selon Juliana-Christy Bouiyadiam, membre de la cellule technique d’appui et action humanitaire au ministère des affaires sociales, « le but de ce contrôle est de vérifier les personnes qui ont été enregistrées, afin de leur remettre un bordereau d’accès à des kits ».

Elle a par ailleurs souligné que ces activités concernent les déplacés venus du 3ème, 8ème, 5ème, 4ème, Bégoua et Bimbo. « La plupart des déplacés qui sont sur le site de l’aéroport sont issus de ces localités. Ils vont se présenter dans les différents commissariats de leur arrondissement afin d’avoir ces badges », a fait savoir Juliana- Christy Bouiyadiam.

Jean-Baptiste Faranzo, déplacé  du site de M’Poko se dit insatisfait par rapport à la somme de 90000 FCFA. « Le montant pour la construction ou la réhabilitation d’une maison est supérieur à ce que nous allons recevoir. Nous sommes obligés d’accepter parce qu’il faut que nous quittions ce local qui appartient à l’ASECNA (Agence pour la Sécurisation Aérienne en Afrique) », s’est-il indigné.

Environ 4319 ménages ont été enregistrés par l’OIM en collaboration avec le ministère des affaires sociales, dans le but de l’acquisition des badges qui seraient des pièces d’identification afin d’avoir accès à un appui financier et matériel.  /

Auguste Bati-Kalamet.

Centrafrique/Bangui : De retour dans les 3ème et 5ème arrondissements, les déplacés encore inquiets de leur situation sécuritaire

Bangui, 26 mai 2015 (RJDH)—Des personnes déplacées logeant les 5ème et 3ème arrondissements de Bangui sont en train de regagner leurs domiciles. Le constat est fait depuis la première semaine du mois de mai. La cohésion sociale est au centre  de vie des chrétiens et musulmans de ces  deux arrondissements.

Christella Telle,  habitant le quartier Baidi Sénégal, note que leur retour témoigne la cohésion sociale, à l’œuvre entre chrétiens et musulmans. « Présentement, chrétiens et musulmans vivent ensemble. Il n’y a plus de problèmes entre nous. Je me réjouis par ce que après notre retour nous nous fréquentons et la cohabitation pacifique est revenue », a dit-elle.

Simplice Bette, chef du quartier Baidi déplore la situation sanitaire des habitants et indique que leur habitation a été détruite, « nos frères musulmans viennent le plus souvent nettoyer leur concession  et me disent qu’ils  sont prêts à regagner leur maison. Ce qui pose problème c’est qu’une partie de leur maison a été détruite ».

« Le secteur que nous habitons est beaucoup plus touché par la crise. La nuit, il n’y a pas de lumière, ce qui nous fait peur par ce que dans le noir on ne se sent pas en sécurité », a dit Mbana Ludovic habitant du quartier Sénégal.

La même source appelle les autres déplacés à regagner leur domicile, car selon lui c’est chez sois qu’on peut être compris si on n’a des difficultés.

Depuis le 05 décembre 2013, plusieurs personnes habitant le 5e  arrondissement se sont déplacées dans les sites des déplacés suite à la crise militaro-politique centrafricaine. Au début du mois d’Avril, le gouvernement centrafricain et certains partenaires humanitaires ont enclenché le processus du retour de ces personnes. Un mois après le lancement du processus, les choses semblent marcher bien./

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Centrafrique: L’UA engagée aux côtés de la région d’Afrique centrale (Chergui)

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L’UA engagée aux côtés de la région d’Afrique centrale (Chergui)

Bangui, (M.D) 27-05-2015

 

N’DJAMENA- L’Union africaine demeurera engagée aux côtés de la Communauté économique de l’Afrique centrale (CEEAC) sur le plan politique et technique, a souligné le Commissaire de l’Union africaine à la paix et à la sécurité, Smail Chergui, à l’occasion du 16ème Sommet ordinaire de la CEEAC dont les travaux ont pris fin lundi soir à N’Djamena (Tchad).

“L’Union africaine restera activement engagée aux côtés de la région : sur le plan politique, avec l’accompagnement du Conseil de paix et de sécurité qui a autorisé le déploiement de la Force multinationale mixte en janvier dernier”, a déclaré M. Chergui dans une allocution prononcée à l’occasion du sommet, qui a été marqué par la désignation du président gabonais, Ali Bongo, à la tête de la CEEAC, en remplacement du président tchadien, Idriss Déby Itno.

Sur le plan technique, a ajouté M. Chergui, l’UA est engagée dans la région, avec la contribution de la Commission à l’élaboration des documents opérationnels de la Force de la Force multinationale mixte, et sur le plan financier enfin, avec la mobilisation des ressources requises.”

“Sur ce dernier point, il me plait d’informer le Sommet, que nous avons conclu hier une consultation avec les pays de la région sur l’utilisation des fonds obtenus à ce jour et dont le montant s’élève à plus de 60 millions de dollars”, a annoncé le diplomate algérien.

