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Centrafrique: sortie officielle de 154 Soldats FACA recyclés par les Russes à Berengo

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Centrafrique: sortie officielle de 154 Soldats FACA recyclés par les Russes à Berengo

 

 

Une fois de plus, la ville de Berengo sur la route de Mbaïki a abrité hier 17 septembre 2018, la cérémonie de sorite officielle de 154 soldats des Forces Armées Centrafricaines (FACA). C’est une unité de 3ème Bataillon d’Infanterie Territorial (BIT3) qui a terminé la séance de recyclage sanctionnée par un certificat.

Les soldats FACA continuent de renforcer leurs capacités opérationnelles auprès des instructeurs russes qui appuient la montée en puissance de l’armée nationale. Après la sortie des trois précédentes vagues de recyclage des éléments des FACA, une sortie a vu le jour hier à Berengo. C’était une autre unité de 154 soldats de BIT3 qui a terminé la phase de recyclage.

Ce chiffre vient rehausser l’effectif à 1154 soldats FACA recyclés par les instructeurs russes à Berengo. Ce programme témoigne l’efficacité de la coopération bilatérale entre la Centrafrique et la Russie. C’est ce qu’a fait savoir l’ambassadeur de la Russe en Centrafrique.

« C’est déjà pour la 4ème fois que nous nous retrouvons ici au camp Berengo pour voir le résultat et apprécier les instructeurs russes à l’issue d’une étape passée de la formation des FACA. Cela démontre à suffisance l’efficacité de travail des instructeurs russes et l’engagement de la Fédération de la Russie de contribuer au processus de la réforme des forces de défense et de sécurité intérieure centrafricaines. La Fédération de Russie et la République centrafricaine ont une longue histoire de la coopération bilatérale qui est aujourd’hui au beau fixe », a déclaré le diplomate russe, Sergei Labano, qui a estimé que le développement de la Centrafrique est impossible sans la garantie de la paix, de la stabilité et de la sécurité.

La cérémonie de sortie de 154 éléments des FACA a eu lieu en présence du président centrafricain, Faustin Archange Touadera, du premier ministre en compagnie des membres du gouvernement dont la ministre de la défense nationale et de la structuration de l’armée, Marie-Noëlle Koyara, ainsi que du corps diplomatique et chefs des agences des Nations Unies.

Dans son mot de circonstance, Zéphirin Mamadou, Chef d’état-major des FACA, a exprimé une satisfaction pour le travail abattu.

« Nos militaires de toute catégorie confondue ont reçu une formation dont la qualité n’est pas à démontrer à savoir les cadres officiers, sous-officiers et militaires du rang de nos formes armées. En effet, il n’est pas superflu d’affirmer que la formation et l’entrainement continus de nos forces se poursuivre afin de renforcer leur capacité dans tous les domaines professionnels. Et cela permet éventuellement à notre armée de mieux remplir les objectifs de notre stratégie de défense qui passe par la reconstruction de notre armée », a fait savoir le CEMA.

La dernière sortie des FACA formés par les Russes à Berengo remonte en aout dernier en attendant une autre sorite dans les prochains mois. La formation des FACA en maniement d’armes russes est axée sur la tactique de combat, le secourisme, et l’adaptation aux armes fournies gracieusement par la Russie. Ce recyclage corrobore la continuité de la formation des FACA par la mission européenne d’entrainement en Centrafrique (EUTM-RCA).

 

Par : Éric Ngaba, CNC.

Centrafrique : la rupture touaderanienne a l’épreuve de la gestion du pouvoir

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Centrafrique : la rupture touaderanienne a l’épreuve de la gestion du pouvoir

 

 

 

Même si les dirigeants centrafricains n’ont pas habitué à laisser leurs mémoires écrites lorsqu’ils quittent le pouvoir, leurs compatriotes n’ont pas, par contre, la mémoire courte. Quel Centrafricain a aujourd’hui oublié le discours d’investiture du Président Faustin Archange TOUADERA lors de son intronisation comme président de la République au stade 20 mille places le 30 mars 2016 ? Le nouveau locataire du Palais de la Renaissance s’était alors engagé, devant la nation entière, avec un visage fermé, grave et triomphant, à pratiquer une politique de rupture, de lutte contre l’impunité et contre toutes les mauvaises pratiques.

Après 2 ans et 6 mois de gestion du pouvoir, et à 2 ans et 6 mois de la fin son mandat, le voilà confronté à la réalité de la gestion du pouvoir d’État.

Que constate-t-on ?

Face aux promesses et réalités, le Président Faustin Archange TOUADERA, aujourd’hui appelé par ses intimes TOUADERAKOV, s’est révélé plutôt un CONSERVATEUR de l’espèce qu’on a toujours connu en Centrafrique. Plusieurs choses peuvent prouver cela.

Pourquoi avait-il prôné la rupture?

Il avait crié haut et fort « rupture avec le passé » parce qu’au moment où il dirigeait le gouvernement de Bozizé, il était sous-traité et malmené par certains ministres puissants et parents à son maître Bozizé. Il ne pouvait limoger et/ou sanctionner des pratiques malsaines de certains de ses ministres et d’autres cadres de l’État nommés directement par Bozizé. Il gérait le réseau des jeunes qui diffusait les messages de haine contre la France.

Lors de son intronisation en mars 2016, il croyait pouvoir y mettre fin. Peine perdue. Aujourd’hui au pouvoir, ces mêmes pratiques demeurent et s’intensifient sous son consentement tacite. Comment un Président peut prôner la rupture :

  1. S’il nomme des membres des groupes armés au gouvernement alors qu’il avait juré de respecter la loi fondamentale ?
  2. S’il n’arrive pas à prendre la décision de nommer un remplaçant du ministre de l’Administration du Territoire ? Le général WANZET ne peut continuer à assurer l’intérim d’un aussi important Département ministériel. Un intérim n’est-il pas limité dans le temps ?
  3. S’il n’arrive pas limoger son ministre des Affaires étrangères qui s’est livrées dans la vente des passeports diplomatiques et en sus, lui tient ostensiblement tête, lui et Simplice Mathieu Sarandji alias SMS et qui ne se cache pas de les narguer et de les traiter d’incompétents ?
  4. S’il n’a pas le courage de sanctionner les auteurs des scandales politiques au sommet de l’État. Personne n’a oublié l’affaire de la sexta du ministre MBOLI FATRANE qui avait défrayé la chronique et choqué les Centrafricains. Non seulement il n’a pas été blâmé, mais a même malheureusement été reconduit à ses fonctions lors du dernier remaniement par TOUADERA et SMS au grand dam de l’opinion choquée. Personne n’a oublié encore l’affaire des gémissements sexuels dans le bureau du ministre Maxime KAZAGUI, lesquels roucoulements avaient indisposé les collaboratrices dont les bureaux jouxtent ceux du ministre. Le ministre est toujours en fonction. En plus des scandales sexuels, d’autres sont venus s’ajouter : le scandale des détournements financiers du ministre des Transports Théodore JOUSSO avec la bénédiction et complicité de SMS ; les pots-de-vin souvent versés au Directeur de Cabinet Firmin NGREBADA et à d’autres membres du gouvernement ; la pratique mafieuse qu’il entretient avec son conseil personnel MAHAMAT jusqu’à son arrestation au Cameroun avec un important stock de pierres précieuses.
  5. S’il en été coupable d’une pratique digne de Poutine en envoyant un de ses barbouzes Kokaté enregistrer son ancien challenger Anicet Georges Dologuélé ?
  6. S’il laisse faire et encourager ses griots tels que Didatien Kossimatchi à s’attaquer, injurier voire accuser sans fondement les hommes politiques ?
  7. S’il fait tout pour obstruer les enquêtes visant son proche tel que Sani Yalo dans l’affaire de son coup d’État manqué en Guinée Équatoriale;
  8. S’il use de son pouvoir pour freiner des quatre fers la procédure des biens mal acquis lancée en son encontre depuis 2014 ?
  9. S’il n’arrive pas se séparer de son Simplice Mathieu Sarandji qui pourtant est grandement impopulaire et détesté dans le pays, mais qui est prêt à tout pour manœuvrer et rester 5 ans à la Primature comme si cette fonction était devenue un mandat présidentiel ou législatif ?
  10. S’il n’arrive pas coopérer dans l’enquête relative à l’assassinat des 3 journalistes russes à Sibut et surtout de donner instruction fermes à son ministre de la Justice à tout faire pour brouiller la piste ?
  11. S’il n’arrive pas s’émanciper du clan des 0% pour faire confiance à d’autres fils du pays capables de travailler pour le pays sans calcul.

On se rend compte aujourd’hui que la rupture dont parlait TOUADERA, c’était uniquement la rupture avec la France pour se jeter dans les bras des Russes. La suite est connue. Des mercenaires de la société Wagner envahissent progressivement le pays jusqu’à occuper de force, la demeure familiale de l’Empereur Bokassa à Béréngo. En 8 moins de présence sur le territoire, ils ont pris le contrôle de l’ensemble des zones diamantifères et forestières du pays. Même celles sous contrôles des rebelles, ils y sont. Ensemble avec eux, ils exploitent; ils leur paient des taxes. En huit mois de présence, ils ont exécuté froidement leurs frères russes venus enquêter sur leurs faits et gestes dans le pays.

Quand on regarde tous ces exemples non exhaustifs, on voit que TOUADERA n’est pas l’homme de la rupture. Celle-ci est compromise par des scandales politiques, sexuels et financiers au sommet de l’État qu’il n’arrive pas à sanctionner. Rien n’a attendre de la part du peuple.

Vivement fin 2020 pour le premier tour des élections générales, le premier tour de la dernière présidentielle s’étant tenue en décembre 2015. C’est vrai que TOUADERA est à 2 ans et six mois de la fin de son mandat. Mais vu que les candidats seront en précampagne dès janvier 2020, il ne reste en réalité à TOUADERA que 1 an et six mois pour pratiquer sa rupture et espérer obtenir de nouveau la confiance du peuple déjà impatient et dans l’attente d’en découdre.

Ce ne sont pas les pirates informatiques russes déjà mobilisés qui voleront la victoire annoncée du peuple contre un Président complice de l’impunité au sommet de l’État, protecteurs de son clan, de ses amis même les plus véreux, des repris de justice qu’il maintient dans les hautes fonctions.

 

Gisèle Moloma

Copyright2018CNC.

Centrafrique : rencontre des chefs rebelles au Soudan, la coalition Siriri communique.

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Centrafrique : rencontre des chefs rebelles au Soudan, la coalition Siriri communique.

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE No.00023/CR/17/09/18, CENTRAFRIQUE :

La COALITION SIRIRI constate et propose

 

Rappelons, pour l’histoire, que la COALITION SIRIRI est l’émanation d’une Coalition Large du peuple Centrafricain sans aucune forme de discrimination basée, notamment sur l’âge, le sexe, les origines territoriales, les croyances religieuses ou autres. Nous sommes des Citoyens centrafricains mobilisés pour l’instauration définitive de la PAIX ET LA JUSTICE, l’affirmation de la Cohésion Sociale, l’assurance de l’Unité nationale et la promotion vigoureuse de la Réconciliation Nationale afin de bâtir ensemble notre pays, la République Centrafricaine (RCA).

La COALITION SIRIRI veut traduire ici la déception profonde du peuple centrafricain devant l’échec colossal du Président Touadéra, auxquels il avait cru de bonne foi, et son administration pour assurer la sécurité des citoyens et de leurs biens et propriétés depuis le 30 mars 2016.

Quand les 85 % du territoire national échappent au contrôle de l’État, le peuple centrafricain est en droit de parler de non État sous ce règne honteux de Touadéra qui, visiblement, le laisse en insécurité et à la merci des groupes armés, les Anti-Balaka et les Ex-Séléka, incontrôlables et sans objectif, ce qui éloigne davantage le peuple de la PAIX voulue.

Par ailleurs, quand le peuple sait que le régime de Touadéra et les Chefs autoproclamés des cinq groupes armés brutaux et prédateurs et leurs acolytes, sans cause réelle sur le terrain, font équipe et se partager les postes ministériels et autres pour leurs intérêts pécuniaires et sectaires, il peut affirmer sans risque d’être contredit que la sécurité sur l’étendue de la République Centrafricaine est le dernier des soucis des dirigeants actuels du pays.

En effet, les ministres suivants issus des rangs de ces groupes armés brillent dans leur médiocrité dans les domaines qu’ils occupent au sein du gouvernement Sarandji du régime Touadéra:

    1. Ministre du Développement de l’Énergie et des ressources hydrauliques : M. Gontran Djono Ahaba; RPRC. (Gl. Damane);
    2. Ministre des Eaux, forêts, chasse et pêche : M. Lambert Moukove-Lissane; FPRC. (Gl. Nourradine Adam);
  • Ministre de la Modernisation de l’Administration et de l’Innovation du Service Public : M. Nabla Haroune, FPRC. (Gl. Nourradine Adam);

 

  1. Ministre de l’Élevage et de la santé animale : M. Yérima Youssoufa Mandjo; UPC. (Gl. Ali Darassa);
  2. Ministre des Travaux publics et de l’entretien routier : M. Ahamed Senoussi ; FPRC-CNDS (GL. Abdoulaye Hissein);
  3. Ministre chargé du Secrétariat général du gouvernement : M. Jean-Alexandre Dedet ; Anti-Balaka, aile (Gl. Mokom);
  4. Ministre des Arts, de la culture et du tourisme : M. Jacob Mokpem Bionli, Anti-Balaka aile (Patrice-Édouard Ngaissona);
  5. EX-Ministre conseiller à la Présidence: Gl. Mahamat Ousman, MPC, (Gl. Al-khatime);
  6. Ministre Conseiller à la Primature: M. Atteib Yakoub, MPC, (Gl. AL-Khatime);
  7. Ministre Conseiller à la Primature : M. Abdoulaye Moussa, FPRC. (Gl, Nourradine Adam);
  8. Conseiller Spécial à la Primature : M. Abel Balenguélé, MPC, (Gl. AL-Khatime);
  9. Conseiller Spécial à la Présidence : M. Hassane Bouba, UPC, (Gl. Ali Darassa).

Tout récemment, à la demande de ces cinq groupes qui ne cessent d’humilier et de déstabiliser les citoyens, se sont réunis à Khartoum (Soudan), sous l’œil bienveillant de leur allié Touadéra, pour négocier avec les agents Russes, dont on ignore totalement le caractère officiel, la libre circulation des gens et équipements de toute sorte, notamment militaires, sur le territoire centrafricain. Ils ont créé une plate-forme baptisée Rassemblement Centrafricain (RCA).

La COALITION SIRIRI réitère son engagement pour la restauration définitive de la PAIX et de la SÉCURITÉ au pays et, de ce fait, salue l’initiative du panel de l’Union Africaine, sous les auspices de son Conseil Paix et Sécurité. Cependant, la COALITION SIRIRI constate que, de par sa déclaration du mois de mars 2018, le patron de la MUNISCA préconise l’usage de la force brute au détriment du dialogue entre Centrafricains et les encouragements de leurs amis.

La COALITION SIRIRI et le peuple centrafricain constatent combien dégradant sont ces initiatives qui dépouillent le peuple centrafricain de ses responsabilités. Pour la COALITION SIRIRI, la question de la PAIX au pays est l’affaire du peuple Centrafricains et elle œuvre sans relâche pour cette cause.

La COALITION SIRIRI repropose la tenue d’une grande Conférence inclusive entre Centrafricains pour la PAIX ET LA JUSTICE, en République Centrafricaine même, en dehors de la capitale nationale de préférence, tout en sollicitant avis et conseils des pays amis et/ou voisins ainsi que ceux des organismes réputés dans le domaine de résolution des conflits dans notre pays, la RCA.

Le peuple Centrafricain plein d’espérance a, non seulement, atteint un niveau de Colère tel qu’il doive faire que ce qui ne doit pas être ne soit pas, comme l’INJUSTICE, l’INSÉCURITÉ, l’exclusion, la haine, la corruption, les viols, les pillages, la destruction des lieux de cultes, la démolition barbare des habitations privées, les razzias, les massacres de masse, la pauvreté, etc. mais, il est surtout armé d’un Courage sans nom pour faire que ce qui doit être le soit, notamment la JUSTICE et PAIX, les Logements décents, le retour assisté des réfugiés au pays, les Infrastructures incluant les Routes, les Chemins de fer, les Ponts, les Hôpitaux, les Aéroports, les Écoles et les Universités, l’Eau potable, l’Électricité, l’Industrialisation du pays, bref, la prospérité pour les Citoyens de la République Centrafricaine.

La COALITION SIRIRI dit ceci: osons la PAIX DURABLE, peuple Centrafricain.

 

 

Fait le 17 aout 2018

  1. Abdoulaye Hassan GANDI

Coordonnateur en charge de la promotion de la PAIX

COALITION SIRIRI

Mail: victoir16@hotmail.com

Site web: www.cosiriri.net

Rwanda : Paul Kagame libère Victoire Ingabire

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Rwanda : Paul Kagame libère Victoire Ingabire

 

 

 

Le chef de lEtat Rwandais a amnistié l’opposante et en compagnie de plus de 2000 détenus samedi à Kigali.

L’opposante Victoire Ingabire est libre depuis samedi. Elle est sortie du pénitencier de Mageragere à Kigali où elle était détenue depuis 2010 en compagnie de plus de 2000 prisonniers. Victoire Ingabire a été libéré par le président Paul Kagame à la suite d’une amnistie générale

A sa sortie de prison, l’ex-militante du parti des Forces démocratiques unifiées (FDU-Inkingi), a remercié le chef de l’Etat. Victoire Ingabire a été condamné en 2010 après avoir présenté sa candidature à la présidentielle de la même année.

