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Bangui accueille la 1ere Conférence de maires de Centrafrique avec l’appui de l’AIMF

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Bangui accueille la 1ere Conférence de maires de Centrafrique avec l’appui de l’AIMF

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 15-12-2014.  Mme Catherine Samba Panza, présidente de la transition entourée du Premier ministre Centrafricain Mahamat Kamoun, de la première Vice-présidente du Conseil national de transition Léa Koyassoum Doumta et Mme Hyacinthe Wodobodé présidente de la délégation spéciale de la ville de Bangui a ouvert ce 15 décembre 2014, à l’Hémicycle de l’Assemblée nationale, la toute première Conférence des maires de Centrafrique. MM. Hugues Ondaye et Khalifa Fall respectivement Vice-président et Secrétaire général de l’Association internationale des maires francophones (AIMF) ainsi que l’Ambassadeur de France à Bangui, Charles Malinas sont des invités de marques.

Ils sont des centaines les maires venus des 176 municipalités de la République centrafricaine, et de l’Afrique, notamment de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Gabon, du Burkina Faso, du Congo, etc. à répondre à l’invitation de Hyacinthe Wodobodé, Maire de Bangui à cette première édition de la conférence des maires de Centrafrique. Cette rencontre est placée sous le signe de la paix et de la réconciliation et du retour des personnes déplacées. Pour cela, en souhaitant la bienvenue à ses distingués invités, Mme Wodobodé a exprimé le vœu de voir l’issue de la conférence sanctionnée par des solutions concrètes pour la sortie de crise en RCA et la reconquête de la lettre de noblesse des municipalités centrafricaines. La présidente de la transition, Catherine Samba Panza a tenu quant à elle à présenter la situation chaotique de l’administration du territoire centrafricaine à ce jour. «  Comme vous le savez, j’ai hérité d’un pays détruit, ravagé par des nombreuses crises militaro-politiques à répétition. La dernière en date, déclenchée en décembre 2012 a entraîné la déstructuration totale du tissu économique et social et a démantelé la structure de l’administration de l’Etat sur l’ensemble du territoire national, ralentissant ainsi de manière profonde l’autorité de l’Etat et les collectivités locales. Les tensions sociales et politiques, les déplacements de populations couplées à l’absence de l’administration forte, présente et opérationnelle auprès de la population constituent une sérieuse hypothèque sur le processus de développement national et notamment sur le projet de décentralisation et de régionalisation. »

Hyacinthe Wodobodé Maire de Bangui 1
Hyacinthe Wodobodé Maire de Bangui. Photo: FK/CNC

Le ministre Modibo Walidou Bachir de l’Administration du territoire replace l’enjeu de la tenue de cette conférence et la redynamisation de l’administration de territoire en ce sens que « les maires et chefs traditionnels, choisis parmi les notables, hommes et femmes qui sont bien établis dans leurs localités, et qui, de par leur appartenance à de grande famille, de par les fonctions et responsabilités qu’ils ont eu à assumer, de par les activités économiques qu’ils exercent, de par les expériences qu’ils ont eu à engranger disposent d’une influence certaine sur leurs co-habitants. De ce fait, ils ont un grand rôle à jouer dans le processus de réconciliation nationale. »

De son côté, Khalifa Sall, Maire de Dakar, Secrétaire général de l’Association internationale des maires francophones tout en soulignant la sollicitude de son organisation pour le peuple centrafricain, a félicité la présidente de la transition pour ces initiatives et a mis un accent particulier sur la nécessité de prise en compte des peuples africains dans la résolution des crises. « Il faut être avec nos populations, il faut leur parler. Pour ce faire, les solutions à nos problèmes africains c’est l’implication et la responsabilisation des populations dans les problèmes qui les concernent. L’Afrique ne pourra être développée que quand elle fera part, et une part importante à la décentralisation, donc à la responsabilisation des autorités locales pour construire une citoyenneté qui fasse de la population, une population qui exige de ses mandataires des comptes, qui s’implique dans les décisions qui les concernent et être là dans la mise en œuvre et suivi/évaluation de ces décisions. » Approche dont se félicite l’Ambassadeur de la France, Charles Malinas : « l’enjeu de cette rencontre est important, car elle est la manifestation de l’implication des collectivités locales dans le processus politique national de réconciliation […] C’est pourquoi, nous félicitons l’implication de plus en plus grandissante des acteurs locaux, représentants de l’Etat comme de la société civile pour endiguer les violences et les conflits, de la nécessité de retrouver la paix. »

Notons durant les deux jours des travaux, les participants aborderont d’importantes thématiques animées par d’imminentes personnalités dont des maires africains et centrafricains, à savoir Entre autres thématiques, « Le rôle et la contribution des autorités locales dans le processus de paix » animée par Richard Cyriaque Bria Maire de Bossangoa, Hugues Ondaye Conseiller du Député de Brazzaville et José Messongo Chargé de missions au ministère de la Réconciliation ; « La problématique du retour des personnes déplacées » développée par Alphonsine Golli Conseillère municipale de Bouar, le Commissaire en charge de la Réconciliation et Ministre congolais et Conseiller municipal de Brazzaville, Bonaventure Uwimana Directeur des Programmes régionaux-HELPAGE/Organisation internationale africaine au développement régional, Agnès Faure Coordonnatrices de la plateforme ‘’Appui au retour et solutions durables’’, Antoinette Montaigne Ministre conseillère à la Présidence de la République centrafricaine ; « Le rôle des autorités locales dans la reconstruction et pour le développement local » animée par Boureima Kabore Directeur des Etudes, de la planification et des investissements à la mairie de Ouagadougou, Zara Abdoulaye Présidente de la délégation spéciale de la ville de Bangassou, Christian Ngoua, 2ème au Maire de Libreville. Toutes ces communications sont placées sous la modération de Bernard Kpongaba de l’Autorité nationale des élections. Alors que des visites de terrain ont suivi la séance d’ouverture dans l’après-midi du lundi 15 décembre, notamment sur les sites de déplacés de la Mosquée centrale, de l’église Saint Sauveur et certaines écoles de Bangui.

Bangui / Fred Krock / Corbeau News Centrafrique

L’UE appuie l’extension de la période de transition centrafricaine jusqu’en août 2015 mais pas plus

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Xinhua / Corbeau News Centrafrique: 15-12-2014.

Drapeau de l'Union Européenne

L’UE appuie l’extension de la période de transition centrafricaine jusqu’en août 2015

Le Conseil des affaires étrangères de l’Union européenne (UE) a exprimé lundi son soutien à l’extension de la période de transition en République centrafricaine jusqu’en août 2015.

La tenue d’élections les plus inclusives possibles est une étape cruciale, il faut donc que le scrutin soit bien préparé et l’UE appuie l’extension de la période de transition jusqu’en août 2015, ont estimé les ministres des Affaires étrangères des 28 dans une conclusion.

Pour une sortie de crise durable, ils ont encouragé les autorités de transition centrafricaines à “s’investir, dans la plus grande cohésion, pour mettre en œuvre les réformes nécessaires”, tout en préconisant l’importance de l’attachement des Centrafricains à la cohabitation pacifique entre les différentes communautés et religions.

Les ministres des Affaires étrangères ont aussi appelé la Mission des Nations Unies en Centrafrique (Minusca) à son déploiement complet dans les plus brefs délais. Le soutien de la communauté internationale est primordial pour aider les autorités de transition à renforcer leurs capacités et pour maintenir une dynamique de changement, ont-ils indiqué.

Le Forum de Bangui sur le dialogue politique et la réconciliation nationale “doit être large, inclusif et conduit par des acteurs locaux afin d’être durable et apporter une vraie valeur ajoutée. Il doit permettre aux acteurs centrafricains d’aboutir eux-mêmes à des solutions durables aux défis interdépendants de sécurité, de gouvernance et de développement auxquels le pays est confronté”, ont déclaré les ministres des Affaires étrangères.

Ils ont insisté sur la nécessité d’une stratégie claire sur la façon de traiter les groupes armés. Comme la crise actuelle est largement alimentée par l’impunité persistante, les auteurs des violations des droits humains et du droit international humanitaire doivent être tenus responsables, ont déclaré les ministres des Affaires étrangères, invitant les autorités de transition centrafricaines à contribuer activement au rétablissement de la chaîne pénale, à accélérer l’adoption de la législation pour la Cour criminelle spéciale et à coopérer avec la Cour pénale internationale dans le cadre de la lutte contre l’impunité.

“En vue d’une stabilisation du pays à long terme, les réflexions sur un programme de désarmement, démobilisation et réintégration et la réforme du secteur de sécurité doivent se poursuivre dans le cadre du processus politique en cours. Dans ce contexte, l’UE souligne l’importance d’une coordination étroite des efforts internationaux et de la poursuite de la médiation internationale, menée sous l’égide du Congo-Brazzaville et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), de l’Union africaine et des Nations Unies, en associant pleinement les autorités de transition”, ont indiqué les ministres des Affaires étrangères, après avoir salué les contributions de la MINUSCA, de la force française Sangaris et de l’opération EUFOR RCA.

Ils ont réitéré l’engagement de l’UE à déployer une mission militaire PSDC, d’une durée d’une année, basée à Bangui et avant la fin du mandat de l’EUFOR RCA, pour fournir aux autorités de transition centrafricaines des conseils d’experts dans la perspective de la réforme des forces armées centrafricaines en une force armée républicaine, professionnelle et multi-ethnique. Fin

 

En RCA, les factions de l’Ex-coalition seleka se disputent Bria et ses diamants

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Lemonde.fr / Corbeau News Centrafrique: 15-12-2014.

Mine de diamant près de bria en Centrafrique. Photo: Agence VU
Mine de diamant près de bria en Centrafrique. Photo: Agence VU

En RCA, les factions de l’Ex-coalition seleka se disputent Bria et ses diamants

 

« Ben Laden » est installé chez le préfet de Bria. Le général Tom Adam a rasé la barbe qui lui a valu ce surnom, mais son arrivée mi-novembre avec quatre autres chefs militaires de lex-Séléka (la rébellion majoritairement musulmane venue du Nord) a fait naître la psychose dans la préfecture de la Haute-Kotto, située à 600 kilomètres au nord-est de Bangui.

Après avoir tergiversé sur l’opportunité de laisser ou non passer ces officiers de l’ex-rébellion venus de Kaga-Bandoro, une localité plus au nord, les forces internationales, casques bleus de la Minusca et militaires français de l’opération « Sangaris », ne se sont finalement pas opposées à l’entrée de ces nouveaux venus, lourdement armés.

Depuis, la ville retient son souffle dans la crainte d’affrontements fratricides entre les hommes de la bande des cinq généraux et ceux du commandant de la zone, le colonel Adoum Moctar. « On sent que la pression monte et que cela peut très vite dégénérer », constate le capitaine Ulrich, le chef du détachement de « Sangaris ». « Il y a l’apparence que tout va bien mais les braquages se multiplient le soir. C’est encore vivable mais la peur est là. Nous sommes sur un volcan », s’alarme Josué, un habitant de la ville. Par précaution, des citadins sont partis se réfugier dans les champs bien que la campagne environnante ne soit plus un abri sûr. Avec le début de la période de transhumance, des éleveurs peuls, en armes, circulent dans la zone avec leurs troupeaux et la crainte d’affrontements avec les agriculteurs au…

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Centrafrique: Le parti RPR du Président Nguendet annonce son congrès pour janvier 2015

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Alain Ndongou. Photo: FR/CNC

Le parti RPR du Président Nguendet annonce son congrès pour janvier 2015

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 15-12-2014.  Le Porte-parole du parti Rassemblement pour la République (RPR), M. Jean Christophe Nguinza a animé, dimanche 14 décembre 2014, une conférence de presse au siège de ce parti. Au centre de l’exercice de questions/réponses avec les professionnels des médias, l’annonce du congrès du RPR, les réalisations du parti depuis sa rentrée politique de juin dernier et autres questions liées à l’actualité, notamment la sécurité, les élections, le forum de Bangui, mais aussi une réponse du RPR à l’accusation du KNK à l’encontre de son président Alexandre Ferdinand Nguendet dans le feuilleton de Bambari.

21 juin 2014, le parti RPR fondé par le président Alexandre Ferdinand Nguendet, président en exercice du Conseil national de transition a fait sa rentrée politique. Sept mois plus tard, le parti fait le point en mi-parcours de la situation avant d’annoncer la tenue prochaine de son congrès. D’abord, à la surprise générale, le porte-parole annoncé que le RPR « a profité de ce laps de temps, malgré la situation sécuritaire difficile, pour mettre en place ses structures couvrant déjà 80% du territoire national. » A en croire ce dernier, des équipes ont déjà sillonné beaucoup de localités de la RCA où elles ont implanté les structures de base de ce jeune parti.

Fort de cette assise nationale, « le RPR sera présent à tous les prochains rendez-vous électoraux » allusion faite notamment aux élections de juin-juillet 2015 en RCA. Aussi, les travaux titanesques abattus par le bureau du parti RPR ont permis aujourd’hui à ce parti d’être finalement prêt pour son congrès. D’ailleurs à ce propos, M. Jean Christophe Nguinza a annoncé : « il m’est particulièrement agréable de vous annoncer que le RPR tiendra son congrès du 26 au 28 janvier 2015. Ce sera l’occasion de rencontres, de convivialité et surtout d’échanges des républicaines et Républicains, de partager les expériences de nos aïeuls tant à l’intérieur que de l’extérieur. Ce serait le temps fort de notre parti. » Telles ont été les chantiers abattus et d’autres à réaliser à court termes.

Les journalistesEntre temps, le président fondateur de ce parti, Ferdinand Alexandre Nguendet a été personnellement visé ces derniers temps par des accusations dont celle du Secrétaire général et président par intérim du parti KNK de François Bozizé, relative à la marche de soutien à la prise de pouvoir de la Séléka. A ce sujet, le RPR se veut rassurant et répond en ces termes à M. Bertin Bea : « S’il est vrai que certains centrafricains soutenaient la politique du régime Bozizé, vers la fin, une grande majorité dont le Président fondateur du RPR, était contre la façon dont le parti KNK gérait les affaires publiques caractérisées par le tripatouillage à grande échelle des élections, le tribalisme, le clientélisme, le népotisme etc. Donc, la marche c’était pour saluer le renversement de ce régime et non pour matérialiser sa proximité avec Séléka. »

Par ailleurs, le porte-parole du RPR, sur les traces de son président fondateur, a formulé les vœux ardents suivants pour le retour à la sécurité : « Sur les FACA, la prise de position du Président fondateur sont toujours constantes qui se résument en une phrase simple ‘’la réhabilitation et le déploiement des FACA sur toute l’étendue du territoire’’ ; puis, le Président a demandé l’expulsion pure et simple du Nigérien général Ali DARAS ou sa neutralisation pour la mise à la disposition de la justice  et enfin ; pour les Séléka, cantonnement et relocalisation en attendant le processus de DDR. »

Pour terminer, le RPR a été également demandé au gouvernement de prendre ses responsabilités, car de l’avis du porte-parole M. Jean Christophe Nguinza, le gouvernement a démissionné devant toutes ses responsabilités pour n’attendre tout que de la communauté internationale qui est venue l’accompagner seulement d’où cette question « entre l’Accompagné et l’Accompagnateur, qui donne les directives ? » Et ceci dans tous les domaines, notamment sécuritaires, humanitaires et socio-politique.

 Bangui / Fred Krock / Corbeau News Centrafrique.

Centrafrique : anti-Balaka et ex-Séléka réservés face au retour possible de l’ex-président François Bozizé sur la scène politique

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Corbeau News Centrafrique: 14-12-2014.

François Bozizé
François Bozizé

Anti-Balaka et ex-Séléka réservés face au retour possible de l’ex-président Bozizé sur la scène politique

 

François Bozizé a affirmé dans “une lettre à la nation” que sa présence politique était nécessaire pour sortir la Centrafrique du chaos.

La lettre de l’ex-président centrafricain François Bozizé, à l’attention de la nation diffusée, mercredi, et qui laisse entendre la possibilité d’un retour sur la scène politique de ce dernier, a suscité des divergences au sein des anti-Balaka (milices chrétiennes) et le rejet des ex-Séléka (milices musulmanes), selon des propos recueillis jeudi par Anadolu.

Bozizé, président de la RCA à la suite du coup d’État du 15 mars 2003 qui l’a porté au pouvoir, mais renversé le 24 mars 2013, par la coalition Seleka présidée par Michel Djotodia, est actuellement exilé au Cameroun d’où il a envoyé sa lecture de la situation socio-politico-économique de la Centrafrique, selon la lettre dont Anadolu a reçu copie.

Cette sortie de l’ombre de l’ex-président a laissé perplexe certaines entités politiques, surtout que Bozizé a laissé entendre, à plusieurs reprises dans cette déclaration, que son retour sur la scène politique était envisageable, en vue, notamment, de se présenter aux élections de 2015.

« Il faudra bien passer par un dialogue avec moi, en présence de tous ceux qui sont responsables du chaos centrafricain, à commencer par Michel Djotodia; Sinon, je ne vois pas comment la RCA pourra en sortir », a-t-il également avertit.

Pour, Igor Lamaka porte-parole des Anti-Balaka, les éléments de la milice chrétienne « ne se reconnaissent pas dans la déclaration de Bozizé » et ne le soutiendront pas.

« Nous sommes une émanation du peuple Centrafricain et non pas de l’ex-président. Nous sommes pour le développement, c’est pourquoi notre mouvement est devenu un parti politique », a-t-il ajouté à Anadolu.

Par contre, le capitaine Joachim Kokaté, également élément anti-Balaka, a estimé dans une déclaration à Anadolu, que le retour de Bozizé sur la scène politique ne pose «aucun problème».

«Bozizé est un centrafricain qui jouit de tous ses droits civiques et politiques, en ce sens et jusqu’à preuve du contraire, il ne fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire. Donc, quoi qu’on dise, il y a la présomption d’innocence. Si la Présidente de la transition (Catherine Samba-Panza) envoie des émissaires vers Djotodia et vers Bozizé cela veut dire qu’ils ont leur place dans le jeu politique en RCA. Par conséquent, si au sommet de l’Etat, la place de ces personnalités est reconnue, plus rien ne s’oppose à ce qu’elles jouent leur partition. C’est pourquoi, nous ne voyons pas d’inconvénient au retour de Bozizé sur la scène politique », a-t-il ainsi déclaré.

En revanche, du côté de la milice à majorité musulmane, Seleka, « le régime de l’ancien président, et sa période de gouvernance constituent l’ère la plus sombre de toute l’histoire du pays », selon Gotro Djono Aba vice-président, contacté par Anadolu.

 « Le peuple centrafricain a été piégé. C’était lui, et ses parents qui  jouissaient des ressources du pays et jamais autant de centrafricains n’ont été tués, massacrés, mutilés, traités de manière inhumaine ou forcés à fuir à l’étranger comme l’on voyait sous le régime de Bozizé », a-t-il ajouté.

Le gouvernement centrafricain, n’a pas officiellement commenté cette adresse à la nation jusqu’à jeudi après-midi.

AA/Bangui/Sylvestre Krock/Constantin Ngoutendji

BANGUI: LES EX-SELEKA CANTONNÉS AU CAMP BEAL MONTENT AU CRÉNEAU SUITE A L’ENLÈVEMENT D’UN DE LEUR

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Manifestation-des-élements-de-lEx-seleka-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Manifestation des élements de l'Ex-seleka en Centrafrique
Manifestation des éléments de l’Ex-seleka en Centrafrique. Photo: Diaspora

BANGUI:  LES EX-SELEKA CANTONNÉS AU CAMP BEAL MONTENT AU CRÉNEAU SUITE A L’ENLÈVEMENT D’UN DE LEUR

 

Les ex combattants rebelles Ex-seleka cantonnés au camp Béal à Bangui, sont mécontents. Ils sont sortis de leur camp pour, en fin de cette après midi du dimanche pour, disent-ils, aller libérer la femme de leur frère d’arme. La femme a été enlevée aux environs de 12h non loin de l’Hôpital communautaire de Bangui par des personnes non encore identifiées.

Armés de RPG7, de fusils d’assaut et de grenades, ils se pointent devant

l’Hôpital communautaire et sillonnent dans tout le parage du leur camp Beal. Ils sont prêts, selon eux, à lancer une attaque s’ils obtiennent pas la libération de la femme de leur camarade disparue. Alors que ce matin, les Anti-balaka et les éléments de l’Ex-seleka ont livré un match de football sur le terrain de municipal sous le signe de réconciliation.

Dispositif force sangaris devant l’Hôpital communautaire

Pour leur, les forces sangaris et Minusca sont en position et se regardent nez à nez avec les insurgés afin d’empêcher une éventuelle panique dans le secteur. A suivre l’évolution de la situation dans nos prochaines éditions.

Bangui/ Eric NGABA/ ©CorbeauNews

Des anti-balakas ouvrent le feu et perturbent la fin de la rentrée politique du parti de Me Nicolas Tiangaye

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Centrafrique Presse / Corbeau News Centrafrique: 14-12-2014.

La population de bangui

Des anti-balakas ouvrent le feu et perturbent la fin de la rentrée politique du parti de Me Tiangaye

 

 

Bangui, 14 décembre (CAP) –  La cérémonie de rentrée politique de la Convention Républicaine pour le Progrès Social (CRPS) parti de Me Nicolas Tiangaye commencé le samedi matin à l’hôtel Ledger Plaza de Bangui s’est bien déroulée en présence de nombreux invités de marque dont les représentants de la Présidence de la République, du Conseil National de Transition, de Primature, du Président du Haut Conseil de la Communication de la Transition, des Ambassadeurs et représentants des organisations internationales.

Alors que le cocktail qui fut ensuite servi à l’honneur des différents invités à la résidence de Me Tiangaye s’est également bien déroulé, en revanche le rafraîchissement offert aux militants de la CRPS au siège de ce parti au quartier Fouh de Bangui dans le 4ème arrondissement a été perturbé par des tirs intempestifs de quelques quatre anti-balakas dont deux formellement ont été identifiés comme étant les soldats Faca de première classe Romaric Bangué et un autre de deuxième classe, Thierry Sana.

Présent lui-même sur les lieux, l’ancien Premier Ministre Tiangaye a dû quitter précipitamment les lieux ainsi que la plupart des militants de son parti pour d’évidentes raisons de sécurité. Les anti-balakas en question ont rejoint les derniers militants de la CRPS restés sur les lieux pour faire du rangement qu’ils ont agressé tout en déchirant les t-shirts de la CRPS et aussi en emportant le reste des boissons et des petits fours.

Interrogée par la rédaction de Centrafrique-Presse, la direction de la CRPS entend nullement en rester là et compte saisir le ministère de la défense car les auteurs des incidents sont bien identifiés et engager contre eux des poursuites judiciaires  car la gravité des faits n’échappe à personne. La détention par certains soldats des Faca par devers eux d’armes à feu et qui continuent d’en faire un usage abusif dans certains quartiers de Bangui transformés en zones de non droit n’est plus supportable et doit impérativement cesser.

Au moment où on parle de la tenue d’un dialogue national inter-centrafricain de réconciliation, la survenance de tels incidents n’est pas de nature à rassurer les citoyens ni à contribuer à un climat serein favorable à la tenue de ce forum. On voit aussi mal comment des élections pourraient se tenir librement dans le pays aux mois de juin et juillet prochains comme prévu si un minimum de désarmement de tous ces voyous anti-balakas et Séléka n’a pas lieu.

 

Centrafrique Presse

RCA : Le mercenaire belgo-congolais François Toussaint a été extradé de Bangui

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Centrafrique Presse / Corbeau News Centrafrique: 14-12-2014.

Armel SAYO et son mystérieux mercenaire Belge
Armel SAYO et son mystérieux mercenaire Belge.

Le mercenaire belgo-congolais François Toussaint a été extradé de Bangui

Bangui, 14 déc (CAP) – On apprend de source officielle l’extradition hier samedi vers la Belgique du mercenaire belgo-congolais François Toussaint qui oeuvrait aux côtés et pour le compte du chef rebelle Armel Ningatoloum Sayo, aussi paradoxal que cela puisse être, actuellement ministre de la jeunesse et des sports et non moins commandant du mouvement politico-militaire Révolution-Justice.

