jeudi, mai 28, 2026
Accueil Blog Page 544

LA MISAC CONDAMNE FERMEMENT L’ ENLÈVEMENT DE TROIS MINISTRES EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Union-Africaine-en-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Union Africaine en RCA

MISSION DE L’UNION AFRICAINE POUR LA CENTRAFRIQUE ET L’AFRIQUE CENTRALE (MISAC)

Tél : + 236 70 96 84 84 //21 61 54 95 //21 61 54 96 Fax : + 236 21 61 54 91

3129 Avenue B. Boganda – Bakongo, BP 902 Bangui – République Centrafricaine

COMMUNIQUE DE PRESSE

LA MISAC CONDAMNE FERMEMENT L’ ENLÈVEMENT DE TROIS MINISTRES EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Bangui, le 25 janvier 2015 : Le Représentant spécial de la Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA) et Chef de la Mission de l’UA pour la Centrafrique et l’Afrique centrale (MISAC), le Général Jean-Marie Michel Mokoko, condamne fermement l’ enlèvement, ce jour, 25 janvier 2015, à Bangui, du Ministre de la Jeunesse et des Sports de la République centrafricaine (RCA), Armel Sayo, par des hommes armés non encore identifiés, ainsi que celui du Ministre des Finances et du Budget, Assane Abdalla Kadre, et du Ministre de l’Education nationale, Eloi Anguimate, respectivement, à Ndele et Kaga Bandoro, par les ex-Seleka.

Le Représentant spécial souligne que ces enlèvements, érigés en mode d’expression de revendications et de mécontentements divers, sont inacceptables et en totale violation de l’Accord de Cessations des Hostilités, dont certains groupes politico-militaires sont signataires. Il exige la libération immédiate et inconditionnelle des membres concernés du Gouvernement centrafricain, ainsi que celle d’autres otages se trouvant entre les mains des groupes armés. Il   demande aux dirigeants des groupes armés de s’engager résolument sur la voie du dialogue avec le Gouvernement de Transition et de s’inscrire dans une dynamique politique permettant à tous les acteurs concernés de participer au Forum de Bangui.

Le Représentant spécial met en garde les commanditaires et les auteurs de ces enlèvements, et souligne qu’ils répondront de leurs actes.

Union Africaine.

Microsoft Word - misac.enlevements.rca.25.01.2015

Centrafrique : un centrafricain de confession musulmane tué dans le quartier 92 logements à Bangui

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/éléments-Sangaris-aux-abords-du-marché-Fatima-à-Bangui-le-20-août-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>éléments Sangaris aux abords du marché Fatima à Bangui le 20 août
Crédit photo: MFD

Centrafrique : un centrafricain de confession musulmane tué dans le quartier 92 logements à Bangui

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 25-01-2015.

Décidément rien ne va plus dans ce pays. Les ennemis de la paix et du peuple centrafricain veulent enterrer ce beau pays qui est la République Centrafricaine.

Hier dans le quartier Kokoro – Fatima, un jeune centrafricain de confession musulmane nommé Ousmane MANOU qui se baladait dans le secteur a été enlevé et tué par un groupe des jeunes proches de la milice Anti-Balaka. Son corps n’a pas été retrouvé jusqu’à ce jour. Comment expliquer cela? On nous parle du dialogue à la base, comment les jeunes que le pays compte encore sur eux se livrent à de tels actes? Les centrafricains ne comprennent rien du tout actuellement.

Dans le même secteur, le mardi 20 janvier dernier, un jeune a été blessé par une patrouille espagnole de l’Eufor-RCA suscitant un soulèvement des jeunes du secteur qui ont manifesté leur colère. Le jeune blessé a été appréhendé par cette même patrouille espagnole et jusqu’à présent, les parents de ce jeune ne savent pas où il se trouve. Contactés par Corbeau News Centrafrique, les Responsables de l’EUFOR-RCA ne nous ont pas donnés plus de précision. Toutefois, selon un Communiqué du Ministère espagnol de la défense rapporté par nos confrères du journal Bruxelles 2nous, celui-ci explique :

« Un homme armé a tiré un coup de feu. En essayant d’identifier le suspect qui ne répondait pas aux avertissements de la patrouille, celui-ci a gardé une attitude équivoque et fait des mouvements qui laissaient à penser qu’il cachait une arme ». Les militaires lui ont alors demandé de se rendre et d’abandonner son arme. Ce « jusqu’à dix fois. Mais le suspect n’a pas répondu. Il a fui, essayant de se cacher dans des maisons. Au cours de ce retrait, il a fait un mouvement brusque, apparemment pour essayer de tirer une arme » selon la version officielle. Vu la menace, « le chef de la patrouille a alors appliqué le principe de légitime défense, et tiré, blessant le suspect à l’aine. La patrouille a fourni les premiers soins au blessé ». L’ambulance de la force européenne  l’a évacué celui-ci sur l’hôpital « Rôle 2″des forces françaises situé sur l’aéroport de M’Poko. Il a ensuite été transféré vers un hôpital civil. L’arme n’a pas été retrouvée même si l’individu a bien déclaré avoir été armé.

Confusion sur son sort jusqu’à ce jour. Déjà, en une semaine, plusieurs incidents ont été signalés dans Bangui qui pourtant semble être calme de face.

Bangui, Gisèle MOLOMA pour CNC

Centrafrique : notre équipe a assisté à l’enlèvement du Ministre SAYO aujourd’hui à Bangui (déroulement)

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Armel-SAYO-et-son-mysterieux-Belge-le-mercenaire.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Armel SAYO et son mystérieux mercenaire Belge
Armel SAYO et son mystérieux mercenaire Belge. Photo: CNC

Centrafrique : notre équipe a assisté à l’enlèvement du Ministre SAYO aujourd’hui à Bangui.

 

Bangui – Corbeau News Centrafrique : 25-01-2015.

Il était 8h00 à Bangui, j’étais dans le quartier Galabadja Sinistrés dans le huitième arrondissement de Bangui en compagnie de toute mon équipe des journalistes pour monter un vidéo-reportage dans ce secteur. J’ai pu filmer quelques images et vidéos de mon reportage et vers 8h45 en rentrant, j’ai pris la rue principale qui relie le quartier Sinistrés et la rue M’baïkoua (Ex-rue 37 ou gbéngba légué en Sango) pour ceux qui connaissent le secteur. Arrivé au niveau du bar de Monsieur Éloi juste à 300 mettres environ du lieu de l’enlèvement du Ministre, j’ai vu Monsieur SAYO, Ministre de la Jeunesse et des Sports accompagné de sa femme et d’un jeune homme du quartier Sinistrés connu sous le nom de LOUBA. Comme dans son habitude, Monsieur Armel SAYO nous a salués gentiment tout en roulant doucement.

Nous étions à pied derrière sa voiture à quelques mètres d’écart. Soudain, J’ai vu 4 jeunes hommes sortis et tirer en l’air devant la voiture du Ministre de marque NISSAN tout en lui faisant signe de s’arrêter. Le Ministre n’avait pas un garde du corps, en tout cas selon ce que j’ai vu. Ils l’ont fait sortir par la force puis le mettre dans un taxi réquisitionné pour l’occasion. Le Ministre n’a pas résisté. Ils ont pris la direction du Cité Jean 23, probablement vers Boy-Rabe.

Comme les faits se sont passés devant mes collègues et moi, j’ai pris immédiatement mon iphone et lancer un message d’alerte à la rédaction du journal Corbeau News Centrafrique pour publication. À ce moment, le gouvernement, la Sangaris, la Minusca et même beaucoup de nos compatriotes n’étaient pas au courant. Quelques minutes après, j’ai vu l’alerte en ligne sur Corbeau News Centrafrique tout en restant prudent évidemment d’attendre la confirmation officielle qu’on a mis « INFORMATION À VÉRIFIER ».

Voilà en quelques lignes comment le Ministre a été kidnappé ce matin. Encore une fois, les Anti-Balaka annoncent leur fin de règne avec cet enlèvement.

 

Bangui, Gisèle MOLOMA pour CNC

Note de la Rédaction: La rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC) remercie tous nos lecteurs qui nous suivent toujours de près et renouvelle son engagement à vous informer 24h/24 et 7h7 partout en RCA malgré que certains de nos compatriotes font toujours confiance aux médias étrangers au détriment de ceux du pays. Nous avons une équipe qui sillonne Bangui tous les jours à la recherches des informations. Merci

Communiqué des Anti BALAKA : Droit de Réponse à Martin ZIGUÉLÉ et ses acolytes

0

Corbeau News Centrafrique: 25-01-2015.

Photo montage du Général Andjilo des Anti-Balaka
Photo montage du Général Andjilo des Anti-Balaka. CNC

Communiqué des Anti BALAKA : Droit de Réponse à Martin Ziguélé et ses acolytes

Nous, Anti BALAKA dans son ensemble, ayant résolument opté pour la Paix et la reconstruction de notre pays, la République Centrafricaine (RCA), condamnons l’arrestation de Rodrigue Ngaibona Andilo et dénonçons fermement l’esprit caricatural, hypocrite et indigne d’un autre âge que tentent d’inculquer au peuple Centrafricain, pour le tromper, Martin ZIGUÉLÉ et ses acolytes, Catherine Samba PANZA, Nicolas TIANGAYE et le tristement célèbre Jean Jacques DEMAFOUTH.

Suite à cette arrestation, nous avons pris acte de leurs prises de positions contre la Paix. De ce fait, ils ne seront pas les bienvenus dans nos zones en provinces pour faire la promotion du Forum Exclusif de Bangui et merci pour les campagnes électorales qui se dessinent à l’horizon.

Nous déclarons clairement à qui veut l’attendre, le véritable obstacle pour la Paix et le Développement de la RCA, sont ces vieux renards (Martin ZIGUÉLÉ et ses acolytes) qui doivent prendre leurs retraites politiques et confesser tous les malheurs causés au peuple centrafricain.

Nous confirmons que cette attitude contre la paix, ne nous détournera pas de notre objectif, la paix en RCA et nous tenons à informer l’opinion nationale et internationale de notre soutien absolu aux pourparlers de Nairobi au Kenya aux cotés de nos frères de SÉLÉKA pour qu’ensemble nous ramenions la sécurité et la paix au Pays.

Vive la Paix en République Centrafricaine

Fait à Bozoum, le 25 janvier 2015

Pour la Coordination Militaire des Anti BALAKA

Capitaine Joséphine NAMSENÉ

Ce Communiqué nous a été envoyé au format word par Mahamat ahmed seid (mahamat_seid@hotmail.com).

Alertes CORBEAU: Le Ministre Armèle SAYO serait enlevé à Sinistré par les Anti-Balaka

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/LE-MINISTRE-DE-LA-JEUNESSE-ARMEL-SAYO.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>LE MINISTRE DE LA JEUNESSE ARMEL SAYO

ALERTE CORBEAU: LE MINITRE SAYO DE LA JEUNESSE SERAIT ENLEVÉ À GALAGADJA PAR LES ANTI-BALAKA

 

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 25-01-2015.

 

Nous venons d’apprendre à l’instant que le Ministre de la Jeunesse et de Sports Monsieur Armelle SAYO serait enlevé par les Anti-Balaka dans le quartier Galabadja-Sinistrés de Bangui. Selon la même source, le Ministre rentrait d’une visite chez ses parents dans le secteur et son véhicule a été arrêté juste au croisement M’baïkoua par ses ravisseurs et il est emmené de force dans un taxi en direction inconnue.

Cet acte est-il un nouvel enlèvement après la libération des deux otages centrafricain et française le vendredi dernier? Ou c’est juste un changement de voiture? Ou d’une blague avec les Anti-Balaka? Tout un tas de questions à se poser sur cet enlèvement.

Rappelons que Monsieur Armel SAYO, ancien gendarme centrafricain plusieurs fois accusé par l’ancien Président François Bozizé d’avoir monté avec un congolais de la Misca un coup d’État manqué contre son régime. Il a été arrêté par Bozizé et incarcéré puis libéré après quelques mois. Après sa libération, il a fuit Bangui pour se retrouver avec Abdoulaye Miskine, Michel Djotodia, Nourredine ADAM pour créer la Rebellion Séléka. Juste avant la prise de pouvoir de la séléka en 2013, Armel SAYO et Abdoulaye Miskine ont quitté la séléka. Et Après l’arrestation de son ami Abdoulaye Miskine par la police camerounaise, Arme SAYO crée en août 2013 son propre Mouvement “Revolution  Justice” avec appui d’un mercenaire belge recherché par la justice belge pour assassinat.

En 2014 grâce à l’accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville, Armel SAYO est nommé dans le gouvernement de Kamoun 1 et 2 comme Ministre de la Jeunesse et de Sports. Son enlèvement, s’il est confirmé, serait un coup dur pour le gouvernement qui n’a pas encore la maitrise de la sécurité à Bangui.

 

Veuillez nous suivre en direct pour plus de détails dans un instant.

 

CECI EST UNE ALERTE CORBEAU. NOUS ATTENDONS LA CONFIRMATION DE CETTE INFORMATION.

 

Gisèle MOLOMA pour CNC en direct de Bangui.

Centrafrique : le Général Andjilo était effectivement sur le point d’être libéré le 20 janvier dernier?

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Andjilo.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ce fameux général Andjilo entre les mains de la Minusca. Lionel Bangazoni
Ce fameux général Andjilo entre les mains de la Minusca. Lionel Bangazoni

Centrafrique : le Général Andjilo était effectivement sur le point d’être libéré le 20 janvier dernier?

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 25-01-2015.

Selon un officier de la Gendarmerie affecté à la section de recherche et d’Investigation (SRI) et contacté par Corbeau News Centrafrique, Monsieur Rodrigue Ngaïbona dit « Général Andjilo » était sur le point effectivement d’être libéré le mardi 20 janvier dernier quand ils ont reçu un appel de ne pas exécuter l’ordre de sa libération. La joie affichée par les Anti-Balaka et la population du quartier Boy-Rabe était réelle. Ils étaient effectivement au parfum de la libération du fameux Général Andjilo avant tout le monde. Mais qui a donné l’ordre aux gendarmes de libérer Andjilo?

Deux jours (48 heures) après l’arrestation du Général Andjilo et 24 heures après l’enlèvement des deux otages dont un centrafricain et une française, la pression était énorme sur le pouvoir de Catherine Samba-Panza et de son gouvernement dirigé par Mahamat kamoun. Le gouvernement centrafricain n’a jamais eu à gérer une telle situation par le passé surtout que la France vienne de sortir d’une situation catastrophique due au terrorisme international sur son sol et qu’un nouvel enlèvement aurait certainement des impacts grave sur la politique du gouvernement français. Comment faire? C’est la question que Samba-Panza et son gouvernement n’ont cessé de se poser toute la nuit à tel point qu’ils ont décidé de gérer à leur manière avec l’appui de Monseigneur Nzapalainga, l’Archevêque de Bangui pour libérer très vite l’otage de nationalité française.