La justice rwandaise l’a condamné à 15 ans de prison en 2013 pour « pour conspiration contre les autorités par le terrorisme et la guerre et minimisation du génocide de 1994 ».

Victoire Ingabire est une hutu économiste de formation qui a passé plus de 17 ans hors du Rwanda. Elle était d’ailleurs absente du pays au moment du génocide.

Mais pour avoir demandé exigé la condamnation des auteurs des crimes contre les Hutu, les autorités de Kigali l’ont accusée de nier la réalité du génocide et l’ont condamné.

 

Par : N. Mballa, CNC

RDC : Condamné à 12 mois de prison, Jean Pierre Bemba reste en liberté

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RDC : Condamné à 12 mois de prison, Jean Pierre Bemba reste en liberté

 

 

 

La cour pénale internationale a rendu son verdict aujourdhui sur laffaire « de subornation des témoins ». En plus de cette condamnation, l’ex-vice-président devrait payer une amende de 300.000 euros. Mais il ne retourna pas en prison en raison du nombre d’années passées à la CPI.

La chambre d’appel de la cour pénale internationale a confirmé aujourd’hui la condamnation de Jean Pierre Bemba à douze mois de prison. L’ex-vice président a aussi été condamné à  verser une amende de 300000 euros.

Mais Jean Pierre Bemba ne retournera pas en prison en raison de ses années passées en détention à la CPI. Ces années couvrent les douze mois que vient de lui infliger la CPI.

Toutefois, les choses se complices pour lui sur le plan politique. Jean Pierre Bemba dont la candidature a été invalidée par la cour constitutionnelle espérait un acquittement pour rebondir au devant de la scène politique congolaise.

Des sources proches du sérail congolais expliquent que le maintient en liberté de Jean Pierre Bemba est du aux pressions américaines sur la CPI.

Souvenons-nous qu’il y a une semaine, les Etats-Unis ont menacé de sanctionner les juges de la CPI si jamais ils engageaient des poursuites à l’encontre de leurs ressortissants, d’Israël et des alliés.

A la suite de la sortie américaine, le gouvernement congolais a menacé de se retirer de la Cpi. Kinshasa estime aussi que les menaces américaines visent à  annuler la condamnation de la CPI. Ceci pourrait donc expliquer le non retour de Bemba en prison malgré sa condamnation.

……………

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : 22 combattants de l’UPC arrêtés par les FPRC au bord du fleuve La Kotto.

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Centrafrique : 22 combattants de l’UPC arrêtés par les FPRC au bord du fleuve La Kotto.

 

 

Recrutés par les responsables d’un parc safari situé à Bakouma, environ 22 combattants rebelles de l’UPC ont été arrêtés ce samedi 15 septembre vers 18 heures par leurs compagnons d’armes du FPRC au bord du fleuve La Kotto .

 

Selon nos informations, un français, dénommé Éric, propriétaire et pisteur d’un parc-safari situé dans le Mbomou au sud-est de la RCA, s’inquiète de l’insécurité qui menace sa zone à Chinko.

Avec l’un de ses collaborateurs qui est lui aussi un expatrié français, ils ont décidé de recruter des combattants rebelles pour la protection de ladite zone. Ainsi, leur choix s’est porté exclusivement sur les rebelles de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) dirigée par Ali Darassa.

Alors que les nouvelles recrues s’apprêtaient à traverser le fleuve La Kotto ce samedi 15 septembre vers 18 heures locales pour rejoindre leur lieu d’affectation vers le Mbomou au sud-est de la RCA, des dizaines des rebelles du FPRC ont fait leur apparition sur le lieu et contestent vigoureusement le départ de leurs collègues de l’UPC et arrêtent immédiatement ces derniers.

 

Que s’est-il passé exactement ?

 

Selon le commandant de région du FPRC Damboucha Hissen, il n’y a aucune raison qu’on recrute exclusivement les Peuls de l’UPC alors que ceux du FPRC doivent aussi y participer si c’est une mission.

Du côté des recruteurs, monsieur Éric, qui est l’un d’eux, explique pour sa part que dans cette zone il n’y a que des Peuls de ‘UPC, c’est pourquoi on voudrait aller seulement avec des Peuls. « Car seul un Juif peut tromper un Juif » explique-t-il.

Sur ce, aucun élément rebelle de l’UPC n’a fait le déplacement pour le Mbomou.

Les recruteurs quant à eux, ont rebroussé chemin en prenant l’avion pour Bangui.

 

Bria, Moïse Banafio pour CNC.

Copyright2018CNC.

 

 

ALERTE ROUGE : Le site de TÉLÉCEL-CENTRAFRIQUE de N’délé en face de l’hôpital risque de commettre des énormes dégâts matériels et humains.

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ALERTE ROUGE : Le site de TÉLÉCEL-CENTRAFRIQUE de N’délé en face de l’hôpital risque de commettre des énormes dégâts matériels et humains.

        

 

Soit disant bêtons des pilonnes se dégradent tous les jours due au mélange non-conventionnel du ciment et du sable.

           Que pensez- vous de l’ingénieur camerounais qui fut Chef des travaux de ce site ?

           Imaginons les conséquences d’un pilonne de quarante mètre de haut s’écroule.

             Quel serait le sort de l’hôpital qui est en face, de la mosquée et les maisons d’habitation aux alentours ?

               Quel serait le sort des habitants(les médecins, les patients, les piétons,..) du périmètre de ce site ? Plus grave encore le sort des bébés et des mamans voire leurs employés.

               Dorénavant, le mur de derrière s’est effondré et aurait cassé la maison voisine à ce site, heureusement le propriétaire célibataire sans enfant a passé la nuit à la place mortuaire. Qu’il n’oublie jamais Dieu. Portion du mur écroulée non reconstruite jusqu’aujourd’hui.

                 Une équipe mobile de Telecel est venue récemment à N’dele et avait bien constaté l’état du site et le Directeur Opérationnel était bien informé et aurait reçu un devis d’une entreprise locale ne réagissant pas et peut-être plus jamais. Seul le Directeur opérationnel connait la raison de son silence.

                 TELECEL, sachez que la justice existe dans ce pays. Le peuple de N’dele sait que vous aviez choisi un superbe ingénieur de renommé international qui devrait construire un édifice durable et sécurisant hélas, mélangé du sable et du ciment pour façonner un béton armé de ce pilonne ne reflète pas les qualités d’un professionnel.

               Centrafricains et Centrafricaines, quand allons-nous prendre conscience ?

         Telecel, Telecel, Telecel Centrafrique évitons les pertes humaines et matérielles surtout des bébés et des mamans.

         Et n’oubliez jamais que la ville de N’dele fait partit intégrante de la RCA et cette dernière est Une et indivisible…

                                             Que DIEU intervienne. Evitons le pire…

                                             A bon entendeur salut.

 

Par : Un lecteur du CNC à Ndele..

Brésil : Teodorin Obiang pris en possession d’une forte somme d’argent

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Brésil : Teodorin Obiang pris en possession dune forte somme d’argent

 

 

 

Une délégation conduite par le vice président Equato-Guinéen a été appréhendé hier à l’aéroport de Viracapos, près de Sao Paulo en possession dune forte somme dargent en espèce et de bijoux de grandes valeurs.

Près de 1,5 millions de dollars en espèces dans une valise et des bijoux d’une valeur de 15 millions dans une autre appartenant à la délégation conduite par le vice-président Equato-Guinéen Téodorin Obiang Nguema.  Ont été saisi hier soir à l’aéroport Viracapos par la douane brésilienne.

Les médias locaux font savoir qu’après la saisine de ces biens, les 11 personnes qui composaient cette délégation ont été entendues par la police fédérale du Brésil. Sauf le vice-président en raison de son immunité diplomatique.Au Brésil, la loi interdit tout accès sur le territoire brésilien ayant en sa possession une somme supérieur à 10.000 réais, soit environ 2400 dollars.

Une source diplomatique du côté Equato-Guinéen citée par un journal brésilien fait savoir que l’argent en question appartenait bel et bien au vice-président Teodorin Obiang. Mais qu’il était venu au Brésil suivre un traitement médical et que cet argent devait lui permettre de payer ces soins médicaux.

S’agissant des bijoux, la même source précise qu’elles sont à « usage personnel » du numéro 2 Equato-guinéen puisque ces bijoux sont constitués de montre de luxe et bracelets renferme les initiales de Teodorin Obiang.

Ces faits surviennent presqu’un an après la condamnation du fils du président de la Guinée Equatoriale, Teodorin Obiang  par la justice française dans une affaire de « bien mal acquis ».

Le tribunal correctionnel de Paris avait infligé une peine de trois ans de prison avec sursis et 30 millions d’euros d’amende au vice-président Equato-Guinéen le 27 octobre 2017.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : Organisation d’un séminaire de communication avec le Ministère de la Défense et l’EUTM-RCA

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Centrafrique : Organisation d’un séminaire de communication avec le Ministère de la Défense et l’EUTM-RCA  

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

EUTM RCA 2018

Mission d’entrainement de l’union européenne

Cellule

communication                  

Bangui, le 14 septembre 2018

 

12 militaires des forces armées centrafricaines (FACA) du ministère de la défense (MINDEF) et de l’État-Major des armées (EMA), ont participé à un séminaire de communication organisé par le Ministère de la Défense et l’EUTM-RCA, du 12 au 14 septembre 2018.

 

 

A l’ère où la communication est un outil indispensable pour toute institution ou organisation, notamment pour les FACA, avec le redéploiement progressif, le recrutement, l’entrainement opérationnel, et la formation, les 12 militaires de l’armée centrafricaine ont participé durant trois jours à différents cours permettant de consolider leurs connaissances et savoir-faire techniques.

Avant de s’investir pleinement dans les ateliers de communication, le séminaire a débuté par la relecture et l’analyse approfondie des plans de communication du MINDEF et de l’EMA, base indispensable avant tout aspect technique. L’ensemble des stagiaires a ensuite travaillé individuellement et en groupe sur des ateliers tels que : Écrire une brève, gestion des réseaux sociaux, montage de reportages photos et vidéos, etc… Le dernier jour, le porte-parole de la Minusca, Vladimir MONTEIRO et le journaliste du journal Le Tambourin, Georges OUAPURE, ont apporté leurs connaissances avec pragmatisme et qualité pour le plaisir de tous.

Une cérémonie de clôture a eu lieu le vendredi 14 septembre en présence du général MAIO, commandant l’EUTM-RCA, et le général DOLLE-WAYA, inspecteur général des FACA. Les généraux ont souligné l’importance des hommes et des femmes qui constituent le centre de gravité de l’armée centrafricaine, et l’importance d’avoir une réelle stratégie de communication renforcée au niveau de la sécurité et de la défense. Chacun des généraux a remis aux stagiaires les attestations de participation au séminaire de communication.

L’objectif de l’EUTM-RCA est d’appuyer l’armée centrafricaine dans la gestion de son institution et de construire les capacités nécessaires pour que la Centrafrique bénéficie d’une armée républicaine, moderne, efficace, inclusive et démocratiquement responsable. Pour ce faire, l’EUTM-RCA contribue à la restructuration du secteur de la Défense dans trois domaines : conseil stratégique, entrainement opérationnel et formation.

NA BUGBINGO ÔKÔ, I YEKE NGANGOU AKO     PLUS FORT ENSEMBLE
STRONGER TOGETHER

Centrafrique : une vingtaine des morts dans un accident à Bangui

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Centrafrique : une vingtaine des morts dans un accident à Bangui

 

Écrasées par un camion lourd, environ 20 personnes auraient péri ce dimanche 16 septembre au quartier Miskine dans le 5e arrondissement de Bangui.

  

Pour beaucoup des Banguissois, cela s’apparente à un cauchemar ou la fin du monde annoncé par la bible. En cause, l’accident de circulation impliquant un camion lourd en provenance des villes de province et rempli des troupeaux de bœufs.

Selon les premiers éléments de l’enquête de la gendarmerie, le camion, qui prenait la direction du PK5 sur l’avenue Koudoukou, s’est retrouvé subitement priver de l’un de ses pneus juste à quelques mettres du croisement de Miskine et Benz-vi.

Dans la foulée, le chauffeur du camion perd le contrôle de son véhicule et celui-ci commence immédiatement à écraser tout ce qu’il retrouve sur son passage.

En commençant par les buvettes jusqu’aux kiosques, en passant par les motos mal stationnées aux abords de l’avenue Koudoukou, le camion fontaume écrase tout.

Cependant, ceux qui se trouvent malheureusement sur la ligne du camion sont aussi tués sur-le-champ.

Déployées sur place, les forces de sécurité intérieure (FSI) ont du mal à sécuriser le lieu de l’accident en raison d’une foule incroyable d’environ 5000 personnes du secteur qui tentent malheureusement à se venger pour certains, alors que les autres veulent voler les marchandises qui sont encore dans le camion.

Le ministre de l’Intérieur le général Wanzet Linguissara , qui est aussi présent, tente de faire de son mieux avec ses éléments pour faire dégager les personnes qui  se trouvent encore sous le camion bélier.

Rappelons que normalement, tout véhicule transportant des troupeaux en provenance des villes de province doit être escorté par la brigade de la gendarmerie territoriale du Begoua jusqu’à l’abattoir (SGA). Mais avec un camion rempli des bœufs circulant en plein centre-ville, c’est un danger permanent pour la population.

Affaire à suivre.

 

Bangui, Anselme Mbatta pour CNC.

Copyright2018.

 

Togo : les Étudiants centrafricains s’organisent.

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Togo : les Étudiants centrafricains s’organisent.

 

 

Étudier à l’étranger ce n’est pas une tâche facile, surtout qu’on est loin de nos proches. Avec la pression des cours et les conditions de vie dans lesquelles on se retrouve à l’étranger, beaucoup sont contraints de lâcher prise et tombent dans la dépression pour les uns, et l’abandon pour les autres.

Pour remédier en partie à ces problèmes, les Étudiants centrafricains vivant au Togo tentent de s’organiser chaque week-end dans l’espoir de faire baisser le stress.

Pour ce week-end :

 

 

Au programme de samedi 15/09/18, nous avons:

 

 

A- le concours dénommé “GÉNIE CENTRAFRICAIN”

  • présentation de la préfecture tirée au sort.
  • culture générale
  • danse traditionnelle
  • Gastronomie

 

B- Le programme de 16/09/18 est strictement réservé pour l’excursion qui aura lieu sur le site touristique d’esclavagiste à AGBODRAFRO.

 

 

CENTRAFRIQUE : QUE SE SONT DIT LES RUSSES ET LES GROUPES POLITICO-MILITAIRES A KHARTOUM ?

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CENTRAFRIQUE : QUE SE SONT DIT LES RUSSES ET LES GROUPES POLITICO-MILITAIRES A KHARTOUM ?

 

 

 

RUMEUR OU INTOX ?

          Que penser de l’effarante information qui circule sur le web depuis quelques jours :  ? « Nous sommes des mercenaires, vous aussi. Nous nous battons pour la même cause : gagner de l’argent. Nous en avons assez donné à Touadera et à son équipe, il est grand temps que nous commencions à travailler pour récupérer ce que nous avons donné de l’autre côté. Alors, prenez votre part et laissez-nous avoir accès aux zones minières qui nous ont été concédées. »

          Ce deal indécent aurait été proposé par les Russes  aux groupes politico-militaires réunis à Khartoum. Peut-on donner foi à cet odieux marchandage sur le dos des Centrafricains ? S’il s’avérait, ce serait un véritable hold-up des richesses du sous-sol de la RCA. On aurait là l’aveu cynique des vraies raisons de l’intervention russe en République Centrafricaine.

          On se doutait bien que les rencontres fréquentes entre les factions de l’ex- Séléka et les Russes n’avaient pas pour seul but de parler de la paix. C’était aussi pour passer des accords avec les mercenaires tchadiens, soudanais et nigériens, afin d’établir un partage du butin de leurs rapines. Si le Soviétiques veulent accéder aux mines d’or et de diamants, ainsi qu’aux gisements de pétrole, ils sont obligés, dans un premier temps, de faire les yeux doux aux rebelles puisque ce sont eux qui occupent et administrent les régions riches en minerais.

          Si ces comportements inacceptables des Russes se confirmaient, nous serions alors face à des dérives que les autorités du pays devraient absolument recadrer. Il est inadmissible que des étrangers se substituent aux Centrafricains pour prendre des initiatives en vue de rechercher la paix.

      

   En admettant que le président Touadera et son gouvernement aient accordé une quelconque mission de médiation aux Russes, il faut qu’ils en informent les citoyens. Or, ce que les Centrafricains constatent avec effarement depuis quelque temps, c’est que les hommes de Poutine agissent à leur guise partout dans le pays ! Il ne faut pas se plaindre du néocolonialisme et de l’impérialisme français pour, ensuite, les accepter ailleurs.

          La souveraineté de la République Centrafricaine ne doit souffrir d’aucune entorse, ni se négocier.

 

UN CONSEILLER SPÉCIAL QUI MURMURE AUX OREILLES DU PRÉSIDENT

         Le comportement surprenant du conseiller à la sécurité que Poutine a placé auprès du président Touadera, le fait passer pour celui qui dispose de presque tous les pouvoirs ! Cest inacceptable.

          Cet homme, c’est le tout-puissant Valéry Zakharov, une sorte de nouveau proconsul pour Bangui. C’est lui qui, dit-on, aurait initié la réunion de Khartoum avec les factions rebelles sans même en informer le président Touadera au préalable ! En concurrence avec celle organisée par l’Union Africaine à Bouar (Centrafrique) et soutenue par la France, la réunion de Khartoum est ouvertement une phase de l’âpre guerre froide que livrent les Russes pour évincer les Français de leur pré carré.

