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Centrafrique : menace du chef rebelle Noureddine Adam sur Birao, le Préfet et une partie des enseignants quittent la ville.

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Centrafrique : menace du chef rebelle Noureddine Adam sur Birao, le Préfet et une partie des enseignants quittent la ville.

 

 

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Le général du FPRC Noureddine Adam. Photo archive.

 

 

Bria, le 12 avril 2018

Par : Gervais Djingatoloum, CNC.

 

En colère depuis l’attaque du quartier PK5 dans le troisième arrondissement de Bangui par les forces de la Minusca, le chef rebelle du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) menace de s’en prendre aux nouveaux Préfets nommés récemment par le chef de l’État dont il avait donné son accord pour leur déploiement dans les préfectures encore sous son contrôle. Déjà, deux Préfets ont été rapatriés en urgence sur Bangui.

 

De source concordante, le Préfet de Vakaga, en résidence principale à Birao, ainsi que son collègue de Bamingui-Bangoran, en résidence à Ndélé, sont arrivés à Bangui en toute urgence après la menace directe sur leur vie proférée par le chef rebelle Noureddine Adam du FPRC, une faction de l’ex-coalition de la Séléka.

En réunion militaire depuis hier matin dans son fief de Birao, Noureddine Adam ordonne le départ immédiat de tous les Préfets nommés par le Président Touadera et qui sont actuellement dans la zone de sa juridiction, en l’occurrence la préfecture de la haute Kotto, de Bamigui-Bangoran, de la Vakaga et bien d’autres.

Quelques heures après cette déclaration, les rebelles du FPRC ont pris d’assaut la base militaire de la MINUSCA à Ndélé dans le Bamingui-Bangoran dans la soirée de ce mardi 10 avril.

À Bambari, dans la Ouaka, une partie de la population, favorable aux ex-Séléka, est descendue dans les rues ce mercredi pour manifester leur colère contre l’intervention de la MINUSCA dans le quartier commercial de PK5 afin de désarmer tous les miliciens d’autodéfense de ce quartier populaire de la capitale centrafricaine.

Entre temps à Bangui, les habitants du PK5 ont aussi manifesté depuis leur quartier jusqu’en face du bureau de la MINUSCA pour présenter aux yeux du monde les corps des victimes innocentes de l’attaque d’hier des forces de l’ordre, appuyées par le contingent rwandais de la MINUSCA.

Joint au téléphone par CNC, un observateur politique centrafricain parle d’une opération non réfléchie de la part de la MINUSCA et des forces de l’ordre. Selon lui, le désarmement des milices d’autodéfense du PK5 est nécessaire, mais la stratégie adoptée par la MINUSCA et le gouvernement n’est pas appropriée à ce genre d’environnement.

Cependant à Bangui comme en provinces, tout le monde s’accorde à dire que la situation sécuritaire du pays se dégrade de plus en plus par rapport à 2016 au moment de l’élection du Président Touadera.

 

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Centrafrique : Une mission conjointe UA-ONU accueillie par un regain de violences

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Centrafrique : Une mission conjointe UA-ONU accueillie par un regain de violences

 

 

 

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Mission conjointe de l’ONU et l’Union Africaine en Centrafrique. Credit photo : CNC Fred Krock.

 

 

Bangui, le 12 avril 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

La Mission conjointe a été conduite, respectivement pour l’Union africaine (UA) et les Nations unies (ONU) par M. Smaïl Chergui, Commissaire Paix et Sécurité et M. Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire-Général adjoint. Cette mission qui s’inscrit dans la poursuite des efforts conjoints de recherche des voies et moyens pour restaurer la paix en Centrafrique, est accueillie par le peuple centrafricain et ses dirigeants, dans un contexte tendu de flambée de violences. Il s’agit précisément de l’opération dite ‘’Soukoula Km5’’ lancée depuis dimanche 8 avril dernier dont les combats se sont poursuivis jusqu’à ce mercredi, par la Minusca en appui aux forces nationales de défense et de sécurité. Les premiers bilans font déjà état d’une vingtaine de morts, surtout parmi les civils, puisque Nemery Matar Djamous alias ‘’Force’’, le principal recherché de cette opération et ses hommes de main courent encore dans le Km5 avec leurs arsenaux. Ci-dessous le communiqué conjoint de début de mission conjointe UA-ONU dominé par la compassion vis-à-vis du peuple consterné par la tragédie et le nombre de victimes de ce dernier regain de tensions en pleine capitale Bangui.

 

Communiqué conjoint de l’Union Africaine et des Nations Unies sur le processus de paix et la situation à Bangui

 11 avril 2018

Nous, représentants l’Union Africaine et les Nations Unies, avons décidé d’entreprendre une visite conjointe en République centrafricaine, pour exprimer notre solidarité et notre plein soutien au peuple centrafricain et au processus de paix en République centrafricaine. C’est aussi un message d’unité totale et de détermination commune de l’Union Africaine et des Nations Unies.

Nous nous réjouissons à cet égard que notre visite coïncide avec la tenue de la première réunion à Bangui, du Groupe international de soutien à la RCA depuis le retour à l’ordre constitutionnel. Lors de notre séjour, nous aurons l’occasion de nous entretenir avec les autorités centrafricaines et avons d’ailleurs échangé avec le Président Touadéra.

Etant arrivés hier, nous sommes également préoccupés par les tensions persistantes dans le quartier du kilomètre 5 de Bangui. Les opérations conduites par le Gouvernement et la MINUSCA le 8 avril visaient assurément à arrêter les éléments criminels qui mettent en péril la vie de citoyens paisibles, dans un quartier qui est le poumon économique de Bangui.

Dans ces moments difficiles, nous tenons avant tout à exprimer nos sincères condoléances aux familles des victimes et déplorons les nombreux blessés à qui nous souhaitons un prompt rétablissement.

Nous tenons surtout à souligner que cette opération de maintien de l’ordre et de restauration de l’autorité de l’Etat a pour but unique de protéger la population qui nous le demande, contre les éléments criminels qui l’oppriment. Nous tenons à préciser que pour protéger toutes les populations, comme partout ailleurs dans le pays, nous sommes déterminés à agir.

Nous déplorons et condamnons fermement les tentatives d’instrumentalisation de cette opération ainsi que les attaques perpétrées contre les soldats de la paix dont une vingtaine a été blessée et l’un d’eux a succombé à ses blessures.

Nous tenons à rappeler que toute attaque contre les soldats de la paix constitue un crime de guerre. Leurs auteurs et ceux qui les soutiennent auront certainement à répondre de leurs forfaits devant la justice.

Nous tenons aussi à exprimer qu’une offre de règlement pacifique avait été préalablement faite aux groupes visés et que ceux-ci l’ont refusée.

Enfin, nous tenons à souligner qu’en étroite coordination avec le Gouvernement centrafricain, nous sommes prêts à utiliser tous les moyens dont dispose la communauté internationale pour créer les conditions pour la restauration de la paix en RCA. Par tous les moyens, nous entendons d’abord le dialogue et si nécessaire la force.

Notre présence conjointe ici, en collaboration avec le Gouvernement centrafricain, vise à réaffirmer notre engagement sans ambiguïté pour l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en RCA, qui comme l’a souligné le Conseil de Sécurité, représente la seule issue pour une sortie de crise.

Aux populations de Bangui, nous lançons un appel au calme. Nous leur demandons aussi de ne pas être victimes de rumeurs et de manipulations. Vos autorités sont à pied d’œuvre en collaboration avec la MINUSCA pour restaurer l’ordre public et assurer la protection de toutes les populations civiles sans distinction.

Signé,

  1. Smaïl Chergui

Commissaire Paix et Sécurité de l’Union Africaine

  1. Jean-Pierre Lacroix

Secrétaire-Général adjoint des Nations Unies

Centrafrique : Opération ‘’soukoula Km5’’ fait près d’une vingtaine de morts et une centaine de blessés

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Centrafrique : Opération ‘’soukoula Km5’’ fait près d’une vingtaine de morts et une centaine de blessés

 

 

 

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Marche de la population du PK5 contre les attaques de la Minusca et des forces de sécurité intérieure à Bangui devant le bureau de la Minusca le 11 avril 2018.

 

 

 

Bangui, le 12 avril 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Deux jours après le lancement de l’opération conjointe Minusca et forces de sécurité intérieures contre les leaders d’auto-défense du Km5, le dimanche 8 avril dernier, une deuxième opération lancée mardi 10 avril en début d’après midi a occasionné près d’une vingtaine de morts surtout parmi les civils.

« Dans ces violences, ce sont 17 concitoyens qui ont perdu la vie et deux casques bleus de la Minusca », a déclaré ce mardi, Abdou Karim Meckassoua, habitant du Km5 et Président de l’Assemblée nationale. Et de poursuivre, « C’est inacceptable, nous ne voulons pas de mort dans notre pays. Nous ne voulons que la paix. Les forces de maintien de la paix qui interviennent dans notre pays, c’est pour nous aider. Mais si en le faisant et qu’il y a eu cas de mort, c’est nous tous qui sommes endeuillés. Nous devons également prôner le dialogue », a-t-il déploré.

Evidemment, mardi aux environs de 13 heures, une colonne des forces armes centrafricaines appuyées par la Minusca a pénétré le Km5 à la trousses des leaders d’auto-défense dirigés par Nemery Matar Djamous alias ‘’Force’’ qui a échappé à la première tentative d’arrestation, le dimanche dernier. Des tirs à l’arme automatique et à l’arme lourde ont été entendus jusqu’aux environs de 20 heures. « L’objectif de ces opérations n’est pas de s’en prendre aux populations, qu’elles soient chrétiennes, musulmanes ou autres », a indiqué, ce mercredi, le Ministre centrafricain de la communication, Ange Maxime Kazagui, Porte-parole du gouvernement, dans un communiqué.

Le Membre du gouvernement a invité les populations du 3ème arrondissement à « soutenir les opérations conjointes des forces de défense et de sécurité et des casques bleus de la Minusca ». Et de préciser, « il s’agit de mener des opérations qui consistent à traquer ou à débarrasser le Km5 des groupes de bandits, des bandits armés qui empêchent la quiétude des populations et des commerces ».

Dans la foulée de la colère de la population civile du Km5 majoritairement musulmane, des corps des civils ayant perdu la vie dans les affrontements de mardi, ont été transportés par les leaders civils musulmans et étalés devant le siège de la Minusca.

« Si les groupes armés et les fauteurs de troubles sont à Bangui, la justice de notre pays est là, c’est mieux de les arrêter et les amener à la justice qu’ils soient jugés et qu’ils répondent de leurs actes. Mais nous ne pouvons pas accepter que lorsqu’on vient arrêter un fauteur de troubles, que les innocents paient le lourd tribut. C’est inacceptable ! », a déploré Abdou Karim Meckassoua.

La mission conjointe Union africaine – Nations unies, conduite par M. Smaïl Chergui Commissaire Paix et Sécurité de l’Union Africaine et M. Jean-Pierre Lacroix, Secrétaire-Général adjoint des Nations Unies, arrivée mardi à Bangui, a également déploré ce regain de violences. « Etant arrivés hier, nous sommes également préoccupés par les tensions persistantes dans le quartier du kilomètre 5 de Bangui. Les opérations conduites par le Gouvernement et la MINUSCA le 8 avril visaient assurément à arrêter les éléments criminels qui mettent en péril la vie de citoyens paisibles, dans un quartier qui est le poumon économique de Bangui. Dans ces moments difficiles, nous tenons avant tout à exprimer nos sincères condoléances aux familles des victimes et déplorons les nombreux blessés à qui nous souhaitons un prompt rétablissement », peut-on lire dans le communiqué conjoint rendu publique ce mercredi.

Ce bilan reste provisoire, puisque des corps continuent d’être découverts aux environs du Km5.

Centrafrique : tire sur la base de la MINUSCA à Ndélé, le bilan est incertain.

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Centrafrique : tire sur la base de la Minusca à Ndélé, le bilan est incertain.

 

 

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Bria, le 11 avril 2018.

Par : Gervais Djingatoloum, CNC.

 

Ce mardi 10 avril dans la soirée, la base militaire de la mission multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) à Ndélé a été attaquée par un groupe des personnes bien armé. Le bilan, très incertain selon une source proche de la MINUSCA.

 

Tirs à l’arme lourde, coupure de tous les réseaux téléphoniques et déplacement massif de la population, la ville de Ndélé, capitale de la province de Bamingui-Bangoran, ressemble hier soir à un territoire en guerre où chacun doit se protéger par ses propres moyens de survie.

Même si l’identité des assaillants n’est pas connue encore, beaucoup pensent aux rebelles du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), une faction rebelle de l’ex-coalition de la Séléka dirigée par le général Noureddine Adam, ancien numéro 2 de la Séléka qui occupe d’ailleurs la ville de Ndélé depuis fin 2013.

Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le chef militaire du FPRC a menacé de s’en prendre à la MINUSCA si la population civile du quartier PK5 de Bangui est attaquée par ses hommes. C’est ce qui a été fait par la MINUSCA qui a voulu désarmer de force les miliciens d’autodéfense du PK5 depuis le dimanche 8 avril au petit matin. Ce qui n’a pas été du goût du FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE (FPRC), selon plusieurs sources sécuritaires.

L’attaque d’hier de la base militaire de la MINUSCA, protégée par le contingent pakistanais, fait penser à la menace du FPRC de Noureddine Adam.

Pour le bilan, personne n’est en mesure de l’estimer à cette heure-ci, car tous les réseaux téléphoniques sont coupés depuis le début du combat à Ndélé.

Rappelons que la MINUSCA vient de condamner l’attaque de ses éléments en patrouille proche du PK5 hier. Ce qui sous-entend que l’implication des soldats rwandais dans la bataille d’hier est sous la conduite de la MINUSCA et non de la coopération militaire entre la RCA et le Rwanda comme nous l’avons mentionné dans l’une de nos hypothèses hier.

La suite du combat de Mdélé, dans nos prochaines publications.

 

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Centrafrique : combat du PK5, la population civile paye le lourd tribut.

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Centrafrique : combat du PK5, la population civile paye le lourd tribut.

 

 

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Les forces de l’ordre ce mardi dans la capitale centrafricaine Bangui. Credit photo : CNC Anselme Mbata.

 

 

Bangui, le 11 avril 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Ce mardi 10 avril vers 1 heure d’après-midi, les forces de défense et de sécurité nationale ont mené une offensive musclée contre les miliciens d’autodéfense du PK5, dernière enclave musulmane de la capitale centrafricaine. Le bilan, très lourd pour la population civile, ne semble pas inquiéter les autorités du pays.

 

Bien que les identités des assaillants qui ont mené l’attaque du dimanche 8 avril contre la résidence du Président Touadera ne soient pas encore connues, dans l’esprit de ce dernier, les autodéfenses du PK5 semblent être derrière ce coup. En conséquence, il a décidé, avec son Premier ministre , de désarmer de force, avec l’appui de la MINUSCA ou pas, toutes les milices du PK5, au risque de commettre un génocide contre ce peuple.

Ainsi, vers 13 heures locales, les soldats des forces armée centrafricains, nouvellement recyclés par les instructeurs russes, appuyés par les forces de sécurité intérieure )gendarmes et policiers), ont décidé de prendre d’assaut cette enclave majoritairement musulmane.

Des sources concordantes, le ministre de l’Intérieur, le général Henri Wanzet Linguissara, accompagné du DIRECTEUR général de la gendarmerie et celui de la Police, ont été également sur le terrain pour motiver leurs éléments qui appuyaient les soldats FACA qui, de leur côté, sont encadrés aussi par 7 instructeurs russes.

Des armes russes ont également été utilisées dans ce combat, d’où la nécessité presque absolue de la présence des instructeurs russes au côté des FACA dans ce combat”, a expliqué à CNC un officier de l’armée nationale.

Par contre, l’implication des soldats rwandais de la MINUSCA n’a pas été clairement établie. Des sources recoupées, certaines affirment à notre journaliste contributeur Thierry Simbi que les soldats rwandais se sont impliqués par rapport à l’accord de défense qui lie la RCA et le Rwanda.

D’autres sources, par contre, parlent de la mort d’un soldat rwandais de la MINUSCA, stationnée au commissariat du 5e arrondissement de Bangui, suite aux attaques des autodéfenses du PK5 que les autres soldats rwandais décident de répliquer.

En tout cas, le bilan est lourd pour les civils du PK5. On parle de près de 100 blessés et de plusieurs morts.

Côté rwandais, le bilan provisoire fait état d’un mort et de 10 blessés. Deux chars rwandais ont été également incendiés dans le combat.

D’après plusieurs sources, le combat va s’intensifier toute la semaine, alors qu’on a déjà vu que seule la population civile paye le lourd tribut dans cet affrontement.

De toute façon, le Président Touadera et son Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji semblent préférer le génocide au PK5 que d’autre solution.

La guerre au plein centre-ville, on connait les conséquences.

À bon entendeur, salut !

 

 

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Centrafrique : violents combats en cours au KM5, des Anti-balaka à la rescousse des forces de l’ordre.

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Centrafrique : violents combats en cours au KM5, des Anti-balaka à la rescousse des forces de l’ordre.

 

 

 

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Bangui, le 10 avril 2018

Par :  Anselme Mbata, Cnc.

 

Depuis cet après-midi au quartier PK5 dans le 3e arrondissement de Bangui, des violents combats sont signalés  entre les  miliciens d’autodéfense dudit quartier aux  éléments des forces de défense et de sécurité , appuyés par les forces de défense rwandaise de la Minusca et les soldats russes.

D’après une source sécuritaire contactée par CNC, tout a commencé hier nuit par des prises des dispositifs sécuritaires autour de PK5. Et c’est à 13 heures heure locale que l’assaut final a commencé. Plusieurs véhicules transportant des soldats de l’armée nationale sont escortés par des soldats russes venus les former au maniement de leurs armes ont été aperçus en direction de PK5. Une source parle d’au moins 7 instructeurs russes qui appuient techniquement les Faca aujourd’hui.

Joints par téléphone, des habitants des quartiers Castors au nord et Boulata vers le sud du PK5 affirment avoir aperçus des anti-Balaka pré positionné depuis hier nuit dans le but de lancer cet assaut final disent-ils.

D’après une source bien informée, ces éléments anti-balakas sont sous la conduite militaire du boucher de Paoua le capitaine Eugène Ngaïkosset reçu hier en fin d’après midi par le président Faustin Archange Touadera à la présidence de la République. Et c’est à la demande de ce dernier que le capitaine  a pu mettre en action ses hommes, Affirme cette source.

Par ailleurs, des prisonniers de la maison carcérale de Ngaragba dans le 7e arrondissement de Bangui ont brisé le portail principal de la prison dans le but de s’évader. Des tentatives d’évasion, d’après nos informations, ont déjà couté la vie à cinq prisonniers. Par peur de mourir, d’autres refusent de tirer leurs grègues.

 

« J’ai l’impression que ces évènements sont bien planifiés et coordonnés dans le but de ternir l’image du président Touadera et le chasser de pouvoir » balance un cadre à la Présidence de la République.

Pour l’heure, les combats à l’arme lourde s’intensifient et les habitants des quartiers environs se vident peu à peu et d’autres terrés chez eux.

Quant au bilan , il est très tôt de le faire en ce moment, mais des sources concordantes parlent de deux chars rwandais  brûlés ainsi que un mort toujours  du côté rwandais de la Minusca.

Côté autodéfense, on parle d’une dizaine des morts et plusieurs habitations détruites.

Entre temps, les civils, exposés directement dans cet affrontement, payent le lourd tribu. On parle de plus de 70 blessés et des morts.

Affaire à suivre.

.Plus de détail dans nos prochaines éditions.

 

 

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Centrafrique : arrivée massive des éleveurs peuls au village Guia-Bouar, la population appelle à l’aide.

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Centrafrique : arrivée massive des éleveurs peuls au village Guia-Bouar, la population appelle à l’aide.

 

 

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Bouar, le 10 avril 2018.

Par : Gervais Lenga, CNC.

 

Depuis le week-end dernier, la population du village Nguia-Bouar, situé dans la sous-préfecture de Baboua, proche de la frontière avec le Cameroun, ne cesse de se plaindre par rapport au comportement de certains éleveurs peuls qui viennent d’arriver en masse dans la commune.

 

Selon des informations recoupées sur place,tout a commencé par la présence de quelques dizaines des éleveurs peuls dans la commune il y’a environ 3 semaines. Par la suite, d’autres sont arrivés au nombre de trente, puis 50…

Mais depuis le week-end dernier, leur nombre dépasse désormais 100 dans le village.

Même si leur effectif ne peut déranger les habitants de Guia-Bouar, leur comportement, pour la plupart, n’a pas été du goût de ces derniers.

Selon plusieurs sources concordantes, ces éleveurs peuls, qui n’ont pas d’habitation dans la commune, préfèrent occuper illégalement, et ce, par la force, des maisons des particuliers, qui de leur côté, quittent le village pour se réfugier dans la sous-préfecture de  Baboua.

Appelées à l’aide, les autorités préfectorales et la Minusca se sont rendues à Guia-Bouar il y’a deux semaines pour tenter de négocier avec les occupants illégaux de quitter les lieux, mais sans succès malgré leur accord.

Pour l’heure, toutes les activités économiques et commerciales sont bloquées dans cette commune et la population autochtone, quant à elle, commence à quitter la commune, ce qui inquiète sérieusement les autorités locales qui sollicitent l’intervention de Bangui pour tenter de résoudre ce problème.

 

 

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Centrafrique : violent combat entre les RJ et les MNLRC proche de Paoua.

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Centrafrique : violent combat entre les RJ et les MNLRC proche de Paoua.

 

 

 

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Le général autoproclamé Ahmat Bahar, commamdant en chef du MNLRC.

 

 

Paoua, le 10 avril 2018.

Par : Fortuné Boberang, CNC.

 

Depuis lundi matin, des combats sont signalés à Bétin, 27 kilomètres de Paoua, entre les combattants rebelles de la Révolution et Justice et ceux du Mouvement national pour la libération de la République centrafricaine (MNLRC). Le bilan provisoire fait état d’une dizaine des morts et plusieurs blessés.

 

Selon nos informations, tout a commencé vers 9 heures du matin dans le village Bétin à 27 kilomètres de Paoua sur l’axe menant au Tchad, quand une dizaine d’éléments du MNLRC, dirigé par le chef rebelle Ahmat Bahar, se sont accrochés violemment avec leurs ex-compagnons d’armes de la RJ dirigée par l’ex-ministre Armel Sayo.

Le combat, qui a duré plus de deux heures entre les deux groupes rebelles, a occasionné la mort de 10 combattants rebelles (6 du MNLRC et 4 du côté de la RJ). Il y’a aussi plusieurs blessés de deux côtés, d’autres sont transférés ce matin vers l’hôpital de Paoua, selon une source hospitalière contactée par CNC.

On note également le déplacement massif de la population vers la ville de Paoua, pour les uns, et dans la brousse pour les autres qui n’ont pas pu atteindre la grande ville.

Rappelons qu’en début d’année, la Minusca avait donné 48 heures aux rebelles du MNLRC et de la RJ qui se sont affrontés violemment le 27 décembre dernier de quitter la zone de Paoua, en délimitant au passage un périmètre de sécurité de 50 kilomètres autour de la sous-préfecture . Ce qui a d’ailleurs poussé les forces de la MINUSCA à ratisser la zone et capturer une dizaine des combattants du MNLRC le 24 janvier dernier.