François Toussaint qui est condamné par contumace en Belgique pour « assassinat », avait été arrêté en juillet dernier dans la région de Bouar et détenu à la maison d’arrêt de Ngaragba à Bangui. Il a aussi  pris une part active à la dernière mutinerie des détenus de la prison du mois de novembre, essentiellement due aux anti-balakas pour la plupart et au cours de laquelle plusieurs kalachnikovs (plus d’une dizaine et des grenades) entreposés dans le bureau du régisseur de la prison, ont été récupérés par les insurgés.

Rien ne peut justifier la présence dans le gouvernement centrafricain actuel, fût-il de transition, d’un chef rebelle qui a eu officiellement et publiquement recours aux services d’un mercenaire étranger, assassin de surcroît dans son propre pays. Au-delà du fait qu’une telle situation soit politiquement inadmissible, elle est aussi surtout moralement intolérable.

On peut aussi étendre ces considérations éthiques à la création de partis politiques dont l’annonce est faite quasiment chaque semaine par certains leaders Séléka et anti-balakas aux mains manifestement souillées de sang, dans le seul but de tenter d’échapper à la justice et pour essayer de prendre part aux élections qui se profilent à l’horizon.

François Toussaint, le mercenaire belge condamné à perpète en Belgique est en prison à… Bangui!

Centrafrique presse

CENTRAFRIQUE: LA POLICE CENTRAFRICAINE, LA VÉRITÉ EN FACE

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Les-Policers-centrafricains-en-patrouille-dans-Bangui-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Policers centrafricains en patrouille dans Bangui

LA POLICE CENTRAFRICAINE, LA VÉRITÉ EN FACE

D’aucuns pensent que la Police Centrafricaine est inefficace car elle manque de cadres compétents.

Archifaux, puisqu’il y a dans cette Police de valeureux officiers formés, comme leurs frères d’arme

de la sous-région, dans des académies de police encore appelées écoles supérieures comme celles de la Côte d’Ivoire, du Sénégal, du Maroc et au Cameroun. On peut avoir en mémoire les Généraux de police Ismaïlia-NIMAGA, Jean WILIBYRO-SACKO qui furent ministres de la sécurité et qui ont bien géré.

La Police Centrafricaine, jadis très active et efficace, était réputée et respectée pour avoir déjoué, sous les défunts Empereur Jean-Bedel-BOKASSA 1er et le Général d’Armée André-KOLINGBA avec le Colonel Jean-Christophe-GRELOMBE, des coups d’Etat en gestation dans les pays voisins dont les auteurs et complices en transit sur le territoire centrafricain ont toujours été interpellés et leurs matériels saisis en dépit des moyens obsolètes et rudimentaires de la police centrafricaine qui étaient en déphasage avec l’évolution du monde sécuritaire.

Cette police va connaître un déclin sans pareil sous le régime du Président déchu François BOZIZE, qui a pourtant reconnu après sa chute le rôle primordial joué par la police en matière de renseignements pendant les événements des séléka. Répondant lors d’une interview à Christophe-BOISBOUVIER de Radio France Internationale, il a déclaré : «nous avons su que le Tchad était derrière les séléka car à chaque prise des villes, nous avons reçu des informations des services de police de ces villes sur la présence des éléments tchadiens parmi les séléka». Mais qu’avait-il fait pour cette police quand il était encore au pouvoir ?

Sous la présidence de François BOZIZE, la police a fait l’objet d’une gestion marquée par le népotisme et le tribalisme car les postes clés étaient occupés par les membres de son groupe ethnique. Les policiers n’ont jamais eu de galons, excepté ses parents comme Yves-Valentin GBEYORO et Serge-WILIBOY, qui, seuls parmi leurs promotionnaires, ont été promus commissaires Principaux de police à titre exceptionnel. Il en est de même pour Sylvain-MBOROBONA, le seul de sa promotion à être promu commissaire de police à titre exceptionnel. A cela s’ajoute les nominations de militaires et civils proches de BOZIZE comme ministres de la Sécurité avec pour mission de démanteler le syndicat de la police et de sanctionner les policiers ayant géré des dossiers impliquant François BOZIZE et ses proches, à savoir notamment la tentative de coup d’Etat du 28-mai 2001 et la rébellion de novembre 2001 à mars 2003.

Mais pourquoi BOZIZE en voulait-il tant à la police ?

Voici l’arbre qui cachait la forêt. Un policier, paix à son âme, voisin de François BOZIZE à la Cité (4ème arrondissement) avait vu les mouvements des militaires qui venaient nuitamment pour des réunions au domicile de ce dernier en prélude à son coup de force du 28 mai 2001. Il a rédigé une fiche, arme redoutable de tout bon policier, au président Ange Félix PATASSE,qui n’avait pas cru à cela car il était grisé de confiance aveugle à BOZIZE. Ayant des antennes dans l’entourage de PATASSE, comme KONAMNA, MOKONAM et Joël-MOIDAMSE-SINFEI, BOZIZE a été informé. Une fois le coup de force du 28 mai manqué, PATASSE s’est réveillé trop tard. Devenu président, François Bozizé s’emploiera à marginaliser la police, mais c’était une erreur grave car la police fait partie du système de sécurité. Cette attitude a eu des conséquences sur les autres appareils sécuritaires car le système, par définition, est un ensemble d’éléments lié entre eux dans le cadre d’interaction ; tout changement affectant l’un a des répercussions sur les autres.

Avec sa bénédiction, le défunt Général Jules-Bernard-OUANDE et certains officiers généraux et supérieurs de la police tels que Ernest LATAKPI, à l’époque Directeur général de la police,Joël MOIDAMSE-SINFEI, Chef de cabinet particulier de BOZIZE, Yves-Valentin GBEYORO,Directeur de l’Office Central de Répression du Banditisme (OCRB) à l’époque, ainsi que Arnauld DEIYA-AHMAT, Directeur de la Réformes des textes au Ministère de la Fonction publique, ont procédé à une intégration inédite dans l’histoire de la police centrafricaine et du monde entier .Car on trouvait dans ce lot une panoplie de gens aux profils atypiques (maçons, handicapés, éleveurs et grabataires), certains, en raison de leur âge très avancé, ne pouvant faire une épreuve physique au risque d’avoir un arrêt cardiaque. Ce recrutement insolite, n’avait pas respecté les règles de l’art, à savoir visite médicale et test écrit qui sont les pré requis pour entrer dans un corps de police. Pour justifier leur acte ignoble, les auteurs ont allégué que les cadres de la police venus fraîchement du Cameroun seraient des partisans de Ange Félix PATASSE et donc susceptibles de déstabiliser le régime BOZIZE.

Mais là où le bât blesse, c’est que ces fils et filles à papa ont été intégrés avec des galons de commissaire, commandant, pour certains et capitaine, lieutenant, pour d’autres sans une formation préalable. Comme le dit un adage, il n’y a jamais eu de un sans deux, de deux sans trois, de trois sans quatre, cette situation s’est encore réitérée sous OUANDE II, puisqueOUANDE a été deux fois ministres de la sécurité ; ensuite sous Richard GOUANDJIA, Josué BINOUA et Denis KIZIMALE-WANGAO qui a été plus loin en intégrant pour la plupart les parents de son épouse, policière intégrée dans les mêmes conditions sous OUANDE I. Vous comprendrez que dans ce deal, chacun avait placé les siens.

OUANDE avait inséré ses proches, DEIYA –AHMAT-Arnauld avait placé son épouse, sage-femme de formation, au grade de commandant de police ; sous OUANDE II, Ernest-LATAPKI, Directeur de Cabinet, a inséré sa fille au grade de commissaire de police, etc.

Ces facteurs n’ont pas été sans conséquence sur les performances des services de police. Il y a une persistance de l’insécurité urbaine car les cadres formés sont écartés au profit des bras cassés qui ne maîtrisent pas la situation et tâtonnent. Il règne dans ce corps une indiscipline à grande échelle par faute d’une formation militaire et policière préalable ; Un service vital de la police tel que la sûreté urbaine, qui est chargée de la sécurité et de la sûreté, n’est pas réhabilité jusqu’aujourd’hui car son local est toujours occupé par le contingent camerounais de la MINUSCA ; La Direction des services de police administrative, un des services de police restés opérationnels après la chute de François Bozizé et qui a fonctionné jusqu’à la prise de pouvoir de la Cheffe de l’Etat de transition Catherine Samba-Panza, manque de budget de fonctionnement et de moyens matériels. Une telle direction très sensible doit parfois recourir aux services de cybercafés pour imprimer des documents confidentiels pour le Ministre, voire la Cheffe de l’Etat. Ses mises en garde ne sont même pas suivies bien que ses prévisions se vérifient. La Direction de surveillance du territoire n’existe que de nom puisque dirigée par un capitaine de la gendarmerie qui ne maîtrise pas ce qui se passe autour de lui. Mais rien d’étonnant à cela quand on sait qu’un philosophe disait : «nul n’entre ici s’il n’est géomètre».

Pour mieux corroborer cette hécatombe, il n’y a qu’à réfléchir aux derniers événements de la cité banguissoise. Un passager en possession de 152 carats de diamants centrafricains et 50.000 000 FCFA qui a rempli toutes les formalités et tous les contrôles sera interpellé sur la piste, au bas de l’échelle de l’avion par un agent de la police, qui lui a couru après. On se demande pourquoi sur la piste au bas de l’échelle ?

Peut-être que ce policier n’a pas eu sa part de gâteau et a préféré verser du sable dans le tapioca ! L’histoire nous le dira un jour.

Le commissariat de l’aéroport Bangui M’poko, est équipé d’un appareil aux rayons X, d’une brigade minière équipée et d’une brigade de douane, elle aussi équipée. Sous d’autres cieux et à une certaine époque, le commissaire de l’aéroport, le commandant de la brigade minière et le commandant de la douane ainsi que tout leur personnel seraient déjà limogés et en train d’être entendus par les services spécialisés. Toujours à l’aéroport, une bagarre a opposé un parent d’un passager à un policier en service qui a même perdu les boutons de sa tenue, mais cela n’a pas fait l’objet d’un compte rendu aux chefs hiérarchiques de ce commissaire devenu policier sans formation préalable car intégré dans la police en 2004 par Jules-Bernard-OUANDE directement au grade de commissaire de police. Elle brille par le laxisme, le népotisme et l’indiscipline. C’est un grand danger pour la République si l’on n’arrive pas à sécuriser l’aéroport, porte d’entrée et de sortie de tout le pays, arrivera-t-on à sécuriser tout le pays ? Cette commissaire ne respecte pas sa hiérarchie car ne rend compte qu’au directeur de cabinet qui est banda comme elle ou au Ministre, au détriment de ses supérieurs hiérarchiques qui sont le Directeur Général de l’émigration-Immigration, le Directeur Général adjoint de l’émigration-immigration et le Directrice des frontières. Une séance de travail prévue au commissariat de l’aéroport s’est tenue sans ce commissaire qui, prévenue de l’arrivée de ses trois supérieurs hiérarchiques, a préféré quitter le bureau pour revenir après leur départ.

Plus grave, le personnel de ce commissariat devrait être récompensé en grade pour acte de bravoure, mais le commissaire a fait une discrimination en ne triant que les membres de son groupe ethnique parmi les autres.

Tous les régimes stables et forts au monde le sont grâce à une police efficace, forte et dynamique. Il n’y a qu’à voir Israël ou bien se rapprocher du Cameroun de Paul BIYA pour être édifié.

Les policiers centrafricains ont toujours la mémoire courte et oublient très facilement l’histoire, sinon ce commissaire de l’aéroport ne devrait pas clamer haut et fort à qui veut l’entendre que : «je suis parent à la présidente Catherine SAMBA-PANZA». Ou bien les policiers n’ont pas encore acheté une lunette prescrite par un ophtalmologue digne de ce nom pouvant leur permettre de faire une bonne lecture des évènements. C’est pourquoi lisent-ils très mal. Dans un passé récent, on avait vu des officiers généraux et supérieurs de la police qui ont fait la pluie et le beau temps car ils avaient le monopole des nominations, des décisions concernant la vie des policiers et de la police, du fait de leur accointance avec le régime de BOZIZE, de leur appartenance ethnique ; se bombaient la poitrine en affirmant : «c’est mon régime, notre régime, je suis parent direct de BOZIZE», se sont même attribués des pseudonymes comme des vedettes. Où sont-ils aujourd’hui ?

Si ma mémoire ne me trahit pas, j’ai la faiblesse de penser au Général de police, Joël-MOIDAMSE-SINFEI, chef de cabinet particulier de BOZIZE, au commissaire de police, Yves-Valentin-GBEYORO alias le Grand-Baobab le Tout Puissant, qui en fuyant a pris soin de partir avec sa cigare, le commissaire principal de police Sylvain-MBOROBONA alias Singo qui venait même au bureau à l’époque directeur de l’OCRB en tenue du parti KNK bien qu’il est interdit au policier de s’habiller en tenue, casquette et insigne d’un parti politique y compris leur maisonnée. Ils fréquentent même les pègres, les falsificateurs des billets de banque ainsi que de faux documents tels que passeports et visa pour Paris.

Décidément la police centrafricaine n’est pas encore au bout de son chemin de la croix ,car des rumeurs provenant de la bouche des intéressés eux-mêmes : un militaire habitant le quartier Benz-vi ;qui affirment être le beau-frère du ministre de la sécurité ; un étudiant fils d’un ancien officier supérieur de la police décédé, être parent du directeur de cabinet du ministre de la sécurité et du délégué de solde du ministère de l’intérieur qui déclare être proche parent du Directeur Général de la police faisant état de leur reversement imminent dans la police, si cela venait à se concrétiser. Nous n’osons pas croire à cela, puisque le Général METENKOUE est un homme intègre, légaliste, guidé par la vertu républicaine.

Madame la présidente de la transition, Monsieur le Ministre de la sécurité, Monsieur le Directeur Général de la police, c’est l’homme qui fait l’histoire ; et en faisant l’histoire, il fait son propre histoire.

Présentement vous faites l’histoire de la police, en la faisant vous faites aussi la vôtre ; évitez à ce corps moribond une mort programmée savamment, car nous sommes tous appelés un jour à répondre devant l’histoire à défaut nos enfants.

Un adage dit : «la vie est une scène de théâtre d’où chacun vient jouer son rôle et s’en va». Jouons bien notre rôle car il est de coutume qu’à la fin de chaque spectacle, les spectateurs donneront leur appréciation sur le rôle de chaque acteur et ils garderont un bon souvenir ou mauvais témoignage.“

Le collectif des Policiers en colère

CENTRAFRIQUE / LA TRANSITION EST À SA PROPRE SOUFFRANCE:LE MANQUE D’ÉNERGIE ET DE PERSONNALITÉ

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Monsieur Robert ENZA de l’USD-COMODE

LA TRANSITION EST À SA PROPRE SOUFFRANCE : LE MANQUE D’ÉNERGIE ET DE PERSONNALITÉ

Retraçant son historique afin de mettre en évidence les facteurs « chance » de réussite de cette organisation créée sans la moindre causerie entre les centrafricains sur la capacité de ses membres, en examinant son fonctionnement, l’analyse a conduit à une découverte épouvantable, la transition depuis sa création manque de capacité de personnalité et de l’énergie, d’où son échec. Dans cette mission il faut savoir rassembler trois formes d’autorité : l’autorité constitutionnelle, l’autorité sapientiale et l’autorité personnelle. Là dessus, il y a bat blesse.

En fait, l’on se pose tous cette question, qu’est ce qui fait qu’une organisation ou un individu réussisse une action, une mission, quel est le processus qui permette de connaître la réussite. La science est claire, il y a un processus derrière tout phénomène, qu’il soit d’ordre physique, social, etc.

Si réussir est le but de toute organisation, il doit exister une énergie ou une force permettant de canaliser cette réussite. D’où vient cette énergie et comment se transforme-t-elle en succès.

L’énergie humaine joue un rôle prépondérant dans le développement de tout individu ou d’une organisation en occurrence. Il faut savoir convertir cette énergie en une atmosphère intense. La source de cette énergie et le mécanisme qui la transforme en force motrice est à l’origine du succès.

Mais qui est à l’origine de cette transformation ? C’est la personnalité de l’organisation. Donc, c’est la personnalité elle-même de la transition qui devait être à l’origine de la transformation.

Cette personnalité comprend tout ce que représente l’état de la Transition, c’est-à-dire l’ensemble vivant et intégré de ses éléments constitutifs à savoir : les hommes, les compétences, les moyens matériels et financiers, les associations, les partis politiques, les syndicats, et plus large l’ensemble de la population elle-même que constitue la société et l’extérieur (toutes les relations internationales). L’ensemble de tous ces éléments cités est source d’énergie inépuisable et exploitable. Donc la personnalité de l’état de la transition c’est l’ensemble vivant de tous ces éléments intégrés qui la constituent.

Force est de constater que les 2 organes de la transition sont politiquement détachés l’un de l’autre. Ils sont distants, cloisonnés et puis isolés de ces éléments cités dont la mise en mouvement pouvait créer la grande énergie dont ils auront besoin pour la réussite de leur mission. Ils n’ont jamais mis à l’esprit que réussir a besoin d’énergie. L’énergie est à la base de la réussite et de tout ce qui est vivant.

Le CNT et le Gouvernement n’ont pas de relation véritable nouée dans un esprit d’équipe. Le CNT s’attend à ce que le gouvernement se casse le nez alors que les deux poursuivent la même mission et que le CNT doit l’aider à trouver des actions pour agir et le mettre en mouvement. Le CNT se doit d’être un support de communication pour une transition dynamique qu’au rôle de contrôleur parlementaire.

Et le gouvernement se méfiant de la tête du CNT comme la tête d’un serpent ; les 2 organes se détestent mutuellement, une lutte propre à eux, que la lutte du peuple centrafricain, de tous les jours, ne connaît pas.

Enfin, depuis l’arrivée de Mahamat Kamaoun, nous avons l’impression que la Transition s’est arrêtée. Madame SAMBA PANZA annonçant elle-même la fin de la transition pour le 15 Février 15 a été optimiste, alors que la transition est déjà terminée sans attendre cette date butoir. Pour preuve, le silence plat des organes de la transition a tout son sens.

NGUENDET, SAMBA PANZA et KAMOUN ne sont pas unis et mobilisés dans un esprit discipliné pour mener conjointement cette mission. Chacun d’eux joue son propre jeu en sous-marin. Ces 3 personnages sont de nature différente. Ils ne sont pas ouverts à l’un ou à l’autre, ni à l’esprit d’entreprise, ni à l’esprit corporate. SAMBA PANZA a certes, nommé KAMOUN au poste le Premier Ministre, mais tout laisse croire que ce n’est pas suffisant, bien de choses les sépare, par exemple les ambitions personnelles, ou encore le regret. Parce que l’enthousiasme du début de sa nomination s’amenuise quelque peu.

Les 3 têtes vivent sur la maladresse, l’orgueil, la rancune et la trahison (mort). Leurs relations sont de type « je t’aime, moi non plus ». Ils doivent être unis car cette transition est un challenge et défi que la nation leur sera reconnaissante s’ils la réussisse.

En effet, ils n’ont jamais lu des Hommes d’histoire qui se sont retrouvés en présence d’une grande personnalité comme Napoléon, Churchill, Henri Ford, etc.

Quand un écrivain anglais compare Theodore Roosevelt aux chutes du Niagara, une force de nature, un torrent d’énergie perpétuelle. Ces hommes cités donnent des sensations de mouvement même s’ils sont en repos. On dit même de Honoré de Balzac, qu’il avait une vitalité telle, lorsqu’il riait les tableaux pendus au mur tremblaient. Voici là l’énergie créatrice qui leur permettait de se dépenser à fond et dépasser les objectifs fixés. Il parait que leur seule présence suffisait à mettre en mouvement leurs collaborateurs. Nuance, jamais nous n’avions pas dit que tous les grands hommes sont pleins d’énergie ?

Mam la Présidente, le Premier ministre, et le Président du CNT, manifestement sont en manque de personnalité et d’énergie pour conduire le pays dans la situation délicate qu’il traverse. Ces 3 personnages de la transition ne dégagent pas autour d’eux de l’énergie, ni de la chaleur, pire ils ne sont pas des meneurs d’hommes; ils ne dominent pas leur propre nature afin d’être au-dessus de la société et rechercher l’objectif fixé. On pourrait même dire qu’ils dorment plus qu’ils ne travaillent. Sauf, le récent casting du 1er déc. 14 où à Bambari il y a eu mort d’homme. Et là, NGUENDET a enfin mis le doigt au feu et a compris ce que vivent les centrafricains. Il sortit des déclarations tapageuses et puis silence comme toujours.

Ceci dit, plus on est débordé d’énergie, plus on créé, on transforme l’environnement autour de soi. La transition n’est pas capable de transformer les énergies qui l’entourent surtout les énergies humaines pour créer des actions tous azimuts et partagées à chaque centrafricain qu’il soit musulman ou chrétien, afin que chacun apporte sa part de l’objectif fixé, c’est-à-dire la même part : la PAIX.

Entrepreneur leader politique, Robert ENZA

CENTRAFRIQUE : FIN DE FORMATION DES OFFICIERS DE POLICE JUDICIAIRE OPJ

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Fin de formation des officiers de Polices Judiciaires à l’École Nationale de Police à Bangui

FIN DE FORMATION DES OFFICIERS DE POLICE JUDICIAIRE OPJ

OPJ, école police.       Photo:©CNC

 

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 14-12-2014.  39 Officiers de Police judiciaire, en abrégé OPJ, sont désormais capables de mener des enquêtes et investigations sur les crimes et viols commis en République centrafricaine. En total, 19 policiers et 20 gendarmes ont reçu leur parchemin après onze (11) jours de formation à l’école nationale de police à Bangui. L’objectif de cette formation est de renforcer la capacité des OPJ afin de mener à bien les opérations d’enquête dans le pays.

La cérémonie de la remise officielle de certificats de formation s’est tenue, ce samedi 13 décembre 2014, dans les locaux de l’école de police au pk10 à la sortie nord de Bangui. La cérémonie a réunie plusieurs officiels dont le Chargé de mission au ministère de la sécurité publique, immigration et émigration, les responsables de la police de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la Stabilisation de Centrafrique (Minusca), les représentants du Directeur général de la police centrafricaine et de la gendarmerie nationale.

Désignés par leurs Chefs hiérarchiques pour le renforcement de capacité, ces policiers et gendarmes ont suivi beaucoup de module sur la technique d’identifier les crimes avec les auteurs.

“Durant la crise ayant fragilisée les institutions de l’Etat centrafricain, on a enregistré beaucoup de cas de crimes commis dans le pays. Et les auteurs de ces crimes sont libre de leur mouvement. Et donc il est très important de renforcer la capacité opérationnelle et professionnelle des officiers de police judiciaire afin de remédier au problème de l’immunité dans notre pays”, a fait savoir Celestin Loutomo, le représentant du ministre de la sécurité publique à cette cérémonie.

Les 39 OPJ ont été formés par la police civile de la MINUSCA appelée UNPOL depuis le 02 décembre dernier. Ils ont désormais une lourde responsabilité de garantir la sécurité de la population.

Ecole Nationale de la Police à Bangui
École Nationale de la Police à Bangui

 

“C’est à travers la police et la gendarmerie que l’Etat peut assoir son autorité. Et la police civile MINUSCA est là pour soutenir la police centrafricaine et la gendarmerie nationale au niveau des opérations et au niveau du développement afin de donner la sécurité à la popolation”, a exprimé Luís Carrilho, officier de police MINUSCA.

Cette formation de remise à nouveau des Officiers de police judiciaire a été financée Civi-pol-conseil.

Bangui/ Eric NGABA / ©CNC.