          La République centrafricaine est ainsi devenue une proie, dont la pègre internationale se dispute jusqu’au moindre reste. Le tout sous les yeux de dirigeants aphones, incapables de réagir, tétanisés par la perceptive d’une possible prise du pouvoir par les rebelles. C’est comme si les Français et les Russes avaient déjà acté la victoire prochaine des ex-Sélékas.

          On vient d’apprendre, par ailleurs, que le conseiller spécial, Valéry Zakharov, toujours lui, a convoqué seize députés dans un hôtel de la capitale pour les éclairer sur les conclusions de la concertation de Khartoum. De quel droit convoque-t-il les élus de la Nation centrafricaine ? Pourquoi n’a-t-il pas demandé audience pour leur parler dans l’enceinte de l’Assemblée Nationale ? Les députés qui se sont précipités à la convocation du Russe, peut-être pour l’appât du gain, se sont totalement déconsidérés. Pauvre Centrafrique !

        

 A la question de l’un d’entre eux : « Comment allez-vous garantir le respect des obligations acquises ? » le conseiller a répondu : « il sera garanti par le déploiement des Forces armées centrafricaines sur le territoire national dans un délai de deux ans… »

          De qui se moque-t-on ? Dans deux ans, les rebelles auront déclaré « républiques autonomes » les provinces qu’ils occupent. Ou alors, ils marcheront sur Bangui pour prendre le pouvoir. C’est un piège que tendent les séditieux et leurs mentors étrangers au pouvoir centrafricain, avec, dans l’ombre, le soutien des Français et des Russes. 

          Deux ans pour déployer les FACAS ? Autant dire jamais. On a l’impression que les Français et les Russes brouillent sciemment les cartes pour masquer leur jeu. Ont-ils déjà négocié des contrats avec les groupes politico-militaires ? Tout concourt à ce que les Centrafricains se posent, légitimement, l’angoissante question. L’Union Africaine elle-même ne participe-t-elle pas à cette mascarade, visant à dépouiller les Centrafricains de leur souveraineté ?  

         Il est à craindre que les groupes politico-militaires tenteront tout pour  imposer leurs revendications.  Il ne restera plus au pouvoir légitime qu’à mobiliser la population et les FACAS en vue d’une résolution par la force. Pas dans deux ans, comme le suggère le conseiller à la sécurité russe. La RCA n’a pas le temps d’attendre. La balle est dans le camp du Président Touadera, qui doit engager une action vigoureuse, pour empêcher la partition de la République Centrafricaine.

                                                                                                 

Par : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

(14 septembre 2018)

 

 

 

 

 

 

Région anglophone du Cameroun : 15 sous-préfets absents de leurs postes

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Région anglophone du Cameroun : 15 sous-préfets absents de leurs postes

 

 

 

Le secrétaire général de la présidence de la République a ordonné au ministre de ladministration territoriale, de réinstaller de ces chefs de terres qui ont fui les violences dans leur unité de commandement respectif dans cette partie du pays.

Ils sont 15 sous-préfets au total qui ont fui leurs unités de commandement à cause des violences des sécessionnistes dans les régions Anglophones.

Pour la région du Nord-Ouest, 6 sous-préfets sont introuvables dans le département de la Menchum tandis que 2 sous-préfets le sont dans le département de la Momo.

Pour le Sud-ouest, 7 arrondissements dans 4 départements sont sans sous-préfets.

Depuis le déclenchement fin 2016 de la crise anglophone, 2 sous-préfet ont déjà été tués par les sécessionnistes armés.

La réinstallation des sous-préfets dans ces localités est prescrites par le secrétaire général de la présidence.

A quelques semaines de l’élection présidentielle, les séparatistes promettent de mettre à feu et à sang ces deux régions. Hors l’Etat doit exister et résister à ces violences  raison pour laquelle ces autorités administratives doivent être réinstallées dans leurs fonctions dans les brefs délais.

Jusqu’ici encore en déhors du RDPC, aucun des 8 autres candidats à la présidentielle n’a jusqu’ici tenu de réunion politique dans cette partie du pays.  Seul un opposant, Cabral Libi du parti Univers a pu se rendre pour toucher du doigt la réalité.

D’après une dernière mise à jour 109 éléments des forces de défense et de sécurité ont été tués par les séparatistes.Au même moment, le nombre des séparatistes « neutralisés » par l’armée est indisponible.

Depuis quelques semaines, les forces de défense et de sécurité ont lancé des opérations spéciales qui provoquent des dégâts considérables dans les camps des séparatistes armés.

Ces opérations ont abouti à la destruction de plusieurs camps d’entrainements des séparatistes dont des centaines ont été neutralisés ou capturés.L’armée a également récupéré beaucoup de terrain mais la situation est loin d’être totalement sous contrôle.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Cameroun : les forces de défense viennent en aide aux orphelins des militaires

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Cameroun : les forces de défense viennent en aide aux orphelins des militaires

 

 

 

Les enfants des soldats morts au front ont reçu des fournitures scolaires cette semaine dans la ville dEbolowa au Sud du pays.

Fini les angoisses et les doutes, les enfants des soldats morts au front iront à l’école. Comme chaque année, l’armée leur vient en aide. Cette fois, ce sont les orphelins des militaires de la ville d’Ebolowa qui ont reçu cette semaine des fournitures scolaires.

Mais aussi du matériel didactiques et d’autres appuis nécessaires pour la réussite dans leurs études. Ce geste humanitaire qui constitue une véritable bouffée d’Oxygène pour ces enfants s’est fait sous la conduite du capitaine de vaisseaux Lucien Dzou, commandant du secteur militaire N°7 d’Ebolowa au Sud Cameroun.

Au cours de cette rémise, une minute de silence a été observée en mémoire des soldats disparu.Pour Felix Nguele Nguele, Gouverneur du Sud, « c’est un signe fort des soldats de la nation à ceux qui ont donné leurs vies pour la paix et la stabilité de ce pays ».

Selon l’épouse d’un soldat décédé et bénéficiaire, « c’est une grande joie pour nous de sentir que nous sommes entourés, que le gouvernement ne nous oublie pas, n’oublie pas nos enfants et que la mémoire de nos époux qui sont tombés sur le champ d’honneur pour défendre l’intégrité territoriale de notre pays a été vraiment respectée et saluée ».

Le ministère de la défense a pris l’engagement de toujours apporté de l’aide à ces orphelins qui comme leurs pères, aimeraient être des héros de la Nation. Cette 10e cérémonie du genre dans la région du Sud constitue une véritable bouffée d’Oxygène pour ces enfants.

…….

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : Bria, une donation des soldats de la MINUSCA à l’hôpital préfectoral tourne à l’incident.

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Centrafrique : Bria, une donation des soldats de la MINUSCA à l’hôpital préfectoral tourne à l’incident.

 

 

Ce jeudi 13 septembre 2018, une équipe des soldats de la MINUSCA s’est présentée brièvement à l’hôpital de Bria pour faire une donation et distribuer de la nourriture aux malades qui s’y trouvent. Sauf que celle-ci, intentionnellement ou pas, tourne à un incident avec le corps médical dudit hôpital.

 

Selon nos informations, ils sont environ 22, tous des Casques bleus de la mission multidimensionnelle des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), qui se sont présentés ce jeudi 13 septembre vers midi et demi au sein de l’hôpital de Bria pour faire un don des médicaments et distribuer de la nourriture aux malades.

Alors que l’ONG internationale Médecin sans frontière, qui soutient d’ailleurs cet hôpital préfectoral depuis plusieurs années, dans sa politique de neutralité basée sur les sections applicables du droit humanitaire international, interdit formellement l’introduction d’armes dans l’enceinte de l’hôpital.

Or, les soldats de la MINUSCA en pénétrant ce jeudi dans l’enceinte de l’hôpital de Bria n’ont pas pris le soin, non seulement de se désarmer en amont, mais procèdent aussi aux prises des images des malades sans leur consentement. Ce qui a poussé le coordonnateur de projet de l’ONG a signalé l’incident au Directeur de l’hôpital avant de pénétrer dans l’enceinte de l’hôpital pour demander expressément aux soldats de la MINUSCA de cesser de photographier les malades sans leur consentement.

Contacté par CNC, le chargé de communication du MSF monsieur fidèle Ngombou explique pour sa part que :

«  le respect de la dignité et du consentement des patients et du personnel médical est indispensable dans le cadre de la prise de photos et que celle-ci ne peut avoir lieu dans l’enceinte des établissements supportés par MSF que lorsque ces conditions sont respectées et que le motif de la démarche est clairement expliquée aux patients. MSF rappelle également que le respect des structures de santé est essentiel pour garantir leur bon fonctionnement en particulier dans les zones de conflit, et s’oppose à ce titre à toute intrusion armée dans les structures qu’elle soutient, pour quelque motif que ce soit (y compris pour visiter des proches hospitalisés, pour faire des donations de médicaments, etc.) Les armes n’ont pas leur place dans un hôpital… »

À la MINUSCA par contre, nous avons tenté en vain de joindre les chefs locaux pour explication sur cet incident.

Il y’a lieu de rappeler que les équipes de MSF, conformément à leur politique, « travaillent en toute indépendance, impartialité et neutralité, ne prenant pas parti dans les conflits et portant secours à toute personne sans aucune discrimination de race, religion, philosophie ou politique.

 

Bria, Moïse Banafio pour CNC.

Centrafrique : Les en-dessous de la grève d’Elèves policiers

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Centrafrique : Les en-dessous de la grève d’Elèves policiers

 

 

 

Il s’agit bien du problème de l’alimentation des 250 Elèves-policiers en formation à l’Ecole nationale de police sise à Pk 10, Route de Damara. La fin de la semaine dernière a été marquée par de remous au sein dudit établissement qui, au regard des dispositions réglementaires le régissant, ne devrait enregistrer de grève, au même titre que pour tous les corps d’uniforme. Il y a eu grève de faim. Seulement, le petit détail qui manque dans ce feuilleton suivi de près par la Rédaction, c’est que tout est parti du retard accusé dans le virement des fonds alloués par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) pour l’alimentation de ces élèves.

« Depuis trois semaines, jusqu’au 6 septembre dernier, la transaction des fonds destinés à l’alimentation des Elèves policiers a pris du retard du côté de nos partenaires du PNUD. Nos fournisseurs n’en pouvaient plus de continuer à nous livrer, ce qui a conduit à la carence que nous avons enregistrée le 5 septembre dernier, d’où le mécontentement de certains de nos élèves », a confié, ce jeudi 13 septembre, Maxime Senga, Directeur de l’Ecole nationale de police. Par la même occasion, il a rassuré que le 7 du mois, et bien évidemment après la manifestation des élèves, le PNUD qui s’est excusé la veille auprès de la Direction de l’établissement, a finalement viré les fonds, et qu’à ce jour « tout est revenu dans l’ordre ».

En effet, 500 000 F.CFA, c’est le montant que le PNUD octroie pour l’alimentation de ces élèves. Jusqu’au 5 septembre, la Direction de l’Ecole n’a reçu les fonds pour le mois, c’est-à-dire que trois semaines durant de retard. La grève de faim dont en parle, à en croire le Directeur de l’Ecole, est la résultante du retard accusé dans la transaction financière avec les partenaires du PNUD.

Précisons au passage que dans la fourniture de l’alimentation des Elèves-policiers, la Direction de l’Ecole s’occupe de l’achat des produits alimentaires périssables dont les poulets, les poissons… pendant que les produits non périssables tels que le riz, le haricot… sont fournis directement par le PNUD. Cependant, la Direction de l’Ecole, pour ce qui la concerne, sous-traite avec des fournisseurs pour les produits dits périssables.

Depuis les trois semaines de retard avec le PNUD, les fournisseurs, sur la base de confiance, ont continué à livrer l’Ecole en attenant le virement des fonds. Mais le 5 septembre dernier, les fournisseurs se disent « épuisés » et donc n’ont pu continuer à livrer les produits. Ainsi, les élèves ont failli manquer de nourriture ce jour-là. Qu’à cela ne tienne, quelques uns sont déjà montés au créneau d’où la manifestation dite ‘’grève de faim’’. Toutefois, « en ma qualité de bon père d’enfants, je me suis battu à mon corps défendant pour leur donner à manger dans l’après-midi. Notre hiérarchie a été saisie à ce sujet », a ajouté le Directeur.

Le vrai problème

Jusqu’à ce niveau, tout allait se régler si les élèves mécontents prenaient leur mal en patience en bon élève-policier. Seulement, le repas de fortune concocté le soir même de la grève par le Directeur a été rejeté par une frange d’élèves, car ce sont 180 parmi eux qui se sont rattrapés par ce repas. Plus grave est que les élèves dissidents, du moins 11 parmi eux se sont lancés dans une compagne d’incitation à la révolte auprès de leurs collègues qui ont accepté le repas. Des caricatures des élèves qui ont accepté de manger ont circulé dans la salle accompagnées de messages hostiles et de dénigrement.

Devant la situation, le Directeur de la Police centrafricaine, Jean-Claude Zoubanda a pris ses responsabilités pour descendre sur le terrain, ce qui fut fait lors du Grand rapport de ce mercredi 12 septembre. La tribune ainsi offerte au DG lui a permis de rappeler les uns et les autres à l’ordre quant au respect des dispositions règlementaires régissant le fonctionnement de l’Ecole nationale de police. « La grève est prohibée au sein de l’Ecole de police, mais au niveau des professionnels », ainsi a indiqué le Directeur général. A l’occasion, le DG a relevé avec force que certains élèves qui se sont comporté de manière indigne vis-à-vis de l’administration et de leurs collègues sont passibles de sanctions conformément au Règlement de fonctionnement de ladite Ecole.

Notons qu’à ce jour, la sécurité à l’intérieur de la capitale de Bangui est tenue par les élèves de cette école pour faire régner l’ordre dans la ville.

A bon entendeur…

 

 

Par : Fred Krock, CNC.

Transport aérien : Air Sénégal prend le contrôle de l’axe Dakar-Paris

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Transport aérien : Air Sénégal prend le contrôle de laxe Dakar-Paris

 

 

 

La nouvelle compagnie nationale vient dannoncer que le transporteur français Corsair va se retirer de cet itinéraire en janvier 2019. La compagnie Sénégalaise lance ses activités sur ce trajet en février prochain.

Après quatre années de trafic sur le trajet Dakar-Paris, voici venus le tour de la nouvelle compagnie aérienne sénégalaise Air Sénégal. En effet, l’Etat sénégalais a décidé de retirer la licence à la compagnie française, au profit d’Air Sénégal.

La compagnie française espérait voir son contrat prolongé mais le Sénégal veut reprendre le contrôle de ce juteux marché. Car faut il le rappeler la liaison Dakar-Paris c’est environ 45% du marché dans le secteur du transport aérien.

Corsair a d’abord sollicité que son bail soit prolongé jusqu’en octobre 2019, mais l’Etat lui a plutôt proposé de le terminé en janvier prochain.

La compagnie aérienne sénégalaise a toutefois un énorme défi à relever, lancer une ligne intercontinentale en 5 mois seulement. Un sujet sur lequel plusieurs experts sont encore sceptiques.

Car la compagnie jusquà ce jours ne dispose pas encore d’avions, ni de pilote. Mais Air Sénégal de son côté est confiant et rassurant.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Tchad : La HAMA instrumentalisée par les forces extérieures?

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Tchad : La HAMA  instrumentalisée par les forces extérieures?

 

 

 

Dans un point de presse quil a organisé hier à N’Djamena,  le directeur de publication de lhebdomadaire AL Chaheb  dénonce  l’influence des pays étrangers sur de la haute autorité des médias et de laudiovisuel. Il a demandé aux Tchadiens de ne plus suivre les programme de radio et télé du Tchad dès demain jusqu’à lundi prochain.

Le directeur de publication de l’hebdomadaire bilingue Al Chaheb, affirme que la haute autorité des médias et de l’audiovisuel est influencé par les pays étrangers.

En clair, Mahamat Abakar Issa fait savoir que trois pays en l’occurence la Turquie, le Qatar et le Soudan manipulent à leur guise la Hama qui est l’organe de régulation des médias tchadien.

Le patron de l’hebdomadaire Al Chaheb explique que ces pays sont à l’origine de la suspension  de son journal. D’après lui, ces pays ont pris le contrôle des médias tchadien (Radio et Télévision nationale) par le biais de la Hama.

Ce patron de presse estime qu’il est inacceptable que les médias Tchadiens soient sous le contrôle des autres pays. Pourtant,ils appartiennent aux Tchadien.

On se souvient que la Hama avait infligé au mois d’août une suspension de trois mois à l’hebdomadaire AL Chaheb. L’organe de régulation des médias reprochait à ce journal les faits de « plagiat et diffusions de fausses nouvelles ». une sanction à laquelle s’est opposé Reporter Sans Frontière ( RSF).

Le directeur de publication de ce journal affirme avoir déposé un droit de réponse auprès de la radio et de la télévision de l’Etat du Tchad, mais ce droit de réponse n’a pas été lu.

Par conséquent au cours de sont point de presse, Mahamat Abakar Issa a invité les Tchadiens en guise de protestation à boycotter les programmes de radio et télévision du Tchad dès demain jusqu’à lundi prochain.

