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CENTRAFRIQUE : LE RAPPORT DU PROJET DENOMME«DUTINGO OKO NA LEGUE TI LENGO SONGO» DE L’ONG FADEC

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE : LE RAPPORT DU PROJET DENOMME«DUTINGO OKO NA

LEGUE TI LENGO SONGO» DE L’ONG FADEC

 

 

Bangui, (CNC), 04-21-2016

Dans le processus de la cohésion sociale et du vivre ensemble en Centrafrique, l’ONG Femme Action et développement en Centrafrique (FADEC) a mis en œuvre un projet dénommé «Dutingo oko na legué ti lengo songo» du 1er décembre 2015 au 31 mars 2016. Sous financement du National Democratic Institute for International Affairs (NDI), le projet avait pour objectif principal de Promouvoir la paix, la cohésion sociale et la culture démocratique par la sensibilisation, la formation et l’éducation électorale des populations de la Nana-Mambéré.

Le projet a été mis en œuvre dans les localités de Bouar Centre, Herman brousse, Doaka-kourssou, et de Baoro. Les principales activités ont été axées sur les formations des leaders communautaires sur leur implication dans la promotion du leadership politique féminin ; la création et la redynamisation des Comités de paix qui sont des clubs des organes communautaires regroupant : les jeunes, femmes, sages, les autorités traditionnelles ou communales et religieuses. Il s’agit également de la sensibilisation sur la cohésion sociale qui s’est faite par les leaders et les médias ainsi que la sensibilisation sur le processus électoral et la promotion des différents codes de bonne conduite signés par les différents acteurs impliqués dans le processus électoral ; la caravane de sensibilisation des leaders pour leur implication dans le leadership politique des femmes ; la création d’un réseau des familles amies ; l’évaluation à court terme avait pour objectif principal d’analyser l’efficacité des activités mises en œuvre, l’impact rapide ainsi que la viabilité des résultats obtenus.

Au niveau de l’efficacité, l’analyse dénote que 90% des activités du projet ont été mises en œuvre dans ces différentes localités visées. Il ressort que les activités de formation ont permis de renforcer les capacités des leaders communautaires et des femmes dans la promotion du leadership politique des femmes, les élections et la démocratie. Les activités de sensibilisations ont permis aux femmes de s’impliquer davantage dans le processus de cohésion sociale et de promotion du genre surtout en ce qui concerne leur participation aux élections comme candidates ou électrices.

En termes d’impact des activités, l’on note une évolution positive dans la perception des femmes de la cohésion sociale, de la promotion des femmes aux instances de prise de décision par les urnes et de la culture démocratique. Quelques personnes interrogées dans la localité de Bouar trouvent ce projet libérateur des femmes.

En termes de pérennisation des acquis, 21 Comités de paix, malgré les moyens très limités mis à leur disposition, mènent leurs activités en faveur de la paix et réconciliation, de la gestion des conflits de la promotion d’un Etat de droit, de la promotion du genre, de l’appropriation des principes démocratiques. D’autres actions qui n’étaient pas prévues dans le projet sont aussi menées par ces clubs. Des actions comme les matchs de football inter-village par exemple.

Toutefois les différentes personnes formées n’ont pas assez de moyens financiers et logistiques pour aller vers les populations qui ne sont pas sur l’axe central afin de conduire des actions de sensibilisation de proximité et d’échange avec ces populations sur les actions du projet. L’évaluation a permis de tirer quelques leçons : l’analphabétisme de la population est un frein pour la maitrise des outils de la cohésion sociale et de promotion du genre; les femmes par exemple ont beaucoup de volonté mais la plupart ne peuvent pas lire un texte pour s’imprégner par exemple du code électoral ou de leurs droits. Un projet d’une durée plus longue aurait certainement plus de chances de produire des résultats à plus fort impact sur la cohésion sociale, la promotion de la démocratie et d’un Etat de droit.

Ce deuxième projet a permis de façon effective de libérer les femmes des pesanteurs culturelles qui les relayent au dernier plan. Les hommes leaders s’impliquent dans la promotion du leadership politique des femmes et des valeurs démocratiques par des émissions radiophoniques qui passent sur les radios locales.

Le projet a atteint ses objectifs par la création des clubs d’écoute communautaire et d’autres comités de paix. Ces comités qui s’activent à instaurer la paix par un dialogue permanent et la promotion de la cohésion sociale entre les communautés, posent aussi des actes de facilitation et de consolidation de l’unité nationale.

Le projet a aussi démontré que des défis restent majeurs notamment en matière de consolidation des acquis, de la réinsertion de certaines communautés comme les peuhls dans leur ancien biotope, leur implication à la restauration de la Paix, l’ignorance des textes liés aux droits de l’Homme, la faible culture démocratique la non maîtrise du processus et du cycle électoral.

Une émission a été réalisée pour informer et sensibiliser la population de la Nana-Mambéré sur l’importance de ce projet pour leur communauté. C’était aussi l’occasion de faire connaitre les partenaires le NDI et la FADEC.
Les recommandations
Au terme de ce projet, suite aux constats de terrain, l’ONG FADEC souhaite que le bailleur tienne compte des recommandations suivantes :
• Financer les activités de suivi des clubs mis sur pieds pour pérenniser les actions ;
• le renforcement permanent des capacités opérationnelles des clubs de paix afin de mieux outiller les animateurs ;
• organiser des activités de développement communautaire et socioculturelles de grande envergure dans la commune ;
• Que la prise en compte des autres préfectures soit effective;
• Que les fonds soient décaissés à temps pour avoir une bonne lisibilité au niveau de nos finances ;
• Que les femmes soient d’avantage et permanemment outillées pour les prochaines élections et en AGR.
• Financer un projet d’alphabétisation des femmes pour leur forte implication aux idéaux démocratique et à la culture de la paix ;
• Renforcer la capacité des membres de l’ONG en gestion des projets;
• Renforcer les capacités des comptables de l’ONG en gestion financière.

L’ONG Femme Action et Développement en Centrafrique (FADEC) regroupe toute personne, de sexe féminin, sans distinction d’âge, de nationalité ou de religion. Elle a vu le jour en 2009 et a pour objectif : l’Encadrement, l’Education, l’Assistance sociale, financière et juridique des populations vulnérables. La FADEC met un accent sur la promotion des droits humains et de la démocratie par des formations et des sensibilisations à l’attention des différentes couches sociales qu’elle organise dans différentes localités de la RCA. Dans le cadre du Processus de rétablissement de la paix, de la cohésion sociale et du retour à l’ordre constitutionnel, l’ONG FADEC depuis octobre 2014 œuvre au rétablissement de la paix et de la cohésion sociale dans la Nana-Mambéré.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE : LES POLICIES ET GENDARMES EN FORMATION SUR LES DROITS DE L’HOMME ET LES VIOLENCES BASEES SUR LE GENRE

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE : LES POLICIES ET GENDARMES EN FORMATION SUR LES

DROITS DE L’HOMME ET LES VIOLENCES

BASEES SUR LE GENRE

Bangui, (CNC)M 21-04-2016

 

Environ 320 gendarmes et policiers sont en formation en police de proximité axée sur les droits de l’homme et les violences basées sur le genre et le sexe. L’objectif de cette formation est de donner au personnel des commissariats de police et Brigades de gendarmerie de Bangui, les connaissances et aptitudes nécessaires pour accomplir leur mission de manière professionnelle et respectueuse des droits humains.
La cérémonie d’ouverture de cette formation s’est déroulée, le 19 avril 2016 à l’Ecole Normale d’Administration et de la Magistrature (ENAM) à Bangui en présence de deux membres du gouvernement dont de la justice et de l’intérieur, ainsi que les représentants des institutions internationales. Sur financement des Etats Unis, la formation se fait en 10 sessions, du 19 au 30 avril. A la fin de la session, l’attente est que les Policiers et Gendarmes de l’Inspection des Forces de Sécurité seront en mesure d’intégrer le concept de police de proximité, respecter les droits de l’homme, protéger les civils et groupes vulnérables, maîtriser le concept du genre, intégrer les principes de gestion des cas de violences basées sur le genre, utiliser les outils de gestion conçu par le PNUD.

Les participants vont apprendre sept modules selon le programme présentant quelques rappels théoriques et en proposant des conseils pratiques. Il s’agit de police de proximité axée sur le respect des droits humains, la protection des civils, l’éthique et déontologie, les Droits de l’Homme, les patrouilles, les Comité Locaux de Sécurité (CLS, l’introduction au concept de Genre.
La crise socio politique que traverse la République Centrafricaine depuis 2013, a eu un impact négatif sur presque tous les secteurs sensibles de l’Etat y compris les Forces de Sécurité Intérieure que sont la police et la gendarmerie. Durant cette période, beaucoup de graves violations des droits de l’homme parmi lesquelles beaucoup de violences liées au genre et au sexe ont été commises. Ces forces n’ont pas été en mesure de donner la réponse appropriée en recherchant, arrêtant les suspects et en enquêtant sur les faits.

Les forces de sécurité intérieure faiblies sous l’effet de la crise, ont été encore désorganisées en raison du pillage des infrastructures. Ce qu’a souligné Flavien Mbata, le ministre centrafricain de la justice, des Droits de l’Homme, et Garde des Sceaux, « notre pays a connu dans le récent passé des cas graves de violences notamment les violences basées sur le genre. Et donc les acteurs judiciaires doivent être formés afin de pallier à ce problème».

Il est noté par ailleurs, au niveau de la Police et de la Gendarmerie une faiblesse de formation sur les règles d’éthique et déontologie policière, droits de l’Homme, protection des civils et des groupes vulnérables. Beaucoup d’entre eux n’ont pas de connaissances ou ont des connaissances très limitées du concept de genre et de l’attitude que doivent avoir les acteurs de prise en charge de premier rang qu’ils sont.

Selon le ministre de l’intérieur, de la sécurité publique et de l’administration du territoire Jean Serge Bokassa, « cette formation ouvre la voix à cette démarche et aussi à la question d’éthique et de la déontologie. C’est un programme qui vise à former le personnel de la police et de la gendarmerie permettant le redéploiement des services de l’Etat dans les villes de province. Cette formation en police de proximité répond aux attentes de la population. Car nous avons besoin des hommes de qualités ».

Afin de renforcer la sécurité des populations à Bangui, le PNUD a réhabilité 8 commissariats de Police et 3 Brigades de Gendarmerie à Bangui et octroyé plusieurs véhicules de patrouille. Dans le prolongement de cette action et pour palier à la carence en formation, le projet conjoint ministère de la Justice, le PNUD, la Minusca, en collaboration avec la Composante Police de la MINUSCA envisage organiser cette formation en police de proximité axée sur les droits de l’homme, au profit du personnel des unités de Police et de Gendarmerie de Bangui, outils de gestion de base des commissariats et des brigades ; en genre et prise en charge des violences basées sur le genre et le sexe. En République centrafricaine.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: L’Ong ‘’Plan International’’ au chevet des enfants séparés de leurs parents à Boda

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(Corbeau News Centrafrique)

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L’Ong ‘’Plan International’’ au chevet des enfants séparés

de leurs parents à Boda

 

Bangui, (CNC), 04-21-2016

Ils sont des enfants séparés brutalement de leurs parents biologiques suite à la dernière crise intervenue dans le pays ; ils sont des enfants non accompagnés ; ils sont des enfants anciennement associés aux groupes et forces armés ; ou tout simplement des orphelins : mais ils sont aujourd’hui récupérés et gardés par d’autres personnes de bonne foi, notamment leurs familles d’accueil transitoire (FAT). A Boda, l’Ong ‘’Plan International’’ a volé à leur secours avec des kits en vivres et non-vivres. Une première remise de kits a eu lieu, ce mardi 19 avril 2016, au bureau de l’Ong AHA de Boda et au village Boboua où 52 FAT ont réceptionné des kits.

C’était en présence de Albert Touféina et Serge Vonga-Ndomoro, respectivement Secrétaires généraux de la Commune et la Sous-préfecture de Boda.
Œuvrer en faveur des enfants a été au centre du « Projet de protection de l’enfant en situation d’urgence » financé par le gouvernement américain, à travers l’USAID. A Boda, les responsables dudit projet, sous la clairvoyance de Emmanuel Arnold Fletcher le Chef du projet, se sont appuyés sur le Réseau communautaire de protection de l’enfant (RECOPE) pour identifier 80 enfants en situation d’urgence et de les installer dans 52 FAT.

« Le but recherché, à travers ce projet, c’est d’aller identifier et réunifier les enfants en situation difficile, notamment les enfants séparés, les enfants non-accompagnés et les enfants anciennement associés aux groupes armés à des familles d’accueil », a précisé M. Emmanuel Arnold Fletcher. Il s’agit pour ce projet de recenser tous les enfants dans les catégories ciblées, en vue d’un appui multiforme aux familles qui les accueillent.
Jocelyn Mbangapou, Agent chargé de la protection de l’enfant au ‘’Plan International’’ a ajouté qu’ « au début du projet, nous avons identifié des personnes de bonne volonté qui ont déjà accueilli ces enfants chez elles, à leur propre initiative.

Nous intervenons pour les accompagner et les appuyer dans le travail salutaire qu’elles ont déjà commencé à faire ».

A la première distribution des kits aux familles d’accueil, un pactole consistant a été réceptionné par chacune des 42 FAT à Boda, puis 10 autres FAT au village Boboua à quelque 35 km de Boda sur l’axe Bangui. Le pactole est constitué entre autres de 52 matelas, 104 couvertures (une place), 260 gobelets aciers, 520 assiettes plates et creuses, 260 cuillères à soupe, 103 bidons vides (20 litres), du savon linge et toilette, des brosses à dent, des serviettes et serviettes hygiéniques pour les filles, 59 lampes à panneaux, 160 sacs de riz et de haricot, des boites de sardine et 160 bidons d’huile.

Abdourahman Ousman, Chef de secteur d’élevage de Boda est identifié comme famille d’accueil transitoire. Après avoir réceptionné son lot de vivres et non-vivres, il laisse parler son cœur : « Je salue à sa juste valeur l’appui que l’Ong ‘’Plan International’’ nous apporte. Les responsables de cette Ong sont conscients de ce qu’en accueillant des enfants supplémentaires dans nos familles, cela a des impacts sur notre économie familiale. C’est pourquoi, peu importe ce qu’il nous donne pour nous aider à prendre en charge les enfants, ce sera un véritable soulagement ».

Même sentiment de reconnaissance chez Solange Badékara chef de ménage accueillant quatre enfants séparés, du quartier ‘’Zo kwé zo’’. « Nos maigres moyens ne suffisent pas pour prendre normalement ces enfants. Mais, nous le faisons seulement au nom de l’humanisme. C’est pourquoi le geste de l’Ong ‘’Plan International’’ est d’une inestimable contribution et un réel soulagement au niveau de notre ménage. Nous prions les autorités de notre pays, ainsi que d’autres Ong à suivre l’exemple de l’Ong, pour améliorer les conditions de vie des enfants accueillis dans les ménages ici, ils ont très nombreux », a-t-elle indiqué.

Au village Boboua, Ngana François à 70 ans accueille des un enfant séparé et identifié comme FAT. Son kit à la main, « En tant qu’humain, comment pouvais-je rester insensible, lorsque je voyais ce petit enfant abandonné par ses parents et qui dormait à même le sol sous un manguier ? C’était malheureux et je ne pouvais pas supporter. C’est pourquoi je l’ai pris avec moi, depuis la crise jusqu’aujourd’hui. Avec les petites ressources de ma famille, nous prenons en charge ces enfants dans l’espoir de retrouver leurs parents, afin de les remettre. En attendant, il est une charge supplémentaire d’où tout le mérite de l’action que l’Ong ‘’Plan International’’ a posée aujourd’hui ».

Au total, 163 enfants devront être pris en charge par ce projet à Boda et ses environs. Selon le Chef de projet, les domaines d’intervention dudit projet couvrent entre autres la fourniture des produits de première nécessité aux FAT ; un suivi régulier des enfants durant toute la période du projet… « Nous travaillons en collaboration avec d’autres structures de prise en charge des enfants, telles les hôpitaux pour leur prise en charge médicale ; les établissements scolaires pour l’instruction des enfants ; la justice pour la défense des droits des enfants… A chaque problème spécifique, on réfère l’enfant aux services compétents », a déclaré Emmanuel Arnold Fletcher.
En somme, un an de projet qui vise le suivi des enfants ne suffit pas.

Il est vrai que sur la période, certains enfants pourront rejoindre leurs parents biologiques, mais le vrai souci est de préparer un dispositif durable pour poursuivre l’accompagnement de ces enfants.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: un casque bleu marocain tué dans une attaque

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Centrafrique: un casque bleu marocain tué dans une attaque

 

 

 

Bangui, (CNC), 19-04-2016

Un casque bleu marocain de la Minusca, la mission des Nations Unies en République centrafricaine, a été tué dimanche lors d’une attaque menée par des “membres présumés de l’Armée de résistance du Seigneur”, a annoncé lundi l’ONU. L’attaque s’est produite dans la ville de Rafai, dans la préfecture de Mbomou.

Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a “condamné” cette attaque, réaffirmant que “les attaques contre ceux qui oeuvrent pour la paix et la sécurité en République centrafricaine sont inacceptables”. M. Ban “appelle le gouvernement (centrafricain) nouvellement élu à s’assurer que les auteurs soient traduits en justice”, ajoute le communiqué.

L’Armée de résistance du Seigneur, la LRA, est une guérilla qui s’est rendue tristement célèbre par ses rapts d’enfants, transformés en soldats ou esclaves, ses mutilations et massacres de civils en Afrique centrale. Elle est aujourd’hui traquée et dispersée mais selon l’ONU, depuis l’arrestation en janvier en Centrafrique de Dominic Ongwen, un de ses principaux commandants, elle a intensifié les attaques de villages à la frontière entre la RDC et la RCA. Dominic Ongwen a été transféré à la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre présumés, devenant le premier membre de la LRA à comparaître devant la CPI.

 

BFMTV

Centrafrique: le pape salue un “climat constructif” en recevant le nouveau président

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique: le pape salue un “climat constructif” en

recevant le nouveau président

 

 

Bangui, (CNC), 19-04-2016

Le pape François et le nouveau président de Centrafrique, Faustin Archange Touadéra, ont relevé lundi au Vatican “le climat constructif” et le “renouveau des institutions” du pays après des années de violences, a annoncé un communiqué du Saint-Siège.

Le président élu en février avait tenu à venir au Vatican pour sa première visite à l’étranger, afin de saluer le pontife argentin qui était venu en personne en novembre encourager la réconciliation nationale.

L’entretien dans la bibliothèque du Palais pontifical a duré un quart d’heure. Jorge Bergoglio a offert à M. Touadéra les principaux textes de son pontificat sur la famille et sur l’environnement.

Le pape et son secrétaire d’Etat Pietro Parolin ont souhaité qu’”une période de paix et de prospérité s’ouvre pour la nation toute entière”, et ont relevé que les récentes élections et le renouveau des institutions s’étaient “déroulés dans un climat constructif, auquel a contribué le dialogue entre les confessions religieuses”.

Le Saint-Siège a souhaité que “la communauté internationale continue à soutenir le développement du pays”, en rappelant que la population souffrait encore des conséquences des conflits des dernières années.

Bravant les reproches voilés de la France et des forces internationales de paix qui déconseillaient le voyage pour raisons de sécurité, le pape avait passé 24 heures à Bangui lors d’une tournée en Afrique en novembre.

Il avait rencontré des réfugiés, ouvert une “porte de la miséricorde” dans la cathédrale de Bangui et s’était rendu dans la principale mosquée de la capitale, en plaidant à chaque occasion pour la réconciliation nationale et le respect entre chrétiens et musulmans.

Les violences civiles ont diminué sensiblement dans les semaines et mois qui ont suivi, et certains Centrafricains y ont vu une conséquence de la visite du pape.

En février, M. Touadéra, qui n’était pas favori au début de la campagne, a été élu au second tour avec 62,71% des voix.

Entre 2013 et 2015, des milices majoritairement chrétiennes Anti-Balaka et des ex-rebelles à dominante musulmane de la Séléka, ont mis la Centrafrique à feu et à sang. Ces violences ont ravagé l’économie du pays, un des plus pauvres au monde.

 

 

TV5MONDE

 

 

Centrafrique: Le processus DDR avance péniblement

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(Corbeau News Centrafrique)

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En RCA, le processus DDR avance péniblement

Bangui, (CNC), 19-04-2016

En Centrafrique, le programme de désarmement, démobilisation, réinsertion (DDR) est toujours dans les cartons, le nouveau gouvernement doit plancher sur le problème avec l’aide des Nations unies. Le projet connaît quelques blocages entre le nouveau pouvoir centrafricain et certains groupes armés. En attendant, la mission de l’ONU lance en parrallèle des programmes de réduction des violences communautaires à destination des combattants qui ne sont pas éligibles au processus de DDR.

Pour être éligible au processus de DDR, il faut posséder une arme de guerre et avoir fait partie d’un des groupes armés signataires de l’accord du 10 mai 2015 à Bangui.

Des conditions que tout le monde ne remplit pas. Aussi le programme de réduction de la violence communautaire devrait-il commencer dans les semaines à venir, en complément du processus de DDR qui lui, n’est toujours pas amorcé.

La Minusca prévoit pour ce faire d’appuyer professionnellement près de 3 000 autres combattants. « Le concept de réduction de violences communautaires est destiné à prendre en compte les non-éligibles au futur programme de désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement. Nous essayons d’assurer, autant que faire se peut, la réinsertion économique de ces personnes. L’objectif est finalement de créer des associations professionnelles qui mélangeront anti-balaka et membres de la communauté du KM5 et d’ex-Seleka », détaille Hervé Hesse, qui travaille à la Minusca au sein de la section DDR.

Du côté de l’auto-défense du quartier PK5, on a déjà commencé à recenser les combattants et on applique les mesures de confiance réclamées par la Minusca. « On fait des patrouilles permanentes jour et nuit. Ces patrouilles-là, nous les faisons sans arrêt. Maintenant, c’est calme. Vous savez, quand les jeunes ont une arme, ils peuvent faire du désordre. Ce projet est très important pour ces jeunes-là, afin de les occuper, de trouver des revenus pour subsister », confie Yousouf Ahmat, coordinateur des auto-défense.

Manque de représentativité

Le nouveau président Faustin-Archange Touadéra a, de son côté, entamé des consultations avec les groupes armés en vue de lancer ce processus DDR tant attendu. Mais pour le moment, les rencontres ne sont pas très bien passées. La fermeté du président Touadéra ne passe pas auprès des groupes armés. L’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), qui a été reçue jeudi, critique le gouvernement récemment formé, qu’il ne juge pas représentatif.

Même son de cloche du côté des FPRC, dirigés par Nourredine Adam, le chef de guerre le plus virulent du pays. Leur porte-parole, Moussa Maloud, s’énerve : « Pourquoi avons-nous pris les armes à l’époque ? demande-t-il. Exactement après un gouvernement comme celui-là. »

Le FPRC estime que le nord du pays est encore une fois marginalisé et absolument pas représenté au sein du gouvernement. L’UPC va dans le même sens, mais avec des propos plus mesurés. Le bureau politique et militaire va se réunir la semaine prochaine pour définir la conduite à tenir.

Dialogue de sourds

Sur la question du processus de DDR, Touadéra a un principe : il ne travaillera pas sur le terrain politique avec des groupes armés qui ne sont pas engagés dans le désarmement. Mais du côté des groupes armés justement, on réclame l’exact contraire : « On veut que nos revendications politiques soient satisfaites, sinon nous n’irons pas au DDR », martèle-t-on du côté du FPRC.

