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CENTRAFRIQUE : BRUITS DE BOTTES MENAÇANTS.

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CENTRAFRIQUE : BRUITS DE BOTTES MENAÇANTS

 

 

 

 

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Les combattants de la Séléka au nord de Bangui en mars 2014. AFP

 

 

Bangui, le 24 avril 2018.

Par : Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC.

 

INTIMIDATIONS ET CHANTAGES DES SELEKAS : IL NE FAUT PAS CÉDER !

La situation qui prévaut à Kaga-Bandoro, dans la Nana-Gribizi, est proprement inconcevable. C’est un défi d’une arrogance insupportable pour le gouvernement. L’exécutif est-il à ce point affaibli qu’il donne l’impression d’être tétanisé par les ex-Sélékas ?

 Les leaders de l’ex-coalition se sont réunis, au vu et au su des autorités, pour concocter un plan d’attaque sur Bangui.  Ce qui aurait pu être une aubaine pour les forces de sécurité et la MINUSCA : elles auraient pu alors neutraliser ces criminels de guerre, lestés des mandats d’arrêts infligés par l’ONU. C’était une excellente occasion pour organiser un raid et arrêter les chefs de bandes réunis à un même endroit. A la suite de la tentative des forces de Sécurité et de la MINUSCA pour nettoyer le Km5 des bandits, agents des ex-Sélékas infiltrés, les chefs de bandes mécontents avaient, en effet, tenu conclave pour élaborer un plan d’attaque de la capitale, sans provoquer de réponse ou de réaction de la part des autorités.

Ceux-là mêmes qui ont provoqué les massacres et les tueries en Centrafrique, préparent la réédition de leur forfait sanglant, à savoir tout faire pour prendre le pouvoir par la force à Bangui. Soutenus par leurs parrains habituels, ces prédateurs invétérés des richesses du sous-sol centrafricain, ils agissent en toute impunité au grand jour pour déstabiliser la RCA. Tout se passe comme si les puissances étrangères avaient décidé de favoriser un coup de force contre le président Touadera. Si non, comment expliquer ce surprenant comportement des forces étrangères impliquées dans le chaos centrafricain ? Surtout celui de la France, qui, depuis l’élection d’Emmanuel Macron, néglige le président centrafricain et son gouvernement. A-t-elle déjà acté, en quelque sorte, le départ de Touadera et peut-être aussi la partition de la République Centrafricaine ?

La réunion des chefs rebelles à Kaga-Bandoro a été initiée par Nourredine Adam, féroce caudillo du FPRC, ancien bras droit de Michel Djotodia et en première ligne pour imposer une partition du pays.

 

DE QUOI LES CHEFS REBELLES VONT-ILS DÉBATTRE ?

Ils vont tenter une descente sur la capitale. Ou une progression sur Sibut. Sur place, ils imposeront la partition de la République Centrafricaine. Les affrontements au KM5 sont des actions destinées à déstabiliser Bangui. Ensuite, à s’en prendre au président Touadera. Voire à le supprimer. D’après des rumeurs folles, ceux qui avaient œuvré à l’époque pour aider les ex-Sélékas dans leur coup de force sont présents à Bangui. Ces mêmes rumeurs accusent les responsables de deux grandes institutions du pays, l’Assemblée Nationale et la Cour Constitutionnelle. Le président de l’Assemblée Nationale pourrait être de mèche avec les séditieux. En cheville avec certaines forces étrangères, les deux responsables seraient persuadés que les jours de Touadera à la tête du pays sont désormais comptés.

 

LE  KM5, UNE TENTATIVE DES EX-SELEKAS DE CRÉER DANS LA CAPITALE UN QUARTIER CONFESSIONNEL CONTRÔLE PAR LEURS SÉIDES

Les chefs de gangs sélékistes se livrent à des manœuvres odieuses pour s’inventer le soutien de la France. Une de leurs complices, haut fonctionnaire, leur a donné des drapeaux français qu’elle tient d’un ami français, diplomate à l’ambassade de France. Ils les exhibent au KM5 ! Mais comment imaginer que la France pourrait soutenir des chefs de gangs contre un président démocratiquement élu ? Quels que soient les litiges entre l’Hexagone et Touadera, la France ne peut se livrer à des opérations condamnables. Si difficultés il y a,  c’est par le dialogue qu’il faudra les résoudre.

Les ex-Sélékas croient le moment venu pour s’emparer du pouvoir. Les autorités qui le détiennent encore n’ont malheureusement plus les moyens de se défendre, ni de protéger leur population et l’intégrité de leur territoire. Il est à craindre que le dernier recours du président Touadera ne soit de demander l’intervention massive des Russes. On s’y prépare. Des témoins signalent l’arrivée à Bangui des avions gros porteurs venus de Russie. C’est peut-être le début d’une intervention musclée en Centrafrique ? Que les amis traditionnels de la République Centrafricaine n’en prennent pas ombrage : s’ils avaient fait ce qu’il fallait, nous n’en serions pas là…

  1. AKOUISSONNE DE KITIKI avec LOAWE à BANGUI 

                                                                                                                                   (23/04/2018)

 

Monsieur Joseph Akouissonne de Kitiki, l’auteur de l’article.

   

 

 

 

 

Centrafrique : quand les larmes du DG de la gendarmerie prédisent l’échec du quinquennat de Touadera.

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Centrafrique : quand les larmes du DG de la gendarmerie prédisent l’échec du quinquennat de Touadera.

 

 

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Quartier KM5 le 18 avril 2018. Credit photo : Gisèle Moloma du CNC.

 

 

Bangui, le 23 avril 2018.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

« Ne pelure jamais pour quelqu’un dans ta vie, parce que ceux pour qui tu pleures ne méritent pas tes larmes et ceux qui les méritent, ne te laisserait jamais pleurer ». Dixit un proverbe français.

Le directeur général de la gendarmerie nationale, le colonel Aimé Banga alias Coq-Bill, lors de la réunion restreinte de sécurité regroupant des autorités militaires et sécuritaires du pays sur la situation post-opération de PK5, opération échouée, disons-le, du désarmement des autodéfenses menée conjointement par la Minusca, les FACAs et les forces de l’ordre, laisse paraître publiquement son émotion allant jusqu’à verser ses larmes. Pourquoi ?

 

Même si l’opération du désarmement des miliciens d’autodéfense du PK5 par les forces nationales de défense et de sécurité appuyées par la MINUSCA le 10 avril dernier est considérée par la population centrafricaine dans son ensemble comme un échec complet, les autorités militaires, en étroite collaboration avec celles de la sécurité publique nationale, se sont réunies quelques heures après cette opération et essayaient de comprendre pourquoi les efforts et moyens militaires déployés sur le terrain ce jour n’ont pas pu venir à bout de ces bandits du PK5.

Après quelques heures de discussion à haut niveau, le colonel Aimé Banga alias Coq-Bill a poussé un grand bruitage de pleurs avec des larmes qui coulent à flots. Des pleurs à voix haute similaires à ceux d’un jeune homme qui perd sa femme dans un accident de circulation.

Interrogé sur le pourquoi, Aimé Banga alias Coq-Bill, sous le coup d’émotion, ne répondait pas. Le monde présent à la réunion croyait à un deuil qui frappe à sa porte. C’est quand les condoléances commencent à pleuvoir sur sa tête que Aimé Banga alias Coq-Bill livre les raisons qui le poussent à pleurer.

« Pourquoi la MINUSCA ne veut pas nous aider dans le rétablissement de la sécurité au PK5 et dans le pays malgré des moyens logistiques dont elle dispose ? ».

D’après nos informations, c’est le chef d’État-major de l’armée nationale, le général Ludovic Ngaïfei qui lui aurait consolé. Très étonné de la réponse fournie par son colonel Aimé Banga, DG de la gendarmerie, Ludovic Ngaïfei répond à l’assistance ceci : «  C’est à nous de rétablir la sécurité dans notre pays et non à la MINUSCA qui est d’ailleurs là que pour nous appuyer seulement si nécessaire ».

Après ces moments de pleurs et d’émotion, les militaires, policiers et gendarmes conférenciers ont poursuivi leur réunion et ont tous unanimement conclu que l’assaut mené contre les miliciens d’autodéfense du PK5 est, sans doute, un échec pour les forces de l’ordre.

Ainsi, pour sauver l’image de ce qui reste des FACAs, ils ont tous décidé ce jour de mettre en route un communiqué au nom du ministère de la Défense nationale pour nier la participation des soldats de l’armée nationale dans les combats des 8 et 10 avril dernier alors que c’est tout à fait le contraire.

« C’est une honte nationale et internationale de parler d’échec de l’opération Soukoula Km5 du moment où l’armée nationale, la gendarmerie la police et la MINUSCA sont toute aux fronts » lance un officier de la gendarmerie.

En tout cas, pour l’émotion du directeur général de la gendarmerie, certains officiers généraux tentent d’expliquer à leur manière les raisons qui l’ont poussé à s’éclater en sanglot devant ses paires lors d’une réunion aussi hautement restreinte. Pour certains officiers militaires contactés par CNC, c’est l’image laissée par ces opérations de Pk5 et les réveils guerriers de la Séléka qui ont poussé le colonel Aimé Banga a pleuré d’une probable chute de son régime. Une image qui symbolise à une partition du pays.

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : affaire du coup d’État manqué en Guinée équatoriale, Sani Yalo entendu par la justice centrafricaine.

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Centrafrique : affaire du coup d’État manqué en Guinée équatoriale, Sani Yalo entendu par la justice centrafricaine.

 

 

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Monsieur Sani Yalo, PCA du BARC.

 

 

Bangui, le 23 avril 2018.

Par : Thierry Simby, CNC.

 

A la faveur d’un rapport d’enquête de la justice Équato-guinéenne, la Justice Centrafricaine vient de se saisir du dossier Coup d’État contre Excellence Teodoro  OBIANG NGUEMA MBASOGO, déjoué par les Services Camerounais et Équato-guinéens, à la fin du mois de décembre 2017.

 

Depuis jeudi 19/04/2018 et malgré les pressions du Garde de Sceaux Flavien MBATA pour en corrompre la procédure, pensant sans doute veiller à  ce que le chef de l’État Centrafricain et l’un de ses proches conseillers se soit pas éclaboussés, la machine judiciaire Centrafricaine est en marche. C’est le procureur général auprès la Cour de Cassation Léon DINCPI qui mène les premières auditions d’éléments centrafricains cités dans le rapport de Malabo.

 

C’est ainsi que, jeudi matin 19/04/2018,  l’Office Centrafricain de Répression du Banditisme (OCRB) a jeté son filet sur Feissal MANDJO, arrêté au Motel WENDY, dans le 2è arrondissement de Bangui, Sica2, non loin du Lieudit «Pont de RDC».

 

Récemment, Feissal MANDJO avait quitté la France pour quelques semaines de vacances au bled. Interpellé au saut du lit, le petit frère du ministre Yerima MANDJO, en vacances à Bangui, a été aussitôt présenté au Parquet pour audition.

 

Toujours en garde à vue, à l’OCRB, il lui est reproché son probable implication dans l’affaire du coup d’État déjoué à la fin de l’année dernière en Guinée-Équatoriale par les Services Camerounais et Équato-guinéen.

 

Rappelons que Feissal MANDJO et Dada YALO étaient partis ensemble de France pour Douala sur le même vol. Ils ont séjourné dans le même hôtel jusqu’au départ de Dada YALO pour la frontière équato-guinéenne et son arrestation.  «Fess Mandjo», parti de France, se trouvait sur le sol Camerounais au moment de l’arrestation d’une partie des conspirateurs. A Douala, il a pu bénéficier de faux papiers pour entrer par la route en Centrafrique, d’où il a pu regagner la France. Sous pression, Feissal MANDJO qui se sent lâchés par ses complices serait en train de tout déballer notamment identités et rôles précis de chacun des aventuriers de cette filière centrafricaine.

 

Cité dans le rapport d’enquête de Malabo, celui qui se présente comme « l’ami de Faustin Archange TOUADERA », Sani YALO a été convoqué et auditionné ce vendredi 20/04/2018 par une Commission créée pour la cause, au niveau du Parquet de Bangui, dont le Procureur de la République et le Procureur Général de la Cour d’Appel sont membres. Il en est reparti libre mais devra répondre à d’autres prochaines auditions.

 

Bien que sous pressions politiques, il ne fait plus aucun doute que la machine judiciaire Centrafricaine tente de faire la lumière sur l’implication décriée de citoyens Centrafricains dans ce coup d’Etat manqué.

 

Kiki YALO qui réside depuis un mois au motel de frère « Daz »situé aux 36 villas lui aussi été auditionné dans le cadre de cette enquête. Ce motel a d’ailleurs été perquisitionnée et qu’une importante saisie d’armes avait été effectuée par des hommes en tenue la semaine passée.

 

Plus d’informations sur ce dossier:

http://www.corbeaunews-centrafrique.com/18834-2/

 

Affaire à suivre…

L’Inde et le Sénégal élargissent leurs relations commerciales

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L’Inde et le Sénégal élargissent leurs relations commerciales

 

 

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Monsieur Rajeek-Kumar. Image DR.

 

 

 

Dakar, le 23 avril 2018.

Par : Arfang Sagna, CNC.

 

L’Inde et le Sénégal ont emprunté différents voies vers l’indépendance, mais les deux pays ont des points communs en termes de leadership, surtout dans la période post coloniale.

Alors que l’Inde fait figure actuellement de puissance régionale émergente dotée d’une économie dynamique, le Sénégal a démontré en plusieurs occasions son poids en Afrique de l’Ouest, grâce à sa stabilité politique et économique.

«  L’Ambassade de l’Inde au Sénégal est ouverte depuis 1962. Nous avons investi dans les industries chimiques du Sénégal, en premier lieu vers les années 1980. L’inde est le premier pays qui a décidé de s’investir dans les ICS. On achète toutes les productions des ICS. Donc, les relations commerciales entre l’Inde et le Sénégal ont débuté depuis 1980 », a dit Rajeev Kumar Ambassadeur de l’Inde au Sénégal. Hormis cela, Rajeev Kumar a soutenu que « l’Inde a investi aussi dans d’autres secteurs tels que l’éducation, la jeunesse, ect… ». De son côté, le président par intérim de la chambre de commerce de Dakar, Docteur Daouda Thiam demande aux investisseurs d’être plus agressifs : «Entre l’Inde et le Sénégal, les affaires marchent bien.  Nous souhaitons faire de notre pays un pays qui produit, qui exporte et non un pays qui importe n’importe quoi et  n’importe comment Il  faut que le privé sénégalais n’aie plus peur pour aller  faire des affaires en Inde».

 

 

Arfang Sagna

 

 

Centrafrique : Gamboula, les autorités locales en danger devant l’arrivée de la Séléka.

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Centrafrique : Gamboula, les autorités locales en danger devant l’arrivée de la Séléka.

 

 

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Cinq rebelles bloquent la route à Gamboula le 4 avril 2018. Credit photo : CNC Anselme Mbata.

 

 

 

Bangui, le 21 avril 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Ce samedi 21 avril vers 9 heures du matin, les autorités administratives et douanières de la ville de Gamboula, à quelque centaine des kilomètres de Berbérati, sont en fuite pour se réfugier dans les camps des déplacés au sein de l’église catholique de la ville. La raison, la menace d’un groupe des rebelles identifiés comme des ex-Séléka retranchés dans le secteur.

 

Comme nous l’avons annoncé dans l’un de nos articles les 4 et 5 avril dernier, un groupe des hommes lourdement armés, identifiés par la population locale comme des combattants des ex-Séléka, ont envahi la ville de Gamboula dans le but de déloger les autorités locales comme ils l’avaient annoncé.

Cependant, lors de la négociation avec les autorités de la ville, les assaillants ont exigé le contrôle de la gendarmerie et de la douane locales avant de décider de se retirer de la ville sans faire des dégâts.

Voilà encore ce samedi 21 avril vers 9 heures du matin, ce même groupe des rebelles a annoncé leur arrivée dans la ville ce week-end pour prendre son contrôle.

Comme un homme averti en vaut deux, les autorités locales ne veulent prendre aucun risque qui pourrait leur couter la vie, elles ont décidé de quitter précipitamment leurs postes pour se réfugier dans le camp des déplacés au sein de l’église catholique de la ville.

De source concordante, les douaniers comme les gendarmes font partie de ces déplacés administratifs de Gamboula.

Alors, on se demande à quoi servent les soldats de l’armée nationale (FACA) qui se trouvent à moins de 150 kilomètres de Gamboula vers Berberati. Et les armes russes ?

 

 

Copyright2018CNC.

CENTRAFRIQUE : UN CONCLAVE DES GROUPES ARMÉS POUR LA GUERRE ET UN DIALOGUE DU POUVOIR POUR LA PAIX, LA DESTINÉE DE LA DÉMOCRATIE EST-ELLE SOUMISE AUX ENCHÈRES ?

