Centrafrique promesses du Président Touadéra lors de son discours d’investiture le 30 mars 2016
Centrafrique.com/19842-2/le-president-touadera-lors-de-sa-prestation-de-serment-a-bangui-4/” rel=”attachment wp-att-19843 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président Touadera lors de son investiture en mars 2016.
Bangui, le 31 mars 2018.
Par : Thierry Simbi, CNC.
Lors de son investiture en mars 2016, le Président Faustin Archange Touadera, alias la Tortue, dans son discours à la nation,a promis le peuple centrafricain que dans quelques mois après sa prise de fonction , qu’il va trouver en toute urgence des solutions à certains problèmes qui, selon lui, continuent de miner le pays.
Voici en résumé la liste des promesses faites par la Tortue de Damara :
« La priorité des priorités est la sécurité durable et la défense du territoire national. J’y répondrai avec fermeté. »
« Je procèderai à la refondation de notre armée pour qu’elle devienne véritablement républicaine, pluriethnique, apolitique et professionnelle. »
« Une lutte sans merci sera menée contre la fraude, la corruption, les détournements de deniers publics. »
« J’instruirai le gouvernement pour qu’il reprenne en main les divers dossiers relatifs à l’augmentation de notre capacité en production de l’électricité pour nous permettre de desservir amplement la ville de Bangui et de ses environs ainsi que les grandes villes des provinces. »
« Des efforts particuliers seront déployés pour multiplier les établissements scolaires de divers degrès et étendre notre réseau universitaire. »
« Nous allons ouvrir de nouveaux centres de santé et apporter à nos formations hospitalières les équipements qui leur font défaut. »
« Nous mettrons en place, dans le cadre de notre système de sécurité sociale, d’un dispositif d’assurance maladie facilitera l’accès aux soins des moins favorisés. »
« Le programme d’adduction d’eau qui sera mis en œuvre, la situation, de ce point de vue, devrait s’améliorer considérablement. »
« Je veillerai à l’aboutissement des textes en matière de décentralisation pour permettre la mise en œuvre effective de cette politique afin qu’elle soit une réponse aux sollicitations de certains de nos compatriotes qui pensent que certaines parties du territoire national sont laissées à l’abandon.
« L’habitat sera l’une des priorités de notre action. Le programme de construction de plusieurs logements sociaux que j’avais en conception avant les récentes crises sera réactivé »
« Application des règles de bonne gouvernance, avec une justice impartiale et indépendante. »
Formés en majorité à Dakar au Sénégal, notamment à l’École Inter États des Sciences et Médecines vétérinaires (EISMV), les docteurs vétérinaires, notamment ceux en instance d’intégration dans la fonction publique centrafricaine ou en fin d’étude, sont désormais condamnés à supporter les caprices des autorités de leur pays. Volontairement ou non, la porte de la fonction publique semble être fermée pour longtemps à ces diplômés, pourtant recherchés dans le pays. Que s’est-il passé ?
Les faits :
Selon des informations concordantes recoupées, tout a commencé en mars 2013 par la prise du pouvoir de l’ex-coalition de la Séléka, suivie de la guerre civile qui a totalement secoué le pays.
Pour les étudiants centrafricains à l’étranger, en particulier ceux de l’École Inter États des Sciences et Médecine vétérinaire (EISMV) de Dakar, cette prestigieuse institution ayant pour vocation de former des Docteurs vétérinaires issus des sous-régions d’Afrique de l’Ouest , du Centre et même de l’Est, commence alors une période d’extrêmes difficultés.
Depuis, ces étudiants sont laissés à eux même dans des conditions inacceptables. En 2015, la Direction de l’école leur interdisait l’inscription et l’accès à tout document administratif faute de non-versement par leur État de sa contribution pour le bon fonctionnement des activités de l’école depuis des années. De ce fait, les Étudiants centrafricains en fin de cursus en 2014 par exemple, n’ont finalement pu soutenir leur thèse qu’en 2016, 2017 suites à un allègement des mesures prisent à leur égard par la direction de l’école. Ces étudiants perdaient au passage deux à trois ans de leur vie.
Depuis le début des problèmes, toutes les couches de l’administration centrafricaine ont été saisies.
Malheureusement aucun effort n’a été consenti pour les résoudre. Ainsi donc, tout le monde est au courant que les vétérinaires diplômés de l’EISMV pendant ces trois dernières années (au nombre de quatre) ne peuvent entrer en possession de leur diplôme. Malheureusement, en cette période d’intégration à la fonction publique, les autorités refusent de prendre leur dossier d’intégration sous prétexte que n’y figure pas leur diplôme.
« Nous voulons savoir si nous devons encore perdre des années de nos vies parce que l’État ne travaille pas. »,a expliqué à CNC le docteur Édouard Désiré KAIMBA, l’un des docteurs vétérinaires en instance d’intégration contactés au téléphone .
Bizarrement, l’État peut entrer en possession de la liste effective des individus ayant fréquenté et fréquentant encore l’EISMV de Dakar si elle le désire.
Ne serait-ce pas là un signe de mauvaise foi que de les laisser encore à leur sort ces dignes enfants du pays qui malgré les difficultés ont relevé le défi de finir leurs études et qui ne demandent à présent qu’à travailler pour le redressement de leur pays?
Où est donc passée la politique du développement agricole tant prônée par l’État si ceux qui doivent travailler sur le sujet ne sont pas recrutés?
Voici autant de questions auxquelles les diplômés vétérinaires de Dakar aimeraient avoir des éclaircissements.
Centrafrique : lettre ouverte de Godfroy- Luther GONDJE-DJANAYANG, Leader de la Société civile à Faustin-Archange Touadera, Président de la République.
Objet: Le pouvoir transforme l’Homme : du candidat des pauvres au président d’un système machiavélique.
Cher compatriote Monsieur le Président,
J’enclenche cette lettre ouverte par la citation suivante : « vaut mieux prendre son courage pour écrire l’histoire que de laisser l’histoire s’écrire par des prédateurs et par des esprits machiavéliques ». A l’occasion de la célébration de votre deuxième année au pouvoir, le bon sens qui est la raison m’interpelle en ma qualité de leader de la société civile de prendre ma plume combattante afin de défendre le peuple centrafricain, première victime de votre tromperie politicienne.
Cher compatriote Monsieur le président,
Permettez-moi de vous dire que la vérité est une arme rationnelle qui concourt à la consolidation des institutions fortes, en revanche, l’instrumentation d’un peuple à des fins politiques détruit généralement l’Homme pouvoiriste. En guise de rappel, je me souviendrai toujours de votre slogan magique pendant les élections présidentielles de 2016 je cite « je suis le candidat des pauvres et le candidat de la rupture ». Depuis votre accession à la magistrature suprême de l’Etat, l’actualité brulante et saisissante, fait état des lieux que votre système managérial et politique est aujourd’hui responsable du désastre que ne cesse de vivre le peuple centrafricain au quotidien.
Raison pour laquelle, d’une part :
Lorsque je pense aux carnages, aux femmes violées, les veuves, les enfants soldats, les orphelins, à la misère sociale, le chômage, le défaut des systèmes sanitaires, l’éducation paralysée, et d’autre part aux textes constitutionnels délibérément bafoués, la politique de la terre brulée, à l’injustice. Votre système machiavélique et politique se permet d’ironiser sur le sort du peuple souverain. Au regard de cette attitude insidieuse, je m’interroge s’il ya un revirement spectaculaire du paradigme et que le pouvoir transforme véritablement l’homme ? Mais soyez rassuré, hier je disais à vos prédécesseurs que le climat politique est en pleine décomposition par le fait de leur amateurisme, de leur népotisme, de leur clientélisme, de leur régionalisme, de leur exclusion, de leur mauvaise gouvernance finalement la trajectoire historique et politique de notre pays a donné raison à l’ensemble de mes déclarations préventives.
Certainement par peur de mettre terme à votre propre système conventionnel et destructif, voilà que notre beau pays la République centrafricaine endosse les conséquences désastreuses de votre gestion opaque. Pour finir, je martèlerai au lieu de célébrer la deuxième année de votre philosophie « de tromperie politicienne », je préfère personnellement de rendre un vibrant hommage à nos martyrs !
Alors en ce jour qui marque la célébration de votre deuxième année au pouvoir, je vous souhaite d’écrire dans votre agenda que « le leadership ne se décrète pas, mais c’est un pouvoir naturel qui fait parti de l’ADN de l’Homme ».
Recevez Monsieur le président, l’expression de mes salutations patriotiques.
Fait à Toulouse 30 mars 2018
Godfroy- Luther GONDJE- DJANAYANG, Leader de la Société civile.
Centrafrique : vive tension au sein de l’hôpital communautaire, les parents d’une victime créent la panique.
Centrafrique.com/19823-2/ambulance-a-la-sortie-de-lhopital-communautaire-bangui-img_22mars2018175405-2/” rel=”attachment wp-att-19824 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Une ambulance à la sortie de l’hôpital communautaire de Bangui.
Bangui, le 30 mars 2018.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Après la mort tout à coup d’un malade ce jeudi 29 mars suite à une probable erreur médicale aggravée, les parents de la victime, en colère, se sont rendus sur place à l’hôpital communautaire pour régler le compte du personnel incriminé.
Selon nos informations, les faits se sont déroulés ce jeudi 29 mars vers 20 heures de Bangui, quand un homme, âgé d’environ 41 ans dénommés Gbokou Natanael et qui réside le quartier Miskine, s’est rendu à l’hôpital communautaire après avoir senti un léger malaise plutôt dans la journée.
En arrivant sur place vers 18 heures locales, il a trouvé un infirmier stagiaire en permanence qui lui a prescrit une liste des médicaments à payer.
Dans la foulée, monsieur Gbokou a pu fournir tout ce dont l’infirmier lui aurait demandé.
Malheureusement pour monsieur Gbokou, au moment de l’injection préparée par le stagiaire, il y’aurait une erreur de la dose, selon l’affirmation du stagiaire lui-même, et l’homme a perdu connaissance et il est mort sur-le-champ.
Informés de la mort de leur fils, les parents de la victime se sont d’abord doutés de la nouvelle avant de se rendre sur place pour la confirmer.
Sous le choc, un groupe des jeunes du quartier Miskine, appuyés par les parents de la victime, se sont regroupés au sein de l’hôpital communautaire vers 20 heures pour en finir avec le stagiaire incriminé.
Appelées en urgence, les forces de l’ordre se sont rendues sur place pour tenter de calmer la situation très embarrassante pour le Directeur de cette institution.
Pour l’heure, le stagiaire est maintenu à la gendarmerie pour nécessité d’enquête.
Cependant, des interrogations demeurent vives quant à la responsabilité pénale ou civile de cet acte criminel malheureusement très fréquent dans les hôpitaux de la capitale centrafricaine Bangui.
D’après un patient qu’on a pu contacter sur place, le problème des stagiaires ne date pas aujourd’hui. D’ailleurs, chaque soir dans tous les hôpitaux du pays, on n’y trouve que ces derniers en poste, que ça soit en urgence ou dans d’autres unités de soins, et les victimes, on les compte par dizaine chaque semaine, conclut-il à CNC.
Entre temps, les parents de monsieur Gbokou Natanael, qui laisse derrière lui une femme et 5 enfans, envisagent de déposer une plainte à la justice pour “erreur médicale” aggravée.
Alors, contre qui vont-ils déposer cette plainte ? Contre l’État, l’hôpital ou contre le stagiaire ?
Ce mercredi 28 mars 2018, alors que les manifestations se multiplient pour commémorer l’An 2 du Président de la République, voilà qu’au siège de son parti, le PATRIE, Me Crépin Mboli-Goumba, pugnace opposant de son état, a animé une conférence de presse au centre de laquelle, le « triste bilan » de cette deuxième année de gouvernance de Touadera.
Le bilan établi par l’opposant est sans complaisance ! Tout a commencé par un rappel du bon départ de Touadera, en tant que président élu de la République centrafricaine, investi le 30 mars 2016 : « Il y a deux ans, le président Faustin Archange Touadera a été investi à la magistrature suprême de l’Etat. Le peuple centrafricain et le monde entier avec lui, à l’unisson et légitimement célébrait ce passage de témoin pacifique entre Catherine Samba Panza et le nouveau président, ceci pour un bail de cinq ans », avait d’abord reconnu, Me Mboli-Goumba qui poursuit que « tous les espoirs étaient permis », du moins à ce niveau.
Dans son explication, l’opposant relève qu’ « on se disait qu’on allait enfin s’atteler à la construction d’une grande nation solidaire où chaque centrafricain vivrait en liberté et ne serait pas jugé en fonction de sa région d’origine. Tous les espoirs étaient permis parce que le président élu bénéficiait de l’adhésion de la quasi-totalité des centrafricains, à travers ses différentes composantes et surtout parce que le nouveau locataire du palais de la Renaissance n’avait à la bouche que des mots de réconciliation nationale, de sécurité et de la rupture ». En plus de ces aspects, il y a avait cette « formule d’union sacrée » voulue et obtenue par le président FAT.
Le mot de transition entre cette première réalité et la vraie réalité de Touadera en deux ans aura été le « Hélas ! » que prononçait Me Mboli-Goumba qui démontre que « dès le lendemain de cette mandature, des nuages annonciateurs d’orages obscurcirent le ciel bleu azur ». En effet, selon le conférencier, « les toutes premières nominations, on s’en souvient, indiquèrent que la mandature serait marquée du seau du sectarisme, de la médiocrité et de la faillite morale ». Et d’expliquer que « ‘’Sectarisme’’ parce que très vite, la région et les liens familiaux devinrent le critère le plus important de la promotion dans l’administration et dans les sociétés d’Etat ; ‘’médiocrité’’ parce que dans une incroyable et surprenante intelligence surtout venue d’un intellectuel, le professeur de Mathématiques ne s’entourait que des gens ayant démontré leur incompétence ; ‘’morale’’ enfin, parce que la promotion d’escrocs dans l’entourage présidentiel ouvrit la voie à tous les excès, la course à l’enrichissement illicite. Depuis, le président Touadera s’est malheureusement enfoncé dans la nuit noire, sans boussole, comme si il était attiré par les ténèbres ».
De l’avis de Me Mboli-Goumba, le constat premier qui se dégage du fameux l’an 2 de Touadera, c’est que les Centrafricains ont en face d’eux, « un immense champ de ruine des illusions perdues où gisent des cadavres comme jamais auparavant et aussi où vivent des réfugiés, des déplacés internes, ainsi que des compatriotes ayant perdu toute leur dignité, car vivant désormais dans l’insécurité alimentaire et comptant sur l’aumône de la communauté internationale ».
En chiffre et notamment sur ce volet précis, il faut compter aujourd’hui 688 700 personnes déplacées ; 518 196 réfugiés et quelques 2 millions de Centrafricains touchés par l’insécurité alimentaire, soit environ 50% de la population. A cela, faut-il ajouter qu’un peu plus de 80% du territoire national est sous la coupe des groupes armés. Ce tableau rappelle à Me Mboli-Goumba que « le triste record de 3000 morts que détenait le régime transitoire de la séléka a été multiplié par deux sous le régime issu des urnes du président Touadera pour atteindre plus de 7000 assassinés parmi nos compatriotes ».
Ce n’est que le bout de l’iceberg, puisque toujours selon Me Mboli-Goumba, « au plan diplomatique, notre pays, la République centrafricaine est comme un canard sans tête, avec un président qui fait l’impasse sur le Ministère des Affaires étrangères, et méconnait les uses diplomatiques ou tout simplement les règles du monde moderne tel qu’il fonctionne et, ce faisant, humilie notre peuple ». C’est en cela qu’en réponse à la question d’un journaliste de la presse écrite privée, Me Mboli-Goumba relève qu’il n’a pas régi pour être copté au sein d’un « gouvernement inexistant », car même en tant que Ministre des Affaires étrangères, il aurait démissionné immédiatement le lendemain de la visite du Président Touadera en Arabie Saoudite, lorsque le Ministres des AE n’était même pas informé de la mission. Voilà qui cause, selon le président du PATRIE, « un isolement sans précédent sur la scènes sous-régionale et internationale ». L’opposant renforce ce dernier argument avec le « transfert temporairement définitif ou définitivement temporaire du siège de la CEMAC à Malabo, la perte de la Présidence et de la Vice-présidence de la BDEAC. A cette déchéance vient s’ajouter, de l’avis de Me Mboli-Goumba, « le règne de la terreur » qui se matérialise parle traque des opposants tant sur le plan politique, économique et social.
