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Centrafrique: LUCIEN DAMBALE DEMENT LES ALLEGATIONS SUR SON PRETENDU ASSASSINAT

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(Corbeau News Centrafrique)

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LUCIEN DAMBALE DEMENTI LES ALLEGATIONS SUR SON PRETENDU ASSASSINAT

Bangui, (Corbeau News Centrafrique)

Le Conteur emblématique centrafricaine, Lucien DAMBALE dément toute allégation selon laquelle, il aurait été assassiné, le lundi dernier, par un groupe des escadrons de la mort du KM5, dans le 3ème arrondissement de Bangui.
Les informations sur le prétendu assassinat du Conteur charismatique centrafricain ont vite circulé sur la toile, le réseau social Facebook, et dans les rues de Bangui la capitale centrafricaine. Ces informations erronés ont semé le doute et scandalisé toute la République centrafricaine, la diaspora centrafricaine à travers le monde.
Pour briser ces rumeurs occasionnant la crise cardiaque chez certains Centrafricains, en chair et en os, Lucien DAMBALE s’est sorti de sa carapace et a parlé aux Centrafricains sur les ondes de Radio Ndeke Luka où il travaille comme Narrateur de contes centrafricains.
Lucien DAMBA est un habitant du 3ème arrondissement de la ville de Bangui, secteur à majorité musulmane, où les non musulmans ont dû quitter en raison de violence.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: «NOTRE OBJECIF EST DE FAIRE EN SORTE QU’IL Y AIT LE RETOUR A LA NORMAL» PORTE-PAROLE

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(Corbeau News Centrafrique)

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«NOTRE OBJECIF EST DE FAIRE EN SORTE QU’IL Y AIT LE RETOUR

A LA NORMAL» PORTE-PAROLE DE LA Minusca

Bangui, (C.N.C), 12-11-2015

 

Face aux multiples accusations et réclamations des Centrafricains, de l’exécutif au parlementaire, portées sur les forces internationales, la MINUSCA a pour sa part, voulu rassurer les Centrafricains sur l’objection de sa mission. Lors de la conférence de presse hebdomadaire de ce 11 novembre 2015 au siège de la mission onusienne à Bangui, le Porte-parole de la MINUSCA a balayé d’un revers de la main toutes ces accusations tout en reconnaissant les limites de la force onusienne.
La traditionnelle conférence de presse hebdomadaire de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a été l’occasion pour son porte-parole Vladimir Monteiro de faire le point sur les questions de l’heure. Sur la question de la passivité de la MINUSCA à intervenir au plus vite pour empêcher les violences et tueries, le Porte-parole a souligné que la force MINUSCA est là pour accomplir sa mission.
«Notre objectif est de faire en sorte qu’il y ait le retour à la normale. La MINUSCA est là pour assurer la protection de la population. Et nous faisons ce travail conjointement avec la Force de Sécurité intérieure » a intimé Vladimir Monteiro.
Toute en annonçant le renforcement de moyens en homme dans le rang de la MINUSCA qui va recevoir un nouveau contingent dont le contingent égyptien qui sera à Bangui avant la tenue des élections en République centrafricaine. Cela dit, les 12.000 hommes que compose la MINUSCA ne permettent pas à la mission de cadrer toute la République centrafricaine en proie à des fractions de groupes armés qui écument tout le territoire national.
Cette configuration démontre combien le processus électoral connaitra de perturbation sur le plan sécuritaire. Vladimir Monteiro a en effet évoqué un plan sécuritaire en vue de sécuriser la tenue des élections. L’idée de ce plan de sécurisation va dans l’annonce du Secrétaire général de l’ONU qui a souligné l’importance de créer un environnement propice à la tenue d’élections, afin de mettre un terme, selon lui, à la transition et d’apporter une paix et une stabilité durable dans le pays.
« Nous sommes en train de travailler en collaboration avec les autorités de la transition sur un plan de sécurisation du pays pour permettre la tenue des élections » a-t-il précisé.
Par ailleurs, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon condamne, dans un communiqué, la mort d’un casque bleu de la MINUSCA, lors d’une attaque, mercredi dernier, à Batangafo au nord de Bangui. Après une flambée de violence entre les éléments Antibalaka et ex Seleka près d’un camp de déplacés dans cette ville, une confrontation impliquant des ex Seleka a eu lieu à proximité d’un barrage de la MINUSCA. Au cours de cet affrontement, un casque bleu a disparu et a, par la suite, été retrouvé mort.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique : Lettre ouverte à M. François Hollande – Président de la France

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique : Lettre ouverte à M. François Hollande

– Président de la France

Par M. SIMON – KOITOUA, un citoyen Centrafricain résident Agadir Maroc.

Bangui, (S.K), 12-11-2015

Objet : Centrafrique, les prochaines élections 2015 à haut risque sans le DDR
Monsieur le président

 

Le but de ce choix d’expression est de vous parler de mon attachement profond envers ces valeurs qui sont la démocratie, le respect des droits de l’homme et la liberté d’expression qui sont torpillées par Catherine SAMPA PANZA mais de profiter de ce seul moyen à ma disposition en tant que citoyen Centrafricain, pour lancer une sorte de cri d’alarme concernant mon pays la Centrafrique d’où la situation s’empire de jour en jour..

Monsieur le président

Il n’est ni possible ni nécessaire de revenir sur tous les faits qui ont marqué la politique Centrafricaine.
Bien que ce message vous soit personnellement envoyé, il vise aussi à informer la communauté internationale et ainsi attirer l’attention sur des risques conséquents de la situation politique actuelle de la Centrafrique.

Monsieur le président

Le processus de vivre ensemble en Centrafrique connaît aujourd’hui un blocage car les autorités actuelles ne sont pas prêtes à réconcilier les Centrafricains entre eux .Par conséquent cette situation est susceptible de s’effondre d’un moment à l’autre. Il n’y a pas besoin de grand-chose pour que les cicatrices se transforment en nouvelles blessures. Cette fragilité est due aux nombreux problèmes de fond qui rendent très complexe ce processus. L’un des raisons majeures de cette complexité est l’existence même du Népotisme, le régionalisme, le favoritisme, le clanisme et l’exclusion sociale ce sont des maux à bannir dans la nouvelle Centrafrique.
Ceux qui ont de près ou de loin participé aux actes de tueries, de pillages …, ce sont tous ces mêmes gens qui sont directement ou indirectement impliqués au premier rang dans ce processus de réconciliation nationale, des criminels sont récompensés dans les hautes fonctions de l’Etat au détriment des jeunes diplômes.
Bref, la démocratie n’étant pas leur culture, elle leur a été imposée par les événements. Ce pendant ces personnalités restent très puissantes dans la société Centrafricaine et gardent toujours l’influence sur l’opinion aussi bien sur le plan national.
Dès lors, on se tromperait énormément de penser que créer une rébellion est devenue un fonds de commerce en Centrafrique.
Dans une telle situation et pour une si importante question concernant le cœur même du destin du pays, il est à chaque fois très indispensable de se retourner contre le peuple afin qu’il exprime directement sa souveraineté.
Mais la mauvaise volonté politique des autorités de la transition fait qu’empirée la situation du pays les opposants au régime dictatorial de Catherine SAMPA PANZA sont interdits de quitter le territoire Centrafricain.

Tous les acteurs de la société civile Centrafricaine sont dans le collimateur de Madame Catherine SAMPA PANZA .Ce bon sens n’est rien d’autres que le respect, par tous les acteurs, des droits de l’homme et de libertés individuelles et des règles démocratiques ce qu’ignore Madame Catherine SAMPA PANZA.
En définitive, le DDR est crucial avant l’organisation des élections en Centrafrique.
Il est donc aujourd’hui et plus que jamais important que la communauté nationale se mobilise et que la communauté internationale de son coté, redouble d’efforts pour soutenir le peuple Centrafricain dans ce processus.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le président de la république, l’expression de ma très haute considération

SIMON KOITOUA

AGADIR MAROC

BANGUI: PROPOSITON DE CONSTITUTION DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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(Corbeau News Centrafrique)

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PROPOSITON DE CONSTITUTION DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

Bangui, (C.N.C), 11-11-2015

CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION -=-=-=-=-=- REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE Unité-Dignité-Travail -=-=-=-=-=- PROPOSITON DE CONSTITUTION DE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE *************** LE CONSEIL NATIONAL DE TRANSITION A DELIBERE ET ADOPTE LA PROPOSITION DE CONSTITUTION DONT LA TENEUR SUIT :

2 PREAMBULE

Le peuple centrafricaine souverain, Fier de son unité nationale, linguistique et de sa diversité ethnique, culturelle et religieuse qui contribuent à l’enrichissement de sa personnalité, Convaincu de  l’impérieuse nécessité de préserver l’unité nationale, la cohésion sociale et la paix, gages du progrès économique et social, Animé par le souci d’assurer à l’Homme sa dignité dans le respect du principe de « ZO KWE ZO » énoncé par le Père fondateur de la République Centrafricaine, Barthélemy BOGANDA, Conscient que seul le travail opiniâtre ainsi que la gestion rigoureuse et transparente de la chose publique et de l’environnement peuvent assurer un développement harmonieux, rationnel et durable, Résolu conformément au Droit International à préserver et à défendre l’intégrité du territoire de la République Centrafricaine ainsi que son droit inaliénable au plein exercice de la souveraineté sur son sol, son sous-sol et son espace aérien, Déterminé à rompre avec la gestion familiale, clanique et patrimoniale de la chose publique, Résolu à construire un Etat de droit fondé sur une démocratie pluraliste, le respect de la séparation et de l’équilibre des pouvoirs en vue de garantir la sécurité des personnes et des biens, la protection des plus faibles, notamment les personnes vulnérables, les minorités et le plein exercice des libertés et droits fondamentaux, Convaincu que le suffrage universel est la seule source de la légitimité du pouvoir politique, S’opposant fermement à la conquête du pouvoir par la force et à toute forme de dictature et d’oppression, ainsi qu’à tout acte de division et d’entretien de la haine, Conscient que la tolérance, l’inclusion, la concertation et le dialogue constituent le socle de la paix et de l’unité nationale, Convaincu qu’il est essentiel que les droits de l’Homme soient protégés par un régime de droit, 3 Convaincu de la nécessité de l’intégration politique, économique et sociale africaine au plan sous-régional et régional, Désireux de nouer des liens d’amitié avec tous les peuples sur la base des principes d’égalité, de solidarité, d’intérêts réciproques et du respect mutuel de la souveraineté nationale ainsi que de l’intégrité territoriale, Réitérant sa volonté de coopérer dans la paix et l’amitié avec tous les Etats, d’œuvrer pour l’Union Africaine conformément à l’Acte Constitutif adopté le 12 juillet 2000, de promouvoir le règlement pacifique des différends entre Etats dans le respect de la Justice, de l’Egalité, de la Liberté et de la Souveraineté des Peuples, Réaffirme son adhésion à la Charte de l’Organisation des Nations Unies, à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948, aux Pactes Internationaux du 16 décembre 1966 relatifs aux droits économiques, sociaux et culturels d’une part et aux droits civils et politiques d’autre part, Réaffirme son attachement à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des peuples du 27 juin 1981 et à la Charte Africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance du 30 juin 2007, Réaffirme son adhésion à toutes les Conventions Internationales dûment ratifiées, notamment celles relatives à l’interdiction de toute forme de discrimination à l’égard des femmes, à la protection des droits de l’enfant, et celles relatives aux peuples autochtones et tribaux, Adopte solennellement la présente Constitution, loi suprême de l’Etat à laquelle il doit respect, loyauté et fidélité et dont ce préambule est partie intégrante.

TITRE 1er DES BASES FONDAMENTALES DE LA SOCIETE

Art. 1 er : La personne humaine est sacrée et inviolable. Tous les agents de la puissance publique, toute organisation, ont l’obligation absolue de la respecter et de la protéger. La République reconnaît l’existence des Droits de l’Homme comme base de toute communauté humaine, de la paix et de la justice dans le monde. 4 Art. 2 : La République proclame le respect et la garantie intangible au développement de la personnalité. Chacun a droit au libre épanouissement de sa personnalité pourvu qu’il ne viole le droit d’autrui, ni n’enfreigne l’ordre constitutionnel.
Art. 3 : Chacun a droit à la vie et à l’intégrité corporelle. Il ne peut être porté atteinte à ces droits qu’en application d’une loi. Nul ne sera soumis ni à la torture, ni au viol, ni à des sévices ou traitements cruels, inhumains, dégradants ou humiliants. Nul ne peut être arbitrairement arrêté ou détenu. Le délai légal de détention doit être strictement respecté. Tout prévenu est présumé innocent jusqu’à ce que sa culpabilité soit établie à la suite d’une procédure lui offrant les garanties indispensables à sa défense. Les droits de la défense s’exercent librement devant toutes les juridictions et administrations de la République. Nul ne peut être condamné si ce n’est qu’en vertu d’une loi entrée en vigueur avant l’acte commis. Toute personne faisant l’objet d’une mesure privative de liberté a le droit de se faire examiner et soigner par un médecin de son choix.
Art. 4 : La liberté de la personne est inviolable. Les libertés d’aller et venir, de résidence et d’établissement sur toute l’étendue du territoire sont garanties à tous dans les conditions fixées par la loi. Nul ne peut être contraint à l’exil. La République garantit aux personnes persécutées le droit d’asile. Nul ne peut faire l’objet d’assignation à résidence ou de déportation, si ce n’est qu’en vertu d’une loi.
Art. 5 : Tous les êtres humains sont égaux devant la loi sans distinction de race, d’origine ethnique, de région, de sexe, de religion, d’appartenance politique et de position sociale. 5 La loi garantit à l’homme et à la femme des droits égaux dans tous les domaines. Il n’y a en République Centrafricaine ni sujet, ni privilège de lieu de naissance, de personne ou de famille.
Art. 6 : La famille constitue la base naturelle et morale de la communauté humaine. Le mariage est l’union entre un homme et une femme dans les liens prévus par la loi. La famille et le mariage sont placés sous la protection de l’Etat. L’Etat et les autres collectivités publiques ont, ensemble, le devoir de veiller à la santé physique et morale de la famille et de l’encourager socialement par des institutions appropriées. La protection de la femme et de l’enfant contre la violence et l’insécurité, l’exploitation et l’abandon moral, intellectuel et physique est une obligation pour l’Etat et les autres collectivités publiques. Cette protection est assurée par des mesures et des institutions appropriées de l’Etat et des autres collectivités publiques. Les parents ont le droit naturel et le devoir primordial d’élever et d’éduquer leurs enfants afin de développer en eux de bonnes aptitudes physiques, intellectuelles et morales. Ils sont soutenus dans cette tâche par l’Etat et les autres collectivités publiques. Les enfants nés hors mariage ont les mêmes droits à l’assistance publique que les enfants légitimes. Les enfants naturels, légalement reconnus, ont les mêmes droits que les enfants légitimes. L’Etat et les autres collectivités publiques ont le devoir de créer des conditions préalables et des institutions publiques qui garantissent l’éducation des enfants.
Art. 7 : Chacun a le droit d’accéder aux sources du savoir. L’Etat garantit à tout citoyen l’accès à l’instruction, à la culture et à la formation professionnelle. 6 Il doit être pourvu à l’éducation et à l’instruction de la jeunesse par des établissements publics ou privés. Les établissements privés peuvent être ouverts avec l’autorisation de l’Etat, dans les conditions fixées par la loi. Ils sont placés sous le contrôle de l’Etat. Les parents ont l’obligation de pourvoir à l’éducation et à l’instruction de leurs enfants jusqu’à l’âge de seize (16) ans au moins. L’Etat et les autres collectivités publiques ont l’obligation de créer et d’assurer le bon fonctionnement des établissements publics pour l’éducation et l’instruction de la jeunesse. L’éducation est gratuite dans les établissements publics pour les divers ordres de l’enseignement.
Art. 8 : La liberté de conscience, de réunion, de religion et des cultes est garantie à tous dans les conditions fixées par la loi. Toute forme d’intégrisme religieux et d’intolérance est interdite.
Art. 9 : La République garantit à chaque citoyen le droit au travail, à un environnement sain, au repos et aux loisirs dans les conditions fixées par la loi. Elle lui assure les conditions favorables à son épanouissement par une politique efficiente de l’emploi. Tous les citoyens sont égaux devant l’emploi. Nul ne peut être lésé dans son travail ou son emploi en raison de ses origines, de son sexe, de ses opinions ou de ses croyances. Tout travailleur participe, par l’intermédiaire de ses représentants, à la détermination des conditions de travail. Des lois fixent les conditions d’assistance et de protection accordées aux travailleurs, et plus particulièrement aux plus jeunes, aux plus âgés, aux handicapés ainsi qu’à ceux qui ont des problèmes de santé dus aux conditions de leur travail.
Art. 10 : Le droit syndical est garanti et s’exerce librement dans le cadre des lois qui le régissent. 7 Tout travailleur peut adhérer au syndicat de son choix et défendre ses droits et intérêts par l’action syndicale. Le droit de grève est garanti et s’exerce dans le cadre des lois qui le régissent et ne peut, en aucun cas, porter atteinte ni à la liberté de travail, ni au libre exercice du droit de propriété.
Art. 11 : La liberté d’entreprise est garantie dans le cadre des lois et règlements en vigueur.
Art. 12 : Tous les citoyens ont le droit de constituer librement des associations, groupements, sociétés et établissements d’utilité publique, sous réserve de se conformer aux lois et règlements. Les associations, groupements, sociétés et établissements dont les activités sont contraires à l’ordre public ainsi qu’à l’unité et à la cohésion du peuple centrafricain sont prohibés.
Art. 13 : La liberté d’informer, d’exprimer et de diffuser ses opinions par la parole, la plume et l’image, sous réserve du respect des droits d’autrui, est garantie. Le secret de la correspondance ainsi que celui des communications postales, électroniques, télégraphiques et téléphoniques sont inviolables. Il ne peut être ordonné de restriction aux dispositions ci-dessus qu’en application d’une loi. La liberté de la presse est reconnue et garantie. Elle s’exerce dans les conditions fixées par la loi. L’exercice de cette liberté et l’égal accès pour tous aux médias d’Etat sont assurés par un organe indépendant, doté de pouvoir de régulation et de décision dont le statut est fixé par la loi. La liberté de création intellectuelle, artistique et culturelle est reconnue et garantie. Elle s’exerce dans les conditions fixées par la loi.
Art. 14 : Toute personne physique ou morale a droit à la propriété. Nul ne peut être privé de sa propriété, sauf pour cause d’utilité publique légalement constatée et sous la condition d’une juste et préalable indemnisation. 8 Le domicile est inviolable. Il ne peut y être porté atteinte que par le juge et, s’il y a péril en la demeure, par les autres autorités désignées par la loi, tenues de s’exécuter dans les formes prescrites par celle-ci. Les mesures portant atteinte à l’inviolabilité du domicile ou la restreignant seront prises pour parer à un danger public ou pour protéger des personnes en péril. Ces mesures peuvent être prises en application de la loi pour protéger l’ordre public contre les menaces imminentes, notamment pour lutter contre les risques d’épidémie, d’incendie ou pour protéger les personnes en danger. La propriété et les biens des personnes ainsi que le patrimoine de la Nation sont inviolables. L’Etat et les collectivités territoriales ainsi que tous les citoyens se doivent de les protéger.
Art. 15 : Tous les citoyens sont égaux devant les charges publiques et notamment devant l’impôt que seule la loi peut, dans les conditions prévues par la présente Constitution, créer et repartir. Ils supportent, en toute solidarité, les charges résultant des calamités naturelles ou des maladies endémiques, épidémiques ou incurables.
Art. 16: La défense de la Patrie est un devoir pour tout citoyen. Le service militaire est obligatoire. Il s’exerce dans les conditions fixées par la loi.
Art. 17 : Tout individu victime de violation des dispositions des articles 1 er à 15 du présent titre a droit à réparation. Toute personne habitant le territoire national a le devoir de respecter, en toutes circonstances, la constitution, les lois et règlements de la République.

TITRE II DE L’ETAT ET DE LA SOUVERAINETE

Art. 18 : La forme de l’Etat est la République. L’Etat Centrafricain a pour nom : REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE. 9 La République Centrafricaine est un Etat de droit, souverain, indivisible, laïc et démocratique. Sa capitale est BANGUI. Elle ne peut être transférée qu’en vertu d’une loi, lorsque l’intérêt supérieur de la Nation l’exige. Sa langue nationale est le Sango. Ses langues officielles sont le Sango et le Français. Son emblème est le drapeau à cinq (5) couleurs dont quatre (4) en bandes horizontales d’égale largeur de couleurs bleue, blanche, verte et jaune, barrées perpendiculairement en leur milieu, par une bande d’égale largeur de couleur rouge et frappé dans l’angle supérieur gauche par une étoile à cinq (5) branches de couleur jaune. Sa devise est : UNITE-DIGNITE-TRAVAIL. Son hymne est la RENAISSANCE. Sa fête nationale est fixée au 1er DECEMBRE, date de la proclamation de la République. Sa monnaie est définie par la loi. Les sceaux de l’Etat et les armoiries de la République sont définis par la loi.
Art. 19 : Les principes de la République sont : – le gouvernement du peuple par le peuple et pour le peuple ; – la séparation de l’Etat et de la religion ; – l’unité nationale ; – la paix sociale ; – la justice sociale ; – le développement social et économique ; – la solidarité nationale. La souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce par voie de référendum ou par ses représentants. Aucune fraction du peuple ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice ni l’aliéner. 10 L’usurpation de la souveraineté par coup d’Etat, rébellion ou mutinerie constitue un crime imprescriptible contre le peuple centrafricain. Toute personne physique ou morale qui organise des actions de soutien, diffuse ou fait diffuser des déclarations pour soutenir un coup d’Etat, une rébellion ou une tentative de prise de pouvoir par mutinerie ou par tout autre moyen, est considérée comme co-auteur. Les auteurs, co-auteurs et complices des actes visés aux alinéas 4, 5 et 6, sont interdits d’exercer toute fonction publique dans les Institutions de l’Etat. En cas de coup d’Etat, d’agression par un Etat tiers ou par des mercenaires, tout membre d’un organe constitutionnel a le droit et le devoir de recourir à tous les moyens pour rétablir la légitimité constitutionnelle, y compris le recours aux accords de coopération militaire ou de défense en vigueur. Dans ces circonstances, tout citoyen ou groupe de citoyens a le droit et le devoir de s’organiser d’une manière pacifique, pour faire échec à l’autorité illégitime. Tous les centrafricains des deux sexes, âgés de dix-huit (18) ans révolus et jouissant de leurs droits civiques sont électeurs dans les conditions déterminées par la loi. Le vote est un devoir civique. Le suffrage peut être direct ou indirect dans les conditions prévues par la Constitution. Il est toujours universel, égal et secret.
Art. 20 : Les partis ou groupements politiques concourent à l’expression du suffrage, à l’animation de la vie politique, économique et sociale. Ils se forment et exercent librement leurs activités. Ils sont tenus de respecter le principe de la démocratie, de l’unité et de la souveraineté nationale, des droits de l’homme, de la laïcité et la forme républicaine de l’Etat, conformément aux lois et règlements en vigueur. Il leur est interdit de s’identifier à une race, à une ethnie, à un sexe, à une religion, à une secte, à une langue, à une région ou à un groupe armé. Aucun groupe armé ne peut se transformer en parti politique. 11 Une loi détermine les conditions de leur formation, de leur fonctionnement, de leur financement et de leur dissolution.

TITRE III DU POUVOIR EXECUTIF

Art. 21 : L’Exécutif est composé du Président de la République et du Gouvernement. Le peuple centrafricain élit, au suffrage universel direct, le PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE. Le Président de la République est le Chef de l’Exécutif. Le Premier Ministre est le Chef du Gouvernement.

