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Centrafrique : il faut éliminer Meckassoua pour qu’arrive le règne Touadera.

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Centrafrique : Il faut éliminer Méckassoua pour qu’arrive le règne Touadera ?

 

 

 

Décidemment, Abdou Karim Méckassoua est l’homme à abattre pour que vive la République. Décidemment, ce musulman qui occupe le perchoir de l’Assemblée Nationale, est un cadavre encombrant du régime de Faustin Archange Touadera tellement qu’il est partout et nulle-part. Lui, son coran et le PK5 qu’il habite sont un cauchemar sans cesse permanent dans l’esprit de la grande vallée des avatars, de mange-mils et des mangeurs de poulets crevés qui jurent sur le crâne de Lucifer qu’ils soutiennent Touadera. Diantre ! 2021 jusques à quand abuseras-tu de notre patience ! A l’heure du bilan, Méckassoua sera offert en victime expiatoire sur l’autel de « l’hyperprésidentialité » pour le salut du régime de Touadera. Ah politique quand tu nous tiens !

Mais qu’est-ce qui se passe au Temple du Peuple en ces temps qui sont les derniers ? L’Assemblée Nationale vit elle la mal gouvernance ? L’Assemblée Nationale a-t-elle été dépourvue de ses pouvoirs traditionnels entre autres le vote des lois et le contrôle des actions gouvernementales ? Cette sixième législature est-elle un fleuve où coule de l’argent à flot au bénéfice de son seul et unique Président Abdou Karim Méckassoua ? Le commun des mortels ne semble rien comprendre et ne veut même rien savoir. Les vrais problèmes de la Centrafrique sont actuellement de deux ordres à savoir les groupes armés et le néocolonialisme volontaire ou involontaire, entretenu ou provoqué. Les tristement célèbres affaires « Dame Dékono » et « époux BEA » ne sont que de pan d’une gouvernance unique et inique dont les auteurs veulent faire porter la responsabilité au pauvre Président de l’Assemblée Nationale au nom d’une saugrenue « union sacrée » inventée par des catéchistes de la politique qui avaient trouvé le moment opportun pour vivre des prébendes de Faustin Archange Touadera.

Affaire Agnès Dékono, quand des imposteurs s’en mêlent…

L’affaire « Dame Dékono » met à nu le niveau d’aveuglement de tous ces apprentis sorciers et autres braqueurs de pacotille qui se donnent à cœur joie dans une sorte d’imposture dans le métier de journalistes. Ce que la presse refuse ou bien s’obstine à cacher, ce sont deux faits qui sont consubstantiels à cette affaire. Primo, il est tout autant étonnant et choquant de voir que les médias louvoyés qui s’entichent de cette affaire, ne se soient pas donné de la peine de souligner que le PAN, dès son retour et à la connaissance du dossier, ait exigé à la fois qu’une enquête parlementaire doublée d’une enquête de la Cour des comptes soient diligentées, ce dans le but d’établir les responsabilités. Il aurait été élégant de s’interroger sur ces enquêtes qui, d’une part, incombe aux députés qui étaient attendus au tournant et d’autre part, est une obligation des autorités politiques actuelles de faire confiance à la Cour des comptes en recourant donc à ses offices.

Evidemment, lorsqu’un député repris de justice, au nom de son outrecuidance aussi bien caractérielle que caractérisée et parce qu’appartenant à la mouvance présidentielle, prend la parole pour dire qu’il n’y a pas eu détournement avant même que les enquêtes n’aient été ouvertes, c’est qu’il y a anguilles sous roche. Cela s’appelle de l’obstruction à la justice sauf qu’il n’avait qu’un petit doigt. Qui s’explique, s’accuse. De quoi avait-on peur ? Et pourtant, une enquête, c’est bien ce qui pouvait déterminer les responsabilités et tous les députés associés à l’affaire ou ayant quelques doutes devraient coopérer et travailler à la manifestation de la vérité. Cette enquête, si elle venait d’avoir lieu, revêtirait une double conséquence juridique pour dame Dékono qui s’excite en ce moment mais pour y voir clair, il convient d’aborder le deuxième fait saillant que la presse occulte depuis le déclenchement de cette affaire. Abdou Karim Méckassoua n’a jamais pris un arrêté de radiation de l’administration parlementaire ou de la fonction publique aux dépens de Dame Dékono.

C’est seulement de ses fonctions de Chargé de Mission en matière du Genre que cette dame a été éjectée au nom du pouvoir discrétionnaire légalement reconnu au PAN. La nomination de Dame Dékono au poste de Chargé de mission Genre au Cabinet de Méckassoua ne relève ni de son appartenance à la mouvance présidentielle ni de sa pulchrétude avérée ou encore de ses beaux yeux cachés derrière ses jolies et effarantes paires de lunettes. Jamais. Pourquoi jubiler alors que le juge administratif n’a prononcé qu’un sursis à exécution ? N’ayons pas peur des faits et analysons les froidement. Le PAN était-il tenu de s’en tenir aux conclusions d’un questionnaire qui avait été adressé à Dame Dékono par sieur Pampali en sa qualité de Directeur de Cabinet ? Absolument pas sinon prouvez le contraire juridiquement. Avait-on besoin d’adresser un questionnaire à cette dame ? Oui mais pas nécessairement. D’ailleurs, les réponses maladroites, discourtoises et impétueuses qu’elle a fournies, expliquent clairement que dame Dékono n’en avait que faire d’un Directeur de Cabinet, fut-il un vieux routier de la politique et de l’administration centrafricaine. Le sursis n’est pas une absolution après une confession et puisqu’on est sur le terrain du droit, le PAN est en droit de porter l’affaire devant la haute juridiction administrative qui pourra prononcer l’extinction dudit sursis à exécution. Il se doit de veiller à ce qu’une enquête parlementaire et celle de la Cour des Comptes se fassent. En cas de conclusions accablantes, Dame Dékono perdra d’abord, définitivement le poste de Chargé de mission Genre, fera la prison et sera radiée de l’administration parlementaire. Qui vivra, verra…

Les sagas et frasques des BEA…

Les praticiens du droit administratif auraient mieux aimé qu’on leur parle de l’affaire « époux Bertin » mais non, ici et précisément dans ce cas, il est question de l’affaire « époux BEA », même si l’époux se prénomme Bertin. Et le grand bazar a commencé par le mari qui non content d’avoir été évincé de ses fonctions au sein du parlement africain, a cru bon convoquer la presse pour annoncer qu’il va lancer une pétition pour la destitution du PAN du perchoir de l’Assemblée Nationale. Selon Bertin BEA, c’est à cause de Méckassoua qu’il a perdu ce poste. Curieusement, il faut destituer ce Méckassoua parce qu’il n’aurait pas tenu ses promesses envers ceux qui l’ont élu PAN notamment la dotation en véhicules. C’est quand même crasseux comme réflexion.

Voilà des députés prêts à vendre leurs âmes et sacrifier leurs intérêts de la nation, pour peu qu’on leur promette vents et merveilles. Et comme ils n’en ont pas eu du côté de Méckassoua, l’année suivante, ils sont allés se prostituer du côté de Touadera et c’est même à Boali dans la circonscription électorale de Bertin BEA que ces accidentés de députés ont définitivement perdu leur virginité politique. Ils ont la chance que le niveau d’instruction dans ce pays soit tel qu’ils peuvent se complaire dans n’importe quelle compromission sans être inquiétés parce que le peuple les laisse encore faire. Ce qui est bien, c’est que le commun des mortels a noté le niveau de petitesse et de la pauvreté du sieur BEA qui, même étant Secrétaire Général d’un parti politique, ne sait pas qu’il y a un début et une fin, lorsqu’on est appelé à assumer une fonction. Il n’est pas le seul député de la nation.

Ce même Bertin BEA devrait être député de Boali, membre du Parlement Africain, membre de la Commission Justice, Vérité, Réconciliation, Réparation, entremetteur de Bozizé et porteur de sacs-à-main de son épouse et quoi d’autres encore ? Le combat de Bertin BEA n’est donc ni idéologique ni moral, pas même politique. C’est juste la recherche de l’appât. Tout pour lui, même s’il n’en mérite pas et rien pour les autres. Mais le cas le plus piteux et crapuleux, c’est celui de Dame Nadia BEA. Voilà une dame qui veut ériger la barbarie en mode de gouvernance à l’Assemblée Nationale. Parce qu’avant des députés se sucraient de billets d’avions et de frais de missions sans effectuer le déplacement prévu, il faut la laisser faire sinon, en sa qualité de Com-zone de Bimbo IV, elle va tout casser et faire sauter ce putain de baraque de l’Assemblée Nationale. En fait, Nadia BEA avait tout cassé comme Idi Amine DADA pour venger son époux sinon, elle aurait pris la peine de recourir dignement aux procédures administratives afin que justice lui soit rendue.

Cette Nadia qui a séparé Bertin BEA de sa première épouse vivant désormais en exil conjugal en France et de ses enfants, est bien une spécialiste de l’opération « J’arrache ». Et comme cela ne suffisait pas, il faut porter ce chapeau au parti KNK de François Bozizé. Heureusement que le KNK a tellement de passifs qu’il n’aura que faire des frasques du couple BEA. Honnêtement, combien y a-t-il de cadres du KNK à l’Assemblée Nationale ? Méckassoua les avait-il nommés parce qu’ils leur avaient mis le couteau ou cou ? Alors d’où vient cette ingratitude de Wangrin ?

La face cachée de l’iceberg dans le projet de destitution de Méckassoua…

Le projet de destitution de Méckassoua de son siège du Président de l’Assemblée Nationale n’est pas une nouveauté. C’est depuis le premier jour qu’il était porté à la tête de cette institution que les velléités pour sa destitution sont nées chez les caciques de Touadera. Le premier renouvellement du Bureau de l’Assemblée Nationale avait fait apparaître ce lugubre projet, le « Cœur uni » a été battu à plate couture malheureusement. Pour le deuxième renouvellement, il fallait saouler les députés avec du chacapin pour qu’ils votent pour le « Cœur uni ».

La mission confiée à Mapenzi et Dimbélet était qu’ils rendent ingouvernable le Bureau de l’Assemblée Nationale et par la suite, tout faire pour faire sauter Méckassoua qui sera seul contre tous dans ce bureau. Des mois se sont écoulés et Sarandji et la bande des mercenaires politiques du « Cœur Uni » s’impatientent. Ainsi, pour le prochain Bureau, le 1er Vice-Président de l’Assemblée Nationale pressenti, différent de l’actuel, aura la lourde mission d’évincer Méckassoua avant la fin du mandat de Touadera.

Un plan B est même concocté. Sarandji sera candidat aux législatives à Baoro afin de briguer la présidence de la 7e législature en 2021. Mais quelles sont les réelles intentions de Touadera et les siens ? Pourquoi sont-ils pressés de sauter Méckassoua avant les prochaines élections ? Les empêche-t-il de gouverner ? Les empêche-t-il de restaurer la sécurité dans le pays ? Les empêche-t-il de voyager de par le monde ? Les empêche-t-il de prendre, deux trois, quatre, cinq femmes sans compter les maîtresses et sous-maîtresses ?

En vérité et en vérité, le régime de Touadera a été surpris par le pouvoir. Touadera n’a jamais eu un projet de société pour la République Centrafricaine. Ses partisans sont donc mis à défi. L’on s’est servi juste de sa profession de foi pour bâtir la Déclaration de Politique Générale de Sarandji devant les députés. C’est l’absence de Projet de société qui fait que le régime de Touadera patauge, car comment comprendre qu’ils ont les russes, les américains, les chinois, le ciel, la terre et l’enfer sans pour autant arriver à vaincre l’insécurité. Que de massacres sur des massacres qui se poursuivent au grand dam du peuple. La gestion de pouvoir est bien plus qu’une simple dispensation de cours de mathématiques dans une petite salle de l’université de Bangui.

Le pouvoir n’est pas un tracé géographique et ou une prévision climatologique avec des matériels vétustes du docteur Sarandji. Se crapahuter à Méckassoua pour justifier les échecs du régime actuel est une aberration, c’est un non-sens politique. Pourquoi Touadera ne peut-il pas taper, ne serait-ce qu’une fois, du poing sur la table devant la myriade de groupes armés qui foisonnent dans le pays ? Est-il obligé de négocier avec eux ? Souhait-il réellement discuter avec eux ? Est-ce Méckassoua qui est incapable de condamner Abdoulaye Hissein dont le procès a été programmé à deux reprises et à deux reprises renvoyés ? Voilà les vrais problèmes de notre société, tout le reste n’est que divagation émerveillée de l’esprit.

 

Par :  Gilbert Meyala pour CNC.

Centrafrique : L’assassin de l’Abbé Toungoumalé-Baba et 13 autres criminels entre les mailles de l’OCRB

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Centrafrique : L’assassin de l’Abbé Toungoumalé-Baba et 13 autres criminels entre les mailles de l’OCRB

 

 

 

Ils sont quatorze (14) bandits et criminels appartenant à huit (08) bandes de criminels et fossoyeurs de la République dont l’assassin présumé de l’abbé Albert Toungoumalé Baba, à être présentés à la presse, samedi 8 septembre dernier, dans l’enceinte de l’Office centrafricain pour la répression du banditisme (OCRB). Le Colonel Bienvenu Zokoué, Directeur de cette unité de Police centrafricaine a rassuré que désormais, tout fossoyeur ou criminel, où qu’il se cache, sera retrouvé par ses services pour qu’il réponde de ses actes devant la Loi.

C’est au cours d’un point de presse que le Directeur de l’OCRB a fait le point sur le ratissage qui s’opère en ce moment pour nettoyer le pays, en commençant par la capitale Bangui, des bandits de grand chemin et criminels en cavale. A l’occasion, quatorze bandits issus de huit réseaux de malfrats ont été présentés à la presse (voire les images).

« Ces derniers temps, nos services ont enregistré une nette recrudescence des cas de braquages et vols à main armée, et bien d’autres actes criminels… C’est ainsi que l’OCRB qui est l’unité d’élite de la police a accompli un travail de titan pour aboutir aux résultats auxquels nous assistons tous aujourd’hui », a fait savoir le Colonel Zokoué.

En détail, l’action de l’OCRB ces derniers temps, a consisté au démantèlement d’associations de malfaiteurs opérant pour voler et braquer des véhicules, motos et autres biens des Ong, de l’Etat et des particuliers. Aussi, l’OCRB a procédé à la récupération des armes à feu et minutions.
Pour terminer, le colonel Bienvenu Zokoué a appelé toute la population à la vigilance et à aider dans le cadre d’information et renseignements des forces de sécurité intérieure, afin de mettre définitivement fin à ces pratiques qui mettent à mal la quiétude et la tranquillité des paisibles citoyens.

Notons que parmi les malfrats présentés à la presse, Colonel Zokoué a affirmé qu’il y figure l’assassin de l’Abbé Albert Toungoumalé Baba tué en plein culte le 1er mai dernier, qu’il se refuse d’indexer à la population pour les besoins de l’enquête en cours.

 

Par : Fred Krock, CNC.

Centrafrique : Le Ministère de la Défense lance une campagne de soins en faveur des enfants à problèmes auditifs

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Centrafrique : Le Ministère de la Défense lance une campagne de soins en faveur des enfants à problèmes auditifs

 

 

 

C’est une action civilo-militaire qui commence ce lundi, 10 septembre, à l’hôpital militaire de Camp Fidèle Obrou. Une campagne de soins est lancée par le Ministère de la défense nationale en partenariat avec le Ministère de la santé et les partenaires de la santé et de l’enfance en faveur des enfants souffrants des problèmes d’audition. L’annonce a été faite, vendredi 7 septembre dernier, par Mme Marie Noëlle Koyara, à l’occasion d’un petit-déjeuner de presse à son domicile à Bangui.

On notait aux côtés de la Ministre de la Défense, la présence du Ministre de la santé, Dr Pierre Somsé, de la Représentante de l’Unicef, Mme Christine Mohigana, du Commandant de l’Eutm, Maio, du Directeur-pays de l’Onu-Sida, Patrice Eba, du Chef d’état-major des armées, Zéphirin Mamadou et du Directeur général du service santé de l’armée nationale, Colonel Eudes Gbangba-Ngaï.