Pour ce qui est de la situation en Centrafrique, M. Chergui a estimé que la tenue réussie du Forum de Bangui et l’engagement des parties au conflit pour déposer les armes a conforté la conviction de l’UA que “les Centrafricains sauront surmonter les déchirures induites par la violence inouïe qui a endeuillé leur pays.”,

“Il s’agit maintenant d’accompagner les autorités de transition et les autres parties prenantes dans la mise en oeuvre des conclusions du Forum. Je voudrais ici, à la suite du Conseil de paix et de sécurité,  souligner l’impératif de la tenue rapide des élections”.

L’Union africaine, à travers sa Mission en Centrafrique et

pour l’Afrique centrale, continuera à appuyer le processus en cours.

D’autres questions, notamment celle de la mise en oeuvre de l’Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération pour la République démocratique du Congo et la région – auquel sont parties plusieurs Etats membres de la CEEAC – à la promotion de la sécurité maritime, ont été abordées à l’occasion du 16 sommet ordinaire de la CEEAC.

Pour ce qui est de la crise politique au Burundi, M. Chergui a réitéré l’appel du Conseil de paix et de sécurité aux parties burundaises pour qu’elles privilégient la voie du dialogue, celle de la raison, pour préserver les acquis enregistrés grâce à l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation et épargner à leur pays les affres de la violence et de l’instabilité”.

La situation dans ce pays des Grands Lacs, sera à l’ordre du jour d’une réunion prévue dimanche 31 mai à Dar Essalam (Tanzanie).

Centrafrique : Élections au moins 17 millions de dollars manquent à l’appel

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(Corbeau News Centrafrique)

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Élections au moins 17 millions de dollars manquent à l’appel

Bangui, (J.A.F) 27-05-2015

À l’ouverture d’une conférence sur l’aide à la Centrafrique à Bruxelles, la présidente de la transition centrafricaine, Catherine Samba-Panza, a exhorté mardi la communauté internationale à verser l’aide promise au pays, notamment pour financer des élections d’ici à la fin de l’année.

“Je réaffirme ici ma détermination à organiser des élections démocratiques et crédibles (…) En tout état de cause, ces élections se tiendront avant la fin de l’année 2015”, a déclaré, le 26 mai, Catherine Samba-Panza, à l’ouverture d’une conférence sur l’aide à la Centrafrique à Bruxelles.

“Le processus électoral qui placera à la tête du pays un pouvoir démocratique est une priorité claire et absolue, a assuré la présidente de transition centrafricaine, et seules des contraintes logistiques et budgétaires sont responsables [du] report” des scrutins présidentiel et législatifs initialement prévus avant le mois d’août.

“Nous n’avons pas assez de ressources pour financer ces élections”, a abondé Florence Limbio, ministre centrafricaine de l’Économie, en marge de la conférence. Elle a chiffré les fonds manquants à 17 millions de dollars et souligné que le pays ne dispose que de six à huit mois, pas plus, pour organiser le scrutin.

Les deux responsables ont reçu le soutien d’Annick Girardin, secrétaire d’État française au Développement. “Malheureusement, le financement du processus électoral n’est pas assuré, 20 millions de dollars restent à trouver. J’appelle tous les bailleurs à se mobiliser”, a-t-elle dit.

>> Lire aussi : Catherine Samba-Panza reçue le 27 mai à l’Élysée

Seulement 21 % de 613 millions de dollars débloqués sur le plan humanitaire

Sur le seul plan humanitaire, l’ONU a estimé les besoins d’aide de la Centrafrique à 613 millions de dollars pour 2015. “Mais seulement 21 % de ce montant a effectivement été versé à ce stade”, selon Samba Panza. “Nous avons eu beaucoup d’annonces, d’intentions, mais les décaissements des fonds n’ont pas suivi les attentes”, a souligné la présidente de la transition centrafricaine.

La Commission européenne a annoncé mardi un relèvement de son aide humanitaire de 10 millions d’euros, portant à près de 100 millions l’aide prévue en 2015. La France a promis de son côté 35 millions d’euros cette année.

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Bangui: Les 4 vérités de GLGD à Madame SAMBA-PANZA Catherine Cheffe de l’Etat de la Transition.

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(Corbeau News Centrafrique)

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Les 4 vérités de GLGD à Madame SAMBA-PANZA Catherine Cheffe de l’Etat de la Transition.

Bangui, (D.L.D)27-05-2015

Objet : «Le pouvoir transforme l’Homme, les réseaux de la tyrannie».

Chère Compatriote Madame la Présidente,

Etant Centrafricain au même titre que vous je serais pas indifférent de la souffrance de mes compatriotes, raison pour laquelle au nom du principe de la vérité qui n’est pas bonne à dire mais qui rend généralement service, je suis obligé de prendre ma plume en ma qualité de Défenseur des Droits de l’Homme pour vous remettre la pendule à l’heure même si les autres n’arrivent à dire haut ce qu’il faut jamais dire à la Reine par crainte de mourir pourtant c’est le chemin de tout le monde!

