La RDC exclut tout financement extérieur des élections de décembre
Centrafrique.com/19745-2/machine-a-voter-en-rdc-img_1mars2018164419-2/” rel=”attachment wp-att-19746 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>La machine à voter en RDC.
Bangui, le 26 mars 2018.
Par CNC avec VOA.
La République démocratique du Congo a annoncé dimanche avoir décidé de financer sur fonds propres les élections qui permettront d’élire un successeur au président Joseph Kabila, invitant les bailleurs étrangers à orienter l’argent prévu pour les élections à d’autres secteurs.
“La RDC dispose des moyens pour financer seule les élections du 23 décembre puisque nous enregistrons une embellie dans les finances de l’État”, a déclaré à l’AFP Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais.
“Il y a eu deux propositions que avons repoussées parce qu’il est exclu que les prochaines élections soient financées par l’extérieur”, a ajouté M. Mende.
“Nous ne voulons plus revivre les expériences du passé où ceux qui apportent des financements ont tendance à vouloir orienter l’issue des élections”, a-t-il expliqué.Les participants à la réunion inter-institutionnelle ont “décidé de manière souveraine que la RDC va financer sur fonds propres les élections du 23 décembre 2018”, a pour sa part déclaré le ministre congolais de l’Intérieur Henri Mova, à la télévision d’État.
“Des montages financiers pour le financement des élections existent. Nous invitons les partenaires à les orienter vers d’autres secteurs”, a ajouté M. Mova.
La réunion inter-institutionnelle présidée par le président Kabila samedi a mis autour de la table notamment des ministres, les présidents des chambres du parlement, les chefs de l’armée et de la police, les présidents de la commission chargée d’organiser des élections (Céni) et celui de l’organe de suivi de l’accord du 31 décembre signé sous l’égide de l’Église catholique (CNSA).
> Lire aussi : Les élections de 2018 en RDC discutées lors d’un minisommet à Kinshasa
Le calendrier de la Céni prévoit la tenue de trois scrutins (présidentiel, législatif et local) le 23 décembre dans un immense territoire de 2.345.000 km2 dépourvu d’infrastructures routières.
Mardi, le Conseil de sécurité de l’ONU doit décider du renouvellement du mandat de la mission de l’ONU au Congo (Monusco) qui devrait intégrer la question électorale en plus de celle de la protection de la population, selon une source diplomatique européenne à Kinshasa.
Les environs de Bambari ont enregistré de sanglants affrontements la semaine dernière. Séléka de l’UPC de Ali Darass et Anti-balaka s’affrontent. Mais, en réalité, les populations civiles ont payé de lourd tribut. En même temps, la Commune d’élevage de Pombolo, près de Bangassou aurait connu le pire samedi dernier. Dans ce regain de tension généralisé dans le centre-est et le sud-est, en une semaine, le pays a perdu un prêtre et un imam, par de nombreuses victimes.
Le dernier regain de violences meurtrières dans le Centre-est et le Sud-est a envenimé la situation sécuritaire. Le bilan exhaustif de ces attaques meurtrières à divers endroits du Grand Est, la semaine dernière, serait bien lourd. La Minusca qui dit avoir « condamné » les affrontements des environs de Bambari, a signalé que cette crise a opposé des Anti-Balaka aux éléments de l’Unité et la paix en Centrafrique (UPC) du seigneur de guerre nigérien Ali Darass. Les échauffourées ont eu lieu dans le village de Tagbara, ville située à 70 km de Bambari et se sont déroulées tôt le matin du 21 mars 2018. D’importantes pertes en vies humaines dont le prêtre de Séko et des enfants parmi les civils ont été déplorées. L’on apprend également la mort d’un Imam de la localité.
Le Diocèse de Bambari, par la voix son patron, Mgr Richard Appora, OP, Evêque du Diocèse de Bambari n’a pas tardé à crier son ras-le-bol en indiquant qu’il a « le profond regret d’informer la communauté chrétienne du Diocèse, la Conférence Episcopale Centrafricaine (CECA) et tous les hommes et femmes de bonne volonté du décès de l’Abbé Joseph Désiré Angbabata ». Dans leur argne contre les églises et leurs biens, les sanguinaires de la Séléka – branche UPC de Ali Darass ont massacré l’homme de Dieu.
Le parti Rassemblement pour la République (RPR) de Ferdinand Alexandre Nguendet, de son côté, marque son indignation et sa ferme condamnation : « Le nouvel assassinat sauvage et sanglant d’un serviteur de Dieu qui a offert sa vie pour sa population vient remuer une fois de plus la douleur inconsolable des populations martyrs de l’Est du pays, victimes des atrocités des hommes d’Ali Darass », peut-on lire dans une déclaration dudit parti qui a saisi l’occasion pour « lancer un appel pressant aux autorités centrafricaines, garantes de la sécurité des personnes et de leurs biens, pour exiger d’elles la neutralisation expresse du mercenaire terroristes étranger, Ali Darass, bourreau de tout l’Est de la RCA ».
Pour le RPR, tant que Ali Darass ne sera pas « mis hors d’état de nuire », un pan entier de la Centrafrique avec toutes ses populations ne contra ni pais, ni sécurité. La sécurité définitive et globale des Centrafricains n’est pas une option, mais un devoir, une exigence.
Selon la Minusca, les combats des environs de Bambari ont également occasionné plusieurs blessés et un déplacement important de population civile. Des maisons ont été brulées et des biens saccagés. Alors que le lundi 19 mars 2018, des éléments de l’UPC et des Anti-Balaka s’étaient déjà affrontés à Alindao et une intervention de la Minusca aurait occasion la mort de deux criminels de l’UPC, pendant que deux casques bleus étaient blessés. « Je condamne dans les termes les plus fermes ces violences dont l’impact est dévastateur sur les civils » a dit le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, Chef de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga, qui ajoute : « Je tiens à rappeler aux leaders des groupes armés, que les attaques contre les civils et les Casques bleus constituent une violation grave du droit international humanitaire et des droits de l’homme et que leurs auteurs en répondront devant la justice ».
Pendant ce temps, Touadera lui, et son gouvernement sont bornés à préparer leur fameux l’an 2 à Bangui.
Dans un état d’ivresse avancé, deux cadres expatriés de la Minusca, en week-end à l’hôtel Ledger de Bangui, arrivent à déclencher une alerte générale dans toute la capitale ce samedi 24 mars vers 19 heures locales.
En effet, selon nos informations, trois cadres expatriés de la Minusca (Mission multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique), de passage à l’hôtel Ledger de Bangui, ont décidé de prendre un peu de verre en ami pour leur week-end.
Plus le temps passe, plus les trois collègues consomment davantage et par peur, l’un de trois quitte la table pour se rendre à la maison afin de se reposer.
En rentrant à la maison, l’homme n’a pas prévenu ses deux amis qu’il va rentrer avec le seul véhicule qu’ils avaient utilisé pour se rendre à l’hôtel.
Entre-temps, les deux autres amis continuent tranquillement leur week-end à l’intérieur de l’hôtel, mais au moment qu’ils décident de rentrer chez eux à leur tour, ils se sont rendus compte que leur véhicule Patrol immatriculé UN 1546n’est plus à sa place d’avant.
Paniqués, les deux amis croyaient à un vol de véhicule opéré par un malfrat.
Du coup, ils ont décidé de déclencher une alerte générale au vol de leur véhicule dans toute la capitale.
Ce qui est étonnant dans toute cette affaire, une importante dispositive sécuritaire pour le quadrillage de Bangui a été mise en place par le service sécuritaire de la police de la Minusca, de la gendarmerie nationale et de la police centrafricaine.
Des chèques points ont été érigés partout dans les rues de la capitale, même les trois sorties de Bangui sont verrouillées par des gendarmes centrafricains. Ce qui a d’ailleurs alerté immédiatement nos journalistes sur place.
Pendant ce temps, les deux fêtards, qui ont pu rentrer à la maison par le biais d’un autre véhicule dépêché par la Minusca, ont découvert avec surprise que le véhicule soi-disant volé se trouve bel et bien à la maison chez eux. C’est là qu’ils ont appelé pour lever le dispositif de verrouillage de la capitale mis en place vers 19 heures.
Ce samedi 24 mars sur la route de Mbaïki à une dizaine de kilomètres de Bangui, deux accidents graves de circulation impliquant d’une part deux motos et un pousseur, suivi d’un piéton, ont causé la mort d’une personne et 4 cas de blessures graves.
Selon nos informations, le premier cas d’accident dans lequel CNC a pu se rendre sur place s’est produit non loin de la barrière de la gendarmerie de PK9, lorsqu’un monsieur, nommé Lema, d’une soixante – dix ans environ et responsable de l’église baptiste de Kpalongo, marchait tranquillement à pied aux abords de la route pour se rendre à la place mortuaire d’un fidèle de son église, a été happé mortellement par une moto dame conduite par un jeune d’environ 19 ans dénommé Kaka complètement ivre.
Pour l’heure, le corps de monsieur Lema se trouve à la morgue de l’hôpital communautaire à Bangui, tandis que le pilote de la moto, quant à lui, est évacué toujours à l’hôpital communautaire pour des soins d’urgence.
Entre temps, un autre accident de la circulation impliquant aussi une moto avec trois passagers à bord et un pousseur avec son pousse-pousse (véhicule de deux roues à force humaines servant généralement à transporter des marchandises) s’est produit quelques minutes plus tard vers 18 heures locales après le premier accident.
Selon nos informations, le pousseur, qui transportait de bois de chauffe, fatigué, s’est garé au coin de la route pour se reposer, laissant du coup son pousse-pousse sur la route, lorsque le pilote de la moto, aussi ivre, le percute violemment.
Transportées à l’hôpital en urgence, les trois personnes sur la motosont dans un état critique. D’ailleurs, selon nos informations, elles ont perdu chacune leurs deux jambes.
Quant au pousseur, par peur, il est introuvable pour le moment, mais son pousse-pousse et la moto accidentée sont actuellement bloqués au poste de la gendarmerie territoriale de PK9 vers Bimbo.
Rappelons que chaque week-end sur la route de Mbaïki, les cas d’accident de circulation impliquant des motos et des véhicules sont récurrents.
En tout cas, pour la sécurité de tous, CNC vous recommande de la prudence sur les routes.
Est-ce un renouveau de la guerre froide entre l’est et l’ouest sur les bords de l’Oubangui ? Après une altercation entre soldats français et russes à l’aéroport de Bangui Mpoko, après une manifestation de mauvaise humeur de la part de la France à propos du cantonnement de militaires russes au Palais de Béréngo, on comprend bien que l’ancienne puissance coloniale tient à rappeler fermement que la République Centrafricaine est une chasse gardée.
Ce jeudi 22 mars, des avions de chasse Rafale venant de N’djamena auraient survolé la capitale et le Palais de Béréngo. Volant à basse altitude, ils auraient, avec le grondement de leurs réacteurs, terrorisé les Banguissois qui n’ont pas l’habitude d’être survolés par des engins de mort. La démonstration aurait donc été faite que, malgré les déclarations du président Emmanuel Macron à propos d’une coopération nouvelle avec l’Afrique, les habitudes restent. La Françafrique est toujours là, coriace, tenace, indéboulonnable.
Etant donné la nervosité que Poutine provoque en ce moment en occident, il faudrait plutôt garder son calme et non pas se livrer à des opérations particulièrement dangereuses.
UNE URGENCE : S’ATTAQUER AUX VRAIS PROBLÈMES
Ces avions de chasse ne devraient-ils pas plutôt survoler les repaires des bandes armées et préparer un assaut pour les neutraliser ? Il est fort à parier que cette nouvelle et inquiétante configuration risque d’éclipser les vrais défis que sont, en Centrafrique, la lutte contre les bandes armées et leur démantèlement.
On aurait souhaité que la France, qui a signé des accords de défense avec la République Centrafricaine, respectât ces dispositions qui l’engagent à voler à son secours si besoin est. Mais il n’est pas trop tard pour le faire.
Que la République Centrafricaine, pays souverain, fasse appel à une puissance extérieure pour se sauver des griffes des envahisseurs, est tout à fait légitime. Pour retrouver son intégrité territoriale et protéger ses populations, elle a besoin d’une aide militaire extérieure puisqu’elle n’a pas les moyens de se défendre toute seule.
Mais ces crispations franco-russes lui sont tout à fait préjudiciables. Au moment même où les Russes envoyaient des armes et des soldats en Centrafrique, la France, d’après les rumeurs, s’apprêtait, elle aussi, à lui vendre des munitions. Les deux puissances vont-elles ouvrir un nouveau front de la guerre est-ouest dans ce pays, au risque de prolonger le chaos ? Le Centrafrique va-t-il devenir un nouveau terrain de jeux des puissances étrangères ?
Ce qui, en outre, est totalement incompréhensible, c’est que les autorités centrafricaines ne commentent pas la situation et ne prennent aucune position. Il faudrait, au contraire, sortir de cette attitude qui alimente les procès en immobilisme du gouvernement. Les autorités devraient fixer des missions précises aux FACAS et à la Minusca en clarifiant nettement les objectifs à atteindre.
Au lieu de quoi, on a la détestable impression que la République Centrafricaine est en train de basculer dans une sorte de somalisation. Et que, de fait, elle accepte sa partition. Dans les provinces qu’ils occupent, gèrent et administrent à leur guise, les ex-Sélékas semblent s’installer durablement dans une Centrafrique déjà morcelée.
Comment le peuple centrafricain pourrait-il supporter une telle violation de son intégrité territoriale ? Comment accepter qu’un pays membre de l’ONU soit occupé par des rebelles qui menacent de le faire disparaître en tant que tel ? La France en premier et les autres puissances sont les bienvenues pour mettre fin aux défis des bandes armées.
La République Centrafricaine est en danger de mort. L’urgence, c’est de la sauver. Les bisbilles franco-russes sur le terrain ne peuvent que retarder le surgissement de la paix et de la réconciliation nationale dont elle a un besoin vital.
JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI ET LOHAWE A BANGUI
(25 mars 2018)
Monsieur Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
CENTRAFRIQUE : LE POUVOIR CENTRAL À L’ÉCOLE DE LA BONNE GOUVERNANCE INITIÉE PAR LA Francophonie.
Centrafrique.com/19720-2/bernard-selemby-doudou-500×460-8/” rel=”attachment wp-att-19721 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui, le 24 mars 2018.
Par : Bernard Selemby Doudou, CNCN.
La détermination de la solidarité internationale a permis une transition démocratique réussie en dépit de quelques irrégularités enregistrées lors des élections présidentielles couplées avec les législatives. Les nouvelles autorités élues ont mutualisé leurs efforts en vue de se conformer aux exigences de la nouvelle constitution. Les institutions prévues par la nouvelle loi fondamentale ont été mises en place et surtout dans le délai constitutionnel à l’exception du sénat. Le peuple a cru à ce vent d’espoir et même les groupes armés non conventionnels car les chiffres de l’insécurité ont baissé, certains réfugiés et déplacés sont même tentés de revenir au bercail, d’autres téméraires hésitent au bénéfice du doute. Très vite, l’impréparation et l’amateurisme ont pris le dessus avec la multiplication de maladresses, tâtonnements, indécisions et hésitations dans les grandes décisions qui engagent la vie de la nation.