Quelques signes affichaient la stratégie créée par le gouvernement afin de travailler le « cerveau » de la population centrafricaine avant la libération du braqueur général Andjilo. Le matin même des rumeurs sur la libération de ce dernier, le gouvernement a dépêché très vite à la radio Centrafrique certaines personnes qui, selon le gouvernement, sont des Autorités locales de Bouca pour faire des déclarations dite d’apaisement. Curieusement, ces personnes ont raconté que Rodrigue Ngabona alias Général Andjilo était en activités de sensibilisation pour la réconciliation et l’arrête de braquage quand il a été arrêté par la MINUSCA. Quoi? Oui c’est la stratégie de communication que le gouvernement tente d’embrasser en misant tout de même sur l’émotion. Pourquoi cette stratégie bizarre aussi vite? C’est le premier signe. Puis, arriver vers 16 heures du mardi 20 janvier, le Directeur de la SRI (Ex-SERD) a reçu un appel lui demandant de préparer Monsieur Rodrigue Ngaïbona alias Général Andjilo pour sa libération vers 18 heures, heure de Bangui. Qui a appelé? Silence total à la gendarmerie. Inquiétude chez les enquêteurs. Après plusieurs échanges de coup de fil téléphonique, le procureur de la République confirme aux gendarmes de garder le Général Andjilo en prison. Pourquoi cette cacophonie? Or, selon une petite enquête menée par Corbeau News Centrafrique, la décision de garder le braqueur général des Anti-Balaka en prison a été prise en dernière minute par les Chefs militaires de la Sangaris sous la pression du Ministère français des affaires étrangères. Le but? Tenter une nouvelle stratégie de négociations proposée par les agents de service de renseignements français dépêchés rapidement à Bangui. Ces agents formés pour des situations pareilles étaient arrivés tout discrètement à Bangui deux jours après l’enlèvement de la française par les Anti-Balaka. Ils ont commencé d’abord par former l’Archevêque de Bangui, Monseigneur Dieudonné Nzapalainga toute la nuit. Finalement, la dernière stratégie a marché. L’humanitaire française a été libérée ainsi que le compatriote centrafricain le 23 janvier dernier par les Anti-balaka sans avoir obtenu la libération de leur Chef Auto-proclamé Général Anti-Balaka.

Bangui, Gisèle MOLOMA pour CNC

Centrafrique : Samba-Panza et Denis Sassou Nguesso, lien d’amitié coupé définitivement?

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Catherine-Samba-Panza-et-Denis-Sassou-Nguesso-à-Brazzaville.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Catherine Samba-Panza et Denis Sassou Nguesso à Brazzaville

Centrafrique : Samba-Panza et Denis Sassou Nguesso, lien d’amitié coupé définitivement?

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 25-01-2015.

Après l’annonce de la nomination du dernier premier ministre de la Présidente Catherine Samba-Panza, Mahamat Kamoun et le bras de fer entre la Présidente centrafricaine et le Président Sassou Nguesso du Congo qui veut imposer son ami à ce poste, le torchon brule en Bangui et Brazzaville. Le Président Congolais Denis Sassou Nguesso ne supporte plus les caprices de la Présidente Centrafricaine, tout comme Catherine Samba-Panza qui ne supporte plus l’orgueil et l’ingérence du président Congolais. On assiste silencieusement et impuissamment aux jeux de provocations entre ces deux personnalités.

Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo qui a passé près de 30 ans au pouvoir déjà est tombé sur une dure femme centrafricaine. Catherine Samba-Panza, une Présidente avec des caractères, difficile à manipuler que Sassou Ngesso n’a pas eu le temps de la connaitre. Lors du forum de Brazzaville au Congo, Denis Sassou Nguesso a eu une petite idée de présenter, autour du café dans la salle de pourparlers, Monsieur Karim Mékassoua à la présidente centrafricaine. Il l’a présenté comme un homme intègre, poli et qui possède plusieurs carnets d’adresse pouvant faciliter le règlement de la crise en RCA sans savoir que la Présidente Catherine Samba-Panza connaissait déjà Karim Mekassoua au temps de Bozizé. Le président congolais persiste et mène des douces pressions sur Catherine Samba-Panza pour la nomination de son ami Karim comme Premier Ministre en RCA. En rentrant à Bangui après le forum de Brazzaville, la Présidente centrafricaine a voulu savoir un peu plus sur l’ami du président congolais. Elle a mené une petite enquête pour savoir qui est ce Karim Meckassoua? Quel est son village? Oû se trouve ses parents? Le but était d’éviter de nommer un sujet étranger comme Premier qui peut créer encore plus de confusion au pays. L’enquête menée par Mama Cathy est très négative pour l’ami du président congolais malgré qu’elle reconnait sa qualité d’homme compétant mais pas plus que Mahamat Kamoun.

Qui connait le village centrafricain de Monsieur Karim Meckassoua? Personne! Ainsi, la Présidente a nommé Mahamat Kamoun, un homme compétent au poste du Premier Ministre. Pour denis Sassou Nguesso, Président congolais, Catherine Samba-Panza a franchi la ligne rouge. Il a même confié en coulisse à ses amis à Brazzaville : « je vais couler cette Dame ». Entendu, je vais couler Catherine Samba-Panza. Mais comment la couler? Le Président congolais n’a pas passé par plusieurs chemins.

Quelques jours après la nomination de Mahamt Kamoun, Il a invité quelques hommes politiques centrafricains, les chefs de la milice Anti-Balaka, les responsables de la société civile mais aussi le fils de l’ancien président centrafricain François Bozizé, Francis Bozizé à un mini-sommet à Brazzaville pour procéder à un vote de confirmation ou non du Premier Ministre Mahamat Kamoun à son poste sans qu’il y’ait un Représentant du Gouvernement centrafricain. Le vote était favorable pour ce dernier à 60% des voix à Mahamat Kamoun. Denis Sassou Nguesso est désavoué. Mais l’homme politique congolais n’a pas perdu pour autant, il décide de mettre Karim Meckassoua dans l’affaire de la libération du Chef Rebelle Abdoulaye Miskine, de manière à éclipser le pouvoir central à Bangui et propulser son poulain. Il a réussi son coup mais Samba-Panza, stratège, à féliciter le Médiateur Congolais Denis Sassou Nguesso pour la libération des otages capturés par les rebelles d’Abdoulaye Miskine pour éviter de montrer publiquement une mine de colère. Pas d’impact pour Catherine samba-Panza. Sassou Nguesso persiste, il convoque un mini-forum à Nairobi au Kenya entre les deux anciens Présidents centrafricains Michel Djotodia et François Bozizé. Le but, créer une dynamique Sassou Nguesso à l’extérieur de la RCA afin de mettre la pression sur la Présidente catherine Samba-Panza et imposer le retour à Bangui de François Bozizé et Michel Djotodia.

Denis Sassou Nguesso et Samba-Panza, je t’aime moi non plus. La guerre continue et n’est pas prête pour s’arrêter. Les centrafricains assistent impuissamment à l’ingérence politique du Président congolais dans des affaires qui concernent exclusivement les centrafricaines et centrafricains. Pourquoi tout ça? La question reste entière.

 

Bangui, Gisèle MOLOMA pour CNC

Centrafrique – Exclusivité: Projet d’Accord entre F. Bozizé et M. Djotodia concocté par Denis Sassou Nguesso à Nairobi au Kenya

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Fraçois-Bozizé-Kokaté-Nouredine-ADAM-et-Michel-Djotodia-à-Nairobi-au-Kenye.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Fraçois Bozizé, Kokaté, Nouredine ADAM et Michel Djotodia à Nairobi au Kenya
CNC

Centrafrique – Exclusivité: Projet d’Accord entre F. Bozizé et M. Djotodia concocté par Denis Sassou Nguesso à Nairobi au Kenya

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 25-01-2015.

Dans un souci d’informer les lecteurs du journal Corbeau News Centrafrique (CNC), la rédaction a mis la mis sur le document projet d’accord entre les Anti-Balaka représenté par l’ancien Président François Bozizé et les Anti-Balaka par l’ancien Présodent Michel Djotodia, le tout concocté par le médiateur international Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo. Pour ceux qui veulent lire l’intégralité de ce document, vous pouvez le télécharger à la fin de l’extrait mis en ligne par CNC.

PROJET DEFINITIF

ACCORD DE NAIROBI SUR LE CESSEZ-LE FEU ET LA CESSATION DES HOSTILITÉS ENTRE LES RX-SELEKA ET LES ANTI-BALAKA DE LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

24-29 JANVIER 2015.

PRÉAMBULE

Nous, les représentants des Ex-séléka et des Anti-Balaka ci-après désignée comme « Parties »,

Ayant participé aux négociations tenues à Nairobi sous la facilitation du Président de la République du Kenya, Son Excellence Monsieur Ohuru Kenyatta à la demande du Médiateur International de la crise en RCA, Son Excellence Denis Sassou Nguesso, Président de la République du Congo, et sous la médiation de l’honorable Kenneth Otiato Marende,

Suite, à une analyse approfondie des causes historique du conflit en République Centrafricaine durant les périodes précoloniale, coloniale et postcoloniale, et conclu que les origines et les causes profondes des conflits politiques et armés sévissant, émanant des in justices historiques non contestées liées à la mauvaise, à la répartition inéquitable du développement , et à la manipulation des dirigeants et des populations de la République Centrafricaine par des acteurs étatiques et non étatiques externes en quête de leurs propres intérêts.

Déterminés à mettre de côté nos différences et promouvoir les facteurs qui nous sont communs et qui nous unissent, afin de relever les défis auxquels nous faisons face entant que Nation, et prenons l’engagement de régler immédiatement tous nos différents passés, présents et futurs par des moyens pacifiques et légaux et de nous abstenir de la menace et de l’usage de la violence.

Conscients du fait qu’à moins qu’il y’ait immédiatement cessez-le-feu et la cessation des hostilités entre les combattants armés des Ex-séléka et des Anti-Balaka, l’État de la République Centrafricaine court le risque imminent désintégration, et de causer à ses populations le préjudice irréparable conséquent, et de les exposer au danger de devenir apatrides;

Nous rappelant du fait que sans nos engagements aux principes cardinaux de bonne gouvernance, de tolérance et de coexistence pacifique, le peuple de la République Centrafricaine ne peut réaliser une croissance globale ni des progrès politiques, sociaux, économiques, technologiques pour les générations actuelles et futures;

Rappelant les initiatives précédentes prises par la Communauté Internationale en vue d’instaurer un règlement négocié du conflit en République Centrafricaine, et notons que l’accord précédent de cessation des hostilités en République Centrafricaine signé, le 23 juillet 2014 à Brazzaville, n’a pas été mis en œuvre de façon concluante; et regrettant les violations persistantes des accords précédents de cessez-le feu et de cessation des hostilités ainsi que la violence et la destruction continuelles causées par ces violences, et les pertes inévitables des vies et des biens engendrés par ce conflit;

Prenant conscience du fait que la responsabilité de déterminer le destin de notre pays nous incombe selon les réalités de notre pays et sur les bases des valeurs de justice, de démocratie, de bonne gouvernance, du respect des droits et libertés fondamentaux des personnes, d’unités, de solidarité, d’entente mutuelle et de coopération parmi les différentes communautés ethniques, races et groupes religieux libres de toutes forces négatives;

Nous nous engageons par les présentes à être liés par les dispositions de l’Accord de Nairobi sur ;e cessez-le feu et le cessation des hostilités en République Centrafricaine ci-après désigné « l’Accord ».

En présence de :

A……………………………………………………………………………………..

B……………………………………………………………………………………..

C……………………………………………………………………………………….

D……………………………………………………………………………………….

Article 1 :

Dans les 72 heures qui suivent notre signature du présent accord, les parties sont tenues publier conjointement une ordonnance inconditionnelle de cessez-le feu et de cessation d’hostilités contre le personnel armé de l’une et de l’autre parties, et contre tous les civils à travers tout le territoire de la République Centrafricaine,

Article 2 :

Dans les 48 heures suivant la publication conjointe des ordres inconditionnels de cessez-le feu et de cessation des hostilités, l’usage des armes ainsi que les actes offensifs tels que la délivrance de nouvelles armes et munitions, le recrutement des nouveaux combattants, le regroupement des troupes, le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats, l’appel aux renforcements de l’intérieur ou de l’extérieur de la République Centrafricaine, le lancement des nouvelles attaques contre les civils et le fait de commettre tout acte pouvons constituer ou faciliter une violation de cessez-le feu prévu dans le présent Accord, doivent cesser de suite;

 Pour lire l’intégralité du document, télécharger le au format PDF ici: accord nairobi

Centrafrique : il y’a un an, deux poids lourds des Anti-Balaka arrêtés au Cameroun et au Congo. Leur sort?

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Eugène-Ngaikosset-et-Stève-Yambeté-proches-de-François-Bozizé.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Eugène Ngaikosset et Stève Yambeté proches de François Bozizé
CNC

Centrafrique : il y’a un an, deux poids lourds des Anti-Balaka arrêtés au Cameroun et au Congo. Leur sort?

 

Corbeau News Centrafrique: 25-01-2015.

 

Il y’ a un an déjà, le service de police camerounais chargé de surveillance du territoire avait mis la main à Garouaboulaye sur un certain Steve Yambété, ancien officier subalterne des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et l’un des créateurs de la milice Anti-Balaka à Bossangoa. Il a été transféré immédiatement à Yaoundé après son arrestation. Quelques semaines après, la Misca (Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique) a affirmé dans un Communiqué l’arrestation de Capitaine Eugène Ngaïkosset à Likouala au nord de la République du Congo puis transféré avec deux de ses complices à Brazzaville. Depuis ce jour, plus rien ne filtre sur eux? Sont-ils toujours en prison?

 

L’un, ancien lieutenant de l’armée centrafricaine et l’autre ancien capitaine de la même armée. Tous deux officiers subalternes, très proches parents de l’ancien Président François Bozizé et les têtes stratégiques et militaires des Anti-Balaka à son début.

Le premier, Stève Yambeté, a été arrêté au Cameroun pour, selon les autorités camerounaise, de braquage, vols et viols sur le sol camerounais. Le deuxième, Eugène Ngaïkosset, arrêté au Congo après l’attaque ratée des Anti-balaka sur Bangui en décembre 2013 qui a entrainé la mort de plus de 5000 morts en moins d’un an et causé la fuite de nos compatriotes musulmans du pays. Les autorités congolaises disent avoir agi et arrêter le capitaine Eugène Ngaïkosset conformément au mandat d’arrêt international émis par les autorités judiciaires centrafricaines. Depuis lors, silence radio sur les cas de ces deux hauts gradés des Anti-balaka. Sont-ils libres actuellement? Mystère.

Rappelons au passage que le sous-lieutenant Stève Yambeté était l’un des meneurs de la foule qui avait envahi l’ambassade France et bruler les symboles français à l’époque du régime du Président Bozizé. Il a été fiché par les services de renseignement français comme un homme dangereux. Tout comme Yambeté, le capitaine Eugène Ngaikosset, terrible vipère et tortionnaire du régime de François Bozizé. Il a été cité à plusieurs reprises comme le chef des contingents militaires qui ont brulé et rasé complètement plusieurs villages proches de la ville de Paoua en 2005. Son cas est très particulier.

 

 Nicole Feïngai, Rabat pour CNC

 

Centrafrique: bras de fer entre le gouvernement et les Nations-Unies sur le sort des FACA

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Koyara-camp-kassaï-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Koyara camp kassaï à Bangui
La Ministre de la défense Madame Koyara au camp Kassaï à Bangui. Photo: Fred Krock pour CNC

Discours de sourds entre la communauté internationale et le gouvernement sur le sort des FACA

 

 Bangui – Corbeau News Centrafrique: 25-01-2015.

La nouvelle patronne des Forces armés centrafricains (FACA), Mme Marie Noëlle Koyara a effectué, samedi 24 janvier 2015, sa première visite aux FACA du Camp Kassaï. La ministre d’Etat qui est allée en compagnie du général de Brigade Gérôme Bouba, chef d’état-major des armées, de Mme Diane Corner et M. Jean Pierre Reymondet-Commoy respectivement Représentante spéciale adjointe de la MINUSCA et Ambassadeur de l’Union européenne en RCA, pour non seulement encourager les quelques cinq mille (5 000) FACA rassemblés, mais aussi d’interpeler la communauté internationale qui, jusque-là, ne croit pas au caractère républicain des FACA. Alors que le Conseil de sécurité des Nations unies vient, à peine de reconduire jusqu’à janvier 2016, l’embargo sur les armes en direction de la RCA.

