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Centrafrique : Armel SAYO, le Martyr du gouvernement Kamoun 2 ?

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/LE-MINISTRE-DE-LA-JEUNESSE-ARMEL-SAYO.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>LE MINISTRE DE LA JEUNESSE ARMEL SAYO

Centrafrique : Armel SAYO, le Martyr du gouvernement Kamoun 2 ?

Bangui – Corbeau News Centrafrique : 30-01-2015.

Plus les jours passent, plus le cas d’Armel SAYO est oublié par le gouvernement de Mahamat Kamoun 2 et pourtant il était l’un des signataires de l’Accord de Paix de Brazzaville (Congo) avec les Anti-Balaka et Séléka dans lequel le gouvernement de Mahamat Kamoun a vu le jour. Il a été enlevé et le gouvernement n’a pas assez des moyens à sa disposition en vue de négocier sa libération. Il croupît encore dans la brousse aux mains de ses kidnappeurs en tant que Ministre.

L’Archevêque de Bangui Monseigneur Dieudonné Nzapalainga qui, au départ n’a pas été associé aux négociations pour la libération du Ministre SAYO est sollicité à nouveau pour intervenir. Cette fois, c’est difficile pour l’Homme de Dieu et préféré des Centrafricains dans ce dossier. Il préfère négocier en toute discrétion mais en même temps, Catherine Samba-Panza et son gouvernement dirigé par Mahamat Kamoun ont fait appel à d’autre faction des Anti-Balaka pour négocier aussi. Ce deuxième appel créé de confusion dans les négociations en cours. Comment deux factions des Anti-Balaka, l’une dirigée par Sébastien Wénézoui et l’autre par Patrice Édouard Ngaïssona n’arrivent pas à repérer et identifier formellement les kidnappeurs du Ministre SAYO qui sont dans ce quartier de Boy-Rabe?

Les frères du Général Anti-Balaka Andjilo qui ont perdu tout espoir dans la libération de leur frère arrêté par la Minusca préfère maintenant renflouer leurs poches avec des activités terroristes comme enlèvements et séquestration des Centrafricains. Avec le petit pactole qu’ils ont eu récemment après l’enlèvement de la Française et libérée il y’ a une semaine, ce groupe terroriste persiste et signe dans cette voie suicidaire. Les centrafricains qui s’attendaient à ce que ce sont des Séléka qui amènent du terrorisme en Centrafrique sont surpris aujourd’hui de voir que les premiers terroristes sont des Anti-Balaka section Andjilo. Quelle belle surprise? Pendant ce temps, la dernière victime de ces terroristes est le Ministre de la Jeunesse et des Sport Monsieur Armel SAYO.

Bangui, Gisèle MOLOMA pour CNC

Centrafrique: confusion à Bria après le dernier ultimatum des Ex-Séléka

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Les-seleka-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les rebelles de l'ex-coalition seleka à Bangui.
Les rebelles de l’ex-coalition seleka à Bangui.

Centrafrique : confusion à Bria après le dernier ultimatum des Ex-Séléka

Bangui – Corbeau News Centrafrique : 30-01-2015.

Depuis une semaine on ne cesse de dire que le mini-forum de Nairobi au Kenya qui a abouti à un accord non applicable donne des ailes à une partie des Ex-Séléka en Centrafrique. Certains Ex-Séléka qui se sont installés dans des zones de Diamants et Or ont besoin de l’insécurité et le KO pour bien piller nos ressources.

Ainsi, un autre Général en carton de l’Ex-Séléka nommé ARDA HAKOUMA qui commande une faction de l’Ex-Séléka installée à Bria a lancé un dernier ultimatum au gouvernement de transition de rappeler immédiatement tous ses Fonctionnaires à Bangui. Ils doivent quitter Bria dans l’immédiat sinon ils seront kidnappés. Cette menace qui passe sur les antennes d’une station radio locale a suffisamment touché la population de Bria qui est traumatisée en ce moment et cherche à fuir dans la brousse. Comment on peut laisser ces malfaiteurs et ennemis des centrafricains continuer de menacer avec toute une assurance le gouvernement?

D’abord les Séléka et Anti-Balaka connaissent très bien les points faibles de la Président Catherine Samba-Panza et de son Gouvernement dirigé par Mahamat Kamoun. Ils savent qu’à travers des petites menaces, la Présidente va les nommer dans le gouvernement de transition ou quelque part comme Conseillers car avec l’aide de ses Conseillers, elle fait toujours le jeu des bandits que des hommes politiques ou des centrafricains compétents exilés ailleurs dans le monde.

Rappelons que ce Général ARDA HAKOUMA fut Garde de Corps rapproché de Michel Djotodia quand il était au pouvoir. Il est idéologiquement proche des salafistes et cité plusieurs fois dans des crimes commis à Bangui l’an dernier. C’est un client potentiel de la CPI qui s’amuse à Bria en lançant des ultimatums par-ci, par-là et terrorise la population locale.

Bangui, Gisèle MOLOMA pour CNC

Centrafrique : Sassou Nguésso isolé rejette l’ accord de Nairobi signé entre Bozizé et Djotodia

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Le-Président-Denis-Sassou-Nguésso-du-Congo-Brazzaville.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Denis Sassou Nguésso du Congo Brazzaville

Centrafrique : Sassou Nguésso isolé rejette l’accord de Nairobi signé entre Bozizé et Djotodia

Bangui – Corbeau News Centrafricains.

Depuis la signature de l’ accord de cessation des hostilités entre une partie des milices Séléka et Anti-Balaka à Nairobi, le Président Congolais, initiateur de ce forum parallèle est de plus en plus isolé sur le plan international. Il ne supporte plus les pressions venues de toute part à tel point qu’il vient, dans un communiqué, dénoncer à son tour l’accord dont il était le Chef d’orchestre en Chef.

Jamais un accord dit « de Paix » n’a fait autant de bruit en Centrafrique. Le gouvernement centrafricain, exclu de ce mini-forum du Kenya par le Président congolais, profite des soutiens venus du monde entier y compris des Centrafricains pour marquer un point décisif et mettre à terre tous ceux qui soutiennent ce petit forum de Nairobi qui n’a pas tenu plus de 48 heures.

Hier mercredi à Nairobi, François Bozizé, Nouredine ADAM et Michel Djotodia ont reçu un message ferme de la part du Vice-Médiateur venu spécialement au Kenya pour leur expliquer que cet accord ne sera pas appliqué et il est nul et non avenu. Tout le monde doit s’atteler à la préparation du Forum de Bangui et que l’amnistie réclamée dans cet accord n’est pas enviable car la justice doit faire son travail. Un message dur mais important pour tous ceux qui soutiennent encore la conclusion de ce mini-forum de Nairobi. Le président Sassou Nguésso pour sa part n’a pas tardé à faire de volte-face en rejetant l’accord signé au Kenya qu’il a qualifié de «  NON ACCEPTABLE ». Le Président congolais tombe à terre et se ridiculise mais roule aussi ses amis François Bozizé et Michel Djotodia dans la farine.

À Bangui, certains Centrafricains commencent à surnommer l’accord de Nairobi de « L’ACCORD DE GUERRE », d’autres parlent même de « L’ACCORD DES CLIENTS » en faisant référence à la Cour Pénale Internationale (Clients de la Cour Pénale Internationale).

Bangui, Gisèle MOLOMA pour CNC

RCA: L’ONG CPDE FORME 100 LEADERS COMMUNAUTAIRES DE BANGUI SUR LES DROITS DE L’ENFANT ET LA PROTECTION DE LA FEMME

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Association-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>ONG CPDE
ONG CPDE. Photo: Éric Ngaba

L’ONG CPDE FORME 100 LEADERS COMMUNAUTAIRES DE BANGUI SUR LES DROITS DE L’ENFANT ET LA PROTECTION DE LA FEMME

 

Bangui – Corbeau News Centrafrique : 30-01-2015.

 

L’ONG Centre pour la Promotion et la Défense des Droits de l’Enfant, en abrégé CPDE, poursuit ses activités s’inscrivant dans le projet intitulé «  mesures de protection en faveur des femmes et des enfants » sur les sites des déplacés internes de Bangui. Elle a organisé, du 28 au 29 janvier 2015, un atelier de formation des 100 Leaders communautaires de Bangui la capitale centrafricaine. La formation concerne les autorités municipales, les Chefs de groupe et quartier et quelques responsables d’association féminine et de jeunesse.

La pique de violence ayant plongé la République centrafricaine depuis deux ans dans une crise sans précédente, l’on assiste à la création des sites des déplacés internes à cause du déplacement massif de population fouillant les violences intercommunautaires. Des violations de droits de l’enfant et de la femme sont signalées presque tous les jours sur les sites des déplacées. Certains droits fondamentaux tels que le droit à la vie, le droit à l’éducation, et à la protection contre la violence sont régulièrement violés.

Ainsi, le Centre pour la promotion des droits de l’enfant (CPDE) avec l’appui financier du Fond Canadien d’initiative locale (FCIL) se propose d’augmenter les connaissances des Leaders communautaires des différents arrondissements de Bangui sur les droits des femmes, les droits des enfants et la mobilisation communautaire afin de réduire le taux de la violence en milieu communautaire.

Remy Djamouss
Rémy Djamouss. Photo: Éric Ngaba pour CNC

« Ces leaders communautaires se réunissent aujourd’hui autour d’une seule question qui est le respect de droit de l’enfant et le droit de femme. Ils seront outillés des textes juridiques nationaux et internationaux sur cette question qui doit être prise au sérieux. Parce qu’aujourd’hui en République centrafricaine, nous constatons que le respect des Droits de l’enfant et de la femme est bafoué. Et donc nous voulons rétablir ce respect pour que les victimes se sentent allaises », a justifié Rémy Djamouss, Président du Centre pour la promotion des droits de l’enfant (CPDE).

Ces leaders sont, selon Rémy Djamouss, des acteurs très important pour la transmission des messages clefs et la mobilisation de la communauté. Ils doivent après leur formation s’impliquer activement dans les activités de lutte contre la violence faite aux femmes et enfants dans leurs localités respectives. Ils sont sélectionnés dans les arrondissements les plus touchés de la ville de Bangui à savoir : 3eme, 4eme, 5eme, 7eme, et 8eme. Ils sont repartis selon le quota par arrondissement, 18 leaders pour le 3e arrondissement et 17 Leaders par arrondissement pour les autres.

En tout, six (6) modules sont abordés durant la formation. La première journée est consacrée aux trois modules dont les différents droits reconnus aux enfants selon la CDE, les enfants et la violence, les enfants et les conflits armés. Tandis que la deuxième journée, sont abordés les trois autres modules axés sur l’introduction aux violences basées sur le genre, les droits des femmes et les institutions qui protègent les femmes en RCA, et la mobilisation communautaire et Post Test.

« Je suis vraiment satisfait de cette formation car le Facilitateur nous a beaucoup éclaircis la question sur le droit de l’enfant et de la femme que nous Centrafricain, nous avons bafouillé. Une fois sur le terrain, nous allons mobilisons les parents puisqu’au par avant nous pensons que c’est aux enfants que nous devons leur enseigner leur droit. Mais en sortant de cet atelier, nous allons changer la tactique de notre sensibilisation d’abord au près des parents puisqu’ils sont beaucoup impliqués dans le respect de droit de l’enfant et de la femme », a estimé Benjamin Médard Mbaga, un participant à la formation.

Aujourd’hui avec les efforts du Gouvernement centrafricain en appui de la communauté internationale y compris les Nation Unies, un grand nombre de déplacés ont regagné leurs domiciles en dépit de la situation sécuritaire encore fragile dans le pays en général et en particulier dans la ville de Bangui.

Notons que le Centre pour Promotion de Droit de l’Enfant (CPDE-RCA) est une Organisation Non Gouvernementale ayant un caractère d’association à vocation humanitaire et à but non lucratif. Il est totalement indépendant des partis et associations politiques, ainsi que de toute obédience religieuse.

Bangui, Éric Ngaba pour CNC

Centrafrique: la Communauté des Étudiants Peuls centrafricains interpelle le gouvernement de transition

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Corbeau News Centrafrique: 30-01-2015.

Association des Étudiants peuhls de Centrafrique

LA COMMUNAUTE DES ETUDIANTS PEULS CENTRAFRICAINE    

(CEPCA)

         Egalité de droit-Egalité de chance-Education pour tous  

Email : cepca2014@yahoo.fr

Facebook: Kawtalfulbe Zangobe-Centrafrique

Twitter: @cepca1102

25-01-2015

COMMUNIQUE N°002 /15-CEPCA

En tant que Président de la CEPCA,

Je lance un appel d’urgence aux autorités Nationales à prendre au sérieux la situation désespérante que vit la jeunesse Centrafricaine.

Je remercie la rédaction du journal Corbeau News de m’accorder leurs pages pour m’adresser au nom de ma Communauté des Etudiants Peuls Centrafricains et présenter notre communauté à nos compatriotes.

Je remercie aussi tous les membres de la CEPCA pour la confiance qu’ils m’ont accordée en me confiant la présidence de notre bureau exécutif de la Communauté des Etudiants Peuls Centrafricains;

A titre de rappel, notre communauté a été créée le 10 janvier 2013, dans un but apolitique, socio-éducatif et Culturel. Son siège provisoire est rattaché à la FNEC (Fédération Nationale des Eleveurs Centrafricains) qui est aussi détruite lors des récents évènements. Depuis sa création nous avons rencontré beaucoup des blocages liés à l’état sécuritaire de notre pays qui rend difficile l’avancé de nos projets.

Le but de la communauté :

Comme vous le savez, dans la culture peuhles/mbororos en générale nous attachons une grande valeur à la vie harmonieuse et le respect de nos proches et voisins, nous avons toujours vécu avec nos compatriotes en parfaite harmonie et rien ne changera cette culture. Nous n’allons rien laisser infecter nos valeurs et nos traditions malgré les douloureuses évènements que nous vivions ;

Ces évènements qui viennent de secouer notre pays mettent en danger ce bel héritage et exposent la jeunesse Centrafricaine à l’instar de la jeunesse peule à la portée des manipulateurs qui cherchent des jeunes vulnérables pour les détourner et les utiliser dans leurs intérêts personnels. Et nous avons la responsabilité de lutter efficacement contre ce phénomène qui met en péril l’avenir de notre pays.

Cette catastrophe que nous vivons actuellement est le résultat de l’irresponsabilité de nos ainés qui n’ont pas été à mesure de réunir et protéger tous les enfants de ce pays, ont mené une politique ségrégationniste et nous voilà aujourd’hui en train de souffrir pendant que d’autres pays du monde prospèrent.

Au nom de mes collègues de la CEPCA, je rappelle à chaque jeune Centrafricain que l’avenir de notre pays est entre nos mains arrêtons de suivre les diables. On a besoins de chacun de nous pour reconstruire notre pays. Ne laissons plus pousser les grains de la division, de la haine ou de la violence pour affecter notre harmonie de vivre, notre laïcité, la mixité de nos sociétés, et créer des mécontentements sociaux qui peuvent dérober notre jeunesse.

C’est pour cela que nous, les étudiants peuls Centrafricains nous nous sommes réunis au sein de la CEPCA afin de nous permettre de traiter nos problèmes internes et protéger cette alliance sacrée avec nos compatriotes.

Notre action se porte sur tous les dossiers sociaux maltraités dans notre société notamment l’éducation, l’émancipation des femmes, les activités culturelles et sportives, la lutte contre la pauvreté, la délinquance, la discrimination et l’accompagnement des activités économiques des femmes veuves entre autre la modernisation de l’élevage traditionnel. Nous avons un plan d’action de court et long terme qui traitent chacun de ces problèmes selon leur priorité dans le contexte de la réalité de notre société actuelle. Bien que notre communauté porte une dénomination ethnique mais ses activités caritatives serrons consacrées à tous les enfants présents dans les mêmes conditions sans distinction ethnique ou religieuse.

Notre principal problème est l’accès de nos membres sur le territoire national. Nous sommes tous aujourd’hui contraintes des vivre à l’étranger malgré les difficultés, sans soutien des parents qui ont tous perdu leurs biens, ni le soutien de l’Etat ; Cette situation a obligé au plus de la moitié de notre effectif de mettre leurs études de coté en attendant le retour au calme dans notre pays.

Donc je profite de cette occasion pour exhorter nos autorités compétentes à bien vouloir nous faciliter chacune de nos démarches qui se présenterons devant leurs administrations afin de nous permettre d’atteindre notre objectif, car sans leurs soutiens nos efforts serrons vains. Et j’appelle aussi à tous les volontaires qu’ils viennent adhérer à notre projet car nous dévons financer nos activités par les cotisations de nos membres, nous devons commencer avec nos propres moyens avant de chercher le soutiens de nos potentiels partenaires ;

C’est très inquiétant pour nous de voire notre effectif qui était avant tous très marginal se réduire encore d’avantage.

Quel sera notre avenir sans éducation, sans ressources avec tous les biens de nos parents détruits ?

Nous demandons à nos autorités de fournir les bourses d’études à nos étudiants coincés à l’étranger, œuvrer pour le retour des étudiants réfugiés dans les pays voisins et appuyer le Haut-Commissariat de Nations Unies pour les Réfugiés dans le programme de scolarisation des enfants réfugiés.

Nous sommes entrains de chercher les moyens pour sécuriser nos représentants pour aller rencontrer nos collègues de l’ANECA (Association Nationale des Etudiants Centrafricains) afin de plaider ensemble à la normalisation de la situation pour permettre à chaque jeune Centrafricain de retrouver l’accès à l’éducation/l’enseignement dans son pays

Toutes les initiatives ou la collaboration pouvant nous compléter seront les bienvenues !

Vive la Centrafrique, vive l’unité nationale.

Le Président

DAHIROU Amadou

CENTRAFRIQUE: INAUGURATION DU PONT DE L’UNITE A BANGUI SOUS L’AUTORITE DE SAMBA-PANZA

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Inauguration-du-pont-de-lUnité-à-Bangui-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Inauguration du pont de l'Unité à Bangui

INAUGURATION DU PONT DE L’UNITE A BANGUI SOUS L’AUTORITE DE SAMBA-PANZA

 

Bangui – Corbeau News Centrafrique : 30-01-2015.

Dans le cadre de sa mission consistant à favoriser la libre circulation de biens et de personnes dans les 2è, 3è et 5è arrondissements de Bangui, la Force de l’Union européenne (EUFOR-RCA) a offert un pont métallique à la population de ces arrondissements. L’inauguration de ce pont baptisé « Pont de l’Unité » a été faite, ce 29 janvier 2015, sous la haute autorité de la présidente de transition Catherine Samba-Panza.

La Président de la transition centrafricaine a sollicité et a obtenu de l’Union européenne la construction du Pont métallique afin de reprendre aux préoccupations de la population banguissoise confrontée au problème crucial de la circulation. Le Pont de l’Unité a été a été réalisé par les soldats de l’EUFOR-RCA qui ont procédé à son montage.

Annoncé le 8 janvier dernier par le Général de brigade Jean-Marc Bacquet Commandant à la force Eufor-RCA, les travaux de l’installation du pont ont été lancés le 12 janvier 2015. La cérémonie de l’inauguration du pont a vu la présence de nombreux officiels. Il s’agit entre autres, la Cheffe d’Etat de transition, la ministre d’Etat à la défense nationale, les Ambassadeurs de l’Union européenne et de France à Bangui, la Maire de la ville de Bangui, les Maires et notables desdits arrondissements, les délégations de l’Eufor-RCA et de la MINUSCA.

 

Inauguration du pont de l'Unité à Bangui avec Samba-panza«Cette journée va marquer, je crois, une évolution importante dans la vie quotidienne des habitants du 2è, 3è et 5è arrondissements de la ville Bangui. Ce Pont de l’Unité va créer un lien particulier. En tout cas, c’est une avancée spectaculaire dans la liberté de mouvement des populations donc dans l’amélioration de la vie sociale. La réalisation de ce pont c’est d’abord et avant de tout le succès des Centrafricains eux-mêmes et de l’autorité de la transition dont nous savons l’ampleur de défis auxquels elle est confrontés. Je crois que les efforts restent à accomplir. L’Eufor s’en va mais l’Europe était avec vous avant et l’Europe reste avec vous », a affirmé le Général de Brigade Phillips Ponties, Commandant de l’Opération Eufor-RCA.