Bizarrement, les rebelles, qui devraient être à au moins 50 kilomètres de la ville de Paoua selon la MINUSCA, ils sont aujourd’hui à seulement quelques kilomètres de cette ville.

 

 

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CENTRAFRIQUE : KM5 : URGENCE ABSOLUE !

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CENTRAFRIQUE : KM5 : URGENCE ABSOLUE !

 

 

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Bangui, le 9 avril 2018.

Par : Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC.

 

LES BANDITS RIPOSTENT A L’ARME LOURDE

           Il fallait s’y attendre. Nous y sommes.  La bombe KM5 a explosé !

          Les FACAS et la Minusca avaient, semble-t-il, décidé d’en finir avec les malfrats du KM5, en menant une opération de désarmement des djihadistes en herbe qui pourrissent la vie du quartier et de ses habitants. Mais ceux-ci ont riposté à l’arme lourde.

          D’après nos informations, le gouvernement n’avait pas voulu donner son accord pour cette intervention salutaire, alors qu’elle devrait être son objectif sur tout le territoire. Incompréhensible ! Si cela s’avérait, nous serions en face d’un acte de non-assistance à population en danger.

          En outre, il semblerait que les bandits aient été bien informés. N’ont-ils pas accueilli les forces de l’ordre à coups de canon ? C’est un véritable guet-apens que le chef de bande et ses complices ont tendu à la MINUSCA et aux FACAS !

          Les forces de l’ordre ont dû reculer. Cette capitulation est insupportable ! Comment peut-on laisser tout un quartier et ses habitants à merci des tueurs ? Comment peut-on imaginer que l’armada onusienne et les FACAS reculent devant un petit groupe de terroristes ?  A quel jeu dangereux jouent le Président de la République et son Gouvernement ?   

          On aimerait que les autorités entendent les cris de détresse qui montent du pays. Les Centrafricains en ont assez de ce qui ressemble à une trahison et à une capitulation devant les envahisseurs. La tragédie qui se passe au KM5 est symptomatique de l’état d’esprit des dirigeants face aux rebelles. De louvoiements en tergiversations, les gouvernants donnent l’impression d’être impuissants et d’abandonner le territoire aux rebelles. Pourquoi cet immobilisme face aux dangers ?

          L’atmosphère à Bangui est viciée.  Cette situation ne peut plus durer. La capitale, avec le dernier défi des bandits du KM5, a désormais son califat et son émir. Si l’on n’y prend garde, le pouvoir légitime est menacé. La confiance que le citoyen centrafricain avait encore à son égard, est en train de disparaître.

 

LES CENTRAFRICAINS SINTERROGENT : LE POUVOIR EST-IL ENCORE CAPABLE DASSURER LEUR SÉCURITÉ ?

          80% du territoire sont tenu par les bandes armées, déterminés à s’emparer du pouvoir. Elles narguent ouvertement un pouvoir qui semble céder aux oukases des ex-Sélékas. Pour ces voyous, l’entêtement du pouvoir à préférer le dialogue à l’affrontement est un signe de faiblesse. 

          Il faut abandonner cette voie improductive et changer son fusil d’épaule avant qu’il ne soit trop tard. On ne peut pas tendre indéfiniment la main à des assassins qui massacrent un peuple et refusent la concertation.

           Les citoyens s’interrogent avec anxiété sur l’avenir de leur pays. Depuis deux ans, l’insécurité et les massacres ne cessent d’aller crescendo. Le pillage des matières premières, qui permet aux assaillants de s’équiper en armes, provoque désormais des affrontements fratricides au sein même des ex-Sélékas, chacun cherchant à contrôler les mines d’or et de diamants.

          Ajoutez à cela le poids des forces étrangères, qui tirent les ficelles de dirigeants pantins, affaiblis et conciliants.

          Cette politique suicidaire ne peut plus durer. Le gouvernement doit réagir et vite. Ce qui se passe au KM5 est gravissime. Les périls sont aux portes du pouvoir et risquent de gagner d’autres quartiers de la capitale. L’illusion de sécurité qui semble régner dans Bangui est désormais menacée. Le président Touadera et son gouvernement sont en danger.

 

L’ONU DOIT CONVOQUER DURGENCE UNE RÉUNION INTERNATIONALE SUR LA R.C.A.

          Le pouvoir actuel ne semble pas en mesure de ramener la paix et la sécurité. La Centrafrique est en train de sombrer dans un puits sans fond, d’où elle risque de ne jamais sortir. Tout se passe comme si la communauté internationale avait acté dans l’ombre un sinistre plan « B », qui pourrait être la partition pure et simple du pays en deux entités, l’une chrétienne, l’autre musulmane. Projet inenvisageable pour les Centrafricains ! Ils  useront de tous les moyens dont ils disposent pour sauver l’intégrité de leur pays.

          L’ONU ne doit pas laisser sombrer un pays qui compte parmi ses membres. Elle doit prendre ses responsabilités. Des mesures drastiques s’imposent, au-delà des missions de la MINUSCA, pour garantir la sauvegarde du pays, sa souveraineté et la protection de sa population.

          Il ne faut pas laisser pourrir la situation au KM5. Les malfrats doivent être sommés de déposer les armes et de se rendre immédiatement aux autorités. On connait les meneurs. La liste de leur nom  circule à Bangui. Il faut les arrêter. Si non, d’autres KM5 pourraient, hélas ! Surgir à Bangui.

 

 JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI  et LOAWE à Bangui

 (9 avril 2018)

 

 

Monsieur Joseph Akouissonne de Kitiki, l’auteur de l’article. Photo archive du CNC.

 

 

Centrafrique : Victime d’un braquage, MSF suspend une partie de ses activités à Bria

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Centrafrique : Victime d’un braquage, MSF suspend une partie de ses activités à Bria

 

 

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Bangui, le 9 avril 2018.

Par : MSF

 

La nuit du 6 au 7 avril 2018, des hommes armés ont forcé l’entrée de la base MSF de Bria, menacé des membres de l’équipe présente sur place, et volé des biens essentiels au déploiement de l’aide médicale humanitaire. Suite à ce braquage, MSF se voit contrainte d’évacuer une partie de son équipe et par conséquent de réduire ses activités. C’est ainsi que les consultations externes qu’elle avait l’habitude de réaliser à l’hôpital, sur le site de PK3 ou au quartier Bornou seront suspendues à compter du lundi 09.04.2018 et pour une durée indéterminée. Seules les urgences vitales continueront à être prises en charge au niveau de l’hôpital et de PK3.

« MSF regrette ne pas pouvoir assurer la continuité des soins de qualité qu’elle a l’habitude de dispenser à l’ensemble de la population de Bria, mais nous n’avons guère le choix, » explique Jean-Pierre Kaposo, responsable du projet MSF. « Il est essentiel pour nous que tout le monde réalise que si la sécurité des équipes médicales n’est pas garantie, c’est la santé de toute la population qui est en danger. »

MSF offre des soins médicaux gratuits à la population de Bria depuis août 2013. En 2017, son équipe y a réalisé près de 50 000 consultations externes, elle a traité plus de 31 000 cas de paludisme et pris en charge plus de 350 blessés.

« Le mandat de MSF consiste à apporter une aide médicale neutre, impartiale et gratuite à ceux qui en on le plus besoin lors de conflits, de déplacements de population ou d’épidémies, ceci afin de préserver un minimum de dignité humaine même au pire des crises, » continue Jean-Pierre Kaposo. « Nous ne pouvons le faire sans la collaboration de chacun. »

FIN

Contact : Fidèle Ngombou

Chargé de communication pour MSF

Tel : (+236) 75 11 59 81 / 72 52 16 71

Email: msf-bangui-comofficer@barcelona.msf.org

Législatives 2018 au Gabon : Jean Ping inquiet de la Constitution

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Législatives 2018 au Gabon : Jean Ping inquiet de la Constitution

 

 

 

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L’opposant gabonais Jean Ping.

 

 

Libreville : le 9  avril 2018.

Par : Arfang Sagna, CNC.

 

Les législatives du Gabon sont prévues dans le courant de ce mois-ci, sauf changement de dernière minute.

L’opposant Jean Ping ne sait plus quel chemin emprunter à cause des manœuvres de Marie Madeleine Mborantsuo, Présidente de la Cour Constitutionnelle du Gabon. Neutraliser cet opposant en salissant son image au sein de l’opinion internationale, tel est le combat que mène le pouvoir dans un contexte plus ou moins tenace avec les législatives qui se profilent. Derrière ce pouvoir, y figure un bras armé qui apporte un soutien sans faille ; il s’agit de Mme Marie Madeleine Mborantsuo dont on indique qu’elle possède 19 comptes bancaires en France et au Liban. Une vérité absolue, selon nos investigations. N’ayant aucune preuve à apporter sur ses faits flagrants, Mme Marie Madeleine Mborantsuo mène une campagne de déstabilisation pour se protéger. Pourtant, elle a souvent l’habitude de dire que « la constitution est la gardienne juridique de la mère des lois ». Elle aurait même rappelé que « les décisions de la cour constitutionnelle sont susceptibles d’aucun recours et s’imposent à tous les pouvoirs publics, à toutes les personnes physiques et morales, à toutes les juridictions. En réalité, cette définition ne s’applique pas au Gabon à cause d’une injustice totale. Jean Ping Ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, de la coopération et de la Francophonie de la République du Gabon de 1999 à 2008, il a présidé l’Assemblée générale des Nations-Unies de 2004 à 2005 et la commission de l’Union Africaine de 2008 à 2012. Jean Ping s’est aussi présenté à l’élection présidentielle gabonaise de 2016 face au président sortant Ali Bongo, avec des résultats qu’il n’a jamais acceptés.

 

 

Centrafrique : mort suspecte d’une médecin à Bangui, le corps médical bouleversé.

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Centrafrique : mort suspecte  d’une médecin à Bangui, le corps médical bouleversé.

 

 

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Bangui, le 9 mars 2018.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

Retrouvé morte dans son bureau ce dimanche après avoir disparu quelques jours plutôt sans laisser des traces, le corps de la jeune médecin Prisca Fara a été transféré à la morgue de l’hôpital communautaire par la gendarmerie nationale. Surpris par les circonstances de la mort de leur fille, les parents de la défunte parlent d’une entité qui serait derrière  cette scène macabre. Qui est-il vraiment derrière cette mort tragique qui bouleverse toute une famille ?

 

D’après ce qu’on a pu recouper, madame Fara, née Mornandji Prisca, est connue depuis plus de cinq ans pour des problèmes psychiatriques après son divorce.

Entre temps, sa santé morale, stable ces dernières années, s’est manifestée à nouveau après avoir été visitée par son ex-mari la semaine dernière.

En état de dépression avancée, madame Fara tentait à plusieurs reprises de se suicider, sans succès jusqu’à ce week-end où elle a disparu sans laisser des traces.

Après une recherche par GPS pour localiser son téléphone intelligent, la famille de madame Fara a pu localiser son numéro derrière le laboratoire national, dans un local du ministère de la Santé dans lequel elle travaille. Malheureusement, c’est son corps sans vie qui a été retrouvé ce dimanche par la famille après avoir ouvert la porte de son bureau.

Appelés en urgence sur le lieu, les éléments de la gendarmerie ont retrouvé des couteaux qu’elle a utilisé pour se suicider avec.

D’après les premiers éléments d’enquêtes, les forces de l’ordre privilégient la thèse d’un suicide sans écarter d’autres pistes.

Pour la famille de la défunte, il ne fait aucun doute, il y’aurait un esprit maléfique, une entité derrière la maladie de leur fille.

Au ministère de la Santé publique, la disparition de madame Prisca Fara est un choc pour non seulement ses collègues, mais aussi pour tout le personnel du ministère d’autant plus qu’elle est encore jeune, selon les témoignages de certains.

En attendant les enquêtes de la section des recherches et d’investigation ((SRI)) qui traite le dossier, le corps de la défunte sera enterré cette semaine.

 

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Centrafrique : tirs dans les 4e et 1er arrondissement de Bangui, la population en débandade.

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Centrafrique : tirs dans les 4e et 1er arrondissement de Bangui, la population en débandade.

 

 

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Bangui, le 9 avril 2018.

Par :Anselme Mbata, CNC.

 

Des détonations d’armes lourdes et légères entendues dans le quatrième et le premier arrondissement de Bangui, la capitale centrafricaine est depuis quelques heures retombée dans une violence presque incontrôlable.

 

Du quartier Boy-Rabe dans le quatrième arrondissement de Bangui, en passant par 200 villas jusqu’à l’Université, pour les habitants de ces quartiers de Bangui, c’est le sauve-qui-peut.

Des tirs d’armes partout et personne ne sait pourquoi ça tire dans ces coins, a expliqué à CNC un habitant du 36 villas.

Cependant Au quartier 200 villas, les habitants courent de partout pour se cacher dans les chambres des malades à l’hôpital communautaire.

Au campus de l’université de Bangui, les étudiants, pour la plupart, quittent leurs chambres pour trouver refuge dans les quartiers environnants.

Contacté par CNC, un habitant du quartier Boy-Rabe parle d’une attaque de la résidence du chef de l’État Faustin Archange Touadera. Par contre il ignore pourquoi on tire chez lui.

Une information confirmée par un autre proche du Chef de l’État qui parle d’une tentative du coup d’État avortée grâce à la ténacité des soldats égyptiens qui ont su résister aux attaques des assaillants.

Par ailleurs, le Directeur de l’OCRB avec ses éléments qui sont les premiers à être sur place, ont contribué efficacement à la résistence des forces de l’ordre.

Le Ministre de l’intérieur, qui habite le quartier PK11, est aussi arrivé avec ses éléments quelques minutes après l’arrivée du DG de la sécurité présidentielle.

Il s’agit bien d’un coup d’État avorté, a expliqué à CNC un officier de l’armée nationale.

Appelés en urgence, les soldats russes sont actuellement massés devant la résidence du chef de l’État.

Entre temps, des gendarmes et policiers, y compris, les soldats FACA sont appelés en urgence cette nuit pour un quartier consigné, comme si les autorités savaient quelques choses.

S’agit-il d’un vrai coup d’État manqué ? Ou c’est juste une stratégie de dissuasion faite par les gardes du corps du Président Touadera ?

Pour l’heure, les identités des assaillants ne sont pas encore connues, mais beaucoup pensent à une stratégie de néttoyage des opposants politiques au Président Touadera.

Du côté de la Minusca, on s’apprêtait à lancer une deuxième attaque contre les autodéfenses du PK5 cette nuit quand la résidence du chef d’État est attaquée, et cela a tout changé.

 

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Centrafrique : soulèvement au quartier PK5 après l’attaque de la MINUSCA.

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Centrafrique : soulèvement au quartier PK5 après l’attaque de la Minusca.

 

 

 

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Image de la grève des taxis-motos du PK5 contre les agissements des milices d’autodéfense. Credit photo : Cyrille Yapédé pour CNC.

 

 

Bangui, le 8 avril 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Incendie du commissariat de la police du 3e arrondissement de Bangui, barricade des voies de circulation , le quartier PK5 est totalement paralysé ce matin du dimanche 8 avril après l’attaque de la MINUSCA, appuyée par les forces de l’ordre, dans le quartier général de la milice d’autodéfense dudit quartier.

 

Même si l’attaque de la MINUSCA et des forces de l’ordre cette nuit au quartier général de la milice d’autodéfense dirigée par Elmery alias Force n’a pas permis de mettre la main sur ce dernier comme prévu, celui-ci, bien que sorti gagnant après cette attaque, a tout de même perdu plusieurs de ses combattants dans cet affrontement.

Selon nos informations, plusieurs dizaines des éléments de Force ont été arrêtés, d’autres tués dans le combat cette nuit.

Par contre, le chef de la milice monsieur Elméry alias Force, quant à lui, est sorti indemne, sans aucun dommage physique quelques minutes après le retrait des forces de l’ordre de son quartier général.

Applaudi par ses fans ce matin à son apparition en public, monsieur Force n’a pas apprécié la perte de ses hommes dans ce combat. En conséquence, il a ordonné la destruction du bâtiment du commissariat du 3e arrondissement situé au PK5 et la fermeture de toutes les voies publiques menant à ce quartier.

Depuis 9 heures du matin, on y voit des hommes armés circulent à niveau dans les rues, et tous les commerces sont restés fermés.

En tout cas, la zone est totalement paralysée depuis ce matin.

Alors, peut-on parler d’un échec des forces mixtes qui ont attaqué la base de la milice d’autodéfense cette nuit ?

 

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CENTRAFRIQUE : LA COOPÉRATION MILITAIRE FRANÇAISE EST-ELLE SOUMISE À CONCURRENCE PAR LES NOUVELLES AUTORITÉS ?

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CENTRAFRIQUE : LA COOPÉRATION MILITAIRE FRANÇAISE EST-ELLE SOUMISE À CONCURRENCE PAR LES NOUVELLES AUTORITÉS ?  

 

 

 

 

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Bangui, le 7 avril 2018.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

Au lendemain du retour à l’ordre constitutionnel et face à la recrudescence galopante de la violence, les nouvelles autorités démocratiquement élues ont engagé une offensive diplomatique tous azimuts en multipliant des partenariats en plus du traditionnel partenaire privilégié de la Centrafrique.

Devant l’enlisement des opérations militaires françaises conjugué avec l’inefficacité incomprise de la mission de l’ONU, le chef de l’état a pris ses responsabilités en vertu des principes constitutionnels de solliciter une assistance militaire russe. S’inscrivant dans la logique et la démarche centrafricaine, les autorités russes ont négocié et obtenu la levée partielle de l’embargo sur les armes qui pesait sur le pays depuis 2013. Cette résolution onusienne autorisant la levée partielle de l’embargo est assortie de livraison de matériels militaires à l’armée centrafricaine ainsi que de la formation aux maniements de ces différents équipements. C’est une première situation inédite, inhabituelle sur le continent africain où l’armée russe côtoie l’armée française voire américaine et chinoise sur un même théâtre de combats. Ainsi, on constate un flou organisé qui règne autour de la présence de militaires russes sur le territoire national. Évidemment, les intérêts, les enjeux et les objectifs de ces différentes puissances militaires divergent d’où le climat de tension et d’étincelles en filigrane au risque d’embraser une situation sécuritaire déjà fragile et tendue. Nous craignons par la même occasion que notre nation majoritairement occupée par les groupes armés non conventionnels ne devienne un théâtre de combats pour des intérêts qui ne sont pas les nôtres. Cette inquiétude partagée fait sursauter le citoyen lambda qui, hébété, cherche à comprendre : la coopération militaire française est-elle volontairement mise en ballottage défavorable face à l’armée russe ? Ce qui ressemble à la relégation en second plan de la coopération militaire française au profit de l’armée russe est-elle actée ? La délégation militaire russe est-elle constituée de vrais militaires ou mercenaires ? N’est-il pas trop risqué pour un pays politiquement fragile de mettre en concurrence deux puissances militaires mondiales et par dessus tout membres du conseil de sécurité de l’ONU ? La guerre de paternité ou de contrôle de nos ressources naturelles n’est-elle pas au centre de cet imbroglio ? Au regard du prétexte de livraison d’armes autorisée par le conseil de sécurité de l’ONU, les activités que mènent actuellement les militaires russes sur le terrain rentrent-elles dans les préventions et les lettres de mission de l’ONU ? La résolution de l’ONU autorisant la levée partielle de l’embargo prévoyait-elle l’intégration des militaires russes dans la sécurité du President de la république ? La venue des soldats russes en Centrafrique relevait-elle des rapports d’Etat à Etat ? Les parlementaires centrafricains étaient-ils consultés pour avis conformément aux dispositions de l’article 90 de la constitution du 30 mars 2016 ? Était-il nécessaire de réhabiliter la coopération russe après plus de quarante ans de leur expulsion manu militari de la Centrafrique par le défunt empereur ? Sommes-nous dans le processus de reconsidération de la conférence de Berlin de 1885 relative aux partages des territoires africains ? Sommes-nous dans le processus de reniement des accords particuliers quadripartites ( France-Centrafrique-Congo-Tchad ) signés à Brazzaville le 15 mars 1960, plus précisément en son article 4 qui accorde la préférence et la primauté de l’exploitation de nos matières premières et produits stratégiques à la France ? Quelles interprétations donnons-nous aux absences remarquables des ambassadeurs de France et des États Unis aux cérémonies de l’an 2 du président de la république ? La coopération militaire russe représente t-elle une aubaine pour les autorités et la population centrafricaine ? Perdu dans cette panoplie d’interrogations, le citoyen lambda cherche à comprendre la relégation de notre partenaire privilégié et ancien colonisateur dès lors que nous dépendons d’une monnaie qui est garantie par la banque de France et surtout que nos grands investissements dépendent majoritairement des financements des pays de l’espace schengen. Il est important de rappeler que certains ont par le passé osé et ils ne sont plus de ce monde. De nos jours, on les appelle des héros nationaux, des martyrs de la nation ou simplement des panafricanistes. Mais si le peuple tout entier est en parfaite symbiose avec le président de la république, notre nation et peut être l’Afrique toute entière connaîtra sa véritable révolution assimilable à celle de mai 1968 avec la révolte de la jeunesse étudiante qui libéra définitivement la France de l’injustice sociale. Pour finir cette modeste analyse et en guise de contribution citoyenne, nous invitons humblement les représentants du peuple d’interpeller le ministre des affaires étrangères et son homologue de La Défense conformément aux dispositions de l’article 89 de la constitution du 30 mars 2016 pour éclairer le peuple sur le dossier russe et de lever par voie de conséquence les doutes et équivoques. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 6 avril 2018.

Centrafrique : «Encore elle ! Toujours elle ! Dame Cathy… !!»

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Centrafrique : «Encore elle ! Toujours elle ! Dame Cathy… !!»

 

 

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Bangui, le 7 avril 2018.

Par: Alfred SOUAGBUNDUMOU, CNC.

 

Le 31 Mars dernier, beaucoup sont ceux qui ont répondu présents dans l’enceinte de l’ex Cour impériale de Bérengo, qui a servi de cadre aux parades militaires, présentées par les deux cent (200) soldats, recyclés par les Instructeurs russes présents en République Centrafricaine, dans le cadre d’un accord dont le contenu, il faut se le dire, reste complexeflou et surtout méconnu du grand public. Et nous gardons encore en mémoire les tristes péripéties qui ont émaillée et entaché l’arrivée des Russes, à travers l’affaire, surnommée aujourd’hui «Bérengogate». N’importe quel homme, nanti de bon sens et d’un minimum de sagesse, aurait pu faire montre de plus de tact dans la gestion de cette affaire d’Etat, hautement sensible. Ce furent des épisodes à nous couper le souffle. D’ailleurs, toutes les parties s’y sont trouvées coincées, dos au mur, comme dans un cul-de-sac, puisqu’aucune solution idoine ni une issue heureuse n’ont encore été trouvées à ce jour.