Dans le camp du Mouvement patriotique centrafricain (MPC) dirigé par Idriss El-Bachar, on « veut laisser du temps au président Touadéra, même si l’oppression de la minorité doit cesser », explique-t-on. Tous les groupes armés réclament des ministères et des postes clefs au plus haut niveau de l’Etat. Les consultations avec le président devraient reprendre en fin de semaine prochaine.

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Bangui: « Le Secret de délibération, la probité, l’intégrité et impartialité » au centre du premier conseil des Ministres de Touadéra

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(Corbeau News Centrafrique)

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 « Le Secret de délibération, la probité, l’intégrité et impartialité » au centre

du premier conseil des Ministres de Touadéra

 

 

Bangui, (C.N.C), 18-04-2016

A peine les membres du gouvernement terminaient les séances de passation de service, le Président de la République, Faustin Archange Touadéra a réuni en Conseil de ministre tout le gouvernement Sarandji, ce vendredi 15 avril 2016. Au sortir de cette rencontre placé sous le signe de prise de contact, le Ministre Secrétaire général du gouvernement, chargé des relations avec les institutions de la République et du suivi évaluation des politiques publiques, Jean Christoph Nguinza est revenu sur l’essentiel.
‘’ L’ordre du jour de cette première séance a été essentiellement consacré à la prise de contact avec les membres du gouvernement mis en place par décret n°160.222 du 11 avril 2016, suivi de la définition des grandes orientations du Président de la République, Chef de l’Etat.
Avant d’aborder l’ordre du jour proprement dit, Son Excellence, Monsieur le Président de la République a adressé ses vives félicitations au Premier ministre et tous les membres du gouvernement. Il s’est estimé heureux de présider la première séance du Conseil des Ministres après son élection à la magistrature suprême de l’Etat.
Dans le cadre des grandes orientations, il est à noter qu’il était inscrit des points suivants :
– Les satisfactions des attentes de la population ;
– La diligence et l’efficacité dans le traitement des dossiers ;
– La relance des activités économiques ;
– La présentation, dans les soixante jours, du programme politique du gouvernement à l’Assemblée nationale ;
– L’assainissement du climat des affaires pour offrir des opportunités d’emplois aux jeunes ;
– Le respect du principe de la bonne gouvernance, de la probité et de l’intégrité ;
– La lutte contre la corruption ;
– Le respect du principe de l’impartialité en vue de prévaloir l’intérêt général ;
– La disponibilité et l’alerte de tous les membres du gouvernement pour faire face aux obligations de l’Etat ;
– Une bonne préparation des dossiers à soumettre au conseil des ministres en vue des décisions efficientes à prendre ;
– L’application du concept genre ;
– La solidarité et la collégialité en vue d’un travail gouvernemental, alerte, dynamique et efficace ;
– L’observation du secret de délibération du Conseil des ministres ;
– L’obligation de rendre compte des activités menées au niveau de chaque département ministériel ;
– La mobilisation de tout un chacun pour la réussite de la mission assignée au gouvernement.
L’ordre du jour étant épuisé, Son Excellence, Monsieur le Président de la République a levé la séance à 16 heures 40 minutes.
Fait à Bangui, le 15 avril 2016
Le Ministre Secrétaire général du gouvernement, chargé des relations avec les institutions de la République et du suivi évaluation des politiques publiques, Jean Christoph Nguinza’’.
Notons que Faustin Archange Touadéra n’a pas mâché les mots quant aux directives à suivre par le gouvernement. « J’attends de vous que tous les dossiers soient traités avec célérité afin de les conduire à terme dans les meilleurs délais », a-t-il lancé dès l’ouverture de la séance. Il a précisé ensuite que loin des théories politiciennes proposées par le Collectif de ses alliés, les belles promesses qu’il faites aux Centrafricains pendant sa compagne électorale doivent être scrupuleusement suivies et tenues. « Comme vous le savez, j’attache du prix au respect des engagements que j’ai pris auprès de nos concitoyens. D’autre part, sur la base du projet que j’ai soumis à nos compatriotes, je vous demande de faire adopter par le gouvernement dans les 60 jours un programme de gouvernement qui sera soumis à l’approbation de l’Assemblée Nationale. Ceci nous permettra d’initier des projets qui vont améliorer les conditions de vie de nos concitoyens », a ajouté le Chef de l’Etat.
Pour le Président de la République, sa vision, si elle n’est pas mise en œuvre avec technocratie et imagination de la part de chaque Ministre, elle ne restera qu’une vue d’esprit, et donc, une déception pour la population, ce à quoi il a interpelé le gouvernement : « Il nous faudra également entreprendre des réformes pour engager la modernisation et la transformation de notre économie. Nous devons veiller tout particulièrement à renforcer nos actions en faveur de l’amélioration de l’environnement des affaires pour accroître l’activité de la destination République Centrafricaine pour le secteur privé », a insisté Touadéra.
Le bal est lancé, espérons que les choses sérieuses ont réellement commencé.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Marie Noëlle Koyara quitte l’Agriculture sous une pluie d’hommages

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(Corbeau News Centrafrique)

 

Ministres Féizouré et Koyara

 

Marie Noëlle Koyara quitte l’Agriculture sous une pluie d’hommages

 

 

Bangui, (C.N.C), 18-04-2016

Vendredi 15 avril 2016, Mme le Ministre d’Etat en charge du Développement du monde rural, Marie Noëlle Koyara a passé la main au Ministre Honoré Féizouré, en présence de l’Inspecteur d’Etat Noël Evariste Gawaka. En quittant l’Agriculture, Marie Noëlle Koyara a reçu une pluie d’hommages de la part de son personnel, ainsi que du nouveau Ministre. Occasion pour le Ministre Honoré Féizouré de tracer, à son personnel, la ligne de conduite à tenir pour le pari de la sécurité alimentaire.
Quelques heures seulement avant la tenue du premier conseil des ministres du gouvernement Sarandji, le Ministre Honoré Féizouré, Ministre de l’Agriculture et du développement rural a été installé dans ses fonctions. Au-delà d’une simple cérémonie de passation de service entre Marie Noëlle Koyara, la Ministre d’Etat sortante et son successeur, une pluie d’hommages à cette dame qui a occupé quasiment le centre du pouvoir du régime Samba-Panza.
Hommage à Koyara
« Je dis que c’est Dieu qui nous a envoyé cette femme », a soupiré un cadre parmi la foule du personnel mobilisée pour dire au-revoir à leur désormais ancienne patronne.
Visiblement, très peu de place et de temps ont été consacrés, lors de cette cérémonie, aux grandes lignes et directives de travail du nouveau Ministre à son personnel. Tout le monde est préoccupé par le départ de Mme Marie Noëlle Koyara que le Ministre Féizouré a qualifié d’une « courte pause » qu’il a souhaitée « aller très vite », afin que l’ancienne Ministre d’Etat soit responsabilisée le plus rapidement possible au service de l’agriculture.
« Vraiment, je tiens à rendre un hommage mérité à Madame le Ministre d’Etat Marie Noëlle Koyara, d’abord personnellement pour m’avoir encadré dans ce secteur », a avoué le Ministre Féizouré avant d’ajouter « Je rends témoignage de ce que mon premier voyage professionnel, je l’ai effectué grâce à elle avant de persévérer toujours sous son encadrement jusqu’à devenir ministre à sa place aujourd’hui. Lorsque j’ai appris ma nomination, beaucoup de collaborateurs m’ont envoyé des messages de félicitation ; mais je dis plutôt que c’est à notre grande sœur, notre marraine Koyara que nous devons cette félicitation, parce que tout cela, c’est grâce à elle ».
Il ressort tout de suite de ce témoignage que le Ministre Honoré Féizouré n’est pas étranger de sa nouvelle maison, puisqu’il considère Mme Koyara comme une « marraine », ce que la Ministre d’Etat mérite bien pour avoir fait de l’Agriculture, non seulement une vocation mais sa passion au point de servir ce secteur au plan international, notamment en tant que Représentante de son pays auprès de la FAO.
L’éloge de Koyara n’en finissait pas à cette occasion. Le regret de son départ de l’Agriculture a été sur toutes les lèvres. Le Ministre Féizouré a repris sur un autre temps, notamment en ce qui concerne la communication qui doit être la clé de voûte de toute action auprès de la population à la base. « Ce que je dis aujourd’hui, ce n’est pas parce qu’elle est là. Madame Koyara m’a formé pendant trente en m’envoyant partout dans le monde, au Japon, à Montpelier, etc. Je crois en une seule chose : c’est qu’elle a la vision du développement de l’Agriculture dans sa globalité. Ce qui justifie la mise en place, à son initiative, du groupe de communicateurs du monde rural [Le Réseau des journalistes pour le développement rural (RJDR)]. Et, on va s’inscrire dans la suite, parce qu’il n’y a pas d’autres voies que ce qu’elle a tracé. C’est pour le bien de la population et pour le bien du pays », a déclaré le Ministre Féizouré.
Les défis à relever
A ce jour, beaucoup s’accordent à dire que l’avenir de la République centrafricaine réside dans son agriculture. Puisqu’il s’agit d’un secteur qui occupe et nourrit plus de 80% de la population centrafricaine. Lorsque l’on déplore le chômage chronique en milieu jeune, beaucoup d’observateurs et analystes ont fait savoir que cette situation est la résultante du désintéressement des jeunes au travail de la terre, d’où le phénomène de l’exode rural, ainsi que l’attraction des jeunes par les sinistres offres des groupes armés.
Il faut redonner goût de l’agriculture à la population. Cela passe tout naturellement par une bonne politique agricole, ce que le Ministre Féizouré a appelé les défis à relever. « Je pense qu’en prenant la tête du Département de l’Agriculture, je vois plutôt les défis que nous devons relever », a-t-il avoué. Selon le Ministre, « Madame le Ministre d’Etat Koyara a mis la barre très haute avec toutes ses expériences à la FOA. A ce jour, elle a remis le Département en marche, tous les cadres ont repris le travail, la Feuille de route triennale de relance de l’Agriculture centrafricaine (2016-2018) et le Plan d’action ainsi que les Plans régionaux ont été réalisés et approuvés parles partenaires. Donc, partant de là, elle a mis tout cela sur mes épaules. Tel est le défi que nous devons tous avec vous, mes collaborateurs Agronomes ici présents, relever pour ne pas décevoir notre population. Aujourd’hui, il faut que les gens mangent, il faut que la sécurité alimentaire soit résolue pour qu’il y ait la paix dans le pays », a martelé le Ministre Féizouré.
Féizouré, l’homme de la situation
Des critiques peuvent être portées sur le gouvernement Sarandji, certes ; mais le choix du ministre de l’Agriculture semble véritablement répondre au critère de compétence annoncé par le Président de Touadéra. Honoré Féizouré a été un cadre ressortissant du ministère de l’Agriculture. Agronome de formation, l’homme a été nommé, alors qu’il a était encore en mission à l’extérieur pour la cause du développement de l’Agriculture.
Le témoignage de la Ministre d’Etat sortante a été plus rassurant de l’homme qui pend désormais les reines de l’Agriculture centrafricaine. « Du fond du cœur, je félicite mon frère Honoré Féizouré qui vient aujourd’hui me remplacer », a-t-elle avoué avant d’indiqué dans un style métaphorique que « le souhait d’une mère de famille responsable est celui de voir parmi ses enfants, celui à qui il a plus confiance, réussir sur ses pas. Et lorsque cet enfant chéri arrive à combler le souhait émis, toute la joie est pour la mère. C’est exactement la joie qui m’a comblée aujourd’hui de voir Honoré me succéder à la tête de ce Département ».
Mais, la Ministre d’Etat n’est pas partie sans bénédiction pour le ministère de l’Agriculture. A ce sujet, son message est orienté vers le personnel, à qui elle a souhaité une bonne collaboration avec le nouveau ministre pour la consolidation des acquis de son passage. « Je demanderais à tout le personnel de travailler avec le nouveau Ministre qui est pour eux tous, un collaborateur de longue date bien connu pour l’aider à relever le défi de l’Agriculture », a fait savoir Mme Koyara. Elle a expliqué par ailleurs que « Si la mission du Ministre se déroule bien, cela veut dire que les cadres de ce Département ont bien travaillé ; mais si jamais la mission est moins satisfaisante, la responsabilité est partagée avec les cadres. Mobilisez-vous autour de votre Ministre, car vous avez tous les ingrédients aujourd’hui, notamment le Plan d’action et les Plans régionaux. Etant cadre du Département, si je peux me rendre utile, je le ferai avec gaieté de cœur ».
Bonne « courte pause » à cette dame qui a réformé pour cette transition, les Travaux publics, la Défense nationale, puis le Monde rural.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE : LA MINUSCA SALUE LA FORMATION DU NOUVEAU GOUVERNEMENT

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE : LA Minusca SALUE LA FORMATION DU

NOUVEAU GOUVERNEMENT

 

 

Bangui, (C.N.C), 17-04-2016

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) salue la formation du nouveau Gouvernement dévoilée le lundi 11 avril 2016, a indiqué le Porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, lors de son point de presse hebdomadaire mercredi dernier à Bangui.
«La constitution de cet Exécutif, moins de deux semaines après l’investiture du Président Faustin Archange Touadéra constitue une étape importante dans la mise en place des nouvelles institutions qui gouvernent désormais le pays » a déclaré le Porte-Parole.
Selon Monteiro, la MINUSCA exprime ses encouragements aux nouvelles autorités eu égard à l’étendue des tâches auxquelles elles doivent faire face afin d’apporter, à travers un ensemble de réformes, les solutions pour une République Centrafricaine nouvelle.
«La MINUSCA et l’ensemble des Nations Unies en République centrafricaine restent fermement déterminés à appuyer les efforts du peuple et des nouvelles autorités de la République centrafricaine en vue d’un nouveau départ du pays, fait de paix et sécurité » a indiqué Vladimir Monteiro, avant de saisir cette occasion pour réitérer l’appel du Secrétaire général des Nations Unies, en mars dernier, « aux partis politiques, à la société civile, aux associations de femmes et aux groupes religieux à jouer un rôle actif dans cette nouvelle phase ».
Au cours de cette conférence de presse, le Porte-parole a annoncé la tenue d’un exercice aérien conjoint dans la deuxième quinzaine de ce mois d’avril par la MINUSCA, l’opération Sangaris et des forces sous-régionales. Les exercices permettront de montrer que la MINUSCA est effectivement dotée des capacités qui lui permettent de surveiller l’espace aérien centrafricain, sécuriser le territoire et protéger la population. « La MINUSCA utilisera ses hélicoptères de combat Mi35, les mêmes qui avaient déjà couvert l’investiture du Président Touadéra le 30 mars dernier et interviennent dans la sécurisation des convois de la Mission. Les hélicoptères Mi35 de la MINUSCA assureront les missions jusqu’alors dévolues aux Tigre français », a-t-il souligné.
S’agissant de la protection et de la promotion des droits de l’Homme, Vladimir Monteiro a fait état de 23 cas de violations et abus ayant entrainé au moins 52 victimes dont 6 femmes et un mineur. Dans le cadre de sa mission de surveillance de la situation des droits de l’Homme, la MINUSCA a effectué deux missions conjointes à Markounda (Ouham) et à Kombala (Haute Kotto). L’objectif était d’évaluer l’impact de la situation sécuritaire sur les droits de l’homme. Il était également question de sensibiliser les ex-Seleka. Il leur a été recommandé de laisser toute initiative relevant de la cohésion sociale sous la direction de l’autorité civile ou toute autre entité civile habilitée.
Prévention des conflits
Le Porte-parole a également fait part des activités de prévention des conflits menées par la Mission à Bria et Kaga Bandoro. Elles sont portées notamment sur les questions de la transhumance et de la circulation des populations minoritaires. Ainsi, un atelier autour de la problématique des conflits agro-pastoraux a été organisé à Bria. Deux principales recommandations ont ainsi trouvé des suites favorables à savoir la délocalisation de l’abattoir et l’identification d’un espace pour la création d’un parc d’attente pour le bétail en transit vers le marché. Ces points avaient déjà fait l’objet d’une réunion en novembre 2015.
A Kaga Bandoro, un atelier sur la cohésion sociale a réuni une soixantaine de jeunes leaders dont des anti-Balaka et des ex-Seleka, venus de Galafondo, Sibut et Ndjoukou. Les participants ont échangé sur les causes profondes des conflits et ont entamé la rédaction d’un plan d’action sur la cohésion sociale.
Dans la recherche d’une plus grande cohésion sociale et stabilisation communautaire, les travaux de reconstruction communautaire se poursuivent à Bangui, Kaga Bandoro, Bambari et Bouar. 463 jeunes vulnérables, dont 40% de femmes sont impliqués. A Bangui, 55 fabriquent des milliers de briques destinées à la reconstruction du marché, de la mairie de Boeing. A Bambari, 50 réhabilitent la maison d’arrêt et le stade municipal. A Kaga Bandoro, 270 jeunes vulnérables sont engagés dans la construction de la salle de réunion municipale et la réhabilitation de 20 km de piste rurale. Et à Bouar, ils sont 88 jeunes à travailler activement pour la réhabilitation du stade municipal et la reconstruction du marché Haoussa.

Bangui, Eric NGABA, Pour Corbeau News

CENTRAFRIQUE : LA MINISTRE DES AFFAIRES SOCIALES ET DE LA RECONCILIATION NATIONALE A DU PAIN SUR LA PLANCHE

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE : LA MINISTRE DES AFFAIRES SOCIALES ET DE LA

RECONCILIATION NATIONALE A DU

PAIN SUR LA PLANCHE

 

 

 

Bangui, (C.N.C), 17-04-2016

« Tout est priorité et urgence au regard de la situation de notre pays » a martelé Virginie Baikoua, ministre des affaires sociales et de la réconciliation nationale, lors de sa passation de service avec la ministre sortante Eugénie Yarafa, le 14 avril 2016 à son cabinet à Bangui. Dès sa prise de fonction, Virginie Baikoua mesure déjà le vaste chantier qui l’attend dans un pays déchiré depuis trois années de crise accumulées.

Le coup de sifflet est désormais donné pour que le gouvernement dit de la rupture, de la compétence et de combat que prône le premier ministre Simplice Sarandji se mette au travail. Car le le peuple centrafricain qui leur a fait confiance lors des scrutins, attend d’eux des résultats probants. La ministre Virginie Baikou, une femme dévouée dans les actions sociales et humanitaires jadis dans le pays, a dorénavant du pain sur la planche au regard des tâches qui lui sont attribuées.

Les affaires sociales et la réconciliation nationales sont désormais son champ de bataille. Car le ministère des affaires sociales est maintenant jumelé à celui de la réconciliation nationale sous l’ère Sarandji contrairement à l’époque de la transition où les deux ministères sont séparés de l’un et l’autre.
« Je sais que c’est difficile mais avec le concours de tous les cadres du département avec l’aide de Dieu, nous y arriverons. Les taches pour mon ministère sont nombreuses vue la situation de notre pays où les familles sont disloquées et la communauté déchirée que nous avons tout faire pour raccommoder », a martelé Virginie Baikoua, ministre des affaires sociales et de la réconciliation nationale, lors de sa passation de service.

Le conflit militaro-politique qui a plongé la République centrafricaine dans le chao a négativement impacté sur les communautés centrafricaines conduisant au déchirement familial. Cet aspect ne doit pas passer inaperçu dans les priorités du gouvernement dit de compétence. Pour la ministre nouvellement arrivée à la tête de ce département, tout est prioritaire et urgence au vu de la situation qui se présente dans le pays.

Virginie Baikoua, s’il faut le dire, n’est pas une profane pour ce ministère. Elle a indiqué qu’elle a travaillé en collaboration avec ce département depuis de 2003, dans le domaine social et humanitaire. Ce qui est du devoir et obligation aujourd’hui, c’est de mettre en valeur les compétences et les expériences acquises en vue de relever le défi. « C’est un défi mais je suis prête à le relever, avec la grâce de Dieu, on peut soulever des montagnes », a-t-elle ajouté.

Virginie Baikoua fait partie des quatre femmes nommées dans le gouvernement Sarandji mis en place depuis. Sa nomination est une suite logique de son parcours expérimenté dans les actions sociales et humanitaires en Centrafrique. En 2003, elle a créé une ONG dénommée Solidarité contre le Sida en Centrafrique (SOLISIDAC) dans le but de venir en aide aux personnes touchées par l’infection à VIH/SIDA. Cet esprit solidaire et humanitaire a commencé depuis qu’elle était en France où elle s’est battue pour venir en aide à la population centrafricaine en détresse durant le conflit qu’a connu la République centrafricaine. Cet engagement s’est matérialisé par de multiples dons de produits pharmaceutiques qu’elle a offerts notamment à l’Hôpital communautaire de Bangui et l’Hôpital de Bégoua où le besoin médical se faisait vivement sentir.

Bangui, Eric NGABA, Pour Corbeau News

Mali: Le photographe malien Malick Sidibé est décédé hier à Bamako

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(Corbeau News Centrafrique)

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Le photographe malien Malick Sidibé est décédé hier à Bamako

 

 

Bangui, (CNC), 15-04-2016

Le célèbre photographe malien Malick Sidibé est mort hier à Bamako, à l’âge de 80 ans. Le marchand d’art André Magnin l’a annoncé sur Facebook dans la nuit.

Alors que le Tout-Paris se presse au Grand Palais des Champs-Élysées pour découvrir l’œuvre de Seydou Keïta, c’est un autre pionnier de la photographie malienne qui vient de nous quitter. Malick Sidibé est mort le 14 avril à Bamako à l’âge de 80 ans.

Né en 1936 à Soloba, celui qui aura immortalisé les nuits de Bamako des années 1960 est connu pour ses portraits réalisés dans son studio du quartier Bagadadji. Étudiants fraîchement diplômés, enfants à peine baptisés, jeunes mariés, Occidentaux de passage… Dans les années 1970, tout le monde se presse devant son objectif.

Mis en avant lors des premières Rencontres africaines de la photographies qui se tiennent à Bamako en 1994, Malick Sidibé aura connu une reconnaissance internationale tardive. Il a reçu le Prix international de la photographie de la Fondation Hasselblad en 2003 et le Lion d’or de la Biennale d’art contemporain de Venise pour l’ensemble de sa carrière en 2007.

Annonçant son décès, le galeriste André Magnin a salué un « monument de la photographie », auteur de chefs d’œuvres et de « milliers d’images pleines de tendresse et de beauté ». « Photographe de la jeunesse du Mali indépendant, d’une jeunesse insouciante, libre, moderne, pleine de joie et d’espoir, qui partage les musiques et les danses modernes, twist, rock, afro cubaines, la mode , les look des années 60, 70… Généreux, accueillant, aimé par toute la jeunesse de Bamako, Malick […] est dans nos coeurs pour l’éternité. »

JEUNEAFRIQUE

 

Nigeria: Deux ans après le rapt de 276 lycéennes, l’école reste la cible de Boko Haram

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(Corbeau News Centrafrique)

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Deux ans après le rapt de 276 lycéennes, l’école reste

la cible de Boko Haram

 

 

Bangui, (CNC),15-04-2016

 

Jeudi marque les deux ans de l’enlèvement des 276 lycéennes à Chibok, dans le nord-est du Nigeria, par Boko Haram. Cet évènement tragique s’inscrit dans une série d’intimidations de la part des islamistes, en croisade contre l’éducation.