Comme disait John Ruskin les promoteurs du désastre en arrivent maintenant eux-mêmes à déplorer la dégradation de la vie à laquelle nous sommes parvenus. En se joignant au chœur des pleureuses, en proposant même leurs services (selon le principe du racket) pour remédier illusoirement à ce qu’ils ont réellement détruit, ils essaient de faire oublier leur part prépondérante dans le saccage. Aussi continuent-ils à insinuer que si le cours de l’économie échappe visiblement à tout le monde, personne en particulier en profiterait et n’aurait intérêt à ce que cette démence se poursuive. Les plus retors, pensant au personnel politique, dont la tâche principale consiste à persuader les populations que leur intérêt est de s’en remettre totalement à eux et d’admettre que leurs choix arbitraires servent l’intérêt général, ont l’impudence de poser aux commis dévoués assumant dans l’adversité les charges collectives; ce sont bien entendues les mêmes qui envoient la troupe quand la société songe à emprunter d’autres voies que les leurs.

«Après avoir anéanti les perspectives qui se formaient, que rien d’autre n’est possible de vouloir mettre le peuple à la soumission éternelle aux profits des intérêts immoraux».

Très Chère Madame la Présidente,

Certains Politologues disent« Le peuple est un véritable fond de commerce pour les politiciens insensés »alors face à cette affirmation vous allez me permettre de vous poser la question suivante :

Avez-vous un de vos enfants qui passent la nuit dans le camp des déplacés (les réfugiés)?

Lorsque vous êtes souvent à table entrain de jouir des privilèges du pouvoir qui est l’émanation de tout un peuple, pensez- vous qu’une seule fois qu’il existe sur cette terre certaines personnes qui vivent la grande misère et que la gestion de la souffrance humaine est souvent horrible?
Certes, le bonheur de tout un peuple n’est pas souvent une équation facile à résoudre, mais le bon sens qui est la raison est certainement le point fort de l’animal politique qui doit impérativement transformer positivement la vie de tout un peuple. Comme la vérité est la meilleure chose partagée au monde, afin de ne pas être être complice de la souffrance de mes compatriotes j’arrive à vous dire les

choses de manière rationnelle.

A ma connaissance la période de la transition misérable est passagère comme le vent qui souffle et qui fait souvent des dégâts collatéraux. Hier je disais la même chose à vos prédécesseurs qui pensent que le pouvoir est éternel dommage ! Seule la courbe de l’histoire entrain d’établir la vérité. Républicain d’appartenance, que je suis-je vous demanderais vraiment de lire et de relire cette lettre, je ne dis pas que je prêche la parole d’évangile mais c’est un constat fait par un Leader d’Opinion qui milite pour la cause d’un peuple en détresse.

Peut être d’autres mauvaises langues vont certainement faire une mauvaise interprétation de cette lettre on disant la chose suivante : c’est par ce que le compatriote Godfroy-Luther GONDJE-DJANAYANG a été exclut au FORUM DE BANGUI malgré sa victoire légale il ne peut que prendre une telle position à votre égard. Mais soyez rassurer que ma mission de la défense de ce peuple ne date pas que depuis votre prise de pouvoir mais c’est le fruit d’un long combat dont je citerai en guise d’exemple l’idée de la mise en place d’un Tribunal Pénal Spécial en Centrafrique ou je suis le premier revendicateur pour vous dire… je ne suis pas dans la logique de la mendicité mais je reste et je demeure un Homme de conviction.

Chère Compatriote Madame la Présidente, les Autorités de la Transition peuvent me dire en quoi le retrait de titre de voyage à certains compatriotes est devenu maintenant une forme de terreur et qui viole au grand jour le principe de la liberté d’aller et de venir? La feuille de route de la Transition qui consiste à l’organisation transparente et démocratique des élections se limite maintenant aux multiples retraits des titres de voyage sans le respect de la procédure des lois de la République ? L’insécurité qui est le bonheur de votre système managérial peut me fournir une réponse précise après avoir passé plus de temps au plus haut niveau de l’État?

Avec l’allure ou vont les choses, je vous pose la question de savoir si effectivement les élections seront organisées afin de permettre au peuple Centrafricain de reprendre son destin en main ? Ou bien nous allons vivre d’ici là un phénomène de l’empire transitionnel?

«Tout pouvoir en perte de vitesse accélère souvent dans la direction qui peut faire que des victimes».

Recevez chère compatriote Madame la Présidente Cheffe de l’État de la Transition, l’expression de mes sincères salutations patriotiques.

Fait à Paris, le 27. 05. 2015

Godfroy-Luther GONDJE-DJANAYANG.
Leader d’Opinion, Défenseur des Droits de l’Homme.

Centrafrique: Un avocat Kenyan propose du bétail contre la fille d’Obama

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Un avocat Kenyan propose du bétail contre la fille d’Obama

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique 27-05-2015

Kenya le jeune Felix Kiprono est tombé amoureux de la fille du président des États-Unis et propose en échange 50 vaches, 70 moutons et 30 chèvres.
Un avocat kényan propose 50 vaches, 70 moutons et 30 chèvres au président américain Barack Obama en échange de la main de sa fille Malia, âgée de 16 ans, a indique ce mardi 26 mai 2015 le journal kényan The Nairobian.

«Je m’intéresse à elle depuis 2008», a expliqué le jeune avocat Felix Kiprono dans un entretien au Nairobian. A cette époque, le président Obama était en campagne pour son premier mandat et sa fille Malia avait 10 ans.

Un cœur fidèle

«Pour tout vous dire, je ne suis sorti avec personne depuis et j’ai promis de lui être fidèle. J’ai confié ça à ma famille et ils sont prêts à m’aider à rassembler le prix proposé pour la jeune fille», a-t-il dit.

