Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/La-Minusca-se-félicite-de-la-concertation-des-forces-vives-de-la-nation-sur-le-processus-politique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>La Minusca se félicite de la concertation des forces vives de la nation sur le processus politique
LA MINUSCA SE FÉLICITE DE LA CONCERTATION DES FORCES VIVES DE LA NATION SUR LE PROCESSUS POLITIQUE
La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine, en abrégé MINUSCA, se félicite de la concertation des Forces vives de la Nation sur le processus politique en République centrafricaine.
Dans un communiqué rendu public ce lundi 29 décembre 2014, La Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) se félicite de la Concertation des Forces vives de la Nation sur le processus politique, organisée à Bangui, le samedi 27 décembre 2014, sous l’autorité de la Cheffe de l’État de la Transition, MadameCatherine Samba-Panza.
Elle salue cette initiative des Autorités de la Transition qui, selon elle, renforce leur appropriation du processus politique lancé le 23 juillet 2014 à Brazzaville. De surcroît, elle accueille favorablement la proposition de la Cheffe de l’État de la Transition d’un programme de désarmement volontaire et de l’organisation, début janvier 2015, d’une marche des femmes pour marquer leur engagement pour la paix.
Selon ce même communiqué, la MINUSCA prend acte des décisions consensuelles relatives aux modalités d’organisation des consultations à la base et de la mise sur pied prochaine de la Commission préparatoire du Forum de Bangui.
Par ailleurs, la MINUSCA réitère son appui aux Autorités de la Transition qu’elle encourage à poursuivre cette démarche inclusive vers une solution durable à la crise et la tenue des élections dans les délais impartis.
MESSAGE DU GÉNÉRAL XAVIER SYLVESTRE YANGONGO A L’OCCASION DU NOUVEL AN
Mes très chers Compatriotes,
A l’occasion de la fête de noël et du nouvel an, j’ai décidé de m’adresser à vous. Je vous souhaite une très belle année 2015 durant laquelle la joie et la santé vous accompagnent chaque jour.
Que vos souhaits les plus chers puissent se réaliser.
Dans peu de temps, notre pays connaîtra un grand moment de son histoire contemporaine. S’il plaît à Dieu, chacun d’entre vous sera amené à choisir celles et ceux qui présideront à la direction de cette grande Nation.
Comme vous le savez, j’ai décidé de me porter candidat à l’élection Présidentielle; non pas pour accomplir une quelconque ambition personnelle, mais parce que j’estime que l’avenir de cette nation ne peut être indéfiniment laissé entre les mains de ceux qui, de façon notoire et répétée, se distinguent par la duplicité de leur langage politique, leur goût effréné pour le gain facile, leur mépris total de la vie humaine et de la souffrance de leurs semblables.
Comme vous le savez, l’option de la non-violence qui m’a toujours inspiré, se justifie par le fait que le raccourci de la guerre reproduit toujours des germes d’autodestruction et d’arbitraire. Vous avez tous vécu, hier et aujourd’hui encore, la rapidité avec laquelle, nos politiciens ont trouvé en la rébellion un modèle d’accession facile au pouvoir et à l’enrichissement personne l illicite.
Si nous avons pu surmonter le poids de l’histoire en faisant des anciennes puissances colonisatrices nos principaux alliés d’aujourd’hui, pourquoi ne mettrions-nous pas notre énergie à forger cette alliance entre nous, filles et fils d’une même nation, pour que triomphent la liberté et la dignité, et que nos faiblesses ne conduisent plus à notre asservissement.
Aujourd’hui arrive un temps nouveau pour le Centrafrique, un temps de grâce et de rafraîchissement. L’heure du pardon a sonné. La réconciliation nationale et la reconstruction que nous souhaitons exigent de tous les acteurs politiques et de l’ensemble de la nation un véritable dépassement de soi.
Le pardon que nous nous devons ne doit pas se priver de justice, notamment pour les crimes les plus graves qui ont été commis au cours de ces dernières années, car bien que pardonné, le coupable ne peut être tenu pour innocent.
Si vous m’accordez votre confiance, je me consacrerai à concrétiser ce besoin de réconciliation en mettant ensemble toutes les parties prenantes, y compris les pays étrangers qui sont notoirement impliqués dans nos déboires et nos succès, afin qu’ensemble, dans un esprit constructif, nous mettions en place un code de conduite susceptible de permettre la préservation de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de la dignité de la RCA, tout en assurant à tous la pleine participation à la vie de la nation sur des bases nouvelles.
Notre pays est assez grand et riche pour permettre à chaque Centrafricains d’y trouver le bonheur, dans le respect du droit et de la dignité humaine. De même, s’agissant du développement économique, depuis sa création il y a plus d’un siècle, notre pays a toujours offert des possibilités de commerce aux nations. C’est à nous Centrafricains d’imposer aux nations notre dignité, et de leur offrir en retour toutes les possibilités d’échange économique dans nos intérêts réciproques.
Aujourd’hui, au regard de l’élan de soutien que vous avez manifesté à l’endroit de ma candidature, je mesure que le vaillant peuple Centrafricain, plus que jamais déterminé à mettre un terme au mensonge, à la tricherie et aux falsifications de plus en plus élaborées, qui ont élu domicile au sommet de notre pays.
Je mesure également la portée du sacrifice consenti par les pays partenaires et l’ONU qui, depuis la mise en place de la Mission des Nations Unies en Centrafrique, veulent contribuer à l’édification d’un pays plus stable et plus prospère. Au-delà de l’intérêt économique et
politique pour l’Afrique et le monde de voir la RCA rompre avec une gestion prédatrice et liberticide, nous voulons que l’effort de nos partenaires constitue un réel acte d’humanisme et de solidarité auxquels je crois, et que la crédibilité du scrutin à venir honore les sacrifices des contribuables occidentaux et la mémoire des martyrs Centrafricains.
Cependant, bien que vous ayez été nombreux à manifester votre soutien à ma candidature, beaucoup de doutes ont été exprimés ici et là sur la transparence, la crédibilité et surtout l’équité du processus électoral. Comment ne pas douter lorsque l’on assiste à l’utilisation éhontée des deniers du peuple Centrafricain. Les Centrafricains ont encore en mémoire le traumatisme des élections, tronquées par la corruption et l’intimidation, et face auxquelles les contestations populaires légitimes ont été réprimées dans une sanglante barbarie. N’ayant pas d’autre objectif que de se maintenir à tout prix au pouvoir, ils ont unilatéralement décidé de changer les règles du jeu démocratique qu’ils avaient eux-mêmes fixées, et ce à quelques mois de l’échéance électorale.
Enfin, je lance un appel pressant à toutes les forces démocratiques, de changement et de progrès social, nationales et internationales, au-delà des clivages politiques ou idéologiques, à unir leurs énergies et leurs moyens autour de ma candidature, pour barrer la route à l’imposture, par une grande mobilisation populaire et une vigilance tous azimuts sur le déroulement des prochains scrutins. C’est ici le lieu de renouveler mon appel à chaque Centrafricain, de se sentir personnellement concerné, en s’assurant que son vote sera réellement comptabilisé, et de faire échec à toute tentative de tricherie, d’où qu’elle vienne, le jour du scrutin.
Je vous ai demandé de m’accorder votre confiance. Je mesure l’ampleur des défis et de la tâche qui nous attendent sur les plans politique, sécuritaire, économique et social. Avec l’aide de Dieu qui m’a toujours fermement soutenu et préservé, je me consacrerai à restaurer l’espoir et la confiance entre nous et avec l’extérieur.
J’ouvrirai un espace à toutes les forces politiques actuelles qui
renonceront à la ruse, à l’opportunisme et au crime, et adhéreront à notre projet de paix, de réconciliation, de consolidation de la démocratie et de lutte contre la corruption et l’impunité.
Je créerai un environnement où seules les personnes consacrées et réellement engagées trouveront plaisir à s’adonner à la gestion de la chose publique, où l’espace politique cessera d’être un repère d’opportunistes, de criminels et de vagabonds politiques en tout genre.
En matière économique et sociale, je favoriserai la création d’un climat nouveau, propice à la créativité et l’émulation, susceptible d’attirer et de retenir massivement de nouveaux investisseurs, et de remettre les Centrafricains au travail, grâce à un climat des affaires
nettement amélioré et une confiance durablement rétablie.
J’ouvrirai des perspectives nouvelles de coopération et d’échanges avec nos principaux partenaires bilatéraux et multilatéraux, afin de permettre une croissance économique porteuse d’emplois et un développement humain accéléré en faveur de nos populations. J’approfondirai nos relations fraternelles et complémentaires avec nos pays voisins, avec lesquels nous sommes condamnés, par la géographie, l’histoire et la sociologie, à avoir des rapports réellement fraternels, pacifiques, responsables et constructifs. Ma vision en ce qui concerne nos relations avec ces pays est de substituer des rapports de méfiance et de conflits par des intérêts économiques partagés, profonds et durables, grâce notamment aux cadres d’intégration existants. Pour la paix et le développement humain de nos populations, l’Afrique a le devoir de se montrer à la hauteur des enjeux de l’histoire, comme ont su le faire avant nous l’Europe et d’autres parties du monde.
Le Centrafrique sera ce que les Centrafricains veulent qu’il soit. J’en appelle à la conscience et au sens des responsabilités de tous. Nous avons une communauté de destin. Le moment est venu de porter notre bien commun, la RCA, vers de nouveaux horizons ; des horizons de justice et de paix, de liberté et de prospérité. Nous le devons à la Providence, à nos enfants et aux générations futures.
Que chaque Centrafricains donne le maximum et le meilleur à la RCA; devenu grand et fort, il nous le rendra plusieurs fois !
Mes chers amis,
Partagez mon message autour de vous, dans vos familles, vos cellules, vos quartiers ou villages’ Soyez toujours en paix et ne cédez pas à la provocation. Je m’organise pour venir à la rencontre du plus grand nombre d’entre vous à travers tout le pays. Comme vous le savez, nos moyens sont limités. Mais grâce à chacun d’entre vous et à votre participation volontaire, notre force est la plus grande. Et je sais pouvoir compter sur votre volonté de changement et votre détermination à vaincre, pour faire la différence.
A tous je souhaite un joyeux noël et une bonne fête de nouvel an
Bouar-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Les-3-Ministres-à-Bouar-.jpg” alt=”Les trois Ministres : Marie Noëlle Koyara, Isabelle Gaudeuille et Victor Waké à Bouar. Photo: Fred Krock / CNC” width=”628″ height=”356″ />Les trois Ministres : Marie Noëlle Koyara, Isabelle Gaudeuille et Victor Waké à Bouar. Photo: Fred Krock / CNC
Une mission gouvernementale conjointe d’évaluation dans la Nana Mambéré
Bouar (Corbeau News Centrafrique): 29-12-2014. Trois membres du gouvernement, à savoir Marie Noëlle Koyara des Travaux publics, de l’équipement et de l’aménagement du territoire, Isabelle Gaudeuille des Eaux et forêts et Victor Waké de la Communication séjournent dans la préfecture de Nana Mambéré dans le Nord-ouest de la République centrafricaine. Et ce, du 27 au 30 décembre. Il s’agit d’une mission multisectorielle visant à évaluer l’après 1er Décembre initié par Catherine Samba Panza où chaque ministre résident des seize préfectures du pays était renvoyé dans sa zone de juridiction pour la célébrer avec la population de l’arrière-pays.
La dimension de cette mission étant multidimensionnelle, il y aura fallu attendre la première réunion de la délégation de Bangui avec les autorités administratives locales de Nana Mambéré, le soir même du 27 décembre à la résidence du préfet, pour que Mme Noëlle Koyara ministre d’Etat aux Travaux publics puisse clarifier l’objectif de la mission. « Le deuxième gouvernement de Catherine Samba Panza, comme elle l’a dit, est celui d’action. C’est d’ailleurs ce qui justifie le renvoi de tous les ministres résidents dans leurs zones de juridiction pour aller fêter 1er Décembre avec la population à la base. » a-t-elle indiqué avant de préciser « l’objectif premier de cette mission, c’est de consolider la dynamique de proximité à la base que la présidente a inauguré d’où la présence du Ministre résident de Nana Mambéré parmi nous. Deuxièmement, nous sommes là pour constater l’état des routes dont celle de Béloko-Bangui dans l’optique de la politique de désenclavement de la RCA. Et enfin, quatrièmement, il s’agit de relancer officiellement les activités de la station piscicole de Paya et sa remise à l’Ong ARAN (Association des ressortissants et amis de la Nana Mambéré) » a-t-elle précisé.
La mission qui se poursuit jusqu’à mardi 30 prévoit des rencontres avec les autorités administratives et locales la Nana Mambéré. A cet effet, des réunions de travail sont prévues à Bouar, à Béloko et à Baboua. Des visites guidées doivent être effectuées sur des chantiers de réfection de routes régionales et sur la route réfectionnée de Garoua-Boulaye.
Rappelons que la mission a été initialement accueillie par M. Stanislas Yama, Sous-préfet de Bouar et Franck Elysée Goffi, Maire de Bouar.
Il est de coutume en République Centrafricaine que toutes crises politico-militaires ou sociales doivent trouver leur solution à l’extérieur du pays. La solution au problème Centrafricain ne vient pas souvent des centrafricains et on n’associe jamais ces derniers à des décisions importantes qui les concernent ou leur pays et aussi à la recherche d’une paix durable et efficace. L’exemple le plus touchant vient en fait d’une rencontre organisée entre les bourreaux des Centrafricains à Addis-Abeba (Nourredine Adams, François Bozizé et Michel Djotodjia) les 3 personnes qui ont mis le pays à terre et les Centrafricains dans le désarroi total. Le Médiateur de la crise Centrafricaine Monsieur Denis Sassou NGUESSO n’a pas tiré les leçons et les conséquences de la crise Centrafricaine de 1996, 1997, 2003. Il persiste et signe toujours sur le mauvais chemin qui conduira de nouveaux les peuples Centrafricains dans une autre crise dans les jours à venir car les vraies victimes n’ont pas encore eu la chance de commencer à faire la paix entre eux du fait que l’insécurité reste exponentielle et le pays est divisé en deux. Les anti balaka et les seleka n’ont pas été désarmés, il y a toujours des attaques entre les différentes fractions à Mbrés, Bambari, Nola ou Batangafo. La découverte ce dernier d’un charnier à Ippy ( 250 paysans exécutés froidement et lâchement par les rebelles de la seleka basée à Bambari) au vu et au des éléments de la Minusca et des militaires français de la Sangaris donc la plaie de cette crise est encore ouverte et saignante.
La recherche d’une paix durable et efficace en République Centrafricaine doit tenir compte d’une variable essentielle Monsieur le Médiateur Dénis Sassou NGuessou : Les victimes Centrafricains de cette crise, les vrais hommes politiques Centrafricains et les clergés. Cette recherche de paix doit dérouler sur le sol centrafricain et dans différentes provinces Centrafricaines entre les protagonistes. Les villageois Centrafricains, Les Musulmans Centrafricains et les opérateurs économiques Centrafricains qui ont perdus leurs biens et parfois l’un des membres de leur famille doivent faire la paix entre eux d’abord et leurs bourreaux par la suite afin de trouver une paix durable et efficace. Laisser les victimes sur le banc des touches et donner une importance capitale à ceux qui sont la cause de la crise centrafricaine ne pourront qu’empêcher le retour d’une paix durable et sincère. Cette démarche anti démocratique et inhumaine pourrait développer encore chez les victimes un sentiment de haine et de vengeance qui a atteint déjà un niveau record parmi les différentes communautés Centrafricaines. Il est question de sortir les Centrafricains dans cette spirale de crise qui dure depuis l’indépendance jusqu’à présent et non de bidouiller ou bricoler une paix qui mettra encore en péril les centrafricains dans les années à venir.
La question qui se pose en ce moment en Centrafrique est celle de la sécurité, la paix viendra en second et l’élection présidentielle au dernier. On ne peut pas mettre la charrue avant les bœufs. Les Centrafricains veulent en ce moment finir avec cette crise qui ne trouve pas son nom et qui perdure donc laisser le choix et le temps au Centrafricain pour trouver une solution efficace à l’amiable, durable et sincère à cette crise afin de bannir définitivement une nouvelle tentative de force après une élection présidentielle organisée à 500km/ h et fabriquée de toutes pièces au mois de Juin 2015 et que les mécontents qui n’auront pas le suffrage universelle vont encore fabriquer une rébellion de toutes pièces pour créer une autre crise dans ce pays meurtri. Les représentants des différentes confessions religieuses, les hommes politiques et la société civile doivent sillonner toutes les provinces, s’asseoir avec les victimes et si possible avec leurs bourreaux dans le dessein de débattre, demander pardon aux victimes et instaurer une paix dans toutes les provinces et entre les différentes communautés musulmanes, chrétiennes, minorité peuls martyrisés, les anti Balaka et les Seleka. Cette paix doit venir du fond de cœur de ces Centrafricains. On ne monnaye jamais une paix et il importe de ne pas négliger une partie. On doit associer toutes les parties à cette démarche importante y compris les Seleka et les anti Balaka.
Les Centrafricains ne veulent qu’une chose, retrouver la sécurité et la paix entre centrafricains. Donnez-nous cette occasion pour retrouver une paix durable, sincère et efficace afin que le peuple centrafricain retrouve la quiétude et une vie meilleure que celle que nous connaissons en ce moment quel que soit nos différences confessionnelles car l’heure est grave dans mon pays la République Centrafricaine. Nous les centrafricains instruits (hommes politiques, Diaspora, Étudiants, Opérateurs économiques….n’ont pas le droit de faire fi des intérêts de la population civile déjà sévèrement affligée par cette crise la plus grave que connait notre pays. Il faut impérativement laisser de côté les intérêts partisans, les calculs politiciens, le problème de groupe ethnique, de la région et rechercher résolument les solutions de sortie de crise par le pardon, la réconciliation, la sécurité et la paix le plus rapidement possible. Il ne faut pas se faire d’illusions car la crise centrafricaine ne peut être résolue que par les centrafricains et ceci dans l’intérêt de la population civile centrafricaine.
Les intellectuels centrafricains ne doivent pas donc se laisser piéger pour la nième fois. Saisissant cette opportunité pour remettre à plat tous les maux que gangrènes notre pays afin qu’on puisse trouver un nouveau élan comme les autres pays voisins. Toutes ces démarches doivent mener d’une manière démocratique sans faire l’usage de la force ni des armes. Certes, la sécurité, la paix et la stabilité politique sont les bases même d’un redémarrage économique d’un pays car sans le respect de ces bases ; notre pays va de nouveau plonger dans une nouvelle crise. Tournons la page de cette période meurtrière qu’a connu notre pays.
Selon le message posté par le Conseiller en Communication du Ministre de Communication Monsieur Didier Martial Pabandji, Hervé Séréfio Diaspora, Photojournaliste Indépendant se présente à l’aéroport de Bangui M’poko et demande à voir la Commissaire Principale de l’aéroport. Ce qui a été fait et Hervé lui a demandé l’autorisation d’aller sur le tarmac de l’aéroport pour filmer un couple venu à Bangui pour un mariage à leur descente de l’avion. La commissaire de l’aéroport lui répond qu’elle n’a pas le pouvoir de donner cette autorisation et ne comprend pas l’importance d’aller filmer un couple à la descente de l’avion. Choqué et “énervé, Hervé a traité la Commissaire d’impolie”. Traduction en sango: “Commissaire ti ala ni là? Lo ké impolie hein” ainsisté la Commissaire dans sa version des faits. Outragée et se sentant rabaissée, la Commissaire a appelé le Procureur de la République dans le respect des procédures. C’est ainsi que le PR envoya des forces de l’ordre qui ont placé en garde-à-vue Hervé Diaspora pour “outrage à personne dépositaire de l’autorité publique” (peine punie en France jusqu’à 6 mois de prison et 7500€ d’amende). La version de l’intéressé dans notre prochain post. L’affaire sera traitée demain selon le Procureur de la République.
Par suite: selon le même auteur, l’audition du photojournaliste Herve Diaspora a pris fin il y a 1h au Commissariat de l’OCRB de Bangui. Le Procureur nous a confirmé au téléphone qu’il a demandé la fin de sa garde-à-vue, le temps de la procédure….
DÉBAT GÉNÉRAL SUR LA FEUILLE DE ROUTE DU GOUVERNEMENT DE TRANSITION
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 28-12-2014. “Je ne permettrai jamais qu’un pouce du territoire de mon pays soit cédé”. C’était le propos du Premier ministre, Chef du gouvernement de transition, Mahamat Kamoun lors de son interpellation au Palais du Conseil national de transition(CNT). Le premier ministre était, ce 26 décembre 2014, devant les Conseillers nationaux pour présenter la Feuille de Route de son gouvernement.
A l’ouverture du débat, Monsieur Mahamat Kamoun, Premier Ministre, Chef du gouvernement a largement pris la parole pour non seulement présenter sa nouvelle feuille de route mais aussi défendre l’action du gouvernement de transition qu’il s’est engagé à diriger. Cette feuille de route est axée sur des différents points comme actions que le 3è gouvernement dirigé par Mahamat Kamoun compte appliquer pour les prochains mois à venir. Il s’agit de quatre piliers résumant les grandes priorités principales du gouvernement que les Conseillers nationaux doivent à leur avis valider ou apporter de suggestions.
” Les impératifs du moment et les attentes aussi bien de la communauté nationale qu’internationale ont conduit mon gouvernement, à proposer un recadrage de la Feuille de Route en mettant un accent particulier sur l’organisation des élections comme solution de sortie de crise “, a précisé Mahamat Kamoun, premier ministre Chef du gouvernement de transition.
Les priorités de la nouvelle version de cette Feuille de route sont constituées en quatre milliers à savoir : la politique et gouvernance, la Restauration de la Sécurité et la Consolidation de la paix, en suite la Relance économique et en fin l’Assistance humanitaire.