Le super pouvoir a alors ignoré que nous sommes au 21ème siècle et que le pouvoir ne peut être concerné sur les épaules d’une seule personne. Le principe de séparation de pouvoir édicté par Montesquieu est piétiné, la guerre de leadership déclarée, l’exécutif se lance l’assaut à la conquête du pouvoir législatif au point de réussir à s’approprier du bureau de l’assemblée nationale au prix de billets de banque, des comités de soutien au président de la république se croit tout permis, l’Etat a perdu son sens d’existence et à vacillé…bref, la confusion s’installe et l’inquiétude d’un retour à la case départ s’empare de la population. Visiblement, les nouvelles autorités peinent à relever le pays et à endiguer la crise. C’est dans ce climat de brouillamini que l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a profité de la journée internationale de la francophonie pour organiser une retraite inter institutionnel de trois (3) jours sur le thème suivant : « la stabilité des institutions et le redressement national de la Centrafrique ». Officiellement, cette retraite inter institutionnel consiste à appuyer la solidarité internationale pour sauver et renforcer les institutions nationales… histoire de confirmer que les institutions sont en danger chancelant. Apeuré par le cours des évènements, le citoyen lambda s’interroge : Comment en est-on arrivé là ? Cette retraite inter institutionnel initiée par l’Organisation Internationale de Francophonie confirme t-elle l’immobilisme et l’amateurisme des autorités ? Une retraite inter institutionnel sur la bonne gouvernance tenue une semaine après le renouvellement conflictuel du bureau de l’assemblée nationale est-elle le fruit du hasard ? Pensez vous que le choix du thème et l’opportunité de cette retraite inter institutionnel sont anodins ? L’enseignant enseigné a t-il capté la quintessence de la morale made in francophonie ? Les nouvelles autorités n’ont-elles pas honte que des experts étrangers viennent leur apprendre à aimer leur nation ? À la sortie de cette retraite inter institutionnel les trois docteurs (President de la république, premier ministre et président de l’assemblée nationale) sauront-ils relevé le défi de la reconstruction de l’état au sens juridique du terme ? Nous espérons que cette retraite permettra aux différents acteurs de la vie politique centrafricaine de bien circonscrire la notion de séparation des pouvoirs édictées par Montesquieu. Il faut noter que cette notion de séparation de pouvoir ne doit pas se confondre avec la notion de concurrence ou d’opposition au pouvoir. L’une des institutions ne doit pas faire de l’ombre à l’autre. Cet équilibre ou contrepoids permettra de garantir sereinement les libertés fondamentales des citoyens, de limiter l’arbitraire et d’éviter les abus. La séparation des pouvoirs au niveau des institutions doit être horizontale et verticale tout en privilégiant la collaboration des différents acteurs et le dialogue permanent entre les différentes institutions. Souvenons-nous que le précédent président américain Barack Obama disait que « L’Afrique a besoin des institutions fortes et non des hommes forts ». Cette maxime doit guider nos autorités et être la pierre angulaire des différentes actions en vue de renforcer les capacités opérationnelles des institutions. Pour finir et en guise de contribution, nous tenons à rassurer nos autorités qu’elles disposent encore des marges de manœuvres pour s’accorder, pour créer une synergie afin de mieux répondre aux priorités du peuple avant qu’il ne soit trop tard. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris le 23 mars 2018
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections. Tel : 0666830062
Centrafrique : attaque des rebelles de l’UPC sur Gambo, la Minusca en interposition vers Pombolo.
Centrafrique.com/19716-2/patrouille-de-la-seleka-proche-de-bambari-pacome-afp-img_11mars2018233859/” rel=”attachment wp-att-19717 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des rebelles de la Séléka en patrouille proche de Bambari. Photo : Pacôme Pabandji.
Bangassou, le 24 mars 2018.
Par : Francis Ndoumba, CNC.
Menacée depuis trois jours d’une attaque imminente des combattants rebelles de l’UPC dirigé par Ali Darass, la ville de Gambo vient d’échapper à l’assaut de cette rébellion grâce à l’intervention des soldats de la Minusca qui les ont stoppés à Pombolo, une localité à quelque dizaine de kilomètres de Gambo.
Lourdement armés sur des motos pour les uns, et des chevaux pour les autres, les combattants rebelles de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) dirigée par le sulfureux Ali Darass ont été mis en déroute vers Pombolo à environ 15 kilomètres de Gambo par les soldats de la Minusca.
Selon une source sécuritaire locale, l’objectif au départ de ces rebelles était d’envahir la sous-préfecture de Gambo avant d’envisager sereinement leur progression sur Bangassou. Malheureusement pour eux, leur espoir s’est arrêté après leur déroute devant l’intervention des soldats de la Minusca.
Entre temps à Gambo, les habitants, informés de la progression des rebelles de l’UPC, ont quitté la ville en masse pour atteindre la ville de Bangassou. Seuls les miliciens anti-balaka sont visibles dans la ville selon plusieurs témoins contactés par CNC.
Entre temps, les rebelles stoppés à Pombolo sur l’axe de Kémbé sont toujours dans cette localité, proche de Gambo, ce qui inquiète toujours la population locale.
Rappelons qu’en août 2017, la sous-préfecture de Gambo, située au sud-est de la Centrafrique, a été martyrisée par les rebelles de l’UPC, faisant au passage une cinquantaine des morts dont plusieurs humanitaires.
Depuis quelques jours à Bangui, des folles rumeurs indiscrètes circulent dans les couloirs de la Présidence de la République et de la Primature, faisant état d’une hypothétique tension entre le président Faustin Archange Touadera et son ami personnel, le président du Conseil d’Administration du BARC (Bureau d’Affrètement Routier centrafricain), le sieur Sani Yalo. Intox ou stratégie de diversion du régime pour faire plaisir à certaines chancelleries occidentales et africaines qui demandent cette séparation ? Enquête et reportage CNC.
Un homme averti en vaut deux. Qui a été mordu par un serpent craint aussi les lézards et même un morceau de corde. Il n’y a pas un petit et un grand serpent. Un serpent reste un serpent. Ce sont, en résumé, divers proverbes qui doivent guider un bon dirigeant. Mais visiblement, le président Faustin Archange Touadera n’est pas un homme averti et n’a jamais été mordu par un serpent. Bien qu’assis sur une vipère durant 5 ans à la Primature, il n’a pas osé marcher sur lui. Il ne sait pas ce qu’un risque en politique. C’est ce que certains diplomates en poste à Bangui voulaient le faire savoir au président Faustin Archange Touadera .
D’après les conversations de ces couloirs dont l’écho fait parvenir à CNC, c’est la France, par le truchement de son ambassade à Bangui, qui avait demandé au président Touadera de se séparer de son ami, le très controversé Sani Yalo, impliqué, d’après elle, dans plusieurs affaires floues dont les malversations financières, la corruption, le dénigrement.
Quelques mois plus tard, l’affaire de coup d’Etat déjoué de Malabo vient confirmer le soupçon du diplomate et confirme que son ami Sani Yalo n’est autre qu’un homme dangereux.
Cette demande était tombée dans l’oreille d’un sourd. Puisque le diplomate français en charge de transmettre le message à Faustin Archange Touadera lui en a adressé, il y’a de cela plus d’un an et demi. Et comme l’oseille de guinée, en langue nationale karakadji, ne peut jamais se séparer de sa saveur acide ou un serpent peut quitter sa mue, mais ne quitte jamais son venin, le sieur Sani Yalo, à travers son projet de coup d’État déjoué contre le numéro un Equato-Guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, se fait montrer à qui veut survivre grâce à son expérience, de quoi est-il capable de faire.
L’affaire fait grand bruit, Malabo, Yaoundé viennent de rejoindre Paris pour demander qu’un mur en béton armé soit érigé entre Touadera et Sany Yalo. Ainsi, pour plaire à son homologue Equato-Guinéen Obiang Nguema, le président Touadera met en route un simulacre de tension dans l’aire. Affirme une source diplomatique à Bangui.
Qui peut-il croire vraiment à ce genre de jeu ?
« C’est ridicule et enfantin », affirme un diplomate africain en poste à Bangui contacté par CNC.
Pour un analyste politique centrafricain contacté par CNC, si le présidentFaustin Archange Touadera faisait des sourdes oreilles à l’injonction de la France lui demandant de se séparer de son homme d’affaires Sani Yalo, c’est surtout son projet consistant à balayer tous les dinosaures africains au pouvoir depuis plus de vingt ans en commençant par Malabo qui a pu bouger la ligne des choses du côté Touadera.
L’enquête menée depuis plus de trois mois par CNC sur ce dossier révèle que le président Touadera ne peut vraiment, en réalité, se séparer définitivement de son ami le sieur Sani Yalo. « Ils se retrouvent et trinquent des ligueurs à leur santé », balance un touadérateur qui précise que les deux hommes se rencontrent une fois par semaine et de manière discrète afin de ne pas bousculer les intérêts des uns et autres.
Pour un conseiller du président Faustin Archange Touadera contacté par CNC et qui accepte de nous livrer le secret sous stricte couverture de son anonymat, il est très difficile pour le président Faustin Archange Touadera de de se séparer de Sani Yalo.
D’après ce conseiller, l’union sacrée entre Faustin Archange Touadera et Sani Yalo ne date pas d’aujourdhui. Elle a été renforcée lors de la cérémonie du mariage de ce dernier. Durant les festivités, poursuit notre conseiller, l’équipe du président Faustin Archange Touadera qui l’accompagnait à cette cérémonie était toute surprise de vivre une scène surréaliste entre le président Touadéra et Sani Yalo.
La scène?
D’après les faits relatés par le conseiller, le président Faustin Archange Touadera , prêt et à table, une fois servi, s’est vu rapprocher par son ami le sieur Sani Yalo qui lui soufflait à l’oreille ceci:
« président, je n’ai pas encore mis dans votre sauce le truc de nous, les hommes ? »
Le président Touadera qui lui répondait en souriant : « Ha ! Sani. Si tu n’y mets pas pour moi. Qui, tu veux qu’il me le mette ? ».
Et le président Faustin Archange Touadera lui présente son plat à moitié plein, au vu et su de toute l’équipe, y compris son aide de camp personnel pour que Sani Yalo y assaisonne avec sa recette magique en poudre fabriquée à base des racines et diverses écorces.
Quel produit alors?
Pour bon nombre des observateurs, athées, c’est un produit d’envoûtement. Et par ce geste, Sani Yalo a envoûté le président Touadera afin que tout ce qui sort de sa bouche, touche le cœur du président qui l’exécute à la lettre.
Mais pour notre conseiller, témoin oculaire de l’événement et analyste des cas sociaux, « le truc pour nous les hommes » de Sani Yalo n’est autre qu’un produit aphrodisiaque. Rien d’autres.
« Vous avez, le président Touadera, comme bon conservateur, a plusieurs femmes. À l’image d’autres hommes vivant dans ces mêmes conditions, il lui faut, de temps en temps, des racines dopantes, aphrodisiaques »qui sourit, marque une pause et rajoute ceci.
« Mettez-vous à sa place pour bien comprendre le phénomène. Si personne n’ose vous apporter un tel produit et qu’un de vos nombreux vrais-faux amis vous l’apporte, comment pouvez-vous vous séparer d’un tel sauveur sur demande des autres qui ne font rien pour vous? ». Il poursuit son analyse et conclut en ces termes.
« C’est le cas aussi du président Touadera. Voilà pourquoi, moi je dis que le divorce entre deux hommes n’est pas envisageable et cette union que je qualifie d’une union sacrée trouve son renforcement lors de cette cérémonie ». Le conseiller.
Intox ou stratégie de défense du régime Touadera face aux nombreuses sollicitations, une chose est sûre, le sieur Sani Yalo sera cité comme témoin assisté c’est à dire susceptible d’êtrà charge et à décharge dans le procès qui opposera son frère cadet Ahmed Yalo alias Dada au gouvernement de l’État guinéen.
Centrafrique : tension à Boali entre un groupe des jeunes et la gendarmerie locale.
Centrafrique.com/19705-2/les-gendarmes-en-patrouille-dans-une-rue-de-bangui-2/” rel=”attachment wp-att-19707 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les gendarmes en patrouille à Bangui.
Bangui, le 23 mars 2018.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Boali, une localité à quelque 95 kilomètres de Bangui, est depuis trois jours sous tension palpable entre les éléments de la gendarmerie locale et un groupe des jeunes suites à l’arrestation de l’un de leur part les forces de l’ordre.
Selon une source proche du dossier contacté par CNC, l’arrestation d’un jeune de la ville suite à un acte de vol sur une femme peule que les gendarmes, après une enquête, ont mis la main sur le présumé coupable de ce vol.
Mécontent de cette arrestation, un groupe d’une dizaine des jeunes, probablement proches du présumé coupable, a tenté par force de le libérer ce lundi 19 mars dernier.
Entre temps, les gendarmes, qui voudraient affirmer leur autorité dans la ville, ont fait recours aussi à leurs armes pour faire de sommation afin de repousser la foule qui avançait sur eux.
Ainsi, des coups de feu ont été tirés par les forces de l’ordre, faisant au passage une psychose généralisée dans la ville.
Trois jours après, la tension est toujours vive dans la ville entre les forces de l’ordre et une partie des jeunes de Boali.
Entre temps, des rumeurs circulent dans la ville sur une hypothétique attaque des Peuls sur la ville car, la victime, une femme peule, n’a pas toujours récupéré son argent volé par ce groupe des jeune.
Centrafrique / faits divers : un homme assassiné à Grimari par jalousie.
Centrafrique.com/19695-2/ambulance-a-la-sortie-de-lhopital-communautaire-bangui-img_22mars2018175405/” rel=”attachment wp-att-19701 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Ambulance à la sortie de l’hôpital Communautaire de Bangui.
Grimari, le 23 mars 2018.
Par : Édouard Kossingou, CNC.
Poignardé à mort par un ex – marri de sa copine, le chef de secteur d’élevage, monsieur Thierry – Chanderlin Megrepazé, technicien d’élevage en instance d’intégration, affecté à Grimari dans la Ouaka, n’a pas eu la chance de sa vie devant son agresseur.
Selon les témoins de la scène, l’ex-chef du secteur d’élevage, qui fréquentait durant plusieurs mois une jeune-femme de sa ville, n’a pas douté un seul instant que celle-ci continue de fréquenter discrètement en amoureux son ex- concubin qu’elle s’était séparée de lui quelques mois plutôt.
Malheureusement, ce dernier, qui est aussi très jaloux de son ex , n’était pas au courant du jeu amoureux de celle – ci avec la victime. À la découverte de cette relation plus ou moins discrète, l’ex-mari, sous la colère, va chercher le mardi 20 mars dernier l’amant de son ex pour l’agresser physiquement avec un couteau tranchant.
L’amant, qui est le chef de secteur d’élevage, de la ville, est mort sur le coup pendant l’agression. Son corps est déjà rapatrié sur Bangui avec toute une émotion de la famille.
Quant à l’agresseur, il est encore en cavale pour le moment, mais une enquête est ouverte à la gendarmerie locale pour assassinat contre lui.
La justice centrafricaine s’empare, enfin, du dossier brûlant concernant les bandes armées qui ont plongé la Centrafrique dans un chaos sanglant. Avec ses corollaires : massacres en masse et morcèlement d’un territoire en voie de somalisation.
Il faut saluer, encourager et soutenir les juridictions centrafricaines en charge de ces dossiers. Il y est question de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, de ceux qui ont semé la terreur et provoqué des drames humains aux conséquences insondables. Les Centrafricains attendent et souhaitent une justice au service de la nation. Une justice qui doit d’abord penser aux milliers de victimes, ainsi qu’aux milliers de Centrafricains qui ont été contraints de choisir l’exil.
LES VRAIS RESPONSABLES DU CHAOS ?
Le premier est, incontestablement, Michel Djotodia, le chef des rebelles Sélékas, soutenu par des mercenaires venus du Tchad, du Darfour, du Soudan et du Niger. La France n’ayant pas respecté les accords de défense avec la Centrafrique, abandonnant ainsi le président élu, François Bozizé, contraint à l’exil, les Sélékas ont alors investi Bangui et commencé à appliquer une charia implacable : filles, jeunes femmes et femmes obligées de porter le voile ou la burqa ; islamisation forcée d’une capitale désemparée ; tentative de conversion d’une majorité chrétienne par une minorité musulmane détenant le pouvoir.
Bangui s’est retrouvée soumise à la dure loi des Sélékas, qui ont voulu transformer une revendication sociale en une guerre de religions. Un des responsables des séditieux n’a-t-il pas déclaré à l’époque : « C’est maintenant au tour de la minorité musulmane de diriger le pays… » ? François Bozizé parti en exil, une armée centrafricaine, les FACAS, en débandade, les Sélékas ont pu, sans rencontrer d’opposition, s’installer au Palais de la Renaissance.
Quant aux mercenaires qui les avaient aidés dans leur œuvre funeste de déstabilisation de la RCA, ils entreprirent de racketter les populations, de piller la capitale et de profaner les lieux de cultes chrétiens.
C’est à partir de ce moment-là que surgirent les Antibalakas, en tant que mouvement de résistance aux envahisseurs étrangers.
LES ANTIBALAKAS, PATRIOTES RESISTANTS ?
Oui, on peut les considérer comme tels si l’on met en exergue le patriotisme dont ils ont fait preuve au début. Ils ont quand même réussi à chasser les Sélékas de la capitale et les ont obligés à se retirer dans les provinces qu’ils occupent aujourd’hui, à 80%.