Toutefois, le dernier événement en date est marqué par une invitée-surprise toute particulière, Mlle Catherine Denguiade, dite Dame Cathy, la tombeuse (de triste mémoire) de Jean-Bedel Bokassa. Que vient-elle faire là? Une simple invitée-surprise de notre «FAT international»? Non, loin de là, mais la bouée de sauvetage sur laquelle notre «FAT international» voudrait pouvoir s’appuyer, pour ne pas couler dans ce «Bérengogate». En réalité, elle n’est rien d’autre que sa caution insolvable !

 

Est-ce que Dame Cathy a réellement qualité pour représenter valablement la famille Bokassa?

 

Il est évident que non ! Catherine n’entre dans la légitimité ni au niveau familial, ni du point de vue du droit, elle ne reflète non plus de la valeur au plan moral et ne représente rien d’autre au plan politique, du fait de sa trahison. Catherine Denguiade, nous ne cesserons de le dire et le répéter, a pris part activement à la chute du père de ses enfants, après les moments de gloire que ce dernier lui a offerts, pour ensuite l’abandonner et le déshonorer durant ses moments d’épreuves, déshonorant par là-même, tout un peuple, toute une nation. Il ne serait pas de bon aloi, par respect pour la dignité de la personne humaine qu’elle représente, de rappeler dans les moindres détails les actes qu’elle a posés. Pour preuves, nous vous exhortons à écouter les messages audio laissés par le défunt Empereur. Celle-ci, bien évidemment c’est de Dame Cathy qu’il s’agit, jusqu’à ce que notre cher héros JBB s’éteigne, a brillé par l’indifférence, la trahison et des actes récidivistes d’infidélité à son endroit. Aussi, de source crédible, elle n’a pas fait partie de l’héritage laissé par ce dernier, ni figuré dans les derniers règlements successoraux. Elle n’y a été associé ni de près, ni de loin.

 

Alors dans ces cas de figure, quelle légitimité pourrait-elle donc avoir pour être revendiquée par notre «FAT international» ? Si ce n’est qu’une simple bouée de sauvetage qui le fera couler…

 

Par ailleurs, devons-nous rappeler que Catherine, au plan politique était l’alliée de «AGD»? Etait-ce finalement par conviction? Comment comprendre ce revirement spectaculaire? Que cela vienne de notre cher «FAT international» qui, en chute libre en ce moment, soit naïvement, soit par instinct de survie, multiplie les errements, nous pouvons le comprendre, mais elle, Jézabel, à quel jeu se prête-t-elle? Elle est de toute évidence en quête d’une sorte de virginité politique, par une usurpation de titre et de rôle. Mais tous ces scénarios, qu’elle continue d’écrire avec l’encre composé du sang de feu l’ex Empereur, l’exposent davantage à la vindicte de ceux qui, à savoir le peuple, gardent encore en mémoire le souvenir macabre d’une traitresse infidèle qui, tel « le criminel revenant sur les lieux du crime », tente d’assainir un ultime coup à celui dont elle n’a subitement plus honte de porter le nom.

 

TOUADERA n’a vraiment pas trouvé mieux que cette régicide ! C’est bien là une triste réalité, celle d’un homme désespéré, perdu, de plus en plus isolé et tentant vaille que vaille à s’accrocher à tout ce qu’il trouve, pire même au diable. Nous ne saurons tolérer indéfiniment que la mémoire de JBB soit encore salie, bafouée et sacrifiée sur le petit autel des ambitions politiciennes minables.

 

Monsieur TOUADERA, un pays a une histoire et certaines familles ont contribué à en écrire les pages. Vous n’avez pas le droit de mépriser vos prédécesseurs car vous rendrez des comptes un jour ou à l’autre. «Que celui qui porte son armure ne se moque pas de celui qui la dépose» dit un vieil adage.

 

Par: Alfred SOUAGBUNDUMOU

CENTRAFRIQUE : OÙ EST PASSÉ L’HÉRITAGE DE BARTHÉLÉMY BOGANDA?

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CENTRAFRIQUE : OÙ EST PASSÉ L’HÉRITAGE DE BARTHÉLÉMY BOGANDA?

 

 

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Monsieur Barthélémy Boganda, photo archive.

 

 

 

 

Bangui, le 7 avril 2018.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

 

ACTES  MANQUÉS

 

          Les Centrafricains n’ont pas perdu le souvenir du fondateur de leur république :

Barthélemy Boganda, disparu tragiquement dans un accident d’avion dont les causes demeurent à ce jour inconnues. Il y a de cela 59 ans maintenant.

          Visionnaire, il voulait fonder les ÉTATS-UNIS DE L’AFRIQUE LATINE, qui auraient regroupé l’Oubangui-Chari, le Tchad, le Cameroun, le Gabon et le Congo-Brazzaville – ce qui eût constitué un conglomérat économique puissant au cœur du continent.

          Mais la France, l’ex-puissance coloniale, et d’autres pays occidentaux torpillèrent le projet en manipulant le Gabon, qui refusa de faire partie de l’entité imaginée par Barthélémy Boganda.

          Humaniste, il se préoccupait du sort des Noirs sous la colonisation. Son mouvement politique, le MESAN (Mouvement d’Evolution Sociale de l’Afrique Noire) se voulait le fer de lance de l’évolution de l’homme africain, avec, pour devise, la célèbre formule : « ZO KWE ZO » (Tous les hommes sont des êtres humains). Vêtir, nourrir, soigner, instruire et bâtir étaient les piliers de son engagement. Le sort misérable réservé par les colons blancs aux Noirs, leur mépris et le racisme dont ils faisaient preuve le convainquirent d’abandonner la soutane pour la politique. Dès lors, il apparaissait comme une menace pour les intérêts des sociétés concessionnaires, prédatrices des richesses du pays. Il fallait y mettre un terme.

          Par la suite, l’ex-puissance coloniale a constamment manœuvré pour hisser au pouvoir une élite corrompue, dépourvue de tout patriotisme. Les successeurs de Barthélemy Boganda ont raté le coche du développement en pillant leur pays, en méprisant et en exploitant leur population. Ils ont tourné le dos à ses préceptes et livré la RCA aux prédateurs étrangers. L’injustice sociale, l’impunité, les multiples corruptions ont transformé la République Centrafricaine en un pays de cocagne pour certains, tandis que d’autres, trahis, ne survivaient que grâce à l’aumône internationale. Abandonnée par des gouvernements successifs uniquement préoccupés de multiplier des biens mal acquis, une grande partie de la population centrafricaine ne pouvait que végéter dans une pauvreté sans fin. En Centrafrique, les 4X4 rutilants et les villas somptueuses continuent à côtoyer les bicoques et les quartiers insalubres. La société actuelle rappelle furieusement l’époque coloniale, avec les Blancs « au-dessus » et les Noirs « en dessous », transformés en esclaves.

          Les successeurs de Boganda sont les responsables de la tragédie centrafricaine et de la descente aux enfers du pays des Bantous.

 

 

ESPOIRS  DÉÇUS

 

          Ces actes manqués ont plongé la RCA dans une terrible nuit. Des affrontements sanglants ont causé la mort d’environ 200 000 Centrafricains – sans compter ceux qui ont été jetés dans des fosses communes. Les ossuaires surgiront, malheureusement, un jour ou l’autre.     

          Les dirigeants actuels ont sombré dans des échecs abyssaux.

Pourtant, l’élection de celui qu’on n’attendait pas, Faustin-Archange Touadera, suscita dans le pays des hourras d’espoir retentissants !

          Lors de son intronisation, l’adresse du nouveau président à ses concitoyens contenait des paroles fortes : « Je suis le président des pauvres… Il faut une rupture avec un passé calamiteux…L’injustice sociale et les impunités seront clouées au pilori… Les auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité seront traduits devant la Cour pénale Spéciale de Bangui sans exception… ».

          Après tant d’années de souffrances, les Centrafricains se mirent à espérer. Touadera était, pour eux, non seulement une sorte de messie, mais aussi un président arrivé au pouvoir par les urnes et qui allait mettre fin aux gabegies et aux mauvaises gouvernances.

          Hélas ! Il s’est vite retrouvé entouré par une pléthore d’aigrefins (des « mbi gui kobè ti té »), des agents des criminels de l’ex- Séléka infiltrés dans un gouvernement dirigé par un Premier ministre immobile, ami de trente ans du Président Touadera et dont beaucoup de Centrafricains demandent la démission.

          Depuis deux ans, les deux gouvernements Sarandji ont montré leur incapacité à diriger un pays plongé dans une crise gravissime et à résoudre l’épineux problème de l’insécurité, qui gangrène l’économie. Les soupçons de despotisme ont d’ailleurs surgi dès la composition du premier gouvernement Sarandji. On a pu alors constater que les nominations soulevaient quelques interrogations : le Premier ministre était un ami de trente ans du président Touadera, les membres du gouvernement et les conseillers à la présidence de la République étaient des proches. On peut s’interroger légitimement sur les critères qui ont été retenus pour leur nomination.

          L’incompétence et le manque d’autorité de l’exécutif face aux bandes armées, les querelles inutiles entre le président de la République et celui de l’Assemblée Nationale, qui perdurent en sourdine, ont lourdement handicapé la lutte contre les rebelles. Un pays en guerre, dont environ 60% de son territoire sont occupés par des mercenaires, ne peut pas se permettre des bisbilles entre l’exécutif et le législatif. Quant aux propositions du peuple retenues au Forum de Bangui, elles ont bel et bien disparu dans les poubelles de l’histoire.

 

          Après deux ans de pouvoir de Touadera, seule la capitale Bangui donne l’illusion d’une certaine stabilité. Le reste du pays est constamment violenté par les bandes armées. La RCA est au bord du gouffre, les donateurs de Bruxelles hésitent à concrétiser leurs promesses d’aides pour la  reconstruction. Et force est de constater que les mauvaises habitudes du passé persistent. Bangui bruit de rumeurs d’accaparement des fonds publics par certains ministres et par l’entourage du Président. Les favoritismes claniques, le régionalisme et le despotisme continuent à hanter les ministères et le Palais de la Renaissance.

 

 

DES  PRÉCEPTES  A  SUIVRE : CEUX DE BARTHÉLEMY BOGANDA

 

          Monsieur le Président, l’immense espoir que vous avez soulevé dans le pays dès votre élection, est en train de fondre au soleil de Bangui. Les Centrafricains sont déçus, ils attendent de votre part des actions fortes pour redresser le pays. Pour cela, il faut que vous reveniez d’urgence aux préceptes de Barthélémy Boganda et agissiez avec courage face aux rebelles que les Centrafricains souhaitent châtier pour leurs crimes abominables.  

          Lors de la cérémonie qui célébrait votre arrivée au pouvoir, vous aviez déclaré rejeter toute option guerrière. Soit ! Cette recherche de la paix et de la réconciliation nationale vous honore.

          Mais, depuis deux ans que vous tendez inlassablement la main aux exSélékas pour un dialogue fraternel, vous avez pu constater qu’ils n’ont pas cessé de rejeter votre proposition avec dédain. L’émir du sultanat de N’Délé, le sanguinaire Nourredine Adam, vous a insulté. Un autre chef rebelle, Mahamat Alkhatim, a instauré la charia dans son califat de Kaga-Bandoro. Ils ne reconnaissent même pas la légitimité que les urnes vous ont attribuée.

          Il est à craindre que seul, le langage de la force les fera plier. Car que veulent-ils ? A n’en pas douter, le pouvoir, tout le pouvoir. Si possible par la force. Ils n’hésiteront pas à vous éliminer. C’est pourquoi il ne faut plus croire à leur volonté de paix. C’est du bluff.  Il faut, au contraire, les affronter. Les FACAS sont désormais formées et prêtes à libérer leur pays. Les Centrafricains attendent de vous une gouvernance courageuse qui, prenant comme bible les préceptes de Barthélémy Boganda, sera la seule à pouvoir sauver leur pays de l’enfer.

 

                                                                                        

JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

 

(6 avril 2018)

 

 

 

 

Monsieur Joseph Akouissonne de Kitiki, l’auteur de l’article. Photo archive du CNC.

Centrafrique : législative 2021, Loïc Romy GOTTO SIGATTA ANNONCE QU’IL SERA CANDIDAT DANS LE 6ème 2 de Bangui

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Centrafrique : législative 2021, Loïc Romy GOTTO SIGATTA ANNONCE QU’IL SERA CANDIDAT DANS LE  6ème 2 de Bangui

 

 

 

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Monsieur Loic Remy Gotto, photo de courtoisie.

 

 

 

Mes chers amis,

 

Après longue réflexion, j’ai enfin pris la décision d’être candidat aux prochaines élections législatives du 6ème Arrondissement N°2 de Bangui en 2021, car je crois y être utile à ma circonscription et à mon pays.

 

Je serais candidat à ces élections législatives de 2021.

 

Alors, pourquoi ?

 

Je serais candidat d’abord en tant que citoyen centrafricain engagé dans la vie politique de mon pays la République centrafricaine, j’ai la volonté de participer activement au débat national et au redressement de mon pays. J’estime, en effet, la situation de mon pays grave, dégradée et potentiellement dangereuse. J’ai la faiblesse de penser que je peux être utile à l’élan national que j’appelle de mes vœux, comme législateur actif.

 

Si je suis élu, j’arriverai au Parlement avec mes convictions politiques et avec la volonté d’être un député déterminé et libre qui ne devra rendre des comptes qu’à ceux dont il sera le représentant.

 

Ma candidature sera celle de l’engagement pour la cause des habitants du 6ème 2 et en général de tous les centrafricains. Mon expérience des organisations de masse et mon interaction avec mes compatriotes dans leurs vies quotidiennes m’ont permis d’identifier et de comprendre les problèmes cruciaux auxquels ils sont confrontés.

 

Ma candidature sera celle de la cohérence. Elle constituera la suite logique d’un militantisme engagé et continu de quelques années dans la vie politique en République centrafricaine.

 

Ma candidature sera celle du rassemblement de toutes les composantes de la communauté du 6ème 2 résidant dans tous les quartiers de ladite circonscription et issues de toutes les sensibilités politiques, religieuses, culturelles, sociales, et économiques.

 

Je soutiendrai la création de mécanismes d’accès gratuit aux études pour les filles ;

Je plaiderai la création de programmes pour l’insertion des jeunes dans la vie productive en République centrafricaine ;

Je m’efforcerai à rassembler très largement autour de ma candidature toutes celles et ceux qui veulent qu’enfin le 6ème 2 retrouve le chemin de l’efficacité et de la prospérité.

Les problèmes sont nombreux et je m’attèlerai de jour comme de nuit à l’identification de leurs solutions si vous, mes compatriotes et amis, m’accordiez votre confiance et votre aide.

 


Je suis preneur de toutes vos remarques, suggestions….et bien sûr pour celles et ceux qui partagent avec moi les mêmes convictions, je suis demandeur de votre aide dans ce combat politique difficile.

 

Ensemble, construisons Arrondissement, 6ème 2 de Bangui!

 

Loïc Romy GOTTO-SIGATTA

 

 

CENTRAFRIQUE : KM5, UNE ENCLAVE TERRORISTE EN GESTATION ? ?

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CENTRAFRIQUE : KM5, UNE ENCLAVE TERRORISTE EN GESTATION ? ?

 

 

 

 

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Un homme monte la garde au quartier PK5 le 17 novembre 2017. Photo AFP.

 

 

Bangui, le 6 avril 2018.

Par : Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC.

 

L’ETAT TERRORISÉ PAR LES BANDITS DU KM5

 

          Stupéfiant ! Les rufians du KM5 ont lancé une attaque époustouflante contre des Casques bleus portugais de la Minusca ! 

          C’est une menace supplémentaire gravissime pour un pouvoir qui semble ne pas savoir quoi faire face aux périls. Nous n’avons pas cessé d’alerter ici sur les dangers potentiels que représentent ces groupuscules mafieux pour la capitale centrafricaine.

          Organisés en groupes d’auto-défense pour, disent-ils, protéger les musulmans du KM5, ils constituent, en fait, une tête de pont chargée de déstabiliser ce quartier emblématique de la capitale. Ils n’ont pas tardé à montrer leur vrai visage, celui de criminels racketteurs.

          Depuis le début de la prise en otage du KM5 et de ses habitants, on est surpris par l’immobilisme du gouvernement face à cette menace qui pèse sur la capitale, alors que Bangui représente le seul endroit à peu près calme d’un pays occupé et transformé en une vaste zone de violence. 

          On est enclin à se demander légitimement pourquoi le pouvoir a laissé naître et se développer dans la capitale ce piège potentiellement mortifère. Il semblerait que les forces de sécurité seraient sur le point de négocier avec ces bandits. Est-ce qu’on n’a pas vu le ministre de la Sécurité aller au KM5 sans appréhender les chefs de bandes ? Faisant preuve d’une insolence insupportable, ces derniers se sont empressés, le lendemain de sa visite, d’aller se pavaner dans le 3e arrondissement pour intimider les habitants qui ne savent plus à quels saints se vouer. Cette exhibition indécente de voyous, sous le regard d’un pouvoir tétanisé, constitue un bras d’honneur que le gouvernement d’un pays souverain ne peut tolérer.

          Aux États Unis, à l’époque de la prohibition, on avait réussi à arrêter de redoutables crapules. Elles étaient autrement plus coriaces que les petites frappes du KM5. Aujourd’hui, force doit rester à la loi et à la puissance publique. L’attitude des autorités centrafricaines ne peut que nous interpeller. Qu’est-ce que c’est que cette incapacité du Gouvernement à assurer la sécurité sur tout le territoire ? Les Centrafricains n’en peuvent plus de voir des bandes armées et de petits malfrats défier aussi bien l’État que les forces internationales et celles de la Sécurité intérieure. Le gouvernement, pour rassurer une population désemparée, doit mettre fin en urgence aux agissements criminels des petits voyous du KM5.

          Si non, que se passera-t-il ? D’autres voyous surgiront dans d’autres quartiers de Bangui et la situation ne fera qu’empirer.

 

JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

(5 avril 2018)

 

 

Monsieur Joseph Akouissonne de Kitiki, l’auteur de l’article. Photo archive du CNC.

 

 

Centrafrique : match de la Ligue des champions, deux morts et plusieurs dégâts matériels à Bangui suite à une rixe entre les supporteurs.

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Centrafrique : match de la Ligue des champions, deux morts et plusieurs dégâts matériels à Bangui  suite à une rixe entre les supporteurs.

 

 

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Bangui, le 5 avril 2018.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

Deux morts et une maison totalement incendiée, c’est le bilan d’une rixe entre deux supporteurs de deux équipes européennes de football qui se sont affrontées ce mercredi 4 avril en league de champion vers 19 heures de Bangui.

 

Même si on peut croire légèrement que le sport peut réconcilier un peuple dans un pays, les faits qui se sont déroulés hier mercredi  après le match de la ligue des champpions entre le Barcelone et l’AS-Roma  démontrent le contraire dans un quartier de la capitale centrafricaine Bangui.

À titre d’exemple, le match qui a opposé l’équipe de Barcelone à celle de AS-Roma le 4 avril dernier et retransmis en direct sur les antennes satellitaires, a permis aux Centrafricains, tout comme le peuple du monde, surtout les amateurs du football, de vivre en direct l’ambiance de ce prestigieux championnat européen.

Malheureusement ici en Centrafrique, une autre étape douloureuse vient d’être franchie après ce match de football européen.

D’après nos informations, tout a commencé par la défaite de l’une des deux équipes européennes que les deux supporteurs centrafricains ont longuement discutée le résultat d’hier mercredi.

Suite à cette discussion plus ou moins banale comme on a l’habitude de voir après chaque match de football ou autre, monsieur Kevin, supporteur de l’équipe perdante, connu pour être un chargeur des bagages au BARC(Bureau d’affrètement routier centrafricain), a sorti son arme blanche pour poignarder le supporteur de l’équipe gagnante de plusieurs coups.

Malheureusement, la victime succombe sur-le-champ de ses blessures et son corps a été transporté vers 23 heures d’hier mercredi à l’hôpital.

Cependant, l’agresseur, qui s’appelle Kevin, prend la fuite pour se réfugier dans un motel de son  quartier Walingba, dans le cinquième arrondissement.

Choqués par la nouvelle de la mort de leur ami, plusieurs dizaines des jeunes se sont massés devant le domicile du parent de l’agresseur qu’ils ont incendié totalement au passage.

Entre-temps, Kevin, qui s’est évadé après son coup, est aperçu dans le motel dénommé BARA-CITY toujours dans le quartier Walingba, dans la matinée du jeudi 5 avril par un groupe des jeunes de son quartier.

Par représailles, ces jeunes se sont regroupés pour aller récupérés monsieur Kevin dans BARA-CITY et le massacrer à mort. Son corps est jeté dans un canal devant l’église ANEB de ce quartier.

La police déjà en sous-effectif par rapport à la grève des auxiliaires, n’a pas pu intervenir à temps pour empêcher tout ce dégât.

Par contre, l’une des personnes qui ont incendié la maison des parents de monsieur Kevin la nuit du mercredi a été appréhendée par la gendarmerie.  Elle est suspectée d’avoir utilisé une grenade offensive pour accélérer la flamme de la maison.

Pour l’heure, la tension reste vive entre les parents des deux victimes.

À chacun de réfléchir sur ses actes.

Copyright2018CNC.

Centrafrique : bataille politique à l’Assembléenationale, Bertin BEA accuse Karim Meckassoua de représailles. Communiqué de presse.

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Centrafrique : bataille politique à l’Assembléenationale, Bertin BEA accuse Karim Meckassoua de représailles. Communiqué de presse.

 

 

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L’honorable Bertin BEA, député du KNK de Boali. Photo de courtoisie.

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Selon des informations dignes de foi en ma possession, l’Honorable Abdou Karim MECKASSOUA, Président de l’Assemblée Nationale, vient de saisir le Président du Parlement Panafricain l’Honorable Roger N’KODO NDANG, aux fins d’obtenir mon remplacement de cette institution continentale au sein de laquelle j’ai siégé de 2011 à 2013, puis de 2016 à ce jour.

Deux (2) arguments fallacieux sont invoqués par le Président de l’Assemblée Nationale pour justifier l’injustifiable :

  1. Ce dernier soutient que je profiterais de mes déplacements à Midrand (Siège du Parlement Panafricain) en Afrique du Sud pour être en contact avec l’Ancien Président François BOZIZE YANGOUVONDA, qui, lui réside à Kampala en OUGANDA dans le but de déstabiliser le régime du Président Faustin Archange TOUADERA, d’une part ;
  2. Le Président de l’Assemblée Nationale prétend que ma désignation au sein du Comité de Pilotage du processus de mise en place de la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation par Décret n°18.071 du 08 Mars 2018 serait incompatible avec mes activités de Parlementaire Panafricain d’autre part.

Est-il besoin de rappeler que la durée de la mission du Comité de Pilotage de ladite Commission est de trois (3) mois alors que le mandat de Parlementaire Panafricain est de cinq (5) ans.

Par ailleurs, certaines indiscrétions font état de ce que le Président de l’Assemblée Nationale envisage sérieusement la mise à l’écart de mon épouse, l’Honorable Nadia Christine BEA, Député de Bimbo 4, du Parlement de la Région des Grands Lacs.

En vérité, la raison fondamentale qui sous-tend l’ire incompréhensible du Camp MECKASSOUA réside dans la cuisante défaite que la Majorité Parlementaire lui a infligé lors du dernier renouvellement du Bureau de l’Assemblée Nationale. D’où l’acharnement et le lynchage moral auxquels se livrent ouvertement le camp MECKASSOUA à l’endroit de notre couple, considéré comme l’artisan de cette défaite.