Me Mboli-Goumba a trouvé non exhaustive la liste qui devrait être établie des échecs de Touadera, mais ajoute l’aspect judiciaire : « la justice n’aura aussi été manipulée, instrumentalisée et mise au service d’un clan sous aucun régime », dénonce l’opposant.
Et de conclure, « deux ans après, c’est donc l’état de la Nation que nous découvrons ici, une nation déchirée, mal gouvernée, livrée aux pillards et aux pilleurs, isolée comme jamais auparavant à la justice mise au pas et non rendue au nom du peuple, mais d’un clan prédateur ; une nation exsangue, défigurée par l’occupation de son territoire et l’asservissement de sa population ; un leadership inexistant ; une appétence sans pareil des membres du clan au délice du pouvoir sans préoccuper jamais du résultat ».
Centrafrique : intégration dans la fonction publique, les auxiliaires de la police nationale menacent de rentrer en grève.
Centrafrique.com/19795-2/les-policiers-dans-un-pick-up-bangui/” rel=”attachment wp-att-19807 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Patrouille de la police nationale à Bangui. Copyrightautremedia.
Bangui, le 29 mars 2018.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Réçus en audience le lundi 26 mars dernier par le ministre de la Sécurité publique, les cinq représentants des policiers auxiliaires, après consultation de leur base, rejettent en bloc la proposition de leur chef et maintiennent leur menace de rentrer en grève illimitée contre leur non-intégration dans la fonction publique centrafricaine.
Habitués aux arguments quasi mécaniques des différents ministres de l’Intérieur du gouvernement successif depuis 2003, les auxiliaires de la police nationale, pourtant ils constituent une force d’appui non négligeable pour la police nationale en Centrafrique, ne peuvent plus supporter l’état dans lequel ils sont actuellement embourbés, et ils comptent le faire savoir pour la énième fois par une décision, quasi unanime de la base, de rentrer en grève illimitée si rien n’a été fait d’ici là.
Mis au parfum de la situation, le ministre de la Sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara, a rencontré le lundi dernier les cinq représentants de ces policiers auxiliaires, mais les choses semblent être compliquées pour le ministre de résoudre cette situation par une simple décision unilatérale.
Contacté par CNC, l’un des policiers auxiliaires nous a confirmé que c’est depuis 2003 qu’il travaille comme auxiliaire de la police nationale, et ils sont nombreux dans cette situation alarmante.
Rappelons qu’environ 800policiers auxiliaires travaillent à ce jour dans les différents services de la police centrafricaine.
Dans les 8 arrondissements que compte la capitale centrafricaine, on y trouve plus des auxiliaires que des vrais policiers à – proprement parler. Les mêmes cas se répètent à la FICU, dans les 6 postes de police de l’OCRB de Bangui et la CNS…
Cependant, ce qui est étrange dans toute cette situation, les autorités du pays continuent de recruter des agents de la police sans même se soucier de ces auxiliaires sous leurs pieds depuis plus de 14 ans.
Selon une source proche de la sécurité publique, plusieurs dizaines des auxiliaires ont été blessés ou tués dans les 5 dernières années dans le pays dans l’exercice de leur fonction, sans compter les autres qui se sont séparés de leurs familles à cause du manque de liquidité ou d’un salaire fixe pour les nourrir.
En 2003 après la prise du pouvoir du général François Bozizé, une centaine des jeunes ont été recrutés comme auxiliaires de police pour appuyer les forces de l’ordre en sous effectif à cette époque. Avec une promesse d’intégration à la clef, ces jeunes travaillent sans relâche plus que certains policiers qu’on a vus dans le pays. Malheureusement, cela perdure 10 ans après, et beaucoup d’entre eux ne sont pas intégrés dans la fonction publique.
La grève, prevue après l’anniversaire du pouvoir du Président Touadera, risquerait de fragiliser totalement l’appareil sécuritaire du pays.
Centrafrique : insécurité généralisée à mi-mandat, focus sur la situation à Bocaranga.
Centrafrique.com/centrafrique-insecurite-generalisee-a-mi-mandat-focus-situation-a-bocaranga/rebelles-3r-bocaranga-img_28mars2018142757/” rel=”attachment wp-att-19791 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les rebelles du 3R en bérets rouges à Bocaranga. CNC.
Bangui, le 29 mars 2018.
Par : Thierry Simbi, CNC.
Dernièrement, les localités de Séko (Ouaka), Nanga Boguila (Ouham), Alindao (Basse-Kotto), Kaga Bandoro (Nana-Grébizi) ont été touchées par des excès de violence tandis que le pouvoir fête en grande pompe les deux ans de l’accession au pouvoir de Faustin-Archange Touadéra. Le gouvernement en place n’a d’ailleurs même pas pris le temps de dénoncer cette situation bien trop occupé à communiquer sur la soit-disant qualité du bilan de ces deux ans au pouvoir. Dans la plupart des préfectures, le constant est pourtant accablant : une situation d’insécurité chronique s’enracine sur fond de renforcement des groupes armés et gangrène désormais la quasi totalité du pays…
Dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, c’est surtout le groupe armé 3R de Sidiki qui oppresse les populations civiles locales. L’équilibre est d’ailleurs très précaire sur le terrain entre ce groupe armé 3R et les éléments anti-balakas tandis que le contingent de la Minusca est plus spectateur qu’acteur de son mandat de maintien de la paix. La présence d’éléments armés 3R est signalée tous les jours dans la ville de Bocaranga alors que les pancartes positionnées partout dans la ville signalent pourtant que Bocaranga est une « ville sans arme » … Les éléments antibalaka qui pour la plupart ont déjà déposé les armes menacent de les reprendre devant cette situation qu’ils n’acceptent plus. Récemment chassés de la commune frontalière de Bang où le groupe avait instauré ses propres services des douanes, les 3R ont en plus érigé des barrières illégales sur les trois grands axes routiers qui mènent à Bocaranga (Bocaranga-Bozoum, Bocaranga-Bouar, Bocaranga-Bang). Certains éléments de la gendarmerie de Bocaranga travaillent même de connivence avec les 3R et la population locale parle d’« actes de banditisme » concernant ces pratiques en vigueur dans leur localité. Le commandant adjoint chef de brigade de la gendarmerie de Bocaranga Hervé SILAI est régulièrement cité dans ce trafic avec les 3R et autres exactions par la population qui demande son départ immédiat. Cette situation commence à devenir explosive et il est urgent que la Minusca, le Ministre de la Sécurité publique et le DG de la gendarmerie se saisissent vigoureusement de cette affaire pour mettre fin à ces trafics qui compromettent sérieusement le retour à la paix dans cette localité.
Note: il faut distinguer sur les photos en bêrets rouges les éléments 3R à Bocaranga.
ISRAEL-AFRIQUE : LES IGNOMINIES DE BENYAMIN NETANYAHU, PREMIER MINISTRE ISRAÉLIEN, A PROPOS DES MIGRANTS AFRICAINS
Centrafrique.com/19788-2/premier-ministre-netanyahu-parlant-a-une-reunion-de-likud-img_28mars2018152429/” rel=”attachment wp-att-19793 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le premier ministre israelien Bejamin Metanyahu parlant à une réunion de Likud. Photo AFP
20 mars 2018 : lors de l’inauguration d’une clôture électrique visant à protéger les frontières de son pays contre les migrants africains, le Premier ministre israélien éructe, dans une indifférence quasi générale, des apostrophes indécentes à l’encontre des migrants africains : « sans cette barrière, nous serions confrontés à de graves attaques terroristes venues du Sinaï et pire, à une arrivée massive de migrants africains. »
Quelle dérive vers le pire des racismes de la part d’une personne qui a eu à souffrir de la barbarie nazie! Quelle insulte à la mémoire de tous ceux qui ont été envoyés dans des camps de concentration!
Décidément, le Premier ministre israélien est incorrigible. Ce n’est pas sa première sortie, la haine à la bouche, contre les migrants africains. Il n’y a pas si longtemps, l’extrême-droite israélienne a envahi les rues de Tel Aviv en excitant ses partisans et en déversant partout des propos xénophobes. Régulièrement, les migrants africains sont violemment pris à partie et accusés d’envahir Israël pour contaminer sa population avec un sang impure. Le médecin qui l’affirme semble obéir à une recommandation du ministre de la Santé.Les migrants sont parqués dans des camps. Ou alors, ils subissent les crachats et les insultes dans la rue.
Si le Premier ministre actuel peut être qualifié de raciste et de xénophobe, l’ancienne Première ministre, Golda Meir, doit se retourner dans sa tombe. Elle qui prônait « une solide coopération avec l’Afrique » n’avait pas hésité, lors d’un voyage sur le continent, à proclamer : « Les Noirs et les Juifs ont été deux peuples persécutés. Pour les juifs, par l’holocauste ; pour les Noirs, par l’esclavage… » Au cours des années 60, elle n’avait pas cessé de militer pour que l’Afrique et Israël coopèrent. Elle avait accordé des bourses à des jeunes Africains afin qu’ils aillent dans les kibboutz pour s’initier aux techniques agricoles. Inversement, beaucoup de jeunes Israéliens avaient été envoyés dans plusieurs Etats africains fraîchement indépendants pour leur prêter assistance et les aider à rationaliser leur agriculture.
Aujourd’hui, les dirigeants de l’État hébreux courtisent assidûment leurs homologues africains pour établir des relations diplomatiques entre leurs pays. Des militaires israéliens conseillent la garde prétorienne de certains Etats africains. Des immigrés israéliens sont nombreux à vivre en Afrique noire sans être inquiétés. Ils participent à l’économie tout en faisant des affaires juteuses.
C’est depuis l’avènement du Premier ministre Benyamin Netanyahu, qu’une extrême-droite minoritaire, traditionaliste, xénophobe et raciste gangrène le pays de Ben Gourion. Avec sa politique agressive et provocatrice, Netanyahu est en train de mettre son peuple en danger. En fait, beaucoup d’Israéliens sont des femmes et des hommes de paix. Ils manifestent souvent contre les persécutons des migrants africains et condamnent les éructations xénophobes de leur Premier ministre. On pourrait presque dire qu’il ne mérite pas son peuple.
Les Falashas, juifs noirs d’Éthiopie, subissent, eux aussi, un racisme quotidien. Ils sont discriminés dans le pays à cause de leur peau noire. En cultivant la peur de l’Arabe et de l’Africain, Benyamin Netanyahu est en train d’isoler Israël. Survivants de la barbarie racialiste nazie, les juifs devraient être à la tête du combat contre toutes les formes de racisme et de discrimination.
« Les migrants africains sont pires que les djihadistes » : la phrase de Netanyahu rappelle furieusement l’injure lancé par Trump : « L’Afrique, pays de merde!» Il n’est donc pas surprenant qu’ils s’entendent comme « cul et chemise ».
Notons qu’une fois de plus,devant ces propos scandaleux, l’Union Africaine n’a pas réagi. Comme d’habitude.
JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI
(28 mars 2018)
Monsieur Joseph Akouissonne de Kitiki, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
A l’invitation de notre Parti frère le Parti Nigérien pour la Démocratie et le Socialisme (PNDS), le Camarade Martin ZIGUELE, Président du Parti, a séjourné à Niamey(Niger) du 23 au 27 mars 2018 afin de prendre part au 7ème Congrès ordinaire du PNDS tenu les 24 et 25 mars au Stade du 29 juillet à Niamey.
A l’issue de deux jours de travaux, les congressistes ont procédé au renouvellement de la direction politique du PNDS. A cette occasion le Camarade BAZOUM Mohamed a été reconduit à la tête du Parti et du Comité Exécutif National (Bureau Politique) à l’unanimité des congressistes. Ensuite, le Camarade BAZOUM Mohamed, investi dans ses nouvelles fonctions, a proposé au Congrès le Présidium de l’Exécutif National (Bureau Politique), qui a été approuvé à l’unanimité.
Les Camarades FOUMAKOYE Gado et MASSOUDOU Hassoumi deviennent respectivement Vice-président et Secrétaire Général du Parti.
Dans un message délivré aux congressistes au nom du Bureau Politique du MLPC, le Camarade Martin ZIGUELE a salué les camarades du PNDS et les a exhortés à rester unis et fidèles, dans le respect de leur propre devise “Solidarité-Démocratie-Travail” afin que le PNDS engrange d’autres victoires et continue à faire la fierté des progressistes, socialistes et socio-démocrates africains.
Il est à noter qu’aux côtés du MLPC, plusieurs partis membres du Comité Afrique de l’Internationale Socialiste, sous la conduite de notre Président Emmanuel GOLOU, ont délivré leurs messages et participé au 7ème Congrès ordinaire du PNDS.
Centrafrique : coulisse de la CEMAC, violente dispute entre le ministre centrafricain des Finances Henri Marie Dondra et le Président de la commission de la CEMAC à Yaoundé.
Centrafrique.com/19783-2/dondra-cemac-27-mars-2018-img_27mars2018141635/” rel=”attachment wp-att-19784 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Conférence UMAC du 27 mars 2018 à Yaoundé au Cameroun. Photo : CNC.
Bangui, le 28 mars 2018.
Par : Anselme Mbata, CNC.
L‘union monétaire du 27 mars 2018 à Yaoundé, le ministre des finances centrafricain Henri-Marie Dondra accuse ouvertement monsieur Daniel ona ondé, Président de la commission d’avoir trompé le Président tchadien Idriss Deby sur l’épineux dossier de la délocalisation du siège de la CEMAC sur Malabo en Guinée équatoriale. Que s’est – il passé exactement au comité ministériel de l’UMAC ce mardi ?
Selon de source autorisée proche de la CEMAC (Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale ), le ministre des Finances et du Budget de la République centrafricaine et le président de la commission de la CEMAC se sont violemment affrontés verbalement sur l’épineuse question de la délocalisation du siège à Malabo.
D’après les informations recueillies par CNC, après présentation d’un acte additionnel signé par le président tchadien IDRISS DEBY concernant la COSUMAF un autre organe de la CEMAC, le comité ministériel aurait relevé une disposition qui ne cadre pas avec les pratiques de la Cemac sur la procédure en matière de contribution des états. Le texte additionnel instaurerait pour la Cosumaf, un débit automatique des comptes des trésors au niveau de la banque centrale. Le ministre des finances centrafricain aurait saisi cette occasion pour reprocher au président de la Commission de la CEMAC de ne pas respecter les procédures en saisissant directement le président de la conférence des chefs d’État notamment le président tchadien sans recueillir l’avis des comités ministériels et des techniciens.il a accusé le président de la commission d’avoir trompé le président tchadien en lui apportant des informations erronées sur l’insécurité à Bangui …
Le président DEBY aurait signé malgré lui la délocalisation momentanée du siège de la CEMAC.
« Le président de la commission n’a qu’à démissionné s’il ne veut pas venir travailler à Bangui un autre gabonais peut occuper le poste »,aurait ajouté le ministre centrafricain.
Piqué au vif le président de la commission Daniel ona ondéaccuserait les autorités centrafricaines d’instrumentaliser l’opinion centrafricaine, via les médias, contre lui et qu’il se sentirait en danger à cause de ce problème de siège. N’eut été l’intervention du président de l UMAC. Le ministre des Finances du GabonRegis immongault, les deux personnalités ne voulaient pas en démordre. Notons qu’à ce jour les autorités centrafricaines n’ont pas encore été saisies officiellement par le président de la commission de cette décision de délocalisation.