Il a dit espérer que le président Obama emmènerait sa fille avec lui en juillet, lors sa première visite au Kenya d’où son père est originaire, durant laquelle l’avocat prévoit de faire sa demande au dirigeant américain. La grand-mère de M. Obama, qui a dépassé 90 ans, vit toujours à Kogelo, dans l’ouest du Kenya.

Un avocat kényan propose 50 vaches, 70 moutons et 30 chèvres au président américain Barack Obama en échange de la main de sa fille Malia, âgée de 16 ans, a indique ce mardi 26 mai 2015 le journal kényan The Nairobian.

«Je m’intéresse à elle depuis 2008», a expliqué le jeune avocat Felix Kiprono dans un entretien au Nairobian. A cette époque, le président Obama était en campagne pour son premier mandat et sa fille Malia avait 10 ans.

Un amour vrai et simple

«Les gens pourraient croire que je suis intéressé par l’argent de la famille Obama, mais ce n’est pas le cas. Mon amour est réel», a assuré l’avocat.

Il a indiqué vouloir mener «une vie simple» s’il parvenait à épouser la jeune fille. «J’apprendrai à Malia à traire une vache, à cuisiner l’ugali (un gruau de maïs) et à préparer le mursik (lait aigre traditionnel) comme toutes les autres femmes kalenjin», a précisé le Kényan.

Bangui, Madison KOSSI Pour CNC

Bangui: Journée internationale des télécommunications célébrée en Centrafrique

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(Corbeau News Centrafrique )

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Journée internationale des télécommunications célébrée en Centrafrique

Bangui, Corbeau News Centrafrique 27-05-2015

 

La République centrafricaine, à l’instar de la cinquantaine des pays membres de l’Union internationale des télécommunications (UIT) a célébré ce 23 mai 2015, la Journée internationale des télécommunications. Les manifestations qui ont mobilisé les cadres et agents de toutes les sociétés de téléphonie mobiles en Centrafrique, à savoir MOOV, TELECEL, ORANGE, AZUR, ainsi que les cadres du département des Postes et télécommunications, ont été ponctuées par la conférence de presse animée par le ministre des Postes et télécommunications, chargées des nouvelles technologies, Bounandele KOUMBA dans l’auditorium de l’Alliance française de Bangui.
Selon le Ministre Bounandele KOUMBA, « la RCA a connu un essor économique remarquable, à travers les télécommunications dans les années 80, notamment avec les services qu’offrait SOCATEL tels que le Téléphone fixe, le Telex et le Fax. La libéralisation du marché des télécommunications en 1996 et l’implantation de plusieurs opérateurs de téléphonie mobile ont permis de désenclaver nos zones rurales. Aussi, l’introduction de l’Internet en République centrafricaine par SOCATEL et son développement que l’on connait aujourd’hui, à travers les réseaux de 3ème génération des sociétés telles que ORANGE et TELECEL, permettent aux centrafricains de vivre une dimension nouvelle de l’ère technologique. Cette nouvelle vision a permis aux populations de changer leur manière de s’informer, de communiquer et de se former. Même les services bancaires en Centrafrique utilisent les outils de télécommunications et TIC pour échanger avec leurs clients, à travers les services SMS banking, etc. »
Le thème mondial retenu cette année pour la célébration de la Journée des télécommunications est : « Les télécommunications et technologies de l’information et de la communication, moteurs de l’innovation » qui met en évidence quelque chose qui existe déjà et qui se vit par les populations mondiales tenues en haleine aujourd’hui par les produits NTIC. D’ailleurs, quasiment rien ne se fait dans le monde moderne actuel sans tenir compte des nouvelles technologies. La RCA quant à elle, célèbre cette 150ème anniversaire des télécommunications sous le thème de « La paix et la cohésion sociale, agir avec les télécommunications et les TIC », tenant justement en compte le contexte post-crise dans le pays. Il s’agit pour les Ministère des Postes et télécommunications de mettre en exergue les atouts que procurent les NTIC au service de la paix et la cohésion sociale devenues denrées rares aujourd’hui en Centrafrique. « On peut appeler pour dire des mauvaises choses certes, mais je crois qu’on peut appeler également et surtout pour se rapprocher, pour faire la paix. » a déclaré Bounandélé KOUMBA en réponse à une question d’un journaliste.
Malheureusement, la contribution des télécommunications à l’économie nationale a fortement chuté ces derniers temps. D’une part, la SOCATEL et la Poste souffre de vétusté d’équipements qui ne permettent pas à ces structures de tenir le pari. D’autre part, la dernière crise militaro-politique est citée comme la cause fondamentale, ayant non seulement provoqué la destruction massive des installations des sociétés de téléphonie mobile, mais aussi, elle a entraîné le manque d’investissements des opérateurs pour une meilleure qualité de services. Et le ministre n’a pas manqué de souligner cela, car dit-il, « Depuis quelques années, les télécommunications et les TIC en République centrafricaine connaissent une situation morose. Cela est ressenti sur les différents segments des marchés du secteur. »
Certes, les difficultés sont énormes, mais Bounandélé KOUMBA ne voit pas les choses de manière alarmiste, le membre du gouvernement table plutôt sur défis à relever, et des dispositions et des mesures sont en train d’être prises au niveau du gouvernement à cet effet. « Il nous faudra redoubler d’efforts pour que l’innovation technologique puisse nous permettre de consolider la paix et la cohésion sociale retrouvées dans notre pays […] Il s’agit entre autres pour la SOCATEL, opérateur historique qui connait des difficultés de rechercher un partenaire stratégique fiable pour la relance de ses activités ; l’Agence de régulation des télécommunications, de mettre à profit le véhicule de contrôle que nous venons d’acquérir, en vue de déceler les utilisateurs illicites des fréquences et de sanctionner les contrevenants conformément aux dispositions légales. De plus, les mesures seront prises par l’ART pour que l’épineux problème de la qualité de services offerts par les réseaux des opérateurs de téléphonie mobile puisse être résolu, en vue d’atténuer la souffrance des consommateurs que nous sommes. » a déclaré le Ministre Bounandélé en réponse aux questions des journalistes.