La JEA de Bangui organise un festival pour la paix et l’unité en Centrafrique

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Pasteur-Nicolas-Grékoyamé.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Pasteur Nicolas Grékoyamé
Pasteur Nicolas Grékoyamé. Photo: CNC

La JEA de Bangui organise un Festival pour la paix et l’unité en Centrafrique

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 14-12-2014.  Le somptueux Omnisport de Bangui a accueilli ce 13 décembre 2014, une grande manifestation des jeunes des églises protestantes, la JEA (Jeunesse évangélique africaine). Il s’agit d’un grand festival pour la paix et l’unité en Centrafrique. Les leaders de la plateforme religieuse de Centrafrique dont le Pasteur Nicolas Grekoyamé Gbangou, Président de l’Association des églises évangéliques de Centrafrique (AEC) et l’Imam Omar Kobine Layama, Président de la Communauté islamique centrafricaine (CICA) et le représentant de Mgr Dieudonné Nzapalainga, Archevêque de Bangui ont rehaussé de leur présence cette manifestation.

Ils sont des milliers, les jeunes Flambeaux et Lumières membre de la JEA et des invités des autres églises de Centrafrique, ainsi que les jeunes de la communauté musulmane de Bangui à répondre massivement à l’appel du Coordonnateur de la jeunesse des églises Elim de la Région de Bangui, Gaby Tanguy Ngouamidou à cet évènement de taille. L’objectif de cette manifestation, à en croire Ngouamidou, c’est la recherche de la paix et de la cohésion sociale. « Personne n’est sans ignore qu’il y a une denrée rare dans notre pays, je veux parler de la paix. A cet effet, chacun, de son côté essaie d’apporter la contribution qu’il peut. Et, la JEA de l’église évangélique Elim de la ville de Bangui a bien voulu, à travers ce festival, apporter sa participation à la recherche de la paix. » a déclaré le Coordonnateur et initiateur de cet évènement. Cette manifestation a valeur de sensibilisation de la population en général et de la jeunesse centrafricaine en particulier sur les valeurs intrinsèques de la paix et de cohésion sociale.

Au nombre des activités prévues dans ce festival, il y a des spectacles, des récitals et bien d’autres présentations des jeunes, le tout articulé autour de la paix et la cohésion sociale, car, toujours selon Ngouamidou, « il n’y a pas un pays au monde où, lorsqu’on parle de la cohésion sociale, on exclut une partie de la population. Alors que depuis des années, nous avons toujours vécu en parfaite cohésion, musulmans et chrétiens. Donc, ce n’est pas aujourd’hui que les chrétiens vont demander aux musulmans de s’en aller et aux musulmans de dire que les chrétiens sont des méchants, etc. Le moment est venu pour que nous puissions revenir à notre ancienne manière de vivre. »

Les manifestants
©CNC

A cette occasion, la JEA par la voix du Surveillant Guy José Ndarata, après un diagnostic global de la situation de la cohésion sociale, a proposé sous forme de recommandations, les pistes de solutions suivantes pour la sortie de crise en général et pour l’épanouissement de la jeunesse en particulier :

(1) Dans le secteur de l’éducation, assurer la promotion de l’éducation civique ; améliorer la qualité de l’enseignement au niveau primaire, secondaire et supérieur ; former qualitativement et quantitativement les enseignants y compris les maitres communautaires sur l’ensemble du territoire et ; rendre effectif l’enseignement dans les deux langues officielles Français et Sango dans toutes les écoles de Centrafrique. (2) Dans le secteur de la formation professionnelle : renforcer et multiplier les structures d’enseignements techniques et professionnels ; mettre en place des mesures incitatives à la création d’entreprises par les jeunes ; création d’un environnement d’affaires favorable aux initiatives privées des jeunes. (3) Dans le secteur de la santé et environnement : assurer l’accès à des soins de qualité pour tous ; former et assurer le suivi du personnel de santé ; assurer l’accès à l’eau potable ; intégrer l’assainissement et traitement des déchets dans les plans d’aménagement des villes et de développement en milieu rural et urbain ; interdire et contrôler l’entrée des drogues sur le territoire national. (4) Dans le secteur des droits de l’homme et liberté publique : garantir l’égalité de tous les citoyens centrafricains devant la loi ; appliquer la loi et les procédures judiciaires sans distinction ; renforcer la sécurité et la libre circulation des personnes et des biens ; améliorer les conditions de détention des jeunes en milieu carcéral et ; appliquer la loi sur les mutilations génitales, le viol et le mariage précoce et forcé.

Imam Kobine
Imam Kobine. ©CNC

A l’issue de la manifestation, Imam Omar Kobine Layama s’est réjoui de l’initiative et encourage les jeunes à poursuivre sur cette lancée : « Dans un pays, quand ce sont les jeunes qui commencent à s’approprier d’une situation et à s’impliquer, je crois que leur implication ne restera pas vaine. De surcroit en RCA, la jeunesse constitue la majorité de la population et cette prise d’engagement nous rassure et conduira certes au rétablissement de la paix dans notre pays. » a-t-il dit avant de lancer un appel d’encouragement à ces jeunes de « se lever et d’agir pour la cohésion sociale et l’unité nationale, à travers la foi qui les animé. »

De même, le pasteur Nicolas Grékoyamé a attiré l’attention des jeunes pointés du doigt d’être les acteurs dans la crise en RCA, qu’ils sont notamment dans les Anti-Balaka ou dans les Séléka, de prendre conscience et d’ « arrêter » leur participation à ces mouvements pour participer à l’œuvre de la reconstruction nationale.

Evidemment, la mobilisation et l’implication de la jeunesse, considérée de tout temps comme « le fer de lance » d’un pays promet de l’espoir pour une sortie durable de crise en Centrafrique. Pourvu que ces initiatives soient multipliées et appuyées positivement par les autorités politiques et ecclésiastiques.

Bangui / Fred Krock / Corbeau News Centrafrique.

La fin de l’opération Sangaris programmée pour juin 2015 : une erreur stratégique

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Nouvel Observateur / Corbeau News Centrafrique: 13-12-2014.

François Hollande à Bangui

La fin de l’opération Sangaris programmée pour juin 2015 : une erreur stratégique

Si l’intervention française Serval au Mali a été déclenchée au bon moment, l’opération Sangaris est arrivée trop tardivement. François Hollande répugnait à agir pour briser l’offensive des rebelles musulmans de la Séléka en Centrafrique, car il voulait  rompre avec l’interventionnisme de ses prédécesseurs. Il a tenté, en vain, de faire réagir la communauté internationale pour mettre fin aux exactions de la Séléka contre la population chrétienne.

Le 5 décembre 2013, lorsque l’armée française arrive à Bangui, elle tente de mettre fin aux massacres ethnico-religieux qui ravagent le pays.

Les musulmans, des boucs-émissaires

En annonçant la date de son arrivée dans la capitale, la France espérait que la présence de ses barracudas – nom donné à l’armée française par les Centrafricains – calmerait les parties en présence. Or, bien loin de faire tomber les tensions, les milices chrétiennes anti-balakas en profitèrent pour mener une offensive contre les unités de la Séléka relançant la guerre civile.

Les musulmans devinrent rapidement les boucs-émissaires des chrétiens après 8 mois d’exactions de la Séléka.

L’opération Sangaris, prévue initialement pour 6 mois, dépassera probablement les 18 mois. En annonçant la diminution des effectifs militaires et un retrait pour l’été 2015, la France donne un mauvais signe au pays. En effet, les groupes rebelles de la Séléka, éclatés en trois groupes à l’Est ne sont toujours pas désarmés et les anti-balakas et coupeurs de route sont toujours actifs à l’ouest du pays, ceux-ci peuvent profiter de ce retrait pour reprendre l’initiative.

En allégeant son dispositif trop tôt, même en y conservant une force de réaction rapide d’appui aux forces de l’ONU de la Minusca, la France risque de se condamner à intervenir à nouveau dans le pays dans quelques années.

L’organisation des élections par un État fantôme

Invectiture de Samba-Panza

Quelle urgence y a-t-il à organiser des élections en juin, au milieu de la saison des pluies, quand on compte 423.000 réfugiés dans les pays de la région, 420.000 déplacés et que 2,5 millions d’habitants ont besoin d’une assistance humanitaire, selon le HCR, sur un total de 4,6 millions d’habitants.

Comment mettre en place des listes électorales quand l’état-civil des mairies a été détruit ?

Comment organiser sereinement une campagne électorale, alors que l’ouest du pays connaît les coupeurs de route, tandis que l’est du pays est en sécession de fait ? Pourquoi la MINUSCA ne réussit-t-elle pas à désarmer les forces de la Séléka, alors que son mandat l’autorise et que, début décembre, deux préfets nommés dans le nord du pays ont été attaqués par des membres de la Séléka. En l’absence de sécurité, les élections ne seront qu’une mascarade qui contribuera à affaiblir les nouvelles autorités politiques du pays.

Enfin, pourquoi les gisements de diamant, moyen de financement des groupes armés, échappent-t-ils toujours au contrôle de l’État, alors que ce dernier manque cruellement de moyens financiers ?

Sans sécurisation des routes, sans contrôle de l’exploitation du diamant, sans désarmement des groupes armés, sans une aide humanitaire massive et un retour des réfugiés et des déplacés dans leur foyer, l’organisation des élections ne sera qu’un leurre dans cet État fantôme.

La priorité : réformer l’Etat centrafricain

La Centrafrique, comme le Mali, ont avant tout un problème d’organisation de l’État : le pouvoir présidentiel a toujours été clanique et trop centralisé.

L’argent et l’autorité de l’État ont toujours eu des difficultés à atteindre, voire à dépasser, le douzième kilomètre de la capitale. Il est nécessaire, avant toute élection, de procéder à une réelle décentralisation pour faire émerger de nouvelles élites provinciales et redonner confiance à la population en ses institutions.

Confronté à l’urgence de la situation, le père Aurelio Gazzera, missionnaire italien à Bozoum, déclarait au Haut-commissariat des droits de l’homme de l’ONU à Genève qu’en Centrafrique :

Les victimes de conflits en Centrafrique

“Il faut faire vite, il faut faire mieux, il faut faire plus !”.

 

Mais c’était en juin 2014, il y a plus de 6 mois…

Par Gregor Mathias
Professeur

RCA : COMMUNIQUE DE FEMMES DEBOUT POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE

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COMMUNIQUE DE FEMMES DEBOUT POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE

Les femmes debout pour la paix en Centrafrique reconnaissent malgré les progrès importants accomplis à ce jour, la Centrafrique fait toujours face à des menaces graves auxquelles il faut remédier pour assurer durablement la stabilité. Le désarmement et la réintégration des ex-combattants des deux belligérants, qui demeurent essentiels pour dissiper une grave menace interne contre la paix durable. Femmes debout pour la paix en Centrafrique exhortent le Gouvernement Centrafricain et les nations unies à maintenir l’élan et à accélérer le processus en toute transparence, notamment en élaborant une stratégie nationale globale et en donnant des chances égales à tous les ex-combattants qui remplissent les conditions requises. Les femmes debout pour la Centrafrique souhaitent qu’il faille que les partenaires bilatéraux et multilatéraux aident le Gouvernement à créer des possibilités de réintégration durable, nécessaires pour empêcher que les ex- combattants reprennent les armes.

Les femmes debout pour la paix en Centrafrique conclues que compte tenu des défis et menaces persistants recensés, la présence de la Minusca demeure nécessaire, en particulier eu égard à ses priorités fondamentales définies dans la résolution  2127 et 2134. Les femmes debout pour la Centrafrique souhaitent qu’il faille toutefois apporter des ajustements à la Minusca, à ses effectifs et à ses priorités pour faire face à l’évolution de la situation sur le terrain. Les femmes debout pour la paix en Centrafrique recommandent par conséquent de réarmement des Forces Armées Centrafricaines.

FEMMES DEBOUT POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE

RCA: TERRAIN DU BASKET-BALL DE L’ECOLE PÉTÉVO RÉHABILITÉ AVEC L’AIDE DE L’AMBASSADE DE FRANCE À BANGUI

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LE TERRAIN DU BASKET-BALL DE L’ECOLE PETEVO RÉHABILITÉ AVEC L’AIDE DE L’AMBASSADE DE FRANCE À BANGUI

Bangui (Corbeau News Centrafrique): 13-12-2014.  Le terrain du basket-ball de l’école primaire de Pétévo situé dans le 6è arrondissement de Bangui est redoré dans son bon état. Cela après quelques des travaux de réhabilitation à travers le concours du ministère de la jeunesse, de la culture et du sport avec l’ambassade de France à Bangui sur un coût de financement de 1.700.000 de franc CFA.

La cérémonie de la remise officielle de ce plateau de sport s’est tenue, ce 12 décembre 2014, dans la clôtures de l’école primaire de Petevo à Bangui.La cérémonie a été honorée par la présence de quelques personnalités dont le ministre de la jeunesse du sport et de la culture Armel Ningatoloume Sayo, et l’Ambassadeur  de la République française auprès de la République centrafricaine Charles Malinas, ainsi que la présence du représentant du mère du 6è arrondissement et des notables.

Dans son discours devant la foule et officiels, le ministre Armel Sayo a interpellé la jeunesse à faire de ce terrain du basket-ball sa patrimoine: ” Le sport est un instrument de la vertue de la cohésion, de la paix, de l’unité entre le peuple, et du fair-play. À vous la jeunesse, bénéficière de cette plateforme sportive, j’ose espérer que vous allez en faire un symbole de réconciliation, de paix et de la cohésion sociale au sein de la jeunesse centrafricaine”.

De son côté, monsieur l’Ambassadeur de France à Bangui, se réjouit de l’engagement de son pays à participer à la reconquête de paix en République centrafricaine.

” Je me réjouis de la participation de la France à la reconquête de paix en République centrafricaine. La jeunesse centrafricaine a perdu sa voie, elle a été longtemps utilisée à d’autres fins. Je crois qu’il faut aider cette jeunesse à retrouver sa voie. Et le sport c’est une école de joie, de la discipline et de l’esprit d’équipe d’échange et de partage entre les jeunes”, a affirmé Charles Malinas.

La cérémonie de remise officielle de ce plateau réhabilité a été marquée par un match d’exhibition de basket-ball de 10 minutes entre New-tech Club Basket et New-tech Bantou, sur un score de 12 buts à 7. Une remise de quelques boules de Basket aux responsables des Club de Basket a clôturé la cérémonie.

Bangui / Éric Ngaba / Corbeau News Centrafrique

Centrafrique: OCHA s’engage à assurer le transport des étudiants musulmans entre le Km5 et l’Université

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OCHA s’engage à assurer le transport des étudiants musulmans entre le Km5 et l’Université

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 12-12-2014. Après une année tacitement blanche, les étudiants musulmans vont devoir reprendre le chemin du campus au titre de la nouvelle année académique 2014-2015 qui commence. L’assurance a été exprimée ce vendredi 12 décembre 2014 à Corbeaunews par Algueche Adraman Issa, président de l’Association nationale des étudiants musulmans centrafricains (ANEMCA). « C’est l’issue des démarches que nous avons menées auprès du ministère de tutelle et des partenaires. Le bureau de l’ANEMCA a cogné à toutes les portes. Nous avons déposé des doléances un peu partout. Les premières réponses qui nous sont parvenues sont satisfaisantes et rassurantes. La Coordonnatrice des organisations humanitaire par exemple, pour un début, se propose de mettre à notre disposition un bus, en vue de la navette entre le Km5 et l’université. » a-t-déclaré.

Le président de l’ANEMCA a précisé par ailleurs que les étudiants musulmans n’ont jamais été visés par la crise, mais ils n’ont pas cependant été épargnés par les effets collatéraux de cette crise. « Sur le campus, chrétiens et musulmans participent aux activités pédagogiques comme toujours. Il n’y a pas eu de discrimination ni de menace. Le problème qui se pose est celui de la circulation de l’étudiant musulman sur la distance entre l’université et le Km5, long de trois kilomètres, le risque d’être identifié ou trahi et de se voir lyncher. Le concours de la Coordonnatrice des organisations humanitaires est une solution salutaire sur ce point. »

L’ANEMCA s’est dotée d’un nouveau bureau, il y a trois semaines. L’installation de la nouvelle équipe est intervenue samedi 6 décembre 2014. Entre temps, les premiers contacts avec les partenaires ont été pris ; cependant, si les étudiants musulmans ont pu apercevoir le bout du tunnel, l’incertitude demeure en ce qui concerne les écoliers et élèves musulmans du lycée de Fatima et des écoles Koudoukou, Gbaya-Dombia, Yakité, etc. qui tarderont encore longtemps à retrouver leurs condisciples et leurs enseignants chrétiens, car ces écoles restent désertes.

Interrogé sur cette question, le 20 novembre dernier, à l’occasion de la rentrée scolaire 2014-2015, la ministre centrafricaine de l’éducation Gisèle Bedan a répondu : « Pour ceux de ces écoles, nous sommes en train d’étudier des solutions. Nous n’allons pas tout dévoiler ici. Nous sommes effectivement à l’étude des solutions pour permettre à ceux qui ont été déplacés de pouvoir fréquenter. Toutefois, si l’insécurité persiste dans ces écoles, il y aura des abris temporaires sous lesquels les cours pourront se tenir normalement. »

Toutefois, à l’initiative de de l’Association des cadres centrafricains musulmans (ACCM), en partenariat avec l’UNICEF l’espoir renait au sein de la population éducative du 3ème arrondissement. L’ouverture d’un cycle primaire au sein de l’ancienne école franco-arabe Nasrad’dine en face de la Mosquée Ali Babolo avec onze enseignants chrétiens et quatre (04) de confession musulmane, l’école qui enregistré au départ deux cent (200) élèves en compte aujourd’hui neuf cent (900) à la satisfaction des parents. Une initiative similaire, en vue de l’ouverture du 2nd cycle à l’école Gbaya-Doumbia est en projet.

Bangui / Fred Krock / Corbeau News Centrafrique.

Crash d’un avion de transport sur l’aéroport d’Obo en RCA

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Ouest France / Corbeau News Centrafrique: 12-12-2014.

 

Obo.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>crash d'un avion à oboUn avion, un AN-26 probablement affrété par les USA, s’est écrasé, vendredi matin, sur la (mauvaise) piste d’Obo dans l’est de la RCA. L’armée américaine utilise cette piste dans le cadre de l’opération Observant Compass qu’elle a lancée pour traquer le chef de la LRA, Joseph Kony.

Cette opération a vu le déploiement d’une centaine de militaires US qui conseillent et renseignent les troupes régionales qui traquent les derniers rebelles de la LRA. La société AAR Airlift déploie des avions et des hélicoptères dans le cadre de cette opération. Voir mes post ici et ici. Une partie de ces appareils est basée à Obo. Contactée AAR Airlift n’a pas donné suite.

L’avion immatriculé UP-AN608 appartient en réalité à Burundai Avia, une société du Kazakhstan. Burunday (sic) Avia figure sur la liste des compagnies aériennes bannies par l’UE (voir ici)

Un soldat ougandais a été blessé lors de l’accident. Selon le RJDH Centrafricain, “il s’agirait d’un problème technique à l’atterrissage, car, “la piste de l’aérodrome est petite et ne pourra pas supporter ce gros porteur”. Par ailleurs, toujours selon le RJDH, “les conseillers militaires américains et les forces ougandaises se sont réservés de tout commentaire”.

Ouest France

En Centrafrique, l’exode interdit des Peuls

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Les-déplacés-musulmans-de-Yaloké-en-centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les déplacés Peuls près de Yaloké en centrafrique Photo: William Daniel / Le Monde
Les déplacés Peuls près de Yaloké en centrafrique
Photo: William Daniel / Le Monde

Fuir. Coûte que coûte. A Yaloké, 140 familles d’éleveurs peuls, soit environ 500 personnes, n’attendent que de grimper dans des camions qui les emmèneront jusqu’au Cameroun. La frontière et une vie de réfugiés sont à moins de 400 km, mais les autorités centrafricaines refusent de les laisser partir.

La position du gouvernement de Bangui serait en train d’évoluer, acceptant une relocalisation à l’intérieur du pays. Mais il n’est plus question de cautionner l’exode des musulmans centrafricains, entamé depuis près d’un an, qui s’apparente à un nettoyage sur des bases confessionnelles. L’argument, politiquement recevable, a bien du mal à être entendu par ceux qui ont tout perdu et meurent à petit feu dans un enclos sans barrières.

Les conditions sanitaires y sont exécrables. Des dizaines d’enfants souffrent de malnutrition sévère. En cette fin d’après-midi, Haissatou tente de donner le sein à son nourrisson de 5 semaines. Le bébé a un visage de vieillard, un corps squelettique et sa mère n’a plus de lait. « Depuis que nous sommes arrivés à Yaloké, il y a sept mois, 41 des nôtres sont morts », soupire Al-Hadji Ousmane Laido, qui fait office de porte-parole du groupe.

Le Programme alimentaire mondial des Nations unies (PAM) fournit des provisions, distribuées par l’ONG World Vision, mais celles-ci ne conviennent pas aux besoins des populations habituées à la viande de leurs bœufs à longues cornes et au lait de leurs vaches. « Avec les conditions d’hygiène sur le site, si nous apportions du lait aux enfants, nous assisterions à une… (La suite sur aboonement sur lemonde.fr)

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Célébration de la Journée internationale des volontaires en Centrafrique

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Présentation-artistique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Journée internationale des volontaires. Présentation artistique
Journée internationale des volontaires. Présentation artistique. Photo: CNC

Célébration de la Journée internationale des volontaires en Centrafrique

Bangui (CNC): 12-12-2014. Ce 12 décembre 2014, la République centrafricaine a célébré, en différé, la Journée internationale des volontaires célébrée le 5 décembre à travers le monde. Le Ministre de la jeunesse, des Sports, des Arts et de la Culture, Armel Ningatoloum Sayo a officiellement lancé la manifestation au Centre catholique universitaire (CCU), en présence de Père Médard Sane-Barwende, Directeur dudit centre et Mme Elisabeth Vilar, Chargée de Programmes des Volontaires des Nations unies.

C’est autour du thème « Le volontariat, la participation citoyenne et les jeunes » appuyé par le slogan « Changer le monde, deviens volontaire » que des centaines de manifestants ont pris d’assaut le Centre catholique universitaire ce 12 décembre pour célébrer la Journée internationale des volontaires (JIV) édition 2014.

« Etant donné que le volontariat est cette chose qui peut amener l’être humain à s’engager à aider sans attendre des récompenses, le Centre catholique s’est engagé à former des volontaires de la paix qui n’attendront nullement d’être employés par l’Etat, afin d’aider les gens à désarmer leur cœur et leurs esprits. Raison pour laquelle, le Programme des Nations unies pour les volontaires nous fait l’honneur de venir ici, célébrer cette journée. » a indiqué le Directeur de CCU, Père Médard Sane-Barwende pour justifier cette célébration par les volontaires du CCU.

Alors que la célébration de la JIV 2014 intervient en RCA dans un contexte particulier où presque toute la population a été victime d’une manière ou d’une autre et donc, a besoin de plus d’assistances d’où toute l’importance du travail des volontaires à porter secours aux personnes qui sont dans le besoin. « Le message que nous voulons passer à l’occasion de cette célébration c’est la participation populaire et citoyenne, surtout la tranche jeune doit être engagée à travers leur volonté, pour que chacun y met du sien. Ce n’est que comme cela que la paix reviendra dans notre pays. » a ajouté le père.