Les jours macabres se suivent et se ressemblent. Dans un entretien réalisé par Hélène Destombes (Cité du Vatican), rapporté par Afrique News Infos, avec le Père Gbagoua vicaire général de Bambari. On est suffoqué par les supplices des populations et l’assassinat d’un Prêtre et d’un Imam, abattus à bout portant. Ces insupportables horreurs se sont déroulées à Seko à une soixantaine de kilomètres environ de Bambari. (Sud). Ce sont les ex-Sélékas de l’Union pour la Paix en Centrafrique (l’UPC) qui se sont livré à des représailles aveugles sur des civils. Après des affrontements avec les Antibalakas. Des dizaines de civils innocents ont été massacrés. Par les mercenaires du sanguinaire Ali Darass chef d’Union Pour la Paix en Centrafrique (UPC)… Ce Nigérien, ex –Séléka à la solde de Djotodia, qui règne sur la Kotto, la Basse-Kotto et le Mbomou. Il ne parle ni le français ni le Sango ? Ces massacres sont des exécutions sommaires. Des crimes de guerre et contre l’humanité. Ce scénario sinistre se déroule, dans une indifférence générale insupportable, des Médias occidentaux qui préfèrent évoquer quotidiennement, les guerres au Proche et au Moyen-Orient… Pas moins de vingt morts par jour. En Centrafrique, pays martyre, les viols des femmes et d’adolescentes par les ex-Sélékas et quelques éléments dépravés de la soldatesque internationale sont monnaies courantes.
QUE FONT LES AUTORITÉS CENTRAFRICAINES, LA Minusca ET LES FORCES INTERNATIONALES?
Ce ne sont pas les condamnations de la MNUSCA et le silence assourdissant et insupportable du Gouvernement qui désarmeront les bandes armées. Mais un engagement déterminé sur le terrain pour venir à bout des terroristes. Le Gouvernement doit communiquer à propos de la lutte contre les envahisseurs. Le silence du pouvoir sur les derniers massacres est inadmissible. Les Centrafricains n’en peuvent plus de pleurer leurs morts. Ils n’en peuvent plus de se sentir abandonné par leurs gouvernants qui donnent l’impression de regarder ailleurs pendant que la maison Centrafrique brûle. Il faudra interpeller la MINUSCA les Forces internationales et les gouvernants sur leur incapacité à désarmer les rebelles et protéger les Centrafricains. Il est insupportable de constater que les politiciens centrafricains ont disparus de la scène, alors qu’ils étaient si nombreux à postuler à la Présidence de la République. Il est tout autant insupportable de constater l’incapacité de l’armada internationale. Malgré l’arrivée des armes et des soldats russes. Malgré la si longue présence de la Minusca qui devrait, aider le Gouvernement à désarmer les rebelles et protéger les populations. L’arrogance et la cruauté des ex-Sélékas est sans limite. La République Centrafricain semble se figer dans un statu quo d’une partition, qui menace de jour en jour son unité territoriale et sociale. Les Centrafricains diront non à la dislocation, de leur pays, Il faut craindre un ras le bol des Centrafricains qui conduise à une longue instabilité.
Ps : Les violences continuent au KM5. Que font les forces de sécurité et de police ? Il n’ y’a pas si longtemps, le Ministre de la sécurité a fait une descente au KM5. Les deux chefs de bandes qui se sont partagé le quartier, sont toujours là. Ils continus à racketter les commerçants du quartier. Et à s’enrichir sur leur dos. Soudoyés et cooptés par des fanatiques poseurs de bombes. Il est à redouter que le quartier est déjà infiltré par des combattants de DAESH mis en difficulté en Syrie. Ils vont continuer leur guerre là où les intérêts français sont faciles à détruire. Comme en Centrafrique par exemple.
AKOUISSONNE DE KITIKI (28/03/2018)
Monsieur Joseph Akouissonne de Kitiki, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie
Centrafrique : Sur les traces de Guterres, Marcelo Rebelo de Sousa, président Portugais à Bangui
Centrafrique.com/19774-2/arrivee-a-bangui-du-president-portugais-corbeaunews-img_26mars2018224638/” rel=”attachment wp-att-19775 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président portugais à Bangui le 26 mars 2018. Photo Fred Krock, CNC.
Bangui, le 27 mars 2018.
Par : Fred Krock, CNC.
Les Banguissois ont été mobilisés en masse le long de l’Avenue des Martyrs menant de l’aéroport au Centre-ville, par les ‘’touaderateurs’’ pour réserver un accueil chaleureux au Président du Portugal, Marcelo Berelo de Sousa, arrivé ce lundi 26 mars, en fin de matinée dans la capitale centrafricaine, ceci cinq mois après la visite d’un autre Portugais de marque, en l’occurrence Antonio Guterres, patron de l’Onu dans le pays. C’est son homologue le Président centrafricain qui l’a accueilli à l’aéroport international de Bangui Mpoko.
L’on ne parle officiellement que du renforcement de la coopération bilatérale entre les deux pays, le Portugal et la République centrafricaine. Evidemment, le Président Touadera, dans son discours de ses cent premiers jours à la magistrature suprême de l’Etat, déclarait qu’à l’état actuel de son pays, l’aide de la communauté internationale et des pays amis est véritablement indispensable. D’où l’impérieuse nécessité de mettre les bouchés doubles pour renforcer la diplomatie à tous les niveaux.
C’est probablement à ce titre qu’on a vu Touadera, faire le tour du monde pour parler des problèmes de son pays, même au sommet des Nations unies, il n’en a pas manqué l’occasion de rappeler à la communauté internationale sa place dans le processus de renforcement de la paix, de la réconciliation et de la reconstruction post-crise en Centrafrique.
Les résultats de ces périples de plaidoyers présidentiels n’ont pas tardé à tomber, et les ‘’touaderateurs’’ pourlèchent déjà leurs bambines de chanter haut et fort les multiples visites de marque que la République centrafricaine a reçues. Antonio Guterres, Michaël Jean, Christine Lagarde…, et maintenant Marcelo Berelo de Sousa, seront sans doute comptés au nombre des ‘’acquis’’ de l’ère touadera. D’ailleurs, rendez-vous est pris pour ce 30 mars, à l’occasion des festivités de ‘’l’an 2’’ de Touadera pour écouter ces litanies.
Même si jusque-là aucun discours officiel n’a filtré de la visite de Marcelo Berelo de Sousa, le moins qu’on puisse dire est qu’en plus de ce que le Portugal a tenu, à un moment de l’histoire de la République centrafricaine, le secteur du commerce et donc de l’économie, ce pays est présentement représenté de manière très appréciée au sein des troupes de la Minusca d’Onanga Anyanga. La dernière intervention musclée du commando portugais en date, celle de Bangassou reste encore vivace dans les esprits des Centrafricains. A cela il faut ajouter la remarquable présence du Portugal au sein des forces européennes de l’EUTM dont le commandement est présentement assuré par le pays de Marcelo Berelo de Sousa.
Seulement, cette visite a été trop détournée par les ‘’touaderateurs’’ comme leur prouesse ; voilà qui, malheureusement rend indifférents pas mal de Banguissois.
Signalons que l’agenda du Président portugais à Bangui prévoit un tête-à-tête entre lui et son homologue centrafricain et probablement quelques visites.
Depuis quelques heures, la tension ne cesse de monter entre un groupe des Peuls et la brigade de la gendarmerie de Landja dans le 7e arrondissement de Bangui.
Selon nos informations, une centaine des Peuls, basés à Landjia en attente du programme du désarmement initié par le Président Touadera, sont actuellement remontés contre la gendarmerie locale après l’arrestation de trois personnes de leur communauté par les forces de l’ordre proche de Landjia.
Selon des informations recueillies sur place, après plusieurs mois de négociations menées par le chef de la milice Anti-BalakaThierry Lebene alias 12 puissances, plusieurs centaines des Peuls, en commun accord avec la population locale, sont autorisés à abriter dans le village Sanzima, non loin de Landjia derrière le quartier Ouango – Bangui dans le 7e arrondissement.
Or, selon la conclusion de l’entente signée par les deux parties, chaque sujet peul qui désire franchir la ligne rouge délimitée devrait obligatoirement signer son passage à la gendarmerie locale. Entre temps, tout a été correct jusqu’à la semaine dernière lorsque l’un d’eux, en violation de cet accord, aurait transporté deux autres peuls depuis le quartier Km5 pour les ramener à Sanzimba, sa commune de fortune, mais ils ont été arrêtés par les gendarmes de la brigade territoriale de Landjia.
Transférés à Bangui, les enquêteurs ont découvert dans leurs téléphones une quantité des photos prises qui indiquent que les présumés seraient des combattants d’un groupe armé en fuite dans cette localité de Sanzimba.
Cependant, les autres peuls, informés de l’arrestation de leur ami par la gendarmerie, menacent de prendre d’assaut la brigade de Landjia avant de progresser sur Bangui.
Depuis trois jours, la menace de ces Peuls est prise au sérieux par le gouvernement qui ne cesse de dépêcher des éléments de la police et de la gendarmerie sur place en surveillance tactique.
Pour l’heure, les Peuls ne demandent que la libération pure et simple des trois personnes de leur communauté arrêtées la semaine dernière, sinon…
Retrouvé à son domicile plusieurs jours après sa mort , le corps en décomposition du caporal-chef Bertrand Ndoundou vient d’être déposé à la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui.
Même si la cause de la mort du caporal-chef reste encore un mystère à illucider, un suspect, répondant au nom de Kide est activement recherché par la police judiciaire.
Selon une source proche de l’enquête, le prétendu Kide, un fondeur des métaux communément appelé MATAWA, s’était battu avec la victime la semaine dernière. L’homme aurait utilisé des armes blanches pour massacrer son adversaire Bertrand Ndoundouavec, et c’est à la suite de cette agression que le caporal aurait succombé chez lui de ses blessures.
Pour nécessité d’enquête, les enquêteurs voudraient entendre ce fondeur qui, pour des raisons encore inconnues, serait introuvable dans son quartier Ngoussima, dans le cinquième arrondissement de Bangui.
Toutefois , les premiers éléments de l’autopsie indiquent que la victime aurait succombé de l’hémorragie interne, probablement suite à une agression.
Entre temps, les enquêteurs n’excluent pas d’envisager d’autres pistes criminelles qui pourraient être à l’origine de la mort du caporal-chef Ndoundou.
En attendant la suite de l’enquête, le corps de la victime sera innomé dans les prochains jours, vu son état de décomposition avancé.
En mandat de dépôt dans la prison militaire de Camp de Roux à Bangui depuis une semaine, le commissaire de l’OCRB de quartier Damala a été arrêté sur le lieu de son travail pour violence sur personne, selon une sourceindépendante contactée par CNC.
Arrêté avec l’une de ses collègues auxiliaires de la police la semaine dernière par l’UMIR (Unité mixte d’intervention et de répression) suite à une plainte déposée par une plaignante près de la justice, le commissaire Laki, qui a été présenté au parquet le lundi 19 mars dernier, n’a pas reconnu les faits qui lui sont reprochés.
Selon l’acte d’accusation dont lequel CNC a pu consulter la copie, les faits se sont déroulés au sein de l’antenne de l’OCRB )Office centrafricain pour la répression du banditisme) du quartier Damala où une femme, mère d’un présumé arrêté dans cette brigade, aurait été torturée par les agents de cet office sur ordre, semble-t-il, du commissaire Laki.
D’après notre enquête sur le dossier, tout a commencé par la vente illégale d’une moto appartenant à un particulier que les deux prévenus ont été mise aux arrêts par la police de Damala.
Suite à la conclusion de l’enquête des éléments du commissaire Laki, les deux présumés devraient être présentés devant le procureur pour une possible mis en examen.
Entre temps, la mère de l’un des deux prévenus faisait son apparition sur le lieu de détention de son fils pour tenter de négocier sa libération.
En colère après avoir tenté en vain de le libérer comme elle a prévu, cette dernière s’est déshabillée pour commencer à injurier le commissaire et son équipe par rapport à leur décision de déferrer son fils devant le procureur.
Choqué à son tour devant la scène orchestrée par la maman, le commissaire aurait ordonné à ses éléments de l’arrêter , de la tabasser correctement.
Mécontente des actes posés par ses policiers, la victime dépose une plainte à la justice qui a abouti à l’arrestation musclée par l’UMIR du commissaire et de l’une de ses collègues policières.
En détention provisoire dans la prison du camp de Roux, les deux présumés vont bientôt connaitre leur sort selon notre enquête sur le dossier.
Par ailleurs, l’acte posé par le ministre de l’Intérieur va probablement faire réfléchir certains hommes en tenus qui croyaient être au-dessus de la loi.
La RDC exclut tout financement extérieur des élections de décembre
Centrafrique.com/19745-2/machine-a-voter-en-rdc-img_1mars2018164419-2/” rel=”attachment wp-att-19746 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>La machine à voter en RDC.
Bangui, le 26 mars 2018.
Par CNC avec VOA.
La République démocratique du Congo a annoncé dimanche avoir décidé de financer sur fonds propres les élections qui permettront d’élire un successeur au président Joseph Kabila, invitant les bailleurs étrangers à orienter l’argent prévu pour les élections à d’autres secteurs.
“La RDC dispose des moyens pour financer seule les élections du 23 décembre puisque nous enregistrons une embellie dans les finances de l’État”, a déclaré à l’AFP Lambert Mende, porte-parole du gouvernement congolais.
“Il y a eu deux propositions que avons repoussées parce qu’il est exclu que les prochaines élections soient financées par l’extérieur”, a ajouté M. Mende.
“Nous ne voulons plus revivre les expériences du passé où ceux qui apportent des financements ont tendance à vouloir orienter l’issue des élections”, a-t-il expliqué.Les participants à la réunion inter-institutionnelle ont “décidé de manière souveraine que la RDC va financer sur fonds propres les élections du 23 décembre 2018”, a pour sa part déclaré le ministre congolais de l’Intérieur Henri Mova, à la télévision d’État.
“Des montages financiers pour le financement des élections existent. Nous invitons les partenaires à les orienter vers d’autres secteurs”, a ajouté M. Mova.
La réunion inter-institutionnelle présidée par le président Kabila samedi a mis autour de la table notamment des ministres, les présidents des chambres du parlement, les chefs de l’armée et de la police, les présidents de la commission chargée d’organiser des élections (Céni) et celui de l’organe de suivi de l’accord du 31 décembre signé sous l’égide de l’Église catholique (CNSA).
> Lire aussi : Les élections de 2018 en RDC discutées lors d’un minisommet à Kinshasa
Le calendrier de la Céni prévoit la tenue de trois scrutins (présidentiel, législatif et local) le 23 décembre dans un immense territoire de 2.345.000 km2 dépourvu d’infrastructures routières.
Mardi, le Conseil de sécurité de l’ONU doit décider du renouvellement du mandat de la mission de l’ONU au Congo (Monusco) qui devrait intégrer la question électorale en plus de celle de la protection de la population, selon une source diplomatique européenne à Kinshasa.
Les environs de Bambari ont enregistré de sanglants affrontements la semaine dernière. Séléka de l’UPC de Ali Darass et Anti-balaka s’affrontent. Mais, en réalité, les populations civiles ont payé de lourd tribut. En même temps, la Commune d’élevage de Pombolo, près de Bangassou aurait connu le pire samedi dernier. Dans ce regain de tension généralisé dans le centre-est et le sud-est, en une semaine, le pays a perdu un prêtre et un imam, par de nombreuses victimes.
Le dernier regain de violences meurtrières dans le Centre-est et le Sud-est a envenimé la situation sécuritaire. Le bilan exhaustif de ces attaques meurtrières à divers endroits du Grand Est, la semaine dernière, serait bien lourd. La Minusca qui dit avoir « condamné » les affrontements des environs de Bambari, a signalé que cette crise a opposé des Anti-Balaka aux éléments de l’Unité et la paix en Centrafrique (UPC) du seigneur de guerre nigérien Ali Darass. Les échauffourées ont eu lieu dans le village de Tagbara, ville située à 70 km de Bambari et se sont déroulées tôt le matin du 21 mars 2018. D’importantes pertes en vies humaines dont le prêtre de Séko et des enfants parmi les civils ont été déplorées. L’on apprend également la mort d’un Imam de la localité.