En situant le cadre de la campagne de soins en faveur des enfants à problème d’audition, la Ministre de la Défense nationale a commencé par souligner l’implication de l’armée dans des questions liées à la santé : « Lorsqu’on parle souvent de l’armée, d’aucuns font allusion aux hommes portant des armes, alors qu’il y a des activités civilo-militaires qui ne se font avec des armes. Ailleurs, en cas de grandes catastrophes, on fait recours à l’armée qu’on peut faire intervenir plus rapidement avec peu de moyens », a déclaré Mme Koyara.

Et de poursuivre que cette année, dans le cadre de ses activités civilo-militaires, le service de santé de l’armée a choisi comme thème, « les problèmes auditifs ». Car, dans beaucoup de familles, l’on se rend compte qu’il y a des enfants qui ont des problèmes d’écoute ; à l’école, leurs enseignants n’arrivent pas à les encadrer, pensant à tort que ces derniers sont médiocres, alors qu’ils ont un handicap qu’il faut diagnostiquer et traiter.

C’est dans le même ordre d’idée qu’est intervenu Patrice Eba, Directeur-pays de l’Onu-Sida : « Cette compagne nous permettra à la fois de mettre un accent sur le rôle de l’armée dans la reconstruction de la République centrafricaine tout en prenant en compte la problématique d’ordre social de santé qui nécessite l’action qui a besoin de l’implication de tous ». Il a profité de l’occasion pour annoncer la signature très prochaine d’un Protocole d’accord entre le Ministre de la défense, de la santé, le CNLS et l’Onu-Sida pour marquer l’engagement de l’institution onusienne dans ce projet.

De son côté, Mme Christine Mohigana de l’Unicef a marqué son plein soutien à l’initiative portée par le Ministère de la défense en faveur des enfants, surtout en cette période de rentrée scolaire. « Nous espérons que nous pouvons travailler au cours des semaines qui viennent pour s’assurer que les enfants qui sont à l’école sont touchés par cette initiative pour que les enseignants qui vont les recevoir puissent être conscients de l’handicap et de l’accompagnement spécial dont ces enfants auront besoin », a-t-elle exprimé, avant d’ajouter : « … nous espérons pouvoir aider à rechercher des appuis pour ces enfants qui après le dépistage auront besoin soit d’une prothèse auditive, soit d’un accompagnement sanitaire particulier ».

Les parents ayant d’enfants qui présentent d’handicap auditif sont invités à venir avec leurs enfants au Camp Fidèle Obrou dès ce lundi pour profiter de cette campagne de soins initiée par le Ministère de la Défense nationale.

 

Par : Fred Krock, CNC.

 

Centrafrique : Les députés exigent et obtiennent des russes, les explications sur la rencontre de Khartoum

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Centrafrique : Les députés exigent et obtiennent des russes, les explications sur la rencontre de Khartoum

 

 

 

Ce jeudi 6 septembre 2018 a eu lieu une table ronde, à l’hôtel Ledger Plazza à Bangui, entre le Conseiller spécial russe du Chef de l’Etat, Valery Zakharov et les députés. Au centre, la rencontre à Khartoum au Soudan, initiée par la Russie à l’intention de certains leaders des groupes armés centrafricains.

Ils étaient près d’une vingtaine, les Elus de la Nation conviés par le Conseiller spécial russe du Président de la République, à participer à cette réunion de débriefing. Globalement, ce sont des interrogations suscitées par la rencontre du 28 août dernier entre les chefs rebelles sous initiative russe qui ont constitué le socle du débat. Autrement dit, les députés ont bien voulu avoir le cœur net sur les enjeux de cette rencontre de Khartoum.

Pourquoi une rencontre des leaders de groupes armés à Khartoum, alors que l’Union africaine dirige parallèlement une Initiative similaire ? Pourquoi la Russie a privilégié quatre leaders de groupes rebelles sur quatorze ? Quel lien entre l’Initiative africaine et l’initiative russe ? A quoi doit déboucher finalement l’initiative russe ?… Autant de préoccupations auxquelles Valery Zakharov, Conseiller spécial russe du Président Touadera a donné des réponses satisfaisantes.

« En tant que députés, nous avons été informés, nous nous posions les questions mais aujourd’hui, à travers cette rencontre, tous les points sont débattus et certains détails nous ont été donnés. C’est à nous maintenant d’informer certains de nos collègues, les populations que nous représentons », a résumé l’honorable Jean-Symphorien Mapenzi, premier vice-président de l’Assemblée nationale, à l’issue du huit-clos avec le conseiller du Chef de l’Etat.

En bref, Zakharov a rassuré les Elus de la nation que l’initiative de Khartoum participe et vient en appui à cette de l’Union africaine dans une approche de complémentarité. Pour ce qui est des revendications de ces leaders de groupes armés, Zakharov a fait savoir qu’il a été clair avec ces derniers au sujet des désidératas du peuple centrafricain, surtout en ce qui concerne l’impunité zéro et l’exigence du déploiement de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire… parlant du dernier aspect, le Conseiller du chef de l’Etat a indiqué que les groupes armés ont au maximum douze (12) mois pour l’aligner dans le processus de paix. « Ils n’ont que deux choix : adhérer au processus de paix ou quitter le territoire », a-t-il martelé.

Les députés étaient tous unanimes pour reconnaitre que la présence russe a rétabli la sécurité dans le pays, à l’image de l’honorable Serge Singha Bengba, député de Bangassou : « La ville de Bangassou, ma circonscription, a retrouvé la stabilité grâce au déploiement des FACA. C’est pour un moment de remercier la Fédération de la Russie qui a appuyé le gouvernement, en équipement militaire et formation, pour que les FACA puissent arriver à Bangui afin d’assurer la sécurité de la population. Donc, pour moi, c’est une forme de reconnaissance vis-à-vis du gouvernement et de la Fédération de Russie mais aussi vis-à-vis de la Minusca ».

D’autres députés, à l’image de celui de Bria, qui n’ont pas encore vu le déploiement des FACA dans leur contrée, formulent le vœu ardent de voir leur armée intervenir pour arrêter l’hémorragie.

La prochaine rencontre à Khartoum est prévue dans trois mois.

 

Par : Fred Krock, CNC.

CENTRAFRIQUE : RENDEZ-VOUS DE LA PÈGRE INTERNATIONALE ?

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CENTRAFRIQUE : RENDEZ-VOUS DE LA PÈGRE INTERNATIONALE ?

 

 

 

EN PLEIN CHAOS, LE PILLAGE DES RICHESSES CONTINUE

          A part le défunt Barthélemy Boganda, le visionnaire, père de la République centrafricaine, les dirigeants se sont tous transformés en prédateurs impitoyables de leur pays.

          La philosophie qui semble prévaloir pour l’élite centrafricaine, c’est l’enrichissement le plus rapide possible. C’est un pillage en règle des deniers de l’État, voire des aides au développement attribuées par la communauté internationale. C’est une dépossession de leurs droits pour leurs concitoyens : le droit de vivre décemment ; le droit d’espérer pour leurs enfants ; le droit de vivre dans un pays où règne la justice sociale et où l’on bannit toutes les impunités.

          Quels sont les maux incurables dont souffre la République Centrafricaine ? Ils ont pour nom : paupérisme, despotisme, clanisme, injustice sociale et oligarchie érigée en règle de gouvernance. En Centrafrique, s’emparer du pouvoir, c’est comme s’emparer d’une banque pour la piller.

          Si le pays est dans un tel état de délabrement, c’est avant tout à cause de l’incurie et de l’incompétence avérée de ses dirigeants. Des dirigeants au service des intérêts des puissances étrangères, qui contrôlent l’État à travers une élite qui a fait allégeance à la pègre internationale. Il suffit de se promener dans Bangui et ses environs pour s’apercevoir qu’elle s’est outrageusement enrichie : villas, 4×4 climatisés allemands et japonais à profusion. Ses biens mal acquis ont été planqués dans des banques suisses et des paradis fiscaux. Quand on sait que beaucoup de ses membres sont d’origine rurale, et donc sans fortune personnelle avant d’être entrés en politique, on constate que l’État est bel et bien devenu une vache à lait pour ces prédateurs et ces nouveaux riches. 

LA PART DE LA COLONISATION FRANÇAISE

         Ce fut une colonisation brutale, assénée par des sociétés concessionnaires incultes et certains administrateurs coloniaux. Une colonisation qui visait la soumission de l’Oubanguien.

          Aujourd’hui, on assiste à une sorte de reproduction de la pensée coloniale par des dirigeants centrafricains Moundnjous Vouko (Blancs noirs). Ce sont les mêmes attitudes méprisantes, qui assujettissent les populations pour mieux les asservir. C’est le même dédain du citoyen lambda, qu’on relègue dans un sous-développement qui n’en finit pas.

          Le chaos qui frappe la RCA aujourd’hui est corollaire de l’altération psychologique du cerveau des élites par les colons. Une sorte de complexe indicible s’est emparée du cortex cérébral des dirigeants. Ils agissent avec une cruauté sans nom à l’égard de leurs concitoyens, tout comme les colons blancs jadis. Ils les exploitent sans vergogne et les dépouillent de tout : les hôpitaux sont devenus des mouroirs ; le système éducatif est délétère ; des administrations de province, abandonnées, sont tombées entre les mains de mercenaires étrangers ; les richesses naturelles du pays sont constamment pillées par des envahisseurs ; l’État se révèle incapable de garantir la sécurité de ses habitants et de défendre son territoire.

          La France, ex-puissance coloniale, semble avoir octroyé au pays une certaine indépendance, mais sous son contrôle. Les dirigeants ont toujours été soumis à une implacable surveillance. Les successeurs de Barthélemy Boganda sont pratiquement tous devenus présidents avec l’intervention et la bénédiction de la France. Quand l’un d’entre eux tentait de s’émanciper, de nouer des relations avec qui il voulait, il était ramené à l’ordre ou chassé du pouvoir par un coup d’état. Les forces françaises ont d’ailleurs soutenu un certain nombre de coups d’état. La Centrafrique est vite devenue un pré carré inexpugnable. En tout cas, c’est ainsi qu’on voit les choses de Paris.  

          Les intérêts de la France y sont immenses. C’est pourquoi l’audace du président Touadera, qui ouvre les portes de son pays aux Chinois et surtout aux Russes, n’est absolument pas acceptée par Paris. On peut craindre, dès lors, que Touadera ne subisse le sort de ses prédécesseurs. 

 

QUEL AVENIR POUR LA CENTRAFRIQUE ?

          Les choses ne s’annoncent pas sous de bons auspices. La situation est figée dans un chaos sanglant, qui n’a pas d’issue pour le moment.  L’arrivée des Russes, des Chinois et celle d’autres puissances étrangères, qui lorgnent les fabuleuses richesses minières et cynégétiques de la Centrafrique, risque de complexifier une situation déjà à la dérive. Ils vont tous se livrer à une bataille d’influences et à une guerre d’accaparement de la plus grosse part du gâteau. Et ce sont, bien évidemment, les Centrafricains qui en pâtiront.

          Ajoutez à cela des tentatives d’accords de paix qui piétinent et laissent présager un enlisement. Les négociations sont prises en otage par les puissances étrangères : les Russes orchestrent une concertation à Khartoum (au Soudan) entre les groupes politico-militaires, tandis que le Panel des Facilitateurs de l’Union Africaine initie à Bouar (en Centrafrique), avec le soutien de la France, une réunion pour tenter de trouver un protocole de négociation.

           On ne voit pas comment le président Faustin-Archange Touadera pourra opérer un choix pour telle ou telle ligne. Les étrangers se sont emparés des négociations de paix en écartant les Centrafricains. Le nouvel impérialisme russe s’étend partout. Les principaux conseillers de Touadera sont des envoyés de Poutine. Ce sont eux qui tentent de faire céder les rebelles. Mais en échange de quoi ?

          Car il est difficile d’envisager un autre comportement chez les séditieux que leur obstination à présenter leurs 12 revendications non  négociables. La principale étant une amnistie totale, elle est évidemment inacceptable pour les Centrafricains. Ce serait une immense insulte à la mémoire des innombrables victimes du conflit.

 

UN ESPOIR MALGRÉ TOUT ?

          Après le chaos, on espère toujours une reconstruction. Mais ce sont les Centrafricains, et eux seuls, qui détiennent les clés de cette sortie de crise. Rien ne pourra s’accomplir sans eux. La paix viendra quand ils s’empareront de leur destin. En se soustrayant aux griffes des prédateurs étrangers, qui s’agitent et instrumentalise  le pays en quête de matières premières. En trouvant la voie d’une négociation inter-centrafricaine, avec l’aide d’amis sincères, écartant ceux qui tirent les ficelles de la manipulation et de l’instrumentalisation dans l’ombre afin de les déposséder de leur avenir.

          Eux seuls pourront ramener la paix dans leur pays, avec l’aide de leurs dirigeants. Ceux-ci devront avoir chevillés au corps le patriotisme, la bonne gouvernance, la lutte contre les injustices sociales et les impunités.

          L’indépendance apparaît, à certains moments, comme de la fiction. Mais la nation centrafricaine, elle, est éternelle. Elle sortira des ténèbres et embrassera une aube nouvelle, l’aube de la paix et de la réconciliation nationale.

 

Par : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

(10 septembre 2018)

 

 

 

 

 

 

Cameroun : tension autour d’un manuel scolaire

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Cameroun : tension autour d’un manuel scolaire

 

 

 

Le gouvernement est accusé de promouvoir les deviances sexuelles à travers l’ouvrage « L’excellence en sciences ». Ce lived est inscrit au programme scolaire des classes de 5e et  2e année de l’enseignement secondaire général et technique.

 

L’ouvrage  « l’excellence en sciences » au programme d’étude des classes de 5e et de 2e année, suscite depuis la rentrée une vive polémique.En raison de son contenu à  caractère sexuel

certains parents en appellent au retrait immédiat de ce livre au programme scolaire.

Mais autres par contre estiment que ce livre a sa place au programme scolaire parce qu’il sensibilise les adolescents sur les pratiques obscènes qui montent en puissance au Cameroun. Le ministère des enseignementssecondaire quant-à -lui explique que beaucoup d’adolescent ont une sexualité précoce et sont exposés à de nombreux dans raison pour laquelle le gouvernement a decidé de les sensibiliser.

Le livre en question  met en exergue certaines pratiques sexuelles déviantes. Dans un chapitre intitulé « Education à la santé ». Ici l’ouvrage enseigne une série de mesure à adopter pour lutter contre le VIH Sida, les Ist.

Mais aussi d’autres pratiques sexuelles émergentes néfastes à la santé de reproduction. Dans ce chapitre on apprend aussi les méthodes de lutte contre les maladies nutritionnelles et les intoxications alimentaires.

Mais l’ouvrage va plus loin dans un autre chapitre où il attire l’attention sur les dangers que représentent certaines pratiques sexuelles comme l’homosexualité, la fellation, la zoophilie. Mais également l’inceste et les rapports sexuels précoces. Pour mieux toucher ses cibles qui les apprenants, l’ouvrage raconte l’histoire d’un jeune garçon désireux apprendre le métier d’hôtellerie et restaurant afin de devenir plus tard un chef 4 étoile.

Ce dernier lors d’un stage académique dans un grand hôtel de la place fait la connaissance d’un monsieur qui lui propose une somme de 200.000 Fcfa en échange d’une sodomie et d’une fellation. Le garçon va accepter. Mais quelques mois plus tard le jeune garçon va se rendre compte qu’il a des problèmes d’incontinence fécale.

Rendu à l’hôpital pour ces examens, son test sérologique va s’avérer positif au Vih Sida. Voilà en quelques sortes les dangers que l’ouvrage en question enseignement afin d’attirer l’attention de la jeunesse souvent la proie des prédateurs qui abuse de leur naïveté. Et l’ouvrage rappel d’ailleurs que de telles pratiques sont punis par le code pénal.

 

Par : N. Mballa, CNC.

CENTRAFRIQUE : JUSTICE OU AMNISTIE, LE POUVOIR HÉSITE DE TRANCHER ET REDOUTE LEURS EFFETS.