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CENTRAFRIQUE : UN CONCLAVE DES GROUPES ARMÉS POUR LA GUERRE ET UN DIALOGUE DU POUVOIR POUR LA PAIX, LA DESTINÉE DE LA DÉMOCRATIE EST-ELLE SOUMISE AUX ENCHÈRES ?                                        

 

 

 

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Monsieur Bernard Slemeby Doudou, l’auteur de l’article.

 

 

Bangui, le 21 avril 2018.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

Les groupes armés non conventionnels éparpillés sur l’ensemble du territoire national se sont regroupés avec des matériels de guerre en conclave dans une des provinces centrafricaines pour définir des nouvelles orientations et actions à entreprendre.

Ce conclave fait suite aux innombrables morts de l’opération militaire conjointe menée par les forces onusiennes appuyée par les forces armées centrafricaines dans l’enclave du Km5. A l’issue de l’inquiétant conclave assimilable à un congrès annuel, il en ressort un communiqué qui équivaut une déclaration de guerre assortie de la menace de marcher sur la capitale centrafricaine où siègent les institutions qui symbolisent la République. La psychose du déjà vu s’est emparée de la population qui craint à juste titre un bis repetita à l’instar du schéma de 2013 où la rébellion s’est emparée du pouvoir en dépit de la ligne rouge définie par les forces internationales. A cela s’ajoutent le climat de tension et le sentiment anti-français nés du rapprochement du pouvoir central avec les russes et surtout la campagne des drapeaux français neufs qui expliquerait un soutien quelconque de la France aux groupes d’autodéfense du Km5. En dépit d’un démenti de la représentation diplomatique française en Centrafrique, les tensions restent et demeurent palpables. Apeuré par les supputations de diverses natures, le citoyen lambda s’interroge : Les groupes armés non conventionnels ont-ils les moyens militaires nécessaires pour défier les forces onusiennes appuyées par les forces armées centrafricaines ? Pensez-vous vraiment que les offensives des groupes armés non conventionnels peuvent-elles se répéter selon le schéma de 2013 ? Les drapeaux français sur les barricades dans l’enclave du Km5 justifient-ils d’un soutien quelconque de la France ? Peut-on affirmer que les pouvoirs français et équato-guinéens sont derrière les agitations des groupes armés ? La Centrafrique est-elle devenu un terrain par excellence de la guerre froide France-Russie ? À qui profitera cette guerre froide ? La Russie profite t-elle de la vente d’armes et de la formation des forces armées centrafricaines autorisée par l’ONU pour s’implanter durablement dans le pré carré français ? Recourir aux forces spéciales russes pour renforcer la sécurité du président de la république précédemment assurée par le contingent rwandais de la Minusca ne représente t-il pas une méfiance de trop à l’endroit de la France ? Face à la menace des groupes armés non conventionnels, quelles sont les réactions conséquentes du pouvoir, de la classe politique, de la société civile et surtout des parlementaires ? A défaut de condamner formellement une telle déclaration de guerre qui crée la psychose et met en péril l’unité nationale, le mutisme des forces vives de la nation équivaut-il au rejet de la politique du président de la république ? Au delà de toutes les interrogations, il est généralement d’une notoriété publique qu’un État juridiquement souverain est libre au nom du principe des nationalités de choisir et de diversifier ses partenaires dans l’intérêt supérieur de la nation mais livré le pays aux enchères à des forces militaires rivales est un risque lourd de conséquences. Il est par ailleurs important de rappeler que tous les États que la Russie a soutenu dans la guerre contre les forces américaines ou coalitions occidentales à l’instar de l’Irak, de l’Afghanistan, de la Syrie et récemment de la Libye ont connu un sort peu louable et non recommandable. En outre, nous saisissons l’opportunité pour saluer et féliciter la belle initiative du président de la république qui a convoqué les forces vives de la nation sans exclusive à une réunion à la présidence de la république pour évaluer la crise et définir collectivement une stratégie de défense de la nation qui n’a pas de prix nonobstant nos divergences idéologiques. Nous souhaitons que cette noble initiative se pérennise chaque fois que l’intérêt supérieur de la nation est en péril. Le président de la république doit comprendre que les institutions politiques de notre émergente démocratie se sont constituées autour du triptyque pouvoir exécutif, législatif et judiciaire. Convoquer les forces vives de la nation commence d’abord par une meilleure prise en compte des droits de l’opposition et des parlementaires. Accorder de nouveaux droits à l’opposition, c’est reconnaître que la vie démocratique s’organise collectivement et solidairement autour du débat politique. Au moment où nous bouclons cet article, nous apprenons qu’à l’issue de la rencontre du président de la république avec les forces vives de la nation, le président de la république a fait un brutal revirement à 90 degré en s’inscrivant dans la logique de la guerre pour défendre la patrie. Le président de la république a enfin compris que la transgression ou la violation de toutes règles sociétales mérite des sanctions car la force doit toujours rester à la loi. Pour finir, nous invitons tous ceux ou toutes celles qui se réclament centrafricains ou centrafricaines de soutenir la démarche gouvernementale afin de mettre hors d’état de nuire les ennemis de la paix. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dîtes pas que c’est moi.

Paris le 20 avril 2018.                                                    Bernard SELEMBY DOUDOU.                                        Juriste, Administrateur des élections.                            Tel : 0666830062.

Centrafrique : Menacé par ‘’force’’ et la séléka, Touadera tient une concertation de crise à Bangui.

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Centrafrique : Menacé par ‘’force’’ et la séléka, Touadera tient une concertation de crise à Bangui. 

 

 

 

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Le Président Touadera. Photo du 30 mars 2018.

 

 

Bangui, le 21 avril 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Le président Touadera n’en peut plus avec les menaces de mort proférées contre sa personne par l’homme fort du quartier Km5, Nemery Matar Djamous, alias ‘’force’’. Ce dernier, apparu dans une récente vidéo, a débord méfié le président de la République de « retirer » le nom de « bandit » qu’il lui a attribué avant de le menacer de mort si jamais le Chef de l’Etat poursuivait son opération « Soukoula Km5 » visant principalement ‘’force’’ et ses sbires. Prenant très aux sérieux cette menace de mort qui vient corroborer l’attaque meurtrière nocturne qui a visé la résidence présidentielle de Boy-Rabe, adoubée par la menace séléka à Kaga Bandoro, Touadera convoque d’urgence une concertation avec les forces vives de la nation, ce vendredi 20 avril au Palais de la Renaissance à Bangui. Personnalités politiques tant de la majorité que de l’opposition confondues, leaders religieux, société civile… ont été convoqués d’urgence au Palais de la Renaissance par le locataire. « La situation que traverse notre pays en ce moment est préoccupante. Mais, je vous fais appel pour vous rassurer qu’avec nos forces de défense et de sécurité, avec l’appui de la Minusca, nous ferons tout pour assurer la sécurité de nos populations », a déclaré en Sango, le Président de la République, dans ses propos liminaires. Les débats, à l’allure de la situation actuelle de la RCA, ont été essentiellement sécuritaires. Le Km5 en première ligne, suivi de Kaga Bandoro où depuis plus de 72 heures, des leaders séléka sont en conclave de guerre avec en toile de fond l’idée d’une marche sur Bangui. De séries de listes d’interventions ont été enregistrées au cours des échanges avec le Chef e l’Etat oscillant entre soutiens, questions, et plaidoyers par rapport à la déclaration liminaire du Président de la République. Comme il s’agissait prioritairement des questions sécuritaires, Parfait Onanga Anyanga, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en Centrafrique et Chef de la Minusca a été interpelé pour rassurer le peuple. Sans vraiment convaincre, eu égard à la manipulation désormais manifeste de la mission de l’Onu prise la main dans le sac en fournissant armes et minutions aux « bandits », Onanga déclare : « J’aimerais, une énième fois, faire écho à l’appel unanime du Conseil de sécurité pour que cesse immédiatement toutes les hostilités et, dans tous les cas, la posture guerrière dans laquelle certains veulent s’enfermer. Ce propos s’adresse aussi bien à ceux qui menacent avec légèreté de renverser les institutions démocratiques qu’à ceux qui leur répondent et tentent de raviver les tensions identitaires qui ont tant meurtri votre peuple ».  

Le Chef de la Minusca tape du poing sur la table : « Nous ne laisserons pas faire », a-t-il martelé avant de poursuivre : « Dans ce combat pour la paix, la Minusca ne sera pas neutre. Car être neutre, en disposant d’un mandat qui nous oblige d’agir, serait au mieux manquer lourdement à nos devoirs, au pire nous serions coupables ».

A la dernière nouvelle, malgré cette tentative de Touadera d’apaiser les tentions avec sa concertation de Bangui, la Séléka, réunie à Kaga Bandoro persisterait dans son machiavélique plan de marche sur Bangui en contournant par Dékoa où des combats sont signalés entre la séléka et la Minusca.

Centrafrique : Intervention russe vue par Me Crépin Moli Goumba

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Centrafrique : Intervention russe vue par Me Crépin Moli Goumba

 

 

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Maitre Crepin Mboli-Ngoumba. Photo d’archive du CNC.

 

 

 

Bangui, le 21 avril 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

L’intervention militaire de la Russie en République centrafricaine reste un sujet de controverse, surtout en ce qui concerne la position de l’ancienne métropole, la France. Beaucoup d’analystes entrevoient le cataclysme diplomatique à travers la présence militaire russe, arguant que la Russie est venue remplacer toutes les forces diplomatiques dont la France l’ancienne puissance coloniale. Véritable sujet de frustration pour la France dont l’Ambassadeur, Christian Bader a du expliquer à la presse, mercredi dernier, que ce n’est une gêne si la Russie intervient en RCA. Me Crépin Mboli Goumba invite les élites dans sa déclaration ci-dessous, à éclairer le peuple en le rassurant que France et Russie, ainsi que bien d’autres pays amis ont leur place en Centrafrique. ENTRE LA RUSSIE ET LA FRANCE, IL Y A LES CENTRAFRICAINS

Comment ne pas rappeler cette phrase de Michel Jobert : « Nul ne vient relever une nation qui s’abandonne si ce n’est pour la mettre à son service ». Je suis avec application les différentes déclarations, souvent sans nuance, suscitées par la présence à Bangui et Béréngo de quelques soldats russes. Comme j’ai eu à le rappeler ailleurs, chaque Etat souverain est libre de nouer des relations diplomatiques avec n’importe quel autre Etat, à partir de l’idée qu’il se fait du monde, mais surtout de la défense de ses propres intérêts. Or, les soutiens pétaradants du Président Touadéra ne conçoivent la présence de ces soldats russes en Centrafrique que de manière manichéenne, en remplacement des autres Etats, singulièrement de la France. Subséquemment, ceux qui expriment une position nuancée sont considérés comme ‘’des suppôts de la France’’. Personne ne les a pourtant investis arbitres des élégances. Le rôle des élites est de sortir de l’émotion, de réfléchir donc froidement, afin de montrer le chemin au peuple. Le Centrafrique ne peut pas vivre en vase clos, sans tenir compte du contexte international, avec des dangereuses fanfaronnades. Certains se piquent d’un nationalisme par procuration, veulent être libres mais à condition que d’autres peuples mènent à leur place cette guerre de libération. Eh bien, je voudrais dire sur cette question, des choses définitives : Opposer la France à la Russie en Centrafrique, comme le font les soutiens du régime, c’est risqué, dans un contexte de quasi guerre froide. Nous pouvons parfaitement collaborer avec tous les Etats, à la condition expresse de veiller à la défense de nos intérêts.

Si les tenants du tout militaire connaissaient les règles du monde tel qu’il fonctionne, ils verraient que le mois dernier une importante délégation russe, conduite par le Président de la chambre de commerce de Moscou, composée d’hommes d’affaires, s’est rendue à Ndjamena et a promis des milliards de dollars de financement. Qu’en Guinée Conakry, les Russes investissent des milliards dans les mines, sans que les Guinéens, ni les Français d’ailleurs, considèrent qu’il s’agisse d’un casus belli.

Alors, soyons cohérents: ne dénonçons pas le néocolonialisme pour embrasser un autre néocolonialisme. Ayons des relations décomplexées, repensées, avec, avant tout, la défense de nos intérêts et la sécurité de notre peuple. On peut donc collaborer avec la Russie, sans chasser la France, les Etats-Unis, etc. Car entre la France et la Russie, il y a surtout les Centrafricains.

Me Crépin Mboli Goumba, Président du PATRIE

 

Centrafrique : interview exclusive du Professeur Gaston Mandata Nguéerékata sur la situation sécuritaire dans le pays.

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Centrafrique : interview exclusive du Professeur Gaston Mandata Nguéerékata sur la situation sécuritaire dans le pays.

 

 

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Professeur Gaston Mandata Nguérékata, Président du parti PARC.

 

 

Bangui, le 20 avril 2018.

Par : Thierry Anatole Mebourou

 

Dans une interview exclusive sur CNC, le Professeur Gaston Nguerekata revient longuement sur le désarmément des milices autodéfenses du quartier PK5, et plus généralement sur la situation politique du pays.

Voici le résumé de son interview :

 

Professeur GMN,

La première quinzaine du mois d’Avril est riche en rebondissement. Il y a eu la tentative de désarmement du KM 5 qui a coûté la vie à un casque bleu Rwandais, et aussi l’arrestation d’un Adjudant-chef du contingent Gabonais de la Minusca soupçonné de vendre des munitions de guerre au PK5. Que pensez-vous de cette évolution de la crise Centrafricaine ?

 

GMN: L’opération de désarmement du Km5 est légitime et justifiée. Elle répondait en outre au vœu d’une bonne partie de la population prise en otage par certains groupes dits d’autodéfense, en réalité des racketteurs et autres bandits de grands chemins dont la place est en prison. Elle visait aussi, cette opération, à restaurer l’ordre dans ce quartier qui est le poumon économique de la capitale, hélas devenu une prison à ciel ouvert pour de nombreux compatriotes. Etait-elle bien préparée? C’est une autre question. En tout cas, il est inadmissible qu’un quartier de la capitale soit transformé en un Etat dans un Etat. Naturellement nous déplorons la mort du casque bleu Rwandais comme celle de nos compatriotes et présentons à cette occasion nos condoléances à leurs familles. Quant au soldat Gabonais, il est à souhaiter que la Minusca prenne toutes les mesures qui s’imposent pour que des actes aussi graves ne soient plus commis par ses éléments. Le gouvernement doit veiller à ce que les sanctions prévues par les conventions internationales qui autorisent la mission de la Minusca soient appliquées avec la plus grande rigueur contre ce petit voyou. Par ailleurs, le jeune conducteur de taxi-moto qui l’a dénoncé est un héros et doit être traité comme tel. Mais parlons encore de la Minusca. Quel est son véritable rôle en RCA ? Lors d’un échange que j’ai eu le mois dernier avec un haut responsable de cette organisation, celui-ci d’affirmer avec un air condescendant que tant que la Minusca serait en Centrafrique, il n’y aurait pas de crimes de masses. Mais à ma question de savoir combien de morts il fallait pour constituer un crime de masses, la réponse devenait évasive, comme lors de mon dernier débat sur la Voix de l’Amérique avec le fameux Porte-Parole de la Minusca qui avoua implicitement l’incapacité de leurs troupes à remplir leur mission, à savoir ramener la paix en RCA. Chers compatriotes, face à l’insécurité galopante, surtout en province ces dernières semaines, sachons que seuls les fils de Centrafrique mettront leurs vies en danger pour nous. Il n’en serait autrement.

 

2°/ La présence Russe s’accentue à Bangui. Que pensez-vous de cette coopération agissante dont les centrafricains veulent connaitre les clauses du traité, du pacte ou de la convention qui nous unit?

 

GMN: Nous sommes un pays souverain et donc libre de nouer des relations avec les autres nations du monde. Coopérer avec les Russes n’est pas nouveau. Rappelez-vous, au milieu des années soixante dix, de nombreux secteurs, en particulier celui de l’éducation et de l’échange culturel en général, avaient bénéficié de l’appui technique de l’ex-Union Soviétique. Nous avions une coopération agissante qui avait abouti notamment à la formation de nombreux cadres scientifiques et techniques en Centrafrique comme en Union Soviétique. Qui ne se souvient pas de ces brillants Professeurs Soviétiques de mathématiques et de sciences dans nos écoles, qui avaient notamment fait la gloire de la Faculté des Sciences ? En matière de défense et de sécurité, nous avons de grands défis à relever et la Russie pourrait jouer un rôle important et utile aux côtés de nos partenaires traditionnels et historiques. Rassurez-vous, je ne crois pas un seul instant que par ce renouveau de la coopération avec la Russie, nous renions de facto nos liens avec nos amis de toujours, en premier lieu les pays d’Afrique Centrale et la France, ainsi que les Etats-Unis d’Amérique, la Chine et l’Union Européenne. Il faut cesser de fantasmer sur la présence de forces étrangères dans notre pays. Ce sont nos soldats, nos fils, et seulement nos fils, qui doivent être en première ligne pour nous libérer durablement du terrorisme, du voyoutisme et de cette barbarie importés d’ailleurs.