Par ailleurs, plusieurs activités sont inscrites au programme de cette célébration. Selon Thierry Rouandji, chargé de finance et logistique du CCU, « nous avons prévu différents volets dans cette manifestation dont le volet chant où nous avons des groupes et associations qui ont présenté des chansons pour la circonstance, il y a le volet humour avec des prestations artistiques et culturelles, et le volet de communications où le Directeur du centre, le Ministre de la jeunesse et la Chargée de programmes des Nations unies ont développé des thèmes sur le volontariat. » Et de lancer cet appel : « comme l’indique le thème de la participation des jeunes, il est de prime abord aujourd’hui pour chaque jeune de donner goût au travail qu’il fait en vue de la cohésion sociale, de la relance économique de notre cher et beau pays, la République centrafricaine. »

Quant au ministre de la jeunesse, Armel Ningatoloum Sayo qui a abordé l’angle de cohésion sociale, il a appelé les jeunes à se référer à l’Unique Dieu créateur de l’univers : « Celui qui a donné existence à tout n’a pas de choix, ni de préférence pour qui que ce soit. Je voudrais par-là dire qu’il n’y a pas de distinction à faire entre nous. La République centrafricaine regroupe beaucoup de communautés, et c’est justement là, le point focal de notre société. L’amour que nous devons témoigner doit aller vers tous sans distinction d’origine ethnique, politique ou religieuse. Que je sois chrétien, musulman ou autres, je suis une créature de Dieu. »

Notons que la célébration de JIV 2014 en République centrafricaine a été placée sous le signe de la cohésion sociale et la paix.

Bangui / Fred Krock / Corbeau News Centrafrique

FRONT CONTRE EBOLA SOUS DE L’EGIDE DE L’ONU

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Corbeau News Centrafrique: 12-12-2014.

Les personnels médicaux luttant contre l'Ebola reçoivent le titre de «personne de l'année» du Time.  PHOTO DANIEL BEREHULAK, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES
Les personnels médicaux luttant contre l’Ebola reçoivent le titre de «personne de l’année» du Time.
PHOTO DANIEL BEREHULAK, ARCHIVES THE NEW YORK TIMES

FRONT CONTRE EBOLA SOUS DE L’EGIDE DE L’ONU

Un « contingent » de 20 médecins sénégalais en partance pour Libéria, Sierra-Leone et Guinée

En collaboration avec plusieurs agences onusiennes implantées dans le monde et particulièrement en Afrique, le programme « Volontaires des Nations Unies » est en entrain de mobiliser des médecins et infirmiers pour les déployer dans les différents foyers Ebola. Les médecins sénégalais connus pour leur expérience et leur professionnalisme ne seront pas en reste ! Déjà plus de 20 médecins sénégalais volontaires s’apprêtent à rallier les différents fronts touchés par Ebola tels que Libéria, Sierra Leone et Guinée. D’ailleurs, la première vague des médecins devrait quitter, hier nuit, Dakar-Yoff pour Paris où elle sera ventilée vers les pays endémiques.

 

Les médecins sénégalais emboitent le pas aux braves soldats sénégalais ayant toujours répondu à l’appel de l’Organisation des Nations-Unies (Onu).Cette fois-ci, il s’agit d’un autre théâtre d’opération où plus de 20 médecins sénégalais volontaires seront déployés dans les différents pays infectés par le virus hémorragique Ebola. Donc les médecins sénégalais comme d’autres techniciens et spécialistes de la santé vont voler au secours des pays tels que le Libéria, la Sierra-Leone et la Guinée où ils prendront en charge les personnes malades d’Ebola. D’ailleurs, « Le Témoin » est en mesure de vous révéler que les premiers médecins- jambaars devraient quitter, hier nuit, Dakar-Yoff pour Paris. Arrivés dans la capitale française où ils seront regroupés avec d’autres professionnels de la santé venant divers pays, les médecins sénégalais recevront leurs équipements spécifiques et autres combinaisons de protection individuelle. Une fois dotés de leurs « armements », ils seront ventilés vers les zones endémiques comme le Libéria, la Sierra-Leone et la Guinée. Et nombreux sont des médecins sénégalais qui seront en Guinée, un pays avec lequel nous avons en partage la langue française. Néanmoins, il y aura quelques médecins sénégalais parlant un anglais moyen qui seront affectés en Sierra-Leone et Libéria « Par exemple, moi, je serai au Libéria compte tenu de ma feuille de route que j’ai déjà reçue par courrier électronique depuis Paris » nous confie un jeune médecin que nous avons rencontré chez lui, hier, à la veille de son départ.

Dans le cadre de ce vaste programme de lutte contre Ebola, tout médecin postulant et recruté recevra une indemnité mensuelle de subsistance censée couvrir les frais de logements, les besoins de base ainsi que d’autres charges comme l’indemnité d’installation, l’assurance médicale, l’assurance vie etc dont nous préférons taire le montant. Les frais de voyage seront aussi entièrement pris en charge par le programme Volontaires des Nations-Unies ( Vnu) . Donc inutile de vous dire que nos médecins jambaars ne vont pas se plaindre financièrement bien que la mission sera à leurs risques et périls.

A coup sur, l’infatigable ministre de la Santé Mme Eva Marie Colle Seck aura souhaité les remettre le drapeau du 1e contingent des médecins sénégalais pour la Guinée, le Libéria et la Sierra-Leone.

 

 

Pape NDIAYE

Article « Le Témoin » quotidien sénégalais (Décembre 2014)

La RCA doit prendre son chemin de la sangöphonie

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Sangophonie.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Sangophonie

 La RCA doit prendre son chemin de la sangöphonie

 
Corbeau News Centrafrique: 12-12-2014. Humiliée lors du XVème sommet de la Francophonie tenu à Dakar au Sénégal, la République centrafricaine qui n’est pas représentée doit poser maintenant les jalons de la sangöphonie. Puisque c’était un forum politique exclusif avec, comme toile de fond, ce que le candidat mauricien Jean Claude de L’Estrac appelle la trahison. Selon l’un des candidats déçus pour succéder au sénégalais Abdou DIOUF, la canadienne Michaëlle Jean serait imposée par la complicité des présidents François HOLLANDE et Macky SALL. Au lieu de respecter la Charte de l’Organisation, les deux pays qui sont souvent cités pour exemple de la démocratie en Europe et en Afrique ont donné le mauvais exemple en foulant aux pieds la règle de l’art. Selon le mauricien qui a accordé une interview à Jeune Afrique, « l’on ne peut pas prétendre promouvoir dans l’espace francophone et utiliser les méthodes despotiques à l’ancienne pour imposer un candidat suite à des tractations secrètes ». L’article 6 de la Charte de l’Organisation aurait dû être suivi à la lettre pour faire preuve de la transparence et de la crédibilité du sommet. Il va sans dire que le truquage électoral provient de la pression faite par le président français François HOLLANDE sur les présidents africains qui ont quitté le sommet sur la pointe des pieds. Il a été suivi honteusement par le président sénégalais Macky SALL pour que les présidents africains retirent la candidature de leurs candidats respectifs. Ce faisant, les africains ne voient pas de bon œil l’acte inadmissible posé par le président français qui n’a pas proposé un candidat à cette élection transformée en voie nominative du nouveau Secrétaire Général de la francophonie. Il en aurait  d’autre donne si les chefs d’Etat et de gouvernement n’ont pas fléchi devant l’imposition complotée pour choisir la canadienne. L’exercice électoral que recommande la Charte de la francophonie est en perte de sens.
Etant dans tous ses états après avoir perdu la bataille pour le fauteuil de Secrétariat Général de la Francophonie qui devrait encore revenir en Afrique compte tenu des profils des quatre candidats africains et des stratégies à mettre en place pour redimensionner la francophonie, et surtout l’entente s’il y en avait eu sein des pays africains francophones, le candidat mauricien a en plus dénoncé avec toute sa vigueur l’incompétence inexpliquée et  inexplicable des africains et leur faiblesse face à un tel engagement d’envergure.
 
En effet, les africains sont toujours traînés dans la boue par le spectre de la FranceAfrique qui fait ombrage au sommet de la francophonie. Avec un tel comportement si antidémocratique et non équilibré, comment peut-on envisager faire une francophonie moderne économiquement pour que les intérêts soient bien partagés ? C’est une erreur monumentale qui donne bien le courage aux africains trahis et humiliés de faire chemin à part, dans le Commonwealth ou autre organisation en emboîtant le pas rwandais qui s’est retiré de la francophonie.
 
En ce qui concerne la République centrafricaine exclue par quel gendarme donneur de leçon on ne sait lors de ce dernier sommet tenu dans le pays hôte, il est temps de mettre en place une plate-forme de la sangöphonie puisque le besoin s’impose pour la vulgarisation de la langue « Sangö » parlée sur toute l’étendue du territoire nationale par les centrafricains d’origine après cinquante-six années « d’indépendance ». Le pays vient de connaître une guerre fratricide intercommunautaire avec la présence des groupes rebelles venus du nord du pays composés des mercenaires tchadiens et soudanais qui l’ont mis dans le chaos.
La République centrafricaine est à sa ènième humiliation d’Etat. L’autre est celle révélée par l’ancien premier ministre centrafricain, Me Nicolas Tiangaye, titrée, « Accablantes révélations… », par corbeaunews-centrafrique.com. « De tout ce qui s’est passé, j’en appelle à la dignité, au sens de l’honneur des Centrafricains. Il n’y a pas d’exemple dans le monde où un peuple n’a été aussi humilié. Il y a eu deux guerres mondiales, on n’a jamais ramassé les représentants de ces peuples pour les amener et leur imposer des choses comme cela s’est passé à N’Djamena où les membres du Conseil national de transition ont été ramassés, procéder à leur emballage et à leur colisage pour les amener à N’Djamena. ».

Le drame humain provoqué par les hommes politiques centrafricains et étrangers sur le territoire de ce beau pays d’Afrique centrale convoitée pour ses immenses richesses minières, fait de lui un pays isolé, mortellement plongé dans le chaos. Mis sous tutelle onusienne, pour la recherche de sa souveraineté et la restructuration d’un Etat de droit, seule sa culture, l’éducation d’une manière générale et l’enseignement de sa propre langue nationale « le sangö » à la jeunesse scolarisée et aux générations futures fera de lui un pays de très grande valeur linguistique et culturelle respecté sur le continent et dans le monde entier. Il est temps que les élites centrafricains se réveillent et se mettent en synergie pour un Centrafrique nouvel et dynamique ; berceau de la Renaissance africaine.

journaliste politique et culturel
journaliste politique et culturel

Pierre INZA

Cessons d’alimenter les conflits par les achats matières premières

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La Tribune.fr / Corbeau News Centrafrique (CNC): 12-12-2014.

Les réfugiés centrafricains de Mole en République Démocratique du Congo dans la région d'équateur

Cessons d’alimenter les conflits par les achats matières premières

Les entreprises doivent cesser de s’approvisionner en matières premières auprès de pays, africains notamment, plongés dans les conflits car ces achats alimentent des luttes armées. Un commerce tâché de sang. Par Michael Gribb, responsable de campagne chez Global Witness.

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« Eh bien ! Ce diamant qui est à votre doigt, répondez, comment vous est-il venu ? s’interroge le roi Cymbeline dans la pièce de Shakespeare. « Tu veux me torturer, » répond alors l’affreux Iachimo, « pour me faire dire ce qui, une fois dit, te mettra à la torture. » Que nous l’entendions ou non, la réalité actuelle du commerce des ressources naturelles en certaines régions du monde est tout aussi effroyable que dans cette œuvre du XVIIe siècle.

Le bon sens voudrait que les ressources naturelles contribuent de façon majeure au développement de certains pays, qui en auraient le plus besoin. Et pourtant, dans plusieurs États parmi les plus pauvres et les plus fragiles de la planète, ces ressources engendrent précisément un effet inverse, le commerce des ressources naturelles motivant, finançant et prolongeant bien souvent les conflits et autres violations manifestes des droits de l’homme. Dans nombre de ces pays, les richesses de type diamants, or, tungstène, tantale ou encore étain, sont extraites, introduites en contrebande et taxées illégalement par de violents groupes armés, qui y puisent le budget nécessaire au financement de forces de sécurité et autres milices belliqueuses.

Soudan, sud-Soudan, République centrafricaine, et RDC: 55% des personnes déplacées

Prenons l’exemple de quatre pays africains : Soudan, Sud-Soudan, République centrafricaine (RCA), et République démocratique du Congo (RDC). Ensemble, ces États riches en ressources naturelles ne représentent qu’un peu plus de 13 % de la population d’Afrique sub-saharienne, et abritent pourtant 55 % des personnes déplacées au sein de la région (une sur cinq à l’échelle mondiale) en raison de conflits. Au-delà de l’Afrique, il y a là une problématique mondiale, dont les tendances s’observent dans certaines régions de Colombie, de Birmanie et d’Afghanistan.

Ce commerce tâché de sang, autour de ce que l’on a appelé les « ressources de conflit, » se trouve facilité par l’existence de chaînes logistiques en appui d’immenses marchés de consommation, tels que l’Union européenne et les États-Unis, dont émanent en retour d’importants flux de liquidités. Ces richesses du sol, telles que l’étain, le tantale, le tungstène ou l’or – autant de matières minérales à la source de conflits et violations des droits de l’homme en plusieurs régions du monde – viennent composer nos bijoux, et se retrouvent dans nos automobiles, téléphones portables, consoles de jeux, équipements médicaux et autres innombrables produits de la vie quotidienne.

Faire cesser les pratiques irresponsables des entreprises

Les consommateurs sont certes de plus en plus nombreux à exiger un minimum d’informations, conduisant les acheteurs à veiller à ce que leurs commandes ne contribuent pas aux violences les plus inacceptables. Pour autant, la responsabilité consistant à réconcilier commerce mondial et protection des droits fondamentaux de l’homme ne saurait incomber en premier lieu au consommateur. Prévention des conflits et préservation des droits humains relèvent avant tout de la responsabilité des États, la nécessité pour les entreprises de jouer un rôle dans ce domaine étant par ailleurs de plus en plus admise.

Nous sommes en effet arrivés au stade critique de ce qui est aujourd’hui devenu un mouvement global destiné à faire cesser les pratiques irresponsables des entreprises, démarches jusqu’à présent considérées comme s’inscrivant dans le cours normal des affaires. Depuis 2012, les sociétés opérant dans des zones de conflit ont la possibilité de s’appuyer sur une norme mondiale. L’OCDE émet en effet des recommandations autour de la manière dont les entreprises peuvent s’approvisionner en matières minérales de manière responsable. Élaborées en étroite collaboration avec le secteur, ces recommandations énoncent un certain nombre de « consignes détaillées permettant aux entreprises de respecter les droits de l’homme, et d’éviter de contribuer aux conflits par leurs décisions et pratiques en matière d’achat de matières premières minérales. »

Des recommandations officielles, mais peu suivies d’effet

Les Nations Unies promeuvent également des exigences de ce type. En 2011, l’ONU a publié un ensemble de Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, selon lesquels les entreprises dont le « contexte d’affaires soulève des risques graves pour les droits de l’homme ont pour responsabilité de rendre officiellement des comptes sur la manière dont elles résolvent ce risques. »

Malheureusement, à l’exception de quelques acteurs progressistes du secteur, rares sont les entreprises à répondre à ces recommandations non contraignantes. En 2013, des chercheurs hollandais ont réalisé une étude auprès de 186 sociétés cotées sur des bourses européennes traitant les ressources minérales de conflit. Il est apparu que plus de 80 % d’entre elles ne mentionnaient nulle part sur leur site Web quelque démarche entreprise afin d’éviter de financer conflits ou violations des droits de l’homme. De même, la direction générale du commerce de la Commission européenne a relevé que seules 7 % des 153 entreprises de l’UE faisaient apparaître une politique de diligence à l’égard des richesses minérales de conflit dans leurs rapports annuels ou sur leur site Internet.

La SEC exige plus d’informations

 Les États-Unis ont d’ores et déjà entrepris la prochaine étape logique. La Securities and Exchange Commission exige des entreprises utilisant du tantale, de l’étain, de l’or ou du tungstène dans leurs produits qu’elles s’informent sur l’origine de ces matières premières, et qu’elle travaillent à la réduction du risque au sein de leurs chaînes logistiques, en conformité avec les recommandations de l’OCDE, dans le cas où ces matières proviendraient de zones de conflit ou de régions à risque élevé. Les 12 États membres de la Conférence internationale africaine sur la région des Grands Lacs se sont engagés autour d’exigences légales de diligence similaires.

L’approvisionnement responsable est un devoir

 Autant de démarches qu’il convient de saluer. L’approvisionnement responsable est un devoir, et non un choix. L’UE est clairement à la traîne sur ce front. Au mois de mars, la Commission européenne s’est contentée de proposer un système en vertu duquel les informations fournies demeureraient fondées sur le volontariat, n’imposant ainsi aucun contrôle sur les matières minérales entrant sur le territoire de l’UE. Par ailleurs, cette proposition se concentre exclusivement sur les métaux et minerais bruts, excluant ainsi de son champ tous les produits contenant les matières minérales en question, tels que les téléphones portables, les véhicules et les équipements médicaux.

Cette proposition est actuellement examinée par le Parlement européen et par le Conseil européen. Il est absolument crucial que ces deux institutions saisissent ici l’opportunité de renforcer la réponse de l’UE, en rendant obligatoire la conformité et la fourniture d’informations, ainsi qu’en étendant le champ d’application aux produits finis et semi-finis. Le renforcement de la réglementation autour du commerce de ces ressources ne saurait à lui seul faire régner la paix au sein des régions affectées par les conflits. Mais le financement des conflits et violations des droits de l’homme ne saurait non plus constituer le tribut acceptable des affaires.

Traduit de l’anglais par Martin Morel

Michael Gibb est responsable de campagne chez Global Witness autour des ressources de conflit.

© Project Syndicate 1995-2014

lematin.fr

CENTRAFRIQUE: REMISE OFFICIELLE DE LA STATION D’EPURATION DES EAUX USEES DE L’ HÔPITAL COMMUNAUTAIRE DE BANGUI

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Ambassadeur-de-France-en-Centrafrique-Charles-Melinas.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ambassadeur de France en Centrafrique Charles Melinas

REMISE OFFICIELLE DE LA STATION D’EPURATION DES EAUX USEES DE L’HOPITALE COMMUNAUTAIRE DE BANGUI

Bangui – Corbeau News Centrafrique (CNC): 12-12-2014.  La station d’épuration des eaux usées de l’Hôpital communautaire de Bangui est désormais utilisable dans de bonnes conditions. C’est après quelques mois des travaux de réhabilitation par le concours de l’Agence centrafricaine pour la Formation professionnelle et l’Emploi (ACFPE), et de l’ONG Agir-abcd en partenariat avec l’ambassade de France à Bangui que les responsables de cet Hôpital peuvent faire usage de cette station pour assainir les services de leur institution.

C’était en présence de nombreux officiels dont entre autres les représentants du ministère du travail, de la sécurité sociale et de l’Emploi, du ministère de la santé et de la population, du ministère de la fonction publique et de la réforme de l’Administration , et l’Ambassadeur de France en Centrafrique ainsi que du Directeur général de l’Hôpital communautaire de Bangui que la cérémonie de la rémise officielle de cette station a eu lieu ce 11 décembre 2014 dans les locaux dudit Hôpital. Dans le cadre de la coopération dite agissante entre la République centrafricaine et la République française, la Direction générale de l’ACFPE et l’Ambassade de France à Bangui ont signé un accord de financement, le 29 mai 2103, d’un montant de 45 millions de fcfa pour la réhabilitation de la station d’épuration des eaux usées de l’Hôpital communautaire de Bangui.

” Ce fond a servi à la réalisation des travaux qui ont pour objectif principal l’amélioration du système de santé en RCA à travers la rénovation de la station d’épuration des eaux usées de l’Hôpital communautaire de Bangui”, a fait savoir Thierry Zouma, le Directeur général de l’Agence centrafricaine pour la Formation professionnelle et l’Emploi (ACFPE)

BanguiLes travaux de réhabilitation de la station de traitement des eaux usées de l’hôpital communautaire de Bangui témoignent, selon le Directeur général de l’ACFPE, de la bonne collaboration qui existe entre la France et la République centrafricaine et sont une marque de la volonté du gouvernement de transition de se rapprocher davantage des préoccupations de la population à travers l’assainissement et la réhabilitation des services de base.

Ils étaient 16 stagiaires dont deux (2) ingénieurs en électromécanique et 14 titulaires du certificat d’Aptitude professionnelle (CAP), à avoir reçu leurs certificats de formation lors de cette cérélonie. Les lauréats ont été placés sous le contrôle des Experts de l’ONG AGIR pour être formé dans le cadre de Chantier-école afin de mener à bien les travaux. Ces travaux sont principalement axés sur la remise en état de fonctionnement de ladite station, la mise en place d’un système de dégrillage, la remise en état de la fosse, la vidange, la mise en état du bassin de décantation, la rénovation du réservoir de chloration, l’installation d’une pompe doseuse, la remise aux normes de l’armoire électrique et le nettoyage des quatre lits de séchage.

Par ailleurs, le représentant de l’ONG AGIR, Jean Boulaye a indiqué que les prochains travaux seront la création de cette station d’épuration des eaux usées à l’hôpital général de Bangui avec l’appui de l’Ambassade de France à Bangui qui s’est proposée de financer une partie du fond de la mise en oeuvre de ce projet.

Bangui/ Eric NGABA /CorbeauNews Centrafrique.

Centrafrique: Vers la délimitation d’une zone de confiance entre Séléka et Anti-balaka à Bambari

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Manifestation-des-jeunes-musulmans-de-Bambari-en-Centrafrique-2.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>A Bambari, le vendredi 23 mai 2014. REUTERS/Goran Tomasevic
A Bambari, le vendredi 23 mai 2014. REUTERS/Goran Tomasevic

Vers la délimitation d’une zone de confiance entre Séléka et Anti-balaka à Bambari

Bangui – Corbeau News Centrafrique (CNC): 12-12-2014. Les récentes violences ayant fait, selon une source de la Croix-Rouge locale, quatorze morts et plusieurs blessés, préoccupent la force de maintien de la paix des Nations unies en République centrafricaine, la Minusca. Le bureau régional de la MINUSCA a élaboré un document de stratégies, impliquant les factions de la Séléka du Rassemblement populaire pour renouveau de Centrafrique (RPRC) et de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) et la nouvelle version politique des Anti-balaka, le PCUD (Parti centrafricain pour l’unité et le développement), en vue d’une recherche concertée de solution.

Le document a été soumis aux protagonistes ce jeudi 11 décembre 2014, au cours d’une réunion technique, présidée par Dimitrioff Barf Zlatko, Chef de la Section civile du bureau régional de la MINUSCA au siège local de la mission. Le général Joseph Zoundeiko du RPRC, le général Ali Darass de l’UPC et M. Claude Yagbanga du PCUD ont passé en revue les différents points constitutifs du projet de stratégies esquissés par la MINUSCA. Beaucoup de points n’ont guère fait l’unanimité. Néanmoins, les protagonistes ont convenu des trois points suivants :

–          La délimitation d’une zone de confiance à l’intérieur de la ville de Bambari, afin de faciliter la libre circulation des personnes et des biens. Pour un début, la zone de confiance sera délimitée à l’intérieur de la ville, car on compte plus de 20 000 déplacés à Bambari et la ville reste divisée entre communauté musulmane d’un côté et communauté non-musulmane de l’autre ;

–          La mise en place d’un mécanisme de suivi du dispositif par la MINUSCA. Il s’agit d’un instrument de contrôle et d’arbitrage à confier à la MINUSCA ;

–          La mise en place d’un réseau d’échange d’informations entre les acteurs. En ce qui concerne la zone de confiance, elle pourra être graduellement élargie jusqu’au-delà de 30 kilomètres.

La communication doit être fluide entre les éléments Séléka du RPRC, de l’UPC et ceux des Anti-balaka du PCUD, afin de désamorcer d’éventuels conflits.

Les leaders de ces trois groupes armés, présents à cette réunion vont devoir soumettre les trois points de consensus à l’approbation de leurs bases respectives. La réunion de validation est prévue pour lundi 15 décembre prochain. En cas de succès, la zone de confiance sera élargie jusque dans un rayon de 30 kilomètres.

Bangui / Fred Krock / Corbeau News Centrafrique

Centrafrique: l’absence d’enquêtes favorise de nouvelles atrocités et la peur

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Amnesty / Corbeau News Centrafrique (CNC): 11-12-2014.