En affichant un tel comportement clivant, le Président de l’Assemblée Nationale achève de décrédibiliser cette haute institution dont il a la lourde responsabilité de diriger.

C’est pourquoi, il me parait indispensable de lui rappeler l’impérieuse nécessité de placer au cœur de ses actions les vertus cardinales de rassemblement, de consensus et d’inclusivité.

Tout en restant serein, je saisis cette opportunité pour soumettre à la haute méditation du Président de l’Assemblée Nationale cette formule du philosophe français Emile CHARTIER dit ALAIN : “S’il fallait n’admirer que ceux dont on partage les vues, quelle tristesse, quelle petitesse, quel ennui” fin de citation.

 

Fait à Bangui, le 05 Avril 2018

 

 

 

Honorable Bertin BEA,

Député de Boali,

Ancien Ministre

Centrafrique : grève générale des auxiliaires de la police, le premier ministre Sarandji insulte et crée la panique.

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Centrafrique : grève générale des auxiliaires de la police, le premier ministre Sarandji   insulte et crée la panique.

 

 

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Grève générale des policiers auxiliaires ce mercredi 4 avril devant la primature. Credit photo : Anselme Mbata, CNC.

 

 

 

Bangui, le 5 avril 2018.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

Reçus en audience après avoir manifesté leur mécontentement ce mercredi devant la primature, les auxiliaires de la police nationale ont été choqués en bloc suite aux propos du Premier ministre qui les a traités de tous dans un temps irrespectueux.

 

Tous en treillis de la police nationale, quelques deux cents auxiliaires de la police sont descendus dans la rue ce mercredi pour manifester leur colère contre leur non-intégration dans la fonction publique depuis plus de dix ans pour la plupart.

Avec une surprise générale venue de la part du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji qui les a reçus dans la matinée, les manifestants ne sont pas près d’avoir gain de cause, car, selon le propos du Premier ministre, il ne va pas changer d’avis même si on lui met des couteaux à la gorge. Incroyable !

En audience avec le chef du gouvernement, les représentants des auxiliaires ont été humiliés, pour ne pas dire maltraités verbalement par le PM Sarandji avant de conclure unilatéralement qu’il va organiser un concours réservé exclusivement à tous les auxiliaires de la police  avant leur intégration dans la fonction publique.

Selon le premier ministre Sarandji alias Tramadol , plus de la moitié des auxiliaires de la police sont des “malades, intellectuellement handicapés” et il ne pourrait pas les faire intégrer comme tels dans la police nationale. Il y’aura des tests physiques et intellectuels pour eux.

Désemparés, les représentants des grévistes ont pu retransmis la nouvelle à la base qui, sur le coup, rejette la proposition du Premier ministre et compte poursuivre la grève.

À l’issue de leur assemblée générale ce mercredi 4 avril, certains manifestants pensent que le Premier ministre, sans langue de bois, pourrait être un « “drogué” ». Ils ont compris que cet ami du Président Touadera ne devrait pas diriger un gouvernement dans ce pays.

Loin de toucher seulement les grévistes, le propos de Simplice Mathieu Sarandji a vivement choqué bon nombre des fonctionnaires, y compris certains officiers de l’armée nationale qui pensent que le vrai handicapé dans cette affaire c’est bien lui et non les auxiliaires.

En attendant de mettre les couteaux à sa gorge comme il l’a dit, CNC vous informe qu’il est en train de construire une troisième villa en étage juste après le pont de PK10 sur la route de Damara. La construction est faite par la société Semence pour une affaire de « clé à la main ».

Ce qui explique d’ailleurs comment cet homme est en train de piller les caisses de l’État et non diriger ce pays.

La justice pourrait faire son travail demain après la chute de son ami Touadera.

À bon entendeur, salut.

 

 

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Centrafrique : débandade au poste de contrôle de la douane de Gamboula.

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Centrafrique : débandade au poste de contrôle de la douane de Gamboula.

 

 

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Les gendarmes répoussent les badauds pendant que les rebelles discutent avec les autorités sous-préfectorales de Gamboula le 3 avril 2018. Photo : Anselme Mbata, CNC.

 

 

Bangui, le 5 avril 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Après le retrait des éléments armés qui ont envahi mardi dernier la ville de Gamboula suite à la négociation menée par le sous-préfet de la ville, un ex-technicien de la SOCATEL à la retraite très respectée dans la région, c’est le tour ce mercredi du poste de la douane de la localité d’être visé par ces mêmes éléments armés. En conséquence, c’est le sauve-qui-peut ce mercredi.

 

Après un petit moment de frisson ce mardi dans la ville de Gamboula proche de Berbérati, dans la préfecture de Mambéré-Kadei, les activités reprennent son cours normal ce mercredi matin jusqu’à l’après-midi où la présence de six hommes armés sur trois motos visiblement proches du poste de la douane locale a tout basculé.

Selon nos informations sur place, les revendications de ces rebelles lourdement armés qui ont pris d’assaut mardi la ville de Gamboula n’ont pas pu aboutir grâce à la capacité de négociation du sous-préfet, connu pour être un homme intègre et honnête.

Les rebelles, qui demandent entre autres le contrôle des postes locaux de la gendarmerie et de la douane, se sont retirés de la ville mardi avant de se rétracter 24 heures plus tard, non pas pour envahir de nouveau la ville, mais pour le contrôle de la douane et de la gendarmerie.

Cependant, la présence de six hommes armés proches de la barrière douanière de Gamboula aurait poussé, sans coup de feu, tous les douaniers et agents sur le lieu à prendre la fuite ce mercredi après-midi vers 14 heures locales.

Une débandade générale, qui a mis la ville dans la psychose, pousse la milice Anti-balaka et d’autres personnes à vouloir reprendre leurs armes.

Les habitants, quant à eux, ne veulent pas se laisser faire, encore moins intimidés par quelconque groupe armé.

Entre temps, l’identité du chef de ce groupe est dévoilée par la population qui parle d’un certain « Hissen » qui serait proche de Dhaffane, l’ex-ministre de Michel Djotodia. L’homme est connu pour avoir dirigé dans le passé, surtout à l’époque du régime de la Séléka, la douane locale.

Contacté par CNC, l’ex-ministre Dhaffane réjette en bloc cette affirmation dans laquelle ce chef rebelle inconnu  serait l’un de ses proches. “C’est un véritable tissu de mensonge”, conclut l’ex-ministre.

Avec la chute de la Séléka, ce mystérieux chef rebelle dénommé Hussein  est retranché dans cette localité de Gamboula jusqu’à ce jour.

Les soldats FACA, qui sont basés dans la localité de Berbérati, ne comptent pas se bouger pour l’instant.

Pour l’heure, ni le poste de la gendarmerie, ni celui de la douane, encore moins la ville de Gamboula n’est occupée. Les rebelles quant à eux, se retirent à quelques kilomètres de Gamboula sans faire du bruit.

 

 

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Centrafrique : la ville de Gamboula prise par un groupe des rebelles

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Centrafrique : la ville de Gamboula prise par un groupe des rebelles

 

 

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Les rebelles en discussion avec les autorités de Gamboula le 3 avril 2018. Photo : Anselme Mbata, CNC.

 

 

 

Bangui, le 03 avril 2018

Par Anselme Mbata, CNC

 

Après la festivité du deuxième anniversaire de l’accession au pouvoir du Président Touadera baptisée “Centrafrique sécurisée et prospère”, la ville de Gamboula, une ville située à environ 100 kilomètres de Berbérati, est  accaparée cet après-midi par un groupe des rebelles encore non identifié mais assimilés aux rebelles d’Abdoulaye Miskine.

D’après nos informations, ces rebelles, composés en majorité des jeunes, sont bien habillés en treillis militaire et bien armés.

Informés de leur mouvement vers le centre-ville de Gamboula, les gendarmes basés sur place ont devancé les rebelles. Mais face à leur nombre impressionnant, ils ne peuvent rien faire et ne font que les accompagner dans leur prise de la ville.

Au moment nous mettons en ligne cette alerte, les discussions sont en cours entre les gendarmes et les rebelles à la sous-préfecture. D’après nos sources, ils ne demandent que le contrôle de la Douane de la localité en plus de la gendarmerie.

Plus de détail dans nos prochaines éditions.

 

 

Copyright2018CNC

 

 

Centrafrique : Plus de 40 personnes massacrées dans un affrontement Minusca-Antibalaka à Tagbara (Centre-est)

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Centrafrique : Plus de 40 personnes massacrées dans un affrontement Minusca-Antibalaka à Tagbara (Centre-est)

 

 

 

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Les miliciens Anti-Balaka. Copyrightautremédia.

 

 

Bangui, le 4 avril 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

L’événement tragique attribué par la Minusca aux éléments Anti-balaka s’est déroulé dans la nuit du 2 au 3 avril, à 5h du matin au village Tagbara situé à 60 km au nord de Bambari. C’est une base temporaire de la Minusca qui a été visée. Ce mardi, 3 avril, la Minusca rend publique l’information à travers une communiqué signé de son Directeur chargé de Communication, Herve Verhoosel.

« La base temporaire de la Minusca à Tagbara, village situé à 60km au nord-est de Bambari (préfecture de la Ouaka) a été violement attaquée par des Anti-Balaka », précise le communiqué dont CNC vient d’avoir copie.

Selon le texte, « les casques bleus ont riposté et après plusieurs heures d’échanges de tirs, un casque bleu a trouvé la mort, 11 autres ont été blessés et plus de 22 agresseurs Anti-Balaka ont été tués… Indépendamment de cet incident, la Minusca a découvert, plus tard dans la matinée, les corps sans vie de 21 civils (13 hommes, 4 femmes et 4 enfants) près d’une église de Tagbara. D’après les premières constatations, des armes traditionnelles ont été utilisées ».

Toujours selon le communiqué de la Minusca, dans la soirée qui a précédé ces évènements, le lundi 2 avril à 19h30, des éléments de la base temporaire de la Force de la Minusca à Tagbara, ont été informés que l’UPC (l’Union pour la paix en Centrafrique, ex-Seleka) détenait 23 personnes dont 13, femmes, 7 hommes et 3 enfants. Actuellement, la Minusca a récupéré pacifiquement ces personnes, principalement civiles, qu’elle a ensuite hébergées à sa base temporaire pour la nuit, afin de garantir leur sécurité.

Rappelons qu’il y a une semaine, les éléments de l’UPC ont massacré une quarantaine de personnes dont un prête, l’abbé Désiré Angbabata de l’église Sécko dans la même localité. Cette deuxième attaque meurtrière pourrait s’agir d’une tentative de représailles des Anti-balaka contre les éléments de l’UPC.

Notons qu’en même temps que les Casques bleus sont pris à parti à Bambari, au Km5 à Bangui, le contingent portugais de la Minusca a essuyé une attaque des auto-défenses. Le bilan n’est pas encore connu.

 

CopyrightCNC.

 

Centrafrique : ‘’L’éthique dans l’arbitrage international’’, le livre qui dénonce les dérives

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Centrafrique : ‘’L’éthique dans l’arbitrage international’’, le livre qui dénonce les dérives

 

 

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Monsieur Prince Odulon Tomandji. Photo Fred Krock, CNC.

 

 

 

Bangui, le 4 avril 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Au fil des ans, pour ne pas dire des siècles, l’arbitrage s’est développé et s’est finalement imposé comme une véritable justice, reconnue par les parties au litige et par les Etats. Jusqu’à ce jour, aucun intellectuel du monde des affaires n’a pu s’interroger sur ce principe, alors que de l’avis du Juriste centrafricain, « l’arbitrage n’a pas que de roses ; il a également ses épines ». Et d’expliquer que « l’évolution de cette activité juridique a donné lieu à des dérives. Les pratiques frauduleuses se sont multipliées ces derniers temps dans le secteur et le problème de conflits d’intérêts se pose de façon de plus en plus aigüe ».

C’est le jeune Centrafricain, Dr Odilon Tomandji Nzapahaham, Juriste et spécialiste de l’arbitrage, des contrats d’affaires et droit bancaire, vient de soulever une problématique mondiale, notamment dans le monde des affaires, à savoir « L’étique dans l’arbitrage international » – qui est d’ailleurs le titre donné au Livre qu’il a fait paraitre à cet effet. Tout l’enjeu, notamment les insuffisances et opportunités pour l’félicité de l’arbitrage international à découvrir…

Après tout, il s’agit de l’expression du génie centrafricain, à travers le monde. Dans la haute sphère économique de la COBAC (Commission bancaire de l’Afrique centrale) où il travaille actuellement, avec siège au Gabon, le Centrafricain Dr Odilon Tomandji Nzapaham remue le monde des affaires, avec la problématique de l’éthique dans l’arbitrage international qu’il vient de soulever.

Le génie centrafricain a conduit le jeune Juriste à soulever courageusement la problématique dans son Livre « L’Ethique dans l’arbitrage international », qui vient de paraitre aux Editions JURIAFRICA et préfacé par Marcel Sérékoissé-Samba, Ancien Président de la Cour commune de justice et d’arbitrage de l’OHADA (CCJA) avec l’Avant-propos de Gaston Kénéfack Douajni, Ancien Président de la Commission des Nations unies pour le Droit commercial international (CNUDCI).

Dr Odilon Tomandji Nzapaham est fils du Magistrat hors hiérarchie Pascal Tomandji présentement à la Cour des Compte de la République centrafricaine. Il est Spécialiste de l’Arbitrage, des contrats d’affaires et du Droit bancaire. Cadre supérieur de la BEEAC, il travaille actuellement à la COBAC à Libreville au Gabon. Parallèlement, il enseigne à l’Université Omar Bongo de Libreville et Elève-Avocat à l’Ecole des avocats Centre-sud de Montpelier.

Centrafrique : L’irréductible ‘’Force’’ confirme sa menace et attaque la Minusca au Km5

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Centrafrique : L’irréductible ‘’Force’’ confirme sa menace et attaque la Minusca au Km5

 

 

 

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Quartier KM5 le 25 février 2018. Photo : Anselme Mbata, CNC.

 

 

Bangui, le 3 avril 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

L’enclave musulmane du Km5 à Bangui a été une fois de trop paralysée par les agissements des groupes armés dits auto-défense, opérant sous l’ordre d’un certain Elmery alias ‘’Force’’, qui sont en réalité de la mer à boire pour les habitants de ce quartier majoritairement musulman et les autorités de Bangui. Cette fois, le week-end dernier, après près d’une semaine de menaces de frappe contre les éléments de la Minusca dans le Km5, ces bandits et criminels ont mis en exécution leur menace, en attaquant une patrouille des Casques bleus du portugais de la Minusca.

« Au Km, une patrouille du contingent portugais de la Minusca a été attaquée par les éléments du dénommé ‘’Force’’ (chef d’auto-défense dudit quartier). Il y a bien entendu eu des ripostes. Nous n’avons pas enregistré ni de blessés ou d’autres dommages collatéraux quels qu’il soit. Au nom du gouvernement, je condamne cette attaque. Je la condamne parce que c’est d’abord parce qu’il s’agit d’une attaque sur des forces qui sont ici dans notre pays et précisément dans le Km5 pour protéger les populations et veiller à la tranquillité et au calme dans cette zone », ainsi confirmait, ce lundi 2 avril, le Ministre Ange Maxim Kazagui de la Communication et Porte-parole du gouvernement. C’était lors d’un point de presse conjoint animé avec Hervé Verhoosel, Directeur de communication de la Minusca.

Et au membre du gouvernement de marteler qu’« il est assez de voir que les groupes de bandits en armes, si ce n’est des criminels, continuent de braver à la fois l’autorité de l’Etat et celle des forces internationales ». Aux populations de Km5, le Ministre lance : « Si à un moment donné, les populations du Km5 avaient pensé qu’elles devraient être protégées par des groupes de personnes dits auto-défenses et autres, l’heure n’est plus à cette posture. Il est temps pour que cessent ces agissements des hommes en rames qui soient sur notre territoire en plus particulièrement au Km5 ».

S’agit-il d’un simple chantage ou de la capacité de rééditer la triste et criminelle célébrité de 2014 ? Le moins qu’on puisse dire est que la complaisance des autorités actuelles du pays ont contribué à fabriquer un monstre au km5, en pleine capitale. Force étant sollicité comme collaborateur du ministre de la sécurité publique qui, en même temps, joue à l’interface entre le tristement célèbre chef milicien et le chef de l’Etat qui aurait mis à la disposition de ce dernier des moyens. Un tel psychodrame, il n’y a qu’en République centrafricaine que cela est possible. Comment donc comprendre que des autorités d’un Etat de droit, pour des raisons connues que d’elles seules, entretiennent avec des deniers publics des forces négatives, des individus qui partent du néanmoins pour s’imposer comme interlocuteurs privilégiés des dirigeants légitimes et collaborateurs contre-indiqués des services techniques de l’Etat ?

Notons qu’il n’a y a pas 1 sans 2, sous la transition, les éléments dits d’autodéfense ont opposé une résistance farouche à la Minusca lors d’une tentative d’exécution d’un mandat d’amener visant un chef milicien appelé Gueye. Deux casques bleus étaient tombés ainsi que des chars calcinés. Le chef milicien n’a jamais été capturé jusqu’à son départ vers Ndélé puis au Tchad. Son compère Alméry Matar, suite au regain de tension du week-end dernier où des échanges de tirs ont eu lieu entre ses éléments et les casques bleus de la Minusca en plein km5 a lancé à qui voudrait l’entendre qu’il disposait de la capacité nécessaire à faire face à la Minusca jusqu’à deux mois.

En décembre dernier, ces fauteurs de trouble ont incendié des magasins alors qu’ils vivent des collectes de 5000F tous les trois jours et par commerçant de la part de ces opérateurs économiques qui ont vu leurs commerces partir en fumée. D’aucuns s’attendaient que dans la foulée du ras-le-bol des victimes qui réclamaient coute que coute la dissolution des groupes d’autodéfense et leur remplacement automatique par les Forces de sécurité intérieure et les casques bleus, le gouvernement et la Minusca allaient procéder à l’arrestation de ces bandits et leur mise à la disposition de la justice, loin s’en faut. Le ministre de la sécurité est paradoxalement allé négocier avec Alméry et Youssouf alias You et favoriser plutôt la réconciliation entre les deux criminels à la déception de tous. Même au km5, ces bandits sont vomis par la communauté musulmane qui les soutenait jusqu’en décembre dernier hormis la racaille qui les soutient.

Centrafrique : musclée opération conjointe FACA-MINUSCA libère 15 otages villageois de Koubou kidnappés par la LRA.

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Centrafrique : Musclée opération conjointe FACA-Minusca libère 15 otages villageois de Koubou kidnappés par LRA

 

 

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Le ministre Kazagui et le Directeur de communication de la Minusca Hervé Verhoosel le 2 avril 2018 à Bangui. Photo : Fred Krock, CNC.

 

 

 

Bangui, le 3 avril 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Le Ministre de la communication et des médias, Ange Maxime Kazagui et Hervé Verhoosel, Directeur en charge de la communication à la Minusca ont conjointement animé une conférence, ce lundi 2 avril, dans les locaux de la Télévision centrafricaine (TVCA) à Bangui. Au centre de ce face-à-face avec les professionnels des médias, la prise d’otages par les éléments du LRA, puis leur libération immédiate par une musclée opération conjointe des Forces armées centrafricaines (FACA) et les éléments du contingent marocains de la Minusca.

L’événement s’est déroulé dans la préfecture du Haut-Mbomou (préfecture de l’extrême sud-est de la Rca), précisément au village Koubou situé à 17 km du chef-lieu, Obo, les ‘’Tongo-tongo’’ – rebelles ougandaises du LRA, ont lancé une attaque samedi 31mars dernier, contre les villageois. 48 heures après, le gouvernement et la Minusca ont, au cours d’un point de presse conjoint à Bangui, fait le point de la situation tout en annonçant la libération de 15 otages.

« Depuis samedi (31 mars) matin, il s’est trouvé que les éléments de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) – rébellion ougandaise dirigée par Joseph Kony, ont pris en otage un certain nombre d’habitants, quinze (15) précisément, et sont partis avec eux en brousse », a déclaré à la presse, ce lundi 2 avril, le Ministre Ange Maxim Kazagui, Ministre de la Communication, Porte-parole du gouvernement.

Et de poursuivre, « à partir de cette attaque, les forces armées centrafricaines (Faca) et les éléments du contingent marocain de la Minusca ont décidé ensemble de lancer une poursuite. Cette poursuite a permis de retrouver les traces des otages et les ravisseurs et, après échanges de coups de feu avec les assaillants, nos forces conjointes ont pu, dans leur riposte ce jour-là, de libérer quinze otages et les ramener dans leur village de Koubou », a affirmé le Porte-parole du gouvernement qui poursuit qu’« il y a eu parmi eux (les otages), trois blessés légers qui sont rapidement pris en charge par le service médical de la Minusca. Une dizaine d’autres sont encore portée disparue, mais nous pensons que c’est dans la fuite qu’ils se sont éparpillés dans la nature et nous sommes convaincus qu’ils reviendront dans le village ».

Le Directeur de la communication de la Minusca, Hervé Verhoosel s’est félicité du succès de cette opération de libération des otages, en soulignant la détermination de la Minusca et du gouvernement de poursuivre de manière conjointe les interventions. « Partout où il y aura un déploiement de la Minusca ou des Faca, soit de la police soit de la gendarmerie, la Minusca veillera, comme elle le fait déjà aujourd’hui, à travailler main dans la main avec les forces nationales défense et de sécurité dans une complémentarité mutuelle », s’est-il réjouit. Et d’ajouter « les exemples des dernières opérations conjointes prouvent que ces patrouilles et déploiements communs fonctionnent bien. Les Faca connaissent bien leur région, leur langue, leur culture, ils savent communiquer mieux que quiconque avec la population et la Minusca est là, formée avec du matériel. Tant le gouvernement que la Minusca entend développer cette nouvelle approche d’intervention conjointes dans d’autres régions d pays, dans les prochains mois ».

Le Ministre Kazagui a terminé sur un ton de fermeté envers les groupes armés, à qui, il promet le feu dans les prochains jours.

CENTRAFRIQUE : LE FIASCO DE DEUX ANS DU RÉGIME DE TOUADERA EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RCA) – COALITION SIRIRI

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CENTRAFRIQUE : LE FIASCO DE DEUX ANS DU RÉGIME DE TOUADERA EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RCA) – COALITION SIRIRI

 

 

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Bangui, le 3 avril 2018.

Par : coalition siriri.

 

Le 30 mars 2018, Son Excellence, Monsieur Faustin Archange Touadera fête son second anniversaire, comme chef de l’État de la République Centrafricaine. Arrivé au pouvoir à la suite des élections mal préparées et hâtives aux yeux du peuple Centrafricain mais voulues mordicus par une seule personne, Son Excellence, Monsieur Charles Malinas, alors Ambassadeur de France auprès de la République Centrafricaine.

Nous tenons à rappeler ici qu’à la veille de ces élections, nous avions déclenché la sonnette d’alarme pour stigmatiser d’une part, l’insécurité généralisée sur l’ensemble du territoire national et que d’autre part, l’impossibilité d’organiser des élections crédibles et doter la République Centrafricaine (RCA) des institutions nouvelles pour mieux juguler la crise multidimensionnelle qui prévaut au pays.

