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Centrafrique : reprise de combat au PK5, les Anti-balaka, appuyés par les FORCES DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ tentent d’envahir le secteur à nouveau.

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Centrafrique :  reprise de combat au PK5, les Anti-Balaka, appuyés par les FORCES DE DÉFENSE ET DE SÉCURITÉ tentent d’envahir le secteur à nouveau.

 

 

 

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Le rond-point du quartier PK5 le 22 avril 2018. Credi photo : Anselme Mbata, CNC.

 

 

Bangui, le 6 mai 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Depuis cet après-midi vers 14 heures de Bangui, plusieurs quartiers du troisième et de cinquièmes arrondissements sont à nouveau replongés dans les violences avec des échanges des tirs à l’arme lourde entre les autodéfenses du PK5 et un groupe des Anti-balaka appuyés par quelques éléments de la défense et de sécurité intérieure.

 

Du quartier Castors au Cattin en passant par Yakité, Boeing et quartier Fondo, les autodéfenses de l’enclave musulmane du PK5 font face désormais à plusieurs fronts de combats au sud, nord, est et ouest avec les miliciens progouvernementaux Anti-balaka appuyés par des gendarmes, policiers et gardes présidentiels infiltrés en civils.

Alors que plusieurs tentatives de cette force coalisée pour reprendre hier le pk5 ont échoué lamentablement créant au passage le déguerpissement de la population civile du troisième et du cinquième arrondissement de Bangui, cet après-midi, au même endroit, ces forces coalisées ont à nouveau essayé de pénétrer le PK5, mais le combat semble être difficile en ce moment.

Pour l’heure, on nous signale déjà des pertes humaines dans ce combat sans pour autant dresser  un bilan provisoire.

Rappelons que depuis les échanges de tirs entre les gendarmes et les miliciens d’autodéfense du PK5 dans l’enceinte de l’église catholique Notre-Dame de Fatima le premier mai dernier occasionnant plusieurs morts des civils innocents , la ville de Bangui renoue avec ses vieilles habitudes de violence et des destructions des commerces et bâtiments religieux.

Des appels à la haine se multiplient de deux côtés, gouvernement et milices s’accusent mutuellement. Récemment, un ressortissant soudanais a été tué dans l’enceinte de leur ambassade par les forces de l’ordre alors que ce pays, qui a récemment remis aux Russes un camp militaire pour la formation des soldats et officiers de l’armée nationale sur son territoire.

De source informée, les états-majors des rebelles de l’excoalition de la Séléka se réunissent à nouveau parr rapport aux violences du PK5.

À bangui, beaucoup pensent au plan criminel de la somalisation de la RCA établi par l’ancien Président François Bozizé.

Pour plus de détail dans nos prochains articles.

 

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Centrafrique : attaque de l’église Notre-Dame de Fatima, le FPRC de Noureddine Adam accuse le gouvernement.

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Centrafrique : attaque de l’église Notre-Dame de Fatima, le FPRC de Noureddine Adam accuse le gouvernement.

 

 

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Les forces de l’ordre lors de l’attaque de l’église catholique Notre-Dame de Fatima le 1er mai 2018.

 

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU FPRC

 

 

La Coordination Générale du FPRC condamne avec toutes les énergies possibles les actes irresponsables perpétrés sur la paisible population de Bangui.

 Le FPRC dément fermement l’accusation selon laquelle le CNDS regroupé à Kaga-Bandoro est responsable de ces actes.

 Pour le FPRC, les évènements violents qui se poursuivent sont les conséquences des opérations Sukula orchestrées par le Gouvernement sous prétexte qu’il cherche à démanteler les groupes des criminels et instaurer l’Autorité de l’Etat au Km5 ignorant les conséquences de tel acte.

 Les citoyens de Bangui ont démontré la responsabilité du Gouvernement en transportant les corps vers le Palais de la Renaissance.

 Aussi l’Archevêque de Bangui a demandé à la Minusca et au Gouvernement des explications sur les évenements tragiques ayant entrainé la mort de beaucoup de civils dont l’Abbé TOUGOUMALE BABA, paix à son âme.

 Le FPRC se pose la question Constitutionnellement qui est le responsable de ces actes ?

 Pour le FPRC, la gestion totalitaire de l’Etat a toujours ce genre de conséquence.

 Dans son idéologie, le FPRC ne défend que des Droits, lutte pour la Paix, l’Unité et la Renaissance de Centrafrique.

 

Fait à Ndélé, le 03/05/2018

 

Le Coordinateur Général

 

CENTRAFRIQUE : LES MARTYRS DE NOTRE-DAME DE FATIMA

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CENTRAFRIQUE : LES MARTYRS DE NOTRE-DAME DE FATIMA

 

 

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Bangui, le 4 mai 2018.

Par : Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC.

 

UN MASSACRE CONFESSIONNEL ?

          Les assassins utilisent désormais les méthodes de tueries de masse initiées par les Fous de Dieu de l’État islamique.

          Ici même, nous avions prévenu les autorités que le drame du KM5 allait être une action qui annoncerait la déstabilisation de la capitale. Nous les avions alertées sur les risques de contagion d’autres quartiers. Aujourd’hui, nous y sommes ! Pourquoi le gouvernement ne réagit-il pas comme il le faudrait ? Comment peut-il se borner à dénoncer mollement le drame et à continuer d’inaugurer les chrysanthèmes ?

          Le massacre à la grenade et au fusil mitrailleur de Notre-Dame de Fatima est une action préméditée. C’est l’expression sinistre de la barbarie d’un autre temps.

           A Kaga-Bandoro, plusieurs factions sélékistes sont en conclave pour préparer un raid sur Bangui, afin de s’emparer du pouvoir par la force. Des paroissiens, réunis dans l’église à l’occasion du 1er mai pour fêter Saint Joseph le travailleur, ont été fauchés par des rafales d’armes automatiques et des grenades lancées sur la foule des fidèles par des ex-Sélékas. L’une d’elles a tué le prêtre de la paroisse, un prêtre innocent, un homme de Dieu, l’Abbé Albert Tongoumalé Baba.

          Ce nouveau drame s’est produit non loin du Km5 où, récemment, des bandits, en majorité musulmans, ont tiré sur les forces de sécurité et les Casques bleus.

          Il faut être aveugle ou pratiquer la politique de l’autruche, pour ne pas voir que le pays affronte désormais des terroristes usant de méthodes barbares et décidés à massacrer sans discernement des innocents désarmés.

 

UN PEUPLE EN COLÈRE, UN GOUVERNEMENTS QUI SE TAIT 

          Le 1er mai, une foule immense de Banguissois s’est ébranlée vers le centre-ville en criant sa colère devant l’inertie des autorités.

          Il faut cesser de faire semblant. Le pays semble échapper à ceux qui sont chargé de le gérer. Le président Touadera doit d’urgence déclarer l’ex- Séléka et ses séides « groupes terroristes » et les traiter comme tels. Il faut sortir la République Centrafricaine des ambiguïtés politiques qui brident toute chance de sortir de ce chaos qui menace l’existence même du pays.

          Aujourd’hui, le pouvoir donne l’impression d’avoir désigné les Russes comme médiateurs. On apprend qu’un de leurs gros porteurs a atterri à Kaga-Bandoro pour négocier avec les rebelles qui menacent de fondre sur Bangui. Les Russes sont-ils devenus en si peu de temps la solution au bourbier dans lequel s’enfonce le pays ?

          Les Centrafricains ne savent plus à quel saint se vouer. Ils en ont assez de subir un gouvernement incompétent, qui cultive l’inertie, l’incompétence et l’amateurisme à tous les niveaux. Sa démission devant les périls est insupportable et effrayante. Il faut que le président change de philosophie et insuffle à la nation le sentiment qu’il existe entre ses composantes une communauté de vie et de destin, afin de barrer la route au communautarisme religieux qui gangrène et ronge tant de nations.

           Le président doit aussi sortir du carcan de la rhétorique des négociations pacifiques. Pour une bonne gouvernance, il faudrait peut-être envisager de nouveau un changement de Premier ministre et de gouvernement, car les Centrafricains sont de plus en plus nombreux à se sentir abandonnés par leurs gouvernants.         

          Ils sont en train de perdre patience et ne veulent plus subir les souffrances sans réagir. Mais il ne faudrait surtout pas que les chrétiens, si durement touchés par le drame de Notre-Dame de Fatima, cèdent aux tentations des représailles. Ce serait alors le surgissement du cycle infernal des affrontements sanglants.

          Il faut tout faire pour que la litanie des morts chrétiens et musulmans cesse de s’égrener sinistrement. Le président Touadera est, désormais, au pied du mur.

« Centrafrique na Ndouzou ! » (Centrafrique debout !)

  1. AKOUISSONNE DE KITIKI et LOAWE à BANGUI (04mai 2018)
  2. Monsieur Joseph Akouissonne de Kitiki, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

Centrafrique : autopsie d’un pouvoir démocratique vacillé par les groupes armés non conventionnels

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CENTRAFRIQUE : AUTOPSIE DUN POUVOIR DÉMOCRATIQUE VACILLÉ PAR LES GROUPES ARMÉS NON CONVENTIONNELS.  

 

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Bangui, le 5 mai 2018.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

Les efforts conjugués de la communauté internationale et les forces onusiennes ont permis d’endiguer la crise militaro-politique de la Centrafrique. L’interminable gouvernement de transition a été couronné par l’organisation quand bien même bâclées des élections couplées mais acceptées par l’ensemble de la population centrafricaine.

 

Le Président de la république démocratiquement élu a usé de ses prérogatives constitutionnelles pour mettre en place et surtout dans le délai ( ce qui est appréciable) les institutions républicaines. Après deux années de mandature,  le tableau synoptique de pilotage du navire présente des indicateurs qui ne sont pas favorables au nouveau locataire du palais de la renaissance. Le défi basique sécuritaire non atteint a fini par lassé tout le monde, les groupes armés non conventionnels se multiplient et occupent les 3/4 du territoire national, les assassinants ou meurtres se comptent par centaines, les inégalités sociales galopent dans l’indifférence totale des gouvernants, la corruption s’érige en règle, la déconfiture des services sociaux de base…bref la faillite de l’Etat. L’incompréhension gagne du terrain et le citoyen lambda qui ne se lasse de curiosité s’interroge : Que s’est- passé depuis le fameux discours d’investiture pour que la Centrafrique mérite ce sort ? Comment cet universitaire qui incarnait le respect et l’admiration a t-il échoué si lamentablement au point de jeter un discrédit sur la capacité des intellectuels à gérer la chose publique ? Qu’est-ce qui justifie cette descente évidente aux enfers ? Existe t-il un seuil de morts  pour que le pouvoir prenne conscience de la gravité de la crise ? Le pouvoir est-il conscient de la menace de partition qui de facto est consommée ? Les lanceurs d’alerte n’ont-ils pas répété au point de s’égosiller qu’on ne négocie pas avec les intégristes ou fondamentalistes ? Comment pouvez-vous privilégier le dialogue avec des gens qui ne connaissent que le langage des armes et de la violence ? Ce pouvoir qui est en manque cruel de fêtes est-il sensible à la détresse de son peuple ? A chaque épisode de violences, le pouvoir s’évertue à condamner et après ? Quelles sont les actions conséquentes en représailles ? Pourquoi le président de la république n’a jamais décrété un état d’urgence ou de siège pourtant conféré par la constitution pour reprendre le contrôle de la situation ? Quand on ne peut pas sécuriser la ville de Bangui, comment peut-on espérer rétablir l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national ? Parallèlement au mélange de partenariats sans tenir compte des rapports géo-stratégiques des États ( Liban, Israël, Portugal, Russie…), quelles sont les réelles missions des militaires russes en Centrafrique ? Quelles sont les raisons de la lenteur chronique dans la formation de nos forces armées centrafricaines ? Qui est véritablement responsable de l’amplification de la crise ? S’agit-il d’une responsabilité personnelle ou collective ? Dès la prestation de serment, le président de la république a manqué un rendez-vous crucial avec l’histoire en optant pour le dialogue au lieu de la rigueur et la fermeté comme marque de fabrique à l’adresse des groupes armés non conventionnels. La majorité présidentielle a failli en remettant trop tôt sur la scène politique les anciens acteurs du parti KNK dont il est encore juridiquement le vice-président. Ce pouvoir perdu brutalement par le KNK a été retrouvé…donc la continuité des faits qui ont poussé les groupes armés à prendre les armes. N’oublions pas que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Ces ténors des pratiques réputées mafieuses ont jeté un doute sur la célèbre notion de rupture prônée par le président de la république. Il est également important de rappeler que le système politique instauré par le président de la république contribue à instrumentaliser la violence et à violer les termes de référence de la constitution de la république. C’est ainsi que le pouvoir a négocié et obtenu l’interprétation de l’article 60 de la constitution qui fragilisera à jamais le pouvoir parlementaire. A l’instar des conflits exécutif/législatif, le président de la république est un grand acteur de division, il dresse les uns contre les autres alors que la constitution lui confère des prérogatives pour garantir l’unité nationale et la cohésion sociale. Le Président de la république excelle dans la promotion de l’incompétence, de l’amateurisme, de l’injustice sociale et surtout de la justice au faciès. A cause de son immaturité politique, notre tissu social, héritage de nos ancêtres vient d’être fortement ébranlé avec les derniers évènements de Fatima. Les élus de la nation qui ne cessent de subir des intimidations, des influences au point que ces derniers ne se contentent que d’interpeller le gouvernement sans propositions ni sanctions car la corruption a pris le dessus. En conséquence de ce qui précède, les parlementaires sont incapables de destituer le président de la république ou son chef du gouvernement pour échapper aux représailles. Pour finir, nous constatons visiblement que la solution politique négociée avec les groupes armés non conventionnels a échoué. Au stade actuel de la crise, destituer ou appeler à la destitution du président de la république ne résout pas le problème, la logique de la guerre est la seule, inévitable et irréversible. Au delà de toutes considérations, nous rappelons à toutes les couches de la société que ce conflit ne repose nullement sur des bases confessionnelles comme le prétendent certains médias. Ces deux communautés ont une histoire commune et réécriront les nouveaux épisodes de l’histoire de la nation. Nous mettons en garde ceux ou celles qui veulent falsifier l’histoire de notre patrie d’arrêter de s’agiter, de manœuvrer le levier de la provocation et de la manipulation. Nous ne céderont à la haine, la passion et l’esprit de vengeance car chrétiens et musulmans sont tous des héritiers du père fondateur Barthélemy Boganda. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 04 mai 2018.                                                        Bernard SELEMBY DOUDOU.                                         Juriste, Administrateur des élections.                         Tel : 0666830062.

Centrafrique : tirs au centre-ville de Bangui, débandade totale sous la pluie.

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Centrafrique : tirs au centre-ville de Bangui, débandade totale sous la pluie.

 

 

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Bangui, le 4 avril 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Tirs nourris au centre-ville, pillage du centre artisanal et un diplomate soudanais en fuite, la ville de Bangui ressemble cet après-midi à une ville en période de guerre.

 

Des sources recoupées très rapidement, tout a commencé par la chasse d’un diplomate soudanais dans sa voiture fumée par un groupe des jeunes au centre-ville qui croyaient à un Séléka déguisé. Le diplomate, dans sa fuite, aurait sorti son arme et fait des sommations avec avant d’être poursuivi par les forces de sécurité intérieure jusqu’à son lieu de travail.

Une source indépendante vient de nous confirmer par ailleurs la mort du garde du corps de ce diplomate dans les échanges avec les forces de l’ordre. Le Président Touaddera et son ministre de la sécurité publique sont actuellement sur place à l’ambassade du Soudan à Bangui.

Cependant au centre-ville, des détonations d’armes se font entendre partout et les commerçants, tout comme les taxis et bus se mettent à leur tour en débandade.

Au même moment, on nous signale le pillage du centre artisanal situé devant la cathédrale immaculée au centre-ville.

Pour l’heure, notre équipe n’est pas en mesure de comprendre pourquoi on tire partout au centre-ville, et pourquoi aussi on pille cet unique centre artisanal de la capitale.

Plus de détail dans nos prochains articles sur CNC.

Centrafrique : Fin de non-recevoir pour la journée ‘’ville-morte’’ de la société civile

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Centrafrique : Fin de non-recevoir pour la journée ‘’ville-morte’’ de la société civile

 

 

 

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Image d’illustration d’une messe de l’église catholique à Bangui.

 

 

Bangui, le 4 mai 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Vendredi 4 mai est le jour décidé par le Groupe de travail de la société civile, journée ‘’ville-morte’’. Paul Crescent Beninga, Porte-parole dudit Groupe de travail a annoncé cet événement d’envergure, mercredi 2 mai à l’issue d’une réunion restreinte des leaders de la société civile. A quelques heures de la tenue de cette journée ‘’ville-morte’’, les Soutiens du Président de la République, par la voix de leur Porte-parole Blaise Didacien Kossimatchi opposent une fin de non-recevoir à la manifestation prévue par la société civile, appelant plutôt la population au boycott de cet événement. Et le bras de fer s’annonce inquiétant.

« Tout ce que le président Touadera et son gouvernent savent faire, c’est de condamner ; au lieu de passer à l’acte concret. Ils ne disposent d’aucune marge de manœuvre pour diriger le pays. C’est pourquoi, nous demandons et nous exigeons sa démission pure et simple », a martelé Beninga avant d’annoncer que la Groupe de travail de la société civile invite les Centrafricains, les Banguissois en particulier « à observer une journée ville-morte, ce vendredi avec concert des casseroles le soir ».

Cette déclaration est immédiatement prise comme une déclaration de guerre et un appel au trouble à l’ordre public par les Soutiens du Président de la République. Ce qui fait monter au créneau, leur Porte-parole Blaise Didacien Kossimatchi qui fait la déclaration suivante :

Déclaration du comité de soutien au Président Faustin Archange Touadera, relative aux actions de trouble à l’ordre public planifiées par le groupe de travail de la société civile

Centrafricaines, Centrafricains, très chers compatriotes,

Bangui, la capitale de notre cher et beau pays, vient de vivre une fois de plus des événements tragiques avec l’attaque perpétrée par des bandits armés sous l’égide du djihadiste Numéry alias force, sur les chrétiens en plein culte à la paroisse Notre Dame de Fatima, le mardi 1er mai, aux environs de 10 heures.

Cette attaque a causé la mort de plus de seize personnes dont l’abbé Toungoumalé Baba Albert, et occasionné des dizaines de blessés qui sont présentement en soins intensifs dans les hôpitaux.

Ce drame savamment planifié par les ennemis de la nation et de la paix en Centrafrique, participe d’un machiavélique plan de déstabilisation des institutions de la République dont l’objet n’est d’autre que de nuire gravement à notre jeune démocratie et porter coup fatal à l’ordre républicain.