« Notre pays est aujourd’hui dans un élan de recherche de la paix, condition sine qua non à son épanouissement. Mais, nous sommes convaincus que cette recherche de paix ne peut se faire sans notre armée nationale. Cependant, c’est avec vous (les FACA) que nous allons reconstruire la nouvelle armée centrafricaine, car sans vous, nous n’y parviendront jamais.» a déclaré la Ministre d’Etat à la défense, Mme Marie Noëlle Koyara, à l’occasion de cette première visite aux FACA. Selon toujours la Ministre d’Etat, l’armée d’un pays, c’est ce qui lui confère toute sa dignité et son honneur aux yeux des autres, étant donné que c’est elle qui se charge de la défense de l’intégrité du territoire, des populations civiles ainsi que leurs biens.

La Ministre de la défense Madame Koyara au camp Kassaï à Bangui. Photo: Fred Krock pour CNC
La Ministre de la défense Madame Koyara au camp Kassaï à Bangui. Photo: Fred Krock pour CNC

Ce plaidoyer de Koyara ne signifie nullement la négation de la détérioration profonde actuelle des FACA – une armée totalement détruite et quasi inexistante depuis la prise de pouvoir, le 24 mars 2013, par l’ex-rébellion Séléka de Michel Djotodia Am Nondroko. « Aujourd’hui, nous savons que notre armée a beaucoup de problèmes, entre autres, le problème d’organisation et de l’opérationnalité au sein de notre armée ; une faiblesse dans les activités non-organiques, c’est-à-dire de replacer chaque catégorie des militaires (malades, âgés, valides, etc.) dans des Corps qui leur siéent ; l’attitude de notre armée à tenir et défendre le terrain, faire en sorte que les directives et décisions des chefs ne puissent pas rester verbales ; les infrastructures sont devenues toutes vétustes et inadaptées au courant actuel de la mondialisation marqué par des nouvelles technologies et moyens modernes… Tout cela n’ayant pas permis à nos FACA de remplir normalement leur mission de protection des civils, du territoire et des biens centrafricains ».

Sachant par ailleurs que la communauté internationale qui gère le pays ne s’est pas inscrite dans la même vision que le peuple centrafricain, ainsi que ses autorités actuelles au sujet de la réhabilitation des FACA, Mme Koyara a invité les FACA à se perfectionner dans les autres domaines de l’armées, à savoir le génie militaire, le sport, la culture où elle a particulièrement plaidé pour la rénovation de l’orchestre ‘’Commando Jazz’’. Fort de ces nouvelles orientations, peut-être provisoires, la Ministre d’Etat à la défense a lancé un appel aux autres éléments des FACA errant dans les rangs des Séléka ou des Anti-balaka ou encore dissimilés parmi les civils à regagner les rangs : « Je le redis ici, que sans les FACA, nous ne pourrons véritablement aller à la paix. C’est vrai qu’aujourd’hui, les conditions sont difficiles, mais ensemble, nos FACA retrouveront leur place d’antan non seulement en RCA, mais aussi dans la Sous-région et sur le Continent africain. Je demande donc, une fois de plus, à tous mes frères et sœurs FACA de regagner leur place. »

Entre temps, ces efforts du gouvernement centrafricains de voir coûte-que-coûte les FACA être réhabilités et dans un bref délai contrastent bien avec la vision d’une communauté internationale qui elle, ne croit nullement au caractère républicain et discipliné des FACA. Le 23 janvier dernier, à l’occasion d’une réunion sur la Situation en République centrafricaine, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité de ses 15 membres une résolution reconduisant jusqu’au 29 janvier 2016 l’injonction faite aux Etats d’ ‘’empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects à la République centrafricaine’’ d’armements ou de matériels connexes. Ces mesures, toujours selon la résolution, ne s’appliquent pas ‘’aux fournitures destinées exclusivement à l’appui de la MINUSCA, de la Force régionale d’intervention (FRI) de l’Union africaine et des missions de l’Union européenne et des forces françaises déployées en République centrafricaine’’, ni aux ‘’livraisons de matériel militaire non létal destiné exclusivement à un usage humanitaire’’.

La Ministre de la défense Madame Koyara au camp Kassaï à Bangui. Photo: Fred Krock pour CNC
La Ministre de la défense Madame Koyara au camp Kassaï à Bangui. Photo: Fred Krock pour CNC

Si la nouvelle patronne des FACA, Mme Marie Noëlle Koyara a effectué sa première visite en compagnie d’une haute représentation de la communauté internationale, cela aurait le mérite d’être son plaidoyer de haut niveau en faveur des FACA. Reste que ce discours de sourds entre autorités centrafricaines et communauté internationale finisse par une compréhension en faveur des FACA.

En attendant, l’impression de l’Ambassadeur de l’Union européenne, M. Jean-Pierre Reymondet-Commoy à l’issue de cette visite témoigne d’une prise de conscience, quand même tardive, de la réalité des FACA et de leur importance dans la recherche de la paix et la sécurité en RCA, étant donné que la présence de ces forces nationales est fortement sollicitée par le peuple et les autorités centrafricains. « C’est encourageant, tout ce beau monde qu’on a vu ici et aussi la mobilisation des gens pour l’amélioration des choses. » s’est réjoui le diplomate qui annonce l’arrivée, la semaine prochaine d’une mission européenne en RCA pour appuyer la réhabilitation des forces armées centrafricaines et aider à la réforme de la sécurité toute entière.

Rappelons qu’au Camp Kassaï, déjà 8 400 sont enregistrés selon le Gl de brigade Gérôme Bouba, Chef d’état-major des armées. Ils sont employés dans le génie militaire dans le cadre des activités actuelles de réhabilitation dudit camp militaire.

Bangui, Fred Krock pour CNC

RCA: L’ONG CPDE ORGANISE UNE FORMATION DES CONSEILLERS COMMUNAUTAIRES

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Remy-Djamouss.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Remy Djamouss
Rémy Djamouss. Photo: Éric Ngaba pour CNC

L’ONG CPDE ORGANISE UNE FORMATION DES CONSEILLERS COMMUNAUTAIRES SUR LA PROTECTION DES DROITS DE L’ENFANT SUR LES SITES DES DEPLACES

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 24-01-2015.

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet intitulé «  mesures de protection en faveur des femmes et des enfants » dans les sites IDPs de Bangui, l’ONG Centre pour la Promotion et la Défense des Droits de l’Enfant, en abrégé CPDE, organise un atelier de formation des Conseillers communautaires. Cette formation vise à augmenter les connaissances des conseillers communautaires sur la protection de la femme, les droits de l’enfant et la mobilisation communautaire.

 

La formation est prévue pendant une durée de deux jours à l’intention de ces 20 mobilisateurs sélectionnés par les responsables de leurs sites sur les thématiques relatifs à la protection de la femme, aux droits de l’enfant, à la mobilisation communautaire et au rôle des mobilisateurs. Cette accent particulier mis sur la formation Conseillers car ceux-ci sont considérés comme des mobilisateurs proches des membres de la communauté capables de transmettre des messages sur les droits des enfants, droits des femmes et encourager la lutte contre la violence sur les sites IDPs et dans les quartiers d’origine des déplacés.

La méthode active participative se fait avec les travaux de groupe, les exercices de simulation et les jeux de rôles. La formation est axée sur 4 modules abordés durant l’agenda dudit atelier. La première est consacrée aux modules dont les différents droits reconnus aux enfants selon la CDE, et les droits des femmes et les institutions qui protègent les femmes en RCA ; tandis qu’à la deuxième journée sont abordés les rôles et responsabilités des conseillers communautaires ainsi que l’introduction aux violences basées sur le genre.

 

« Nous avons constaté que la majorité de nos compatriotes qui sont sur les sites des déplacés ont été victimes de ce conflit d’une manière ou d’une autre. Et certains qui sont encore marginalisés et d’autres sont encore victimes de plusieurs violations de leurs droits. Et donc, nous nous sommes dits au lieu que nous descendons sur le terrain c’est mieux de travailler directement avec les gens qui sont sur les sites afin de conseiller les compatriotes, les frères et sœurs dans ces sites de protéger les enfants et les femmes. C’est pourquoi nous avons recruté 20 Conseillers en raison de 5 Conseiller par site des déplacés qui sont aujourd’hui en formation pour renforcer leur capacité afin de bien travailler pour viser la communauté sur les droits de l’enfant et des femmes », a fait savoir Rémy Djamouss, Président du Centre de Promotion pour la Promotion de la Défense des Droits de l’Enfant (CPDE).

Par ailleurs, monsieur Rémy Djamouss souligne que l’ONG CPDE organisera une formation de 100 enseignants de l’école primaire et 100 autres Conseillers communautaires.

Cette formation s’inscrit dans un projet financé à hauteur de 9.000.000 fcfa, par le fond canadien d’initiative local (FCIL). Le projet cible les 4 sites des déplacés à savoir la Mosquée centrale de Bangui, l’aéroport Bangui Mpoko, camp Padéprio, et le mont Carmel.

Le Centre de Promotion pour la Défense des Droits de l’Enfant (CPDE-RCA) est une Organisation Non Gouvernementale ayant un caractère d’association à vocation humanitaire et à but non lucratif. Il est totalement indépendant des partis et associations politiques, ainsi que de toute obédience religieuse. CPDE-RCA est créé le 05 Mai 2009 en République centrafricaine dont le siège social est basé à Vaux le Pénil en France.

 

Bangui, Éric Ngaba pour CNC

L’humanitaire enlevée en Centrafrique par les Anti-Balaka affirme avoir été maltraitée par ses kidnappeurs

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Humanitaire-enlevée-en-centrafrique-et-liberée.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Humanitaire enlevée en Centrafrique et libérée

L’humanitaire enlevée en Centrafrique par les Anti-Balaka affirme avoir été maltraitée par ses kidnappeurs.

Bangui – Corbeau News Centrafrique : 24-01-2015.

Dans une interview accordée à nos confrères de France télévision, l’humanitaire française enlevée en Centrafrique par un groupe extrémistes des Anti-Balaka affirme avoir été maltraitée, brutalisée lors de son kidnapping. Voici ce qu’elle a déclaré :

«  Je suis bien, je me sens bien, je me sens légère et surtout je suis contente d’être sortie de ce…… de cette brousse qui était oppressante. On était au milieu de nulle part sans pouvoir communiquer, il n’ y’avait pas de réseau ni rien et je me disais là s’il m’arrive quelque chose très loin de tout, très loin de tout hôpital je disais là ça va être difficile quoi. J’ai été choqué, la façon brutale dont on m’a kidnappée, on m’a frappée à la tête, on me serrait tellement les bras que j’en ai des bleus, je suis tombée on m’a trainée au sol….. ».

Voilà comment ces bandits, qui disaient il y’a une semaine qu’ils sont des patriotes libérateurs, traitent une personne âgée comme un enfant alors qu’elle est dans notre pays pour aider les enfants à se relever des situations difficiles laissées par les régimes prédateurs successifs. Trainer une femme et de surcroîts âgés c’est inadmissible. Nos parents nous ont éduqués tous dans une culture de respect de nos ainés (s) quel que soit la situation. Comment peut-on interpréter cela? Même les Islamistes radicaux qui enlèvent les gens n’ont jamais torturé leurs otages mais là, les Anti-Balaka version Andjilo vont loin. Espérant que la Justice fera son travail après ces enlèvements qui dégradent l’image de notre pays.

Bangui, Gisèle MOLOMA pour CNC

Centrafrique : Monseigneur Nzapalainga notre Héros national

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Libération-des-otages-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Libération des otages en Centrafrique

Centrafrique : Monseigneur Nzapalainga notre Héros national

Rabat, Corbeau News Centrafrique : 24-01-2015.

Depuis l’arrivée au pouvoir de la Coalition Séléka et le déclenchement, voir l’aggravation de la crise en décembre 2013 causé par l’incursion des Anti-Balaka pour neutraliser les rebelles séléka, les grands chefs religieux notamment Catholique, Protestant et Musulman n’ont cessé de s’impliquer corps et âme dans la résolution de cette crise. On les a vus dans les médias, au chevet des déplacés, à l’étranger…

Tout le monde a encore en tête les évènements du 27 août 2013 où la foule en colère fuyant les exactions des ex-séléka s’était venue se réfugier sur le tarmac de l’aéroport de Bangui M’Poko. Alerté, l’archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga, s’était rendu précipitamment à l’aéroport, traverse les barrages, se retrouve sur la piste au milieu de la foule. Il écoute les revendications de la population. Sa présence rassure les déplacés. Cette réaction rapide de l’archevêque lui a valu une reconnaissance nationale. Il se fait une réputation d’homme de paix, un homme qui ne recule pas devant la menace des armes pour apporter, au plus fort des accrochages, là de l’aide aux civils, ici de la nourriture et de l’eau.

Or depuis quelques jours et surtout après l’enlèvement des deux otages dont une française et une centrafricaine par les Anti-Balaka, l’homme de Dieu le plus célèbre Monsieur Nzpalainga s’est montré encore plus habile, ferme, stratège. Il a fait sortir toutes ses cartes, ses tactiques et sa stratégie en matière de négociation même s’il a été à un moment donné coaché par trois membres de services secrets français arrivés discrètement à Bangui spécialement pour cette affaire. Ses efforts ont payé, son engagement pour la paix dans notre pays a du sens. Grace à lui, notre Pays est sorti grandi dans cette affaire qui a hanté tous les centrafricains.

Au nom de tous les centrafricains qui sont contre ces enlèvements, nous vous dirons MERCI. Vous êtes notre Héros.

Nicole Feingaï, Rabat (Maroc) pour CNC

Centrafrique : Samba Panza célèbre son l’an 1 au pouvoir

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Première-année-de-Samba-Panza-au-pouvoir.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Première année de Samba-Panza au pouvoir
Photo: Fred Krock pour CNC

Centrafrique : Samba Panza célèbre son l’an 1 au pouvoir

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 24-01-2015.

C’est à travers une conférence-bilan que la Président de transition en RCA, Catherine Samba Panza entourée des présidents des cinq autres institutions républicaines de la transition, à savoir la Présidence, la Primature, le Conseil national de transition, la Cour constitutionnelle de transition, le Haut conseil de la communication de la transition, l’Autorité nationale de la transition a célébré ce 23 janvier 2015. Plusieurs personnalités centrafricaines et des représentants des organisations internationales ont pris d’assaut le hall de l’Hémicycle de l’Assemblée nationale à l’appel de Samba Panza. L’événementiel était à la fête.

