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Centrafrique : les Anti-Balaka occupent les rues de Bouar.

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Centrafrique : les Anti-Balaka occupent les rues de Bouar.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2809.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens dans une rue de Bouar le 14 septembre 2017. CopyrightCNC
Les miliciens dans une rue de Bouar le 14 septembre 2017. CopyrightCNC

 

 

Bouar, le 15 septembre 2017.

Par : Arsène Feigouto, CNC.

 

Après les menaces du groupe 3R du Camerounais Siddiki d’occuper la ville de Bouar, c’est le tour des miliciens Anti-Balaka de perturber fortement la tranquillité d’esprit des habitants de cette ville.

 

Depuis l’assassinat présumé du porte-parole des 3R par les miliciens Anti-Balaka, toute la région de la Nana-Mambéré semble plonger de nouveau dans une crise sécuritaire inquiétante.

Les rebelles des 3R, dans un souci de vengeance par rapport à la mort de l’un de leurs, menacent à plusieurs reprises d’envahir la grande ville de Bouar avec les communes environnantes. Telqu’,on les connaît, personne ne peut prendre à la légère cet ultimatum du 3R dans la région, y compris les autorités locales. Du coup, la population locale se prépare au pire si jamais les 3R décident réellement d’attaquer leur ville.

De l’autre côté, les miliciens Anti-Balaka, comme à l’accoutumée, se remettent en scène dans les rues de Bouar. Depuis quelques jours, on les voit partout avec leurs armes en mains. Sans le savoir, la présence partout de ces anti-balakas ne fait qu’alimenter la peur de la population civile.

Selon un Habitant de Bouar contacté par CNC, il n’y a pas vraiment de différence entre les Anti-Balaka et les autres groupes armés. Leur présence n’assure guerre personne, bien au contraire conclut cet habitant. Un conducteur du taxi-moto nous a aussi confirmé que ce sont les raquettes de la population civile par ces miliciens anti-balaka qui font remonter la colère des habitants de Bouar. Ils demandent tout le temps la contribution de guerre, selon leur propre terme, aux taxis-motos, a déploré ce conducteur de taxi.

Du côté des autorités préfectorales, c’est un silence complice qui domine.

Alors, on peut dire que les anti-balaka sont-elles devenues une force régulière pour se promener en toute quiétude avec leurs armes dans les rues ? Sont-ils capables de résister à la force de frappe des ennemis ?

Les réponses sont dans le passé de ce mouvement armé dont les éléments sont connus avec les tactiques du combat qui consistent à fuir au Premier coup de canon de l’adversaire.

 

Les Anti-Balaka dans une rue de Bouar le 14 septembre 2017. CopyrightCNC
Les Anti-Balaka dans une rue de Bouar le 14 septembre 2017. CopyrightCNC

 

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Centrafrique : gouvernement Sarandji 2, les ressortissants de la Sangha-Mbaéré ne décolérent pas.

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Centrafrique : gouvernement Sarandji 2, les ressortissants de la Sangha-Mbaéré ne décolérent pas.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2616.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les membres du Gouvernement Sarandji 1
Les membres du Gouvernement Sarandji 1

 

Communiqué de Presse
LA SCISSION D’UNE REPUBLIQUE

 

Les Centrafricains ne comprennent pas que la Scission de la République Centrafricaine est provoquée par les dirigeants de la République ?!…

  • Le cas palpable de la Sangha Mbaéré

 

Dans sa déclaration après les Élections Faustin Archange TOUADERA, disait qu’il est le Président de tous les Centrafricains.

Les ressortissants de la Sangha Mbaéré ne comprennent pas que dans les Gouvernements Sarandji 1 et 2 ils n’ont pas eu de représentants, voir même à la Primature, à la Présidence ni aux postes des Préfets ou Directeurs Généraux.

La Sangha Mbaéré est connue pour être le poumon économique de la RCA ; elle est la zone dite verte par l’ETIE ; la zone viable par son Diamant, par la pluralité des sociétés Forestières installées, tel que : jadis IFARCA, CAROMBOIS, EFBACA, SLOVENIA BOIS, SALCAPA, SESAM et aujourd’hui nous avons SEFCA, TIBERLAND, STBC et le groupe ROUGIER. Ces Entreprises polluent l’Environnement en barrant les cours d’eaux par des ponts de Chantiers et entrainant ainsi des Maladies et d’autres pertes de la Biodiversité.

Tous se résument par les droits et taxes qui sont versés par ses Sociétés Forestières à l’Etat pour supporter ses charges dont les autres Préfectures en bénéficient.

Fort de son poids économique le Pays se repose aujourd’hui sur cette préfecture, mais le Régime TOUADERA n’a aucune reconnaissance en vers ses ressortissants qui n’aspirent qu’à la Paix.

Aux derniers résultats des Elections présidentielles la Sangha Mbaéré avait renversé la tendance du côté du Président TOUADERA, ces résultats sont encore disponibles.

Pour qu’elle raisons le Président F.A.T, écarte t’il les ressortissants de la Sangha Mbaéré à la gestion de la chose publique ? Et pourtant cette préfecture regorge des Compétences dans plusieurs domaines.

Fort de ce qui précède nous demandons la confirmation de cette scission Fédérale dans la République et à tous les ressortissants de cette Préfecture de se joindre à nous pour aider le régime TOUADERA à bâtir cette Scission confirmée par les dernières Nominations.

 

Fait à LOPO, le 14, Septembre 2017

 

 

Le Coordonnateur

Thierry Cyprien M’PONDO

 

Centrafrique : Les étudiants et les Campusiens de l’Ecole Normale Superieur- ENS-dans la rue

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Centrafrique : Les étudiants et les Campusiens de l’Ecole Normale Superieur- ENS-dans la rue

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/Etudiant-ENS-en-grève-1.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Etudiant ENS en grève

 

Bangui, le 14 Septembre 2017.

Par : Anselme Mbata, CNC.

Ils sont une trentaine, tous des étudiantes, étudiants et campusiens de l’École Normale Supérieur-ENS- à barricader l’Avenue des Martyrs et à marcher jusqu’au monument des Martyrs pour montrer leurs ras-le-bol aux autorités du pays. En cause, la non-fourniture d’électricité dans le secteur touchant ainsi leur campus universitaire.

« Trop c’est trop. Nous sommes dans quel pays où les étudiants étudient dans le noir ? » S’exclament les grévistes en marchant sous escorte musclée de la police jusqu’au monument des Martyrs.

« Imaginez-vous, un mois sans électricité, comment voulez-vous qu’on étudie ? Non tout sauf ça. Si vous n’êtes pas conscient de l’avenir de vos enfants, vous démissionnez » a fait savoir au micro de CNC sous couvert de l’anonymat, un campusien gréviste de l’ENS.

Informé de la situation, le Premier ministre Mathieu Simplice Sarandji, un enseignant dans cette école est parti à la rencontre de ces grévistes et les intime l’ordre  à reprendre les classes « allez dans vos salles de cours, c’est un ordre » et d’ajouter que « ce n’est pas le désordre qui va avancer le pays et en plus, je ne suis pas informé de la situation malgré que je fais mes cours tous les lundis de 16 heures à 18 heures »

« Un mensonge grossier. Depuis un mois qui fait cours à l’ENS au-delà de 17 heures ? Bande des menteurs » réplique dans la foute un étudiant.

Rappelant que le Premier ministre Mathieu Simplice Sarandji, a suspendu ses cours à l’ENS et s’occupait de son maintien à son poste depuis plus d’un mois et compte les reprendre lundi prochain. D’ici là, pensent d’autres étudiants, une solution sera trouvée. « C’est un pays où on ne peut trouver solution à un problème que par la force »

Après la marche des leaders du Mouvement du 9 septembre à Paris exigent la démission du président Touadéra, les étudiants commencent à utiliser ce mot dans leur revendication.

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Centrafrique : Les Sociétés de téléphonie mobile de Centrafrique bouffent sur le dos de l’Etat et du peuple

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Centrafrique : Les Sociétés de téléphonie mobile de Centrafrique bouffent sur le dos de l’Etat et du peuple

 

 

Pylône

 

Bangui, le 14 septembre 17

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Certes, l’importance de leurs services pour le peuple Centrafricain n’est pas à nier. Ils ont accéléré le désenclavement du pays par les moyens de la téléphonie mobile qui permet de nos jours aux centrafricains de joindre rapidement des parents où qu’ils se trouvent sur le territoire national. Mais, leurs agissements vis-à-vis de l’Etat est vraiment déplorable à cause de leurs manquements graves à payer leurs fiscalités.

Ailleurs, c’est une seule société qui tient le monopole de la téléphonie mobile. Mais la Centrafrique a accepté ouvrir son marché à la concurrence, ce qui a permis à Télécel Centrafrique, Azur Centrafrique, Moov Centrafrique et Orange Centrafrique de s’installer un peu partout sur l’ensemble du territoire.

Malgré leur multitude, les affaires marchent parce que la poste Centrafricaine est amorphe depuis belle lurette ce qui a rendu très difficile les communications internes. En plus la dégradation quasi-totale de toutes les routes nationales et pistes rurales ne permettent plus un mouvement fluide de population qui puisse servir de relais de transmission ou d’échange rapide de nouvelles. Tout est accompli pour que les téléphonies mobiles soient le lobby des Centrafricains qui se sont battus pour qu’au moins une personne sur deux ait un téléphone portable.

Sur environ 5, ½ millions d’âmes, environ 3 million possèdent des téléphone mobiles, ce qui représente un très bon marché d’achat d’appareils téléphoniques. Qu’à cela ne tiennent, la communication nécessite le rechargement des crédits qui se fait à longueur de journée pour tous les réseaux existants. Qui dira d’entre ces sociétés ne pas se retrouver dans la vente des crédits de téléphone ? Personne n’osera lever ne fut-ce sont petit- doigt, ce qui veut dire que tout marche sur des roulettes pour toutes ces sociétés.

Mais d’où vient le fait de trainer les pas à satisfaire aux diverses taxes fiscales dues à l’Etat ? Est-ce vraiment par faiblesse de trésorerie que ces sociétés s’abstiennent de régler l’Etat à terme échu de sorte à cumuler des arriérés dont les paiements deviennent en quelque sorte une couleuvre à avaler ? Il y a de quoi à dénoncer de pareilles attitudes qui ne sont autres qu’une mesquine stratégie de couillonner l’Etat.

Tout ceci repose sur la faiblesse ou la sale et avide habitude d’envie d’argent que les cadres et agents des institutions financières centrafricaines cultivent. Au lieu de s’attacher à exécuter correctement les tâches de recouvrements qui leurs sont confiées, ces cadres et agents regardent d’abord leurs poches comme si les salaires qui leurs sont payés ne proviennent pas des recettes qu’eux-mêmes sont censés faire rentrer dans les caisses de l’Etat. Que de copinages, que de tripatouyages et d’égratinages sur tout ce qui doit aller à l’Etat. Résultat, tous les hauts cadres et responsables financiers de l’Etat sont dans les poches des DG de ces sociétés qui écument le pays et son peuple pour envoyer l’argent construire le chez eux au détriment de la Centrafrique pourtant en situation poste crise et dont les besoins de relèvement sont innombrables. L’exemple patent est qu’il a fallu un coup de force avec la fermeture forcée de certains services de ces sociétés pour les voir courir de gauche à droite et payer en partie leurs redevances à l’Etat. Est-ce l’attitude d’un bon opérateur économique que d’être forcé à obtempérer ?

La Centrafrique a besoin de gens sérieux, de sociétés sérieuses pour l’aider à se relever du très bas fond du trou où les récurrentes crises l’ont plongé. Tout cadre ou agent chargé de la question des recettes de l’Etat doit avoir en vue cette impérieuse nécessité pour se mettre résolument au travail et faire rentrer le maximum des recettes dues à l’Etat. Il y va de la vie de la nation et du peuple centrafricain.

Centrafrique : le Président Touadéra était-il sur le point de démissionner ?

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Centrafrique : le Président Touadéra était-il sur le point de démissionner ?

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2601.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra avec Charles Armel Doubane, Abdoul Karim MECKASSOUA et bien d'autres

 

Bangui, le 14 septembre 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Depuis plusieurs semaines sur les réseaux sociaux, des nombreuses voix, principalement celles des Centrafricains de la diaspora, appellent ouvertement à la démission immédiate du Président Touadéra de sa fonction du Chef de l’État. S’agit-il d’un véritable cri de détresse ou d’une comédie centrafricaine comme disaient les Touadérateurs ?

Il est vrai que le 9 septembre dernier, à première vue, on pourrait se joindre au comité du soutien du Président Faustin Archange TOUADÉRA pour dire que la manifestation de Paris des Centrafricains de France qui revendiquaient la démission de Touadéra est un échec total pour les organisateurs. Or en y voyant de plus près, on peut dire, avec recul, que cette manifestation est une véritable victoire pour les organisateurs.

Pourquoi ?

À l’origine, une seule personne s’agitait, puis deux et trois pour atteindre une dizaine des Centrafricains sur les réseaux sociaux qui demandent le départ sans condition du Président Touadéra de pouvoir pour incapacité notoire à occuper la fonction du Président de la République, mais aussi de haute trahison en raison de violation de son serment de protéger le peuple centrafricain.

Même si ce mouvement populaire était spontané et très mal organisé, il a sans doute fait trembler le pouvoir de Bangui. Pou preuve, le Président Faustin Archange TOUADÉRA, entouré de ses proches, suivait de près l’évolution et la structuration de ce mouvement sur les réseaux sociaux jusqu’au point où des émissaires ont été envoyés d’urgence sur Paris afin de stopper et paralyser la montée en puissance de ce mouvement dit  ” Mouvement du 9 septembre”.

Sur place à Bangui, des billets de banque ont été distribués aux jeunes désœuvrés dans différents quartiers notamment à Boy-Rabe dans l’objectif de les pousser à sortir dans les rues pour une marche pacifique tendant à soutenir le Président Touadéra.

Alors que sur les réseaux sociaux le mouvement populaire continue de prendre de l’ampleur, chacun cherche à décrypter chaque geste du Président Touadéra et de son ami Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji. Pour les uns, ce dernier s’apprêtait de démissionner, car selon eux la Tortue se sentait incapable face à l’ampleur des choses, tandis que les autres soupçonnaient des mouvements suspects des transactions bancaires qui laissent croire à une fuite imminente de l’équipe au pouvoir.

Alors, Faustin archange TOUADÉRA peut-il démissionner de sa fonction du Président de la République ?

Loin de décourager les plus optimistes partisans de ce mouvement parisien du 9 septembre. Il est d’emblée très important de souligner que la tortue de Damara surnommé par ses opposants « Baba-lango » en français « Papa dormeur » ne pourra jamais démissionner de sa fonction du Président de la République Centrafricaine.

Pourquoi ?

Comparé à ses prédécesseurs comme Michel Djotodia, Catherine Samba-Panza et David Dacko, le Président Touadéra dit la Tortue alias Baba-Lango présente aucun signe de pression populaire ou militaire sur son pouvoir qui pourrait le pousser à la démission. D’ailleurs, il n’a jamais dit dans son discours comme Djotodia ou Samba-Panza que la gestion du pouvoir public est difficile. Il préfère se murer dans son luxueux bureau et se moquer des pauvres victimes de ses oncles de l’UPC. Sans quelconque compassion envers les victimes, l’homme s’intéresse beaucoup plus à ses Affaires financières qu’à son peuple meurtri.

Horsmis l’assurance totale de finir son mandat de 5 ans, la Tortue de Damara se penche désormais à la prochaine présidentielle de 2021. Convaincue du rôle important de la Minusca lors de cette élection, la Tortue qui dit connaître déjà les pas de danse se livre à des stratagèmes peu orthodoxes avec le Patron de la Minusca.

Selon nos infos, ce Patron gabonais de la MINUSCA est devenu le beau-fils de la tortue depuis quelques mois. Quelle belle stratégie ?

En tout cas, la Tortue n’est pas prête pour une quelconque démission, bien au contraire on a encore du temps à  passer dans la BOUBOUROUZIE. Attendant de voir.

Copyright2017CNC.

Centrafrique : Touadérisme et hollandisme, deux frères siamois ?

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Centrafrique :  hollandisme et touadérisme, deux frères siamois ?

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_25941.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le President Faustin Archange TOUADÉRA
Le President Faustin Archange TOUADÉRA

 

 

 

Bangui, le 13 septembre 2017.

Par : Patrick BALEPOU, CNC.

 

Au-delà des critiques populaires pour ne pas dire populistes, souvent guidées par un fort ressentiment à l’égard de la politique du Président de la République, très peu sont ceux qui froidement ont cherché à analyser en profondeur les linéaments et l’architectonique qui sous-tendent la « doctrine Touadéra ». Pourtant, vu l’urgence du moment et la gravité de la situation, il nous paraît impératif de disposer d’un outil capable de circonscrire la praxis politique du Président de la République afin de pouvoir anticiper ses réactions dans le but de mieux prévenir les crises, les impasses et dérapages souvent meurtriers causés par ses options politiques, comme c’est malheureusement le cas depuis maintenant un an qu’il est à la tête de l’Etat centrafricain.

 

Ce profond travail d’analyse, nous nous proposons de le faire en plusieurs étapes pour donner une image plus proche de la réalité. Pour ce premier jet, nous n’irons pas dans les abysses de la pensée du « touadérisme » mais commencerons par mettre en lumière, en parallèle, en résonnance cette doctrine politique avec une autre avec laquelle, elle présente des similitudes plus que troublantes, en l’occurrence l’ « hollandisme ». Par hollandisme nous entendons, nous seulement la vision politique du Président français, François Hollande, mais également sa façon particulière d’exercer le pouvoir à la tête de l’Etat français durant son unique mandat courant de 2012 à 2017.

L’arrivée du Président Hollande au pouvoir, du point de vue des politologues, relève plus de la victoire par défaut que du triomphe d’une vision, d’un homme ou d’un système. Si les Français l’ont porté au pouvoir c’est plus par rejet de Nicolas Sarkozy que par adhésion à l’hollandisme. C’est ce même type vote de rejet et non d’adhésion, qui a eu cours en RCA lors de l’élection présidentielle de 2016 qui vit s’opposer au second tour Faustin Archange Touadéra, arrivée deuxième, et Anicet Georges Dologuélé, arrivée en tête. Ce dernier étant perçu par l’intelligentsia politique centrafricaine comme un épouvantail, un repoussoir absolu, ayant laissé un très mauvais souvenir dans la mémoire populaire.

 

C’est que « Monsieur 10% » comme on le surnomme jouit d’une très mauvaise réputation auprès de ses pairs qui se méfient tant de lui, le voyant comme le cheval de Troie des milieux affairistes et plus précisément de la clique dite des « métis ». Face à ce golem, les états-majors très vite mis en ébullition, voyant leur fin très proche, préférèrent de loin composer avec le challenger qu’avec lui, sans même se soucie de savoir si ce fameux challenger disposait de l’étoffe, de l’épaisseur, de l’envergure, du sang-froid et des épaules suffisamment larges pour diriger ce pays non pas failli, mais fantôme. Le plus important, pour ces caciques de la politique centrafricaine, étant de se débarrasser à tout prix de cette lèpre politique qu’était Dologuélé. Les populations centrafricaines, quant à elles, tellement déboussolées par la récente guerre civile encore si fraîche dans leurs têtes s’en sont alors complètement remises à ce choix, portant, et ce en accord avec le terrible principe de Peter, Faustin Archange Touadéra à la magistrature suprême avec un score soviétisant de presque 63%.

 

Aussi bien le hollandisme que le touadérisme, ont tous deux circonstanciellement bénéficié d’une confortable majorité présidentielle leur assurant à priori un soutien sans faille du pouvoir législatif pour le bon déroulement de leur feuille de route. D’un côté, pour immortaliser cette fusion des partis de gauche, l’on a ressorti le concept de la « Gauche Plurielle » ; de l’autre pour marquer le caractère exceptionnel de cette majorité, l’on a bricolé rapidement le principe d’ « Union Sacrée ». Mais très vite, le hollandisme par sa brutalité, son dogmatisme et son manque de gestion consensuelle du pouvoir, a précipité la chute de sa propre majorité présidentielle passant ainsi de la « Gauche Plurielle » à la « Gauche Plus Rien ». De même, comme un effet miroir, le touadérisme n’envisageant en aucun l’idée d’infléchir ne serait-ce qu’un peu sa politique et ne supportant par-dessus tout aucune critique, même constructive, contre sa façon de gérer le pouvoir et surtout la question sécuritaire, préoccupation principale des Centrafricains, créa assez rapidement les conditions de l’éclatement de sa propre majorité, passant alors de l’ « Union Sacrée » à l’ « Union Massacrée ». De ce fait, cela poussait naturellement à la fois Dologuélé, alors muet jusque-là, à jouer pleinement son rôle de farouche opposant, et pire encore, les soutiens de la première heure à prendre leur distance en quittant la majorité avec fracas. Alexandre N’guendet, président du RPR, ouvrant le bal des défections suivi de Nicolas Tiangaye, président CRPS, et Crépin Mboli-Goumba, président du PATRIE. Un peu comme le hollandisme contraint de voir les Verts, la Gauche de la Gauche et l’aile gauche du Parti Socialiste quitter le navire hollandien. Et dans les deux cas, les alliés objectifs d’hier qui ont très clairement contribué à la victoire du hollandisme et du touadérisme sont dorénavant vus comme les pire ennemis, non pas à combattre politiquement, mais à traquer voire à abattre.