Il y a deux ans jour pour jour, 276 lycéennes étaient kidnappées, dans la nuit du 13 au 14 avril 2014, par des islamistes de Boko Haram. Des hommes avaient surgi dans l’internat de l’école des jeunes filles à Chibok, dans le nord-est du Nigeria, avant de les emmener de force. Fin mars, Human Rights Watch (HRW) révélait un autre rapt massif passé sous silence : celui de 500 femmes et enfants à Damasak le 24 novembre 2014.

Parmi les jeunes filles de Chibok, 57 ont réussi à s’échapper dans les heures qui ont suivi. Dans un entretien accordé à France 24 en février 2015, l’une d’elles, “Saa”, a parlé des menaces qu’elle et sa famille ont reçus après qu’elle se soit enfuie. “Les hommes de Boko Haram nous ont menacées, nous disant que si nous allions dans n’importe quelle école du Nigeria, ils nous retrouveraient et tueraient nos familles”.

Les hommes de Boko Haram ont envoyé une preuve de vie pour au moins 15 des jeunes filles toujours entre leurs mains. Dans une vidéo qui aurait été enregistrée le 25 décembre et que CNN a pu récupérer, les adolescentes couvertes d’un hijab donnent leur nom. Les 15 adolescentes ont été formellement identifiées par les autorités.

Croisade anti-éducation

Empêcher les filles d’aller à l’école : c’est l’objectif que Boko Haram poursuit au Nigeria. Une croisade anti-éducation mise en lumière par le rapt massif des filles de Chibok. Et si l’évènement a été très largement médiatisé, ce n’est qu’une des nombreuses manifestations d’un problème généralisé qui ne cesse de s’aggraver .

FRANCE24

 

Congo-Brazzaville: une ONG interpelle le président français

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(Corbeau News Centrafrique)

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Situation au Congo-Brazzaville: une ONG interpelle le président français

 

 

Bangui, (CNC), 15-04-2016

En République du Congo, après la réélection contestée du président Denis Sassou-Nguesso avec plus de 60 % de suffrages, le mois dernier, une ONG interpelle le président français. Dans une lettre ouverte adressée à François Hollande, la section française de l’organisation « Tournons la page », une coalition internationale pour l’alternance démocratique en Afrique, lui demande de « rejeter » publiquement le résultat du scrutin.

Depuis la validation des résultats par la Cour constitutionnelle, le 4 avril, qui a déchaîné des violences, l’Union européenne et les Etats-Unis ont affiché leurs doutes sur la validité de ces résultats. Le Parti socialiste français, dont est issu le président Hollande, a également durement critiqué le déroulement du vote.

Mais pour Jean Merckaert, rédacteur en chef de la revue Projet et membre de la coalition « Tournons la page », il est temps que l’Elysée sorte de son silence :

« La France a très longtemps tergiversé, concernant le régime à Brazzaville. Ça a été interprété par la population comme un feu vert donné à ces manipulations. Il est temps que la France sorte de sa torpeur, de ses demi-mesures, pour adopter une position courageuse : une condamnation publique sans ambiguïté des violences de la répression, un appel à la publication et au recompte des résultats des élections, car les 60 % attribués au président sortant ressemblent fort à une mascarade aux yeux de la population congolaise. »

Plus que des déclarations, Jean Merckaert exige du président français des actes forts, « une suspension des secteurs de coopération militaire avec le Congo ». « Il est difficile, dit-il, de comprendre que la France, qui prétend faire la guerre contre le terrorisme et continue à prêter main-forte militairement à une forme de terrorisme d’Etat qui est pratiquée par le gouvernement congolais.

« Enfin, conclut M. Merckaert, il faut demander au niveau européen des régimes de sanction à l’encontre des personnalités qui sont impliquées, à la fois dans la répression et dans la manipulation du processus électoral. »

La France dit agir discrètement sur cette crise, en coulisse. A l’automne dernier, après les violences qui avaient émaillé la campagne référendaire sur le changement de Constitution, les autorités françaises avaient, par exemple, suspendu leur coopération policière avec le Congo.

 

RFIAFRIQUE

 

Centrafrique: ‘’Patriotisme et travail’’, les maître-mots de Jean Serge Bokassa

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(Corbeau News Centrafrique)

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‘’Patriotisme et travail’’, les maître-mots de Jean Serge Bokassa

 

 

 

 

Bangui, (CNC), 14-04-2016

Après la publication de la liste des membres du gouvernement, place est aux traditionnelles séances de passation de service. Ce mercredi 13 avril 2016 au Ministère de l’Intérieur, de la sécurité publique et de l’administration du territoire, Jean Serge Bokassa a été installé dans ses fonctions par l’Inspecteur d’Etat Michel Ngobou. En prenant la main à Modibo Bachir Walidou de l’Administration du territoire et Gl Chrysostome Sambia de la Sécurité publique, le Ministre Bokassa a lancé un slogan pour une sécurisation réelle du territoire national, des biens et des personnes : « Patriotisme et travail ».
La République centrafricaine à l’heure de passation de services. C’est aussi l’occasion des grandes orientations et directives de travail de chaque nouveau ministre entrant à son personnel. Au Ministère de l’Intérieur, Jean Serge Bokassa a mis la barre très haute, en ce qui concerne la sécurité intérieure de l’Etat, la sécurité des biens et des personnes.
« Je voudrais remercier le Ministre Chrysostome Sambia pour les sages conseils qu’il vient de vous prodiguer de nous aider, d’aider finalement notre pays. Et en parlant du pays, je voudrais parler de ce qui m’est le plus cher, le patriotisme – l’amour pour sa patrie. Tout en souhaitant une collaboration fructueuse avec vous, je demande à ce que nous nous mettons résolument au travail pour assurer la sécurité qui est une question sensible », a-t-il dit à son personnel.
En effet, plus que jamais, la sécurité du peuple centrafricain et de son territoire national devient une préoccupation majeure. La raison est toute simple, le pays vient de sortir d’une crise sécuritaire sans précédent avec des conséquences regrettables allant de la destruction du patrimoine national, des biens publics et privés, à l’atteinte de la Dignité du peuple centrafricain.
Plus jamais ça ! C’est ainsi que le peuple criait son ras-le-bol dans la période de transition conduite par Catherine Samba-Panza, ce à quoi le régime post-transition de Faustin Archange Touadéra doit s’atteler avec fermeté. Le Président Touadéra lui, a semblé prendre la mesure, puisqu’il a classé la question sécuritaire en première ligne de ses priorités dans son discours d’investiture. En plus de la Défense nationale, notamment l’armée, la sécurité intérieure occupe une place non-négligeable dans cette politique de sécurisation du pays. D’ailleurs, le regroupement en un seul ministère des anciens Départements de l’Administration du territoire et de la Sécurité publique et en nommant à sa tête un vaillant fils du pays, Jean Serge Bokassa qui s’est toujours démarqué par sa détermination et son dévouement, attestent bien de la clairvoyance et la dimension auxquelles le Gouvernement Sarandji prend cette question.
A ce jour, outre le traditionnel défi de sécurité intérieure, l’actualité centrafricaine reste dominée par les aberrations de faux papiers, faux passeports, fausses cartes nationales d’identité délivrées par des cadres centrafricains à des étrangers. Alors que la crise que le pays vient de traverser a exhibé la dangerosité de l’hospitalisation aveugle et sauvage des sujets étrangers. Finalement, le peuple a hébergé, à une période récente de l’histoire, des loups qui ont dévoré ses enfants, violé ses fils, saccagés, ses biens, ruiné son pays, jadis pauvre… Du coup, la question de l’immigration – émigration n’est plus que jamais grave et préoccupante.
De son côté, le Ministre sortant de la Sécurité publique, Gl Chrysostome Sambia a témoigné sa vive reconnaissance vis-à-vis de son personnel à qui il a même jeté des fleurs pour son abnégation au travail et sa bonne collaboration. « Je félicite le personnel qui n’a pas démérité et l’exhorte de faire plus avec le ministre qu’avec moi. Mettez-vous au travail dans l’intérêt de notre pays. Apportez tout ce que vous avez dans le ventre, dans la tête, dans les bras… au ministre Bokassa pour que notre police et notre gendarmerie puissent assurer la sécurité pour laquelle nous nous sommes battus avant et après l’arrivée du Pape, puis tout le long du processus électoral », a-t-il avoué.
A son successeur, Gl Sambia a rappelé les grands défis de la sécurité intérieure. « Mes mots à l’endroit du Ministre Jean Serge Bokassa sont ceux d’encouragement face à la mission sensible qu’il vient de porter. Ces défis immédiats sont d’abord la maison qui n’est de maison que de nom sans avoir autant d’appartements que possible pour permettre aux cadres de travailler à l’aise ».
En somme, les défis de la sécurité intérieure autant que ceux de la Défense nationale sont les vrais défis du gouvernement Sarandji, puisque les autres priorités telles que la Réconciliation et le Développement en dépendent intrinsèquement.
Notons que pour la seule journée de mercredi, la quasi-totalité des Départements ministériels a changé de Ministres, à la faveur des passations de service.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE : LA CROIX-ROUGE CENTRAFRICAINE ENGAGÉE DANS LA LUTTE CONTRE L’EPIDEMIE DE MONKEY-POX À MBOMOU

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CENTRAFRIQUE : LA CROIX-ROUGE CENTRAFRICAINE ENGAGÉE

DANS LA LUTTE CONTRE L’EPIDEMIE DE

MONKEY-POX À MBOMOU

 

 

 

Bangui, (CNC), 12-04-2016

La Croix-Rouge centrafricaine s’est engagée au côté des autres partenaires au ministère de la santé publique et de la population d’éviter le pire à la population de la région de Mbomou à travers les activités de mobilisation et de sensibilisation. Ceci dans l’optique d’éradiquer l’épidémie de Monkey-Pok ou la variole de singe qui sévit dans la région de Mbomou, à l’Est de la République centrafricaine.
C’est dans un échange exclusif avec les journalistes de la presse en ligne, le 11 avril 2016 au siège de la Croix-Rouge centrafricaine à Bangui, que le chef des opérations de la FICR Pierre DANLADI, a présenté la situation de la lutte contre la maladie de variole de singe qui sévit dans les sous-préfectures de Mbomou. La Croix-Rouge centrafricaine a reçu un soutien financier dit des fonds d’urgence de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge (FICR) pour lutter contre cette épidémie. Le 17 février dernier, la FICR a débloqué dans ses fonds d’urgence, une somme de 55 848 Francs Suisse soit environ 33 millions 800 FCA pour appuyer la Croix-Rouge centrafricaine dans cette lutte.
Plusieurs activités sont menées pour arriver aujourd’hui à l’éradication de Monkey-Pok. Ces activités sont portées sur principalement sur la formation des 300 volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine (CRCA) sur la connaissance de la maladie, les mesures universelles de prévention et les méthodes de la lutte contre les épidémies par ces volontaires. Ces derniers sont issus des 5 sous-préfectures que compose la région de Mbomou à l’Est du pays, 80 volontaires de Bangassou, 70 de Bakouma, 50 Rafai, et 50 volontaires de Ouango.
«Chaque groupe des volontaires formés conduira des campagnes de sensibilisation dans leurs localités respectives en utilisant les méthodes de porte-à-porte et les campagnes de masse avec la distribution des affiches, des dépliants et l’utilisation des boites à images conçus à cet effet », a expliqué Pierre DANLADI, le chef des opérations de la FICR.
Pour faciliter ces activités, la Croix-Rouge centrafricaine a mis à la disposition de ces volontaires formés 1000 affiches, 3000 dépliants, 10 mégaphones et 25 boites à images qui ont été reproduits sur la base de la maquette du ministère de la santé publique et de l’UNICEF. « A cela, s’ajoutent les 300 T-shirts, 300 casquettes et 5 banderoles ont également été confectionnés pour la visibilité des volontaires pendant la campagne de sensibilisation », a argumenté le chef des opérations.
La semaine dernière, le ministère de la santé a annoncé la fin de l’épidémie Monkey- pok dans la région grâce aux efforts conjugués des acteurs et partenaires engagés dans la lutte contre cette maladie. Cette maladie provient des animaux de foret et que l’on attrape lorsque l’on est en contact avec un animal infecté par la maladie à virus de variole de singe. D’après le chef des opérations de la FICR, la sensibilisation des communautés continue dans la région par les volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine sous la coordination du Docteur Fernand Etienne GBAGBA sur le terrain pour la supervision de ces activités.
Par ailleurs, Pierre DANLADI a indiqué aux journalistes que la Croix-Rouge centrafricaine se propose également de lutter contre l’épidémie de la méningite dans le Houam au nord de Centrafrique. sur cet aspect, les recommandations de la mission conjointe OMS/UNICEF/Institut Pasteur de Bangui font état d’une campagne de vaccination contre la méningite qui est planifiée dans la région affectée dès que les vaccins seront disponibles en Centrafrique. A cet effet, la Croix-Rouge centrafricaine en tant que auxiliaire des pouvoirs publics a sollicité son partenaire la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant Rouge pour l’appuyer à apporter sa contribution dans la réponse à cette épidémie.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

 

Centrafrique: Les recettes douanières passent de 17 milliards FCFA en 2014 à 35 milliards en 2015

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(Corbeau News Centrafrique)

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Les recettes douanières passent de 17 milliards FCFA en 2014 à 35 milliards en 2015

 

 

 

Bangui, (CNC), 11-04-2016

Samedi 9 avril 2016, à l’hôtel Ledger, Mme Rachel Ngakola, Directrice générale des Douanes et droits indirects a animé une conférence de presse. Au centre de cet exercice de questions/réponses avec les professionnels des médias, le bilan de trois années consécutives de d’exercice de la Douane. D’emblée, Mme Rachel Ngakola a tablé sur ‘’un bila positif’’ avec l’équilibre retrouvé des recettes douanières.
Point n’est besoin de rappeler que la dernière crise militaro-politique en République centrafricaine a porté un coup fatal au pays de manière générale, et à l’économie nationale de manière particulière. La douane centrafricaine fort de son importance indéniable dans une économie fiscalo-douanière a été plus affectée.
Un contexte de crise préjudiciable
Sous l’effet de la conjoncture défavorable durant ces trois dernières années, la Douane centrafricaine a travaillé dans un environnement hostile du fait des crises récurrentes que le pays a connues. Au niveau de la douane, Mme Rachel Ngakola a noté que « cette situation s’est caractérisée par l’existence d’un secteur informel très actif et versé dans la concurrence déloyale. A cela s’ajoutent les exonérations accordées aux forces internationales, aux organisations non gouvernementales tant nationales qu’internationales ».
Alors qu’en plus de ces aspects, l’occupation d’une grande partie du territoire national par des forces irrégulières complique davantage la mission de la Douane centrafricaine dont les activités sont restées concentrées dans la partie Ouest et Nord-ouest. Aux nombre des maux qui ont rendu particulièrement difficile le travail des douaniers, Rachel Ngakola a cité, la fermeture à répétition de la frontière avec le Cameroun ayant ainsi difficile les échanges commerciales, et l’insuffisance de moyens de travail et de défense des agents de douane.
L’impact de la crise sur les activités douanières a été plus perceptibles, lorsque Mme Rachel Ngakola a été avancé quelques chiffres : en résumé pour l’année 2014, sur une prévision de 19 milliards Francs Cfa de recettes attendus ; seulement 17 milliards Francs Cfa ont pu être mobilisés. Une véritable déception pour les partenaires, mais qui encourageaient quand même la Direction générale des douanes à faire plus d’efforts.
Au-delà tout, à la faveur de la normalisation aujourd’hui de l’Etat, la douane centrafricaine reprend progressivement la main. D’ailleurs, selon Madame Ngakola, « aujourd’hui, notre pays amorce un tournant décisif de son histoire en passant d’une période de transition difficile à l’ordre constitutionnel normal marqué par l’élection et l’installation du nouveau président démocratiquement élu, Pr Faustin Archange Taouadéra ». Une normalisation qui participe bien à l’amélioration des conditions du travail de la douane.
Des réformes énergiques et courageuses pour redresser la barre
Aux grands maux des grands remèdes. Devant ce déclin des recettes douanières, l’équipe de Rachel Ngakola, en prenant les reines de la Direction générale en 2015, a mis les bouchées doubles en attrapant le taureau par les cornes. La Directrice générale a multiplié réformes sur réformes par ramener les douanes à un niveau d’équilibre acceptable aujourd’hui.
D’abord, dès début 2015, la Direction générale des douanes a entrepris une vaste campagne médiatique de sensibilisation des acteurs et usagers de la Douane sur la mobilisation des recettes de l’Etat. Les agents de douane ont été ainsi mobilisés dans leur ensemble, ils se sont investis et consacrés tout entier à l’accomplissement de leur tâche professionnelle, convaincus de servir ainsi les intérêts les plus chers de leur pays dans la mesure du possible.
En plus de la mobilisation du personnel et des acteurs des douanes, la Direction générale a mené des multiples plaidoyers auprès des partenaires, ce qui a débouché sur l’appui technique et matériel des partenaires techniques et financiers de la République centrafricaine, à savoir la coopération française, l’Union européenne, le FMI la Banque mondiale et la BAD. Dans la même dynamique, plusieurs projets ont été initiés et réalisés pour réformer les douanes centrafricaines. Entre autres projets, le projet de l’interconnexion, l’installation des GPS sur les camions sur le corridor Bangui-Béloko et le géant projet qui consiste à faire de Béloko une grande Plateforme pour abriter tous les services douanières.
Par ailleurs, une Mission spéciale a été mis initiée au début de l’ouverture du corridor Béloko-Bangui, dans l’optique de taxer les surplus de marchandises transportées par les convois. Ce sont 30 millions de recettes que cette mission verse par mois au Trésor public, même sir beaucoup passaient leur temps à caricaturer cette mission spéciale de ‘’Bankorisation’’.
Enfin, plus récemment en fin décembre 2015, une Brigade mixte Minusca-FACA a été mise en place pour sécuriser les convois. Selon Mme Rachel Ngakola, le résultat a été très satisfaisant, puisque le nombre de braquages, de tueries, de pillages a été significativement réduit depuis l’opérationnalisation de cette Brigade mixte.
Hommage à la Douane centrafricaine
Les chantiers réformes et des réalisations mis en œuvre par l’équipe de Mme Rachel Ngakola n’ont pas tardé à donner leurs fruits. Les résultats du travail accompli se révèlent élogieux, et à la hauteur des efforts déployés. L’amélioration progressive des recettes douanières en est un autre signe. En effet, en 2014, les recettes de la Douane ont atteint 90, 56% pour un gap de 1.800.000.000. C’est en 2015 que la Douane a pu mettre le paquet pour avoir non seulement atteint les prévisions fixées par les partenaires, mais les dépassé largement à hauteur de 7.18.000.000, soit un taux de réalisation de 127%, d’où ce satisfecit de la part du Gouvernement centrafricain, des bailleurs de fonds, notamment le FMI, la Banque mondiale, le Trésor public français, la BAD, etc.
« Ce résultat est aussi, à mon avis, le fruit d’intenses activités menées au plan international depuis deux ans, dans le cadre de diverses assises et rencontres des directeurs de Douane, membres de l’organisation mondiale des douanes ou des pays francophones », s’est réjouie la Directrice générale.
Notons que les prévisions des recettes douanières sont fixées à 39,4 milliards Francs Cfa en 2016 ; 42 milliards Francs Cfa en 2017 et ; 47 milliards Francs Cfa en 2018.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Le gouvernement Sarandji, fort de 23 ministres enfin dévoilé

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(Corbeau News Centrafrique)

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Le gouvernement Sarandji, fort de 23 ministres enfin dévoilé

 

 

 

Bangui, (CNC), 04-12-2016

 

23 ministres, pas de ministre d’Etat, pas de ministre délégué, quatre femmes. La liste des membres du gouvernement est rendue publique ce lundi 11 avril 2016, après-midi sur les ondes de la radio nationale.
Selon un proche de Touadéra, M. Elvis Dengossin, « c’est un gouvernement de large ouverture qui a tenu compte des critères de compétence et d’intégrité morale. La représentativité des différentes régions du pays n’a pas été occultée. En plus, tous les membres de ce gouvernement sont de nouveaux visages. D’aucuns croyaient que le Président Touadéra allait être pris en otage par les alliés, ce qui n’est pas le cas. Il a prouvé qu’il est le président de tous les centrafricains ».
S’agissant des alliés, trois candidats malheureux au premier tour de la présidentielle ayant reporté leurs voix sur Touadéra au second tour, font partie du gouvernement, notamment Jean Serge Bokassa à la Sécurité publique ; Armel Doubane aux Affaires étrangères ; Joseph Yakette à la Défense nationale.

1. Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération

Monsieur Félix MOLOUA
2. Ministre de la Défense Nationale
Monsieur Joseph YAKETE
3. Ministre des Finances et du Budget
Monsieur Henri Marie DONDRA
4. Ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire
Monsieur Jean Serges BOKASSA
5. Ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et des Centrafricains de l’Etranger
Monsieur Charles Armel DOUBANE
6. Ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Gardes des Sceaux
Monsieur Flavien MBATA
7. Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique
Monsieur MBOLI FATRANE
8. Ministre de l’Environnement, du Développement Durable, des Eaux, Forets, Chasse et Pêche
Madame Arlette SOMBO DIBELE
9. Ministre de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique
Monsieur MOUKADAS NOURE
10. Ministre de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Population
Madame Fernande NDJENGBOT
11. Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural
Monsieur Honoré FEIZOURE
12. Ministre de l’Elevage et de la Santé Animale
Monsieur Yérima Youssoufa MANDJO
13. Ministre de la Fonction Publique, de la Modernisation de l’Administration, du travail, de l’Emploi et de la Protection Sociale
Monsieur Abdoulaye MOUSSA
14. Ministre de l’Equipement, des Transports, de l’Aviation Civile et du Désenclavement
Monsieur Théodore JOUSSO
15. Ministre de la Promotion de la Jeunesse, du Développement des Sports et du Service Civique
Monsieur Silvère NGARSO
16. Ministre des Postes et Télécommunications Chargé de la Promotion des Nouvelles Technologies d’Information et de Communication
Monsieur Justin GOURNA-ZACKO
17. Ministre des Affaires Sociales et de la Réconciliation Nationale
Madame Virginie MBAÏKOUA
18. Ministre de l’Habitat, du Logement Social et de l’Urbanisme
Monsieur Gaby Francky LEFFA
19. Ministre des Arts, du Tourisme de la Culture et de la Francophonie
Madame Gisèle PANA
20. Ministre du Commerce et de l’Industrie
Monsieur Côme HASSANE
21. Ministre de la Communication et de l’Information
Monsieur Charles Paul LEMASSET MANDYA
22. Ministre de l’Entreprenariat National, de l’Artisanat et de la Promotion des Petites et Moyennes Entreprises
Monsieur Bertrand TOUABOY
23. Ministre Secrétaire Général du Gouvernement, Chargé des Relations avec les Institutions de la république et du Suivi-Evaluation des Politiques Publiques

Monsieur Jean Christophe NGUINZA

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE : DECRET N°160.222 PORTANT NOMINATION DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE : DECRET N°160.222 PORTANT NOMINATION DES

MEMBRES DU GOUVERNEMENT

 

 

Bangui, (CNC), 04-11-2016

 

Le président de la République, Chef de l’Etat; Vu la Constitution de la République Centrafricaine… Sur proposition du Premier ministre, Chef du Gouvernement;

Décrète;

Article 1er: Sont nommés Membres du Gouvernement les personnalités ci-après:

1-Ministère de l’Economie du Plan et de la Coopération: M. Félix MOLOUA

2-Ministère de la Défense Nationale: M. Joseph YAKETE

3-Ministère des Finances et du Budget: M. Henri Marie DONDRA

4-Ministère de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire: M. Jean-Serge BOKASSA

5-Ministère des Affaires Etrangères et de l’Intégration Africain et des Centrafricains de l’Etranger: Monsieur Charles Armel DOUBANE

6-Ministère de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux: M. Flavien MBATA

7-Ministre des Mines et de l’Hydraulique:

M. Léopold MBOLI FATRAN

8-Ministère de l’Environnement, du Développement Durable, des Eaux et Forets, Chasses et Pèches: Mme Arlette SOMBO DIBELE

9-Ministère de l’Education Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique: MOUKADAS NOURE

10-Ministère de la Santé, de l’Hygiène Publique et de la Population: Mme Fernande NDJENGBOT

11-Ministère de l’Agriculture et du Développement: Honoré FEIZOURE

12-Ministère de l’Elevage et de la Santé Animale: M. Yérima Youssoufa MANDJO

13-Ministère de la Fonction Publique, de la Modernisation, de l’Administration du travail, de l’Emploi et de la Protection Sociale: Monsieur Abdoulaye MOUSSA

14-Ministère de l’Equipement des Transports, de l’Aviation Civile et du Développement: Théodore JOUSSO

15-Ministère de la Promotion de la Jeunesse, du Développement des Sports et du Service Civique: M. Silvère NGARSO

16-Ministère des Postes et Télécommunications chargé de la promotion des Nouvelles Technologie d’information et de Communication: M. Justin GOURNA ZACKO

17-Ministère des Affaires Sociales et de la Réconciliation Nationale: Mme Virginie MBAIKOUA

18-Ministère de l’Habitat, du Logement Social et de l’Urbanisme: M. Gaby Francky LEFFA

19-Ministère des Arts, du Tourisme de la Culture et de la Francophonie: Mme Gisèle PANA

20-Ministère du Commerce et de l’Industrie: M. Come HASSANE

21-Ministère de la Communication et de l’Information: M. Charles Paul LEMASSET MANDYA

22-Ministère de l’Entreprenariat National, de l’Artisanat et de la promotion des Petites et Moyennes Entreprises: M. Bertrand TOUABOY

22-Ministère Secrétaire Général du Gouvernement chargé des relations avec les Institutions de la République et du suivi-évaluation des politiques publiques: M. Jean-Christophe NGUINZA

Article 2: Le présent Décret qui abroge toutes dispositions contraires et qui prend effet à compter de la date de sa signature sera enregistré et publié au Journal Officiel.