……

 

CNC

Centrafrique : La moto de l’étudiant porté disparu a été retrouvée dans le 7ème arrondissement

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Alex NGUERAYOM alias (KASSIS), étudiant en année de Master à la Faculté des Sciences Economiques et des Gestions (FASEG) à l’Université de Bangui est porté disparu depuis le 11 août 2018. L’étudiant faisait du taxi-moto après le cours afin de subvenir à ses besoins, mais ce 11 aout dernier, il était parti pour ne plus regagner la maison. Mais aux dernières nouvelles, sa moto a été retrouvée dans le 7ème arrondissement par les parents de ce dernier. Cependant, un gendarme revendique également l’engin et pour raison d’enquête le commissaire du 7ème demande aux deux parties de produire les pièces justificatives mais…

C’était dans leurs investigations pour trouver des indices pouvant leur permettre de trouver la trace de la disparition de leur frère disparu à la date indiquée ci-dessus qu’un groupe qui sillonnait le quartier Ouango situé dans le 7e arrondissement de Bangui va tomber sur la moto de GUERAYOM Alex alias (KASSIS). Après la découverte de la moto par ses frères, ceux-ci ont immédiatement signalé au commissariat de Police du 7e arrondissement, un gendarme s’est présenté comme étant le propriétaire. Le Commissaire du 7e arrondissement a exigé à chaque partie d’apporter les pièces justificatives comme preuves. Les parents du disparu ont apporté la facture d’achat portant les numéros de la moto.

Par ailleurs, le gendarme ne s’est présenté qu’avec la photo de la moto et la caisse à outils de celle-ci. Et depuis lors, il ne s’est plus présenté au Commissariat pour la suite et à chaque fois que les parents du disparu se présentent pour trancher l’affaire ; ce dernier ne se présente toujours pas.

Finalement, une plainte aurait été portée contre cet officier de police judiciaire par les parents du disparu à la Brigade criminelle et une autre contre inconnu afin de mener une enquête appropriée pour connaître les causes de la disparition de ce futur cadre. C’est un garçon très dégourdi sur lequel les parents comptent beaucoup. « Même si on le tue, pour récupérer la moto, il faut nous montrer le corps de notre frère. » Martèle l’un de ses proches.

Pourquoi plusieurs cas d’assassinats, enlèvements et braquages en pleine capitale ? Le gouvernement doit assurer la sécurité de la population y compris leurs biens, les forces de défense et sécurité doivent s’assumer en doublant de vigilance afin de contraindre ces malfrats qui nuisent la vie de paisibles et laborieuses populations qui n’aspirent qu’à la paix rien que ça. L’État centrafricain a investi dans la formation de ce jeune homme plein d’avenir et au final pour ne rien avoir au retour. Non ! Il faut que cela cesse ! Affaire à suivre…

Par

 

Par : Christian DOBA  

Centrafrique : Piètre figure du Premier ministre dans l’affaire de la société AHS

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Centrafrique : Piètre figure du Premier ministre dans l’affaire de la société AHS

 

 

 

La RCA a frôlé un scandale, tout au plus si elle  n’y est pas déjà pleinement dedans dans une certaine mesure. Un arrêté du Premier ministre a failli  brièvement mettre le pays sur la sellette de par sa scélératesse. Dieu merci, les pressions qui s’en ont suivi étant littéralement irrésistibles, le chef du gouvernement n’avait d’autre choix que de faire volte-face sans ne pas y laisser des plumes en termes de discrédit.

Le feuilleton est quelque peu rocambolesque. Nous sommes un certain 4 septembre 2018, pendant que le président Touadéra prenait part au 6ème Sommet Chine-Afrique dans l’Empire du milieu en compagnie de ses ministres du Plan, des Affaires étrangères et des Transports et aviation civile, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji suspendu les activités de la société Aviation Handling services Centrafrique SA (AHS) prestataire par délégation de pouvoir de services publics en matière d’assistance en escale à l’aéroport international Bangui-M’Poko au terme d’un arrêté. Logiquement, le Premier ministre aurait dû attendre le retour du Ministre de tutelle et l’instruire de retirer l’arrêté incriminé du 26 septembre 2017 portant renouvellement de l’agrément de AHS. A ce stade, le Ministre pourrait avoir le choix soit de le retirer soit de démissionner, ce qui serait administrativement et juridiquement correct. Or, le Premier ministre s’est simplement levé ce beau matin là pour acter la suspension. Il a même eu une tentative de main-basse sur les comptes bancaires de la société. Heureusement que par mesure de précaution, lesdits comptes ont été mis sous scellé. Mais, Sarandji ne s’est nullement rendu compte en cela, il déclenchait toute une bourrasque sur sa personne, sur le pouvoir et sur le pays.

Le retour de la manivelle a été terrible. Dans l’immédiat, AHS, à effet d’informer dans les délais Menzies Middle East and Africa S.A l’actionnaire majoritaire ; Menzies Aviation PIC le partenaire stratégique et Global Aérospace l’assureur menace de suspendre toute activité car ne pouvant travailler sans licence ni assurance. Alors, les compagnies aériennes devaient être informées au moment où le vol en instance sur Bangui était celui de Air France abord duquel le président Touadéra. Il a donc failli de peu pour que le Président de la République soit débarqué à Yaoundé avant d’être acheminé sur Bangui par hélicoptère ou par la route : SCAMDALE!

Qu’à cela ne tienne, AHS, sans souhaiter en arriver là, menace de saisir au besoin, le Centre international pour le règlement des différends (CIRD) pour réparation. Ajouter à cela l’insécurité juridique créée par ce gangstérisme d’Etat pour les entreprises installées en Centrafrique et les investissements directs étrangers susceptibles d’être drainés en Centrafrique en cette période de reconstruction et dans un environnement jadis non propice où le climat des affaires appelle à plus de sécurité juridique. Il parait peu encourageant d’investir des capitaux dans un environnement où, le politique peut se lever un matin pour mettre les clés sous le paillasson.

Sur le plan politique, une partie de la galaxie présidentielle crie déjà au coup d’Etat et aux abus de pouvoir et à l’incompétence d’un chef du gouvernement caractérisé par une maîtrise tronquée des rouages de l’administration et des conventions internationales pourtant souscrites par l’Etat. A cela s’ajoute l’image que cette impertinence colle au pays devant les partenaires.

Sur le plan légal et/ou réglementaire, l’arrêté n°021/PM/18 du Premier ministre n’est défendable à aucun égard. D’abord, la délégation de pouvoir en matière d’assistance en escale est consacrée par Décret présidentiel n°06.256 du 10 août 2016 puis l’arrêté n°032/METAC/DIRCAB/DGACM du 14 août 2016. Les dispositions des articles 5 et 8 du Décret prévoient la suspension immédiate du contrat en cas manquements graves ou faits susceptibles de constituer un cas de figure, notamment des questions de sûreté pour les aéronefs et de sécurité…. Les dispositions prévoient également le renouvellement de l’agrément pour dix ans, c’est ce qui a été fait en septembre 2017. Entre temps, dans l’arrêté de suspension, il n’a nullement été fait mention de ces raisons ayant trait aux manquements graves conformément aux dispositions susmentionnées, ce qui devient du pain béni pour les avocats de AHS qui, si on en arrivait là, devraient saigner le trésor centrafricain devant les juridictions internationales des affaires.

Qu’est-ce-qui est donc arrivé au PM ? A-t-il été mal conseillé ? A-t-il un compte à régler avec son Ministre en charge de l’aviation civile ? A-t-il été désabusé par les détracteurs habiles du ministre ? Bref, le mal est fait. Sarandji s’est vu obligé de retirer son Arrêté sans une autre forme de procès. Faute de cela, Touadéra allait être coincé dans l’air. Si le PM pouvait mesurer la gravité de sa signature en amont. Aussi, le PM a copieusement ignoré qu’il s’agit d’un domaine hyper sensible d’autorité de l’aviation civile régit par la convention de Chicago souscrite par la RCA. A moins que la différence voulue par le Chef du gouvernement centrafricain soit notifiée au préalable à Moréal, le siège de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI).

Finalement, la RCA pourra faire peu aux investisseurs pour haut risque de braconnage d’Etat, ce qui est un mauvais signal émis en direction des détenteurs de capitaux.

 

Par : Fred Krock, CNC.

Centrafrique : Affaire des élèves policiers qui crèvent de faim, pourquoi Jean Claude Zoubanda menace et brime?

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Centrafrique : Affaire des élèves policiers qui crèvent de faim, pourquoi Jean Claude Zoubanda menace et brime?

 

 

Dans un article mis en ligne le 6 septembre dernier décriant les conditions de vie des élèves policiers en formation à l’École Nationale de la Police à Bangui, l’un des détourneurs se fait connaitre devant les élèves et met en exécution une autre brimade sur la faim et menace de licenciement de  certains élèves.

Il s’appelle Jean Claude Zoubanda, c’est lui désormais qui se fait connaitre comme l’un des heureux récipiendaires des aliments, notamment  les viandes, huile et les œufs destinés aux élèves policiers de l’école de la police à Bégoua. Nommé dans la foulée, Directeur général de la Police centrafricaine, ce commissaire formé, par défaut dans cette même école, s’est apparu très furieux devant les élèves réunis sous le drapeau pour la cause ce mercredi 12 septembre dans la matinée afin d’ordonner la punition de certains élèves policiers pour crime de lèse-majesté.

Après une heure et demie de balivernes, le tout puissant DG Zoubanda ordonne l’isolement des 11 des 240 élèves présents. Il menace de mettre en exécution les propos tenus par un élève policier lors de notre précédente enquête, à savoir, leur licenciement pur et simple de l’école.

Le crime commis sur Jean Claude Zoubanda qui les considère comme les lanceurs d’alertes, par ce qu’ils refusent de manger, comme les autres, les morceaux des pommes de terre bouillies avec du natron du jour.

« Si les murs ont des oreilles, les arbres certainement ont des yeux », a fait savoir un brigadier de la police contacté hier soir par CNC qui affirme en d’autres termes que tout ce qu’ils font hors des yeux humains, les arbres les regardent. Et d’ajouter que « Ce n’est pas la faute des élèves. Ils ne mangent pas bien. Une fois les livraisons faites, le soir, des sacs banco remplis sortent de la concession avec les mêmes aliments. Et le lendemain, ce sont les ignames et des maniocs qui reviennent ».

Pour un leader de la société civile contacté par CNC, « Jean Claude Zoubanda en sa qualité de DG de la Police, n’a pas le pouvoir de licencier un élève policier admis dans une école de formation et de surcroit à la fin de sa formation. S’il le fait, il faut qu’il endosse la responsabilité ».

D’après une source, c’est le ministre de la Sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara, qui, après connaissance de l’alerte, s’est entretenu avec le DG de l’école et lui a instruit de gérer ce dossier en bon père de famille. Mais l’intrusion du DG de la Police, pour un cadre de la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance,  cela s’apparente étrangement à un cri nocturne d’un voleur qui crie au voleur pour déboussoler des chasseurs à sa trousse.

 

La Rédaction de CNC suit de près cette affaire.

 

Gisèle Moloma pour CNC.

Copyright2018CNC.

Centrafrique : synthèse des revendications harmonisées des groupes armés réunis à Bouar.

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Centrafrique : synthèse des revendications harmonisées des groupes armés réunis à Bouar.

 

 

Si les grosses têtes des groupes armés, tant du côté des Anti-balaka que de l’ex-coalition de la Séléka, notamment le patron du FPRC Nourredine Adam de la ville de Birao, Abdoulaye Hissen de Ndélé, Mahamat Alkatim du MPC de Kaga-Bandoro, le chef d’État-major de l’UPC Ali Darassa de Bambari et Maxime Mokom de l’aile dure de la milice Anti-balaka de Bangui, se sont réunis à Khartoum sous l’égide de la Russie pour créer un seul groupe armé dénommé Rassemblement des Centrafricains en abrégé RCA, à Bouar  au nord-ouest de la République centrafricaine par contre, le Panel des facilitateurs de l’Union africaine pour la Paix en Centrafrique ont réussi à rassembler de leur côté, quelques coordonnateurs et porte-paroles de ces têtes. Muni de leurs cahiers de charges qui ne sont autres qu’un programme de société d’un candidat à l’élection présidentielle de 2016, ce Panel a réussi à réduire au minimum la volonté de ces irréductibles chefs de guerre.

Mais de Khartoum à Bouar, ces chefs de guerre et leurs porte-paroles parlent d’une même voix. Plus question de les appeler Séléka ou Anti-balaka. Pour favoriser la réconciliation et la cohésion sociale, ils deviendront des républicains –Rassembleurs.

Ils sont en outre des forces d’imposition, à ce titre, ils doivent travailler conjointement avec les Fracas sur toute l’étendue du territoire. Ils s’engagent entre autres, à assurer la sécurité de la population civile, la libre circulation des personnes et des biens à travers tout le territoire national et sauvegarder l’intégrité territoriale.

Voici la synthèse en quatre volets.

 

 

  1. SYNTHÈSE DES REVENDICATIONS HARMONISÉES DES GROUPES ARMES DE LA RCA

BOUAR, LE 30 AOUT 2018

 

  1. POLITIQUE
  1. Participation à la gestion de l’État par la nomination des cadres dans les institutions / services politico- administratifs du pays ;
  2. Restauration de l’autorité de l’État/ Reconstruction et restructuration de l’administration ;
  3. Élaboration d’une politique : * de protection des minorités ainsi que’ leur représentativité dans la gestion des affaires de l’État ;
  4. Traitement équitable des groupes armés ;
  5. Accélérer le processus de décentralisation ;
  6. Libération des prisonniers issus des mouvements politico-militaires ; reconnaissance du statut des anciens chefs d’État ;
  7. Mise en place d’un comité de suivi des conclusions du dialogue ; promotion et respect des droits» des femmes ;
  8. Promotion de la compétence et de l’excellence dans I’ administration publique ;
  9. Transformation des groupes armés en partis politiques ;
  10. Respect et mise en œuvre des conclusions pertinentes ou Forun de Bangui 2015;
  11. Organisation des élections régionales et municipales en 2019 ;
  12. Activation de la Haute Autorité de la bonne gouvernance ;
  13. Retour des leaders politico-militaires en exil ;
  14. Reconnaissance du droit à la citoyenneté et délivrance des pièces administratives sans tracasserie, notamment pour les communautés musulmanes et peules ;
  15. Érection des deux postes de contrôle administratif (RCA), dans la Vakaga et la haute Kotto en Sous-préfectures.
  16. Formation d’un gouvernement de sortie de crise ;
  17. Dialogue/Négociations dans un pays neutre ;
  18. « Consultation » des Groupes Armées pour le choix d’un Premier

B – SOCIO ÉCONOMIQUE

  1. Construction des routes nationales, hôpitaux, écoles, forages et aménagement des puits d’eau ;
  2. Appui au secteur agropastoral et promotion de la culture attelée ainsi que la pisciculture ;
  3. Réouverture des écoles et hôpitaux ;
  4. Appuis aux associations et ONG, femmes, jeunes, etc.
  5. Développement, accès équitable à la formation professionnelle et création des centres d’alphabétisation ;
  6. Prise en compte des jeunes dans les politiques publiques de développement et résorbez le chômage des jeunes ;
  7. Prendre des mesures destinées à maitriser les recettes, les ressources et les dépenses de l’État/bonne gestion ;
  8. Promouvoir une politique de création des emplois et favoriser l’accès par tous ;
  9. Déploiement des services sociaux de base et accès non discriminatoire de toutes les communautés ;
  10. Création d’une université dans le Nord-est, Ouest et au Sud est :
  11. Informatisation des services de l’État ;
  12. Réhabilitation et développement des communes d’élevage ;
  13. Mettre en place un budget de crise pour répondre aux besoins sociaux et participer à la relance économique ;
  14. Réformer le secteur minier, le secteur des hydrocarbures, de l’économie forestière dans le respect des nonnes environnementales ;
  15. Lutte contre la corruption et transparence dans l’attribution des marchés publics ;
  16. Promouvoir la relance de l’économie dans les zones fortement affectées par les conflits ;
  17. Promouvoir la transformation locale des produits et richesses naturelles ;
  18. Créer un climat propice de relance des activités socio-économiques ;
  19. Redynamiser l’artisanat et favoriser l’entrepreneuriat ;
  20. Mettre en place un fonds de microcrédit destiné à financer les initiatives des jeunes et des femmes associées aux groupes armés ;
  21. Implantation des antennes de communication dans l’arrière-pays (radio, télévision, téléphone) ;
  22. Organisation des activités socio culturelle (Rencontres sportives) ;
  23. Assainissement de l’environnement (Phase théorique ^Sensibilisation + Phase pratique) ;
  24. Construction des canaux d’irrigation dans toutes les régions à faible pluviométrie ;
  25. Délimitation et sécurisation des couloirs de transhumance
  26. Promouvoir les groupements d’intérêts ruraux dans tout le pays (agriculture, élevage, pisciculture, couture, ouvriers miniers, commerce ;
  27. Intégration dans la fonction publique des ex-combattants selon leur profil.
  28. Doter les groupements agropastoraux des engins de culture par sous-préfectures ;
  29. Réhabilitation ou construction des stations d’essence dans tout le pays ;
  30. Création de pharmacies vétérinaires dans toutes les régions et sous-préfectures du Pays,
  31. Renforcement des centrales électriques des régions du Pays ;
  32. Création des PMI ;
  33. Réhabilitation des stations de recherche agro pastorales dans tout le pays ;
  34. Réhabilitation des Usines de transformation des produits agro pastoraux dans tout le pays ;
  35. Recenser et doter les ménages spoliés de leurs bœufs d’attelage, en bêtes charrues herse, charrettes, pousse-pousse/broyeurs, décortiqueuses manuelles en vue d’une relance rapide de la production agricole ;
  36. Aider à reconstruire ou à équiper les lieux de culte vandalisés et/ou incendiés ;
  37. Redéfinir les dispositions du code minier concernant la part à reverser au profit du développement local.