Cette rupture avec le Législatif, le hollandisme la parfait en aggravant le conflit par une prise de bec avec le Président de l’Assemblée Nationale, Claude Bartolone, qui pourtant était l’un des fidèles soutiens de la doctrine hollandienne. La tension est alors à son comble. N’eût-été la très longue tradition républicaine de la France, le Président Touadéra aurait pu être exposé à un véritable coup d’Etat, comme c’est le cas dans ces nombreuses républiques bananières d’Europe de l’Est. Les députés dits « Frondeurs » soutenus par les nouveaux opposants (Verts, Gauche de la Gauche) et l’opposition historique (UMP, FN, etc.) s’engageant résolument à paralyser par tous les moyens la politique du Président Hollande. L’Exécutif intimidant le Législatif avec le passage en force qu’est 49-2 qui traumatise simultanément le Parlement et les Français. Le touadérisme à son tour, avec la maladresse qui lui est si consubstantielle, n’a pu s’éviter un conflit ouvert avec Abdou Karime Meckassoua, le Président de l’Assemblée Nationale, s’aliénant de facto le soutien de cette dernière dans sa politique et créant au passage une atmosphère détestable et délétère. Les présidents de la République et de l’Assemblée Nationale ne se parlant plus, refusant même de se croiser, L’Exécutif privant le Législatif de crédits de fonctionnement, les membres du gouvernement refusant de répondre devant la Représentation Nationale, le Législatif menaçant le gouvernement d’une motion de censure, à son tour l’Exécutif menaçant le Parlement de dissolution pure et simple. L’on en vient même aux invectives et voire au pugilat par personnes interposées entre les membres de l’Exécutif et du Législatif.

Des deux côtés, les têtes de pont du hollandisme et du touadérisme, ressortent affaiblis aux yeux du l’opinion publique. D’autant plus que leurs premiers ministres, pour l’un Emmanuel Valls, et pour l’autre Simplice Mathieu Sarandji, paraissent être les véritables chefs d’orchestres de la partie. La primature sous le hollandisme et le touadérisme à l’air de dicter sa loi à la Présidence de la République qui ne fait que subir les évènements. Le Président est alors vu comme un faible face à un premier ministre fort. Mais, dans le même temps, un tel premier ministre qui tant aime jouer de virilité indifféremment sous régime hollandien ou touadérien n’a aucun avenir politique hors du hollandisme ou du touadérisme. Les Valls et Sarandji sont, malgré eux, condamnés à ne faire les gros durs, à n’exister politiquement qu’à travers l’ombre des deux faibles qui les ont faits, et à qui ils veulent faire de l’ombre et jouer aux (faux ?) teigneux et aux (faux ?) gros bras.

La fracture, dans le hollandisme et le touadérisme, ne s’arrête pas au niveau des institutions étatiques mais s’étend jusqu’à la base, au peuple qui a légitimé leur accession au pouvoir. Ici ce sont la loi du travail dite loi El-Khomri, du nom de la ministre du travail, et la loi Taubira, du nom de la ministre de la justice et garde des sceaux, légalisant le mariage des sodomites et des gouines qui provoquent la rupture définitive entre la population française et le hollandisme. Rupture rendue visible par des contestations chevronnées, des manifestations monstres voire historiques vu l’ampleur de la « Manif’ Pour Tous » qui pousse plus d’un million de Français dans la rue pour dire non au mariage homosexuel, du jamais vu en France depuis le début de la Vème République. Ces contestations et manifestations sont très sévèrement réprimées par le hollandisme. Là en terre touadérienne, c’est misère économique aggravée par la question sécuritaire qui sont les éléments déclencheurs du divorce entre les 63% de Centrafricains ayant porté le touadérisme au pouvoir et le chef de fil de ladite doctrine. Cette scission se manifeste ici entre autres choses par des démonstrations de force de la société civile comme avec la « Journée ville morte » sauvagement réprimée dans le sang. Une horreur qui traumatise durablement les premiers soutiens et même l’épiscopat centrafricain qui s’en mêle pour essayer de faire baisser un peu la température mortifère par l’entrefait de Son Eminence le Cardinal Nzapalinga, alors archevêque de Bangui.

Les forces armées dites la « Grande Muette », se voit également contraintes de réagir face aux graves empiètements des deux doctrines sur leurs prérogatives et les conditions de vie et de travail des troupes. Pour la première fois dans l’Histoire de la Vème République Française, les chefs d’Etat-Major de toutes les armes (terre, air, marine), l’Amiral Denis Mercier (air), le Général Bertrand Ract-Madoux (terre) et l’Amiral Bernard Rogel soutenus, appuyés, excités par le chef d’Etat-Major des armées, le Général d’Armée Pierre de Villiers, menacent de démissionner collectivement. En Centrafrique, la question sensible du réarmement des forces armées centrafricaine (FACA) mine le moral des troupes et crée une défiance envers le touadérisme à qui ils reprochent de les sacrifier sur l’autel des forces onusiennes qui ne maîtrisent pas le pays. L’exaspération des hommes en tenue franchit un cap quand circule une information selon laquelle, le touadérisme ultra-méfiant envers les FACA, aurait envoyé en formation militaire accélérée à l’étranger, notamment en Israël, quelques centaines de civils Ngbaka-Mandja visiblement pour se constituer une garde prétorienne et écarter les FACA jugées touadéro-incomptatibles. Ces civils ngbaka-mandja seront aussitôt renvoyés en RCA après seulement une semaine. C’en est trop pour le Chef d’Etat-Major des armées centrafricaines, Ludovic Ngaïfé, généralement peu disert, qui sort de sa réserve pour monter publiquement au créneau. L’affaire fait grand bruit, le torchon brûle sévèrement entre les forces de défense et de sécurité et le touadérisme.

La sécurité étant le point faible partagé et par le hollandisme et le touadérisme. La France compte, sur son territoire national, une moyenne d’un attentat chaque semestre. Un niveau d’insécurité jamais atteint par les prédécesseurs du président Hollande, et ce même durant la période de la guerre d’Algérie. L’armée française étant déployée sur les cinq continents dans les principaux théâtres de guerre, que ce soit officiellement ou officieusement : Sahel, Libye, Somalie, Afghanistan, Centrafrique, Syrie, Yémen… Les soldats français tombent comme des mouches au Mali, en Centrafrique, en Somalie, en Libye, en Syrie… Une hécatombe. C’est le ras-le-bol. La psychose gagne les masses, le hollandisme décrète aussitôt l’état d’urgence sur l’ensemble du pays, muscle les lois anti-terroristes, lance un débat malsain sur la déchéance de nationalité qui divise définitivement la Nation. Du côté du touadérisme, la question sécuritaire est comme la pierre de Sisyphe, un fardeau dont on ne voit pas la fin. Les policiers centrafricains sont kidnappés par des groupes armés qui reçoivent de la part du touadérisme une récompense en monnaie sonnante. Le pays est à feu et à sang en coupes réglées entre des milices non-conventionnelles qui, profitant la faiblesse à la fois du touadérisme et de la MINUSCA, s’accaparent 80% du territoire en levant impôt, percevant taxe, créant des administrations parallèles et semant la mort partout sur leur passage dans les zones contrôlées. Jamais depuis l’indépendance, le pays n’avait connu une telle désagrégation. 14 préfectures sur 16 étant entre leurs mains, le touadérisme, qui ne veut que le dialogue avec des groupes armés qui, elles, ne veulent pas entendre parler de dialogue, tombe dans une logique de paranoïa permanente du coup d’état. Et ce qui devait arriver, arriva avec deux tentatives avortées de coup d’Etat que le touadérisme impute à Dologuélé et Meckassoua. Le pays est tétanisé.

En pareil cas le lâchage des pairs paraît inévitable. Le hollandisme se voit désavouer par le Président américain Barack Hussein Obama, le Premier Ministre britannique David Cameron et la Chancelière allemande Angela Merkel dans la gestion de la crise syrienne. L’Union Européenne refuse d’appuyer le hollandisme dans ses interventions militaires dans le Sahel et la Centrafrique. De son côté le touadérisme se voit rappeler à l’ordre par ses pairs de la CEEAC et de la CEMAC notamment les présidents Idriss Déby Itno, Denis Sassou Nguesso, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et José-Eduardo Dos Santos. L’Union Africaine à travers son président Alpha Condé et le Conseil de Sécurité des Nations Unies par la voix de Parfait Onyanga Anyanga, patron de la MINUSCA, ne sont pas en reste pour rabrouer copieuse le touadérisme et l’obliger à reprendre la main en terme de gestion de la question sécuritaire. Ici le lâchage est remarquable, pour ne pas dire complet. Là hollandisme et touadérisme riment avec isolement politique.

Le dogmatisme du hollandisme et du touadérisme conduisant obligatoirement à faire de la cécité une nécessité ; l’on voit alors qu’au lieu de faire face à ces difficultés respectives de la France et de la RCA, ce dont ni l’une ni l’autre des deux doctrines n’ignoraient l’existence avant l’accession à la magistrature suprême, hollandisme et touadérisme préfèrent se réfugier dans les excès de table et la boulimie libidinale. Les coups de fourchettes de François Hollande sont devenus légendaires comme ses nombreuses conquêtes féminines. Les vins fins, les jus sirupeux, les mets de chefs étoilés, les idylles amoureuses avec Julie Gayet, par exemple, se présentent comme les meilleures solutions que peut trouver le hollandisme pour oublier les conséquences désastreuses de ses propres choix politiques. En parallèle, les montagnes de gözö accompagnées de grillades de chèvre et d’une demi-bouteille de vinasse ne manquent pas de rythmer les matinées du touadérisme qui, après avoir achevé l’autre moitié de la bouteille du précieux jus de Bacchus et s’être empiffrer à 10h pétantes d’au moins dix mille francs de chouiya, termine la journée par le sport en chambre ou encore appelé ébats priapistes avec des « ma-filles » nichées dans tous les arrondissements de Bangui et qui ont pris l’habitude de l’appeler « Baba 10.000 ». La bombance et la jouissance en somme l’hédonisme voilà la réponse du hollandisme et du touadérisme à leurs déboires politiques. Mais ce n’est pas sans risque : pensons par exemple à l’hystérie du Triewerler brisant tout sur son passage au Palais de l’Elysée même d’uniques vases chinois datant du XVIIème siècle hérités de Louis XVI. Pensons aussi, au troisième mariage en catimini, célébré par le maire de Bégoua, pour le plaisir du touadérisme harcelé depuis des mois par dulcinée ; sans oublier le stress causé par les accès de jalousie des trois Premires Dames face aux multiples liaisons extra-conjugales du touadérisme qui, à en croire certains médias centrafricains, n’auraient pas épargné une certaine femme ministre du gouvernement. En résumé, entre les problèmes de la Nation et les frères siamois (hollandisme et touadérisme) il y a l’activation extrême du ventre et du bas-ventre ; seul moment où hollandisme et touadérisme sont à l’aise, comme des tortues dans l’eau.

C’est qu’hollandisme et touadérisme sont des doctrines politiques morphogènes qui modèlent, sculptent tout en rondeur le corps, le physique peu athlétique de ses thuriféraires. Malgré un régime draconien avant l’accession au pouvoir, le hollandisme ne put se départir de son esthétique rondouillard. L’on parla alors de « Flamby » pour désigner l’auteur du hollandisme, à l’image de cette gelée caramélisée, flasque et visqueuse, cauchemar des anorexiques. Du côté du touadérisme la mollesse, la lenteur propres à son porte-étendard le firent surnommer « kpi ti karako », à l’instar de cette pâte oléagineuse grasse, graisseuse, molle et qui fait tant le bonheur de l’obésité. On l’appelle également « täna », la tortue, qui brille par sa lenteur, tant ses prises de décision, surtout en période d’urgence, sont marquées par le sceau de la lenteur (quand ces décisions existent !). Des deux côtés, le même champ sémantique : viscosité, adiposité, mollesse, lenteur, rondeur.

L’on serait en droit de se demander si cette dernière remarque aurait joué un rôle sur les capacités oratoires du hollandisme et du touadérisme, car malgré le fait que les deux fondateurs de ces deux doctrines aient eu à assurer des cours magistraux à des hauts niveaux d’étude (surtout du côté du touadérisme qui prend naissance et se forme exclusivement dans le corps professoral), leur scansion horriblement saccadée en fait des handicapés communicationnels qui peinent à convaincre les foules. Leur patente difficulté à s’exprimer les place inévitablement loin derrière les tribuns. En un mot comme en dix, hollandisme et touadérisme expriment mal ou difficilement leurs idées. Dans le monde de la communication, ils sont comme des poissons hors de l’eau. Les limitations de leurs spin doctor, Robert Zarader pour l’un, Firmin Ngrébada pour l’autre, avec les concepts ratés de « président normal » pour le hollandisme et de « président humble » pour le touadérisme, y sont pour beaucoup dans cet échec patent.

A ce stade de notre réflexion, l’on pourrait se demander si le touadérisme serait condamné à vivre la même piteuse fin que son frère siamois, le hollandisme. Pour rappel, souvenons-nous que le Président François Hollande a été contraint de se retirer de la course à la présidentielle pour cause d’impopularité maximale. La perspective humiliante de ne réunir sur son nom de moins de 5% des suffrages l’ayant convaincu de renoncer à son projet d’un deuxième mandat. C’est fatalement ce qui attend le touadérisme, qui est déjà à bout de souffle au bout de seulement un an d’exercice du pouvoir. A la seule condition que le touadérisme face de l’anti-touadérisme en ouvrant la voie au dialogue et faisant preuve de fermeté avec les groupes armés. Mais pour faire une telle volte-face, il faudrait exercer en continu une pression extrême sur les fondements du touadérisme afin de le forcer à travailler contre-nature.

 

Guy-Florent BASMA

 

Bien à toi.

Centrafrique : Liste complète des membres du Gouvernement Sarandji 2

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Centrafrique : Liste complète des membres du Gouvernement Sarandji 2

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2616.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les membres du Gouvernement Sarandji 1
Photo de famille des membres du Gouvernement Sarandji 1

 

Bangui, le 12 Septembre 2017.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

DECRET N° l 7 . 324 PORTANT NOMINATION OU CONFIRMATION DES MEMBRES OU GOUVERNEMENT LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE, CHEF DE L’ETAT

Vu la Constitution de la République Centrafricaine du 30 mars 2016 ;

Vu te Décret n’16.0218 du 30 mars 2016, portant promulgation de la Constitution de la République Centrafricaine ;

Vu le Décret n’16.0221 du 02 avril 2016, portant nomination du Premier Ministre. Chef du Gouvernement;

Sur proposition du Premier ministre, Chef du Gouvernement

Le Chef de l’Etat, décrète :

Art.1: Sont nommées ou confirmées Membres du Gouvernement, les Personnalités dont les noms suivent:

  1. Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération: Monsieur Felix MOLOUA
  2. Ministre des Finances cl du Budget: Monsieur Henri Marie DONDRA
  3. Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger ; Monsieur Charles Armel DOUBANE
  4. Ministre de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée : Madame Marie Noelle KOYARA
  5. Ministre de la Justice, des Droits de l’Homme. Garde des Sceaux : Monsieur Flavien MBATA
  6. Ministre du Développement de l’Energie et des Ressources Hydrauliques : Monsieur Gotran Djono Ahaba
  7. Ministre de l’Administration du Territoire. De la Décentralisation et du Devéloppement Local : Monsieur Jean Serge BOKASSA
  8. Ministre des Mines et de la Géologie : Monsieur Léopold MBOLI FATRE
  9. Ministre des Transports et de l’Aviation Civile : Monsieur Théodore JOUSSO
  10. Ministre de l’Action Humanitaire et de la Réconciliation Nationale: Madame Virginie MBAlKOUA
  11. Ministre des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche : Monsieur Lambert MOUKOVE – LISSANE
  12. Ministre de la Communication et des Média : Monsieur Ange Maxime KAZAGUI
  13. Ministre de l’Intérieur chargé de la Sécurité Publique : Générale de Brigade Henri WA.NZET LINGUISSARA
  14. Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural : Monsieur Honoré FEIZOURE
  15. Ministre de l’Élevage et de la Santé Animale ; Monsieur Yérima Youssoufa MANDJO
  16. Ministre du Commerce et de l’Industrie: Monsieur Côme ASSANE
  17. Ministre des Postes et Télécommunications: Monsieur Justin GOURNA-ZACKO
  18. Ministre de l’Enseignement Primaire. Secondaire, Technique et de l’Alphabétisation : Moniteur Moukadas NOURE
  19. Ministre de l’Urbanisme, de la Ville et de l’Habitat : Moniteur Gaby Fancky LEFFA
  20. Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Protection Sociale : Monsieur Jean-Christophe NGUINZA
  21. Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Artii.anat et du Secteur Informel : Monsieur Bertrand TOUABOY
  22. Ministre de la Promotion de la Jeunesse et des Sports : Monsieur Sylver Simplice NGARSO
  23. Ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfant: Madame Aline Gisèle PANA
  24. Ministre de l’Enneigement Supérieur : Moniteur Jean-Jacques SAMZE
  25. Ministre de la Santé et de ta Population : Moniteur Pierre SOMSE
  26. Ministre des Travaux Publics et de l’Entretien Routier : Moniteur Ahamed SENOUSSI
  27. Ministre de la Recherche Scientifique et de l’Innovation Technologique : Madame Ginette AMARA
  28. Ministre de la Fonction Publique : Monsieur Jean-Louis OPALEGNA
  29. Ministre de la Modernisation de l’Administration et de l’Innovation du Service Public : Monsieur Nabla HAROUNE
  30. Ministre de l’Environnement du Développement Durable : Monsieur Thierry KAMACH
  31. Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement : Monsieur Jean – Alexandre DEDET
  32. Ministre des Arts, de la Culture et du Tourisme : Monsieur Jacob MOKPEM BIONLI
  33. Ministre Chargé des relations avec les Institutions de la République : Madame Eugénie Lucienne NGBONDO
  34. Ministre Délégué auprès du Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger chargé de la Francophonie et de Protocole d’Etat : Monsieur Chancel SEKODE NDEUGBAYI

Art.2: Le présent Décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires et qui prend effet à compter de la date de sa signature sera enregistré et publié au Journal Officiel

Faustin Archange TOUADERA et Simplice Mathieu SARANGJI

Centrafrique : Batangafo, des civils venant chercher refuge à l’hôpital se sont fait tirer dessus (MSF)

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Centrafrique : Batangafo,  des civils venant chercher refuge à l’hôpital se sont fait tirer dessus (MSF)

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2492.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le logo du msf

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU MSF

 

Bangui, le 12 septembre 2017

 

Sous tension depuis les affrontements du 29 juillet 2017, la ville de Batangafo a connu une nouvelle éruption de violences le jeudi 7 septembre, suite au meurtre d’un journalier travaillant pour une organisation humanitaire. La population civile et des ONGs internationales ont été délibérément attaquées pendant les combats, ce qui a poussé ces dernières à se retirer de la ville le samedi 9 septembre. Pour le moment, à Batangafo, seule MSF est présente pour assurer les urgences vitales.

« Des civils venant chercher refuge à l’hôpital se sont fait tirer dessus, parmi eux une adolescente de 15 ans morte sur le coup et une fillette de 5 ans. Ceci est totalement inacceptable, » dénonce Luz Linares, responsable MSF à Batangafo. « Ce weekend, nous avons pris en charge 13 blessés, dont trois sont morts des suites de leurs blessures. Nous avons également reçu le corps de deux personnes déjà décédées. Une maman et son enfant qui se trouvaient dans l’enceinte de l’hôpital au moment des tirs sont parmi les victimes, le petit de deux ans est malheureusement décédé. »

 

MSF condamne fermement ces attaques à l’encontre des populations civiles et des travailleurs humanitaires. Elle appelle toutes les parties au conflit à respecter les non-­‐ combattants et la mission médicale afin de pouvoir apporter des soins vitaux à ceux qui en ont le plus besoin.

CENTRAFRIQUE : FUREUR ET TERREUR

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CENTRAFRIQUE : FUREUR  ET  TERREUR

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2690.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Fuite des musulmans de Bangui

 

 

Bangui, le 12 septembre 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

COURAGE, FUYONS !

          La communauté internationale semble avoir scellé le sort tragique de la République Centrafricaine.  Ce ne sont pas seulement des bruits de bottes que lon entend, ce sont aussi les craquements dun territoire, dune nation, dune république que lon disloque. Malgré les cris de terreur dune population suppliciée qui montent de ce pays, malgré la cruauté des envahisseurs mercenaires qui semble navoir aucune limite, malgré les massacres continus dune population désarmée, désemparée et en errance, les autorités centrafricaines, leurs tuteurs et la communauté internationale semblent avoir choisi : « courage, fuyons !» ou « laissons faire… »

          Pourquoi la République Centrafricaine, depuis son indépendance, pèse-t-elle si peu aux yeux du monde ? Pourquoi la France, ancienne puissance coloniale, ayant signé des accords de défense avec ce pays, s’est-elle parjurée ? Les rebelles sont-ils vraiment si redoutables militairement ? On dirait que la cinquième puissance du monde et la communauté internationale ont cédé devant des bandits disparates et mal fagotés. Ils sont nombreux, les Centrafricains qui sinterrogent légitimement sur les connivences  secrètes des chancelleries avec les rebelles. Qui les soutient ? Qui les finance ? Qui leur fournit des armes ? La partition leur a-t-elle été promise sur lautel des matières premières ? Il faut cesser de mentir aux Centrafricains qui ne sont pas dupes.

          Quant au gouvernement, chaque jour nous apporte la preuve de son incompétence. Il faut donc le changer. Le président Touadera, en tergiversant sur un remaniement nécessaire, risque une crise politique grave. Comment peut-on  accepter que l’autorité du président et du gouvernement s’arrête aux frontières de la capitale, puisque, pratiquement, le reste du pays lui échappe ? Sommes-nous à l’aube du surgissement de deux Républiques en R.C.A. : au centre et à l’est, la « publique Islamique  du Logone »,  comme en rêve le mercenaire nigérien Ali Darass, au sud et à l’ouest, la République Centrafricaine ? Deux entités risquent-elles de surgir aux yeux et à la barbe des Centrafricains désarmés et tétanisés ?

          Comme toujours, le peuple centrafricain est absent des palabres. Comme toujours, après s’être livrés à des danses du ventre cyniques et indécentes pour séduire les électeurs, les politiciens, incorrigibles, ont investi le Palais de la Renaissance dès la fin des élections. En prédateurs invétérés, ils ont anéanti l’autorité du président Touadera et lont pris en otage, afin dassouvir leur appétence irrépressible à l’argent et les projets, impérialistes et néocoloniaux, de leurs commanditaires et tuteurs étrangers. Depuis laccession du pays à l’indépendance, ses élites et ses politiciens creusent un puits. Ils ont atteint le fond mais continuent inlassablement à creuser. Ils vont sy noyer, en entraînant le peuple avec eux.