 

3°/ Homme politique et enseignant, votre dernier passage à Bangui a été également marqué par de nombreuses descentes à l’université de Bangui. Dites nous en quoi consistaient ces fréquentes visites?

 

GMN: Mon dernier voyage en Centrafrique était essentiellement académique. Il était inscrit dans le cadre de ma mission de “Research Professor” pour le compte de l’Académie Mondiale des Sciences (TWAS) axée sur le renforcement des capacités de recherche de la Faculté des Sciences. Nous avons ouvert un programme doctoral en Mathématiques. Deux étudiants travaillent sous ma direction. La très bonne nouvelle est que l’un deux, Monsieur Enoch Roger Oueama-Guengai, vient d’avoir son premier article accepté pour publication dans “Mathematical Methods in the Applied Sciences”, un très bon journal international à comité de lecture publié par John Wiley and Sons. Cet article que j’ai co-signé est intitulé “On S-asymptotically Omega-Periodic and Bloch Periodic Mild Solutions to Some Fractional Differential Equations in Abstract Spaces”.

Il ne s’agit donc pas comme vous le voyez, de Doctorats d’opérettes, bons pour les cartes de visite. Mes exigences pour mes thésards sont les mêmes que pour ceux que je forme ailleurs dans le monde.

Les collègues du département m’ont aussi fait le grand honneur de piloter le tout nouveau programme de Master 2 en mathématiques. J’ai eu le plaisir de donner le tout premier cours sur la théorie spectrale à huit étudiants qui me semblent tous avoir le niveau. Il est à espérer que certains s’engageront l’an prochain dans des études doctorales. Le pays a besoin de mathématiciens de bon niveau, pas seulement pour l’enseignement, mais aussi les secteurs de la vie nationale ou l’intelligence et la méthode sont particulièrement requises.

Mais mon plus grand bonheur avait eu lieu lors de mes nombreux entretiens avec les étudiants et élèves des filières scientifiques de la capitale. Des jeunes soucieux de leur avenir et surtout à la recherche de l’excellence, et qu’il faut encourager et encadrer efficacement.

 

Quel souhait pour la République Centrafricaine pour l’année 2018

 

GMN: La question sécuritaire reste la plus grande priorité. Nous sommes un état fragile, un pays meurtri par cette crise qui n’a que trop duré. Mon souhait est que tous, pouvoir comme opposition, musulmans, chrétiens ou animistes, filles et fils de Centrafrique, dans le respect des uns et des autres, nous soyons unis pour ramener la paix en Centrafrique. La stabilité des institutions, la franche collaboration entre les grands acteurs politiques, la paix et la sécurité sur toute l’étendue du territoire national, voilà ce qu’il nous faut pour 2018. Et que Dieu bénisse le Centrafrique.

 

 

Propos recueillis par Thierry Anatole Mebourou

 

 

Centrafrique : pagaille au sein du gouvernement, le ministre de la Fonction publique est en train d’être dépossédé de ses prérogatives par le Premier ministre Sarandji.

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Centrafrique : pagaille au sein du gouvernement, le ministre de la Fonction publique est en train d’être dépossédé de ses prérogatives par le Premier ministre Sarandji.

 

 

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Le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji. Credit photo : CNC Yapéndé Jefferson.

 

 

 

Bangui, le 20 avril 2018.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

Après le départ du ministre  Jean-Serge Bokassa du gouvernement dirigé par le géographe Simplice Mathieu Sarandji, d’autres ministres, pas les moindres, risquent de quitter le navire Touadera à quelques mois de la fin de son premier quinquennat. En cause, le comportement mafieux et non professionnel du Premier ministre qui cherche à tout gérer à la place de certains de ses ministres.

 

Depuis sa reconduction à la tête du gouvernement centrafricain en septembre 2017 par le Président Faustin Archange Touadera, le géographe Simplice Mathieu Sarandji, précédemment critiqué par la communauté internationale et le peuple centrafricain pour son incompétence et son manque de maturité politique, vient à nouveau de semer la pagaille au sein de son propre gouvernement qui est déjà en manque du souffle.

Alors que le dossier d’intégration dans la fonction publique qui devrait être logiquement géré par le ministère de la Fonction publique en collaboration avec d’autres départements concernés, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, qui n’a rien à faire de sa journée au bureau, vient de déposséder son ministre de la fonction publique Jean-Louis Opalegna de ses prérogatives.

Cependant, le comité technique et multidisciplinaire mis en place par le ministre Jean-Louis Opalegna de la Fonction publique pour gérer tous les dossiers d’intégration qui vont être étudiés est dissous en quelque sorte par le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji qui crée à son niveau un autre comité de pilotage d’intégration par un arrêté. Ce qui crée sans doute de la frustration au ministère de la Fonction publique dans lequel le ministre se contentera seulement de signer les actes réglementaires.

De source concordante, le ministre Opalegna, de son côté, menace de démissionner si le Premier ministre ne respecte pas ses prérogatives définies par le Président de la République.

Par ailleurs, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, qui a déclaré qu’il va piloter de bout en bout cette intégration qualifiée désormais de politique, est aussi coincé dans une autre affaire du détournement des deniers publics avec son ministre des transports Théodore Jusso.

Selon nos informations, les recettes publiques en provenance des taxes aéroportuaires, pourtant prévues dans la loi des finances 2018 votée récemment par l’Assemblée nationale, sont tout simplement empochées par le Premier ministre et son ministre des transports, monsieur Théodore Jousso.

Un acte criminel, qui devrait conduire les auteurs à la case de la prison si la RCA serait un pays normal, permet au contraire à ses deux complices de remplir illégalement leurs poches au détriment du peuple centrafricain qui souffre en ce moment.

Ainsi, on se demande qui est le véritable  bandit criminel  dans ce pays ?

 

 

Copyright2018CNC.

Arrêté ministériel signé par le ministre Opalegna de la fonction publique portant création du comité technique chargé de traiter les dossiers d’intégration.

 

 

copie de l’arrêté du premier ministre portant création d’un comité de pilotage d’intégration.

 

Page 2 de l’arrêté du premier ministre.

Centrafrique : communiqué de presse du MLPC relatif à l’invitation du Président Martin Ziguélé en Europe.

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Centrafrique : COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU MLPC relatif à l’invitation du Président Martin Ziguélé en Europe.

 

 

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Le Président du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le Camarade Martin ZIGUELE, ancien Premier ministre, Député et Président de la Commission Economie, Finances et Plan à l’Assemblée Nationale, a effectué du 4 au 17 avril 2018 une tournée politique en Europe (France et Allemagne), à l’invitation du Parti Socialiste (PS) français, ainsi que du Parti Social-démocrate (SPD) allemand et des Députés du Groupe “Socialistes et Démocrates” au Parlement Européen.

 

A Paris, sur invitation de la nouvelle direction du Parti Socialiste (PS) français, le Camarade Martin ZIGUELE, à la tête d’une importante délégation du MLPC composée du Secrétaire Général du Parti le Camarade Etienne MALEKOUDOU, et des Camarades Antoine Jérémie NAMOUARA, Membre du Bureau Politique du MLPC, Jean-Didier KABRAL, Président Fédéral MLPC Europe-Amérique, Marie-Adèle YETINA Secrétaire Générale du MLFC Europe-Amérique et de Patrice Emery MAIDE ZIGUELE, Secrétaire Général du MLJC Europe-Amérique, a participé au Congrès de ce parti frère membre de l’Internationale Socialiste, les 7 et 8 avril 2018 à Aubervilliers (France).

Ensuite l’ensemble de la délégation du MLPC a participé à une réunion organisée par le Camarade Luis AYALA, Secrétaire Général de l’Internationale Socialiste (IS) avec l’ensemble des partis a         africains membres et postulants à cette organisation.

 

Ensuite, sur invitation du Parti Social-Démocrate Allemand et des Députés du Groupe “Socialistes et Démocrates” au Parlement Européen, le Camarade Martin ZIGUELE a pris part au nom du MLPC au Sommet de haut niveau sur les migrations.

 

En marge de cette tournée européenne, le Président du Parti, le Camarade Martin ZIGUELE a accordé des interviews à plusieurs médias internationaux (Deutschwelle, RFI, TV5 Afrique et Jeune Afrique) et rencontré des responsables politiques de haut niveau pour que l’opinion internationale et la communauté internationale continuent à se mobiliser au chevet de la RCA.

 

 

 

Aimé DOUNDA,

Porte-Parole du Parti

Responsable du Pôle de Communication

 

 

Centrafrique : le chef rebelle du groupe 3R justifie l’achat de quatre nouveaux pick-up par son mouvement.

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Centrafrique : le chef rebelle du groupe 3R justifie l’achat de quatre nouveaux pick-up par son mouvement.

 

 

 

 

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Le général Sio du groupe 3R. Credit photo : CNC Gervais Lenga.

 

Bouar, le 20 avril 2018.

Par : Gervais Lenga, CNC.

 

Par la voix de l’un de ses généraux autoproclamés, le groupe rebelle des 3R, qui a récemment créé la panique au sein de la population de Bocaranga et de Koui en réceptionnant quatre nouveaux pick-up lourdement armés, vient de démentir publiquement les rumeurs qui faisaient état de son ambition à ne pas respecter l’accord de paix signé avec la milice Anti-balaka au début d’année.

 

Sur les antennes de la radio locale Siriri  de la Nana-Mambéré le mercredi dernier, le général du 3R Sio, porte-parole du mouvement, disant-le, déclare que son organisation criminelle , pour des raisons de sensibilisation pour la paix dans le pays conformément à l’accord signé avec la milice Anti-balaka de la région, a reçu ce dernier temps effectivement quatre nouveaux véhicules pour le déplacement de ses hommes. Il dément par contre les allégations dans lesquelles, on lui a prêté l’intention de reprendre les hostilités contrairement à l’accord qu’ils ont signé au début d’année.

Pour le général Sio, le gouvernement était informé de l’achat de ces équipements avant leur arrivée sur le sol Centrafricain.

Selon lui, le groupe 3R est déjà sur la voie de la paix et non des hostilités comme croyaient un bon nombre de nos compatriotes centrafricains.

Cependant, une équipe conjointe 3R-Anti-balaka pour la sensibilisation des combattants de deux groupes au respect de l’accord signé a quitté la ville de Baoro ce mercredi 18 avril pour la commune de Bondiba, proche de la sous-préfecture de Baboua où une base militaire  de la Minusca vient d’être installée ce jeudi 19 avril 2018.

Toujours avec l’appui de la MINUSCA, l’équipe conjointe compte poursuivre leur campagne de sensibilisation dans d’autres villes et communes de la préfecture de la Nana-Mambéré, pourquoi pas dans  l’Ouham-Péndé, selon le général Sio du 3r.

 

 

Copyright2018CNC.

Alerte info Centrafrique :Christine Lagarde vient de nommer Henri – marie Dondra au Comité monétaire et financier international en qualité de président du groupe Afrique Francophone.

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Alerte info Centrafrique :Christine Lagarde vient de nommer Henri – marie Dondra au Comité monétaire et financier international en qualité de président du groupe Afrique Francophone.

 

 

Le ministre Henri-Marie Dondra au FMI aux Etats-Unis le 18 avril 2018. Credit photo : CNC.

 

 

 

Washington, le 18 avril 2018.

Par : Alain Nzilo, DRP du CNC.

 

Nous venons juste d’apprendre que le ministre des Finances et du Budget monsieur Henri – Marie Dondra vient d’être désigné pour assurer la présidence du groupe Afrique francophone au sein du Comité monétaire et financier international du FMI.

Rappelons que ce comité est un organe délibératif qui donne des directives au conseil d’administration du FMI et à la directrice générale, madame Christine LAGARDE. Ce comité compterait 25 membres pour le compte de 189 pays. C’est un honneur pour la République centrafricaine de voir un de ses fils dorénavant siéger auprès des grands de ce monde dont le rôle est de veiller à la bonne tenue de l’économie mondiale et de fixer les grandes orientations financières au FMI pour prévenir les risques à venir.

Cité en exemple dans les réformes le ministre des Finances est à sa 3e revu et va vers la 4e contrairement à certains états.

 

Ces résultats ont-ils été à la base de sa désignation ?

Nous pensons que oui. En tout cas seul le travail paie. L’homme est parfois accusé à tort ou à raison d’asphyxier certains Ministere parce qu’il mènerait la politique d’austérité du FMI et non celle du gouvernement. Cependant il n’en démord jamais. Jugées trop proches de la directrice générale du FMI, notamment dans sa politique de rigueur, certaines pensées avaient prédit son départ du gouvernement pour le FMI.

Vrai ou faux ?

En tout cas, l’offre aurait été faite, mais rejetée dit on par l’intéressé.

Peu bavard sur ses prouesses, Henri Marie DONDRA étonne plus d’un. Comment lui et TOUADERA se connaissent-ils ? personne ne le sait vraiment, comment TOUADERA l’a remarqué pour lui faire appel cela demeure une énigme. Cependant il force l’admiration et honore la Republique. Poste envié par tant de pays avec des avantages inestimables puisqu’y siègent les gouverneurs banques européennes de banques centrales ministres des finances américains, etc.bref ceux qui influencent le monde de la finance.

Grand parmi les grands désormais dans ce monde-là de la finance la Centrafrique bénéficiera nul doute des effets positifs de la présence du fils du pays à ce comité. Gouverneur déjà au FMI il saura défendre et faire entendre la voix des pays francophones au FMI.

Le détail dans nos prochains articles.

 

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Centrafrique : Bria, des renforts venus de Birao seraient en route.

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Centrafrique : Bria, des renforts venus de Birao seraient en route.

 

 

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Bangui, le 19 avril 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Au départ de la ville de Birao, une cinquantaine des motos, avec des hommes lourdement armés à bord, serait en route pour la ville de Bria dans la haute Kotto, selon une source sécuritaire.

 

Même si à Kaga-Bandoro aucun coup de feu n’a été tiré lors de la réunion des chefs de l’ex-coalition Séléka ténue dans la ville, on nous signale par contre le recrutement massif des nouveaux combattants par ces mouvements armés à Kaga-Bandoro et à Bria.

Cependant, une source sécuritaire, contactée par CNC, nous a informés qu’une cinquantaine des motos, au départ de la ville de Birao dans la préfecture de la Vakaga, serait en route depuis jeudi 19 avril dans la matinée pour la ville de Bria, aux renforts du mouvement rebelle FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE (FPRC).

Tandis qu’à Ndélé dans la préfecture de Bamingui-Bangoran, le Préfet, qui est en fuite dans la base militaire de la Minusca depuis quelques jours, appelle à l’aide et demande incessamment son départ de la ville avec son garde du corps, un gendarme centrafricain.

Toujours retranché à la MINUSCA, le Préfet parle d’une ville surarmée en ce moment, car presque tout le monde possède par-devers lui une arme de guerre qu’ils marchent avec publiquement après la menace de Noureddine Adam contre les préfets nommés par le Président Touadera et qui se trouvent dans sa zone de juridiction.

Rappelons que depuis l’offensive des forces de l’ordre contre les autodéfenses du PK5 dans le troisième arrondissement de Bangui qui a fait plus de 20 morts que le porte-parole de la MINUSCA qualifie des miliciens abattu, les rebelles de l’ex-coalition Séléka menacent de descendre sur la capitale Bangui si le gouvernement et son partenaire la MINUSCA continue de harceler la population musulmane du quartier PK5 de Bangui.

 

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Centrafrique : prise de fonction en intérim du ministre de l’Intérieur au département de l’administration du territoire.

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Centrafrique : prise de fonction en intérim du ministre de l’Intérieur au département de l’administration du territoire.

 

 

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Bangui, le 19 avril 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Après le départ officiel le 13 avril dernier de monsieur Jean-Serge Bokassa du gouvernement du géographe Simplice Mathieu Sarandji, le Président Touadera, en mal de trouver un remplaçant dans l’immédiat au ministre Bokassa, vient de confier provisoirement ce département de l’administration du territoire à son ministre de la sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara.

 

C’est lors de sa prise de fonction ce mercredi 18 avril au département de l’administration du territoire, de la décentralisation et du développement local que le ministre Wanzet Linguissara Henri ferme définitivement l’aire Bokassa au sein du gouvernement Sarandji.

Dans sa déclaration de prise de fonction ce mercredi 18 avril, le désormais ministre de l’Intérieur, de l’Administration du territoire, de la décentralisation et du Développement local, le général Henri Wanzet Linguissara, appelle tout le personnel de l’administration du territoire à l’aider dans cette nouvelle tâche que le Président Touadera lui a confiée. “Il est question ici du développement de notre pays“, a-t-il noté devant les deux Inspecteurs d’État présent lors de sa prise de fonction.