Cette célébration faut-il le rappeler, intervient à un moment où Claudia Pryste une humanitaire française et Gustave un religieux travaillons pour le compte de l’Ong catholique CODIS grisaient encore dans les mains des ravisseurs Anti-Balaka depuis 72 heures. Samba Panza n’a minimisé ce rapt : « Avant tout, nous condamnons avec la dernière rigueur de tels actes contre n’importe quelle personne. Nous ne pouvons pas imaginer que des gens puissent procéder par ce kidnapping en échange de la libération d’un personnage qui est soupçonné d’un certain nombre de forfaits. Comme à notre arrivée à la tête de l’Etat, nous avons affirmé notre volonté de lutter contre l’impunité, d’un côté, mais nous avons également affirmé notre volonté de faire de la réconciliation, d’où mes appels aux Anti-balaka et aux Séléka dans l’esprit de l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville. » A-t-elle déclaré avant d’ajouter : « Beaucoup n’ont pas compris, pensant que c’est une faiblesse et qu’ils pouvaient se permettre toute sorte d’actions contre la population. C’est inadmissible. Donc, je le répète, nous condamnons le kidnapping par les Anti-balaka de cette humanitaire française. En attendant, nous sommes en négociation pour leur dire qu’ils doivent comprendre qu’ils n’ont pas intérêt à durcir leur position, ce qui compliquerait davantage leur situation. Ce kidnapping en monnaie d’échange pour libérer Andjilo est l’occasion de nouveaux braquages, nouveaux enlèvements et de création de nouvelles conditions d’insécurité. »

Le Sommet de Nairobi soulevé par les journalistes a retenu l’attention de Catherine Samba Panza dans les échanges et elle déclare : « La situation de Nairobi a fait couler tant d’encore et de salives ces derniers temps. Soyez fixés aujourd’hui que je n’ai pas été informée au départ de cette initiative, les autorités de la transition non plus n’ont pas été impliquées dans cette initiative. J’en ai entendu pour la première fois par le biais des Anti-balaka qui m’ont fait savoir qu’ils y étaient conviés. Dès lors, nous avons décidé de garder notre ligne de conduite de la transition, parce que tous les centrafricains gardent encore en mémoire ce qui s’est passé à Ndjamena où le Chef de l’Etat et le Premier ministre ont été démis. Nous avons tous estimés que ces genres de décisions ne pourraient que se prendre en terre centrafricaine, que les centrafricains prennent leur destin en main. » Elle a poursuivi : « Quand j’ai convaincu les Forces vives de la Nation à aller à Brazzaville, j’ai précisé qu’il s’agissait de la phase 1 du Forum de Bangui dont la phase 2 serait les consultations à la base pour culminer à la phase 3 qui est le Forum national de Bangui proprement dit […] Par conséquent tout autre schéma n’est pas accepté, ni par forces vives de la nation, ni par les autorités de la transition. »

Par ailleurs, l’ensemble des autorités de la transition ont fait état d’une certaine avancée sur le plan humanitaire, sécuritaire et de la relance économique. C’est par exemple que le Premier ministre Mahamat Kaoun qui, répondant à la préoccupation du redéploiement de l’Etat sur l’ensemble du territoire, a rassuré que ce travail se fait lentement, mais surement. Au passage, le chef du gouvernement a cité les rétablissements « des symboles » de l’autorité de l’état dans les localités de province, notamment les préfets, les sous-préfets et les Secrétaires généraux de mairie. Le Président du CNT, Alexandre Ferdinand Nguendet quant à lui, a rassuré que son institution est bien avancée sur les travaux de la rédaction de l’avant-projet de la Constitution. Le président de l’ANE, Dieudonné Kombo Yaya a fait savoir qu’évidemment, son institution éprouve des difficultés financières pour tenir son chronogramme révisé d’ici juin prochain, afin d’organiser les élections.

Cependant, en ce qui concerne les perspectives, il y a un petit bémol : La préparation et l’organisation effective des élections dans la période fixée par la prolongation de la Transition, en souhaitant que l’ANE dispose des moyens requis pour tenir ce délai. Tenir les échéances électorales est pour nous un pari audacieux, alors que l’Etat a disparu, que les collectivités territoriales ont été anéanties, que les actes de l’état civil ont été détruits, que les listes électorales doivent être entièrement reconstituées, qu’il y a encore un nombre importants de déplacés et de réfugiés. Mais nous devons absolument tenir ce pari. Tout en ayant conscience que nous ne devons pas organiser une mascarade électorale dont notre pays n’a pas besoin et qui risque de le replonger dans le chaos » a fait savoir Samba Panza.

Bangui, Fred Krock pour CNC

L’audience de première comparution devant la CPI de Dominic Ongwen de la LRA programmée pour le 26 janvier 2015

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Cour-Pénéale-Internationale-CPI.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Cour Pénéale Internationale CPI

L’audience de première comparution de Dominic Ongwen de la LRA programmée pour le 26 janvier 2015

 

La Haye – Corbeau News Centrafrique : 24-01-2015.

La première comparution de Dominic Ongwen devant le juge unique de la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale (CPI), Mme la juge Ekaterina Trendafilova, aura lieu le lundi 26 janvier 2015, à 14h00 (heure locale de La Haye). Dominic Ongwen a été transféré à la CPI le 20 janvier 2015 en exécution d’un mandat d’arrêt pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre délivré par la Cour le 8 juillet 2005.

Au cours de l’audience de première comparution, le juge unique vérifiera l’identité du suspect et la langue dans laquelle il pourra suivre les procédures. Le suspect sera informé des charges portées à son encontre.

Rappelons que Dominic Ongwen serait le commandant présumé de la brigade Sinia de l’Armée de résistance du seigneur (ARS). Le 8 juillet 2005, la CPI a délivré un mandat d’arrêt à son encontre pour trois chefs de crimes contre l’humanité (meurtre ; réduction en esclavage ; et actes inhumains causant de grandes souffrances ou des atteintes graves à l’intégrité physique) et quatre chefs de crimes de guerre (meurtre ; traitements cruels à l’encontre de civils ; fait de diriger intentionnellement une attaque contre une population civile ; et pillage) prétendument commis en 2004 dans le contexte de la situation en Ouganda.

CPI

Centrafrique : l’ONU lance un appel de fond pour continuer à porter assistance aux réfugiés

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Les-Refugiés-centrafricains-dans-un-Camp-au-Cameroun.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Refugiés centrafricains dans un Camp au Cameroun
Les Refugiés centrafricains dans un Camp au Cameroun

Centrafrique : l’ONU lance un appel de fond pour continuer à porter assistance aux réfugiés

 

ONU – Corbeau News Centrafrique : 24-01-2015.

L’agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a lancé vendredi un appel de fonds d’un montant de 331 millions de dollars afin de lui permettre de porter assistance à plus de 450.000 réfugiés centrafricains qui luttent actuellement pour survivre dans la région.

Lors d’une conférence de presse à Genève, un porte-parole de l’agence de l’ONU pour les réfugiés, Karin de Gruijl, a expliqué que cet appel, lancé par le HCR et 18 de ses partenaires, pour obtenir 331 millions de dollars supplémentaires a pour but de permettre à l’agence de fournir une protection, de la nourriture, de l’eau potable, des abris, et des soins de santé de base à environ de 460.000 réfugiés centrafricains, dont l’agence estime qu’ils tenteront de chercher refuge au Cameroun, au Tchad, en République démocratique du Congo (RDC) et en République du Congo d’ici la fin de l’année.

Plus de deux ans de guerre civile et de violence en République centrafricaine ont entrainé au déplacement de milliers de personnes, alors que les affrontements se entre l’alliance Séléka à majorité musulmane et les milices chrétiennes Anti-Balaka.

Selon les estimations de l’ONU, près de 440.000 personnes sont toujours déplacées dans le pays et 190.000 autres ont demandé asile au-delà des frontières centrafricaines. Dans le même temps, plus de 36.000 personnes, y compris issues de l’ethnie minoritaire peule, restent piégées dans des enclaves à travers le pays, caressant l’espoir de trouver asile dans les États

ONU

ITALIE: Une religieuse accouche sans savoir qu’elle était enceinte

0

Journal de Montréal / Corbeau News Centrafrique: 23-01-2015.

 

Une religieuse accouche
©JDM

Une religieuse accouche sans savoir qu’elle était enceinte

 

Une religieuse a surpris tous ses collègues en accouchant d’un petit garçon, sans savoir qu’elle était enceinte. La femme originaire de l’Afrique du Sud souffrait de sévères douleurs à l’estomac, rapporte The Mirror.

La nonne agonisante s’est rendue à l’hôpital avant d’accoucher d’un bambin en parfaite santé. Celui-ci est toujours sous la surveillance des médecins.

Le couvent de la nouvelle maman a exprimé son intérêt à prendre soin du bébé, selon le tabloïd anglais.

Ce n’est pas la première fois qu’une religieuse accouche de façon inattendue. L’année dernière, une sœur salvadorienne de 31 ans a nommé son bébé-surprise en l’honneur du pape François.

Alertes Info: l’humanitaire enlevée en Centrafrique vient d’être liberée

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Otage-francais-en-Centrafrique-est-libre.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Otage francais en Centrafrique est libre

 

Alertes Info: l’humanitaire enlevée en Centrafrique vient d’être libérée

 

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 23-01-2015.

Pour Ceux qui nous ont suivis en direct depuis ce matin, nous venons d’annoncer il y’a 10 minutes la libération de l’humanitaire enlevée en République centrafricaine par les Anti-Balaka. Pour l’heure nous ne connaissons pas exactement les récompenses liées à cette libération. C’est l’un des preneurs d’otages qui nous ont signalés par message texte sur notre téléphone. L’otage libérée est en route vers la sortie de Boy-Rabe. Nous attendons la confirmation de cette nouvelle par les autorité officielles. Pour l’heure pas de réaction coté sangaris, ni de la Minusca.

Comme nous l’avions annoncé, certains des ravisseurs n’ont pas du tout apprécié les exigences des frères du général Andjilo qui demandent seulement la libération de leur frère arrêté il y’ a quelques jours.

Des discussions en vue de la libération des otages ont été reprises ce matin par l’archevêque de Bangui Monseigneur Dieudonné Nzapalainga. L’humanitaire, Claudia Priest, 67 ans, éducatrice spécialisée, et son collègue centrafricain étaient retenus par des anti-balakas qui protestaient contre l’arrestation d’un de leurs chefs, Rodrigue Ngaïbona, alias « général Andjilo ».

Nous suivons en direct l’évolution de la situation à Boy-Rabe oû les Anti-Balaka ont installé leur État-Major.

 

Gisèle MOLOMA, Bangui  pour CNC

Centrafrique : les Anti-Balaka divisés sur la libération des otage

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Andjilo-et-ses-élements-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Andjilo et ses éléments à Bangui

Centrafrique : les Anti-Balaka divisés sur la libération des otages

 Bangui – Corbeau News Centrafrique: 23-01-2015.

Pendant que Catherine Samba-Panza fête sa première année au pouvoir dans une ambiance festive où le champagne coule à flot, l’Archevêque de Bangui, Monseigneur Nzapalainga continue de mener les négociations en vue de la libération des personnes capturées par l’aile dure des Anti-Balaka proche de Rodrigue Ngaïbona alias Andjilo.

Les négociations qui, au départ étaient cordiales selon l’un des négociateurs, deviennent de plus en plus compliquées du fait de la division marquée entre les ravisseurs de ces deux otages en ce qui concerne leurs revendications. Au départ, les ravisseurs exigent la libération de leurs chefs capturé par la Minusca le samedi dernier comme seule condition à la libération des otages, or, selon l’avis de certains Anti-Balaka joints au téléphone ce matin, l’idée d’exiger la libération du Général Anti-Balaka Andjilo comme préalable à la libération des otages n’est plus envisageable comme seule solution :

« Bien sûr nous continuons à demander la libération du Général Angjilo arrêté par la Minusca mais je pense qu’on doit aussi réfléchir sur d’autres solutions. On ne doit pas aller aux négociations avec une seule revendication, autrement dit on n’arrête de négocier » a expliqué un des chefs militaires Anti-balaka contacté par CNC.

Andjilo avec ses elements à Bangui

Au niveau de la coordination nationale des Anti-Balaka, c’est le silence. Un des entourages de Ngaïssona parle d’une situation inconfortable pour ce dernier. Il n’est plus écouté par ces jeunes ramassés par-ci par-là par Andjilo. Au sein même des preneurs d’otages, certains ont émis l’idée de demander à la France une rançon. Ils veulent une grosse somme d’argent pour la délivrance des otages mais les frères directs du Général Andjilo ne veulent surtout pas entendre parler de rançon :

« Rançon? Pour faire quoi avec? Je ne peux pas vendre mon frère » réplique un des frères de Rodrigue Ngaïbona alias Général Andjilo.

Pour l’heure, c’est la confusion et les frères du Général maintiennent leur position mais pour combien de temps? Ont-ils les moyens de faire vivre ces otages?

Bangui, Gisèle MOLOMA pour CNC

Sangaris : transfert à la MINUSCA de la base opérationnelle avancée de Grimari

0

Corbeau News Centrafrique: 23-01-2015.

 

Minusca.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Transfert de la base opérationnelle de Grimari à la Minusca

 

Sangaris : transfert à la MINUSCA de la base opérationnelle avancée de Grimari

 

C’est dorénavant le contingent congolais de la MINUSCA qui assure la responsabilité de la base opérationnelle avancée de Grimari. Une cérémonie réalisée en présence du général Bellot des Minières, commandant de la force Sangaris, du colonel Fielany, adjoint au commandant de la zone MINUSCA, et du sous-préfet de Grimari, a officialisé ce transfert et le retrait des soldats français.

Grimari se situe à 260 km au nord-ouest de Bangui, sur l’axe reliant la capitale à Bambari, deuxième ville du pays. La normalisation de la situation sécuritaire dans cette ville est donc une étape importante dans celle de l’ensemble du pays.

Après 11 mois de présence à Grimari et dans la préfecture de l’Ouaka, la force Sangaris a mis fin aux violents affrontements entre anti-Balaka et ex-Séléka dont la population était régulièrement victime. Elle a permis le rétablissement des conditions sécuritaires nécessaires au retour de l’autorité de l’Etat avec la remise en place de l’administration. Les conditions de sécurité minimales ont progressivement favorisé une reprise des activités économiques et un retour à la vie normale pour les habitants de la ville.

Le général Bellot des Minières, dans son adresse, à salué le travail accompli au cours de ces derniers mois par les militaires du GTIA Korrigan, dans la continuité de l’action d’apaisement initiée par les GTIA Scorpion et Magenta, pour faire de Grimari une ville de réconciliation. Le commandant de la force Sangaris a également rendu hommage à l’action du gouvernement de transition qui a toujours soutenu le maire de Grimari, les gendarmes de la ville, puis la réinstallation d’un sous-préfet au mois novembre. Tous ont, par leur investissement, contribué pour une large part à la normalisation de la situation de la ville.

Les militaires du contingent congolais de la MINUSCA, installés depuis le mois de décembre aux côtés des soldats de Sangaris vont poursuivre sur la voie de ce succès. Le général Bellot des Minières leur a réitéré le soutien des forces françaises dans leur mission au profit de la population centrafricaine.

Par leur action, les militaires de la force Sangaris ont contribué à la mise en place d’un environnement propice qui a conduit au départ de la garnison Séléka au mois de décembre, à la réconciliation entre les habitants de la ville et les Peuls en janvier, et à la renonciation des anti-Balaka aux activités de prédation.

Les soldats français, peuvent légitimement avoir le sentiment du devoir accompli à l’heure de cette transmission de flambeau au bataillon congolais de la MINUSCA.

Environ 2 000 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 8 500 hommes de la MINUSCA. Lancée le 5 décembre 2013 par le président de la République, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimal en République centrafricaine et à accompagner la montée en puissance progressive de la mission de l’ONU.

Ministère de la défense (France)

DIASPORA CENTRAFRICAINE: COMMUNIQUE DE PRESSE SUR LE FORUM DE BANGUI

0

Corbeau News Centrafrique: 23-01-2015.

communiqué de presse de la diaspora centrafricaine

DIASPORA CENTRAFRICAINE

COMMUNIQUE

Dans le cadre des consultations populaires, prélude au Forum de Réconciliation Nationale et du dialogue politique qui se tiendra à Bangui, la diaspora Centrafricaine organisera une importante réunion le samedi 31 janvier à partir de 10 heures précises, dans la salle des réunions de l’Ambassade de la République Centrafricaine de France, située au 30, rue des perchamps 75016 Paris.

Vu l’importance des points qui seront débattus, la présence de tous est vivement souhaitée.

Fait à Paris, le 22 janvier 2015

Pour la Diaspora

Thierry BONGOLO

Ampliations :

– Ministère centrafricain des Affaires et des Centrafricains de l’étranger ;
– Ambassade de la République Centrafricaine en France ;
– Représentation de la Diaspora à la commission préparatoire du Forum de réconciliation nationale et du dialogue politique. /.

RCA: Voici l’Etat africain où le prix d’une grenade est le même que celui d’une bouteille de Coca-Cola

0

Express.be / Corbeau News Centrafrique: 23-01-2015.