Ces piliers sont soumis aux critiques des Conseillers nationaux. Ces derniers ont largement critiqué la manière dont le gouvernement de Mahamt Kamoun va procéder au déploiement de ces différents piliers précités. Selon eux, le deuxième pilier concernant la Restauration de la Sécurité et la Consolidation de la paix doit être la toute première priorité du gouvernement. Or, dans sa réponse aux questions posées, le Premier Ministre a fait savoir aux Conseillers que l’objectif est de garantir un retour à l’ordre constitutionnel et d’assoir la bonne gouvernance des institutions. C’est le souhait même de la Communauté Internationale.
Pour la mise en place d’un cadre constitutionnel et juridique, de la transition et la nouvelle République centrafricaine, certaines actions ont été menées d’après le Chef du gouvernement. Il s’agit de la mise en place des Organes de la transition qui sont en pied d’œuvre. Il s’agit également d’élaboration et adoption des textes juridiques fondateurs de la transition.
Concernant le cas de la mise en œuvre du processus électoral, l’on peut noter, selon Mahamat Kamoun, l’adoption et la promulgation du code électoral; la mise en place de l’Autorité nationale des Élections (ANE), la poursuite de la reconstitution des fiches d’état civil; l’établissement de chronogramme d’action relatif au processus électoral qui couvre la période d’octobre 2014 à août 2015.
Au niveau de la Gouvernance et de l’État de droit, les actions ont porté entre autres sur la création d’une Cellule spéciale d’enquête et d’investigation composée des magistrats et d’officiers de police judiciaire et la coopération avec la Cour pénale internationale, matérialisée par la saisine de cette Cour le 30 mai 2014 aux fins d’ouverture d’enquête sur les crimes de droit international commis en République centrafricaine depuis août 2012.
Sur le pilier 2 qui concerne la restauration de la sécurité et la consolidation de la paix, le gouvernement Kamoun l’a défini comme objectif principal le rétablissement de la sécurité et l’instauration de la paix sur l’ensemble sur territoire centrafricain.
Dans le domaine de la reconstruction d’une nouvelle armée républicaine, le premier ministre a déclaré que l’un des chantiers phares de son gouvernement sera donc la reconstruction d’une armée véritablement forte, une armée au service du peuple et non, selon lui, une armée au service d’une personne.
” Le contexte actuel nous oblige à demander à l’Union africaine, à l’Organisation des nations unies, et au Conseil de Sécurité des Nations unies, l’allègement de l’embargo afin de permettre la mise en place d’une Force nationale d’intervention rapide composé d’un millier d’éléments de Forces armées centrafricaines FACA. ” a-t ‘-il ajouté.
Le rôle de cette force qui vient en soutien avec les forces internationales, sera de combattre sans relâche toutes les formes négatives afin d’assurer la sécurité des populations et de bien Benz-Vi. Conformément à la déclaration de son excellence madame le Chef de l’État de transition, Catherine Samba-Panza, le premier ministre précise que les FACA vont bientôt commencer leurs activités dans la capitale. Une brigade d’intervention rapide sera mise mobilisée 24 heures sur 24, selon le Chef du gouvernement, pour intervenir rapidement en faveur de la population en détresse.
Sangaris – Les blessures « invisibles » de nos militaires
Par :Laurent Lagneau
12% des militaires du premier mandat de l’opération Sangaris ont présenté des « déséquilibres psychologiques »
Les militaires engagés dans l’opération Sangaris, en Centrafrique, vivent souvent des moments difficiles en raison des violences qui y sont commises. Et cela n’est évidemment pas sans conséquences sur le plan psychologique, avec de probables cas de troubles de stress post-traumatiques (TSPT), ces blessures « invisibles » sont causées par une tension nerveuse continue au cours de la mission ou bien encore par la vision de scènes insupportables.
Ainsi, les députés Émilienne Poumirol et Olivier Audibert-Troin, auteurs d’un copieux rapport d’information sur la prise en charge des soldats blessés expliquent que « le contexte opérationnel » en Centrafrique réunit « tous les ingrédients pour que l’impact psychologique soit douloureux : horreur de la guerre civile, impuissance relative de la force, volatilité et dangerosité du milieu, conditions matérielles très rudimentaires, ennemi mal identifié et perte de contrôle de la violence ».
Pour autant, et alors que ce dispositif avait été mis en place à Chypre pour les militaires revenant d’Afghanistan ou du Mali, aucun « sas de décompression », qui vise à faciliter le retour à une vie normale et à détecter d’éventuels troubles psychiques, n’avait été prévuau moment du lancement de l’opération Sangaris.
Seule la Cellule d’intervention et de soutien psychologique de l’armée de Terre (CISPAT) fut sollicitée en envoyant une équipe de 6 psychologues sur ce théâtre extérieur.
Et « quand cette cellule n’a plus été pas suffisante, expliquent les deux députés, la CISPAT a envoyé deux psychologues sur place pour délivrer l’aspect psychologique du sas sur le théâtre à 500 militaires rentrant en février et mars 2014″. Et d’ajouter : « Cependant, il s’agit d’un projet moins ambitieux que le sas, sur une journée seulement et dans un cadre, ‘sous l’aile de l’avion’, ne se prêtant ni à la normalisation ni à l’apaisement. Beaucoup de personnels, au moins un tiers, n’ont donc pas pu être suivis pour leurs problèmes psychiques ».
Aussi, le « bilan est très négatif pour le premier mandat de Sangaris » [ndlr, GTIA Amarante et Panthère] ont avancé les rapporteurs. Selon eux, « 12% des militaires de retour de République centrafricaine présentaient des déséquilibres psychologiques se traduisant par un contact altéré avec la réalité contre 8% pour l’opération Pamir » [ndlr, en Afghanistan].
Depuis, un nouveau sas de décompression a été mis en place à Dakar pour les militaires engagés dans les opérations Barkhane et Sangaris.
Pendant trois jours, ces derniers participent à des activités obligatoires et facultatives, ainsi qu’à des groupes de paroles.
Dans leur rapport, les deux députés préconisent de pérenniser ce dispositif en garantissant son financement, actuellement prélevé sur l’enveloppe des opérations extérieures, ce qui le rend « trop fragile en période de contrainte budgétaire », sachant que le coût de celui de Chypre était de 800.000 euros par relève.
Pour les rapporteurs, « l’apport du sas est indéniable en matière de détection et de prévention des conduites à risque et des troubles psychiques. Sa fonction d’apaisement est un accélérateur du retour à la normale ».
Selon une étude l’armée de Terre réalisée en 2012, « sur les 88 % des militaires qui ont bénéficié du sas de fin de mission à Chypre en 2011, 92 % se disaient satisfaits de l’aide apportée », 78% ont pu se « réadapter plus facilement à la ‘vie normale’ » et 49 % ont été en mesure de parler « plus facilement avec un médecin des troubles psychologiques ».
Enfin, ajoutent les deux députés, « des bénéfices psycho-sociaux pas toujours chiffrables en termes d’impacts immédiats ont également été remarqués avec une influence sur certains facteurs sensibles comme l’absentéisme, l’attrition, la motivation au travail et l’adaptation sociale ».
Des centaines de réfugiés rd-congolais retournent de la Centrafrique
Plusieurs centaines de réfugies rd-congolais vivant en République Centrafricaine depuis deux ans rentrent en RDC depuis mercredi, a déclaré vendredi l’ administrateur du territoire d’Ango, en province Orientale, Jean- Pierre Mulengu.
“Ces réfugiés congolais commencent à regagner la République démocratique du Congo par le territoire d’Ango à plus de 600 kilomètres au nord de Kisangani. Une centaine d’entre eux est cantonnée dans le village de Kpokpo. D’autres sont dans les autres localités”, a-t-il affirmé.
L’insécurité en Centrafrique est à l’origine de ce retour spontané, a expliqué M. Mulengu, promettant de mobiliser les humanitaires en faveur de ces nécessiteux.
M. Mulengu a indiqué qu’il est pour l’instant difficile de les dénombrer et de connaître leur situation humanitaire.
“Les obstacles géographiques ainsi que la présence permanente des groupes résiduels de rebelles LRA dans cette partie du territoire d’Ango limitent l’accès”, a-t-il soutenu.
M. Mulengu a déclaré avoir planifié des rencontres avec le HCR et d’autres organisations humanitaires afin de venir au secours de ces retournés congolais.
Selon un responsable de la société civile du territoire d’Ango, beaucoup d’autres réfugiés sont encore en route. Il faudra s’ attendre à un nombre encore plus important de personnes qui vont arriver de Centrafrique.
Les médecins sénégalais bien arrivés en Guinée, Sierra-Leone et Libéria
Deux semaines après leur départ de Dakar, une vingtaine de médecins et infirmiers volontaires sénégalais en partance pour la Guinée, le Libéria et la Sierra-Leone sont bien arrivés dans ces pays. Ils sont volontaires d’une mission internationale dans le cadre de la lutte contre le virus hémorragique Ebola. Les professionnels sénégalais de la santé sont ont été déjà déployés vers ces zones les plus touchées.
Recrutés par plusieurs agences onusiennes implantées au Sénégal, plus de 20 médecins et infirmiers sénégalais ont quitté Dakar pour le Libéria, la Sierra Leone et la Guinée. D’autres ont été enrôlés par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao). C’est ce qui justifie leur départ en ordre dispersé. Car si les uns ont pu rallier Paris avant d’aller à la Sierra Leone et la Guinée, d’autres sont partis directement vers leurs lieux d’affectation. Toujours est-il qu’ils s’activent tous pour une seule et unique mission : lutter contre Ebola !
Formation à Paris
Le docteur Nd. D joint depuis Freetown, explique que l’équipe des volontaires sénégalais de l’Onu et de la Cedeao est bel et bien arrivée en Sierra-Leone. « Contrairement aux autres, les médecins sénégalais volontaires de l’Onu ont fait trois jours à Paris pour une petite formation visant à prévenir l’infection dans un environnement hautement contagieux. Et surtout d’apprendre les stratégies d’isolement et de prise en charge des personnes malades », a-t-il expliqué tout en révélant qu’ils sont au nombre de cinq sénégalais dans une zone située à une centaine de kilomètres de Freetown « Depuis notre arrivée, aucun cas d’Ebola n’a été signalé dans notre centre d’isolement. Nous n’avons que des cas de panique, car après test, l’on a constaté qu’il s’agissait de simples fièvres ou diarrhées dues à des maladies tropicales », a-t-il indiqué avant de nous orienter vers ses autres compatriotes déployés en Guinée et au Libéria. Pour le médecin sénégalais M. Th. opérant sous la bannière de la Cedeao, lui et ses collègues ont quitté l’aéroport de Dakar-Yoff pour rallier directement la Guinée. A en croire ce cadre de la santé, c’est sur place que les organismes médicaux de la Cedeao leur ont appris la façon dont ils utilisent les équipements de protection individuelle pour dépister les cas d’Ebola chez les patients. « Nous avons appris également les méthodes d’isolement pour les cas suspects », a souligné notre médecin volontaire déployé en Guinée tout en précisant que le taux de contamination a considérablement baissé.
Rappelons-le, c’est dans le cadre de la lutte contre Ebola que ces médecins et infirmiers sont partis volontairement à l’appel des organismes internationaux de la santé.
Tout médecin ou infirmier postulant et recruté recevra une indemnité mensuelle de subsistance censée couvrir les frais de logements, les besoins de base ainsi que d’autres charges comme l’indemnité d’installation, l’assurance médicale, l’assurance vie, etc. Les frais de voyage sont entièrement pris en charge par le programme “Volontaires des Nations-unies (Vnu) pour les uns et la Cedeao pour les autres.
Pape NDIAYE
Article paru dans « Le Témoin » quotidien sénégalais ( Décembre 2014)
L’avocat Me El Hadj Diouf reçu en audience par le président Déby !
Une exclusivité du « Le Témoin » : La nouvelle ne va sans doute pas manquer de produire l’effet d’un coup de tonnerre dans un ciel sans nuage. Voire, dans le cas d’espèce, celui d’une bombe dont la déflagration risque d’être entendue jusque sur les rives de l’Oubangui-Chari. De quoi s’agit-il ? Eh bien, de l’audience que le chef de l’Etat tchadien, M. Idriss Déby Itno, a accordée la semaine dernière à son plus virulent pourfendeur et contempteur sénégalais, l’homme qui, près de 14 ans durant, n’a cessé de le vitrifier sur toutes les tribunes, dans tous les prétoires et à travers tous les médias. Cet homme c’est, bien sûr, l’avocat Me El Hadj Diouf, le plus coriace, le plus teigneux et le plus pugnace des défenseurs de l’ancien président tchadien Hissène Habré. Lequel est détenu depuis près de deux ans pour « crimes de guerre », « crimes contre l’humanité » et « actes de torture » dans le cadre de procédures ouvertes par les Chambres africaines extraordinaires créées au sein des juridictions sénégalaises. Des CAE qui constituent justement la bête noire et les ennemis jurés du célèbre avocat. Certes, seules les montagnes ne se rencontrent jamais mais cette audience, tenue jusque-là dans le plus grand secret par les deux parties — pourtant avides de communiquer en d’autres circonstances — a de quoi surprendre. Pour dire le moins.
L’audience a eu lieu le mercredi 17 décembre dernier à 9h30 à l’hôtel King Fahd Palace où résidait le dictateur tchadien, venu prendre part au Forum sur la Paix et la Sécurité en Afrique organisé dans notre pays. De bonne source, elle s’est tenue en deux temps puisque la veille, mardi 16 décembre, l’avocat avait d’abord été reçu assez longuement par le directeur de cabinet de Déby. Lequel, paraît-il, était en train de dormir. Et ce n’est que le lendemain, avant de quitter l’hôtel pour se rendre à l’aéroport Léopold Sédar Senghor, qu’il a reçu Me El Hadj Diouf. Sur ce que se sont dit les deux hommes, nos sources sont incapables de dire la moindre chose. On apprend par contre que le président de la République, M. Macky Sall, se serait impliqué pour que l’entrevue puisse avoir lieu.
Me El Hadj Diouf, plus virulent adversaire de Déby, aurait-il cédé aux pétrodollars de l’homme fort de Ndjamena ? Ou l’a-t-il rencontré seulement pour examiner avec lui les voies et moyens de faciliter la libération de son illustre client ? On ne saurait le dire. Si l’avocat, que nous avons joint au téléphone, s’est montré peu disert, des sources qui lui sont proches confirment la tenue de cette audience et expliquent que Me Diouf, contacté effectivement par le président Déby qui souhaitait le rencontrer, a accepté l’invitation et s’est rendu à son hôtel. « Toutes les guerres finissent autour d’une table de négociations et si la France et l’Allemagne elles-mêmes, après s’être fait la guerre, ont signé un armistice jusqu’à devenir aujourd’hui les meilleures alliées en Europe, pourquoi donc Me El Hadj Diouf n’accepterait-il pas de rencontrer le président Déby ? En effet, il considère que tous les moyens sont bons pour obtenir la libération de son client et Déby, qui a une influence non négligeable sur les Chambres africaines extraordinaires — et pour cause, il est leur principal bailleur de fonds — peut grandement contribuer à cet élargissement » nous confie le proche de l’avocat selon qui son ami s’est dit prêt à jurer sur le Coran qu’il n’abandonnera jamais le président Hissène Habré. Selon cette même source, Me El Hadj Diouf considère qu’il était d’autant plus fondé à rencontrer celui qu’il a toujours traité de « dictateur » et de « criminel » que ce dernier a donné récemment des gages de s’émanciper des Chambres africaines extraordinaires. En refusant d’extrader les suspects tchadiens dont elles réclamaient l’extradition, en réclamant que lui soit remboursés ses quatre milliards ayant permis jusqu’ici à ces chambres de fonctionner, en organisant un procès au Tchad pour juger les complices présumés de M. Habré, Déby montre qu’il a rompu tout lien avec les CAE. Aux yeux de Me El Hadj Diouf, il devient donc fréquentable. L’avocat est aussi en paix avec sa conscience puisqu’il aurait avisé l’une des épouses du président Habré avant de se rendre à l’audience avec son ex ( ?) ennemi juré et lui aurait rendu compte après.
L’ennui, c’est que le son de cloche est légèrement — pour ne pas dire très ! — différent du côté du président Hissène Habré où l’on s’étrangle en évoquant cette « trahison » (le gros mot !) du plus fougueux des avocats du prédécesseur du président Déby. Là, on soutient que l’avocat n’a reçu aucun mandat de son client pour rencontrer l’ennemi. Pis, dit-on, jusqu’à hier (Ndlr, mardi), il n’avait pas encore rendu compte au président Habré du contenu de cette audience. Il s’y ajoute qu’un des membres du collectif des avocats du président Habré que nous avons joints au téléphone nous a dit être dans l’ignorance totale de cette audience. Laquelle a en tout cas eu un effet coup de massue dans le camp Habré. De manière générale, on savait que les Chambres africaines — particulièrement le Procureur spécial, M. Mbacké Fall — roulent ouvertement pour le président tchadien et que les autorités sénégalaises, notamment l’ancien Premier ministre, Mme Aminata Touré, et l’actuel Garde des Sceaux, ministre de la Justice, Me Sidiki Kaba, sont très bien disposées à l’endroit de Déby, mais de là à ce que l’avocat qui portait l’essentiel, du moins une bonne part, de la défense du président Habré soit retourné par le président tchadien ainsi que le prétendent les proches de ce dernier, cela montre que Déby est vraiment fortiche !
Pauvre président Hissène Habré : entre un ancien Premier ministre accusé d’avoir commis un faux pour signer une convention avec l’Union Africaine afin d’organiser son procès, son principal adversaire qui non seulement finance l’organisation de ce même procès mais aussi refuse de livrer ses complices présumés à lui Habré avant d’organiser un procès parallèle à Ndjamena, et la Cour suprême du Sénégal qui refuse de se prononcer sur les requêtes de ses propres avocats, il doit se dire — à juste raison ! — que le fléau de la balance des chambres africaines extraordinaires penche outrageusement du côté de l’Accusation. Et si maintenant Déby réussit à retourner son principal avocat avec l’aide des autorités sénégalaises, alors c’est à désespérer de la justice des hommes !
Mamadou Oumar NDIAYE
Article paru dans « Le Témoin » quotidien sénégalais ( Décembre 2014)
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Jouets-d-Action-pour-la-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Jouets d’Action pour la Centrafrique”
A la pédiatrie, Mgr Nzapalainga et ‘’Action pour la Centrafrique’’ célèbrent noël avec les enfants malades
La fête de Noël continue à Bangui. Un jour après le 25 décembre, date marquant la naissance de Jésus Christ où les enfants sont à l’honneur, le Complexe pédiatrique de Bangui a accueilli une messe spéciale dite par l’Archevêque de Bangui Mgr Dieudonné Nzapalainga, pendant que l’Ong de la diaspora centrafricaine de France ‘’Action pour la Centrafrique’’ de Guy Maurice Limbio s’est chargée d’offrir des jouets et autres cadeaux à ces enfants.
Ce sont des centaines d’enfants malades que leurs parents ont portés à l’occasion de cette grande prière de Noël qui leur est spécialement dédiée, sachant que les enfants malades des différents sites des déplacés de Bangui et ceux de toutes la RCA en général sont accueillis au Complexe pédiatrique de Bangui. Ayant un quorum atteint d’auditoire, Nzapalainga passe trois messages importants inspirés de l’Evangile tirée du livre de Mathieu au chapitre 10, les versets 17 à 22. « Le premier message s’adresse à vous chers parents des malades. Les enfants qui souffrent ont besoin de votre présence à leur côté, tout comme Marie et Joseph ont été aux côtés de Jésus. Le second message va à l’endroit du personnel soignant de la pédiatrie. Vous devez administrer les soins dans la joie, car l’amour que vous témoigné envers vos patients a un grand impact positif sur leur état de santé. Enfin, mon dernier message c’est pour vous dire à vous tous ici présents que Jésus est venu parmi nous le jour de Noël, il nous a amené la joie. C’est cette joie qu’on est venu vous partager aujourd’hui. » a indiqué Mgr Nzapalainga dans son homélie.
Mgr Nzapalainga à la Pédiatrie
Une compilation de message qui n’a pas laissé indifférent Dr Gody, Directeur du Complexe pédiatrique de Bangui : « Je suis particulièrement touché par l’appel de Monseigneur à l’endroit du personnel de santé que nous sommes pour traiter les patients toujours avec le sourire aux lèvres. C’est d’ailleurs cela notre mission de guérir les malades qui viennent à l’hôpital afin de rendre la joie dans leurs familles respectives. » a-t-il dit avant de poser une série de questions au gouvernement représenté à cette occasion par Mme Eugénie Yarafa, ministre des Affaires sociales et de l’Action humanitaire : « Madame le ministre, comment allons-nous soigner les malades avec le sourire aux lèvres comme nous le demande l’Archevêque, alors que les conditions de travail ne sont pas réunies ? Où allons-nous trouver ce sourire-là lorsqu’à la maison, l’infirmier n’arrive même pas à s’occuper de son foyer parce qu’il n’a pas perçu son salaire et que ses enfants et sa femme manquent de joie ? » Histoire pour Dr Gody d’interpeler les autorités à prendre à bras le corps les problèmes des hôpitaux, afin de garantir un environnement global favorable pour la santé des personnes.
Indiquons que ce n’était pas que de la prière et de la bénédiction que les enfants malades de la pédiatrie ont bénéficié ce 26 décembre. L’Ong de la diaspora centrafricaine de France ‘’Action pour la Centrafrique’’ fondée par un compatriote Guy Maurice Limbio a mobilisé un pactole de biens constitué de jouets et autres cadeaux qui ont été offerts à ces enfants. Pour Limbio, « Ce n’est pas pour la première fois qu’Action pour la Centrafrique intervient depuis l’éclatement de cette crise. Nous avons été parmi les premiers à envoyer des équipes médicales dès le début pour soutenir les personnes en détresse. Pour cette fête de Noël, nous entendons redonner sourire aux enfants qui ont, quelque peu, perdu espoir. A travers ce geste, nous pensons que les parents de ces enfants seront soulagés, et qu’ils ne développent pas un sentiment d’être seuls et abandonnés au chevet de leurs enfants. Aussi, lorsqu’on parle de Noël, on fait allusion aux enfants, mais on a tendance à oublier les enfants malades, c’est pour cela que nous avons ciblé le Complexe pédiatrique qui est le centre de référence pour les enfants malades de tout le pays. Ce n’est qu’un début, mais l’oparétion est prévue pour couvrir tout le pays.»