 

NOUVEAU GOUVERNEMENT ET NOUVELLE POLITIQUE AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD.

          Tous les jours, les Centrafricains et leur pays se rapprochent dangereusement du précipice. Ce ne sont pas des prédictions doracles et de pythies, cest la réalité. Elle est implacable. Avant quil ne soit trop tard, il faut prendre conscience des périls, initier, avec détermination, une nouvelle politique et former un gouvernement de combat, composé, à parité, d’hommes et de femmes patriotes, choisis sur des critères de compétences, en dehors de toute considération tribale, clanique, oligarchique ou amicale. Ce gouvernement aura un carnet de route précis : protection de la population, défense de l’intégrité du territoire, recherche de la paix (SIRIRI) et de la réconciliation nationale.

          Il est impératif quil ne subisse plus les diktats de la Minusca et des forces internationales. Il doit, au contraire, rappeler à la France le respect des accords de défense signés à la veille de l’indépendance.

 La République Centrafricaine nayant pas les moyens, ni économiques, ni militaires, de défendre ses populations et ses frontières, la France doit laider à le faire. Tous les jours, le nombre des suppliciés et la cohorte des villages incendiés, des lieux de cultes chrétiens profanés, notamment à Bria, à Bangassou et à Bambari, ne cessent de croître. Les populations fuient leurs villages pour se réfugier dans les pays limitrophes, laissant souvent derrière elle une enfance en perdition.

RUPTURE  AVEC  LE PASSE

          Le président Touadera doit réagir. Il doit, surtout, montrer son autorité, mettre en œuvre une politique de combat, associer les citoyens à la recherche de la paix (SIRIRI) et de la réconciliation. Le Forum de Bangui, nous disait- on, avait entendu les souhaits du peuple. Depuis, semble t-il, les désirs de la population nont pas eu un début de mise en œuvre. Dans son adresse au pays à la suite de sa confortable élection, le président Touadera avait suscité un immense espoir, celui de voir la rupture avec un passé calamiteux, un passé d’injustices sociales, de prévarications et d’impunités.

          Malheureusement, on est obligé de constater que les mêmes handicaps sévissent toujours. Que les mêmes prévaricateurs manigancent au gouvernement et à la Présidence de la République. Une pléthore de conseillers comporte en son sein des calculateurs, des comploteurs et des assoiffés de biens mal acquis. Il ne faut pas attendre de ces conseillers -là la moindre conscience patriotique. Il nest pas impossible, dailleurs, que certains travaillent au sein du pouvoir pour la Séléka, afin dassurer leurs arrières.   

         Il ne faudrait surtout pas que les liens de trente ans entre le Premier Ministre et le Président de la République freinent un remaniement nécessaire de Gouvernement.  Rappelons-nous quen politique, les amis, cest comme le miel qui attire les abeilles, qui disparaissent dés que le pot est vide. Autrement dit, méfions-nous de nos amis.

 

                                                                                                                        JOSEPH  AKOUISSONNE

                                                                                                                                              (11 septembre 2017)

 

 

Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

 

 

 

Centrafrique : Opérationnalisation de l’Initiative de l’Union africaine pour la paix

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Centrafrique : Opérationnalisation de l’Initiative de l’Union africaine pour la paix

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2790.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Réunion de paix union africaine  en Centrafrique

 

 

Bangui, le 12 septembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Ce lundi 11 septembre 2017, la première réunion du panel des facilitateurs de la mise en œuvre de cette Feuille de route s’est ouverte à Bangui. Jean Claude Ngakosso, Ministre des Affaires Etrangères et de la coopération de la République du Congo a présidé l’ouverture en présence Acen El Lebath, Représentant spécial du Président de la Commission de l’Union africaine. C’était à l’initiative de la Commission de l’Union africaine que cette Feuille de route a été signée, le 17 juillet dernier à Libreville au Gabon.

« Cette réunion de Bangui est un rendez-vous de départ. La République centrafricaine est heureuse d’accueillir toutes ces délégations à son chevet. Avant-hier, hier, aujourd’hui et demain, vous avez été à nos côtés et vous serez à nos côtés », ainsi a déclaré Charles Armel Doubane, Ministre centrafricain des Affaires étrangères pour souhaiter la bienvenue aux participants. Et d’ajouter « aujourd’hui, nous devons jeter les bases d’une initiative mutuellement conçue, portée et qui sera appliquée mutuellement pour ramener, je l’espère, définitivement la paix en République centrafricaine. Cette initiative pour les Centrafricains, les Africains et la communauté internationale est la dernière initiative pour créer les conditions d’une accalmie durable devant déboucher forcément sur la paix dont dépendent la relance, le relèvement, puis le développement de la République centrafricaine ».

Pour le Ministre Congolais des Affaires étrangères, Jean Claude Ngakosso, cette première réunion du panel des facilitateurs marque l’opérationnalisation de la Feuille de route sur l’initiative pour la promotion de la paix et la réconciliation en RCA. C’est pour lui, « l’occasion d’identifier les paramètres à retenir pour l’encadrement du processus de dialogue, à travers l’agenda présenté dans la Feuille de route. Elle devait conduire à la recherche des solutions durables pour une réconciliation des cœurs et des esprits de toutes les filles et de tous les fils de ce beau pays ».

Ngakosso a par ailleurs indiqué que « cette initiative que porte l’Afrique au plus profond de ses entrailles est un espoir pour la République centrafricaine que nous chérissons tous dans nos cœur, et l’espoir que ce pays frère retrouvera la paix et la sécurité. Les scènes de violences qui causent de lourdes pertes parmi les populations civiles, qui sont la cause de déplacements massifs aggravant par ricochet, une situation humanitaire déjà alarmante ». Même constat d’amertume fait par le Ministre Armel Doubane : « Que des pleurs, que des larmes, il est maintenant temps de les sécher pour redonner à nos compatriotes et à tous ceux qui ont désiré de vivre en Centrafrique d’avoir la paix et la quiétude ».

Notons au passage que ce panel des facilitateurs qui va suivre les parties prenantes centrafricaines dans leurs efforts de réconciliation est un maillon essentiel du dispositif mis en place par l’Union africaine, la Communauté des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), la Conférence internationale sur la région des grands lacs (CIRGL) et quatre Etats de l’Afrique centrale engagés dans ce processus, à savoir l’Angola, le Congo, le Gabon et le Tchad. A en croire le Ministre congolais des Affaires étrangères, sa mission vise premièrement à convoquer les réunions avec les parties prenantes et à modérer les discussions ; deuxièmement, à faciliter la recherche de consensus et de compromis entre les parties centrafricaines ; à faire observer les principes directeurs édictés dans la feuille de route, en vue de favoriser un climat de paix entre les parties centrafricaines.

Selon Jean Claude Ngakosso, il y a eu trop de théories autour des solutions de sortie de crise durable en RCA et qu’il est désormais temps de passer à l’action, car dit il « les seules bonnes intensions ayant révélé leurs limites, nous devons passer à l’action sans plus attendre, sans tergiverser. La paix n’a pas de prix. Mais la paix est totalement une exigence ».

S’adressant aux participants à cette première réunion, le Ministre congolais leur lance un appel à plus de sérieux pour sortir des bonne pistes et recommandations dont la mise en œuvre permettra le retour durable à la paix et à la sécurité en Centrafrique. « A vous chers collègues membres du panel, je vous demande la cohésion, l’unité, la probité morale, la neutralité, un engagement sans faille et à toute épreuve, car ce n’est pas un engagement facile, et surtout la persévérance, car il n’y a pas d’alternative à la paix ».

Rappelons que cette initiative est qualifiée d’ « intégrée », c’est-à-dire qui prend en compte les recommandations des toutes les autres précédentes initiatives telles que l’Accord de Brazzaville, le Forum national de Bangui, l’Accord de Sant-Egidio.

Centrafrique : 6 jeunes de Bocaranga assassinés par des Séléka.

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Centrafrique : 6 jeunes de Bocaranga assassinés par des Séléka.

 

 

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Bangui, le 10 septembre 2017.

Par : Anselme Mata, CNC.

 

Comme si les milliers des morts causés par les violences aveugles qu’a connus le pays depuis 2013 ne suffisaient pas, les groupes armés ne semblent plus laisser une chance pour un retour au calme dans le pays.

 

Chaque jour qui passe, si ce ne sont pas les séléka qui tuent nos pauvres parents, ce sont les Anti-Balaka qui les remplacent dans ce jeu macabre. Avant-hier c’était la ville de Bangassou, hier c’est le tour de bria et aujourd’hui on vient d’apprendre que la région de Bouar qui serait menacée par les agitations des rebelles des 3R qui voudraient se venger de l’assassinat de leur porte-parole.

Loin de ces agitations, on vient d’apprendre aussi que six jeunes de Bocaranga en partance pour Mbaïboume ont été pris en otage puis décapités par les rebelles sanguinaires de la séléka dans la commune de Bang.

Selon une source locale proche des victimes, ils étaient capturés alors qu’ils se rendaient à la frontière du Cameroun pour leur approvisionnement.

 

Pourquoi un tel acte odieux ?

Difficile de comprendre comment un être humain pourrait agir de la sorte si ce n’est pas de la folie. Si les victimes combattaient dans un groupe armé, on allait imaginer une explication. Mais un groupe des paisibles citoyens dans lequel on y trouve des commerçants et les conducteurs des taxis-motos pour ne pas dire «  des chercher à manger », la nouvelle de leur assassinat ne fait que raviver le foyer de tension déjà perceptible dans la région.

À quelques kilomètres plus à l’ouest de la ville frontalière de Bang où ces six jeunes ont été sauvagement assassinés, un autre groupe rebelle s’apprête à prendre d’assaut la commune de niem Yélewa. Il menace aussi d’attaquer la grande ville de Bouar si les Anti-Balaka n’arrêtaient pas de les harceler militairement.

Un désordre qui s’ajoute à d’autres désordres de Bria et de Bangassou, on peut penser que le pays prêt de s’en sortir. Compter sur la Ninusca revient sûrement à fuir d’affronter en face les vrais problèmes de ce pays.

Le problème c’est nous, la solution viendra que de nous. Si ce n’est pas par dialogue, le recours à la force conventionnelle serait presque inévitable contre ces criminels notoires.

À bon entendeur, salut!

 

Copyright2017CNC.

Centrafrique : Depuis Bangui, les soutiens de Touadera font échec à une manifestation à Paris

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Centrafrique : Depuis Bangui, les soutiens de Touadera font échec à une manifestation à Paris

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2784.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Image des manifestants de Paris demandant la démission du Président Touadéra
Image des manifestants de Paris demandant la démission du Président Touadéra

 

 

Bangui, le 11 septembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Le samedi 9 septembre dernier a été proclamé comme la date fatidique de la première manifestation grandeur nature à Paris en France pour demander la démission du Professeur mathématicien Faustin Archange Touadera à la tête du pays. Cette annonce de la diaspora s’est butée contre une résistance plutôt au niveau national : Le Comité de soutien au Chef de l’Etat riposte et menace dans une déclaration signée de son Porte-parole Blaise Didacien Kossimatchi – déclaration largement relayée dans les médias. Au finish, la menace des soutiens de Touadera a fini par avoir raison de la manifestation de Paris – véritable échec cuisant. Quatre personnes ont répondu à l’appel à la Place de la République française.

Les mauvaises langues diraient quelle mouche a piqué les initiateurs de cette manifestation qui n’a finalement accouché que d’un souris ? « C’est du jamais vu sur cette célèbre Place de la République française », commentent nos confrères de ‘’Le Défi’’ qui expliquent que quatre (4) manifestants se sont retrouvés à l’appel d’une frange de leaders centrafricains de la diaspora pour demander le départ de Touadera. Ce qui naturellement, n’était pas une mauvaise chose en soi, étant donné que quelques griefs ont sous-tendu cet appel à mobilisation. Il est du rôle de la diaspora de contribuer et de participer à la vie nationale de leur pays, tant sur le plan politique, économique, social, humanitaire…

Seulement, dans le cas d’espèce, c’est un appel à la démission d’un Chef de l’Etat élu qui est sur la table à Paris. Ils étaient quatre manifestants comme l’on pouvait apercevoir sur la toile depuis hier, mais entre leurs mains, des banderoles sur lesquels quelques griefs ont été lisibles : ‘’Y’en a marre, Touadera démissionne’’ ; ‘’Touadera, quand on n’est pas capable, on dégage’’ ; ‘’Touadera, tu as choisi les diamants de sang contre la sécurité de tes compatriotes’’.

Jusque-là, nulle part, l’on note une appréciation des organisateurs de cette manifestation du 9 septembre. Par contre, beaucoup s’accordent à dire que c’est un échec cuisant. Nos confrères de ‘’Le Défis’’ qui se sont intéressés au dossier ont caricaturé en indiquant que même l’actuel Député de Mala, Jean-Pierre Mara, un habitué de cette Place de la République française arrivait à faire un rassemblement de 16 personnes. Notre source ajoute que l’une des organisateurs de la manifestation a été aperçue plutôt, à la même heure du mouvement, à la conférence de presse de Noel K Tshiani Muadiamvita, Haut fonctionnaire à la Banque mondiale et Candidat à l’élection présidentielle de la République démocratique du Congo… dans le quartier du Pont de l’Alma à Paris.

Notons que quelques jours seulement après l’annonce de ladite manifestation de Paris, le Comité de soutien de Touadera dans sa traditionnelle agressivité a fait une fracassante déclaration pour non seulement condamner une telle initiative, mais aussi de mettre en garde ses organisateurs. « Ces compatriotes qui sont d’ailleurs connus pour leur aigreur vis-à-vis du pouvoir en place sont sans nul doute l’instrument d’une machine de déstabilisation bien connue. Le sit-in auquel ils appellent n’est autre qu’une manœuvre orchestrée et bien planifiée après l’échec de la tentative de prise de pouvoir par la force de leurs mentors Dologuélé et Meckassoua », peut-on lire entre les lignes de la déclaration des soutiens du Chef de l’Etat. Et de poursuivre, « Nous avons beaucoup de respect pour la diaspora centrafricaine, la vraie diaspora qui travaille pour la restauration de l’unité nationale et la réconciliation de notre peuple meurtri. Alors nous mettons en garde ces agitateurs qui, du côté de la Seine, ignorent totalement la souffrance de notre peuple et croient pouvoir l’instrumentaliser pour une cause perdue d’avance ».

Même si la raison de l’échec de la manifestation est d’ordre organisationnel, logistique, managérial ou autres, le moins qu’on puisse dire est que la frappe des Soutiens de Touadera est de nature à mettre en péril un quelconque plan qui viserait la déstabilisation de leur patron. D’ailleurs, ce n’est pas la première fois qu’ils (les Soutiens du Président) ont fait échouer, ce qu’ils aperçoivent comme tentatives de déstabilisation du régime en place.

Beaucoup sont des Centrafricains qui gardent encore en mémoire le rocambolesque feuilleton de putsch manque préparé par le chef de fil de l’opposition en la personne de l’Honorable Anicet Georges Dologuélé dénoncé par le capitaine Joachim Kokaté et récupéré par le Comité de soutien.

Il n’y a pas longtemps, c’est au tour du Président de l’Assemblée nationale d’être dans la ligne de mire du même Comité de soutien, puisque, selon ce comité, des mercenaires tchadiens arrêtés par les services de la Police auraient avoué être à la solde de Meckassoua pour tuer le Président de la République, afin qu’il dévonienne Président en tant que Dauphin constitutionnel.

Se fichant de la crispation de l’atmosphère politique et de la crise institutionnelle qu’il pourrait y avoir comme conséquences de ses actions, le Comité de soutien du Chef de l’Etat va jusqu’à chercher des poux sur le crane nu des leaders politiques de l’opposition, les indexant parfois d’être les têtes pensantes des regains de tensions dans le pays.

De toutes les manières, les initiateurs de la manifestation de Paris n’ont pas su à qui ils ont affaire. D’ailleurs, à la dernière nouvelle, semblerait-il que les meneurs de ladite marche seraient dans la ligne de mire des membres du comité de soutien de Touadera qui sont présentement en France.

Notons qu’à la dernière nouvelle également, une des organisateurs principaux de la manifestation de Paris aurait annoncé plutôt un report du mouvement. On ne sait en quelle date se tiendra-t-il.

Centrafrique : L’annonce d’un remaniement gouvernemental fait un drôle d’effet parmi les membres de l’actuel gouvernement.

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Centrafrique : L’annonce d’un remaniement gouvernemental fait un drôle d’effet parmi les membres de l’actuel gouvernement.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2601.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra avec Charles Armel Doubane, Abdoul Karim MECKASSOUA et bien d'autres

 

Bangui, le 11 septembre 17

Par : Patrick BALEPOU, contributeur du CNC,

 

On n’aura pas besoin de loupe ou de microscope pour observer la fièvre et la nervosité chez pratiquement tous les ministres du gouvernement SMS en ce moment. Et pour cause, le Chef de l’Etat aurait eu la maladresse d’annoncer un remaniement gouvernement dans les tous prochains jours.

Considérable retard à l’arrivée dans leurs bureaux si ne sont carrément de l’absence notoire. Empilage des parapheurs non traités depuis des jours si ce n’est des semaines. Mauvaise humeur dans les relations avec les Dircab et les autres proches collaborateurs si ce n’est isolement total par le refus catégorique de recevoir qui que ce soit… Voilà le lot des faits qui sont entrés et alimentent le comportement des ministres en ce moment et après l’annonce par le Président de la République d’un éventuel remaniement ministériel. Si ces faits se font moins sentir chez les cadres fonctionnaires qui sont nommés ministres, cela n’est pas le cas surtout chez ceux-là qui se gaussent être de la diaspora et qui n’ont présenté autres choses que leurs beaux visages aux sourires de drague-girls pour séduire et être admis parmi les ministres capables. Ils usent en ce moment de tous les moyens possibles pour se maintenir dans le sphère alors qu’ils ne le méritent aucunement à cause de leurs incapacités à mieux comprendre et exécuter correctement les feuilles de route du gouvernement qui leur sont attribuées.

L’annonce du prochain remaniement a semé une zone de turbulence parmi les ministres qui ne cessent de s’agiter en tous sens. Des messes de minuit aux courses chez les charlatans en passant bien sûr par l’exercice de certains rituels insolites tels que l’enterrement vivant d’animaux sacrés, en particulier le mouton ont resurgi et les routes des différentes régions de la Lobaye, zone réputée très favorables à ces pratiques sont inondées. Ce phénomène qu’on ne peut maîtriser fait ostensiblement le bonheur de certains coursiers qui se disent spécialistes de ce trafic. Ils n’hésitent pas à recommander des charlatans de leur choix qu’ils présentent toujours comme le meilleurs des meilleurs tout en demandant d’importantes sommes qu’ils empochent habituellement la grosse part promettant aux charlatans de leur amener un solde conséquent si l’affaire marche et que leur poulain est retenu ou renommé à la tête d’un important département. Ce faisant, tout le monde se leurre car, désormais, les membres du gouvernement ont une obligation, celle du résultat.

Résultat oblige. Et de surcroit, des journaux en lignes comme Corbeau News Centrafrique ont mis en place un système d’évaluation par le peuple de ses ministres dont les résultats sont trimestriellement publiés en ligne, ce qui a permis au monde entier de savoir, même si la personnalité n’est pas bien connue, qui est qui, qui fait quoi, et qui vaut quoi. Ce système a permis à certains ministre de prendre conscience de leurs lacune de sorte à les perfectionner, mais à d’autres, ceux-là qui pensent qu’ils sont arrivés là parce qu’ils ont leur couverture atomique inébranlables, ont pris comme de la blague, mais, sans se le cacher, c’est une blague qui en vaut la peine car la mise en place du futur gouvernement en tiendra compte.

Alors, chers ministres, cessons ces coups de fièvre inutile. Gardons le calme et la sérénité. Etre ministre n’est pas une propriété bâtie. Même une propriété bâtie peut changer de main par un acte de vente ou de cession. A bon entendeur, salut.

 

 

Centrafrique : Quand les honorables députés se livrent à du commerce illégal : une véritable honte.

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Centrafrique : Quand les honorables députés se livrent à du commerce illégal : une véritable honte.

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2787.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Assemblée Nationale Centrafricaine
Assemblée Nationale Centrafricaine

 

 

Bangui, le 11 septembre 17

Par : Bertrand YEKOUA CNC,

 

Il s’appelle Thierry Vackat. Il est député de Mongoumba dans la Lobaye. Il est pris la main dans les sacs, et ce sont des sacs de sucre. 400 sacs de 50 kgs importés frauduleusement de la RD Congo.

Tellement rigolo, personne n’oserait en croire vu la personnalité et le rôle combien important du fraudeur en sa qualité de producteur des lois dont certainement des lois anti-fraude.

Comment la nouvelle est venue à jour ? C’est grâce à la Brigade d’Intervention Mixte (BIM), composée d’éléments de la douane, de la gendarmerie nationale et des Faca instituée pour agir sous la tutelle de la Sucaf, unique société agrée pour la fabrication ou l’importation du sucre en Centrafrique.

Cette brigade a réussi à mettre la main sur in container plein de sucre destiné à l’honorable Thierry vackat pour quel usage, on ne sait. Une fois interpelé, le député de se défendre en ces termes : « c’est un don d’une collègue député de la RD Congo du nom Annie Mabunza » mais il y’a aucun document régulier qui mentionne ce don. Ce qui a de plus en plus intrigué cette brigade qui a décidé de maintenir le stock afin de voir clair dans cette situation.

De source proche du cabinet de transit illicite de ce député implanté à Mongoumba, ce n’est pas la première fois qu’il fait importer frauduleusement du sucre qu’il vend aux musulmans de sa circonscription qui les revendent à leur tour. Il aurait même réquisitionné des boutiques à des musulmans qu’il a transformé de facto comme gérant pour lui évacuer le sucre qu’il fait venir de la RD Congo sans autorisation ni papiers lui autorisant ce commerce. Le ministère du commerce étant saisi s’est mêlé de l’investigation en cours mais qui piétine parce que, le député Vackat se gausse de son immunité de député de la nation ce qui empêcherait qu’il soit ester en justice.

