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CENTRAFRIQUE : JE DÉTRUIS MON PAYS AUJOURD’HUI, DEMAIN JE SERAI REFUGIÉ POLITIQUE ET PAUVRE AILLEURS…MAIS POURQUOI NE PAS RECONSTRUIRE MAINTENANT POUR GARANTIR UNE RETRAITE PARASIDIAQUE ?

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CENTRAFRIQUE : JE DÉTRUIS MON PAYS AUJOURDHUI, DEMAIN JE SERAI REFUGIÉ POLITIQUE ET PAUVRE AILLEURS…MAIS POURQUOI NE PAS RECONSTRUIRE MAINTENANT POUR GARANTIR UNE RETRAITE PARASIDIAQUE ?                                                                

 

 

Bangui, le 2 juin 2018.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

La Centrafrique est une ancienne colonie française. Après l’indépendance mal acquise ou seulement de droit, la destinée et la gestion de la chose publique sont transférées aux autochtones. C’est ainsi qu’après la disparition tragique du président fondateur Barthélemy Boganda, les élites nationales se sont succédées à la présidence de la république.

 

Contrairement aux autres pays africains qui sont dans les mêmes conditions que nous, la gestion de la chose publique évolue de mal en pire avec des épisodes rebondissants. La gestion de la chose publique centrafricaine est toujours caractérisée par une gestion clanique, éthique, régionale, le clientélisme, le népotisme, la corruption, la concussion, le détournement impuni de deniers publics, la méfiance à l’égard de l’armée nationale au profit de l’armée prétorienne, le partage des postes de responsabilité, l’octroi des bourses d’études et de formations professionnelles réservées à leurs progénitures, amis et connaissances, la justice sociale ignorée, le bradage des ressources du pays car c’est notre tour et même les droits des retraités piétinés. On remarque aussi des châteaux qui sortent de terre comme des champignons en un temps record etc… le tout couronné par des coups d’Etat cycliques et des mutineries d’une frange de l’armée. Si nous nous referons aux annales rétrospectives de la vie politique centrafricaine, presque tous les Présidents qui se sont succédés ont contribué chacun à sa manière à la destruction du pays et ont tous été à un moment de la vie réfugiés et pauvres à travers le monde. C’est ainsi qu’à l’orée des indépendances, le président Dacko s’est retrouvé en France, le Président Bokassa réfugié et pauvre en Côte d’Ivoire puis en France, le Président Kolingba n’a échappé à la règle car il fut réfugié en Ouganda et en France, le Président Patassé au Togo, le Président Bozizé entre l’Ouganda et le Kenya, le Président Dotodja après sa démission forcée s’est retrouvé au Bénin car il y est propriétaire d’un bien immobilier. La présidente de transition fait l’exception car il s’agissait d’une transition consensuelle. L’actuel locataire du palais de la renaissance n’échappera très certainement pas à cette logique institutionnelle. D’ailleurs, même s’il ne s’agissait pas d’un asile politique, l’élu de la nation était absent de Bangui lors de l’invasion insurrectionnelle de la nébuleuse Seleka en 2013. Il faut également relever que certains ont été condamnés par contumace et d’autres rêvent encore en déstabilisant le régime en place pour nourrir les derniers espoirs car aucun n’est revenu au pouvoir à l’exception du président Dacko. Cette descente pyramidale en enfer interpelle le citoyen lambda qui s’interroge : Depuis les indépendances, pourquoi tous les chefs d’Etat n’aspirent qu’à détruire ou brader les ressources du pays ? Pourquoi aucun chef d’Etat centrafricain n’est resté dans son pays après sa retraite politique ? Savez-vous que le pays d’hospitalité qui vous offre l’asile a été construit par les dignes fils du pays ? À quoi sert d’amasser des fortunes au détriment du peuple si au final vous ne vous en servez pas ? Pourquoi expatrier des capitaux volés tout en sachant qu’ils seront confisqués ou gelés ? Pourquoi ne pas créer de l’emploi aux jeunes avec les capitaux volés en créant des entreprises ? Pourquoi ne pas être en symbiose avec son peuple comme le capitaine Jerry Rawlings qui, à la retraite se balade comme tout citoyen dans les rues d’Accra au Ghana ? Comment en est-on arrivé à ce stade ? L’exil est-il le seul moyen de se soustraire à la justice de son pays ? Enfin, pourquoi ne pas construire maintenant son pays pour échapper à ce pitoyable asile ? Au delà de toutes ces interrogations, il est important de rappeler que certains présidents même au niveau africain qui ont conscience et le respect de leur peuple sont généralement recyclés et reconvertis dans des missions humanitaires ou de médiation par des institutions internationales africaines et occidentales. Avec le rythme de ce pouvoir, l’avenir de notre chère nation est donc incertain alors que le combat pour la vraie démocratie, surtout la restauration de la paix et de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire national revêt une urgence extrême. Fort de ce qui précède, il est devenu irréversible et indéniable que le pouvoir prenne conscience de cette urgence et de définir le cadre, les conditions et les modalités d’un débat inclusif et franc avec toutes les couches de la nation afin de reconstruire. Mais comment reconstruire ? Outre l’euphorie du partenariat russe, qui fait rêver le pouvoir au point de perdre tout réalisme et repère, le pouvoir doit se poser les vraies questions de fond en maintenant et pourvoyant les services sociaux de base, en rendant plus performant ce qui existait avant le conflit, en mettant un accent particulier sur les réformes, en rendant la justice équitable (ce qui écarte de facto l’amnistie)…bref de définir un plan prioritaire de reconstruction. Enfin, si les groupes armés non conventionnels avaient une revendication politique bien clarifiée, le pouvoir devrait être géré par un tandem avec une personnalité politique neutre et crédible désignée par les groupes armés. Mais tel n’est pas le cas, ainsi nous proposons in fine un tandem avec un gouvernement d’union nationale dirigé par une personnalité de l’opposition démocratique. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 01 juin 2018.                                                 Bernard SELEMBY DOUDOU.                                      Juriste, Administrateur des élections.                         Tel : 0666830062