Plusieurs pays de l’Union européenne, selon le Général Ponties, ont contribué à la création de ce pont métallique démontable pesant 32 tonnes. Mesuré de 24 maîtres de longueur, le Pont de l’Unité a été un don de la République de Tchèque, transporté en avion depuis l’Europe par le Suède et l’Italie s’est chargé de son montage.

La circulation dans la ville de Bangui reste une aujourd’hui une préoccupation de la population et un défi infrastructurel des autorités centrafricaines. Les ponts de Sapeke dans le 6è arrondissement, et celui de Sica-Castors dans le 3é et 5è arrondissements, écroulés depuis un bout de temps, en sont le témoignage. Le Pont de l’Unité vient soulager la population dans cette tracasserie routière en attendant la reconstruction en cours du pont Sica-Castors de l’Avenue de France écroulé depuis il y a 5 ans. De part sa particularité du symbole de la cohésion sociale entre les populations, il sert provisoirement de relais entre les quartiers Castors et Sica, un raccourci de parcourt.

Un soldat de l'EUfor-RCA sur le pont de l'Unité
Photo: Éric Ngaba pour CNC

« Je ne saurais comment remercier les partenaires de notre pays en particulier l’Union européenne qui ne cesse de nous venir en aide. Ce pont offert par l’Eufor est un symbole qui permet à la population de prendre le chemin de réconciliation entre les habitants des quartiers des différents arrondissements de Bangui. Ce pont est un signe de solidarité entre la République centrafricaine et l’Union européenne » s’est exclamée Catherine Samba-Panza, Cheffe de l’Etat de transition qui a personnellement coupé le ruban du Pont de l’Unité.

La cérémonie de l’ouverture de ce pont a été prolongée à l’UKATEX la base de l’Eufor où certains officiers de cette force européenne ont été décorés par la ministre d’Etat à la défense, Marie-Noëlle Koyara pour la reconnaissance centrafricaine.

De surcroit sa mission de sécurisation des populations du 3è et 5è arrondissements de Bangui, la Force de l’Union européenne (Eufor-RCA) a mené beaucoup d’activités dans le domaine social qui ont redonné le sourire et l’espoir aux différentes communautés vivant dans ces arrondissements de revivre ensemble.

Bangui, Éric Ngaba pour CNC

Centrafrique : Accord de Nairobi non reconnu par la Communauté internationale

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Catherine-Samba-Panza-et-Denis-Sassou-Nguesso-à-Brazzaville.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Catherine Samba-Panza et Denis Sassou Nguesso à Brazzaville

Centrafrique : Accord de Nairobi non reconnu par la Communauté internationale

Bangui – Corbeau News Centrafrique : 29-01-2015.

Inutile de vous rappeler ce Mic Mac « Made In Sassou Nguésso » depuis Nairobi où les Narco-Marabouts de Paix ont minutieusement élaboré, on peut dire avec soin, pour perturber encore longtemps la Centrafrique. Dans un communiqué lu à plusieurs reprises à la Radio, télévision nationale du Congo, le Président congolais accuse même l’Union Africaine de jouer double face. Le médiateur congolais a déclaré dans ce communiqué que l’Union Africaine était au courant des négociations de Nairobi et même la Minusca aussi. Faux, répondent l’Union Africaine et la Minusca. Pour elles, l’accord de Brazzaville qui a ouvert la voie au forum de Bangui qui aura lieu en février prochain est le seul reconnu.

Denis Sassou Nguésso, Président congolais de plus en plus isolé cherche de soutien en vain chez son ami Angolais qui l’a, d’ailleurs, soutenu au début de son plan de négociations sur le sol Kenyan. L’union Européenne d’ici peu ne va certainement pas reconnaitre cet accord « dit de Nairobi » d’autant plus que le Vice-Négociateur, le malien Soumeylou Boubeye Maïga est dorénavant le mieux placé pour succéder à Denis Sassou Nguésso comme Médiateur dans la crise centrafricaine. Sassou isolé, les deux anciens Présidents centrafricains (Djotodia et Bozizé) sont aussi isolés après cet accord. Quel est le sort réservé à Djotodia, Bozizé, Nouredine ADAM, Joachim KOKATÉ et bien d’autres? En tout cas la Cour Pénale Internationale (CPI) par la voix de son Procureur FATOU a déclaré avant-hier sur le magazine jeune Afrique que la crise en Centrafrique est préoccupante pour elle et qu’elle fera tout pour traduire dans un délai court tous les responsables de ces atrocités.

Bangui, Aubin KOSSINGOU pour CNC

Cameroun : Vive tension au sein du contingent camerounais de la Minusca

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Minusca-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Soldats de la Minusca en Centrafrique

Cameroun : Vive tension au sein du contingent camerounais de la Minusca

Bangui – Corbeau News Centrafrique : 29-01-2015.

On le dit et on continue de le dire! Que veulent exactement nos Présidents africains? Malgré des immenses fortunes qu’ils ont accumulées, qu’ils accumulent et qu’ils continuent d’accumuler ne les suffisent pas mais les petites miettes tombées par-ci, par-là pour la population les intéressent toujours et toujours. Les derniers faits en date concernent les autorités camerounaises avec leur Président Paul Biya comme le meneur (on n’a pas d’autre choix).

Il y’a quelques mois, nous avons alerté la population congolaise de la RDC sur la souffrance de leurs soldats envoyés en République Centrafricaine dans le cadre de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine appelée MINUSCA. Leurs soldes n’ont pas été payés et pire encore s’ils sont payés, ces soldats touches seulement un quart (1/4) de leur solde que les Nations-Unies ont bien convenu avec les États participants à cette Mission. Or, malgré que ce problème reste vif au sein d’armée congolaise dépêchée en Centrafrique, les soldats camerounais sont plongés dans le même souci.

Depuis plusieurs semaines, une vive tension qualifiée d’explosive au sein des soldats camerounais de la Minusca malgré un excellent travail qu’ils ont fait depuis leur arrivée sur le sol centrafricain. Que s’est-il passé?

Depuis que la Minusca prend le relais de la Misca (Mission Internationale de Soutien à la Centrafrique), les soldats ne sont plus dans leurs bottes. Il ne passe jamais un jour sans une tension dans leur base. Leurs chefs sont démunis d’agréments pour les calmer. Au fait depuis plusieurs mois, ces soldats ne perçoivent plus leurs soldes comme convenu dans le protocole d’accord signé entre les Nations-Unies et la République du Cameroun. L’État camerounais coupe deux tiers (2/3) du montant prévu par les Nations-Unies pour un soldat de paix soit (66% de solde prévu). Ainsi, un soldat camerounais touche actuellement à Bangui un tiers (1/3) seulement de leur salaire prévu par les nations-Unies, soit 33%. Difficile de supporter une telle injustice, le contingent camerounais est sur le point de ne plus participer aux missions opérationnelles de sécurisation en Centrafrique en protestation contre le non-paiement de la totalité de leur solde. Ainsi va la vie de nos soldats africains en mission difficile au front.

Bangui, Gisèle MOLOMA pour CNC

RCA: « NOUS SOMMES A UNE ETAPE CRUCIALE SUR LE CHEMIN DE LA PAIX » DIXIT HAMADOUN TOURE PORTE-PAROLE DE LA MINUSCA

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Minusca-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Conférence-de-Presse-de-la-Minusca-à-Bangui.jpg” alt=”Conférence de Presse de la Minusca à Bangui. Photo: Éric Ngaba pour CNC” width=”628″ height=”356″ />
Conférence de Presse de la Minusca à Bangui. Photo: Éric Ngaba pour CNC

« NOUS SOMMES A UNE ETAPE CRUCIALE SUR LE CHEMIN DE LA PAIX » DIXIT HAMADOUN TOURE PORTE-PAROLE DE LA MINUSCA

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 29-01-2015.

Lors de sa traditionnelle conférence de presse hebdomadaire du, 28 janvier 2015, réunissant les journalistes de la presse nationale, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) a présenté ses activités menées au courant de la semaine dans le processus de la paix dans le pays.

A l’exception de certaines localités de Centrafrique, les équipes pour les consultations à la base sont déjà présentes dans les autres localités. On note aujourd’hui que 86% du territoire accueillent déjà les opérations ayant pour objectif de recueillir les préoccupations des populations et leur contribution à la sortie de crise. Ainsi, la MINUSCA encourage les citoyens engagés dans ces consultations historiques pour l’avenir de Centrafrique.

« Nous sommes à une étape cruciale sur le chemin de la paix. Et c’est ce qui explique le soutien multiforme offerts par la MINUSCA et les forces internationales en terme de sécurité et de logistique en vue de bon déroulement de l’exercice préparatoire au Forum de Bangui. La MINUSCA tient à réiterer son attachement sans reserve, au processus politique », a déclaré Hamadoun Touré, Porte-parole de la MINUSCA.

Par ailleurs, la MINUSCA renouvelle son appel à toutes les parties concernées pour qu’elles s’inscrivent résolument dans la dynamique actuelle en s’impliquant positivement dans des initiatives favorisant la réconciliation nationale et la paix pour le bénéfice du peuple centrafricain.

Ce vendredi 29 janvier 2015, la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire générale des Nations unies pour la République centrafricaine, Diane Corner se rend à Yaloké pour s’enquérir des préoccupations locales et exprimer une aide à leur apporter, particulièrement à celles qui veulent quitter cette localité pour d’autres cieux.

Collaboration avec le MATDR

Dans le cadre de l’extension de l’autorité de l’Etat, la MINUSCA travaille en étroite collaboration avec le Ministère de l’Administration du Territoire, Décentralisation et Régionalisation (MATDR) à la mise en œuvre d’un plan pour le déploiement et le renforcement des capacités de l’administration territoriale. A travers cette collaboration, l’on note déjà un redéploiement progressif des 13 Préfets sur 16 présents sur le terrain, et environ 54 Sous-préfets sur 71.

Selon Hamadoun Touré, ce redéploiement et le fonctionnement des services administratifs et sociaux ne pourront se faire qu’avec un renforcement de la gendarmerie nationale, la police centrafricaine, et la mise en œuvre d’accords pour le désarment et d’accords politiques pour la restauration de l’autorité de l’État.

Droits de l’Homme

Dans le domaine des Droits de l’Homme, la MINUSCA a enregistré au cours de la semaine au moins 7 incidents de violations et d’abus des Droits de l’Homme, y compris des atteintes au droit à la vie, à l’intégrité physique des personnes occasionnant une vingtaine de victimes. Ces incidents qui se sont déroulés aussi bien à Bangui qu’en provinces ont été perpétrés, d’après les témoignages des survivants des familles des victimes, par les Anti-Balaka et les éléments de l’ex Seleka.

Soutien à l’ANE

En ce qui concerne la préparation des conditions à la tenue des élections, la MINUSCA a affirmé avoir coordonné l’appui logistique et sécuritaire en vue de permettre à l’Autorité Nationale des Élections, en abrégé ANE, d’installer lundi dernier ses démembrements à l’intérieur du pays. Il convient de signaler que 79 démembrements sont déjà installés sur les 141 prévus pour la gestion des élections en Centrafrique.

Bangui, Éric Ngaba pour CNC

RCA: ALEXENDRE NGUENDET, PRESIDENT CNT ET PRESIDENT RPR : QUELLE RENTRÉE POLITIQUE ?

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RPR congrès. Photo: Fred Krock pour CNC

ALEXENDRE NGUENDET, PRESIDENT CNT ET PRESIDENT RPR : QUELLE RENTRÉE POLITIQUE ?

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 29-01-2015.

En République centrafricaine, les congrès continuent de s’activer en vue des élections à venir alors qu’on n’est pas encore sorti de l’auberge. Comme si la situation du pays redevient déjà normale que les activités des partis politiques reprennent surface. Le parti dénommé Rassemblement Pour la République, en abrégé RPR, créé par le président du Conseil national de Transition (CNT) Alexandre Ferdinand Nguendet vient de faire sa rentrée politique.

Le RPR a fait son rentrée politique à travers le premier congrès ordinaire à la hollywoodienne qui s’est ouvert du, 26 au 28 janvier 2015, à Bangui la capitale centrafricaine. Occasion pour les militants de faire la relecture des textes fondateurs de ce nouveau parti. A l’issue de ce congrès, les militants auront à d’élire les membres du bureau directoire du parti. Trois points étaient inscrits à l’ordre du jour de ce Congrès, à savoir le rapport moral et administratif du Secrétariat exécutif provisoire, l’adoption des Statuts et Règlement intérieur, et l’élection des membres du Comité central.

La cérémonie d’ouverture des travaux de ce congrès, placée sous la haute autorité de son président fondateur Alexandre Nguendet Alias Chef d’orchestre, a vu la présence de nombreuses personnalités politiques dont entre autres, la délégation du Parti congolais pour le Travail (RCP) du président congolais Dénis Sassou Nguesso, les ex premiers ministres centrafricains Enoch Derand Lakoue et Nicolas Tiangaye, le président du MLPC Martin Ziguele, Simplice Zingas, les représentants du parti KNK, PUN et PCD.

Il faut, en particulier, noter la déportation des membres de l’administration du Conseil national de Transition (CNT) se déguisant en militants du RPR pour assister à cette rentrée politique. L’on dirait le congrès des membres de l’administration du Parlement provisoire (CNT), à force de constater les visages présents à la cérémonie. De quatre coins de la République centrafricaine, les délégations des comités du RPR sont venues pour honorer de leur présence au congrès.

A l’ouverture de la cérémonie, le président fondateur de ce jeune parti politique, Alexandre Ferdinand Nguendet évoque les grands défis que le RPR va faire face. De sa double casquette, il a fermement condamné les multiples actes d’enlèvements qu’il qualifie de terrorisme ces derniers temps à Bangui, dont le rapt du ministre de la jeunesse et des sports Armel Sayo par des individus armés se réclamant des Anti-balaka.

Il en appelle le gouvernement avec le concours des forces internationales à tout mettre en œuvre pour que la situation soit décomptée et que les auteurs soient, dit-il, traqués jusqu’à leur dernier retranchement. Mettant l’accent sur l’insécurité dans le pays à défaut de désarmement, Alexandre Nguendet a insisté notamment sur la réhabilitation des Forces armes centrafricaines (FACA) comme, dit-il, solution à l’occupation de certaines zones de la République centrafricaine par les groupes armés non conventionnels.

«Depuis la signature de l’accord de cessation des hostilités à Brazzaville, certaines parties à l’accord n’ont pas encore déposé les armes. Des hommes détiennent encore d’importante quantité d’armes de toutes qualités continuent de perturber la quiétude de population. Le Rassemblement PR va s’engager de manière résolue dans la recherche de solutions qui permettraient d’éviter l’enlisement de la situation. Je pense pour ma part que nous devons mener nous engager dès à présent des actions qui intègrent des initiatives comme le redéploiement des Forces armées centrafricaines, la mise en œuvre effective du processus de DDR.», a martelé Alexandre Ferdinand Nguendet, le président du Rassemblement Pour la République (RPR).

Alors la question que l’on se pose, le président du RPR Alexandre Ferdinand Nguendet a l’ambition de sauter le verrou de la Chartre constitutionnelle de Transition interdisant les autorités de la transition de se présenter aux élections de 2015 ? Seul l’avenir nous le dira. Car à l’issue de ce congrès, il est élu président du parti RPR en couple avec sa femme Salamatou Nguendet qui a aussi a déposé candidature pour la composition des membres de ce parti.

Depuis sa création en date du 28 janvier 2015, le Rassemblement Pour la République a déjà enregistré dix candidats aux prochaines élections législatives en Centrafrique. L’on note 80% de structure politique de base qui sont mises en place à travers le pays. Sur le plan international, le RPR a signé des accords de partenariat avec le Parti congolais de Travail, le RPR de la Cote d’Ivoire et le Loumana du Niger.

Bangui, Éric Ngaba pour CNC

RCA: La colonie centrafricaine du Sénégal se mue en association

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/ACAS-–-TONGOLO.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>ACAS – TONGOLO

La colonie centrafricaine du Sénégal se mue en association

Dakar – Corbeau News Centrafrique: 29-01-2015.

Les centrafricaines et les centrafricains de Dakar au Sénégal (fonctionnaires internationaux, étudiants et cadres de profession libérale) ont pris d’assaut la salle du centre socio culturel de DERKLE dans ladite commune (Liberté 6) le dimanche 25 janvier 2015 pour procéder à l’élection des membres du bureau de l’Association des centrafricains dénommée ACAS – TONGOLO.

En entrant dans ce beau cadre qui abrite cette assemblée générale élective, les cinq belles couleurs de la Centrafrique (bleu, blanc, vert, jaune et rouge) hissées derrière le bureau du présidium frappent votre première vue. Le sentiment de la fierté et de la dignité prônée par le président fondateur de la République, Barthélemy BOGANDA qui avait choisi comme devise de la République Centrafricaine, UnitéDignitéTravail, se dégage et l’ambiance protocolaire n’est pas à contester. L’espoir d’une vie nouvelle de la fraternité, de la solidarité, de la paix et de la concorde nationale se dessine. L’on peut dire que c’est bien la Renaissance.

« A qui la faute » de l’orchestre JMC Quartier Libre, est la chanson choisie par le comité d’organisation pour animer la salle avant d’aborder le vif du sujet. C’est à 15 h 30 mn que la séance a été ouverte. Le modérateur a d’abord, adressé des remerciements à l’endroit des membres de la commission préparatoire, les membres de la communication et du comité de rédaction, suivi de la lecture de l’ordre du jour et de l’hymne national entonné à haute et vive voix par les participants à l’assemblée générale élective

En prenant la parole, le président de la séance a dit que la tenue de l’assemblée est capitale ; c’est pour ouvrir une nouvelle page de notre pays, a-t-Il poursuivi en remerciant tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à l’élaboration des textes des statuts de ladite Association. Il a souhaité que Dieu Tout Puissant guide les assises pour que l’assemblée puisse atteindre son objectif. La mise en place permettra de prendre le chemin du progrès, a-t-il indiqué. Selon l’orateur, ACAS – TONGOLO est apolitique et rejette la division, la délation et autres maux qui rament à contre-courant des objectifs de l’Association. Le président Jacob GOYEMA, agent d’encadrement à l’ASECNA, quant à lui, a invité les candidats d’observer le code de bonne conduite adopté lors de la dernière assemblée générale.

Dans sa présentation du rapport, le premier rapporteur de la commission a témoigné sa gratitude à l’égard des membres du bureau du comité préparatoire de l’Assemblée. Ce dernier a présenté le rapport de la dernière assemblée tenue le 2 novembre 2014 portant l’adoption des textes statutaires. Selon lui, quinze (15) dossiers des candidats aux postes des membres du bureau exécutif ont été reçus et examinés en tenant compte rigoureusement des articles 19 et 20 prévus dans les textes statutaires de ladite association.

Selon lui, la liste des candidatures est arrêtée dans l’ordre du dépôt et les candidats retenus, ont remplis toutes les conditions d’éligibilité prévues par l’article 19 qui stipule : « Est électeur, tous les membres visés à l’article 5. Est éligible dans le bureau exécutif tout membre actif remplissant les conditions suivantes :

  • Etre de nationalité centrafricaine résidant au Sénégal, (deux ans au minimum) ;
  • N’avoir encouru aucune sanction grave de la part de l’assemblée générale ;
  • N’avoir encouru aucune poursuite judiciaire ;
  • Etre majeur et légalement marié (pour le poste de président) ;
  • Avoir au moins trente (30) ans pour le poste de Président ;
  • Ne pas avoir un grand empêchement professionnel ;
  • Jouir d’une bonne moralité auprès de la communauté.

