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Centrafrique : Le gouvernement dénonce une atmosphère de complot permanent

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique : Le gouvernement dénonce une atmosphère de complot permanent

Bangui, (G.AP) 26-05-2015

 

On en voudrait pour preuve le climat de complot permanent qui se développe depuis la fin du Forum National de Bangui. On en voudrait pour preuve aussi la formidable instrumentalisation d’une certaine presse tendant à demander systématiquement la démission des plus hautes autorités de la Transition.

ABINET DU PREMIER MINISTRE RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE
Unité – Dignité – Travail
       **************

DÉCLARATION GOUVERNEMENTALE

La tenue et la réussite du Forum National de Bangui a fait naitre un grand espoir de paix et de réconciliation au sein du peuple centrafricain tout entier.

En dépit de cela et malgré la mise en place du Comité de suivi des actes dudit Forum, la situation sécuritaire reste sérieusement menacée par les projets funestes de certains hommes politiques visiblement en mal de pouvoir et décidés à en découvre avec la Transition en cours.

Ce faisant, avec cynisme et perfidie, ils ont choisi d’hypothéquer gravement l’avenir du paisible peuple centrafricain comme si la crise sans précédent que connait le pays n’a pas fait assez de mal à ce peuple.

On en voudrait pour preuve le climat de complot permanent qui se développe depuis la fin du Forum National de Bangui. On en voudrait pour preuve aussi la formidable instrumentalisation d’une certaine presse tendant à demander systématiquement la démission des plus hautes autorités de la Transition.

On en voudrait pour preuve enfin les projets multiples de subversion impliquant l’organisation des marches financées par des personnalités politiques clairement identifiées. Ces mêmes personnalités projettent d’ailleurs de faire envahir la piste d’atterrissage de l’aéroport Bangui M’poko aux fins d’empêcher le retour du Chef de l’État de Transition, actuellement en mission à l’étranger.

Le Gouvernement, parfaitement au courant de ces machinations sordides a pris toutes les dispositions pour assurer la sécurité de nos populations et faire échec à ces tentatives de déstabilisation.

Le Gouvernement invite la population en général et la jeunesse en particulier à ne pas céder aux chants de sirène de ces pouvoiristes et autres fauteurs de troubles.

Il invite aussi les Forces de Défense et de Sécurité, appuyées par les Forces internationales, à continuer leur mission de maintien de l’ordre et de protection civile.

En dernier lieu, le Gouvernement en appelle au sens patriotique et civique de l’ensemble de la population centrafricaine et l’invite à faire preuve de sérénité et de sang froid afin de faire barrage aux ennemis de la paix et de la réconciliation nationale. Car ces derniers porteront une lourde responsabilité devant l’Histoire pour les conséquences désastreuses de leurs agissements.

Fait à Bangui, le 25 mai 2015

Pour le Gouvernement

Le Ministre-Conseiller Spécial du Premier Ministre
Chargé de la Communication de Relations Publiques
et Nouvelles Technologies

Georges Adrien Poussou

Centrafrique: Bruxelles: conférence de bailleurs de fonds sur la Centrafrique

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(Corbeau News Centrafrique)

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Bruxelles: conférence de bailleurs de fonds sur la Centrafrique

 

Bangui, ( RFI ) 26-05-2015

Bruxelles accueille ce mardi 25 mai une conférence des bailleurs sur la République centrafricaine (RCA). Initialement, il devait être uniquement question du financement de la reconstruction et du développement mais des dossiers comme le financement des élections et celui du processus de DDR (Démobilisation Désarmement Réinsertion) se sont invités aux échanges.

Cette conférence devait, au départ, permettre de rassembler les bailleurs autour du fonds mis en place par l’Europe pour la stabilisation et la reconstruction de la Centrafrique, le fonds Békou, « Espoir » en langue Sangho. Les objectifs ont finalement été élargis à trois autres dossiers, à savoir le financement du processus électoral, celui du processus de DDR et le financement de la Cour pénale spéciale.

Un quart seulement du budget du processus électoral est pour l’instant réuni. Lorsque toutes les promesses de contribution auront été acquittées, il manquera encore 48 % des fonds.

Le tour de table sur le financement du DDR, lui, commence tout juste. Les enjeux sont énormes car c’est l’échec du précédent processus qui avait plongé le pays dans le chaos.« Les attentes après le forum de Bangui sont très importantes. Il nous faut l’engagement des bailleurs pour calmer les inquiétudes », a indiqué, à RFI, le ministre centrafricain des Finances.«

Nous espérons obtenir des engagements, dès cette réunion, mais sur des dossiers comme le désarmement ou la Cour pénale spéciale, il faut bien voir que la sensibilisation des bailleurs en est encore à ses débuts », avertit cependant une source diplomatique.

Centrafrique: Communique de Presse, La Fédération Europe-Amérique-Asie-Moyen Orient-Océanie

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(Corbeau News Centrafrique )

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Communique de Presse, La Fédération Europe-Amérique-Asie-Moyen Orient-Océanie

Bangui, (MPLC ) 26-05-2015

La Fédération Europe-Amérique-Asie-Moyen Orient-Océanie (EAAMOO) du MPLC a appris avec consternation le décès du Camarade Luc Apollinaire DONDON KONAMABAYE, ancien Ambassadeur, ancien Député MLPC de Paoua, ancien Président de l’Assemblée Nationale, survenu le 20 mai 2015 en Suède des suites d’une courte maladie.
Par son engagement politique, le Camarade Luc Apollinaire DONDON KONAMABAYE a joué un rôle historique durant de longues années dans la lutte pour la défense des idéaux de son Parti le MLPC et dans le combat de la  liberté, de la justice et de la démocratie.

Sa disparition tragique plonge tous  les militants et militantes  dans  une grande  tristesse.

Au nom du Bureau Politique du MLPC et du Camarade Président, Martin ZIGUELE, du Bureau Fédéral, des  organes connexes (MLFC et MLJC), des militantes,  militants et sympathisants de la Fédération EAAMOO, nous rendons un vibrant hommage au Camarade Luc Apollinaire DONDON KONAMABAYE et prions l’Éternel Dieu Tout Puissant  de lui accorder  toute  sa grâce.

En cette douloureuse circonstance, la Fédération EAAMOO du MLPC adresse à la famille en deuil, ses sincères condoléances et l’expression de sa profonde compassion.

Fait à Paris, le 26 mai 2015

Pour le Bureau Fédéral,
Jean Didier KABRAL
Président Fédéral

Centrafrique: Son Excellence Monsieur le Président du Conseil National de Transition Bangui-RCA (CNT).

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(Corbeau  News Centrafrique)

Collectif Touche pas à ma constitution LOGO MODIFIÉ

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Son Excellence Monsieur le Président du Conseil National de Transition Bangui-RCA (CNT).

Bangui, (C.T.P.C) 26-05-2015

Objet: Demande d’Interpellation de la Commission des Finances du Forum de Bangui devant le Conseil National de Transition (CNT)

Monsieur le Président,

Suite à l’information révélée sur le site du journal corbeau news en date du 16. 05. 2015 concernant l’éventuelle affaire de détournement des fonds alloués pour la couverture de la presse au Forum de Bangui, le Collectif “Touche pas à ma Constitution”, Association militante de la règle de bonne gouvernance vous saisissait en vue de solliciter l’interpellation de la dite Commission mentionnée ci-haut devant votre Institution.

Étant donner que la culture bonne gouvernance et de l’impunité zéro doivent impérativement se faire appliquer avec rigueur et surtout avec une grande impartialité à tous les niveaux sans aucune exception, le Collectif exige à ce que la manifestation de la vérité puisse s’établir sur cette affaire.

Le Collectif vous prie respectueusement de bien vouloir donner une suite à notre demande.

Veuillez agréer, Excellence Monsieur le Président, l’expression de notre très haute considération.

Fait à Paris 26. 05. 2015
Pour le Bureau Exécutif
Le Conseiller Juridique

Bâtonnier Symphorien BALEMBY

Ampliations

-A Son Excellence Denis SASSOU- NGUESSO, Médiateur International dans la crise Centrafricaine,

-A son Excellence Madame la Présidente, Cheffe de l’État de la Transition,

-A Son Excellence Monsieur le Premier ministre Chef du Gouvernement.

Centrafrique: Départ de la présidente Catherine Samba Panza, en Belgique

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(Corbeau News Centrafrique)

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Départ de la présidente Catherine Samba Panza, en Belgique

Bangui, (APA ) 24-05-2015

 

La présidente de la Transition en Centrafrique, Mme Catherine Samba Panza, a quitté Bangui dimanche matin pour Bruxelles en Belgique, pour présenter à l’Union européenne (UE) les résultats du forum national de réconciliation qui s’est déroulé du 5 au 11 mai dans la capitale centrafricaine. Mme Samba Panza doit être reçue le 26 mai au siège de l’UE. Sa démarche auprès de l’UE a pour but d’attirer les bailleurs de fonds et aider à  la mise en œuvre de certaines recommandations du forum national de réconciliation.

L’UE est de loin le principal bailleur de fonds de la République centrafricaine, un pays qui a besoin de la communauté internationale pour organiser les élections, mettre fin à  la transition, financer le programme de Démobilisation, Désarmement, Réinsertion et Rapatriement (DDRR) et la Réforme du secteur de sécurité (RSS).

L’UE finance déjà  en Centrafrique de grands travaux à  forte intensité de main d’œuvre, notamment la réhabilitation des infrastructures détruites ou en mauvais état et a aussi crée un fonds fiduciaire dénommé fonds Békou, pour aider la République centrafricaine à  se relever de la crise dans laquelle ce pays est empêtré depuis mars 2013.

Le fonds est utilisé pour financer la construction ou la réhabilitation des hôpitaux, des écoles et des ateliers de renforcement des capacités de certaines catégories d’agents ainsi que des activités en faveur des femmes.

Des contingents européens, Eufor RCA, avaient été déployés en Centrafrique pour apporter la paix dans certains arrondissements de la capitale centrafricaine. Après le retrait de cette force, l’Union Européenne assure maintenant la formation des forces de défense intérieure.

En route pour Bangui, la présidente de la transition fera une escale à  N’Djamena, au Tchad, o๠elle s’entretiendra avec le président tchadien Idriss Deby Itno.

Bangui,   APA

Bangui: Musulmans et chrétiens assainissent les périphéries de Km 5 pour le retour des déplacés de l’aéroport

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(Corbeau News Centrafrique)

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Musulmans et chrétiens assainissent les périphéries de Km 5 pour le retour des déplacés de l’aéroport

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 25-05-2015

 

A l’initiative de l’Union des centrafricains pour la paix et le développement (UCPD), une organisation mixte de la société civile, plus de 500 chrétiens et musulmans se sont donnés rendez-vous ce samedi 23 mai 2015 dans les quartiers périphériques du Km 5 abandonnés par les habitants chrétiens. L’initiative vise à procéder au nettoyage de ces quartiers, mais aussi du tronçon Km 5 – Boeing (quartier de la banlieue nord, naguère bastion des Anti-Balaka), en vue de désenclaver davantage le Km 5 et permettre aux chrétiens de retourner chez eux d’une part, et d’autre part de permettre aux musulmans de s’approvisionner sur le marché de Boeing.
De l’avis de Mewada Bouari, Président de l’UCPD, l’opération a été un franc succès : « Le travail que nous avons fait ce matin est véritable succès. Je dis succès parce que le nombre de personnes que nous avons initialement pensé devrait tourner autour de cent (100) personnes. Mais, je suis impressionné de voir que les chrétiens et les musulmans qui sont venus dépassent plus de cinq cent (500) personnes. Cela fait que le travail qui devrait durer entre quatre et cinq heures de temps a été effectué qu’en deux heures de temps. En plus, les gens qui sont venus sont très contents de participer à l’activité et ont travaillé avec courage. C’est cette mobilisation qui va nous pousser à d’autres occasions de ce genre pour que les contacts se resserrent entre les chrétiens déplacés et les musulmans de Km 5. »
A la Rédaction, Mewada Bouari s’est appesanti sur le contexte et la motivation de cette initiative : « Depuis que notre pays a connu cette crise grave où les chrétiens et les musulmans se sont entredéchirés, se sont tués, nous ne cessons pas de prendre des initiatives pour aller vers la réconciliation. Et l’activité de ce matin s’inscrit justement dans la même dynamique. A la différence que nous avons voulu passer à l’action, de nettoyer la principale voie d’accès entre le quartier Boeing et le Km 5. Cela doit permettre à nos frères chrétiens qui se sont réfugiés dans le site de l’aéroport de revenir dans leur quartier et de permettre aussi aux musulmans de Km 5 d’aller s’approvisionner au marché de Boeing. Après tout, nous continuons à œuvrer pour le retour à la cohésion sociale et à la réconciliation véritable. »
Sariratou Roufaï, habitante de Km 5 et l’une des participants à l’opération de nettoyage lance un appel aux partenaires, afin que soient reconstruites les maisons, afin de parfaire l’initiative de l’UCPD et permettre le retour effectif des chrétiens à leurs domiciles : « Je suis contente de participer à ce nettoyage, parce qu’un mauvais vent a soufflé dans notre pays et nous a divisés. Mais, si après beaucoup de mois, nous arrivons à nous rencontrer, musulmans et chrétiens, je trouve que c’est une très bonne chose. Je profite pour demander aux personnes de bonne foi, de voler au secours de nos frères dont les maisons ont été pillées et saccagées. Nous, nous avons nettoyé seulement les quartiers, mais nous n’avons pas les moyens pour reconstruire les maisons. Grâce à ce travail, j’ai pu mesurer l’empressement de nos frères chrétiens qui sont sur le site des déplacés de retourner chez eux, mais ils leur manque les moyens pour reconstruire leurs maisons. »
Pour sa part, Zonigba Abdoul Karim un autre musulman habitant du Km 5 se réjouit de ce qu’un pas décisif vient ainsi d’être franchi dans le domaine de la cohésion sociale, le seul et précieux legs que la génération actuelle est tenue de laisser à la jeunesse centrafricaine : « Quand j’ai décidé de venir ici, c’est pour rechercher rien d’autre que la cohésion sociale entre les chrétiens et les musulmans. Il faut qu’il y ait le vivre ensemble entre nous. Mais, je ne le dis pas pour nous les vieux, notre temps est déjà passé ; mais j’ai beaucoup pitié pour les jeunes qui doivent construire l’avenir de notre pays. Et je suis très heureux que ce sont les jeunes qui sont beaucoup mobilisés pour ce travail au nom de la cohésion sociale. Je suis là également pour dire à ces jeunes qu’on les soutienne. »

Au demeurant, il s’agit d’une journée de retrouvailles historiques et émouvantes pour des voisins de quartier séparés depuis plus d’une année. C’est le sens donné à cette activité par Alice Rekiaté une chrétienne venue du site des déplacés de l’aéroport : « Je suis comblée de joie, car en arrivant sur ici, j’ai rencontré, pour la première fois depuis le début de la crise, mes sœurs musulmanes avec qui on était séparé. L’ambiance qui a prévalu tout le long de ce travail me fait dire que la paix est déjà revenue dans notre pays. La vie sur les sites des déplacés n’est pas facile, on dort mal, on ne mange pas bien, on est exposé aux maladies, etc. C’est pourquoi, nous soutenons cette initiative qui demande à ce que les habitants des quartiers environnants de KM 5 puissent retourner à la maison. »
Il s’agit d’un bel exemple de désarmement des cœurs qui doit émaner des centrafricains eux-mêmes. La communauté musulmane ayant inauguré la dynamique, il incombe dorénavant aux chrétiens de retourner l’ascenseur, à en croire Henri Gounsem, Président de la jeunesse du quartier Bimbo 4 : « Nous ne pouvons pas attendre que les gens de l’extérieur viennent nous ramener la paix et la cohésion sociale. C’est à nous centrafricains, et surtout les jeunes de prendre des initiatives comme celle-là pour permettre le retour à la paix. Je pense que le travail que nous faisons ce matin est très déterminant pour le retour de tous les déplacés du site de l’aéroport qui, jusque-là ont peur de retourner. Nos frères musulmans nous ont donné le bel exemple en prenant le devant dans cette recherche de la paix. A nous autres de leur emboiter les pas. »

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

 

BANGUI: 6 MOIS D’ EMPRISONNEMENT AVEC SURSIS ET 1.000.000 FCFA D’AMANDE POUR AMINE MICHEL

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(Corbeau News Centrafrique)

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6 MOIS D’ EMPRISONNEMENT AVEC SURSIS ET 1.000.000 FCFA D’AMANDE POUR AMINE MICHEL

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique 23-05-2015

 

“Au fond, le tribunal correctionnel déclare Amine Michel coupable pour les faits qui lui sont reprochés, lui accorde les circonstances atténuantes. En répression, le tribunal le condamne en 6 mois d’emprisonnement avec sursis et 1.000.000 FCFA d’amande, ordonne la restitution de sa carte de séjour, et le condamne en dépend. Monsieur Amine, vous avez 10 jours pour relever appel de cette décision si elle ne vous satisfait pas” c’est la décision finale de tribunal correctionnel de Bangui, au procès d’Amine Michel, président de l’Union Nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP), ce 22 mai 2015. Un acharnement politique contre l’un des futurs candidats aux élections en Centrafrique ou une réelle poursuite judiciaire pour la détention de plusieurs passeports? Si tel est le cas, beaucoup de autorités centrafricaines qui occupent des hautes fonctions de l’État devront aussi passer à la barre comme Amine Michel.

Devant une assistance d’environ 300 personnes, et une défense de huit (8) avocats, Amine Michel est finalement condamné pour usage des documents dont les informations sont contradictoires. Il s’agit du passeport centrafricain et camerounais dont l’authenticité est approuvée à la fois par le gouvernement centrafricain et le gouvernement camerounais qui, de part et d’autre, ont reconnu avoir livré légalement ces documents à Amine Michel. Or les informations fournies sur son arrestation ont laissé croire qu’il détient des passeports falsifiés. De surcroît, il serait en possession d’un passeport afghan alors qu’il n’en un aucun. Lors de son procès tout a démontré claire que la question du passeport afghan est une oeuvre des détracteurs de monsieur Amine qui veulent coûte que coûte l’écarter de la course au pouvoir. Car le fameux passeport afghan n’existe pas, une fabrication de toute pièce pour diaboliser le président de l’UNDP.

Un cas similaire à l’affaire DSK l’homme politique français empêché d’aller aux élections ou un simple fait réel? Certes! Le mal dans cette affaire ne réside pas dans la possession de différents passeports que ça soit centrafricain ou camerounais. C’est le faite d’être né dans les lieux différents en même date. Sur les deux passeports, centrafricain et camerounais, Amine Michel est né le 22 avril 1970 dans la ville de Sibute en République centrafricaine, et né en cette même date à Yaoundé au Cameroun. Infraction ou Erreur!

” Je fais la déclaration régulière de mes documents. Mais s’il y a l’erreur sur ces documents, il n’appartiendra pas à moi mais à l’administration qui me les livrés”, a déclaré Amine Michel pendant le procès.

Le sujet qui a fait débat au procès jusqu’à la condamnation du coupable, les informations sur le passeport camerounais de monsieur Amine sont des données erronées d’après le parquet de Bangui. Alors que les autorités camerounaises ont approuvé l’authenticité du document.

Si Amine Michel est condamné pour avoir possédé plusieurs passeports, les autorités ont charge de la transition n’en échapperaient pas elles aussi. Car dans ce pays, les personnalités politiques ont toujours une double nationalité. Et si c’est une manœuvre de nature à barré la route au candidat de l’UNDP afin de ne pas faire la course à la magistrature suprême qui se pointe à l’horizon, les conditions de son arrestation jusqu’au procès laisse à comprendre. L’acte de mépris de l’ambassadeur de France à Bangui, Charles Malinas envers Amine Michel lors de la clôture du Forum national de Bangui dans l’hémicycle du parlement provisoire, n’est un fait à banaliser.