Nous condamnons avec la dernière énergie ces actes barbares causés par des vampires des temps modernes, assoiffés du pouvoir qui, une fois de plus, viennent endeuiller les familles innocentes et porter un coup dur aux efforts de paix et de réconciliation consentis avec beaucoup de courage et d’engagement par le Président Faustin Archange Touadera.

Les auteurs de ces actes crapuleux doivent être traqués jusqu’à leur dernier retranchement et traduits devant les tribunaux pour répondre de leurs actes.

C’est ici l’occasion de déplorer et condamner l’irresponsabilité de certains de nos compatriotes, complices de nos bourreaux, qui, nonobstant le contexte socio sécuritaire volatile que la capitale vient de traverser, veulent jeter de l’huile sur le feu en appelant à des manifestations du genre concert de casserole et ville-morte pour la journée de demain.

Il s’agit du tristement célèbre Groupe de travail de la société civile qui en appelant pour ces manifestations dont le but est d’amplifier la crise et troubler gravement l’ordre public, démontre une fois de plus de quel côté se trouvent ses responsables qui ont choisi leur camp, celui des ennemis de la paix en Centrafrique.

Manipulé par des sbires bien connus de la soi-disant opposition politique, sieur Beninga Crescent et autres veulent monter sur leurs grands chevaux, histoire de finir la basse besogne que leurs complices miliciens du Km5 et autres groupes en embuscade qui croient bien se cacher derrière leur petit doigt de politiciens immatriculés opposants à Touadera, ont commencé sans succès.

Je voudrais leur dire que le peuple est désormais debout et qu’il ne cèdera en aucun cas au scénario de naufrage collectif qu’ils caressent pour ce pays qu’ils ont mis à genou et qui peine à se relever à cause de leur égoïsme et de leur obstination à arracher le pouvoir par tous les moyens.

Ils sont connus et le moment venu, ils auront devant eux ce peuple meurtri mais déterminé à sauver le peu qui lui reste de sa cohésion e de sa volonté à aller vers une paix véritable.

C’est pourquoi j’en appelle à la vigilance la plus totale de chaque fille et chaque fils de Centrafrique.

Jeunesse e Centrafrique, vaillant fils et digne fille de Centrafrique, il est temps de te lever comme un seul homme pour dire non aux manipulateurs, non au naufrage collectif que veulent t’imposer les imposteurs et leurs complices djihadistes du Km5 et d’ailleurs.

Réaffirme ta détermination et ton soutien au Président Faustin Archange Touadera en boycottant l’appel à manifester de cette secte satanique dénommée Groupe de travail de la société civile et vaque librement à tes occupations pour soutenir les efforts de relèvement de la RCA impulsés par ton Président.

La paix, la sécurité, l’unité et la cohésion sociale ne se gagneront pas au prix du sang des Centrafricains ni par les manifestations qui doivent compromettre les efforts de tes autorités, mais plutôt par la synergie des actions positives et constructives que chaque fils et fille de Centrafrique mettra en œuvre pour apporter sa pierre à l’œuvre de la reconstruction nationale.

Vigilance, vigilance, vigilance.

Que ceux qui ont des oreilles entendent.

Fait à Bangui, le 3 mai 2018

Le Porte-parole des comités de soutien au résident Faustin Archange Touadera.

Blaise Didacien Kossimatchi

Centrafrique : Début de trois jours de deuil en hommage aux victimes de l’attentat de l’église Fatima

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Centrafrique : Début de trois jours de deuil en hommage aux victimes de l’attentat de l’église Fatima

 

 

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Bangui, le 4 mai 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Elles sont comptées dans l’ordre d’une vingtaine les victimes de l’attaque terroriste du 1er mai dernier, contre la paroisse de Notre Dame de Fatima à Bangui, dont le célèbre prêtre Albert Toungoumalet Baba. Les blessés dépassent déjà deux cent, selon plusieurs sources. C’est par Décret n° 18.108 du 2 mai 2018 que le Président de la République, Pr Faustin Archange Touadera va déclarer trois jours de deuil national en la mémoire des victimes de cette énième barbarie, à compter de ce jeudi 3 mai.

« Les jeudi, 3, vendredi, 4 et samedi 5 mai 2018, sont déclarés jours de deuil national sur toute l’étendue de la République centrafricaine, en hommage aux victimes des événements du 1er mai 2018. Les jours de deuil national ne sont pas fériés. Durant le deuil national, les drapeaux sont mis en berne et hissés à mi-mât sur les édifices publics », peut-on lire entre les lignes dudit Décret.

Cependant sur-place à Bangui, c’est un calme précaire qui s’observe depuis le Km5, la paroisse Notre Dame de Fatima et travers toute la capitale centrafricaine. Les habitants des quartiers environnants de l’enclave musulmane vivent dans la peur permanente, d’autres ont choisi carrément s’éloigner pour se mettre en lieu sûr dans des familles d’accueil plus loin de Km5. D’ailleurs, des menaces d’incursion des musulmans armés dans les quartiers de Kpéténé, Béa et Fatima.

Valse de condamnations

A peine rentré précipitamment de Casablanca au Maroc, le Cardinal Dieudonné Nzapalainga, Archevêque de Bangui s’est dit consterné et n’a pas hésiter à « condamner énergiquement ce qui s’est passé en la paroisse de Fatima. Et j’en appelle au gouvernement et à la Minusca pour que la lumière soit faite, c’est-à-dire qu’on puisse savoir la vérité et que justice soit rendue aussi à la population centrafricaine ». Dans sa déclaration qui correspond à s’y méprendre à un ras-le-bol, Nzapalanga s’indigne : « Qu’est-ce qui se passe ? Y a-t-il des manipulations ? Y a-t-il instrumentalisation ? Y a-t-il volonté de diviser le pays ? Y a-t-il un agenda caché ? ».

De son côté, l’Imam Omar Kobine Layama, Président de la Communauté islamique de Centrafrique (CICA), rage de colère, pointe du doigt les sécessionnistes qu’il appelle le gouvernement et la Minusca à les traquer et les mettre à la disposition de la justice pour qu’il réponde de leurs actes. « C’est inadmissible pour moi qu’on pense que l’acte qui a été perpétré hier à l’église de Fatima est posé par un musulman ! Plutôt, je dirais que c’est un acte posé par un renégat, un hors-la-loi, une personne sans foi. Parce que je ne comprendrais pas que quelqu’un puisse aller tirer froidement sur des fidèles qui adorent le Seigneur que le musulman adore ».

Dans la foulée, le Président de la République, a débarqué à l’archevêché pour présenter des condoléances à l’église catholique représentée par le Cardinal Dieudonné Nzapalainga. A la sortie du tête-à-tête avec le Patron de l’église catholique de Centrafrique, le Chef de l’Etat réaffirme qu’il y aura l’impunité zéro. « Les responsables seront poursuivis ce sont des terroristes avec leurs complices qui sont aussi parmi vous et je vous le dis d’autres sont à l’extérieur, lorsque j’ai reçu les forces vives, j’ai dit qu’il y a d’autres qui envoient les messages notamment Alpha, un certain Christophe RENOTO et Bernard COUSIN et autres, qui manipulent ces gens-là, qui appellent les hommes politiques, les groupes armés pour les mobiliser à quelles fins je n’en sais rien, mais nous sommes vigilants et le peuple doit rester vigilants et sereins », a rassuré le Chef de l’Etat, Pr Faustin Archange Touadera.

Dans la valse de condamnations, des leaders politiques ont fait chorus, on voit défiler Anicet Georges Dologuélé, Chef de fil de l’opposant, Martin Ziguélé, Président du MLPC, Alexandre Ferdinand Nguendet, Président du RPR… pour condamner cette attaque ignoble contre les fidèles de l’église de Fatima. La société civile, par la voix du Porte-parole du groupe de travail de la société civile, Paul Cressent Beninga entend organiser une journée ‘’ville morte’’ ce vendredi. Les journalistes centrafricains eux, n’ont pu célébrer 3 MAI, Journée internationale de liberté de la presse, à l’instar de leurs confrères du monde. Macka Gbossokoto, président de l’UJCA déclare, in situ, le report de cette manifestation qui est placée sous le signe de deuil.

 

Centrafrique : réhabilitation du stade municipal de Bouar, les jeunes se sont manifestés contre la MINUSCA.

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Centrafrique : réhabilitation du stade municipal de Bouar, les jeunes se sont manifestés contre la Minusca.

 

 

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Stade de bouar en construction. Credit photo : Corbeau News, Gervais Lenga.

 

Manifestants et les forces de l’ordre dans la ville de Bouar le 3 mai 2018. Credit photo : Gervais Lenga pour CNC.

 

 

Bouar, le 4 mai 2018.

Par : Gervais Lenga, CNC.

 

Ce jeudi 3 mai dans la matinée à Bouar, capitale provinçiale de la Nana-Mambéré,  plusieurs centaines des jeunes se sont descendus dans les rues pour manifester leur colère contre l’abandon des travaux de réhabilitation du stade municipal de la ville par la MINUSCA, paralysant au passage toutes les activités sociales économiques de la ville.

 

Même si les jeunes de la ville de Bouar se sont descendus en nombre pour empêcher une équipe de la MINUSCA de récupérer leur groupe électrogène utilisé dans les travaux du stade depuis plusieurs mois, nombreux sont ceux qui n’ont pas compris pourquoi la mission de l’Organisation des Nations unies dans le pays, connue sous l’acronyme de la MINUSCA, pourtant s’engagée à réhabiliter très rapidement le seul grand stade sportif de la ville laissé à l’abondance depuis plus d’un an suite à un manque du financement, vient à son tour de renoncer volontairement à continuer les travaux de la réhabilitation démarrés il y’a quelques semaines par l’une de ses équipes du génie-civil et sans aucune explication à la population sur les raisons qui les ont motivés à cesser ces travaux.

Selon les propos de Firmin Kossingou, l’un des manifestants contactés par CNC, l’attitude de la MINUSCA montre qu’il y’a quelque chose qui ne marche pas dans ce pays sur le plan sécuritaire d’autant plus qu’elle commence déjà à mettre en sécurité ses équipements, à l’exemple du groupe électrogène pourtant utilisé par son équipe du génie civil dans les travaux du stade. Cette pensée, loin d’être isolée, est largement partagée par un grand nombre des manifestants qui accusent la MINUSCA d’avoir tenté de les abandonner à leur triste sort.

Entre temps, les soldats de la MINUSCA, contraints d’utiliser les gaz lacrymogènes pour se dégager un chemin pour sortir, se sont repliés tactiquement dans leur base après cette échauffourée avec les manifestants.

Pour l’heure, le calme est revenu dans la ville et la MINUSCA n’a pas encore fait de déclaration suite à cet événement.

Bouar, Gervais Lenga pour CNC.

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Exposition de deux gaz lacrymogènes lancés par la police de la Minusca lors de la manifestation du stade le 3 mai 2018. Credit photo : Gervais Lenga pour CNC.

Centrafrique : géante manifestation contre la MINUSCA en cours à Paoua.

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Centrafrique : géante manifestation contre la Minusca en cours à Paoua.

 

 

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Rond-point au centre-ville de Paoua. Credit photo : Wikipédia.

 

 

 

Paoua, le 3 mai 2018.

Par : Fortuné Bobérang, CNC.

 

L’entrée-sortie de la base militaire de la MINUSCA bloquée, l’aérodrome de la ville occupée, la sous-préfecture de Paoua s’est réveillée ce matin par une géante manifestation de la population locale contre la MINUSCA. Que s’est-il passé ?

 

Alors que la ville se réveille timidement ce matin du 3 mai, une foule impressionnante des jeunes s’est massée devant la base militaire de la mission multidimensionnelle intégrée des nations unies pour la stabilisation de la République centrafricaine (MINUSCA) dans la ville pendant que d’autres se convergent vers l’aérodrome pour empêcher toutes rotations aériennes avec la ville.

De source concordante, les manifestants accusent fermement les soldats de la MINUSCA d’équiper clandestinement les rebelles du mouvement national pour la libération de la République centrafricaine (MNLC) dirigé par un certain général autoproclamé Ahmat Bahar, ex-lieutenant du chef-rebelle Mahamat Al-khatib du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC).,

Cependant, les forces de la MINUSCA sont actuellement cantonnés dans leur base, tout comme les soldats de l’armée nationale qui semblent être dépassés par l’ampleur de l’événement.

Les autorités sous-préfectorales et municipales de la ville, qui tentent depuis plusieurs heures de négocier avec les manifestants, semblent elles aussi dépassées par la détermination de ces derniers qui veulent tout simplement le départ des soldats de la MINUSCA de leur ville.

Pour l’heure, aucune perte humaine n’est à déplorer.

 

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Centrafrique : l’attaque de l’église de Fatima, la chronologie de l’événement.

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Centrafrique : attaque de l’église Notre-Dame de Fatima, la chronologie de l’événement.

 

 

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Les forces de l’ordre de l’attaque de l’église catholique de Fatima. CNC.

 

 

 

Bangui, le 3 mai 2018.

Par : Thierry Simbi, CNC.

 

Près de 150 blessés et plusieurs dizaines des morts, c’est le bilan provisoire de l’attaque de l’église Notre-Dame de Fatima ce mardi matin par des éléments lourdement armés venus du PK5. Après un deuxième recoupement sur le terrain, les forces de l’ordre semblent être à l’origine de cette triste journée au quartier Fatima le mardi dernier.Le détail.

 

 

Triste 1er mai à notre Dame de Fatima…

 

Mardi matin, tout est parti d’un incident entre des gendarmes et des éléments de « Force ». Un lieutenant de « Force » dénommé « Maréchal » qui se trouvait à côté de la maison des jeunes de Fatima a été contrôlé par les gendarmes. L’individu a refusé d’obtempérer et des tirs d’armes à feu ont été engagés avec les gendarmes. Dans la foulée, des éléments « autodéfense » sont rapidement venus en force du PK5 ripostant lourdement aux gendarmes vers 11h30. Ces derniers, pris sous le feu et en effectifs très suffisants, ont reculé et très vite épuisé leurs munitions. Certains ont trouvé refuge dans la concession de l’église Notre-Dame de Fatima en plein office pour les cérémonies de Saint-Joseph et d’autres ont fui. La messe se déroulait dans la concession de l’église en plein air et l’église a été ouverte pour servir de refuge aux fidèles. Une épouse de Touadera (celle dont la maison avait été ravagée par un incendie il y a quelques semaines de ça) qui se trouvait sur les lieux a pu être exfiltrée par les éléments burundais de la Minusca qui assuraient sa sécurité. Les prêtres et les fidèles ont subi le feu des assaillants pendant près de deux heures en début d’après-midi alors même que le défilé du 1er Mai se poursuivait tranquillement depuis midi sur l’avenue des Martyrs. Pourtant, les fidèles et personnalités coincées dans l’église (M. Belibanga et épouse ainsi que Jean Francis Bozizé par exemple se trouvaient là eux aussi) n’arrêtaient pas d’appeler les membres du Gouvernement et notamment les ministres de la Défense et celui de la sécurité qui leur demandaient de se calmer et que les renforts arrivaient. Il n’y a finalement eu aucune intervention des FSI ni de la MINUSCA. Pendant que les fidèles étaient sous le feu, le défilé du 1er Mai se poursuivait sous les yeux des autorités qui sont restées imperturbables. Pourtant alertés de la situation à Fatima, ils ont choisi de privilégier la sécurité des personnalités présentes sur l’avenue des Martyrs, alors que les fidèles de Fatima étaient en détresse extrême. Finalement, ce sont les antibalakas et les FACA habitant le quartier qui sont intervenus de manière spontanée et donc désorganisée avec leurs propres armes pour faire reculer les assaillants. Avec des mototaxis, ils ont fait sortir des dizaines de fidèles via l’école Fatima garçon. Les renforts de la Gendarmerie ne sont arrivés que 2 heures après le début des attaques et ceux de la MINUSCA 3 heures après, alors que la flambée de violence était déjà intervenue…

 

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Centrafrique : lourde perte pour les rebelles du groupe Siriri à Nguia-Bouar après l’offensive de la MINUSCA.

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Centrafrique : lourde perte pour les rebelles du groupe Siriri à Nguia-Bouar après l’offensive de la Minusca.

 

 

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Incursion des rebelles du groupe Siriri à Gamboula. Credit photo : CNC.

 

 

 

Bouar, le 3 mai 2018.

Par : Gervais Lenga, CNC.

 

Les combattants rebelles du groupe Siriri qui ont occupé la commune de Nguia-Bouar sont en débandade totale, a-t-on appris d’une source sécuritaire locale.

 

Attaqués par les soldats du contingent Bangladesh de la MINUSCA le samedi 28 avril dernier, les éléments rebelles du groupe Siriri ont été frappés pour la seconde fois dans la commune de Nguia-Bouar dans la sous-préfecture de ABA.

Leur camp a été demontélé et certains combattants sont capturés vivants tandis que d’autres, qui n’ont pas de chance, ont laissé leur vie dans le combat.

Rappelons que le Préfet de la Nana-mambéré monsieur Alexis Naguézangba, après sa tournée dans la sous-préfecture de Aba, avait tenté de négocier avec ces rebelles de quitter la commune de Nguia-Bouar, mais sans succès. C’est alors en ce moment que la MINUSCA, à travers les soldats du contingent Bangladesh, a attaqué le quartier général du groupe Siriri pour les déloger de force.

Il y’a lieu de rappeler aussi que dans la ville de Gamboula dans la préfecture de Mambéré-Kadei, les combattants rebelles de ce même groupe ont été chassés par la MINUSCA la semaine dernière suite à leur incursion dans la ville.

 

Bouar, Gervais Lenga pour CNC.

 

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Centrafrique : 2e lettre d’un indigné au Président Touadera

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Centrafrique : 2e lettre d’un indigné au Président Touadera

 

 

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Le Président Faustin Archange Touadera l’année deux.

 

 

À MONSIEUR LE PRÉSIDENT

 

 

Les dernières nouvelles en provenance des provinces sont à l’image du quotidien des centrafricains depuis que vous avez pris les commandes du Centrafrique. Ce quotidien est devenu des plus tragiques, au fur et à mesure que se développe sous votre magistère, une corruption et une prédation sans précédent.

Ces trois dernières semaines, Tagbara, Séko, Ippy, Nguévongba….. et Bangui aujourd’hui. Une fois encore, l’église de Fatima est meurtrie avec des assassinats perpétrés contre de paisibles personnes dans leur culte.

Monsieur le Président,

Votre pouvoir est-il une alliance avec les forces du mal pour qu’autant de sang innocent coule aussi impunément?

Monsieur le président,

Depuis votre accession à la magistrature suprême, que de vies fauchées, que de sang versé, que désolation sur tout le territoire.

Vous ne pouvez pas voir cette désolation puisque vous êtes toujours entre deux avions et vous rendre en province est un calvaire. Depuis deux ans, vous avez effectué au moins 56 voyages avec celui de Brazzaville dernièrement, pour un coût de plus de 10 milliards de Fcfa soit environ 200 millions par voyages ponctionnés au trésor public. Cet argent dilapidé aurait pu servir à protéger la population qui meurt chaque jour sous les balles et grenades de vos alliés.