Toutefois, a-t-il souligné, le comité préparatoire de l’assemblée s’est confronté à des difficultés majeures, à savoir ; le retrait de certains dossiers par les candidats concernés et les vacances des postes encore à pourvoir au sein du bureau. Son mot de la fin, était « Ensemble pour triompher ».

Après quelques observations des participants sur certains points relatifs au retrait des dossiers de certains candidats évoqué, le déroulement du vote des membres du bureau exécutif était passé de manière démocratique. Le bulletin unique portant les effigies des candidats en lice et l’encre indélébile étaient prévus pour usage. Sous le contrôle des membres du bureau de vote et des observateurs, les électeurs ont voté dans le calme et dans l’ordre absolu en déposant chacun le bulletin dans l’urne transparente dépouillée en présence et décomptage fait devant l’assemblée. Pour le moins qu’on puisse dire, c’était dans la transparence que les élections des membres du Bureau Exécutif se sont déroulées sans incident et sous la surveillance des autorités policières sénégalaises. On ne peut que donner une crédibilité au résultat des élections de l’Association ACAS – TONGOLO qui a pour mission aujourd’hui de résoudre les problèmes des centrafricains de la diaspora sénégalaise auxquels ils font face. A savoir ; la problématique de délivrance de passeport biométrique qui se pose avec acuité aux étudiants centrafricains du Sénégal et hommes d’affaires car il y manque la représentation diplomatique et le consulat de la République Centrafricaine dans ce pays d’accueil. Le renouvellement de ladite pièce. Certains ressortissants centrafricains ne disposent de carte consulaire ni une pièce administrative pouvant leur permettre de circuler librement sur le territoire sénégalais. Idem pour les centrafricains vivants sur les territoires des pays voisins du Sénégal.

C’est après le décomptage des voix que le bureau de vote a présenté les élus au sein du bureau exécutif de l’ACAS – TONGOLO qui se compose comme suit :

Président : Jacob GOYEMA

Secrétaire Général : Christian LAVOU

Secrétaire Général Adjoint : Ghislain ALANDALA

Trésorier Général : Mme Larissa-Arlette YASSIKOTA-MALEGUELE

Chargé en Communication : Georges Igor PALAKOT

Chargé des Affaires culturelles et sportives : Nathan Vladimir FEÏKERAM

Chargée des Affaires sociales : Mme Elisabeth Solange GOUMBA

Chargée des Affaires féminines : Mme Inès ZAPAI

Journaliste Politique et Culturel
Journaliste Politique et Culturel

Par: Pierre INZA

Dakar (Sénégal)

Centrafrique: Sébastien Wénézouï, un des Chefs des Anti-Balaka qualifie l’enlèvement de SAYO comme un acte terroriste

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RND – Corbeau News Centrafrique: 28-01-2015.

Wénézoui Sébastien
Wénézoui Sébastien

Sébastien Wénézouï, un des Chefs des Anti-Balaka qualifie l’enlèvement du Ministre SAYO comme un acte terroriste

La Mouvance patriotique pour l’avenir (MPA), l’un des démembrements de l’ancienne coalition Antibalaka, se dit préoccupée par l’enlèvement du ministre Armel Mingatoloum Sayo. Le président de cette mouvance Sébastien Wénézouï n’a pas caché son inquiétude. Les ravisseurs selon lui ne sont autres que ceux qui avaient pris en otages les deux humanitaires.

« Ce que je comprends, c’est la même équipe qui a kidnappé Mme Claudia Priest qui continue avec le kidnapping des personnalités de ce pays », a déclaré ce mercredi Sébastien Wénézouï à RNL.

« Dès qu’Armel Sayo a été arrêté, j’ai appelé sur son propre numéro. J’ai trouvé quelqu’un qui se trouve être son ravisseur avec toute son équipe. J’ai essayé de discuter avec eux. Jusque là, on ne les voit pas », a-t-il expliqué.

Sébastien Wénézouï  lance l’appel à l’une union sacrée des ex-Antibalaka pour barrer la route à cette nouvelle stratégie qui consiste à kidnapper qui gagne du terrain en République Centrafricaine. « Je demande simplement à nos compatriotes Antibalaka de s’unir et de barrer le chemin à ce fléau qui risque de s’étendre sur l’ensemble du territoire national », a-t-il souhaité.

« Nous mêmes cadres des Antibalaka, avons négocié la libération de la Française Priest, mais cet effort n’est pas reconnu, bien au contraire des gens nous ont accusé », a ajouté le président de la Mouvance patriotique pour l’avenir.

Dans une déclaration publiée mardi 27 janvier, la Mouvance patriotique pour l’avenir a constaté que tous les efforts menés en faveur de la paix, la réconciliation et la cohésion sociale ont été remerciés en « monnaie de singe ». Le document a mentionné que : « Ce genre d’opération ressemble à ceux de Boko Haram où à des terroristes et ne s’inscrit pas dans l’objectif des Antibalaka ».

« Nous, ex-combattants, sommes à pied d’œuvre nuit et jour pour obtenir la libération de Monsieur Armel Sayo auprès de ces ravisseurs qui ne sont encore identifiés », a précisé la déclaration.

Le MAP compte sur la collaboration du gouvernement qui devra renouer le contact avec les différents groupes armés afin de privilégier le dialogue et la cohésion sociale et surtout aboutir à la libération d’Armel Mingatoloum Sayo.

Parlant justement de cet enlèvement, le Parti national pour un Centrafrique nouveau (PNCN) a également réagit en condamnant ce rapt à travers un communiqué de presse publié mardi à Bangui.

Le PNCN appelle les autorités de la transition, les partis politiques et toute la population à une mobilisation sociale afin d’arrêter ce dangereux phénomène étrange qui peut ébranler le socle de l’unité nationale.

Les voix qui continuent de s’élever appellent à la libération du ministre Armel Mingatoloum Sayo, kidnappé dimanche depuis le 25 janvier 2015 dans le 8e arrondissement de Bangui.

Radio Ndeke Luka

RCA: Loïc Romy GOTTO, Président de l’Association Entre Nous Jeunes (CENJ) s’adresse au gouvernement et hommes politiques Centrafricains

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Bangui – Corbeau News Centrafrique: 28-01-2015.

Loïc Romy GOTTO, Président du CENJ.
Loïc Romy GOTTO, Président du CENJ.

Loïc Romy GOTTO, Président de l’Association Entre Nous Jeunes (CENJ) s’adresse au gouvernement et hommes politiques Centrafricains

 

Il n’y a pas plusieurs choix devant le peuple Centrafricain. Il n’y a qu’un seul choix et c’est ce seul choix qui conduira notre pays vers sa vraie destinée. Ne pas faire ce choix maintenant, ce n’est pas l’anéantir, c’est simplement le repousser, car il finira par exploser et s’imposer à tous. Nous en avons tous vu les prémisses à Bangui, à Boda, à Bambari, à Bossangoa, il sera plus horrible si vous vous entêtez!

C’est pourquoi, nous qui ne sommes pas de la logique des partis politiques, ces oligarchies médiocres qui dominent sur notre pays, nous qui ne croyons pas à l’existence de la démocratie dans notre pays envahi et infiltré par plusieurs groupes rebelles, barbare et sanguinaire nous exigeons de l’élite centrafricaine et principalement de sa classe politique de prêter l’oreille au discours populaire. Cessez de boucher vos oreilles et de faire croire au peuple à la possibilité des élections transparentes et démocratiques sous ce régime qui assiste au massacre de notre peuple. Quelles que soient les manipulations dont vous êtes passés maîtres de l’art, la justice humaine ou divine vous trouvera sur son chemin. Il est une jeunesse qui n’a plus peur de la mort et qui est prête à en découdre. Une jeunesse qui matera votre folie et votre cruauté, car elle sait aussi se doter de l’inhumanité pour vaincre son combat.

Le peuple Centrafricain ne s’attend qu’à:

VOIR UN JOUR TOUS CEUX QUI ONT FAIT COULER LE SANG SUR CE SOL DE REPONDRE DE LEURS ACTES DEVANT LA JUSTICE.

Vous vous présentez au peuple comme ses défenseurs, sortez de ce parlement, sortez de ce sénat tant qu’il fait encore jour, car aux nuits de longs couteaux, nul d’entre vous ne survivrait!

Loïc Romy GOTTO

Président du CENJ.

Centrafrique: marche à Bangui pour réclamer de l’électricité

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les manifestants qui réclament l’électricité à Bangui. Photo: Fred Krock pour CNC

Marche à Bangui pour réclamer de l’électricité

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 28-01-2015.

Ils étaient quelques centaines, hommes, femmes, jeunes sortis des différents quartiers du 5ème arrondissement, à prendre d’assaut, ce mercredi 28 janvier matin, les principales artères de la capitale, depuis l’Avenue Koudoukou puis l’Avenue des Martyrs à destination de la Direction générale de l’ENERCA (Energie centrafricaine). Ils réclament l’électricité dans leur localité.

« Rétablissez la lumière chez nous ! » ; « Manque de lumière – braquage, viols, violences, sous-développement. Toute la population en marre de l’obscurité ! » ; « Nous enfants veulent lire leurs leçons le soir ! » Ce sont entre autres slogans qui l’on pouvait lire sur les banderoles, et morceaux de cartons tenus par les manifestants.

En effet, depuis un an, selon les marcheurs, une bonne partie du 5ème arrondissement, précisément le secteur Miskine a été privé, du moins a vu son programme de délestage modifier en défaveur des habitants dudit secteur. Les quartiers Yassimandji, Yangato, Malimaka sont entre autres les plus visés. Aristide Debodo habitant de Malikama interrogé dans la marche raconte : « Nous sommes en colère contre les autorités du pays et précisément contre les responsable de l’ENERCA. Pourquoi, depuis l’accession de Samba Panza au pouvoir, nous sommes privés de l’électricité ? Nous ne réclamons rien d’autre que le retour immédiat au programme normal de notre délestage, afin que nos enfants puissent étudier le soir comme leurs pairs des autres arrondissements. » Marielle Bimbasse du quartier Yangato précisé : « Au paravent, le courant venait à 16 heures, et ce, jusqu’à 8 heures du matin, cela nous permettait de bien nous organiser pendant le délestage. Curieusement, sans explication, l’ENERCA nous envoie la lumière maintenant à 23 heures pendant que nous sommes endormis pour la reprendre à 3 heures du matin, alors que nous ne sommes même pas réveillés. »

Le service de la communication de l’ENERCA était injoignable pour expliquer ce changement brusque et unilatéral du programme de délestage décrié. Le moins qu’on puisse dire est qu’il s’agit d’un problème de communication, puisque l’ENERCA dont les installations sont vétustes avec une capacité limitée de production d’électricité relativement inférieur à la consommation (Rien que pour Bangui et ses environs, 18 MW produits contre 38 MW de besoin exprimé), ne saurait répondre à tous les besoins et à la fois. D’où le programme de délestage. Seulement, pour le cas des quartiers du Secteur Miskine, l’on ne comprend pas que l’électricité soit envoyée aux heures indiquées par les manifestants, au lieu du programme initial qui satisfaisait tout le monde.

Somme toute, la RCA a déjà beaucoup de problèmes encore non résolus dont l’insécurité couplée avec les kidnappings, d’où nécessité d’étouffer dans l’œuf de revendications d’électricité, afin de garantir un minimum de quiétude.

Bangui, Fred Krock pour CNC

Conflit religieux en Centrafrique: “Il y a une partition du pays”

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RTBF / Corbeau News Centrafrique: 28-01-2015.

multiple braquages dans Bangui

Conflit religieux en Centrafrique: “Il y a une partition du pays”

Un an après l’arrivée de Catherine Samba-Panza à la présidence du pays, la Centrafrique revient au devant de l’actualité. Une vague d’enlèvements secoue le pays. Dernier en date: celui du ministre des Sports et de la Jeunesse. Le pays qui a connu d’importantes violences confessionnelles l’année dernière n’a pas encore retrouvé sa stabilité. Trois questions à Antoine Glaser, journaliste spécialiste de la région.

Un an après l’arrivée de la présidente centrafricaine Catherine Samba-Panza, dans quel état est le pays?

C’est un pays déjà à genoux qui a été traversé par des violences interconfessionnelles. Des violences entre les milices musulmanes que l’on appelle les sélékas et les milices chrétiennes, les anti-balakas. L’année dernière, la violence s’est généralisée. L’objectif premier de l’opération française Sangaris, puis européenne, c’était donc de les désarmer. Plus d’un an plus tard, le degré de violences a diminué. Mais les combattants n’ont pas pour autant déposé les armes. Et puis il faut dire que la communauté internationale en Centrafrique, c’est un leurre, elle n’existe pas. C’est principalement la France avec l’opération Sangaris qui est sur le terrain. L’opération européenne EUFOR-RCA a juste permis aux forces françaises de se déployer en dehors de Bangui la capitale.

Le conflit avait poussé des milliers de musulmans à fuir le pays. Sont-ils de retour?

A ma connaissance, non. Il n’y a quasiment plus de musulmans à Bangui, à l’exception de certains quartiers protégés. C’est d’ailleurs cela qui est inquiétant. Il y a maintenant une partition du pays. Les musulmans de la Séléka, ceux qui avaient pris le pouvoir en 2013, sont montés au Nord du pays. Les anti-balakas occupent le reste du pays. Le pays a clairement du mal à retrouver une stabilité et un dialogue social et politique malgré les efforts à l’intérieur du pays et de la communauté internationale.

Ce dialogue peut-il tout de même s’amorcer entre les deux communautés?

Un forum de réconciliation est prévu à Bangui la capitale le mois prochain pour relancer le dialogue entre communautés. Mais chaque jour, il y a un enlèvement ou un problème majeur. Le dernier en date, c’est celui du ministre de la jeunesse et des sports. Il a été kidnappé le week-end dernier. Les ravisseurs sont sans doute les anti-balakas, les milices chrétiennes. Ce sont déjà elles qui ont enlevé puis libéré l’humanitaire française Claude Priest. Ils revendiquent de cette manière la libération d’un de leurs chefs, le général Andjilo, qui a été arrêté samedi dernier pour son rôle dans les massacres. Ces enlèvements empêchent en tous cas toutes perspectives de dialogue vraiment inclusif entre ces communautés.

A.W.

Centrafrique: Alexandre Nguendet lance les travaux du 1er congrès ordinaire de son parti, le RPR

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Alexandre Ferdinand Nguendet

Alexandre Nguendet lance les travaux du 1er congrès ordinaire de son parti, le RPR

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 28-01-2015.

A l’hôtel Legder Plazza, ce mardi 27 janvier 2015, le parti Rassemblement pour la République (RPR) fondé par Alexandre Ferdinand Nguendet, actuel Président du Conseil national de transition ouvre les travaux de son premier congrès. Prévues pour trois jours, notamment du 26 au 29 janvier, ces assises nationales s’inscrivent dans le cadre des préparatifs des prochaines élections en République centrafricaine.

A l’ouverture, le Président fondateur du RPR n’a pas voulu sauter pied-joint sur le contexte très difficile de l’organisation de ce congrès, après avoir exprimé ses remerciements aux quelques deux cent militants du RPR, ainsi qu’aux invités de marque dont les présidents des partis politiques nationaux et étrangers ayant répondu à son invitation. « Notre congrès se tient à un moment crucial de notre histoire. Les épreuves que nous avons subies au cours des deux (2) années précédentes et les difficultés que nous rencontrons encore aujourd’hui font que le tissu national demeure fragile, que notre société reste dominée par l’anxiété, par l’incertitude, par la perte de confiance et, ne nous le cachons pas, par la déception. Dans cette période de difficultés, d’interrogations et de doutes, nous devons, plus que jamais, être déterminés à participer aux réflexions qui permettent au pays d’aller de l’avant et de s’en sortir » a précisé Nguendet.

Certes, il s’agit à travers ces assises de pousser la réflexion autour de la vie politique du RPR, mais le président Nguendet a estimé que son parti se développe dans un pays et pour le bien du peuple de ce pays, d’où nécessité pour lui et son parti de se positionner sur l’actualité centrafricaine en générale. Et en cela, pour ce qui concerne le retour à la paix, « nous en avons tous conscience, notre pays est confronté à une sérieuse menace qu’est l’insécurité qui pèse sur tous les efforts de redressement et de réconciliation. Cette insécurité tire sa source dans le défaut de désarmement qui permet aux groupes armés de continuer à détenir illégalement des armes et d’en faire usage sur les populations civiles. » a-t-il déclaré avant de saluer les efforts déployés par le président congolais Dénis Sassou Nguesso pour la cause centrafricaine, notamment à travers la signature de l’Accord de Cessation des hostilités le 23 juillet 2014 à Brazzaville, qui sert actuellement de clé de voûte au processus de réconciliation nationale.

RPR congrès
RPR congrès. Photo: Fred Krock pour CNC

Quant à la situation sécuritaire, Nguendet reconnait que rien n’a avancé concrètement. « En termes clairs, depuis la signature de l’Accord de Cessation des hostilités de Brazzaville, certaines parties à l’accord n’ont pas encore déposé les armes. Cette situation provoque de graves entorses aux efforts de rétablissement de la paix et de la sécurité. Des hommes disposant d’importantes quantités d’armes de tous calibres continuent de perturber la quiétude des populations centrafricaines en commettant des atrocités et en occupant certaines parties du territoire national. L’intégrité territoriale et l’unité nationale, donc la souveraineté de l’Etat sont ainsi remises en cause. » a-t-il expliqué avant d’engager son parti à contribuer par tous les moyens dont il dispose en vue de l’amélioration de la situation autour des trois points suivants : des arrangements sécuritaires pour permettre le redéploiement de la puissance publique en vue d’assurer la sécurité des populations et du territoire ; -des mesures transitoires de confiance et de coordination pour faciliter le redéploiement des Forces Armées Centrafricaines ; -la mise en œuvre effective du DDR visant à réinstaurer la concorde civile, notamment par le désengagement de tous ceux qui renoncent à la violence.

Ensuite, le président du RPR aborde la controverse question de la réhabilitation des Forces armées centrafricaines (FACA) dont il a plaidé la cause en termes, non seulement de réhabilitation mais aussi de leur dotation en équipements militaires, afin d’engager une vaste opération de redéploiement des Forces Armées Centrafricaines sur l’ensemble du territoire. En cela, la reconquête des zones sous contrôle de mouvements rebelles est un préalable au redéploiement de l’administration, véritable instrument d’appui à l’organisation des élections. Car dit Nguendet, « toute élection organisée sans désarmement et sans libération des parties occupées du territoire national porterait le germe de contestation de la légitimité des autorités qui seront élues au cours de ces élections et de la guerre civile. Nous devons faire attention et agir avec réalisme si nous voulons éviter à notre peuple de nouvelles tragédies. »

Les autres points abordés concernent le renforcement de la justice pour que tous les auteurs du drame que connait le centrafricain aujourd’hui répondent de leurs acteurs devant la justice. De même, l’école centrafricaine a fait l’objet de préoccupation où Nguendet a estimé que « L’école centrafricaine est malade, il faut lui administrer une thérapie adaptée à la situation. »

Pour terminer, le président du RPR s’adresse aux militants de ce que leur parti attend des suites de ce congrès. « Plus que jamais à partir de ces assises, notre parti doit être investi d’une responsabilité importante. Il doit évidemment soutenir le Gouvernement de Transition dans son action et Son Excellence Catherine SAMBA PANZA, Chef de l’Etat de Transition dans sa politique. Il doit le faire en expliquant à la population les objectifs de la politique actuellement menée dans ses différents aspects. Notre parti devra aussi jouer un rôle utile en faisant part des réactions, éventuellement négatives, que suscite telle ou telle initiative des autorités de la transition. En tout état de cause, le RPR ne doit pas s’endormir sur ses lauriers. Il doit rester un lieu de réflexion et de débat. »

Bangui, Fred Krock pour CNC

Centrafrique: attention avec des taxis anonymes la nuit dans la ville de Bangui

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Taxis de Bangui

Centrafrique: attention avec des taxis anonymes la nuit dans la ville de Bangui

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 28-01-2015.

