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Centrafrique: Méritocratie Malienne II : Les origines et les…

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(Corbeau News Centrafrique)

BARTHELEMI

 

 

Méritocratie Malienne II : Les origines et les…

Bangui, (S.E.N) 30-06-2015

Au tournant des indépendances africaines dans les années 1960, les anciennes puissances coloniales sont confrontées à  deux défis : empêcher par tous les moyens la montée au pouvoir dans les anciennes colonies des régimes nationalistes-panafricanistes et, confrontées à  la Guerre froide et aidées en cela par les Etats-Unis, empêcher l’URSS d’avoir des alliés en Afrique, donc d’accéder aux minerais, ce qui était jusque-là , l’exclusivité occidentale. Globalement, l’Occident réussit à  écarter les nationalistes, soit par des assassinats (c’est le cas de Lumumba au Congo en 1961), soit par des guerres et des massacres à  grande échelle (c’est le cas des leaders de l’UPC, l’Union des populations du Cameroun), soit par divers artifices, en jetant les opposants en prison ou en exil (c’est le cas d’Abel Goumba en Centrafrique en 1964, après l’accident mystérieux en mars 1959 de Barthélémy Boganda). Dans les quelques pays où les régimes s’allient à  l’URSS, l’Occident garde malgré tout une présence et profite de la moindre occasion pour renverser les pouvoirs afin d’installer des régimes qui lui sont favorables et serviles ; par exemple, le renversement et l’assassinat de Thomas Sankara illustrent parfaitement ce dernier cas.

L’Occident mettra tout en œuvre pour garder la mainmise sur les anciennes colonies. L’une des armes qu’il va utiliser est la dette, prétextant dans les discours officiels reproduire le succès du plan Marshall à  l’Afrique, alors qu’en réalité, la raison essentielle est de maintenir une emprise géopolitique stratégique et avoir un accès aux minerais comme à  l’époque coloniale. Ainsi, l’adage suivant a été parfaitement appliqué : celui qui contrôle les finances d’une nation n’a pas besoin du contrôle total sur la gestion politique intérieure pour être le vrai patron, en tirant les ficelles en coulisses. Au moins, trois phénomènes historiques ont permis à  l’Occident de disposer des moyens financiers colossaux pour réaliser sa mainmise sur l’Afrique. En premier lieu, au moment des indépendances africaines en 1960, les banques privées occidentales regorgent d’eurodollars issus des prêts faits par les états-Unis aux Européens dans les années 1950, destinés au plan Marshall dans le cadre de la reconstruction d’après-guerre. Pour éviter le retour massif de ces eurodollars aux états-Unis, à  cause non seulement de la forte inflation que cela allait provoquer dans l’économie américaine, mais aussi du risque d’assèchement de l’or dans les coffres-forts américains, comme le stipulaient les accords en vigueur, c’est-à -dire d’échanger les remboursements contre de l’or ; les Occidentaux vont inciter leurs banques à  prêter massivement à  des taux avantageux aux pays africains nouvellement et nominalement indépendants. Naturellement les régimes africains, dont l’Occident a pris soin de s’assurer l’allégeance, vont se montrer intéressés, surtout à  des fins personnelles, par un tel déferlement de capitaux. Le deuxième phénomène historique qui explique l’explosion de la dette africaine est le choc pétrolier de 1973 provoqué par un quadruplement soudain des prix du pétrole. Les émirs des pays du Golfe vont déposer les immenses quantités de dollars résultant des profits réalisés par les ventes de pétrole dans les banques occidentales. C’est le phénomène dit des pétrodollars. Ces pétrodollars s’additionnant aux eurodollars liés au financement de la reconstruction de l’Europe dévastée par la guerre, vont à  nouveau affluer vers l’Afrique. Ainsi, en vingt ans, de 1960 à  1980, la part privée de la dette du tiers-monde va exploser. Quasiment de 0 au début des années 1960, elle atteint 2,5 milliards de dollars en 1970 puis 38 milliards de dollars en 1980. Enfin, le troisième phénomène de cette explosion de dette est ce qu’on appelle « l’aide liée », qui est de source bilatérale, c’est-à -dire accordée entre Etats directement. L’aide liée est une sorte de subvention indirecte des grandes entreprises occidentales, dont les intérêts sont payés par les peuples africains. Cette pratique date de la crise qui frappe l’Europe à  partir des années 1973-1975, connue sous le nom de « la fin des Trente glorieuses », c’est-à -dire la fin des trente années de forte croissance due principalement aux capitaux investis dans le cadre du plan Marshall. En fait, pour trouver des débouchés aux marchandises qui ne trouvent plus preneurs en Occident à  cause de la baisse du pouvoir d’achat, l’idée est d’accorder des prêts exclusivement destinés à  acheter des marchandises fabriquées dans le pays créancier, même si elles ne sont pas moins chères ou les mieux adaptées au plan de développement du pays acheteur. De 6 milliards de
dollars en 1970, l’aide bilatérale explose et s’élève à  36 milliards de dollars en 1980. Alors, chers Amis, Quiconque a bien suivi l’historique et les raisons de l’explosion de la dette africaine qui deviendra fatale et mortifère pour les peuples conclura avec nous que toutes ces initiatives n’ont rien à  voir avec de la générosité et le souci du développement, d’autant que les régimes africains alignés sur l’Occident et bénéficiaires de ces immenses transferts étaient ostensiblement despotiques, corrompus et vénaux. La Guerre froide, le pompage des matières premières et l’aide liée ont justifié le soutien financier voire même militaire à  une bande de dictateurs crapuleux et dangereux contre leurs peuples, d’Idi Amin Dada de l’Ouganda, en passant par Mobutu du Zaïre, Mengistu d’Ethiopie, Samuel Doe du Libéria, Bokassa de la Centrafrique, qui rivalisaient dans la brutalité, dans la folie dépensière et dans l’indifférence totale face aux besoins primaires et fondamentaux de leur peuple. On se souvient encore que le couronnement de Bokassa en 1977 (avec l’accord du Vatican), grand admirateur de Napoléon 1er et grand ami de Giscard d’Estaing, coûta un cinquième du budget
annuel de la nation centrafricaine, soit près de 22 millions d’euros. Des détournements colossaux de Mobutu déposés dans les comptes en Occident à  près de 8 milliards de dollars alors que la dette du Zaïre, lors de sa chute en 1996, s’élevait à  12 milliards de dollars. Aux deux acteurs du financement de la dette déjà  mentionnés plus haut, les banques occidentales pour la part privée et les Etats occidentaux pour la part bilatérale avec l’aide liée, il faut aussi mentionner la paire FMI – Banque mondiale pour ce qui est de la part multilatérale. Nulle au début des années 1960, la part multilatérale de la dette africaine a atteint 1,2 milliards de dollars en 1970 puis 15,5 milliards de dollars en 1980. Dette privée, dette bilatérale et dette multilatérale, en tout et pour tout.

 

LE 29-06-2015, SEN360

Centrafrique: Godfroy – Luther GONDJE- DJANAYANG de la Diaspora Agissante relance ses Collègues élus au

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( Corbeau News Centrafrique)

Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG, Coordonnateur Général du Collectif «Touche pas à ma Constitution »
Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG, Coordonnateur Général du Collectif «Touche pas à ma Constitution »

 

Godfroy – Luther GONDJE- DJANAYANG de la Diaspora Agissante relance ses Collègues élus au

Forum de BANGUI, Olivier GABIRAULT et Maxime NANA sur l’absence d’un compte rendu.

 

Bangui, (G.L.D)  30-06-2015

 

Mes très chers collègues au nom de la Diaspora Centrafricaine de l’Europe, vous avez pris part au Forum de Bangui dans le but d’aller défendre l’intérêt général de nos compatriotes vivant en Europe pendant cette Assisse Nationale.
Depuis votre retour de ce Forum, je constate avec les autres compatriotes de la Diaspora vivant en Europe qu’aucun compte rendu n’est mis à la disposition de nos mandataires malgré ma demande d’interpellation officielle. L’Opinion Publique qualifie à ce jour que votre silence étant comme un sentiment de mépris à l’égard de cette Diaspora Centrafricaine de l’Europe qui a légitimé notre élection.
Au-delà de ce sentiment de mépris, la Diaspora Centrafricaine de l’Europe vient de se faire distraire pour une nouvelle fois par la mise en place d’une nouvelle structure issue de la Diaspora nommée la Diaspora correct.
Fort de ce constat et comme le nom de votre mouvement l’indique la Diaspora correct, je demande plus particulièrement à mon collègue élu Maxime NANA initiateur de cette nouvelle structure d’être d’abord correct vis-à-vis de nos mandataires en procédant à la restitution d’un compte rendu de manière publique.

« Il ne suffit pas de baptiser votre nouveau mouvement Diaspora correct et être surtout incorrect dans vos actes à l’égard de nos mandataires».

Dans l’assurance j’espère, vous allez le plus rapidement revenir à la raison et surtout pour le respect de nos mandataires afin de rendre compte publiquement à cette Diaspora de l’Europe. Je vous invitede bien vouloir recevoir mes très Chers Collègues, l’expression de mes sincères salutations patriotiques.

Fait à Paris, 30. 06. 2015

Pour la Diaspora Agissante.

Godfroy- Luther GONDJE-DJANAYANG.

Centrafrique: Affaires BABA Laddé: le dossier est vide, selon son avocat

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(Corbeau News Centrafrique)

Le Tchadien Baba-Ladde
Le Tchadien Baba-Ladde

 

 

Affaires BABA Laddé:  le dossier est vide, selon son avocat

 

Bangui, (Afrik.com)

 

En décembre dernier, l’ex-chef de guerre tchadien Mahamat Baba Laddé a été arrêté par des Casques bleus dans le nord de la Centrafrique. Il a été ensuite emmené à Bangui avant d’être transféré à N’Djamena, la capitale tchadienne. Il est accusé d’association de malfaiteurs, assassinats, vols à main armés avec violences et menaces, détention illégale d’armes, viols, incendies volontaires et rébellion. Six mois après son arrestation, Afrik.com a joint son avocat, Maître Emmanuel Ndjaha, pour faire le point.

Après des études à l’université du Tchad, l’avocat de Baba Laddé, Maître Emmanuel Ndjaha, a débuté sa carrière judiciaire en collaborant avec un Français qui habitait dans ce pays d’Afrique Centrale. En 2002, Emmanuel Ndjaha intègre un cabinet d’avocat où il est resté jusqu’en 2013, année du décès du propriétaire. Par la suite, il est appelé à gérer seul l’entreprise. Actuellement, l’avocat entame des démarches afin que le cabinet soit à son nom. Avocat au barreau de N’Djamena, depuis 2006, Maître Emmanuel Ndjaha a été contacté par un des parents de Baba Laddé ainsi qu’un collectif d’avocats pour prendre l’affaire en main.

Afrik.com : Pouvez-vous revenir sur les conditions d’arrestation de Baba Laddé en Centrafrique ?
Emmanuel Ndjaha : Baba Laddé a été nommé par le Président tchadien Idriss Déby, préfet de la Grande Sido, le 19 juillet dernier. Lors de sa mission, il a remis de l ‘ordre dans les lieux. Toutefois, un décret ministériel l’a démis de ses fonctions, quatre mois plus tard. Il a par la suite quitté la région pour se rendre à Bangui. C’est là-bas que des militaires de la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) se sont rendus chez lui pour l’arrêter. Interpellé, il a ensuite été transféré au Tchad.

Afrik.com : Pour quelles raisons a-t-il été transféré à N’Djamena ?
Emmanuel Ndjaha : Baba Laddé a été extradé à la demande des autorités tchadiennes. Il a été remis aux services de sécurité du Tchad à la suite d’un mandat international émis par le pays. Nous n’avons pas le choix compte tenu des conventions signées entre le Tchad et la Centrafrique.

Afrik.com : Que reproche-t-on à votre client ?

Emmanuel Ndjaha : Baba Laddé est accusé d’association de malfaiteurs. Il aurait commis en Centrafrique des assassinats, des vols, viols ainsi que des incendies volontaires.

Afrik.com : Justement, pourquoi n’a-t-il pas été jugé en Centrafrique, d’autant que c’est là-bas où il aurait commis des crimes ?

Emmanuel Ndjaha : Compte tenu du fait que c’est un homme issu d’un autre pays, le droit prévoit qu’il soit jugé dans son pays d’origine d’autant plus que le Tchad a demandé son extradition.

Afrik.com : Depuis six mois, Baba Laddé est détenu. Dans quel état d’esprit se trouve votre client ?

Emmanuel Ndjaha : Baba Laddé a une santé fragile, il souffre d’hémorroïde. Craignant pour sa santé, j’ai saisi le juge d’instruction pour pouvoir le transférer à l’hôpital pour des soins. C’est désormais au parquet de décider s’il y a une possibilité de transfert. En attendant, il garde le moral, malgré le fait qu’il soit traqué. Je m’indigne contre cela. Il considère qu’on ne le traite pas comme il le mérite, compte tenu de son rang. Il ne jouit pas de droits normaux.

Afrik.com : A votre avis, pourquoi la justice tchadienne refuse-t-elle de se prononcer sur ce dossier ?

Emmanuel Ndjaha : Parce qu’il existe une instruction préparatoire qui doit examiner le dossier. Par ailleurs, il faut que les choses soient clarifiées. En réalité, la justice tchadienne n’a aucun élément contre Baba Laddé, le dossier est vide. Il faut du temps pour juger ce genre d’affaire. J’espère seulement que la justice sera équitable.

Afrik.com : Quelles sont vos voies de recours ? Qu’envisagez-vous de faire si la situation n’évolue pas ?

Emmanuel Ndjaha : La situation va évoluer, le délai de la justice va être respecté. Dans le cas contraire, je procéderai à la saisine d’une juridiction compétente, notamment la Cour africaine des droits de l’Homme et des peuples.

Bangui le 30-06-2015. Afrik.com

 

Bangui:« LE PEUPLE CENTRAFRICAIN DAUX CANDIATS AUX ELECTIONS » DIXIT LAURENT GOMINA PAMPALI

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(Corbeau News Centrafrique)

interviw

 

INTERVIEW EXCLUSIVE : « LE PEUPLE CENTRAFRICAIN DOIT FAIRE ATTENTION

AUX CANDIATS AUX ELECTIONS » DIXIT LAURENT GOMINA PAMPALI

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 27-06-2015

 

Le président de l’Union nationale des Démocrates Républicains, en abrégé UNADER, Laurent Gomina Pampali donne sa vision sur le processus électoral en Centrafrique et en a également interpelé le peuple centrafricain sur les conséquences qui pourraient en découler. Dans une interview exclusive qu’il a accordée à Corbeau News, l’homme politique centrafricain incarnant les idéologies de Barthélémy Boganda, propose lui une solution idoine à la sortie de crise définitive en République centrafricaine. Avec 27 ans de carrière politique, quatre fois ministre, quarte fois député de la région de Nola, et sept ans comme député au parlement CEMAC, Laurent Gomina Pampali préconise l’Unité et la justice pour le relèvement de la République centrafricaine.

Corbeau News Centrafrique (CNC) : Bonjour Monsieur Laurent Gomina Pampali !

Laurent Gomina Pampali (LGP) : Bonjour très cher compatriote !

CNC : Après avoir participé au Forum national de Bangui qui s’est tenu du 04 au 11 mai dernier, quelle analyse en faites-vous?

LGP : J’ai tenté une petite analyse dans un article que j’ai publié dans les journaux de la place et que j’ai intitulé « Petit catéchisme pour le dialogue politique et la réconciliation nationale ». J’ai abordé, cher compatriote, les questions qui ont failli diviser et tuer la République centrafricaine fondée par Barthélémy Boganda. Quel type de problème, quel type de question? La question du conflit et la question de division. Les divisions et les conflits ont commencé quelques décennies bien après l’indépendance vers les années 80 à 90. C’était des divisions à caractère tribal, le nord contre une partie du pays et le début de la rébellion avec les armes. La rébellion mais plus précisément les mutineries, cher compatriote, étaient déjà les résultats des divisions à caractère militaro-ethno-politique. J’ai écrit même un livre à ce propos « Le Centrafrique face lui-même » que je vais compléter dans les jours à venir « Le Centrafrique face à lui-même et face aux autres Etats ». L’analyse, pour revenir au Forum, est que la RCA est entrée dans une crise fondement. C’est vrai, le pays avait déjà connu le sectarisme, les divisions sur le plan politique, le rejet de l’autre. Mais au dernier moment, on a voulu mettre ça sur compte d’un conflit religieux, un conflit entre Musulmans et Chrétiens. Et moi Centrafricain 100% bien sûr, je me suis opposé à cette idée très tôt par de petits articles à travers les journaux en montrant qu’il s’agissait là purement et simplement des manipulations des esprits par les uns et les autres, par ceux qui ne veulent pas que le pays avancent, par ceux qi ont tué le pays, et qui voudraient que ça reste dans cet état pour en tirer profits. Mais que la crise centrafricaine est d’abord une crise politique et économique. Politique parce qu’il y a la lutte pour le contrôle du pouvoir par les uns et par les autres ou par ceux qui estiment que depuis l’indépendance jusqu’aujourd’hui, et bien, leur catégorie, leur région n’a jamais accédé au pouvoir et que le moment était venu pour qu’eux aussi prennent le contrôle du pouvoir. Mais surtout un problème économique parce que c’est la guerre pour le contrôle des richesses du pays par les uns et les autres. Certains l’ont contrôlé déjà, d’autres voulaient arriver au pouvoir pour les contrôler et voilà l’engrenage de la violence. Parce que chacun rêve du palais de la Renaissance pour accéder au diamant, à l’or, au pétrole et à l’uranium car ça donne de l’argent. Ça permet au clan, aux parents et autres de s’enrichir. Voilà le problème politique et économique qui a fait éclater une guerre effroyable puisque beaucoup des Centrafricains ont perdu la vie. En marge du Forum, j’ai dit laissons tomber de côté les pseudos conflits, les faux conflits. Et lorsqu’on est là pour diriger, on doit faire de sorte que toutes ces richesses profitent à tous les citoyens centrafricains. La manière de bien faire la politique c’est de mettre la justice entre tous les citoyens.

CNC : Selon vous, que doit-on faire pour que les recommandations prises lors de ce Forum soient appliquées à la lettre?

Il faut que le gouvernement s’exécute puisque c’est lui qui a le pouvoir d’appliquer les lois. Le peuple soit par referendum soit au cours d’un forum comme celui qu’on vient d’organiser, adopte aussi des recommandations, les orientations, les projets de société, il appartient au gouvernement, au chef de l’Etat et à son gouvernement d’appliquer. Et le pays va commencer à sortir de l’ornière, de trou et c’est un pas une affaire d’un seul jour. Et que la transition finisse dans les meilleurs délais, la sécurité revienne dans le pays pour que les élections soient organisées. Et le Centrafricain qui sera élu par le peuple continuera à appliquer ces recommandations parce qu’il y en a beaucoup, on ne peut pas les appliquer en un seul jour. C’est un long chemin à parcourir pour que la RCA revienne à l’Etat normal.

CNC : Etant l’un des candidats aux élections à venir, comment voyez-vous les processus électoraux avec le chronogramme de la tenue des élections en Centrafrique?

LGP : Et bien le processus électoral, là aussi j’ai réfléchi et je suis en train de faire circuler un petit document depuis janvier, « Osons ensemble ». C’est ma profession de foi. Chers compatriotes, je dis clairement que la RCA et tous ceux qui l’aiment devront commencer par veiller sur les préparatifs des élections à tous les niveaux, à toutes les étapes pour que par exemple les questions d’argent ne viennent pas encore transformer le peuple centrafricain en un peuple esclave parce que y en a qui va déverser des billets de banque. Connaissant la situation de dénouement du peuple centrafricain après deux années de crise, tout le monde va courir vers l’argent et oublier d’exiger que les candidats soient les candidats de qualité et que le futur chef d’Etat soit un homme de qualité. Un homme de qualité c’est un homme vertueux qui connait les principes moraux de gouvernance. Donc il faudrait que les amis de Centrafrique, ceux qui viennent nous aider, et les autorités de transition veillent à ce que l’argent ne soit pas un obstacle à l’accession des hommes de qualité au pouvoir. Parce qu’on va voir que c’est celui qui a beaucoup d’argent, et comme il a beaucoup d’argent, il va gouverner. C’est faux ! L’avoir n’est pas synonyme de l’être et du savoir. L’argent devra effectivement faire l’objet d’un regard critique de tous ceux qui veulent nous assister, de la communauté internationale, de l’Autorité nationale des élections (ANE). Ça c’est avant qu’on en arrive aux élections proprement dites. Et puis aussi la sécurité. Parce que si on ne désarme pas, si on ne met la sécurité dans les villes, sur les routes, et dans les compagnes, le peuple ne votera pas, ou ceux qui viendront voter, voteront avec l’idée que les armes derrière la tête, l’oreille et ça sera pas un vote objectif et le résultat sera que l’on aura mal voté. Et ça sera le retour à la case de départ. Voilà ce que je crains. Donc je m’adresse aussi bien aux autorités de la transition pour qu’elles veillent sur le préparatif des élections. J’ai même posé la question du financement des élections dont les candidats retenus par la Cour constitutionnelle. Dans les pays civilisés, enfin stables, on veille à ce que les candidats soient à peu après sur le même pied d’égalité au départ. Ça s’est fait dans les pays au tour de nous où le gouvernement finance les candidats, mais les candidats dont les dossiers sont retenus par la Cour constitutionnelle. Si on n’a pas beaucoup d’argent ça ne veut pas dire qu’on est médiocre mais c’est parce qu’on est resté intègre. 27 ans de carrière politique, les mains propres, j’ai quand même le droit de demander que le peuple centrafricain m’élise comme chef d’Etat. Mais pour cela, il faut que l’Etat qui est pour tout le monde, soit juste à l’égard de tous les citoyens centrafricains. Je dis et j’insiste sur le fait que les élections doivent être bien préparées, et que le gouvernement de transition, la communauté internationale, et les amis de Centrafrique, ceux qui veulent que la RCA redevienne un Etat de droit, devront veiller sur le préparatif des élections avec un œil sur tous les aspects. Aspect liste électorale, aspect financement des élections, aspect sur les dossiers des élections. Mais si on ferme les yeux là-dessus pour laisser les gens se débrouiller, et que le plus fort gagne, ça sera la loi de la jungle.