Entre temps, selon une source gouvernementale, les deux chefs de cabinets, notamment celui de la sécurité publique et son collègue de l’administration du territoire, garderont respectivement leur poste comme avant.

Il y’a lieu de rappeler que l’ancien ministre Jean-Serge Bokassa, absent d’ailleurs lors de cette prise de fonction de son ex-collègue au ministère de l’administration du territoire, avait occupé dans le premier gouvernement Sarandji ce grand ministère  avant d’être divisé en deux pour écarter le ministère de la Sécurité publique de celui de  l’administration du territoire occupé par Jean-Serge Bokassa dans le second gouvernement de sms. Ce qui a d’ailleurs été à l’origine de sa colère contre le Président Touadera.

Pour l’heure, le ministre Wanzet occupe ce poste de l’administration du territoire d’une manière provisoire, mais beaucoup pense que les deux Seraient rattachés très bientôt.

 

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Centrafrique-France : « On n’appuie pas les forces du désordre », dixit Christian Bader

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Centrafrique-France : « On n’appuie pas les forces du désordre », dixit Christian Bader

 

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L’Ambassadeur de France à Bangui Christian Bader. Credit photo CNC Fred Krock.

 

 

Bangui, le 18 avril 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

L’ambassadeur de France à Bangui, Christian Bader que l’on croyait depuis quelques mois « rappelé » par son pays est bel et bien en poste à Bangui. Ce mercredi 18 avril 2018, en début d’après-midi et en sa résidence de Ouango (7ème arrondissement), il a reçu les journalistes dans le cadre de ce qu’il appelle un ‘’café de presse’’. A l’occasion, le diplomate dissipe tout doute autour des allégations sur un probable rappel précipité et dénonce avec force un quelconque soutien de la France aux milices dit ‘’autodéfense du Km5’’ et tente de rassurer les populations par rapport à la guerre que prépare la séléka à Kaga Bandoro.

Evidemment, au cœur de ces échanges d’une heure avec les professionnels de média, il y avait les questions de l’image ternie de la France dans le feuilleton de Km5 où le drapeau tricolore ait été hissé et brandit par les milices de ladite localité, ainsi les questions sécuritaires.

« Nous sommes là pour le peuple centrafricain. Nous n’appuyons pas les forces du désordre ; mais nous sommes là et soutenons toutes les forces qui représentent l’ordre (la Minusca, les forces de sécurité intérieures) », a affirmé Christian Bader pour nier en bloc toutes les allégations de Nemery Matar Djamous alias ‘’force’’ qui, au moyen des tracts distillés dans le Km5, avoue, persiste et signe que la France est leur grand soutien. « C’est une aberration totale et absurde », martèle le diplomate français visiblement dans l’une de ses rares colères.

Abordant la question brulante de l’actualité sécuritaire, tenue par la réunion insolite des séléka à Kaga Bandoro, Christian Bader affirme : « Si jamais ce que les gens sont en train de faire venait à se réaliser, ce serait des kilomètres en arrière pour tous les efforts que nous faisons pour la paix, la réconciliation et le développement ». Il a tenté de rassurer les populations que la séléka ne rentrera pas à Bangui, comptant ainsi sur la Minusca de Parfait Onanga Anyanga et les FSI. Plus loin, Christian Bader souligne que la solution durable à la crise centrafricaine se trouve au niveau sous-régional dont tout l’intérêt de la Commission mixte Cameroun-Tchad-Soudan qui se met en place. Sur le même volet, le diplomate rappelle la nécessité de l’ouverture de la frontière avec le Tchad pour permettre une communication franche entre les deux pays sur les questions d’échanges commerciaux mais surtout sécuritaires.

Une autre question importante soulevée au cours de ce café de presse a été la présence Russe en Centrafrique. Toute la démonstration de Christian Bader sur la question se résume en ce que la France n’est gênée en rien par rapport à la coopération centrafricano-russe, surtout que selon lui, « il ne s’agit pas d’une coopération avec le gouvernement de la Russie, mais plutôt avec une société privée russe de sécurité ». « Ne pensez pas qu’on s’affole, non ! Mais, on demande seulement que les choses se fassent dans la transparence et le respect des règles », a-t-il conclu.

Centrafrique : Les Anti-balaka sur pied de guerre à Bangui

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Centrafrique : Les Anti-balaka sur pied de guerre à Bangui

 

 

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Sébastien Wénézoui, ancien ministre, chef des anti-balaka de Boeing.

 

 

 

Bangui, le 18 avril 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Les manœuvres de l’ex-séléka à l’intérieur du pays, depuis 72 heures avec comme point culminant le conclave de Kaga Bandoro n’ont pas seulement provoqué l’inquiétude chez les centrafricains, mais ont suscité la colère des Anti-balaka. Tout se passe comme si l’on s’achemine droit vers le pire opposant Anti-balaka et Séléka comme en 2014. Les premiers considèrent les agissements des seconds à l’intérieur du pays comme étant une déclaration de la guerre contre le peuple centrafricain.

« Nous ne déclarons pas la guerre contre la Séléka, mais nous tenons à prendre à témoin l’opinion nationale et internationale que si jamais la Minusca et le gouvernement laissent la Séléka franchir la ligne rouge ; nous allons prendre nos responsabilités », a déclaré Sébastien Wénézoui, leader Anti-balaka lors d’une conférence d’une presse qu’il a animée, ce mardi 17 avril, au complexe sportif 20.000 Places. En toile de fond, la mise en garde des Anti-balaka quant aux mouvements insolites de l’ex-coalition séléka à l’intérieur du pays culminés par le conclave magistral de Kaga Bandoro. Ci-dessous, la déclaration liminaire de Sébastien Wénézoui.

Le leader Anti-balaka qui, lors de cette conférence de presse s’est entouré d’autres leaders tels Lébéné alias ‘’12 Puissances’’, explique que « trouvant comme prétexte inutile la situation de Km5, Nourredine Adam, Ali Darass, Abdoulaye Hissen et leurs acolytes positionnent des matériels de guerre à partir de Kaga Bandoro vers la direction de Bangui cette attitude gauche est irresponsable tend à mettre en péril non seulement tous les efforts de paix et de réconciliation appuyés par la communauté internationale depuis la crise de 2013 jusqu’aujourd’hui, mais aussi à déclarer la guerre au peuple centrafricain tout entier sans distinction aucune ».

Face à la situation qui prévaut, la position des Anti-balaka est bien claire : « … le mouvement ex Anti-balaka signataire de l’accord des principes DDRR (désarmement, démobilisation, réinsertion et rapatriement des ex-combattants), épris de valeurs de paix, de cohésion sociale, de réconciliation et d’unité nationale, ayant bien compris que les armes ont suffisamment montré leurs limites dans le contexte actuel de la crise déclare : aux chefs de groupes armés, notamment Nourredine Adam et autres, de saisir l’opportunité qu’a offerte la communauté internationale pour le dialogue, à travers l’initiative africaine du 17 juillet 2017 pour la paix et la réconciliation dont la mise en œuvre est suffisamment et sérieusement avancée par le Panel des experts en la matière et d’ailleurs, déclaré par le Chef de l’Etat, Président de la République, le Professeur Faustin Archange Touadera, dans son discours à la nation après les événements de Kp5… ».

A suivre…

 

Centrafrique : Le compte à rebours en provinces…

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Centrafrique : Le compte à rebours en provinces…

 

 

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Bangui, le 18 avril 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

La frappe des forces de défense et de sécurité au Km5 reste à jamais, le déclencheur principal des agitations de la Seleka en provinces. Ndélé, Kaga Bandoro, Bria, Bambari, Sido… en branle. Touadera tiendra-t-il le coup ? La crise centrafricaine semble arrivée à un tournant décisif. Une tentative décisive des autorités et du peuple d’aller vers la résolution véritable de la crise porte quelques fruits plus ou moins encourageants qui s’observent, ces derniers temps, à tous les niveaux. En attendant, quoique l’on dise, la paix et la sécurité restent la priorité des priorités des dirigeants et une préoccupation fondamentale voire vitale pour le peuple. Touadera semble prendre la mesure de l’enjeu, à en croire ses dernières interventions, plus précisément dans son discours de l’an2.

« Bientôt, la crise sera derrière nous. Car rien ne peut arrêter la marche d’un peuple épris de paix, de démocratie, de justice et de développement », a affirmé le Chef e l’Etat qui hausse le ton : « Ceux qui refusent aujourd’hui d’avancer avec nous sur le chemin de la paix et la réconciliation nationale récolteront les fruits de leur hypocrisie et de leur dévoiement. Ceux qui se livrent aux crimes sur les paisibles populations ou qui attisent le feu, répondront tôt ou tard de leurs actes devant la justice, tant nationale qu’internationale, quand la main tendue sera retirée, et elle sera bientôt retirée ». Sur un ton optimiste, Touadera lance « Oui, la crise ne doit pas accompagner et compromettre l’avenir de toute une génération de Centrafricains. Il est temps qu’elle s’arrête. Les jeunes, les femmes ont besoin de vivre dans un pays apaisé, propice à leur épanouissement ». La fermeté y était au point que le Président n’a laissé aucune place aux fauteurs de troubles et seigneurs de guerre que Touadera s’est positionné.

Evidemment, beaucoup sont des Centrafricains qui attendaient depuis le 30 mars 2016, le Président de la République sur ce terrain de fermeté à l’égard des racailles transfrontalières qui se font gentiment appeler « groupes armés » dans le pays. Mais, Touadera, sagesse aidant, a bien voulu camper sur sa ligne directive de « dialogue ». Dialoguer avec ces soi-disant groupes armés, même les plus irréductibles, afin qu’ils reviennent à la raison et déposer les armes pour faciliter le retour à la paix et à la stabilité. Tendant en vain la main, il opte pour un changement de paradigme et d’approches. La force. La coopération militaire avec la Russie dont le Président est attendu à Bangui, participerait bien de ce nouvel élan.

C’est ainsi que Touadera a autorisé la Minusca à lancer l’opération de désarmement forcé du Km5, afin de démanteler les réseaux criminels de la localité et libérer les populations prises en otage. Le 8 avril 2018, une première opération a été lancée avec la Minusca au premier plan appuyée par les forces de sécurité intérieures en seconde position. Le rapport de cette opération a été mitigé, puisque beaucoup ont parlé d’échec, d’ailleurs la principale cible de cette opération, le criminel chef d’auto-défense, Nemery Matar Djamous alias ‘’force’’ a chanté victoire, ses éléments ont érigé des barricades, immédiatement après le retrait de la Minusca et des FSI.

Touadera ne lâche pas. Deux jours plus tard, il lance une seconde opération en solo avec ses hommes, Forces armées centrafricaines (FACA) et FSI. La présence des instructeurs Russes a même été signalée. Cette deuxième opération forte d’intensité a pu, tant bien que mal, anéantir les fauteurs de troubles, puisqu’aucun chantage n’est enregistré après sur les réseaux sociaux comme en a-t-il été le cas pour la première opération. Au contraire beaucoup sont ceux des Centrafricains y compris du Km5 qui ont salué l’opération. Le commun des mortels centrafricains croient fermement que les extrémistes qui massacrent, terrorisent, pillent, brûlent à l’intérieur du pays tiennent leur souffle criminelle au Km5 à Bangui qui centralise et dispache les énergies de la mort avec toutes les complicités qui vont avec.

Le calme arraché par Touadera au Km5 n’est pas la seule victoire. Dans le feuilleton Km5, la pression mise par l’opération ‘’Soukoula Km5’’ a forcé le chef d’auto-défense ‘’force’’ à avouer que leur soutien principal est bel et bien l’ancienne métropole, la France. D’ailleurs, le drapeau tricolore qui flottait depuis lors sur la base de ‘’force’’ a été, à la faveur de cette opération, mis à découvert. Et comme par enchantement, les extrémistes qui manipulent les pauvres mineurs innocents du Km5 ont fait brandir le drapeau français partout dans le quartier suite à la frappe des FACA. Ceci, en dépit du fait que l’ambassade de France à Bangui ait publié, un jour après, un communiqué pour dénoncer l’aveu de ‘’force’’ quant au soutien de la France aux réseaux criminels de Km5.

A cela, faut-il ajouter que la seule frappe de Touadera du 10 avril 2018, a mis les pieds de la Minusca dans la fourmilière. Le réseau illicite installé par les hommes de main du gabonais Parfait Onanga Anyanga pour l’approvisionnement des criminels du Km5 en armements a été totalement brouillé. Ne sachant plus comment rétablir le pont avec le Km5, la Minusca a tenté d’utiliser, à son corps défendant, le pauvre adjudant Hugues Mandoukou du contingent gabonais – le pauvre père de foyer qui n’a pu réussir sa délicate mission et tombé dans les mailles des FSI désormais très regardantes sur instructions personnelles de Touadera. Une honte pour la Minusca et un coup fatal porté à l’image de l’Onu ; mais une avancée très significative pour les autorités et le peuple centrafricains dans le processus du désarmement et la pacification du Km5.

Cet élan décidément irréversible de la RCA vers un début de sécurité véritable ne semble pas faire l’affaire de tous. Déjà le rappel de l’ambassadeur de la France le mois passé cache mal la frustration de l’ancienne métropole de voir la Russie déployer hommes et armements en Centrafrique. En plus, si les manœuvres de la France au Km5 ont été exhibées par les extrémistes eux-mêmes à la faveur de la frappe opérée par Touadera dans cette enclave musulmane de Bangui, cela n’est pas de nature à mettre à l’abri la diplomatie centrafricaine. Soulignons dans la foulée des événements du Km5, des journalistes français dépêchés en RCA ont été rappelés en catastrophe. Fort de ce qui précède, l’on pourrait s’inquiéter de ce qui se trame à l’intérieur du pays.

A Bocaranga, Sidiki vient juste, à en croire des sources concordantes, d’acquérir de nouveaux véhicules pick-up 4X4, sur lesquels ses hommes seraient, depuis le week-end dernier, en train d’installer des armements lourds. Au même moment, le seigneur de guerre nigérien de l’aile séléka de l’UPC Ali Darass aurait effectué une descente insolite à Bambari ville dans laquelle il a été déclaré non grata par la Minusca. A Bria, c’est l’autre criminel de la séléka Abdoulaye Hissen qui défie l’Etat et la Minusca en prenant en otage des paisibles populations, y compris des autorités locales. 12 personnes dont le maire de la commune de Yalinga ont été prises en otage.

Pas plus tard que dimanche 15 avril dernier, c’est au tour de Kaga Bandoro de tomber en psychose. Apprend-on qu’une vingtaine de véhicules pick-up BG75 flambants neufs en provenance de Ndélé est arrivée dans la ville et 80 motos encadrées de trois véhicules sont arrivées de Sido, ainsi que d’hommes et armements. La même source précise que l’irréductible chef de guerre Nourredine Adam serait en route, via le Soudan, pour rejoindre Mahamat Alkatim du MPC et Abdoulaye Hissen lui déjà arrivé à Kaga Bandoro pour une probable descente sur Bangui. En tout cas quelque chose se trame, soit la parturition ou un coup d’Etat.

La question c’est de savoir qui soutient tous ces mouvements à l’intérieur du pays ? Sur le plan des ressources, l’on pourrait oser dire que ces envahisseurs d’extrémistes pourraient se financer sur les biens mal acquis de pillage et rackets sur les populations, ainsi des ressources d’exploitation illégale des ressources minières du pays. Mais toutefois, l’on reste sur sa soif, puisqu’au-delà tout, il faut une assurance de leur part de ne pas voir les FACA, les Russes ou la Minusca en face d’eux au cas où ils tenteraient une quelconque entreprise militaire.

Touadera qui n’a encore dit mot sur ces agitations en provinces mesure-t-il déjà ces paramètres ? Vraiment de quoi s’inquiéter, car le peuple n’attend pas de son Président une victoire à la Pyrrhus dans sa brillante opération de Km5. Que Touadera ne se laisser pas craquer sous le poids de ces manœuvres visiblement supranationales. Peut-être l’arrivée du Président Russe, Vladimir Poutine annoncée pour ce fin avril devrait être mise à contribution comme soutien du peuple face à ce qui s’apparente désormais à un complot transfrontalier. Les agissements de la séléka en provinces doivent être sérieusement suivis par les autorités centrafricaines. Personne ne sait encore si l’on peut compter avec la Minusca qui a été surprise main dans le sac en train de fournir des armes aux tueurs du peuple centrafricain.

 

CENTRAFRIQUE : INCROYABLE ! L’AVENUE IDRISS DEBY ITNO RÉHABILITÉE A BANGUI. ?

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CENTRAFRIQUE : INCROYABLE ! L’AVENUE IDRISS DEBY ITNO RÉHABILITÉE A BANGUI. ?