Face à l’inutilité des élections bâclées et hâtives et l’absence des retombées positives, les analystes de la vie politique centrafricaine se posent toujours la question de savoir ce qui justifiait l’empressement de l’ambassadeur Monsieur Malinas de vouloir organiser ces élections dans un État complètement effondré et où l’insécurité régnait partout en RCA.

C’est à juste titre que plusieurs protagonistes de la crise centrafricaine avaient dénoncé les prises des positions de Monsieur l’Ambassadeur Malinas qui ne jurait que par «ses» élections. Il avait, dans sa fourberie, élaboré une feuille de route qui ne prenait même pas en compte l’histoire récente du pays incluant des constats patents comme l’effondrement de l’État, des années de dictatures abjectes et sanguinaires, des années de guerres fratricides, des dissensions caractérisées par un repli identitaire, une armée des courtisans et des ethnies, la mégestion, la pauvreté avérée et le déplacement forcée massif des citoyens Centrafricains vers les pays limitrophes.

Au regard de ce qui précède, ne fallait-il pas créer des conditions pour le retour d’une paix sociale durable, le retour des populations réfugiées dans les pays voisins et les déplacées à l’intérieur du pays même afin qu’elles puissent participer pleinement à la recherche d’une paix négociée et réconcilier les Centrafricains d’avec eux-mêmes ?

En Centrafrique, le constat triste qui frappe est que, depuis deux ans de pouvoir du Président Touadera, la situation sécuritaire du pays, nous permet d’affirmer que le gâchis auquel nous sommes arrivés pouvait être évité si on avait prêté oreille aux propositions que nous avions soumises sur ce sujet.

Avec un peu d’humilité, Monsieur Touadera, Président élu de la République Centrafricaine aurait dû pour privilégier l’intérêt national en lieu et place de ses intérêts particuliers.

D’aucuns se posent la question de savoir comment est-ce qu’un ancien Premier ministre, et de surcroît un scientifique de haut rang, ne s’est-il pas élevé pour rendre à la population de la RCA, la sécurité et la dignité lourdement entamées par des groupes incontrôlés et sans cause durant au tant d’années de guerre.

Tout compte fait, l’état du pays sur les plans économique, social et sécuritaire est catastrophique. Plus les jours passent et avancent, la RCA s’enfonce dans l’insécurité généralisée, les investisseurs quittent le pays, la classe moyenne disparaît, l’éducation nationale est l’ombre d’elle-même et la pauvreté gagne dangereusement l’ensemble de la population.

Les Chinois disent, le poisson pourrit par la tête. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’à la tête de l’État Centrafricain, il trône un homme sans vision d’avenir pour le pays. Il n’a aucun projet rassembleur et mobilisateur de la société à même de redonner l’espoir à l’ensemble du peuple centrafricain.

À titre d’illustration, soulignons quelques faits avérés, non exhaustifs, qui attestent l’immobilisme et l’incapacité du Président Touadera pour diriger ce pays et qui le mettent dangereusement  dans un état de disparition en tant que tel si les Centrafricains n’agissent pas rapidement pour y remédier:

  • Échec lamentable pour mettre en place un programme réel du DDR-R. Le programme qu’il a orchestré est un fiasco total. Son approche et sa matérialisation sont incompatibles avec la situation réelle du pays;
  • Maintien avec enthousiasme la RCA sous-tutelle;
  • Précipitation du pays dans un état d’insolvabilité sans précédent;
  • Incapacité de payer des arriérés de salaires des fonctionnaires et autres agents de l’État;
  • Incapacité de doter le pays d’une armée nationale réellement républicaine;
  • Gaspillage des fonds publics pour des voyages inutiles de Monsieur le Président, ses acolytes et subordonnées, des courtisans et prédateurs de tout acabit;
  • Emprisonnement de plusieurs citoyens pour leurs opinions politiques et bien d’autres assignés en résidence surveillée qui ne dit pas son nom;
  • Détérioration des relations avec tous les pays voisins;
  • L’insouciance de l’état des réfugiés et déplacés Centrafricains qui demandent de regagner leurs terroirs et participer à l’animation de la vie socio-économique et politique de leur pays;
  • Amplification de l’exclusion à l’exercice de la démocratie de toutes celles et tous ceux qui ne pensent pas comme Monsieur le Président;
  • Incapacité à unifier le pays où 85% du territoire échappe au contrôle de l’État national;
  • Aggravation de la crise sécuritaire et économique au pays;
  • Recrudescence et multiplication des tueries, des assassinats politiques, des actes de banditisme et d’incivisme sur le territoire national;
  • Attisement des sentiments malsains de haine au sein de la population sur la base de phénotypes, de régions ou de confessions religieuses.

Après deux ans de pouvoir, Monsieur Touadera a montré à la face des Centrafricains et du monde qu’il n’est pas l’homme de la situation. Tout lui échappe, tout. Le bateau Centrafricain est toujours à quai, faute de capitaine.

Compte tenu de tout ce qui précède et pour que la République Centrafricaine regagne son rang dans le concert des nations, la COALITION SIRIRI, une coalition large de Centrafricains, a été mis sur pied. Et, elle lance un appel solennel à tous nos compatriotes de s’y joindre pour remettre à notre pays son État de droit, sa sécurité et son intégrité territoriale, œuvrer ensemble sans aucune espèce de discrimination pour la prospérité du peuple Centrafricain. Bref, relever le défi du développement socio-économique de la nation.

Contrairement au système de Touadera spécialiste dans le repêchage de politiciens de pacotilles et traitres à la nation, qui ne pensent qu’à leurs tubes digestifs, l’idéal d’engagement politique et civique de la COALITION SIRIRI se résume par: LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE D’ABORD.

 

La COALITION SIRIRI est une plateforme authentiquement centrafricaine d’actions, une nouvelle voie pour mieux canaliser les objectifs de reconstruction de notre pays. La COALITION SIRIRI compte des hommes et des femmes de toute allégeance politique, religieuse, des hommes et femmes en armes, des laïcs, des civils, bref, la somme des intelligences de toute notre nation qui se mobilisent pour offrir à la RCA, le meilleur de ce que nous pouvons lui donner. L’heure est arrivée d’agir ensemble pour porter notre pays vers le haut.

Nous tenons à souligner que la mission que nous nous donnons nécessite un travail individuel et d’équipe colossal. Nous sommes conscients que pour réussir la reconstruction de notre pays la République Centrafricaine, il faut qu’elle soit nécessairement notre affaire à nous tous, enfants de ce pays. Nous n’attendons pas les faiseurs des miracles.

La COALITION SIRIRI dispose, dans les faits, de toutes les ressources matérielles et humaines pour assurer la Sécurité sur l’ensemble du territoire national. L’assurance de cette Sécurité est le point de départ pour l’implantation de la Paix définitive qui ouvrira la porte de toutes les initiatives centrafricaines de développement économique et social.

Les Écritures saintes nous disent qu’on juge un arbre par le fruit qu’il porte. Dans la situation qui concerne le Président Touadera, nous sommes en face d’un arbre qui devrait porter des fruits comestibles et digérables pour le peuple en sa saison, mais malheureusement Monsieur Touadera est effectivement cet arbre qui porte le fruit indigeste pour les Centrafricains, la destruction du pays. Les deux grosses années du règne de Monsieur Touadera sont un fiasco total.

Il est donc temps pour les Centrafricains d’avoir un Nouveau Leadership visionnaire suffisamment outillé pour connaître, suffisamment fort pour agir et suffisamment sûr pour diriger la République Centrafricaine. La COALITION SIRIRI offre ce Leadership alternatif.

Fait, le 02 avril 2018

Moustapha Mahamat SABOUNE

Président

COALITION SIRIRI

saboune@hotmail.ca

 

 

Centrafrique : quand le boucher de Paoua, Eugène Ngaïkoisset, dans son business, menace de tuer un agent des Finances.

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Centrafrique : quand le boucher de Paoua, Eugène Ngaïkoisset, dans son business, menace de tuer un agent des Finances.

 

 

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Le capitaine Eugène Ngaikosset. Photo archive du CNC.

 

 

 

Bangui, le 2 avril 2018.

Par: Gisele MOLOMA, CNC.

 

Si l’homme, connu de son sobriquet le boucher de Paoua du fait de crime de masse qu’il a commis durant le régime de son seigneur, est resté ces derniers temps très discrets, c’est en raison de ses nouvelles activités génératrices de revenus qu’il a pu trouver. Une activité très juteuse qu’il souhaite la faire fructifier docilement et à l’abri de tout contrôle administratif. Sinon? Sinon, il se réserve le droit de se faire reparler de lui. C’est ce qui s’est arrivé à un agent des finances qui a essayé subitement de perturber ses activités dans le service des impôts/finances et de la douane basé au PK26 sur la route de Boali. En colère, le désormais business-capi Eugène Ngaïkoisset menace, arme au poing, de le tuer s’il continue de le perturber dans son élan de business. Que s’est-il réellement passé ?

 

D’après une enquête menée depuis plusieurs semaines  par une équipe du CNC, le capitaine Eugène Ngaïkosset alias le boucher de Paoua, s’est rajoutée de ses activités militaires, le commerce import-export par le truchement d’une de ses copines dénommées Aziza Françoise.

À travers cette dernière, il importe des véhicules d’occasion et des marchandises de l’extérieur sans passer par aucun service de la douane ou  celui des impôts, encore moins du commerce,  à chaque contrôle, et ce, depuis la frontière jusqu’à Bangui, point de revente. Une exonération fiscalo-douanière auto-instituée et qui lui rapporte plus d’une dizaine de millions de F CFA par trimestre. De quoi à garder sa bouche tranquille. Une bouche pleine ne parle pas.

D’après nos informations, les services de la douane, du commerce et des impôts regardent passer sous leurs yeux et sans regarder les documents tous les deux mois de l’année, les véhicules ou marchandises du business-capi Eugène Ngaïkoisset et sa copine Aziza Françoise. Une pratique que dénoncent certains agents affectés dans le service de contrôle au PK26 .

Un jour, l’un de ces agents a décidé de franchir le pas pour lui exiger de payer des taxes sur ses produits importés. Ainsi, le 20 février dernier, un lot des marchandises du capitaine-businessman Eugène Ngaïkosset est arrivé au PK26, accompagné toujours de madame Aziza, la convoyeuse.

Comme à l’accoutumée, le service de la douane, avait accepté que les marchandises passent après un entretien discret avec le capitaine . Mais le service des impôts et du commerce, sous contrôle de l’agent droit comme disent les autres, a refusé que les marchandises franchissent la barrière sans quittance.

Surpris par l’entêtement de ce dernier, Eugène Ngaïkosset hausse le temps, se vantait de son sobriquet de boucher de Paoua, menaçait de buter l’agent. À la clé, il a récupéré manu militari au bout de tout compte fait, ses marchandises sans débourser une pièce de F CFA qui pourrait symboliser la taxe exigée par l’agent qu’il qualifie de « rebelle et récalcitrant ».

Depuis lors, l’agent rebelle, par mesure de précaution, est muté dans un autre service du ministère des Finances.

Quant au capitaine, il continue son business sans trop se soucier des taxes douanières quelconques.

 

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Centrafrique/Congo : Le HCR lance officiellement le rapatriement volontaire de 660 réfugiés centrafricains

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Centrafrique/Congo : Le HCR lance officiellement le rapatriement volontaire de 660 réfugiés centrafricains

 

 

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Arrivée des réfugiés centrafricains du Congo à Mougoumba en Centrafrique. Photo : Anselme Mbata, CNC.

 

 

 

Bangui, le 2 avrile 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Ce 31 mars 2018, 110 réfugiés centrafricains ayant trouvé refuge au Congo-Brazzaville dans le lot des 660 réfugiés, ont regagné volontairement le bercail. C’est dans la ville frontalière de Mongoumba que les premiers retournés ont été accueillis.

Sur place au lieu de l’accueil, des kits constitués d’ustensiles, de vivres et une assistance financière correspondant à la taille des ménages, ont été distribués au retournés, ceci, en raison de leurs lieux de résidence habituelle, les réfugiés centrafricains qui reviennent au pays seront reconduits dans leurs lieux de résidence officielle, dans les préfectures de la Lobaye et de l’Ombella Mpoko. La remise des ces kits a eu lieu en présences des autorités locales dont le Maire Mongoumba, Ruffin Adela et le Sous-préfet, Achille Dedane Fayanga, le Représentant du Haut commissariat aux réfugiés, Duti Kalé, et le Ministre de la Sécurité publique, Henri Wanzet Linguissara.

Selon le représentant du HCR, ce sont plus de 560 réfugiés vivant encore sous d’autres cieux, surtout en Afrique qui ont pris la décision de rentrer en RCA, par tous les moyens.

De son côté, le Ministre Linguissara a demandé aux autorités locales et aux forces de sécurité intérieures, policiers et gendarmes compris, de veiller à ce que les réfugiés ne soient pas spoliés de leurs maisons d’habitation, leurs plantations et autres biens, en raison de leur absence momentanée du pays. En plus de ce retour volontaire des réfugiés centrafricains de Bétou, par camions, quittent, du fait de la proximité avec Mongoumba, le rapatriement de la première tranche des réfugiés centrafricains résidant dans la capitale Congolaise, Brazzaville, démarrera par avion, le 3 avril prochain.

Notons qu’avec l’accalmie dans la partie sud-ouest de la République centrafricaine (RCA), quelques réfugiés avaient pris la décision d’un retour spontané dans leur pays d’origine, faisant dire au HCR que le retour volontaire à côté d’intégration locale et la relocalisation dans un autre pays est une réponse véritablement durable.

 

 

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Centrafrique : La RCA lance le projet Fibre optique

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Centrafrique : La RCA lance le projet Fibre optique

 

 

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Le lancement du fibre optique en Centrafrique. Photo : Fred Krock, CNC.

 

 

 

Bangui, le 2 avril 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Après les 3G+ disponible en République centrafricaine en matière d’offre Internet, le pays vient de lancer un géant projet de fibre optique – le projet CAB. C’est le président Faustin Archange Touadera qui a personnellement présidé la cérémonie du lancement officiel ce mercredi 28 mars 2018, alors qu’il était entouré de son Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et du Président de l’Assemblée nationale, Abdou Karim Meckassoua, ainsi que des partenaires dont Mme Samulla Isopi de l’Union européenne et, Didier Simplice Koyaweda, Chargé des TCI-CFFO de la Banque africaine de développement (BAD).

Désenclavement numérique ! C’est de cela qu’il a été principalement question dans la mise en route de ce géant projet de fibre optique. Le Président Touadera qui semble visiblement en campagne de l’An 2 compte le lancement de ce projet datant de 2015 au nombre de ses acquis, tout en se réjouissant le premier : « Je voudrais remercier nos partenaires, l’Union européenne et la Banque africaine de développement qui nous ont fait confiance en finançant cet important projet, car notre pays est enclavé. Voici un moyen de le désenclaver. J’instruis le Ministre des Postes et télécommunication de veiller à ce que ce projet puisse aboutir dans les délais ».

En effet, le projet qui est exécuté pour la période 2018-2021 prévoit, selon le Représentant de la BAD, l’installation de 1000 km de fibre optique permettant à la RCA de s’interconnecter au Cameroun et au Congo-Brazzaville ; la mise en place d’un Centre national de données ‘’Data-Center’’ couplé aux plateformes d’administration électronique ; l’opérationnalisation d’une vingtaine de Centres communautaires numériques le long des axes retenus ; la mise en place d’un Centre de formation digitale et ; enfin, l’installation d’un incubateur d’entreprises au sein de l’Université de Bangui. Il intègre également un important volet d’appui technique aux principales parties prenantes nationales.

En plus du désenclavement numérique de la RCA, le projet devait véritablement aider le pays à entrer dans l’économie digitale et booster la croissance en favorisant, notamment une augmentation substantielle des recettes fiscales de 10,2% en 2017 à 15% en 2021 ; une amélioration de la qualité des services et ; une réduction des transactions économiques par la pénétration des services d’Internet qui devait atteindre au moins 20% de la population centrafricaine en 2021.

Il s’agit d’un projet prévu pour être opérationnel avant 2021 pour un coût total de 33,28 millions d’euros dont un montant d’environ 16,28 millions d’euros financé par la BAD et d’un cofinancement de l’Union européenne d’un montant d’environ 17 millions d’euros. Il intervient en complément aux composantes du Cameroun et du Congo du même projet CAB financé toujours par la BAD et s’inscrit dans la continuité du projet Dorsale transsaharienne à fibre optique dont la première phase permettra d’interconnecter le Niger, le Tchad, l’Algérie et le Nigeria.

Evidemment, sur le plan de l’offre Internet en particulier et du désenclavement numérique en général, le besoin est énorme. Le Ministre des Postes et télécommunications, Justin Gourna Zacko a bien relevé cela. «  Au cours des deux dernières années, les services des télécommunications et des technologies de l’information et de la communication a connu une légère amélioration. On note l’amélioration de la qualité des services de la téléphonie mobile grâce à l’introduction des 3G+ en République centrafricaine, mais le coût de communication reste relativement élevé par rapport au pouvoir d’achat de la population. La téléphonie fixe n’a pas évolué, bien au contraire, elle a régressée, tandis que la couverture nationale en téléphonie mobile stagne à 40%. L’infrastructure large bande est quasi inexistante », ainsi a-t-il dressé le table peu reluisant de l’offre Internet dans le pays.

L’introduction de la fibre optique en République centrafricaine revêt d’énormes opportunités. L’Ambassadrice de l’Union européenne en RCA, Mme Samuella Isopi qualifie le projet de « structurant, innovant, très concret et à la fois très symbolique qui vise à changer le visage et le positionnement du pays à travers son désenclavement numérique, son intégration et celle de tous les centrafricains dans la communauté régionale et globale ». Elle a rappelé que l’agenda d’intégration des pays africains et de la sous-région a été depuis toujours a cœur de la stratégie d’intégration de l’Union européenne qui, à travers la Facilité d’investissement pour l’Afrique, accorde une priorité particulière aux intégrations entre les Nations et régionales. Occasion pour l’Ambassadrice d’annoncer très fièrement le prochain lancement de projet d’« accessibilité rurale », à travers l’installation des ponts métalliques financés sur le Fonds fiduciaire Bêkou.

 

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Centrafrique : quand le ministre Bokassa tourne la page Touadera et s’apprête à quitter le gouvernement Sarandji.

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Centrafrique : quand le ministre Bokassa tourne la page Touadera et s’apprête à quitter le gouvernement Sarandji.

 

 

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Le ministre Jean-Serge Bokassa.

 

 

 

Bangui, le 1er avril 2018.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

Malmené depuis son entrée au gouvernement de Sarandji en avril 2016, l’ex-candidat à la présidentielle de 2015-2016 et l’un des deux soutiens de poids du Président Touadera lors du second tour de 2016, le ministre Jean-Serge Bokassa vient de tourner la page de l’ère Touadera et s’apprête en ce sens, à officialiser son départ du gouvernement du docteur Sarandji dans les jours à venir.

 

Même si dans le gouvernement certains collègues du ministre Bokassa alias Jack Bauer pensent que le départ du gouvernement de celui-ci serait matériellement déjà acté depuis quelques semaines, mais du côté de la Présidence, on tente de faire perdurer le suspense inutilement.

Cependant, certains faits et gestes du ministre montrent clairement à l’opinion nationale que le rêve de faire partie de l’équipe Touadera après sa victoire à la présidentielle de 2016 n’est qu’un vieux souvenir du passé pour lui.

Même le conseil des ministres, l’homme ne participe pratiquement plus . Il vient comme bon lui semble, parfois en retard, parfois à la fin du conseil.

D’ailleurs, le dernier événement de 8 mars dernier  orchestré par l’entourage de Touadera contre sa personnalité  lui a montré clairement qu’il ne fait plus partie de leur navire.

Selon l’une de nos équipes qui a pu assister à la scène, lors de la cérémonie de la journée internationale des femmes organisée par le chef de l’État à l’hôtel Ledger de Bangui  le 8 mars dernier, le ministre de l’Administration du territoire monsieur Jean-Serge Bokassa, arrivé en retard après le chef de l’État, a été empêché par les gardes présidentielles de mettre les pieds dans l’hôtel. Il a été bloqué devant le portail, ce qui l’a totalement choqué. Après cela, l’homme ne participe plus à la cérémonie organisée par le pouvoir en place, ni par le gouvernement. Autant pour la cérémonie du deuxième anniversaire du pouvoir de Touadera organisée en grande pompe le 30 mars 2018 dans le stade 20 000 place à Bangui, autant pour la cérémonie de fin de formation des soldats Faca à Bérongo, dans la concéssion de son père ce samedi 31 mars 2018.

Pendant que le pouvoir traine les pas pour annoncer son départ de leur équipe, le ministre Bokassa, quant à lui, s’active déjà dans l’opposition et du coup, réorganise son futur pour l’échéance de 2020.

 

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Centrafrique : en altercation avec un officier Faca, 9 taxis motos arrêtés par la gendarmerie.

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Centrafrique : en altercation avec un officier Faca, 9 taxis motos arrêtés par la gendarmerie.

 

 

 

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Bangui, le 1er avril 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

En altercation musclée avec un officier de l’armée nationale (FACA), près d’une dizaine des conducteurs des motos-taxis ont été mis aux arrêts par la gendarmerie nationale depuis le jeudi 29 mars dernier. Enquête du CNC.

 

D’après notre investigation , tout a commencé par une bagarre entre un officier Faca en civil et un groupe des quatre (4) jeunes identifiés comme des conducteurs de taxi-moto au croisement du lycée de Gobongo le jeudi dernier dans laquelle, l’officier Faca, qui serait le chef de sécurité du chef d’État-major, aurait perdu l’une de ses dents.

Aussitôt, le lieutenant blessé fait appel à la gendarmerie qui a dépêché une équipe d’intervention rapide sur place pour procéder à l’arrestation des mis en cause.

Malheureusement, à l’heure arrivée sur le lieu de bagarre, les quatre conducteurs de taxi-moto impliqués dans cette altercation ont pris la fuite, et 9 autres conducteurs qui n’ont rien à voir dans l’affaire ont été arrêtés et écroués à la prison de la gendarmerie nationale.

Entre temps, notre équipe, alertée quelques minutes plus tard, s’est rendue sur place et tente de comprendre pourquoi ces quatre jeunes ont porté la main sur un officier de l’armée nationale.

D’après ce qu’on a pu comprendre lors de notre enquête, après l’enterrement de l’un de leur au cimetière de Dandji au PK 26 sur la route de Boali, un groupe de quatre (4) chauffeurs de taxi-moto, visiblement ivre au moment de leur retour du cimetière, ont fait un accident au niveau du fameux croisement du lycée de Gobongo, dans le quatrième arrondissement de Bangui.

Au moment de l’accident, une jeune-fille qui vendait des produits alimentaires dans un plateau, a été percutée.

Entre temps, l’officier Faca, qui se trouvait juste à côté, porte son secours à la petite-fille pour l’amener à l’hôpital.

Choqué par l’attitude des quatre fautifs, l’officier aurait balancé une petite phrase choquante, semble t-il, à leur endroit, du genre : « vous allez finir tous avec ce comportement ».