CNC : Dans une brochure que vous avez publiée concernant le Forum de Bangui, vous avez proposé des solutions véritables que les Centrafricains doivent adopter pour le présent et le futur : quelles sont alors ces solutions?

LGP : Ah mais c’est des solutions d’abord qui remontent à Boganda et qui nous reviennent effectivement. Ce sont des propositions qu’il a faites très top. Sachant que c’est des principes viables et qui font qu’un Etat reste stable. L’Unité avant tout, le principe de l’Unité. Le premier terme de la devise centrafricaine, c’est l’unité. Boganda a dit « l’Unité c’est la vie, les divisions c’est la mort ». J’ai répété ça partout dans les journaux et sur les radios, le peuple centrafricain le sait mieux que tout le monde. Depuis qu’on est divisé, on a vu des cadavres partout parce qu’on est divisé. Le jour où on va se réunir pour savoir que la République centrafricaine, c’est nous tous ensembles. C’est notre terre, notre mère, notre champ, notre rivière, c’est nos réserves de chasse et de pèche, c’est la tombe de nos pères et de nos mères, c’est tout ce qui nous donne la vie et qui nous fait vivre, c’est ça la République centrafricaine. Là j’ai cité Barthélémy Boganda, «l’Unité ». Après il faut appliquer les bons principes politiques de gouvernance, la justice, une bonne constitution. On en a toujours eu mais malheureusement c’est l’application, parce que c’est ça l’origine des problèmes. Une bonne constitution et l’appliquer. Si vous violez la constitution, vous violez le pacte social, il n’y a plus de confiance et chacun veut faire à sa tête, donc on insiste dessus. Et bien savoir aussi que dans la vie on a besoin de l’autre, un seul cerveau ne peut pas tout penser. Et mettre en avant le principe du mérite, chers compatriotes. Si on met en avant le principe du mérite, ça veut dire qu’on ne juge pas quelqu’un non pas parce qu’il appartient à la famille présidentielle ou il appartient une ethnie mais on le juge par compétence. Si vous avez un problème, on ne va pas dire que c’est Chrétien ou un Musulman, ça n’a pas de sens. Votre nom, ce que vous êtes et ce que vous faites. Vous êtes Journaliste, oui, monsieur X est auteur de tel acte. Et si c’est un acte positif, l’Etat doit de dédommager et si c’est un acte négatif, l’Etat doit te punir. A partir de là, l’Etat est devenu un Etat qui donne confiance et en qui le peuple fait confiance. C’est un Etat de sureté. La sûreté, c’est que si

quelque chose t’arrive, tout de suite le policier va intervenir. Mais tout le monde doit retenir que ce qui fait qu’un pays rentre dans le désordre c’est lorsque les lois sur lesquels on doit s’entendre ne sont plus appliqués. Cela sème la méfiance, les divisions et le désordre. Et vous avez vu qu’un pays de désordre ce n’’est pas Etat enviable par les autres. C’est enviable par ceux qui profitent du désordre.

CNC : Avez-vous un message particulier au peuple centrafricain ?

LGP : Le message c’est que les Centrafricains, qu’ils décident tous ensemble de revenir à la vie commune, à l’unité. Je sais que moi je suis né dans le Sud-ouest de Centrafrique, mais je dois aspirer à pouvoir aller dormiraussi dans la Basse-kotto, dans la Vakaga, dans le Haut-Mbomou sans peur. Et que celui qu’un citoyen de la Vakaga même s’il vit dans la Vakaga, qu’on lui donne l’occasion d’aller voir ce qui se passe à Nola. Et s’il a envie de faire des affaires là-bas, qu’il y reste parce que c’est chez lui comme par le passé dans le pays que Boganda a fondé. Pourquoi à un moment donné, on a appelé la RCA, Suisse d’Afrique? C’est la question que les Centrafricains devraient se poser après tout ce qu’on a vécu. La Suisse est pays de paix, de dialogue. On a dit que la RCA était la Suisse africaine car Boganda nous a donné un pays stable où il y avait la paix, le dialogue. Donc rêvons de redevenir la Suisse africaine, pays de paix pays d’accueil. Tous les pays voisins venaient se réfugier chez nous, les Congolais, les Tchadiens etc… parce qu’il y avait la guerre chez eux. Et maintenant c’est nous qui les imitons et qui allons chez eux. Voilà ça devrait nous faire réfléchir. Il y a deux manières de gouverner que le peuple centrafricain devra savoir parmi les candidats. Ceux qui viennent par la force ou par la ruse pour prendre le pouvoir. Peu après, le pouvoir leur sert à s’enrichir. Les chercheurs de pouvoir pour s’enrichir, ils deviennent nécessairement des dictateurs. Et il y a ceux-là qui pensent que, suite à leurs analyses et qu’ils en sont convaincus, on gouverne pour servir le pays, dont le peuple. Et on est là, les richesses du pays c’est pour construire le pays, former les cadres, former les jeunes, les ingénieurs, les médecins, aider les agriculteurs à améliorer les manières de cultiver au lieu de faire toujours la même chose depuis 50 ans. Donc le peuple centrafricain doit faire attention de voir parmi les candidats, qui appartient à la première méthode et qui veut appliquer la deuxième et pays s’en sortira.

CNC : Nous vous remercions !

LGP : Ah, c’est moi qui vous remercie !

Des propos recueillis par Eric NGABA, Bangui pour CNC

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Loïc Romy GOTTO Président du Club Entre Nous Jeunes (CENJ)

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( Corbeau News Centrafrique)

jeunes

 

Loïc Romy GOTTO Président du Club Entre Nous Jeunes (CENJ)

 

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 27-06-2015

 

 

QUI CHOISIRONS NOUS POUR 2015 ET SOUS QUEL CRITER ? À force de lire et d’écouter les opinions de notre peuple, il ressort clairement que le Centrafrique semble se chercher un leader. Mais je me pose la question de savoir quel genre de leader attend le peuple Centrafricain?
Il est avant tout question de la perception et de la définition que le peuple a de ce leadership qui déterminera le cours de son histoire ou de son choix. Cependant lorsqu’on écoute le peuple centrafricain, il se fait qu’une erreur s’est glissée dans sa compréhension du leader. Il se cherche des icônes et des guides éclairés. Tout semble être perdu dans la perception du peuple qui s’attend à avoir un chef puissant comme leader au lieu de ne voir qu’un fonctionnaire de l’état à son service. Le terme anglais définit mieux celui à qui le peuple remet le pouvoir de le conduire. En anglais, il est un “civil servant” que nous traduirons littéralement par un serviteur civil, un boy, un domestique. Une personne qui exerce des fonctions pour d’autres, en particulier une personne employée dans une maison, dans une société, dans un état aux tâches domestiques ou étatiques comme un accompagnateur.
Si le peuple centrafricain arrive à comprendre le rôle d’un président, d’un député, d’un ministre, des magistrats, des militaires etc., il atteindra facilement la maturité politique de faire des choix et de prendre sa destinée en mains. Mais aussi longtemps qu’il considérera ses politiques comme des dieux ou des hommes surnaturels à qui l’on doit vouer un culte ou devant qui l’on doit se plier, le Centrafrique ne sera pas qualifié à la démocratie. Un président de la République est, quel que soit le prestige de la fonction, un simple serviteur du peuple employé par le peuple pour une tâche précise et dans une durée bien déterminée. Un général militaire ou quelque autre soit le grade d’un militaire ne fait pas de lui un chef du peuple devant qui l’on aurait peur comme la crainte vouée à Dieu. Le peuple n’est pas un groupement des moussaillons et des caporaux à qui l’on donnerait des ordres intempestifs. Il faudrait se défaire de toutes ces chaînes d’aliénation, d’esclavagismes hérités de la colonisation, mais reconnaître un leader par la confiance qu’il inspire aux autres, l’humanité qu’il manifeste. Le bon ordre dans une société est le respect des uns et des autres.
Un bon leader se reconnaît par la Clarté de son message, l’expression claire de sa vision servant à inspirer les autres. Car, c’est lorsque les gens comprennent un message et en sont inspirés qu’ils font confiance. C’est la confiance qui entraîne les gens à suivre un leader. Mais il faudrait qu’un leader à qui le peuple fait confiance soit capable de charité. La Charité ici est le dévouement à la mission, la prédisposition d’humanité face à un engagement, le don de soi, sans laquelle il y a faillite de leadership. Ce n’est pas la charité de corrompre le peuple à coup des t-shirts et des dons en argent. C’est ici qu’intervient l’Intégrité du leader. Il ne s’agit pas d’une intégrité définie selon ce qu’il a fait ou n’aurait pas fait dans sa vie, il est iciquestion de respect à l’engagement, de la constance au message et de l’accomplissement des promesses.
Le vrai leadership se caractérise par ces trois choses; la Clarté, la Charité et l’Intégrité. La confiance est le maître mot. Inspirer les autres, c’est cela le leadership et lorsque les gens font confiance, ils ne peuvent que suivre. Et cela nécessite un temps et un mariage d’esprit.
Assumons-nous!

Bangui, Loïc Romy GOTTO

Centrafrique: Désarmer le KM5 et le BOY-RABE, et nous retrouverons la paix pour toujours et les élections pour

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( Corbeau News Centrafrique)

Monsieur Robert ENZA de l'USD-COMODE
Monsieur Robert ENZA de l’USD-COMODE

 

 

LE PARTI, USD-COMODES
Désarmer le KM5 et le BOY-RABE, et nous retrouverons la paix pour toujours et les élections pour légaliser.

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 27-06-2015

Comment sortir de la crise, cette question nous a été posée par le journal TAKAPARLER sur Facebook. Nous répondons ceci, désarmer le KM5 et le BOY-RABE et, on retrouvera la paix pour toujours et les élections pour légaliser.

Nous disons que le KM5 et le BOY-RABE font peur tous les jours. Ils empêchent de circuler, ils empêchent de dormir et ils empêchent de vivre.
Depuis les évènements, si vous prenez 10 habitants de Bangui, même ceux qui ont la bougeotte, 8 sur les 10 vous diront qu’ils n’ont pas encore mis pieds au KM5 et à BOY-Rabe. Il y a deux ans qu’ils ne fréquentent plus ces zones. Même le gouvernement n’est pas présent dans ces zones. Car il ne faut pas se fier à ces petits milligrammes de représentations publiques de quelques 1 ou 2 ministres prétendus courageux et qui ont bien vite fait de s’arrêter pour ne pas risquer leur vie (les ministres KARNOU et WALIDOU). Et c’est dans ces conditions que certainement nous irons aux élections.

Nous inscrivons en rouge le KM5 et le BOY-RABE comme les zones d’ulcération profonde d’insécurité. Toutes les forces internationales SANGARIS et Minusca le savent et elles mêmes le disent. Tous ceux qui sont acteurs ou observateurs de cette crise le savent. Le gouvernement le sait. Tout le monde le sait et personne ne pourra avoir le toupet de dire qu’il ne sait pas.

Le KM5 est un foyer d’insécurité malgré tout l’aspect de calme qu’il présente le jour. Le KM5 est un piège de paix tendu à la con. Le KM5 est une poudrière, il peut causer d’énormes dégâts. Et BOY-RABE un autre foyer très actif à forte capacité de destructions. Voici là les zones névralgiques d’insécurité.

Il faut désarmer KM5 et BOY-RABE à la fois ; et non seulement on aura la paix mais on aura la certitude d’avoir les élections d’ici novembre 2015, le contraire nous conduirait à une transition à rebondissement qui n’aura pour seule raison de justifier sa prolongation, l’insécurité.

Dans ces deux localités de Bangui il y a des individus armés qui n’ont ni respect ni peur de l’état de droit. Ils défient la loi. Ils narguent le gouvernement et toutes les forces internationales réunies dans notre pays. Il faut normaliser le KM5 et le Boy-rabe. C’est au KM5 et à BOY-RABE que l’État doit mobiliser ses moyens, montrer sa détermination et sa conviction à résoudre la question de l’insécurité avant la période de l’inscription sur la liste électorale.

Si rien n’est fait au KM5 et à BOY-RABE pour faire exister et respecter l’État, il n’y aura pas de sécurité. La sécurité doit passer par le KM5 et le Boy-rabe. Dans ces deux secteurs de la ville, les populations sont des otages, des boucliers, ils sont sous pression et vivent sous le contrôle des individus armés.

C’est KM5 et BOY-RABE qui alimentent l’insécurité dans l’arrière pays. Leurs renforts sont dans l’arrière pays. Ils tiennent l’arrière pays. Comme des serpents, le KM5 et le BOY-RABE sont deux têtes de serpents et le reste du corps est dans l’arrière pays.

Désarmer la zone de KM5 et de BOY-RABE est la seule solution permettant de ramener définitivement la paix et la sécurité pour tous, et chacun d’avoir la liberté, d’aller et de revenir comme il veut sur tout le territoire. Ne soyons pas inconscients et naïfs il y a de l’insécurité dans le pays et pas le moindre. Le calme apparent de Bangui et que quelques provinces est trompeur. L’insécurité s’est enfoui dans le sol et attend comme un piège. Bangui vit dans une anxiété ennuyeuse. Personne n’ose prendre de risque. On vit mais on est toujours aux aguets. Cependant dans l’arrière pays, le nord du pays reste toujours invivable.

Pire encore, le KM5 communique avec Boy-rabe par la vente des produits des braquages opérés dans Bangui. Les forfaits des braquages sont revendus au KM5. Ils ont réussi à créer un marché de butins de guerre ; un marché très fructueux où ils brassent des millions de FCFA.

Comme pour compléter le basque, un marché à bétails est ouvert en pleine capitale ; le KM5 vient d’ouvrir son marché à bétails et d’abattage dans les quartiers CAMEROUNAIS I et II, YÉLOA et BIBALÉ et le pont YAKITÉ sert d’abattage. Le KM5, après tout, à sa création, fut jadis un marché à bétails et d’abattage. Le KM5 de nature est un quartier insalubre, imaginez ce qui peut arriver.

Ça, vous direz que le gouvernement n’a rien vu et qu’il est incapable de trouver avec les bouchers de KM5 un endroit hors de KM5 pour garder le bétail et faire l’abattage !

Il commence déjà à pousser des herbes et bientôt des arbres dans le KM5 et la nature reprend ses droits. Parce que pour garder du bétail, il faut bien qu’il pousse des herbes et le bétail a besoin de la nature.
Dommage, le KM5 doit retourner à l’état sauvage, son développement est aboli ; le poumon social et économique de Bangui est mort.

De l’intérieur, le grand KM5 vit dans un état d’abandon : poussiéreux, des épaves de véhicules, des immondices, insalubrité. On craint le risque d’une contagion généralisée.

En effet, il y a une impuissance du gouvernement face aux problèmes que pose l’insécurité d’une manière plus globale. Le gouvernement ne doit plus se cacher derrière le programme DDRR, il doit agir, prendre des risques et en assumer.

Le DDRR n’est pas la solution, même si il en est une et ce n’est pas pour autant qu’on aura résolu tous nos conflits si nous mêmes ne mettons pas de notre énergie et de notre puissance. Mettons en place notre propre machine de désarmement, ce désarmement il doit être à la fois civil et militaire.

Robert ENZA, Entrepreneur politique.

Centrafrique: Dédicace à Bangui du nouveau film court métrage « Bé africa » de Pascale NGa Gnii Voueto

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( Corbeau News Centrafrique)

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Dédicace à Bangui du nouveau film court métrage « Bé africa » de Pascale NGa Gnii Voueto

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 27-06-2015

La présentation du nouveau film de Pascale Nga Gnii Voueto a eu lieu samedi 20 juin 2015 à l’Alliance Française de Bangui. L’artiste a mis en exergue la période post-crise que son pays, la République centrafricaine vient de traverser, ainsi que la forte capacité de résilience du peuple centrafricain devant cette guerre. Un court métrage très riche en contenu.
Ils étaient des centaines, les amoureux du cinéma centrafricain, venus de tous bords de Bangui, à prendre d’assaut l’Alliance française de Bangui, samedi dernier pour découvrir ce film. Selon Pascale Sérra Nga Gnii Voueto, « Ce court métrage retrace l’itinéraire de la Centrafrique après la dernière crise que le pays a connue avec ses péripéties sur la population civile. Je suis fière, en tant que fille de mon pays d’avoir produit un film qui parle de la souffrance endurée par la population, mais je voulais également dire que quelle que soit la durée de la nuit, nous finirons par trouver le chemin du bonheur. » a-t-elle précisé à la presse à l’issue de la présentation.
Melle Pascale Serra a tenu à remercier par la même occasion, toutes les personnes ressources qui l’ont aidée à mettre en image ce court métrage. Elle n’a pas manqué de relever les grandes étapes du tournage de sa production qui s’étaient déroulées au moment où le conflit était encore vif dans le pays. Dans ce genre de chantier, les difficultés ne manquent jamais, et la cinéaste centrafricaine en a connu à ses dépens, car dit-elle « J’ai dû surmonter beaucoup de difficultés pour pouvoir mettre sur le marché ce nouveau film qui est d’ores et déjà inscrit en tableau d’honneur par le public que j’ai vu venir ce soir massivement à cette cérémonie de dédicace. »
En toile de fond, c’est « la paix et la cohésion sociale » entre les centrafricains qu’a visé Pascale Sérra Nga Gnii Voueto dans son film. D’ici peu, à en croire l’artiste, le film sera disponible en DVD pour permettre aux centrafricains de l’acquérir. En lançant ce film, Pascale entend promouvoir des talents dans le domaine de l’audiovisuelle en République Centrafricaine.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: La persistance de l’insécurité dans la Ouaka suscite une vive réaction de ses ressortissants de Bangui

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(Corbeau News Centrafrique)

Refugié centrafricain au Cameroun

 

La persistance de l’insécurité dans la Ouaka suscite une vive réaction de ses ressortissants de Bangui

Bangui, Corbeau News Centrafrique 27-06-2015

« Cette énième dénonciation, toujours légitime, fait suite au demeurant très graves atteintes à la vie et à la dignité humaine, causées par des bandes armées organisées et bien connues des autorités locales et centrales. » peut-on lire dans le communiqué rendu publique jeudi 25 juin 2015 par l’ARDUK (Association des ressortissants pour le développement de la Ouaka). Ce communiqué exhume les récents cas de violences perpétrées sur les populations dans la préfecture de la Ouaka avant de réclamer le déploiement rapide des FACA dans la localité.
Entre autres cas récents de crimes, l’ARDUK cite pêle-mêle « A Kouango – ville fantôme, plus d’une vingtaine de villages ont été incendiés, une bonne partie de la population déplacée interne s’est retranchée à Bambari pour les uns et à Grimari pour d’autres ; alors d’autres encore ne pouvant plus ont fui pour se réfugier au Congo Démocratique. A Bambari, le 22 juin dernier, les communautés Goula et Peulh ont déterré la hache de guerre et des tirs à l’arme lourde et légère ont été entendus. A Bakala, un paisible citoyen a été abattu froidement devant sa case par un peulh. Dans la Haute-Baïdou, d’autres bandes armées terrorisent la population. Bref, dans toute la Ouaka, existent des barrières illégales érigées par ces bandes armées aux fins de rançonner la population. » La liste est longue certes, mais le Ressortissants de la Ouaka veulent sonner l’alarme que les populations de leur région continuent de broyer le noir.
Devant ce tableau sombre, l’ARDUK « condamne fermement ces actes de barbarie perpétrés après le forum de Bangui et à quelques mois des élections ; rappelle cependant aux autorités de la transition et à la communauté internationale que la Charte constitutionnelle de transition, en son Article 26 impose que ‘’… que la sécurité des personnes et des biens sur l’ensemble du territoire national…’’ soit garantie ; réitère son soutien indéfectible aux autorités locales et centrales pour la dynamique de l’impunité zéro ; exige l’ouverture d’une enquête en vue de poursuivre devant la justice ces assassins, le rétablissement de la sécurité dans la Ouaka, la préfecture la plus touchée par cette crise et le déploiement sans délai des Forces armées centrafricaines (FACA) dans toute la Ouaka. » a conclu le communiqué.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Mathieu Bile, Chef de la Division élection de la Minusca rassure quant au chronogramme publié par l’ANE

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(Corbeau News Centrafrique)

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Mathieu Bile, Chef de la Division élection de la Minusca rassure quant au chronogramme publié par l’ANE

Bangui, Corbeau News Centrafrique., 25-06-2015

Mercredi 24 juin 2015, le service de la communication publique de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine) a animé sa traditionnelle conférence de presse hebdomadaire, avec comme invité spécial, Mathieu Bouah Bile, Chef de la Division électorale de la mission onusienne. Ce dernier a rassuré quant au réalisme du chronogramme révisé des élections rendu publique par l’Autorité nationale des élections (ANE) tout en appelant à l’optimiste des centrafricains pour la réussite de ces échéances.
Le 19 juin dernier, l’Autorité nationale des élections (ANE) a dévoilé le nouveau chronogramme révisé des élections dans lequel, les 18 octobre et 22 novembre 2015 sont prévues respectivement pour le premier et le 2ème tour des élections groupées en République centrafricaine. Lors de cette entrevue avec la presse, Mathieu Bouah Bile, Chef de la Division électorale de la Minusca a usé de tous les astuces pour rassurer que rien ne s’oppose, à ce jour, à la tenue des élections aux dates fixées par l’ANE.
D’abord, sur la question de la sécurité. D’aucuns estiment que c’est un manque de sérieux que de parler des élections en ce moment où certains candidats auront visiblement des problèmes d’accès à certaines localités pour battre campagne, puisqu’en à la matière, il faudrait aller solliciter le suffrage sur l’ensemble du territoire. Mais, la réponse de Bouah Bile à cette préoccupation est toute simple : « Il ne pourrait y avoir de sécurité à 100% sur toute l’étendue du territoire national. Et pour cela, la stratégie que nous [la Minusca] avons mise en place consiste en un découpage du territoire en des ‘’aires opérationnelles’’, afin de mieux assurer la sécurité des élections. » a-t-il déclaré avant d’annoncer qu’une « formation des formateurs » sur la sécurisation des élections se déroule en ce moment à l’Ecole nationale de police.
En ce qui concerne les ressources financières dont se plaigne continuellement l’ANE, Bouah Bile préfère parler de « contraintes » qui, de l’avis de la Minusca, est sur la bonne voie de trouver une solution conséquente. Pour preuve, le Chef de la Division électorale de la mission onusienne a indiqué qu’en plus des fonds et moyens déjà disponibles sans compter les annonces et intentions, l’Italie a mis quelques deux millions d’euros dans le basket-found électoral ; alors que le Premier ministre Mahamat Kamoun lui, est en déplacement au Congo, chez le Médiateur Dénis Sassou Nguesso « non pas pour recevoir des injonctions, mais pour discuter des questions de ressources pour financer les élections » a-t-il noté. Aussi, d’autres pistes peuvent être explorées, si jamais la RCA éprouverait des difficultés pour boucler le financement de ces élections. Il s’agit selon Bouah Bile, de solliciter de l’aide auprès de certains pays amis en ce qui concerne la fourniture du matériel électoral.
Enfin, l’autre signal fort sur lequel s’est appuyée la Minusca, c’est le déroulement actuel et sans incident majeur du processus électoral, à savoir l’acheminement des premiers lots du matériel électoral pour le recensement électoral, notamment les fiches de recensement électoral, les appareils caméras numériques pour ces opérations. D’ailleurs, Bouah Bile a annoncé que 82 tonnes de matériels soit 125 palettes devront débarquer, ce jeudi 25 juin à l’aéroport Bangui Mpoko.
Quant au vote des centrafricains de l’étrangers, ce seront douze pays où le nombre d’électeurs centrafricains atteint cinq cent (500) qui sont retenus, à savoir les deux Congo, le Tchad, le Cameroun, le Bénin, le Soudan, les Etats unis, la France, la Belgique, le Soudan et le Togo.
Bouah a invité les centrafricains à s’approprier ce chronogramme publié par l’ANE et de s’impliquer à tous les niveaux pour que les élections puissent réellement se tenir avant la fin de l’année. Etant donné qu’après tout, il s’agit de la Centrafrique où les centrafricains doivent mettre la main à la patte.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: MC COCO Native du Cameroun, MC Coco, Asseng Christelle de son vrai patronyme est la

