Le chef de l’Etat burundais appelle le peuple à renoncer au “soulèvement”
Des manifestations prévues en cas de maintien par la Commission électorale des résultats d’enrôlement largement contestés.
Le chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza, a exhorté vendredi le peuple à décliner l’appel du Forum pour le renforcement de la société civile « Forsc » à des manifestations générales pour exiger l’annulation des résultats de la Conmmission électorale nationale indépendante «Ceni », a rapporté un correspondant de Anadolu.
Lors d’une conférence de presse accessible au public, tenue dans la province de Ruyigi, à l’est du pays, il a affirmé que ceux qui appellent le peuple à la désobéissance et aux manifestations « n’ont d’autres visées que de perturber les prochaines élections ».
Reconnaissant toutefois que le droit de manifestater est garanti par la loi burundaise, le président Nkurunziza a averti qu’il doit être pratiqué sur autorisation. Dans le cas contraire, il sera question selon lui d’un « soulèvement populaire punissable par la loi ». Il a de ce fait appelé la population à ne pas adhérer à de telles « sollicitations politiciennes ».
Pierre Nkurunziza a ensuite exhorté l’opposition et les représentants de la société civile à répondre à l’appel lancé par la Ceni pour entamer un dialogue avec tous les acteurs impliqués dans le processus électoral.
La Ceni prévoit l’organisation lundi, 22 décembre, d’une réunion avec toutes les parties prenantes.
L’enrôlement, prévu du 24 novembre au 7 décembre, a été prolongé de cinq jours par la Ceni en raison de « la faible affluence » constatée durant les deux premières semaines. Près de 3,7 millions de personnes se sont inscrites sur les listes électorales, à la fin de l’opération d’enrôlement.
Sauf que deux jours avant la fin de la période d’inscription des électeurs, dix huit partis politiques ont exigé l’annulation des résultats de cette opération. Ils ont demandé à la Ceni de corriger les irrégularités constatées surtout dans l’octroi de la carte nationale d’identité. Ils ont menacé, dans le cas contraire, d’appeler les Burundais à un “soulèvement populaire”.
Le Forum pour le renforcement de la société civile (Forsc) a, lui, demandé jeudi à l’opposition burundaise d’appeler les Burundais dans la rue si les irrégularités constatées lors de l’opération d’enrôlement ne sont pas corrigées.
Beaucoup de cartes d’identité nationale ont été octroyées à des mineurs, et d’autres gens ont plus d’une carte de façon à fausser le fichier électoral, ainsi que truquer tout le processus, a soutenu Vital Nshimirimana, le délégué du Forum, lors d’un point de presse tout en demandant à l’opposition burundaise de descendre dans la rue si ces irrégularités ne sont pas corrigées.
Certains observateurs et acteurs de la vie politique burundaise n’ont pas caché leur inquiétude par rapport à ces tractations politiques. Le politologue Siméon Barumwete a, dans ce sens, rappelé que la Ceni devait prendre le devant dans la lutte contre toute forme d’irrégularité relative au processus électoral.
Le Monde.fr avec AFP | Corbeau News Centrafrique: 22-12-2014.
Un rebelle seleka en Centrafrique
Regain de tension dans la région de Bambari
Au moins 20 personnes ont été tuées et plusieurs dizaines blessées en République centrafricaine (RCA) dans des affrontements entre groupes armés qui ont éclaté vendredi 20 et samedi 21 décembre dans la région de Bambari, rapporte la gendarmerie centrafricaine.
Vendredi, une attaque des milices anti-balaka contre des Peuls armés et des ex-rebelles Séléka a fait au moins douze morts. Huit autres personnes ont péri le lendemain à 90 kilomètres plus au sud. Plusieurs dizaines de maisons ont également été incendiées. Les Peuls et les membres de l’ex-Séléka sont majoritairement musulmans, tandis que les anti-balaka sont pour la plupart chrétiens.
SÉRIE D’AFFRONTEMENTS
Bambari, où s’est installé l’état-major de l’ex-coalition Séléka, a été depuis le mois de juin le théâtre d’affrontements qui ont fait plus de 100 morts et au moins 200 blessés, pour la plupart des civils, ainsi que plusieurs dizaines de milliers de déplacés. La semaine dernière, des violences similaires ont fait 28 morts à Mbrès, quelques jours après la tenue, sous l’égide des Nations unies (ONU), d’une cérémonie de réconciliation qui avait redonné un espoir de paix à la population de cette ville du centre du pays.
Depuis la prise du pouvoir en mars 2013 par la coalition rebelle Séléka – chassée à son tour en janvier 2014 – la RCA a sombré dans une crise sécuritaire et politique sans précédent. Ces troubles et la déliquescence de l’Etat ont permis à des bandes armées de prospérer dans nombre de régions, où elles rançonnent et volent la population, mais aussi les organisations humanitaires.
Trois forces internationales sont déployées dans le pays pour tenter de le stabiliser : Sangaris (française), Eufor-RCA (European Union Force ou « Force de l’Union européenne » en français) et Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations unies en République centrafricaine (Minusca – ONU).
Human Rights Watch / Corbeau news Centrafrique; 22-12-2014.
Les musulmans sont pris au piège dans des enclaves selon l’ONG Human Rights Watch
Les autorités centrafricaines et les Casques bleus devraient permettre des évacuations et améliorer la sécurité
(Nairobi, le 22 décembre 2014) – Des centaines d’habitants musulmans des régions de l’ouest de la République centrafricaine sont piégés dans des enclaves où ils vivent dans des conditions déplorables, a déclaré Human Rights Watch aujourd’hui. Ils craignent d’être attaqués s’ils quittent ces enclaves, et les autorités du gouvernement intérimaire et les soldats des Nations Unies chargés du maintien de la paix les empêchent de fuir à l’étranger et ne leur fournissent aucune assistance en matière de sécurité.
« Les personnes prises au piège dans certaines enclaves sont placées devant une alternative peu réjouissante: partir et risquer d’être attaqués par les combattants anti-balaka, ou rester et mourir de faim ou de maladie », a déclaré Lewis Mudge, chercheur sur l’Afrique à Human Rights Watch. « Même s’il y a de bonnes raisons pour faire en sorte que la population musulmane du pays ne se réduise pas davantage, dans les circonstances actuelles, la politique du gouvernement consistant à interdire les évacuations est absolument indéfendable. »
Quant aux Casques bleus de l’ONU, ils ne devraient pas se faire les complices d’une politique visant à empêcher les musulmans de partir pour se mettre en sécurité, a ajouté Human Rights Watch.
Des responsables de camps dans les enclaves musulmanes de Yaloké, Carnot et Boda, dans l’ouest de la Centrafrique, ont déclaré à Human Rights Watch, lors d’une mission de recherche effectuée dans le pays du 7 au 14 décembre 2014, qu’environ 1 750 musulmans, dont de nombreux bergers d’ethnie Peul, souhaitent désespérément partir.
Ils affirment que beaucoup d’entre eux se retrouvent piégés dans des endroits où ils n’ont jamais vécu auparavant, qu’ils sont dans l’impossibilité de partir par crainte des miliciens anti-balaka qui s’en prennent régulièrement aux musulmans, et que la force de maintien de la paix de l’ONU, la Minusca, n’est pas autorisée à les aider à se rendre en lieu sûr. Dans l’enclave de Yaloké, des soldats de la paix de l’ONU ont à plusieurs reprises eu recours à la force pour empêcher des musulmans de partir.
La grande majorité des musulmans vivant dans l’ouest de la République centrafricaine a fui les violentes attaques des milices chrétiennes et animistes anti-balaka à la fin de 2013 et au début de 2014. Ceux qui n’ont pas pu rejoindre le Cameroun ou le Tchad se sont retrouvés pris au piège dans les enclaves, où ils ont passé des mois dans des conditions difficiles. Des responsables de l’ONU, ainsi que les soldats de la paix de la mission de l’Union africaine (UA), la MISCA, et de la force française Sangaris, ont appuyé des évacuations fin 2013 et début 2014, aidant des milliers de musulmans à se mettre en sécurité, y compris au Cameroun. L’armée tchadienne a également évacué des milliers de musulmans.
Mais en avril quand les agences humanitaires de l’ONU, avec les forces de maintien de la paix françaises et de l’UA, ont enfin accepté, à la suite de fortes pressions internationales, d’évacuer les musulmans assiégés dans le quartier PK12 à Bangui, les autorités centrafricaines de transition ont été indignées. Elles ont argué qu’elles n’avaient pas donné leur accord pour cette opération et se sont opposées à toute nouvelle évacuation sans leur consentement.
Human Rights Watch a rencontré des responsables gouvernementaux, des diplomates et des représentants d’agences humanitaires, qui ont indiqué que le gouvernement intérimaire ne souhaitait pas voir davantage d’habitants musulmans fuir le pays, de crainte d’être considéré comme favorisant une opération de nettoyage ethnique. Pirette Benguélé, le sous-préfet, plus haut responsable administratif de Yaloké, a déclaré à Human Rights Watch en décembre: « Nous ne pouvons pas accepter que les Peuhls soient évacués. Il s’agit d’une crise politique et nous avons besoin qu’ils restent … afin de pouvoir entamer un processus de réconciliation avec eux. »
Des responsables du Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU ont indiqué le 20 décembre à Human Rights Watch que les Nations Unies exhortent les autorités centrafricaines de transition à soutenir de nouvelles évacuations de personnes qui souhaitent partir.
Depuis la décision d’avril, les soldats internationaux chargés du maintien de la paix, qu’il s’agisse des forces de l’UA ou des forces de remplacement de l’ONU déployées en septembre, ont empêché les musulmans de quitter l’enclave de Yaloké, où 509 personnes d’ethnie Peul vivent dans des bâtiments gouvernementaux délabrés dans le centre de la ville. Les soldats chargés du maintien de la paix ont eu recours à la force physique et à l’intimidation pour empêcher les musulmans de monter à bord des convois commerciaux – habituellement composés de dizaines de camions en partance pour le Cameroun – qui s’arrêtent deux fois par semaine à une trentaine de mètres de l’entrée de l’enclave. Les Casques bleus de l’ONU fournissent des escortes militaires à ces convois pour décourager les attaques de la part des anti-balaka et d’autres bandits.
Les responsables du camp ont déclaré à Human Rights Watch que les musulmans considéraient ces convois comme leur meilleure option, et la seule qui soit sûre, pour rejoindre le Cameroun car ils n’ont pas d’autres accès à des véhicules et les chauffeurs de ces camions ne refusent pas de les emmener. En juin, Human Rights Watch a affirmé que des militaires de l’UA chargés du maintien de la paix avaient menacé de tirer sur les Peuls qui tenteraient de monter à bord d’un convoi commercial en partance pour le Cameroun.
En décembre, une femme âgée de 55 ans originaire de Mbaïki a déclaré à Human Rights Watch: « Tout ce que nous voulons, c’est aller au Cameroun. J’ai un fils là-bas.… Nous avons essayé de partir avec nos affaires plusieurs fois mais la réponse de la MINUSCA est toujours non. Nous avons tenté de partir au moins douze fois, mais à chaque fois, ils m’ont fait descendre du camion. »
L’officier commandant les troupes de l’ONU à Yaloké a confirmé que ses forces empêchaient les musulmans de monter dans les camions, déclarant que quand elles apprennent que des Peuls « essayent de se faufiler dans le convoi, nous les faisons descendre et nous les remettons dans l’enclave. »
Des responsables de la mission de maintien de la paix de l’ONU à Bangui, la capitale, et des collaborateurs du représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU chargé de la MINUSCA ont visité le site de Yaloké en décembre. Des Peuls qui y vivent ont informé ces délégations qu’ils voulaient partir mais qu’ils en étaient empêchés par les Casques bleus. Le droit international reconnaît à toute personne le droit « de quitter n’importe quel pays, y compris le sien » et de chercher asile ailleurs. Les musulmans des enclaves de Centrafrique ont aussi droit à la liberté de mouvement à l’intérieur de leur pays.
« Recourir à la force pour empêcher des musulmans menacés de mort de l’enclave de Yaloké de fuir pour se mettre en lieu sûr est contraire à tous les principes de l’ONU », a affirmé Lewis Mudge. « Les Casques bleus de l’ONU ne devraient prendre aucune part à une politique officielle qui viole le droit de citoyens musulmans de chercher à se mettre en sécurité et les condamne à vivre dans des conditions déplorables dans les enclaves. »
Les personnes prises au piège à Yaloké sont réduites à des conditions de vie épouvantables qui provoquent un nombre inacceptable et croissant de décès parfaitement évitables. Depuis février, les représentants du camp ont enregistré les décès de 42 Peuls, dont beaucoup d’enfants, de malnutrition et de diverses maladies, notamment respiratoires. Les professionnels de la santé de l’hôpital local ont indiqué que le taux de décès parmi les Peuls est nettement plus élevé que pour les autres résidents de Yaloké. Pendant une période de six mois lors de laquelle les employés de l’hôpital ont enregistré les décès de 13 enfants vivant dans l’enclave, seul un autre enfant d’une famille locale est mort. Les Peuhls ont reçu une aide humanitaire mais celle-ci n’est ni appropriée ni assez régulière pour enrayer la hausse des niveaux de malnutrition.
Le 9 décembre, après avoir visité le site de Yaloké, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) ont produit un rapport décrivant les conditions déplorables qui y règnent et appelant à une « évacuation de tous les Peuls [déplacés] de Yaloké. »
Dans les enclaves de Carnot et Berbérati et dans le quartier musulman de Boda, les conditions de vie sont moins précaires mais des centaines de musulmans expriment quand même le désir de partir. Sur ces sites, les militaires de l’ONU chargés du maintien de la paix n’empêchent pas les musulmans de partir à pied, mais ceux-ci disent qu’ils craignent d’être attaqués par des anti-balaka et qu’ils ont besoin de l’aide des Casques bleus pour atteindre un lieu sûr. Souvent ayant perdu tout espoir, de nombreux musulmans ont quitté les enclaves de Carnot et Berbérati en organisant leurs propres moyens de transport. Les deux enclaves se trouvent à l’écart de la principale route menant au Cameroun et les convois réguliers n’y passent pas. Certains musulmans ont pu rejoindre le Cameroun ou d’autres lieux sûrs, d’autres pas.
À la fin de novembre, un homme d’ethnie Peul a été violemment attaqué par les anti-balaka alors qu’il tentait de quitter Carnot de nuit avec sa femme afin de retrouver leurs enfants, qu’ils croyaient au Cameroun. Les agresseurs ont essayé de lui couper une main, de lui briser les os des pieds avec des machettes, et le lendemain matin ils l’ont tué en l’égorgeant.
À Berbérati, le 19 septembre, un groupe d’hommes a attaqué Harouna Rachid Mamouda, un imam, qui avait quitté la mission catholique pour poster une lettre. Ses agresseurs discutaient entre eux, envisageant de le lyncher, quand des gendarmes locaux et des Casques bleus de l’ONU l’ont secouru.
« Les habitants musulmans de Centrafrique sont face à un choix terrible, entre vivre dans des conditions effroyables dans les enclaves et prendre le risque d’essayer de rejoindre le Cameroun par leurs propres moyens », a conclu Lewis Mudge. « Le gouvernement de transition devrait travailler avec les responsables de l’ONU pour aider les musulmans qui souhaitent partir et pour améliorer grandement les conditions de vie de ceux qui décident de rester. »
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Laurent-Gomina-pampali.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Laurent Gomina Pampali
“C’EST NOUS QUI ALLONS IMPOSER LA JUSTICE ET L’UNITÉ SUR LE RESPECT DE LA CONSTITUTION”, DIXIT LAURENT GOMINA PAMPALI
C’est l’affirmation formulée par Laurent Gomina Pampali, l’homme politique et écrivain centrafricain lors d’une rencontre qu’il a organisée avec les femmes dites lettrées, ce 21 décembre 2014, dans une salle de conférence au complexe sportif 20.000 places à Bangui.
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 22-12-2014. La rencontre a réuni une cinquantaine de femmes adhérentes du parti de l’Union nationale des Démocrates républicains en abrégé UNADER de Laurent Gomina Pampali. Le but de cette réunion est de faire découvrir aux femmes les vertus cachés en elles pour la lutte politique et également d’assurer la formation des militants politique par rapport aux charges qui sont dévolues à un parti politique. Ces vertus résident, selon l’homme politique centrafricain, dans à la responsabilité, le courage, la tolérance et la résistance des femmes à s’engager dans la politique.
Ce rendez-vous d’échange sur le thème” Femme et la politique” est défini comme une occasion pour Laurent Pampali de montrer sa vision politique à l’égard des femmes. Il les exhorte à s’engager davantage dans la lutte politique pour le bien être social.
“Nous allons appliquer l’école des femmes pour la formation et la culture politique. Et c’est nous qui allons imposer la justice et l’unité sur le respect de la constitution. Mon parti UNADER entend multiplier les activités socio-culturelles et des séminaires de formation pour donner place aux femmes dans la politique“, a martelé Laurent Gomina Pampali avant d’ajouter : “ La politique c’est le lieu de la lutte pour la liberté, de l’émancipation de tout le monde et des opprimés qui sont majoritairement des femmes.“
Selon lui, c’est au parti politique d’attirer les femmes à la politique. La place de la femme est obligatoire dans la politique car, dit-il, c’est de la qu’elle va se libérer et se faire respecter. Le parti de l’Unité nationale des Démocrates républicains UNADER, créé le 23 juin 2003 à Bangui, défend les valeurs politiques et sociales. Il milite aussi pour la défense des principes républicains. Sa devise résume sa démarche en trois points. Il s’agit de l’Unité des Citoyens, la Participation et la Justice.
Même si le parti n’a pas encore investi son président comme candidat aux futures élections présidentielles, l’ambition se fait déjà sentir par de nombreuses rencontres que multiple Laurent Gomina Pampali dans la capitale centrafricaine. Tout laisse croire qu’il est sur la voie d’une probable course au pouvoir. Il entend commencer sa lutte politique d’abord dans le milieu intellectuel qu’il juge un milieu rude de combat politique.
“Lorsque tu arrives à convaincre les gens lettrés, tu as déjà le maximum de lectures. Car ce sont ceux-là qui vont faire connaître le parti aux gens non éclairés” , à-t-il ajouté.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Alphone-Komoko.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Alphone Komoko. Photo: Fred Krock /CNC
La Ouaka entre violences et déchirement social, Alphonse Komoko Président d’ARASDO appelle à une mobilisation pour la paix
Le conflit qui a suivi les traces de la Coalition Séléka depuis sa naissance le 12 décembre 2012 dans le Nord s’est focalisé aujourd’hui dans quelques localités du pays dont la préfecture de la Ouaka. Cette localité doit la persistance de sa crise par la cohabitation problématique de trois états-majors armés non-conventionnels, à savoir d’une part celui des anti-balaka, de l’autre l’état-major de Ali Darras et l’état-major de Joseph Zoundeiko. La population prise en étau et se confine dans les ‘’ledgers’’ d’autres dans la brousse et ceux au grand dam des forces internationales présentes sur place, notamment Sangaris et Minusca. Une mission de l’Association des ressortissants, amis et sympathisants pour le développement de la Ouaka (ARASDO), conduite par son président Alphonse Blacka Komoko a séjourné dans la Ouaka, notamment dans les villes sous-préfectures de Bambari et de Grimari jugées faciles d’accès, en vue de s’enquérir de la situation sur place et esquisser des pistes d’un retour à la paix, à la cohésion sociale. Alphonse Komoko fait le point dans cette interview exclusive, avant d’annoncer la tenue prochaine de la première Assemblée générale ordinaire d’ARASDO à Bangui.
CNC : Vous êtes président de l’Association des ressortissants, amis et sympathisants pour le développement de la Ouaka (ARASDO). Que peut-on retenir de votre association en termes de création, d’objectifs et de missions à une période où la préfecture de la Ouaka vit particulièrement au rythme de violences et de déchirement social ?
ABK : De la seule volonté des filles et fils de la Ouaka présents à Bangui est créée ARASDO en date du 26 octobre 2013. Nous sommes partis du constat qu’il y a eu une disparité d’actions dans la Ouaka, à savoir qu’il y a beaucoup d’associations qui mènent des actions qui ne sont pas en cohérence avec elles-mêmes. Et ARASDO s’est voulu une plateforme de concertation entre ces différentes initiatives pour le développement de la Ouaka. Elle rassemble de cet fait toutes les filles et tous les fils de la Ouaka, présents dans le terroir ou à l’extérieur, tous les amis qui ont eu à séjourner dans la Ouaka, ceux qui ont eu à se marier avec les filles et fils de la Ouaka, ceux qui ont étudié ou mené des activités professionnelles dans la Ouaka, sans oublier tous les investisseurs qui veulent intervenir dans la Ouaka. L’objectif de l’association est d’appuyer le gouvernement dans la mise en œuvre de sa politique de développement, à savoir appuyer les communautés de base dans leur structuration, dans leurs projets communaux et préfectoraux ou sous-préfectoraux, dans la vision qu’elles ont du développement de la Ouaka et partant du développement de toute la RCA.
CNC : Quelle est la lecture d’ARASDO sur la situation actuelle dans la Ouaka, notamment en ce qui concerne la sécurité, la cohésion sociale et la reprise des activités socioéconmiques, étant donné justement que vous venez de rentrer d’une mission d’ARASDO dans cette localité, précisément à Bambari et à Grimari ?
ABK : Il faut savoir qu’à un moment donné, la population de la Ouaka s’est tournée vers ARASDO qui est son porte-parole afin d’alerter l’opinion nationale et internationale sur tout ce qui se passe dans la localité. En effet, ce qui se passe dans la Ouaka est dramatique, il y a eu des assassinats, des crimes, des viols et des villages qui sont brûlés, toute la population a fui pour se réfugier en brousse pour les villages ou regroupé dans les sites de déplacés pour les villes. Il n’y a pas de possibilité de développer la Ouaka. C’est justement pour cela qu’après avoir fait un travail d’information et d’alerte de l’opinion nationale et internationale sur la situation qui prévaut dans là-bas, nous, responsables d’ARASDO avons pris la décision de nous rendre dans la localité, notamment à Bambari et à Grimari qui sont un peu facile d’accès pour constater de visu l’état des lieux.
Sur place, nous avons pris notre temps d’abord pour dialoguer avec la population, afin d’inculquer les éléments de base pour un désarmement mental pour favoriser le vivre ensemble. Ensuite, il a été question d’implanter les structures de base d’ARASDO dans les différentes sous-préfectures de la Ouaka – les quelles structures devront relayer nos activités et mettre en œuvre nos projets de développement.
Cependant, le constat fait sur place est amer. Bambari par exemple est divisé en trois parties : d’un côté, la rive droite de la rivière Ouaka occupée exclusivement par des autochtones non-musulmans, d’un autre côté, le centre-ville occupé par Ali Darras avec sa troupe, et un peu plus à l’Est vers la route d’Ippy, le quartier Elevage et la sortie vers Alindao occupé par Joseph Zoundeiko et ses hommes. Même dès notre arrivée, nous avons vécu des événements très tristes qui nous ont très marqués : d’abord, nous avons remarqué que la population de Bambari vit exclusivement dans les sites des déplacés appelé couramment les « ledgers ». Il y a trois ledgers, à savoir celui de l’église Notre Dame des Victoires, celui de la gendarmerie et celui de la base des Sangaris.
A partir de ce constat, nous avons eu à discuter et échanger avec la population qui attendait même notre arrivée, à partir des travaux qui ont été déjà faits au préalable par nos points focaux. C’était une fierté pour la population de voir leurs frères venir de Bangui, malgré la situation sécuritaire encore préoccupante. Nous avons profité pour passer un message de paix et de réconciliation à la population, il ne reste qu’à chercher à approfondir la démarche, puisque la population peulh nous attendait aussi, alors que notre agenda ne nous a pas permis, ce qui a fait que nous n’avons pas pu les rencontrer. Donc, il s’agira de trouver un cadre de concertation pour que chacun puisse dire ce qu’il a dans le cœur, de se vider, afin de nous conduire véritablement à une entente.
CNC : Entre temps, la Présidente de la transition Mme Catherine Samba Panza avait envoyé une mission à Bambari dans l’optique de la délocalisation de l’état-major de la Séléka de Bambari et plus récemment le Président du CNT qui a effectué une mission parlementaire dans la localité a réitéré le vœu de voir cet état-major militaire délocalisé. Quelle est donc la position d’ARASDO qui a également effectué un déplacement à Bambari, afin de constater de visu la situation, et ceci au regard des résolutions du Conseil de sécurité qui prévoient le désarmement forcé des forces armées non-conventionnelles, sans oublier que les forces internationales brandissent les mesures de confiances pour contourner ce désarmement forcé ?
ABK : Il faut tout d’abord dire que la RCA est une et indivisible. Cela veut dire qu’il est inconcevable qu’il ait un autre état-major parallèle sur le territoire, et de ce point de vue, nous sommes entièrement d’accord avec la Cheffe de l’Etat et le président du CNT. A Bambari, l’on sent une division dans un pays où les gens ont toujours vécu ensemble et en harmonie, je fais ainsi allusion à la cohabitation pacifique qui prévalait entre les éleveurs et agriculteurs, les peulhs et non-peulhs, les musulmans et non-musulmans. Aujourd’hui, cette population jadis brassée se confine chacune dans son petit coin avec cette idée de partition qui n’a pas sa raison d’être.
Face à cette situation, nous pensons que les Zoundeiko et autres qui sont centrafricains cessent ce qu’ils sont en train de faire et qu’ils se disent qu’ils sont en train de détruire leur pays. Si Barthelemy Boganda est mort pour l’Unité de ce pays, ce n’est pas nous qui allons le diviser aujourd’hui. D’ailleurs, notre déplacement de Bambari, comme le dit la devise d’ARASDO « Solidarité-Paix-Développement », c’est d’abord de témoigner notre solidarité à la population sans exclusive, parce que nous ne pouvons pas rester indifférents à ce qui se passe dans la Ouaka. Nous allons continuer dans ce sens jusqu’à ce que nos frères des deux camps puissent s’entendre et cesser ce qu’ils sont en train de faire et de s’orienter résolument vers la paix. Nous croyons que lorsque la paix sera là, des investisseurs nous envahiront dans la Ouaka et que chacun aura pour son compte, à travers les projets que nous allons mettre en œuvre.
CNC : Monsieur le Président, ARASDO projette pour bientôt sa toute première Assemblée générale ordinaire à Bangui. Quel est l’enjeu de ces assises ?
ABK : Depuis la création d’ARASDO, le 26 octobre 2013, il est prévu la tenue d’une Assemblée général ordinaire chaque année selon nos Statuts et règlement intérieur, afin de faire le bilan du chemin parcouru. L’année 2013 a été marquée par beaucoup d’événements qui ont fait qu’ARASDO a fonctionné en dents de scie. Mais, il y a eu des percées quand même et des obstacles aussi dont certains ont pu être surmontés d’autres non. Cette Assemblée générale ordinaire sera le moment indiqué pour qu’on puisse s’asseoir et échanger par rapport aux nouvelles donnes, puisqu’aujourd’hui il y a ce problème de partition qui n’a pas sa raison d’être, il y a le Forum de Brazzaville, le Forum de Bangui encours de préparation, autant d’activités qui doivent permettre à la RCA de retrouver sa voie pour aller vers le développement. Donc, nous allons évaluer ce que nous avons déjà fait et ce qui reste à faire, et aussi de déterminer la nouvelle orientation à donner à nos actions.
Il faut se dire que la Ouaka présente plusieurs enjeux qu’ARASDO se propose de mettre en valeur. Parce que la Ouaka, forte de ses cinq Sous-préfectures dont celle de Bakala que les géotechniciens ont trouvé que c’est le centre de l’Afrique. Donc, la préfecture de la Ouaka en tant que centre de l’Afrique centrale est le centre de la RCA. Et c’est le sens que nous avons donné à ARASDO, c’est-à-dire que notre vision ne se limite pas seulement à la Ouaka, car tout ce que nous faisons dans la Ouaka va avoir de répercussions sur le développement de l’ensemble de la RCA et partant dans toute l’Afrique.
CNC : Et si vous aviez un dernier mot…
ABK : Mon dernier mot est de demander à tous ceux amis et sympathisants pour le développement de la Ouaka, et donc du développement de la RCA de s’entendre, mais aussi de venir massivement à l’Assemblée générale ordinaire qui sera convoquée très bientôt. Leur présence va exprimer leur sensibilité aux problèmes du moment, une motivation profonde pour nous autres qui avons lutté jour et nuit pour la cause de la RCA. Les débats à cette occasion, nous l’espérons, doivent être d’un haut niveau, afin que nous trouvions des véritables solutions pour sortir de cette crise.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Alexandre-Philippe-Goumba.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Alexandre Philippe Goumba. Photo: Fred Krock / CNC
Alexandre Goumba siffle la fin l’errance au FPP et lance les chantiers de réformes
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 21-12-2014. Samedi 20 décembre 2014, à l’hôtel Ledger Plazza, le président du parti FPP (Front patriotique pour le progrès), Alexandre Philippe Goumba, galvanisé par la décision de la Cour de cassation du 19 novembre 2014, rejetant le pourvoi formé par le ministère de l’Administration du territoire, en vue de la dissolution de son parti, a sifflé la fin du conflit fratricide qui a duré neuf ans durant. C’était lors de la conférence de presse qu’il a animée où il en a profité pour appeler les militants et sympathisants du FPP à reprendre leur place sur la scène politique nationale et à se préparer pour aux échéances électorales prochaines en RCA.
D’entrée de jeu, Alexandre Goumba a tenu a précisé que « l’objet de cette conférence de presse n’est pas de faire un rapport sur les raisons et les explications de ce long conflit, qui, à nos yeux, est sans intérêt face à la situation dramatique dans laquelle notre pays est plongé, ni de donner des leçons à qui que ce soit. Ce qui compte pour le FPP, c’est la fin du conflit et non le conflit lui-même. » Histoire de dissiper le doute autour de sa sortie médiatique qui correspond, à priori, à une décharge sur ceux que l’on qualifierait des détracteurs du FPP.
En effet, le parti FPP du Feu président Abel Goumba a traversé depuis 2006, un rocambolesque feuilleton avec la démêlée en justice sur l’épineuse question du bicéphalisme au sein de ce parti. Et la Cour de cassation – dernier recours judiciaire par excellence a coupé court. Cette juridiction a rejeté, mercredi 19 novembre 2014, le pourvoi formé par le Ministère de l’administration du territoire, de la décentralisation et de la régionalisation contre le FPP dont il demandait la dissolution pure et simple.
N’étant pas la préoccupation première du désormais unique président du FPP Alexandre Philippe Goumba, la question de festoiement après cette grande décision de justice salutaire pour le FPP n’a pas pris beaucoup d’espace dans la conférence de presse de samedi dernier, mais plutôt les questions liées au devenir de ce parti et partant de l’avenir de la RCA qui traverse une crise sans précédent ont préoccupé le président Goumba. « Notre s’est considérablement affaibli, ses capacités (de la RCA) dans tous les sens du terme ont été réduites. » a regretté M. Alexandre Goumba qui explique que les centrafricains manquent de tout à savoir « la fourniture d’eau potable à la population pour sa santé, l’énergie dont les personnes et les matériels ont besoins : les unes pour éviter la pénibilité, les autres pour fonctionner. La santé qu’il faut assurer à tous pour que chacun tienne à bon escient son rôle dans la société, notamment dans le domaine du travail. L’éducation à laquelle chaque centrafricain, quel que soit son sexe doit avoir accès. L’assainissement, les infrastructures, la défense, etc… » a-t-il énuméré avant d’engager que le FPP se doit d’apporter sa contribution pour la reconstruction du pays.
Par ailleurs, afin que le FPP soit en mesure de dire son mot et apporter sa pierre à l’édifice, Alexandre Goumba annonce l’ouverture immédiate des grands chantiers au sein du parti qui doit asseoir les bases de l’action politique à mener. « La tâche consistera à rassembler dans un très bref délai toute la base militante votante composée des Présidents des 17 Fédérations, des présidents des 71 Sous-fédérations, des membres du Comité central et des militants de base, qu’ils soient du Nord, de l’Est, de l’Ouest, du Centre, du Sud. ». Car seront ces ressources humaines qui doivent en premier lieu être mobilisées pour mener les actions futures du parti dont la dotation du FPP d’un nouveau siège, l’organisation des Conventions entre janvier et mars 2015 devant déboucher sur la désignation des militants qui se présenteront aux élections législatives de 2015 et le militant qui représentera le FPP à l’élection présidentielle.
Conférence de presse FPP. photo: Fred Krock / CNC
Entre temps, Alexandre Philippe Goumba a soulevé au passage, dans le cadre de la mobilisation générale des ressources humaines de son parti, la problématique de la « politisation » des militants de ce parti pour faire d’eux un « instrument au service de la croissance et du développement qui ne peut se faire sans la participation et sans l’implication des plus pauvres dont la majorité vit en dehors de la capitale Bangui, mais qui se dirige tous les jours sur celle-ci, poussée par la pauvreté. » Il s’agit selon le président du FPP, de promouvoir la bonne gouvernance à la base, afin justement d’éviter les frustrations qui sont souvent sources de conflits.
Aussi, le FPP a profité de l’occasion pour saluer l’intervention de la communauté internationale au chevet de la RCA, mais demande par la même occasion la réhabilitation des forces de défense et de sécurité nationales : « Notre plus vif souhait est que cette viabilité soit assurée progressivement par nos Forces armées, notre Police et notre gendarmerie » comme l’a noté M. Alexandre Goumba.
C’est sur un message d’espoir pour une sortie de crise en RCA que le président du FPP a conclu son exercice de question réponse avec la presse quand il affirme « le FPP estime qu’il est toutefois possible de sortir de ce bourbier par des politiques sectorielles simples, faites de petits pas qui évitent les grands écarts, sources d’échecs cuisants et dont les populations les plus pauvres sont les victimes. » Et cela passe, selon Goumba, par l’ « usage que a communauté international et l’Etat de transition feront des Forces armées, tant nationales qu’internationales, de la bonne utilisation des capitaux qui nous sont prêtés ou alloués au titre de subventions, de la capacité du gouvernement de transition à rendre compte à ceux qui lui ont confié leur destinée, leurs capitaux.
CATHERINE SAMBA-PANZA RENOUE LA COOPÉRATION CENTRAFRICANO-ÉGYPTIENNE
Les relations diplomatiques entre la République centrafricaine et l’Égypte sont désormais au beau fixe. Après quelques années de coupure dûe à la fermeture de l’ambassade de l’Égypte à Bangui durant la crise en Centrafrique, la chef de l’État de transition Catherine Samba-Panza et le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi ont tenté de renouer la coopération lors d’une visite de 72 heures effectuée au Caire, en Égytpe.
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 21-12-2014. La tentative de la reprise de cette coopération entre ces deux pays frères fait suite à la visite de la présidente de la transition centrafricaine sur l’invitation du président égyptien, au Caire en Égypte, le 18 décembre 2014. Cette visite permet la coopération entre la RCA et l’Egypte afin d’échanger sur plusieurs domaines.
“Nous avons une longue histoire de coopération avec l’Égypte qui date des années 70. Nous avons souhaité la réouverture de l’ambassade égyptienne ici à Bangui et surtout la reprise de la coopération dans tous les domaines. Parce que, vous savez, nous avons besoin de médecins, nous avons besoin d’enseignants, nous avons besoin que notre agriculture reprenne. Et de surcroît, nous avons besoin d’investisseurs pour que l’économie soit relancée“, a fait savoir le Catherine Samba-Panza de son retour de l’Égypte.
L’ambassade de l’Égypte à Bangui a été fermée durant les évènements ayant conduit la capitale centrafricaine dans un cycle de violence inter-communautaire. Toutefois, l’ambassade de Centrafrique au Caire en Égypte est maintenue ouverte. La présidente de la transition centrafricaine veut, à travers cette visite de 72 heures au Caire, attirer les bailleurs égyptiens à découvrir les opportunités en République centrafricaine.
“Nous avons une grande réunion avec les investisseurs égyptiens qui sont intéressés pour venir les opportunités qu’il a en République centrafricaine. Nous avons convenu de missions. Une première mission qui irait en Egytpe expliquer ces opportunités. Et une deuxième mission d’investisseurs qui viendraient voir qu’est-ce qu’ils peuvent faire pour nous accompagner sur le plan économique“, a affirmé Catherine Samba-Panza.
Par ailleurs, elle a fait savoir que l’Égypte avait soutenu la République centrafricaine dans le domaine de l’énergie dans les années antérieures. Notons que cette visite en Égytpe est la première de Catherine Samba-Panza dans un pays arabe partageant de longue relation avec la Centrafrique.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Martin-Ziguelé.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Martin Ziguelé à Dakar. Photo: lequotidien.sn
A 58 ans, Martin Ziguélé se positionne pour être président de la République centrafricaine (Rca), ravagée par un conflit politico-confessionnel dramatique. Il ne s’en détourne pas pour mettre son expérience au service de son pays. Ancien Premier ministre de Ange Félix Patassé, Martin Ziguélé livre son troisième essai. Candidat malheureux en 2005 et 2011, il a été choisi par le Mouvement de libération du peuple centrafricain (Mlpc) pour participer à l’élection présidentielle prévue en juin et juillet 2015, lors d’un grand meeting organisé le 22 novembre à Bangui. Il serait l’un des plus sérieux prétendants au trône. En visite à Dakar, il parle dans cet entretien de la situation en Rca, de son programme de campagne et de sa visite au Sénégal.
Vous avez été reçu par le Président Macky Sall. Sous quel angle peut-on analyser votre séjour au Sénégal ?
Je suis à Dakar où j’ai participé au Forum Paix et sécurité qui a été une rencontre pleine d’enseignements. J’ai effectivement rencontré le Président Macky Sall parce que le Sénégal est un modèle de stabilité politique et sociale. C’est un exemple de démocratie. Pour moi, il est important de venir au Sénégal pour avoir une perception de ce modèle qui fait la fierté de l’Afrique. Il est important de rencontrer les autorités sénégalaises pour parler aussi de la situation politique en République centrafricaine et rencontrer le Peuple sénégalais.
Lors du Sommet de Dakar, il y a eu des échanges houleux entre le ministre français de la Défense et certains chefs d’Etat africains sur l’insécurité dans le Sahel provoquée par le chaos libyen ?
C’était une rencontre pleine d’enseignements. Parce que l’Afrique doit être capable de prendre en charge sa propre sécurité en compagnie aussi de ses partenaires traditionnels. Ils ont parlé du Sud libyen qui a mis le chaos dans certains pays. Il est essentiel que la Force africaine de réaction rapide soit opérationnelle pour faire face aux urgences sécuritaires du continent.
Justement quelle est la situation politico-sociale en République centrafricaine ?
Il faut reconnaître que la situation est toujours volatile. Aujourd’hui, la capitale Bangui a tout de même retrouvé un peu de calme. La Rca est un vaste pays qui a pratiquement la même superficie que la France. Je souhaite seulement que l’arrière-pays retrouve le niveau relatif de sécurité de la capitale. Avec le déploiement des effectifs des casques bleus et les militaires français de l’opération Sangaris, la situation s’est améliorée. Après l’effondrement de l’Etat, ce n’était pas une situation facile. Même les experts militaires déplorent l’insuffisance des effectifs des forces internationales. Ils font un travail extrêmement difficile et ingrat, en raison même de la complexité de la situation et de leurs effectifs compte tenu de l’immensité de notre territoire. Il faut continuer à travailler pour rétablir la sécurité et l’ordre et la paix qui font gravement défaut dans notre pays à la suite du total effondrement de l’Etat.
La situation n’est pas désespérante ?
Il faut reconnaître que tous les hommes politiques ont failli parce que nous avons failli à notre première mission, celle de construire un Etat, une Armée, pour protéger ce pays. Il faut que les Centrafricains se parlent en vérité entre eux pour se pardonner et se réconcilier. Il nous faut reconstruire une Armée et savoir qui fait quoi en matière de sécurité. Parce que les Faca (Forces armées centrafricaines) ne sont pas opérationnelles. Cela ne peut plus durer. Je ne crois pas une seule seconde qu’on puisse ramener la paix si les Forces armées sont sur la touche.
Vous avez été désigné candidat du Mouvement de libération du peuple centrafricain à la présidentielle. Sur quoi allez-vous axer votre candidature ?
Ma candidature sera axée sur la réconciliation. Nous sommes un pays riche, vous ne trouverez pas un mètre de sable dans ce pays. Tout est vert. Nous avons de l’or, du diamant, de l’uranium. La Centrafrique est un pays qui a des ressources. Son seul problème, c’est la prédation. Il nous manque juste la paix, la réconciliation et l’emploi. Il faut démarrer le dialogue à la base, dans les villes de l’intérieur du pays, avant d’amorcer un mouvement national. Nous devons rester unis et soudés. Nous devons aller partout, auprès de nos frères et sœurs, parler du même langage de l’unité, parler de la réconciliation, parler du dialogue et de la paix. C’est pour cela que le forum de Bangui sera important si on arrive à mettre en place ce processus.
Dans un pays où il y a l’effondrement de l’Etat et le chaos, est-ce possible d’organiser des élections ?
C’est une très bonne question. La transition doit s’atteler à remettre en place l’autorité de l’Etat, une Armée solide et bien restructurée pour organiser ces élections parce que notre pays a besoin de paix et de stabilité pour sortir de cette impasse. D’ici le scrutin (juin 2015), on doit pouvoir réaliser des progrès dans le domaine sécuritaire pour organiser le scrutin sur l’ensemble du territoire national. La date retenue me semble assez bien indiquée pour organiser cette élection.
Vous avez été Premier ministre de l’ex-chef de l’Etat Ange Félix Patassé (2001-2003) et candidat aux Présidentielles de 2005 et 2011. Votre passé plaide-t-il pour vous ?
Tous les hommes politiques centrafricains ont une responsabilité dans ce qui se passe chez nous. Oui, quand on est citoyen d’un pays et quand on a eu en Rca des responsabilités à un niveau gouvernemental, on est quelque peu responsable de ce qui arrive dans le pays. Etre responsable, ce n’est pas être coupable. Je n’ai jamais pactisé avec qui que ce soit pour porter des armes contre le peuple centrafricain. Nous n’avons jamais été le cheval de Troie des forces hostiles à notre Nation, à l’intérieur de ce pays et nous avons la conscience tranquille sur ce point. Pour moi, ce passé ne constitue pas un handicap parce que la Rca a besoin de paix et de stabilité.
La présidente de transition, Catherine Samba-Panza doit-elle diriger le pays jusqu’aux élections ?
Pour nous, il n’y a pas de raison qu’elle ne reste pas. Ce n’est pas un problème de personnes. On a vu ce que la première transition a donné. C’est souhaitable qu’elle reste pour conduire le processus. Aujourd’hui, la majorité des acteurs centrafricains considèrent que toute instabilité à la tête de l’État ralentirait le processus électoral. Elle a été désignée Présidente de transition dans un contexte assez difficile.
Elle est en place depuis presque un an, (elle a été choisie Présidente de transition en janvier 2014) a-t-elle rempli sa mission ?
Elle est arrivée dans une situation extrêmement délicate. Les choses se sont un peu améliorées notamment dans le domaine de la sécurité. Même si la situation reste volatile. Comme je l’ai dit tantôt, ce n’est pas une question de personnes. Elle avait fait une erreur politique en nommant un Premier ministre (André Nzapayéké) qui a mis en place un gouvernement de technocrates dans un contexte de crise politique aiguë. Cette équipe a été prise en otage par les forces rebelles, Séléka et anti-balaka, et a produit peu de résultats en huit mois. Depuis le remaniement, les choses ont évolué.
Les anciens Présidents Michel Djotodia ou François Bozizé doivent-ils participer aux pourparlers dans la perspective du forum de Bangui ?
Il faut analyser la situation : Comme je l’ai dit, le dialogue n’est pas un prétexte pour consacrer l’impunité. Lorsqu’on a du sang sur les mains, il faut en rendre compte. Pour les anciens Présidents, il faut voir leur degré d’implication dans certains massacres commis dans ce pays. La question de leur participation ou non se situe à ce niveau. Lorsque Bangui et toutes les grandes villes de provinces seront débarrassées des nombreuses armes et munitions de guerre ainsi que des explosifs qui circulent actuellement et qui sèment la mort et la désolation, les Centrafricains retrouveront un peu de quiétude. Depuis l’aggravation de cette crise que connaît notre pays, que la seule solution du retour de la sécurité et de la paix demeure le désarmement de toutes les bandes armées que le Conseil de sécurité des Nations Unies a prescrit dans plusieurs de ses résolutions et que les forces internationales présentes dans notre pays ont mandat d’appliquer.
Le gouvernement de transition a porté plainte à Paris contre le clan de l’ex-chef de l’Etat, François Bozizé, pour enrichissement illicite en parlant de pots-de-vin, de biens immobiliers et d’autres biens de luxe… C’est une démarche à encourager ?
C’est une bonne démarche parce que l’argent des Centrafricains doit profiter aux Centrafricains. La Rca est un pays immensément riche. Nous sommes tous d’accord : les deniers de l’État ne doivent pas profiter à un clan ou à un autre. Maintenant, nous attendons avec impatience les résultats de l’enquête. La gestion de tous les régimes, qu’il s’agisse de François Bozizé, de Michel Djotodia ou d’Ange-Félix Patassé, doit être soumise à un audit. C’est une question importante qu’il faut gérer dans la transparence.
Nous avons encore à l’esprit l’échec de Brazzaville. De l’argent a été distribué à des individus n’ayant aucune emprise réelle sur le conflit, et tout le monde est rentré content et puis l’accord de cessation des hostilités auquel les belligérants ont souscrit de respecter, n’a jamais été respecté à ce jour. Depuis 4 jours la ville des M’brès dans la Nana Gribizi est à sang et à feu.
Notre préoccupation essentielle, aujourd’hui, c’est d’aller aux élections car le retour à l’ordre constitutionnel n’est pas négociable. Même si nous savons que les élections ne feront pas faire disparaître pour autant ni les séléka, ni les Anti-Balaka, et pourtant ils sont tous dans le gouvernement ; mais une chose est fondamentale, la question d’auto-détermination de notre peuple car l’état de transition s’apparente à ce que nous qualifions de chosification d’un peuple.
Les préparatifs des élections doivent s’accélérer. Nous remercions la communauté internationale et la France de leur aide et il faut aussi que le gouvernement de transition donne plus de messages de confiance à l’endroit de ceux qui nous soutiennent que nous méritions de recevoir d’eux de l’aide.
Que d’aucuns ne confondent le forum de Bangui à un dialogue de réconciliation. Ce forum ne doit pas oblitérer le « Dialogue, justice, paix et réconciliation» qui se tiendra dès la mise en place du premier gouvernement élu. Ce dialogue à nos yeux aura une portée historique que la transition ne pourra conduire. Il faut un gouvernement légitime, et les élections sont la seule voie pour légitimer un gouvernement et lui confier tous pouvoirs et toutes autorités nécessaires d’agir au nom d’un peuple.
Le « dialogue justice, paix et réconciliation » ne passera pas sous la transition, il passera sous un gouvernement issu des élections démocratiques. Un gouvernement légitime qui aura compris les paradigmes sociaux et politiques de cette crise. Ce dialogue qui se veut de fixer la base de la création d’un nouvel Etat-politique
D’ailleurs, la RCA n’a pas existé, et elle n’a jamais existé. Il nous faut maintenant un nouvel Etat et c’est le dialogue de la réconciliation qui aura la charge de fixer la base de ce nouveau Etat élevé au stade de la république au sens du terme. Ce dialogue sera défini comme la rencontre de toutes les forces éclairées de notre pays pour lotir et bâtir la fondation de l’Etat. Et ça, nous ne pouvons pas confier une telle échéance d’importance nationale à un gouvernement transitoire sans assise légale au risque de confondre réconciliation et pardon et l’oubli de la justice sans laquelle la reconstruction de l’Etat ne sera pas possible.
Nous ne pouvons plus reconstruire notre Etat sur du sable, nous ne voulons plus marcher dans la boue, il faut une vraie fondation, un Etat de droit. Le droit est le ciment de l’association des peuples. La réconciliation ira plus loin pour chercher une vraie issue de sortie de crise sur la base d’une intégration politique et la clairvoyance. Le processus de réconciliation sera long, il ne se déclenchera pas tout seul, sans l’appui politique de l’Etat.
Ce forum ne doit pas non plus nous faire perdre le temps nécessaire à consacrer aux préparatifs des élections qui auront lieu dans six (6) mois.
Le forum de Bangui sera un défrichassage du champ social des problèmes, c’est-à-dire la mise à nue de notre ignorance et de notre égocentrisme dont la responsabilité incombe totalement aux gouvernements successifs qui se sont relevés à la tête de notre pays dont certains membres sont là et qui se sont déjà alignés pour le pouvoir, lequel pouvoir ils ont vachement échoué à sa gestion. Cette crise relève de la conséquence de leur gestion.
L’échec de gestion patrimoniale d’une société est collégial même si le Directeur général de l’entreprise porte le chapeau, il n’en demeure pas moins que la responsabilité des autres Directeurs de département est entachée, dans le cas d’espèce de notre pays ce sont les Premiers Ministres et les Ministres. Il est bien de noter qu’il s’agit pour eux d’un échec politique et personnel.
Ce forum, c’est un instant de prise de conscience et d’acceptation, éloigné de tout orgueil, de toute rancune, de toute haine, de tout phantasme, de toute velléité, mais doté d’un courage sans équivoque, d’un esprit libre et dégagé, une volonté participative et créative, le rêve d’un renouveau et l’ouverture vers un pacte moral et social. Il s’agit par ce forum de faire émerger la face cachée de l’iceberg, de le dimensionner et prendre toutes les mesures de ses différentes facettes.
Le forum de Bangui consistera à établir la feuille de révélation des anomalies et des problèmes sociaux auxquels notre pays est confronté, un prélude au dialogue national. C’est-à-dire l’identification de l’ensemble des insatisfactions objectives et des faits physiques défavorisant. Etablir une check-list des conséquences de nos funestes politiques de gouvernement, un tableau synoptique, un audit.
Ce qu’il faut retenir par tout et prioriser à l’heure actuelle, l’arrêt des hostilités inutiles, l’effort des cœurs à faire passer les élections absolument. La paix y est et le sera par notre détermination et non par notre immobilisme légendaire qui frise le manque de courage et de défi.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Jean-Bernard-Yarissem-coordonateur-de-WWF-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Jean-Bernard Yarissem coordonnateur de WWF à Bangui
J-B Yarissem , Coordonnateur National du WWF salue le retour de la population animale des Aires protégées de Dzanga Sangha
« Après la crise dévastatrice, les populations d’éléphants et de gorilles sont de retour dans les Aires protégées de Ndzanga Sangha » dixit J-B Yarissem du WWF-Centrafrique
La tragédie actuelle n’a pas épargné les ressources fauniques de la RCA. Au pic de cette crise, une trentaine d’éléphants ont été massacrés par les éléments de la Coalition Séléka dans les Aires protégées de Dzanga Sangha dans la préfecture de Sangha Mbaéré dans l’ouest du pays, mettant en déroute le population animale restante, détruisant systématiquement les installations et mettant un coup d’arrêt au tourisme. A la mi-décembre dernière, deux missions se sont dirigées conjointement à Bayanga : une mission de la coordination nationale du WWF et une autre du WWF Allemagne. Dans une interview exclusive accordée à Corbeaunews Centrafrique, vendredi 19 décembre 2014 à Bangui, Jean-Bernard Yarissem Coordonnateur National du WWF a noté avec satisfaction le retour de la population animale et la reprise globale des activités à la faveur de l’amélioration de la situation sécuritaire tout en déplorant les campagnes de dramatisation menées par les ambassades étrangères qui ne correspondent pas à la réalité et qui continuent de dissuader les touristes à destination de la RCA.
CNC : Vous êtes Coordonnateur National de WWF en RCA. Pourriez-vous nous donner un aperçu bref des activités du WWF en RCA et le but de la mission que vous venez de conduire à Bayanga ?
JBY : Je tiens à préciser tout d’abord que c’est depuis plus d’une trentaine d’années que WWF qui est la première organisation internationale en charge de la conservation de la nature exerce en République centrafricaine. Présent dans 105 pays de par le monde, WWF emploie environ 5 000 personnes. Ses réalisations en RCA ont permis la création du parc Dzanga Ndoki et les Aires protégées de Dzanga Sangha à Bayanga dans la préfecture de Sangha Mbaéré.
Revenant à votre question, ma mission à Bayanga s’inscrit dans le cadre d’appui à l’équipe de WWF sur place qui travaille avec le gouvernement, notamment le ministère des Eaux et Forêts. Il s’agit de voir comment on pouvait mieux coordonner nos activités sur le terrain. Heureuse coïncidence, on s’est rencontré avec l’équipe de WWF Allemagne qui était en visite sur le site des Aires protégées de Dzanga Sangha qu’ils financent depuis plusieurs années. L’occasion m’a permis de féliciter nos deux équipes qui travaillent sur place qui ont pu faire le nécessaire, malgré la crise pour conserver le potentiel faunique qui est là-bas. Donc, cela a permis également de remonter le moral du personnel, afin de les motiver à persévérer dans leurs activités.
CNC : Au terme de cette mission, que peut-on retenir de l’état des lieux de cette réserve classée patrimoine mondial par l’UNESCO, ainsi que de Bayanga en tant que destination touristique par excellence ?
JBY : Il faut d’abord dire que la crise qui a touché la zone d’intervention de WWF à Bayanga est exceptionnellement la plus cruelle et la plus dévastatrice. Il vous souviendra qu’en mai 2013, un groupe de braconniers soudanais se réclamant de la Coalition Séléka s’était déployé à Bayanga où ils se sont rendus dans la clairière de Dzanga et massacré une trentaine d’éléphants, mettant ainsi toute la population restante en déroute. Moi-même ils ont failli me kidnapper, mais Dieu-merci je me suis réfugié en brousse toute une journée durant avant de ressortir tard le soir pour constater seulement les dégâts. La situation a été dramatique avec toutes les infrastructures vandalisées, des véhicules emportés avec tous nos équipements. Dieu-merci une fois de plus, nos collègues de WWF du réseau ont dû nous apporter leur assistance financière, ce qui nous a donc permis de renouveler notre outil de travail. A ce jour, je puis vous dire qu’on a repris le travail plus correctement.
Concernant le potentiel faunique, la population des animaux après ce massacre, est revenue. Sur la saline Dzanga aujourd’hui, en tout temps et en toute heure, il y a au moins une quarantaine d’éléphants ; quatre groupes de gorilles habitués sont mis à la disposition des touristes. Cette reprise nous a permis jusqu’à la fin juillet et début août dernier de recevoir la première visite d’une trentaine de touristes Espagnoles. Cela a été un véritable levier qui a motivé le moral du personnel. Mais malheureusement, nous jouons contre la campagne des ambassades occidentales qui découragent leurs ressortissants de venir compte tenu de la crise. Et donc, cet élan de la relance du tourisme fonctionne un peu au ralenti d’où nécessité de travailler encore beaucoup plus pour convaincre beaucoup plus de touristes à venir, parce qu’actuellement la sécurité est revenue, les activités socioéconomiques dans les campagnes ont repris. Il n’y a donc rien à craindre.
CNC : Que peut-on donc attendre de cette mission conjointe ?
JBY : Un illustre président africain disait que l’argent n’aime pas le bruit. Effectivement, pendant la crise, beaucoup de partenaires se sont abstenu et tous les financements étaient mis en berne. Heureusement, l’arrivée de ces collègues de WWF Allemagne et aussi celle d’une équipe de KFW (Banque allemande pour le développement) qui finance le Tri-national de la Sangha (TNS) dont font partie les Aires protégées de Dzanga Sangha ont dissipé les inquiétudes et incertitudes sur le retour effectif de la sécurité. Et de notre côté, tout le staff est en place, motivé et passionné par le travail. Tout cela a concouru à donner espoir aux partenaires qui ont remis en route le processus pour le décaissement de l’argent qui était en attente. D’ici le début de l’année 2015, nous sommes convaincus que nous allons travailler à la vitesse de croisière, dès qu’on aura tout le financement attendu.
La deuxième chose à retenir de cette mission, c’est que pendant notre séjour, nous avons tenu des réunions de travail aussi bien avec l’équipe de WWF de la partie nationale puis les deux équipes ensemble, afin de se donner la main et travailler mutuellement dans l’optique d’une meilleure coordination de nos activités.
CNC : Votre message…
JBY : Si jamais j’avais un message de fin, ce serait celui d’espoir, de paix et d’amour. En effet, la crise que le pays avait connue est une réalité, mais il faut maintenant regarder vers l’avenir et se dire que ce ne sera que nous-mêmes centrafricains qui construirons notre pays. Pour cela, il faut inévitablement taire nos divergences et nos querelles et voir plutôt ce qui nous rassemble. Disons que c’est notre pays, notre terre natale et notre nation. Il faut voir comment la relancer après cette crise qui l’a frappée durement.
CNC : M. Jean-Bernard Yarissem, je vous remercie.
Propos recueillis par Fred Krock, Journaliste-Grand reporter CNC
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Carmen-Ducass-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Carmen Ducass. Photo: Fred Krock/CNC
L’Association ‘’Coup de pousse des Anges’’ de Carmen Ducasse au chevet des victimes de la crise centrafricaine
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 20-12-2014. La diaspora centrafricaine toujours reste toujours à l’avant-garde de l’aide humanitaire en faveur des personnes rendues vulnérables par la crise militaro-politique, puis intercommunautaire dans leur pays. La jeune Association ‘’Coup de pousse des Anges’’ créée en France le 7 novembre 2013 pour venir en aide aux centrafricains en détresse a débarque à Bangui. Plus d’une tonne de cargaison d’articles divers mobilisée par cette association ont été déchargés, vendredi 19 décembre 2014, à bord du cargo de la force française de l’opération Sangaris, à l’aéroport international de Bangui M’poko et seront distribués dans un court délai aux personnes vulnérables.
« Ce qui est arrivée est arrivé. Nous devons tous considérer cela comme une mauvaise période dans l’histoire de notre pays et de prendre notre engagement collectif, afin de sortir de cette situation et dessiner un avenir meilleur. » a déclaré Mme Carmen Ducasse, présidente de l’association ‘’Coup de pousse des anges’’ dans un entretien à l’aéroport Bangui M’poko à l’occasion du débarquement de la cargaison humanitaire mobilisée par son association.
Ce sont en effet, des matériels paramédicaux (équipements d’hygiène, des béquilles et chaises roulantes, des chaussures orthopédiques, biberons et autres produits pour les bébés, etc.), des fournitures scolaires, vêtements, ustensiles de cuisine et biens d’autres articles de première nécessité qui constituent le pactole de plus d’une tonne qui est arrivé vendredi dernier à Bangui. Selon Catherine Ducasse, Trésorière générale de cette association, ces biens seront distribués dans des orphelinats, des hôpitaux, les sites de déplacés, etc. mais de manière impartiale entre toutes les communautés sans exclusive, allusion faite notamment à la communauté musulmane et non-musulmane qui semblent être dans une sorte de conflit intercommunautaire en RCA.
Don Carmen Ducasse. Photo: Fred Krock/CNC
Rappelons que selon la présidente de ‘’Coup de pousse des anges’’, l’action qui a débouché sur cette aide est le résultat de la vaste campagne de mobilisation de la diaspora centrafricaine de France pour venir en aide en RCA, initiée les 26, 27 et 28 juillets 2014 par l’association où des collectes ont été faites auprès des particuliers, des institutions et des pharmacies avec l’appui de l’association ‘’Paris par rue méconnue’’.
Faut-il également noter que ce ne sera pas le dernier geste de ‘’Coup de pousse des anges’’ en faveur des centrafricains, car à en croire Mme Carmen Ducasse, « nous projetons de construire, avec l’appui de nos partenaires, des dispensaires, des écoles, des orphelinats, en vue d’alléger la peine de nos frères qui sont là au pays. » a-t-elle promis.
La satisfaction et le soulagement des bénéficiaires de cette aide transparaissent déjà à travers les sentiments de reconnaissance exprimés par M. Alain Diab, le patron de la pâtisserie Grand-Café à l’endroit de l’association ‘’Coup de pousse des anges’’ qui a apporté tout son soutien à l’initiative de cette association. « Les centrafricains ont déjà beaucoup subi de cette crise que traverse depuis deux années le pays. C’est le moment au grand jamais de donner des signes que le pays peut sortir et construire une vie meilleure. Et cela passe nécessairement par des actes concrets comme celui que vient de poser l’association ‘’Coup de pousse des anges’’ que j’encourage sincèrement. C’est un soulagement pour la souffrance de la population. » s’est-il réjoui.
En somme, toutes les initiatives visant à l’amélioration des conditions de vie des personnes vulnérables restent salutaires pour un peuple meurtri et rongé par deux années consécutives de guerre.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/AIBCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Réunion des Membres de l’Association AIBCA de Bangui
L’ANCIENNE GLOIRE DE BASKET-BALL DE CENTRAFRIQUE VIENT DE CRÉER SA STRUCTURE POUR L’AVENIR DU BASKET-BALL CENTRAFRICAIN
Conformément à la loi 61/233 du 27 mai 1961, réglementant les associations, l’ancienne gloire du Basket-ball centrafricain vient de créer une association dénommée “Association des Anciens Internationaux de Basket-ball de Centrafrique” en abrégé AIBCA. Il s’agit des anciens basketteurs centrafricains brillant à l’international et dans l’équipe nationale de Basket-ball conjointement avec les membres des staffs qui ont initié la mise en place de cette structure.
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 20-12-2014. Sous le haut patronage du Ministère de la Jeunesse du Sport et de la Culture, ils ont organisé, ce 20 décembre 2014 dans une salle de conférence au Complexe sportif Barthélémy Boganda, une Assemblée générale constitutive à cet effet. Après plusieurs heures de débat et d’échange, les membres fondateurs ont amendé et validé les Statuts et le Règlement intérieur de l’association.
A l’issue de cette Assemblée générale constitutive, un Comité composé de 9 membres a été mis en place. Ce comité, avec comme Président Monsieur Sonny Pokomandji et Jean PierreKota comme Secrétaire général. Les deux têtes de ladite association ont la tâche de se réunir selon son calendrier afin d’organiser l’élection des membres du Bureau exécutif de l’Association AIBCA.
L’Association a pour l’objectif: le rapprochement et la solidarité entre les Anciens internationaux de basket-ball de Centrafrique ; l’organisation et la pratique du basket en particulier, et d’autres activités physiques et sportif au profit de ses membres, des jeunes filles et garçons ; favoriser la participation active de la jeunesse aux activités et tâches sportives et éducatives ; promouvoir et contribuer au développement du basket en Centrafrique ; faire un plaidoyer pour l’épanouissement et l’essor du basket centrafricain; l’organisation des expositions, des manifestations économiques, culturelles, sportives et artistiques ; des journées et soirées récréatives seule ou avec d’autres associations ayant le même but afin de faire connaitre le Centrafrique.
Cette association aura sur le continent africain, européen, américain et asiatique des Comités pour consolider son statut international après la mise en place du bureau exécutif. L’adhésion au sein de l’association est libre et volontaire, selon son article 7 du Règlement intérieur. Toutefois, l’adhérent doit, selon ce même article, s’acquitter de ses droits d’adhésion qui s’élèvent à 200€ soit 131 000 FCFA, et des cotisations dont le montant n’est pas encore fixé.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/pacome-Pabandji-chez-lhorphelina.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Pacôme Pabandji chez orphelinat de Malimaka
DON DE PACÔME PABANDJI, LE LAURÉAT DU PRIX RORY PECK 2014 AUX ORPHELINS VICTIMES DE LA CRISE CENTRAFRICAINE
Pacôme Pabandji, le Lauréat du prestigieux prix international Rory Peck award 2014 a fait un don aux enfants orphelins . C’est ce 17 décembre 2014, dans un Orphelinat dénommé Fondation action humanitaire chrétienne, au quartier Malimaka situé dans le 5è arrondissement de la ville de Bangui que ce don a été fait. Cet orphelinat regroupe au moins 93 orphelins dont 53 sont en interne et 40 en externe.
Le don offert est composé d’un sac de riz, deux cartons de savons, un bidon de 20 litres d’huile et 100 pains. La remise officiel de ce cadeau a été marquée aussi par la remise de certificat aux 12 orphelins formés en informatique. Ils ont appris le système d’exploitation Windows, Microsoft word, Microsoft excel, et l’Internet pendant 7 mois d’apprentissage. Quelques personnalités dont la présence de la ministre des affaires sociales et des actions humanitaires, du ministre de la communication, et de l’Ambassadeur de France accréditée en Centrafrique devraient prendre part à la remise de ce don mais qui, malheureusement, n’ont pas honoré leur présence. L’occasion pour ces différentes personnalités de vivre la souffrance des personnes victimes de cette crise.
Le sentiment de faire ce don aux enfants démunis au sein de l’Orphelinat est venu juste à point nommé, selon Pacôme Pabandji Journaliste reporter d’image à l’Agence France Presse (AFP), au cours d’un reportage réalisé dans le 5è arrondissement de Bangui sur les enfants victimes de la crise en cours dans le pays.
“J’ai constaté les conditions dans lesquelles ces orphelins vivent lors d’un reportage que j’avais réalisé en mois de décembre 2013, sur la situation des enfants dont les pères ont été tués pendant la crise. De surcroît, la souffrance de cette femme qui les prend en charge étant aussi une veuve. Et en ce temps là je n’avais de quoi à leur offrir. Donc, après avoir remporté le prix Rory Peck à Londres, je me suis dit qu’il faut faire un geste à ces orphelins qui n’ont rien pour survivre. C’est pour pour les soulager à travers ce don puisque moi-même je suis orphelin“, a fait savoir Pacôme Pabandji avant de s’indigner contre les autorités de transition qui, selon lui, ne se penchent pas sur les réelles difficultés de la population.
Par ailleurs, le Lauréat de Rory Peck a fait savoir que son ambition de faire des dons aux enfants démunis ne s’arrêtent pas à ce niveau. Il a promis de visiter, dans les jours à venir, au moins cinq orphelinats du pays afin de faire ce même geste.
De son côte, Perriette Ouamoundjou responsable de l’orphelinat Fondation actions humanitaires a interpellé les autorités centrafricaines et les Organisations non gouvernemental ONG à venir en aide à ces orphelins. Car, dit-elle, son orphelinat manque de financement faute des partenaires. Sa source de revenu, dit-elle, repose sur les petits commerces axés sur la formation génératrice de revenu à savoir la couture, la savonnerie, le crèmage de peau et de cheveux, et la tomate concentrée.
Cet orphelinat a été créé depuis 2010 à Bangui et fonctionne avec une équipe de 10 personnes dont six femmes et quatre hommes qui s’occupent des 93 orphelins issus de la communauté chrétienne et musulmane ayant perdu leurs parents. Cette équipe assiste également les femmes enceintes et les enfants de la rue.
28 personnes tuées à Mbrès, Mohamed Malick Fall de l’Unicef tape du poing sur la table
Depuis près d’une semaine, la ville de Mbrès dans la préfecture de Nana Gribizi a renoué avec les violences. Séléka et Anti-balaka s’affrontement, alors que la Croix-Rouge a dénombré 28 morts dont un volontaire de cette institution ainsi que des blessés et un flux de déplacés. Face à la situation chaotique qui est loin d’être maitrisée, le Représentant de l’UNICEF Mohamed Malick Fall, Coordonnateur humanitaire intérimaire a fait une déclaration pour condamner ce massacre.
« Je condamne fermement la reprise des affrontements à Mbrés (Préfecture de la Nana Gribizi) le 16 décembre 2014, qui selon la Croix rouge centrafricaine, ont causé la mort de 28 personnes dont un volontaire de la Croix Rouge nationale. Je présente mes plus sincères condoléances aux familles éprouvées. Je suis indigné par le regain d’hostilités à Mbrés alors même que des lueurs d’espoir se profilaient le mois passé lors de ma visite, et plus récemment cette semaine avec la cérémonie de réconciliation entre les factions armées le 13 décembre. » a-t-il dit avant d’ajouter, « Cette situation est inacceptable et je condamne avec rigueur ces décès. Je rappelle encore une fois aux belligérants leur devoir de protection envers les populations civiles. »
Mohamed Malick Fall n’est pas resté là, il a sommé les belligérants de cesser ces hostilités qui n’ont fait qu’aggraver la situation humanitaire jadis dramatique. « J’invite les parties prenantes à s’engager pour restaurer la paix et la cohésion sociale dans le pays, et au nom de la communauté humanitaire, demande à ce que toutes les atteintes à la protection des civils, en particulier celles portées à la vie et à la dignité des personnes, ne restent pas impunies. » a-t-il conclu.
Appel Patriotique aux Centrafricains de Madame Regina KONZI MONGOT, Ministre-Conseiller à la Primature
La Paix en Centrafrique ne dépend que de nous. Personne ne peut quitter chez lui et venir nous planter la Paix dans notre terre. Aucun pays au monde ne nous aime plus que notre pays, la Centrafrique.
Tous les dons, les coûts de conflits, les humanitaires (soja, nattes, tentes, les gros véhicules neufs qui nous aspergent la poussière des routes non bitumées, création de nouveau pour relocaliser les déplacés de Bangui Mpoko)… sont inscrits dans les dettes extérieures de la Centrafrique.
Pour être claire, la Centrafrique est entrain de contracter des dettes inconscientes, qui ne lui profitent pas. Les dettes que notre génération ne pourrait rembourser. Nos descendants seront contraints de rembourser les dettes de nos bêtises. Qui n’aimerait pas que ses descendants soient heureux ?
Pour qu’il ait la paix dans notre pays, le maître mot est MOBILISATION.
Regina KONZI MONGOT
Ministre/Conseiller Spécial en charge des Urgences Humanitaires à la Primature
L’agence des Nations unies pour l’enfance (Unicef) a souligné vendredi “le manque dramatique de fonds” de ses programmes en République centrafricaine, où plus de deux millions d’enfants sont dans le besoin après des mois de violences intercommunautaires.
L’Unicef n’a reçu que la moitié des fonds nécessaires cette année pour ses programmes, 42,7 millions de dollars (34,9 millions d’euros) sur 81 millions attendus (66,2 millions d’euros), a précisé à l’AFP le porte-parole de l’organisation, Christophe Boulierac.
“Deux enfants sur cinq qui ont un besoin urgent d’aide de la part de l’Unicef n’ont aucun accès aux soins, à l’eau, à l’éducation et à une protection, à cause d’un manque dramatique de fonds et de l’insécurité” qui règne dans le pays, a déclaré M. Boulierac.
Au moins 28 personnes ont été tuées mercredi lors d’affrontements entre groupes armés à Mbrés, dans le centre de cette ex-colonie française, faisant fuir des centaines d’habitants terrorisés dans la brousse.
L’Unicef a souligné qu’elle n’avait pas été en mesure de soigner 620 000 personnes, ni de fournir d’eau potable à plus de 250 000 enfants. Par ailleurs 33 000 enfants n’ont pu être vaccinés contre la rougeole et 5 000 enfants de moins de 5 ans en état de malnutrition sévère n’ont pu être soignés.
Plus d’un million et demi de personnes sont en situation d’insécurité alimentaire en Centrafrique, soit un tiers de la population, selon le Programme alimentaire mondial (PAM).
A la suite de nombreux raids et du déplacement de communautés entières d’agriculteurs, les réserves de nourriture sont désormais inférieures de moitié à leur niveau habituel.
Le cri d’alarme de l’Unicef intervient quelques semaines après que le PAM ait été forcé de suspendre ses programmes d’aide aux réfugiés syriens, les donateurs internationaux n’ayant pas honoré leurs promesses.
La distribution de coupons alimentaires à 1,7 million de réfugiés avait repris quelques jours après l’appel du PAM
COMMUNIQUE DE PRESSE RELATIF A L’ATTAQUE DES ANTI-BALAKAS CONTRE LA CRPS ET SA RENTREE POLITIQUE
Le samedi 13 décembre 2014, les manifestations marquant la rentrée politique de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) parti membre de l’Alliance des Forces Démocratiques pour la Transition (AFDT) avaient débuté depuis le matin à l’hôtel Ledger Plaza devant plusieurs invités prestigieux dont les leaders de la classe politique ainsi que les membres du corps diplomatique et représentants des organisations internationales et s’étaient poursuivi par un cocktail offert par Me Nicolas Tiangaye à sa résidence.
Malheureusement, les retrouvailles entre dirigeants et militants de la CRPS pour un rafraichissement au quartier Fouh qui devaient clôturer cette rentrée politique ont été gravement perturbé non seulement par des tirs d’armes automatiques de plusieurs éléments anti-balakas, heureusement identifiés clairement par les militants de la CRPS comme étant des soldats indisciplinés des forces armées centrafricaines (Faca), mais aussi par une inadmissible agression et des scènes de brutalité gratuite sur les militants de ce parti suivie de pillage.
Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain(MLPC),
Condamne avec fermeté cette attaque armée et ces actes de violence caractérisée de la part de ces mêmes ennemis de la paix et de la tranquillité des Centrafricains ;
Dénonce vigoureusement le recours à la violence armée auquel certains compatriotes égarés continuent de se servir contre un parti politique démocratique qui lutte pacifiquement pour la paix dans notre pays ;
Exige que les autorités de la transition prennent leurs responsabilités en faisant tout ce qu’il faut pour mettre la main sur les auteurs de cette attaque que rien ne peut justifier et les remette à la justice afin que de tels actes ne restent pas impunis.
Suite à l’élection de Mme Mechaella Jean à la Francophonie
Dr Macoumba Diouf, directeur de l’horticulture, dit optimiste pour le développement du secteur
Le directeur de l’horticulture par ailleurs maire de la Commune de Latmingué souhaite que l’organisation sert de locomotive pour accompagner le Plan Sénégal Emergent ( Pse). Se confiant au « Témoin », Dr Diouf se félicite de la réussite du sommet de Dakar tout se réjouissant du statut de leadership du Président Macky Sall au sein de la communauté francophone. Pour l’actuel maire de Latmingué, il souhaite que l’organisation puisse servir de locomotive pour accompagner le volet horticulture sur lequel, le chef de l’Etat fonde beaucoup d’espoir.
La réussite du XVème sommet de la Francophonie a fini de traduire en réalité le leadership du Président Macky Sall au sein de la communauté internationale, a souligné le Dr Macoumba Diouf, directeur de l’horticulture et maire de la Commune de Latmingué. Il se félicite non seulement de l’orientation imprimée à cette rencontre par le chef de l’Etat du Sénégal mais aussi de la richesse des délibérations qui ont eu lieu durant les travaux du comité scientifique. Le Dr Macoumba Diouf confond également dans ses hommages, le secrétaire général sortant de la francophonie, l’ancien Président Abdou Diouf, pour son action à la tête de cette organisation. Selon le directeur de l’horticulture le thème de ce XV ème sommet cadre parfaitement avec les enjeux déclinés dans le Plan Sénégal Emergent et souhaite que l’avènement de la canadienne, Mechaella Jean, soit une opportunité pour promouvoir non seulement le leadership féminin dans l’espace francophone mais aussi une occasion de donner une nouvelle orientation aux enjeux de développement économique tels que déclinés par les chefs d’Etat à l’occasion de la rencontre de Dakar. « L’avènement de Michaella jean à la tête de la francophonie doit être une opportunité pour le gouvernement canadien à renforcement les actions de développement qu’il a entrepris dans des pays comme le Sénégal où le secteur de l’horticole en bénéficie en grande partie », a souligné le Dr Diouf. Déclinant cette vision sous l’angle du Pse, le directeur de l’horticulture a tenu à rappeler que le gouvernement est l’un des partenaires qui appuient le plus le secteur horticole au Sénégal. Il cite entre autres actions, la mise en œuvre dans les Niayes du Programme d’appui à l’entreprenariat paysan (Paep) financé par le gouvernement canadien pour la modernisation des exploitations horticoles dans la zone des Niayes, mais aussi le Projet d’aménagement et de développement économique des Niayes, actuellement en cours d’exécution. « Une canadienne à la tête de cette organisation laisse entrevoir de belles perspectives pour le développement agricole dans cet espace francophone », a souligné Macoumba Diouf.
La Marine sénégalaise, sentinelle des côtes bissau-guinéennes
C’est connu, les poissonneuses côtes bissau-guinéennes font parties des plus piratées au monde. Des bateaux battant de douteux pavillons, les écument journellement, privant ce petit déjà si démuni de ces précieuses ressources. Confronté à ce même pillage, Le Sénégal a désormais une nouvelle responsabilité, celle de surveiller les côtes de son voisin des pillards de tous acabits. C’est tout naturellement la Marine Sénégalaise endossera cette charge pour mettre fin ou au moins limiter considérablement ce l’on qualifie de pillages organisés des ressources halieutiques.
Les soldats-commandos de la Marine sénégalaise ont été donc réquisitionnés pour veiller sur les cotes bissau-guinéennes. Cette opération est financée par la Banque mondiale à hauteur de plus de 10 milliards et exécutée par la Direction Sénégalaise de la Protection et de la Surveillance des Pêches ( DPSP). Résultats : Rien que pour ces deux derniers mois, plus de quatre navires voyous ont été arraisonnés par la Marine Sénégalaise et remis aux autorités bissau-guinéennes.
Ces opérations de surveillance constituent un début d’exécution d’un projet régional des pêches en Afrique de l’ouest (Prao) financé par la Banque mondiale à hauteur de plus de 6 milliards cfa et confié à la direction sénégalaise de la Protection et de la Surveillance des Pêches ( DPSP) pour la mise en œuvre. L’objectif visé est d’augmenter de manière substantielle la totalité de la richesse générée par l’exploitation de ressources halieutiques dans certains pays comme le Sénégal et la Guinée-Bissau. Pour y parvenir, la Banque mondiale attend de la Guinée-Bissau qu’elle surveille et protège ses côtes très poissonneuses, mais malheureusement pillées de façon récurrente par les navires étrangers. Pire, la plupart des navires voyous qui opèrent dans les eaux bissau-guinéennes s’activent dans la pêche illicite ou non réglementée. Un fléau voire une délinquance maritime que l’Etat Bissau-guinéen aura du mal à éradiquer puisque sa marine nationale ne dispose pas de logistiques de surveillance c’est-à-dire des bateaux de guerre et autres patrouilleurs.
C’est ainsi que la Banque mondiale s’est rabattue sur l’Etat du Sénégal, précisément la direction de la Protection et de la Surveillance des Pêches (DPSP) dirigée par le Colonel Cheikh Sarr pour la confier les côtes bissau-guinéennes. Et pour une durée de cinq ans, renouvelable. De jour comme de nuit, la Marine sénégalaise multiplie les sorties en haute mer. Et rien que ces deux derniers mois, plus de quatre navires étrangers ont été pris en flagrant délit de pillage dans les eaux bissau-guinéennes. Arraisonnés par les marins sénégalais, ils ont été escortés jusqu’au port de Bissau avant d’être remis aux autorités pour amendes et transactions.
Une belle performance que s’explique amplement par la technicité de nos soldats de la mer. Dans nos eaux territoriales, les soldats de la Marine sénégalaise ont acquis de solides connaissances et expériences en matière de protection, de surveillance et de patrouille maritime. Ce qui justifie sans doute le choix porté sur eux par la banque mondiale puisque depuis quelques mois, les marins sénégalais sont les sentinelles des cotes bissau-guinéennes.
Pape NDIAYE
« Le Témoin » quotidien sénégalais (Décembre 2014)
La République Centrafricaine a toujours traversé des moments de crises gangrenés par des coups d’Etat militaires à répétition, la culture de l’impunité et le non respect des textes sont la source de ce chaos que connait actuellement notre pays. En dépit d’énormes ressources naturelles que regorgent le sous-sol centrafricain, plus de 80 pour cent des populations vivent en dessous du seuil de la pauvreté au profit d’un groupe minoritaire clanique. Le niveau de l’éducation étant très bas, la jeunesse est livrée au grand banditisme, la Population meurt par manque de soins, les différents mouvements rebelles règnent en toute impunité, la conservation de pouvoir public par un clan active davantage le processus de l’effondrement de l’Etat Centrafricain.
Constatant à ce jour un véritable manque de volonté politique qui caractérise le fonctionnement du système managérial des autorités centrafricaines de l’heure et surtout l’inefficacité de la mission Onusienne, la République risquera d’être victime d’un vide constitutionnel voulu d’ici février 2015.
Pour preuve, il n’y a pas si longtemps, Monsieur Mahamat Kamoun, premier ministre Chef du Gouvernement de la Transition, vient de faire un plaidoyer pour demander de repousser la durée de la transition à six mois de plus, ce qui apparaitra comme un éternel recommencement.
Par conséquent, face à cet énième stratagème qui relève de la pure diversion, le Collectif «Touche pas à ma Constitution » défenseur de la Charte Constitutionnelle et des Droits de l’Homme déclare ce qui suit :
1) Nous rejetons en bloc cette idée de prolongement de mandat,
2) Nous exigeons à cet effet, de principales autorités du gouvernement transitionnel et ses forces Alliées l’adoption dans un bref délai d’un calendrier détaillé, clair et précis de désarmement de tous les groupes rebelles qui sévissent sur tout le territoire national.
3) Nous recommandons enfin, l’interpellation du Général BABACAR GAYE devant le Conseil National de Transition (CNT) afin de faire le bilan de mission Onusieenne.
Par ailleurs, le Collectif dénonce avec la plus grande fermeté l’immobilisme total des autorités de la transition et leur manque de volonté de conduire réellement le pays à des élections libres transparentes et démocratiques initialement prévues par la Charte Constitutionnelle.
Fait à Paris et Dakar 19. 12. 2014
Les signataires :
Le Coordonnateur Général
Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG
Le Coordonnateur Général Adjoint
Gerard Nga BOUKANGA
Le Conseiller et Porte Parole pour l’Europe
SEKODE NDEUGBAYI Chancel
Le Secrétaire Général
Mandela DEGBONA
-À son Excellence Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies,
-À Son Excellence Madame la Présidente de la Commission de l’Union Africaine,
-À Son Excellence Monsieur le Président en exercice de la CEEAC,
-À Son Excellence Monsieur le Président de la République Française,
-À Son Excellence Monsieur le Président des USA,
-À Son Excellence Monsieur le Président de la République du Congo, Médiateur International de la crise Centrafricaine,
-À Son Excellence Madame la Présidente, Cheffe d’État de la Transition, Centrafrique,
-A Son Excellence Monsieur le Président du Conseil National de la Transition, Centrafrique
A Son Excellence Monsieur le Premier Ministre Chef du Gouvernement de la Transition, Centrafrique
Le Conseil de sécurité appelle les parties à accélérer la réconciliation nationale
Les autorités de transition en République centrafricaine doivent hâter les préparatifs du Forum de Bangui pour la réconciliation nationale, a déclaré jeudi le Conseil de sécurité des Nations Unies.
Le Forum de Bangui, qui doit se tenir en janvier 2015, aura pour objectif de forger un consensus au niveau national dans le pays.
Dans une déclaration présidentielle, les membres du Conseil ont également exhorté l’ensemble des acteurs du processus électoral, notamment les autorités de transition et l’Autorité nationale des élections, à accélérer les préparatifs des élections présidentielles et législatives devant se tenir au plus tard en août 2015. Le Conseil a en effet insisté pour que ces élections, censées marquer la fin de la transition, soient libres, régulières, transparentes et ouvertes à tous.
Par ailleurs, le Conseil a réitéré son appel à toutes les parties et tous les protagonistes, notamment les dirigeants de l’ex-Séléka et des groupes anti-Balaka ainsi que de tous les autres groupes armés, “de déposer immédiatement et définitivement les armes, de libérer tous les enfants qu’ils ont enrôlés et d’emprunter la voie du dialogue, seul moyen viable d’arriver à une réconciliation et une paix durables et condition essentielle de la mise en œuvre effective du mandat de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca)”.
Le Conseil de sécurité a également rappelé que la MINUSCA “a pour mandat de protéger, sans préjudice de la responsabilité principale des autorités de transition, la population civile du risque d’atteinte à l’intégrité physique, dans les limites de ses moyens et de ses zones de déploiement, notamment grâce à des patrouilles actives”. F
Deux militaires français du 1er Régiment d’infanterie de Sarrebourg ont été blessés en République Centrafricaine (RCA). Mardi, alors qu’ils étaient appelés sur une patrouille, une grenade a été lancée dans leur direction. Leurs jambes ont été touchées au moment de l’explosion.
Les jours des deux Français ne sont pas en danger et leurs blessures ont été jugées légères. Néanmoins, l’un des deux militaires sera rapatrié en France pour faciliter sa convalescence.
360 militaires du 1er RI de Sarrebourg sont déployés en Centrafrique au titre de l’opération Sangaris.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Réunion-experts.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Réunion experts. Photo: fred Krock/CNC
Global First/Gouvernement : Vers la construction en masse de logements en Centrafrique
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 19-12-2014. Le cabinet d’expertise ‘’Global First’’ de Marcel Djimassé projette, en collaboration avec le gouvernement centrafricain, la construction en masse de logements en faveur du peuple centrafricain. Mercredi 17 décembre 2014, les experts des ministères du Plan et de la coopération internationale, de Travaux publics et de l’aménagement du territoire, de l’Habitat et du logement et des Finances et du budget se sont penchés sur le projet présenté par le patron de Global First. Tout le monde est sorti satisfait du projet sur le plan technique, en attendant le dernier mot qui revient aux Ministres impliqués.
Le défi du logement en RCA n’est plus à démontrer. Si le déficit a été de 500 mille logements par an avant la dernière militaro-politique survenue dans le pays, M. Gaby Tanguy Ngouamidou Directeur général au ministère de l’Habitat et du logement a fait savoir lors de cette rencontre qu’avec le phénomène de destruction massive et excessive de maisons, ce déficit s’évalue aujourd’hui à un million de logements à construire par an. D’où tout l’intérêt de ce projet salutaire porté par le cabinet Global First.
Déjà, une première rencontre autour de ce projet a réuni au tour de la table, les chefs et experts des Départements ministériels concernés par ce projet et selon Marcel Djimassé du cabinet ‘’Global First’’, initiateur même de ce projet, « c’est un projet qui consiste, tout en s’appuyant sur de nouvelles technologies qui permettent de produire en masse des logements et pas seulement des logements, mais un espace entier de vie urbaine avec des infrastructures modernes. Il prendra en compte des infrastructures scolaires, des centres de santé, des antennes de mairie, de gendarmerie et de police, des aires de jeux, etc. » a-t-il indiqué avant d’expliquer, « Ce seront des panneaux dans lesquels on injecte des bétons qui permettent de faire des constructions à un rythme de 400 logements de 100 m2 par mois. Cela veut dire qu’en un seul mois, nous sommes capables de construire deux fois le quartier de 200 Villas. Avec cette technologie, nous arrivons à un coût incomparable de fabrication de logements, à savoir logement de plus ou moins 200 m2 avoisine 6 à 7 millions de F.Cfa contre 22 à 25 millions pour ces genres de maisons aujourd’hui à Bangui ; un duplexe tourne autour de 35 à 40 millions F. Cfa contre 100 millions aujourd’hui à Bangui. »
Marcel Djimassé. Photo: fred krock / CNC
Cependant, la grande interrogation qui est celle de la mobilisation de ressources financières nécessaires dans un pays dont l’économie nationale est en ruine n’a pas échappée au cabinet Global First qui sait s’en détourner. Et le montage financier pour décrocher le financement a été déjà bouclé à en croire Marcel Djomassé. « Nous avons déjà un partenaire financier qui est déjà disposé à financer ce projet à hauteur de 500 millions de dollars américains. En termes de garantie à ce projet, c’est là que le cabinet Global First intervient à travers un montage financier qui a permis de lever le fonds. C’est la banque du partenaire collatéral qui se chargera de donner la garantie au partenaire financier, c’est-à-dire qu’on va se retrouver dans un jeu à TROIS, l’Etat d’un côté qui va demander le financement de son projet ; de l’autre le partenaire financier et ; le partenaire collatéral qui donne la garantie en tant que permis minier que l’Etat donne. Donc, l’Etat ne va débourser un seul Franc. »
Indiquons néanmoins que le coût global de ce projet s’élève à 250 millions de dollars qui sera reparti de la manière suivante : 150 milliards F. Cfa pour les infrastructures des logements divers et 100 milliards F. Cfa pour les infrastructures sanitaires, administratives et urbaines. Entretemps, le taux d’intérêt est de 1,5%, ce qui reste dans la fourchette du taux concessionnel convenu avec les institutions de Breton Wood avec un différé de sept ans et un délai de remboursement 30 ans. Aussi, ce projet à une durée incompressible de sept mois dont 90 jours confection des panneaux, 40 jours d’emballage et mise en conteneurs, 30 jours de transport jusqu’à port de Douala et trois semaines jusqu’à Bangui. Alors que le montage, les pèses, le démarrage et la formation du personnel prendront 30 jours.
Faut-il souligner aussi que ce sera un gigantesque projet en matière de création d’emplois, car ce seront 70 corps de métiers qui sont identifiés avec des mains d’œuvre directes et indirectes (intégration au maximum de matériels locaux bois). Il est prévu également la mise à niveau des trois menuiseries à Bangui pour répondre au standard international.
Seulement, Dr Michel Bindo, ancien ministre et Coordonnateur national de cellule nationale de coordination des aides multi-bailleurs a émis la réserve quant au cadre institutionnel et financier de ce projet où il a préconisé que les membres du gouvernement impliqués puissent donner leur accord, en vue du lancement effectif du projet. Aussi, Michel Bindo a demandé que Global First, de son côté puisse se rapprocher du Service de la dette pour voir dans quelle mesure l’Etat peut engager, à travers le permis minier la partie collatérale du financement.
A propos de Cabinet Global First
Le cabinet d’expertise ‘’Global First’’ est l’institution qui porte ce grand projet de construction en masse de logements au service des centrafricains. Localisé au deuxième étage de l’Immeuble SATA à Bangui dans le 2ème arrondissement en face de l’entreprise DAMECA, il a trois domaines de compétences, à savoir (1) la Planification stratégique, notamment tout ce qui concerne les projections en entreprises, les études de faisabilité des projets ; (2) le Training qui concerne le mécanisme de mobilisation de financements en contactant des partenaires financiers pour prendre en charge des projets et ; (3) l’Export qui consiste à importer des produits et matériels de l’extérier vers la RCA. Selon le patron de Global First, Marcel Djimassé, si jamais ce projet de logements allait se réaliser, le cabinet mettrait immédiatement en chantier un deuxième projet sur l’« assainissement de la ville de Bangui », sur la collecte, le tri et le traitement des déchets qui pourrait déboucher sur la fabrication des gaz.
Lettre de Continent / Corbeau News Centrafrique: 19-12-2014.
BOZIZÉ ET LES EX-SÉLÉKA CÉLÈBRENT LE REPLI DE SANGARIS
En annonçant, début décembre, le retrait progressif de la force Sangaris de Centrafrique, le ministre français de la défense, Jean-Yves Le Drian, a montré́ les limites budgétaires des opérations extérieures (OPEX) de la France, notamment en Afrique. Arrêté́ à 450 millions € début 2014, le budget affecté à ces opérations – explosé. Il dépassera 1,2 milliard € fin décembre, soit une hausse non prévue de 750 millions €.
A quelques mois de la présidentielle centrafricaine, et au moment où̀ la MINUSCA prend péniblement le relais sur le terrain, ce repli n’est pas de nature à consolider la paix dans le pays. Analyse.
Retour au dispositif Boali. Alors qu’elle compte actuellement 1 950 hommes, auxquels s’ajoutent 250 soldats enrôlés au sein de l’Eufor, Sangaris devrait être ramenée au dispositif initial de la force Boali en 2013, au moment de la chute de François Bozizé, soit 450 hommes. Cette diminution entrera en vigueur à partir du printemps 2015, à l’occasion de plusieurs relèves.
A terme, les forces françaises ne seront plus représentées que par un bataillon et des moyens aéroportés, contre deux bataillons aujourd’hui. Le mot d’ordre étant aux économies, une compagnie du 1 Régiment de chasseurs parachutistes (RCP) a déjà̀ été́ priée de regagner l’Hexagone cinq semaines après son arrivée à Bangui, fin octobre. Sa mission devait initialement durer quatre mois… Paradoxe : pour compenser ces baisses d’effectifs, la France, qui demeure par ailleurs circonspecte quant à la capacité́ des Centrafricains à trouver une issue politique à la crise, vient d’envoyer à Bangui des équipements d’entretien particulièrement onéreux, comme des hélicoptères de combat Tigre HAD.
L’ex-séléka fait la loi. Alors que les 8 600 casques bleus de la MINUSCA (Rwanda, Congo-B, Maroc, Pakistan, Gabon, Bangladesh…) déjà̀ présents sur le terrain devraient être renforcés début 2015 par deux bataillons de soldats angolais, le désengagement des militaires français, les seuls qui demeurent réellement dissuasifs, devrait donner une nouvelle marge de manœuvre aux “généraux” de l’ex-rébellion Séléka. Ces derniers avaient pu quitter Bangui sans encombre au lendemain de la démission de Michel Djotodia. Depuis cette période, ils continuent de contrôler avec leurs hommes les villes riches en ressources minières de l’Est et du Nord du pays.
C’est le cas à Bambari où sévit Ali Darras, ex-chef d’état-major du Front populaire pour le redressement (FPR) du rebelle tchadien Baba Laddé. A Bria, Zakaria Damane, baron de l’ex-UFDR de Michel Djotodia, règne sans partage, tandis que Nouredine Adam dicte sa loi à Birao. Ces leaders restent animés par l’envie d’en découdre avec le pouvoir central de Bangui. Illustration de cette capacité́ de nuisance restée intacte hors de la capitale : des éléments de l’ex-Séléka ont fait usage de leurs armes, fin novembre, pour empêcher la prise de fonction des préfets de Kaga-Bandoro (centre) et Ndélé (nord).
Bozizé non neutralisé, Miskine en liberté.
Ce climat se trouve alourdi par les velléités de reconquête du pouvoir émanant du camp de François Bozizé. Toujours refugié́ en Ouganda, où Yoweri Museveni lui a accordé́ l’asile, l’ex-président renversé en mars 2013, actuellement sous sanctions onusiennes, n’a pas renoncé́ à reconquérir son trône. Quant à la récente libération de Martin Koumtamadji, alias le général Abdoulaye Miskine, après une intervention opportune de Denis Sassou Nguesso, elle souligne l’ambigüité́ de la médiation menée par le président congolais. A la tête du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), Miskine dispose encore en brousse de combattants et d’une certaine capacité́ de nuisance. Les chances de succès du nouveau dialogue inter-centrafricain, qui s’ouvrira début 2015 à Bangui, n’en sont que plus incertaines.
Des leaders d’Ongs centrafricaines, outillés par ASA sur les mécanismes traditionnels de résolution de conflits
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 18-12-2014. Une semaine après la tenue d’une grande conférence sur la cohésion sociale à l’hôtel Ledger à Bangui, l’Ong ivoirienne ‘’Afrique Assistance Secours’’ (ASA) a organisé un atelier de formation à l’endroit des leaders d’Ongs centrafricaines sur les mécanismes traditionnels de résolution de conflits. C’était le 17 décembre 2014, au siège local d’ASA à Bangui – atelier animé par d’imminents experts, notamment Urbain Amoa Fondateur et recteur de l’Université Charles-Louis de Montesquieu d’Abidjan en Côte d’Ivoire et Pr Marcel Diki-Kidiri du Cercle des intellectuels centrafricains, en présence de Mme Evelyne Adom Coordonnatrice-Pays d’ASA en Centrafrique.
La solidarité africaine a animé l’Ong ivoirienne ASA, domptée d’expériences en matière de sortie de crise en Côte d’Ivoire à voler au secours du peuple centrafricain aujourd’hui perdu dans un conflit qui a pris, à tort ou à raison, une forme de conflit interconfessionnel. C’est ainsi que depuis octobre 2014 où l’Ong a foulé le sol centrafricain, elle a développé avec succès dans un premier temps ses expériences dans la Lobaye dont les premiers résultats satisfaisants ont été présentés lors de la grande conférence de Bangui, à la satisfaction des autorités et du peuple centrafricains. Et l’atelier de formation en direction des leaders d’Ongs centrafricaines s’inscrit dans le cadre de la consolidation des acquis de cette conférence.
C’est d’ailleurs ce qu’a relevé Evelyne Adom, Coordonnatrice-Pays d’ASA à l’ouverture de l’atelier : « Nous voulons tout d’abord parler avec les organisations centrafricaines sur le projet que nous allons initier en RCA et d’avoir la vision de ces Ongs locales sur leur vision de la crise en matière de cohésion sociale, et aussi nous imprégner des efforts qui sont déjà faits dans ce sens-là, car cela doit favoriser la mutualisation des connaissances. Je suis très satisfaite de la mobilisation et de l’intervention des leaders d’Ongs conviés, ce qui démontre de leur engagement et implication pour trouver des solutions à cette crise. » L’Expert ivoirien Urbain Amoa a ajouté « Nous avons trois approches de la crise en RCA, à savoir premièrement la dimension académique où nous devons interroger les mécanismes de cette crise ; deuxièmement la diplomation coutumière, c’est-à-dire que nous devons interroger la chefferie traditionnelle et ; troisièmement faire de l’immersion dans les communautés. »
Cependant, les communications que les deux experts ont données à la vingtaine de participants ont tourné autour de la présentation des documents réalisés sur la situation de la cohésion sociale dans la Lobaye, ainsi que la vision de l’Ong ASA de la sortie de crise en RCA. Urbain Amoa a résumé la quintessence de la vision d’ASA en trois produits : « le premier produit, c’est la création d’un Observatoire interuniversitaire de prospective et d’analyse de discours et du climat social. C’est par la langue que tout passe, c’est pourquoi nous avons toujours développé la théorie de la l’élégance langagière qui peut atténuer considérablement les heurts et les conflits ; le deuxième produit, c’est la création des Centres d’incubation qui sont des espaces de 15 hectares dans les différentes régions en commençant par la Lobaye comme zone test – centres dans lesquels les jeunes vont apprendre à faire de l’agroalimentaire, de l’agro-industrie et toute sorte de métiers qui leur permettent de se prendre en charge. Parce que nous nous convainquons d’une chose, nos principaux adversaires s’appellent la guerre, la pauvreté et le chômage ; le troisième produit enfin, c’est la mise en place d’un vaste corps des Volontaires pour la paix et la réconciliation dans toutes les régions de la RCA. Ce sont ces jeunes qui s’emploieront dans la reconstruction des maisons détruites, la production de l’alimentation suffisante pour les populations, la construction des routes pour faciliter l’acheminement de ces produits, etc. En RCA, cela passe par la seule capitalisation de la devise de ce pays, l’Unité-Dignité-Travail. »
Les thématiques développées lors de cet atelier et les propositions de sortie de crise faites par les experts d’ASA ont été d’une très grande importante à la satisfaction des participants. Mme Clémentine Bissengue est Secrétaire générale de l’Ong ‘’Bonne Semence’’ l’une des participants : « Ma joie est grande d’avoir été conviée à cet atelier organisé par ASA. Ce que j’ai appris a tout de suite apporté un changement dans ma manière de voir et de comprendre la crise dans notre pays. On nous a appris que la sortie de cette crise ne passera pas par des grandes initiatives venues d’ailleurs, mais c’est nous-mêmes centrafricains, à travers des petites actions concrètes auprès de nos frères qui pourront sortir notre pays de cette situation chaotique. Personnellement, lorsque je rentrerai dans mon Ong, nous allons mobiliser nos membres pour les mettre à la disposition d’ASA pour la réussite du projet de création des Centres d’incubation dans nos provinces. » s’est-elle réjouie.
Notons que les participants ont décidé avec l’Ong ASA, à l’issue de cet atelier de la tenue le 15 janvier 2015 à Bangui, d’un colloque de la société civile en prélude au Forum de Bangui.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Bureau-Autorité-Nationale-des-Élections.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bureau Autorité Nationale des Élections. Photo: Éric Ngaba / CNC
LA Minusca APPUIT L’AUTORITE NATIONALE DES ELECTIONS (ANE) À PREPARER LE TERRAIN DES ÉLECTIONS 2015
Une délégation de la MINUSCA et de l’ANE a procédé, ce 16 décembre 2014, à une mission conjointe d’identification des centres d’enregistrement dans le 1er et 7 arrondissements. Ils ont évalué l’état des lieux physique et les besoins éventuels de rénovation de 23 centres. Ils ont profité de cette mission pour identifier des lieux d’entreposage de matériaux électoraux non sensibles. Ils ont aussi identifié des bureaux électoraux (démembrement).
Bangui (Corbeau News Centrafrique:: 18-12-2014. Chaque équipe comprenait des représentants des mairies et des démembrements et étaient escortée par la police de la MINUSCA. Cette mission se poursuit durant toute la semaine afin d’identifier et d’évaluer tous les centres d’enregistrement des huit arrondissements de la capitale. Plus de 70 centres utilisés durant les élections de 2011 seront évalués. La MINUSCA apporte son expertise technique et logistique
Atelier du Ministère de l’Administration du Territoire sur le renforcement des capacités
Du 10 au 12 décembre, la MINUSCA a apporté son appui technique lors de l’atelier de renforcement des capacités pour les fonctionnaires du Ministère de l’Administration du Territoire, une rencontre financée par l’Ambassade de France. Les participants ont dressé des recommandations pour améliorer la collaboration entre le Ministère et les parties prenantes du processus électoral. La MINUSCA a co-présidé un groupe de travail sur le processus électoral pour renforcer les capacités des fonctionnaires dans le but de réaliser cette collaboration.
En outre, une demande d’appui de l’ANE est également sollicité à la MINUSCA pour ses démembrements et pour la localisation de la Division électorale a son siège. L’Autorité nationale des Élections a sollicité l’appui de la MINUSCA sur deux volets dans l’établissement de ses démembrements dans les régions 3 à 6, et la localisation de membres de la MINUSCA au sein du siège de l’ANE. L’ouverture des démembrements en régions nécessite un appui logistique, technique et sécuritaire.
Par ailleurs, la MINUSCA a tenu une rencontre avec le Haut Conseil des Communications de la Transition (HCCT). Le 12 décembre, une délégation de la MINUSCA a organisé une session de travail avec le Haut Conseil de la Communications de Transition (HCCT) pour échanger sur les défis et avancées du processus électoral. Le HCCT a comme mandat de régulariser et d’observer le comportement des médias, dont les réseaux nationaux comprendront un rôle clé durant la mobilisation et la sensibilisation des électeurs. La MINUSCA envisage le renforcement des capacités des médias au profit de la crédibilité des élections.
Minusca.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Police-de-la-Minusca.jpg” alt=”Police de la Minusca” width=”628″ height=”356″ />Franck Gnapié, Commandant de la Minusca
Frank Gnapié
La Munisca lance un Projet pilote de stabilisation communautaire en provinces
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 18-12-2014. Mercredi 17 décembre 2014, Mme Dessable et le Lieutenant Frank Gnapié, respectivement Responsable de communication Commandant de Police de la Minusca ont animé une conférence de presse au siège de l’institution à Bangui. Il s’agit de la traditionnelle rencontre hebdomadaire instituée par la Minusca, afin de faire le point des activités de cette force à la population, via la presse.
Au cours de cette rencontre, Mme Dessable a annoncé le lancement d’un projet pilote de stabilisation communautaire dans quatre villes de Province de la RCA, notamment Bria, Bambari, Kaga Bandoro et Bouar. Ce projet qui s’inscrit dans le cadre de l’article 4 de l’Accord de Brazzaville vise les « jeunes à risque des communautés » ainsi que les combattants de tous les groupes armés, notamment Séléka et Anti-balaka. « L’objectif est de leur donner du travail à ces jeunes et de les payer afin qu’ils ne soient pas tentés de commettre des actes répréhensibles. Le projet doit en plus profiter aux communautés : réhabilitation de route, d’écoles, de bâtiments administratifs, construction de marchés etc. » a expliqué la responsable de communication de la Minusca.
Entretemps, une délégation de la Minusca a déjà visité les quatre sites identifiés pour les projets pilotes dans ces villes. Aussi localement, des comités ont été mis en place pour identifier les premiers projets pilotes afin de débuter rapidement. Et au niveau de Bangui, un comité national de sélection des projets sera également mis en place.
En dehors de cette importante annonce, Mme Dessable a passé en revue certaines actions et interventions de la Minusca de la semaine, tant dans le domaine de la sécurité que dans les domaines de développement et de l’appui au processus électoral encours en RCA. Grosso-modo en ce qui concerne les élections, 23 centres d’enregistrement sur les 70 que compte la ville de Bangui ont été évalués, le 16 décembre dernier, par une équipe mixte ANE-Mairies-Minusca. Des lieux d’entreposage des matériels électoraux ont été également visités.
L’action de la force quant à elle, reste dominée par la saisie sur un jeune à Bossembélé d’une impressionnante quantité de cartouches de calibre 12mm contenues dans un seau d’eau d’un volume de 15 litres et un stock plus important de munitions dissimulé dans un sac de farine de manioc. Aussi, à Boguila une patrouille de la Minusca a été attaquée le 16 décembre dernier au niveau de l’aérodrome par des éléments ex-seleka où la riposte de la patrouille a fait deux morts dans les rangs des ex-Seleka, des armes et munitions ont été saisies. A cela faut-il ajouter que le 9 décembre dernier, le garde du corps personnel de Baba-Laddé du nom de Moussa Adam a été arrêté.
De son côté, le Lieutenant Frank Gnapié qui a également fait le point des actions de sécurisation menées par la Police de la Minusca, a résumé pour ce qui est de la lutte contre la criminalité que « pour cette semaine, sept personnes au total ont été interpellées par nos hommes pour vingt-une infractions recensées. » Il s’agit, toujours l’officier de police, des cas de vols à mains armées, de vols simples, de meurtres, d’enlèvements, des coups de blessures avec usage des grenades, etc. Ces actions ont aussi permis de récupérer des grenades, des motos volées et restituées à leurs propriétaires.
L’Afrique réussira-t-elle à sa sécurisation s’il y a encore la mainmise de l’occident ?
Corbeau News Centrafrique: 18-12-2014. Incontestablement la problématique de la paix et de la sécurité du continent africain se pose avec acuité. Après plus d’un demi-siècle, la majorité des pays colonisés par la France ont de sérieux problème pour que leurs armées s’assument en protégeant leurs populations et les territoires respectifs. Quand bien même que ces pays ont adopté ce système politique qu’on appelle démocratie après la conférence de Baule en 1990, leurs politiques intérieures sont toujours plombées à cause de l’interférence française qui s’impose en maître absolu et contrôleur des territoires de l’AEF et de l’AOF. Cette immixtion pose évidemment de sérieux problèmes pour le développement des pays francophones d’Afrique qui changent brutalement des régimes par des coups de force ou fraudes massives lors des opérations électorales pour que les candidats de la France arrachent le pouvoir. En exemple des preuves qui sont plusieurs sur le continent, l’ancien Président français Nicolas Sarkozy qui veut revenir aux commandes vient de déclarer : « on a fait sortir Gbagbo, on a installé Ouattara »
De ce fait, il est bien difficile que le candidat choisi à la hold-up électorale ou par putsch réponde aux aspirations du peuple qui aspire à la paix durable, sa sécurité et une amélioration de ses conditions de vie. Les intérêts du parrain prime sinon il y a peu de chance de rester au pouvoir. Plusieurs cas ont bel et bien illustré l’histoire de l’Afrique francophone qui est traînée depuis des indépendances dans la boue. C’est dans ce contexte que le forum international pour la paix et la sécurité s’est tenu à Dakar au Sénégal pour examiner la situation sécuritaire en Afrique et y trouver des solutions. Car pour le président sénégalais Macky Sall qui a présidé la conférence, « les africains doivent également mutualiser leurs efforts pour créer « des forces spéciales » mais a-t-il mis aussi l’accent sur l’éducation de la jeunesse et le développement.
En effet, depuis la chute du président libyen Mouhammar Kadhafi, on assiste à l’émergence des rébellions en Afrique et surtout le phénomène Boko Haram au Nigéria qui gagne graduellement du terrain en Afrique et particulièrement dans la sous-région d’Afrique de l’Ouest et Centrale. On ne peut rappeler le changement sanguinaire de Tripoli sans évoquer la participation active de la France sous le régime Sarkozy pour faire tomber le guide libyen assassiné. Pas si longtemps après la tuerie du président Kadhafi par les rebelles libyens qui continuent des menaces dans le sud du pays, la rébellion malienne s’est fait parler d’elle en lançant l’assaut dans le nord du Mali, revendiquant l’indépendance de Kidal. Il y a eu plusieurs mouvements (le printemps arabe) dans le Maghreb en Tunisie et en Egypte voire le Maroc qui subit une pleine réforme constitutionnelle. Le géant de l’Afrique que gère aujourd’hui John Goodluck Jonathan en succédant à Umaru Yar’ adua après sa mort n’arrive plus à surveiller efficacement l’ensemble de son territoire nationale puisque Boko Haram contrôle une bonne partie des Etats fédéraux du nord et fait sa loi en imposant la loi islamique (le charia). A cause de la faiblesse notoire de l’armée nigériane alors que sa richesse pétrolière dont les revenus sont colossaux ne pourrait que confirmer sa grandeur et sa première puissance en Afrique que si les autorités du pays étaient prévoyants pour doter l’armée des moyens logistiques et armements modernes adéquats pouvant mettre hors d’état de nuire cette force diabolique que sont les Boko Haram avant qu’il ne soit tard aujourd’hui. Goodluck Jonathan qui est candidat à sa propre succession en février 2015 n’arrive pas, depuis qu’il occupe le fauteuil présidentiel à gérer cette situation qui pourrisse et se propage dans la sous-région d’Afrique centrale. Très préoccupé par le futur présidentiel nigérian, il a brillé par la politique de chaise vide au forum sur la paix et la sécurité. Boko Haram ne s’est pas seulement limité au niveau du Nigéria pour démontrer sa capacité de nuisance en cherchant de déstabiliser plusieurs pays africains. Le président camerounais Paul Biya qui est en guerre contre Boko Haram depuis les exactions commises sur son territoire par les hommes de cette secte islamique a évoqué la situation aggravante lors du XVème sommet de la Francophonie à Dakar et n’a cessé d’en appeler à la solidarité africaine même au-delà de nos frontières africaines puisque la problématique du terrorisme est mondiale. C’est tous les pays de la planète qui sont menacés et en danger.
En Centrafrique, la France qui depuis lors, est le gendarme absolu de ce territoire d’Afrique situé au cœur du continent est le responsable numéro 1 du malheur du peuple centrafricain et du drame humain tant décrié qui provient de l’instabilité depuis les années 60. Plusieurs coups d’Etat ont eu lieu en République centrafricaine sans la non-ingérence de la France qui est connue pour son rôle de pyromane. L’opération Sangaris est prise à partie durant les derniers événements dramatiques causés par la rébellion séléka et les milices antibalaka qui ne cessent de couler d’encre et salive. La France est toujours présente où l’Afrique se réunit pour débattre des problèmes de paix et de sécurité. Concernant la situation sécuritaire et humanitaire en Centrafrique qui s’est dégradée, le président tchadien qui a géré le dossier centrafricain sur le plan militaire en sa qualité de président de la CEEAC avant de passer le flambeau au congolais Denis Sassou Nguesso, coordonnateur national de la crise centrafricaine, dans une interview accordée à une média du continent n’est pas passé par quatre chemins pour pointer du doigt la France qui serait le principal manipulateur du conflit inter-centrafricain qui perdure.
En 2013, la rébellion séléka était appuyée par la France pour faire partir le général François Bozizé du pouvoir. Il en est suivi des assassinats, des tueries, des viols et pillages, de la profanation, des exactions de tout genre commis par les rebelles de séléka contre les populations jusqu’à la révolte d’un groupe de milice dénommé « antibalaka » qui se lance dans une vengeance aveugle et inadmissible contre la communauté musulmane. Depuis le 05 décembre 2013 jusqu’à la démission de l’ex-président de la transition Michel Djotodia, la situation était génocidaire. Les forces africaines de la CEEAC n’avaient pas pu neutraliser les sbires de l’ancien président en exil au Bénin. A sa démission, le président français François Hollande a déclaré qu’on ne peut aider quelqu’un qui n’a pu rien faire au pouvoir. L’armée africaine en miniature a failli à sa mission jusqu’à leur passage au sein des forces onusiennes qui encore, jusque-là, n’arrivent pas à désarmer les séléka et les antibalaka selon les articles prévus dans les dernières résolutions prises par l’ONU en faveur de la République centrafricaine pour que la paix et la sécurité soient rétablies.
Des milliers d’armes de guerre et de petit calibre circulent abondamment en Centrafrique depuis la crise récurrente. Alors que la Centrafrique est pays membre à part entière de la Conférence des Grands Lacs qui depuis lors peinent à atteindre les mêmes objectifs recherchés par le forum de Dakar qui sera désormais annuel. La Conférence n’a pas réussi à désarmer les rebelles qui écument les régions et ramasser toutes les armes qui circulent dans ces pays dont le Rwanda, le Burundi, le RD Congo où se trouvent les forces onusiennes et dont les conflits armés n’ont pris fin, le Congo Brazzaville, l’Angola, pour ne citer que ces pays. La Conférence des Grands Lacs regroupe plus de dix pays mais l’éternel problème est toujours sur la table de discussion. Avec la crise congolaise qui perdure dans la région sud de la République démocratique du Congo, la Conférence des Grands Lacs est fatiguée. Le Sénégal qui se passe pour le pionnier de ce forum international pour la paix et la sécurité en Afrique n’est-il pas un pion joué par la France pour semer du désordre et en tirer profit pendant la guerre? Puisqu’on dit souvent qu’en politique il n’y a pas d’amis. Ce sont les intérêts qui priment. L’odeur des puits du pétrole sénégalais découverts auraient déjà attiré les pyromanes qui sont prêts à provoquer d’autres conflits armés dans la sous-région d’Afrique de l’Ouest. Il va sans dire que la crise centrafricaine qui est loin de prendre fin est due au problème d’exploitation du pétrole de Birao dont le puit se trouve au nord du pays à la frontière avec le Soudan et le Tchad. Dakar doit doubler de vigilance pour assurer la prévention des menaces.
La paix n’a pas de prix, et sans la paix certes, il n’y aura pas développement. Les dirigeants africains doivent cesser aussi d’être des manipulés en faveur de la France et en défaveur de leurs peuples qui ont besoin d’être en sécurité pour une paix durable. Il faut bien entendu créer des conditions y relatives en dotant suffisamment les armées des moyens adéquats pour la sécurisation du territoire et la défense des peuples en cas d’attaques des envahisseurs agresseurs. Les milliards africains détournés par les présidents en poste installés et placés dans des paradis fiscaux doivent revenir en Afrique pour une armée commune digne de ce nom si nous avons bien l’ambition de créer une armée africaine d’intervention rapide pour éteindre le feu là où se trouve l’ennemi. Faut-il encore qu’il y ait entente et détermination entre les chefs d’Etat africains qui ont montré leur faiblesse devant le président français François Hollande lors
du dernier sommet de la francophonie tenu à Dakar.
Un peu plus d’un an après le début de l’intervention militaire française en Centrafrique, le pays est toujours en plein chaos.
2000 soldats français sont toujours en Centrafrique. Et, même si leur nombre devrait être ramené à 1500 d’ici le printemps, la situation du pays est bien loin d’être réglée.La force de maintien de la paix de l’ONU compte quant à elle plus de 8000 soldats, 12 000 prochainement.
« En Centrafrique, nous sommes dans le temps long », affirmait au début du mois un officier supérieur de l’armée française, faisant notamment référence au 15 années de présence militaire au Kosovo.
Un conflit meurtrier
En un an, le conflit en Centrafrique a fait des milliers de morts, plus de 400 000 déplacés à l’intérieur du pays, 60 000 à l’extérieur. Si l’intervention française a permis de mettre un terme au risque génocidaire auquel le pays courait il y a un an, elle n’a pas pu tout régler, loin s’en faut.
En mars 2013, la fuite du président François Bozizé renversé par la coalition rebelle Séléka, majoritairement musulmane, et menée par Michel Djotodia, a plongé le pays dans une guerre civile entre anti-balaka, majoritairement chrétiens, et séléka, majoritairement musulmans.
Début 2014, après l’intervention militaire de la France, puis des forces internationales, Djotodia et la Séléka ont été contraints de quitter le pouvoir, remplacés par madame Samba Panza.
Un Etat qui ne fonctionne plus
Si l’opération Sangaris ainsi que la présence de forces onusiennes sont parvenues à ramener un calme relatif dans le pays, de brefs mais intenses pics de violence subsistent, tant dans la capitale Bangui, qu’ailleurs dans le pays.
Le désarmement voulu par la présidente de la transition Catherine Samba Panza est toujours en cours, et l’Etat peine aujourd’hui à rétablir une administration sur le territoire.
Interrogée au début du mois par Libération, Delphine Chedorge, chef de mission Médecins sans Frontières à Bangui, témoignait d’un pays toujours très désorganisé, notant l’absence d’Etat, d’économie, de justice, d’école, de système de santé en état de marche, ainsi que les divisions ethniques et l’enrôlement d’enfants désœuvrés au sein de groupes armés.
Les élections, initialement prévues en février, devraient avoir lieu en mai prochain. Mais, face à un pays au sein duquel le gouvernement de transition ne semble avoir aucune autorité, tout porte à croire qu’elles pourraient être de nouveau repoussées.
L’AFRIQUE TOUTE ENTIÈRE FAIT FACE A UN TOURNANT CRITIQUE DE SON HISTOIRE.
L’histoire catastrophique créée de toute pièce par l’Occident qui se traduit par le maintien des foyers d’instabilités par-ci,par-là sur le continent africain,traduit la volonté logique de l’Occident et ses systèmes d’étouffer toute tentative hégémonique du continent d’assumer ses responsabilités contributives pour le développement intégré du continent au service des africains en particulier,et de l’humanité en général.L’Afrique est devenue un champs d’expérimentation des politiques agressives assimilées au terrorisme d’Etat imaginées sans cesse dans des laboratoires d’idées consacrés à cet effet.Il faut reconnaître que le”model”vieillissant de politiques économiques et sociales de l’Occident imposés aux autres comme”model standard”est entré dans sa phase de dislocation inextricable qui se concrétise par le marasme économique et le dérèglement de tous les repères identitaires,que seul la destruction des Etats”fragiles”des pays africains peut lu
i accorder un sursis dans sa chute inévitable.A L’Origine le peuple(Noir)Africain est pacifique,humaniste ne connaissant pas l’égoïsme et la barbarie,toutes ces anomies sociales sont les propres du peuple de l’Occident caractérisées par leurs”barbaries”ancestrales ou la culture des violences et de prédations a toujours été leurs raisons d’être,leurs prédations les ont conduit en Amérique,en Australie,en Inde et surtout en Afrique produisant des désastres jamais connus dans l’histoire des sociétés humaines(l’asservissement des peuples des contrées conquises par la force des armes)ou ils continuent à imposer leur système avec les moyens que l’on connait,pour comprendre les motivations de leurs agissements,il faut remonter plus haut dans l’histoire des peuples primitifs et les monarchies européennes de ces derniers siècles afin de”décoder”leurs états d’esprit.
Suite à l’intervention du Président sénégalais de pointer”l’OTAN”dans la tragédie Libyenne et au delà de tout le continent africain,le Président tchadien a quant à lui enfoncé le clou,pour dire que”l’OTAN”a atteint son”objectif”de déstabilisation d’une grande partie du continent africain,cela réconforte la réaffirmation selon laquelle la philosophie des violences est la raison d’être de l’Occident,cela a toujours été comme telle.Il n’est un secret pour personne que les nébuleuses”BOKO HARAM et EI”sont la création de l’Occident à travers la”CIA”en tête.
APPEL DU GENERAL XAVIER SYLVESTRE YANGONGO AU PEUPLE CENTRAFRICAIN
Filles et fils de la République Centrafricaine
Il est grand temps de prendre notre destinée en main ! Il est grand temps que nous disons stop à toutes formes d’agression du peuple centrafricain!
Tous les jours, nous ne pouvons imaginer que la situation que nous vivons ne faits que s’empirer alors que nous avons besoin d’un changement, d’une paix qui permettra à tout un chacun de vaquer librement à ses occupations afin de rehausser l’économie nationale.
Malgré la présence en grand nombre des forces internationales sur notre territoire, le peuple centrafricain continue de pleurer ses enfants et d’enregistrer des pertes considérables.
Et tout cela, à cause de certaines personnes qui n’ont qu’un seul objectif : détruire le Centrafrique.
Centrafricaine, Centrafricain
Il est grand temps que nous décidons de prendre notre destinée en main, Il est grand temps que nous acceptons un changement, il est grand temps de libérer notre pays sous la domination des agresseurs.
Nous devons tous ensemble décider de tenir tête à tous ces groupes armés qui détruisent notre pays,
Trop de sang a coulé dans notre pays.
Je lance un vibrant appel à la résistance à tout le peuple Centrafricain, que tu sois musulman ou Chrétien de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud, unissons-nous pour opposer une farouche résistance à ces oppresseurs qui ont violé nos filles, nos femmes tué nos enfants, pillés et détruit notre pays.
Pensons à l’avenir de nos enfants. Unissons-nous pour mettre hors d’état de nuire tous ces groupes armés qui détruisent notre pays afin d’aller librement aux élections et choisir un leader capable de protéger et de mettre fin à la souffrance de son peuple ! Pour sortir définitivement notre pays de la misère dans laquelle il est plongé, nous devons tous nous unir comme un seul homme, afin de mettre hors d’état de nuire tous ces fouteurs de trouble.
L’EUFOR-RCA DRESSE LE BILAN GÉNÉRAL DE 8 MOIS DE SA PRÉSENCE EN CENTRAFRIQUE
La force de l’Union européenne en Centrafrique, Eufor-RCA, a dressé un bilan général de sa présence en République centrafricaine. L’Eufor-RCA est en son huitième (8) mois déjà d’opérations en terme de sa mission dans le pays. Lors d’une conférence de presse organisée, ce 16 décembre 2014, le Général Thierry Lion, Commandant de la Force l’Union européenne en République centrafricaine Eufor-RCA, les huit (8) points clés de l’Eufor-RCA.
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 17-12-2014. devant une dizaine des Journalistes de la presse nationale, le Général Lion a missionné les différentes actions menées par ces soldats dans les 5è et 3è arrondissements de la ville de Bangui. Ces actions sont axées entre autres sur une mission dite sécuriser, rassurer et faciliter figurant dans les huit points clés de la force de Eufor-RCA.
” Les opérations menées avec l’appui de l’Eufor-RCA ont permis d’arrêter l’épuration ethnique dans la capitale centrafricaine. Les multiples patrouilles de l’Eufor-RCA ont permis à la population de se rassurer face aux menaces des hommes armés. Nous avons fait ce qu’il faut faire pour assurer la sécurité de la population dans les 5è et 3è arrondissements de Bangui“, a affirmé le Général Thierry Lion avant d’ajouter que l’intervention de force de l’Union européenne en Centrafrique est unanimement reconnue par l’ensemble de ses partenaires, qu’ils soient civils ou militaires, ainsi que par la population des arrondissements où l’Eufor est déployée.
L’opération militaire EUFOR-RCA a pour mission de contribuer au rétablissement d’un environnement sûr et sécurisé dans la capitale, Bangui, afin de permettre aux groupes humanitaires de fournir de l’aide aux populations et de faciliter le retour des déplacés. L’urgence sécuritaire et la détresse humanitaire vécue par la population de Bangui ont obligé les États membres de l’Union européenne à réagir rapidement et, pour la première fois, la procédure de planification et de validation politique accélérée fut appliquée.
Par ailleurs les États membres de l’UE ont défini une lettre de mission très claire, agissant dans le cadre du chapitre 7 et la Charte des Nations unies, la force européenne, dans Bangui la capitale, une opération dite de transition contribuant à la restauration d’un environnement sûr et sécurisé, pendant quatre à six mois, à partir de la déclaration de sa peine capacité opérationnelle. En dehors de l’opération de sécurisation de la population, l’Eufor a mené des actions dans le domaine social avec une seule idée en tête d’améliorer le quotidien de la population, selon le Général Lion.
Le 30 avril 2014, l’Eufor-RCA a débuté l’opération militaire avec ses premières troupes à Bangui avant d’atteindre sa peine capacité opérationnelle le
15 juin dernier. Au terme de son mandat, les tâches de l’Eufor-RCA seront reprises par la Mission intégrée multidimensionnelle de stabilisation des Nations unies en République centrafricaine, en abrégé Minusca. L’esprit de sa mission, selon Général Thierry Lion, est triple: protéger les populations menacées par les groupes armés et restaurer les conditions permettant aux déplacés Banguisois de rentrer chez eux; permettre aux acteurs humanitaires d’opérer dans des conditions de sécurité acceptables ; et permettre à la Force de l’Union africaine d’atteindre sa pleine capacité opérationnelle le plus rapidement possible.
Au cours de huit mois d’opération et de présence en Centrafrique, la Force de l’Union européenne a enregistré de perte en vie humaine. Lors de cette conférence de presse, le Général Thierry Lion Commandant de la force de l’Union européenne EUFOR-RCA, a fait savoir aux Journalistes de la presse centrafricaine que cette force européenne a déjà perdu un de ses soldats décédé, selon lui, à la suite de paludisme foudroyant. Il a en outre souligné que 20 autres militaires de force EUFOR ont été blessés par grenades lors d’une attaque le juin dernier dans le 3è arrondissement de Bangui.
L’EUFOR-RCA compte en tout 700 militaires issus de 14 pays membres de l’Union européenne sur les 28 membres. Elle s’est dotée de 90 véhicules. Aujourd’hui 16 décembre, la mission du Général Thierry Lion au commandement de la force EUFOR a pris fin. Cette force est désormais commandée par un autre Général de brigade en la personne de Jean Mari Paquet. Celui-ci a la tâche de conduire la force de l’Union européenne, EUFOR-RCA, jusqu’à la fin de son mandat en mois de mars 2015. Huit mois d’efforts et de resultats mais en dépit de cette satisfaction, le climat de la peur règne encore entre les populations des 5è et 3è arrondissements de Bangui sous le contrôle de cette force européenne en Centrafrique car les les bandits armés gardent encore des armes illégalement en leur possession.
Enquête ouverte à Paris contre le clan de l’ex-président Bozizé pour biens mal acquis
A Paris, après la plainte déposée, le mois dernier, concernant les biens mal acquis du clan de l’ancien président Bozizé, le parquet national financier a décidé d’ouvrir une enquête préliminaire dans cette affaire. Les autorités de Centrafrique soupçonnent, en effet, François Bozizé et ses proches d’avoir obtenu des propriétés immobilières, des avoirs financiers, des voitures de luxe par des voies illégales.
L’enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris porte sur des détournements de fonds public, des faits de corruption d’agents publics étrangers et de blanchiment de ces délits. Les actuelles autorités de Bangui pensent que le clan Bozizé a profité de son passage au pouvoir pour détourner de l’argent lié aux activités minières, mais aussi qu’il se serait livré au commerce de faux passeports diplomatiques.
Trois affaires sont notamment pointées par le pouvoir de transition et ses conseils. Dans le secteur du pétrole, la réattribution d’un permis d’exploration à des intérêts chinois. Dans l’or, les activités de l’entreprise Aurafrique. Mais surtout dans l’uranium, les transactions qui ont entouré la cession aux français d’Areva de la société Uramin pour l’exploitation du gisement de Bakouma, dans le Sud-Est.
Les autorités de transition disent détenir, dans ce dernier dossier, des informations concernant plusieurs dizaines de millions de dollars américains obtenus par deux acteurs clés au sommet de l’Etat centrafricain. Elles citent également des commissions mises à l’abri en Afrique du Sud.
La semaine dernière, une déclaration attribuée à François Bozizé avait été lue aux membres de son parti le Kwa Na. L’ancien chef d’Etat y réagissait à cette affaire des biens mal acquis. Il avait déclaré que ce qu’il qualifiait « d’artifice juridique » visant à le « disqualifier politiquement » ne l’ébranlait en rien. Il a cependant indiqué qu’il était disposé à coopérer avec une justice « juste et équitable dès que l’opportunité se présentera ».
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Campagne-Afrique-contre-Ebola.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Campagne Afrique contre Ebola. Photo: FK / CNC
Lancement à Bangui d’une Campagne d’Afrique contre Ebola, une initiative des sociétés Telecel et Orange
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 16-12-2014. M. Jean-Claude Ndiyo, Chef du bureau de liaison de l’UA assisté de Dr Acham Debela a officiellement lancé ce mardi 16 décembre 2014, une vaste campagne de lutte conte Ebola au Restaurant Equateur à Bangui. Il a été entouré de MM. Hervé Pendero et Elimane Sow respectivement Directeur commercial et marketing de Telecel et Orange Centrafrique et M. Thomas D’Aquin Koyazegbe Directeur général de Santé du ministre de la santé publique. Le thème de cette campagne est « Afrique contre Ebola ».
Ebola est un défi mondial majeur à relever aujourd’hui de par le monde, mais particulièrement par les pays africains dont les peuples sont beaucoup plus affectés. Evidemment, le diagnostic fait par le Directeur général de la santé, M. Thomas D’Aquin sur la situation actuelle de l’épidémie à travers le monde révèle bien de cette importance. Au total, 18 000 cas d’Ebola ont enregistrés de par le monde, alors que 6 117 personnes sont décédées de cette maladie en Afrique dont 3 000 sont du seul Sierra Leone (Afrique Du Sud) soit un pourcentage de 41 à 49% parmi les malades et 50% pour dans le milieu des professionnels de santé. Le tableau est bien effrayant.
Campagne Afrique contre Ebola
Devant la situation, la communauté internationale, l’Organisation mondiale de la santé en l’occurrence, s’est mobilisé à fond pour enrailler cette épidémie d’où la mobilisation des moyens humains, logistiques et financiers importants à cette cause. Mais étant donné que la maladie ait beaucoup sévi en Afrique, notamment les trois pays les plus frappés que sont la Guinée Equatoriale, le Liberia et l’Afrique du Sud, l’Union africaine est ainsi directement interpelée à trouver une solution à la situation. Heureusement, au lancement de cette campagne « Afrique contre Ebola » Jean-Claude Ndiyo a fait savoir que l’UA est consciente de cette responsabilité et n’a pas baissé la garde : « Nous mettons tout en œuvre, afin de trouver des solutions africaines aux problèmes africaines » a-t-il rassuré. Et au Dr Achema Debela de l’UA d’ajouter « ce qui est important dans cette lutte contre Ebola, c’est la prévention. Et à cet effet, déjà plusieurs médecins, docteurs et professionnels de santé sont recrutés dans différents pays africains et suivent en ce moment des formations pour être déployés dans ces trois pays africains. » Et de poursuivre sur un ton optimiste, « nous [Union africaine] avons beaucoup d’expérience dans des cas similaires, notamment pour la lutte contre le Sida, contre le Choléra, etc. Seulement, le cas d’Ebola est plus important d’où nécessité d’une grande mobilisation avec laquelle nous vaincrons certainement cette épidémie. »
Entretemps, « il n’y a pas encore de cas d’Ebola enregistré en RCA. » comme l’a indiqué M. Thomas D’Aquin Koyazegbe. Même s’il a nuancé en disant « par contre, il y a des tests effectués en milieu pygmée qui sont révélés positifs sans qu’ils ne manifestent la maladie. » Mais l’enjeu de cette campagne en RCA réside dans la solidarité africaine aux pays touchés par l’épidémie. Peut-être que lorsque le feu brûle chez le voisin, il faut prendre garde. En accompagnant le gouvernement dans la stratégie de la surveillance épidémiologique les sociétés de téléphonie mobile Telecel et Orange ont bien voulu, en tant que sociétés citoyennes, mettre en place un système de mobilisation de ressources pour appuyer cette initiative. Le slogan agité est « Stoppons Ebola pour un minimum de 100 F. Cfa ». Il s’agit selon le Directeur marketing et communication de Telecel Hervé Pendero, « de véhiculer le message à la population centrafricaine, à travers une campagne SMS. » Selon le détail présenté par Mlle Gabriella Guegbelet, « la campagne de dons sera faite par l’envoi d’un message au numéro court 7979. Les clients devront envoyer un don minimum de 100 F Cfa en composant (1) pour Telecel *7979*montant#ok ; (2) pour Orange *7979*montant#ok » a-t-elle spécifié.
Notons que les fonds qui seront collectés durant les trois mois de cette campagne qui courent depuis 8 novembre dernier seront gérés par la Banque africaine de développement (BAD). Ils permettront à l’UA d’assurer la formation des 1 000 médecins et professionnels de santé contre Ebola, l’achat des moyens logistiques et le financement des recherches sur la maladie (possible vaccins contre Ebola) par exemple.
La participation des femmes à la vie sociale, économique, politique et culturelle de leur pays n’est pas une faveur que les hommes accordent aux femmes mais plutôt un droit reconnu à celles-ci par plusieurs instruments juridiques nationaux et internationaux. Cette participation présuppose des capacités susceptibles d’augmenter non seulement l’efficacité d’action des femmes et leur plus grande visibilité sociale, mais aussi, et surtout, leur indépendance vis-à-vis des hommes.
Cette résolution de la crise Centrafricaine passe par une démarche soucieuse d’équité entre les sexes dans les efforts de reconstruction post-conflit et de tenir compte des besoins particuliers des femmes et des petites filles
Dans une situation comme celle des femmes de la République Centrafricaine, pays qui vit encore la violence, il semble être intéressant d’examiner comment les femmes participent à la reconstruction post-conflit d’un Etat. Les violences faites à la femme ont entraîné la contagion du SIDA et d’autres maladies sexuellement transmissibles. Plusieurs femmes sont restées veuves et traumatisées à cause de la perte de leurs époux. Elles sont devenues inconsolables suite à la perte de leurs enfants et d’autres membres de famille. Elles sont traumatisées suite au viol de leurs filles majeures et mineures par les agresseurs en présence des parents. Elles ont dû lutter pour la survie dans une situation de déplacées de guerre sans ressources. Elles souffrent encore de la fuite de leurs enfants des écoles, en vue de l’enrôlement dans les forces militaires. Elles sont sorties épuisées d’une guerre dont elles étaient, avec leurs enfants, les principales victimes. Avec le soutien indéfectible des autorités de Bangui femmes debout pour la paix en Centrafrique veut jouer ce rôle de formation, sensibilisation et d’orientation de nos mamans sur tout le territoire national.
Anti-Balaka-par-Monseigneur-Dieudonné-nzapalainga.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Assistance-aux-Anti-Balaka-par-Monseigneur-Dieudonné-nzapalainga.jpg” alt=”Assistance aux Anti-Balaka par Monseigneur Dieudonné nzapalainga” width=”628″ height=”356″ />Assistance aux Anti-Balaka par Monseigneur Dieudonné Nzapalainga
Mgr Nzapalainga et les chrétiens catholiques au chevet des Anti-balaka de Boy-Rabe
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 16-12-2014. Après avoir visité et mangé avec les éléments de l’ex-coalition Séléka cantonnés au Camp Beal, l’Archevêque de Bangui Mgr Dieudonné Nzapalainga, en compagnie d’une équipe des chrétiens catholiques a rendu visite et mangé mardi 16 décembre 2014 avec les Anti-balaka de Boy-Rabe, sur le site du Monastère de Boy-Rabe dans le 4ème arrondissement. L’objectif de cette visite reste le même à en croire Nzapalainga qui le résume à la rencontre de ses fils et filles de Centrafrique qui ont perdu leur chemin et qui errent sans perspective de vie. Il est également question de leur donner espoir et d’écouter leurs doléances, prendre le pool de leur vision de la réinsertion sociale.
Ce sont des centaines de jeunes, hommes et femmes Anti-balaka confondus qui ont pris d’assaut le Monastère de Boye-Rabe à la rencontre de l’Archevêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzapalainga. Ce dernier présente les motivations de son initiative en ces termes : « Les centrafricains qui sont détresse, qui dans l’attente d’une rencontre et surtout d’être accueilli et estimés, je suis venu à leur rencontre. Nous avons certes des clichés d’eux, mais je suis venu démasquer leur vrai visage et faire tomber les préjugés qui pèsent sur eux. Il est question de voir ce qui se cache derrière leur colère, pourquoi ce désir de vengeance ? Qu’est-ce qui se cache derrière cette montagne de colère ? Et surtout de proposer ensemble avec eux, un nouveau chemin qu’on doit prendre. »
C’était pour Nzapalainga, au-delà d’une simple rencontre d’échanges et de partage un moment de la recherche de reconversion de ces jeunes Anti-balaka dans la vie active, étant donné qu’ils ont pris beaucoup de leur temps pour une cause qui les place aujourd’hui dans une situation sans repère. L’Archevêque a profité pour leur passer un message d’espérance. « Nous voulons leur dire qu’on ne les a pas oubliés, moins encore nous ne sommes pas contre eux, on continue à les aimer ; ce que nous refusions, ce sont les armes et autres qui ne sont pas en conformité avec ce que les centrafricains demandent. Ceci, afin qu’ils puissent s’insérer dans la société. On ne doit pas exclure qui que ce soit, chacun à sa place dans cette société qui s’appelle la République centrafricaine. » a-t-il ajouté.
Faut-il indiquer que lors de cette visite, comme en a été le cas au Camp Beal avec les ex-Séléka, d’une assistance multidimensionnelle de l’église catholique. La Coordination diocésaine de la santé (CODIS) conduite par le Frère Elkana a installé sur place, une équipe médicale qui a consulté et soigné les Anti-balaka souffrant de maladies diverses. Aussi, la Société Saint Vincent de Paul et la Légion de Marie ont préparé de la bouffe, pendant que l’Ong CARITAS-Bangui conduite par la Sœur Flora Guerekopialo a distribué des vivres et non-vivres, notamment des vêtements, du savon, du riz, etc. Des séances de débat entre Anti-balaka et Nzapalainga ont eu lieu sur les questions relatives aux conditions de vies, à la vision de sortie de crise et aux vœux de réinsertion sociale de ces jeunes.
Cette assistance semble intervenir au moment opportun pour les Anti-balaka qui se sentaient déjà abandonnés par les autorités et le peuple centrafricains, et donc frustrés des sacrifices qu’ils ont déployés au nom de la patrie. Ndomaté Dieudonné est Commandant, Chef des opérations adjoint des Anti-balaka de Boy-Rabe qui a exprimé sa satisfaction : « Nous sommes très contents de voir Mgr Dieudonné Nzapalainga et tous les chrétiens de l’église qui l’ont suivi, venir nous assister. Nous leur disons merci. C’est vrai qu’il est venu avec de quoi manger et des habits pour nous, mais nous sommes plus marqués par le fait qu’il est venu vers nous pour entendre nos doléances et voir dans quelles conditions nous vivons ici. Nous avons quitté loin dans les différentes villes pour venir chasser du pouvoir les mercenaires qui ont pris en otage notre peuple. Normalement, notre mission est terminée. Mais quel sort les autorités nous réservent pour rentrer chez nous et reprendre nos activités ? »
De son côté, Corine Ngombe-Ketté responsable Anti-balaka pense qu’il y a un temps pour toute chose et que le temps est venu aujourd’hui pour faire la paix en RCA, notamment entre tous les centrafricains sans exclusif. « Aujourd’hui, les Anti-balaka n’ont aucun problème avec leurs frères Séléka centrafricains. C’est d’ailleurs nous qui avons initié l’idée du dialogue de Brazzaville, parce que nous avons été les premiers à aller vers nos frères Séléka pour leur demander qu’on cesse de s’entretuer entre nous. Malheureusement, tout ce qui nous a été promis à Brazzaville n’est pas concrétisé, notamment le cantonnement et l’accompagnement des Anti-balaka à retourner et à reprendre leur vie d’avant. » a-t-elle indiqué.
Notons que Nzapalainga projette une visite similaire pour le 23 décembre prochain au site de cantonnement des ex-Séléka du Camp RDOT.
la Banque mondiale accorde 18 millions USD en faveur des retournés et réfugies de la Centrafrique
Le gouvernement du Tchad et la Banque mondiale ont signé, lundi à N’Djamena, un accord pour le financement d’un projet d’urgence en réponse à la crise alimentaire et de l’élevage que subissent les retournés et refugiés de la République centrafricaine (RCA).
D’un montant de 18 millions USD, cet accord vise à accroître l’ offre des denrées alimentaires et améliorer l’accès à ces produits afin de renforcer les capacités de production dans le secteur de l’ élevage au profit des cibles touchés par les conflits en RCA voisine qui se sont retrouvés sur le territoire tchadien.
“Ce plan développe une intervention urgente afin de fournir une assistance rapide et coordonnée aux retournés et refugiés de la RCA, aux populations hôtes, ainsi qu’aux ressortissants de pays tiers”, a déclaré Mme Mariam Mahamat Nour, ministre tchadien du Plan et de la Coopération internationale.
Selon Paul Numba Um, directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Tchad, le Mali, le Niger et la RCA, la signature de l’accord de financement s’inscrit dans la droite ligne des engagements pris par son institution, le 20 juin 2014 à Paris, pour soutenir les efforts du gouvernement tchadien afin d’ améliorer les conditions de vie des couches sociales les plus vulnérables.
Depuis décembre 2013, le Tchad a accueilli sur son territoire près de 150.000 personnes de nationalité tchadienne et étrangère. Ces personnes, pour la plupart des éleveurs, sont arrivées avec leur bétail estimé à plus de 2 millions de têtes qui sont aujourd’ hui exposées aux risques d’épizootie et de conflits liés à la gestion des ressources naturelles que sont l’eau et les pâturages. F
Conclusions du Conseil sur la République centrafricaine
Session du Conseil Affaires étrangères
Bruxelles, 15 décembre 2014
Le Conseil a adopté les conclusions suivantes:
“LE CONSEIL DE L’UNION EUROPÉENNE,
L’Union européenne (UE) continue à suivre attentivement la Situation en République centrafricaine (RCA) qui reste fragile malgré une relative amélioration de la situation sécuritaire perçue ces dernières semaines à Bangui. L’UE appelle au respect de l’intégrité territoriale du pays et rappelle son attachement à la cohabitation pacifique entre les différentes communautés et religions.
En vue d’engager le pays sur une voie de sortie de crise durable, le processus politique en RCA doit continuer à avancer. L’UE réitère son plein soutien aux autorités de transition et les encourage à continuer à s’investir, dans la plus grande cohésion, pour mettre en œuvre les réformes nécessaires. Elle salue la montée en puissance de la Minusca pour appuyer le processus politique et appelle à son déploiement complet dans les plus brefs délais. L’UE rappelle que le soutien de l’ensemble de la communauté internationale est primordial pour aider les autorités de transition à renforcer leurs capacités et pour maintenir une dynamique de changement.
Le Forum de Bangui sur le Dialogue Politique et la Réconciliation Nationale qui constitue une étape importante de la transition, doit être large, inclusif et conduit par des acteurs locaux afin d’être durable et apporter une vraie valeur ajoutée. Il doit permettre aux acteurs centrafricains d’aboutir eux-mêmes à des solutions durables aux défis interdépendants de sécurité, de gouvernance et de développement auxquels le pays est confronté. Dans ce contexte, l’UE prend note de la déclaration de la plate-forme religieuse relative au Forum de Bangui et reconnaît l’importance des consultations locales et du dialogue intercommunautaire pour poser les jalons d’une véritable réconciliation nationale. Elle invite les autorités de transition à poursuivre activement ce processus, en concertation avec l’ensemble des parties prenantes, et rappelle la nécessite absolue d’un engagement de bonne foi de tous les acteurs concernés.
Une stratégie claire sur la façon de traiter les groupes armés est nécessaire. Comme la crise actuelle est largement alimentée par l’impunité persistante, les auteurs des violations des droits de l’Homme et du droit international humanitaire doivent être tenus responsables. L’UE invite les autorités de transition à poursuivre leurs efforts en matière de lutte contre l’impunité en contribuant activement au rétablissement de la chaîne pénale, avec le soutien de la communauté internationale, et notamment de l’UE et les Nations unies, en accélérant l’adoption de la législation pour la Cour criminelle spéciale, et en continuant à coopérer avec la Cour pénale internationale dans le cadre de l’enquête en cours.
La tenue d’élections les plus inclusives possibles est également une étape cruciale. Il n’en est que plus important que le scrutin soit bien préparé. A cet égard, l’UE appuie l’extension de la période de transition jusqu’en août 2015. Comme souligné par le Groupe International de Contact à Bangui le 11 novembre, elle salue l’adoption d’un calendrier électoral et appelle à l’accélération des préparatifs. L’UE réitère sa disponibilité à soutenir le processus électoral, y compris à travers le déploiement d’une mission d’observation électorale. Elle appelle tous les partenaires internationaux à contribuer, y compris financièrement, à la préparation des élections en RCA.
L’UE salue les efforts mis en œuvre dans le domaine de la stabilisation, en particulier les contributions de la MINUSCA, de la force française Sangaris et de l’opération EUFOR RCA, mais aussi ceux des autorités de transition. La prolongation de l’opération militaire de transition EUFOR RCA, demandée par l’ensemble des acteurs présents sur le terrain constitue une preuve supplémentaire de l’utilité et de l’efficacité de l’opération européenne. L’UE soutient pleinement l’action de la MINUSCA qui est le principal garant de la sécurité dans le pays. En vue d’une stabilisation du pays à long terme, les réflexions sur un programme de désarmement, démobilisation et réintégration et la réforme du secteur de sécurité doivent se poursuivre dans le cadre du processus politique en cours. Dans ce contexte, l’UE souligne l’importance d’une coordination étroite des efforts internationaux et de la poursuite de la médiation internationale, menée sous l’égide du Congo-Brazzaville et de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), de l’Union africaine et des Nations unies, en associant pleinement les autorités de transition.
Afin de contribuer à la réforme des Forces Armées Centrafricaines (FACA), dans le cadre de l’approche globale de l’UE en RCA, le Conseil approuve un Concept de gestion de crise en vue d’une mission militaire PSDC de conseil, d’une durée d’une année, basée à Bangui. Cette mission PSDC contribuera à fournir au gouvernement centrafricain des conseils d’experts dans la perspective de la réforme des FACA en une force armée républicaine, professionnelle et multi-ethnique. Sur la base d’une approche graduelle sous responsabilité du Comité politique et de sécurité, des entraînements non-opérationnels spécifiques et limités, au profit de l’armée centrafricaine, pourraient aussi être dispensés par cette mission. Le Conseil invite le SEAE à poursuivre les travaux de planification opérationnelle, selon des procédures accélérées, en vue de permettre le déploiement de la mission, soumis à une décision du Conseil, avant la fin du mandat d’EUFOR RCA. Il souligne enfin l’importance d’une coordination étroite avec les partenaires, notamment les autorités centrafricaines et l’ONU, afin d’assurer une bonne coopération et complémentarité des efforts en cours en vue de restaurer la stabilité de la RCA.
L’UE réitère ses inquiétudes relatives à la situation humanitaire en RCA et son lourd impact sur les pays voisins. Les capacités de mouvement des acteurs humanitaires et l’accès à la population à l’intérieur du pays restent limités à cause des activités de multiples groupes armés présents sur le territoire, ce qui complique considérablement l’acheminement de l’aide et entrave l’accès aux populations les plus vulnérables. L’UE condamne fermement les attaques contre les travailleurs et les convois humanitaires. La mobilisation des moyens de réponse à la crise humanitaire, y compris dans les pays voisins où de nombreux Centrafricains ont trouvé refuge, reste une priorité. La communauté internationale doit rester engagée au côté de la RCA.
Dans le domaine du développement, la priorité va à la reconstruction de l’Etat centrafricain, notamment pour lui permettre d’exercer ses prérogatives sur l’ensemble du territoire et d’apporter aux populations les services sociaux de base. Ce processus doit aller de pair avec le déploiement progressif en cours des forces internationales sur l’ensemble du territoire centrafricain. Le fonds fiduciaire européen « Békou » en faveur de la RCA a commencé à mettre en œuvre les premiers projets et d’autres vont suivre prochainement. Le Conseil rappelle que le fonds Békou est ouvert aux contributions de tous, y compris des tiers. Il se réjouit par ailleurs de l’engagement des autorités à poursuivre les réformes pour rétablir progressivement l’équilibre des finances, notamment à travers la mise en œuvre des recommandations faites lors de la mission du Fonds Monétaire International (FMI) en RCA. “
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Pose-de-la-prémière-pièrre-de-la-constration-dun-centre-culturel-à-Boy-Rabe-à-Bangui-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Pose de la première Pierre de la construction d’un centre culturel à Boy-Rabe à Bangui. Photo: Éric Ngaba / CNC
BIENTOT LE 4è ARRONDISSEMENT DE LA VILLE DE BANGUI SERA DOTÉ D’UN CENTRE CULTUREL ET SPORTIF
La jeunesse du 4è arrondissement de la ville de Bangui se verra bientôt dotée d’un Centre culturel et sportif dont les travaux vont être mis exécution dans les jours qui suivent dans leur secteur. La première pierre des travaux a été posée, ce 15 décembre 2014 au quartier Boy-Rabe, par la ministre de l’éducation nationale, représentant madame la présidente chef de l’Etat de transition à la cérémonie du lancement officiel de ces travaux. Le but de ces travaux est, entre autres, de contribuer à la réconciliation, à la cohésion sociale et d’accompagner la création d’emplois d’urgence axée sur les travaux de construction d’infrastructures de base ciblant les communautés vulnérables au travers de la modalité haute intensité de main d’œuvre (HIMO) impliquant 500 jeunes.
La cérémonie de lancement officiel des travaux de ce Centre a vu la présence de nombreuses personnalités dont, Gisèle Bedon ministre de l’éducation nationale représentant Catherine Samba-Panza, présidente de la transition centrafricaine, la Directrice générale de l’UNESCO Mme Irina Bokova, l’ambassadeur de la Russie en Centrafrique, et la délégation de la MINUSCA représentant Babakar Gaye, le représentant du secrétaire général de l’ONU en Centrafrique. La jeunesse du 4è arrondissement de Bangui, en particulier et la jeunesse centrafricaine ont l’intérêt à s’impliquer davantage à la réussite de la construction de ce Centre considéré leur patrimoine.
“Jeunesse de Centrafrique, jeunesse du quartier Boy-Rabe, ce projet a été voulu par madame la Chef de l’Etat l’Etat de transition comme l’expression de sa volonté à vous voir prendre votre destin en main. Toute votre responsabilité, tout ce qui s’y déroulera devra lancer le message qu’une autre manière de vivre sa jeunesse est possible. A partir de ce Centre, nous espérons que vous monterez à tous les jeunes centrafricains que vous avez su bannir le désespoir. Ce Centre dont la première pierre serra posée aujourd’hui devrait celer l’engagement de la jeunesse centrafricaine à tourner le dos aux années noires de notre pays qui ont totalement détruit vos perspectives d’avenir et détruit vos rêves. Vous pourrez dire que j’ai construit mon Centre, j’ai construit mon pays“, a exprimé Giselle Bedon ministre de l’éducation nationale représentant, Mme Catherine Samba-Panza, Chef de l’État de la transition.
C’est une grande structure de standard international qui sera érigée. Ce Centre culturel et sportif serra composé de six (6) salles de formation équipées de magasin UEC et multimédia, une salle équipée de bibliothèque, une salle de réunion et de spectacle équipée, quatre (4) douches et quatre (4) toilettes, des terrains de sport : basket-ball, handball, et volleyball, et un jardin d’agrément doté de banc public.
Par ailleurs, le représentant de la jeunesse du 4è arrondissement, Cyr Dertin interpelle ses pairs à faire de ce Centre une plateforme de la paix et de la cohésion sociale entre les jeunes de Centrafrique. Il estime pour sa part que le projet de la construction de cette maison des jeunes constitue déjà un début de la paix que les jeunes du 4è arrondissement vont consolider avec d’autres jeunes des autres arrondissements de la capitale.
Le coût de la construction du Centre est estimé à plus de deux cent millions (200.000.000) FCFA. Les principaux bailleurs de ce Centre culturel et sportif du 4ème arrondissement sont la MINUSCA, l’UNESCO, UNFPA et le PNUD.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Mainfestants-non-à-la-France.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Manifestants non à la France. Photo: FK / CNC
Le Front républicain uni pour l’indépendance (FRUI) appelle à une mobilisation contre la France
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 15-12-2014. « Non à la France ! » ; « Mobilisons-nous pour le départ sans condition de la Sangaris » « Nous avons assez de la France » ce sont autant de slogans hostiles à la France que l’on pouvait lire sur les banderoles et bouts de cartons tenus par la bouillante foule de manifestants ce 15 décembre devant la Primature centrafricaine. Ils entendant ainsi protester contre ce qu’ils ont appelé, les manipulations de la France et réclamer la vraie indépendance de la RCA de son ancienne métropole, la France.
Une pétition est en circulation dans les mains des manifestants qui comporte les revendications du Front républicain uni pour l’indépendance (FRUI). Il s’agit entre autres de demander aux populations civiles musulmanes et non-musulmanes de se mobiliser pour former un seul peuple, afin de faire échec à la politique de ‘’diviser pour régner’’ mise en place par France pour nous opposer et ainsi, nous dominer ; interpeler les milices Anti-Balaka et ex-Séléka à ne plus céder aux manipulations des forces françaises de la Sangaris et autres, à cesser toute hostilité les unes envers les autres et envers les populations ; interpellé l’exécutif à remplir pleinement son rôle défini expressément par la Charte constitutionnelle en ses articles 26, 27 et 28 , à faire preuve de plus d’ingéniosité de poigne et de mesures envers les protagonistes de la crise, les Ong et institutions onusiennes ; exiger la constitution et la mise en service dans un délai des Brigades d’Intervention rapides bloquées par la France et leur équipement avec les armes récupérées par troupes françaises de la Sangaris ; exiger de la France, la révision de l’ensemble des Accords de coopérations de 1960 avec le gouvernement de la RCA ; exiger aux autorités de la transition d’autoriser la destruction de la tombe de Bobangui attribuée au Président fondateur de la RCA Barthelemy Boganda, afin de pratiquer un test ADN sur le corps qui s’y trouve.
Silakamako Agouna Nzola. Photo: FK / CNC
Selon Silakamako Agouna Nzola président du FRUI, ce mouvement est un signal fort, mais si jamais les revendications n’ont pas trouvé satisfaction, l’action pourra prendre de grande envergure. « Ce n’est qu’un début d’actions en prélude à une manifestation généralisée dans le pays, jusqu’à ce que le peuple centrafricain puisse avoir gain de cause. » a-t-il rassuré avant de poursuivre « Nous disons assez aux manipulations de la France qui n’ont fait que nourrir la haine et des tueries dans notre pays. Ils [les français] ont tout fait pour nous maintenir dans le chaos, et ceci à travers l’usage de deux subterfuges, à savoir premièrement le vote du Referendum de 1958 qui marque notre rentrée dans la communauté avec la France et deuxièmement l’Accord de coopération signé au temps du président David Dacko en 1960 qui consacre justement cette rentrée dans la communauté avec la France. En faisant cela, la France nous a verrouillés pour nous dominer. »
Notons que ce mouvement intervient au moment où la France a déjà annoncé le retrait progressif de Sangaris de la RCA.