Piqués vifs par cette  petite phrase, les quatre jeunes se sont mis à rouer l’officier en civil du coup de boxe jusqu’à le faire blesser.

Grâce à l’intervention des passants, les quatre jeunes se sont écartés et l’officier, de son côté, appelle la gendarmerie par la radio talkie-walkie.

Au même moment, les quatre taxis-motos impliqués dans la bagarre ont pris la fuite et personne ne les connait par ce qu’ils ne sont pas du coin.

Bizarrement, au moment de l’intervention de la gendarmerie, 9 autres conducteurs de taxi-moto qui n’ont rien à voir avec la bagarre ont été arrêtés. Parmi eux, deux d’entre eux seraient intervenus pour séparer les belligérants, l’un sortait d’une salle du cinéma…

Écroué depuis le 29 mars, dans la cellule de la brigade territoriale de Bangui au centre-ville, l’officier victime n’a pas encore fait signe pour les libérer.

 

 

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Centrafrique : Touadera et son ‘’l’an 2’’

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Centrafrique : Touadera et son ‘’l’an 2’’

30 mars 2016 –

 

 

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Le Président Archange Touadera. Photo de son anniversaire de la deuxième année au pouvoir.

 

 

Bangui, le 1 avril 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

30 mars 2018, voilà deux ans, jour pour jour que le professeur des Mathématiques Faustin Archange Touadera a pris la reine du pouvoir en Centrafrique. Alors que beaucoup de voix se lèvent pour critiquer la gouvernance Touadera en deux ans seulement sur un quinquennat, voilà que ce dernier n’a fait que relevé du positif. Véritable occasion de fiesta pour les ‘’Touadérateurs’’ et les comités de soutien au mépris de l’occupation du territoire par les mercenaires et groupes armés qui tuent, pillent et massacrent la population. L’intégralité du discours du président, ci-dessous publié, en dit long.

Centrafricaines,

  • Centrafricains, • Mes Chers Compatriotes, Le 30 mars 2016, nous nous sommes convenus de marcher ensemble pendant le quinquennat que vous m’avez accordé pour présider la destinée de notre pays et inaugurer une nouvelle ère dans la gestion de la République Centrafricaine.

Permettez-moi de vous remercier une fois de plus pour cette confiance, à laquelle je reste sensible et exprimer ma gratitude à tous ceux et celles qui ont accepté de m’accompagner dans l’accomplissement de mes lourdes responsabilités. A l’occasion de ce deuxième anniversaire de mon entrée en fonction, c’est toujours avec plaisir que je me tiens devant vous, pour vous dire, en quelques mots, ce qui a pu être fait au cours de l’année 2017, ce que nous faisons et ce que nous aurons à faire ensemble pour le relèvement de notre pays. Évidemment, je ne reviendrai pas sur les actions présentées à l’occasion du premier anniversaire, moins encore sur l’état de notre Nation avant mon investiture. C’est pourquoi, ma déclaration ne portera que sur les principaux défis identifiés auxquels nous tentons d’apporter des solutions idoines, à savoir : – la paix, la sécurité et la réconciliation nationale ; – l’assainissement des finances publiques et la relance des secteurs productifs ; – la réforme de l’administration et, – la satisfaction des besoins essentiels des populations. Mais, avant d’y procéder, je rends hommage aux victimes de la crise, qu’elles soient centrafricaines ou étrangères et adresse à leurs familles éplorées les condoléances de la Nation et toute ma compassion.

J’adresse également ma compassion à l’endroit des blessés, déplacés internes ou réfugiés et leur formule mes vœux de prompt rétablissement et de retour dans leurs domiciles respectifs

  • Mes Chers Compatriotes, Au cours de cette année qui s’achève, nous avons poursuivi les efforts en vue du rétablissement de la paix et de la sécurité, la restauration de l’autorité de l’Etat, le vivre ensemble, la cohésion sociale, la réconciliation nationale et la mobilisation des ressources en vue de soutenir les efforts de relèvement du Pays. Dans cette optique, nous avons eu à faire des choix difficiles et prendre des initiatives audacieuses, parfois impopulaires.
  1. Ma priorité et l’impératif que j’ai assignés au Gouvernement demeurent toujours la paix, la sécurité sur l’ensemble du territoire et la réconciliation nationale. Cette priorité consiste à lutter contre la présence de l’activité des groupes armés en République Centrafricaine, en appliquant sans délai le programme du Désarmement, de la Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), en réformant le secteur de la sécurité (RSS), en reconstruisant les FACA et les forces de sécurité intérieure avec pour objectif principal la mise en place des forces de défense nationale et de sécurité intérieure, professionnelles, apolitiques, représentatives et équilibrées. • En ce qui concerne le programme du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement (DDRR), J’avais mis en place la Coordination DDRR/RSS/RN et une Stratégie du Programme National de DDDR. J’avais également et constamment exhorté les groupes armés à adhérer audit programme en renonçant volontairement et consciemment à la violence comme mode de revendication politique et en s’engageant solennellement à œuvrer désormais pour le retour définitif de la paix dans notre pays. Aujourd’hui, c’est chose presque faite, le DDDR se déroule à la satisfaction de tous et se poursuit dans certaines régions du pays. Le Projet pilote DDRR/RSS vient de s’achever avec un taux de réalisation de 91% soit 439 combattants désarmés sur les 480 attendus, issus des 12 groupes armés à l’exception du FRPC de Noureddine Adam et de la Révolution Justice de SAYO. Ce projet pilote a donné l’espoir que le PNDDRR est réalisable, irréversible et demeure l’une des priorités pour ramener la Paix en République Centrafricaine. Celui-ci démontre devant les groupes armés, devant le peuple centrafricain et devant la Communauté Internationale notre bonne volonté d’aller vers la paix. Maintenant terminé avec un taux d’absorption de 100% puisque le budget du PNDDRR estimé à 45 millions US a été totalement couvert, je prépare le lancement de la phase de généralisation afin de lui donner le profil national attendu. Avec l’entrée en vigueur du don de la Banque Mondiale de 30 millions US le 21 décembre dernier, pour la Réintégration, le budget du DDRR est disponible à 78%. Les structures en charge de la mise en œuvre sont presque opérationnelles. Toutefois, l’environnement politico-sécuritaire reste encore marqué par des agitations de certains groupes armés malgré l’ouverture que j’ai faite à ceux-ci. • En ce qui concerne la réforme du secteur de la sécurité (RSS), Pour l’heure, les activités et résultats obtenus sont satisfaisants dans leur ensemble. Nous pouvons indiquer quelques points saillants des efforts consentis dans le secteur, notamment :
  • l’élaboration de la Stratégie Nationale de la RSS 2017-2021 et du Plan National de Défense, validés par le Comité Stratégique DDRR/RSS/RN ; – la participation à l’élaboration du Projet d’appui au renforcement des Forces de Sécurité Intérieure avec l’appui du PNUD en lien avec le Ministère en charge de la Sécurité Publique ; le projet est approuvé par le PBSO et financé par le Fonds de Consolidation de la Paix à hauteur de 2, 946, 16 USD ; – l’élaboration d’un Plan de Communication RSS validé par la Minusca, l’UNPOL, SCPI et le PNUD ; – Appui à la finalisation des Plans d’emploi sectoriels des Ministères de la Défense Nationale, de la Sécurité Intérieure, de la Justice, des Finances Publiques/Douanes, des Eaux et Forêts, de la Communication, du Contrôle Démocratique.

L’appropriation politique du processus RSS devient petit à petit une réalité. Le développement d’un plan de communication approprié permettra une large diffusion de ce processus auprès du grand public. • En ce qui concerne la reconstruction des Forces Armées Centrafricaines et de défense intérieure, La priorité dans ce secteur demeure la défense du territoire de manière intégrale et intégrée. L’impératif du Gouvernement est de tout mettre en œuvre conformément à ma vision politique pour défendre l’intégrité du territoire national, protéger la population, participer aux opérations de maintien de la paix, à moyen voire long terme. Afin de répondre à cet impératif, conformément à la stratégie RSS, le Gouvernement a réalisé d’importantes actions sur le plan de l’assainissement du secteur de la défense, notamment ; – le Plan National de Défense pour un format d’armée de garnison à 9800 hommes, les documents d’orientation 2017-2019 sur le redéploiement des FACA, les décrets portant organisation et fonctionnement des FACA et de l’Etat-major élaborés et diffusés; – le Code de Justice Militaire, élément essentiel de la lutte contre l’impunité promulgué. Le Règlement de Discipline Générale des Armées, le Conseil des Enquêtes et de l’arrêté sur le Conseil de Discipline sont tous élaborés et validés, et bientôt, la Loi de programmation militaire disponible ; – la cohérence du fichier de la solde avec la base de données des ressources humaines de l’Armée Centrafricaine établie : il est à noter que 800 personnes sont prévues de partir à la retraite d’ici la fin du 1er semestre 2018 avec un projet de financement des Etats Unis d’Amérique. Quant au renforcement des capacités opérationnelles de l’Armée, d’importants efforts ont été faits, notamment ; – Deux bataillons d’infanterie territoriale, le BIT, ont été formés et entrainés en 2017 par l’EUTM, un 3ème vient de démarrer l’instruction et finira sa formation au mois d’août 2018. Ce qui nous permettra de disposer sous peu de trois (3) bataillons. D’autres formations dans la sous-région au Rwanda, en Guinée Equatoriale, au Soudan, au Cameroun ont été réalisées ; – Grâce à la reprise de la coopération militaire, des éléments des FACA ont été formés en Chine, au Maroc, en Egypte, en France ; – Des éléments des FACA sont également formés dans les différentes spécialités au sein des Ecoles Nationales à Vocation Régionale (ENVR), des Ecoles Militaires et la formation initiale de plus de cent (100) éléments issus des groupes armés dans le cadre du projet pilote DDRR. Au bilan, plus d’un millier ont bénéficié en 2017 de formations individuelles ou collectives. Dans le cadre de l’important problème de l’appui logistique et de la dotation en équipements aux unités à déployer, des progrès significatifs ont été enregistrés grâce à une coordination efficace des échanges avec le Comité des sanctions. Celle-ci a permis ; – la rétrocession par le Cameroun au mois d’août 2017 d’un stock d’armes et de munitions centrafricaines récupérées ; – une cession gratuite par la Russie d’armements individuels, collectifs et de munitions permettant au moins d’équiper les deux (2) Bataillons d’Infanterie Territoriale (BIT), formés par l’EUTM ; – des donations importantes de matériel non létal de la part de certains pays amis tels que la France, la Chine, les Etats-Unis et l’Espagne. Il s’agit notamment des moyens de communication et de transmission nécessaires à la chaîne de commandement des unités, d’équipement individuel nécessaire à l’entraînement et la vie en campagne des BIT progressivement formés, de quelques véhicules. En matière d’infrastructure, pour rendre notre commandement efficace à partir d’une bonne politique de regroupement des hommes, la réhabilitation de certaines infrastructures se poursuit actuellement : – le centre d’instruction des militaires du rang du camp Leclerc de BOUAR fait l’objet d’un programme de réhabilitation, avec le soutien de l’EUTM, de l’Ambassade de France, de l’UNMAS, du Fonds Suisse de Déminage (FSD), de la MINUSCA, et la mobilisation des éléments du génie militaire. – la construction de l’armurerie centrale du camp KASSAÏ et des armureries du Camp de Roux est terminée ; – les Camps BEAL et BSS occupés par les ex-combattants ont été libérés et vont être réhabilités au profit des FACA. Dans le cadre de la mobilisation des ressources internes, des efforts sont faits pour le développement des capacités d’autoproduction interne en renforçant certains projets agro-pastorale, de menuiserie et de mécanique grâce à l’appui financier et techniques des partenaires. Concernant l’emploi des forces, une étape cruciale a été franchie le 11 septembre 2017, avec l’adoption du Plan Sectoriel de la Défense comprenant le Plan National de la Défense confirmant ma volonté de constitution d’une Armée de garnison avec ses quatre (4) Etats-Majors de zone de défense. Le renforcement de nos liens de coopération militaire avec la France, l’Ouganda, le Soudan et le Nigéria à travers des échanges très fructueux contribueront à l’opérationnalisation des FACA en vue de la défense du territoire. Malgré les contraintes qui s’imposent à nous, et qui sont essentiellement d’ordre financier, nous avons espoir que notre Armée sera rebâtie conformément à l’attente de la population. • En ce qui concerne la réconciliation nationale, Je voudrais revenir sur les avancées sur la cohésion sociale et la réconciliation sans lesquelles tous nos efforts de paix seront vains. La réconciliation est une question de volonté et de cœur. C’est aussi un combat de chaque instant. Nous devons le gagner ensemble. Je me suis donc engagé personnellement en faveur de la réconciliation nationale, et je peux vous assurer que cette réconciliation est bel et bien en marche. C’est pourquoi nos efforts pour l’année 2017 ont été marqués particulièrement par la recherche de solutions durables à savoir : – l’Adoption d’un Programme National de Réconciliation et de Cohésion Sociale en RCA (PNRCS) 2016/2021 ; – l’élaboration d’un Plan d’Urgence Communautaire pour la République Centrafricaine (PUC-RCA) et – l’élaboration d’un Plan Stratégique pour la mise en place du Comité Ah Doc de la Commission Justice Vérité Réparation et Réconciliation (VJRR).

Je me réjouis donc de la disponibilité de ces documents, qui je crois, faciliteront le processus de réconciliation nationale en République Centrafricaine. Dans ce sens, dix-neuf (19) Comités Locaux de Paix et de Réconciliation ont été créés et installés, en 2017, dans les huit (8) arrondissements de Bangui, dans la communes de Bimbo et de Bégoua, dans les Préfectures de la Lobaye, de l’Ombella-Mpoko, du Mbomou et de la Mambéré-Kadeï.

J’invite donc tous nos concitoyens sans exception à baisser les armes et rentrer dans ce processus, en vue d’un rassemblement de la Nation et de la consolidation de la paix qui demeure notre bien le plus précieux.

  • En ce qui concerne les différentes initiatives de paix et de la réconciliation nationale, Dans ma ferme volonté de concrétiser ma première priorité qui est celle de rétablir la paix dans tout le pays, j’ai développé une politique de main tendue à tous mes compatriotes en m’engageant dans un dialogue franc avec les groupes armés et que je maintiens jusqu’aujourd’hui. Compte tenu des développements intervenus à l’intérieur du pays avec certains groupes armés qui ont continué d’endeuiller certaines parties du territoire sans raison, j’ai donc permis la tenue d’une réunion à Rome sous l’égide de la communauté de Sant’ Egidio entre le Gouvernement et tous participants des groupes armés. En présence de la communauté internationale et du Gouvernement italien que nous remercions pour son appui et son soutien à la paix, un accord politique sur la paix en RCA a été obtenu et signé par tous les parties prenantes. J’ai également fait appel à la solidarité africaine qui s’est traduite par l’initiative africaine concrétisée par la feuille de route qui constitue désormais l’unique référence pour la promotion de la paix en RCA. Il a été ainsi décidé de la mise en place d’un Panel de facilitateurs représentant toutes les composantes de cette initiative africaine. • En ce qui concerne notre justice, Mon intervention sur les actions, relatives à la Justice et au Droit de l’Homme est fondamentale et s’inscrit dans la poursuite des réalisations sur la relance des activités judiciaires puis sur la lutte contre l’impunité. Des assises criminelles ont été tenues à Bangui et à Bouar et se poursuivront dès que le problème de financement sera bouclé. Cette session a examiné les dossiers des personnes poursuivies pour les crimes commis lors des évènements politico-militaires qui ont secoué la RCA et prononcé les condamnations requises.

Dans le cadre du rétablissement du système pénal et de prisons, des efforts considérables ont été faits notamment : – le redéploiement sur l’ensemble du territoire national des magistrats, des auxiliaires de justice ainsi que le personnel pénitentiaire pour revitaliser les juridictions et contribuer à la mise en œuvre de la politique criminelle avec l’appui logistique et financier des partenaires, malgré les difficultés sécuritaires ;

  • la réhabilitation et la construction des infrastructures judiciaires notamment des tribunaux à M’BAÏKI, à Bambari, à Kaga-Bandoro les travaux des réhabilitations et d’équipements des établissements pénitentiels sont lancés à Bouar, Bambari, OBO, M’Baiki et Bossangoa ; – les travaux de sécurisation des maisons d’arrêts de NGARAGBA et CAMP DE ROUX, sont terminés grâce à nos partenaires ; – le projet de réhabilitation du Tribunal de Grande Instance de Birao validé en novembre 2017, verra son démarrage imminent. En ce qui concerne la démilitarisation des prisons, nous enregistrons une intégration de 32 agents pénitentiaires dans la Fonction Publique. Plus d’un financement d’un million de dollar US est déjà mobilisé auprès du Gouvernement Américain pour le recrutement de 300 agents pénitentiaires. L’élaboration de la stratégie nationale de démilitarisation est déjà lancée. Retenons dans ce volet que la phase transitoire du processus de déploiement du personnel civil au sein de ces établissements est lancée, un financement a été mobilisé auprès de la MINUSCA pour la réinsertion des détenus et la formation des surveillants pénitentiaires. Quant à la Cour Pénale Spéciale(CPS), chargée d’enquêter sur les crimes les plus graves et de poursuivre les auteurs des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité sur le territoire de la République Centrafricaine depuis 2003, elle est déjà opérationnelle. Le personnel requis est effectivement nommé, notamment :
  • Le Procureur Spécial de la Cour Pénale Spéciale, nommé le 14 février 2017 par décret; – Le Procureur Adjoint de la Cour Pénale Spéciale, nommé le 05 Mai 2017 ; – Le Substitut du Procureur Spécial, nommé le 05 Mai 2017 ; – Les Juges d’Instructions Internationaux, nommés le 12 Avril 2017 ; – Le Greffier en Chef, le Secrétaire en Chef, les Greffiers Nationaux et les Secrétaires du Parquet, nommés le 11 Août 2017.

Le rapport de MAPPING documentant les différentes violations graves commises sur le territoire de la RCA de Janvier 2003 à Décembre 2015, publié le 29 Mars 2017 sera effectivement transmis par le Gouvernement à la Cour Pénale Spéciale.

L’heure de la justice a sonné !

Dans le cadre de renforcement des capacités des membres de la Cour Pénale Spéciale sur financement de la Cour Pénale Internationale (CPI), l’ENM (France), ISM (Maroc) et la MINUSCA, les magistrats de cette juridiction ont été formés au mois de décembre 2017.

Des Officiers des Polices Judiciaires (OPJ) ont été sélectionnés et recrutés en tenant compte de critère de compétences.

Dans le domaine de Droit de l’Homme, un plan de travail annuel 2017 sur le projet conjoint d’appui à la lutte contre la violation de Droit de l’Homme a été élaboré, la commission nationale de Droit de l’Homme et de la liberté fondamentale a été créée le 23 avril 2017. En matière de sécurité juridique et judiciaire, la commission nationale de l’OHADA a été réactivée et le renforcement de capacités des acteurs judiciaires réalisé avec l’OIF. En ce qui concerne la sécurité intérieure, La Gendarmerie et la Police ont connu une montée en puissance de leurs capacités opérationnelles, grâce au déploiement des Gendarmes et Policiers dans onze (11) villes de province.

Sur les cent vingt-deux (122) Brigades de Gendarmerie, quatre-vingt-seize (96) sont déjà opérationnelles. Cette opération doit s’étendre petit à petit à d’autres villes de provinces, sur la base d’un plan prévisionnel. Pour que les Forces de Défense et de Sécurité renforcent le contrôle de nos frontières contre les menaces asymétriques, la cyber criminalité, la criminalité transfrontière, la prolifération des armes légères et des petits calibres, le blanchissement d’argent, le trafic de drogue et de stupéfiant, le terrorisme et la traite des humains, leurs capacités doivent être renforcées. A cet effet, – Un plan national de sécurité est en cours d’élaboration couplé d’un plan national de développement des capacités élaboré par les hauts cadres des Forces de Sécurité Intérieure puis validé avec l’appui des partenaires ; – Des moyens de communication de haute fréquence sont installés dans les villes considérées comme stratégiques ; – Cinq cent (500) jeunes ont été retenus et attendent d’être formées dans les différents centres (Police et Gendarmerie Nationale) ; – Des points de contrôle des Forces de Sécurité Intérieure ont été installés dans la ville de Bangui pour des missions de routine et un centre des opérations mixtes coordonne les missions de ces Forces de nuit comme de jour ; – L’UMIR a été créée et est opérationnelle pour lutter contre les violences basées sur le genre ; Nous avons, en perspectives, de créer une école intégrée des Forces de Sécurité Intérieure (FSI) avec l’appui du PNUD, de créer des antennes des services de renseignement dans les représentations diplomatiques et consulaires de la RCA à l’étranger, de recruter 1000 éléments des Forces de Sécurité Intérieure dont 500 policiers et 500 gendarmes d’ici la fin de l’année 2018. Il faut ajouter à ces actions la mise en circulation de la carte nationale d’identité et de cartes de séjour sécurisées, la réouverture du commissariat du 3ème arrondissement et surtout la création d’un 9ème arrondissement dans la ville de Bangui ainsi que deux légions mobiles et territoriales de la Gendarmerie Nationale dans le ressort des cours d’appel, à Bambari et à Bouar. Ces mesures contribueront, j’en suis convaincu, au renforcement de la lutte contre l’insécurité. 2. Mes priorités en ce qui concerne la gouvernance politique et administrative demeurent toujours la mise en place et le fonctionnement régulier des Institutions, la restauration de l’autorité de l’Etat, la décentralisation et l’aménagement du territoire.