Fait à Bangui, le 11 Avril 2016

Faustin Archange TOUADERA

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

Présidentielle tchadienne : le dépouillement a débuté, l’opposition dénonce des fraudes

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(Corbeau News Centrafrique)

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Présidentielle tchadienne : le dépouillement a débuté, l’opposition dénonce des fraudes

 

 

 

Bangui, (CNC), 11-04-2016

De très nombreux Tchadiens se sont rendus aux urnes dimanche pour la présidentielle à laquelle s’est présenté le sortant Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis 26 ans. Un scrutin qui intervient dans un climat social tendu.

Les Tchadiens ont voté en nombre et dans le calme, dimanche 10 avril, pour élire leur président parmi 13 candidats dont le chef de l’État sortant, Idriss Déby Itno, qui brigue un cinquième mandat après 26 ans au pouvoir. Les opérations de dépouillement ont débuté après la fermeture des bureaux de vote en soirée, mais l’annonce des résultats ne devrait pas intervenir avant 15 jours.

Le scrutin s’est tenu sous haute surveillance toute la journée. Les bérets rouges de la garde présidentielle étaient très présents aux carrefours de N’Djamena, la capitale. Le réseau Internet, dont se servent abondamment les opposants, est resté coupé toute la journée.

Depuis le bureau de Ndjanbal Ngato, dans la capitale, où il a voté, Idriss Déby Itno a appelé ses concitoyens au calme. “Le grand jour est arrivé. Le Tchad doit sortir grandi de ces élections, a-t-il déclaré. La classe politique doit accepter avec sincérité les résultats des urnes qui sont le choix du peuple.”

“Moi, j’appelle au changement”

Dans le quartier populaire de Paris-Congo, les électeurs se sont rendus nombreux aux urnes. Beaucoup, parmi eux, réclament l’alternance. “Vingt-six ans, c’est trop, il faut un autre. Moi, j’appelle au changement”, affirme l’un d’eux au micro de France 24. “Les gens n’arrivent pas à manger à leur faim, ils n’arrivent pas à se faire soigner, ils n’arrivent pas à éduquer leurs enfants, quelle vie !”, déplore un autre.

>> À voir sur France 24 : “Au Tchad, répression du mouvement “anti-Déby” à l’approche de la présidentielle”

Un leitmotiv fréquemment exprimé dans les quartiers populaires. Malgré des revenus pétroliers non négligeables perçus par l’État tchadien (le Tchad fait partie des pays exportateurs de pétrole depuis 2003), la moitié de la population survit en-dessous du seuil de pauvreté et 70 % des Tchadiens sont analphabètes.

Aux dires des observateurs électoraux, le scrutin s’est déroulé sans incidents majeurs. “Ce que nous avons remarqué sur le terrain ce matin [dimanche], c’est, dans certains bureaux de vote, une ouverture tardive […] mais cela n’a pas perturbé le bon déroulement du scrutin”, rapporte Nadibigue Pinah Padja, chef de mission adjoint de la mission d’observation électorale. En revanche, de son côté, l’opposition dénonce des fraudes et fait état de militaires contraints de voter pour le président sortant ou des achats massifs de cartes d’électeurs…

Ce vote intervient au moment où plusieurs administrations, écoles et universités sont en grève depuis de longues semaines pour réclamer des arriérés de salaires, de bourses… Mais le président-candidat ne tolère aucune contestation de la rue et, depuis plusieurs semaines, les manifestations réclamant une alternance démocratique ont été interdites. Pour avoir enfreint cette interdiction, cinq leaders de la société civile sont toujours emprisonnés.

FRANCE24

Centrafrique: Faustin-Archange Touadéra, nouveau président et nouveau style

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique: Faustin-Archange Touadéra, nouveau président et nouveau style

 

 

Bangui, (CNC), 04-11-2016

 

Le président de République centrafricaine Faustin-Archange Touadéra est dans ses premières semaines de mandat et déjà son style dénote avec celui de sa prédécesseure Catherine Samba-Panza. Pendant la campagne, le candidat Touadéra voulait rester proche du peuple. Il continue sur cette voie.

Faustin-Archange Touadéra joue à fond la carte de l’humilité et de la simplicité. Il y a quelques jours, il s’est rendu pour une visite de courtoisie à la mosquée centrale de Bangui pour rencontrer l’imam et les fidèles. Une rencontre improvisée, sans aucun journaliste et surtout sans sécurité renforcée, ce qui a étonné, stupéfait même les habitants du quartier du PK5. Faustin-Archange Touadéra s’est simplement garé devant la mosquée, puis a « ordonné à ses gardes de laisser les armes dans la voiture », raconte un témoin. Sur le chemin du retour, alors que Catherine-Samba Panza avait pris l’habitude de bloquer toutes les routes pour que son cortège puisse circuler, Faustin-Archange Touadaéra lui préfère se glisser dans la circulation, à petite allure.

Une autre scène invraisemblable ce week-end. Devant le Grand Café de Bangui, une place centrale de la capitale, le cortège du président a ralenti et Faustin-Archange Touadéra, la tête collée contre la vitre de sa voiture, a salué de la main les habitants sur les trottoirs. Après un moment de stupéfaction, sifflements et hourras, et surtout une phrase qui revient sur toutes les lèvres : « Mais est-ce que c’était vraiment le président ? » Tant la scène semble incongrue pour les Centrafricains.

Des Centrafricains qui attendent toujours la composition du nouveau gouvernement. « Ça ne devrait plus tarder », assure-t-on du côté de la primature.

 

RFIAFRIQUE

 

CENTRAFRIQUER : ATELIER D’AUTO-EVALUATION DES PROJETS QUARTIERS D’AVENIR 2015 FINANCÉS PAR L’AMBASSADE DE FRANCE

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(Corbeau News Centrafrique)
 
 
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CENTRAFRIQUER : ATELIER D’AUTO-EVALUATION DES PROJETS

QUARTIERS D’AVENIR 2015 FINANCÉS PAR

L’AMBASSADE DE FRANCE

 
 
 
 
 
Bangui, (CNC), 09-04-2016

L’heure est au bilan d’évaluer les actions menées par des ONG et associations nationales qui ont été sélectionnées dans le cadre du projet dénommé « Quartiers d’Avenir ». A cet effet, un atelier d’auto-évaluation desdits projets a eu lieu mardi 04 avril 2016 à l’Alliance française de Bangui.

Lancée par l’Ambassade de France pour la première fois le 25 avril 2015 à l’Alliance française de Bangui, l’initiative Quartiers d’Avenir vise à apporter une aide financière pour le développement socio-économique des quartiers de l’agglomération de Bangui la capitale centrafricaine. Ces projets permettent ainsi la réalisation de projets innovants et durables dans les domaines de l’éducation et l’apprentissage ; la lutte contre les vulnérabilités et la prise en charge des violences, l’engagement des jeunes ; le développement économique.

«Ce projet est très indispensable pour nous car les jeunes sont beaucoup plus pointés du doigt dans le conflit en Centrafrique. Et nous, en tant que jeunes, nous voulons montrez la différence sur le plan éducatif. Dans notre association, nous œuvrons dans le domaine pédagogique à l’endroit des enfants non scolarisés et désœuvrés pour lutter contre l’analphabétisme dans le 5ème arrondissement de Bangui », a témoigné Kizer Maidou, Animateur au Club Espoir du 5ème arrondissement de Bangui, participant à l’atelier d’auto-évaluation.

Entre temps, un appel à projet a été lancé mi-décembre 2014 envers toutes les associations et ONG nationales de Bangui et de son agglomération, avec un accent mis sur les 3è, 4è, 5è et 6è arrondissements. Au terme de cet appel le 30 janvier 2015, l’ambassade de France à Bangui a reçu plus de 370 dossiers de candidature. Une commission de présélection s’est tenue au mois de février 2015 pour identifier les idées de projets les plus intéressantes et les plus pertinentes. Ainsi, 53 idées de projet ont été présélectionnées. Les participants présélectionnés ont suivi, pendant trois jours, une formation et des ateliers pratiques pour apprendre à concevoir et présenter un projet selon les critères internationaux.
Au final, 21 projets ont été sélectionnés et soutenus par l’Ambassade de France en 2015 et bon nombre sont en fin de réalisation. Cet atelier d’auto-évaluation vise à poursuivre l’accompagnement des porteurs de projets pour les aider à gagner en autonomie et à créer des réseaux pour poursuivre leurs efforts. L’occasion pour l’ambassade de France d’évoquer l’initiative Quartiers d’Avenir édition 2016.

Les projets Quartiers d’avenir ont un double objectif. Il s’agit d’abord de financer des microprojets qui aident à l’amélioration concrète et durable des conditions de vie des habitants, dans les domaines de l’enseignement et l’apprentissage, les services socio-sanitaires, l’engagement des jeunes et le développement. Ensuite, renforcer les capacités des associations et ONG nationales et les conseillers pour mieux agir sur le terrain en partenariat avec les partenaires internationaux.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

CENTRAFRIQUE: ABDOU KARIM MECKASSOUA : LE POUVOIR SINON RIEN…

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(Corbeau News Centrafrique)

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ABDOU KARIM MECKASSOUA : LE POUVOIR SINON RIEN…

 

 

Bangui, (CNC), 09-04-2016

ABDOU KARIM MECKASSOUA encore et toujours dans une recherche effrénée d’un strapontin pouvant le mettre en exergue au sommet de l’Etat. Tels sont les derniers ragots qui circulent au sein de la COUR.
Après sa cuisante défaite à la dernière Présidentielle de 2015-2016 en Centrafrique et nouvellement élu dans des conditions sujettes à caution, LABARANE dit ABDOU KARIM MECKASSOUA le tout nouveau Député du 3ème arrondissement de BANGUI n’en démord pas dans sa quête d’une PRESIDENCE en Centrafrique. Ainsi, nonobstant le soutien indéfectible de son Mentor sieur DENIS SASSOU NGUESSO, le PRESIDENT CONGOLAIS, sans oublier l’aile maçonnique de BRAZZA et malgré les échecs successifs pour accéder à la Primature et à la Présidence de la TRANSITION, battu à plate couture par Dame Cathérine SAMBA PANZA, notre regrettée « Mère Nationale »pour le poste de CHEF D’ETAT DE TRANSITION, puis coiffé au poteau successivement pour le prestigieux poste de PREMIER MINISTRE par André WAGUI NZAPAYEKE et Mahamat Kamoun le cerveau présumé de « l’Angolagate », voici notre nouveau Député en bataille rangée pour le PERCHOIR, la PRESIDENCE DE L’ASSEMBLEE NATIONALE…Rien que ça ! Allons seulement et ça sort comme ça sort !!!
Sans encrage réel au niveau national ni Parti politique, donc sans assises dignes de ce nom, notre ami Karim MECKASSOUA est de nouveau dans l’arène pour un ultime combat en vue du fameux PERCHOIR en République Centrafricaine. Sur fond de mystification habituelle, de l’appui, semble-t-il, du célèbre voisin du Sud, YA DENGUESS et de monnaies sonnantes et trébuchantes, notre Député du 3ème arrondissement de BANGUI serait de nouveau en croisade pour LE POUVOIR, TOUT LE POUVOIR, RIEN QUE LE POUVOIR…cette fois-ci, à la Présidence de la première chambre du futur PARLEMENT CENTRAFRICAIN.
Pour atteindre cet objectif et de source autorisée, des millions de Francs CFA seraient de nouveau entrain de pleuvoir en direction de certains Députés élus proches du « MILLIARDAIRE MARSEILLAIS », ainsi que celle de certains élus dits « indépendants » aux colorations opaques. Les tractations iraient déjà bon train, en coulisse, selon la même source.
Dans ce magma de boue indétectable et puant, où foisonnent des élus en tous genres, tous les coups vont être permis et il ya même lieu de se poser la question de savoir s’il y’aura une Majorité Présidentielle et une Opposition dans la future ASSEMBLEE NATIONALE en gestation, tant tous les PROTAGONISTES de l’échiquier politique national veulent à tout prix prendre part et participer activement à la MANGEOIRE.
Les rumeurs étant ce qu’elles sont au Berceau des BANTOUS, il ne faudrait s’étonner de rien de ce qui adviendra dans les jours à venir lors de la mise en place des nouvelles institutions de la République. Wait and See !
A ce rythme, on peut affirmer sans risque de se tromper que l’on s’achemine inéluctablement vers un système de PARTI UNIQUE, sans CONTRE-POUVOIR idoine au regard des agissements et manœuvres d’une CLASSE POLITIQUE en perte d’imagination, de vitesse, tel un bateau ivre sans gouvernail…

ALBERT RUFIN SANZE

Bangui: Elisabeth ATANGANA, une Ambassadrice de FAO au chevet des femmes entrepreneuses de Centrafrique

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(Corbeau News Centrafrique)

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Elisabeth ATANGANA, une Ambassadrice de FAO au chevet des femmes

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Bangui, (C.N.C), 09-04-2016

 

Du 22 au 23 mars 2016, au Complexe sportif Barthelemy Boganda, une soixantaine de femmes centrafricaines – chefs d’entreprises agropastorales a été outillée aux techniques de création et de gestion d’entreprises. L’Ambassadrice Elisabeth Atangana, de son petit village depuis Cameroun a été l’invitée du gouvernement centrafricain, sur invitation de la Ministre d’Etat au développement rural, Mme Marie Noëlle Koyara, en vue d’un échange d’expériences au profit des femmes centrafricaines. A l’issue de sa visite en Centrafrique, la Rédaction de Corbeaunews a rencontré l’Ambassadrice qui est revenue sur l’intérêt de l’investissement dans l’entreprenariat féminin et la jeunesse, ainsi que la nécessité de soutenir les femmes centrafricaines qui veulent s’investir dans le secteur agro-pastoral.

Corbeaunews.ca (CNC) : Bonjour ! Qui est Madame Elisabeth Atangana ?

Elisabeth Atangana (EA) : Bonjour, monsieur le Journaliste! Je suis Mme Elisabeth Atangana, Agro-éleveur, Présidente de la Plateforme régionale des organisations paysannes et producteurs d’Afrique centrale, Ambassadrice spéciale de la FAO pour les coopératives. C’est depuis 36 ans que je m’investis dans le monde agricole en tant qu’actrice pratiquante et aussi en tant qu’agent de développement dans la structuration du monde rural, depuis mon village, au niveau départemental, régional et continental avant d’être élevée Ambassadrice auprès de la FAO pour les coopératives. Entre temps, j’ai assumé la première présidence de la Plateforme panafricaine des organisations des producteurs qui travaillent aux côtés de l’Union africaine.

CNC : Etre Ambassadrice auprès de la FAO suppose que vous êtes un leader pour ne pas dire une activiste de premier plan du monde rural, d’abord dans votre pays, puis au niveau international ?

EA : Outre les activités que je mène dans mon pays, dominées par la création d’un Centre de formations agricoles professionnelles, mais aussi le développement local pour accompagner la population dans l’accès aux infrastructures socioéconomiques de base, j’accompagne les organisations des producteurs de dix pays d’Afrique centrale, notamment dans le domaine de développement de l’entreprenariat rural et surtout l’entreprenariat féminin, puis l’entreprenariat pour l’insertion socioprofessionnelle des jeunes dans le secteur sylvo-pastoral et halieutique. Ceci, parce que j’estime que c’est l’une des opportunités que l’Afrique a, notamment le foncier qu’il est maintenant question de valoriser. Et, nous pouvons être concurrentiel rien qu’avec l’agriculture, notamment en développant les chaines de valeurs agro-cylvo-pastorales et halieutiques.
Je ne me suis pas seulement engagée pour cette cause, mais je suis moi-même actrice et pratiquante et j’essaie de prêcher par l’exemple pour changer l’image de l’agriculture pour dire aux gens qu’on ne va pas dans l’agriculture parce qu’on a tout perdu, mais parce que l’agriculture fait gagner de l’argent, c’est un business et l’agriculture est un métier comme tous les autres. L’agriculture peut faire vivre notre famille, nourrir la communauté et contribuer à la croissance nationale.

CNC : Avez-vous en exemple, des initiatives réussies des femmes entrepreneuses africaines qui vous ont marqués ?

EA : Nous avons beaucoup d’exemples de réussite dans notre pays, en commençant par moi-même devenue aujourd’hui un modèle et un exemple pour les autres agriculteurs et des femmes que j’accompagne. Nous disposons d’une masse critique de femmes entrepreneuses qui, au début, ne savaient rien dans leur village; mais à partir des formations qu’elles ont reçues, elles sont à même aujourd’hui d’aller négocier auprès des pouvoirs publics et des partenaires, de mettre en place leurs fermes agricoles et cylvo-pastorales et halieutiques. Elles ont la capacité de mettre en place des coopératives, il y’en a tellement que je ne pourrais citer toutes.

Au niveau régional, je citerais le cas de la République démocratique du Congo où nous avons beaucoup de coopératives qui fonctionnement bien. Ici en République centrafricaine, nous allons très bientôt lancer une unité de production de poussin pour renforcer une initiative déjà menée dans le pays par la CNOPCAF (Concertation nationale des organisations paysannes de Centrafrique). Nous avons des projets similaires au Congo Brazzaville, au Tchad que nous appuyons pour montrer un modèle qui pourrait être mis en échelle par les gouvernements.

CNC : Invitée par le gouvernement pour partager vos expériences aux femmes centrafricaines, pourriez-vous nous situer sur le cadre de votre visite en terre centrafricaine ?

EA : Je voudrais tout d’abord remercier son Excellence Madame le Ministre d’Etat en charge du développement du monde rural, Mme Marie Noëlle Koyara qui, de manière spontanée nous a invités à une réunion de négociation à Yaoundé au Cameroun, organisée à l’intention des Ambassadeurs en faveur de la République centrafricaine. Ainsi, invitée en tant que Plateforme des organisations paysannes, j’avais quitté ma ferme à environs dix kilomètres pour venir à la réunion.

A l’issue de cette réunion, Madame le Ministre d’Etat a décidé spontanément d’aller visiter ma ferme, ce qu’elle rêvait de voir les Centrafricains réaliser dans leur pays. Agréablement surprise de mon initiative, elle a tout de suite décidé de m’inviter à Bangui pour aider les femmes de Centrafrique, car elle voudrait que ce qu’elle a vu dans ma ferme soit transposé en RCA.

Je note par là que Madame le Ministre d’Etat a un amour profond pour son pays et je n’ai pas eu de souci pour accepter son invitation. Parce que lorsque qu’un cadre de la République vous invite, c’est d’abord un honneur, mais aussi une opportunité de raffermir le partenariat entre le pouvoir public et le secteur privé. L’Etat seul ne peut pas réussir.

CNC : Ainsi deux jours francs, notamment du 22 au 23 mars 2016, vous avez échangé avec les femmes centrafricaines dans le cadre de l’atelier de renforcement des capacités des femmes entrepreneuses de Centrafrique. En quoi consiste votre apport pour l’émancipation de ces femmes – chefs d’entreprises ?

EA : Je commencerais par me féliciter des participantes, pour dire que Madame le Ministre d’Etat ne s’est pas focalisée sur quelques groupes qu’elle connaitrait, mais elle a ouvert cette formation a toutes les femmes entrepreneuses de pouvoir y participer. L’objet de ma visite en Centrafrique est que suite à la présentation de la Représentante du Ministère du Commerce sur l’entreprenariat en Centrafrique, que je présente une expérience d’entreprenariat.

J’ai donc présenté une expérience d’une économie sociale et solidaire, c’est-à-dire une organisation qui accompagne les populations. On s’est également penché sur la création des entreprises économiques, par exemple la production du poisson, la transformation, la commercialisation, les services qui font partie aussi de l’entreprenariat. Il s’agit d’accompagner les populations à savoir comment monter leur business plan ou élaborer un micro-projet pour présenter aux partenaires.
L’opportunité de la Centrafrique aujourd’hui est qu’après le grand choc que nous venons de connaitre, le pays se relance. Donc, il est important que les populations soient préparées, organisées, structurées pour accueillir ceux qui ont envie de les aider à reconstruire le pays.
Ce que je me réjouis de dire ici est que dans le cadre de ces premiers contacts et échanges, les femmes entrepreneuses de Centrafrique ont su ce qu’il faut faire en matière de création et du développement d’une entreprise. Cependant, j’ai découvert une grande valeur chez elles, c’est leur ouverture, leur humilité à apprendre et leur forte capacité de résilience. Beaucoup se sont engagées, mais elles ont tout perdu lors des événements passés. C’est là que je lancerais un plaidoyer en direction des autorités et des partenaires si jamais il y a la possibilité de les aider par rapport aux rapports qu’elles vont produire. Je sais également qu’elles ont pris conscience de la nécessité de se structurer, parce qu’avant, chacune agissait seule dans son petit coin.
Nous avons pensé qu’en se mettant ensemble dans un Réseau multi-acteurs, elles vont constituer une synergie et travailleront en terme de complémentarité, de solidarité et de soutien mutuel et même développeront des chaines de valeurs dans des spéculations prioritaires, notamment en approvisionnement du pays en produits de sécurité alimentaire, ainsi que la transformation des produits agricoles pour éviter les pertes post-récolte. Aussi, elles seront à même de mettre en place les outils d’accompagnement telles que les micro-finances, par exemple qu’il manque des banques adaptées au financement rural, en termes de Fonds de garantie publique ou par l’accompagnement d’un Fonds international comme le FIDA.