Centrafrique : qui est le français Christophe RAINETEAU, accusé par le Président Touadera de mener des manœuvres qui visent à destabiliser son régime ?

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Centrafrique : qui est le français Christophe RAINETEAU, accusé par le Président Touadera de mener des manœuvres qui visent à destabiliser son régime ?

 

 

 

 

 

Bangui, le 2 juin 2018.

Par : Thierry Simbi, CNC.

 

Christophe RAINETEAU est un ressortissant français qui a été nommément accusé par Faustin Archange TOUADERA au cours d’une interview diffusé sur France 24 le 30 Mai 2018 de mener des manœuvres qui visent à déstabiliser le régime de Bangui. Le Président TOUADERA a directement mis en cause cet ennemi de la République en l’accusant de manipuler les groupes d’autodéfense responsables des évènements de Fatima du 1er Mai dernier, évenèments qui auraient été prémédités dans le but de créer une crise intercommunautaire, des troubles dans Bangui pour finalement fragiliser le régime et le destituer.

 

Christophe RAINETEAU qui se présente comme un expert en sécurité et dans le secteur minier à l’international a réagi le lendemain sur les réseaux sociaux en indiquant « Je n’ai jamais cherché à déstabiliser le Président Touadéra, je me suis entretenu tout simplement avec l’ensemble des acteurs politiques du pays de l’opposition jusqu’à la majorité afin d’essayer de comprendre pourquoi ce pays ne cesse de dysfonctionner malgré la bonne volonté de nombre d’acteurs politiques. Je suis un analyste et un spécialiste de la sécurité, je ne suis pas un spécialiste de l’insécurité et du chaos. On a voulu me prêter différentes intentions aussi invraisemblables que déraisonnables…Je dis simplement la chose suivante que celui qui perd son temps à trouver des complots prenne son courage à deux mains et qu’il rassemble l’ensemble des Centrafricains autour de la paix! »

 

Ce qui est troublant dans cette affaire, c’est que Christophe RAINETEAU a acté sa venue à Bangui une fois Faustin Archange TOUADERA élu à la Présidence de la République en mars 2016. Plus troublant, il entretient des liens étroits avec Clément NDOTIZO, député du 7e arrondissement de Bangui, patron de la société de sécurité Fox. Clément NDOTIZO appartient à la majorité présidentielle et il est un des députés qui a directement œuvré pour le compte de Faustin Archange TOUADERA lors du dernier renouvellement du bureau de l’Assemblée Nationale en mars 2018. Christophe RAINETEAU entretenait donc des liens avec des personnalités qui soutiennent directement le Président Faustin Archange TOUADERA…

 

Suite aux accusations de Faustin Archange TOUADERA à l’encontre de Christophe RAINETEAU, est-ce que au moins une procédure judiciaire a été diligentée  afin de faire la lumière dans ce dossier trouble ?