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Bangui,Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: CHARTE CONSTITUTIONNELLE DE TRANSITION DU 18 JUILLET

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(Corbeau News Centrafrique)

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CHARTE CONSTITUTIONNELLE DE TRANSITION DU 18 JUILLET 2013

ET POSSIBILITE DE PROLONGATION DE LA TRANSITION

Par Dr. Dominique Désiré ERENON,
Constitutionnaliste et Internationaliste.
« Cogitationis poenam nemo patitur ».
In memoriam Barthélémy YANGONGO-BOGANDA,
Ancien Professeur des Facultés de Droit à l’Université de Bangui.

Bangui, (D.E) 26-05-2015

Telle la fumée, le crépuscule de la transition que beaucoup, il y a peu, croyaient apercevoir à l’horizon a fini par disparaître. Pourtant, il fallait bien s’y attendre, du moins pour les spécialistes et observateurs avisés de la politique centrafricaine ! Véritablement, le Forum de Bangui (4-11 mai 2015), sur proposition de la Commission Gouvernance, a recommandé, entre autres, la prolongation de la transition. Cependant, si la prolongation souhaitée par le Forum de Bangui est permise, il reste qu’elle est loin d’être acquise, et cela pour plusieurs raisons définies à l’article 102 al. 2 de la Charte Constitutionnelle de Transition du 18 juillet 2013.
Quand bien même hautement respectable de par sa composition et de certaines de ses recommandations, l’assemblée citoyenne centrafricaine qu’à constitué le Forum de Bangui n’est pas attributaire d’une compétence parcellaire en matière de prolongation de la transition, si l’on ne s’affranchit guère des dispositions de la Charte Constitutionnelle de Transition du 18 juillet 2013. En considération de cette vérité constitutionnelle, la démarche du Forum de Bangui, ainsi que l’explicitera et le révélera l’argumentation à suivre, n’a pas per se valeur de décision de prolongation de la transition.
Tout d’abord, rappelons utilement que la transition politique a débuté le 11 janvier 2013 avec la signature des Accords de Libreville que certains avaient très abusivement qualifiés d’engagements internationaux[1]. Aux termes de ces textes notamment de l’Accord Politique, si le Président François Bozizé devait demeurer en fonction jusqu’au terme de son mandat en 2016 (article 1er ), il n’était plus auréolé de l’hyper-puissance présidentielle des années d’antan. Premièrement, un gouvernement de transition lui fut imposé (article 2), et de surcroit placé sous la direction d’un Premier Ministre issu de l’opposition et dont la désignation relevait exclusivement de la compétence de l’opposition (article 4) ; ce qui, pour le Président François Bozizé, ne pouvait être reçu autrement que comme un affront politique de taille. Deuxièmement, le même Accord Politique de Libreville interdisait au Président François Bozizé de révoquer les membres du gouvernement de transition (article 3). Enfin, le même Président François Bozizé devait être frappé d’inéligibilité à l’élection présidentielle de 2016 (article 1er) ; ce qui n’était en réalité qu’une réaffirmation de l’article 24 al. 2 de la Constitution du 27 décembre 2004, réaffirmation rendue nécessaire du fait de l’intention prêtée à l’époque, à tort ou à raison, au Président François Bozizé de vouloir être candidat en 2016 en violation de l’article 24 al. 2 de la Constitution du 27 décembre 2004 : « La durée du mandat du président de la République est de cinq ans. Le mandat est renouvelable une seule fois ».