 

C – SÉCURITÉ ET DÉFENSE

  1. Harmonisation / reconnaissance des grades dans le processus DDRR, RSS ;
  2. Restructuration, refondation, équipement et redéploiement d’une force de défense et de sécurité républicaine ;
  3. Accélération de la mise-en œuvre du grand DDRRR dans tous ses aspects en s’inspirant des résultats du projet pilote PDRR ;
  4. Intégration des éléments des groupes politico militaires dans les FDS ;
  5. Sécurisation des préfectures, des frontières et des zones sensibles ;
  6. Réintégration dans leur corps d’origine des anciens FACA ayant évolué dans les groupes armés ;
  7. Favoriser la libre circulation des personnes et des biens par la suppression des barrières illégales et des tracasseries administratives ;
  8. Cessation des hostilités entre les groupes armés et de tout acte de violence contre la population et les humanitaires
  9. Respect des équilibres régionaux dans les FDS ;
  10. Lutte contre le trafic d’armes ;
  11. Sécurisation des communes des minorités ;
  12. Protection de la faune et de la flore contre les braconniers ;
  13. Assurance de sécurité des ex-combattants désarmés, démobilisés et cantonnés ;
  14. Dissolution de toutes les milices ;
  15. Interdiction de la fabrication artisanale des armes et de procéder au ramassage des armes artisanales ;
  16. Règlementation des armes de chasse ;
  17. « Garantie » de certains combattants une fois démobilisés ;
  18. Rapatriement des mercenaires étrangers ;
  19. Prise en compte des éléments du MLCJ désarmés en 2011 et des éléments d’UFR-F désarmés en 2012 et des éléments d’UFR désarmés en 2008 et non réinsérés ainsi que mes éléments désarmés et relocalisés en Province ;
  20. Désarmement forcé des groupes armés non reconnus dans le DDRR, notamment les groupes d’autodéfense ;
  21. Prise en compte des armes de fabrication artisanale dans les critères de DDRR
  22. Édification d’un mémorial au nom de tous les Centrafricains ayant sacrifié leur vie dans la défense de la Patrie ;
  23. Révision de l’âge moyen de recrutement dans les corps en uniformes ;
  24. Création des régions militaires dans les préfectures ;
  25. Réorganisation des FACAS conjointement avec les forces d’impositions sur toute l’étendue du territoire ;
  26. Délivrance de documents d’état civil aux ex-combattants qui n’en ont pas dans le cadre du DDRR

 

D – JUSTICE, RÉCONCILIATION ET QUESTION HUMANITAIRE

  1. Appui au retour et assistance aux déplacés et aux réfugiés ;
  2. Reconstruction et création d’une Commission Vérité, justice, Réparation et Réconciliation ;
  3. Création d’un fonds d’indemnisation des victimes ;
  4. Reconnaissance et renforcement du rôle des chefferies traditionnelles ;
  5. Sensibiliser sur la lutte contre toutes les formes d’exclusion et de discrimination ;
  6. Garantir la mise en œuvre d’une justice indépendante et équitable ;
  7. Non-discrimination dans l’accès aux” soins de santé ;
  8. Traitement équitable de toutes les communautés nationales,
  9. Restructuration du système judiciaire et pénitentiaire ;
  10. Stimuler les activités sportives au service du mieux vivre ensemble ;
  11. Promouvoir la culture de la paix ;
  12. Cessation de la manipulation des médias
  13. Suppression de l’appellation Séléka ou Anti-balaka pour favoriser la cohésion sociale
  14. Former les autorités locales sur l’éducation à la paix et à la réconciliation ;
  15. Assistance aux veuves et aux orphelins victimes des violences armées ;
  16. Prise en charge sanitaire et alimentaire des ex-combattants cantonnés ;
  17. Prise en charge des leaders des groupes armés ;
  18. Création des centres d’écoute sur le plan national dans tout le pays ;
  19. Habitat-logement : Reloger les paysans dont les maisons ont été incendiées en aidant à reconstruire par la livraison des matériaux (tôles, pointes, bois, fer à ligaturer, pommelles et cadenas) pour des habitations de 24m² bâtis, sachant que la taille moyenne d’un ménage est de 7 personnes ;
  20. Doter toutes les écoles affectées en alimentation scolaire (Produits PAM) aux fins de maintenir les élèves à l’école sachant que les récoltes ont été emportées et les greniers incendiés ;
  21. Application de tous les droits universellement reconnus et respecter dans le monde.

2 REMARQUES/OBSERVATIONS/RÉSERVES

Politique

  1. Loi d’amnistie générale
  2. Dialogue/Négociation dans un pays neutre ;
  3. « Consultation » des groupes armés pour le choix d’un Premier ministre
  4. Autonomisation des Régions
  5. Révision constitutionnelle.

 

 

Ont signé

ATB/ Mocom GBEÏ Théophile, chargé de communication (Coordination nationale)

UFR WAGRAMALE NDOLO Philippe – Président

MPC BRIA Ghislain – Coordonnateur MPC

RJS Armel NINGATOLOUM – SAYO – President

FDPC Marcel BAGAZA – Represent gênera MISKINE

3R SAÏDOU Yaliyou – Vice-président

FPRC ABOUBAKAR Siddiki Ali – Porte-parole

RJ/B DJIM-WOEI BEBITI Laurent – président

UFR-F : GBEYA Dieudonné Christian – SG

SÉLÉKA RÉNOVE : NDJERAYOM Ferdinand – SG

UPC : SOULEMANE DAOUDA – Porte-parole

MLJ : ABDEL RAZICK Deya – Porte-parole

ATB/NG : NOOMATE Dieudonné – Coordonnateur général adjoint

PRC : ABAKAR Moustapha – Coordinateur national

Gabon : Antonio Camacho limogé

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Gabon : Antonio Camacho limogé

 

 

 

Le coach de l’équipe nationale de football a été mis de ses fonctions aujourdhui à Libreville par le président de la Fegafoot. Son bilan à la tête des panthères est jugé extrêmement négatif.

En phase qualificative de la Can 2019, les panthères du Gabon sont depuis aujourd’hui sans entraineur. Celui qui les entraînait jusqu’à ce jour a été demis de ses fonctions.

José Antonio Camacho n’est plus le coach de l’équipe nationale de football du Gabon. Le président de la fédération gabonaise de football Pierre Alain Mounguengui l’a remercié aujourd’hui après avoir examiné les prestations du technicien espagnol au sein à la tête de la sélection gabonaise.

Selon Pierre Alain Mounguengui, le bilan du coach José Antonio Camacho est extrêmement négatif et loin des attentes. C’est dire que depuis qu’il est à la tête de l’équipe nationale, les panthères ont cumulé de nombreuses défaites.

Et la dernière, celle de mardi où le Gabon a été battu à domicile par la Zambie a été la goute d’eau qui a débordé le vase. Le ministre des sports Alain Claude Bilié By Nze a reçu ce matin le président de la Fegafoot.

Alain claude Bilié By Nze lui a signifié la colère du président Ali Bongo Ondimba premier supporter des panthères du Gabon. Le patron des sports l’a instruit de virer le coach en raison de ses mauvaises performances. Immédiatement, José Antonio Camacho a été remercié. La Fegafoot a demandé quelques jours pour s’offrir les services d’un nouveau technicien de football.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : Ce que va apporter l’exploitation de la fibre optique à la RCA

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Centrafrique : Ce que va apporter l’exploitation de la fibre optique à la RCA

 

 

La RCA va  recordée au câble de fibre optique avec le lancement du projet CAB. Cette technologie sera exploitée par la poste centrafricaine. Selon les prévisions , ce raccordement à lafibre optique va apporter plusieurs avantages pour la RCA, notamment une meilleure fluidité dans les communications et une éventuelle baisse des coûts. Elle ouvre également de bonnes perspectives fiscales et économiques.

Comment la fibre optique va-t-elle rendre plus fluides les communications ?

Les matières de connexion touchent aux questions de trafic. Lorsqu’on parle de fibre optique, c’est comme si on avait une route à deux voies qu’on élargit à dix voies. Ceci est l’impact qu’il y aura sur les connexions parce que les connexions internet actuelles sont pratiquement toutes des connexions par satellite. Et leurs bandes passantes sont très étroites comparativement aux bandes passantes par fibre optique. Et donc, nous aurons réellement des connexions à un clic, des connexions plus rapides.

Qui doit être équipé de la fibre optique, les télécoms ou les abonnés ?

Le besoin en fibre optique ne se situe pas directement au niveau de l’utilisateur final. Actuellement, toutes les entreprises de télécommunication (de la RCA) sont déjà en projet pour se raccorder à la fibre optique, c’est une obligation pour eux. Étant donné que sur la fibre optique, sur un même support, on peut transmettre beaucoup plus d’informations que sur satellite.

Quel rapport entre la poste qui gère la fibre optique et les télécoms ?

La poste centrafricaine a la charge de la gestion du réseau à fibre optique. Les opérateurs Telco de la place aura la possibilité d’acheter ce service auprès de la poste pour le mettre à disposition de leurs abonnés. Si le service est de qualité, cela va occasionner une meilleure fluidité dans les communications et très probablement une plus grande disponibilité. Et forcément, cela aura un impact sur le coût des communications dans le pays.

Quelles perspectives économiques et fiscales l’exploitation de la fibre optique offre-t-elle au pays ?

Jamais les TIC n’avaient été aussi prééminentes comme service d’assiette. Déjà, d’ici peu les chiffres de la DGID révéleront cette puissance. Ce ne sera que le début d’un mouvement. Les milliards de dollars que brassent dans leurs sillages les TIC ne sauraient être pour d’autres et pas pour la République centrafricaine. En Afrique, au sud du Sahara, l’industrie de la téléphonie mobile réalise déjà plus de 32 milliards de dollars. D’ici un futur proche, l’économie numérique va fournir à la région 15 millions de nouveaux emplois. En l’occurrence la RCA ne saurait être en marge

 

 

Par : l’Expert IT Moustapha Ly.

Cameroun : Des malfrats agressent l’ambassadeur de Russie

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Cameroun : Des malfrats agressent lambassadeur de Russie

 

 

Deux inconnus munis de machette ont attaqué le diplomate russe dimanche à Yaoundé. L’ambassadeur a été blessé et spolié des effets personnels en sa possession. Mais le porte parole de lambassade fait savoir que son état de santé n’est pas inquiétant.

L’ambassadeur de Russie au Cameroun, Anatoly Bashkin  a été victime d’une agression dimanche au lieu dit parcours vita à Yaoundé. Il effectuait une promenade à pied au moment des faits.

Ses agresseurs munis de machette l’ont attaqué et blessé. Puis ils ont pris les effets personnels qu’il avait en sa possession avant de s’enfuir.

Dans un communiqué publié au lendemain de l’agression, l’ambassade  précise que l’état de santé de l’ambassadeur Anatoly Bashkin n’est pas inquiétant malgré quelques blessures.

La chancellerie les agresseurs ont pris des choses à l’ambassadeur sans toutefois révéler leur nature. Dans ce communiqué, l’ambassade qui a signalé ce cas aux autorités camerounaises espère qu’elles feront les nécessaire pour retrouver les auteurs de cette agression.

Par ailleurs, l’ambassadeur de Russie interpelle dans le communiqué les autorités camerounaise afin qu’elle renforce la sécurité des diplomate et des personnels des ambassades.

Le parcours vita lieu où l’ambassadeur a été agressé est situé au nord-Ouest de Yaoundé à proximité du palais présidentiel et non loin de plusieurs chancelleries diplomatique.

C’est un lieu où se retrouvent très souvent de nombreuses personnes les week-ends pour faire le sport de maintien. On y retrouve ici de nombreuses personnalités ainsi que des diplomates accrédité à Yaoundé.

Mais cet endroit  entouré de verdure repère des bandits. Malgré le poste de police installé sur à cet endroit, on observe de tant à autre des cas similaires d’agression.

…..

 

Par : N. Mballa, Correspondant du CNC au Cameroun.

 

Centrafrique : rencontre des groupes armés à Bouar, qui de l’Union africaine ou de la MINUSCA doit regler les factures des chambres occupées par les rebelles ?

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Centrafrique : rencontre des groupes armés à Bouar, qui de l’Union africaine ou de la MINUSCA doit regler les factures des chambres occupées par les rebelles ?

 

 

Du 27 au 31 août dernier, des représentants des groupes rebelles de la RCA se sont réunis à Bouar, sous la conduite du panel des négociateurs de l’Union africaine, afin d’harmoniser leurs revendications avant de les soumettre aux autorités du pays. Sauf que les chambres hôtelières, occupées par ces émissaires des groupes rebelles, ne sont pas jusqu’à présent réglées aux propriétaires, ni par l’Union africaine qui est l’initiatrice de la rencontre ni par la MINUSCA, encore moins par les autorités du pays.

 

Alors, qui doit régler les factures de ces chambres occupées ?

 

Même si à Bouar cette affaire ne fait pas rire les propriétaires des résidences hôtelières, à Bangui par contre, on se moque énormément des négociateurs du panel de l’Union africaine qui ont pris l’initiative de cette rencontre des groupes armés à Bouar.

 

 

“Comment peut-on réunir les groupes armés pour parler de la paix d’un côté, et ne pas régler d’une part les factures des opérateurs économiques qui payent régulièrement leur impôt au trésor public ?”, explique un commerçant de Bouar contacté par CNC.

Selon les gérants des motels, notamment l’Unité, la Naissance et le Bamara, occupés par l’Union africaine pour héberger les émissaires des groupes armés, des contacts ont été pris avec les représentants de la MINUSCA au sujet des factures non réglées des chambres, mais ces derniers rejettent la responsabilité de leur Institution en expliquant que la MINUSCA accompagne seulement le panel avec des moyens logistiques et donc elle ne doit, en aucun cas, être tenue responsable d’une quelconque facture des chambres des rebelles.

Cependant, le panel, de son côté, rejette aussi sa responsabilité au sujet des factures non réglées.

Rappelons que dans chaque Motel, environ 14 rebelles occupent individuellement les chambres mises à leurs dispositions.

 

Bouar, Gervais Lenga pour CNC.

Centrafrique : Quand Valeriy Zakharov recadre sa rencontre avec les députés sur Khartoum

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Centrafrique : Quand Valeriy Zakharov recadre sa rencontre avec les députés sur Khartoum

 

 

Le 6 septembre 2018 à l’hôtel Ledger Plazza à Bangui, sur l’initiative du Conseiller spécial russe du Président de la République, Pr Faustin Archange Touadera, une table ronde s’est tenue sur les questions de sécurité, plus particulièrement, la rencontre de Khartoum. Seize (16) Députés de différentes régions du pays ont été face à Zakharov sous la modération de l’ancien Ministre Gaston Makouzangba.

Occasion historique pour les députés d’affronter la Délégation russe en RCA, afin de faire le bilan des négociations de Khartoum et bien plus le contenu de la déclaration qui a été signée par certains leaders de groupes armés centrafricains. Beaucoup de questions étaient adressées à Valeriy Zakharov, le conseiller spécial du Président Touadrea, pour comprendre tous les nœuds de la déclaration. Une des questions les plus pertinentes a été celle de savoir « comment allez-vous garantir le respect des obligations acquises ? » – question soulevée par l’honorable Serge Singha Bengba, Député de Bangassou.

a cette question qui revenait d’ailleurs de beaucoup de Députés conviés, Valeriy Zakharov a répondu ceci : « Le respect des obligations va être garanti à travers le déploiement des Forces armées centrafricaines (FACA) sur le territoire national dans un délai de deux ans ». Si certains médias se sont focalisés sur cet aspect pour indiquer qu’il s’agit d’un “ultimatum fait par Zakharov”, ce n’est guère véritablement l’idée. « Nous avons pu le joindre et il nous a apporté des précisions sur la question », confie une source de la représentation russe en Centrafrique. Et d’expliquer que « dans cette conversation, on a pu découvrir que le Conseiller en matière sécuritaire voulait dire qu’en deux ans, c’est le délai dans lequel, il est envisagé de déployer les FACA dans l’ensemble du pays pour garantir la sécurité de la population et pour surveiller le respect par les groupes armées des accords signés ».
En effet de cette façon, les leaders des groupes armés doivent le plus vite possible se joindre au processus de règlement pacifique de la crise. « Ceux qui ne vont pas adhérer aux initiatives de la paix dans ce délai, notamment ceux qui vont rejeter les accords, devront déjà discuter avec le gouvernement au préalable », confie la même source qui poursuit que « les mercenaires étrangers, dans leur cas, après le processus de désarmement, devront quitter le pays ».

A en croire Zakharov, la déclaration de Khartoum n’est que l’un des premiers pas sur la voix de la paix, mais ce n’est pas une solution définitive.
La rencontre de Khartoum initiée par la Russie à la demande des leaders des groupes armés, a pu permettre aux leaders des groupes armés de se prononcer sur leur volonté de signer un accord international global dans les brefs délais. Cet événement doit aider à tous les acteurs de l’initiative de l’Union africaine de trouver un terrain d’entente entre eux et établir la paix en Centrafrique dans un court délai.

 

Par : Fred Krock, CNC.

Centrafrique/Assemblée nationale : ‘’Affaire Dékono’’ lue par le juriste Pr Jean-François Akandji

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Centrafrique/Assemblée nationale : ‘’Affaire Dékono’’ lue par le juriste Pr Jean-François Akandji

 

 

 

Il s’agit plutôt d’une lecture juridique faite sur l’affaire ‘’Mme Dékono’’ qui défraie la chronique à l’Assemblée nationale, par le Doyen Jean-François Akandji-Kombé Professeur à l’Ecole de Droit de la Sorbonne et à la Faculté des Sciences Juridiques et Politiques de l’Université de Bangui Conseiller juridique du Président de l’Assemblée nationale centrafricaine. C’est bien plus un cours de justice.