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CENTRAFRIQUE : JUSTICE OU AMNISTIE, LE POUVOIR HÉSITE DE TRANCHER ET REDOUTE LEURS EFFETS.                                                           

 

 

 

La mère patrie de nos ancêtres a connu une série noire sans précédent de son histoire avec une guerre civile soit disant confessionnelle qu’on nous a imposée. A l’issue de ces hostilités frontières à un génocide, les centrafricains se sont entretués avec une animosité, une barbarie incomparable et digne des siècles révolus. En conséquence de ce qui précède, on dénombre des milliers de morts, des réfugiés maltraités dans les pays frontaliers, des innommables déplacés, des maisons incendiées voire même la disparition évidente de certains villages sur la carte territoriale. Le comble de cette genèse est que les bourreaux du peuple centrafricain sont connus, identifiés mais ces derniers pavanent librement et sans inquiétude sur les cendres d’un peuple meurtri.

 

Il est important de rappeler que les groupes armés non conventionnels occupent toujours de nos jours 80% du territoire national et règnent en maître. Le salut de cette nation est du à l’intervention de l’armée française et surtout de la communauté internationale après multiples résolutions du conseil de sécurité de l’ONU. L’ordre constitutionnel a été ensuite rétabli et un pouvoir est né d’une élection couplée mais caractérisée par une ambiguïté entretenue par la diplomatie internationale. A mi mandat, le pouvoir qui avait suscité tant d’espoirs, peine à trouver la bonne formule de sortie de crise malgré le soutien de la communauté internationale et surtout de la montée en puissance des forces armées centrafricaines. De pourparlers de paix et dialogues vains ont été initiés de partout et parfois sans l’aval explicite des autorités légitimes. Les différents dialogues de paix ont un dénominateur commun c’est à dire troquer le désarmement et la paix contre l’amnistie en ignorant la justice et les victimes.

L’amnistie par définition est un acte législatif qui empêche l’action publique c’est à dire les poursuites et annule les condamnations en l’effaçant du casier judiciaire. L’amnistie est prononcée par l’assemblée nationale par le biais d’une loi particulière. Elle est d’ordre collectif et s’adresse à une certaine catégorie de personnes définies thématiquement et non individuellement.

L’amnistie est une mesure d’apaisement, de réconciliation, de cohésion nationale qui évoque l’oubli, le pardon en vue d’éviter la reprise des hostilités militaires mais par voie de conséquence, elle rend la violence légitime et encourage les criminels à la violence gratuite. Il est en occurrence important de ne pas confondre l’amnistie au droit de grâce qui est une prérogative constitutionnelle du président de la république au bénéfice d’un condamné désigné nominativement et individuellement.

Par contre, le droit de grâce ne fait pas disparaître la peine c’est à dire que la peine apparaît sur le casier judiciaire. Fatigué par les sept accords de paix signés par les belligérants et non respectés jusqu’à nos jours, le citoyen lambda s’interroge :

Pourquoi le pouvoir légitime hésite t-il de trancher entre la justice et l’amnistie ? Le pouvoir redoute t-il les conséquences qui peuvent en découler ? D’ailleurs, pourquoi amnistier les bourreaux de la république ? Dans ce contexte, qui amnistié et sous quelles conditions ? Si l’amnistie devient l’idéal, quelle serait l’utilité de la cour pénale internationale ? L’amnistie tant réclamée par les groupes armés non conventionnels et soutenus par les États de la sous région est-elle l’ultime issue de sortie de crise ? Peut-on véritablement oublier ce qui s’est passé ? Pourquoi le pouvoir joue les prolongations et repousse sans cesse l’échéance de résolution de crise ? Pensez-vous que l’amnistie favoriserait inévitablement la paix, la réconciliation et la cohésion nationale ? Peut-on utiliser l’amnistie comme ruse pour anéantir les rebelles et les poursuivre ultérieurement ? En d’autres termes, peut-on annuler ultérieurement une loi d’amnistie en respectant bien sûr le principe de parallélisme des formes qui veut qu’une loi soit annulée par une autre loi ? N’était-il pas humain d’attendre que les vérités soient dites avant d’envisager une quelconque amnistie ? De tout ce business politico-diplomatique, quel est le sort des victimes en termes de réparation ? Qu’ont-ils fait des dispositions emblématiques de l’article 1382 du code civil ?

En effet, l’article 1382 du code civil français communément appelé code Napoléon pose le principe de la responsabilité civile, de la réparation et dispose que : « tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui à la faute duquel il est arrivé, à le réparer ». Par respect pour la mémoire des victimes, nous estimons qu’on ne doit recourir à l’amnistie qu’en dernier ressort lorsqu’on a épuisé tous les moyens disponibles de résolution de crise. Au final, on constate que le recours à la loi d’amnistie est drôlement injuste car elle est l’expédient des gouvernements faibles et surtout en perte de repères. Pendant que nous y sommes, pourquoi ne pas aussi évoquer l’hypothèse d’une amnistie fiscale en vue de rapatrier au pays pour le bien être du peuple de l’argent sale et mal acquis déposé dans les paradis fiscaux à travers le monde ? Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 07 septembre 2018.                                          Par : SELEMBY DOUDOU Bernard.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

Centrafrique :’ Karim Meckassoua entre obus et mortiers

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Centrafrique :’ Karim Meckassoua entre obus et mortiers

 

 

 

Plusieurs fois attaqué par le Président Faustin Archange Touadera et son équipe de propagande, le président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua fait désormais face à un autre front de guéguerre ouverte dans les couloirs du pouvoir judiciaire. Dans une affaire de limogeage, le pouvoir judiciaire de Touadera, à travers son tribunal administratif, vient de s’immiscer dans le conflit opposant Faustin Archange Touadera du pouvoir exécutif à son ex-ami Abdoul Karim Meckassoua du pouvoir législatif. Une véritable forfaiture pour montrer à Touadera que la justice est sous son ordre.

C’est dans une affaire de limogeage que les juges et Accesseurs du tribunal administratif de Bangui montrent à quel point le pouvoir judiciaire en Centrafrique est sous l’ordre du pouvoir exécutif. La notion de séparation des pouvoirs n’est pas centrafricaine.

Par un arrêté numéro 004 du18 janvier 2018, portant nomination ou confirmation des personnalités au cabinet de la présidence de l’Assemblée nationale et signée par son président Abdoul Karim Meckassoua, Madame Agnès DEKONO née BEKANDJI a été nommée chargée de Mission Genre. Six mois après, elle est relevée de sa fonction par ce même président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua.

Furieuse de son limogeage, elle saisit le 03 aout, le tribunal administratif pour excès de pouvoir. Contre toute attente, ce tribunal administratif s’est déclaré compétant et ordonne l’annulation de l’arrêté relevant Madame Agnès DEKONO née BEKANDJI de son poste.

Pour un avocat contacté par CNC, la décision des juges du tribunal administratif n’est autre qu’une expression populaire des jactances populistes et désespérées du président Touadera et sa famille politique.

« Les fonctions dans les cabinets sont politiques. Elles ne sont pas ouvertes à un concours pour que les juges apprécient la légalité de licenciement. C’est une véritable forfaiture, une décision partisane pour exprimer la jactance du Chef de l’État. Malheureusement, elle remet en cause le principe de séparation des pouvoirs qui interdit aux juges administratifs de connaitre de la légalité des décisions de nominations des personnalités à un poste quelconque », poursuit-il.

« Par référence au principe de séparation des pouvoirs, le juge administratif est certes, compétent, pour connaitre de la légalité des décisions de passation des marchés conclus par les services de l’Assemblée nationale. Mais dans la saisine de Madame Dekono, il n’était pas question de son marché conclu avec le PAM. À mon humble avis, les juges, dans cette affaire, ont montré leurs limites », avance un autre avocat contacté dans la foulée par CNC.

D’après nos informations, plusieurs personnalités nommées et demies de leur fonction saisiront ce même tribunal administratif dans sa composition actuelle afin de demander l’annulation de leur décret de révocation. En tête, Ousmane Mahamat Ousman ancien conseillé personnel de Touadera limogé dernièrement par le chef de l’État.

Bizarrement, des centaines des dossiers qui dorment encore depuis plusieurs années dans les placards du tribunal administratif ne sont pas encore traités par les juges, mais avec celui de madame Agnès DEKONO, née BEKANDJI, ce tribunal semble se réveillé et le traiter en un temps record.

Devant les mortiers du Président Faustin Archange Touadera, Abdoul Karim Meckassoua a désormais son dos devant un obus judiciaire. La prochaine rentrée parlementaire montre déjà ses couleurs.

Affaire à suivre

 

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC.

Copyright2018CNC.

CENTRAFRIQUE : QUEL EST LE CONTENU DES ACCORDS DE PAIX DE BOUAR ET DE KHARTOUM ?

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CENTRAFRIQUE : QUEL EST LE CONTENU DES ACCORDS DE PAIX DE BOUAR ET DE KHARTOUM ?

 

 

 

LES GROUPES POLITICO-MILITAIRES ONT-ILS RENONCE

 

A LEURS « 12 REVENDICATIONS NON NÉGOCIABLES ? »

 

BOUAR, KHARTOUM : L’IMBROGLIO

          Les Centrafricains ne s’attendaient sûrement pas à ce genre de communiqué de la part du Panel des facilitateurs de l’Union Africaine. Le 30 août, après la réunion de Bouar, le vice-président, Bodein Hamuli Badaroussa, a déclaré : « nous avons atteint notre objectif… » Et de conclure : « mais ce n’est pas maintenant que nous pouvons rendre publiques les revendications. »

          Y aurait-il anguille sous roche ? Étant  donné la longue attente du peuple centrafricain pour que la saignée de son pays par les groupes politico-militaires cesse au plus vite, le citoyen centrafricain ne peut pas et, surtout, ne veut pas se contenter d’un communiqué alambiqué, qui n’est rien d’autre qu’une coquille vide. Il n’est pas possible d’organiser deux réunions parallèles, l’une à Bouar, l’autre à Khartoum, sur le même sujet et de les terminer par ce genre de communiqué.

          Si c’est un échec, il faut le dire ouvertement. Les Centrafricains ne sont pas naïfs. Ce sont des citoyens désormais politiquement mûrs. Ils savent très bien que les séditieux ne signeront aucun accord de paix sans obtenir l’impunité et l’amnistie totale – exigences irrecevables aussi bien pour le gouvernement centrafricain que pour la population.

          Les groupes rebelles, et particulièrement leurs chefs, ne seront désarmés que par la force.

 

PEUT-ON OUBLIER LES VICTIMES DES GROUPES ARMES ?

          Les séditieux vont chercher, par tous les moyens, une porte de sortie pour éviter de rendre compte de leurs méfaits devant les tribunaux. S’ils veulent la paix, comme ils le claironnent dans les communiqués, qu’ils commencent par se désarmer et libérer les régions qu’ils occupent illégalement.

         Ils réclament aussi le partage du pouvoir. On a vu ce qu’ils étaient capables de faire sous la courte présidence de leur chef, Michel Djotodia. Les Banguissois, terrorisés, étaient sommés de se convertir à l’islam. Des lieux de cultes chrétiens étaient vandalisés et pillés. Bangui-la-coquette était devenue Bangui-la-terreur. C’était « peur sur la ville. » 

         On ne peut pas, au nom d’une paix injuste, oublier les victimes innocentes des groupes armés. Ils ont massacré des milliers de Centrafricains et jeté près d’un million de personnes sur les routes de l’exil.

          Une paix, habillée de compromis brumeux, sera vouée à l’échec. Les Centrafricains sont las des atrocités dont ils ont été victimes. Bien sûr qu’ils veulent la paix. Mais elle ne doit pas être le résultat de concertations bicéphales confuses. Les choses doivent être clairement énoncées et acceptées par les Centrafricains eux-mêmes.

          Or, le contenu des communiqués des groupes politico-militaires à l’issue des concertations de Bouar et de Khartoum laisse prévoir de fortes dissensions dans les négociations à venir. On ne voit pas comment le gouvernement légitime de la Centrafrique pourrait accepter en l’état les revendications des rebelles sans se discréditer et mettre en danger son pouvoir et la République.

 

IL FAUT DES CONCERTATIONS SANS COUP FOURRE POUR UNE PAIX JUSTE

          Ce n’est pas pratiquer du centra-pessimisme que de dénoncer les signes d’un accord de paix inconsistant. Il faut se rappeler les nombreux accords qui ont déjà été signés et qui n’ont tenu que quelques mois. Il faut se souvenir qu’ils ont souvent été violés à cause de la cupidité, l’égocentrisme, le manque du sens de l’État et de patriotisme d’un certain nombre de ceux qui les ont paraphés.

Le président Faustin Archange Touadera et son gouvernement doivent être extrêmement vigilants.  Ne pas signer un accord de paix Russe ou Union Africaine boiteux, qui ne tiendrait pas compte des souhaits du peuple qui refuse toute impunité.

          Il faut éviter les pièges du passé. Les Centrafricains et la communauté internationale attendent un accord solide et respecté, pour qu’enfin surgissent, en République Centrafricaine, la réconciliation et la paix tant attendues.

                                                                                     

Par : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI 

(7septembre 2018)

      

 

 

Trafic d’armes : De hautes personnalités Djiboutiennes épinglées par E.X.X Africa

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Trafic d’armes : De hautes personnalités Djiboutiennes épinglées par E.X.X Africa

 

 

L’agence spécialisée dans lanalyse des risques politiques et économique en Afrique révèle que des dignitaires du régime de Djibouti vendent des armes aux groupes rebelles en somalie, et dans dautre pays de la corne du continent. Cette institution pointe également du doigt la complicité de lUA dans ce « business », mais aussi celle des occidentaux.

Des personnalités politiques, militaires et des patrons d’entreprises publiques impliqués dans le trafic d’armes avec les rebelles dans la corne d’Afrique. C’est ce que révèle l’E.X.X Africa, une agence d’analyse des risques politique et économique en Afrique.

Dans son récent rapport, E.X.X Africa explique que les armes en question proviennent du Yemen et de la Chine. Puis celles-ci (les armes) selon E.X.X Africa passent par le port Djiboutien Doraleh qui est sous le contrôle du gouvernement Djiboutien.

E.X.X Africa note que ces armes après leur passage au port sont embarquées dans les bateaux de pêches à destination des zones rebelles en Somalie, dans les deux Soudan et en Ethiopie. Cette agence affirme que ce sont ces armes qui alimentent les conflits au niveau de la corne d’Afrique.

Par ailleurs, E.X.X Africa dénonce la complicité de l’Union Africaine dans ce trafic. L’agence explique que les armes arrivent en Somalie sont transporté par les contingent de l’Amisom  (la mission de l’Union Africaine en Somalie).

Le directeur exécutif de cette agence affirme même détenir les preuves de l’implication de l’Amisom. D’après lui, l’Amisom transporte ces armes de Djibouti vers le Nord de la Somalie pour ravitailler les sécessionnistes du Puntland qui sont pro-Djiboutien.

L’E.X.X Africa fait savoir que tout ce trafic se déroule sous les regards impuissants des occidentaux. La France, l’Allemagne, le Japon et les Etats-Unis présent à Djibouti ne peuvent pas émettre des sanctions au risque de voir ce pays et même ceux de la région se tourner vers la Chine. Car les occidentaux ne veulent pas de la présence Chinoise dans la corne de l’Afrique.

…….

 

Par : N. Mballa, CNC.

Affaire Booba et kaaris : Un an de prison avec sursis requis contre les deux rappeurs

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Affaire Booba et kaaris : Un an de prison avec sursis requis contre les deux rappeurs

 

 

 

Le procureur du tribunal de Créteil a livré ses réquisitions hier. Il demandé quune peine de huit mois soit infligée aux autres prévenus impliqué dans cette affaire. Le procès a été  renvoyé au 9 octobre prochain où le verdict final est attendu.

Un an d’emprisonnement avec sursis c’est la peine requise par le procureur du tribunal correctionnel de Créteil à l’encontre des rappeurs Booba et Kaaris.

Les deux artistes ainsi que onze de leurs proches étaient à la barre hier en compagnie de leurs avocats. Pour les onze prévenus dont 4 sont proches de Kaaris et 7 du camp de Booba, les procureurs a requis huit mois de prison ferme.

Par ailleurs, le tribunal correctionnel a levé l’assignation au contrôle judiciaire auquel étaient soumis Booba et Kaaris. Ils peuvent donc quitter le territoire français en attendant le verdict final de cette affaire le mois prochain.

Durant l’audience, les deux rappeurs ont regretté leur comportement tout en se rejetant mutuellement la faute. S’ils sont reconnus coupable, les deux rappeurs risquent 10 ans de prison et 100.000 euros d’amende.