Comme il fallait s’y attendre pour tous les spécialistes et observateurs avertis de la politique Centrafricaine, les Accords de Libreville sont très vite torpillés notamment en ce qui concerne la désignation du Premier Ministre Nicolas Tiangaye et la formation du gouvernement d’union nationale. L’interprétation et l’application litigieuses de ces textes de Libreville ont eu pour principale conséquence d’exacerber la crise politique, laquelle débouche le 24 mars 2013 sur l’auto-proclamation présidentielle de Michel Djotodia, chef de la coalition rebelle Séléka. Les nombreux sommets des Chefs d’Etat de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) contribuent à donner progressivement naissance aux institutions de transition notamment, le Conseil National de Transition (CNT), la Cour Constitutionnelle de Transition, le remaniement du gouvernement de transition. Le 18 juillet 2013, la Charte Constitutionnelle de Transition est promulguée par Michel Djotodia, lequel prête serment le dimanche 18 août 2013. Cette brève présentation de l’évolution de la transition suggère fortement d’aborder la question de la durée de cette transition.
Du 11 janvier 2013 au 18 août 2013, sept mois et une semaine se sont écoulés, mais ne doivent pas être considérés ou décomptés de la durée fixée par l’article 102 al. 1er de la Charte Constitutionnelle de Transition du 18 juillet 2013 : « La durée de la transition est de dix-huit (18) mois, portée à vingt quatre (24) mois sur avis conforme du Médiateur ». Mais cette disposition constitutionnelle ne peut être considérée et interprétée isolément. Elle doit être combinée à l’alinéa 3 de l’article 102 du même texte constitutionnel qui fixe le point de départ de la durée de la transition au jour de la prestation de serment du Chef de l’État de Transition : « La période de transition débute par une cérémonie officielle après l’entrée en vigueur de la présente Charte Constitutionnelle de Transition. Les Juges constitutionnels et le Chef de l’État de Transition prêtent serment à cette occasion ». Or, Michel Djotodia, a prêté serment le 18 août 2013[2]. Il suit de là que le délai constitutionnel de 18 mois ne court ou ne se décompte qu’à partir du 18 août 2013.
Ainsi, si l’on considère la période 18 août 2013-18 février 2015, la transition a duré 18 mois. Les élections n’ayant pas pu se tenir dans le délai prescrit par la Charte Constitutionnelle de Transition du 18 juillet 2013, Denis Sassou Nguesso, Médiateur International dans la crise Centrafricaine a indiqué dans une lettre datée du 22 décembre 2014 que la durée de la transition était portée à 24 mois (6 mois de plus), c’est-à-dire jusqu’au 18 août 2015[3]. Cette première prolongation est conforme à l’alinéa 2 de l’article 102 précité de la Charte Constitutionnelle de Transition.
Aujourd’hui et depuis la fin du Forum de Bangui le 11 mai 2015, la question d’une nouvelle prolongation est posée, même si on ne sait pas encore s’il s’agit d’une deuxième ou mieux de la seconde prolongation. S’il est vrai que seul l’avenir dissipera cette incertitude, on est au moins aujourd’hui fixé sur la procédure de la prolongation envisagée par le Forum de Bangui. Effectivement, les modalités de cette prolongation sont définies à l’article 102 alinéa 2 de la Charte Constitutionnelle de Transition : « En cas de nécessité, la durée de la transition peut être examinée par la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la CEEAC sur proposition conjointe et motivée du Chef de l’État de la Transition, du Premier Ministre et du Président du Conseil National de Transition ». Il résulte que la prolongation de la durée de la transition est soumise à des conditions tant de fond que de forme.
I/ UNE PROLONGATION POSSIBLE EN CAS DE NÉCESSITE
Par l’expression « en cas de nécessité » énoncée tout au début de la disposition de l’article 102 al. 2 de la Charte Constitutionnelle de Transition, il faut entendre là condition majeure pour pouvoir parvenir à la prolongation de la durée de la transition. De prime abord, on observe que l’expression « en cas de nécessité » est d’une ambigüité saisissante et déconcertante pour l’analyste. En droit, l’interprétation s’impose en présence de tout texte obscur. En application de ce principe, on doit ici rechercher le sens exact de l’expression « en cas de nécessité ». En droit pénal, l’état de nécessité constitue un fait justificatif d’une infraction et une cause exonération de la responsabilité pénale[4].

Mais, à l’opposé du droit pénal, l’état de nécessité dont il est question dans l’article 102 al. 2 de la Charte Constitutionnelle de Transition doit s’entendre de toute circonstance étant de nature à justifier la prolongation de la durée de la transition.
Le premier cas de nécessité ou fait constitutif de motif sérieux d’une possible prolongation de la durée de la transition est l’impossibilité d’organiser les élections dans le délai requis. Ce constat est aujourd’hui celui d’une très grande majorité de centrafricains. On sait que lors du Forum de Bangui tenu du 4 au 11 mai 2015, les participants, notamment ceux de la Commission Gouvernance, ont d’abord affirmé qu’il était impossible de tenir les élections en août prochain, avant de recommander une prolongation de la transition. Cette prolongation est nécessaire pour réunir les conditions idoines d’organisation des élections générales, présidentielle et législative. L’Autorité Nationale des Élections (ANE) dit ne pas être prête, ni financièrement ni techniquement pour la tenue des élections.
D’une part, les autorités de transition n’arrivent à payer les salaires des fonctionnaires qu’avec l’aide extérieure, par exemple grâce au geste généreux et inoubliable du Président Congolais Denis Sassou Nguesso, à l’aide renouvelée de la France, et plus récemment grâce au don de 6 milliards de F CFA octroyés par la Banque Mondiale le 23 mai 2015[5]. L’État centrafricain qui est ainsi financièrement exsangue n’est pas en mesure de financer les élections. Comme pour les élections de 1993, 1999, 2005 et 2011, les autorités de transition ainsi que l’Autorité Nationale des Élections ont les yeux tournés vers l’extérieur pour réunir les fonds nécessaires. Or, à ce jour, l’Autorité Nationale des Élections indique que les promesses des dons ou contributions financières émanant de la communauté internationale ne sont pas encore toutes honorées, alors que quelques semaines seulement nous séparent de la date butoir de la fin de la transition (18 août 2015). Non seulement le matériel électoral qui est souvent commandé à l’étranger coûte cher (urnes, panneaux électoraux, isoloirs et autres accessoires), mais l’ANE doit aussi prendre le temps de veiller à la qualité de leur fabrication, de leur confort, de leur maniabilité, de leur acheminement depuis l’étranger, de leur dispatching auprès des démembrements locaux de l’ANE, de leur stockage et de leur sécurité.
En outre, on doit comprendre que si la quasi-totalité des candidats à l’élection présidentielle, membres de la Commission Gouvernance, ont subitement renoncé à leur exigence d’une tenue rapide des élections, et ont finalement soutenu l’idée d’une prolongation de la transition, c’est très fort probablement parce qu’ils ne sont pas en réalité prêts à ce jour pour aller aux élections. Par leur adhésion à l’idée d’une possible prolongation de la tradition, ces candidats auraient ainsi en tête la volonté de s’accorder encore ou plus de temps afin de mieux se préparer individuellement, notamment en recherchant et mobilisant, sur les plans national et international, les ressources financières et matérielles nécessaires à leur propagande électorale. Dans cet état de choses, on doit dire que le problème financier est finalement général parce que commun à l’Etat, à l’organe chargé des opérations électorales (ANE) et aux candidats aux élections présidentielle et législative.
D’autre part, l’Autorité Nationale des Elections (ANE) soutient n’avoir pas encore réuni les conditions techniques pour organiser les élections. Même si la biométrie a été abandonnée, car très couteuse, beaucoup d’autres conditions techniques doivent être réunies, et tout cela nécessite du temps. L’ANE doit pouvoir former et installer les membres de ses propres démembrements sur l’ensemble du territoire national. L’ANE doit pouvoir aussi procéder au recrutement et à la formation des agents recenseurs, lesquels seront à leur tour chargés du recensement général de la population. L’ANE doit pouvoir inscrire les citoyens en âge de voter sur les listes électorales, leur délivrer des cartes d’électeurs, et confectionner les bulletins de vote.
Tous ces développements précédents permettent de conclure à l’impossibilité de tenir les élections dans le délai devant expirer le 18 août 2015, et constituent par voie de conséquence des motifs sérieux d’une prolongation de la transition telle que recommandée par la Forum de Bangui.
Enfin, l’article 102 al. 2 de la Charte Constitutionnelle de Transition englobe aussi d’autres cas de nécessité pouvant justifier une prolongation de la transition. Certes, l’Autorité Nationale des Elections (ANE) peut être financièrement et techniquement prête pour organiser les élections, mais la tenue effective des élections peut être suspendue ou reportée par la survenance d’une ou de plusieurs circonstances exceptionnelles.
II/ UNE COMPÉTENCE ESSENTIELLEMENT ATTRIBUEE AUX CHEFS D’ETAT DE LA CEEAC
Mais l’état de nécessité ne suffit pas pour que soit prolongée la durée de la transition au-delà de 24 mois. Deux grandes formalités doivent aussi être accomplies, comme l’indique l’article 102 al.2 de la Charte Constitutionnelle de Transition : « En cas de nécessité, la durée de la transition peut être examinée par la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC sur proposition conjointe et motivée du Chef de l’État de la Transition, du Premier Ministre et du Président du Conseil National de Transition ».
En premier lieu, pour obtenir une prolongation de la transition au-delà de 24 mois, conformément à l’article 102 al. 2 de la Charte Constitutionnelle de Transition du 18 juillet 2013, il appartient aux trois principales autorités de Transition d’en adresser la demande à la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC.
En second lieu, l’article 102 al. 2 de la Charte Constitutionnelle de Transition impose que la saisine de la Conférence des Chefs d’État de la CEEAC soit « conjointe et motivée » En d’autres termes, Catherine Samba-Panza, Cheffe de l’Etat de Transition, Mahamat Kamoun, Premier Ministre et Chef du Gouvernement de Transition, et Alexandre Ferdinand Nguendet, Président du Conseil National de Transition doivent se concerter, discuter et s’accorder sur le contenu de la demande de prolongation. Celle-ci doit être signée des trois autorités visées. La question la plus importante qui requiert absolument l’accord de volonté des trois autorités est celle de la durée nécessaire pour retourner sereinement à l’ordre constitutionnel. A cet égard, les autorités visées par l’article 102 al. 2 et ci-dessus citées ne devraient pas se soustraire à la consultation obligatoire et préalable de l’Autorité Nationale des Élections, organe chargé des opérations électorales, le seul à même de définir un chronogramme électoral précis tenant compte du parcours déjà accompli et du parcours restant à ce jour pour parvenir aux élections que tout le monde veut libres, transparentes et équitables, bref incontestables.
Soulignons que quand bien même la demande de prolongation serait motivée, l’article 102 al. 2 de la Charte Constitutionnelle de Transition ne fait pas peser sur la Conférence des Chefs d’État de la CEEAC l’obligation d’examiner, et surtout pas de faire droit à cette demande. L’article précité s’analyse en une simple faculté : « la durée de la transition peut être examinée ». Il est loisible à la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC de siéger, d’examiner la demande des trois principales autorités de Transition. Si la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la CEEAC accepte d’examiner la demande, elle dispose d’une liberté d’appréciation de la demande. Deux possibilités s’offrent à elle.
D’abord, la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC peut décider de prolonger la durée de la transition. En cette hypothèse, c’est elle qui déterminera le nombre de semaines ou mois supplémentaires que durera la transition. Par exemple, les autorités de transition peuvent proposer 6 mois de prolongation, mais la Conférence des Chefs d’Etat de la CEEAC peut plutôt décider d’une prolongation de 2, ou 3 mois au maximum. On ne voit pas comment le Médiateur International de la crise centrafricaine, le Président Congolais Denis Sassou Nguesso, qui a insisté le 04 mai à l’ouverture du Forum de Bangui pour que les élections se tiennent avant le 18 août 2015, va opérer un virage à 180° en s’employant à convaincre ses pairs de la CEEAC d’une prolongation de la transition de 6 mois ! Catherine Samba-Panza, la Cheffe de l’État de Transition parle de fin d’année 2015 au mieux pour l’organisation des élections, mais il est fort à craindre qu’elle ne soit pas finalement suivie par la Conférence des Chefs d’État de la CEEAC si ces derniers estimaient que les fonds nécessaires à financer les élections seraient à la portée de l’ANE d’ici peu.
Enfin, la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la CEEAC peut très bien rejeter la demande de prolongation de la transition. Toutefois, cette hypothèse est fort improbable. Un éventuel refus de la part de la Conférence des Chefs d’État et de gouvernement de la CEEAC pourrait être motivé par une demande de prolongation non motivée ou insuffisamment motivée par les trois principales autorités de la transition, comme le requiert l’article 102 al. 2 précité. Le refus de prolongation peut aussi traduire une lassitude des Chefs d’État de la CEEAC à l’égard de la crise centrafricaine. Si l’on se retrouve dans ce cas de figure, la principale conséquence sur le plan politique est d’une grande évidence pour tous.
CONCLUSION
Une transition politique n’est pas un mandat au sens constitutionnel ! D’ici le 18 août 2015, la transition aura atteint 24 mois (2 ans). Si l’on remonte à la période du 11 janvier 2013, date de signature des Accords de Libreville, on sera même à 31 mois de transition. Toute transition, en tant que situation institutionnelle anormale, n’a pas vocation à durer au-delà d’une période raisonnable !
Les autorités de transition n’ont pas été élues par le peuple centrafricain, ne disposent pas d’un programme à proprement parler, mais sont uniquement chargées de la mise en œuvre d’une simple « Feuille de Route de la Transition » au sens de l’article 37 de la Charte Constitutionnelle de Transition du 18 juillet 2013 : « Le Premier Ministre, en concertation avec le Chef de l’État de la Transition, met en œuvre la Feuille de Route de la transition ». Or, cette Feuille de Route vise : premièrement, la restauration de l’autorité de l’Etat (sécurité nationale, retour des personnes déplacées et exilées, justice transitionnelle pour les victimes, amorce du long processus de réconciliation nationale) ; deuxièmement, la relance de l’appareil administratif et de l’économie nationale ; enfin, l’organisation des élections générales pour permettre le retour à l’ordre constitutionnel.
Une transition politique n’est pas un mandat au sens constitutionnel ! D’un côté, se vautrer dans une transition élastique à souhait, c’est comme marcher vers une jungle. De l’autre côté, une élection précipitée, mal préparée, mal organisée et contestée est un scrutin dépourvu de sa vertu démocratique, et est comparable à un citron pressé et vidé de son jus. Dans ces conditions, c’est le retour assuré à la case départ. De ces deux considérations, naîtra la solution politique idoine pour tous.
D’ici peu, on sera fixé par rapport à la Décision de la Conférence des Chefs d’État de la CEEAC sur la demande de prolongation de la transition que lui soumettront conjointement les trois autorités de la transition, en application de l’article 102 al. 2 de la Charte Constitutionnelle du 18 juillet 2013.
Analyse strictement constitutionnelle !

Fait à Paris, le 25 mai 2015.
Dr. Dominique Désiré ERENON, Constitutionnaliste et Internationaliste.

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[1] http://centrafrique-presse.over-blog.com/article-modifications-de-la-constitution-par-l-accord-politique-de-libreville-et-par-le-president-de-la-repu-115314973.html
[2] http://www.jeuneafrique.com/Article/DEPAFP20130818164937/
[3] http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20150105135408/,
http://centrafrique-presse.over-blog.com/2015/01/lu-pour-vous-centrafrique-la-transition-officiellement-prolongee-jusqu-a-aout-2015.html
[4] L’article 122-7 du Code Pénal Français dispose : « N’est pas pénalement responsable la personne qui, face à un danger actuel ou imminent qui menace elle-même, autrui, ou un bien, accomplit un acte nécessaire à la sauvegarde de la personne ou du bien sauf s’il y’a disproportion entre les moyens employés et la gravité de la menace ».
[5] http://fr.starafrica.com/actualites/centrafrique-financement-de-la-banque-mondiale-pour-payer-les-fonctionnaires.html