Le Diocèse de Bambari, par la voix son patron, Mgr Richard Appora, OP, Evêque du Diocèse de Bambari n’a pas tardé à crier son ras-le-bol en indiquant qu’il a « le profond regret d’informer la communauté chrétienne du Diocèse, la Conférence Episcopale Centrafricaine (CECA) et tous les hommes et femmes de bonne volonté du décès de l’Abbé Joseph Désiré Angbabata ». Dans leur argne contre les églises et leurs biens, les sanguinaires de la Séléka – branche UPC de Ali Darass ont massacré l’homme de Dieu.
Le parti Rassemblement pour la République (RPR) de Ferdinand Alexandre Nguendet, de son côté, marque son indignation et sa ferme condamnation : « Le nouvel assassinat sauvage et sanglant d’un serviteur de Dieu qui a offert sa vie pour sa population vient remuer une fois de plus la douleur inconsolable des populations martyrs de l’Est du pays, victimes des atrocités des hommes d’Ali Darass », peut-on lire dans une déclaration dudit parti qui a saisi l’occasion pour « lancer un appel pressant aux autorités centrafricaines, garantes de la sécurité des personnes et de leurs biens, pour exiger d’elles la neutralisation expresse du mercenaire terroristes étranger, Ali Darass, bourreau de tout l’Est de la RCA ».
Pour le RPR, tant que Ali Darass ne sera pas « mis hors d’état de nuire », un pan entier de la Centrafrique avec toutes ses populations ne contra ni pais, ni sécurité. La sécurité définitive et globale des Centrafricains n’est pas une option, mais un devoir, une exigence.
Selon la Minusca, les combats des environs de Bambari ont également occasionné plusieurs blessés et un déplacement important de population civile. Des maisons ont été brulées et des biens saccagés. Alors que le lundi 19 mars 2018, des éléments de l’UPC et des Anti-Balaka s’étaient déjà affrontés à Alindao et une intervention de la Minusca aurait occasion la mort de deux criminels de l’UPC, pendant que deux casques bleus étaient blessés. « Je condamne dans les termes les plus fermes ces violences dont l’impact est dévastateur sur les civils » a dit le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies en Centrafrique, Chef de la Minusca, Parfait Onanga-Anyanga, qui ajoute : « Je tiens à rappeler aux leaders des groupes armés, que les attaques contre les civils et les Casques bleus constituent une violation grave du droit international humanitaire et des droits de l’homme et que leurs auteurs en répondront devant la justice ».
Pendant ce temps, Touadera lui, et son gouvernement sont bornés à préparer leur fameux l’an 2 à Bangui.
Dans un état d’ivresse avancé, deux cadres expatriés de la Minusca, en week-end à l’hôtel Ledger de Bangui, arrivent à déclencher une alerte générale dans toute la capitale ce samedi 24 mars vers 19 heures locales.
En effet, selon nos informations, trois cadres expatriés de la Minusca (Mission multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique), de passage à l’hôtel Ledger de Bangui, ont décidé de prendre un peu de verre en ami pour leur week-end.
Plus le temps passe, plus les trois collègues consomment davantage et par peur, l’un de trois quitte la table pour se rendre à la maison afin de se reposer.
En rentrant à la maison, l’homme n’a pas prévenu ses deux amis qu’il va rentrer avec le seul véhicule qu’ils avaient utilisé pour se rendre à l’hôtel.
Entre-temps, les deux autres amis continuent tranquillement leur week-end à l’intérieur de l’hôtel, mais au moment qu’ils décident de rentrer chez eux à leur tour, ils se sont rendus compte que leur véhicule Patrol immatriculé UN 1546n’est plus à sa place d’avant.
Paniqués, les deux amis croyaient à un vol de véhicule opéré par un malfrat.
Du coup, ils ont décidé de déclencher une alerte générale au vol de leur véhicule dans toute la capitale.
Ce qui est étonnant dans toute cette affaire, une importante dispositive sécuritaire pour le quadrillage de Bangui a été mise en place par le service sécuritaire de la police de la Minusca, de la gendarmerie nationale et de la police centrafricaine.
Des chèques points ont été érigés partout dans les rues de la capitale, même les trois sorties de Bangui sont verrouillées par des gendarmes centrafricains. Ce qui a d’ailleurs alerté immédiatement nos journalistes sur place.
Pendant ce temps, les deux fêtards, qui ont pu rentrer à la maison par le biais d’un autre véhicule dépêché par la Minusca, ont découvert avec surprise que le véhicule soi-disant volé se trouve bel et bien à la maison chez eux. C’est là qu’ils ont appelé pour lever le dispositif de verrouillage de la capitale mis en place vers 19 heures.
Ce samedi 24 mars sur la route de Mbaïki à une dizaine de kilomètres de Bangui, deux accidents graves de circulation impliquant d’une part deux motos et un pousseur, suivi d’un piéton, ont causé la mort d’une personne et 4 cas de blessures graves.
Selon nos informations, le premier cas d’accident dans lequel CNC a pu se rendre sur place s’est produit non loin de la barrière de la gendarmerie de PK9, lorsqu’un monsieur, nommé Lema, d’une soixante – dix ans environ et responsable de l’église baptiste de Kpalongo, marchait tranquillement à pied aux abords de la route pour se rendre à la place mortuaire d’un fidèle de son église, a été happé mortellement par une moto dame conduite par un jeune d’environ 19 ans dénommé Kaka complètement ivre.
Pour l’heure, le corps de monsieur Lema se trouve à la morgue de l’hôpital communautaire à Bangui, tandis que le pilote de la moto, quant à lui, est évacué toujours à l’hôpital communautaire pour des soins d’urgence.
Entre temps, un autre accident de la circulation impliquant aussi une moto avec trois passagers à bord et un pousseur avec son pousse-pousse (véhicule de deux roues à force humaines servant généralement à transporter des marchandises) s’est produit quelques minutes plus tard vers 18 heures locales après le premier accident.
Selon nos informations, le pousseur, qui transportait de bois de chauffe, fatigué, s’est garé au coin de la route pour se reposer, laissant du coup son pousse-pousse sur la route, lorsque le pilote de la moto, aussi ivre, le percute violemment.
Transportées à l’hôpital en urgence, les trois personnes sur la motosont dans un état critique. D’ailleurs, selon nos informations, elles ont perdu chacune leurs deux jambes.
Quant au pousseur, par peur, il est introuvable pour le moment, mais son pousse-pousse et la moto accidentée sont actuellement bloqués au poste de la gendarmerie territoriale de PK9 vers Bimbo.
Rappelons que chaque week-end sur la route de Mbaïki, les cas d’accident de circulation impliquant des motos et des véhicules sont récurrents.
En tout cas, pour la sécurité de tous, CNC vous recommande de la prudence sur les routes.
Est-ce un renouveau de la guerre froide entre l’est et l’ouest sur les bords de l’Oubangui ? Après une altercation entre soldats français et russes à l’aéroport de Bangui Mpoko, après une manifestation de mauvaise humeur de la part de la France à propos du cantonnement de militaires russes au Palais de Béréngo, on comprend bien que l’ancienne puissance coloniale tient à rappeler fermement que la République Centrafricaine est une chasse gardée.
Ce jeudi 22 mars, des avions de chasse Rafale venant de N’djamena auraient survolé la capitale et le Palais de Béréngo. Volant à basse altitude, ils auraient, avec le grondement de leurs réacteurs, terrorisé les Banguissois qui n’ont pas l’habitude d’être survolés par des engins de mort. La démonstration aurait donc été faite que, malgré les déclarations du président Emmanuel Macron à propos d’une coopération nouvelle avec l’Afrique, les habitudes restent. La Françafrique est toujours là, coriace, tenace, indéboulonnable.
Etant donné la nervosité que Poutine provoque en ce moment en occident, il faudrait plutôt garder son calme et non pas se livrer à des opérations particulièrement dangereuses.
UNE URGENCE : S’ATTAQUER AUX VRAIS PROBLÈMES
Ces avions de chasse ne devraient-ils pas plutôt survoler les repaires des bandes armées et préparer un assaut pour les neutraliser ? Il est fort à parier que cette nouvelle et inquiétante configuration risque d’éclipser les vrais défis que sont, en Centrafrique, la lutte contre les bandes armées et leur démantèlement.
On aurait souhaité que la France, qui a signé des accords de défense avec la République Centrafricaine, respectât ces dispositions qui l’engagent à voler à son secours si besoin est. Mais il n’est pas trop tard pour le faire.
Que la République Centrafricaine, pays souverain, fasse appel à une puissance extérieure pour se sauver des griffes des envahisseurs, est tout à fait légitime. Pour retrouver son intégrité territoriale et protéger ses populations, elle a besoin d’une aide militaire extérieure puisqu’elle n’a pas les moyens de se défendre toute seule.
Mais ces crispations franco-russes lui sont tout à fait préjudiciables. Au moment même où les Russes envoyaient des armes et des soldats en Centrafrique, la France, d’après les rumeurs, s’apprêtait, elle aussi, à lui vendre des munitions. Les deux puissances vont-elles ouvrir un nouveau front de la guerre est-ouest dans ce pays, au risque de prolonger le chaos ? Le Centrafrique va-t-il devenir un nouveau terrain de jeux des puissances étrangères ?
Ce qui, en outre, est totalement incompréhensible, c’est que les autorités centrafricaines ne commentent pas la situation et ne prennent aucune position. Il faudrait, au contraire, sortir de cette attitude qui alimente les procès en immobilisme du gouvernement. Les autorités devraient fixer des missions précises aux FACAS et à la Minusca en clarifiant nettement les objectifs à atteindre.
Au lieu de quoi, on a la détestable impression que la République Centrafricaine est en train de basculer dans une sorte de somalisation. Et que, de fait, elle accepte sa partition. Dans les provinces qu’ils occupent, gèrent et administrent à leur guise, les ex-Sélékas semblent s’installer durablement dans une Centrafrique déjà morcelée.
Comment le peuple centrafricain pourrait-il supporter une telle violation de son intégrité territoriale ? Comment accepter qu’un pays membre de l’ONU soit occupé par des rebelles qui menacent de le faire disparaître en tant que tel ? La France en premier et les autres puissances sont les bienvenues pour mettre fin aux défis des bandes armées.
La République Centrafricaine est en danger de mort. L’urgence, c’est de la sauver. Les bisbilles franco-russes sur le terrain ne peuvent que retarder le surgissement de la paix et de la réconciliation nationale dont elle a un besoin vital.
JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI ET LOHAWE A BANGUI
(25 mars 2018)
Monsieur Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
CENTRAFRIQUE : LE POUVOIR CENTRAL À L’ÉCOLE DE LA BONNE GOUVERNANCE INITIÉE PAR LA Francophonie.
Centrafrique.com/19720-2/bernard-selemby-doudou-500×460-8/” rel=”attachment wp-att-19721 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui, le 24 mars 2018.
Par : Bernard Selemby Doudou, CNCN.
La détermination de la solidarité internationale a permis une transition démocratique réussie en dépit de quelques irrégularités enregistrées lors des élections présidentielles couplées avec les législatives. Les nouvelles autorités élues ont mutualisé leurs efforts en vue de se conformer aux exigences de la nouvelle constitution. Les institutions prévues par la nouvelle loi fondamentale ont été mises en place et surtout dans le délai constitutionnel à l’exception du sénat. Le peuple a cru à ce vent d’espoir et même les groupes armés non conventionnels car les chiffres de l’insécurité ont baissé, certains réfugiés et déplacés sont même tentés de revenir au bercail, d’autres téméraires hésitent au bénéfice du doute. Très vite, l’impréparation et l’amateurisme ont pris le dessus avec la multiplication de maladresses, tâtonnements, indécisions et hésitations dans les grandes décisions qui engagent la vie de la nation.
Le super pouvoir a alors ignoré que nous sommes au 21ème siècle et que le pouvoir ne peut être concerné sur les épaules d’une seule personne. Le principe de séparation de pouvoir édicté par Montesquieu est piétiné, la guerre de leadership déclarée, l’exécutif se lance l’assaut à la conquête du pouvoir législatif au point de réussir à s’approprier du bureau de l’assemblée nationale au prix de billets de banque, des comités de soutien au président de la république se croit tout permis, l’Etat a perdu son sens d’existence et à vacillé…bref, la confusion s’installe et l’inquiétude d’un retour à la case départ s’empare de la population. Visiblement, les nouvelles autorités peinent à relever le pays et à endiguer la crise. C’est dans ce climat de brouillamini que l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a profité de la journée internationale de la francophonie pour organiser une retraite inter institutionnel de trois (3) jours sur le thème suivant : « la stabilité des institutions et le redressement national de la Centrafrique ». Officiellement, cette retraite inter institutionnel consiste à appuyer la solidarité internationale pour sauver et renforcer les institutions nationales… histoire de confirmer que les institutions sont en danger chancelant. Apeuré par le cours des évènements, le citoyen lambda s’interroge : Comment en est-on arrivé là ? Cette retraite inter institutionnel initiée par l’Organisation Internationale de Francophonie confirme t-elle l’immobilisme et l’amateurisme des autorités ? Une retraite inter institutionnel sur la bonne gouvernance tenue une semaine après le renouvellement conflictuel du bureau de l’assemblée nationale est-elle le fruit du hasard ? Pensez vous que le choix du thème et l’opportunité de cette retraite inter institutionnel sont anodins ? L’enseignant enseigné a t-il capté la quintessence de la morale made in francophonie ? Les nouvelles autorités n’ont-elles pas honte que des experts étrangers viennent leur apprendre à aimer leur nation ? À la sortie de cette retraite inter institutionnel les trois docteurs (President de la république, premier ministre et président de l’assemblée nationale) sauront-ils relevé le défi de la reconstruction de l’état au sens juridique du terme ? Nous espérons que cette retraite permettra aux différents acteurs de la vie politique centrafricaine de bien circonscrire la notion de séparation des pouvoirs édictées par Montesquieu. Il faut noter que cette notion de séparation de pouvoir ne doit pas se confondre avec la notion de concurrence ou d’opposition au pouvoir. L’une des institutions ne doit pas faire de l’ombre à l’autre. Cet équilibre ou contrepoids permettra de garantir sereinement les libertés fondamentales des citoyens, de limiter l’arbitraire et d’éviter les abus. La séparation des pouvoirs au niveau des institutions doit être horizontale et verticale tout en privilégiant la collaboration des différents acteurs et le dialogue permanent entre les différentes institutions. Souvenons-nous que le précédent président américain Barack Obama disait que « L’Afrique a besoin des institutions fortes et non des hommes forts ». Cette maxime doit guider nos autorités et être la pierre angulaire des différentes actions en vue de renforcer les capacités opérationnelles des institutions. Pour finir et en guise de contribution, nous tenons à rassurer nos autorités qu’elles disposent encore des marges de manœuvres pour s’accorder, pour créer une synergie afin de mieux répondre aux priorités du peuple avant qu’il ne soit trop tard. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris le 23 mars 2018
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections. Tel : 0666830062
Centrafrique : attaque des rebelles de l’UPC sur Gambo, la Minusca en interposition vers Pombolo.
Centrafrique.com/19716-2/patrouille-de-la-seleka-proche-de-bambari-pacome-afp-img_11mars2018233859/” rel=”attachment wp-att-19717 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des rebelles de la Séléka en patrouille proche de Bambari. Photo : Pacôme Pabandji.
Bangassou, le 24 mars 2018.
Par : Francis Ndoumba, CNC.
Menacée depuis trois jours d’une attaque imminente des combattants rebelles de l’UPC dirigé par Ali Darass, la ville de Gambo vient d’échapper à l’assaut de cette rébellion grâce à l’intervention des soldats de la Minusca qui les ont stoppés à Pombolo, une localité à quelque dizaine de kilomètres de Gambo.
Lourdement armés sur des motos pour les uns, et des chevaux pour les autres, les combattants rebelles de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) dirigée par le sulfureux Ali Darass ont été mis en déroute vers Pombolo à environ 15 kilomètres de Gambo par les soldats de la Minusca.