“Si je ne me suis pas engagé en politique, je ne devrais me retouver aujourd’hui devant la barre même si mes documents sont faux. Moi, je cherche l’argent à l’extérieur pour venir aider la population pendant qu’eux, ils amassent ici pour déposer à l’extérieur”, a ajouté Amine qui a lancé de pique à ses détracteurs.

Le président de l’UNDP, Amine Michel a été arrêté, le 7 février 2015, à l’aéroport international Bangui M’poko pour avoir possédé plusieurs faux passeports alors qu’il allait prendre le vol pour Paris.

 

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

Centrafriqu: Concertation en vue de la mise en place du comité de suivi des actes du forum de Bangui

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Concertation en vue de la mise en place du comité de suivi des actes du forum de Bangui

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique 23-05-2015

Comme annoncé par Catherine Samba Panza dans son discours de clôture du forum de Bangui, le Comité de suivi des recommandations de ces assises n’a pas tardé à se mettre en place. A cet effet, une concertation des forces vives de la nation est, une fois de plus, convoquée. La rencontre est présidée ce vendredi 22 mai par Mahamat Kamoun, Chef du gouvernement de la transition dans la salle de cinéma du Palais de la Renaissance.
Le comité de suivi est constitué des entités suivantes : Groupes armés, Jeunesse, Partis politiques, pouvoirs publics, Femmes, Société civile, Syndicat, Plateforme religieuse, Patronat, Communauté internationale, minorité sociale, CNT, Comité de pilotage, Présidium du forum de Bangui et le Comité d’organisation du Forum. Il aura pour mission de veiller à la mise en œuvre des recommandations du forum national de Bangui ; faire, selon la périodicité convenue ou de manière ad hoc en rapport avec le comité de pilotage ; identifier les obstacles éventuels liés à l’exécution des résolutions du forum ; faire prendre les mesures nécessaires pour faire lever les éventuels obstacles à cette mise en œuvre ; prendre les dispositions requises pour communiquer autour de la mise en œuvre des recommandations ; préparer et exécuter un budget de fonctionnement pour la prise en charge des activités et rendre compte au comité de pilotage.
Mahamat Kamoun est revenu sur l’importance d’une approche concertée et la nécessité de doter le Comité de suivi des moyens conséquents, car de son efficacité dépendra la traduction en acte de la vision du peuple centrafricain exprimé au forum de Bangui : « Le but de la rencontre de ce matin, est de recueillir un large consensus autour de la structure devant poursuivre la mise en œuvre des recommandations de ce forum, ainsi que la désignation de ses membres. Cette structure doit être dotée de moyens appropriés pour assurer la mise en œuvre des résolutions des assises du forum de Bangui. » a déclaré le Premier ministre.
Le Chef du gouvernement a, par ailleurs rappelé le contexte global de l’action de son gouvernement incluant les efforts allant dans le sens de créer les conditions favorables à la réconciliation et à l’organisation des élections devant sanctionner la fin de la transition. « Point n’est besoin ici de rappeler la feuille de route du gouvernement de transition que j’ai l’honneur de diriger et qui s’est donné comme mission, à travers ce forum, la restauration de l’État et de la nation centrafricaine dans toute sa diversité confessionnelle et ethnique. A cet égard, l’engament qui intègre tous les groupes armés par la signature de l’accord désarmement devant la communauté internationale, il devrait être créé un climat propice pour la préparation des élections futures. Le moment est donc venu pour chercher à consolider les acquis du forum de Bangui, afin que les nombreuses recommandations adoptées deviennent réalité. »
Un leader Séléka qui a requis l’anonymat trouve bonne, l’initiative. Cependant, il déplore l’improvisation qui a toujours caractérisé le gouvernement Kamoun. « Gouverner, c’est prévoir. Malheureusement, le gouvernement attend toujours la dernière minute pour convier les entités à la concertation. Une première fois, c’était exactement comme il l’a fait et aujourd’hui, on assiste au même scénario. Les gens doivent avoir le temps de se préparer avant d’aller à la concertation » a-t-il confié.
Quant à Igor Lamaka, porte-parole des Anti-balaka, « Notre entité Anti-balaka attend beaucoup de choses de ce Comité de suivi. Vous n’êtes pas sans ignorer que la plainte des centrafricains a été claire sur ce sujet, à savoir que plusieurs fora sanctionnés de recommandations sont tenus dans notre pays ; mais ces recommandations ne sont jamais appliquées. C’est même cela qui nous ramène toujours à la case de départ. Donc, ce comité doit tout faire, et bien sûr avec l’appui technique et financier du gouvernement et de la communauté internationale. »

 

Bangui. Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Evasion du Eugène Ngaikoisset six gendarmes de la SRI en font les frais

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Evasion du Eugène Ngaikoisset six gendarmes de la SRI en font les frais

Bangui, (C.AP)

 

Bangui 22 mai (CAP) – Six gendarmes en service à la section recherches et investigation (SRI) au moment de l’évasion du capitaine Eugène Ngaikoisset alias « le boucher de Paoua » sont tenus pour responsables par leur hiérarchie et radiés purement et simplement de la gendarmerie en « procédure d’urgence » avant de répondre aussi ultérieurement en justice de leur forfaiture.

Sous le coup d’un arrêté d’expulsion des autorités de Brazzaville, le capitaine Eugène Ngaikoisset qui avait été arrêté à Bétou (Congo B) et placé en détention depuis le 1er décembre 2013, avait été mis aux arrêts à sa descente d’avion le 12 mai dernier et mis en geôles à la (SRI) avant de disparaître de cet endroit dans de rocambolesques circonstances le dimanche 17 mai 2015 entraînant une incroyable controverse entre la famille de l’intéressé qui avançait l’hypothèse d’un enlèvement tandis que le parquet confirmait qu’il s’agissait bien d’une évasion.

Le « le boucher de Paoua » qui fut un officier très influent auprès de François Bozizé, s’est rendu tristement célèbre dans le pays pour avoir perpétré sur ordre de l’ex-président, des massacres à grande échelle dans les villages autour de la ville de Paoua en 2005 qui ont endeuillé de nombreuses familles dans la région et suffisamment défrayé la chronique et fait l’objet de plusieurs enquêtes par les ONGs de droits de l’homme.

Le bureau du procureur de la Cour pénale internationale doit disposer à n’en pas douter, de sérieux éléments à charge contre l’individu. Son évasion retarde indiscutablement le déclenchement de la procédure judiciaire engagée contre ce personnage qui répondra tôt ou tard des crimes de guerre dont il s’est rendu coupable sous la responsabilité de son donneur d’ordre, un certain François Bozizé.

 

CENTRAFRICAINE: COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA PRIMATURE

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(Corbeau News Centrafrique) 22-05-2015

Bureau Autorité Nationale des Élections. Photo: Éric Ngaba / CNC
Bureau Autorité Nationale des Élections. Photo: Éric Ngaba / CNC

 

 

             RÉPUBLIQUE     CENTRAFRICAINE

          Unité – Dignité – Travail 

                    ***************

                                                                                                                      DIRECTION DE CABINET  PRIMATURE                                                                                                     

                        ****************

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

Bangui, (G.A.P) 21- 05- 2015

 

Le Comité Stratégique de Suivi des Élections (CSSE) a repris ses réunions hebdomadaires suspendues pour cause du Forum National de Bangui et s’est réuni ce jeudi 21 mai 2015 à la Primature , sous la présidence du Premier Ministre, Chef du Gouvernement de Transition.

Ainsi, les participants ont-il procédé à un échange de vues approfondi sur les questions relatives à l’organisation des prochains scrutins devant mettre un terme à la Transition en cours.

Passant à l’examen de l’ordre du jour, les participants ont suivi, comme  d’ordinaire, la communication du Président de l’Autorité Nationale des Élections (ANE) qui a indiqué que le processus de prestation de serment des membres des démembrements de (ANE) a débuté dans sept (7) des huit (8) arrondissements de la ville Bangui.

Compte tenu de l’urgence et au regard du retard enregistré dans le processus électoral, le CSSE a décidé de retenir les serments écrits pour ce qui concerne les membres des démembrements de l’ANE en province et dans les régions difficiles d’accès. Le Ministère de la Justice en rapport avec l’Autorité Nationale des Élections devra faire parvenir au plus tôt à la Minusca la formule du serment et le tableau récapitulatif des démembrements de l’ANE afin de recevoir les serments très rapidement.

Par ailleurs, les participants se sont félicités de la signature de l’Arrêté portant attribution d’un local devant abriter le Centre de Traitement des Données (CTD) à l’Autorité Nationale des Élections.

De même, les participants ont été informés que le Décret fixant la liste des représentations diplomatiques et consulaires dans lesquelles les scrutins devront être organisés a été soumis à la signature du Ministre des Affaires Étrangères depuis le 5 mai dernier.

Abordant la question du déploiement des équipes pour la mise à jour de la cartographie électorale, les participants ont appris que quelques problèmes logistiques ont retardé le début des opérations qui sont finalement lancées ce jeudi 21 mai 2015 et qui ne devront dépasser 30 jours.

S’agissant du chronogramme des élections d’après Forum et des amendements juridiques et politiques du Code électoral, les participants ont salué la saisine de la Cour Constitutionnelle de Transition par le Président de l’Autorité Nationale des Élections pour un avis sur la compression de certains délais légaux et ont encouragé les plus hautes autorités de la Transition à convoquer dans les plus bref délai une réunion regroupant l’Autorité Nationale des Élections, le Cadre de Concertation, le Gouvernement de Transition le Groupe International de Contact et la Médiation Internationale.

Poursuivant leurs échanges, les participants ont fait un large tour d’horizon sur la question de la participation des réfugiés aux élections législatives. À cet effet, ils ont une fois de plus instruit les experts électoraux à poursuivre la réflexion sur cette problématique assez complexe afin de proposer des pistes de solution.

Évoquant l’état actuel du « Basket Fund », les participants se sont réjouis de la signature d’une convention de financement des élections entre la France et le PACEC-PNUD d’un montant de 400.000 euros, portant ainsi la contribution de la France à 500.000 euros dans le « Basket Fund ».

Enfin, ils ont exprimé leurs sincères remerciements aux États Unis d’Amérique qui devraient probablement apporter une contribution financière pour l’Organisation des prochaines élections en République Centrafricaine.

Le Conseiller Spécial du Premier Ministre
Chargé de la Communication de
Relations Publiques et des Nouvelles Technologies 

Georges Adrien Poussou 

Bangui: La Minusca se porte garant pour la sécurisation des élections en RCA

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(Corbeau News Centrafrique)

Minusca-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Enlèvement d'un des personnels de la Minusca à Bangui

 

La Minusca se porte garant pour la sécurisation des élections en RCA

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 21-05-2015

 

Le processus du Désarmement – démobilisation – réinsertion – rapatriement des ex-combattants (DDRR) des groupes armés actifs sur le territoire centrafricain n’est pas encore effectif. Aussi, à peine signé le 10 mai dernier, l’Accord de désarmement a été contesté par les Anti-balaka ainsi que par l’une des factions dissidentes de la Séléka, notamment le Front populaire pour la reconstruction de Centrafrique (FPRC). Autant d’indices de menaces sécuritaires qui pèsent sur les échéances électorales devant sanctionner la fin de la transition avant la fin de l’année 2015.

Face à cette situation, la Minusca se veut rassurante à plus d’un titre. « Je voudrais rassurer la population centrafricaine de la sécurisation des prochaines élections. Nous ne pouvons pas vous le cacher, il a été créé une cellule au sein de la Minusca qui s’occupe uniquement de la sécurisation des élections. Tout sera mis en œuvre par cette structure pour que les conditions de sécurité ne puissent pas être évoquées pour justifier la non-tenue des élections. En attendant, je dois vous dire, en même temps, que la sécurité n’est pas seulement la présence des militaires, mais c’est un état psychologique de la population, c’est également la cohésion sociale comme les populations de la ville de Bambari ont démontré, mardi dernier, en s’embrassant, musulmans et chrétiens. » a annoncé, le mercredi 20 mai 2015, Hamadoun Touré, Porte-parole de la Minusca, au cours de la conférence de presse animée au siège de la Minusca à Bangui.

Adolph Manirakiza, Porte-parole de la force militaire de la Minusca ajoute que « La cartographie sécuritaire est plus que jamais rassurante. Par rapport à la situation précédente, je puis vous confirmer aujourd’hui qu’on est dans la bonne position. Dans tout le secteur Nord-est du pays, jusqu’à Birao, il y a de nouveaux déploiements qui sont en cours pour assurer la sécurisation des zones encore non couvertes. Par contre, dans les régions du Centre-ouest la Minusca a déjà des positions statiques et les quelques zones qui ne sont pas encore occupées, le seront dans très bientôt. » Quant au Colonel Frank Gnapié, Porte-parole de la police de la Minusca, il a fait savoir que jusque-là, la composante police de la force onusienne n’est présente qu’à Bangui et à Bria. Mais, compte tenu des élections qui s’annoncent à grand pas, des dispositions sont en train d’être prises pour la sécurisation de ces élections.

Hamadoun Touré a, en outre, affirmé le soutien de la Minusca à la viabilisation des infrastructures pénitentiaires. « Dans le même ordre de l’extension de l’autorité de l’État en matière judiciaire et pénitentiaire, la Minusca travaille à matérialiser son projet de réhabilitation d’une site de détention provisoire à Bria. A Bossembélé, une mission d’évaluation des travaux de réhabilitation du Tribunal de Grande Instance a été effectuée et une évaluation de la maison d’arrêt de la ville a été faite. Une étude de faisabilité d’un projet de réhabilitation de cet établissement est actuellement en cours. » a-t-il affirmé avant d’annoncer que « Dans le cadre de la mise sur pied de la Cours Pénale Spéciale, une équipe d’experts en charge d’évaluer le coût opérationnel de cette structure est à pied d’œuvre à Bangui depuis une semaine. Sa mission est de préparer un budget en vue d’aider à la levée de fonds pour rendre cette Cour fonctionnelle. »
Rappelons que mardi 19 mai dernier, 56 membres de l’Autorité nationale des élections (ANE) de la ville de Bangui ont prêté serment au Tribunal de Grande instance de Bangui, en vue du lancement prochain du processus d’organisation des élections en Centrafrique. A l’occasion, le procureur de la République, Ghislain Grézenguet dans son réquisitoire a rappelé les grandes responsabilités qui pèsent sur eux, entre autres, de superviser des élections incontestables, d’être impartial afin de permettre au pays d’avoir des nouvelles autorités démocratiquement élues.
Deux faits marquants : d’abord, quinze femmes figurent au nombre des 56 membres de l’ANE ayant prêté serment mardi ; ensuite aucun représentent du 3ème arrondissement de Bangui ne figure sur la liste en raison de la mésentente qui persiste encore dans cet arrondissement entre les entités qui doivent désigner leur représentant. La communauté musulmane notamment estime être sous représentée.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: SCANDALE ENTRE AMINE MICHEL ET CHARLES MALINAS PENDANT LA CLOTURE DU FORUM DE BANGUI

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(Corbeau News Centrafrique)

AMINE BIEN

 

 

SCANDALE ENTRE AMINE MICHEL ET CHARLES MALINAS PENDANT LA CLOTURE DU FORUM DE BANGUI

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 20-05-2015

Le Forum national de Bangui a été également un moment de rencontre entre les personnalités qui ont rehaussé de leur présence à ce grand rendez-vous inter-centrafricain. Mais pendant que les uns et les autres trouvaient ce moment pour se serrer les mains et faire des accolades, l’ambassadeur de France en Centrafrique, Charles Malinas et le président de l’Union nationale pour la Démocratie et le Progrès (UNDP), Amine Michel ont fait brûler le torchon. L’Argentier centrafricain est-il victime de son propre argent distribué au tour de bras ou de sa politque?

Les choses se sont passées de manière inaperçue à l’intention des centaines de participants présents lors de la clôture du Forum. Tout a commencé avant la cérémonie de clôture lorsque Amine Michel faisait son entrée dans l’hémicycle du palais du Conseil national de Transition (CNT). Aux premières vues du président de l’UNDP, il a d’emblée aperçu monsieur Malinas dans la salle. Alors il lui tendait deux fois la main pour le saluer mais l’ambassadeur ne l’ai pas serré la main en signe de mépris et de méchanceté.

“Bonjour Excellence !”; “Bonjour Excellence !”, c’était en ce terme de courtoisie avec la main tendue que le président de l’UNDP Amine Michel voulait saluer Charles Malinas qui l’a dédaigné par un silence qui dit tout, même si le refus de lui serrer la main en est un signe de discorde.

Ayant constaté l’acte méprisant, le protocole de Michel Amine s’est vu dans l’obligation de diriger ce dernier vers la place réservée aux hommes politiques. Complètement abattu, il s’est dirigé tout doucement vers la direction qui lui a indiquée son protocole.

L’acte de mépris exprimé par l’ambassadeur de France en vers l’Argentier centrafricain n’est ni fortuit ni gratuit. Ce scandale laisse croire que, visiblement, rien ne marche plus entre Malinas et Amine. Au dessus tout, c’est en quelque sorte un signe de désintéressement expliquant que le président de l’UNDP, candidat à la course magistrature suprême

me de 2015 en Centrafrique, n’est pas non plus le favori de la France quel que soit le miracle opéré.

Dans sa déclaration à la presse nationale et internationale par une conférence de presse tenue, le 02 avril 2015, le président de l’UNDP n’était pas allé au dos de la cuillère pour fustiger les anciens premiers ministres prétendant postuler aux élections présidentielles 2015. Car, selon lui, ce sont ceux-là qui ont occasionné les différentes crises qu’a connues la République centrafricaine. Car, disait-il, ils n’ont jamais prévenu la RCA d’une entière crise économique et pourtant c’est leur devoir.

Par ailleurs, le président de l’UNDP avait gobé de tarir les autorités actuelles de la transition de n’avoir pas exigé des forces internationales en République centrafricaine le

désarmement forcé des milices armées qui continuent d’imposer leur loi sur la population éprise de paix et de justice.

S’agissant de la France qui impose des Chefs d ‘État aux Centrafricains, Amine n’était pas passé par quatre chemins pour fustiger les candidats qui, selon lui, comptent sur la France afin d’obtenir la magistrature suprême de l’Etat centrafricain. Des déclarations qui peuvent avoir de répercussions sur son auteur qui a déjà commencé de les subir.

Il faut dire que l’arrestation de Michel Amine à l’aéroport international Bangui M’poko a de mystères que personne ne le croit. Le président de l’UNDP peut désormais connaître un à un ses détracteurs. Pour assurer ses derrières, il fera mieux de contrôler son propre ombre ou de regarder dans son propre miroir.