Depuis un mois, nous avons reçu une dizaine des messages de nos lecteurs nous alertent des actes d’enlèvement à répétition avec des taxis non immatriculés ou souvent avec des fausses plaques d’immatriculation la nuit dans la ville de Bangui. Selon les récits des victimes que nous avons reçus, le chauffeur est toujours accompagné d’un complice dans le véhicule afin de commettre leurs forfaits. Pour les victimes les plus chanceuses, les portemonnaies, les téléphones portables et les chaussures de valeurs sont récupérés par ces malfaiteurs. Pour les autres qui n’ont pas la chance, cela finit par une perte en vie humaine.

Pour cela, nous lançons ce petit message pour vous alerter de bien faire attention dans vos déplacements la nuit. La prudence est de mise.

Josué Ndoma, en collaboration avec CNC

Accord de Nairobi : Bozizé et Djotodia demandent le départ imminent de Catherine Samba-Panza

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CNC

Accord de Nairobi : Bozizé et Djotodia demandent le départ imminent de Catherine Samba-Panza

Bangui – Corbeau News Centrafrique : 28-01-2015.

Et voilà! Vous n’êtes pas dans un rêve, c’est bien une réalité. Bozizé et Djotodia viennent de signer leur fameux accord concocté depuis plusieurs semaines à Nairobi au Kenya. Un accord qui, selon les extraits que votre journal Corbeau News Centrafrique (CNC) a pu lire, prévoit une nouvelle transition et cette fois sans Catherine Samba-Panza comme Présidente. Un accord malvenu et totalement rejeté par le gouvernement et la Communauté internationale. Pour les centrafricains, ce n’est pas l’accord qui les choque de plus mais c’est le comportement du Médiateur International Denis Sassou Nguesso, Président du Congo. Comment peut-on expliquer un tel geste de la part du Médiateur dit « International » Sassou Nguésso?

Comme nous l’avions annoncé et publié il y’a quelques jours dans un article intitulé “Samba-Panza et Denis Sassou Nguesso, lien d’amitié coupé définitivement?”, le Médiateur International Denis Sassou Nguésso, Président du Congo Brazzaville et la Présidente Catherine Samba-Panza de la Centrafrique ne s’entendent plus à tel point que la médiation dirigée par le Président congolais est de plus en plus contestée et par une partie de la Séléka et par une partie des Anti-Balaka. Une situation qui ne fait qu’anéantir les efforts déployés depuis plusieurs années par la Communauté Internationale pour un retour rapide de la paix en Centrafrique. Mais avec cet accord concocté par Denis Sassou Nguésso avec la bénédiction d’une partie des Anti-Balaka et de la Séléka, c’est difficile de dire que le Président Congolais veut vraiment un retour rapide de la paix en Centrafrique et qu’il se ridiculise complètement aux yeux de tous les Pays du monde. Il donne même raison à tous ceux qui pensent que le Congolais Sassou Nguésso n’est plus acceptable comme Médiateur dans la crise centrafricaine. Comment un Médiateur dit International peut-il demander la remise à plat d’une transition débutée il y’a 2 ans et qui est presqu’à sa fin sachant que lui-même vienne de signer à peine trois semaine la prorogation de cette même transition?

Il y’a quelque chose qui ne va pas. Sassou Nguésso joue avec la vie des millions des Centrafricains. Non seulement il demande la remise à plat de la transition mais aussi une amnistie générale de tous les criminels qui ont suffisamment souffert le peuple centrafricain? Comment on peut imaginer ça? En plus dans cet accord, Sassou Nguésso avec ses Amis Michel Djotodia et François Bozizé exigent que la nouvelle Force Armée centrafricaine (FACA) qui doit être financée par la Communauté internationale doive être composée et des Ex-Séléka et des Anti-Balaka. Mais à quoi bon de crier depuis des années uqe les Séléka sont des mercenaires étranger si lui-même Bozizé sait que parmi les Séléka en question il y’a des centrafricains? À quoi bon de chasser des musulmans en disant qu’ils sont des étrangers et complices des Séléka? Quel revirement?

Selon des informations concordantes, cet accord ne sera pas appliqué en Centrafrique, peut être appliqué au Congo pour le départ de Sassou Nguésso.

Bangui, Urbain Nicaise VICKO en collaboration avec CNC

Les douaniers centrafricains plaident pour la sécurisation et la pacification de toute la RCA (Douane)

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Directrice-de-la-Douane-centrafricaine-Madame-Rachel-Ngakola.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Directrice de la Douane centrafricaine Madame  Rachel Ngakola
Directrice de la Douane centrafricaine Madame Rachel Ngakola. Photo: Fred Krock pour CNC

Les douaniers centrafricains plaident pour la sécurisation et la pacification de toute la RCA

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 27-01-2015.

Seulement ¼ du territoire centrafricain sont accessibles à la Douane centrafricaine ; tandis que le reste est sous contrôle des « forces irrégulières » qui perçoivent impôts et taxes en lieu et place de l’Etat. A l’occasion de la célébration, le 26 janvier 2015, de la Journée internationale des douanes en République centrafricaine, à l’instar des autres pays de la planète, Mme Rachel Ngakola Directrice général des Douanes et droits indirects a plaidé pour la sécurisation et la pacification de toute l’étendue du territoire, condition sine qua non pour augmenter les recettes de l’douane et donc, de ressources de l’Etat. « Nous en appelons, non seulement aux autorités, mais également à tous les centrafricains de quels bords qu’ils soient, de contribuer pour que la sécurité et la paix puissent revenir dans notre pays, afin de permettre son épanouissement. En cela, le redéploiement de l’administration douanière aux côtés de toutes les administrations publiques et privés, ainsi que le retour des fonctionnaires à leurs postes respectifs dans l’intérieur du pays, permettront à la douane de faire plus de recette à l’Etat et de contribuer ainsi à la mobilisation de plus de ressources, en vue du fonctionnement normal de l’Etat. » a déclaré Mme Rachel Ngakola à l’ouverture des manifestations prévues dans le cadre de la Journée internationale des douanes 2015 en RCA sur le thème : sous le thème de « Gestion participative pour tous les acteurs concernés ».

Mais, il ne s’agit pas seulement de fêter, c’était aussi l’occasion pour les douaniers centrafricains de faire une rétrospective de leurs actions menées au cours de l’année 2014, malgré le contexte actuel de crise, mais aussi, il s’agit pour la Direction générale d’entrevoir les perspectives en termes d’actions futures pour le relèvement de la Douane, surtout tant on sait que la place de la Douane reste prépondérante dans l’économie nationale qualifiée jusque-là d’« économie fiscale ».

Mme Rachel Ngakola a situé d’abord sur la vision de la Direction générale sur l’initiative de célébrer cette Journée : « Nous voulons, à travers cette célébration, notamment la porte-ouverte d’aujourd’hui, montrer à nos usagers et nos partenaires, quel travail nous faisons au sein de la Douane et leur montrer également quelles sont nos difficultés. » a-t-elle indiqué. Alors que dans le cadre de cette célébration, d’autres activités comme le match de football ponctué par une coupe ont été organisées bien avant et que la journée du 26 a été consacrée d’abord à une visite sur les différents services de la douane, précisément ceux de Bangui.

Photo équipe de la douane centrafricaine
Photo Douane centrafricaine. Fred krock pour CNC

Ainsi, une visite guidée a conduit les douaniers, les acteurs du secteur que sont entre autres, les commerçants, les gendarmes, les policiers, le personnel des Travaux publics et du Pont bascule, les opérateurs économiques et les voyageurs, ainsi que bien d’autres invités de marque à la Direction générale des douanes et droits indirects, puis au point de recettes du BARC et au service de recettes principales. La visite des Recettes de l’Aéroport initialement prévue a été retirée du fait des nombreux « kidnapping » de ces derniers temps selon la DG. A chaque Recette, le responsable fait le point de la situation suivi de visite des lieux. Faut-il signaler que dans le carnaval, au niveau de la Recette principale au bord du fleuve, le Premier ministre Mahamat Kamoun, accompagné de la Ministre d’Etat à la Défense Mme Marie Noëlle Koyara, ont rejoint les manifestants. Juste histoire de rehausser de leurs présences la célébration, mais également de témoigner de l’intérêt que porte l’exécutif sur les Douanes.

Le soir du 26 janvier a été marqué par la grande conférence-débat présidée par le Ministre délégué aux Finances Célestin Yanéndji en présence de Mme Marie Noëlle Koyara, Ministre d’Etat à la Défense laquelle conférence a réuni quelques centaines de participants à l’hôtel Ledger autour de la problématique des douanes centrafricaines, afin qu’elles soient en mesure de contribuer efficacement à l’économie nationale comme au paravent.

En effet, la douane centrafricaine aujourd’hui, comme toute autre institution du pays, cherche à redémarrer sur de nouvelles bases, étant donné que la crise qu’a connue la RCA toute entière ne l’a pas épargnée. Entre autres difficulté, Mme Rachel Ngakola a déploré la persistance de l’occupation du territoire par des groupes armés non conventionnels qui contrôlent encore les postes de la douane : « Depuis deux ans, par rapport à la situation de notre pays, les ¾ du pays sont occupés des forces irrégulières qui se sont installées sur le territoire et perçoivent indûment les impôts et taxes en lieu et place de la douane, et donc, de l’Etat. » a-t-elle indiqué avant de préciser : « Nous n’exerçons que sur le corridor Beloko-Bangui et une partie de l’Ouest du pays précisément dans la ville de Berberati et ses environs. Même la plupart de nos frontières sont contrôlés par ces forces irrégulières. Malheureusement, cela a eu des conséquences graves sur nos recettes qui ont drastiquement chuté aujourd’hui. »

Somme toute, l’organisation de cette manifestation dans le contexte actuel en RCA aura été un pari remporté par la Direction générale des Douanes centrafricaines. D’où la satisfaction des usagers à l’image de Yves Déssandé Directeur général du CBCA (Commerciale banque de Centrafrique) : « Je suis extrêmement impressionné de la détermination de la Direction générale des Douanes et de tous les douaniers à faire en sorte que la Douane centrafricaine soit véritablement le moteur de l’économie centrafricaine. Il faut les féliciter et les encourager » a-t-il avoué.

Bangui, Fred Krock pour CNC

BANGUI: UNE VICTIME DES EX SÉLÉKA CASERNÉS AU CAMP BEAL RACONTE SON CALVAIRE

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Steven Senguetté-Kogba. Une Victime de la Séléka à Bangui. Photo: Éric Ngaba pour CNC

UNE VICTIME DES EX SELEKA CASERNÉS AU CAMP BEAL RACONTE SON CALVAIRE

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 27-01-2015.

Steven Senguetté-Kogba, un jeune homme de moins de 20 ans, habitant de quartier Benz-vi dans le 5è arrondissement de Bangui, s’est fait agresser par les éléments de l’ex rébellion séléka cantonnés au Camp Béal dans la capitale Centrafricaine. Se confiant au Corbeau News Centrafrique (CNC), il raconte strictement ce qui lui est arrivé dans les après-midi du, 25 janvier 2015, alors qu’il se rendrait pour une visite à ses amis habitant dans le quartier 200 villas où se situe le Camp Béal.

Steven Senguetté-Kogba raconte :

“C’était environ 16h 35mn, je quittais chez moi (Benz-vi) pour trouver un ami au quartier 200 villas pour qu’on parte à l’église à la cathédrale. Arrivé aux 200 villas, je me suis fait attaquer par un groupe de 5 seleka sortis de leur caserne (Camp-Béal). Ils m’ont attaqué en m’accusant que c’est moi qui viens de frapper un de leur avec un gros caillou. On a échangé des coups pendant plus de 10mn avant que les gens viennent. Au moment qu’ils ont voulu m’amener au Camp-Béal pour me torturer, trois de mes amis et d’autres gens étaient sortis de chez eux pour venir à mon secours. On s’était gravement battu, on a eu des blessures. Un de leur était reparti au Camp en revenant avec une grenade. Ils ont barré la ruelle sur laquelle l’acte s’est passé. Quelques minutes après, les militaires rwandais de la Minusca et le chef de ces séléka casernés dans ce camp étaient venus pour calmer la situation. Ils m’ont demandé de m’expliquer, je me suis expliqué. Le chef de ces séléka m’a fait croire qu’il a donné un ordre pour q’on torture ceux qui m’ont agressé et après on les en fermes dans les geôles du camp. Les constats ont été faits par les militaires rwandais de la MINUSCA qui mènent leurs enquêtes actuellement sur la situation à ce que ces séléka nous remettent nos téléphones et argents qu’ils ont volés pendant que mes amis et mois on cherchait à se défendre de leurs coups de boxe. Les éléments de l’ex séléka étaient au nombre de 5 alors mes amis et moi on était au nombre de 4 avec des mamans du quartier qui étaient venus à notre secours. Malgré ça, pire encore, ils ont failli frapper une des mamans avec leurs ceintures militaires mais les habitants de cette ruelle étaient tous debout (…). Actuellement, j’ai des blessures sur mon visage et j’ai mal un peu partout dans tout mon corps suite aux coups de boxe que j’ai eus “.

Certains habitants du secteur 200 villas consultées par Corbeau News Centrafrique (CNC) ont confirmé les faits. Cette situation interpelle notamment les forces internationales et les Forces de sécurité intérieure (FSI) en la charge de la sécurité en Centrafrique à mettre en application la mission qui leur est assignée afin de garantir la libre circulation de personnes et biens.

Bangui, Éric Ngaba pour CNC

RCA: LA MINUSCA RÉITÈRE SON APPUI AUX CÔTÉS DES AUTORITÉS DE TRANSITION DANS LE PROCESSUS DE LA PAIX

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Conférence-de-Presse-de-la-Minusca-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Conférence de Presse de la Minusca à Bangui. Photo: Éric Ngaba pour CNC
Conférence de Presse de la Minusca à Bangui. Photo: Éric Ngaba pour CNC

LA MINUSCA RÉITÈRE SON APPUI AUX CÔTÉS DES AUTORITÉS DE TRANSITION DANS LE PROCESSUS DE LA PAIX

 

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 27-01-2015.

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) se dit préoccupée par la situation encore précaire de la stabilité en République centrafricaine. Dans le cadre de sa mission de stabilisation, elle réitère son engagement à appuyer les autorités de transition à rétablir l’autorité de l’Etat sur toute étendue du territoire national durant la période de la transition dirigée par Madame Catherine Samba-Panza. Cet appui est axé sur l’assistance électorale, les Droits de l’Homme et les affaires judicaires.

Lors de la traditionnelle conférence de presse hebdomadaire du 21 janvier 2015 au siège de l’institution à Bangui, l’équipe de la communication publique de la MINUSCA a échangé avec les journalistes de la presse centrafricaine sur les activités menées par la force onusienne dans le pays. Plusieurs questions ont été abordées durant une heure d’échange interactif.

Assistance électorale

L’Autorité nationale de Transition (ANE) effectue, du 22 au 31 janvier 2015, une mission d’installation de démembrement dans les préfectures de Basse-Kotto, Mbomou, et Haut-Mbomou. Suite à une demande du président de l’ANE au près du SRSG, la MINUSCA apportera un soutien logistique et sécuritaire à cette mission. A ce jour, l’ANE a déjà ouvert 79 démembrements sur 141 bureaux ANE prévus pour la gestion des élections en Centrafrique, soit couvrant 8 des 16 préfectures du pays. Il s’agit des préfectures Ombella-Mpoko, Lobaye, Sangha-Mbaere, Mambere-Kadei, Nana-Mambere, Ouham-Pende, Ouaham et Kemo.

Droit de l’Homme

Sur la question des Droits de l’Hommes en RCA, la Division des Droits de l’Homme (DDH) de la MINUSCA dit avoir documenté aussi bien à Bangui qu’à l’arrière-pays 17 cas d’atteintes au droit à la vie, 36 cas de détentions arbitraires, 27 cas d’atteintes à l’intégrité physique et une tentative d’enlèvement. A cet effet, la MINUSCA réitère sa demande aux autorités de transition de mettre à la disposition de l’Administration pénitentiaire des moyens logistiques nécessaires au bon fonctionnement du personnel. Elle recommande, par cette occasion, aux procureurs et aux Juges d’instructions de faire de fréquentes visites dans les lieux de détentions pour s’assurer que les personnes détenues le sont conformément à la loi en vigueur.

Affaires judiciaires et pénitentiaires

La MINUSCA a participé à la Cour d’Appel de Bangui à une réunion préparatoire à une mission de la Cour criminelle prévue pour se tenir le 10 février 2015. Au cours de cette réunion, le Comité de suivi de l’organisation de ladite session a formulé une série de recommandations relatives au traitement des dossiers, au support matériel exigé pour la tenue des assises criminelles et le processus de sélection des membres du jury. Poursuivant ses activités de renforcement de la sécurité en milieu carcéral, la MINUSCA a appuyé l’Administration pénitentiaire dans la mobilisation des ressources nécessaires pour la réhabilitation des cellules endommagées.

Bangui, Éric Ngaba pour CNC

La Centrafrique, un pays de marchands d’armes

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Image d’illustration

La RCA, un pays de marchands d’armes

Corbeau News Centrafrique: 27-01-2015.

La crise centrafricaine qui a mobilisé la communauté internationale et toute son armée mondiale et arsenal devient de plus en plus complexe et l’ambiguïté se solidifie davantage, rend les autorités de transition très faibles dans leur mission. D’ailleurs, dans l’ensemble, cette mission de transition a bel et bien essuyé un échec cuisant puisque les pouvoirs publics qui n’existent qu’à Bangui la capitale n’ont pas d’autorité sur les milices et groupes armés qui détiennent des armes et sévissent. Certaines régions de la République ne sont contrôlées que par les éléments de l’ex-séléka ainsi que les hommes de la milice antibalaka qui s’arcboutent sur l’Islam et le Christianisme. Ces démons qui sont nés chez nous en plein 21ème siècle persistent de part et d’autre dans les crimes odieux et enlèvements des personnalités contre rançons.

Cette situation catastrophique qui paralyse le tissu social centrafricain a pris son élan très longtemps depuis le phénomène « zaraguina » (coupeurs de route) où le commerce et le trafic d’armes de tout calibre s’est développé à partir de Bangui par certains commerçants musulmans qui se camouflent derrière leurs comptoirs au quartier Km5 et des militaires des FACA sans scrupule qui, en détachement dans les provinces préfèrent brader leurs armes de service aux coupeurs de route et braconniers. Des informations révèlent déjà que certains militaires des FACA détiennent doublement des armes dont l’origine reste inconnue. Et selon des témoignages recueillis lors des Etats-Généraux du Développement rural tenus à Bangui sous lé régime Bozizé, ce commerce d’arme se fait au portillon de Bangui à partir de la barrière de Pk 12, avait déclaré un Officier supérieur de haut rang de l’armée centrafricaine.

Dans les années 70, les frontières Centrafrique-Soudan et Centrafrique – Tchad servaient de piste pour le trafic d’armes et de la drogue de toute qualité selon les informations recueillies. Mais ce phénomène a été vite éradiqué à cause des missions opérationnelles redoutables des forces armées centrafricaines spécialisées sous les régimes Bokassa et Kolingba. Quelques années plus tard, la reprise du phénomène a été sans relâche par les marchands d’armes qui deviennent les principaux fournisseurs des braconniers. C’était alors le début de la déconfiture de l’armée centrafricaine politisée par leurs chefs suprêmes. La guerre de Darfour était pour ces bandits de grand chemin une bouffée d’oxygène pour renforcer leurs capacités et envisager la formation rebelle. C’est dans ce contexte que l’UFDR de Michel Am non ndroko Djotodja et Zackaria Dramane a vu le jour en 2005.

Entre temps, 2002-2003, était la naissance de la rébellion du général François Bozizé limogé et poursuivi par la justice. Ce dernier, par la suite, cherchait à déstabiliser le régime de feu Ange-Félix Patassé. Il en est arrivé avec l’aide du président tchadien, Idriss Déby et celle de la France. François Bozizé qui fut Chef d’Etat-major du président Ange Félix Patassé s’était enrichit en armements provenant des pays amis et ceux des rebelles tchadiens récupérés pour la cause et qui ont intégré ladite rébellion qui avait mis le cap sur Bangui le 15 mars 2003 pour destituer Ange-Félix Patassé démocratiquement élu pour briguer un deuxième mandat.