Votre indifférence, face à une extermination inexorable de ce peuple qui vous a élu, vous sera présentée en prime de votre action de rupture à la tête de la République Centrafricaine.

Monsieur le Président,

Les provinces vous semblent lointaines mais n’oubliez jamais que ces anonymes sacrifiés par votre pouvoir, ont des parents à Bangui qui vous demanderont des comptes.

Les martyrs de Fatima, c’est votre dernier acte de complicité avec les bourreaux des centrafricains. Nous en avons assez du sang versé et de votre incapacité à agir comme la constitution vous le prescrit, pour défendre le peuple centrafricain.

Monsieur le Président,

Les Centrafricains n’en peuvent plus d’attendre vos promesses d’une sécurité et d’une paix chimériques. La sécurité n’est valable que pour vous et votre clan car vous avez pour cela les actes de bravoure des forces de votre garde rapprochée, de l’ocrb, des touristes de la Minusca, et des russes.

Ces forces n’ont pas hésité à tirer, ce jour, sur la population qui venait vous réveiller de votre profond sommeil et vous remettre le corps des martyrs de Fatima.

Vous ne vous maintiendrez pas, dans ces conditions au pouvoir indéfiniment à moins que vous ne vouliez diriger une République de tombes.

Monsieur le Président,

Trop c’est trop.

Démissionnez, car les choses semblent manifestement vous dépasser.

Partez avant qu’il ne soit trop tard pour vous et votre clan buveur de sang.

Abandonnez avant que les choses ne vous abandonnent.

 

Un Centrafricain indigné

 

 

Isidore Dékofio

CENTRAFRIQUE/LE COMBAT DES CHEFS : TOUADERA VS MECKASSOUA.

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CENTRAFRIQUE/LE COMBAT DES CHEFS :  TOUADERA VS MECKASSOUA.

 

 

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Le Président de l’Assemblée nationale Karim Meckassoua.

 

 

Bangui, le 3 mai 2018.

Par : Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC.

 

SUICIDAIRE : LE PAYS N’A PAS BESOIN DE COMBAT DE COQ 

 

La sourde animosité qui oppose les deux premières entités du pays : l’Exécutif et le Parlement est suicidaire pour une République déjà chaotique. Pour affronter les périls qui chaque jour assaillent avec âpreté dans le pays. Qui chaque jour charrient leurs lots de souffrances et de malheurs. Qui chaque jour accablent  des citoyens déboussolés en perdition et sans défense.  Abandonnés par des dirigeants préoccupés avant tout, d’amasser les biens mal acquis.

 Quand il a été élu Président de la République, Faustin Archange Touadera  a eu des mots forts, pour stigmatiser les dérives et les prédations des gouvernants : Fracture avec un passé de mal-gouvernance chronique. Lutte contre l’injustice sociale et impunité zéro. Combat avec abnégation contre les corruptions et les détournements des fonds de l’État. Or, quel ne fut pas, la surprise des Centrafricains, quand Abdoul Karim Meckassoua a corrompu des Députés pour être élu Président de l’Assemblée Nationale. Et surtout pourquoi le Président Touadera a laissé un corrupteur acheter le perchoir. Un des symboles de la démocratie dans les institutions d’un pays, miné par les guerres fratricides. C’est ce même Meckassoua qui est prêt à tout pour devenir Calife à la place du Calife. Pour le Président de l’Assemblée Nationale Touadera a volé avec la complicité de madame Catherine Samba-Panza la Présidence de la République qui lui revenait.  Revendiquer la légitimité de la Présidence de la République avec le score qu’il a obtenu aux dernières élections Présidentielles, l’honorable Meckassoua comme on dit, ne manque pas d’audace.

Des rumeurs insupportables avérées pour les uns, non fondées pour certains circulent sur les comportements du Président de l’Assemblée Nationale. Les accusations les plus graves seraient ses accointances avec les Sélékas. Étant musulman Meckassoua ne verrait pas d’un mauvais œil la prise du pouvoir par les Sélékas à majorité musulmane. Plus grave encore, il serait le financier du chef de bande du Km5 Nemery, alias Force. Qui terrorise les habitants de ce quartier. Toutes ces accusations fausses ou non, n’ont jamais été démenties par l’intéressé.

On se demande, pourquoi le Président de la République en vertu des pouvoirs que lui confère la constitution, n’a pas dissout l’Assemblée Nationale ? Au risque de jeter un lourd discrédit sur l’une des plus importantes entités du pays ? Maintenant que l’arrivée bue ou non des Russes risque de complexifier la situation déjà inextricable. L’unité de tous les Centrafricains s’impose. Les pathologies chroniques des politiciens centrafricains qui s’appellent « égo » et soif irrépressible du pouvoir. Doivent être rangées au placard. Ces chamailleries infantiles doivent cesser au plus vite. La République Centrafricaine est en danger de mort imminent. Pour vaincre les périls, les dirigeants du pays doivent s’entendre et parler d’une seule voix. Les Centrafricains en ont assez de ces disputes infantiles qui sont une perte de temps.  Les efforts des responsables doivent converger vers un seul but : Protéger les Centrafricains quels qu’ils soient. Désarmer les rebelles et garantir l’intégrité du territoire. Ces tensions au sommet de l’Etat doivent cesser. Il faut se concentrer sur l’essentiel : A savoir ramener la paix et la sécurité sur tout le territoire.

                                                                                                                              JOSEPH  AKOUISSONNE DE KITIKI  (02/05/2018)

 

 

 

 

CENTRAFRIQUE : POINT DE PRESSE DU GROUPE DES COORDONNATEURS D’ASSOCIATIONS ET MOUVEMENTS DE SOUTIEN AUX ACTIONS DU PRESIDENT TOUADERA REUNIS.

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CENTRAFRIQUE : POINT DE PRESSE DU GROUPE DES COORDONNATEURS D’ASSOCIATIONS ET MOUVEMENTS DE SOUTIEN AUX ACTIONS DU PRESIDENT TOUADERA REUNIS.

 

 

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Termes de références :

 

Centrafricains, centrafricaines,

Chers compatriotes et Chers amis journalistes, détenteurs du 4eme pouvoir,

Hier, 1er mai 2018, pendant que, d’une part, les travailleurs centrafricains prenaient part au traditionnel grand défilé, commémorant la fête du travail, et que d’autre part, les fidèles et membres de l’église catholique, corps de christ, prenaient part à la grande messe de promesse à l’église Saint Joseph de Fatima, les ennemis de la paix, les terroristes, barbares et autres bandits que le gouvernement dit connaitre, se sont attaqués à l’église catholique St-Joseph, corps de christ, semant ainsi horreur, tristesse, désolation et deuil, au sein de nombreuses familles centrafricaines.

A cet effet, les coordonnateurs réunis des différentes associations et mouvements de soutien aux actions du Président TOUADERA, condamnent de la manière la plus forte, et de la façon la plus ferme, cet acte odieux, meurtrière, lâche, qui restera ancré dans les annales des actes de barbaries les plus meurtrières de la Centrafrique, et qui vient aussi tenter de remettre en cause tous les efforts du Président TOUADERA, ceux des membres du Gouvernement et de la communauté internationale, pour la cohésion sociale et le vivre ensemble entre tous les centrafricains.

Le Groupe des Coordonnateurs qui compatit à cette douleur nationale, souhaite un prompt rétablissement aux différents blessés, et présente ses plus vives condoléances aux familles des victimes, à leurs amis et connaissances, à l’église catholique en Centrafrique, et particulièrement à la communauté Saint-Joseph.

Il est évident que cette attaque terroriste, inhumaine, et contre la communauté chrétienne civile, ait pour but d’emmener plusieurs à ne plus avoir confiance en la capacité de nos dirigeants élus à protéger les populations, à pousser ainsi certains à des actes massifs de représailles, afin que soit justifié une marche sur Bangui par les groupes rebelles dans l’arrière-pays, au prétexte de protéger les couches minoritaires musulmanes.

Ou mieux, à pousser les populations à une insurrection générale, visant à demander sans fondement légale, la démission des gouvernants actuels, et replonger le pays cette fois dans le chaos le plus total.

Conscient que nous ne pouvons plus accepter l’inacceptable, à tolérer l’intolérable, et à supporter l’insupportable, les Coordonnateurs réunis des associations et mouvements de soutien aux actions du Président TOUADERA, appellent les populations centrafricaines en générale, les chrétiennes en particulier, et leurs membres, à la plus stricte retenue face à ce déplorable stratagème mis en place.

Nous demandons au Président TOUADERA, aux membres du Gouvernement, et à la communauté internationale, de prendre des mesures d’urgences qui s’imposent, afin que les criminels ayant perpétrés cet acte terroriste, et que le Gouvernement dit connaitre, soient arrêtés, traduits devant les tribunaux, puis condamnés pour leur acte.

Le Président de la République, Chef de l’Etat, par la voix du porte-parole du gouvernement, Maxime Ange KAZAGUI, a fait savoir qu’il ne cèdera pas.

Ainsi, nous souhaitons vivement que des mesures fortes soient prises, afin de ne pas donner davantage licence à ce genre de barbarie, et calmer les populations en fureur.

QUE DIEU BENISSE LA REPUBLIQUE CENTRAFRICAINE !

Bangui, ce 02 Mai 2018

 

 

Ludovic LEDO

Coordonnateur du RJMP

(Rassemblement des Jeunes de la

                                   Majorité Présidentielle)

 

Coordonnateur des TOUADERATEURS
Coordonnateur des Jeunes 500 Saluts

Sont aussi coordonnateurs et signataires de la présente :

Coordonnateur du MASIDEN
Coordonnateur des Collectif des Leaders
Coordonnateur COREA-FAT
Coordonnateur du Groupe des Patriotes

 

Centrafrique : la communauté centrafricaine de conféssion musulmane de PK5 condamne fermement les violences de Fatima.

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Centrafrique : la communauté centrafricaine de conféssion musulmane de PK5 condamne fermement les violences de Fatima.

 

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE

La communauté centrafricaine civile, de confession musulmane et apolitique est surprise par  le regain de violence dans le eneet le arrondissement de Bangui ce jour le Mai 2018  qui est censé être un jour de fête de tous les citoyens et qui, vu l’ampleur risquerait de mettre  à mal la paix, la sécurité et la cohésion sociale chèrement acquises au prix d’efforts durement  déployés pendant plus de trois ans.

De ce fait, des victimes ont été enregistrés de part et d’autre et les populations vivent dans  une psychose généralisée.

La communauté Centrafricaine du KM5 et en particulier celle de confession musulmane  condamne avec la dernière rigueur ces actes de violences.

Elle présente également ses condoléances les plus attristés aux familles des victimes sans  distinction et partage leurs douleurs.

A cet effet, La communauté Centrafricaine du KM5 lance un appel au calme et à la retenue à  l’endroit de ses concitoyens de Bangui et ceux des provinces et de faire parler leur sens de  patriotisme et nationalisme en vue de garder l’élan de développement amorcé par les autorités  du Pays.

Elle lance également un appel à l’endroit du gouvernement et de la Minusca en vue de  prendre les mesures nécessaires et adéquates pour sécuriser d’avantage les populations civiles  et d’ouvrir une enquête afin d’établir les responsabilités et que la justice soit appliquée.

 

 

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Gabon : Marie Madeleine Mborantsuo « Il n’y a pas de coup d’Etat, il n’y a non plus de vide institutionnelle »

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Gabon : Marie Madeleine Mborantsuo « Il n’y a pas de coup d’Etat, il n’y a non plus de vide institutionnelle »

 

 

 

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Libreville, le 3 mai 2018.

Par : Doudou Sagna, CNC.

 

Au Gabon, une polémique s’est installée dans la classe politique, suite à la décision de la présidente Marie Madeleine Mborantsuo. On l’accuse d’avoir orchestré un coup d’Etat, la dame de fer balaie d’un revers toutes ses accusations, en indiquant qu’il n’y a jamais eu de coup d’Etat, non plus un vide institutionnel.

« Il y a que les pouvoirs dévolus à la chambre (…) ont expirés », a expliqué la présidente de la gardienne des institutions. Selon ses explications, elle a pris cette décision radicale parce que les élections pour le renouvellement de la chambre des députés ne se sont pas tenues à temps.

« Le Sénat va exercer pendant ce laps de temps toutes les prérogatives dévolues au parlement notamment le vote de la loi et même la loi des finances et autres », dit-elle avant d’ajouter « qu’il serait vraiment indispensable que les élections se tiennent dans les délais raisonnables ». Pour la Présidente Marie Madeleine, « ce n’est pas de gaieté de joie que cette décision a été prise. Ce n’est que l’application des dispositions constitutionnelles ».Pour la Présidente de la cour constitutionnelle du Gabon, « il n’y a pas de coup d’Etat, il n’y a pas non plus de vide institutionnel. Il y a que le pouvoir de l’une des chambres, les élections n’ayant pas été organisées dans le temps, ces pouvoirs-là lui sont retirés». Pendant ce temps, l’opposant Jean Ping crie au scandale. Il mène une véritable campagne de sensibilisation dans les différents pays et même international pour saisir la communauté internationale.

Doudou Sagna

 

Centrafrique : le MLPC condamne avec vigueur l’attaque contre l’église catholique de Fatima.

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Centrafrique : le MLPC condamne avec vigueur l’attaque de l’église catholique de Fatima.

 

 

 

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC) constate avec consternation que des événements violents s’enchainent à un rythme inadmissible à Bangui, avec chaque fois des morts par dizaines et d’innombrables victimes. Le dernier en date a eu pour théâtre, hier 1er Mai jour de la Fête du Travail, l’enceinte même de l’Eglise de Fatima où la Fraternité de Saint-Joseph célébrait la messe, entraînant l’assassinat de l’Abbé Albert Toungoumalé Baba, ainsi que de nombreux fidèles morts et blessés.

Le Bureau Politique du MLPC condamne avec la dernière énergie ces violences injustifiées, s’incline respectueusement devant la mémoire de tous les compatriotes qui ont perdu la vie lors de ces événements et compatit avec les nombreux blessés.

Par la même occasion, le Bureau Politique du MLPC présente ses condoléances les plus émues à Son Eminence, le Cardinal Dieudonné NZAPALAINGA et au clergé dans son ensemble, car l’Abbé Albert Toungoumalé   Baba, tout comme Son Eminence le Cardinal, fut un symbole et une figure emblématique de la cohésion sociale, aux côtés de l’ Imam Kobine Layama et du Pasteur Joseph Grékoyamé.

Faut-il le rappeler, c’est en effet grâce à la mobilisation de ces bonnes volontés et celles d’autres acteurs aussi, tant nationaux qu’ internationaux, que les conditions d’un vivre-ensemble, d’une cohésion sociale et d’une paix encore très fragile ont commencé à être recréées.

Au moment où, tant au niveau de l’Union Africaine que des Nations Unies, des efforts sont entrain d’être faits pour mettre la dernière touche au Forum pour la Paix dans notre pays, le Bureau Politique du MLPC rappelle à tous leurs responsabilités et attire l’attention de chacun sur les risques d’un dérapage et de la rupture de la délicate construction de la paix en cours en République Centrafricaine.

Enfin, le Bureau Politique du MLPC engage le gouvernement et la Minusca à conjuguer leurs efforts pour arrêter ce cycle de violences urbaines dont l’objectif inavoué est de pousser les filles et les fils de ce pays à une opposition factice et fratricide. Le peuple centrafricain dans sa diversité culturelle, cultuelle et religieuse, a toujours vécu en harmonie et n’acceptera pas que son unité soit mise à mal, de même qu’il rejette vigoureusement et dans sa majorité, tout acte de nature à rappeler des souvenirs d’un passé douloureux.

Fait à Bangui, le 2 mai 2018

 

Martin ZIGUELE

Président

Centrafrique : mort d’un conducteur de taxi-moto après sa chute sur le pont de Soh sur la route de Damara.

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Centrafrique : mort d’un conducteur de taxi-moto après sa chute sur le pont de Soh sur la route de Damara.

 

 

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Moto accidentée sur le pont de Nguéréngou sur la route de Damara. Copyright2018CNC.

 

 

 

Bangui, le 2 mai 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Retrouvé coincé dans un trou sous le pont de Soh sur la route de Damara, le corps inanimé d’un conducteur de taxi-moto a été retrouvé ce mardi 1er mai par les forces de l’ordre.

 

Un billet de 2000 francs CFA, un téléphone portable fonctionnel et un petit carton du pénésol utilisé à moitié, c’est tout ce qui a été retrouvé sur le corps sans vie d’un conducteur de taxi-moto hier mardi après-midi sous un pont proche du village Nguéréngou à seulement quelques kilomètres de Bangui.

Le conducteur, apparemment ivre au moment de sa chute, prenait la direction dela ville de Damara à 75 kilomètres de Bangui avant de s’éteindre dans le trou géant de Soh.

Selon plusieurs témoins de la scène, l’homme aurait percuté une pierre sur le pont avant de perdre le contrôle de sa moto pour se retrouver au fond du trou en se cognant  sa tête contre  le sol.

Par manque de secours d’urgence, l’homme laisse sa vie à côté de sa moto qui est retrouvée sous le pont.

Contactés par les forces de l’ordre grâce aux numéros retrouvés dans son téléphone, les parents de la victime prenaient l’appel des forces de l’ordre comme une blague avant de se rendre compte plus tard.

Le corps, conduit à l’hôpital de l’Amitié au quartier Fouh dans le 4e arrondissement de Bangui par les gendarmes de la brigade territoriale du PK12, est actuellement transféré à la morgue de cet hôpital en attendant l’arrivée de ses parents.

En tout cas, il semblerait que l’appel fait chaque jour aux conducteurs des taxis-motos n’a pas pu changer le comportement de ces derniers jeunes sur la route.

 

Copyright2018CNC.

 

Corps sans vie du conducteur de la moto accidentée ce mardi 1 mai sur le pont de Nguéréngou. Copyright2018CNC.

Centrafrique : Francis Bozizé, coincé parmi les blessés, a été secouru par les forces de l’ordre dans l’attaque de Fatima ce mardi à Bangui.

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Centrafrique : Francis Bozizé, coincé parmi les blessés, a été secouru par les forces de l’ordre dans l’attaque de Fatima ce mardi à Bangui.

 

 

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Les forces de l’ordre lors du combat de l’église de Fatima à Bangui. Credit photo : presse du ministère de la sécurité publique.

 

 

 

Bangui, le 2 mai 2018. 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Coincé parmi les fidèles chrétiens catholiques dans la cathédrale de Fatima ce mardi 1er mai lors de l’attaque des miliciens armés du PK5, l’ancien ministre délégué à la défense Francis Bozizé a été secouru de justesse par les forces de l’ordre qui ont perdu un officier et enregistrent au passage plusieurs blessés graves dans le combat.