 

Bangui, Eric NGABA Pour  CNC

Centrafrique: La crise centrafricaine au cœur de la visite des évêques de Centrafrique à Rome

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(Corbeau News Centrafrique )

rome

La crise centrafricaine au cœur de la visite des évêques de Centrafrique à Rome

Bangui, Corbeau News Centrafrique 20-05-2015

Le 15 mai dernier, les évêques de Centrafrique étaient en face de Saint Père François au Vatican à Rome. Au-delà des brûlantes questions de l’église Catholique de Centrafrique, la crise centrafricaine a été au cœur des débats. Le plaidoyer de haut niveau porté par Mgr Dieudonné Nzapalainga, Archevêque de Bangui qui a conduit la délégation a suscité la compassion du Souverain Pontife.
Conformément à la tradition ecclésiale, les évêques de Centrafrique dans leur organisation de Conférence épiscopale de la République centrafricaine (CECA), à leur tête Mgr Dieudonné Nzapalainga ont fait le déplacement de Rome où ils ont pris langue avec le Pape. A cette occasion, la crise centrafricaine a été au menu des discussions. « … la dernière crise a plongé le pays dans un véritable chaos dont les conséquences n’ont épargné aucun aspect de la vie sociopolitique. Nous avons alors déploré au niveau national des milliers de victimes, la déstructuration du tissu social, de nombreux actes de vandalisme, la destruction des biens appartenant à l’État, à des organismes ou à des particuliers et à l’Église. La désolation a été complète. » c’est en ces termes que l’Archevêque de Bangui a résumé la situation dramatique que la dernière crise militaro-politique a laissée en RCA. Et pour cela, les centrafricains n’ont pas croisé les bras, a-t-il ajouté devant le Pape, car s’appuyant sur l’initiative du Forum de Bangui, Nzapalainga a affirmé que « Ce rendez-vous avec l’histoire nous a permis de revisiter les raisons profondes des crises à répétition qui perturbent le développement intégral de notre pays : mal-gouvernance et sentiments d’exclusion, chômage, impunité, insécurité, trafic illicite et dissémination d’armes de guerre, déliquescence de l’armée nationale, discrimination et violation des droits humains, disfonctionnement du système éducatif et sanitaire, influence négative de l’environnement extérieur et convoitise de nombreuses ressources dont regorge le pays, porosité des frontières terrestres et fluviales, non-respect des accords, corruption… »
Pour terminer, le n°1 de l’église catholique de Centrafrique a indiqué au Pape qu’aujourd’hui, eu égard aux différentes initiatives tant nationales et internationales qui se multiplient au chevet du peuple centrafricain, il y a lieu d’espérer.
Abordant la question de l’église catholique face à la crise, Mgr Dieudonné Nzapalainga a noté que l’église a toujours été au chevet des centrafricains, allusion notamment faite aux multiples interpellations des autorités centrafricaines et internationales sur la crise, des sensibilisations, en renforcer la capacité de résilience de la population sans compter les aides matérielles, à savoir entre autres les assistances aux victimes. « Redonner à l’homme sa dignité d’enfant de Dieu, au-delà de ses convictions politiques, philosophiques et religieuses, est notre seul leitmotiv. C’est dans cette perspective que nous avons mobilisé nos fidèles à porter haut le flambeau de leur foi par la cohérence de leur engagement. Cette expérience de dépouillement nous a rendus forts dans notre témoignage évangélique. C’est ainsi que dans une sincère collaboration avec nos frères et sœurs d’autres dénominations chrétiennes et confessions religieuses notamment les musulmans, nous avons renforcé les liens de communion qui nous unissent et mis nos ressources au profit de la construction de la paix. Toutefois, nous restons attentifs aux préoccupations pastorales relatives aux questions liées à la sorcellerie, au syncrétisme, à l’autorité de la famille et à la transmission de la foi. » a-t-il précisé.
Le Pape de son côté, très attentif au cri de cœur des centrafricains et de l’église catholique de Centrafrique porté par Nzapalainga avait du mal à cacher sa compassion. « Je voudrais que vous transmettiez au peuple de Centrafrique tout entier l’assurance de ma proximité. Je sais les souffrances qu’il a vécues et qu’il vit encore, ainsi que les innombrables témoignages de foi et de fidélité que les chrétiens ont rendu au Christ ressuscité en de multiples occasions. Je suis particulièrement sensible à tout ce que vos communautés ont fait en faveur des personnes victimes des violences et des réfugiés. » a avoué le Souverain Pontife qui ajoute « Mon attention se porte enfin sur les familles, qui sont les premières victimes des violences et qui sont trop souvent déstabilisées ou détruites en raison de l’éloignement d’un membre, d’un deuil, de la pauvreté, de discordes, de séparations. Je leur exprime ma proximité et mon affection. Non seulement les familles sont le lieu privilégié de l’annonce de la foi et de la pratique des vertus chrétiennes, le berceau de nombreuses vocations sacerdotales et religieuses, mais elles sont aussi ‘’le lieu propice pour l’apprentissage et la pratique de la culture du pardon, de la paix et de la réconciliation’’ (Africae munus, n. 43) dont votre pays a tant besoin. Il est capital que la famille soit protégée et défendue ‘’pour qu’elle rende à la société le service qu’elle attend d’elle, c’est-à-dire lui donner des hommes et des femmes capables d’édifier un tissu social de paix et d’harmonie’’ (Ibid). Je ne peux que vous encourager à prêter à la pastorale du mariage toute l’attention qu’elle mérite, et à ne pas vous décourager devant les résistances provoquées par les traditions culturelles, la faiblesse humaine ou les colonisations idéologiques nouvelles qui se répandent partout. Je vous remercie aussi pour votre participation aux travaux du Synode qui se tiendra à Rome en octobre prochain et je demande vos prières à cette intention. »
S’adressant directement aux évêques, le Pape engage ces derniers à poursuivre leurs efforts et de rester toujours dans la dynamique de proximité avec la population. « Mais vous, frères Évêques, vous avez à jouer, dans le processus de transition institutionnelle en cours, un rôle prophétique irremplaçable, en rappelant et en témoignant des valeurs fondamentales de justice, de vérité, de probité qui sont à la base de tout renouveau, en promouvant le dialogue et la cohabitation pacifique entre les membres des différentes religions et ethnies, favorisant ainsi la réconciliation et la cohésion sociale qui est une clé pour l’avenir. J’apprécie particulièrement votre effort en ce domaine, et je vous invite à continuer dans cette direction, en ayant soin de cultiver toujours plus entre vous, l’unité de pensée et d’action. »
En quittant le Pape, Mgr Nzapalainga a titillé ce dernier quant à sa venue prochaine en République centrafricaine. « Les fidèles et des populations de Centrafrique attendent avec impatience de vous accueillir chaleureusement. Sachant que les Centrafricains viendront des quatre coins du pays, nous formulons le vœu selon la tradition africaine, que vous restiez deux jours pour permettre aux populations de bénéficier davantage de votre présence. »

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Vaste campagne de sensibilisation des contribuables des Impôts à Bangui

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(Corbeau News Centrafrique)

madame bien

 

 

Vaste campagne de sensibilisation des contribuables des Impôts à Bangui

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 20-05-2015

Madame Marie-Louise Yakemba, Directrice générale des Impôts et des domaines, à la tête des équipes de sensibilisateurs a effectué des visites inopinées, mardi 19 mai 2015, dans les entreprises et petits commerces et d’autres lieux d’activités génératrices de revenus, au niveau de Bangui. Il s’agit de sensibiliser les contribuables de l’État à payer leurs impôts. Car dit-on, ‘’qui paie ses impôts, battit son pays. »
Rapprocher davantage les contribuables aux services des impôts, telle est la vision de Mme Marie-Louise Yakemba, Directrice générale des Impôts et des domaines. Vision impulsée, à travers la vaste campagne de sensibilisation des contribuables lancée par le Direction générale des Impôts et des domaines. « Nous voulons, à travers cette campagne, sensibiliser tous les contribuables aux notions du ‘’civisme fiscal’’, que tout centrafricain qui exerce une activité économique sache qu’il doit payer ses impôts, afin de contribuer au développement de son pays. Aussi, nous nous rendons compte qu’il y a eu beaucoup de contribuables qui, malheureusement ne sont pas tous enregistrés, et donc n’ont pas contribué aux recettes de l’État comme il se devait. On doit toucher ceux-là. Enfin, il y a d’autres personnes qui viennent d’entrer dans le monde économique, ceux-là aussi, nous devons les sensibiliser et les enregistrer pour qu’ils puissent s’acquitter de leur obligation vis-à-vis de l’État. » a déclaré Mme Marie-Louise Yakemba pour expliquer le but poursuivi par cette campagne de sensibilisation.
La descente de la Directrice générale n’a pas été vaine, puisqu’elle en est sortie émerveillée. « De cette visite, j’ai découvert beaucoup de choses. Je suis très émue de voir que les gens sont fiers de notre passage – ce qui démontre combien il était important de faire cette descente auprès des contribuables. Il y a cependant, certains qui ont peur, pensant que nous sommes venus leur faire des problèmes, ils nous cachent parfois leurs responsables ; il y en a d’autres au contraire qui sont contents de nous voir passer et souhaitent même que ce genre de visites puisse se perpétuer, en vue de les motiver et de les rassurer de notre présence à leur côté. » a-t-elle ajouté.
Effectivement, la visite dans les entreprises et sociétés de la place a été d’une très grande contribution, étant donné que du côté des partenaires des Impôts, la satisfaction a été tout de même totale. En témoignent les impressions de quelques responsables d’entreprises visités, à l’image de Alain Georges Kozengue, Directeur général de la société Startimes-Centrafrique : « Je tiens d’abord à féliciter la Directrice générale pour son initiative innovante, car il y a eu plusieurs Directeurs généraux qui sont passés à la tête des Impôts, mais aucun d’entre eux n’est venu vers nous. Je pense qu’en passant elle-même pour nous voir, la Directrice générale saura quelles sont nos difficultés, quels sont nos défis et comment on fonctionne. Je demanderais à tout un chacun, comme on le dit ‘’qui paie ses impôts battit son pays’’, que nous payons nos impôts pour permettre à notre État de faire face à ses obligations régaliennes. » a-t-il déclaré.
Même sentiment chez Service Erwan Mongondelet, Gestionnaire-comptable de la société SOCED-CONCORD dont les démembrements sont la Société CONCORD, avec deux magasins au Centre-Ville, les pâtisseries Capitole et Phénicia. « C’est depuis treize (13) ans que je suis dans cette société, mais pas une seule fois, un Directeur général n’est venu nous rencontrer pour échanger avec nous. Je suis très ému et nous sommes honorés de cette visite de la Directrice générale. Ce faisant, elle vient palper dans quelle condition nous exerçons ici. Je salue cette initiative. Mais je profite pour demander à mes compatriotes qui sont à la tête des entreprises et sociétés de la place d’écouter le message que la Directrice générale est en train de passer pour que l’économie nationale puisse se relever. » a-t-il dit.
Les petites entreprises elles aussi, ont également trouvé d’importante la visite de la Directrice générale, à l’image de Prince Charly Panali, Gérant d’un atelier de Pneumatique au Terminal Nord : « Je me réjouis de cette visite. Elle témoigne que ce que nous faisons ici, l’État nous observe et attend quelque chose de notre part. Moi, , j’ai toujours payé mes impôts, parce qu’il y a un adage qui dit que celui qui paie ses impôts, battit son pays. »
Entretemps, les relations entre contribuables et Services des impôts ont toujours été tendues, du fait parfois de l’incompréhension, de la méconnaissance du fonctionnement des Impôts, bref. Mais Mme Yakemba appelle les contribuables à s’approprier les Impôts comme l’une de leurs obligations en tant que digne citoyen. Et si jamais le partenaire éprouve des difficultés, il peut toutefois bénéficier des mesures d’assouplissement, car selon la Directrice générale, « La Direction générale des impôts fonctionne sur la base des textes. Et je puis vous assurer qu’il y a des dispositions pour les personnes qui se seraient confrontés à des difficultés particulières. Il suffit de suivre la procédure en commençant par nous saisir par écrit, nous pourrons, toujours dans la discussion, l’entente et la compréhension, trouver des mesures par rapport aux cas qui se présentent. »
En somme, la compagne de sensibilisation est lancée, et ce, pour une semaine. Cependant, la politique de main-tendue promue par la Direction générale des Impôts n’est nullement signe de faiblesse, puisqu’à près cette première phase de sensibilisation, les récidivistes pourront être traités autrement. « La Direction générale prendra ses responsabilités », comme a martelé Mme Yakemba.

madame

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: Son Excellence Monsieur Robert MUGABE Président en exercice de l’Union Africaine

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(Corbeau News Centrafrique)

Collectif Touche pas à ma constitution LOGO MODIFIÉ

 

Son Excellence Monsieur Robert MUGABE Président en exercice de l’Union Africaine

Bangui, (C.T.C) 20-05-2015

Objet: Le Collectif « Touche pas à ma Constitution » interpelle le Président en exercice de l’Union Africaine concernant l’affaire de viols commis sur les enfants mineurs en République Centrafricaine par certaines forces de maintien de la paix des Nations Unies.

Excellence Monsieur le Président,

Nous, membre du collectif « Touche pas à ma constitution » attaché aux valeurs constitutionnelles et à la défense des droits de l’Homme, présentons à travers cette lettre nos remerciements les plus sincère pour la grande commisération dont votre institution a eu lors de la crise que traverse notre pays.
Toute fois dans le souci d’éviter toute entrave à vos efforts plus que précieux de maintien de paix et de rétablissement de l’ordre constitutionnel, le collectif tient à souligner les accusations de pédophilie qui sont portées contre les Troupes du Maintien de la Paix en RCA particulièrement la troupe Française.
Conformément à l’article. 6 de la charte constitutionnelle : Nul ne sera soumis à la torture, ni au viol, ni à des sévices ou traitements cruels, inhumains, dégradants ou humiliants. Toute personne, tout agent de l’Etat, toute organisation qui se rend coupable de tels actes sera puni conformément aux textes en vigueur.

Vu la nature sensible de la mission de maintien de la paix, qui est conférée à ses troupes il est impérieux d’identifier et de sanctionner avec la dernière rigueur les auteurs de ces actes immoraux.
Considérant l’appareil de renseignement que dispose la France, nous considérons les déclarations du ministre Français de la Défense comme un manque de respect aux victimes particulièrement et aux Centrafricains en général.
Le Collectif vous invite ainsi que l’ensemble de la Communauté Internationale de tout mettre en œuvre afin de mener des enquêtes dans le but de la manifestation de la vérité sur cette affaire qui n’honore pas la dignité humaine et demande le départ pur et simple des troupes Françaises de la Centrafrique si Paris ne manifeste pas une volonté d’identifier et sanctionner les coupables.

En vous assurant Excellence, de l’importance de votre contribution et celle de votre institution, veuillez recevoir, l’expression de notre très haute sincère considération.

Fait à Dakar le 6-05-2015

Le Secrétaire Général
Mandela YAPENDE

Bangui: Mission de paix en centrafrique, 140 policiers et gendarmes Congolais de preparent

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(Corbeau News Centrafrique)

POLIEIS CONGOLAIS

 

Mission de paix en centrafrique, 140 policiers et gendarmes Congolais de preparent

Bangui, (A. F.A C) 19-05-15

 

C’est pour se rassurer du niveau de formation de ces éléments que le ministre de l’Intérieur et de la décentralisation, Raymond Zéphirin Mboulou et son collègue de la Défense nationale, Charles Richard Mondjo sont descendus à la caserne de la gendarmerie nationale de Bifouity (Brazzaville), le 18 mai.

L’objectif de cette visite est clair : tester les capacités opérationnelles de l’Unité de police constituée (UPC) appelée à participer à la mission de maintien de la paix à Bangui (RCA). C’est ainsi qu’un atelier externe a été réalisé avec les parties prenantes en rapport avec la mission. L’accent a été mis sur la prise d’otages et les vols à main armée, l’évaluation d’une série de relevés et des jaugeages basée sur le métier de l’ordre et l’intervention professionnelle, etc.

« Nous sommes satisfaits, mais nous savons que rien n’est parfait, nous continuerons à travailler pour que la troupe soit de bonne qualité », a déclaré le ministre Charles Richard Mondjo.

Le départ de cette unité en préparation est prévu pour la fin du mois de juin prochain. Sa mission est, entre autres, d’aider à la stabilisation de la Centrafrique, pour ce qui est spécifiquement de l’UPC. Il s’agira de participer avec d’autres pays, aux côtés de la police et de la gendarmerie centrafricaine, à la sécurité de Bangui. L’UPC renferme en son sein près de 140 éléments – policiers et gendarmes.

Les ministres étaient accompagnés du chef d’état-major général des Forces armées congolaises (FAC), Guy Blanchard Okoï, du commandant de la gendarmerie nationale, Paul Victor Moigny et du directeur général de la police, Jean François Ndenguet.

 

Guillaume Ondzé

Centrafrique: Dernières révélations dans l’affaire Nguendet : corruption et coups bas

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( Corbeau News Centrafrique )

Alexandre Ferdinand Nguendet 2
Alexandre Ferdinand Nguendet

 

Dernières révélations dans l’affaire Nguendet : corruption et coups bas

Bangui,(B.G) 19-05-2015

Alors que les allégations de corruption et de malversation vont bon trains dans les couloirs de l’Assemblée Nationale, de nouvelles informations viennent corroborer ces suppositions. Le président du CNT est près à tout, ce n’est un secret pour personne, pour assurer son avenir politique en ces temps de bouleversements en profondeur. Il avait déjà défrayé la chronique il y a peu en soudoyant du personnel de la commission Éducation comme le révélait très justement le journal La Chronique. Ces agissements sont inacceptables de la part d’un homme sensé incarner l’autorité de l’État qui se doit d’être irréprochable ! Cela avait semé le trouble au sein de ladite commission, ses membres ont en effet cherché à destituer celui qui avait bénéficié des billets reçus sous le manteau des mains de monsieur Alexandre Nguendet. Cette affaire illustrait déjà bien l’effet dévastateur de la corruption et des traitements de faveur: jalousies, inefficacité, coups bas et compromissions.

Aujourd’hui l’étau se resserre autours d’Alexandre Nguendet. Le forum de Bangui qu’il a toujours cherché à faire échouer est bel et bien un succès. Les espoirs qu’il nourrissait de mettre en place une troisième transition qui lui aurait permis de garder le pouvoir sans passer par le scrutin des urnes s’envole. Et quelles sont les moyens d’action d’un homme qui sent le pouvoir lui échapper? Les centrafricains connaissent trop bien la réponse, ils en payent le prix depuis des années: les versements occultes. Son portefeuille est en effet bien étoffé grâce au soutien financier de son mentor Michel Djotodia qu’il a toujours soutenu, y compris à l’époque sombre de l’avancer de la Seleka. Comment ne pas être choqués par de telles alliances ? Les accords de Nairobi lui ont donné l’occasion de renflouer ses caisses de la modique somme de 200 millions de CFA. L’évocation de soupçons à ce sujet dans un précédent article a délié les langues et des témoignages choquant ont afflué. L’on sait aujourd’hui de source sûre que cet argent arrive directement des mains du criminel Nourredine Adam. Jusqu’alors ces allégations restaient de l’ordre de la supposition, mais après un témoignage de confiance, plus aucun doute n’est permis. Et des questions sans réponse émergent : quelles sont les contreparties ? Personne n’est dupe, un accord aux modalités inconnues pour le moment à été passé.

Mais la population centrafricaine est en droit de savoir ! Alexandre Nguendet est connu pour trouver des « arrangements » qui dépassent les frontières de la légalité. On le sait près à tout pour garder le pouvoir, il l’a démontré par le passé et certains l’ont payé de leur vie, la veuve de son garde du corps est là pour en témoigner. Aujourd’hui le président de la CNT joue avec le feu. Sa haine pour la présidente de transition Catherine Samba Panza et sa passion pour le pouvoir lui on fait perdre la raison mais surtout son intégrité ! Mais là il a passé un cap de non retour devant lequel on ne peut qu’être choqué: accepter de l’argent de la part de réseaux criminels venant de filières étrangères liées au terrorisme pour assurer son avenir politique. Les centrafricains ont trop d’expérience en ce qui concerne les politiciens corrompus. Mais ça ne peut plus se passer comme ça. Le sursaut national du forum de Bangui a montré la voie de la réconciliation. La priorité est à la reconstruction, les hommes et femmes politiques doivent l’intégrer, et remettre leur comportement sur la voie de la morale. Au risque de se faire terrasser par ce sursaut national.