En 2005, les guerres de RD Congo et du Burundi ont eu des conséquences graves et très élargies dans la région. La République centrafricaine était l’un des derniers pays qui avaient intégré la Conférence des Grands Lacs à cause de la circulation massive des armes de tout calibre, grenades et munitions de guerre sur son territoire. Compte tenu de sa situation géographique ayant des frontières communes avec plusieurs pays (Tchad, RD Congo, Congo Brazza, Cameroun et les deux Soudan) qui ne cessaient de faire la guerre à cause du pétrole, la République centrafricaine qui a connu les mutineries sanglantes de 1996-1997 ne peut s’échapper à l’infiltration d’armes de guerre de toutes marques confondues sur son territoire national d’autant plus que ses frontières demeurent poreuses jusqu’aux deux changements brutaux et sanguinaires qui se sont soldés par des régimes successifs de transition très faibles et mous comme la moelle épinière.

Il y a eu plusieurs tentatives de désarmement en vain pendant les régimes Patassé et Bozizé, et pendant les deux régimes de transition de Djotodia et Samba-Panza. Le processus Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR) va d’échec en échec. On ne peut recenser zéro foyer sans arme. Les Etats-majors des groupes rebelles et milices sont devenus des vraies poudrières. Seule la rébellion séléka de Michel Djotodia qui a pris le pouvoir le 24 mars 2013 en renversant son ennemi François Bozizé avec qui il aurait signé un pacte à Nairobi récemment avait six (6) groupes des rebelles dont le FDPC d’Abdoulaye Miskine capturé et libéré au Cameroun et l’ancienne rébellion APRD du puissant ministre de la Défense de feu Ange-Félix Patassé, Jean Jacques Démafouth, actuellement ministre conseiller à la présidence de Catherine Samba-Panza, ainsi que les groupes armés des mercenaires tchadiens et soudanais embauchés par le tombeur de Bozizé, Michel Djotodia. Ne connaissant pas finalement l’effectif exact de sa rébellion, ce dernier qui s’est autoproclamé après avoir chassé François Bozizé du pouvoir avait de sérieux problème pour commander. Il était très peu respecté par les différents chefs de guerre qui constituaient la coalition séléka. Pour preuve, ils ont échoué lamentablement. Au finish, il n’a rien fait pour la RCA jusqu’à sa démission le 10 janvier 2014 à Ndjamena lors de la réunion des chefs d’Etat de la CEEAC convoquée sur la crise centrafricaine. Si oui, piller les zones diamantifères et l’exploitation abusive et illégale de la faune centrafricaine.

L’année 2001, suite à la tentative manquée du coup d’Etat d’André Kolingba, ancien président de la République, contre le président Patassé, on ne peut contester l’entrée massive des armes sur le territoire centrafricain venant de l’autre rive du RD Congo des mains des éléments rebelles « banyamulengue » de l’ex-Chef rebelle du MLC, Jean-Pierre Bemba Gombo qui serait en liberté provisoire accordée par le juge de la CPI. L’est du pays était par contre innondé par les armes que possédaient les éléments rebelles du seigneur de guerre ougandais, Joseph Kony qui ont commis des crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans les pays des Grands Lacs et la République centrafricaine.

Alors que l’ex-séléka et la milice antibalaka dont leurs représentants ont pris part activement au forum de Brazzaville pour signer l’accord de cessez-le-feu qui n’est respecté par les deux camps jusqu’aujourd’hui et leurs formations armées non conventionnelles transformées en partis politiques, les hommes armés, de part et d’autre, continuent de commettre des exactions contre la population civile et procéder aux enlèvements des personnalités de la République en fonction et des humanitaires. Ce qui explique clairement la profondeur de la crise qui perdure et dont les tireurs des ficelles sont dans les ténèbres à l’extérieur du pays et voire même à l’intérieur puisque d’autres protagonistes entretiennent la division et ce climat délétère. Toutes ces rébellions nées en Centrafrique ont bénéficié des aides en armements provenant des pays tels que le Tchad, la France, le Soudan, la Chine, de l’Iran et bien d’autres pays qui se cachent derrière le trafic d’armes vers la République centrafricaine.

Le rapport de l’ONG Conflict Armament Research a bien démontré selon les recherches et enquêtes, que bon nombre des pays étaient fournisseurs d’armes, grenades, des munitions et bien d’autres engins de guerre aux rébellions centrafricaines qui tiennent le pouvoir par la queue et prend le peuple centrafricain en otage sous le regard complice de la communauté internationale.

En effet, les autorités centrafricaines depuis quelques années ont montré leur incapacité de diriger le pays. L’armée nationale a failli à sa mission parce que le Chef suprême des armées n’a pas été à la hauteur des taches pourtant, ces derniers, devant les représentants du peuple à l’Assemblée nationale, ont bel et bien prêté serment pour protéger le peuple centrafricain et défendre l’intégrité du territoire nationale Ils ont montré leur incapacité notoire devant l’opinion nationale et internationale, et leur faiblesse face à la montée en puissance du mouvement des rébellions. Par ailleurs, les forces onusiennes qui n’interviennent que pour appuyer les actions des bureaux des nations unies pour la paix et la politique du gouvernement dans le processus de paix ne feront pas grand-chose pour attraper le taureau par les cornes. A preuve, les résolutions 2121 du 10 octobre 2013 et 2127 du 5 décembre 2013 du Conseil de Sécurité votées ne sont appliquées par les forces de l’ONU.

On ne doit pas trop compter sur la communauté internationale mais sur nous d’abord en nous désarmant physiquement et mentalement pour une véritable paix durable en Centrafrique en tendant la main bien entendu, l’un à l’autre pour une réconciliation nationale et la refondation réelle de notre Etat qui n’est aujourd’hui que coquille vide.

Journaliste Politique et Culturel
Journaliste Politique et Culturel

Pierre INZA

RCA: La Minusca et le gouvernement impuissants devant les enlèvements, une ligne téléphonique est ouverte

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Contacts-des-services-de-sécurité-à-Bangui.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Contacts des services de sécurité à Bangui

La Minusca et le gouvernement impuissants devant les enlèvements

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 27-01-2015.

L’heure est grave en République centrafricaine. Sous la barbe des forces étrangères foisonnant en République centrafricaine, Minusca, Sangaris, Eufor-Rca confondues, la population civile reste en danger permanent. Quatre kidnappings en moins de deux semaines à l’intérieur de la capitale Bangui par des Anti-balaka, alors qu’à l’intérieur du pays, ce sont les ex-Séléka qui dictent la loi au gouvernement qui tente de redéployer l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire, à travers les consultations à la base en cours.

Armel Ningatoloum Sayo, ministre de la jeunesse et des sports, kidnappé dimanche dernier en pleine capitale grise encore entre les mains des Anti-balaka. Alors que les missions de consultations à la base-projet de préparation du Forum de Bangui sont en panne, car les seigneurs de guerre de la Séléka, non seulement réclament à coups de canons le départ sans conditions des délégations des facilitateurs, mais menacent de mort ou prennent en otage les chefs des délégations. Abdallah Kadre Assane ministre des Finances est coincé par les éléments de la Séléka à Ndélé pendant que Eloi Anguimaté de l’Education nationale n’a pu se rendre à Kaga Bandoro du fait de la menace des éléments du FPRC de Nourredine Adam. A Bambari, Joseph Agbo des Mines a dû précipitamment plier bagages sans faire le boulot pour rentrer à Bangui à cause de l’UPC.

L’enlèvement du Ministre Sayo qui est le quatrième en moins de deux semaines à Bangui après celui de l’humanitaire française Claudia Prieste et du religieux Gustave Reosse le 19 janvier, ainsi que celui du personnel de la Minusca intervenu le lendemain, est suffisant pour mesurer le degré d’insécurité qui ne cesse de monter à Bangui. Le spectre des enlèvements récurrents crée une sorte de psychose généralisée qui ne dit son nom dans la capitale. D’ailleurs, dans un communiqué de presse du parti MLPC (Mouvement de libération du peuple centrafricain) du candidat à la prochaine présidentielle Martin Ziguélé, l’on pouvait lire une menace physique à l’encontre de ce dernier : « Par un communiqué présenté comme un droit de réponse à Martin ZIGUELE et rendu publique le 25 janvier 2015, sous la signature d’une prétendue Capitaine Joséphine Namséné  d’une soit disant «  Coordination militaire des Anti- Balaka », le Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), candidat à la prochaine élection présidentielle a été violemment pris à partie suite au communiqué qu’il a signé en date du 18 janvier 2015 pour saluer l’arrestation et la remise à la justice centrafricaine du sieur Rodrigue NGAIBONA alias Andjilo soupçonné de crimes et délits divers contre d’innocents citoyens tant à Bangui qu’en province ». S’agissait-il d’un autre rapt manqué ? Ce qui est grave chez les Anti-balaka, c’est que leur Coordination générale qui s’est muée en parti politique, le PCUD, ne contrôle plus rien, à l’image de la discorde autour de la libération des deux otages religieux et présentement celle de Ningatoloum Sayo encore en captivité entre les mains d’une frange des Anti-balaka.

Ces situations, malheureusement se développent sous la barbe des forces internationales qui jonchent les artères de Bangui et de certaines villes de l’intérieur du pays avec tous les moyens dont ont besoin des forces de défense et de sécurité pour « assurer la protection des civils ». C’est une situation qui fait beau marché chez les groupes armés qui ne jurent que par la pêche en eau trouble ; tandis que le peuple lui, est pris en otage devant ses autorités politiques dépouillées de leurs armées au nom d’un pseudo embargo et qui n’ont que leurs larmes de crocodiles à verser sur le cadavre de leurs gouvernés. Dans un communiqué gouvernemental signé ce 26 janvier de Nicaise Karnou, Ministre de la Sécurité publique, tel le chien qui aboie au passage de la caravane, le gouvernement déclare : « Face à ces violences et menaces de nature criminelle, le gouvernement communique ce qui suit : les violences et menaces contre le peuple centrafricain et ses dirigeants ne resteront pas impunies. Leurs auteurs, co-auteurs et complices seront traqués jusque dans leur dernier retranchement ; les forces de sécurité sont mobilisées et mettront tout en œuvre pour garantir la quiétude et la sécurité du citoyen, avec l’appui des forces internationales ; une enquête judiciaire est d’ores et déjà ouverte par le Parquet du tribunal de grande instance de Bangui ; des lignes vertes sont ouvertes pour recevoir toute information sur les activités criminelles de ce groupe terroriste. Il s’agit des lignes téléphonies suivantes : 21 61 99 84, 21 61 14 13 et 118. »

Pire encore, les forces internationales qui ont le seul privilège de porter les armes se contentent des condamnations de principe tout autant que les autorités centrafricaines de la transition. Pour le cas Sayo par exemple, la Minusca dans un communiqué de presse publié le 26 janvier dernier déclare simplement : « La MINUSCA condamne fermement cet enlèvement qui survient après plusieurs actes de même nature au cours de la semaine écoulée. Elle exige la libération immédiate et sans conditions du ministre et la fin de telles pratiques criminelles qui sapent les efforts destinés à restaurer l’autorité de l’Etat, faciliter la réconciliation nationale et le retour de la paix ».

C’est ici le lieu d’apprécier la mise à l’écart des FACA dans la dynamique de sécurisation du pays, tant on sait que « la situation actuelle en RCA dépasse déjà les policiers et les gendarmes » comme l’a indiqué un diplomate en visite aux FACA du Camp Kassaï. Les forces étrangères elles aussi, ne maîtrisent plus rien, en témoignent ces nombreux rapts et tentatives d’enlèvements sous leurs nez. C’est en cela que se tient la lutte de Mme Marie Noëlle Koyara, Ministre de la Défense nationale, afin de convaincre les partenaires, notamment les Nations unies qui viennent, à contrario, de prolonger la durée de l’embargo sur les armes en direction de la RCA jusqu’au 29 janvier 2016 sur la nécessité d’armer rapidement les FACA qui se mobilisent en millier et régulièrement au Camp Kassaï.

Bangui, Fred Krock pour CNC

RCA: Ngaïssona dépassé, il détache la milice Anti-Balaka des actes terroristes des frères d’Andjilo

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Patrice-Édouard-Ngaissona.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Patrice Édouard Ngaissona

RCA: Ngaïssona dépassé, il détache la milice Anti-Balaka des actes terroristes des frères d’Andjilo

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 26-01-2015.

C’est le grand revirement de la journée avec la réaction de la Coordination Nationale des Anti-Balaka qui est devenue depuis quelques mois un Parti Politique et dirigé par Patrice Édouard Ngaïssona. Une source proche de ce dernier nous a fait comprendre qu’il est en train de faire tout pour détacher la milice Anti-Balaka des actes commis par ces bandits. La même source parle même d’un acte de sabotage orchestré par des opposants à Ngaïssona en vue de briser son rêve politique. Le président du Parti centrafricain pour l’Unité et le Développement (PCUD) est plus que jamais anéanti. Comment explique-t-on ce revirement?

D’abord souvenez-vous du 29 novembre de l’année dernière quand le Patron des Anti-Balaka Monsieur Patrice Édouard Ngaïssona déclarait lors d’une assemblée générale extraordinaire organisée par la Coordination Nationale des Anti-Balaka dans la salle de conférence du complexe sportif Barthélémy Boganda à Bangui qu’à partir de ce jour, la milice Anti-Balaka n’existe plus et à cet instant-même, aucun élément Anti-balaka ne doit utiliser les armes, quel qu’en soit le motif. Les armes doivent être toutes enterrées. Un grand discours qui n’a, semble-t-il, pas d’effets sur le terrain. Pourquoi?

Lire article : Anti-Balaka, c’est désormais le Parti Centrafricain pour l’Unité et le Développement (PCUD)

Ngaisso l’Homme incontournable.

Pour comprendre, revenons-nous un peu sur le passé du Président du PCUD (Ex-AntiBalaka) Monsieur Ngaïssona. Depuis plus de dix (10) ans, ce Monsieur évolue dans l’ombre de la famille Bozizé et de l’Ancien Président François Bozizé. Il a bâti toute sa richesse à travers les différentes relations entretenues avec les poids lourds du régime défunt de Bozizé. Il fut d’ailleurs le dernier Ministre de la jeunesse et des Sports du dernier gouvernement de Bozizé dirigé par Professeur Faustin-Archange Touadéra. Or, après la chute du pouvoir de Bozizé et la création de la Milice anti-balaka puis leur attaque sur Bangui, Patrice Édouard Ngaïssona cherche à se positionner sur l’échiquier politique national comme l’homme incontournable dans la résolution de la crise qui a touché la Centrafrique. Avec besoin, il a pris la tête de la milice Anti-balaka et devient Coordonnateur National. Un poste qui n’existait pas auparavant mais créé dans la foulée et secrètement par l’ancien Président François Bozizé pour coodoner les actions des Anti-Balaka. Or, plus la crise dure, plus Ngaïssona devient populaire au milieu Anti-Balaka dit modéré. Il multiplie des réunions avec les autorités, avec le gouvernement, avec la Communauté internationale. Petit à petit, l’homme dévient incontournable et Ngaïssona n’est plus Ngaïssona du début de l’événement.

Ngaissona se détache de son Oncle Patron François Bozizé

Vu la position occupée dorénavant par le Coordonnateur des Anti-Balaka, celui-ci se détache petit à petit de son Oncle patron l’Ancien Président François Bozizé. Les contacts téléphoniques deviennent de plus en plus rares et on assistait même à des échanges des petits mots choquants entre eux. L’un commence à accuser l’autre de trahison. Désormais, deux clans se créent au sein même du groupe Anti-Balaka : l’un qui est resté fidèle à l’ancien Président François Bozizé (souvent considéré comme l’aile dure des Anti-Balaka) et un autre à Ngaïssona (L’aile modérée). Le Patron de la Coordination Nationale ne supporte plus cette division et décide d’officialiser son indépendance de la famille Bozizé.

De la Milice Anti-Balaka au Parti Politique

En octobre de l’an dernier, Monsieur Ngaïssona décide de convoquer de son équipe pour leur expliquer son désir de transformer cette milice à un parti politique. Il a avancé quelques arguments et toute l’équipe est favorable. Une date est fixée et le numéro un des Anti-Balaka officialise son parti politique le 29 novembre 2014 à Bangui en présence de beaucoup des diplomates et hommes politiques. C’est un succès pour cet homme qui a longtemps vécu sous son Mentor l’ancien président François Bozizé. Le clan Bozizé n’a pas supporté cette mutation surtout que Ngaïssona et son équipe étaient tous des militants du parti KNK de l’ancien Président Bozizé. Le KNK (Kwa Na Kwa) est affaibli négligé par le nouveau parti de Ngaïssona qui recupere quasiment tous les jeunes de ce parti.

Riposte de Bozizé.

Pour anéantir et réduire la montée en puissance de Ngaïssona, le clan Bozizé utilise une stratégie simple : saboter tout acte posé par le Président du PCUD et créer un petit groupe d’extrême-droite au sein même des Anti-Balaka. C’est le début d’une guerre silencieuse et sans merci.

 

Les braquages, vols, viols et enlèvements de ces derniers mois sont des œuvres de l’aile extrémiste dirigée secrètement avec main de fer par le clan Bozizé afin de, non seulement contrecarrer les actions de Ngaïssona, mais perturber aussi les élections programmées pour Juin – Juillet 2015 le tout dans une perspective d’un retour obligatoire de l’ancien Président François Bozizé à Bangui car la vie est dure à l’étranger.

 

Bangui, Gisèle MOLOMA pour CNC

Centrafrique : un nouveau business pastoral à Bangui, baptiser les Anti-Balaka

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Prière dans un camp des déplacés de l’aéroport de Bangui M’poko. Photo UNHCR

Centrafrique : un nouveau business pastoral à Bangui, baptiser les Anti-Balaka

Bangui – Corbeau News Centrafrique : 27-01-2015.

Quelque chose se passe à Bangui sous silence depuis un mois et beaucoup des centrafricains n’ont pas remarqué sauf ceux qui y sont impliqués et leurs parents : baptiser les Anti-Balaka. Comment peut-on expliquer ce phénomène?

Depuis les années 1990 avec l’arrivée des Églises Apostoliques et la multiplication des ordres religieux catholiques dont l’ethnie charismatiques, la bataille est féroce sur le marché d’évangélisation en République Centrafricaine. Les églises se multiplient comme les champignons et les stratégies ne manquent pas pour attraper les nouveaux fidèles et les transformer à une source de revenus non négligeable. En 1990-2000, le marché était vert et les fidèles se font enrôler à tour de bras par les nouveaux Pasteurs Évangélistes formés à Boy-rabe juste quarante-cinq (45) jours. Or, depuis 2003, le marché d’évangélisation est presque saturé et le combat des pasteurs est basé surtout sur la récupération des fidèles de leurs concurrents. Mais depuis le déclanchement de la crise en 2003 en Centrafrique et l’apparition du groupe Anti-balaka, plusieurs églises sont fermées pour des raisons de sécurité et les jeunes chrétiens autrefois fidèles et croyants se transforment et deviennent des criminels. Ils tuent, volent, pillent et violent nos sœurs sans avoir pitié d’elles comme s’ils n’ont jamais écouté la parole de Dieu.

Pendant ce temps, les Pasteurs et Évangélistes ne baissent pas les bras. Ils observent tranquillement leurs proies et réfléchissent à la manière de les capturer. Les Anti-balaka redeviennent un bon marché pour les religieux surtout qu’ils ont suffisamment commis des actes impardonnables par Dieu. C’est ainsi que depuis un mois on assiste à un assaut de masse des Pasteurs Évangélistes dans les secteurs où sévissent ces criminels Anti-Balaka et les séances de baptême se multiplient sans cesse avec à la clef 20 à 50 Anti-Balaka reconvertis toutes les semaines. Certains criminels reconvertis arrivent à abandonner définitivement leurs actes criminels tandis que d’autres reviennent sur les mauvais chemins.