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(Corbeau News Centrafrique), 25-06-2015

cameroun

MC COCO
Native du Cameroun, MC Coco, Asseng Christelle de son vrai patronyme est la

2ème d’une famille de 7 enfants qui a grandi au rythme des hits Hip Hop des
années 80 et 90 : le virus du rap ne va pas tarder à la contaminer, inspirée
par des rappeurs underground de la old school. Très tôt elle écrit ses
propres textes, ses amis la baptisent la MC des MC en signe de respect. La
rappeuse ne se laisse pas abattre par le décès de sa mère dont elle était
très proche et décide d’honorer sa mémoire en persévérant
tant dans le domaine artistique que dans son rôle de grande soeur au sein de
la famille…
Date de naissance : 3 janvier 1979
Album ‘Représente’ 2011
[KLAgency]

https://www.facebook.com/mccoco.fr
https://www.facebook.com/FansdeMcCOCO

Redirection


JEUDI 8 MARS 2012 / PAR ASSANATOU
BALDÉ

(MC COCO et JANN HALEXANDER sur IDF1)
***
JANN HALEXANDER
Auteur, compositeur et interprète. Né Aurélien Makosso-Akendengué le 13
septembre 1982 à Libreville, au Gabon. Cet artiste franco-gabonais, prolixe,
évolue à la fois dans le monde de la variété française et du cinéma. Il
aborde, souvent avec provocation, les thèmes du métissage, de la famille, de
la passion amoureuse sous toutes ses formes. Chante depuis 2003. A vendu des
milliers de disques, dvd, livres. Plus d’une centaine de concerts en France,
Allemagne, Belgique. Des titres-phares : A Table, Aucune Importance, Il est
minuit Docteur Schweitzer, Un bon chanteur est un chanteur mort. Il se définit
avant tout comme un artiste de scène, qui s’accompagne au piano et parfois de
choristes et de musiciens. Il a fêté ses 10 ans de carrière dans un
théâtre parisien le 22 mars 2013.
Discographie sélective
2005 Halexander Songs
2008 Le Marginal
2012 Tristes Tropiques 2014 Un bon chanteur est un chanteur mort
www.facebook.com/chanteurJannHalexander

http://jannhalexander.blogspot.fr/
http://www.nosenchanteurs.eu/index.php/2014/04/15/jann-halexander-chanteur-vivant/
(article – interview 2014. Norbert Gabriel)
http://neigesafricaines.canalblog.com/archives/2013/09/30/28119890.html
(article 2013)

(Jann Halexander, invité de TELESUD, 2015)
CONCERT JANN HALEXANDER 7 NOVEMBRE 2015 – THEATRE LE GOURVERNAIL –
PARIS

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Centrafrique: Premier congrès ordinaire du parti URCA de Georges Anicet Dologuélé, annoncé pour le 8 juillet 2015

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(Corbeau News Centrafrique)

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Premier congrès ordinaire du parti URCA de Georges Anicet Dologuélé, annoncé pour le 8 juillet 2015

Bangui, Corbeau News Centrafrique 25-06-2015

Dans un communiqué signé le 11 juin dernier par Gaétan Roch Moloto-A-Kenguemba, Secrétaire général du parti Union pour le renouveau centrafricain (URCA), toutes les militantes (Rénovatrices) et tous les militants (Rénovateurs) sont convoqués par leur président, Anicet Georges Dologuélé pour se réunir en congrès ordinaire, le tout premier du genre dans l’histoire de ce jeune parti, du 8 au 11 juillet prochain à Bangui.
Evidemment, la crédibilité d’un parti politique soit-il de quels bords, passe inévitablement pas l’organisation des congrès – ces grands rendez-vous qui mobilisent souvent tous les militants autour des membres du bureau politique, afin de non seulement poser toutes les critiques sur les défaillances du parti, mais aussi de projeter le futur de leur plateforme commune, au regard de l’idéologie et de la vision polymorphe qu’ils se sont définies. C’est cette manière qu’URCA entend mener sa politique, notamment de marquer la différence et de se démarquer du connu de la sphère politique centrafricaine.
Selon le communiqué de l’URCA, « le Congrès de l’URCA qui se tiendra à Bangui démarrera le 8 juillet 2015 par l’Université du parti. Les cérémonies d’ouverture et de clôture des travaux du Congrès se tiendront respectivement le 9 juillet 2015 à partir de 8 h 30mn, et le 11 juillet 2015 à partir de 15h 00 à l’Hôtel Lédger Plazza de Bangui. »
Tous les Rénovateurs et Rénovatrices sont donc, appelés à se donner rendez-vous aux dates précisées.
Rappelons que l’Assemblée constitutive de l’URCA s’est tenue à Bangui du 23 au 25 octobre 2014 sanctionnée par la désignation de l’ancien Premier ministre, Anicet Georges Dologuélé en tant que président de ce parti qui doit briguer le mandat présidentiel lors des échéances d’octobre prochain en République centrafricaine.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LES ACTES BARBARES DES SOLDATS DE LA MINUSCA SUR LA POPULATION

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(Corbeau News Centrafrique)

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LES ACTES BARBARES DES SOLDATS DE LA Minusca SUR LA POPULATION

Bangui, Corbeau News Centrafrique24-06-2015

Les Casques bleus de l’ONU qui se disent soldats de la paix se comportent aussi comme des escadrons de la mort. Pour illustration, les soldats de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies en Centrafrique, MINUCA , ont perpétré de bavures dans la ville de Mambéré, localité située dans la préfecture de la Sangha-Mbaéré au Sud de la République Centrafricaine. Des actes barbares qui ont entrainé la mort de deux jeunes de cette localité. Alors qu’ils ne sont que des jeunes chargeurs de véhicules.
La panique avait gagné la ville de Mambéré suite à l’arrestation des quatre jeunes, au début de ce mois de juin 2015, par les soldats de la MINUSCA basés dans la ville dont les raisons sont différemment interprétées, à en croire les sources locales. Vexés par l’acte de l’arrestation, les jeunes de la ville s’étaient mobilisés en vue d’une manifestation drastique contre les casques bleus de la MINUSCA, auteurs de ces actes criminels sur la population civile.

Tout a été parti d’une altercation entre un chauffeur de camion, de marque CBH grumier dont l’immatriculation est camerounaise, et les jeunes chargeurs de la localité. Et voilà son l’apprenti du chauffeur dont un Camerounais voulait se servir d’un bout de bois pour frapper le chargeur. Ce qui a s’est soldé à une bagarre générale.

Aussitôt contactées par le chauffeur du camion soi-disant qu’il faisait l’objet d’une agression de la part des Antibalaka, voilà les casques bleus de la MINUSCA se sont intervenus comme des escadrons de la mort sur les lieux de l’évènement. Mano militari, ils ont emmené ces jeunes à leur base, selon les témoins. A la suite des tortures infligées, deux d’entre eux ont trouvé la mort pendant que les autres se trouvant dans un état désagréable ont été transférés à Berberati.

De surcroit les viols sur mineurs par des éléments des forces internationales déployées en Centrafrique, des crimes sont commis par ces mêmes soldats soi-disant de la paix sur des civiles dans le pays. Ces actes criminels qui sont des violations flagrantes des Droits de l’Homme, ne doivent pas restés impunis au nom de la justice internationale. Une situation qui ne préoccupe par les autorités centrafricaines comme si c’était un fait banal si bien qu’aucune voix ne s’est levée pour condamner ces actes criminels perpétrés sur les civiles. L’on constate qu’il est de coutume des autorités centrafricaines navrées de ne jamais prendre au sérieux la vie de leurs concitoyens. Pauvre République centrafricaine !

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: A Boali, Privat Leppa fait don d’un forage aux villageois

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(Corbeau News Centrafrique)

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A Boali, Privat Leppa fait don d’un forage aux villageois

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 24-06-2015

Ils étaient plus d’un demi-millier les habitants des différents villages des communes de Maléguinza et de Kouzidoro, hommes, femmes et enfants confondus, à prendre d’assaut, le dimanche 21 juin dernier, la concession du chef du village Malénguinza, pour recevoir officiellement leur forage. Une grande première dans cette localité située à quelques 37 kilomètres de la ville de Boali. Il s’agit d’un don de Priva Leppa, un candidat déjà annoncé pour les prochaines législatives en RCA pour le compte du « Parti Africain pour la Transformation radicale et intégration des Etats (PATRIE) » de Me Crépin Mboli-Goumba dans la circonscription de Boali.
« Je suis débordée de joie mon fils ! » s’est exaltée Mme Bernadette à notre micro ; la soixantaine qui est venue elle aussi assister à la remise officielle du forage. La maman a ajouté, « des années des années, nous sommes abandonnées, les projets de développement qui arrivent s’arrêtent seulement au niveau de la ville de Boali là-bas ; personne n’a songé venir nous aider. Nos enfants meurent de parasitose à cause de l’eau sale. C’est pourquoi, nous remercions du fond du cœur notre fils, Leppa pour son aide envers nous. » Même son de cloche pour Ella qui estime qu’avec un forage à proximité, la souffrance d’aller loin au marigot sera sensiblement minimisé. « Il nous faut aller loin à la source pour puiser de bonne eau. Mais, cette fois, je crois que notre peine est allégée » a-t-elle renchéri.
En effet, ce n’est pas la première fois que M. Leppa pose des actes salutaires en faveur des populations des communes de Boali pour ne pas compter exclusivement son geste dans le cadre de la campagne électorale. Plus récemment, l’homme a inauguré un marché dans le village de Bogoura, afin de créer un espace d’échanges de proximité aux habitants de ladite localité. « C’est vrai qu’on ne peut pas cacher ses ambitions à quelques jours des élections. Mais, je crois qu’il faut donner les signaux forts qui rassurent nos compatriotes, d’être continuellement à leurs côtés afin de mesurer à sa juste valeur leurs difficultés et d’essayer, selon les moyens disponibles, de trouver des solutions. » a déclaré Leppa pour donner le sens de son geste en faveur des habitants des communes de Boali.
Evidemment, le besoin en eau potable dans ces localités était énorme et pose par ailleurs, des problèmes réels de santé publique comme l’a relevé Mathurin Sélékongo Chef de centre de santé de la localité : « il n’y a pas d’hygiène, l’eau qui est plus souvent consommée par les populations est contaminée énormément par des microbes ». Mathurin Sélékongo en a profité pour plaider quant aux conditions de santé de manière générale au niveau des villages ciblés : « Les habitants de cette partie du territoire national souffrent cruellement de manque de Centre de santé. Ce qui fait que les accouchements des femmes en grossesses se font généralement dans des conditions très difficiles et parfois, on enregistre des décès. En plus, à l’heure actuelle, une épidémie de rougeole est en train de faire ravage ici. Ces difficultés se sont encore intensifiées, car dans la zone il y’a des accidents de chasse qui s’opèrent d’une manière fréquente dans les forêts. »
Somme toute, le centrafricain aujourd’hui a besoin du concret, mais aussi de durable, car la crise militaro-politique que le pays vient de traverser l’a rongé jusqu’au minimum vital. C’est peut-être le sens de la fiesta qui a emballé les bénéficiaires de ce forage.
Faut-il rappeler que le coût des travaux de ce forage s’élève à douze (12 millions F. Cfa).

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: N° 006/PUR/PR/SG.15 COMMUNIQUE DE PRESSE N0 :PUR /PR/SG/06.15

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(Corbeau News Centrafrique)

PATRIE

 

 

 

Présidence
*****
Secrétariat Général
*****
N° 006/PUR/PR/SG.15 COMMUNIQUE DE PRESSE N0 :PUR /PR/SG/06.15

Bangui, ( E.S.K. ) 2406-2015

Le Parti de l’Unité et de la Reconstruction ( PUR ) prend acte de la publication le vendredi 19 juin 2015 par l’Autorité Nationale des Elections (ANE) du nouveau chronogramme électoral. Il s’agit d’une avancée remarquable dans le processus démocratique en RCA et de revivre ensemble.
Toutefois, le PUR conditionne ce chronogramme à un désarmement effectif des groupes armés, ainsi qu’à une garantie de sécurité sur toute l’étendue du territoire et ce avant, pendant et après les dates des échéances électorales qui ont été fixées.

Le PUR a aussi pris acte des dernières déclarations de la cheffe de l’Etat de transition qui s’est engagée, devant l’histoire, à organiser d’ici la fin de l’année, des échéances électorales censées mettre fin à la longue période de transition qui n’a pas su apporter les solutions idoines aux nombreux problèmes auxquels font face quotidiennement les Centrafricains.
Aussi, le PUR se félicite de la volonté affichée ces derniers temps par le pouvoir exécutif, à travers le Comité Stratégique de Suivi du Processus Electoral présidé par le premier ministre, à conduire la transition à son terme dans le nouveau délai imparti.
Le PUR félicite l’Autorité Nationale des Elections et l’engage à respecter le chronogramme qu’elle a rendu public.
Le PUR appelle le peuple Centrafricain, victime de nombreuses crises successives, à rester vigilant quant au suivi des recommandations du Forum National de Bangui. Les élections de sortie de crise doivent être des suffrages dont les résultats devraient être acceptés par tous et donc ces élections se doivent d’être démocratiques et transparentes. Elles ne doivent, en aucune façon, constituer des échéances téléguidées par des manipulateurs nationaux et internationaux qui pourraient orienter notre pays vers une autre crise qui cette fois-ci porterait un coup fatal à la nation centrafricaine.
De pareilles opérations nécessitent donc des moyens importants. Face à
l’incapacité connue de l’Etat centrafricain à assumer ce rôle, le PUR
appelle la communauté internationale engagée aux cotés de notre pays à
s’investir davantage dans la mobilisation des fonds nécessaires
à la mise en œuvre des recommandations du forum national de Bangui.

C’est pourquoi, le PUR appelle à la vigilance de tous contre toute retouche
d’unquelconque aspect que ce soit des recommandations finales sorties de ce forum.

Le PUR appelle le gouvernement, les forces vives de la nation et la
communauté internationale, à une concertation constante dans le cadre de
ces élections qui constituent à l’heure actuelle la voie idéale pour
la RCA de retrouver ses repères : démocratique, politique, socioculturel
et identitaire perdus à cause de la longue crise qu’elle a connue.

Le PUR exhorte le gouvernement de transition qui a décidé de créer le comité de suivi sans avoir reçu le document officiel issu de ce forum (Document qui contient les grandes recommandations du forum national de Bangui et qui trace les grandes orientations de la stratégie de sortie de crise), à rendre publique dans les plus bref délais le dit document.

Le PUR exige du gouvernement la mise en œuvre immédiate des
recommandations fortes issues du forum de Bangui, notamment celles

relatives au désarmement car le succès de tout le processus électoral aujourd’hui engagé en dépend.

Le PUR appelle les Centrafricains à s’approprier l’ensemble du
processus qui constitue pour eux, l’occasion de s’exprimer sur l’avenir de leur pays.

Le PUR engage et exhorte la population à s’enrôler massivement lors des
opérations de recensement électoral prévues du 27 juin au 27 juillet
prochain. Ces opérations sont tellement déterminantes pour la suite
du processus qu’il est essentiel que toutes les Centrafricaines et tous les Centrafricains puissent s’y mettre afin que, pour la première fois dans l’histoire du pays, nous osons espérer, nous centrafricains puissions nous-mêmes réellement choisir ceux qui seront appelés à nous diriger.

Tous pour l’unité et la reconstruction de la nation

Fait a Dar Es Salaam le 22 Juin 2015

Le Président
Eddy Symphorien KPAREKOUTI

 

Centrafrique: Dakar : Une journée exceptionnelle chez la famille GOYEMA

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(Corbeau News Centrafrique)

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Dakar : Une journée exceptionnelle chez la famille GOYEMA

Bangui, ( P.I ) 22-06-2015

« Un don de Dieu », s’exprima-t-il de joie immense, M. Jacob GOYEMA, président de la colonie centrafricaine de Dakar au Sénégal face à ses invités de marque ce jour 20 juin 2015, pour partager un dîner offert par la moitié de son corps, cette superbe maman qui a une beauté angélique, Yvette GOYEMA, à l’occasion de son anniversaire. Une bouchée double pour le couple qui a passé ensemble vingt-cinq (25) ans de mariage et dont leur jardin familial, par la grâce de Dieu, n’est pas resté désertique. Une progéniture en est suivie en abondance, et de qualité, puisqu’il y a eu la main artistique divine. Des enfants GOYEMA ont rendu un vibrant hommage à leur maman en présentant aux invités de la famille un très beau spectacle de surprise qui a été bel et bien payé par des applaudissements dans ce beau cadre convivial. Ce qu’on peut offrir à un artiste sur scène n’est que de l’applaudissement si on n’a pas d’argent bien entendu. Les deux belles créatures, artistes GOYEMA, ont exhibé les pas de danse sur plusieurs rythmes musicaux et démontré talentueusement de quoi elles sont capables. Ne dit-on pas que, « aux personnes bien nées les valeurs n’attendent pas le nombre d’année » ? C’était une surprise ! Etudiantes qu’elles soient, un trésor est caché en elles.
Cette soirée d’anniversaire dansante a débuté par une animation des chants religieux et une prière dirigée par un pasteur convié pour la cause, en la personne de M. Alain, suivi du speech de M. Jacob GOYEMA qui a d’abord, remercié le bon Dieu, pour son œuvre en faveur de la famille GOYEMA, et les invités qui ont répondu à leur invitation à l’occasion du cinquantenaire de Mme Yvette GOYEMA.
Il est rare aujourd’hui, dans ce beau pays cher aux centrafricains, la république centrafricaine, d’atteindre ce cap de demi-siècle et de le franchir, à cause de la baisse vertigineuse du taux d’espérance de vie, pour le moins qu’on puisse dire.
En prenant la parole à son tour pour remercier les invités de leur présence et des multiples cadeaux offerts, Mme Yvette GOYEMA a déclaré, à travers l’immense joie ressentie que c’est la persévérance et l’endurance qui a fait d’elle et son mari un couple fortement uni et béni par Dieu. Pour conclure sa bonne et belle intervention, elle a invité la jeunesse en général et centrafricaine en particulier à suivre ce bel exemple.
Témoignage de Nicole GOUMBA
« Sentimentale, discrète, presque effacée, Yvette se pose beaucoup de question sur la vie. Elle a une émotivité calculée. Elle sait se servir de celle-ci et connait bien les limites à ne pas dépasser pour ne pas irriter son entourage.
Très volontaire, c’est juste ce trait de caractère complexé par une vraie conscience professionnelle qui condamne Yvette au succès. Pas de grandes ambitions avouées mais Yvette fait son chemin sans se faire remarquer. Elle réussit notamment grâce à sa gentillesse, sa disponibilité, sa simplicité ».
Comme Dieu est toujours là où vous vous êtes réunis en son nom, la soirée du cinquantenaire de Mme Yvette GOYEMA est terminée en beauté avec cerises sur le gâteau.