 

Après  plusieurs heures de recoupement des informations provenant des sources fiables, tout a commencé ce matin par la confiscation de la moto appartenant à un homme considéré par un groupe des jeunes du quartier Fatima comme le frère cadet du chef de la milice d’autodéfense du PK5 Anemeri Matar alias Force. En colère, l’homme est parti alerter les autres bandits armés du PK5 pour revenir récupérer sa moto de force.

Chose bizarre, comme si au PK5, les miliciens d’autodéfense se préparent depuis à ce genre de provocation. Après avoir été alertés, un nombre impressionnant des hommes en armes ont quitté le PK5 pour remonter vers le quartier Fatima qui se trouve à seulement quelques centaines de mètres à l’ouest.

Au fil de leur passage, les miliciens ont pris d’assaut la cathédrale immaculée du quartier Fatima qui célèbre au même moment un culte de promesse qui devrait se dérouler à la cathédrale centrale de Bangui quelques jours plutôt.

Les chrétiens, qui étaient nombreux au moment de la cérémonie, ont été surpris par les tirs d’armes et des grenades offensives des miliciens en provenance du quartier PK5 à majorité musulmane de Bangui. Des hommes sautent sur la clôture pour s’échapper, des femmes qui se font tirer à bout portant, des enfants qui pleurent et crient à l’aide, la cathédrale ressemblaient à une zone de guerre totalement sans pitié.

Les forces de l’ordre qui étaient appelées en urgence sur le lieu de l’attaque étaient non seulement au nombre réduit, mais ils manquent aussi des minutions face aux assaillants qui sont nombreux et suffisamment armés, selon un officier de la gendarmerie qui a participé au combat.

Pour ne pas risquer la vie des autres chrétiens qui sont coincés au sein de la cathédrale, les forces de l’ordre assistent les jeunes de Fatima pour créer une sortie de fortune derrière le bâtiment afin de permettre aux rescapés de s’échapper.

C’est en ce moment que l’ancien ministre délégué à la défense Francis Bozizé rampait comme un gros serpent sur son ventre tout doucement pour atteindre la porte de sortie fabriquée par les forces de l’ordre.

Tout fatigué et complètement couvert de la poussière, le ministre Francis Bozizé a été très vite secouru avant d’être hué par les badauds qui l’accusaient d’être l’un des gens qui seraient à l’origine de la prise du pouvoir de la Séléka en 2013.

Au même moment, les forces de l’ordre appellent au renfort pour répondre efficacement aux attaques des miliciens.

Dépêchés sur le lieu, des gardes présidentielles sont arrivés avec d’autres forces intérieures de sécurités. Le ministre de la Sécurité publique, qui était aussi au front au côté de ses hommes pour les diriger tactiquement, est rejoint par le directeur général de la gendarmerie qui a été lui aussi très pragmatique lors de l’affrontement.

Malheureusement, le bilan provisoire du côté des forces de l’ordre fait état de 4 policiers et un officier  gendarme grièvement blessés et d’un policier tué sur le terrain.

Du côté des assaillants, aucun bilan n’est disponible, tandisque la population civile qui paye le lourd tribut avec environ 22 morts et près de 150 blessés graves évacués à l’hôpital.

Entre temps, deux sujets musulmans ont été sauvagement torturés à mort et leurs corps brulés devant le bar « Mbi yé » situé au quartier Lakuanga.

On note également la destruction de la mosquée de Lakuanga par les jeunes en colère face à l’attaque de l’église de Fatima.

Cependant, le corps de l’Abbé catholique tué au moment de l’attaque de l’église de Fatima a été déposé à la morgue par la police après que celui-ci ait été abandonné au rond-point zéro au centre-ville par les jeunes en colère qui voudraient atteindre la Présidence de la République en criantà la démission du Président Touadera.

Dans les hôpitaux de Bangui, c’est le débordement total. Le personnel soignant en repos a été rappelé d’urgence pour prêter main-forte à leurs collègues.

Au même moment, on apprend qu’une maîtresse du chef de l’État se trouvait elle aussi au sein de l’église au moment de l’attaque, selon une source concordante.

Rappelons que l’attaque de ce mardi 1er mai est plus sanglant que celle de septembre 2015 selon plusieurs sources sécuritaires.

 

 

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Centrafrique : MEDECINS SANS FRONTIÈRES (MSF) appelle instamment au respect des hôpitaux pour pouvoir apporter des soins d’urgence aux blessés

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Centrafrique : MEDECINS  SANS FRONTIÈRES (MSF) appelle instamment au respect des hôpitaux pour pouvoir apporter des soins  d’urgence aux blessés

 

 

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Image d’illustration des activités du MSF en Centrafrique. Credit photo : MSF

 

 

 

Bangui, le 1er mai 2018

 

Alors que les populations des quartiers de PK5 et de Fatima ont de nouveau été les victimes  de tirs indiscriminés ce matin, les équipes médicales  de Médecins Sans Frontières (MSF) ont  encore une fois répondu présentes pour prendre en charge les blessés qui affluaient dans  ses structures.

Cinq blessés ont été reçus à la maternité de Gbaya Dombia, où ils ont été stabilisés avant  d’être déchargés. L’un d’entre eux, dans un état critique, a été transféré à l’hôpital MSF Sica.  L’hôpital Sica a, quant à lui, reçu à la mi-journée plus d’une cinquantaine de blessés, tous  blessés par balle. Six ont malheureusement succombé à leurs blessures.

L’hôpital Sica est l’un des deux seuls hôpitaux de Bangui capable d’assurer une prise en  charge chirurgicale d’urgence et les équipes MSF ont le devoir d’y fournir des soins gratuits à  toute personne qui en a besoin.

« C’est à l’arrivée d’une ambulance qu’une foule en colère s’est regroupée devant le portail  de notre hôpital de Sica, menaçant directement la structure de l’hôpital et entravant l’accès  des autres ambulances, » explique Anne-Marie Boyeldieu, cheffe de mission pour MSF.  « Nous comprenons la colère des gens, mais il est essentiel que chacun se souvienne qu’un  hôpital est un lieu de soin pour tous. Les médecins sont engagés à soigner chaque blessé  indépendamment de son identité, de son origine, de ses croyances religieuses ou  politiques. »

C’est en temps de crise qu’on a le plus besoin des hôpitaux, des ambulances et du personnel  de santé. MSF demande encore une fois la contribution de chacun pour que les soins soient  garantis à tout le monde.

Médecins Sans Frontières est une organisation médicale humanitaire, neutre, impartiale et  indépendante qui offre des soins gratuits aux populations de Bangui et de provinces depuis  1997.

Centrafrique : attaque contre l’église catholique de Fatima à Bangui.

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Centrafrique : attaque contre l’église catholique de Fatima à Bangui.

 

 

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Image d’illustration d’une messe catholique à Bangui. Photo ACAP.

 

 

 

Bangui, le 1er 2018. 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

De source concordante, une attaque à la grenade contre l’église catholique de Fatima par des hommes armés non identifiés vient d’avoir lieu il y’a quelques minutes. Les forces de l’ordre, appelées en urgence sur le lieu, affrontent en ce moment les assaillants qui se sont retirés dans le quartier PK5 dans le 3e arrondissement de Bangui.

 

Selon l’une de nos équipes dépêchée sur place, c’est au cours d’un culte de promesse organisée au sein de l’église catholique immaculée de Fatima dans le 6e arrondissement de Bangui qu’un groupe des hommes armés surgisse et projette des grenades offensives sur les chrétiens au sein de l’église.

Paniqués, ces derniers courent partout pour s’enfuir en sautant sur la clôture de l’église.

Entre temps, les jeunes de Fatima, qui ont constaté que les assaillants auraient bloqué le portail de la sortie principale, se sont regroupés pour dégager une sortie de fortune par-derrière afin dégager quelques chrétiens bloqués à l’intérieur.

Les forces de défense et de sécurité, appelées en urgence par la population, affrontent en ce moment les assaillants qui se retranchent en ce moment au quartier PK5 dans le 3e arrondissement de Bangui.

Le bilan provisoire fait état de 4 morts et de plusieurs blessés, selon une source sécuritaire contactée par CNC. Un prêtre-Abbé denommé Toungoumalé Baba  aurait été touché mortellement aussi lors de cette attaque.

Rappelons que l’église catholique de Fatima se trouve seulement à quelques mètres du quartier PK5, la dernière enclave musulmane dans la capitale centrafricaine qui a fait l’objet de l’offensive des forces de l’ordre le 8 et le 10 avril 2018 pour le désarmement forcé des miliciens d’autodéfense dudit quartier.

Cependant, le défilé du 1er mai 2018., qui se déroule sur l’avenue des martyrs en présence des autorités publiques, s’est terminé en queue de poisson.

Le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, qui a participé lui aussi à ce défilé, est rentré en catastrophe chez lui au PK12 au point de créer un accident au niveau du marché Gobongo.

Affaire à suivre.

 

 

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Centrafrique : Le nouvel ambassadeur Chen Dong de Chine annonce de bonne coopération

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Centrafrique : Le nouvel ambassadeur Chen Dong de Chine annonce de bonne coopération

 

 

 

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Le nouvel ambassadeur de chine en Centrafrique Chen Dong. Credit photo : CNC Fred Krock.

 

 

Bangui, le 30 avril 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

« Je voudrais tout d’abord délivrer un message au peuple centrafricain : ‘’Mbi bara ala mingui (je vous salue tous)’’, a déclaré le nouvel Ambassadeur de Chine en Centrafrique Chen Dong. « Votre pays, poursuit-il, est très important en Afrique », expliquant que, d’abord du point de vue géographique, la République centrafricaine occupe une position stratégique au carrefour du continent noir. « Votre enclavement doit être considéré comme un atout », a renchéri Chen Dong. Ensuite, selon le diplomate, la RCA est un pays stratégique pour sa richesse, puisque dans la discussion avec le Ministre des mines, des points essentiels ont été débattus quant aux ressources minières. « Nous avons décidé dans l’immédiat d’envoyer des Cadres centrafricains en Chine pour être formés. Nous comptons diversifier notre coopération », a-t-il ajouté.

En effet, il y a dix jours déjà que le successeur de Ma Fullin a pris poste à l’Ambassade de la République Populaire de Chine à Bangui. Vendredi 27 avril dernier, le diplomate a été reçu en audience par le Ministre des Mines, Léopold Mboil-Fatrane à son cabinet. A l’occasion de cette première rencontre de prise de contact, le nouvel Ambassadeur a avoué que la position géographique du pays de Boganda, au carrefour de l’Afrique, est plutôt un atout qu’un handicap.

C’est à huit-clos que le tête-à-tête s’est déroulé entre le Ministre Mboli-Fatrane et l’Ambassadeur de Chine, Chen Dong. Il aura fallu le point fait par le diplomate à la sortie de l’audience pour se faire une idée de quoi a-t-il été question entre les deux hommes.

« La Chine a une politique claire envers l’Afrique en général », a déclaré Chen Dong qui rappelle qu’à l’époque du Président Moa Zedong, la Chine a estimé que n’importe quel pays, fort ou faible, pauvre ou riche, grand ou petit, « on est tous égaux ». Maintenant, au temps du Président Xi Jinping, la Chine souhaite établir une communauté de destin avec le monde et surtout avec les pays amis et frères de l’Afrique. « Et nous, Ambassade de Chine, travaillons dans ce principe. Rassurez-vous, nous allons avoir une bonne coopération dans ce sens », a-t-il conclu avant de lancer en langue Sango ‘’signuila mingui (merci beaucoup)’’.

Pour sa part, le Ministre des Mines, Léopold Mboli-Fatrane a indiqué avoir rappelé au nouvel Ambassadeur les priorités de la coopération avec la Chine. « Nous avons réitéré à Monsieur l’Ambassadeur que nos grandes attentes en matière des Mines tournent autour de l’évaluation du potentiel réel de nos ressources de manière précise. Nous avons souvent parlé des indices miniers, mais sans savoir exactement ce que cela implique en terme de quantité et en terme de qualité. De cela dépendra une bonne planification de notre développement », a souligné le Membre du gouvernement.

Notons que le nouvel ambassadeur a pain sur la planche, car si son prédécesseur Ma Fullin a relevé le défi du Pont Sapéké à Bangui, lui Chen Dong est sollicité pour accélérer les travaux du barrage hydroélectrique de Boali 3, des chantiers agricoles, sans compter l’appui institutionnel à l’administration en reconstruction, ainsi qu’aux médias.

 

CENTRAFRIQUE : UN TOURNANT DANS LA CRISE ?

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CENTRAFRIQUE :   UN TOURNANT DANS LA CRISE ?

 

 

 

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Les anti-balaka.

 

 

Bangui, le 30 avril 2018.

Par : Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC.

 

TROP PLEIN INQUIÉTANT DE PRÉTENDANTS

          Jusqu’à maintenant, les Centrafricains se sont entretués sans émouvoir grand monde dans la communauté internationale. La presse française est restée avare de commentaires sur les dérives sanglantes qui, depuis plusieurs années, ont soumis la population centrafricaine à un nettoyage ethnique et confessionnel. Les haines attisées de l’étranger ont détruit le « vivre ensemble » des citoyens. Chrétiens et musulmans, qui, jadis, vivaient en harmonie, se considérant d’abord comme Centrafricain sans mettre en avant leur appartenance religieuse, se déchirent dans des affrontements fratricides insupportables.

          La fracture de la société centrafricaine est profonde. Ceux qui, de l’extérieur, ont mis le feu à la savane, veulent condamner la République Centrafricaine à ne plus exister, afin de contrôler ses immenses richesses naturelles. Ce pays, que la presse occidentale se plaît à qualifier de pays le plus pauvre du monde, est, en fait, entre les mains de prédateurs qui lui sucent le sang pour se nourrir, au détriment des populations centrafricaines aux abois, condamnées à une pauvreté indicible.  

          Aujourd’hui, nous assistons à un trop plein de prétendants : Français, Russes, Américains, Chinois et autres se précipitent au chevet d’une Centrafrique moribonde pour lui promettre monts et merveilles, en lorgnant sur ses immenses richesses

          Les Occidentaux accourent. Les Chinois se précipitent. Les Américains proposent armes et équipements. A la demande du président Touadera, les Russes débarquent avec des fournitures militaires, des conseillers et des membres de leurs forces spéciales. Ce sont d’ailleurs elles qui assurent désormais la garde rapprochée de Touadera.

          Pour l’instant, méfiance. Les Centrafricains ne savent pas comment les Russes vont se comporter. Déjà, ceux qui sont cantonnés à Béréngo ne veulent pas consommer les produits locaux. Ce n’est pas seulement insultant : cela représente aussi un manque à gagner pour les producteurs locaux. Il ne faudrait pas que les autorités centrafricaines laissent les Russes donner libre cours à leur racisme, comme ils le font à Moscou à l’égard des étudiants négro-africains qui suivent un cursus universitaire et se plaignent du racisme ambiant.

 

NOUVELLE DONNE ?

Depuis l’arrivée des Russes sur le théâtre sanglant de la RCA, certains, qui considéraient le pays comme leur pré-carré, se sont sentis menacés. C’est ainsi qu’après avoir retiré prématurément leur force Sangaris, les Français envisageraient de revenir !

          Le 23 avril, on a appris que des militaires français s’étaient rendus à Bouar, leur ancienne base Leclerc, pour une possible réhabilitation. Fini de rire ! Ils ont mis en garde les ex-Sélékas : défense de marcher sur la capitale pour prendre le pouvoir. Cette fois-ci, les criminels de guerre et les auteurs de crimes contre l’humanité ne pourront pas se retirer avec armes et bagages dans les provinces, comme ils l’ont fait précédemment. Ils seront désarmés, de gré ou de force.

          De leur côté, les Russes ont contacté les ex-Sélékas par l’intermédiaire de l’ex-président, Michel Djotodia, qui, lui-même, parle russe. Ils leur conseillent fermement de rejoindre la table des négociations ; faute de quoi, ce sera l’affrontement.

          La renommée et l’efficacité des Russes n’est plus à démontrer.  La donne va, indubitablement, changer. Avec leur entrée dans la sinistre danse du scalp qui se déroule en ce moment en Centrafrique, c’est aussi la guerre froide est-ouest qui va être transposée dans ce pays déjà accablé par le chaos – quoi qu’en pense David Brownstein, de lambassade américaine à Bangui,  qui a intempestivement déclaré : « nous ne sommes pas en guerre froide avec les Russes en RCA.»

          Pour l’instant, certes. Mais attendons voir ! Il faudra, en effet, que les autorités centrafricaines redoublent de vigilance. Elles devront être capables d’attribuer des missions claires aux intervenants internationaux. A savoir : arrêter la rébellion, recouvrer l’intégrité territoriale du pays,  traduire les chefs rebelles devant la Cour Spéciale de Bangui et la Cour Pénale Internationale pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

           La crise centrafricaine est peut-être à un tournant. La nouvelle donne russe va certainement faire bouger les lignes. A telle enseigne qu’un grand quotidien français, le Monde pour ne pas le citer s’interroge : « Les Russes vont-ils prendre le contrôle de la Centrafrique ? » La République Centrafricaine va-t-elle réussir à tirer son épingle du jeu ?

 

  1. AKOUISSONNE DE KITIKI

(29 avril 2018)

 

Monsieur Joseph Akouissonne, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

 

 

CENTRAFRIQUE : LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE A T-IL RETROUVÉ LA PIÈCE MANQUANTE DU DÉLICAT PUZZLE SÉCURITAIRE ?

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CENTRAFRIQUE : LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE A T-IL RETROUVÉ LA PIÈCE MANQUANTE DU DÉLICAT PUZZLE SÉCURITAIRE ?                                                                        

 

 

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Le Président Faustin Archange Touadera le 30 mars 2018.

 

 

Bangui, le 30 avril 2018.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

Au lendemain du sacré discours du 30 mars 2016 marquant son investiture, le Président de la république dégageait une énergie positive avec un visage rayonnant. Cette énergie était partagée par la majorité de la population même les indécis ainsi que la classe politique centrafricaine. Dans la foulée, le Président de la république a tendu la main en guise de rassemblement à la classe politique en se rendant personnellement au domicile du chef de file autoproclamé de l’opposition. Ce geste apprécié de tous présageait un avenir meilleur pour notre patrie qui attire l’attention de toute la communauté internationale.