Voilà la Centrafrique et ses députés. Se battre contre tous vents et marrées. Devenir quelqu’un, mais pas au service de la nation, mais asservir la nation à son service. C’est ainsi que le Centrafricain décide contribuer au relèvement du pays qui est la proue de la bataille actuelle. Comment admettre que des faits aussi gravissimes soient acceptés par le collège des députés si ce n’est eux tous qui sont plongés, et moins de temps après leurs élections ? C’est un problème généralisé et délicat puisque les députés se disent intouchables à cause de leur immunité qui les autorise à tout faire même à l’encontre des lois que eux-mêmes votent.

C’est ici qu’il y a lieu de jeter des fleurs à ces braves fils du pays qui bravent les intouchables pour n’exercer que le métier pour lequel ils se sont engagés. Le ministère du commerce devra également penser à une loi qui interdit à des personnalités de premier rang du pays d’exercer le commerce sur le territoire national. C’est eux, pour la plupart des cas, qui ne se soumettent pas aux règlements qui régissent le fonctionnement de certaines institutions du pays au mépris des agents et cadres chargés de les faire respecter.

Le cas de Vackat témoigne à suffisance le manque d’étude de moralité de ceux-là qui deviennent des députés. Beaucoup, comme lui-même d’ailleurs, sont des repris de justice (Vackat est encore recherché par la justice française pour des faits qui lui sont reprochés et devant l’amené en tôle. Il a fui pour revenir en Centrafrique et devenir député. Même en Centrafrique il a été impliqué dans une affaire de vol de diamants entre les mains d’un Coréen qu’il a dupé). La douane doit sérieusement contrôler les activités de Vackat qui est récemment soupçonné d’être l’agent recruteur de mercenaires zaïrois pour le compte d’un groupe en quête d’un coup d’Etat. Il est capable de faire venir des armes cachées dans des poudres de sucre.

La fausseté, surtout au haut niveau du pays tue le pays. Ouvrons l’œil et faisons très attentions aux loups qui se cachent sous la peau de l’agneau. A bon entendeur salut.

 

 

 

 

 

 

Centrafrique : Les mercenaires d’Ali Daras poursuivent allègrement leur carnage dans le Mbomou et le Haut Mbomou.

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Centrafrique : Les mercenaires d’Ali Daras poursuivent allègrement leur carnage dans le Mbomou et le Haut Mbomou.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2255.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Image guerre de Bangassou.

 

 

Bangui, le 11 septembre 2017

Par : Herman THEMONA CNC,

 

Le dernier fait en date est l’égorgement et le découpage en mini morceau de Rémy Lengo Koumbobacko, agent pisteur du Compte d’Affectation Spéciale pour le Développement Forestier (CADF), en service dans la sous-préfecture de Djéma.

 

D’après le récit de notre confrère Albert- Stanislas Koumbobacko, journaliste et chroniqueur sportif à Radio Centrafrique à la retraite, frère ainé du défunt, qui a reçu la nouvelle peu de temps après, les faits se sont déroulés le 24 août dernier lorsque Rémy Lengo Koumbobacko a quitté Djéma à bycyclette, parcourir environ 130 Kms pour venir à Zémio chercher son salaire. Il aurait parcouru déjà 80 Km avant de tomber sur des malfrats peulhs avec leurs troupeaux. Ils se sont saisi de cet père de famille qui a eu le malheur d’être habillé en tenu militaire et portant une vielle arme mozaire presque inutilisable. Après l’avoir sauvagement égorgé, ils l’ont charcuté et rendu en mini morceaux qu’ils ont entassés et laissés aux abords de la route. Grâce à des passants le lendemain du drame, des villageois de la contrée que le malheureux Lengo Koumbobacko aura une laconique sépulture.

Loin d’être un fait divers, cet assassinat qui en est un de plus dénote clairement le récurrent et gravissime problème d’insécurité totale sur l’ensemble du territoire centrafricain envahi complètement par des peuls mercenaires importés du Niger, Nigéria, Mali et autres pays du sahel et qui sont réputés très dangereux, sans pitié, sans loi ni foi à l’égard des populations riveraines des régions où ils transhument. Ces faits sont à plusieurs reprises dénoncés auprès des nouvelles autorités centrafricaines qui y sont toujours restées sourds et muets comme si la vie des compatriotes qui subissent ces assassinats sauvages ne les concerne pas.

Il est vrai que le DDRR est la stratégie viable de pacification du territoire national. Mais il vise des groupes armés qui sont identifiés à travers leurs principaux responsables déjà connu et sensibilisés pour la cause. Est-ce cette stratégie suffisante pour enrayer la grave menace pour la sécurité, la libre circulation des populations sur l’ensemble du territoire national que représente la transhumance armée ?

L’incursion massive de mercenaires et peulhs étrangers en Centrafrique est un dangereux phénomène au quel si l’on ne fait pas attention, le pays va être englouti dans un lac de sang que sont décidés à épancher ces brutes et barbares peulhs venus d’ailleurs et qui prend pour cible toute la population centrafricaine ainsi que les autres peulhs originaires de Centrafrique également traités sans aucun égard humain.

Le gouvernement doit faire très attention à ce nouveau phénomène dévastateur qu’est la transhumance armée. Seuls nos FACA peuvent efficacement faire face à de tels phénomènes qui dépassent les efforts des éléments sou-disant  autodéfenses qui, par la force des choses se constituent un peu partout dans l’arrière-pays pour parer à toute éventualité et qui malheureusement, sont obligés d’affronter à la fois les sinistres mercenaires  armés et la Minusca impuissante.

 

Centrafrique : infiltration de Bangui par des mercenaires, trois personnes arrêtées à Boali par des gendarmes.

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Centrafrique : infiltration de Bangui par des mercenaires, trois personnes arrêtées à Boali par des gendarmes.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2718.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les miliciens Anti-Balaka de Bambari.
Les miliciens Anti-Balaka de Bambari.

 

 

Bangui, le 9 septembre 2017.

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Si des rumeurs persistantes du coup d’État contre le régime du Professeur Faustin archange TOUADÉRA soulève beaucoup d’inquiétudes dans le pays, l’arrestation de trois hommes armés il y’a une semaine à Boali ne fait que renforcer cette inquiétude palpable des Centrafricains.

 

Le vendredi dernier aux environs de 20 heures à la Section des Recherches et d’Investigation (SRI) de Bangui, l’une de nos équipes a assisté par hasard au transfèrement de trois hommes arrêtés dans la localité de Boali à quelques95 kilomètres de la capitale.

 

Que s’est-il passé ?

D’après les Premiers éléments de l’enquête recueillis sur place par nos journalistes, les trois hommes, arrêtés il y’a une semaine sur la coline de  Kassango à la sortie de la ville de Boali sur l’axe de Bangui, étaient armés de AK47 dissimulées dans leurs blouses.

Ce qui est étonnant, embarqué sur une seule moto à destination de Bangui, ces trois complices ont réussi à déjouer tous les contrôles de sécurité mis en place à Boali pour se retrouver sur la descente de Kassango. Ce qui est sûr, les premiers éléments de l’enquête n’ont pas permis d’établir avec certitude le lieu de provenance de ces bandits, encore moins de leur intention une fois arrivée à la destination.

 

S’agit-il des mercenaires ou des braqueurs ?

Si les trois hommes armés continuent de tergiverser dans leur déclaration aux enquêteurs, la piste des braqueurs est tout de même privilégiée pour l’heure. Par contre selon l’un des enquêteurs contactés par CNC, d’autre piste comme celle des mercenaires ou des petits trafiquants locaux d’armes est aussi envisagée.

Selon la première déclaration de l’un des présumés malfaiteurs, il se dit élève dans un lycée. La question est désormais de savoir dans quel lycée fréquente-t-il. Pourquoi retrouve-t-il parmi ces deux hommes ? Quel est exactement son rôle dans ce groupe ? Est-il recruté avec les deux autres pour préparer quelque chose à Bangui ?

En tout cas c’est à l’enquête de déterminer le rôle de chacun et leur objectif principal si jamais ils n’étaient pas capturés.

Alors qu’on vient d’apprendre que la justice centrafricaine se prépare à lancer un mandat d’arrêt international contre l’opposant Anicet Georges Dologuélé pour tentative de déstabilisations du régime de Bangui, cette nouvelle de l’arrestation des hommes armés à la porte de Bangui ne rassure guerre personne, encore moins les investisseurs qui comptent venir s’implanter en RCA.

Pour l’heure, seule la justice pourrait éclairer les Centrafricains sur les différentes Affaires du putsch en préparation qui polluent l’atmosphère politique du pays ces derniers mois.

 

 

Copyright2017CNC.

CENTRAFRIQUE : QUAND LE SORT DU POUVOIR DE BANGUI DÉPEND D’UNE MANIFESTATION PACIFIQUE PLACE DE LA RÉPUBLIQUE À PARIS.

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CENTRAFRIQUE : QUAND LE SORT DU POUVOIR DE BANGUI DÉPEND D’UNE MANIFESTATION PACIFIQUE PLACE DE LA RÉPUBLIQUE À PARIS.           

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2505.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Bernard Selemby Doudou. Auteur de l'article.
Bernard Selemby Doudou. Auteur de l’article.

 

Bangui, le 9 septembre 2017.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

Après avoir soutenu l’actuel Président de la République aux élections présidentielles de 2015, un groupe de frondeurs bien identifié a projeté une manifestation pacifique à la célèbre place de la République à Paris. Cette première manifestation est autorisée par la préfecture de police de Paris et sera encadrée par les forces de l’ordre. Ce rassemblement qui a l’air d’une manifestation comme toute autre fait l’objet d’intenses polémiques sur les réseaux sociaux entre les “pour” et les “contre”. L’objectif de cette manifestation vise à réclamer la démission prématurée du President de la République démocratiquement élu au suffrage universel direct, et éventuellement la mise en place d’une nouvelle transition dirigée par des militaires. Selon les organisateurs, l’inertie, les errances, le saupoudrage d’efforts, le manque d’efficacité et de finesse des nouvelles autorités face aux innombrables massacres de la population légitimerait une telle démarche. Ainsi, le citoyen lambda qui ne comprend pas ce que cache cette manifestation s’interroge : C’est quoi une manifestation contre un régime ? S’agit-il d’un droit ou d’un acte contraire aux principes fondamentaux du droit ? Dans un État de droit, les citoyens n’ont-ils pas le droit de réclamer la démission d’un Président de la République ? Élu démocratiquement ou pas, les centrafricains n’ont-ils pas le droit de penser ou de faire ce qu’ils veulent ? Pourquoi vilipender ou traiter du nom de tous oiseaux les organisateurs de cette manifestation jusqu’à descendre dans les affaires de culottes qui relèvent de la vie privée ? Mais pourquoi le pouvoir de Bangui redoute tant cette manifestation de Paris ? Pourquoi toutes ces mobilisations et campagnes de sensibilisation visant à empêcher la bonne tenue de cette rencontre ? S’agit-il de la guerre des enveloppes provenant du pouvoir et/ou de l’opposition ? De quelle nouvelle transition militaire parle t-on ? Ce pays doit-il évoluer de transition en transition ? Des avatars qui ne maîtrisent pas les rouages de la politique ni le fonctionnement juridique d’un État s’invitent dans l’arène pour amuser la galerie en piétinant les aspirations du peuple. La place de la République à Paris deviendra ce jour la capitale centrafricaine, le baromètre ou le centre névralgique où se décidera le sort du locataire du palais de la renaissance. Nous tenons à rappeler que la manifestation par définition est une réunion organisée dans un lieu public ou sur la voie publique en vue d’exprimer une cause collective. Il s’agit d’un droit fondamental reconnu et protégé par la loi. Il est indispensable à la liberté d’expression et la revendication des droits. L’exercice de ce droit est corroboré par l’article 10 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui dispose :” nul ne peut être inquiété pour ses opinions même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi”.L’unique condition d’une manifestation est sa déclaration préalable en vue d’une autorisation. En dépit des dispositions de cet article et eu égard aux agitations des fanatiques du pouvoir de Bangui, on se demande si ce genre de manifestation pacifique pouvait avoir lieu sur la terre centrafricaine. Dès lors que la manifestation n’est pas interdite, il devient un droit. L’appel à la démission du President de la République n’entérinera pas la démission effective de celui-ci au lendemain de la manifestation mais cela peut servir comme un moyen de pression pour contraindre le pouvoir à se réveiller de son long sommeil. Nous crayons fort bien que dans les jours à venir, les organisateurs de la manifestation et leurs différents soutiens soient accusés d’être des opposants, de fossoyeurs de la République et même de préparation de coup d’état. Alors de quelle manière pouvons-nous contribuer positivement au relèvement de notre chère patrie ? Quand vous pensez la même chose que le pouvoir, vous êtes un quémandeur de postes et si vous réfléchissez autrement que le pouvoir, vous êtes un opposant. Mais à quel moment on est citoyen avec un droit de porter un regard critique sur notre pays ? Cela n’est-il pas un raccourci ? Depuis leur avènement à la magistrature suprême, des propositions de sortie de crise inondent les réseaux sociaux. Ont-ils tenu compte ? Une lecture préliminaire et sélective permet de remplir les poubelles de propositions contraires aux leurs. En conséquence de ce qui précède et nonobstant les innombrables errements du pouvoir, nous nous inscrivons en faux et marquons notre farouche opposition à toute démarche ou initiative visant la démission du President de la République car cela nous fera perdre nos acquis et avancées démocratiques et les efforts de nos partenaires au développement seront trahis. Cela s’apparentera à un retour à la case départ. Certes, les choses n’évoluent pas comme souhaitées c’est à dire ne répondent pas aux attentes de la population mais la voie principale pour se débarrasser d’un President élu reste les échéances électorales. À la fin de son mandat, le professeur qui a l’habitude d’évaluer ses élèves, sera aussi évalué et noté par le peuple. Au chapitre de propositions qui finira certainement sa course dans la poubelle, la plus plausible reste la cohabitation c’est à dire un nouveau gouvernement dirigé par un membre de l’opposition démocratique avec la particularité de l’entrée au gouvernement des représentants des groupes armés et non les leaders sur qui pèsent des infractions qui relèvent de la Cour pénale spéciale. Ne maîtrisant pas le jeu de la France, de l’ONU et de la communauté internationale, l’usage de la force contre les groupes armés est suicidaire car cela devrait se faire au moment où le nombre des groupes armés était maîtrisable avec peu de préfectures occupées. Aujourd’hui, on assiste à une prolifération de groupes armés, d’autres sont en gestation avec quatorze préfectures occupées sur seize. Cette option conduira systématiquement à l’embrasement total du pays avec le risque que notre nation soit rayée de la carte de l’Afrique. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c’est moi.

 

Paris le 08 septembre 2017.

Centrafrique : Les factions adverses de la séléka aile FPRC embrasent la ville de Bria

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Centrafrique : Les factions adverses de la séléka aile FPRC embrasent la ville de Bria

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/Rebelles-de-la-séléka–e1498758506284.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Rebelles de la séléka

 

Bangui, le 9 septembre 2017

Par : Patrick BALEPOU, contributeur du CNC,

 

Depuis 5 jours environs, Bria vit que sous les cripitements des armes séléka. On dénonce malheureusement des pertes en vies humaines et des massifs déplacements de la pauvre population civile.

Qui d’Azor Kalité et d’Issène Abdoulaye aura-t-il le dessus ? La question se posera toujours sans aucune réponse exacte tant les crépitements des armes de guerre que ces deux frères d’hier et ennemis aujourd’hui ne s’affrontent pas directement sur le champ de bataille mais utilisent des sbires qui s’entretuent inutilement alors que les deux chefs sont restés à l’écart en train de se communiquer fraternellement afin de décider du sort des chantiers les plus juteux à se partager.

Pourquoi, les éléments de la séléka qui étaient hier ensemble, ne peuvent-ils pas comprendre qu’il ne sert plus à rien de continuer à s’agiter comme le cadavre d’un serpent dont la tête est déjà tranchée ? nous ne sommes plus à la période de la rébellion séléka. Mais bien entendu en période poste électorale avec des nouvelles autorités à la tête du pays et le pays ne peut pas être divisé avec plusieurs entités pour le gérer. L’heure est maintenant à la restauration de l’autorité de l’Etat.

D’ailleurs ‘entretuant entre eux, est-ce que ces fractions de la sélaka savent-elles que le DDRR a déjà commencé et que tout mouvement dont les responsables ont adhéré au processus est condamné à déposer les armes ? Voilà qui dit une fois de plus que la séléka n’est pas un mouvement politique. C’est un groupe de bandits de grands chemins dont le sens de la recherche avide du contrôle des richesses minières du pays leur est enclenché par des mercenaires étrangers qui les ont assez longtemps manipulés. Azor Kalité est un gola de Birao tout comme Abdolaye Issène. Quielle bêtise que de se rentrer dedans et au lieu de se battre contre les mercenaires tchadiens de Norrédine Adame qui écument le centre-est du pays et particulièrement la zone de Bria réputée détenir les diamants de meilleur carras ?

 

Puisque c’est une bataille interne entre des bourreaux d’hier, on ne peut s’empêcher de penser que le sang qu’ils ont versé innocemment hier s’est retourné contre eux pour qu’ils s’entretuent eux-mêmes. Dieu n’est pas con. Il venge le sang des innocents. C’est ce que nous observons aujourd’hui dans la bataille entre séléka à Bria.

Centrafrique : la Minusca dénonce la création annoncée d’un nouveau groupe armé, le Rassemblement des Républicains.

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Centrafrique : la Minusca dénonce la création annoncée  d’un nouveau groupe armé, le Rassemblement des Républicains.

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2754.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Porte-Paroles de la Minusca. Credits photo : Éric Ngaba, CopyrightCNC.
Les Porte-Paroles de la Minusca. Credits photo : Éric Ngaba, CopyrightCNC.

 

 

Bangui 8 septembre 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

La Mission onusienne en Centrafrique, Minusca, dénonce au cours de la conférence de presse le mercredi dernier, la création annoncée d’un nouveau groupe armé dans le pays. Ce nouveau groupe armé vient compléter la liste des 14 groupes armés, au moment où la plupart de ces groupes rebelles prennent part depuis fin août 2017, à une opération-pilote du Désarmement Démobilisation et Réinsertion (DDR).  

« La Minusca a appris avec préoccupation l’annonce de la naissance d’un mouvement baptisé Rassemblement des Républicains. La Minusca rejette d’ores et déjà toute voie qui mènerait vers plus de violence. La solution à la crise passe par le dialogue”, a déclaré le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro.

 Le porte-parole de la mission onusienne en Centrafrique a indiqué que les groupes armés doivent « cesser les hostilités, s’engager de bonne foi dans le Programme National du DDRR établi par le Président de la République et parvenir à un accord global de paix, dans le cadre de la feuille de route de l’Union africaine (UA) et de la communauté Sant’Egidio, sous le leadership des autorités ».

Le porte-parole a par ailleurs mis en garde contre les pressions exercées par des groupes armés, notamment dans le nord-ouest de la Centrafrique, sur des religieux.

«Les responsables religieux, les plateformes religieuses ont un rôle important à jouer dans la promotion du vivre-ensemble et de la cohésion sociale dans les communautés”, a-t-il précisé.

Vladimir Monteiro est revenu sur l’appui de la MINUSCA et des partenaires de la Centrafrique au programme de restauration de l’autorité de l’Etat, réaffirmé mercredi par le Représentant spécial du Secrétaire Général, Parfait Onanga-Anyanga, lors d’un atelier durant la semaine encours à Bangui.

Selon lui, le Représentant spécial a souligné l’« urgence à se mobiliser pour la restauration de l’autorité et du fonctionnement de l’Etat. Le défi est sans doute de taille mais les enjeux sont si importants pour que tous les efforts nécessaires doivent être mobilisés pour y arriver. »

Monteiro a également annoncé l’arrivée à Bangui, en début de semaine, du nouveau Représentant spécial adjoint du Secrétaire Général, Kenneth Gluck, pour assumer ses fonctions.

 

 

Centrafrique: le Comité de soutien à Touadera dénonce les agissements d’un groupuscule de la diaspora appelant à la démission

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Centrafrique: le Comité de soutien à Touadera dénonce les agissements d’un groupuscule de la diaspora appelant à la démission

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/06/IMG_2282.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Touaderateurs Nguerepayo, Vondo et Kossimatchi au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bangui le 29 juin 2017. Crédits Éric Ngaba. CopyrightCNC.
Les Touaderateurs Nguerepayo, Vondo et Kossimatchi au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Bangui le 29 juin 2017. Crédits Éric Ngaba. CopyrightCNC.

 

 

Bangui 7 septembre 2017.

Par Eric NGABA, CNC

Ces derniers temps sur les réseaux sociaux, un groupuscule de la diaspora centrafricain a appelé à la démission du Chef de l’Etat Faustin Archange Touadera du pouvoir. A cet effet, le Comité de soutien au président Touadera a dans une déclaration dénoncé ce qu’il a qualifié des agitations des gens connus pour leur aigreur vis-à-vis du pouvoir en place.

L’affaire d’un appel à la démission du président Touadera par une frange des Centrafricains vivant à l’extérieur du pays continue de défrayer la chronique. Tout est parti de l’appel d’un groupuscule de la diaspora qui appelle à un rassemblement à la place de la République en France afin d’exiger la démission du chef de l’Etat centrafricain.

Sans laisser passer inaperçu cette action qualifiée de déstabilisation, le Comité de soutien à Touadera a fait une déclaration pour fustiger ces agitations tout en citant nommément les auteurs.

« Nous assistons à des agissements notamment sur les réseaux sociaux d’un groupe d’agitateurs en mal de pouvoir avec comme chef de file les nommés Henri Grothe, Salomon Kotro, Abakar Sabone et autres qui n’ont rien trouvé que de demander la démission du Chef de l’Etat, le professeur Faustin Archange Touadera », a déclaré le porte-parole du le Comité de soutien à Touadera, Didatien Kossimatchi.