Si les Antibalakas ont, malheureusement, utilisé les mêmes méthodes de terreur que les Sélékas, ils devront, eux aussi, passer sous les fourches caudines de la justice – même si personne ne peut nier leur résistance acharnée face aux envahisseurs Sélékas et mercenaires.
Les Antibalakas ne font que riposter aux actes criminels auxquels se livrent leurs ennemis dans les provinces qu’ils occupent et à leurs visées séparatistes. Comment pourraient-ils tolérer aussi que les ex-Sélékas protègent les éleveurs peuls musulmans nomades, dont les bovins ravagent les champs des autochtones ?
DEUX POIDS DEUX MESURES ?
Les bureaux du procureur semblent concentrer une partie de leurs enquêtes sur les activités financières et économiques des Antibalakas. Certains membres se seraient livrés à des transferts d’argent qui auraient permis à leur mouvement de fonctionner et de commettre des crimes. Sans des taxations illégales et des pillages.
Sur le document qui nous est parvenu, des noms sont cités : ce sont ceux des individus qui devront comparaître devant la Cour Pénale Spéciale de Bangui. A la lecture de ces enquêtes, quelle surprise de constater que les Sélékas ne sont pas inquiétés ! C’est suffocant!
Est-ce que ce ne sont pas précisément eux qui devraient être visés en priorité par les enquêtes du procureur ? Il est à signaler que, d’après le document que nous avons consulté, c’est le ministre de la Justice qui a saisi le procureur pour enquêter sur les Antibalakas. Curieuse façon de faire !
Les Sélékas semblent avoir imposé leurs desideratas aux autorités centrafricaines et aux forces internationales pour bénéficier d’une indécente amnistie. Tout se passe comme si des négociations occultes avaient permis ce qui ressemble fort à une totale impunité.
Des signes précurseurs, tels que la nomination de membres de la Séléka au gouvernement et à la présidence de la République, avaient déjà surpris bon nombre de Centrafricains. On croyait alors que ce geste du pouvoir allait les inciter à rejoindre la table des négociations.
C’est le contraire qui s’est produit : ils ont redoublé de violence. Comment ne pas penser aux milliers de morts, aux exilés, ceux de l’intérieur comme ceux de l’extérieur, et à tout un pays en lambeaux ?
Ces sont les Sélékas qui ont apporté la mort en République Centrafricaine. C’est sur ces Sélékas, qui sèment la violence dans les provinces occupées, que doit s’abattre, en priorité, une justice implacable.
JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI et LOHAWE à BANGUI
(22 mars 2018)
Monsieur Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Depuis hier midi, à Maloume, un village situé à environ 60 km de la ville de Bambari sur axe Yppi, des violents combats opposent sans relâche, les éléments de l’UPC du général Ali Darasse aux anti-balakas de la région.
D’après une source sécuritaire contactée depuis Yppi par la Rédaction, c’est le séjour de chef de guerre et patron de l’UPCAli Darrasse dans ce village habité en majorité par des Peuls qui a poussé les hommes de la milice anti-balaka à lancer l’assaut mortel sur Maloume.
D’autres sources parlent d’une tentative de vol de bétail par les anti-balakas qui a tourné aux affrontements armés.
Contactés par CNC depuis Bambari, des habitants de Maloume fuyant le combat entre UPC de Ali Darrasse et anti-balatas parlent d’un combat aveugle et meurtrier. Une dizaine des personnes ont péri sous les balles et plusieurs autres en perdition dans la brousse. Parmi les personnes tuées, rapportent ces personnes déplacées, figure le Prêtre de l’Église catholique locale.
Le village Malou est le village de l’actuel ministre de le Elevage Yerima Mandjo et est peuplé en majorité des Peuls intellectuels.
Rappelant que la guerre qui se poursuit dans le pays est désormais économique. Pour un simple fait de vol, les éléments rebelles de l’UPC de Ali Darrasse ou de 3R de Sidiki, tous deux généraux venus défendre sur le territoire centrafricain les intérêts économiques et vitaux des Peuls pillent, volent et tuent tout sur leur passage en réponse aux vols et tueries des anti-balakas.
Centrafrique : quand les anti-balaKas désarment le chauffeur du Préfet de Mbomou Gustave Syllo.
Centrafrique.com/19675-2/le-chauffeur-limoge-du-prefet-de-mbomou-syllo-corbeaunews-img_21mars2018143201/” rel=”attachment wp-att-19677 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le chauffeur limogé du Préfet de Mbomou Gustave Syllo. CopyrightCNC.
Bangui, le 22 mars 2018.
Par : Francis Ndoumba, CNC.
À la recherche des armes et minutions pour leur prochaine mission, les miliciens anti-balaka, qui se sont regroupée en masse ce dernier temps à Bangassou, ont désarmé il y’a quelques jours le chauffeur du Préfet de Mbomou le Commandant Gustave Syllo.
Alors que plusieurs sources concordantes indiquent que les anti-balakas, venues en nombre des différentes communes de la préfecture de Mbomou, vont probablement tenter de déloger de force tous les déplacés musulmans du camp de l’Église catholique dans les prochains jours, le chauffeur du Préfet, un sergent-chef de l’armée nationale, vient à son tour d’être désarmé par ses derniers.
Même si certains habitants de Bangassou ont fermement condamné le geste des miliciens anti-balaka contre le chauffeur du Préfet, beaucoup sont ceux qui n’apprécient pas du tout le comportement irresponsable de la victime depuis son arrivée dans leur ville.
D’après certains habitants de Bangassoucontactés par CNC, il ne manque jamais un jour sans que celui-ci picole, même en conduisant parfois son patron.
Malheureusement pour lui, le vendredi dernier au moment où la ville était paralysée par les échanges musclés des tirs à l’arme lourde entre les anti-balakas et les soldats de la Minusca et que trois ministres du gouvernement Sarandji se sont rendus sur place dans la ville, le chauffeur du Préfet, un sergent-chef de l’armée nationale, quant à lui, s’est retrouvé déjà dans un état d’ivresse avancé.
Physiquement, l’homme ne peut plus marcher sur ses deux jambes, mais les miliciens anti-balaka l’ont fait quand même bouger de force avant de le désarmer de toutes ses minutions et arment de service encore par-devers lui.
Choqué de nouveau par ce comportement, son chef, le Préfet Syllo, n’a plus de choix que de le limoger de son poste du chauffeur.
Cependant, une poursuite disciplinaire est déjà en cours à l’État-major à Bangui contre lui.
En attendant, le sergent-chef est toujours à Bangassou en attente d’un vol bleu qui va le ramener dans la capitale.
Pour l’heure, son successeur à ce poste serait un ex-chauffeur du prédécesseur de son patron Gustave Syllo.
Par ailleurs, le chef de bande Pino-Pino, récemment arrêté et libéré par une faction rivale de la milice anti-balaka de Bangassou, serait dans un état critique entre la vie ou la mort après avoir été empoisonné mystiquement, selon certains miliciens contactés par CNC.
Centrafrique/Unicef : Don de matériels bureautiques et moyens roulants à la Santé
Centrafrique.com/19662-2/don-equipement-sante-unesco-img_20mars2018174218/” rel=”attachment wp-att-19664 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Don des matériels à la santé. Photo : Fred Krock, CNC.
Bangui, le 21 mars 2018.
Par : Fred Krock, CNC.
Deux photocopieurs équipés de cartouches d’encre, cinq ordinateurs portables, onze ordinateurs de bureau, onze onduleurs avec multiprises, deux vidéoprojecteurs, cinq appareils à reliure, cinq disques dures externes, des packs anti-virus pour cinq ordinateurs, ont constitué les matériels informatiques ; tandis que les moyens roulants sont composés six véhicules Toyota Land Cruiser 4X4, 100 motocyclettes de marque Honda et 100 bicyclettes hommes et femmes.°
Cet important don a été réceptionné, ce 20 mars par le Ministre de la santé publique et de la population, Dr Pierre Somsé, de la main de Mme Spéciose Hakizimana, Représentante adjointe en Centrafrique du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF).
Cette grande opération d’équipement vise principalement trois Directions centrales du Ministère de la santé, à savoir la Direction d’étude et de planification (DEP), la Direction de la surveillance épidémiologique et de la vaccination (DSEIV) et la Direction de la santé communautaire.
Ce don, faut-il le rappeler, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de transition de la santé financé par l’Alliance GAVI regroupant l’OMS et l’UNICEF, à travers le Projet de renforcement de système de santé en République centrafricaine pour un montant de 5,560 millions de dollars américains sur les trois années.
A en croire Mme Spéciose Hakizimana, l’objectif dudit Projet vise à « aider ceux qui sont au service des autres pour mieux accomplir leurs tâches ». Ceci, à travers trois axes stratégiques que sont : (1) renforcer la gouvernance de la coordination des activités de vaccinations au niveau central, régional et périphérique ; (2) assurer la qualité de l’offre de services de santé curatif, préventif et promotionnel en conformité avec le paquet minimum complémentaire d’activités intégrant la vaccination dans les Régions sanitaires n°1, 2 et 3 et, (3) renforcer la qualité et l’utilisation de l’information sanitaire pour la surveillance épidémiologique.
En effet, selon les résultats d’une récente enquête réalisée en 2016, l’offre de services de santé y compris la vaccination a souffert cruellement de la crise et l’offre de services pour l’élaboration et la transmission de l’information est disponible dans seulement moins de 25% des structures de santé. Ce qui est largement insuffisant et qui ne rend pas juste les efforts que les Cadres du Ministère et les Agents sur le terrain sont en train de fournir.
Voilà qui fait dire à Mme Spéciose Hakizimana que ledit projet a été mis en œuvre pour, dit-elle, « contribuer à améliorer l’offre de services tant quantitativement que qualitativement, tout en améliorant l’équité géographique pour l’accès aux services de santé par la réhabilitation des infrastructures détruites et le renforcement des stratégies avancées de vaccination ».
Le Ministre Pierre Somsé, en réceptionnant officiellement le donc, s’est réjoui de l’appui des partenaires. Toutefois, le Membre du gouvernement a relevé toute l’importance que représente ce don. « Ce don arrive à point nommé parce qu’il coïncide avec la relance et la revitalisation de notre système de santé qui va désormais constituer la fondation, le moteur de la transformation de notre système de santé, vers la réalisation d’une couverture universelle en soin de qualité pour la population centrafricaine », a-t-il souligné.
Le personnel du Ministère de la santé publique et de la population est sommé par Dr Somsé pour un usage à bon escient des équipements reçus.
Centrafrique : Faustin Touadera déterminé à finir avec Abdoul Karim Meckassoua.
Centrafrique.com/19656-2/abdoul-karim-meckassoua-installation-img_20mars2018150639/” rel=”attachment wp-att-19659 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua. Photo Minusca.
Bangui, le 21 mars 2018.
Par : Gisèle Moloma, CNC.
Le tsunami, préparé depuis Boali et venu balayer l’équipe de Chemin de l’Esperance qui formait un bloc depuis deux années autour de leur leader et président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua, galvanise en bloc l’équipe du Cœur uni de président Faustin Archange Touadera, qui, sans surprise, tente de bouter, le désormais ennemi qualifié de numéro 1 à leur leader, à la tête de cette institution. Pour preuve, une note-pétition classée « ultra confidentielle » et intitulée « Procédure de destitution du président de l’Assemblée nationale » circule depuis plusieurs jours entre les mains de plusieurs députés.
Longtemps accusé par les protouadera de vouloir prendre le fauteuil présidentiel inoccupé depuis, d’après les termes de leader de l’opposition et président de l’URCA Anicet George Dologuelé. C’est désormais le tour de certains députés oisifs et avides d’argent de leur emboîter le pas. Ils viennent de rentrer en possession d’un document leur expliquant les raisons qui doivent les obliger à adhérer à un projet politique suicidaire pour la Centrafrique.
D’après le texte classé « ultra confidentiel », rédigé par les touaderateurs et laissé à la signature de certains députés qui se disent aujourd’hui proches du Président Touadera, dont CNC a pu obtenir une copie, le président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua, accusé par ces derniers d’être l’auteur de nombreux problèmes qui minent le bon fonctionnement de de son Institution, n’a plus la capacité de la diriger d’une manière impartiale. Ils vont, en sus, jusqu’à prédire des relations futures déjà toxiques entre le président de l’Assemblée nationale et les autres membres du bureau élus depuis Boali lors de leur retraite politique.
Une attitude qui énerve déjà un militant de Chemin de l’Espérance de l’honorable Abdoul Karim Meckassoua devenu cadre de l’Administration parlementaire lors de dernier mouvement.
« Ils vont jusqu’à prêter au président Abdoul Karim Meckassoua des intentions qui ne sont pas les siennes. C’est ridicule ». Rétorque ce cadre proche du président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua contacté par CNC qui affirme, pour conclure, que les cadres de l’Administration parlementaires tout comme les membres du cabinet sont tous derrière le président de l’Assemblée nationale dans les cas où. Une menace cagoulée de dire que le nouveau Premier Vice-président en charge de l’Administration parlementaire ne peut, en effet, rien faire à eux s’il opte pour une guerre fratricide.
Pour un observateur de la vie politique centrafricaine contacté par CNC, s’il est vrai que le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale prévoit la destitution de son Président, les raisons invoquées par les partisans du président Touadera pour régler, politiquement, le compte du président Abdoul Karim Meckassoua sont totalement politiques, injustes et ne cadrent pas aux dispositions statutaires de l’Assemblée nationale en vigueur dans le pays.
« Le peuple centrafricain en a ras le bol de ces querelles au-dessus de pouvoir. Les touadérateurs veulent désorienter le pays en lui inventant une cinquième roue ». Pense notre observateur.
Selon l’article 12 de la loi portant Règlement intérieur de l’Assemblée nationale et cité par les initiateurs de la procédure de destitution, « le Président de l’Assemblée nationale peut faire l’objet d’une procédure de destitution pour manquement aux devoirs de sa charge sur demande d’un tiers des députés.
Et sont considérés comme manquement aux devoirs de sa charge, poursuit l’article :
Le fait de s’opposer de quelconque manière que ce soit à ce que le Bureau de l’Assemblée nationale rende compte aux Députés de ses activités et de sa gestion, conformément à l’article 130 de la présente loi organique portant Règlement intérieur de ladite Institution;
La rétention délibérée de rapport d’une Commission spéciale ou ad hoc à l’Assemblée;
La non-transmission :
De la résolution de mise en accusation du Président de la République au Procureur général près de la Haute Cour de Justice, conformément aux articles 2 et 3 combinés de l’article 125 de la Constitution du 30 mars 2016
De la décision de mise en accusation des Députés, conformément aux dispositions de l’article 123 de la Constitution du 30 mars 2016.
Que veut exactement le Président Touadera dans son conflit avec son ex-ami Meckassoua au risque de fragiliser davantage les Institutions de la République ?
Rappelant que, sous pression du président Denis Sassou Nguesso du Congo, le président Touadera avait soutenu, contre son gré, la candidature de l’honorable le plus mal élue de l’histoire de la démocratie en Centrafrique, Abdoul Karim Meckassoua. Aujourd’hui, il cherche à le déstabiliser. Une chose est sûre, en le déstabilisant, le président Touadera actera définitivement son isolement diplomatique et politique sur le plan régional, international et sectarisme à la Grande Loge que dirige son maître et dernier soutien Denis Sassou Nguesso.
Copyright2018CNC
VOICI LE TEXTE INTÉGRAL DE LA NOTE PROCÉDURALE ENTRE LES MAINS DES DÉPUTÉS PROTOUADERA
PROCÉDURE DE DESTITUTION DU PRÉSIDENT
DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE.
Aux termes de l’article 12 de la loi n° 17.011 du 14 mars 2017, portant Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, « le Président de l’Assemblée nationale peut faire l’objet d’une procédure de destitution pour manquement aux devoirs de sa charge sur demande d’un tiers des députés. »
Le Président de l’Assemblée en invitant tous les députés au siège de son organisation politique, le Chemin de l’Espérance, le 06 mars 2018, et en se déclarant à cette occasion, directeur de campagne de certains candidats au détriment des autres a manqué à son devoir de neutralité et n’est plus de ce fait Président de tous les Députés.
En sa qualité de Président de l’Assemblée, l’Honorable MECKASSOUA ne devait plus tenir des réunions politiques relatives au fonctionnement de l’Assemblée nationale en dehors de l’hémicycle.
Cette prise de position publique suivie d’injures à l’endroit de certains collègues appelle les conclusions suivantes :
Le Président actuel de l’Assemblée ne peut pas assurer une présidence impartiale des élections des membres du Bureau ;
Le Président de l’Assemblée ne peut plus prétendre être le Président de tous les Députés ;
Les relations entre le Président actuel et les prochains membres du bureau qui ne seraient pas ses préférés pourraient constituer un blocage pour le fonctionnement de l’Institution ;
Le niveau de corruption introduite à l’Assemblée nationale par le Président, distribution d’argent, promesse de véhicules ternit l’image de l’Assemblée nationale pourtant creuset de la démocratie et de la bonne gouvernance ;
Le Président créé une division stratégique entre les députer pour mieux régner ;
Plusieurs dossiers accablent le président au niveau de la Justice d’après le Parquet général ;
Les services de l’Assemblée nationale notamment les commissions permanentes manquent cruellement de fourniture de bureau alors que des décaissements d’énormes sommes d’argent à l’Assemblée nationale ont été effectués par le Ministère des Finances et du Budget.
Tous ces faits constituent à notre avis des manquements très graves susceptibles d’écorcher l’image de l’Assemblée nationale, d’entraîner son implosion et de bloquer son bon fonctionnement.
Il y a donc lieu de demander la démission de l’Honorable Abdou Karim MECKASSOUA de la présidence de l’Assemblée nationale conformément aux dispositions de l’article 12 de la loi n° 17.011 du 14 mars 2017, portant Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
À l’occasion de la Journée Internationale de la Francophonie
LANCEMENT DE LA 7ème EDITION DU PRIX LITTERAIRE ALAIN DECAUX DE LA FRANCOPHONIE
La Fondation de Lille, Fondation reconnue d’utilité publique, lance la 7ème édition du Prix Littéraire Alain DECAUX de la Francophonie, sous le parrainage de Michel QUINT, écrivain.
Le concours :
Créé en 2000, ce concours littéraire de nouvelles vise à favoriser la création littéraire dans les pays francophones notamment dans les régions où l’édition est difficilement accessible; à pérenniser et développer l’usage de la langue française; à participer à la découverte et au dialogue des cultures par le biais de la littérature.
Gratuit, il est ouvert à l’ensemble des écrivains amateurs francophones à travers le monde et porte sur la présentation d’une nouvelle inédite, écrite en français sur un thème libre.
Le Grand Lauréat, désigné par Michel QUINT, recevra un prix de 600 € et sera invité à Lille à l’occasion d’une Cérémonie de Remise des Prix. Les autres lauréats, distingués par le jury par catégorie géographique, recevront un prix de 400 €.
Les nouvelles primées seront publiées dans un recueil édité par la Fondation de Lille ou par une maison d’édition choisie par la Fondation de Lille.
Modalités de participation :
Les candidats peuvent s’inscrire jusqu’au 31 Août 2018.
Deux jours après l’arrestation du général Ramazani et son transfèrement sur Bangui, ses éléments anti-balaka de Bria, en colère, lance un ultimatum de 3 jours à la Minusca pour le ramener sain et sauf dans sa localité.
Arrêté le vendredi 16 mars dernier dans la localité de Bria, préfecture de la Haute-Kotto, dans une opération matinale des forces de maintien de la paix de la Minusca dans la région, le sieur Jean – Francis Diandi alias Ramazani, un général puissant des anti-balakas de la région impliqué dans des nombreux actes criminels supposés,est déjà transféré sur Bangui, selon ses hommes contactés par CNC.
En conséquence, ces derniers lancent un ultimatum de 72 heures à la mission multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca), auteur de son arrestation, de le libérer. Au cas contraire et passé ce délai, ils réserveront le droit d’attaquer tous les dispositifs de la Minusca dans la région, peut être au delà s’ils le pourront.
Du côté de la mission de l’ONU dans le pays, on se dit très familier avec ce genre de pas de danse. D’ailleurs, une autre opération de ce genre pourrait être menée si nécessaire dans le coin.
Rappelons qu’après l’arrestation du général Ramazani le vendredi dernier, les heurts ont éclaté toute la journée dans la ville, principalement vers PK3 à la sortie de la ville, entre les miliciens anti-balaka et les soldats de la Minusca.
Du côté du gouvernement, qui a d’ailleurs lancé ce mandat d’arrêt contre le général Ramazani selon la mission de l’ONU, aucune déclaration n’a été faite après cette opération.
Centrafrique : altercation entre les Faca à Obo, un suspect entendu à Bangui.
Centrafrique.com/19637-2/camp-kassai-soldats-corbeaunews-marboua-hypimg_4196/” rel=”attachment wp-att-19639 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les soldats Faca en formation au camp Kassai. Photo Hyppolyte Marboua.
Bangui, le 19 mars 2018.
Par : Gisèle Moloma, °°.
Sur un fond de querelle interne, deux soldats de l’armée nationale, FACA, affecté à Obo à l’est de la Centrafrique, sont entendus à Bangui après une violente altercation qui les a opposés il y’a quelques semaines sur le lieu de leur détachement. À l’origine, une histoire à couper le souffle : un ordre de commission d’un meurtre.
D’après une source proche du dossier à l’État-major des armées contactées par CNC, les deux suspects ramenés à Bangui en urgence signalée, l’un, un sergent-chef et l’autre, un caporal-chef, se sont mis à se bagarrer, sans fondement de prime à bord, mais au fond, un ordre donné par leur commandant, un capitaine, au caporal-chef d’arrêter son gradé le sergent-chef et que celui-ci a refusé de l’exécuter. Appelé en urgence sur le lieu de l’incident, le Préfet de Haut-Mbomou le commandant Ngaiako est parvenu à calmer la tension et conduit dans son bureau pour explication, les deux frères d’armes bagarreurs. Les explications données par les deux belligérants coupent le souffle.
D’après les explications du sergent-chef devant le Préfet commandant Jude Ngainko, quelques jours avant, leur capitaine que CNC garde son nom en vue de préserver l’enquête, aurait personnellement demandé un service au sergent-chef. Lequel ? Éliminer physiquement le Président du tribunal local et le chef de la douane de la ville. Raison ? Le capitaine lui seul le sait.
Peu intéressé par l’offre qu’il qualifie d’un ordre de commandement illégitime, le sergent-chef a refusé et prétextait qu’il a un problème de minutions.
Déterminé à voir les funérailles de ces deux hommes, le capitaine lui aurait remis un chargeur bien garni pour exécuter très rapidement son ordre.
Rien n’est toujours fait une fois avoir le chargeur plein de munitions. Et c’est de là que le capitaine a compris que son sous-off lui a adressé un refus poli.
Affaire tombée dans la corbeille de l’histoire sous fond de mésentente et prudence, la collaboration ne passe plus bien comme au paravent et comme il se doit. Surgit alors un problème banal dans le camp, le capitaine a ordonné l’arrestation, pour insoumission, du sergent-chef qui, de son côté, ne veut pas se laisser faire.
L’affaire a pris une autre dimension dans la ville. Et pour éviter un embrassement, le Président du tribunal, le sergent-chef et le Douanier en chef ont été rapidement évacués à Bangui dans un avion de la Minusca.
Saisi de l’affaire, l’État-major des armées est sur la piste et une enquête est ouverte.
Rappelant que la base américaine dans la ville de Obo remise et occupée par les éléments des forces armées centrafricaines se FACA est dans un état pitoyable de dégradation avancée suite au pillage des câbles électriques, latrines et autres installations couteuses par les nouveaux locataires qui ne sont autres que les soldats Faca.
Centrafrique.com/19631-2/idriss-deby-corbeaunews-2/” rel=”attachment wp-att-19633 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président Idriss Deby du Tchad.
Bangui, le 20 mars 2018.
Par : Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC.
L’ACHARNEMENT
Comme si cela ne suffisait pas d’avoir contribué à une déstabilisation dramatique de la République Centrafricaine, comme si cela ne suffisait pas d’avoir aidé certains présidents centrafricains corrompus à s’emparer du pouvoir, comme si le comportement criminel de ses soldats en Centrafrique ne suffisait pas. Deby s’acharne à nouveau sur le pays des Bantous.
Il s’attaque violemment à son économie déjà à l’agonie. C’est à une agression sans précédent qu’il s’est livré au cours d‘une réunion à Malabo en Guinée Équatorial : en tant que président de la Communauté Economique et Monétaire des États l’Afrique Centrale (CEMAC), il a décidé d’en délocaliser le siège de Bangui à Malabo.
De quoi s’agit-il sinon d’un étouffement en règle de l’économie déjà chancelante de la RCA? Comment se fait-il que les autres chefs d’Etat consultés n’aient pas émis de réserves ? Le drame centrafricain les concerne aussi. Délocaliser le siège de la CEMAC isole davantage encore la Centrafrique et bouscule son économie plongée dans un coma avancé. Le pays a besoin d’avoir des liens de solidarité forte avec les autres Etats de l’Afrique Centrale, alors qu’il est envahi par des rebelles et des mercenaires étrangers qui menacent son existence. La proposition de délocalisation du président Deby s’apparente à une provocation pour tous les Centrafricains et à un véritable non-sens économique.
Les autorités centrafricaines doivent s’opposer vigoureusement à cette proposition indigne. Abriter le siège de la CEMAC permettait jusqu’à présent d’injecter environ 800 millions de FCFA dans l’économie centrafricaine et emploie une centaine de personnes. C’est un outil de développement pour les pays de l’Afrique centrale et un facteur de solidarité. Délocaliser son siège de Bangui à Malabo, c’est comme exclure la RCA de la Communauté. Pour justifier sa décision, Idriss Deby avance l’argument de l’insécurité et de l’instabilité du pays. Or, c’est justement le moment où la coopération avec la Centrafrique devrait être sans faille que l’on choisit de ne pas assumer ses devoirs de solidarité. Pourquoi Malabo? Est-ce pour punir le président Touadera soupçonné d’avoir couvert la tentative decoup d’État manqué contre Teodoro Obiang?
Toutes ces gesticulations risquent de handicaper la solidarité entre les États de la CEMAC, et aggraver le chaos centrafricain. Il ne faut pas accepter cette délocalisation, qui porterait un préjudice majeur à la République Centrafricaine.
LA CENTRAFRIQUE DOIT-ELLE SE RETIRER DE LA CEMAC ET DE LA ZONEDU FRANC CFA?
Dans le texte fondateur de la CEMAC, chaque décision doit être le résultat d’un consensus entre les États membres. On ne peut pas imaginer qu’Idriss Déby Itno, président en exercice de la CEMAC, ait pris la décision de délocaliser le siège de la Commission sans consulter tous les autres chefs d’État, c’est-à-dire tous ses pairs, y compris le président Touadera. Si ce n’est pas le cas, Touadera doit é protester. Évoquer l’insécurité et l’instabilité pour justifier cette délocalisation ne tient pas debout: la capitale Bangui est justement la seule ville de Centrafrique où règne un semblant de calme, grâce à la présence massive de la Minusca et des forces internationales, qui lui confère une certaine stabilité.
Qui se cache derrière ce qui ressemble fort à une manipulation ? Le président Touadera est-il en sursis? Faut-il qu’il retire son pays de la CEMACet, dans le même temps, de la zone du franc CFA?
RAPPORTS TENDUS ENTRE LES PRÉSIDENTS TOUADERA ET MACRON
Tout se passe comme si la France avait décidé de changer de personnel politique en Centrafrique. Nous apprenons, en effet, que le président français, Emmanuel Macron, a refusé, sèchement, de recevoir le président de la République Centrafricaine, Faustin-Archange Touadera, qui lui avait demandé audience. La France reproche à la Centrafrique d’avoir signé un contrat minier avec un oligarque russe en contrepartie de la livraison d’armes, ainsi qu’un autre contrat de coopération militaire avec les Chinois et, surtout, d’avoir fait appel à des mercenaires russes. Le pays est-il en train de privilégier une coopération avec la Chine et l’Union Soviétique? Et rallumer ainsi la guerre froide?
Est-cele crépuscule des dieux pour le président Touadera? Entre autres reproches, le président français pointe du doigt l’incompétence du Gouvernement et demande le limogeage du premier Ministre Sarandji. La Françafrique a décidément la peau dure.Mais il serait regrettable de laisser ces rumeurs ou pas, empoisonner les relations amicales franco-centrafricaines, qui, on le sait, ne datent pas d’hier. C’est la sérénité qui doit présider aux relations entre les présidents français et centrafricain. Se reprocher des choses d’accord. Mais se voir pour en parler, c’est mieux.
AKOUISSONNE DE KITIKI et LOHAWE à Bangui
(19 mars 2018)
Monsieur Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui – Centrafrique : 3 morts dans une série de noyade sur le fleuve Oubangui en 24 heures.
Bangui-Plage…
Bangui, le 19 mars 2018.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Après une série d’accidents de circulation routière dans la capitale centrafricaine, vient le tour d‘une autre série, cette fois-ci très suspecte, d’une immersion mortelle aux abords du fleuve Oubangui proche du centre-ville de la capitale. En 24 heures, 3 personnes ont déjà trouvé la mort sur cette rivière frontalière avec la RDC. Que s’est-il passé ?
Selon une source hospitalière contactée par CNC, le samedi 17 mars dernier, un groupe de quatre jeunes du quartier Cité Jean 23 dans le quatrième arrondissement de Bangui se sont rendus à la plage Oubangui, connue sous le nom de Bangui-Plage, au centre-ville vers après – midi pour une baignade. Malheureusement pour eux, l’un d’eux, identifié comme un élève du lycée de Gobongo, toujours dans le même arrondissement, s’est retrouvé inconscient après une probable noyade au cours de sa baignade vers 18 heures.
Conduit à l’hôpital communautaire en urgence, le jeune a laissé sa vie quelque minute après avoir atteindre l’urgence de l’hôpital.
Interrogés, les trois autres jeunes du groupe tentent malgré tout d’expliquer les faits aux enquêteurs de la brigade criminelle dans laquelle ils sont encore maintenus pour nécessité d’enquête.
Alors que les investigations sur le premier accident se poursuivent, moins de 24 heures plus tard dans le même coin, un autre corps est découvert vers 9 heures du matin du dimanche 18 mars par les policiers du port Amont. L’hommeretrouvé mort portait un short blanc et un démanché avec une chaînette au cou, a été transporté dans le véhicule de la gendarmerie et déposé à la morgue.
Bizarrement, trois heures plus tard, vers 13 heures, un autre corps sans vie a été retrouvé quelques mètres plus loin vers l’usine de la Colalu proche de la station radio Centrafrique. Cette fois, la victime portait une chaînette en or et vêtue d’une jaquette avec un tee – short.
Cependant, les trois victimes retrouvées en moins de 24 heures aux abords de la rivière Oubangui présentent toutes de similitude. Elles portent des équipements de la baignade et sont retrouvées à peu près au même endroit, même si on remarque quelque distance moins importante entre les différents lieux de l’accident. Ce qui a d’ailleurs suscité d’énormes inquiétudes au sein de la population banguissoise.
Pour les enquêteurs, la thèse de la noyade semble être privielégée pour l’heure, malheureusement identique pour les trois victimes.
Entre temps, une autre hypothèse suscitée par la population faisant état d’une attaque mystique organisée par les TALIMBIS (les sorciers marins).
En tout cas, pour de raison de sécurité, CNC vous recommande de la prudence. On ne vit qu’une seule fois.
Depuis samedi 17 mars dernier, s’est ouverte à Bangui, une rencontre internationale dite ‘’Retraite institutionnelle de haut niveau’’. Il s’agit d’une initiative du Gouvernement, par le biais du Ministère en charge de la Francophonie, avec l’appui de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF).
La gestion démocratique des affaires de la cité a été au centre de ces assises de trois jours qui prendront fin ce lundi, à l’hôtel Plazza Bangui. Elle a réuni les patrons de toutes les institutions de la République, à commencer par le Président de la République, Pr Faustin Archange Touadéra, qui a ouvert les travaux, le Président de l’Assemblée nationale, Abdou Karim Méckassoua, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, le Représentant de la Secrétaire générale de l’OIF, M. Kadré Désiré Ouédraogo, les Présidents des autres Institutions nationales, ainsi que les Représentants et Chefs de missions diplomatiques accrédités en Centrafrique. Laurent Fabius, Président du Conseil Constitutionnel de France est intervenu en vidéoconférence.
« Cette Retraite doit être pour nous centrafricains, une occasion pour stabiliser nos institutions », a fait savoir M. Chancel Sékodé Deugbail, Ministre centrafricain en Charge de la Francophonie. Pour lui, c’est une opportunité pour le gouvernement de faire un plaidoyer autour du Programme d’Urgence de son Département qui vise l’amélioration des conditions de vies des jeunes, femmes et personnes affectées par la grande crise que le pays a connue.
Quant à Kadré Désiré Ouédraogo, Représentant de la Secrétaire générale de l’OIF, il a rappelé à que la Secrétaire générale de l’OIF l’a chargé de réitérer au peuple centrafricain son engagement qu’elle avait pris lors de sa visite de travail au mois d’avril 2017, en Centrafrique lequel engagement consiste à mobiliser les ressources et les partenaires pour soutenir le peuple centrafricain car, selon l’Orateur la solidarité reste et demeure au centre des actions de l’OIF.
Il aura fallu attendre l’intervention de Pr Babacar Kanté, pour véritablement rentrer dans le sujet. Son thème de communication est : Séparation et Collaboration des Pouvoirs comme page de Stabilité Institutionnelle et d’Efficacité de l’Action de l’Etat. L’orateur a indiqué que l’objectif du principe de séparation des pouvoirs c’est la protection et la garantie de la démocratie et qu’il faut bien moderniser le principe de la séparation des pouvoirs en le faisant glisser sur ce qu’il appelle la séparation des fonctions. Et cette nouveauté permet aux Responsables des Institutions d’avoir une mission précise et d’être jugés à base de leurs résultats.
Dans son intervention par vidéoconférence, Laurent Fabius, qui, faute d’avoir fait le déplacement de Bangui, a passé son message par vidéoconférence. Pour Laurent Fabius, le moment est opportun pour aplanir les divergences. Il a ajouté que la séparation des pouvoirs ne doit pas déboucher sur le cloisonnement des pouvoirs mais il faut plus tôt, créer une interaction entre les trois (3) pouvoirs de l’Etat que sont, l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire.
Avant de déclarer ouvert les travaux, le Président Touadéra relevé que le choix du thème et des sous-thèmes de cette Retraite réponde effectivement aux défis de l’heure de la RCA entre autres, la restauration de l’autorité de l’Etat. Le chef de l’Etat a terminé par remercier la Secrétaire générale de la Francophonie et l’ensemble de la communauté internationale pour leur soutien inlassable en faveur de la République centrafricaine.
Vendredi 16 mars dernier s’est achevé à Bangui, l’atelier de renforcement des capacités des Hauts Conseillers de la communication – formation financée par l’Ong Internews. Entre autres problématiques débattues, la cruciale question de révision et de l’érection en une Loi de la célèbre Ordonnance 05.002 relative à la liberté de communication en République centrafricaine.
La révision et l’érection en Loi de l’Ordonnance 05. 002, relative à la liberté de la communication en République centrafricaine figure en point 3 des quatre thématiques débattues en dix jours d’atelier de renforcement des capacités du personnel du Haut conseil de la communication (HCC) et ceux de l’Observatoire des médias centrafricains (OMCA).
« Il s’agit tout d’abord de renforcer les capacités du HCC, à partir de plusieurs perspectives », a souligné Pr Joan Barata Mir, le Consultant de Commvision commis pour cette formation. Selon ce dernier, quatre aspects cruciaux ont marqué les assises : D’abord, la perspective interne, c’est-à-dire comment le HCC peut travailler sur son plan de travail, comment planifier ses objectifs de travail et ses activités pour l’année 2018 d’une façon cohérente et réaliste, en fonction de la limite des ressources.
Aussi, les standards internationaux en matière de la liberté d’expression ont été abordés, car la liberté d’expression n’est pas seulement reconnue au niveau national (la Constitution) mais aussi au niveau du Droit international. L’existence d’un système indépendant de régulation des médias est une condition imposée par le Droit international dans tous les pays.
Ensuite, il a été question du changement de l’Ordonnance n° 05.002 relative à la liberté de la presse en République centrafricaine, notamment quel est le principe qui doit inspirer la réforme pour mener à l’élaboration et à l’adoption d’une Loi qui soit en ligne avec les standards internationaux et à la réalité médiatique. « J’ai souligné la nécessité d’avoir une loi qui se base sur le principe de la neutralité technologique, c’est-à-dire que tous les contenus soient régulés, n’importe quel soit e système de distribution ou le support utilisé. Il s’agit de mettre en place un cadre juridique qui régule les médias écrits et les médias audio-visuels », a souligné l’Expert.
Sur la question, le Directeur-Pays d’Internews, Pascal Chirwarwirha, qui a financé l’atelier a fait savoir que son institution, depuis son implantation en RCA vise « la professionnalisation des journalistes » tout en relevant que « la professionnalisation des journalistes ne saurait se faire sans une Loi régissant les activités professionnelles du journaliste ». Il a d’ailleurs rassuré de la disponibilité d’Internews qui commencé cet appui sur l’Ordonnance n° 05.002 de poursuivre l’œuvre jusqu’à l’adoption de la Loi souhaitée.
Du côté du HCC, son Président José Richard Pouambi qui a clôturé les travaux, a, dans un premier temps remercie Internews pour son appui à l’initiative, et réaffirmé la détermination du Régulateur à poursuivre jusqu’au bout sa lutte.
Enfin, la relation du système de régulation entre le HCC (étatique) et l’OMCA (autorégulation). Parfois, il peut y avoir des discussions sur le rôle et les compétences de chaque entité. L’autorégulation vise les principes déontologiques et professionnels ; alors que le rôle du HCC est essentiellement de garantir la légalité. Une Convention va devoir être signée entre le HCC et l’OMCA, afin qu’il existe toujours une collaboration et une coordination dans tous les dossiers.
Parallèlement à l’Initiative de l’Union africaine pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine présentement en cours d’exécution par le Panel des Facilitateurs dans le pays, une deuxième initiative du genre est lancée par la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et les Nations unies. La Première mission conjointe CEEAC-ONU qui s’est achevée ce 17 mars 2018 en RCA est sanctionnée par le communiqué ci-dessous.
Le Secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), M. Ahmad Allam-Mi, et le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), M. François Louncény Fall, ont entrepris une mission conjointe en République centrafricaine (RCA) du 15 au 17 mars 2018. Durant ce séjour, ils ont été reçus en audience par les autorités centrafricaines, notamment le Président de la République, Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadera, le Président de l’Assemblée nationale, Honorable Abdou Karim Meckassoua, le Premier Ministre, Son Excellence Professeur Simplice Mathieu Sarandji, et le Ministre des Affaires étrangères, Son Excellence Monsieur Charles Armel Doubane. Ils ont aussi eu des séances de travail avec le Panel des Facilitateurs de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en RCA, le corps diplomatique, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations en RCA et Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA), ainsi qu’avec des représentants de la société civile et des principales confessions religieuses.
La visite a permis de réaffirmer le soutien de la CEEAC et des Nations Unies à l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en RCA et de lancer un appel en faveur de la cessation immédiate des violences et des hostilités en RCA. A cet égard, le Secrétaire général de la CEEAC et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale ont vivement condamné la persistance des attaques contre la population civile, le personnel humanitaire et les casques bleus de la MINUSCA, en dépit des efforts en cours pour ramener la paix et la stabilité dans ce pays. Ils ont invité toutes les parties au conflit à déposer les armes et à s’engager de bonne foi da.s la recherche d’une solution pacifique à la crise, dans le cadre de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en RCA.
Le Secrétaire général de la CEEAC et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale ont saisi cette occasion pour féliciter le Panel des Facilitateurs pour les progrès accomplis dans la mise en œuvre de sa feuille de route. Ils l’encouragent à poursuivre et à conclure dans les meilleurs délais ses contacts avec tous les protagonistes en vue d’une résolution rapide et définitive de la crise en RCA. Ils appellent l’Union africaine, les organisations inter-gouvernementales et les pays de la sous-région, ainsi que les partenaires internationaux, à lui apporter l’appui nécessaire.
Le Secrétaire général de la CEEAC et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale ont réitéré leur détermination à continuer à travailler de concert pour accompagner ces efforts et pour contribuer au développement de la RCA, y compris à travers des actions de plaidoyer auprès des partenaires régionaux et internationaux.
Dans cette perspective, ils ont une fois de plus salué les engagements pris par les partenaires vis-à-vis de la RCA, notamment lors de la table ronde de bailleurs de fonds tenue à Bruxelles en novembre 2016. Ils encouragent les partenaires à traduire ces engagements dans les faits afin de permettre au Gouvernement centrafricain de relever les défis politiques, socio-économiques, institutionnels et sécuritaires auxquels la RCA est confrontée, et de fournir aux populations les services sociaux de base.
Par ailleurs, le Secrétaire général de la CEEAC et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale ont rappelé la pertinence de la Déclaration sur la RCA adoptée lors de la 45e réunion du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC) tenue à Kigali, au Rwanda, le 8 décembre 2017. La Déclaration souligne la nécessité d’une forte implication des partenaires régionaux et internationaux « pour que le Conseil de sécurité poursuive l’allègement de l’embargo sur les armes en vue de l’équipement et du réarmement des Forces armées centrafricaines (FACA) et encourage la MINUSCA à soutenir la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national ».
CENTRAFRIQUE : LE POUVOIR S’AMUSE À TROQUER LES ACQUIS DÉMOCRATIQUES CONTRE LES BILLETS DE BANQUE AU RISQUE D’EMBRASER LA RÉPUBLIQUE.
Centrafrique.com/19603-2/abdoul-karim-meckassoua-installation-16-juin-2016-img_12mars2018002315/” rel=”attachment wp-att-19604 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’honorable Karim Meckassoua, Président de l’Assemblée nationale le 16 juin 2016. Photo Minusca.
Bangui, le 19 mars 2018.
Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.
Dans le cadre du respect des dispositions de l’article 11 de la loi organique nº17.011 du 14 mars 2017 portant règlement intérieur de l’assemblée nationale, le bureau du parlement ( en dehors du président ) se renouvelle chaque année.
Pour mémoire, un derby avait opposé l’an passé les partisans du président de la république et ceux du président de l’assemblée nationale qui a vu la victoire écrasante, méthodique et cartésienne du camp de la deuxième personnalité du pays. Le camp présidentiel cachait mal son fair-play et avait du mal à avaler la pilule mais a fini par purger sa peine en murmurant sa revanche sous deux semestres.
Dans le contexte du processus électoral, les deux antagonistes ont institutionnalisé la corruption et l’ont érigé en règle non négligeable de campagne. Il s’agit d’une pratique indigne d’une démocratie émergente mais fragile car pratiquée par des institutions qui incarnent la souveraineté de la nation. Cette jurisprudence qui dissimule ou masque la médiocrité et l’amateurisme de nos autorités sur les élections restreinte comme celles du bureau de l’assemblée nationale. Que devient ainsi le droit de vote qui est un attribut de la citoyenneté et reconnu universellement par les déclarations des droits de l’homme ainsi que les préambules de nombreuses constitutions. Le vote par définition est un mode d’expression individuelle et libre permettant à une personne de faire connaître son avis en vue d’une décision collective. Le vote se manifeste aussi bien sur des choix des personnes que des actions. Ce droit citoyen inaliénable est devenu un fonds de commerce indigne pour notre démocratie. Ce phénomène pittoresques a pris la nation en otage car il gaspille les fonds publics au détriment des priorités nationales. Le citoyen lambda effaré par ces mauvaises pratiques s’indigne en s’interrogeant : Désormais, ce sont les billets de banque qui vont décider à la place des représentants du peuple ? Les parlementaires considérés comme bétail électoral représentent-ils ou respectent-ils leurs électeurs ? Comment le pouvoir peut-il combattre efficacement la corruption alors qu’il est lui-même le premier corrupteur ? À travers ce simulacre d’élection, quelle est l’image qu’on projette de nous devant les diplomates et plus particulièrement la jeunesse centrafricaine ? En d’autres termes, quelles sont les leçons et morales nées du renouvellement du bureau de l’assemblée nationale ? Si nous suivons la logique arithmétique de cette élection, le plus offrant gagnera t-il systématiquement les élections ? En d’autres termes, les billets de banque garantiront-ils toujours des victoires électorales en faveur du pouvoir ? Étant donné que les bulletins de vote sont remplacés par des billets de banque, comment l’assemblée nationale légiférera et contrôlera librement et efficacement les actions du gouvernement comme définies par les dispositions de l’article 63 de la constitution ? La cohabitation imposée au président de l’assemblée nationale n’est-elle pas opposable au président de la république pour atténuer les tensions socio-politiques actuelles ? Ne va t-on pas assister à une législation forcée, déviée, biaisée ou d’un passage en force à l’instar du 49.3 à la française ? Il est important de rappeler que l’euphorie de la victoire du camp présidentiel pousse certains extrémistes ou caciques de murmurer la destitution du président de l’assemblée nationale en lui reprochant des manquements graves aux devoirs de sa charge. Entre autres, il est reproché au président de l’assemblée nationale d’être partial au profit de certains candidats déclarés. Ainsi, ce projet de destitution du président de l’assemblée nationale ne sera t-il pas synonyme de coup d’envoi de la deuxième mi-temps des hostilités meurtrières ? Ceux ou celles qui entretiennent ce projet ont-ils ignoré les besoins prioritaires du peuple ? Démettre le président de l’assemblée nationale résoudra t-il la profonde et béante crise centrafricaine ? Les articles 12 et 130 de la loi organique nº 17.011 du 14 mars 2017 portant règlement intérieur de l’assemblée nationale sont évasifs et ne font une quelconque référence à la partialité et les promesses non tenues du président de l’assemblée nationale. Ainsi, que veut dire concrètement l’expression « manquements aux devoirs de sa charge »? La corruption des députés étant érigée en mode d’élection, le citoyen éclairé et averti ne cesse de s’interroger car la majorité fragile s’orientera en fonction du vent. La motion de censure prévue par l’article 97 et la motion de confiance définie par l’article 90 du règlement intérieur seront désormais déterminées en fonction des enchères. En conséquence de ce qui précède, l’opinion se permet de s’interroger légitimement sur les concepts d’abstention et de vote par procuration car les intéressés s’arrangeront toujours d’être présents pour justifier leurs enveloppes. La morale de cet exercice électoral est que la Centrafrique n’a plus d’avenir politique. Les acteurs de la vie politique actuelle commettent les mêmes erreurs que leurs prédécesseurs…ainsi, qu’à t-on fait du mielleux discours d’investiture qui prônait la rupture ? En guise de contribution et compte tenu de la fragilité des clivages communautaires, nous invitons humblement les deux protagonistes de recarder leur fanatique car dans cette bataille, il n’y a pas de gagnant, ni de perdant…c’est la démocratie centrafricaine qui a gagné. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris le 16 mars 2018.
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections. Tel : 0666830062.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Centrafrique : visite inopinée des membres du gouvernement à Bangassou, la Minusca absente pour leur sécurité.
Centrafrique.com/19580-2/visite-wanzet-a-bangassou-le-28-janvier-2018-img_16mars2018182720/” rel=”attachment wp-att-19596 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Visite du ministre de la sécurité publique à Bangassou en janvier 2018. CopyrightCNC.
Bangui, le 17 mars 2018.
Par : Francis Ndoumba, CNC.
Arrivé dans la matinée du vendredi dernier à bord de l’avion de l’ONG MSF, le ministre de l’intérieur, accompagné par deux de ses collègues notamment le ministre de la santé et celui des mines, ils ont été accueilli par le Préfet de Mbomou Gustave Syllo et le maire de Bangassou à leur descente d’avion. Étonnée par l’absence remarquée des soldats de la Minusca, la délégation ministérielle hésite dans un premier temps de pénétrer dans la ville avant de décider d’y aller au risque et peril de leur vie. Alors, pourquoi la Minusca refuse-t-elle de porter assistance sécuritaire à ces trois ministres ?
Selon nos informations, le ministre de la sécurité publique Wanzet Lingassara, son collègue de la santé publique Pierre Sonse et celui des mines Léopold Mboli-Fatrane,accompagné lors de leur visite officielle à Bangassou par un responsable de l’ONG internationale MSF au cours de laquelle, ils devraient rendre visite aux déplacés du camp de l’Église catholique, au personnel de santé de l’hôpital général de la ville ainsi qu’au siège du MSF pillé récemment par les Anti-Balaka.
Entre temps, la découverte d’un corps sans vie a totalement plongé la ville dans un chaos avec des tirs à l’arme lourde partout, poussant ainsi la délégation à modifier leur programme établi en amont.
Malgré l’état catastrophique de la ville, les trois ministres ont été escortés par quelques éléments des forces de la sécurité intérieure présentes sur place avant de visiter quelques points essentiels comme le siège local du MSF et l’hôpital général de Bangassou.
Quant à l’absence des forces de la Minusca, elle se justifie, selon une source proche de la mission de l’ONU dans le pays, par la situation chaotique de la ville ce vendredi. Tous les éléments présents ont été déployés sur le terrain pour protéger la population, concluent cette source.
Au cours de la visite, le responsable du MSF a déclaré que son organisation va reprendre ses activités dans la région en dépit de la situation sécuritaire très instable. Selon ce responsable du MSF, la population souffre, il n’est pas question qu’ils les abandonnent dans cet état.
Alors que la délégation ministérielle vient de quitter la ville, des échanges très musclés entre les soldats marocains de la Minusca et les miliciens Anti-Balaka s’intensifient, poussant ainsi les forces de l’ONU à faire recours aux 12/7, des armes suffisamment lourdes installées sur des blindés et peuvent détruire en un coup un bâtiment.
Le bilan provisoire actuel fait état de plus de 10 morts et de plusieurs blessés.
Ce n’est pas Abdoulaye Hissen, ce seigneur de guerre Séléka de l’irréductible faction du FPRC, mais plutôt Jean Francis Diandi, alias ‘’Ramazani’’, un chef anti-balaka de la carrure de ‘’général Andjilo’’. C’est dans un communiqué laconique que la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a annoncé la nouvelle. En effet, la Mission onusienne a mené ce vendredi 16 mars dans la matinée, à Bria (préfecture de la Haute Kotto) une opération qui a abouti à l’arrestation de Ramazani. Il s’agit là de la mise en « application du mandat d’arrêt émis par les autorités centrafricaines », précise le communiqué de la MINUSCA.
Toujours selon notre source, Ramazani a été, durant plusieurs mois, responsable de plusieurs violations graves du droit humanitaire international dans le camp des personnes déplacées de Bria, parmi lesquelles l’attaque, le 4 décembre 2017, de casques bleus de la MINUSCA qui avait causé la mort d’un policier mauritanien et blessé trois autres. Toutefois, la mission onusienne « invite tous les détenteurs d’armes de participer dans le programme réduction de violences communautaires en cours.
Seulement, faut-il le souligner, beaucoup sont des Centrafricains qui aimeraient qu’après ‘’général Andjilo’’, des grands noms qui sèment la mort et la terreur comme Abdoulaye Hissen, Mahamat Alkatim, Bahar, Nourredine et compagnie puissent dans les mailles de la justice. Dommage ! Les autorités centrafricaines, à commencer par le Président de la République n’ont daigné émettre un mandat d’arrêt contre ces ogres, laissant ainsi le prétexte à la MINUSCA que manœuvrer avec ces donneurs de la mort et tueurs du peuple.
Copyright2018CNC.
NDLR : rappelons qu’après son arrestation, des heurts ont éclaté entre les soldats de la Minusca et ses éléments dans la localité de PK3 à la sortie de la ville de Bria.
80% du territoire sous le joug impitoyable d’ex -Sélékas et autres mercenaires, qui les administrent avec leurs propres lois ; le code pénal centrafricain remplacé par la charia, du fait de fanatiques religieux : le pays est désormais « un grand corps malade » qui sombre, inexorablement, dans un coma que les autorités ont du mal à contrôler.
Les Centrafricains ont la douloureuse impression que leur pays leur échappe. La passivité et la complicité des puissances occidentales ne font qu’aggraver la situation. Les gouvernants donnent l’impression d’être en sursis dans une capitale devenue un bunker illusoire.
La Minusca, avec ses menaces que les rebelles balaient du revers de la main, se livre à des manœuvres de diversion, pour dissimuler son échec dans sa mission de paix en Centrafrique. Ses Casques bleus violeurs ont fini par la discréditer aux yeux des Centrafricains.
La France, qui devrait être le fer de lance de la recherche de la paix et qui sait mieux que quiconque l’état de délabrement de la Centrafrique, se livre au contraire à des menaces et des intimidations, n’hésitant pas à évoquer une rupture de ses relations diplomatiques avec la Centrafrique alors que, Paris le sait très bien, sans une implication militaire forte dans le combat contre les rebelles, son ex-colonie risque de connaître le même sort que la Somalie.
Le drame centrafricain, avec environ deux cent mille morts depuis le début du conflit et vingt morts en moyenne chaque jour, n’intéresse apparemment pas l’opinion internationale, qui semble rester indifférente devant les souffrances endurées par la population. L’évêque de Bangassou, Monseigneur Juan José Aguirre, vient pourtant d’accuser les Casques bleus de violences commises sur les femmes. Le contingent pakistanais, en particulier, se serait livré à Bangassou à des actes d’une brutalité intolérable sur une femme enceinte. Démunies de tout, les Centrafricaines se retrouvent souvent obligées de se prostituer pour des rations militaires.
Partout dans le pays, montent les cris de détresse des suppliciés. Partout dans le pays, des milliers de Centrafricains se sont vus contraints de prendre le chemin de l’exil. Et, pour beaucoup, sans espoir de retour.
QUESTIONS ESSENTIELLES A POSER AUX DIRIGEANTS
Alors que le pays brûle, que, tous les jours, les échos sinistres des massacres ébranlent les murs des ministères, le gouvernement demeure particulièrement avare de commentaires et d’initiatives.
Gouverner, c’est aussi informer les citoyens pour qu’ils sachent où en est le niveau des périls. Quel est, par exemple, le degré d’engagement des FACAS face aux rebelles ? A quoi servent les armes et les soldats russes ? Où en est le DDRR qui était censé permettre de trouver le chemin de la paix et de la réconciliation nationale ? A quelle action d’urgence les fonds de l’aide internationale vont-ils être affectés ? Le président Touadera envisage-t-il de changer de gouvernement, puisque celui qui est en place actuellement a apparemment échoué dans sa mission de paix et de désarmement des factions rebelles ? Les chancelleries ont-elles fait pression sur le président centrafricain pour qu’il accepte un indigne statut, avec deux Républiques en Centrafrique : l’une chrétienne, l’autre musulmane ?
Tout se passe comme si un complot détestable avait été ourdi sur le dos des Centrafricains. Si non, pourquoi laisser les bandes armées créer des califats dans les provinces qu’elles occupent ? Pourquoi ne pas engager contre elles des actions militaires fortes pour les désarmer ? De Bambari à Bangassou et jusqu’à Obo, il est à craindre que la partition du pays ne soit en marche. Assurément, la République Centrafricaine est entrée dans une dure et longue nuit, sans qu’aucune aube d’espoir ne semble surgir à l’horizon.
QUE FAIRE POUR ARRÊTER LE DÉCLIN ?
Puisque les rebelles ne veulent pas négocier, si non à leurs conditions, le gouvernement Sarandji 2 va devoir faire son travail de protection des populations et de défense du territoire. Il faudra que la MINUSCA, les FACAS et les forces internationales s’engagent dans des actions militaires fortes, pour arrêter et désarmer les chefs rebelles. L’armada internationale en Centrafrique a les moyens de mettre fin au chaos qui ébranle ce pays. Tout est question, d’abord et avant tout, de volonté politique.
Les Centrafricains ne laisseront jamais leur pays se laisser dépecer par des hordes étrangères. C’est une question d’honneur et de souveraineté. S’il veut sauver son mandat, le président Touadera devra changer de paradigme. Et peut-être songer à une médiation internationale, avec un suivi confié à un Conseil de Sages. L’exemple de l’Afrique du Sud, qui a mis en pratique le concept de Ubuntu pourrait servir de modèle, mettant en exergue des valeurs d’humanité, de mise en commun, de partage, pour le bien de tous.
Centrafrique : Bangassou toujours dans l’œil du cyclone ?
Minusca-province-corbeaunews-4/” rel=”attachment wp-att-19583 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/03/patrouille-minusca-province-corbeaunews.-1-1-300×123.jpg” alt=”” width=”300″ height=”123″ />Patrouille des soldats de la Minusca. Copyrightautremedia.
Bangui, le 17 mars 2018.
Par : Fred Krock, CNC.
Les populations de Bangassou, ville à quelque 600 kilomètres à l’Est du pays restent en proie aux groupes armés étrangers qui menacent d’annexer la ville. Tandis que de l’intérieur, les groupes d’autodéfense dictent leur loi ; à l’extérieur, ce sont plutôt des menaces persistantes d’annexion par des troupes de Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) qui seraient descendus de Bria et composées majoritairement des sujets soudanais et tchadiens lourdement armés.
Anxiété, peur et psychose généralisée, tel est l’état d’esprit actuel des populations de Bangassou et environs, surtout que les stigmates des violents affrontements entre Auto-défense et les hommes de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) du seigneur de guerre nigérien Ali Darass, d’une part, et d’autre part, entre Auto-défense et éléments de la MINUSCA, sont béants. Tout se passe comme si tout peut arriver à Bangassou à n’importe quel moment. Des mouvements de protestation sont enregistrés régulièrement par certaines couches de la population, surtout les femmes, à travers parfois des marches pacifiques, à torses nues.
Les Députés de Bangassou, et plus largement ceux de la Région Mbomou et du Haut-Mbomou, à leur tête Serge Singha Bengba n’en pouvant plus, ont décidé de taper du poing sur la table de la MINUSCA. Le 12 mars dernier, les élus de la Nation ont exigé et obtenu un tête-à-tête avec Parfait Onanga Anyanga, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et chef de la MINUSCA.
Après le huit clos, le chef de fil des Députés s’est confié à la presse. « Il était important pour nous de venir vers la MINUSCA pour discuter, échanger et surtout savoir quel était le projet de la Mission pour ramener la paix dans cette région et à Bangassou en particulier », a fait savoir l’honorable Serge Singha Bengba qui indique par ailleurs que « le Représentant spécial nous a garanti que Bangassou est et sera protégée. Comme à Bambari, où la MINUSCA avait tracé une ligne rouge qu’il ne fallait pas traverser, la Mission a également tracé autour de Bangassou une ligne similaire que personne ne pourra plus franchir pour attaquer la ville ».
Signalons qu’au nombre des résolutions et engagements pris par les deux parties à l’issue des discutions, le déploiement prochain des Forces armées centrafricaines aux côtés des éléments de la MINUSCA basés dans la zone.
« Nous prenons tout au sérieux, et nous faisons notre possible pour gérer les problèmes à leur dimension réelle. », a rassuré, pour sa part, Général Balla Keita, Comforce de la MINUSCA qui confirme : « nous allons déployer des troupes nécessaires, en liaison avec les autorités centrafricaines. Les FACA sont en train de se préparer pour nous accompagner comme ils l’ont fait sur d’autres théâtres d’opérations comme Bocaranga ou encore Paoua », a confirmé le chef de la Force de la MINUSCA.
Parallèlement à cette initiative parlementaire qui correspond à s’y méprendre à une expression de ras-le-bol, les leaders religieux, à savoir Dieudonné Cardinal Nzalapainga, Archevêque de Centrafrique et l’Imam Omar Kobine Layama, Président de la Communauté islamique de Centrafrique ont été également rencontré le Patron de la MINUSCA pour attirer son attention sur la situation de Bangassou. A ce jour, la ville reste dans l’œil du cyclone.
Centrafrique : violent échange de tirs à Bangassou, 3 ministres sont sur place.
Centrafrique.com/19570-2/ministre-de-linterieur-a-bangassou-img_16mars2018102454/” rel=”attachment wp-att-19572 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Visite du ministre de la sécurité publique à Bangassou l’année dernière. Pho : Anselme Mbata, CNC.
Bangui, le 16 mars 2018.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Depuis ce matin vers 8 heures , les habitants de la ville de Bangassou se sont réveillés sous le crépitement d’armes lourdes et légères, alors que trois ministres du gouvernement Sarandji sont sur place dans la ville.
Selon une source sécuritaire locale, la ville de Bangassou, située au sud-est de la Centrafrique, s’est basculée brusquement ce matin dans la violence suite à la découverte macabre d’un corps sans tête et sans vie d’un homme violemment assassiné par des inconnus proche du camp des déplacés musulmans.
Pour les Anti-Balaka, il ne fait aucun doute, les commanditaires seraient des criminels musulmans infiltrés parmi les déplacés de l’église catholique de la ville.
Du côté de la population qui a décrété par ailleurs ce vendredi « Journée de la prière » dans toute la ville, découvre non seulement avec stupéfaction la nouvelle de l’assassinat de l’un de leur d’une manière atroce, mais aussi se fait bloquer toute la journée à la maison dans une grosse inquiétude par des détonations d’armes lourdes comme sur un champ de bataille.
Au même moment, l’avion du MSF qui transporte les trois ministres du gouvernement de Sarandji se pose sur la piste de l’aérodrome de Bangassou protégé par les forces de sécurité intérieure .
Cependant, le ministre de la Sécurité publique et ses deux collègues de la santé et des minnes du gouvernement qui ont fait ce déplacement, découvrent pour leur part la réalité de la ville alors que leur objectif c’était de tenter de faire rassurer la population de Mbomou par leur présence, les choses semblent être compliquées pour eux pour le moment.
Entre temps, la journée de prière organisée le 27 décembre 2017 , selon la population locale, aurait permis par la puissance de Dieu la mort de l’un des chefs Anti-Balaka Ngadé et le départ en exil de deux autres chefs le 30 décembre 2017.
Pour cette année, beaucoup espèrent l’arrêt du cycle de la violence dans leur région en proie depuis plus d’une année.
Arrêté et attaché avec des corde ce jeudi 15 mars vers midi par une faction rivale de la milice Anti-Balaka progouvernementale basée au quartier Bangui-ville de Bangassou, le chef de bande et redoutable criminel Pino-Pino a été finalement libéré par ses ravisseurs quelques minutes après avoir compris le jeu.
« Nous l’avons arrêté pour lui faire comprendre qu’il n’est pas intouchable comme il le pense »,a déclaré à CNC un chef de la faction progouvernementale de la milice Anti-Balaka à Bangassou.
Selon des informations recueillies sur place, les faits se sont déroulés au quartier Bangui-ville quand 4 éléments Anti-Balaka proches de Pino-Pino ont été arrêtés par le groupe progouvernemental de la milice à la suite d’une tentative de braquage au centre-ville.
Informé de l’arrestation de ses 4 hommes, le chef de bande Pino-Pino débarque personnellement dans le quartier général de l’autre faction rivale pour tenter de faire libérer ses 4 éléments en arrestation.
Au volant du véhicule de la marque Suzuki de la mission catholique que ses hommes ont braqué quelques jours plutôt, monsieur Pino-Pino se fait pointer immédiatement dès son arrivée par des éléments rivaux progouvernementaux.
Détenu quelques heures, il a finalement été libéré après une discorde prononcée entre ses ravisseurs au sujet de son transfert à la Minusca.
Cependant, le véhicule de la mission catholique conduit par Pino-Pino pour se rendre dans le quartier de ses rivaux, a été confisqué par ces derniers qui, peut-être, vont le remettre à son propriétaire.
Entre temps, la population, abandonnée par le gouvernement, redoute une possible contre-attaque de Pino-Pino, car, l’homme est dangereux pour tous ceux qui le connaîssent.
Centrafrique : plan de sécurisation de la ville de Bangui, une centaine des enfants de la rue arrêtés par les forces de l’ordre.
Centrafrique.com/19544-2/patrouille-des-forces-de-lordre-a-bangui-le-15-mars-img_15mars2018192646/” rel=”attachment wp-att-19561 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Patrouille des forces de l’ordre dans la ville de Bangui à la recherche des enfants de la rue le 15 mars 2018. Photo : Anselme Mbata, CNC.
Bangui, le 16 mars 2018.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Depuis hier jeudi dans la matinée, une centaine des enfants de la rue, communément appelés « les Godobés », ont été surpris dans leur sommeil par des dizaines des forces de l’ordre, policiers et gendarmes, qui les ont embarqués pour une destination bien connue par les intéressés.