La double visite spirituelle d’un côté et humanitaire de l’autre n’a pas laissé insensible Alain Douadé, portant sa fille Bienheureuse Douadé hospitalisée depuis trois semaines à la pédiatrie qui a vu son enfant bénéficier d’une poupée : « Si je dois dire un mot, c’est de remercier Mgr Nzapalainga et l’Ong qui est venue avec lui pour remonter notre moral, à travers cette prière et de donner des cadeaux de Noël à nos enfants. Depuis que nous sommes là, personne n’est venu nous faire un geste pareil. Je suis très satisfait et j’en appelle à d’autres personnes de bonne volonté, ainsi qu’à nos autorités de penser à notre sort ici. »
Notons que le don d’ ‘’Action pour la Centrafrique’’ est constitué de trousses de pansement, des jouets pour filles et garçons, et d’autres articles pour les parents – le tout pour une valeur de 12 000 Euros.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Corps-dun-homme-abbatu-à-Bangui-le-jour-de-Noël-2014.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Corps d’un homme abattu à Bangui le jour de Noël 2014
UN HOMME FROIDEMENT ASSASSINÉ ET PLUSIEURS CAS DE BRAQUAGE SONT ENREGISTRES LE JOUR DE NOËL À BANGUI
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 27-12-2014. La journée de 25 décembre 2014, journée mouvementée par la célébration de la fête de Noël à Bangui, a été marquée non seulement par l’assassinat d’un jeune homme mais aussi par des opérations de braquages à main armée sur l’Avenue des Martyrs dans la capitale.
L’assassinat s’est produit dans les circonstances non encore connues devant le Lycée d’Application normale supérieure en abrégé LANS. La victime est âgée de 24 ans, un habitant de quartier Combattant situé dans le 8è arrondissement de Bangui. C’était ce matin que l’on apprend la nouvelle par des passants ayant fait la découverte de cadavre dans le canal longeant la grande Avenue des Martyrs.
A en croire certains habitants près des lieux où s’est produit l’assassinat, la victime était sur une moto en circulation sur cette Avenue aux environs de 22h. Elle a été abattue par des hommes armés non encore identifiés. Selon leurs explications, les coups de feu étaient entendus dans le secteur où l’on n’a constaté ni la circulation des véhicules et motos ni la patrouille irrégulière des forces internationales en charge de la sécurité dans la capitale. Alors que c’était en ce moment là, disent-ils, que la scène de l’assassinat était entrain de se produite sans que l’on se rendait compte.
Selon un membre de famille de la victime que nous avons rencontré à la morgue de l’Hôpital communautaire de Bangui, le jeune homme sortait de sa maison pour aller se détendre à la Kermesse organisée au rond-point Ali Bongo. C’était là qu’un petit groupe d’hommes armés l’a suivi et l’a abattu avant de getter son cadavre dans le canal qui longe l’Avenue des Martyrs.
Bien avant le forfait, un habitant de Campus universitaire de l’Ecole normale supérieure a nous témoigné sous couvert de l’anonymat qu’il a été braqué par un groupe de 5 personnes toutes d’armes d’assaut qui l’ont dépouillé de tout, juste à l’entrée de ladite école non loin des lieux de crime , aux environs de 21 heures. Une femme que nous avons rencontrée sur place nous a fait savoir qu’elle était elle aussi victime de braquage à main armée dans le secteur à la tombée de la nuit de ce 25 décembre 2014.
Tout laisse croire que l’Avenue des Martyrs est devenue ses derniers temps un théâtre d’opérations de braquage coordonnées par des bandits armés non identifiés. Pendant la nuit, l’Avenue est transformée en toute une jungle par des bandits armés qui s’enrichissent.
Par ailleurs, un taxi-man moto a été braqué devant le bâtiment de la télévision nationale, dans la même journée de 25 décembre, par les gens qui l’ont pris en course depuis l’Avenue Barthélémy Boganda. Ils l’ont poignardé avant de tenter de prendre l’escapade avec sa moto. Mais chemin faisant, ces braqueurs étaient appréhendés par la gendarmerie centrafricaine.
En outre, un autre braquage a eu lieu, le 23 du même mois aux environs de 20h , sur un taxi en circulation sur l’Avenue de la CEMAC au quartier Benz-vi. Informée de la situation, la Force de l’Union européenne en République centrafricaine, Eufor-RCA a tenté de mener les patrouilles afin de traquer ces fauteurs de troubles dans le secteur mais en vain.
Cette situation doit interpeller les autorités de transition ainsi que les forces internationales en charge de la sécurité du pays à se mettre en oeuvre afin garantir la libre circulation de la population.
LES ÉLECTIONS 2015, CE QUI RISQUE DE SE PRODUIRE : UNE DIVISION DE FAIT.
Il s’est déjà produit au Mali. Le pouvoir central du Président IBK ne contrôle pas le nord malien. Les islamistes sont au nord et le reste de la population au sud.
Les élections n’ont pas couvert tout le Mali, le Président IBK a été précipité et plébiscité, voilà que le Nord du Mali est toujours aux mains des djihadistes et le pays se trouve divisé de fait. Le problème de Mali est resté tout en entier. Le Président IBK n’arrive cependant pas à reprendre le nord et la FRANCE a entièrement retiré l’opération SERVAL dont des pays comme le TCHAD ont contribué. Le Mali ne retrouvera pas son unité territoriale. Le grand nord malien restera un autre territoire.
Aujourd’hui tout le Nord-Est de la RCA est entièrement occupé par des séléka très armés, ils y fourmillent. Le Nord-Est de la RCA est sans administration. Aucune autorité de l’Etat n’est représentée dans cette partie du pays, même s’il y a entre guillemets, des maires, sous-préfets ou autres, ils n’exercent pas leur rôle, ils sont devenus de simples habitants.
Le risque que les élections ne se déroulent pas dans cette zone, il faut le dire, existe. Et si les élections ne sont pas organisées sur tout le territoire de la RCA, ce qui s’est produit au Mali se produira. Le Nord-Est sera considéré de fait, un territoire sans loi aux mains des séléka qui ont pu empêcher les élections sur le territoire qu’ils contrôlent et défier la Minusca. Le territoire sera désormais le leur ; voilà qui pourra être le scénario et tout le carnaval des sévices à vivre.
Par contre, le centre du pays jusqu’aux périphériques de Bangui, est tenu et contrôlé par les anti-balaka et autres groupes armés qui vivent de racket, braquage et vol. ils sont tout aussi imprévisibles et non identifiables. Ils peuvent également perturber ou empêcher les élections de se dérouler, c’est leur territoire.
Il nous faut organiser les élections sur tout le territoire. Pour cela la cessation des hostilités inutiles est une condition, il faut le retour obligé de l’Etat dans ces zones occupées par ces groupes armés : à savoir, l’administration générale, la gendarmerie, la police, les écoles, l’hôpital, les postes de secours sanitaires, etc.
Il faut également accélérer la reprise des FACA, c’est une institution de l’Etat à ne pas négliger. Un corps de métier, discipliné et ordonné. L’armée est un des éléments de la fondation de l’Etat. Pas d’armée pas de nation. La remobilisation et le déploiement des FACA seront le début de la restauration de l’Etat.
Le retour des FACA permettra avec l’aide de la Minusca et la Sangaris l’identification de toutes les forces en face en vue d’envisager toutes solutions.
Nous disons, les FACA qui ne se sont pas illustrés dans les violences et les cruautés inutiles de cette crise ; ceux qui ont su garder les principes de ce métier. Les FACA de la défense du territoire et de la protection du peuple.
Les FACA qui savent que l’arme à feu n’est pas un objet de jeu de mort, on ne fait pas usage d’une arme à feu sans autorisation du chef et au pire des cas si on n’est pas en situation de danger. Les FACA doivent savoir que le corps humain est sacré, le civil est une cible de protection ; la mort d’un homme pour un militaire doit être considéré par lui comme une atrocité à ne pas accepter et donc quitte à lui de ne pas la commettre. Le militaire doit protéger toute personne vivant sur le territoire dont il a la mission de la défense, quelque soit sa peau, sa nationalité, sa croyance. Le métier de militaire n’est pas de tuer, ni de déposséder les gens, c’est défendre et protéger la vie des personnes, les propriétés et l’Etat.
Nous avons déjà dit, que de toute façon, les séléka et les anti-balaka ne disparaitront pas, ni aujourd’hui, ni demain, mais ce sera un long processus politique d’intégration, d’insertion et de réorientation.
Les séléka et les anti-balaka doivent reprendre une vie normale. Ceux qui les ont enrôlés les ont abandonnés; ce sont des humains et des centrafricains de surcroît; l’Etat a l’obligation de trouver pour eux une issue d’un retour à la vie normale. Ils ont droit à la vie et droit à une vie de famille. Ils doivent vivre comme tout le monde. Les séléka et les anti-balaka doivent comprendre que la situation dans laquelle ils se trouvent ne leur procurera jamais une vie satisfaisante. Pour avoir une vie satisfaisante, il faut avoir une vie de famille et travailler avec rigueur et passion. Il faut le retour à la vie normale pour tous. C’est la paix, et ça chacun de nous doit en apporter.
Minusca-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Soldats de la Minusca à Bangui. Photo: Éric Ngaba / CNC
LA MINUSCA CONDAMNE L’ATTAQUE D’UN CONVOI DE COMMERÇANTS AYANT FAIT UN MORT ET UN BLESSE
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 27-12-2014. La Mission intégrée des Nations unies pour la Stabilisation en République centrafricaine, en abrégé MINUSCA, a condamné l’attaque d’un convoi de commerçants à proximité de la ville de Sibut. Elle l’a fait savoir dans un communiqué de presse rendu publique, ce 26 décembre 2014.
Selon ce communiqué, un convoi de commerçants à destination de Bangui, escorté par la force de la MINUSCA, a fait l’objet d’une attaque armée, le 24 décembre 2014, dans l’après-midi au niveau de Féré, village situé à une centaine de kilomètres de la ville de Sibut. Le bilan de cette attaque délibérée, et perpétrée par des hommes en armes disséminés au milieu des populations, fait état d’un mort et d’une personne grièvement blessée.
La MINUSCA, à travers ce communiqué, condamne fermement ces actes qu’elle qualifient des actes criminels qui, selon elle, contribuent à creuser le fossé entre les communautés, et dont les auteurs seront recherchés, arrêtés et présentés devant la justice.
Par ailleurs, la MINUSCA réitère l’appel du Président du Conseil de sécurité des Nations Unies, contenu dans sa Déclaration en date du 18 décembre 2014, à toutes les parties à “déposer immédiatement et définitivement les armes et à emprunter la voie du dialogue, seul moyen viable d’arriver à une réconciliation et à une paix durables”.
Participation des Centrafricains à la Grande Marche Panafricaine en compagnie de toute l’Afrique :
– Pour la reconstitution des Forces Armées Centrafricaines(FACA) ;
– Pour le désarmement total des assassins et criminels qui continuent de sévir sur l’ensemble du territoire centrafricain malgré la présence des forces internationales, sous mandat des Nations unies, sensées faire exécuter la résolution 2149 du Conseil de Sécurité;
– Pour la traduction devant la justice, avant tout dialogue, des assassins et criminels qui ont fait subir au peuple centrafricain les pires abominations des ces derniers temps et dont les éléments poursuivent les mêmes crimes ;
– Pour la fin de l’extermination des populations centrafricaines et des incendies de villages centrafricains (Carnot – Nola – Bambari – Mbrés – Gamboula – Kaga Bandoro- Rafaï) ;
– Pour le rétablissement de l’administration centrafricaine sur l’ensemble du territoire national;
– Pour un recensement transparent de la population centrafricaine avant des élections générales crédibles, honnêtes et incontestables.
– Pour briser le mur du silence médiatique autour du chaos injustement imposé au peuple centrafricain et faire connaître à l’opinion publique le sort et l’avenir du peuple centrafricain.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Christian-Touaboy-du-MLPC.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Christian Touaboy, Porte Parole du Président du MLPC Martin Ziguelé
Corbeau News Centrafrique (CNC) : Bonjour Monsieur Christian TOUABOY;
Christian Touaboy (CT) : Bonjour Madame;
CNC : Inutile de vous présenter car vous êtes énormément connu dans votre Pays la République Centrafricaine comme Grand militant de votre parti le Mouvement de Libération du Peuple Centrafrique (MLPC). Porte-Parole du Président de votre Parti Monsieur Martin Ziguelé qui est récemment investi candidat à la prochaine élection présidentielle de 2015. Monsieur Touaboy, quel est l’état de votre parti le MLPC actuellement après tout ce que le pays a connu depuis 2012.
CT : Vous savez Madame, je peux vous le dire humblement que par rapport à ce que j’ai vu à Bangui, nos militants sont les plus motivés du pays et cela de très loin. L’atmosphère au sein de notre Parti le MLPC est presque surréelle, incroyable et palpable. Un constat pour vous décrire l’état d’esprit de nos militants ; Des camarades militants ont quitté les extrémités de la RCA en bicyclette et passés plus de cinq (5) jours en route bravant tous les dangers ainsi que l’insécurité pour participer à ce congrès. D’autres sont venus de l’étranger, des 4 coins de la planète pour y participer. Ce fut simplement magique, beaucoup ont éclatés en sanglots ! Martin Ziguelé a donc subséquemment été plébiscité pour nous représenter lors des élections de Juin/juillet 2015. Nous sommes prêts et motivés pour rendre le pouvoir de l’État à celui auquel il appartient en réalité ; le peuple Centrafricain.
CNC : Votre parti le MLPC compte présenter aussi des candidats pour la législative de 2015? Et Sont-ils déjà investis?
CT : Bien naturellement que nous aurons des candidats aux législatives, c’est d’ailleurs là que se situe le cœur de notre organisation. Le MLPC est le seul parti de Centrafrique qui présentera des candidats dans pratiquement toutes les circonscriptions. Le processus pour la rétention des candidats est interne, en marche et vous saurez le moment venu le nom de nos candidats.
CNC : Serez-vous candidat aux législatives?
CT : Je suis d’abord et avant tout le porte-parole du Président du parti, Martin Ziguelé, qui sans aucun doute est l’Homme politique le plus populaire de Centrafrique. J’aimerai m’atteler à cette tache de la manière la plus efficace possible. Mais en toute honnêteté, je n’ai pas encore pris de décision définitive à ce sujet, la perspective il est vrai est excitante.
CNC : Il y’ a deux semaines vous étiez à Bangui pour participer au Congrès de votre parti le MLPC après plusieurs années passées aux États-Unis. Quelle est votre impression en foulant le sol centrafricain surtout sur le plan sécuritaire?
CT : J’ai vu un peuple debout, un peuple qui se bat tous les jours que Dieu fait pour repousser les démons de la haine et de la division. Un peuple qui a de l’amour à revendre. Sur le plan sécuritaire, nous sommes passés d’une violence essentiellement politique dont l’objectif était principalement le retour au pouvoir d’une famille à une violence que je qualifierai « d’économico – opportuniste ». Dans ce genre de climat l’individu qui a une arme s’en sert, non pas pour un quelconque dividende politique ou idéologique mais plutôt pour un gain personnel immédiat. À l’intérieur du pays, la situation reste extrêmement volatile ou des soubresauts sont constatés avec des violents et meurtriers combats pratiquement toutes les semaines. Les évènements dans les régions de M’brès, de Bambari et de la Mambréré Kadéï en sont un exemple. Par contre à Bangui je peux vous dire que la situation s’améliore un petit peu grâce à un excellent travail des forces internationales présentes en Centrafrique épaulées par les gendarmes et policiers centrafricains. Nous espérons donc qu’avec le déroulement progressif et la montée en puissance des forces des Nations-Unies sur place (Minusca) la situation ira lentement mais irréversible dans la direction que nous souhaitons tous. Nos frères, nos sœurs ainsi que nos parents ou en un mot le peuple Centrafricain mérite la paix !
CNC : Certaines personnes sur les réseaux sociaux disaient que vous avez été reçu par la Présidente de transition Catherine Samba-Panza le 24 novembre dernier à Bangui. Quel est l’objet de votre rencontre?
CT : Non, il n’en a jamais été question. Ce n’était pas l’objectif visé par le MPLC, même si il raisonnable d’aider et de fortifier la transition afin d’arriver à des élections crédibles en Juin 2015, car seule ces élections pourront permettre à notre pays d’entrer dans une phase nouvelle : celle de la convalescence socio-économique qui naturellement débouchera sur une stabilisation du pays. Des erreurs ont été commises de part et d’autres, mais comme le dit l’adage : « Celui qui ne fait rien ne fait pas d’erreur… » Nous nous devons donc en tant que Nation continuer à aller de l’avant en privilégiant le dialogue et la tolérance.
CNC : Il y’a quelques jours en lisant le journal Centrafrique presse, j’ai lu l’interview exclusive de Maître Nicolas Tiangaye, Président du parti CRPS dans laquelle il a longuement répondu à ses détracteurs qui l’ont accusé avec votre Président Monsieur Martin Ziguelé d’être derrière la milice Séléka. Qu’en pensez-vous?
CT : Les révélations et démonstrations de Me Tiangaye sont d’une clarté incontestable. Mais voyez-vous le véritable problème se trouve ailleurs, sa résolution aussi. Nous sommes aujourd’hui arrivés à un point où l’argument de nos adversaires est devenu dubitativement circulaire. Il serait donc intelligent de régler ce problème en faisant comme beaucoup de démocraties dans le monde : Organisons un débat radio diffusé sur le sujet entre nous les jeunes et apportons les preuves définitives dont nous disposons afin de faire la lumière une fois pour toute sur le sujet et permettre au Centrafricains de se baser sur le programme et la vision des candidats pour choisir leur président au lieu de leur polluer l’air avec des arguments fallacieux et redondants. Je suis prêt pour ma part à participer à un tel débat.
CNC : La Centrafrique est actuellement dans une situation d’insécurité chronique et Monsieur Martin Ziguelé, Président de votre parti le MLP a été invité par les Chefs d’État Africains à prendre part au forum sur la paix et la sécurité en Afrique tenu à Dakar au Sénégal le 15 décembre dernier. Pour vous au MLPC, quelle est l’importance de cette invitation?
CT : Vous le dites si bien que nous sommes dans une situation d’insécurité chronique. Il est donc important à ce sujet de recevoir, d’entendre et d’écouter celui qui est aujourd’hui la voix la plus autorisée pour s’exprimer à ce sujet ; Martin Ziguelé. Il a d’ailleurs été longuement et chaleureusement reçu par le Président Macky Sall avec lequel ils ont fait le tour de la situation en Centrafrique. Soulignons au passage que Martin Ziguelé n’était pas à Dakar pour parler qu’au nom du MLPC, il y était pour s’exprimer au nom de tous les Centrafricains, car la paix n’est pas que l’affaire du MLPC, elle nous concerne tous, sans la paix rien dans le pays ne pourra se faire. Le temps est donc venu pour nous d’avoir une vision globale, une attitude unificatrice afin de laisser derrière nous les démons de la haine et de la division qui déchirent notre pays et nos âmes. C’est à ce prix-là que nous serons capables de relever l’immense défi qui nous attend ; celui de la restauration de notre dignité devant les autres nations. Je ne doute pas un seul instant que nous en soyons incapables.
CNC : Merci de répondre à nos questions Monsieur Christian Touaboy
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Tahiri-Zeinou-Zed-et-E.-Koyambonou.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Tahiri Zeinou Zed et E. Koyambonou à Bangui. Photo: Fred Krock pour CNC
Sport et Noël pour la paix et la réconciliation en Centrafrique
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 26-12-2014. Le stade de handball de l’Université de Bangui a accueilli, dans le cadre des manifestations de Noël, deux finales de Handball initiées par les vétérans de cette discipline, jeudi 25 décembre 2014. Initiative portée par M. Tahiri Zeinou, à ses côtés M. Jean Edouard Koyambonou. Ces coupes ont été remportées respectivement par les équipes ASOPT (Association sportive des Postes et télécommunications) version féminine de Me Edith Douzima et Black-Star version masculine du capitaine Brice Bomayaké.
Elles ont été nombreuses les personnalités venues à cette manifestation sportive pour la paix, dont des anciennes gloires du handball pour rehausser de leur présence ces deux finales de handball. Les spectateurs et amoureux et de handball centrafricains ont été également nombreux au rendez-vous. M. Tahiri Zeinou Zed est initiateur de ces coupes qui exprime le profond de son cœur à travers cette action : « Cette initiative trouve son sens dans le contexte actuel d’un moment difficile au niveau du pays. J’ai compté organiser ce tournoi qu’on a dénommé expressément ‘’HANDUPOP’’ (Handball unit les populations) premièrement pour essayer d’amener les gens à vivre ensemble de de faire la paix entre eux, afin qu’on aille véritablement vers la réconciliation. Et deuxièmement, c’est une manière d’exprimé notre reconnaissance et notre encouragement vis-à-vis des jeunes avec qui nous nous entraînons à chaque fois pour nous maintenir physiquement. Et enfin, s’il s’agit d’un cadeau de Noël que nous avons bien voulu offrir à ces enfants qui ont joué aujourd’hui. » C’est la même chose qui a été relevée par M. Jean Edouard Koyambonou qui a terminé sur un appel au sens du fairplay en ce temps critique où tout centrafricain doit chercher la paix où qu’il se trouve à plus forte raison dans le sport qui unit le peuple. « A vous handballeurs, je me réjouis de votre prestation aujourd’hui qui a fait que la fête était belle, je dirai très belle. Cependant, nous avons déploré avec nos yeux d’anciens Fauves quelque petit manque d’esprit de fairplay. Pour cela, nous vous demandons d’apprendre à accepter la défaite puisqu’il n’y a qu’un seul vainqueur dans un match. » a-t-il déclaré.