En date du 1er août une violente bagarre a éclaté à l’aéroport d’Orly. Elle opposé les deux rappeurs mais leurs proches s’en sont mêlés. Dans la vidéo qui a fait le tour du monde, on voit des molosses  féroces s’entredéchirer.

Cette bagarre avait entraîné la fermeture temporaire de l’aéroport et le retard des vols de départ et d’arrivé. Par la suite, les belligérants avaient été placés en détention provisoire pendant trois semaines. Ils ont été libérés par la suite et placés sous contrôle judiciaire.

Les deux rappeurs autrefois amis se vouent une haine viscérale. Dans leurs chansons et sur les réseaux sociaux, ils se livrent à des coups de gueule interminable.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : 12 personnes massacrées hier à Bria.

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Centrafrique : 12 personnes massacrées hier à Bria.

 

 

Kidnappées par un groupe encore non identifié, environ 12 personnes ont été littéralement massacrées ce jeudi dans la brousse aux alentours de la ville de Bria.

 

Même si l’identité des assaillants n’est pas encore connue, toute porte à croire que les auteurs de ce géant massacrent serait des combattants rebelles de la Séléka, d’après plusieurs sources sécuritaires locales.

Les victimes, qui revenaient du champ ce jeudi 6 septembre vers  après-midi, ont été malheureusement tombées dans l’embuscade tendue par les assaillants qui les ont massacrées. Parmi elle, 2 hommes et 10 femmes dont l’une est encore enceinte.

Ce vendredi matin vers 10 heures, la population déplacée du camp PK3 de Bria ont manifesté leur mécontentement devant la base mauritanienne de la Minusca avec les 12 corps pour réclamer plus d’action militaire contre les rebelles qui ne cessent de massacrer la population innocente.

Pour l’heure, le site des déplacés est calme, mais les déplacés se sont armés des cailloux pour empêcher la patrouille des soldats de la MINUSCA dans le secteur.

Rappelons que le mercredi dernier, une patrouille des combattants du FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE (FPRC), une faction de l’ex-coalition de la Séléka dirigée par Nourredine Adam, a été prise à partie par un groupe des miliciens Anti-balaka au PK4 alors qu’elle revenait du point PK7 à la sortie sud de la ville. Deux rebelles ont été grièvement blessés et pris en charge par le Médecin sans frontière (MSF) pour des soins intensifs.

Avec la découverte des 12 corps ce matin dans la brousse, les yeux sont tournés vers les rebelles du FPRC pour des comptes à rendre.

 

 

Bria, Moïse BANAFIO pour CNC.

Centrafrique : école nationale de la police, quand les élèves policiers crèvent de la faim.

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Centrafrique : école nationale de la police, quand les élèves policiers crèvent de la faim.

 

 

 

En formation à l’école nationale de la police depuis plus de cinq mois, des dizaines des élèves policiers, très mal nourris, souffrent sévèrement de la faim depuis près de deux mois.

 

« Ici, on souffre énormément de la faim, mais on ne peut rien dire pour éviter d’être chassé de l’école », a expliqué à CNC un élève policier encore en formation au centre du PK10.

 

Même si les élèves, dans leur majorité, ne demandent pas à leurs chefs d’être logés comme dans une résidence hôtelière, ils demandent néanmoins d’être bien nourris.

D’après notre enquête, le problème de la malnutrition sévère qu’on a pu constater sur place ne vient pas de problème du budget, mais du détournement abusif des fonds ou de la nourriture de l’équipe administrative de l’école.

Imaginons un seul instant, pour une journée par exemple, on donne des œufs bouillis avec de l’huile, accompagnée de la boule de manioc aux élèves pour leur déjeuner, suivi des pommes de terre cuites avec de l’eau dans lesquelles, chaque élève a droit à deux pièces dans sa gamelle pour le soir.

Alors qu’auparavant, c’est l’hôtel Azumut qui livre quotidiennement de la nourriture aux élèves, mais le contrat est résilié pour la simple raison que les plats livrés n’ont pas été bien cuits.

Dorénavant, c’est l’école qui prépare elle-même pour ses élèves, avec tout un tas de désordre et du détournement de l’équipe dirigeante.

Pour chaque livraison, de la viande, du poisson ou des œufs, etc., l’équipe dirigeante, commençant par le Directeur, a droit chacun à sa part qu’on doit remplir dans un sac pour déposer chez eux à la maison.

Cependant, les élèves, mal nourris et qui n’ont plus assez des forces, sont contraints de sortir pour le sport le lendemain.

Comment peut-on former une équipe dynamique pour le maintien de l’ordre dans un pays avec tout ce bricolage ?

« Ventre affamé n’a plus d’oreilles », dit-on. Comment les élèves peuvent-ils bien comprendre leur cours s’ils sont déjà affamés ?

Ici, on forme les gardiens de la paix ou des racketteurs ?

 

Affaire à suivre…

 

Gisèle Moloma pour CNC.

Centrafrique: La Chine va construire un barrage hydraulique à Boali 2

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Centrafrique: La Chine va construire un barrage hydraulique à Boali 2

 

 

 

Le ministre Centrafricain de l’économie et du plan a signé mardi à kin un accord y relatif avec la société chinoise China Gezhouba Group Corporation (CGGC) chargé de réaliser cet ouvrage. Lobjectif de ce chef œuvre est daugmenter lapprovisionnement en électrique dans ce pays.

Pour améliorer l’approvisionnement en énergie  électrique en Centrafrique, le gouvernement a décidé de faire construire un barrage hydraulique à Boali 2.

Ce projet sera construit par l’entreprise Chinoise China Gezhouba Group Corporation (CGGC). Il est financé par la banque africaine de développement à hauteur de 8 milliards Fcfa.

Le barrage devra produire 5 mégawatts et alimentera la capitale Bangui et ses environs. La ville de Bangui fait actuellement face aux délestages quotidiens à cause de l’insuffisance d’énergie électrique.

Pour contourner ce problème, les habitants utilisent les groupes électrogènes et les plaques solaires. Seulement tout le monde n’a pas accès à ces appareils en raison de leurs coûts.

L’annonce de la construction de ce barrage suscite de l’espoir chez les Centrafricains en générale et ceux de Bangui en particulier voient déjà disparaitre les de délestages.

 

 

 

 

Cameroun : Qui veut assassiner Paul Biya ?

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Cameroun : Qui veut assassiner Paul Biya ?

 

 

 

L’homme politique Franck Hubert Ateba dans un entretien accordé aux confères du quotidien le Messager hier à Yaoundé indique quun plan secret orchestré par lambassade de France au Cameroun en collaboration avec un parti politique de lopposition et certains responsables des forces de défense et de sécurité veut éliminer physiquement le président de la République. Lui-même affirme être victime dune conspiration juste pour avoir refusé de prendre part à ce complot quil a dailleurs dénoncé. Il affirme quil est lui-même menacé de mort car persécuter par ceux là qui veulent détruire entièrement le Cameroun.

L’homme politique, Franck Hubert Ateba affirme que le président Paul Biya est danger de mort. Cet ex-haut cadre du mouvement pour la renaissance du Cameroun ( Mrc) qui s’est confié aux confrères du quotidien le Messager hier à Yaoundé fait savoir que l’assassinat de Paul Biya est en préparation.

D’après lui, c’est l’ambassade de France au Cameroun qui est derrière ce projet funeste. Franck Hubert Ateba explique qu’il a été abordé trois fois par le colonel en charge de la sécurité de cette chancellerie. Il était sollicité pour prendre au plan d’assassinat du président Paul Biya et sa famille.

D’après lui, le responsable de la sécurité lui a expliqué que Paul Biya est déjà trop vieux et malade, par conséquent, il n’est plus à même de défendre certains intérêts. Et que beaucoup de ses proches collaborateurs sont favorable à son départ. Il indique qu’il  y a tout de même encore une poignée de collaborateurs qui lui sont fidèles.

Les adeptes de ce complot à en croire Franck Hubert Ateba se trouvent à la présidence de la République. Certains sont membres du du gouvernement et d’autres ont même infiltré les services secrets et les forces de défense et de sécurité. Franck Hubert Ateba affirme sans donner plus de détails à ce niveau que son rôle dans ce plan était d’empêcher les Camerounais de choisir leur président.

Autrement ce groupe de personne veut imposer aux Camerounais un homme à la solde de la France à la tête du Cameroun. Franck Hubert Ateba explique par ailleurs que ce sont les mêmes personnes qui ont essayé d’assassiner au mois d’août le ministre secrétaire général de la présidence de la République.

Il faut rappeler ici que la résidence de Ferdinand Ngoh Ngoh à Nyom une banlieue de Yaoundé a été l’objet d’une attaque par des assaillants au moment où il s’y trouvait. Des investigations poussées plus loin ont révélé qu’il ne s’agissait pas d’un vulgaire braquage mais d’un coup commandité par une haute personnalité qui avait envoyé les assaillants égorger le SG/PRC et lui ramener sa tête, en échange d’une somme de 100 millions FCfa.

Franck Hubert Ateba ajoute également que ce sont les mêmes personnes qui ont commandité l’attaque du convoi du ministre de la défense il y a quelques mois dans les régions anglophones.

Cependant, Franck Hubert Ateba affirme avoir refusé de prendre part ce projet. Il a même part la suite dénoncé celui-ci dans les médias et a essayé d’avertir au président de la République. Ce refus lui vaut aujourd’hui toutes les foudres du monde.

Rappelons que Franck Hubert Ateba est l’un des pairs fondateurs du Mrc de Maurice Kamto. C’est est un farouche opposant au président Paul Biya depuis des lustres. Mais il explique qu’il ne saurait jamais accepter et participer à un tel projet. Car pour lui, le changement se fait dans les urnes et non par un coup de force.  Il reconnaît que Paul Biya incarne tout de même la légalité et la légitimité parce qu’il est le choix du peuple.

Ainsi, Franck Hubert Ateba se dit victime d’une conspiration depuis le mois de mars. Entre tentative d’enlèvement, menace, intimidation chantage même sur les réseaux sociaux, Franck Hubert Ateba tout est mis à contribution pour faire taire, ce digne fils éton du département de la Lékié région du Centre.

Dans une vidéo récente publiée sur les réseaux sociaux, celui qui soutient le candidat Cabral Libii à la présidentielle affirme que sa vie est devenue un enfer depuis qu’il a affirmé détenir une liste de personnalité impliquée dans ce complot. Des menaces de morts ne cessent de pleuvoir sur lui et sa famille. Mais Franck Hubert Ateba reste serein et se dit prêt à mourir en martyr si ce n’est pour protéger sa patrie.

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Par : N. Mballa pour CNC.

 

Centrafrique : ‘’L’Union africaine et la crise en Centrafrique’’, un livre poignant du Pr Richard Filakota

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Centrafrique : ‘’L’Union africaine et la crise en Centrafrique’’, un livre poignant du Pr Richard Filakota

 

 

 

‘’L’Union africaine et la crise en Centrafrique’’ n’est autre que l’expression de ras-le-bol d’un certain nombre de Centrafricains décidés à coucher sur papier quelques contributions endogènes aux apports extérieurs multiformes de sortie de crise en RCA. A l’occasion de la dédicace de cet ouvrage, l’auteur du a été face à une assemblée très impressionnée par la découverte de la haute mafia et le complot ourdi dont est victime la RCA depuis 60 années sous la mauvaise foi des français.

« Dans cet ouvrage, je suis allé plus loin que la Feuille de route dans une analyse prospective pour chercher à savoir, d’où est partie notre crise. Parce que dans les analyses qu’on nous fait gobées ou imposées, voilà ce qu’on dit : le problème de ce pays, c’est la mauvaise gouvernance et les gens s’arrêtent là. Il y en a qui ont cherché de tirer le problème sur le terrain du confessionnalisme pour dire que c’est une crise entre les musulmans et les chrétiens », a fait savoir, d’entrée de jeu, Père Richard Filakota.

D’emblée, la conclusion à laquelle est parvenu l’auteur c’est que la Nation centrafricaine est une nation rebelle, ce qui explique la maltraitance qu’elle subit de la part de ceux qui veulent faire d’elle leur vache à lait. « J’ai fait mes recherches et je l’ai comparée à ce que j’ai déjà fait dans le cadre de mes études universitaires, je suis arrivé à la conclusion que notre problème, c’est que la République centrafricaine, notre pays, est un pays rebelle. Parce que nous n’avons pas toujours accepté qu’on nous traite comme nous ne le voulons », a fait savoir l’auteur qui précise par ailleurs que cette impensable situation a commencé depuis Barthelemy Boganda lorsque les parents et grands parents des Centrafricains ont dit qu’ils ne peuvent pas laisser le pays entre les mains des français comme eux, ils le souhaitent.

Le prix à payer de cette rébellion des Centrafricains vis-à-vis des manœuvres de l’ancienne métropole, c’est le châtiment politique assuré qui est infligé par la France. « Quand vous êtes un pays rebelle, comme pour tout sort réservé aux rebelles, on va vous le faire sentir, on va vous le faire savoir dans votre chair… », a indiqué Pr Filakota. Et de poursuivre que depuis l’accession à l’indépendance, la République centrafricaine est sous embargo, donc dans la même situation que le Cuba sous la puissance américaine, l’empêchant de coopérer avec les Communistes. « Mais comme nous sommes des rebelles, des têtus, nous avons refusé d’être sous embargo et vivre dans ces conditions voulues par la France ».

L’autre punition, c’est que tous les Chefs de l’Etats centrafricains ont connu des situations impitoyables de fin de mandat. C’est par coup d’Etat pour imposer celui que la France estime être son homme de main. A en croire Pr Filakota dans son livre, Barthelemy Baganda a connu la tragédie pour avoir commencé cette révolution. David Dacko a eu des problèmes pour payer les salaires, et lorsqu’il était allé chercher du côté de la Chine, c’est le coup d’Etat de Saint Sylvestre ; – Bokassa a eu les problèmes pour payer les fonctionnaires, il a eu le malheur d’allez vers Kadhafi qui était de connivence avec les Socialistes et le Communistes, c’est l’opération Barakuda ;- Patassé veut collaborer avec les Américains pour le pétrole, coup d’Etat de 2003 ; – Pour Bozizé, il a bien commencé en cédant l’Uranium aux Français. Mais, lorsqu’il a décidé d’exploiter le pétrole avec les Chinois, les Français exigent que la République centrafricaine bénéficie de 5%, alors qu’eux les Chinois disent 50/50. Le contrat signé par Bozizé était son acte de décès.

Revenant à l’Union africaine proprement dite, l’auteur a commencé par relever que l’Union africaine trouve son financement auprès de l’Union européenne, cette dernière dicte à l’Union africaine ce qu’elle doit faire. Alors que derrière l’Union européenne, c’est d’abord la France, puis l’Allemagne, la Belgique… Donc, c’est toute cette chaine qui manipule les crises en Centrafrique. Et de l’avis de Filakota, quand on alimente ces crises, c’est pour que la       RCA devienne ingouvernable et que les Centrafricains soient amenés à faire appel à l’extérieur plus particulièrement à la France avec qui elle a conclu des accords militaires. Ainsi, la France continuera à dicter ce que les Centrafricains doivent manger, ce qu’ils doivent boire… « Donc, nous sommes alimentés avec de petites doses de sérum pour nous maintenir en vie ».

Aujourd’hui, la France utilise les Africains contre les Africains. Et l’Union africaine est manipulée à cette fin. « Lorsqu’on a lu cette Feuille de route, nous avons dit qu’il y a un danger qui nous guette. Si on ne se réveille pas, on va sortir de notre maison le matin, retrouver notre pays entre les mains des étrangers et les français », a conclu l’auteur…

 

 

 

Centrafrique : bref échange des tirs entre un groupe des miliciens Anti-balaka et des Séléka à Bria.

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Centrafrique : bref échange des tirs entre un groupe des miliciens Anti-balaka et des Séléka à Bria.

 

En embuscade au PK4 à la sortie sud de Bria, un groupe des miliciens Anti-balaka ont brièvement échangé des tirs avec une équipe mobile des combattants du FPRC ce mercredi 5 septembre vers 15 heures.