Selon une source sécuritaire locale, l’objectif au départ de ces rebelles était d’envahir la sous-préfecture de Gambo avant d’envisager sereinement leur progression sur Bangassou. Malheureusement pour eux, leur espoir s’est arrêté après leur déroute devant l’intervention des soldats de la Minusca.
Entre temps à Gambo, les habitants, informés de la progression des rebelles de l’UPC, ont quitté la ville en masse pour atteindre la ville de Bangassou. Seuls les miliciens anti-balaka sont visibles dans la ville selon plusieurs témoins contactés par CNC.
Entre temps, les rebelles stoppés à Pombolo sur l’axe de Kémbé sont toujours dans cette localité, proche de Gambo, ce qui inquiète toujours la population locale.
Rappelons qu’en août 2017, la sous-préfecture de Gambo, située au sud-est de la Centrafrique, a été martyrisée par les rebelles de l’UPC, faisant au passage une cinquantaine des morts dont plusieurs humanitaires.
Depuis quelques jours à Bangui, des folles rumeurs indiscrètes circulent dans les couloirs de la Présidence de la République et de la Primature, faisant état d’une hypothétique tension entre le président Faustin Archange Touadera et son ami personnel, le président du Conseil d’Administration du BARC (Bureau d’Affrètement Routier centrafricain), le sieur Sani Yalo. Intox ou stratégie de diversion du régime pour faire plaisir à certaines chancelleries occidentales et africaines qui demandent cette séparation ? Enquête et reportage CNC.
Un homme averti en vaut deux. Qui a été mordu par un serpent craint aussi les lézards et même un morceau de corde. Il n’y a pas un petit et un grand serpent. Un serpent reste un serpent. Ce sont, en résumé, divers proverbes qui doivent guider un bon dirigeant. Mais visiblement, le président Faustin Archange Touadera n’est pas un homme averti et n’a jamais été mordu par un serpent. Bien qu’assis sur une vipère durant 5 ans à la Primature, il n’a pas osé marcher sur lui. Il ne sait pas ce qu’un risque en politique. C’est ce que certains diplomates en poste à Bangui voulaient le faire savoir au président Faustin Archange Touadera .
D’après les conversations de ces couloirs dont l’écho fait parvenir à CNC, c’est la France, par le truchement de son ambassade à Bangui, qui avait demandé au président Touadera de se séparer de son ami, le très controversé Sani Yalo, impliqué, d’après elle, dans plusieurs affaires floues dont les malversations financières, la corruption, le dénigrement.
Quelques mois plus tard, l’affaire de coup d’Etat déjoué de Malabo vient confirmer le soupçon du diplomate et confirme que son ami Sani Yalo n’est autre qu’un homme dangereux.
Cette demande était tombée dans l’oreille d’un sourd. Puisque le diplomate français en charge de transmettre le message à Faustin Archange Touadera lui en a adressé, il y’a de cela plus d’un an et demi. Et comme l’oseille de guinée, en langue nationale karakadji, ne peut jamais se séparer de sa saveur acide ou un serpent peut quitter sa mue, mais ne quitte jamais son venin, le sieur Sani Yalo, à travers son projet de coup d’État déjoué contre le numéro un Equato-Guinéen Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, se fait montrer à qui veut survivre grâce à son expérience, de quoi est-il capable de faire.
L’affaire fait grand bruit, Malabo, Yaoundé viennent de rejoindre Paris pour demander qu’un mur en béton armé soit érigé entre Touadera et Sany Yalo. Ainsi, pour plaire à son homologue Equato-Guinéen Obiang Nguema, le président Touadera met en route un simulacre de tension dans l’aire. Affirme une source diplomatique à Bangui.
Qui peut-il croire vraiment à ce genre de jeu ?
« C’est ridicule et enfantin », affirme un diplomate africain en poste à Bangui contacté par CNC.
Pour un analyste politique centrafricain contacté par CNC, si le présidentFaustin Archange Touadera faisait des sourdes oreilles à l’injonction de la France lui demandant de se séparer de son homme d’affaires Sani Yalo, c’est surtout son projet consistant à balayer tous les dinosaures africains au pouvoir depuis plus de vingt ans en commençant par Malabo qui a pu bouger la ligne des choses du côté Touadera.
L’enquête menée depuis plus de trois mois par CNC sur ce dossier révèle que le président Touadera ne peut vraiment, en réalité, se séparer définitivement de son ami le sieur Sani Yalo. « Ils se retrouvent et trinquent des ligueurs à leur santé », balance un touadérateur qui précise que les deux hommes se rencontrent une fois par semaine et de manière discrète afin de ne pas bousculer les intérêts des uns et autres.
Pour un conseiller du président Faustin Archange Touadera contacté par CNC et qui accepte de nous livrer le secret sous stricte couverture de son anonymat, il est très difficile pour le président Faustin Archange Touadera de de se séparer de Sani Yalo.
D’après ce conseiller, l’union sacrée entre Faustin Archange Touadera et Sani Yalo ne date pas d’aujourdhui. Elle a été renforcée lors de la cérémonie du mariage de ce dernier. Durant les festivités, poursuit notre conseiller, l’équipe du président Faustin Archange Touadera qui l’accompagnait à cette cérémonie était toute surprise de vivre une scène surréaliste entre le président Touadéra et Sani Yalo.
La scène?
D’après les faits relatés par le conseiller, le président Faustin Archange Touadera , prêt et à table, une fois servi, s’est vu rapprocher par son ami le sieur Sani Yalo qui lui soufflait à l’oreille ceci:
« président, je n’ai pas encore mis dans votre sauce le truc de nous, les hommes ? »
Le président Touadera qui lui répondait en souriant : « Ha ! Sani. Si tu n’y mets pas pour moi. Qui, tu veux qu’il me le mette ? ».
Et le président Faustin Archange Touadera lui présente son plat à moitié plein, au vu et su de toute l’équipe, y compris son aide de camp personnel pour que Sani Yalo y assaisonne avec sa recette magique en poudre fabriquée à base des racines et diverses écorces.
Quel produit alors?
Pour bon nombre des observateurs, athées, c’est un produit d’envoûtement. Et par ce geste, Sani Yalo a envoûté le président Touadera afin que tout ce qui sort de sa bouche, touche le cœur du président qui l’exécute à la lettre.
Mais pour notre conseiller, témoin oculaire de l’événement et analyste des cas sociaux, « le truc pour nous les hommes » de Sani Yalo n’est autre qu’un produit aphrodisiaque. Rien d’autres.
« Vous avez, le président Touadera, comme bon conservateur, a plusieurs femmes. À l’image d’autres hommes vivant dans ces mêmes conditions, il lui faut, de temps en temps, des racines dopantes, aphrodisiaques »qui sourit, marque une pause et rajoute ceci.
« Mettez-vous à sa place pour bien comprendre le phénomène. Si personne n’ose vous apporter un tel produit et qu’un de vos nombreux vrais-faux amis vous l’apporte, comment pouvez-vous vous séparer d’un tel sauveur sur demande des autres qui ne font rien pour vous? ». Il poursuit son analyse et conclut en ces termes.
« C’est le cas aussi du président Touadera. Voilà pourquoi, moi je dis que le divorce entre deux hommes n’est pas envisageable et cette union que je qualifie d’une union sacrée trouve son renforcement lors de cette cérémonie ». Le conseiller.
Intox ou stratégie de défense du régime Touadera face aux nombreuses sollicitations, une chose est sûre, le sieur Sani Yalo sera cité comme témoin assisté c’est à dire susceptible d’êtrà charge et à décharge dans le procès qui opposera son frère cadet Ahmed Yalo alias Dada au gouvernement de l’État guinéen.
Centrafrique : tension à Boali entre un groupe des jeunes et la gendarmerie locale.
Centrafrique.com/19705-2/les-gendarmes-en-patrouille-dans-une-rue-de-bangui-2/” rel=”attachment wp-att-19707 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les gendarmes en patrouille à Bangui.
Bangui, le 23 mars 2018.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Boali, une localité à quelque 95 kilomètres de Bangui, est depuis trois jours sous tension palpable entre les éléments de la gendarmerie locale et un groupe des jeunes suites à l’arrestation de l’un de leur part les forces de l’ordre.
Selon une source proche du dossier contacté par CNC, l’arrestation d’un jeune de la ville suite à un acte de vol sur une femme peule que les gendarmes, après une enquête, ont mis la main sur le présumé coupable de ce vol.
Mécontent de cette arrestation, un groupe d’une dizaine des jeunes, probablement proches du présumé coupable, a tenté par force de le libérer ce lundi 19 mars dernier.
Entre temps, les gendarmes, qui voudraient affirmer leur autorité dans la ville, ont fait recours aussi à leurs armes pour faire de sommation afin de repousser la foule qui avançait sur eux.
Ainsi, des coups de feu ont été tirés par les forces de l’ordre, faisant au passage une psychose généralisée dans la ville.
Trois jours après, la tension est toujours vive dans la ville entre les forces de l’ordre et une partie des jeunes de Boali.
Entre temps, des rumeurs circulent dans la ville sur une hypothétique attaque des Peuls sur la ville car, la victime, une femme peule, n’a pas toujours récupéré son argent volé par ce groupe des jeune.
Centrafrique / faits divers : un homme assassiné à Grimari par jalousie.
Centrafrique.com/19695-2/ambulance-a-la-sortie-de-lhopital-communautaire-bangui-img_22mars2018175405/” rel=”attachment wp-att-19701 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Ambulance à la sortie de l’hôpital Communautaire de Bangui.
Grimari, le 23 mars 2018.
Par : Édouard Kossingou, CNC.
Poignardé à mort par un ex – marri de sa copine, le chef de secteur d’élevage, monsieur Thierry – Chanderlin Megrepazé, technicien d’élevage en instance d’intégration, affecté à Grimari dans la Ouaka, n’a pas eu la chance de sa vie devant son agresseur.
Selon les témoins de la scène, l’ex-chef du secteur d’élevage, qui fréquentait durant plusieurs mois une jeune-femme de sa ville, n’a pas douté un seul instant que celle-ci continue de fréquenter discrètement en amoureux son ex- concubin qu’elle s’était séparée de lui quelques mois plutôt.
Malheureusement, ce dernier, qui est aussi très jaloux de son ex , n’était pas au courant du jeu amoureux de celle – ci avec la victime. À la découverte de cette relation plus ou moins discrète, l’ex-mari, sous la colère, va chercher le mardi 20 mars dernier l’amant de son ex pour l’agresser physiquement avec un couteau tranchant.
L’amant, qui est le chef de secteur d’élevage, de la ville, est mort sur le coup pendant l’agression. Son corps est déjà rapatrié sur Bangui avec toute une émotion de la famille.
Quant à l’agresseur, il est encore en cavale pour le moment, mais une enquête est ouverte à la gendarmerie locale pour assassinat contre lui.
La justice centrafricaine s’empare, enfin, du dossier brûlant concernant les bandes armées qui ont plongé la Centrafrique dans un chaos sanglant. Avec ses corollaires : massacres en masse et morcèlement d’un territoire en voie de somalisation.
Il faut saluer, encourager et soutenir les juridictions centrafricaines en charge de ces dossiers. Il y est question de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, de ceux qui ont semé la terreur et provoqué des drames humains aux conséquences insondables. Les Centrafricains attendent et souhaitent une justice au service de la nation. Une justice qui doit d’abord penser aux milliers de victimes, ainsi qu’aux milliers de Centrafricains qui ont été contraints de choisir l’exil.
LES VRAIS RESPONSABLES DU CHAOS ?
Le premier est, incontestablement, Michel Djotodia, le chef des rebelles Sélékas, soutenu par des mercenaires venus du Tchad, du Darfour, du Soudan et du Niger. La France n’ayant pas respecté les accords de défense avec la Centrafrique, abandonnant ainsi le président élu, François Bozizé, contraint à l’exil, les Sélékas ont alors investi Bangui et commencé à appliquer une charia implacable : filles, jeunes femmes et femmes obligées de porter le voile ou la burqa ; islamisation forcée d’une capitale désemparée ; tentative de conversion d’une majorité chrétienne par une minorité musulmane détenant le pouvoir.
Bangui s’est retrouvée soumise à la dure loi des Sélékas, qui ont voulu transformer une revendication sociale en une guerre de religions. Un des responsables des séditieux n’a-t-il pas déclaré à l’époque : « C’est maintenant au tour de la minorité musulmane de diriger le pays… » ? François Bozizé parti en exil, une armée centrafricaine, les FACAS, en débandade, les Sélékas ont pu, sans rencontrer d’opposition, s’installer au Palais de la Renaissance.
Quant aux mercenaires qui les avaient aidés dans leur œuvre funeste de déstabilisation de la RCA, ils entreprirent de racketter les populations, de piller la capitale et de profaner les lieux de cultes chrétiens.
C’est à partir de ce moment-là que surgirent les Antibalakas, en tant que mouvement de résistance aux envahisseurs étrangers.
LES ANTIBALAKAS, PATRIOTES RESISTANTS ?
Oui, on peut les considérer comme tels si l’on met en exergue le patriotisme dont ils ont fait preuve au début. Ils ont quand même réussi à chasser les Sélékas de la capitale et les ont obligés à se retirer dans les provinces qu’ils occupent aujourd’hui, à 80%.
Si les Antibalakas ont, malheureusement, utilisé les mêmes méthodes de terreur que les Sélékas, ils devront, eux aussi, passer sous les fourches caudines de la justice – même si personne ne peut nier leur résistance acharnée face aux envahisseurs Sélékas et mercenaires.
Les Antibalakas ne font que riposter aux actes criminels auxquels se livrent leurs ennemis dans les provinces qu’ils occupent et à leurs visées séparatistes. Comment pourraient-ils tolérer aussi que les ex-Sélékas protègent les éleveurs peuls musulmans nomades, dont les bovins ravagent les champs des autochtones ?
DEUX POIDS DEUX MESURES ?
Les bureaux du procureur semblent concentrer une partie de leurs enquêtes sur les activités financières et économiques des Antibalakas. Certains membres se seraient livrés à des transferts d’argent qui auraient permis à leur mouvement de fonctionner et de commettre des crimes. Sans des taxations illégales et des pillages.
Sur le document qui nous est parvenu, des noms sont cités : ce sont ceux des individus qui devront comparaître devant la Cour Pénale Spéciale de Bangui. A la lecture de ces enquêtes, quelle surprise de constater que les Sélékas ne sont pas inquiétés ! C’est suffocant!
Est-ce que ce ne sont pas précisément eux qui devraient être visés en priorité par les enquêtes du procureur ? Il est à signaler que, d’après le document que nous avons consulté, c’est le ministre de la Justice qui a saisi le procureur pour enquêter sur les Antibalakas. Curieuse façon de faire !
Les Sélékas semblent avoir imposé leurs desideratas aux autorités centrafricaines et aux forces internationales pour bénéficier d’une indécente amnistie. Tout se passe comme si des négociations occultes avaient permis ce qui ressemble fort à une totale impunité.
Des signes précurseurs, tels que la nomination de membres de la Séléka au gouvernement et à la présidence de la République, avaient déjà surpris bon nombre de Centrafricains. On croyait alors que ce geste du pouvoir allait les inciter à rejoindre la table des négociations.
C’est le contraire qui s’est produit : ils ont redoublé de violence. Comment ne pas penser aux milliers de morts, aux exilés, ceux de l’intérieur comme ceux de l’extérieur, et à tout un pays en lambeaux ?
Ces sont les Sélékas qui ont apporté la mort en République Centrafricaine. C’est sur ces Sélékas, qui sèment la violence dans les provinces occupées, que doit s’abattre, en priorité, une justice implacable.
JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI et LOHAWE à BANGUI
(22 mars 2018)
Monsieur Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Depuis hier midi, à Maloume, un village situé à environ 60 km de la ville de Bambari sur axe Yppi, des violents combats opposent sans relâche, les éléments de l’UPC du général Ali Darasse aux anti-balakas de la région.
D’après une source sécuritaire contactée depuis Yppi par la Rédaction, c’est le séjour de chef de guerre et patron de l’UPCAli Darrasse dans ce village habité en majorité par des Peuls qui a poussé les hommes de la milice anti-balaka à lancer l’assaut mortel sur Maloume.