Le climat d'impunité qui règne dans le pays alimente de nouvelles violences. Des enquêtes indépendantes sont urgentes. | © Amnesty International
Le climat d’impunité qui règne dans le pays alimente de nouvelles violences. Des enquêtes indépendantes sont urgentes. | © Amnesty International

L’absence d’enquêtes favorise de nouvelles atrocités et la peur

L’incapacité des autorités de la République centrafricaine et des Nations unies à mener une enquête effective sur les crimes de guerre perpétue le climat de violence et de peur qui règne dans ce pays, a déclaré Amnesty International dans un rapport publié le 11 décembre 2014, République centrafricaine.  L’impunité alimente la violence.

Ce document issu d’une mission effectuée en République centrafricaine par des chercheurs d’Amnesty International donne des précisions sur la manière dont certains dirigeants et membres de groupes armés ont persisté à commettre des atrocités et à défier l’état de droit.  Pourtant, en juillet dernier, Amnesty International a révélé des éléments qui donnent des motifs raisonnables de penser que plusieurs d’entre eux sont impliqués dans de graves atteintes aux droits humains, y compris des crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

L’impunité perpétue la violence

«Dès lors que l’on n’oblige pas à rendre des comptes certaines personnes impliquées dans l’homicide de civils, le recours à des enfants soldats et les incendies de villages, cela veut dire que les responsables de ces actes restent en liberté et continuent à terroriser la population sans craindre de répercussions», a déclaré Steve Cockburn, directeur régional adjoint d’Amnesty International pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.

Dans son rapport de juillet 2014, Amnesty International a publié un dossier où figuraient les noms de 20 personnes, notamment des chefs des anti-balaka et de la Séléka, contre lesquelles l’organisation dispose d’éléments plausibles permettant de leur imputer la responsabilité de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et d’autres graves atteintes aux droits humains, commis en République centrafricaine depuis décembre 2013.

La nécessité d’un «tribunal hybride»

L’organisation a demandé que des enquêtes soient lancées et qu’un «tribunal hybride» (réunissant des juges nationaux et internationaux) soit mis sur pied pour juger les personnes soupçonnées des crimes les plus graves. Elle a également souhaité que les tribunaux nationaux soient renforcés et que des enquêtes soient engagées par la Cour pénale internationale.

L’organisation peut révéler aujourd’hui que certains de ces hommes ont participé à des faits d’ingérence dans le cours de la justice et d’autres crimes relevant du droit international à Bangui et dans d’autres parties du pays, entre septembre et octobre 2014.

Parmi les personnes au sujet desquelles les chercheurs d’Amnesty International disposent d’éléments et qui continuent à bénéficier du climat d’impunité de la République centrafricaine figurent:

Patrice-Edouard Ngaïssona, ancien ministre, coordonnateur auto-proclamé des groupes armés anti-balaka. Selon de nombreuses sources, Patrice-Edouard Ngaïssona continue à coordonner les activités de nombreux groupes anti-balaka en République centrafricaine, plusieurs de ces groupes ayant été impliqués dans des homicides de civils et des attaques contre des forces internationales lors d’un épisode de forte recrudescence de la violence, en octobre 2014. Les groupes armés anti-balaka placés sous son contrôle ont été soupçonnés de commettre de graves atteintes aux droits humains, notamment des homicides de civils à Bangui. Patrice-Edouard Ngaïssona a tiré parti de sa position pour obtenir des concessions de la part des autorités de transition, notamment en demandant la libération de quatre prisonniers anti-balaka de haut niveau. Alors que les autorités de transition avaient accepté cette demande, elle n’a pas été suivie d’effet en raison de pressions exercées par l’appareil judiciaire et par des membres de la communauté internationale.

Le « Colonel Douze Puissances », chef anti-balaka ayant, selon une série de sources comprenant des témoins et des victimes, dirigé un groupe de combattants qui a tué trois civils, grièvement blessé une vingtaine au moins d’autres civils et brûlé 28 maisons et une église dans un quartier de Bangui appelé Nguingo, le 14 octobre 2014.

Alfred Yekatom, alias «Rambo», est lui aussi un chef anti-balaka, toujours actif dans le secteur de Bimbo, à Bangui. Selon de multiples sources locales, il a attaqué la gendarmerie de Bimbo le 29 octobre 2014, volant du matériel et libérant au moins cinq prisonniers. Amnesty International constate avec inquiétude que cette attaque prouve sa capacité à agir sur les organes chargés de l’application des lois qui ont l’obligation d’enquêter sur les allégations relatives à sa responsabilité pénale quant à certains crimes relevant du droit international. Amnesty International avait désigné « Rambo » comme auteur présumé de l’homicide de civils et du recrutement d’enfants soldats à Mbaiki, à 105 km de Bangui, entre décembre 2013 et mai 2014.

La violence comme moyen d’acquérir du pouvoir

«Loin de craindre de subir des poursuites ou des sanctions, les personnes soupçonnées de crimes de guerre considèrent trop souvent la violence comme une façon d’acquérir du pouvoir ou des ressources ou de se protéger face à la justice. Tant que l’impunité n’aura pas pris fin en République centrafricaine, de graves violations des droits humains continueront à être commises», a déclaré Steve Cockburn.

Certes, quelques progrès ont été réalisés, puisque les Nations unies et les autorités de la République centrafricaine se sont mises d’accord pour instaurer un tribunal pénal spécial conforme à la formule du «tribunal hybride» recommandée par Amnesty International en juillet 2014. Mais cette juridiction ne peut fonctionner, faute de financement. La loi d’habilitation qui instaure ce tribunal doit respecter les normes internationales et faire en sorte que cette juridiction soit indépendante, impartiale et efficace. Les Nations unies et les autorités de la République centrafricaine doivent mener d’amples consultations, notamment avec les organisations de la société civile, en ce qui concerne la loi d’habilitation et la composition du tribunal pénal spécial envisagé, pour veiller à ce que les normes soient respectées.

Des enquêtes efficaces et indépendantes sont urgentes

«Les Nations unies et les autorités de la République centrafricaine doivent agir de façon urgente pour veiller à ce que toutes les personnes soupçonnées d’avoir commis des crimes relevant du droit international, entre autres des crimes de guerre et crimes contre l’humanité, fassent l’objet dans de brefs délais d’enquêtes indépendantes et efficaces. Pour que ce but soit atteint, la communauté internationale doit appuyer le projet de tribunal pénal spécial et veiller à ce que cette juridiction soit rapidement fonctionnelle», a déclaré Steve Cockburn.

Bien que les personnes nommées dans le rapport d’Amnesty International publié aujourd’hui soient essentiellement liées à des groupes anti-balaka, des hommes armés liés à la Séléka continuent à commettre de graves violations des droits humains et doivent eux aussi faire l’objet d’enquêtes. Des chercheurs d’Amnesty International ont recueilli des éléments sur des massacres commis en octobre 2014 par des combattants de la Séléka et des anti-balaka dans les villes de Dekoa et Bambari et leurs alentours, dans la région centrale du pays, et ont demandé que des enquêtes soient menées sans délai.

Par: Amnesty Suisse

 

Centrafrique : nouvel appel de Samba-Panza à la CPI pour traiter des crimes commis pendant la crise

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Xinhua / Corbeau News Centrafrique (CNC): 11-12-2014.

Samba-Panza aux nations Unies

Nouvel appel de Samba-Panza à la CPI pour traiter des crimes commis pendant la crise

La présidente de transition centrafricaine Catherine Samba-Panza a regagné Bangui mercredi après avoir pris part à New York aux Etats-Unis aux travaux de la 13e Assemblée générale des Etats parties au Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI), où elle a lancé un nouvel appel à cette juridiction pour traiter des crimes commis pendant la crise dans son pays.

En dépit des critiques qu’elle suscite sur le continent pour son action jugée partielle au détriment des dirigeants africains, la CPI par le biais de don procureur Fatou Bensouda a ouvert fin septembre une enquête sur la Situation en République centrafricaine (RCA), en réponse à une requête reçue des autorités de transition de Bangui fin mai.

Pour la présidente de transition, cette décision “a ravivé l’ espoir d’une justice dans l’esprit de nos concitoyens tout en faisant comprendre aux auteurs de crimes les plus abominables contre leur propre peuple qu’ils ne seront jamais à l’abri des poursuites”.

“Depuis août 2012 au moins, la République centrafricaine est profondément ébranlée par l’une des crises les plus graves de son histoire récente. Je parle ici d’un conflit armé dans lequel les atrocités et les crimes les plus odieux ont été commis”, a-t-elle souligné dimanche devant les participants à la 13e Assemblée générale des Etats parties du Statut de Rome de la CPI.

Parmi ces exactions, l’ex-maire de Bangui devenue la première femme présidente depuis l’indépendance de la RCA en 1960 a particulièrement déploré dans discours dont Xinhua a obtenu copie le cas des femmes et des enfants, “victimes de viols et d’autres formes de violences sexuelles et à caractère sexiste”.

D’après le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) dans un communiqué où il recense 230 millions d’enfants vivant dans des pays et des zones touchées par des conflits armés dans le monde, 2, 3 millions d’enfants sont touchés par la crise centrafricaine.

“On signale que jusqu’à 10.000 d’entre eux auraient été recrutés par des groupes armés au cours de la dernière année, et que plus de 430 enfants ont été tués et mutilés – trois fois plus qu’en 2013”,mentionne le communiqué publié lundi à New York.

“Si nous voulons oeuvrer pour obtenir une paix et une réconciliation durable entre tous les Centrafricains, nous ne pouvons fermer les yeux sur ces crimes. Pour sceller la réconciliation et rétablir durablement la paix en Centrafrique, il faut que la justice soit rendue aux victimes dans un pays dont les fondations se sont écroulées et où la justice a jusque-là disparu”, assure Samba-Panza.

“Ce n’est pas la première fois, rappelle-t-elle, que la République centrafricaine sollicite le concours de la Cour pénale internationale. En décembre 2004, mon pays a déjà déféré devant votre Cour la situation concernant les crimes commis au cours du conflit de 2002-2003, ce qui a abouti à l’arrestation et à la comparution de M.Jean Pierre Bemba Gombo devant la Cour”. F

 
© Xinhua

Prix Rory Peck: présentation officielle du prix à l’Ambassade de la France à Bangui

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Corbeau News Centrafrique: 10-12-2014.

PACÔME PABANDJI et CHARLES MELINAS À BANGUI

Mercredi, le 10 Décembre 2014

Discours de M. Pacôme PABANDJI à l’occasion de la réception par l’Ambassade de la France en RCA et la présentation officielle du prix Rory Peck à l’Alliance Française de Bangui

Monsieur l’ambassadeur,

Monsieur le directeur de l’Alliance française de Bangui,

Mesdames et Messieurs, chers confrères et consœurs.

Je pense qu’après la soirée du 19 novembre, lors de laquelle j’ai reçu le plus prestigieux prix de Reporter d’Images alors que je travaille pour l’Agence France Presse, celle d’aujourd’hui est une soirée très exceptionnelle pour moi, professionnellement mais aussi personnellement.

Même si l’on devrait se réjouir ce soir, l’on devra avoir à l’esprit ces vaillantes personnes qui ont donné leur vie pour que la paix revienne dans ce beau pays.

Je veux parler ici, des soldats français tués au cours d’opération dans notre pays.

Je veux aussi parler du très grand sacrifice de ma grande amie, Camille Lepage qui a donné sa vie pour que le drame centrafricain ne soit pas oublié.

Si je lui ai dédié ce trophée, c’est pour témoigner en sa mémoire, la gratitude de la Centrafrique envers son courage en que femme.

Je rend hommage à la France qui n’a jamais oublié la Centrafrique sur tous les plans. La présentation officielle de mon trophée organisée par l’Ambassade de la France en Centrafrique sous l’impulsion de Monsieur Charles Malinas, témoigne cet engagement de soutien à la jeunesse centrafricaine en générale, mais à la cause des journalistes en particulier.

Que tout le staff de l’Ambassade, la représentation française en RCA, reçoive ici, l’expression de mes sincères remerciements.

Je n’oublierai pas aussi ces nombreuses victimes de la barbarie humaine en Centrafrique.

Que leurs âmes reposent en paix.

Je vous remercie

Centrafrique : l’Onu annonce l’arrestation du chef rebelle Baba Laddé, d’origine tchadienne

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Xinhua / Corbeau News Centrafrique: 10-12-2014.

L'ONU anonce l'arrestation du rebelle Tchadien  Baba Laddé

L’Onu annonce l’arrestation du chef rebelle Baba Laddé, d’origine tchadienne

Sous le coup d’un mandat d’ arrêt émis par le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Bangui, le chef rebelle Baba Laddé, d’origine tchadienne,a été arrêté à Kabo, son fief dans le Nord-Ouest de la République centrafricaine (RCA), a annoncé mercredi la Mission de stabilisation des Nations Unies (Minusca).

“Dans le cadre de leur mandat de protection des civils et de rétablissement de la sécurité et de la paix en République centrafricaine, et d’appui à la restauration de l’autorité de l’ Etat,les Casques bleus de la MINUSCA ont appréhendé dans l’après- midi du 8 décembre, à Kabo (préfecture de l’Ouham), Mahamat Abdul Kadré alias Baba Laddé”, a communiqué à la presse à Bangui Myriam Dessables, chef du bureau de la communication et de l’information publique de la MINUSCA.

“Ce chef de groupe armé, d’origine tchadienne, faisait depuis le mois de mai 2014, l’objet d’un mandat d’interpellation du procureur de la République du tribunal de grande instance de Bangui”, a-t-elle ajouté lors de la conférence de presse hebdomadaire habituellement organisée mercredi par cette mission de paix dans la capitale centrafricaine en vue de la présentation de ses activités.

Cette nouvelle illustre les progrès enregistrés dans le processus de normalisation de la RCA, surtout depuis l’ opérationnalisation en mi-septembre de la MINUSCA, en remplacement de la Mission internationale de soutien à la Centrafrique sous conduite africaine(MISCA) déployée fin 2013 par la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) sous mandat de l’Union africaine (UA).

Mais, “la République centrafricaine entame une phase critique à un moment où l’attention internationale sur la crise commence à s’ estomper. Les risques restent élevés, des perturbations supplémentaires dans le processus politique et/ou la situation sécuritaire pourraient mettre le processus de transition en péril”, s’est inquiété lors d’une session du Conseil de sécurité sur la RCAmardi à New York le secrétaire général adjoint des Nations Unies chargé des opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous. F

 
© Xinhua

Centrafrique: F. Bozizé et M. Balkany ont partagé près de 25 milliards de FCFA versés par Areva

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Le Monde.fr / Corbeau News Centrafrique: 10-12-2014.

François Bozizé
François Bozizé

F. Bozizé et M. Balkany ont partagé tous deux près de 25 milliards de FCFA versée par Aréva

De Paris à Bangui, de Londres à la Namibie, Pascal Henry a mené l’enquête sur l’un des plus grands fiascos industriels de ces dernières années (mercredi 10 décembre à 23 h 20 sur France 3)

 

Le scandale UraMin, qui empoisonne la vie d’Anne Lauvergeon depuis son départ de la direction d’Areva en 2011, ne fait que commencer. C’est la certitude que l’on retire de l’enquête intitulée Affaire Areva : 3 milliards en fumée que Pascal Henry a menée de Paris à Bangui et de Londres à la Namibie, sur les traces des protagonistes de cette ténébreuse affaire.

Quelque 3 milliards d’euros d’argent public, puisque l’Etat détient 87 % du géant du nucléaire : c’est la somme du prix d’achat en 2007 de cette petite entreprise minière canadienne (1,8 milliard) et des 1,25 milliard investis dans le développement du gisement namibien… Avant que ses dirigeants ne s’avisent un peu tard, en 2010, qu’il y avait beaucoup moins d’uranium en terre que ne le promettaient les vendeurs de ces ressources concentrées sur Trekkopje (Namibie) et Bakouma (République centrafricaine). Et qu’ils inscrivent d’énormes dépréciations d’actifs dans leurs comptes.

UraMin est un fiasco industriel annoncé. Dès le départ, les experts maison ont été écartés, comme en témoigne un ex-géologue d’Areva, au prétexte que le processus d’acquisition d’UraMin était trop engagé. Quand l’Agence des participations de l’Etat a été saisie pour donner le feu vert du gouvernement, la direction d’Areva lui a fourni un document interne dont on a expurgé les éléments le plus défavorables à l’opération. Notamment les doutes sur la richesse sup­posée de Trekkopje, qui n’a été évaluée que par SKR, une société commanditée par UraMin. Or la faible teneur en minerai du gisement plaçait son exploitation à la limite du seuil de rentabilité, selon le patron de la mine d’uranium voisine du géant Rio Tinto, interrogé dans le documentaire.

Jolie culbute financière

Les deux propriétaires de la junior minière, James Mellon et le très discret Stephen Dattels, présentés comme de véritables chasseurs de prime dans le Far West minier, ont fait, eux, une jolie « culbute » financière : achetées 35 millions d’euros en 2005, leurs prétendues pépites ont été revendues à Areva 1,8 milliard deux ans plus tard, au plus haut des cours de l’uranium.

Pascal Henry lève quelques coins du voile. Ainsi Areva a-t-il, selon lui, attribué des actions gratuites de la société exploitant une usine de dessalement d’eau de mer nécessaire au traitement de l’uranium à des proches du président namibien. D’importantes zones d’ombre apparaissent aussi dans le volet centrafricain de l’affaire, où apparaît Patrick Balkany.

Le maire (UMP) de Levallois-Perret a en effet joué les intermédiaires entre Areva et le président de la République centrafricaine de l’époque, François Bozizé, qui jugeait que son pays avait été spolié dans la vente du gisement de Bakouma à UraMin. Finalement, Areva aurait versé à Bangui 50 millions de dollars, qui se sont volatilisés. En retour de sa médiation, M. Balkany aurait, pour sa part, touché 8 millions de dollars, versés sur un compte à Singapour, selon plusieurs sources. Ce que nie ce proche de Nicolas Sarkozy.

Bien des acteurs de cette affaire ont refusé de répondre à l’enquêteur. Anne Lauvergeon d’abord, qui a toujours farouchement nié toute malversation. Tout comme son époux, Olivier Fric, qui avait conseillé l’embauche par Areva de Daniel Wouters, un homme qui a rendu possible l’achat d’UraMin. Le documentaire se termine sur ce constat lapidaire : « Les enquêtes judiciaires ne font que commencer. »

Martin Ziguélé sur Jeune Afrique: « Le dialogue, oui, l’impunité, jamais! »

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Martin Ziguelé candidat à la prochaine élection présidentielle de 2015

Martin Ziguélé : « Le dialogue, oui, l’impunité, jamais! »

Jeune Afrique n° 2813 • du 7 au 13 décembre 2014

Cet ancien Premier ministre d’Ange-Félix Patassé est l’un des plus sérieux candidats à l’élection présidentielle de 2015.

 Ses priorités : la paix, la réconciliation et l’emploi.

Sans surprise, la candidature de Martin Ziguélé, 58 ans, à l’élection présidentielle prévue en juin et juillet 2015 a été avalisée par son parti, le Mouvement de libération du peuple centrafricain(MLPC), lors d’un grand meeting organisé le 22 novembre à Bangui. Candidat malheureux en 2005 et en 2011, l’ancien Premier ministre (2001-2003) est probablement, avec son prédécesseur Anicet Georges Dologuélé, l’un des plus sérieux prétendants au trône.

Entretien.

Jeune Afrique: Vous êtes candidat à la présidentielle. quels seront les grands thèmes de votre campagne?

Martin Ziguélé: Elle sera axée sur la réconciliation. Il faut démarrer le dialogue à la base, dans les villes de l’intérieur du pays, avant d’amorcer un mouvement national. Sans cela, le forum de Bangui [qui doit permettre un dialogue politique entre les acteurs de la crise], en janvier, n’apportera rien.

La Centrafrique est un pays qui a des ressources. Son seul problème, c’est la prédation. Nous sommes 4,7 millions d’habitants, nous avons du diamant, de l’or, de l’uranium. Que demander sinon la paix, la réconciliation et l’emploi ? Les jeunes qui ont pris les armes devraient être au travail. C’est pour cela que la Centrafrique a besoin d’un plan Marshall, avec un programme de grands travaux et une politique keynésienne pour relancer et stabiliser notre jeunesse.

Un autre aspect fondamental sera de reconstruire une armée et de savoir qui fait quoi en matière de sécurité. D’un côté, les forces internationales se voient comme des armées d’interposition et non d’imposition de la paix. De l’autre, les Faca [Forces armées centrafricaines] ne sont pas opérationnelles. Cela ne peut plus durer. Je ne crois pas une seule seconde qu’on puisse ramener la paix si les forces armées sont sur la touche.

Catherine samba-Panza doit-elle diriger le pays jusqu’aux élections?

C’est souhaitable. Aujourd’hui, la majorité des acteurs centrafricains considèrent que toute instabilité à la tête de l’État ralentirait le processus électoral. elle a été désignée présidente de transition

En janvier 2014. un an plus tard, a-t-elle rempli sa mission?

Elle est arrivée dans une situation extrêmement délicate. Mais, encouragée par la communauté internationale, elle a fait une erreur politique en nommant un Premier ministre [André Nzapayéké] qui a mis en place un gouvernement de technocrates dans un contexte de crise politique aiguë. Résultat : cette équipe a été prise en otage par les forces rebelles, Séléka et anti-balaka, et a produit peu de résultats en huit mois. Les choses se sont un peu améliorées depuis le remaniement effectué en août.

La gestion du don octroyé par l’Angola à la Centrafrique [8 millions d’euros, dont une partie n’a jamais rejoint les caisses de l’État] vous a-t-elle inquiété?

Sur le principe, nous sommes tous d’accord: les deniers de l’État doivent passer par le Trésor public. Mais je peux comprendre pourquoi, au vu de la situation, le gouvernement, pris entre deux feux, n’a pas respecté la procédure normale et a agi avec précipitation. Maintenant, nous attendons avec impatience le rapport de la Cour des comptes. C’est une question primordiale. La gestion de tous les régimes, qu’il s’agisse de François Bozizé, de Michel Djotodia ou d’Ange-Félix Patassé [dont Martin Ziguélé a été le Premier ministre], doit être soumise à un audit.

Noureddine Adam, l’ex-numéro deux de la séléka, s’est rendu fin novembre à Brazzaville [Denis Sassou Nguesso est médiateur de la crise] dans la perspective du forum de Bangui. Lui, mais aussi Djotodia et Bozizé doivent-ils y participer?

Je ne pense pas. J’estime que lorsqu’on a du sang sur les mains, il faut en rendre compte. Le dialogue n’est pas un prétexte pour consacrer l’impunité.

Propos recueillis par Vincent Duhem

SÉNÉGAL: LE PRÉSIDENT MACKY ENTERRE LE PDS ET RESSUSCITE LE PS

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Corbeau News Centrafrique: 10-12-2014.

Président Macky Sall du Sénégal
Président Macky Sall du Sénégal

MACKY ENTERRE LE PDS ET RESSUSCITE LE PS

Que ceux qui rêvent de retrouvailles de la famille libérale se le tiennent pour dit. Ce ne sera pas demain la veille. Les actes posés par le président Macky Sall ces derniers temps, précisément durant le sommet de la Francophonie et le gala de la Fondation Abdou Diouf Sport et Vertu le prouvent amplement.

C’est sûr que le président Macky Sall commence déjà à fourbir ses armes en vue des prochaines élections présidentielles de 2017 ou 2019. Peut importe ! Seulement, au moment où le Président Wade et le Pds déroulent leurs stratégies pour neutraliser et marginaliser le pouvoir, le Président Sall de son côté déroule son plan d’action. De grandeur nature ! A preuve, lors de la cérémonie de remise des prix au gala de la Fondation « Abdou Diouf Sport et Vertu », ce dernier avait levé un coin du voile en disant : « Les enjeux étaient énormes durant ce sommet de la Francophonie »

En termes d’enjeux, oui et il l’a bien dit, il y en avait. Au plan international certes, avec des retombées diplomatiques et économiques, mais aussi au plan national avec une préparation des élections présidentielles de 2017. Et sur tous ces plans, Macky Sall a fait une bonne récolte. D’abord le succès éclatant de l’organisation du Sommet, ensuite la sympathie et la confiance qu’il a tirées de la famille socialiste après avoir rendu les honneurs au président Abdou Diouf.