CNC : Lors de cet atelier, il a également été question de la création d’un Réseau des femmes entrepreneuses centrafricaines. Qu’en était-il ?

EA : Généralement, pour créer un réseau, il faut que les gens s’accordent sur l’esprit qu’ils donnent à ce réseau, puisqu’il s’agit d’un ensemble d’institutions autonomes qui se mettent ensemble pour rechercher des solutions communes à leurs problèmes communs. C’est fondamentalement bien que les femmes ont harmonisé leurs points de vue sur les objectifs et la vision de leur réseau. Maintenant, il ne reste qu’à les accompagner avec des documents, des outils et un plan stratégique et une feuille de route.
Je pense que le réseau est parti sur la bonne base étant donné que la vision définie est celle qu’il soit inclusif et qu’il aille jusqu’à chez la plus pauvre, la dernière femme villageoise ; et non seulement le réseau des intellectuelles ou des riches.

CNC : Et si vous aviez un souhait pour le plein épanouissement de l’entreprenariat féminin centrafricain…

EA : Le premier souhait, c’est d’abord la collaboration avec les pouvoirs publics et les institutions des femmes. Déjà, l’initiative que Madame le Ministre d’Etat a prise en faveur des femmes entrepreneuses est importante ; mais il faut l’institutionnaliser en sorte que chaque Ministre qui arrive puisse poursuivre l’œuvre et non de recommencer à zéro. Aussi, ensemble avec les femmes entrepreneuses, nous avons identifié les questions foncières qui se posent d’ailleurs dans tous nos pays. Il faudrait que les femmes bénéficient d’un assouplissement et un accès aux domaines fonciers pour alléger et faciliter leurs initiatives. Ensuite, il faudrait investir dans les jeunes (filles et garçons), car les femmes vont bien sûr commencer, mais la relève doit être assurée par la jeunesse qu’on doit intéresser à l’entreprise agropastorale. Investir dans la femme et la jeunesse, c’est garantir le développement de nos communautés, une garantie également pour la croissance nationale. Enfin, j’aimerais que les médias s’impliquent pleinement dans la communication autour du développement rural et de la femme. Les médias doivent être à la porte du développement : faire savoir les projets, informer la population, détourner la jeunesse des malveillants, notamment les groupes armés et les vendeurs d’illusion.

CNC : Madame Elisabeth Atangana, je vous remercie.

Interview réalisée par Fred KROCK  Pour CNC

CENTRAFRIQUE : EXPLOITATION ET ABUS SEXUELS, UNE PRATIQUE DES CASQUES BLEUS DE LA MINUSCA

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CENTRAFRIQUE : EXPLOITATION ET ABUS SEXUELS, UNE PRATIQUE

DES CASQUES BLEUS DE LA Minusca

 

 

Bangui, (CNC), 08-04-2016

L’affaire d’exploitation et abus sexuels est devenue une monnaie courante au sein des forces internationales déployées en République centrafricaine sans qu’il y ait des sanctions idoines. De la MINUSCA, à la Sangaris et l’Eufor, aucune force internationale n’est épargnée de ces actes d’exploitation et d’abus sexuel sur les enfants en Centrafrique. A cet effet, la Coordonnatrice spéciale pour l’amélioration de la réponse de l’ONU à l’exploitation et aux abus sexuels, Jane Holl Lute, est attendue ce jeudi 7 avril 2016 à Bangui.

Le porte-parole de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA), Vladimir Monteiro a annoncé au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission du 6 avril 2016, la visite de Jane Holl Lute à Bangui, la capitale centrafricaine.

Nommée en février 2016, Mme Lute a pour mandat d’appuyer les efforts de l’organisation pour mieux harmoniser les opérations de maintien de la paix et les systèmes de protection des droits de l’homme et renforcer la réponse des Nations Unies aux cas d’exploitation et d’abus sexuels.

«La visite de cette responsable des Nations Unies illustre l’engagement de l’organisation de combattre ce fléau. Il s’agit notamment du déplacement dans la préfecture de Kémo, le deuxième en quelques jours -, d’une équipe multidisciplinaire dirigée par la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général suite aux allégations d’exploitation et d’abus sexuels » a fait savoir Vladimir Monteiro avant de préciser que « Ce déplacement entre dans le cadre des enquêtes et pour rencontrer les autorités et la société civile locales ».
Selon Monteiro il y a des mesures récentes pour combattre ce fléau dont l’exploitation et abus sexuels. Parmi les autres mesures, le porte-parole a annoncé la signature, par les acteurs humanitaires en République centrafricaine (agences des Nations Unies et ONG nationales et internationales), d’un Code de conduite qui rappelle leurs obligations en matière d’exploitation et d’abus sexuels.
«Les signataires du Code se font ainsi l’écho de la loi centrafricaine et déclarent, entre autres engagements, qu’il est strictement interdit à tout membre de la communauté humanitaire de commettre tout abus ou tentative d’abus sexuel; de profiter d’une position de vulnérabilité à des fins sexuels; et de se livrer à tout type d’activités sexuelles avec des enfants » a-t-il indiqué.
Au niveau de la MINUSCA, le porte-parole a fait état de deux formations. La première, à l’intention de points focaux qui seront chargés, au sein de leurs sections et secteurs respectifs, de recueillir les informations et référer les allégations d’actes d’exploitation et abus sexuels à l’équipe de la déontologie et discipline (CDT) de la mission. La deuxième formation est un projet pilote dans les opérations de paix, destinée à former des experts dont le rôle premier sera de recueillir et de préserver les preuves liées aux exploitations et abus sexuels impliquant son personnel. D’après le Porte-parole, cette équipe, qui se déploiera sur le terrain dans les 24h suivant la survenue d’actes d’exploitation et d’abus sexuels, constituera un atout important en vue de la célérité et la qualité des investigations par les enquêteurs nationaux et/ou des Nations Unies.
Il convient de souligner qu’en dépit de multiples cas d’exploitation et abus sexuels commis par les différentes forces internationales en Centrafrique, aucune justice n’est malheureusement rendue aux victimes qui en souffrent.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUÉ DE PRESSE N°004/MANE/COOR/016

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE N°004/MANE/COOR/016

 

 

 

Bangui, (C.N.C), 08-04-2016

M.A.N.E en suivait nos politiciens et leurs méthode des gestions du pouvoir ils n’ont pas la connaissance de la réalité ils ont en déphasage total avec une parti de population une négation de ce que nous vivons et une mauvaise interprétation de la réalité.

Dans sa discours Monsieur TOUADERA préconisant une nouvelle page de notre pays mais ce faux plutôt une nouvelle dans la continuité il ne cherche pas a améliorer et apaiser les conditions des centrafricains pour l’unité et cohésion nationale.

Il nous rassure pas avec le retour en force des ces anciens amis sinon comment ignorer  volontairement  de  n’est  pas  remercie  le Tchad en ne pas nommément  citer  le Ministre des  Affaires  Étrangères  qui est  présent  aussi comme  les autres, le services de protocole  peut oublie que  le Tchad et  lui-même ?  Non, l’idée  vient de structure de KNK  qui l’entoure  dans  l’ombre,  avec  la haine  du  Tchad  et  des musulmans  en particulier  qui explique  cela, sinon comment  il accord  de  parlé seulement  des  victimes d’après le 24 Mars 2013 en  ignorons  tous les  reste de 10 ans d’atrocité de  régime  de  KNK  que  lui-même en faisant  parti preuve tangible que  la machine KNK  et en  route en coulisse, le fond sonore de son  discours  les  paroles  de ces proches sa dit beaucoup.

M.A.N.E demande dans l’intérêt général de la république que la loi de décentralisation réel soit vite fait, et le partage équitable du pouvoir entre les musulmans et les chrétiens.

Vive la république.

Fait au camp de l’espoir le,06 Avril 2016

Le Coordonateur

Cpt Dandjouma BRIA

 

 

CENTRAFRIQUE: LA SANGARIS « MAIS NOUS NE PARTIRONS PAS TOUT DE SUITE » DIXIT COLONELLE SOPHIE CAUSSEL

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CENTRAFRIQUE: LA SANGARIS  « MAIS NOUS NE PARTIRONS PAS TOUT DE SUITE »

DIXIT COLONELLE SOPHIE CAUSSEL

 

Bangui, (C.N.C), 04-05-2016

Suite à l’annonce faite par le ministre français de la défense Jena Yves Le Drian, le 30 mars 2016 à Bangui, sur la mission de force française de l’opération Sangaris en République centrafricaine, la Sangaris a fait le point sur comment son départ de Centrafrique va se faire. Pour clarifier les Centrafricains sur la fin de cette mission, la Colonelle de force Sangaris Sophie Caussel a déclaré devant la presse que les soldats français de l’opération Sangaris ne partiront pas dans l’immédiat.
A la base de Sangaris M’poko à Bangui le 4 avril 2016 à travers un point de presse, la Colonelle de l’opération Sangaris Sophie Caussel a tenu à faire le point sur le probable départ des soldats français du territoire centrafricain. Dans sa déclaration liminaire, elle a indiqué qu’au regard de la situation sécuritaire et politique de la Centrafrique, les soldats français vont se retirer de manière progressive.
«Les conditions sécuritaires et politiques sont désormais réunies pour que le pays puisse prendre son destin en main, aux côtés de la Minusca, désormais principal acteur sécuritaire du pays », a fait savoir Sophie Caussel avant d’indiquer que : « Dans l’immédiat, nous ne partirons pas, nous nous contentons de réarticuler notre dispositif, en l’adaptant aux capacités de la MINUSCA et surtout, aux conditions sécuritaires du pays ».
Certes que la situation aujourd’hui en République centrafricaine s’améliore du point de vue sécuritaire et politique. Dans le contexte actuel avec le retour à l’ordre constitutionnel, les nouvelles autorités centrafricaines ont besoin des forces de sécurité et de défense nationales pour faire face aux nombreux défis qui les attendent. S’il faut le dire, le principal acteur sécuritaire du pays est sans doute les forces nationales qui peuvent se donner à fond pour la souveraineté du pays. Car ce n’est plus un secret pour personne, les forces internationales n’ont jamais ramené la paix dans un pays quelconque à travers le monde. Si les formes internationales arrivent en terme de leur mission, cela doit se faire pour le pays retrouve sa dignité à travers ses forces nationales, symbole de la souveraineté.
« La force Sangaris a donc terminé sa mission, elle a rempli les objectifs qui lui avaient été assignés. Depuis son engagement le 5 décembre 2013 jusqu’aujourd’hui, elle a permis de mettre un terme à la spirale de violence et aux exactions » a martelé Sophie Caussel, colonelle de force Sangaris.
Toutefois, elle a indiqué que la force gardera la totalité de de ses VAB qui seront en mesure d’intervenir en cas de besoin, même si la force a renvoyé en France son « Taureau de feu », les VBCI.
« La RCA est aujourd’hui apaisée. Le temps de la crise est passé, la paix est revenue et il faut tourner la page. Aussi, la force Sangaris doit adapter ses moyens, et tenir compte du calme revenu », a-t-elle ajouté.
L’annonce du départ de force Sangaris est différemment interprétée par les Centrafricains. Il y a ceux qui pensent que c’est des affaires de viol et abus sexuel, et aussi l’acte de zoophilie dont sont impliqués les soldats français de l’opération Sangaris qui précipitent de ce départ afin de camoufler la honte de la France en Centrafrique. D’autres estiment que la France n’a pas moyens de sa politique en Centrafrique à travers l’opération Sangaris, trop couteuse, et qui a aussi fait pérenniser la crise dans le pays, alors que la mission de la Sangaris, comme l’a annoncé le président français, est précise et courte.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: POUR UN VERITABLE CHANGEMENT EN CENTRAFRIQUE

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POUR UN VERITABLE CHANGEMENT EN CENTRAFRIQUE

Bangui, (CNC), 07-04-2016

« Le secret du changement consiste à concentrer son énergie pour construire le nouveau et non pour chercher à combattre l’ancien » dixit Antoine de Saint Exupéry.

Dans son discours d’Investiture du 30 mars 2016, le Président Faustin Archange TOUADERA s’est engagé à mener : « une lutte sans merci contre la fraude, la corruption, les détournements de deniers publics et la concussion.» En conséquence, il se propose de mettre en application des règles de Bonne Gouvernance, avec une justice impartiale et indépendante.

Il convient de souligner que cet engagement constitue l’Axe N° 9 de son Projet de société relatif à la Bonne Gouvernance.

Nous osons espérer qu’il ne s’agit pas d’un simple effet d’annonce ou d’un gadget, qui sera très vite oublié et jeté aux orties, car ‘’les promesses faites par les hommes politiques n’engagent généralement que ceux qui y croient’’.

Afin de conforter sa bonne foi et tourner définitivement le dos aux pratiques prédatrices et désastreuses de ses prédécesseurs, le Président TOUADERA aurait pu frapper d’entrée un grand coup, en faisant une déclaration de son patrimoine et en exigeant de même de ses proches collaborateurs. Cette action aurait sans conteste marqué les esprits et convaincu les centrafricains du désir d’un CHANGEMENT radical prôné par le Président TOUADERA. Malheureusement, nous sommes restés sur notre faim…

Il n’est jamais trop tard pour bien faire. Aussi, suggérerons-nous au Président élu de faire promulguer rapidement les deux (2) lois ci-après, afin de corriger le tir, dès la constitution de la nouvelle Assemblée Nationale :

• Loi créant la Haute Autorité de la Transparence de la Vie Publique (HATVP) ;
• Loi de lutte contre la fraude, la corruption, la concussion et les détournements de deniers publics.

1° Loi créant la Haute Autorité de la Transparence de la Vie Publique (HATVP) :

La loi relative à la transparence de la vie publique accompagnerait la loi organique, afin de définir les obligations des membres du Gouvernement, des titulaires d’un mandat électif et des personnes chargées d’une mission de service public en la matière.
Il s’agit pour les centrafricains d’être sûrs que ceux qui les gouvernent, ceux qui sont élus, ceux qui sont responsables des deniers publics ne puissent, pendant la durée des mandats qui leur sont confiés, s’enrichir de façon illicite.
Pour lutter contre tout enrichissement inexpliqué, la Loi relative a la transparence de la vie publique devra imposer les déclarations de patrimoine, avec pour principe celui de la transparence. Désormais, tous les élus (Président de la République, Sénateurs, Députés, Maires, etc.) et responsables politiques (Ministres, Directeurs Généraux, Directeurs des entreprises et administrations publiques, etc.) devront publier leur déclaration de patrimoine.
Ces déclarations seront rendues publiques dans les médias et sur Internet pour les membres de l’Exécutif, à l’Assemblée Nationale et à la Préfecture pour les parlementaires nationaux et au Ministère de la Justice pour les principaux responsables d’exécutifs locaux.
La mise en place d’un tel système doit permettre de vérifier l’évolution du patrimoine et des revenus de ceux qui nous gouvernent. Les citoyens inscrits sur les listes électorales peuvent consulter la déclaration de patrimoine du député de leur circonscription dans les locaux de leur préfecture. Ils pourront adresser à la Haute Autorité leurs éventuelles observations sur les éléments consultés.

Il est à noter que la Haute Autorité de la Transparence de la Vie Publique (HATVP) est chargée de contrôler les déclarations d’intérêts des élus. Elle a comme prérogatives: la vérification de la situation fiscale des Ministres, le contrôle des déclarations de patrimoine des membres du Gouvernement et du Parlement, le contrôle des intérêts de plusieurs milliers de déclarants, la publication sur son site internet ou en préfecture de plusieurs milliers de déclarations, le contrôle du pantouflage d’anciens Ministres ou d’anciens élus locaux, ou encore les réponses aux demandes d’avis déontologiques de déclarants et d’institutions publiques..

La Haute Autorité est investie de divers types de missions :

 Prévenir les conflits d’intérêt des principaux dirigeants publics ;

 Surveiller l’évolution des patrimoines des principaux responsables publics ;

 Signaler les entorses aux obligations déclaratives ;

 Emettre des propositions et recommandations auprès du Premier Ministre et des autorités publiques portant sur les relations avec les représentants d’intérêts et la pratique des libéralités et avantages donnés et reçus dans l’exercice des

fonctions et mandats des personnalités assujetties aux obligations déclaratives.

La Haute Autorité devra être une autorité administrative indépendante (AAI), dotée de pouvoirs d’auto-saisine et de contrôle ainsi que d’une autonomie budgétaire.

La Haute Autorité serait également habilitée à agréer certaines associations se proposant, dans leurs statuts, de lutter contre la corruption et les conflits d’intérêts.

2° Loi de Lutte contre la fraude, la corruption, la concussion et les détournements de
deniers publics :

Il s’agit de moderniser la législation anti-corruption existante et de doter le pays de nouveaux outils innovants permettant de prévenir, détecter et sanctionner efficacement et plus sévèrement les actes de corruption.

En effet, lorsque Monsieur TOUADERA occupait le poste de Premier Ministre, il a fait créer et loger à la Primature le Comité de Lutte contre la Corruption. Ce Comité n’a pas joué pleinement son rôle et jouissait en plus d’une mauvaise réputation, du fait de sa partialité et de son manque d’indépendance par rapport à l’Exécutif.

En 2015, la Centrafrique est classée 150ème sur 175 pays dans l’indice de perception de la corruption établi par l’ONG Transparency International. D’où la nécessité de mettre rapidement en place un nouveau dispositif anti-corruption qui devrait pallier les lacunes des textes actuels

Pour ce faire, il serait recommandé de créer une Agence Nationale de Prévention et de Détection de la Corruption (en abrégé ANPDC), nouvelle autorité administrative indépendante qui sera dotée de larges pouvoirs d’enquête et de sanctions, comparables à ceux de l’Autorité des Marchés Financiers.
L’ANPDC serait notamment chargée :

 de coordonner, superviser et assurer le suivi de la mise en œuvre des politiques de lutte contre la corruption au travers de l’établissement d’une cartographie des risques par secteur d’activités ;

 d’émettre des avis sur l’intégrité des co-contractants des personnes publiques et édicter des lignes directrices sur les procédures internes que les institutions publiques devront mettre en place pour prévenir et de détecter la corruption au sein de ces dernières ;

 de publier des recommandations relatives à l’obligation de prévention des actes de corruption, en contrôler le respect par les personnes et entreprises concernées, et apprécier, le cas échéant, l’effectivité des programmes de conformité mis en place par ces dernières.

Il conviendrait de souligner que le Président Faustin Archange TOUADERA a fait de la Bonne Gouvernance son cheval de bataille durant son quinquennat.

Nous rappellerons ici que la Bonne Gouvernance désigne : « La capacité d’un pays à créer un cadre d’ordre et de stabilité, à formuler et à exécuter des politiques performantes, et à construire un environnement favorable au développement économique et social. La Bonne Gouvernance intègre donc toutes les dimensions de l’activité économique et sociale, ainsi que les mécanismes d’allocation et de répartition des ressources ». (KASSE, 1999).

Il appartient désormais au nouveau locataire du Palais de la Renaissance de prendre toutes les mesures nécessaires pour rendre effective sa promesse, en vue d’assurer la Bonne Gouvernance de la chose publique. Il en va de la crédibilité de son mandat.

Le PEUPLE centrafricain, qui l’a élu dans sa très grande majorité, l’observe et le surveille comme le lait sur le feu. Nous attendons de VOIR pour CROIRE.

 

Fait à Paris, le 6 avril 2016
Roger SIMY-TOWA

Economiste

Bénin: qui est le nouveau président Patrice Talon?

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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Bénin: qui est le nouveau président Patrice Talon?

 

 

Bangui, (CNC), 06-04-2016

Patrice Talon, élu le 20 mars dernier avec plus de 65 % des voix, prête serment ce mercredi à Porto-Novo. Une investiture sans chefs d’Etat, une exigence du nouveau président qui veut une gouvernance « sobre et sous le signe de la compétence ». Qui est ce self-made-man qui a bâti une fortune dans un des pays les plus pauvres du monde, a été un faiseur de rois avant de s’exiler en France et d’être accusé dans une tentative d’empoisonnement de l’ancien président Boni Yayi ? Qui est cet homme, 58 ans le 1er mai, marié, père et grand-père, qui suscite autant l’admiration que le mépris chez ses compatriotes ?

De notre correspondante à Cotonou,

« Il voulait être pilote d’avion. Il a piloté des entreprises, et bientôt, il pilotera le Bénin ». La phrase, prononcée à l’entre-deux-tours, vient d’un de ses proches. Etre pilote, c’était le rêve du jeune Patrice. Bac + 2 en maths-physique obtenu à Dakar, il réussit le concours d’Air Afrique, mais lors de la formation en France, il est recalé pour problème de vue.

L’homme d’affaires

C’est là que l’histoire commence, dans la mythologie familiale et pour sa communication. S’il perd le goût des études, il renoue avec le sens des affaires qu’il avait déjà tout gamin. En 1984, à 26 ans, il rentre au Bénin et crée la première société de distribution d’intrants. Ensuite, profitant de la libéralisation au début des années 90 sous la présidence de Nicéphore Soglo (avec lequel il est parenté grâce à son épouse), il construit trois usines. Premières pierres d’un futur empire cotonnier : il finira par maîtriser la filière de bout en bout « représentant 90 % des capacités de production », selon un spécialiste. En homme d’affaires redoutable. « C’est un compétiteur, il faut qu’il élimine ses concurrents et tous les moyens sont bons : les ruses, les intimidations », témoigne un acteur du secteur qui l’a côtoyé de très près.

Pour ses partisans, c’est de là que vient l’inimitié à son égard. « Qui dit affaires dit concurrents. Qui dit réussite dit envieux. Patrice Talon veut être le meilleur dans ce qu’il fait », explique Orden Alladatin, qui a coordonné sa campagne. Après le coton, ce sera le port de Cotonou et le Programme de vérification des importations dont il remporte l’appel d’offres en 2010. L’objectif est de mieux contrôler et taxer les marchandises qui arrivent. Ce sera le début des ennuis.

Accusé par le gouvernement d’avoir pillé les ressources douanières, placé en garde à vue, il fuit le Bénin en septembre 2012 et vivra en exil en France jusqu’en octobre 2015. Suivront les affaires de tentative d’empoisonnement du président Boni Yayi et de complot contre l’Etat. Elles donneront lieu à un feuilleton politicojudiciaire qui prendra fin en 2014 avec le pardon du chef de l’Etat et l’abandon des poursuites.

L’argentier de la politique

C’est d’ailleurs ces épisodes qui l’ont projeté sous le feu des projecteurs au Bénin. Jusque-là, Patrice Talon était très discret, même si son influence était grande. En particulier dans la vie politique qu’il a largement financée. Il ne s’en cache pas : « J’ai contribué à préserver la démocratie en finançant les partis. Les opérateurs économiques sont capables d’utiliser leurs soutiens aux politiques pour des causes inavouées, parfois perverses », racontait-il lors d’une rencontre avec la diaspora à Paris en décembre dernier.

Faisait-il notamment référence à sa brouille avec Boni Yayi, dont il a soutenu les campagnes de 2006 et 2011 et qui, selon plusieurs témoignages le présenter comme une chance pour le Bénin, avant que les choses ne se gâtent entre eux ? « Il a investi dans la politique pour maximiser son investissement et servir ses intérêts », contredit un chef d’entreprise qui l’a rencontré plusieurs fois. Orden Alladatin nuance : « C’est la démocratie qui lui a permis de s’enrichir ! ». « Il avait des relations quasiment partout dans l’appareil de l’Etat », confirme Mathias Hounkpe, politologue.