Blanche KERE

BANGUI: EVASION OU ENLÈVEMENT DE EUGÈNE NGAIKOSSET DE LA PRISON?

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(Corbeau News Centrafrique)

Eugène Ngaikosset et Stève Yambeté proches de François Bozizé
CNC

 

 

EVASION OU ENLÈVEMENT DE EUGÈNE NGAIKOSSET DE LA PRISON?

Bangui , Corbeau News Centrafrique,  19-05-2015

Eugène Ngaïkosset s’est-il évadé de la prison ou a-t’il été tout simplement enlevé? C’est la question qui laissent les Centrafricains dans l’ambiguïté dès l’annonce de la prétendue évasion de Eugène Ngaïkosset connu sous l’appellation de “Bourreau de Paoua”. Les autorités de la Gendarmerie nationale parlent de l’évasion alors que la famille de fugitif parle elle de kidnapping par les autorités judiciaires.

Les informations sont tombées tôt le matin du lundi 18 mai 2015, annonçant la prétendue évasion de Eugène Ngaïkoussé. Il s’est évadé dans des conditions non encore élucidées, à en croire les sources proches du dossier. Il s’est évadé de la prison le dimanche 17 mai 2015, d’après la gendarmerie nationale. Une affirmation balayée de revers de la main par la famille Ngaïnkosset qui évoque plutôt elle de l’enlèvement par les autorités judiciaires de la transition. Si son évasion s’avère réelle, l’inattention des Gendarmes en garde serrait à l’origine, selon certaines sources.

Sa famille demande aux autorités en charge de la transition en Centrafrique de tout mettre en

oeuvre afin de sortir Eugène Ngaïkousset du trou où ce dernier se trouve. Elle en a, par ailleurs, interpellé le médiateur international de la crise centrafricaine, le Président congolais Sassou Nguesso, d’ouvrir les yeux sur les manœuvre des autorités de la transition centrafricaine.

Le capitaine de la garde républicaine de la famille Bozizé Eugene Ngaïkosset a été arrêté à l’aeroport international de Bangui M’poko lors de sa descente d’avion en provenance de Brazzaville, ville de son refuge après sa fuite en mars 2013. Le « Boucher de Paoua (ville du Nord centrafricain) », il lui est reproché, par les autorités de Bangui, d’une tentative de déstabilisation du régime transitionnel en cours lors des assises du Forum national de Bangui qui s’est tenu du 04 au 11 mai 2015 .

Arrêté puis remis en liberté au Congo, en janvier 2014, c’est sur conseil et moyens de Sassou qu’il est rentré au bercail. Mais curieusement il a été stoppé au nom de la fin de l’impunité unanimement décidés par les participants au Forum de Bangui qui vient de finir. Affaires à suivre

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique : Une transition chaotique

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(Corbeau News Centrafrique)

cath

 

Centrafrique : Une transition chaotique

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 19-05-2015

Cela fait plus d’une année et quelques mois que la présidente Catherine Samba –Panza a succédé à Michel Djotodia comme présidente de la transition Centrafricaine. Tout est catastrophique, rien n’est rassurant. Certes, Catherine Sampa Panza a réussi à corrompre et a donnée à manger aux quelques partis politiques pour la prolongation de son mandat sans l’aval du peuple Centrafricain. Elle permet à une génération de retraites, déjà bien avancés en âge, de parvenir au premier plan dans son régime même Michel Djotodia pensait à la génération fer de lance.
A vrai dire, Catherine Sampa -Panza devrait gouvernée le pays par consensus car elle est élue par un groupuscule de personnes .On sait que, pour l’instant, la Présidente gouverne comme une présidente démocratiquement élue or tout le monde sait dans quelle condition le conseil national de transition a été mise en place pour satisfaire les besoins des vautours. Elle a récupérée tous les pouvoirs à elle seule sans partage.
La marge de manœuvre du chef de l’État apparaît ainsi relativement médiocre : ses décrets ne sont en rien des diktats. Toutefois, le plus intéressant n’est pas là. Le plus intéressant est que la libération des compatriotes Karim Mekassoua ,Ngaikoisset ,Kokate or ils venaient de participer au forum

de Bangui . Mais comment l’on peut organiser un forum d’une part et d’autre arrêté les compatriotes ?
Huummm….. Maman Catherine Samba Panza, tes conseillers ne te rendent vraiment pas service, et t’envoient au fond du gouffre attention, rétrograde un peu, car ta vitesse est de trop. Nombreux étaient tous ceux qui ont fait la ligne dans les couloirs des « autorités actuelles » demandant des faveurs personnelles à des fins personnelles et individuelles.
Car il me semble que malgré tout, en dépit de- toute notre intelligentsia, rares sont ceux qui nous gouvernent actuelles ne tirent jamais les leçons du passé diriger un pays sous le coup du népotisme, le clanisme et le clientélisme conduira la Centrafrique vers une nouvelle crise. Le peuple Centrafricain a trop souffert ca suffit ?

Simon KOITOUA

 

 

BANGUI: DETOURNEMENT DE FONDS ALLOUÉ À LA PRESSE POUR LA COUVERTURE DU FORUM

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( Corbeau News Centrafrique )

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DETOURNEMENT DE FONDS ALLOUÉ À LA PRESSE POUR LA COUVERTURE DU FORUM

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 16-05-2015

” Je vous paie l’argent de l’ouverture et de la clôture du Forum”, c’est là en substance ce qu’a dit Madame Montaigne Moussa, la ministre conseillère en communication à la présidence aux Journalistes de la presse nationale lors du versement de fonds alloués à la presse nationale. 10.000 FCFA par organe alors que chaque participant au Forum touche 8.000 FCFA par jour durant les huit jours des assises. Or la presse étrangère conviée à couvrir l’événement aurait bénéficie d’une somme de 50.000.000 FCFA, selon certaines sources présidentielles

Même si l’information sur cette affaire semble être une rumeur, le versement d’une misérable somme de 10.000 FCFA à chaque organe de presse pour une semaine de couverture médiatique au Forum national de Bangui, du 04 au 11 mai 2015, laisse à réfléchir. Car au Palais de la Renaissance (Présidence) de Samba-Panza il n’y a rien de secret. A en croire d’autres sources à la Présidence, les fonds alloués à la presse nationale fait état de 1.000.000 FCFA.

“Allez vous faire éduquer avant de venir dans la presse”, c’est ce qui sort de la bouche de soit disant ministre Conseillère à la Présidence, plus grave, en matière de communication. Comment peut-on comprendre que de telle personnalité qui prétend être Conseillère d’un Chef d’État

puisse tenir de tel propos aux Journalistes? Quel genre de conseil celle-ci, avec une bouche de venin sans le respect d’autrui, peut donner au Chef d’Etat.

Certes, dans la transition de Samba-Panza, même les incompétents ont aussi leur place. Car la transition en cour est en quelques sortes le berceau des amis (e) et connaissances. Le limogeage de madame Montaigne Moussa à la tête de département de la Communication en est un exemple palpable. Limogée à son poste de ministre de la communication pour se retrouver aujourd’hui à la présidence de transition comme conseillère en communication.

“Ce n’est pas moi qui suis chargée de vous payer vos frais de couverture médiatique” a indiqué madame Montaigne aux Journalistes dans la salle de Banquet du Palais du CNT (Conseil national de Transition) durant le Forum. Durant les derniers jours des assises du Forum les Journalistes voulaient enlever la voile sur l’ambiguïté qui planaient sur le décaissement des fonds alloués à la presse. En s’approchant de Madame Montaigne, membre du Présidium du Forum, celle-ci voulait faire croire qu’elle était pas la bonne personne qui gère les fonds des hommes de média. Surprise et grossièreté de mensonge! Alors qu’à la fin du Forum, c’est bien Madame Montaigne qui s’est chargée de verser aux Journalistes leur frais.

Pour réussir son coup, elle a fait venir au Forum une équipe des Caméramen soit disant d’une chaîne de télévision

dénommée “Zo voko TV” qui n’est que fictive. Par ailleurs, les Journalistes ne sont pas les seuls à se retrouver dans cette situation. Aujourd’hui, beaucoup de participants au Forum se sont plaignent eux aussi du versement de leur frais qu’ils n’ont pas jusque là perçu.

Si certains opportunistes de la transition sont entrain de préparer leur bonheur après la transition, ce n’est pas non plus sur le dos des gens qu’ils s’enrichissent. Car tôt ou tard, l’histoire les rattrapera.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

 

Centrafrique: MRPMC boycott l’accord de Forum de Bangui.

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MRPMC  boycott l’accord de Forum de Bangui.

Bangui, (MRPMC) , 16-05-2015

Gouvernement et les groupes armés se déroulent dans la capitale centrafricaine (Bangui) depuis le 4 au 11 Mai sous l’égide de la communauté internationale, Minusca, UA, UE, CEEAC, CEMAC.
L’objectif de cette rencontre est d’aboutir à des recommandations pouvant accélérer le retour effectif de la paix  et non prolongement de transition en cours.
Quand tenue de prolongement de transition avec la voix officielle nous  soulevons pour dénoncer qu’il est hors de question pour la troisième transition d’équipe actuelle en place. Ce fait Idem pour la classe politique, société civil, différents parties .que la majorité prononce que sur l’accord de DDR et rarement sur la détérioration de situation d’élection et les vrai fond du problème centrafricains .pour laquelle MRPMC dénonce la mutisme de certaine classe politique et du gouvernement ,pour nous cette forum n’est pas une forum de paix et réconciliation l’objectif c’est pour prolongé la troisième transition en cours ,que la présidente de transition cherche à obtenir le pouvoir au lieu de mobiliser et sensibiliser l’opinion sur les faits qui se déroulent dans les régions du pays .il est inadmissible que la présidente et le 1er ministre  fait leur troisième transition ,et que nous demandons à tout les patriotes ,classe politique, société
civil, groupes armés et différents autres frère et sœur   de prenne une position claire à cet affaire c’est notre avenir pour nous et nos enfants .
Par ailleurs, MRPMC dénonce le peu de soutien aux peuples centrafricains, qui se battent pour l’intérêt personnel et non l’avenir du pays  pour retrouvé son intégrité, Dans le même ordre d’idée. MRPMC justifie de ce rendre à Bangui sans délai si la troisième transition se faire face et si gouvernement ne respectent pas ce qu’ils à signé pour toute l’accord de paix .MRPMC prend l’opinion nationale et internationale à témoin que si la troisième transition d’équipes actuels ce faire face, ces derniers nous n’hésiteront pas à les pourchasser jusqu’à leurs derniers, il semble que le gouvernement ne veux pas la paix est lion d’être gagnée. Gouvernements fais croire aux centrafricains que l’accord de forum de paix, réconciliations inter centrafricains, alors comme ou tous fatigué de cette guerre et qu’on veut la paix ,on sera pour l’accord centrafricains, mais ce n’est pas vrai l’accord de forum ne garantit en rien  la paix .au c
ontraire il y a de  fortes possibilités que cet accord nous conduits à des situation dramatique ,cet accord n’est pas bon pour notre pays que chacun prend son égoïsme, il ne va pas nous apporté la paix temps que le vrai fond problème centrafricains n’est résolue, il n’y a une question de raciste qu’on ne dit pas .
MRPMC promet de tout mètre en œuvre pour assurer  la protection des ces patriotes sans défense ainsi que les localités ou leurs fréquentent. MRPMC réitère sa volonté de s’inscrire dans la logique de la paix telle que voulue l’accord de Nairobi, Brazzaville et N’djamena.
MRPMC se déclare également  ouverte à toute personne ou groupe etc… qui partagent les mêmes convictions.
Vive la République, Vive MRPMC, Vive nos Compatriotes.

Ampliation :

–  A la Présidence de Transition
–  A Mr le Président  de CNT
–  Gouvernement
–  Nations Unies
–  Union Africain
–  Union Européen
–  CEEAC
–  CEMAC
–  Médiateur Internationale de la crise centrafricains
–  Presse  Nationale et Internationale

 Fait à Kinshasa le, 15 Mai 2015                                             

Le Coordonateur de MRP

   DJAZIM MAHAMAT

Bangui: LA SANGARIS SE DESENGAGE AU PROFIT DE LA MINUSCA

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(Corbeau News Centrafrique)

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LA SANGARIS SE DESENGAGE AU PROFIT DE LA Minusca

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 15-05-2015

La force française de l’Opération Sangaris déployée en Centrafrique se désengage progressivement de certaines zones du pays au profit de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA) désormais en pleine capacité opérationnelle. Une annonce faite par le Lieutenant-Colonel, Olivier Delplace de force Sangaris, dans une conférence tenue, ce 14 mai 2015 à sa base militaire M’poko à Bangui. L’occasion pour la Sanga DESENGAGEris de faire le point sur la situation en Centrafrique ainsi que sur l’affaire de viol sur mineur où des soldats français sont impliqués.

Lors de cette conférence de presse, Lieutenant-Colonel Olivier Delplace a tenue informer les Journalistes sur la position de Sangaris sur la situation sécuritaire et humaine en République centrafricaine où la Force française de l’Opération sangaris a déjà passé 18 mois depuis son déploiement le 05 décembre 2013. Ayant constaté l’amélioration nette de la situation sécuritaire en République centrafricaine, la Sangaris se désengage de ses bases avancées dans certaines villes du pays au profit de la Mission onusienne, MINUSCA, qui atteint sa pleine capacité opérationnelle. Mais toutefois, la Sangaris reste, d’après Oliver Delplace, demeure une force de réserve mobile de troisième rideau à intervenir 24h/24h en soutien à la MINUSCA et la Force de sécurité intérieure.

Dans la ville de Dékoa, la Sangaris a transféré sa base opérationnelle avancée aux troupes de la MINUSCA qui sécurisent désormais la zone. Pour mener des patrouilles en appui dans la région de Dékoa, la

Sangaris intervient à partir de ses bases militaires de Sibut au le Centre du pays. D’ici fin mai, les bases militaires de force Sangaris dans les villes de Bria et Ndélé, à l’Est de Centrafrique, seront également transférées aux forces de la MINUSCA, à en croire Lieutenant-colonel Olivier.

Sur l’axe Kaga Bandoro-Mbré dans le Couloir central de la République centrafricaine où la présence des bandits armés est fréquente, la force Sangaris a mené, le 29 avril dernier, une opération de reconnaissance conjointe avec les forces Pakistanaises de la MINUSCA. Cette opération consistait, selon la Sangaris, à montré à la population de cette région que les forces de la MINUSCA présentes à Kaga-Bandoro sont pleinement opérationnelles et impliquées dans leur mission de sécurisation de la région. Au cours de cette mission de reconnaissance, les forces pakistanaises de la MINUSCA ont organisé deux réunions avec la population. Les rencontres avec la population a permis de recueillir leurs préoccupations et de les rassurer sur l’action des forces internationales.

“Le 28 avril 2015, la pleine capacité opérationnelle de la MINUSCA a été officiellement déclarée. Le dispositif de la force Sangaris s’articule désormais autour du principe d’une force de réaction au profit de la MINUSCA, avec un GTIA déployé dans Bangui, le Couloir central et l’Est du pays, et un second déployé selon les besoins, en appui des forces internationales”, a fait savoir Oliver Delplace, Lieutenant-Colonel de force Sangaris.

Affaire de viols sur mineurs

Concernant affaire scandaleuse des viols sur des mineurs où les

soldats français déployés en Centrafrique sont impliqués, monsieur Olivier s’est réservé de tout commentaire vis-à-vis d’une dizaine de Journalistes centrafricains présents à cette conférence de presse. Car, dit-t-il, c’est une affaire judiciaire, bien que scandaleuse, la Sangaris n’est pas en mesure de détailler le dossier.

“L’affaire des viols, pour l’instant est sous le coup de la justice, donc je ne peux pas m’exprimer. Je préfère aucun commentaire. C’est la justice qui traite. En tout état de cause, nous ici, ça été la surprise générale. Parce que personne n’était au courant de cette affaire. Comment elle a été perçue? A la fois comme une injustice et une incompréhension. Si cette affaire est avérée, s’était bien une affaire scandaleuse, ça ne concernerait que quelques 14 soldats sur près de 10.000 soldats français qui se sont succédés depuis le déclenchement de l’opération Sangaris en Centrafrique. Mais on souhaite que, bien évidemment, les responsables de cette affaire soient punis. Et je dis que seule la justice qui fait son travail sur de cette affaire “, a indiqué Olivier Delplace qui, a ajouté que : “les soldats français de Sangaris font leur travail avec dévouement et avec le respect de la population centrafricaine. Donc, je dis encore, c’est la justice qui sortira la vérité”.

Des militaires français sont accusés d’avoir violé des jeunes garçons “affamés” et “sans abri” dans le centre de réfugiés de l’aeroport Bangui, la capitale centrafricaine, en 2014, selon des révélations du quotidien britannique The Guardian. Le journal britannique “The Guardian” a révélé, mercredi 29 avril 2015, qu’un rapport confidentiel de l’ONU fait état de viols sur des enfants mineurs en Centrafrique par des militaires français déployés dans le pays, dans le cadre de l’Opération sangaris.

Une affaire qui a défrayé la chronique en Centrafrique. En juillet 2014, le parquet de Paris a ouvert, une enquête préliminaire sur cette affaire d’agressions sexuelles sur des mineurs imputées à des militaires français. Or le parquet de Bangui dénonce cette procédure menée par la justice française dont la justice centrafricaine n’est associée.

Environ 1 700 militaires français sont actuellement déployés dans l’opération Sangaris, aux côtés des 9 500 hommes de la MINUSCA. Lancée depuis le 05 décembre 2013 par le président français François Holland, l’opération Sangaris vise à rétablir un niveau de sécurité minimale en République centrafricaine et appuyer la MINUSCA désormais en pleine capacité opérationnelle.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Les chefs traditionnels peulhs appellent les peulhs musulmans armés à déposer les armes

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Les chefs traditionnels peuhls appellent les peuhls musulmans armés à déposer les armes

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 15-05-2015

« Les chefs traditionnels peuhls lancent un appel patriotique à tous les peuhls Mbororo de Centrafrique qui ont pris les armes pour défendre leurs droits ou pour combattre au côté des groupes armés, de déposer immédiatement les armes conformément aux dispositions de l’accord qu’ils ont eux-mêmes signé et de s’intégrer dans un cadre républicain et loyal. » ont demandé les chefs traditionnels peuhls dans une déclaration rendue publique ce jeudi 14 mai 2015, au siège du Conseil national de transition à Bangui. Le conseiller national Issa Bi Amadou, Chef traditionnel Peuhl du Commune de Niem-Yelwa.
Par cette déclaration intervenue quatre jours après la fin du forum de Bangui, les chefs traditionnels peuhls entendent ainsi marquer leur pleine adhésion aux conclusions des travaux de ces assises. Plus spécifiquement, ils sont satisfaits de la prise en compte de leurs problèmes par le forum, notamment la prise en compte des droits des minorités et peuples autochtones de Centrafrique dans la future constitution de la RCA, conformément à la convention 166 de l’oit de Nations Unies ; la reconnaissance et la valorisation des chefferies traditionnelles ; de la prise en compte des deux fêtes musulmanes parmi les journées fériées ; la signature du pacte républicain ; la signature de l’accord DDRR, entre le Gouvernement et les groupes armés et ; la sécurisation des couloirs des transhumances et les espaces agro-pastoraux.
Par conséquent, les chefs traditionnels peuhls demandent au gouvernement et à la communauté internationale d’assurer la sécurité des peuhls anciens combattants qui acceptent de déposer les armes et les intégrer dans le processus DDRR (Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement des ex combattants).
Les chefs traditionnels demandent également la protection des familles nomades ainsi que de leurs bétails contre les agressions des voleurs de bétails

par la création, au sein des Forces armées centrafricaines, d’une Force d’intervention rapide essentiellement dédiée à cette cause.
Enfin, les chefs traditionnelles peuhls demandent la mise en œuvre, dans les meilleurs délais par le gouvernement, des recommandations relatives à la valorisation et à la modernisation des chefferies traditionnelles ; à la sécurisation des zones d’élevage ; et au rapatriement des éleveurs peuhls réfugies dans les pays voisins ceci accompagné de projet des activités génératrices de revenus et de reconstruction de leurs bétails. La relocalisation des peuhls de l’enclave de Yaloké compte également parmi les attentes des chefs traditionnels peuhls.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Le sentiment d’échec du forum de Bangui exprimé par Gl Xavier Sylvestre Yangongo

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Le sentiment d’échec du forum de Bangui exprimé par Gl Xavier Sylvestre Yangongo

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 15-05-2015

Alors que le forum national de Bangui a pris fin le 11 mai dernier comme initialement prévu, les Centrafricains sont aujourd’hui dans la phase des critiques et dévaluation. Corbeaunews.Centrafrique a donné la parole à un des participants et non des moindres, le Général Xavier Sylvestre Yangongo, lui-même candidat à la prochaine présidentielle en République centrafricaine qui a n’a pas caché son regret de voir que le forum de Bangui a été un rendez-vous manqué pour les Centrafricains, mais que lui, en sa qualité de général et candidat à la prochaine présidentielle invite les Centrafricaine à continuer à s’investir résolument pour se tourner vers l’avenir pour reconstruire leur pays.

Corbeaunews.Centrafrique (CNC) : La République centrafricaine vient de sortir d’un forum national qui a réuni plus de 600 centrafricains venues des seize préfectures du pays, de Bangui et de la diaspora dont vous avez été l’un des participants. Dites-nous Général, avec quel sentiment vous êtes sorti de la cérémonie de clôture de ces assises nationales ?
Xavier Sylvestre Yangongo (XSY) : Merci Monsieur le journaliste pour m’avoir accordé cette opportunité pour m’exprimer sur l’actualité brûlante de l’heure dans notre pays. J’étais à l’extérieur quand on a annoncé la tenue du Forum de Bangui. C’est pourquoi, je suis rentré précipitamment et j’ai non seulement, de bout en bout, suivi le déroulement de ce forum, mais j’ai aussi participé et pris la parole pendant deux (2) minutes comme tous les participants. Ce qui m’a permis de me rendre compte que le peuple centrafricain attendait beaucoup de ce forum. Personnellement, je ne vous cache pas, je suis sorti déçu par ce forum, notamment par son organisation qui parait beaucoup plus à un Festival. On n’a pas laissé les gens parler.

Dans ce forum, c’est vrai qu’il y avait des hommes politiques, mais il y avait de grands acteurs qui sont les politico-militaires et les victimes, beaucoup de victimes surtout de la dernière crise. Combien y a –t-il eu de morts, dix mille, quinze mille ? Je ne sais pas. Moi-même j’étais victime, le Président fondateur Barthelemy Boganda a été victime, parce que son mausolée à Bobangui a été sauvagement mitraillé et pillé. Mais, on n’a pas parlé. Des gens sont venus de très loin, de Birao, d’Obo, de Berberati, de Nola pour participer à ce forum, on ne leur a pas donné l’opportunité de parler. Pire encore, on n’a pas expliqué l’origine du problème que notre pays vient de connaitre. Pourquoi les Séléka ont pris les armes ? Pourquoi parmi les Séléka, il y a des mercenaires ? Lorsqu’ils sont arrivés à Bangui, ils ont tout pillé, non seulement ils ont détruit l’administration, ils ont pillé la population à maintes reprises. Mais, on n’a pas parlé de cela. Aujourd’hui, il y a des milliers de de personnes qui sont dans les sites des déplacés et d’autres refugiées à l’extérieur du territoire. A quand ces personnes doivent retourner chez eux ? Ce sont des interrogations qui devront toutes avoir de réponses concrètes.

Malheureusement une fois de plus, certaines recommandations qui ont été faites dans les groupes thématiques n’ont pas été reprises dans les rapports présentés à la plénière, ce qui fait que les présidents de certains groupes thématiques ne sont pas retrouvés dans les travaux de la plénière.
Je pense que le gouvernement a fait son forum selon ce qu’il entend. Moi qui ai l’habitude des fora, je n’ai rien compris, et je crois que beaucoup de gens qui sont honnêtes diront la même chose.

CNC : Cela veut dire que le forum national de Bangui n’a accouché que d’une souris ?

XSY : A mon avis, les seuls acquis de ce forum se résument à la signature de l’Accord de désarmement signé entre les Seleka, les Anti-balaka et autres groupes politico-militaires avec le gouvernement et la communauté internationale. Là encore, je ne peux pas comprendre que des groupes politico-militaires qui ont été désarmés à l’époque et qui n’ont plus de troupes – je les connais très bien, sont revenus signer l’accord au CNT. Je crois que c’est simplement parce que les gens étaient contraints à signer cet accord. Ce pays est un pays des accords qui ne sont jamais suivis, je le regrette.
Au fait, aujourd’hui, il y a beaucoup des armes dans le pays, il faut encore que ces groupes armés acceptent véritablement de déposer les armes. Si on s’en tient aux chiffres déclarés, vingt-cinq mille (25 000) hommes pour la Seleka, et cinquante-trois mille (50 000) pour les Anti-balaka, sans compter les autres milices dont celles de Abdoulaye Miskine, celles de Armel Sayo et que sais-je encore, d’autres milices en gestation… ces combattants sont au nombre de combien ? Il faut avoir le nombre total de ces combattants pour pouvoir discuter avec les partenaires sur le financement de leur désarmement. D’ailleurs, il faut savoir qu’il n’est pas facile de financer le désarmement et je le dis en connaissance de cause pour avoir désarmé, moi-même des groupes armés dont l’APRD et autres. Bref, il y a eu beaucoup de flou autour de cet accord.

CNC : Toujours en ce qui concerne le forum de Bangui, deux anciens présidents François Bozizé et Michel Djotodia ont été les grands absents de ce rendez-vous. Est-ce un manque à gagner pour ce grand rendez-vous ?

XSY : On n’a pas besoin de le dire haut, parce que les conséquences n’ont pas tardé. Pendant qu’on était à la séance de clôture du forum, les gens ont commencé par lapider et jeter des pierres dans l’enceinte du CNT. C’est parce que tout au long de ces débats, certains ont réclamé la présence de Michel, d’autres la présence de François. C’est justement ce que je disais au début, car au Dialogue national en 2003, le Président David Dacko était présent, le Pr Abel Goumba était là, le Président André Kolingba qui était revenu de son exil de Kampala était également dans la salle, la présence de ces grandes figures rassuraient les gens et les ont poussés à faire des grands déballages dans les débats. Mais, lors de ce forum de Bangui, les gens n’ont pas parlé. L’origine même de cette crise n’a pas été touchée comme je l’ai dit tantôt. Je vous dis par exemple que lorsque la Séléka venait, elle a pris certaines régions, notamment le centre-nord, à Bambari etc. Mais, il y a eu une troupe étrangère qui est partie de Bossangoa pour venir prendre Bangui, on n’a pas parlé de cela. Une fois de plus, je suis déçu.

CNC : Mon général, que pensez-vous de l’incidence de ces assises en termes d’atteintes de ces grands objectifs, à savoir la paix, la réconciliation et la relance économique ?

XSY : A mon avis, il n’y a rien de clair. Parce que je pense qu’à la fin de ce forum, il devrait y avoir un geste symbolique fort, du genre qu’à la fin, les gens se lèvent pour se saluer, se faire des accolades, pour se laver les mains, bref, un geste fort. Rien ! On a vu seulement la flamme qu’on a remise à la Présidente, mais est-ce que la paix, c’est le feu ? Rien n’a été fait de sérieux. C’est pourquoi, je dis que la paix est encore très loin, moins encore l’amorce des questions sérieuses de relance de l’économie nationale.

CNC : Et si vous aviez un message à lancer aux centrafricains à l’issue de ce forum, ce serait lequel ?

XSY : Ce sont plutôt des vœux que je formule pour que les prochaines élections puissent permettre au peuple centrafricain d’avoir un bon président, capable de bien gérer le pays et qu’il y ait la paix et que nous sortons définitivement de ces crises éternelles parce que cela fait déjà trois décennies que nous connaissons ces mêmes situations. Surtout qu’il n’y ait pas de trucages sur ces élections, parce que c’est de là que proviennent le plus souvent nos problèmes.
Nous devons profiter de cette situation pour tourner définitivement cette page sombre de notre histoire et de construire l’avenir. Construire l’avenir tout en misant et en investissant davantage dans la jeunesse – cette grande jeunesse majoritaire de notre population. Je crois que c’est cela l’essentiel.

CNC : En ce qui concerne les élections, le forum de Bangui en a décidé du prolongement de la date et donc de la transition. La présidente Catherine Samba Panza, dans son discours de clôture a officiellement annoncé les élections d’ici avant la fin de l’année. Trouvez-vous cela raisonnable ?

XSY : Je vous amène à l’essentiel. Je pense que premièrement, il faut qu’il y ait les moyens pour préparer ces élections. Deuxièmement, on n’a jamais organisé les élections dans ce pays pendant la saison de pluie. Enfin troisièmement, il fautque les conditions soient réunies en ce qui concerne en particulier les conditions matérielles. Parce qu’il ne faut pas qu’on soit en face d’une situation où on nous dira qu’il manque des cartes d’électeurs, des bulletins de votes, les lampes, des urnes, etc. pour ne pas que les gens commencent à fabriquer dans des petites imprimeries des équipements, en vue de favoriser les fraudes. Car, si les élections sont mal organisées, cela provoque inévitablement des frustrations qui sont souvent à l’origine des problèmes que nous connaissons.
Moi, en tant que général d’armée, me voulant un modèle, je n’ai pas préféré les armes pour conquérir le pouvoir, je vais affronter les élections par les urnes. J’irai devant le peuple centrafricain avec mon programme, mais je veux seulement que les élections soient transparentes, crédibles.

CNC : En terminant cette interview, la Rédaction voudrait votre position par rapport aux réclamations des Séléka et des Anti-balaka qui exigeaient la libération de leurs pairs détenus à la prison centrale de Ngaragba…

XSY : Je crois que la réclamation de ces gens est fondée. Si on veut qu’il y ait la paix, il faut pardonner. Je pense qu’il faut que ces détenus soient mis en liberté, car ce sont eux qui sont les responsables de ces combattants que le gouvernement et la communauté internationale veulent désarmer. Ainsi, une fois leurs hommes désarmés, les enquêtes qui sont ouvertes pourront nous amener à l’impunité zéro, c’est-à-dire que les gens visés vont être poursuivis, arrêtés et jugés. D’ailleurs moi-même, dans mon programme de société, j’ai insisté sur l’impunité zéro. De toute façon, beaucoup de gens iront en prison et beaucoup de gens vont également fuir le pays. C’est le moment où je dois dire ici que les gens qui sont venus d’ailleurs – ces mercenaires ne doivent pas partir comme s’ils n’ont rien fait ici ; ils doivent répondre de leurs actes, étant donné que partout ailleurs, notamment les résolutions des Nations unies, celles de l’Union africaine ont condamné le mercenariat. Les véhicules qui passaient et qui mitraillaient les innocents ne doivent pas rester impunis.
Entre temps, nous n’en sommes pas encore là, car notre armée, notre gendarmerie, notre police ne sont pas sur pied. Ces criminels doivent être arrêtés par nos forces intérieures, leurs procès doivent être sécurisés par nos forces, il faut des bonnes prisons où ils doivent purger leurs peines. Même si possible, on peut transférer ces grands criminels devant la Cour pénale internationale pour qu’ils soient emprisonner ailleurs, car à Ngaragba ils vont fuir.

CNC : Général Yangongo, merci.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: COMMUNIQUE DE PRESSE N°02/ MRDP /05/15/KB

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(Corbeau News Centrafrique)

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COMMUNIQUE DE PRESSE N°02/MRDP/05/15/KB

Bangui, (M.K.A), 14-05-2015

Après avoir constaté avec indignation le déroulement des travaux du Forum de Bangui (tenu du 04- 11 Mai 2015), nous, membre du MOUVEMENT POUR LA REFONDATION DEMOCRATIQUE ET LE PROGRES (MRDP), venons par cette présente marquer notre désapprobation des résultats dudit Forum, tenons à témoin tant la communauté nationale et internationale des conséquences qui peuvent y d’écoulées et considérons Catherine Samba-Panza (Présidente de la Transition) et son gouvernement comme seuls responsables de ces probables conséquences.
En effet, depuis le début de la crise en République Centrafricaine (décembre 2013), le MRDP a toujours milité pour un retour rapide de la paix et de la concorde nationale sur toute l’étendue du territoire. Mais, hélas la Présidente de la Transition et son gouvernement n’ont rien fait pour restaurer l’autorité de l`État, ramener la paix sur toute l’étendue du territoire, travailler pour le retour des exilés et déplacés etc. (missions telles quelles  définies par la feuille de route).
Enfin de compte celle-ci s’est révélée comme une transition dénuée de vision politique, animée par une ambition effrénée de détournements des deniers publics et d’enrichissement personnel, de corruption à grande échelle, d’arrogance et le clanisme. Celle-ci a failli à tous les niveaux et à, par la même occasion, révélée à la Communauté Internationale (qui nous porte à bout de bras depuis plusieurs années) notre incapacité à se ressembler et s’entendre pour la refondation de notre État-nation.
Par ailleurs, nous avons pensés à tort que le Forum de Bangui sera une occasion où les centrafricains se rencontrent, se parlent et se pardonnent (c’est-à dire de faire le diagnostique de la crise actuelle), font des recommandations pour l’établissement d’un nouveau contrat social capable de ramener la sécurité, le concorde civile et la paix sur toute l’étendue du territoire, adoptent un mode d’administration efficient et viable, adoptent un mode de relance économique, de stratégies de retour des déplacés et de rapatriement des exilés, de stratégies d’assistance aux victimes de la crise etc.. Mais, dommage Catherine SAMBA-PANZA et son gouvernement nous ont présenté un Forum taillé sur mesure où plutôt un Forum de rencontres et d’alliances politiques (des partis politiques et des politico-militaires) où les profiteurs et les éternels fossoyeurs de la démocratie et de la république s’allient afin de parvenir au maintien dune personne incompétente (CSP) à la tête
te dune Transition sans fin.
Pour atteindre cet objectif, celle-ci, en tant experte en manipulations et d’adoptions des mesures dilatoires, avait placés les hommes/femmes qui peuvent servir sa besogne et les collabos (dont elle avait achetée la conscience à coups de billets de banques) à tous les niveaux d’organisation et d’encadrement du Forum. Ce qui n’est rien d’autre qu`un véritable coup de force (hold-up) contre la volonté du peuple centrafricain afin de réaliser un positionnement politique des uns à la solde du système CSP dont une partie des non-membres du système sont totalement mis hors-circuit. Ce jeu de positionnement, sil fait les affaires de certaines personnes bien moulées dans l’environnement de la Présidente de Transition, est loin de ramener la paix et concorde nationale aux Centrafricains.
Ainsi, nous, membres du MRDP, réunis ce jour, estimons que :
Face aux scandales de détournement des deniers publics et aux records d’enrichissement ahurissant de la Cheffe de Transition et de son gouvernement et de leurs proches parents
Face à la volonté effrénée de CSP s’éterniser au pouvoir qui est axé sur une gestion opaque, clanique et familiale,
Face à l’absence de consensus dans les prises de décision (alors que la Charte de transition consacre ce principe de gestion consensuelle) et l’exclusion politique,
Face à l’impossibilité d’organiser des élections dans les délais initialement fixé,
Face au fait que les déplacés/exilés vivent dans le dénie d’humanisme, souffrent de faims et de misères pendant que le gouvernement brille par l’arrogance et l’indifférence totale,
Face au fait que nos enfants / nos cadets sont abusés sexuellement sans que le gouvernement n’en condamne dune manière la plus ferme.

Considérons que tous ces ingrédients risquent de mettre à mal destin de la République Centrafricaine toute entière, pour ce faire nous avons décidés souverainement de prendre nos responsabilités. Par conséquent, nous demandons à toutes forces combattantes ou non-combattantes, à toutes les forces vives de la nation (Partis politiques, Organisations/ Associations Politiques et/ou Sociales ) et à toutes les Organisations Religieuses ou Caritatives de se joindre à nous afin de déterminer une forme de gouvernance inclusive pouvant permettre d’exiger le départ pur et simple de Catherine SAMBA-PANZA et d’exercer le pouvoir qui permettra d’apaiser le pays et de conduire sereinement aux élections.

Pour ce faire, nous mettons en garde les actuelles autorités Centrafricaines de la Transition des les risques sécuritaires que peuvent découler de la politique discriminatoire et des jeux d’intérêts égoïstes entachés derrière ce forum de Bangui. Le peuple Centrafricain avili et manipulé sera le seul juge le moment venu prendra ses responsabilités.

Fait a Kabo, le 13 mai 2015

        Le Coordonnateur General du MRDP

                     M. Karel Alwadabi  MALAM

 

 

 

Bangui: Les quatre vérités de Martin Ziguélé au sujet du prétendu ‘’financement de la Séléka’’

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(Corbeau News Centrafrique)

Martin Ziguelé, président du MLPC
Martin Ziguelé, président du MLPC

 

Les quatre vérités de Martin Ziguélé au sujet du prétendu ‘’financement de la Séléka’’

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 13-05-2015

 

Alors que le forum de Bangui était dans le vif de ses débats, l’épineuse question des financeurs de l’ex rébellion Séléka a été mise sur la table. Martin Ziguélé, président du parti Mouvement de libération du peuple centrafricain (MLPC) et candidat élu et investi de son parti à la prochaine présidentielle et Me Nicolas Tiangaye président du parti Convention républicaine pour le progrès social (CRPS) ont été nommément cités, alors qu’ils étaient dans la salle de la plénière. Martin Ziguélé a estimé que ‘’qui ne dit mot consent’’ et a livré quelques éléments de réponse à cette accusation qu’il qualifie de « gros mensonges ».
L’hécatombe provoqué par l’ex-rébellion Séléka a eu des répercussions très graves sur la population centrafricaine que lorsque le chapeau de ses bavures devraient être porté par quelqu’un, c’est enterrer carrément cette personne, non seulement politiquement, mais aussi socialement, pour ne pas dire physiquement. C’est pourquoi, Martin Ziguélé n’entend pas laisser les accusations portées contre lui comme étant l’un des financeurs de la Séléka, sans éclairage.
Pour la presse, certainement le président du MLPC s’est déjà expliqué sur la question. « La République centrafricaine, notre pays est un État de droit où la présomption d’innocence est un principe cardinal du droit constitutionnel. On ne peut accuser une personne et demander à cette même personne de prouver son innocence ; il est question d’en apporter la preuve. Je voudrais dire ici que depuis mars 2003 où nous étions réfugiés en France jusqu’au moment où je vous parle, je ne me suis jamais assis avec un individu soit-il centrafricain, africain ou étranger de nous entendre afin de venir déstabiliser notre pays. Je ne l’ai jamais fait, ni ici ni ailleurs. » a juré Martin Ziguélé à cette occasion de la rencontre avec la presse qui met quiconque au défi d’apporter la preuve du financement de la Seleka dont on parle.
Faut-il rappeler que dès la chute du régime du MLPC par le coup d’État de Bozizé en 2003, Martin Ziguélé a répondu devant la justice de son pays à une quinzaine de chefs d’accusation autour de la même question. Le doyen des juges d’instruction a déclaré le dossier sans suite et encore rejugé en Cour d’appel qui a confirmé la décision. Encore en 2007, il a été convoqué et entendu par le doyen des juges d’instruction sur cette même question d’un certain financement des groupes armés dans le nord-est ; mais toujours sans suite, faute d’absence de preuve.
En somme, il s’agit une fois de plus, pour le président du MLPC de chercher à rétablir la vérité sur ce qu’il appelle les rumeurs de financement de l’ex-rébellion de la Séléka.
Jusque-là le Président du MLPC se dit serein et s’active sérieusement dans les préparatifs du grand combat qui l’attend, à savoir la prochaine présidentielle qui s’annonce.

 

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

 

CENTRAFRIQUE: ” UN PAS IMPORTANT FRANCHI SUR LE CHEMIN DE LA PAIX EN CENTRAFRIQUE ” DIXIT BABACAR GAYE

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(Corbeau News Centrafrique)

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Gl. Babacar Gaye, Chef de la Minusca. Photo: Éric Ngaba / CNC

 

 

” UN PAS IMPORTANT FRANCHI SUR LE CHEMIN DE LA PAIX EN CENTRAFRIQUE ” DIXIT BABACAR GAYE

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 13-05-2015

 

«Je veux croire qu’une page est vraiment tournée en Centrafrique”, a déclaré dimanche à Bangui le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la République centrafricaine, Babacar Gaye, après la signature de l’Accord sur les principes de Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR) entre le Gouvernement de transition et les groupes armés ». Une déclaration faite lors de signature de cet Accord signé, ce 10 mai 2015, en marge du Forum national de Bangui.

En marge du Forum national de Bangui ouvert le 4 mai 2015 et une série d’engagements pris en faveur de la paix et notamment les recommandations du groupe thématique «Paix et sécurité », dix groupes armés signataires se sont engagés à déposer les armes et à renoncer à la lutte armée comme moyen de revendication politique.

«Sur ce chemin de la paix, le pas qui a été franchi aujourd’hui est un pas très important » a indiqué Babacar Gaye.

Le Représentant spécial a salué cette démarche historique, intervenue après d’intenses négociations, tout en souhaitant que la signature de l’Accord soit suivie d’effets sur le terrain.

«Ce n’est pas sans hésitation que les groupes armés abandonnent la lutte pour entrer dans le seul chemin qui vaille, celui de la paix », a-t-il ajouté.

Le Chef de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a réitéré la disponibilité de la Communauté internationale à appuyer le programme national DDRR. La signature de cet accord montre, selon lui, «le spectre du soutien que l’on peut apporter à un pays. Il constitue une possibilité de remobiliser tous les partenaires autour de la Centrafrique ».

Dans le cadre de l’Article 4 de l’Accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville le 23 juillet 2014, la MINUSCA et le PNUD avaient déjà lancé un programme de Travaux à Haute intensité de Main d’Oeuvre (THIMO) pour les ex-combattants et les jeunes à risque.

Les signataires ont tous salué la signature de cet Accord qui mettra un terme aux souffrances des populations.

En plus des dix groupes armés, le Président du Présidium du Forum de Bangui, le Professeur Abdoulaye Bathily, le Ministre de la Défense, Marie-Noëlle Koyara et le Représentant des forces vives de la Nation, Gervais Lakosso, ont signé l’Accord, respectivement au nom du Présidium, du gouvernement et au nom de la Société civile.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: FRONT DEMOCRATIQUE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (FDPC)

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(Corbeau News Centrafrique)

Abdoulaye Miskine et ses elements en Centrafrique

 

FRONT DEMOCRATIQUE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (FDPC)

COMMUNIQUE DE PRESSE N°03/FDPC/11/05/2015

 

Bangui, (M.K.A.M), 12-05-2015

 

Le Front Démocratique du Peuple Centrafricain (FDPC) vient par la présente marquer son indignation et sa désapprobation face au déroulement des travaux du Forum de Bangui tenu courant Mai 2015. Toute attitude qui ne milite guère pour un retour rapide, calme et favorable à la quiétude à la concorde et à l’unité nationale car dénué de tout caractère inclusif.
En effet, depuis le début du chaos en République Centrafricaine (Mars 2013), le FDPC a toujours pratiqué la politique de la « main tendue » pour le retour sans condition de la PAIX sur toute l’étendue du territoire. Malgré notre bonne volonté manifeste et notre ambition de voir le pays pacifié dans son entièreté, les dirigeants actuels de la transition nous ont toujours servi une fin de non-recevoir. Nous en voulons pour preuve, la multitude des correspondances envoyées auMédiateur International pour la crise centrafricaine le Président de la République du Congo son Excellence Denis SASSOU N’GUESSO ainsi qu’à la Présidente de Transition et dont les objets ont toujours indiqué notre position qui est celle de la promotion de la PAIX et le retour à l’ordre constitutionnel. Hélas, ces correspondances sont quasiment et toujours restées sans réponse de leur part.
Ce silence complice de la Très Haute Institution du pays, de nature à mettre en hibernation tout projet et concept sur la PAIX, nous pousse à croire qu’il s’agit là d’une attitude consciente et souhaitée ; et dont le principal but inavoué est basé sur les calculs électoraux à venir. Bien plus, la désinvolture avec laquelle certains ministres et hauts dignitaires gèrent les questions publiques est criarde.
Car comment comprendre que pour la tenue et l’organisation d’un tel Forum, hautement stratégique pour la Centrafrique et les Centrafricains, que le Conseil National de Transition, les acteurs emblématiques, les mouvements politico – militaires combattantes et non combattantes en soient à la fois ignorés et minorés par la Présidente de Transition ? Ceci témoigne comme nous l’avons relevé précédemment, qu’il s’agit à la fois d’un jeu de positionnement politique des uns à la solde du système ou des soient disant « potentiels candidats » et d’une épuration systémique des autres artisans de la démocratie.
Ce jeu, s’il fait les affaires de certaines personnes tapies dans l’environnement de Madame la Présidente de Transition, est loin de ramener une PAIX future aux Centrafricains. Car il s’agit là d’une POLITIQUE DISCRIMINATOIRE pratiquée par le système politique actuel. Or la crise politico-sociale qui traverse le pays actuellement ne nous permet pas de construire notre avenir politique sur la discrimination. Ceci est une autre porte ouverte à l’impasse.
Toute attitude et lassitude d’une classe politique que le FDPC déplore pour la simple raison qu’il s’agit là des germes prémonitoires d’une future crise qui peut s’avérer plus cruelles que les précédentes. Comment allez-vous expliquer aux Centrafricains que c’est exclusivement un tel qui a le monopole de la gestion de sortie de crise ?
Comment allez-vous expliquer aux Centrafricains que pour une pacifique et réussie transition, il faut exclure voire écarter certaines tendances ?
Comment allez-vous expliquer aux Centrafricains que vous les prenez en considération alors que jour après jour, leur quotidien est fait de pleurs, de viols, de famine, de discrimination, de deuils, de rapts, d’emprisonnements illégitimes, d’appauvrissement croissant et de tribalisassions exaspérées ?
Comment allez-vous expliquer aux Centrafricains que la transition a réussis alors que rien n’a évolué, surtout dans le domaine politico-économique- social du pays à cause de l’hypocrisie manifeste et de la mauvaise gestion des fonds alloués au pays ?
Convaincu que la République Centrafricaine a besoin, pour le redécollage de tous ses secteurs d’activités d’une révolution idéologique, le Front Démocratique du Peuple Centrafricain réaffirme son engagement de

voir éclore une nouvelle classe politique dont le leitmotiv sera basé uniquement et exclusivement sur la modernisation inconditionnelle et la promotion irréversible de la PAIX en RCA.
A ce titre ; le FDPC décide :
1- Ne pas reconnaitre les résolutions du dernier Forum de Bangui car présentant des caractères de non inclusion ;
2- Ne plus reconnaitre la légitimité de la Présidente de Transition et de son gouvernement transitoire dans l’état actuel de sa gestion ;
3- Soutenir la reconfiguration du Conseil National de Transition pour le rendre plus représentatif à l’échelle nationale ;

Toutefois, nous mettons en garde les autorités actuelles Centrafricaines sur les risques sécuritaires que peuvent entrainer leurs calculs électoraux et leurs jeux d’intérêts égoïstes après ce forum de Bangui de Mai 2015. Le peuple sera seul juge au temps convenable.

Fait à Brazzaville, le 12-05-2015

 

Le Président du FDPC

Le Général de Division

Martin KOUMTA MADJI (Abdoulaye MISKINE)

Bangui: Le capitaine de la garde républicaine de la famille Bizizé Eugene Ngaïkosset

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(Corbeau News Centrafrique)
Eugène Ngaikosset et Stève Yambeté proches de François Bozizé
CNC

 

 

Le capitaine de la garde républicaine de la famille Bizizé Eugene Ngaïkosset

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 12-05-2015

 

Selon les informations parvenues à notre rédaction, le célèbre et intouchable, le capitaine de la garde républicaine de la famille Bizizé Eugene Ngaïkosset vient d’être arrêté à l’aeroport international de Bangui M’poko lors de sa descente d’avion en provenance de Brazzaville, ville de son refuge après leur fuite en mars 2013.
Cet ex-libérateur bombardé capitaine dans l’armée centrafricaine, rappelant le, a été surnommé « le boucher de Paoua (ville du Nord-Ouest) ». Il était l’homme de main et de coup bas de son général président cousin François Bozizé au pouvoir de mars 2003 à mars 2013.
Cet ancien officier subalterne était l’agent d’exécution d’une partie de crime qui a poussé par précipitation Alain Tolmo, alors Procureur général de la république a lancé un simulacre de mandat d’arrêt international en mai 2013 contre François Bozizé, notamment la partie de l’exécution sommaire de plus de 130 personnes et l’incendie de plusieurs villages à Paoua et ses environs.
Il a été arrêté pui remis en liberté au Congo, en janvier 2014 peu après le coup d’État raté qu’il a organisé avec sa famille le 05 décembre 2013, coup d’État qui a mis le pays à feu et à sang et qui profite à certains profiteurs.
Cette tête stratégique et militaire des antibalakas Eugene Ngaïkosset sera posée cette nuit sur un oreiller de fortune à la SRI.
Rappelant que c’est sur conseil et moyens de Sassou qu’il est rentré au bercail. Mais curieusement il a été stoppé au nom de la fin de l’impunité unanimement décidés par les participants au Forum de Bangui qui vient de finir.
Affaires à suivre

Bangui, Gisèle Moloma, Pour CNC

 

Bangui: CLOTURE DU FORUM DE BANGUI, UNE NOUVELLE PAGE DE L’HISTOIRE S’OUVRE

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(Corbeau News Centrafrique)

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CLOTURE DU FORUM DE BANGUI, UNE NOUVELLE PAGE DE L’HISTOIRE S’OUVRE

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 12-05-2015

 

« Construire la paix dans l’esprit des Hommes et des femmes ». Les Centrafricains viennent d’ouvrir une nouvelle page de l’histoire de leur pays. Ils viennent de l’ouvrir à l’issue de la grande messe de réconciliation et de pardon qu’ils se sont fortement mobilisés pendant les assises pour chercher à ramener la paix définitive dans leur pays meurtri par tant d’années de crises accumulées. Ouverts depuis le 04 mai 2015, les pourparlers inter-centrafricains sont clôturés, ce 11 mai de l’année en cours, avec plein d’espoir et de recommandations issues des travaux sur des thématiques.

Le Forum national de Bangui a été évidement une rencontre de l’histoire avec le peuple centrafricain. Les Centrafricains se sont beaucoup exprimés sur des questions encageant la vie de la nation centrafricaine. C’est un évènement historique de la République centrafricaine où les Centrafricains venus de tous les horizons se sont retrouvés pour créer un nouveau pacte social, une nouvelle base de développement économique et social.

Les grands travaux des attentes du Forum ont été axés sur quatre Thématiques faisant l’objet d’échange entre les participants par entité. La Gouvernance, la Paix et Sécurité, la Justice et Réconciliation, le Développement économique et social sont donc les thématiques retenues pour chaque entité dans des différentes commissions. Les choses se sont passées dans un esprit d’apaisement. Même si l’on a

enregistré quelques agitations et incidents, beaucoup des Centrafricains pensent que le Forum nation de est positif car il donne leur a donné l’occasion de diagnostiquer les vrais causes profondes de multiples crises qui déchirent le pays afin d’en chercher le remède.

La cérémonie a été marquée par la lecture de rapport des travaux du Forum, des motions de remerciement, ainsi que la lecture d’une série de messages clôturée par l’allocution de Catherine Samba-Panza, Présidente de la transition. Cette cérémonie de clôture, qui s’est déroulée en présence la Cheffe de l’État de transition, a vu la présence de nombreuses personnalités. Il s’agit entre autres des corps diplomatiques, de la délégation des Nations unies, de l’Union africaine, qui ont honoré de leur présence à ce rendez-vous inter-centrafricain de la paix et de la réconciliation.

Face à l’évolution de la situation sécuritaire et humanitaire dans la capitale Bangui et dans les arrières pays, les autorités de la transition avaient décidé de recadrer la feuille de route de la transition afin d’organiser les élections, une solution de sortie de durable de la crise. Le gouvernement s’est fixé deux objectifs à savoir réconcilier les Centrafricains et organiser les élections.

Ainsi, après une concertation avec les forces vivent de la Nation, les autorités de transition ont initié la première étape du processus qui devra mener le pays au dialogue de réconciliation et de reconstruction du pays. C’est dans

cette perspective qu’avec l’appui de la Communauté internationale, notamment l’implication du Médiateur international dans la crise centrafricaine, le Forum de réconciliation nationale. Ce qui reste au-dessus tout, c’est la mise en œuvre des recommandations issues de ce Forum pour la reconstruction effective de la République centrafricaine. Car dans ce pays, des recommandations et accords issus des différents dialogues n’ont jamais été mis en application d’où la nécessité de la mise en place d’un comité de suivi, comme déjà souligné aux assises du Forum, des engagements pris lors de ce Forum national de Bangui.

Pour mémoire, il faut souligner qu’il y a eu beaucoup, par le passé, de foras et accords de paix pour République centrafricaine. Le Séminaire national de réflexion en 1981 ; le Débat national en 1991 ; le Protocole d’accord politique en 1996 ; le Programme Minimum commun de Gouvernement en 1997 ; la Mission de suivi des Accords de Bangui en 1997 ; la Conférence de Réconciliation nationale et le Pacte politique en 1998 ; la Mission des Nations unies en RCA en 1998 ; le Dialogue national en 2003 ; le Dialogue politique inclusif en 2008 ; les Accords de Libreville du 11 janvier 2013 ; la Déclaration de N’Djamena du 18 avril 2013 ; et les Accords de Cessation des Hostilités de Brazzaville du 23 juillet 2014.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

BANGUI: Clôture du Forum national de Bangui sous haute tension

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(Corbeau News Centrafrique)

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Clôture du Forum national de Bangui sous haute tension

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique,  12-05-2015

Les travaux du Forum ont pris fin ce lundi 11 mai 2015, comme initialement prévu. Cependant, la peur s’est mêlée à la fête, puisqu’au moment où la cérémonie se déroule dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, Anti-balaka et Séléka mécontents ont bloqué la circulation sur l’avenue de l’indépendance et l’avenue des Martyrs. Il a fallu des tirs de sommation pour extirper la voiture de Samba Panza et les hôtes de marque invités. D’un côté comme de l’autre, Anti-balaka et Séléka ne se reconnaissent pas dans les signatures de leurs leaders en ce qui concerne le DDRR (Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement des ex combattants). Général Joseph Zoundeiko, est Chef d’état-major des Séléka du RPRC. Pour lui, « Nous ne sommes pas du tout d’accord sur l’accord qui a été signé. Car, au lieu de désarmer et réintégrer dans les corps en tenus, on nous dit qu’il faut passer par un recrutement individuel et progressif. Tout cela n’est pas de bon augure vis-à-vis de nous. Mais, comme le document est déjà signé, on fera tout pour nous adapter. »
Maxim Mokom, Coordonnateur des opérations des Anti-balaka partage les mêmes inquiétudes. « A mon avis, rien n’est rassurant sur les promesses qui nous ont été faites. Les Anti-balaka n’ont pas reçu de réponse satisfaisante par rapport à l’une de leur importante recommandation qui est celle de la libération de leurs pairs détenus à la maison d’arrêt de Ngaragba. Il fallait voir clair dans tout cela, avant de signer un quelconque document. Ce qui n’a pas été fait. Ceux qui sont détenus à la maison d’arrêt à Ngaragba ont des éléments sous leur commandement. Comment va-t-on faire le désarmement sans eux ? » a-t-il déclaré.
Néanmoins, la cérémonie de clôture s’est bien déroulée sous la présidence de Catherine Samba Panza en présence des Représentants spéciaux des présidents Congolais, Angolais, Equato-guinéen.
Pour le Représentant du Secrétaire général des Nations unies et Chef de la Minusca, Gl Babacar Gaye, le forum de Bangui est un « pari réussi ». « Ses résultats ont dépassé les attentes des Nations unies » a-t-il ajouté. Par conséquent, le responsable onusien a réaffirmé la disponibilité de son institution à remobiliser davantage la communauté internationale en vue du financement des grandes actions définies par le forum.
S’agissant justement des recommandations issues de ce forum, Samba Panza a annoncé la mise en place incessante d’un comité de suivi : « Plusieurs recommandations ne nécessitent pas des moyens financiers ou n’ont pas d’impacts financiers importants. Elles seront mises en œuvre en priorité. La réalisation des recommandations qui nécessitent des moyens financiers sera essentiellement fonction de nos moyens. Le comité de suivi des actes du forum de national de Bangui qui sera mis en place contrôlera les exécutions et m’en rendra régulièrement compte. » Elle promet par ailleurs de mettre sa volonté politique et ses expériences personnelles dans la mise en œuvre de ces recommandations. « Je m’emploierai à ce que les recommandations issues du forum national de Bangui puissent être traduites dans les faits. Ayant été moi-même à la tête d’une structure de suivi au plan national pendant quatre ans, je m’emploierai à éviter aux mécanismes de suivi de notre forum, les écueils des précédents comités de suivi. Cependant, il va donc de soi que la traduction de ces actes dans les faits se fera sous les formes appropriées prévues par les lois de la République. » a-t-elle conclu.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

 

Centrafrique: Sénégal : Jambaars et opération « Restaurer l’Espoir » Les véritables raisons d’un déploiement !

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(Corbeau News Centrafrique)

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Sénégal : Jambaars et opération « Restaurer l’Espoir »

Les véritables raisons d’un déploiement !

 

Bangui, (N.P), 11-05-2015

Quand nous avions révélé en exclusivité l’envoi de 2.000 « jambaars » en Arabie Saoudite, certains observateurs s’étaient embourbés dans le scepticisme. Ils ne doutaient pas de l’information, encore moins du principe d’un envoi programmé, mais plutôt de l’importance de l’effectif qui devait être déployé, presque l’équivalent d’un régiment. Donc si, aujourd’hui, nous revenons à la charge pour dire les véritables raisons de cet envoi de soldats en Arabie Saoudite, il y a de quoi nous croire. Et mieux, comprendre la situation géopolitique qui a poussé l’Arabie saoudite à intervenir militairement au Yémen voisin jusqu’à enrôler dans sa cause l’Armée sénégalaise…
Au lendemain du jour où l’Arabie saoudite a porté le combat des sunnites pour tenter de rétablir l’ordre constitutionnel au Yémen, nombreux sont les observateurs qui n’en revenaient pas ! Surtout s’agissant de deux pays, à savoir l’Arabie Saoudite et le Yémen qui, jusqu’à la dernière crise en date, étaient des frères ennemis jurés. L’adversité étant dans cette région la pratique la mieux partagée. Et surtout lorsque les enjeux sont d’ordres financier et « spirituel ». Pour comprendre la haine que se vouent traditionnellement les dirigeants du Yémen, on peut citer l’exemple du Sénégal et de la Gambie, deux pays frères ayant en partage un sentiment d’animosité réciproque même si Dakar prend toujours de la hauteur diplomatique pour anéantir toute velléité militaire de nature à saper les relations de bon voisinage entre deux pays que tout devrait unir même si le colonisateur les a séparés. Une proximité géopolitique qui fait que, malgré cette animosité, le Sénégal ne saurait jamais tolérer, par exemple, qu’un chef rebelle comme Salif Sadio renverse le régime de Yaya Jammeh pour prendre le pouvoir en Gambie. Car un régime Mdfc à la tête de ce pays encastré à l’intérieur du territoire national serait une menace pour les intérêts vitaux de notre pays. C’est aussi simple que cela. Des rebelles à Banjul pourraient menacer Karang et Kaolack au même titre que les combattants houtis du Yémen le seraient pour La Mecque ou « Taif » en Arabie Saoudite. Nous sommes persuadés que si une telle occurrence survenait, le président Macky Sall n’hésiterait pas à envoyer ses « Jambaars » pour sauver le régime de Yaya Jammeh comme le fit jadis son lointain prédécesseur, le président Abdou Diouf, qui déclencha en 1981 l’opération « Fodé Kaba » qui vit l’armée sénégalaise intervenir pour chasser les rebelles de Kukoï Samba Sanyang du pouvoir et rétablir l’autorité du président Daouda Diawara, légitimement élu, qu’ils avaient renversé. Justement, c’est à peu près le même cas qui se pose pour l’Arabie Saoudite au Yémen où des rebelles chiites, soutenus et armés par l’Iran, souhaitent obtenir une plus grande autonomie au sein de la province du Saada. Or, l’Arabie Saoudite voit d’un très mauvais œil l’avancée des milices chiites tout en redoutant l’installation d’un pouvoir pro-iranien à sa frontière sud. Un cadre sénégalais de l’ONU qui vient de rentrer de Sanaa, au Yémen, a d’ailleurs nous a confié ceci « Je fais partie des derniers cadres onusiens évacués de Yémen où les chiites contrôlent presque la totalité du pays. Et si la communauté internationale ne réagit pas, je suis convaincu que les islamistes chiites vont marcher sur Taif, pourquoi pas La Mecque dont ils ont toujours revendiqué la propriété. Car la majorité des populations et commerçants qui s’activent à La Mecque est d’origine yéménite » nous explique cet ancien officier de l’armée sénégalaise en service dans le système des Nations-Unies. De tout temps, l’Arabie saoudite et le Yémen ont entretenu des relations heurtées. Mais aujourd’hui, une « alliance contre nature » unit les régimes de ces deux ex-frères ennemis pour lutter contre la menace de Téhéran. Face au renversement du président Mansour Abd Rabbo par les rebelles houtis, l’Arabie saoudite ne pouvait donc pas rester sans réagir, surtout face à des milices chiites puissamment armées et déterminées à faire le gendarme de cette sous-région. Pour la petite histoire, l’intervention des soldats américains lors de la guerre du Golfe a provoqué la naissance d’Al-Qaïda du fait que Ben Laden n’a jamais digéré que des chrétiens foulent le sol des Lieux SaintsEt pour éviter la naissance d’autres groupes terroristes, les Etats-Unis, en concertation avec l’Arabie Saoudite ont préféré, cette fois-ci, s’abstenir de s’engager militairement. Le président Barack Obama se contente donc d’appuyer la coalition arabe et soutenir l’opération « Tempête décisive » rebaptisée « Restaurer l’Espoir » à la fin de sa première phase. Et comme les armées japonaises, françaises et américaines ne soutiennent la coalition contre le Yémen que de manière souterraine, l’Arabie Saoudite a fait appel aux armées des pays musulmans ou sunnites dont le Sénégal, le Tchad, le Maroc, l’Egypte, la Mauritanie etc. pour soutenir l’effort de la coalition qu’elle a constituée pour intervenir au Yémen. Dirigeant un pays à majorité musulmane doté d’une armée à caractère « sunnite », bien quelle soit officiellement laïque, le président Macky Sall ne pouvait nullement rester sourd au cri de détresse du royaume saoudien. Surtout lorsqu’il s’agit de déployer les « Jambaars » le long de la frontière entre l’Arabie saoudite et le Yémen mais aussi de protéger les Lieux saints de La Mecque.

Sénégal : Allez les « Jambaars », partez !

En 55 ans d’existence, l’Armée nationale est une exception glorieuse en Afrique, c’est-à-dire dans un continent où les forces armées se distinguent beaucoup plus par des coups d’Etat militaires et des rebellions que par leur héroïsme dans la défense de l’intégrité des territoires dont ils ont la charge. Car si l’Afrique ne manque pas d’armes et de bandes armées, elle regorge surtout d’armées indisciplinées et martyrisant les populations qu’elles sont censées protéger. Quant à se mettre au service de la communauté internationale, il ne faut surtout pas y penser. De ce point de vue, l’Armée sénégalaise, qui regorge d’officiers brillants et vaillants ainsi que de soldats bien formés, constitue en quelque sorte l’exception qui confirme la règle de la politisation ou de la dérive maffieuse des autres forces de défense du continent. De valeureux et brillants officiers qui ne rêvent pas de s’emparer du pouvoir exécutif, à fortiori s’y maintenir.
Au contraire, notre Armée nationale est née dans le berceau de la loyauté avant de grandir dans la caserne de la discipline républicaine et de la fidélité constitutionnelle. Le courage a fait le reste comme l’indique bien le nom que la population lui a donné : Armée des Jambaars ! Ce qui fait que, sur tous les théâtres d’opérations du monde, le beau drapeau à l’effigie « Jambaars » flotte au vent de l’honneur pour défendre la paix partout où elle est menacée, bafouée. Mais notre armée n’est pas brave seulement sur les champs de bataille puisque le premier président de la République du Sénégal, Léopold Sédar Senghor, avait fait en même temps de notre Armée une institution de développement. D’où la faste époque du Génie militaire qui construisait des routes, des écoles, des ponts et des aérodromes dans les localités les plus reculées et les plus enclavées du Sénégal. Ensuite, il y a eu les années Abdou Diouf avec le concept « Armée Nation », autre variante de l’Armée du développement, où les militaires ont continué à œuvrer dans le social et la santé. Quant au président Abdoulaye Wade, dès son accession à la souveraineté internationale, il avait remis en cause la neutralité et l’impartialité des forces armées dans la vie démocratique nationale. Estimant que si les militaires ne s’exprimaient pas par la voie des urnes, ils pourraient se faire entendre par le langage des armes, il leur a octroyé le droit de vote. Ainsi est né sous la première alternance, un concept tout spécial dénommé « Armée et démocratie ». Un concept qui s’adapte bien aux réalités du monde même si le président Abdoulaye Wade avait semblé avoir oublié que l’Armée sénégalaise n’était pas issue du même moule que les forces armées soeurs du Mali, de la Guinée-Bissau, de la Gambie ou de la Mauritanie. Quant à son successeur, le président Macky Sall, chef suprême des Armées, alors qu’il n’a pas encore bouclé son premier mandat, il a déjà réussi à moderniser notre Armée de manière fulgurante. En effet, aussi bien sur le plan social qu’au niveau logistique ou opérationnel, les investissements sont tellement lourds que les militaires ont inventé un néologisme pour désigner notre Grande muette qu’ils appellent désormais « Armée émergente ».

Quatre chefs d’Etat, quatre concepts différents et un dénominateur commun pour ne pas dire une constante : « Jambaar » (courage). « Jambaar », une appellation qui ne procède pas du hasard puisque le Sénégal n’a jamais eu une armée placée sous une politique de cantonnement. Depuis 1960, l’armée sénégalaise connue pour son professionnalisme et sa compétence, s’est déployée dans plus de 50 théâtres d’opération sous la bannière des Nations Unies, de l’Ecomog, ou de l’es-OUA (aujourd’hui, Union africaine). De la République démocratique du Congo ex-Zaïre au Liban en passant par le Rwanda, le Libéria, la Centrafrique, le Tchad, le Koweït, la Gambie, la Guinée-Bissau, le Mali, le Soudan etc., partout nos « Jambaars » ont répondu présent. Une armée de métier qui a toujours fait valoir son savoir-vaincre en répondant aux menaces des temps modernes : rébellions, coups d’Etat et terrorisme. Et de quelle belle manière !

Armée de cantonnement ou Armée de guerre ?

L’exemple de la périlleuse intervention à Kolwezi illustre parfaitement cette aptitude opérationnelle de notre Armée. Projeté en 1978 à plus de 5.000 km de sa base, précisément en République démocratique du Congo, le bataillon des parachutistes a été remarqué et admiré dans tous les domaines pour avoir accompli sa mission avec succès dans un environnement extrêmement difficile et hostile. Preuve, s’il en était besoin, que l’Armée sénégalaise est toujours prête à intervenir partout et dans n’importe quelles circonstances. A cet effet, le Yémen ou Arabie Saoudite ne doit pas faire peur à nos forces, surtout qu’elles ont déjà eu à intervenir dans la même région et le même environnement, face à des forces autrement plus redoutables que les rebelles houtis du Yémen, c’est-à-dire en Arabie Saoudite menacée par les troupes de Saddam Hussein occupant le Koweït ! Mieux, le Sénégal a une vraie armée de guerre, et non une armée repoussoir, de cantonnement où les soldats sont confinés et domestiqués dans les casernes. Et n’opèrent que pour repousser des…braconniers. Et le fait d’être la seule armée (noire) au sud du Sahara appelée à rejoindre la coalition arabe « Restaurer l’Espoir », atteste tout le respect que la communauté internationale militaire porte aux « Jambaars ». Que ça soit une « Tempête décisive », « Tempête sanguinaire » ou « Tempête pécuniaire », l’essentiel c’est qu’en dehors de leur vocation première de défense de l’intégrité du territoire national, nos « Jambaars » se font toujours une santé financière à travers les opérations extérieures (Opex). Imaginez seulement si chaque soldat rentre de Riyad avec une indemnité de 5 millions fcfa ce que ça ferait comme rentrée de devises dans notre pays. Si nous savons bien calculer, cela ferait plus de 10 milliards fcfa, ce qui n’est pas rien dans le contexte économique de notre pays.
Par conséquent, il n’y a pas à hésiter. Au contraire même, il faut sonner l’alerte : Allez les « Jambaars », partez !

Pape ndiaye
« Le Témoin » quotidien sénégalais

 

 

Centrafrique: Enfin, un accord sur le désarmement des groupes armés

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Enfin, un accord sur le désarmement des groupes armés

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 11-05-2015

Après moult tractations, un « accord » a fini par être signé ce dimanche 10 mai 2015, en marge des travaux du forum de Bangui. En terme de cet accord, les groupes politico-militaires s’engagent à : « mettre fin définitivement aux conflits armés en République centrafricaine. Les combattants desdits groupes armés s’engagent fortement à déposer les armes, renoncer à la lutte armée comme moyens de revendication politique et à entrer dans un processus de DDRR (Désarmement, démobilisation réinsertion et rapatriement), et d’entrer dans la lutte politique telle que défini dans le présent accord. » selon l’accord.
L’accord couvre le Désarmement, la Démobilisation, la Réintégration et le Rapatriement des combattants, membres de tous les groupes armés à l’échelle du territoire centrafricain. Les critères d’éligibilité pour l’accession au présent programme de DDRR sont ainsi définis : « Les combattants doivent être membres des Groupes Armés signataires du présent accord ; Chaque combattant doit déposer toutes les armes de guerre en état de fonctionnement ou non, explosif, mines et l’intégralité des effets militaires en leur possession ; Les enfants associés aux forces et groupes armés sont éligibles au DDRR qu’ils soient porteurs d’arme ou pas. »
En contrepartie, le gouvernement et les partenaires au développement ont l’obligation de regrouper tous les ex combattants et ex éléments armés signataires de l’accord dans un délai raisonnable sous réserve de mobilisation de ressources nécessaires sur les sites à convenir d’un commun accord avec le Gouvernement de la transition et la communauté internationale. Pendant cette période, les ex combattants et les éléments armés seront pris en charge par le Gouvernement avec l’appui de ses partenaires.
Sur la base de ces engagements, un certain nombre d’opérations seront conduites à savoir :
L’identification des enfants associés aux groupes politico-militaires, qu’ils soient ou pas en possession d’une arme de guerre en état de fonctionnement, en vue de les rediriger immédiatement vers des programmes spécifiques du Gouvernement avec l’appui des partenaires, sera la première opération à conduire ; La vérification des critères d’éligibilité ; Enregistrement dans une base de données des candidats éligibles en vue d’être sensibilisés et informés au contenu du Plan national du DDRR, en prélude à une intégration communautaire.
A cet effet, des programmes de réintégration communautaire et de réduction de la violence seront mis en œuvre par la Minusca en partenariat avec le gouvernement et es leaders des groupes armés en faveur des candidats non éligibles.
S’agissant de l’incorporation des candidats éligibles dans les corps de l’arme nationale, le point 7 de l’accord de désarmement précise : « Certains ex combattants, passés au DDRR, vont être intégrés dans les corps en uniforme de l’Etat. La capacité de recrutement de ces corps sera fixée dans le cadre de la nouvelle loi de programmation militaire et de la Réforme du secteur de la sécurité. L’intégration dans les corps en uniforme sera individuelle et progressive.

Elle sera régie par des critères de professionnalisme et d’équité, visant à la reconstruction d’institutions sécuritaires républicaines. L’intégration ne sera possible qu’après un processus – transparent et appuyé par la communauté internationale – de vérification. Les ex combattants qui se porteront volontaires pour l’intégration dans les corps en uniforme, mais qui ne satisferont pas aux tests de recrutement nationaux, seront redirigés vers la réintégration communautaire. »Enfin, il est également question de rapatriement des combattants étrangers. « Les combattants qui seront identifiés comme étrangers et qui n’auront pas commis de crime de guerre en RCA, seront rapatriés dans leur pays d’origine. Le gouvernement, avec le soutien de la Minusca et d’autres partenaires, établira les contrats internationaux en vue de leur rapatriement. » a fait mention le point 8 de l’accord.
Notons qu’un délai de grâce d’un mois est accordé aux combattants en vue de la restitution volontaire des armes, minutions de guerre en leur possession. Au-delà de ce délai, il sera engagé le désarmement forcé des récalcitrants par la Minusca.
Cela a été un véritable soulagement pour les autorités de la transition, à commencer par Mme Marie Noëlle Koyara Ministre d’Etat à la défense nationale qui a lâché : « Je me réjouis du fait que l’esprit du patriotisme a prévalu chez nos frères des groupes armés qui ont accepté de signer ce document, afin de s’engager véritablement à se désarmer pour favoriser le retour effectif de la paix dans notre pays. » malgré que « cela n’a pas été facile de convaincre les uns et les autres à s’engager » comme l’a reconnu Colonel Noël Selesson, le Haut-commissaire au DDR.
Après tout, les inquiétudes et incertitudes persistent comme l’a souligné Joseph Zoundeiko, Chef d’état-major du RPRC : « C’est bien que les politiques acceptent de signer ici [à Bangui] ; mais la réalité sur le terrain, c’est tout autre. Je souhaite, pour que cet acte qui est posé aujourd’hui puisse donne les fruits escomptés, que le gouvernement et la communauté internationale assistent et suivent régulièrement ce processus. Si jamais le processus doit traîner encore, je vous assure que les enfants vont prendre leurs armes pour aller commettre des forfaits dans la forêt. »
Les signataires de cet accord sont : Abel Balenguélé, Coordonnateur adjoint du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) ; Herbert Gotran Djono Ahaba, Président du Rassemblement patriotique pour le renouveau de Centrafrique (RPRC) ; Nzengue Landa, Président de l’Union des forces républicaines fondamentales (UFRF) ; Mohamed Dhaffane, Président de la Séléka renouvée ; Larry Nordine Mahalba, Porte-parole du Mouvement des libérateurs centrafricains (MLCJ) ; Marcel Bagaza, Représentant du Front démocratique pour le progrès de la Centrafrique (FDPC) ; Patrice Edouard Ngaïssona, Président coordonnateur général Ex-combattants Anti-balaka ; Souleymane Daouda, Conseiller politique de l’Union du peuple centrafricain (UPC) ; Armel Ningatoloum Sayo, Président de la Révolution-justice (RJ) ; Philippe Wagramalé Ndoto, Président de l’Union des forces républicaines (UFR).
Le gouvernement est représenté par la Ministre d’Etat à la défense nationale, Marie Noëlle Koyara. Les représentants de la communauté internationale, à leur tête Babacar Gaye, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies ont également signé le document.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

BANGUI: FORUM DE BANGUI : LA BONNE GOUVERNANCE

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FORUM DE BANGUI : LA BONNE GOUVERNANCE

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 11-05-2015

L’atelier de la thématique “Gouvernance” du Forum national de Bangui qui a effectué ses travaux, du 6 au 8 mai 2015 dans la salle de conférence du Stade 20.000 places, a débattu de la question de la Gouvernance en République centrafricaine. Il a examiné les forces et faiblesses des systèmes qui se sont succédés depuis l’indépendance du pays, s’est employé à identifier les causes des crises successives et, a convenu d’un ensemble de mesures pour lutter contre la mal-gouvernance et, pour amorcer une nouvelle dynamique de bonne gouvernance.

La Commission Gouvernance, après trois des travaux en atelier, a présenté ce samedi 9 mai, son rapport soumis à la validation de la plénière du Forum . La perspective choisie par l’Atelier est résolument tournée vers des actions concrètes débouchant sur des progrès mesurables. La Commission a proposé par conséquent à la plénière du Forum d’adopter les délibérations. Il s’agit d’abord de la Portée des décisions du Forum, Promouvoir la bonne gouvernance par la Constitution, Promouvoir la bonne gouvernance par la loi et les règlements. Il s’agit ensuite de Promouvoir la bonne gouvernance par l’engagement, et en fin la mise en oeuvre et suivi consistant la mise en place de structures chargées de suivre la mise en oeuvre effective des recommandations contraignantes du Forum national de Bangui.

Promouvoir de la bonne gouvernance par la constitution

Il est ressorti que sur ce point que dans le plein respect des engagements internationaux de la République centrafricaine, établir la Constitution à venir comme expression du génie du peuple centrafricain dans son élaboration, incarnation de l’identité du peuple centrafricain dans ses principes et réponses aux problématiques centrafricaines par ses institutions et engagements. Lors de l’atelier de cette commission Gouvernance, une recommandation spéciale sur le report des élections et la prolongement de la période de transition à été mentionnée. Réaffirmant sa ferme volonté d’aller aux élections dans les meilleurs délais et dans des conditions acceptables, l’Atelier Gouvernance a invité le Forum à adopter la délibération sur l’organisation des élections. Le Forum, constatant sur la base des indications précises de l’Autorité nationale des élections (ANE), l’impossibilité matérielle d’organiser le référendum constitutionnel, les élections présidentielles et législatives avant le terme prolongé de la période de transition, soit août 2015.

Promouvoir la bonne gouvernance par la loi et les règlements

Sur cette thématique, l’action a été mise sur l’exécution des lois. Il faut ainsi identifier les lois dépourvues de textes d’applications, arrêter un programme d’adoption de ces textes et les suivre. Mettre en place une Haute Autorité de la Bonne gouvernance en tant qu’instance indépendante de contrôle et proposition, disposant de larges pouvoir lui permettant de diligenter des contrôles des finances de l’Etat, des Administrations, des finances personnelles des personnalités assumant de hautes fonctions de l’Etat, du financement des partis politiques et des comptes de compagne. Cette instance est dotée par ailleurs des pouvoirs nécessaires pour l’engagement de poursuites en cas de soupçon de malversation, et de saisine de la Cour constitutionnelle en ce qui concerne les comptes de compagne. Mais c’est aussi une institution bénéficiant des garanties nécessaires d’indépendance, d’impartialité, ainsi que des moyens matériels de sa mission.

Promouvoir la bonne gouvernance par l’engagement

Organiser sur la base du document final du Forum de Bangui un engagement des autorités d’État, des groupes armés, des partis politiques et des syndicats, la signature d’un engagement à respecter les conclusions du Forum de Bangui et à la réussite du processus, ainsi que, s’agissant des groupes armés, un engagement à déposer les armes et à ne plus recourir à la force. Sur la base du document final du Forum de Bangui, élaborer des formules de Pacte national centrafricain, constitutifs d’engagement sur les valeurs, à signer lors de la création d’un parti politique, lors des cérémonies d’investiture dans un mandat élu, et à l’occasion de l’acquisition de la nationalité centrafricaine.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: LE KNK BOYCOTTE LE FORUM DE BANGUI ET DECLINE LA RESPONSABILITE SUR LES AUTORITES DE TRANSITION

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LE KNK BOYCOTTE LE FORUM DE BANGUI ET DECLINE LA RESPONSABILITE SUR LES AUTORITES DE TRANSITION

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 10-05-2015

 

Pendant que les Centrafricains de toutes les sensibilités et de tous les horizons prennent part au Forum national de Bangui, le parti politique dénommé Kwa Na Kwa, KNK en sigle, de l’ex président centrafricain François Bozizé boycotte ce grand rendez-vous inter-centrafricain. Un boycott simplement exprimé par sa non participation aux assises des pourparlers inter-centrafricains déroulées depuis 04 mai 2015, à l’hémicycle du Parlement provisoire à Bangui. Mais toutefois dans une conférence de presse qu’il a tenue ce 09 mais à son siège à Bangui, le Bureau politique du KNK justifie le refus de sa participation aux assises dudit Forum et met la responsabilité sur les autorités actuelles de la transition.

Lors de sa dernière Conférence de Presse tenue à Bangui, le 29 Avril dernier au Siège du Parti, le Bureau politique du KNK a clairement conditionné sa participation au Forum de Bangui à la présence des Anciens Chefs d’État François BOZIZE et Michel Djotodia. Il justifie la présence de ces anciens présidents centrafricains comme l’occasion en vue de la manifestation de la vérité sur la crise centrafricaine.

” Outre l’absence de ces deux personnalités aussi incontournables pour la résolution de cette crise, le Bureau politique du KNK a constaté, entre autres, ce qui suit : la mise en place du Bureau du Présidium avant même l’adoption du règlement intérieur ; De nombreux dysfonctionnements, conséquence de l’impréparation de ces assises. Au regard de ce qui précède, le Bureau Politique du KNK a décidé de ne pas prendre part audit Forum “, a intimé Bertrand Béa, Secrétaire général de KNK.

Cherchant un peu loin sa justification, le KNK s’appuie sur le message de l’ouverture du Forum National de Réconciliation de Bangui que Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République du CONGO et Médiateur international dans la crise centrafricaine avait préconisé sur la participation de tous les Centrafricains pour qu’il y

ait un consensus inclusif au Forum. Car selon ce dernier, la recherche du consensus inclusif à laquelle l’ensemble des acteurs politiques et de la société civile, nest pas incompatible avec la justice. Ce n’est pas, d’après Sassou, un appel à limpunité.

Pour le KNK, le Forum de Bangui qui devrait être « le rendez-vous de la dernière chance » comme l’ont souhaité le Peuple Centrafricain et la Communauté internationale, va être une rencontre, dont les résultats, programmés à lavance, n’apporteront aucune solution crédible à la crise profonde que traverse la République centrafricaine depuis plus de deux ans.

L’échec de ce Forum confirmera et consacrera, d’après le Bureau politique de KNK, l’incapacité des Autorités de la

Transition à formuler et à mettre en oeuvre les programmes de sortie de crise, à savoir la réforme des services de défense et de sécurité ; le programme Désarmement, Démobilisation et Reinsertion (DDR); la restauration de lautorité de l’État par le redéploiement de ladministration sur l’ensemble du territoire national; l’élaboration et l’adoption d’une nouvelle constitution; et le démarrage du processus électoral.

“En conséquence de ce qui précède, le Bureau politique du KNK demande à la Communauté nationale et internationale de constater, sans attendre non seulement l’échec du Forum National de Réconciliation, mais aussi et surtout, celui de la Transition ; exige une grande concertation, sans exclusion aucune, de toutes les forces vives de la nation dans le but de trouver des solutions idoines de sortie de crise en République Centrafricaine ; réclame la refonte de toutes les Institutions de la Transition”, a martelé le Secrétaire du parti KNK.

Le KNK reste convaincu, d’après monsieur Béa, que la mise en oeuvre de ces recommandations constitue la seule issue dune sortie de crise durable, de retour à la paix, à la réconciliation et à la cohésion sociale en République Centrafricaine.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: Forum : La Commission « Gouvernance » exige l’adoption rapide d’une loi sur les pouvoirs traditionnels

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Forum : La Commission « Gouvernance » exige l’adoption rapide d’une loi sur les pouvoirs traditionnels

 

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 10-05-2015

 

La sixième journée des travaux du Forum de Bangui est marquée ce samedi 9 mai 2015, par le démarrage de la restitution des travaux en commission. La Commission « Gouvernance » présidée par l’ancien Ministre d’État Jean Wilibiro Sacko a été la toute première à passer en plénière. Les échanges sur la restitution ont été tout autant houleux mais intéressants les uns les autres. En seize (16) points, la Commission Gouvernance a épluché l’essentiel des problèmes de gouvernance en RCA auxquels elle a formulé des recommandations entre autres, l’insistance sur la mise en valeur de la gouvernance locale et le renforcement des pouvoirs traditionnels.
En ce qui concerne la décentralisation, l’autonomie locale et la valorisation des pouvoirs locaux par exemple, la Délibération n°13 est plus éloquente : « Adopter à brève échéance une loi de décentralisation et de régionalisation du pays, laquelle doit être assortie d’un dispositif de péréquation des finances publiques au profit de l’ensemble des collectivités territoriales, mais aussi d’un dispositif établissant une fiscalité locale. Intégrer pleinement les pouvoirs traditionnels dans le tissu de l’autorité de l’État. Valoriser les territoires en mettant en place, notamment un Conseil des territoires à compétence consultative sur les questions de gouvernance locale. »
Sur la question de l’Égalité, c’est la Déclaration n° 6 qui demande l’« Adopter une loi transversale sur l’égalité. Cette loi doit comprendre des dispositions particulières relatives aux personnes handicapées, aux minorités, aux peuples autochtones et à l’égalité hommes-femmes, en ce qui concerne notamment l’accès à l’éducation, à l’emploi et aux services sociaux de base. L’État doit garantir à tous les citoyens, quel que soit le lieu de leur résidence dans le pays, un accès égal à la radio nationale. »
Quant à la neutralité religieuse de l’État et la laïcité, cet aspect est évoqué dans la Délibération n° 7 : « Adopter une loi sur la liberté religieuse, la liberté de culte, et sur les relations entre l’État et les religions ; ces relations doivent être axées essentiellement sur une problématique de la laïcité. Toutefois, dans un esprit d’équité, le forum propose qu’à l’instar des fêtes de religieuses chrétiennes, les deux principales fêtes religieuses musulmanes soient reconnues dans le calendrier officiel comme jours fériés. »
Hervé Feyiomona est Préfet du Mbomou et participant au forum : « Je me réjouis de la qualité du document qui nous a été présenté par la Commission gouvernance. Les résultats de leurs travaux ont mis l’accent sur les vrais problèmes de gouvernance dans notre pays qui doit passer par la base, c’est-à-dire en mettant l’accent sur les pouvoirs élémentaires de l’État que sont les autorités locales et les autorités traditionnelles. »
Quant à Mme Regina Konzi Mongot, Ministre Conseillère à la Primature en charge des questions des urgences humanitaires, elle a salué l’esprit de convivialité qui a prévalu lors de la plénière. « L’ensemble des préoccupations qui ont été exprimées sur la présentation du rapport de cette Commission cadrent bien avec l’esprit du travail qui a été initialement fait par les commissaires. Ils ont évoqué les problèmes de revalorisation de nos régions et de l’arrière-pays au même titre que les efforts de développement qui se font au niveau de la capitale, notamment la construction des écoles, des hôpitaux et la promotion de l’accès aux services sociaux de base sur l’ensemble du territoire national. Je suis très satisfaite de l’esprit de convivialité qui a prévalue lors de la plénière. »
Notons que la Commission « Développement économique et social » a suivi dans la soirée.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

CENTRAFRIQUE: BUREAU SOUS FEDERAL DU PARTI MLPC AU SENEGAL

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(Corbeau News Centrafrique)

LOGO MLPC

 

 

BUREAU SOUS FEDERAL DU PARTI MLPC AU SENEGAL

COMMUNIQUE N° 008/BR/SF_PR/SN/15

Bangui (M.P.L.C ), 10-05-2015

Le Bureau Sous Fédéral du Parti MLPC au Sénégal, appelle la classe politique et les représentants des différentes entités au Forum de Bangui à plus de clarté et d’honnêteté dans les débats.
Le peuple centrafricain a tant souffert de ces multiples crises socio-militaro-politiques, et souhaite que cette sombre page de l’histoire de notre pays soit définitivement tournée à l’issu de cette grande rencontre. Force est de constater que nos différents intervenants ne tiennent que discours politiques et partisanes. Or, le but de ce Forum de Bangui est de faire un diagnostic profond des différentes crises récurrentes qu’a vécu notre pays, la RCA et de proposer des pistes de solutions ainsi que des résolutions fortes pour y remédier.
Le Bureau Sous Fédéral du Parti MLPC interpelle toutes les entités civiles, politiques et militaires, à comprendre les enjeux de ce Forum.
Par ailleurs, le Bureau Sous Fédéral du Parti MLPC montre son indignation vis-à-vis des comportements qu’affichent certains compatriotes, accusant publiquement le Président Martin ZIGUELE et certains hommes politiques centrafricains d’être à l’origine des différents conflits qu’a connue la République Centrafricaine, sans n’en apporter aucune preuve. Ces allégations sont de nature à compromettre la bonne marche et à alimenter les conflits dans ce pays que nous aimons tous.
Pour cela, le Bureau Sous Fédéral du Parti MLPC au Sénégal prend l’opinion nationale et internationale à témoin des conséquences qui pourront entraver l’issu de ce Forum. Car le Peuple Centrafricain souhaite à travers ce Forum, trouver une solution définitive à ces crises pour une paix durable qui est gage d’un avenir meilleur et prospère.

Fait à Dakar, le 07 Mai 2015

Pour le Bureau Sous-Fédéral
Charles MASSI

CENTRAFRIQUE: COORDINATION NATIONALE DES ANTI-BALAKA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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(Corbeau News Centrafrique)

Maxim Mokom

REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Unité-Dignité-Travail

******************

COORDINATION NATIONALE DES ANTI-BALAKA
1
COORDINATION NATIONALE DES OPERATIONS

DES ANTI-BALAKA
******************

SECRETARIAT NATIONAL
*********************

N*__0010___/ CG / CNO/ SG/.

 

DECLARATION DE LA COORDINATION NATIONALE DU GROUPE ANTI-BALAKA COMBATTANT,
GROUPE D’AUTO-DEFENSE
A
L’ATTENTION DES PARTICIPANTS AU FORUM DE BANGUI

Messieurs et Mesdames les Participants,

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 08-05-2015

Les Anti-Balaka, groupe d’Auto-défense existe aujourd’hui en Centrafrique, parce qu’il y a eu, non seulement violation massive de la charte des Nations-Unies, mais aussi du droit constitutionnel des Etats ainsi que, des massacres perpétrées sur la population civile innocente.

Au niveau de la charte des Nations-Unies, les principes suivants, contenus dans les articles 1 et 2 ont été violés, il s’agit notamment :
– Des droits de peuple à disposer d’eux-mêmes ;
– Le principe d’égalité des droits des peuples ;
– Le respect de la souveraineté de l’État ainsi que de son indépendance politique ;- Le principe de l’auto-détermination des peuples ;
– La convention internationale contre le recrutement et l’utilisation des mercenaires du décembre 1989 ;
– La convention de l’OUA de 1977, sur l’élimination du mercenariat en Afrique ;
– La résolution 523 du 12 janvier 1952, reconnaissant le pays en voie de développement le droit de disposer librement de leurs richesses naturelles ;
– La résolution 626 du 21 décembre 1952 qui donne droit à ces pays d’utiliser et exploiter leurs ressources nationales.
Au plan du droit constitutionnel des États, il y a eu, non-respect de la volonté du peuple souverain c’est-à-dire du suffrage universel par :
– Violation du principe de l’autonomie constitutionnelle des États ;
– Violation des droits de l’homme de la première génération c’est-à-dire les droits civils et politique de 1966 y compris ceux de la deuxième génération à savoir le droit social et économique du même pacte de 1966.
De tout ce qui précède, il convient de relever que les initiatives précédentes prises par la communauté internationale en vue d’instaurer un règlement négocié du conflit en République centrafricaine et notamment l’accord de cessation des hostilités en République centrafricaine, signé le 23 juillet 2014 à Brazzaville n’a pas été mise en œuvre. Les dispositions combinées d’articles 3 alinéas 3 ainsi que celles de l’article 4 ont été violées par le gouvernement de transition. D’où l’accord de Nairobi du 08 Avril 2015, impulsé par le Médiateur international de la crise centrafricaine, Son Excellence monsieur Denis Sassou N’GUESSO, Président de la République du Congo, et sous la médiation de l’honorable Kenneth Otiato Marende sous facilitation du président de la République du Kenya, Son Excellence Monsieur UHURU Kenyata et ce, conforme aux dispositions du chapitre 6 de l’article 33 de la chartre des Nations-Unies qui autorisent les parties à un conflit dont la prolongation est susceptible de menacer la paix et la sécurité internationale de « recourir aux moyens pacifiques de leur choix ».
Mesdames et Messieurs les participants, outre ces droits respectés en Asie, en Amérique, en Europe, en Océanie dont nous réclamons l’application et le respect en République centrafricaine, nous exigeons la mise en œuvre intégrale de l’accord de Nairobi du 08 avril 2015.
Telle est la substance de notre déclaration.

Nous vous remercions

Ampliation :

– Médiation nationale ;
– Présidence de Transition ;
– CNT ;
– Chef du Gouvernement ; –Minusca
– G8 ;
– UA ; Plateforme Religieuse ; -Presse Nationale et Internationale ; -Les Partis Politiques.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

 

Centrafriqe: Maxim Mokom, un leader Anti-balaka échappe à une arrestation de Sangaris

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(Corbeau News Centrafrique)

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Maxim Mokom, un leader Anti-balaka échappe à une arrestation de Sangaris

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 08-05-2015

L’événement s’est produit très tôt dans la matinée jeudi 7 mai 2015 au quartier Kaga Mongoulou au fin fond de Boy-Rabe dans le 4ème arrondissement de Bangui, au domicile de Maxim Mokom. Une mission de Sangaris qui a tenté de capturé le Coordonnateur national des opérations des Anti-balaka, Maxim Mokom a échoué. Et pourtant, ce dernier est participant au Forum national de Bangui qui se poursuit encore…
« Ce matin, très tôt, on m’a réveillé pour me dire que Sangaris a encerclé ma maison. Mais, Dieu-merci, j’ai pu m’échapper de ce coup de filet. Ce qui m’intrigue est que je ne sais pas jusqu’alors pourquoi ces français ont voulu m’arrêter. Surtout qu’on est en forum ? » a indiqué Maxim Mokom dans une déclaration faite juste après cette tentative d’arrestation à la presse.
Mokom condamne par la même occasion cet acte de la force française qui, selon lui n’est pas la bienvenue au moment où tous les centrafricains sans exclusif sont invités à débattre de leurs problèmes profonds. Lui-même Mokom est participant au forum national de Bangui.
Pour ce leader, les vérités qui sortent dans les débats du forum de Bangui sont à l’origine de sa poursuite. « La France n’a pas gobé que nous disons les réalités de notre pays, et comme cela commence à apparaître, elle fait tout pour étouffer la vérité. Mais, nous centrafricains, nous avons compris et nous n’allons pas baisser les bras. Notre priorité aujourd’hui, c’est qu’à l’issue de ce forum, la paix puisse revenir définitivement dans notre pays. » a-t-il martelé.
Mais, il y a une chose très claire : selon le schéma de dialogue initié par Catherine Samba Panza, il n’y a plus de place pour l’impunité, à savoir « Dialogue politique au sommet, Consultations populaires à la base et, Justice au milieu ». Donc, être participant au Forum de Bangui n’a rien à voir avec le travail de la Justice. Si Samba Panza a cautionné cette tentative d’arrestation, ce serait probablement pour dire qu’elle n’a pas tergiversé. Et si jamais la tentative d’arrestation de Mokom devrait se justifier par cette vision de Samba Panza, le leader Anti-balaka rappelle que la responsabilité de la sécurité de tous les participants au forum de Bangui revient en premier chef aux autorités de la transition et non à Sangaris.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Bangui: Forum/Scandale : Pugilat au sein du groupe thématique « Gouvernance »

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(Corbeau News Centrafrique)

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Forum/Scandale : Pugilat au sein du groupe thématique « Gouvernance »

Bangui, Corbeau News Centrafrique, 08-05-2015

 

Jeudi 7 mai 2015, en plein débat du Forum de Bangui, précisément dans le groupe thématique « Gouvernance » qui s’est réuni au Complexe sportif 20000 Places, à Bangui deux leaders des groupes armés, à savoir Abel Balénguélé et Patrice Edouard Ngaïssona, respectivement Représentant de la faction Séléka du Front populaire pour la reconstruction de Centrafrique (FPRC) et Coordonnateur général des Anti-Balaka se sont physiquement entrés dedans. Alors que le Forum de Bangui était à sa quatrième journée marquée par le 2ème jour des travaux en commission.
Visiblement, l’appel à l’apaisement et la sérénité lancé, mercredi soir, par le Présidium du Forum national de Bangui lors de sa conférence de presse animée par Mgr Dieudonné Nzapalainga, n’a pas accusé bonne réception auprès des participants. Le Coordonnateur général des Anti-balaka, Patrice Edouard Ngaïssona n’a pu se contenir lorsque Abel Balenguele, Représentant du FPRC a demandé la prise en compte des résolutions de Nairobi dans les conclusions du Forum national de Bangui. C’est vrai que lorsque la question été mise sur la table, tel un cheveu dans la soupe, la quasi-totalité des participants s’y sont farouchement opposés déjà, mais Ngaïssona ne pouvait plus se limiter à une simple contestation : c’est au poing que le leader Anti-balaka a rappelé à son frère Seleka que toute la crise actuelle en RCA est le fruit des mauvaises semences du FPRC (Séléka).
Faut-il signaler que le Groupe thématique « Gouvernance » a dû suspendre brièvement à cause de cet incident avant de reprendre grâce à l’appel au calme des uns et des autres sous la houlette de Jean Wilibiro Sacko, président du présidium de ladite commission.
Après tout, un pugilat dans une séance de dialogue et d’un processus de réconciliation est un comportement déplorable qui n’honore pas la RCA, déjà humiliée jusqu’au dernier degré par l’actuelle crise aux yeux du monde entier. Il est vrai que les centrafricains devraient accorder leurs violons à cette occasion historique du Forum de Bangui ; mais pas physiquement.

Bangui Fred KROCK Pour CNC