 

 

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Bangui, le 18 avril 2018.

Par : Joseph Akouissonne, CNC.

 

QUELLE INSULTE A LA MÉMOIRE DES VICTIMES DE DEBY ET DE SA SOLDATESQUE !

Incroyable mais vrai ! Le lundi 19 mars 2018, le président Faustin- Archange Touadera a posé la première pierre des travaux destinés à réhabiliter  l’avenue Deby.

          On hallucine, on suffoque ! Dans quel pays sommes-nous ? Le bourreau des Centrafricains est célébré par le président de la République Centrafricaine en personne…

          On aimerait savoir ce qui a pu conduire à cette exhibition indécente et cruelle. Il faudrait quand même se souvenir des tribulations sanglantes d’Idriss Déby Itno en Centrafrique, de la façon dont il a aidé des présidents faibles et incompétents à s’emparer du pouvoir à Bangui, de toutes ses machinations qui ont mis la Centrafrique à genoux.

          Ses appétits impérialistes en RCA ont toujours été démesurés. Son envie irrépressible de contrôler la République Centrafricaine l’a constamment incité à mettre des mercenaires à la disposition de politiciens centrafricains corrompus pour servir ses propres intérêts.  Sa soldatesque n’a pas hésité à tirer sur la foule désarmée, lors d’une manifestation à Bangui, provoquant des dizaines de morts. La commission des Droits de l’Homme a accusé les Casques Bleus tchadiens d’exactions sur les populations. C’est à cause de Deby que les ex-Sélékas avaient pu s’emparer du Palais de la Renaissance. Si, aujourd’hui, ces bandes armées sont suréquipées et peuvent préparer un raid sur Bangui, c’est toujours à cause de son aide.

          Idriss Déby Itno est l’un des responsables de la descente aux enfers de de la République Centrafricaine. Tant qu’il sera au pouvoir à N’Djamena, il est à craindre que le chaos de la RCA ne perdure.

          Demandez au Centrafricain lambda ce qu’il pense de Déby ! Il vous répondra sans hésiter que c’est le bourreau des Centrafricains. A ce titre, tout le monde le déteste en RCA. Les événements tragiques du KM5 sont à mettre à son crédit : ils font partie des complots qu’il a fomentés en Centrafrique.  Les chefs des gangs ne sont-ils pas originaires du Tchad ?  Certains, même, en ont la nationalité. C’est Deby qui les fournit en armes en passant par les assassins de l’ex-Séléka.

          Que le président centrafricain pose la première pierre des travaux de l’avenue qui porte le nom d’Idriss Déby, le bourreau de son peuple, est scandaleux ! On frise la trahison. Il faut en urgence débaptiser cette avenue. Ne pas le faire serait une provocation et une insulte à la mémoire des victimes d’Idriss Déby Itno.

 

JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI 

 (18 avril 2018)

 

Monsieur Joseph Akouissone de Kitiki, CNC. L’auteur de l’article.

Alerte info Centrafrique : attaque contre une position des FACA proche du PK5, un soldat grièvement blessé.

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Alerte Info Centrafrique : attaque de la position des FACA proche du PK5, un soldat gravement blessé.

 

 

 

 

 

Bangui, le 18 avril 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

En faction sur un checkpoint proche du bureau de la MAMICA à quel que 800 mètres du quartier PK5 dans le troisième arrondissement de Bangui, un groupe des soldats de l’armée nationale (FACA) vient d’être attaqué par des hommes armés ce mardi vers 22 heures, a-t-on appris d’une source sécuritaire proche de l’État-major de l’armée nationale.

 

Selon nos informations, l’attaque a eu lieu au checkpoint tenu par les soldats FACA situé à seulement quelques mètres du bureau du DDRR (Ddésarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rappatriement ) et de la MAMICA (Manufacture militaire centrafricaine) dans le troisième arrondissement de Bangui aux environs de 22 heures locales.

Les assaillants, encore non identifiés formellement, mais soupçonnés comme des miliciens d’autodéfense du PK5, ont pu contourner tout le quartier entourant le checkpoint des FACA pour les prendre par surprise avec des coups de feu prolongés.

Le bilan provisoire fait état d’un FACA lourdement touché.

Évacué en urgence à l’hôpital, son pronostic vital est engagé en ce moment selon une source hôspitalière contactée par CNC.

Pour l’heure, personne n’ignore de quelle manière les soldats FACA vont-ils répondre à cette agression si les identités des assaillants seront formellement établies.

 

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : confusion au sommet de l’État, des déclarations contradictoires se multiplient.

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Centrafrique : confusion au sommet de l’État, des déclarations contradictoires se multiplient.

 

 

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Les soldats de l’armée nationale (FACA). Image d’archive.

 

 

 

Bangui, le 18 avril 2018.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

Au lendemain de l’attaque des forces de l’ordre et des soldats de la Minusca contre les groupes armés du quartier PK5 dans le troisième arrondissement de Bangui, le gouvernement, la MINUSCA et la société civile, y compris le Président de la République Faustin Archange Touadera, multiplient des déclarations plus ou moins contradictoires, soit pour la justifier ou la condamner, jusqu’au point où la population centrafricaine, attentive depuis le début de cette opération du désarmement du PK5, se retrouve dans une situation de confusion totale. Qui dit vrai dans toutes ces déclarations ?

 

Intervention des soldats de l’armée nationale :

Alors que des nombreux témoignages crédibles confirment la participation effective des soldats de l’armée nationale (FACA) au côté des gendarmes et policiers nationaux lors de l’offensive conjointe le 10 avril dernier contre les miliciens d’autodéfense du PK5, le ministère de la Défense nationale, par la voix de son porte-parole Justin Ndagbia, a émis un communiqué de presse pour démentir cette affirmation dans laquelle les soldats FACA auraient participé au combat du PK5, oubliant au passage que la MINUSCA (mission multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine), qui a dirigé ce combat à travers ses soldats du contingent rwandais, a émis elle aussi un communiqué de presse affirmant le contraire.

Ainsi, on se demande qui sont ces hommes en tenue militaire avec des insignes de l’armée nationale présents ce jour accoté des forces de sécurité intérieure lors de l’attaque du PK5 ?

 

Présence des miliciens Anti-balaka

Au quartier Boulata, proche du quartier Boeing derrière l’aéroport de Bangui Mpoko, les premières détonations d’armes entendues dans ce quartier aux environs de 14 heures locales étaient faites par des miliciens Anti-balaka qui affrontaient les autodéfenses par surprise, selon la population qui était en débandade ce jour.

Entre temps au quartier Yakité, un journaliste de la radio nationale affirme même qu’il a aperçu de ses propres yeux le 9 avril aux environs de 18 heures des nombreux miliciens Anti-balaka se masser proches de sa maison la veille de l’attaque du PK5 par les forces de l’ordre.

Cependant, le ministère de la Défense, qui a déjà balayé d’un revers de main la présence des FACA dans le combat, nie aussi celle des miliciens Anti-balaka, pourtant confirmée par la population.

Alors, on se demande pourquoi le capitaine Eugène Ngaïkosset, connu sous le sobriquet du boucher de Paoua et l’un des chefs militaires des Anti-balaka, a été reçu à la Présidence de la République par le chef de l’État la veille de l’attaque du PK5.

 

Démenti du Président Touadera

Dans son allocution solennelle à la radio nationale et à la télévision publique, le Président de la République, chef de l’État le Professeur Faustin Archange Touadera, dément quant à lui les allégations faisant état de l’attaque des forces de l’ordre contre la population musulmane. Mais ce qu’il a oublié, c’est que les miliciens Anti-balaka, nombreux dans les quartiers de Bangui, ne sont pas encore désarmés.

Pour la population du quartier PK5, désarmer les autodéfenses de leur quartier par les forces de l’ordre, revient tout simplement à attaquer les musulmans malgré la souffrance des habitants dudit quartier qui appellent à l’aide la MINUSCA et non les soldats de l’armée nationale. Pour eux, les FACA sont des Anti-balaka. Ce que quiconque ne peut enlever dans leur tête. C’est un travail de communication que le gouvernement doit faire de deux côtés car, une tentative du désarmement des miliciens Anti-balaka pourrait se déboucher par ces mêmes critiques populaires.

En tout cas, les événements du PK5 ravivent malheureusement la tension partisane dans le pays.

 

 

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Centrafrique : Médecins Sans Frontières reprend les consultations externes pour les enfants de Bria

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MEDECINS SANS FRONTIERES

Centrafrique : Médecins Sans Frontières reprend les consultations externes pour les enfants de Bria

 

 

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Activités MSF. CopyrightMSF.

 

 

 

 

Bria, le 16 avril 2018

Par : MSF

 

Médecins Sans Frontières (MSF) a repris le lundi 16 avril 2018, les consultations externes à l’hôpital de Bria, sur le site de PK3 et au quartier Bornou. Ces activités avaient été suspendues le 9 avril 2018 suite au violent braquage de l’équipe MSF, qui l’avait privée de biens essentiels au déploiement de l’aide médicale humanitaire.

« Nous sommes engagés à apporter des soins médicaux gratuits et de qualité aux habitants de Bria et plus spécifiquement aux enfants qui constituent la couche la plus vulnérable de la population. C’est pour eux que nous avons décidé de reprendre les consultations externes, » explique Jean-Pierre Kaposo, responsable du projet MSF. « Nous souhaitons toutefois réitérer qu’il est inacceptable de s’attaquer aux structures de santé, aux ambulances ou au personnel médical, et que si la sécurité de ces personnes et de ces lieux n’est pas garantie, c’est la santé de toute la population qui est en danger. »

MSF demande la collaboration de chacun afin de faire respecter la mission médicale et de limiter les effets néfastes du conflit sur les populations non-combattantes.

MSF offre des soins médicaux gratuits à la population de Bria depuis août 2013. En 2017, son équipe y a réalisé près de 50 000 consultations externes, elle a traité plus de 31 000 cas de paludisme et pris en charge plus de 350 blessés.

Centrafrique : conclave des Leaders de l’ex-coalition Séléka à Kaga-Bandoro, des objectifs seraient en discussion.

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Centrafrique : conclave des Leaders de l’ex-coalition Séléka à Kaga-Bandoro, des objectifs seraient en discussion.

 

 

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Image d’archive des combattants des Séléka en 2012.

 

 

 

Bangui, le 17 avril 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

En réunion restreinte à Kaga-Bandoro dans la Nana-Gribizi depuis ce matin, les chefs rebelles des différentes factions de l’ex-coalition Séléka seraient actuellement en discussion sur la conduite à tenir face aux actions des forces de l’ordre contre les autodéfenses du quartier PK5 à Bangui.

 

L’entrée et sortie des véhicules bloqués, les réseaux téléphoniques coupés, la ville de Kaga-Bandoro, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Gribizi dans le centre du pays ressemble depuis lundi matin à une ville assiégée. Pour cause, selon plusieurs sources concordantes, la réunion du conseil restreint des chefs de l’ex-coalition Séléka qui se tient en ce moment dans la ville, en présence notamment du chef militaire du FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE (FPRC) Abdoulaye Heissein et de Mahamat Al-Khatim, le patron du MOUVEMENT PATRIOTIQUE POUR LA CENTRAFRIQUE (MPC) disparut depuis quelques jours de la circulation.

À Kaga-Bandoro, on est impressionné par le nombre important des 4×4 utilisés par ces chefs Séléka pour se rendre à cette réunion de Kaga-Bandoro.

Entre temps, on signale la dotation d’environ 14 pick-up au MPC de la part de Noureddine Adam, le chef suprême du FPRC depuis la ville de Birao. D’ailleurs, une source proche du gouvernement parle d’une cinquantaine des pick-up neufs venus du Soudan du Sud pour ce même FPRC dirigé par le fameux général Noureddine Adam.

D’autre part à Bangui, on craint le pire avec toutes ces dotations en armes et véhicules par-ci, par-là.

D’après une source sécuritaire contactée par CNC, deux objectifs seraient discutés en ce moment par les dirigeants de l’ex-Séléka. On parle soit d’une descente sur Bangui, ou d’une progression sur la ville de Sibut afin d’exiger la partition de la République centrafricaine.

En outre, le porte-parole des Touaderateurs, un mouvement du soutien au Président Touadera, vient dans un communiqué d’affirmer que l’attaque-surprise dans la nuit du 9 au 10 avril proche de la résidence du chef de l’État est bel et bien un coup d’État manqué, ce que le pouvoir a toujours nié prétextant d’une attaque contre la base du contingent égyptien de la Minusca derrière le camp Fidèle Obrou dans le premier arrondissement de Bangui. 4 personnes auraient été tuées dans cette attaque du 9 avril selon ce même communiqué du porte-parole des Touaderateurs.

 

Copyright2018CNC.

CENTRAFRIQUE : GUERRE FROIDE FRANCO-RUSSE ?

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CENTRAFRIQUE : GUERRE FROIDE FRANCO-RUSSE ?

 

 

 

 

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Le Président centrafricain et son homologue français à l’Élysée en France.

 

 

Bangui, le 17 avril 2018.

Par : Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC.

 

FRANÇAIS ET RUSSES S’ÉPIENT

          Depuis la livraison d’armes et l’envoi de soldats russes en Centrafrique, chasse gardée de la France, l’humeur de l’ancienne puissance coloniale a viré à l’aigre.

          Son exaspération est montée d’un cran quand on a appris que les Russes et leur arsenal s’installaient à Béréngo, le « Versailles » de l’ex- Empereur Bokassa ! Pour l’Hexagone, l’intrusion des Russes sur ce territoire, symbole de la Françafrique, est une véritable provocation.

          Quelle coïncidence ! Au moment même où l’Occident et la Russie semblent déterrer la hache de la guerre froide, Français et Russes vont s’épier en Centrafrique. Ce pays exsangue, devenu un champ de bataille généralisé, avait-il besoin que l’Ouest et l’Est y importent leurs conflits ? La Centrafrique, pays souverain, doit-elle demander à Paris la permission de nouer des relations avec d’autres nations ?

          Surtout que la France et les puissances étrangères se sont montrées incapables d’arrêter les massacres et de ramener la paix en Centrafrique. L’embargo sur les armes à destination de la RCA a considérablement affaibli les FACAS (Forces Armées Centrafricaines), alors que les rebelles, eux, continuent à s’équiper grâce au trafic de matières premières et avec la complicité du Tchad, du Soudan et d’autres pays limitrophes.

          Il est donc légitime que les autorités cherchent des assistances ailleurs, pour rendre leur armée opérationnelle, afin de combattre les ex-Sélékas qui, rappelons-le, occupent 80% du territoire et menacent à nouveau de prendre le pouvoir à Bangui.

 

MAUVAISE HUMEUR DE LA FRANCE

          Le président Emmanuel Macron semble tourner le dos à la République Centrafricaine – ce que l’on peut sentir malgré le voile diplomatique que l’on tente de jeter sur ses manifestations de mauvaise humeur envers son homologue centrafricain.

          Les exemples abondent : n’a-t-il pas refusé de recevoir le président centrafricain en audience récemment ? Il s’est déplacé en Afrique de l’Ouest, au Mali en particulier, mais il ne s’est pas rendu à Bangui. Pourtant, la situation y est plus catastrophique. L’armée française est impliquée sur le territoire centrafricain depuis l’indépendance, mais il semble que plus aucun officiel français n’évoque encore la tragédie qui s’y déroule.

          Pendant le quinquennat de François Hollande, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s’était, plusieurs fois, rendu à Bangui. Le président aussi.

          Depuis la réduction drastique de la force Sangaris, le gouvernement français donne l’impression de reprocher beaucoup de choses aux dirigeants centrafricains. La principale, c’est d’avoir fait appel aux Russes. La question, lancinante, interpelle : « Le président français s’est-il définitivement brouillé avec son homologue centrafricain ? »

          Mais nous savons bien qu’il ne faut pas se mentir : pendant encore un certain temps, la RCA restera le symbole de la Françafrique, une chasse gardée. Rien ne pourra se décider en Centrafrique sans que l’ancienne puissance coloniale ne donne son aval.

          A cela, il faut ajouter l’incompétence des dirigeants, leur tendance à piller les caisses de l’État, leur penchant au despotisme et à la corruption – et, surtout, leur manque flagrant de patriotisme, qui plombe l’honneur du pays.

 

« TOUS ENSEMBLE » COMME LE DISAIT BARTHÉLEMY BOGANDA

          Il faut absolument tout faire pour réunir à nouveau les Centrafricains dans la fraternité. Mais voilà ! A cause des manipulations de puissances étrangères, des fractures se sont produites dans le tissu social centrafricain. Des fractures profondes et difficiles à ressouder.

          Il faudra donc beaucoup de bonne volonté pour ramener la sérénité entre les Centrafricains de toutes les confessions : catholique, protestante, musulmane, animiste. Rappelons-nous qu’il fut un temps où l’harmonie était de mise sur la terre des Bantous. Est-ce qu’on ne peut pas espérer que les Centrafricains se réconcilient et retrouvent le chemin de la paix ?