Le président

Patrice Talon assure qu’il ne se vengera pas. Son ambition serait-elle plutôt d’être un pilote aux commandes de son destin ? Celui qui a fait campagne sur le thème du « nouveau départ » dit qu’il veut rentrer dans l’histoire de son pays autrement. « C’est aussi un nouveau départ pour moi. Je ne suis plus satisfait du Béninois que je suis, confiait-il à RFI après un meeting en mars. On ne peut pas se satisfaire des succès qu’on a eus dans une vie antérieure et rester dans ses souvenirs de gloire. Il faut que notre pays aille mieux pour que chacun vive mieux ».

Martin Rodriguez, concurrent en affaires, exilé aux Etats-Unis pendant 10 ans et qui vient de créer un parti d’opposition, lui donne le bénéfice du doute : « Quand il était homme d’affaires, il a pu nous bloquer et enterrer nos projets. Que fera-t-il maintenant ? ». « C’est comme si Patrice Talon avait deux vies. Dans la première, il a amassé une fortune colossale, c’est un passé indéfendable. Dans la nouvelle, il veut se faire une bonne image et développer son pays. S’il est aussi impitoyable qu’en affaires, le Bénin va décoller », s’amuse un fin connaisseur du tissu économique.

Portera-t-il la rupture qu’il dit vouloir incarner ? Changera-t-il des pratiques politiques qu’il a favorisées et qu’il dénonce aujourd’hui ? Les défis sont nombreux et il est attendu au tournant. En particulier, des milliers de jeunes sans emploi qui ont été séduits par son parcours et ses promesses. Quant à la société civile, elle a promis de surveiller de très près l’action du président Talon.

Un patrimoine transparent ?

« Je ne suis plus opérateur économique », disait Patrice Talon en janvier lorsqu’il présentait son projet de société dans les jardins du Novotel, dont il est actionnaire. Comme il l’est, avec son épouse et ses enfants, des sociétés du groupe Talon au Bénin (intrants, usines d’égrenage, services portuaires) et dans d’autres pays comme la Côte d’Ivoire.

Il doit transmettre une déclaration de tous ses biens et patrimoine à la chambre des comptes de la Cour suprême lors de son entrée en fonction. « Une déclaration la plus exhaustive et formelle possible, car il veut être irréprochable », explique un de ses avocats, maître Séverin-Maxime Quenum. Dans l’accord signé avec la vingtaine de candidats qui lui a apporté son soutien avant le second tour, il a été mentionné qu’il ne devait pas y avoir de conflits d’intérêts.

RFI AFRIQUE

Centrafrique: A Son Excellence Monsieur Le Président de la République, chef de l’état.

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(Corbeau News Centrafrique)

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A Son Excellence Monsieur Le Président de la République, chef de l’état.

 

 

Bangui, (CNC), 06-04-2016

Avant toute chose, permettez nous, Monsieur Le Président, de vous féliciter pour votre élection à la tête de notre cher et beau pays, la république centrafricaine.
Nous ne doutons pas un seul instant que vous mettrez tout en œuvre pour mener à bien la lourde tâche qui vous incombe désormais. Et ceci pour une réelle amélioration des conditions de vie de la population centrafricaine dans son ensemble.

Excellence Monsieur le Président de la république,
Comme vous l’aviez évoqué à plusieurs reprises dans votre discours d’investiture et dans votre projet de société, la sécurité, autrement dit la liberté d’aller et de venir sur l’ensemble du territoire national, est de loin la préoccupation majeure de l’heure. Et pour y parvenir des solutions idoines et appropriées sont nécessaires. Des solutions qui doivent être transformées en plan d’action et accompagnées d’un financement adéquat.
Mais que l’on ne se trompe guère. Des solutions avec financement sont parfois insuffisantes, voire peu concluantes quand elles ne sont pas accompagnées d’une bonne gestion et d’une meilleure stratégie. Une stratégie orientée vers la recherche d’un travail de qualité à moindre coût.
Des Hommes intègres sont nécessaires à la conduite d’un tel projet, mais cela ne suffit pas toujours. Car l’intégrité a ses limites.
Vous aurez compris, Monsieur Le Président, il vous faudra des Hommes compétents, intègres et stratèges pour mener à bien les actions cruciales du moment. De véritables managers.
Le peu de moyen dont dispose notre pays doit nous obliger à une mise en œuvre ingénieuse de chaque solution que l’on aura arrêtée pour tel ou telle action.
Pour revenir au problème capital de la sécurité, permettez nous, Monsieur Le Président, de vous faire rapidement ces quelques propositions.

1) Le retrait des troupes françaises de Centrafrique et la solution de substitution.

Aujourd’hui la France, notre partenaire historique, a mis sur la table le départ de Centrafrique de ses troupes d’ici la fin de l’année 2016.
Cette décision ne doit pas être une décision unilatérale mais faire plutôt l’objet d’une négociation multipartite. Et bien entendu, il faut être au moins à deux pour négocier. Nous devons non seulement amener notre partenaire à nous faire une proposition de substitution au départ de ses troupes, mais aussi lui proposer le financement d’une solution de substitution. Et cette solution pourra être le financement à hauteur de cent vingt millions d’euro sur cinq ans, soit vingt quatre millions par an, de la formation et l’emploi de dix mille (10.000) jeunes centrafricains formés au métier de la sécurité et du maintien de l’ordre. Ces jeunes hommes et femmes pourront bénéficier d’un contrat de travail spécifique de cinq ans et seront d’un grand soutien à l’armée nationale régulière et républicaine qui elle doit être pluriethnique, apolitique et professionnelle. Un secrétariat particulier chargé de la sécurité et rattaché à la présidence ou au ministère de la défense pourra piloter cette entité.
Rappelons ici que cent vingt millions d’euro est la somme que dépense déjà par an la France pour ses troupes qui sont actuellement en Centrafrique.
Les avantages liés à cette solution de substitution au départ des troupes françaises sont multiples :
– une lutte efficace contre les groupes rebelles grâce à un meilleur maillage ou répartition des forces de l’ordre sur l’étendue du territoire national.
– Un retour rapide de la sécurité dans le pays facilitant au passage la relance de l’économie nationale,
– Un retour sécurisé des déplacés dans leur ville ou village d’origine,
– Une reconstruction rapide des villages détruits et un réaménagement des voies et routes dans l’arrière pays avec l’aide de ces jeunes soldats.
– Une réduction du taux de chômage des jeunes dans le pays ;
– Une facilitation de formation à la sécurité élémentaire de nos compatriotes vivant dans des zones reculées du pays, notamment dans les villages.
– Ect..
Le chômage des jeunes va en paire avec le problème de l’insécurité dans le pays. Le chômage des jeunes est un réel problème national et source d’insécurité. Il n’est un secret pour personne que les groupes rebelles recrutent plus facilement dans le rang des jeunes désoeuvrés, sans emploi. D’où l’obligation d’apporter de réelles solutions à ce problème d’une importance vitale. La jeunesse reste en outre l’avenir d’un pays. Résoudre le problème de la jeunesse revient à résoudre l’essentiel des problèmes du pays.
Ces jeunes sous contrat de cinq ans, outre leur formation militaire, seront aussi formés aux différents métiers de la vie courante. Et ils pourrons après leur contrat de cinq ans intégrer l’armée nationale régulière en remplacement des départs à la retraites de certains agents du ministère de la défense ou dans le cadre d’une politique de recrutement du ministère de la défense nationale.

2) DDRR, une bombe à retardement ou donner un bâton pour se faire battre.

Vous avez, dans votre allocution du 30 mars dernier, déclaré que vous allez vous employer à appliquer très rapidement le programme du Désarmement, de la Démobilisation, de la Réinsertion et du Rapatriement (DDRR) pour favoriser le retour à la paix et à la sécurité.
Monsieur Le Président, le rapatriement de nos compatriotes vivant dans des conditions difficiles à l’étranger ou à l’intérieur même de notre pays est la seule chose urgente et capital du fameux programme DDRR. Le reste est à manipuler avec beaucoup de précaution. Et si vous voulez notre avis, donner de l’argent à des mercenaires ou à ceux-là qui ont pris des armes contre leurs propres frères et sœurs, les massacrant, tuant, violant et détruisant leurs biens, n’est nullement une bonne idée. Et dire que les gens vont ainsi du jour au lendemain déposer les armes, et pire encore, remettre toutes les armes en leur possession, relève d’une pure démagogie et d’une certaine naïveté. Qui pour y croire ?
Les chefs de guerres et autres bandits de grand chemin se lèchent actuellement la barbiche à l’annonce de la mise en application très prochaine du programme DDRR. Beaucoup vont recruter massivement dans les jours précédents la mise en œuvre du DDRR, histoire de gonfler leur effectif et ainsi pouvoir réclamer beaucoup d’argent à l’état centrafricain avant de feindre déposer les armes. Nous disons bien « feindre déposer les armes » car la réalité est souvent tout autre.
C’est un secret de polichinelle que de dire que le DDRR est un moyen pour les chefs de guerres, les rebelles et autres bandits de grands chemins de se faire de l’argent. Argent qu’ils vont utiliser une partie pour se réarmer à nouveau en vue de commettre d’autres atrocités dans le pays. L’insécurité est pour ces bandits un fonds de commerce.
C’est ici que nous invitons donc nos autorités à être de fins stratèges. Nous nous tenons toutefois à votre disposition pour élaborer cette stratégie que nous ne pouvons développer ici car celle-ci relève du secret défense.

Notre pays n’a pas d’amis mais des partenaires. Qui dit partenaires dit gagnant – gagnant, un jeu dont seul les fins stratèges tirent le gros morceau. Nous avons en Centrafrique des atouts, de sérieux atouts qui peuvent servir notre cause. Bref.

3) Identifier nos compatriotes pour mieux les protéger : la gratuité de la carte nationale d’identité.

On ne peut protéger efficacement quelqu’un que si l’on arrive à l’identifier et à le localiser. L’identification des citoyennes et citoyens centrafricains est la première règle de sécurité.
Nous voulons tout simplement ici plaider pour la gratuité de la carte nationale d’identité et inviter les autorités centrafricaines à l’inscrire au chapitre de la sécurité nationale.
Doter chaque Centrafricain(e) d’une carte nationale d’identité présente de nombreux avantages, entre autres, cela peut :
– faciliter le contrôle d’identité aux différents points de contrôle sur l’étendu du territoire national,
– faciliter la circulation des biens et personnes,
– limiter les escroqueries et autres manies des forces de l’ordre véreux sur les paisibles citoyens dont certains, faute de moyens, n’ont pas souvent une pièce d’identité.
– identifier plus facilement les étrangers qui circulent dans notre pays,
– réduire le coût de constitution d’un dossier pour un concours, examens ou projets,
– etc…

Excellence, Monsieur Le Président de la République, bien que notre choix pour le deuxième tour de la présidentielle était porté sur votre challenger, une fois choisi par la majorité des Centrafricains et élu président de la république, vous êtes à ce jour le Président de tous les Centrafricains. Et il est du devoir de chaque citoyen(ne) centrafricain(e) de participer au redressement du pays.
Veuillez considérer donc ces quelques propositions comme notre modeste contribution à l’œuvre de la reconstruction de notre cher et beau pays, la Centrafrique.

Recevez, Excellence Monsieur Le Président, nos distinguées et respectueuses salutations.

Que Dieu bénisse la Centrafrique.

De-LÊMBO

GNI-GBIA LÊMBO.

SYNERGIE 10: « J’APPELLE TOUS MES COMPATRIOTES SANS EXCEPTION A VOUS SOUTENIR DANS VOTRE MISSION. » SAMBA-PANZA

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(Corbeau News Centrafrique)

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SYNERGIE 10: « J’APPELLE TOUS MES COMPATRIOTES SANS EXCEPTION

A VOUS SOUTENIR DANS VOTRE MISSION. »

SAMBA-PANZA À TOUADERA

 

 

Bangui, (CNC), 05-04-2016

le peuple centrafricain. Ce sexagénaire né à Bangui, il y a près d’une soixantaine d’années, prend ainsi les commandes du pays.

Cette investiture s’est déroulée au complexe sportif Barthélemy Boganda de Bangui en présence de nombreux invités de marque, venus de tous les horizons. Des délégations en provenance des Nations unies, des Etats unies d’Amérique, de l’Union Européenne, d’Asie, de l’Afrique entière qui ont témoigné leur solidarité à la République centrafricaine. Parmi ces invités, deux Chefs d’Etat de l’Afrique Centrale, à savoir le Président congolais Denis Sassou Nguesso, médiateur international dans la crise centrafricaine, et Théodoro Obiang Nguéma de la Guinée Equatoriale ont honoré de leur présence cette cérémonie d’investiture.

Le Président élu a prêté serment devant les neuf (9) juges de la Cour constitutionnelle de Transition. Il a promis au peuple centrafricain la sécurité qui est, selon lui, une priorité des priorités. La Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS), l’économie, l’éducation, la santé, l’emploi des jeunes, la décentralisation, l’habitat, et la diplomatie sont entre autres les chevaux de bataille durant son mandat. Toutes ces priorités seront mises en œuvre à travers la bonne gouvernance car le nouveau chef de l’Etat se veut un président de la rupture avec les anciennes méthodes de gouvernance basée sur le clanisme, le népotisme, l’impunité, la corruption. Dans son discours d’investiture, le nouveau Président de la République annonce la couleur : «une vaste réforme des régies financières sera organisée avec l’objectif d’accroître les ressources de l’Etat, de les sécuriser et de maitriser les dépenses publiques. Une lutte sans merci sera menée contre la fraude, la corruption, les détournements de deniers publics et la concussion. Par ailleurs, j’instruirai le Gouvernement pour qu’il travaille très rapidement avec le Fonds Monétaire International pour permettre au pays de conclure avec lui un programme normal nécessaire à l’aide multilatérale et bilatérale».

La composition de son gouvernement sera construite sur les critères de compétence et de probité. Dès sa mise en place, ce gouvernement de compétence et de probité doit répondre aux attentes du peuple centrafricain qui sont multiples. Appolinaire M. Ngoumbassa-Komy

« Président de tous les Centrafricains »
De mémoire de centrafricain, il y a longtemps que la passation de pouvoir entre les présidents sortant et entrant se déroule sans effusion de sang. Une image valant mille mots ; Cette photo (à votre droite) va désormais occuper une bonne place dans les archives nationales. C’est le dernier instant en tant que Présidente de la République de Mme Catherine Samba-Panza, qui a tout de même le mérite d’avoir conduit la transition à bon port. Cette même image traduit aussi le début d’une histoire que s’apprête à écrire celui-là que le peuple a librement choisi. Le Pr Faustin Touadéra est attendu au tournant et Zacharie Ndouba, le président de la Cour constitutionnelle, lui vient au secours par cette mise en garde/conseil : « Président de tous les Centrafricains, et ce pour un mandat de 5 ans, vous êtes appelé à être au-dessus de la mêlée. »
Le haut magistrat sait de quoi il parle : le nouveau chef de l’Etat est assez intelligent et conscient que ce grand miroir qu’est le monde entier nous renvoie de manière instantanée ce que nous sommes réellement et/ou ce que nous avons l’intention de devenir. «Il nous revient de tourner définitivement cette page sombre et de nous retourner résolument vers la vie avec la détermination de relever la République Centrafricaine». Cette promesse d’engagement de la part du nouveau locataire du palais de la Renaissance est déjà un bon signe. Ce n ‘est plus la préoccupation majeure de Catherine Samba-Panza, la désormais ex-cheffe de l’Etat, disposée à servir son pays autrement. C’est avec empressement qu’elle a transmis le pouvoir non sans soutien à son illustre successeur. «Je tiens à vous réitérer solennellement toutes mes félicitations pour votre incontestable élection à la tête du pays. J’appelle tous mes compatriotes sans exception à se mobiliser autour de vous et à vous soutenir dans votre mission.»

La mission qui attend le mathématicien président est immense, et pour en venir à bout, il a l’obligation de multiplier les décisions fermes et courageuses. Son gouvernement, attendu avec curiosité, sera dirigé par le géographe Simplice Sarandji, son ami de « vingt ans », nommé le 2 avril et qui est présenté comme un discret, habitué aux tâches publiques. Rien de moins : c’est le temps des louanges. Les populations, quant à elles, n’en ont cure. Pour elles, l’amélioration des conditions de vie résume les attentes. Le reste, c’est du vent.
Gilbert Mbakop
« Nous tournons une page de l’histoire de notre pays »
Des personnalités centrafricaines et étrangères qui ont pris part à la cérémonie d’investiture du nouveau président de la République, le professeur Faustin Archange Touadéra, ont réagi par rapport à son discours prononcé au cours de ladite cérémonie le mercredi 30 mars 2016 au Complexe sportif Barthélemy Boganda, à Bangui, en présence des chefs d’Etat équato-guinéen et congolais, Theodoro Obiang-Nguema Mbasogo et Denis Sassou-Nguesso.

Lamido Issa Bi Mamadou,
Rapporteur général adjoint du Conseil National de Transition et Maire de la Commune d’élevage de Niem Yéléwa

«Le peuple centrafricain est sorti victorieux de tout un processus, de toute une longue marche vers le retour à l’ordre constitutionnel. Comme le chef de l’Etat l’a dit dans son intervention, cette victoire n’est pas la sienne mais c’est celle du peuple centrafricain. Le conseil que je peux donner au peuple centrafricain, c’est de se réunir comme un seul homme derrière le nouveau président de la République, le professeur Faustin Archange Touadéra, pour que la République Centrafricaine sorte définitivement de la crise qu’elle connaît. Nous pensons que chaque Centrafricain est responsable de la crise qui a secoué le pays. Et de la même façon, chaque Centrafricain est également responsable du retour à l’ordre normal, à la paix, à la sécurité, à la cohésion nationale et au vivre ensemble. Chacun doit apporter sa contribution pour que la RCA devienne un pays de paix et de développement».

Adolphe Nahayo,
Ambassadeur, représentant de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) :
«C’était une très belle cérémonie. Une cérémonie conviviale et inclusive parce que toute la composante de la société centrafricaine était présente. Aussi bien le message de la présidente de la transition que celui du nouveau président de la République étaient des messages qui édifient le peuple centrafricain, qui l’appellent à poursuivre l’effort de la réconciliation ou l’effort de la reconstruction et qui invitent la communauté internationale dont je fais partie à continuer à vous accompagner».

Monseigneur Charles Balvo,
Nonce à Nairobi, envoyé spécial du Saint Père, Pape François :
«C’était très joli et très important pour la République centrafricaine que je connais très bien à travers son histoire. Elle a connu des moments difficiles. Le Saint Père était ici après avoir visité notre pays, le Kenya et l’Ouganda. C’était ungrande réussite dans le sens de promouvoir la paix et la réconciliation. En écoutant le Président de la République, il s’engage à faire mieux pour son pays. Il faut la collaboration de tous les citoyens et on espère un bon futur».
Maître Mathias Morouba,
candidat malheureux

«Notre président nous a demandé, à tous les Centrafricains, de nous mettre résolument au travail pour relever le défi du développement de notre pays. C’est en résumé ce que j’ai pu retenir de l’ensemble de ce qu’il a dit. Et je pense que chacun de nous, là où il se trouve, doit contribuer d’une manière directe ou indirecte à l’œuvre d’édification de notre pays. C’est vraiment le message qu’on doit retenir».

Désiré Zanga Bilal Kolingba,
Candidat malheureux

«Nous tournons une page d’histoire de notre pays, comme le président l’a dit tout à l’heure et il a lancé un appel à tous les compatriotes de serrer les coudes pour que tous ensemble nous puissions œuvrer pour le redressement de notre pays. Le Rassemblement Démocratique Centrafricain, parti républicain, parti de paix, est prêt à collaborer pour pouvoir accompagner le président Touadéra pour le redressement de notre pays».

Regina Konzi Mongot Seule candidate à la présidentielle

«L’objectif est que la paix revienne dans le pays. A propos des accords politiques, je pense que le président Faustin Archange Touadéra n’a pas intérêt à dire autre chose que ce qu’on s’était dit entre nous. Nous avions battu campagne en sa faveur. Je ne crois pas qu’il va faire autre chose».
Charles Armel Doubane, Candidat malheureux
«Le retour en scène des Forces armées centrafricaines (FACA). Petit à petit la RCA va reconquérir sa dignité perdue, de venir fréquentable. Le serment fait en langue Sango, c’est un engagement fort pour manifester l’attachement aux valeurs nationales et l’attachement au rassemblement pour que dans l’unité nous jetions les bases d’un développement pour notre pays».

Signalons que c’est dans un atmosphère de joie, de paix, de réconciliation et de fraternité que s’était déroulée la cérémonie d’investiture du nouveau président Faustin Archange Touadéra.

«J’attends de ce nouveau chef d’Etat, un gouvernement d’union Nationale, capable d’unir les Centrafricains et de régler le problème d’insécurité qui sévit encore dans notre pays», déclare Paul Ngounoufeï, un presque quadragénaire, ingénieur en bâtiment résidant à Ngola (Nord de Bangui). Et lui de poursuivre : «Il a intérêt à composer avec tout le monde afin de restaurer l’autorité de l’Etat et de ramener la cohésion sociale dans le pays».

Madame Rosalie Beamkona, 45 ans, institutrice et mère de 5 enfants, souligne pour elle que le nouveau président doit «être vigilant, et privilégier toutes les couches sociales car tout doit être géré sainement par le gouvernement qu’il mettra en place dans un proche avenir. Les Centrafricains l’ont choisi et espèrent qu’il sera à la hauteur de la tâche pour un véritable décollage économique en RCA».

«J’estime qu’il va collaborer avec tout le monde sans exception car pendant sa campagne, il a affirmé être le président de tous les Centrafricains. Outre cela, j’attends du nouveau président, le changement radical et positif de notre pays car il se dit que nous sommes un pays sous-développé mais riche en ressources naturelles. Que ces potentialités soient d’abord exploitées en faveur des Centrafricains et non à l’avantage des autres», soupire Esther Bolissio, vendeuse de viande boucanée au PK12 (Nord de Bangui). Gérald Fred. Demogan, 25 ans, vendeur ambulant «Il serait important de veiller à la gestion des bien publics tout en évitant l’inégale répartition de ces biens».
Propos recueillis par: Prudence Yamété, Guy V. Masseroang, Fréderic Mbomba,
Les populations de Boali attendent les actes concrets du nouveau président

La population de la ville de Boali, ville sise à 85 km sur la sortie Nord de Bangui, a vécu dans le calme l’investiture du nouveau locataire du palais de la Renaissance, le Pr Faustin Archange Touadéra. Ce jour, chacun a vaqué à ses préoccupations journalières. Les commerçants étaient présents sur leurs points de vente, les administrations ont ouvert leurs portes, les paysans en bandes ont pris le chemin de leurs plantations et les pêcheurs sont partis jeter leurs filets dans la rivière Mbali. C’est dans la soirée que l’on a constaté une forte concentration d’habitants aux abords de la route devisant calmement sur l’évènement. Certains partagent des pots de bière et autres boissons dans les bars, d’autres dans les maquis, cafétérias, restaurants tout en manifestant leur joie de voir peu à peu apparaitre le bout du tunnel en RCA après cette crise qui a duré trois ans. Pour Mayanga Prudence, vendeuse de poisson, l’investiture ne lui fait ni chaud ni froid, mais déclare qu’elle fonde beaucoup d’espoir sur le futur président : «L’investiture ne marque pas la fin de la crise. C’est un pas en avant, mais ça ne marque pas la fin de toutes les choses. Il y a encore beaucoup à faire. C’est un début, mais ça va aller. On attend des choses comme l’éducation, la santé, la sécurité, le rassemblement et une économie avancée en Centrafrique. » Pour sa part, Dabélé Abélé N. Frédéric, un habitant de Boali, cette journée doit être l’occasion de rassembler la population autour de l’espoir de jours meilleurs.