ASOPT Hand Ball fille
Les deux coupes mises en jeu par les Vétérans de handball ont été respectivement remportés pour la version féminine par l’équipe ASOPT de Capitaine Reine Bénédicte Faki sous l’œil très regardant de leur coach Jean-Baptiste Gredouali-Penda. C’était face à l’équipe Académia sur un score final de 18 à 17. Me Edite Douzima, fondatrice de l’ASOPT n’a pas caché sa satisfaction : « C’est un grand cadeau de Noël que mes filles m’ont offert ce jour. Je suis très contente de leur victoire. Bien que je ne sois pas présente physiquement au pays à leurs côtés, je leur donne les consignes par téléphone, par mail et je suis prompte à répondre à leurs besoins financiers. Je profite de votre micro pour vraiment féliciter ces filles pour la qualité exceptionnelle du travail qu’elles ont fournis aujourd’hui. »
Côté masculin, c’est l’équipe Black-Star du capitaine Brice Bomayaké qui a remporté devant Dauphin avec une légère différence d’un point (28 à 27). Cela a été également une véritable satisfaction pour le capitaine Brice : « Ma satisfaction dépasse le simple cadre de notre victoire aujourd’hui, puisque la coupe initiée par les Vétérans de handball nous inspire l’idée de la paix qui doit régner dans notre pays en lieu et place des violences et des crimes qui sont monnaies courantes de nos jours. Je profite de cette occasion pour dire que nos frères belligérants doivent comprendre que nous avons dépassé l’étape de la guerre et que nous devons nous tourner vers la réconciliation, la paix et le développement de notre cher et beau pays la RCA. »
A en croire certains observateurs avisés de la crise centrafricaine les solutions à la crise ne viendra nulle part ailleurs que des centrafricains eux-mêmes d’où tout le mérite de l’initiative portée par les vétérans de handball de Bangui.
Minusca-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Chargée-de-communication-de-la-Minusca-.jpg” alt=”Chargée de communication de la Minusca” width=”628″ height=”356″ />
LA DIVISION DES DROITS DE L’HOMME DE LA MINUSCA S’ENGAGE A LA MISE EN PLACE DE LA JUSTICE TRANSITIONNELLE EN CENTRAFRIQUE
La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) s’engage pleinement au projet de la mise en place de la justice transitionnelle en République centrafricaine. Un engagement exprimé au cours d’une conférence hebdomadaire animée en présence des Journalistes de la presse nationale, le 24 décembre 2014 au siège de la MINUSCA à Bangui, par les responsables de cette institution onusienne. Une conférence au cours de laquelle, la MINUSCA a présenté ses activités menées en faveur de la population centrafricaine.
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 26-12-2014. Du 12 au 13 décembre 2014, la MINUSCA a co-organisé avec le Ministère de la Réconciliation Nationale, du Dialogue et de la promotion de la Culture Civique et le Réseau des ONG de Défense des Droits de l’Homme, un atelier de renforcement des capacités au bénéfice des leaders d’opinion, des membres de la société civile et responsables communautaires. 50 personnes ont y pris part, parmi lesquelles 11 femmes. Cette activité a permis aux participants de s’imprégner du contexte historique et sociologique de la crise en RCA, des principes de justice transitionnelle; du type de mécanisme: l’option d’une Commission Vérité et Réconciliation; de la question des victimes ; de l’amnistie et de réparation aux victimes. L’atelier s’inscrit dans les perspectives de la tenue des consultations nationales et du FORUM de Bangui.
Par ailleurs, dans le cadre de l’organisation des consultations locales en vue de recueillir les vues des populations sur les mécanismes de justice transitionnelle prévus pour la République Centrafricaine, et dont la MINUSCA assure le Leader du groupe thématique Dialogue, Vérité, justice et Réconciliation nationale, la Mission a élaboré une série d’outils méthodologiques et des questionnaires, qui seront administrés au cours de ces consultations.
“Nous ne sont pas là pour nous substituer aux autorités centrafricaines. La MINUSCA est en Centrafrique pour appuyer les autorités centrafricaines à remettre sur pied les institutions de l’État. Nous sommes là pour aussi donner la confiance aux populations”, a affirmé Franck Gnapé, Responsable de service de communication de la MINUSCA.
Durant la période du 3 au 10 décembre 2014, la MINUSCA a organisé, une série d’activités pour commémorer les 66 ans de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Il s’agit notamment de: la journée internationale des personnes handicapées, le 3 décembre 2014; la réalisation du 4 au 8 décembre 2014; une vidéo sur le thème : « Droits de l’homme 365 jours » pourquoi ? Cette vidéo a été réalisée au sein de trois groupes cibles basés à Bangui: des femmes, des enfants, des personnes handicapées; de l’organisation le 9 décembre 2014, d’une conférence-débat sur le Thème : « Droits de l’homme 365 jours » Pourquoi ?; la clôture de la Journée internationale des droits de l’homme le 10 décembre 2014, avec à la clef, la marche sportive et la cérémonie de clôture au Complexe sportif 20 000 places de Bangui.
Le 14 décembre 2014, une demi-journée de formation a été organisée pour 28 officiers de la police nationale sur les problèmes liés à la protection des civils. Cette formation s’inscrit dans le cadre du programme de soutien de la MINUSCA au secteur de la sécurité nationale, pour une meilleure mise en œuvre des stratégies de la protection des civils de la MINUSCA en République Centrafricaine.
A la même date du 14 décembre 2014, l’Unité de Protection des Civils de la MINUSCA a initié une session de travail entre la Division des Droits de l’Homme et 23 représentants des principales Organisations de la société civile travaillant dans le domaine des droits de l’homme, de la résolution des conflits, de la justice transitionnelle, et de la protection des civils. Cette séance de travail, qui était coordonnée par le Directeur de la Division des droits de l’homme de la MINUSCA avait pour objectif, de renforcer la collaboration entre la MINUSCA et la société civile dans le domaine de la protection des civils, afin de les préparer à s’engager dans le domaine de la promotion et de la protection des droits de l’homme en République Centrafricaine.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Le-Général-Frédéric-Hingray.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Général Frédéric Hingray. Photo: Fred Krock / CNC2014
Nous attendrons notre pleine capacité d’ici début 2015 » dixit Frédéric Hingray de la Minusca
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 25-12-2014. Le Général Frédéric Hingray chef d’état-major de la MINUSCA assisté de Mme Pierrette Ikavi et Lc Franck Gnapié responsable communication de la police de MINUSCA a animé, mercredi 24 décembre 2014, une conférence de presse au siège de la MINUSCA à Bangui. Occasion par laquelle, le Chef d’état-major de la MINUSCA a annoncé l’attente d’ici début janvier prochain sa pleine capacité de la force
Initialement lancée avec 7 200 hommes le 15 septembre 2014, la MINUSCA est progressivement montée en puissance pour atteindre 7 805 hommes aujourd’hui, alors que sa pleine capacité est de 10 000 hommes. Ce serait pour bientôt à en croire le chef d’état-major de cette force le général français Frédéric Hingray : « Nous atteindrons notre pleine capacité d’ici début 2015. A l’horizon février – mars, la totalité de nos forces, à quelque dix milles (10 000 ) hommes de capacité près. Cette pleine capacité nous permettra d’assurer pleinement la sécurité et surtout de suivre les conclusions qui seront prises lors du Forum de Bangui afin de permettre à chacun d’aller résolument vers la paix et la réconciliation. Ceci nous permettra également de créer des espaces de sécurité les plus robustes possibles. » a-t-il annoncé.
Selon le général, la RCA est sur la bonne voie vers la sortie de crise, mais il manque cependant la volonté des responsables hiérarchiques des groupes armés à qui, il demande de prendre leurs responsabilités vis-à-vis de leurs troupes respectives : « Je crois que c’est vraiment important que nous ayons tous conscience de l’obligation morale, la communauté internationale est déjà là avec des moyens importants. Il faut nous aider à réussir, car nous ne réussirons pas contre les Centrafricains, mais nous allons réussir ensemble. Par-là, je veux interpeller les responsables des groupes armés à donner un mot d’ordre à leurs troupes respectives. Car, si on prend par exemple le cas de Kaga Bandoro, il y a des gens qui ne comprennent pas que la marche vers la paix suit son cours. Donc, il faut que ces gens-là aient un mot d’ordre de leur hiérarchie, sinon nous prendrons les mesures qui s’imposent. » a indiqué le chef d’état-major.
Cette remarque qui correspond à s’y méprendre à une mise en garde fait suite à une série de violences dans l’arrière-pays ces derniers temps perpétrés par les Anti-balaka et les Séléka faisant de nombreuses victimes.
Quant au Lieutenant-colonel Franck Gniapé, responsable de communication de la Police de MINUSCA s’est voulu rassurant, il a fait un bref rappel des actions menées par la police avant de rassurer la population, en particulier les Banguissois que tout est mis en œuvre pour assurer la sécurité pendant les fêtes de fin d’année. Ceci, pour couper court aux rumeurs d’attentats éventuels des Séléka. « Dans la période des fêtes de fin d’année, je veux citer Noël et le Nouvel an, nous avons pris toutes les dispositions pour que ce moment soit sécurisé. Le 23 décembre dernier, une importante réunion s’est tenue à l’état-major de la Minusca du Secteur de Bangui, afin de coordonner avec les différents partenaires des forces internationales (Sangaris et Eufor-Rca), la mise en place d’un plan conjoint de sécurisation de la ville pour permettre aux gens de passer les fêtes dans des meilleures conditions. » a-t-il dit.
Pour conclure, Mme Pierrette Ikavi a souhaité les vœux de sécurité et de paix pour la nouvelle année au nom de la MINUSCA à tous les centrafricains.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Fête-de-Noël-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Fête de Noël à Bangui / Photo: Éric Ngaba pour CNC
CÉLÉBRATION DE L’ARBRE DE NOËL DE LA PAIX ET DU VIVRE ENSEMBLE EN PRÉSENCE DE LA PRÉSIDENTE SAMBA-PANZA
Placée sous le haut patronage de son excellence Catherine Samba-Panza présidente de transition, la fête de noël est célébrée en grande pompe, ce 24 décembre 2014, au Palais présidentiel la Renaissance à Bangui. Elle est célébrée sous le thème” Redonnons le sourire et l’avenir aux enfants de Centrafrique”.
Bangui (Corbeau News Centrafrique: 24-12-2014. L’ambiance était vive ce matin au Palais présidentiel. La célébration de l’arbre de noël de la paix et du vivre ensemble a mobilisé plus de 1090 enfants venus des 34 sites des déplacés internes de la capitale, des Centres d’accueil des orphelins, de quelques établissements primaires publics et privés.
Arrivée de la Présidente Catherine Samba-Panza pour la célébration de Noël à Bangui
Cette célébration a vu la présence de nombreux officiels dont entre autres la Vice présidente du CNT, l’Ambassadeur de France à Bangui, les maires de différents arrondissements de Bangui, les épouses des Chefs de mission diplomatique et des Représentantes des Organisations internationales, les anciennes premières Dames de Centrafrique, les épouses des membres du gouvernement, et les épouses des Conseillers du Cabinet présidentiel. Ils sont venus partager la joie des enfants de Centrafrique autour de l’arbre de Noël. C’est sous un signe particulier que la fête de Noël en Centrafrique est célébrée.
“Aujourd’hui c’est votre journée, le jour de joie. Vous avez ce jour l’opportunité de venir visiter mon bureau, le Palais présidentiel où je travaille. J’ai écouté tous vos messages. Ensemble avec vous, nous célébrons la fête de Noël. Là où nous sommes, il n’y a ni Chrétiens ni Musulmans car nous ne sommes qu’un dans l’unité. Soyons tous unis mes enfants avec l’esprit patriotique de notre père fondateur Barthélémy Boganda“, a déclaré Catherine Samba-Panza, Chef de l’Etat de transition.
Un lot de jouets a été distribué entre plus d’un millier d’enfants invités a la célébration de l’Arbre de Noël à la Présidence de la République. Le lot est composé entre autres de poupées, de ballons, de voitures, et d’avions. Les donateurs de ces cadeaux de Noël sont l’ambassade de France à Bangui, FAO, FNUAP, quelques Sociétés de la place, le gouvernement, et la Présidence de transition. Ce geste vise, selon le thème choisi, à redonner le sourire eaux enfants centrafricains à l’instar des autres enfants à travers le monde.
“Je suis très satisfaite de la célébration de la fête de Noël que la présidente maman Catherine Samba-Panza nous a rassemblée aujourd’hui autour d’elle afin de nous offrir des cadeaux de noël. J’aimerais par cette occasion dire à mes frères et soeurs de nous unir pour la paix dans notre pays la RCA. Je dis aux Anti-balaka et aux Seleka de déposer les armes et serons les mains pour la paix et le développement de notre pays“, s’est exclamée Ornela Dimanche, une élève ayant prit part à cette célébration.
Pusieurs manifestations culturelles en faveur des enfants ont marqué la célébration. Des chorégraphies, des sketches, des danses folkloriques, jeux concours, et des Récitals ont été présentés par petits groupes d’enfants.
Durant la crise ayant plongé la République centrafricaine dans un cycle de violence inter-communautaire, les enfants de ce pays n’ont pas eu l’occasion de se rassembler pour célébrer les grandes fêtes les concernant. Ayant constaté l’amélioration de situation sécuritaire dans la capitale, la présidente de transition, Catherine Samba-Panza a voulu exprimer son regard particulier envers les enfants victimes des évènements malheureux en Centrafrique à travers l’organisation, à son Palais , la fête de Noël placée sous le signe de paix et du vivre ensemble dans le pays.
Voix de l’Amérique / Corbeau News Centrafrique: 24-12-2014.
Une maison appartenant à des musulmans, détruite à Bangui, capitale de la Centrafrique (Katarina Hoije/VOA)
L’ONU, inquiète pour les Peuls musulmans en RCA
Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), inquiet de la situation précaire des Peuls musulmans en République centrafricaine (RCA).
Lors d’une conférence de presse à Genève, un porte-parole du HCR, Adrian Edwards, a déclaré que 474 membres issus de l’ethnie peule se trouvent actuellement pris au piège dans la ville de Yaloke, à 200 km au nord-ouest de Bangui, la capitale, signale le service de presse des Nations Unies (ONU).
Ils sont confrontés depuis plusieurs mois à des conditions humanitaires désastreuses, a ajouté le responsable, les adultes comme les enfants souffrant entre autre de malnutrition, du paludisme et de la tuberculose.
Par ailleurs, ajoute le HCR, depuis l’arrivée des Peuls musulmans à Yaloke en avril dernier, 42 d’entre eux ont trouvé la mort et de nombreux autres s’affaiblissent de jour en jour, les milices Anti-Balaka continuant de sévir.
Le 18 décembre, une équipe du HCR a visité les Peuls afin d’évaluer la situation, et à cette occasion, « 90% des membres du groupe ont exprimé le désir de chercher refuge dans les pays voisins, tels que le Cameroun », poursuit le service de presse de l’ONU.
Le HCR chiffre à près de 440.000 le nombre de personnes toujours déplacées par la guerre civile à l’intérieur de la Centrafrique, et à 190.000 celui des personnes ayant demandé l’asile au-delà des frontières du pays.
« Dans le même temps, plus de 36.000 personnes, dont les Peuls musulmans, restent piégés dans des enclaves à travers le pays, nourrissant l’espoir de trouver asile dans les Etats voisins », rappelle l’ONU, qui préconise une « action immédiate » afin de mettre les Peuls de Yaloke en sécurité.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/DON-DE-LAMBASSADE-DE-FRANCE-EN-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>DON DE L’AMBASSADE DE FRANCE AU MINISTÈRE DE L’ADMINISTRATION DU TERITOIRE
L’AMBASSADE DE FRANCE FAIT UN DON DE MATERIELS ET SIGNE UNE CONVENTION AVEC LE MINISTERE DE L’ADMINISTRATION DU TERRITOIRE, DE LA DÉCENTRALISATION ET DE LA REGIONALISATION
L’ambassade de la République française en République centrafricaine a fait un don lot de matériels informatiques et téléphoniques au Ministère de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et de la Régionalisation (MATDR). Elle a également signé une convention avec ledit ministère pour le renforcement des capacités dans pocessus électoral.
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 24-12-2014. C’était en présence du Ministre de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et de la Régionalisation, de l’Ambassadeur de France accrédité en Centrafrique, du président de l’autorité nationale des Elections (ANE), des préfets et sous-préfets que la cérémonie de la remise officielle de ces matériels informatiques et téléphoniques a eu lieu, ce 23 décembre 2014, audit ministère. Ce lot de matériels est constitué de 115 téléphones mobiles et 13 ordinateurs portables.
Dans le cadre du soutien apporté par la France à l’Etat centrafricain, une convention de 66.458.500 de FCFA a été signée entre l’Ambassadeur de France Charles Malinas, et le Ministre ModiboBachir Walidou lors de la cérémonie. Cette convention permettra, selon l’Ambassadeur, l’appui institutionnel et programme de renforcement de capacité de l’administration centrale et du corps préfectoral du ministère de l’administration du territoire, de la décentralisation et de la régionalisation dans le cadre de la préparation du processus électoral.
“Les préfets et sous-préfets, les agents du ministère de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et de la Régionalisation ont ont besoin de soutiens matériels et financiers pour bien travailler. Ces matériels vont leur permettre de mieux satisfaire les besoins et de répondre aux attentes avec cette exigence de collaboration fluide. Nous contuinons de soutenir ce ministère comme nous soutenons le gouvernement et la présidente de la transition. Et donc nous considérons que ce travail est absolument essentiel pour permettre à la République centrafricaine de se remettre sur pied “, a exprimé Charles Malinas, l’Ambassadeur de France à Bangui.
De manière directe, la convention concerne 34 Préfets et Secrétaires Généraux de Préfectures, 25 Cadres centraux, et 41 Agents centraux du ministère de l’administration du territoire, de la décentralisation et de la régionalisation . De manière indirecte elle bénéficiera à : 71 Sous-Préfets, 176 Présidents de Délégations spéciales, l’Autorité nationale des Élections, les acteurs du processus électoral centrafricain, et Les Citoyens.
“Comme vous savez, notre pays est dans une crise qui a mis en mal l’administration centrafricaine en générale et mon département en particulier. A l’approche des échéances électorales à venir, le département de l’administration que je dirige a fait l’inventaire de ses moyens pour que l’administration soit performante, et il lui faut certaines choses. C’est ainsi que nous avons sollicité et obtenu de la France, à travers son ambassade ici, la signature de cette convention pour le renforcement des capacités de notre administration dans le processus électoral “, a déclaré, Modibo Bachir Walidou, Ministre de l’Administration du territoire.
L’accord signé permettra à organiser un séminaire des cadres du MATDR pour l’élaboration du document stratégique du MATDR et la connaissance des Partenaires Techniques et Financiers intervenants dans le champ de la gouvernance démocratique en RCA. Il permettra d’élaborer et de produire un kit « Élections et fonctionnement de l’administration déconcentrée » pour les Préfets comprenant les textes juridiques de références, des fiches d’activités, des synthèses pédagogiques thématiques.
Par ailleurs, les matériels informatiques, serveur, réseaux et salle de réunion offerts permettent audit ministère d’améliorer le fonctionnement quotidien dans le cadre de la préparation du processus électoral et du redéploiement de l’administration territoriale. Le Ministère de l’Administration du Territoire, de la Décentralisation et de la Régionalisation est désormais doté d’une flotte téléphonique pour l’ensemble des Préfets, Sous-Préfets et cadres du MATDR ainsi que d’une connexion internet d’un an pour faciliter la communication au sein du MATDR et avec les services déconcentrés dans le cadre du redéploiement de l’administration territoriale.
Il s’agit, en outre, de réfigurer la création d’un centre d’archivage et de cartographie pour la gestion des circonscriptions administratives, le suivi du processus électoral, et capitaliser l’expérience du redéploiement du l’administration territoriale ; mener des séminaires de formation des cadres du MATDR sur le processus électoral. Ces dispositifs servent à renforcer les connaissances des agents du Ministère dans les domaines de l’animation de réunion, de prise de parole en public, de maitrise de l’outil informatique et de rédaction de note administrative. Ils serviront au MATDR d’organiser un séminaire de formation des Préfets sur le processus électoral et le fonctionnement de l’administration déconcentrée.
Corbeau News Centrafrique: 24-12-2014. Les futures assises politiques annoncées par le chef d’Etat de la transition, Catherine Samba-Panza, laquelle se tiendra au mois de janvier 2015 est un forum politique qui, certes, doit marquer un tournant décisif de la vie politique centrafricaine. Il est évident que la situation chaotique à laquelle l’opinion nationale et internationale en a pris conscience a changé progressivement la mentalité et le comportement des acteurs politiques tous azimuts qui affûtent leurs armes politiques polynucléaires pour aborder avec détermination et efficience les débats afin de trouver des solutions idoines aux problèmes de la crise centrafricaine qui perdure depuis presque trois décennies.
2003, une date qu’il faut bien aussi retenir était l’année du Dialogue National sous le régime du président feu Ange-Félix Patassé. Les caciques dudit régime avaient mis sur le banc de touche leurs « ennemis politiques » puisqu’ils estiment qu’il est hors de question qu’ils dialoguent avec les adversaires politiques qui sont autres que le général François Bozizé et son clan qui, finit par destituer le président élu démocratiquement Ange-Félix Patassé le 15 mars 2003. L’année a marqué deux grands événements, à savoir la tenue du Dialogue National qui a vu la réconciliation de deux grands hommes politiques du pays, il s’agit de David Dacko et Abel Goumba (paix à leurs âmes) en présence de Catherine Samba-Panza. Il en est suivi peu de temps après le putsch de François Bozizé qui n’a pas obtempéré aux injonctions de la communauté internationale pour ne pas se présenter à la présidentielle de 2005 après la période de transition
. Ce dernier qui serait l’un des allumeurs du feu qui brûle la maison a organisé le Dialogue Politique Inclusif (DPI) qui a vu la participation de presque tous les leaders politiques et politico-militaires sauf l’ancien président de la transition Michel Djotodia exilé au Bénin, lequel avait juré dans un communiqué de presse qu’il mettra fin à la carrière politique du général François Bozizé.