Rappelons aussi qu’un fidèle d’une église est non seulement une source de revenu pour l’église mais aussi pour le pasteur qui se mouille la chemise tous les jours afin de les recruter. Avec les crimes qu’on a vus ce dernier temps en Centrafrique, peut-on parler d’un échec des religions? Beaucoup des experts de religions (Catholiques, protestantes tout comme Musulmanes) pensent que oui! Que les religions en République Centrafricaines ont totalement failli à leur mission qui est de moraliser les gens.

Bangui, Alfred KOMI-GAZA pour CNC

Centrafrique : Pourquoi les Ex-Séléka ne veulent-ils pas entendre parler de Paix?

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Les rebelles de l’ex-coalition seleka à Bangui.

Centrafrique : Pourquoi les Ex-Séléka ne veulent-ils pas entendre parler de Paix?

Bangui – Corbeau News Centrafrique : 27-01-2015.

Parler de paix à un criminel de l’ Ex-Séléka, c’est de le provoquer au risque de créer des tensions. C’est malheureusement ce que la Communauté Internationale et le gouvernement de Catherine Samba-Panza ont fait comme expérience ces derniers mois en parlant du gouvernement d’union nationale, de la réconciliation, du forum national de paix… avec les Ex-Séléka. Pourquoi ces derniers privilégient-ils souvent les menaces de partitions de la RCA, les tensions avec le gouvernement, la guerre au détriment de la Paix? C’est simple comme réponse : les criminels de la Séléka ne veulent pas perdre leurs magots obtenus à travers les pillages des diamants, de l’or, des ivoires et autres ressources de la portion du territoire de la Centrafrique qu’ils occupent illégalement depuis près de 3 ans.

Imaginons un peu le sort d’un Général de la Séléka comme Nouredine ADAM après la paix. Imaginons un peu comment ce criminel va être arrêté et transporté à la Cour Pénale Internationale (CPI). Imaginons-le un peu comme un simple commerçant du café à Birao entouré de ses amis Ex-séléka. Eh! Bien c’est exactement ce que les Ex-séléka ne veulent surtout pas se retrouver si la paix revient en Centrafrique. Pour eux, la guerre représente le respect (ils sont courtisés par-ci par-là pour faire la paix), elle représente aussi la richesse car les revenus générés par des exploitations illégales de nos sous-sols sont chiffrés par des experts entre 50.000.000 FCFA et 200.000.000 FCFA par jours soit 90% du revenu des Ex-Séléka dans les zones qu’ils occupent.

Il est important que la Communauté Internationale et le gouvernement transition centrafricain comprennent une chose : la paix sans la force, les séléka tout comme les Anti-Balaka ne le feront pas. Il faut les désarmer de force et les mettre hors du territoire centrafricain s’ils ne veulent pas la paix. Pourquoi continuer de négocier à des gens qui ne comprennent rien que le langage des armes?

Quand on entend parler de négociation de Nairobi, c’est juste un prétexte pour les Anti-balaka et les Séléka de torpiller les efforts de paix et restés dans des situations de guerre afin de bien profiter de nos richesses qu’ils exploitent illégalement depuis plus de deux ans. Les Séléka et les Anti-balaka, on en a marre!

Envoyé par Éric Justin MIABBÉ

RCA: UN NOUVEAU DOCTEUR EN DROIT PUBLIC ET CONSTITUTIONNALISTE : M. ERENON DOMINIQUE DÉSIRÉ

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Soutenance-du-Docteur-Erenon-Dominique-Désidré.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Soutenance du Docteur Erenon Dominique Désiré.
Soutenance du Docteur Erenon Dominique Désiré.

UN NOUVEAU DOCTEUR EN DROIT PUBLIC ET CONSTITUTIONNALISTE : M. ERENON DOMINIQUE DÉSIRÉ

Paris – Corbeau news Centrafrique: 27-01-2015.

Monsieur ERENON Dominique Désiré a soutenu avec brio sa Thèse de Doctorat en Droit Public le lundi 26 janvier 2015 à l’Université de la Sorbonne. Au terme d’une soutenance devant de grands Constitutionnalistes Français et du Professeur Bernard VOYEMAKOA de l’Université de Bangui venu spécialement pour l’évènement, Monsieur ERENON Dominique Désiré a défendu sa Thèse, avant d’être élevé au grade de Docteur en Droit Public, avec la plus haute mention : MENTION TRÈS HONORABLE.

Cette Thèse de Doctorat porte sur « Le pouvoir exécutif en République Centrafricaine depuis l’indépendance » et a été dirigée par Marie-Anne COHENDET, Professeure de Droit Public et Directrice de l’Ecole Doctorale de Droit Public et de Droit Fiscal de l’Université de la Sorbonne.

Le Jury était composé de 6 Professeurs dont M. Jean Gicquel, l’éminent et le très célèbre Constitutionnaliste Français, le Maître de plusieurs Maîtres de Droit Constitutionnel :

  • Mme Marie-Anne COHENDET, Professeure de Droit Public à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne ;
  • Jean GICQUEL, Professeur émérite à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne ;
  • Mme Julie BENETTI, Professeure de Droit Public à l’Université de Reims Champagne Ardenne, Rapporteur ;
  • Mme Alix TOUBLANC, Maître de Conférences à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne ;
  • François Paul BLANC, Professeur émérite à l’Université de Perpignan, Rapporteur.

Monsieur ERENON Dominique Désiré a débuté ses études juridiques à l’Université de Bangui où il obtient en 2000 sa Maîtrise/ Master 1 en Droit Public. Son Mémoire de Maîtrise porte sur « Les aspects juridiques de l’adhésion de la RCA à la Communauté des Etats Sahélo Sahariens ».

Il obtient ensuite son DEA / Master 2 Recherche en Droit Public à l’Université François Rabelais de Tours. Il consacre son Mémoire aux « Mesures d’ordre intérieur ».

Enfin, Monsieur ERENON Dominique Désiré obtient, en 2006 à l’Université Pierre Mendès France de Grenoble, un deuxième Master 2, le Master 2 Pro Droit International et Européen mention Juriste spécialiste des Organisations Internationales et Européennes (promotion du Ministre Michel BARNIER. Dans le cadre de cette formation, il effectue de nombreux séjours d’études auprès des organisations internationales et européennes (Genève, Bruxelles, Luxembourg, Strasbourg) et un stage de 5 mois à la Division des Affaires Juridiques et du Contentieux de la Banque de Développement des Etats de l’Afrique Centrale (BDEAC).

Monsieur Jean Gicquel a dit du nouveau Docteur qu’il est le plus jeune Docteur de l’Université de la Sorbonne.

Aujourd’hui, c’est toute la République Centrafricaine qui doit être fière de voir un de ses fils être élevé au grade de Docteur et de Constitutionnaliste.

Alain NZILO

Directeur de Publication du Journal CNC

VOICI LE RÉSUMÉ DU TRAVAIL DU DOCTEUR DOMINIQUE DÉSIRÉ ERENON

Sur cette Photo de gauche à droite: M. Jean Gicquel, l’éminent et le très célèbre Constitutionnaliste Français et Docteur Dominique Désiré ERENON, Docteur en Droit Public
Sur cette Photo de gauche à droite: M. Jean Gicquel, l’éminent et le très célèbre Constitutionnaliste Français et Docteur Dominique Désiré ERENON, Docteur en Droit Public et constitutionnaliste

RESUME

 

Du 1er décembre 1958 au 15 décembre 2014, l’évolution constitutionnelle, institutionnelle, et sociopolitique de la République Centrafricaine est caractérisée par une instabilité chronique.

De ces recherches doctorales, on retient qu’au 15 décembre 2014, le Centrafrique (et non la Centrafrique) compte en tout 8 Présidents de la République, 22 Premiers Ministres, avec une instabilité gouvernementale persistante. Son évolution est faite d’élections non concurrentielles, et d’élections prétendument démocratiques mais systématiquement contestées. Ce mode constitutionnel de dévolution du pouvoir est concurrencé par une pratique récurrente d’auto-proclamations présidentielles ; effectivement, on dénombre 5 coups d’Etat réussis, environ 7 coups d’État manqués, plusieurs rébellions et mutineries à vrai dire orientées vers la prise du pouvoir, sans oublier les nombreuses rumeurs de coup d’Etat. En outre, il existe environ 75 partis politiques, une pléthore paradoxale puisque le Centrafrique est très faiblement peuplé (4.616 millions en 2013). La plupart des partis politiques sont de véritables coquilles vides, et ne remplissent pas leurs fonctions sociales et démocratiques. A la manière des caméléons, beaucoup de groupes armés tels que la Séléka et les Antibalaka se muent même en partis politiques. Les partis sont souvent concurrencés par l’armée et la société civile dans la conquête et l’exercice du pouvoir. Ce mélange des genres permanent est nocif sur le plan institutionnel. Enfin, on observe une forte tentation et une tentative récurrente de présidence à vie, une ethnicisation et une personnalisation du pouvoir et des partis politiques.

Tandis que la Constitution Française de la Cinquième République brille depuis le 4 octobre 1958 par sa longévité, le Centrafrique totalise 6 Constitutions en 56 ans (soit en moyenne une Constitution tous les neuf ans), plusieurs Révisions Constitutionnelles, douze Actes Constitutionnels, et une Charte Constitutionnelle de Transition adoptée le 18 juillet 2013, sans oublier l’adoption projetée de la Constitution de la septième République en 2015. Les six Constitutions successives ont établi chacune un régime parlementaire, sauf que celui-ci est hétérodoxe, et n’a jamais fonctionné dans un système parlementariste, mais plutôt dans un système présidentialiste, caractérisé par une hypertrophie de la fonction présidentielle, une concentration et une personnalisation du pouvoir au profit du Chef de l’Etat. Contrairement à la logique parlementaire, le Chef de l’Etat nomme et révoque ad nutum le Premier Ministre, et même les Ministres ignorant le pouvoir de proposition du Premier Ministre en la matière. Ce présidentialisme prégnant et omniprésent constitue à n’en pas douter le principal facteur explicatif de l’échec de la greffe du parlementarisme en Centrafrique depuis la première Loi Fondamentale, la Constitution du 16 février 1959. Tout en constituant une des caractéristiques d’une pratique institutionnelle et politique inadéquate et non démocratique, le présidentialisme est source de déformation du pouvoir exécutif. L’effet de contagion jouant, il est aussi facteur de déformation institutionnelle générale. La déformation institutionnelle est également le fait d’une insuffisante considération de l’environnement sociologique sur le plan constitutionnel et institutionnel, d’un défaut de conscience citoyenne favorable, et d’un mimétisme constitutionnel et institutionnel tronqué.

Des pans entiers de la Constitution apparaissent souvent comme virtuels. L’exécutif Centrafricain dans son ensemble souffre d’un déficit de légitimité, mais est pourtant très puissant et pratiquement quasi-irresponsable. C’est l’évidence du déséquilibre au sein du triptyque constitutionnel pouvoir-légitimité-responsabilité. Le principe de la séparation des pouvoirs reste formel, donc illusoire. Grâce au culte qui lui est voué, le Chef de l’Etat investit les autres institutions et capte leurs pouvoirs. C’est alors l’asservissement du Premier Ministre et des Ministres, la domestication des pouvoirs législatif et judiciaire, et même le ravalement du pouvoir médiatique.

Cette Thèse se veut une modeste contribution à une ingénierie constitutionnelle et institutionnelle adéquate, une nécessité exigée par ce qui est unanimement reconnu en 2014 comme un Etat complètement failli, et donc un Etat Centrafricain à refonder. Sous ce rapport, il est clair que c’est la Constitution qui devra être non seulement la fondation et le pilier principal du nouvel Etat, mais aussi la sève irriguant et nourrissant les futures institutions. Or, les réflexions et analyses menées dans cette Thèse sont susceptibles d’inspirer les rédacteurs de la Constitution de la septième République dont l’adoption est projetée en 2015.

SUMMaRY

From December 1st, 1958 to December 15th, 2014, constitutional, institutional and socio-political evolution of the Central African Republic is characterised by a permanent instability.

This doctoral research shows that until December 15th, 2014 Central Africa has been governed by 8 Presidents of the Republic, 22 Prime Ministers, while a persistent governmental instability was taking place. Non-democratic elections are part of the evolution of the country and consequently those elections were systematically disputed. This Central African model of devolution of powers is challenged by a frequent practice of auto-proclamation of its presidents. Indeed, the country counts 5 succeeded coups d’Etat, around 7 others failed, and several rebellions and mutinies oriented towards a takeover of the power. There were many rumours in that sense too. Moreover, there are around 75 political parties in the country, what is a paradox because Central Africa counted only approximately 4.62 million inhabitants in 2013. Most of those political parties are void of effectiveness, and so they do not play the democratic and social roles they should. As chameleons, many military groups of Central Africa, as Seleka and Antibalaka, transform themselves as political parties. The real political parties are often challenged by military groups and independent candidates in their conquest towards the exercise of the power. This mixture of genres is problematic for the political institutions of Central Africa.

While the French Constitution of the Fifth Republic is still applying since its adoption on October 4th, 1958, Central Africa totalizes no less than 6 Constitutions within only 56 years (for a life’s duration of 9 years in average for each one). Central Africa counts several constitutional reviews, 12 Constitutional Acts, and a Constitutional Charter of Transition adopted on July 18th, 2013. Furthermore, the country planned to adopt by 2015 another Constitution for the Seventh Republic in place. The 6 successive Constitutions established each one a parliamentary regime, however the latter is strange and never worked as a real parliamentary system but as a presidential one where the President of the Republic concentrates all the powers in his hands as well as he practises a form of personalization of the presidential function. Contrary to the parliamentary logic, the Chief of State appoints and dismisses ad mitum the Prime Minister, and even the Ministers who actually ignore the power allocated to the Prime Minister to make proposals in the process of appointing the Ministers. This strong and omnipresent presidentialism constitutes the main factor that explains the failure of the idea of a parliamentary system in Central Africa since the first Fundamental Law known as the Constitution of February 16th, 1959. The presidentialism in Central Africa constitutes one of the characteristics of a non-democratic and political inadequacy in the practice of powers, and at the same time, it is also the origin of the deformation of the executive power. This situation produces a contagion’s effect. It contributes to a general deformation of the political institutions. The institutional deformation is also the fact of an unsufficient consideration of the sociological environment in terms of respect of the Constitution and the normal functioning of institutions, and of a lack of awareness of citizens in favour of it, and of a shortened constitutional and institutional imitation.

Some entire provisions of the Constitution often appear as virtual. The Central African executive as a whole suffers a deficit of legitimacy, but nevertheless it is a powerful State and mostly practically irresponsible. This is clearly the fact of the imbalance of the necessary constitutional triptych Power-Legitimacy-Responsibility. The principle of separation of powers remains formal, and so imaginary. Because of his personality cult well celebrated, the Chief of State vests the other institutions with his authority and at the same time takes their powers. Then this is the subjection of the Prime Minister and Ministers, the domestication of legislative and judiciary powers, and even the media suffer the same fate.

This thesis that aims to be modest is a contribution to a constitutional and institutional engineering that is appropriate and necessary for Central Africa, which is considered in 2014 as a State completely failed, and then as a country to be rebuilt. Under this report, it is clear that this is the Constitution that shall be not only the foundation and the cornerstone of the New State, but also the sap irrigating and feeding the future institutions of the country. Yet, the reflexions and analyses raised in this thesis may inspire the writers of the future Constitution of the Seventh Republic which adoption is planned for 2015.

 

Dominique Désiré ERENON

Centrafrique: le MLPC répond à une prétendue Capitaine Joséphine NAMSE des Anti-Balaka

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Corbeau News Centrafrique: 26-01-2015.

Bureau Politique du MLPC Centrafrique

COMMUNIQUE DE PRESSE

Par un communiqué présenté comme un droit de réponse à Martin ZIGUELE et rendu publique le 25 janvier 2015, sous la signature d’une prétendue Capitaine Joséphine NAMSENE  d’une soit disant «  Coordination militaire des Anti- Balaka », le Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), candidat à la prochaine élection présidentielle a été violemment pris à partie suite au communiqué qu’il a signé en date du 18 janvier 2015 pour saluer l’arrestation et la remise à la justice centrafricaine du sieur Rodrigue NGAIBONA alias Andjilo soupçonné de crimes et délits divers contre d’innocents citoyens tant à Bangui qu’en province.

Pour cette prétendue Coordination militaire des Anti-balaka, la prise de position du Président du MLPC dans cette affaire apparait comme « une prise de position contre la paix ». Ce communiqué concocté par les parrains politiques des Anti-Balaka embusqués tant à Bangui et Nairobi qu’ailleurs, profèrent des menaces y compris de mort contre notre Président Martin ZIGUELE qui d’après eux, « n’est pas le bienvenu dans les zones sous son contrôle pour faire la promotion du Forum de Bangui et pour les campagnes électorales qui se dessinent ».

Le MLPC réaffirme son soutien indéfectible à la ligne de fermeté face aux criminels de tout bord adoptée aussi bien par les Autorités de transition que par les forces internationales, et réitère ses félicitations et ses encouragements à la Minusca, à l’EUFOR et à SANGARIS qui ne ménagent aucun effort pour mettre hors d’état de nuire les moines-soldats de l’ethnicisme, du régionalisme, du grand-banditisme et du terrorisme.

Le MLPC réaffirme également son indéfectible attachement aux idéaux de liberté, de justice et de paix. En notre qualité de parti de progrès, issu du peuple pour défendre le peuple et le libérer du joug de tout oppresseur quel qu’il soit, le MLPC, prendra toujours position dans les affaires qui touchent aux intérêts des Centrafricains qui n’aspirent qu’à vivre ensemble dans la paix dans leur pays aujourd’hui meurtri et divisé. C’est pourquoi, le MLPC s’est impliqué résolument dans le processus de réconciliation nationale à travers sa participation effective dans la commission préparatoire du Forum national de Bangui et mobilise ses militants pour la réussite de ce processus devant nous conduire à une vraie réconciliation nationale et à la paix.

Le MLPC soutient et soutiendra toujours toute initiative qui contribuerait effectivement à une sortie définitive de la crise, et condamnera sans réserve toute fuite en avant et toute tentative de prise en otage du peuple centrafricain concoctée dans des officines de la haine.

D’ores et déjà, le MLPC se réserve le droit de donner une suite judiciaire aux menaces proférées contre le Bureau Politique du MLPC et lèvera le voile, jour après jour, sur l’identité des véritables ennemis de la paix et du développement socioéconomique de notre cher et beau pays.

Pour le Bureau Politique

Le Secrétaire Général

Étienne MALEKOUDOU

Centrafrique : l’ONU réclame la libération du Ministre Armel SAYO enlevé dimanche par les Anti-Balaka

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/LE-MINISTRE-DE-LA-JEUNESSE-ARMEL-SAYO.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>LE MINISTRE DE LA JEUNESSE ARMEL SAYO

 

L’ONU réclame la libération du Ministre Armel SAYO enlevé dimanche par les Anti-Balaka

 

USA – Corbeau News Centrafrique: 26-01-2015.

 

La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca) s’est déclaré indignée par l’enlèvement dimanche 25 janvier du Ministre centrafricain de la jeunesse et des sports, Armel Sayo.

« La MINUSCA condamne fermement cet enlèvement qui survient après plusieurs actes de même nature au cours de la semaine écoulée. Elle exige la libération immédiate et sans conditions du ministre et la fin de telles pratiques criminelles qui sapent les efforts destinés à restaurer l’autorité de l’Etat, faciliter la réconciliation nationale et le retour de la paix », a déclaré la Mission dans un communiqué de presse.

La Mission a ajouté qu’en soutien aux autorités nationales, elle mettait en œuvre tous les moyens que lui donne son mandat « pour trouver une issue heureuse à ce grave incident et pour éviter la répétition de tels actes intolérables ».