 

 

Depuis l’exécution de leur chef Théophile arrêté récemment par un groupe des combattants goula du FPRC, les miliciens Anti-balaka, après les combats qui les ont opposés la semaine dernière aux rebelles de Nourredine Adam, n’ont plus des repères à Bria. Ils se sont éparpillés en petit groupe dans les coins reculés de la ville en embuscade contre les positions des rebelles du FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE (FPRC).

Cependant, la médiation, entamée par le Président de la jeunesse de la ville de Bria, a été brièvement perturbée par la sortie musclée de ce groupe des Anti-balaka qui ont tiré sur les combattants de la Séléka qui étaient de retour du PK7 à la sortie sud de Bria.

Rappelons que le chef milicien Anti-balaka dénommé Théophile, après la mort de son Chef surnommé Bokassa, avait pris la commande de la milice Anti-balaka de Bria il y’a environ un an. Son assassinat le 25 août dernier par les rebelles du FPRC a provoqué un violent échange des tirs entre ses éléments et ceux de Nourredine Adam dans la ville de Bria.

 

Bria, Moïse Banafio pour CNC.

Centrafrique : quand un informaticien russe spécialisé dans la piraterie informatique est arrivé à Bangui.

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Centrafrique : quand un informaticien russe spécialisé dans la piraterie informatique est arrivé à Bangui.

 

 

 

Recruté par le service de communication du chef de l’état Faustin Archange Touadera, un pirate informatique russe vient d’arriver à Bangui il y’a quelques jours. L’objectif, renforcer la cellule de communication mise en place par le conseiller russe du chef de l’État.

 

Même si cela n’est plus un secret pour les Centrafricains, la nouvelle cellule de communication du chef de l’État Faustin Archange Touadera installé à Boy-Rabe dans le quatrième arrondissement de Bangui, qui excelle d’ailleurs depuis plusieurs semaines sur les réseaux sociaux en attaquant toutes personnes qui tentent de s’opposer à sa vision politique, est en train de devenir malheureusement un centre de surveillance et de piraterie informatique contrôlé par le service de communication de la Présidence de la République.

Cependant, il y’a quelques mois, des dizaines des jeunes, notamment ceux qui viennent de sortir du département des sciences de l’information et de la communication de l’Université de Bangui, ont étérecrutée discrètement pour travailler comme rédacteurs pour la nouvelle cellule de communication de Touadera.

Ajoutés à d’autres personnes recrutées à Boy-Rabe, ces jeunes ont été envoyés à Moscou en Russie pour une formation en technique d’attaque et de gouvernance des réseaux sociaux.

Comme si cela ne suffisait pas, plusieurs jeunes sont aussi recrutés en désordre pour surveiller et récolter des informations sur les réseaux sociaux notamment Facebook et Twitter.

Alors que les réseaux sociaux viennent d’être inondés par les vrais et faux profils des nouveaux communicants de Touadera, chaque publication, autre que celle pilotée par la Présidence de la République fait l’objet d’une attaque très musclée de ces derniers. Des organes de presses ne sont pas aussi épargnés par ces avatars pro-Touadera.

Dans la même disposition d’esprit du clan Touadera, tout doit passer par la ligne définie par la présidence de la République.

Même la présence des mercenaires russe en Centrafrique doit être applaudie à fond. Toute action contraire est à discréditer largement. En ce sens, tout article publié et qui fait l’éloge des actions des Mercenaires russes en Centrafrique est payant. On a vu d’ailleurs à Bangui un défilement incroyable des journalistes pour réclamer leur part du gateau.

Sauf que depuis quelques jours, avec l’arrivée du pirate russe recruté par le conseiller en communication du Président Touadera, on va certainement se basculer vers une tentative massive du contrôle total des réseaux sociaux souhaité par le service de communication de la présidence.

Pour éviter de tomber dans leur piège, le mieux est de changer régulièrement chaque une semaine son mot de passe et éviter d’ouvrir les liens vidéos ou textuels envoyés par messenger par exemple.

 

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC.

Centrafrique : Début d’entraînement opérationnel pour le bataillon amphibie

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Centrafrique : Début d’entraînement opérationnel pour le bataillon amphibie

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

CELLULE DE COMMUNICATION DE L’EUTM-RCA

 

 

Le lundi 27 août dernier, sur le camp de formation militaire de Kassaï, une cérémonie d’ouverture a eu lieu annonçant le début de la formation opérationnelle du bataillon amphibie. Après avoir formé l’ensemble du bataillon d’infanterie territoriale n°2, l’EUTM-RCA va désormais former l’ensemble des compagnies du bataillon amphibie.

 

Pendant les trois prochains mois, l’EUTM-RCA va conduire l’entraînement opérationnel de 333 militaires des forces armées centrafricaines (FACA) du bataillon amphibie, avec les standards de l’EUTM. L’objectif essentiel est de permettre à toutes les unités de consolider l’ensemble des fondamentaux et des savoir-faire tactiques au processus de décision d’Etat-major du bataillon, pour être opérationnelles. Et ainsi favoriser la remontée en puissance et l’autonomie des FACA pour permettre leur déploiement et donc l’extension de l’autorité de l’État, tout comme l’intégrité du territoire national.

 

Durant les deux dernières années, L’EUTM RCA a procédé à la formation de trois bataillons d’infanterie (BIT 1, 2 et 3), qui peuvent être à présent déployés, et à la validation de trois unités spécialisées (groupement spécial de protection républicaine, forces spéciales et renseignement), tout en prodiguant des instructions spécifiques à 886 officiers et sous-officiers (transmissions, moniteur de tirs de combat, autres). Au total on parle de plus de 3000 hommes et femmes, citoyens, aujourd’hui engagés dans la sécurité et le développement de la République.

 

L’objectif de l’EUTM-RCA est d’appuyer l’armée centrafricaine dans la gestion de son institution et de construire les capacités nécessaires pour que la Centrafrique bénéficie d’une armée républicaine, moderne, efficace, inclusive et démocratiquement responsable. Pour ce faire, l’EUTM-RCA contribue à la restructuration du secteur de la Défense dans trois domaines : conseil stratégique, entrainement opérationnel et formation.

 

NA BUGBINGO ÔKÔ, I YEKE NGANGOU AKO   PLUS FORT ENSEMBLE
STRONGER TOGETHER

 

Mali: IBK a prêté serment pour un deuxième quinquennat

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Mali: IBK a prêté serment pour un deuxième quinquennat

 

 

 

Le président Ibrahim Boubacar Keïta a été investi hier à Bamako devant la cour suprême du pays.

La cérémonie d’investiture s’est déroulée hier dans la grande salle du palais la culture Amadou Hampâte Bâ de Bamako. Le président malien était tout de blanc vêtu.

Beaucoup d’émotion dans la salle. Le président de la cour suprême,  Nounhoum Tapily, prend la parole et s’adresse directement au nouveau président élu « Un des soucis majeurs demeure : la restauration de l’autorité de l’Etat à travers la présence effective des pouvoirs publics et des services sociaux de base sur toute l’étendue du territoire national ». un défis que IBK a promi de relever.

Le chef de l’Etat malien réélu pour un nouveau mandat de cinq ans a ensuite prononcé le premier discours de son second mandat : « Je serai le président de tous les maliens, de toutes les maliennes de toutes les régions et de la diaspora ».

 

Par : N. Mballa, CNC.

Tchad : RSF contre la suspension du journal Al Chaheb

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Tchad : RSF contre la suspension du journal Al Chaheb

 

 

 

Reporter sans frontière a fait une sortie hier pour dénoncer une sanction «disproportionnée et arbitraire» contre cette hebdomadaire. Lorganisation a demandé la haute autorité des médias et de laudiovisuel (Hama) de revoir sa décision.

Reporter Sans Frontière a réagi hier suite à la suspension de trois mois que la haute autorité des médias et de l’audiovisuel (Hama) a infligé à l’hebdomadaire tchadien AL-Chaheb. RSF qui a dénoncé une sanction « disproportionnée et arbitraire » a appelé la Hama à revoir sa décision.

L’ONG indique que le rôle de la Hama est de veiller à la déontologie et à l’éthique et non s’ériger en tribunal des opinions. RSF invite les personnes mis en cause par le journal a plutôt publier un droit de réponse comme la déontologie l’exige.

Pour rappel, l’hebdomadaire AL-Chaheb, a été suspendu de parution par la Hama pour une période de trois mois. La Hama lui reprochait de « plagiat et divulgation de fausses nouvelles ».

En effet c’est un article d’analyse politique d’une récente parution intitulée « Qui est derrière les forces rebelles tchadiennes dans le nord du Tchad ? » qui vaut à cet organe une suspension de trois mois.

Dans l’article, le journal met en exergue les contradictions de la politique de coopération du Soudan avec le Tchad. Mais aussi du Tchad avec le Qatar.

Dès la parution de cet article, les ambassades du Soudan et Qatar au Tchad ont immédiatement alerté leurs gouvernements. Ceux-ci à leur tour ont saisi le 30 août la Hama qui a suspendu à son tour Al-Chaheb.

Par le passé, les relations de ces deux pays avec le Tchad ont été tumultueuses. Le Soudan a autrefois été accusé par N’Djamena de soutenir les rébellions qui ont failli déstabiliser le régime d’Idriss Déby Itno il y a quelques années.

Le Qatar également a été accusé par le Tchad de « tentatives de déstabilisations». Ceci a d’ailleurs entrainé la rupture temporaire des relations diplomatiques entre les deux pays.

 

 

CNC

Cameroun : La Chine soutien le plan d’assistance humanitaire d’urgence

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Cameroun : La Chine soutien le plan dassistance humanitaire durgence

 

 

 

L’empire du milieu a accordé à cet effet vendredi une aide sans contrepartie de 1,7 milliards Fcfa au Cameroun. Cette aide est destinée à la reconstruction des régions anglophones du Cameroun.  

La Chine a offert une aide de 1,7 milliards Fcfa au Cameroun. Cette aide sans contrepartie est destinée au plan d’assistance humanitaire d’urgence crée par le président Paul Biya en faveur des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest détruites par des violences sécessionnistes.

En effet, le don chinois  servira à reconstruire ces régions meurtrie par les violences secessionnistes dans le cadre de la crise anglophone. Ces fonds vont également faciliter le retour et l’insertion sociaux économiques des populations déplacées.

Rappelons qu’au mois de mai, le président Paul Biya a lancé un plan d’assistance humanitaire d’urgence pour venir en aide aux populations des régions anglophones.

Le budget initial de ce plan est de 13 milliards Fcfa. Mais un élan de solidarité nationale lancé en vue de  soutenir l’initiative du chef de l’Etat, a permis de collecter 1, 8 milliards Fcfa.

 

Par : N. Mballa, CNC

Santé : Sucer les seins évite aux femmes d’attraper le cancer

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Santé : Sucer les seins évite aux femmes dattraper le cancer

 

 

 

C’est ce que recommande le Fonds mondiale de la recherche sur le cancer dans son récent rapport. Linstitution encourage  fortement la succion des seins et lallaitement maternel.

Les hommes doivent sucer régulièrement les seins de leurs femmes ou leurs petites amies pour réduire les risques de cancer. C’est ce que recommande dans un récent rapport le Fond mondiale de la recherche sur le cancer. Cette institution conseille également aux femmes de privilégier l’allaitement maternel.

De par  cette méthode elles ont moins de risque d’attraper un cancer de sein. Le Fonds Mondial explique que la succion des seins tout comme l’allaitement facilitent la maturation des cellules mammaires.

Ce sont ces cellules d’après cette organisation qui  deviennent par la suite le bouclier protecteur contre le cancer de seins. Par ailleurs, ces deux méthodes multiplient et accumulent des effets préventifs contre le cancer du sein.

En dehors de la succion des seins, le Fond Mondiale préconise d’autres astuces pouvant prévenir le cancer du sein. Il y a la réduction de la consommation d’alcool, le sport, mais aussi consommer les légumes et s’abstenir de consommer les aliments contenant des acides gras.

Rappelons que le cancer de seins est la forme de cancer la plus répandue chez les femmes dans le monde notamment en Afrique. Selon l’organisation mondiale de la santé (OMS), 519000 femmes sont mortes en 2004 des suites de cancer de sein dans le monde.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : Déclaration n°004 du parti KNK relative à l’incident provoqué par l’Honorable Nadia Christine BEA à l’Assemblée Nationale

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Centrafrique : Déclaration n°004 du parti KNK relative à l’incident provoqué par l’Honorable Nadia Christine BEA à l’Assemblée Nationale

 

 

Le 17 Août 2018, un incident survenu à l’Assemblée Nationale a impliqué une élue KNK en la personne de l’Honorable Nadia Christine BEA, Députée de la 4eme Circonscription de Bimbo.

Confrontée à l’autoritarisme sournois et l’hostilité du Président de l’Assemblée Nationale à son égard, l’Honorable Nadia Christine BEA n’a pu se contenir et s’est laissée emporter par l’expression d’une colère contre le traitement dégradant et humiliant qui lui a été réservé par le Personnel du Service de la Comptabilité en application des instructions du Président de l’Assemblée Nationale.

C’est donc sans équivoque que notre formation politique regrette l’incident provoqué par son élue qui résulte d’un mode de protestation comme cela a été le cas de l’Honorable Aubin AMASSEKA de Bambari III qui a subi le même traitement.

Néanmoins, notre formation politique relève que le Président de l’Assemblée nationale est à la deuxième manifestation de son hostilité à l’endroit du KNK, mais aussi de son avanie contre les honorables Bertin BEA et Nadia Christine BEA qu’il considère comme les artisans de la cuisante défaite que son camp a subi lors du dernier renouvellement du Bureau de l’Assemblée Nationale.

En effet, en mai 2018, déjà, l’Honorable Karim MECKASSOUAl se prévalait de circonstance et motifs fallacieux pour entreprendre la révocation de l’Honorable Bertin BEA du siège qu’il occupait, jusqu’à lors, au Parlement Panafricain.

Comme si cela ne suffisait pas, c’est désormais par l’humiliation et le mépris qu’il a choisi de régler le compte de l’Honorable Nadia Christine BEA.

Toutes ces actions sont une véritable manœuvre de provocation, d’intimidation et de destabilisation politique contre notre formation politique.

Ces actions révèlent également un grave dysfonctionnement de l’Assemblée nationale à la faveur d’une administration autoritariste et personnelle de son Président.

Il ne fait plus aucun doute que l’Assemblée Nationale est gagnée par un dysfonctionnement que traduisent les incidents à répétition qui sont le fruit de la duplicité, des manigances, du clientélisme et des représailles que l’Honorable Karim MECKASSOUA a instaurées comme système gouvernance.

La convocation de la presse par la Directrice générale des Finances, du Matériel et de la Logistique de l’Assemblée Nationale et sa prise de parole publique sont un des avatars de cette mal gouvernance. Cette sortie médiatique minutieusement orchestrée montre comment une “obligée” du Président MECKASSOUA viole, par sa méconnaissance, la nature institutionnelle et organique de l’Assemblée Nationale.

En agissant de la sorte, elle s’est appropriée les prérogatives attributives des questeurs dans la gestion de l’administration parlementaire qui, parce que Députés, sont les seuls susceptibles de s’exprimer à l’attention de l’opinion publique sur un député ou sur un fait s’étant déroulé ou se déroulant dans les locaux de l’Assemblée Nationale. Qualité que ne détient pas un agent administratif.

Le KNK rappelle que le Député n’a dans l’exercice de sa mission nul autre chef hiérarchique que le peuple qui lui a conféré une légitimité. Par conséquent, le Président de l’Assemblée Nationale ne détient pas un statut de chef hiérarchique à l’égard des autres Députés. Député au même titre que les autres, l’Assemblée Nationale ne lui a conféré, au sein de l’institution, qu’un rôle de préséance, de coordination des activités parlementaires et d’application des règles de fonctionnement collectivement arrêtées et consignées dans le Règlement Intérieur.

C’est dire que le Président de l’Assemblée ne peut et doit agir à l’égards des Elus qu’avec courtoisie et considération, dans le respect et l’honneur dûs à chacune et à chacun des Députés.