Pierre INZA

 

Centrafrique: « A Birao, les FACA n’étaient pas refoulés » dixit Marie Noëlle Koyara Ministre d’Etat à la Défense

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(Corbeau News Centrafrique)

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« A Birao, les FACA n’étaient pas refoulés » dixit Marie Noëlle Koyara Ministre d’Etat à la Défense

Bangui, Corbeau News Centrafrique 22-06-2015

La semaine dernière, les informations de Birao-chef-lieu de la préfecture de Vakaga, ont fait état de ce que des éléments des Forces armées centrafricaines ont été refoulés par la population de ladite localité. Il ne s’agit, en fait, d’un simple « malentendu » qui a été très vite réglé. Mais, la Ministre d’État à la défense nationale, Marie Noëlle Koyara n’entend pas laisser courir les rumeurs sur ce sujet, elle en a coupé court en donnant un éclairage, vendredi 19 juin dernier à la presse locale, à son cabinet.
« … je pense que les populations de Birao vont revenir au bon sentiment puisqu’elles se sont déjà vues dès le début lorsque notre armée est venue les assister. Je crois que le préfet va essayer d’organiser les choses pour que l’armée redescende à Birao dans la mesure du possible. C’est des malentendus, ce qui s’est passé à Birao, mais ça n’a pas été un rejet de la part de cette population » C’est en ces quelques mots que Mme Marie Noëlle Koyara a noté avec satisfaction, la normalisation de la situation à Birao. En effet, il y a eu mouvement de protestation dans cette ville de l’extrême nord de la République centrafricaine au cours de la semaine dernière. Et selon l’explication de la Ministre d’Etat à la défense nationale, la région du Nord-est de la RCA, notamment la ville de Birao abrite des forces tripartites, notamment celles constituées suite à la Convention avec l’Union africaine, afin de traquer les éléments de la LRA de Joseph Kony et celles – fruit de la coopération tripartite entre le Tchad, le Soudan et la RCA, en vue de sécuriser la zone frontalière entre les trois pays. Arrivée à un moment, les populations de Birao ont boudé ces forces. D’où la décision du gouvernement d’envoyer les FACA à Birao. « Comme vous le savez, tous nos éléments des FACA actuellement, qui reprennent fonction, sont obligés de passer par une certaine vérification par la Minusca, Sangaris, EMAM et notre Etat-major. C’est comme un quitus qu’on donne à ces éléments qui ont été vérifiés de travailler pleinement dans le cadre de leur mandat. Ces éléments sont arrivés à Amdafoc où ils sont descendus à Birao et ont eu une première réunion avec les notables. Ils ont commencé les consultations médicales et les soins qui font aussi partie des activités de l’armée. »
Mais, il y a eu problème ! Mme Koyara le regrette avant de noter qu’une issue favorable s’est déjà instaurée après quelques explications sur le terrain : « Entre temps, quelques éléments des ex-Séléka se sont opposés à cette présence. D’où des quiproquos. Comme nous ne pensons pas, qu’aujourd’hui, qu’il y ait affrontement entre les centrafricains, les éléments des FACA se sont retirés à la base des Eaux et Forêts avec l’appui des éléments soudanais qui étaient là. Des négociations sont en cours. Nous avons arrêté les activités qui devaient se tenir à Birao pour que les éléments repartent à leur base qui est Amdafoc. » a indiqué Mme Koyara.
Somme toute, la RCA n’a pas intérêt aujourd’hui, à présenter une mauvaise image de ses FACA étant donné que la communauté internationale qui appuie la reconstruction de l’armée manifeste toujours une forme de réticence pour la mise en fonction des FACA. Alors que devant la menace, désormais sous-régionale que représente la secte islamiste Boko Haram et bien d’autres défis sécuritaires, le pays de Boganda a grand besoin de son armée et le plus rapidement possible.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: La Chine reprend ses projets de développement en Centrafrique

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(Corbeau News Centrafrique)

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La Chine reprend ses projets de développement en Centrafrique

 

Bangui, Corbeau NewsCentrafrique, 22-06-2015

 

L’annonce de la reprise de cinq projets entrepris dans le cadre de la coopération sino-centrafricaine après la récente crise militaro-politique en RCA, a été faite ce vendredi 19 juin 2015 par l’Ambassadeur de la République populaire de Chine en Centrafrique, Ma Fulin à l’occasion d’un dîner offert par l’ambassade aux personnalités centrafricaines dont des membres du gouvernement. On notait la présence des ministres Clair Maléfou des Travaux publics, Florence Limbio du Plan et de l’économie, Jacques Mboli Aedas de l’Energie et Eloi Anguimaté de l’Education nationale.
Si c’est dans les moments difficiles qu’on reconnait les vrais amis, la République populaire Chine a donné ce sens à la coopération sino-centrafricaine. La crise que connait la République centrafricaine a rongé ce pays jusqu’à la limite de la liquidation de l’Etat. Mais, pas une seule seconde, la République populaire de Chine n’a suspendu sa coopération avec ce pays.
Vendredi dernier, l’ambassadeur chinois en Centrafrique a annoncé la reprise d’importants projets à réaliser dans le cadre de coopération bilatérale. Cette annonce fait suite à la visite d’une mission technique chinoise qui a séjourné en République centrafricaine depuis le 9 janvier 2015. « Cette mission envoyée par le gouvernement chinois a pour tâche de faire l’évaluation de l’état actuel des projets financés par la Chine dont les travaux étaient suspendus à cause de la dernière crise centrafricaine, et de faire pour chaque projet un plan technique en vue de leur redémarrage » a confié Bao Zhanhao, Conseiller économique et commercial à l’Ambassade de Chine à Bangui.
Les projets dont il est question sont notamment, la construction du Pont Sapéké dans le 2ème arrondissement – cet important pont qui relie toute la partie Sud-ouest de la capitale au Centre-ville ; la mise en service de la Centrale hydro-électrique de Boali 3 ; la construction de l’école technique professionnelle ; le forage des puits à travers le pays et ; la construction du Centre de démonstration agricole de Mpoko. Toutefois, les deux premiers projets sont classés comme projets d’urgence. Le financement de ces projets initialement évalué à quelques quatre (4) milliards de Francs Cfa pourra augmenter sensiblement du fait des actes de vandalisme qu’ont subis les débuts des travaux, notamment le sabotage qui a eu lieu sur les installations surtout ceux de Boali 3.
A en croire Bao Zhanhao, « l’évaluation que cette mission est en train de réaliser permettra au gouvernement chinois d’établir de nouveau, pour chaque projet, un programme d’action concernant aussi bien la reprise du reste des travaux que l’octroi d’un nouveau financement additionnel. »
Evidemment, les projets portés par la République populaire de Chine pour la République centrafricaine sont tout autant importants les uns que les autres. Et si le projet Boali 3 et le Pont Sapéka sont classés en ordre d’urgence, il convient de saluer cela à sa juste valeur, étant donné que le gap de 10 MW qui reste à combler sur les 38 MW de besoins de consommation d’électricité exprimés au niveau de Bangui et ses environs sera bouclé, afin de les Banguissois puissent rompre avec le chronique délestage.
Au dîner offert par l’ambassade de Chine, Ma Fulin a exprimé ses vifs remerciements aux autorités centrafricaines, précisément les chefs de départements impliqués dans les différents projetés en cours et aux FACA, ainsi qu’à la Gendarmerie pour, dit-il, le soutien aimable et constant qu’ils ont bien voulu accorder à la mission chinoise pendant son séjour en RCA. « Je tiens à réaffirmer que la Chine continuera à soutenir, à travers des actions concrètes, la RCA dans l’accomplissement de sa tâche grandiose de la construction d’une paix durable et du redressement socio-économique » a déclaré l’Ambassadeur Ma Fulin.En tout, le choix du partenariat avec la Chine n’est pas saugrenu, étant donné qu’il repose sur le concret. Et la RCA qui, enfuie sous a terre par les crises militaro-politiques récurrentes, cherche à se relever a grand besoin de partenaires sérieux comme la Chine en vue de l’accompagner de ce processus de relèvement.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

BANGUI: « FAISONS LA REVOLUTION DEMOCRATIQUE ET REPUBLICAINE » DIXIT LAURENT GOMINA PAMPALI

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(Corbeau News Centrafrique)

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« FAISONS LA REVOLUTION DEMOCRATIQUE ET REPUBLICAINE » DIXIT LAURENT GOMINA PAMPALI

Bangui, Corbeau News Centrafrique 22-06-2015

Le président de l’Union nationale des Démocrates républicains, en abrégé UNADER, Laurent Gomina Pampali met sa machine politique en marche. A l’approche des échéances électorales qui s’annoncent déjà avant la fin de l’année 2015, il a multiplié une série des rencontres avec les responsables des cellules de base de l’UNADER implantées dans les huit (8) arrondissements de Bangui. L’objectif recherché par cette série de rencontres est de mieux outiller les responsables de ces cellules sur les valeurs morales et politiques et l’engament des militants dans cette formation politique afin que ceux-ci puissent informer leurs bases.

« Osons ensemble pour le Centrafrique. Et la RCA est pour nous tous », c’est slogan de Laurent Gomina Pampali président de l’Union nationale des Démocrates républicains qui entend prôner les idéologies fondées par Barthélémy Boganda, président fondateur de la République centrafricaine. Après ceux du 5ème arrondissement, c’est au tour des responsables des cellules des 1er et 2ème arrondissements de la ville de Bangui d’échanger avec le président de l’UNADER. Une centaine de militants et sympathisants ont honoré de leur présence à la rencontre qui s’est tenue, ce 20 juin 015, au Centre protestant pour la Jeunesse.

Les échanges interactifs avec le président de ce parti paraissaient fabuleux pour ceux qui venaient de le découvrir pour son charisme politique. La question de l’engagement d’un militant dans une formation politique, des valeurs défendues par l’UNADER et de sa vision politique ont été au cœur de débat. Car, selon monsieur Pampali dans son discourt, le parti de l’Union national des démocrates se veut un parti de gouvernance fondée sur l’éthique et morale de principe de la démocratie républicaine.

« Un parti politique n’évolue que lorsque ses militants et cadres sont politiquement formés. Depuis le mois de décembre, nous avons procédé à la mise en place des organes, des cellules en province et dans a capitale. Durant ces rencontres, j’ai rappelé les principes fondamentaux d’adhésion à un parti politique. L’engagement à un parti politique repose sur la

les recommandations de ce forum qu’il considère comme un passage crucial pour la sortie de crise que la Républicaine centrafricaine peut renaître de ses cendres.

« Ce que nous voulons faire au sein de l’UNADER, mettre dans l’esprit de nos Compatriotes les valeurs républicaines, les valeurs de mérite. Car il faut mériter ce qu’on mange, ce qu’on porte et ce qu’on roule sinon c’est du vol, c’est du détournement surtout qu’on est un responsable public. Nous mettons cela dans leur tête pour qu’à leur tour, ils chercheront à véhiculer aux Centrafricains afin que cela devienne une nouvelle mentalité du peuple centrafricain. Donc, faisons la révolution démocratique et républicaine », a-t-il ajouté.

Pour le président de l’UNADER les Centrafricains doivent abandonner les vielles mentalités qui sont de nature à freiner le processus du développement du pays. Le vol, détournement, l’ethnisme, et le clanisme doivent quitter l’esprit des Centrafricains afin de cultiver l’unité nationale, d’après Laurent Pampali. Ils doivent, a dit Pampali, faire la révolution démocratique et républicaine au lieu de faire la politique de recours aux armes et à la violence.

Même si Laurent Gomina Pampali n’est pas encore investi candidat par son parti aux futures élections présidentielles, l’ambition se fait déjà sentir par de nombreuses rencontres qu’il multiplie dans la capitale centrafricaine à l’intérieure du pays. Tout laisse croire qu’il est sur la voie de briguer la magistrature suprême de l’Etat. L’homme politique centrafricain et député au parlement de la Communauté

conviction. On adhère à un parti pour joindre ses idées, sa force à celle des autres compatriotes. L’UNADER invite les Centrafricains, même s’ils appartiennent à d’autres formations politiques, à rejoindre la mouvance UNADER qui est une mouvance pour la démocratie et la République pour avoir des bons dirigeants. Ils doivent choisir les hommes de qualité », a intimé Laurent Gomina Pampali, président fondateur de l’UNADER.

De la question de sortie de crise, il appelle les Centrafricains à se mobiliser massivement pour que la justice, la sécurité, la paix le développement deviennent un souci quotidien pour tout le peuple. Pour parvenir à cela, il faut, a-t-il souligné, que les Centrafricains se battent et s’inspire aux valeurs républicaines dont la démocratie que défend l’UNADER. En s’inspirant des propositions faites pendant les assises du Forum de Bangui, Laurent Pampali a rappelééconomique et monétaire en Afrique centrale (CEMAC) entend commencer sa lutte politique d’abord dans le milieu intellectuel qu’il juge un milieu rude de combat politique afin d’atteindre tout le milieu de la couche sociale.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique : Nourredine Adam, réelle menace de l’après forum.

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Centrafrique : Nourredine Adam, réelle menace de l’après forum.

 

Bangui, (BK) 22-06-2015

 

Tout le monde est unanime et s’accorde à dire que le Forum de Bangui est un franc succès, et confirme que la marche vers l’apaisement et la réconciliation a démarré.

Malgré tout, cet espoir est atténué par une inquiétude bien réelle : la menace d’une action de déstabilisation sur le pays. En effet, Nourredine Adam semble manœuvrer pour revenir aux affaires, seul ou dans la poche de son mentor Michel Djotodia. Il pourrait se lancer dans une aventure militaire pour reconquérir du pouvoir et une mangeoire à la mesure de ses appétits. Ses actions passées, et le sang encore frais sur ses mains, font aujourd’hui craindre la réapparition d’une guérilla violente s’appuyant sur un discours terroristes extrémiste. Ses relations connues avec les mouvances Djihadistes qu’il a créé et entretenu lors de ses séjours à l’étranger sont loin d’atténuer ce constat effrayant.     L’homme est bien un manipulateur notoire, qui rend compte à ses amis de Boko Haram, et n’en est pas à son coup d’essai. Cette manœuvre en cours de Nourredine Adam fait également peser la menace d’une partition de la Centrafrique qui serait alors amputée de sa partie Nord et Est, riche en diamant, or et pétrole.

Face à cette menace, un espoir subsiste : La poursuite du combat par la voie politique et le dialogue. C’est ce qu’ont choisi la plupart des mouvements AB et ex-séléka. Le FPRC ferait bien de s’en inspirer et d’en faire autant. La violence et les armes ne sont pas la solution, le salut pour notre beau pays centrafricain est bien dans le dialogue. C’est pourquoi, quiconque apporterait à  Nourredine Adam  le soutien financier qu’il recherche pour payer des combattants et des armes, se verrait accusé de complicité. Il y perdrait beaucoup et causerait beaucoup de tort, pour lui, pour sa famille et surtout pour notre pays.

Banche KERE.

CENTRAFRIQUE: LES ELECTIONS EN CENTRAFRIQUE, L’ANE ETABLIE LE CHRONOGRAMME

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LES ELECTIONS EN CENTRAFRIQUE, L’ANE ETABLIE LE CHRONOGRAMME

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 21-06-2015

Les choses se précisent aujourd’hui si vite sur les élections en République centrafricaine qui auront lieu aux mois d’octobre et novembre 2015. Ce qui poussent l’Autorité nationale des Elections, l’ANE en sigle, de donner des précisions sur l’avancement des travaux déjà réalisés pour l’organisation de ces scrutins. A travers une conférence de presse tenue, ce 19 juin 2015n au siège de l’institution, le président de l’ANE veut rassurer l’opinion nationale et internationale sur la tenue effective des élections en date fixée conformément au chronogramme établi.

Devant une trentaine de Journalistes de la presse nationale et internationale ainsi que des représentants des partenaires de l’ANE, le président de ladite institution Toussaint Kombo Doudou assisté par le ministre de l’Administration du territoire, de la décentralisation et de la régionalisation, a présenté le chronogramme contraignant des élections. D’après le chronogramme établi par l’ANE, le recensement électoral est prévu le 27 juin au 27 juillet 2015 suivi de Référendum constitutionnel le 04 octobre 2015. Concernant les élections, le chronogramme a précisé que les élections présidentielles et législatives auront lieu le 18 octobre 2015 pour le premier tour des scrutins. Pendant que le second tour est prévu le 22 novembre de la même année.

« Nous avons fixé ce chronogramme pour ne pas dépasser l’année 2015. C’est pourquoi nous avons travaillé jour et nuit pour réunir toutes les parties du chronogramme », a expliqué Toussaint Kongo Doudou, président de l’ANE.

Vu l’état des choses, l’on peut dire que ce chronogramme paraît extrêmement contraignant. Pour sa mise en œuvre, des décisions et actions vigoureuses, d’après monsieur Kongo Doudou, s’imposent sans délai. Sa mise en œuvre nécessite certains préalables selon le président de l’ANE. Il s’agit entre autres la réaffirmation de la volonté politique à aller aux élections avant la fin 2015, mise à la disposition de l’ANE du financement nécessaire par le gouvernement et les partenaires, amélioration progressive de la sécurité sur l’ensemble de territoire national, opérationnalisation des démembrements de l’ANE et la finalisation du projet de constitution. Le chronogramme aujourd’hui défini fait l’objet d’une modification successive en raison des contingences financières, matérielles, surtout sécuritaires et de temps n’ayant pas permis d’organiser ces élections aux échéances fixées. Car le présent chronogramme se veut objectif mais surtout réaliste pour servir de base aux diverses actions préélectorales, à en croire le président de l’ANE.

Les données cartographiques électorales

L’opération de cartographie permet de faire un état des lieux de tous les sites qui avaient servi aux précédentes élections et de vérifier l’emplacement des villages et quartiers selon le découpage des centres de vote. Les informations recueillies sur cette opération permettront à l’ANE de réactualiser cet état des lieux et sites suite aux différents déplacements de population, planifier le déploiement du matériel et du personnel électoral et décider de l’emplacement des centres d’enregistrement et des bureaux de vote. La décente sur le terrain avait commencé le 21 mai 2015 avec certaines préfectures qui sont déjà couvertes. Il s’agit de la préfecture de l’Ombella Mpoko, la Lobaye, la Sangha Mbaéré, l’Ouham-Pende, l’Ouham, la Mambéré-Kadei, la Nana-Mambéré et la préfecture de la Kemo. Or pour les autres régions, les équipes de l’ANE seront redéployées, à partir du 22 juin 2015, dans la Nana-Gribizi, la Ouaka, le Bamingui-Bangoran, la Haute-Kotto, la Vakaga, la Basse-Kotto, le Mbomou et Haut-Mbomou

Les démembrements

Sur 148 démembrements, 128 démembrements ont été installés sur le territoire national. Alors qu’à l’extérieur du pays, les démembrements des ambassades et consulats sont déjà mis en place précisément à Paris, Bruxelles, Ndjamena et Sarh. La prestation de serment pour les membres de ces démembrements a été faite, selon Kongo Doudou, dans plusieurs localités soit directement soit par écrit. En ce qui concerne l’acquisition du matériel pour l’enregistrement des électeurs, la livraison qui ont déjà commencé, s’étaleront jusqu’au 30 juillet 2015.

L’Autorité nationale des élections (ANE), a la mission d’organiser les scrutins de sortie de crise. Sa vision est de faire de la République centrafricaine un modèle de démocratie durable. Ses valeurs sont la crédibilité, l’indépendance, l’intégrité, la transparence et le professionnalisme. Aujourd’hui, il n’y a que deux voies qui mènent vers le retour à légalité constitutionnelle, d’abord à la paix qui est un préalable et ensuite les élections comme une exigence.

Bangui, Eric NGABA Pour  CNC

Centrafrique: LE PARTI, USD-COMODES : C’EST L’INCOMPÉTENCE DE L’ÉTAT QUI A TUÉ L’ÉTAT

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(Corbeau News Centrafrique)

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LE PARTI, USD-COMODES : C’EST L’INCOMPÉTENCE DE L’ÉTAT QUI A TUÉ L’ÉTAT

Bangui, ( RE ), 20-06-2015

Nous n’avons pas encore fini d’ergoter sur la cause de la mort de l’État. Tant qu’on n’aura pas compris beaucoup de choses sur la mort de l’État, jamais nous ne saurions révolutionner notre esprit. Qui a tué l’État ?

Au forum, ils ont parlé de gouvernance comme une des causes cliniquement identifiées ; cependant, ce qu’ils ont oublié d’évoquer à ce sujet c’est les qualités du caractère de chef. La gouvernance est une politique, c’est-à-dire une action, un ensemble de décisions que l’on prend, de choses que l’on fait, de risques que l’on assume et, le tout avec l’appui du peuple dans une cohérence d’objectifs managériaux et, ce n’est pas des idées parachutées.

La gouvernance, il faut savoir le réaliser et il faut avoir des qualités de chef. C’est la qualité du manager qui fera la différence à ce sujet. L’histoire des peuples comme des entreprises témoigne de façon irrécusable de l’influence du chef quant au destin d’une nation. C’est les qualités du chef, sa façon d’être, ou de faire, et sa seule présence, jouent un rôle considérable sur l’efficacité de ses collaborateurs et il est différent d’eux parce qu’il sait qu’il est responsable infiniment en cas d’échec.

Nous avons constaté que les candidats aux élections sont encore, pour la plupart, ceux là même qui ont échoué dans la gestion du pays qui parlent de la gouvernance à la télé. Alors qu’ils ont été Premiers ministres, alors qu’ils ont été

Ministres. Ils ont géré l’État et ils ont échoué. Ils sont les responsables inaltérables de cette crise car la crise résulte de ce que nous avons atteint le plateau de l’incompétence vitale dans la gestion de l’État.

Vous êtes étonné de constater que, malgré cet échec cuisant provenant de leur incompétence, ils veulent toujours rester plus haut dans l’échelle sociale. En fait ils refusent de reconnaitre leur incompétence vitale, cause de frustration et d’échec personnel.

L’incompétence n’a rien à voir avec le diplôme. Ce sont des situations d’échec personnel au travail. C’est le manque d’autorité sapientiale et personnelle qui empêche une personne d’assurer correctement les missions d’une fonction donnée.

Ces hommes politiques arrivés au gouvernement, ils deviennent des bons à rien. Ces hommes politiques irrésolus qui se passent pour des hommes d’État, et que la servilité congénitale empêche de gouverner réellement.

En toute vérité, tout le mal de notre pays vient de l’État et de ses dirigeants ; de son incompétence chronique liée à des traits culturels caractérisés par une inconscience à toute épreuve, une naïveté, et des dirigeants qui n’ont aucun sens des principes de développement, aucune rigueur et ni volonté de puissance. Des dirigeants qui vivent dans une excessivité conviviale et le refus à tout conflit.

Un État traditionnel, quand une remise en cause de ce qui existe est toujours mal vue et comprise comme un défi aux réalisations passées et leurs auteurs, imprécision des objectifs de gouvernement, absence de sanctions objectives, le mythe du chef et de ses courtisans, le trafic d’influence, le népotisme accru, l’omniprésence de la mentalité communautaire qui entraine des obligations (allégeance, protection, redistribution) sont des facteurs paralysants.

Un État qui aime les aides et les dons des autres. Un État fainéant qui aime les fêtes autour du chef de l’État. Toutes ces caractéristiques font de notre État, un État attardé, nain, isolé et ignorant de tout concept de modernité. Il s’agit là d’une question d’état d’esprit qu’il faut révolutionner : penser et agir autrement pour apporter le changement.

L’échec nutritif de nos gouvernements a conduit à l’échec destructif des agents de l’Etat et par la suite à l’effondrement de l’État. Cette crise est la conséquence imparable des mauvaises gouvernances.