D’autres sources parlent d’une tentative de vol de bétail par les anti-balakas qui a tourné aux affrontements armés.
Contactés par CNC depuis Bambari, des habitants de Maloume fuyant le combat entre UPC de Ali Darrasse et anti-balatas parlent d’un combat aveugle et meurtrier. Une dizaine des personnes ont péri sous les balles et plusieurs autres en perdition dans la brousse. Parmi les personnes tuées, rapportent ces personnes déplacées, figure le Prêtre de l’Église catholique locale.
Le village Malou est le village de l’actuel ministre de le Elevage Yerima Mandjo et est peuplé en majorité des Peuls intellectuels.
Rappelant que la guerre qui se poursuit dans le pays est désormais économique. Pour un simple fait de vol, les éléments rebelles de l’UPC de Ali Darrasse ou de 3R de Sidiki, tous deux généraux venus défendre sur le territoire centrafricain les intérêts économiques et vitaux des Peuls pillent, volent et tuent tout sur leur passage en réponse aux vols et tueries des anti-balakas.
Centrafrique : quand les anti-balaKas désarment le chauffeur du Préfet de Mbomou Gustave Syllo.
Centrafrique.com/19675-2/le-chauffeur-limoge-du-prefet-de-mbomou-syllo-corbeaunews-img_21mars2018143201/” rel=”attachment wp-att-19677 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le chauffeur limogé du Préfet de Mbomou Gustave Syllo. CopyrightCNC.
Bangui, le 22 mars 2018.
Par : Francis Ndoumba, CNC.
À la recherche des armes et minutions pour leur prochaine mission, les miliciens anti-balaka, qui se sont regroupée en masse ce dernier temps à Bangassou, ont désarmé il y’a quelques jours le chauffeur du Préfet de Mbomou le Commandant Gustave Syllo.
Alors que plusieurs sources concordantes indiquent que les anti-balakas, venues en nombre des différentes communes de la préfecture de Mbomou, vont probablement tenter de déloger de force tous les déplacés musulmans du camp de l’Église catholique dans les prochains jours, le chauffeur du Préfet, un sergent-chef de l’armée nationale, vient à son tour d’être désarmé par ses derniers.
Même si certains habitants de Bangassou ont fermement condamné le geste des miliciens anti-balaka contre le chauffeur du Préfet, beaucoup sont ceux qui n’apprécient pas du tout le comportement irresponsable de la victime depuis son arrivée dans leur ville.
D’après certains habitants de Bangassoucontactés par CNC, il ne manque jamais un jour sans que celui-ci picole, même en conduisant parfois son patron.
Malheureusement pour lui, le vendredi dernier au moment où la ville était paralysée par les échanges musclés des tirs à l’arme lourde entre les anti-balakas et les soldats de la Minusca et que trois ministres du gouvernement Sarandji se sont rendus sur place dans la ville, le chauffeur du Préfet, un sergent-chef de l’armée nationale, quant à lui, s’est retrouvé déjà dans un état d’ivresse avancé.
Physiquement, l’homme ne peut plus marcher sur ses deux jambes, mais les miliciens anti-balaka l’ont fait quand même bouger de force avant de le désarmer de toutes ses minutions et arment de service encore par-devers lui.
Choqué de nouveau par ce comportement, son chef, le Préfet Syllo, n’a plus de choix que de le limoger de son poste du chauffeur.
Cependant, une poursuite disciplinaire est déjà en cours à l’État-major à Bangui contre lui.
En attendant, le sergent-chef est toujours à Bangassou en attente d’un vol bleu qui va le ramener dans la capitale.
Pour l’heure, son successeur à ce poste serait un ex-chauffeur du prédécesseur de son patron Gustave Syllo.
Par ailleurs, le chef de bande Pino-Pino, récemment arrêté et libéré par une faction rivale de la milice anti-balaka de Bangassou, serait dans un état critique entre la vie ou la mort après avoir été empoisonné mystiquement, selon certains miliciens contactés par CNC.
Centrafrique/Unicef : Don de matériels bureautiques et moyens roulants à la Santé
Centrafrique.com/19662-2/don-equipement-sante-unesco-img_20mars2018174218/” rel=”attachment wp-att-19664 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Don des matériels à la santé. Photo : Fred Krock, CNC.
Bangui, le 21 mars 2018.
Par : Fred Krock, CNC.
Deux photocopieurs équipés de cartouches d’encre, cinq ordinateurs portables, onze ordinateurs de bureau, onze onduleurs avec multiprises, deux vidéoprojecteurs, cinq appareils à reliure, cinq disques dures externes, des packs anti-virus pour cinq ordinateurs, ont constitué les matériels informatiques ; tandis que les moyens roulants sont composés six véhicules Toyota Land Cruiser 4X4, 100 motocyclettes de marque Honda et 100 bicyclettes hommes et femmes.°
Cet important don a été réceptionné, ce 20 mars par le Ministre de la santé publique et de la population, Dr Pierre Somsé, de la main de Mme Spéciose Hakizimana, Représentante adjointe en Centrafrique du Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF).
Cette grande opération d’équipement vise principalement trois Directions centrales du Ministère de la santé, à savoir la Direction d’étude et de planification (DEP), la Direction de la surveillance épidémiologique et de la vaccination (DSEIV) et la Direction de la santé communautaire.
Ce don, faut-il le rappeler, s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de transition de la santé financé par l’Alliance GAVI regroupant l’OMS et l’UNICEF, à travers le Projet de renforcement de système de santé en République centrafricaine pour un montant de 5,560 millions de dollars américains sur les trois années.
A en croire Mme Spéciose Hakizimana, l’objectif dudit Projet vise à « aider ceux qui sont au service des autres pour mieux accomplir leurs tâches ». Ceci, à travers trois axes stratégiques que sont : (1) renforcer la gouvernance de la coordination des activités de vaccinations au niveau central, régional et périphérique ; (2) assurer la qualité de l’offre de services de santé curatif, préventif et promotionnel en conformité avec le paquet minimum complémentaire d’activités intégrant la vaccination dans les Régions sanitaires n°1, 2 et 3 et, (3) renforcer la qualité et l’utilisation de l’information sanitaire pour la surveillance épidémiologique.
En effet, selon les résultats d’une récente enquête réalisée en 2016, l’offre de services de santé y compris la vaccination a souffert cruellement de la crise et l’offre de services pour l’élaboration et la transmission de l’information est disponible dans seulement moins de 25% des structures de santé. Ce qui est largement insuffisant et qui ne rend pas juste les efforts que les Cadres du Ministère et les Agents sur le terrain sont en train de fournir.
Voilà qui fait dire à Mme Spéciose Hakizimana que ledit projet a été mis en œuvre pour, dit-elle, « contribuer à améliorer l’offre de services tant quantitativement que qualitativement, tout en améliorant l’équité géographique pour l’accès aux services de santé par la réhabilitation des infrastructures détruites et le renforcement des stratégies avancées de vaccination ».
Le Ministre Pierre Somsé, en réceptionnant officiellement le donc, s’est réjoui de l’appui des partenaires. Toutefois, le Membre du gouvernement a relevé toute l’importance que représente ce don. « Ce don arrive à point nommé parce qu’il coïncide avec la relance et la revitalisation de notre système de santé qui va désormais constituer la fondation, le moteur de la transformation de notre système de santé, vers la réalisation d’une couverture universelle en soin de qualité pour la population centrafricaine », a-t-il souligné.
Le personnel du Ministère de la santé publique et de la population est sommé par Dr Somsé pour un usage à bon escient des équipements reçus.
Centrafrique : Faustin Touadera déterminé à finir avec Abdoul Karim Meckassoua.
Centrafrique.com/19656-2/abdoul-karim-meckassoua-installation-img_20mars2018150639/” rel=”attachment wp-att-19659 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua. Photo Minusca.
Bangui, le 21 mars 2018.
Par : Gisèle Moloma, CNC.
Le tsunami, préparé depuis Boali et venu balayer l’équipe de Chemin de l’Esperance qui formait un bloc depuis deux années autour de leur leader et président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua, galvanise en bloc l’équipe du Cœur uni de président Faustin Archange Touadera, qui, sans surprise, tente de bouter, le désormais ennemi qualifié de numéro 1 à leur leader, à la tête de cette institution. Pour preuve, une note-pétition classée « ultra confidentielle » et intitulée « Procédure de destitution du président de l’Assemblée nationale » circule depuis plusieurs jours entre les mains de plusieurs députés.
Longtemps accusé par les protouadera de vouloir prendre le fauteuil présidentiel inoccupé depuis, d’après les termes de leader de l’opposition et président de l’URCA Anicet George Dologuelé. C’est désormais le tour de certains députés oisifs et avides d’argent de leur emboîter le pas. Ils viennent de rentrer en possession d’un document leur expliquant les raisons qui doivent les obliger à adhérer à un projet politique suicidaire pour la Centrafrique.
D’après le texte classé « ultra confidentiel », rédigé par les touaderateurs et laissé à la signature de certains députés qui se disent aujourd’hui proches du Président Touadera, dont CNC a pu obtenir une copie, le président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua, accusé par ces derniers d’être l’auteur de nombreux problèmes qui minent le bon fonctionnement de de son Institution, n’a plus la capacité de la diriger d’une manière impartiale. Ils vont, en sus, jusqu’à prédire des relations futures déjà toxiques entre le président de l’Assemblée nationale et les autres membres du bureau élus depuis Boali lors de leur retraite politique.
Une attitude qui énerve déjà un militant de Chemin de l’Espérance de l’honorable Abdoul Karim Meckassoua devenu cadre de l’Administration parlementaire lors de dernier mouvement.
« Ils vont jusqu’à prêter au président Abdoul Karim Meckassoua des intentions qui ne sont pas les siennes. C’est ridicule ». Rétorque ce cadre proche du président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua contacté par CNC qui affirme, pour conclure, que les cadres de l’Administration parlementaires tout comme les membres du cabinet sont tous derrière le président de l’Assemblée nationale dans les cas où. Une menace cagoulée de dire que le nouveau Premier Vice-président en charge de l’Administration parlementaire ne peut, en effet, rien faire à eux s’il opte pour une guerre fratricide.
Pour un observateur de la vie politique centrafricaine contacté par CNC, s’il est vrai que le Règlement intérieur de l’Assemblée nationale prévoit la destitution de son Président, les raisons invoquées par les partisans du président Touadera pour régler, politiquement, le compte du président Abdoul Karim Meckassoua sont totalement politiques, injustes et ne cadrent pas aux dispositions statutaires de l’Assemblée nationale en vigueur dans le pays.
« Le peuple centrafricain en a ras le bol de ces querelles au-dessus de pouvoir. Les touadérateurs veulent désorienter le pays en lui inventant une cinquième roue ». Pense notre observateur.
Selon l’article 12 de la loi portant Règlement intérieur de l’Assemblée nationale et cité par les initiateurs de la procédure de destitution, « le Président de l’Assemblée nationale peut faire l’objet d’une procédure de destitution pour manquement aux devoirs de sa charge sur demande d’un tiers des députés.
Et sont considérés comme manquement aux devoirs de sa charge, poursuit l’article :
Le fait de s’opposer de quelconque manière que ce soit à ce que le Bureau de l’Assemblée nationale rende compte aux Députés de ses activités et de sa gestion, conformément à l’article 130 de la présente loi organique portant Règlement intérieur de ladite Institution;
La rétention délibérée de rapport d’une Commission spéciale ou ad hoc à l’Assemblée;
La non-transmission :
De la résolution de mise en accusation du Président de la République au Procureur général près de la Haute Cour de Justice, conformément aux articles 2 et 3 combinés de l’article 125 de la Constitution du 30 mars 2016
De la décision de mise en accusation des Députés, conformément aux dispositions de l’article 123 de la Constitution du 30 mars 2016.
Que veut exactement le Président Touadera dans son conflit avec son ex-ami Meckassoua au risque de fragiliser davantage les Institutions de la République ?
Rappelant que, sous pression du président Denis Sassou Nguesso du Congo, le président Touadera avait soutenu, contre son gré, la candidature de l’honorable le plus mal élue de l’histoire de la démocratie en Centrafrique, Abdoul Karim Meckassoua. Aujourd’hui, il cherche à le déstabiliser. Une chose est sûre, en le déstabilisant, le président Touadera actera définitivement son isolement diplomatique et politique sur le plan régional, international et sectarisme à la Grande Loge que dirige son maître et dernier soutien Denis Sassou Nguesso.
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VOICI LE TEXTE INTÉGRAL DE LA NOTE PROCÉDURALE ENTRE LES MAINS DES DÉPUTÉS PROTOUADERA
PROCÉDURE DE DESTITUTION DU PRÉSIDENT
DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE.
Aux termes de l’article 12 de la loi n° 17.011 du 14 mars 2017, portant Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, « le Président de l’Assemblée nationale peut faire l’objet d’une procédure de destitution pour manquement aux devoirs de sa charge sur demande d’un tiers des députés. »
Le Président de l’Assemblée en invitant tous les députés au siège de son organisation politique, le Chemin de l’Espérance, le 06 mars 2018, et en se déclarant à cette occasion, directeur de campagne de certains candidats au détriment des autres a manqué à son devoir de neutralité et n’est plus de ce fait Président de tous les Députés.
En sa qualité de Président de l’Assemblée, l’Honorable MECKASSOUA ne devait plus tenir des réunions politiques relatives au fonctionnement de l’Assemblée nationale en dehors de l’hémicycle.
Cette prise de position publique suivie d’injures à l’endroit de certains collègues appelle les conclusions suivantes :
Le Président actuel de l’Assemblée ne peut pas assurer une présidence impartiale des élections des membres du Bureau ;
Le Président de l’Assemblée ne peut plus prétendre être le Président de tous les Députés ;
Les relations entre le Président actuel et les prochains membres du bureau qui ne seraient pas ses préférés pourraient constituer un blocage pour le fonctionnement de l’Institution ;
Le niveau de corruption introduite à l’Assemblée nationale par le Président, distribution d’argent, promesse de véhicules ternit l’image de l’Assemblée nationale pourtant creuset de la démocratie et de la bonne gouvernance ;
Le Président créé une division stratégique entre les députer pour mieux régner ;
Plusieurs dossiers accablent le président au niveau de la Justice d’après le Parquet général ;
Les services de l’Assemblée nationale notamment les commissions permanentes manquent cruellement de fourniture de bureau alors que des décaissements d’énormes sommes d’argent à l’Assemblée nationale ont été effectués par le Ministère des Finances et du Budget.
Tous ces faits constituent à notre avis des manquements très graves susceptibles d’écorcher l’image de l’Assemblée nationale, d’entraîner son implosion et de bloquer son bon fonctionnement.
Il y a donc lieu de demander la démission de l’Honorable Abdou Karim MECKASSOUA de la présidence de l’Assemblée nationale conformément aux dispositions de l’article 12 de la loi n° 17.011 du 14 mars 2017, portant Règlement intérieur de l’Assemblée nationale.
À l’occasion de la Journée Internationale de la Francophonie
LANCEMENT DE LA 7ème EDITION DU PRIX LITTERAIRE ALAIN DECAUX DE LA FRANCOPHONIE
La Fondation de Lille, Fondation reconnue d’utilité publique, lance la 7ème édition du Prix Littéraire Alain DECAUX de la Francophonie, sous le parrainage de Michel QUINT, écrivain.
Le concours :
Créé en 2000, ce concours littéraire de nouvelles vise à favoriser la création littéraire dans les pays francophones notamment dans les régions où l’édition est difficilement accessible; à pérenniser et développer l’usage de la langue française; à participer à la découverte et au dialogue des cultures par le biais de la littérature.
Gratuit, il est ouvert à l’ensemble des écrivains amateurs francophones à travers le monde et porte sur la présentation d’une nouvelle inédite, écrite en français sur un thème libre.
Le Grand Lauréat, désigné par Michel QUINT, recevra un prix de 600 € et sera invité à Lille à l’occasion d’une Cérémonie de Remise des Prix. Les autres lauréats, distingués par le jury par catégorie géographique, recevront un prix de 400 €.
Les nouvelles primées seront publiées dans un recueil édité par la Fondation de Lille ou par une maison d’édition choisie par la Fondation de Lille.
Modalités de participation :
Les candidats peuvent s’inscrire jusqu’au 31 Août 2018.
Deux jours après l’arrestation du général Ramazani et son transfèrement sur Bangui, ses éléments anti-balaka de Bria, en colère, lance un ultimatum de 3 jours à la Minusca pour le ramener sain et sauf dans sa localité.
Arrêté le vendredi 16 mars dernier dans la localité de Bria, préfecture de la Haute-Kotto, dans une opération matinale des forces de maintien de la paix de la Minusca dans la région, le sieur Jean – Francis Diandi alias Ramazani, un général puissant des anti-balakas de la région impliqué dans des nombreux actes criminels supposés,est déjà transféré sur Bangui, selon ses hommes contactés par CNC.
En conséquence, ces derniers lancent un ultimatum de 72 heures à la mission multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine (Minusca), auteur de son arrestation, de le libérer. Au cas contraire et passé ce délai, ils réserveront le droit d’attaquer tous les dispositifs de la Minusca dans la région, peut être au delà s’ils le pourront.
Du côté de la mission de l’ONU dans le pays, on se dit très familier avec ce genre de pas de danse. D’ailleurs, une autre opération de ce genre pourrait être menée si nécessaire dans le coin.
Rappelons qu’après l’arrestation du général Ramazani le vendredi dernier, les heurts ont éclaté toute la journée dans la ville, principalement vers PK3 à la sortie de la ville, entre les miliciens anti-balaka et les soldats de la Minusca.
Du côté du gouvernement, qui a d’ailleurs lancé ce mandat d’arrêt contre le général Ramazani selon la mission de l’ONU, aucune déclaration n’a été faite après cette opération.
Centrafrique : altercation entre les Faca à Obo, un suspect entendu à Bangui.
Centrafrique.com/19637-2/camp-kassai-soldats-corbeaunews-marboua-hypimg_4196/” rel=”attachment wp-att-19639 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les soldats Faca en formation au camp Kassai. Photo Hyppolyte Marboua.
Bangui, le 19 mars 2018.
Par : Gisèle Moloma, °°.
Sur un fond de querelle interne, deux soldats de l’armée nationale, FACA, affecté à Obo à l’est de la Centrafrique, sont entendus à Bangui après une violente altercation qui les a opposés il y’a quelques semaines sur le lieu de leur détachement. À l’origine, une histoire à couper le souffle : un ordre de commission d’un meurtre.
D’après une source proche du dossier à l’État-major des armées contactées par CNC, les deux suspects ramenés à Bangui en urgence signalée, l’un, un sergent-chef et l’autre, un caporal-chef, se sont mis à se bagarrer, sans fondement de prime à bord, mais au fond, un ordre donné par leur commandant, un capitaine, au caporal-chef d’arrêter son gradé le sergent-chef et que celui-ci a refusé de l’exécuter. Appelé en urgence sur le lieu de l’incident, le Préfet de Haut-Mbomou le commandant Ngaiako est parvenu à calmer la tension et conduit dans son bureau pour explication, les deux frères d’armes bagarreurs. Les explications données par les deux belligérants coupent le souffle.
D’après les explications du sergent-chef devant le Préfet commandant Jude Ngainko, quelques jours avant, leur capitaine que CNC garde son nom en vue de préserver l’enquête, aurait personnellement demandé un service au sergent-chef. Lequel ? Éliminer physiquement le Président du tribunal local et le chef de la douane de la ville. Raison ? Le capitaine lui seul le sait.
Peu intéressé par l’offre qu’il qualifie d’un ordre de commandement illégitime, le sergent-chef a refusé et prétextait qu’il a un problème de minutions.
Déterminé à voir les funérailles de ces deux hommes, le capitaine lui aurait remis un chargeur bien garni pour exécuter très rapidement son ordre.
Rien n’est toujours fait une fois avoir le chargeur plein de munitions. Et c’est de là que le capitaine a compris que son sous-off lui a adressé un refus poli.
Affaire tombée dans la corbeille de l’histoire sous fond de mésentente et prudence, la collaboration ne passe plus bien comme au paravent et comme il se doit. Surgit alors un problème banal dans le camp, le capitaine a ordonné l’arrestation, pour insoumission, du sergent-chef qui, de son côté, ne veut pas se laisser faire.
L’affaire a pris une autre dimension dans la ville. Et pour éviter un embrassement, le Président du tribunal, le sergent-chef et le Douanier en chef ont été rapidement évacués à Bangui dans un avion de la Minusca.
Saisi de l’affaire, l’État-major des armées est sur la piste et une enquête est ouverte.
Rappelant que la base américaine dans la ville de Obo remise et occupée par les éléments des forces armées centrafricaines se FACA est dans un état pitoyable de dégradation avancée suite au pillage des câbles électriques, latrines et autres installations couteuses par les nouveaux locataires qui ne sont autres que les soldats Faca.
Centrafrique.com/19631-2/idriss-deby-corbeaunews-2/” rel=”attachment wp-att-19633 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président Idriss Deby du Tchad.
Bangui, le 20 mars 2018.
Par : Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC.
L’ACHARNEMENT
Comme si cela ne suffisait pas d’avoir contribué à une déstabilisation dramatique de la République Centrafricaine, comme si cela ne suffisait pas d’avoir aidé certains présidents centrafricains corrompus à s’emparer du pouvoir, comme si le comportement criminel de ses soldats en Centrafrique ne suffisait pas. Deby s’acharne à nouveau sur le pays des Bantous.
Il s’attaque violemment à son économie déjà à l’agonie. C’est à une agression sans précédent qu’il s’est livré au cours d‘une réunion à Malabo en Guinée Équatorial : en tant que président de la Communauté Economique et Monétaire des États l’Afrique Centrale (CEMAC), il a décidé d’en délocaliser le siège de Bangui à Malabo.
De quoi s’agit-il sinon d’un étouffement en règle de l’économie déjà chancelante de la RCA? Comment se fait-il que les autres chefs d’Etat consultés n’aient pas émis de réserves ? Le drame centrafricain les concerne aussi. Délocaliser le siège de la CEMAC isole davantage encore la Centrafrique et bouscule son économie plongée dans un coma avancé. Le pays a besoin d’avoir des liens de solidarité forte avec les autres Etats de l’Afrique Centrale, alors qu’il est envahi par des rebelles et des mercenaires étrangers qui menacent son existence. La proposition de délocalisation du président Deby s’apparente à une provocation pour tous les Centrafricains et à un véritable non-sens économique.
Les autorités centrafricaines doivent s’opposer vigoureusement à cette proposition indigne. Abriter le siège de la CEMAC permettait jusqu’à présent d’injecter environ 800 millions de FCFA dans l’économie centrafricaine et emploie une centaine de personnes. C’est un outil de développement pour les pays de l’Afrique centrale et un facteur de solidarité. Délocaliser son siège de Bangui à Malabo, c’est comme exclure la RCA de la Communauté. Pour justifier sa décision, Idriss Deby avance l’argument de l’insécurité et de l’instabilité du pays. Or, c’est justement le moment où la coopération avec la Centrafrique devrait être sans faille que l’on choisit de ne pas assumer ses devoirs de solidarité. Pourquoi Malabo? Est-ce pour punir le président Touadera soupçonné d’avoir couvert la tentative decoup d’État manqué contre Teodoro Obiang?
Toutes ces gesticulations risquent de handicaper la solidarité entre les États de la CEMAC, et aggraver le chaos centrafricain. Il ne faut pas accepter cette délocalisation, qui porterait un préjudice majeur à la République Centrafricaine.
LA CENTRAFRIQUE DOIT-ELLE SE RETIRER DE LA CEMAC ET DE LA ZONEDU FRANC CFA?
Dans le texte fondateur de la CEMAC, chaque décision doit être le résultat d’un consensus entre les États membres. On ne peut pas imaginer qu’Idriss Déby Itno, président en exercice de la CEMAC, ait pris la décision de délocaliser le siège de la Commission sans consulter tous les autres chefs d’État, c’est-à-dire tous ses pairs, y compris le président Touadera. Si ce n’est pas le cas, Touadera doit é protester. Évoquer l’insécurité et l’instabilité pour justifier cette délocalisation ne tient pas debout: la capitale Bangui est justement la seule ville de Centrafrique où règne un semblant de calme, grâce à la présence massive de la Minusca et des forces internationales, qui lui confère une certaine stabilité.
Qui se cache derrière ce qui ressemble fort à une manipulation ? Le président Touadera est-il en sursis? Faut-il qu’il retire son pays de la CEMACet, dans le même temps, de la zone du franc CFA?
RAPPORTS TENDUS ENTRE LES PRÉSIDENTS TOUADERA ET MACRON
Tout se passe comme si la France avait décidé de changer de personnel politique en Centrafrique. Nous apprenons, en effet, que le président français, Emmanuel Macron, a refusé, sèchement, de recevoir le président de la République Centrafricaine, Faustin-Archange Touadera, qui lui avait demandé audience. La France reproche à la Centrafrique d’avoir signé un contrat minier avec un oligarque russe en contrepartie de la livraison d’armes, ainsi qu’un autre contrat de coopération militaire avec les Chinois et, surtout, d’avoir fait appel à des mercenaires russes. Le pays est-il en train de privilégier une coopération avec la Chine et l’Union Soviétique? Et rallumer ainsi la guerre froide?
Est-cele crépuscule des dieux pour le président Touadera? Entre autres reproches, le président français pointe du doigt l’incompétence du Gouvernement et demande le limogeage du premier Ministre Sarandji. La Françafrique a décidément la peau dure.Mais il serait regrettable de laisser ces rumeurs ou pas, empoisonner les relations amicales franco-centrafricaines, qui, on le sait, ne datent pas d’hier. C’est la sérénité qui doit présider aux relations entre les présidents français et centrafricain. Se reprocher des choses d’accord. Mais se voir pour en parler, c’est mieux.
AKOUISSONNE DE KITIKI et LOHAWE à Bangui
(19 mars 2018)
Monsieur Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Bangui – Centrafrique : 3 morts dans une série de noyade sur le fleuve Oubangui en 24 heures.
Bangui-Plage…
Bangui, le 19 mars 2018.
Par : Anselme Mbata, CNC.
Après une série d’accidents de circulation routière dans la capitale centrafricaine, vient le tour d‘une autre série, cette fois-ci très suspecte, d’une immersion mortelle aux abords du fleuve Oubangui proche du centre-ville de la capitale. En 24 heures, 3 personnes ont déjà trouvé la mort sur cette rivière frontalière avec la RDC. Que s’est-il passé ?
Selon une source hospitalière contactée par CNC, le samedi 17 mars dernier, un groupe de quatre jeunes du quartier Cité Jean 23 dans le quatrième arrondissement de Bangui se sont rendus à la plage Oubangui, connue sous le nom de Bangui-Plage, au centre-ville vers après – midi pour une baignade. Malheureusement pour eux, l’un d’eux, identifié comme un élève du lycée de Gobongo, toujours dans le même arrondissement, s’est retrouvé inconscient après une probable noyade au cours de sa baignade vers 18 heures.
Conduit à l’hôpital communautaire en urgence, le jeune a laissé sa vie quelque minute après avoir atteindre l’urgence de l’hôpital.
Interrogés, les trois autres jeunes du groupe tentent malgré tout d’expliquer les faits aux enquêteurs de la brigade criminelle dans laquelle ils sont encore maintenus pour nécessité d’enquête.
Alors que les investigations sur le premier accident se poursuivent, moins de 24 heures plus tard dans le même coin, un autre corps est découvert vers 9 heures du matin du dimanche 18 mars par les policiers du port Amont. L’hommeretrouvé mort portait un short blanc et un démanché avec une chaînette au cou, a été transporté dans le véhicule de la gendarmerie et déposé à la morgue.
Bizarrement, trois heures plus tard, vers 13 heures, un autre corps sans vie a été retrouvé quelques mètres plus loin vers l’usine de la Colalu proche de la station radio Centrafrique. Cette fois, la victime portait une chaînette en or et vêtue d’une jaquette avec un tee – short.
Cependant, les trois victimes retrouvées en moins de 24 heures aux abords de la rivière Oubangui présentent toutes de similitude. Elles portent des équipements de la baignade et sont retrouvées à peu près au même endroit, même si on remarque quelque distance moins importante entre les différents lieux de l’accident. Ce qui a d’ailleurs suscité d’énormes inquiétudes au sein de la population banguissoise.
Pour les enquêteurs, la thèse de la noyade semble être privielégée pour l’heure, malheureusement identique pour les trois victimes.
Entre temps, une autre hypothèse suscitée par la population faisant état d’une attaque mystique organisée par les TALIMBIS (les sorciers marins).
En tout cas, pour de raison de sécurité, CNC vous recommande de la prudence. On ne vit qu’une seule fois.
Depuis samedi 17 mars dernier, s’est ouverte à Bangui, une rencontre internationale dite ‘’Retraite institutionnelle de haut niveau’’. Il s’agit d’une initiative du Gouvernement, par le biais du Ministère en charge de la Francophonie, avec l’appui de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF).
La gestion démocratique des affaires de la cité a été au centre de ces assises de trois jours qui prendront fin ce lundi, à l’hôtel Plazza Bangui. Elle a réuni les patrons de toutes les institutions de la République, à commencer par le Président de la République, Pr Faustin Archange Touadéra, qui a ouvert les travaux, le Président de l’Assemblée nationale, Abdou Karim Méckassoua, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, le Représentant de la Secrétaire générale de l’OIF, M. Kadré Désiré Ouédraogo, les Présidents des autres Institutions nationales, ainsi que les Représentants et Chefs de missions diplomatiques accrédités en Centrafrique. Laurent Fabius, Président du Conseil Constitutionnel de France est intervenu en vidéoconférence.
« Cette Retraite doit être pour nous centrafricains, une occasion pour stabiliser nos institutions », a fait savoir M. Chancel Sékodé Deugbail, Ministre centrafricain en Charge de la Francophonie. Pour lui, c’est une opportunité pour le gouvernement de faire un plaidoyer autour du Programme d’Urgence de son Département qui vise l’amélioration des conditions de vies des jeunes, femmes et personnes affectées par la grande crise que le pays a connue.
Quant à Kadré Désiré Ouédraogo, Représentant de la Secrétaire générale de l’OIF, il a rappelé à que la Secrétaire générale de l’OIF l’a chargé de réitérer au peuple centrafricain son engagement qu’elle avait pris lors de sa visite de travail au mois d’avril 2017, en Centrafrique lequel engagement consiste à mobiliser les ressources et les partenaires pour soutenir le peuple centrafricain car, selon l’Orateur la solidarité reste et demeure au centre des actions de l’OIF.
Il aura fallu attendre l’intervention de Pr Babacar Kanté, pour véritablement rentrer dans le sujet. Son thème de communication est : Séparation et Collaboration des Pouvoirs comme page de Stabilité Institutionnelle et d’Efficacité de l’Action de l’Etat. L’orateur a indiqué que l’objectif du principe de séparation des pouvoirs c’est la protection et la garantie de la démocratie et qu’il faut bien moderniser le principe de la séparation des pouvoirs en le faisant glisser sur ce qu’il appelle la séparation des fonctions. Et cette nouveauté permet aux Responsables des Institutions d’avoir une mission précise et d’être jugés à base de leurs résultats.
Dans son intervention par vidéoconférence, Laurent Fabius, qui, faute d’avoir fait le déplacement de Bangui, a passé son message par vidéoconférence. Pour Laurent Fabius, le moment est opportun pour aplanir les divergences. Il a ajouté que la séparation des pouvoirs ne doit pas déboucher sur le cloisonnement des pouvoirs mais il faut plus tôt, créer une interaction entre les trois (3) pouvoirs de l’Etat que sont, l’Exécutif, le Législatif et le Judiciaire.