Quant à la restauration de l’autorité de l’Etat, Le document de Stratégie de Restauration de l’Autorité de l’Etat (RESA) a été validé et plusieurs activités ont été réalisées, à savoir :

  • La nomination de nouveaux Préfets et Sous-préfets ; – le retour organisé d’environ huit cent (800) Fonctionnaires et Agents de l’Etat (FAE) sur 1000 soit 80% à leurs postes dans l’arrière-pays y compris les autorités administratives déconcentrées; – la réhabilitation à 60 % des bureaux de préfets et sous-préfets dont certains ont déjà été rendus opérationnels à 85% et d’autres en cours ; – la réhabilitation de plusieurs Mairies sur financement de la MINUSCA, du PNUD et budget de l’Etat ; – la dotation des préfets et sous-préfets en véhicules sur financement de l’Union Européenne.
  • La décentralisation et l’aménagement du territoire
  • En ce concerne le renforcement des capacités des autorités administratives déconcentrées et celles du personnel du niveau central, sur financement de la Coopération Française, la MINUSCA, le PNUD et les autres partenaires au développement, quatre cents (400) autorités administratives et responsables des services déconcentrés dans l’arrière-pays dans sept préfectures ainsi que de seize (16) préfets et de soixante-onze (71) sous-préfets ont été formés par le Gouvernement ; – Pour le renforcement des capacités des Maires et personnels communaux, sur financement de la MINUSCA, de l’Union Européenne et du PNUD, le renforcement des capacités des Présidents de Délégations Spéciales s’est fait dans les préfectures de l’Ombella – Mpoko, la Lobaye, la Sangha-Mbaéré, la Mambéré-Kadéï, la Nana-Mambéré, l’Ouham-Pendé, l’Ouham, la Ouaka et le Haut-Mbomou, concomitamment avec celui des Préfets et Sous-préfets. – Par rapport à la protection civile, notamment, les sapeurs-pompiers, l’Ecole Nationale de Protection Civile, le plan ORSEC, le cadre institutionnel a été réhabilité et réorganisé et sa capacité opérationnelle renforcée, soixante (60) sapeurs –pompiers recyclé grâce à l’appui de la coopération française et la MINUSCA (2017), le Projet de la politique nationale de protection civile disponible.
  1. Mes priorités en ce qui concerne la politique économique sont comme vous le savez tous, la mise en œuvre rigoureuse du RCPCA et les chiffres clés de l’économie centrafricaine. Depuis, le cadre institutionnel de supervision, de coordination et du suivi de la mise en œuvre du RCPCA et du Cadre d’Engagement Mutuel entre la communauté internationale et la RCA, notamment le Comité d’orientation que je préside moi-même, le Comité Directeur Conjoint doté d’un Secrétariat Permanent ainsi que le comité interministériel du suivi RCPCA sont créés et rendus opérationnels en 2017. La tenue de la première revue annuelle de RCPCA le 12 décembre 2017 a permis de présenter l’état d’avancement de mise en œuvre du CEM-RCA et l’impact de cette mise en œuvre est illustré par une mobilisation de ressources pour le financement de 340 projets identifiés et mis à la disposition de Partenaires Techniques et Financiers selon les trois(3) piliers de notre vision commune, un décaissement global de plus de 138 milliards de FCFA ou plus de 240 millions de dollars US. Une des expériences importantes de mise en œuvre du RCPCA et du CEM-RCA, est le Plan Opérationnel de Stabilisation Immédiate de Bambari (POSIB) élaboré à la demande du Gouvernement en cours d’exécution. Etant donné le niveau critique de la situation sécuritaire, les déplacements préventifs importants des populations vers Bambari et la position géostratégique de cette ville et de toute préfecture de la Ouaka. La région présentait toutes les caractéristiques d’un microcosme de la situation générale en RCA et il était indispensable de lancer une action urgente, conjointe et coordonnée des autorités nationales et de la communauté internationale. Au 30 novembre 2017, un total de soixante-trois (63) projets a été inventorié et sont en cours d’exécution. Les budgets approuvés pour ces projets s’élèvent à environ 50 millions de dollars US répartis dans les différents secteurs. 4. L’une de mes priorités annoncées lors de mon investiture concernant l’assainissement des finances publiques, couvre la mobilisation des ressources financières nécessaires à la reconstruction de notre pays et leur utilisation transparente et efficace. Aujourd’hui, les actions réalisées pour accroitre les recettes ont porté sur la révision de la structure des prix, selon les standards internationaux, l’adoption de la mercuriale fixant les valeurs des essences forestières, pour le recouvrement efficace des taxes dans le domaine, la réalisation des audits des arriérés fiscaux, la rationalisation des exonérations douanières afin de limiter les exonérations aux dispositions légales. L’instauration des contrôles à tout le niveau et de manière périodique contribuent à la revitalisation des recettes. Pour la sécurisation des recettes et la gestion de la trésorerie de l’Etat, le Gouvernement a instauré une cogestion des ressources publiques concrétisée par un comité de suivi et gestion des finances publiques et un comité de trésorerie avec la participation des partenaires techniques financiers représentés à Bangui. Une convention a été signée entre la Banques et l’Etat pour un meilleur acheminement des recettes au Trésor. En ce qui concerne la gestion budgétaire normalisée, plusieurs actions ont été réalisées et ont porté sur les reformes de la Fonction Publique avec le nettoyage du fichier de l’effectif de fonctionnaires civils, des gendarmes et policiers, le contrôle physique des militaires et gendarmes, l’adoption des dispositions réglementaires pour un strict contingentement des dépenses hors salaire, pensions et service de la dette, l’adoption du manuel de procédure des dépenses publiques en conformité avec la loi organique, relative aux finances publiques, le renforcement du cadre juridique de la gestion des finances publiques est illustrée particulièrement par l’adoption du code de transparence et de bonne gouvernance dans la gestion des finances par l’Assemblée Nationale et la promulgation par Président de la République, Chef de l’Etat. L’adoption du guide méthodologique de la préparation du budget en vue de veiller au respect du délai prescrit par la constitution de la République. L’adoption de la Loi de Finances de 2018 en est la parfaite illustration. Le rétablissement des services comptables et redditions de compte de l’Etat est devenu un gage de transparence dans la gestion budgétaire, obéissant ainsi au principe de recevabilité de l’Etat vis-à-vis de la population. En ce qui concerne le rétablissement de la crédibilité de l’Etat, j’ai veillé surtout au processus d’apurement des arriérés intérieurs et extérieurs, processus déjà en marche. Un plan de ses arriérés a été élaboré, adopté et soumis aux partenaires au développement. Ce plan concourt au rétablissement de la crédibilité de l’Etat et surtout apporte un soutien de taille à l’entreprenariat et stimule l’économie nationale. Sur le plan extérieur, des actions sont également en cours pour assainir les relations avec les créanciers. Ainsi une convention d’annulation de prêts de 17 Milliards de FCA a été signée avec la Chine. Dans le cadre de l’assainissement des finances publiques et la relance des secteurs productifs, je dois affirmer que les réformes engagées dans le domaine du renforcement de la gouvernance économique et financière du pays courant année 2016 et qui se poursuivent d’ailleurs, notamment la loi organique relative au Code de transparence et de bonne gouvernance ont donné des résultats palpables dans plusieurs domaines.

Ainsi, sur le plan de la mobilisation des recettes publiques, les réformes ont induit un accroissement des recettes intérieures en cash de 77 milliards trois cent millions de FCFA en 2016 et de 86 milliards six cent millions de FCFA en 2017, alors qu’elles n’étaient que de 59 milliards deux cent millions de FCFA en 2015.

S’agissant de la mobilisation des ressources extérieures, plusieurs accords ont été signés avec les partenaires techniques et financiers devant permettre une mobilisation accrue des appuis budgétaires pour des actions prioritaires nécessaires à la relance de la croissance économique.

Ainsi, nous avons négocié et obtenu de la Banque Mondiale, dans le cadre du projet PURSEP, 30 millions de dollars américains soient environ 15 milliards de FCFA, entièrement consommés en 2016 et 10 millions de Dollars américains, soit environ 5 milliards de FCFA en 2017. De même, dans le cadre de son appui programmatique dédié à la consolidation de l’Etat au titre des exercices 2016-2017, le Gouvernement a bénéficié d’un appui budgétaire de 20 millions de Dollars américains, soit environ 10 milliards de FCFA accordé par la Banque Mondiale, décaissés en 2016.

Des négociations sont en cours pour le décaissement de 25 millions de Dollars américains, soit environ 12 milliards 500 millions de FCFA.

Avec le Fonds Monétaire International, un appui de 19 milliards de FCFA a été octroyé en 2016 pour le soutien à la balance des paiements en environ 20 milliards de FCFA en 2017 pour la stabilisation des finances publiques.

La Banque Africaine de Développement a octroyé un appui budgétaire de 8 milliards 800 millions de FCFA en 2017 sous forme de prêt concessionnel. Les négociations de la deuxième phase sont bouclées et devraient induire un décaissement d’environ 5 milliards 500 millions de FCFA dans les jours à venir.

L’Union Européenne, pour sa part a décaissé au titre de l’appui budgétaire environ 14 milliards de FCFA en 2016. Elle a une fois de plus, accordé un appui budgétaire couvrant les exercices 2017 et 2019 pour un montant global de 60 millions d’Euros dont 20 millions déjà décaissés eu titre de l’année 2017. Pour clore ce chapitre, la Coopération Française a oc

Centrafrique : Lettre d’un indigné au Professeur Faustin-Archange TOUADERA, Président de la République

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Centrafrique : Lettre d’un indigné au Professeur Faustin-Archange Touadera, Président de la République

 

 

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Le Président Archange Touadera. Photo archive.

 

 

 

 

 

Monsieur le Président,

 

Vous venez, en date du 29 Mars, de déposer une gerbe de fleurs en mémoire de Feu votre prédécesseur, le Président Barthélémy BOGANDA. Cette acte mémoriel suppose de votre part une certaine connaissance de l’homme et une certaine conscience de son œuvre dans le pays que vous avez le privilège de diriger aujourd’hui.

Pour rappel, votre illustre prédécesseur avait en son temps, au regard de l’oppression coloniale, fait du respect des droits humains son crédo. Il ne ménageait ni son temps, ni ses efforts pour agir et dénoncer, sans cesse les violations et autres traitements inhumains que subissait son peuple.

Votre illustre prédécesseur avait réussit à être en symbiose avec le peuple de son temps parce qu’il avait su porter et incarner ses aspirations. Certaines éminentes personnalités qualifiées ont déjà largement écrit sur le président BOGANDA et transcrit son fait politique.

Au moment où je vous interpelle par cette missive, vous êtes certainement au cœur des ripailles et beuveries organisées pour votre gloire et celle de votre clan. J’ose espérer que le menu de ce festin ne sera pas composé de la chair et du sang des nombreux Centrafricains fauchés sous votre règne dans une totale indifférence.

J’aurais aimé que votre « humilité » vous commande d’inviter à ce deuxième festin de la rupture, au moins les 63% des centrafricains qui ont voté pour que vous soyez aujourd’hui à présider aux destinées du Centrafrique. Mais je dois avouer qu’à la vérité il n’en sera rien.

Il n’en sera rien parce que vous n’avez jamais, depuis votre prise de pouvoir agit pour les 63% de ceux des centrafricains qui vous ont fais confiance, encore moins pour ceux qui n’ont pas voté pour vous.

Il n’en sera rien parce que vous n’avez jamais fais preuve d’empathie à l’égard du peuple souverain qui subit, la razzia des envahisseurs, les effets des paupérisations et la pauvreté, les abus de toutes sortes.

Il n’en sera rien parce que votre présidence est la cour exclusive de votre clan, celle de votre club de coquins et de copains. Vous avez réduis les 63% de ceux qui vous ont donné leur vote, à la portion de vos parents et obligés, excluant le reste pour mieux vous servir avec votre clan et vos obligés.

Monsieur le Président,

Que célébrez-vous vraiment aujourd’hui ? Est-il raisonnable de vous livrer à un tel spectacle alors que la terre centrafricaine est chargée de cadavres de vos compatriotes et que les cours d’eau sont imbibés de sang ? Est-il responsable de votre part, de festoyer alors que la majorité de votre pays vous échappe ? Est-il normal pour vous de dépenser autant d’argent public pour votre seul plaisir alors que votre gouvernement vit sous perfusion, qu’il n’est même pas en mesure de procurer, ne serait-ce que des médicaments aux formations sanitaires du pays?

Monsieur le Président,

Votre illustre prédécesseur, le Président BOGANDA présidait par l’exemple. C’est pour arracher ses compatriotes à l’exploitation et la servitude qu’il a créé la SOCCOLELE, une coopérative dans laquelle les centrafricains étaient invités à venir produire pour nourrir les centrafricains.

« Le pire danger qu’il y’a à tromper autrui, c’est qu’on finit par se tromper soi-même. »

Au bout de deux années de magistère, quel exemple les centrafricains doivent-ils retenir de vous ? Ce qui me vient à l’esprit et bon nombre de compatriotes le partageront avec moi, c’est l’image d’un homme qui a trompé et qui continue de tromper son peuple. Toutes les promesses de votre campagne n’ont été que de vains mots. Le compte de la rupture est désespérément vide. Le candidat des pauvres est devenue un président avide de luxe et de lucre, il est le plus grand voyageur devant l’eternel avec les deniers de l’état, il ne s’est contenté que de son propre prestige en augmentant ses fonds spéciaux etc.…

Monsieur le Président, avec un tel bilan qui n’est pas exhaustif, vous avez ressuscité tous les morts politiques des tiroirs de l’obscurantisme centrafricain. Certains, sans fausse modestie et avec un machiavélisme puant, sont allés jusqu’à établir une comparaison du bilan macabre de leur magistère avec le votre, en prétendant que sous le votre, il y’a eu le double de tués. Que votre diplomatie est un véritable naufrage, que votre régime a fini par isoler le pays (sic).

Oui monsieur le Président, c’est sans doute vrai et vos dernières tribulations ne peuvent que le démontrer et le confirmer, mais vous avez en commun avec ces zombies politiques d’avoir du sang sur les mains, le sang des innocentes victimes mortes, violées sans assistance de vos pouvoirs respectifs. Pour vous consoler, je pense que le « radeau de la méduse » sur lequel vous êtes depuis deux ans aujourd’hui a été conçu et utilisé par ceux là même qui trônaient fière en leur temps au pouvoir au Camp de Roux pendant que l’on écorchait des centrafricains, ils vous l’ont légué et vous vous en servez à merveille. Espérons que vous saurez atteindre le rivage ?

Monsieur le Président,

Plus serieusement,

Vous ne pourrez pas continuellement vous défausser et vous dédouaner de vos responsabilités face au chaos qui demeure dans le pays. Au bout de deux années, votre discours de circonstance, comme à l’accoutumé, est une litanie de lieu communs à l’attention des seuls thuriféraires et autres transhumants qui servent à votre cour avec toutes ses lâchetés. La plus grande partie du peuple attend de vous des changements radicaux dans vos actions politiques et publiques. Cette majorité exige de vous des résultats immédiats et palpables, matérialisant ainsi un véritable changement de paradigme dans cette léthargie institutionnalisée qui est votre paravent politique.

Les centrafricains exigent de vous que vous vous muiez en un président de combat contre l’insécurité, contre l’impunité, contre les scandaleux monopoles, contre le tribalisme dévastateur, contre la corruption, contre le népotisme, contre le parti de l’étrangers, etc…

Qu’à l’orée de cette troisième année qui commence, alors que votre mandat s’amenuise inexorablement, que vous remettiez le Centrafricain enfin au cœur de votre action.

Aucun centrafricain patriote ne peut s’honorer d’une présidence hors-sol, dans laquelle plus des ¾ de la population se retrouve en dehors de l’action publique et politique.

Après avoir mangé et bu, ce jour en votre honneur, digérez et redescendez sur terre pour affronter les vrais problèmes du Centrafrique et des Centrafricains.

J’ose croire, Monsieur le Président, que serez sensible au contenu de cette correspondance et que vos actions futures contrediront la conviction que de nombreux centrafricains se sont fait de vos deux années d’échecs à la tête de l’Etat.

 

Un centrafricain Indigné

 

Isidore Dékofio

 

 

 

 

 

 

 

Centrafrique : quand l’opposant Dologuélé perturbe la cérémonie du deuxième anniversaire du Président Touadera.

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Centrafrique : quand l’opposant Dologuélé perturbe la cérémonie du deuxième anniversaire du Président Touadera.

 

 

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L’ancien Premier ministre Anicet Georges Dologuélé, opposant déclaré au Président Touadera. Photo archive.

 

 

 

Bangui, le 31 mars 2018.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

30 mars 2016 – 30 mars 2018, voilà déjà deux ans que le Président Touadera vient de passer à la magistrature suprême de l’État. Accompagné d’une grande cérémonie à sa gloire, le deuxième anniversaire du Président des pauvres n’a pas été bien déroulé comme ils prétendaient. En cause, la sortie inopinée et fracassante de l’opposant Anicet Georges Dologuélé signalée dans plusieurs coins de Bangui. Comment ?

 

Si les Banguissois sont étonnés de voir depuis quelques semaines les partisans du Président Faustin Archange Touadera, visiblement excités en bloc, sillonnent les rues de la capitale centrafricaine jour et nuit, avec des queues en trompette, pour tenter de convaincre la population du bilan provisoire de leur champion qu’ils qualifient de positif, ils ne s’attendaient pas surement à voir tout le contraire de ce qu’ils ont fait depuis plusieurs jours,  au moment même de la journée tant attendue de  cet anniversaire.

Bien pensé et bien organisé, l’opposant Anicet Georges Dologuélé, par surprise générale, a pris de court son adversaire politique Faustin Archange Touadera le jour de l’anniversaire de sa deuxième année au pouvoir, en sillonnant lui aussi les rues de Bangui pour expliquer aux Banguissois à son tour pourquoi les deux ans de son adversaire au pouvoir constituent une perte totale pour le pays. Ce qui n’a d’ailleurs pas du goût de ce dernier.

DZD’après l’une de nos équipes qui a pu assister à la scène, tout a commencé dans la matinée du vendredi 30 mars dernier au marché Pétévo, dans le sixième arrondissement de Bangui par une apparition surprise de l’opposant au milieu d’une foule des badauds qu’il transforme en meeting politique improvisé.

Comme si cela ne suffisait pas, l’homme quitte le marché Pétovo pour se retrouver vers quartier combattant dans le huitième arrondissement, toujours dans le marché. Au milieu d’une foule impressionnante, l’opposant Dologuélé parle et parle du bilan du Président Touadera qu’il qualifie d’un échec total.

Tandis qu’à la Présidence de la République, la sortie fracassante de l’ancien premier ministre de Patassé le jour de l’anniversaire politique de son adversaire commence à faire du bruit.

Le Président de la République, touché par la nouvelle, ordonne à son ministre de la sécurité publique de dépêcher des forces de l’ordre sur les traces de son adversaire afin de filtrer ce qui se passe exactement.

Malheureusement pour eux, les forces de l’ordre dépêchées sur place n’ont pas pu arriver à temps pour voir l’opposant Dologuélé sur la scène.

Furieux de la scène, le ministre de l’Intérieur n’a pas pu assister correctement à la cérémonie organisée dans le stade 20 000 places à Bangui.

Entre temps, les Touaderateurs, touchés aussi par la sortie inopinée de Dologuélé, prévoient de le répondre dans les jours à venir. Mais on ignore de quelle manière  vont-ils le répondre.

En tout cas, pour les partisans du Président Touadera la journée du 30 mars 2018 restera à jamais gravée dans leur mémoire.

À malin, malin et demi.

 

 

Copyright2018CNC.

CENTRAFRIQUE : LE DROIT D’INVENTAIRE D’UN QUINQUENNAT MALADROITEMENT NÉGOCIÉ.

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CENTRAFRIQUE : LE DROIT D’INVENTAIRE D’UN QUINQUENNAT MALADROITEMENT NÉGOCIÉ.

 

Centrafrique.com/19863-2/bernard-selemby-doudou-500×460-9/” rel=”attachment wp-att-19864 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Solomby Doudou, l'auteur de l'article. Photo de courtoisie.

 

Bangui, le 31 mars 2018.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

La fin du mois de mars marque le deuxième anniversaire du solennel discours du stade vingt mille places intronisant la notion
de « rupture » dans le vocabulaire politique centrafricain.

 

L’élu de la nation a redonné au peuple meurtri le droit d’espérer et de rêver d’une Centrafrique
meilleure. La classe politique centrafricaine a adhéré au projet même si formellement il n’en existait pas. Le droit d’inventaire suppose l’évaluation
de ce qui a été positif ou négatif au cours d’un exercice.

Il permet également de faire le point des engagements, les avancées des projets, les réformes
ainsi que la réalisation des promesses.

Animé par le souci de vivre en pleine quiétude, le citoyen lambda s’interroge : Peut-on se réjouir du bilan des
deux ans de l’élu de la nation au palais présidentiel ? Qu’en est-il de l’espoir du 30 mars 2016 ? En d’autres termes, qu’est-ce qui a sensiblement changé
en quatre semestres de gouvernance ? Certaines langues averties demandaient qu’on laisse un peu de temps au pouvoir de travailler, cette argumentation
qui cache l’immobilisme, la médiocrité n’est-elle pas désuète à mi-mandat ? La politique de soupçon, la politique de méfiance et de climat conflictuel
avec l’assemblée nationale sont-elles de nature à favoriser la réconciliation nationale et la cohésion sociale ? Que sont devenus les programmes DDRR (Désarmement,
Démobilisation, Réintégration et Rapatriement) et le processus de levée de l’embargo ? Qu’en est-il des déplacés et réfugiés ? La baisse évidente de popularité
du pouvoir chagrine t-elle au moins ceux qui adorent les festins au prix du sang du peuple ? Les nouvelles autorités sont-elles aptes de faire l’état des
lieux de la table ronde de Bruxelles qui a été annoncée en grande pompe ? Quels sont les apports ou les manques à gagner du fiasco de Bruxelles sur l’économie
nationale plus particulièrement sur l’emploi des jeunes ? Les autorités démocratiquement élues ont-elles tiré les leçons des précédents régimes ? Celui
qui jadis s’auto proclamait président des pauvres l’est-il toujours en dépit de ses multiples liens avec les milieux mafieux ? Il est important de rappeler
de façon liminaire qu’au plan politique, on a assisté à l’institutionnalisation de la corruption au plus haut sommet de l’Etat avec un corollaire de signature
officieuse de multiples contrats miniers. D’ailleurs, ce sont ces innombrables contrats miniers qui sont les détonateurs de l’assaut sur le bureau de l’assemblée
nationale avec la bénédiction de la Cour constitutionnelle qui a interprété à leur faveur l’article 60 de la constitution du 30 mars 2016. Ce phénomène
inédit a pour conséquence immédiate la transformation de la représentation du peuple en une chambre d’enregistrement des projets du gouvernement. On relève
également sur le plan politique la mise en place d’une brigade de délinquants politiques qui accuse les personnalités politiques qui ne partagent pas leur
vision de coup d’état sous un regard complice du pouvoir. Sur le plan diplomatique, l’isolement régional et international est patent, chose que le pays
pouvait éviter n’eut été les errements pyramidaux du guide. À cela s’ajoute la délocalisation quasi définitive mais officiellement temporaire du siège
de la CEMAC qui à vue d’œil semble déranger personne si ce n’est des condamnations lapidaires. S’agissant de la justice, les victimes des différentes exactions
ne savent plus à quel saint se vouer. Tous les regards sont braqués sur la Cour pénale spéciale qui impose son rythme car la justice nationale a démissionné.
Le citoyen lambda a peur de sa propre justice car le déni est manifeste d’où le sentiment d’une justice privée. Par ailleurs, on relève entre autres l’intégration
de critères ou de quotas de région dans l’organisation de concours administratif en violation du précieux principe d’égalité des citoyens martelé par le
célèbre arrêt Barel du conseil d’état rendu le 28 mai 1954. Nous faisons abstraction de l’aspect économique car des études ont confirmé que ce domaine
rime avec la sécurité. Il est d’une notoriété inégalable que les nouvelles autorités peinent à circonscrire cette notion de sécurité et laissent la marge
de manœuvres aux groupes armés non conventionnels qui occupent les 3/4 du territoire national. Pour finir, ces deux premières années sont considérées comme
des années pilotes qui vont définir la trajectoire des deux prochaines années puisque la dernière année est une année électorale. Fort de ce qui précède,
nous proposons au pouvoir de faire une purge dans son entourage avec la nomination d’un nouveau premier ministre jeune, dynamique et surtout issu de l’opposition
démocratique. Cette cohabitation apaisera les esprits et relancera le processus du renouveau. Ne pas changer de politique et de méthodes c’est méconnaître
les évolutions sociologiques du pays… mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

Paris le 30 mars 2018
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections.                                                                                          Tel : 0666830062

 

Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections

CENTRAFRIQUE : QUEL ANNIVERSAIRE POUR LES DEUX ANS DE POUVOIR DU PRÉSIDENT FAUSTIN-ARCHANGE TOUADERA ?