C’est donc en considération de ce qui précède que notre formation politique :

  1. Dénonce et condamne fermement la posture revancharde et clivante qu’affiche de manière ostentatoire le Président Abdou Karim MECKASSOUA, sources de frustration et d’humiliation à l’égard de certains Députés n’appartenant pas à son Association politique dénommée “Chemin de l’Espérance” ;
  2. En appelle à l’ensemble des Députés de la Nation pour que les uns et les autres prennent leur part dans l’amélioration de la gouvernance de l’Assemblée Nationale notamment en définissant le statut du personnel, les conditions et modalités de recrutement des cadres permanents et contractuels ainsi que les règles présidant à leur carrière et leurs rapports avec les Elus ;
  3. Exhorte vivement les groupes parlementaires et les autres Elus à exiger la tenue d’une concertation préalable, dès la rentrée parlementaire, pour discuter sur les dysfonctionnements et autres anomalies qui gangrènent l’Assemblée Nationale, faisant de plus en plus perdre à cette Institution sa crédibilité et son prestige en raison des outrances, des fourberies, des intrigues et des manigances instaurées par son Président, l’Honorable Abdou Karim MECKASSOUA.

 

 

Le Bureau Politique du

KWA NA KWA

Centrafrique : licenciement abusif, un interprète de la MINUSCA chassé de son poste comme un criminel.

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Centrafrique : licenciement abusif, un interprète de la MINUSCA chassé de son poste comme un criminel.

 

 

Licencié depuis deux semaines sans aucune procédure préalable exigée par la loi, un interprète de la MINUSCA, notamment du contingent péruvien déployé à Bouar, a été chassé de son bureau en plein jour devant ses collègues.

 

Comment les choses sont-elles arrivées à ce niveau ?

 

Difficile d’imaginer que ce genre des choses puisse se passer dans une importante organisation internationale comme les Nations-Unies où on prône les droits de l’homme et humain.

Même si l’affaire est encore pendante devant l’inspection générale du travail et de la justice centrafricaine, notre enquête menée sur le terrain laisse paraitre clairement qu’il y’a des choses qui se passent dans cette organisation onusienne dite la MINUSCA comme une organisation mafieuse du premier plan.

D’après notre enquête, tout a commencé par une affaire de surfacturation des produits achetés sur le marché au Cameroun dans laquelle, un Colonel péruvien nommé Del Cacarpio Soto José s’enrichit illégalement à l’insu de ses chefs hiérarchiques.

Le problème, un interprète d’origine camerounaise, monsieur Bruno Kaptchouang, qui n’a pas été informé du jeu mafieux du colonel péruvien, contredit ce dernier sans le savoir lors d’un contrôle financier établi par un général péruvien, chef hiérarchique du colonel Del Cacarpio Soto José.

Or, ce que ce dernier a oublié, tous les achats faits sur le terrain c’est grâce à l’interprète Bruno qui a négocié les prix directement avec les vendeurs.

Ainsi, lors de la vérification des factures par le général péruvien, l’interprète Bruno n’a pas reconnu certains montants gonflés à son insu. Ce qui n’a pas plu au colonel Del Cacarpio Soto José qui préfère se séparer immédiatement de l’interprète Bruno en disant : «  nous avons un ennemi parmi nous ». L’ennemi, c’est Bruno, l’interprète qui a dévoilé sans le savoir le jeu mafieux du colonel péruvien.

Malgré l’intervention du général qui lui demande de le garder à son poste, l’homme décide finalement de chasser de force Bruno de son bureau et il lui a interdit de mettre ses pieds au camp du contingent péruvien de la MINUSCA à Bouar alors que celui-ci y réside conformément à son contrat signé depuis plus de 2 ans.

Sans même prendre ses affaires, monsieur Bruno Kaptchouang a quitté la base péruvienne depuis deux semaines.

Contactée pour licenciement abusif, l’inspection générale du travail a été saisie du dossier. Une plainte a été aussi déposée au tribunal de grande instance de Bouar contre ce colonel mafieux.

Le Procureur de Bouar, qui a émis une convocation contre ce fameux colonel, n’a pas pu le voir, car il est protégé par l’immunité diplomatique de l’Organisation des Nations unies.

À l’inspection générale du travail, le colonel péruvien ne veut pas se présenter encore moins entendre parler d’un versement des fonds à la victime.

Cependant, certains collègues du colonel péruvien , qui n’ont pas apprécié le geste de ce dernier, nous décrivent un homme très violent et peu respectueux de ses collègues africains. D’ailleurs il ne cesse de se moquer du Procureur de la République près du tribunal de grande instance de Bouar et du Greffier en chef qu’il qualifie des minables.

Alors, on se demande comment une seule personne peut-elle licencier son collaborateur sans pour autant mettre le service des ressources humaines au courant. Comment fonctionne-t-on finalement à la MINUSCA ?

 

Affaire à suivre.

 

 

Bouar, Gervais Lenga pour CNC.

Affaire : En quoi le digital a-t-il modifié la relation entre le client et sa banque ?

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Affaire : En quoi le digital a-t-il modifié la relation entre le client et sa banque ?

 

Pierre Rédarès, Senior Manager, InovenAlténor : Le principal changement concerne le mode et la fréquence des relations entre le client et sa banque. Avant, les moyens d’accès privilégiés étaient le réseau physique et le téléphone. Aujourd’hui, nous sommes dans l’instantanéité. Pour les clients, le mobile est devenu la première porte d’entrée vers la banque, leur permettant de consulter leurs comptes partout et à tout moment. Cette connexion permanente fait évoluer leurs attentes. Ils sont également mieux informés donc plus autonomes… et davantage en capacité de challenger leur conseiller, car ils disposent d’une meilleure connaissance des produits et savent mieux cibler leurs besoins, que ce soit en termes d’offres ou de conditions financières.

 

Quels sont les enjeux pour les banques ?

 

P.R. : Il s’agit de comprendre cette mutation des usages induite par l’hyper connexion des individus et de la prendre en compte pour assurer la continuité et l’homogénéité de l’expérience client entre l’ensemble des canaux physiques et numériques, en conservant une relation personnelle avec le client. Cette personnalisation de l’expérience client passe par l’anticipation de ses besoins. La banque doit pouvoir exploiter de manière efficace la richesse d’informations dont elle dispose historiquement. Il s’agit ici de passer du Bria data au smart-data, c’est-à-dire à l’analyse intelligente et pertinente des données client, pour proposer le bon produit, au bon moment et via le bon canal. Bien au-delà des innovations « front AMD », c’est toute l’entreprise qui doit se transformer, de l’organisation des métiers en passant aux SI.

 

Quelles sont les opportunités à saisir ?

 

P.R. : Au-delà de la fluidification du parcours client, la transformation numérique constitue l’opportunité de passer d’une approche produite à une approche fondée sur les usages. En exploitant efficacement les données et en intégrant les approches collaboratives, souvent considérées comme risque de désintermédiation, elle leur permettra au contraire de reprendre la main. Si jusqu’ici le client était en bout de chaîne, il se situe aujourd’hui au cœur de la stratégie d’entreprise et participe activement à la construction des offres. Le numérique permet non seulement de gagner en efficacité opérationnelle, mais aussi en termes de coûts, grâce à la rationalisation du back-office.

 

Par : Moustapha Ly, expert IT, Conseiller associé aux établissements financiers dans leur transformation digitale

Nigeria : attaque de Boko Haram contre la base militaire de Zari

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Nigeria : attaque de Boko Haram contre la base militaire de Zari

 

 

L’armée a annoncé ce lundi avoir été victime d’une attaque terroriste sur une de ses bases située non loin de la frontière du Niger le 30 août.

30 morts, tous des militaires nigérians, c’est le bilan de l’attaque terroriste de Boko Haram lancé contre la base de l’armée nigériane situé à Zari au Nord-Est du Nigéria et non loin de la frontière avec le Niger.

Une source militaire anonyme décrit une force de frappe puissante des assaillants équipés d’armes lourdes, probablement dérobées au cours de précédentes attaques.

Au cours de cette attaque, l’armée  a d’abord été contrainte de se replier avant l’arrivée des renforts. Mais l’armée Nigériane affirme avoir tué tous les terroristes dans les bombardements.

Il faut rappeler que c’est au moins la quatrième attaque du genre en deux mois. Fin juillet et début août, une quarantaine de soldats avaient péri dans les attaques à Monguno et Garunda dans l’Etat de Borno. Mi-Juillet, c’est dans l’Etat voisin de Yobe où Boko Haram envahissait une base militaire, faisant à nouveau des dizaines de morts.

La zone est ravagée par les attaques du groupe de l’Etat islamiques d’Afrique de l’Ouest, la division de Boko Haram qui s’en prend régulièrement à l’armée nigériane ou aux forces conjointes régionales.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Guinée Equatoriale : Vers la fin du Fcfa ?

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Guinée Equatoriale : Vers la fin du Fcfa ?

 

 

 

Des sources au sein du sérail Equato-guinéen font état de ce que le président Obiang Nguema envisagerait mettre bientôt créer une monnaie nationale. Cette monnaie pourrait sappeler « Mal ».

 

Le président Obiang Nguema Mbasogo voudrait mettre fin au Fcfa. C’est ce que révèle une source dans son entourage. On apprend de cette source que le chef de l’Etat aurait évoqué au cours d’un conseil de ministre sans toutefois donner des détails ni la date du lancement de cette monnaie.

Cette information est confirmée par une autre source fait savoir même que cette monnaie pourrait s’appeler « Mal ». Du coup on s’interroge pour savoir si le nom de cette monnaie serait le diminutif du nom de la capitale Malabo.

Mais les mêmes sources expliquent que le président Equato-guinéen tient à réaliser avec succès le programme de développement de son pays à l’horizon 2020.

Mais que ce programme ne peut pas  connaitre un véritable succès avec le Fcfa. C’est la raison pour laquelle le chef de l’Etat Equato-guinéen entend finir avec le Fcfa. Mais ces informations n’ont pas encore été confirmées officiellement confirmées.

Si cette information est confirmée, elle va raviver le débat sur le Fcfa. Le Chef de l’Etat pourraient ainsi recevoir le soutien des panafricanistes et sur des figures combattantes du Fcfa à l’instar du franco-Béninois Kemi Seba qui a brûlé le billet de 5000 Fcfa au Sénégal en guise de contestation de cette monnaie coloniale.

……..

 

 

Tchad : Reprise du championnat de football après huit mois de suspension

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Tchad : Reprise du championnat de football après huit mois de suspension

 

 

Selon la  ligue nationale de football) 12 clubs de première division prendront par à cette saison qui démarre  le 15 septembre prochain à N’Djamena.

Après huit mois d’interruption, le championnat du football tchadien reprend dans quelques semaines. Le coup d’envoi est prévu le 15 septembre prochain à N’Djamena.

12 clubs de première division sont en compétition où chacune espère décrocher la première place du championnat, la coupe du Tchad et surtout se qualifier voir gagner la ligue des champions des clubs africain.

Des 12 équipes en compétition, la capitale N’Djamena en compte six. Il s’agit de Renaissance FC, Tourbillon FC, Gazelle FC, ASCOT de N’Djamena, Foullah FC et Elect Sport. Les six autres équipes viennent des provinces. La Linafoot a repartie ces Clubs dans deux poules : A et B.

Dans la poule A, on retrouve le vice champion l’ASCOT de Moundou, mais aussi Renaissance FC, Tourbillon FC, les Eléphants d’Amtiman, l’As Wadi Fira de Biltine et Abeilles du Mandoul.

La poule B est composée du champion en titre Gazelle FC un club de la capital tout comme le vice champion, ASCOT de N’Djamena. Il y a également Foullah FC, Elect Sport, AS Lycod de Doba et AS Mirim de Mongo.

Le championnat va démarrer par les matchs de poule. Les deux champions de chaque poule s’affronteront. Les vainqueurs ou tête de chaque poule s’affronteront en finale de la coupe du Tchad.

C’est ainsi que le champion est d’office qualifié pour la ligue africaine des clubs champions tandis que le vice champion ira jouer la coupe des confédérations africaine.

Ces dernières années, le championnat national de football du Tchad est empêtré dans une importante crise. Une crise due à la mal gouvernance et des détournements des fonds au sein même de la  Fédération tchadienne de football association (FTFA).

De ce fait, le ministère tchadien de la jeunesse, des sports et des loisirs a jugé utile de suspendre le championnat et la FTFA. Il l’a remplacé par un comité de gestion qui est chargé de réorganiser le football tchadien.

Le Tchad est aussi suspendu des compétitions internationales de football. L’équipe nationale a écopé d’une suspension de trois ans qui prend fin en 2019. La Caf avait suspendu le Tchad suite au forfait du match Tchad-Tanzanie.

………

 

CNC

CENTRAFRIQUE : LA PAIX ET APRÈS ?

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CENTRAFRIQUE : LA PAIX ET APRÈS ?

 

 

La paix ne saura tout régler. Elle ne mettra pas fin aux conflits entériques. UA, EU, ni la RUSSIE ne règleront à coup de fusils nos relations dans les quartiers, c’est nous. En effet, il faut accepter qu’il existe problème ; notre société n’est pas encore socialement constituée. Globalement nous vivons encore dans le passé glorieux des ethnies, un apartheid sectaire, indifférent à l’évolution sociale.

 

Au niveau social et politique, nous avons deux communautés qui vivent et qui entretiennent des relations plus ou moins tumultueuses, à enjeu ethnique, culturel, politique et à proprement parler non religieux. La prise de pouvoir par la Séléka a suscité une vive tocade sur fond de jeu de conquête de pouvoir et de terres. Mais cette victoire a été de courte durée par manque d’hommes et de compétences.

 

La communauté athéiste-chrétienne est attachée à sa terre, elle est sédentaire, elle connait obéir à certaines règles de la vie en collectivité. Elle est démocratique et libérale. Elle sait prendre à la fois et à sa guise des éléments des doctrines et des religions sans être obligée de s’embrigader dans telle église ou parti politique en charge de penser pour elle. L’athéiste-chrétien peut perdre sa religion au profit sa terre.

Par contre la communauté musulmane constituée de marchands et d’éleveurs pour la plupart n’obéit qu’à ses propres caprices, ses ressources et l’exercice de sa liberté sur celle des autres. Ils sont dédaigneux et fiers jusqu’à l’atrocité.

 

La communauté musulmane est très attachée à sa religion au point de l’imposer aux autres ; elle considère sa religion comme une marque de distinction sociale. Le musulman peut perde sa terre et non sa religion.

 

Il y a donc une espèce juxtaposition de la communauté musulmane à côté de la large communauté athéiste-chrétienne disons-le ainsi. Aussi, cette communauté musulmane aidée par la migration, sa population devient de plus en plus importante, elle va continuer à grossir.

 

Maintenant que le décor est posé il faut regarder le problème au fond des yeux, le traiter et sans repli identitaire.

 

La communauté musulmane ne doit pas se comporter comme des barbares venus de loin pour détruire la civilisation chrétienne et bantou existante. On ne peut pas admettre qu’il existe un droit de conquête de pouvoir par des armes pour les musulmans et qu’il existe un droit du premier occupant de la terre au profit de la religion chrétienne.

 

L’État doit disposer partout des moyens de préserver l’éducation et la culture en matière d’enseignement et tout en respectant les modes de vie des uns et des autres. L’État doit ré-instruire et encourager les espaces de dialogue et de communication qui existent et créer des institutions dédiées dans le but essentiel de relancer la dynamique de rassemblement en stimulant les synergies des élans de solidarité et traiter les affaires d’intérêts entre les communautés.

 

Les volontés doivent se traduire par la mise en place d’une forme de société la plus organisée possible avec des institutions qui seront chargées de mettre en œuvre les droits et les devoirs de chacun; c’est-à-dire le « Bien » commun.

 

Le fondement de la démocratie c’est l’égalité devant les droits et les devoirs. Cette égalité explique que chacun vaudra autant que l’autre et l’autre vaudra autant que lui.

 

Ainsi, chacun comprendra alors qu’il a intérêt au développement de l’autre, que plus l’autre est libre, moins il est menaçant et c’est tout le monde qui en profitera.

A chaque humain un droit, c’est le droit à un revenu, aux moyens du savoir, au logement, à la santé, au travail, à la création, à l’amour. A charge aux institutions d’organiser la sécurité. L’État doit faire de la discrimination un crime contre l’égalité et la dignité.

 

Il faut éviter à tout prix de créer les risques de conditions d’affrontement. Les communautés doivent savoir s’unir par le sens de la discipline et être des vecteurs d’idées, des communicateurs. Les deux communautés doivent être de véritables forces d’innovation et de création dans la perspective de la naissance d’un État-nation.