Avant de déclarer ouvert les travaux, le Président Touadéra relevé que le choix du thème et des sous-thèmes de cette Retraite réponde effectivement aux défis de l’heure de la RCA entre autres, la restauration de l’autorité de l’Etat. Le chef de l’Etat a terminé par remercier la Secrétaire générale de la Francophonie et l’ensemble de la communauté internationale pour leur soutien inlassable en faveur de la République centrafricaine.
Vendredi 16 mars dernier s’est achevé à Bangui, l’atelier de renforcement des capacités des Hauts Conseillers de la communication – formation financée par l’Ong Internews. Entre autres problématiques débattues, la cruciale question de révision et de l’érection en une Loi de la célèbre Ordonnance 05.002 relative à la liberté de communication en République centrafricaine.
La révision et l’érection en Loi de l’Ordonnance 05. 002, relative à la liberté de la communication en République centrafricaine figure en point 3 des quatre thématiques débattues en dix jours d’atelier de renforcement des capacités du personnel du Haut conseil de la communication (HCC) et ceux de l’Observatoire des médias centrafricains (OMCA).
« Il s’agit tout d’abord de renforcer les capacités du HCC, à partir de plusieurs perspectives », a souligné Pr Joan Barata Mir, le Consultant de Commvision commis pour cette formation. Selon ce dernier, quatre aspects cruciaux ont marqué les assises : D’abord, la perspective interne, c’est-à-dire comment le HCC peut travailler sur son plan de travail, comment planifier ses objectifs de travail et ses activités pour l’année 2018 d’une façon cohérente et réaliste, en fonction de la limite des ressources.
Aussi, les standards internationaux en matière de la liberté d’expression ont été abordés, car la liberté d’expression n’est pas seulement reconnue au niveau national (la Constitution) mais aussi au niveau du Droit international. L’existence d’un système indépendant de régulation des médias est une condition imposée par le Droit international dans tous les pays.
Ensuite, il a été question du changement de l’Ordonnance n° 05.002 relative à la liberté de la presse en République centrafricaine, notamment quel est le principe qui doit inspirer la réforme pour mener à l’élaboration et à l’adoption d’une Loi qui soit en ligne avec les standards internationaux et à la réalité médiatique. « J’ai souligné la nécessité d’avoir une loi qui se base sur le principe de la neutralité technologique, c’est-à-dire que tous les contenus soient régulés, n’importe quel soit e système de distribution ou le support utilisé. Il s’agit de mettre en place un cadre juridique qui régule les médias écrits et les médias audio-visuels », a souligné l’Expert.
Sur la question, le Directeur-Pays d’Internews, Pascal Chirwarwirha, qui a financé l’atelier a fait savoir que son institution, depuis son implantation en RCA vise « la professionnalisation des journalistes » tout en relevant que « la professionnalisation des journalistes ne saurait se faire sans une Loi régissant les activités professionnelles du journaliste ». Il a d’ailleurs rassuré de la disponibilité d’Internews qui commencé cet appui sur l’Ordonnance n° 05.002 de poursuivre l’œuvre jusqu’à l’adoption de la Loi souhaitée.
Du côté du HCC, son Président José Richard Pouambi qui a clôturé les travaux, a, dans un premier temps remercie Internews pour son appui à l’initiative, et réaffirmé la détermination du Régulateur à poursuivre jusqu’au bout sa lutte.
Enfin, la relation du système de régulation entre le HCC (étatique) et l’OMCA (autorégulation). Parfois, il peut y avoir des discussions sur le rôle et les compétences de chaque entité. L’autorégulation vise les principes déontologiques et professionnels ; alors que le rôle du HCC est essentiellement de garantir la légalité. Une Convention va devoir être signée entre le HCC et l’OMCA, afin qu’il existe toujours une collaboration et une coordination dans tous les dossiers.
Parallèlement à l’Initiative de l’Union africaine pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine présentement en cours d’exécution par le Panel des Facilitateurs dans le pays, une deuxième initiative du genre est lancée par la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC) et les Nations unies. La Première mission conjointe CEEAC-ONU qui s’est achevée ce 17 mars 2018 en RCA est sanctionnée par le communiqué ci-dessous.
Le Secrétaire général de la Communauté économique des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC), M. Ahmad Allam-Mi, et le Représentant spécial du Secrétaire général et Chef du Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique centrale (UNOCA), M. François Louncény Fall, ont entrepris une mission conjointe en République centrafricaine (RCA) du 15 au 17 mars 2018. Durant ce séjour, ils ont été reçus en audience par les autorités centrafricaines, notamment le Président de la République, Son Excellence Professeur Faustin Archange Touadera, le Président de l’Assemblée nationale, Honorable Abdou Karim Meckassoua, le Premier Ministre, Son Excellence Professeur Simplice Mathieu Sarandji, et le Ministre des Affaires étrangères, Son Excellence Monsieur Charles Armel Doubane. Ils ont aussi eu des séances de travail avec le Panel des Facilitateurs de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en RCA, le corps diplomatique, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations en RCA et Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations Unies en Centrafrique (MINUSCA), ainsi qu’avec des représentants de la société civile et des principales confessions religieuses.
La visite a permis de réaffirmer le soutien de la CEEAC et des Nations Unies à l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en RCA et de lancer un appel en faveur de la cessation immédiate des violences et des hostilités en RCA. A cet égard, le Secrétaire général de la CEEAC et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale ont vivement condamné la persistance des attaques contre la population civile, le personnel humanitaire et les casques bleus de la MINUSCA, en dépit des efforts en cours pour ramener la paix et la stabilité dans ce pays. Ils ont invité toutes les parties au conflit à déposer les armes et à s’engager de bonne foi da.s la recherche d’une solution pacifique à la crise, dans le cadre de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en RCA.
Le Secrétaire général de la CEEAC et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale ont saisi cette occasion pour féliciter le Panel des Facilitateurs pour les progrès accomplis dans la mise en œuvre de sa feuille de route. Ils l’encouragent à poursuivre et à conclure dans les meilleurs délais ses contacts avec tous les protagonistes en vue d’une résolution rapide et définitive de la crise en RCA. Ils appellent l’Union africaine, les organisations inter-gouvernementales et les pays de la sous-région, ainsi que les partenaires internationaux, à lui apporter l’appui nécessaire.
Le Secrétaire général de la CEEAC et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale ont réitéré leur détermination à continuer à travailler de concert pour accompagner ces efforts et pour contribuer au développement de la RCA, y compris à travers des actions de plaidoyer auprès des partenaires régionaux et internationaux.
Dans cette perspective, ils ont une fois de plus salué les engagements pris par les partenaires vis-à-vis de la RCA, notamment lors de la table ronde de bailleurs de fonds tenue à Bruxelles en novembre 2016. Ils encouragent les partenaires à traduire ces engagements dans les faits afin de permettre au Gouvernement centrafricain de relever les défis politiques, socio-économiques, institutionnels et sécuritaires auxquels la RCA est confrontée, et de fournir aux populations les services sociaux de base.
Par ailleurs, le Secrétaire général de la CEEAC et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour l’Afrique centrale ont rappelé la pertinence de la Déclaration sur la RCA adoptée lors de la 45e réunion du Comité consultatif permanent des Nations Unies chargé des questions de sécurité en Afrique centrale (UNSAC) tenue à Kigali, au Rwanda, le 8 décembre 2017. La Déclaration souligne la nécessité d’une forte implication des partenaires régionaux et internationaux « pour que le Conseil de sécurité poursuive l’allègement de l’embargo sur les armes en vue de l’équipement et du réarmement des Forces armées centrafricaines (FACA) et encourage la MINUSCA à soutenir la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national ».
CENTRAFRIQUE : LE POUVOIR S’AMUSE À TROQUER LES ACQUIS DÉMOCRATIQUES CONTRE LES BILLETS DE BANQUE AU RISQUE D’EMBRASER LA RÉPUBLIQUE.
Centrafrique.com/19603-2/abdoul-karim-meckassoua-installation-16-juin-2016-img_12mars2018002315/” rel=”attachment wp-att-19604 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’honorable Karim Meckassoua, Président de l’Assemblée nationale le 16 juin 2016. Photo Minusca.
Bangui, le 19 mars 2018.
Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.
Dans le cadre du respect des dispositions de l’article 11 de la loi organique nº17.011 du 14 mars 2017 portant règlement intérieur de l’assemblée nationale, le bureau du parlement ( en dehors du président ) se renouvelle chaque année.
Pour mémoire, un derby avait opposé l’an passé les partisans du président de la république et ceux du président de l’assemblée nationale qui a vu la victoire écrasante, méthodique et cartésienne du camp de la deuxième personnalité du pays. Le camp présidentiel cachait mal son fair-play et avait du mal à avaler la pilule mais a fini par purger sa peine en murmurant sa revanche sous deux semestres.
Dans le contexte du processus électoral, les deux antagonistes ont institutionnalisé la corruption et l’ont érigé en règle non négligeable de campagne. Il s’agit d’une pratique indigne d’une démocratie émergente mais fragile car pratiquée par des institutions qui incarnent la souveraineté de la nation. Cette jurisprudence qui dissimule ou masque la médiocrité et l’amateurisme de nos autorités sur les élections restreinte comme celles du bureau de l’assemblée nationale. Que devient ainsi le droit de vote qui est un attribut de la citoyenneté et reconnu universellement par les déclarations des droits de l’homme ainsi que les préambules de nombreuses constitutions. Le vote par définition est un mode d’expression individuelle et libre permettant à une personne de faire connaître son avis en vue d’une décision collective. Le vote se manifeste aussi bien sur des choix des personnes que des actions. Ce droit citoyen inaliénable est devenu un fonds de commerce indigne pour notre démocratie. Ce phénomène pittoresques a pris la nation en otage car il gaspille les fonds publics au détriment des priorités nationales. Le citoyen lambda effaré par ces mauvaises pratiques s’indigne en s’interrogeant : Désormais, ce sont les billets de banque qui vont décider à la place des représentants du peuple ? Les parlementaires considérés comme bétail électoral représentent-ils ou respectent-ils leurs électeurs ? Comment le pouvoir peut-il combattre efficacement la corruption alors qu’il est lui-même le premier corrupteur ? À travers ce simulacre d’élection, quelle est l’image qu’on projette de nous devant les diplomates et plus particulièrement la jeunesse centrafricaine ? En d’autres termes, quelles sont les leçons et morales nées du renouvellement du bureau de l’assemblée nationale ? Si nous suivons la logique arithmétique de cette élection, le plus offrant gagnera t-il systématiquement les élections ? En d’autres termes, les billets de banque garantiront-ils toujours des victoires électorales en faveur du pouvoir ? Étant donné que les bulletins de vote sont remplacés par des billets de banque, comment l’assemblée nationale légiférera et contrôlera librement et efficacement les actions du gouvernement comme définies par les dispositions de l’article 63 de la constitution ? La cohabitation imposée au président de l’assemblée nationale n’est-elle pas opposable au président de la république pour atténuer les tensions socio-politiques actuelles ? Ne va t-on pas assister à une législation forcée, déviée, biaisée ou d’un passage en force à l’instar du 49.3 à la française ? Il est important de rappeler que l’euphorie de la victoire du camp présidentiel pousse certains extrémistes ou caciques de murmurer la destitution du président de l’assemblée nationale en lui reprochant des manquements graves aux devoirs de sa charge. Entre autres, il est reproché au président de l’assemblée nationale d’être partial au profit de certains candidats déclarés. Ainsi, ce projet de destitution du président de l’assemblée nationale ne sera t-il pas synonyme de coup d’envoi de la deuxième mi-temps des hostilités meurtrières ? Ceux ou celles qui entretiennent ce projet ont-ils ignoré les besoins prioritaires du peuple ? Démettre le président de l’assemblée nationale résoudra t-il la profonde et béante crise centrafricaine ? Les articles 12 et 130 de la loi organique nº 17.011 du 14 mars 2017 portant règlement intérieur de l’assemblée nationale sont évasifs et ne font une quelconque référence à la partialité et les promesses non tenues du président de l’assemblée nationale. Ainsi, que veut dire concrètement l’expression « manquements aux devoirs de sa charge »? La corruption des députés étant érigée en mode d’élection, le citoyen éclairé et averti ne cesse de s’interroger car la majorité fragile s’orientera en fonction du vent. La motion de censure prévue par l’article 97 et la motion de confiance définie par l’article 90 du règlement intérieur seront désormais déterminées en fonction des enchères. En conséquence de ce qui précède, l’opinion se permet de s’interroger légitimement sur les concepts d’abstention et de vote par procuration car les intéressés s’arrangeront toujours d’être présents pour justifier leurs enveloppes. La morale de cet exercice électoral est que la Centrafrique n’a plus d’avenir politique. Les acteurs de la vie politique actuelle commettent les mêmes erreurs que leurs prédécesseurs…ainsi, qu’à t-on fait du mielleux discours d’investiture qui prônait la rupture ? En guise de contribution et compte tenu de la fragilité des clivages communautaires, nous invitons humblement les deux protagonistes de recarder leur fanatique car dans cette bataille, il n’y a pas de gagnant, ni de perdant…c’est la démocratie centrafricaine qui a gagné. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris le 16 mars 2018.
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des Elections. Tel : 0666830062.
Monsieur Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
Centrafrique : visite inopinée des membres du gouvernement à Bangassou, la Minusca absente pour leur sécurité.
Centrafrique.com/19580-2/visite-wanzet-a-bangassou-le-28-janvier-2018-img_16mars2018182720/” rel=”attachment wp-att-19596 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Visite du ministre de la sécurité publique à Bangassou en janvier 2018. CopyrightCNC.
Bangui, le 17 mars 2018.
Par : Francis Ndoumba, CNC.
Arrivé dans la matinée du vendredi dernier à bord de l’avion de l’ONG MSF, le ministre de l’intérieur, accompagné par deux de ses collègues notamment le ministre de la santé et celui des mines, ils ont été accueilli par le Préfet de Mbomou Gustave Syllo et le maire de Bangassou à leur descente d’avion. Étonnée par l’absence remarquée des soldats de la Minusca, la délégation ministérielle hésite dans un premier temps de pénétrer dans la ville avant de décider d’y aller au risque et peril de leur vie. Alors, pourquoi la Minusca refuse-t-elle de porter assistance sécuritaire à ces trois ministres ?
Selon nos informations, le ministre de la sécurité publique Wanzet Lingassara, son collègue de la santé publique Pierre Sonse et celui des mines Léopold Mboli-Fatrane,accompagné lors de leur visite officielle à Bangassou par un responsable de l’ONG internationale MSF au cours de laquelle, ils devraient rendre visite aux déplacés du camp de l’Église catholique, au personnel de santé de l’hôpital général de la ville ainsi qu’au siège du MSF pillé récemment par les Anti-Balaka.
Entre temps, la découverte d’un corps sans vie a totalement plongé la ville dans un chaos avec des tirs à l’arme lourde partout, poussant ainsi la délégation à modifier leur programme établi en amont.
Malgré l’état catastrophique de la ville, les trois ministres ont été escortés par quelques éléments des forces de la sécurité intérieure présentes sur place avant de visiter quelques points essentiels comme le siège local du MSF et l’hôpital général de Bangassou.
Quant à l’absence des forces de la Minusca, elle se justifie, selon une source proche de la mission de l’ONU dans le pays, par la situation chaotique de la ville ce vendredi. Tous les éléments présents ont été déployés sur le terrain pour protéger la population, concluent cette source.
Au cours de la visite, le responsable du MSF a déclaré que son organisation va reprendre ses activités dans la région en dépit de la situation sécuritaire très instable. Selon ce responsable du MSF, la population souffre, il n’est pas question qu’ils les abandonnent dans cet état.
Alors que la délégation ministérielle vient de quitter la ville, des échanges très musclés entre les soldats marocains de la Minusca et les miliciens Anti-Balaka s’intensifient, poussant ainsi les forces de l’ONU à faire recours aux 12/7, des armes suffisamment lourdes installées sur des blindés et peuvent détruire en un coup un bâtiment.
Le bilan provisoire actuel fait état de plus de 10 morts et de plusieurs blessés.