Chapitre 1er DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Art. 22: Le Président de la République est le Chef de l’Etat. Il incarne et symbolise l’unité nationale. Il veille au respect de la Constitution, assure, par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi que la continuité et la pérennité de l’Etat. Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, du respect des accords et traités. Il fixe les grandes orientations de la politique de la Nation. Il nomme le Premier Ministre Chef du Gouvernement et met fin à ses fonctions. Sur proposition du Premier Ministre, il nomme les autres membres du Gouvernement et met fin à leurs fonctions. Il est le Chef de l’Exécutif. A ce titre, il réunit et préside le Conseil des Ministres. Il en fixe au préalable l’ordre du jour et en fait enregistrer les décisions. Il veille à l’exécution des lois. 12 Il promulgue les lois, signe les ordonnances et les décrets. Il est le Chef suprême des Armées. Il est le responsable de la défense nationale. Il préside les Conseil et Comité Supérieurs de la Défense Nationale. Il préside le Conseil Supérieur de la Magistrature, la Commission Consultative du Conseil d’Etat et la Conférence des Présidents et du Procureur Général de la Cour des Comptes ; il veille à l’exécution des décisions de justice. Il a le droit de grâce. Il a autorité sur toutes les administrations et veille à leur neutralité. Il nomme aux fonctions civiles et militaires à l’exception de celles pour lesquelles la loi dispose autrement. Il négocie et ratifie les traités et accords internationaux. Il accrédite les ambassadeurs et les envoyés auprès des Chefs d’Etat étrangers. Les ambassadeurs et les envoyés étrangers sont accrédités auprès de lui. Il confère les distinctions honorifiques de la République.
Art. 23 : La fonction de Président de la République est incompatible avec l’exercice de toute autre fonction politique, de tout autre mandat électif, de toute activité lucrative. Durant son mandat, le Président de la République ne peut par luimême, ni par autrui, acheter ou prendre en bail un bien qui appartienne au domaine de l’Etat, sans autorisation préalable de l’Assemblée plénière de la Cour de Cassation dans les conditions fixées par la loi. Il ne peut prendre part ni par lui-même, ni par autrui, au marché public ou privé pour les administrations ou institutions relevant de l’Etat ou soumise à leur contrôle. En cas de violation des dispositions du présent article, le Président de la République peut être destitué selon la procédure prévue à l’article 100. 13
Art. 24 : Le Président de la république est élu au suffrage universel direct et au scrutin secret, majoritaire à deux (2) tours. La durée du mandat du Président de la République est de cinq (5) ans. Le mandat est renouvelable une seule fois. En aucun cas, le Président de la République ne peut exercer plus de deux (2) mandats consécutifs ou le proroger pour quelque motif que ce soit. Ne peuvent être candidats à l’élection présidentielle que les hommes et les femmes remplissant les conditions suivantes : – être de nationalité centrafricaine ; – être âgé de trente cinq (35) ans au moins et de soixante quinze (75) ans au plus le jour du dépôt du dossier de candidature ; – avoir une propriété bâtie sur le territoire national ; – avoir résidé sur le territoire national depuis au moins un (1) an ; – n’avoir pas fait l’objet de condamnation à une peine afflictive ou infamante ; – N’avoir pas été membre d’une milice ou d’une rébellion armée ; – Jouir de leurs droits civiques ; – Jouir d’une bonne santé ; – Etre de bonne moralité et capable d’assurer avec lucidité et efficacité les fonctions de leur charge. L’élection du nouveau Président a lieu quarante cinq (45) jours au moins et quatre vingt dix (90) au plus avant le terme du mandat du Président en exercice.
Art. 25 : Les résultats de l’élection présidentielle sont proclamés par la Cour Constitutionnelle quinze (15) jours au plus tard après le scrutin. L’investiture, par la Cour Constitutionnelle, du Président élu intervient dans un délai de quarante-cinq (45) jours au plus tard après que la Cour ait vidé le contentieux électoral. En cas de décès ou d’invalidité dans ce délai, il est fait application des dispositions de l’article 35 ci-dessous. 14
Art. 26 : Lors de son entrée en fonction, debout, découvert, la main gauche posée sur la Constitution et la main droite levée, le Président de la République prête le serment ci-après devant la Cour Constitutionnelle siégeant en audience solennelle : «MOI…….., JE JURE DEVANT DIEU ET DEVANT LA NATION D’OBSERVER SCRUPULEUSEMENT LA CONSTITUTION, DE GARANTIR L’INDEPENDANCE ET LA PERENNITE DE LA REPUBLIQUE, DE SAUVEGARDER L’INTEGRITE DU TERRITOIRE, DE PRESERVER LA PAIX, DE CONSOLIDER L’UNITE NATIONALE, D’ASSURER LE BIEN ETRE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN, DE REMPLIR CONSCIENCIEUSEMENT LES DEVOIRS DE MA CHARGE SANS AUCUNE CONSIDERATION D’ORDRE ETHNIQUE, REGIONAL OU CONFESSIONNEL, DE NE JAMAIS EXERCER LES POUVOIRS QUI ME SONT DEVOLUS PAR LA CONSTITUTION A DES FINS PERSONNELLES NI DE REVISER LE NOMBRE ET LA DUREE DE MON MANDAT ET DE N’ETRE GUIDE EN TOUT QUE PAR L’INTERÊT NATIONAL ET LA DIGNITE DU PEUPLE CENTRAFRICAIN».
Art. 27 : Dans les trente (30) jours qui suivent la prestation de serment, le Président de la République nouvellement élu fait une déclaration écrite de patrimoine déposée au greffe de la Cour Constitutionnelle qui la rend publique dans les (8) jours francs. Dans les trente (30) jours qui précédent la cessation de ses fonctions, le Président de la République renouvelle la déclaration de son patrimoine dans les mêmes conditions prévues à l’alinéa ci-dessus. Une loi détermine la nature des sanctions et des peines applicables à la non déclaration ou à la fausse déclaration du patrimoine.
Art. 28 : Le Président de la République promulgue les lois dans les quinze (15) jours qui suivent l’adoption définitive du texte par le Parlement. Ce délai est réduit à cinq (5) jours en cas d’urgence déclarée par l’Assemblée Nationale. A défaut de promulgation dans les délais requis, la loi entre automatiquement en vigueur soit après constatation par la Cour Constitutionnelle soit sur saisine du Parlement. 15 Il peut néanmoins, avant l’expiration de ce délai, demander au Parlement une nouvelle délibération de la loi ou de certaines de ses dispositions. Cette demande doit être motivée et la nouvelle délibération ne peut être refusée. Elle intervient obligatoirement au cours de la même session. L’adoption, en l’état, du texte soumis à cette nouvelle délibération ne peut alors intervenir qu’à la majorité qualifiée des deux tiers (2/3) des membres qui composent chacune des deux Chambres. Le Président de la République promulgue cette loi dans le mois qui suit la clôture de la session parlementaire.
Art. 29 : Lorsque les circonstances l’exigent, le Président de la République peut soumettre au référendum, après avis du Conseil des Ministres, celui du Bureau de l’Assemblée Nationale, celui du Bureau du Sénat et celui du Président de la Cour Constitutionnelle, tout projet de loi ou, avant sa promulgation, toute loi déjà votée par le Parlement. Le texte adopté par le peuple à l’issue du référendum est promulgué dans un délai de quinze (15) jours.
Art. 30 : A titre exceptionnel, pour une durée limitée et pour l’exécution d’un programme déterminé, le Président de la République peut demander au Parlement l’autorisation de prendre, par ordonnances, des mesures qui sont normalement du domaine de la loi. Les ordonnances sont adoptées en Conseil des Ministres après avis de la Cour Constitutionnelle. Elles entrent en vigueur dès leur publication mais deviennent caduques si elles n’ont pas été ratifiées à l’expiration du délai fixé dans la loi d’habilitation. A l’expiration de ce délai, les ordonnances, lorsqu’elles ont été ratifiées, ne peuvent plus être modifiées que par la loi dans les matières qui sont du domaine législatif.
Art. 31 : Lorsque les institutions de la République, l’indépendance de la Nation, l’intégrité du territoire, l’exécution des engagements internationaux ou le fonctionnement normal des pouvoirs publics sont menacés de manière grave et immédiate, le Président de la République, après avis du Conseil des Ministres, du Président de l’Assemblée Nationale, du Président du Sénat et du Président de la Cour Constitutionnelle, prend les mesures exigées par les circonstances en vue de rétablir l’ordre 16 public, l’intégrité du territoire et le fonctionnement régulier des pouvoirs publics. La nation est informée par message du Président de la République de sa décision de mettre en œuvre ou d’interrompre l’application du présent article. Pendant qu’il dispose des pouvoirs exceptionnels, le Président de la République ne peut réviser ni suspendre tout ou partie de la Constitution ni dissoudre le Parlement. Pendant l’exercice des pouvoirs exceptionnels, le Parlement se réunit de plein droit. Il est saisi pour ratification, dans les quinze (15) jours francs de leur promulgation, des mesures de nature législative prises par le Président de la République. Ces mesures deviennent caduques si le projet de loi de ratification n’est pas déposé sur le bureau de l’Assemblée Nationale dans ledit délai. Le Parlement peut les adopter, les amender ou les rejeter lors du vote de la loi de ratification. L’application des pouvoirs exceptionnels par le Président de la République ne doit, en aucun cas, compromettre ni la souveraineté nationale ni l’intégrité territoriale.
Art. 32 : Le Président de la République peut, lorsque les circonstances l’exigent, après avis du Conseil des Ministres, du Bureau de l’Assemblée Nationale, du Bureau du Sénat et du Président de la Cour Constitutionnelle, proclamer l’état de siège ou d’urgence pour une période de quinze (15) jours. Ce délai ne peut être prorogé que par l’Assemblée Nationale, réunie en session extraordinaire avec ou sans quorum.
Art. 33 : Le Président de la République communique avec le Parlement, soit directement, soit par message qu’il fait lire. Ces communications ne donnent lieu à aucun débat ni vote. Hors session, le Congrès se réunit spécialement à cet effet.
Art. 34 : Le Président de la République peut après consultation du Conseil des Ministres, du Bureau de l’Assemblée Nationale, du Bureau du Sénat et du Président de la Cour Constitutionnelle, prononcer la dissolution du Parlement. Les élections législatives et sénatoriales ont alors lieu 17 quarante-cinq (45) jours au moins et quatre-vingt dix (90) jours au plus après la dissolution. Chaque Chambre du Parlement se réunit de plein droit dans le mois qui suit son élection. En cas de dissolution du Parlement, le Président de la République ne peut légiférer. Il ne peut être procédé à une nouvelle dissolution dans les douze (12) mois qui suivent ces élections.
Art. 35 : La vacance de la Présidence de la République n’est ouverte que par le décès, la démission, la destitution, la condamnation du Président ou par son empêchement définitif d’exercer ses fonctions conformément aux devoirs de sa charge. Tout cas d’empêchement définitif ou de maladie, qui place le Président de la République dans l’impossibilité absolue d’exercer ses fonctions, doit être constaté par un comité spécial présidé par le Président de la Cour Constitutionnelle et comprenant le Président de l’Assemblée Nationale, le Président du Sénat et le Premier Ministre, Chef du Gouvernement. Le Comité spécial, saisi par le Gouvernement, statue à la majorité absolue de ses membres, par décision prise après avis distincts et motivés de trois Médecins, désignés par le Conseil National de l’Ordre des Médecins, Chirurgiens-dentistes et Pharmaciens, et comprenant obligatoirement le médecin personnel du Président de la République. En cas de décès, un constat doit être établi par le Comité spécial visé à l’alinéa 2 du présent article, par décision prise après avis distincts et motivés de trois médecins, désignés par le Conseil National de l’Ordre des Médecins, Chirurgiens-dentistes et Pharmaciens, et comprenant obligatoirement le médecin personnel du Président de la République. En cas de condamnation, la décision qui la prononce est transmise par le Président de la juridiction concernée au Président de la Cour Constitutionnelle qui en informe le Président de l’Assemblée Nationale ainsi que le Président du Sénat par lettre et la Nation par message. 18 En cas de démission, le Président de la République notifie celle-ci par lettre au Président de la Cour Constitutionnelle et en informe la Nation par message. Le scrutin pour l’élection du nouveau Président doit intervenir quarantecinq (45) jours au moins et quatre-vingt dix (90) jours au plus après l’ouverture ou la constatation de la vacance. La personnalité exerçant les fonctions de Président de la République à titre provisoire ne peut être candidate à cette élection. En cas de démission, de destitution, d’empêchement définitif ou de décès, le Président de la République est suppléé par le Président de l’Assemblée Nationale. Dans l’hypothèse où celui-ci serait lui-même dans l’un des cas cidessus, la suppléance est assurée par l’un des Vice-présidents de l’Assemblée Nationale dans l’ordre de préséance. Le suppléant est tenu d’organiser, dans les quarante-cinq (45) jours francs au moins et quarante vingt dix (90) jours francs au plus, l’élection du nouveau Président de la République Pendant la durée de la suppléance, les dispositions des articles 22 à 34 ci-dessus, ne sont pas applicables.
Art. 36 : En cas d’absence ou d’empêchement temporaire du Président de la République, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement assure sa suppléance. En cas d’absence ou d’empêchement temporaire du Président de la République et du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, le Président de la République fixe par décret les attributions du ou des Ministres chargés d’assurer sa suppléance en vertu d’une délégation expresse.
Art. 37 : A l’exception de ceux relevant des domaines réservés du Chef de l’Etat prévus aux articles 22, 28, 30, 31, 32, 33, 73, 79, 82 et 99, les actes du Président de la République sont contresignés par le Premier Ministre et, le cas échéant, par les ministres chargés de leur exécution. L’absence du contreseing entraîne la nullité de ces actes. 19
Art. 38 : Une loi fixe les avantages accordés au Président de la République et organise les modalités d’octroi d’une pension aux anciens Présidents de la République jouissant de leurs droits civiques.

Chapitre 2 DU GOUVERNEMENT Art. 39 : Le Gouvernement comprend le Premier Ministre, Chef du Gouvernement et les Ministres.

Art. 40 : Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, détermine et conduit la politique de la Nation dont les grandes orientations sont fixées par le Président de la République, Chef de l’Etat, conformément à l’article 22 ci-dessus. Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, dispose de l’Administration et nomme à certains emplois civils déterminés par la loi. Il assure l’exécution des lois. Il préside les Conseils de Cabinet et les Comités Interministériels. Les actes réglementaires du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, sont contresignés par les Ministres chargés de leur exécution. L’absence de contreseing entraîne la nullité de ces actes.
Art. 41 : Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, est responsable devant le Président de la République et devant l’Assemblée Nationale. Il peut être mis fin, à tout moment, aux fonctions du Premier Ministre par le Président de la République ou à la suite d’une motion de censure adoptée à la majorité absolue des membres composant l’Assemblée Nationale.
Art. 42 : Après la nomination des membres du Gouvernement, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, se présente dans un délai maximum de soixante (60) jours, devant l’Assemblée Nationale et expose son programme de politique générale. En cas de non respect du délai de soixante (60) jours, il est fait application de l’article 41 ci-dessus. 20 A cette occasion, le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, doit demander un vote de confiance à l’Assemblée Nationale. La confiance lui est accordée ou refusée à la majorité absolue des membres qui composent l’Assemblée Nationale.
Art. 43 : Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement peut, après délibération du Conseil des Ministres, engager la responsabilité du Gouvernement devant l’Assemblée Nationale sur le vote d’un texte. Dans ce cas, ce texte est considéré comme adopté, sauf si la motion de censure, déposée dans les vingt-quatre (24) heures qui suivent, est votée dans les conditions fixées à l’article 51 ci-dessous.
Art. 44 : Le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, peut déléguer certains de ses pouvoirs aux ministres. L’intérim du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, est assuré par un membre du Gouvernement désigné par décret du Président de la République.
Art. 45 : Les fonctions de membre du Gouvernement ne sont pas cumulables avec celles de membre du Parlement, de membre du Conseil Economique et Social, de toute fonction de représentation professionnelle, de tout emploi salarié et de toute activité lucrative. A la fin de la mission gouvernementale, les titulaires peuvent réintégrer leur fonction durant le mandat en cours. Une loi fixe les conditions dans lesquelles il est pourvu au remplacement des titulaires de tels mandats, fonctions ou emplois.
Art. 46 : Dans les trente (30) jours qui suivent la formation du Gouvernement, le Premier Ministre et les Membres du Gouvernement font, chacun en ce qui le concerne, une déclaration écrite de patrimoine, déposée au greffe de la Cour Constitutionnelle qui la rend publique dans les huit (8) jours francs. A compter de la cessation de leurs fonctions, le Premier Ministre et les membres du Gouvernement renouvellent, chacun en ce qui le concerne, la déclaration de leur patrimoine dans les mêmes conditions prévues à l’article 27. 21
Art. 47 : Dans les domaines touchant à leur Département, les Ministres sont entendus par l’Assemblée Nationale sur les questions orales ou écrites posées par les Députés.
Art. 48 : Le Gouvernement examine, en Conseil des Ministres, les projets de lois avant leur dépôt à l’Assemblée Nationale. Il est consulté pour avis sur les propositions de lois. Il est en outre saisi préalablement à toute décision portant sur : – la politique générale de la Nation ; – le projet du plan ; – le projet de révision de la Constitution ; – les nominations à certains emplois civils et militaires.
Art. 49 : Outre les dispositions de l’article 48 ci-dessus, le Gouvernement a l’obligation de recueillir l’autorisation de l’Assemblée Nationale avant la signature de tout contrat relatif aux ressources naturelles. Il est tenu de publier ledit contrat dans les huit (8) jours francs suivant sa signature.
Art. 50 : L’Assemblée Nationale peut, par le vote d’une motion de censure, mettre en cause la responsabilité du Gouvernement. Elle porte obligatoirement l’intitulé « MOTION DE CENSURE » et doit être signée par le tiers (1/3) des membres qui composent l’Assemblée Nationale. La motion de censure signée, est remise au Président de l’Assemblée Nationale qui la notifie sans délai au Gouvernement. Le vote sur la motion de censure intervient dans les quarante-huit (48) heures qui suivent son dépôt. Le scrutin se déroule à bulletin secret et à la majorité absolue des membres qui composent l’Assemblée Nationale. 22
Art. 51 : Lorsque l’Assemblée Nationale adopte une motion de censure ou lorsqu’elle désapprouve le programme ou une déclaration de politique générale du Gouvernement, le Premier Ministre doit remettre, sans délai, au Président de la République, la démission de son Gouvernement.

TITRE IV DU POUVOIR LEGISLATIF

Art. 52 : Le pouvoir législatif est exercé par un Parlement qui comprend deux (2) chambres : – lʼAssemblée Nationale ; – le Sénat. Le Parlement légifère et contrôle lʼaction du Gouvernement.
Art. 53 : Les chambres du parlement se réunissent aux mêmes dates : – en sessions ordinaires, sur convocation des Bureaux de lʼAssemblée Nationale et du Sénat, après consultation du Président de la République ; – en sessions extraordinaires, à la demande du Président de la République ou du tiers des membres composant lʼune et lʼautre chambre. Toutefois, les deux chambres ne sont convoquées simultanément que si les matières portées à lʼordre du jour concernent lʼune et lʼautre.
Art. 54 : Les deux chambres du Parlement peuvent se réunir en congrès, à la demande du Président de la République : – pour entendre une communication ou recevoir un message du Président de la République ; – pour recevoir le serment des membres de la Cour Constitutionnelle ; – pour se prononcer sur un projet ou une proposition de révision constitutionnelle. Lorsque le Parlement se réunit en congrès, le bureau de lʼAssemblée Nationale préside les débats. 23 Nul ne peut appartenir à la fois à lʼAssemblée Nationale et au Sénat. Dans les trente (30) jours qui précédent la cessation de leurs fonctions, les parlementaires renouvellent, chacun en ce qui les concerne, la déclaration de leurs patrimoines dans les mêmes conditions prévues à l’article 27. Une loi détermine le nombre, le régime électoral de lʼAssemblée Nationale et du Sénat ainsi que le régime des immunités, des inéligibilités, des incompatibilités, du régime des pensions, des indemnités, des conditions de leur remplacement en cas de vacance de siège et des privilèges des membres du Parlement.

Chapitre 1er DE LʼASSEMBLEE NATIONALE

Art. 55 : Le peuple centrafricain élit, au suffrage universel direct pour un mandat de cinq (5) ans, des citoyens qui constituent l’Assemblée Nationale et qui portent le titre de DEPUTE. Chaque député est l’élu de la nation. Le mandat du député ne peut être écourté que par la dissolution de l’Assemblée Nationale ou la démission, la radiation ou la déchéance dudit député. Dans les trente (30) jours qui suivent l’installation de l’Assemblée Nationale, les Députés font, chacun en ce qui les concerne, une déclaration écrite de patrimoine déposée au greffe de la Cour Constitutionnelle qui la rend publique dans les huit (8) jours francs.
Art. 56 : L’Assemblée Nationale élit son Président pour la durée de la législature dans les huit (8) premiers jours de son installation. Les autres membres du Bureau sont élus chaque année. Le Président de l’Assemblée Nationale peut faire l’objet de procédure de destitution pour manquement aux devoirs de sa charge sur la demande motivée du tiers (1/3) des députés. La destitution n’est prononcée que si le vote recueille la majorité absolue des membres composant l’Assemblée Nationale. 24 L’Assemblée Nationale procède alors à l’élection d’un nouveau Président dans les trois (3) jours francs qui suivent cette destitution. Le scrutin se déroule à bulletin secret.
Art. 57 : Le droit de vote des députés est personnel. Tout mandat impératif est nul. Le règlement intérieur de l’Assemblée Nationale peut, exceptionnellement, autoriser la délégation de vote dans les cas précis. Nul ne peut recevoir plus d’un mandat. Tout mandat impératif est nul.
Art. 58 : LʼAssemblée Nationale fixe, elle même, ses règles dʼorganisation et de fonctionnement sous forme de loi portant Règlement Intérieur. Celui-ci ne peut entrer en vigueur qu’après avoir été reconnu conforme à la Constitution par la Cour Constitutionnelle.

Chapitre 2 DU SENAT

Art. 59 : Les représentants élus des collectivités territoriales élisent, au suffrage universel indirect pour une durée de cinq (05) ans des citoyens qui constituent le SENAT et qui portent le titre de SENATEUR. Chaque sénateur est le représentant des collectivités territoriales de la République. Le mandat du sénateur ne peut être écourté que par la démission, la radiation, la déchéance et le décès. Dans les trente (30) jours qui suivent l’installation du Sénat, les Sénateurs font, chacun en ce qui les concerne, une déclaration écrite de patrimoine déposée au greffe de la Cour Constitutionnelle qui la rend publique dans les huit (8) jours francs.
Art. 60 : Le Sénat élit son Président pour la durée de la législature dans les huit (8) premiers jours de son installation. Les autres membres du Bureau sont élus chaque année. 25 Le Président du Sénat peut faire l’objet de procédure de destitution pour manquement aux devoirs de sa charge sur la demande motivée du tiers (1/3) des Sénateurs. La destitution n’est prononcée que si le vote recueille la majorité absolue des membres composant le Sénat. Le Sénat procède alors à l’élection d’un nouveau Président dans les trois (3) jours francs qui suivent cette destitution. Le scrutin se déroule à bulletin secret.
Art. 61 : Le droit de vote des Sénateurs est personnel. Le règlement intérieur du Sénat peut, exceptionnellement, autoriser la délégation de vote dans les cas précis. Nul ne peut recevoir plus d’un mandat. Tout mandat impératif est nul.
Art. 62 : Le Sénat fixe, lui même, ses règles dʼorganisation et de fonctionnement sous forme de loi portant Règlement Intérieur. Celui-ci ne peut entrer en vigueur qu’après avoir été reconnu conforme à la Constitution par la Cour Constitutionnelle.

Chapitre 3 DES POUVOIRS DU PARLEMENT

Art. 63 : Le Parlement vote la loi, lève l’impôt et contrôle l’action du gouvernement dans les conditions fixées par la présente Constitution. Le Parlement règle les comptes de la nation. Elle est, à cet effet, assistée de la Cour des Comptes. Le Parlement peut charger la Cour des Comptes de toute enquête et étude se rapportant à l’exécution des recettes et des dépenses publiques ou à la gestion de la trésorerie nationale et des deniers publics.
Art. 64 : Le Parlement est seule à autoriser la déclaration de guerre. Elle se réunit spécialement à cet effet. Le Président de la République en informe la Nation par un message. 26
Art. 65 : Le Parlement se prononce sur les projets de lois déposés sur ses bureaux par le Gouvernement ou sur les propositions de lois déposées par les membres du Parlement.
Art. 66 : Sont du domaine de la loi : 1. Les règles relatives aux matières suivantes : – les droits civiques et les garanties fondamentales accordées aux citoyens pour l’exercice des libertés publiques ; – le quota accordé aux femmes dans les instances de prises de décisions ; – les sujétions imposées aux Centrafricains et aux étrangers résidents en leur personne et en leurs biens en vue de l’utilité publique et en vue de la défense nationale ; – la nationalité, l’état et la capacité des personnes, les régimes matrimoniaux, les successions et les libéralités ; – le statut des étrangers et de l’immigration ; – l’organisation de l’état civil ; – la détermination des crimes et délits ainsi que les peines qui leur sont applicables, la procédure pénale, la procédure civile, le droit commercial, le droit social, l’amnistie, la création de nouveaux ordres de juridictions, le statut des Magistrats et la profession d’Avocat ; – l’organisation des offices publics et ministériels, les professions d’officiers publics et ministériels et les professions libérales ; – les garanties fondamentales accordées aux fonctionnaires civils et militaires ; – l’organisation générale administrative et financière ; – le régime des partis politiques et des associations ; – le code électoral ; – la privatisation d’entreprises du secteur public et la nationalisation d’entreprises ; – la création ou la suppression des établissements publics ; – la création et l’organisation d’organes de contrôle, de consultation, de régulation et de médiation ; – les règles d’édition et de publication ; – le plan de développement de la République ; – le plan d’aménagement et d’implantation progressive et généralisé du Sango ; – la protection de l’environnement, les régimes domanial, foncier, forestier et minier ; – le code de transparence et de bonne gouvernance des Finances publiques ; – les lois de finances ; – les règlements intérieurs de l’Assemblée nationale et du Sénat ; – la loi de règlement ; 27 – l’Assiette, le taux et les modalités de recouvrement des impôts, les impositions de toute nature ; – le régime d’émission de la monnaie ; – l’état de mise en garde, l’état d’urgence, l’état d’alerte et l’état de siège ; – les jours fériés et les fêtes légales. 2. Les principes fondamentaux : – du régime de la propriété, des droits et des obligations civiles et commerciales ; – de l’enseignement, de la culture, de la recherche scientifique, technique, technologique et de la formation professionnelle ; – du droit de réunion et de manifestation pacifique ; – du droit de pétition ; – de l’hygiène et de la santé publique ; – de la mutualité, de la coopérative, de l’épargne et de crédit ; – de la décentralisation et de la régionalisation ; – de l’administration des collectivités territoriales ; – de l’organisation générale de la défense nationale ; – du régime pénitentiaire ; – du droit du travail, du droit syndical et de la sécurité sociale.
Art. 67 : Les lois de finances déterminent la nature, le montant et l’affectation des ressources et des charges de l’Etat pour un exercice déterminé compte tenu d’un équilibre économique et financier qu’elles définissent. Les lois de finances sont obligatoirement votées avant la fin de l’exercice en cours. Si la loi de finances fixant les ressources et charges d’un exercice n’a pas été adoptée en temps utile par le Gouvernement, celui-ci demande d’urgence au Parlement l’adoption d’une loi portant douzièmes provisoires de la loi de finances de l’exercice précédent. Déposé par le gouvernement dès l’ouverture de la seconde session ordinaire et au plus tard le 15 octobre, le budget est arrêté par une loi dite de finances, avant le commencement de l’exercice nouveau. Cette loi ne peut comprendre que les dispositions d’ordre financier. Toute proposition d’amendements au projet de loi de finances doit être motivée et accompagnée des développements des moyens qui la justifient. 28 Sont irrecevables les amendements déposés par les parlementaires lorsqu’ils ont pour effet d’entraîner une diminution des ressources non compensée par des économies ou une augmentation des charges de l’Etat qui ne serait pas couverte par une augmentation équivalente des ressources. Les Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat, après consultation des bureaux des deux chambres, constatent cette irrecevabilité. Si le Gouvernement le demande, le Parlement se prononce sur tout ou partie du projet de loi de finances en ne retenant que les amendements acceptés par le Gouvernement. Le Gouvernement est tenu de déposer sur les bureaux du Parlement lors de la première session ordinaire, le projet de lois de règlement de l’exercice précédent.
Art. 68 : Les matières autres que celles qui sont du domaine de la loi relèvent du domaine réglementaire.

Chapitre 4 DES RAPPORTS ENTRE LE POUVOIR EXECUTIF ET LE POUVOIR LEGISLATIF

Art. 69: L’initiative des lois appartient concurremment au Gouvernement et aux membres du Parlement.
Art. 70 : Les propositions de lois sont déposées à la fois sur les bureaux de l’Assemblée Nationale et du Sénat, et transmises pour avis au Gouvernement. Le Gouvernement est tenu de donner son avis quarante cinq (45) jours au plus tard à compter de la date de réception. Passé ce délai, le Parlement examine la proposition de loi.
Art. 71 : Les projets et propositions de loi sont déposés à la fois sur le bureau de lʼAssemblée Nationale et sur celui du Sénat. Ils sont examinés par les commissions compétentes avant leur discussion en séance plénière. Le projet de loi examiné en séance plénière est le texte déposé par le Gouvernement. 29
Art. 72 : Les textes adoptés par lʼAssemblée Nationale sont aussitôt transmis au Président du Sénat par le Président de lʼAssemblée Nationale. Le Président du Sénat, dès réception des textes transmis, les soumet à la délibération du Sénat. Le Sénat, dans un délai de dix (10) jours à partir de la réception des textes ou dans un délai de cinq (5) jours pour les textes dont le Gouvernement déclare lʼurgence, peut adopter le texte. Dans ce cas, le Président du Sénat retourne le texte adopté au Président de lʼAssemblée Nationale qui le transmet au Président de la République aux fins de promulgation. Le Sénat peut éventuellement apporter des amendements au texte, à la majorité simple de ses membres. Dans ce cas, le texte amendé est retourné à lʼAssemblée Nationale par le Président du Sénat pour un nouvel examen. Les amendements proposés par le Sénat sont adoptés ou rejetés à la majorité simple des députés. Le texte adopté définitivement est transmis par le Président de lʼAssemblée Nationale au Président de la République pour promulgation. Les textes de loi adoptés par l’Assemblée Nationale peuvent être rejetés en tout ou partie par le Sénat. Le rejet doit être approuvé à la majorité absolue des sénateurs. Dans ce cas, le texte en cause, accompagné de lʼexposé des motifs du rejet, est retourné par le Président du Sénat à lʼAssemblée Nationale, pour un nouvel examen. LʼAssemblée Nationale, après délibération, adopte le texte à la majorité absolue des députés. Le texte adopté définitivement par lʼAssemblée Nationale est transmis au Président de la République pour promulgation. En cas dʼabsence de majorité absolue, le Président de la République peut provoquer la réunion dʼune commission mixte paritaire chargée de proposer un texte commun sur les dispositions rejetées par le Sénat. Le texte élaboré par la commission mixte paritaire est soumis par le Président de la République pour approbation aux deux chambres. Aucun amendement nʼest recevable, saufaccord du Président de la République. Si la commission mixte paritaire ne parvient pas à lʼadoption dʼun texte commun, ou ce texte nʼest pas adopté par lʼune et lʼautre chambre, le Président de la République peut : 30 – soit demander à lʼAssemblée Nationale de statuer définitivement ; – soit déclarer caduc le projet ou la proposition de loi.
Art. 73 : Le Président de la République promulgue les lois adoptées par le Parlement dans un délai de quinze (15) jours à compter de leur transmission, sʼil ne formule aucune demande de seconde lecture ou sʼil nʼen saisit la Cour Constitutionnelle. A lʼissue de ce délai, et après avoir constaté sa carence, il est fait application de l’article 28, alinéa 2 ci-dessus. La publication des lois est effectuée au journal officiel de la République en français et en sango.
Art. 74 : Le Premier Ministre et les autres membres du Gouvernement ont accès au Parlement, à ses Commissions et peuvent participer aux débats ; ils sont entendus quand ils en formulent la demande ; ils peuvent se faire assister de collaborateurs désignés par eux.
Art. 75 : Lors de la session au cours de laquelle le projet de loi de finances est examiné, le Premier Ministre présente à lʼAssemblée Nationale le programme économique, financier, social et culturel du Gouvernement.
Art. 76 : Le Premier Ministre peut après délibération du Conseil des ministres engager devant lʼAssemblée Nationale, la responsabilité du Gouvernement sur un programme ou, le cas échéant, sur une déclaration de politique générale. Le vote ne peut intervenir moins de quarante – huit (48) heures après la question de confiance. La confiance est refusée à la majorité absolue des membres de lʼAssemblée Nationale. Seuls sont recensés les votes défavorables à la question de confiance. LʼAssemblée Nationale peut mettre en cause la responsabilité du Gouvernement par le vote dʼune motion de censure. Pour être recevable, la motion de censure doit être signée par au moins un tiers des membres de lʼAssemblée Nationale. Le vote ne peut intervenir moins de quarante – huit (48) heures après le dépôt de la motion de censure. La motion de censure est adoptée à la majorité des deux tiers des membres composant lʼAssemblée Nationale. Seuls sont recensés les votes favorables à la motion de censure. En cas de rejet de la motion de censure, les signataires ne peuvent en déposer une nouvelle avant le délai dʼun an, sauf dans le cas prévu à lʼalinéa 3 ci – dessous. 31 Le Premier Ministre peut, après délibération du Conseil ministériel, engager devant lʼAssemblée Nationale, la responsabilité du Gouvernement sur le vote dʼun texte. Dans ce cas, ce texte est considéré comme adopté sauf si une motion de censure déposée dans les vingt – quatre (24) heures qui suivent est votée dans les conditions prévues à lʼalinéa précédent. Lorsque lʼAssemblée Nationale adopte une motion de censure ou refuse la confiance du Gouvernement, le Premier Ministre doit remettre au Président de la République la démission du Gouvernement.
Art. 77 : Les moyens d’information, de contrôle et d’action du Parlement sur le Gouvernement sont : – la question orale avec ou sans débat ; – la question écrite ; – l’audition en commissions ; – la commission d’enquête et de contrôle ; – l’interpellation ; – la motion de censure. La loi détermine les conditions d’organisation et de fonctionnement des commissions d’enquête ainsi que les pouvoirs des commissions d’enquête et de contrôle. Le Gouvernement, sous réserve des impératifs de la défense nationale, de la sécurité de lʼEtat, ou du secret de lʼinformation judiciaire, fournit des renseignements au Parlement. Au cours de chaque session ordinaire, une séance par semaine est réservée par priorité aux questions des membres du Parlement et aux réponses du Gouvernement.
Art. 78 : Le Président de la République, après consultation du président de la Cour Constitutionnelle, du président de lʼAssemblée Nationale et du président du Sénat, peut soumettre au Référendum tout projet de réforme qui, bien que relevant du domaine de la loi, serait susceptible dʼavoir des répercussions profondes sur lʼavenir de la nation et les institutions nationales. Il en sera ainsi notamment, des projets de loi relatifs à : – lʼorganisation des pouvoirs publics ou la révision de la Constitution ; – la ratification des accords ou des traités internationaux présentant, par leurs conséquences, une importance particulière ; 32 – la réforme du statut des personnes et du régime des biens. Une loi détermine les procédures du Référendum.

TITRE V DES ACCORDS ET TRAITES INTERNATIONAUX

Art. 79 : Le Président de la République négocie, signe, ratifie ou dénonce les traités et accords internationaux. La ratification ou la dénonciation ne peut intervenir qu’après autorisation du Parlement, notamment en ce qui concerne les traités de paix, les traités de défense, les traités de commerce, les accords et traités relatifs à l’environnement et aux ressources naturelles ou accords relatifs à l’organisation internationale, ceux qui engagent les finances de l’Etat, ceux qui modifient les dispositions de nature législative, ceux qui sont relatifs à l’état des personnes et aux droits de l’homme, ceux qui comportent cession, échange ou adjonction de territoire. Nulle cession, nul échange, nulle adjonction de territoire n’est valable sans le consentement du peuple Centrafricain appelé à se prononcer par voie de référendum. La loi détermine les accords internationaux dispensés de la procédure de ratification. Le Président de la République et l’Assemblée Nationale sont informés de toute négociation tendant à la conclusion d’un accord international non soumis à ratification.
Art. 80 : La République peut, après référendum, conclure avec tout Etat Africain des accords d’association ou de fusion comprenant abandon partiel ou total de la souveraineté en vue de réaliser l’unité africaine. Elle peut créer avec tous les Etats des organismes intergouvernementaux de gestion commune, de coordination et de libre coopération. 33
Art. 81 : Si la Cour Constitutionnelle, saisie par le Président de la République, par le Président de l’Assemblée nationale, ou par un tiers (1/3) des députés, a déclaré qu’un engagement international comporte une clause contraire à la Constitution, l’autorisation de ratifier ou d’approuver l’engagement international en cause ne peut intervenir qu’après la révision de la Constitution.
Art. 82 : Les traités ou accords régulièrement ratifiés ou approuvés ont, dès leur publication, une autorité supérieure à celle des lois, sous réserve, pour chaque accord ou traité, de son application par l’autre partie.

TITRE VI DU POUVOIR JUDICIAIRE

Art. 83 : La Justice constitue un pouvoir Indépendant du pouvoir Législatif et du pouvoir Exécutif. La Justice est rendue sur le territoire de la République Centrafricaine au nom du peuple centrafricain par la Cour de Cassation, le Conseil d’Etat, la Cour des Comptes, le Tribunal des conflits, les Cours et Tribunaux.
Art. 84 : Les juges sont indépendants. Ils ne sont soumis, dans l’exercice de leurs fonctions, qu’à l’autorité de la loi. Les Magistrats du siège sont inamovibles.
Art. 85 : Le Président de la République est le garant de l’indépendance du Pouvoir Judicaire. Il est assisté à cet effet par le Conseil Supérieur de la Magistrature, la Commission Consultative du Conseil d’Etat et la Conférence des Présidents et du Procureur Général de la Cour des Comptes, qu’il préside. Le Conseil Supérieur de la Magistrature, la Commission Consultative du Conseil d’Etat et de la Conférence des Présidents et du Procureur Général de la Cour des Comptes, veillent sur la gestion de la carrière des Magistrats et sur l’indépendance de la magistrature. L’organisation et le fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature, de la Commission Consultative du Conseil d’Etat et de la Conférence des Présidents et du Procureur Général de la Cour des Comptes sont fixés par des lois organiques. 34
Art. 86 : Le Pouvoir Judiciaire, gardien des libertés et de la propriété, est tenu d’assurer le respect des principes consacrés comme bases fondamentales de la société par la présente Constitution.

Chapitre 1er DE LA COUR DE CASSATION

Art. 87 : La Cour de Cassation est la plus haute juridiction de l’Etat de l’ordre judiciaire. Elle comprend trois (3) Chambres : – La Chambre Criminelle ; – La Chambre Civile et Commerciale ; – La Chambre Sociale. Art. 88 : Les Juges de la Cour de Cassation sont régis par leur statut et par les textes relatifs au Conseil Supérieur de la Magistrature.
Art. 89 : Les décisions de la Cour de Cassation ne sont susceptibles d’aucun recours.
Art. 90 : La Cour de Cassation donne son avis sur toute question judiciaire que le Président de la République ou le Président de l’Assemblée Nationale lui soumet. Elle peut aussi, de sa propre initiative, faire porter l’attention du président de la République sur les réformes d’ordre législatif ou règlementaire qui lui paraissent conformes à l’intérêt général.
Art. 91: Une loi organique détermine les règles d’organisation et de fonctionnement de la Cour de Cassation.

Chapitre 2 DU CONSEIL D’ETAT

Art. 92 : Le Conseil d’Etat est la juridiction d’appel et de cassation des tribunaux administratifs, des organismes administratifs à caractère juridictionnel et de la Cour des Comptes. Les juges de l’ordre administratif sont régis par leur statut et les textes relatifs à la Commission Consultative du Conseil d’Etat. 35 Les décisions rendues par le Conseil d’Etat ne sont susceptibles d’aucun recours.
Art. 93 : Le Conseil d’Etat donne son avis sur toute question administrative que le Président de la République ou le Président de l’Assemblée Nationale lui soumet. Il peut aussi, de sa propre initiative, faire porter l’attention du Président de la République sur les réformes d’ordre législatif ou règlementaire qui intègrent sa compétence.
Art. 94 : Une loi organique détermine les règles d’organisation et de fonctionnement du Conseil d’Etat. Une loi fixe le statut des juges du Conseil d’Etat. Chapitre 3 DE LA COUR DES COMPTES
Art. 95 : La Cour des Comptes est la juridiction compétente pour juger les comptes des comptables publics, ceux des collectivités territoriales ainsi que ceux des entreprises publiques. Les Juges de la Cour des Comptes sont régis par leur statut et les textes relatifs à la Conférence des Présidents et du Procureur Général de la Cour des Comptes.
Art. 96 : Les décisions de la Cour des Comptes peuvent être déférées par voie de cassation devant le Conseil d’Etat.
Art. 97 : Une loi organique fixe l’organisation et le fonctionnement de la Cour des Comptes. Une loi détermine le statut des juges de la Cour des Comptes. 36 Chapitre 4 DU TRIBUNAL DES CONFLITS
Art. 98 : Le Tribunal des Conflits est une juridiction non permanente chargée de connaître les conflits de compétence entre les juridictions de l’ordre judiciaire ou entre les juridictions de l’ordre judiciaire et celles de l’ordre administratif. Les décisions de cette juridiction ont autorité de la chose jugée. Une loi organique fixe les règles d’organisation et de fonctionnement du Tribunal des Conflits.

TITRE VII DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE

Art. 99 : La Cour Constitutionnelle est la plus haute juridiction de l’Etat en matière constitutionnelle. Elle est chargée de : – juger de la Constitutionnalité des lois organiques et ordinaires, déjà promulguées ou simplement votées, des règlements, ainsi que du Règlement intérieur de l’Assemblée Nationale; – connaître du contentieux électoral ; – veiller à la régularité des consultations électorales, examiner les réclamations et proclamer les résultats définitifs; – veiller à la régularité des opérations référendaires, examiner les réclamations et proclamer les résultats définitifs; – recevoir le serment du Président de la République élu ; – trancher les conflits de compétence au sein du pouvoir exécutif, entre les pouvoirs législatif et exécutif, et entre l’Etat et les collectivités territoriales ; – constater les défauts de promulgation des lois définitivement votées et la carence de leur promulgation de sorte à permettre leur entrée en vigueur; – interpréter la Constitution ; – donner son avis sur les projets ou propositions de Constitution et la procédure référendaire.
Art. 100 : Toute personne qui s’estime lésée peut saisir la Cour Constitutionnelle sur la constitutionnalité des lois, soit directement, soit par la procédure de l’exception d’inconstitutionnalité invoquée devant une juridiction 37 dans une affaire qui la concerne. La Cour Constitutionnelle est tenue de statuer dans un délai d’un mois. En cas d’urgence, ce délai est ramené à huit (08) jours. Lorsqu’une exception d’inconstitutionnalité est soulevée par un justiciable devant une juridiction, quelle qu’elle soit, celle-ci est tenue de surseoir à statuer et de saisir la Cour Constitutionnelle qui doit se prononcer sur la constitutionnalité du texte en litige dans le délai d’un mois qui court à compter de sa saisine par la juridiction concernée.
Art. 101 : La Cour Constitutionnelle comprend neuf (09) membres dont au moins trois (3) femmes, qui portent le titre de Juge Constitutionnel. La durée du mandat des Juges Constitutionnels est de sept (07) ans non renouvelable. Les membres de la Cour Constitutionnelle sont désignés comme suit : – deux (2) magistrats dont une femme, élus par leurs pairs; – deux (2) avocats dont une femme, élus par leurs pairs; – deux (2) enseignants-chercheurs de Droit dont une femme, élus par leurs pairs; – un (1) membre nommé par le Président de la République; – un (1) membre nommé par le Président de l’Assemblée Nationale ; – un (1) membre nommé par le Président du Conseil Economique et Social. Ils élisent, en leur sein, un Président parmi les membres juristes et un vice président. L’élection est entérinée par Décret du Président de la République. Les Juges Constitutionnels choisis doivent avoir au moins, dix (10) ans d’expérience professionnelle. Les neuf (9) membres de la Cour Constitutionnelle se renouvellent intégralement. Toutefois, en cas de décès, de démission ou d’empêchement définitif d’un membre, il est pourvu à son remplacement selon la procédure de désignation prévue à cet effet. Le nouveau membre achève le mandat de son prédécesseur. 38 En sus des membres ci-dessus prévus, les anciens Présidents de la République élus au suffrage universel direct sont Membres d’honneur de la Cour Constitutionnelle avec voix consultative. Lors des prises de décision, et en cas d’égalité des voix, celle du Président est prépondérante. Les membres de la Cour Constitutionnelle sont inamovibles pendant la durée de leur mandat. Ils ne peuvent être ni poursuivis ni arrêtés sans autorisation de la Cour Constitutionnelle. Ils prêtent serment avant leur entrée en fonction.
Art. 102 : Les fonctions de Juges Constitutionnels sont incompatibles avec l’exercice de toute fonction politique, administrative ou au sein d’un parti politique, de toute activité lucrative, de toute fonction de représentation professionnelle ou de tout emploi salarié, à l’exception de l’enseignement et de l’exercice de la médecine. Dans les soixante (60) jours qui suivent leur installation, les membres de la Cour Constitutionnelle font, chacun en ce qui le concerne, une déclaration écrite de patrimoine, déposée au greffe de la Cour Constitutionnelle qui la rend publique dans les huit (8) jours francs.
Art. 103 : Les projets ou propositions de lois constitutionnelles sont déférés pour avis à la cour Constitutionnelle par le Président de la République ou le Président de l’Assemblée Nationale avant d’être soumis au référendum ou au vote de l’Assemblée Nationale.
Art. 104 : Les décisions de la Cour Constitutionnelle ne sont susceptibles d’aucun recours. Elles s’imposent aux pouvoirs publics, à toutes les autorités administratives et juridictionnelles, et à toute personne physique ou morale. Tout texte déclaré inconstitutionnel est nul et de nul effet ; il ne peut être ni promulgué ni appliqué. Une loi organique détermine les règles d’organisation et de fonctionnement de la Cour Constitutionnelle. 39

TITRE VIII DE LA HAUTE COUR DE JUSTICE

Art. 105: Il est institué une juridiction non permanente dénommée la Haute Cour de Justice. Elle se compose de six (6) magistrats et six (6) députés élus au scrutin secret par leurs pairs. Le président de la Haute Cour de Justice est élu parmi les magistrats, le vice-président parmi les députés, dans les mêmes conditions que ci-dessus spécifiées.
Art. 106 : A la demande du Procureur Général ou de l’Assemblée Nationale à la moitié des membres qui la composent, le Président de la République défère devant la Haute Cour de Justice les ministres et les députés susceptibles d’être poursuivis pour haute trahison. La décision de mise en accusation, dûment motivée, est prise par le président de la République qui la transmet au Procureur Général près la Haute Cour de Justice.
Art. 107 : Le Président de la République n’est responsable des actes accomplis dans l’exercice de ses fonctions qu’en cas de haute trahison. Sont notamment considérés comme crimes de haute trahison : – la violation du serment ; – les homicides politiques ; – l’affairisme ; – la constitution ou l’entretien de milice; – le refus de doter les forces de défense et de sécurité de moyens nécessaires à l’accomplissement de leur mission ; – la violation de l’article 23 ci-dessus ; – la non mise en place des institutions de la République dans le delai constitutionnel ; – toute action contraire aux intérêts supérieurs de la Nation.
Art. 108 : La demande de mise en accusation n’est recevable que si elle recueille la signature de cinquante pour cent (50%) des membres qui composent l’Assemblée Nationale. 40 Le Président de la république ne peut être mis en accusation que par l’Assemblée Nationale si le vote au scrutin secret recueille les deux tiers (2/3) des membres qui la composent. La résolution de mise en accusation, dûment motivée, est transmise par le Président de l’Assemblée Nationale au Procureur Général près la Haute Cour de Justice. Toutefois, pour les infractions de droit commun commises avant son élection ou en dehors de l’exercice de ses fonctions, le Président de la République ne fera l’objet de poursuites, devant les juridictions compétentes, qu’à la fin de son mandat.
Art. 109 : Lors des prises de décision de la Haute Cour de Justice, et en cas de partage de voix, celle du Président est prépondérante.
Art. 110 : Les décisions rendues par la haute Cour de Justice ne sont susceptibles d’aucun recours. Art. 111 : Une loi organique détermine les règles d’organisation et de fonctionnement de la Haute Cour de Justice.

TITRE IX DU CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL

Art. 112 : Le Conseil Economique et Social est une Assemblée consultative en matière économique, social, culturel et environnemental. Les membres du Conseil Economique et Social portent le titre de Conseiller. Le Conseil Economique et social est obligatoirement consulté sur tout plan ou tout projet de loi de programme d’action à caractère économique, social, culturel et environnemental. De sa propre initiative, le Conseil Economique et Social peut formuler des recommandations ou appeler l’attention du Gouvernement ou de l’Assemblée Nationale sur les réformes qui lui paraissent opportunes sur les questions relevant de sa compétence. 41
Art. 113 : Le Conseil Economique et Social donne son avis sur toutes propositions et tous projets de loi, d’ordonnances et de décrets ainsi que sur toutes mesures nécessaires au développement économique, social, culturel et environnemental de la République qui lui sont soumis. Le Conseil Economique et Social peut être chargé de toute étude d’ordre économique, social, culturel et environnemental. Il veille à un développement équilibré de toutes les régions de la République. Une loi organique détermine l’organisation, le fonctionnement, le mode de désignation des membres du Conseil Economique et Social ainsi que la durée de leurs fonctions.
TITRE X DES COLLECTIVITES TERRITORIALES
Art. 114 : Les Collectivités Territoriales de la République Centrafricaine sont les régions et les communes. Elles ne peuvent être créées et modifiées que par la loi. D’autres catégories de Collectivités Territoriales peuvent être créées par la loi. Les Collectivités territoriales s’administrent librement par des organes élus. Une loi organique détermine les modalités d’application de la présente disposition.

TITRE XI DU HAUT CONSEIL DE LA COMMUNICATION

Art. 115 : Le Haut Conseil de la Communication est indépendant de tout pouvoir politique, de tout parti politique, de toute association ou de tout groupe de pression. 42 Le Haut Conseil de la Communication est chargé d’assurer l’exercice de la liberté d’expression et l’égal accès pour tous aux médias, dans le respect des législations en vigueur. Le Haut Conseil de la Communication est doté de pouvoirs de régulation et de décision.
Art. 116 : Le Haut Conseil de la Communication comprend neuf (9) membres dont au moins quatre (4) femmes. Les membres du Haut Conseil de la Communication sont désignés parmi les personnalités ayant au moins dix (10) ans d’expérience professionnelle. Leur désignation est entérinée par Décret du Président de la République contresigné par le Premier Ministre.
Art. 117: Les membres du Haut Conseil de la Communication élisent en leur sein un Président parmi les membres professionnels des médias ou de la communication, et un Vice – Président. Ils ne peuvent être ni poursuivis, ni arrêtés sans l’autorisation de la Cour Constitutionnelle.
Art. 118 : Les fonctions de membres du Haut Conseil de la Communication sont incompatibles avec l’exercice de toute fonction politique, administrative ou au sein d’un parti politique, de toute activité lucrative, de toute fonction de représentation professionnelle ou de tout emploi salarié, à l’exception de l’enseignement et de l’exercice de la médecine. Une loi détermine l’organisation et le fonctionnement du Haut Conseil de la Communication et l’immunité de ses membres.

TITRE XII DU CONSEIL NATIONAL DE LA MEDIATION

Art. 119 : Le Conseil National de la Médiation est un organe permanent dirigé par une personnalité indépendante, le Médiateur de la République. 43 Le Conseil National de la Médiation a pour mission l’amélioration des relations entre les citoyens et l’Administration, en vue de protéger et de promouvoir les droits des citoyens. Le Conseil National de la Médiation est doté de pouvoirs étendus pour recevoir les réclamations des citoyens et proposer des réformes en vue de la mise en place d’un mécanisme efficace de prévention, de gestion et de résolution des conflits.
Art. 120 : Une loi organique détermine l’organisation, la composition et le fonctionnement du Conseil National de la Médiation.

TITRE XIII DE LA REVISION

Art. 121 : L’initiative de la révision de la Constitution appartient concurremment au Gouvernement et à l’Assemblée Nationale statuant à la majorité des deux tiers (2/3) des membres qui la composent.
Art. 122 : La révision intervient lorsque le projet ou proposition présenté en l’état a été voté par l’Assemblée Nationale à la majorité des trois quarts (3/4) des membres qui la composent ou a été adopté par référendum. Aucune procédure de révision ne peut être engagée ou poursuivie en cas de vacance de la Présidence de la République ou lorsqu’il est porté atteinte à l’intégrité du territoire.
Art. 123 : Sont expressément exclus de la révision : – la forme républicaine et laïque de l’Etat ; – le nombre et la durée des mandats présidentiels ; – les conditions d’éligibilité ; – les incompatibilités aux fonctions de Président de la République ; – les droits fondamentaux du citoyen. 44 TITRE XIV DES DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES
Art. 124 : Les institutions prévues par la présente Constitution seront mises en place dans les douze (12) mois qui suivent la date de l’investiture du Président de la République élu. En cas d’inobservation des dispositions de l’alinéa 1 ci-dessus et en l’absence de la Haute Cour de Justice, la Cour de Cassation réunie en assemblée plénière sur saisine de l’Assemblée Nationale, statue exceptionnellement dans les huit (8) jours francs sur le crime de Haute trahison suivant la procédure prévue à l’article 100 de la présente Constitution. Si la saisine n’est pas faite dans le délai requis, le parquet général de la Cour de Cassation se saisit d’office.
Art. 125 : Exceptionnellement pour le Sénat, institué par la présente Constitution, le délai de mise en place est de deux (2) ans au plus tard à compter de la date de l’investiture du Président de la République, Chef de l’Etat démocratiquement élu.
Art. 126 : La présente Loi Constitutionnelle qui abroge toutes dispositions antérieures contraires, entrera en vigueur après adoption par le peuple par référendum et sa promulgation par le Chef d’Etat de Transition soixante douze (72) heures avant l’investiture du Président de la République, Chef de l’Etat démocratiquement élu. Elle sera publiée au Journal officiel et exécutée comme CONSTITUTION DE

LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE.

Fait à Bangui, Alexandre Ferdinand N’GUENDET

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique : Paris craint pour la sécurité du Pape

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique : Paris craint pour la sécurité du Pape

Bangui, ( F.G), 11-11-2015

 

La visite du Saint-Père, prévue le 29 et le 30 novembre, intervient dans un contexte de dégradation de la situation sécuritaire du pays.

La France se passerait bien de la prochaine visite du Pape François en Centrafrique, fin novembre, et n’en fait pas mystère. Paris a informé récemment les services du Vatican chargés de préparer la visite papale, prévue le 29 et le 30 novembre, que celle-ci présentait des risques sécuritaires. «Nous avons fait savoir au pape que sa venue en RCA était à haut risque pour lui, surtout que des centaines de milliers de pèlerins allaient venir du Cameroun, du Tchad et du Congo», prévient une bonne source à la Défense.

Le retrait progressif des militaires français de la force Sangaris présents en RCA -actuellement au nombre de 900- a été stoppé compte tenu de la dégradation, ces dernières semaines, de la situation sécuritaire et de la poursuite des affrontements intercommunautaires. «Ces forces sont nécessaires pour assurer la protection de l’aéroport et d’éventuelles évacuations médicales», souligne cette bonne source en excluant tout «renfort» pour la venue du pape. «Nous ne pouvons pas faire plus en matière de sécurité», déclare-t-on, côté français. Si les responsables de la Défense auraient de toute évidence préféré que le pape renonce à cette visite, on affirme que la France «n’intervient pas» pour demander une annulation. Celle-ci est d’ailleurs jugée peu probable à ce stade, hormis un brusque passage au rouge écarlate des voyants sécuritaires.

«Le pape est déterminé à cette visite ait lieu et estime qu’elle ne peut pas être reportée», relève-t-on dans l’entourage de Jean-Yves Le Drian. «Les autorités centrafricaines la souhaitent aussi car elles estiment que ce sera un signal positif pour la tenue des élections», dont la date a été finalement fixée au mois de décembre. A l’approche de la visite en RCA – qui sera précédée d’une étape en Ouganda – aucune hypothèse n’est formellement écartée à la Défense: annulation, visite complète sur deux jours, voire un programme écourté qui réduirait la présence en du Saint-Père à quelques heures, ce qui soulagerait d’autant la pression pesant sur Sangaris.

Le Figaro.fr

CENTRAFRIQUE: «LE PEUPLE CENTRAFRICAIN A BIEN DES RAISONS D’ESPERER UNE VIE DE PAIX » LE DNC KARIM

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(Corbeau News Centrafrique)

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«LE PEUPLE CENTRAFRICAIN A BIEN DES RAISONS D’ESPERER UNE

VIE DE PAIX » LE DNC KARIM MECKASSOUA

 

Bangui, (C.N.C), 11-11-2015

 

La situation politique et sécuritaire très précaire en République centrafricaine préoccupe les Centrafricains lambda et les leaders politiques à l’approche de la tenue des scrutins dans le pays. Par la voix de la direction nationale de sa campagne dirigée l’ancien ministre et ambassadeur Elie Ouefio, le candidat indépendant à l’élection présidentielle du décembre 2015, Karim Meckassoua s’est prononcé sur cette situation impactant sur la tenue des élections et la sécurité dans e pays.
Devant une cinquantaine de Journalistes, le Directeur national de Campagne (DNC) l’ex ministre Elie Wefio a animé, ce 10 novembre 2015, un point de presse pour rapporter le point de vue du candidat indépendant Karim Meckassoua sur la situation inquiétante du pays. Après quelques jours d’observation de l’évolution de la situation du pays avec le recul, la Direction Nationale de Campagne (DNC) du candidat indépendant Karim MECKASSOUA par la voix de Elie Ouefio, a tenu ce point de presse qui vise essentiellement à faire le point sur le processus électoral et l’aspect sécuritaire en Centrafrique. Pour sortir la République centrafricaine de ce chao, le candidat indépendant préconise lui, la tenue effective des élections dans le délai fixé.
«Le candidat Karim MECKASSOUA avait clairement indiqué, que seule, l’organisation des élections dans les délais prescrits, permettra à la République Centrafricaine de retrouver la quiétude et le chemin vers la réconciliation de ses fils » a déclaré Elie Ouefio, le Directeur national de campagne de Karim Meckassoua.
Pour le candidat indépendant à la présidentielle de fin 2015, seules les élections libres, crédibles et transparentes peuvent ramener la sécurité et la paix en République centrafricaine. Pour ce fait, il faut, selon lui, respecter les délais. Parlant de ces délais, la présidente de la transition, Catherine Samba Panza a sorti un décret fixant les dates officielles de l’organisation des élections dans le pays. D’après ce décret, le 13 décembre prochain se tiendra le référendum constitutionnel, alors que le 27 décembre est prévu pour le 1er tour des élections couplées dont le second tour sera tenu le 31 janvier 2016.
«Le peuple Centrafricain a bien des raisons d’espérer une vie de paix, de sécurité et de bonheur dont la voie d’accès reste et demeure, les élections libres, crédibles et transparentes que Monsieur Karim MECKASSOUA appelle de tous ses vœux » a-t-il souligné.
Sur la question de sécurité qui doit rassurer la tenue sans doute de ces scrutins, la Direction nationale de campagne de Karim Meckasoua a dénoncé la recrudescence de violences qui paralyse de nouveau la capitale centrafricaine. Les 26 Septembre 2015 et 26 Octobre 2015, des crimes crapuleux et planifiés à hauteur du marché combattant dans le 8e Arrondissement, ont servi de prétextes à des vagues de tueries, assassinats, destructions massives de maisons, Eglises, Mosquées et symboles de l’Etat.
« Face à ces barbaries dignes d’une époque révolue mais qui discréditent la République centrafricaine et son peuple, le candidat Indépendant aux prochaines élections présidentielles, Monsieur Karim Meckassoua, avait sans réserve, condamné ces crimes tout en appelant au gouvernement de la transition, au nom du maintien de l’ordre et de la justice pour lesquels il est mandaté, de tout mettre en œuvre pour rechercher, appréhender et condamner les coupables », a rapporté Elie Ouefio.
Pour pallier à cette situation d’insécurité chronique qui règne dans le pays sans que les forces internationales, la MINUSCA et Sangaris, ne s’en soient convenablement investies, le réarmement des Forces armées centrafricaines (FACA) devient une préoccupation des Centrafricains. Le DNC de Karim Meckassoua pense que la participation des FACA dans la pacification du pays est nécessaire. Car selon Elie Ouefio, la souveraineté d’un Etat se mesure par la capacité de son armée à assurer la protection et la sauvegarde de l’intégrité du pays et, que le prolongement indéfini de la transition risquerait d’aliéner le peuple centrafricain.
« le Candidat indépendant Karim Meckassoua saluer et soutien la déclaration patriotique et responsable de Madame Catherine Samba-Panza, Présidente de la République, Cheffe d’Etat de la Transition, relatives au réarmement des Forces Armées Centrafricaines et à la fin incontournable de la Transition », a-t-il souligné avant d’ajouter : « En dépit de son caractère tardif, cette déclaration a tout son mérite Rendre un vibrant hommage au Conseil National de Transition qui, ne disposant pas du Pouvoir de Censure, a opté pour une marche pacifique aux fins d’obtenir l’opérationnalité de notre vaillante et valeureuse Armée Nationale.
Par ailleurs, le DNC Meckassoua a exhorté les leaders politiques Centrafricains à transcender toutes les barrières artificielles pour soutenir et défendre, toutes les questions vitales touchant l’intérêt de la nation afin d’éviter de tomber à nouveau, dans l’excès d’extrémisme ayant fait abroger le régime du Président BOZIZE avec toutes les conséquences sombres non prévisibles que le peuple et le pays continuent de subir.
Il convient de dire que les autorités de la transition, ayant un mandat de courte durée, doivent s’employer pour organiser, dans les délais prescrits, les élections que réclament la majorité des Centrafricains et qu’exige la communauté internationale. Pour ce défi, la sécurité doit être renforcée sur toute l’étendue du territoire national afin de garantir un minimum de sécurité à la population de se prononcer les jours cruciaux des scrutins tant attendus.
De cette exigence de la communauté internationale à la réclamation des Centrafricains, l’on retient que le développement de la RCA va déboucher sur des investissements des partenaires internationaux permettant la mise en valeur de multiples richesses dont possède le pays et la création de l’emploi. Et ces investissements ne peuvent se faire que si et seulement si la RCA se dote des dirigeants issus des urnes.

 

Bangui,Eric NGABA Pour CNC
 

Bangui: « Les auteurs des violences à Bangui doivent être recherchés, appréhendés et condamnés » dixit Elie

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(Corbeau News Centrafrique)

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« Les auteurs des violences à Bangui doivent être recherchés, appréhendés

et condamnés » dixit Elie Oueifio

Bangui, (C.N.C),11-11-2015

 

Mardi 10 novembre, la Direction nationale de compagne du candidat indépendant Abdou Karim Meckassoua a animé un point de presse à son siège, sis au quartier Bakongo dans le 2ème arrondissement de Bangui. Il s’agit pour Elie Oueifio, le DNC, d’exprimer la compassion de son président aux familles endeuillées par les récents regains de tensions dans la capitale centrafricaine. Occasion ayant permis au DNC de saluer la valse d’appels à la réhabilitation des Forces armées centrafricaines (FACA), à commencer par celui du Chef de l’Etat de transition, Catherine Samba Panza.
Près d’une centaine de morts, plus de trois cent blessés, des centaines de maisons pillées et/ou incendiées, plus de 48 000 nouveaux déplacés pour la ville de Bangui, d’importants dégâts… tel est le triste bilan des dernières violences intervenues dans la capitale centrafricaine, en l’espace seulement d’un mois. C’est le triste bilan d’accrochages entre des groupuscules d’hommes armés, à connotation inter-communautaire. « Face à ces barbaries dignes d’une époque révolue mais qui discréditent la Centrafrique et son peuple, le candidat indépendant à la prochaine élection présidentielle, Monsieur Abdou Karim Meckassoua, avait sans réserve, condamné ces crimes odieux tout en appelant au gouvernement de la transition, au nom du maintien de l’ordre et de la justice pour lesquels il est mandaté, de tout mettre en œuvre pour rechercher, appréhender et condamner les coupables. » a réitéré Elie Oueifio.
« Exprimant sa profonde compassion aux familles endeuillées, le candidat Karim Meckassoua avait clairement indiqué que seule, l’organisation des élections dans les délais prescrits, permettra à la République centrafricaine de retrouver la quiétude et le chemin de la réconciliation de ses fils » a déclaré Elie Oueifio dans ses liminaires après avoir sollicité une minute de silence à la mémoire des personnes tuées.
Parlant justement des engagements des uns et des autres pour le retour à la paix et à la sécurité effective en RCA, Elie Oueifio, au nom de son président, a tenu à « saluer et soutenir la déclaration patriotique et responsable de Son Excellence Madame Catherine Samba Panza Présidente de la transition, Chef de l’Etat de transition, relative aux réarmement des Forces armées centrafricaines et la fin incontournable de la transition. » Quoique tardive, le DNC de Karim Meckassoua a estimé que cette déclaration de Samba Panza lève la honte de toute Nation, car « la souveraineté d’un Etat se mesure par la capacité de son armée à assurer la protection et la sauvegarde de l’intégrité du pays et, que le prolongement indéfini de la transition ne fera qu’aliéner le peuple centrafricain ».
Le Conseil national de transition a lui-aussi, eu une mention spéciale d’encouragement de la Direction nationale de campagne de Meckassoua pour avoir poussé plus loin que le Chef de l’Etat de transition, en organisant une marche pour le réarmement des FACA. D’ailleurs, sur la lancée, Elie Oueifio a encourager les centrafricains, à commencer par les formations et leaders politiques à s’inscrire eux-aussi dans la lutte.
C’est sur un message d’espoir envers le peuple centrafricain que Elie Oueifio a terminé son entretien avec la presse. « Le peuple centrafricain a bien des raisons d’espérer une vie de paix, de sécurité et de bonheur dont la voie d’accès reste et demeure, les élections libres, crédibles et transparentes que Monsieur Karim Meckassoua appelle de tous ses vœux. » a-t-il conclu.

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Bangui, Fred KROCK Pour CNC

 

Bangui: Situation explosive entre les Séléka des généraux Zacharia Damane et Ali Darass

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(Corbeau NewsCentrafrique)

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Situation explosive entre les Séléka des généraux Zacharia Damane et Ali Darass

Bangui, (C.N.C), 11-11-2015

 

La situation est explosive dans le Centre-est de la RCA. La tension a monté d’autant de crans entre les Séléka de Bria sous le commandement du général Zacharia Damane et les Séléka peulhs de Bambari sous le commandement du tristement célèbre nigérien, Ali Darass.
En cette période où les Centrafricains de tous bords sont appelés à une union sacrée pour extirper la Nation abimée par des décennies de crises militaro-politiques, la rébellion Seléka est menacée d’une explosion interne qui couve dans le Centre-est du pays. Il s’agit d’une forte tension qui monte dans les rangs des éléments de cette rébellion placés à Bria sous le commandement du général Zacharia Damane et ceux du seigneur de guerre nigérien, Ali Darass qui ont assiégé la ville de Bambari, pour ne pas dire la préfecture de la Ouaka toute entière, voire la partie du Centre-est du pays.
Alors que des hommes du général Damane ont quitté Bira pour Bangui (pour des raisons que nous ne connaissons pas encore), voilà qu’arrivé à l’entrée de Bambari, ils ont été stoppé sans ménagement par les éléments de Ali Darass. Ces derniers auraient, selon nos sources, exigé le désarmement préalable des éléments de Damane avant que ceux-ci puissent franchir les périmètres de Bambari. Le pire allait intervenir là, n’eût été l’intervention de l’armée française de l’opération Sangaris qui s’est interposée dans un premier temps pour éviter cet accrochage, et dans un second temps, raccompagnée les éléments de Damane à rebrousser chemin pour Bria.
Actuellement, tout porte à croire que ce couac essuyé par les éléments de Damane ne restera pas impuni. « On nous a demandé de nous désarmer, nous l’avons fait au nom de la paix dans notre pays. Malheureusement aujourd’hui, les étrangers de Ali Darass eux, ont gardé toutes leurs armes et toute leur capacité de nuisance sur notre territoire. Aujourd’hui, personne ne peut circuler librement pour rentrer ou sortir de la ville de Bambari, et cela au vu et au su des Sangaris et Minusca », a dénoncé sous couvert de l’anonymat un élément de Damane contacté depuis Bria, au téléphone.
Ce dernier a demandé aux autorités de la transition de prendre très aux sérieux cette situation. « Nous prenons acte de l’humiliation qu’ils (les hommes de Ali Darass) nous ont infligés grâce à leurs mentors Sangaris. Mais, nous demandons au gouvernement et la présidente de la transition à prendre leurs responsabilités, parce qu’Ali Darass est en train de vouloir étendre son règne sur toute la partie Centre-Est du pays, notamment en plus de Bambari et ses environs, les localités Ippy, Bria, Mouka… », a poursuivi la même source.
C’est malheureusement dans ce contexte tendu, ajouté à la situation sécuritaire instable à Bangui la capitale que l’Autorité nationale des élections entre dans le vif du déroulage de son nouveau chronogramme. Et, l’on s’interroge, comment MINUSCA et Sangaris seuls, peut-être avec les forces de sécurité intérieures (gendarmerie et police) faiblement montée en puissance pourront sécuriser les opérations électorales.

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

BANGUI: «JE NE DEMANDE QU’UNE CHOSE AUX CENTRAFRICAINS : ARRETEZ CES TUERIES » DIXIT MARTIN ZIGUELE

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(Corbeau News Centrafrique)

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«JE NE DEMANDE QU’UNE CHOSE AUX CENTRAFRICAINS : ARRETEZ CES TUERIES » DIXIT MARTIN ZIGUELE

 

Bangui, (C.N.C), 11-11-2015

 

Les évènements regrettables qui se produisent en République centrafricaine ces derniers temps, interpellent les leaders politiques centrafricains. C’est au tour du président du Mouvement de Libération du Peuple centrafricain (MLPC), Martin Ziguelé de se prononcer sur la recrudescence de violence dans la capitale centrafricaine.
Les Depuis plus d’une semaine, la ville de Bangui la capitale centrafricaine a renoué avec le cycle des violences, des tueries, des assassinats gratuits, des cycles de destruction des biens publics et privés, et d’incendies des maisons. Les Centrafricains se retrouvent encore au creux de la vague de violences et des communautés alors que pour le Martin Ziguelé, les Centrafricains de toute obédience sont tous des filles et des fils de ce pays. Il déplore cette situation conduisant au pleur, au versement de sang, à la perte en vie humaine, l’assombrissement de l’avenir, et à la perturbation des activités scolaires.
« Je ne demande qu’une seule chose aux Centrafricains : arrêtez ces tueries. Il n’y a rien qui puisse justifier la poursuite de cette politique de haine. Je demande également aux forces internationales qui vivent avec nous ce qui se passe, de se doter des moyens si c’est un problème de moyens; de se doter des moyens politiques, militaires et sécuritaires pour arrêter la descente aux enfers de ce pays » a martelé Martin Ziguelé.
Il dénonce, par ailleurs, que chaque fois c’est la même chose, on a découvert un corps, un a été tué, puis on tue l’autre, puis on tue un autre encore, puis on brule des maisons, puis on assassine des jeunes, puis on tue des femmes, puis on tue des enfant. Et chaque fois que nous pensons que l’accalmie est revenue, poursuit-il, au moindre incident, les choses repartent.
«J’appelle nos compatriotes à se ressaisir. J’appelle tous ceux savent ou qui se sentent filles et fils de ce pays, dans leur âme, d’arrêter immédiatement cette boucherie humaine. Regardez autour de nous, les gens ne parlent que de construction de routes, d’aéroports, de ports, d’usines, de relance de l’agriculture, d’emploi des jeunes; on ne parle d’investissement qu’en milliards de dollars. Et lorsqu’on arrive à la République Centrafricaine, c’est le nombre de mort qu’on compte » s’indigne le président du MLPC avant de se poser la question « Pourquoi nous nous entre-tuons? Hier, c’était la lutte pour le pouvoir, avant-hier c’était parce que tel a provoqué tel autre, mais aujourd’hui, pourquoi les Centrafricains s’entre-tuent-ils? »
Pour Martin Ziguelé, les Centrafricains ont trop souffert, et sont trop en arrière sur tous les plans mais il faut qu’il y ait des couloirs humanitaires qui permettent aux Centrafricains qui sont enfermés dans leurs quartiers respectifs de sortir, de regarder le spectacle de ce qui se passe dans ce pays, de se ravitailler, de permettre aux enfants d’aller à l’école.
« Arrêtons de nous regarder comme des ennemis. Il n’y a personne qui peut avoir raison quand quelqu’un est mort mais nous avons tous tords parce que nous sommes les auteurs de notre propre descente aux enfers » a-t-il conclu.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: UN NOUVEAU LEADERSHIP POUR DES NOUVEAUX INTERLOCUTEURS EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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UN NOUVEAU LEADERSHIP POUR DES NOUVEAUX INTERLOCUTEURS

EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

 

Bangui, (N.L.I), 10-11-2015

 

Constatant qu’en dépit d’une mobilisation internationale multiforme sans précédent depuis plusieurs années dans le pays, la situation sécuritaire reste intenable et ne cesse de se détériorer avec son cortège d’assassinats, de crises humanitaires, de perte de confiance de la population face à la poursuite des violations massives des droits de l’homme.
Constatant que la RCA est devenue un État en déliquescence.
Constatant que la classe politique qui se discute à l’infini la pole-position a implicitement rejeté faute d’application les recommandations et la feuille de route du forum visant à sauver le pays du naufrage qu’il connaît actuellement.
Constatant l’absurdité de la classe politique, complice des moeurs de violences politiques infligées au peuple Centrafricain par manque de volonté politique d’une part et de vision de sortie du pays de cette crise profonde, d’autre part.
Constatant la position ambiguë des Représentants Spéciaux successifs du Secrétaire Général de l’ONU en République Centrafricaine, persistant à nier l’évidence même de la nécessité de réarmer et de réhabiliter les FACA,
Constatant l’aveu de la Minusca et de l’ONU en substituant les groupes armés illégaux à l’armée Centrafricaine légalement institutionnalisée en leur permettant, contre toute attente du peuple, de détenir en toute impunité des armes et de continuer à terroriser la population, en choisissant de désarmer unilatéralement l’armée centrafricaine (FACA), seule capable de garantir la protection du peuple et l’intégrité territoriale avec l’appui des forces internationales en Centrafrique.
Constatant l’argument erroné de l’actuel Représentant spécial affirmant que : « le Centrafrique n’est pas en guerre avec l’extérieur », alors même que les résolutions des Nations-Unies, qu’il est censé fidèlement appliquer en République Centrafricaine et plus spécifiquement la résolution S/ONU-2127 du 5 décembre 2013 paragraphe 11 et S/ONU-2149 du 10 avril 2014 paragraphe 30

(g) relative au rapatriement des combattants étrangers du territoire centrafricain, démontrent le contraire de telles affirmations.
Constatant en outre que, depuis l’après Forum National de Bangui en mai 2015, après celui de Brazzaville en juillet 2014, que tous les accords signés de cessation des hostilités et de désarmement n’ont jamais trouvé un début d’application, de manière à inverser le cours des violences impunies.
Constatant que la lutte contre l’impunité n’a pas commencé en dépit d’un nombre incalculable de pertes en vies humaines, de blessures physiques et psychologiques graves subies par des dizaines de milliers de victimes ainsi que des destructions et l’accaparement de biens publics et privés y compris la perception des impôts, taxes divers en lieu et place de l’État sur toute l’étendue du territoire national.
Constatant les violations massives des droits de l’homme caractérisées par de nombreux charniers découverts et à découvrir qui transforment le pays un peu plus chaque jour en un vaste cimentière à ciel ouvert d’une superficie de 623000 Km2, n’ont pas encore été tous répertoriés afin qu’une sépulture digne du nom ne vienne apaiser la mémoire des victimes innocentes et calmer l’inquiétude grandissante des survivants en détresse.
Constatant le manque criard de leadership et de volonté affirmée dans la restauration des Forces Armées Centrafricaines (FACA) en vue de jouer un rôle de premier plan dans la garantie de sécurité sur l’étendue du territoire centrafricain.
Considérant que les populations sont lasses de vaines promesses qui ne génèrent que de dangereuses frustrations et que la Transition en cours est une transition des bourreaux et non celle des victimes dont la liste s’allonge inexorablement.
Considérant la polarisation de la situation, les sentiments de peur et d’hostilité, de part et d’autre qui sont aiguisés et manipulés par les chefs de guerre avec l’ère pré-génocidaire qui échappe aujourd’hui à tout contrôle et qui risque de dégénérer en une guerre civile généralisée avec des impacts au-delà des frontières de la RCA.
Considérant le mutisme complice, l’irresponsabilité condamnable et l’indignité totale de la classe politique centrafricaine durant ces décennies de conflits.

Considérant en outre, l’incapacité des autorités de la Transition majoritairement issue de la même classe politique depuis 40 ans à trouver des solutions à une minorité sociale centrafricaine prise en otage par des brigands de grands chemin, les obligeants à s’identifier à eux par défaut, lesquels sont pourtant responsables connus et impunis des violations graves des droits humains.
Considérant le parti pris de la MUNISCA et de l’ONU de ne protéger que l’intérêt des bandes armées et non celui du peuple centrafricain.
Considérant l’incohérence dans l’interprétation et l’application des résolutions du Conseil de sécurité des Nations-Unies relatives à la RCA.
Considérant les échecs de plus en plus périlleux pour l’État et la population dans son ensemble.

UN NOUVEAU LEADERSHIP ET INTERLOCUTEUR DU PEUPLE DANS L’INTÉRET DE LA NATION S’IMPOSE.

Une nouvelle génération de Centrafricains constituée en plateforme tire désormais la sonnette d’alarme sur l’ère pré-génocidaire en cours en République Centrafricaine, qui échappe aujourd’hui à tout contrôle et qui risque de dégénérer en une guerre civile généralisée avec des impacts néfastes et durables au-delà des frontières de la RCA.
Nous, Centrafricains, réunis à travers différentes structures d’actions (WANDARA, ITA TI MBI, LE CONSEIL DES CENTRAFRICAINS DE L’ÉTRANGER) avons pris l’initiative de nous mobiliser en vue de proposer à la Nation des solutions pouvant garantir une véritable sortie de crise en RCA dans un esprit patriotique.
En effet, la mise en place d’une plateforme s’impose en vue de l’instauration durable des nouveaux interlocuteurs ouverts aux perspectives volontaristes de sortie réelle de la crise meurtrière qui endeuille chaque famille au quotidien en République Centrafricaine.
Pour ce faire, nous annonçons la naissance de la plateforme : un Nouveau Leadership pour des Nouveaux Interlocuteurs en République Centrafricaine qui lance un appel pressant à tous les Centrafricains de bonne volonté, aux amis et partenaires de la RCA de considérer dès à présent l’existence d’un nouveau leadership responsable et actif.

La plateforme travaille activement à la finalisation et à la vulgarisation la plus large possible d’un mémorandum dénommé CENTRAFRIQUE SURVIE – Bê Africa Mo Sô Kouâ, constatant l’impossibilité de tenir des élections escomptées du fait du non achèvement du processus préparatoire, tant les contraintes sécuritaires ont pris le pas en dehors du désarmement des groupes armés.
La vision du nouveau leadership est de proposer des réponses à la communauté nationale et internationale qui soient acceptables pour le peuple centrafricain qui a déjà beaucoup souffert et qui a plus que jamais droit à la considération et à la dignité due à tout être humain au-delà de toutes considérations sociales ou d’origine géographique.
La plateforme annonce l’adoption prochaine d’un mémorandum CENTRAFRIQUE SURVIE – Bê Africa Mo Sô Kouâ, document de propositions, de discussion et de plaidoyer en faveur de la survie de la République Centrafricaine avant les élections et son développement après le retour à l’ordre constitutionnel.

Les organisations signataires de la plateforme CENTRAFRIQUE SURVIE – Bê Africa Mo Sô Kouâ.

WANDARA ITA TI MBI LE CONSEIL DES CENTRAFRICAINS DE

L’ÉTRANGER

CONTACTE : centrafriquenouveauleadership@ita-timbi.org

BANGUI: NOUREDDINE ADAM ET LE FPRC, UN DANGER POUR LES ELECTIONS ET POUR LES MINORITES

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(Corbeau News Centrafrique)

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NOUREDDINE ADAM ET LE FPRC, UN DANGER POUR LES ELECTIONS

ET POUR LES MINORITES DE LA RCA !

Bangui, (B.K), 11-10-2015

 

En ce moment, la Centrafrique fait face à plusieurs enjeux majeurs, la tenue impérative de l’élection présidentielle en 2015, la lutte sans merci contre les fossoyeurs de notre pays qui tentent d’imposer leur violence aveugle et la défense des minorités ethniques. Ces trois enjeux doivent être la priorité du combat que doivent mener les filles et les fils de notre pays, ils s’inscrivent dans notre volonté d’assainir durablement notre pays et de le rendre uni et indivisible, à jamais !

Les élections en 2015, le signe de la renaissance de notre pays

Aujourd’hui, avec plus de 85 % d’électeurs inscrits sur les listes électorales, les promoteurs d’une Troisième Transition en RCA doivent se trouver à court d’arguments, l’avenir s’assombrit pour eux mais se dégage durablement pour nous !
Si nous mettons de côté les politiciens comme Joseph BENDOUNGA, Alexandre-Ferdinand NGUENDET et Elie DOTE qui tentent d’imposer leurs idées de Troisième Transition par médias interposés mais sans réelle conviction politique, il ne reste plus que ceux qui veulent forcer le destin par les armes et par la manipulation des populations : les tristement célèbres « Nairobistes », les véritables fossoyeurs de notre pays !

Nous sommes un peu plus de 1,8 millions de centrafricains à être enregistrés sur les listes électorales et ce chiffre progresse de jours en jours. En province, le recensement se déroule dans de bonnes conditions et les pseudos problèmes sécuritaires ne sont que de la poudre aux yeux jetée par les promoteurs de la partition ! Ils tentent de nous aveugler pour mieux nous manipuler mais nous ne nous laisserons pas faire ! Malgré ces tentatives de déstabilisation, tous les yeux sont tournés vers nous en ce moment pour savoir si nous sommes capables de prendre en main l’avenir de notre peuple.

Les observateurs internationaux, qu’ils soient de l’Union Africaine, de l’Organisation des Nations Unies, de l’Union Européenne ou de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale, s’accordent à dire que le scrutin aura bien lieu avant la fin de l’année 2015, d’autant plus que le projet de constitution et la participation des réfugiés au vote sont dorénavant résolues. Plus rien ne peut s’opposer à la tenue de ces élections !

Mais ne nous reposons pas sur ces prémisses d’une possible victoire, gardons toujours en tête que des forces du mal s’agitent dans l’ombre et attendent pour nous frapper…

Le jeu destructeur de Noureddine ADAM et des Nairobistes

Les Nairobistes, avec à leur tête un Noureddine ADAM connu pour financer et soutenir des activités subversives et criminelles dans tout le pays, luttent de tout leur poids contre l’idée d’une RCA unie, laïque et indivisible. Ils brandissent haut et fort la fracture confessionnelle, ils manipulent les consciences, ils instrumentalisent les plus fragiles d’entre nous afin que la RCA se perde dans le cycle infernal d’instabilités qu’elle connaît depuis des dizaines d’années. Pour eux l’instabilité c’est l’assurance de pouvoir s’enrichir et de continuer leurs actions criminelles.

Depuis les accords de Nairobi, signés le 10 avril 2015, les Bozisistes et Djotodistes veulent se partager le « gâteau RCA » pour asseoir leur pouvoir local et pour s’enrichir sur le dos des centrafricains. Nous connaissons tous ces suppôts à la solde de BOZIZE et de DJOTODIA : Zacharia DAMANE, Bachar FADOUL, Haroun GAYE, Hammit TIDJANI, Mahamat NOUR, Blaise KOSSIMATCHI, Yvon KONATE, Eugène NGAIKOSSET, Maxime MOKOM, sans oublier le tristement célèbre Noureddine ADAM, le chef de file du FPRC.
Noureddine ADAM, pilleur de diamants, contrebandier de viande de brousse et trafiquant d’armes est le symbole mortifère du courant radical de l’ex-séléka. Croire en la réussite de Noureddine ADAM et des Nairobistes c’est perdre la foi en notre pays, c’est croire aux paroles des Bozizistes et des Djotodistes et c’est croire au mariage putride entre la peste et le choléra !

Les récents événements de Bangui, avec ces dizaines de morts et ces centaines de blessés, prouvent que le FPRC est résolument engagé dans une action de « terre brulée » mais cela ne l’empêche pas de continuellement  manier la langue de bois.
Abakar SABONE, porte-parole du FPRC, a d’abord nié la présence d’hommes du FPRC dans les colonnes qui se dirigent actuellement vers Bangui. Continuellement trompé par Noureddine ADAM et par ses « fidèles » lieutenants, Abakar SABONE a enfin décidé d’ouvrir les yeux et de lâcher définitivement le FPRC. La défection du porte-parole du FPRC est lourde de conséquences, elle marque les premières fissures de ce parti violent et anti-démocratique !

La défense des minorités, une priorité pour tous les Centrafricains

Noureddine ADAM (ex-séléka) et les Nairobistes brandissent la fracture confessionnelle et le choc des minorités ethniques pour tenter de prouver que la paix est impossible à mettre en œuvre dans notre pays et pour imposer une Troisième Transition. Ils nous mentent !
Les musulmans, les Peuls et les Arabes bénéficient de l’hospitalité de notre pays, ils ont choisi la Centrafrique pour y vivre, pour y travailler et pour la faire prospérer, ils sont nos Frères et nos Sœurs, à jamais !
Dernièrement, les Peuls ont payé un lourd tribu pour défendre la paix. Une délégation de l’UPC a fait l’objet d’un ignoble attentat commandité par Nouredine Adam et exécuté lâchement par des Anti-Balaka nairobistes : Maxime MOKOM, NGAÏKOSSET et les anciens meurtriers de la garde présidentielle de BOZIZE.

Face à ce danger xénophobe et aux violences faites à celles et ceux qui militent pour la paix en RCA, les Autorités de Transition ainsi que les femmes et les hommes politiques de RCA doivent s’emparer du sujet de la défense des minorités ethniques et en faire l’un des thèmes politiques du moment. En combattant la haine de l’étranger nous construisons notre avenir commun et nous posons les fondements d’une Centrafrique républicaine, laïque et indivisible !

Tous ceux qui ne se reconnaîtront pas dans cette Centrafrique que nous voulons unie, tous ceux qui continueront de lutter contre la paix seront exposés aux actions de la Cour Pénale Internationale. L’épée de Damoclès est juste au dessus de leurs têtes et tôt ou tard ils rejoindront la longue liste des criminels déjà incarcérés : Lubanga, Katanga, Ngudjolo, Bemba, Mbarushimana et Gbagbo.

Blanche KERE

CENTRAFRIQUE: DECLARATION DU PRESIDENT DU PARTI DE L’UNITE ET DE LA RECONSTRUCTION (PUR),

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(Corbeau Nnews Centrafrique)

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DECLARATION DU PRESIDENT DU PARTI DE L’UNITE ET DE LA RECONSTRUCTION (PUR),

RELATIVE A LA SITUATION ACTUELLE EN REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Bangui, (E.S.), 06-11-2015

 

Depuis le 26 septembre, la République Centrafricaine est plongée dans une spirale de violence injustifiée. Un regain de violence qui s’est soldé par un lourd bilan, tueries en cascade dans plusieurs quartiers de Bangui, suivie de représailles, engendrant ainsi la mort de nombreux citoyens innocents, de blessés graves ainsi des pertes matérielles (maisons incendiées, commerce détruits, etc…)
Le Parti de l’Unité et de la Reconstruction (PUR), regrette et condamne vigoureusement et avec la plus grande fermeté, toutes ces violences qui n’ont aucune justification, d’autant plus que le peuple centrafricain est fatigué par cette situation qui devient de plus en plus incontrôlable.
Le PUR exige l’ouverture immédiate d’une enquête sur les violences de ces derniers jours. Il est impératif que les auteurs, co-auteurs ou complices, répondent de leurs actes devant la justice.
Dans son adresse à la Nation du 1er novembre dernier, la Cheffe de l’État de transition a appelé à l’implication des FACA dans la sécurisation du pays. Le Conseil National, tout en lançant un ultimatum d’une semaine à l’exécutif, a tenu une marche le 04 novembre pour appeler au réarmement urgent des FACA.
Cependant, le PUR regrette que la présidence et le Conseil National de Transition, utilisent la réhabilitation des FACA comme une opportunité pour se régler des comptes. La situation actuelle nous impose à tous, une mobilisation citoyenne éclairée, mobilisation que les autorités sont censées piloter avec engagement effectif et clarté.

La réhabilitation des FACA est une exigence que le PUR n’a cessé d’exprimer depuis le début de la transition. La réalité aujourd’hui nous donne amplement raison. L’implication des seules forces internationales a montré ses limites sur le terrain. Aussi, le retour des forces de défense nationale armées et équipées est une exigence opérationnelle pour un minimum de sécurité.
Le PUR se réjouit que la présidence de la République et le Conseil National de Transition bien que tardif, aient enfin compris cette exigence posée par nous depuis des mois, sans que nous soyons entendu à l’époque.
Dès lors où la réhabilitation des FACA devient un point autour duquel convergent toutes les forces vives de la Nation, le PUR appelle de ce fait, au rassemblement républicain et patriotique de tous afin d’appuyer le retour impératif de nos forces de défense.
Le PUR appelle à une offensive diplomatique soutenue par toutes les forces vives de la Nation, pour discuter avec les partenaires sur la question de l’embargo qui frappe notre armée.
Le PUR exige de ce fait, des autorités de la transition, la création d’un comité technique constitué d’officiers de l’armée, de juristes et de spécialistes en relations internationales, comité dont le rôle est de mettre en place les conditions nécessaires au réarmement effectif des FACA.
En outre, nous appelons les forces internationales ainsi que les ONG internationales présentes sur le territoire centrafricain, de réviser leur comportement. Nous leur rappelons que leur mission fondamentale étant avant tout, la protection des populations civiles et l’assistance humanitaire.
« Un peuple qui oublie son histoire est condamné à la revivre » dixit Winston Churchill. Notre pays traverse une période sombre de son histoire. Nous tous, filles et fils de la République Centrafricaine, chrétiens et musulmans, nous sommes condamnés à vivre ensemble et à œœuvrer en faveur du retour de la paix et de la reconstruction de notre pays. Ces nobles causes doivent tous nous réunir.
Tous pour l’unité et la Reconstruction de la nation.

Faite le 09 novembre 2015

Le Président,

Eddy-Symphorien KPAREKOUTI

Bangui: Le Chef de la MINUSCA: «La priorité aujourd’hui ce sont les forces de sécurité intérieure»

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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Le Chef de la MINUSCA: «La priorité aujourd’hui ce sont les forces de sécurité intérieure»

 

Bangui, (C.N.C), 09-11-2015

 

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, Parfait Onanga-Anyanga, estime que la priorité actuelle est le renforcement des forces de sécurité intérieure (FSI) centrafricaines pour répondre aux défis sécuritaires actuels, tout en précisant que la question des Forces armées centrafricaines (FACA) devra se faire dans le cadre de la réforme du secteur de la sécurité (RSS) dans le pays.

Le Représentant spécial et Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca) s’adressait mercredi à la presse, au lendemain d’un discours à la nation du Chef de l’Etat de la Transition, Catherine Samba-Panza, qui a demandé que les forces armées, la gendarmerie et la police puissent se joindre aux forces internationales, y compris la Minusca pour combattre la violence qui frappe Bangui depuis une semaine.
Onanga-Anyanga a affirmé que «la demande du chef d’Etat de la transition a été bien reçue par les Nations Unies» et qu’elle avait été communiquée à la Présidente du Comité des sanctions à New York, concernant le renforcement des FSI.

«Les autorités nous ont également fait part de leur volonté de faire en sorte que l’effort conjoint qui va être mené le soit prioritairement avec les forces de sécurité intérieure, parce que les difficultés auxquelles le pays fait face aujourd’hui sont des difficultés de sécurité intérieure», a indiqué Onanga-Anyanga, ajoutant que des discussions techniques ont été déjà engagées avec les forces de sécurité intérieure sur «cette collaboration gendarmerie/police pour répondre à ce besoin de sécurisation de la ville de Bangui».

Le Représentant spécial a souligné que le Comité des sanctions décidera sur la «demande précise» des autorités, tout en soulignant que le rôle des FACA, en ce moment de la crise, ne serait peut-être pas prioritaire puisque le pays ne fait face à aucune menace extérieure.

Pour Onanga-Anyanga, les FACA doivent d’abord se transformer en une force républicaine, ethniquement équilibrée, respectueuse des droits de l’Homme avant d’être réhabilitée.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

BANGUI: ABDOULAYE HISSEIN ET AROUNE GAYE, LES AUTEURS DE CRIME AU KM5

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( Corbeau News Centrafrique)

Sébastien WENEZOUI

ABDOULAYE HISSEIN ET AROUNE GAYE, LES AUTEURS DE CRIME AU KM5

Bangui, ( C.N.C), 11-09-2015

 

«Ces mercenaires, on le sait ; ils sont basés derrière la rue de la Mosquée Centrale, devant la rue Jamaïque, au quartier RAMANDJI, au quartier GBAYA et au quartier KINA, venus à Bangui sous le patronage de l’ancien Ministre Abdoulaye Hissein et le seigneur de guerre Aroun GAYE et ses acolytes » c’est la substance de la déclaration de Sébastien WENEZOUI, sur les derniers évènements à Bangui. Dans sa déclaration la semaine dernière, le président du Collectif des Centrafricains pour la Réconciliation (CCR) et ministre de l’environnement, Sébastien WENEZOUI a mis en lumière les en dessous de troubles et de multiples assassinats dans le 3ème arrondissement et leurs auteurs.
Les fauteurs de troubles et leurs acolytes qui menacent la paix et prennent en otage la population de km5 dans le 3ème arrondissement de Bangui sont désormais connus. Sur les derniers évènements qui se sont produits dans la capitale centrafricaine conduisant au sinistre de plusieurs quartiers de 6ème et 3ème arrondissement de Bangui, le président du CCR a dénoncé les instigateurs de ces violences.

Dans la journée du 29 octobre 2015, deux jeunes musulmans ont été tués dans le 6eme Arrondissement de Bangui, à la suite d’une tentative de braquage des motos dont ils sont les auteurs. Deux heures plus tard, les fauteurs de trouble habituels du PK5 autrement dit km5 et leurs Mercenaires ont profité de cette situation regrettable pour commanditer des représailles sanglantes et aveugles causant des morts, brulant des maisons , commettant des actes de vols, détruisant des biens privés et publics dans les quartiers Cattin, Fatima, Bercy et une partie de quartier Kpetene.

« Aujourd’hui, il est clair que les intentions de ces criminels c’est de verser à flot le sang des centrafricains pour que tous les efforts de réconciliation et paix échouent et que les populations revivent un nouveau climat de violence entrainant la souffrance des habitants contraints à retourner dans les sites des déplacés pour sauver leurs vies. Nous avons constaté et même vu parmi ces agresseurs des personnes étrangères ; ne parlant ni le Français, ni Sango et qui, avec des bidons d’essence, brulent les maisons des déplacés, volent des Equipements intérieurs des maisons et autres », a déclaré Sébastien WENEZOUI, le président du Collectif des Centrafricains pour la Réconciliation.

Entretemps, une semaine avant, suite à l’assassinat de trois membres de l’UPC venus de Bamabari pour une concertation avec le gouvernement, ces mêmes criminels sans foi ni loi, ont tué en représailles trois jeunes, habitant le quartier Lakounga qui leur livrent habituellement de l’eau potable. Cette situation avait suscité des actions des barricades sur l’Avenue de France par les jeunes du 2eme Arrondissement en colère. Le ministre de l’environnement a aussi ajouté que sa plateforme le CCR dont le but est de rassembler les Chrétiens et Musulmans dans la cohésion sociale permettant la sortie de crise en République centrafricaine.

«Ce sont des lâches car ils se cachent derrière les pauvres habitants du PK5 pour commettre des actes odieux ou parfois derrière les contingents Burundais de la MUNISCA des lors qu’ils se sentent traqués et poursuivis quand ils attaquent les FACA habitant la localité et que celles-ci ripostent. Ces mercenaires ; on le sait ; sont basés derrière la rue de la Mosquée Centrale, devant la rue Jamaïque, au quartier RAMANDJI, au quartier GBAYA et au quartier KINA, venus à Bangui sous le patronage de l’ancien Ministre ’Abdoulaye Hissein et le seigneur de guerre Aroune GAYE et ses acolytes. Ces tueurs et leurs patrons sont bien localisés par les Forces de Défenses nationales et internationales » a-t-il dénoncé.

Devant cette situation grave, le président CCR qui œuvre pour la paix, a demandé aux forces internationales et à aux forces de défense et de sécurité intérieure, de désarmer sans délai, ces forces négatives qui sèment la terreur et verse quotidiennement le sang des centrafricains pour leurs pratiques de magie et de secte.

« Pour ma part, depuis une année, j’ai créé une plateforme, le CCR qui avait réussi à rassembler les Chrétiens et Musulmans dans la Cohésion sociale et la réconciliation pour essayer de sortir notre pays de la crise. Mais hélas, les Barbares, les seigneurs de guerre, les farouches opposants à la paix, les vampires et les pratiquants de la magie, qui achètent des têtes humaines se sont retranches au PK5 pour contrarier tous ces effort et semer la désolation » a-t-il ajouté.

Selon le ministre de l’environnement, ces vampires et pratiquants de la magie venus de loin, ont besoin du sang humain pour alimenter leurs réseaux de sectes et de magie. Et pour cela, a-t-il martelé, ils ont pris les vrais musulmans, les habitants du PK5 en otage et comme leurs boucliers humains.

Par ailleurs, il a demandé à la population musulmane innocente qui est prise en otage par ces criminels de guerre de se soulever physiquement contre eux et de continuer à collaborer avec la population chrétienne comme on a l’habitude de le faire dans le CCR. Car, a-t-il dit, les Chrétiens et Musulmans sont condamnés à vivre ensemble dans la cohésion en République Centrafricaine.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Declaration du camarade Ousseni KOTA, Candidat du MLPC aux elections legislative de 2015

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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Declaration du camarade Ousseni KOTA, Candidat du MLPC aux elections legislative de 2015

Bangui, (CNC), 09-11-2015

 

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Bangui, Oussemi TOKA

BANGUI: LA MINUSCA CONDAMNE L’ATTAQUE CONTRE UN CONVOI DE DEPORTTATION

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(Corbeau Nnews Centrafrique)

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LA Minusca CONDAMNE L’ATTAQUE CONTRE UN CONVOI DE DEPORTTATION

DES MUSULMANS VERS L’INTERIEUR DU PAYS

Bangui,(CNC), 07-11-2015

La Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) condamne avec fermeté et indignation l’attaque perpétrée mercredi dernier à Bangui contre un convoi de déportation des sujets musulmans escorté pas les Casques bleus de la MINUSCA. Cette attaque a causé plusieurs blessés, parmi lesquels deux Casques bleus dont l’un est dans un état critique, et de cas de morts.

Dans un communiqué envoyé à notre rédaction, la MINUSCA demande aux autorités nationales compétentes de diligenter une enquête afin que les responsables soient identifiés et répondent de leurs actes devant la justice. Pour la MINUSCA, il s’agit d’un convoi commercial vers l’intérieur du pays, alors ce convoi est une déportation des civils musulmans vers le Centre-Est de la République centrafricaine, d’après les informations dont nous disposons. Selon les sources concordantes, certaines personnes déportées sont munies de fusil d’assaut et d’explosifs.

Le convoi avait quitté le 3e arrondissement, dans la capitale centrafricaine, pour se rendre dans la ville de Sibut, à 180 km au nord de Bangui, lorsqu’il a subi plusieurs attaques par des individus armés non identifiés à la sortie nord de la capitale. Ces attaques ont fait état de plusieurs blessés et d’un cas de mort parmi les déportés.

« La sécurisation régulière des convois commerciaux par la MINUSCA est indispensable pour l’approvisionnement de Bangui et d’autres régions du pays en biens de première nécessité, tout en assurant la vitalité des activités économiques », lit-on dans le communiqué.

Le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies en République centrafricaine, Parfait Onanga-Anyanga, qui s’est rendu au chevet des deux soldats blessés, a tenu à leur rendre hommage en saluant leur bravoure, leur professionnalisme ainsi que leur esprit de sacrifice,.

Par ailleurs, des véhicules de la MINUSCA ont essuyé des jets de pierre mercredi matin à Bangui. Le Représentant spécial met en garde contre les attaques visant les Casques bleus qui constituent des crimes de guerre punis par le droit international ainsi que toute violence perpétrée contre les populations civiles, indique le communiqué.

Il lance à nouveau un appel au calme à tous les centrafricains, au moment où leur pays est une fois de plus confronté à des violences injustifiées qui ont déjà occasionné de nombreuses victimes innocentes, dont des enfants et des femmes.

Le Représentant spécial tient à souligner, d’après toujours le communiqué, que l’immense entreprise de restauration de la paix, de la réconciliation nationale, de l’autorité de l’Etat et du retour à l’ordre constitutionnel, exige de tous les centrafricains, courage et esprit patriotique. Il tient à renouveler l’engagement sans réserves de la MINUSCA à œuvrer avec les autorités de la Transition et toutes les forces vives centrafricaines au prompt retour de la paix et de la cohésion sociale.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LA MINUSCA N’EST PAS FAVORABLE AU RÉARMEMENT DES FACA EXIGÉ PAR SAMBA PANZA

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(Corbeau News Centrafrique)

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LA Minusca N’EST PAS FAVORABLE AU RÉARMEMENT DES FACA EXIGÉ PAR SAMBA PANZA

 

Bangui, (C.N.C), 06-11-2015

 

La décision des autorités de la transition en République centrafricaine de réarmer les Forces armées centrafricaine, FACA, n’a pas rencontré l’agrément de la MINUSCA. Lors de la traditionnelle conférence de presse de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies en Centrafrique (MINUSCA), le porte-parole de la mission onusienne Vladimir Monteiro a exprimé la position de la MINUSCA sur cette épineuse question du réarmement des FACA.

Les échanges étaient houleux entre les responsables de la MINUSCA et les professionnels des médias venus à cette conférence de presse hebdomadaire de la mission. L’occasion pour les journalistes de poser des questions sur des sujets de l’heure. Sur la réhabilitation des FACA et l’embargo sur les armes ainsi que la participation des FACA aux côtés des Forces internationales pour assurer la sécurité de Bangui, le porte-parole de la MINUSCA a rappelé que le processus de réarmement de l’armée nationale se fait à travers les différentes résolutions du Conseil de sécurité des nations unies.

« La MINUSCA a entendu cet appel de la présidente de la transition à propos des armes qui doivent etre retournées aux FACA. Mais, en même temps, cela se fait dans le cadre d’une résolution qui existe concernant la restructuration des FACA. Non seulement sur ces armes mais aussi la question de sanctions, cette question est en train d’être discutée dans le cadre du document adopté par le Conseil de sécurité », a martelé Vladimir Monteiro.

Dans son adresse du 02 novembre 2015, à la nation, la Cheffe suprême des armées, la présidente de la transition a demandé à la MINUSCA de remettre à la disposition des forces de défense et de sécurité nationales les armes de l’armée nationale sous séquestre, ceci afin, d’après Catherine Samba Panza, de renforcer les capacités d’actions des troupes nationales engagées dans le combat. Or la MINUSCA, lors de cette conférence de presse, n’a pas gobé cette décision des autorités centrafricaines de rendre opérationnelle les forces nationales afin de mieux sécuriser la population.

Par ailleurs, le Chef de la MINUSCA qui s’est intervenu au côté du porte-parole de la mission pour réagir aux multiples questions des Journalistes, a dit avoir entendu l’appel de la requête des autorités centrafricaines et avoir adressé une correspondance à la présidente du comité des sanctions mis en place par le Conseil de sécurité pour un assouplissement des mesures et le renforcement des forces de sécurité intérieure

«Le réarmement des FACA, une question cruciale, s’inscrit dans le processus de Réforme du secteur de sécurité (RSS). La Centrafrique a besoin d’une armée qui respecte les principes républicains. Il faut une armée ethniquement équilibré et représentative de toutes les régions du pays », a affirmé Parfait Onanga-Anyanga, Chef de la MINUSCA.

Le réarmement des FACA demeure une préoccupation du peuple centrafricain qui, au vu de la situation qui prévaut en ce moment dans le pays, ne fait confiance aux forces internationales brillées par une léthargie.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: UN PAYS, UNE ARMEE, LE CNT FAIT LA MARCHE POUR EXIGER LE REARMEMENT DES FACA

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(Corbeau News Centrafrique)

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UN PAYS, UNE ARMEE, LE CNT FAIT LA MARCHE POUR EXIGER LE REARMEMENT DES FACA

Bangui, (C.N.C), 06-11-2015

 

Les Conseillers nationaux de la transition en République centrafricaine ont marché, ce 04 novembre 2015 à Bangui de la capitale centrafricaine pour exiger du gouvernement de transition le réarmement des forces armées centrafricaines (FACA). Cet ultimatum est lancé suite à une réunion de concertation que les membres du Conseil national de la transition (CNT) ont tenue à la veille de la marche à leur siège demandant opérationnelle l’armée nationale.
« Un pays, une armée. Oui au réarmement des FACA et leur implication dans e processus de pacification du pays » ; « Les Centrafricains unis et indivisibles dans la paix », ce sont là le message inscrit au mode d’ordre de la marche des élus du peuple centrafricain. La marche a débuté à 10 heures de Bangui devant le siège du Conseil national de transition, dans le 4ème arrondissement, pour s’achever au rond-point « Place des Nations unies » dans le 2ème arrondissement de la capitale. Cette marche a réuni une centaine des Conseillers nationaux de transition qui se disent déterminer pour la cause de la population.
« Trop c’est trop. Nous ne pouvons pas retrouver la paix sans nos forces armées nationales. Aucun pays au monde n’est gouverné sans son armée. Donc nous faisons cette marche pour demander au gouvernement de réarmer les FACA. Car depuis le début de cette transition, la représentation nationale a attiré l’attention de gouvernement et aussi de la communauté internationale sur l’implication de nos forces de défense dans le processus de sécurisation du pays. Aujourd’hui les faits sont là, et nous attendons du gouvernement des actes concrets », a déclaré Alexandre Ferdinand Nguedet, président du Conseil national de transition.
L’idée de cette marche vient d’un constat fait sur l’inaction des forces internationales présentes dans le pays dont la Minusca et Sangaris à arrêter les violences intercommunautaires qui se sont produites dans la capitale et à l’intérieur du pays. L’inaction et l’incapacité de ces forces ont fait réveiller les autorités de la transition à exiger le réarmement des FACA en dépit du fameux embargo pesant sur les armes en République centrafricaine.
« Les derniers évènements nous ont contraint à demander la reprise des activités de nos forces de défense et de sécurité précisément les FACA au côté de leur confrères des Nations unies qui sont venues nous aider à sécuriser la population. Parce que nous avons constaté une certaine léthargie et faiblesse et surtout une certaine complicité de certains éléments de ces forces avec ceux qui commettent des exactions », a martelé Bruno Hyacinthe Biégba, Conseiller national de transition et Avocat au Barreau de Centrafrique.
A la fin de la marche, les Conseillers nationaux ont remis un mémorandum au Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, Parfait Onanga Onyanga, chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies en République centrafricaine (MINUSCA).
Dans son message le lundi dernier à la nation, la Cheffe de l’Etat de transition, Catherine Samba Panza a demandé à la MINUSCA de mettre à la disposition des forces de défense et de sécurité nationales les armes de l’armée nationale sous séquestre, ceci afin de renforcer, d’après elle, les capacités d’actions de des troupes nationales engagées dans le combat.
Lors de sa conférence hebdomadaire de ce 04 novembre 2015, le Porte-parole de la MINUSCA, Vladimir Monteiro a répondu aux journalistes que la question de réarmement des FACA relève de la compétence du Conseil de sécurité des Nations unies à travers les différentes résolutions définies.
La marche s’est passée dans un climat apaisé sous la sécurité de la gendarmerie et la police nationale avec l’appui de contingent sénégalais de la MINUSCA. La semaine dernière, pour le rappeler, la ville de Bangui a connu un regain de violence qui s’est soldé à une dizaine de morts et à l’incendie d’une centaine de maisons d’habitation.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: LE NOUVEAU CHEF DE MINUSCA, PARFAIT ONANGA-ANYANGA, ARRIVE A BANGUI

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(Corbeau News Centrafrique)

Minusca-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Enlèvement d'un des personnels de la Minusca à Bangui

LE NOUVEAU CHEF DE MINUSCA, PARFAIT ONANGA-ANYANGA, ARRIVE A BANGUI

Bangui, (M.SA), 04-10-2015

NOTE D’INFORMATION

Bangui, le 4 novembre 2015 – Le Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca), Parfait Onanga-Anyanga, a réaffirmé ce mercredi, que les Nations Unies n’ont pas d’autre vocation que de rétablir la paix et la stabilité dans le pays. En marge de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission, M. Onanga-Anyanga réagissait aux nombreuses questions sur le rôle de la force onusienne durant les récents affrontements à Bangui et sur la demande des autorités de transition de rétablir les Forces armées centrafricaines (FACA) dans leur fonction.

Le Représentant spécial a saisi cette occasion pour rappeler qu’il n’y a aucune animosité entre les autorités de la transition et la MINUSCA avant de fermement condamner le lynchage contre les Forces internationales. Onanga-Anyanga a rappelé l’ampleur des efforts consentis par la Mission afin de sécuriser la Centrafrique notamment après les derniers évènements avec notamment la restructuration de l’Etat-major conjoint de Bangui, jusqu’alors dirigé par la Police et désormais est passé sous commandement militaire. Cela  afin de mieux répondre à une situation extraordinaire engendrée par les nouvelles menaces sécuritaires dans la capitale centrafricaine. Pour ce faire, des moyens militaires et des effectifs supplémentaires ont été mis à la disposition de l’Etat-Major.

Ce réaménagement de l’Etat-major conjoint de Bangui a permis de protéger la population civile dans les quartiers ou les affrontements entre groupes armés font à nouveau rage. Le nombre de patrouilles a été augmenté dans les quartiers sensibles notamment entre Fatima et Kina, dans le 6eme arrondissement de Bangui. A Fatima, la MINUSCA a empêché un groupe d’hommes armés d’attaquer l’église qui abrite plusieurs dizaines de déplacés. La Force s’est aussi interposée entre des groupes armés afin d’éviter des affrontements. Dans le premier cas, un soldat de la paix a été blessé par une grenade, dans le deuxième, les soldats de la paix ont essuyé des tirs. Il convient de retenir que la présence et la riposte de la Force et de la Police a empêché un bain de sang

Sur la réhabilitation des FACA et l’embargo sur les armes ainsi que la participation des FACA aux côtés des Forces internationales pour assurer la sécurité de Bangui, le Chef de la MINUSCA dit avoir entendu l’appel de la requête des autorités centrafricaines et avoir adressé une correspondance à la présidente du comité des sanctions mis en place par le Conseil de sécurité pour un assouplissement des mesures et le renforcement des forces de sécurité intérieures. «Le réarmement des FACA, une question cruciale, s’inscrit dans le processus de Réforme du secteur de sécurité (RSS). La Centrafrique a besoin d’une armée qui respecte les principes républicains. Il faut une armée ethniquement équilibré et représentative de toutes les régions du pays » a-t-il ajouté.

Onanga-Anyanga a appelé tous les Centrafricains à plus de lucidité car la Centrafrique a besoin de tous ses partenaires dont la «MINUSCA qui est incontournable ». Avec les échéances électorales imminentes, le Chef de la MINUSCA a insisté sur le fait que les diversions ne doivent faire perdre aux Centrafricains la volonté d’aller vers des élections crédibles et ouvertes à tous. A ce sujet, il s’est félicité de la signature le 2 novembre 2015 d’un Accord tripartite de coopération pour la participation des réfugiés aux élections a été signé entre le Cameroun, la Centrafrique et le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés en vue de permettre la tenue des élections générales dans les camps de réfugiés se trouvant sur le territoire camerounais.

Ces élections de sortie de crise constituent une occasion inédite pour le peuple centrafricain de faire prévaloir ses exigences à l’égard de la gouvernance et du développement, a-t-il conclu.

Par ailleurs, le Représentant spécial est revenu sur son déplacement mardi après-midi sur le site de déplacés de l’église de Fatima et a dénoncé les conditions difficiles et inadmissibles que ces déplacés vivent à caude des «ennemis de la paix». La semaine dernière, une équipe de la MINUSCA avait visité les sites de déplacés de la Mosquée centrale au KM5, dans le 3e arrondissement, et de Jean XXII

Bureau de la Communication et de l’information publique

Bangui, MINUSCA     

Centrafrique: Les 10 Clés de l’Intelligence Négociationnelle

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(Corbeaunews News Centrafrique)

 

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Les 10 Clés de l’Intelligence Négociationnelle

 

Bangui, (K.S),05-11-2015

 

 

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Bangui, Kag SANOUSSI

Centrafrique: Nécrologie : décès de Monsieur Pierre INZA

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(Corbeau News Centrafrique)

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Nécrologie : décès de Monsieur Pierre INZA

Bangui,(C.N.C), 04-11-2015

 

Nous apprenons avec tristesse le décès ce lundi 02 novembre, de Monsieur Pierre INZA, l’un des fidèles et talentueux correspondants de CNC à Dakar au Sénégal, des suites d’une longue maladie. A sa famille et ses proches, la rédaction de CNC présente ses condoléances les plus attristées.
Pour ce dernier hommage mérité, la rédaction de CNC rediffuse sa dernière chanson sur la démocratie et tournée, montée et mise en ligne par CNC.

 

Bangui, Au nom des toutes l`Equipes de CNC

Centrafrique: CNT. Marche pacifique des conseillers nationaux de transition pour le réarmement des FACA

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique:  CNT. Marche pacifique des conseillers nationaux

de transition pour le réarmement des FACA

Bangui, (C.N.T), 04-11-2015

 

La Marche pour la Paix, des Conseillers nationaux, annonée hier par le Président du Conseil national de transition, Alexandre-Ferdinand N’Guendetvient de quitter le Palais du Conseil national de transition. Contre toute attente, les Conseillers nationaux ont bravé l’interdiction faite par le Directeur général de la gendarmerie, Chrysostome Sambia qui l’a qualifiée de “Marche inopportune”. Après avoir chanté l’Hymne nationale sous le Monument Barthélemy Boganda qui se trouve au sein du Palais du Conseil national de transition, le cortège s’est ébranlé en direction de la “Place des Nations-Unies”, où un mémorandum sera remis aux acteurs dans la crise centrafricaine…

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Bangui, CNT

Centrafrique: RCA: à Bangui, la tension monte à l’approche d’élections incertaines

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(Corbeau News Centrafrique)

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RCA: à Bangui, la tension monte à l’approche d’élections incertaines

 

Bangui, (rfi), 04-11-2015

 

En Centrafrique, à mesure que la fin prévue de la transition et que les élections approchent, les discours se durcissent. Le Conseil national de transition (CNT) a réagi aux violences qui embrasent Bangui depuis huit jours et à celles de septembre dernier. Dans une déclaration rendue publique ce mardi 3 novembre, le Parlement de transition s’en prend sans détour au gouvernement accusé d’incapacité à agir face aux violences récurrentes. Il lui lance un ultimatum : une semaine pour réarmer les Faca, les forces armées centrafricaines. Une marche des parlementaires doit même être organisée ce mercredi en fin de matinée.

Dans la déclaration qu’il signe, le président du CNT, Alexandre Ferdinand Nguendet, accuse le gouvernement d’avoir « laissé les communautés s’entretuer sans interposition », ou encore de n’avoir « pas pris les mesures efficaces pour garantir la sécurité des citoyens ». Les parlementaires parlent même d’une « trahison vis-à-vis du peuple ».

Le ton se fait même menaçant quand il donne une semaine au gouvernement pour réarmer les Faca, et les impliquer dans la pacification du pays. Un ultimatum qui témoigne une nouvelle fois des relations exécrables qu’entretiennent le président du CNT et l’exécutif. Mais selon la charte de la transition, le CNT n’a pas le pouvoir de voter une motion de censure contre le gouvernement. Il peut toutefois interpeller un ministre et le convoquer pour répondre aux questions des parlementaires. Selon la déclaration, le ministre de la Défense est d’ailleurs convoqué mercredi prochain.

Samba-Panza monte au créneau

Ce lundi 2 novembre, Catherine Samba-Panza avait elle-même prononcé un discours ferme, critiquant l’action de la Minusca. Mais elle disait aussi avoir ordonné justement aux forces de sécurités centrafricaines de se joindre aux forces internationales pour s’interposer entre les parties aux conflits.

Par ailleurs, la chef de l’Etat de transition avait aussi accusé clairement les signataires des accords de Nairobi d’être derrière les violences récurrentes. L’un de ces signataires, le FPRC de Michel Djotodia et Nourredine Adam lui a aussi répondu ce mardi dans un communiqué. Le FPRC, issu de la Seleka exige depuis des mois une 3e transition. Il maintient cette position parlant même d’un « impératif incontournable ».

Bangui,  RFI

RCA: SAMBA PANZA A ENFIN COMPRIS L’INCAPACITE DES FORCES INTERNATIONALES

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(Corbeau News Centrafrique)

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SAMBA PANZA A ENFIN COMPRIS L’INCAPACITE DES FORCES INTERNATIONALES

 

Bangui, (C.N.C), 04-11-2015

Les autorités de la transition ont finalement donné raison à population qui ne cesse d’accuser les forces internationales en Centrafrique de leur incapacité et complicité. Dans son adresse du 02 novembre 2015, à la nation, Catherine Samba Panza a pointé du doigt la force onusienne MINUCA et l’Opération française Sangaris de leur inaction face à la montée de violences à Bangui et a décidé d’armer les FACA.
La présidente centrafricaine de la transition est débordée par la situation qui prévaut dans le pays notamment la spirale de violence ces derniers temps dans la capitale. Elle se dit profondément consternée par cette situation ayant conduit à des pertes en vies humaines et à l’incendie des maisons d’habitation. Sur la question de l’inaction des forces internationales présentes dans le pays, Catherine Samba Panza n’y est pas allée avec le dos de la cuillère pour fustiger la Minusca et Sangaris qui ne l’inspirent pas finalement confiance. Elle a montré son mécontentement vis-à-vis de ces forces venues par rapport à leur attitude. En tant que de Chef suprême des armées, la présidente de la transition a demandé à la MINUSCA de remettre aux Forces armées centrafricaines (FACA) les armes de la défense nationale qui sont présentement en sa surveillance.
« En ma qualité de chef suprême des armées et de première garante de la sécurité du peuple centrafricain, j’ai demandé à la MINUSCA de être à la disposition de nos forces de défense et de sécurité nationales les armes de l’armée nationale sous séquestre, ceci afin de renforcer les capacités d’actions de nos troupes engagées dans le combat. J’y veillerai personnellement » souligne la Cheffe de l’Etat de transition
En outres, elle a ajouté avoir également demandé aux forces internationales de redoubler d’efforts conformément à la résolution du Conseil de Sécurité des Nations unies en utilisant les moyens forts aux côtés des forces de défense et de sécurité centrafricaines pour traquer, d’après elle, les auteurs de ces troubles et les mettre hors d’état de nuire.
Elle a enfin compris la complicité de la MINUSCA et Sangaris dont elle fait toujours confiance. Cela dit, le Chef suprême des armées centrafricaines a finalement pris conscience combien il est important de réarmer au plus vite les FACA et les déployer sur le théâtre d’opérations afin de mieux sécuriser les citoyens centrafricains même avec les moyens de bord.
Il n’est pas tard pour les autorités de la transition de réarmer les FACA pour traquer les extrémistes qui ont pour ambition d’empêcher le processus électoral enclenché dans le pays où l’on s’apprête à aller aux élections fin 2015. L’attitude des forces internationales qui jouent au rat et à la souris témoigne à suffisance que la stabilisation de la République centrafricaine par la MINUSCA, conformément aux dispositifs du Conseil de Sécurité des Nations unies, devient de l’utopie.
« Je ne peux tolérer que les Centrafricains soient manipulés à s’entretuer ainsi pour satisfaire des ambitions politiques personnelles des individus et des intérêts inavoués. La transition n’a pas vocation à durer. Il n’y a pas une autre voie viable que celle qui consiste à ramener le pays à l’ordre constitutionnelle. Tous nos efforts jusqu’ici ne sont mus que par ce but ultime. Plus de 2 millions d’électeurs se sont inscrits sur les listes électorales, démontrant ainsi leur volonté d’aller aux élections » a renchéri Catherine Samba Panza.
Ainsi dit, les forces internationales en Centrafrique doivent, en toute intégrité et au respect des textes internationaux, appliquer les différentes résolutions du Conseil de Sécurité pour prouver leur volonté d’accompagner le peuple centrafricaine dans la résolution de crise dans le pays. Car jouer à la pyromanie c’est contribuer au calvaire du peuple centrafricain. Que la volonté de Catherine Samba Panza d’armer au plus vite les FACA ne soit pas une flatterie de discours mais plutôt une décision patriotique engageant la vie de la nation!

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

Bangui: Catherine Samba Panza exige a L`ONU et CPI l`arrestation de Bosize, Djotode et Nourredine

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(Corbeau News Centrafrique)

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Catherine Samba Panza exige a L`ONU et CPI l`arrestation de Bozize, Djotode et Nourredine

 

Bangui,(C.N.C), 01-11-2015

 

Centrafricaines, Centrafricains,

Chers compatriotes,

C’est avec une profonde consternation que je m’adresse à vous aujourd’hui. Une fois de plus, les ennemis de la paix sévissent depuis quatre jours dans les 2ème, 3ème, 4ème, 5ème et une partie du 6ème Arrondissement de la ville de Bangui.

En effet, à la suite d’une embuscade suivie d’assassinats dont ont été victimes des éléments de l’UPC en se rendant au Camp Mpoko pour des raisons privées, les extrémistes du KM5 bien connus de tous et leurs alliés des Accords de Nairobi ont engagé des représailles contre les populations de ces quartiers. Il s’en ait suivi un cycle de représailles contre représailles quisèment la désolation par la tuerie de paisibles citoyens, hommes, femmes et enfants, et par l’incendie de plusieurs habitations. De nombreuses familles sont ainsi endeuillées et entièrement privées de leurs biens matériels et immobiliers. Plusieurs ont trouvé refuge soit dans les sites des déplacés, soit dans des familles d’accueil.

J’adresse aux familles des disparus mes sincères condoléances et à toutes les autres victimes ma profonde compassion.
Sur le plan humain et de notre vivre ensemble, ces évènements montrent que les cœurs sont encore en guerre et que les engagements pris par les acteurs politiques et les groupes armés lors du Forum de Bangui et précédemment ne sont pas sincères.
Ce sont précisément ceux qui ont pris l’engagement de faire la paix qui dressent les centrafricains contre les centrafricains.
C’est pourquoi, je condamne avec la dernière vigueur ces pratiques barbares et inadmissibles ayant pour but avoué d’accentuer la fragilisation de la Transition et pour funeste objectif de saborder la visite annoncée du pape François et de porter un coup fatal au processus électoral.
Nous devons tous condamner cet extrémisme sans retenue qui s’attaque ouvertement et de manière blasphématoire à des figures morales emblématiques de notre pays.

Mes chers compatriotes,

Je sais que vous tous vivez dans la colère le fait que des malfrats bien connus continuent de commettre des exactions contre la population au vu et au su de tout le monde sans être inquiétés. Ils défient l’autorité de l’Etat et prennent en otages les paisibles populations, principalement au Km5 et à Boy-Rabe mais aussi sur les routes de l’arrière-pays où ils érigent des barrages pour racketter et tuer.
Tant qu’il n’y a pas de riposte rigoureuse contre ces extrémistes qui ne veulent visiblement pas de paix dans notre pays, il sera difficile pour la Transition d’agir efficacement. J’ai donc ordonnéà la justice d’utiliser tous les instruments juridiques nationaux et internationaux pour poursuivre les auteurs de ces barbaries et leurs complices afin qu’ils répondent de leur actes devant les tribunaux. Certains de ces complices sont déjà sous les verrous et je veillerai à ce que la justice poursuive son travail dans ce sens jusqu’à la neutralisation de tous les acteurs sur le territoire national et à l’extérieur.

Mes chers compatriotes,
Il y a environ un mois, Bangui a connu une recrudescence de violences sur fond de tensions intercommunautaires avec un bilan lourd d’une centaine de morts et plus de 300 blessés qui ont mis à mal la cohésion sociale. La communauté Internationale avait alors estimé qu’il était urgent d’apporter un soutien immédiat à la stabilisation et la consolidation de la paix en RCA.
Les derniers évènements dramatiques intervenus à un mois d’intervalle de ceux du 26 septembreconfirment que les efforts de la MINUSUCA sont insuffisants pour garantir la sécurité à Bangui et que desefforts supplémentaires doivent être faits pour recadrer les interventions des forces internationales et notamment négocier la mise en place des postes avancés dans tous les quartiers afin d’assurer une sécurité de proximité aux populations. C’est pourquoi, nous exhortons les forces internationales à une action vigoureuse afin que Bangui soit sanctuarisé à l’approche d’évènements importants, et le pays sécurisé. La visite du pape et les élections doivent être vécues par les centrafricains comme des évènements unificateurs, œcuméniques et refondateurs, à vivre dans l’apaisement.

Face au danger qui menace la population, j’ai instruis nos forces de défense et de sécurité nationales de se joindre aux troupes internationales pour s’interposer entre les parties au conflit et frapper les récalcitrants qui persistent dans la voie de la violence. Ainsi, les FACA, la Gendarmerie et la Police Centrafricaine vontêtre plus actives sur le terrain aux cotés de la SANGARIS et de la Minusca. Malgréleurs interventions conjointes, les ennemis du peuple ont frappé durement. Cela démontreà quel point ces derniers sont déterminésàdétruire la paix si chèrementretrouvée par les efforts conjugués des populations à tous les niveaux depuis mon accession à la tête de l’Etat. Je m’incline devant la mémoire de tous les soldats qui ont payé de leur vie en combattant pour la paix. Je salue la bravoure et la détermination de toutes les troupes nationales et internationales.

En ma qualité de Chef Suprême des armées et de première garante de la sécuritédu peuple centrafricain, j’aidemandéà la MINUSCA de mettre à la disposition de nos forces de défense et de sécurité nationales les armes de l’armée nationale sous séquestre, ceci afin de renforcer les capacités d’actions de nos troupes engagées dans les combats. J’y veillerai personnellement.J’ai demandéégalement aux forces internationales de redoubler d’efforts conformément à la résolution du Conseil de Sécurité des Nations Unies en utilisant les moyens forts aux cotés de nos troupes pourtraquer les auteurs de ces troubles et les mettre hors d’état de nuire.
Je ne peux tolérer que les centrafricains soient manipulés à s’entretuer ainsi pour satisfaire des ambitions politiques personnels des individus et des intérêts inavoués. C’est pourquoi, j’ai réitéré ma demandeau Comité des Sanctions des Nations Unies et à la Cour Pénale Internationale ainsi qu’aux pays concernés de tout mettre en œuvre pour appliquer les sanctions qui pèsent sur les leaders politiques impliqués dans ces troubles afin que ces derniers soient arrêtés où qu’ils se trouvent et répondent de leurs actes devant la justice.

Mes chers compatriotes,
Tous, nous savons la longue période difficile que notre pays a traversée et continue de traverser. Mais, en dépit de la gravité et de la complexité de la situation, les questions humanitaires mobilisent nos efforts. Nous ne laissons pas de répit à nos partenaires et aux ONG nationales et internationales pour offrir l’aide d’urgence et les services appropriés aux personnes déplacées. Nous suivons aussi de près la situation des réfugiés centrafricains à l’extérieur. Le Gouvernement apporte aussi dans la mesure de ses moyens son aide financière directe.

Centrafricains,
Centrafricaines,
La transition n’a pas vocation à durer. Il n’y a pas une autre voie viable que celle qui consiste à ramener le pays à l’ordre constitutionnelle. Tous nos efforts jusqu’ici ne sont mus que par ce but ultime. Plus de deux millions d’électeurs se sont inscrits sur les listes électorales, démontant ainsi leur volonté d’aller aux élections. Le processus en cours avance bien. Ainsi, la liste électorale provisoire est en train d’êtreconfectionnée. Les matérielsélectoraux dans l’ensemble sont en voie de colisage pour le déploiement dans les provinces. L’ANE a engagé le dialogue avec les forces vives de la Nation pour la validation du nouveau calendrier électoral qui sera publiédans les meilleurs délais après ces consultations. Par conséquent, je peuxvous affirmer que nous sommes sur la bonne voie pour organiser le referendum constitutionnel et le 1er tour du scrutin présidentiel et législatif avant le 30 décembre 2015. Vous avez compris que la toile de fond de ce désordre organisé et de ces tentatives de déstabilisation, ce sont les élections qui inquiètent certains de nos compatriotes à l’avenir incertain. Il ne faut pas les suivre mais aller résolument aux élections.

Cependant, il faut rejeter l’idée de mauvaises élections qui nous ont déjà causé beaucoup de malheur par le passé. J’ai le devoir d’organiser des élections dans un minimum de conditions de sécurité et de paix pour que ces élections soient transparentes, libres et incontestables. J’ai la responsabilité d’organiser des élections apaisées qui marquent une fin apaisée de la Transition et un retour tout aussi apaisé à l’ordre constitutionnel. Cette responsabilité, je vais l’assumer jusqu’au bout comme vous me l’avez confiée.
Je veillerai donc à ce que les dispositions de notre code électoral soient scrupuleusement respectées et que le plan de sécurisation du processus effectivement déployé pour que la liberté d’aller et venir soit garantie pendant la période électorale et que nos compatriotes qui vont exercer leur devoir citoyen ne soient jamais contraints dans leur choix.

Mes chers compatriotes,
Nous sommes désormais à quelques mois de la fin de la Transition. Je souhaite vivement que nous nous mobilisons tous pour réussir cette dernière et décisive étape de la Transition. Pour le court temps qui nous reste, toutes les forces vives doivent constituer une union sacrée autour la Transition afin de créer les conditions d’aller aux élections dans la sérénité et la paix.
J’invite donc tous les compatriotes à un sursaut national : l’avenir et le sens de l’histoire, c’est d’aller aux élections et de passer la main. Mais, pour réussir cette mission, nous avons besoin, comme par le passé, d’être uni et de nous transcender, de mettre entre parenthèses nos propres intérêts et de privilégier le pays. Car c’est l’affaire de tous les Centrafricains sans exception.Chaque centrafricain doit y prendre sa part car la Centrafrique a besoin de nous tous.

Aujourd’hui, il nous appartient à nous, filles et fils de Centrafrique, de nous mobiliser ensemble pour empêcher un nouveau cycle d’atrocités instrumentalisé par des forces occultes. L’heure est grave. Restons unis et comme un seul homme, barrons la route aux ennemis de notre Nation.
A tous mes compatriotes, hommes, femmes et jeunes, je demande la vigilance. Je demande aux autorités locales que sont les maires et chefs de quartiers ainsi qu’aux jeunes et aux femmes d’organiser et de renforcer les comités de surveillance dans leurs arrondissements respectifs pour une sécurité de proximité et afin d’aider les forces nationales et internationales à débusquer les auteurs des troubles qui prennent aujourd’hui les populations en otage, notamment dans le 3ème Arrondissement de Bangui.
Nous devons opter pour l’apaisement, la sérénité et la paix sans lesquelles on ne peut rien construire.

Ensemble, mobilisons-nous donc pour arrêter les violences et aller aux élections dans la paix.

Vive l’unité nationale
Que Dieu bénisse notre chère patrie la République Centrafricaine.

RCA : LA CENTRAFRIQUE VA TRES MAL ?

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(Corbeau News Centrafrique)

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RCA : LA CENTRAFRIQUE VA TRES MAL ?

Bangui, (S.K), 03-11-2015

 

Ça va mal en République Centrafricaine les tueries , les pillages et les assassinats ciblés et cela serait la responsabilité des autorités incompétentes de la transition qui ont échouée lamentablement sur tous les plans sécuritaire ,économique et diplomatique dans la gestion de cette crise interminable cela dure depuis l’arrivée des seigneurs de guerres Soudano-Tchadiens en Centrafrique . La rêne Maman CHIMENE alias Catherine Sampa Panza qui gouverne encore la Centrafrique se comporte comme une présidente démocratiquement élue, elle brille par le refus d’écouter son peuple or elle est élue dans les conditions auxquelles tous les Centrafricains connaissent . Ceux qui gouvernent encore ne sont pas des hommes d’Etat mais des chefs de gang , des prédateurs et des voleurs de deniers public au profil d’un groupuscule de personnes et qui se comportent comme des vrais opportunistes au détriment de l’intérêt général du peuple centrafricain qui aspire que la paix . Mais la première fautive de tous ces malheurs n’est autre que le FARE 2011 qui a cautionne cette horde de la seleka.
Nous sommes tous conscients que l’opposition démocratique (AFDT, FARE 2011) a montré ses limites et a atteins la cécité politique donc aujourd’hui la responsabilité nous appartienne, nous la jeunesse responsable et consciente, les leaders d’opinions et la société civile de prendre le relais et sauver notre chère patrie la République Centrafricaine.
Des pilleurs des biens d’Etat, gouvernance clanique, violation flagrante des droits de l’homme … j’en passe. Un fruit ne peut tomber seul que quand il est mûr mais devant l’ouragan mûr ou pas mur il tombera.
Désolé mais c’est une triste réalité la Centrafrique est à la croisée du chemin.

 

SIMON -KOITOUA

CENTRAFRIQUE: LA COMPLICITE DES FORCES INTERNATIONALES EN CENTRAFRIQUE

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(Corbeau News Centrafrique)

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LA COMPLICITE DES FORCES INTERNATIONALES EN CENTRAFRIQUE

Bangui, (C.N.C), 11-02-2015

 

Les forces internationales en République centrafricaine, l’Opération française Sangaris et la force onusienne la Minusca, n’aspirent pas aujourd’hui confiance à la population. Face la montée de violence à Bangui, les forces internationales ne se sont pas convenablement investies pour sauver la population de la griffe des escadrons de la mort qui mettent à feu et à sang la capitale centrafricaine.
Une fois de plus, la ville de Bangui la capitale centrafricaine a connu depuis une semaine de violents affrontements entre les milices armées du km5 et les Antibalaka. Ces affrontements ont sinistré une bonne partie de la capitale notamment le 3ème, 5ème et 6 arrondissement de Bangui. L’assassinat à Bangui des trois membres de la délégation de l’Union pour la Paix en Centrafrique (UPC), venus de Bambari a été l’élément déclencheur de ce regain de violence.
Face à cette situation, les forces internationales présentes dans le pays jouent aux spectateurs qui, dans les gradins du stade de football, regardent jouer. Si bien que l’on assiste à beaucoup de perte en vies humaines, à l’incendie des maisons dans les quartiers Fatima, Kina, Katin, Sara, Castors et Kptene. Les escadrons de la mort du km5 dans le 3ème arrondissement ont démontré de quoi ils sont capables. La tactique de terre brulée, est devenue leur mode opératoire au vu et au su de la MINUSCA et Sangaris.
A force de constater l’inactivité des forces internationales qui assistent et «contribuent» à ces regains de violence, la société civile hausse le temps en demandant à la MINUSCA et Sangaris d’appliquer leurs mandats respectifs. A défaut de cette application, le groupe de travail de la société civile centrafricaine exige purement et simplement leur retrait du territoire national. Cette attitude des forces internationales en Centrafrique est de nature à faire pérenniser le conflit en République centrafricaine tout en leur permettant de continuer de s’enrichir par tous les moyens dans le pays.
Par ailleurs, un silence complice est observé du côté du gouvernement de transition qui n’a rien fait pour décompter cette situation. Malgré la montrée rapide de la spirale de violence sur le terrain terrorisant la population civile, les autorités de la transition ne cherchent pas à assumer leur responsabilité alors la protection des citoyens centrafricains leur revient en premier lieu.

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: REMANIEMENT DU GOUVERNEMENT KAMOUNE 3 A UN MOIS ET DEMI DES ELECTIONS

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(Corbeau News Centrafrique)

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REMANIEMENT DU GOUVERNEMENT KAMOUNE 3 A UN MOIS ET DEMI DES ELECTIONS

Bangui, ( C.N.C), 30-10-2015

Deux Ministres d’Etat
Ministre d’Etat au développement du monde rural : Marie-Noelle Koyara

1- Ministre d’Etat Energie et Hydraulique : Aristide Sokambi

3-Transports : Arnaud Djoubaye Abazene
4-Finance : Abddallah kadre
5- Affaires Etrangères : Samuel Rangba
6- Economie Plan et Coopération Internationale : Florence Limbio
7- Défense Nationale : Joseph Bindoumi
8- Travail sécurité sociale : Gaston Makouzangba
9- Eaux et Foret Isabelle : Isabelle Gaudeuille
10- Santé et Population : Marguerite Samba Maliavo
11- Justice et Droits de l’Homme : Dominique Said Panguindji
12- Administration du Territoire : Walidou Bachir Modibo
13- Commerce : Gertrude Zouta
14- Mines et géologie : Jospeh Agbo
15- Poste et Télécommunication : Bounandele Koumba
16- Education National et Enseignement sup: Bernard Simiti
17- Communication : Bruno Yapande
18- Travaux Publics : Laurent Clair Malefou
19- Réconciliation : Ndouba Lydie Florence
20- Affaires Sociale : Eugenie Yarafa
21- Urbanisme : Jacques Ndemanga-Kamoun
22- Jeunesse et sport : Samedi Karnou Samedi
23- Secrétariat Général du Gouvernement : Marc Mokopete
24- Tourisme : Mauricette Monthe Psimhis
25- Environnement : Sébastien Wenezoui
26- Habitat et Logement : Armel Ningatoloum Sayo
27- Fonction Publique : Odile Zitongo
28- Sécurité publique : général Sambia Chrysostome

Trois Ministres Délégués sans changement

29- Elevage : Taieb Yacoub
30- Budget : Célestin Yanendji
31- Michel Bindo

 

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

 

Bangui: Collectif «Touche pas à ma Constitution », Défenseur des valeurs Constitutionnelles et des Droits de l’Homme

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(Corbeau News Centrafrique)

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Collectif «Touche pas à ma Constitution », Défenseur des valeurs Constitutionnelles et des Droits de l’Homme

Enregistré par la Préfecture de Police sous le Numéro W313017876.

Communiqué de Presse N°0046/2015

Le Collectif «Touche pas à ma Constitution »Condamne une nouvelle flambée de violence en Centrafrique et s’interrogation sur l’identité des véritables commanditaires de ces actes barbares et sur l’utilité d’un nouveau remaniement ministériel à un mois des élections.
Depuis un certain moment le fléau de l’insécurité grandissante et les différentes violations des droits de l’homme perpétrés par les ennemis de la Nation sont devenus la nouvelle marque de gouvernance en Centrafrique.
Fort de ce constat, le Collectif «Touche pas à ma Constitution», Organisation de la défense des Droits de l’Homme membre de la Société Civile ne peut pas rester indifférent face à cette nouvelle flambée de violence en Centrafrique.
Afin de nous permettre de connaitre exactement les motivations et les raisons de ces actes à répétition de violence chaque fois que la transition tire vers sa fin, le Collectif, se permet de s’interroger sur l’identité des véritables commanditaires de ces actes.

Le Collectif se demande, que fait le gouvernement de la Transition avec plus de 8000 soldats de la MUNISCA à sa disposition ? De même à quoi sert exactement l’utilité d’un nouveau remaniement ministériel à un mois des élections ?
Par ailleurs, le Collectif, condamne une fois de plus avec force cette nouvelle flambée de violence exige à ce que la lumière judicaire soit faite sur ce chaos du siècle.
Enfin, le Collectif invite nos concitoyens de se ressaisir et présente ses tristes condoléances aux familles éprouvées.

Fait à Paris le 29. 10. 2015.

Le Coordonnateur Général.

Godfroy- Luther GONDJE-DJANAYANG.

Ampliations :

-A Son Excellence, Monsieur le Secrétaire Général des Nations Unies,
-A Son Excellence, Monsieur le Président en Exercice de la CEEAC,
-A Monsieur le Président de la Ligue Internationale des Droits de l’Homme,
-La presse pour large diffusion.

Centrafrique: une femme à la tête l`Autorite nationale des élections

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(Corbeau News Centrafrique)

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Une femme à la  tête  l`Autorite nationale des élections

 

Bangui, (A.F.P), 29-10-2015

 

L’Autorité nationale des élections (ANE) centrafricaine, chargée d’organiser les élections présidentielle et législatives prévues en principe avant la fin de l’année, a nommé une femme à sa tête, a rapporté jeudi la radio-télévision nationale à Bangui.

Marie-Madeleine N’kouet Hoornaert, précédemment rapporteuse générale de l’ANE, remplace Dieudonné Kombo Yaya, qui a démissionné début octobre, en évoquant des “pressions” pour organiser les scrutins dans un délai trop court selon lui.

Après de précédents reports dans un pays toujours instable après les violences intercommunautaires de 2013-2014, les autorités de la transition avaient fixé au 18 octobre le premier tour de la présidentielle et des législatives.

Auparavant, un référendum constitutionnel censé se tenir le 4 octobre n’a pas eu lieu.

M. Kombo Yaya, président démissionnaire de l’ANE a justifié sa décision en pointant du doigt “des pressions de la présidence centrafricaine et de la communauté internationale” pour organiser les élections avant la fin de l’année, alors qu’une partie de la classe politique estime que le pays n’est pas prêt, pour des raisons financières et sécuritaires.

Un projet de nouveau calendrier de l’ANE propose que le référendum constitutionnel ait lieu le 6 décembre 2015, le 1er tour des élections présidentielle et législatives le 13 décembre et un éventuel second tour le 24 janvier.

Les différentes institutions de la transition doivent mener des consultations jusqu’à la fin de la semaine sur ce calendrier. En cas d’accord sur ces dates, il serait alors officialisé la semaine prochaine.

Le renversement en mars 2013 du président François Bozizé par une rébellion à dominante musulmane, la Séléka, a plongé l’ex-colonie française, déjà très instable, dans sa plus grave crise depuis son indépendance en 1960, déclenchant des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes en 2013 et 2014, dont le pays peine toujours à se relever.

Fin septembre, Bangui a connu un regain de violences qui ont fait au moins 36 morts et près de 30.000 déplacés en quelques jours.

 

Bangui, AFP

CENTRAFRIQUE: LES CHEFS TRADITIONNELS PEULHS DE CENTRAFRIQUE CONDAMNENT

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(Corbeau News Centrafrique)

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LES CHEFS TRADITIONNELS PEULHS DE CENTRAFRIQUE CONDAMNENT

L’ASSASSINAT DES MEMBRES DE L’UPC

 

Bangui, (C.N.C), 29-10-2015

Dans leur déclaration numéro 04 du27 octobre 2015, les chefs traditionnels peulhs de la République centrafricaine, condamnent l’assassinat des éléments de l’Union pour la Paix en Centrafrique. Une déclaration faite, le 27 octobre 2015, par Lamido ISSA BI AMADOU, le Porte-parole des chefs traditionnels peuhls au palais du Conseil National de Transition (CNT) à Bangui.
C’est avec indignation que les Chefs Traditionnels Peulhs de Centrafrique ont montré leur indignation suite à l’odieux assassinat à Bangui le 26 octobre 2015, des membres de la délégation du mouvement Union pour la Paix en Centrafrique (UPC).
Par la voie de la presse, ils condamnent avec force l’assassinat des membres de la délégation de l’UPC, mouvement dont ils estiment d’être inscrit dans la logique de la paix, du dialogue et de la concertation comme seules conditions de sortie de crise en Centrafrique.
« La position de l’UPC en faveur de la paix n’est plus à démontrer car les actes qu’elle pose ces derniers temps le prouvent évidemment » a estimé Lamido ISSA BI AMADOU
Pour éviter tout débordement, les Chefs traditionnels peulhs de Centrafrique, par la voix de leur porte-parole, appellent au calme.
« Les Chefs traditionnels peulhs de Centrafrique exhortent les musulmans en général et les membres de l’UPC en particulier à s’abstenir à céder à la provocation et aux actes de représailles sur les innocents ; car Céder à la provocation et aux actes de représailles, c’est donner la chance aux ennemis de la paix et de la République Centrafricaine à atteindre leurs objectifs qui visent à créer le désordre, à rendre le pays ingouvernable, à empêcher la tenue des élections, à asphyxier l’économie et à déstabiliser les institutions de la Transition ».
Par ailleurs le Chef Traditionnels peulhs demande au Gouvernement et à la communauté internationale de prendre leurs responsabilités pour, entre autres, rechercher et traduire en justices les auteurs de l’assassinat des membres de la délégation de l’UPC, restituer les corps des victimes à la communauté religieuse à laquelle ils appartiennent pour des funérailles conformes à leur religion, ouvrir une enquête internationale pour déterminer les responsabilités des uns et des autres dans ces assassinats, assurer la protection et la sécurité des populations civiles centrafricaines sur toute l’étendue du territoire national en renforçant les capacités opérationnelles des forces conventionnelles nationales et internationales.
Le 26 octobre dernier, trois des quatre membres de l’UPC du seigneur de guerre, Ali Darass à Bambari, ont été assassinés à Bangui, dans le 8ème arrondissement, alors qu’ils venaient à l’appel de Catherine Samba Panza, Chef de l’Etat de la transition pour une concertation. Dirigée par le mercenaire nigérien Ali Darass, l’UPC est une branche de l’ex coalition seleka ayant pris le pouvoir en 2013 conduisant le pays dans le bourbier. Elle a établi son état-major parallèle à Bambari, au Centre-est du pays, à environ 375 km de Bangui.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: De violents combats signalé entre les Antibalaka rivaux à Boali

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(Corbeau News Centrafrique)

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De violents combats signalé entre les Antibalaka rivaux à Boali

Bangui, (C.N.C), 28-10-2015

Des affrontements sanglants sont signalés, ce 27 octobre 2015, entre les Antibalaka rivaux à Boali, une localité située à 75 km de Bangui. Ces affrontements ont fait fouir la majorité de la population de la ville dans la brousse, selon des sources locales. Au moins deux éléments Antibalka ont trouvé la mort au cours de ces combats dont les raisons ne sont pas encore élucidées.
D’après les informations en provenance de la ville de Boali, dans la préfecture de l’Ombela Mpoko, des violents combats ont opposé les éléments antibalaka rivaux dans la localité en fin de cet après-midi. «Ce sont les Antibalaka de Boali 2 et Boali croisement qui se sont livrés à de violents affrontements», à en croire un habitant de Boali contacté au téléphone et qui a ajouté ne pas connaitre les éléments déclencheurs de ces affrontements entre les compagnons de la même lute.
Selon un autre habitant de Boali, tout est parti d’une mésentente entre ces groupes rivaux des Antibalaka basés dans la localité. Face à ces affrontements ayant fait rage dans la ville, la population de Boali s’est vidée pour se cacher dans la brousse alors que les éléments de la Minusca se trouvent dans cette localité. A suivre…

Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Bangui: Plainte des musulmans du PK5

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(Corbeau News Centrafrique)

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Plainte des musulmans du PK5

 

Bangui, ( R.N.L)

Les musulmans du PK5 dans le 3e arrondissement de Bangui déplorent leurs conditions de vies, se disent abandonnés à leur triste sort et s’inquiètent pour leur sécurité. C’est le 22 octobre 2015 qu’ils ont exprimé leur mécontentement au cours de la visite de Stephan O’Brien, secrétaire général adjoint des affaires humanitaires de l’ONU .

« Sur le plan humanitaire, le plus grand site dans Bangui c’est le PK5. Aujourd’hui, nous accueillons les déplacés de Boda, Yaloké, Carnot et Berbérati, ce qui fait que nous sommes actuellement sursaturés. Avec les événements du 26 septembre, nous avons encore accueilli même des déplacés chrétiens qui se sentent en sécurité au PK5 », a plaidé le chargé de communication de la Coordination des organisations musulmanes de Centrafrique (COMUC), Ibrahim Hassan Frédé.

« Nous sommes dans une prison à ciel ouvert. Un musulman ne peut pas se déplacer au-delà de deux kilomètres carrés. Le PK5 est sans protection. Par contre dans chaque arrondissement, il y a la base de la Minusca. On se pose la question, pourquoi ce délaissement ? », s’est-il plaint.

En réponse, le coordonnateur des secours d’urgences, Stephen O’Brien a affirmé que  la communauté internationale et également les Nations Unies mettent tout en œuvre  pour délivrer les services souhaités.

« Avec la puissance des messages que vous avez délivré, j’espère que c’est possible pour nous de la communauté internationale et l’ONU, de faire mieux en délivrant le service que nous voulons délivrer. Nous ne sommes pas contre vous. C’est l’agenda pour améliorer les conditions de vie des personnes les plus vulnérables qui ont besoin de survie, de protection et d’espoir pour le future », a attesté Stephen O’Brien.

Stephen O’Brien avait effectué du 20 au 22 octobre 2015 une visite en République Centrafricaine pour évaluer la situation humanitaire. Il s’était rendu sur les sites de déplacés de la paroisse Saint Sauveur et de la mosquée centrale.

Cas d’assassinat signalé au PK5

Un boucher du marché Combattant a été tué vendredi 23 octobre 2015 dans le 3e arrondissement de Bangui alors qu’il vaquait à ses occupations quotidiennes. Les parents expliquent que la victime a été jointe au téléphone par un commerçant du PK5, sous prétexte de vouloir lui vendre un bœuf.

La dépouille mortelle a été retrouvé à l’endroit indiqué au téléphone par les bourreaux, relate Frédéric Dawi Mbioko, l’un des parents de la victime. « Mon cadet était à la maison quand le surnommé alias Pati l’a appelé au quartier Ketté Goussa, là où les vendeurs de bétail exercent. Je l’ai suivi pour m’assurer s’il a payé le bœuf mais je ne l’ai pas trouvé », a-t-il expliqué mentionnant qu’ « Il a été tué par des hommes armés ».

« Je demande que justice soit faite et que Patrice Adamou alias Pati soit interpellé à la barre », a conclu Frédéric Dawi Mbioko.

Pointé du doigt dans cette tuerie, Patrice Adamou, alias Pati, boucher dans le 3e arrondissement, accusé de complicité dans cette mort, clame son innocence.

« Je ne me reproche rien du tout. Je ne suis pour rien dans ce qui s’est produit. C’est depuis 1985 que je fais le commerce avec mes frères », a affirmé Patrice Adamou qui a démontré que « Mon cadet m’avait téléphoné qu’il devait se déplacer vers moi pour acheter un bœuf. Je lui ai dit de passer le lendemain matin à 6 heures pour faire l’achat. Il m’a finalement contacté quand j’étais avec les clients de Mbaïki, Boeing, même certains bouchers de Combattant. Je les ai servi. Ils étaient venus par le marché Ketté Goussa, or nous, musulmans du Km5, nous ne pouvons pas arriver jusqu’à ce niveau ».

M. Adamou reconnaît avoir échangé avec le frère de la victime au téléphone, « Entre temps, son grand frère et ses bouchers m’ont déjà trouvé le matin là où on vend habituellement les bœufs »

Le corps sans vie de ce boucher a été retrouvé dans les environs du marché Ketté Goussa, situé à Boeing dans Bimbo IV.

 

Radio  Ndeke Luka

Centrafrique: L’Achevêque de Bangui séquestré par les extrémistes du Km5 tandis que Jean

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(Corbeau News Centrafrique)

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L’Achevêque de Bangui séquestré par les extrémistes du Km5 tandis que

Jean Jacques Démafouth a échappé belle

Bangui, ( P.K), 27-10-2015

 

Il n’y a plus de respect pour les hommes de Dieu et c’est parce que Dieu a peut-être, quitté l’Afrique que nous assistons à ces actes apocalyptiques. Après le tour du Pasteur de l’Eglise ELIM Nicolas GREKOYAME GBANGOU, vient le tour de Monseigneur l’Archevêque de Bangui de subir les caprices des extrémistes que la Communauté Internationale et la Minusca se plaisent à couver. Il n’y a plus d’ordre dans le pays. Et si l’on vous disait que c’est pour inspecter le terrain en vue de la prochaine et imminente arrivée du Souverain Pontifie, le Pape François, vous comprendrez que les démons ont pris possession de la Centrafrique.

L’évènement a eu lieu ce lundi 26 Octobre au niveau de la Mosquée Centrale. Monseigneur l’archevêque de Bangui, Dieudonné Nzapalainga conduisait une délégation venue de Rome accompagné de quelques membres du Gouvernement. Le but de la visite était de communiquer avec les leaders religieux du Km5 autour de la prochaine visite du Pape François en Centrafrique. Mais dans la foulée, quelques extrémistes qui venaient d’apprendre les nouvelles de l’enlèvement des leurs dans le quartier Combattant, ont décidé de s’en prendre à cette autorité de l’Eglise Catholique. Selon le Ministre de la Communication que nous avons eu au téléphone, deux autorités avaient été visées par ceux qu’il qualifie d’« extrémistes ». D’abord, Jean Jacques Démafouth qui serait le plus visé et Monseigneur Dieudonné Nzapalainga. S’agissant du mobile de leur acte, le Ministre a répondu qu’ils n’ont pas d’autres raisons que de saper les efforts de paix surtout que la mission conduite par l’Archevêque devrait permettre aux experts venus du Vatican de prendre la température, quant à la venue du Saint Père. A tout prendre, Jean Jacques Démafouth a pu se sauver. En ce qui concerne, l’archevêque de Bangui, il a pu être escorté les Forces Internationales avec toute la délégation venue de Rome en direction de la Nonciature.

Entre temps, dans la journée, un incident s’est produit dans le 8e arrondissement au quartier Combattant. Quatre sujets musulmans qui se rendaient à l’aéroport, ont été cueillis par des extrémistes anti-balaka mais l’un d’entre eux a réussi à se sauver pour se refugier au domicile de l’ancien député et actuellement conseiller national, Jean Michel MANDABA. Il semble qu’il a été poignardé et l’arrivée des Forces Internationales a permis de le conduire au dispensaire de la MINUSCA. On ne sait rien du sort réservé aux trois autres qu’on a faits captifs. Selon certaines indiscrétions, la Chef de l’Etat de Transition devrait recevoir ce lundi, une délégation du Km5 en vue de la formation d’un nouveau Gouvernement. C’est donc informé que l’aile dure du Km5 a monté ce guet-apens. Il semble qu’on a fait comprendre aux quatre mousquetaires qu’ils avaient des colis à récupérer à l’aéroport. C’est ainsi qu’ils y sont allés. Et pendant qu’ils y allaient, la nouvelle s’est déjà répandue à Combattant. En conclusion, tout porte à croire que les partisans de Nairobi ont trompé leurs nez dans cette affaire. Car très vite, le quartier Castors a été l’objet d’attaque des drogués du Km5 qui n’avaient pas attendu longtemps pour déclencher les représailles.

Mais l’on devrait se rappeler les bribes de l’homélie du Curé de la Cathédrale Matthieu Evrard BONDOMBO faite ce Dimanche 25 Octobre. Selon, le clerc qui n’est pas allé du dos de la cuillère, il y a des personnes qui s’opposeraient à la visite du Souverain Pontife en Centrafrique. Invitant ses fidèles à faire en sorte que la venue du Saint Père ne soit pas du ressort du spectaculaire, le curé pense qu’il est temps que les Centrafricains se fassent guérir de leur cécité spirituelle qui est plus grave que la cécité physique. Il reste à savoir si les chrétiens pourront relever le défi. Viendra ou viendra pas ? La question se pose. Mais il faut quand même que le Saint Père vienne pour conjurer les vieux démons qui tiennent encore la RCA sous leur coupole.

 

Pétrus KASSALO

Bangui: Le MLPC se fait rallier par des partis politiques à travers des protocoles d’accords

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(Corbeau News Centrafrique)

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Le MLPC se fait rallier par des partis politiques à travers des protocoles d’accords

 

Bangui, (C.N.C), 26-10-205

 

A l’approche des échéances électorales en Centrafrique, certaines formations politiques se fédèrent avec les unes et les autres. Le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) a signé, ce 24 octobre 2015, plusieurs accords électoraux avec les partis politiques dont le MDES, MPC, UDCA, et la plateforme des anciens députés de la troisième législature.
La signature de ces multiples accords politiques a eu lieu ce samedi au domicile de Martin Ziguelé candidat du MLPC. Cette signature de protocoles d’accords politiques a vu la présence de nombreux cadres et militants de MLPC ainsi que ceux des autres partis signataires. Au tour de rôle, le président du MLPC a procédé à la signature successive d’accord électoral avec les uns et les autres.
En premier lieu de ce mariage politique, le MLPC s’est fait rallier avec le Mouvement Citoyen Patara (MPC) représenté par son 2ème vice-président Marcel Yangué Boyfini, ensuite avec le Collectif des Anciens députés de la troisième législature représenté par Joseph Malemindou et Jean-Marc Meiganga, et enfin le Mouvement pour la Démocratie et l’Evolution Sociale (MDES) représenté par son président Patrick Bienvenu Dalemet Rebailé. Pour l’Union des Démocrates Centrafricains (UDECA) représentée par son Président Faustin ZAMETO, précisons-le, la signature du protocole d’accord électoral a eu lieu il y a quelques semaines.
« Le président du MLPC est un homme de consensus. C’est pendant que le MLPC était encore au pouvoir que nous étions élus députés au temps du président Ange Félix Patassé. Mais pourquoi ne pas montrer notre gratitude envers ce grand parti qui est le MLPC. Voici là le sens de notre ralliement au MLPC. Nous allons faire de tous nos mieux pour soutenir Martin Ziguelé afin qu’il remporte cette élection au premier tour », a déclaré Joseph Malemindou représentant du collectif des anciens députés à la signature de cet accord électoral.
Tous les partis signataires de cet accord électoral se sont convenus de respecter leurs engagements. De part et d’autres, ils s’interdisent de signer un Protocole d’Accord similaire avec un autre candidat ou une autre plate-forme pour les élections présidentielles et législatives de 2015. Un tel acte entraînerait, d’après l’article 7 de ces accords, la rupture d’office du présent protocole d’accord électoral.
Selon l’article 5 des accords, le MLPC et les formations politiques qui soutiennent le candidat Martin Ziguelé, s’engagent à mutualiser leurs moyens humains, financiers et matériels en vue de la campagne électorale. Ces moyens humains, financiers et matériels évoqués à l’article 5 seront mis, d’après l’article 6 de l’accord, à la disposition de la Direction Nationale de Campagne (DNC) du MLPC dirigée par Christian Touaboy, et gérés selon les modalités à convenir.

A la fin de la campagne électorale, précise toujours l’article 6, il sera dressé dans les quinze jours qui suivent par les parties un rapport de gestion des moyens octroyés et auquel seront annexées les pièces justificatives
En cas de victoire du candidat du MLPC à l’élection présidentielle de 2015, l’article 4 du protocole d’accords stipule que les parties contractantes s’engageront par un protocole d’accord politique pour la gestion des affaires publiques.

En prenant la parole, le président du MLPC Martin Ziguelé a rassuré les militants de son parti ainsi que les leaders des partis politiques signataires des accords électoraux sur la victoire des scrutins de fin 2015. Pour lui, le MLPC recherche l’unité, la stabilité des institutions en République centrafricaine.

« Ce que nous recherchons à travers la signature de ces protocoles d’accords c’est une photographie la plus large possible des Centrafricains. Vous savez, ce qui manque dans notre pays c’est la stabilité, la solidité des institutions. Ce n’est pas après les élections qu’il faut aller chercher à créer un courant d’opinion majoritaire, mais c’est avant qu’il faut discuter avec les partis politiques. L’union fait la force et l’a dit Boganda : malheur à l’homme seul », a martelé Martin Ziguelé.

Par ailleurs l’article 2 dudit accord prévoit que pour l’élection présidentielle, les partis signataires s’engagent, par le présent protocole, à soutenir la candidature du président du MLPC Martin Ziguelé dès le premier tour. Pour les élections législatives, chacun des partis présente des candidats dans la circonscription de son choix, d’après les dispositifs de l’accord. Or à l’article 3, les parties s’engagent, lors du second tour des élections législatives, à désister au profit du candidat le mieux placé.

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

CENTRAFRIQUE: REMY DJAMOUSS DISTRIBUE DES KITS SCOLAIRES AUX ENFANTS VICTIMES DE LA CRISE

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(Corbeau News Centrafrique)

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REMY DJAMOUSS DISTRIBUE DES KITS SCOLAIRES AUX ENFANTS VICTIMES DE LA CRISE

 

Bangui, (C.N.C), 26-10-2015

«L’homme n’est jamais si grand que lorsqu’il se penche pour aider un enfant », c’est la vision de l’ONG dénommée Centre pour la Promotion et la Défense des Droits de l’Enfant, CPDE en sigle, dirigée par Rémy Djamouss. Le CPDE a apporté, ce 24 octobre 2015, un soutien matériel aux enfants victimes de la crise en cours en République centrafricaine. Des kits scolaires dont des sacs contenant de cahiers, de trousses inclues de stylo, compas et bien d’autres effets scolaires ont été distribués aux 300 enfants vulnérables leur permettant de reprendre le chemin de l’école.

La remise officielle de ces kits scolaires a eu lieu ce samedi du 24 octobre, à l’espace culturel Linga Tèrè situé dans le 8ème arrondissement de Bangui. La remise s’est déroulée en présence de la représente de maire du 8ème, des parents d’enfants devant recevoir les kits. Au totale, 300 sacs avec des cahiers et stylos qui ont été distribués à ces enfants venus de différents arrondissements, notamment les plus touchés par la crise militaro-politique en République centrafricaine depuis 2013. Ces kits vont leur permettent de reprendre le chemin de l’école cette année.

« Pendant les évènements, nous travaillons en identifiant les enfants et les familles affectés par la crise. Nous apportons aujourd’hui notre soutien à ces enfants vulnérables, déplacés et orphelins de guerre qui sont en charge de leurs parents et d’autres sont en charge de leurs tuteurs. Ces tuteurs ont des enfants en leurs charges, et en plus de ces enfants, ils sont dans l’impossibilité de la prise en charge scolaire de ces enfants. Et donc nous, nous voulons beaucoup plus secourir ces enfants pour leur offrir les kits et grâce à l’appui de l’ambassade de France qui nous a offert 300 sacs scolaires » a fait savoir Rémy Djamouss.
L’ONG CPDE que dirige Rémy Djamouss, a reçu une aide matérielle de l’ambassade de France à Bangui qui a offert 300 kits scolaires. Les enfants bénéficiaires sont âgés de 7 à 14 ans, notamment les orphelins de guerre et victimes de la crise dont le CPDE apporte son soutien. Tous joyeux, les enfants ayant reçu ces fournitures scolaires comptent beaucoup reprendre le chemin de l’école pour, selon certains d’entre eux, aider le pays qui a tant souffert.
« Ces fournitures que j’ai reçues me permet d’aller étudier pour mon avenir et d’aider mon pays la République centrafricaine qui souffre. Je dis merci à ceux qui m’ont offert ce sac et les cahiers. Avec mes collègues, nous allons beaucoup étudier pour monter à la classe supérieure », s’est réjoui Benjamin Aladao, un élève de l’école Galabadja 2, bénéficiaire de ces fournitures.
Du coté des parents, le geste de CPDE vient à point nommé où les parents d’élèves se confrontent au problème de la prise en charge des enfants pour pouvoir reprendre normalement les études. Ils estiment pour eux que le don de ces kits à leurs enfants est un soulagement dans les lourdes charges dont ils font face. Comme l’a témoigné Jean de Dieu Magou, un parent d’élève venu du 7ème arrondissement de la ville de Bangui pour la circonstance.

« Un grand merci au CPDE avec ses collaborateurs, l’ambassade de France qui nous ont soutenus dans nos difficultés à payer les fournitures scolaires à nos enfants. Car nous avons passé un moment difficile dans cette crise. C’est vraiment un soulagement pour nous les parents de voir nos enfants recevoir ces fournitures ».

Par ailleurs, Rémy Djamouss a mis en garde les personnes de male intentions qui pourraient s’accaparer des sacs destinés à ces enfants et pourraient en faire un article de vente sur le marché de Bangui comme l’on constate souvent avec les sacs distribués par l’UNICEF. Aux parents, il leur a demandé de beaucoup veiller sur ces fournitures de peur que les adultes s’en approprient. Il en a ainsi interpellé le gouvernement d’assumer sa responsabilité de s’occuper de l’éducation qui, d’après lui, est une priorité dans un pays où le taux d’analphabétisme est à déplorer.
En outre, le président du CPDE a annoncé la formation professionnelle en couture en faveur des filles mères qui ont abandonné les études et qui éprouvent de difficultés dans leurs familles à s’occuper elles-mêmes de leurs enfants. Aussi avec le concours de l’ambassade de France à Bangui qui va louer la salle informatique du lycée Charles De Gaule, à en croire Rémy Djamouss, le CPDE va organiser la formation des filles en informatique d’ici le mois prochain.
« Aujourd’hui, nous déployons des efforts pour aider les personnes vulnérables mais nous n’avons pas encore toutes les possibilités d’aider car les cas sont nombreux. Et donc, si les partenaires sur qui nous comptons, peuvent nous appuyer dans notre objectif. Ce que nous faisons aujourd’hui, c’est pour aider le gouvernement dont la première responsabilité incombe. Le gouvernement doit essayer de définir une politique sociale pour s’occuper des personnes vulnérables », a martelé le président de CPDE.
Le Centre pour Promotion de Droit de l’Enfant (CPDE-RCA) est une Organisation Non Gouvernementale ayant un caractère d’association à vocation humanitaire et à but non lucratif. Il est totalement indépendant des partis et associations politiques, ainsi que de toute obédience religieuse. Comme son nom l’indique, le CPDE défend les droits fondamentaux de l’enfant quelle que soit sa nationalité, sa race et sa religion.
Depuis le début de la crise, le CPDE intervient dans les camps de déplacés et dans les quartiers de Bangui pour venir en aide aux personnes vulnérables, en particulier les femmes et les enfants. De nombreuses activités de formation et de sensibilisation sur les droits fondamentaux de l’enfant sont organisées par l’ONG.

 

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Bangui, Eric NGABA Pour CNC

Centrafrique: Les élèves de l’école Lakouanga dotés par Ecobank en fournitures scolaires

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(Corbeau News Centrafrique)

Don ecobank Lakouanga

 

Les élèves de l’école Lakouanga dotés par Ecobank en fournitures scolaires

 

Bangui, (C.N.C), 25-10-2015

 

Le 19 septembre dernier, le ministère de l’éducation nationale lançait solennellement la rentrée académique en République centrafricaine. Un mois plus tard, et ce malgré les malheureux derniers événements qui ont paralysé la reprise effective des classes, les élèves de l’école Lakouanga située dans le 2ème arrondissement de Bangui ont reçu, ce samedi 24 octobre 2015, des fournitures scolaires, une œuvre sociale de la banque panafricaine, Ecobank-Centrafrique. L’intervention d’Ecobank s’inscrit quant à elle, dans le cadre de ‘’Ecobank-day’’ (la journée d’Ecobank) qui est une journée retenue par la banque panafricaine dans toutes ses filiales, pour démontrer sa contribution citoyenne au développement des pays d’accueil.
Pour cette année-ci en RCA, ce sont les élèves de l’école Lakouanga qui sont les heureux bénéficiaires de cette action sociale. M. Maxim Ndema est le Directeur général adjoint d’Ecobank qui replace lui-même l’activité de ce samedi axée sur le thème ‘’ Ensemble pour un avenir meilleur à nos enfants’’ : « Nous ne saurons rester insensibles aux maux qui frappent notre continent, menaçant ainsi son développement. C’est ainsi qu’en RCA, à l’instar des deux précédentes années où nous avons successivement fait don à l’Université de Bangui en 2013 et en 2014 où nous avons fait un autre don à l’hôpital général, nous avons choisi l’école Lakouanga pour célébrer notre ‘’Ecobank-day’’. Pour cette année, ce sont des kits scolaires que nous fournissons aux élèves à travers l’Association des parents d’élèves (APE), afin de motiver à la reprise effective des classes en cette période où notre pays traverse une crise sans précédent. Ces actions rentrent dans nos objectifs en tant qu’entreprise citoyenne, en vue de contribuer au développement économique et sociale et aussi à la paix. »
En effet, le pactole qui a été remis par le DGA d’Ecobank à l’école Lakoaunga est constitué de 4000 cahiers, 2000 paquets constitués de crayons, règles et compacts, etc. 2000 protège-cahiers, 2000 stylos, 250 cartons de craie, 800 ardoises pour les classes élémentaires. M. Maxim Ndema a tenu à préciser que « Nous ne sommes pas des humanitaires, mais nous sommes des humains. » pour justifier qu’Ecobank n’est pas que commercial, mais elle est aussi sociale et surtout citoyenne.
M. Paul Vondo président de l’Association des parents d’élève de Lakouanga a réceptionné le don. Il salue à sa juste valeur le soutien d’Ecobank en mettant en lien avec la crise politiqco-sécuritaire actuelle en RCA. « La dernière crise que nous avons connue a totalement bouleversé notre programme de l’année scolaires de cette année. Nous pensons que ce geste qu’Ecobank vient de poser aujourd’hui à l’endroit de l’école Lakouanga aura non seulement son impact positif sur la reprise timide des classes, mais motivera également nos enfants à reprendre rapidement le chemin de l’école en attendant l’appui de leurs parents. » a-t-il déclaré.
Même sentiment pour le Directeur de cabinet du Ministère de l’éducation nationale, Jean Dominique Ndarata, représentant personnel de son ministre : « Le Département de l’éducation nationale et de l’enseignement technique éprouve d’énormes difficultés quant à la rentrée scolaire 2015-2016. Ces difficultés s’inscrivent dans le cadre de la crise que notre pays a connue et ont eu des conséquences énormes sur le système éducatif national. A cet effet, nos partenaires qui sont les parents d’élèves ne sont pas épargnés et l’étude de nos enfants en pâtisse étant donné que les parents manquent de tout pour accompagner leurs enfants. C’est en cela que se justifie tout le remerciement du gouvernement, à travers ma voix à Ecobank pour son appui. »

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DGA écobank Maxim Ndema

Bangui, Fred KROCK Pour CNC

Centrafrique: L’ancien Coordonnateur des anti-balaka, Patrice Edouard Ngaïssona, candidat à la prochaine présidentielle

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(Corbeau News Centrafrique)

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L’ancien Coordonnateur des Anti-Balaka, Patrice Edouard Ngaïssona,

candidat à la prochaine présidentielle

Bangui, (C.NC), 25-10-2015

 

La liste des candidats déclarés à la prochaine présidentielle en République centrafricaine n’a cessé de s’agrandir. Jeudi 22 octobre, la Direction de campagne de l’ex-Coordonnateur général des anti-balaka, président du Parti centrafricain pour l’unité et le développement (PCUD) et président de la Fédération centrafricaine de football, Patrice Edouard Ngaïssona, a animé un point de presse à l’hôtel Ledger Plazza Bangui. Un seul message : Patrice Edouard Ngaïssona est candidat à la prochaine présidentielle « pour un Centrafrique nouveau et émergent ».
Pendant que les autorités de la transition, les responsables de l’ANE et la communauté internationale se battent encore pour sortir un nouveau chronogramme électoral, du fait de l’impossibilité de la tenue du chronogramme actuel, les partis politiques et plus précisément les candidats aux prochaines élections affutent leurs armes.

Patrice Edouard Ngaïssona entre dans la course à la présidentielle. Sa Direction nationale de campagne a annoncé sa candidature en indépendant, jeudi dernier. C’est sous un applaudissement assourdissant que Eloge Koy, Secrétaire général de la DNC a fait son annonce, une annonce qui intervient au moment où le candidat est absent du territoire national.

« Face à l’urgence de la gravité actuelle de notre pays, et la nécessité de s’inscrire dans la trajectoire de la philosophie politique du Président fondateur Barthelemy Boganda, exprimée à travers ces cinq célèbres verbes, nous nous adressons à vous ce jour, jeudi 22 octobre 2015, pour vous dire que nous avons le bonheur suprême d’annoncer solennellement que son Excellence, M. Patrice Edouard Ngaïssona se porte candidat pour devenir président de la République centrafricaine. » a-t-il déclaré.
D’aucuns se poseraient certainement la même question posée par M. Koy : « Pourquoi cette candidature ? » Puisqu’il y en a déjà une soixantaine pour un seul fauteuil présidentiel. Mais, la réponde du Secrétaire général n’a pas tardé : « Patrice Edouard Ngaïssona est seul qui peut unir le peuple centrafricain ; le seul qui s’est soucié de la survie du peuple centrafricain pendant que tous les autres avaient pris la poudre d’escampette face à la tempête du mal qui s’est acharnée sur les familles centrafricaines tant chrétiennes que musulmane ; le seul qui est capable d’oser, d’agir, d’entreprendre et de construire pour changer les conditions de vie du peuple et rendre le plus difficile, envisageable ; le seul qui est capable de créer les conditions de travail et du bien-être socio-économique pour tous ; le seul qui est passionné par l’idée de relancer et de moderniser l’agriculture, facteur productif des principales sources des devises de notre pays grâce à la fertilité du sol , aux conditions climatiques et biodiversité. Nous croyons qu’il n’y a pas de fatalité. »
L’autre aspect qui galvanise la Direction nationale de campagne de Ngaïssona, c’est que ce dernier, émanation donc de la ‘’volonté populaire’’ allusion faite au mouvement révolutionnaire dont Ngaïssona était Coordonnateur général, devrait jouir d’une grande popularité acquise sur cette parcelle politique.

Car, selon Koy, « En face, il n’y a personne. Ceux qui sont en face sont ceux qui ont contribué au désastre du peuple centrafricain. Ils sont tous repérés par les centrafricains et, comme dit l’adage, un homme repéré un est homme mort. Ils sont politiquement morts et enterrés depuis longtemps. »
Cette candidature est aussi la résultante d’une lecture patriotique de ses porteurs, comme l’a exprimé le Secrétaire général en ces termes : « Voilà depuis plus de 50 ans que la République centrafricaine a accédé à la souveraineté nationale. Nul n’ignore qu’elle dispose d’énormes potentialités économiques, parmi lesquelles les fabuleux gisements pétrolifères, les immenses ressources énergétiques, forestières, minérales et une diversité de minerais métalliques qui sont encore inexploitées faute d’une politique viable et efficiente de promotion économique et sociale.

Malgré l’existence remarquable de ces potentialités économiques qui devraient servir au développement du pays, le peuple continue de souffrir sous le joug e la précarité et de la pauvreté. Qu’à cela ne tienne, le pays est fragmenté à la fois socialement, économiquement et politiquement. Les centrafricains ne savent plus vivre ensemble et le bien collectif est désintégré… »
Entre temps, Ngaïssona avait fondé un parti politique dénommé PCUD (Parti centrafricain pour l’unité et le développement qui peine d’accréditation dans les coffres du ministre de l’Administration du territoire. C’est ce qui explique la présentation en indépendant de Ngaïssona à la prochaine présidentielle.
Notons que les journalistes se sont intéressés à la proximité de Ngaïssona avec les anti-balaka devenus aujourd’hui de la mère à boire pour les populations civiles, notamment ceux des 5ème, 8ème, 4ème et 3ème arrondissements de la capitale à travers les actes de braquages appelés ‘’cousquette’’.

En réponse, le Secrétaire général pense plutôt que c’est un atout du fait que ce mouvement est l’émanation du peuple pour faire front devant les envahisseurs et les exterminateurs de la nation.
Rendez-vous est donc donné le 2 novembre prochain pour l’investiture de Patrice Edouard Ngaïssona.

 

Bangui,  Fred KROCK Pour  CNC

 

Bangui: Stephen O’Brien annonce un appui de 12 millions de dollar en faveur de l’urgence humanitaire

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(Corbeua News Centrafrique)

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Stephen O’Brien annonce un appui de 12 millions de dollar en faveur de l’urgence humanitaire

 

Bangui, (C.N.C)25-10-2015

 

 

Séjournant depuis mardi 20 octobre dernier en terre centrafricaine, le Secrétaire général adjoint des Nations unies en charge de secours humanitaires Stephen O’Brien a achevé sa visite ce jeudi 22 octobre 2015. A l’issue de cette visite qui l’a conduit dans les sites de déplacés de Bangui, notamment à l’église Saint Sauveur et au Km5, ainsi qu’à l’intérieur du pays à Dékoa, O’Brien a annoncé un nouveau financement en vue d’appuyer l’action humanitaire en RCA. « Suite à ma visite, j’annonce un nouveau financement de 12 millions de dollars américains soit 6 milliards de Francs Cfa du Fonds d’urgence des Nations unies pour appuyer la réponse humanitaire. » a-t-il déclaré lors de la conférence de presse qui a sanctionné la visite.
De l’impression qui s’est dégagée de la visite du Secrétaire général Adjoint, il affirme avoir vu de ses propres yeux le désarroi de la population centrafricaine. « J’ai pu me rendre compte de la souffrance et de la résilience des populations déplacées suites aux évènements récents. J’ai pu observer de l’autre côté, la grande générosité du peuple centrafricain, en particulier celle démontrée par des milliers de personnes envers leurs frères et sœurs qui sont dans le besoin. C’est pourquoi, je voudrais m’adresser au peuple centrafricain pour lui exprimer toute ma solidarité dans cette période difficile. Il ne faut pas que les actes posés par certains individus puissent vous décourager dans votre détermination pour un avenir meilleur. » a noté O’Brien.
Sur les perspectives, puisqu’il s’agit justement de constater personnellement la réalité humanitaire en vue du renforcement de son plaidoyer, le Secrétaire général Adjoint a indiqué que « les défis les plus importants en RCA, c’est de poursuivre et d’accroître l’assistance aux personnes vulnérables, en additionnant les services sociaux de base. Aussi, il faut assurer la protection des civils, car comment les gens peuvent se sentir en sécurité quand il y a des violences fragmentées ? Certes, l’impression générale montre l’amélioration de la situation sécuritaire, on voit des gens qui circulent, mais toutefois, l’on doit reconnaitre que la situation reste fragile et qu’un petit incident peut avoir des conséquences dramatiques. C’est justement là que nous devons le plus investir avec la contribution des personnes de bonne foi. »
Pour terminer, O’Brien rassure quant au soutien indéfectible des Nations unies au peuple centrafricain : « Soyons clairs que les Nations unies dans toutes leurs formes sont déterminées et resteront engagées aux côtés du peuple centrafricain dans cette période difficile. »

Bangui, Fred KROCK Pour  CNC

CENTRAFRIQUE: GERVAIS LAKOSSO DENONCE L’ACHARNEMENT DES AUTORITES DE TRANSITION

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(Corbeau News Centrafrique)

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GERVAIS LAKOSSO DENONCE L’ACHARNEMENT DES AUTORITES DE TRANSITION

Bangui, (C.N.C),10- 23-2015

 

Rien ne va plus entre les autorités de la transition et les membres du groupe de travail de la société civile centrafricaine depuis les derniers évènements ayant conduit aux tentatives de déstabilisation du régime transitionnel. La présidente de la transition Catherine Samba Panza accuse le Coordonnateur du groupe de la société civile d’avoir contribué à la déstabilisation de son régime alors qu’il reçoit souvent, selon la présidente, des fonds de ses mains. Des accusions que Gervais Lakosso balaie d’un revers de la main et parle plutôt d’un acharnement visant à ternir son image, lors d’une conférence de presse tenue ce 20 octobre 2015 à Bangui.
Devant une vingtaine des journalistes, les membres du groupe de travail de la société civile centrafricaine accusés par les autorités de transition d’avoir contribué aux tentatives de coup d’Etat dernier ont fait une mise au point sur la situation. Lors de cette conférence de presse, Gervais Lakosso assisté par Valérie Blandine Danga, a précisé que le groupe de travail de la société civile mène ses activités en toute in dépendance avec l’appui de ses partenaires nationaux et internationaux. Sur les fonds évoqués par la présidente de transition, le Coordonnateur groupe de travail de la société civile a souligné qu’il n’a jamais reçu de l’argent à titre personnel d’aucune autorité de la transition.
« Aucun membre du groupe de travail n’a jamais reçu de l’argent à titre personnel de la présidence, ni du gouvernement. Surtout le Coordonnateur du groupe de travail, Sieur Gervais Lakosso n’a jamais demandé, ni reçu de l’argent à titre personnel de la présidente et du gouvernement. Nous mettons à défie quiconque peut prouver le contraire », a déclaré Gervais Lakosso.
Par ailleurs, Gervais Lakosso a indiqué que les décharges et rapports d’utilisations des subventions que le groupe de travail de la société civile a reçues de la part de la présidence de transition pour les forums de la société civile sont disponibles à vérifiés.
« Nous affirmons avoir reçu trois subventions de 3.000.000, de 2.000.000, et de 1.500.000 fcfa de la part de la présidence de la République pour le forum de la société civile en juin 2014, pour l’atelier stratégique du groupe de travail en novembre 2014 et pour le pré forum de la société civile en avril 2015. Les décharges et rapports d’utilisation de ces fonds sont disponibles et consultables », a-t-il précisé.
Les autorités de transition, très soucieuses du déclin de leur pouvoir de peur de ne pas le perdre, accusent tout le monde. Tous ceux qui sont suspectés d’avoir contribué aux tentatives de déstabilisation de pouvoir de Bangui lors de l’insurrection du 28 septembre dernier, sont aujourd’hui dans les tigres de la transition. Ils ont vu leurs comptes bancaires gelés, de surcroit la suspension de paiement de leurs salaires comme fonctionnaires de l’Etat. C’est le cas pour les membres du groupe de travail de la société civile que les autorités de la transition ont rendus responsables de tentatives de coup d’Etat à Bangui pour leur appel à la désobéissance civique. Ces derniers démontent toute implication liée aux derniers évènements dans la capitale.
Conséquence, des comptes bancaires bloqués en plus de la suspension du versement de leurs salaires, ils dénoncent cette machination. Les membres du groupe de travail la société civile ont affirmé qu’ils n’ont jamais été associés ni de loin ni de près aux actions politiques de déstabilisation ni à celles des groupes ayant choisi la lutte armée comme mode de revendication et d’expression.
« Nous nous étonnons de ce que le gouvernement de transition ne s’intéresse nullement aux auteurs des crimes imprescriptibles qui ont secoué le pays, ni aux chefs de guerre qui agissent ouvertement pour s’emparer du pouvoir par les armes et s’emploie par des méthodes d’un autre temps à traquer les organisations de la société civile et leurs leaders qui n’ont fait que jouer leur rôle citoyen », a martelé le Coordonnateur.
Evoquant la question de la concertation qui se poursuit au palais présidentiel où la présidente de transition échange avec une partie des forces vives de la nation, le groupe de travail de la société civile estime que cette concertation est loin d’être la bonne démarche, et c’est de nature, selon la société civile, à compliquer la situation surtout que la sécurisation et la protection de la population civile n’est pas à l’ordre du jour et ne connait pas, a-t-il poursuivi, de dispositions pratiques efficaces.
« Nous invitons le peuple centrafricain à ne pas céder aux manipulations de tous les ordres et de rester mobiliser pour continuer à revendiquer notre droit à la sécurité et au bien être », a-t-il conclu.

Bangui, Eric NGABA Pour CNC