Mes bien chers étudiants,

Vous vous êtes bien reposés. Le temps est venu de la reprise, pour un monde qui n’est plus celui des plages, des barbecues arrosés, ni des fantaisies fantaisistes.

Nous sommes ici en Droit, territoire humain comme les autres. Mais territoire d’ascèse et de rigueur par lequel nous travaillons à ce que notre monde soit ou demeure ordonné, juste ce qu’il faut pour qu’il soit socialement vivable pour nous.

Voilà pourquoi je commence par vous conjurer, mes chers petits, à vous méfier des faux prophètes, « juristes » de foire par nécessité circonstancielle, ainsi que des fausses tables de la loi.

En droit, soyez-en conscients dès à présents, vos mots, vos phrases, vos ponctuations mêmes, jusqu’à vos silences, sont immédiatement significatifs. Entendez par là qu’ils ont une signification qui détermine directement le destin (ou la vie) des choses, des institutions et des gens.

En voulez-vous un exemple ? Soit.

Nous le prendrons en République centrafricaine. Dans une affaire objectivement sans envergure, mais qu’on a, au cœur du pouvoir, décidé de tirer vers des sommets.

Les faits de l’affaire et la procédure. Une Dame, peu importe son nom, nommée au Cabinet du Président d’une des institutions de la République – L’Assemblée Nationale en l’occurrence – voit son arrêté de nomination rapporté, pour des raisons qui ne présentent aucune pertinence pour le présent propos comme vous le comprendrez.

La Dame, usant de son « droit au juge », droit fondamental comme je vous l’ai toujours enseigné, saisit le juge administratif. Sa demande principale ? Obtenir du juge l’annulation de la décision qui la concerne.

Mais voilà, cette Dame est bien conseillée juridiquement. Elle sait que les jugements sur ce type de recours mettent du temps – plusieurs mois – à être rendus. Elle sait aussi, par son Conseil juridique, que le droit, y compris le droit centrafricain, par mimétisme du droit français, lui offre la possibilité de saisir aussi le juge en urgence, pour obtenir la suspension de la mesure qui la frappe (en droit on appelle cela « sursis à exécution d’une mesure administrative ») ; suspension jusqu’à ce qu’il soit statué sur le fond du dossier, et donc sur sa demande principale d’annulation.

La dame sait écouter son Conseil juridique. Elle introduit auprès du juge cette seconde demande, en même temps que la demande principale. Le juge rend sa décision en urgence. Parce que j’ai oublié de vous dire que cette seconde procédure est une procédure en urgence.

Bien entendu, et cela est normal, la décision est commentée. Mais, comme cela est aussi normal dans notre monde d’humains, où chaque acte, y compris juridique, peut être exploité à d’autres fins, vous avez des couturiers qui montent la chose en épingle, vous vendent une interprétation fantasque et fantastique, et vous tirent des conclusions dont vous avez intérêt à vous méfier.

Mais nous, nous avons à approcher ensemble le contentieux administratif au cours de cette année, dans cet amphithéâtre. Et si j’ai choisi de prendre comme cas pratique la République Centrafricaine et cette affaire là, c’est pour en tirer des enseignements qui puissent vous instruire dans votre démarche d’apprentissage du droit, du droit administratif et du contentieux administratif.

Mais, rassurez-vous, ces enseignements sont seulement de deux ordres (ça tombe bien car vous avez aussi à vous familiariser avec le plan juridique qui est en deux parties). Deux ordres dont nous prendrons la mesure en répondant à deux questions.

Première question : qu’est ce que « sursis à exécution » veut dire ? De cette manière nous comprendrons l’exacte portée de la décision déjà intervenue du juge administratif centrafricain.

Deuxième question : question prospective à propos d’une décision à intervenir, c.a.d. pas encore intervenue : quelle pourrait être la portée d’une éventuelle annulation de la décision administrative contestée ? Où nous pourrons mesurer les « effets de vague » d’une telle décision.

Décision (juridictionnelle) de sursis à exécution d’un acte administratif : qu’est-ce que cela veut dire ?

Retenez d’abord, chers étudiants, que le pouvoir reconnu au juge de prononcer le sursis à exécution l’a été pour atténuer les effets d’un principe général du contentieux administratif, selon lequel le recours en annulation contre une décision administrative n’entraîne pas la suspension d’application de ladite décision. Face à ce principe général, le législateur s’est fait la réflexion suivante. La poursuite d’application peut, eu égard aux délais longs de jugement au fond, conduire à ce qu’au moment où le juge statue, il ne pourrait donner qu’un coup d’épée dans l’eau, parce que précisément la décision attaquée aura eu des effets concrets irréversibles, parce que l’écoulement du temps aura conduit à ce qu’on ne puisse pas, en pratique, reconstituer les droits du requérant qui ont été atteint.

Voilà l’origine du référé-suspension (recours tendant à ce qu’il soit prononcé le susis à exécution d’une mesure administrative). De là la aussi la définition du sursis à exécution, selon une des références du droit administratif, comme « mesure conservatoire » prise par le juge administratif, tendant à « préserver l’avenir en prenant toutes mesures pour préserver les droits des parties et éviter que la fuite inexorable du temps enlève un intérêt à l’action » juridictionnelle (Charles Debbasch, Droit administratif, Economica).

Qu’est-ce que cette définition entraîne comme conséquence ? Hé bien :

Que la décision de sursis à exécution ne préjuge par de la décision de fond, qui sera rendue sur la question de l’annulation. Autrement dit, ce n’est pas parce qu’un juge décide de suspendre l’application d’une décision qu’il faut en tirer comme conclusion que cette décision sera nécessairement annuléeà la fin. Comme l’écrit un des maîtres du droit administratif, « à tout moment, il peut être mis fin au sursis par une décision d’une formation de jugement (de la juridiction administrative), quelle que soit la formation qui l’avait accordée »(A. De Laubadère, J.C. Venezia, Y Gaudemet, Droit administratif, tome 1).

Et puis il ne faudrait pas oublier que la décision de sursis est susceptible d’appel, et qu’elle peut donc être annulée par le juge administratif supérieur (le Conseil d’Etat en République Centrafricaine et, dans la plupart des cas, les chambres administratives d’appel en France).

Chers étudiants, armez-vous donc de cette première évidence pour enseigner à nos improvisés chroniqueurs juridiques et judiciaires qu’il leur faudra attendre encore un peu pour la décision d’annulation qu’ils appellent de leur vœux. Patience donc ! … est mère de sureté !!!

Quelle portée pour une éventuelle décision d’annulation de la décision administrative rapportant la nomination de notre fameuse dame dans un certain Cabinet ?

Mes chers étudiants, j’ai bien écrit « éventuel », parce que la décision en question est à venir, d’une part, et que, d’autre part, nul ne peut prétendre savoir dans quel sens le juge statuera demain (même si j’ai mon idée, n’est-ce pas, sur ce qui serait le plus rationnel d’un point de vue juridique ? … Rassurez-vous : je sais que le pays en question est un exemple d’irrationalité… Mais pas notre amphithéâtre hein !).

Bon, bref, projetons nous en avant. « En avant c’est devant » comme ils disent. Le juge, fin 2018 ou début 2019, finit donc par annuler la mesure en cause.

Alors, cher Etudiant, je vous invite à pousser un triple « youpiiii ».

Youpi 1 : parce que vous pourrez aller crier à la face de votre tante qui est nommée au Cabinet du Ministre des Mines, mais aussi de votre oncle au Cabinet du Premier Ministre, de votre talentueux cadet au Cabinet du Président de la République, voire même de cet éloigné cousin qui a réussi in extrémis à entrer au Cabinet du Président de la Haute Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance : « je viens vous annoncer la bonne nouvelle : désormais vous exercez des fonctions protégées, vous êtes dans des fauteuils dont vous êtes inamovibles,inexpugnables… Ah ah, ils avaient dit « fonction politique » et « fonction discrétionnaires » hein ? Ah ah ils l’ont bien dans l’os ! Oncle, tante, cadet, cousin, dormez en paix ; vous pouvez manger dans ce fauteuil jusqu’à votre dernier souffle ; le juge administratif y veille ! ». Surtout prenez l’air prophétique pour dire cela, car ça peut vous valoir jusqu’à un casier de bière frelatée accompagné d’une promesse de plat de feuille de manioc succulent.

Youpi 2 : un peu plus élaboré, quand vous voudrez vous faire valoir dans les cercles faussement huppés de Bangui, à 2h du matin, à la 6ebouteille de Whisky à 3 (chaque élément de ce décor est indispensable, prenez-y garde !). Proclamez donc à la face de ces élites nocturnes et obscures : « est-ce que vous savez au moins que dans ce pays nous avons désormais une fonction publique de cabinet, avec les garanties d’emploi et la protection contre le licenciement (révocation) que cela implique ? ». N’oubliez pas d’ajouter « création d’une nouvelle fonction publique… par le juge, s’il vous plait, pas par le législateur… Révolutionnaire non ? ». Et surtout, surtout, n’oubliez pas d’éclater d’un rire gras en vous tapant la panse. C’est ainsi dans ces cercles, à cette heure perdue de la nuit où on enterre les bouteilles assassinées.

Youpi 3. Pardon. Vous avez failli oublier votre maîtresse qui végète au Cabinet du Président de cette Assemblée Nationale et qui, depuis 2 mois, n’arrête pas de vous rabattre les oreilles d’un : « ah chéri, que ferais-je en octobre quand le boss aura été destitué ? Ah copain-cochon, quelle misère en perspective ! Mais je compte sur toi hein… ». A elle vous pourrez dire, avec la sérénité de celui qui a échappé à un piège diabolique, « mais copine-céleste, que me dis-tu là ? Aucune raison de s’alarmer, n’est-ce pas ? Le nouveau Président de cette Assemblée nationale, que pourra-t-il faire à part te maintenir en poste ? Parce qu’enfin sinon il aura affaire à toi, à moi, à nous ! Mais enfin, il y a Jurisprudence administrative ou pas ? Cré-nom !!!!!!

Bon, d’accord, j’ai dit, mes chers étudiants, que vous pousseriez des Youpi. Mais bon, en êtres libres, vous pouvez aussi pousser des cris d’orfraie…plus crédibles !

Dommage, je ne pourrai pas les entendre : notre heure de cours tire à sa fin.

A la prochaine…

 

Par : Jean-François Akandji

CENTRAFRIQUE : LES NOUVEAUX TSARS

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CENTRAFRIQUE : LES NOUVEAUX TSARS

 

 

LES RUSSES SONT-ILS EN TRAIN DE GAGNER LA GUERRE FROIDE EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE ?

 

Les échos des relations russo-centrafricaines retentissent comme un avertissement aux autorités du pays. Chaque jour apporte le témoignage du poids prégnant de la présence des soviétiques sur la République Centrafricaine. On est en droit de s’interroger et de s’inquiéter sur les tenants et les aboutissements de cette présence qui s’étend partout et tous les jours. On en arrive à se demander qui tient la réalité du pouvoir à Bangui.

          Le président Faustin-Archange Touadera a-t-il cédé aux Russes une partie de sa mission régalienne ? Leur intrusion dans tous les rouages des décisions du pays interpelle. Certaines des actions qu’ils entreprennent dans la recherche de la paix sont sujettes à interrogation. La concertation de Khartoum (Soudan) qu’ils ont organisée avec les Soudanais, alors qu’avait lieu en même temps celle initiée par l’Union Africaine soutenue par les Français à Bouar (Centrafrique), témoigne de l’âpre bataille que se livrent les Russes et les autres puissances occidentales en terre bantoue. La réunion de Khartoum sent fortement l’odeur d’une offensive contre la concertation de Bouar. C’est le symbole significatif d’une guerre froide transférée en Centrafrique.

          Le président Touadera doit affirmer la souveraineté de son pays et ne pas laisser se répandre l’impression que les Russes sont devenus les nouveaux maîtres de la République centrafricaine.

 

LES AUTORITÉS CENTRAFRICAINES FACE AUX RUSSES ET AUX REBELLES

Depuis plusieurs années maintenant, le gouvernement légitime centrafricain se trouve confronté à des groupes politico-militaires. C’est une guerre que livrent des rebelles déterminés à s’emparer du pouvoir et à s’octroyer l’impunité, ainsi qu’une amnistie générale.

           Pourquoi les Russes prennent-ils langue avec des séditieux qui sont de véritables hors-la-loi ? Est-ce une demande formulée par le président Touadera pour rechercher la paix ? Mais ce n’est pas en faisant les yeux doux à des bandes armées qu’on la trouve ! On court le risque que les rebelles prennent cette attitude pour de la faiblesse et se radicalisent. Que se sont-ils dit avec les Russes ? Quel marché ont-ils conclu ? Et si les Soviétiques jouaient double jeu ? Dans tous les cas, les dindons de la farce risquent d’être, une fois encore, les malheureux Centrafricains.

 

LA TENTATION DE MUSELER LA PRESSE ET LES RÉSEAUX SOCIAUX

Le journal en ligne Corbeau News nous apprend l’arrivée à Bangui d’un spécialiste russe de la piraterie informatique. Il aurait été engagé par le président Touadera, sur injonction de son conseiller russe en matière de sécurité, Valeri Zakharov.

            On a donc affaire à des spécialistes en manipulations informatiques ! Souvenons-nous des soupçons qui ont pesé sur eux pendant les dernières élections présidentielles américaines : ils auraient manipulé et instrumentalisé les citoyens américains pour faire élire Donald Trump. L’affaire a d’ailleurs été portée devant la justice américaine et suit son cours.

          Si le président Touadera a recours à ce genre de procédé pour intimider les journalistes et surveiller les réseaux sociaux, c’est une immense erreur de gouvernance. Les journalistes sont les chiens de garde de la démocratie. Avec leurs plumes, leurs caméras et leurs micros, ils sont sur tous les fronts pour participer au mieux à la recherche de la paix. Tenter d’orienter leur opinion, c’est priver le peuple d’un de ses moyens de juger.

          Or, on ne le sait que trop, en matière de démocratie, de liberté de la presse et d’expression, les Russes n’ont pas d’état d’âme. Leurs journalistes exercent leur métier dans des conditions dramatiques : intimidations, emprisonnements, voire assassinats par des Tontons Macoutes à la sauce slave.

          A contrario, la Centrafrique est une République démocratique, où la liberté d’expression ne peut être entravée. L’amitié des Russes doit se limiter à la recherche de la paix et à l’aide au développement, sans tentative de déguiser le président Faustin Archange Touadera en dictateur et, ainsi, transformer la République Centrafricaine en goulag des Tropiques.     

          Jusqu’à maintenant, une certaine forme de liberté de la presse et des journalistes a fait honneur à la République Centrafricaine et à son Président. Cette cellule de piraterie et de surveillance des opinions propagées par le Net est un procédé antidémocratique.

         On le sait, Internet regorge de diffamations, d’insultes, de marques de xénophobie et racisme, d’appels à la haine, de propagande fasciste, etc…

           Que le gouvernement soit préoccupé par ces excès et qu’il veuille traquer ces dérives en instituant une surveillance partielle des réseaux sociaux, c’est tout à fait louable. Mais attention à la tentation de surveiller et de contrôler les médias et les journalistes. Si tel était le cas, nous serions alors face à un déni de démocratie.

 

LA DANGEREUSE DIABOLISATION DE LA FRANCE

Il ne faut pas se tromper d’ennemi : ceux de la République centrafricaine sont les tueurs venus d’ailleurs, qui tentent de mettre la main sur le pays des Bantous. Ce n’est pas la France, qui est aux côtés des Centrafricains depuis environ deux siècles.

          Le volume de l’aide française au développement de la Centrafrique n’est pas négligeable. L’ex-puissance coloniale a assuré et assure peut-être encore les fins de mois des fonctionnaires centrafricains. La France a combattu les rebelles aux côtés de la Minusca. Avec sa force Sangaris, elle a été la première nation à intervenir pour empêcher le génocide en gestation.

          Certes, les Centrafricains ont beaucoup de choses à reprocher à leur vieille amie. La France, en tant qu’ancienne puissance coloniale, a sa part de responsabilité dans le chaos centrafricain. Elle a commis des erreurs politiques : entre autres, celle d’avoir choisi le dictateur tchadien Idriss Déby Itno comme solution à l’imbroglio centrafricain ; celle aussi d’avoir retiré prématurément sa force Sangaris. De plus, le comportement hautain du président français Emmanuel Macron à l’endroit du président Touadera a exacerbé les passions.

          Cette situation n’est d’ailleurs pas pour déplaire aux Russes, qui peuvent ainsi instrumentaliser et exciter les sentiments anti-français.           

          Certes le long cheminement de la République Centrafricaine et de la France n’a pas toujours été exemplaire : la colonisation avec ses administrateurs brutaux et ses sociétés concessionnaires aux comportements barbares ; l’indépendance, taillée sur mesure pour permettre aux dirigeants français de continuer à être les vrais maîtres du pays.  Tous ces précédents déplorables ont laissé à juste titre aux Centrafricains le sentiment que la France n’a pas cessé d’instrumentaliser et de manipuler certains d’entre eux, pour entretenir l’instabilité du pays à son profit.

         Mais doit-on aller jusqu’à diaboliser la France ? C’est apparemment dans l’air du temps. Même s’il est légitime de stigmatiser certains aspects néocoloniaux de la politique africaine de la France, est-ce qu’il n’est pas excessif de la diaboliser ? L’essentiel, ce serait plutôt de donner aux Centrafricains le goût du patriotisme et de la vigilance.

C’est pourquoi ils ne doivent en aucun cas devenir les supplétifs des Russes dans leur guerre froide avec les autres puissances occidentales. Il faut qu’ils gardent en tête que Français, Chinois et Russes sont venus en Centrafrique non pas pour leurs beaux yeux, mais pour leurs matières premières. 