          Il faut, « tous ensemble », arriver à isoler les chefs des bandes armées et les contraindre à déposer les armes sans conditions. Les multiples groupes porteurs d’engins de mort qui veulent se partager la République Centrafricaine doivent arrêter les massacres et déposer les armes s’ils recherchent la paix comme ils le prétendent.

          La RCA sortira un jour, indubitablement, du chaos sanglant dans lequel elle est plongée depuis tant d’années. C’est son peuple qui détient la clé de la paix et de la réconciliation. Pour extirper leur pays des griffes des mercenaires étrangers, c’est « tous ensemble » que les Centrafricains doivent lutter.

« La liberté ou la mort, nous vaincrons ! » (Thomas Sankara)

 

Selon une source non confirmée, le président de la Russie, Vladimir Poutine, est attendu prochainement à Bangui, pour ratifier une coopération bilatérale et agissante entre la République Centrafricaine et la Russie.

          Encore une nouvelle qui risque de déplaire au président Emmanuel Macron.                                                                                               

 

JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI et LOAWE à BANGUI

(16 avril 2018)

 

 

 

Centrafrique : Les soutiens de Touadera s’en prennent aux intelligences des troubles dans le pays

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Centrafrique : Les soutiens de Touadera s’en prennent aux intelligences des troubles dans le pays

 

 

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Monsieur Didatien Kossimatchi, porte-parole des Touaderateurs. Credit photo CNC fred Krock.

 

Bangui, le 17 avril 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Depuis le 8 avril 2018, date du lancement de l’opération conjointe FSI-Minusca ‘’Soukoula Km5’’ contre les leaders sans foi ni loi du mouvement communément appelé ‘’auto-défense du Km5’’ la situation sécurité ne cesse de se dégrader. Pendant que Bangui retrouve peu à peu son calme suite à la frappe conjointe des 8 et 10 avril dernier, c’est l’arrière-pays qui s’ébranle avec les mouvements insolites des leaders ex-séléka. Face à la situation, les Soutiens du Chef de l’Etat, à travers leur Porte-parole Blaise Didacien Kossimatchi, viennent de rompre le silence. Ils condamnent les violences, mais bien plus dénoncent ceux qu’ils estiment être les « auteurs intellectuels » des ces troubles.

Dans la déclaration signée ce lundi 16 avril par Blaise Didacien Kossimatchi, Porte-parole du Comité de soutien au Président de la République, ce dernier n’est pas passé par le dos de la cuillère. « Que dire des auteurs de ces actions savamment planifiées pour mettre à genou la République centrafricaine ? Ils sont connus. Je l’ai toujours dénoncé et souvent j’ai malheureusement été pris pour un manipulateur, un démagogue, un inquisiteur… bref, un fou du Roi. Les faits sont têtus, et la vérité finit toujours par triompher », peut-on lire entre les lignes de cette déclaration.

Sans citer, cette fois-ci nommément de qui s’agit-il, Kossimatchi affirme qu’il y a, dans la liste de ces auteurs intellectuels, des hauts Parlementaires, des Ministres, des Conseillers à la Présidence de la République. En outre, le Porte-parole cite certains pays amis et certains contingents de la Minusca qui ne joueraient pas franc jeu avec les Centrafricains et leurs dirigeants. « Vous comprendrez comme moi que les souffrances que notre pays connait sont la conséquence d’un complot impliquant des mercenaires à la solde de certains politiques en mal de pouvoir bien connus, certains pays amis et surtout certains contingents de la Minusca pourtant sensés nous sécuriser et nous protéger », conclut le Porte-parole.

En effet le pays connait ces derniers temps, une évolution préoccupante de la situation sécuritaire née, selon les Soutiens de Touadera, de la volonté des ennemies de la paix et de l’unité qui persistent dans leur logique machiavélique de déstabilisation et de fragilisation des instituions de la République, et qu’« il fallait neutraliser et mettre hors d’état de nuire ces bandits de grands chemins, sans foi ni loi qui ont pris les populations civiles en otage et évitent pas de s’attaquer aux forces internationales de la Minusca ».

Dans la déclaration, faut-il le mentionner, les Soutiens de Touadera ont confirmé l’attaque de la résidence du Président par des sujets étrangers. « A 23 h 15 mn, une attaque du domicile du Président de la République va être stoppée et annihilée, les assaillants mis en déroute par les forces égyptiennes de la Minusca et les éléments de la Gardes présidentielle. Le lendemain vers 13h 35 mn, on découvre les corps de quatre (4) assaillants abattus sur la colline de Bas-Oubangui, tous en treillis militaires. Leurs documents permettent d’identifier qu’ils sont de nationalités nigériane et tchadienne ».

Notons qu’en ce moment, l’avenir de la paix et la sécurité reste hypothéqué par les mouvements insolites des groupes armés à l’intérieur du pays, notamment à Kaga Bandoro où convergent depuis 48 heures, les éléments et leaders des ex-séléka lourdement armés et équipés de nouveaux moyens logistiques.

A suivre…

Centrafrique : le CCR exhorte le gouvernement de bien vouloir organiser d’urgence une journée de concertation avec les forces vives de la nation.

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Centrafrique : le CCR exhorte le gouvernement de bien vouloir organiser d’urgence  une journée de concertation avec les forces vives de la nation.

 

 

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Sébastien Wénézoui du CCR

 

 

 

Bangui, le 17 avril 2018.

Par : Jefferson Cyrille YAPENDE, CNC.

 

Le Collectif des Centrafricains pour la Réconciliation (CCR) qui œuvre depuis pour la paix et le vivre ensemble dans le pays, et dirigé par l’ancien ministre de l’Environnement Sébastien WENEZOUI, a organisé ce vendredi 13 avril  dernier un point de presse au stade 20 000 places à Bangui afin de proposer quelques pistes à envisager pour une  sortie de cette crise après les offensive conjointes Minusca et forces de sécurité intérieure dans la nuit des 07 au 08 avril et qui se sont poursuivies aux 10 avril 2018 dans la zone de pk5 dans le 3e arrondissement de Bangui.

 

En  résumé, voici les propos liminaires de point de presse du CCR ci-dessous :

 

Suites aux déclenchements de l’opération conjointe de maintien de l’ordre et de sécurité dans la nuit du 07 au 08 avril et qui s’est poursuivis au 10 avril 2018 dans la zone de PK5 dans le 3e arrondissement de Bangui.

Opération fortement souhaitée par les habitants du km5 et ayant pour cible uniquement le désarmement et la mise hors état de nuire les malfrats, preneurs d’otage et racketteurs des paisibles populations de cette partie de la capitale de notre pays la République centrafricaine à majorité musulmane, le CCR épris de paix, de cohésion sociale, de réconciliation et de l’unité nationale après analyses sérieuses et approfondies de la situation sécuritaire engendrée par ladite opération fait le constat suivant :

Le pk5 qui n’est pas du tout un ‘’État’’ dans un État reste et demeure pour toujours l’un des quartiers à part entière du 3e arrondissement de Bangui. Donc les populations y trouvant ou fréquentant ne doivent être protégées que par les autorités légitimes seules du pays et qui en disposent en plus le monopole de la force légitime conformément aux dispositions constitutionnelles du 30 mars 2016, car le temps de la guerre est terminé.

Faisant suite à leur plainte récurrente et incessante et légitime, les populations de km5 entre autres les commerçants, walis et colis gara, les clients ainsi que les usagers de tout genre exaspérer par les actes de racketage et banditisme etc., hélas, des hors-la-loi perpétrés par un que ce dialogue tant attendu pourra enfin voir autour de la table toutes les filles et tous les fils de ce pays sans exclusion aucune en vue de mettre terme à cette crise qui n’a que trop duré.

À la MINUSCA d’être sérieuse et beaucoup plus professionnelle en usant effectivement de la confiance que  tout le monde  lui a confié pour ramener la paix et la sécurité en Centrafrique.

Aux groupes armés de continuer toujours sur la voie du retour de la paix, de la sécurité et de la réconciliation et aussi de cesser ou de refuser d’être instrumentalisés ou manipulés à des fins inavouées source de chaos et de destructions de notre très cher et beau pays un et indivisible tous que nous avons en partage.

Enfin, le CCR partage ce moment des douleurs avec les familles éprouvées suite aux derniers événements et lance un vibrant appel à toute la population de ne pas céder à des manipulations qui vont encore compromettre les efforts du gouvernement de ramener la paix et la sécurité sur toute l’étendue du territoire et le processus du DDRR.

 

Je vous remercie.

 

 

Fait à Bangui le 13 avril 2018

Signé Sébastien WENEZOUI

Centrafrique : Mahamat Al-Khatim, le leader du MOUVEMENT PATRIOTIQUE POUR LA CENTRAFRIQUE (MPC) serait actuellement au Darfour au Soudan.

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Centrafrique : Mahamat Al-Khatim, le leader du MOUVEMENT PATRIOTIQUE POUR LA Centrafrique (MPC) serait actuellement au Darfhour au Soudan.

 

 

Le général autoproclamé Mahamat Al-Khatim du MPC avec ses gardes-du corps. Image d’archive

 

 

 

Bangui, le 16 avril 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Absent de la circulation depuis quelques semaines, le leader du groupe rebelle MOUVEMENT PATRIOTIQUE POUR LA CENTRAFRIQUE (MPC), le général autoproclamé Mahamat Al-Khatim serait actuellement en séjour au Darfour, dans la région montagneuse de l’ouest  de la République islamique du Soudan, a-t-on appris d’une source concordante proche du mouvement.

 

Le général autoproclamé Mahamat Al-Khatim, patron du mouvement patriotique pour la Centrafrique, inscrit sur la liste noire des États-Unis d’Amérique pour son implication dans la crise qui a secoué la RCA, serait actuellement introuvable et injoignable au téléphone sur le territoire centrafricain depuis quelques jours. Certains commerçants locaux, qui ont des problèmes avec ses éléments à Kaga-Bandoro et à Kabo, l’ont appelé en vain pour solliciter son aide.

Contacté par CNC, l’un des cadres de son mouvement nous a expliqué qu’il serait en déplacement en ce moment à l’extérieur du pays.

Entre temps, une autre source que nous avons contactée parle de son départ vers Darfour au soudan, car elle les a croisés en route il y’a quelques jours.

Pour la population de Kaga-Bandoro, même si le général Mahamat Al-Khatim ne se trouvait pas au Soudan, son absence sur le territoire centrafricain n’est pas une bonne nouvelle. Il pourrait ramener à son retour, des mercenaires ou de l’armement pour son organisation criminelle.

Ce qui est sur, l’attaque des forces de l’ordre sur le quartier PK5 réveille tous les vieux démons du pays, ce qui veut la guerre pour en faire du profit. On parle d’ailleurs de tous les démons, même en col blanc.

 

 

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Centrafrique : échec de la négociation ce dimanche entre le gouvernement et les miliciens d’autodéfense du PK5.

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Centrafrique : échec de la négociation ce dimanche entre le gouvernement et les miliciens d’autodéfense du PK5.

 

 

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Violence au quartier PK5 entre les milices d’autodéfense. Image d’archive du CNC.

 

 

Bangui, le 16 avril 2018.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

Ce dimanche 15 avril, une délégation gouvernementale s’est rendue au quartier PK5 dans le troisième arrondissement de Bangui dans l’objectif de conclure un accord avec les chefs d’autodéfense dudit quartier, mais ces derniers n’ont pas participé à la réunion avec les ministres qui ont fait le déplacement.

 

Que cherche le gouvernement ?

D’après une source sécuritaire qui a requis l’anonymat, le gouvernement centrafricain, dans son objectif de  désarmer les groupes armés retranchés au quartier PK5, a   envoyé en toute hâte une délégation composée de quelques ministres pour négocier avec les chefs des milices de la zone cinq, principalement le redoutable Niméri Matar alias Force, un accord qui permettrait aux forces de l’ordre de procéder au désarmement de tous les miliciens du PK5 dans le cadre du DDRR piloté par le chef de l’État.

Sans surprise, aucun chef milicien n’était présent lors de la réunion au quartier PK5 et la délégation était obligée de rebrousser chemin.

Un dialogue de sourds entre le gouvernement et les milices du quartier PK5 fait craindre à certains une reprise des hostilités dans le secteur cette semaine.

Le gouvernement, qui n’exclut pas d’intervenir à nouveau  dans ce quartier, envisage sérieusement cette option après cet échec de négociation de ce dimanche 15 avril.

Au PK5, beaucoup sont ceux qui croient que le gouvernement veut jouer avec leurs nerfs après la mort de leurs fils le mardi dernier dans l’attaque des forces conjointes Minusca-FDS dans leur quartier.

 

 

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Centrafrique : Que prépare Sidiki à Bocaranga ?

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Centrafrique : Que prépare Sidiki à Bocaranga ?

 

 

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Le chef rebelle du 3R Abbas Siddiki. Poto d’archive.

 

 

 

Bangui, le 16 avril 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

L’opération de démantèlement du réseau criminel qui prend en otage les paisibles habitants du 3ème arrondissement de Bangui, opération lancée conjointement par la Mnusca et les forces nationales de défense et de sécurité, les 8 et 10 avril dernier, a réveillé tous les vieux démons. Alors que l’opération a pu ramener un calme relatif dans le 3ème arrondissement, c’est l’arrière-pays qui se meut au rythme d’agitations des seigneurs de guerre et mercenaires étrangers de la sanguinaire coalition séléka.

Depuis le début de week-end, les habitants de Bocaranga ont renoué avec la psychose. Pour cause, le ravitaillement insolent en armes et véhicules, en provenance du Tchad des éléments des 3R du mercenaire camerounais Abass Sidiki. La provenance de cet armement au profit de Sidiki confirme de plus en plus l’intention du président tchadien, dénoncée dans notre précédente parution, de vouloir venger l’attaque de Km5 à Bangui.

A Bocaranga, l’on est sur pied. De sources concordantes, le rebelle camerounais et sa bande criminelle sévissant dans la région la Nana Mambéré, notamment à Koui, Bocaranga, etc. ont reçu du ravitaillement en armement lourd. « Sidiki vient d’acheter quatre (04) véhicules pick-up 4X4, il y a deux jours. Ces véhicules viennent d’arriver en provenance du Tchad. Ce matin, les éléments de Sidiki sont en train de monter des armes lourdes sur ces véhicules », a témoigné, une source locale de Bocaranga. Selon toujours notre source, la résidence de Sidiki est transformée en un véritable chantier ces derniers temps, et ses éléments disent se préparer pour descendre sur Bangui, en représailles à l’opération ‘’Soukoula Km5’’ pour venger la mort des musulmans tués lors de ladite opération.

Au même moment, l’on apprend l’arrivée de Ali Darass l’autre mercenaire étranger de l’UPC à Bambari, là où il a été chassé dans l’optique de la pacification de ladite ville. A Bria, c’est un autre criminel de la séléka, Abdoulaye Hissen et son FPRC qui prend des paisibles populations, de surcroît des autorités locales en otage. En tout cas, l’attaque de Km5 aura réveillé tous les démons de la République. Même à l’internationale, il y a renaissance de problème à caractère diplomatique, à l’image du feuilleton France-Centrafrique où l’ambassadeur a été rappelé en France en catastrophe, y compris des journalistes français. La Minusca ajoutera son lot de malheur en se laissant prendre la main dans le sac en fournissant illicitement des armes aux ennemies du peuple enfouis dans le Km5.

 

Au moment où nous mettons sous presse, outre la psychose qui met les habitants de Bocaranga sur pied, les agitations sont signalées au niveau de Bouar et envions de Bocaranga pour contrer un probablement débordement de Sidiki qui a conclu, il y a un an, un accord de paix avec les Anti-balaka de la localité.

CENTRAFRIQUE : LE FIASCO D’UNE OPÉRATION MILITAIRE CONJOINTE CONFIRME LA TRAJECTOIRE FUNESTE D’UN QUINQUENNAT CONFIÉ DÉMOCRATIQUEMENT PAR LE PEUPLE.

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CENTRAFRIQUE : LE FIASCO DUNE OPÉRATION MILITAIRE CONJOINTE CONFIRME LA TRAJECTOIRE FUNESTE DUN QUINQUENNAT CONFIÉ DÉMOCRATIQUEMENT PAR LE PEUPLE.                                                                                 

 

 

 

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Monsieur Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

Bangui, le 14 avril 2018.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

Le feuilleton de la crise politico-militaire centrafricaine perdure et se pérennise au point d’agacer la population, les partenaires au développement ainsi que la solidarité internationale.

 

Sur l’ensemble du territoire national, le quotidien des centrafricains est cadencé ou rythmé par une série de violences cycliques assorties de déplacements en masse en quête d’une terre de refuge sécurisée.