On n’a jamais aussi connu le Président Macky Sall en expert sensible en fibres du cœur : décorations, baptêmes, reconnaissances, politesses etc, jamais dans l’histoire politique du Sénégal, on n’a vu un président en exercice rendre autant d’honneurs à son prédécesseur.

Et pour rendre la politesse, le Président Diouf ne s’est point gêné, lui jadis réservé, à chanter le Président Sall. Morceaux choisis en pleine francophonie : « Sagal nga ma, guereum naala, sant naala ». Et durant le gala de la Fondation, Diouf s’est emballé « Désormais vous êtes le gardien de la constitution » Et dernièrement à Louga « Lou ndjin ndiak président Macky Sall moy Ndiak ». Décidément ! C’est à se demander même si le Président Diouf ne porte pas lui-même le combat politique entre Macky et Wade ou alors livre-il sa dernière bataille contre celui qui le surnommait « Ndiamalaa» durant les chaudes années Sopi…

Khalifa Sall, le maire de Dakar a dit que le Président Diouf ne fait rien de gratuit. Et faites attention à l’hommage qu’il a rendu à El Hadj Mansour Mbaye « Rendons à César ce qui appartient à César, vous m’êtes toujours resté fidèle en m’appelant gardien de la Constitution et moi aussi, je vous appelle gardien de la Constitution, mais le vrai gardien de la Constitution, c’est le président Macky Sall ». Cela veut tout dire et cela vaut son pesant d’or.

Ainsi le Président Macky Sall s’est trouvé un nouveau père en la personne de Abdou Diouf et une nouvelle famille politique les socialistes. Pour homologuer cette filiation, Macky a tenu à rappeler « Le jour de sa nomination en tant que gouverneur de la région du Sine Saloum, naissait un garçon en la personne du Président Sall ».

Par là, le président Sall a conquis le cœur des Socialistes aussi bien les barons comme on les appelait que les militants et sympathisants. Parce que l’aréopage présent lors du gala de la fondation « Abdou Diouf Sport Vertu » le prouve largement. Tout ce que le PS (parti socialiste) compte comme mohicans ou derniers mohicans était présent. Le Président Diouf lui-même, ces anciens Premiers ministre, ces anciens ministres, ces anciens directeur généraux, ces anciens collaborateurs, tous, ont rendu un vibrant hommage au Président Sall.

Par ce fait, le PS a réussi encore une seconde prouesse apres celle de revenir au pouvoir seulement deux ans après avoir été rejeté par la population. Les Sénégalais ne s’en rendent peut être pas compte, mais ils ont fait revenir toute la famille socialiste au pouvoir, fut-il un pouvoir virtuel à l’exception d’un Djibo Ka. En plus qu’il occupe un bon pourcentage de l’exercice du pouvoir actuel (Ministères stratégiques, comme Education nationale, Elevage, Assemblée nationale (c’est toujours la famille d’origine), les directions et ambassades et autres postes discrets).

Apres les déclarations du Président Moustapha Niass de ne point se présenter aux prochaines élections présidentielles, donc en faveur du président Sall, ce dernier vient de porter un autre coup politique au Président Wade en ayant la famille « verte » comme alliée sûr et en enterrant sa famille « bleue » d’origine ou le Pds (Parti démocratique sénégalais).

Par là, le Président Macky Sall tient la dragée haute face à ses futurs adversaires, car l’AFP (Alliance des forces de progrès) de Moustapha Niasse et le PS de Diouf et de Tanor, constituent à eux seuls près de 25% de l’électorat sénégalais précisément 24,5% selon les résultats du premier tour de 2012 ; quand on sait que les militants et sympathisants du PS sont et resteront toujours fidèles à leur parti.

Avec le démarrage de l’autoroute Thiès- Touba, les réelles chances des Lions du football pour la prochaine Coupe d’Afrique des nations (CAN), l’accélération dans son exécution du PSE (Programme Sénégal émergent), il y a de fortes chances que Sall l’emporte devant ses futurs adversaires et ce ne sera pas surprenant dés le premier tour. Car l’histoire politique du Sénégal surtout de ses élections, nous montre que jamais aucun president n’a perdu devant ses adversaires pour briguer un second mandat.

En dernier lieu, ce qui se passe chez Wade joue en faveur de Macky Sall. Et les renouvellements des instances du PDS le prouveront largement si jamais un Karim Wade portera l’étendard du PDS pour les prochaines présidentielles. Car il est évident que Aliou Sow, Thiérno lô (c’est déjà fait) ou Souleymane Ndéné Ndiaye et les autres y regarderont de très près pour soutenir Wade fils si jamais le choix entre Karim et Macky se présentait. Ils créeront leur parti ou mouvement et les yeux fermés, ils pencheront pour Sall. La position du dernier Premier ministre de Wade est un exemple avec sa position ferme de ne pas s’aligner derrière Karim Wade si jamais celui-ci est élargi de prison et investi par le PDS. A tort ou à raison, Madické Niang est soupçonné d’un probable rapprochement avec Macky. Vu ce qui précède, un enterrement de première classe est fait au PDS.

Mor DIOP

Journaliste

Spécialiste des questions diplomatiques et stratégiques.

mordiopp@gmail.com

La chefferie et la diplomatie coutumière africaines comme alternative de sortie de crise en Centrafrique

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Seminaire-sur-la-chefferie-traditionnelle-et-la-diplomatie-coutumiere-en-centrafrique-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Mme Hyacinthe Wodobodé,  Mme Alice Koiho, Coordonnatrice et M. Urbain Amoa et Lazare Etien Kouassi,
Mme Hyacinthe Wodobodé (milieu), Mme Alice Koiho (droite) et M. Urbain Amoa (Gauche)

La chefferie et la diplomatie coutumière africaines comme alternative de sortie de crise en Centrafrique

Bangui – Corbeau News Centrafrique (CNC): 10-12-2014.  L’Ong Afrique secours assistance (ASA) a organisé, mercredi 10 décembre 2014 à l’hôtel Ledger à Bangui, avec l’appui du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) une table ronde sur l’activation des valeurs traditionnelles africaines en faveur de la résolution de la crise de cohésion sociale en République centrafricaine. Mme Hyacinthe Wodobodé, Présidente de la délégation spéciale de la ville de Bangui a lancé les travaux, alors qu’elle a été entourée de Mme Alice Koiho, Coordonnatrice générale de l’Ong ASA et de MM. Urbain Amoa et Lazare Etien Kouassi, respectivement Modérateur de la table ronde et Représentant-pays de l’UNHCR.

C’est autour du thème central de « La crise centrafricaine : Chefferie traditionnelle, diplomation coutumière africaine et cohésion sociale » que la centaine de participants venue de Bangui d’une part, et des préfectures de Lobaye, notamment à Mbaïki et Boda – deux zones d’expérimentation de l’Ong ASA, ont échangé durant cette table ronde.

Déjà à l’ouverture, le Représentant-pays du UNCHR, Lazare Kouassi Etien a souligné que cette stratégie d’œuvrer pour la cohésion sociale à travers l’usage des moyens traditionnels africains a « consisté à puiser dans les racines ancestrales africaines tout en s’appuyant sur les acquis de la société traditionnelle comme la clé de sortie de cette crise. » Il a ajouté que « Dans un passé récent, ceux qui nous ont précédés avaient fait de l’arbre à palabre un réservoir insoupçonné de solutions pacifiques et concertées comme socle de solidarité et de cohésion sociale dans les villages. »

ASAAu menu de cette table-ronde, des grandes thématiques développées par des imminentes personnalités et Professeurs d’université, Anthropologues et Linguistes qui ont mis en exergue les valeurs de la tradition africaine en matière de résolution pacifique de conflits intercommunautaires. Ainsi, Urbain Amoa, Fondateur et Recteur de l’Université Charles-Louis de Montesquieu d’Abidjan a été le premier à ouvrir la rencontre avec la conférence inaugurale au cours de laquelle, il a insisté entre autres sur la création des centres d’incubation afin de permettre la viabilisation des localités rendues sinistres par la crise en RCA. Pr Marcel Dikikidiri du Cercle des intellectuels centrafricains a entretenu l’assistance sur « La politique linguistique et régionalisation : leurres et lueurs d’une géopolitique pour une cohabitation pacifique en RCA » ; le Chef de Département d’Anthropologie à l’université de Bangui, Dimanche Gossala quant à lui a abordé « De la communication et mobilisation sociale à un développement communautaire, endogène cohérent : une clef de sortie de crise en Centrafrique » ; le thème sur « Les crises en République centrafricaine : Historicité, tendance, manifestation (ou spécificité) et recommandations pour une sortie de crise constructive » a été animé par Georges Andjipakoto Enseignant à l’Université de Bangui ; et enfin, M. Emmanuel Kouroussou Ngaoukane, Ancien Proviseur de CURDHACA a donné la communication sur les « Mouvements migratoires, naissance de la Nation, culture de paix : logique d’une ébauche de solutions de sortie de crise en Centrafrique. »

A travers tous ces thèmes, l’Ong ASA entend exhumer le maximum possible des acquis traditionnels centrafricains et africains ayant attrait à la crise en cours, afin de permettre de dégager des pistes crédibles et efficaces de sortie de crise. D’ores et déjà, il convient de préciser que l’Ong ASA est une initiative ivoirienne portée par Mme Alice Koihio, créée le 23 décembre 1998 qui s’est donnée comme mission d’assister, mais aussi de protéger les personnes vulnérables. De manière précise, ASA a pour missions : « Premièrement, lutter contre le travail des enfants et des femmes, à travers la promotion de l’éducation et de la formation de ces derniers ; deuxièmement, apporter une assistance aux populations en situation d’urgence ou de catastrophes humanitaires ; troisièmement, concevoir et mettre en œuvre des programmes et projets de développement économique et sociale en Côte d’Ivoire ; quatrièmement, lutter contre la traite et le travail des enfants ; enfin cinquièmement, lutter contre les IST et VIH/Sida aussi bien en Côte d’Ivoire que dans le reste de l’Afrique. »

Cette Ong a déjà fait ses preuves ailleurs, en Côte d’Ivoire et au-delà des frontières de ce pays. Entre autres réalisations aujourd’hui citées à l’actif de ASA, l’on retient le gigantesque chantier de lutte contre le travail des enfants dans la cacaoculture dans les régions ivoiriennes de Doloa et Soubré ponctué par la construction d’une Ecole primaire, afin d’attirer ces enfants sur le chemin de l’école ; des centres de formations professionnelles pour les femmes et enfants. Bien au-delà des frontières ivoiriennes, ASA est intervenue dans le domaine de l’assistance humanitaire au Mali où elle a été au chevet des personnes en difficulté, alors que leur pays a été frappé par la guerre.

Aujourd’hui, et ce depuis octobre 2014, ASA est en République centrafricaine où elle travaille sur les questions de cohésion sociale. C’est la préfecture de la Lobaye, précisément dans la ville de Bodé où musulmans et chrétiens s’entredéchirent que cette Ong s’est efforcée à battre le fer pour favoriser le retour à un vivre ensemble. « En République centrafricaine, nous travaillons sur le cohésion sociale. La méthode du travail qu’on a adoptée, c’est une approche d’immersion dans les communautés dans le Département de la Lobaye que nous avons identifiées. Pour le moment, les actions que nous menons se passent très bien. Nous avons mené des actions de concertation avec deux séances de regards croisés d’abord à Boda, puis à Mbaïki. Aussi, des focus groupes ont été organisés avec les communautés de Bokoma, Bogoa et Boganangone. Et aujourd’hui, nous avons l’honneur de siéger dans cette salle de table-ronde avec des communautés qui, depuis des mois n’arrivent pas à se voir en face. »

De cette rencontre, les invités des Mbaïki et Boda, avec qui ASA a déjà expérimenté son projet en Centrafrique trouvent bien leur compte. Selon Nicaise Wilikondji, alias Kpademona, Président du comité des sages de Boda, « Pendant ces événements malheureux survenus dans notre pays, nous les autochtones de Boda, musulmans comme non-musulmans, avons connu cette crise de plein fouet. Malheureusement, toutes nos stratégies de sortie de crise ne nous ont pas amenés vers une cohésion véritable, car on raisonnait encore en termes d’‘’enclave’’ et ‘’non enclave’’. C’est grâce à l’Ong ASA que nous avons compris qu’il faut qu’on prenne une journée pour s’asseoir et de casser ce mur qui sépare musulman et chrétien de Boda et qu’ensemble on rebâtisse l’avenir de notre localité. C’est pourquoi cette table ronde est l’endroit idéal. »

Etant donné que la crise centrafricaine est très profonde sur le plan de la cohésion sociale, toutes les initiatives vivant à la sortie de crise sont les bienvenues.

Bangui / Fred Krock / Corbeau News Centrafrique.

Centrafrique: la société civile centrafricaine demande le départ sans condition du général Babakar Gaye

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Gervais-Lakosso.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Gervais Lakosso. Photo: CNC
Gervais Lakosso. Photo: CNC

Babakar Gaye, mal coté par la société civile centrafricaine

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 10-12-2014.  Alors qu’ils clôturaient ce 9 décembre 2014, un atelier sur la crise en Centrafrique, les membres du Groupe de travail de la société civile ont demandé le départ sans condition du général Babakar Gaye, représentant actuel de Ban Ki Moon en RCA et Chef de la Minusca. Gervais Lakosso a annoncé cette décision explique que « normalement, c’est le gouvernement centrafricain qui devrait le faire depuis longtemps, mais comme il ne l’a pas encore fait, nous allons utiliser des canaux pour saisir directement le Secrétaire général des Nations unies pour lui dire que celui [Babakar Gaye] qu’il a envoyé ici ne fait pas son travail. » a-t-il déclaré avant de donner les raisons suivantes :  « D’abord, il renie sa mission quand il a dit publiquement qu’il n’a aucun mandat pour désarmer en Centrafrique, alors qu’il est marqué noir sur blanc que la Minusca doit désarmer. Ensuite, lorsqu’un représentant du Secrétaire général des Nations unies veut donner un coup de poing à un jeune centrafricain, c’est du jamais vu. Pire encore, quand Babakar Gaye tient des propos désobligeants à l’endroit des membres du gouvernement centrafricain, d’ailleurs il n’a aucun respect pour personne en Centrafrique, c’est qu’il ne nous aime pas. Et par conséquent, qu’est-ce qu’il est venu faire ici en Centrafrique ? Il aime le diamant, l’or de Centrafrique, mais il pouvait bien ouvrir un bureau d’achat comme tout citoyen du monde en RCA, mais que les choses soient claires. Il n’a pas besoin d’un mandat des Nations unies pour se couvrir. »

Blandine Tanga
Blandine Tanga. Photo: CNC

A cette occasion, le Groupe de travail s’est également prononcé sur le schéma du dialogue de réconciliation national préconisé par la communauté internationale et qui selon le Groupe de travail, ne prend nullement en compte la profondeur de la crise centrafricaine. « Nous insistons pour que ce forum de Bangui puisse se tenir après des consultations populaires à la base dans tout le pays. Nous voulons que tous les centrafricains, mêmes ceux des zones sous contrôle de la Séléka considérées comme des zones inaccessibles aujourd’hui puissent se prononcer sur ce qui s’est passé dans le pays, dire ce qu’ils pensent de l’avenir du pays et mettre à contribution leur approche de la sortie de crise. » a ajouté Gervais Lakosso. Mais, cette proposition doit prendre en compte la réparation des dommages aux victimes de cette crise, et les leaders de la société civile préconisent « une justice transitionnelle », notamment une Cour pénale spéciale pour la Centrafrique, afin de juger les criminels de guerre et les auteurs de crimes contre l’humanité. Aussi, cette vision doit faire recours à la « justice traditionnelle » pour réparer les erreurs commises par le passé parce que nous avons des exemples de succès dans la résolution de crise par le moyen de la justice traditionnelle en Centrafrique. « Tout cela doit nous amener un pardon et une réconciliation véritable au lieu que les gens nous forcent à faire une réconciliation de façade. » a conclu Babakar Gaye.

Quant aux questions des élections projetées par la communauté internationale pour juin-juillet prochains, le Groupe de travail de la société civile a estimé que ce chronogramme, une fois de plus, n’est pas tenable. A en croire Mme Blandine Valérie Tanga, une des leaders de la société civile « Nous pensons que tenir les élections en juin 2014 n’est pas réaliste. D’aucuns diront que la RCA peut calquer sur le schéma malien, c’est de l’illusion. Le coup d’Etat qu’il y a eu au Mali n’a pas détruit les institutions du pays comme en a été le cas pour le coup d’Etat centrafricain. Même au niveau de Bangui, l’Etat n’a pas tout le contrôle de la ville. Aujourd’hui, 65% du territoire national soit dix préfectures sur six, est hors du contrôle de l’Etat, ce qui veut dire que si élections il y a, elles sont d’office illégitimes, car le reste de 35% du territoire représente combien de pourcent de population ? » a-t-elle justifié.

Babakar Gaye
Babakar Gaye

En définitive, l’attitude de Babakar Gaye vis-à-vis des institutions centrafricaines et des centrafricains atteste en quelque sorte du complot international contre la RCA où cette même communauté internationale dit être là pour appuyer seulement les autorités centrafricaines ; alors que cette même communauté internationale impose ses lois. Le rejet de la vision des autorités centrafricaines au sujet de la réhabilitation des FACA comme le souhaite vivement le peuple centrafricain et l’approche centrafricaine du Forum national qui devrait commencer dans les consultations dans les préfectures, toutes balayées du revers de la main par le communauté internationale sont autant d’illustrations.

Bangui / Fred Krock / Corbeau News Centrafrique.

CÉLÉBRATION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DE L’HOMME EN CENTRAFRIQUE

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Journée-internationale-des-droits-de-lhomme.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Journée internationale des droits de l'homme

CÉLÉBRATION DE LA JOURNEE INTERNATIONALE DES DROITS DE L’HOMME EN CENTRAFRIQUE

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 10-12-2014.  “Droits de l’Homme 365 jours! Faisons-en une réalité“, c’est le thème retenu pour la journée internationale des Droits de l’Homme pour cette année. A l’instar des autres pays ayant signé la convention des Nations unies pour les Droits de l’Homme, la République centrafricaine a également célébré cette journée commémorative à travers les différentes manifestations à Bangui la capitale centrafricaine. Les manifestations marquant cette journée ont été organisées, ce mercredi 10 décembre 2014, par le Réseau des ONG de Défense des Droits de l’Homme (RODH) en partenariat de la Division des Droits de l’Homme de la Minusca.

Journée des droits de l'homme à BanguiLa célébration a été marquée par une marche sportive suivie de la remise de certificats aux activistes de Droit de l’Homme. Depuis le 10 novembre dernier jusqu’au 10 décembre de la même année, les activistes de Droits de l’Homme ont suivi une formation sur les activités des Droits humains à Bangui. L’objectif poursuivi était d’avoir plus d’activistes sur ce domaine afin de sensibiliser la population à reconnaitre et ses droits. Ils étaient 80 activistes à prendre part à cette session de formation.

Surtout en cette période de crise en cours en République centrafricaine, les violations contre les Droits de l’Homme sont fortement enregistrées dans le pays.

“Sur la question du respect des Droit de l’Homme en Centrafrique, il reste beaucoup à faire. Ce que nous pouvons faire de notre côté, c’est de veiller à ce que le conflit dans le pays termine. Il faut renforcer les mécanismes nationaux. Faire participer la société civile et la presse pour réveiller la conscience humaine sur le respect des Droits de l’Homme“, a affirmé Moussa Yerro Dassama, le représnetant du Haut conseil des Nations unies pour les Droits de l’Homme en Centrafrique.

Le Réseau national des Organisations de Jeunesse pour les Droits de l’Homme (ROJDH) a organisé, hier mardi 09 novembre 2014 à son siège, une conférence débat en prélude à la célébration de la journée internationale des Droits de l’Homme.

Bangui/ Eric NGABA/ Corbeau News Centrafrique(CNC).

Centrafrique: Déclaration universelle des Droits de l’Homme, message de l’ancien Président François Bozizé aux Centrafricains

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Corbeau News Centrafrique: 09-12-2014.

Ancien Président François Bozizé

Déclaration de François Bozizé sur la célébration du 10 décembre de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme

 

Centrafricaines, Centrafricains,

Mes chers compatriotes,

Le 10 Décembre 2014, le monde entier célèbre la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme adoptée et proclamée par l’Assemblée Générale des Nations Unies dans sa résolution 217 A (III).

Aux termes de son article 30, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme proclame que “Aucune disposition de la présente déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un État, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d’accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

Le 10 Décembre 2014, voila aujourd’hui deux ans, jour après jour, qu’éclataient dans le Nord de notre pays précisément dans la ville de Ndélé, les hostilités de la Coalition SELEKA qui a fini par s’emparer du pouvoir de l’État le 24 Mars 2013 de manière Anticonstitutionnelle.

La célébration de ces deux (2) journées est l’occasion pour moi de livrer ma vision et ma position sur la situation Socio – Économique et Politique de notre pays, la République Centrafricaine, traverse depuis le 10 Décembre 2012 jusqu’à ce jour corrélativement aux droits proclamés par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme d’une part, et d’interpeller la communauté nationale et internationale à prendre les mesures qui s’imposent afin de faciliter le retour de la paix et la cohésion nationale d’autre part.

Je voudrais, ensemble avec vous, placer cette commémoration sous le signe du recueillement et de la prière en souvenir de dizaine de milliers de nos compatriotes et de tous ceux lâchement fauchés par la barbarie criminelle des forces négatives qui ont soumis notre pays à l’arbitraire et aussi en témoignage de mes solidarités et compassions avec toutes les familles qui vivent comme des bêtes sauvages à Bangui et dans toutes nos provinces.

Chers compatriotes,

Mon destin a rencontré le vôtre en 2005 quand vous m’aviez accordé votre confiance en m’élisant au Second Tour de l’Élection Présidentielle pour accéder à la Magistrature Suprême de notre Pays.

Vous m’avez renouvelé cette confiance à l’occasion des élections groupées de Janvier 2011.

Pendant dix (10) ans de gestion du Pouvoir de l’État, ensemble nous avions écrit de nombreuses pages de notre histoire dans le rassemblement, la concorde, la cohésion nationale et la promotion des idéaux démocratiques.

Après la proclamation des Élections de Janvier 2011, dont certains résultats contestés avaient été validés par la Juridiction Compétente, certains leaders politiques vont s’employer à saper tous les efforts des gouvernements successifs de la République, soutenus par la communauté financière internationale et les réalisations entreprises.

L’année 2015 se profilait comme celle de l’essor de l’économie centrafricaine avec un fort impact social au bénéfice des populations.

De nombreux projets de développement étaient en instance d’aboutissement afin d’éradiquer l’extrême pauvreté des populations centrafricaines tout en rehaussant leur niveau de vie.

C’est alors, que le 10 Décembre 2012, les hostilités de la Coalition SELEKA ont éclaté.

Dans sa marche pour la conquête du pouvoir, dans les conditions ci – dessus évoquées, les éléments de la Coalition SELEKA ont commis des exactions contre la vie, la liberté et la sécurité des personnes, soumettant celles – ci à la torture et aux traitements cruels et inhumains ou dégradant.

Les biens appartenant à l’État, aux collectivités, aux particuliers ainsi qu’à ceux des églises ont été pillés, saccagés et vandalisés.

Il en a été ainsi à l’égard de tous les chantiers entrepris durant mon mandat.

En effet, le pétrole centrafricain, longtemps considéré comme un rêve, était sur le point d’entrer dans sa phase d’exploitation. Le libre choix de débuter les activités d’exploitation pétrolière sur le site de Boromata dans la région de Vakaga témoignait justement des urgences du développement de cette partie du territoire national.

Le coton centrafricain était appelé à dépasser son record de production.

Par ailleurs, les négociations étaient en cours avec le géant Groupe Énergétique Français AREVA pour un calendrier réaliste de l’exploitation de l’uranium de Bakouma, en souffrance depuis 50 ans.