En définitif ces politiciens irrésolus ont été promus à des postes ministériels pour lesquels ils sont incompétents. Ils ont été promus Premiers ministres, Ministres, grâce au népotisme et aux accointances clientélistes et non au défi de fournir à l’État un service.

Ce qui fait dire Sidney Smith que, si chacun faisait son métier, les vaches seraient bien gardées. Ceci dit la main qui sait traire les vaches avec compétence risque d’être malhabile pour faire les comptes de la ferme.

Aussi Sidney Smith décrit remarquablement l’incompétence au travail au moyen des images. Cette description reflète la réalité du travail en RCA et à quoi s’ajoute le fait que le centrafricain travaille peu et veut gagner beaucoup, est incontestablement la preuve de l’incompétence. L’incompétent travaille peu et veut toujours gagner beaucoup. Il se plaint tous les jours, il n’est jamais satisfait, en plus il se plastronne.

Cette triste réalité, même si nous en parlons de la gestion de l’État pour la bonne conduite des affaires du pays, elle est la même dans les entreprises privées. C’est un constat. C’est le comportement du centrafricain en général que nous dépeignons.

Selon Sidney, si l’on représente tous les stades de la vie au moyen des trous dans une table. Des trous rond, carré, rectangulaire, triangulaire et des personnes occupant ces stades par des morceaux de bois de formes similaires, nous trouverons généralement que la personne triangulaire a tenté de pénétrer dans le trou carré, la rectangulaire dans le triangulaire et la personne carrée a voulu s’enfoncer dans le trou rond.

Cette réalité de la vie sociale met en évidence que le salarié ne correspond pas toujours à son poste. Donc de la difficulté de pénétrer dans le trou qui ne soit pas le trou dédié, explique la difficulté de ne pas correspondre au poste. Les centrafricains en général, ne correspondent pas à leur poste de travail et c’est au niveau politique et administratif que c’est effarant.

Et comme toujours on arrive à identifier le meurtrier, l’État dans ses derniers soupires a réussi cet exploit en inscrivant sur le mur du palais de la renaissance de Bangui avec son sang: l’incompétence m’a tuer…

Robert ENZA, Entrepreneur politique.

Bangui: Les déplacés de Mpoko réticents à retourner : Eugénie Yarafa dénonce une manipulation et hausse le ton

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(Corbeau News Centrafrique)

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Les déplacés de Mpoko réticents à retourner : Eugénie Yarafa dénonce une manipulation et hausse le ton

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 20 -06-2015

La ministre des Affaires sociales et de l’action humanitaire, Mme Eugénie Yarafa a présidé, jeudi 18 juin 2015, au Centre de la mère et l’enfant, une réunion conjointe sur la situation des déplacés de Mpoko. Partenaires humanitaires, représentants des déplacés du camp de l’aéroport et les membres du gouvernement, notamment Mme Eugénie Yarafa et Florence Limbio, respectivement ministre des Affaires sociales et ministre du Plan ont accordé leurs violons au sujet du ‘’désenregistrement’’ des déplacés du site Mpoko.
Ils ont été des dizaines, les représentants des différentes entités constituant la population des déplacés de l’aéroport Mpoko à répondre à l’appel de la Ministre des Affaires sociales pour débattre de la question de leur retour à la maison. Et, d’entrée de jeu, le membre du gouvernement a précisé l’objet de la rencontre : « La politique du retour dans les quartiers des déplacés de Mpoko que le gouvernement a mis en place semble se buter contre une sorte de résistance. Et pourtant tout a été mis en œuvre, en commun accord avec les déplacés pour les accompagner dans ce processus. Nous sachons qu’il y a eu des personnes de qui estiment qu’elles n’ont pas intérêt à ce que les déplacés retrouvent une vie assez normale, c’est-à-dire de retourner chez eux ou dans les quartiers. C’est pourquoi, j’ai convié, et les représentants des déplacés, et les partenaires qui nous soutiennent dans notre démarche, afin qu’on puisse débattre de ce qui bloque réellement le processus. » a affirmé Mme Eugénie Yarafa.
En effet, depuis décembre 2013, plus dix mille banguissois, ressortissants des 8ème, 5ème, 3ème arrondissements ainsi qu’une bonne partie des populations des communes de Bégoua et de Bimbo, ont pris d’assaut le tarmac de l’aéroport international de Bangui Mpoko. Ceci, pour fuir la flambée de violences qui a explosé dans la capitale centrafricaine avec l’entrée malheureuse en scène du mouvement Anti-Balaka. A la faveur de l’accalmie qui s’impose de plus en plus dans la ville de Bangui, le gouvernement a envisagé de fermer cet important site de déplacés de Mpoko, et ce, depuis novembre 2014 comme l’a indiqué Dr Armand Gadenga, Coordonnateur de la Cellule technique d’appui à l’Action humanitaire. Selon ce dernier, au mois de novembre dernier, le gouvernement a décidé d’aménager un « site alternatif d’AVICOM » pour accueillir essentiellement des déplacés du site de l’aéroport ne pouvant pas encore regagner leur domicile.
La démarche du gouvernement dont il est question consiste à donner des kits, en plus d’une enveloppe de 90 000 F. Cfa à chaque déplacé, en vue de permettre aux uns et aux autres de retourner à la maison et chercher progressivement à se réintégrer dans leur quartier. Il s’agit de l’engament gouvernemental qui a comme obligation d’assurer la protection de la population. C’est du moins ce qu’a réitéré, la Ministre des Affaires sociale : « Le gouvernement est conscient de la souffrance qu’endurent les déplacés de l’aéroport Mpoko, ainsi que ceux des autres sites de la place. C’est une situation qui nous préoccupe au niveau des Affaires sociales à plus d’un titre, étant donné que les conditions de vie sur ce site sont plus que déplorables et vont certainement s’aggraver avec l’avènement des grandes pluies des mois avenirs. C’est pourquoi, le gouvernement a pris la décision d’accompagner le retour de ces déplacés dans les quartiers, afin qu’ils puissent vivre dans un environnement un peu décent. »
Evidemment, il y a une forme de réticence au niveau des déplacés, au point même que l’on n’hésite pas à croire à la thèse de « manipulation » maintes fois revenue sur les lèves lors de la rencontre d’hier. Qui a manipulé qui ? Dans quel intérêt manipuler ? A défaut d’une réponse à ces préoccupations, Mme Florence Limbio, Ministre du Plan qui a pris part à la réunion a préféré donner des conseils aux déplacés de Mpoko en les suppléant en ces termes : « Mes frères et sœurs déplacés, ce n’est nullement par gaieté de cœur que le gouvernement vous demande de retourner dans les quartiers. Mais, il y a un temps pour toute chose, vous aviez été sur le site, mais lorsque le gouvernement fait des efforts pour votre retour en donnant quelques moyens et kits, il vous revient de faire autant et de chercher, ne fut-ce que des maisons provisoires au quartier pour quitter les mauvaises conditions de vie dans lesquelles vous vous trouvez. »
Côté déplacés, Guitimo Bangamayoroma, chef de zone 1 de l’aéroport a salué les efforts entrepris par le gouvernement dans le processus d’accompagnement au retour des déplacés, mais exprime d’autres préoccupations nouvelles. « Nous sommes reconnaissants pour les efforts du gouvernement, mais aujourd’hui, quitter le site est une question délicate. Il se pose un nouveau problème : les déplacés peuvent bien recevoir argent et kits, mais il n’est pas aisé de trouver des maisons de location dans les 5ème, 8ème et 3ème arrondissements. » a-t-il dit.
Notons que trois types de déplacés retournés se retrouvent à ce jour sur le site de Mpoko, à savoir ceux qui ont perçu leurs dus et qui sont retournés sur le site ; il y a des gens qui ont perçu une partie de leurs dus, d’une part ceux ayant perçu le cash sans les kits ; et d’autre part ceux qui ont reçu des kits sans percevoir les cash. Quelques quatre mille personnes sont visées par cette opération.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Prise d’armes des Forces armées centrafricaines avec l’appui de la mission européenne de l’Eumam

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(Corbeau News Centrafrique)

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Prise d’armes des Forces armées centrafricaines avec l’appui de la mission européenne de l’Eumam

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 20-06-2015

Les Forces armées centrafricaines (Faca) viennent ce jeudi 19 juin 2015 de franchir une étape importante voire décisive dans le processus de leur restructuration avec l’accompagnement de la mission européenne de conseil militaire (Eumam-Rca). Il s’agit de la cérémonie de prise d’armes qui a eu lieu au ministère de la défense nationale sous les auspices de la ministre d’Etat à la défense nationale, Marie Noëlle Koyara et du général de Brigade Dominique Laugel, Commandant de l’Eumam. Cette cérémonie de prise d’armes qui a regroupé des dizaines d’officiers fait suite un atelier sur la question de la restructuration qui a eu lieu la veille – un atelier organisé par le Ministère national de la défense en collaboration avec Eumam.
« Je suis très honoré de prendre part à cette prise d’armes Forces armées centrafricaines. Je suis fier de pouvoir féliciter les Faca du travail accompli ces dernières semaines qui a conduit aux assises de la défense tenues hier (jeudi 18 juin 2015) à Bangui. Une fois de plus, je félicite les Faca pour la qualité des travaux et des débriefings qui ont suscité un large intérêt de l’auditoire. Parce que ce succès s’aligne parfaitement dans la dynamique qui anime les Faca aujourd’hui, fruit d’un travail de groupe, mais aussi des efforts individuels consentis à faire avances les idées, afin d’avancer les Faca de manière générale. » a déclaré le Gl Dominique Laugel avant d’ajouter « La première feuille de route est désormais établie, ainsi que la liste des tâches à accomplir. Cette étape est tout à fait capitale pour tracer le chemin des années avenirs et réformer les forces armées en profondeur. »
La Ministre d’État à la défense nationale Marie Noëlle Koyara a salué cette avancée dans le processus de la restructuration des Faca qu’elle a même qualifiée d’une « étape importante » qui permettra à la RCA de reconquérir sa souveraineté en matière de sécurité et de se prémunir contre les menaces internationales et transfrontalières comme Boko Haram. « Ces assises peuvent être placées dans le sillage de ce qui a déjà été fait, en prenant en compte les recommandations du forum national de Bangui. En tant qu’armée souveraine, quelle serait la place de notre pays face aux menaces que nous connaissons aujourd’hui? Nous avons la situation de Boko Haram qui nous guette et nous ne pouvons pas nous voiler la face. C’est pourquoi, nous ne pouvons que saluer ce signal fort, notamment cette prise d’armes aujourd’hui qui marque une étape importante dans notre démarche pour la restructuration des Faca. » a noté le membre du gouvernement.
Quant au Chef d’état-major des Faca, Gl François Mobébou, il a plaidé pour que l’acte qui les Faca ont posé, à savoir la prise d’armes ne puisse pas rester que symbolique. Et de l’avis du général, la traduction en action concrète de cette cérémonie de prise d’armes passe inévitablement par la mise en œuvre effective des recommandations des différents fora du ministère de la défense nationale. « Le séminaire organisé en collaboration avec Eumam a connu un véritable succès sur la question de la restructuration des Faca. Je l’ai déjà dit hier, lors de l’ouverture de ce séminaire que nous devons placer ces assises sous le signe de l’espoir parce qu’il y a eu deux séminaires similaires, à savoir les états généraux de la défense nationale et le séminaire de la défense organisé par les généraux de l’armée ; mais nous n’avons pas pu nous assumer en mettant en œuvre les recommandations de ces séminaires. Mon souhait ultime est de voir les conclusions de ce séminaire d’hier être mises en œuvre, afin de nous permettre d’atteindre les résultats escomptés, à savoir la restructuration des Faca. » a déclaré Gl François Mobebou.
A ce jour, suite à un appel de la Ministre d’Etat à la défense nationale, quelque huit mille (8 000) Faca se sont déjà fait enregistrés et prêts à reprendre le travail. La mission européenne Eumam travail sur cet effectif pour mettre en place une armée nationale républicaine, respectant l’équilibre régional et loyaliste.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Le 18 octobre 2015, date de premier tour des élections en RCA

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(Corbeau News Centrafrique)

Bureau Autorité Nationale des Élections. Photo: Éric Ngaba / CNC
Bureau Autorité Nationale des Élections. Photo: Éric Ngaba / CNC

 

Le 18 octobre 2015, date de premier tour des élections en RCA

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 20-06-2015

Le Comité stratégique de suivi des élections mis en place à la demande de la communauté internationale a tenu, ce jeudi 18 juin 2015, sa réunion hebdomadaire. Au cours de cette réunion présidée par le Premier ministre Mahamat Kamoun dans la salle de conférence de le Primature, Dieu Donné Komboyaya Président de l’Autorité nationale des élections (ANE) a présenté le nouveau chronogramme qui, selon les termes du communiqué de presse ayant sanctionné la réunion et lu par me Ministre conseiller en communication à la Primature Georges Adrien Poussou, tient « compte des contraintes imposées par le délai imparti pour la fin de la Transition ».
Les dates des opérations inscrites au chronogramme se présentent de la manière suivante : « Les opérations de recensement électoral devront commencer le 27 juin pour s’achever le 27 juillet 2015 au plus tard; le référendum constitutionnel aura lieu le 04 octobre 2015; le premier tour des élections présidentielle et législatives se tiendra le 18 octobre 2015 et le second tour le 22 novembre 2015. » a précisé Dieu Donné Komboyaya.
Il reste cependant, l’épineuse question du bouclage du financement des opérations électorales. Sur un budget global de 23 milliards de Francs Cfa, l’ANE n’a pu mobiliser que les 25%. En tenant compte des promesses faites par les bailleurs, un gap de 47% reste à combler.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

BANGUI: FEUILLE DE ROUTE DE LA REFORME DES FACA ETABLIE POUR 2015-2016

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(Corbeau News Centrafrique)

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FEUILLE DE ROUTE DE LA REFORME DES FACA ETABLIE POUR 2015-2016

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 19-06-2015

La réforme des Forces armées centrafricaines, en abrégé FACA, tant attendue par la communauté nationale et internationale, est résolument en marche avec la mise sur pied d’une nouvelle feuille de route de l’armée nationale. Le ministère de la Défense nationale a, cet effet organisé, ce 18 juin 2015, un séminaire avec la collaboration de la Mission militaire de Conseil de l’Union européenne (EUMAM). L’objectif recherché de ces assises est de définir la feuille de route 2015-2016 qui, non seulement précisera les actions à réaliser mais qui permettra également à tous les acteurs du ministère d’avoir une vision globale de la restructuration de l’Armée nationale dans le cadre de la Réforme de Service de Sécurité (RSS).

« En tant que Armée souveraine, quelle serait la place de la RCA face aux différents menaces que nous connaissons aujourd’hui avec la situation de Boko-haram et de la LRA? », c’est le questionnement posé par la ministre chargée de la défense nationale, Marie Noëlle Koyara qui a personnellement ouvert les assises de la défense sur la feuille de route des FACA. La mise en place de cette feuille de route s’est tenue au siège du Conseil national de Transition en présence de nombreux officiels dont une centaine d’officiers généraux des forces armées centrafricaines et des experts militaires de l’EUMAM, officiers généraux et subalternes, les Chefs de corps, les responsables civils

et militaires de la Défense nationale et de l’Etat-major des forces armées centrafricaines. Les assises sont consacrées aux travaux des groupes qui ont développé une série de thématiques dont les conclusions constituent des documents de base afin d’inscrire les actions dans les axes définis. Il s’agit des thématiques : organisation du ministère et de l’Etat-major, gouvernance et doctrine, ressources humaines, préparation opérationnelle, renseignement, communication et enfin la thématique conquête de ressources.

« Nous avons maintenant des recommandations qui sortent de ce Forum de Bangui, et avec cela, il était question que nous puissions maintenant tracer la feuille de route de la défense nationale. C’est pour cela que nos Généraux, ensemble avec nos partenaires de l’Union européenne EUMAM, et bien sûr la Minusca qui sont là pour que nous puissions réfléchir sur les thématiques aboutissant à la feuille de route que nous allons remettre au Chef suprême de l’Armée, au gouvernement, ainsi qu’à nos différents partenaires», a déclaré la ministre chargée de la défense nationale, Marie Noëlle Koyara.

Cette feuille de route servira de document de base pour la réforme et l’opérationnalisation des Forces armées centrafricaines. Dans ce contexte de la réhabilitation des FACA, ce séminaire constitue un rendez-vous majeur qui précise une série d’importantes réformes dans lesquelles va s’engager la ministre Koyara. Ce

qui implique une redéfinition des missions et des tâches au sein du ministère des Forces armées ainsi qu’un renforcement des capacités à divers niveau. Dans cette même lancée, est également impliquée une révision de l’Architecture de commandement, de la préparation opérationnelle, du soutien logistique, du renseignement, de la communication des Armées et de recherche des ressources indispensables à la conduite des activités des FACA.

La tenue de ces assises de la défense avec le concours de l’EUMAM permettent de diagnostiquer les réels problèmes qui gangrènent les Forces armées centrafricaines. Et les actions qui sont définies lors de ces assises seront débouchées sur l’organisation d’une nouvelle armée professionnelle, représentative et disciplinée répondant aux vœux exprimés par les Centrafricains durant le Forum de Bangui et à l’exigence de la communauté internationale. Les conclusions de ce séminaire permettront de mettre en place une nouvelle organisation et une nouvelle procédure de travail qui seront appliquées au sein du ministère de la défense et du Chef d’état-major des armées.

Avant le Forum de Bangui, un premier séminaire du département de la défense sur la stratégie de sortie de crise réunissant les responsables civiles et militaires du ministère de la Défense ainsi que de l’Etat-major des armées en collaboration avec les experts militaires européens s’était tenu, du 22 au 23 février de l’année 2015 au siège du Conseil national de transition. Ce qui

a permis aux responsables militaires d’enrichir les documents de Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR) et de Réforme de Secteur de Sécurité (RSS) qui avaient été présentés au Forum national de Bangui qui s’est tenu du 04 au 11 mai 2015. Plus de deux mois aux cotés de ces responsables civils et militaires de l’armée nationale, les Conseillers militaires de l’EUMAM ont manifesté leur ferme soutien pour accompagner le gouvernement de transition dans ce processus de réhabilitation des FACA.

« Je mesure la volonté des FACA de prendre une part active dans la sécurisation du territoire. Ce qui est réalisé aujourd’hui par des patrouilles conjointes à Bangui ou un déploiement en province. Ces actions ne peuvent être envisagées qu’en parfaite coordination avec les autres forces internationales afin d’éviter tout incident», a fait savoir Dominique Laugel, Général de brigade de la mission militaire européenne EUMAM avant d’ajouter que « Mais dans tous les cas, il est du devoir des responsables politiques et des Chefs militaires de fixer la priorité sur la restructuration des FACA et de mettre en place des bases solides s’appuyant sur les personnels strictement sélectionnés et un entrainement de qualité pour créer un lien régalien au service des institutions républicaines».

La réforme des FACA a entrainé, par ailleurs, une amélioration dans les textes des résolutions prises par le Conseil de sécurité des de l’ONU sur les armes en République centrafricaine. Ces résolutions interdisant à la République centrafricaine de se doter en arme, ont causé du tort aux Forces armées centrafricaines d’être opérationnelles sur les théâtres des opérations. Ce qui a occasionné la prolifération des groupes et l’instabilité sur l’étendue de territoire centrafricain malgré la présence des casques bleus de l’ONU et de force sangaris.

Dès sa prise de fonction dans le gouvernement Kamoun 2, en son titre de ministre d’Etat chargée de la défense nationale, Marie-Noëlle Koyara s’est engagée à redorer le blason des FACA. Cette nouvelle feuille de route aujourd’hui tracée témoigne à suffisance une parfaite

coopération entre le Département de la défense nationale et les forces internationales dont l’EUMAM-RCA et la MINUSCA. C’est aussi le fruit de multiples plaidoyers de la présidente de transition, Catherine Samba – Panza dans ses différentes déclarations devant la communauté internationale pour soutenir le gouvernement de transition dans la réforme totale des Forces armées centrafricaines.

 

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: L`Avenir incertain de Jean-Pierre Bemba

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(Corbeau News Centrafrique)

Jean Pierre Bemba dans la Salle de la CPI à La Haie

 

L`Avenir incertain de Jean-Pierre Bemba

Bangui, (CD) 18-06-2015

 

Deux mauvaises nouvelles sont venues ternir les espoirs de libération rapide de l’opposant congolais Jean-Pierre Bemba. Détenu par la Cour pénale internationale (CPI) depuis 2008, le chef du MLC est accusé de crimes de guerre et crime contre l’humanité commis par ses troupes en Centrafrique entre 2002 et 2003. Fin mai, en moins d’une semaine, la CPI a rejeté la demande de libération provisoire du sénateur Bemba et a fixé au 29 septembre 2015, la date d’un second procès pour subornation de témoins. Deux décisions qui repoussent les perspectives d’une libération proche. Un coup dur pour les soutiens du leader du MLC, qui verrait bien Jean-Pierre Bemba jouer les premiers rôles dans la prochaine élection présidentielle, prévue fin 2016.

« On cherche à l’empêcher de participer aux élections »

L’avenir politique de Jean-Pierre Bemba reste donc très incertain. Pour Norbert Tricaud, un avocat international qui connaît bien l’Afrique et le dossier Bemba, la mise à l’écart du sénateur congolais risque d’être encore longue. « Si au final, Jean-Pierre Bemba finira bien par être libéré, il n’y aura aucune décision, avant le printemps 2016 » estime l’avocat. Un délai « serré » pour pouvoir participer à l’élection présidentielle congolaise, normalement fixée en décembre 2016. Selon Norbert Tricaud les charges retenues contre le sénateur Bemba n’ont qu’un seul objectif : « écarter un homme politique populaire de scène politique congolaise ». « Bemba fait de l’ombre à Joseph Kabila et on cherche à tout prix  à l’empêcher de participer aux élections ». Selon l’avocat français « le dossier est vide, les accusations de la CPI sont insuffisantes et les témoignages sans validité ». Pour preuve, Norbert Tricaud avance la requalification des charges contre Bemba : « le sénateur Bemba est désormais indirectement responsable de ce que faisaient ses troupes en Centrafrique ». Et la seconde affaire de subornation de témoins, dans laquelle le bras droit de Bemba, Fidèle Babala et son avocat, Aimé Kilolo, sont accusés d’avoir soudoyé des faux témoignages, ne serait « qu’un moyen pour la CPI de retarder la procédure ».

« Il sera automatiquement libéré »

Si tout le monde ne croit pas au « complot politique », la détention pendant 7 ans de Jean-Pierre pose toutefois plusieurs interrogations. « La justice doit être rendue dans un délai raisonnable, explique Maître Tricaud, et là nous sommes totalement dans le déraisonnable. Ce procès est inéquitable, car instruit uniquement à charge ». Pour les partisans de Jean-Pierre Bemba, la CPI est enlisée dans le procès centrafricain et cherche à sortir « par le haut » en lançant la nouvelle affaire de subornation de témoins ou en faisant « traîner la procédure ». Car, même si au bout du compte Jean-Pierre Bemba est finalement condamné, quelle sera la peine ? « Peut-être 5 ans, répond Norbert Tricaud, mais comme le leader du MLC a déjà fait 7 ans de prison… il sera automatiquement libéré ».

« La CPI pourrait interdire son retour à Kinshasa »

Pourtant, la remise en liberté du sénateur Bemba ne signifie pas forcément un retour aux affaires pour le « chairman » du MLC. Norbert Tricaud croit savoir que la CPI travaille sur un « habillage juridique pour éviter le retour de Bemba en RDC ». Selon l’avocat, la Cour pourrait donc interdire à Jean-Pierre de revenir à Kinshasa : « un pays d’accueil a même été avancé, comme le Vénézuela ». Autre artifice : la privation des droits civiques ou l’inéligibilité du sénateur congolais. Mais là encore, c’est un casse-tête juridique. De son côté, la CPI a toujours réfutée toute idée de « procès politique ». Selon la Cour, la lenteur de la procédure est essentiellement due à la « complexité de l’affaire, aux différentes remises en cause de la compétence de la Cour, à la requalification des charges et au nombre important de témoins ».

Un report des élections pourrait favoriser Bemba

Au Congo, le climat politique se tend à l’approche de la présidentielle de 2016 et le dossier Bemba reste sensible. Une ambiance politique délétère qui pourrait se crisper avec un possible retard dans le calendrier électoral. La Constitution actuelle interdisant Joseph Kabila de briguer un troisième mandat en 2016, l’opposition redoute que le président congolais ne cherche à se maintenir au pouvoir en retardant le processus électoral. Les prochaines élections locales risquent notamment de ne pas pouvoir se tenir en octobre, faute d’un consensus politique sur la  future répartition des sièges. Un « glissement » du calendrier après 2016, qui pourrait finalement jouer en faveur du sénateur Bemba, qui en aurait alors peut-être fini avec la justice internationale.

 

Christophe RIGAUD, Afrikarabia

 

Bangui: Contestées, les Forces Tripartites quittent Birao

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(Corbeau News Centrafrique)

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Contestées, les Forces Tripartites quittent Birao

Bangui, (DNK) 18-06-2015.

 

Le ton est monté d’un cran mardi et encore mercredi matin à Birao dans la Vakaga à l’est de la Centrafrique. Une partie de la population locale s’est opposée à l’installation de la Force Tripartite, Tchad-Centrafrique-Soudan, déployée ce lundi dans la ville.

Sous la forte pression populaire, la Force Tripartite a quitté Birao aujourd’hui aux environs de 11 heures. Une source proche de la Mission onusienne en Centrafrique, Minusca atteste que les soldats Tchadiens étaient les premiers à plier bagages.

Depuis les premières heures du matin, des barricades ont été érigées par des dizaines de personnes hostiles à la présence de cette force. Les manifestants ont fait usage de projectiles et ont pris à partie les véhicules des soldats Soudanais. Trois soldats soudanais blessés.

Suite à une médiation de la Minusca et au retrait de la Force Tripartite vers la ville d’Amdafock au Soudan voisin, le calme est revenu. Le marché, la mairie de Birao et quelques institutions de la place, fermés depuis hier, ont rouvert leurs portes. Les autres activités ont aussi repris leur cours normal.

La Force Tripartite avait été créée, au cours d’un sommet à Khartoum, le 24 mai 2011 par la Centrafrique, le Tchad et le Soudan pour protéger leurs frontières communes et combattre les activités criminelles transfrontalières.

 

Radio Ndeke Luka

Centrafrique: Gabon: Ali Bongo Ondimba reçu par Manuel Valls et Jean-Yves Le Drian

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(Corbeau News Centrafrique)

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Gabon: Ali Bongo Ondimba reçu par Manuel Valls et Jean-Yves Le Drian

 

Bangui, (MDA), 18-06-2015

 

Invité à prendre part à la cérémonie d’ouverture du Salon de l’aéronautique et de l’espace aux côtés de François Hollande, le Président de la République a rencontré ce mardi le Premier ministre français quelques heures après avoir été reçu à l’hôtel de Brienne par le ministre de la Défense.

Des entretiens politiques de haut niveau qui interviennent dans le contexte du regain de tension consécutif à l’attentat meurtrier de N’Djamena.

Alors qu’un double attentat-suicide vient de frapper la capitale tchadienne, faisant plusieurs dizaines de morts et une centaine de blessés, tous les regards se tournent vers Boko Haram, un groupe suspecté d’avoir voulu faire d’une pierre trois coups contre le dispositif anti-djihadiste du Tchad, le site d’implantation du poste de commandement interarmées de théâtre (PCIAT) de l’opération française Barkhane et la ville qui abritera le quartier général de la future force multinationale chargée de lutter contre ce groupe désormais rallié à l’État islamique.

C’est donc autant en qualité de président en exercice de la CEEAC qu’en tant que président de la République gabonaise que le Chef de l’État a conduit une série d’échanges avec l’exécutif français.

Avec Manuel Valls mardi, avec Jean-Yves Le Drian lundi soir, Ali Bongo Ondimba a eu l’opportunité de rappeler ses ambitions à la tête de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale : progresser vers l’intégration économique et la mobilité des personnes dans un espace géographique sécurisé.

Comme le Secrétaire général de la CEEAC, le président Bongo Ondimba « condamne avec la plus grande fermeté un acte ignoble dirigé contre les institutions et les symboles de l’État tchadien ainsi que contre des civils innocents ».

Devant ses interlocuteurs français, il a salué l’action des médecins militaires de l’antenne médico-chirurgicale de la force Barkhane qui ont appuyé les secours tchadiens en prenant en charge sept victimes civiles.

Dans le cadre de Barkhane, trois structures de ce type sont déployées pour assurer le soutien médical des militaires engagés dans cette opération : l’une à N’Djamena au Tchad, l’autre à Madama au Niger, la dernière à Gao au Mali.

Barkhane regroupe 3 000 militaires dont la mission, en partenariat avec les pays du G5 Sahel, consiste à lutter contre les groupes armés terroristes dans la bande sahélo-saharienne (BSS).

La présence des forces françaises est maintenue au Mali comme au Tchad, mais les moyens présents dans ces pays sont désormais mutualisés et les zones d’engagement étendues à l’ensemble de la BSS.

Concernant la Centrafrique, autre sujet de forte préoccupation régionale, la France a annoncé la réduction de 1700 à 900 du nombre de ses soldats mobilisés en Centrafrique dans la force Sangaris.

Un certain nombre de sites où étaient présents les soldats français vont passer sous l’autorité de l’Onu.

Avec Manuel Valls, le Chef de l’État a encore évoqué les aspects économiques et commerciaux de la relation bilatérale, souhaitant une attention renforcée des investisseurs français aux opportunités du marché gabonais en pleine phase de diversification.

Des missions ministérielles dédiées et croisées devront garantir ce saut quantitatif et qualitatif.

Il a par ailleurs, en cette année 2015 des choix internationaux pour le climat, souligné son engagement à participer à la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques ‘COP 21’ programmée dans six mois à Paris. « Il n’y a qu’une option, la réussite ! ».

Chaleureusement accueilli lundi par Jean-Yves Le Drian dans la cour de l’hôtel de Brienne – où siégèrent Clémenceau et de Gaulle –, Ali Bongo Ondimba a rendu hommage à l’action décisive des Éléments français au Gabon (EFG) depuis plus d’un demi-siècle.

En septembre 2014, les EFG sont devenus un pôle de coopération opérationnelle à vocation régionale.

Tout en restant un point d’appui opérationnel et logistique, les EFG portent désormais leur effort sur les actions de coopération régionale, visant plus particulièrement à accompagner les États africains dans le renforcement de leur sécurité collective et, ainsi, à contribuer à la stabilité régionale.

Mediapart

Centrafrique: Djono Ahaba, Président de la faction pacifiste Séléka du RPRC, insiste sur la nécessité d’aller résolument

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Djono Ahaba, Président de la faction pacifiste Séléka du RPRC,

insiste sur la nécessité d’aller résolument vers la paix

Bangui., (Corbeau News Centrafrique), 18-06-2015

Jusqu’à ce jour, la Séléka continue d’être perçue comme une entité extrémiste en République centrafricaine. Alors que depuis l’Assemblée générale de Bira du 21 au 23 novembre 2014, sanctionnée par la création d’une faction pacifiste de cette Séléka, le Rassemblement patriotique pour le renouveau de Centrafrique (RPRC) à sa tête, l’ancien ministre d’État Herbert Gotran Djono Ahaba, les donnes changent, et ce, progressivement jusqu’aujourd’hui. L’accalmie observée en République centrafricaine à ces derniers temps, doit beaucoup à l’œuvre patriotique titanesque de cette faction. Mais, la montée en puissance du RPRC en tant qu’interlocuteur politico-militaire valable eu égard à l’option de la paix, de la cohésion sociale, l’unité nationale, la non-partition, a suscité ces derniers temps, des critiques souvent acerbes contre ce mouvement. Face à ces résistants de la paix, Djono Ahaba et le RPRC ne désemparent guère. C’est ce que le leader de ce mouvement confie à Corbeaunews.Centrafrique dans cette interview exclusive.

Corbeaunews.ca (CNC) : Ancien Ministre d’État, vous dirigez désormais un mouvement politico-militaire, le RPRC. Comment concilier les deux obédiences dans la conviction qui est la vôtre ?

Herbert Gotran Djono Ahaba (HGDA) : Je tiens tout d’abord à vous remercier de m’avoir donné cette opportunité de m’exprimer dans vos colonnes. Vous conviendrez avec moi que la crise que notre pays a traversée et continue d’ailleurs de traverser a atteint un stade regrettable, un seuil sans précédent de crises connues dans notre pays. L’unité nationale en péril, à un moment donné, on a vécu une partition de faite, le vivre ensemble a atteint un niveau de non-retour parce que la haine et le rejet de l’autre sont profondément ancrés en nous. C’est pourquoi, j’ai estimé que faire de la politique sous-tend qu’il y a une vision et une idéologie axée sur un projet de société crédible à défendre dans l’intérêt du peuple. Et, ainsi, j’ai décidé, avec certains compatriotes de créer ce mouvement le « Rassemblement patriotique pour le renouveau de Centrafrique ».

Nous nous sommes donnés comme slogan, « Non à la conquête du pouvoir par la force » ; « Non à la confiscation du pouvoir par les armes au détriment du peuple » et ; « Non à la partition », parce que nous devons lutter fort pour la sauvegarde de l’unité nationale, car de tout temps, dans les différents préambules de la Constitution de notre pays, la République centrafricaine est Une et Indivisible.
Mais déjà à court terme, nous avons commencé un travail sérieux de sensibilisation. C’est que pour nous, il faut que nous fassions du sacrifice à tous les niveaux, notamment au niveau de toutes les forces vives de la nation, à savoir la jeunesse, les leaders politiques, les femmes, etc. étant donné que la paix ne se décrète pas, c’est un comportement responsable et quotidien. Pour que le vivre ensemble soit possible, il faut que les uns et les autres, de tout côté, mettent la main à la patte, afin d sauvegarder notre unité nationale. Notre pays a beaucoup de potentialités naturelles, il ne nous reste qu’à se mettre ensemble, de tourner la page et de nous orienter vers l’émergence de notre pays.
Je vous dirais que le combat que nous menons en ce moment commence déjà à payer, parce que l’accalmie générale que le pays connait à ce jour le témoigne. A Bambari par exemple, les ex-combattants Séléka qui se trouvent dans cette ville sous le commandement du général Joseph Zoundeiko ont donné le signal fort, en se réconciliant avec les Anti-balaka. Je crois qu’au regard de la priorité de l’heure qui est la pacification du pays, la réconciliation, la cohésion sociale et la sauvegarde de l’unité nationale, nous sommes sur la bonne voie qui nous conduira à la bonne préparation et l’organisation des élections prochaines.

CNC : A priori, cette vision n’est pas partagée par vos pairs, puisque lors de la signature de l’Accord de DDRR en marge du forum national de Bangui, le général Joseph Zoundeiko a émis un autre son de cloche…

HGDA : Ce n’est rien et je puis vous rassurer qu’il s’agissait juste d’une petite incompréhension. C’est pourquoi nous n’avons pas tardé à mettre fin aux inquiétudes exprimées par les uns et les autres. En moins de 24 heures, le général Zoundeiko a été ramené à la raison. Et la suite logique, c’est que lorsque le général Zoundeiko de retour a fait le compte rendu à Bambari, s’en est immédiatement suivie la réconciliation entre nos éléments et les Anti-balaka.
Mais en tant que leader, je me devais de prouver notre bonne foi à aller vers la paix, en affirmant mon leadership. C’est pourquoi j’étais le premier à signer le document et à encourager les autres à signer cet accord.

CNC : Le RPRC est-il l’aile ‘’Goula de la Séléka ? Dites-nous aussi vous avez une bonne maitrise de vos effectifs ?

HGDA : Depuis l’Assemblée générale qui s’est tenue à Bria du 21 au 23 novembre 2014, où les délégués de Ndélé, Bandoro, Bambari, Bangui, Birao, bref de tous les coins de la RCA se sont retrouvés pour entériner la création du mouvement RPRC, ainsi que la mise en place du bureau politique, un travail a été fait et de façon régulière. C’est ce qui justifie pour la plupart l’accalmie qui a régné. Une accalmie qui témoigne à suffisance que nous avons une parfaite maitrise de nos éléments sur le terrain.
Cela nous a d’ailleurs permis de participer activement aux travaux préparatoires du Forum de Bangui, à travers les Consultations populaires à la base, au niveau de la Commission préparatoire du Forum, au niveau du Comité d’organisation. Nous avons également pleinement participé aux travaux du pré-forum organisés par le gouvernement, ainsi qu’au Forum lui-même. Nous nous réjouissons d’avoir apporté une contribution de taille à la réussite de ces assises nationales. Faut-il que je vous informe ce que nous faisons encore partie du Comité de suivi de ce forum où la contribution du RPRC est attendue.
Je profite de cette occasion pour lever l’équivoque sur un certain nombre de points précis. D’aucuns raisonnent en termes du tribalisme en utilisant gratuitement les expressions ‘’Goula’’, ‘’Rounga’’, etc. Personnellement, je suis au-dessus de la mêlée. Et, je pense qu’un homme politique doit avoir une vision pour la République, c’est pourquoi je ne me retrouve pas dans ces considérations. Notre démarche est inclusive, on ne parle pas en termes de région, à plus forte raison, en termes d’ethnie.

CNC : Comment entendez-vous coopérer avec les circonstances du DDRR, notamment en ce qui concerne les mercenaires étrangers ?

HGDA : Nous venons juste de signer l’Accord DDRR dont le dernier ‘’R’’ parle bien du rapatriement. Le contenu de ce document est clair, je ne vais pas revenir là-dessus. Mais, je pense qu’avec les travaux du pré-DDRR qui sont en train d’être faits en commun accord entre le gouvernement, la Minusca et les groupes armés, des sensibilisations vont être faites pour faire comprendre aux ex-combattants le contenu de l’Accord. Après que ces derniers se seraient familiarisés avec le contenu de ce document, nous allons certainement évoluer vers les autres étapes.
C’est pourquoi, je pense que s’il y a des étrangers dans les rangs des ex-combattants, seul le processus de la mise en œuvre de l’Accord DDRR, à travers les mécanismes mis en place pourrait les identifier. Donc, à supposer qu’il n’y ait pas d’étranger, ce n’est pas à moi d’indexer tel ou tel de l’être. Qu’à cela ne tienne, je crois que la majorité des gens qui sont avec nous sont des fils du pays qui se sont sentis frustrés quelque part et qui ont manifesté leur mécontentement. Il serait mieux de venir vers ces gens et de chercher, ensemble avec eux, de trouver des réponses durables à leur problème.

CNC : S’achemine-t-on vers la conversion du RPRC en parti politique ?

HGDA : Je pense que nous sommes en train de travailler. Et, en temps opportun, c’est le peuple qui jugera, sur la base du résultat que nous aurons par rapport à l’idéologie que nous défendons. Donc, nous allons examiner les choses au fur et à mesure et on avisera.

CNC : Monsieur Djono a-t-il une ambition présidentielle ?
HGDA : C’est une question, je dirais, prématurée en ce moment. Aujourd’hui, la priorité, c’est de pacifier le pays, afin de permettre de restaurer l’autorité de l’État et que nous puissions avoir les conditions réunies, afin que nous ayons des élections crédibles, transparentes et acceptées par tous.

CNC : La dernière ligne droite du processus de la transition en cours étant les élections, quelles sont, selon vous, les conditions requises pour la réussite de cet exercice ?

HGDA : Ce qui est important aujourd’hui, c’est que l’Autorité nationale des élections (ANE), les autorités de la transition, le Groupe international de contact, la médiation internationale dans la crise centrafricaine ainsi que la CEEAC de manière générale puissent harmoniser leur point de vue, afin que nous ayons un calendrier électoral clair, bien défini et réaliste. Et ce, tout en tenant compte des ressources financières à mobiliser, ainsi que le matériel électoral. Cela permettra aux uns et aux autres de se préparer. Nous ne devons pas continuer à tergiverser autour de l’essentiel.

CNC : Monsieur, Herbert Gotran Djono Ahaba, merci.

Bangui, Fred  KROCK Pour CNC

Bangui: A une semaine de Ramadan, les Banguissois du PK5 restent enclavés

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A une semaine de Ramadan, les Banguissois du PK5 restent enclavés

Bangui, (P.P), 13-05-2015

Le quartier musulman de Bangui reprend, progressivement, vie alors que ses habitants y demeurent cloîtrés se disant menacés

Alors que le quartier PK5 à Bangui reprend, progressivement, vie, ses habitants, des musulmans pour la majorité, y demeurent cloitrés ne réussissant toujours pas à circuler librement en dehors de leur enclave.

Dès qu’ils sortent du quartier, ils se sentent menacés, confient des habitants du quartier à Anadolu, un commerçant du marché local, rappelle qu’un jeune musulman qui a récemment essayé d’aller au delà du PK5, précisément vers la quartier “Fatima”, a été, “sauvagement assassiné par des anti-Balaka” ( milices chrétiennes) du secteur.

C’est par peur de trouver le même sort que les musulmans du PK5 préfèrent ne pas quitter leur quartier, souligne Alkaly Alim, un autre habitant du quartier ajoutant que la peur persiste en dépit de la signature par les différents groupes armés d’un accord de désarmement (en marge du forum de Bangui-mai 2015).

Cependant si les musulmans du PK5 se terrent dans leur quartier, ils accueillent, les bras ouverts, un grand nombre de non musulmans qui viennent, chaque jour s’pprovisionner dans ce quartier célèbre pour son marché, où une grande variété de marchandises est proposée.

En effet, le marché du PK5, qui a sombré dans la désolation durant les deux années de crise alimentée par un conflit interconfessionnel, a, depuis un mois, commencé à revivre. Ses commerçants, majoritairement de confession musulmane ont réinstallé leurs étals et redonné une belle figure à leurs boutiques. Aujourd’hui, les deux communautés musulmane et chrétienne, longtemps séparées, s’y côtoient de nouveau sous l’oeil vigilant des agents de la Mission onusienne en RCA (Minusca), des miltaires français évoluant en Centrafrique et des forces centrafricaines qui assurent la sécurité dans ce quartier, longtemps considéré comme le plus périlleux de la capitale centrafricaine.

Alkaly Alim se réjouit de la réconciliation des deux communautés pointant du doigt certaines parties qui ont selon lui “alimenté les animosités et les conflits entre musulmans et chrétiens”. Il affirme à Anadolu: “aujourd’hui tout est fini, le PK5 est un quartier où on accueille, généreusement, tous les Centrafricains”.

Ali Utche, un autre musulman, vendeur d’épices dans le marché de PK5 se désole, pour sa part, du fait que “les musulmans ne peuvent toujours pas se rendre dans les quartiers des chrétiens au risque de se voir agressés.

Nadège, chrétienne qui dit avoir repris le chemin du PK5 depuis peu affirme, de son côté, “désormais tout est oublié, ce qui compte maintenant c’est de la reconstruction du pays”.

“Aujourd’hui, le KM5 est l’un des points les plus sécurisés de la ville de Bangui. Il y a deux mois, nous avons procédé à l’ouverture du commissariat du 3ème arrondissement et mis en place un comité de prévention de la délinquance avec l’appui de la jeunesse, des femmes, de tous les chefs religieux et les notables de la localité”, avait, récemment, déclaré à la presse, le ministre centrafricain de la Sécurité publique, Nicaise Samedi Karnou.

Profitant de ce regain de stabilité et de sécurité, la Commercial Bank of Central africa (CBCA) a, récemment, ré-ouvert son agence dans le quartier PK5 pour le grand bonheur des habitants du quartier qui étaient, jusqu’alors, obligés, pour faire toute opération bancaire ou retrait d’argent de se rendre en ville.

Le maire du 3ème arrondissement de Bangui dont relève le PK5, Adairou Balla-Dodo , explique à Anadolu que les habitants de ce quartier avaient beaucoup de peine pour se rendre en ville souligant que beaucoup d’entre eux se faisaient accompagner par des militaires moyennant de l’argent.

Mahamat Goni, chef de l’agence de la CBCA du quartier relève, pour sa part: “le Km5 est le poumon des activités économiques de la ville de Bangui. lorsque cette agence était fermée, les clients et les notables de cet arrondissement se sont tous mobilisés pour demander sa réouverture”.

Le quartier KM5 de Bangui, à majorité musulmane a été, durant le conflit interconfessionnel qui a secoué la RCA depuis décembre 2013, le théâtre de violenecs opposant Séléka ( groupes politico-militaires musulmans) et anri-Balaka (milices chrétiennes).

Ce conflit intercommunautaire s’est soldé par 5 mille morts et près d’un million de déplacés, selon un récent constat des Nations-Unies.

Par Pacôme Pabandji, 12-06-2015

Centrafrique: L’UE et l’Unicef signent une convention de financement de 25 d’Euros avec le gouvernement

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(Corbeau News Centrafrique)

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L’UE et l’Unicef signent une convention de financement de 25 d’Euros avec

le gouvernement en faveur des enfants

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 13-06-2015

La signature de la convention de financement d’un montant de 25,5 d’Euros a eu lieu ce vendredi 12 juin au siège de l’Union européenne à Bangui. La convention comporte deux composantes : une composante éducation et une composante santé, en faveur des enfants centrafricains, rendus plus vulnérables par la crise en cours. Le document a été paraphé par Pierre Reymondet-Commoy, Ambassadeur, Chef de la délégation de l’Union européenne en RCA et Mohamed Malick Fall, Représentant de l’Unicef à Bangui. C’est le Ministre de l’éducation Eloi Anguimaté qui a représenté le gouvernement centrafricain à cette occasion.
En effet, doté d’un budget de 21 millions d’Euros, entièrement financé par l’Union européenne, le programme éducation vise à appuyer la reprise et le renforcement des services d’éducation de base, dans le préfectures de l’Ombella M’poko, Kemo, Nana Gribizi, Bamingui-Bangoran et à Bangui. Il consistera en plusieurs volets, parmi lesquels la réhabilitation et l’équipement de plus de 300 écoles, la formation et le déploiement des enseignants, la prise en charge des enfants libérés des groupes armés et l’appui aux associations des parents d’élèves.
Le programme santé, avec un budget de 4,5 millions d’Euros dont 3 millions financés par l’Union européenne et le reste par l’Unicef, sera concentré dans les zones les plus vulnérables (Nana-Mambéré, Nana-Gribizi, Ouham, Ouaka, Bamingui-Bangoran et Haute Kotto). Il vise à la prise en charge des enfants de moins de cinq ans (paludisme, infections respiratoires, diarrhée et malnutrition aigüe sévère), y compris au travers de structures communautaires. Ce financement vient en complément des 15 millions d’Euros fournis par l’Union européenne aux Ong au travers du Fonds Békou, destiné à soutenir les efforts du gouvernement pendant la période de transition.
Selon Pierre Reymondet-Commoy, Ambassadeur, Chef de la délégation de l’Union européenne en RCA, 350 000 enfants y compris ceux ayant été intégrés aux groupes armés seront touchés par ce projet : « Le succès reconnu du Forum de Bangui montre un réel désir d’engagement de toute la société centrafricaine dans la voie de la paix et d’un développement durable […] Le soutien de l’Union européenne aux secteurs de l’éducation et de la santé, avec le financement de ces deux projets qui vont de manière concrète améliorer la vie de plus de 350 000 enfants, dont un millier issus des groupes armés et des milices locales, témoigne de notre engagement à accompagner les autorités de transition centrafricaines dans leurs efforts pour entamer une reconstruction durable du pays. »
Les enfants étant les principales victimes des conflits, la meilleure manière de leur faire justice est cependant de jeter les bases d’un développement durable, afin de leur permettre d’accéder aux services sociaux de base, indispensables à leur plein épanouissement, comme l’a souligné Mohamed Malick Fall, Représentant de l’Unicef à Bangui : « Maintenant que la République centrafricaine s’engage sur le chemin de la paix, il faut penser à la reconstruction durable des services sociaux de base. Les enfants ont été les premières victimes de la crise, ils ont été privés d’écoles, de soins de santé, toutes choses indispensables à leur survive, leur développement et leur protection. C’est pour cela que nous saluons cet engagement majeur de l’Union européenne à investir sur l’avenir du pays que représentent les enfants. »
Au nom du gouvernement centrafricain, Eloi Anguimaté Ministre de l’éducation nationale a estimé que cette aide pourra redonner espoir à tout un peuple et prévenir des conflits futurs par une prise en compte des enfants soldats : « Investir dans la santé, investir dans l’éducation, c’est donner l’espoir à un peuple, c’est construire un avenir meilleur pour un pays, c’est enfin s’occuper des enfants et des jeunes qui seront appelés demain à prendre la relève et d’aller de l’avant. La République centrafricaine souffre de sa richesse, notamment sa jeunesse et ses enfants qui représentent plus de 70% de la population. Malheureusement dans notre système éducatif, seulement 1/3 de cette frange de population est prise en charge, ce qui fait que les 2/3 sont dans la nature et ce sont ceux-là qui alimentent, malheureusement les récurrentes crises que nous connaissons dans ce pays. Avec cette aide qui vient à point nommé, nous allons certes nous occupés des enfants qui sont dans le système éducatif, mais nous n’allons pas perdre de vue les 2/3 qui sont en dehors du système »

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Offensive diplomatique de la RCA en marge du sommet de l`UA

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(Corbeau News Centrafrique)

Catherine Samba-Panza à Bangui

 

Offensive diplomatique de la RCA en marge du sommet de l`UA

Bangui, (UA), 12-06-2015

Une importante délégation de la transition centrafricaine, avec à sa tête la présidente Catherine Samba-Panza, est en ce moment à Johannesburg. Et ce alors que la RCA est toujours suspendue des instances de l’Union africaine, réunie en sommet. Une offensive avec un double objectif : obtenir de l’argent pour financer les élections et le programme de désarmement des groupes armés. Mais aussi repartir à la conquête des investisseurs, notamment sud-africains.

L’objectif de cette offensive diplomatique, c’est de rassurer. Rassurer les partenaires de la RCA sur la capacité de la transition à mettre le pays sur les rails.

D’abord à travers des élections pour mettre fin à cette transition au plus tard d’ici la fin de l’année. C’est ce qu’a expliqué la présidente Samba-Panza lors d’une rencontre dédiée à la Centrafrique dans l’un des grands hôtels de Pretoria. Autre gros chantier : le désarmement des groupes armés. Mais dans un cas comme dans l’autre, il faut de l’argent, les ressources propres de la transition restent insuffisantes.

« Il y a déjà les Nations unies qui ont commencé en mobilisant un peu de ressources, nous avons aussi certains pays africain, dont l’Angola, qui a fait un geste. Et nous pensons qu’il est important que nous puissions boucler ce financement, qui tourne autour de 8 millions de dollars. Pour l’instant on n’a pas le montant. […] Un appui de l’Union africaine serait important pour nous afin de pouvoir boucler vraiment cette phase de pré-DDR », explique la ministre d’État en charge de la Défense, Marie Noëlle Koyara.

Malgré les retards et soubresauts, mais forte des résultats du forum national de Bangui, la délégation est donc là pour convaincre ses partenaires, l’Union africaine, les pays de la région, de la nécessité de mettre une fois de plus la main à la poche pour venir en aide à la RCA.

Développement et investissements

Mais lors de la rencontre de jeudi à Pretoria, il y a été aussi question de développement. Un développement et des investissements qui seraient aujourd’hui à nouveau envisageables grâce au déploiement des forces onusiennes mais aussi de l’armée centrafricaine, a expliqué la ministre de la Défense, dans les zones dites vertes.

C’est pour ces zones, dans l’ouest du pays, que le processus de Kimberley pourrait autoriser une levée partielle de l’interdiction d’exporter les diamants centrafricains d’ici la fin du mois, a affirmé le ministre des Mines, Joseph Agbo.

« Aujourd’hui le stock est évalué à 4 milliards. Voilà tout de suite ce stock qui pourra bénéficier de la levée de la sanction. C’est très important, parce que le diamant constitue, avec le bois, les deux produits à l’exportation de la RCA. Déjà on ne vivait que sur un seul produit. Si maintenant le diamant se remet à apporter des finances à l’Etat, c’est extraordinaire. Ça va au moins nous aider à répondre à nos charges régaliennes. »

Une reprise d’activité annoncée et un appel aux investisseurs, surtout sud-africains. Car cette rencontre leur était destinée, afin de leur redonner confiance, eux qui s’étaient désengagés après la chute de l’allié d’alors, François Bozizé.

Centrafrique: Des casques bleus mis en cause par un rapport de l`ONU

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(Corbeau News Centrafrique)

 

Aéroport bangui M'Poko: Eufor-Rca passe le témoin à la Munisca. 17-11-2014. ©2014CNC
Aéroport bangui M’Poko: Eufor-Rca passe le témoin à la Munisca. 17-11-2014. ©2014CNC

 

Des casques bleus mis en cause par un rapport de l`ONU

 

Bangui, (AFP), 12-06-2015

 

Des Casques bleus ont échangé de l’argent ou des téléphones contre des faveurs sexuelles de centaines de femmes en Haïti et au Liberia indique un rapport interne des Nations unies, par ailleurs vivement critiquées pour leur gestion d’accusations d’agressions sexuelles d’enfants en Centrafrique.

L’expérience des missions de paix de l’ONU en Haïti (Minustah) et au Liberia (Unmil) “démontre que ces échanges à caractère sexuel sont répandus et pas assez dénoncés”, souligne le rapport des services de contrôle interne de l’ONU (OIOS).

Le document, encore confidentiel et daté du 15 mai, a été obtenu par l’AFP et doit être publié sous sa forme définitive la semaine prochaine.

La divulgation de ce rapport intervient quelques jours après la décision du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon de lancer une enquête externe indépendante sur la façon dont l’organisation internationale a géré une affaire d’agressions sexuelles présumées d’enfants en République centrafricaine par des soldats étrangers, notamment français, non mandatés par l’ONU.

Selon le rapport de l’OIOS, 231 femmes haïtiennes ont indiqué avoir eu des relations sexuelles avec des Casques bleus en échange de services ou de biens matériels (chaussures, vêtements, téléphones, ordinateurs portables, parfums).

Pour les femmes en zone rurale, ce sont “la faim, le manque d’abri et la pénurie de produits de première nécessité et de médicaments qui sont fréquemment cités comme facteur déclenchant”.

Selon une autre enquête menée à Monrovia auprès d’un échantillon de 489 femmes âgées de 18 à 30 ans, “plus d’un quart (…) avaient procédé à des transactions sexuelles avec les Casques bleus, généralement pour de l’argent”.

Il s’agit d’une violation flagrante des règles des Nations unies, qui affirment pratiquer une “politique de tolérance zéro” envers les abus sexuels dans leurs missions et “réprouver fermement les relations sexuelles” entre les Casques bleus et les populations qu’ils protègent.

A Haïti, seulement sept femmes connaissaient ces règles onusiennes et aucune n’avait connaissance de l’existence d’une ligne téléphonique confidentielle pour dénoncer de tels abus

Le problème reste récurrent dix ans après le lancement par l’ONU d’une stratégie pour lutter contre les abus sexuels dans ses missions, qui regroupent aujourd’hui près de 125.000 Casques bleus à travers le monde.

– Un tiers de mineurs –

Les accusations d’abus ou d’exploitation sexuels –480 recensées entre 2008 et 2013– sont en baisse depuis 2009, mais une hausse a été constatée en 2012 et 2013. Sur la période 2008-2013, elles concernent pour un tiers des mineurs.

Quatre des 16 missions de l’ONU sont particulièrement concernées: Haïti, République démocratique du Congo, Liberia, et Soudan et Soudan du Sud. Ces accusations visent en premier lieu les militaires. Mais les civils, qui représentent 17% du personnel des missions, génèrent 33% des accusations.

En réaction au rapport, un haut responsable du département de Maintien de la paix de l’ONU, Atul Khare, a fait valoir auprès de l’AFP que la baisse du nombre des plaintes “tendait à prouver que les efforts de l’ONU pour prévenir l’exploitation sexuelle dans ses missions produisaient certains résultats positifs”.

Le rapport a estimé que les enquêtes menées sur ces accusations prenaient “beaucoup trop de temps” (16 mois en moyenne), déplorant que l’ONU doive s’en remettre aux pays d’origine des coupables pour les sanctions, ce qui entraîne “de grandes différences”.

Les civils sont le plus souvent congédiés tandis que soldats et policiers sont renvoyés dans leur pays avec interdiction de participer à une autre mission onusienne.

Le rapport a également estimé que les commandants de ces contingents étrangers ne sont “pas assez” contrôlés et forcés de rendre des comptes.

La semaine dernière, la mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca) a par ailleurs annoncé l’ouverture d’une enquête sur un nouveau cas d’agression sexuelle présumée sur une enfant, impliquant l’un de ses Casques bleus

L’ONU avait auparavant été très critiquée pour sa gestion de l’affaire des agressions sexuelles présumées d’enfants dans ce pays, par des soldats français et africains entre décembre 2013 et juin 2014, en échange de nourriture.

Centrafrique: Le Parti, USD-COMODES : ET SI JUSTICE Y AVAIT

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Le Parti, USD-COMODES : ET SI JUSTICE Y AVAIT

Bangui, (RE), 12-06-2015

C’est toute la période de Dacko2 à Samba-Panza qu’il fallait juger. C’est la période la plus ladre où notre pays a développé tous les vices les plus déjetés au monde qui ont conduit à la faillite de l’État. Il faut marquer notre État du sceau de la justice. Sans justice il n’y a pas d’État républicain.

C’est un nettoyage de toutes les affaires judiciaires qui ont été négligées volontairement au profit des gens intouchables et corrompus. Notre peuple a beaucoup souffert et cela ne date pas de l’ère de l’avènement séléka. Il faut remonter un peu plus loin pour se rendre compte de ce que la magistrature judiciaire a causé comme dégâts à nos concitoyens et qu’ils ont gardé silence, ne sachant sous quel autre justicier y aller pour se plaindre. Il faut faire parler les victimes et les auteurs de crimes.

L’heure est venue de rendre justice à ceux qui n’en croyaient pas et de mettre sous verrous ceux qui se croyaient des plus intouchables. Les victimes ne sont pas que les simples citoyens, il y a également l’État qui a souffert des actes d’atrocité; ces actes qui ont appauvri l’État. Ces actes de vols et de détournements publics ont été d’une extrême violence. Les malfrats se sont roués sur l’État à grand coup de vols et de détournements. On peut évaluer à des milliers de milliards de FCFA les préjudices. La cour des comptes doit sortir les dossiers et relancer les poursuites contre les contrebandiers. Les dossiers existent.

C’est toute la période de Dacko2 à Samba-Panza qu’il faut juger. C’est la période de la dérive, de la mégalomanie, de la catastrophe, de la tragédie, du narcissisme et de la profitabilité. Cette période est la période de la défaite de l’État.

Après cette crise si nous voulons prendre une orientation résolument républicaine il nous faut repartir sur une base juridique implacable. Et les crimes de toute nature devraient être jugés.

Nous entendons par là, toutes les malversations économiques et financières qui ont été commises dans la période sus visée et dont les auteurs ou les coupables n’ont été nullement inquiétés.

Ils doivent être jugés et condamnés. Il faut qu’ils rendent à l’Etat les ressources nécessaires à son développement qu’ils lui ont volé. C’est eux qui ont sevré l’État du lait nécessaire à son développement. Les auteurs peuvent être jugés par contumace ou à titre posthume.
Car la justice éduque pour le présent et pour le futur. La justice rend l’État respectable. La délinquance de l’État comme celle des citoyens nait de la faiblesse de la justice, si elle n’est pas appliquée avec rigueur et vigueur.

Il nous faut créer un État de droit et c’est maintenant. Un État de droit est un État politique, un pacte politique où tout chacun met en commun sa personne et toute sa puissance sous la direction de la volonté générale qui sous-tend protection et justice.

Ce pacte politique règle à la pichenette certaines questions cruciales liées à la sécurité, la liberté, et l’égalité entre les hommes civils. Les individus unis sont des citoyens qui forment ainsi un peuple souverain et la souveraineté résulte de l’obéissance volontaire de chacun à la loi. La loi est le ciment de l’association politique, elle est le garant de la liberté.

Les Gouvernements qui dirigent la république doivent à la base exercer en tout état de conscience moral. C’est-à-dire, ils doivent agir conformément à la loi et appliquer à eux-mêmes la loi et l’on ne peut s’empêcher de signaler le limogeage de monsieur KOYIT et de madame MONTAIGNE même si c’est un coup d’épée dans la mer. Cependant, nous ne croyons pas qu’ils aient été livrés au risque de désigner l’acte comme une exclusivité. Leur conduite par rapport à la règle de droit se doit d’être irréprochable. La règle de droit est le seul critère permanent de mesure de ce qui est mal de ce qui est bien et elle doit être vécue dans toutes les instances de l’État.

Les gouvernements doivent non seulement agir dans la transparence mais également rendre compte de leurs actes de gestion de la chose publique au peuple et c’est ainsi, qu’on pourra asseoir la justice dans notre pays.
Pour l’heure la justice est véritablement de faciès et de frimousse.

Il nous faut entrer et agir maintenant sous des lois qui garantissent à chacun la liberté et la sécurité et qui donnent la possibilité aux citoyens de contester le gouvernement lorsqu’ils estiment que les actes du gouvernement sont contraires à l’impératif de protection et de la justice.

Robert ENZA, Entrepreneur politique.

Centrafrique: Programme de mise en bière et levée de corps du regretté Christian Aimé MBERYO décédé

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Programme de mise en bière et levée de corps du regretté Christian Aimé MBERYO

décédé le 4 juin 2015 à Bordeaux.

 

Bangui'(D.B), 11-05-2015

 

Vendredi 12 juin 2015- Dépositoire de l’Hôpital Pellegrin de Bordeaux
• 15h00- Mise en bière
• 15h15- Prières, recueillement et chants
• 15h30- Fermeture du cercueil
• 16h30- Collation au 24, Rue Camille Pelletan- 33150 Cenon
Tram Ligne A Direction Draveront Arrêt : Palmer
• 20h30- Remerciements
• 201h00- Fin de Cérémonie
Samedi 13 juin 2015- Pompe Funèbre ROC-ECLERC 20, Rue Emmanuel Rain- 95500 Gonesse.
• 15h00- Exposition
• 15h15- Prières, Recueillement et chants

• 16h00- Fin de Cérémonie.

Dokoula, Boris

Bangui: Retour de la paix, la contribution de David Trezeguet et la Juventus de turin

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(Corbeau News Centrafrique)

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Retour de la paix, la contribution de David Trezeguet et la Juventus de turin

 

Bangui (APA ) 11-06-2-15

L’ancien international français de football, David Trezeguet, séjourne à Bangui, avec son ancien club italien de la Juventus de Turin, à l’invitation de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), dans le cadre d’une opération destinée à contribuer au retour de la paix en Centrafrique.
Trézeguet est arrivé mardi dernier dans la capitale, centrafricaine pour une visite de 48 heures en Centrafrique au cours de laquelle il doit livrer un match de gala et animer des stages de formation au profit de jeunes footballeurs centrafricains de moins de quinze ans.
Outre ce stage de football, Trézéguet et la Juve vont également remettre des équipements sportifs à  des associations de jeunes et jouer un match de gala.
La Juventus de Turin finance, depuis un certain temps, la formation de jeunes centrafricains à  l’école des métiers et des arts de Bangui par le biais du bureau de l’Unesco en Centrafrique.
L’appui du club italien a pour but d’aider les jeunes centrafricains à  sortir de la pauvreté et de la précarité grâce à  l’apprentissage d’un métier qui leur permettrait de gagner honnêtement leur vie, afin de ne plus être à  la merci des bandes armées.
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CENTRAFRIQUE: Canada : Entretien avec l’artiste Laetitia Zonzambe CENTRAL AFRICAN

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE : Canada : Entretien avec l’artiste Laetitia Zonzambe CENTRAL AFRICAN

 

Bangui, (M.T.F) 11-06-2015

 

Habituée des grandes scènes musicales, Laetitia Zonzambé offre à travers sa voix puissante et séduisante, des chansons riches d’une Afrique qui exprime sa créativité dans tous les sens et dans toute son essence.

Sa musique est un moment privilégié alliant les chants aux accents traditionnels venus du cœur de l’Afrique aux chansons modernes d’influences diverses, Soul, Funk, Pop, Rythmes & Blues. Elle est à l’image de l’histoire personnelle de l’artiste grandie dans une culture aux échanges et influences artistiques mondialisées.

Bonjour et merci d’avoir accepté de vous plier à cet exercice en répondant à nos questions.

Qui est réellement Laetitia Zonzambe ?
Je suis tout simplement une artiste chanteuse, née à Bangui en république centrafricaine, qui évolue en ce moment à Montréal (QC) au Canada et qui continue à partager  et vivre sa passion pour la musique et l’art en général.

Pourquoi êtes-vous « Mbi Nzè » (épuisée) ? Parlez nous un peu de cette chanson.
Personnellement, même s’il m’arrive parfois d’être épuisée, ce n’est pas un épuisement lié à celui dont il est question dans la chanson.
La chanson « Mbi nzè » est une berceuse, un chant de consolation, interprété en sango, la langue nationale de la république centrafricaine.
C’est un chant de consolation pour les vivants, de celui qui après avoir vécu une longue vie, s’en va pour toujours.
Cette chanson parle de la mort inéluctable, de la mort paisible dont on rêve tous, du départ définitif d’un être cher qui laisse un vide immense dans nos cœurs et qui a besoin d’être apaisé.

La mélodie et le rythme ont été crées lors d’un voyage dans une municipalité du Québec au Canada qui s’appelle « Les Escoumins » au camping « Mer et monde ». J’étais assise sur un rocher très tôt le matin au bord du fleuve Saint-Laurent pour voir les baleines. L’environnement marin était apaisant et c’est là que l’inspiration est arrivée ! Je pense que le texte parlera plus que moi, en voici la traduction en français :
 
Les années se sont écoulées
Mes cheveux sont devenus blancs
Comme les rayons du soleil

Je vais me coucher doucement

Mon corps est plus léger
Mon esprit est déjà loin
Comme tout ce qui s’enterre
Je vais retourner à la terre

Refrain :
Je suis épuisé(e), je suis épuisé(e)
Je m’en vais car je suis épuisé(e)
Je laisse les petits tracas de la vie
Je suis épuisé(e), je suis épuisé(e)

J’ai vu mes petits enfants
J’ai eu une vie bien remplie
De bons et de mauvais moments
Aujourd’hui je m’en vais en paix

Je vous en prie
Ne pleurer pas trop
Je vous aime chère famille
Et je veillerai sur vous

Refrain :
Je suis épuisé(e), je suis épuisé(e)
Je m’en vais car je suis épuisé(e)
Je laisse les petits tracas de la vie
Je suis épuisé(e), je suis épuisé(e)

Quand sortira le clip officiel de cette chanson ?

Je compte travailler sur plusieurs clips cet été, si tout va bien. Les clips des chansons Sanza,  Mbi nzè et Ta Gni seront disponibles en ligne bientôt.
J’essaye de me donner les moyens, et je prends surtout le temps qu’il faut pour faire avancer mes projets musicaux.
Ce n’est pas évident de vivre de la musique et de faire avancer ses projets artistiques lorsque l’on est indépendant.

Parlez nous un peu de votre nouvel album.
Pour parler de l’album « Sanza », je dirais qu‘il est la suite logique d’un travail de recherche et création que j’ai commencé vers la fin l’année 2012 grâce a une subvention du Conseil des Arts et des Lettres du Québec.

J’ai crée pendant quatre mois un nouveau répertoire de chansons originales s’inspirant et s’appuyant sur la richesse rythmique, mélodique et poétique de la musique Centrafricaine en particulier et Africaine en général ; à  travers les contes, les polyphonies vocales pygmées, les berceuses, etc.
Je me suis aussi  inspirée d’une forme plus contemporaine de l’oralité, le beat-box, qui est une technique vocale qui permet de créer une bande orchestrale en imitant différents instruments avec la voix pour créer mes chansons.

Pour ce faire, j’ai pris des cours de beat-box avec un beat-boxer (Régis Archambault).
J’ai  ensuite pu tester les chansons sur quelques scènes à Montréal avec les musiciens « Festival Francofolies », «  Festival MMM » (musique multi Montréal), festival Kultrun (Ontario) lors d’une tournée en Colombie Britannique (« Harrison festival of arts », « Vancouver folk music festival »,  kelowna « parks alive ») etc.
Ce n’est qu’en 2014 que j’ai choisi 4 des chansons de mon travail de recherche et création  pour l’enregistrement de l’album «  Sanza ».

Que signifie « Sanza » ?
Le «Sanza» désigne en langue sango (parlée en République centrafricaine) un vêtement fait de différentes pièces de pagnes colorés.
IL symbolise ma démarche artistique qui est la recherche de l’équilibre et de l’authenticité, dans l’intégration et l’assemblage de différents éléments  musicaux hérités, empruntés et assimilés au fil du temps dans mes créations musicales (rythmes, mélodies, timbre, phrasés, etc., d’origine et de cultures diverses).
Le projet fusionne ainsi avec les accents traditionnels bantous et des influences plus contemporaines (soul, pop et rhythm’n’blues).
J’ai travaillé avec des personnes talentueuses que j’appréciée et respecte énormément et je suis très fière et très heureuse du résultat de ce travail qui me résume bien en tant qu’artiste.

Quand Laetitia Zonzambe ne chante pas, que fait-elle ?
Beaucoup de choses … .

Qui est votre muse ? Et pourquoi ?
La vie est ma muse, elle est inspirante et a toujours quelque chose à nous apprendre.

Chacun de nous a sa propre définition de la culture, et vous comment la définissez vous ?

La culture est la façon dont nous exprimons nos idées, nos valeurs, etc. C’est un vaste champ dans lequel nous trouvons les racines de ce qui a été planté avant nous, par nous et qui sera planté après nous.

Où peut-on se procurer vos cds?
L’album “SANZA” est disponible sur les sites de téléchargement : ITunes Et Amazon. Mes cds sont pour l’instant uniquement disponibles à Montréal (Québec) au « Archambault Berri ».

Petit récapitulatif de vos précédents concerts non exhaustifs :

  • Le 26 fevrier 2015 à la Maison de la culture de Frontenac à Montreal au Quebec
  • Le 13 Février 2015 au  Festival Del Mundo au Chili
  • Le 04 Septembre 2014 au festival Western Arts Alliance à Seattle, États-Unis
  • Le 22 Août 2014 au Centropolis de Laval, Québec
  • Le 02 Août 2014 au Festival Rythmes d’Afrique à Sherbrooke, Québec
  • Le 30 avril 2014 au Old Town School of Folk Music de Chicago, États-Unis.

Avez-vous déjà vos dates de concerts pour 2015 ? Pouvons-nous en savoir d’avantage ?
Pour avoir tous les renseignements sur les prochaines dates de concerts, les lecteurs peuvent se rendre sur mon site internet ou ma page facebook:
Merci !!!!!! .

Quels messages, conseils, voulez –vous partager avec vos fans et lecteurs ?
Je souhaite tout simplement  à chacun de briller de toutes les manières possibles tant que le souffle de vie l’habite, d’être une source de lumière, de bonheur, de joie, de paix.
J’en profite aussi pour dire un grand merci à tous ceux qui me soutiennent depuis longtemps et inviter les lecteurs qui  me  découvrent à travers cet article à partager ma musique au maximum dans leur entourage s’ils aiment.

Michel Tagne Foko

CENTRAFRIQUE: ANTOINETTE MONTAIGNE LIMOGEE POUR MALVERSATION FINANCIERE

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(Corbeau News Centrafrique)

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ANTOINETTE MONTAIGNE LIMOGEE POUR MALVERSATION FINANCIERE

Bangui,Corbeau News Centrafrique, 11-06-2015

Madame Moussa Montaigne, la ministre conseillère de Samba-Panza qui veut maintenir la presse centrafricaine dans la misère et l’éternel recommencement a été relevée de ses fonctions par la Cheffe de l’Etat de transition qui a finalement compris qu’il y a des brebis galeuses au tour d’elle. Elle a été limogée pour des malversations financières notamment des fonds alloués à la presse qu’elle soit nationale et internationale. Comme si c’est prévisible pour Corbeau News qui, rappelez-vous, a publié un article titré « détournement des fonds alloués à la presse pour la couverture de Forum ».

La nouvelle de limogeage de la dame de fer, Antoinette Moussa Montaigne qui se croyait intouchable au Palais présidentiel, a surpris plus d’un. Mais rien de surprenant pour les hommes de médian car quelle que soit la durée de la nuit, le soleil va apparaitre. En tout cas, la présidente de la transition a désormais les yeux ouverts sur les charognards qui l’entourent et constituent un handicap à la bonne marche de la transition qu’elle est entrain de conduire en bon été tombée sur les ondes de la radio nationale à travers la lecture des textes officiels. Mais il ne suffit pas seulement de limogeage en matière de malversations financières. La poursuite judiciaire doit s’en suivre au nom de « l’impunité zéro » tant recommandé par les Centrafricains durant le Forum national de Bangui.

A en croire plusieurs sources présidentielles, Madame Montaigne auraient détourné, dans un premier temps, les fonds alloués à la presse à l’occasion de la célébration de cent jours d’accession au pouvoir de Catherine Samba-Panza. Certaines sources parlent-elle, dans un deuxième temps, de détournement des fonds alloués à la presse nationale et internationale pour la couverture médiatique du Forum national de Bangui qui s’est tenu du 04 au 11 mai 2015. Même si les informations de la raison de limogeage de la tristement célèbre Antoinette Montaigne semblent être encore de rumeurs, les témoignages des collaborateurs de la ministre deux fois limogée peuvent rassurent. Car selon eux, un détournement de fonds bien organisé par Antoinette Moussa Montaigne avec ses complices dans le cercle du Comité Technique d’Organisation (CTO) du forum et du service de financier a été opéré en plein moment du forum de Bangui. Dans cette mafia de haute taille, le nom de Margueritte Samba Maliavo est également cité.

Détournement de fonds alloués à la presse pour la couverture du Forum de Bangui

« Je vous paie l’argent de l’ouverture et de la clôture du Forum », c’est là en substance ce qu’a dit Madame Montaigne Moussa, la ministre conseillère en communication à la présidence aux Journalistes de la presse nationale lors du versement de fonds alloués à la presse nationale. 10.000 FCFA par organe alors que

chaque participant au Forum touche 8.000 FCFA par jour durant les huit jours des assises. Or la presse étrangère conviée à couvrir l’événement aurait bénéficié d’une somme de 50.000.000 FCFA, selon certaines sources présidentielles.

Le versement d’une misérable somme de 10.000 FCFA à chaque organe de presse pour une semaine de couverture médiatique au Forum national de Bangui, du 04 au 11 mai 2015, témoigne à suffisance les manœuvres de Madame Montaigne qui veut maintenir la presse centrafricaine dans l’éternel recommencement. Car au Palais de la Renaissance (Présidence) de Samba-Panza il n’y a rien de secret. A en croire d’autres sources à la Présidence, les fonds alloués à la presse nationale fait état de 1.000.000 FCFA.

“Allez-vous faire éduquer avant de venir dans la presse”, c’est ce qui sort de la bouche de soit disant ministre Conseillère à la Présidence, plus grave, en matière de communication. Comment peut-on comprendre que celui qui prétend être Conseillère d’un Chef d’Etat puisse tenir de tel propos aux Journalistes? Quel genre de conseils donne-t-elle, avec sa bouche de venin sans le respect d’autrui, au Chef d’Etat ?

Certes, la transition renferme des opportunistes tels qu’Antoinette Montaigne qui crée de réseau sur des fonds alloués à la presse. L’occasion pour les vampires de se faire de places pour s’enrichir avec les amis(e) et connaissances. Le limogeage de madame Montaigne Moussa à la tête de département de la Communication pour incompétence notoire était un ouf de soulagement. Limogée au poste de ministre de la communication pour incompétence notoire afin de se retrouver à la présidence de transition comme conseillère en communication, la dame de fer se croit demeurer intouchable Illusion !

“Ce n’est pas moi qui suis chargée de vous payer vos frais de couverture médiatique” a indiqué madame Montaigne aux Journalistes dans la salle de Banquet du Palais du CNT (Conseil national de Transition) durant le Forum. Alors que les Journalistes voulaient enlever la voile sur l’ambiguïté qui planait sur le décaissement de leurs fonds. En s’approchant de Madame Montaigne, membre du Présidium du Forum, celle-ci voulait faire croire qu’elle n’était pas la personne chargée de la gérance de fonds des hommes de média. Grossièreté de mensonge! Or, à la fin du Forum, c’est bel et bien Madame Montaigne qui est chargée de

verser aux Journalistes leur frais.Pour réussir le coup, elle a fait venir au Forum une équipe des Cameramen soit disant d’une chaîne de télévision dénommée “Zo voko TV” qui ne fait que son éloge.

Par ailleurs, les Journalistes ne sont pas les seuls à se retrouver dans cette situation, beaucoup de participants au Forum se sont plaint eux aussi du versement de leur frais qu’ils n’ont pas jusque-là perçu. Si certains opportunistes de la transition cherchent à préparer leur bonheur après la transition, ce n’est pas non plus sur le dos des gens qu’ils s’enrichissent. Car tôt ou tard, l’histoire les rattrapera. Madame Moussa Montaigne en est déjà rattrapée. 99 jours pour Antoinette Montaigne et un jour pour Catherine Samba-Panza.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUE DE PRESSE No 002/ CNSP / CP/10/06/15/NG

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(Corbeau News Centrafrique)

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COMMUNIQUE DE PRESSE No 002/CNSP/ CP/10/06/15/NG

Bangui, (CNCP), 11-06-2015

Le forum de Bangui avait été prévu et tenu par le gouvernement de la transition  afin de réconcilier les Centrafricains. Mais malheureusement, du fait des calculs politiciens des acteurs de la transition, celui-ci n’a pas abouti à grand-chose (sauf qu’il a abouti à l’expression par le peuple centrafricain dans son ensemble de la soif de justice). En principe, ce forum devrait être le lieu de:

– Faire le diagnostic de la crise c’est-à-dire de chercher à savoir « pourquoi » et « comment » en ait-on arrivé là?

– Mettre en place des préalables politiques et sécuritaires indispensables pour la mise en place d’un sentiment de confiance partagé et qui favorisera la libération des axes routiers, la reprise des trafics interurbains, le retour  des personnes déplacés et exilées à leur lieu d’habitation en un mot, ce qui favorisera ainsi le retour de concorde civile;

– Adopter des mesures pouvant endiguer la crise et favoriser la refondation dune nouvelle République Centrafricain par l’adoption d’un contrat social où les normes identitaires et citoyennes sont clairement définies, reconnues et acceptées par tous;

– Définir un Cadre Stratégie et Républicain permettant de trouver un dosage assurant l’équilibre des sensibilités régionales, ethniques et religieuses (dans leur effectif, composition et répartition) pour la mise en service des Forces de Défense et de la Sécurité Nationale (Police, Gendarmerie et Armée), ce qui garantira la représentativité de toutes les composantes de la société Centrafricaine;

– Adopter des mesures pouvant assister les victimes civiles et militaires de l’actuelle crise qui sont lâchement assassinées, violées, violentées ainsi que ceux qui ont perdu leur capital de production;

– Adopter des mesures pouvant favoriser la reconstruction du pays (par exemple la suppression provisoire des droits de douanes sur les matériaux de construction, de consommation de base etc) et la relance du secteur agricole (poumon de l’économie centrafricaine) etc

Ce sont tous ces ensembles de mesures (non exhaustives) qui permettrons de détendre le climat politique, sécuritaire et social et pouvant enclencher la confiance réciproque et la concorde nationale.

Mais, hélas CSP (Catherine SAMBA PANZA) et sa bande de profiteurs avaient décidés autrement. Ceux-ci avaient ainsi fait fi des revendications sécuritaires et juridiques légitimes du peuple Centrafricain pour se borner à mise en place des stratagèmes qui leur permettront au terme du forum d’obtenir l’extension du mandat (qui peut leurs permettra de conserver un peu plus le pouvoir).

L’autrepoint phare du forum de Bangui est la signature de l’accord (obtenu aux forceps par la Ministre de la Défense Nationale) entre des fractions de Séléka et Anti-balles AK et qui est accompagné de l’accord DDRR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement). Cet accord en réalité n’est rien d’autre que « l’accord de Brazzaville » signé bis répétait.
En effet, bien que laccord DDRR dans sa conceptualisation paraisse noble et important pour la pacification de notre cher et beau pays le Centrafrique, mais, malheureusement une fois de plus, cet accord DDRR nest pas sincère, réaliste et applicable. Ceci étant, il connaitra le même sort quavait connu par le passé celui de Brazzaville.

Afin d’éviter que cet Accord DDRR puisse connaitre le même sort que celui de Brazzaville et afin d’enclencher une réconciliation nationale sincère (du fond du cur) et crédible, le gouvernement de la transition, les partis politiques, la société civile, les leaders de l’opposition armée, les chefs religieux et les chefs coutumiers doivent se retrouver une fois de plus autour de la table pour aplanir les divergences politiques et adopter des mesures pouvant décrisper l’atmosphère politique. Au cours de cette rencontre, ils devront appliquer les mesures suivantes :

– Prêter un serment national solennel (écrit) bannissant la discrimination identitaire des citoyens quel que soit leur appartenance religieuse, ethnique et régionale c’est-à-dire de traiter dune manière égale et équitable tout Citoyen Centrafricain en droit et en devoir lors de toutes les occasions et rendez-vous électorales tant locales que nationales permettant ainsi de débarrasser le peuple Centrafricain des démons de la division (dans toutes ces formes);

– Trouver un dosage équitable pour la mise en place des forces de défenses et de sécurités Centrafricaines qui tient compte de toutes les sensibilités régionales, ethniques et religieuses (dans leur effectif, composition et répartition);

– Reconnaitre officiellement les grades que portent les chefs des groupes politico-militaires ainsi que ceux de membres de leurs états-majors;

– Réinsérer socialement et équitablement les cadres et combattants des groupes armés non retenus dans les rangs de la nouvelle armée Centrafricaine (ceci dans l’intérêt suprême de la paix et de la sécurité nationale);

– Permettre la transformation de tous les mouvements armés en partis politiques afin qu`ils puissent prendre activement part aux différentes consultations électorales inclusives à venir;

– Rédiger une loi électorale offrant une chance équitable à tous les groupes ethniques afin qu`ils aient leurs propres représentants à la future Assemblée Nationale Centrafricaine et ainsi que des représentants dans les communes, sous-préfectures, les préfectures et dans toute ladministration Centrafricaine;
Appuyer la société civile, les religieux et les chefs coutumiers afin qu`ils puissent travailler pour la pacification des curs et des esprits de l’ensemble des citoyens Centrafricains et ce, avant les élections;

– Simplifier l’établissement des pièces d’identités et passeports à tous les citoyens Centrafricains demandeurs et ayant l’âge requit ;

– Adopter de plans de désenclavement de tous les préfectures avec la capitale Bangui;

– Organiser et brasser les activités rurales notamment l’agriculture et l’élevage qui constituent les poumons de l’économie Centrafricaine;

– Réactiver les communes rurales d’élevages à travers des micro-projets de développement afin de permettre aux éleveurs d’organiser leur vie et leurs communautés;

– Rouvrir, sécuriser et réorganiser tous les corridors et circuits commerciaux du bétail vers les différents marchés à bétail locaux ainsi que vers les pays voisins;

– Appuyer substantiellement toutes les organisations politiques afin de leur permettre de se déployer sur le territoire national pour affronter les élections à venir etc…

Ainsi, nous, membre de la Coordination Nationale pour le Salut de la Patrie ( CNSP ), pensons fermement que le retour  de la paix et de la concorde nationale est encore possible. Mais, celles-ci ne se réaliseront qu`au prix et à la volonté d’appliquer les mesures et ensemble d’agrégats que nous venons d’énumérer ci-haut. Par conséquent, nous nous estimons prêts à nous engager dans un débat politique franc et sincère qui puisse permettre l’établissement de cette paix effective et durable sur l’ensemble du pays.

Cependant, la véritable réconciliation nationale ne s’enclenchera dune façon légale quine fois que la Cours Suprême de l’état, légiféra la « Réconciliation Nationale » et le « Pardon » au nom du Peuple Centrafricain de manière impersonnelle et ce, comme étant « une loi qui s’impose à tous ». En outre, celle-ci ne se renforcera que si les états généraux de la justice sont tenus, que si les victimes de la crise sont dédommagées et/ou indemnisées et que si les auteurs de ces crimes abominables sont renvoyés en prison.

Pour cela, nous estimons que si nous voulons réellement sortir de cette crise nauséabonde, un forum Politique inclusif ou une Conférence Nationale Souveraine dune durée de trois à quatre semaines (21- 30 jours) doit être initier afin de permettre à toutes les composantes de la société centrafricaine de s’ouvrir le cru et d’adopter des vraies mesures qui permettrons au pays daller de lavant.

Par ailleurs, la Communauté Internationale, les Amis du Centrafrique, les Partenaires au Développement du Centrafrique, les Pays de la CEEAC ne devraient pas lésiner sur les moyens matériels et financiers pour accompagner le Centrafrique vers une sortie de crise réelle et durable.

Pour des amples explications, veuillez nous joindre au (+236) 72714172 ou au hickramkpemwei@gmail.com.
Fait à MBrés, le 10 juin 2015

M. Hickram KPEMWEI
Coordonnateur General du CNSP

Ampliations :
– Médiation Nationale et Internationale,
– Présidente de la Transition Nationale,
– Conseil National de la Transition,
– Primature,
Minusca,
– Union Européenne (UE),
– Union Africaine (UA),
– Ambassade de France,
– Ambassade des Etats-Unis,
– PNUD
– OCI (Organisation de la Conférence Islamique),
– OCDH,
– LCDH,
– Presse Nationale et Internationale.

Bangui: Madame la Présidente Catherine Samba-Panza s`envole pour Afrique du sud

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(Corbeau News Centrafrique)

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Madame la Présidente Catherine Samba-Panza s`envole pour Afrique du sud

Bangui, (RDK), 10-06-2015

 

Invitée par la Présidente de la Commission de l’Union Africaine Docteur Nkosazana Dlamini Zuma comme observatrice au 25ème Sommet de l’Union Africaine (UA) prévue du 7 au 15 juin 2015, Catherine Samba-Panza, chef d’Etat de la transition quitte Bangui en principe ce mardi, 09 juin 2015 pour  Johannesburg – la Capitale Sud-africaine.
Au menu des débats de ce 25ème Sommet de l’Union Africaine, le thème “Autonomisation des Femmes, l’égalité des genres et développement pour la réalisation de l’Agenda 2063 en Afrique “. Une thématique qui cadre avec les aspirations du continent telles que contenues dans l’Agenda 2063 adopté le 31 janvier 2015 à Addis-Abeba.
La présidente de la Commission de l’UA, Docteur Nkosazana Dlamini Zuma a, à cet effet, invité les Chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA à “redoubler d’efforts cette année pour augmenter la représentation des femmes au sein du gouvernement, dans le système judiciaire et d’autres institutions publiques et privées et leur participation aux tables de négociations de paix”.
Ce qu’est l’Agenda 2063
L’Agenda 2063 est à la fois l’expression d’une vision et un plan d’action qui  traduit la volonté de l’Afrique, unie autour d’un programme de développement commun. Les axes de cette vision globale sont, entre autres : le panafricanisme, le sens de l’unité, l’autonomie, le commerce intra-africain florissant, la démocratie et la parité, l’intégration, la solidarité des peuples africains et le développement durable. Des axes à intégrer dans les plans  nationaux de développement et dans un programme global de transformation  économique et sociale de l’Afrique.
Outre ce débat consacré à l’autonomisation des Femmes, l’égalité des genres et développement pour la réalisation de l’Agenda 2063 en Afrique , Catherine Samba-Panza pourra profiter de la réunion de haut niveau sur le thème touchant à « l’inclusion financière des femmes dans le secteur de l’agroalimentaire ». Une thématique qui  représente un enjeu considérable pour les pays en développement comme la République Centrafricaine.
Tant, l’inclusion financière contribue à faire sortir de la pauvreté et à accélérer le développement économique des populations. Elle permet à un plus grand nombre de personnes notamment les femmes de disposer de services financiers qui leur permettent d’effectuer des opérations de dépôt, de paiement et d’encaissement, par le biais d’un compte bancaire. Avec en toile de fonds, la possibilité pour celles-ci de participer pleinement à l’activité économique en mettant à profit leur savoir faire dans le domaine agroalimentaire.

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