 

Les gouvernements qui se sont succédés au cours de ces 5 années de crise, ont permis de rendre fériés les jours de fête de RAMADAN et TABASKI sur tout le territoire, sans les légiférer ; cette idée n’est pas désertique et burlesque.

 

La religion est un marché de la foi, elle est un outil redoutable de lutte aux mains des populations, il faut la recadrer, la restructurer là où elle doit être au nom de la laïcité.

Les Autorités publiques doivent prendre, avec beaucoup de clairvoyance et de sérénité, le problème de la transformation de notre société au sortir de cette crise pour ne plus retomber dans les mêmes travers.

L’État-tradition doit cesser d’émettre sur notre société afin d’offrir plus d’horizons à notre pays et ainsi va le monde. Personne n’est propriétaire de la terre, on la vit et puis on la quitte définitivement. Donc l’essentiel, c’est de parvenir à maintenir par tous les moyens ce qui peut être une société humaine, vivable et viable pour tous.

 

A en retenir, que l’organisation trouve tout son sens dans la vision. C’est voir plus loin et agir aujourd’hui.

 

 

Par : Robert ENZA, entrepreneuriat politique.

Centrafrique : WAGA Julie 22ans enceinte de 6mois, assassinée par les éléments de l’UPC

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Centrafrique : WAGA Julie 22ans enceinte de 6mois, assassinée par les éléments de l’UPC

 

 

 

La ville d’Alindao sous-préfecture de la Basse-Kotto est attristée après l’assassinat odieux de la jeune femme dénommée WAGA Julie âgée de 22ans et enceinte de 6 mois par les éléments de l’UPC sur le chemin de son champ. Ce drame est survenu le 28 août 2018 dernier au village Elim. Pour l’Honorable d’Alindao 2 M. Edouard GOUMOUDJOU, il se dit préoccupé de la situation sécuritaire et humanitaire de sa localité et interpelle le Gouvernement d’entendre le cri de douleur de la population qui est prise en piège par les bandes armées.

C’est le chaos dans cette partie du territoire centrafricain, la population est quasiment abandonnée à elle-même. Il est difficile de circuler librement à Alindao et ses environs pour la raison d’insécurité qui règne en permanence. La jeune Julie était à sa troisième grossesse quand elle a croisé les éléments de l’UPC sur le chemin de son champ qui est situé à 7 km du village Elim, c’était vers 11heures. Ils l’ont froidement assassiné et laissé son corps au bord de la route. Alerté du drame, le chef du quartier M. François AKREYE s’est dépêché avec quelques braves hommes pour transporter le corps au village. C’était la tristesse totale au village.

Notons qu’à Alindao, personne n’est à l’abri du danger, même les contingents de la Minusca sont pris pour cible par les groupes armés. 5 jours avant l’assassinat de la jeune femme, un élément du contingent burundais a été froidement assassiné par les éléments des Anti-Balaka le 23 août 2018.

C’était depuis le 08 mai 2017 que la préfecture de la Basse-Kotto est secouée par la crise lorsque la Minusca délogé les éléments de l’UPC dans la préfecture de la OUAKA. Ils se sont installés dans la Basse-Kotto depuis lors, le climat d’insécurité commençait à régner et continue de régner malgré le cri de cœur des députés de cette préfecture aucun effort sincère de la part du gouvernement et de la Minusca pour ses âmes qui gémissent, qui souffrent et qui meurent gratuitement. Et pourtant, à Paoua, quand les éléments de Bahar semaient la panique dans cette localité, tous les députés ressortissants de l’Ouham-Pende se sont concertés et ont sollicité une intervention auprès du Gouvernement et de la Minusca une assistance et cette sollicitation a eu gain de cause ; une opération dénommée « Baranga » a vu le jour dirigée par les contingents camerounais qui a abouti à la libération de la ville. Alors, les députés ressortissants de la Basse-Kotto se demandent si la préfecture de la Basse-Kotto ne fait-elle pas partie du territoire centrafricain.  On tue, on viole, on pille, on enlève… Personne ne réagit.

Par ailleurs, depuis l’occupation des éléments de l’UPC dans cette localité, l’école ne fonctionne plus précisément dans la ville d’Alindao ; depuis 2ans, des élèves ne fréquentent plus la salle de classe, les toitures des bâtiments sont emportées par ces éléments, les tables-bancs ont été utilisés comme bois de chauffage. Et tout ça, le Gouvernement ne pipe, l’avenir des enfants est hypothéqué, l’avenir de la nation est sacrifié dans cette partie du territoire. « Je lance un vibrant appel au Gouvernement, à la Minusca et également aux ONG humanitaires de porter une assistance sécuritaire et humanitaire à la population de la Basse-Kotto en général et à celle Alindao en particulier. Le Gouvernement doit sécuriser cette partie du territoire qui constitue une partie de la RCA, il doit renforcer les nombres des contingents et déployer également les éléments des Forces de Défense et de Sécurité afin de porter secours à la population » martèle le Député d’Alindao 2 M. Edouard GOUMOUDJOU          

En tout cas, la protection des civils est une obligation constitutionnelle, le Chef de l’Etat est le garant de la sécurité du territoire centrafricain, il doit penser à cette partie du territoire. La paisible et laborieuse population de ladite localité grince des dents.

 

 

Par : Christian Claude DOBA

Centrafrique : braquage spectaculaire du véhicule de l’ONG CAEB à Gambo par des miliciens Anti-balaka.

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Centrafrique : braquage spectaculaire du véhicule de l’ONG CAEB à Gambo par des miliciens Anti-balaka.

 

 

 

En provenance de la ville de Bambari, un véhicule de l’ONG Caeb a été pris à partie par un groupe des Anti-balaka dans la ville de Gambo. Le chauffeur, pris en otage, tandis que le véhicule, vidé de son contenu, a été lui aussi confisqué par les assaillants.

 

Selon nos informations, un véhicule de l’ONG CAEB de marque Toyota Land-Cruiser BJ80 et immatriculé TT 602 BG, rempli des produits médicaux en provenance de la ville de Bambari pour l’hôpital communal de Gambo, a été pris à partie par un groupe des miliciens Anti-balaka le 26 août dernier.

Le chauffeur, qui est de la confession musulmane, est immédiatement pris en otage par les assaillants, tandis que le véhicule, qui est d’ailleurs vidé littéralement par les ravisseurs, est confisqué par ces derniers.

Dans le véhicule, hors-mis les produits médicaux, il y’avait aussi une moto Cross destinée pour les navettes entre la commune de Gambo et les villages environnants pour la distribution des produits médicaux aux malades qui n’ont pas pu se déplacer.

Informées de la situation, la population de Gambo et les autorités locales ont mené une démarche auprès des assaillants afin de libérer le chauffeur et le véhicule de l’ORGANISATION NON GOUVERNEMENTALE (ONG). Ce qui a permis d’ailleurs la libération du chauffeur quelques heures plus tard après sa prise en otage.

À Bangassou, la nouvelle de la prise du véhicule de l’ONG Caeb ne passe pas. Les soldats FACA, informés, ont pris un engagement d’aller négocier aux assaillants afin de libérer le véhicule et tout son contenu à sa propriétaire. Sans succès, les Anti-balaka ont refusé de libérer le véhicule.

Pour une seconde fois, le sous-préfet de Bangassou monsieur Richard Moïdemona, appuyé par des soldats FACA, y compris les Gendarmes et des policiers sont partis rencontrer ce samedi 1er septembre les ravisseurs à Gambo qui se trouve seulement à 70 kilomètres de Bangassou et négocier durant des heures. Finalement, ils ont lâché le pick-up rien que le pick-up. Concernant la moto et d’autres produits médicaux qui étaient dans le véhicule, les assaillants ont refusé catégoriquement de les remettre aux autorités.

 

 

Bangassou, Félix Ndoumba pour CNC.

Centrafrique : vol d’une moto à Bangui, l’un des voleurs blessés par une patrouille de la police

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Centrafrique : vol d’une moto à Bangui, l’un des voleurs blessés par une patrouille de la police

 

 

Blessé par des tirs de la police, l’un des braqueurs d’une moto a réussi, avec l’aide de ses 2 autres compagnons, à s’éclipser dans la nature avec leur butin ce samedi 1er septembre dans le 4e arrondissement de Bangui.

 

Devenu depuis quelques mois le sport favori de certains compatriotes mal intentionnés, les vols des motos et des véhicules sont désormais le moyen rapide pour certains de faire de l’argent sans pour autant mesurer les conséquences qui pourraient arriver au cas où.

Pas plus que ce samedi 1er septembre, un groupe de trois personnes, encore non identifiées, a réussi à voler une moto d’un particulier vers le quatrième arrondissement de Bangui. Au même moment, une patrouille de la police est arrivée par hasard sur le lieu du braquage. Mais les trois voleurs, en regardant les flics, ont démarré la moto et s’en fuir avec dans le quartier.

Les policiers, applaudis par les passants, ont filé derrière les trois voleurs qui n’ont pas pu s’arrêter malgré la pression mise sur eux.

Pour les intimider, les policiers ont tiré pour la première fois en l’air, mais aucun succès. Pour la seconde fois, ils ont visé l’un des trois voleurs qui est blessé, mais tenu par l’un de ses compagnons voleurs.

Pour éviter de toucher les passants, les polices ont cessé de tirer, facilitant ainsi la fuite des trois voleurs.

Toutefois, les forces de l’ordre n’ont pas lâché les assaillants du tout. Ils ont fouillé toutes les urgences des hôpitaux de Bangui dans l’espoir de retrouver le voleur blessé. Sans succès.

Est-il mort ? Va-t-il être soigné à domicile au risque de perdre sa vie à cause d’une moto ?

Quant au propriétaire de la moto volée, il entend déposer une plainte contre X à la police.

 

Bangui, Anselme Mbata pour CNC.

CENTRAFRIQUE : TRAFICS ET CORRUPTION DANS L’ENTOURAGE DU PRÉSIDENT TOUADERA ?

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CENTRAFRIQUE : TRAFICS ET CORRUPTION DANS LENTOURAGE DU PRÉSIDENT TOUADERA ?

 

 

SOUPÇONS

          Les réseaux sociaux fourmillent d’incroyables soupçons sur des conseillers sulfureux et avides, uniquement préoccupés par leurs prébendes, ainsi que sur des dérives prédatrices et des trahisons, risquant de fragiliser le président Touadera.

          C’est ainsi qu’on apprend les pérégrinations d’un certain Ousmane Mahamat Ousmane, ministre, conseiller à la Présidence de la République, qui se livrerait au trafic des diamants de la mort.

          Une vidéo circulant sur les réseaux sociaux nous le montre, dans le salon de sa villa, entouré d’hommes de main, assis près d’une table basse garnie de six kilos environ de diamants entassés. Il nous présente son complice principal et passeur de pierres précieuses, flanqué de son garde du corps. Il nous informe sur la valeur en carats des diamants et prodigue des directives sur leur destination.

          Stupéfiant ! On se demande si les autorités ont vu ces images. Si on peut leur accorder du crédit, elles démontrent, sans nul doute, la déliquescence de l’actuelle gouvernance. Des soupçons insistants indiquent, en outre, que le ministre appartiendrait à la mouvance de l’ex-Séléka. C’est ainsi qu’on peut comprendre la manière dont les rebelles sont directement informés des initiatives du président de la République.

          On s’interroge avec effarement : comment ces diamants de la mort sortent-ils de Bangui ? Tout simplement par la valise diplomatique, avec la complicité de la police des frontières et celle de douaniers corrompus ?

          On sait aussi que, pour quelques misérables CFA, certains ministres bradent le patrimoine cynégétique national, compromettant ainsi l’avenir des générations futures. Pourquoi, face à ces comportements délétères, des mesures n’ont-elles pas été prises, pour stigmatiser et sanctionner les auteurs de ces prévarications ?

 

DIABOLISATION ?

          Ces dérives sont autant d’éléments qui vont alimenter la diabolisation du président Touadera par tous ceux qu’indispose le retour de Russes en Centrafrique. Et ils sont nombreux ! A commencer par Emmanuel Macron, le président français et son allié en Afrique Centrale, Idriss Déby Itno, président du Tchad.

          La Centrafrique était, jusqu’à maintenant, un pré carré français imprenable, un sanctuaire de la Françafrique inviolable. Aujourd’hui, les Soviétiques le menacent. C’est insupportable et inacceptable pour les Français. C’est comme si les Russes leur enlevaient leur fiancée !

          Par ailleurs, on croyait, comme le promettait le président Touadera lors de son investiture, que son arrivée allait signer la fin des prévarications et des gabegies. Il n’en a rien été. Les malfrats sont toujours là. Déguisés en ministres et en conseillers au Palais de la Renaissance, ils continuent de piller comme des brigands les caisses de l’État, laissant végéter la population dans une indicible pauvreté.

         

PARADIGMES À CHANGER

 Dans l’état actuel des choses, il serait peut-être judicieux de procéder à un aménagement technique du Gouvernement. Voir changer de Premier ministre.

          Il faudrait aussi que le Président Touadera soit plus vigilant et affirme pleinement la souveraineté de la République Centrafricaine face aux Russes et aux autres courtisans occidentaux.

        Enfin, la non-inclusion des citoyens centrafricains dans les recherches en cours pour parvenir à la paix et à la réconciliation, risque de compromettre l’issue positive des dialogues.

           Car aucune solution n’émergera sans l’adhésion du peuple.

                                                                                                

PS : pendant la rédaction de cet article, nous avons appris le limogeage, par décret présidentiel, d’Ousmane Mahamat Ousmane, le ministre conseiller à la Présidence, trafiquant des diamants de la mort. C’est heureux, mais un limogeage ne suffit pas. Le Ministère public devrait le faire arrêter et le traduire en justice, de façon à ne pas favoriser la pérennité des impunités. Ce serait un signal fort, qui contribuerait à mettre fin à l’instabilité chronique dont souffre la République Centrafricaine. Il faut que cesse ces errements qui gragrénent le pays.

 

 

Par : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI 

(02 août 2018)

 

Centrafrique : critiquer en proposant, applaudir ou condamner s’il le faut…

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CENTRAFRIQUE : CRITIQUER EN PROPOSANT, APPLAUDIR OU CONDAMNER S’IL LE FAUT…

 

 

 

Il n’y a pas très longtemps, j’ai fait un plaidoyer pour une utilisation rationnelle des réseaux sociaux pour le développement du Centrafrique. Car ils sont un moyen de communication qui peuvent, non seulement permettre de sauter quelques étapes pour un redressement national effectif, mais aussi et surtout, contribuer à relever les défis majeurs qui se posent à notre Pays : sécurité, paix, corruption, vivre ensemble, mauvaise gouvernance, fraudes etc.

Aujourd’hui, nous devons apprécier à leur juste valeur, les retombées positives des révélations faites sur les réseaux sociaux depuis le 21 août 2018 par le compatriote Bienvenu Guinon, suivi en cela par le compatriote Abdoulkarim Legos, sur l’implication du Ministre Conseiller à la Présidence de la République, Mahamat Ousman Mahamat, dans l’affaire du trafic d’or et de diamants.

Les faits étaient si accablants que le Ministre Conseiller a été limogé de ses fonctions et une enquête judiciaire a été lancée. Il y’a lieu de souhaiter que l’Unité Spéciale Anti-Fraude du ministère des Mines ne va pas « enterrer » cette affaire, mais plutôt, faire la lumière sur ce trafic illicite de pierres précieuses afin que soient respectés les engagements de notre pays dans le cadre du processus participatif des initiatives pour la transparence des industries extractives.

La réforme de notre secteur de sécurité, volet capital dans la restauration de l’autorité de l’Etat, et qui bénéficie actuellement des aides multiformes des pays amis, ne pourra être menée avec esprit de suite que si nous-mêmes, nous apportons nous aussi, notre contribution dans l’entretien de nos forces de défense qui sont en train d’être déployées sur le terrain. Car, il va se poser le problème de financement des primes globales d’alimentation (PGA) des troupes, de l’habillement et autres. Pour pallier à cette situation, il avait été recommandé il y’a quelques années déjà, l’instauration d’une « taxe de sécurité » qui devrait être perçue sur les produits pétroliers et les diamants. Il va sans dire que les zones d’extraction minière doivent être déclarées « zones de sécurité » sur un rayon de 20 km et placées sous le contrôle conjoint de la Brigade des Mines et des Forces Armées Centrafricaines (FACA) comme le recommande une disposition de la défense économique en 1996.

Autant, nous applaudissons cette bonne utilisation des réseaux sociaux qui a permis de mettre à nu la responsabilité d’une haute personnalité de l’Etat dans les fraudes minières, autant nous déplorons et condamnons les actuels débats biaisés, partisans et à connotation communautariste, entretenus sur la toile, consécutivement à l’interpellation du commerçant Tigana à Bangui. Les réseaux sociaux doivent, en cette période sensible de notre histoire, nous aider à renforcer le « vivre ensemble » au lieu de semer la haine, la division, la violence et l’incompréhension. Les règles de vie commune dans un Etat de droit doivent être observées par tous, nul n’est au-dessus de la loi et le droit à la différence ne doit pas conduire à la différence des droits.

 

 

Par : Clotaire SAULET SURUNGBA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le 9 septembre 1996, les Etats Généraux de la Défense Nationale avaient recommandé l’instauration d’une taxe dite de « sécurité » au profit des FACA pour le financement des PGA et habillement. Cette taxe devrait être perçue sur les produits pétroliers et les diamants exportés à concurrence du montant annuel des budgets relatifs aux PGA et habillement. Quelle est, à l’heure actuelle, la source de financement des PGA et ne serait-il pas opportun de prendre en compte la recommandation de 1996 ?

 

 

 

Cameroun : Le maire de Buea favorable à l’arrestation des familles des sécessionnistes pour mettre fin à la crise anglophone.

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Cameroun : Le maire de Buea favorable à l’arrestation des familles des sécessionnistes pour mettre fin à la crise anglophone.

 

 

 

Sur les antennes de la Crtv Sud-Ouest, le maire de Buea vient s’exprimer pour annoncer l’attribution et la distribution du matériel scolaire aux élèves et étudiants de sa municipalité avant la rentrée scolaire.

« Une petite minorité ne peut pas établir des règles pour la majorité. Nous connaissons toutes les familles de ces activistes auteurs de tous ces désastres », a déclaré Patrick Ekema.

Déplorant le fait qu’on ne peut pas les arrêter, il a ajouté « il est vrai  quont ne peut pas mettre la main sur les activistes de la diaspora. Je connais par exemple mon ami Njie Makongho David qui fait partie de ceux qui commettent ces massacres ».

Il a déploré les dégâts causés par « leur égoïsme » notamment les pertes en vies humaines de plusieurs centaines de jeunes de personnes âgées de militaires et des personnes de tous les horizons.

Patrick Ekema a également évoqué Tapang Ivo et Mark Bareta et exhorté la population à « bien tenir leurs familles en captivité, ainsi ils vont se rétracter et la paix sera restaurée ».

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : le FPRC salue la signature de l’accord de Khartoum

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Centrafrique : le FPRC salue la signature de l’accord de Khartoum

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

La Coordination Générale du FPRC salue la dernière signature d’engagement des patriotes à œuvrer pour la paix et la restauration de l’Etat dénommée déclaration d’entente de Khartoum et remercie infiniment les initiateurs de cette entente notamment la Minusca et la Communauté Internationale qui ne cessent d’apporter leur soutien incontestable au peuple centrafricain.

                     Le FPRC appel aux signataires du dit document au respect de leur engagement et, aux initiateurs, aux observateurs un mécanisme de suivi.

                       Pour le FPRC, cet engagement de Khartoum, la participation de l’harmonisation des revendications à Bouar font preuve de bonne volonté, de concession et du préalable du côté politico-militaire.

                       Le FPRC demande à la Communauté Internationale ainsi qu’à tous les partenaires soucieux réellement de la paix et à l’Union Africaine de pousser le Gouvernement à faire preuve de sagesse et de bonne volonté en respectant et à se conformer à nos préalables émis en quinze (15) points dans nos documents de revendication numéro 45 remis à l’Union Africaine à N’dele en date du 27/03/2018,longtemps classés et qui demeurent encore sans suite.

                    Dorénavant, ces préalables devraient largement contribuer au retour de la paix et la confiance nationale.

                       Le FPRC demande au Gouvernement à ne pas se limiter aux soutiens et aux déclarations ambigus mais plutôt à pratiquer les efforts pour le bien être des centrafricains et centrafricaines voire la Centrafrique.

                       Le FPRC exhorte tous les fils et filles du pays de Boganda de prendre conscience que l’heure est au progrès social, à l’unité, à l’intégrité, à la paix, à bannir et à dénoncer les vieilles méthodes de la politique destructive.

                       A toutes les entités négatives qui prétendent militer pour le peuple de marquer ensemble les pas vers une seule et bonne direction.

                         A ceux qui pensent conserver les vieilles méthodes de division de rejeter les fardeaux des démons déstabilisateurs qui pèsent sur eux et qui impactent sur l’exercice de l’Etat voire la population et le territoire entrainant la pérennisation de la crise sans précédent qui est presque vaincue.

                      Pour le FPRC, les accords de paix signés entre les groupes politico-militaires sont considérés comme le petit déjeuner qui n’empêche pas le diner qui tarde à cuire.

                         Le FPRC lance un vibrant appel au Gouvernement de prouver leur volonté manifeste à s’engager véritablement dans la résolution rapide de la crise pour la renaissance de Centrafrique.

                                                                                          

 

Fait à N’dele, le 01/09/2018

 

Centrafrique : la rencontre des groupes armés à Khartoum assortie de 8 engagements

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Centrafrique : la rencontre des groupes armés à Khartoum assortie de huit engagements

 

 

Bangui, 1er septembre 2018 (CNC)

 

Du 27 au 29 août dernier, les irréductibles leaders des groupes armés, tant Anti-Balaka que Séléka se sont retrouvés à Khartoum, capitale soudanaise où ils ont échangé, une énième fois sur les pistes de sortie de crise en Centrafrique. Sur la liste, l’on note la présence de Nourredine Adam et Abdoulaye Hissen de l’aile Séléka du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), Mahamat Alkatim du Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) et Ali Darass de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), ainsi que Maxime Mokom de l’aile dure des Anti-balaka. Il s’agit d’une initiative de négociation à la paix de la Fédération de Russie. Huit points d’engagement ont sanctionné cette rencontre dans un document dit « déclaration d’entente des groupes armés centrafricains ».

  1. Par un acte constitutif, décidons ce jour 28 Août 2018, de créer un cadre commun de concertation et d’action pour une paix réelle et durable en Centrafrique, dénommé : Rassemblement Centrafricain en abrégé « R.C.A ».
  2. Le Rassemblement centrafricain ainsi crée, est hautement rattaché à l’initiative de l’Union Africaine pour la paix et la réconciliation en Centrafrique.
  3. Il est résolument engager, à assurer la sécurité de la population civile, la libre circulation des personnes et des biens à travers tout le territoire national et sauvegarder l’intégrité territoriale, ainsi que la souveraineté de la république centrafricaine ;
  4. La plate-forme nationale des groupes armés Anti-balaka et Ex-Séléka, s’accorde de converger vers la paix et œuvre en créant des conditions favorables pour la promotion des affaires et des investissements.
  5. Il est engagé à respecter les droits de l’homme, la libre circulation des Organisations Non Gouvernementales nationales et internationales et la protection des Humanitaires.
  6. A cet effet, Nous, Rassemblement Centrafricain, invitons les autorités de la République Centrafricaine et le Gouvernement, l’Union Africaine, la CEEAC, la CEMAC, l’Union Européenne, la France, la République de la Russie, toute la communauté Internationale, partenaire de la République centrafricaine à œuvre ensemble pour la tenue dans un délai raisonnable, des assises de l’initiative africaine pour la paix et la réconciliation en Centrafrique.
  7. La plate-forme nationale des groupes armés Anti-balaka et Ex-Séléka, entend transmettre au panel de l’initiative africaine avec ampliations aux partenaires de la République Centrafricaine, un manifeste de revendications conjointes.
  8. Demandons aux autorités de la République Centrafricaine et le son Gouvernement et ce, dans un souci de paix effective et durable, ainsi que dans un esprit de diversification de partenariats et de diplomatie économique intelligente pour le bien-être et le bonheur du peuple Centrafricain ; d’intégrer dans le processus de paix conduit sous les hospices de l’Union Africaine, la participation et l’implication active des Etats de la Russie, du Soudan, Tchad, Congo Brazzaville, Cameroun, République démocratique du Congo.

Notons que le bilan de cette rencontre est que les groupes armés qui sévissent en RCAse sont engagés à faire des démarches sur l’axe pour la vraie restauration.

Le Président centrafricain, Pr Faustin Archange Touadéra a adressé une lettre de remerciement au à son homologue Russe, le Président Vladimir Poutine. De son côté, le gouvernement centrafricain, dans un communiqué a exprimé sa gratitude envers la Russie pour les résultats déjà acquis sur la question de rétablissement de la paix sur le territoire centrafricain.

Soulignons que les leaders des groupes armés réunis à Khartoum ont exprimé la volonté que la Russie participe dans l’initiative africaine, comme un garant de la réalisation des accords et des engagements, et ils ont souligné le besoin de l’inclusion de la Russie dans le processus de maintien de la paix. La, Russie est en train de faire un travail méthodique pour la paix depuis la visite du Président Touadera à Sotchi en octobre 2017 où il a rencontré le Ministre russe des affaires étrangères, Sergei Lavrov.

En cette année 2018, la Russie compte contribuer à travers le renforcement de la coopération militaire (livraison d’armes, la formation des éléments de l’armée nationale, les accords militaires) ; les activités humanitaires (fourniture d’aide humanitaire aux populations de différentes villes, le déploiement des hôpitaux mobiles) ; le développement des investissements et l’investissement dans l’économie centrafricaine.

 

 

Par : Fred Krock, CNC.

CENTRAFRIQUE : LES MÉDIAS LOCAUX CONTRIBUENT-ILS EFFICACEMENT AU PROCESSUS DE RÈGLEMENT DE LA CRISE ?

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CENTRAFRIQUE : LES MÉDIAS LOCAUX CONTRIBUENT-ILS EFFICACEMENT AU PROCESSUS DE RÈGLEMENT DE LA CRISE ?           

 

 

La crise politico-militaire de la Centrafrique a connu des épisodes rebondissants avec des milliers de pertes en vie humaine, des déplacés, des réfugiés surtout la fragilité et la précarité des tissus économiques. Les médias occidentaux ont surenchéri sur la crise centrafricaine en qualifiant le conflit de confessionnel (chrétien / musulman) pour en faire leur fonds de commerce.

 

Rappelons de façon liminaire que les médias qui représentent le quatrième pouvoir sont définis comme des moyens de diffusion en masse des informations et sont représentés par la radio, la télévision, la presse écrite, le cinéma, les affichages, les CD-ROM sans oublier les nouvelles technologies de communication c’est à dire les réseaux sociaux. Animé par le souci de respecter l’étymologie des concepts, le média vient du latin « médium » qui signifie simplement « milieu » qui confirme la théorie de la neutralité des médias dans le traitement et la couverture des informations.

Il est important de rappeler dans ce contexte que le concept de médium n’est pas à confondre à celui qui évoque les arts et pratiques divinatoires. Ainsi cette notion de neutralité doit être le leitmotiv des professionnels de médias dans le processus de gestion de crise. Contrairement et comparativement aux conflits identiques aux nôtres où les médias locaux jouent un rôle fédérateur prépondérant, le citoyen lambda toujours curieux s’interroge :

Les médias locaux contribuent-ils efficacement à la reconquête d’une paix durable ? Les médias locaux poursuivent-ils leur objectif qui est celui de relayer et d’informer impartialement le maximum du public ? Les professionnels des médias locaux ont-ils la capacité d’être neutre c’est à dire libre dans les traitements des données ? Peuvent-ils délibérément et sans injonction orienter leur production en faveur de la paix ? Sont-ils observateurs, spectateurs ou acteurs dans le processus de résolution de la crise ? Pensez-vous que les médias locaux peuvent tout dire et tout montré quitte à affoler le public ? Pensez-vous que les effets ou les impacts des annonces sont pris en compte dans le traitement des données ? A l’instar du « canard enchaîné » en France, avons-nous aussi des médias locaux d’investigation dignes et respectés ? Avons-nous véritablement des professionnels engagés des médias qui respectent la déontologie du métier ? Enfin, les professionnels locaux des médias ont-ils conscience qu’ils représentent le quatrième pouvoir synonyme d’arbitre et surtout qu’ils détiennent une arme de destruction massive ?

D’emblée, il faut noter que « n’est pas professionnels des médias qui veut ». Ce noble et prestigieux métier d’antan est de nos jours infiltré par des parasites, des espèces nuisibles qui ternissent l’image de marque de ce secteur d’activité. Certains sont politisés, manipulés, instrumentalisés et commercialisent les informations des miettes, d’autres lèchent les bottes du pouvoir ou de l’opposition et par voie de conséquence se décrédibilisent et perdent un nombre sans cesse croissant de lecteurs, d’auditeurs ou téléspectateurs. Bon nombre de professionnels de médias ne cherche plus à informer le peuple mais à faire des audiences. Dans la poursuite de cette logique, on ne cherche pas à vérifier la véracité de l’information mais on invente, dramatise avec des argumentations erronées. Ainsi on entend parler des médias pro ou contre le pouvoir avec des désinformations ou intoxications dignes d’une guerre froide et tout cela au détriment des intérêts du peuple. Il n’est pas étonnant de constater dans cette panoplie que même ceux ou celles qui utilisent les réseaux sociaux pour faire des « lives » s’arrogent les droits, privilèges et prérogatives des professionnels de médias. Cette usurpation de titres et qualités ne doit pas passer inaperçue devant le haut conseil de communication qui est l’organe régalien de contrôle et de veille. Il est ainsi démontré que la liberté d’expression libéralise la parole mais cette dernière demeure encore et toujours sous surveillance : c’est la censure. La notion de censure pose la problématique de l’indépendance du haut conseil de communication ( HCC ) conformément aux dispositions de l’article 136 de la constitution du 30 mars 2016. Le droit de censure dans le contexte centrafricain doit être libre, équitable, objectif et non abusif en faveur du pouvoir. Pour finir, en guise de contribution, nous appelons les professionnels des médias locaux d’œuvrer dans la loyauté, de mutualiser leurs efforts avec les différents acteurs de la crise pour une paix réelle et durable. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 31 août 2018.                                                    Par : Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

Centrafrique : extrême tension intercommunautaire à Bria.

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Centrafrique : extrême tension intercommunautaire à Bria.

 

Alors que les groupes armés se sont retrouvés à Bouar et au Soudan pour une recherche durable de la pais en Centrafrique, à Bria, la tension ne cesse de monter entre les différentes communautés de la ville depuis le récent affrontement violent entre les miliciens Anti-balaka et un groupe des combattants Goula de la Séléka.

 

Même si les Centrafricains dans leur majorité sont optimistes pour un retour durable de la paix dans leur pays dans les prochaines années, beaucoup restent à faire par contre sur l’interaction et la cohésion entre les différentes communautés vivant dans le pays.

À Bria, tout comme à Bangassou ou ailleurs, pour une simple banale discussion, tout peut s’éclater comme du jeu.

Depuis les affrontements meurtriers entre les miliciens Anti-balaka et un groupe des combattants Goula du FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE (FPRC) au début de cette semaineà Bria, la tension ne cesse de monter à nouveau entre les différentes communautés vivant dans la ville.

Les chrétiens, qui sont basés pour la plupart vers PK3 à la sortie sud de la ville, sont pour le moment quasiment interdit de mettre les pieds au centre-ville sachant que les produits de première nécessité se trouvent dans ce lieu.

Le mercredi dernier, un homme a été battu à mort alors qu’il tentait de franchir la ligne rouge délimitée par les seigneurs de guerre.

Même les agents des ONG ne sont pas aussi épargnés de ces violences idiotes.

Pour tenter de faciliter les choses, les soldats de la MINUSCA sont obligés de sécuriser chaque groupe des chrétiens qui voudraient s’approvisionner au centre-ville. Le même cas pour d’autres communautés non chrétiennes qui veulent franchir la zone du PK3.

Une situation très délicate pour les autorités locales qui se battent tous les jours pour une meilleure cohésion sociale dans leur ville.

 

Bria, Moïse BANAFIO pour CNC.