Ce weekend, la MINUSCA s’était réjouie de l’annonce vendredi de la libération d’une travailleuse humanitaire française et d’un religieux centrafricain qui avaient été enlevés.

Le Représentant spécial du Secrétaire général pour la République centrafricaine et Chef de la MINUSCA, Babacar Gaye, a exhorté les groupes armés à sortir de la spirale de violence inutile et à s’insérer résolument dans le cadre des consultations en vue de leur participation au Forum de Bangui destiné à créer les conditions d’une paix durable en République centrafricaine.

De son côté, la Coordonnatrice humanitaire principale pour le pays, Claire Bourgeois, a appelé à mieux protéger les communautés déplacées après avoir visité vendredi Batangafo, où se trouvent plus de 30.000 déplacés. Elle a estimé que des mesures urgentes étaient nécessaires pour protéger les civils qui risquent d’être attaqués, notamment dans l’ouest.

 

 

ONU

Bangui : bientôt un assaut sur le fief des Anti-Balaka?

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A Bangui les soldats français de Sangaris collaborent avec la Minusca, la force des Nations Unies © RF / Mathilde Lemaire

Bangui : bientôt un assaut sur le fief des Anti-Balaka?

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 26-01-2015.

La multiplication des enlèvements à Bangui depuis une semaine pousse les stratèges militaires de la Minusca, de la Sangaris, du Gouvernement à réfléchir sur un éventuel assaut militaire sur les différentes zones sous contrôle des Anti-Balaka.

Dans une interview accordée à l’Agence de presse chinoise Xinhua, le Ministre de la sécurité publique y pense sérieusement. Il a même précisé que l’enlèvement du Ministre Armel SAYO de la jeunesse et des Sports est l’œuvre directe de la manipulation orchestrée depuis Nairobi par Bozizé et son ami le président Congolais. Selon des informations en notre possession et émanant des services de sécurité de la Minusca, un éventuel assaut est probable dans les zones sous contrôle des Anti-balaka pour les pousser à revenir sur le chemin de la paix. Selon notre interlocuteur proche de la Minusca, le comportement des Anti-Balaka de ce dernier temps explique clairement qu’ils ne veulent pas la paix et que la population en a marre d’eux. Tout un peuple du nord de Bangui est tenu en otage par ces bandits. Il est temps de les neutraliser car ils ne comprendront pas le langage de dialogue. Un constat amer fait par cet officier de la Minusca, pourtant cette situation dans laquelle le pays se retrouve actuellement était prévisible quand beaucoup des centrafricains réclamaient avec insistance un désarmement forcés de tous les bandits armée.

Le service de renseignement français connait clairement depuis plusieurs mois les caches d’armes des Anti-Balaka, leurs lieux de refuges, leurs chefs, leurs plans et stratégies… mais ne privilégiait que le dialogue entre les centrafricains que de recourir aux armes. Or, les Anti-Balaka ne comprennent rien de tout et ils pensent qu’ils sont au-dessus de tout en s’attaquant aux pauvres citoyens civils. En tout cas le jour est compté et que la fin du mystère Anti-Balaka est proche. Enlever les personnes c’est un acte terroriste et que désormais les Américains, Européens, Africains ont des yeux braqués sur ces bandes armées en Centrafrique pour une éventuelle sanction contre Bozizé et son fils Francis y compris plusieurs petits chefs Anti-Balaka.

Nicole Feïngaï ,journaliste politique pour CNC

CENTRAFRIQUE DE SAMBA PANZA : LE PAYS DE TOUS LES DANGERS

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Catherine-Samba-Panza-à-Bangui1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Catherine Samba-Panza à Bangui

CENTRAFRIQUE DE SAMBA PANZA : LE PAYS DE TOUS LES DANGERS

Corbeau News Centrafrique: 26-01-2015.

Par Chancel SEKODE NDEUGBAYI, Enseignant et Ecrivain

Rarement les centrafricains auront connu une période aussi bouillante. A quelques semaines du Dialogue Politique Inclusif, ils assistent médusés ou amusés, horrifiés ou terrorisés, à un affrontement à couteaux tirés entre le camp gouvernemental et  les redoutables bandits de tous poils Anti Balaka en plein Bangui, et les Ex-SELEKA dans les provinces septentrionales : Prises d’otages et rapt « nouvelles formules » scandent désormais le quotidien des populations. Au cœur de cette guerre inédite et à en croire les forces des ténèbres: la tenue  du Dialogue national et l’hypothèse de la participation ou non des anciens chefs de guerre BOZIZE YANGOUVONDA FRANCOIS et son nouvel allié DJOTODJA MICHEL AM NANDROKO. Nouveau stratagème pour peser lourd et se refaire une place au soleil.
Mais les questions que l’on se pose sont les suivantes : Madame la présidente Catherine SAMBA PANZA a –t-elle vraiment les coudées franches pour conduire en bonne intelligence cette transition jusqu’à bon port ? N’y a-t-il pas lieu d’évoquer une fatale erreur de casting quant à sa désignation à tort ou à raison comme la femme de la situation ? Mais  la MINUCA, à quoi ça sert?
A chacun d’y réfléchir… !!! Toutefois,  à l’allure où vont les choses, il est légitime d’exprimer une certaine déception  et stupéfaction quant à la situation sécuritaire toujours très préoccupante sur tout le territoire national. Car un an déjà  après son investiture à la tête du pays, tout patauge, le pouvoir central  est toujours et  nettement dépassé. Il existe désormais ce que qualifieraient nos amis anglo-saxons de « NO GO ZONES » tant à Bangui la capitale que dans de nombreuses provinces.
Le   « Modus operandi » de kidnapping version centrafricaine !!!
Après  l’enlèvement et la libération de l’humanitaire française  Claudia PRIEST et bien d’autres cas moins médiatisés, c’est au  tour du  gouvernement  KAMOUN 2 et donc la République d’être frappée en plein cœur avec le kidnapping de Monsieur Armel SAYO, ministre de la Jeunesse et des Sports.  Tout ceci ne sert-il pas à un certain dessein ?
Du  jamais vu  en Centrafrique. Ce spectacle humiliant et déprimant  que nous offrent les acteurs de la crise centrafricaine est de nature à donner de gros boutons à plus d’un.

Alors à qui le prochain épisode ?
De peur de pratiquer de l’uchronie, pur néologisme d’utopie, cela devrait faire trembler même au plus haut sommet de l’Etat. Car toujours à l’allure où s’écrit actuellement l’histoire, il n’est pas impossible  d’apprendre d’ici là que Madame la présidente  de la Centrafrique  et son Premier ministre ont  été à leur tour enlevés, ligotés, bastonnés, trainés au sol et faits prisonniers par tel ou tel.
Et si cela se produisait ?
Sans aucun doute, ça leur  permettrait  de comprendre enfin que gérer une nation, c’est  faire appliquer la justice, c’est combattre l’impunité, c’est ne jamais laisser faire, et dans le cas de la Centrafrique c’est appliquer intégralement les résolutions des Nations-Unies, en  une phrase, c’est faire preuve de courage.  Car comme dirait l’autre, nous ne devons pas compter sur ceux-là mêmes  qui nous ont emmené des problèmes pour les résoudre.

Et pourtant, même si nous ne pouvons pas être d’accord sur le pourquoi des choses, ensemble nous pouvons réfléchir sur le comment.
En vérité, je pense  que c’est  l’immobilisme des Autorités centrafricaines de la Transition notamment la nonchalance de la Minusca  qui commencent  à se retourner  violemment contre elles. Malheureusement, ce sont bien souvent des populations innocentes  qui continuent d’en être tributaires.  Or, même si nous ne pouvons pas être d’accord sur le pourquoi, ensemble nous pouvons néanmoins  réfléchir sur le comment.
Alors, chers Gouvernants, comment faire pour réussir ?  Mieux vaut tard que jamais, ouvrez enfin votre intelligence,  agissez sans complaisance, désarmez sans conditions, exercez la justice et la CENTRAFRIQUE  EN SORTIRA GUERIE ET LES CENTRAFRICAINS GRANDIS.
Que Dieu bénisse notre Centrafrique !!!

 Fait à Paris le 26 janv. 15

Chancel SEKODE NDEUGBAYI

BANGUI: LAURENT GOMINA PAMPALI FACE A LA JEUNESSE CENTRAFRICAINE

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Laurent Gomina Pampali au milieu de la jeunesse. Photo: Éric Ngaba pour CNC

LAURENT GOMINA PAMPALI FACE A LA JEUNESSE CENTRAFRICAINE

 

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 26-01-2015.

Le président du parti politique dénommé l’Union national des Démocrates républicains, en abrégé UNADR, Laurent Gomina Pampali était, ce 26 janvier 2015, au siège du Conseil national de la Jeunesse (CNJ) pour s’entretenir avec les Leaders et membres du Conseil national de la Jeunesse. Le but fondé de cet entretien est de présenter à la jeunesse la vision de son Parti sur la manière dont la RCA peut renaître de ses cendres, et sur les principes avec lesquels les dirigeants devraient gouverner le pays dans la paix et la stabilité minimales.

 

Pendant deux heures d’échange interactive, l’entretien allait prendre l’allure d’un débat houleux puisque intéressant. Environ une centaine de jeunes membres du Conseil national de la Jeunesse (CNJ) dont le président dudit Conseil, Jean-Félix Riva, ont honoré de leur présence à cette rencontre. Mais l’ambition de l’homme politique centrafricain n’était pas de solliciter l’électorat de ces jeunes conseillers aux élections à venir dans le pays. L’intérêt pour lui est d’échanger avec ces jeunes leaders et membres de CNJ dans l’optique de créer un espace d’échange entre la jeunesse et le politique sur des questions liées à la vie de la nation centrafricaine. Car selon Laurent Gomina Pampali, la classe politique centrafricaine cause du tord à la jeunesse centrafricaine.

« Quant à moi, j’ai opté pour des rapports de transparence ; j’ai voulu vous voir au grand jour, non la nuit, pour dialoguer avec vous sur le présent et l’avenir du Centrafrique et non pour vous pousser contre quelqu’un ou contre un régime! Nous savons tous que le peuple centrafricain voudrait rapidement renouer avec une vie politique et sécuritaire normale. Avec l’aide de la Communauté internationale le peuple espère donc aller dans moins d’un semestre aux élections pour choisir ses nouveaux dirigeants et ses représentants à l’Assemblée Nationale, au sortir de la grave crise politique, économique, sociale, morale et culturelle dont souffre le pays », a déclaré Laurent Gomina Pampali, président de l’UNADR.

Avec les Jeunes, dit-il, la situation paraît plus complexe. Il y a eu souvent de la méfiance, de la distance, parfois aussi de la connivence dans l’ombre entre les Associations de jeunesse et les mouvements politiques. Ce qui n’est pas fait pour faire avancer la République centrafricaine.

« Comme je l’ai dit déjà dans un autre cadre, l’UNADER voudrait voir ce pays de souffrances renouer avec une démocratie et une gouvernance politique relativement propres et durables », a-t-il ajouté.

Que doivent faire les Centrafricains eux-mêmes ?

Il apparaît donc en priorité cette question de la responsabilité de chaque Centrafricain que monsieur Pampali tente d’interpeller ses jeunes compatriotes sur l’avenir de Centrafrique tout en citant Emmanuel Kant, intellectuel allemand du 18è siècle pour répondre à la question: « Il faut impérativement faire le Bien ».

Laurent Pampali préconise qu’il faut poser des actes de bien, sans conditions, et qui vont dans le sens de sauver le pays. Selon lui, le peuple centrafricain, les dirigeants de la Transition et la Communauté Internationale sont donc devant un impératif kantien. Au niveau du mouvement politique UNADR, on estime que la réponse à cette question morale est aussi le début de la solution à la grave crise globale qui frappe le pays.

Sur le plan pratique, il faut, selon le président de l’UNADER, valoriser et appliquer des principes éthiques au sommet de l’Etat et de la société en mettant en avant le principe de « justice » et « d’équité » dans le domaine du fonctionnement des services publics disant la théorie de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut, rejet de la corruption. Il faut aussi réussir les préparatifs des élections en faisant un choix qualitatif des candidats aux élections législatives et à la présidentielle, contrôle par l’Etat du financement des candidats à la présidentielle, rejet du vote censitaire déguisé.

Par ailleurs, il estime pour sa part qu’il faut non seulement remettre à jour les valeurs morales et politiques de Barthélemy Boganda dans le leadership politique et la gouvernance mais aussi transformer les différences à caractère ethnique, tribal ou religieux en forces de créativité et de progrès pour la nation centrafricaine. En fin, le président de l’UNADR, Laurent Gomina Pampali conclue qu’il faut faire de l’application des textes et lois le premier principe de gouvernance au sommet de l’Etat.

Notons qu’à travers un Mémorandum, le parti politique l’UNADER se propose de présenter aux différentes couches organisées de la société centrafricaine, dans un programme de consultations à la base.

Bangui – Éric Ngaba pour CNC

Centrafrique – Enlèvement d’Armel SAYO : pas de négociateur pour le moment

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Les-milices-Anti-Balaka-de-Bambari.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>© Andoni Lubaki, Archives AFP | Des membres des milices anti-Balaka, à Bambari, en juillet 2014.
© Andoni Lubaki, Archives AFP | Des membres des milices anti-Balaka, à Bambari, en juillet 2014.

Enlèvement d’Armel SAYO : pas de négociateur pour le moment.

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 26-01-2015.

Lundi 26 janvier matin, Bangui semble se réveiller timidement sous le choc après un deuxième week-end tumultueux coloré des enlèvements à répétition des Membres du gouvernement de Mahamat Kamoun 2. Le visage de Bangui ressemble beaucoup plus à celui d’une ville en perte de repère, un territoire où règne de l’anarchie totale enfin comme si Dieu a fermé la porte du ciel aux Banguisois. Pendant ce temps, une délégation gouvernementale bloquée, empêchée de circuler dans des zones contrôlées par les Séléka et un Ministre de la République enlevé par des Bandits armés de la milice Anti-Balaka et détenu à Kpata derrière Boy-Rabe. Où va la Centrafrique?

Personne ne peut prédire quelque chose pour l’instant. Le Gouvernement centrafricain ferme la porte à toutes négociations avec les preneurs d’otages, la Minusca silencieuse, la Sangaris dans des stratégies, le tout dans une ambiance glaciale. Le groupe Anti-Balaka version Ngaïssona ridiculisé par les jeunes désœuvrés recrutés par Andjilo pour commettre des vols et braquages. Ngaïssona n’a plus de poids devant ces bandits et menace même d’utiliser la force contre eux au moment où il a appris la nouvelle de l’enlèvement du Ministre. En tout cas la seule réussite du Président congolais, Médiateur international dans la crise centrafricaine, c’est qu’il a pu mettre l’Ex-coalition séléka proches de Nouredine ADAM et Michel Djotodia dans sa poche. Désormais, Le Président congolais peut décider si oui ou non la Centrafrique peut retrouver la paix à travers les séléka qui ont d’ailleurs déclaré récemment qu’ils attendent la suite du mini-forum de Kenya pour prendre de décision.

Catherine Samba-Panza et son gouvernement toujours bien dans leurs bottes après l’enlèvement du Ministre SAYO par les frères Anti-Balaka du Général Andjilo semblent privilégier la médiation internationale : soit une médiation militaire à travers la Sangaris ou la Minusca ou celle de la Communauté internationale pour la libération du Ministre Armel SAYO.

Pendant ce temps, beaucoup des centrafricains se questionnent de savoir comment un Ministre peut circuler dans un secteur peu sécurisé sans armes, ni garde du corps et a fortiori un Gendarme et un Ancien Garde de corps expérimenté ?

Bangui, Gisèle MOLOMA pour CNC

La capitale de la République Centrafricaine Bangui est divisée en deux

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Arrestation-des-braqueurs-à-bangui-en-Centrafrique.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Arrestation des braqueurs à Bangui en Centrafrique

La capitale de la République Centrafricaine Bangui est divisée en deux

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 26-01-2015.

Depuis le déclenchement des attaques menées par les Anti-Balaka sur Bangui en décembre 2013, la Capitale Centrafricaine est complètement paralysée et divisée plus que jamais. Une partie contrôlée par le Gouvernement central et l’autre par des Bandits et groupes armés. Comment peut-on expliquer cela?

D’abord, le déclenchement des premiers massacres des musulmans par les Anti-Balaka et les représailles des Ex-séléka contre les Anti-Balaka ont créé un climat d’insécurité insupportable pour la population Banguisoise. Tout le monde avait peur et la crainte de génocide était perceptible. On compte au moins 200 morts par jours seulement dans Bangui, l’administration était fermée. Rien ne fonctionnait jusqu’à ce que le Président français François Hollande ait décidé d’envoyer ses soldats afin de neutraliser et désarmer les groupes armés notamment Anti-Balaka et la Séléka sauf que la stratégie montée par les services de renseignements français était mal pensée. La puissance de feu des Anti-Balaka a été très mal évaluée et le désarmement se concentrait beaucoup plus sur les Ex-séléka tout en épargnant les Anti-Balaka. Résultat, ces derniers se sont renforcés et profitent du vide sécuritaire pour occuper une grande partie de la Capitale Bangui.

Le Mouvement Anti-Balaka, qui au départ était composé entre 300 et 400 personnes juste au moment de leur attaque sur Bangui en décembre 2013, recrutait à tour de bras après le désarment et la fuite des Séléka de Bangui. Plusieurs enfants de la rue et les jeunes désœuvrés se réclament désormais de la Milice Anti-Balaka. Pour mettre un peu de l’ordre, de la sécurité et pousser les fonctionnaires à reprendre le travail, les forces Sangaris, la Misca (qui dévient Minusca en septembre 2014) et l’Eufor-RCA concentrent leurs efforts sur le centre-ville au détriment des autres arrondissements du nord de Bangui comme 8è, 4è, 5è et 6è où les Anti-balaka et les groupes des bandits récupèrent et installent leur base militaire, une sorte de « NON MAN’S LAND, ZONE DE NON DROIT ».

Bangui est désormais coupée en deux (2) : une partie contrôlée par le gouvernement et l’autre par les apprentis terroristes Anti-Balaka section Andjilo avec leurs amis braqueurs. Le territoire contrôlé par le gouvernement ne dépasse pas 9 km2 dans la Capitale Bangui. Si on quitte le Centre-ville, rondpoint zéro, direction PK 12, on n’a que 3 km à faire dans la zone sous contrôle de l’État c’est-à-dire juste au niveau de l’Assemblée Nationale (Siège actuel du CNT). Au-delà de cette limite c’est le risque total. C’est pareil sur l’avenue David Dacko où on doit s’arrêter avant Km5. Toutefois, quand vous circuler dans Bangui, surtout dans les zone sous contrôle des bandits et des Anti-Balaka, le risque n’est pas perceptible directement. On ne voit pas les menaces de suite mais elle peut surgir à tout moment pour un rien : soit on vole votre téléphone, votre portemonnaie ou votre voiture. Cette ambiance démontre encore une fois de plus que le gouvernement ne maitrise rien encore et que les forces étrangères n’ont pas vraiment la volonté de finir avec ces apprentis terroristes dans le pays.

Bangui, Gisèle MOLOMA pour CNC

Centrafrique: un million de logement à construire suite à la crise selon Gabriel Ngouamidou DG Habitat

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Gabriel-Ngouamidou.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Gabriel Ngouamidou
Crédit Photo: Fred Krock pour CNC

Un million de logement à construire suite à la crise selon Gabriel Ngouamidou DG Habitat

La République centrafricaine vient de connaître une crise toute particulière de son histoire, dominée par la destruction des maisons et le phénomène de villages brûlés. Évidemment, bien avant la crise, le besoin de logement était déjà une préoccupation, tant pour les populations que pour l’Etat. Malheureusement, les tristes événements qui se sont produits avec la dernière crise ont été une véritable désolation pour la RCA. Certains analystes avançaient que la RCA était devenu « fantôme », ils ont raison, car les villes du pays ont perdu tout ce qu’elles avaient d’attrayant. Conséquences logiques, les besoins en logement sont passés d’environ 500 milles logements avant la crise à un (01) million aujourd’hui. Dans cette interview exclusive, Gabriel Tanguy Ngouamidou, Directeur général de l’Habitat au Ministère de l’Habitat et du logement situe l’enjeu de construction de logement aujourd’hui en RCA.