Quant à leurs dirigeants, ils doivent s’efforcer de tout faire pour que les relations bilatérales soient d’égal à égal et profitables pour leur pays.

 

                                                                                                                           Par : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

(11 septembre 2018)

 

 

 

 

Centrafrique : La Dignité comme fondement social

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Centrafrique : La Dignité comme fondement social

 

 

Le capitalisme et le socialisme sont des courants de pensées socio-économiques; les deux (2) pensées s’opposent autour de l’organisation des moyens de production de la richesse et de sa distribution au sein d’une société, qui puisse permettre aux hommes de vivre dans la dignité.

 

La dignité, celle que Cicéron s’en sert pour désigner à la fois la reconnaissance publique d’une position sociale ou d’un statut, et celle comme quelque chose d’intrinsèque au fait d’être humain.

Mais cette dignité du fait de ce que l’on croit valoir et de ce que les autres pensent que nous valons; celle là.

 

La dignité est irréfutablement la parure lumineuse que chaque homme doit porter au cou. Lorsque cette parure lumineuse s’éteint, l’homme perd quelque chose, de très considérable en sa personne : c’est la dignité.

 

 

La dignité, celle de s’assurer et s’assumer en tant qu’homme, de s’élever et de se bâtir. Cette dignité que l’on doit porter au cou comme la parure de son existence. C’est celle de créer des conditions de sa vie, et vivre dans l’honneur et non dans la précarité, dans l’abandon inhumain.

 

C’est une longue marche, une quête qui ne s’arrête jamais, c’est une perpétuelle révolution, une émancipation. La lutte pour construire un destin est longue et difficile, mais la volonté d’y arriver fourni l’énergie nécessaire.

 

La dignité doit être au fondement de notre pensée, comme elle est placée au centre de notre devise : unité-dignité-travail.

 

On pourrait ainsi schématiser, que l’unité et le travail sont nos deux bras et la dignité notre corps. Si le corps reçoit des coups c’est que les deux bras n’ont pas été d’utilité.

 

Unité-dignité-travail, tel est le destin commun, que le Fondateur nous a proposé, la promesse d’une république pour nous rassembler en société, un impératif de protection et de défense.Cette devise qui consacre à la République proclamée, le ciment de la politique de notre société.

Si nous manifestons clairement la volonté de le désirer, nous devons de poursuivre notre destin sous le signe de la dignité.

Nous devons de nous attribuer de rester indépendants et dignes en créant de la richesse pour nous et nos enfants.

Si nous voulons réaliser pleinement notre destin, nous devons de vivre sous l’esprit qui conserve pour nous et pour nos enfants des qualités de vie.

Nous devons de rester dans un esprit gagnant dans tous les cas où nous sommes appelés à agir, un esprit qui gagne à tous les coups.

Le sentiment de réaliser notre indépendance économique et sociale ne doit pas nous quitter, comme des béquilles qui ne quittent jamais le Handicapé.

Nous devons de nous débarrasser de tous les préjugés reçus et de bâtir une chaine de valeurs de vie uniquement basée sur des critères de l’esprit et à travers laquelle, chacun de nous doit se juger et juger les autres.

Chaque centrafricain et chaque centrafricaine doit évoluer sur la gamme de cette échelle de valeurs.

Aux intellectuels de porter cette chaine de valeurs et de la partager au sein de la population. La refondation de notre société surviendra que grâce à l’élégance et à la beauté des actes et agissements posés par nos intellectuels.

C’est d’abord de garder farouchement notre indépendance comme le bijou de notre existence.

C’est savoir prendre nos responsabilités et assumer nos initiatives quand les circonstances nous obligent et que l’on soit seul à les endosser. C’est vivre dans un esprit illuminé.

 

Nous devons de travailler beaucoup et en équipe ; en tant qu’équipe, nous devrions d’être excellents et chacun de nous doit rapporter sa part de l’objectif, et en les rassemblant nous avons atteint notre objectif fixé, en restant toujours sur notre esprit d’indépendance et de dignité.

Dans des occurrences, nous devons de respecter les opinions d’autrui, de les écouter, les examiner avec objectivité et de les combattre si l’on trouve en soi les raisons de ne pas les admettre et faire savoir nos positions courageusement au grand jour.

Nous devons farouchement refuser les lentilles qui consistent à nous détourner de nos buts pour une raison quelque conque. Nous devons d’afficher partout notre dignité et la pureté de notre esprit.

Etre centrafricain, doit être considéré comme un droit à la dignité qui libère; une attitude habitée par la détermination et l’autodiscipline.

La dignité doit être considérée comme un droit primordial, une valeur à défendre. La quête de la dignité s’accompagne de la liberté, doit être au centre de notre combat intellectuel de tous les jours.

Le Centrafricain doit se battre pour sa dignité par le travail et par l’usage de son intelligence. Se battre pour la dignité et la défendre partout où nous sommes appelés à prendre des décisions ou agir. Si la dignité est le propre de l’homme, elle est le propre de centrafricain.

La dignité doit être une question « de vie ou de mort » comme pour la victoire de la patrie. La dignité doit triompher partout dans notre sphère sociale individuelle et dans notre sphère sociale collective.

Défendre la dignité, c’est défendre la valeur humaine, détenir le droit de parler égal à égal avec les autres peuples. C’est d’être au même rang du respect humain.

La dignité c’est aussi construire un État social et politique digne en lien avec notre culture : satisfaire ensemble une communauté de vie, un destin commun. La dignité c’est établir un État fort, un gouvernement intelligent et compétent, capables de produire des politiques de gouvernement pertinentes et perspicaces.

Longtemps opprimés, longtemps brimés, longtemps déshérités et exploités, les centrafricains ont bravé des difficultés et vécu les pires douleurs et souffrances de la vie, voici le temps de l’éveil.

La dignité passe par l’autosuffisance alimentaire, delà partira notre développement. Nous avons de la terre, une immense entreprise que la nature nous a offerte. Nous devons travailler la terre avec acharnement pour assurer notre autosuffisance et cesser de dépendre de l’aide.

Nous devons de produire, produire abondamment pour nous mêmes et pour le reste du monde là où il se pose le problème de la dignité des hommes, en occurrence de manger à sa faim. Par la richesse de ses terres, notre pays est capable d’apporter des solutions les plus élémentaires au problème de l’alimentation de base grâce à son agriculture.

Au regard actuel, l’aide nous enfonce et nous sédentarise dans la pauvreté. Elle fait de nous les rejetés du système socio-économique de la mondialisation dont les ONG en raffolent, des clichés pour leur business social.

Les ONG, comme les journalistes experts en pauvreté, exposent par des procédés médiatiques nos sorts au monde entier pour avoir des financements.

Des clichés faciles et inépuisables, des images banales à force de répétition, formatées dans un télévisuel provoquant une compassion stérile du monde de l’occident. Les photos de nos souffrances sont les produits de leur vente. Voici là les pires réalités de notre vie.

L’occident ne peut prendre toute la misère du monde dont inclusivement celle de la RCA, que l’on dit qu’elle est riche en sol et en sous-sol.

L’aide nous détourne de nos facultés d’agir, d’entreprendre pour notre dignité et nous soumet à la dépendance. L’aide n’a jamais été une solution radicale, il faut plutôt produire par nous mêmes et assurer notre autosuffisance pour être libres.

C’est ce qui fait dire de façon plaisante à TRUMP, qu’il n’est pas responsable si depuis l’indépendance les pays africains n’ont pas pu créer un État pour leurs populations. Et sous forme très libérale, c’est ce que MACRON appelle «  les gens qui ne sont rien ».

Tous ces propos choquent, mais ils ne choquent pas ceux savent régler les aiguilles de leur montre pour ajuster l’heure qui s’envole : le monde change, il faut bien en prendre conscience.

La main qui donne est toujours supérieure à la main qui reçoit. La main qui reçoit sera toujours dominée et soumise. Utilisons notre intelligence pour conquérir notre indépendance et notre dignité par le travail.

En effet, l’éducation parfait la dignité de l’homme. Mais ce qu’on n’a pas assez dit à propos de l’éducation, il ne faut pas avoir un mémoire de cheval mais avoir du caractère. Ceux qui sont intelligents pour répéter ce que disent les professeurs n’ont aucun caractère qui déploie l’esprit de créativité. Etre intelligent, c’est savoir créer.

A l’écart de toute considération narcissique, de tout nationalisme, la dignité est une question liée à la condition de vie de l’homme, une conscience d’émancipation. Nous n’avions plus envie de rester « esclaves » des clichés infamants.

 

 

Par : Robert ENZA,

l’entrepreneuriat politique.

 

 

Cour pénale internationale : Les Etats-Unis menacent les magistrats

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Cour pénale internationale : Les Etats-Unis menacent les magistrats

 

 

 

Au nom de ladministration Trump, le conseiller à la sécurité nationale John Bolton, a mis en garde les juges et procureurs contre toute tentative de poursuites des ressortissants américains, Israéliens ainsi que leurs alliés hier à Washington.

Les Etats-Unis ont violemment attaqué la cour pénale internationale hier à Washington. Par la voix de conseiller à la sécurité nationale, l’administration Trump accuse la cour pénale internationale d’être « illégitime », mais aussi « inefficace, irresponsable et carrément dangereuse ».

Par conséquent, le gouvernement américain menace les magistrats notamment, juges et procureurs de sanctions si ces derniers venaient à engager des poursuites contre les américains, leurs alliés ou encore Israël.

Le conseiller à la sécurité nationale américaine a affirmé que si la cour s’en prend à leurs compatriotes, à Israël ou même à leurs alliés, les Etats-Unis ne resteront pas silencieux.

Les Etats-Unis n’étant pas signataires du traité de Rôme, le gouvernement américain craint toutefois d’éventuelles enquêtes sur les crimes de guerre de soldats américains en Afghanistan. Mais aussi l’ouverture d’une enquête contre Israël.

John Bolton fait savoir qu’à tout moment, la CPi pourrait annoncer l’ouverture d’une enquête formelle contre « les patriotes américains ». il faut rappeler que cette sortie n’est pas un hasard.

On se souvient qu’en novembre 2017 la procureur de la CPI, Fatou Bensouda a démandé d’ouvrir une enquête sur des crimes de guerre présumés commis dans le cadre du conflit afghan, notamment par l’armée américaine.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Angola: José Eduardo Dos Santos quitte la tête du MPLA

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Angola: José Eduardo Dos Santos quitte la tête du MPLA

 

 

 

L’ex-président a un prononcé son discours dadieu à la vie politique le 8 septembre à Luanda. Agé de 76 ans, José Eduardo Dos Santos a donc officiellement quitté la tête du Mouvement populaire de libération de l’Angola.

Un an après avoir quitté la tête de l’Etat, celui qui avait dirigé l’Angola pendant 37 ans, abandonne aussi la présidence du parti au pouvoir le MPLA. Samedi au cours du congrès extraordinaire de cette formation politique, l’ex-président présenté sa démission à la tête de ce parti et a décidé de se retirer définitivement de la politique.

De sources proches du parti on apprend que José Eduardo Dos Santos aurait aimé diriger le parti jusqu’à l’année prochaine, comme prévu, mais son successeur lui a bien fait comprendre qu’il était temps de passer la main.

« C’est ma dernière intervention en tant que président du MPLA », a déclaré José Eduardo Dos Santos qui était à la tête du parti depuis le 21 septembre 1979.

Cette occasion lui a permis de faire le bilan et surtout de se remettre en cause en reconnaissant ses erreurs devant plus de 2000 délégués. « Il n’existe pas d’activités humaines exemptes d’erreurs et je reconnais que j’en ai aussi commises, vu que c’est l’unique manière de pouvoir les dépasser.

L’erreur est une partie intégrante du processus de perfectionnement  et c’est pour cela que l’on dit  que  l’on apprend avec les erreurs », a-t-il expliqué.

Et d’ajouter que « Aujourd’hui, le 8 septembre, c’est la tête haute que je participe à ce grand congrès de notre parti, avec la conviction du devoir accompli et prêt à passer le témoin de la direction du parti à son prochain président ».

Même s’il n’a pas désigné le  nouveau patron du MPLA, plusieurs signent montre que c’est son successeur qui va hériter  de cette formation politique.

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Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : quand le groupe 3R conteste la présence des FACA dans la Nana-Mambéré et l’Ouham-Péndé.

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Centrafrique : quand le groupe 3R conteste la présence des FACA dans la Nana-Mambéré et l’Ouham-Péndé.

 

 

Déployés depuis un mois dans la Nana-Mambéré et l’Ouham-Péndé, des soldats de l’armée nationale, appuyés par une centaine des Mercenaires russes, ne sont pas les bienvenus, en tout cas pour la faction radicale du groupe 3R qui ne cesse de monter des embuscades contre eux.

  

Si les habitants de Paoua et de Bouar apprécient énormément la présence des soldats FACA dans leurs villes, ceux des villages environnants, par contre, redoutent les effets négatifs de cette présence massive des FACA qui ne sont que basés dans des grandes villes.

Les rebelles, des 3R comme de la Séléka quant à eux, patrouille inlassablement dans les communes environnantes pour commettre des crimes, sachant très bien que les forces de l’ordre ne seront pas présentes sur le lieu en moins de 24 heures.

D’ailleurs dans la Nana-Mambéré, les rebelles du 3R, très sensibles aux rumeurs qui tournent en boucle à chaque fois dans la région que les FACA et les Russes vont bientôt atterrir dans leurs zones d’influence,ne cessent de tendre des embuscades partout dans l’espoir de mettre en déroute les FACA. Malheureusement pour eux, leurs mouvements dans les villages ne font que fuir la population qui ne manque pas d’alerter les autorités militaires de la Nana-Mambéré.

Même si aucun affrontement militaire n’est signalé entre les FACA et les rebelles du 3R, la population de Nana-Mambéré apprécie au fond du cœur la présence de l’armée nationale sur plusieurs points, notamment la suppression des droits de passages payés par les automobilistes et motocyclistes aux checkpoints érigés à l’entrée et la sortie de la ville de Bouar.

Alors, beaucoup se demandent si les autorités judiciaires de la Nana-Mambéré vont-elles profiter de la présence des soldats FACA pour interdire et renforcer le contrôle du transport des passagers par des camions des marchandises sur l’axe Bouar-Garouaboulaye ?

Rappelons que sur ce qaxe routier, on ne cesse de déplorer au moins une dizaine des cas d’accidents mortels dus au transport des passagers sur des camions lourds remplis des marchandises pourtant interdits par le Procureur de Bouar, mais non respecté.

 

Bouar, Gervais Lenga pour CNC.

 

Centrafrique : manifestation pacifique des déplacés du site de PK 3 devant la base de la Minusca à Bria.

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Centrafrique : manifestation pacifique des déplacés du PK 3 devant la base de la MINUSCA à Bria.

 

 

 

Organisée par des chefs de bloc et des femmes déplacées du camp de PK3, une marche pacifique de la population de Bria a eu lieu ce lundi matin dans la ville pour dire non publiquement aux violences faites aux femmes.

 

Débutant sur le site des déplacés de PK3 ce lundi 10 septembre vers 8h30, la marche pacifique de la population déplacée de Bria a pris fin devant la base opérationnelle des soldats de la MINUSCA où, un mémorandum a été remis à cet effet.

Selon les organisateurs de ladite marche, le massacre des 10 femmes la semaine dernière par un groupe encore non identifié ne doit pas rester impuni. Les auteurs de ce crime contre l’humanité doivent être traduits devant la justice tôt ou tard. La MINUSCA, quant à elle, doit faire la lumière sur ce massacre, un mémorandum leur a été remis d’ailleurs en ce sens.

Il y’a lieu de rappeler que le vendredi 7 septembre dernier, les corps de 10 femmes et 2 hommes assassinés par un groupe des personnes, encore non identifié officiellement , ont été retrouvés par la MINUSCA aux alentours de la ville de Bria.

Sans passer par quatre chemins, la population déplacée du site du PK 3 pointe du doigt les combattants rebelles du FPRC qu’elle accuse d’être les auteurs de ce crime qualifié de représailles suite aux attaques des Anti-balaka contre l’une de leurs patrouilles militaires au PK 4 .

 

Bria, moise BANAFIO pour CNC.

Centrafrique: Bangui, un corps inanimé d’un homme retrouvé au quartier Yakité.

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Centrafrique: Bangui, un corps inanimé d’un homme retrouvé au quartier Yakité.

 

 

 

Gisant au fond d’une fosse septique, le corps sans vie d’un homme a été repêché ce vendredi 7 septembre au quartier Yakité dans le 3e arrondissement de Bangui.

 

La victime s’appelle Monsieur Anatole NGAÏ, habitant le quartier Yakité. Son corps, qui  a été retrouvé inanimé dans la fosse septique du chef de son  quartier le vendredi  07 septembre dernier, présente des traces de tortures qui le rend méconnaissable.

D’après les informations en notre possession, tout a commencé lorsque ce dernier aurait reçu un appel téléphonique de son ancien locataire qui habite au quartier Km5, lui demandant de venir chercher son loyer.

C’était depuis l’arrivée au pouvoir de l’ex-coalition Séléka le 24 mars 2013 que la famille NGAÎ était obligée de quitter leur domicile familial à cause des exactions de ces éléments armés qui semaient la panique dans le quartier Yakité qui se trouve à proximité du quartier Km5 bastion de ces groupes armés. La maison de la famille NGAÎ était occupée par un élément des ex-Séléka et quand le calme est revenu, l’aîné de la famille, M. Anatole NGAÏ, était venu voir ce dernier pour lui signifier que la maison leur appartient et quand la sécurité sera véritablement instaurée, ils reviendront dans leur maison. Celui-ci, n’a pas compliqué à M. Anatole, au contraire, non seulement il libérera la maison aux ayants droit, il a décidé de payer également les années qu’il a passées pendant la crise.