Les nouvelles autorités démocratiquement élues ont privilégié le dialogue pour résoudre l’énigme sécuritaire mais visiblement, cette option conforte les groupes armés non conventionnels dans leur posture de défier de façon ostentatoire l’autorité de l’Etat. Les agacements sans cesse croissants de la population de l’enclave du Km5 ont motivé la Minusca (Mission des Nations Unies en Centrafrique) au nom du principe de subsidiarité de planifier une opération militaire conjointe avec l’armée centrafricaine pour démanteler les quartiers généraux des groupes d’autodéfense qui dictent leur loi sur le lopin de terre abandonnée qui représente le poumon économique de la capitale centrafricaine.

Cette opération militaire conjointe, naturellement mal préparée et mal organisée s’est heurtée à une résistance inattendue des groupes d’autodéfense créant en conséquence un lit à la débandade et à la psychose.

Les pertes en vies humaines sont innombrables car au bout d’une semaine de combats et en dépit des milliers de balles tirées par les belligérants, aucun bilan exhaustif n’a été présenté par les autorités ni par La Croix rouge centrafricaine.

Apeuré comme à son habitude, le citoyen lambda s’interroge : Comment une opération militaire de cette envergure, planifiée dans le grand secret peut-elle être sanctionné par un échec ? Qu’est-ce qui peut justifier légitimement la déroute des forces onusiennes qui ont une puissance de feu inégalable ? Sommes-nous dans quelle société où les mercenaires étrangers imposent leur loi à un État dit souverain ? Quelles sont les réactions conséquentes des autorités politiques compétentes ? Où est passé la ministre de La Défense nationale qui est totalement transparente nonobstant son expérience avérée des dossiers militaires ? Comment les médias français ont réussi à interviewer l’ennemi alors que les forces de l’ordre n’ont pas réussi à le localiser ni à le mettre hors d’état de nuire ? Pourquoi le Président de la République refuse t-il de s’inscrire dans la logique de guerre ? Qu’avez-vous fait de la célèbre maxime qui dit : « qui veut la paix, prépare la guerre » ? Et si le cœur des institutions étatiques est atteint par les fossoyeurs de la république, maintiendrez-vous toujours la logique du dialogue au lieu de vous défendre légitimement ? La sortie médiatique de trois minutes d’ores déjà maladroite du premier ministre car vide de contenu était-elle l’idéale dès lors que le premier ministre n’est responsable que devant le président de la république et l’assemblée nationale conformément aux dispositions de l’article 53 alinéa 1 de la constitution ? Nous saisissons l’opportunité pour apprécier l’adresse même tardive du président de la république à la nation qui met un accent particulier sur le principe de laïcité prédisposé par le préambule de la constitution du 30 mars 2016. Dans la détresse de la population, le président de la république n’a évoqué la situation du Km5 auparavant que lors de la rencontre avec les diplomates de l’ONU et de l’Union Africaine…déplorable. Au delà de ce qui précède, nous condamnons avec la dernière rigueur toutes velléités de récupération politique des événements du Km5 par la classe politique, les parlementaires, la société civile et même au niveau de la sous région. Nous appelons ceux ou celles qui se réclament centrafricains ou centrafricaines de faire bloc derrière le président de la république afin de mettre hors d’état de nuire les fossoyeurs de la république. Nous rappelons en outre que l’intérêt général prime sur les querelles intestines, stériles et égoïstes. Pour finir, il est important de rappeler qu’avoir un regard critique sur la gestion de la chose publique ne fait pas du citoyen lambda un opposant ni un partisan de non progrès. Nous ne nions pas qu’il y a des avancées significatives dans différents domaines mais le volet sécuritaire fait de l’ombre à ces efforts. Aux dernières nouvelles, nous apprenons le limogeage du ministre de l’administration du territoire qui est un non événement, nous l’avions déjà prévenu dans nos précédents articles. Ce n’est pas ce que le peuple attend des nouvelles autorités…c’est le système qui est grippé et pour redonner une chance au retour de la paix, nous demandons avec insistance la démission du premier ministre ainsi que de son gouvernement. À défaut de ce qui précède, nous appèlerons la population de s’organiser en bande rangée et de marcher pacifiquement sur la primature. Nous estimons que si le président de la république n’arrive pas à limoger son ami de longue date et de choisir librement un nouveau chef du gouvernement, la rue finira par lui imposer une belle cohabitation. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 13 avril 2018

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des Elections.                                                                                           Tel : 0666830062

 

 

 

 

Centrafrique : communiqué des ressortissants centrafricains musulmans de France.

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Centrafrique : communiqué des ressortissants centrafricains musulmans de France.

 

 

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Marche des habitants du quartier PK5 après l’attaque des forces de l’ordre appuyées par les soldats de la Minusca contre les autodéfenses de leur quartier le 10 avril dernier.

 

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Nous centrafricains musulmans membres de la diaspora de France condamnons avec dernière énergie le massacre des civils musulmans dans les événements survenus en date du 10-04-18 à Bangui précisement au km5 seul enclave musulmane dans la capitale qui depuis 2013 est une prison à ciel ouvert.

Nous dénonçons la partialité de la Minusca et notamment du contingent Rwandais qui semble agir aux ordres du gouvernement et non en conformité à la résolution 23-87 du 15 novembre 2017  qui stipule la protection de la population civile et non son massacre par le même contingent censé les protégé.

Par ailleurs,nous opposons une fin de non recevoir à la demande du CCFR demandant à tous les centrafricains musulmans résidents en France de participer à la marche de paris du dimanche organisée par le president de ladite association.

Par conséquent,nous demandant à tous les musulmans centrafricains de boycotter et ne pas participer à la marche(…) tant qu’il y’a aucun changement en matiere sécuritaire à Bangui et l’arriere pays.

Les ressortissants musulmans de France demande à la Minusca de prendre ses responsabilités conformément à la dernière résolution du conseil de sécurité des Nations Unies tout en prouvant son impartialité dans la gestion de la crise centrafricaine.

 

 

 

Fait à Paris le 13-04-18

 

Le Président.

Centrafrique : Jean-Serge Bokassa, ministre de l’Administration du territoire, vient de quitter officiellement le gouvernement Sarandji.

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Centrafrique : Jean-Serge Bokassa, ministre de l’Administration du territoire, vient de quitter officiellement le gouvernement Sarandji.

 

 

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L’ex-ministre de l’administration du territoire Jean-Serge Bokassa.

 

 

 

Bangui, le 13 avril 2018

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

Ça y est ! C’est désormais officiel, la démission du ministre de l’Administration du territoire Jean-Serge Bokassa du gouvernement remanié du géographe Simplice Mathieu Sarandji après plusieurs mois des manoeuvres dilatoires du Président Touadera.

 

Alors que monsieur Jean-Serge Bokassa, ministre de l’Administration du territoire, de la décentralisation et du Développement local, a déposé officiellement sa lettre de démission, il y’a quelques semaines sur le bureau du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, celle-ci faisait l’objet d’aucune réponse de la part du chef du gouvernement, encore moins du Président de la République.

Selon nos informations, le ministre Bokassa, après avoir déposé sa lettre de démission,  ferme son téléphone et disparaît de la circulation. Même le conseil des ministres, y compris celui des cabinets dirigés par le Premier ministre, l’homme brille par son absence totale.

Bizarrement, ce n’est qu’aujourd’hui le ministre Bokassa  vient d’être révoqué de sa fonction par le Président de la République, chef de l’État.

 

Est-il vraiment révoqué  de sa fonction ?

Une nuance de mot entretenue par le Président Touadera et son Premier ministre pour faire croire à l’opinion nationale et internationale que le ministre Serge Bokassa est limogé de son poste alors que l’intéressé lui-même quitte volontairement le navire Touadera qui semble vaciller en ce moment.

Une humiliation publique orchestrée par le Président Touadera et son ex-directeur de campagne Simplice Mathieu Sarandji dans le but non seulement de se venger, mais aussi de le noircir dans ses carnets d’adresses pour 2021.

Joint au téléphone, le désormais l’ex-ministre de Touadera, monsieur Jean-Serge Bokassa,  n’est pas disponible pour donner sa version des faits.

 

 

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Centrafrique : arrestation à Bangui d’un soldat de la MINUSCA soupçonné du trafic illicite d’armes et des minutions aux autodéfenses du PK5.

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Centrafrique : arrestation à Bangui d’un soldat de la Minusca soupçonné du trafic d’armes et des minutions aux autodéfenses du PK5

 

 

 

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Le trafiquant gabonais arrêté par les forces de l’ordre ce vendredi 13 avril 2018. Credit photo : Anselme Mbata pour Corbeau News.

 

1200 minutions retrouvées dans le sac du soldat gabonais de la Minusca. Credi photo : Anselme Mbata pour Corbeau News.

 

 

Bangui, le 13 avril 2018

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Arrêté cet après-midi à Bangui par les forces de sécurité intérieure, un adjudant de l’armée gabonaise de la mission de l’ONU en Centrafrique (MINUSCA) vient d’être transféré dans les locaux de la Section de recherche et d’investigation (SRI) pour audition dans une affaire de trafic illicite des minutions  au groupe armé.

 

Il S’appelle Rolland Hugues Mandoukou, adjudant de l’armée gabonaise, détaché dans la mission multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA). L’homme vient d^d’être arrêté en possession d’un sac contenant plus de 1000 minutions de guerre  toutes neuves lors d’une tentative de transaction frauduleuse proche du quartier PK5, dernière enclave musulmane  dans la capitale centrafricaine.

D’après nos informations recoupées, l’arrestation de l’adjudant Mandoukou a eu lieu sur la déclaration d’un chauffeur d’un taxi-moto qui l’a transporté depuis l’aéroport de Bangui Mpoko où il serait en poste.

Selon le témoignage du chauffeur du taxi-moto, l’adjudant Hugues Mandoukou lui aurait demandé de le déposer au quartier PK5 dans le 3e arrondissement, ce qu’il a accepté après un petit moment de doute. En route vers PK5, le conducteur passe par le quartier Boeing, derrière l’aéroport, puis le quartier Cattin.

En arrivant au rond-point de Kokoro, il n’y’a presque personne en  circulation et la moto s’arrête.

Tandis que le moteur tourne encore, l’adjudant Mandoukou appelle son interlocuteur au téléphone qu’il est à seulement quelques mètres et il doit sortir. C’est ce que l’interlocuteur a fait et le conducteur du taxi-moto a pris peur. Il accélère sa moto et file dans les quartiers environnants tout en rassurant l’adjudant Hugues Mndoukou qu’il va sortir derrière son interlocuteur.

Par surprise, ils sont sortis sur l’avenue Boganda juste à côté des éléments de la gendarmerie en poste avancé à la sortie du PK5. et le conducteur de la moto crie à l’aide aux gendarmes qui sont intervenus instantanément.

En tentant de fuir, l’adjudant Hugues Mndoukou  est vite appréhendé par les forces de l’ordre avec son sac suffisamment rempli des minutions des armes de guerre.

Immédiatement transporté à la brigade au centre-ville, l’adjudant Hugues Mandoukou est mis aux arrêts.

Auditionné en ce moment par les enquêteurs de la gendarmerie, les autorités du pays défilent en catastrophe et en boucle pour regarder de leurs propres yeux l’homme auquel les autodéfenses du PK5 se ravitaillaient, selon les propos de certains  proches du Président Touadera.

Cependant, un juriste centrafricain, spécialiste du droit pénal et des traités internationaux, contacté par CNC,  pense, quant à lui,  que l’arrestation de l’adjudant Rolland Hugues Mandoukou ne repose sur aucun fait matériel  et juridique en tant que tel. Le fait de transporter des munitions ne fait pas de lui un trafiquant d’armes ou des minutions. Il n’a pas été arrêté au moment de la transaction avec son interlocuteur et donc, les faits qui lui sont repprochés pour le moment  reposent sur des faits circonstentiels, intentionnels  et non matériels. De plus, il semble que c’est la version du conducteur du taxi-moto qui est priviliegiée dans cette affaire et non celle du préjugé. En conséquence, il doit être libérer sans accusation formelle à la fin de sa garde-à-vue. En plus, l’homme, soldat des nations-unies dans le pays,  est protégé par des traités internationaux de l’ONU.

En tout cas, cette affaire, bien embarrassante pour la MINUSCA, n’est pas encore commentée ni par les autorités du pays ni par la MINUSCA elle-même.

Rappelons que le quartier PK5, théâtre des combats depuis le 8 avril dernier entre les forces de la MINUSCA, appuyée par les forces de défense et de sécurité et les miliciens d’autodéfense dudit quartier. L’objectif pour le gouvernement et la MINUSCA est de désarmer ces nombreuses autodéfenses qui mettent mal à l’aise les habitants de ce quartier de Bangui.

 

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Centrafrique : accident spectaculaire impliquant deux taxis-motos sur l’avenue de l’indépendance à Bangui.

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Centrafrique : accident spectaculaire impliquant deux taxis-motos sur l’avenue de l’indépendance à Bangui.

 

 

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Accident des motos-taxis sur l’avenue de l’indépendance le 12 avril 2018. Credit photo : CNC Anselme Mbata.

 

 

 

Bangui, le 13 avril 2018

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Ce jeudi 12 avril vers 15  heures, un accident de circulation très spectaculaire, survenu à Bangui sur l’avenue de l’indépendance et impliquant deux taxis-motos, a fait deux blessés graves dont l’un dans un état désespéré.

 

L’accident, qui est survenu ce jeudi 12 avril à quelques mètres de l’Assemblée nationale et de la caserne des pompiers sur l’avenue de l’indépendance, fait croire aux enquêteurs que les deux conducteurs de ces taxis-motos pourraient être sous l’emprise de l’alcool ou de la drogue.

D’après les premiers témoins de la scène, la première moto, en provenance du quatrième arrondissement en toute vitesse, percute frontalement  en pleine route  l’autre en provenance du  centre-ville. Ce qui est impensable pour beaucoup des personnes.

Cependant, les deux conducteurs des deux taxis-motos, qui n’ont pas des clients au moment de l’accident, ont été grièvement blessés, vu l’impact du choc.

Intervenus en urgence, quelques  pompiers et soldats FACA présents au camp Fidèle Obrou au moment de l’accident, ont évacué les deux blessés à l’hôpital communautaire.

D’après certains témoignages recueillis par CNC, l’une des deux victimes serait un habitant du quartier Fouh dans le quatrième arrondissement de Bangui et il vient d’ailleurs de sortir de la prison il y a quelques jours..

Pour la sécurité de tous, CNC vous recommande d’être prudents sur la route.

 

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Centrafrique :salubrité publique, quand les habitants de Bouar se plaignent de l’inéficacité de leur Maire.

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Centrafrique :salubrité publique, quand les habitants de Bouar se plaignent de l’inefficacité de leur Maire.

 

 

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Problème de circulation à Bouar, un accident de moto. Credit photo : CNC Gervais Lenga.

 

 

Bouar, le 13 avril 2018

Par : Gervais Lenga, CNC.

 

Des détritus partout dans les rues, des véhicules mal stationnés et la coupure d’eau potable publique pour non paiement des factures, les habitants de la ville de Bouar, capitale provinciale de la Nana-Mambéré, n’en peuvent plus avec l’immobilisme de leur Maire, et ils comptent le faire savoir bientôt.

 

Si à Bangui, la capitale centrafricaine, la population se plaint régulièrement de la qualité de leur environnement souvent très mauvaise, la ville de Bouar, la capitale provinciale de la Nana-Mambéré, ne fait pas l’exception.

Entre temps paisible et  très accueillant, la ville de Bouar ressemble aujourd’hui, selon la population locale,  à une sorte d’un géant dépotoir à ciel ouvert, une ville sans administration et sans réglementations publiques où chacun peut faire tout ce qu’il veut sans moindre conséquence visible.

Le maire, monsieur Lazare NAMÉENA, peu visible dans sa circonscription, est actuellement sous la pluie des critiques de ses administrés qui déplorent publiquement sa manière de gérer son administration. Beaucoup pensent même qu’il lui manque des compétences nécessaires pour administrer correctement sa ville.

D’ailleurs, la fontaine publique installée dans le marché, utilisée par  les commerçantes pour laver leurs légumes, est depuis plusieurs semaines coupée pour non-paiement des factures par la Mairie. En conséquence, les femmes commerçantes des légumes utilisent désormais l’eau des ruisseaux pour nettoyer leur produit.

Dans la ville, les véhicules, soumis entre temps à un contrôle strict de leur stationnement, sont dorénavant libres de garer n’importe où, empêchant du coup la circulation des autres véhicules et des piétons.

Pour les ordures, on n’en parle pas. La ville n’a jamais été nettoyée depuis plusieurs mois et les tas des détritus sont partout au risque de la santé publique de la population.

En tout cas, la ville de Bouar n’est plus la ville prisée de la République centrafricaine où les touristes étrangers et nationaux se comptent en nombre.