 

Corbeau News Centrafrique (CNC) : Bonjour DG ! La crise politico-sécuritaire actuelle en République centrafricaine a affiché un visage de la destruction massive des maisons d’habitation à travers le pays, ainsi que l’incendie des villages entiers. Dites-nous, bien avant cette crise, quelle a été la situation du logement en RCA ?

Gabriel Tanguy Ngouamidou (GTN) : Bonjour, Monsieur le journaliste. Depuis 1983 quand l’unique société de construction de logement en RCA, notamment la SNH (Société nationale de l’habitat) a fermé ses portes, il n’y a aucune structure qui permet la construction de logement dans le pays. C’est vrai qu’on peut noter quelques actions isolées, telle que l’aide de l’Ambassade de la République Populaire de Chine qui nous a construit les ‘’100 Logements’’ sur la route de Boali. La République centrafricaine est l’un des rares pays au monde où il n’y a aucun programme immobilier. Cela a eu des grandes conséquences marquées par un déficit criant en matière de logement pour la population. Les dernières estimations que nous avons élaborées montrent qu’il faudra construire un million (1 000 000) de logements parce qu’il n’y a aucune initiative d’une manière légale pour permettre la construction du logement dans notre pays. Conformément à la norme fixée par l’ONU-Habitat qui prévoit que les politiques réelles en matière de l’habitat, chaque pays doit créer un Département ministériel à part entière en charge de construction de logement.

C’est ainsi qu’en RCA, il a été créé en 2009, le Ministère de l’Habitat et du Logement. Cette structure a eu à mener beaucoup de travaux et beaucoup de projets ont été initiés. N’eût été les récurrentes crises que nous avons connues, beaucoup de sociétés seraient déjà venues pour nous construire des logements. Nous avons élaboré un projet dont nous avons obtenu le financement auprès de Celtel-Afrique, cette structure de financements de logements basée à Nairobi au Kenya, pour construire 300 cent (300) logements sur deux sites, dont un à au quartier Boy-Rabe (à Bangui) et l’autre au village Kozobilo sur la route de Boali. Malheureusement, ce projet n’a pu aboutir du fait de la dernière crise que le pays a connue. Il y a beaucoup d’autres sociétés qui ont manifesté pour venir construire dans notre pays. Nous n’avons pas baissé la main, nous travaillons ardemment sur ces dossiers pour que ce déficit criant en matière de logements soit compensé.

CNC : Ce tableau sombre d’avant la crise s’est vue aggraver par la dernière crise illustrée par la destruction des maisons à Bangui et l’incendie des villages entiers dans les villes de provinces…

GTN : Exactement, suite à cette crise, nous avons revu en hausse ce déficit de logements. Il est ressorti par ailleurs trois types de problème de logements recensés, à savoir : D’abord, des maisons totalement détruites, c’est-à-dire que sur l’emplacement de la maison, il n’y a rien, même la fondation est emportée ;   ensuite des maisons saccagées dont l’ossature reste, mais les tôles, les portes et fenêtres, ainsi que les appareils sanitaires sont emportés et enfin ; il y a des maisons incendiées. Et lors de la réunion que nous avons eu récemment avec la cellule de la Coordination des affaires humanitaires, nous avons, avec le concours des Maires et Chefs de groupements et quartiers, fait l’état des besoins tant à Bangui que dans l’intérieur du pays. Ce qui nous a permis de revoir en hausse les besoins en matière de logements dans notre pays. C’est pour dire que les derniers événements survenus dans le pays n’ont fait qu’aggraver une crise qui existait déjà pour laquelle on se battait. Tout naturellement, cela nous demande de fournir beaucoup d’efforts, afin d’être à la hauteur de résoudre ce problème.

CNC : Etant donné le diagnostic que vous avez établi, qu’est-ce que le Département de l’Habitat fait concrètement, en vue de relever ce défi ?

GTN : Il faut savoir que beaucoup d’actions ont été menées par le gouvernement pour répondre au besoin du logement. D’abord, le Département a créé l’Agence de la promotion de l’habitat qui est l’appareil étatique qui s’occupait justement de ces questions. C’est vrai qu’on peut compter sur nos partenaires pour décrocher des financements, alors qu’il y a beaucoup de matériels locaux de construction dans notre pays et qu’il suffit de les mettre en valeur, afin de minimiser l’utilisation des matériels manufacturés (fer, ciment, et autres) qui coûtent bien cher. Cela passe nécessairement par des vastes campagnes de valorisation de ce potentiel local afin de permettre aux centrafricains de construire des maisons solides mais à faible coût. Entre temps, nous avons déjà monté plusieurs projets dont un projet économique, pour ne pas dire un projet social qui permettra aux ménages à faible revenu de s’offrir une maison décente.

Maintenant, nous nous battons pour avoir les financements de ce projet. Déjà, dans le cadre du partenariat public/privé que nous innovons actuellement, nos partenaires d’ETODIVI par exemple sont à l’œuvre pour nous construire dix mille (10 000 logements). Dans le cadre de ce projet, il ne sera pas seulement question de construire des logements, mais il s’agit de mettre à disposition des bénéficiaires des parcelles viabilisées (facilement accessible avec de l’eau et l’électricité). Entretemps, le gouvernement était déjà suffisamment avancé sur le projet de la réhabilitation de la Briqueterie de Boyali avec nos partenaires chinois pour la fabrication de briques et des tuiles à base de la terre. Il faut aussi reconnaitre que les Centrafricains construisent, mais de manière anarchique.

CNC : Monsieur le Directeur général, certes des efforts sont en train d’être faits tant du côté du gouvernement que du côté des partenaires privés. Mais, un millions de logements à construire, c’est énormes… Etes-vous optimiste de résorber ce besoin ?

 

GTN : Personnellement, je suis toujours optimiste. Mais entretemps, nous avons participé à plusieurs ateliers à l’extérieur. Et partant des expériences des autres pays qui ont pu asseoir une politique réelle en matière de logements, nous croyons qu’il suffit d’un petit levier pour déclencher tous les autres mécanismes. C’est-à-dire que lorsqu’un programme de logements que ce soit pour 300, 1 000 ou 10 000 logements sera lancé, cela va déclencher un dynamisme de construction en masse, sans oublier que d’autres avantages connexes, à savoir les mains d’œuvre vont être mobilisées.

Nous sommes optimistes qu’avec le retour progressif de la sécurité dans le pays, lorsque ces projets vont être exécutés, ce problème de logements sera résorbé. Cela pourra prendre du temps, 5, 10 ou 20 ans, mais nous allons résorber ce déficit criant de logements dans notre pays.

CNC : M. Gabriel Tanguy Ngouamidou, je vous remercie.


 

Réalisée par Fred KROCK

LA MISAC CONDAMNE FERMEMENT L’ ENLÈVEMENT DE TROIS MINISTRES EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/Union-Africaine-en-RCA.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Union Africaine en RCA

MISSION DE L’UNION AFRICAINE POUR LA CENTRAFRIQUE ET L’AFRIQUE CENTRALE (MISAC)

Tél : + 236 70 96 84 84 //21 61 54 95 //21 61 54 96 Fax : + 236 21 61 54 91

3129 Avenue B. Boganda – Bakongo, BP 902 Bangui – République Centrafricaine

COMMUNIQUE DE PRESSE

LA MISAC CONDAMNE FERMEMENT L’ ENLÈVEMENT DE TROIS MINISTRES EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

Bangui, le 25 janvier 2015 : Le Représentant spécial de la Présidente de la Commission de l’Union africaine (UA) et Chef de la Mission de l’UA pour la Centrafrique et l’Afrique centrale (MISAC), le Général Jean-Marie Michel Mokoko, condamne fermement l’ enlèvement, ce jour, 25 janvier 2015, à Bangui, du Ministre de la Jeunesse et des Sports de la République centrafricaine (RCA), Armel Sayo, par des hommes armés non encore identifiés, ainsi que celui du Ministre des Finances et du Budget, Assane Abdalla Kadre, et du Ministre de l’Education nationale, Eloi Anguimate, respectivement, à Ndele et Kaga Bandoro, par les ex-Seleka.

Le Représentant spécial souligne que ces enlèvements, érigés en mode d’expression de revendications et de mécontentements divers, sont inacceptables et en totale violation de l’Accord de Cessations des Hostilités, dont certains groupes politico-militaires sont signataires. Il exige la libération immédiate et inconditionnelle des membres concernés du Gouvernement centrafricain, ainsi que celle d’autres otages se trouvant entre les mains des groupes armés. Il   demande aux dirigeants des groupes armés de s’engager résolument sur la voie du dialogue avec le Gouvernement de Transition et de s’inscrire dans une dynamique politique permettant à tous les acteurs concernés de participer au Forum de Bangui.

Le Représentant spécial met en garde les commanditaires et les auteurs de ces enlèvements, et souligne qu’ils répondront de leurs actes.

Union Africaine.

Microsoft Word - misac.enlevements.rca.25.01.2015

Centrafrique : un centrafricain de confession musulmane tué dans le quartier 92 logements à Bangui

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/éléments-Sangaris-aux-abords-du-marché-Fatima-à-Bangui-le-20-août-.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>éléments Sangaris aux abords du marché Fatima à Bangui le 20 août
Crédit photo: MFD

Centrafrique : un centrafricain de confession musulmane tué dans le quartier 92 logements à Bangui

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 25-01-2015.

Décidément rien ne va plus dans ce pays. Les ennemis de la paix et du peuple centrafricain veulent enterrer ce beau pays qui est la République Centrafricaine.

Hier dans le quartier Kokoro – Fatima, un jeune centrafricain de confession musulmane nommé Ousmane MANOU qui se baladait dans le secteur a été enlevé et tué par un groupe des jeunes proches de la milice Anti-Balaka. Son corps n’a pas été retrouvé jusqu’à ce jour. Comment expliquer cela? On nous parle du dialogue à la base, comment les jeunes que le pays compte encore sur eux se livrent à de tels actes? Les centrafricains ne comprennent rien du tout actuellement.

Dans le même secteur, le mardi 20 janvier dernier, un jeune a été blessé par une patrouille espagnole de l’Eufor-RCA suscitant un soulèvement des jeunes du secteur qui ont manifesté leur colère. Le jeune blessé a été appréhendé par cette même patrouille espagnole et jusqu’à présent, les parents de ce jeune ne savent pas où il se trouve. Contactés par Corbeau News Centrafrique, les Responsables de l’EUFOR-RCA ne nous ont pas donnés plus de précision. Toutefois, selon un Communiqué du Ministère espagnol de la défense rapporté par nos confrères du journal Bruxelles 2nous, celui-ci explique :

« Un homme armé a tiré un coup de feu. En essayant d’identifier le suspect qui ne répondait pas aux avertissements de la patrouille, celui-ci a gardé une attitude équivoque et fait des mouvements qui laissaient à penser qu’il cachait une arme ». Les militaires lui ont alors demandé de se rendre et d’abandonner son arme. Ce « jusqu’à dix fois. Mais le suspect n’a pas répondu. Il a fui, essayant de se cacher dans des maisons. Au cours de ce retrait, il a fait un mouvement brusque, apparemment pour essayer de tirer une arme » selon la version officielle. Vu la menace, « le chef de la patrouille a alors appliqué le principe de légitime défense, et tiré, blessant le suspect à l’aine. La patrouille a fourni les premiers soins au blessé ». L’ambulance de la force européenne  l’a évacué celui-ci sur l’hôpital « Rôle 2″des forces françaises situé sur l’aéroport de M’Poko. Il a ensuite été transféré vers un hôpital civil. L’arme n’a pas été retrouvée même si l’individu a bien déclaré avoir été armé.

Confusion sur son sort jusqu’à ce jour. Déjà, en une semaine, plusieurs incidents ont été signalés dans Bangui qui pourtant semble être calme de face.

Bangui, Gisèle MOLOMA pour CNC

Centrafrique : notre équipe a assisté à l’enlèvement du Ministre SAYO aujourd’hui à Bangui (déroulement)

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2014/11/Armel-SAYO-et-son-mysterieux-Belge-le-mercenaire.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Armel SAYO et son mystérieux mercenaire Belge
Armel SAYO et son mystérieux mercenaire Belge. Photo: CNC

Centrafrique : notre équipe a assisté à l’enlèvement du Ministre SAYO aujourd’hui à Bangui.

 

Bangui – Corbeau News Centrafrique : 25-01-2015.

Il était 8h00 à Bangui, j’étais dans le quartier Galabadja Sinistrés dans le huitième arrondissement de Bangui en compagnie de toute mon équipe des journalistes pour monter un vidéo-reportage dans ce secteur. J’ai pu filmer quelques images et vidéos de mon reportage et vers 8h45 en rentrant, j’ai pris la rue principale qui relie le quartier Sinistrés et la rue M’baïkoua (Ex-rue 37 ou gbéngba légué en Sango) pour ceux qui connaissent le secteur. Arrivé au niveau du bar de Monsieur Éloi juste à 300 mettres environ du lieu de l’enlèvement du Ministre, j’ai vu Monsieur SAYO, Ministre de la Jeunesse et des Sports accompagné de sa femme et d’un jeune homme du quartier Sinistrés connu sous le nom de LOUBA. Comme dans son habitude, Monsieur Armel SAYO nous a salués gentiment tout en roulant doucement.

Nous étions à pied derrière sa voiture à quelques mètres d’écart. Soudain, J’ai vu 4 jeunes hommes sortis et tirer en l’air devant la voiture du Ministre de marque NISSAN tout en lui faisant signe de s’arrêter. Le Ministre n’avait pas un garde du corps, en tout cas selon ce que j’ai vu. Ils l’ont fait sortir par la force puis le mettre dans un taxi réquisitionné pour l’occasion. Le Ministre n’a pas résisté. Ils ont pris la direction du Cité Jean 23, probablement vers Boy-Rabe.

Comme les faits se sont passés devant mes collègues et moi, j’ai pris immédiatement mon iphone et lancer un message d’alerte à la rédaction du journal Corbeau News Centrafrique pour publication. À ce moment, le gouvernement, la Sangaris, la Minusca et même beaucoup de nos compatriotes n’étaient pas au courant. Quelques minutes après, j’ai vu l’alerte en ligne sur Corbeau News Centrafrique tout en restant prudent évidemment d’attendre la confirmation officielle qu’on a mis « INFORMATION À VÉRIFIER ».

Voilà en quelques lignes comment le Ministre a été kidnappé ce matin. Encore une fois, les Anti-Balaka annoncent leur fin de règne avec cet enlèvement.

 

Bangui, Gisèle MOLOMA pour CNC

Note de la Rédaction: La rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC) remercie tous nos lecteurs qui nous suivent toujours de près et renouvelle son engagement à vous informer 24h/24 et 7h7 partout en RCA malgré que certains de nos compatriotes font toujours confiance aux médias étrangers au détriment de ceux du pays. Nous avons une équipe qui sillonne Bangui tous les jours à la recherches des informations. Merci

Communiqué des Anti BALAKA : Droit de Réponse à Martin ZIGUÉLÉ et ses acolytes

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Corbeau News Centrafrique: 25-01-2015.

Photo montage du Général Andjilo des Anti-Balaka
Photo montage du Général Andjilo des Anti-Balaka. CNC

Communiqué des Anti BALAKA : Droit de Réponse à Martin Ziguélé et ses acolytes

Nous, Anti BALAKA dans son ensemble, ayant résolument opté pour la Paix et la reconstruction de notre pays, la République Centrafricaine (RCA), condamnons l’arrestation de Rodrigue Ngaibona Andilo et dénonçons fermement l’esprit caricatural, hypocrite et indigne d’un autre âge que tentent d’inculquer au peuple Centrafricain, pour le tromper, Martin ZIGUÉLÉ et ses acolytes, Catherine Samba PANZA, Nicolas TIANGAYE et le tristement célèbre Jean Jacques DEMAFOUTH.

Suite à cette arrestation, nous avons pris acte de leurs prises de positions contre la Paix. De ce fait, ils ne seront pas les bienvenus dans nos zones en provinces pour faire la promotion du Forum Exclusif de Bangui et merci pour les campagnes électorales qui se dessinent à l’horizon.

Nous déclarons clairement à qui veut l’attendre, le véritable obstacle pour la Paix et le Développement de la RCA, sont ces vieux renards (Martin ZIGUÉLÉ et ses acolytes) qui doivent prendre leurs retraites politiques et confesser tous les malheurs causés au peuple centrafricain.

Nous confirmons que cette attitude contre la paix, ne nous détournera pas de notre objectif, la paix en RCA et nous tenons à informer l’opinion nationale et internationale de notre soutien absolu aux pourparlers de Nairobi au Kenya aux cotés de nos frères de SÉLÉKA pour qu’ensemble nous ramenions la sécurité et la paix au Pays.

Vive la Paix en République Centrafricaine

Fait à Bozoum, le 25 janvier 2015

Pour la Coordination Militaire des Anti BALAKA

Capitaine Joséphine NAMSENÉ

Ce Communiqué nous a été envoyé au format word par Mahamat ahmed seid (mahamat_seid@hotmail.com).

Alertes CORBEAU: Le Ministre Armèle SAYO serait enlevé à Sinistré par les Anti-Balaka

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2015/01/LE-MINISTRE-DE-LA-JEUNESSE-ARMEL-SAYO.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>LE MINISTRE DE LA JEUNESSE ARMEL SAYO

ALERTE CORBEAU: LE MINITRE SAYO DE LA JEUNESSE SERAIT ENLEVÉ À GALAGADJA PAR LES ANTI-BALAKA

 

Bangui – Corbeau News Centrafrique: 25-01-2015.

 

Nous venons d’apprendre à l’instant que le Ministre de la Jeunesse et de Sports Monsieur Armelle SAYO serait enlevé par les Anti-Balaka dans le quartier Galabadja-Sinistrés de Bangui. Selon la même source, le Ministre rentrait d’une visite chez ses parents dans le secteur et son véhicule a été arrêté juste au croisement M’baïkoua par ses ravisseurs et il est emmené de force dans un taxi en direction inconnue.

Cet acte est-il un nouvel enlèvement après la libération des deux otages centrafricain et française le vendredi dernier? Ou c’est juste un changement de voiture? Ou d’une blague avec les Anti-Balaka? Tout un tas de questions à se poser sur cet enlèvement.

Rappelons que Monsieur Armel SAYO, ancien gendarme centrafricain plusieurs fois accusé par l’ancien Président François Bozizé d’avoir monté avec un congolais de la Misca un coup d’État manqué contre son régime. Il a été arrêté par Bozizé et incarcéré puis libéré après quelques mois. Après sa libération, il a fuit Bangui pour se retrouver avec Abdoulaye Miskine, Michel Djotodia, Nourredine ADAM pour créer la Rebellion Séléka. Juste avant la prise de pouvoir de la séléka en 2013, Armel SAYO et Abdoulaye Miskine ont quitté la séléka. Et Après l’arrestation de son ami Abdoulaye Miskine par la police camerounaise, Arme SAYO crée en août 2013 son propre Mouvement “Revolution  Justice” avec appui d’un mercenaire belge recherché par la justice belge pour assassinat.

En 2014 grâce à l’accord de cessation des hostilités signé à Brazzaville, Armel SAYO est nommé dans le gouvernement de Kamoun 1 et 2 comme Ministre de la Jeunesse et de Sports. Son enlèvement, s’il est confirmé, serait un coup dur pour le gouvernement qui n’a pas encore la maitrise de la sécurité à Bangui.

 

Veuillez nous suivre en direct pour plus de détails dans un instant.

 

CECI EST UNE ALERTE CORBEAU. NOUS ATTENDONS LA CONFIRMATION DE CETTE INFORMATION.

 

Gisèle MOLOMA pour CNC en direct de Bangui.