Le Dialogue Politique Inclusif était un véritable échec puisque le comité de suivi présidé par Catherine Samba-Panza a fourni un bilan négatif, parallèlement à ça, plusieurs accords de cessez-le-feu ont été signés entre le gouvernement de Bozizé et les chefs militaro-politiques qui n’ont pas été respectés par les protagonistes. Le peuple centrafricain qui aspire à une paix durable et de meilleurs conditions de vie étaient réduit à un esclavagisme qui ne dit pas son nom.il y a eu la détérioration de la qualité de vie. Les hôpitaux en Centrafrique étaient devenus des mouroirs puisqu’il y a eu carence des services sanitaires. L’enseignement en général était confronté à de sérieux problèmes. Les professeurs de l’université de Bangui entraient souvent en grève pour revendiquer des arriérés des salaires. Quant au secteur de l’enseignement primaire, les cours dispensés aux enfants n’étaient pas de qualité pour rehausser le niveau d’étude à cause de manque d’enseignants bien formés et des parents d’élèves non instruits qui interviennent en appui dans les établissements scolaires. Les guerres fratricides que le pays a connues ont été alimentées par un trafic d’armes sans scrupule dans le nord du pays à nos frontières communes avec le Tchad et le Soudan. Les deux régimes Bozizé et Djotodia ont été émaillés des violences sans merci et de la corruption qui engendrent des traumatismes psychiques et de profonds problèmes moraux.
Reconnue par la communauté internationale par la voix du Représentant du secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique centrale, Abdoulaye Bathily, la crise centrafricaine est bien profonde. Avec quels acteurs tenir le forum politique de janvier 2015 pour donner de l’espoir au peuple centrafricain qui ne sait plus à quel saint se vouer ? Refonder un Etat de droit, laïc, il faut nécessairement transcender les limites sentimentales culturelles, politiques, ethniques, communautaires et religieuses. Selon un auteur que je me permets de paraphraser, « l’on cherche à promouvoir l’unité pour fonder et caractériser les comportements sociaux positifs qui ont une saveur de trinité comme la solidarité, la participation, l’altérité, le pluralisme, la liberté, la justice, le don-de-soi aux autres, le pardon, la réconciliation, l’amour, la paix, etc. » C’est un défi, et pas de moindre, dans notre monde de violence et de contre-violence, d’oppression politique, économique et culturelle. Les conflits armés à répétition ont empêché le pays de se mettre sur les rails du développement, d’emprunter la voie d’émergence qu’on a évoquée. Nous avons raté le coche des Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) en faisant de la République centrafricaine un pays de guerre et de la barbarie alors qu’autrefois, havre de la paix qui faisait la fierté de terre de « zo kwè zo » et de l’Afrique.
La République centrafricaine qui, si riche en ressources minières serait déjà comptée parmi les pays émergents d’Afrique et du Monde si ceux qui nous avaient gouvernés mettaient en application la bonne gouvernance. Pendant plusieurs années de règne et de régime différent, c’est plutôt l’instauration d’un système autocratique et clanique qui pénalisait le grand nombre sur le territoire national. Par conséquent, les mêmes causes produisent les mêmes effets et le pays s’éternise dans un bourbier. La RCA pays producteur de diamant, de l’or de meilleure qualité au monde et de l’uranium devrait être au même stade que le Botswana en donnant la bourse d’étude à tous ses étudiants, que les enfants aient des soins gratuitement dans les hôpitaux et mangeaient, comme disait un ancien ministre, trois fois par jour et à satiété. Un pays à vocation agro-pastorale et naturellement béni d’une terre fertile, il serait le grenier de l’Afrique centrale voire au-delàs.
Etant alors sur le chemin d’une véritable réconciliation, « la réconciliation de nos jours est devenue un vrai défi pour l’humanité toute entière, parce qu’au fond elle est un passage obligé pour construire la communauté des peuples, au-delàs de toutes les différences humaines et sociales qui risquent de se transformer en discriminations entre personnes et entre groupes. Son enjeu est si important, pour ne pas permettre au processus de globalisation mondiale de phagocyter toutes les richesses spécifiques des peuples et de ses minorités, que la missiologie d’aujourd’hui est en train d’en prendre conscience en l’incorporant dans sa réflexion systématique », a dit Bevans, un écrivain américain.
En effet, il faut être conséquent envers soi-même en renonçant à toute la face négative de la réconciliation puisque verser le sang de son semblable est un geste qui crée évidemment une rupture au sein de la société. Vous qui êtes le tueur ou l’égorgeur de l’autre, vous devenez une persona non grata dans la société, un paria. Vous niez l’amour des uns et des autres, le partage du bien commun. Il va sans dire que beaucoup d’hommes politiques en Afrique en général et en Centrafrique en particulier se déclarent des croyants chrétiens ou musulmans dans leur profession de foi mais une fois élu à la tête de l’Etat ou pour briguer un mandat au siège de l’Assemblée nationale en qualité de représentant du peuple, le comportement change vis-à-vis de ses électeurs qui sont les créatures de Dieu. On est plus l’agneau d’hier qui sollicitait les voix de la population.
La profondeur de la crise demeure un grand danger à l’avenir. Le pouvoir qui est l’organisateur de ses assises politiques prochaines doit doubler d’effort pour appliquer le processus de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion (DDR) qui est une condition sine qua none de la réussite des élections futures. Si des milices de groupe antibalaka et les rebelles de séléka détiennent encore des armes et se livrent à des exactions sans être punis, l’opération électorale sera vouée à l’échec puisque les hommes en arme manipulés vont s’imposer certes le moment venu de voter deux ou trois fois dans les bureaux de vote pour bourrer les urnes au profit de leur candidat. Et les meetings des autres candidats haïs par leurs détracteurs se tiendront-ils à Bangui ou en provinces comme prévus dans les textes du code électoral, Dieu seul le sait. De surcroît la présence qui perdure des rebelles du seigneur de guerre ougandais, Joseph Kony, est un handicap grave pour la tenue des élections dans l’est du pays.
Les forces onusiennes doivent accélérer la cadence, prendre leurs responsabilités pour observer scrupuleusement les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations en faveur de la paix en Centrafrique. Appuyées par les Forces Armées Centrafricaines (FACA) réhabilitées, une solution sera vite trouvée afin que les élections puissent déroulées dans le calme et la quiétude selon le calendrier électoral prévu. Faut-il encore que le forum politique se termine en beauté et que ses résolutions et recommandations soient respectées et appliquées.
Je termine mon dernier article de l’année 2014 pour les visiteurs de Corbeaunews en leur souhaitant bon réveillon de Noël et bonne et heureuse année 2015. Que le forum politique centrafricain soit une réussite pour faciliter les opérations électorales de 2015.
Radio Ndeke Luka / Corbeau News Centrafrique: 23-12-2014.
Huit morts à Amadagaza dans la Mambéré Kadéï
Huit personnes sont mortes le 21 décembre 2014 dans des affrontements au village Gbombo, sous préfecture d’Amadagaza dans la Mambéré Kadéï à l’ouest de la République Centrafricaine. Plus de cinquantaine maisons sont également incendiées.
« Les assaillants ont tué six personnes à Gbombo et deux autres au village Katanga à un kilomètre du premier. Deux femmes et six hommes ont fait les frais. Ils ont incendié toutes les maisons », a témoigné le maire de Gamboula, Daouda Daous.
Selon des sources locales, l’attaque est attribuée à une bande armée assimilée à des peuhls d’origine Mbororo. « 54 peuhls Bororo ont investi le village Gbombo dans la sous-préfecture d’Amadagaza à 5 heures du matin », a ajouté le maire.
La commune d’Amadagaza s’est aussitôt vidée de la majorité des habitants pour fuir vers Gamboula.
A Nola dans la préfecture de la Sangha-Mbaéré plus au sud-ouest de la Mambéré Kadéï, la situation reste toujours tendue après les affrontements de dimanche qui ont opposé les miliciens Antibalaka à un groupe armé. Le bilan des heurts a fait état d’une dizaine de personnes tuées et de nombreux dégâts matériels.
Ce mardi, des tirs à l’arme lourde et légère ont encore été entendus dans la ville. Une partie de la population est terrée chez elle depuis 48 heures. D’autres habitants ont fui en brousse. D’après certains témoignages, les activités sont paralysées au centre commercial.
La sécurité de la ville est assurée par les éléments du contingent Congolais de la mission onusienne, Minusca.
Dimanche, un affrontement a opposé les Antibalaka à un groupe armé dans la localité.
Dans la Ouaka, c’est le démantèlement des barrières illégales
Les soldats français de l’opération Sangaris, ceux de la Mission intégré multidimensionnelle de stabilisation de la Centrafrique (Minusca), appuyés par les éléments de la gendarmerie, ont démantelé ce mardi les barrières illégales érigées par les ex-combattants Séléka dans la ville de Grimari à 80 Km de Bambari sur l’axe Bangui. L’opération vise à assurer la libre circulation des biens et des personnes dans cette partie de la préfecture.
Selon une autorité, une réunion en prélude à cette opération s’est tenue le mardi dernier, regroupant le sous préfet de Grimari, le maire de la ville, le commandant de la brigade de gendarmerie, les officiers supérieurs de Sangaris, de la Minusca et deux chefs des ex-rebelles Séléka. La même source indique que la ville est calme. Seulement, les ex-éléments Séléka demandent à être transférés à Bambari où se trouve leur état-major, un transfert qui pourrait se faire probablement le weekend prochain.
Un communiqué du HCR sur le sort des déplacés de Yaloké
Le HCR cherche à transférer d’urgence la minorité peuhle confinée à Yaloke, en République centrafricaine
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 23-12-2014. En République centrafricaine, le HCR s’inquiète de la détérioration de la situation de 474 musulmans appartenant à la minorité ethnique peuhle, piégés depuis plusieurs mois dans la ville de Yaloke, à environ 200 kms au nord-ouest de la capitale Bangui. Les adultes et les enfants souffrent de malnutrition sévère. Plus de 30% d’entre eux ont la malaria. En outre, six cas connus de tuberculose ont été signalés. Depuis leur arrivée à Yaloke en avril dernier, 42 personnes du groupe sont décédées, tandis que les autres s’affaiblissent de jour en jour.
Malgré la présence des forces internationales, le groupe de Yaloke continue de subir, de façon récurrente, menaces, agressions verbales et physiques et pillages de la part des milices anti-balaka. Une assistance humanitaire d’urgence est nécessaire ainsi qu’une aide pour les transférer vers des lieux plus sûrs, en République centrafricaine ou dans les pays voisins.
Début février 2014, les minorités peuhles ont été attaquées dans plusieurs villes (Bouaca, Boboua, Bolemba, Boda) situées dans la préfecture de Lobaye, à l’ouest de Bangui. Environ 700 personnes se sont acheminées vers la route principale qui traverse la préfecture pour prendre des camions à destination du Cameroun ou du Tchad. Elles ont passé deux mois en route, se cachant dans la brousse la nuit. Beaucoup ont perdu des membres de leur famille et des amis après avoir été attrapés ou abattus par des groupes anti-balaka. En avril, plus de 50 hommes ont été tués dans des attaques perpétrées par les anti-balaka, qui se sont également emparés de 7 000 têtes de bétail – une source importante de revenus et de nutrition. De nombreuses personnes ont trouvé refuge plus au nord à Yaloke, dans l’espoir de quitter le pays. Yaloke était auparavant une ville prospère où vivaient près de 10 000 musulmans.
Aujourd’hui, les Peuhls déplacés sont les seuls musulmans qui restent à Yaloke, et ils sont confinés dans un site pour déplacés internes surpeuplé. Ils ne peuvent pas dépasser un périmètre de 500 mètres à cause des dangers. En conséquence, ils ne peuvent pas chercher la sécurité ailleurs ni obtenir des moyens de subsistance ou autres aides.
Une équipe du HCR a rendu visite au groupe le 18 décembre pour évaluer leur situation. Il en résulte que plus de 90% d’entre eux souhaitent partir pour trouver refuge au Cameroun ou au Tchad. Ils implorent une assistance en véhicules pour pouvoir quitter le pays en toute sécurité. D’autres souhaitent être transférés loin de Yaloke qui n’est plus considéré comme viable.
Plus de deux ans de guerre civile et de violences interreligieuses ont provoqué le déplacement de centaines de milliers de personnes en République centrafricaine. Près de 440 000 personnes restent déplacées à l’intérieur de la RCA et quelque 190 000 ont cherché asile dans les pays voisins, au Cameroun, au Tchad, en République démocratique du Congo et en République du Congo.
Aujourd’hui, plus de 36 000 personnes restent coincées dans 7 enclaves dispersées à travers la République centrafricaine (PK5 à Bangui, Boda, Yaloke, Carnot, Berberati, Bouar et Dekoa). Le HCR a accès à ces populations et a effectué plusieurs missions pour connaitre leurs intentions. Certains nous ont indiqué vouloir demander l’asile dans les pays voisins, d’autres aimeraient être transféré dans des zones plus sûres en République centrafricaine, d’autres encore aimeraient rester. Nous avons coordonné et facilité l’évacuation de plusieurs communautés dans le passé, notamment à partir de Bossembele en janvier, de Bossangoa et du PK12 à Bangui en avril. Nous nous efforçons également de promouvoir la cohésion sociale entre les communautés qui souhaitent rester.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/07/Signature-des-Accords-de-Brazzaville.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Signature des Accords de Brazzaville
Le désarroi du Comité technique de suivi de l’Accord d cessation des hostilités
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 23-12-2014. Les membres du Comité technique de la mise œuvre de l’Accord de cessation des hostilités signé le 23 juillet à Brazzaville au Congo broient le noir. Ils se plaignent du manque de moyens nécessaires prévus pour accomplir leur mission. Par la voix de leur président, Rostand Vivien N’Gbha Beïna, ils ont saisi le président de la commission de suivi de cet Accord pour réclamer la régularisation de leur situation.
C’est dans une lettre signé lundi 22 décembre 2014, à l’endroit du président de la Commission de suivi de l’Accord de cessation des hostilités que les membres du Comité technique ont exprimé leur ras-bol tout en sollicitant une entrevue sans délai avec elle, en vue de la régularisation de leur situation. En effet, depuis sa création par Décision N° 001 du 07 novembre 2014, conformément à l’organigramme de fonctionnement adopté par la commission de suivi, le « Comité technique permanent n’a bénéficié d’aucune indemnité ; à part les 50 000 F Cfa versés par deux fois comme frais de transport par la Minusca. Alors que dans l’Article 5 de l’Arrêté N° 010 du 28 août 2014 et de la Décision N° 001 du 07 novembre 2014, il avait été prévu une indemnité en qualité des Experts nationaux »,comme l’on pouvait lire dans cette lettre. Malheureusement, toujours selon le texte, « jusqu’aujourd’hui, aucune indemnité n’a été versée aux membres du Comité technique, également les moyens de travail ne sont pas mis à leur disposition afin d’accomplir leur mission selon le règlement intérieur. »
Notons que le Comité technique de suivi de l’Accord de cessation des hostilités de Brazzaville est composé de sept groupes armés, notamment la Séléka, les Anti-balaka, le FDPC, l’UFR et l’UFR-fondamentale, le MLCJ et le RJ. A ces entités s’ajoutent des représentants du CNT (01), de la Primature (01) et de la Présidence (01). Ce comité est chargé d’aller sur le terrain à la rencontre des éléments sur le terrain pour les amener à observer cet important accord. Rappelons aussi que cet Accord n’a jamais été respecté, tout comme les nombreuses conclusions des fora en RCA toujours violées par leurs propres signataires.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Mgr-Nzapalainga-site-RDOT.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mgr Nzapalainga sur le site de la seleka deRDOT à Bangui. photo: Fred krock / CNC
Mgr Dieudonné Nzapalainga en visite humanitaire aux Séléka du camp RDOT
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 23-12-2014. L’Archvêque de Bangui, Mgr Dieudonné Nzaplainga a visité, mardi 23 décembre 2014, les 591 Séléka cantonnés depuis janvier dernier au Camp du Régiment de défense opérationnelle du territoire (RDOT). Cette visite s’inscrit dans la suite logique d’une première en direction des Séléka de Camp Beal, puis les Anti-Balaka de Boy-Rabe
Si le sens donné aux précédentes visites de Nzapalainga est celui de donner espoir à ces jeunes (Anti-balaka ou Séléka) ayant perdu de chemin, histoire d’écouter leurs doléances afin de faciliter leur réinsertion dans la société, la visite du Camp RDOT revêt d’un double enjeu parce qu’elle est intervenue à la veille de la fête de Noël. Occasion par excellence pour Nzapalainga de fêter avec les occupants actuels de ce site de cantonnement. « Nous sommes à quelques heures d’une grande fête, la fête de Noël – la naissance de l’enfant Jésus dans notre monde. Pour ceux qui croient en Dieu, il est proche de nous. C’est par cette occasion que nous avons décidé de venir témoigner notre solidarité à nos enfants qui sont ici au Camp Beal. C’est pour leur apporter la joie de Noël. » a déclaré Mgr Nzapalainga qui ajoute, « nous sommes venus ici exprimer notre désir d’aller vers la paix, mais aussi d’écouter les autres, afin que nous convergions notre cœur et s’acheminer ensemble vers la paix. »
Tout comme chez les Séléka du Camp Beal et les Anti-balaka de Boy-Rabe (site de Monastère Marie mère des verbes), Mgr Nzapalainga s’est fait accompagner par une équipe des religieux catholiques, notamment l’équipe médicale mobilisée par CODIS (Coordination diocésaine de la santé) conduite par le Frère Elkana, l’Ong CARITAS-Bangui, la Société Saint Vincent de Paul et biend’autres fraternités de l’église catholique. De la nourriture préparée sur place avec des stocks de réserve ont été distribuée ; des habits également ont pu être distribués et ; des soins ont été administrés aux Séléka malades…
La présence de Nzapalainga au Camp RDOT, un véritable soulagement
la famille de Séléka RDOT
Le sentiment d’abandon qui brûle en ces Séléka a été dissipé d’un seul coup, faisant place à la joie et la réjouissance. « La joie que je ressens et ce que j’avoue ici ne sont pas seulement les miens, mais ceux de tous les éléments cantonnés au Camp RDOT. Cela a été une grande joie de voir Monseigneur et toutes les personnes qui l’ont suivi venir nous assister. » a affirmé Colonel Benoît Bamara, Commandant en chef dudit site. Il poursuit en disant « Nous, Séléka de Camp RDOT, nous ne voulons plus continuer avec cette guerre. C’est d’ailleurs pour cette raison que nous avons accepté volontiers d’être cantonnés ici. Nous ne voulons que la paix désormais, car nous peinons de voir nos parents souffrir de froid, de la faim, de maladies … dans les ‘’ledgers’’. » Même satisfaction pour Mlle Ella Pounoué qui a remercié la délégation de l’église catholique qui leur est venu en aide : « Ici, nous sommes dépourvus de tout. On s’inquiétait de ce qu’on allait donner à nos enfants comme cadeaux de Noël. Dieu-merci, Monseigneur nous a fait un geste qui peut apaiser nos enfants. » Pour Hubert Mbéï, cette assistance arrive à point nommé car, « avant, c’est l’OIM (Organisation internationale pour la migration) qui nous alimentait avec des vivres ; alors que maintenant, c’est le gouvernement qui s’est chargé de nous donner 3 000 F Cfa tous les trois jours. Mais le versement n’est même pas régulier. C’est difficile ! Pire encore, en cas de maladie, il est difficile pour nous de nous soigner. C’est pourquoi, je suis très fier aujourd’hui de la visite du Monseigneur et j’en appelle à d’autres personnes de bonne foi de ne pas nous considérer comme des ennemies, mais plutôt leurs filles et fils et de nous venir en aide. » a-t-il dit.
Cependant, cette satisfaction est nuancée par l’attente des réponses aux revendications exprimées par les Séléka vis-à-vis des autorités et leurs partenaires. A cet effet, Benoît Bamara a déploré que le gouvernement n’a pas honoré de ses engagements vis-à-vis des Séléka cantonnés à Bangui. « Depuis le 11 novembre où nous étions sortis pour barricader la route jusqu’aujourd’hui, le gouvernement nous roule dans la farine sur nos revendications, à savoir l’incorporation des jeunes qui sont avec nous dans l’armée et de remettre en fonction les officiers qui sont parmi nous ; le payement de nos 11 mois de frais de cantonnement ; et la prise en compte de nos grades. » a-t-il expliqué. Mais, le commandant du site n’est pas resté là, car il a donné un ultimatum d’une demi-journée au gouvernement de payer les frais de cantonnement promis, sinon la fête de Noël sera gâtée.
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Manifestation-des-élements-de-lEx-seleka-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Manifestation des éléments de l’Ex-seleka en Centrafrique. Photo: Diaspora
L’ONG SAVE THE CHILDREN DRESSE UN BILAN SOMBRE DE NOMBRE DES ENFANTS SOLDATS EN CENTRAFRIQUE
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 23-12-2014. L’ONG international Save the Children déplore que le nombre d’enfants soldats en République centrafricaine soit en hausse. Dans un rapport rendu public, ce 18 décembre 2104, Save the Children a affirmé que le nombre d’enfants recrutés comme des milices est multiplié par quatre (4) au cours de ces dernières années marquées par le conflit armé.
Ce rapport intitulé “Piégé dans une zone de combat” fait état de 10 milles enfants enrôlés dans les groupes armés actifs dans le pays. L’enrôlement de ces enfants dans le rang de ces groupes armés se justifie par la guerre civile sévissant dans le pays depuis le mois de décembre 2012.