Gaël Ngouka Langandi, envoyé spécial à Boali

Législatives à Mbata : forte participation des femmes et des jeunes

Située dans la forêt équatoriale, la Commune de Mbata (dans la préfecture de la Lobaye) compte 45 bureaux de vote pour 14.000 électeurs.

Selon André Sakokoet, président du démembrement local de l’Autorité nationale des élections (ANE), l’organisation s’est faite avec l’appui logistique de la MINUSCA qui a déployé le matériel de vote dans cette zone en temps réel. Le déploiement du matériel électoral dans les différents centres s’est fait à l’aide de motos taxis réquisitionnées pour la circonstance en direction des centres périphériques et de bicyclettes pour les villages à l’accès difficile du fait du mauvais état des routes.
«Toute l’équipe est sur place. Et tout est prêt pour la journée du jeudi 31 mars 2016 de 6 heures à 16 heures», a déclaré le président André Sokouet. La sécurité est assurée par la MINUSCA et les éléments de la gendarmerie du début à la fin du scrutin.
Certains électeurs ont jugé opportun de voter avant de vaquer à leurs activités quotidiennes que sont l’agriculture, la chasse et la pêche. D’autres ont fait le choix inverse à telle enseigne que parmi ces derniers, beaucoup n’ont pas pu voter car le scrutin a été clos à 16 heures. Toutefois, on a remarqué une forte participation des femmes et des jeunes à ce scrutin. On peut estimer à 51% le taux de participation à ce scrutin qui mettait aux prises le candidat indépendant Sillas Fongan et Guy Moskit du Mouvement national de la solidarité (MNS), candidat malheureux à l’élection présidentielle du 30 décembre dernier.

Faustin Kopanomo, représentant le candidat déclare : «Le scrutin s’est très bien déroulé et sans incident. Les deux candidats doivent faire montre de fairplay à l’image de Touadéra et Dologuélé au second tour de la présidentielle». On peut saluer le travail abattu par le président André Sokouet qui a sillonné, avec sa moto, tous les centres de vote afin de s’assurer du bon déroulement des opérations de vote. Julio Salawane, envoyé spécial à Mbata
Amélioration dans l’organisation du second tour des législatives à Bangui et à Bimbo

Le second tour des législatives qui s’est déroulé le jeudi 31 mars 2016 sur toute l’étendue du territoire national n’a pas connu la mobilisation escomptée des électeurs. La particularité du dernier scrutin réside dans le fait que les électeurs étaient moins intéressés parce que leurs candidats favoris ont été battus dès le premier tour et ils n’ont pas d’autre choix à opérer. Ils préfèrent s’abstenir.

Pourtant, l’on a noté une nette amélioration dans l’organisation matérielle dans les circonscriptions électorales de Bangui et de la commune de Bimbo où l’ensemble du matériel électoral était déployé dans les délais requis. La sécurité assurée par les forces internationales appuyées par les forces de défense et de sécurité nationales déployées aux alentours des centres de vote. Certains bureaux de vote ont ouvert à l’heure indiquée c’est-à-dire à 6 heures et d’autres un peu en retard. Ce retard est dû aux difficultés d’acheminement des matériels et de la présence effective des représentants des candidats indépendants ou des partis politiques pour surveiller le bon déroulement du scrutin. Il convient de souligner le déploiement des observateurs nationaux et internationaux dans les centres de vote pour attester de la bonne organisation. Selon Théophile Momokoama, membre de l’Autorité Nationale des Elections (ANE), superviseur de la circonscription de Bimbo 3, le déroulement du scrutin n’a souffert d’aucune irrégularité. Il s’est dit très satisfait de l’organisation par rapport aux précédentes échéances électorales. Théophile Momokoama ajoute que le scrutin du second tour a fait l’objet d’une minutieuse préparation, avant de préciser que la présence des éléments de la MINUSCA basés au centre de vote était dissuasive. A en croire Jérémie Djaldjé, président du bureau de vote à l’Ecole Gobongo : «on est venus très tôt pour réceptionner le matériel de vote. Malheureusement, on constate une démotivation des électeurs, je dirais que l’ambiance n’est pas comme celle qu’on a constatée au premier tour des législatives. Les raisons de ce faible engouement des électeurs sont multiples. La première, je dirais que les électeurs sont réticents de la position malheureuse de leurs candidats qui ont été éliminés au premier tour. La deuxième observation est que, dans certaines circonscriptions, il n’y avait pas d’élection. Donc, en ce qui concerne l’aspect organisationnel, on peut dire que tout est bien, aucun incident à signaler», a-t-il déclaré. En revanche, pour Albert Robert Mbao, président du démembrement de l’ANE du 2ème arrondissement de Bangui, il y a eu quelques ratés par rapport à l’acheminement du matériel qui a pris du retard dans certaines circonscriptions électorales.

Les bulletins de vote étaient disponibles en quantité suffisante, les listes des électeurs affichées devant les bureaux de vote tôt le matin avant le démarrage des opérations, ce qui a permis aux électeurs de ne pas se perdre dans une recherche interminable de leurs noms. En effet, lors des précédents scrutins, il y avait eu des frustrations car beaucoup n’avaient pas pu voter puisqu’ils n’ont pas retrouvé leurs noms sur la liste alors qu’ils étaient munis de leurs cartes d’électeur. Sur le plan sécuritaire, on pouvait constater ce jeudi là au niveau des centres de vote qu’un dispositif sécuritaire impressionnant était mis en place pour prévenir d’éventuelles perturbations. survolaient la zone. Ce dispositif sécuritaire, appuyé par des hélicoptères de la Sangaris, était constitué d’éléments de la MINUSCA qui ont pris position à l’extérieur des centres de vote, de ceux de la gendarmerie, de la police et des Forces armées centrafricaines (FACA) qui se sont positionnés dans les aires avoisinant les bureaux de vote, ce qui a permis d’éviter d’éventuels désagréments. En dépit de ces dispositions sécuritaires, des cas isolés de fraude ont été signalés au Lycée de Fatima où un jeune garçon âgé de 19 ans a tenté de voter avec une carte d’électeur ne lui appartenant pas et deux autres appréhendés à l’Ecole Primaire de Pétévo pour avoir déjà voté ailleurs. Les cartes d’électeurs ont été confisquées par le président du bureau de vote et les fraudeurs remis aux forces de l’ordre. En dehors de ces cas, aucun incident majeur n’a été signalé et le vote s’est déroulé dans le calme. Espérons que les résultats publiés au fur et à mesure par l’Autorité nationale des élections feront l’unanimité et ne seront pas remis en cause par la Cour constitutionnelle de transition, seule habilitée à proclamer les résultats définitifs. La rédaction

Hervé Ladsous, Secrétaire Général Adjoint des Nations Unies, déplore la situation des Centrafricains
Le Secrétaire Général Adjoint des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, s’est rendu le 31 mars dernier à Boy-Rabe, puis à Boeing pour des visites de travail, quelques jours après son arrivée dans la capitale centrafricaine.

A Boy-Rabe, Hervé Ladsous a visité, en compagnie de Onanga Anyanga, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies, de Charles Malinas, Ambassadeur de France en Centrafrique et de son homologue Américain David Brown pour vérifier l’état d’avancement des travaux de construction d’un centre culturel, initiative à inscrire dans le cadre des Travaux à Haute Intensité de Main d’Œuvre (THIMO).
Six cents jeunes étaient initialement embauchés mais pour des raisons qui n’ont pas été clarifiées, il n’en reste plus que 120. Le Centre culturel de Boy-Rabe comprend, outre un somptueux local, deux terrains de sport où des jeunes s’entrainent tous les samedis, un terrain de basketball et un autre de handball. On trouve également sur le chantier des jeunes désœuvrés qui apprennent la menuiserie et la maçonnerie. Après cette première visite, Hervé Ladsous s’est rendu à Boeing, dans la Commune de Bimbo 3 et s’est félicité de la réouverture du cimetière musulman de Boeing, longtemps demeuré inaccessible aux ayant-droits du fait des tensions intercommunautaires. Ce cimetière réservé aux musulmans peut désormais accueillir leurs morts.
Toutes les communautés présentes à cette réunion n’ont qu’un seul souci : le retour définitif de la paix. Un souhait a été émis par une participante qui voulait que les femmes aussi soient impliquées dans le projet Désarmement Démobilisation Réintégration Rapatriement (DDRR). Le diplomate onusien a déclaré à cette occasion que les personnes qui ont versé du sang des Centrafricains auront à répondre de leurs actes devant la justice. Notons enfin que la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation de la République centrafricaine (MINUSCA) a, dans le cadre des THIMO (Travaux à haute intensité de main d’œuvre), appuyé financièrement les jeunes du quartier Boeing pour la fabrication de briques cuites destinées à la réhabilitation de la Mairie et du marché de Boeing détruits lors de la crise. Frédéric Mégnet me Ntonga

Le Cadre de concertation, le fair-play des acteurs politiques et les médias
Au reporter du journal «Elections Siriri», Mme Armelle Kpangba, présidente par intérim du Cadre de Concertation,salue le fair-play des acteurs politiques et le travail remarquable de la presse centrafricaine, réunie au sein de de la « Synergie des médias ».
Quel bilan faites-vous du processus électoral ayant abouti à l’élection de Faustin Archange Touadéra comme président de la République et des législatives ?
Permettez-moi de parler du Cadre de Concertation, un organe de régulation du processus électoral qui accompagne l’Autorité nationale des élections (ANE) dans ses activités. Et donc dans le processus électoral en cours, nous avons commencé un travail en amont en rassemblant les partis politiques et les représentants de la société civile pour les sensibiliser. Ensuite, nous avons examiné avec minutie le Code électoral et avons initié un Code de bonne conduite qui a été validé par les 70 partis politiques et 28 candidats à l’élection présidentielle et approuvé par la présidente de la transition.
Après cela, nous avons – de concert avec le NDI (National democratic Institute) – déployé des équipes dans la capitale et à l’intérieur du pays pour vulgariser ce document, ce qui a donc permis d’aboutir aux élections paisibles, transparentes et crédibles que nous avons connues et le fairplay des deux candidats au second tour de la présidentielle en est une parfaite illustration. Et à ce niveau, je tiens à rappeler que nous avons, pour le second tour de la présidentielle, formé 73 formateurs des formateurs qui ont, à leur tour, formé 1063 représentants de Dologuélé et de Touadéra, ce qui a donné lieu à des résultats satisfaisants et acceptés par les deux candidats.
Pouvez-vous nous rappeler les dispositions qui ont été prises pour le second tour des législatives ?
En principe, nous devrions aussi former les candidats qui sont passés au second tour et leurs représentants. Mais compte tenu du temps qui court et des moyens financiers qui ne sont pas disponibles, nous avons, avec l’aide du NDI, notre seul partenaire, remis juste des kits de contrôle des opérations électorales, à savoir du matériel didactique et des lampes torches pour la couverture du scrutin du 31 mars dernier.
Avez-vous un message ?
Je tiens sincèrement à remercier la presse centrafricaine en général et la Synergie des médias en particulier pour leur appui capital au Cadre de concertation, à l’ANE et à la Cour constitutionnelle de transition dans ce processus électoral. Sans la presse, le processus électoral allait échouer et je demande aux candidats du deuxième tour des législatives et à leurs électeurs de faire montre de fairplay en acceptant les résultats qui seront publiés par l’ANE dans un premier temps et par la Cour constitutionnelle en dernier ressort.
Propos recueillis par Marcelin Zoumadou

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

“Panama papers” : des proches de dirigeants africains liés à des sociétés offshore

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(Corbeau News Centrafrique)

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“Panama papers” : des proches de dirigeants africains

liés à des sociétés offshore

 

 

Bangui,B (CNC), 05-04-2016

Une centaine de médias ont dévoilé grâce aux “Panama papers” la participation de personnalités politiques à un vaste système d’évasion fiscale. Plusieurs dizaines d’entre elles sont des proches de chefs d’État ou de hauts dirigeants africains.

C’est un nouveau coup de tonnerre dans le monde feutré de l’évasion fiscale. Grâce à une fuite monumentale de documents de la firme Mossack Fonseca, basée au Panama, le Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) et une centaine de médias, dont Le Monde, ont révélé que des dizaines de chefs d’État et grands de ce monde avaient pris part à un système d’évasion fiscale, que certains devaient pourtant combattre dans leurs fonctions.

Plusieurs Africains sont cités dans ces documents, dont plusieurs fils ou proches de personnalités du continent :

Clive Khulubuse Zuma, neveu du président sud-africain Jacob Zuma
Autorisé à représenter Caprikat Limited, l’une des deux sociétés offshore ayant fait l’acquisition controversée de gisements de pétrole en République démocratique du Congo, Clive Khulubuse Zuma doit faire face à des accusations de contrats pétroliers douteux.

Alaa Moubarak, fils de Hosni Moubarak, ancien président égyptien
Le fils de l’ancien raïs égyptien a été propriétaire de Pan World Investments Inc., société immatriculée aux îles Vierges britanniques et gérée par le Crédit Suisse. Conformément à une décision européenne, les autorités des îles Vierges ont demandé à Mossack Fonseca de geler les avoirs de Pan World à la suite de la révolution de 2011 et de l’arrestation de Hosni Moubarak et de ses fils.

Mounir Majidi, secrétaire particulier du roi du Maroc
Mounir Majidi a été désigné en mars 2006 mandataire de SMCD Limited, société immatriculée aux îles Vierges britanniques l’année précédente. Elle a autorisé l’achat d’une goélette de luxe, Aquarius W, transaction dont s’est chargé Mounir Majidi. Le navire a ensuite été immatriculé au Maroc et rebaptisé El Boughaz I. Il est désormais la propriété du roi du Maroc.

Mamadie Touré, veuve de l’ancien dictateur guinéen
Mamadie Touré, veuve de l’ancien dictacteur guinéen Lansana Conté, mort en 2008, est accusée de s’être servie d’une société offshore pour obtenir un marché minier. En 2006, elle prend les commandes de Matinda Partners and Co. Ltd, une société immatriculée aux îles Vierges britanniques. Moyennant 5,3 millions de dollars, elle accepte de faire attribuer une concession minière convoitée par son mari à une compagnie dont elle s’était rapprochée.

Abdeslam Bouchouareb, député et ministre des Mines algérien
Abdeslam Bouchouareb est propriétaire de la société panaméenne Royal Arrival Corp., qu’il dirigeait par le biais d’une société luxembourgeoise baptisée Compagnie d’étude et de conseil (CEC). Selon cette entreprise, les activités de Royal Arrival Corp. couvriraient la représentation et la négociation commerciale, les contrats commerciaux, les travaux publics et le transport ferroviaire et maritime, en Turquie, au Royaume-Uni et en Algérie.

Denis Christel Sassou Nguesso, fils du président congolais
Homme politique et homme d’affaires, Denis Christel Sassou Nguesso, surnommé “Kiki le pétrolier” à Brazzaville, est notamment député d’Oyo, dans le nord du Congo, et directeur général adjoint de la Société nationale des pétroles, rappelle le quotidien Le Monde. Son nom apparaît dans les fichiers de Mossack Fonseca dès les années 1990. Il a sollicité le cabinet pour créer une société domiciliée aux îles Vierges britanniques, Phoenix Best Finance Ltd, selon les documents consultés par le quotidien.

Kojo Annan, fils de l’ancien secrétaire général de l’ONU
Kojo Annan est le fils unique du Ghanéen Kofi Annan, ancien secrétaire général de l’ONU. Il apparaît dans les fichiers de “Panama papers” avec Laolu Saraki, le fils d’un influent sénateur nigérian, Abubakar Olusola Saraki, décédé en 2012, comme actionnaire de la société Blue Diamond Holding Management Corp, enregistrée par Mossack Fonseca aux îles Vierges britanniques. On les retrouve également comme directeurs de la société Sutton Energy Ltd, enregistrée la même année aux îles Vierges britanniques puis transférée aux îles Samoa.

John Addo Kufuor, fils de l’ancien président ghanéen
John Addo Kufuor est le fils de John Kufuor, l’ex président ghanéen (2001-2009). Cet homme d’affaires est suspecté d’avoir profité de son influence et de celle de son père pour obtenir des contrats avec le gouvernenement. Son trust offshore, The Excel 2000 Trust, a été créé par Mossack Fonseca en 2001. En 2012, il demande la fermeture de ce trust et réapparaît dans les fichiers de Mossack Fonseca avec deux sociétés enregistrées aux îles Vierges britanniques.

Jaynet Désirée Kabila, sœur jumelle du président congolais
Présidente de la Fondation Laurent-Désiré Kabila, du nom de son père, Jaynet Désirée Kabila Kyungu est également députée de la République démocratique du Congo depuis 2012. Elle apparaît comme co-administratrice de Keratsu Holding Limited, une société offshore administrée par Mossack Fonseca.

Jean-Claude N’Da Ametchi, collaborateur de l’ancien président de la Côte d’Ivoire
Banquier ivoirien, Jean-Claude N’Da Ametchi avait été placé à la tête de la Banque internationale pour le commerce et l’industrie par l’ancien président de Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, avant sa destitution en 2011. Dans les données de Mossack Fonseca, une société offshore détenait des actifs pour N’Da Ametchi et un compte à Monaco.

José Maria Botelho de Vasconcelos, ministre du Pétrole angolais
Ministre angolais du pétrole depuis 2008, José Maria Botelho de Vasconcelos est cité comme fondé de pouvoir d’une société au capital de 1 million de dollars, Medea Investments Limited. Cette société est d’abord domiciliée à Niue, une île-État du Pacifique, par Mossack Fonseca en septembre 2001, puis transférée aux îles Samoa cinq ans plus tard. Medea Investments Limited est clôturée en février 2009.

Bruno Jean-Richard Itoua, ministre de la Recherche congolais
Ancien ministre de l’Énergie, Bruno Jean-Richard Itoua est depuis 2011 ministre de la Recherche scientifique au Congo. Il détenait des sociétés offshore alors qu’il était responsable des questions énergétiques et dirigeait la compagnie pétrolière nationale. D’après les archives de Mossack Fonseca, ces sociétés ont respectivement été fermées en 2006 et 2007.

Emmanuel Ndahiro, ancien directeur du renseignement rwandais
Ce général de brigade est un ami proche du président rwandais Paul Kagame. Emmanuel Ndahiro a dirigé les services de renseignement du pays de 2004 à 2011. En septembre 1998, il est devenu administrateur de la société Debden Investments Limited, immatriculée dans les îles Vierges britanniques. La société, fermée en 2010, était détenue par Hatari Sekoko, ancien soldat du Front patriotique rwandais devenu homme d’affaires.

FRANCE24

Tension au Congo: le pouvoir dénonce les Ninjas, l’opposition demande des preuves

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(Corbeau News Centrafrique)

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Tension au Congo: le pouvoir dénonce les Ninjas,

l’opposition demande des preuves

 

 

Bangui, (CNC), 05-04-2016

 

C’est dans un contexte tendu, après une journée de violences, que la réélection contestée de Denis Sassou Nguesso a été officialisée hier soir, lundi 4 avril. La Cour constitutionnelle a validé la victoire du président sortant dès le premier tour avec 60,19% des voix alors que les autorités communiquaient un premier bilan des affrontements qui ont opposé lundi forces de sécurité et hommes en armes.

Au moins deux assaillants ont été tués dans les affrontements, ainsi que trois membres de forces de sécurité d’après la police.

Toute la journée, alors que des tirs sporadiques retentissaient encore dans la capitale,
des opérations de ratissage ont été menées dans les quartier Sud. Dix-neuf combattants présumés ont été arrêtés selon le porte-parole de la police, qui décrit des jeunes galvanisés, bardés de grigris.

Le pasteur Ntumi nie toute implication

La situation est désormais maîtrisée, affirme le colonel Monkala-Tchoumou, qui précise que les opérations de sécurisation vont se poursuivre ce mardi pour permettre aux habitants de rentrer chez eux en toute sécurité.

Des centaines de Brazzavillois ont en effet fui les quartiers Sud pour se réfugier en centre ville où ils se sont installés chez des parents ou dans des églises pour la nuit. Selon le gouvernement, l’attaque aurait été menée par des ex-rebelles ninjas se réclamant du Pasteur Ntumi.

Actif jusqu’en 2003, cet ancien chef rebelle s’était d’abord rallié au président Sassou-Nguesso avant de soutenir l’opposant Kolelas arrivé second de la présidentielle il y a 15 jours. Le pasteur Ntumi dément lui toute implication et estime qu’il s’agit sans doute de l’expression d’un ras-le-bol des jeunes après 32 ans de présidence Sassou-Nguesso.

L’opposition dénonce une «manipulation du pouvoir»

Une source gouvernementale souligne que la méthode de guérilla et les armes lourdes employées pointent plus vers une attaque professionnelle et structurée que vers une manifestation de colère spontanée. D’ailleurs dès la mi-journée lundi, dans un communiqué lu à la télévision, le porte-parole du gouvernement congolais accusait des ex-Ninja, les «Ninja Nsiloulou», ces miliciens actifs durant la guerre civile d’être à l’origine de ce qu’il a qualifié «de véritable action terroriste». Le gouvernement promet d’ailleurs d’enquêter sur de possibles lien entre cette attaque et l’opposition.

Mais cette version officielle ne fait pas l’unanimité. Dans l’entourage d’un autre oposant Jean-Marie Michel Mokoko, certains n’excluaient lundi soir pas une « manipulation du pouvoir » destinée « reprendre la main » en pleine contestation de l’élection. « On dit que c’est l’opposition, quelles sont les preuves ?», interroge pour sa part Guy-Brice Parfait Kolelas.