La population pour leur part, elle se mobilise petit à petit pour exiger le départ sans condition du monsieur Lazare NAMBÉNA,  le Maire dans les semaines à venir, selon plusieurs sources concordantes contactées par CNC.

 

De Bouar, Gervais Lenga pour CNC.

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CENTRAFRIQUE : LA BATAILLE DE BANGUI ?

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CENTRAFRIQUE : LA BATAILLE DE BANGUI ?

 

 

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Bangui, le 13 avril 2018.

Par : Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC.

 

AFFRONTEMENTS A L’ARME LOURDE LES POPULATIONS PRIS EN OTAGE SERVENT DE BOUCLIERS HUMAINS AUX TERRORISTES

 

La bataille de la capitale planifiée depuis longtemps par les ex-Sélékas a t-elle commencé ? Au nez et à la barbe des autorités et des forces internationales.  Plusieurs personnes à Bangui signalent que des quartiers  sont secoués par les bruits sourds et détonants des armes lourdes et des Kalachnikovs. Les bords d l’Oubangui s’embrasent ils ? En tout cas, la population de la capitale est en proie à une panique. Fuite en masse vers les quartiers encore relativement calme. Des explosions on été entendues à quelques mètres de la résidence privée du chef de l’État Faustin Archange Touadera. Les séditieux voulaient- s’en prendre à sa personne ? Boy-Rabe, le 1er et le 4ème arrondissement,  le quartier des 200 villas, sont sous les feux des affrontements entre FACAS Minusca et des bandes armées bien organisées et apparemment en nombre. La peur  du retour des ex-Sélékas dans la capitale ravive la crainte des violences aveugles. Des étudiants ont quitté leur chambre de la cité Universitaire pour se réfugier dans les quartiers. La conquête du pouvoir par les Sélékas se précise. Nous n’avons jamais cessé ici, de mettre constamment en garde les autorités contre le danger potentiel, que représente l’enclave musulmane du KM5. Diable ! Pourquoi  a t-on laissé pourrir la situation dans ce quartier emblématique de la capitale ? Nous avons aussi mis en garde sur la contamination des autres quartiers de la capitale. Le résultat de l’immobilisme du pouvoir est que la bataille de Bangui a peut-être commencé avec sa cohorte de souffrances et d’exils pour la population. Percevant les périls, qui menacent le pays, nous nous sommes interrogés, sur l’engagement à minima des forces onusiennes et internationales. Et le surprenant départ des forces françaises. Si la Minusca s’était engagée, en utilisant le potentiel de ses forces, comme aujourd’hui dans les quartiers de Bangui, nous n’en serions pas là. Le silence et la non réaction du Gouvernement surprend. Autant que l’aphonie des puissances étrangères impliquées dans le conflit centrafricain.

 

UN PAYS SE MEURT : QUE VA FAIRE LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE?

 

La communauté internationale doit prendre le taureau centrafricain par les cornes. Les ambigüités et les hésitations du passé doivent céder la place à une action militaire forte. Qui aura pour but de désarmer et de déloger les ex-Sélékas des provinces qu’ils occupent. De libérer les populations du joug des envahisseurs et de stopper les menaces de déstabilisation qui visent la capitale. La République Centrafricaine fait partie de l’ONU. Ce serait inconcevable qu’elle sombre dans une indifférence quasi totale. Or depuis le début du chaos centrafricain,  certains casques bleus, de confession musulmane, sont fortement soupçonnées d’un comportement ambigu face aux rebelles. Voire même, une certaine complicité confessionnelle avec les ex-Sélékas. On a soupçonné des éléments de la MUNISCA de se livrer, à des trafics d’armes et de matières premières avec les rebelles.

 

D’OU VIENNENT LES ARMES DES TUEURS DU KM5 ?

 

Tout comme à N’Délé, où l’ex- bras droit de Djotodia « l’Émir » Nourredine Adam, organise des marchés géants d’armes à ciel ouvert. Les repaires des bandits au KM5, sont de véritables réserves d’armes de guerre. Si non, comment comprendre leur résistance farouche face aux forces de Sécurité et de la MINUSCA? Les armes viennent du Tchad, du Darfour du Niger et du Soudan. Or le KM5 est en majoritairement peuplé de musulmans originaires du Tchad, du Darfour du Niger et du Soudan. C’est une réserve d’armes pour les Sélékas. Une tête de pont, pour s’emparer du pouvoir le moment venu. Quand les Sélékas ont envahis Bangui, en 2013, ils ont brutalisé les Centrafricains qui n’étaient pas de confession musulmane. Par contre ils ont protégé les musulmans qui se sont repliés sur le KM5. En fuyant vers  les provinces, chassées par les Antibalakas, ils ont organisé des milices musulmanes d’autodéfense. L’action entreprise par les forces de sécurité intérieure et la MINUSCA doit se poursuivre jusqu’au désarmement totale, et à l’arrestation des meneurs. Ces mercenaires essentiellement d’origine étrangères, en majorité de nationalité tchadienne. Ils sont connus des sévices de sécurité. Ce sont des agents perturbateurs envoyés par Déby Itno. D’après nos informations, ce dernier menace d’intervenir à nouveau en Centrafrique.

 

LES MANIPULATIONS OCCULTES DES PUISSANCES ETRANGERES

 

Les masques vont finir par tomber un jour. Les Centrafricains verront alors, le visage hideux de l’impérialisme et du colonialisme. Ils s’apercevront du vaste complot ourdi de l’extérieure, qui attisent les haines. Qui ont pris en otages des dirigeants affaiblis et impuissants face aux rebelles.

  En outre, la réalité du pouvoir à Bangui semble échapper au Gouvernement. Le retrait des Sangaris est un désastre. Au moment ou le Centrafrique brûle de partout, la France doit envoyer  de nouvelles forces. A moins qu’elle n’ait décidé à changer de personnel politique à Bangui. Souvenez-vous la manière inélégante dont le Président Hollande à usée pour ne pas entendre les appels au secours du Président Bozizé. Les Sélékas ont ainsi investis la Capitale.

 La démonstration est faite que la France ancienne  puissance coloniale, ne maitrise rien en Centrafrique. Elle donne même l’impression de se désengager de ce pays, avec lequel elle a pourtant signé des accords de défense. Le Président français Emmanuel Macron semble ignorer la tragédie d’une menace de « somalisation » qui risque de surgir dans le pays des Bantous. Les affrontements du KM5, si l’on y prend garde, sonnent peut-être le glas d’un pouvoir sérieusement menacé. Nous apprenons d’autre part que la communauté internationale va obliger Touadera à organiser un forum. Pour un partage du pouvoir, avec ceux qui ont assassiné des milliers de Centrafricains.

 La situation se dégrade à l’intérieur du pays. Birao est en proie à une menace d’affrontement entre les éléments de Nourredine Adam et les casques bleus Zambiens. Le pays est entrain de s’embraser. La situation qui prévaut en ce moment ressemble à s’y méprendre, à une catastrophe. Que va faire le Gouvernement ?

 

                                          JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI avec LOAWE à Bangui (12/04/2018)

 

 

 

Monsieur Joseph Akouissonne de Kitiki, l’auteur de l’article.

Centrafrique : le MSF a pris en charge 80 blessés à Bangui depuis dimanche dernier

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Centrafrique : le MSF a pris en charge 80 blessés à Bangui depuis dimanche dernier

 

 

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Activités MSF. CopyrightMSF.

 

 

 

Bangui, le 13 avril 2018.

Par : MSF.

 

L’Organisation médicale d’urgence, Médecins Sans Frontières (MSF) est à pied d’œuvre depuis dimanche 8 avril pour prendre en charge gratuitement les dizaines de blessés qui ont afflué dans ses structures de Bangui.

Au niveau de l’hôpital de Sica, les équipes chirurgicales ont soigné 24 blessés de violence le dimanche 8 avril. Vingt autres blessés se sont rendus à la maternité de Gbaya Dombia, où ils ont reçu des premiers soins avant d’être transférés vers des hôpitaux à capacité chirurgicale ou de retourner chez eux.

Le mardi 10 avril, les équipes de l’hôpital Sica ont fait face à un nouvel afflux et ont soigné 40 blessés par balle dans la soirée, quand les ambulances de la Croix Rouge ont finalement pu ramener les blessés du kilomètre 5.

MSF tient à rappeler à tous la neutralité de la mission médicale et la nécessité de faciliter le passage des ambulances dont la mission est d’aller chercher les blessés et de les transporter à l’hôpital, d’autant plus en période de crise.

MSF est une organisation humanitaire, indépendante de tout pouvoir politique et économique. Elle intervient pour répondre aux besoins médicaux des populations les plus vulnérables lors de conflits, de déplacements de population ou de manque d’accès au soin, cela indépendamment de leur origine, de leur croyance religieuse ou politique. C’est ainsi que l’organisation gère 12 projets en République centrafricaine, dont trois à Bangui : Prise en charge des urgences chirurgicales et des violences sexuelles à l’hôpital Sica, soins de santé sexuelle et reproductive aux maternités des Castors et de Gbaya Dombia, et prise en charge des victimes de violences sexuelles à l’hôpital communautaire.

Centrafrique : l’Académie de la Paix et du Développement Durable observe avec effroi les tragiques événements qui se sont enchainés dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui

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Centrafrique : l’Académie de la Paix et du Développement Durable observe avec effroi les tragiques événements qui se sont enchainés dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui

                                                                                              

 

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE N°2018-001/PR/APDD

 

 

L’Académie de la Paix et du Développement Durable observe avec effroi les tragiques événements qui se sont enchainés dans le 3ème arrondissement de la ville de Bangui, la capitale de la République Centrafricaine, les 8 et  avril 2018 et toutes leurs conséquences.

Elle appelle au calme, à la raison et à la retenue, l’ensemble de la population centrafricaine sans distinction aucune.

Elle prie instamment les autorités Centrafricaines et la communauté internationale à leurs côtés dans le strict respect de la constitution centrafricaine dans toute sa dimension, et les résolutions successives des Nations-Unies, de tout mettre en œuvre, pour ramener, de toute urgence, la paix et la quiétude auprès de la population gravement traumatisée par l’ampleur des troubles à l’ordre public, par la voie du dialogue direct et des négociations apaisées.

 

L’Académie de la Paix et du Développement Durable déplore les victimes innocentes ainsi sacrifiées et présente toutes ses profondes et fraternelles condoléances aux familles éplorées.

Elle salue la mémoire du soldat de la Paix ayant perdu la vie dans un sacrifice ultime et fraternel au service du peuple centrafricain.

Elle présente toutes ses condoléances les plus émues à sa famille, au peuple frère et au gouvernement Rwandais engagés résolument depuis le début de la crise pour la stabilité et la Paix en Centrafrique.

Le rétablissement complet et urgent de l’autorité de l’État sur les 623000 km2 du territoire reste la seule voie crédible, incontournable et souhaitée sur le difficile chemin de la paix durable et de la cohésion sociale, gages du Vivre Ensemble en République Centrafricaine.

 

 

Bangui 12 Avril 2018

 

Madame Antoinette MONTAIGNE

Présidente, Ancienne Ministre

de la Réconciliation Nationale.

CENTRAFRIQUE : LA COALITION SIRIRI DÉNONCE LA COMPLICITÉ ENTRE LE RÉGIME TOUADERA ET LA MUNISCA POUR L’AGGRAVATION DE L’INSÉCURITÉ EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RCA)

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CENTRAFRIQUE : LA COALITION SIRIRI DÉNONCE LA COMPLICITÉ ENTRE LE RÉGIME TOUADERA ET LA MUNISCA POUR L’AGGRAVATION DE L’INSÉCURITÉ EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE (RCA)

 

 

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Monsieur Mahamat Saboun, Président de la coalition Siriri. Photo de courtoisie.

 

 

 

Bangui (RCA) 11 avril 2018 – La COALITION SIRIRI vient, d’abord, compatir avec les victimes nombreuses, de l’insécurité sciemment entretenue par le Régime de Touadera pendant longtemps et particulièrement depuis qu’il règne en potentat en RCA.

Ensuite, la COALITION SIRIRI soumet au peuple Centrafricain et à l’opinion internationale ses dénonciation et désapprobation fermes de la descente brutale des forces de la MUNISCA composée des contingents portugais, rwandais et égyptiens avec les Forces armées centrafricaines (FACA). Et, ceci en flagrante violation de la Résolution 2387 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies du 15 novembre 2017, notamment au chapitre de la protection des civils et à celui concernant l’appui politique aux actions de promotion de la paix menées actuellement par l’Union Africaine.

Cette attaque surprise et musclée du dimanche, 8 avril, menée nuitamment à partir de 2 heures du matin, vient de semer la désolation et la panique au sein d’une population civile paisible, femmes, enfants et vieillards étant les plus vulnérables, maintenant en débandade. Leur seul lieu de refuge est la Mosquée centrale de Bangui. Ce qui se passe, précisément au KM5 dans le Troisième Arrondissement et au Quartier Boy-Rabe de la Capitale nationale, Bangui, n’est qu’une petite pointe de l’iceberg de la tragédie et de l’aggravation de l’insécurité généralisée sur le territoire national. Soulignons qu’à Bangassou, pour ne pas le nommer, 2000 de nos concitoyens de confession musulmane déplacés de force dans leur propre pays et en détresse sont actuellement protégés et hébergés par l’Évêché de Bangassou dans sa Cathédrale.

La COALITION SIRIRI se demande les mobiles gouvernementaux et muniscasiens pour un tel affrontement brutal contre le peuple centrafricain. Il y a en ce moment, non seulement le panel pour le dialogue intra centrafricain pour la paix initié par l’Union Africaine (UA), mais aussi le programme de DDR-R pour lesquels tout le peuple centrafricain attend des résultats pour la paix voulue de tous.

La COALITION SIRIRI trouve que le Gouvernement Sarandji n’est pas en mesure de saisir la gravité de la situation qui prévaut dans notre pays et y apporter des solutions définitives. Pour combien de temps allons-nous laisser notre pays se détériorer à ce point et notre peuple dans la misère sans nom? Des morts gratuites partout, des blessés graves sans traitement, les rackets répétitifs des commerçants et éleveurs, des magasins et boutiques pillés et ou incendiés sans compter toutes sortes de maltraitances insupportables.

La COALITION SIRIRI demande la mise sur pied d’une commission d’enquête indépendante pour élucider tous ces drames et que la justice soit rendue.

Fait le 11 avril 2018

Moustapha Mahamat SABOUNE

Président

COALITION SIRIRI

saboune@hotmail.ca

 

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Centrafrique : arrivée des hommes armés sur des pick-up à de Gaulle, la population s’inquiète.

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Centrafrique : arrivée des hommes armés sur des pick-up à de Gaulle, la population s’inquiète.

 

 

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Les rebelles du 3R dans la ville de Bocaranga. Photo archive.

 

 

Bouar, le 12 avril 2018

Par : Gervais Lenga, CNC.

 

Équipés des armes lourdes et légères, quatre pick-up de marque Land-Cruiser remplis des hommes en tenue sont arrivés le week-end dernier dans la sous-préfecture de de Gaule, dans l’Ouham-Péndé, contrôlée par le groupe rebelle des 3R dirigés par le sulfureux Mahamat Sidiki. Pourquoi ce nouveau renfort militaire de la part du 3R alors qu’il vient de signer un accord de non-agression avec la milice Anti-balaka ?

 

Même si les habitants de Koui, anciennement de Gaulle, sont plus ou moins habitués à ce genre du mouvement des éléments rebelles du 3R, la présence depuis ce samedi des hommes lourdement armés en provenance de la République du Tchad n’est pas rassurante pour eux. Ainsi, beaucoup se demandent pourquoi le 3R à lui seul reçoit-il de tels renforts en homme et aux armes ? Prépare-t-il un autre coup dans la région ?

Contacté par CNC, Marc, un habitant de Koui, parle d’environ 100 combattants armés qui sont arrivés le week-end dernier sur 4 pick-up en provenance du Tchad. Et pour ne pas prendre de risque, il préfère quitter la ville pour se réfugier à Bouar, la capitale provinciale de la Nana-Mambéré. Selon lui, d’autres habitants de Koui sont partis vers Bocaranga pour se réfugier aussi dans cette ville.

Entre temps à Bouar, les forces de défense et de sécurité, mise au parfum de la situation, sont actuellement en train d’observer les faits et gestes de ce groupe rebelle avant de décider de ce qu’elles vont faire.

Rappelons que le 16 décembre dernier, le groupe rebelle du 3R et la milice Anti-balaka ont signé un accord de paix sous la supervision de la Minusca. Aucun des deux ne peut, en théorie, agresser l’autre, quelle que soit la raison, selon l’accord signé.

Cependant, l’arrivée des renforts du côté du 3R laisse planer du doute sur la volonté de ce groupe rebelle de faire la paix comme il prétend.

 

De Bouar, Gervais Lenga pour CNC.

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