D’après une source proche du ministère de la Sécurité publique contactée par CNC, c’est finalement sur ordre du ministre Wanzet Lingassara, en lien avec son plan de la sécurisation de la ville de Bangui, que la chasse aux enfants de la rue a débuté ce jeudi matin.
Soupçonnés de commettre des nombreuses infractions criminelles, des vols à la sauvette et des violences sur les personnes en plein centre-ville de Bangui, les enfants de la rue font désormais partie de la cible privilégiée du ministre de l’Intérieur.
Sur environ 200 Godobés arrêtés , une partie, surtout ceux qui sont encore mineurs, est actuellement remise au centre « Sara mbi Ga Zo », une ONG spécialisée dans la formation aux métiers d’art des enfants en difficultés. Les autres, qui sont plus ou moins majeurs, sont remis à d’autres ONG qui s’occupent généralement de ce genre des personnes.
Le problème, ces jeunes désoeuvrés, qui sont d’ailleurs habitués à vivre et dormir dans les rues de la capitale, ne vont pas tarder à revenir sur leurs pas une fois le temps serait calme, a expliqué à CNC un employé du centre « Sara mbi ga zo ».
« On a déjà fait dans le passé ce genre d’activité qui consiste à relocaliser tous les enfants de la rue dans des différentes ONG spécialisées, mais le résultat est toujours pareil, ils vont tous retournés dans la rue dans une ou deux semaines »,d’après un commerçant du marché central qui a assisté à la scène.
Pour le ministre Wanzet, pas question de lâcher la pression sur ces personnes qui commettent d’énormes dégâts sur la population, surtout les étrangers qui sont arrivés chez nous et se font piquer leur téléphone ou leur porte-monnaie.
Alors, on se demande à qui la prochaine cible ? Les taxis-motos?
Centrafrique.com/centrafrique-centrafricaines-femmes-debout/marche-des-femmes-de-bangassou-corbeaunews-img_8mars2018183831-3/” rel=”attachment wp-att-19557 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Marche des femmes à Bangassou le 7 mars 2018. Phot : CNC.
Bangui, le 16 mars 2018.
Par : Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC.
AMAZONES DE LA PAIX ET DE LA RÉCONCILIATION
Souvenons-nous… Quand Jean-Bedel Bokassa avait osé faire massacrer des enfants à Bangui en 1979, les Centrafricaines, ulcérées, avaient immédiatement envahi les rues de la capitale en se dénudant la poitrine, pour manifester leur colère et exiger le départ de l’implacable tyran. Leur action spectaculaire avait marqué les esprits et, sans doute, porté leurs fruits. Peu de temps après, la France avait organisé l’opération militaire Barracuda, pour chasser Bokassa du pouvoir.
Cette manifestation des Centrafricaines, stigmatisant le funeste dictateur responsable de massacres d’écoliers, est devenu le symbole de la lutte des femmes pour la liberté.
Cette séquence qu’on ne peut oublier semble resurgir aujourd’hui, dans l’implication et la bataille des Centrafricaines pour sortir du chaos. Malgré la misogynie, qui favorise la discrimination sexuelle et la non-parité hommes/femmes, aussi bien dans la fonction publique que dans les instances politiques, les Centrafricaines jouent un rôle primordial dans l’économie nationale informelle et la cohésion du tissu social.
Ce sont souvent elles qui font bouillir la marmite familiale, s’occupent de l’éducation des enfants et nourrissent leur mari frappé par un chômage endémique. Le commerce informel mais vital en RCA, c’est leur affaire. Les échoppes au bord des routes et celles du marché central, qui servent du café au lait accompagné de beignets le matin, de même que les restaurants ambulants, sont tenus par des femmes, qui, tous les jours, affrontent les dures réalités du pays.
LE 8 MARS A BANGUI, FORTE MOBILISATION CONTRE L’INSÉCURITÉ ET EN FAVEUR DE LA PAIX
Ce 8 mars 2018, « journée de la femme » dans le monde entier, les Centrafricaines ont pris des initiatives courageuses pour que reviennent la paix et la réconciliation.
Dans le Memberé-Kadei, c’est la préfète en personne, Philomène Dilapoko, qui a initié des actions susceptibles d’apaiser les esprits. A Bangui, une grande manifestation a été menée par l’Organisation des Femmes Centrafricaines (OFCA). A Bossangoa, comme ailleurs dans tout le pays, elles se sont aussi fortement mobilisées pour la paix et la réconciliation nationale.
C’est ainsi, dans toute leur diversité, qu’elles veulent être la force nouvelle de résistance au chaos qui étreint leur pays. Souvent, là où les hommes ont échoué, les femmes ont surgi, porteuses d’espoir. Les mamans centrafricaines en ont assez de pleurer leurs enfants, morts ou disparus. Comme jadis, elles vont présenter leur poitrine nue aux envahisseurs étrangers assassins de leur peuple, qui n’auront d’autres moyens que de détourner la tête et de déposer les armes, sachant que, si tu vois la poitrine nue de ta mère, tu seras maudit par les dieux.
Le moment est donc venu, pour les hommes, de faire place aux femmes dans la lutte pour la paix. Ces Jeanne d’Arc du pays des Bantous ont fait leur preuve par le passé, défiant le tyran Bokassa, qui savait terroriser des hommes mais redoutait les femmes. On peut dire que, dans les conflits aigus, les femmes ont toujours joué un rôle primordial pour faire cesser les affrontements.
Le gouvernement centrafricain serait bien avisé de faire appliquer sans tarder la parité femmes/hommes, de façon à ce que les Centrafricaines puissent trouver leur juste place dans les institutions de l’État. Comme le chantait Jean Ferrat : « Lafemme est l’avenir de l’homme… » Amazone de la paix et de la réconciliation, la Centrafricaine va peut-être réussir à changer la destinée du pays.
Centrafrique.com/19552-2/idriss-deby-elysee-france-aout-img_15mars2018184647/” rel=”attachment wp-att-19553 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le président du Tchad, Idriss Déby à l’Elysée, 28 août. Photo Ludovic Marin. AFP Social
Bangui, le 16 mars 2018.
Par : Celian Macé.
Un accord qui prévoit l’annulation de principales mesures d’austérité a été signé avec les syndicats, mettant fin à une longue grève de la fonction publique.
Après sept semaines d’une grève qui a paralysé l’ensemble des administrations tchadiennes, un accord a finalement été signé entre le gouvernement et les syndicats mercredi soir. Le mouvement de protestation avait été déclenché en réaction aux mesures d’austérité entrées en vigueur le 1er janvier. L’Etat tchadien s’est engagé dans une série d’économies drastiques, ses caisses se vidant au rythme de la chute des cours du pétrole, amorcée en 2014. La dureté de la récession conjuguée aux coupes salariales ont débouché sur un mouvement social d’une rare ampleur dans ce pays comptant parmi les plus pauvres du monde.
Les syndicats estiment aujourd’hui avoir obtenu satisfaction. L’accord de trois pages négocié directement avec le cabinet du président tchadien, Idriss Déby, gèle ou annule la plupart des mesures controversées. «Le décret 687 qui prévoyait une réduction de 50% des primes et indemnités ne s ’appliquera pas ni l ’abattement des salaires des fonctionnaires, explique Michel Barka, président de l’Union des syndicats du Tchad et signataire du texte. A partir de mai, les salaires doivent retrouver leur niveau de 2016.» Ce délai de quelques mois est un «compromis» qui doit permettre «un petit temps de respiration financière pour le gouvernement», précise Younous Mahadjir, vice-président de l’UST.
Sérieux tri
Les partenaires sociaux revendiquent deux autres victoires. Le paiement des salaires des grévistes pour le mois de février, ainsi que la suspension du recensement des fonctionnaires lancé en début d’année. Ce programme avait pour objectif de faire le ménage dans une administration pléthorique, aux effectifs artificiellement gonflés par des attributions de postes de complaisance, profitant à des réseaux familiaux ou clientélistes. En période de vache maigre, ces fonctionnaires fantômes pèsent sur le budget famélique de l’Etat tchadien. Le Fonds monétaire international exigeait un sérieux tri avant de débloquer ses prochaines «tranches de financement».
«C’est une réalité. Certains reçoivent leur solde sans être dans le pays, d’autres sont des illettrés qui vivent en brousse, sans parler de ceux qui sont inscrits dans deux ou trois ministères, reconnaît Younous Mahadjir. La revue est nécessaire, mais elle doit se faire avec discernement, notamment le contrôle des diplômes, un sujet sensible dans la fonction publique. Il y a déjà eu sept recensements depuis l’arrivée au pouvoir d’Idriss Déby, en 1990 ! A chaque fois, on découvre que des milliers d’agents n’ont pas de fonction réelle… Mais ils restent en place ou sont remplacés par d’autres.» L’accord prévoit désormais d’associer les syndicats à la commission chargée d’exercer ce recensement.
Géant du trading
Au lendemain de la signature de l’accord, les organisations de travailleurs bombent le torse : «La base est statisfaite», commente Michel Barka, qui précise que les fonctionnaires seront officiellement appelés à reprendre le travail «quand les versements auront été effectués». Comment expliquer ces soudaines concessions gouvernementales ? «Ils ont eu peur d’un embrasement du pays. Les réunions à la Bourse du travail étaient vraiment bouillantes. Les syndicats sont le seul vecteur puissant de mobilisation, au Tchad, bien davantage que les partis d’opposition par exemple, rappelle Younous Mahadjir. Le Président l ’a compris. Il a besoin de paix sociale pour continuer à bénéficier d’une image de stabilité vis-à-vis de la communauté internationale.»
Mais c’est surtout un autre accord signé par N’Djamena, le 21 février, qui a pu décider Idriss Déby à lâcher du lest. Celui-ci a été conclu avec la société de négoce suisse Glencore, qui exploite le pétrole tchadien depuis 2013. La Société des hydrocarbures du Tchad avait contracté un emprunt de 1,45 milliard de dollars (soit 15% du budget de l’Etat) auprès du géant du trading… quelques mois avant la dégringolade du baril. Il est rapidement devenu une montagne impossible à rembourser. Après sept mois de négociations (dans lesquelles Paris aurait lourdement pesé), Glencore et N’Djamena se sont mis d’accord sur une restructuration de la dette : le Tchad gagne un répit de deux ans dans le remboursement, un allongement de la «maturité du prêt» jusqu’à douze ans et une révision à la baisse du taux d’intérêt de 7,5 % à 2%. Une bouffée d’oxygène qui a certainement boosté la lutte des fonctionnaires tchadiens.
RDC : en Ituri, des déplacés tuent un policier et veulent lyncher un ministre
Centrafrique.com/19548-2/les-deplaces-est-de-la-republique-democratique-du-congo-rdc-img_15mars2018184418/” rel=”attachment wp-att-19549 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les réfugiés à l’Est de la RDC.
Bangui, le 16 mars 2018.
CNC.
Les déplacés victimes de la reprise des violences en Ituri (est de la République démocratique du Congo), ont tué jeudi un policier et ont tenté de lyncher un ministre provincial, a-t-on appris de sources concordantes.
Le ministre provincial de la Fonction publique, Didi Angaika, a été visé par des projectiles dans le camp de déplacés de l’hôpital général de Bunia, chef-lieu de l’Ituri, où il conduisait une mission d’assistance humanitaire, a-t-il affirmé à un correspondant de l’AFP.
Dans ces échauffourées entre la police qui protégeait le ministre et la foule des déplacés, le capitaine de police Nicolas, surnommé “Sarkozy” en référence à l’ancien président français, a été tué, atteint par une pierre au front, a indiqué le colonel Prosper Zombo, commissaire de police à Bunia.
Le camp des déplacés de Bunia abrite des membres de la communauté Hema, qui ont fui les attaques et les incendies de leurs villages attribués à une communauté rivale, les Lendu.
“Il se peut que les déplacés m’aient confondu (avec un chef Lendu) et qu’ils voulaient ma mort. La police m’a sauvé de justesse”, a expliqué le ministre Didi, joint au téléphone par le correspondant de l’AFP.
Le chef lendu est soupçonné par les déplacés d’être l’instigateur des massacres dans le territoire de Djugu qui ont entrainé plus de 130 morts et provoqué la fuite de 200.000 personnes.
Un conflit communautaire pour les terres et l’or, attisé par des acteurs venus de l’Ouganda voisin, avait fait quelque 50.000 morts entre 1999 et 2003.
L’intervention militaire européenne Artémis sous commandement français entre mai et septembre 2003 avait mis fin au conflit mais pas au ressentiment entre Lendu, des cultivateurs, et Hema, des éleveurs.
Centrafrique : marche des déplacés, vol des véhicules des catholiques, menace du FPRC et de l’UPC, Bangassou est dans la tourmente.
Minusca-province-corbeaunews-3/” rel=”attachment wp-att-19538 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/03/patrouille-minusca-province-corbeaunews.–300×123.jpg” alt=”” width=”300″ height=”123″ />Patrouille des soldats de la Minusca.
Bangui, le 15 mars 2018.
Par : Francis Ndoumba, CNC.
Après la manifestation des déplacés musulmans et le vol spectaculaire de deux véhicules de la mission catholique, la ville de Bangassou fait face désormais à une possible attaque réelle de deux groupes armés qui s’approchent dangeuresement de la ville.
Même si l’un de deux véhicules tout terrain de la mission catholique braqués par les anti-Balaka a été restitué, le deuxième véhicule, de la marque Suziki, est toujours gardé par les assaillants. Ce qui a d’ailleurs poussé une partie des membres de la mission à quitter la ville ce mercredi 14 mars 2018 pour Bangui.
Entre temps, des combattants de deux factions de l’ex-coalition de la Séléka, le FPRC dirigé par Abdoulaye Hussein et l’UPCd’Ali Darassa sont signalés à quelques centaines de kilomètres de Bangassou ce mercredi 14 mars, poussant ainsi la Minusca à adopter une stratégie d’évacuation de la population au cas où la ville serait attaquée.
Cependant, le dispositif controversé adopté par la Minusca(Mission des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique) prévoit deux points focaux pour la mise à l’abri de la population en cas d’attaque. Le premier point focal dans la ville se trouve dans leur base de Tokoyo, tandis que le second se trouve à quelque 7 kilomètres du centre-ville, toujours au sein de leur État-major situé vers l’aérodrome.
Pour la population, ce dispositif, prévoit dans tout le cas que les habitants, qui se voient menacés, traversent la ville par leurs propres moyens avant d’atteindre un point focal, alors que la Minusca, quant à elle, se concentre peut être à protéger ses bases au lieu de combattre les ennemis, conclut-elle.
Par ailleurs, les rebelles de la Séléka, signalés vers Nzako pour le FPRC et proches de Guerekinda pour l’UPC, sont déterminés à progresser jusqu’à Bangassou pour, selon leur propre terme, libérer les déplacés musulmans de l’Église catholique coincée depuis près d’un an dans cette localité. Par contre, le lundi dernier, une marche de la paix a été organisée par les déplacés pour demander l’arrêt des hostilités dans leur ville.
Centrafrique : grosse connerie à la direction générale des examens et concours, la corruption bat son plein.
Centrafrique.com/19533-2/universite-de-bangui-img_14mars2018192830/” rel=”attachment wp-att-19535 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Université de Bangui.
Bangui, le 15 mar
Par : Anselme Mbata, CNC.
Décidément, rien ne va plus dans ce pays classé dernier au monde d’après l’indice du développement humain (IDH) défini par le programme des Nations unies pour le développement (PNUD). La corruption, le népotisme, le clientélisme et, etc. sont désormais érigés comme mode de gestion, et ce, dans pratiquement tous les services ministériels du pays. Le cas de la direction des examens et concours, qui échappe visiblement à tout contrôle, est encore plus patent que personne n’arrive à le croire.
En effet, selon une décision du ministère de l’Éducation nationale que personne n’arrive à lire la copie, sauf le personnel de la direction des examens et concours,désormais, les copies certifiées conformes du Brevet de collège et celles du baccalauréat établi en dehors de ladite direction ne sont plus valables.
Cependant, cette décision ministérielle, si elle existe vraiment, est tombée comme une bénédiction pour certains agents de cette direction, qui voient derrière un moyen légal et facile pour faire de l’argent.
Ainsi, depuis quelques mois, on ne cesse de compter le nombre croissant des victimes de cette mafia au cœur du système éducatif de la République centrafricaine.
Désormais, il faut non seulement débourser une petite fortune pour se faire contresigner ses diplômes, mais aussi fournir des efforts financiers importants pour les faire approuver comme des vrais diplômes.
D’après notre enquête, sur 100 diplômes présentés pour la légalisation au service des examens et concours (Baccalauréat ou Brevet du collège), 90 sont déclarés faux diplômes au grand dam des récipiendaires. Une surprise de taille pour ces derniers.
Ce phénomène des faux baccalauréats, qui prend de l’ampleur inquiétante dans le pays, commence à faire du remous au sein de la population qui n’apprécie guerre la façon dans laquelle ces diplômes sont vérifiés.
Récemment, un jeune centrafricain qui a eu son baccalauréat en 2001 et une maîtrise en sciences économiques à l’université de Bangui en 2006 s’est confronté à ce phénomène des faux baccalauréats, alors qu’il s’apprêtait pour déposer son dossier pour un emploi quelque part.
Le problème, d’après quelques victimes contactées par CNC, on leur a demandé 50 000 francs CFA en cash pour les faire approuver. Déjà, CNC recense environ 100 cas des vrais faux diplômes rejetés par la direction des examens et concours. Les victimes sont probablement plus nombreuses qu’on l’imagine.
Entre temps, certaines personnes, surtout les victimes de cette mafia, ont projeté une géante manifestation devant le ministère de l’éducation nationale dans les jours à venir afin de demander au gouvernement de revoir leurs fichiers des diplômes obtenus dans le pays.
Que le gouvernement ouvre ses yeux sur cette affaire bien salissante pour son image, a conclu un étudiant de l’Université de Bangui.
RDC : l’opposant en exil Katumbi se dote d’une “machine” à gagner la présidentielle.
Centrafrique.com/19527-2/moise-katumbi-lors-de-son-conclave-en-afrique-du-sud-img_13mars2018081005-2/” rel=”attachment wp-att-19528 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Moise Katumbi lors de son conclave en Afrique du sud.
Bangui, le 14 mars 2018.
Par : Ali Kanyemba, CNC.
L’opposant congolais en exil Moïse Katumbi Chapwe a pris de vitesse ses alliés de l’opposition en lançant lundi depuis l’Afrique du sud une “machine” à gagner l’élection présidentielle prévue le 23 décembre en République démocratique du Congo (RDC), où il a de nouveau annoncé son retour, pour juin cette fois-ci.
Katumbi, richissime homme d’affaires et ancien allié de poids du président Joseph Kabila, est sous le coup d’une condamnation à trois ans de prison prononcée en 2016. Un dossier qualifié de “mascarade” par les évêques catholiques congolais dans un rapport confidentiel, mais qui lui vaut de risquer la prison s’il pose un pied en RDC.
L’ex-gouverneur de la province du Katanga (sud-est) et président du club du TP Mazembe, l’unde des gloires du football africain, partage aujourd’hui sa vie entre la France, la Belgique, l’Afrique et les Etats-Unis, a-t-il expliqué lundi.
C’est en Afrique du sud, depuis un hôtel de la banlieue de Johannesburg, qu’il a réuni de samedi à lundi ses partisans pour lancer son parti, soutenu par une quinzaine de petites formations congolaises.
“Nous livrerons la bataille de l’alternance et nous la gagnerons”, a lancé M. Katumbi devant quelques centaines de partisans qui arboraient des fanions de la nouvelle formation représentant une poignée de mains.
“Ainsi nous avons décidé de mettre en place un mouvement politique dénommé +Ensemble pour le changement+”, a-t-il déclaré, affirmant que sa “plateforme politique devait gagner” toutes les élections présidentielle, législatives, provinciales et locales du 26 décembre 2018.
Il se présente comme le candidat de l’alternance au président Kabila, qui a plongé la RDC dans une grave crise politique en décidant de se maintenir au pouvoir au terme de son deuxième et dernier mandat le 20 décembre 2016.
Depuis ce coup de force, le calendrier électoral a été à plusieurs reprises modifié, avec des élections désormais fixées au 23 décembre 2018.
Kabila, arrivé au pouvoir après l’assassinat de son père Laurent Désiré en 2001, n’a pas déclaré publiquement qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat – ce que lui interdit la Constitution – provoquant de fortes tensions dans le pays, où des manifestations de l’opposition sont régulièrement réprimées dans le sang.
Jusqu’à présent, deux opposants ont fait acte de candidature pour la présidentielle de 2018, M. Katumbi et le député Martin Fayulu.
“Les Congolais ont beaucoup souffert à cause d’un individu”, a dit lundi M. Katumbi, en visant sans le citer Kabila. “On tue tous les jours”, a-t-il ajouté, assurant qu’une fois au pouvoir “le Congo ne sera plus jamais un sanctuaire pour les bandes armées”.
Interrogé par la presse, l’opposant en exil a promis de rentrer au pays d’ici juin, estimant que les fondements de sa condamnation étaient “imaginaires”.
“Je n’ai pas peur d’être arrêté”, a-t-il affirmé. “Au mois de juin, les candidats vont présenter leur candidature et je serai là pour présenter la mienne”, a-t-il assuré, reconnaissant par là le nouveau calendrier électoral qu’il avait dans un
premier temps refusé.
“Comme quoi nous avions raison. On a réussi à ramener tout le monde vers le calendrier électoral”, a commenté le ministre congolais de la Communication, Lambert Mende Omalanga, cité par le site Actualité.cd.
Le parti d’opposition traditionnel de l’UDPS ne fait pas partie de la nouvelle plateforme présentée lundi par Katumbi. Mais “tout ce que je fais, tout ce que fait Félix (Tshisekedi, fils du fondateur de l’UDPS Etienne Tshisekedi décédé en 2017), nous le faisons ensemble. Il y a des stratégies que l’on ne peut pas dévoiler pour l’instant”, a déclaré M. Katumbi.
A Kinshasa, l’UDPS explique que Félix Tshisekedi sera lui aussi candidat à la présidentielle quand il aura été désigné président du parti par le congrès qui doit se tenir en mars.
“Nous verrons plus tard comment régler le problème de la candidature de l’opposition. Mais personne n’a en ce moment le droit d’interdire qui que ce soit à annoncer sa candidature à la magistrature suprême”, avait commenté samedi M. Tshisekedi.
Le lancement de “Ensemble pour le changement” s’est fait dans une atmosphère houleuse, obligeant M. Katumbi à interrompre momentanément son discours et contraignant le service de sécurité à fermer à clé la salle de presse.
De jeunes Congolais ont notamment protesté avec virulence après s’être vu refuser l’accès à la salle où le parti était lancé publiquement. Des membres de la sécurité les ont expulsés manu militari. “On ne peut pas faire confiance à quelqu’un qui a été un temps avec le gouvernement en place”, a déclaré un jeune Congolais en exil.
Ndjamena / Tchad : échec de la journée ville-morte.
Centrafrique.com/19523-2/echec-journee-ville-morte-au-chad-img_13mars2018185458/” rel=”attachment wp-att-19524 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Échec de la journée ville-morte au Tchad.
Bangui, le 14 mars 2018.
CNC.
La journée « ville morte » pour protester contre les mesures antisociales du gouvernement, à l’appel de la société civile et de l’opposition, n’a pas été suivie lundi à N’Djamena où une grève paralyse le secteur public depuis fin janvier. Les principaux marchés de la capitale tchadienne ont connu la même affluence que d’habitude, le quartier des banques et des affaires en centre-ville a fonctionné normalement tout comme la circulation routière, a rapporté un journaliste de l’AFP.
En revanche, la grève du secteur public continue, avec des écoles fermées et des hôpitaux assurant un service minimum.
« Nous n’allons pas suivre les politiciens, nous aussi nous avons des enfants à nourrir », a estimé Mahamat Issa, la quarantaine, commerçant au marché central de N’Djamena.
« Les partis politiques ne se mettent jamais en première ligne et cherchent a récupérer les actions des autres. Qui va les suivre? « , abonde Jules Nestor, un enseignant en grève.
Le Tchad, auquel le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a réaffirmé son soutien dans la lutte contre le djihadisme durant une visite lundi, est en proie à des tensions sociales et politiques. Elles sont montées d’un cran depuis janvier, après la mise en place de nouvelles mesures d’austérité touchant principalement les fonctionnaires.
RDC: “Soit Kabila propose un dauphin, soit il laisse traîner et il restera au pouvoir”
Centrafrique.com/19519-2/moise-katumbi-lors-de-son-conclave-en-afrique-du-sud-img_13mars2018081005/” rel=”attachment wp-att-19520 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’opposant Moïse Katumbi lors de son conclave en Afrique du sud.
Bangui, le 14 mars 2018.
Par : Ghizlane Kounda.
En République démocratique du Congo, les partis politiques se mettent en ordre de marche, en vue des élections présidentielles, législatives et provinciales, prévues le 23 décembre prochain. Les partis ont jusqu’à la fin du mois de mars pour proposer d’éventuelles coalitions, avec à leur tête un candidat. Comment l’opposition s’organise-t-elle face à une majorité toute puissante ?
A ce stade, quatre noms émergent dans l’opposition. Quatre candidats déclarés ou sur le point de l’être.
Moïse Katumbi a choisi Johannesburg, en Afrique du sud, pour organiser son conclave et lancer son parti politique “Ensemble pour le changement”. Depuis hier, avec quelque 200 militants issus du G7 et de l’Alternance pour la République, il planche sur un projet de société. Moïse Katumbi est populaire, il a les moyens de financer une campagne forte. Le problème, c’est qu’il est en exil. Il ne peut pas rentrer en RDC, car il est poursuivi par la justice congolaise.
Félix Tshisekedi est candidat à la succession de son père Etienne Tshisekedi, au poste de Président de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Selon son entourage, il est donc candidat à l’élection présidentielle.
“77 y a un problème de visibilité, car ces derniers temps, Felix Tshisekedi paraissait comme le soutien de Moïse Katumbi. De plus, la candidature de Moïse Katumbi est portée par le G7, qui est une composante essentielle du Rassemblement de l’opposition, tandis que Felix Tshisekedi est à la tête de ce Rassemblement”, analyse Dieudonné Wamu Oyatambwe, politologue. ”Aura-t- on une opposition entre ces deux figures au sein du Rassemblement ? C’est problématique pour la mobilisation politique.”
Vital Kamerhe était arrivé troisième lors de la présidentielle de 2011. Il a annoncé une alliance entre son parti, l’Union des nationalistes congolais (UNC) et le Mouvement de libération du Congo (MLC), parti dirigé par Eve Bazaiba et créé par Jean-Pierre Bemba (condamné à 18 ans de détention par la CPI pour sa responsabilité dans les massacres en République centrafricaine).
Martin Fayulu. Lui, n’a jamais travaillé avec Joseph Kabila et pour cette raison, il a plutôt les faveurs de la jeunesse de Kinshasa.
”Aujourd’hui, l’opposition congolaise est très morcelée, constate Dieudonné
Wamu Oyatambwe. Conséquence, la population ne se retrouve plus dans ces
r
figures d’opposition. C’est pour cela que l’Eglise prend une place aussi importante. L ’opposition politique doit prendre conscience de ses responsabilités. Au lieu de former des coalitions et d’annoncer les candidatures, elle devrait s ’inquiéter d’abord du processus électoral. Tel qu’il est annoncé, il ne garantit ni la stabilité, ni la transparence.”
Un processus électoral incertain
Le pays entier sera-t-il prêt matériellement pour organiser ces trois scrutins le 23 décembre ? De nombreux observateurs en doutent.
La CENI, la Commission électorale nationale indépendante qui organise les scrutins, a la réputation d’être du côté de la majorité.
Ensuite, l’enrôlement des électeurs a été fait en RDC, mais il n’a pas commencé à l’étranger, au sein de la diaspora.
Les conditions sécuritaires, surtout dans l’Est du pays et dans le Kasaï ne sont pas réunies.
Et puis, le financement de ces élections peine à se mettre en place. Le budget est estimé à 365 millions d’euros. La communauté internationale a fait des promesses de dons, mais elle reste prudente, tant que le contexte politique n’est pas favorable. Ces derniers mois, trois manifestations ont été violemment réprimées. Les autorités ont tiré à balles réelles, faisant une quinzaine de morts. Sans compter les arrestations arbitraires et les coupures des médias.
Les Congolais veulent s’assurer que Joseph Kabila ne se représentera pas à l’élection présidentielle. La Constitution le lui interdit, son deuxième et dernier mandat ayant pris fin en décembre 2016, mais elle l’autorise à rester au pouvoir tant que son successeur n’est pas élu.
Il y a donc deux scénarios possibles, analyse Dieudonné Wamu Oyatambwe, “soit Joseph Kabila propose un dauphin à sa succession, soit il laisse traîner et il restera au pouvoir”.
Centrafrique : accident mortel devant la Socatel Bangui-Sica, le conducteur en cavale.
Centrafrique.com/19507-2/moto-accidentee-avenue-martyrs-socatel-img_13mars2018170952/” rel=”attachment wp-att-19515 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Moto accidentée sur l’avenue des martyrs devant le stade 20 000 places à Bangui. Photo : Anselme Mbata, CNC.Le Pick-up accidenté sur l’avenue des martyrs devant le stade 20 000 places. Photo : Anselme Mbata, CNC.
Bangui, le 14 mars 2018.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Deux morts et deux blessés graves, c’est le bilan provisoire d’un accident ce mardi devant le stade 20 000 places, impliquant un camion, un pick-up et une motocyclette.
Si la Centrafrique est connue pour son insécurité chronique à travers les activités criminelles des groupes armés sur son territoire, l’insécurité routière, qui tue plus que tout dans ce pays, semble être totalement oublié par les autorités centrafricaines.
Chaque jour qui passe, les Centrafricains ne cessent de perdre un ou plusieurs proches gratuitement parce que celui-ci, pour une raison quelconque, décide de prendre un moyen roulant de transport pour se rendre quelque part.
Le lundi dernier, on a enregistré deux morts sur l’avenue des martyrs dans un accident de circulation impliquant une moto et un camion-benne. Au même moment à Bouar, juste à la sortie de la ville sur l’axe Garouaboulaye, six personnes ont été grièvement blessées dans un autre accident de route survenu à seulement 7 kilomètres impliquant un véhicule de transport des marchandises conduit par un sujet camerounais. Cette fois, ce mardi 13 mars, la même scène s’est reproduite, sur cette même avenue des martyrs, cette fois devant le stade 20 000 place, impliquant un camion, un véhicule pick-up et une moto.
Selon les témoins de la scène, le camion, qui quitte le rond-point du monument des martyrs pour rejoindre l’avenue du même nom, s’avance lentement en direction de l’université de Bangui.
Pendant ce temps, un autre véhicule, du type pick-up de l’ONG médecin d’Afrique, suivait le camion aussi lentement derrière.
Bizarrement au niveau du stade 20 000 places face à la Socatel de Bangui-Sica, le pick-up décidé de dépasser le camion dans un couloir tout aussi réduit d’environ 4 mètres de large.
Pensant avoir une voie libre pour s’engager, le conducteur du pick-up accélère, et par malheur, se trouve nez à nez avec une moto en provenance de l’université de Bangui. Comme vous le devinez, le pick-up percute frontalement la moto qui transportait 3 personnes à bord.
Sous la force de l’impact, le pick-up quitte la voie publique pour se retrouver derrière un canal qui longe cette voie. De là, une autre personne a été fortement défoncée avant que le véhicule ne percute la clôture de la Socatel.
Entre temps, sur trois passagers de la moto, deux sont morts sur place, le troisième grièvement blessé.
Cependant, la quatrième personne défoncée derrière le canal est aussi grièvement blessée et transportée à l’hôpital.
Troublé, le conducteur du pick-up prend le large et disparaît de son côté dans la nature.
Les forces de l’ordre, appelées en urgence, sont arrivées sur le lieu de l’accident, mais commettent étrangement des gestes proches du voyoutisme.
Selon les témoins, le chauffeur du camion, qui n’a rien à voir avec le geste mortel du conducteur du pick-up, a été tabassé par les forces de l’ordre qui l’ont forcé à les suivre avec son camion au poste.
Des forces de l’ordre qui portent la main sur une victime de l’accident ? Du jamais vu dans le monde.
Les Centrafricains, de leur côté, se la demandent à quoi sert exactement ce gouvernement de Sarandji du moment où des dizaines des personnes perdent leur vie sur nos routes et qu’il garde le silence sans réagir pour prendre une mesure nécessaire afin de ralentir cet élan de mortalité ?