Les enfants enrôlés sont utilisés dans plusieurs domaines aux profits des adultes dont ils exécutent les ordres, selon le rapport dit « Piéger dans une zone de combat ». Toujours dans ce même rapport, Save the Children expliquent que ces enfants subissent régulièrement des violences physiques et mentales de la part des chefs des groupes armés auxquels ils appartiennent. Emmenés à être en première ligne de combat lors des affrontements entre les Antibalaka et les éléments de l’ex seleka, ils sont quotidiennement victimes de la part des adultes. Ces enfants sont utilisés à transporter des armes et des prévisions des combattants lors des combats. Certains d’entre eux sont même emmenés, selon l’ONG, à faire usage des armes de guerre pour protéger leur communauté ou à venger les leurs.
Dans un rapport de 19 pages, l’ONG Save the Children recommande entre autres, d’accorder la priorité à la mise en oeuvre d’une stratégie globale en faveur des enfants et d’accroître le financement afin de prévenir le recrutement des enfants par les groupes armés. L’ONG exige, en outre, la libération de ces enfants soldats dans le rang des groupes armés, leur réinsertion et de surcroît mettre fin à l’impunité à l’égard des enfants en Centrafrique.
les travailleurs humanitaires sont devenus des cibles dechoix en centrafrique
Travailleurs humanitaires devenus des cibles en Centrafrique
“Le taux de mortalité infantile est scandaleux, ce sont des taux absolument anormaux. Trop de gens meurent de la malaria aussi. La malaria est le premier tueur de la planète, tout le monde le sait. Mais si les patients ont la chance de pouvoir arriver à une structure de santé, d‘être pris en charge correctement, ils ne vont pas mourir. Mais il faut au moins leur laisser cette chance. Et il y a beaucoup d’endroits en RCA actuellement où ils n’ont même pas cette chance. Quand début octobre nous avons eu des incidents assez sérieux sur Bangui, notre action a été mise en danger. Nous même avons été mis en danger. Nous avons été instrumentalisés. Nous n’avons pas pu travailler.
Les patients n’ont pas pu atteindre les structures de santé. Et donc des gens sont morts de ne pas avoir pu parfois faire 500 mètres pour aller dans une structure de santé. Ca c’est un point. L’autre point c’est que depuis une année à peu près, on s’aperçoit que l’espace humanitaire, qui est normalement une espèce de bulle qui entoure les travailleurs humanitaires, cet espace s’est réduit.
On avait la chance de bénéficier d’une espèce d’immunité liée à notre action humanitaire, et cette immunité s’est rétrécie comme une peau de chagrin. Parce que la situation est très difficile pour beaucoup de gens. Que beaucoup d’anciens combattants se retrouvent aujourd’hui ni démobilisés, ni désarmés , ni réintégrés. Je peux dire par là que le système dit de DDR n’a jamais commencé. Donc tous ces gens sont dans la nature. Beaucoup d’entre eux avaient rejoint les rangs des Anti Balaka ou des Seleka, peut-être pour l’adrénaline, peut-être un peu pour des convictions, et puis aussi pour une occasion de gagner un peu d’argent. Il y en a pas mal qui ont vu leurs espoirs déçus. Aujourd’hui ils essaient toujours de gagner leur vie.
Alors il y a des cibles qui sont toutes trouvées.
Les humanitaires sont des gens qui ont des voitures, qui ont de largent, qui ont des téléphones, qui ont des ordinateurs, qui ont des vétements, des médicaments, qui transportent du carburant… Cela fait de nous clairement des cibles.
Que ce soit Médecins sans Frontières, que ce soit le Programme Alimentaire mondial,, que ce soit toute autre organisation, il y a beaucoup, beaucoup d’incidents.
Et le plus récent est arrivé hier. Hier vers 12h45 il y a une voiture d’une ong qui a disparu sur un axe. Et on a retrouvé cette voiture aujourd’hui dans la fôret. Et le chauffeur poignardé, et le patient qui était un enfant poignardé aussi. Heureusement ils sont toujours en vie. Ils sont sur un bloc d’opérations à Bangui, ils ont été rapatriés à Bangui. Et on ne sait pas pourquoi c’est arrivé. La voiture c’était ces fameux land cruiser blancs que nous utilisons, il y avait les marques de l’ong dessus. Pourquoi ont-ils été attaqués ? On leur a volé les téléphones, des choses comme cela. Mais souvent les actions sont sans commune mesure avec l’espérance de gain ou de butin. L’exemple le plus ridicule c’est un camion de MSF qui se fait stopper à une barrière, les types ouvrent les portes arrière du camion, dans lequel il y avait beaucoup de choses. Et finalement ce qu’ils ont pris ce sont 5 barres de savon. Cinq barres de savon ! Je veux dire, comparé au risque d’un dérapage, de tuer un chauffeur… 5 barres de savon, c’est pathétique.”
Les déplacés du Camp de l’aéroport de Bangui M’poko
RCA, l’aide internationale aux portes du chaos : Interview avec Delphine Chedorge, chef de mission MSF France en RCA
“ Il y a un mauvais curseur qui est utilisé, qui est celui du 5 décembre, parce qu’il y eu un mois de bataille de deux groupes armés à un moment donné avec une interposition internationale.
Mais si on prend le sens de la crise centrafricaine, plus largement, sur le plan de l‘écroulement des services de l’Etat et de la production de groupes armés et rebellion sur les dernières décennies, depuis un an on est toujours sur un cycle de violence, de groupes armés qui se fractionnent et qui augmentent finalement en nombre, et en actions de violence, qui est bien pire qu’avant.
Le gouvernement de transition n’a pas permis de remettre en place des services de l’ Etat, qu’il s’agisse de la santé, de la sécurité, de l‘éducation, cela n’a pas pu redémarrer. Les services de santé, quand ils fonctionnent, c’est grace à des ongs qui font de la substitution par rapport à ces services là. Au niveau de la sécurité, les policiers et les gendarmes qui ont été rassemblés, il y a eu des tentatives de les remettre en place. Mais en dehors du problèmes de moyens il y a des problèmes de formation, il y a des problemes pour eux pour exercer leur autorité puisque ils ne sont pas respectés.
Pour les ecoles, il y a des écoles privées qui ont réouvert à Bangui aujourdhui, quelques autres ecoles dans d’autres villes du pays. Mais c’est soit pqrce que ce sont essentiellement des écoles privées, soit parce que des ongs y participent. Mais ce ne sont certainement pas des services publics qui fonctionnent d’eux mêmes. Donc on est aujourdhui sur un contexte toujours assez chaotique. Pas d’Etat, et une insécurité grandissante puisque ce ne sont plus des groupes armés avec des tetes dominantes mais aujourdhui ce sont des fractionnements qui s’occupent beaucoup plus de prédation que de politique. Il n’y a pas vraiment d’idéologie politique qui anime ces groupes. On est plutôt sur des logiques territoriales et de prédation. Et sur une absence de services de l’Etat qui se remet en place.
Donc on va voir une assistance internationale, un système de l’aide qui s’est mis en place qui est probablement aujourdhui déployé au maximum de ce qu’il sera. Dans l’arrière-pays comme à Bangui. Sur la santé, sur les déplacés, sur l’eau, l’hygiène, sur la protection, la mediation.
On a reussi ce deploiement là. Cela dit, les beosins correspondent à toute la population du pays actuellement. Puisque c’est tout le pays qui est fracassé et tout le pays qui est en insécurité.
Jamais le systeme de l’assistance ne couvrira l’ensemble des besoins de la population parce que ce n’est pas leur rôle, parce que c’est le rôle d’un Etat.
Ce qui veut dire qu’on sera toujours en dessous des besoins de la population. Il faut qu’on se le dise, aujourd’hui, le système de l’aide n’a pas vocation à couvrir les besoins de tout le pays. On est dans une difficulté aujourdhui avec des besoins qui nous dépassent toujours et vont toujours nous dépasser tant qu’on arrive pas à avoir un minimum de services publics en place. Et on sent bien qu’aujourdhui ce n’est pas prêt dans le pays
Des violences à Gbotobadia remettent en cause les pourparlers
En Centrafrique, la poursuite des pourparlers en cours à Bambari entre anti-balaka et ex-Seleka est incertaine. Samedi matin des violences ont éclaté à Gbotobadia, à 30 km de la ville, située dans le centre du pays. La barrière à l’entrée du village gardée par des ex-Selekas membres de l’UPC, a été attaquée vers 5h. Selon plusieurs sources, les combats auraient fait au moins sept morts. Des violences qui mettent à mal des négociations entamées entre les deux camps à Bambari.
Les violences de Gbotobadia vont-t-elles faire capoter les négociations ? En tout cas, elles minent un peu plus un dialogue déjà mal en point. Depuis près d’un mois, la Minusca tente d’obtenir une cessation des hostilités entre UPC et anti-balaka. Une rencontre entre représentants des deux camps avait même pu être organisée dans les bureaux de la force onusienne.
Mais selon l’UPC, les anti-balaka n’auraient ensuite pas honoré plusieurs rendez-vous et notamment celui de la signature officielle d’un cessez-le-feu, il y a une semaine. « On ne peut pas dire réellement que ça ferme la porte du dialogue entre nous, mais c’est un acte très condamnable. Mais cela ne peut pas nous empêcher d’œuvrer pour la paix, affirme le capitaine Nadjad, porte-parole de l’UPC. On devait signer un accord, mais malheureusement c’est eux qui l’ont saboté. Ils ne sont pas prêts, ils ne veulent pas que cet accord-là ait lieu. » L’officier ajoute que les anti-balaka utilisent toujours des prétextes comme l’absence d’un chef ou d’une autorisation hiérarchique pour éviter de conclure une véritable trêve.
Gbotobadia prouverait parfaitement leur mauvaise foi selon lui. Côté anti-balaka on dément être à l’origine des violences de samedi. Leur représentant à Bambari, Yvon Zangafio, condamne d’ailleurs cette attaque : « Ce sont des bandits incontrôlés, des criminels, mais ce ne sont pas les anti-balaka. Nous sommes en train d’œuvrer pour que la paix revienne en collaboration avec les ex-Seleka. » Yvon Zangafio va même plus loin, affirmant que les anti-balaka ne désirent que la paix, et que si un accord est de nouveau proposé, il sera signé.
Une dizaine de morts au village Batobadja dans un affrontement entre Anti-balaka et Séléka
Bangui (Corbeau News Centrafrique): 2 2 – 12 – 2014. L’événement s’est produit samedi 20 décembre. Un groupe d’Anti-balaka a attaqué un campement peulh au village Batobadja à 30 km de Bambari. Le bilan fait état de dix morts dont sept Séléka, deux populations civiles et un Anti-balaka. Une source de la Croix-Rouge locale parle plutôt de quatre morts retrouvés et enterrés. Selon Vivien Bissekoua, Comzone des Anti-balaka de Bambari, ce sont les éléments de l’UPC (Union pour la paix en Centrafrique) de Ali Darras qui ont lancé l’assaut contre les positions Anti-balaka. « Faux ! » rétorque Amat Nedjad Porte-parole de l’UPC. « Ce sont les Anti-balak qui ont attaqué nos éléments sur une barrière. Heureusement qu’un renfort dépêché de Bambari est arrivé pour prêter main forte à notre unité. Ils se sont attaqués aussi bien à nos éléments qu’à la société civile. » a-t-il ajouté.
Cependant, Marcel Kouzouné, un notable du village a témoigné ce lundi 22 décembre que l’attaque a bel et bien été lancée par les Anti-balaka contre un campement peulh. « Un marabout dénommé Modibo est venu de Benzambé depuis la préfecture de l’Ouham pour encadrer les Anti-balaka. C’est à l’issue des rites qu’ils ont décidé de tester leur puissance de frappe en attaquant le campement de peulhs où ils ont tué sept peulhs et incendié quatorze maisons. Un Anti-balaka et deux civils ont également trouvé la mort. De nombreux blessés sont acheminés à l’hôpital à Bambari. » a-t-il témoigné.
Cet incident intervient malheureusement à un moment où Séléka et Anti-balaka devraient s’entendre sur « une zone de confiance » sous l’égide du Chef du bureau régional de la Minusca pour faciliter la reprise des activités et la libre circulation dans la ville de Bambari et ses environs.
Des soldats de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) en patrouille dans la capitale du pays, à Bangui. Photo : ONU/Catianne Tijerina
l’ONU déplore des affrontements entre les Anti-balaka, les Seleka et Casques bleus
Les affrontements ont eu lieu en République centrafricaine durant le weekend à travers le pays entre soldats de la paix et groupes anti-Balaka, a déploré lundi le Porte-parole des Nations Unies, Stéphane Dujarric.
« Samedi, des groupes anti-Balaka se sont heurtés à des soldats de la paix à Berbérati, où les troupes de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) étaient déployées », a déclaré le Porte-parole de l’ONU lors d’un point de presse au Siège des Nations Unies à New York. Selon M. Dujarric, un membre anti-Balaka et un civil ont été tués dans les affrontements, et la Mission a réquisitionné un certain nombre d’armes.
Les Casques bleus de la MINUSCA ont également été impliqués dans un autre affrontement armé, dimanche, dans la ville de Nola. A cette occasion, un soldat de la paix et un civil ont été légèrement blessés dans les affrontements et quatre membres anti-Balaka ont été appréhendés et désarmés.
La MINUSCA a également fait état de combats près de Bambari entre groupes anti-Balaka et la branche de l’ex-Séléka du « Général » Ali Darass. Trois membres de la branche de l’ex-Séléka et quatre civils auraient trouvé la mort dans les combats et quatre autres auraient été blessés.
Aujourd’hui, lundi, à Batangafo, la situation était toujours tendue, a rapporté la Mission, après que deux membres de l’ex-Séléka ont été tués par des anti-Balaka.
« La mission suit de très près la situation et tente de résoudre ces problèmes aussi bien par des voies politiques qu’en assurant la sécurité au moyen de ses troupes », a affirmé M. Dujarric. « La Division des droits de l’homme de la Mission déploiera également une unité mobile des droits de l’homme afin de poursuivre l’enquête »,
Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Martin-Ziguelé-Président-du-MLPC.png” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Martin Ziguelé, Président du MLPC
QUI EST VRAIMENT MARTIN ZIGUELE, CANDIDAT A LA FONCTION PRÉSIDENTIELLE ?
L’élection présidentielle centrafricaine projetée en 2015 apparaît déjà comme une élection qui sera très disputée. Effectivement, plusieurs candidatures sont déclarées depuis longtemps pour les uns, et assez récemment pour d’autres. Ensuite et selon plusieurs indiscrétions, si l’on met à part les candidats déjà déclarés, certaines personnalités politiques ou issues de la société civile se prépareraient à officialiser leurs candidatures. Enfin, les personnalités que l’opinion publique croit aujourd’hui, à tort ou a raison, comme politiquement finies fourbiraient leurs armes électorales, à vrai dire dans un secret de polichinelle, soit par esprit revanchard, soit par peur d’être politiquement enterrées.
Pour tout observateur avisé de la politique centrafricaine, il ne fait l’ombre d’aucun doute que les électeurs centrafricains de 2015 devraient plutôt s’attendre à une pléthore de prétendants au fauteuil présidentiel. Dans une étude réalisée en juin 2014 par David L. Smith de l’Institut d’Etudes de Sécurité (ISS), intitulée « Rapport sur l’Afrique Centrale : la course à la présidentielle en Centrafrique » et parue le 02 septembre 2014, il y aurait déjà quarante-deux (42) candidats, même si l’étude considérée met toutefois en résonance l’hypothèse d’un retrait volontaire et in extremis de certains candidats déjà connus faute d’avoir réuni les moyens nécessaires pour battre campagne d’une part, ou suite à un accord politique avec un autre candidat disposant à leurs yeux de réelles chances d’autre part.
Etre candidat à une élection présidentielle ou législative est tout à fait légitime. Cependant, se faire connaître aux électeurs pour permettre à ceux-ci de mieux voter constitue une véritable obligation au sens de la démocratie. S’affranchir de ce principe serait constitutif, pour tout candidat qui s’y adonnerait, un comportement dolosif à l’endroit des électeurs. Le libre choix des électeurs, principe tout autant démocratique que constitutionnel, principe consubstantiel au droit de vote, est aussi à ce prix. Dans cette logique, le peuple centrafricain est en droit de connaître réellement un par un les différents candidats pour mieux élire le prochain Président de la République.
C’est en considération de tout ce qui précède que, dans ce qui suit, il est question de présenter et faire connaître à l’opinion l’un des candidats, Martin Ziguélé : d’abord, l’homme dans son identité personnelle et familiale, l’homme dans son parcours scolaire, universitaire et professionnel ; ensuite, l’homme dans son engagement et son parcours politiques, et enfin le candidat présidentiel dans sa vision pour son pays, la République Centrafricaine.
Qui est Martin Ziguélé, d’où vient-il, quel est son engagement politique, ses idées politiques, qu’a-t-il déjà politiquement fait, est-il prêt pour le pouvoir, pourquoi veut-il le pouvoir, que compte t-il en faire, quelle est sa vision pour le pays, avec qui viendrait-il exercer le pouvoir si davantage le peuple centrafricain le lui attribuait ?
IDENTITE ET VIE FAMILIALE
Martin Ziguélé est né le 12 février 1957 à Paoua. Son père Jean Maïdé n’est plus de ce monde. Sa mère qui vit actuellement à Bangui s’appelle Thérèse Mingara.
Sur le plan familial, Martin Ziguélé est marié à Germaine Tousséya née le 24 mars 1959 à Paoua. Le mariage civil étant scellé depuis longtemps, c’est en effet le 04 janvier 2014 que la célébration religieuse aura lieu selon les rites de l’Eglise Catholique dont le couple est un fidèle depuis leur enfance. Martin Ziguélé est père de 6 enfants légitimes. Il s’agit, dans l’ordre, de Patrice Emery Ziguélé marié à Carole Adopiat, Fidélia Thérèse Ziguélé mariée à Serge Gon, Ida Ziguélé fiancée à Namfeï Welle Wengo Edgard, Aristide Ziguélé fiancé à Allegra Simba, William Ziguélé fiancé à Stephanie Allis, et Jessica Ziguélé, la benjamine de la famille.
De plus, Martin Ziguélé est grand-père, un papy très comblé puisqu’il a 10 petits enfants : son fils aîné Patrice Emery lui a donné 1 petit fils (Martin Néhémie) et 2 petites filles (Irina et Fidélia) ; sa première fille Fidélia Thérèse lui a donné 1 petit fils (Samuel Etienne) et 1 petite fille (Emmanuelle-Joyce) ; sa deuxième fille Ida lui a donné 2 petites jumelles (Jessica et Mazarine) ; enfin, son deuxième garçon Aristide lui a donné un petit fils (Laoumadji) et 2 petites filles (Déoda et Rebecca).
Martin Ziguélé a aujourd’hui onze frères et sœurs : Elisabeth, Colonel, Dounia Lavie, Angéline, Béatrice André, Emile, Nestor, Appolinaire et Nathalie.
Martin Ziguélé dispose de propriétés immobilières. Il possède une maison et un terrain à bâtir dans sa ville natale (Paoua), et à Bangui où il a notamment une maison et quatre terrains à bâtir. Il faut souligner que tous ces biens immobiliers ont été honnêtement acquis par Martin Ziguélé, sans un seul sou du contribuable centrafricain. C’est du temps où l’intéressé travaillait encore à la CICA-RE à Lomé (Togo), puis à la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) et grâce à ses économies que Martin Ziguélé a acheté des terrains et entrepris les constructions
CURSUS SCOLAIRE, UNIVERSITAIRE, ET VIE PROFESSIONNELLE
S’agissant de son parcours scolaire, universitaire et sa carrière professionnelle, il faut savoir que Martin Ziguélé est un ancien séminariste, qui a effectué ses études secondaires au Petit Séminaire Saint Jean de Bossangoa. Dans cet établissement, il avait pour condisciple, entre autres, feu Me Goungaye Nganatoua Wanfiyo, ancienne grande figure de la société civile, ancien Président de la Ligue Centrafricaines des Droits de l’Homme, un ami dont il était d’ailleurs très proche jusqu’à sa brutale et suspecte disparition le 28 décembre 2008 sur la route de Damara (accident aux circonstances non encore élucidées). Martin Ziguélé poursuit ses études secondaires au Lycée d’Etat des Rapides à Bangui. C’est lors de l’examen du baccalauréat centralisé à l’époque à Bangui qu’il fit la connaissance de Nicolas Tiangaye, aujourd’hui un de ses fidèles amis, Président du Conseil National de Transition (CNT) de 2003 à 2005, puis Premier Ministre du Gouvernement d’Union Nationale de Transition du 17 janvier 2013 au 10 janvier 2014.
Après l’obtention de son Baccalauréat, Martin Ziguélé entre à l’Université de Bangui en octobre 1975 en Lettres Anglaises à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de l’Université de Bangui. Il prépare en même temps, sur l’année scolaire et universitaire, le concours d’entrée à l’Ecole Nationale d’Administration (ENAM) de Bangui et au célèbre Institut International des Assurances (IIA) de Yaoundé (Cameroun), obligatoire à l’époque.
Admis aux deux concours des deux écoles, il choisira d’intégrer en octobre 1976 l’Institut International des Assurances (IIA) de Yaoundé (Cameroun) tout en étant inscrit en deuxième année de Licence de Lettres anglaises de Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de l’Université de Bangui. En juin 1977, il obtient à la fois le DEUG 2 de Lettres anglaises de l’Université de Bangui, et le passage en deuxième année à l’IIA. En juin 1978, il décrochera le Diplôme d’Etudes Supérieures Spécialisées (DESS) en Assurances. Il était de la 3e promotion (1976-1978) qui comptait en tout 44 étudiants issus de plusieurs nationalités africaines ; il avait deux compatriotes pour collègues : Pierre Tekeli et feu Georges Célestin Koy. L’IIA était alors dirigé par le célèbre Ahmadou KOUROUMA, actuaire de formation mais plutôt connu pour ses talents d’écrivain.
Dès son retour au pays, Martin Ziguélé fut intégré dans la fonction publique comme Inspecteur des Impôts et affecté à la direction du Contrôle des Assurances sous la direction de Célestin Leroy Gaombalet, ancien Premier Ministre et ancien Président de l’Assemblée Nationale. Il sera ensuite détaché par le Ministre des Finances, feu François Epaye à la l’Entreprise d’Etat d’Assurances et de Réassurance SIRIRI. Parallèlement à cette vie professionnelle naissante, Martin Ziguélé s’inscrira en Licence de Lettres Anglaises, nouvellement créée, à l’Université de Bangui et obtient en 1982 une Licence en Lettres Anglaises dans la première promotion des titulaires de la Licence de la Faculté des Lettres de l’Université de Bangui. Il s’inscrira l’année suivante en Maîtrise de Lettres Anglaises. Entre 1981 eT 1984, il effectuera des stages de spécialisation en Assurance-Vie au Maroc et en Allemagne auprès de la Munich-Ré, premier réassureur mondial, et il ouvrira pour la première fois des opérations d’Assurance-Vie en RCA avec la SIRIRI.
En 1988, Martin Ziguélé réussit avec brio le concours international d’entrée à la compagnie panafricaine CICA-RE (Compagnie Internationale des Compagnies d’Assurances et de Réassurances), basée à Lomé (Togo) et dirigée par Ahmadou KOUROUMA qui avait fini ses mandats à la tête de l’IIA de Yaoundé. Au sein de cette grande institution, Martin Ziguélé impressionne par ses compétences, une grande maîtrise des dossiers, sa grande flexibilité dans les horaires de travail, son acharnement au travail, et l’excellence des rapports professionnels et humains qu’il entretient avec ses collègues dans ce vaste environnement multiculturel. Grâce notamment à sa conscience professionnelle jamais mise en défaut, Martin Ziguélé est successivement promu dans cet organisme international à tous les échelons : Souscripteur-Vie, Chef de Division des Réassurances-Vie, Souscripteur des Réassurances IARD pour les affaires hors d’Afrique (Europe-Asie-Moyen Orient) et Formateur en Assurances et Réassurances.
Aujourd’hui, et après cette carrière professionnelle bien remplie, Martin Ziguélé est sans doute l’un des meilleurs assureurs de son époque non seulement au plan panafricain mais également à l’échelle internationale. C’est un expert en assurances, reconnu, respecté et très sollicité en Afrique où il est notamment Administrateur de Sonar-IARD et Sonar-Vie au Burkina Faso, ainsi que de Star-Vie au Tchad (cf. Lettre du Continent N° 695 du 03 décembre 2014), sans mettre à part les nombreuses consultations qu’il réalise au profit des compagnies publiques et privées sur le continent. L’intéressé dispose d’ailleurs de son propre cabinet, Exact Conseil basé à Paris.
En juillet 2000, Martin Ziguélé est nommé Directeur National de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) pour la République centrafricaine par le Président Ange Félix Patassé. Au terme d’une formation de neuf mois (juillet 2000 à mars 2001) auprès des directeurs nationaux de la BEAC à Ndjamena puis à Yaoundé, et enfin aux services centraux au siège de la BEAC à Yaoundé, il prit fonction le 9 mars 2001 à Bangui.
L’HOMME POLITIQUE ET L’HOMME D’ETAT
Martin Ziguélé, c’est avant tout un militant de très longue date du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain, un militant fidèle, intrépide et discipliné. Il adhérera au Parti en 1979 dès sa création, sur les conseils de son camarade Albert NDODET et militera activement très tôt à Bangui, avant de le continuer à Lomé où il travaillait pour CICA-RE. Aux côtés du défunt Président Patassé en exil à Lomé, Martin Ziguélé suivait sans discontinuité les activités de son parti.
Le 1er avril 2001, Martin Ziguélé est nommé Premier Ministre par le Président Ange Félix Patassé qui avait eu le temps de bien le connaître à Lomé où il était cadre supérieur de la CICA-RE. Cette nomination intervient moins d’un moins après que Martin Ziguélé eut pris ses fonctions de Directeur National de la BEAC le 9 mars 2001.
La composition du Gouvernement d’Action et de Combat :
Le Gouvernement d’Action et de Combat formé le 06 avril et présenté à l’Assemblée Nationale le 07 mai, comprend 24 Membres dont 2 Ministres d’Etat, 16 Ministres et 5 Ministres délégués. Par la suite, ce gouvernement est remanié deux fois : d’abord le 30 août 2001 (29 membres), et ensuite le 15 janvier 2003 (30 membres). L’analyse des trois gouvernements formés par Martin Ziguélé révèle deux caractéristiques majeures qui doivent être mises en résonance.
D’une part, et d’un point de vue politique, les Ministres du Gouvernement d’Action et de Combat sont issus non seulement du MLPC, mais aussi de plusieurs autres entités politiques, sans oublier la société civile qui hérita même dans le tout premier gouvernement du prestigieux portefeuille des Affaires Etrangères.
D’autre part et d’un point de vue sociologique, tous les trois gouvernements formés par le Premier Ministre Martin Ziguélé furent représentatifs de la nation, avec une prise en compte effective de l’équilibre régional et ethnique par la présence dans les gouvernements susmentionnés des ressortissants de presque toutes les préfectures. Au surplus, la représentation féminine fut également assurée.
Les réalisations du Premier Ministre Martin Ziguélé
Martin Ziguélé a exercé sa fonction de Premier Ministre du 1er avril 2001 au 15 mars 2003, soit 23 mois et 2 semaines. Les tâches du nouveau Premier Ministre étaient à la fois très difficiles, multiples et urgentes, surtout que les agents de la fonction publique, en grève depuis novembre 2000, et qui avaient observé une trêve début mars 2001 à la demande du Premier Ministre Anicet Gorges Dologuélé, terminaient à peine le premier mois de cette trêve au moment où Martin Ziguélé est promu à la Primature. Réellement, les fonctionnaires n’étaient pas prêts à cesser leur grève générale (Source AFP, Bangui, 6 avril 2001, 12h23).
S’agissant des réalisations de Martin Ziguélé à la Primature, elles sont nombreuses, mais seules les plus importantes méritent d’être mises en relief ici.
A titre de précision importante, il faut rappeler tout d’abord que l’Etat Centrafricain est connu pour le cumul notoire de plusieurs dizaines d’arriérés de salaire, bourses et pensions depuis le régime du général André Kolingba. Le Premier Ministre Martin Ziguélé affronte cette réalité : 30 mois d’arriérés de salaire laissés par ses prédécesseurs (Source AFP, Bangui, 6 avril 2001). A l’inverse de certains de ses prédécesseurs, Martin Ziguélé s’en est bien tiré, puisqu’il a tout de même réussi à effectuer le paiement à terme échu de 22 mois de salaires sur les 23 mois passés dans la fonction. Cette précision est d’autant plus importante que d’une part, le Premier Ministre Ziguélé n’avait reçu aucune aide financière extérieure et d’autre part, le Gouvernement d’Action et de Combat fut rudement et successivement déstabilisé par la tentative de coups d’Etat du 28 mai 2001, puis par celui du 25 octobre 2002 du général François Bozizé.
En premier lieu, Martin Ziguélé s’est résolument et personnellement engagé dans la lutte contre la pauvreté, tout en mobilisant tout son gouvernement. Il a notamment assuré la promotion du secteur PME/PMI, du commerce et de l’artisanat, la promotion du monde rural par la modernisation du système agricole.
En deuxième lieu, la réalisation la plus mémorable du Premier Ministre Martin Ziguélé, c’est la lutte implacable et générale de ce dernier contre la corruption et les détournements de deniers publics. En application de cette politique, le Premier Ministre Martin Ziguélé avait engagé fermement des actions multiformes en vue de l’assainissement des finances publiques : lutte contre la fraude et l’incivisme fiscal, moralisation des fonctionnaires et agents de l’Etat, principalement ceux des régies financières.
La fermeté affichée par Martin Ziguélé dans ce combat avait par exemple conduit, et c’est là une grande première, à l’arrestation suivie d’une traduction en justice contre Eric Sorongopé Zoumandji, Ministre d’Etat des Finances en fonction, par ailleurs cadre éminent et influent du MLPC, parti au pouvoir. Aussi, Patrice Edouard Ngaïssona, fonctionnaire aux Eaux et Forêts, ainsi que de nombreux fonctionnaires (inspecteurs et contrôleurs des douanes, des finances, et de Trésor, magistrats etc.) furent interpellés et traduits en justice. Martin Ziguélé n’épargna pas non plus les membres de son ethnie et ressortissants de l’Ouham Pendé dont il est originaire concurremment avec le Président Ange Félix Patassé. Toutes ces affirmations sont vérifiables auprès des services de l’Etat notamment auprès du parquet à Bangui.
Cependant, tous les prévenus recouvrent une liberté inespérée doublée d’une impunité choquante, à la faveur de la prise violente du pouvoir par les « Libérateurs » du général François Bozizé le 15 mars 2003.
Cette politique d’assainissement des finances publiques, en l’absence d’aide extérieure comme indiqué auparavant, a indubitablement été pour beaucoup dans le versement régulier des salaires, bourses et pensions par le Premier Ministre Martin Ziguélé.
En troisième lieu, on peut retenir la signature par Martin Ziguélé le 10 octobre 2001 d’un Programme de Référence (Staff Monitoring Programme) de 6 mois avec le Fonds Monétaire International (FMI). Ce Programme non financé, donc un genre de « galop d’essai » a été réalisé avec succès à la surprise du FMI qui l’a reconduit de trois mois. Les négociations menées ensuite par Martin Ziguélé avaient débouché sur un accord avec le FMI en septembre 2002, ouvrant la voie à des aides financières substantielles destinées au pays. Mais l’attaque de Bangui le 25 octobre 2002 par les rebelles et mercenaires se réclamant de François Bozizé bloquera le passage de ce dossier devant les conseils d’administration du FMI prévu le 28 octobre 2002.
Tous les vastes chantiers du Gouvernement d’Action et de Combat ouverts par Martin Ziguélé sont malheureusement et nettement stoppés, emportés par ce déferlement violent sur la capitale Bangui de la horde des rebelles et mercenaires étrangers prétendument dits les « Libérateurs », à la solde du général François Bozizé, lequel n’avait de cesse, depuis son coup d’Etat radiophonique du 03 mars 1982, de vouloir à tout prix le pouvoir qu’il savait pertinemment ne pas pouvoir prendre s’il fallait se plier à l’unique voie démocratique : l’élection.
L’accession de Martin Ziguélé à la présidence du MLPC
Assurément, c’est l’élection de 2005 qui constitue l’évènement le plus déterminant dans la vie politique de Martin Ziguélé et sa stature nationale et internationale actuelle.
En effet, après le coup d’Etat du général François Bozizé le 15 mars 2003, Martin Ziguélé se réfugie en France avec toute sa famille. Il se présente d’abord en candidat indépendant, mais « de précaution » à l’élection présidentielle de 2005. Ange Félix Patassé ayant été définitivement recalé par la Cour Constitutionnelle de Transition, le MLPC décida ensuite de soutenir le candidat Martin Ziguélé. A l’issue du premier tour tenu le 13 mars 2005, Martin Ziguélé crée la surprise en mettant le général François Bozizé en ballotage, avant de perdre au second tour le 08 mai 2005.
Martin Ziguélé surprend aussi l’opinion par son fair-play électoral, un fait qui ne peut être occulté, tant le geste est rare en Afrique, et laisse une entrevoir une élégance et une tolérance démocratique certaines. Réellement, après la proclamation des résultats du second tour, Martin Ziguélé s’exprima non seulement pour reconnaître sa défaite, mais aussi pour adresser ses félicitations à celui qui est proclamé élu Président de la République, François Bozizé. Martin Ziguélé n’en resta pas là, puisqu’il participa de façon très joviale et décomplexée à la cérémonie d’investiture présidentielle de François Bozizé. C’est surtout là que l’opinion a découvert en Martin Ziguélé un démocrate et un vrai républicain au sens plein.
Ce scrutin présidentiel de 2005 change donc profondément la vie politique de Martin Ziguélé, puisqu’il en sort avec un capital considérable de sympathie et d’admiration chez la plupart des centrafricains. De facto, Martin Ziguélé apparaît comme l’opposant N° 1 au régime de François Bozizé.
C’est donc sur la base du crédit politique octroyé à Martin Ziguélé par le suffrage universel direct exprimé en 2005, que le MLPC a procédé à l’élection de Martin Ziguélé à sa présidence lors du Congrès extraordinaire de juin 2006, puis le reconduira au Congrès ordinaire de juin 2007. Après le retour dans la grande famille des camarades qui ont créé le MLPCO (MLPC Originel) à l’occasion de ce congrès ordinaire, d’autres, dissidents, menés par Luc Appolinaire Dondon Konamabaye, ont intenté une action judiciaire en invalidation des actes du Congrès de 2007. Ils en ont été finalement déboutés après une longue procédure, d’abord en première instance, ensuite en appel, et enfin en cassation : la Cour de Cassation, par une Décision en date du 29 décembre 2009, confirme définitivement l’élection de Martin Ziguélé à la Présidence du Parti.
Les frondeurs du MLPC exportent la bataille perdue sur le plan des manipulations des consciences, notamment en distillant à l’ancien Président Patassé des contre vérités et autres intoxications pour semer la zizanie entre lui et le nouveau Président du MLPC. Cette stratégie d’opposition des hommes fonctionnera malheureusement jusqu’en 2011. Rentré à Bangui à la faveur du Dialogue Politique Inclusif, Ange-Félix Patassé finit par se rendre compte de ces manipulations, et se réconcilie après l’élection du 23 janvier 2011 avec Martin Ziguélé, avant de décéder plus tard, suite aux tracasseries créées par le régime de François Bozizé pour empêcher l’ancien Président d’aller à Malabo se faire soigner à temps.
Les principales réalisations de Martin Ziguélé à la présidence du MLPC
Depuis son élection à la présidence du MLPC, Martin Ziguélé porte intrépidement le flambeau du parti. Grâce à son dévouement, le MLPC exerce sans discontinuité ses fonctions politiques, et ses fonctions sociales dès que le besoin se fait sentir. Durant le régime de Bozizé, Martin Ziguélé fut le principal opposant à élever la voix sur Ndeke Luka, sur RFI et les médias internationaux pour dénoncer les dérives et la mauvaise gouvernance du régime.
– Martin Ziguélé a sillonné toutes les préfectures de la République Centrafricaine de 2007 à 2009 pour redynamiser les structures du MLPC.
– Martin Ziguélé a fait adhérer le MLPC à l’Internationale Socialiste faisant ainsi bénéficier au MLPC d’un vaste réseau des socialistes du monde entier en général, avec l’appui décisif et constant du Parti Socialiste Français. Il y a lieu de préciser que ce choix fait par Martin Ziguélé est celui d’un homme de conviction profonde, d’un homme qui a toujours été de gauche, puisqu’il a été fait à un moment où ni le MLPC ni le Parti Socialiste Français n’étaient au pouvoir. Ce n’est donc nullement un choix politique opportuniste.
– Martin Ziguélé a créé l’Ecole du parti dont la première session s’est déroulée du 20 au 22 févier 2013 à Bangui, et la troisième en novembre 2014, à la veille du Congrès extraordinaire. L’objectif principal est d’assurer aux militants du MLPC une éducation civique et politique (transmission des valeurs cardinales nécessaires à la vie nationale), et contribuer à asseoir la démocratie en Centrafrique. Il faut souligner avec force que grâce à Martin Ziguélé, le MLPC est le premier parti, le seul parti en Centrafrique à créer et à faire fonctionner l’Ecole du parti.
– Sous l’impulsion de Martin Ziguélé, le MLPC est membre de l’Alliance Progressiste Mondiale, qui est le réseau de travail des partis socialistes et progressistes du monde entier ;
– Martin Ziguélé a contribué pour éviter le pire entre le KNK et la coalition rebelle Séléka lors de la signature des Accords de Libreville du 11 janvier 2013 KNK.
– Sans faire du bruit, Martin Ziguélé a fait parler son vaste réseau international en se battant résolument pour faire intervenir les forces internationales (Sangaris, Misca puis Minusca) en RCA afin d’éviter ce qui pointait à l’horizon comme une grande catastrophe.
– Sur le plan international, Martin Ziguélé dispose d’une aura certaine. Il est visible et audible en Afrique et en Europe notamment en France. Souvent sollicité et respecté pour son expertise et sa connaissance de la République Centrafricaine, il est souvent invité sur les plateaux des médias internationaux. Sa parole porte à l’international. Martin Ziguélé dispose d’un immense carnet d’adresses et donc d’un vaste réseau. Il est introduit auprès plusieurs Chefs d’Etat et de gouvernement en Afrique et hors du continent.
Martin Ziguélé est un homme d’Etat au sens plein. Tandis que certains rêvent toujours à l’élection, Martin Ziguélé pense d’abord au peuple centrafricain. C’est ainsi qu’il a préféré attendre très longtemps avant de déclarer sa candidature à la présidentielle de 2015.
LE CANDIDAT ET SA VISION POUR LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
La vision politique de Martin Ziguélé
La vision politique de Martin Ziguélé, c’est dans un premier temps assurer la justice au profit des victimes de la grave crise ayant secoué la République centrafricaine depuis le coup d’Etat du 24 mars 2013. Il prône un dialogue national inclusif, mais réfute toute démarche publique ou privée qui irait dans le sens d’une impunité quelconque aux auteurs des crimes enregistrés en Centrafrique au cours des dernières années.
La vision politique de Martin Ziguélé, c’est ensuite établir les bases de la refondation de l’Etat Centrafricain, considéré aujourd’hui comme un Etat failli. Concrètement cela signifie :
– La construction progressive de la démocratie Centrafricaine.
– La restructuration de l’administration publique et optimisation des ressources humaines ;
– La refonte des secteurs de sécurité, défense nationale, et de justice ;
– La redynamisation de la diplomatie centrafricaine ;
La vision politique de Martin Ziguélé, c’est en outre mener des actions concrètes pour le développement, par la promotion d’un développement humain intégral. Concrètement cela signifie :
– La refondation des systèmes de l’Education et de la Santé ;
– Une forte implication de la jeunesse et de la femme dans le processus du développement ;
– La promotion des arts, de la culture et des sports ;
– Une nouvelle conception des politiques publiques liées à l’emploi.
La vision de Martin Ziguélé, c’est aussi assurer la promotion d’un développement économique durable. Concrètement cela signifie :
– La construction et réhabilitation des infrastructures ;
– La redynamisation de l’agriculture et de l’élevage ;
– Des réformes structurelles et sectorielles de l’économie ;
– Des réformes structurelles des finances publiques ;
– Des mesures politiques et financières d’apaisement et de relance de l’économie
Martin Ziguélé, un homme d’Etat très largement apte et réellement prêt pour la fonction présidentielle
Le peuple Centrafricain n’a plus droit à l’erreur. Il devra choisir sans complaisance et dans la transparence son futur Président de la République pour tourner définitivement les pages sombres et tumultueuses de son histoire.
Martin Ziguélé constitue une exception notable à la pratique permanente et indécente de transhumance politique en Centrafrique. A l’opposé de certains leaders, Martin Ziguélé n’a jamais succombé à l’offre insistante de François Bozizé de vendre son « âme ». Beaucoup dans l’opinion considèrent que Martin Ziguélé vit son engagement politique comme un sacerdoce.
Martin Ziguélé est profondément imprégné des valeurs démocratiques comme en témoigne son acceptation du verdict des urnes en 2005 comme expliqué antérieurement.
Homme politique visionnaire, Martin Ziguélé avait été le premier à attirer avec force l’attention de l’opinion nationale et internationale sur l’ineffectivité des recommandations du Dialogue Politique Inclusif de 2008, notamment de la politique du Désarmement, de la Démobilisation et Réinsertion des ex-rebelles (DDR). C’est l’absence de volonté politique d’aller au bout du DDR, et les détournements par l’ancien régime Bozizé des huit (8) milliards de francs CFA alloués notamment par la CEMAC, ajoutée à un refus de promouvoir la Réforme du Secteur de Sécurité, qui expliquent en grande partie la naissance et l’arrivée au pouvoir de la coalition rebelle Séléka le 24 mars 2013, avec toutes les conséquences que le pays connait.
Suite à la mascarade électorale du 23 janvier 2011, Martin Ziguélé a opté pour la contestation pacifique du scrutin au sein de l’ex-Front pour l’Annulation et la Reprise des Elections de 2011 (FARE 2011). Fidèle à cette ligne
CPI : Les pays africains soutiennent la Cour pénale internationale
Ce soutien a été exprimé lors de la réunion annuelle des pays membres
(New York) – Les pays africains ont exprimé un soutien fort à l’égard de la Cour pénale internationale (CPI) lors de la 13ème Assemblée des États parties au Statut de Rome, le document fondateur de la Cour, ont déclaré aujourd’hui des organisations africaines et internationales présentes lors de la session. Les gouvernements ont présenté une vision plus positive de la relation de l’Afrique avec la CPI que celle qui apparaît souvent dans les débats publics, selon ces organisations.
L’Assemblée des États parties à la CPI s’est réunie du 8 au 17 décembre 2014, au siège des Nations Unies, pour sa session annuelle régulière. Les pays membres de la CPI ont approuvé le budget de la Cour et ont élu six nouveaux juges à la Cour. Ils ont également abordé des sujets tels que la coopération avec la Cour.
« Même si certains gouvernements africains clament haut et fort que la CPI est anti-africaine et tentent de porter atteinte à la Cour, la réalité est assez différente », a déclaré Esther Waweru, de la Commission kényane des droits de l’homme. « Demandez à la présidente de la République centrafricaine, qui a exprimé sa profonde gratitude envers la CPI pour l’aide apportée à son pays au lendemain des crimes graves qui ont été commis dans ce pays, et aux nombreux autres pays africains qui ont pris la parole pour soutenir la CPI. »
Cette année, l’Assemblée des États parties a élu le premier Africain à être son président, Sidiki Kaba, ministre de la Justice du Sénégal. Kaba a souligné « la détermination inébranlable [du Sénégal] à défendre les principes et les valeurs essentielles » de la CPI et a pris l’engagement de réconcilier la CPI avec toutes les régions du monde, notamment l’Afrique. Il a fait remarquer que l’Afrique a le plus grand nombre de membres de la CPI et que les Africains représentent une proportion considérable du personnel de la CPI, notamment quatre juges et la procureure. Il a également noté que les Africains ont été les premiers à demander l’intervention de la Cour.