En outre, la RCA était en négociation avec d’autres partenaires en vue de l’exploitation industrielle de l’Or de Ndassima dans la Ouaka.

La livraison annoncée de deux (2) turbines destinées à renforcer les capacités de l’Usine de BOALI III allait résoudre les récurrents problèmes de coupure d’électricité à Bangui et favoriser l’opérationnalité de la cimenterie de Bimbo.

La RCA allait enfin produire du ciment à bon prix pour offrir au peuple centrafricain la construction à moindre coût de son habitat.

Tous ces projets, grâce à l’effort national, de la coopération internationale ainsi que la disponibilité des richesses et ressources naturelles, avaient pour objectifs d’abord de favoriser aux centrafricaines et aux centrafricains le droit à la sécurité sociale pour leur permettre d’obtenir la satisfaction de leurs droits économique socio et culturel indispensables à leur dignité et à leur libre développement.

Ensuite, de contribuer à rendre effectif le droit au travail de toute centrafricaine et de tout centrafricain, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisante de travail et à sa protection contre le chômage.

Ce droit étant devenu effectif, chacune et chacun devrait donc avoir droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien être et ceux de sa famille à travers les cinq (5) verbes chers au Feu Barthelemy BOGANDA, Président Fondateur de la République Centrafricaine à savoir : nourrir, vêtir, loger, soigner et instruire.

Malheureusement, mes efforts ont été stoppés par cette crise militaro – politique.

Centrafricaines, Centrafricains,

Mes chers Compatriotes,

Les échos du pays qui me parviennent font état de ce que jusqu’au 1er Décembre dernier, date anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine (RCA), les cours n’avaient pas encore commencé dans les établissements publics censés assurer la gratuité aux enfants en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. Par ailleurs, l’année académique qui va s’écouler est encore hantée par le spectre de l’année blanche.

En outre, le salaire de plusieurs mois a été gelé en dépit de leur caractère alimentaire et du fait que les mois concernés par cette mesure étaient échus.

Les étudiants et les fonctionnaires et agents de l’État admis à faire valoir leur droit à la retraite continuent de compter le nombre de plus de plus élevé des arriérés de pensions et bourse.

La bancarisation qui permettait la traçabilité des recettes de l’État et assuraient le paiement à termes des salaires, pensions et bourses a été abandonnée pour des raisons non – maitrisées. Par contre, cette mesure salutaire a cédé le pas à ce qui est appelé désormais la “Bancorisation“, système qui consiste à trimbaler les recettes de l’État dans des sacs.

A cause de l’insécurité grandissante dans l’arrière pays, grenier des produits agricoles est devenu invivable pour les paisibles citoyens dont l’activité principale a toujours été l’agriculture.

Les peulhs reconnus jadis pour leur activité d’élevage, se préoccupant maintenant des armes dont ils sont dotés, ont définitivement oublié cette activité économique qui faisait de la RCA le deuxième pays de l’élevage dans la sous région.

La cause de ces destructions économiques, sociales et morales réside dans l’atteinte aux résultats de l’exercice du droit des centrafricaines et des centrafricains à prendre part à la direction des affaires publiques de leur pays à travers leurs représentants choisis en occurrence moi – même et les députés de 5e législature.

Et pourtant, la Constitution de la République Centrafricaine adoptée par référendum et promulguée le 27 Décembre 2004 proclamait que : “La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par voie de referendum ou par ses représentants. Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice ni l’aliéner. L’usurpation de la souveraineté par Coup d’État ou par tout moyen constitue un crime imprescriptible contre le peuple centrafricain. Toute personne ou tout État tiers qui accomplit de tels actes aura déclaré la guerre au peuple centrafricain.” Fin citation.

Centrafricaines, Centrafricains,

Chers Compatriotes

Le regain de violences à Bangui et dans l’arrière-pays auquel vous assistez ces derniers temps met en évidence le caractère inopérant de l’Accord de Cessation des Hostilités signé à l’issue du Forum de Brazzaville, pourtant censé créer un climat plus propice à une normalisation de la situation.

C’est pourquoi, me trouvant éloigné de notre terre ancestrale, je n’ai cessé de prôner la nécessité de la tenue d’un Dialogue Inclusif Inter – Centrafricain afin de permettre à notre pays de retrouver le chemin de la sécurité, de l’ordre constitutionnel, de la paix et du bien – être pour nos populations tant meurtries.

J’ai été particulièrement heureux de constater que la Communauté Internationale toute entière se penche enfin résolument sur la question du Dialogue que j’ai longtemps souhaité. Car, le Dialogue reste et demeure la seule issue de sortie durable de la crise que traverse le pays.

Tout en évoquant la nécessité de ce Dialogue Inclusif, j’ai une pensée profonde pour les victimes des exactions atroces et inhumaines qui ont été perpétrées sur le territoire de notre pays pendant cette crise.

C’est pourquoi, je souscris entièrement au projet de création en Centrafrique de la Cour Criminelle Spéciale, compétente pour enquêter, instruire et juger les violations graves des Droits Humains et du Droit International Humanitaire notamment, les violences sexuelles liées au conflit ainsi que les violences graves contre les droits des enfants tels que le recrutement et l’utilisation d’enfant dans les conflits armés.

Je suis convaincu que seule cette juridiction que je souhaite indépendante et impartiale, permettra aux victimes et aux auteurs d’avoir droit, en pleine égalité, à ce que leur cause soit entendue équitablement et publiquement.

Centrafricaines, Centrafricains,

Mes chers Compatriotes

Il a été porté à ma connaissance que beaucoup de compatriotes ont été touchés à l’annonce du dépôt au Parquet du Tribunal de Paris en FRANCE, d’une plainte contre mes proches et moi – même.

Je suis particulièrement sensible à cette marque de compassion exprimée à mon égard et celui de mes proches.

Cependant, cette procédure n’a aucun effet sur mon engagement patriotique et citoyen à contribuer pour la paix et la cohésion sociale dans mon pays.

Bien au contraire, j’avais bien voulu affronter la justice de ce pays si je n’avais pas été empêché par la mesure restrictive de liberté adoptée contre moi par le Conseil de Sécurité des Nations Unies.

Néanmoins, je suis disposé à coopérer dans une justice juste et équitable dès que l’opportunité se présentera ce qui me permettra de faire les démonstrations ci – après.

–     D’abord, du fait qu’en son Article 104, la Charte Constitutionnelle de la Transition proscrit le port du Titre de Président de la République par le Chef d’État de Transition, la plainte déposée par un Avocat à la demande des Autorités de la Transition doit être déclarée irrecevable pour défaut de qualité. Pour cause, étant entendu que jusqu’à l’investiture du futur Président de la République, Chef de l’État de la République Centrafricaine, je reste et le demeure, bien que contraint en exil.

–     Ensuite, à travers la plainte déposée au parquet du tribunal de Paris, les Autorités de Transition exposent les autorités françaises devant la justice de leur pays. En effet, il serait difficile si non, impossible de ne pas évoquer à l’occasion des débats qui pourraient être organisés, les questions de la réciprocité des accords et conventions relatifs aux matières premières et stratégiques après la ratification des textes fondateurs de l’Union Européenne qui avait nécessité l’abrogation des Article 77 à 87 de la Constitution Française du 4 Octobre 1958 et du conflit résultant de la coexistence de ceux – ci avec les accords et convention concernant ces matières et produits toujours applicables en République Centrafricaine.

La multiplication de cette manœuvre et de cet artifice juridiques visant à me disqualifier politiquement m’ébranle en rien.

Il faudra bien passer par un dialogue avec moi, en présence de tous ceux qui sont responsables du chaos centrafricain, à commencer par Michel Djotodia; Sinon, je ne vois pas comment la RCA pourra en sortir.

Je rappelle qu’au nom de la paix, j’ai en mon temps, amnistié beaucoup des leaders politiques, notamment le défunt Président Ange Félix PATASSE en exil à Lomé (TOGO); ce qui avait rendu possible sa participation aux travaux du Dialogue Politique Inclusif de 2008 ainsi qu’à l’élection présidentielle de 2011. Par ailleurs, sans mon implication personnelle, Michel Djotodia, alors, prisonnier à Cotonou au Benin n’aurait été libéré.

Fort de ce qui précède, je demande à la Médiation Internationale de tout mettre en œuvre pour assurer le caractère strictement inclusif de ce Dialogue et de veiller à l’indépendance et l’impartialité de la future Cour Criminelle Spéciale.

A la Communauté Internationale, et plus particulièrement à la MINUSCA, je leur demande de faire appliquer les résolutions onusiennes afin d’abréger les souffrances du peuple centrafricain à travers le désarmement de tous les groupes armés non conventionnels qui continuent de sévir librement sur le territoire de la République Centrafricaine. Car, ne pas agir dans ce sens reviendrait à alimenter les rumeurs relatives à l’existence des agendas cachés que détiendraient la Communauté Internationale.

Centrafricaines, Centrafricains,

Mes chers Compatriotes

Pour finir, nous devons comprendre que quelque soit la bonne volonté de la Communauté Internationale, à aider notre pays en proie à cette profonde crise, elle ne pourra, en aucune manière, se substituer à nous.

Ayons foi en nous – mêmes pour sortir notre pays de l’ornière. Car, l’histoire nous enseigne que tous les moments de décadence dans la vie d’une nation ont été suivis de la période de renaissance.

Aujourd’hui, plus que jamais, nous devons nous engager résolument et collectivement dans l’effort de redressement socio – économique, sous peine de devenir un peuple périmé, dédaigné et marginalisé.

Vive la paix,

Vive la Réconciliation Nationale;

Vive la Cohésion Sociale pour que;

Vive la République Centrafricaine, Une et Indivisible

Je vous remercie!

DÉCLARATION DU PRÉSIDENT FRANÇOIS BOZIZÉ YANGONVOUNDA

Centrafricaines, Centrafricains,
Mes chers compatriotes,
Le 10 Décembre 2014, le monde entier célèbre la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme adoptée et proclamée par l’Assemblée Générale des Nations Unies dans sa résolution 217 A (III).
Aux termes de son article 30, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme proclame que “Aucune disposition de la présente déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un État, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d’accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.”
Le 10 Décembre 2014, voila aujourd’hui deux ans, jour après jour, qu’éclataient dans le Nord de notre pays précisément dans la ville de Ndélé, les hostilités de la Coalition SELEKA qui a fini par s’emparer du pouvoir de l’État le 24 Mars 2013 de manière Anticonstitutionnelle.
La célébration de ces deux (2) journées est l’occasion pour moi de livrer ma vision et ma position sur la situation Socio – Économique et Politique de notre pays, la République Centrafricaine, traverse depuis le 10 Décembre 2012 jusqu’à ce jour corrélativement aux droits proclamés par la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme d’une part, et d’interpeller la communauté nationale et internationale à prendre les mesures qui s’imposent afin de faciliter le retour de la paix et la cohésion nationale d’autre part.
Je voudrais, ensemble avec vous, placer cette commémoration sous le signe du recueillement et de la prière en souvenir de dizaine de milliers de nos compatriotes et de tous ceux lâchement fauchés par la barbarie criminelle des forces négatives qui ont soumis notre pays à l’arbitraire et aussi en témoignage de mes solidarités et compassions avec toutes les familles qui vivent comme des bêtes sauvages à Bangui et dans toutes nos provinces.
Chers compatriotes,
Mon destin a rencontré le vôtre en 2005 quand vous m’aviez accordé votre confiance en m’élisant au Second Tour de l’Élection Présidentielle pour accéder à la Magistrature Suprême de notre Pays.
Vous m’avez renouvelé cette confiance à l’occasion des élections groupées de Janvier 2011.
Pendant dix (10) ans de gestion du Pouvoir de l’État, ensemble nous avions écrit de nombreuses pages de notre histoire dans le rassemblement, la concorde, la cohésion nationale et la promotion des idéaux démocratiques.
Après la proclamation des Élections de Janvier 2011, dont certains résultats contestés avaient été validés par la Juridiction Compétente, certains leaders politiques vont s’employer à saper tous les efforts des gouvernements successifs de la République, soutenus par la communauté financière internationale et les réalisations entreprises.
L’année 2015 se profilait comme celle de l’essor de l’économie centrafricaine avec un fort impact social au bénéfice des populations.
De nombreux projets de développement étaient en instance d’aboutissement afin d’éradiquer l’extrême pauvreté des populations centrafricaines tout en rehaussant leur niveau de vie.
C’est alors, que le 10 Décembre 2012, les hostilités de la Coalition SELEKA ont éclaté.
Dans sa marche pour la conquête du pouvoir, dans les conditions ci – dessus évoquées, les éléments de la Coalition SELEKA ont commis des exactions contre la vie, la liberté et la sécurité des personnes, soumettant celles – ci à la torture et aux traitements cruels et inhumains ou dégradant.
Les biens appartenant à l’État, aux collectivités, aux particuliers ainsi qu’à ceux des églises ont été pillés, saccagés et vandalisés.
Il en a été ainsi à l’égard de tous les chantiers entrepris durant mon mandat.
En effet, le pétrole centrafricain, longtemps considéré comme un rêve, était sur le point d’entrer dans sa phase d’exploitation. Le libre choix de débuter les activités d’exploitation pétrolière sur le site de Boromata dans la région de Vakaga témoignait justement des urgences du développement de cette partie du territoire national.
Le coton centrafricain était appelé à dépasser son record de production.
Par ailleurs, les négociations étaient en cours avec le géant Groupe Énergétique Français AREVA pour un calendrier réaliste de l’exploitation de l’uranium de Bakouma, en souffrance depuis 50 ans.
En outre, la RCA était en négociation avec d’autres partenaires en vue de l’exploitation industrielle de l’Or de Ndassima dans la Ouaka.
La livraison annoncée de deux (2) turbines destinées à renforcer les capacités de l’Usine de BOALI III allait résoudre les récurrents problèmes de coupure d’électricité à Bangui et favoriser l’opérationnalité de la cimenterie de Bimbo.
La RCA allait enfin produire du ciment à bon prix pour offrir au peuple centrafricain la construction à moindre coût de son habitat.
Tous ces projets, grâce à l’effort national, de la coopération internationale ainsi que la disponibilité des richesses et ressources naturelles, avaient pour objectifs d’abord de favoriser aux centrafricaines et aux centrafricains le droit à la sécurité sociale pour leur permettre d’obtenir la satisfaction de leurs droits économique socio et culturel indispensables à leur dignité et à leur libre développement.
Ensuite, de contribuer à rendre effectif le droit au travail de toute centrafricaine et de tout centrafricain, au libre choix de son travail, à des conditions équitables et satisfaisante de travail et à sa protection contre le chômage.
Ce droit étant devenu effectif, chacune et chacun devrait donc avoir droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien être et ceux de sa famille à travers les cinq (5) verbes chers au Feu Barthelemy BOGANDA, Président Fondateur de la République Centrafricaine à savoir : nourrir, vêtir, loger, soigner et instruire.
Malheureusement, mes efforts ont été stoppés par cette crise militaro – politique.
Centrafricaines, Centrafricains,
Mes chers Compatriotes,
Les échos du pays qui me parviennent font état de ce que jusqu’au 1er Décembre dernier, date anniversaire de la proclamation de la République Centrafricaine (RCA), les cours n’avaient pas encore commencé dans les établissements publics censés assurer la gratuité aux enfants en ce qui concerne l’enseignement élémentaire et fondamental. Par ailleurs, l’année académique qui va s’écouler est encore hantée par le spectre de l’année blanche.
En outre, le salaire de plusieurs mois a été gelé en dépit de leur caractère alimentaire et du fait que les mois concernés par cette mesure étaient échus.
Les étudiants et les fonctionnaires et agents de l’État admis à faire valoir leur droit à la retraite continuent de compter le nombre de plus de plus élevé des arriérés de pensions et bourse.
La bancarisation qui permettait la traçabilité des recettes de l’État et assuraient le paiement à termes des salaires, pensions et bourses a été abandonnée pour des raisons non – maitrisées. Par contre, cette mesure salutaire a cédé le pas à ce qui est appelé désormais la “Bancorisation”, système qui consiste à trimbaler les recettes de l’État dans des sacs.
A cause de l’insécurité grandissante dans l’arrière pays, grenier des produits agricoles est devenu invivable pour les paisibles citoyens dont l’activité principale a toujours été l’agriculture.
Les peulhs reconnus jadis pour leur activité d’élevage, se préoccupant maintenant des armes dont ils sont dotés, ont définitivement oublié cette activité économique qui faisait de la RCA le deuxième pays de l’élevage dans la sous région.
La cause de ces destructions économiques, sociales et morales réside dans l’atteinte aux résultats de l’exercice du droit des centrafricaines et des centrafricains à prendre part à la direction des affaires publiques de leur pays à travers leurs représentants choisis en occurrence moi – même et les députés de 5e législature.
Et pourtant, la Constitution de la République Centrafricaine adoptée par référendum et promulguée le 27 Décembre 2004 proclamait que : “La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par voie de referendum ou par ses représentants. Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice ni l’aliéner. L’usurpation de la souveraineté par Coup d’État ou par tout moyen constitue un crime imprescriptible contre le peuple centrafricain. Toute personne ou tout État tiers qui accomplit de tels actes aura déclaré la guerre au peuple centrafricain.” Fin citation.
Centrafricaines, Centrafricains,
Chers Compatriotes
Le regain de violences à Bangui et dans l’arrière-pays auquel vous assistez ces derniers temps met en évidence le caractère inopérant de l’Accord de Cessation des Hostilités signé à l’issue du Forum de Brazzaville, pourtant censé créer un climat plus propice à une normalisation de la situation.
C’est pourquoi, me trouvant éloigné de notre terre ancestrale, je n’ai cessé de prôner la nécessité de la tenue d’un Dialogue Inclusif Inter – Centrafricain afin de permettre à notre pays de retrouver le chemin de la sécurité, de l’ordre constitutionnel, de la paix et du bien – être pour nos populations tant meurtries.
J’ai été particulièrement heureux de constater que la Communauté Internationale toute entière se penche enfin résolument sur la question du Dialogue que j’ai longtemps souhaité. Car, le Dialogue reste et demeure la seule issue de sortie durable de la crise que traverse le pays.
Tout en évoquant la nécessité de ce Dialogue Inclusif, j’ai une pensée profonde pour les victimes des exactions atroces et inhumaines qui ont été perpétrées sur le territoire de notre pays pendant cette crise.
C’est pourquoi, je souscris entièrement au projet de création en Centrafrique de la Cour Criminelle Spéciale, compétente pour enquêter, instruire et juger les violations graves des Droits Humains et du Droit International Humanitaire notamment, les violences sexuelles liées au conflit ainsi que les violences graves contre les droits des enfants tels que le recrutement et l’utilisation d’enfant dans les conflits armés.
Je suis convaincu que seule cette juridiction que je souhaite indépendante et impartiale, permettra aux victimes et aux auteurs d’avoir droit, en pleine égalité, à ce que leur cause soit entendue équitablement et publiquement.
Centrafricaines, Centrafricains,
Mes chers Compatriotes
Il a été porté à ma connaissance que beaucoup de compatriotes ont été touchés à l’annonce du dépôt au Parquet du Tribunal de Paris en FRANCE, d’une plainte contre mes proches et moi – même.
Je suis particulièrement sensible à cette marque de compassion exprimée à mon égard et celui de mes proches.
Cependant, cette procédure n’a aucun effet sur mon engagement patriotique et citoyen à contribuer pour la paix et la cohésion sociale dans mon pays.
Bien au contraire, j’avais bien voulu affronter la justice de ce pays si je n’avais pas été empêché par la mesure restrictive de liberté adoptée contre moi par le Conseil de Sécurité des Nations Unies.
Néanmoins, je suis disposé à coopérer dans une justice juste et équitable dès que l’opportunité se présentera ce qui me permettra de faire les démonstrations ci – après.
– D’abord, du fait qu’en son Article 104, la Charte Constitutionnelle de la Transition proscrit le port du Titre de Président de la République par le Chef d’État de Transition, la plainte déposée par un Avocat à la demande des Autorités de la Transition doit être déclarée irrecevable pour défaut de qualité. Pour cause, étant entendu que jusqu’à l’investiture du futur Président de la République, Chef de l’État de la République Centrafricaine, je reste et le demeure, bien que contraint en exil.
– Ensuite, à travers la plainte déposée au parquet du tribunal de Paris, les Autorités de Transition exposent les autorités françaises devant la justice de leur pays. En effet, il serait difficile si non, impossible de ne pas évoquer à l’occasion des débats qui pourraient être organisés, les questions de la réciprocité des accords et conventions relatifs aux matières premières et stratégiques après la ratification des textes fondateurs de l’Union Européenne qui avait nécessité l’abrogation des Article 77 à 87 de la Constitution Française du 4 Octobre 1958 et du conflit résultant de la coexistence de ceux – ci avec les accords et convention concernant ces matières et produits toujours applicables en République Centrafricaine.
La multiplication de cette manœuvre et de cet artifice juridiques visant à me disqualifier politiquement m’ébranle en rien.
Il faudra bien passer par un dialogue avec moi, en présence de tous ceux qui sont responsables du chaos centrafricain, à commencer par Michel Djotodia; Sinon, je ne vois pas comment la RCA pourra en sortir.
Je rappelle qu’au nom de la paix, j’ai en mon temps, amnistié beaucoup des leaders politiques, notamment le défunt Président Ange Félix PATASSE en exil à Lomé (TOGO); ce qui avait rendu possible sa participation aux travaux du Dialogue Politique Inclusif de 2008 ainsi qu’à l’élection présidentielle de 2011. Par ailleurs, sans mon implication personnelle, Michel Djotodia, alors, prisonnier à Cotonou au Benin n’aurait été libéré.
Fort de ce qui précède, je demande à la Médiation Internationale de tout mettre en œuvre pour assurer le caractère strictement inclusif de ce Dialogue et de veiller à l’indépendance et l’impartialité de la future Cour Criminelle Spéciale.
A la Communauté Internationale, et plus particulièrement à la MINUSCA, je leur demande de faire appliquer les résolutions onusiennes afin d’abréger les souffrances du peuple centrafricain à travers le désarmement de tous les groupes armés non conventionnels qui continuent de sévir librement sur le territoire de la République Centrafricaine. Car, ne pas agir dans ce sens reviendrait à alimenter les rumeurs relatives à l’existence des agendas cachés que détiendraient la Communauté Internationale.
Centrafricaines, Centrafricains,
Mes chers Compatriotes
Pour finir, nous devons comprendre que quelque soit la bonne volonté de la Communauté Internationale, à aider notre pays en proie à cette profonde crise, elle ne pourra, en aucune manière, se substituer à nous.
Ayons foi en nous – mêmes pour sortir notre pays d

La Centrafrique entre dans une phase critique sur fond de progrès du processus politique

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Xinhua / Corbeau News Centrafrique (CNC): 10-12-2014.

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous
Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous

Le Secrétaire général adjoint des Nations Unies aux opérations de maintien de la paix, Hervé Ladsous, a noté mardi que la République centrafricaine entrait dans une phase critique sur fond de progrès du processus politique.

“La République centrafricaine entame une phase critique à un moment où l’attention internationale sur la crise commence à s’estomper. Les risques restent élevés, des perturbations supplémentaires dans le processus politique et/ou la situation sécuritaire pourraient mettre le processus de transition en péril”, a déclaré M. Ladsous à l’occasion d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations Unies sur la Situation en République centrafricaine.

Le chef des opérations de maintien de la paix a noté que le processus politique allait de l’avant grâce aux efforts du Médiateur de la crise en République centrafricaine, le Président congolais Sassou Nguesso, des Nations Unies et de l’Union africaine.

“Suite aux accords conclus entre les parties prenantes dans le pays, la région et les partenaires internationaux ont demandé au Médiateur de prolonger la période de transition de six mois jusqu’à août 2015”, a-t-il ajouté, notant également que les préparatifs sont activement en cours pour la tenue du Forum de Bangui sur la réconciliation nationale au début de l’année prochaine.