Comme prévu, M. Anatole NGAÏ commençait à percevoir le montant jusqu’à ce que l’élément libère la maison pour regagner le Km5, mais avec des arriérés sur lui. Et c’était pour réclamer le reste du montant des arriérés du loyer que M. Anatole appelait ce dernier et c’était comme ça que celui-ci lui a fixé un rendez-vous au Km5 pour récupérer l’argent le jeudi 06 septembre 2018. C’était un rendez-vous en enfer pour M. Anatole, car il est parti pour ne plus revenir. Le vendredi 08 septembre, la famille et les jeunes du quartier Yakité commençaient à s’inquiéter et tous ont décidé d’alerter la police, ils ont fait une descente au niveau du Km5 pour avoir le cœur net sur la situation de leur frère et ami.

Au niveau du Km5, ils vont se buter aux contingents de la Minusca qui assurent la sécurité dans le secteur qui refuse de laisser passer une grande foule. Il a fallu l’intervention de la police et de la gendarmerie afin qu’ils passent, mais sans rien trouver. Et c’était au retour que l’un d’eux par curiosité va découvrir un objet insolite à la sortie de la fosse septique du chef de leur quartier et en s’approchant il s’est rendu compte que c’est le corps d’une personne, il a appelé les autres pour venir l’aider à retirer le cadavre et c’était ainsi que la famille a pu reconnaître le corps de leur cher aîné dont le visage était défiguré.

Informé, le ministre de l’Intérieur chargé de la Sécurité publique M. Henri WANZET LINGISSARA est descendu sur le terrain pour s’imprégner de la situation. Le ministre a aussitôt demandé l’ouverture d’une enquête et a donné une somme aux parents de la victime pour l’inhumation et un Pick-up.

Précisant que le regretté Anatole NGAÏ est un ouvrier en bâtiment, aîné de la famille et il est également père de famille.

Ce crime odieux et crapuleux prouve à suffisance que les terroristes du km5 font recours à des méthodes inhumaines et sadiques pour liquider leurs victimes en évitant d’utiliser une arme à feu dont le crépitement peut attirer l’attention de la population environnante.

 

Par Christian DOBA

Centrafrique : la ministre de la défense Marie-Noelle Koyara et le chef de la Minusca ont été honorés par la médaille de la politique de sécurité et de défense commune.

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Centrafrique : la ministre de la Défense Marie-Noelle Koyara et le Chef de la MINUSCA ont été honorés par la médaille de la Politique de Sécurité et de Défense commune.

 

 

 

En prélude , une cérémonie des couleurs a eu lieu le samedi 8 septembre 2018 au camp MOANA-UCATEX de l’EUTM-RCA à Bangui en présence de plusieurs personnalités internationales et nationales, entre autres le Président du comité militaire de l’Union européenne, le général Michail KOSTARAKOS en visite de quatre jours en Centrafrique, la ministre de la Défense et de la Reconstruction de l’Armée nationale, Marie-Noëlle KOYARA, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies en Centrafrique, parfait ONANGA-ANYANGA et plusieurs membres du corps diplomatique accrédité en RCA.

Cette cérémonie a été présidée par les généraux, Michal KOSTARAKOS et Hermino MAIO de l’EUTM-RCA qui dans son discours de la circonstance explique comme quoi cet événement démontre l’implication de l’UE à s’engager et à travailler avec toutes les institutions, ayant pour objectif la Réforme du secteur de la sécurité, permettant ainsi aux autorités centrafricaines de renforcer la souveraineté et la prévalence de l’État de droit.

Le patron de l’EUTM-RCA reconnait que la ministre de la Défense, Marie Noëlle KOYARA et le numéro 1 de la MINUSCA, parfait ONANGA-ANYANGA ont grandement contribué à atteindre leur but, en d’autre terme ils ont largement contribué à la mission de l’EUTM. À ce titre, les deux honorables invités ont été décorés et mis à l’honneur ce jour.

Interrogée à la fin de la cérémonie, la ministre de la défense Marie Noëlle KOYARA, émue,   dédie cette décoration au Chef suprême de l’Armée, le Président de la République centrafricain le Professeur Faustin Archange TOUADERA qui lui a d’abord fait confiance et ne cesse de l’accompagner avec ses conseils et sa disponibilité :

« je vous dirais d’abord que j’ai aimée, je suis extrêmement émue et trouve cette grande surprise comme une marque de reconnaissance pour le peuple centrafricain et je dédie vraiment cette décoration au Chef suprême des Armées. Sans sa confiance et ses conseils, je ne pourrais pas être à ce niveau donc je remercie son Excellence le président de la République qui m’a d’abord fait confiance et qui ne cesse de m’accompagner avec ses conseils et sa disponibilité pour que je puisse atteindre ce résultat ».

Quant au Chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la Stabilisation en Centrafrique (MINUSCA), parfait ONANGA-ANYANGA reconnait que cette décoration l’honneur personnellement, mais honneur aussi les Nations-Unies et la MINUSCA en particulier :

« C’est une décoration qui m’honneur personnellement, mais honneur aussi les Nations-Unies et la MINUSCA en particulier parce que nous sommes une équipe de collègues debout à la cause de la en République centrafricaine et l’Union européenne est une partenaire stratégique important avec lequel nous travaillons régulièrement en bonne intelligence. Alors c’est une immense satisfaction, mais j’accueille cette médaille avec modestie au regard des immenses défis qui nous restent encore à relever et c’est un encouragement à faire encore mieux et à renforcer nos partenariats stratégiques ».

Il est à noter que l’EUTM-RCA entame un mandat de deux ans (2018-2020), illustrant l’engagement et la persévérance de l’Union européenne pour parvenir à bâtir une armée moderne, efficace, inclusive et démocratique. Cette stratégie s’inscrit dans une approche globale, dominée par le principe de transparence, indispensable pour maintenir la cohérence dans un cadre multilatéral. EUTM s’engage aussi à poursuivre ses actions et à les étendre dans la continuité du plan national de Défense centrafricain.          

 

Par Cyrille YAPENDE

Centrafrique : Discours du général de brigade MAIO lors de la visite du général KOSTARAKOS, président du comité militaire de l’Union Européenne.

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Centrafrique : Discours du général de brigade MAIO lors de la visite du général KOSTARAKOS, président du comité militaire de l’Union Européenne. 

 

Mission d’entrainement de l’union européenne

 

 

Monsieur le général d’armée General KOSTARAKOS, président du comité militaire de l’Union Européenne,

Madame la ministre de la défense,

Monsieur le ministre de la santé,

Monsieur le représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies,

Monsieur l’ambassadeur de FRANCE,

Monsieur le chargé d’affaire des Etats Unis d’Amérique,

Monsieur le représentant de la Délégation de l’Union Européenne,

Mesdames et messieurs, membres du corps diplomatique,

Monsieur le général commandant les forces de la Minusca,

Monsieur le colonel, chef d’état-major des armées,

Messieurs les officiers généraux,

Monsieur les membres des organisations internationales en vos grades et qualités,

Mesdames et messieurs les officiers, sous-officiers et militaires du rang membres de l’EUTM,

Chers invités

 

Monsieur le président du comité militaire de l’Union Européenne, Mon Général,

C’est un honneur et un privilège de vous accueillir au sein de l’EUTM RCA en qualité de plus haute autorité militaire au sein de l’Union Européenne. Votre présence est un signal fort de l’importance que les 28 membres de l’Union Européenne accordent à cette mission qui participe à l’amélioration de la sécurité et au retour à un développement durable en république Centrafricaine, dans une perspective de long terme. Votre connaissance et votre maîtrise de la politique de Défense et de Sécurité ont élaboré les lignes directrices et ont fédérée les efforts des onze pays qui intègrent l’EUTM RCA représentant autant d’ambassades qui relaient ici, en Centrafrique, les voix des capitales respectives.

 

Excellences,

Madame Marie-Noëlle KOYARA, ministre de la défense et de la reconstruction de l’armée nationale de la république de Centrafrique,

 

 

Monsieur Parfait ONANGA-ANYANGA, Représentant spécial du secrétaire général des Nations Unies en Centrafrique, chef de la Mission de Stabilisation Multidimensionnelle des Nations Unies en République de centrafricaine (MINUSCA),

 

Nous sommes extrêmement honorés de vous recevoir ensemble à l’EUTM étant donné que vous dirigez tous deux des institutions jouant des rôles fondamentaux dans le cadre de la Réforme du secteur de la Sécurité en RCA et avec qui nous avons l’honneur de travailler dans un seul but : la paix en Centrafrique.

Merci pour votre présence.

 

Mon Général,

Distingués invités,

Chers camarades,

 

En ce jour, deux acteurs clés pour la mission EUTM RCA, la ministre de la Défense centrafricaine ainsi que le chef de la MINUSCA se sont vu décerner la médaille de la Politique de Sécurité et de Défense Commune.

Cet événement démontre l’implication de l’UE à s’engager et à travailler avec toutes les institutions ayant pour objectif la Réforme du secteur de la sécurité permettant aux autorités centrafricaines de renforcer la souveraineté et la prévalence de l’Etat de droit.

 

C’est parce qu’ils ont grandement contribué à atteindre ce but et par conséquent contribué à la mission de l’EUTM que nos deux honorables invités ont été décorés et mis à l’honneur ce jour.

 

Madame Marie-Noëlle KOYARA, la ministre de la Défense, s’est pleinement engagée pour atteindre les conditions indispensables pour mettre en œuvre un secteur de la défense efficace. Sa détermination, sa volonté de surmonter l’adversité et sa disponibilité permanente pour coopérer avec toutes les parties prenantes et en particulier avec EUTM ont été décisifs tant pour l’amélioration dans le domaine de la gouvernance que dans celui du développement global du pays.

 

Depuis le lancement d’EUTM-RCA, monsieur Parfait ONANGA-ANYANGA, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations-Unies et chef de la MINUSCA, représente un partenaire indispensable. Dans le cadre de la Réforme du secteur de la sécurité, il poursuit avec l’Union européenne le même objectif : doter la République centrafricaine de structures de Défense réhabilitées et solides. Son engagement à toute épreuve s’est avéré décisif pour remplir cette mission en coordination étroite avec l’ensemble des acteurs.

 

Laissez-moi encore une fois leur exprimer à nouveau notre gratitude et le remercier pour sa contribution importante à notre mission.

 

Mon général,

Vos Excellences,

Distingués invités,

Chers camarades,

 

EUTM-RCA entame un nouveau mandat de deux ans, illustrant l’engagement et la persévérance de l’Union européenne pour parvenir à bâtir une armée moderne, efficace, inclusive et démocratique. Cette stratégie s’inscrit dans une approche globale, dominée par le principe de transparence, indispensable pour maintenir la cohérence dans un cadre multilatéral.

 

Ce multilatéralisme s’exprime dans la composition même de la mission. Nous sommes fiers de rassembler onze pays sous un même drapeau – Espagne, France, Italie, Lituanie, Pologne, Portugal, Roumanie, Suède, Bosnie-Herzégovine, Serbie et Géorgie. Ces onze pays, représentent onze cultures et traditions qui leurs sont propres, mais sont aujourd’hui unis autour des mêmes principes et des mêmes valeurs. De cette manière, nous apportons notre contribution à la paix, au développement et à la stabilité de ce pays et de la sous-région.

 

A cet égard, nous pouvons nous montrer fiers de ce que nous avons accompli ensemble tant avec le ministère de la défense qu’avec la MINUSCA.

 

Lors du prochain mandate qui s’étend de 2018 à 2020, EUTM s’engage à poursuivre ses actions et à les étendre dans la continuité du Plan national de Défense centrafricain.

 

Monsieur le président du comité militaire de l’Union Européenne, Mon Général,

Je souhaite que votre visite en République centrafricaine s’avère fructueuse. Je peux d’ores et déjà vous assurer de l’engagement sans faille des militaires professionnels qui composent EUTM-RCA au service des objectifs définis par la Politique de Sécurité et de Défense Commune de l’Union européenne.

 

Je vous remercie pour votre attention

 

 

 

NA BUGBINGO ÔKÔ, I YEKE NGANGOU AKO     PLUS FORT ENSEMBLE
STRONGER TOGETHER

 

CENTRAFRIQUE : L’INERTIE DES COLLECTIVITÉS LOCALES DANS LE PROJET FIBRE OPTIQUE

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CENTRAFRIQUE : L’INERTIE DES COLLECTIVITÉS LOCALES DANS LE PROJET FIBRE OPTIQUE

 

 

 

CONSTATS GÉNÉRAUX

 

Il est à noter que quasiment aucune des collectivités de la république centrafricaine na engagé de projet concret de déploiement de la fibre optique, aucune.

par ailleurs, cette première analyse met également en évidence que pour 16% de la population de bangui, aucune ambition n’a été définie.

 

Recommandations

Face aux enjeux et à l’urgence, l’état doit définir un nouveau cadre dintervention national afin notamment de soutenir le déploiement de la fibre de bout en bout dans toutes les collectivités locales .

Le gouvernement doit définir un plan « très haut débit », qui sinscrit dans une dynamique d’accélération du déploiement du très haut débit impulsée par la nouvelle ambition fixée par le président de la république, son excellence , m. archange touadera, chef de l’état.

Les points principaux de ce futur cadre dintervention seront :

 

– le soutien de la fibre de bout en bout, considérée comme la cible principale à atteindre

 

– la mise en place de deux outils financiers mobilisés pour appuyer et pérenniser les projets des collectivités locales

 

– une prime accordée aux projets de grande envergure

 

– la mise en place dune planification locale de lensemble des déploiements (comité local

d’aménagement numérique et convention de programmation et de suivi des déploiements).

 

Par : L’expert IT, Mustapha L

 

 

Cameroun : Une embarcation de mercenaires en provenance du Nigeria neutralisées

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Cameroun : Une embarcation de mercenaires en provenance du Nigeria neutralisées

 

 

La marine nationale a intercepté le week-end dernier trois bateaux chargés d’armes de guerres, des munitions et une importante somme dargent au large de la péninsule de Bakassi dans la région du Sud-Ouest.

43 mercenaires, du matériel de guerre et de l’argent repartie dans trois bateaux ont été neutralisés le week-end dernier par la marine nationale du Cameroun. C’était dans la nuit de samedi à dimanche au large de Bakassi dans la région du Sud-Ouest.

Surpris par les éléments de la marine camerounaise, les trois bateaux qui se trouvaient dans une zone interdite à la pêche n’ont pas opposé de résistance. Mais ils ont tentés de s’enfuir avant d’être rattrapé et conduit au chantier naval de limbe, une ville balnéaire de la même région. Les mercenaires ont été mis à la disposition de la gendarmerie nationale pour exploitation.

Une source sécuritaire fait savoir que ces mercenaires nigérians parmi lesquels on retrouve aussi des maliens et tchadiens, venaient à la rescousse des sécessionnistes ambazonien dans les régions anglophones. Ils préparaient une attaque à Bakassi également

Ils devaient approvisionner ceux-ci en arme et continuer à semer le chao dans cette partie du Cameroun en proie aux violences depuis bientôt deux ans.

Rappelons que la péninsule de Bakassi est contrôlée en permanence par les unités d’élite de l’armée camerounaise, notamment le Bir Delta et la marine nationale. Ces forces ratissent le large contre les actes de pirateries et le terrorisme.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Présidentielle en RDC : Soutenu par les universitaires, Emmanuel Shadary invite ceux-ci à rester en dehors de la politique

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Présidentielle en RDC : Soutenu par les universitaires, Emmanuel Shadary invite ceux-ci à rester en dehors de la politique

 

 

 

En saluant le soutien que lui ont apporté les enseignants des universités samedi dernier à Kinshasa, le candidat du Front commun pour le Congo (Fcc) a exhorté ces derniers à rester impartial sur les questions politiques et se consacrer uniquement à la science.

Emmanuel Ramazany Shadary, le dauphin du président Joseph Kabila et candidat du Front commun pour le Congo (Fcc)  à la présidentielle veut que les universitaires ne se mêlent pas de la politiques.

Il l’a fait savoir samedi alors même que ces enseignants d’universités étaient venus massivement samedi à Kinshasa lui témoigner leur soutien à à la prochaine présidentielle.«Les universitaires doivent éclairer les concitoyens et les ramener vers la raison et non vers les sentiments. Je suis convaincu qu’une université porteuse d’espoir doit demeurer une université sans couleur politique, une université totalement dépolitisée au profit de la science ».

Toutefois, l’ex-ministre de l’intérieur a remercié les universitaires pour leur soutien. Cependant, l’attitude du dauphin du chef de l’Etat suscite des interrogations. Beaucoup pensent que le soutien de ces enseignants d’universités au contact quotidien avec la jeunesse est une arme à double tranchant.

Ceux-ci estiment les universitaires peuvent influencer et même manipuler les étudiants. Donc une fois au pouvoir ces intellectuels pourrait constituer une menace pour Shadary.

On se souvient qu’avant la désignation de son dauphin les universitaires de toute la RDC avaient  mis en garde le président Joseph Kabila contre la candidature pour un troisième mandat. Et par la suite la jeunesse s’est davantage dressé contre le chef de l’Etat sortant.

En dehors du soutien des universitaires, le dauphin du président Kabila reçoit toutefois de nombreux soutient venants des quatre coins du pays y compris même au sein de l’opposition. C’est dire que ce dernier pourrait être plébiscité le 23 décembre prochain.

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Par : N. Mballa, CNC.