Pour le Comité de soutien à Touadera, il faut laisser la latitude au peuple centrafricain de décider par le suffrage le bilan du Chef de l’Etat au lieu de s’adonner aux actions de déstabilisation du pays.

« Ces lunatiques ignorent totalement le fonctionnement d’un Etat de droit qui veut que lorsque le peuple à librement choisi son dirigeant, il n’y a que ce peuple qui à la fin de son mandat aura cette tâche d’apprécier son bilan en lui accordant son suffrage ou à travers un vote sanction », a renchérit le porte-parole du Comité de soutien.

Du point de vue du dudit comité, le Seat-in auquel ils appellent n’est autre «qu’une manœuvre orchestrée et bien planifiée après l’échec de la tentative de prise de pouvoir par la force de leurs mentors Dologuelé et Meckassoua ».

Par ailleurs, le Comité de soutien à Touadera met en garde ces agitateurs et souligne que la vielle recette qui consiste à s’agiter à l’approche d’un changement de gouvernement pour espérer un hypothétique poste ministériel est dépassée. Toutefois, le Comité de soutien à Touadera demande aux auteurs de cette action de revenir à la raison pour apporter leur contribution à l’œuvre de la reconstruction nationale.

« Quel Centrafricain est-il prêt à soutenir une démarche aussi suicidaire et vouée à l’échec ? Nous avons beaucoup de respect pour la diaspora centrafricaine, la vraie diaspora qui travaille pour la restauration de l’unité nationale et la réconciliation de notre peuple meurtri », a-t-il ajouté.

En outre, le Comité de soutien à Touadera a déclaré avoir saisi la justice centrafricaine pour qu’une action forte soit menée.

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CENTRAFRIQUE : LES REBELLES ET LE DDRR, UN OUTIL DE PAIX ET DE RÉCONCILIATION MALMENÉ

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CENTRAFRIQUE : LES REBELLES ET LE DDRR, UN OUTIL DE PAIX ET DE RÉCONCILIATION  MALMENÉ

 

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Les Anti-Balaka à Bangui

 

Bangui, le 7 septembre 2017.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

DOUBLE JEU

Depuis l’institution de cet outil de paix(SIRIRI) et de réconciliation nationale mis en place par le président Touadera, les rebelles n’ont cessé de biaiser, de tenir un double langage, de fanfaronner en affichant leur mépris. Ils se sont livrés à des manœuvres grossières pour s’absoudre de tous leurs crimes, montrant ainsi que la paix n’est pas leur première préoccupation.    

Mais, face aux violences perpétrées sur les populations centrafricaines, comment pourrait-on enterrer, sans aucune autre forme de procès, les crimes contre l’humanité dont ils sont responsables ? Les familles des milliers de morts centrafricains suppliciés par les rebelles et les mercenaires venus de l’étranger attendent que justice se fasse. La conscience centrafricaine ne sera jamais apaisée par l’oubli des massacres et des corps mutilés. C’est un territoire ruiné que la folie meurtrière de ces criminels va laisser en héritage aux générations futures.

Peut-on décemment, au nom de la légitime recherche de la paix, oublier les victimes et leurs familles ?

DDRR  ET CRIMES IMPUNIS

Les efforts déployés par les autorités centrafricaines, pour inviter les rebelles dans le cadre du DDRR à la table des négociations, n’ont eu, jusqu’à ce jour, que très peu de résultats.  Le positionnement des bandes armées consistant à exiger leur impunité ne sera jamais accepté par les Centrafricains. Une paix bâtie sur de tels fondements ne pourrait pas tenir.

Et que faire des mercenaires étrangers dont le pays d’origine n’accepterait pas le retour ? Jusqu’à maintenant, la Minusca semble tenir un double langage en Centrafrique, comme si elle offrait aux ex-Sélékas, une promesse secrète d’impunité.

Récemment, l’ambassadeur des États-Unis en Centrafrique a demandé à la MINUSCA d’arrêter Ali Darass, replié avec ses hommes à Bangassou, après les violences et les razzias qu’ils ont menées dans la région. Parfait Onanga Anyanga, chef de la MINUSCA en Centrafrique, a refusé de le faire, prétextant que les autorités centrafricaines ne l’avaient pas expressément sollicité.

A cause de ces barbares d’un autre temps, la petite ville paisible de Bangassou est devenue une ruine. Le mercenaire nigérien Darass y a fait commettre des crimes : égorgements de femmes et d’enfants, exécutions de vieillards, incendies de villages, profanations de lieux de cultes catholiques… Ce bandit de grand chemin est en train de saccager la région. Prépare-t-il la création de sa « République du Logone » dans le Mbomou et le Haut-Mbomou ?

Face à ce qui ressemble à un parjure de la part de la MINUSCA et des autorités centrafricaines, on peut donc légitimement se poser la question: « qui fait quoi à Bangui ? »

LE LEADERSHIP DU GOUVERNEMENT CENTRAFRICAIN MALMENÉ PAR LE CHEF DE LA MINUSCA

C’est écrit noir sur blanc dans leur mission : les Casques Bleus de l’ONU sont sous les ordres des pays où ils interviennent. Autrement dit, le président du pays hôte est leur chef d’État- Major. Si les massacres continuent, si les chefs rebelles ne sont pas appréhendés, c’est parce que le chef de la MINUSCA joue un double jeu avec les rebelles.

Autrement, pourquoi ne mettrait-il pas aux arrêts le violent mercenaire nigérien Darass, comme le demande l’ambassadeur des USA en Centrafrique ? De son côté, à plusieurs reprises selon des sources proches de la Présidence, Touadera n’a-t-il pas demandé aux Casques Bleus de procéder à l’arrestation des chefs rebelles ? Leur responsable à Bangui a répondu par une fin de non-recevoir. Si le DDRR piétine, la faute en incombe en partie aux refus de la MINUSCA d’obéir aux commandements du président centrafricain, alors que certains chefs des ex-Sélékas sont déjà interdits de voyages et sous mandat d’arrêt de l’ONU.

Si la désobéissance du chef de la MINUSCA à Bangui persiste, il appartient aux autorités centrafricaines de demander au Secrétaire Général de l’ONU son remplacement. Si les rebelles semblent persister dans leur refus de dialogue c’est bien qu’ils sont sûrs de leur impunité, puisque l’ONU donne l’impression de les protéger.

DDRR  ET POPULATION CENTRAFRICAINE

Le DDRR, outil de dialogue et de réconciliation, a fait espérer une sortie de crise aux Centrafricains. Mais le manque de cohérence et de fermeté face aux rebelles, de la part des autorités centrafricaines et de la MINUSCA, ont donné des ailes à des chefs rebelles déterminé dans leur refus du dialogue.

Il faut donc leur signifier qu’après tant de crimes, il est hors de question que leurs chefs bénéficient d’aucune impunité. Ce serait une insulte à la mémoire des milliers de victimes et à ceux qui ont survécu à leur barbarie.

Le DDRR n’est peut-être pas parfait, mais c’est le seul outil de dialogue à ce jour. Les efforts de tous les Centrafricains doivent concourir à sauvegarder cet ultime outil de paix (SIRIRI) et de réconciliation nationale.

 

JOSEPH AKOUISSONNE ( 5 SEPTEMBRE 2017)

Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

 

 

 

 

 

 

Centrafrique : Les exactions du MPC de Bahar font dix morts dans l’Ouham-Pendé

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Centrafrique : Les exactions du MPC de Bahar font dix morts dans l’Ouham-Pendé

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Bangui, le 7 septembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

Il y a un mois, les éléments du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), une faction de la Séléka basée à Kaga Bandoro au centre du pays a investi l’ouest, notamment la préfecture de l’Ouham-Pendé où il y a perpétré des exactions sur les populations civiles. La dernière goutte d’eau qui a fait déborder le vase est la prise en otage de madame le Maire de la ville de Ngaoundaye ainsi que d’un prêtre le dimanche dernier par les éléments du général Amat Bahar dénoncé ce mardi 5 septembre à Bangui par le député de Ngaoundaye, Bernard Dillah.

« Ils (les hommes du MPC de général Bahar) ont tué des gens. On a enregistré déjà plus de dix morts. Ils ont violé des femmes qui ont portent des enfants. Aujourd’hui, ils ont asphyxié la préfecture de l’Ouham-Pendé, une partie de l’Ouham et Yaloké » a déclaré le Député avant d’ajouter « Ils sont partis de la ville de Ngaoundaye hier (lundi 4 août) avec en tête le général Bahar et une fois arrivés au niveau de Ndjim, ils ont pris en otage le Maire de la localité et le père Roberto, un prêtre Capucin d’origine polonaise. Ils les ont emmenés en brousse, les ont tabassés avant de les libérer. Le prêtre est sorti avec une fracture ».

Selon le Commandant Armel Sayo, chef du mouvement Révolution – Justice (RJ) qui contrôle aussi l’Ouham-Pendé, les faits sont réels. « Ils sont toujours comme ça. Ils ne disent jamais la vérité même pour des cas flagrants commis par leurs éléments. C’est bien vrai ce que le député a dit » a-t-il précisé.

Par contre, le général Bahar rejette toutes les accusations portées contre son mouvement. « Non ! Non ! Non ! Je ne les ai pas torturés ni je ne les ai pas pris en otage. C’est juste que je les ai appelés les deux, on était avec la population civile. C’est lorsque le père Roberto nous a traités d’esclaves et qu’il a fuit, je suis allé au Cameroun pour tenter de le ramener. C’est ça qui m’a donné un peu la colère et j’ai essayé de lui tirer l’oreille », a-t-il rejeté.

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Centrafrique : le gouvernement et les partenaires se penchent sur la stratégie nationale de restauration de l’autorité de l’Etat

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Centrafrique : le gouvernement et les partenaires se penchent sur la stratégie nationale de restauration de l’autorité de l’Etat

 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2747.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Vue d'ensemble des participants à l'atelier de la stratégie Nationale de l'autorité de l'État. Credit : Éric Ngaba. CopyrightCNC
Vue d’ensemble des participants à l’atelier de la stratégie Nationale de l’autorité de l’État. Credit : Éric Ngaba. CopyrightCNC

 

Bangui 7 septembre 2017, CNC.

Par Eric NGABA

 

Dans le souci de rétablir pleinement l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national suite à la déliquescence des services publics, le gouvernement centrafricain a initié une stratégie nationale de restauration de l’autorité de l’Etat. Cette stratégie nationale fait l’objet d’un atelier organisé du 6 au 8 septembre 2017, au Palais de la CEMAC à Bangui. Soutenu par la Minusca et le PNUD, l’atelier vise à examiner et valider le plan national de la restauration de l’autorité de l’Etat.

 

« Instaurer progressivement la sécurité sur toute l’étendue du territoire pour restaurer l’autorité de l’Etat », c’est un aspect indispensable pour entamer préalablement le processus de la restauration de l’autorité de l’Etat en Centrafrique, pays meurtri par des conflits armés.

 

Placé sous le haut patronage du chef du gouvernement Simplice Mathieu Sarandji, l’atelier dont la cérémonie d’ouverture a eu lieu ce mercredi, permettra à l’ensemble des acteurs civils, militaires, police administratifs, financiers et des acteurs institutionnels centrafricains de s’approprier de la une stratégie nationale de restauration de l’autorité de l’Etat.

 

Dans son discours à la cérémonie d’ouverture de l’atelier, le premier ministre a déclaré que la mise en place de la stratégie nationale de restauration de l’autorité de l’Etat est d’abord la volonté du gouvernement de répondre aux préoccupations des populations dans le cadre de la vision du chef de l’Etat qui exige du gouvernement, la mission de bâtir un Etat de droit et de cohésion sociale où les populations sont protégées par un système de défense et de sécurité efficaces.

 

«La Restauration de l’autorité de l’Etat demeure une exigence qui conditionne le développement de la RCA et partant de la réconciliation des populations avec leurs dirigeants. Notre pays a connu depuis plusieurs décennies, des crises politico-militaires caractérisées par la méfiance, la défiance, la carence, la crise de confiance, le non-respect des engagements et surtout la disparité socioéconomique de nos régions et l’adoption de la violence comme moyen de revendication. La Centrafrique doit se relever grâce à la détermination de ses fils et de ses filles qui ont compris la nécessité de vivre dans la paix et dans la cohésion sociale. Il est du devoir du gouvernement de rapprocher l’administration de la population », a déclaré le chef du gouvernement Simplice Mathieu Sarandji.

 

Durant les trois jours d’expositions et de débats, six thématiques vont être abordés. Il s’agit notamment de la présentation globale de la stratégie nationale de la restauration de l’autorité de l’Etat, de l’instauration progressive de la sécurité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire, de la redéfinition du rôle des services publics, de l’opérationnalisation de la décentralisation politique et organisationnelle, de la promotion du développement local intégré, et de la mise en œuvre de ladite stratégie.

 

Prenant la parole en premier lieu, le Représentant Spéciale du Secrétaire général de l’ONU et chef de la Minusca, Parfait Ananga Onyanga, a estimé qu’il faut améliorer la gouvernance locale à travers le renforcement de la décentralisation des services de l’Etat et le développement à la base.

 

« L’appui à la restauration de l’autorité de l’Etat fait partie des principales missions des Nations unies en République Centrafricaine. Seul un Etat juste peut servir de socle à l’unité nationale et à la réconciliation. Le défis est immense, le chemin est long et complexe. Ensemble, gouvernement, institutions républicaines, société civile, et partenaires au développement, nous réussissons », a fait savoir le Chef de la Minusca Parfait Onanga Anyanga.

La question que l’on peut se poser est celle de savoir comment peut-on instaurer progressivement la sécurité sur toute l’étendue du territoire pour restaurer l’autorité de l’Etat puisqu’il n’y a visiblement pas de forces efficaces pour faire régner l’ordre et la loi ? Le gouvernement et la Minusca sont mieux placés pour répondre à cette préoccupation afin de restaurer la confiance au sein de la population éprise de paix et de justice.

 

 

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Centrafrique : Réunion du comité de pilotage du Cadre Intégré Renforcé CIR-RCA

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Centrafrique : Réunion du comité de pilotage du Cadre Intégré Renforcé CIR-RCA

 

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Le Ministre du commerce Côme Hassan.

 

 

Bangui, le 07 sept.-17

Par :CNC.

 

Allocution du ministre du commerce et de l’industrie

 

 

-Distingué personnalités

C’est un réel plaisir pour nous de vous retrouver aujourd’hui dans le cadre de notre projet Cadre Intégré Renforcé (CIR), après plusieurs années d’inactivité.

Pour cela, je voudrais tout d’abord souhaiter au nom du gouvernement que dirige son Excellence Simplice Mathieu Sarandji, premier ministre Chef du Gouvernement sous la plus haute impulsion de son excellence le Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat, la bienvenu en terre centrafricaine, à la mission du Cadre Intégré Renforcé composée, notamment de nos sœurs Barbara Rippel et Luisa BERNAL et de nos frère Bonaventure TRAORE qui nous a manqué pendant un moment.

Mesdames et Messieurs,

Comme vous le savez, le Cadre Intégré Renforcé est un programme de renforcement des capacités commerciales mise en place par plusieurs institutions internationales pour aider les pays les moins avancés, dont la RCA, à utiliser le commerce comme outil de croissance économique et de réduction de la pauvreté. Le programme a but de développer les capacités institutionnelles nécessaires à la formulation et à la mise en œuvre de politique commerciales et à l’intégration des priorités du commerce dans les stratégies nationales de développement.

En République Centrafricaine, le programme a commencé avec une phase pilote de 2008 à 2009, suivi de l’étape du Cadre Intégré Renforcé à partir de 2010 pour une durée de trois ans. Au cours de cette période, certes plusieurs activités ont été réalisées dont, entre autres :

-L’intégration des priorités commerciales dans le document de stratégie de réduction de pauvreté de 2éme génération (DSRP2) ;

-La formation des cadres de l’administration publique et des opérateurs économiques ;

-L’élaboration des documents de projets ;

-L’organisation des études

Mais, le déclenchement d la crise au début de l’année 2013 a rendu difficile la poursuite d’autres activités prévues ; .et surtout avec le braquage des véhicules du projet par des hommes armés. Toutes ces situations avaient amené le conseil d’administration à décider la suspension des activités du projet.

Malgré le contexte difficile de l’époque, les partenaires ont continué à soutenir le Cadre Intégré Renforcé de la RCA. Ce qui lui a permis d’organiser successivement l’audit financier, l’évaluation à mi-parcours du projet et de soumettre une proposition de projet de catégorie1, phase 2.

C’est aussi grâce au soutien du Secrétariat Exécutif, du PNUD-Genève et du gestionnaire du Fond d’Affectation Spéciale (GFAS) que le conseil d’administration a accédé à la demande de la reprise des activités du projet formulée par la RCA.

A cet égard, je tiens à témoigner toute la gratitude du Gouvernement de la RCA à l’endroit du Directeur du Secrétariat Exécutif avec toute son équipe, ainsi qu’au Gestionnaire du Fond d’Affectation Spéciale et tous ses collaborateurs pour leur appui constant à notre pays.

Au regard des résultats encourageants enregistrés par le passé et l’espoir suscité auprès des acteurs du secteur privé, le gouvernement de son côté accorde un grand intérêt au programme CIR. Aussi pour pérenniser ces acquis l’unité de gestion du projet a été intégrée depuis 2013 dans les structures techniques du Ministère. Il y a un mois encore, le gouvernement vient d’adopter un décret érigeant l’Unité en un organisme permanent, placé la sous-tutelle du Ministère du Commerce et de l’Industrie, pour renforcer la durabilité du programme. Par ailleurs, dans le contexte actuel du relèvement économique et de consolidation de la paix en RCA, le Gouvernement se réjouit de la reprise des activités du CIR qui contribuera énormément à la mise en œuvre de ses priorités en matière d’amélioration du climat des affaires et de développement du secteur privé.

Dans cette optique, nous nous engageons à corriger les faiblesses et insuffisance constatées par le passé et à créer d’une gestion plus responsable du projet, afin les objectifs qui lui sont assignés soient pleinement atteints.

Je vous remercie.

 

 

Centrafrique : Lancement effectif du DDR-Pilote avec 80 ex-combattants démobilisés

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Centrafrique : Lancement effectif du DDR-Pilote avec 80 ex-combattants démobilisés

 

 

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DDRR pilote

 

Bangui, le 6 septembre 2017j.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Cinq jours après le lancement officiel du projet pilote de Désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement (DDRR) des ex-combattants par le président Touadéra le 30 août dernier, deux des 14 groupes armés adhérents au processus DDRR ont déposé, ce mardi 5 septembre 2017, les armes. Il s’agit d’une des factions dissidentes de l’ex-coalition Séléka, notamment la Séléka-Rénovée et les Anti-Balaka. Conformément au principe du DDRR-pilote, chaque groupe a présenté 40 combattants qui ont solennellement remis leurs armes aux autorités en charge du DDRR en présence des responsables de la Minusca.

Le colonel Noël Sélesson, Conseiller en matière de DDRR à la présidence de la République décrit les aspects techniques de la cérémonie : « Le ex-combattants ici présents ont présenté des armes de guerre en état de fonctionnement parmi lesquelles on note les kalachnikov, les AK 47, les Masse-36… Ce sont effectivement des fusils en bonne état.»

L’opération se poursuivra sur sept autres sites identifiés en province en commun-accord avec les groupes armés, notamment Paoua, Bouar, Koui, Kaga Bandoro, Bambari, Bria et Birao. A terme, l’opération implique 13 groupes armés sur 14, le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) de Nourrédine Adam n’ayant pas envoyé la liste de ses 40 combattants éligibles au dit projet pilote au Comité consultatif et de suivi du DDRR.

Une fois, le tour des huit sites effectué, 140 combattants rejoindront le Camp Kassaï à Bangui pour une formation militaire avant leur incorporation dans les Forces armées centrafricaines (FACA) tandis que 280 autres seront orientés vers la réintégration socio-économique à l’échelle de leur communauté d’origine. Le colonel Sélesson en donne quelques précisions : « L’objectif de cette première opération est de nous mettre rapidement dans de bonnes conditions pour aborder le programme véritable du DDR d’ici mi-novembre 2017. Les intégrables dans les Forces armées centrafricaines seront casernés au Camp de formation de Kassaï, alors que les candidats à l’intégration communautaire ont déjà commencé ».

Pour Ferdinand Ndjerayouma, de la Séléka-Rénovée l’un des combattants désarmés, il y a un temps pour la guerre et un temps pour faire la paix : « Nous sommes là pour le désarmement comme l’a toujours clamé haut et fort notre Président Général Mohamed Moussa Dhaffane. Le temps de la guerre est terminé, tout le monde doit faire l’effort pour ramener la paix, afin de permettre au peuple centrafricain de vaquer librement à ses occupations  ».

Notons que le DDRR-pilote est la phase expérimentale du DDRR proprement dit. Il concerne 40 combattants par groupe armé. Sur les 40 combattants, 20 intègreront les FACA et 20 autres feront l’objet d’une réinsertion sociale. Le DDRR-pilote est prévu pour prendre fin à la mi-novembre 2017.

Centrafrique : la mafia au sein des FACA, le dernier contrôle physique des militaire fait couler beaucoup d’encre.

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Centrafrique : la mafia au sein des FACA, le dernier contrôle physique des militaire fait couler beaucoup d’encre. 

 

Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2580.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les soldats des Forces Armées Centrafricaines
Les soldats des Forces Armées Centrafricaines

 

Bangui, 6 septembre 2017.

Par : Fred Krock, CNC.

Les dernières opérations de contrôle physique des éléments de défense et de sécurité effectuées entre mai et juillet 2017, par l’Inspection générale des finances (IGF) ont fait des mécontents dans les rangs des militaires et gendarmes. La cause est toute simple : beaucoup sont ceux des hommes de tenue qui ont vu leurs indemnités brutalement coupées, et la tension monte de cran en cran. Le Ministre des Finances et du budget, Henri Marie Dondra justifie ces opérations par le souci du gouvernement de redresser l’équilibre financier et de promouvoir la justice et de l’équité.