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CENTRAFRIQUE : QUEL ANNIVERSAIRE POUR LES DEUX ANS DE POUVOIR DU PRÉSIDENT Faustin-Archange Touadera ?

 

 

 

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Le Président Touadera et Catherine Samba-Panza le 30 mars 2016 à Bangui.

 

 

Bangui, le 30 mars 2018.

Par : Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC.

 

UN PAYS MEURTRI

          Le président de la République a parfaitement le droit de célébrer l’anniversaire de son accession au pouvoir. Nul ne peut le contester. C’est une manière d’associer tous les citoyens à l’évaluation du travail accompli pendant ces deux dernières années.     

          Mais le bilan est mitigé et même franchement difficile à évaluer. Certes, le président Touadera a hérité d’un pays à la renverse dans tous les domaines. Un pays à la souveraineté bafouée. Un pays en guerre, où des Centrafricains égarés sont allés jusqu’à s’associer avec des mercenaires étrangers pour saccager leur propre patrie. Un pays frappé par un embargo inacceptable, imposé par l’ONU, qui l’a transformé en proie idéale pour les bandes armées.

          Remettre le pays en état s’est donc avéré particulièrement difficile. Mais est-ce raisonnable de festoyer aujourd’hui dans une République Centrafricaine à la dérive ?

          Le pays craque de partout. La menace de partition n’a jamais été aussi grande. Depuis la Transition, à part Bangui où règne une illusion de paix, le territoire est à 60% occupé et administré par des ex-Sélékas. Les préfets de la République ne peuvent même pas être installés dans les provinces qui ont été annexées par ces criminels. Ils se retrouvent forcés de rebrousser chemin à cause de ces rebelles, insolents et arrogants. En matière de sécurité, c’est une catastrophe. Une descente aux enfers pour des populations abandonnées et en errance vous confère votre fonction, nous ne pouvons que vous interroger sur les festivités organisées pour cet anniversaire. N’est-il pas légitime que le peuple centrafricain s’inquiète ? On annonce 1 milliard et demi de CFA. La Centrafrique, qui survit grâce à l’aumône internationale, peut-elle se payer le luxe d’une telle dépense ? Ceux qui festoieront n’auront-ils pas l’impression de bambocher sur des ossuaires ? Il n’est pas décent, devant un peuple affamé, en souffrance et martyrisé par des bandes armées, d’organiser des agapes de ce genre.

 

UN AUTRE CHOIX POUR MARQUER CET ANNIVERSAIRE ?

          Il pourrait être judicieux, à l’occasion de cet anniversaire, d’inviter les Centrafricains à une journée de réflexion. Cette commémoration serait alors l’occasion d’une réflexion collective sur l’avenir du pays. Et, plutôt que de dépenser sans compter pour festoyer, on affecterait le milliard et demi de CFA aux urgences. Elles sont, malheureusement, bien nombreuses. Dans les provinces, sous le joug des assaillants, l’insécurité est organisée pour, d’une part, terroriser la population et, d’autre part, intimider et impressionner le pouvoir. Il y a donc fort à faire pour redresser le pays.

          C’est pourquoi l’opportunité et la justesse de ces festivités n’apparaissent pas comme évidentes. Il faudrait juste convier les Centrafricains à une cérémonie des plus sobres et profiter de cet anniversaire pour renforcer la cohésion sociale du pays.

          Monsieur le Président de la République, pourrions-nous respectueusement vous suggérer aussi d’inclure dans cette célébration un juste hommage aux victimes ? Deux cent mille morts environ, en quatre ans de crise et un nombre incalculable d’exilés. Comment les oublier ?  

          Il faudrait peut-être aussi profiter de cette occasion solennelle pour procéder à la nomination d’un gouvernement D’union NATIONALE, avec, si possible, un Premier Ministre issu de l’opposition ou de la société civile. C’est en s’appuyant sur les forces vives de la nation, sur l’intelligence et les ressources de tout un chacun qu’on peut avancer.

          Aujourd’hui, c’est bien la survie de la République Centrafricaine qui est en jeu. Et c’est « tous ensemble », comme le disait Barthélémy Boganda, que les Centrafricains sortiront leur pays des abîmes.

                                                                                                                      JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

(7

30 mars 2018)

 

Monsieur Joseph Akouissonne de Kitiki, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

 

 

Centrafrique : exclusivité, baromètre CNC du gouvernement Sarandji remanié

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Centrafrique : exclusivité, baromètre CNC du gouvernement Sarandji remanié

 

 

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Bangui, le 31 Mars 2017

Par : Corbeau News Centrafrique (CNC) .

 

30 Mars 2016, 31 Mars 2018, voilà aujourd’hui 731 jours que le président Faustin Archange Touadéra tente de diriger, malgré lui, le gouvernement que son ami et directeur de sa compagne Simplice Mathieu Sarandji est a la charge. Un gouvernement pléthorique pour rien et peuplé des personnes sans profil d’un dirigeant. La preuve, rien n’avance. Le bilan même de président Touadera longuement critiqué, est dû aux actions de son gouvernement. 85% du territoire est géré par des groupes armés, les massacres humains et économiques gagnent du terrain.

Ce baromètre de note de l’ensemble des membres du gouvernement ou chacun est noté sur 20, est le résultat tangible d’action ou d’inaction du président Touadera, de son Premier ministre et de ses ministres.

Le sommeil musicalisé du président Touadera est trop profond. Ce baromètre en charge de booster son sommeil profond et chronique, lui permettra de se tenir debout, sur ses quatre pieds, afin de chasser les chauves-souris et autres carnivores qui pullulent le palais de la Renaissance. Sinon, il finira son mandat comme il a commencé, sans projet exécuté.

En exclusive, voici les notes de chaque ministre et du Premier ministre à travers ce baromètre.

 

1- Henri Marie DONDRA, ministre des Finances et du Budget:

Note : 16/20    

Mention : Honorable.

Appréciation CNC : Pragmatisme et actions. Doit continuer dans ce sens. 

Peu bavard mais il lui arrive de s’enflammer si le cas se présente. Visionnaire et stratège, il connait les métiers des finances et économies. Son cheval de bataille, tout faire pour avoir les faveurs des bailleurs de fonds (FMI, Banque Mondiale, BAD …). Ces derniers misent sur sa rigueur et sa vision pour aider la Centrafrique.

Doit rester.

2- Henri Wanzet Linguissara, ministre de l’Intérieur chargé de la Sécurité Publique :

Note : 15/20    

Mention : Très Bien.

 

Gendarme de son état, le ministre Linguissara est la tête de pont du gouvernement. Sa présence inopinée et ses actions multiformes, Bangui la capitale vit dans un semblant de paix retrouvée. Cependant, Bangui n’est pas la Centrafrique. Le redéploiement en nombre, des policiers et gendarmes sur l’ensemble du territoire avec les moyens conséquents, doit rester sa priorité.

Doit continuer.

 

3 – Marie Noëlle KOYARA, ministre de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée.

Note : 14,50/20    

Mention : Très Bien.

Son retour dans la maison de la Défense a été très bien accueilli par les officiers et hommes du rang qui composent les forces armées centrafricaines FACA. Considérée comme la cheville ouvrière du gouvernement, Marie Noëlle sait composer avec son homologue de l’Intérieur pour ramener la paix. Le redéploiement des FACAs à nos frontières doit consituer sa première priorité après le changement du gouvernement.

4 – Flavien Mbata, ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux

 

Note : 13,50/20 

Mention : Assez-Bien.

Appréciation CNC : Doit tripler des efforts pour améliorer son département.

Très peu bavard, le garde des Sceaux Flavien Mbata navigue tant bien que mal comme un bon magistrat qui sait débrouiller. Mais son immixtion dans certains procès torpille dangereusement l’indépendance judiciaire. La justice de deux poids deux mesures poursuit dangereusement son boulevard de liberté. Ce que les Centrafricains dénoncent. Mis à la trouille désormais de certains de ses compatriotes centrafricains co-auteurs et complices de coup d’état déjoué à Malabo, les Centrafricains attendent le voir à l’œuvre.

 

5 –   Félix Moloua, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération

Note : 13/20

Mention : Assez-Bien.

Appréciation CNC : Peut mieux faire mais son profil tribaliste ne le lâche pas.

Maitrisant le Département sur le tas, le géographe Moloua ne veut faire confiance qu’à ses propres parents pour diriger. Ce qui a fortement contribué au départ massif des cadres dudit ministère. En se retrouvant nez au four depuis le dernier premier anniversaire de Table ronde de Bruxelles, son Département ne sait plus comment faire pour transformer les promesses d’aides de Bruxelles en une réalité. Conséquence : Tous les bailleurs de Bruxelles ont fui le pays et zéro franc décaissé depuis novembre 2017.

Sa place n’est pas à la tête de ce Département.

 

6 – Honoré Feizouré, ministre de l’Agriculture et du Développement Rural

Note : 12, 50/20

Mention : Assez bien.

Appréciation CNC : Manque de volonté politique pour réussir.

En voulant se faire cavalier seul, cet agronome de formation se fait isoler des organismes partenaires au développement et ignore tout, de la réalité des cultivateurs. La lettre de mission que le chef du gouvernement lui a adressée lui devient illisible. Détenant un profil qui cadre avec le Département, il doit, dans ce cas, travailler beaucoup, innover et travailler de concert avec certains partenaires qui œuvrent dans ces secteurs pour alléger le calvaire des cultivateurs.

 

07 – Jean Serge BOKASSA: ministre de l’Administration du Territoire. De la Décentralisation et du Développement Local

Note : 12/20 

Mention : Assez-bien

Appréciation CNC : Franchise dans le travail apprécié

Jean Serge BOKASSA qui se retrouve sans escorte policière musclée du fait de découpage de son premier département, était trop nerveux au début avant de comprendre, grâce à la gère des cadres dudit ministère, qu’il est assis sur un Département juteux. Il arrive, non seulement, à calmer les cadres grévistes de son Département mais aussi, à monter au créneau si son autorité est bafouée ou n’est pas consultée. Son administration étant implantée sur l’ensemble du territoire, il doit, de temps en temps, visiter les Communes et les Sous-préfectures pour bien gouverner.

8 – Théodore Jousso, ministre des Transports et de l’Aviation Civile

Note : 11/20 

Mention : Passable.

Appréciation CNC : En baisse.

Dépouillé des Travaux publics, cet ancien cadre de l’ASECNA se retrouve sur un Département qui lui cadre en principe. Mais, son manque de volonté de bien faire, fait de lui un amateur attitré. Durant deux ans à la tête de ce Département, Jousso n’a pas encore mis sur pied sa propre société afin de lui attribuer le marché de fabrication des plaques d’immatriculation et permis de conduire. Conséquence, les immatriculations des véhicules sont ipso facto, y compris les permis de conduire, antidatés et délivrés au plus offrant. Il instaure une anarchie. Il redirige, avec le Premier ministre, dans leurs propres poches, certaines recettes réorientées au profit de l’Etat.

9 – Sylvère Ngarso, ministre de la Promotion de la Jeunesse et des Sports

Note : 11/20 

Mention Juste passable.

Appréciation CNC : Aucun progrès..

Il reste assis sur ses derniers acquis. Sa nonchalance et sa taciturnité sont des causes de son sommeil. Il se laisse faire et détrôné par les caciques du régime en quête de survie budgétaires qui lui reprennent des initiales. Un réveil de sa part s’impose.

 

10 – Côme Hassan, ministre du Commerce et de l’Industrie

Note : 10,50/20   

Mention : Moyen.

Appréciation CNC : Travail en baisse.

Etant témoin de certains détournements par certains ministres et qui sont restés impunis, le Premier industriel-commerçant, COME Hassan, magistrat de son état, s’est lui aussi atterri dans la sauce des fraudeurs en instaurant un centre de paiement de certaines taxes et droits dans son bureau. Trop fantaisiste, il instaure une dictature commerciale à travers des affiches publicitaires fallacieuses et sans application concrète sur le terrain.

11 – Moukadas Noure, ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire, Technique et de l’Alphabétisation :

Note : 10,50/20 

Mention : Moyen.

Appréciation CNC : Inactif.

Moukadas Noure qui n’avait aucun regard sur son ancien grand Département, continue de l’être sur ce Département découpé à sa taille. Il devient inactif en cette période creuse de l’enseignement. Un outsider sérieux.

 

12 – Gaby Franky Leffa, ministre de l’Urbanisme, de la Ville et de l’Habitat

Note : 10/20

Mention : Moyen.

Appréciation CNC : Travail en baisse.

Apres des sorties médiatiques, Gaby Franky LEFFA ne se fait plus remarquer depuis novembre 2017. En cause, crise d’initiative et esprit de créativité. Ses initiatives sont souvent remises en cause par certains cadres de son Département. Coincé, il ne respire plus bien.

 

13 – Chancel Sekode Ndeugbayi, ministre Délégué auprès du Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger, chargé de la Francophonie et du Protocole d’Etat.

Note : 10 /20.

Mention : Moyen

Appréciation CNC : Peut mieux faire.

Le seul et unique ministre rattaché à un autre ministre, Chancel SEKODE a la volonté de mieux faire. Pour faire ramener à la raison les différents chefs des Institutions du pays en proie à des conflits internes, il a pris le lead et a réussi à faire assoir autour d’une table dénommée « Retraite interinstitutionnelle de haut niveau sur la stabilité des institutions en RCA », ces différents chefs. Reste l’application des différentes recommandations. Peut mieux faire

 

14 – Jean-Louis Opalegna, Ministre de la Fonction Publique

Note : 09,50 /20.

Mention : Insuffisant

Appréciation CNC : Peut mieux faire.

Cet ancien compagnon de Faustin Touadera semble comprendre l’enjeu que regorge son Département. Il pilote depuis sa nomination une intégration de masse dans la fonction publique de l’Etat, il sera jugé à la fin. Petite chance lui reste.

 

15 – Virginie Mbaïkoua, ministre de l’Action Humanitaire et de la Réconciliation Nationale

Note : 09/20 

Mention : Insuffisant.

Appréciation CNC : Ne peut plus rien faire.

Ancienne vedette des déplacés internes à Bangui et à Bangassou, Virginie Baïkoua semble avoir pris de l’âge au gouvernement. En deux ans de service, elle n’en peut plus visiblement. Elle ne vit désormais que de ses relations avec d’autres membres du gouvernement pour avancer. Elle doit prendre congé des autres.

 

16 – Jean Christophe Nguinza, ministre du Travail, de l’Emploi et de la Protection Sociale.

Note : 08,50/20.

Mention : Insuffisant.

Appréciation CNC : Effort à déployer.

Du ministère des comptes rendus à un ministre qui demande une forte capacité de créativité, Jean Christophe Nguinza, a du mal à poser ses pieds à terre. Il lui faut plusieurs séminaires pour lui faire lire sa lettre de mission. Sinon, dehors.

 

17 – Gisèle PANA, ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfant

Note : 08/20.

Mention : Insuffisant.

Appréciation CNC : Doit doubler d’efforts.

 

Inactive depuis le jeu de leur chaise musicale. Doit tripler des efforts et initier des reformes afin de garder sa place, au nom de parité, dans le navire.

 

18 – Charles Armel Doubane, ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger

Note : 07,50/20.

Mention Très insuffisant.

Appréciation CNC : Doit faire des efforts pour soigner l’image de la diplomatie touadera.

Assis sur un fauteuil ministériel au nom de son ethnie, Charles Armel Doubane a du mal à bien faire fonctionner ce Département éparpillé à travers la planète. La nouvelle cartographie de la diplomatie touadera tarde à se mettre en place. Plus grave, tout le corps diplomatique centrafricain devient oisif et ne songe qu’à leur futur avenir de diplomate. Rien ne va plus. Il est temps de mettre fin de son règne axé sur la paresse et oisiveté.

 

19 -Yérima Youssoufa Mandjo, ministre de l’Élevage cl de la Santé Animale.

Note : 06/20

Mention : Médiocre

Appréciation CNC : N’en peut plus.

Toujours stable dans les actions, Yérima Youssoufa Mandjo cette figure de minorité dans le gouvernement est dépassée par ses propres défauts d’initiative. Ne possédant depuis le début de sa nomination d’aucun plan de relance du secteur d’élevage, il n’en peut désormais plus.

 

20 – Lambert Moukove – Lissane, ministre des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche

Note : 06/20

Mention : Médiocre

Appréciation CNC : Effort à déployer.

Il ne sait quoi faire pour se démarquer car il ne comprend rien de ce que signifie Eaux, Forêts, Chasse.

 

21 – Thierry Kamach, ministre de l’Environnement et du Développement Durable

 

Note : 06 /20.

Mention : Médiocre

Appréciation CNC : Effort à déployer.

Ce fils d’entrepreneur parachuté à la tête de ce grand Département ne sait vraiment quoi faire. Il s’appuie sur le secrétaire général de son mouvement politique pour diriger le ministère. A changer sa place.

 

22 – Jean-Jacques Sanze, ministre de l’Enseignement Supérieur,

Note : 06 /20.

Mention : Médiocre

Appréciation CNC : Effort à déployer.

Cet ancien cadre et retraité est placé malgré lui à la tête de ce Département si prestigieux ou il doit affronter des enseignants chercheurs au quotidien pour mieux avancer les secteurs d’activités placés sous son autorité. S’il est bien entouré, il peut mieux faire. Mais helas, son cabinet n’est pas pour cette année 2018. L’homme à suivre.

 

  1. Gontran Djono Ahaba, ministre du Développement de l’Energie et des Ressources Hydrauliques

Note : 06 /20.

Mention : Médiocre

Appréciation CNC : Effort à déployer.

Plusieurs fois ministres, Gontran DJONO AHABA est apparu comme un ministre sans tête etni queue. Pourtant, il a eu déjà à diriger dans le passé ce Département. N-a-t-il pas les mains libres pour diriger son ministère ? Certainement OUI du moment où il a du mal à mettre son cabinet en place.

24 – Jean-Alexandre Dedet, Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement

Note : 06 /20.

Mention : Médiocre

Appréciation CNC : Présence non remarquée.

Inactif et invisible. Pourtant, Jean-Alexandre DEDET est sur un micro Département. Un ministère à fondre dans un autre.

 

25Nabla Haroune, ministre de la Modernisation de l’Administration et de l’innovation du Service Public.

Note : 05 /20.

Mention : Médiocre

Appréciation CNC : Invisible.

A la tête de ce Département taillé sur mesure afin de satisfaire les intérêts des uns et autres, Nabla HAROUNE doit déployer des efforts pour assoir son ministère inféodé dans plusieurs autres ministères. Un Département pour boire et pour manger.

 

  1. Ginette Amara, ministre de la Recherche Scientifique et de l’innovation Technologique

Note : 04 /20.

Mention : Nul

Appréciation CNC : Fantôme

Tout comme le ministre de la Modernisation de l’Administration et de l’innovation du Service Public, le ministre de la Recherche Scientifique et de l’innovation Technologique n’est que fantaisiste. Pour preuve, il lui apparait impossible de monter un organigramme. Même le Premier ministre a du mal à lui fabriquer une lettre de mission. Elle n’est visible que lors des actions protocolaires.

  1. Jacob Mokpem Bionli, ministre des Arts, de la Culture et du Tourisme

Note : 04 /20.

Mention : Nul

Appréciation CNC : Buissonniers

Aucune action visible ni présence remarquée. A cela s’ajoute les difficultés pour lui à comprendre la lettre de mission qui lui a laissé son prédécesseur.

 

  1. Eugénie Lucienne Ngbondo, ministre chargé des Relations avec les Institutions de la République

Note : 04 /20.

Mention : Nul

Appréciation CNC : ministre fantôme

Inactive et travail sans cadre logique.

 

  1. Pierre Somse, ministre de la Santé et de la Population

Note : 04/20

Mention : Nul

Appréciation CNC : Des efforts à faire

Inactif et simple figurant dans le gouvernement depuis sa nomination, Pierre SOMSE doit déployer de sérieux efforts.

 

  1. Simplice Mathieu SARANDJI, Premier ministre, Chef du Gouvernement:

Note : 03,50/20 ;

Mention : Médiocre ++ et aucun travail sérieux

Appréciation CNC : Agitation, insolence, incompétence notoire, gestion scabreuse du gouvernement, pilotage à vue et manque de vision.

Les résultats mitigés et décevants attribués à son patron Faustin Archange Touadera sont dus à son incompétence avérée et inaction palpable. La méfiance de la communauté des bailleurs trouve son début d’explication dans son nom (Sarandji), sa fonction dans la galaxie Touadera, (directeur de compagne), son regard et ses propos outranciers. Son pacte secret avec Touadera de le laisser deux ans à la tête du gouvernement tire à sa fin. Il a temps tant influencé les neurones de Touadera, il est temps qu’il plie bagage, sans chantage aucun et laisser la place à un autre Centrafricain plus aguerri. Bonne sortie.

  1. Ahamed Senoussi, ministre des Travaux Publics et de l’Entretien Routier.

Note : 03 /20.

Mention : Nul

Appréciation CNC :

Ce collégien et secrétaire communal n’a pas la tête et le cou qu’il faut pour supporter le poids d’un tel Département. S’il reste à ce poste, chaque Commune du pays dressera une frontière naturelle (foret, routes impraticable, ponts cassés) avec les autres Communes. On ne doit s’amuser de la sorte.

 

  1. Bertrand Touaboy, ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de 1’Artisanat et du Secteur Informel

Note : 03 /20.

Mention : Nul

Appréciation CNC : Nul et aucune volonté de s’améliorer.

Ministre depuis toujours invisible, incompétent, incontrôlable et incontrôlé.

 

  1. Léopold Mboli Fatrane, ministre des Mines el de la Géologie

Note : 03/20.

Mention : Nul

Appréciation CNC : Affairisme.

Son passé d’acteur de pornographie, porteur de mallette de diamants font de lui un Centrafricain exclu d’office de la gestion des choses publiques. Le maintenir au gouvernement, c’est hypothéqué l’avenir et l’image des millions de Centrafricains.

 

34 – Ange Maxime Kazagui, ministre de la Communication et des Média

Note : 03/20

Mention : Nul

Appréciation CNC : bavard.

Tout comme son collègue MBOLI FATRANE, Ange Maxime KAZAGUI a un passé lourd des actes dégradants et infamants. Sa présence aux côtés de certains partenaires comme la MINUSCA fait rimer les esprits autour de son comportement d’homme de chambre-bureau. A remettre à sa famille.

 

35- Justin Gourna Nzacko, ministre des Postes et Télécommunications

Note 2,5 /20.

Mention :

Appréciation CNC : Dépassé et ne peut rien faire de mieux.

Cet ancien cadre de la SOCATEL et ministre-coordonnateur du projet CAB fibre optique ne plus désormais exercer comme ministre. Son plan consistant à faire disparaitre la société SOCATEL en lui soutirant plus de 93 174 184 F CFA à la COCATEL contre 46 272 154 F CFA notifiés à lui payer a été mis en exécution. Un cas flagrant de conflit d’intérêt. Qu’il regagne l’Assemblée national.

 

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