 

Après la mise en place des institutions républicaines prévues par la constitution, le défi à relever s’apparentait à un géant puzzle à reconstituer. Par définition, un puzzle est un jeu consistant à réformer une grande image prédécoupée inégalement en petites pièces. Ce jeu présente la caractéristique d’une casse-tête qui nécessite une grande patience. Ne mesurant pas à sa juste valeur la profondeur et les différents enjeux de la crise, le Président de la république a maladroitement opté pour le dialogue en vue de désarmer les groupes armés non conventionnels disséminés sur l’étendue du territoire national. Visiblement, cette approche a très vite montré ses limites avec la multiplication ou l’émergence des nouveaux groupes armés au point que chaque préfecture de la République a son groupe armé. Malgré la remise en celle lente et progressive des forces armées centrafricaines appuyées par les forces onusiennes, l’autorité de l’Etat peine toujours à s’imposer laissant champs libres aux groupes d’autodéfense du Km5 de défier et d’humilier les redoutables casques bleus de l’ONU. Redoutant les menaces de marcher sur la capitale des groupes armés non conventionnels qui se sont regroupés quelques jours auparavant dans une des provinces non loin de la capitale, le Président de la république, au nom du principe de légitime défense a fait un revirement optionnel en s’inscrivant formellement dans la logique de la guerre pour défendre le mandat légitimement confié par le peuple. Confus et perdu dans cet imbroglio, le malheureux citoyen lambda s’interroge :                                                    En acceptant le principe de combattre militairement les groupes armés non conventionnels, le Président de la république a t-il retrouvé la pièce manquante du puzzle sécuritaire ?                                                               Le Président n’a t-il pas le sentiment d’avoir perdu beaucoup de temps et en conséquence des vies humaines qu’on pouvait épargner ?                  Le Président a t-il conscience que l’inefficacité et le jeu ambigu de la Minusca ne peut lui être bénéfique dans la résolution de la crise ?                      Le choix du partenariat avec la Russie basé sur les principes de nationalité et de souveraineté est-il une alternative à l’inefficacité de la Minusca ?                                                                   Par analogie, la coopération militaire russe est-elle une réponse biaisée au retrait précoce et prématuré des forces françaises « Sangaris » ?        Au lieu de pleurnicher au siège de l’ONU à New-york pour réclamer l’augmentation de l’effectif des troupes, pourquoi ne pas retarder d’une année ou deux le départ massif des militaires actuellement admis à la retraite ?                                                   N’a t-on pas dit qu’à situation exceptionnelle, solution exceptionnelle ?                                               Le Président de la république est-il conscient qu’il est de droit le chef suprême des armés ?          En faisant référence aux derniers événements du Km5 qui ont ébranlé le pays, quelle interprétation peut-on donner au silence ou au mutisme de l’opposition ?                                                         Enfin, le conseiller juridique de la présidence n’a t-il pas rappelé au président de la république les prérogatives liées aux dispositions de l’article 43 de la constitution du 30 mars 2016 ?                     En effet, l’alinéa 1 de l’article 43 de la constitution en vigueur dispose : « lorsque les institutions de la république, l’indépendance de la nation, l’intégrité du territoire, l’exécution des engagements internationaux ou le fonctionnement normal des pouvoirs publics sont menacés de manière grave et immédiate, le Président de la république après avis du conseil des ministres, du président de l’assemblée nationale, du président du sénat et du président de la cour constitutionnelle prend les mesures exigées par les circonstances en vue de rétablir l’ordre public, l’intégrité du territoire et le fonctionnement régulier des pouvoirs publics ». Il est important de rappeler que cet article consiste à limiter dans un temps limité les pouvoirs de l’exécutif et à le rendre plus réactif. Cet article s’inspire de la théorie des circonstances exceptionnelles confirmée par la jurisprudence dans l’arrêt du conseil d’Etat Rubin de Servens du 2 mars 1962. ( Les Grands Arrêts de la Jurisprudence Administrative, page 590 ). Dans cet arrêt de principe, il s’agit des sieurs Rubin de Servens et compagnie qui avaient introduit une requête en annulation pour recours d’excès de pouvoir contre une décision du Président de la république instituant un tribunal militaire permanent suite à leur incarcération à la prison de la santé à Paris. Après examen, le conseil d’Etat les avaient débouté pour incompétence au motif que la décision prise par le Président de la république pendant la période d’application des pouvoirs exceptionnels présente le caractère d’un acte de gouvernement et en conséquence, il n’appartient pas au juge administratif d’en apprécier la légalité ni de contrôler la durée de l’application. Cette jurisprudence donne toute légitimité au Président de la république de prendre des mesures qui s’imposent pour protéger son peuple. Se soustraire à l’usage de ce pouvoir constitue un déni de protéger son peuple assimilable à la haute trahison réprimée par la destitution (sanction politique) et/ou les peines d’emprisonnement (sanction pénale). Par ailleurs, il est avéré que le caractère cosmopolite des belligérants rend l’équation sécuritaire complexe mais la délivrance du peuple passera d’abord par le limogeage du premier ministre ainsi que de son gouvernement suivi d’une cohabitation constructive. Pour finir et fort de ce qui précède, nous invitons humblement et sans arrogance le Président de la république d’arrêter de fustiger la diaspora ainsi que la diabolisation des internautes qui cherchent par différentes approches pour vous aiguiller. En dehors des insultes sur les réseaux sociaux à l’endroit du pouvoir qui n’honorent pas leurs auteurs, la contradiction fait avancer le débat démocratique pour une cause juste. En évidence, contredire dans le respect des institutions ne fait pas de la diaspora un ennemi encore moins un opposant au régime car le devoir citoyen oblige tous les centrafricains à se prononcer librement sur la gestion de la chose publique. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 30 avril 2018.                                                     Bernard SELEMBY DOUDOU.                                        Juriste, Administrateur des élections.                           Tel : 0666830062

 

Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article.

Centrafrique : intégration dans la fonction publique, le neveu du Président Touadera impose 800 dossiers au Premier ministre Sarandji.

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Centrafrique : intégration dans la fonction publique, le neveu du Président Touadera impose 800 dossiers au Premier ministre Sarandji.

 

 

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Le premier ministre Simplice Mathieu Sarandji. Photo d’archives.

 

 

 

Bangui, le 30 avril 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Après avoir dépossédé son ministre de la fonction publique de ses prérogatives suite aux controverses entourant la procédure d’intégration des diplômés centrafricains dans la fonction publique nationale, le Premier ministre, chef du gouvernement Simplice Mathieu Sarandji vient à son tour d’être dépassé par le poids de cette nouvelle tâche qui consiste à faire intégrer politiquement les parents et amis du clan Touadera.

 

Depuis quelques jours à la primature, tout comme au ministère de la Fonction publique, on ne cesse de parler de monsieur Arthur Bertrand Piri, le nouvel homme fort du régime et frère du Président Touadera qui, visiblement, est partout et se mêle de tout même dans des procès au tribunal.

Ministre conseiller à la primature chargé du contrôle général des sociétés d’État et des offices publics, monsieur Arthur Bertrand Piri, connu pour avoir imposé aux sociétés publiques et privées des taxes personnelles, est désormais le porte-dossier de la famille présidentielle pour la prochaine intégration dans la fonction publique.

Alors qu’environ 750 dossiers des parents et amis du Président Touadera avaient été imposés par monsieur Piri au ministre de la Fonction publique qui n’a pas du tout apprécié la pression mise par le clan Touadera, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, qui a décidé le mois dernier par un arrêté que dorénavant c’est son cabinet qui va piloter de bout en bout la prochaine vague d’intégration des diplômés centrafricains, vient à son tour de recevoir sur son bureau plus de 800 dossiers de la part de ce même Arthur Bertrand Piri il y’a quelques jours.

Conscient de la difficulté qu’il va rencontrer en pilotant lui-même cette intégration politique, il appelle le premier vice-président de l’Assemblée nationale pour le coder au cas où celle-ci va soulever une contestation des parlementaires.

Conscient lui aussi des conséquences qui pourraient arriver si cela va déraper, le premier viceprésident de l’Assemblée nationale aurait proposé au Premier ministre et son conseiller ministre Arthur Bertrand Piri de voir avec le 2e vice-président de l’assemblée qui, à son tour, rejette la proposition du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji.

En tout cas, la prochaine vague d’intégration s’annonce plus compliquée pour les Centrafricains qui n’ont pas de réseaux mafieux au sommet de l’État   ou un parent bien placé pour soudoyer ceux qui gèrent en ce moment tous ces dossiers d’intégration.

 

 

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Centrafrique : conférence de presse de l’honorable Bertin Bea, député de la circonscription de Boali, membre de parlement panafricain.

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CENTRAFRIQUE : CONFÉRENCE DE PRESSE DE L’HONORABLE BERTIN BEA, DEPUTÉ DE LA CIRCONSCRIPTION DE BOALI, MEMBRE DU PARLEMENT PANAFRICAIN

 

 

 

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BANGUI, LE 28 AVRIL 2018

 

PROPOS LIMINAIRES

 

 

Sur la base des recoupements d’informations, il est clairement établi que c’est par simple message téléphonique (SMS) que l’Honorable Abdou Karim MECKASSOUA, Président de l’Assemblée Nationale, a décidé, au nom du fait de prince, de saisir le Président du Parlement Panafricain (PAP), l’Honorable Roger N’KODO NDANG aux fins d’obtenir mon remplacement au sein de cette institution continentale par un de ses proches, en la personne de l’Honorable BINDALA, Député de la Circonscription de OUANGO.

Deux (2) arguments fallacieux sont invoqués par le Président de l’Assemblée Nationale pour soutenir l’insoutenable :

  1. Ce dernier soutient que je profiterais de mes déplacements à Midrand (Siège du Parlement Panafricain) en Afrique du Sud pour être en contact avec l’Ancien Président François BOZIZE YANGOUVONDA, qui, lui réside à Kampala en OUGANDA dans le but de déstabiliser le régime du Président Faustin Archange TOUADERA, d’une part ;
  2. Le Président de l’Assemblée Nationale prétend que ma désignation au sein du Comité de Pilotage du processus de mise en place de la Commission Vérité, Justice, Réparation et Réconciliation par Décret n°18.071 du 08 Mars 2018 serait incompatible avec mes activités de Parlementaire Panafricain d’autre part.

Est-il besoin de préciser que la durée de la mission du Comité de Pilotage de ladite Commission est de trois (3) mois alors que le mandat de Parlementaire Panafricain est de cinq (5) ans.

Il convient également de rappeler que c’est en concertation avec le Président de l’Assemblée Nationale, en mission à l’étranger à l’époque, que l’Ancien 1er Vice-Président l’Honorable Aurélien-Simplice ZINGAS, avait pris la décision de me désigner pour siéger, au nom de la Représentation Nationale, au sein de ladite Commission.

Comment le Président de l’Assemblée Nationale peut-il se déjuger de façon aussi grotesque ?

Par ailleurs, certaines indiscrétions font état de ce que le Président de l’Assemblée Nationale envisage sérieusement la mise à l’écart de mon épouse, l’Honorable Nadia Christine BEA, Député de Bimbo 4, du Parlement de la Région des Grands Lacs.

En vérité, la raison fondamentale qui sous-tend l’ire incompréhensible du Camp MECKASSOUA réside dans la cuisante défaite que la Majorité Parlementaire lui a infligé lors du dernier renouvellement du Bureau de l’Assemblée Nationale. D’où l’acharnement et le lynchage moral auxquels se livre ouvertement le camp MECKASSOUA à l’endroit de notre couple, considéré comme l’artisan de cette défaite. Ce que j’assume totalement en raison de mon appartenance à la majorité parlementaire.

En affichant un tel comportement clivant, le Président de l’Assemblée Nationale achève de décrédibiliser cette haute institution dont il a la lourde responsabilité de diriger.

En agissant de la sorte, le Président de l’Assemblée Nationale se rend coupable de forfaiture en ce sens qu’il viole, de manière grave et flagrante, l’article 6 du Protocole à l’Acte Constitutif de l’Union Africaine relatif au Parlement Panafricain adopté par la vingt-troisième session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etats et de Gouvernements de l’Union Africaine tenue à Malabo, GUINEE EQUATORIALE en date du 27 Juin 2014.

Cet article, qui traite des questions relatives à la durée du mandat de Membre du Parlement Panafricain et de la vacance de siège, stipule :

Le mandat d’un membre du Parlement Panafricain est de cinq (5) ans. Il ou elle est rééligible une (1) fois seulement pour un autre mandat.

Le mandat d’un membre du Parlement Panafricain commence à la date à laquelle il a été assermenté et prend fin le dernier jour de la législature.

Le siège d’un membre du Parlement Panafricain est vacant si le titulaire :

  1. Décède ;
  2. Ne satisfait plus aux critères d’éligibilité applicable aux membres du Parlement Panafricain énoncés dans le présent Protocole ;
  3. Est incapable d’exercer ses fonctions en raison d’une incapacité physique ou mentale ;
  4. Démission par notification écrite au Président ;
  5. Est révoqué pour mauvaise conduite par le Parlement Panafricain conformément à son règlement intérieur ;
  6. Est absent des réunions du Parlement Panafricain pour une période ou dans les circonstances énoncées dans le Règlement Intérieur du Parlement Panafricain ;
  7. Est reconnu coupable par un tribunal compétent d’un délit relatif à la fraude, à la malhonnêteté morale et est condamné pour une période d’emprisonnement de plus de six mois ;
  8. Si l’Etat partie qu’il représente est suspendu de la participation aux activités de l’UA ;
  9. Quand son mandat arrive à terme.

Peu soucieux du respect des textes supranationaux, le Président de l’Assemblée Nationale a, de plus en plus, du mal à camoufler ses velléités autoritaire et revancharde.

Pour la gouverne des uns et des autres, il n’est pas à sa première forfaiture. En effet, au début de la présente législature, il a tenté, sans succès, en violation des textes, d’obtenir le remplacement de l’Honorable Ambroise ZAWA, membre du Parlement de la CEMAC.

Cette opération machiavélique n’avait pu prospérer grâce à la vigilance et au sens de responsabilité du Président du Parlement de la CEMAC.

C’est pourquoi, j’en appelle au sens élevé de responsabilité de l’Honorable Roger N’KODO NDANG pour ne pas tomber dans ce jeu susceptible de ternir l’image de cette institution continentale dont il a la charge de diriger jusqu’au renouvellement du Bureau lors de la prochaine session de Mai 2018.

Dans cette lutte, je sais pouvoir compter aussi bien sur la mobilisation que sur la solidarité de mes Amis en général et des collègues membres du Parlement Panafricain en particulier pour faire échec à cette basse, honteuse, ridicule et indigne entreprisse de règlement de comptes que mène le Président de l’Assemblée Nationale à mon encontre.

Enfin, dans une période où la République Centrafricaine fait face à des défis de tous ordres notamment sécuritaire, il y’a lieu de s’interroger très sérieusement sur les mobiles qui sous-tendent le comportement de l’Honorable Abdou Karim MECKASSOUA, Président de l’Assemblée Nationale.

 

 

 

Honorable Bertin BEA,

Député de la Circonscription de BOALI,

Ancien Ministre

Centrafrique : Kaga-Bandoro, un petit avion russe bloqué à l’aérodrome.

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Centrafrique : Kaga-Bandoro, un peiti avion russe bloqué à l’aérodrome.

 

 

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Le CESSNA 182 russe bloqué sur la piste de l’aérodrome de Kaga-Bandoro le 28 avril 2018. Credit photo : CNC.

 

 

 

Bangui, le 28 avril 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Bloqué au sol pendant plusieurs heures à l’aérodrome, un  CESSNA 182 russe, un petit avion du tourisme mono-moteur de quatre places et  immatriculé RA-7-717A en provenance de la ville de Ndélé pour une reconnaissance militaire a été empêché de décoller après son atterrissage à Kaga-Bandoro pour une autre reconnaissance militaire.

 

Selon une source sécuritaire proche de l’État-major de l’armée nationale contactée par CNC, c’est aux environs de 10 heures locales qu’un petit avion  touristique de 4 places, avec un numéro d’identification RA-7-717A, transportant au moins 4 experts militaires russes en provenance de la ville de Ndélé, capitale provinciale de Bamingui-Bangoran, après une reconnaissance du terrain, est atterri à Kaga-Bandoro, chef-lieu de la préfecture de la Nana-gribizi pour une autre reconnaissance militaire du terrain.

Entre temps, l’aérodrome de Kaga-Bandoro, qui est situé proche du site des déplacés de l’église catholique de la ville, est envahi par un groupe des personnes, visiblement non informées de l’arrivée des Russes dans la ville, croyaient à un avion français venant pour le ravitaillement des rebelles du MOUVEMENT PATRIOTIQUE POUR LA CENTRAFRIQUE (MPC) en armes et minutions, lui empêchant du coup son envol.

Cependant à Bangui, les autorités se bousculent, en particulier le ministre de la Sécurité publique le général Henri Wanzet Liguissarra qui n’a pas lâché son téléphone pour appeler les autorités locales à passer un message aux manifestants que c’est une mission du gouvernement centrafricain et surtout c’est dans leur intérêt que cette mission est arrivée à Kaga-Bandoro.

En dépit des efforts déployés par le ministre de l’Intérieur pour faire dégager au plus vite l’aérodrome des manifestants, malheureusement aucun changement n’a pu être constaté sur le terrain. ces derniers , très en colère, maintiennent leur position en bloquant toujours la piste jusqu’à l’intervention des soldats de l’armée burundaise de la Minusca qui ont jeté au moins 15 grenades lacrymogènes pour faire déguerpir de force les manifestants de la piste.

Pour l’heure, ce léger transat russe, qui a eu son malheur à Kaga-Bandoro, est arrivé à Bangui sain et sauve.

Même si aucun blessé n’a été signalé dans cet incident, les experts militaires russes ont été paniqués à un moment ou à un autre, vu l’agitation des mécontents sur l’aérodrome au moment de l’atterrissage de l’avion à Kaga-Bandoro.

Alors, la mission, qui devrait être discrète, est désormais publique et les rebelles de la Séléka, de leur côté, viennent de comprendre que les Russes mènent aussi discrètement la reconnaissance de leur terrain au profit du gouvernement.

Du côté du gouvernement qui vient de confirmer, par la voix de son porte-parole Ange-Maxime Kazagui, que cet avion est bel-et-bien russe, mais ajoute pour sa part que les occupants, qui sont d’ailleurs tous des experts militaires russes, sont partis dans les zones occupées par les rebelles de la Séléka pour procéder aux négociations avec ces derniers dans le cadre du retour de la paix dans le pays.

Cette version, vigoureusement contestée par la population, est de nature à faire endormir et à ne pas trahir la mission exacte de ces experts russes.

D’après un officier de la gendarmerie nationale, pour connaitre son ennemi, il faut nécessairement l’approcher pour connaitre ses positions, ses équipements militaires et le nombre approximatif de ses hommes avant toute opération d’éradication.

Il est vrai que la population, en voyant ce genre de rapprochement, croyait à un jeu de double-face, mais en réalité un jeu de tactique militaire, conclut cet officier.

Rappelons que le CESSNA 182 est un petit avion touristique  mono-moteur de quatre places construit dans les années 1956 par la société CESSNA.

 

image d’illustration d’un CESSNA 182 mono-moteur utilisé par les experts russes pour parcourir la ville de Ndele et de Kaga-bandoro ce samedi 28 avril 2018.

 

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Centrafrique : quand les utilisateurs mobiles de la société Orange frustrés après la perte subite de leur crédit d’appel.

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Centrafrique : quand les utilisateurs mobiles de la société Orange frustrés après la perte subite de leur crédit d’appel.

 

 

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Bouar, le 28 avril 2018.

Par : Gervais Lenga, CNC.

 

Depuis vendredi 27 avril dans la soirée, des nombreux utilisateurs mobiles de la ligne orange, plus particulièrement ceux de la ville de Bouar, sont en colère contre leur opérateur téléphonique. En cause, la disparition subite de leurs crédits d’appel qu’ils n’ont pas utilisés.

 

Ce samedi matin, on ne parle que de ça : « Orange a avalé tout mon crédit cette nuit alors que j’ai transféré sur ma ligne un crédit de 1000 francs CFA hier soir et je n’ai pas fait d’appel », explique un gendarme en poste à Bouar.

Ce constat, loin d’être isolé en termes d’ampleur, est partagé par un bon nombre d’utilisateurs de la ligne téléphonique mobile d’Orange Centrafrique qui n’arrivent pas à comprendre pourquoi à chaque fois, cette « escroquerie » n’a pas cessé depuis des années dans le pays.

Pour Firmin Gaza, un autre utilisateur de la ligne orange, c’est quasiment chaque week-end qu’il perd son crédit d’appel sans aucune explication de la part de son opérateur. D’ailleurs, selon son témoignage, il aurait appelé ce samedi le service d’appel de son opérateur pour solliciter le remboursement de son crédit avalé, mais l’agent d’appel en ligne lui aurait coupé l’appel quand il a fini de lui expliquer les faits.

Ici à Bouar, nombreux sont ceux qui pensent que cette « escroquerie «  de la part de la société Orange serait bien préparée par son auteur, car, les faits sont souvent constatés que le week-end comme si l’opérateur évite minutieusement d’affronter les victimes le lendemain de l’acte. Ce qui est sur, la ville de Bouar n’est pas la seule à être touchée par cette vague d’escroquerie.

En faisant ce reportage, d’autres clients de la Télécel ont aussi parlé de la disparition de leur crédit d’appel sans avoir passé un appel. Comme si, la Société Orange n’est pas la seule à pratiquer cette « escroquerie » au credit d’appel.

En tout cas, les victimes sollicitent, à défaut d’une solution de la part de leur opérateur, l’intervention du gouvernement et de l’Agence de Régulation de la Télécommunication en Centrafrique (ART RCA) pour résoudre ce problème récurrent dans le pays.

Du côté des opérateurs téléphoniques, on nous parle du caprice de la machine, mais les techniciens font de leur mieux pour résoudre ce problème pour tout bon.

De Bouar, Gervais Lenga pour CNC.

 

 

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Centrafrique : bras de fer Touadera – Meckassoua, la saga continue.

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Centrafrique :  bras de fer Touadera – Meckassoua, la saga continue.

 

 

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L’honorable Karim Abdoul Meckassoua, Président de l’Assemblée nationale lors de son installation en 2016. Credit photo : Minusca.

 

 

 

Bangui, le 28 avril 2018.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

Le psychotraumatisme de voir l’honorable du Pk5 Abdoul Karim Meckassoua succéder, en cas de vacance de poste, au président Faustin Archange Touadera présente désormais des lésions visibles chez les Touaderateurs et fascistes à moins de trois ans de la fin de leur quinquennat. Pour preuve, le sommeil les quitte et ils développent, jour et nuit en l’absence du sommeil, des idées et stratégies plus moins complexes tendant à faire descendre au plus bas niveau que possible Abdoul Karim Meckassoua. La toute nouvelle : instaurer le Senat pour effacer ce dernier .

Si toutes les précédentes tentatives orchestrées par le président Touadera et ses mentors pour destituer son ex-ami Abdoul Karim Meckassoua du perchoir de l’Assemblée nationale sont vaines et illégales constitutionnellement lire, la toute dernière en date, tirée de la Constitution en vigueur et donc légale, constituant à mettre en place le Sena et à l’étude dans l’école des Touaderateurs pourrait être difficile à mettre en route dans un court délai.

D’après un proche conseiller du président Touadera, l’un des émetteurs de la stratégie contactés par CNC, le but poursuivi par cette nouvelle idée est de reléguer au troisième rang protocolaire la présidence de l’Assemblée nationale. Un coupe-faim naturel aux ambitions d’Abdoul Karim Meckassoua, président de l’Assemblée nationale d’accéder à la magistrature suprême du pays par raccourci.

Selon la Constitution du 30 mars en vigueur, le Président du Senat, une fois élu par ses paires, deviendrait la deuxième personnalité de la République. Et à ce titre, elle succèdera constitutionnellement au président de la République en cas de vacance de poste. C’est ce qui pousse le président Touadera à tout faire pour mettre en place le plus tôt que possible cette Institution et y placer son allié de poids et mondialement reconnu.

Cependant, la mise en place du Senat nécessite absolument l’élection des maires au suffrage universel direct. Ce qui rendra le plan impossible avant la fin de son quinquennat eu égard aux situations économiques et sécuritaires moroses du pays.

 

Pour les Centrafricains, comment le président Faustin Archange Touadera et le très honorable Abdoul Karim Meckassoua se retrouvent aujourd’hui à la tête du pays pour ainsi s’affronter à mort ?

 

Difficile de comprendre et de répondre à cette interrogation. Plusieurs analystes et hommes politiques contactés par CNC affirment ne pas comprendre pourquoi ils s’affrontent dangereusement jusqu’au point de sacrifier tout un peuple.

Pour certains, c’est une affaire des deux hommes qui se reconnaissent politiquement et économiquement bien. Ils avaient travaillé ensemble, tous deux, très mal élus, pouvoiristes attitrés, profiteurs et corrupteurs innés et à vie. Pour d’autres, c’est la guerre sans armes afin d’acquérir l’autorité en chef de la Fran maçonnerie dans le pays.

Le premier, Faustin Archange Touadera, devenu Président de la République grâce au cafouillage orchestré par l’ancienne Présidente de la transition madame Catherine Samba-Panza et son conseiller Jean Jacques Demafouth, l’ancien ambassadeur de France en Centrafrique Charles Malinas et des miliciens Anti-balaka. Le tout, béni par les franc-maçons. Il a été Premier ministre sous Bozizé et en a profité pour s’enrichir. Il est cité dans l’affaire de biens mal acquis.

Le second, Abdoul Karim Meckassoua, lui aussi plusieurs fois ministre de Bozizé et ministre d’État sous Touadera alors Premier ministre. C’est un mal élu de tous les députés siégeant actuellement à l’Assemblée nationale. Son ambition de s’enrichir dans l’affaire guet-way, a été stoppée net par Touadera et son patron Bozizé et fut limogé de son poste avant même la dissolution du gouvernement au profit de celui de Maître Nicolas Tiangaye.

C’est de là que naissent la haine et la rancœur provoquant le cancer dans les nerfs et autres.

 

Et pourquoi l’entourage de Touadera s’y mêle-t-il ?

 

Pour l’entourage du président Touadera, c’est le passé d’homme politique criminel du très honorable Abdoul Karim Meckassoua qui le rattrape. D’après cet entourage, l’honorable Abdoul Karim Meckassoua ne cesse de se glorifier de ses crimes politiques en disant à haute et intelligible voix à qui veut l’entendre que, c’est lui qui a chassé le feu président Ange Felix Patassé du pouvoir en 2003 et non Bozizé. « Armes contre bâtons, ça fait l’affaire ». Confie-t-il à ses proches dans le temps ? Une manière de dire qu’il a ainsi répondu aux bastonnades de la garde présidentielle de Patassé par les armes des Zakawas.

« Abdoul Karim Meckassoua a combattu Patassé et reste, à ce jour, politiquement dangereux pour Touadera. Il faut le combattre jusqu’à sa tombe ». Avait morigéné un proche du président Touadera lors d’une réunion de sécurité.

Si Bozizé nous confirme que Abdoul Karim Meckassoua a fourni le maximum des hommes Zakawas que comptait sa rébellion, ce sont, encore et en réalité, tous ces derniers encore vivants qui composent à ce jour la rébellion Séléka après avoir été mal traités par leur ancien patron Bozizé. Et avec cette affirmation, il ne fait aucun doute qu’Abdoul Karim Meckassoua conserve sur eux l’intégralité de son influence leadership d’antan.

 

Pourtant, Abdoul Karim Meckassoua avait le soutien de Touadera pour accéder à ce poste non?

 

« Oui. Mais c’est contre sa volonté » rétorque à CNC un membre du gouvernement Sarandji.

D’après ce membre du gouvernement et premier soutien de Touadera, Abdoul Karim Meckassoua a été proposé par la Communauté internationale à Touadera pour occuper le poste du Premier ministre. Mais à leur grande surprise, c’est Simplice Mathieu Sarandji qui accéda à ce poste. Surpris et énervé de voir Simplice Mathieu Sarandji surgi, Abdoul Karim Meckassoua appela alors au secours, la Loge maçonnique de Sassou et lui suggéra le perchoir de l’Assemblée. Un poste que Simplice Mathieu Sarandji non seulement a évité que Martin Ziguélé ou Anicet Geroges Dologuélé y accède, mais a voulu que Abdoul Karim Meckassoua s’accaparait afin de calmer son ardeur. Raison évoquée et soutenue par Sarandji contre Martin Ziguélé et Anicet Geroges Dologuélé : Ils seront tous les trois du Grand Nord à occuper les grands postes au sommet de l’État. Et s’il faut sauter un, c’est lui qui sera viré comme PM et non le Président de l’Assemblée nationale qui est élu pour cinq ans.

À cela s’ajoute le caractère religieux de la crise qui secoue le pays. Il faut un musulman parmi les trois hauts dirigeants du pays comme au temps de la transition.

Ce mariage obligé contre nature au sommet de l’État fonctionnait bien au début. Mais les avantages, les gestes corruptibles des potentiels investisseurs miniers et forestiers vont très vite réveiller leurs germes des corrompus.

Seront enchainés, les rumeurs des actions déstabilisatrices de part et d’autre, des actions en justice et l’émiettement des pouvoirs d’Abdoul Karim Meckassoua et son isolement.

Pour le clan Touadera, c’est la position de la deuxième personnalité de la République occupée par Abdoul Karim Meckassoua qui l’aurait poussé à gesticuler en intelligence avec des mercenaires en vue de destituer le Président Touadera.

Entre temps, ce qu’ils ignorent totalement, ils sont seulement à deux ans de la fin du quinquennat de la Tortue de Damara et qu’aucun minimum n’est encore réalisé pour que la paix revienne.

 

 

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Centrafrique : l’exploitation minière chinoise dans la Nana-Mambéré, les habitants de la ville de Aba plongés dans la consternation.

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Centrafrique : l’exploitation minière chinoise dans la Nana-Mambéré, les habitants de la ville de Aba plongés dans la consternation.

 

 

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Chantier mines de la sous-préfecture de Aba exploité par des chinois. Credit photo : CNC Gervais Lenga.

 

 

 

Bouar, le 27 avril 2018.

Par : Gervais Lenga, CNC.

 

Depuis quelques jours, les habitants de la sous-préfecture de Aba dans la Nana-Mambéré se disent aujourd’hui piégés non seulement par les investisseurs miniers chinois, mais aussi par le gouvernement centrafricain qui leur a concédé un vaste  territoire minier local. Pourquoi ?

 

Si aujourd’hui les habitants de la sous-préfecture de Aba sont plongés dans une consternation avancée, c’est que ni le gouvernement, ni les exploitants chinois ne respectent leurs promesses faites lors de l’attribution à ces derniers un vaste territoire local riche en diamants et ors qu’ils peuvent exploiter à volonté, selon Mathieu Houlous, un commerçant centrafricain de la ville.

Au centre-ville , partout on ne parle que de l’exploitation minière chinoise qui dévaste totalement l’écosystème de la sous-préfecture. Certains parlent même d’une deforestation criminelle du territoire local.

Selon un agent municipal de la ville de Aba contacté par CNC, il suffit juste de faire un tour à seulement quelques mètres du centre-ville pour se rendre compte de l’ampleur du dégât causé par ces Chinois qui laissent derrière eux des nombreux vastes trous béants après l’exploitation du lieu, ce qui n’a jamais été vu auparavant.

En plus, selon cet agent municipal, on leur a promis la construction et la réhabilitation des voies routières, des écoles et des hôpitaux, mais depuis lors, rien n’est fait en ce sens ni par le gouvernement, encore moins par ces exploitants chinois.

En plus de tout ça, le gouvernement semble laisser libre cour à ces investisseurs de faire tout ce qu’ils veulent sans aucun contrôle.

Cette version des faits, confirmée par un travailleur minier centrafricain, qui exerce pour ces investisseurs, parle quant à lui d’une femme chinoise qui passe toujours par le Cameroun avec une certaine quantité des diamants et ors exploités sans aucune formalité de sortie préalable du gouvernement. Ce qui met en doute la crédibilité de ces exploitants.

Cependant, la population de Aba, qui se réorganise petit à petit à un groupe des contestataires, pense solliciter au gouvernement le départ prochain de ces Chinois dans leur ville.

Du côté du gouvernement, on a essayé en vain de joindre le ministre des Mines sur la situation qui évolue dans cette sous-préfecture de Aba, à quelque 120 kilomètres de la ville de Bouar, capitale provinciale de la Nana-Mambéré.

 

 

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CENTRAFRIQUE/MALABOGATE / BARC : QUAND LE «SYSTEME SANI YALO» MENACE LE REGIME DE «SON AMI» TOUADERA…

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CENTRAFRIQUE/MALABOGATE / BARC  : QUAND LE «SYSTEME SANI YALO» MENACE LE REGIME DE «SON AMI» TOUADERA…

 

 

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Dada Yalo

 

 

 

Bangui, le 27 avril 2018.

Par : Thierry Simbi, CNC.

 

Une enquête sur base d’un rapport transmis par les autorités Equato-Guinéennes.

Un rapport d’enquête des autorités judiciaires Equato-Guinéennes a été transmis courant Avril aux autorités centrafricaines sommées par Malabo de saisir la justice centrafricaine dans le dossier du coup d’Etat déjoué en décembre 2017. C’est ainsi que le procureur général auprès la Cour de Cassation Léon DINCPI été missionné pour mener différentes auditions sur base du rapport transmis dans le cadre d’une commission spéciale d’enquête. Cette enquête avance malgré les pressions exercées par le ministre de la Justice centrafricain Flavien MBATA pour protéger les protagonistes les plus importants de cette affaire.

Deux suspects arrêtés.

Si à Bangui, les personnes impliquées dans cette affaire était bien connus et identifiés (lire : http://www.corbeaunews-centrafrique.com/18834-2/), le dossier connaît ces derniers jours des rebondissements inattendus.

Deux suspects ont récemment été arrêtés dans ce dossier. C’est ainsi que Feissal MANDJO (petit frère du Ministre de l’élevage Yérima MANDJO) a dernièrement été appréhendé. Feissal MANDJO avait pris en Décembre le même vol Paris-Douala et séjourné dans le même hôtel à Douala qu’Ahmed « Dada » YALO avant que celui-ci ne soit arrêté suite à la tentative de coup d’Etat avortée. Feissal MANDJO qui se sent lâché par ses complices serait déjà passé aux aveux et menacerait de divulguer à la presse les détails, noms et rôles précis des personnes impliquées dans ce dossier.

Transfert d’argent suspect sur les comptes bancaires du BARC.

La justice centrafricaine enquête par ailleurs à la demande de Malabo sur un transfert d’argent suspect effectué depuis un compte en France vers le compte du BARC, le Bureau d’affaitement Routier Centrafricain (BARC), dont le président du Conseil d’administration n’est autre que Sani YALO. L’enquête suspecte Sani YALO d’avoir utilisé les comptes du BARC pour engager des dépenses ayant servi à rémunérer les éléments centrafricains à ce putsch manqué…

Licenciement du comptable du BARC en pleine enquête !

Dans ce contexte, Sani YALO a relevé de ses fonctions Mr Igor Rufin BANGUERE, Responsable financier et comptable du BARC le lundi 23 Avril alors que celui-ci venait de répondre aux questions de la Commission spéciale d’enquête pour répondre aux enquêteurs. Igor Rufin BANGUERE, a été accusé par sa hiérarchie au BARC d’avoir remis dans le cadre de cette enquête des documents à la commission d’enquête et d’avoir dévoilé le système mis en place par Sani YALO pour contrôler le BARC et ses juteuses finances dans la plus totale opacité…

Le « système Sani YALO » en place au BARC.

Igor Rufin BANGUERE a dévoilé l’organisation suivante à la Commission d’Enquête :

1) il a nommé son frère Ousmane YALO, comptable au BARC de Douala;

2) sa parente Awa KILE a été nommée représentante du BARC à Douala;

3) son autre parent Mahamat RABIO a été nommé chef d’agence du BARC à Beloko, poste frontière sur l’axe routier entre la RCA et le Cameroun.

4) il a créé le poste de Directeur Général adjoint (poste qui n’a jamais existé auparavant au BARC) et y a nommé Mme Emilie KEZZA, sa maîtresse.

De cette manière, Sani YALO contrôle tout le circuit du transit routier du port de Douala à Bangui et les finances du BARC qu’il peut maquiller à sa guise à base de fausses factures sous couvert d’une comptabilité maquillée.

Signataire pour engager des dépenses des comptes bancaires du BARC en toute opacité.

Conjointement avec la Direction Générale (d’abord la DGA puis le DG), le Président du Conseil d’Administration du BARC, était donc signataire sur les comptes bancaires du BARC à la Commercial Bank of Cameroon (CBC) de Douala et ECOBANK de Douala-Bonandjo, Sani YALO a ainsi pu engager les dépenses de cet organisme parapublic sans aucun contrôle ni aucune justification contrairement aux procédures en vigueur et il est dificile de penser que ce petit montage n’ait été réalisé sans l’assentiment sinon l’autorisation d’Arthur PIRI, ministre Contrôleur des sociétés parapubliques. Sani YALO a ainsi eu la main d’une manne financière très importante dans la plus totale opacité.

Des pièces comptables qui parlent trop.

Les pièces comptables suivantes révélées au cours de l’enquête donnent un petit aperçu de l’étendue des montants engagés par Sani Yalo au BARC.

1) ECOBANK CAMEROUN / DOUALA-BONANDJO CHQ N° 7768519 du 08/11/2017, de 5.000.000 (cinq millions) Francs CFA. M. CHOUASSI TCHINGOUÉ Divin, bénéficiaire.

2) ECOBANK CAMEROUN / DOUALA-BONANDJO CHQ N° 7768518 du 08/11/2017, de 5.000.000 (cinq millions) Francs CFA, Société SOCAPNE SA, bénéficiaire.

3) CBC DOUALA CHQ N°3732756 du 20/07/2017, de 12. 195. 008 (douze millions cent quatre-vingt quinze mille huit) Francs CFA, Société SOCAPNE SA, Bénéficiaire, mais encaissé par M. FOYET ERIC le 25/07/2017.

4) CBC DOUALA CHQ N°3732757 du (???), de 16. 004. 021 (seize millions quatre mille vingt-un) Francs CFA, Société SOCAPNE SA, Bénéficiaire, mais encaissé par M. FOYET Eric le (???).

5) TROIS (03) AUTRES CHÈQUES (CHQ) CBC DOUALA DONT «NOUS-MÊMES» serait Bénéficiaires; par «NOUS-MÊMES», il convient d’entendre Sani YALO, le PCA quand il ne s’agit du DG ENDJITO (en principe après le 20 septembre 2017) ou de la DGA KEZZA-KOYAGBON (en principe avant le 20 septembre 2017).

  1. a) Le 03/01/2017, CHQ N°3732675, 15. 000. 000 (quinze millions) Francs CFA.
  2. b) Le 10/01/2017, CHQ N°3732696, 5. 000. 000 (cinq millions) Francs CFA.
  3. c) Le 07/02/2017, CHQ N°3732698, 20. 000. 000 (vingt millions) Francs CFA.

Une affaire embarrassante pour Bangui.

Un système de prédation simple mais efficace pour détourner les fonds du BARC se dévoile, aux profits des dirigeants du BARC et de Faustin Archange Touadéra, bénéficiaire d’achats de matériaux de construction pour des travaux en Centrafrique et au Cameroun; selon les indiscrétions des premières auditions du Parquet de Bangui. Plus largement, le système Sani YALO gangrène l’ensemble du régime, de la Primature Centrafricaine à la Présidence de la République, avec des petits cadeaux consentis entre « amis » par décaissements réguliers de millions de CFA à des fins personnelles. Au-delà de cette organisation mafieuse, les autorités banguissoises commencent sérieusement à craindre que Sani YALO n’éclabousse finalement son «ami Touadéra» et ne l’entraîne au final dans sa chute annoncée.

Le cousin du Président Flavien MBATA, Garde des Sceaux, arrivera-t-il à corrompre la procédure d’enquête en cours pour éviter que les détails de cette affaire ne parviennent aux oreilles d’OBIANG NGUEMA MBASOGO ?

Affaire à suivre…

Centrafrique- culture : Journal des nuits de guerre un roman poétique de Axel Deo-Gratias Ndema

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Centrafrique- culture : Journal des nuits de guerre un roman poétique de Axel Deo-Gratias Ndema

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Page de couverture du roman

 

 

Paris, le 26 Avril 2018.

Par : Harmattan Edition

 

ET TOI, FILLE DE CAMPAGNE…

«(…) Dans ce cabaret enflammé où, pleine de jeunesse plus qu’en ce jour, mon âme aperçut pour la seule fois l’éclat de ta silhouette enchantée, En cette nuit unique qu’aucun dieu ne peut nommer, j’ai vu germer en mon cœur envoûté les grains de cette fleur qu’on appelle amour.

Comme elle rayonne encore cette merveille du passé !(…) »

NOUS SOMMES LES HÉROS D’AUJOURD’HUI…

On ne gagne pas l’histoire, on est l’histoire. Le héros, c’est celui qui sauve et non qui détruit ; c’est celui qui aime par-dessus les montagnes d’horreur. Nul n’a besoin d’une arme pour être un homme. Nul n’a besoin d’un manteau pour être un héros.(…) Nous sommes les héros d’aujourd’hui.

Nous sommes les gardiens de nos terres .Nous sommes les tambours du soleil levant.(…) Nous sommes l’arbre, la musique et l’amour. Nous sommes l’ombre, l’orage et la vraie croyance. ».

Sont, entre autres, les extraits poétiques d’Axel Deo-Gratias Ndema à lire absolument.

Qui est Axel Deo-Gratias Ndema?

Axel Deo-Gratias Ndema, né à Bangui en République centrafricaine, est étudiant séminariste de l’archidiocèse de Bangui. Son enfance fut fortement influencée par les guerres et les réalités africaines, et son éducation fut, elle, marquée par la littérature et le catholicisme. Lecteur depuis son plus jeune âge, passionné de musique, de poésie et de comédie, il a grandi dans des séminaires catholiques destinés à la formation des prêtres. Il étudie actuellement la philosophie et la théologie à l’université catholique de Daegu, en Corée du Sud.

Où pouvez-vous procurer le journal des nuits de guerre de Axel Deo-Gratias Ndema?

C’est au carrefour des cultures, l’Harmattan

BON DE COMMANDE

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Centrafrique : tentative de braquage de moto à Bangui, un mort et un suspect recherché activement.

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Centrafrique : tentative de braquage de moto à Bangui, un mort et un suspect recherché activement.

 

 

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Bangui, le 26 avril 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Poignardé sauvagement à plusieurs reprises suite à une tentative de vol de sa moto ce mercredi 25 avril, un conducteur de moto-taxi vient de succomber de sa blessure à l’hôpital communautaire de Bangui. Le suspect, activement recherché par la gendarmerie nationale.

 

D’après une source proche de l’enquête contactée par CNC, tout a commencé ce mercredi dans la soirée, proche du croisement MARABÉNA, place Omar Bongo où un homme d’une trentaine d’années sollicite un taxi-moto pour une course vers les 36 villas. Ce que le conducteur n’a pas tardé à accepter.

En prenant la direction de l’école Notre-Dame, le client, qui est un braqueur criminel, a pris le soin de cacher ses armes blanches avant leur décollage.

Pendant que le conducteur de la moto, qui ne doute de rien, continue de rouler, le client, sort son couteau tranchant et poignarde ce dernier à plusieurs reprises au cou et à la poitrine à seulement quelques mètres de la résidence de l’ancien ministre Joseph Yakité .

Malgré les efforts déployés par la victime pour atteindre la résidence du ministre Yakité afin solliciter l’aide des soldats FACA en faction devant chez lui, elle a finalement perdu connaissance et tombe avec son agresseur à terre.

Alertés par les bruits de l’accident de la moto, les FACA se sont portés au secours de la victime qui gisait encore au sol, tandis que l’agresseur, qui tente en vain de récupérer la moto, prend la fuite et disparait dans la nature.

Conduit très rapidement à l’hôpital communautaire, la victime succombe de sa blessure.

Cependant, la gendarmerie nationale, saisie de l’affaire, récupère la moto de la victime et quant à l’agresseur, il court toujours dans la nature.

Entre temps, avant de succomber, la victime aurait parlé aux FACA qui lui ont porté secours cette nuit en indiquant que son agresseur serait un ex-Séléka basé au sein du camp Béal au quartier 200 villas dans le premier arrondissement de Bangui.

Pour les enquêteurs, l’enquête s’annonce difficile déjà, car l’identité de l’agresseur n’est pas connue au moment de l’agression.

Quant à la victime, son identité n’est pas connue aussi, mais le syndicat des taxis-motos a été saisi pour permettre son identification et remettre son corps à sa famille.

Bangui, Anselme Mbata pour CNC.

 

 

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Centrafrique : Au moins huit personnes tuées par des peulhs armés près d’Ippy

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Centrafrique : Au moins huit personnes tuées par des peulhs armés près d’Ippy

 

 

 

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Patrouille de la Séléka proche de Bambari. Photo : Pacôme Pabandji.

 

 

Bangui, le 26 avril 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Le recoupement d’informations fait état de ce que les autorités locales de la commune Baïdou-Ngoumbrou située à quelque 15 km d’Ippy ont alerté la Minusca de ce massacre. Ces autorités locales ont informé plutôt la base de la Minusca à Bambari, indiquant que huit personnes abattues et sept blessées dont des femmes, des hommes et des enfants. Nos sources indiquent que la tragédie est survenue à la ferme agricole de Nguevongba, le 23 avril à 5 heures du matin. « La population constituée d’agriculteurs évaluée à 200 âmes environs, était à une veillée funéraire. Les bergers peuls, armés de fusils automatiques, sont venus les surprendre. La ferme Nguevongba est située à 15 km, au nord-est de la ville d’Ippy dans la commune Baïdou Ngoumbrou », précisent l’une nos sources.

C’est le propre d’un monde où règne l’anarchie. Tout se croit tout permis, même les crimes abominable. Les hommes de Ali Darass chassés de la ville de Bambari et se réfugiant dans les alentours de la ville et un peu plus sur l’axe Ippy font leur loi sur les paisibles populations. Très tôt le matin de lundi 23 avril dernier, une place mortuaire a été prise d’assaut par des assaillants identifiés comme des peulhs, armés jusqu’aux dents. Ouvrant le feu sur la foule, ils ont fait un vrai massacre. Le bilan provisoire fat état de huit morts et des blessés.

Jamais les autorités centrafricaines ne ramèneront les extrémistes des groupes armés à la raison par le dialogue. Des vrais barbares ni loi ni foi qui se croient tout permis. Leur seul remède, c’est la force. Histoire de les traquer, les neutraliser jusque dans leurs derniers retranchements, afin de réussir à pacifier le pays et permettre un retour véritable à la paix.

Sur place, en plus de malheur qui a endeuillé plusieurs familles, la tension monte au sein de la population. L’on est dans la crainte d’une reprise d’attaques soit des représailles dans un conflit ouvert à caractère intercommunautaire. Cette psychose se justifie puisque que dans les seuls environs de Bambari, des scènes de violences ont déjà donné lieux à des représailles, les cas de récents événements de Tagbara, Sécko, Maloum… Les autorités locales de Baïdou seraient montées au créneau pour dénoncer l’absence des forces de sécurité et d’une négligence dans le mandat des forces de la Minusca.

Jusque-là, l’on ne sait pas assez sur les motivations de cette ignoble attaque armée sur des civils, de surcroit sur une foule se trouvant à une place mortuaire. Le moins qu’on puisse dire est que le mode opératoire des assaillants cache mal la main des sanguinaires peulhs de Séléka – aile UPC du nigérien Ali Darass. Et, cela n’empêche de faire le rapprochement avec la frappe conjointe FSI-Minusca, le 22 avril, sur des rebelles peulhs à Gamboula dans la Mambéré Kadéi dans l’Ouest du pays. L’attaque de Baïdou pourrait être justifiée par leurs auteurs de représailles à cette frappe de Gamboula, malgré la distance entre les deux événements.

D’ailleurs les scènes de représailles à la séléka sont connues de tous. La tentative manquée de Kaga Badoro a été justifiée par la frappe contre les criminels dits auto-défense dirigés par ‘’force’’ au Km5 ; de même les agissements de Bambari.

Toutefois, une intervention rapide FSI-Munisca doit circonscrire la commune de Baïdou et ses environs pour éviter des représailles intercommunautaires avec l’implication des Anti-balaka toujours actifs dans le Centre-est.

Centrafrique : Sentant le feu se rapprocher dans l´enquête « « MalaboGate », Sani YALO se débarrasse d’un témoin gênant…

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Centrafrique : Sentant le feu se rapprocher dans l´enquête « « MalaboGate », Sani YALO se débarrasse d’un témoin gênant…

 

 

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Le PCA du BARC Sani Yalo

 

 

 

 

Bangui, le 26 avril 2018.

Par : Thierry Simbi, CNC.

 

Suite à l’envoi du rapport d’enquête de la justice Équato-guinéenne, la justice centrafricaine s’est récemment saisie du dossier Coup d’État contre Teodoro OBIANG NGUEMA MBASOGO, déjoué par les Services Camerounais et Équato-guinéens à la fin du mois de décembre 2017. C’est ainsi le procureur général auprès la Cour de Cassation Léon DINCPI mène les premières auditions sur base du rapport transmis par Malabo dans le cadre d’une commission spéciale d’enquête.

 

Lundi 23 Avril au matin, Sani YALO a relevé de ses fonctions Mr Igor Rufin BANGUERE, Responsable financier et comptable du BARC. Après avoir été convoqué par la Commission spéciale d’enquête pour répondre aux enquêteurs, Igor Rufin BANGUERE a été accusé par sa hiérarchie au BARC d’avoir remis dans le cadre de cette enquête des documents à la commission d’enquete et d’avoir dévoilé le système mis en place par Sani YALO pour contrôler le BARC et ses juteuses finances…

 

L’organisation mafieuse mise en place par Sani YALO au BARC a été ainsi dévoilée :

1) il a nommé son frère Ousman YALO comptable au BARC de Douala;

2) sa parente Awa KILE a été nommée représentante du BARC à Douala;

3) son autre parent Mahamat RABIO a été nommé chef d’agence du BARC à Beloko, poste frontière sur l’axe routier entre la RCA et le Cameroun.

4) il a créé le poste de Directeur Général adjoint (poste qui n’a jamais existé auparavant au BARC) et y a nommé Mme Emilie KEZZA, sa maîtresse.

 

De cette manière, Sani YALO contrôle tout le circuit du transit routier du port de Douala à Bangui et les finances du BARC qu’il peut maquiller à sa guise à base de fausses factures sous couvert d’une comptabilité maquillée.

Sani YALO en sa qualité de Président du Conseil d’Administration (PCA) du BARC a été de fait signataire sur les comptes du BARC engageant les dépenses de cet organisme parapublic sans aucun contrôle ni aucune justification contrairement aux procédures en vigueur.

Il a ainsi profité à sa guise d’une manne financière très importante dans la plus totale opacité. La Commission spéciale d’enquête suspecte clairement Sani YALO d’avoir utilisé les comptes du BARC pour engager des dépenses ayant servi à rémunérer les petits aventuriers centrafricains à ce putsch manqué…

 

Affaire à suivre…

CENTRAFRIQUE : LES EX-SELEKAS NE COMPRENDRONT QUE LE LANGAGE DE LA FORCE

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CENTRAFRIQUE : LES EX-SELEKAS NE COMPRENDRONT QUE LE LANGAGE DE LA FORCE

 

 

 

 

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Bangui, le 26 avril 2018.

Par : Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC.

 

LE PRÉSIDENT TOUADERA SE MUE ENFIN EN CHEF DE GUERRE

          Monsieur le Président, jusqu’à maintenant, vous avez inlassablement tendu la main aux ex-Sélékas pour dialoguer, afin de trouver une issue au drame qui ensanglante la Centrafrique. 

          Permettez-nous, monsieur le Président, avec tout le respect que nous vous devons, de penser qu’il aurait fallu faire le contraire.

Si la situation en RCA s’est considérablement aggravée, si les ex-Sélékas se sentent pousser des ailes et préparent une offensive sur la capitale pour s’emparer du pouvoir par la force, c’est qu’ils croient en leurs moyens militaires. Moyens considérablement accrus grâce aux équipements qui affluent, envoyés par les forces étrangères nuisibles qui les soutiennent. Le Président Idriss Déby Itno  en tête. Plus le temps passe, plus ils croient en leur victoire inévitable si vous ne les affrontez pas par les armes.

          Voilà longtemps que vous leur tendez la main pour éviter un bain de sang. Cette approche pacifique du conflit vous honore. Vous voulez ramener la paix et la réconciliation par un dialogue fraternel, préparer le terrain afin que, dès la fin du conflit, les Centrafricains se mettent tous ensemble pour développer leur pays.

          Pourtant, le 19 avril, vous avez quelque peu nuancé votre approche de la situation : vous avez, en effet, tenu un langage ferme à l’endroit de tous les ennemis de la République Centrafricaine. Vous avez mis en garde tous ceux qui gesticulent avec indécence du côté de Kaga-Bandoro – exhibition insupportable pour les Centrafricains, provocation en forme de défi lancé à toute une nation !

Dans votre adresse aux forces vives de la nation, vous avez, malgré tout, persisté à promouvoir le dialogue avec les rebelles, parce que, pour vous : « le dialogue est une arme redoutable pour restaurer une paix définitive. »  

          Certes. Mais, pour dialoguer, il faut être deux. Or, jusqu’à présent, les ex-Sélékas ont opposé une fin de non-recevoir au dialogue que vous leur avez proposé. Ceux-ci vont même jusqu’à contester la légitimité que le peuple vous a confié par un vote démocratique.

 

NOUVELLE DONNE AVEC LES RUSSES ?

Pays souverain, la République Centrafricaine a parfaitement le droit de diversifier ses relations bilatérales, sans demander au préalable l’autorisation à quiconque. Sans renier non plus ses relations avec ses amis traditionnels – la France surtout.

          Il faudra dire précisément aux Centrafricains la teneur du contrat de coopération avec les Russes. Il faudra les informer sur ce qui sera demandé en retour d’une aide militaire.  Depuis l’indépendance, le pays des Bantous a été livré par ses propres enfants aux appétits des puissances étrangères.  Depuis l’indépendance, une population méprisée ne survit que grâce à l’aumône internationale, malgré les immenses richesses de son sous-sol, les essences rares de ses forêts et la diversité de sa faune.

Il ne faut plus que les dés soient pipés. Les Centrafricains doivent pouvoir reconquérir leur dignité et faire preuve de leur patriotisme.

 

CE QUIL FALLAIT FAIRE 

Enfin ! Le président Touadera s’est adressé aux forces vives de la nation avec un langage dont nous saluons la fermeté. C’est ce que nous réclamions ici depuis fort longtemps. Nous disions que le pouvoir doit prendre à témoin le peuple souverain et s’appuyer sur lui.

          Il s’agit maintenant de donner des ordres précis de reconquête du territoire aux FACAS et à la Minusca. Désormais, il faudra veiller à ce que ces entités accomplissent pleinement leur mission, contrairement à ce qu’on a vu jusqu’ici. La présence des Russes va sûrement changer le cours des choses. Si les ex-Sélékas sont si nerveux et se livrent à toutes sortes d’intimidations, c’est qu’ils ont pris la mesure du danger qui les guette. Il est à parier que les Russes ne lésineront pas sur les moyens militaires qu’ils mettront à la disposition du pouvoir centrafricain et qu’ils sauront affronter les rebelles aux côtés des Forces Armées Centrafricaines. Autant dire que, si les Russes s’engagent vraiment, les jours des bandes armées sont comptés.

          Il faudra donc qu’ils s’apprêtent à rendre compte de tous leurs crimes, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, devant la justice du pays qu’ils ont trahi.

 

      PS : nous apprenons que l’ONU demande à nouveau à Idriss Déby Itno, président du Tchad, de s’occuper de la République Centrafricaine. Le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU vient, en effet, de solliciter le concours de Déby, sans, toutefois, le définir précisément.  

C’est une hérésie. Les Casques Bleus tchadiens n’ont pas laissé de bons souvenirs aux Centrafricains, à telle enseigne que l’ONU avait même rédigé un rapport sur leurs comportements criminels – ce qui avait provoqué la fureur du président tchadien ! Il avait alors osé demander à Touadera de démentir avec lui le contenu du rapport.

Au mieux, ce que nous venons d’apprendre est une intox. Au pire, c’est une réalité. Il faudra alors que le pouvoir centrafricain dise s’il est demandeur de cette aberration.

Dans ce cas, ce serait une insulte à la mémoire des victimes de la soldatesque d’Idriss Déby.

                                                                                                                                            JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI 

(24 avril 2018)

 

Monsieur Joseph Akouissonne de Kitiki, l’auteur de l’article.

 

 

Centrafrique : Bouar, les soldats de l’armée française seraient-ils de retour bientôt ?

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Centrafrique : Bouar, les soldats français seraient-ils de retour bientôt ?

 

 

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Les militaires français patrouillent en Centrafrique. Photo Reuters.

 

 

 

Bouar, le 25 avril 2018.

Par : Gervais Lenga, CNC.

 

Arrivés à Bouar dans la Nana-Mambéré le lundi 23 avril  dernier, une vingtaine des soldats de l’armée française ont sillonné leur ancienne base militaire “Leclerc” dans la ville ce mardi matin avant de quitter les lieux. Des sources concordantes, un projet de la réhabilitation de cette base serait en cours. Les soldats français seraient-ils de retour à Bouar bientôt ?

 

Si la présence des soldats de l’armée française ce mardi 24 avril dans le camp Leclerc a été accueillie avec satisfaction par les habitants qui souhaitent depuis plusieurs années leur retour à Bouar, des rumeurs courent aussi sur une possible arrivée prochaine des soldats russes dans la ville pour une exploitation minière.

Les autorités militaires françaises, qui souhaitent depuis plusieurs années alléger leur dispositif à Boali au profit de la ville de Bouar, pourraient le faire plutôt que prévu suite à la présence des soldats russes en Centrafrique qui souhaitent, eux aussi, occuper du terrain vide laissé par la France dans le pays.

Pour la population de Bouar, le bon souvenir laissé par les soldats français dans la localité est loin d’être oublié et leur retour serait une bonne chose pour les jeunes à la recherche de l’emploi.

Les soldats russes, que personne ne connait encore leur comportement dans la région, ne font pas de l’unanimité parmi la population qui se méfie par rapport à ce qu’ils font à Béréngo où ils n’ont pas voulu consommer les produits locaux.

Entre temps, une autre rumeur circule ce mardi matin que le projet de la réhabilitation du camp Leclerc de Bouar par les Français serait l’œuvre de la coopération franco-centrafricaine pour soutenir le redéploiement sur le terrain des soldats FACA et non pour le retour des Français dans la zone.

En tout cas, on parle beaucoup ici à Bouar depuis hier de la présence des soldats de l’armée française qui ont visité le camp Leclerc et faire des nombreuses photos, mais on ignore complètement les raisons de cette visite surprise.

 

 

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Centrafrique : Des Russes au Km5 pour une assistance humanitaire

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Centrafrique : Des Russes au Km5 pour une assistance humanitaire

 

 

 

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Distribution des vivres au PK5 par des soldats russes. Credit photo : CNC Fred Krock.

 

 

Bangui, le 25 avril 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Des Russes au Km5 ? Oui ! Beaucoup sont ceux restés dubitatifs devant cette action humanitaire improvisée, puisque la présence russe au Km5 a été signalée lors des dernières opérations militaires menés conjointement par les FSI et la Minusca. Mais, cela valait la peine à en croire les témoignages recueillis sur-place au moment de la grande distribution à la Mairie du 3ème arrondissement.

300 bénéficiaires enregistrés parmi les victimes du récent regain de violences au sein du quartier musulman de Km5 ont reçu une assistance humanitaire des Russes. C’est ce mardi 24 avril 2018 et la distribution s’est faite à la mairie du 3ème arrondissement en pleine Km5.

Eugeni Kopot, l’Assistant russe du Conseiller du Président Touadera en matière de sécurité plante le décore : « Nous sommes là pour donner une assistance en vivres et non-vivres aux victimes des événements qui ont eu lieu ici au Km5 les 7 et 8 avril dernier », a-t-il déclaré. Il ajoute que « Nous avons enregistré plus de trois cent (300) personnes qui ont été victimes des récents événements de Pk5, issues des onze quartiers de la localité ».

La motivation de cette action humanitaire russe à en croire, Eugeni Kopot, c’est lorsqu’ils sont partis de l’idée que le Pk5 fait partie intégrante de la Centrafrique au même titre que les autres quartiers de Bangui. « Notre but ici, c’est la paix et on va faire de notre mieux pour atteindre ce but », a-t-il noté.

Parlant de la démarche de cette opération, un autre Russe, Dimitri Sistov indique que cela s’est fait en parfaite collaboration avec les autorités locales du 3ème arrondissement, précisément celles de Km5. « Nous avons tout d’abord rencontré Monsieur le Maire [du 3ème arrondissement] à qui nous avons demandé ce qu’on peut apporter aux victimes. C’est lui qui a fourni une liste d’articles dont des savons, du sucre, du riz, de l’huile, etc. que nous avons distribués à la population », a-t-il précisé.

A la réception des dons, un notable Boris Kolongo qui représente le Chef du quartier Issongo dans le Km5 affirme : « Je tiens à remercier tout d’abord Monsieur le Maire [du 3ème arrondissement] à travers qui les Russes ont volé aujourd’hui à notre secours. Le même remerciement va à l’endroit de la Russie qui vient à peine de s’installer dans notre pays, mais qui a eu une pensée pour nous les victimes de cette crise en nous amenant ces vivres ». Il s’est fait compléter par Mme Astou Moussa qui renchérit que « c’est un geste modeste certes, puisque la population du 3ème arrondissement est nombreuse ; mais c’est un soulagement véritable pour beaucoup de familles, surtout nous qui avons tout perdu ».

Oumarou Adamou, venu du quartier Sénégalais s’est prononcé sur la présence russe à leurs côtés : « Il n’y a que les gens qui ne comprennent pas le cadre de la coopération avec la Russie qui peuvent s’opposer à leur présence. Pour nous, il n’y a aucun problème, ils sont là comme tous les autres partenaires pour nous aider à sortir de la crise. Ils ont fait un belle démonstration avec cette aide humanitaire ».

Mahamat Adam, notable du quartier Camerounais, bénéficiaire lui-aussi, lance un appel à la prise de conscience en disant que « les conflits nous ont beaucoup rangés. Il est temps qu’on comprenne que nous avons besoin de la paix pour développer notre pays ».

Notons que le coût de ce don de vivres et non-vivres distribués au Km5 est évalué à 2000 dollars américains.

Centrafrique : affaire des 800 militaires mis à la retraite, des réunions se multiplient dans les quartiers de Bangui.

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Centrafrique : affaire des 800 militaires mis à la retraite, des réunions se multiplient dans les quartiers de Bangui.

 

 

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Bangui, le 24 avril 2018.

Par : les jeunes patriotes.

 

Admis à la retraite dans une procédure jugée conforme à la loi, quelques centaines des officiers et hommes du rang de l’armée nationale se disent piégés par le Président Touadera et son gouvernement dirigé par Simplice Mathieu Sarandji. En conséquence, des réunions se multiplient dans les quatre coins de la capitale centrafricaine entre les différends mécontents de cette décision. Qui a raison dans cette affaire ?

 

Ils sont tous au nombre de 800, selon une source gouvernementale, à quitter le rang de l’armée nationale cette année pour une retraite plus ou moins voulue.

Cependant, les intéressés, qui se disent aujourd’hui piégés par le pouvoir en place, demandent à ce que le gouvernement revienne sur sa décision de leur mise à la retraite d’office de l’armée nationale, et ils ne manquent pas de le faire savoir publiquement et dans la presse nationale, et dans des réunions publiques privées qu’ils organisent ou pas.

Des sources concordantes, certains officiers FACA admis à la retraite dans cette décision, ont manipulé d’une manière ou d’une autre, leurs compagnons d’armes dans la même situation pour exiger leur retour dans l’armée, sinon, les conséquences seraient lourdes, ont-ils annoncé lors d’une réunion qu’ils organisent hebdomadairement à Bimbo pour la cause. Ce qui est d’ailleurs dommageable pour le pays d’autant plus que le pays est encore sous la coupe des groupes armés qui ne cessent de le fragiliser.

Alors que le Chef de l’État Faustin Archange Touadera a honoré de sa présence ce jour la cérémonie d’admission à la retraite de l’armée de trois généraux travaillant dans le cabinet présidentiel et ces derniers font partie des 800 militaires misent à retraite, notamment le Général de corps d’Armée, Antoine GAMBI, chef d’État major particulier à la présidence de la République, du général de division François MOBEBOU, conseiller à la reforme du secteur de sécurité ( absent du pays pour de mission de travail à l’extérieur), et du général de brigade Guillaume LAPPO, secrétaire général au conseil supérieur de la défense nationale, certains pensent que la décision de la mise à la retraite de ces militaires serait partiale et vise essentiellement un groupe particulier. Ce Qui est faux !

Même si on pense qu’on est encore jeune pour partir à la retraite et que la loi en décide autrement, on devrait être fié de notre parcours pour donner un exemple à d’autres jeunes. L’essentiel, c’est de chercher à tourner l’ancienne page pour en ouvrir une autre dans notre vie. Mais dans notre pays, c’est tout le contraire. On fait des tapages partout parce qu’on est parti à la retraite ? Incroyable.

Pour une fois, comprenez et laissez votre pays avancer sur la voie du meilleur.

À bon entendeur, salut.

 

Les patriotes jeunes.

Centrafrique : conclusion de la première réunion du groupe international de soutien (GIS) à la RCA.

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Centrafrique : conclusion de la première réunion du groupe international de soutien (GIS) à la RCA.

 

 

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CONCLUSION DE LA RÉUNION

 

Le Groupe International de Soutien à la République Centrafricaine (GIS-RCA) a tenu le 11 avril

2018 à Bangui (RCA), à l’invitation du Gouvernement centrafricain, sa première réunion sous le Très Haut patronage de S.E.M. le Professeur Faustin Archange Touadera, Président de la République centrafricaine, en présence de S.E.M. Simplice Mathieu Sarandji, Premier Ministre, Chef du Gouvernement, de S.E.M. Smail Chergui, Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union africaine (UA), de S.E.M. Jean Pierre Lacroix, Secrétaire Général Adjoint des Nations Unies, Chargé des Opérations de maintien de la paix et de S.E.M. Adolphe Nahayo, Représentant le Secrétaire Général de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC).

  1. Ce nouveau cadre de concertation s’inscrit dans le prolongement du Groupe International de

Contact (GIC) sur la RCA et vise à poursuivre l’accompagnement des efforts de stabilisation et de reconstruction de la République centrafricaine.

  1. La cérémonie d’ouverture a été marquée par les allocutions prononcées respectivement, par

S.E.M. Smail Chergui, Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’UA, S.E.M. Adolphe Nahayo, Représentant le Secrétaire Général de la CEEAC, S.E.M. Jean Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint des Nations Unies, Chargé des Opérations de maintien de la paix, S.E. Mme Samuela Isopi, Cheffe de la délégation de l’Union Européenne, ainsi que par le discours de S.E.M. le Professeur Faustin Archange Touadera, Président de la République centrafricaine.

  1. Les travaux de la 1ère Réunion du Groupe Internationale de Soutien à la RCA ont été coprésidés

par leurs Excellences Monsieur Simplice Mathieu Sarandji, Premier Ministre, Chef du Gouvernement, Monsieur Smail Chergui, Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’UA et Monsieur Jean Pierre Lacroix, Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies.

  1. Le Groupe International de Soutien à la République centrafricaine a pris note des

communications faites, d’une part, par les représentants du Gouvernement centrafricain sur la situation politique et sécuritaire, sur l’état d’avancement du programme de Désarmement, de Démobilisation, de Réinsertion et de Rapatriement (DDRR) et du processus de Réforme du Secteur de Sécurité (RSS), sur la restauration de l’autorité de l’Etat (RESA), sur la situation humanitaire, la question des réfugiés et des déplacés internes, sur la justice et la réconciliation nationale, sur la relance économique et la mobilisation des ressources pour la mise en oeuvre du Plan de Relèvement et de Consolidation de la Paix en Centrafrique et du Cadre d’Engagement Mutuel (RCPCA-CEM), et d’autre part, par le Représentant Spécial de l’UA en RCA sur la situation du dialogue et de l’Initiative africaine.

  1. Les participants ont salué la commémoration de la deuxième année du retour à l’ordre

constitutionnel ainsi que les progrès accomplis par les autorités centrafricaines au cours de cette période, notamment par la mise en place dans les délais, des institutions républicaines prévues par la Constitution du 30 mars 2016, le fonctionnement régulier desdites institutions, le processus de restauration de l’autorité de l’Etat à travers le redéploiement en provinces de près de 50% des fonctionnaires présents avant la crise, le relèvement économique et la réhabilitation progressive des infrastructures, l’arrestation et le jugement de certains auteurs de graves violations des droits de l’homme dans le cadre de la lutte contre l’impunité, l’opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale ainsi que l’intensification des relations diplomatiques bilatérales et multilatérales.
7. Le Groupe International de Soutien a exprimé sa vive préoccupation par rapport aux tensions

persistantes dans le 3ème Arrondissement de Bangui qui ont déjà occasionné de nombreuses pertes en vies humaines et plusieurs blessés. Il a exprimé ses sincères regrets et condoléances aux familles des victimes et souhaité un prompt rétablissement aux blessés. Le Groupe apporte tout son soutien à l’opération de maintien de l’ordre et de restauration de l’autorité de l’Etat qui a pour but unique de protéger la population qui le demande, contre les éléments criminels qui l’oppriment.

  1. Le Groupe International de Soutien a aussi condamné avec fermeté, la résurgence des

violences ayant occasionné de nombreuses pertes en vie humaine et le déplacement d’environ 60 000 personnes depuis la fin du mois de décembre 2017.11a par conséquent, lancé un appel à tous les groupes armés afin qu’ils cessent les hostilités, les exactions sur les populations civiles et les attaques contre les acteurs humanitaires et les casques bleus des Nations Unies, et à s’engager résolument dans les programmes de DDRR et le processus de dialogue de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en RCA. Il rappelle aux auteurs de graves violations du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire que par leurs actes, ils engagent leur responsabilité personnelle et en répondront devant les juridictions nationales ou internationales.

  1. Le Groupe a également noté avec une forte préoccupation, les défis humanitaires auxquels le

Gouvernement est régulièrement confronté et l’a encouragé à poursuivre ses efforts, pour faciliter le travail des humanitaires et permettre le retour volontaire des personnes déplacées internes et des réfugiés, ainsi que pour la promotion du dialogue et de la réconciliation nationale, en saluant la formation du dernier Gouvernement d’ouverture et représentatif de la diversité sociologique nationale avec la participation des principaux acteurs de la vie politique centrafricaine.

  1. Le Groupe a salué les efforts du Gouvernement pour restaurer l’autorité de l’Etat sur

l’ensemble du territoire et a souligné le besoin de considérer le déploiement des services sociaux de base en provinces, comme une priorité et un dividende majeur de la paix pour la population. Il a exhorté tous les partenaires de la RCA, à accompagner le processus de restauration de l’autorité de l’Etat.

  1. Les participants ont salué les avancées enregistrées dans le cadre de la Réforme du Secteur de

la Sécurité et réaffirment leur plein soutien au gouvernement centrafricain autant dans la continuité de la Réforme du Secteur de la Sécurité (RSS) que dans la mise en oeuvre du projet pilote de DDRR lancé le 30 août 2017 et ont appelé à l’accélération de l’exécution du Programme National de Désarmement, de Démobilisation, de Réinsertion et de Rapatriement (PNDDRR). Le Groupe encourage les autorités centrafricaines continuer leur processus d’inclusion et de meilleure représentation des diversités régionales dans les forces nationales de sécurité.

  1. Ils ont salué les efforts importants de l’Union Européenne au travers de la mission de formation

—EUTM- pour la restructuration des forces centrafricaines de défense nationale et de sécurité intérieure, progressivement déployées sur le territoire et impliquées dans les opérations conjointes avec la MINUSCA.
13. Les participants ont en outre félicité l’Union Européenne, les Pays Amis, Institutions et

Organisations qui apportent un soutien à l’opérationnalisation de la Cour Pénale Spéciale et encouragent toute la Communauté internationale à se mobiliser pour un soutien actif au fonctionnement de cette institution de lutte contre l’impunité, de même que pour l’appui au relèvement du système judiciaire centrafricain et aux autres mécanismes de justice transitionnelle.

  1. Le Groupe a félicité le Gouvernement pour l’adoption du Plan national de relèvement et de

consolidation de la paix (RCPCA) couvrant la période 2017-2021 et du Cadre d’Engagement Mutuel (CEM-RCA). Les participants ont appelé le Gouvernement à accélérer la mise en oeuvre du RCPCA. Ils ont surtout insisté sur l’élaboration et la mise en oeuvre des   réformes sectorielles, notamment celles qui sont relatives à une amélioration de la fiscalité, un plan d’investissement vigoureux pour soutenir la reconstruction, et une plus grande implication du secteur privé Ils ont en outre, exhorté les partenaires bilatéraux et multilatéraux à annuler les dettes extérieures de la RCA, comme un geste de soutien au relèvement économique du pays.

  1. Les participants se sont félicités de l’état de mise en oeuvre de l’Initiative Africaine et ont salué

la coopération étroite et effective entre l’Union africaine, la CEEAC, les Nations Unies, l’Union européenne et tous les partenaires régionaux et internationaux. Ils ont en outre lancé un appel aux groupes armés à cesser la violence, à s’engager sur les voies de la paix proposée par l’Initiative africaine et à coopérer avec le Panel durant tout le processus en vue de sortir de la crise par une voie pacifique. Ils ont aussi encouragé la réactivation de préférence, avant la prochaine saison de la transhumance, des Commissions mixtes entre la République centrafricaine, le Cameroun, le Tchad et le Soudan, afin d’adresser les questions d’insécurité à caractère régional. A cet égard, ils ont pris note de l’annonce de la tenue imminente de la Commission mixte Cameroun-RCA.

  1. Le Groupe International de Soutien a spécialement salué l’action de la MINUSCA tendant à

réduire l’influence et la présence des groupes armés, à protéger les populations civiles, à lutter contre l’impunité et à soutenir le processus de dialogue national.

  1. Les participants ont exprimé leurs sincères remerciements au Président de la République

centrafricaine, S.E.M. le Professeur Faustin Archange Touadéra, au Gouvernement et au Peuple centrafricains, pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité qui leur ont été réservés. Ils ont en outre félicité les autorités centrafricaines, les Nations Unies, l’UA et la CEEAC pour l’excellente organisation de la toute 1’ réunion du Groupe International de Soutien à la République centrafricaine.

  1. Les participants ont convenu de fixer ultérieurement après consultations, la date et le lieu de

la prochaine réunion.