Depuis peu, la tension monte au sein des forces et de défense et de sécurité. Militaires et gendarmes boudent les conclusions des dernières opérations du contrôle physique des éléments de défense et de sécurité sur le fichier de solde. Ce mécontentement s’explique par le fait que du jour au lendemain, beaucoup d’officiers en activité ont vu leurs indemnités coupées suite à ce travail exécuté par l’Inspection générale des finances. Et, surtout en milieu militaire, l’on comprend combien la réaction est très inquiétante pour la stabilité du pays.

D’autres analystes poussent loin la réflexion pour dire qu’il s’agit d’une action visant à la déstabilisation du régime en place. Car, en créant cette frustration en milieu des hommes en tenue, ce serait, pour l’IGF, une manière de les pousser à l’insurrection et donc à une mutinerie. Ce qui déboucherait sur un embrasement sécuritaire dans un contexte où le pays reste encore dans le coma sécuritaire.

Evidemment, pour faire tomber un régime comme le craignent beaucoup de gens, l’on n’a pas seulement besoin d’utiliser des armes, mais d’autres stratégies comme l’asphyxie du peuple, les soulèvements populaires, et autres sont autant de leviers sur lesquels l’on peut cogner un pouvoir.

Rien de plus inquiétant !

Après tout, le Ministre Dondra des Finances, initiateur de cette opération de contrôle physique diligenté par l’IGF rassure que rien d’inquiétant n’est derrière ces opérations. Moins encore une option de déstabilisation du pouvoir en place. D’ailleurs, à l’occasion de la clôture officielle de cette mission de contrôle physique des éléments de défense et de sécurité, le Membre du gouvernement a réitéré la confiance du Président de la République, Pr Faustin Archange Touadera et celle du Premier ministre, Simplice Mathieu Sarandji en l’action en question.

Le Ministre Dondra endosse entièrement la responsabilité du travail abattu par l’IGF. Pour témoigner son soutien, il s’est déplacé personnellement à la Direction générale de l’ONI où s’effectuaient ces opérations de contrôle pour mesurer l’ampleur des travaux.

« J’étais agréablement impressionné par l’implémentation des informations sur chaque élément contrôlé dans le fichier de solde », a-t-il souligné. Il s’agit d’un travail dont le résultat est très attendu par le gouvernement et les partenaires techniques et financiers qui appuient dans le domaine du redressement des finances publiques.

Notons au passage que ces opérations ont été très profitables pour le Ministère de la Défense nationale, car à mi-parcours des opérations de contrôle, le Ministre Joseph Yakété de la Défense accompagné de son homologue des Finances se sont rendus à l’ONI. Sur place, le Ministre de la Défense s’est rendu compte que ce contrôle a permis à son Département de retrouver dans les rangs beaucoup d’éléments perdus de vue par l’instance supérieures des Armées.

Flash sur les irrégularités dénichées

Les opérations de contrôle physique des éléments des forces de défense et de sécurité ont débouché sur d’importantes irrégularités. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, le toilettage du fichier de solde a permis de couper des indemnités indument perçues par certains militaires d’une part, et de rétablir certains militaires dans leurs droits d’autre part.

Les cas d’irrégularités concernent :

  • La mauvaise application des textes de nomination qui continuent d’être utilisés alors que d’autres les ont expressément abrogés ;
  • Les cas de falsification des actes de naissance et des diplômes ;

  • Les Fausses Décisions d’homologation ;

  • Des radiés des rangs de l’Armée qui ont falsifié une décision de reprise ;

  • Des éléments qui se sont faits contrôlés au nom de leurs frères d’arme décédés ;

  • Des Officiers qui bénéficient à la fois de logement de fonction et d’indemnités de logement ; des fonctions qui ne correspondent pas à celles contenues dans le texte organique du Ministère de la Défense sont prises en charge;

  • De la perception des primes spéciales par les anciens Aides de Camps alors qu’ils ont été remplacés depuis plusieurs années;

  • D’un nombre pléthorique d’aides de camps et éléments de sécurité alors que, dans les faits, ceux-ci ne doivent pas être aussi nombreux ;

  • Des militaires admis à faire valoir leur droit à la retraite et repris pour nécessité de service qui perçoivent à la fois leur solde et leur pension ;

  • De certaines Décisions d’inscription au tableau d’avancement prises en compte dans le traitement de la solde alors que les Décisions de nomination proprement dite n’ont pas encore été prises.

En conclusion, ces irrégularités ont profité à 532 éléments dont 388 militaires et 144 gendarmes.

« Pour ces motifs et en ma qualité de Ministre en charge des finances, je suis en droit de considérer cela comme une indélicatesse dès lors qu’il s’agit de manquements graves perpétrés au sein d’une Armée nationale », a fait savoir le Ministre Henri Marie Dondra.

Les cas de rétablissement visent :

  • Des cas de certains militaires qui ont été déclarés à tort décédés alors qu’ils sont encore présents dans les corps :
  • De cas d’un nombre important de militaires et gendarmes qui ne sont pas payés conformément à leur grade et échelon, alors qu’ils doivent en bénéficier;

  • De cas de non prise en compte des grades des gendarmes qui ont été promus par Décision du Ministre de la sécurité publique. Les éléments rétablis dans leur droit sont au nombre de 5,183 dont 3,944 militaires et 1.230 gendarmes.

  • Somme toute, le peuple centrafricain n’a plus besoin d’un embrasement sécuritaire supplémentaire. D’où nécessité d’anticiper sur la colère des militaires mécontents dans cette affaire de contrôle pour éviter le pire.

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    Centrafrique : tension au sein de la gendarmérie, Les gendarmes mécontents dénoncent les mauvaises pratiques de leur DG dans une lettre ouverte

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    Centrafrique : tension au sein de la gendarmérie, Les gendarmes mécontents  dénoncent les mauvaises pratiques de leur  DG dans une lettre ouverte

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2741.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les gendarmes Centrafricains

     

    LETTRE OUVERTE

     

    À l’Attention du Directeur Général de la Gendarmerie Nationale

    Monsieur le Directeur Général,

    Nous les gendarmes (officiers et sous-officiers) sommes déçus de vos justifications gauchement prononcées lors du grand rapport du samedi 02 septembre 17, grand rapport que vous avez perdu de vue depuis (7) mois, y compris les funérailles de vos frères d’Armes.

    Vous prenez les gendarmes des enfants ? Ces anciens qui sont en face de vous à la place d’arme que vous maltraitez et qui n’ont pas de diplômes comme vous, ont construit cette gendarmerie avant que vous veniez la détruire. Qui ne sait pas ? Une simulacre de commission d’élaboration du TA que vous avez mis en place pour cacher ce que vous allez ensuite faire a fait le travail et déposé à votre cabinet. Pourquoi vous vous êtes retrouvés à deux avec le (Chef d’escadron) Maguenzi, vos agents de renseignement (lieutenant) Dari Lambas et l’Adjudant-Chef Gracia pour nettoyer et gâcher la vie et la carrière des gendarmes ?

    Quand vous vous enfermez dans votre bureau à la longueur de la journée, et que vous coupez le contact et avec les officiers et les gendarmes, c’est normal que vous avez fait cette bêtise qui met dangereusement la vie et la carrière de vos frères d’armes en jeu ; vous n’êtes pas dans leur peau pour sentir le choc qu’ils ont eu ; c’est vraiment regrettable. Vous ne lisez pas les textes ? U directeur général qui, maladroitement affirme devant tous les gendarmes qu’il a été surpris de voir que certains officiers, gradés et gendarmes qui devraient en principe y figurés n’y sont pas ? Un directeur général qui dit ça ? Comment demander Nambogona ? Ndoutifio qui a souffert pendant les durs événements à garder la caserne avec les quelques gendarmes du camp, alors que vous et Maguenzi prenaient la poudre d’escampette aux moindres coups de feu pour vous réfugier à Mpoko et au fin fond de la ville ? C’est la récompense ?

    Quand Gbangouma a attaqué la caserne pour vous tuer et les gendarmes, vous les récompensez ?

    Le commandant Fioboy qui est en disponibilité est promu. Voici ce que dit l’ordonnance n° 85.033 du 20 septembre 1985 en son article 23 alinéa 4 : « … Le temps passé en disponibilité ne compte pas pour l’avancement et le droit au commandement… ». Et il habite toujours la caserne : quelle faiblesse !

    Pourquoi bloquer ceux qui devraient avancer et avancer ceux qui n’ont pas en en droit ? L’article 7 du décret n°85.431 du 12 décembre 1985 dit : «  Le travail d’avancement est établi par corps ou service… Le TA sur le quel est reporté en tête de liste et dans l’ordre chronologique, le reliquat du TA de l’année précédente… ».

    (Le lieutenant) Baipo n’a pas refusé de reprendre son poste à Bozoum ? Il a été sanctionné ? A contraire. Vraiment vous ne verrez plus le paradis. Vous serrez

    En enfer. Il est temps que le haut commandement choisisse un officier des FACA ou un magistrat pour redresser la gendarmerie et effacer tous ces règlements de compte entre officiers qui sont répercutés au niveau des gendarmes innocents.

    Le (commandant) chef B1 Manguenzi qui avait refusé d’exécuter un service à Bambari est promu. C’est normal ? Vous serrez en enfer monsieur le directeur général.

    Madounga es promu parce qu’il est votre dauphin, celui avec qui vous bouffez les fonds des sociétés versés à la gendarmerie. Fond qui ne sont destinés à réhabiliter la caserne, ne fut ce qu’acheter une ampoule pour la guérite.

    Gbaboua qui est jeune dans le grade est promu parce que vous sortiez avec sa petite sœur.

    Emboutou qui est jeune dans le grade est promu parce que vous sortez avec sa petite sœur qui est au cabinet.

    Darilambas est promu parce qu’il est votre agent de renseignement avec l’AC Gracia.

    Yatilamandji qui est jeune dans le grade est promu parce qu’il vous a acheté. Pour ne citer que ces cas …

    Comment expliquez-vous qu’un gradé totalise huit (08) ans dans un même grade ? Comment expliquez-vous que celui qui n’a fait que trois (03) ans soit promu ?

    Ne faites pas aux autres ce que vous ne voulez pas qu’on vous fasse. Quand vous quitterez ce poste, amener Darilambas et Gracia avec vous car eux et vous payerez le mal que vous êtes en train de faire subir aux gendarmes. Vous payerez, soyez en sûr !

    L’article 13 de l’ordonnance 85.033 du 20 septembre dit : «  dans l’exercice de l’autorité, le chef respecte ses subordonnés, récompense les mérites et sanctionne les fautes… ».

    Quelque part il est dit que la durée pour passer au grade supérieur est de trois (03) ans si le militaire n’est pas puni. Vous avez observé ? La récompense intervient après un travail bien fait et apprécié ; elle ne vient pas pour l’avenir. Même si les militaires doit partir à la retraite, il peut récompenser ou encouragé pour le travail qu’il a déjà accompli… On ne peut pas le bloquer alors qu’il continue de travailler. Mieux vaut qu’il reste à la maison et attendre sa retraite. Ça sera certainement le cas ; ne vous étonnez pas.

    Attendez-vous à une action collective au tribunal administratif concernant ce dossier de tes frères d’armes qui pleurent et qui souffrent avec leurs familles. Vos trois passages ne vous ont pas donné des leçons ? C’est regrettable. Heureusement vous ne pouvez pas lire dans les yeux et dans les cœurs d ceux-ci. Vous n’avez aucune place. Même si vous mourrez aujourd’hui, il n’aura que vos parents à coté de votre cercueil. Faites votre prière….

    Les gendarmes se demandent pourquoi tous les officiers qui se sont succédé après le général Ndjadder n’ont pas tenu le coup ?

    Monsieur le chef de l’Etat, faites quelque chose pour redresser la Gendarmerie. Les gendarmes pleurent, ce qui aura des répercussions dans l’exécution du service.

    Copie :

    • Présidence
    • Ministère de la défense
    • Ministère de la sécurité
    • Presse écrite
    • Tous gendarmes

     

     

     

    Centrafrique : le collectif “Touche pas à ma constitution” menace de poursuivre le gouvernement devant la Justice internationale.

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    Centrafrique : le collectif “Touche pas à ma constitution” menace de poursuivre le gouvernement devant la Justice internationale.

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2738.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le bandeau du collectif Touche pas à ma constitution

     

     

    Communique de Presse N°003/2017

     

     

    Constatons le laxisme du gouvernement centrafricain « pour non assistance à une population en danger », le Collectif« Touche pas à ma Constitution », Organisation de la Société Civile, défenseur des droits de l’homme et des valeurs constitutionnelles, rend le gouvernent responsable et complice des massacres de la population civile. Pour ce fait, le Collectif, compte saisir les institutions judiciaires internationales et nationales pour un procès contre le gouvernement.

    Considérant que la constitution du 30 mars 2016 proclame ce qui suit :

    La personne humaine est sacrée et inviolable. Tous les agents de la puissance publique, toute organisation, ont l’obligation absolue de la respecter et de la protéger. La République reconnaît l’existence des Droits de l’Homme comme base de toute communauté humaine, de la paix et de la justice dans le monde.

    La République proclame le respect et la garantie intangible au développement de la personnalité. Chacun a droit au libre épanouissement de sa personnalité pourvu qu’il ne viole le droit d’autrui, ni n’enfreigne l’ordre constitutionnel Chacun a droit à la vie et à l’intégrité corporelle. Il ne peut être porté atteinte à ces droits qu’en application d’une loi. Nul ne sera soumis ni à la torture, ni au viol, ni à des sévices ou traitements cruels, inhumains, dégradants ou humiliants. Nul ne peut être arbitrairement arrêté ou détenu.

    Il en résulte que depuis, le retour à la légalité constitutionnelle, la population civile est victime des véritables massacres et des atrocités sans à ce que le gouvernent puisse prendre des mesures nécessaires et sécuritaires pour pallier à cette situation inquiétante.

    Constatons le laxisme du gouvernement et le non assistance à une population en danger, le Collectif« Touche pas à ma Constitution », Organisation de la Société Civile rend le gouvernent centrafricain responsable et complice des massacres de la population civile. Pour ce fait, le Collectif, compte saisir les institutions judicaires internationales et nationales pour un procès contre le gouvernement.

    Enfin, le Collectif demande à la Communauté internationale de réagir le plus vite par des actions concrètes pour éviter, la situation génocidaire en République Centrafricaine et présente toute sa compassion aux victimes de ces actes barbares.

    Fait à Paris, le 05.09. 2017

    Le Coordonnateur Général

    Godfroy-Luther GONDJE-DJANAYANG.

    Ampliations :

    Le Secrétaire Général des Nations unies,

    L’Elysée, Chef de l’Etat Français,

    Le Chef d’Etat des USA,

    Le Président en exercice de la CEEAC,

    A la Fédération internationale des Droits de l’Homme,

    La Presse pour large publication.

     

    CENTRAFRIQUE : RéACTION DU MINISTRE DES FINANCES SUITE A DES RUMEURS CONCERNANT LE PAIEMENT IMMINENT DES ARRIÉRÉS DE SALAIRES DES REGIMES PRÉCÉDENTS

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    CENTRAFRIQUE : RéACTION DU MINISTRE DES FINANCES SUITE A DES RUMEURS CONCERNANT LE PAIEMENT IMMINENT DES ARRIÉRÉS DE SALAIRES DES REGIMES PRÉCÉDENTS

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2726.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Ministre des finances Henri Marie DONDRA
    Le Ministre des finances Henri Marie DONDRA

     

    Bangui, le 05 septembre 17

    Par : Ministère des finances avec CNC.

     

    Interviewé par son service de communication suite à des rumeurs qui circulent dans la ville de Bangui concernant le paiement imminent des arriérés de salaires des régimes précédents, le ministre Henri-Marie Dondra répond en ces termes :

    « Ecoutez, il y a une folle rumeur qui circule aujourd’hui dans la ville de Bangui que nous allons payer les salaires des régimes passés. La vérité est que nous sommes en train de faire d’abord le point des dettes des régimes précédents et les salaires en font partie. Nous avons d’abord commencé un travail au niveau de la direction de la dette. Ce travail consiste à identifier un fonctionnaire et agent de l’Etat par rapport à son matricule parce qu’un fonctionnaire ou agent de l’Etat pouvait avoir deux, trois ou quatre matricules. Nous sommes en train de faire un audit de ces arriérés sociaux, mais pour arriver à cela (le paiement des arriérés de salaires des régimes précédents qui est aussi le souci du chef de l’Etat qui voudrait à ce que nous arrivions à payer les dettes intérieures), nous avons besoin de nos partenaires techniques et financiers qui nous imposent des conditions. Il faut arriver à auditer ces dettes intérieures et voir si elles sont réelles pour pouvoir aller vers les tables de négociation, si Dieu le veut, mobiliser les ressources par rapport à cela. Mais dans l’immédiat nous ne sommes pas dans cette phase-là. Nous sommes plutôt dans la phase d’audit des arriérés sociaux. Et avec la grâce de Dieu nous en débattrons avec nos partenaires».

    Retenons que ces arriérés de salaires datent de l’époque des anciens présidents de Centrafrique notamment André KOLINGBA, Ange Félix PATASSE et Michel Djotodia. L’Etat actuel est en train de faire l’audit de ces dettes intérieures et si Dieu le veut, comme l’a précisé le ministre des finances, le gouvernement se battrait pour aller vers les tables de négociations en vue de mobiliser les fonds par rapport à cela. Faisons donc attention aux informations non officielles.

     

    Source : service de communication

    Centrafrique : Vient de naître le 15ème groupe armée, le ‘’RDR’’

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    Centrafrique : Vient de naître le 15ème groupe armée, le ‘’RDR’’

     

     

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    Les miliciens Anti-Balaka de Bambari.

     

    Bangui, le 5 septembre 2017.

    Par : Fred Krock, CNC.

     

    La naissance du Rassemblement des républicains (RDR) est justifiée par ses dirigeants par la dégradation continue de la situation sécuritaire en République centrafricaine en général et dans la Ouaka. En effet, les Anti-Balaka sous commandement de Gaétan Boadé, se sont réunis en Assemblée générale à Ippy le 25 août 2017 pour créer le RDR.

    Il s’agit sans nul doute d’un groupe armé, le 15ème en République centrafricaine. RDR est la résultante d’un divorce consommé entre Anti-Balaka et FPRC (Front populaire pour la renaissance de Centrafrique) de Abdoulaye Hissein. Avec cette faction de la Séléka, les Anti-balaka avaient tissé une alliance avec pour objectif de combattre l’UPC (Union pour la paix en Centrafrique) de Ali Darass. Selon M. Junior Kenguemba, Porte-parole dudit mouvement, le contexte s’y prêtait, car il fallait arrêter le massacre des populations. A cette époque, l’UPC avait fait un charnier où elle y a enfoui 220 corps à Bakala. La situation était grave et face aux limites de la Minusca, « nous nous étions vus dans l’obligation de conclure cette alliance. C’est ainsi que nous avons chassé l’UPC de Bakala puis de Ndassima ».

    1. Junior Kenguemba a poursuivi que chemin faisant, « nous nous sommes rendus compte que nos alliés du FPRC visaient un double objectif qui ne cadre pas avec notre élan de résistance patriotique et de libération de notre peuple pris en otage. Le FPRC a, dans son agenda, l’ambition ultime de déstabiliser le pouvoir de Bangui. Si ce n’est pas le coup de force militaire, c’est la partition du pays. Raison pour laquelle nous avons décidé de rompre cette alliance ».

    A en croire le Porte-parole, la raison d’être du RDR est avant tout patriotique. Il vise deux objectifs essentiels : Le premier objectif, c’est de dialoguer avec le gouvernement en vue du retour effectif de la paix et de la stabilité dans le pays. Le second objectif est de combattre tous ces étrangers qui tuent les centrafricains et pillent les ressources.

    Parlant de leur organisation, M. Junior Kenguemba, a fait savoir que cet aspect sera examiné lors d’une prochaine assemblée générale. Pour l’instant, les éléments s’en tiennent à l’état-major militaire confié à leur chef Gaétan Boadé.

    Quant à leurs probables soutiens, le porte-parole réagit : « Non ! Non ! Non ! Et non ! Nous n’avons le soutien de personne… » a-t-il dit avant d’ajouter qu’ils comptent parmi eux une vingtaine de milliers de combattants. Mais, le Porte-parole est réservé quant il a parlé du processus DDRR. « Pour l’instant, aucune démarche n’est encore entreprise auprès du gouvernement. Mais, savez-vous ? Le DDRR est une chose, le contour en est une autre. Il y a beaucoup de choses qui ne se disent pas autour de ce processus. Le DDRR devra se conduire avec tact et subtilité afin d’éviter que d’autres réalités nous surprennent. Nous, nous sommes fils de ce pays et nous parlons de notre pays. Il n’y a pas de raison que notre pierre, modeste soit-elle pour l’œuvre de la reconstruction nationale puisse être négligée. C’est pourquoi, nous demandons au gouvernement de daigner nous écouter. Le RDR marque toute sa disponibilité à dialoguer et à œuvrer pour la paix ».

    Si jamais, les autorités décident de prendre en compte ce groupe armé, la RCA en comptera quinze.

     

    Copyright2017CNC.

    Centrafrique : Retour à la stabilité à Boda grâce au déploiement des forces de sécurité intérieures

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    Centrafrique : Retour à la stabilité à Boda grâce au déploiement des forces de sécurité intérieures

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2721.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Ville de Boda en Republique Centrafricaine.
    Ville de Boda en Republique Centrafricaine.

     

    Bangui, le 5 août 2017.

    Par : Fred Krock, CNC.

     

    La ville de Boda a retrouvé sa totale quiétude d’avant la crise. Alors que depuis près de trois mois, aucune force internationale n’est opérationnelle sur-place. La population salue le fait que seules les forces de sécurité intérieures (Gendarmerie et Police) quand bien même limitées en moyens et en hommes, ont réussi à stabiliser la ville et permettre que Boda devienne le « symbole de la cohésion sociale », comme l’a remarqué le Ministre de l’Education Moukadas Noure, de passage dans la localité.

    De quoi croire encore en ceux qui estiment que la présente crise en RCA est centrafricaine et que sa solution ne pourrait qu’être centrafricaine. La ville de Boda située à 196 km à l’Ouest de Bangui a été l’une des villes les plus touchées par la dernière crise, surtout par sa connotation intercommunautaire. Musulmans et Chrétiens se sont affrontés à sang et à mort, ceci après le départ de la Séléka dans la localité.

    En effet, et selon Boniface Katta, Maire de Boda, jusqu’au 15 septembre 2014, Boda a enregistré plus de 7000 déplacés ; 1283 maisons détruites ; 158 personnes tuées dans la crise intercommunautaire. Le tissu social est complètement en lambeau. Le clou de cette situation aura été que la fréquentation de l’école publique par les enfants musulmans a véritablement posé problème au moment où des efforts sont consentis pour le retour à la cohésion sociale.

    Cela n’aura que trop duré. La population, deux communautés confondues n’est plus que jamais déterminée à enterrer la hache de guerre et de se faire une paix durable.

    A ce jour, les indicateurs sont ramenés au vert. « Boda, cette ville de la préfecture de la Lobaye est devenue un symbole de cohésion sociale aujourd’hui. Sur les idéaux du Père Fondateur Barthelemy Baganda, je dis que si nous parlons de Chrétiens et Musulmans aujourd’hui, demain nous ne parlerons que de Centrafricains. Le Gouvernement ne ménage aucun effort pour rétablir la paix et la cohésion sociale dans tout le territoire de notre pays », a fait remarquer le Ministre Moukadas Noure qui, en courte visite de travail dans la localité qui a pu palper ce retour à la paix et à la cohésion sociale.

    Evidemment, le brassage de la population est visible. Les quartiers non-musulmans sont devenus fréquentables pour le musulmans et vice-versa. Ce qui a permis la reprise des activités socio-économiques dans tous les secteurs. Ali Bouba, Imam de la Mosquée centrale, Secrétaire général de la Communauté islamique de Boda  attribue cet inversement rapide de tendance par l’absence des éléments de la Minusca et leur remplacement systématique par les Forces de sécurité intérieures. « Depuis près de trois mois, il n’y a plus de force onusienne à Boda, ce sont les forces de sécurité intérieures, gendarmerie nationale et la police centrafricaine, malgré la limite de leurs moyens en matériels et en effectif, qui ont assuré la sécurité et rétablir la paix véritable à Boda. Cela a été rendu possible grâce également à la détermination des deux communautés qui ont dit non à la guerre et résolues à faire la paix », a indiqué l’homme de Dieu.

    En exemple, l’Imam cite le cas de la fête de Tabaski célébrée à Boda sous le signe de cicatrisation des plaies occasionnées par la crise intercommunautaire. En effet, les quelques dix milles musulmans de Boda habitant les quartiers Ali, Sarakporo, Clair et Kpéténé, autour de leur Imam ont partagé le repas de Tabaski avec leurs frères non musulmans de la ville, en signe du retour effectif de la cohésion sociale.

    « Comme tous les musulmans du monde entier, nous les musulmans de Boda sommes dans la grande fête de Tabaski aujourd’hui. La célébration de cette année est toute particulière parce qu’elle intervient à un moment où le vivre ensemble est redevenu une réalité à Boda après que nous ayant traversé une longue et douloureuse période de crise entre les deux communautés musulmanes et chrétiennes », a fait savoir l’Imam. Et de se faire compléter par Thierry Kobada, Membre de l’Organisation de la jeunesse de Boda qui affirme : « Nous le savons que la crise que nous avons connue est comme un vent maléfique qui a soufflé sur notre pays. A Boda, la situation a été plus grave avec un conflit opposant les deux communautés. Finalement, nous avons compris que nous étions manipulés, mais nous ne pouvons pas continuer à détruire notre propre pays. Nous avons décidé d’enterrer la hache de la guerre et créer un environnement propice pour l’avenir de nos enfants. Tout est en train d’être mise en œuvre pour que demain en arrivant à Boda, que personne ne remarque que notre belle ville a connu de crise ».

    Assim Soulé, 13 ans est élève en classe de CM2 à l’Ecole publique de Samboli. Lui-aussi note avec satisfaction le rétablissement rapide de la cohésion sociale à Boda : « Auparavant, les enfants chrétiens comme musulmans, nous fréquentons le même établissement. Mais, cela n’était pas possible pendant la période de conflit quand les enfants musulmans ne pouvaient plus circuler librement et ne pouvaient pas aller à l’école publique. Aujourd’hui, grâce au travail inlassable de cohésion sociale des autorités de notre pays et les notables musulmanes et chrétiens de Boda, je fréquente l’école publique de Samboli ».

    En somme, la marque du retour à la cohésion sociale et à la paix à Boda inspire quant à l’intervention des forces étrangères dans le pays. Le leader religieux cité ci-haut a ouvertement doigté des « manipulateurs » qui veulent que la crise de termine pas. Il justifie cela par l’heureuse coïncidence entre le départ des éléments de la MINUSCA à Boda et le rétablissement rapide de la paix. Que cette fois, la vigilance puisse présider à la clairvoyance des Centrafricains de ne plus céder à la manipulation, mais de veiller à la reconstruction post-crise en cours dans le pays.

     

    Centrafrique : communiqué de presse de PLATEFORME DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE ZONE EUROPE

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    Centrafrique : communiqué de presse de PLATEFORME DE LA MAJORITE PRESIDENTIELLE ZONE EUROPE

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2601.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra avec Charles Armel Doubane, Abdoul Karim MECKASSOUA et bien d'autres

     

    COMMUNIQUE DE PRESSE N° 004

     

     

    La PMP zone Europe condamne l’outrance et l’enflure comme levier de communication politique.

    Incontestablement les médias sociaux fournissent une chambre d’écho à certains de nos compatriotes Centrafricains à la découverte tardive d’une vocation d’activiste politique. Ils multiplient les oppositions qui n’ont rien de politique et qui s’apparentent visiblement à un activisme émotionnel orienté contre la personne même du Président de la République Faustin Archange TOUADERA au point, pour certains, de diffuser de manière irréfléchie un appel à manifester sur les réseaux sociaux consistant à demander la démission prématurée du Chef de l’Etat dans le mépris des règles élémentaires qui gouvernent les institutions démocratiques.

    Par ailleurs, la Plateforme de la Majorité Présidentielle zone Europe – PMP ZE – a globalement relevé ces derniers temps dans les publications, commentaires partagés et autres sur Facebook, soit par des écrits ou vidéos, des inappropriations et des absences d’objectivités dans la manière de rapporter des faits ainsi que dans l’emploi des qualificatifs qui excèdent les limites de la polémique politique et qui sont de nature à porter atteinte à la considération.

    Il suffit de faire un tour rapide sur les réseaux sociaux pour mesurer la violence des propos « BABA A LANGO » ou de constater la dramatisation à outrance du moindre coup de pétoire à Bangui ou encore de relever à quel point l’enflure et l’exagération sans précaution se sont constituées en levier volontiers de communication politique au service d’obscurs agendas. Sans même avoir été témoins direct des faits, certains compatriotes font du direct sur des faits qu’ils imputent prestement au Président de la République.

    Nous devons tous avoir à l’esprit que notre pays, le Centrafrique, souffre de la violence imposée par les groupes armés depuis 2013. Une violence avec violation préoccupante du droit humain et quasi-destruction de l’Etat.

    Pour affronter la situation et arrêter la dynamique de guerre, le Président de la République est en train de fournir un certain nombre d’efforts à tous les niveaux et par le dialogue afin de permettre à notre pays de reprendre attache avec le développement.

    La plateforme de la majorité présidentielle zone Europe pense qu’il serait donc temps que nos compatriotes « facebookeurs » sachent se transcender en autre chose que des commentateurs à la moindre occasion en inventant une nouvelle forme d’expression sur les réseaux sociaux tout en évitant la perversion de la politique.

     

     

    Roger ANDJALANDJI

    Coordonnateur général en charge de la communication

    Centrafrique : Education et cohésion sociale au cœur de la visite de Anne Albrectsen, PDG de Plan International à Boda

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    Centrafrique : Education et cohésion sociale au cœur de la visite de Anne Albrectsen, PDG de Plan International à Boda

     

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2710.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Visite du terrain de Madame Birgitte Albrectsen, PDG du plan international?. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.
    Visite du terrain de Madame Birgitte Albrectsen, PDG du plan international?. Credits photo : fred Krock. CopyrightCNC.

     

    Bangui, le 4 août 2017.

    Par : Fred Krock, CNC.

     

    Le 31 août, alors qu’elle était en visite de travail en République centrafricaine, la Présidente Directrice Générale de l’Ong Plan International, Mme Anne-Brigitte Albrectsen, a effectué une incursion en province, notamment dans la ville de Boda située à 196 km à l’Ouest de Bangui. C’était en compagnie du Ministre de l’Education nationale, M. Moukadas Noure. Après des séries de visites et échanges avec la population de Boda, Mme Albrectsen a appelé à plus d’investissements dans l’éducation et la formation des enfants et des jeunes.

    « Suite à tout ce que je viens de voir ici à Boda et un peu plus tôt à Bangui, je ferai mon rapport, en sorte qu’à Bangui et à travers le monde, nous puissions nous mobiliser davantage pour l’investissement accru dans l’éducation des enfants », c’est en ces termes que Mme Anne-Brigitte Albrectsen a lancé son appel en faveur de l’éducation et de la formation des enfants en Centrafrique. Ce qui a été très rapidement salué à sa juste valeur par le Ministre Moukadas Nour qui rappelle l’adage selon lequel « Si vous voulez aider quelqu’un, ce n’est pas en lui donnant à manger, mais en lui donnant une éducation et une formation », a fait savoir le Membre du gouvernement qui explique par ailleurs que c’est exactement ce que l’Ong Plan International a compris très tôt en appuyant la République centrafricaine à travers e système éducatif national, sachant pertinemment que l’école est un lieu de convergence, de cohésion et de socialisation. « Au nom du Gouvernement, je félicite Plan International pour ces importants investissements dans le domaine de l’éducation », s’est-il réjoui.

    En effet, à Boda, le tableau synoptique des écoles n’est guère reluisant. Lors de la cérémonie officielle organisée par le Sous-Bureau de Plan International que dirige M. Richard Kambou-Tigan, à l’école Samboli pour marquer ma visite de la PDG de Plan International, le Chef de secteur de l’Education de Boda, M. Denis Pounembeti-Bassam a dressé la situation : prenant l’exemple de l’Ecole Samboli seulement, il a fait savoir que l’établissement compte 1086 élèves pour 4 salles de classe avec un ratio de 274 à 300 élèves par salle. Alors que le Maire de Boda, M. Boniface Katta a noté, dans son mot de bienvenue que la Circonscription scolaire de Boda forte de 21 écoles ne compte que 11 personnels enseignants titulaires assistés des maître-parents.

    Face à cette situation qui relève primordialement de la compétence du gouvernement, le Ministre Moukadas s’est senti tout de suite interpelé. Mais, le Membre du gouvernement semble bien prendre la mesure du défi qui s’impose. « Quant aux doléances qui ont été formulées, mon cabinet est en train de travailler à cela, parce qu’on ne peut pas comprendre que Boda qui se trouve à 196 km seulement de Bangui puisse avoir ce genre de problème, en termes d’infrastructures et personnel enseignant », a indiqué le Ministre de l’Education.

    Poursuivant, il explique le fond du problème. « Je ne dirais jamais qu’il n’y a pas d’enseignants ; ils sont là, et des enseignants qualifiés. Le problème, c’est que lorsqu’ils sont affectés à leurs postes de responsabilité, ils viennent pour qu’on leur délivre les certificats de prise de service et ils repartent à Bangui pour y rester définitivement. Seulement, ils perçoivent régulièrement leur salaire à la fin du mois. Cette année, nous ne pouvons tolérer ce genre de choses. C’est à cet effet que nous avons sciemment retardé le mouvement du personnel enseignant, afin de voir d’abord clair dans la situation des enseignants qui ont été affectés à des postes de responsabilité », a-t-il martelé.

    La cohésion sociale

    L’autre volet intrinsèque de la visite de Mme Albrectsen est qu’elle vise le retour au vivre ensemble entre les communautés de Boda. Signalons au passage que jusqu’au 15 septembre 2014, Boda, une ville la plus touchée par la crise a enregistré plus de 7000 déplacés ; 1283 maisons détruites ; 158 personnes tuées dans la crise intercommunautaire. Le clou de cette situation est que la fréquentation de l’école publique par les enfants musulmans a véritablement posé problème au moment où des efforts sont consentis pour le retour à la cohésion sociale.

    Tout compte fait, après le départ des contingents de la Minusca basés à Boda et leur remplacement par les forces de sécurité intérieur, la paix et la cohésion sociale sont très vite rétablies. « Boda, cette ville de la préfecture de la Lobaye est devenue un symbole de cohésion sociale aujourd’hui. Sur les idéaux du Père Fondateur Barthelemy Baganda, je dis que si nous parlons de Chrétiens et Musulmans aujourd’hui, demain nous ne parlerons que de Centrafricains. Le Gouvernement ne ménage aucun effort pour rétablir la paix et la cohésion sociale dans tout le territoire de notre pays », a souligné le Ministre Moukadas Noure.

    Et Mme Albrectsen également s’est réjouie de palper ce retour rapide à la cohésion sociale. « Je suis très heureuse de venir à la rencontre des populations de Boda, par ce que Boda est une ville d’espoir. Cet espoir est pour la prospérité et la paix dans cette ville, mais plus largement pour la paix en République centrafricaine en général », a-t-elle dit avant d’ajouter que « Nous attendant que les enfants de Boda, c’est le vivre ensemble et en paix. J’exprime ici au passage ma joie de voir que les enfants Chrétiens et Musulmans fréquentent, à nouveau ensemble, les mêmes établissements scolaires. Il n’y a point de doute que pour l’avenir de ces enfants et de ce pays, nous devons plus que jamais investir aujourd’hui dans l’éducation ».

    La PDG a profité de l’occasion pour remercier la vaillante population de Boda pour l’appropriation et l’accompagnement des réalisations de Plan International dans cette localité sans lesquels, les résultats enregistrés par ladite Ong aujourd’hui ne seront pas effectifs.

    Notons qu’entre autres réalisation de Plan International à Boda, la PDG a eu à visite le plus grand Centre de réinsertion et de formation professionnel appelé UTEFAJEDE (Union de techniciens en faveur des jeunes désœuvrés) que dirige M. Zéphirin Grelondo. Dans ce Centre, plus d’une centaine de jeunes désœuvrés, filles comme garçons, apprennent divers petits métiers dans les domaines de mécanique-moto, menuiserie-charpenterie, pâtisserie-cafèterait-restaurant, coiffure dame et couture mixte.

    Mme Albrectsen a eu également a visite le Parlement junior mis en place par l’Ong Plan, ainsi que les Reporters Junior (jeunes journalistes de 12 à 16 ans) – ceux-là qui ont animé la conférence de presse avec la PDG qui a ponctué la visite de Boda.

    Oui ! Boda renait de ses cendres, et plus rapidement, surtout en matière de vivre ensemble. Boda est bel et bien une ville symbole de cohésion sociale.

     

    Copyright2017CNC.

    Centrafrique : Elections au Kenya la Centrafrique est aussi une belle leçon de démocratie mais qui est oubliée.

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    Centrafrique : Elections au Kenya  la Centrafrique est aussi une belle leçon de démocratie mais qui est oubliée.

     

    Kenya
    Kenya

     

     

    Bangui, le 04 septembre 2017

    Par : Bienvenu ANDALLA CNC,

     

    La Centrafrique, même si elle est aujourd’hui vu de tout le monde comme un pays de désordre et du chao, a toujours montré un bel exemple de démocratie électorale mais qui reste dans les oubliette. Le cas Kenyan qui est aujourd’hui sur toutes les langues, en est une autre qui doive imprégner tous les pays Africains.

    La Centrafrique étendue sur plus 623 milles Km2 et abritant un peu plus de 5 millions d’habitants est souvent caractérisé par ses récurrentes crises qui font que ses efforts de démocratie, bien que très jeunes encore sont engloutis dans les flots des crises.

    Le top était donné en 1990 par François Mitterrand, président français à l’époque qui a assujetti l’aide de la France aux pays Africains à un effort de démocratisation dans son fameux discours de La Baule lors d’un sommet France-Afrique et tout était au galop pour la survie à travers les Conférence nationales, processus d’élimination des régimes à parti unique et l’entrée dans l’ère de la démocratie.

    Dès lors et comme tout autre pays d’Afrique, la Centrafrique a organisé sa Conférence Nationale sous le général Kolingba, président d’alors qui était parvenu à prendre le pouvoir de l’Etat par le fameux coup d’Etat de 1981, qui était en réalité une passe de relai entre David Dacko et lui. De 1981 à 1985, c’était un régime militaire le CMRN (Comité Militaire de Redressement National) qui avait régné. S’en est suivi la période de parti unique le Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) qui a régné avec le plébiscite d’André Kolingba à la tête du pays pour 7 ans. Ces 7 ans n’était encore pas expiré quand le discours de La Baule les ont pris de cours. Militaire de carrière, Kolingba avait la possibilité de ne pas accepter l’organisation de la Conférence Nationale Centrafricaine en 1991. Il l’a accepté et ça eu lieu, ouvrant le chemin au multipartisme, période qui a vu émergé les grands partis comme le Front Patriotique pour le Progrès de feu Abel GOUMBA, le Mouvement pour la Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) de feu Ange-Félix PATASSE, le Mouvement pour l’Evolution Social en Afrique Noir (MESAN), l’Alliance Démocratique pour le Progrès (ADP) de François PEWA, le Parti Social Démocratique (PSD) de Enoch DERA-LAKOUE, pour ne citer que ceux-là.

    Ces partis et tant d’autres ont animé la vie politique en Centrafrique jusqu’aux premières élections multipartites de 1992 qui ont été annulées et reprises en 1993 avec la victoire d’Ange-Félix-Patassé, élections organisées par un général président qui avait toute la possibilité de mobiliser les FACA à sa cause et refuser l’accès au pouvoir à PATASSE. N’est-ce pas une première en Afrique qu’un président exerçant qui organise des élections et qui les perde accepte sans échec ? C’est tomber dans les oubliettes tout comme l’annulation en 1992 des premières élections multipartites en Centrafrique.

    Nous ne sommes pas contre nos frères Kenyan dont la cours suprême a invalidé les élections présidentielles du 8 août dernier et qui fait un remue-ménage partout, mais il faut creuser pour voir s’il n’y a pas eu des efforts de ce genre quelque part. Et ce quelque part, c’est bien en Centrafrique. Comme tellement que pays est dans la zone rouge à cause de ses crises à répétition, tous ces efforts sont noyés dans le sang de son peuple que des mercenaires étrangers qui convoitent ses richesses ne cessent de verser au su et au vu de la Communauté Internationale qui ne fait pas ce qu’il faut pour arrêter ce carnage.

     

     

    Centrafrique : LES BAILLEURS NE DÉBLOQUENT-ILS QUE PARTIELLEMENT LES FONDS ?

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    Centrafrique : LES BAILLEURS NE DÉBLOQUENT-ILS QUE PARTIELLEMENT LES FONDS ?

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/07/IMG_2373.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Le Président Touadéra, son Premier Ministre Simplice Mathieu SARANDJI et son Ministre des finances Henri Marie DONDRA
    Le Président Touadéra, son Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji et son Ministre des finances Henri Marie DONDRA

     

     

    Bangui, le 4 septembre 2017.

    Par : Joseph Akouissonne, CNC.

     

    URGENCES

              Il est indéniable que le chaos persistant génère une insécurité qui ne rassure pas les donateurs. Ils peuvent craindre que leur argent ne soit investi à perte dans un pays au bord de l’abîme.

              La population, déboussolée, est en errance. Les exilés, de l’intérieur et de l’extérieur, se comptent par milliers. La jeunesse, traumatisée, voit son avenir compromis. Les hôpitaux sont devenus des mouroirs, les pathologies ne peuvent être soignées. Les routes qui drainent le pays sont, aujourdhui, des pistes impraticables. L’agriculture a été abandonnée par les paysans qui fuient les violences. Le centre-ville de Bangui, en ruine, doit être réhabilité en urgence.

              Le pays est occupé à 60% par des séditieux. Une violence indicible y règne : 30 morts en moyenne par jour. Ceux qui veulent faire croire que la situation sarrange et que la paix revient, habitent certains quartiers protégés de la capitale, ville-illusion. Dans les provinces occupées par les ex-Sélékas, c’est la terreur. On comprend, dès lors, que les bailleurs de fonds hésitent et deviennent méfiants.

              Mais voilà ! Les populations ruinées attendent, angoissées, que leur sort s’améliore. Sil faut que le chaos cesse avant de débloquer les fonds, cest comme si on demande à un malade dattendre que la fièvre tombe avant d’être soigné. Il faut injecter ces fonds, même pendant les violences. Car la population, exsangue, espère avec impatience le début du redressement du pays.

              On peut très bien débloquer les ressources promises pour les consacrer aux nombreuses urgences. Il nen manque pas. Il y a fort longtemps que Bangui-la-Coquette a perdu sa coquetterie : artères défoncées et impraticables, causes de nombreux accidents mortels, bâtiments administratifs dont lentretien laisse à sirer ou, tout simplement, en ruine. L’hôpital de l’Amitié de Bangui est, par exemple, dans un état de délabrement et de décomposition inimaginable.

             Dans les provinces, cest une calamité sans nom. Les préfectures et les sous-préfectures sont dans un état lamentable. Les mobiliers ont été dérobés par les Sélékas et leurs mercenaires. Les écoles, les hôpitaux et les dispensaires de province ne sont pas dignes dune République comme la Centrafrique.

              Ceux qui ont dirigé le pays avant ont une part de responsabilité écrasante. Jean-Bedel Bokassa été un dictateur, il a tué des innocents, mais, il faut le reconnaître, il avait un sens aigu du patriotisme. A son époque, Bangui méritait bien son surnom de Coquette. Les artères étaient entretenues et praticables. Des bâtiments administratifs étaient construits.   

              Aujourdhui, ils sont en ruine, à cause des mauvaises gouvernances successives. Lintrusion des Sélékas à Bangui a fini le saccage du pays des Bantous.

     

    DES PISTES POUR DONNER DE L’OXYGÈNE AU PAYS

              Quand la décision de débloquer des fonds a été prise à Bruxelles, un immense espoir sest levé et des hourras ont salué le surgissement de cette aubaine ! Du fond de leurs ténèbres, les Centrafricains voyaient poindre, enfin, la reconstruction de leur pays, qui allait être un facteur de stabilité. C’est dire à quel point les fonds sont attendus.

                      Malgré l’insécurité, les occidentaux bailleurs des fonds de Bruxelles nont-ils pas les moyens de surveiller militairement, avec les autorités centrafricaines, lutilisation de ces ressources dans le pays ?

              Par ailleurs, une table ronde des bailleurs de fonds, à Bangui même, est annoncée pour le mois de novembre.

              Sera-t-elle différente de celle de Bruxelles ? Des décisions plus fortes seront-elles prises ? Les besoins de développement sont tellement immenses ! La persistance des problèmes économiques majeurs crée tellement dinjustice sociale et d’instabilité.

     Si les bailleurs de fonds sont méfiants et manquent dardeur cest parce que les dirigeants  centrafricains sont perçus comme des pilleurs des caisses de l’État.  Les  auteurs de ces prévarications bénéficient souvent d’une impunité scandaleuse et choquante.

              Cette réunion, initiée par le Fond Monétaire International, permettra-t-elle enfin, que lon passe du stade des promesses à celui de leur exécution ?

     

    L’ENGAGEMENT NÉCESSAIRE DES AUTORITÉS CENTRAFRICAINES

              Le gouvernement doit impérativement sengager pour assurer un suivi et une gestion irréprochable des fonds. Il faut absolument barrer la route aux pilleurs des caisses de lEtat. On pourrait mettre en place une gestion bilatérale, confiée en même temps au gouvernement centrafricain et à des représentants de la communauté internationale.

              Les Centrafricains en ont assez des détournements daides restés impunis. Est-ce quils nattendent pas encore les résultats de laudit sur les fonds daides américains et angolais, qui auraient été tournés sous le gouvernement de la Transition ? On est à peu près certain que des auteurs de pillage des fonds de l’État sévissent toujours à Bangui sans être inquiétés – et que, malheureusement, dautres prédateurs, dépourvus de tout patriotisme, attendent avec avidité les mannes à venir. L’impunité ne doit plus être tolérée.

      

    JOSEPH AKOUISSONNE   

    (2 septembre 2017)

     

     

    Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
    Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.

     

     

     

     

    Centrafrique : Jean-Serge Bokassa, Joseph Yakité, Charles-Armel Doubane, Ludovic Ngaïfeï, quatre hauts responsables centrafricains en RDC pour question de sécurité transfrontalière.

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    Centrafrique : Jean-Serge Bokassa, Joseph Yakité, Charles-Armel Doubane, Ludovic Ngaïfeï, quatre hauts responsables centrafricains en RDC pour question de sécurité transfrontalière.

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2681.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Les Anti-Balaka à Bangui
    Les Anti-Balaka à Bangui

     

     

    Bangui, le 04 septembre 2017

    Par : Bertrand YEKOUA CNC,

     

    Le Soudan du sud, la RD Congo et la Centrafrique ont en commun des frontières qui s’étendent sur de longues distances. Curieusement, tous les trois sont des pays à problème à cause l’insécurité qui y règne en permanence.

    C’est la RD Congo qui accueille cette réunion tripartite que l’on peut qualifier d’une importance extrême puisqu’il s’agit de débattre de la problématique des frontières, de la sécurité et de la crise humanitaire.

    Tout le monde sait que les trois pays réunis à Kinshasa ont des frontières terrestres et fluviales très poreuses donc très fluides pour des activités subversives. Les trois pays souffrent en commun de multitudes de groupes armés qui font leur loi et c’est souvent des gens qui n’ont aucune vision politique ni objectifs clairs qui puissent permettre de cadrer leurs intentions afin d’envisager des dialogues réels qui puissent aboutir à la restauration de la sécurité.

    Ces groupes armés, dans leurs fougues et sauvages manœuvres, ne cessent de semer la désolation dans de nombreuses familles forcées à se déplacer massivement dans des camps tellement dépourvus de structures adéquates d’accueil ce qui rend leur situation très précaire et inhumaine nécessitant un appui humanitaire important mais qui n’arrive pas de la part des organisations humanitaires qui sont, elles aussi, la cible de ces groupes armés qui n’hésitent pas à les attaquer, les braquer, les piller voire même tuer leurs éléments.

    La situation sécuritaire et humanitaire actuelle de la Centrafrique exige que de telles initiatives se prennent sur le plan sous régional, régional voire international pour rechercher des voies et moyens afin de garantir la sécurité et la stabilité dans le pays. Le vœu de tout le peuple est que la réunion de Kin aboutisse à de fortes recommandations applicables systématiquement par les trois pays concernés.

    (Affaire à suivre)

    CENTRAFRIQUE : LE PRÉSIDENT TOUADERA A RÉCEPTIONNÉ LES VÉHICULES DES FACA ET DES MATÉRIELS DE GUERRE RETROCEDÉS PAR LE CAMEROUN.

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    CENTRAFRIQUE : LE PRÉSIDENT TOUADERA A RÉCEPTIONNÉ LES VÉHICULES DES FACA ET DES MATÉRIELS DE GUERRE RETROCEDÉS PAR LE CAMEROUN.

     

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    Image d’illustration des matériels militaires rétrocédés par le Cameroun en Centrafrique

     

    Bangui, le 3 septembre 2017.

    Par : CNC.

     

    Au terme de plusieurs mois d’âpres négociations et de plaidoyers en faveur du retour des Forces Armées Centrafricaines (FACA),le Président Touadera a obtenu la rétrocession des véhicules militaires et des matériels de guerre saisis au Cameroun lors de la fuite du Président Bozizé en mars 2013.
    Les effets des militaires centrafricains (FACA) ont été rétrocédés par les autorités camerounaises au ministre de la Défense Joseph Yaketé le samedi dernier dans la ville frontalière de Garoua-Boulaye.
    C’est aujourd’hui à midi que le Président Touadera a réceptionné ces véhicules et les autres effets des Forces Armées Centrafricaines (FACA) en présence de l’Ambassadeur du Cameroun et du Représentant des Nations Unies au Palais de la Renaissance.

     

    CENTRAFRIQUE : LA COUR CONSTITUTIONNELLE A T-ELLE DE CUISANTS REMORDS SUITE À L’INVALIDATION DES PRÉSIDENTIELLES AU KENYA ?

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    CENTRAFRIQUE : LA COUR CONSTITUTIONNELLE A T-ELLE DE CUISANTS REMORDS SUITE À L’INVALIDATION DES PRÉSIDENTIELLES AU KENYA ?         

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/09/IMG_2694.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l'article.
    Monsieur Bernard Selemby Doudou, auteur de l’article.

    Bangui, le 2 août 2017.

    Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

     

    Depuis la conférence de la Baule dans les années 90, un vent de démocratie a soufflé sur l’Afrique. Ce vent est suivi de conférence nationale à travers le continent. L’Afrique a ainsi pris une nouvelle dimension avec l’avènement du multipartisme et de l’alternance démocratique. Toutes les dictatures de l’époque sont alors légalisées ou encadrées dans une structure légale. On assiste avec impuissance à la main invisible de l’Occident qui dicte les conduites à tenir lors des différentes élections pour maintenir ou destituer les présidents africains au grès de leurs intérêts. Le continent africain est ainsi habitué à des mascarades d’élections avec la complicité criminelle des commissions électorales et cours suprêmes (ou Cour constitutionnelle). Toutes ces manœuvres sont placées sous la très haute bénédiction des missions internationales d’observation électorale sans oublier la fameuse communauté internationale. Le célèbre président ivoirien Laurent Gbagbo en a fait les frais et reste un cas d’école dans les annales des élections en Afrique. Les archives électorales en Afrique est en train de connaître un revirement jurisprudentiel très important car pour une première fois en Afrique une cours suprême invalide les Présidentielles alors que le President sortant était déclaré réélu par la commission électorale. Eh oui…ce n’est pas une illusion, cela c’est passé au Kenya, un pays d’Afrique australe qui avait connu un passé électoral compliqué avec des milliers de morts dans les camps des deux protagonistes. Secoué par son envie de comprendre, le citoyen lambda qui ne se prive pas de curiosité et s’interroge : Depuis quand un President proclamé élu par la commission électorale se voit son élection invalidée par la cour suprême ? Dans quelle faculté les juges de cette cours ont-ils appris le droit ? Cela servira t-il de cas d’école ou de jurisprudence de principe aux autres États africains ? Cette décision est-elle le début d’une révolution électorale en Afrique ? Dans le contexte centrafricain, quelle lecture le malheureux candidat aux dernières élections présidentielles donnera de cette décision ? Sous cette optique, que dire des rapports des missions internationales d’observation électorale ? La cour constitutionnelle centrafricaine avait-elle mesuré la portée de sa décision ? Pourquoi cette piteuse élection centrafricaine entachée d’innombrables irrégularités n’était pas annulée ? La cour constitutionnelle se rend t-elle compte de ce que nous vivons aujourd’hui avec les conséquences de leur médiocrité ? La décision rendue par la cour suprême kényane nous prouve l’indépendance progressive des institutions judiciaires dans le cadre du respect de la théorie de séparation de pouvoir édictée par Montesquieu. Cette décision confirme également la différence de culture démocratique qui existe entre les États anglo-saxons et les États francophones. Il est évident que le vieux partenaire privilégié des États francophones a commencé à se mordre les doigts devant ce riche continent qui commence à prendre progressivement conscience de son exploitation abusive. La réponse spontanée du President Rwandais à l’ attaque du President français et les mécontentements contre l’impérialisme monétaire du franc CFA en sont des illustrations. La démocratie en Afrique commence à retrouver sa vraie définition étymologique:”Le pouvoir du peuple par le peuple et pour le peuple”. Sous certains cieux, que risquent les courageux membres de cette Cour suprême ? Ils allaient très certainement subir les représailles de tous genres et même le chien de la famille serait répréhensible. Au passage les membres de la honteuse commissions électorales doivent démissionner et même se voir traduit devant les tribunaux pour crimes et haute trahison. S’inscrivant dans la même suite logique, le President déclaré élu par la commission électorale doit se retirer de la course pour laver son affront. Il est important de rappeler que la définition du remord n’est pas loin de la culpabilité et de l’auto-accusation. Le président kényan ne regrette t-il pas des milliers de morts qu’on pouvait épargné lors de la précédente élection présidentielle qui a connu une crise post électorale très sanglante ? Nous estimons par contre que la cour suprême du Kenya n’est pas allé au bout de sa logique car elle devrait en conséquence déclarer le candidat de l’opposition gagnant suite à l’annulation des procès verbaux des bureaux de vote frauduleux et fictifs. Pour en finir et dans le souci de la transparence des futures échéances électorales en Centrafrique, nous invitons humblement les autorités centrafricaines d’envoyer les membres de la Cour constitutionnelle en stage au Kenya pour se recycler car la maxime de l’ancien président américain Obama qui disait que:”L’Afrique a besoin des institutions fortes et non des hommes forts” Se profile à l’horizon et commence à prendre son envol. Mais attention, ne le dîtes à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c’est moi.

     

    Paris le 01 septembre 2017

    Centrafrique : Imminence de remaniement ministériel.

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    Centrafrique : Imminence de remaniement ministériel.

     

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    Les membres du Gouvernement Sarandji 1

     

     

    Bangui, le 01 septembre 2017.

    Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

     

    Plusieurs fois chuchoté dans les rues de Bangui et sur les réseaux sociaux puis confirmé par le Chef de l’État dans un message à la nation le 12 août dernier, le remaniement du gouvernement Sarandji devrait être annoncé au plus tard ce week-end. A en croire aux dispositions prises par le Chef de l’État, de mener, en personne, les consultations avec les leaders des partis politiques composant sa majorité.

    D’après une source renseignée, le président Touadéra a décidé, au début de la semaine, de recevoir en consultation des leaders des partis politiques, composants ou non sa majorité, au palais de la Renaissance en vue de peaufiner avec eux, l’ossature du gouvernement. Il aurait les saisir, en amant, par écrit, aux fins de leur demander de proposer des noms de leurs cadres compétents, dignes et ministrables surtout. Ajoute cette source.

    D’après les signaux aperçus et les indices récoltés par nos équipes auprès des différents états-majors des partis politiques, ceux-ci s’attellent depuis le début de la semaine à travers plusieurs réunions en vue de designer leurs nouveaux représentants dans le nouveau gouvernement remanié en gestation.

    À en croire à leurs discussions houleuses et confidentielles, tous les ministres qui ont représenté leurs partis au gouvernement quitteront le navire pour une destination encore non révélée. Ce qui poussent certains ministres sortants à diner avec certains de leurs militants, députés, cadres de leur bureau politique, dans l’espoir de plaider leurs sorts.

    Une chose cependant sûre, le remaniement est imminent, plusieurs départements seront scindés pour donner à manger tout le monde et nul ne sait encore qui va remplacer qui.

     

    Sarandji partira ou ne partira pas ?

    Si les collaborateurs de certains ministres savent déjà d’où leurs patrons vont atterrir après leur éviction du gouvernement, ceux du Premier ministre ne le savent pas encore. Pour preuve, toutes les rumeurs sur le départ du Premier ministre sont minutieusement suivies et rapportées. Ses faits et gestes et ceux du président Touadera sont scrupuleusement scrutés puis décryptés et mis sur la place publique pour commentaires. A l’image de consultation directe que même le Chef de l’État en personne avec les leaders des partis politiques.

    « La règle dispose que le Président de la République nomme les ministres sur proposition du Premier ministre. Mais si c’est le Président de la République qui consulte pour nomination, le sort du Premier ministre peut être scellé lors de ces genres de rencontres » pense un cadre de la Primature.

    Pour certains cadres de l’UNDP contacté par CNC au sortir de leur réunion, « la rue veut son départ. Mais si le Président Touadera parle, lui, d’un remaniement du gouvernement au lieu d’un changement du gouvernement, c’est qu’il veut le maintenir ».

    À suivre……

     

     

    Copyright2017CNC.

     

    CENTRAFRIQUE : L’IMPOSSIBLE PROCESSUS DE PAIX (SIRIRI) ET RÉCONCILIATION

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    CENTRAFRIQUE : L’IMPOSSIBLE PROCESSUS DE PAIX (SIRIRI) ET RÉCONCILIATION

     

    Centrafrique.com/wp-content/uploads/2017/08/IMG_2687.jpg” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Déplacement de la population fuyant la guerre-civile en Centrafrique

     

     

    Bangui, le 1 septembre 2017.

    Par : Joseph Akouissonne, CNC.

     

    LES FORCES DE BLOCAGES

              Les affrontements entre les Antibalakas et les Sélékas sont les principaux obstacles à la paix.

    LES ANTIBALAKAS : quoi qu’on en dise, quoi qu’on en pense, ils sont des patriotes. Ce sont eux qui se sont soulevés face aux envahisseurs de leur pays. Ils sont à l’origine d’un mouvement de résistance parfaitement légitime.

              Avant de les diaboliser, il faut se souvenir du début de l’envahissement de la capitale Bangui par les Sélékas de Michel Djotodia. François Bozizé, abandonné par la France, a dû, devant la horde des mercenaires, céder le pouvoir aux séditieux. Les Sélékas, de confession musulmane, ont alors entrepris, avec brutalité, d’islamiser de force les Banguissois et les Banguissoises. Ils se sont livrés à des massacres de chrétiens et ont profané leurs lieux de culte. Bangui s’est transformée en une cité de la peur, dont les quartiers sont devenus des coupe-gorge. La violence des Sélékas a sévi partout – et surtout au « Km5 », bastion des musulmans souvent étrangers.

              Aucune force organisée n’a surgi pour arrêter les Sélékas.

              C’est alors que des patriotes centrafricains se sont levés, pour défendre leur pays et empêcher le massacre des populations. Malheureusement, les Antibalakas n’ont pas réussi à contenir les Sélékas, qui, dans les provinces qu’ils occupent, continuent leurs exactions.

              Mais il va de soi que, si certains Antibalakas ont commis des crimes contre l’humanité, ils devront rendre des comptes devant les tribunaux le moment venu.

    LES SELEKAS : ceux qu’on appelle ainsi sont, en réalité, des mercenaires étrangers, dont des Centrafricains égarés ont sollicité les services pour conquérir le pouvoir à Bangui par la force.

              Ils sont en majorité de confession musulmane et, pour la plupart, recherchés dans leur propre pays pour divers délits. Tchadiens, Soudanais, du Nord et du Sud, Darfouriens, Nigériens, ils sont en quête d’un nouvel Eldorado. La consonance de leur patronyme arabo-musulman témoigne de leur origine. Beaucoup ne parlent ni le Sango, ni le français, les deux langues nationales de la République Centrafricaine. Si les Antibalakas ne les avaient pas évincés de Bangui et si Djotodia, leur chef, était resté au Palais de la Renaissance, Bangui et certaines régions risquaient de devenir des califats.

             Derrière les Sélékas, tapis dans l’ombre, il ne faut pas manquer de voir les monarchies pétrolières du Golfe et certains pays voisins qui participent, eux aussi, au plan de dépeçage de la RCA. La République Centrafricaine est cernée. Couper les multiples mains qui l’étranglent, seul, le peuple centrafricain pourra le faire. Car les Sélékas ne veulent pas la paix. Ils attendent une amnistie générale et l’impunité pour les crimes contre l’humanité et les crimes de guerre qu’ils ont osé commettre. Quand on pense qu’ils sont même allés jusqu’à planifier un génocide ! Cest inconcevable ! Les responsables de ces crimes devront impérativement être traduits devant les tribunaux.

     

     

    LES GROUPES DAUTO-DEFENSE

              Ils se sont spontanément constitués pour résister aux peuls. En effet, dans la Kotto, la Haute-Koto et le Mbomou, la transhumance des éleveurs peuls provoquait d’importants dégâts dans les champs, parce qu’ils faisaient brouter les cultures des autochtones par leurs bovins. C’est pourquoi, excédés, les paysans ont mis en place des groupes d’auto-défense.

              Mais les peuls, de confession musulmane, ont été soutenus par les Sélékas, qui se sont livrés à de violentes représailles sur les populations. Les massacres de Bangassou, de Bambari et de Bria découlent de ces conflits.

     

     

    UNE AUTORITÉ A RÉTABLIR

              Le gouvernement doit quitter l’enclos faussement sécurisé de Bangui, pour exercer pleinement son autorité dans tout le pays. L’État doit être présent auprès des populations en souffrance. Il faut qu’il remette en route les administrations saccagées par les Sélékas dans les provinces. Il doit réactiver les concertations autour du DDRR et tout faire pour qu’elles aboutissent. L’essoufflement des négociations de paix(SIRIRI) et de  réconciliation nationale doit être compensé par de nouvelles initiatives. Étant entendu que rien ne pourra se faire sans un état fort, doté d’une armée forte, patriotique et citoyenne.  La priorité des priorités demeure la réhabilitation d’une Armée Nationale Centrafricaine, aujourd’hui en pleine déconfiture.

              Il faut obtenir la levée de l’injuste embargo, décrété par l’ONU, qui frappe la République Centrafricaine. Qui la désarme et, ainsi, la livre aux ambitions séparatistes des Sélékas. Il faut activer la formation des Nouvelles Forces Centrafricaines, dont le recrutement ne doit souffrir d’aucun tribalisme, d’aucun régionalisme, d’aucun clanisme.  

     

    POUR RAMENER LA PAIX ET LA RÉCONCILIATION

              A quand une mobilisation de la communauté internationale en Centrafrique ? Jusqu’à présent, elle n’est intervenue qu’a minima, donnant plutôt l’impression de détourner la tête quand la RCA est en feu. Sa politique ambiguë face aux ex-Sélékas, dommageable pour la paix, fait courir le risque que la crainte d’un génocide ne se transforme en sinistre réalité.

              Puisque les multiples tentatives de médiation et de réunions pour la paix n’ont pas abouti, il faut essayer d’autres pistes. Pourquoi ne pas mettre en place un Conseil de sages, composé d’une dizaine de personnes appartenant à la société civile, triées sur le volet, venues de toutes les ethnies, appartenant à toutes les confessions, exerçant toutes les professions ? Ce Conseil jouerait le rôle de médiateur auprès des belligérants et ferait tout pour amener les rebelles à la table des négociations. Puisque, pour l’instant, le gouvernement centrafricain, les forces internationales et la MINUSCA sont incapables de ramener la paix et protéger les populations en utilisant la force, c’est un dialogue sans tam-tam avec les séditieux qu’il faut privilégier.

              Le but est de leur faire comprendre qu’ils ne gagneront jamais le pouvoir et la paix les armes à la main. Il faut tout faire pour isoler les chefs rebelles. Menacer de rompre les relations diplomatiques avec les pays qui les soutiennent. Expliquer aux hommes de ces chefs rebelles qu’ils sont manipulés. Que leurs responsables ont amassé des fortunes colossales tandis qu’eux-mêmes végètent dans la misère avec des soldes ridicules, en risquant leurs vies pour des broutilles.

              Il faut accentuer les divisions déjà bien avancées au sein des ex- Sélékas.  Dénoncer les accords d’exploitation avec les sociétés étrangères qui exploitent les mines de diamant et d’or dans les provinces occupées par les rebelles et leurs mercenaires. Il faut que ces sociétés cessent de payer les ex-Sélékas pour garantir la sécurité de leurs exploitations. Car ce sont ces actions illicites qui permettent aux rebelles de s’approvisionner en armes.

               En argumentant avec fermeté, le Conseil des sages pourrait ainsi ouvrir un chemin vers la paix. Et, seule, la volonté inébranlable des Centrafricains permettra à leur pays de se réconcilier avec lui-même.

               

                                                                                                                             

     

    JOSEPH AKOUISSONNE

     (30 août 2017)

     

    Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l'article.
    Monsieur Joseph Akouissonne. Auteur de l’article.