Plus d’une dizaine de pays africains représentés par de hauts responsables de leurs gouvernements ont exprimé un soutien fort au travail de la Cour lors de la session. La présidente de la République centrafricaine, Catherine Samba-Panza, a confirmé le rôle de la Cour comme un instrument crucial dans la lutte contre l’impunité, et a souligné que la Cour était essentielle afin de rendre la justice pour les victimes de graves crimes internationaux. Parmi les autres pays africains représentés par des responsables figuraient l’Afrique du Sud, le Burkina Faso, la Côte d’Ivoire, la Gambie, le Ghana, le Lesotho, le Malawi, la Namibie, le Nigeria, la République démocratique du Congo, le Sénégal, la Sierra Leone et la Zambie.
L’Afrique du Sud a décrit la CPI comme « un rempart dans la lutte contre l’impunité ». Le Ghana a affirmé qu’il demeure « engagé envers l’importance » pour la CPI de sanctionner et d’empêcher les crimes, et le Nigeria a indiqué que la CPI « devient de plus en plus une institution mondiale décisive. » La Côte d’Ivoire a insisté sur la « valeur positive » de la Cour pour ce qui est de poursuivre les crimes graves, la Sierra Leone a souligné son « engagement profond envers la Cour », et le Lesotho a qualifié la CPI d’ « instrument clé » pour promouvoir la justice. La République démocratique du Congo a noté que la CPI est « un cadeau d’espoir » pour les générations futures.
Le Ghana, la Gambie et le Lesotho ont également affirmé la nécessité de protéger l’indépendance de la Cour, allant à l’encontre de l’initiative infructueuse du Kenya d’avoir une session spéciale lors de la rencontre sur la conduite des fonctionnaires de la Cour en relation avec des affaires actuelles.
La Zambie a souligné le rôle des gouvernements africains pour demander l’implication de la CPI, tandis que d’autres pays comme le Nigeria exprimaient leur engagement à adopter des lois pour mettre en œuvre le statut de la CPI au niveau national et à coopérer avec la Cour. La Namibie, le Burkina Faso et le Ghana ont exhorté d’autres pays à rejoindre la Cour.
« Dans le débat général lors de la 13ème session de l’Assemblée, la plupart des États africains ont montré un soutien fort à l’égard de la CPI », a déclaré Aboubacry Mbodji, de l’organisation Rencontre Africaine pour la Défense des Droits de l’Homme, basée au Sénégal. « Une minorité d’États africains demeure hostile à la Cour, mais la société civile continuera à se mobiliser afin de les entraîner pour garantir à la Cour qu’elle puisse fonctionner avec le soutien total dont elle a besoin. »
Le Kenya et l’Ouganda, et dans une moindre mesure la Tanzanie, ont critiqué la Cour dans leurs interventions, tout en exprimant également leur soutien. Le Kenya a même indiqué qu’il demeurait « un ardeur défenseur » de la CPI.
Les membres africains de la CPI ont également rédigé une déclaration de groupe, présentée par le Lesotho, qui affirmait leur « soutien indéfectible » envers la CPI et leur « profond respect pour le Statut de Rome. » Cette déclaration notait également que les appels de l’Union africaine à la non-coopération avec la Cour « ne devraient pas obscurcir le soutien cohérent et actif à l’égard de la CPI au sein des gouvernements africains et de la société civile dans tout le continent africain. » La déclaration indiquait que les préoccupations de l’UA à l’égard de la CPI sont liées en grande partie à l’action du Conseil de sécurité relative à la demande l’UA de différer la situation au Darfour, et non à aucune action entreprise par la Cour elle-même.
En même temps, la déclaration du groupe africain réaffirmait l’appel de l’UA pour que le statut de la Cour soit modifié dans le but d’inclure l’immunité devant la Cour pour les responsables en exercice. Une telle immunité était incluse dans le protocole visant à élargir la Cour africaine de justice et des droits de l’homme, qui a été adopté en juillet.
Lors de la session de l’Assemblée des États parties, un juge de la République démocratique du Congo, Antoine Kesia-Mbe Mindua, a été élu au sein du groupe de juges de la CPI, ainsi que cinq autres juges de France, Allemagne, Hongrie, Corée du Sud et Pologne. L’élection de Mindua porte à cinq le nombre total de juges africains à la CPI. Les autres juges africains sont originaires du Botswana, du Kenya, du Nigeria et du Ghana.
« Les Africains jouent un rôle important à la CPI », a déclaré Ibrahim Tommy, du Centre for Accountability and Rule of Law en Sierra Leone. « En plus d’une procureure africaine, nous avons cinq juges africains et le président de l’Assemblée de la Cour est maintenant le ministre de la Justice sénégalais. Ceci traduit un engagement stratégique de la part de segments importants de l’Afrique dans le travail important de la Cour. »
Toutes les enquêtes actuelles de la Cour portent sur des situations en Afrique, ce que font souvent remarquer les critiques de la Cour. Mais la majorité des situations de la Cour ont découlé de demandes de la part du pays concerné pour que la CPI ouvre une enquête. La République centrafricaine, la Côte d’Ivoire, la République démocratique du Congo, le Mali et l’Ouganda ont demandé à la CPI d’enquêter sur des crimes. Le Conseil de sécurité de l’ONU a déféré le Darfour, le Soudan et la Libye à la CPI. Le Bureau du Procureur a agi uniquement de sa propre initiative dans une seule situation : le Kenya.
En même temps, le Conseil de sécurité a permis que des considérations politiques affectent ses décisions sur le renvoi de situations à la Cour se produisant dans des pays non membres de la CPI. Ceci nuit à la cause de la justice et devrait être traité par le biais d’une ratification plus universelle du traité de la Cour, qui autorise la Cour à exercer son autorité sans le Conseil de sécurité, et par une action plus cohérente de soutien à la justice de la part du Conseil, selon les organisations.
Des organisations non gouvernementales d’Afrique du Sud, du Burundi, de Côte d’Ivoire, du Kenya, du Malawi, du Nigeria, d’Ouganda, de République centrafricaine, de République démocratique du Congo, du Sénégal, de Sierra Leone, du Soudan et de Zambie étaient présentes lors de la session. Avant la session, des organisations africaines et des organisations internationales ayant une présence en Afrique, la Coalition pour la CPI, la Fédération Internationale des Ligues des Droits de l’Homme, et Human Rights Watch ont émis des recommandations à l’attention des representants de pays africains parties à la CPI participant à de la session de l’AEP.
« La justice – et non l’immunité – lorsque des crimes graves sont commis est essentielle aux sociétés démocratiques », a conclu Timothy Mtambo du Centre du Malawi pour les droits de l’homme et la réhabilitation. « Nous avons demandé à nos dirigeants de demeurer fidèles au Statut de Rome de la CPI et aux autres instruments auxquels ils ont souscrit. »
Combats à Bambari et Bakala samedi, “bilan lourd” chez les anti-Balakas
L’ex-coalition rebelle de la Séléka affirme avoir perdu cinq de ses combattants dans des combats avec les miliciens anti-Balakas samedi à Bambari et Balaka, dans le centre de la République centrafricaine (RCA), faisant état d’un “bilan lourd” dans le camp adverse.
“Le 20 décembre, nos éléments ont été surpris par les anti- Balakas à PK30 (30 km hors de la ville) de Bambari, vers la sortie sud où nous avons un poste avancé. Il y a eu des échanges de tirs. Le bilan est de 7 morts dont 3 militaires ex-Séléka et 4 civils, c’ est-à-dire des anti-Balakas. Il y a aussi des blessés qui ont été ramenés à Bambari”, a déclaré le lieutenant Younouss Ngabdija de l’ ex-rébellion de la Séléka.
Le même jour, d’autres affrontements ont opposé les deux protagonistes de la crise centrafricaine à Bakala, à 71 km de Bambari.
“Il y a eu 2 morts du côté des ex-Séléka et du côté des anti- Balakas, le bilan serait lourd. Nos éléments les ont mis en déroute”, a précisé le lieutenant Ngabdija, directeur de cabinet du général Joseph Zoundéko, chef de la chaîne de commandement des ex-Séléka à Bambari.
Ces incidents surviennent après l’échec, suite au boycott du responsable local des miliciens anti-Balakas, de la signature d’un accord de cessation des hostilités entre les parties en conflit, un processus initié par la Mission intégrée multidimensionnelle des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine(Minusca) dans la perspective du futur Forum de réconciliation nationale annoncé en janvier à Bangui, à en croire cet ex-rebelle.
Le général Babacar Gaye reconnait la complexité de la situation centrafricaine
La situation sécuritaire est très complexe et ‘’difficile pour les populations’’, a reconnu lundi à Bangui le chef de la mission multidimensionnelle intégrée des nations unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA), le général Babacar Gaye, soulignant toutefois que les forces qu’il dirige savent comment s’y prendre pour contribuer à ‘’stabiliser le pays’’.
‘’Je sais que la situation est difficile pour les populations. Je sais que les populations ont une grande attente dans cette mission de maintien de paix. Je voudrais rassurer les populations que notre engagement à leur côté est total ‘’, a déclaré à la presse, le général Babacar Gaye, chef de la mission multidimensionnelle intégrée des nations unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA), au sortir d’une audience avec la présidente de transition, Catherine Samba-Panza.
Au menu de cette rencontre, il y avait la situation sécuritaire sur le terrain avec en toile de fond les derniers affrontements entre les anti-balaka et les séléka aux Mbrés et les évènements de Berberati qui se sont soldés la semaine dernière par un accrochage entre les anti-balaka et les casques bleus.
Les arrestations opérées par les casques bleus chez des manifestants à Nola et l’utilisation de la force par les casques bleus pour stabiliser la République Centrafricaine étaient aussi au menu des entretiens.
A en croire le général Babacar Gaye, la situation sécuritaire s’est nettement améliorée sur le terrain en dépit des derniers soubresauts. ‘’Cette amélioration malheureusement s’accompagne de quelques soubresauts qui sont d’ailleurs portés à la connaissance du public parfois dans des conditions qui ne sont pas exactes”, a-t-il déploré.
Selon lui, ‘’il y a une certaine insécurité, une certaine violence qui d’une manière générale a diminué”.
‘’Lorsque la Minusca aura achevé son déploiement. Lorsque nous aurons fait des consultations entre les communautés sur le terrain. Lorsqu’on tiendra le forum de Bangui. Hé bien, on sera dans un processus politique qui facilitera le dialogue et qui progressivement ramenera la paix et l’ordre dans ce pays”, a-t-il estimé.
Répondant aux préoccupations des populations, le chef de la Minusca , le général Babacar Gaye a indiqué que ‘’nous avons une visibilité très claire sur la manière d’abord à laquelle nous devons utiliser la force et la manière également dont nous devons stabiliser le pays”.
Le ministre Arnauld Abazene Djoubaye relance la desserte du tronçon Bangui-Bossangoa par la SONATU
Le ministre des Transports et de l’Aviation Civile, M. Arnauld Abazene Djoubaye a relancé les activités de la déserte de l’axe Bangui – Bossangoa (Nord) par la Société Nationale de Transport Urbain (SONATU) suspendues temporairement le 29 octobre 2014, suite aux violences exercées sur l’un des conducteurs dans la ville de Bossangoa, lundi 22 décembre 2014 à Bangui.
L’enjeu de la relance des activités de la desserte de l’axe Bangui-Bossangoa est non seulement de permettre aux fonctionnaires de regagner leurs postes d’affectation, mais également de faciliter la mobilité de toute la population dans les activités économiques vers cette région.
Le ministre Arnauld Ababzène Djoubaye a demandé à la population de ladite localité à bannir la culture de la violence envers leurs compatriotes conducteurs.
C’est sur l’initiative du ministre d’Etat en charge des Travaux et de l’Equipement, Mme Marie Noêlle Koyara que les activités de la desserte de tronçon Bangui-Boosangoa sont devenues effectives.
BBC Afrique / Corbeau News Centrafrique: 22-12-2014.
Des musulmans entre deux feux
Selon un rapport publié lundi par l’ONG Human Right Watch, des centaines de musulmans sont coincés dans des enclaves dans des conditions de vie déplorable à l’ouest de la Centrafrique.
Craignant d’être attaqués, ces hommes et ces femmes se sentent pris au piège car ils n’ont qu’un mince espoir de regagner leurs foyers.
En effet, selon Lewis Mudge, chercheur sur l’Afrique à Human Rights Watch, ils peuvent partir, certes, “tout en sachant pourtant qu’ils devront faire face à une éventuelle attaque des milices anti-Balaka. Ou alors “ils peuvent rester et risquer de mourir de faim et de maladie “.
Ces populations ne bénéficient d’ailleurs d’aucune aide de la part du gouvernement de transition ni des casques bleus français des Nations Unies.
Les agents de la Minusca de leur côté, la force onusienne de maintien de la paix, ne sont pas autorisés à les aider à évacuer les camps de Yaloké, Carnot et Boda.
La grande majorité des musulmans dans les régions de l’ouest du pays ont fui les attaques brutales attribuées à des chrétiens et des milices anti-Balaka animistes entre fin 2013 et le début l’année 2014.
Ceux qui n’ont pu rejoindre le Cameroun ou le Tchad ont été pris au piège dans ces enclaves, où ils vivent dans des conditions difficiles.
La République centrafricaine a été plongée dans une crise sans précédent avec des conséquences dévastatrices tant pour le développement sociopolitique du pays que pour sa cohésion sociale.
En dépit des efforts qui sont déployés, l’autorité de l’Etat peine à se rétablir sur toute l’étendue du territoire. A cet effet nous citerons les incidents de Ndélé, de Kaga-Bandoro, de Bambari où les éléments de la coalition seleka ont empêché la mise en place des autorités administratives et la célébration de la Fête nationale du 1er décembre. Par ailleurs à Bouca les anti-balaka ont lancé un ultimatum aux forces de la Minusca, ne souhaitant pas leur présence dans la ville. L’espace national semble être occupé par les bandes armées qui se livrent impunément aux exactions sur les populations civiles qu’elles tiennent en otage. Comme le souligne Amnesty International dans son dernier rapport sur la crise en Centrafrique, l’incapacité des autorités centrafricaines et des Nations Unies à mener une enquête effective sur les crimes de guerre perpétue le climat de violence et de peur qui règne dans le pays.
Le contexte général d’insécurité et d’actes de vandalisme sur les biens publics et privés ont affecté le Diocèse de Bossangoa dans le déploiement de sa pastorale. La crise a effectivement porté le coup de grâce au peu de moyens qui nous restaient après la rébellion de 2003 : profanation de nos Eglises, pillages de nos biens, destruction des presbytères, des couvents et de nos infrastructures sanitaires et scolaires. Le nord-est du diocèse (Kouki, Markounda, Batangafo, Gofo et Kabo) est encore soumis à une grande insécurité. La visite pastorale que je viens d’effectuer dans le nord du diocèse jusqu’à Markounda laisse découvrir une zone vraiment meurtrie. Néanmoins nous avons lancé la reprise des activités avec la session pastorale du mois d’octobre. Il convient d’accompagner ce mouvement avec le retour des agents pastoraux. En effet la proximité pastorale est un facteur de stabilité pour la population en errance.
Le Diocèse tient à son programme d’annoncer la Bonne Nouvelle et de promouvoir le développement intégral de l’homme. Grâce à l’appui multiforme de tous nos partenaires à qui nous présentons nos gratitudes, nos diverses institutions diocésaines répondent à leur mission d’éduquer, de former, de protéger la dignité de la personne humaine et de subvenir à ses besoins fondamentaux, de promouvoir les droits humains et de soigner. Nous remercions d’ores et déjà la Conférence des Evêques de France qui, par le Fonds de solidarité, a mis à notre disposition les moyens adéquats pour la formation et la mise à niveau de nos catéchistes à partir de la nouvelle année 2015.
Dans le domaine de la réhabilitation des presbytères et des couvents, nous cherchons encore un complément à l’aide financière reçue des diocèses de Strasbourg, de Besançon et de la Province SMA de Lyon pour commencer la réhabilitation du couvent des Petites Sœurs du Cœur de Jésus à Bossangoa. Restent encore les presbytères de Notre Dame de l’Ouham, de Charles Lwanga, Saints Pierre et Paul de Boro à Bossangoa, Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus à Nana-Bakassa, Saint Laurent de Kouki, Saint Joseph de Markounda et Notre Dame de l’Immaculée Conception de Batangafo. La réhabilitation commencera dans ces trois dernières paroisses en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire. Les couvents de Markounda, Nana-Bakassa et Bossangoa (Providence de Rouen à Boro et Cathédrale) n’attendent qu’un coup de jouvence. Toutefois nous sommes conscients que tout ne se fera pas en même temps, ni le même jour.
Même si l’UNICEF a appuyé le programme de remise à niveau des enfants en vue d’une reprise effective de la scolarité, l’appui des Amis des Ecoles et de l’Association des Amis de Turin a été déterminant pour la prise en charge financière des enseignants. Nous pouvons par ailleurs compter sur MISEREOR dans le cadre du partenariat avec la Caritas nationale et dont le suivi a été confié à CORDAID pour la réhabilitation de certaines écoles et centres de santé dans le diocèse. Nous nous réjouissons de la reprise ces jours-ci des activités scolaires à Batangafo. Quelle ne fut pas la joie et le bonheur des enfants et de leurs parents ! Quel autre plus beau cadeau pourront-ils recevoir en ce temps de Noël ?
Modestement et avec l’appui de l’UNICEF, la Coordination diocésaine pour la santé (CODIS) a relancé les activités au niveau du Centre de Santé de Bossangoa. Toutefois la politique de gratuité des soins adoptée par le gouvernement, sans les mesures inhérentes d’accompagnement, pèse sur la qualité des prestations que nous offrons à la population. Nous sommes souvent en rupture de stocks de médicaments et dans l’incapacité de prestement les renouveler. Dans les circonstances actuelles, pour renforcer nos capacités d’action, nous ne pouvons compter que sur la générosité de nos partenaires et amis, et non sur le corps du métier qui est totalement déficitaire.
Les chantiers sont vastes et les besoins sont énormes. Pour une meilleure efficacité, il faut établir une liste de priorités. Les différents services du diocèse sont dans cette logique. Travaillant pour redonner à l’homme toute sa dignité, la Caritas diocésaine en partenariat avec CRS, FAO, PAM, Donegal Charity et Misean Cara en Irlande, s’est investie dans un vaste projet de sécurité alimentaire, dans la distribution des semences, des vivres et des non-vivres, dans la réhabilitation des maisons, dans l’équipement des handicapés moteurs en tricycles.
Pour sa part, la Commission diocésaine de Justice et paix (CDPJ), en plus des enquêtes sur les violations des droits humains et la sensibilisation à ce sujet, organise une caravane de paix dans la ville de Bossangoa. Les activités à l’ordre du jour sont des tournois de football, de basket et un méga concert. Sont aussi prévues des projections de films suivies de débats. Pour les activités culturelles, nous avons besoin de mieux équiper le Centre culturel diocésain en matériel de sonorisation et de musique. Tout comme la Caritas, la Commission Justice et Paix est aussi impliquée dans la protection des civils.
Toujours dans le souci de proposer des solutions pérennes à cette crise militaro-politique, fondée essentiellement sur la pauvreté, le Diocèse reste attentif à toutes les initiatives qui empêchent le recrutement des rébellions. Le meilleur moyen d’y parvenir c’est d’occuper utilement les jeunes en leur proposant une formation qualifiante. C’est dans cette perspective que j’ai relancé, avec les moyens de bord, la menuiserie diocésaine et différents autres corps de métier relatifs à la construction, à savoir la plomberie, la maçonnerie, la soudure et l’électricité. J’ai aussi le projet de relancer le garage diocésain. Pour chacun des corps de métier cités ci-dessus, le personnel compétent pour l’encadrement est disponible. Ce qui nous manque, ce sont le matériel et les outils de travail.
Nous inscrivons notre pastorale diocésaine en cette année du cinquantenaire dans l’auto-prise en charge. C’est dans cette perspective que j’ai investi dans une petite quincaillerie qui répond aux besoins de la population de Bossangoa et de ses environs. Un appui en gros véhicule renforcera davantage notre capacité et nous permettra par ailleurs de réduire les frais liés à la location des véhicules pour la distribution des vivres et des non-vivres. Toujours dans ce souci d’autofinancement, nous avons entrepris sur nos réserves un projet agropastoral (champ de manioc, culture de sésame, d’igname et de patates douces, plus une petite porcherie qui commence). Un projet d’élevage de porcins et de poulets villageois verra bientôt jour au petit séminaire grâce au fonds de solidarité de la Conférence Episcopale de France. Nous nous réjouissons de la reprise des activités dans cette institution qui prépare nos futurs candidats au sacerdoce. Des aménagements ont été faits pour faciliter la cohabitation du demi-millier des déplacés du site du petit séminaire avec les séminaristes sans trop perturber le rythme de leur programme de formation.
Alors que nous nous préparons à la célébration de la Nativité, je voudrais saisir cette occasion pour renouveler notre gratitude à tous les amis qui nous font confiance et nous appuient de diverses manières dans la réalisation de nos projets pastoraux. Sans revenir sur tous ceux qui ont été préalablement cités, je souhaiterais mentionner le District SMA de Strasbourg, les Provinces SMA d’Italie et d’Irlande, la Province des Capucins de France, le Collège des Missions Africaines de Haguenau, les Diocèses de Besançon et de Saint-Dié, la paroisse Saint John the Evangelist de Wesley aux Etats-Unis, sans oublier l’Association Alsace Bossangoa ainsi que les écoliers du nord d’Alsace.
Que la célébration de Noël soit pour chacun de nous un temps de grâce et de renouveau dans le Seigneur.
Mgr Nestor Désiré NONGO AZIAGBIA, le 19 Décembre 2014