RFI AFRIQUE

CENTRAFRIQUE : LE RESEAU ARC EN CIEL DEPLORE LA FAIBLE PARTICIPATION AU SECOND TOUR DES LEGISLATIVES

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE : LE RESEAU ARC EN CIEL DEPLORE LA FAIBLE

DES LEGISLATIVES

Bangui, (CNC), 05-04-2016

Le second tour des élections législatives en République centrafricaine a vu la très faible participation des électeurs lors du scrutin du 31 mars 2016. Dans sa déclaration préliminaire faite le 4 avril 2016 à Bangui, l’observatoire des élections en Centrafrique dénommé Réseau Arc-en-Ciel, regroupant 15 organisations de la société civile, déplore cette absence d’engouement et en fait des recommandations tout en soulignant les causes.
Le Réseau Arc-en-Ciel qui a bénéficié du financement de l’Union européenne à travers l’appui technique de l’Institut Electoral pour une Démocratie durable en Afrique (EISA) a observé le second tour des élections législatives du 31 mars en République centrafricaine, par sa mission d’observation électoral. Cette mission s’inscrit à la suite de celle déployée lors des scrutins du 30 décembre 2015 et du 14 février 2016. Son objectif est d’évaluer la régularité, la transparence, l’équité et la crédibilité du 2ème tour des élections législatives au regard du cadre juridique et institutionnel national et des instruments internationaux et régionaux.
Lors du scrutin du 31 mars 2016 pour le second tour des législatives, le Réseau à travers ses 886 observateurs, a pu observer les opérations de vote dans les 569 bureaux de vote répartis dans plusieurs localités du pays. les constats faits sur le terrain consistent l’ouverture des bureaux de vote, le matériel électoral, le personnel électoral, la sécurité, les représentants des candidats et les observateurs, la participation des femmes, la participation électorale, le dépouillement et la gestion des procès-verbaux de dépouillement et des résultats. Dans son rapport préliminaire présenté par le chef de mission adjoint Ali Ousmane, le Réseau a noté l’engouement lors des scrutins du 31 mars dernier ayant connu une baisse importance.
«Dès le démarrage du scrutin, la plupart des bureaux de vote dans toutes les localités visitées étaient déserts. Il n’y avait presque pas de fils durant le déroulement de voté », a expliqué Ali Ousman, Chef de mission adjoint du Réseau Arc-en-Ciel.
A l’analyse, le Chef de mission adjoint a indiqué que plusieurs facteurs semblent expliquer cette absence d’engouement. Le premier facteur d’après Ali Ousman, est sans doute l’organisation, la veille du scrutin, la prestation de serment du nouveau président de la République, l’organisation de l’élection en semaine, la fatigue électorale, le report des élections, le manque d’intérêt pour plusieurs électeurs, manque de sensibilisation de la population et la décision de l’ANE de ne pas faire voter les électeurs n’ayant pas de carte d’électeur et ne présentant pas de pièce d’identité à l’appui du récépissé d’inscription sur la liste électorale. « Sur l’ensemble des localités couvertes, ce sont des centaines d’électeurs qui n’ont pas pu composter leur vote du fait de cette décision », a-t-il martelé.
Au terme de ses observations, le Réseau Arc-en-Ciel note que le scrutin du 31 mars 2016 s’est déroulé conformément au cadre juridique et institutionnel régissant l’organisation des élections en République centrafricaine. Dans les zones couvertes par ses observateurs, le Réseau note que les opérations de vote et de dépouillement se sont déroulées dans le calme et sans incident majeur. Le Réseau félicite l’ensemble des parties prenantes au processus électoral pour la bonne tenue de ce scrutin.
En fin, le Réseau formule des recommandations à l’endroit des parties prenantes pour une élection transparente et crédible en République centrafricaine. Particulièrement aux électeurs et électrices, le Réseau recommande d’éviter toute manipulation politique visant à remettre en cause l’ordre et la quiétude sociale.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Tchad: l’opposition s’inquiète d’un possible trafic de cartes d’électeur

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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Tchad: l’opposition s’inquiète d’un possible trafic de cartes d’électeur

 

 

Bangui, (CNC), 04-04-2016

 

La campagne pour l’élection présidentielle se poursuit au Tchad, où le premier tour de scrutin doit se tenir ce dimanche 10 avril. Le président Idriss Deby, au pouvoir depuis 1990, brigue un nouveau mandat. Le contexte est particulièrement tendu avec quatre représentants de la société civile qui ont été arrêtés il y a quinze jours et qui sont toujours en détention. L’opposition craint que le scrutin ne soit pas transparent. Et ce dimanche, un homme soupçonné d’acheter des cartes d’électeurs a été arrêté par des militants de l’opposition.

Dimanche en début d’après-midi, des militants d’un parti d’opposition se rendent compte de la présence d’un homme près d’une file d’attente à Atrone dans le 7e arrondissement de Ndjamena. Plusieurs personnes lui laissent leur carte d’électeur. L’homme soupçonné de préparer la fraude est arrêté et conduit au commissariat, mais il sera relâché plus tard.

Selon la police qui a interrogé le suspect, il s’agissait d’une simple opération de distribution de tee-shirts et de casquettes à l’effigie du président sortant. Mais le distributeur voulait s’assurer que les bénéficiaires étaient bien des électeurs, d’où la collecte des cartes d’électeurs à des fins de vérification.

Les cartes sont rendues à leurs propriétaires à la fin de l’opération, explique la police, qui dit avoir relâché le mis en cause en début de soirée. Des explications qui ne convainquent pas du tout l’opposition, qui explique qu’il s’agit là d’un échantillon de la fraude électorale qui se prépare dans la perspective du scrutin du 10 avril prochain.

RFI AFRIQUE

Congo : tirs dans le sud de Brazzaville, un commissariat incendié

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(Corbeau News Centrafrique)

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Congo : tirs dans le sud de Brazzaville, un commissariat incendié

 

 

 

Bangui, (CNC), 04-04-2016

Dans la capitale du Congo-Brazzaville, des tirs nourris, y compris à l’arme lourde, ont été entendus ce lundi. Conséquences de ces échanges de tirs, les populations ont fui les quartiers sud de la ville pour se réfugier au centre et dans le nord.

Cet après-midi encore deux hélicoptères survolent le sud de la ville de Brazzaville. Des habitants disent entendre encore des tirs de temps en temps. Tout a débuté dans la nuit de dimanche à lundi aux environs des trois heures du matin à Mayanga l’un des quartiers sud de Brazzaville. Pendant environ trois heures, plusieurs habitants disent avoir entendu des tirs nourris à l’arme automatique émaillés de détonations à l’arme lourde. Selon des témoins, les échanges de tirs ont opposé les forces de l’ordre à un groupe de civils en armes, essentiellement des jeunes. On ne sait pas précisément combien ils étaient ni de qui il s’agit. Mais après Mayanga, ils se seraient en tout cas dirigés vers PK à Mfilou.

C’est ce que raconte un commerçant joint par RFI. Il était dans les rues vers 4h30 ce matin lorsqu’il a vu arriver les assaillants : « Ils sont venus vers PK où il y avait déjà des militaires et des policiers. Les policiers ont pris la fuite. Les hommes sont entrés tranquillement et ils n’ont pas tiré sur les populations. Ils ont dit qu’ils voulaient se diriger vers la présidence et donc si on avait des parents dans les parages il fallait leur dire de libérer la zone. Leur objectif c’était de prendre la présidence, la télé et l’aéroport selon ce qu’ils nous ont dit. Les militaires leur ont dit d’aller de l’autre côté, ils n’ont pas voulu. Il y a eu des échanges de tirs. A ce moment, nous avons pris la fuite. Ils étaient en tenue de civil, mais avec un équipement militaire, des armes lourdes ».

En revenant sur place, cet habitant dit avoir vu les corps de trois victimes, des policiers, mais aucun bilan officiel n’est disponible pour le moment.

Des habitants terrés chez eux

Les assaillants étaient donc armés et habillés en civil. Des sources officielles contactées jusque-là n’étaient vraiment pas disponibles pour nous donner leur version des faits. Plusieurs autres témoignages indiquent que le commissariat de police de Makélékélé a été incendié. Un bâtiment de la mairie aurait aussi été touché.

Certains habitants des quartiers sud restent terrés chez eux, tandis que d’autres ont préféré se mettre à l’abri dans les quartiers du centre de Brazzaville. La circulation des minibus en direction des quartiers concernés par les détonations a été interrompue. Le climat qui règne actuellement dans la ville n’est pas vraiment celui des grands jours ouvrables.

RFI AFRIQUE

 

Centrafrique: « Panama Papers » : des responsables africains cités dans le scandale des paradis fiscaux

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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« Panama Papers » : des responsables africains cités dans

le scandale des paradis fiscaux

 

 

 

Bangui, (CNC), 04-04-2016

 

Une enquête planétaire réalisée par une centaine de journaux sur 11,5 millions de documents a révélé des avoirs dans les paradis fiscaux de 140 responsables politiques ou personnalités de premier plan. Plusieurs responsables africains sont cités, directement ou indirectement.

La plus grande fuite de l’histoire du journalisme vient de voir le jour, et elle concerne la corruption », a commenté Edward Snowden, principal lanceur d’alerte sur les activités du renseignement américain.

Plus de cent médias répartis dans 77 pays, regroupés au sein du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ), dévoilent depuis dimanche 3 avril le résultat d’une enquête de neuf mois. Intitulée « Panama Papers », elle rend publique l’identité des clients de Mossack Fonseca, une firme panaméenne chargée de créer et domicilier des sociétés basées dans des paradis fiscaux. Ces données proviennent des archives de ce cabinet d’avocats entre 1977 et 2015.

Plus de 214 000 entités offshore sont impliquées dans les opérations financières dans plus de 200 pays et territoires à travers le monde, selon le consortium. Le recours aux sociétés offshore, outils privilégiés de l’évasion fiscale, est une pratique autorisée dans la plupart des pays du monde.

Parmi les personnalités mentionnées dans les millions de documents figurent notamment des associés du président russe Vladimir Poutine, qui auraient détourné jusqu’à 2 milliards de dollars avec l’aide de banques et de sociétés écran, selon l’ICIJ. Le roi d’Arabie Saoudite, Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, le président des Émirats arabes unis et émir d’Abou Dabi, Cheikh Khalifa ben Zayed Al Nahyane, l’ancien émir du Qatar, Cheikh Hamad ben Khalifa al-Thani, ainsi que des cousins du président syrien Bachar Al-Assad sont également mentionnés.

Le monde du football, déjà ébranlé ces derniers mois par plusieurs scandales touchant les dirigeants de la Fifa, n’est pas épargné : quatre des 16 dirigeants de la fédération internationale auraient ainsi utilisé des sociétés offshore créées par Mossack Fonseca. Les documents du cabinet d’avocats font aussi apparaître les noms d’une vingtaine de joueurs vedettes, évoluant notamment à Barcelone, au Real Madrid ou encore à Manchester United. Parmi eux, le multiple ballon d’or Lionel Messi.

Aucun chef d’État africain en exercice

Des responsables africains sont également cités, même si aucun chef d’État en exercice ne l’est personnellement. Seul l’ancien président soudanais, Amad Ali al-Mirghani, décédé en 2008, détenait des avoirs dans un paradis fiscal.

Des proches de président en exercice le sont en revanche. Parmi eux, on compte Clive Khulubuse Zuma, le neveu du président sud-africain Jacob Zuma, Mamadie Touré, la 4e épouse de l’ancien chef de l’État guinéen Lansana Conté (qui est déjà abondamment citée dans une affaire de corruption minière dans le Simandou), Mounir Majidi, le secrétaire particulier du roi du Maroc, Alaa Moubarak, le fils aîné de l’ancien président égyptien, mais aussi John Addo Kufuor, le fils aîné de l’ancien président ghanéen John Kufuour. Enfin, le banquier ivoirien Jean-Claude N’Da Ametchi, ancien proche du président Laurent Gbagbo et aujourd’hui proche de Charles Konan Banny, détient, selon les documents du ICIJ, des actifs dans une société offshore et un compte à Monaco.

Parmi les responsables politiques africains mentionnés figurent Jaynet Désirée Kabila Kyungu (députée et sœur jumelle du président de la RDC, Joseph Kabila), Abdeslam Bouchouareb (député et ministre algérien de l’Industrie et des Mines), José Maria Botelho de Vasconcelos (ministre angolais du Pétrole), Kalpana Rawal (vice-présidente de la Cour suprême du Kenya), Bruno Jean-Richard Itoua (ancien ministre de l’Energie et de l’Hydraulique et actuel ministre de la Recherche scientifique et de l’Innovation technique du Congo-Brazzaville), le général de brigade Emmanuel Ndahiro (directeur de l’agence rwandaise de renseignement de 2004 à 2011), et le Sénégalais Pape Mamadou Pouye. Arrêté en avril 2013 avec Karim Wade, il a été condamné à cinq ans pour complicité d’enrichissement illégal.

 

JEUNE AFRIQUE

CENTRAFRIQUE : LA BARBARIE DES CASQUES BLEUS DE LA MINUSCA À BAMBARI

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(Corbeau News Centrafrique)

Cérémonie containgent rwandais

 

CENTRAFRIQUE : LA BARBARIE DES CASQUES BLEUS

DE LA Minusca À BAMBARI

 

 

Bangui, (C.N.C), 03-04-2016

De surcroit les multiples cas de viol et d’abus sexuel où sont impliqués les brebis galeuses de la MINUSCA sur la population en Centrafrique, un cas de torture orchestrés par ces soldats véreux vient d’être signalé. C’est à Bambari une ville au centre de la République centrafricaine qu’un jeune âgé de 21 ans a été torturé par les éléments du contingent gabonais de la MINUSCA basé dans la localité.
La population de Bambari, une localité située à 380 km de Bangui la capitale, est mécontente de l’acte posé par les éléments de la MINUSCA. Il s’agit principalement des casques bleus du contingent gabonais basé à Bambari. Selon nos informations, ces casques ont ligoté le jeune homme qu’ils accusent d’avoir volé leur ordinateur portable, avant de le fouetter avec des branches d’arbres.
Le pauvre jeune innocent au regard de ces accusations, d’après nos sources dans la localité, a subi une si grave torture si bien qu’il ne peut pas marcher sur ses deux pieds ligotés par les casques véreux de la MINUSCA. Après avoir subi plusieurs heures de torture au camp de ces casques bleus, le jeune a été emmené d’abord au camp de la gendarmerie nationale pour enquête puis à l’hôpital pour des soins intenses.
Contactée pour sa version des faits, la MINUSCA ne s’est justifiée sur cette affaire. Alors que sa mission en terre centrafricaine est d’assurer la protection des civiles, les casques bleus se désorientent de leur mission. Le constat aujourd’hui est que beaucoup de casques bleus qui sont déployés en Centrafrique dans la MINUSCA, ne respectent pas les principes des Nations Unies. Ils sont impliqués dans plusieurs choses en Centrafrique. Viol sur mineur et abus sexuel, connivence avec les groupes rebelles, et torture sont entre autres des actes où ils sont impliqués. Tout porte à croire qu’ils sont hors contrôle de leurs responsables.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: MON MESSAGE A MON PRESIDENT NOUVEAU ELU

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(Corbeau News Centrafrique)

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MON MESSAGE A MON PRESIDENT NOUVEAU ELU

 

 

Bangui, (C.N.C), 03-04-2016

 

Monsieur le Président de la République Centrafricaine,
Les  missions qui vous sont dévolues suite à votre élection à la magistrature suprême de l’état sont toutes  immenses, toutes prioritaires les unes que  les autres. Lesquelles prioritariser dans ces immensités de problématiques? Que faire ?
En votre qualité de professeur en mathématiques pures, vous trouverez les solutions je suis convaincu. . Je puis vous  dire que commence à ce jour la solitude du pouvoir. Vous serez seul aux commandes du pays : «  centrafrique » désormais. Toutes vos actions seront dorénavant scrutées, disséquées, interprétées par le monde entier(les adversaires comme les partisans).Et ce sont là les jeux de la démocratie que d’aucun souhaite de tous ses vœux.
Dans les premiers instants de votre législature vous vous reposerez sur le soutien du  peuple entier qui vous a élu massivement. Oui il vous aidera certainement car tout seul vous ne n’y parviendra jamais. Les immensités des  travaux à mener sont titanesques sur tous les plans.
Monsieur le Président le peuple centrafricain tout  entier est volontaire pour porter chacun et chacune sa pierre à l’édifice centrafrique, non pas avec des théorèmes mathématiques pour élaborer ces nombreuses problématiques qui sont dressées devant vous et qui attendent que vous preniez l’initiative courageuse dans leur résolution une par une ; mais avec leur faire-valoir, c’est à dire leur compétence acquise par ailleurs, leurs expériences professionnelles enrichies, leurs moyens financiers et autres  afin de booster le développement économique et social de leur pays qui est impératif vital.
D’abord Monsieur le Président il y’a  un préalable conditionnel qui vous est proposé. C’est celui que vous et nous peuple entier, puissions revoir ensemble dans le rétroviseur de l’histoire de notre pays  ces cinquante dernières années afin de nous convaincre de poser les vraies questions de pourquoi et le comment mener notre avenir. C’est tout simplement dire autrement, pourquoi en sommes-nous arrivés à ce stade de pays anéanti de part en part ? je ne vois pas comment on peut construire la démocratie avec des chances de durée sans repenser et reconstruire 1’état centrafricain (c’est à dire son peuple, ses institutions, l’économie, son moral etc), ce que j’appelle les préalables de rebond.
Ce peuple a été toujours tyrannisé, massacré, vandalisé, violé, escroqué, réfugié, il a toujours vécu dans les spectres des coups d’état. Des arrestations arbitraires et détournements de deniers publics qui étaient légions dans notre pays.
Libérer ce peuple pour lui offrir des occasions d’expression véritables pour son épanouissement  et le développement économique et social sera le défi qui vous incombe. Les centrafricains souhaitent ardemment réécrire une nouvelle histoire du pays de Barthélémy Boganda

En exorcisant notre histoire de notre  descente aux enfers nous rénoverons dans les approches des recherches des solutions escomptées, nous saurons qui furent les acteurs ou les actions  les plus défavorables et qui sont susceptibles de ne plus être reconduits. En un mot la RCA de demain souhaite faire la rupture la plus nette de son passée honteuse et  réconcilier les centrafricains avec la Centrafrique. C’est faire aussi la justice pour tous et pour personne, c’est édifier un état juste, ferme et impersonnel sur toute l’étendue du territoire. C’est rendre pratique, inattaquable la notion constitutionnalisée de laïcité. Le pays a besoin de toutes ses filles et de tous ses fils mais pas seulement d’une poignée de groupuscules errantes dans toutes les législatures, derrière tous les pouvoirs.
Avec toutes les déconfitures que le pays a connues, nous disons le plus simplement que nous sommes tous responsables directement ou indirectement. Mais en réalité, les yeux dans les yeux, les vrais chefs d’orchestre de nos marasmes ces cinquante dernières années sont là tapis dans l’ombre en trains de muter pour rebondir sous d’autres formes organiques sur les scènes publiques afin de poursuivre leurs basses œuvres égoïstes de destruction.
Monsieur le président comment faire pour redresser l’éducation de nos enfants qui ont des niveaux scolaires au rabais ? Il y’a quelques années nous reprenions tous en chœur le mot : année blanche pour désigner les périodes  émaillées de grèves à durée longue des enseignants en RCA.  S’il nous est donné aujourd’hui  de mesurer les conséquences dévastatrices sur les études des enfants, sur l’économie du pays, sur les rebellions qui ont distordu le tissu social ces dernières années du pays etc, nous en dirons beaucoup. Pour s’en convaincre, je demande de voir le  classement unesco de notre pays durant ces périodes repris en 2011 par la radio ndeke-luka. Notre pays est classé dernier parmi les pays africains du sud du sahara. Les responsables qui ont inspiré cette idée sont là toujours dans la sphère politique du pays et ne se sentent guère inquiétés…Que dire de ce pays qui a des lois et qui ne se  l’applique jamais ? C’est quoi l’i
mpunité?
Que dire d’un pays qui officiellement ne recrute pas dans la fonction publique, mais qui, à chaque législature recrute par « connaît » ?
Ce pays doit être revu dans ses fonctionnalités pour les rendre accessibles à chaque centrafricain et équitables pour tous les centrafricains. Mais le préalable qu’il faut réaliser se résume dans : La justice, la rupture, la compétence, le bilan de notre histoire etc.
Monsieur le président vous avez du pain sur la planche car les montagnes dressées devant sont abruptes, raides et nombreuses. Pour vous y aider, sachez excellence que  vous avez  tout le peuple. Il est  décidé à retourner les situations pour démontrer au monde entier qu’il  est désormais maître de sa destinée derrière celui qu’il a choisi.

Marne la vallée-France

Nestor DODO Dyssongo

CENTRAFRIQUE : SIMPLICE SARANDJI NOMMÉ PREMIER MINISTRE PAR F.A TOUADERA

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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CENTRAFRIQUE : SIMPLICE SARANDJI NOMMÉ PREMIER

MINISTRE PAR F.A TOUADERA

 

Bangui, (CNC), 02-04-2016

 

Le visage du nouveau premier ministre centrafricain est désormais connu. Simplice Sarandji est nommé ce 2 avril 2016, premier ministre chef du gouvernement par le président élu de la République centrafricaine, Faustin Archange Touadera.

A la grande surprise de tous, Faustin Archange Touadéra nomme son ancien Directeur de Cabinet et étant aussi son directeur de campagne Simplice Sarandji au poste de Premier ministre Chef de Gouvernement. L’annonce est tombée cet après-midi sur les ondes de la radio nationale à travers la lecture d’un communiqué de la présidence.
Né le 4 Avril 1955 à Baoro en Centrafrique, le nouveau premier ministre Simplice Sarandji est un Maitre de conférence et Géographe de formation. Il doit désormais former son gouvernement.

 

 

Bangui Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE : « LE MONDE GARDE UN ŒIL ATTENTIF SUR CE QUI SEPASSE DANS VOTRE PAYS » HERVE LADSOUS

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(Corbeau News Centrafrique)
 
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CENTRAFRIQUE : « LE MONDE GARDE UN ŒIL ATTENTIF SUR

CE QUI SEPASSE DANS VOTRE PAYS »

HERVE LADSOUS

 
 
 
 
Bangui, (CNC), 02-04-2016
 

Le Secrétaire général adjoint de Nations Unies, Hervé Ladsous, a promis l’intensification de l’appui de l’organisation aux nouvelles autorités centrafricaines. Une déclaration faite le 1er avril 2016 lors d’une rencontre avec la presse, à Bangui.

« Les Nations Unies vous assurent qu’elles continueront à prêter leur concours au peuple de la République centrafricaine, au Président Touadéra et à son nouveau gouvernement. En particulier, notre opération de maintien de la paix, la Minusca, est fermement déterminée à appuyer vos efforts et à respecter les plus hautes normes de professionnalisme et de responsabilité au service du peuple centrafricain», a dit le Chef des opérations de la paix de l’ONU.

Selon Hervé Ladsous, les Nations Unies vont réfléchir avec la communauté internationale sur le soutien à apporter à la République centrafricaine pour les deux-trois prochaines années. « Il s’agit de faire en sorte que la République centrafricaine, qui a souffert de tant de crises, échappe à ce cercle vicieux et qu’on arrive à régler les problèmes de manière durable », a-t-il dit, en ajoutant que « la communauté internationale garde un œil attentif à ce qui se passe dans ce pays malgré d’autres crises en Afrique et ailleurs. »

Le Secrétaire général adjoint a également évoqué ses rencontres avec le nouveau président et avec le Chef d’Etat de la transition mais aussi sa visite à Boeing, dans un quartier de Bangui où deux communautés ont signé un pacte de non-agression en février dernier, avec l’appui de la MINUSCA et des partenaires internationaux. Il a appelé les partis politiques, la société civile, les associations de femmes et aux groupes religieux du pays à jouer un rôle actif dans cette nouvelle phase que vit le pays et auquel les Nations Unies, avec la MINUSCA et l’équipe de pays, ont beaucoup contribué. Au cours de sa conférence de presse, le Chef des opérations de maintien de la paix a également condamné les actes d’exploitation et d’abus sexuels commis par quelques membres de la MINUSCA, en particulier des soldats.

Hervé Ladsous a affirmé que les Nations Unies sont déterminées à y mettre fin dans le cadre de la politique de tolérance zéro du Secrétaire général. Il a noté que des mesures concrètes sont en train d’être mises en œuvre aussi bien au siège qu’au niveau de la Mission, en plus de nouvelles propositions telles que la mise en place de cours martiales in situ et le prélèvement d’ADN des Casques bleus à leur arrivée dans les missions.

Ladsous a aussi rappelé que la protection des survivantes, victimes de l’exploitation et des abus sexuels, reste la priorité des Nations Unies et que dans ce cadre, elles bénéficient d’une assistance médicale et psychosociale. Il a par ailleurs salué l’annonce du jugement de 20 soldats de l’ex-contingent congolais de la MINUSCA par le Tribunal Militaire de Garnison de la Gombe, en RDC, qui a débuté le 28 mars. Le Chef des opérations de paix des Nations Unies a cependant ajouté que cette « action diligente » soit « plus systématique ». « L’engagement ferme des pays contributeurs des missions de maintien de la paix est plus qu’à souhaiter, il est indispensable », a insisté Ladsous.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC