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Centrafrique: tentative de braquage au quartier Fouh, le braqueur a été lynché

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Centrafrique: Tentatives de braquage au quartier Fouh, le braqueur a été lynché.

 

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Bangui, le 30 juillet 2016. 11:41′.

WEEK-END DES FAITS DIVERS.
Par: Gisèle MOLOMA.

 

Avant-Hier vendredi vers 18h au quartier Fouh de Bangui, un jeune braqueur, visiblement en apprentissage aurait tenté de braquer une moto appartenant à une Dame. Le braqueur a été arrêté par des jeunes de ce même quartier qui, très énervés de cette perturbation, ont copieusement lynché le présumé auteur de ce braquage raté.

Braquer dans certains quartiers de Bangui est devenu presqu’impossible. Dans le 8e et 4e arrondissements de Bangui, les détonations d’armes ne font plus peur et la quantité d’armes en circulation dans ces deux arrondissements ne peut, en aucun cas, faciliter un braquage. Certains jeunes, en perte de repères et attirés par l’appât du gain facile, n’hésitent pas à tenter leur chance de braquage dans ces secteurs à multiple reprises et toujours sans résultat attendu. Ainsi, ils pourraient perdre leur vie après un verdict populaire impitoyable.

Le vendredi dernier vers 18 heures au quartier Fouh dans le quatrième arrondissement, un jeune apprenti braqueur qui n’a pas bien maîtrisé son métier du vol aurait tenté de voler une moto-dame appartenant à une jeune femme cliente d’un restaurant situé à côté de l’arrêt central des bus. L’homme qui aurait localisé cette Dame avec sa moto depuis plusieurs minutes en amont, réapparaît avec une arme automatique à la main lorsque cette dernière stationnait sa moto devant un bar restaurant. Afin de faciliter le vol de cette moto en stationnement, l’homme a tenté d’intimider les passants en tirant deux coups de fusil en l’air. Ce que cet homme a oublié, dans ce secteur, une détonation d’arme de n’importe calibre attire une foule et non la repousse. Une foule en partie armée de toute sorte d’armes y compris les armes blanches. L’homme qui a tenté un troisième coup de fusil afin de s’éclipser après avoir compris qu’il vient de rater sa cible, a été cueilli par cette foule. Traduit devant le tribunal populaire, l’homme a été tabassé et traîné à terre comme un serpent. Heureusement pour lui, la mort n’était pas de passage dans ce secteur de Fouh. Il a été remis aux Forces de l’ordre après être complètement lynché. Pour de rien, ce jeune homme d’une vingtaine d’année a failli perdre sa vie.

Devenue une activité lucrative, le braquage est de plus en plus pratiqué par des jeunes désœuvrés, utilisés et délaissés par des groupes armés. Il y’a quelques mois, quatre jeunes ont été tués à Galabadja suite à un braquage d’une moto appartenant à un soldat de FACA. Cet acte n’a jamais fait de leçon aux autres.
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BANGUI: PROLONGATION DU MANDAT DE LA MINUSCA EN CENTRAFRIQUE :UN ESPOIR POULE PRESIDENT

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(Corbeau News Centrafrique)

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PROLONGATION DU MANDAT DE LA Minusca EN CENTRAFRIQUE :UN ESPOIR POUR

                                                            LE PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE.      

Bangui, le 30 juillet 2016. 22:22′.

Par:Bernard SELEMBY DOUDOU.

 

Le 26 juillet 2016, le conseil de sécurité de l’ONU à travers la résolution 2301 votée à l’unanimité prolonge le mandat de la Minusca en Centrafrique d’un an c’est à dire jusqu’en novembre 2017. Cette nouvelle résolution est robuste et redéfinit de façon spécifique les missions de la Minusca en ajoutant des tâches supplémentaires et prioritaires urgentes à la mission initiale. Il s’agit d’abord de la protection des civils, ensuite de la promotion des droits de l’homme et enfin d’apporter un appui au processus politique. Les missions de la Minusca sont ainsi adaptées aux besoins réels de la population et de réduire au maximum la capacité de nuisance des groupes armés. Il faut noter à titre de rappel que la Minusca avait échoué lamentablement dans sa mission initiale. Espérant que celle-ci sera l’ultime occasion pour la Minusca de se racheter et de soigner son image. La crainte des nouvelles autorités centrafricaines était perceptible si les différentes négociations avec les groupes armés n’aboutissaient pas. Le vote de cette résolution est une aubaine pour le gouvernement, une garantie supplémentaire à la réussite du processus de désarmement. Avec le retrait ou la réduction de l’effectif des forces françaises, les forces de la Minusca vont monter en puissance et se retrouver en première ligne sur tous les fronts avec une plus grande mobilité et flexibilité dans sa capacité opérationnelle. Il est important de rappeler que personne, ni un groupe armé n’est au dessus de la loi et force doit toujours rester à la loi. Nul ne peut arrêter ou nuire au processus démocratique amorcé en Centrafrique. Nous saisissons l’opportunité pour lancer un vibrant appel patriotique aux groupes armés qu’il n’est pas tard de revenir à la raison, de négocier positivement leur reddition avec le pouvoir central pour le bien être de notre nation. Les différents groupes armés doivent comprendre que c’est une ultime chance que le chef de l’Etat leur offre. A défaut, ils seront responsables devant l’histoire de leur entêtement digne du moyen âge. Nous invitons parallèlement les autorités centrafricaines, les organismes non gouvernementaux, les partis politiques d’opposition ( s’ils en existent ), la société civile de coopérer et de faciliter la tâche pour la réussite de la mission finale de la Minusca. Nous constatons par la force des choses que le President de la République a visiblement changé ou corrigé sa méthode de travail. Au lieu de tout piloter depuis sa forteresse du palais de la renaissance, notre excellence a adopté la politique de proximité en effectuant une descente dans la zone inondée du 6eme arrondissement de Bangui. Nous avons apprécié l’initiative du President de la République car cette approche lui permet de circonscrire le problème, de rassurer la population sur sa volonté et son degré d’investissement dans la recherche d’une solution idoine et durable à la crise centrafricaine. Nous nous permettons d’inviter le President de la République à garder la même posture et la même méthode pour se rendre dans les zones occupées par les groupes armés au lieu d’envoyer des émissaires qui parfois ne rassurent pas dans les négociations. Il est vrai que se rendre dans les zones occupées est un exercice périlleux mais cela vaut la peine pour extirper le mal centrafricain. Vous avez la confiance du peuple à travers le suffrage universel alors allons-y seulement. Mais attention ne le dites à personne, si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Lyon, le 30 juillet 2016.
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Election

Centrafrique: Touadera peut-il réussir ?

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(Corbeau News Centrafrique)

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Touadera peut-il réussir ?

 

Bangui, le 30 juillet 2016. 22:22′.

Par: Perriere .

 

En écoutant Faustin-Archange Touadera pendant la campagne électorale se donner le beau rôle et se présenter en véritable chantre du paiement régulier de salaire aux fonctionnaires et agents de l’État, François Bozize a dû rire. De là où il se trouve,  l’ancien président a dû piaffer et pousser son rire jaune qui comporte pas mal de sous entendus.

Car il sait,  lui, qui l’a pratiqué durant cinq longues années que Touadera est une blague, une farce. En le voyant ainsi s’arroger et s’attribuer, de façon égoïste, surtout par démagogie électoraliste, ce qui pourrait être vu comme la seule réussite de son régime, l’ancien président a dû s’exclamer oh le menteur!

Le menteur, en effet, c’est son ex-chef du gouvernement qui a pris beaucoup de liberté avec la réalité, se taillant le portrait de quelqu’un qui a géré les deniers publics en bon père de famille. Ainsi, Touadera ment donc, il triche, il truque, il biaise. Il ne croit pas un seul mot de ce qu’il dit. À preuve, c’est depuis son passage à la PRIMATURE que les intrigants de tout poil et les médiocres de tout acabit en définitivement pris le pouvoir dans l’État.

En témoigne sa gestion pour le moins contestable de la chose publique. D’ailleurs, il a avec le pouvoir des rapports hypocrites que les puritains ont avec le sex. C’est le traditionnel et très séculier hommage du vice à la vertu : Touadera ne parle de la rupture avec les vielles pratiques que pour mieux se soumettre à l’influence néfaste de ses proches parents. Comme ce fut le cas du temps de son mentor.

Il ne vante la méritocratie républicaine que pour mieux placer ses parents.

Il fait semblant de promouvoir le dialogue social et la concertation politique que pour mieux fragiliser les partis politiques. Mieux, ou pire, il a nommé un guignol, Fidèle Gouandjika, dont les farces ne font rire personne — surtout pas les chefs de partis politiques — pour être une courroie de transmission entre lui et les forces vives de la Nation. Or, il n’ignore nullement  qu’aucun responsable politique digne de ce nom n’irai entretenir son conseiller spécial des questions sensibles sachant que dès qu’il lui tourne le dos, l’objet de leur discussion se retrouvera sur les réseaux sociaux. Son ami virtuel Eka II en a appris à ses dépens.

Touadera ne chante les valeurs du travail que pour mieux s’abstenir de respecter l’heure légale du travail en Centrafrique, incapable qu’il est de donner l’exemple en arrivant à son bureau à 8 heures pétantes.

Alors qu’il est au pouvoir et qu’il doit désormais agir, il continue d’entretenir des chimères et de vendre de simples perspectives aux Centrafricains.

Ses faits et gestes sont en contradiction avec ses proclamations. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’il est rattrapé par les dures réalités du pouvoir avec lesquelles on ne peut tricher. Dans ces conditions, il est pratiquement condamné à échouer. Être un leader clairvoyant ne s’improvise pas. On a une vision synoptique ou on n’a pas. C’est comme une femme est enceinte ou ne l’est pas. La pente sur laquelle se trouve notre professeur national est plus que vertigineuse, elle est dangereuse. Elle ouvre la voie, malheureusement, à toutes les possibilités.

Perriere

Centrafrique:remaniement du gouvernement,le président TOUADÉRA sous la pression de la Communauté Internationale.

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(Corbeau News Centrafrique)

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 Centrafrique: Remaniement du gouvernement, le Président TOUADÉRA sous

la pression de la Communauté internationale.

 

Bangui, le 29 juillet 2016. 09:22′.

Par: Gisèle MOLOMA.

 

Sous la pression de la Communauté Internationale en particulier l’ONU et l’Union Africaine, le Président Faustin Archange TOUADÉRA serait totalement perdu dans sa politique de rigueur vis-à-vis des groupes armés. Depuis deux semaines, le remaniement gouvernemental annoncé et prévoyant une légère retouche risque de changer d’ossature complètement. En cause, la rentrée probable prochainement des Ministres Séléka dans le gouvernement.

En politique, il faut parfois pactiser avec le diable pour réussir. L’essentiel c’est de savoir comment il scanne ses ennemis et détecter en même temps ses anges de mort. Le Président Faustin Archange TOUADÉRA, un novice en politique n’a pas encore compris qu’en politique, il faut de temps en temps tendre la main à ses adversaires pour réussir. Tous les régimes qui se sont succédé depuis plus de 40 ans dans ce pays ont privilégié le dialogue pour régler les différents conflits qui ont secoué ce pays. Il est pratiquement inutile de faire le bras de fer prolongé si on est persuadé de n’avoir pas suffisamment des moyens pour prendre le dessus.

Depuis son arrivée au pouvoir en mars dernier, le Président Faustin Archange TOUADÉRA a centré toute sa politique sur la fermeté vis-à-vis des groupes armés en particulier la Séléka. Cette dernière, plus importante que jamais sur l’échiquier politique de notre pays, ne doit être négligée pour des raisons quelconques. L’Union Africaine et l’Organisation des Nations-Unies auraient compris le jeu du Président TOUADÉRA qui ressemble de plus en plus à un règlement de compte. Même si on retrouve quelques sujets musulmans dans le gouvernement du Premier Ministre SARANDJI, on n’y voit aucun dans le cabinet, ni du Président TOUADÉRA, ni du Président MECKASSOUA et même celui du Premier Ministre SARANDJI. Il est vrai qu’être musulman ne veut pas dire être Séléka et vice versa, mais nous ne devrions pas pour autant oublier que la première revendication des Séléka en 2012 jusqu’à présent est centrée sur la marginalisation des sujets musulmans dans la fonction publique centrafricaine y compris pour les nominations à des postes de responsabilité. Cela peut constituer un prétexte pour le prolongement des hostilités dans le pays d’autant plus que le pays ne dispose assez des moyens militaires pour faire face à cette situation.

La Communauté internationale qui n’a cessé de le répéter au Président TOUADERA, vient de lui mettre des puces à gènes politiques dans les oreilles et un coup de pression énorme sur sa tête afin de former un Gouvernement d’Union Nationale (GUN) au lieu d’un simple léger remaniement.

Pour l’Union Africaine, Monsieur SARANDJI doit quitter son poste du Premier Ministre, ce que son maître, le Président TOUADÉRA alias la TORTUE refuse. C’est le point de blocage.

En tout cas les choses se précisent petit à petit, le retour de la Sélaka dans le gouvernement est plus qu’inévitable.

Contesté de plus en plus par des Centrafricains, le gouvernement de SARANDJI risque de subir une profonde modification si le Président TOUADÉRA cède totalement à la pression de la Communauté internationale. Une dizaine des Ministres risquent de faire leurs valises.

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Centrafrique : le Conseil de Sécurité proroge le mandat de la Minusca

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique : le Conseil de Sécurité proroge le mandat de la Minusca

 

 

Bangui, le 29 juillet 2016. 22:50′.

Par: Eric NGABA.

La résolution 2301 adoptée le 26 juillet 2016 par le Conseil de sécurité des Nations Unies et qui proroge le mandat de la Minusca jusqu’au 15 novembre 2017, maintient la protection des civils au cœur du mandat de la Mission, a défendu le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro. L’objectif principal du nouveau mandat est de réduire durablement la présence de groupes armés et la menace qu’ils représentent. C’est ce qu’a résumé le Porte-parole de la Minusca Vladimir Monteiro, lors de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission, ce mercredi 27 juillet 2016.

Selon le porte-parole, la résolution recommande une approche multidimensionnelle avec trois principaux piliers à savoir un dialogue politique national sans exclusive ; le DDR, la Réforme du secteur de sécurité et la promotion de la réconciliation ainsi qu’une assistance au Gouvernement en matière de justice et de lutte contre l’impunité.

“Il s’agit d’une résolution importante et adaptée aux récents changements en République centrafricaine avec des élections présidentielle et législatives réussies et la mise en place des institutions nationales », a ajouté Monteiro.

La résolution 2301 appelle à un dialogue politique inclusif et surtout au désarmement, conformément aux Accords de Bangui et de Brazzaville. «La Minusca mènera ses tâches avec diligence, détermination et esprit de sacrifice pour que le pays puisse renouer avec la stabilité et créer un environnement propice à la croissance et au développement au profit de la population » a-t-il insisté. L’effectif maximal autorisé de la Minusca reste fixé à 10 750 militaires, dont 480 observateurs militaires et officiers d’état-major, 2 080 policiers, dont 400 agents de police, et 108 responsables des questions pénitentiaires.

Lors de la conférence de presse, le porte-parole a également annoncé l’arrivée à Bangui du nouveau Représentant spécial adjoint du Secrétaire général auprès de la Minusca, Fabrizio Hochschild, nommé vendredi dernier par Ban Ki-moon. Egalement Coordonnateur résident du système des Nations Unies, Coordonnateur humanitaire et Représentant résident du PNUD, il succède à Aurélien Agbénonci.

En ce qui concerne les Droits de l’Homme, Monteiro a indiqué que 16 incidents de violations et abus des droits de l’homme, ayant entrainé au moins 46 victimes, ont été documentés dans tout le pays. D’autre part, le porte-parole a annoncé la poursuite des activités à Haute intensité de main d’œuvre (THIMO) au bénéfice des jeunes à risque à Bangui. Il s’agit de la réhabilitation de la Bibliothèque de l’Université de Bangui avec l’aménagement de l’espace vert et de la construction d’un site de production de biogaz à Boy Rabe, dans le 4e arrondissement, en partenariat avec une ONG locale. Les deux projets emploient 110 jeunes. Les activités THIMO ont déjà contribué à la mise en place de 48 groupements de jeunes qui créent des activités génératrices de revenus, soit un total de 1.127 personnes dont 458 femmes. En plus de l’auto-emploi, le programme mis en place par la Minusca et le PNUD permet de réduire la vulnérabilité des bénéficiaires et de renforcer la cohésion sociale dans les communautés.

S’agissant de la Force de la Minusca, son porte-parole, le Lieutenant-colonel Clément Cimana, a fait état d’une situation sécuritaire volatile en raison des affrontements entre groupes armés. A cet égard, la Minusca a renforcé sa présence dans les localités affectées en multipliant les patrouilles, notamment dans la Nana Mambéré (Niem Yelewa), la Nana Gribizi, la Basse Kotto ainsi que dans l’Ouham et l’Ouham Pendé. Le Colonel Cimana a également annoncé la réhabilitation d’infrastructures routières par le génie de la Force entre Bangassou, Rafaï et Obo et la réparation de 12 ponts sur l’axe Bria-Yalinga. Les activités du génie se poursuivent dans d’autres villes du pays, avec entre autres le forage de puits d’eau à Berberati et dans d’autres localités. En appui à la restauration de l’autorité de l’Etat, la Force a escorté environ 800 véhicules commerciaux sur les principaux axes routiers.

Pour la police, le Lieutenant Salifou Konseiga, a annoncé l’arrestation et l’inculpation depuis le 20 juillet des faussaires dont ont été victimes les joueurs de l’équipe nationale de football et des agents de l’Autorité Nationale des Elections. Dans le cadre de l’appui aux autorités judiciaires et sur instructions du Procureur Général, Salifou Konseiga a indiqué que la Police Minusca a procédé au transfèrement de détenus à haut risque de la prison de Ngaragba à celle du Camp De Roux. Ils avaient tenté une évasion dans la nuit du 20 au 21 juillet 2016.

 

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Bangui: Oxfam continue l’appui au près des communautés affectées par la crise

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(Corbeau News Centrafrique)

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Oxfam continue l’appui au près des communautés affectées par la crise

 

Bangui, le 29 juillet 2016. 22:25′.

Par: OXFAM.


L’ONG Oxfam avec son partenaire Apsud a présenté aujourd’hui un projet pour améliorer les conditions de vies des filles, femmes et hommes dans le troisième arrondissement de la ville de Bangui

(Bangui – 28 Juillet 2016)  La rencontre de présentation du projet a eu lieu aujourd´hui  avec les chefs des 35 quartiers du 3e arrondissement au niveau de la Mairie. Dans l’optique de soulager la souffrance des communautés affectées par la crise depuis Décembre 2013, Oxfam a reçu un financement du Gouvernement  Irlandais (Irish Aid) pour la mise en œuvre d’un projet intégré de Sécurité Alimentaire, Moyens d’Existence et Protection.

Pour Harouna Tamboura, Coordonnateur des programmes de Sécurité Alimentaire d’Oxfam en RCA «  l’objectif de ce projet est de contribuer à augmenter et à garantir  l’accès aux ressources alimentaires et moyennes d’existences de 11.100 personnes soit 1850 ménages ( 500 ménages individuels et 45 groupements de 30 membres chacun) et améliorer les capacités des populations hôtes et déplacés en terme de prévention, mitigation des menaces liées  à la protection et au traitements inhumains ».

Des subventions seront octroyés aux différents bénéficiaires pour la reprise de leur activités génératrices de revenu et ils recevront également de renforcement de capacité dans l´élaboration et suivi des plans d´affaire, la comptabilité simplifiée et en vie associative.

Pendant la présentation, Marie Joseph Fidta Kona, première conseillère de la Mairie  du 3ème arrondissement a déclaré :

« La crise a fait que la population du 3ème a tout perdu. De nombreuses personnes et ménages ont fuit leur quartier et sont encore déplacée dans d’autres endroits. Une partie des déplacés s’est retourné dans certains quartiers mais la situation reste difficile pour ces personnes par manque de travail et le faite que de nombreuses maisons ont été détruit. Ce n’est pas la première fois que Oxfam nous appui. Ce projet est la bienvenue pour la population parce qu’il va nous à aider à récupérer nos moyens de vie »

Oxfam est présent dans le pays depuis janvier 2014 suite aux événements survenus en décembre 2013. Plus 300.000 personnes ont pu bénéficier des actions de l’ONG à travers tout le pays : Bangui, Bria, Paoua et Batangafo.

Depuis janvier 2014, Oxfam intervient dans les sites de déplacés de Bangui à travers les projets d’eau, d’assainissement et protection ainsi que dans les  quartiers dits « de retour », afin d’accompagner les mouvements de retour des  déplacées en leur offrant des services sur leur lieu de réinstallation, dans les 3ème, 5ème  et 8ème arrondissements et dans la commune voisine de Bimbo.

Les différentes interventions d´Oxfam ont pour objectif est de contribuer à soulager les souffrances et créer des conditions durables au retour des personnes déplacées, à la cohésion sociale et à la relance économique, et plus spécifiquement d’améliorer l’accès aux infrastructures de base, aux biens essentiels et aux moyens d´existences pour les ménages vulnérables les plus affectés par le conflit.

Júlia Serramitjana | Media Officer OXFAM |Quartier SICA II, Nº667, Derrière Fédération de Scoutisme | Bangui, République Centrafricaine (CAR), Phone: (+236) 72 85 09 55 email: medocf@oxfamintermon.org, skype: julia.serramitjana  webmail: www.oxfam.org
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Centrafrique : audit de la transition,la chronique d’un échec annoncé.

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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 Centrafrique: Audit de la transition, la chronique d’un échec annoncé.

Bangui, le 28 juillet 2016. 11:50′.

Par: Gisèle MOLOMA.

Annoncé en grande pompe pour marquer les esprits des Centrafricains et de la Communauté internationale, l’audit de la transition souhaité par le Président Faustin Archange TOUADÉRA semble se rediriger vers un cul de sac. En cause, le choix du terme de références de cet audit et de l’auditeur. Qui va auditer qui? C’est la principale problématique qui bloque, semble-t-il, le démarrage de cet audit de la transition.

Auditer c’est bien, c’est d’ailleurs ce que des nombreux centrafricains souhaitent mais encore faut-il définir et expliquer aux à ces derniers de quel audit parle-t-elles? Ces Autorités. Généralement avant d’effectuer un audit, il faut définir le terme de références de cet audit et le publier. Or, trois mois se sont écoulés depuis l’annonce en grande pompe de cet audit imaginaire, aucun centrafricain est en mesure de confirmer si un avis d’appel a été lancé pour le recrutement d’un auditeur.

Il est plus que nécessaire d’informer les centrafricains, pour des raisons de crédibilité et de transparence, sur la procédure de sélection de l’auditeur. S’agit-il d’un auditeur national, parlementaire ou international?

Selon des informations des sources concordantes, le Président Faustin Archange TOUADÉRA souhaite former seulement un Comité de contrôle et de vérification afin que celui-ci effectuera l’audit imaginaire promis. Si dans toutes les hypothèses le choix du Président Faustin Archange TOUADÉRA de former seulement un Comité de contrôle l’emporte, cela confirmerait de facto notre doute quant à la crédibilité de cet audit d’autant plus que certaines langues nous ont confirmés que le but de ce fameux audit de la transition serait de dédouaner l’ancienne Présidente de la transition Catherine Samba-Panza de tout soupçon de détournement des fonds publics. Cette dernière, visiblement confiante d’elle, n’a cessé de se glorifier partout que c’est grâce à elle que tout ce monde est en train de manger.

Selon l’ancienne Présidente de la transition, le Président Faustin Archange TOUADÉRA n’a eu que moins de 5% au premier tour de la dernière présidentielle de 2016. Et c’est grâce à elle, l’ambassadeur sortant de la France en Centrafrique Charles Malinas et le Président congolais Dénis Sassou N’guesso que le président TOUADERA est devenu Président. De ce fait, quoi qu’il fasse, machination dans machinations, maquette dans maquettes, l’ancienne Présidente de transition et toute son équipe seront blanchis comme neige après ce fameux audit de transition. Pour y aboutir, instruction est donnée à tous les membres du gouvernement Sarandji de continuer à travailler avec l’équipe de la transition jusqu’à ce qu’elle arrange totalement leurs documents compromettants.

Soupçonnée de pomper suffisamment dans ses multiples portefeuilles personnels des fonds publics, l’ancienne Présidente de la Transition Madame Catherine Samba-Panza est actuellement la première femme centrafricaine la plus riche de Centrafrique. Elle est à la tête d’un puissant groupe immobilier comprenant plusieurs dizaines des villas de luxes d’une valeur totale estimative de 5 milliards de francs CFA dans 5 pays de la planète dont la France sans compter les mobiliers.

Copyright CNC.

Centrafrique:Don des matériaux de construction pour reabilitation de camp kassaï offert par la Minusca à la faca.

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Centrafrique : des matériaux de construction pour la réhabilitation du camp Kassaï offert s par la Minusca.

 

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Bangui,28 juillet 2016. 13:13′.

par:Éric Ngaba.

Le processus de la réhabilitation des Forces Armées Centrafricaines (FACA) se poursuit aussi dans divers angles. De par la restructuration des FACA, la réhabilitation des infrastructures de formation de l’armée nationale est lancée pour accompagner ce processus. A cet effet, la Minusca a fait un don des matériaux de construction pour la réhabilitation des bâtiments du camp Kassaï et du camp d’éclair de Bouar, le 26 juillet 2016 à Bangui. Les travaux de réhabilitation démarrent le 27 juillet 2016 au Camp Kassaï dans le 7ème arrondissement de Bangui.

La cérémonie de remise de ces matériels de construction aux autorités militaires centrafricaines, par la Représentante spéciale adjointe de la MINUSCA, Diane Corner, a eu lieu au Camp Kassaï dans le 7ème arrondissement de Bangui. La cérémonie s’est déroulée en présence des cadres du ministère de la défense nationale, des officiers de la force européenne EUTM. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la relance des travaux de réhabilitation du pôle de formation du Camp Kassaï. Les matériels offerts seront utilisés dans les travaux tels que le bâtiment, la peinture, la charpenterie, la menuiserie, la plomberie, l’électricité et aussi la quincaillerie.
Ces matériels de construction d’une valeur de 41.556.650 Francs CFA permettent aux autorités centrafricaines de réhabiliter les bâtiments du Camp Kassaï à Bangui tombé en ruine depuis la prise de pouvoir en force par l’ex coalition seleka. C’est sur les fonds propres de la Minusca et grâce au budget dédié à la Réforme du secteur de sécurité en République Centrafricaine. Selon Diane Corner, ce don s’inscrit dans le cadre de l’apport de la Mission à la Réforme du secteur de la sécurité et du soutien aux Forces armées centrafricaines (FACA).
Les travaux visent notamment la réhabilitation d’un bloc administratif du Bataillon des services et de soutien, trois salles de cours d’une capacité de 50 places assises chacune, ainsi que deux dortoirs de 126 places chacun. Les travaux vont débuter dès mercredi 27 et doivent durer plus de deux mois.
«La Minusca s’engage une fois encore, à soutenir l’état centrafricain et les FACA, à retrouver leurs capacités opérationnelles». Elle a réitéré l’engagement de la Mission à soutenir les autorités centrafricaines dans leurs efforts de restructuration et de transformation de leurs forces nationales de sécurité en des forces professionnelles et protectrices des populations civiles. Fort de cet engagement, la Minusca se tient aux cotes des FACA afin qu’elles  retrouvent dignité et fonctionnalité», a déclaré la Représentante spéciale ajointe du Secrétaire général des Nation Unies, Diane Corner.
Du côté des autorités centrafricaines ayant réceptionné cet appui, c’est tout un sentiment de réjouissance exprimé par l’Inspecteur général des armées, le Général de division Jean-Pierre Dolle-Waya. « L’intervention de la communauté internationale et de la Minusca en Centrafrique a permis à notre pays de sortir de la crise que nous avons connue. Le soutien multiforme au Centrafricains de sortir de l’abîme».
Cet appui en matériel de la Minusca intervient après l’’octroi de fonds d’un montant de 65 millions de FCFA, par la France au gouvernement centrafricain pour la construction d’un Centre de reconversion au profit des FACA. Certes, cet appui multiforme accompagne le processus de la restructuration des FACA en cours. Au-dessus tout, le Centrafricain lambda n’attend que la levée de l’embargo avec toile de fond le réarmement de ses forces de défense et de sécurité que sont les FACA, les gendarmes et les policiers afin de défendre l’intégrité du territoire national et sauvegarder la souveraineté nationale.

Centrafrique :pourquoi le président Faustin Archange TOUADÉRA est -il sévèrement critiqué ?

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Centrafrique: Pourquoi le Président Faustin Archange TOUADÉRA est-il sévèrement critiqué?

 

 

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Bangui, le 19 juillet 2016. 13:11′.
Publié par: Corbeau News Centrafrique (CNC).
Ecrit par: Gisèle MOLOMA.

Depuis une semaine, le Président Faustin Archange TOUADÉRA est sous le feu des sévères critiques provenant de partout. Du milieu politique à la presse écrite en passant par la Société civile, les mêmes mots reviennent: l’échec total des 100 premiers jours du Président Faustin Archange TOUADÉRA au pouvoir. Au même moment, les partisans de ce dernier sont aussi aux fronts pour défendre le bilan de leur ami Président qu’ils jugent positif. Cette guéguerre de communication nous pousse à expliquer aux Centrafricains pourquoi le Président Faustin Archange TOUADÉRA est- t-il été sévèrement critiqué?

Depuis plus de 30 ans en Centrafrique, tous les régimes qui se sont succédés n’ont jamais accepté des critiques quant à leur manière de diriger ce pays. Pourtant, critiquer le Président c’est faire ressortir son défaut, ses erreurs commises pour plus d’attention. Diriger un pays c’est comme piloter un avion, un bateau ou un véhicule. Un Président de la République avant d’accéder au pouvoir, devrait disposer d’au moins un Programme Politique crédible et définir en même temps de quelles manières celui-ci va être réalisé, à quel moment, avec quelle méthode et moyen. Tout doit être fait en tenant compte de la réalité du pays et de ses priorités.

Le Président Faustin Archange TOUADÉRA avant d’être élu, on présume qu’il avait en sa possession tous ces éléments indispensables. Pourquoi à seulement 4 mois, le Président Faustin Archange TOUADÉRA est-il sévèrement critiqué?

Élu pour sortir le Centrafrique de la crise politico-sécuritaire qui a secoué le pays depuis 2013, le Président Faustin Archange TOUADÉRA incarnait à lui seul l’espoir de tout un peuple, un peuple meurtri, un peuple au bord du génocide qui n’a rien demandé de plus que la paix, la sécurité et la réconciliation nationale. Curieusement, deux semaines après son accession au pouvoir, le Président Faustin Archange TOUADÉRA avait perdu toute sa crédibilité aux yeux de ses compatriotes centrafricains qui lui ont reproché pleine des choses en commençant par sa méthode de travail, sa manière de ne nommer à des postes de responsabilité dans l’Administration publique que ses proches parents et amis, ses lenteur et hésitation criardes dans sa prise de décision malgré l’urgence signalée, l’amateurisme ambiant, le laxisme chronique vis à vis des criminels, les voyages incessants à l’étranger même pour un petit truc et sa politique de roublardise. En il accorde beaucoup de privilège à ses anciens amis du parti KNK crée par l’ancien Président François BOZIZÉ. À seulement quatre mois, le Président Faustin Archange Touadéra a affiché tout ce dont les Centrafricains avaient reproché au régime défunt du Général François BOZIZÉ en 10 ans.

Les centrafricains seraient sur le point d’enterrer définitivement sur le plan politique le Président TOUADÉRA d’autant plus qu’il commence à recevoir des hurlements publics à chaque passage de son escorte qui est de plus en plus blindé.

Entré en fonction le 30 mars dernier après sa victoire contestée à l’élection présidentielle de 2015-2016, le Président Faustin Archange TOUADÉRA n’a produit aucun résultat visible depuis son accession au pouvoir il y’a quatre mois. Mais plus grave politiquement, Il capte certaines réalisations de la transition pour embellir son discours bilan-programme et brondir comme fruits de ces cent jours notamment la signature de l’Accord avec le Fonds Saoudien pour le Développement, l’installation des lampadaires solaires au niveau de l’hôpital général de Bangui, du Lycée des Martyrs, des Commissariats des huit Arrondissements de Bangui et de l’Avenue des Martyrs; le remplacement des cinq turbines de l’usine de Boali 1 sur financement de la Banque mondiale; la réhabilitation de trois groupes de la centrale thermique de Bangui sur financement de la BAD; l’installation des lampadaires solaires photovoltaïques au PK 26 route de Boali en vue de la réouverture du site douanier et à Nguerengou, route de Damara pour ne citer que ces exemples. Le volet de désarmement des groupes armés est bloqué faute de consensus entre le pouvoir et les groupes armés, Il demande aux centrafricains de lui accorder 6 mois pour cela. Les personnes déplacées quant à elles sont perdues. Leur nombre s’accroit dans des camps partout au pays sans savoir à quand ils vont rentrer chez eux en sécurité.

La souffrance continue pour les Centrafricains.

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Centrafrique: Tentative de meurtre à Bangui, le capitaine Olivier KOUDEMON alias Gbangouma visé par une plainte au tribunal.

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(Corbeau News Centrafrique)

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RCA:Tentative de meurtre à Bangui, le capitaine Olivier KOUDEMON alias Gbangouma

visé par une plainte près du Tribunal de Grande Instance de Bangui.

Bangui, le 27 juillet 2016. 11:13′.

Par: Gisèle MOLOMA.

Enlevé dans le premier arrondissement de Bangui en public et dans son plein mouvement par le capitaine de la gendarmerie Olivier KOUDEMON alias Gbangouma et torturé pendant des heures au quartier Boy-Rabe, Monsieur Bernard ROCKOE GOUNSSEM vient de déposer une plainte à la Justice pour tentative de meurtre, enlèvement, séquestration, coups et blessure volontaires sur un sujet civil non armé. Une affaire qui risquerait de porter un coup dur à la carrière du capitaine tortionnaire Olivier KOUDEMON.

Raclé et maintenu à terre en haleine pendant deux bonnes minutes au centre-ville par un gendarme français en 2003, le capitaine Olivier KOUDEMON alias Gbangouma a été secouru par un autre Gendarme français après avoir entendu le renflement pré-mortel de ce fameux capitaine Gbangouma maintenu à terre. L’homme qui pleurait et renflait comme un gibier atteint à terre devant un gendarme français lorsqu’il avait voulu le provoquer, retrouve curieusement ses carapaces de tortionnaire sur les paisibles citoyens centrafricains, après trois ans de vie clandestine.

Ancien garde du corps de l’ancien Président Général François Bozizé, le capitaine Olivier KOUDEMON alias Gbangouma fut le premier soldat à tirer ses grègues devant l’avancée des Séléka en 2013. A la tête d’un détachement dans l’Ouham, Il a coupé par Paoua avec ses éléments, armes et tenues cachées par certains d’autres enfouies dans le sol au passage, pour atteindre le Cameroun via Ngaoundaye. Certains de ses éléments sont rentrés mais lui, par peur de mourir, a resté pendant longtemps dans la clandestinité au Cameroun. Il n’est rentré à Bangui qu’apres l’apparition de la milice Anti-Balaka et s’est autoproclamé l’un des commandants impitoyables dit « Comzone ». Auteur de plusieurs crimes relevant de la Cour Pénale Internationale, le capitaine de la gendarmerie des Balakas Olivier KOUDEMON alias Gbangouma a retrouvé sa liberté de circuler dans Bangui après l’élection du Président Faustin Archange TOUADÉRA dont il fait partie de ses gardes rapprochés.

Malgré son passé chaotique et rempli des crimes de haut calibre, le Capitaine Olivier KOUDEMON alias Gbangouma refait parler de lui depuis une semaine. Le 23 juillet dernier, le criminel capitaine a enlevé Monsieur Bernard GOUNSSEM ROCKOÉ vers le Ministère des transports proche du BARC suite à un mauvais comportement sur la route provoqué par ce même criminel Capitaine qui se croyait demi-Dieu. Amené au fond du quartier Boy-Rabe dans une concession privée, le sieur Bernard GOUNSSEM ROCKOÉ a été torturé par le capitaine Olivier KOUDEMON et ses éléments rapprochés pendant des longues heures, qui crient en le frappant que le phénomène de « tu me connais est réapparu en tu m’as oublié ? ».

Monsieur Bernard GOUNSSEM ROCKOÉ a eu la vie sauve grâce à la présence inattendue des habitants de ce quartier. Blessé gravement sans pronostic vital engagé, l’homme a décidé de porter plainte devant la Justice contre le capitaine KOUDEMON pour tentative de meurtre. Si la Justice ferait son travail correctement, ce fameux capitaine qui n’a jamais mis pied dans une École des Officiers risquerait d’encourir 15 ans de prison ferme avec à la clé une radiation définitive dans le corps de la Gendarmerie.

Afin de vous éclairer sur ce malheureux événement, la Rédaction de votre journal en ligne Corbeau News Centrafrique (CNC) a décidé de mettre en dessous de l’article une copie de la plainte déposée au Tribunal par la victime Monsieur Bernard GOUNSSEM ROCKOÉ contre le capitaine KOUDEMON.

 

Copyright CNC.

 

Bangui, le 23 juillet 2016

GOUNSSEM ROCKOE Bernard

TEL : 75 50 76 57

Bangui

A

Monsieur le Procureur de la République

Bangui

Objet : Plainte contre Capitaine KOUDEMON Olivier alias GBANGOUMA.

Monsieur le Procureur,

J’ai l’honneur de venir par la présente auprès de votre personnalité déposer plainte contre le Capitaine KOUDEMON Olivier de la Gendarmerie Nationale, alias GBANGOUMA, pour les faits suivants :

Le samedi 23 juillet 2016 aux environs de 09 heures, je traversais la route à l’intersection de l’entrée de la radio Ndeke Luka et le ministère du transport pour assister ma mère en partance de Garamboulaï au niveau du BARC. Au même moment, GBANGOUMA débouchait de la rue venant des 200 villas dans un véhicule pickup de marque Mitshubishi double cabines avec trois (03) personnes à bord sans indiquer par le clignotant le sens de son trajet. Brusquement, je m’étais rendu compte qu’il virait à gauche dans le sens du lycée B. BOGANDA et j’ai du courir pour éviter d’être heurté par son véhicule roulant à toute vitesse. Il s’est arrêté et a commencé à m’invectiver. Aussitôt, il est descendu du véhicule, m’a frappé violement au visage trois fois de suite, j’étais aveuglé par ces coups, il m’a raclé les jambes et je suis tombé. Ses éléments sont descendus aussi du véhicule et m’ont roué des coups alors que j’étais au sol. Jusqu’à ce moment, je ne savais pas qui il était car ne l’ayant jamais connu auparavant. Après m’avoir roué des coups, ils vont me mettre dans la caisse de leur véhicule, malgré l’interposition de quelques personnes présentes sur les lieux, et prendre la direction de Boyrabe. Ils m’ont emmené dans un premier temps dans une concession en face d’une église des frères où deux des trois éléments au départ dans le véhicule vont descendre et deux nouveaux en tenue militaire vont embarquer. Après, ils vont me conduire dans une autre concession où ils vont me dépouiller de mes deux téléphones, de mes chaussures, de mon argent et de mon pantalon jean sur ordre de GBANGOUMA avant de me frapper. Les deux militaires m’ont immobilisé au niveau des jambes et du cou alors que j’étais allongé à même le sol et c’est GBANGOUMA, après avoir enlevé son teeshirt de type Lacoste et resté en maillot de couleur blanche, s’est mis à me frapper sous les pieds, les fesses ainsi que les bras avec un gros gourdin taillé dans du bois rouge. La scène a ameuté les jeunes du quartier, qui ont grimpé le mur de la clôture et les arbres environnants pour certains, et d’autres à travers les écarts du portail en fer, cherchaient à voir ce qui se passait. Fatigué de me rouer des coups, ses deux éléments vont le relayer en dépit de mes multiples supplications. Ils m’ont bastonné pendant plus de 45 minutes dans une étable et c’est grâce à l’intervention du voisinage qu’ils vont me jeter dehors dans un piteux état et en sous vêtement. Une maman dans le parage va me recueillir dans un premier temps, puis certains jeunes vont m’aider à quitter les lieux en taxi moto pour me ramener chez mon oncle au camp Fidèle OBROU. Car ils redoutaient que mon bourreau, GBANGOUMA, puisse se raviser de sa décision de me laisser libre et venir m’achever. Ne pouvant pas tenir seul derrière la moto, l’un des jeunes dénommé Brice, dans la peur des représailles de GBANGOUMA, va prendre son courage de monter sur la moto afin de me soutenir jusqu’à l’arrivée. Il m’a laissé son numéro de téléphone en cas de besoin.

Pour beaucoup de personnes ayant assisté à la scène, c’est la présence d’une importante foule qui a empêché GBANGOUMA de me tuer. Tout ceci pour avoir seulement passé devant son véhicule alors qu’il roulait sans indiquer le sens de sa direction et en pleine vitesse.

J’ai une femme et trois enfants qui sont à ma charge et je me débrouille au quotidien pour subvenir à leur besoin. Mon état de santé après cette bastonnade m’inquiète et je crains ne plus être à mesure de faire usage de mes membres comme par le passé aux fins de m’occuper de ma petite famille.

Je vous saisis pour que la justice soit dite, car je reste persuadé que la République Centrafricaine est un Etat de Droit et de justice.

Veuillez croire, Monsieur le Procureur, à l’expression de ma parfaite considération.

Bernard GOUNSSEM ROCKOE

Centrafrique: Arrestation du député de Nola 3 Éric Poguolapar par les Gendarmes.

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique: Arrestation du député de Nola 3 Éric Poguolapar

par les Gendarmes.

Bangui, le 26 juillet 2016. 10:21′.

Par: Gisèle MOLOMA.

La Centrafrique peut toucher le fond, oui le fond mais pas jusqu’au point où les Députés de la République se comportent désormais aux gangsters. La preuve en est que le député de Nola 3 Monsieur Éric Pouguola a été arrêté par les Forces de l’ordre de Nola en flagrant délit de détention des chargeurs remplis de minutions d’armes automatiques. Il a été par la suite libéré beaucoup des questions restent en suspens.

Devenir Député de la République, c’est être un exemple, une idole pour des milliers de jeunes qui souhaitent vous emboiter le pas dans l’avenir et être au service de son pays. Mais en Centrafrique, pays de paradoxe et d’anomalie, c’est l’antipode. Les chefs des gangsters peuvent devenir députés, les trafiquants tout comme les fugitifs le peuvent aussi.

Cette facilité déconcertante avait permis à de nombreux chefs rebelles Séléka et Anti-Balaka d’être élus députés de la République malgré qu’ils aient commis des nombreux crimes relevant de la Cour Pénale Internationale. Le Député de Nola 3 Éric Pouguola est l’un des candidats du groupe Anti-Balaka à la dernière législative à être élu député de la Nation et est un exemple palpable des députés gangsters qui n’ont jamais cessé leurs vieilles habitudes de criminalité.

Juste après la fin de la 4e session extraordinaire de l’Assemblée Nationale consacrée exclusivement à la Sécurité, ‘honorable Éric Pouguola avait quitté Bangui pour regagner sa circonscription de Nola 3. Suffisamment armé, il continue de terroriser la population locale. Les gendarmes dans leur contrôle dans la ville, ont mis la main sur le député Éric en possession de plusieurs chargeurs bien garnis des minutions d’armes de guerre dans son véhicule. Connu pour être un Chef Anti-Balaka, le député a été conduit au poste de la gendarmerie de Nola centre. Une fois arrivé au poste, Éric Pouguola se présentait aux gendarmes comme député de Nola 3. Après étonnement, ces gendarmes contactent le Bureau de l’Assemblée Nationale à Bangui pour vérification. Il a été libéré après confirmation du Bureau de l’Assemblée et sur l’instruction du PAN Karim MECKASSOUA. Plus d’un centrafricains s’interroge sur le comportement de certains de leurs élus. Est-il légal pour un Député de détenir une arme de guerre?

Sur les 140 Députés nouvellement élus à l’Assemblée Nationale, 5 sont des Anti-Balaka et 1 Séléka. Ce qui compliquera les tâches de la nouvelle Cour Spéciale de la Justice qui sera mise en place prochainement afin de juger les potentiels criminels en RCA. Selon l’Amnesty International, la milice Anti-Balaka tout comme l’ex-coalition Séléka ssont à l’origine de nombreux crimes dont les crimes de guerre et crime contre l’humanité.

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Centrafrique : le processus du pré-DDR se poursuit avec 3154 ex-combattants enregistrés

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Centrafrique : le processus du pré-DDR se poursuit avec 3154

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Bangui, le 26 juillet 2016. 22h:11′.

Les opérations du pré-DDR se poursuivent sur le territoire centrafricain. 3.154 ex-combattants antibalaka et seleka sont enregistrés dans le programme pré-DDR lancé depuis octobre 2015 par la Minusca. Cette donnée statistique a été annoncée au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Minusca le 20 juillet 2016, par le porte-parole Vladimir Monteiro.

Selon Monteiro, une délégation des autorités de Bangui s’est réunie à Bria avec les autorités locales et notamment le président du comité pour le pré-DDR local, les représentants d’ex-combattants ainsi que leurs superviseurs afin de discuter de la nécessité de poursuivre les efforts de sensibilisation et collecte d’armes. Les combattants ont été invités à mettre un terme aux actes de violence commis dans leurs localités.
D’autres initiatives ont eu lieu à Bouar, avec une rencontre avec les responsables du Ministère de l’Education nationale sur l’élaboration d’un programme d’alphabétisation pour des ex-combattants, et à Birao, où plus de 50 participants au pré-DDR ont aménagé près de 4.000 mètres carrés de terres pour la culture d’arachides, dans le cadre de la campagne «Birao Propre ». Institué par la MINUSCA, ce volet pré-DDR vise à démobiliser ces ex combattants et les réinsérer dans des domaines d’activités de leur choix. Le déroulement du profilage de ces ex-combattants a commencé à Boy-rabe dans le 4eme arrondissement de Bangui avant de s’étendre dans d’autres locations du pays.
Ce programme est initié dans le cadre du programme de réduction de violence communautaire. L’initiative est au profit de 3000 bénéficiaires Antibalaka, Seleka et des communautés du Km5, dans le 3ème arrondissement de Bangui. Il s’agit d’établir un plan de passage zone par zone pour enregistrer les groupes armés, notamment les Antibalaka et Seleka selon leur profil, leurs compétences afin de les aider à travers les activités génératrices de revenus qui seront mises à leur profit.
Au nord de Centrafrique, le lancement des processus d’enregistrement d’ex-combattants dans le cadre de projets de réduction de la violence communautaire, a eu lieu dans la région de Paoua. Dans cette région, l’enregistrement des premiers bénéficiaires a débuté dans le village de Pende avec les ex-combattants du « Groupe des Patriotes » dirigé par Fidel. Ils sont au nombre de 317 dont 264 hommes et 53 femmes.
Ce projet financé à hauteur de 3,5 millions de dollars par le Fonds de consolidation de la Paix des Nations Unies, est exécuté en partenariat avec l’Office international des migrations (OIM). Il couvre les préfectures de l’Ouham, l’Ouham-Pende et de la Nana-Mambéré. Il offrira des opportunités économiques à environ 7.000 personnes, combattants et membres des communautés. Au-delà de son aspect financier, le programme de réduction de violence communautaire constitue un mécanisme de consolidation du dialogue inter et intracommunautaire dans les zones à haut risque. Il contribue, de ce fait, à la stabilisation et à la restauration de la sécurité dans les zones ciblées.
Le processus du profilage socioprofessionnel des ex combattants Antibalaka et Seleka a été lancé octobre 2015 en prélude au programme du Désarment Démobilisation et Réinsertion où certains ex combattants ne feront pas partie.

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Centrrafrique: imminence du remaniement gouvernemental,7 ministres risqueront de quitter le navire.

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Centrafrique: imminence du remaniement gouvernemental, 7 Ministres

risqueront de quitter le navire.

Bangui, le 25 juillet 2016. 12:11′.

Par: Gisele MOLOMA.

Cela fait déjà quelques semaines que nous l’avions annoncé dans nos colonnes que le gouvernement sera remanié légèrement. Selon nos sources,ceci pourrait se faire dans quelques jours, voir quelques heures et sept Ministres seraient sur le point de céder leurs places au sein du gouvernement SARANDJI 2.
Dans quelques jours, pour ne pas dire quelques heures, le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji dévoilera la liste complète de sa nouvelle équipe gouvernementale remaniée. Celle-ci serait portée à 30 Ministres au lieu de 23 actuellement. En même temps, sept autres Ministres du gouvernement actuel seraient remerciés pour manque de résultat, cela fera au total sept Ministres sortants contre 14 entrant. Afin de s’adapter à cette nouvelle structure gouvernementale qui sera mise en place, plusieurs Ministères seront scindés en deux tels que le Ministère de la Sécurité publique et de l’Administration du territoire, le Ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherches scientifiques…
Selon nos sources à la Présidence de la Republique, le Ministre Serge BOKASSA conservera son poste mais uniquement à l’Administration du territoire, la sécurité publique sera détachée pour en faire un Ministère à part entière. D’autres Ministres conserveront leurs postes aussi tels que ceux des Finances, de l’Habitat, de la Santé…, le cas de la Ministre de la réconciliation serait en discussion entre le President Faustin archange TOUADÉRA et son Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI.
En tout cas la bataille du positionnement serait ouverte et les Gourous sont en activité déjà.

Formé il y’a trois mois, le premier gouvernement de l’ère TOUADÉRA et dirigé par son proche ami le Griot Simplice Mathieu SARANDJI a été régulièrement la cible des critiques médiatiques pour manque d’efficacité. Il est composé des représentants de plusieurs partis politiques centrafricains.

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RCA: la promesse des 140 Pick-Up des députés, l’incertitude persiste à l’Assemblée Nationale.

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Centrafrique: La promesse des 140 Pick-Up des Députés, l’incertitude

persiste à l’Assemblée Nationale.

Bangui, le 23 juillet 2016. 14:55′.

Par: Gisèle MOLOMA.

En faisant une promesse on contracte une dette. C’est sur ce proverbe français qu’un honorable Député nous a répondu lorsque nous lui avions posé la question sur la promesse du Président de l’Assemblée Nationale l’honorable Karim MECKASSOUA. Promesse des Pick-Up, promesse du doublement des primes de sessions parlementaires, etc., les élus de la Nation promotion 2016-2021 ne semblent rien oublier de la promesse faite par le Président de leur Institution le plus haut honorable Abdoul Karim MECKASSOUA lors de la campagne électorale du perchoir. À quand finalement la livraison des 140 Pick-Up promis aux Honorables?
Élu au perchoir il y’a trois mois par ses Collègues députés, le Président de l’Assemblée Nationale Monsieur Abdoul Karim MECKASSOUA était l’unique candidat qui a plus multiplié, nous dirons par mille, ses promesses à l’endroit de ses collègues Députés en vue de son élection à la Présidence de l’Assemblée Nationale. Or parmi toutes ces promesses, celle de 140 Pick-Up qui a retenu plus vite l’attention de ses paires élus de la nation lors de cette campagne. Selon cette promesse, chaque député, s’il est élu Président de l’Assemblée Nationale, aura un Pick-Up tout neuf livré dans l’enceinte de ladite Institution. Valeur unitaire estimée à 60 millions de franc CFA soit une bagatelle de près de 9 milliards de francs CFA pour l’ensemble des 140 députés de la République.
Trois mois déjà passé depuis que l’honorable Karim MECKASSOUA a pris le règne de l’Assemblée Nationale, les promesses qu’il a faites tardent à se concrétiser et les signes de méfiance se lisent petit à petit sur les figures des parlementaires. Pour certains députés contactés par CNC, les promesses faites par le Président MECKASSOUA seraient politiques, et donc probablement non sérieuses. Tandis que d’autres, la promesse est une dette, le Président Meckassoua serait contraint de les réaliser d’autant plus que sa réputation y est collée.
Au Cabinet du Président de l’Assemblée Nationale Karim MECKASSOUA, on nous rassure que toutes les promesses faites par ce dernier seront tenues, en particulier celle des 140 Pick-Up qui doivent être remis aux Députés. Il est hors de question de parler des promesses politiques lorsque le Président MECKASSOUA, soucieux du délabrement de nos Institutions, a assuré ses collègues députés de son soutien tant matériel que financier dans l’exercice de leur travail sur le terrain, a conclu l’une des proches collaborateurs du Président Karim MECKASSOUA.
En tout cas le doute gagne du terrain parmi les députés quant aux promesses faites par le Président MECKASSOUA et qui tardent à se concrétiser.
Élu à plus de 50% des voix des députés sous la bannière du “Chemin De l’Espérance”, une coalition qu’il a créée, le Président Abdoul Karim MECKASSOUA était devenu de facto la deuxième personnalité de la République après le Président TOUADÉRA dans l’ordre protocolaire.

Voici la réponse du président de l’Assemblée nationale À Monsieur Poussou.

 

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Voici le point juridique à la Riquette deux mais c’est Poussou:

 

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FullSizeRender-3Voici la Riquette présenté par Monsieur Poussou auprès du président de l’Assemblée nationale:

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Centrafrique

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Centrafrique : Observations de Mr. POUSSOU relatives à la note du conseiller juridique du PAN
Bangui, le 25 juillet 2016. 7:40′.
Par: Adrien POUSSOU

J’ai eu connaissance, ce mercredi 21 juillet 2016, de la note du conseiller juridique du président de l’Assemblée nationale relative à ma correspondance au sujet du contreseing frappant certains actes administratifs du Président de la République.

Bien que je note avec satisfaction la diligence dont a fait preuve le deuxième personnage de l’État — ce qui démontre son sens de responsabilité et son attachement aux principes démocratiques — je ne puis cacher l’étonnement que me cause la démonstration, un peu hors sujet et peu convaincante, on le verra, de son conseiller.

Tout comme je remarque, pour le regretter, qu’un avis juridique sollicité par le président de l’Assemblée nationale et qui devrait en principe rester dans le secret de son cabinet se soit ainsi retrouvé sur la place publique. L’enseignement que j’en tire, au-delà de la manifestation de cette tendance à l’autoglorification de l’auteur dudit avis, c’est qu’en matière de gestion des affaires de l’État, nous avons encore du chemin à faire. Car la publication du seul courrier du président de l’Assemblée nationale aurait amplement suffi. Puisque c’est à lui et non à son collaborateur que ma correspondance a été adressée.

Je découvre par ailleurs, avec un réel amusement, l’empressement de « Takaparler » à se faire l’écho de la note du conseiller juridique ainsi que de la réponse du président de l’Assemblée nationale alors que ce blog a refusé, obstinément, de publier ma correspondance, y compris ma réaction consécutive à la décision de la Cour Constitutionnelle de Transition. Un tel procédé va à l’encontre de l’éthique et de la déontologie du métier de journaliste. Si, comme nous le constatons, les intéressés voulaient assurer, dans les colonnes de Takaparler, une certaine publicité à la réponse du président de l’Assemblée nationale, l’objectivité et la rigueur journalistique auraient commandé qu’ils en fassent autant pour ma correspondance.

C’est pourquoi, je suis à la fois gêné et peiné de le dire – il est d’ailleurs de notoriété publique – que j’éprouve, pour le président de l’Assemblée nationale, une estime très particulière et une sincère et respectueuse amitié. Dans ma bouche, c’est tout sauf de la flagornerie. Mais l’amitié, quelque pu être sa densité exceptionnelle, ne va pas sans franchise.

Aussi, je tiens à préciser que c’est à dessein que j’avais saisi le président de l’Assemblée nationale aux fins d’une demande d’avis à la Cour Constitutionnelle de Transition. Même si, soit dit en passant, je ne puis l’ignorer, comme dirait le Général de Gaulle, qu’en Centrafrique, la confrontation des idées, dès lors qu’elle met en cause les errements accoutumés et les hommes en place, revêt le tour intransigeant des querelles théologiques.

Cela dit, en saisissant le président de l’Assemblée nationale, comme d’ailleurs la Cour Constitutionnelle de Transition, non point que je me fasse une illusion béate de la suite qui allait être réservée à ma demande, loin s’en faut, mais j’espérais de la part de son cabinet — dans le silence de ma conscience — une réponse définitive sur la question posée qui concerne, à mon sens, la mauvaise interprétation par les pouvoirs publics de certaines dispositions constitutionnelles.

J’ai cru ou voulu croire que le conseiller juridique de président de l’Assemblée nationale, homme de droit, donc supposé être droit, intellectuelle en ses postures et, suivant l’expression de Théophile Obenga, universitaire en ses grades et ès qualité doyen de faculté, professeur à l’École de Droit de la Sorbonne Université Paris 1 Panthéon — au sens le plus élevé que puissent revêtir ces titres dans mon esprit — allait m’aider, sur ce point précis, à surmonter mon incompétence en matière de droit constitutionnel.

Hélas, je constate que celui-ci a décidé de se faire, à l’instar de la Cour Constitutionnelle de Transition, au nom d’une sorte de loyalisme suspect à l’égard du pouvoir, non point un guide exigeant en matière du droit mais plutôt un porte-parole rassurant des désirs des hommes en place.

D’ailleurs, en citant mon nom une bonne quinzaine de fois dans sa note, on peut aisément imaginer que le conseiller juridique du président de l’Assemblée nationale nourrissait à mon égard un a priori défavorable et, même sans le dire, fait accroire, par sa démonstration erronée, à une opposition de ma part vis-à-vis du pouvoir en place.

I – Venons-en aux faits.

De quoi s’agit-il, serait-on tenté de s’interroger ? Dois-je signaler, pour être tout à fait honnête, que l’affaire avait commencé par une interpellation de l’une de mes grand-mères maternelles. En effet, il y’a un peu plus de deux mois, cette dernière que j’adore, ayant suivi sur les antennes de Radio-Centrafrique, la lecture d’un décret signé par le présent de la République et contresigné par son Premier ministre ainsi que le ministre des Finances, s’est étonnée qu’après l’élection présidentielle l’on continuait avec les pratiques de la Transition, jadis chancelante.

Étant moi-même démuni juridiquement et ne pouvant donc lui apporter une réponse satisfaisante, tout en lui promettant de revenir vers elle avec des éléments d’appréciation objectives, j’ai décidé de saisir ceux qui, à mes yeux, disposaient de l’expertise nécessaire en la matière, à savoir les juges constitutionnels.

À cet effet, j’ai adressé à la Cour Constitutionnelle de Transition, une demande d’avis sur les dispositions constitutionnelles relatives au contreseing frappant certains actes administratifs du président de la République.

J’y signalais que le Décret n°16.250 du 19 mai 2016 nommant ou confirmant certains fonctionnaires à des postes de responsabilité au Ministère des Finances et du Budget a été contresigné, à tort, par le Premier ministre ainsi que le ministre concerné.

J’y indiquais qu’en vertu de l’article 33 alinéa 16 de la Constitution, le Chef de l’État nomme aux fonctions civiles et militaires à l’exception de celles pour lesquelles la loi dispose autrement. Et qu’en application de l’article 49 de la Constitution, les actes que pose le Président de la République conformément aux dispositions de l’article 33 échappent au contreseing du Premier ministre et du ministre intéressé. Qu’à mon sens, le Décret n°16.250 du 19 mai 2016 n’avait pas à être contresigné. Et ce, pour la simple et la bonne raison que l’article 33 figure parmi les exceptions soulevées à l’article 49. Par conséquent, le contreseing de l’article 49 ne doit pas s’appliquer aux actes de nomination pris en vertu de l’article 33.

J’y soutenais qu’en raison du rôle éminent que la Constitution du 30 mars 2016 confie au président de la République et de la légitimité que lui donne son mode d’élection, il est souhaitable de lui laisser la main libre d’agir, dans les limites de ses prérogatives et des mécanismes de contrôles parlementaires prévus par la loi.

J’y expliquais par ailleurs que le contreseing était une mesure exceptionnelle prévue pour assurer la gestion du pouvoir de l’État pendant la Transition où régnait au début un détestable climat de défiance réciproque entre les plus hautes autorités de l’État. Même si dans la pratique quotidienne, le Chef de l’État signe le Décret en dernier ressort après les signatures du ministre concerné et du Premier ministre, le contreseing demeure, à mon humble avis, un gadget politique menaçant gravement la confiance qui constitue la pierre angulaire de toute coexistence au sommet de l’État. Selon moi, aller à l’encontre des dispositions de l’article 33 alinéa 16 de la Constitution est une erreur dont on constatera rapidement les fâcheuses conséquences.

Malheureusement, pour toute réponse, la Cour Constitutionnelle de Transition a déclaré ma demande irrecevable pour « défaut de qualité », invoquant à cet effet une « application combinée » des articles 97 et 98 de la Constitution; notion relevant plus de tournure linguistique que juridique.

Bien que reconnaissant l’autorité des décisions rendues par la Cour Constitutionnelle de Transition qui s’imposent à toutes les autorités politiques, administratives et juridictionnelles, je ne pouvais me satisfaire d’une telle conclusion. C’est alors que je me suis décidé de solliciter du président de l’Assemblée nationale une saisine de la Cour Constitutionnelle de Transition d’une demande d’avis sur les dispositions constitutionnelles relatives au contreseing frappant certains actes administratifs du président de la République.

II – DISCUSSION

Voies de recours

À ce stade et par honnêteté intellectuelle, je veux rendre hommage au conseiller juridique du président de l’Assemblée nationale dont une partie du raisonnement m’a permis de mieux appréhender les dispositions de l’article 98 de la Constitution et de mieux comprendre, in fine, la possibilité donnée par le législateur à des tiers de saisir la Cour Constitutionnelle. C’est tout à son honneur.

Néanmoins, je crains qu’il n’ait pu lire ma correspondance, pour rester poli… dans son entièreté. Sinon, il aurait pu s’apercevoir que ma démarche n’a strictement rien à voir avec ce qu’il en dit. Quand, par exemple, il fait savoir au président de l’Assemblée nationale, avec force argument, que celle-ci « est fondamentalement une démarche de contestation de certains actes du Chef de l’Etat, auxquels (je) reproche, selon lui, de ne pas respecter une formalité substantielle (le contreseing) prévue par la Constitution », il crée non seulement le doute dans l’esprit du deuxième personnage de l’État mais encore, il l’induit en erreur.

Car dans les faits, je ne conteste pas le non respect d’une « formalité substantielle » en l’occurrence le contreseing, prévu par la Constitution, loin s’en faut, mais je m’interroge plutôt sur le bien fondé de cette pratique qui consiste à faire contresigner les décrets du chef de l’État, élu aux suffrage universel direct et seul responsable devant le peuple de la politique menée dans le pays, par des gens qui ont reçu, grâce au pouvoir discrétionnaire du président de la République, une délégation du magistère que ce dernier tient du peuple centrafricain. Mieux, j’estime pour ma part qu’il s’agit là d’une mauvaise application par les pouvoirs publics des dispositions de l’article 49 de la Constitution. Ce qui est de nature à entretenir une insécurité juridique, dès lors que les actes administratifs du chef de l’État, encourent la nullité.

C’est dire que le conseiller juridique du président de l’Assemblée nationale aurait dû aller au bout de son raisonnement en interprétant les dispositions des articles 33 et 49 de la Constitution et de nous dire si, en faisant contresigner ses décrets par le Premier ministre et les ministres concernés, le président de la République fait une bonne application de la Constitution du 30 mars 2016. Ce faisant, il aurait fait, sans conteste, œuvre utile. Mais en se bornant à trouver des arguments pour convaincre son patron de ne pas donner une suite favorable à ma requête, celui-ci a oublié la seule question qui présente aux yeux de l’opinion une espèce d’intérêt : le Premier ministre et ses ministres doivent-ils contresigner les décrets du président de la République ?

2) en ce qui concerne la supposée erreur d’appréciation juridique

Comme on a pu le lire, le conseiller juridique du président de l’Assemblée nationale a estimé qu’« en définitive, toute cette affaire procède d’une erreur d’appréciation juridique » de ma part, « quant aux voies de droit » qui me sont « ouvertes pour faire statuer sur les contestations » que « j’élève ». Cette affirmation, pour fantaisiste qu’elle soit, relève de l’incompréhension originelle ayant conduit ledit conseiller à travestir l’esprit et la lettre de ma démarche.

À ce propos, il est à noter que selon le « vocabulaire juridique », la contestation dérive du latin contesteri qui signifie prendre à témoin dans un procès, s’affronter en justice en invoquant des témoignages. Or, mon intention n’a nullement été d’affronter le chef de l’État, par une procédure de contentieux, devant une quelconque juridiction. Du moins, ce n’est pas encore le cas. Par contre, ma démarche procédait d’une double aspiration : rendre accessible certaines dispositions constitutionnelles et renforcer les valeurs démocratiques de notre pays. Quand bien même que j’aurais été amené à saisir le Conseil d’État, comme le suggère le conseiller du président de l’Assemblée Nationale, j’ai la conviction que cette juridiction m’aurait opposée « un défaut de qualité ». Pis, elle aurait évoqué une absence de préjudice et devait au final rejeter la demande. Car la question que le Conseil d’Etat devait se poser est cel
le de savoir si j’ai personnellement subi un préjudice ou alors quelles sont les troubles que les « décrets contresignés » du chef de l’État ont-ils portés à mes droits fondamentaux ?

Ce qui renforce ma conviction de profane du droit que la procédure qui apparaissait être la plus efficiente est celle qui a été envisagée. Il n’y avait pas lieu, contrairement à la suggestion du conseiller du président de l’Assemblée nationale, de saisir le Conseil d’État.

3) à propos du manque de qualité de la Cour Constitutionnelle de Transition

Selon le conseiller juridique du président de l’Assemblée nationale, la Cour Constitutionnelle « reste en place pour exercer les compétences qu’elle tient de la Charte et qui trouvent encore à s’appliquer. Cela a été le cas en particulier en matière électorale. C’est dire que la CCT n’a pas compétence pour interpréter la Constitution du 31 mars 2016, ni pour porter aucune appréciation en rapport avec ses dispositions…. En effet, cette Cour a choisi de déclarer la demande d’avis irrecevable, ce qui laisse entendre que si cette demande avait été introduite par une autorité« ayant qualité » à le faire, il aurait été statué au fond. Autrement dit, en statuant sur la recevabilité, la CCT a implicitement mais nécessairement jugé que sa compétence était établie ».
Cet argument est autant spécieux qu’il est peu convaincant. Sauf à considérer que le serment de l’actuel chef de l’État, recueilli par la Cour Constitutionnelle de Transition, serait illégal. Puisque, ledit serment a été recueilli en vertu de la Constitution du 30 mars 2016. Ce qui laisse supposer que la CCT a bien qualité d’interpréter la nouvelle Constitution jusqu’à la mise en place d’une nouvelle Cour. C’est tout simplement du bon sens ! À moins, qu’en tenant un tel raisonnement, le conseiller juridique du président de l’Assemblée nationale, entendait rappeler au président de la République l’incongruité de la situation de l’actuelle CCT tant décriée et de la nécessité d’y mettre un terme. Si, comme je le suppose, c’était son intention, alors je puis lui dire que c’est ce que je crois.
CONCLUSION
Point n’est besoin de rappeler que la Constitution nouvellement promulguée constitue le socle du bon fonctionnement des institutions républicaines. Sa vocation est d’organiser la bonne marche de l’État. À cet effet, elle ne saurait, à mon humble avis, comporter des dispositions incertaines, susceptibles d’interprétations diverses, renforçant par-là même l’incertitude, le doute, et, créant finalement une insécurité juridique préjudiciable à la République.
J’ai bien conscience, et je l’ai déjà signifié, que dans un environnement adossé au quinquennat, où la tentation est grande pour le chef de l’Exécutif de placer ses fidèles jusque dans les ministères sans passer par le ministre, le contreseing pourrait-être vu comme un moyen ou un autre pour le nécessaire consensus républicain. Mais est-il utile ?
Pour toutes ces raisons, et eu égard aux craintes légitimes qui sont actuellement exprimées par un grand nombre de nos compatriotes, il me parait essentiel de faire trancher définitivement cette question par nos éminents juristes. D’ailleurs, cela reste et demeure ma seule motivation. Alors question : est-ce à bon droit que le président de la République fait contresigner ses décrets par son Premier ministre et ses ministres ?

Georges Adrien POUSSOU
Ancien Ministre.

 

 

 

Centrafrique: désarmement une discussion franche et participative s’impose

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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DÉSARMEMENT UNE DISCUSSION FRANCHE ET PARTICIPATIVE S’IMPOSE.

 

 

Par: Bertrand SELEMBY DOUDOU (Producteur indépendant)

Le cconseilde sécurité de l’ONU à travers la résolution 2281 avait prolongé le mandat des forces des Nations Unies en Centrafrique en redéfinissant leurs missions. Ce mandat arrive à échéance au 31 juillet 2016. Depuis son investiture, le President de la République a montré des signes de bonnes volonté pour procéder au désarmement des groupes armés mais sa méthode de fermeté absolue semble s’essouffler, s’embourber et pas adapter à la situation centrafricaine. Ainsi, on assiste à un dialogue de sourd entre les protagonistes de la crise et même les groupes armés se permettent de défier l’autorité de l’Etat en brandissant au passage des menaces de reprise des hostilités militaires. Peut-on régler une crise militaro-politique avec une fermeté absolue ?

La logique d’une négociation suppose des concessions, des compromis assortis de conditions. La jurisprudence africaine des discussions post-conflit privilégie traditionnellement des solutions politiques au détriment des solutions juridiques. Le désarmement des groupes armés c’est à dire la Séléka et les Anti-Balaka est un enjeu important et une condition indispensable à une paix durable. Ne perdons pas de vue que ces groupes militaires étaient seulement cantonnés mais pas désarmés, leur chaîne de commandement militaire est structurée, hiérarchisée et personne n’ignore les limites et le jeu ambigu des forces internationales : alors une discussion franche avec les groupes armés s’impose tout en préservant l’autorité de l’Etat dans toute sa rigueur. Le programme DDRR s’inscrit dans la logique de la consolidation de la paix après un conflit armée ou une guerre. Ce processus doit faire appel au rassemblement, identification et enregistrement des combattants, la destruction des armes récoltés, la réinsertion et la réintégration sociale des ex combattants sans oublier le rapatriement des mercenaires et combattants étrangers dans leurs pays respectifs. Il faut noter que ce programme ne fait pas de l’ombre à la mise en place de la cour pénale spéciale pour la Centrafrique et la réparation des préjudices subis par la population.

Nous sommes unanimes sur le principe que c’est le cœur qu’il faut désarmer et non les combattants. S’ils ne sont pas désarmer dans la tête, le désarmement forcé même avec l’appui des meilleures armées au monde sera voué à l’échec. Compte tenu de la santé économique et financière de notre pays, le programme de désarmement dépend substantiellement d’un financement de la communauté internationale et de se poser les bonnes questions : que vont devenir les enfants soldats ? Les femmes enrôlées ? Pourquoi les désarmements ont réussi ailleurs ? Pourquoi ne pas s’inspirer du modèle des autres ? En conséquence de ce qui précède, nous exhortons le President de la République à s’investir personnellement en mettant en place un comité de pilotage qui peut favoriser une discussion directe avec les délégués représentatifs des groupes armés. Le President de la République ne doit pas se laisser guider ou influencer par les médias, la société civile et des injonctions de quelconque nature de la communauté internationale. Il doit prendre ses responsabilités avec courage et fermeté relative car c’est un problème centrafricain qui ne peut être réglé que par des centrafricains. Nous sommes d’avis que le pouvoir central affiche une fermeté en laissant quelques brèches aux groupes armés en privilégiant une issue politique que juridique. Le pouvoir central peut leur proposer de se muer en partis politiques, de prendre part activement et positivement à la vie politique centrafricaine. Cette démarche permettra d’intégrer les paramètres socio-économiques et surtout de prendre en compte les causes de la crise. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 22 juillet 2016.

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections

Centrafrique: recrutement clandestin des Douaniers, le President Touadera et son Premier Ministre s’imposent.

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(Corbeau News Centrafrique)

 

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Recrutement clandestin des Douaniers, le Président TOUADÉRA et son

Premier Ministre s’imposent

 

Bangui le, 23 juillet 2016. 09:10′

Par: Gisèle MOLOMA.

La rupture est en marche! Le changement tant souhaité et décrié par le Président TOUADÉRA depuis son arrivée au pouvoir en mars dernier commence à produire ses premiers signaux. On reprend les mêmes personnes pour appliquer les mêmes politiques du passé, les résultats attendus se seront probablement identiques à ceux déjà vus aussi dans le passé. Depuis quelques jours, le nouveau Directeur Général des Douanes, sur instruction du Président Faustin Archange TOUADÉRA, s’active secrètement pour un recrutement clandestin d’une centaine des agents dans le corps de la douane. Une sorte de renvoi de l’ascenseur du Président à ses partisans qui ont suffisamment opéré dans la fraude de la dernière présidentielle et qui l’attendent en bas. Chose faite, il cherche depuis une semaine à leur envoyer des escaliers mécaniques.

Rien à dire, rien à faire. Ils sont déjà au pouvoir, ils font ce qu’ils veulent quel que soit le prix à payer pour leurs électeurs. En politique, il ne faut jamais croire à la promesse faite par un homme ou une femme politique. Si aujourd’hui le Président Faustin Archange TOUADÉRA voudrait remercier quelque centaine de ses partisans, qu’en est-il pour des centaines de milliers d’électeurs qui l’ont voté? On reproche à l’ancien Président de la République le Général François Bozizé d’être à l’époque très proche de sa famille, de son clan que de son peuple en général. Or le Président Faustin Archange TOUADÉRA semble apprécier cette vieille méthode de son mentor qui l’appelle régulièrement au téléphone depuis Kenya (selon nos confrères de la Lettre du Continent).

Selon nos sources et les documents consultés par CNC proches de la Direction Générale des Douanes, le Président TOUADÉRA serait personnellement impliqué dans l’affaire du recrutement « ne dites à personne » d’une centaine de personnes pour la douane centrafricaine. Il aurait expressément demandé à son Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji de veiller à l’aboutissement de cette instruction présidentielle pour ledit recrutement sans tambour battant ni trompête

En Centrafrique, on s’impose, on recrute clandestinement, puis on crie à l’incompétence des Agents de l’Etat. Pourtant, certains sont bel et bien compétents mais mal utilisés. Quelle aberration? Voilà un cas d’école de rupture, rupture à la Faustino.

La quasi-totalité des Centrafricains à ce jour est déçu de la méthode Touadéra (lenteur, taciturnité), mais le Président Faustin Archange TOUADÉRA persiste et signe malheureusement dans la mauvaise direction qu’il empruntait volontairement. Va-t-il tenir jusqu’en 2020? C’est la question que tout le monde se la pose ici à Bangui.

 

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Centrafrique: L’affaire du criminel présumé du Pk12, l’accusé nous explique les faits.

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Centrafrique: L’affaire du criminel présumé du Pk12, l’accusé

nous explique les faits.

 
Bangui, le 22 juillet 2016. 13:11′.

Par: Gisèle MOLOMA.

Dans un de nos articles mis en ligne le 20 juillet 2016, intitulé Vive tension entre les soldats burundais et les FACA au PK12 ou un présumé crime a été arrêté suite à un contrôle au faciès des éléments de FACA basés au PK12 et remis à la gendarmerie pour nécessité d’enquête, le soupçonné criminel arrêté et indexé comme un sujet musulman opérant dans la Séléka à Bambari, n’est rien d’autre qu’un personnel centrafricain travaillant à la section des affaires civiles de la Minusca et détaché au service de la protection des civiles de ladite Organisation onusienne, d’après sa version officielle qu’il a voulu nous faire parvenir. Étant en civil ce jour dans le véhicule des soldats Burundais de la MINUSCA, il a été Ipsos facto soupçonné d’être un criminel musulman protégé par des Burundais. Malgré des explications fournies par ce dernier, l’homme a été arrêté puis libéré quelques minutes plus tard à la Gendarmerie. Quel cafouillage?

Selon le présumé criminel, il travaille précisément pour la protection des civils conjointement avec la force pour des patrouilles et activités connexes. Il ajoute que son arrestation, pour ne pas chercher plus loin la cause, trouve son origine dans le niveau d’éducation et de connaissance de nos agents en service de contrôle à ce jour. Que ceux-ci ne veulent rien comprendre ni lire tous ses documents qu’il leur a présentés. En outre, il travaille pour le Bureau de la MINUSCA à Dékoua et non à Bambari.

Selon un constat fait dans le pays, il y’a deux grand maux qui empêchent et empêcheront l’amorce du développement de notre pays et qu’il faut d’ores et déjà chercher les moyens de les éradiquer: l’analphabétisme et l’incivisme qui laissent croire et relayer en fraction de seconde et à la vitesse de croisière des rumeurs ravageurs et souvent mortels. Que c’est 50/50 que les Burundais voulaient le faire partir de Bangui qui est arrêté. Que c’est un Caracara le chef des opérations hibou de la séléka à Bambari qui est arrêté. Le relai de ces rumeurs se continue.

Rappelant qu’à Bangui quand les soldats de la MINUSCA transportent une personne en tenue civile, on les soupçonne immédiatement de transporter des criminels. Dommage qu’on ait cette idée en RCA a conclu le présumé. En tout cas Bangui meurt à cause des rumeurs.

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Centrafrique: Démantèlement d’un réseau ultra dangereux à Gobongo par des forces de l’ordre.

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Centrafrique: Démantèlement d’un réseau ultra dangereux à Gobongo

par des forces de l’ordre.

 

 
Bangui, le 22 juillet 2016. 12:38′.

Par: Gisele MOLOMA.

Bravo! Bravo! C’est par ce mot de soulagement et d’encouragement que les habitants du quartier Gobongo dans le 4e arrondissement de Bangui ont applaudi les Forces de l’Ordre et de Sécurité la semaine dernière quand. Ils ont démantelé un réseau des trafiquants et bandits de tous genres installés dans ce secteur depuis plus de 30 ans. Plusieurs produits illicites ont été saisis et une dizaine de ces malfrats sont arrêtés.

Situé au Nord de Bangui dans le 4e arrondissement, le quartier de Gobongo figure parmi les quartiers les plus dangereux de Bangui selon les indices sécuritaires du système des Nations-Unies en Centrafrique. Redouté plus dangereux que le quartier Boy-Rabe de Bangui, Gobongo n’attire plus des nouveaux habitants qui, par peur, progressent vers Pk10, Pk12 ou plus loin. À la tombée du soleil, il faut avoir du courage, surtout pour les visiteurs, de rester dans cette zone de non droit jusqu’à 21h afin d’éviter les mauvaises surprises opérées par des Bandits qui se croyaient être intouchables.

Ainsi, plusieurs zones de non droit ont été érigées par les trafiquants de drogues, les proxénètes qui font office des gynécologues et autres bandits ultra dangereux. C’est à ce titre que plusieurs Policiers et Gendarmes étaient descendus dans ce quartier la semaine dernière pour procéder au démantèlement de l’une des bases de ces trafiquants qui se trouve juste derrière le marché Gobongo. Dans leurs perquisitions, les Gendarmes auraient saisi plusieurs kilos de drogues dures, des matériels de confection et d’emballage de ces drogues sans oublier l’arrestation d’une dizaine des personnes liées à ce trafic dont le chef présumé.

Il faut noter aussi que selon des informations recueillies sur place, la base qui avait été démantelée abritait une clinique privée clandestine qui faisait des avortements régulièrement sans que beaucoup des voisins le sachent, une cellule chargée d’acheter et de vendre des drogues dures et une petite prison souvent utilisée pour incarcérer non seulement les membres récalcitrants du groupe mais aussi et surtout toutes tierces personnes qui seraient traduites devant leur juridiction. Elle servait aussi un lieu de détention provisoire de toutes personnes arrêtées lors de leur contrôle de routine.

A l’annonce du démantèlement de ce réseau, les habitants du secteur n’ont pas manqué de d’afficher leur soulagent car c’est depuis plus de 30 ans que cela existe. Le problème maintenant est de savoir si cette base sera reconstituée une fois que les personnes arrêtées sortiront de prison?

Rappelons que c’est à Gobongo qu’un véhicule de l’armée tchadienne a été visé par une roquette en 2014 faisant plusieurs morts dont un Officier supérieur de l’armée tchadienne, et c’est aussi à Gobongo qu’un Soldat de la Minusca a été abattu en 2014 et des camions ont été pillés lors des convois en partance ou en provenance de l’arrière-pays. Les ex-Anti-Balaka utilisaient cette même base en 2013-2014 pour installer leur Marabout féticheur qui percevait une somme de 5.000 francs CFA pour chaque gri-gris confectionné et placé sans essai.

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Centrafrique : négocier avec les hors-la-loi, est un aveu d’impuissance du pouvoir exécutif

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Centrafrique : négocier avec les hors-la-loi, est un aveu d’impuissance

du pouvoir exécutif

 

 

Bangui, le 22 juillet 2016 12:00.

Par : Eric NGABA

 

Après son accession au pouvoir par la voie des urnes, le président centrafricain Faustin Archange Touadera a d’emblée entamé des discussions avec les rebelles de l’ex seleka qui se présentent aujourd’hui comme les ennemis de la paix en Centrafrique. Alors que les Etats-Unis à travers son ambassadeur à Bangui demandent de châtier les hors-la-loi dans le pays, les autorités centrafricaines jouent au chat et la souris avec les rebelles qui n’écoutent que le langage d’arme.

Les Centrafricains n’attendent que de voir la situation sécuritaire se normaliser pour que tout revienne dans l’ordre. Le pouvoir exécutif centrafricain est en train de prendre le chemin d’un éternel recommencement en s’éternisant dans les négociations avec les rebelles qui ont détruit le pays. Il faut se baser sur le mauvais exemple du Mali avec les rebelles Touaregs du nord pour sortir de l’impasse en Centrafrique. Ce pays d’Afrique de l’Ouest continue de rester dans l’instabilité du fait de l’éternelle négociation avec les bandits de grand chemin qui n’ont pas d’autre ambition que de diviser le pays. C’est ce schéma machiavélique que les puissances occultes veulent transposer en Centrafrique en imposant au président Touadera de discuter avec les hors-la-loi de Seleka.

« C’est donc dans la recherche effrénée de la paix que j’ai reçu et discuté avec les responsables des groupes armés et des groupes militaro-politiques, afin de les exhorter à adhérer volontairement au processus DDRR. Ce n’est pas un acte de faiblesse, mais c’est parce que j’ai la conviction que la paix réside dans le dialogue et qu’aucun pays ne peut se développer sans la paix et la sécurité », a fait savoir le Président de la République.
Or ces rebelles n’ont qu’une seule obligation, se soumettre au programme du DDRR, conditions sine qua non de leur salut. La République Centrafricaine est occupée par de groupuscules des hors-la-loi qui continuent de défier l’autorité de l’Etat. Ces hors-la-loi sont soumis au programme du Désarmement Démobilisation et Réinsertion dont la réussite permettra la stabilité en Centrafrique. Mais force est de constater que le peuple centrafricain continue de tourner en rond, les forces du mal continuent de prendre le peuple en otage et de dicter leurs lois, alors que les forces de défense et de sécurité sont soumis à un embargo dont les vraies raisons sont inconnues.
La Mission des Nations Unies (Minusca) et les autres forces internationales opérant sur le territoire continuent de cultiver le filou sur leur mission dans le pays. Chaque jour, on ne fait que compter les morts en Centrafrique. L’autorité de l’Etat est bafouée par ces bandits sans foi, ni loi, qui écument tout le territoire national empêchant les paisibles populations de vaquer librement à leurs occupations. Et pourtant les autorités ont tout le pouvoir d’agir contre les menaces des forces du mal. C’est ce que dénoncent les organisations de la société civile centrafricaine.
« Au lieu de prendre des mesures qui s’imposent, les autorités du pays qui bénéficient pourtant de la légitimité que le peuple lui a massivement accordée, s’occupent à négocier avec les bandits, les solutions ailleurs et se contentent de condamner verbalement les exactions, laissant le peuple à son triste sort comme toujours », a déclaré Gervais Lakoss, Coordonnateur du groupe de travail de la société civile lors d’une conférence de presse le 18 juillet 2016 à Bangui.

Dans le même ordre d’idée, l’Ambassadeur des Etats Unis à Bangui, demandent aux autorités centrafricaines de punir sévèrement les hors-la-loi qui ne sont pas prêts à cesser les hostilités. « La sécurité est capitale. On comprend parfaitement la soif du peuple centrafricain pour cette sécurité. Il faut châtier les hors-la-loi, imposer la présence de l’Etat, par la force légitime si nécessaire, désarmer les milices », a déclaré Jeffrey Hawkins, l’ambassadeur des Etats Unis accrédité en Centrafrique, dans son discours de circonstance à l’occasion de la fête nationale américaine célébrée par anticipation le 1er juillet dernier à sa résidence à Bangui.
Pour le diplomate américain, les autorités centrafricaines doivent agir avec fermeté à l’égard des groupes armés qui écument tout le territoire national. Le diplomate américain n’a pas mâché les mots. Il faut, pour lui, châtier les hors-la-loi quelle que soit leur nature. Mais à quoi s’attendent les autorités centrafricaines pour agir avec cette fermeté en toute légitimité à l’égard de ces bandits armés? Pendant que les populations continuent de vivre l’enfer à l’intérieur du pays, le président Touadera continue de faire la politique d’autruche vis-à-vis des hors-la-loi de seleka qui l’empêchent même de diriger le pays.

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Centrafrique: Vive tension entre les soldats burundais et les FACA au PK12 ce matin.

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Centrafrique: Vive tension entre les soldats burundais et les FACA au PK12 ce matin.

 

Bangui, le 20 juillet 2016. 15:10′.

Par: Gisele MOLOMA.

Décidément, le manque d’organisation ramène toujours le désordre dans le pays. Depuis des mois, on ne cesse d’alerter l’opinion nationale et internationale sur la façon dont nos Forces de défense et de sécurité et les soldats des Nations-Unies travaillent sur le terrain. Ce matin à la barrière du Pk12, les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) et ceux de la Minusca se sont pointés avec leurs armes pendant une dizaine des minutes. Conséquence, le marché du PK12 s’est vidé et le trafic routier momentanément interrompu dans le secteur.

Dans le convoi routier en partance des villes du Nord-Est du pays et bloqué à la barrière de PK12 pour un contrôle de routine habituelle, les soldats FACA basés aussi dans le secteur auraient soupçonné une personne  à bord  d’un véhicule militaire des soldats bourundais de la MINUSCA d’être l’auteur de plusieurs meurtres présumés dans la ville de BAMBARI. Pour les Soldats FACA, ce dernier doit être arrêté par la Gendarmerie aujourd’hui pour nécessité d’enquêtes. Une proposition catégoriquement rejetée par les soldats Burundais de la MINUSCA qui ont escorté le convoi depuis le BARC pour les villes de province. Pour ces derniers, l’arrestation de ce présumé criminel doit être justifiée par un document de Justice, sinon ils seront considérés comme des complices d’une arrestation arbitraire.
Durant une dizaine des minutes, la tension était devenue sérieuse et les armes seraient sorties de deux côtés, au point que, par mesure de sécurité, les commerçants et clients du marché PK12 ont quitté précipitamment le secteur, le trafic perturbé quelques minutes.

Finalement, le présumé criminel a été arrêté par les Gendarmes pour nécessité d’enquêtes.
Au même moment, un présumé voleur qui tentait de voler un bidon d’huile a été blessé par balle par un FACA.

Chaque semaine qui passe au Pk12, les tensions ne cessent de monter entre les soldats de la MINUSCA et ceux des FACA appuyés par des Gendarmes et Policiers qui opèrent des contrôles au faciès sur des passagers dans les convois en provenance des arrières pays aux fins d’arrêter qui ils veulent capturer ou tuer. Un pays de paradoxe et d’anomalie où chacun crée et fait sa loi comme il l’entende.

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Centrafrique : «mon ambition est de passer d’une armée de projection à une armée de garnison » F.A. Touadera

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Centrafrique : «mon ambition est de passer d’une armée de projection à une armée

de garnison » F.A. Touadera

 

 

Bangui le, 19 juillet 2016. 13:26′.

Par: Eric NGABA.

Les cents jours du président centrafricain Faustin Archange Touadera à la magistrature suprême de l’Etat depuis 30 mars 2016, a permis aux Centrafricains d’apprécier la politique du président démocratiquement élu tel que inscrit dans son programme de société. Dans son programme sur les forces de défense et sécurité, le président Touadera envisage de soigner l’image de l’armée nationale en passant d’une armée de projection à une armée de garnison.

Une armée de projection et ses conséquences

Depuis sa création en 1961, l’armée centrafricaine a toujours fonctionné de manière centralisée faisant d’elle une armée de projection. C’est-à-dire que les interventions opérationnelles se font à partir de Bangui. Ce système de fonctionnement se fait toujours au détriment de la présence permanente sur zone. Et c’est ce qui a entrainé la création de multiples groupes armés sur le territoire national et l’avancée vertigineuse de la coalition rebelle Seleka vers la capitale Bangui. Contrairement à certains pays de la sous-région centrale voire ceux de l’échelle continentale, l’Armée centrafricaine jusque-là ne dispose pas d’une doctrine d’emploi et d’une structure stable, rapatrie de façon judicieuse sur l’ensemble du territoire national. Une armée bancale qui se fait et se défait par la seule volonté du politique.
Les recommandations résultant des Etats Généraux de la défense en 1996 avaient pourtant ouvert la voie à la Restructuration de Forces Armée Centrafricaines (FACA) par l’implantation des unités en provinces. La projection des compagnies sur les sites pour la mise en place des futurs Bataillons d’Intervention Régionaux (BIR) était une initiative de cette montée en puissance progressive des FACA, n’a jamais abouti. Les conséquences d’une armée de projection sont nombreuses et sont néfastes tant sur le plan militaire que social.
Sur le plan militaire, ce système a de nombreuses conséquences occasionnant l’incapacité opérationnelle due aux irrégularités d’évacuation sanitaire par voie aérienne. Cette baisse considérablement le moral de la troupe, la démotive et conforte l’indiscipline au sein des armées. Au plan social, un long séjour en mission allant d’un an à deux ans, crée d’énormes problèmes dans les foyers des militaires, entrainant de nombreux cas de divorce, des contaminations fréquents en maladies sexuellement transmissibles.
L’expérience a démontré que la posture de la projection adoptée depuis la création de l’Armée centrafricaine n’a pas donné de résultats probants. D’où nécessité de faire table rase de ce système et d’évaluer vers une posture de garnison.

L’Armée de garnison et ses avantages subséquents

La République Centrafricaine a besoin aujourd’hui d’une armée républicaine comme l’a souligné le président élu Faustin Archange Touadera dans son discours des 100 jours. Une armée efficace, outillée et capable de remplir ses missions de défense de l’intégrité du territoire national et de garantir la liberté de circulation des personnes et des biens, permet à la RCA de retrouver la stabilité, l’unique gage de développement et de croissance économique durables. Ces dernières années, les agressions et évènements auxquels fait face la RCA, sont multiformes et complexes. Tous ces évènements traduisent un manque réel de vision politique pouvant asseoir une Armée nationale formée, structurée, et équipée.
Les réponses et les moyens à apporter doivent être adaptés à l’environnement géopolitique et géostratégique actuel. La nouvelle stratégie des FACA permettra un meilleur contrôle de l’espace territorial. Cette posture de garnison, adoptée par toutes les armées du monde, a toujours eu des avantages induits. Ces avantages sont notamment un bon maillage territorial ; le positionnement des unités vers les axes de menaces habituelles ; une prompte réactivité des unités avec réduction des délais d’intervention ; une bonne implication socio-économique des unités installées en provinces, une plus grande proximité avec la population, la formation de l’esprit patriotique et républicain chez les militaires ; une plus grande cohésion au sein des unités.
La proximité du territoire centrafricain avec les grands foyers de conflit et crise sous régionale (Darfour, les deux Soudans et le Tchad) vient assombrir les menaces sécuritaires dans le pays où des armes de tout calibre foisonnent et circulent librement, favorisant ainsi l’émergence de nouvelles rebellions aux revendications non fondées et superflues. Face à toutes ces menaces identifiées, les nouvelles autorités centrafricaines issues des urnes doivent apporter de véritables réponses en vue d’atténuer la situation déjà catastrophe et prévenir naturellement d’éventuelles crises.

L’ambition du président Touadera pour une armée de garnison

Dans son discours des cent jours de gestion du pouvoir, le président centrafricain a envisagé le passage de la posture archaïque à la posture moderne dont de l’armée de projection à l’armée de garnison. Pour réponde à cet impératif de sécurité et de défense du territoire national, le président de la République a entamé le processus de réorganisation des FACA, grâce à l’appui de la communauté internationale et le retour à l’ordre constitutionnel.
« Mon ambition, dois-je le rappeler, est de passer d’une armée de projection à une armée de garnison », a-t-il souligné dans son discours. Les FACA, tant réclamées par le peuple centrafricain, doivent reprendre leur mission régalienne qui est celle d’assurer la protection des personnes et des biens et de défendre l’intégrité du territoire menacée par des escadrons de la mort qui prennent en otage les paisibles populations.
Pour ce faire, la conférence de Bruxelles avec les bailleurs en novembre 2016, est un tournant décisif pour la RCA afin de réussir ce programme de restructuration des FACA. C’est l’occasion pour les autorités centrafricaines de négocier la levée de l’embargo dont les FACA sont victimes. Le président a indiqué qu’une chaîne de commandement organique et fonctionnelle est mise en place. De nombreuses formations non opérationnelles et des cycles de recyclages des officiers et sous-officiers ont été dispensés par l’EUMAM (Forces de l’Union européenne) et la Mission onusienne, la Minusca.
Par ailleurs, le président Touadera a indiqué qu’il a négocié et obtenu la réouverture des coopérations bilatérales avec l’Egypte, le Maroc et la Chine sur la question de la Défense. Tirant les leçons de l’ancien DDR, il est créé, au sein de la présidence de la République, un Comité stratégique du DDRR/RSS/RN et un comité technique aux fins permettre au chef de l’Etat de suivre personnellement la mise en œuvre de ce programme. Sur invitation du Groupe des Amis de la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) des Nations-Unies et avec l’appui de la MINUSCA, une délégation de la République Centrafricaine composée du Ministre de la Défense Nationale, du Ministre Conseiller spécial, Coordonnateur du DDRR/RSS/RN à la Présidence de la République, du Président de la Commission Défense à l’Assemblée Nationale et du Conseiller à la Présidence de la République chargé de la RSS, a effectué une mission à New-York, au siège des Nations-Unies, aux fins de présenter les stratégies et programmes de la RSS en RCA.

« Au cours de cette grande rencontre, tous les participants ont décidé de soutenir nos efforts, et ce, en reconnaissance des efforts de dialogue que j’ai entrepris dès ma prise de fonction en direction des groupes armés » a martelé le professeur Faustin Archange Touadera avant d’ajouté : « Je saisis cette occasion pour saluer les engagements de la France, du Maroc, de l’Italie, de la Suède, de la Banque Mondiale et des USA qui ont annoncé des financements déjà disponibles pour certaines actions du DDRR et de la RSS ».
En ce qui concerne la sécurité intérieure, le président a fait savoir que la Gendarmerie et la Police ont connu une montée en puissance de leurs capacités opérationnelles, grâce au déploiement des Gendarmes et Policiers dans certaines villes de province, à savoir Bambari, Boda, Bria, Ndélé, Bozoum, Paoua, Carnot, Gadzi, Bocaranga, Bossangoa et Koui. Sur les 122 Brigades de Gendarmerie, 96 sont déjà opérationnelles. Cette opération doit s’étendre petit à petit à d’autres villes de provinces, sur la base d’un plan prévisionnel.

« Nous avons, en perspectives, de créer au moins trois(3) Légions de Gendarmerie Territoriale et Mobile et un Escadron de Gendarmerie Mobile par Groupement pour prendre en compte la densité de la population et l’augmentation du taux de criminalité dans les villes » a-t-il renchéri.
Aussi, les Forces de Défense et de Sécurité doivent renforcer le contrôle des frontières centrafricaines contre les menaces asymétriques, le cyber criminalité transfrontière, la prolifération des armes légères et des petits calibres, le blanchissement d’argent, le trafic de drogue et de stupéfiant, le terrorisme et la traite des humains. Le Gouvernement s’attèle à l’assainissement des effectifs tout en veillant au changement de comportement afin d’avoir des soldats aptes à accomplir les missions qui leurs sont dévolues.

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Centrafrique: braquages rocambolesques de la MINUSCA, plusieurs biens emportés.

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Centrafrique: braquages rocambolesques de la Minusca, plusieurs

biens emportés.

Bangui le, 19 juillet 2016. 13:26′.

Par: Gisele MOLOMA.

Comme si les soldats de la MINUSCA sont devenus des jouets aux yeux des malfaiteurs. Ces derniers, très audacieux visiblement, ne reculent devant rien s’il s’agit d’atteindre leur cible. Depuis le week-end dernier, la MINUSCA en plus de son personnel militaire, commence à perdre plusieurs de ses biens mobiliers suite à une série de braquages perpétrés à Bria et à Kanga-Bandoro. Ainsi, on peut se poser la question si la sécurité de la MINUSCA en elle-même serait-elle menacée?

Déployée en Centrafrique pour protéger la population civile, la Mission Intégrée des Nations-Unies pour la Stabilisation de la Centrafrique s’est confrontée depuis plusieurs mois à une énorme difficulté. Difficulté d’assurer la sécurité non seulement de son personnel, mais aussi des biens mobiliers déployés en RCA.

Le dimanche dernier vers 22h, la résidence du staff international de la MINUSCA à Bria a été visitée par un groupe des hommes armés non identifié qui ont pu emporter des matériels informatiques ainsi qu’une importante somme d’argent liquide. Au même moment, un véhicule 4×4 de cette même Organisation a été braqué dans les localités de Kanga-Bandoro et la recherche de ses traces reste vaine jusqu’à présent. Ce manque du dispositif sécuritaire de la part de la MINUSCA met en danger la vie de son personnel.

Il y’a une semaine, la MINUSCA avait perdu l’un de ses soldats du bataillon gabonais de réserve dans une série d’accidents dans lesquels plusieurs de autres soldats sont toujours hospitalisés. Ce qui soulève forcément la problématique de la sécurité de la MINUSCA en elle-même en RCA.

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Centrafrique: “Oui, tu es poussière, et à la poussière tu retourneras.” Genèse. 3-22

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“Oui, tu es poussière, et à la poussière tu retourneras.”
Genèse. 3-22

 

 

 

Bangui, le 20 juillet 2016. 11:19′.

Par: Dokoula, Boris.

Les familles Doumana, Déongara, Djarabéang, Dorkem, Nadjikouma et Ndouba ont la profonde douleur d’annoncer le décès de Monsieur Yvon DOUMANA.
Il est parti rejoindre son Seigneur et sauveur le 16 juillet 2016 à 15h52 à l’Hôpital de l’Amitié.
Pour toujours il restera dans nos cœurs.
Le programme des obsèques sera communiqué ultérieurement.

 

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CONTACTS :
• Alain : 75.05.79.33 (Camp des Castors)
• Yaya Valo : 75.50.87.63

Bangui: Alerte Infos Centrafrique: les FACA sont en grève à Obo.

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Alerte Infos Centrafrique: les FACA sont en grève à Obo.

 

Bangui, le 19 juillet 2016. 10:14′.

Par: Gisele MOLOMA.

Hier matin, les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) basés à Obo dans la Préfecture de Haut Mbomou s’étaient mis en grève pour protester contre le non-paiement de leur Prime Générale d’Alimentation dit PGA en langage militaire depuis plusieurs mois.

Barricade des rues, récupération du Commissariat local après avoir délogé les policiers de force, les soldats centrafricains étaient sévèrement en colère contre leurs chefs hiérarchiques pour le détournement de leur Prime Alimentaire, et contre le Gouvernement aux fins de dénoncer les conditions dans lesquelles ils vivent et travaillent.

Selon un officier au Ministère de la Défense joint par CNC, c’est juste un petit problème interne qu’ils vont chercher à résoudre dans les heures qui viennent et ce très rapidement.

Pour les FACA contactés sur place, ils disent ne pas comprendre les attitudes de leurs chefs hiérarchiques à Bangui. S’ils veulent une armée digne et républicaine, tout ce comportement qui consiste à détourner les PGA des soldats au détachement doit disparaître impérativement, a conclu un soldat gréviste.

Déployés à Obo à l’extrême Sud-Est de la Centrafrique, les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) étaient depuis quelques années en première ligne avec leurs homologues américains et ougandais dans la lutte contre les LRA de Joseph Kony. Ils sont souvent oubliés par leurs chefs à Bangui, non seulement pour le paiement de leurs primes de terrain mais aussi pour leur détachement. Ce qui peut être à l’origine de diverses tensions observées ces derniers jours parmi les soldats en détachement.

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Bangui: la FAO interpelle les autorités centrafricaines sur la relance agricole

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J Alexendre

Centrafrique : la FAO interpelle les autorités centrafricaines

sur la relance agricole

Bangui, le 19juillet 2016. 11:22′.

par: Eric NGABA

La problématique du développement du monde rurale demeure une préoccupation du moment en République Centrafricaine. Cette préoccupation a été au centre du point de presse de l’Organisation des Nations-Unies pour l’Agriculture et l’Alimentaire (FAO) tenu le 8 juillet 2016 par le Représentant de l’institution à Bangui. Lors de ce point de presse visant à présenter les principales réalisations à mi-parcours de 2016, le Représentant de la FAO Jean Alexandre Scaglia a mis l’accent sur la relance de l’économie centrafricaine qui doit déboucher, selon lui, sur la relance agricole.

La crise que connait la République Centrafricaine a considérablement fragilisé le pays détruisant tout le tissu économique centrafricain. Pour relever les multiples défis qui s’imposent à la République Centrafricaine, les nouvelles autorités centrafricaines issues des urnes doivent jeter les bases pouvant permettre de relancer l’économie du pays. Cette relance économique doit prendre en compte et passe nécessairement par la relance agricole inclue dans le programme prioritaire de gouvernement. C’est ce qu’a fait savoir le Représentant de la FAO Jean Alexandre Scaglia lors de ce point de presse. L’occasion pour le Représentant de faire un bilan à mi-chemin des activités de la FAO en République Centrafricaine. Les principales réalisations portent sur quatre volets à savoir la réponse d’urgence, la résilience portant sur les activités génératrices de revenus, la transhumance, l’initiative jeunesse, et l’alerte rapide et la coordination de la réponse en sécurité alimentaire.

Réponse d’urgence aux déplacés

La réponse d’urgence aux ménages déplacés, retournées récents et familles hôtes va porter sur 125000 bénéficiaires en 2016. 95000 bénéficiaires pour la campagne vivrière entre février et septembre 2016, 25000 pour la campagne maraichère à partir d’octobre, 4000 pour l’appui à la relance du petit élevage des volailles, petits ruminants et porcins, et 1000 bénéficiaires pour l’appui à la relance des activités de la pisciculture et de la pêche. Selon le Représentant de la FAO, un financement actuel permet d’assister à ce jour 60000 ménages dans 16 préfectures du pays. 1869,560 tonnes des semences et 192521 houes ont été achetées et distribuées aux 60000 ménages. Pour ce faire, 32 ONG dont 14 internationales et 18 nationales ont été contactées pour réaliser le programme. Actuellement, 81% des ménages ont déjà reçus les semences et sont en train de semer, pendant que les activités de distribution aux ménages bénéficiaires sont en cours.

Résilience des activités génératrices des revenus

L’objectifs de ce volet est de renforcer les capacités de résilience des acteurs agropastoraux et des femmes via des appuis intégrés leur permettant de mieux rebondir aux chocs, de protéger et relancer leurs moyens d’existence et de favoriser la cohabitation pacifique. La réponse est donnée à travers une approche d’appui communautaire dénommée « Caisse de Résilience ». Cette approche centrée sur les communautés vise à fournir des appuis multisectoriels et intégrés aux communautés afin de leur permettre de se relever par elles-mêmes et de mieux rebâtir leurs activités socio-économiques génératrices de revenus telles que les cultures céréalières et maraichères, l’aviculture, le petit élevage, la pisciculture, la transformation de produits agricoles et la production semencière. Cette approche s’appuie sur trois volets à savoir la technique portant sur l’amélioration des compétences techniques agricoles via une approche adaptée des « Champs Ecole Paysans », le volet financier de soutien au système financier endogène grâce aux Associations Villageoises d’Epargne et de Crédit (AVEC) ou tontines améliorés, et le volet Social par les actions de promotion de la cohésion et protection sociale.

Sur les transhumances

La FAO exécute un programme transhumance dont l’objectif est de contribuer au renforcement des capacités des acteurs du développement pastoral, en facilitant les échanges, les réflexions prospectives nécessaires à la coordination et au dialogue sur les politiques publiques et la mise en œuvre des actions de relance et de développement des systèmes pastoraux en Centrafrique. Pour assurer la protection du bétail et renforce la résilience des éleveurs pasteurs, la FAO a lancé une campagne nationale de vaccination contre la péripneumonie contagieuse des bovidés et la peste des petits ruminants. Cette compagne, mise en œuvre en partenariat avec des ONG internationales et les structures étatiques, vise à vacciner un total de 1.500.000 bovins et 600.000 petits ruminants.
L’exécution des vaccinations s’est déroulée de décembre 2015 à avril 2016. Elle a permis de vacciner 712.085 têtes de bovins contre la péripneumonie contagieuse des bovins (47,47%) et 137.921 têtes de moutons et cabris contre la peste des petits ruminants (23%). L’appui à l’élevage transhumance est un vecteur crucial du dialogue intra et inter communautés, de la gestion des espaces et conflits, de la protection des populations et de l’accès à l’éducation et la santé aux populations nomades. D’une part, la restauration d’un réseau de vaccination et de services vétérinaires en milieu rural et l’appui à l’amélioration de l’accès à l’eau et à l’amélioration pour le bétail renouera le dialogue entre éleveurs, peulhs, gouvernement et agriculteurs.

L’initiative jeunesse

L’objet est de faciliter la réinsertion et l’intégration socio-économique des jeunes via des appuis techniques, financiers, matériels et organisationnels leur permettant leur permettant d’accéder à des emplois décents et durables dans le secteur agropastoral. 16000 jeunes seront organisés en groupements, coopératives, associations et ateliers de production.

Réponse des autorités centrafricaines

Dans le domaine de l’agriculture et du développement rural, le président Faustin Archange Touadera a fait savoir dans son discours de son quinquennat que le gouvernement a finalisé et édité les plans régionaux d’actions prioritaires de développement agricole 2016-2018. Selon lui, le gouvernement a par ailleurs relancé les activités de la Cellule Coton de Bossangoa pour la production des semences en vue de la campagne 2017 avec reprise en vue des activités de la SDIC.
Par ailleurs, le gouvernement a renoué le dialogue avec Géo coton en vue de la relance de la filière coton dans les autres préfectures cotonnières. Le gouvernement a également mis en place une cellule chargée de l’opérationnalisation de l’Office National du Matériel Agricole et pastoral et la Cellule Agriculture-Environnement chargée d’élaborer les stratégies nécessaires à la mise en application des dispositions de la COP 21de Paris 2015.
«J’envisage de mettre en œuvre des plans régionaux à travers les programmes et projets en cours d’élaboration en conformité avec le plan pour la relance de notre agriculture », a déclaré le président de la République. Il a par ailleurs indiqué que la poursuite des rencontres avec les partenaires techniques et financiers bilatéraux et multilatéraux, le rapprochement du milieu rural, pour redonner confiance aux acteurs ruraux et crédibiliser la politique du gouvernement en matière agricole sont les perspectives de mon action immédiate.

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Centrafrique: Alerte Infos : les FACA sont en grève à Obo.

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Alerte Infos Centrafrique: les FACA sont en grève à Obo.

Bangui, le 19 juillet 2016. 10:45′.

Depuis hier matin, les éléments des Forces Armées Centrafricaines (FACA) basés à Obo dans la Préfecture de Haut Mbomou s’étaient mis en grève pour protester contre le non-paiement de leur Prime Générale d’Alimentation dit PGA dans leur jargon depuis plusieurs mois.

Pour se faire entendre rapidement, Ces soldats érigent des barricades sur les principaux axes et exigent des frais de passages aux usagers. En plus, ils ont pris le contrôle du commissariat local après avoir délogé les policiers de force. Ces soldats centrafricains sont sévèrement en colère contre leurs chefs hiérarchiques pour le détournement de leur Prime Alimentaire, et contre le Gouvernement aux fins de dénoncer les conditions dans lesquelles ils vivent et travaillent.

Selon un officier au Ministère de la Défense joint par CNC, c’est juste un petit problème interne qu’ils vont chercher à résoudre dans les heures qui viennent et ce très rapidement.

Pour les FACA contactés sur place, ils disent ne pas comprendre les attitudes de leurs chefs hiérarchiques à Bangui. S’ils veulent une armée digne et républicaine, tout ce comportement qui consiste à détourner les PGA des soldats en détachement doit disparaître impérativement, a conclu un soldat gréviste.

Déployés à Obo à l’extrême Sud-Est de la Centrafrique, les soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA) étaient depuis quelques années en première ligne avec leurs homologues américains et ougandais dans la lutte contre les LRA de Joseph Kony. Ils sont souvent oubliés par leurs chefs à Bangui, non seulement pour le paiement de leurs primes de terrain mais aussi pour leur détachement.  Ce qui peut être à l’origine de diverses tensions observées ces derniers jours parmi les soldats en détachement.

 

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Bangui: Après le délestage alimentaire au Congo, vient le tour de la coupure alimentaire en Centrafrique.

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(Corbeau News Centrafrique)

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Après le délestage alimentaire au Congo, vient le tour de la coupure

alimentaire en Centrafrique.

 

 

Bangui, le 18 juillet 2016. 13:22′.

Publié par: Corbeau News Centrafrique (CNC).

En République Centrafricaine comme au Congo Démocratique, l’affaire des dépenses alimentaires préoccupe énormément les familles qui, pour la plupart, n’ont pas assez des revenus pour faire face à cette obligation quotidienne. Si bien que pour survivre quotidiennement et atteindre la fin de chaque année, des nombreuses familles n’ont pas manqué d’imagination. Si en RDC certaines préfèrent manger à tour de rôle, en Centrafrique, sauter du repas est presque la règle et c’est ce que les Centrafricains appellent “la Coupure alimentaire”.

Dans un reportage audio sur RFI, les Congolais Démocrates disaient avoir mangé, faute des revenus, à tour de rôle et ils appellent cela “le Délestage alimentaire”. Pendant ce temps en Centrafrique, la majorité des familles pratiquent ce qu’on appelle “la coupure alimentaire” qui consiste à sauter des repas parfois de plusieurs jours. À l’origine, le manque des revenus fixes et la cherté des produits alimentaires de première nécessité.

En Centrafrique, avoir à manger est devenu compliqué et beaucoup des gens se remettent à Dieu dans la prière en espérant avoir sa faveur. Alors qu’avant 1991, les familles centrafricaines pouvaient manger à leur faim, depuis le début des années 1990 avec le non-paiement de salaire et la multiplication des mutineries de l’Armée Nationale qui ont détruit les tissus économiques du pays, les familles centrafricaines se voyaient dans l’obligation de s’adapter à cette nouvelle conjoncture économique: manger un repas par jour vers 15h pour certains et vers 19h pour d’autres. Plus grave encore, depuis le déclenchement de la crise politico-militaire en 2013, les choses deviennent plus compliquées, très compliquées d’autant plus que la production agricole chute à -90% et le pays vit sous la perfusion alimentaire du Programme Alimentaire Mondial (PAM). Les prix des produits de première ne nécessité grimpent de jour en jour, et pour des nombreuses familles, l’essentiel est d’envoyer quelques choses chaudes et salées dans l’estomac pour justement éviter le vertige tout le long de la journée. À ce titre, les Centrafricains se posent quotidiennement la question de savoir à quand la fin de leur calvaire?

En RCA, si l’un de tes parents est nommé quelque part à un poste de responsabilité l’espoir de quitter la zone de turbulence alimentaire est réel au point que, s’engager en politique est synonyme de manger. Manger si vous êtes au pouvoir, manger lorsque vous êtes nommés et si un jour le pouvoir change de main, c’est la guerre. La guerre des riches, la guerre des politiciens où les pauvres citoyens sont des premières victimes. À quand la fin de cette injustice?

Écrit le, 18 juillet 2016.

Par: Gisèle MOLOMA.

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Centrafrique: BEAUCOUP A ÉTÉ DIT, dixit Robert ENZA

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(Corbeau News Centrafrique)

Monsieur Robert ENZA de l'USD-COMODE
Monsieur Robert ENZA de l’USD-COMODE

BEAUCOUP A ÉTÉ DIT, dixit Robert ENZA

 

 

Écrit le 18 juillet 2016.

Par: Robert ENZA

Beaucoup de choses se sont passées au cours de ses dernières semaines. De la prise d’otages des Policiers de l’ordre public libérés grâce à des négociations ; de la reprise de la violence des Séléka à Bambari ; de la reprise des braquages dans certaines quartiers ; du discours programme de SARANDJI devant le parlement; de la recommandation des Députés sur la question sécuritaire à la deuxième session extraordinaire de l’Assemblée nationale ; et le bilan des 100 premiers jours du pouvoir de TOUADERA, bref.

Beaucoup a été dit. Je ne ferai aucun commentaire, car je préfère me tourner vers l’avenir. Toutefois, il y a un point sur lequel je voudrais y revenir.

Sauf erreur de connaissance de ma part, c’est la première fois dans l’histoire du monde qu’on exige à un Gouvernement d’un pays en faillite et doublement en crise politique et sociale de présenter des résultats positifs en 100 jours et que cela doit se sentir dans le panier de la ménagère et palpable par tous.

Avez-vous déjà vu une entreprise en faillite. Demander aux managers qui ont réussi ce genre d’exploit, ils vous diront que 100 jours pour redresser une entreprise en faillite c’est impossible même s’il faut aller plus vite et combien de fois au niveau d’un Etat, c’est une illusion ou encore un défaut psychologique d’incapacité à regarder du fond des yeux un problème, de l’étudier en profondeur et de porter un jugement éclairé.

En effet, les 100 jours étaient destinés à faire un diagnostic profond de l’ÉTAT en dehors du discours programme volontariste du gouvernement y étant relatif, à savoir :
• une analyse globale de l’ÉTAT et de son fonctionnement (forces, faiblesses, contraintes, objectifs affichés et attendus, tendances d’évolution) ;
• une définition d’axes de progrès, avec la volonté de mettre en œuvre des actions, de développer des stratégies de pilotage à moyen terme, en essayant de définir quelques indicateurs de progression.
Ce diagnostic devrait fournir une feuille de révélation des anomalies et des problèmes concrets lesquels l’ÉTAT doit affronter. Donc il faut comprendre les problèmes et leur importance. Identifier les causes et les solutions qui correspondent. Il faut savoir également miser sur les atouts dont on dispose en interne comme en externe. Croire qu’on y parviendra. Et puis élaborer un plan de relance de sortie de crise d’un an et tailler un gouvernement qui soit adapté à la stratégie de la relance. La gestion sera plus que jamais rigoureuse, une gestion de crise car la première année de gouvernement sera considérée comme une période transitoire. Voilà ce que j’ai vu pour les 100 premiers jours.

Demander de trouver des solutions en interne à l’heure actuelle, la RCA n’a aucune chance. La RCA a des ressources mais qui sont difficilement exploitables.
D’abord la reforme de l’Administration afin d’avoir une organisation plus adaptée à la crise et puis les Partenaires qu’il faut convaincre grâce à un plan de relance qui mise sur des secteurs clés : ce sont la sécurité et la relance économique.
L’ÉTAT doit se recentrer sur ces deux (2) secteurs clés. Je ne parlerai pas de la réconciliation nationale qui est un long processus et qui sera couteux. Car la réconciliation parlera de justice, de dédommagement et de l’intégration des différentes religions qui sont à la base de notre société: athées, chrétiens et musulmans.
De la question de sécurité à la relance économique, TOUADERA a besoin des partenaires, des aides extérieures et le concours de certains ÉTATS amis.
Vous comprendriez aisément que le marketing politique international de TOUADERA est la bonne voie et je l’approuve largement.
C’est d’ici 12 à 24 mois, que les effets se feront sentir.

Robert ENZA, le management de transition.

Centrafrique : la Minusca fait un aveu d’incompétence et joue au médecin après la mort

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique : la Minusca fait un avec d’incompétence et joue

au médecin après la mort

 

Écrit le 15 juillet 2016.

Par: ERIC  NGABA

Ce n’est plus un secret pour personne, tout le monde sait, la Mission onusienne en Centrafrique (MINUSCA) prouve son incapacité à stabiliser le pays. C’est malheureusement un aveu d’incompétence qui reflète la mission onusienne dans ce pays en proie à des violences quotidiennes des groupes armés, alors que les résolutions du Conseil de Sécurité sont claires et ne devraient soufrer d’aucune interprétation contraire à réalité centrafricaine.

Rien n’est de rassurant sur la présence de la Minusca en Centrafrique, alors que les différentes Résolutions adoptées par le Conseil de Sécurité des Nations Unies donne tout le pouvoir à la Minusca d’exécuter son mandat étant de protéger la population civile, appuyer le processus politique, appuyer l’extension de l’autorité de l’Etat du maintien de l’intégrité territorial et de soutenir l’action humanitaire. Il faut le rappeler, la Résolution 2217, de 2015, Adoptée par le Conseil de sécurité à sa 7434ème séance, le 28 avril 2015, dans son paragraphe 31, « autorise la MINUSCA à user de tous les moyens nécessaires pour s’acquitter de son mandat dans les limites de ses capacités et de ces zones de déploiement». Force est de constater avec désolation et consternation que le mandat de la Mission onusienne à Bangui souffre de son application.

Protection des civils, une désolation

Cette Résolution 2217 définie clairement les priorités du mandat de la Minusca. Le 32ème paragraphe de ladite résolution décide que le mandat de la MINUSCA comporte les tâches prioritaires urgentes. Il s’agit d’abord, de la protection des civils, protéger, sans préjudice de la responsabilité principale des autorités, la population civile du risque d’atteinte à l’intégrité physique, dans les limites de ses moyens et de ses zones de déploiement, notamment grâce à des patrouilles actives, et réduire les risques que les opérations militaires représentent pour les civils.
Ensuite, accorder une protection particulière aux femmes et aux enfants touchés par le conflit armé, notamment en déployant des conseillers pour la protection de l’enfance, des conseillers pour la protection des femmes et des conseillers pour la problématique hommes-femmes. Mais visiblement, les enfants et les femmes sont des personnes les plus touchées par les conflits dans le pays, alors que la présence des forces onusiennes devrait leur éviter le calvaire.

Tout laisse croire que les dispositifs mentionnés dans cette résolution sont encore loin d’être appliqués par ceux qui viennent au nom de la mission des Nations Unies dans le pays. Ensuite, la priorité de son mandat est de recenser et constater les menaces et les attaques contre la population civile, notamment en entretenant des contacts réguliers avec elle et en collaborant étroitement avec les organismes humanitaires et de défense des droits de l’homme. Reste à savoir si la Minusca s’inscrit convenablement dans cette dynamique de la protection des civiles lorsqu’on sait que les populations civiles sont les principales victimes d’attaques des groupes armés.
Il s’agit également d’offrir ses bons offices et un appui politique aux efforts visant à s’attaquer aux causes profondes du conflit et à instaurer durablement la paix et la sécurité en République centrafricaine, d’apporter un soutien adéquat, en coordination avec les autorités nationales, et compte tenu des risques sur le terrain, pour que soit assurée la sécurité des principales parties prenantes nationales.
La résolution oblige la MInusca à aider les autorités élues, dans le cadre des processus nationaux et locaux de médiation et de réconciliation, en coopération avec les organismes régionaux et locaux compétents et les chefs religieux, notamment par le biais d’un dialogue national ouvert à tous, de la justice transitionnelle et de mécanismes de règlement des conflits, tout en assurant la participation pleine et effective des femmes; v) Définir, coordonner et fournir l’assistance technique, logistique et en matière de sécurité nécessaire

Le médecin après la mort

Passant à côté de la résolution, tout ce que la Minusca sait faire sur la situation sécuritaire en Centrafrique, c’est d’intervenir après les dégâts pour déplorer et compter les morts, dresse des rapports sur les bilans. La passivité de la Minusca à intervenir pour empêcher le bain de sang, ne fait que perpétuer les le climat d’insécurité dans le pays. Connaissant les limites des forces internationales qui pactisent aussi avec les forces non conventionnelles dans le pays, les groupes armés s’érigent en maître sur le terrain. Le territoire centrafricain est morcelé entre les groupes armés depuis les débuts de la crise en dépit de la présence des forces internationales. La fameuse «mesure de confiance » inventée pour se passer à côté de la Résolution 2127 demandant à la Minusca de désarmer les groupes armés et protéger les civils, n’a pas son sens d’être aujourd’hui. Cette mesure n’a jamais contraint ces groupes qui, visiblement, ne sont pas prêts à cesser les hostilités.

La souveraineté nationale a pris un coup

La protection des populations civiles telle que définie dans les différentes Résolutions du Conseil de Sécurité est détournée au profit de la protection des hautes autorités centrafricaines. Or le rôle de la garde prétorienne revient aux forces de défense de sécurité intérieure car il s’agit bien de la souveraineté de l’Etat centrafricain qui est en jeu. Comment comprendre qu’un président démocratiquement élu par son peuple continue d’être escorté par une force étrangère. « Un peuple conscient ne saurait confier la défense de sa patrie à un groupe d’hommes quelles que soient leurs compétences. Les peuples conscients assument eux-mêmes la défense de leur patrie», disait l’ex président Burkinabé Thomas Sankara.
Le fameux embargo sur les armes à destination de la République Centrafricaine ne fait que nourrir l’insécurité dans le pays. Parmi les priorités des priorités, la levée d’embargo apparait comme un défi à relever pour les autorités centrafricaines issues des urnes permettant de réarmer les forces nationales capables d’éradiquer les groupes armés et protéger l’ensemble du territoire national.
« Le gros frein, c’est l’embargo sur les armes. Il doit impérativement être assoupli. À ce stade, il y a même des formations auxquelles nos militaires ne peuvent avoir accès. L’État étant sans moyens de contrainte, plusieurs acteurs sécuritaires émergents dans l’informel, pour leur propre protection. Le secteur sécuritaire est en friche », s’insurge le ministre de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, Jean Serge Bokassa.

Aujourd’hui, les grands bandits, les criminels sont libres de leur circulation dans le pays sans être inquiétés, alors que les victimes souffrent encore et que l’impunité ne fait que nourrir les crimes. “Des mandats d’arrêt ont été remis aux partenaires pour nous aider à mettre la main sur ces criminels potentiels qui n’ont de cesse que de tuer. Mais rien n’a été fait. Nous avons des hommes prêts à aller sur le terrain pour défendre la population, mais les opportunités ne nous sont pas offertes par qui de droit. Que faire?”, a déploré le ministre de la Sécurité Publique qui ne cesse de porter la responsabilité de l’évolution de l’insécurité sur la Minusca et autres forces internationales en Centrafrique.

Décidément, la Minusca prouve ses limites faces aux agitations des groupes qui continuent de défier l’autorité de l’Etat. Cela nous rappelle le cas de la Minusco, la Mission onusienne en République démocratique du Congo (RDC), qui n’applique son mandant amenant le gouvernement congolais d’exiger son départ du sol congolais. En Centrafrique, entre la Minusca et les groupes armés, c’est un jeu de chat et la souris. Cette situation doit interpeller le gouvernement centrafricain à revoir le mandant des forces internationales dans le pays tout en ouvrant une ouverture diplomatique à d’autres pays des puissances mondiales sur les accords de défense.

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Centrafrique: accident routiers des Soldats de la Munisca, plusieurs blessés hospitalisés

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Centrafrique: accident routiers des Soldats de la Munisca,

plusieurs blessés hospitalisés

Bangui, le 16 juillet 2016. 12:11′.Publié par: Corbeau News Centrafrique (CNC).

Écrit le 15 juillet 2016.

Par: Gisele MOLOMA.

Depuis une semaine, la MUNISCA a perdu deux de ses véhicules dans deux accidents de la route dans lesquels plusieurs de ses Soldats ont été grièvement blessé dont une dizaine est actuellement hospitalisé à Bangui.

Vu le nombre calculé des accidents impliquant les véhicules de la Mission Multidimensionnelles Intégrée de Stabilisation des Nations-Unies en Centrafrique (Minusca), les Centrafricains se demandent si vraiment le niveau de la conduite de leurs chauffeurs son adapté à celui pratiqué en Centrafrique?

Rien que la semaine dernière, une série d’accidents impliquant des véhicules de la MINUSCA ont fait au total une dizaine des blessés graves hospitalisés à Bangui. Ces accidents s’étaient produits en province, l’un à Mambéré le 9 juillet dernier et l’autre sur la route nationale numéro 1 dans la ville de Bossembélé. Pour l’heure, on ignore les raisons de ces accidents mais selon des informations concordantes, l’alcool pourrait être à l’origine.

Installée en Centrafrique il y’a deux ans, la MINUSCA dispose une dizaine des Bases opérationnelles en province. Pour les ravitailler, l’utilisation des voies routières reste le moyen le moins coûteux et adapté. Or vu, l’état des routes dans ce pays, les accidents sont nombreux et on compte par dizaine par mois.

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Centrafrique: vive tension à Bria entre les éléments de l’UPC et ceux du FPRC

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique: vive tension à Bria entre les éléments de l’UPC et ceux du FPRC

 

 

 

Écrit le 15 juillet 2016.

Par: Gisèle MOLOMA (CNC).

Depuis deux jours, une vive tension palpable nous a été signalée à Bria entre les éléments de l’UPC dirigé par le Général Ali Darassa et ceux du FPRC dirigé par le Général Nourredine Adam qui contrôlent actuellement une partie de la zone de Bria. Les barrières ont été érigées et la population locale commence à s’inquiéter.

Embarqués sur une douzaine des motos, les éléments de l’ex-coalition Séléka de l’UPC dirigée par le Général Ali Darassa ont quitté le mercredi dernier la ville de Bambari pour se rendre à Bria. En arrivant à Ippy, ces éléments de l’UPC commencent à ériger des barrières dans chaque village jusqu’à Bria. Pendant ce temps, la population commence à s’inquiéter et se prépare au pire. Or, selon des informations des sources concordantes recueillies sur place, les éléments de l’UPC dirigée par le Général Ali Darassa ont été appelés au renfort par le Général Zackaria Damane de RPRC, une autre fraction de la Séléka qui occupe aussi une partie de la zone de Bria avec le FPRC de Nourredine Adam.

L’objectif du renfort sollicité par le Général Zackaria de RPRC était de neutraliser le Général Yaya du FPRC, Commandant en Chef de la branche FPRC de la ville de Bria nommé par le Général Nourredine ADAM. Or, depuis leur arrivée à Bria il y’a deux jours, les éléments de l’UPC se positionnent dans la ville de Bria sans affronter ceux du FPRC dont l’objectif était de neutraliser leur Chef le Général Yaya.

La ville de Bria est connue pour son sous-sol rempli des ressources minières dont le diamant. Pour contrôler une vaste zone exploitable, les différents groupes armés s’affrontent régulièrement. Depuis leur départ du pouvoir en 2014 après avoir chassé du pouvoir le Général François Bozizé en 2013, la coalition Séléka s’était divisée en plusieurs fractions qui s’affrontent régulièrement, parfois pour contrôler les zones d’exploitations minières ou à cause du vol du bétail.

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CENTRAFRIQUE: PEUT-ON SE RÉJOUIR DU BILAN DES CENT JOURS DE TOUADERA ?

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(Corbeau News Centrafrique)

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CENTRAFRIQUE: PEUT-ON SE RÉJOUIR DU BILAN DES CENT

JOURS DE TOUADERA ?

Bangui le 16 juillet 2016. 8:40′.

Par: Bernard SELEMBY DOUDOU (Production indépendante).

Lors de son discours d’investiture, l’élu de la nation centrafricaine a annoncé la politique de la rupture comme mode de gestion et a défini des priorités qui se résument en quatre points importants : d’abord le désarmement et le retour des réfugiés, déplacés, ensuite le rétablissement urgent de la sécurité sur l’ensemble du territoire national, la relance économique et enfin la lutte contre la corruption. Comme il est de tradition dans les nouvelles démocraties africaines, les cent premiers jours qui correspondent au 1/18ème du mandat sont importants et permettent d’évaluer à mi parcours la politique du nouveau locataire du palais de la renaissance et d’en faire une projection sur la durée totale du mandat. Ainsi, les premières décisions, les premiers choix des collaborateurs et le choix de politiques sont déterminants pour cet exercice. Il est vrai que 100 jours, c’est peu pour régler tous les problèmes mais suffisant pour définir des priorités vitales. A l’occasion, un secrétariat politique a été préalablement mis en place et était chargé de définir les actions à mettre à jour après l’investiture. La feuille de route gouvernementale est surtout marquée par une lenteur décevante qui donne l’impression que le gouvernement est en perdition et manque de repères. En un trimestre, certains départements ministériels ont connu des progrès significatifs mais noyés par la fragilité de la situation sécuritaire. C’est ainsi que des avancées considérables ont été enregistrées au niveau des finances et de la diplomatie.

Par contre des zones d’ombres sont encore visibles en ce qui concerne le désarmement, la sécurisation du territoire, les retours et indemnisations des réfugiés et déplacés, la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national. Nous relèverons aussi au passage des nominations ethniques, partisanes et amicales qui ne riment pas avec la philosophie de rupture tant prônée par le President de la République. En dépit du fait que notre chère patrie est sous tutelle, pris en otage et occupé militairement par les forces internationales avec le jeu confus et ambigu de la communauté internationale, des efforts émanants du gouvernement ont été consentis mais les actions sont invisibles et illisibles. Nous espérons que ces efforts produiront à court terme les effets escomptés. En conséquence de cause, le bilan des cent jours du President Touadera est mitigé et donne l’image d’un verre à moitié plein et à moitié vide. Tout dépend de l’angle de vue et de sa position géographique. Ainsi, le trimestre est loin de répondre à la préoccupation de la population et le gouvernement se contente de l’autosatisfaction.

Fort de ce qui précède et dans le souci de reconstruire notre chère patrie, nous invitons le peuple centrafricain à la patience, à renouveler leur confiance au gouvernement, et à soutenir les grandes réformes envisagées par le President de la République. Cet éventuel arsenal juridique et législatif cumulé avec le soutien et la confiance du peuple aiguillera notre pays sur le chemin de l’espérance. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 15 Juillet 2014

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections

Bangui Faits divers: Découverte étonnante dans l’une des concessions de Mr Sani YALO.

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Bangui Faits divers: Découverte étonnante dans l’une des concessions de Mr Sani YALO.

 

 

Bangui, le 15 juillet 2016. 1’:44′.

Par: Gisele MOLOMA.

 

Détruite par des Anti-Balaka au début de la guerre civile qui a ensanglanté la RCA depuis 2013, la somptueuse villa du sulfureux Homme d’Affaires Sani YALO située derrière la base logistique du PAM au quartier Fouh dans le 4e arrondissement, s’était retrouvée curieusement avant-hier à la Une des Faits divers à Bangui. En cause, la découverte dans le sous le sol de cette villa détruite une couveuse mystique soigneusement enterrée depuis plusieurs année. Comment cet objet a-t-il été découvert?

Considéré comme l’un des cerveaux de la rébellion dirigée par le Général François BOZIZÉ entre octobre 2001 et mars 2003, l’Homme d’affaires Sani YALO possède une dizaine des villas luxueuses mises en location aux riches particuliers. Or depuis la prise du pouvoir de son ami le Général François BOZIZé en mars 2003, il avait cédé l’une de ses somptueuses villas située au quartier Fouh derrière la base logistique du Programme Alimentaire Mondiale à l’un de ses frères cadets Danzoumi Yalo un mécanicien chauffeur devenu, par le fait du soutien de son oncle un ancien chef d’Etat-major tchadien, général dans l’armée Centrafrique. Malheureusement celle-ci avait été détruite et la concession transformée en chantier de fabrication des briques argileuses juste après le départ du Michel Djotodia et de la Séléka du pouvoir en 2014. Dans leurs activités quotidiennes de la fabrication des briques crues, les fabricants utilisent régulièrement les sables argileux et pour les trouver il faut trouer le sol en profondeur, c’est d’ailleurs ce qu’ils ont fait dans la concession abandonnées de l’Homme d’Affaires Sani YALO.

Mais avant-hier à la grande surprise de tout le monde, ces jeunes, dans leurs activités ont découvert sous le sol en profondeur une couveuse d’une dimension d’à peu près 55 pouces bien protégée. Dans cette couveuse rempli d’eau et soigneusement protégée, enterrée probablement avant la construction de la luxueuse villa, on y retrouve un serpent du type Vipère du gabon, un oiseau hibou, un deuxième oiseau mais plus petit et plein des petits trucs. Chose étonnante, tous ces animaux mystiques sont encore vivants. A la découverte de celle-ci, plus d’une centaine des personnes se sont précipitées pour aller voir de leurs propres yeux. La couverture a été détruite et brûlée en public devant le lycée CPJ sur la route.

Dans ce secteur, l’Homme d’Affaires tchado-centrafricain possède deux villas juxtaposées dont l’une occupée par son frère cadet le mécanicien Danzoumi Yalo, et l’autre appartenait à un Imam puis rachetée par l’Homme d’Affaires Sani YALO et occupée aussi par l’un de ses frères avant sa destruction. C’est cette dernière qui a été mystifiée par son propriétaire d’avant ou actuel.

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Centrafrique: Arrestation spectaculaire d’un Peul par des gendarmes à Bangui.

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Centrafrique: Arrestation spectaculaire d’un Peul par des gendarmes à Bangui.

Bangui, le 15 juillet 2016. 14:22′.

Par: Gisele MOLOMA.

Décidément, l’affaire des Peuls à Bangui est très compliquée. Avant-hier à Pk12, un convoi d’une dizaine des camions remplis non seulement des troupeaux des bœufs, mais aussi des passagers qui voulais profiter de l’escorte des Soldats de la Minusca pour se rendre à Bangui, est arrivé à la Barrière de la Gendarmerie du Pk12. Les Gendarmes, dans leur contrôle, ont arrêté un Peul Berger qui se cachait bizarrement dans un coin peu ordinaire. Comment ça s’est-il passé?

Dans un souci d’efficacité, désormais les Forces mixtes de défense et de Sécurité centrafricaines sont chargées d’assurer, à Bangui exclusivement, la sécurité de tous les Camions transportant des marchandises en provenance des villes de province. C’est ce qui a été fait lorsqu’un convoi d’une dizaine des camions transportant des troupeaux de bœufs et des passagers était arrivé au Pk12 le mardi dernier. Comme convenu, les gendarmes associés aux policiers ont pris le relais des Forces de la MINUSCA qui ont sécurisé le convoi depuis les villes de province jusqu’au Pk12 à l’entrée de Bangui. Durant tout leur trajet dans la ville de Bangui, les gendarmes et policiers sont dans leurs véhicules devant, derrière et sur les deux côtés du convoi jusqu’au niveau de l’avenue des Martyrs où l’un des policiers fixés à bord de chaque camion du convoi a pu constater la présence d’un corps humain bien protégé par deux bœufs. L’homme couché à terre dans un camion sous une paire des bœufs qu’il transforme à une sorte de couverture, malheureusement il a été trahi par sa petite tête qu’il l’a mise dehors pour sa respiration. Alertés de la présence d’une personne à bord qui se cache, les gendarmes ont fait stopper le convoi au niveau du lycée des Martyrs. L’homme qui se cachait soigneusement a été extirpé et arrêté par les policiers qui l’ont soupçonné son comportement. Au même moment, la tension était montée d’un cran vers le lycée des Martyrs où les badauds étaient nombreux. Après quelques minutes d’arrêt, le convoi continue son trajet pour se rendre au quartier Km5.

Selon nos informations, la personne arrêtée n’est qu’un Peul berger qui se cachait par peur d’être lunchée et il a finalement été libéré quelques heures plus tard.

Les Peuls dans leur majorité ne possède aucune pièce d’identité et parlent difficilement Sangho comme les autres, à tel point que certains Centrafricains les considèrent comme des Étrangers et ils deviennent depuis quelques mois la cible principale des Bandits qui veulent à tout prix voler leur bétail.

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Centrafrique: Encouragements au Ministre des Finances et du Budget.

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 Encouragements au Ministre des Finances et du Budget.

Bangui: le 15 juillet 2016. 12:55′.

Par: A.TT.

Tout bon enseignant sait découvrir le talent d’un bon élève par son premier devoir.  Les Profs TOUADERA et SARANDJI ne vont pas me démentir concernant leur brillant élève, le Ministre des Finances et du Budget, M. DONDRA.

S’il m’était donné d’apprécier et de donner une note sur 20 au Ministre des Finances et du Budget, croyez moi, il mérite un 18/20, avec Mention Très  Bien et avec Félicitation du Jury.

Monsieur le Ministre des Finances et du Budget, vous avez nos encouragements pour le travail fait.

En l’intervalle de 3 mois, ce Ministre a pris ses marques et a montré qu’il était à la hauteur de sa tâche et maitrisait son sujet « les Finances et le Budget ». Ce qui ne semble pas être le  cas pour certains d’entre eux.

C’est le seul élève (Ministre) de cette classe (Gouvernement) qui a compris la leçon et maitrise sa matière. Et il sait ce que les Professeurs FAT et SMS lui ont demandé de faire. Et il le fait si bien, avec méthode, rigueur, conscience, abnégation et talent.

Bravo, Monsieur DONDRA. Vous méritez votre place. Vous êtes l’homme qu’il faut à la place qu’il faut.

Mais, de la dette ?

Selon le Ministre des Finances et du Budget, l’encours de la dette publique centrafricaine s’élève à 450 milliards de francs CFA.

Soit le double du Budget national qui est de : 260 milliards de F CFA.

Tous les Ministres qui sont passés par  là n’ont jamais osé, ni eu le courage de faire l’inventaire du stock de la dette publique et le publier, comme l’a fait le Ministre DONDRA.

Cependant, pour la clarté et la compréhension de la démarche, on aurait souhaité que le Ministre détaille la structure de la dette publique après cet état d’inventaire.

La structure de la dette publique de l’Etat se décline en :

–       Dette intérieure
–       Dette extérieure

1-      La dette intérieure

La Dette  Intérieure est composée principalement d’une dette sociale et commerciale, et des créances vis-à-vis des établissements bancaires de la place et de la dette vis-à-vis de la BEAC..

•       De la dette sociale :

La dette sociale concerne les salaires, les bourses, les frais de scolarité, les pensions, les frais d’hospitalisation, les saisies-arrêts des décisions de justice, les réparations civiles et les remboursements de frais de transport, etc…
•       De la dette commerciale

La dette commerciale reflète l’encours de dettes croisées avec les trois entreprises publiques principales, à savoir la SODECA (qui est la Société de Distribution d’Eau en Centrafrique), la SOCATEL (qui est la Société Centrafricaine des Télécommunications), et l’ENERCA (qui est la Société de l’Énergie Centrafricaine).
•       De créances vis-à-vis des établissements bancaires de la place ;
•       De la dette vis-à-vis de la BEAC ;
Remarque : Dans le discours du Ministre des Finances et du Budget, on aurait souhaité qu’il  indique clairement la part de l’encours de la dette intérieure et de la dette extérieure dans la dette publique globale, pour une bonne compréhension.
2-      La Dette Extérieure

La dette extérieure est constituée de :

–        la dette envers les créanciers multilatéraux,
–        La dette envers des créanciers bilatéraux
–        Les  créances commerciales.

Les principaux détenteurs de créances sur l’Etat Centrafricain  sont les institutions internationales qui sont des créanciers multilatéraux  (IDA du Groupe de la Banque Mondiale ;  FAD du Groupe de la BAD ; FMI et  FED) ;

Les créanciers bilatéraux et commerciaux sont composés des pays comme la France, la Chine, les Etats-Unis, l’Allemagne, et les sociétés commerciales regroupées a sein du Club de Paris.

De ce qu’a dit le Ministre, la Dette publique globale avec un tel niveau d’encours pose problème. En effet, en langage d’entreprise, la situation de la RCA avec ce niveau d’endettement montre un Etat en état de faillite totale. Car, si l’on considère le montant de notre budget 260 milliards de F CFA comme capital de l’entreprise « RCA », et le montant de la dette (capital et intérêt compris)  450 milliards de F CFA, on note bien que le montant de l’endettement représente 173,07% du capital (450/260= 1,7307). En d’autres termes, le capital est absorbé par l’endettement. En langage facile : état de faillite.

Au regard des éléments fournis par le Ministre des Finances et du Budget, cette situation doit nous interroger et nous pousser à regarder vers nos dirigeants pour leur dire que la situation est plus que grave. En effet, au lieu de passer leur temps à danser et à festoyer, il faut qu’ils se rendent à l’évidence. La sortie du Ministre est une alerte !
Pour un pays qui a atteint le point d’achèvement de l’initiative des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) et l’Initiative d’Allègement de la Dette Multinationale (IADM) et se retrouve aujourd’hui avec un tel niveau d’endettement, cela doit nous alarmer.
Après cette analyse de la structure de la dette publique centrafricaine, une question se pose.
Qu’en est-il de l’atteinte en juin  2009 du point d’achèvement de l’Initiative des Pays Pauvres Très Endettés (PPTE) et  de l’Initiative d’allègement de la dette multilatérale (IADM) ?

De ce qui précède, notre constat montre qu’à long terme, l’endettement extérieur va rester vulnérable à certains chocs qui pourraient entraîner le dépassement des normes d’endettement  prescrites par les Institutions de Bretton Woods.

A. TT

Centrafrique : takaparler maintenant voir !

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Centrafrique : takaparler maintenant voir !

Bangui: le 14 juillet 2016. 16:55′.

Par: Michel Koyt.

 

Il y’a décidément quelque chose d’affligeant à observer l’actualité en République centrafricaine, avec chaque jour, des faits ahurissants. C’est à croire que ce pays est maudit.

L’information date de la semaine dernière mais nous venons de l’apprendre : Justino Dede Sombo, ex-blogueur de takaparler, est nommé comme chargé de mission au cabinet du président de l’Assemblée nationale.

La nouvelle aurait pu faire pisser de rire le diable s’il ne s’agissait pas de Karim Meckassoua, champion auto-proclamé de l’éthique et de la méritocratie républicaine.

L’éthique d’abord. C’est un secret de polichinelle que Justino Dede Sombo dit « Lerco » est un repris de justice notoire. Condamné en France pour escroquerie, faux et usage de faux, utilisation de moyens de paiement volés, il avait été incarcéré à Angers avant d’être rapatrié à Bangui en 2011. Une fois de retour dans son pays, il s’était lié d’amitié avec Aimé-Vincent Bozizé dit papy et a été au coeur de l’escroquerie de la société de téléphonie Télécel qui avait livré à ces derniers des cartes de crédit de plusieurs millions de Cfa. La société n’a jamais pu recouvrer sa créance et l’affaire est pendante devant la justice. C’est donc pour se soustraire à la justice centrafricaine qu’il avait regagné la France sous une fausse identité en passant par Bruxelles, via Cotonou.

Le mérite républicain ensuite. Meckassoua a-t-il exigé un curriculum vitae à son chargé de mission avant de le nommer ? Car ce dernier n’a aucune compétence dans le domaine de la communication. Tenir un blogue sur lequel on publie des articles repris à partir d’autres sources ne fait pas de Justino Dede Sombo un spécialiste de la communication. D’ailleurs, il est incapable de rédiger correctement un simple communiqué de presse. Sait-il au moins rédiger une dépêche? Rien n’est moins sûr. Sinon, il ne se contenterait pas par exemple de publier in extenso les déclarations de son champion. Car il aurait su que les internautes, entre les réseaux sociaux et les médias audio-visuels, ne consacrent en moyenne que deux à trois minutes pour lire les sites informatifs. C’est pourquoi, les professionnels, les vrais, publient souvent la quintessence des discours et autres déclarations sous forme de dépêche afin de capter l’attention des lecteurs. Ça s’a
ppelle de l’écriture numérique.

Ce qui est affligeant, c’est que le président de l’Assemblée, d’ordinaire très précautionneux, s’est laissé abuser de bonne foi par ce personnage sulfureux et infréquentable. D’autant que le métier de communiquant à ses règles et ses codes dont il faut maitriser. Il ne suffit pas de singer les professionnels pour se considérer comme un vrai professionnel. Où et à quel moment Justino Dede Sombo a-t-il étudié la communication ?

Au-delà, c’est la leçon à tirer de cette pantalonnade. Il est évident que tous ceux qui se sont découverts un nouveau métier, celui de redresseur de torts sur internet, ne visent qu’un seul objectif : être appelés à la mangeoire. On remarquera que maintenant que son objectif est atteint et qu’il a la bouge pleine, il a délaissé son blogue. Alors, takaparler maintenant !

Michel Koyt.

Centrafrique : Affaire NZEWE, l’opérateur économique Yao-Ye Yongsong demande à la justice de dire le droit

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Centrafrique : Affaire NZEWE, l’opérateur économique Yao-Ye Yongsong

demande à la justice de dire le droit

Bangui: le 11 juillet 2016. 19:55′.

Par: Eric NGABA (CNC).

L’Opérateur Sino-espagnol Yao-Yé Yongsong félicite le travail de la justice centrafricaine dans l’affaire de détournement de ses 24 millions de FCFA au ministère des mines à l’époque de la transition. Demandant à la justice de dire le droit, il souhaite par la même occasion, l’arrestation des autres complices cités dans cette affaire qui sont libres de leur mouvement pendant que Daniel Nzewé et Jean Christophe Robembe purgent présentement leur peine à la prison carcérale de Ngaragba.
L’affaire de détournement de 24 millions de FCFA appartenant à l’opérateur Sino-espagnole Yao-Yé Yongsong, au ministère des mines à l’époque de la transition, est encore pendante et fait un grand bruit au sommet de l’Etat centrafricain. Pendant ce temps, la justice est en train de faire son travail pour la mettre en lumière. Deux personnes citées dans l’affaire dont Daniel Nzewé et Jean Christophe Robembe sont déjà sous les verrousdepuis plus de deux semaines à la maison carcérale de Ngaragba. L’opérateur Sino-espagnole Yao-Yé Yongsong salue le travail que fait la justice centrafricaine sur cette affaire qui ternit l’image des institutions de la République.
« Je félicite le travail de la justice centrafricaine qui essaie de faire la lumière sur cette affaire. Le nouveau ministre de la justice donne un sentiment de confiance à la justice de ce pays. L’arrestation des deux complices de cette affaire dont je suis victime démontre que la justice fait son travail et c’est déjà un grand pas dans l’affaire », nous a confié Yao-Yé Yongsong.
Ils sont nombreux à se retrouver dans le collimateur de la justice dans cette affaire qui défraie la chronique au niveau national et international. D’après l’opérateur économique Yao-Yé Yongsong, l’ex ministre des mines Joseph Agbo, l’actuel député de Mongoumba Thierry VACKAT, l’actuel Directeur de cabinet du ministère des mines Lucien Emmanuel Pamou, et la Directrice générale Nadège Koya-sambia sont principalement les acteurs du détournement de la fameuse somme de 24 millions de FCFA partagés entre eux. Toute fois, il demande à la justice leur arrestation pour que l’affaire soit tirée à la claire.
« Daniel Nzewe et Jean Christophe Robembe sont aux arrêts. Il reste encore les autres qui sont là sans être inquiétés par la justice, alors qu’ils sont de complice avec les deux qui sont présentement en détention», a ajouté Yao-YéYongsong qui jette toute la responsabilité de l’affaire sur les cadres du ministère des mines durant la transition de Catherine Samba-Panza.
Pour lui, c’est l’ex ministre Joseph Agbo qui a tout organisé avec ses complices pour le dépouiller de ses biens. D’après l’opérateur économique Sino-espagnol, les 24 millions de FCFA devraient être logiquement versés sur le compte du ministère des mines soit au trésor public au profit de l’Etat centrafricain. A défaut de cette logique, Monsieur Yao-Yé Yongsong qualifie de pure escroquerie le fait que ce fonds a été partagé entre les personnes citées dans le dossier. Selon le détenu Daniel Nzewe que nous avons rencontré à la Section des Recherches et des Investigations (SRI), la somme de 24 millions de FCFA a été rétrocédée au profit d’une Coopérative locale d’artisans miniers à Carnot, par le ministère centrafricain des mines, au profit des artisans miniers dans la localité. Scandale ! Il s’agit de la Coopérative des Artisans Miniers de Carnot (CAMCA) dirigée par l’un des complices du détournement de ce fonds, Jean Christophe Robembe.
Monsieur Yao Ye Yongson, pour le rappeler, a été appréhendé le 24 février 2016, et dépouillé de ses biens dont la somme de 24 millions de FCFA, par un groupe d’hommes à Carnot se présentant comme de la Brigade antifraude. Il se dit victime d’une escroquerie d’un clan de mafieux du régime de Catherine Samba Panza. Il prend pour responsable direct de cette affaire l’ex Ministère centrafricain des Mines de complicité avec notamment Daniel NZEWE, l’honorable Thierry Georges Vackat, et Jean Christophe Robembe, l’actuel Directeur de Cabinet du ministre des mines Lucien Emmanuel Pamou, et la Directrice générale Nadège Koya-sambia.. L’opérateur économique Yao Ye Yongson a indiqué qu’il était en règle avec des documents légaux signés par des autorités de la transition le 3 janvier 2016, lui autorisant de sillonner les zones minières protégées de Centrafrique. Cette affaire n’est qu’un échantillon de beaucoup de choses qui se sont produites durant la transition de Catherine Samba-Panza. Donc, un audite de la gestion de la transition s’impose.

Affaire à suivre !

Centrafrique: le mariage du PM SARANDJI, un pied de nez aux Centrafricains?

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(Corbeau News Centrafrique)

3eme épouse du Simplice Mathieu SARANDJI. Photo CNC
3eme épouse du Simplice Mathieu Sarandji. Photo CNC

Centrafrique: le mariage du PM SARANDJI, un pied-de-nez aux Centrafricains?

Bangui: le 11 juillet 2016. 19:55′.

Par: Énoch Feizouré (CNC).

À 100 jours du Président Faustin Archange TOUADÉRA au pouvoir, l’ambiance était à la fête en dépit des résultats très médiocres qu’ils traînent derrière eux depuis qu’ils sont arrivés au pouvoir il y’a trois mois. Du dîner de Gala organisé au Palais de la Renaissance au mariage pompeux du premier Ministre, les autorités illégitimes de ce pays ont totalement oublié qu’elles sont en train de faire la fête et danser sur le tombeau de nombreux Centrafricains qui ont perdu leur vie à cause de la faiblesse de nos autorités. Ainsi, les Centrafricains se demandent depuis deux jours, à quel jeu joue le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI et son Patron-Parrain le Président Faustin Archange TOUADÉRA?

Incroyable mais vrai!!! Ce qu’on redoutait depuis trois mois est arrivé. Le Président Faustin Archange TOUADÉRA et son ami le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI ont franchi, malheureusement, un nouveau cap de la bêtise politique. Franchement, est-il normal pour un Premier Ministre de fixer et organiser son mariage de luxe a une période où le pays est toujours au lambeau et on compte par dizaine le nombre des Centrafricains assassinés par semaine? Au moment où le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI fêtait son mariage de luxe, deux Réfugiés Centrafricains ont été abattus par les Gendarmes tchadiens au sud du Tchad, une fillette a été violée dans le Camp des déplacés de Mpoko à seulement 1km de la résidence du Premier Ministre par des bandits.

Dans un pays normal, le Premier Ministre devrait s’abstenir, même si c’est son droit absolu, de se marier dans une ambiance festive dans laquelle les Champagnes coulent à flot durant deux jours alors que un bon nombre de ses concitoyens continuent de souffrir, souffrir dans des Camps des Réfugiés à l’étranger, souffrir dans des Camps des Déplacés remplis en bloc partout sur le territoire national, souffrir d’être pris en otage par des groupes armés à Bangui comme en province, souffrir parce qu’ils n’ont pas d’emploi car le taux de chômage atteint déjà 90%, souffrir dans des hôpitaux délabrés qui manquent cruellement des moyens.

Invité à Ngaoundaye la semaine passée par le Député de cette ville suite à la mort d’une dizaine des personnes dont un Gendarme Centrafricain assassinées par des Séléka il y’a un mois, le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI avait décliné cette invitation pour se consacrer totalement au préparatif de son troisième mariage de luxe. Mais de quel mariage s’agit-il?

Si on essaie de retracer son parcours familial, les Centrafricains comprendront que cet homme ne mérite aucunement d’être nommé Premier Ministre. De son premier mariage en France, Simplice Mathieu SARANDJI frôla l’homicide volontaire sur sa première épouse qu’il la soupçonna à tort d’infidélité. L’homme échappa de justesse à la case prison, il quitta la France pour rentrer dans son pays. Une fois au pays, Simplice avait rencontré une autre femme qu’il l’a mariée officiellement, c’est le deuxième mariage. Un deuxième mariage d’espoirs pour la famille de monsieur SARANDJI qui voulait tourner très vite la page du premier mariage qui a failli tourner au drame lorsque ce dernier, sous le coup de la jalousie mal placée, a éjecté sa première épouse du 2e étage jusqu’au sol.

Malheureusement l’homme n’a pas changé vis à vis de sa deuxième épouse mariée à Bangui après son divorce en France. Pour sa deuxième épouse, monsieur SARANDJI l’a tabassée suffisamment et a demandé un divorce officiel à la Justice après avoir découvert dans le placard de son épouse un costume d’homme qu’il n’a pas reconnu son appartenance avant de sa deuxième épouse d’infidèles. Malgré cette accusation rapide, l’homme intentait une action en justice pour demander non seulement le divorce, mais aussi de réparation. La Justice a effectivement prononcé le divorce entre monsieur SARANDJI et sa deuxième épouse mais elle a également imposé à SARANDJI de dédommager cette dernière. Une maison appartenant au couple a été saisi pour remettre à l’épouse, sauf que l’homme a refusé cette décision de la Justice, il a pris les soins de détruire totalement à l’aide d’un Bulldozer la maison qui devrait normalement appartenir à son ex-deuxième épouse selon la décision de la Justice.

En dépit de toutes ces conneries, monsieur Simplice Mathieu SARANDJI n’a pas baissé les bras, il a accroché l’une de ses Étudiantes de l’Université de Bangui pour se remarier pour la troisième fois. Pour ce troisième mariage, le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI a préféré choisir le Président Faustin Archange TOUADÉRA comme son Parrain de mariage. Les deux têtes de l’Exécutif centrafricain ont fêté, fêté, fêté au Palais et à l’Hôtel, dans les boîtes de nuit à coup des millions de franc CFA sans penser au peuple centrafricain qui les a mis au pouvoir.

Cette façon de gouverner discrédite totalement monsieur SARANDJI de son poste du Premier Ministre. Être un intellectuel ne veut pas dire nécessairement être un homme politique, et vice versa. Le Premier Ministre SARANDJI Mathieu est un pur produit académique qui ne maîtrise rien de la politique. Le mariage du Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI alias SMS a été programmé à la même date que celle des 100 premiers jours d’accession au pouvoir du Président Faustin Archange TOUADÉRA. Peut-être une manière de faire un pied de nez aux Centrafricains?

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Centrafrique: le mariage du PM SARANDJI, un pied de nez aux Centrafricains?

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(Corbeau News Centrafrique)

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Centrafrique: le mariage du PM SARANDJI, un pied-de-nez aux Centrafricains?

 

 

 

 

Bangui: le 11 juillet 2016. 19:55′.

Par: Énoch Feizouré (CNC).

À 100 jours du Président Faustin Archange TOUADÉRA au pouvoir, l’ambiance était à la fête en dépit des résultats très médiocres qu’ils traînent derrière eux depuis qu’ils sont arrivés au pouvoir il y’a trois mois. Du dîner de Gala organisé au Palais de la Renaissance au mariage pompeux du premier Ministre, les autorités illégitimes de ce pays ont totalement oublié qu’elles sont en train de faire la fête et danser sur le tombeau de nombreux Centrafricains qui ont perdu leur vie à cause de la faiblesse de nos autorités. Ainsi, les Centrafricains se demandent depuis deux jours, à quel jeu joue le Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji et son Patron-Parrain le Président Faustin Archange TOUADÉRA?

Incroyable mais vrai!!! Ce qu’on redoutait depuis trois mois est arrivé. Le Président Faustin Archange TOUADÉRA et son ami le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI ont franchi, malheureusement, un nouveau cap de la bêtise politique. Franchement, est-il normal pour un Premier Ministre de fixer et organiser son mariage de luxe a une période où le pays est toujours au lambeau et on compte par dizaine le nombre des Centrafricains assassinés par semaine? Au moment où le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI fêtait son mariage de luxe, deux Réfugiés Centrafricains ont été abattus par les Gendarmes tchadiens au sud du Tchad, une fillette a été violée dans le Camp des déplacés de Mpoko à seulement 1km de la résidence du Premier Ministre par des bandits.

Dans un pays normal, le Premier Ministre devrait s’abstenir, même si c’est son droit absolu, de se marier dans une ambiance festive dans laquelle les Champagnes coulent à flot durant deux jours alors que un bon nombre de ses concitoyens continuent de souffrir, souffrir dans des Camps des Réfugiés à l’étranger, souffrir dans des Camps des Déplacés remplis en bloc partout sur le territoire national, souffrir d’être pris en otage par des groupes armés à Bangui comme en province, souffrir parce qu’ils n’ont pas d’emploi car le taux de chômage atteint déjà 90%, souffrir dans des hôpitaux délabrés qui manquent cruellement des moyens.

Invité à Ngaoundaye la semaine passée par le Député de cette ville suite à la mort d’une dizaine des personnes dont un Gendarme Centrafricain assassinées par des Séléka il y’a un mois, le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI avait décliné cette invitation pour se consacrer totalement au préparatif de son troisième mariage de luxe. Mais de quel mariage s’agit-il?

Si on essaie de retracer son parcours familial, les Centrafricains comprendront que cet homme ne mérite aucunement d’être nommé Premier Ministre. De son premier mariage en France, Simplice Mathieu SARANDJI frôla l’homicide volontaire sur sa première épouse qu’il la soupçonna à tort d’infidélité. L’homme échappa de justesse à la case prison, il quitta la France pour rentrer dans son pays. Une fois au pays, Simplice avait rencontré une autre femme qu’il l’a mariée officiellement, c’est le deuxième mariage. Un deuxième mariage d’espoirs pour la famille de monsieur SARANDJI qui voulait tourner très vite la page du premier mariage qui a failli tourner au drame lorsque ce dernier, sous le coup de la jalousie mal placée, a éjecté sa première épouse du 2e étage jusqu’au sol.

Malheureusement l’homme n’a pas changé vis à vis de sa deuxième épouse mariée à Bangui après son divorce en France. Pour sa deuxième épouse, monsieur SARANDJI l’a tabassée suffisamment et a demandé un divorce officiel à la Justice après avoir découvert dans le placard de son épouse un costume d’homme qu’il n’a pas reconnu son appartenance avant de sa deuxième épouse d’infidèles. Malgré cette accusation rapide, l’homme intentait une action en justice pour demander non seulement le divorce, mais aussi de réparation. La Justice a effectivement prononcé le divorce entre monsieur SARANDJI et sa deuxième épouse mais elle a également imposé à SARANDJI de dédommager cette dernière. Une maison appartenant au couple a été saisi pour remettre à l’épouse, sauf que l’homme a refusé cette décision de la Justice, il a pris les soins de détruire totalement à l’aide d’un Bulldozer la maison qui devrait normalement appartenir à son ex-deuxième épouse selon la décision de la Justice.

En dépit de toutes ces conneries, monsieur Simplice Mathieu SARANDJI n’a pas baissé les bras, il a accroché l’une de ses Étudiantes de l’Université de Bangui pour se remarier pour la troisième fois. Pour ce troisième mariage, le Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI a préféré choisir le Président Faustin Archange TOUADÉRA comme son Parrain de mariage. Les deux têtes de l’Exécutif centrafricain ont fêté, fêté, fêté au Palais et à l’Hôtel, dans les boîtes de nuit à coup des millions de franc CFA sans penser au peuple centrafricain qui les a mis au pouvoir.

Cette façon de gouverner discrédite totalement monsieur SARANDJI de son poste du Premier Ministre. Être un intellectuel ne veut pas dire nécessairement être un homme politique, et vice versa. Le Premier Ministre SARANDJI Mathieu est un pur produit académique qui ne maîtrise rien de la politique. Le mariage du Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI alias SMS a été programmé à la même date que celle des 100 premiers jours d’accession au pouvoir du Président Faustin Archange TOUADÉRA. Peut-être une manière de faire un pied de nez aux Centrafricains?

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