 

Anti-Balaka-de-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>les anti-balaka de Bangui

 

Voici l’Etat africain où le prix d’une grenade est le même que celui d’une bouteille de Coca-Cola

 

La République centrafricaine peut être considérée comme un microcosme du commerce international d’armes, écrit Andrew Harding de la BBC. Les grenades présentes sur le marché de ce pays proviennent de Chine ou de Bulgarie, les mortiers sont soudanais, les lance-roquettes sont iraniens, les balles sont britanniques, belges ou tchèque et les tours de tir sont espagnoles ou camerounaises, indique un rapport détaillé sur le commerce des armes en RCA.

En 2013, lorsque ces armes sont arrivées dans les mains des membres de la Seleka, une coalition religieuse musulmane au pouvoir en RCA, une guerre civile a éclaté provoquant le déplacement de centaines de milliers de civils.

« Les grenades à main de type 82-2 sont parmi les articles militaires les plus répandus en RCA », précise le rapport Conflict Armament Research group, un organisme de l’Union européenne. Selon le rapport, elles sont si répandues sur le marché que leur prix d’achat varie entre 0.5 et 1 dollar l’unité, soit un prix moins élevé qu’une bouteille de Coca-Cola. De petite taille et facile à dissimuler, elles ont un impact conséquent sur la sécurité et sont responsables de nombreux décès et de blessures dans les populations civiles, à Bangui et partout dans le pays tout au long de l’année dernière.

Les forces de la Seleka de la capitale possèdent ces grenades ainsi que les mercenaires étrangers à plusieurs endroits. Elles semblent avoir été introduites en RCA par plusieurs Etats voisins comme le Soudan. Leur fabrication daterait de 2006 et il semble qu’elles aient été destinées dans un premier temps au Népal à partir de la Chine.

Dans plusieurs cas, des munitions chinoises et iraniennes présentes en RCA semblent avoir transités depuis le Soudan. Pour la Chine, ce trafic constituerait une violation des conditions générales d’utilisation entre les deux pays. L’armée népalaise affirme n’avoir jamais utilisé ce type de grenades. .

« Peu importe d’où viennent les armes, le résultat est clair : le Seleka avec sa prise de pouvoir a inondé une région déjà remplie d’armes. Ses membres ont commis de graves violations des droits de l’homme incluant des assassinats de femmes et d’enfants », a déclaré Lewis Mudge de Human Rights Watch.

Express.be

Centrafrique : le Conseil de sécurité reconduit l’embargo sur les armes jusqu’en 2016

0

Centre d’actualités de l’ONU / Corbeau News Centrafrique: 23-01-2015.

les soldats Anti-Balaka à Bangui en Centrafrique

Centrafrique : le Conseil de sécurité reconduit l’embargo sur les armes jusqu’en 2016

Le Conseil de sécurité de l’ONU a reconduit jeudi l’embargo sur les ventes d’armes à la République centrafricaine ainsi que l’obligation pour les Etats membres de respecter le gel des ressources économiques et l’interdiction de voyager imposés à certains groupes et individus dans le pays.

A l’occasion d’une réunion sur la Situation en République centrafricaine, le Conseil de sécurité a adopté à l’unanimité de ses 15 membres une résolution reconduisant jusqu’au 29 janvier 2016 l’injonction faite aux Etats d’« empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects à la République centrafricaine » d’armements ou de matériels connexes.

Ces mesures, précise la résolution, ne s’appliquent pas « aux fournitures destinées exclusivement à l’appui de la Minusca, de la Force régionale d’intervention (FRI) de l’Union africaine et des missions de l’Union européenne et des forces françaises déployées en République centrafricaine », ni aux « livraisons de matériel militaire non létal destiné exclusivement à un usage humanitaire ».

La reconduite de l’embargo sur les armes s’assortit d’une obligation pour les États membres d’« interdire l’entrée ou le passage en transit sur leur territoire de personnes désignées par le Comité » nommé à cette fin par le Conseil et de « geler immédiatement les fonds et autres avoirs financiers et ressources économiques se trouvant sur leur territoire qui sont en la possession ou sous le contrôle direct ou indirect des personnes ou entités désignées par le Comité ».

Se déclarant préoccupé « par les informations selon lesquelles des réseaux de trafiquants continuent de financer et d’approvisionner les groupes armés » dans le pays, la résolution encourage le Groupe d’experts sur la République centrafricaine, dont elle proroge le mandat jusqu’au 29 janvier 2016, « à porter une attention particulière à l’analyse de ces réseaux ».

En conclusion, la résolution du Conseil demande instamment « à toutes les parties et à tous les Etats membres, ainsi qu’aux organisations internationales, régionales et sous régionales de coopérer avec le Groupe d’experts et d’assurer la sécurité de ses membres ».

Centre d’actualités de l’ONU

Centrafrique : peut-on désarmer les groupes armés par la Force?

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Soldats-français-de-la-force-Sangaris-à-Bangui-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Soldats français de la force Sangaris à Bangui en Centrafrique
Photo: Laurent Van der Stockt

Centrafrique : peut-on désarmer les groupes armés par la Force?

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 23-01-2015.

Depuis le coup d’État de mars 2013 où les rebelles de l’Ex-coalition Séléka ont chassé du pouvoir le Président François Bozizé, la Centrafrique est devenue un pays de non droit malgré la présence renforcée des forces internationales. Plusieurs groupes armés se sont créés et chacun cherche à se positionner en force pour contrôler un maximum du territoire. Les Deux principaux groupes armés connus sont les Anti-Balaka et l’Ex-coalition Séléka. L’Ex-coalition séléka contrôle actuellement plus de 60% du territoire centrafricain contre un peu plus de 25% pour les Anti-Balaka. Chaque camp essaie d’exploiter au maximum le territoire occupé. Or, les activités menées par ces groupes rebelles fragilisent totalement l’État centrafricain à tel point que plusieurs voix s’élèvent pour demander l’application pure et simple de la résolution des Nations-Unies qui n’est autres que la protection des civiles et le désarmement des groupes armés sur place. Mais peut-on désarmer les groupes armés par la force comme stipule cette résolution? Or, les avis divergent sur cette interrogation. Pour certains experts militaires, le désarment forcé des groupes armés est encore possible tant disque d’autres privilégient le désarment volontaire. Comment?

Gislain BERET, Médecin généraliste pense que :

Désarmer c’est avoir des moyens militaires nécessaires pour le faire et que la Minusca qui est une force des nations-Unies ne les manque pas. D’ailleurs la Minusca connait très bien où se trouve chaque camp : Anti-Balaka et Séléka. Leurs chefs sont bien identifiés et repérés. Ils voyagent même en toute impunité. Alors il suffit qu’un petit matin, on les encercle et procéder à leur désarmement voir même leur arrestation. Avec seulement 3000 hommes, la Minusca peut résoudre ce problème. Mais force est de constater que devant les forces de la Minusca, les rebelles non seulement de la séléka mais aussi les Anti-Balaka circulent avec leur armes et tirent même sur les civiles sans réaction de leur part.

Par contre Luc KOSSINGOU, Professeur juge :

Que le désarment forcé est pratiquement impossible vue l’enracinement de ces forces négatives dans leurs zones de contrôle. Les Anti-Balaka et Séléka agissent comme des trafiquants de drogue. Comme vous le savez, les trafiquants sont généralement des gens très gentils avec leurs entourages. Ils agissent en protecteurs des faibles contre les puissants ennemis. Ils qualifient toujours leurs ennemis de dangereux et c’est une manière de cultiver la peur en continue au sein de la population de leur localité afin de justifier leur existence. En plus d’agir comme protecteurs, ces groupes armés font régner la peur avec comme objectif d’éviter de se retrouver avec un éventuel traitre. Celui qui est contre leurs actes est considéré automatiquement comme un traitre. Ainsi, ces groupes armés font trainer des gens derrière eux. Aller désarmer par force ces Bandits, c’est aussi affronter les civils surtout que c’est difficile de faire la différence entre un rebelle et un civil. Comment peut-on désarmer dans de telle condition?

D’abord si les centrafricains acceptent qu’on désarme par la forces les Séléka et Anti-Balaka, il faut qu’ils soient prêts à accepter les pertes civiles. Je vous montre seulement un exemple : regarder seulement la foule des jeunes enfants qui courent derrière les Sangaris quand ils sont dans les quartiers et si jamais il y’a une embuscade? Dans certaines vidéos que j’ai pu voir, lors des échanges de tirs entre la Sangaris et les séléka à Bangui l’année dernière, j’ai vu même des enfants d’à peine 6 ans derrière les Sangaris? Comment peut-on interpréter ça?

Hormis le risque élevé en perte civile, chaque groupe armé dispose de service de communication qui ne tarde pas à créer de l’émotion au sein de la population toute entière. Pour un rebelle tué par les forces internationales, on utilise cette histoire pour faire de grand bruit et accuser ces forces d’assassinat…

Ces deux exemples montrent que c’est difficile de désarmer ces deux grands groupes armés sur notre territoire par la force surtout que la France ne veut pas qu’on l’accuse de génocide comme au Rwanda. Le désarmement, c’est à nous centrafricains de le faire et non aux autres.

Sahate Malik pour CNC

Centrafrique: Samba Panza lance deux chantiers à Haute intensité de main de œuvre à Bangui

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Catherine-Samba-Panza-à-Bangui2.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Catherine Samba-Panza à Bangui
Catherine Samba-Panza. Photo: Fred Krock pour CNC

Samba Panza lance deux chantiers à Haute intensité de main de œuvre à Bangui

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 2.-01-2015.

En prélude à la célébration de l’an 1 de Catherine Samba Panza au pourvoir, elle a lancé ce jeudi 22 janvier 2015 dans le 6ème et le 2ème arrondissement de Bangui, deux chantiers de travaux publics à Haute intensité de main d’œuvre. A ses côtés, le ministre des Travaux publics, Laurent Clair Malefou, le Président du CNT Alexandre Ferdinand Nguendet et Mme Hyacinthe Wodobodé Présidente de la Délégation spéciale de la ville de Bangui et Ibrahim Midou, Représentant résident de la Banque mondiale qui finance ces projets à hauteur de d’environ cinq milliards de F. Cfa.

D’emblée, la question de l’emploi des jeunes désœuvrés était au centre de ces deux projets, à savoir la construction d’un canal maçonné dans le quartier Kpéténé (6ème arrondissement) et la construction d’un pont métallique provisoire par Sangaris sur le pont cassé de Sapéké. Pour Catherine Samba Panza, « il y a beaucoup de jeunes sans emploi dans notre pays, vous le savez. J’ai pris contact avec la Banque mondiale qui a accepté de financer ces travaux, mais orientés dans les Travaux à haute intensité de mains d’œuvres pour résorber, ne fut-ce que temporairement ce problème. C’est pourquoi, j’invite les maires, les chefs de groupements et de quartiers à veiller au système de rotation pour qu’à chaque semaine des jeunes soient recrutés dans le cadre de ce projet. » a-t-elle déclaré avant de lancer cet appel patriotique aux habitants desdites localités – bénéficiaires directs desdits projets, afin de se l’approprier : « Quant à vous mes enfants, jeunes du 6ème et du 2ème arrondissement, je vous exhorte à faire de ces chantiers votre travail au lieu de suivre les seigneurs de guerre d’aller prendre des armes pour tuer vos frères. Vous comprendrez pourquoi dès l’évaluation de ce projet, j’ai instruit le Premier ministre pour débloquer rapidement le fonds des gens qui verront leurs habitations détruites pour la réalisation de ce pont. Je profite pour demander pardon aux personnes qui doivent quitter leurs maisons, mais c’est aussi leur sacrifice pour pays. En deux semaines de chantier, Sangaris et le Ministère des travaux publics vont nous installer ce pont d’ici fin janvier prochain. »

Le Ministre des Travaux publics, Lurent Malefou présente le cadre de ces projets : « les principaux partenaires au développement ont répondu favorablement à l’appel du gouvernement. Pour sa part, la Banque mondiale a accepté de mettre en place un programme d’urgence dont l’objectif principal est la mise en œuvre des Travaux à hautes intensité de main d’œuvre (THIMO) en vue de créer des emplois en faveur des jeunes, notamment les jeunes désœuvrés […] A travers le projet de ‘’Facilitation du transport et du transit en zone CEMAC – Composante centrafricaine’’, la Banque mondiale a accepté de dégager un montant d’environ quatre (04) milliards de F.CFA pour exécuter les THIMO. » Ce projet, selon le membre du gouvernement va « s’exécuter dans plusieurs arrondissements de Bangui, notamment le 1er, 2ème, 3ème, 4ème, 6ème, et 8ème arrondissements. Les travaux seront mis en œuvre par des entreprises nationales recrutées suite aux procédures d’appel d’offres et vont s’exécuter selon la méthode HIMO (Haute intensité de main d’œuvre). »

Quant à M. Mahamat Midou Représentant résident de la Banque mondiale, il se réjoui que ce que son institution ait pris juste la mesure de la situation critique de traverse la RCA, afin de revoir en hausse son enveloppe en faveur de ce pays : La Banque mondiale, notre institution a restructuré son portefeuille pour répondre aux besoins nouveaux et urgents dans un contexte de crise » a-t-il indiqué. Il ajoute « l’expérience de notre institution, dans d’autres situations similaires y compris en Côte d’Ivoire a montré que les activités HIMO (Travaux à haute intensité de main d’œuvre) constituent une stratégie efficace pour atténuer la vulnérabilité des jeunes en proie à la violence et au conflit. Ces travaux contribuent à la réinsertion économique et sociale dans ce pays[…] Les autorités centrafricaines de la transition et de la Banque mondiale ont décidé de conjuguer leurs efforts pour mettre en œuvre les activités HIMO, avec des approches, à la fois, économique et sociales et donc, avec impact immédiat sur la population. » Midou a rassuré quant à la disponibilité de son institution à poursuivre son appui à la RCA.

De quoi susciter la reconnaissance du Ministre des TP Laurant Clair Malefou qui a avoué « Nous saluons les efforts de la Banque mondiale dans le cadre de ce financement, mais également l’appui des autres partenaires, notamment l’Agence française de développement (AFD) et plusieurs Organisations non gouvernementales qui interviennent auprès des communautés de base. » Le membre du gouvernement annonce par ailleurs que d’autres projets de grande envergure sont en exécution ou en cours de préparation ; nous voulons citer les travaux de reconstruction du Pont SICA 3, du Pont Sapéké, du boulevard Charles de Gaulle t de l’Avenue de la CEMAC dont les dossiers sont bien avancés […] Nous encourageons tous les autres partenaires à suivre ce genre d’initiative en faveur de la population pour donner l’occasion à tout un chacun de trouver de l’emploi dans une perspective globale du retour de la paix dans notre pays. »

C’était un véritable soulagement pour les habitants des localités ciblées dont la reconnaissance exprimée par Hyacinthe Wodobodé Maire de Bangui qui voit à travers chantiers, non seulement le retour à la splendeur de Bangui, mais un moyen de fournir de l’emploi aux jeunes.

Bangui, Fred Krock pour CNC

Centrafrique: Qui est derrière Rodrigue Ngaïbona alias « Général Andjilo »?

0

Anti-Balaka-à-PK9-vers-Gobongo.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Les-Anti-Balaka-à-PK9-vers-Gobongo.jpg” alt=”Les Anti-Balaka à PK9 vers Gobongo” width=”628″ height=”356″ />

Qui est derrière Rodrigue Ngaïbona alias « Général Andjilo »?

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 23-01-2015.

À peine 25 ans pas plus, l’homme le plus célèbre médiatiquement depuis le week-end dernier, le Général Anti-Balaka Rodrigue NgaÏbona alias Andjilo est sans doute l’un des Chefs militaires Anti-Balaka les plus dangereux et impitoyables depuis le lancement de leur attaque sur Bangui en décembre 2013. En plus de n’avoir aucune considération d’humanité dans son action, cet enfant soldat redoutable est capable non seulement de visiter et piller plusieurs familles en une seule journée, mais aussi de voler des véhicules de luxes circulant à Bangui ou en provinces. L’homme dispose à ses ordres un peu plus de 200 jeunes hommes armés capables de tout.

Alors, la question qui revient toujours et que beaucoup des centrafricains se la posent : qui est vraiment derrière ce fameux Général Andjilo? Qui le finance? Où et Comment il s’approvisionne en armes? Difficile de le savoir en tout cas mais quelques faits observés permettent d’en faire quelques idées.

Le soir de l’enlèvement par les Anti-Balaka de deux personnes dont une Française, en mission humanitaire en Centrafrique et un employé centrafricain de son ONG à Bangui, je suis allée à Pk12 (un quartier nord de Bangui) comme d’habitude rendre visite à ma collègue. Soudain, j’ai entendu un homme parler fort, très fort au téléphone derrière moi. Quand je me suis tournée pour voir le Monsieur, j’ai vu trois (3) hommes bien habillés marchant très vite mais l’un qui était au téléphone a l’air menaçant. Au téléphone l’homme semble perdre son calme. Il criait :

«  Mbi téné ala gui gui a gbéngba main. À la zia à zou voko. Mo inga déjà que à la gbou petit ni awé so, yé koué à ounzi na I awé ».

En Français : Je vous dis de chercher seulement les blancs. Vous laissez les noirs. Tu sais, ils ont déjà arrêté le petit et on n’a plus rien.

En écoutant ce monsieur, l’idée que je me suis faite est que ce fameux Général Anti-Balaka n’est pas le seul commanditaire de ses actes. Cet enfant soldats agit sous ordre de quelqu’un très influent. Mais qui est ce Monsieur qui semblait donner des ordres au téléphone? Mystère! Seulement au bout de 400 à 500 mètres de marche à la queue leu leu, j’ai pu comprendre que le Monsieur en question n’est qu’un policier centrafricain et les deux autres hommes l’accompagnant sont des militaires. Toutefois, peut-on dire que le Général Anti-Balaka Andjilo agit sous ordre d’un seul homme? Pas si sûr mais le geste posé par ce Monsieur nous pousse à réfléchir un peu plus sur la structure de l’entreprise criminelle dirigée par Rodrigue Ngaïbona alias Andjilo surtout au niveau de l’entreposage et l’écoulement des biens volés, de ravitallement en armes…

Maintenant que le Général Andjilo est devant la justice, les centrafricains veulent comprendre un peu plus sur l’attaque de Bangui en décembre dernier qui a couté le vie à beaucoup des centrafricains.

Bangui, Gisèle MOLOMA pour CNC

Centrafrique : des enquêteurs de l’ONU sur la RCA appellent à créer un tribunal international spécial

0

Xinhua / Corbeau News Centrafrique: 22-01-2015.

les enquêteurs de l'ONU sur la Centrafrique

Des enquêteurs de l’ONU appellent à créer un tribunal international spécial

 

Deux membres de la Commission internationale d’enquête sur la République centrafricaine ont appelé mercredi à la création d’un tribunal “véritablement international” chargé de poursuivre les auteurs de crimes de guerre commis dans ce pays.

“Nous sommes ici pour dire que nous avons des recommandations à faire au Conseil de sécurité et au Secrétaire général mais aussi à l’Union africaine et au gouvernement centrafricain“, a dit Fatimata M’Baye lors d’une conférence de presse au siège de l’ONU au côté d’un autre membre de la Commission d’enquête, Philip Alston.

“Nous pensons que pour que ce conflit ne s’aggrave pas à nouveau, la communauté internationale doit agir rapidement contre ceux qui violent les droits de l’homme et le droit humanitaire”, a-t-elle ajouté.

Mme M’Baye et M. Alston ont rappelé que des crimes de guerre ont été commis par toutes les parties impliquées dans le conflit qui déchire la République centrafricaine.

La Commission d’enquête a été mise en place par le Conseil de sécurité de l’ONU en 2013. Outre Mme M’Baye et M. Alston, elle compte un troisième membre, Bernard Acho Muna, qui la préside.

M. Alston a déclaré que le plus récent rapport de la commission recommande fortement la mise en place de mécanismes de lutte contre l’impunité, notamment l’établissement d’un tribunal “pleinement international “pour enquêter sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité.

Il a souligné que les Nations Unies discutent actuellement de la création d’un tribunal de cette sorte pour poursuivre les acteurs politiques qui ont commis ces crimes.

Xinhua

LANCEMENT OFFICIEL DES CONSULTATIONS A LA BASE EN PRÉLUDE AU FORUM DE BANGUI

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Lancement-officiel-de-la-consultation-populaire-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Lancement officiel de la consultation populaire à Bangui
Photo: Éric Ngaba pour CNC

LANCEMENT OFFICIEL DES CONSULTATIONS A LA BASE EN PRÉLUDE AU FORUM DE BANGUI

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 22-01-2015.

Les choses se précisent pour la tenue du dialogue national, autrement dit Forum de Bangui, prévu en mois de février dans la capitale centrafricaine. Il a fallu mettre en place une politique des consultations à la base en prélude à ce dialogue inter-centrafricain considéré comme une chance pour la bonne marche de la transition de Catherine Samba-Panza. C’est dans cette optique que la Cheffe de l’État de transition a envisagé d’affecter les membres du gouvernement dans leurs régions d’origine afin de préparer le terrain à un Forum de Bangui réussi.

C’était en présence de nombreux officiel dont les membres du gouvernement devant effectuer cette mission à l’intérieur du pays, le corps diplomatiques, la délégation de la MINUSCA, Sangaris et Eufor-RCA, que la cérémonie du lancement officiel de cette politique des consultations à la base s’est déroulée. La cérémonie s’est placée sous l’autorité de Mahamat Kamoun, et Jeannette Détoua respectivement premier ministre, et ministre de la réconciliation nationale qui ont donné le départ des facilitateurs de ces consultations populaires vers les localités où ils sont originaires.

Ces consultations à la base s’inscrivent dans le processus de Brazzaville. Le processus qui a voulu que la Phase 2 et la Phase 3 du processus politique se déroulent en terre centrafricaine afin que le peuple centrafricain s’approprie ce processus dans la perspective du Forum de Bangui.

Les premières équipes des membres du gouvernement devant processus à ce processus des consultations dans les villes et villages partent ce jour par la route dans leurs régions respectives. Ils partent vers les préfectures de Kemo, Lobaye, et Ombella Mpoko pour sensibiliser les populations de ces régions à s’engager dans la voie du dialogue et de la cohésion sociale. Le départ des autres équipes par avion se fera plus tard dans la semaine.

«Des mesures sécuritaires fortes ont été prises pour assurer le déploiement des ministres pour la mission à l’intérieur du pays. Ils seront lourdement escortés par les forces de MINUSCA, Sangaris et l’Eufor. Car nous avons le soutien de la communauté internationale. Ils seront dans les villes et villages de notre pays pour pouvoir passer le message afin que toute Centrafricain participe à cette consultation populaire à la base », a affirmé Jeannette Détoua, ministre de la réconciliation nationale.

Bien que cela s’inscrive dans l’esprit du Forum de Brazzaville tenu le 21 juillet 2014, ce processus des consultations populaires constituent une phase historique dans le processus de la réconciliation nationale.

Éric Ngaba, Bangui pour CNC

L’AMBASSADE DE FRANCE A BANGUI VIENT EN APPUI FINANCIER ET MATERIEL A LA COUR CONSTITUTIONNELLE

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Ambassadeur-de-France-à-bangui-lors-de-la-remise-de-don-materiel-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ambassadeur de France à bangui lors de la remise de don materiel
Photo: Éric Ngaba pour CNC

L’AMBASSADE DE FRANCE A BANGUI VIENT EN APPUI FINANCIER ET MATÉRIEL A LA COUR CONSTITUTIONNELLE DE TRANSITION

 

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 22-01-2015.

La Haute représentation de la République française au près de la République centrafricaine se propose de soutenir la Cour constitutionnelle de transition(CCT) dans le cadre de processus électoral en Centrafrique. C’est dans ce contexte qu’une subvention à hauteur de 19.432 euros soit environ 12.727.960 FCFA a été signée, ce 21 janvier 2015, entre les deux partenaires en plus de lots d’équipements remis à la Cour.

C’était en présence des quelques membres du gouvernement dont le ministre de l’Administration centrale, Président de la Cour constitutionnelle de transition, l’ambassadeur de France à Bangui, le Président de l’Autorité nationale des Elections (ANE), le représentant du président du Haut conseil national de Transition (HCCT), les représentants de la Minusca que la cérémonie de la remise de don et signature d’un mémorandum s’est déroulée.

Ce don d’équipements est composé entre autres de l’installation d’une capacité de stockage, l’installation d’un moyen de communication par internet, la mise à disposition d’un abonnement internet d’un an, la dotation en consommables bureautiques, de l’impression et la reprographie de plaquettes d’informations relatives au contrôle constitutionnel du processus électoral.

La subvention bénéficiera de manière directe non seulement à la Cour et ses 9 Juges mais aussi aux agents mis en disposition, les acteurs du processus électoral centrafricain, à l’Etat et les Citoyens centrafricains.

« C’est de cette façon déterminée que la France se tient aux cotés de tous les Centrafricains pour accompagner la sortie de crise et la tenue d’élection pour lesquels les Centrafricains sont les premiers acteurs », a affirmé Charles Malinas, l’Ambassadeur de France à Bangui.

C’est une bouffée d’oxygène de la part de la Cour constitutionnelle qui va, à travers ce geste du gouvernement français, renforcer ses capacités et faire face aux importants défis qui l’attendent au cours de cette année notamment le contrôle de la régularité des élections présidentielles et législatives. Cette coopération permettra la gestion des contentieux et l’installation du futur président de la République centrafricaine.

« A travers ce gracieux don d’outils de travail à la Cour Constitutionnelle de Transition, nous sommes en présence de symboles lourds de sens que nous avons tout intérêt à savoir décrypter. Je puis vous assurer que je veillerai à ce que ces outils de travail soient utilisés d’une manière rationnelle et efficiente », a fait savoir Zachari Ndouba, le Président de la Cour Constitutionnelle de Transition (CCT), avant de présenter sa reconnaissance aux autres partenaires comme OIF, PNUD, Union européenne et le BINUCA l’ancêtre de la MINUSCA.

Bangui, Éric Ngaba pour CNC

Centrafrique : le Coordonnateur humanitaire appelle à la libération de la Française Thérèse Priest enlevée à Bangui

0

Centre d’actualités de l’ONU / Corbeau News Centrafrique: 22-01-2015.

Déplacés du camp Mpoko à Bangui. photo HCR
©HCR

le Coordonnateur humanitaire appelle à la libération de la Française Thérèse Priest enlevée à Bangui

Le Coordonnateur humanitaire des Nations Unies en République centrafricaine par intérim, Mohamed Malick Fall, a appelé les responsables de l’enlèvement d’une employée humanitaire française à Bangui à la libérer immédiatement.

« Mr. Fall et toute la communauté humanitaire en République centrafricaine sont profondément préoccupés par cet enlèvement et condamnent fermement de tels actes visant la communauté humanitaire au moment où les besoins des Centrafricains sont si grands », a déclaré le Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA) dans un communiqué de presse publié mardi soir.

« Cet enlèvement menace l’ensemble des efforts humanitaires pour les personnes déplacées et les populations dans le besoin », ajoute le communiqué. « La communauté humanitaire appelle tous les Centrafricains et les forces internationales à travailler à sa libération immédiate et à faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire d’urgence aux personnes dans le besoin à travers le pays ».

Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires a rappelé que « les parties au conflit doivent s’abstenir de toute violence contre les civils, y compris les travailleurs humanitaires, et respecter les principes de neutralité, d’indépendance et d’impartialité et les règles du droit international humanitaire ».

Dix-huit travailleurs humanitaires ont été tués en République centrafricaine depuis janvier 2014 et plus de 130 incidents de sécurité visant des travailleurs humanitaires ont été enregistrés.

ONU

Centrafrique: Moussa DHAFFANE (Ex-Séléka) déclare ne plus reconnaitre Sassou Nguesso comme Médiateur de la crise en RCA

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Mohamed-Moussa-dhaffane.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mohamed-Moussa DHAFFANE
Mohamed-Moussa DHAFFANE. ©FP

COMMUNIQUE DE PRESSE N° 01/01/15 de Séléka rénovée

Relatif aux réunions de Nairobi et les préparatifs du forum de Bangui

La Séléka Rénovée pour la Paix et la Justice s’étonne des démarches unilatérales et inopportunes dites de réconciliation en son nom à Nairobi (Kenya) et étrangement soutenues par la Médiation Congolaise. Ces démarches ont vu uniquement la présence de ceux qui ont trahi non seulement les combattants, mais aussi les objectifs républicains de la Séléka.

C’est ainsi que la Séléka informe donc l’opinion publique nationale et internationale qu’elle rejette en bloc toute entente secrète dont elle ignore le bien fondé, et que les réunions de Nairobi n’engagent en rien la Séléka dans tous ses démembrements militaires et politiques.

La Séléka dénonce aussi bien la Médiation du Congo que le Comité préparatoire du Forum de Bangui pour faute de transparence, de partialité et donc de capacité à conduire un meilleur processus de paix dans l’intérêt du Peuple Centrafricain.

La Séléka demande à la CEEAC la désignation d’une NOUVELLE MEDIATION NEUTRE qui pourra accompagner la suite du Forum de Brazzaville en vue d’aider la République Centrafricaine à renouer définitivement avec la paix au delà de tout agenda politique inavoué.

La Séléka demande à la Communauté internationale de continuer à appuyer le processus électoral du pays par l’implication de toutes les sensibilités Nationales dans un esprit de réconciliation nationale, avec le retour assisté des compatriotes déplacés et réfugiés, ainsi que des perspectives claires de justice et de dédommagement.

 Fait le 20 janvier 2015

Pour la Séléka Rénovée pour la Paix et la Justice,

Général Mohamed-Moussa DHAFFANE,

Chef de Délégation au Forum de Brazzaville,

Ancien Ministre d’Etat

RCA – MINUSCA : Pas question de « vaciller dans la lutte contre l’impunité » : dixit Miriam Dessable

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Miriam-Dessable.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Miriam Dessable
Miriam Dessable

Minusca : Pas question de « vaciller dans la lutte contre l’impunité » : dixit Miriam Dessable

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 21-01-2015.

Le service de communication de la MINUSCA a conféré ce mercredi 21 janvier 2015, avec la presse dans le cadre des rencontres hebdomadaires instituées par la force onusienne. Histoire de faire le point régulièrement de leurs actions dans le pays. A cette occasion, Mme Miriam Dessable, responsable de la communication publique de ladite force a réaffirmé la détermination de la MINUSCA à lutter contre l’impunité, notamment à poursuivre les arrestations des oppresseurs du peuple, et ce, malgré le regain de tensions occasionné depuis 72 heures par l’arrestation de Rodrigue Ngaïbona ‘’Andjilo’’.

Le temps reste grave en République centrafricaine, en particulier dans la capitale depuis l’arrestation du général Anti-balaka ‘’Andjilo’’ samedi dernier dans les environs de Bouca et présentement écroué à la SRI.

Le 4ème arrondissement en particulier reste sous haut tension, non seulement du fait de l’arrestation de Andjilo, mais aussi et surtout suite à la prise d’otage, du 19 janvier dernier où une française humanitaire Claudia Cryste et un religieux de l’Ong catholique CODIS. D’ailleurs pour ces otages, Mme Dessable qui a confirmé la libération de leur personnel pris lui aussi en otage le 20 janvier, a réitéré la demande de la MINUSCA pour leur libération immédiate. « La libération de notre collègue ne s’est pas faite aussi facilement comme d’aucuns peuvent le penser. C’est le fruit de la coopération directe entre les forces locales et internationales. Encore une fois, nous demandons la libération des restes des otages qui sont entre les mains de ravisseurs. Nous n’allons pas vaciller devant les revendications des ravisseurs de libérer Andjilo en contrepartie de la libération de ces otages, tout comme nous l’avons fait pour notre collègue. » a-t-elle indiqué.

Quant à la situation de la haute criminalité dans le pays, Mme Dessable a affirmé que la force des Nations unies ne baissera pas la garde, malgré que le gouvernement est dans un processus de dialogue enclenché par les autorités de a transition : « Les arrestations dans le cadre des mesures temporaires d’urgence continuent et se poursuivront. La mission prend au très sérieux son travail dans le cadre de la lutte contre l’impunité et de protection de civile. Donc, la lutte contre l’impunité et la protection des civiles restent la priorité actuelle de la MINUSCA. La preuve c’est qu’aujourd’hui la liste des personnes arrêtées tourne au tour de deux cent (200) à ce jour ». Le Lieutenant-Colonel Franck Gnapié de la Police de la MINUSCA ajoute : « il y a Andjilo sur la liste des personnes recherchées certes, mais il y en a encore d’autres et nous nous réservons le droit de ne pas dévoiler toute notre stratégie sur la place publique. Car, nous n’avons pas dit ce que nous avons fait pour arrêter Andjilo, nous ne dirons non plus ce que nous sommes en train de faire pour arrêter d’autres personnes. Ce qu’il faut savoir, c’est que nous nous sommes résolument engagés pour la lutte contre l’impunité. »

Faut-il noter qu’en dehors de ces aspects spécifiques et liés au regain de tensions actuels à Bangui, Mme Dessable a indiqué que le Forum de Bangui reste fondamental pour l’engagement de tous les centrafricains pour un retour durable à la paix. « Il faut rappeler l’importance très cruciale du Forum de Bangui démarré avec les consultations à la base, parce que cela va être l’occasion par excellence pour tous les centrafricains de discuter plus profondément sur les causes de la crise, en vue de mesures efficaces et importantes à apporter pour que nous ne retombions pas dans la même situation actuelle. » a-t-elle déclaré.

Fred Krock, Bangui pour CNC

Centrafrique: la Présidence s’active pour l’anniversaire d’un an de Samba Panza au pouvoir

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Catherine-Samba-Panza-lors-de-son-investiture-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Catherine Samba-Panza lors de son investiture à Bangui

La Présidence s’active pour l’anniversaire d’un an de Samba Panza au pouvoir

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 22-01-2015.

A jour J-1 du 23 janvier 2015, date commémorant l’accession de Catherine Samba Panza à la Magistrature suprême de l’Etat, la Présidence de la République s’active. Déjà, des réunions préparatoires sont tenues avec la presse locale, étant donné que l’événement marquant de cet anniversaire sera la grande conférence de presse qui sera animée par Samba Pansa à l’hémicycle du Conseil national de transition. Dès jeudi 22 janvier, Samba Panza lancera des travaux de construction du Pont cassé de Sapéké (pont reliant le 6ème et le 2ème arrondissement de Bangui) une activité qui inaugure ces manifestations.

Vendredi 23 janvier 2015, Catherine Samba Panza, la toute première femme Cheffe de l’Etat dans l’histoire de la République centrafricaine totalisera douze mois à la tête de l’Etat. Tant bien que mal, dans un contexte particulièrement difficile marqué par des affrontements successifs entre de groupes belligérants et devant une communauté internationale qui déroule son propre agenda avec une crise socio-humanitaire sans précédent, Catherine Samba Panza s’est assumée. Elle tient encore d’ailleurs.

Malgré le bilan somme toute mitigé de sa gouvernance qui n’a pas visiblement avancé le pays sur les priorités à savoir la restauration de la sécurité et de l’autorité de l’Etat; le retour des déplacés, mêmes les préparatifs des élections, la Présidente de la transition se prépare sérieusement pour célébrer ce premier anniversaire.

Marius Bokpaka et Antoinette MontaignePour être concret, la Présidence est à pied d’œuvre. Etant donné que l’événement central de cette manifestation sera la conférence de presse de la Présidente de transition entourée des Présidents des autres cinq institutions républicaines de transition, l’équipe de communication de la Présidence, avec à sa tête la Ministre conseillère à la Présidence en matière de communication Antoinette Montaigne et le Directeur général de la Presse présidentielle Marius Bokpaka mettent les bouchées doubles : dans une forme d’ ‘’école de conférence de presse’’, deux ateliers ont réuni des professionnels des médias dans la salle du Cinéma de la Présidence de le République lundi et mercredi. Alors que le lancement du chantier du Pont Sapéké par Catherine Samba Panza dès jeudi 22 inaugure  les manifestations.

Notons que cette célébration intervient à un moment où Bangui est paralysé par les prises d’otages des expatriés par des Anti-Balaka qui réclament en contre partie de leur général Rodrigue Ngaïbona allias Andjilo.

Fred Krock, Bangui pour CNC

RCA: LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONU SE FELICITE DU TRANSFERT A LA CPI DU COMMANDANT DE LA LRA DOMINIC ONGWEN

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Catherine-Samba-Panza-et-Ban-Ki-Moon.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Catherine Samba-Panza et Ban Ki-Moon

LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONU SE FELICITE DU TRANSFERT A LA CPI DU COMMANDANT DE LA LRA DOMINIC ONGWEN

 

Le chef rebelle ougandais commandant de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), Dominic Ongwen, est finalement transféré à la Cour pénale internationale (CPI), à la Haye aux Pays-Bas. Son transfèrement s’est passé ce matin du, 21 janvier 2015, à Bangui où il a été incarcéré. Le Secrétaire général des Nations unies, M. Ban Ki-Moon se félicite ce transfert de Dominic Ongwen vers la Haye.

Dans une déclaration de presse communiquée aujourd’hui par le Porte-parole du Secrétaire général de l’ONU que Corbeau News reçoit une copie, le Secrétaire général se félicite du transfert de ce commandant de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) Domenic Ongwen, ainsi que sa capture, le 06 janvier 2015, en République centrafricaine par les combattants de l’ex Séléka.

Il se félicite, de surcroit, de la coopération entre les Gouvernements de la République centrafricaine, de l’Ouganda, des Etats unis, de la Belgique et des Pays-Bas, ainsi que de l’appui accordé par la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la Stabilisation de en Centrafrique (Minusca), la Force régionale d’intervention de l’Union africaine et la CPI pour faciliter le transfert de Dominic Ongwen à la Haye.

En outre, le Secrétaire général souligne que le transfert de Dominic Ongwen à la CPI marque, selon lui, un jalon important pour la reddition de compte, celui-ci étant le premier commandant de la LRA à comparaitre devant la Cour. C’est un pas, dit-il, en avant pour les efforts destinés à rendre justice aux milliers de victimes des violences perpétrées par la LRA en Ouganda, au Soudan du Sud, en République démocratique du Congo (RDC) et en République centrafricaine au cours des 28 dernières années.

  1. Ban Ki-Moon rend, par la même, occasion hommage aux efforts courageux de la Force régionale d’intervention de l’Union africaine. Il exhorte tous les pays contributeurs de troupes et les gouvernements de la région à demeurer engagés à mettre un terme à la menace que pose la LRA et à assurer la comparution devant la justice de son dirigeant, Joseph Kony.

Par ailleurs, il appelle la LRA à se désarmer et à se démobiliser immédiatement, à mettre un terme aux attaques et à relâcher toutes les personnes qui ont été enlevées.

Notons que Dominic Ongwen fait parti des cinq (5) chefs de l’Armée de la Résistance du Seigneur (LRA) dont le Leader Joseph Kony tous recherchés par la Cour pénale internationale.

Bangui, Éric Ngaba pour CNC

Centrafrique: Bangui sous le choc suite aux rumeurs de la libération du braqueur Général Andjilo

0

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Photo-dune-commerçante-à-Bangui-filmé-par-le-magazine-diaspora.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Photo d'une commerçante à Bangui filmé par le magazine diaspora

Bangui sous le choc suite aux rumeurs de la libération du braqueur Général Andjilo.

Bangui, Corbeau News Centrafrique: 22-01-2015.

Depuis l’arrestation le samedi dernier du Général des braqueurs Andjilo de son vrai nom Rodrigue Ngaibona et les enlèvements successifs à Bangui des expatriés dont une personne de nationalité française puis les rumeurs hier de la libération de Andjilo, Bangui est en mouvement et la population est sous le choc. Sous le choc? Oui, elle a raison d’être choquée car notre pays la Centrafrique connue il y’a quelques décennies comme la Suisse de l’Afrique, un pays de paix, est devenue un Pays des terroristes, des Bandits… où les expatriés, les personnes venues de l’étranger pour nous aider sont kidnappés, non pas par les islamistes radicaux qu’on a vus à la télévision, mais par nos frères et sœurs qui sont, il y’a quelques mois étaient des Étudiants, des Fonctionnaires de l’État, des Commerçants et même des Soldats.

Ce matin, notre équipe sillonne Bangui et tente de recueillir les témoignages des centrafricains sur les rumeurs de la libération du Général Andjilo. Voici quelques-uns :

  • Monsieur Alain, Étudiant à l’Université de Bangui.

CNC : bonjour Monsieur. Hier, beaucoup des gens parlent de la libération du Général Andjilo arrêté par la Minusca le samedi dernier à Bouca et détenu à la Section de recherches et d’Investigation de la Gendarmerie (Ex-SERD). Pensez-vous que c’est une bonne nouvelle si ce dernier est libéré?

Monsieur Alain : Moi j’habite à Miskine et hier soir on a entendu des tirs d’armes automatique sifflés dans tous les sens accompagnés des klaxons des voitures. Pour moi, c’est peut-être la joie des supporters d’une équipe africaine qui joue actuellement la CAN en Guinée équatoriale. Je ne m’attendais pas qu’on nous parle de la libération de Andjilo. En sortant sur la route que mes voisins m’ont informé que Andjilo est libéré. Je me suis dit si Andjilo est libéré, on doit libérer aussi Samba-Panza et Babakar Gaye. Andjilo doit rester en prison. On doit le juger ici à Bangui.à

  • Madame Nicole, Secrétaire administratif au Ministère

CNC : Bonjour Madame, vous dites quoi si le Général Andjilo est libéré?

Madame Nicole : Libéré qui? Ce fou-là? Pardon. Je ne pense pas le gouvernement va le libérer. Il doit finir sa vie en prison. Je vous dis hein! Il n’y a pas une possibilité de l’envoyer vite à la CPI?

  • Monsieur Freddy, Vendeur au marché Lakouanga.

CNC : le Général Andjilo est arrêté et les rumeurs circulent depuis hier qu’il va être libéré. Vous en dites?

Monsieur Freddy : Vous savez madame la journaliste. Ici à Bangui, les rumeurs finissent toujours par se confirmer. Si les Anti-Balaka manifestent leur joie à Boy-Rabe et Miskine à la rumeur de la libération de Andjilo, je crois qu’il y’a quelques choses. Samba-Panza ne m’inspire pas confiance. Elle a peur toujours et toujours de ces bandits-là. Je ne comprends plus rien. On m’a dit qu’il est à la SERD or les gens comme ça on devrait les mettre dans un lieu sûr et loin de la ville. C’est un élément Dangereux Madame.

  • Fabrice, Lycéen

CNC : Bonjour Monsieur, Andjilo est arrêté, vous êtes au courant?

Fabrice : Mais ce n’est pas bien. Pourquoi on l’a arrêté? La Minusca nous a foutu dans la merde. Voilà maintenant ils ne cessent de nous harceler dans le quartier là-bas. Je n’ai pas bien dormi cette nuit car ils ont tiré toute la nuit. La Minusca doit le libérer vite pour qu’on puisse retrouver le calme habituel.

Bangui, Gisèle MOLOMA pour CNC

Centrafrique: le Gouvernement accuse l’ancien Président F. Bozizé et ses acolytes

0

Corbeau News Centrafrique: 21-01-2015.

Montage de François Bozizé

Ça y est, Catherine Samba-Panza, Présidente de transition et son gouvernement dirigé par Mahamat Kamoun  ont retrouvé leur vieux réflexe: accuser tout le monde. Depuis l’arrestation du Braqueur délinquant multirécidiviste le samedi dernier et les enlèvements à répétition à Bangui des expatriés par les Anti-balaka, le gouvernement de Mahamat Kamoun, cloitré dans un mutisme inquiétant, vient de rendre public un communiqué dans lequel il accuse François Bozizé et possiblement Michel Djotodia, tous deux anciens Présidents de Centrafrique en négociation au Kénya, d’avoir monté un plan de déstabilisation de la transition depuis Nairobi. En tout cas cette fois, le gouvernement tire à terre. Si on a rien à dire, le mieux c’est de se taire. En plus d’accuser tout le monde, le gouvernement est en train de rendre les négociations entamées par Monseigneur Dieudonné Nzapalainga et Pasteur Grekoyamé très difficle en mettant en garde la coordination nationale des Anti-Balaka qui, d’ailleurs’ est l’une des parties prenantes des négociations coté Anti-Balaka. Nous vous laissons lire le Communiqué signé par le Ministre de l’intérieur du gouvernement Kamoun 2.

GOUVERNEMENT DE TRANSITION

Communiqué de Presse

Après des enlèvements opérés par les éléments du Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) d’Abdoulaye MISKINE en novembre dernier, la population de Bangui apprend encore avec étonnement et indignation d’autres enlèvements par les éléments Anti-Balaka dans la capitale depuis 48 heures, suite à l’arrestation de Rodrigue GAÏBONA alias ANDILO, auteur de nombreux crimes et assassinats odieux contre la population, de coups et blessures volontaires, de séquestration, d’association de malfaiteurs, de détention illégale d’armes et munitions de guerre, d’incendies de maisons, d’assassinat d’un officier pakistanais de la Force Internationale, de pillages et de rackets, de viols, de crimes contre l’humanité, de rébellion et complicité, de troubles graves à l’ordre public et de tentatives de déstabilisation de la Transition, toutes peines passibles de poursuite devant les tribunaux nationaux et la Cour Pénale Internationale.
Devant ce qui apparaît désormais comme le nouveau mode opératoire de certains groupes politico-militaires de satisfaire leurs revendications, le Gouvernement de la République tient à communiquer ce qui suit à toute la population Centrafricaine et aux détenteurs des otages.
1) L’arrestation et la détention de ANDILO attestent de la volonté des Autorités judiciaires de notre pays de prendre leur responsabilité devant les criminels et grands bandits qui ont terrorisé et terrorisent encore de paisibles citoyens. Elles confirment la ferme détermination de la Présidente de la République, Chef de l’Etat de la Transition de lutter farouchement contre l’impunité dans notre pays. Par conséquent, cette arrestation ne peut constituer un alibi pour des actes inadmissibles et injustifiés qui exposent leurs auteurs et leurs complices aux lois de la République.
2) Le Gouvernement de la République condamne avec la dernière rigueur les enlèvements de sujets étrangers (une française et une iranienne) dans l’exercice de leur fonction d’assistance aux populations Centrafricaines. Il demande aux auteurs de ces actes crapuleux et irresponsables de relâcher immédiatement ces personnes innocentes qui ne peuvent être des monnaies de change. Le Gouvernement tient personnellement responsable le coordonnateur national des Anti-Balaka, Patrice Edouard NGAÏSSONA de tout ce qui peut arriver de grave aux personnes prises en otages.
3) Le Gouvernement de la République profite de cette occasion pour rendre publiques des informations concordantes sur un plan de déstabilisation de la Transition actuelle ourdi depuis Nairobi et de sabotage des consultations à la base qui devaient permettre aux populations de s’exprimer ouvertement sur toutes les souffrances qu’elles ont endurées dans cette période de crise. Il prévient leurs commanditaires que les Autorités de la Transition ne resteront pas les bras croisés devant ce énième complot contre le peuple Centrafricain et ses dirigeants.
4) Le processus de sortie définitive de la crise en République Centrafricaine avec l’appui des forces internationales de maintien de la paix est bel et bien engagé avec les consultations à la base qui se mettent en place, l’organisation imminente du forum national de Bangui et in fine des élections présidentielles et législatives. Aucune entrave à ce processus ne sera tolérée et toutes les mesures seront prises pour faire échouer le plan machiavélique des ennemis de la paix en Centrafrique.
5) Le Gouvernement de la République en appelle au calme et à la vigilance au sein de la population pour que tous les fauteurs de troubles soient mis hors d’état de nuire.
Fait à Bangui, le 20 janvier 2015
Pour le Gouvernement de la Transition

Le Ministre de la Sécurité Publique et de l’Emigration-Immigration

Nicaise KARNOU-SAMEDI

CENTRAFRIQUE: LE « GENERAL » ANDJILO, CHEF DES ANTIBALAKA, UN PERSONNAGE MYSTIQUE ?

0
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Photo-montage-du-Général-Andjilo-des-Anti-Balaka.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Photo montage du Général Andjilo des Anti-Balaka
Photo montage du Général Andjilo des Anti-Balaka. CNC

LE « GENERAL » ANDJILO, CHEF DES ANTIBALAKA : UN PERSONNAGE MYSTIQUE ?

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 21-01-2015.

D’après des informations émanant de plusieurs sources concordantes à Bangui et travaillant avec la Rédaction de CNC, le « Général Andjilo », de son vrai nom Rodrigue Ngaïbona, serait un personnage très mystique.

D’après nos sources bien introduites au quartier Boy-Rabe à Bangui et dans le milieu des milices Antibalaka, celui qui se fait appeler « Général Andjilo » serait doté d’une force magico-mystique. Trois des hommes très proches de ce personnage témoignent que leur chef Antibalaka possède des gris-gris. De par ces fétiches, le « Général Andjilo » serait capable d’apparaître et de disparaître. Il serait invisible par moments, s’il le veut ou en cas de danger. Il serait totalement invulnérable aux balles.

Toujours d’après nos trois sources introduites dans l’entourage du «Général Andjilo », ce dernier serait parti à Bouca, son village natal pour aller renouveler la puissance de ses gris-gris dont il savait la fin imminente. Malheureusement, faute d’être parvenu à temps à Bouca, la puissance des fétiches en question a expiré. C’est donc dans l’attente du renouvellement des fétiches, que la Minusca qui officiait dans la région a pu arrêter le « Général Andjilo ». Il semblerait que son féticheur personnel serait parti de Bouca avant-hier et serait déjà arrivé à Bangui, et qu’un simple contact avec le prisonnier Andjilo suffirait pour que ce dernier recouvre la plénitude et la puissance de ses fétiches, ce qui lui permettrait de disparaître immédiatement des geôles de la MINUSCA…

Par Firmin Vickos, Bangui avec CNC

RCA: nos commentaires relatifs aux déclarations et interviews des candidats à la présidentielle 2015 (Suite)

0

Corbeau News Centrafrique: 21-01-2015.

Doumbane
Armel Doumbane

Nos commentaires relatifs aux déclarations et interviews des candidats à la présidentielle 2015.

Me Crépin MBOLO GOUMBA du PATRIE

«  …il n’y a plus que pogroms, assassinats et vengeances ».

Le gouvernement de transition de Michel Djotodia qui était composé de quatre supers ministres d’Etat dont le candidat Me Crépin MBOLI GOUMBA en charge des Travaux Publics n’a osé dénoncer les crimes odieux des séléka durant la première transition, ni prendre son courage pour démissionner du gouvernement Tiangaye qui a failli. Ni école, ni centre de santé pour ne pas dire hôpital n’a été créé. Ne parlons pas de route si ce n’était que du badigeonnage en goudron des nids d’oiseau des tronçons d’artères de Bangui avant la fête nationale de 2013 qui a échoué.

Un Candidat imposé par la France?

La France veut nous imposer un Président?

Nous pensons que l’ère de la dictature et de l’imposition extérieure est révolue. La France est l’un des pays de la démocratie et des droits de l’homme du premier rang mondial. Le peuple centrafricain aspire aujourd’hui à la paix et espère choisir un dirigeant en toute indépendance et liberté dans le calme. Si d’office le futur nouveau président de la République centrafricaine est choisi par la France, c’est fausser les jeux démocratiques, ça serait de l’anarchie et cela n’honore pas l’Élysée.

Sylvain PATASSE – Emile Gros NAKOMBO – Yvon KAMACH

Les trois candidats hommes d’affaires souhaiteraient gérer la Centrafrique comme on gère une entreprise ?-

Ce sont des chefs d’entreprises qui travaillent beaucoup plus à l’extérieur du pays qu’à l’intérieur, excepté Yvon KAMACH qui bénéficie de l’héritage KAMACH qui fait partie des trois grandes premières entreprises nationales centrafricaines après l’Etat. L’on s’interroge s’ils ne vont pas voir d’abord leurs intérêts personnels et égoïstes ? Puisque généralement, les hommes d’affaires ont cette qualité. Ils auraient dû commencer à nous construire des écoles pour les jeunes générations et centres de santé dans les provinces. D’autres candidats qui exploitent le bois centrafricain n’ont pensé un jour créer une usine de fabrication des cahiers en Centrafrique pour les écoliers centrafricains. Chaque année, les cahiers utilisés par les élèves centrafricains sont importés alors que nous sommes un pays producteur de bois. C’est la course au pouvoir, la chance est pour toutes et tous.

Guy MOSKIT et Cyriaque NGONDA du PNCN

Tous deux anciens ministres de la communication de la Présidence et du Gouvernement, il n’y a eu un changement positif dans la sphère des médias centrafricains. Les recommandations des Premiers Etats Généraux des Médias Centrafricains (PEGMC) ont été classées dans le tiroir. Les journalistes de la radio et de la télévision Centrafrique continuent de gagner mensuellement le salaire d’un catéchiste. Pas de subventions à la presse nationale. Que peut-on attendre de leurs programmes concrètement pour changer la Centrafrique ? Toutefois, nous sommes d’accord pour l’application stricte des recommandations du futur forum politique tant souhaité par l’un d’entre eux.

Jean WILLYBIRO SAKO et Charles Armel DOUBANE

Selon les infos, ces derniers courent vite plus que les autres vers les habitants des provinces mais quelle bonne proposition ont-ils fait à cette population meurtrie pour changer et améliorer ses conditions de vie ? Surtout qu’on sait que quand ils occupaient des fonctions d’Etat, personne ne s’est rapprochée des pauvres paysans, ne fut-ce que pour échanger et voir comment ceux de l’arrière-pays vivent dans l’extrême pauvreté. La RCA est toujours classée parmi les cinq derniers pays les plus pauvres au monde. « Le mensonge risque de courir plus vite que la vérité ».

NDLR : Nos commentaires ont pour but d’inciter les candidats à la présidentielle de 2015 à se corriger et adopter une bonne démarche politique vers les électeurs et non de les discréditer. Nous avons besoin d’un candidat rassembleur qui a les mains propres, qui n’a pas trahi la nation, capable de développer la République centrafricaine dans tout son ensemble sans exclusion des régions, des ethnies et communautés. Selon nos constats ; la plupart des leaders politiques centrafricains n’écoutent pas les conseils de leurs proches collaborateurs et commettent des erreurs monumentales. On relève un déficit chronique de communication au niveau de leurs staffs politiques respectifs. Même quand ils accèdent à la magistrature suprême de l’Etat, c’est l’entêtement à une vitesse supérieure. Le démocrate d’hier devient dictateur durant son mandat.

Journaliste Politique et Culturel
Journaliste Politique et Culturel

Par : Pierre INZA

RCA: FORUM DE BANGUI, LE RISQUE D’OBJECTIVITÉ ET D’APPRÉCIATION

0

Corbeau News Centrafrique: 21-01-2015.

Monsieur Robert ENZA de l'USD-COMODE
Monsieur Robert ENZA de l’USD-COMODE

FORUM DE BANGUI, LE RISQUE D’OBJECTIVITÉ ET D’APPRÉCIATION

Ce forum court le danger et le risque d’une aggravation de la colère des populations, si les très victimes de cette crise ne trouvent pas un écho à leurs attentes et aussi qu’en fin de compte on se retrouve qu’avec des mots sur des maux (Mayté) sans aucune résolution claire, partagée, acceptée par tous et applicable. Nous avons appris que les mensonges et les élucubrations sombres ont déjà commencé et que les vautours et les charlatans sont déjà entrés en danse diabolique, voilà qui peut conduire à l’échec ; de toute façon, il y aura échec.

Le gouvernement a-t-il vraiment mesuré l’enjeu, lui qui n’a rien réussi depuis cette nuit des temps, de tenir et d’appliquer les résolutions de ce forum dans le laps de temps qui lui est imparti ! Si non pourquoi, vouloir faire un enfant et laisser aux autres d’en prendre soin ? C’est irresponsable et stupide à la fois, même si la question de réconciliation se pose avec acuité !

La réconciliation, il ne s’agit pas de deux (2) bouts de tissu rouge et noir à coudre, il s’agit d’un long processus qui pour se faire, aura besoin d’un appui politique.

Le gouvernement n’a pas les mains fortes, c’est pourquoi il vaut mieux circonscrire la question, si non le risque de s’éloigner et de se perdre dans le champ des problèmes est réel. Le gouvernement veut faire un forum aux centrafricains, alors que le contraire serait l’excellent, laisser les centrafricains faire leur forum. Ce forum que nous appelons, forum de « prise de conscience et de l’acceptation », différent du « Dialogue national de paix, justice et réconciliation ».

En effet, notre début à des tenues de forum, remonte dans les années 1980. Depuis cette date à ce jour, la RCA totalise plus de 8 forums sous diverses appellations vides de sens en interne et plus de 4 autres hors territoire.

Ajouter à tous ces forums, des états généraux de ceci et de cela, en somme, tout cela est louable dans le souci d’améliorer la stabilité sociale et la performance administrative d’un pays mais hélas ! Tous ces forums et états généraux ont consumé en fumée d’échec et de honte. Aucune résolution de ces forums d’hypocrisie et de mensonge, n’a été appliquée malgré les commissions de suivi mis en place.

La cause, c’est la faiblesse, l’incapacité, l’incompétence de l’Etat et de ses agents et puis l’hypocrisie et mensonge de tous ceux qui ont participé. Leur présence à ces rencontres, était plutôt motivée par des intérêts personnels, le partage des postes politiques et le gain des per diem, voilà comme but inavoué.

Est ce que le gouvernement connait-il au moins ce que les centrafricains attendent de ce forum ? Déjà pour la préparation du forum, les membres de la commission ont été exclusivement désignés par le gouvernement sans s’en référer aux partis politiques, aux associations d’intérêt public et aux collectivités publiques, de proposer des représentants à cette commission de préparation en dehors de tout Etat et de tout politique corrompu.

Ce forum sera à sens unique et voulu par le gouvernement et non dans le sens du rassemblement des fils et filles de Centrafrique autour d’une table et fixer une idée d’unité et de la république. Le gouvernement veut inscrire ce forum à son bilan, mais à quel résultat ?

Le gouvernement le sait-il, qu’il plane sur Bangui un gros nuage noir, symbole d’hypocrisie, d’incompétence et de prise de positions d’intérêts très divergentes que la réussite du forum va se jouer dans un mouchoir de poche, à condition d’être précis sur les mots et les maux.

Les résolutions à retenir doivent être limitées à deux (2), à notre humble avis la cessation des hostilités inutiles et l’organisation des élections libres sur tout le territoire.

Nous répétons, ce forum, il faut l’appeler « FORUM DE PRISE DE CONSCIENCE ET DE L’ACCEPTATION » à ne pas confondre avec le « DIALOGUE NATIONAL DE PAIX, JUSTICE ET RECONCIALIATION » qui se tiendra une fois un gouvernement légitime issu des élections sera mis sur pieds.

Ce forum, c’est un instant de prise de conscience et d’acceptation, éloigné de tout orgueil, de toute rancune, de toute haine, de tout phantasme, de toute velléité, mais doté d’un courage sans équivoque, d’un esprit libre et dégagé, une volonté participative et créative, le rêve d’un renouveau et l’ouverture vers un pacte moral et social. Il s’agit par ce forum de faire émerger la face cachée de l’iceberg, de le dimensionner et prendre toutes les mesures de ses différentes facettes.

Il faut libérer nos cœurs et laisser les élections se produire. Ces élections seront véritablement le début de sortie de crise.

Ce forum ne doit pas non plus nous faire perdre le temps nécessaire à consacrer aux préparatifs des élections qui auront lieu dans six (6) mois.

Le forum de Bangui sera un défrichage du champ social des problèmes, c’est-à-dire la mise à nue de notre ignorance et de notre égocentrisme dont la responsabilité incombe totalement aux gouvernements successifs qui se sont relevés à la tête de notre pays dont certains membres se sont déjà alignés pour le pouvoir, lequel pouvoir ils ont vachement échoué à sa gestion. Cette crise relève de la conséquence de leur bêtise.

         Quant au dialogue national de paix, justice et réconciliation c’est un long processus qui ne se déclenchera pas tout seul sans l’appui politique de l’Etat. L’Etat encouragera et codifiera juridiquement toutes les synergies et restituer à chaque fois les rapports tout en éliminant ce qui les contrecarre.

Le dialogue consistera avant tout à réunifier et à réconcilier un pays et un peuple avec son histoire pour un nouveau départ.

Réunifier et réconcilier le pays, consiste que la justice soit reconnue et rendue aux victimes civiles et militaires lâchement assassinés et les souffrances infligées aux populations et le retour des populations vidées de leur localité et contraintes à vivre dans la brousse et à l’exil. Il est hors de question d’un pardon puéril contre des crimes volontaires et crapuleux.

L’entrepreneur leader politique, Robert ENZA

Un chef rebelle de la LRA transféré à la Cour pénale internationale de La Haye

0

Centre d’actualités de l’ONU / Corbeau News Centrafrique: 20-01-2015.

Dominic Ongwen commandant de la rebellion LRA arrêté en Centrafrique par la Séléka
Dominic Ongwen commandant de la rébellion LRA arrêté en Centrafrique par la Séléka

Un chef rebelle de la LRA transféré à la Cour pénale internationale de La Haye

L’un des principaux chefs des rebelles de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA), Dominic Ongwen, qui s’était rendu début janvier, a quitté la République centrafricaine pour être transféré au quartier pénitentiaire de la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, aux Pays-Bas, a annoncé mardi la Cour.

M. Ongwen, à l’encontre duquel la CPI a délivré un mandat d’arrêt pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre, a été transféré à la garde de la CPI le 17 janvier 2015.

Au nom de la Cour, le Greffier de la CPI Herman Von Hebel a remercié la Mission des Nations Unies en République centrafricaine (Minusca) pour le soutien et la coopération apportés afin de permettre ce transfert. Il a également remercié les autorités de la République centrafricaine, de la Belgique, des Pays-Bas, de l’Ouganda et des Etats Unis, ainsi que l’Union Africaine, pour les rôles importants qu’ils ont joués dans cette opération.

« La Cour salue ces efforts joints comme une expression concrète de l’engagement de la communauté internationale en faveur de la justice », a souligné la CPI dans un communiqué de presse.

À son arrivée, M. Ongwen recevra une visite médicale et comparaîtra, le plus tôt possible, devant les juges en présence d’un avocat de la défense. La date de l’audience de première comparution sera annoncée prochainement.

Dominic Ongwen serait le commandant présumé de la brigade Sinia de la LRA. Le 8 juillet 2005, la CPI a délivré un mandat d’arrêt à son encontre pour trois chefs de crimes contre l’humanité et quatre chefs de crimes de guerre prétendument commis en 2004 dans le contexte de la situation en Ouganda.

ONU