“Tout retard supplémentaire au-delà du mois d’août 2015 pourrait compromettre la transition elle-même”, a estimé Hervé Ladsous. “J’exhorte les autorités centrafricaines à maintenir le cap et les partenaires régionaux et internationaux du pays à rester engagés de manière soutenue et coordonnée afin de fournir à la République centrafricaine l’assistance nécessaire pour assurer l’efficacité et la durabilité de ses actions”.

S’agissant du Forum de Bangui, le chef des opérations de maintien de la paix a noté que ses contours commençaient à prendre forme. “Il y a un consensus croissant sur la nécessité de traiter l’ensemble des questions qui sont au cœur de la crise, y compris le désarmement, la démobilisation et la réintégration des groupes armés, et les préparatifs pour la réforme du secteur de la sécurité, notamment la reconstitution de l’armée centrafricaine, les FACA, les questions relatives à la gouvernance politique et économique, la lutte contre l’impunité et le statut d’environ un million de réfugiés et de personnes déplacées, dont beaucoup veulent retourner dans leurs foyers”, a-t-il dit.

©Xinhua

La RCA célèbre de la Journée mondiale de lutte contre la corruption

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Journée-Internationale-de-la-Francophonie.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Journée mondiale de lutte contre la corruption. Photo; CNC
Journée mondiale de lutte contre la corruption. Photo; CNC

La RCA célèbre de la Journée mondiale de lutte contre la corruption

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 10-12-2014.  Ce 9 décembre 2014, la République centrafricaine à l’instar des autres pays du monde, membres des Nations unies a célébré la Journée internationale de lutte contre la corruption. Il n’y a pas eu grande manifestation en raison de la crise actuelle dans le pays, mais le Comité national de la lutte contre la corruption (CNLC) a initié une compagne de dispatching des affiches et banderoles au niveau des institutions publiques et privées, en vue de sensibiliser les populations sur ce fléau.

Les autorités centrafricaines, depuis la ratification de cette convention, se sont employées depuis à lutter farouchement contre la corruption, en dépit de ce que le phénomène est très développé dans le pays. Le clou des efforts de la RCA aurait été la création par Décret n° 08.133 du 31 mars 2008, d’un Comité national de lutte contre la corruption (CNLC) que dirige Jean Baptiste Koyassambia, Conseiller national, Expert gouvernemental de lutte contre la corruption. Ses missions comme énumérées par Cendri – Mignot Mouté, Rapporteur général adjoint de ce comité consistent à « élaborer et mettre œuvre la stratégie nationale de lutte contre la corruption ; assurer sa diffusion auprès des acteurs publics et privés ; coordonner, superviser et aider à la formulation des différentes actions du gouvernement relatives à la lutte contre la corruption, à savoir la transparence et la bonne gouvernance. »

Cendri – Mignot Mouté
Cendri – Mignot Mouté

Entre temps, entre 2008 et 2012 où le CNLC a fonctionnait bien, l’institution a œuvré d’arrache-pied pour réduire autant soit peu la corruption, ne fut-ce qu’au niveau de l’Etat. Ses réalisations, en dépit des difficultés sont palpables aujourd’hui, à en croire M. Mouté. « Le CNLC s’est déjà employé dans la ratification de la Convention de l’Union africaine contre la corruption. Il est question, à travers cette convention que les patrimoines de l’Etat et de certains hauts responsables de l’administration publique soient déclarés. Evidemment, le début avait commencé avec beaucoup de résistance, mais le CNLC a travaillé sans relâche pour inciter et pousser aux déclarations de patrimoines entre 2008 et 2012. Aussi, sur le plan international, certaines institutions comme Transparency International et le PNUD qui ont mené leurs enquêtes indépendantes sur la RCA ont démontré que la corruption est à tous les niveaux. » a-t-il noté avant d’ajouter qu’« aujourd’hui, un projet de loi portant création d’une Haute autorité de lutte contre la corruption est sur la table du Conseil national de transition qui va incessamment se prononcer dessus. Cette institution, à la différence du CNLC aura la marge de manœuvre nécessaire, puisqu’elle va se charger de la lutte contre la corruption, d’abord en ce qui concerne la prévention, ensuite au niveau de la sensibilisation, puis des actions de répression. »

Mais, la crise actuelle en RCA est un handicap, non seulement pour les activités du CNLC mais aussi favorise le développement de la corruption. C’est du moins ce que relève Albert Goffi, Expert gouvernemental de lutte contre la corruption : « Il ne faut pas se voiler la face. Parmi les multiples causes de la situation que nous traversons actuellement en RCA, la corruption y est pour beaucoup. C’est dire qu’une frange de la population est appauvrie par la corruption et cette population marginalisée et écartée a essayé en quelque sorte de se venger. Ce que nous vivons est bel et bien l’une des conséquences de la corruption dans notre pays. Cependant, je puis vous dire que ces jours-ci, personne ne contrôle plus rien. Et ce genre d’environnement est propice au développement du phénomène de la corruption, même nous dirons que la corruption a dû prendre une dimension que nous ne pouvons pas imaginer. » Face à cette situation M. Albert Goffi fait le plaidoyer pour que la sécurité soit rapidement rétablie, afin de permettre au pays d’éviter le pire en matière de corruption. « C’est pour cela que nous souhaitons vivement que la sécurité et la paix reviennent rapidement pour que nous reprenions le travail de lutte contre la corruption qui n’a fait qu’appauvrir de plus en plus une catégorie de personnes et enrichir de plus en plus une frange de populations. »

En somme, le dernier classement de Transparency International où la RCA a perdu six (06) places est révélateur du degré croissant de la corruption en Centrafrique, d’où nécessité pour les acteurs d’œuvrer encore plus pour lutter contre ce fléau qui mine le pays.

Bangui / Fred Krock / Corbeau News Centrafrique.

Centrafrique : la violence atteint la ville de Mbrés

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BBC Afrique / Corbeau News Centrafrique: 09-12-2014: 16h50

Bambari.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Un Officier de la Sangaris dans un quartier des déplacés de Bambari

De nouvelles violences ont éclaté dans les localités de Mbrés à 90 km de Kaga-Bandoro dans e nord de la Centrafrique.

Selon des habitants de Mbrés joints au téléphone, la tension est vive et très critique.

Les hostilités entre Seleka de la communauté peulh et miliciens Antibalaka ont débuté le 1er décembre, jour de la fête nationale centrafricaine, lorsqu’un Antibalaka a été agressé par un militant Seleka.

Dimanche dernier, deux miliciens Antibalaka ont été assassinés par un groupe de Seleka peuls. Les représailles des Antiabalaka se sont soldées par la mort de 6 peulhs.

Les civils se sont enfuis en brousse, laissant la ville aux mains des miliciens: Antibalaka dans la partie nord-est et les Seleka peulhs dans le sud-ouest.

Selon des sources locales, environ 500 miliciens Antibalaka, venus des localités voisines de Dékoa, Sibut et Mala, sont arrivés à Mbrés.

Ils exigent le départ des peulhs de la localité.

Les forces internationales basées à Kaga-Bandoro ne sont pas encore intervenues.

La présidente centrafricaine Catherine Samba Panza a déclaré qu’il

est impératif de traduire en justice les auteurs de crimes inhumains commis en Centrafrique”.

Elle a fait cette déclaration en marge de la 13ème session des Etats parties au statut de Rome.

Les autorités centrafricaines ont demandé à eux reprises à Cour pénale internationale (CPI) pour poursuivre les auteures des crimes et autres exactions commis dans le pays.

RCA: Accablantes révélations de Me Nicolas Tiangayesur le Sommet de la CEEAC du 10 janvier 2014 à Ndjamena

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/12/Maitre-Nicolas-Tiangaye.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Maitre Nicolas Tiangaye lors de sa conférence de presse le 04-12-2014 à Bangui. ©2014CNC
Maitre Nicolas Tiangaye lors de sa conférence de presse le 04-12-2014 à Bangui. ©2014CNC

Accablantes révélations de Me Tiangaye sur le Sommet de la CEEAC du 10 janvier 2014 à Ndjamena

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 09-12-2014. Longtemps silencieux après sa démission le 10 janvier 2014 à Ndjamena au Tchad, l’ancien Premier ministre Me Nicolas Tiangaye, à l’occasion de l’annonce de la rentrée politique de son parti le CRPS le 4 décembre dernier, a fait des révélations accablantes au sujet du Sommet extraordinaire de la CEEAC qui a été sanctionné par sa démission et celle de Michel Djotodia. Pour lui, c’était tout, sauf une humiliation d’Etat. « De tout ce qui s’est passé, j’en appelle à la dignité, au sens de l’honneur des Centrafricains. Il n’y a pas d’exemple dans le monde où un peuple n’a été aussi humilié. Il y a eu deux guerres mondiales, on n’a jamais ramassé les représentants de ces peuples pour les amener et leur imposer des choses comme cela s’est passé à Ndjamena où les membres du Conseil national de transition ont été ramassés, procéder à leur emballage et à leur colisage pour les amener à Ndjamena. » a-t-il relevé.

Cette humiliation d’Etat ne s’arrêtait pas seulement au seul fait de délocalisé les Conseillers nationaux, en vue de prendre cette décision ; mais même la décision de destituer les deux têtes de l’exécutif par le CNT n’était que l’arbre qui cache la forêt, à en croire Me Nicolas Tiangaye : « On a fait semblant de dire que c’est eux qui sont venus décider du sort des institutions de notre pays. C’est à Bangui que cela doit se faire et il y a une procédure quand on sait comment le CNT doit se réunir, c’est d’être convoqué en session ordinaire par le président du CNT ou en session extraordinaire par Décret du chef de l’Etat, et non par convocation d’un chef d’Etat d’un autre pays pour qu’on vienne nuitamment avec des pressions extérieurs pour imposer des décisions. C’est inacceptable ! On a même voulu nommer le chef de l’Etat à Ndjamena, qu’est-ce que cela veut dire ? C’est du mépris pour le peuple centrafricain, je ne le dis pas parce qu’il y a un poste du Premier ministre, puisque j’avais déjà décliné un poste du Premier ministre en 2013. Ce que je n’accepte pas, c’est l’humiliation de mon peuple. »

Là où le bât blesse le plus chez Tiangaye, c’est qu’un minable citoyen tchadien a injurié publiquement les autorités centrafricaines. « Les injures proférées par le Secrétaire général tchadien de la CEEAC contre les autorités centrafricaines. Après tout, c’est un simple fonctionnaire dans son pays, de quel droit il peut insulter les autorités centrafricaines ? C’est la seule crise qu’il y a dans le monde ? Mme Zouma qui est la présidente de la commission de l’Union africaine peut-elle insulter le président Salvakir juste parce qu’il y a une crise au Soudan du Sud ? Est-ce que le Secrétaire général des Nations unies peut-il insulter Bachar El Assad parce qu’il y a une guerre en Syrie ? Tout cela participe de cette vision où on cherche à nous humilier. » a-t-il regretté.

Mais un seul conseil revient dans la tête de l’ancien Premier ministre à l’endroit du peuple centrafricain. Si jamais le peuple ne s’unit pas, ne se réconcilie pas sincèrement avec lui-même et avec ses dirigeants, un sort similaire peut s’acharner sur lui, ce que Tiangaye n’ose souhaiter pour son pays. « C’est la raison pour laquelle les centrafricains doivent comprendre qu’ils doivent s’unir, qu’ils doivent parler d’une seule voix au-delà de leurs divergences politiques, de transcender ces divergences pour voir l’essentiel et de se battre pour l’unité nationale, pour l’honneur du pays et les intérêts du pays. »

Un autre aspect important de Ndjamena aurait été la contrepartie de la démission des têtes de l’exécutif. D’aucuns disaient que Djotodia et Tiangaye auraient reçu de l’argent pour laisser le pouvoir. La réponse de Tiangaye à ce sujet est claire et nette : « Ces histoires de démission monnayée fait encore partie des rumeurs. Tout comme vous, j’ai appris qu’on a donné de l’argent à Djotodja, mais c’est resté qu’au niveau des rumeurs. Mais, si quelqu’un pense qu’on m’a donné de l’argent, il peut donner les preuves. Puisque j’étais rentré avec la délégation, on a pris le même avion. » a-t-il indiqué. Et d’expliquer, en ce qui le concerne personnellement, « Moi, je n’ai pas démissionné à Ndjamena. C’est simplement parce que le communiqué final lu par le Secrétaire général de la CEEAC n’était pas conforme à la réalité. En lisant le communiqué final, il a dit qu’il prenait acte de la démission du Chef de l’Etat et du Premier ministre. J’étais même sur le point de lui demander de me montrer la démission que j’ai faite. Mais, je ne voulais pas au nom de l’intérêt supérieur de la Nation, parce que les gens vont croire que je veux m’accrocher à un poste. Le problème de ma démission n’était pas posé ; c’est à Djotodia que ce problème a été posé et il a rédigé sa démission pour remettre à Nguendet. Je dis que je ne rédigerais jamais ma démission sur un territoire étranger, et c’est finalement le 14 janvier, ici à Bangui que j’ai envoyé ma démission au Président du CNT qui assurait la vacance du pouvoir. »

Jusqu’aujourd’hui, il y a comme la persistance de ce mépris de la part de la part de la communauté internationale vis-à-vis des autorités de la transition. Car, toutes les initiatives prises par elles n’ont jamais été prises au sérieux par la communauté internationale, à l’image du projet de réhabilitation des FACA chère au peuple et aux autorités centrafricains, la communauté internationale a dit niet. De même pour le projet du forum de Bangui où les autorités ont opté pour un dialogue à la base d’abord, mais la communauté internationale elle, impose un calendrier prenant en compte directement le dialogue au niveau de Bangui…

Mais, le peuple centrafricain qui n’a que trop souffert attend une franche collaboration avec le communauté internationale, fondée sur ses véritables aspirations afin de sortir définitivement du chaos actuel.

Bangui /Fred Krock / Corbeau News Centrafrique.

1er décembre 2014 A Marseille sous le signe de la réflexion: discours du président de l’association “Séwa ti BéAfrica “

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/ASSOCIATION-A-SEWA-TI-BE-AFRICA-MARSEILLE-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>ASSOCIATION A SEWA TI BE-AFRICA, MARSEILLE
©CNC

Marseille le 6 décembre 2014

1er DECEMBRE 2014 A MARSEILLE

Sous le signe de la réflexion

 

MOT DU PRESIDENT

Mesdames, Messieurs,

Chers compatriotes, chers amis de la République Centrafricaine. Je m’adresse à vous ce soir en tant que président de l’association loi 1901, A Séwa ti BéAfrica (Les Familles centrafricaines).

Je vous souhaite la bienvenue dans cette salle qui porte le nom d’un illustre Africain, un exemple pour toute l’Afrique. Il a lutté toute sa vie pour libérer l’Afrique du Sud du régime de discrimination raciale de l’Apartheid. Je veux parler de Nelson Mandela. Votre présence ici ce soir témoigne de l’intérêt que vous portez à notre pays, la République Centrafricaine qui traverse la période la plus sombre de son histoire et dont les responsables sont ses propres fils, organisés en groupes armés criminels aidés, par des étrangers et motivés par l’appât du gain et le pouvoir. Nous vous remercions très sincèrement du fond du coeur. Comme vous le savez, c’est dans les périodes de crise que les peuples se surpassent. Ils reviennent à l’essentiel, aux fondamentaux, aux valeurs sûres qui sont à la base de leurs sociétés.

C’est dans ces moments aussi que naît chez les peuples soumis, brimés, transformés en esclaves dans leurs propres pays, humiliés, assassinés, l’esprit de révolte et de résistance contre l’agresseur.

Nelson Mandela décrit ce processus dans son livre, Un Long chemin vers la liberté : « L’accumulation régulière de milliers d’affronts, de milliersd’humiliations, de milliers d’instants oubliés, a créé en moi une colère, unesprit de révolte, le désir de combattre le système qui emprisonne monpeule. Il n’y a pas un jour particulier où j’aurais dit : à partir demaintenant je vais me consacrer à la libération de mon peuple ; je me suissimplement retrouvé en train de le faire sans pouvoir m’en empêcher »Le 1er décembre 2014 à Marseille est placé sous le signe de la réflexion à partir d’un extraitdu discours du président fondateur de la République Centrafricaine, l’Abbé Barthélémy Boganda devant les députés centrafricains le 1er décembre 1958. Nous en débattrons tout àl’heure :

 

« Le territoire de l’Oubangui-Chari a été proclamé le 1er décembre 1958,

« République », dénommée « République Centrafricaine ».

« Ce jour-là nous sommes sortis de l’anarchie où nous vivions ;

Nous sommes sortis du tribalisme ;

Nous sommes sortis du clanisme.

« Nous sommes sortis des petites familles, des petits clans, des petites tribus.

« Nous sommes désormais, depuis le 1er décembre 1958, un « Etat », c’es-à-dire

« un peuple organisé ».

Et en tant que peuple organisé, nous devons avoir des « Lois ».

Cela change un peu des fêtes du 1er décembre que nous avons connues.

L’association A Séwa ti Bé-Africa

(Les Familles centrafricaines).

L’association A Séwa ti Bé-Africa est déclarée à la préfecture des Bouches du Rhône   (France), le 10 décembre 2012.

Elle est dirigée par une équipe de trois personnes élues : un président, un secrétaire général et une trésorière.

Elle compte une trentaine de membres actifs ainsi que des sympathisants en France, en République Centrafricaine et en Belgique.

Son objet est de sensibiliser ses adhérents

– à se protéger ou à protéger leurs familles contre les accidents de la vie ;

– de promouvoir entre ses adhérents l’entraide, la solidarité, l’unité, la dignité, la

Citoyenneté ;

– de faire prendre conscience à la diaspora centrafricaine le poids des   Responsabilités qu’elle a vis-à-vis de la République Centrafricaine ;

– de veiller au respect des droits de l’homme en République Centrafricaine.

 

A Séwa ti bé-Africa appartient à la société civile. Elle est apolitique.

L’élection est l’un des événements principaux où A Séwa ti-Bè-Africa se mobilise,

notamment à travers l’éducation de l’électorat.

A Séwa ti Bé-Africa est le corps social, par opposition à la classe politique.

Elle écoutera tous les candidats à l’élection présidentielle en République Centrafricaine, sans distinction, dès lors que ces derniers en font la demande. Elle leur posera des questions sur leurs projets de société.

Ses moyens d’action sont notamment :

– Les cotisations des adhérents, des subventions publiques et privées, des

dons, legs :

– Les publications, les cours, les conférences, les réunions de travail ;

– L’organisation de manifestations et toute initiative pouvant aider à la

réalisation de l’objet de l’association ;

– La vente occasionnelle de tous produits ou services entrant dans le cadre

de son objet ou susceptible de contribuer à sa réalisation.

Ses réalisations

Ce deux dernières années, notre association a été confrontée à des décès au sein de la communauté centrafricaine de Marseille.

Nous les associons à la minute de silence qui interviendra après le reportage sur la tragédie centrafricaine.

A Séwa ti Bé-Africa a assisté les familles éprouvées.

Elle fait régulièrement différentes déclarations relatives à la situation nationale centrafricaine mises en ligne et dans la presse nationale.

Les 23 décembre 2012 et 18 janvier 2013, elle dénonce les attaques des ex-séléka contre des populations paisibles. Ces rebelles empêchent, par leurs actes, toute reconstruction de la République Centrafricaine en détruisant toutes les structures de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national.

Le 28 août 2013, elle dénonce les violations graves des droits de l’homme par les ex-séléka, les 17, 18, 19 et 20 août dans les quartiers Nord de Bangui.

Le 25 octobre 2014, elle publie une analyse de la situation nationale. Elle prévient que le chemin vers la paix et la réconciliation en République Centrafricaine sera long, difficile et semés d’embuches.

Elle réclame des élections libres et transparentes encadrées par une réglementation claire acceptée par tous, notamment sur les critères d’éligibilité des candidats : les repris de justice, les chefs de guerre, les condamnés, les auteurs de crimes de sang et des crimes économiques, etc. doivent être bannis.

Elle demande aux autorités de la transition de jeter dès à présent des bases qui permettront de développer une économie saine. De se doter d’un outil de contrôle et d’analyse contre les circuits financiers clandestins, le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

A Séwa ti Bé-Africa souhaite que le projet de la nouvelle Constitution de la République Centrafricaine soit mis en ligne afin que tout Centrafricain puisse en prendre connaissance et réagir éventuellement.

Que cette Constitution soit de type parlementaire. A Séwa ti Bé-Africa affirme que le besoin de justice est vital en République Centrafricaine pour envisager positivement l’avenir.

Enfin, le système éducatif centrafricain est un outil indispensable, pour reconstruire la République Centrafricaine.

Il faut repartir de la base pour inculquer aux jeunes Centrafricains de bonnes valeurs à travers la morale, l’histoire, le sens du travail, etc.

C’est à partir de ces actions qu’émergera la nouvelle génération consciente de la richesse de son pays. Nous tenons à adresser tous nos remerciements à la presse centrafricaine qui joue un rôle important dans le relais de l’information entre la diaspora et le peuple centrafricain.

Malheureusement, elle est dans la ligne de mire des autorités de la transition et des groupes armés qui veulent la ballonner. Il faut la soutenir.

Le 6 mai 2014, l’Union des Journalistes de Centrafrique (UJCA) publie un communiqué de presse. Au-delà de la condamnation de l’assassinat sordide de deux journalistes par des terroristes, ce communiqué aborde plus largement la question du respect des Droits Humains en République Centrafricain.

Nous rendons un hommage à tous les journalistes centrafricains et les encourageons à continuer le travail qu’ils font avec professionnalisme pour la libération du peuple centrafricain.

M Ban Ki-Moon, secrétaire général de l’ONU le 6 mai 2014, journée mondiale de la presse :

« Ce n’est que lorsque les journalistes sont libres de surveiller, d’enquêter et de critiquer les politiques et leurs actions qu’une bonne gouvernance peut exister ». Ses projets à court terme.

Actuellement, nous menons un travail d’identification d’une action humanitaire à mener immédiatement (budget prévisionnel, financement, plan de réalisation). Quelles actions humanitaires mettre en œuvre ? Dans quels domaines ? Santé ? Justice ? A Bangui ou en province ?

Finalement, il serait judicieux de mener des actions en priorité en provinces car les gens sont plus démunis dans l’arrière-pays que dans la capitale.

Au niveau de la justice, il convient de parcourir les provinces pour recenser les actes de barbarie commis sur la population par des malfaiteurs de tout bord. Présenter les faits devant une juridiction nationale ou internationale.

Ce travail se fera en étroite collaboration avec la Ligue nationale centrafricaine de droits de l’homme et la ligue internationale des droits de l’homme.

C’est l’impunité qui est en grande partie responsable de la crise actuelle en République

Centrafricaine. Tous ceux qui ont commis des crimes sur la population doivent avoir le courage d’affronter leurs juges.

Cette action de justice n’empêche pas de mener en même temps d’autres dans le domaine humanitaires.

A Séwa ti Bé-Africa travaille avec d’autres associations qui interviennent en République Centrafricaine, pour créer une plateforme.

Le 29 décembre 2014 à Lyon où nous sommes représentés pour la mise en place du Forum des organisations issues des migrations RCA (FOSIM RCA). Le Consulat de la République centrafricaine ici à Marseille est fermé depuis longtemps. Désormais il faut passer par le Ministère des Affaires étrangères à Bangui ou par l’Ambassade de   la République centrafricaine à Paris. En tant qu’association, nous nous écrirons au ministre des Affaires étrangères centrafricain et au représentant de la diaspora centrafricaine au sein du CNT, pour remédier à ce fâcheux problème Nos enfants, nés ici en France, ne se connaissent pas entre eux. Organisons des manifestations pour leur permettre de se connaître. C’est une occasion pour élargir l’Association aux jeunes générations !

L’idée de mettre en place une structure de médiation pour anticiper ou régler les litiges au sein de l’association est avancée.

Nous vous remercions de votre attention.

 

Vive la République Centrafricaine,

Vive le peuple centrafricain.

Bonne soirée

A Panguéré-Poucra