CENTRAFRIQUE : LES RELATIONS RUSSO-CENTRAFRICAINES DEMANDENT A ÊTRE CLARIFIÉES

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CENTRAFRIQUE : LES RELATIONS RUSSO-CENTRAFRICAINES  DEMANDENT A ÊTRE CLARIFIÉES

 

 

 

 

 

 

 

Bangui, le 02 juin 2018.

Par : Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC.

 

LES CENTRAFRICAINS DOIVENT ÊTRE INFORMES

Une certaine opacité entoure le retour en force de la Russie en Centrafrique. Il faut la dissiper, de façon à couper court à toutes les rumeurs qui risquent de jeter un voile de soupçon sur les nouvelles relations qui se sont établies entre les deux pays.

          Car il faut prendre garde de ne pas transférer en Centrafrique la guerre froide est-ouest. Les Occidentaux ne voient pas d’un bon œil le retour de l’influence russe au centre du continent. C’est une intervention militaro-économique que le pays des Tsars a mise à la disposition du pays des Bantous. Les Nations-Unies ont même suspendu partiellement l’embargo-injuste- sur les armes à destination de la République Centrafricaine pour permettre aux Russes d’intervenir avec leurs soldats et leurs armes.

 

L’APPEL AUX RUSSES DU PRÉSIDENT TOUADERA EST LÉGITIME

Aucun président d’une République souveraine, désarmée et menacée par des séditieux qui veulent la disloquer, ne peut assister sans rien faire à l’écroulement de son pays. La situation chaotique qui prévalait – et prévaut encore – ne laisse aucun doute sur le sombre avenir d’une République en déliquescence. La France et les forces internationales impliquées en Centrafrique se sont montrées, jusqu’ici, incapables de ramener la paix et de protéger les populations. C’est surtout inacceptable de la part de la France qui, en dépit des accords de défense signés avec la RCA, a réduit drastiquement ses forces dans le pays, abandonnant ainsi la Centrafrique alors qu’elle est menacée de dislocation par des mercenaires assassins, assoiffés de pouvoir.

          Mis au pied du mur, le président Touadera se devait donc de solliciter d’autres puissances étrangères. Ce sont les Russes qui ont été les premiers à répondre positivement.

 

 

MAIS A QUELLES CONDITIONS ?

          La France qui a une responsabilité particulière à l’égard de la Centrafrique, devrait soutenir cette nouvelle donne. Et travailler avec les Russes pour sortir le pays de l’instabilité sanglante. 

          Cependant, la prudence doit être de mise. La rencontre des Russes avec la coalition des ex-Sélékas n’a pas pu se faire sans l’accord du président Touadera. Si c’est pour une médiation, pour amener les rebelles à la table des négociations, pour rechercher la paix, nous ne pouvons qu’applaudir. Mais tout doit se faire dans une transparence irréprochable, aux conditions fixées par le pouvoir légitime centrafricain. Il faut en informer les Centrafricains et solliciter leur avis.

          Si, en revanche, la rencontre a d’autres motifs, on est en droit de s’interroger et de s’inquiéter.

 

LE MOMENT EST VENU DE SOMMER LES EX-SELEKAS DE DÉPOSER LES ARMES

Les Russes sont là avant tout pour aider les autorités centrafricaines à mettre fin à la guerre. Pas en bradant le pays. Il n’est pas à vendre. Les autorités centrafricaines doivent traiter d’égal à égal avec les Russes. Selon un dicton : « la main qui reçoit est toujours en dessous de celle qui donne ». Mais ce n’est pas parce qu’un tiers plus puissant vole à votre secours que vous devez vous soumettre à ses desideratas.

          Les armes russes et les soldats centrafricains récemment formés sont les moyens qui manquaient au gouvernement pour accomplir ses missions régaliennes. Le temps est donc venu de sommer les ex-Sélékas de déposer leurs outils de mort. Le retour des Russes en Centrafrique, en ces temps terriblement incertain pour le pays des Bantous, doit permettre au pays de se remettre militairement debout. Leur aide doit faire surgir une nouvelle aube de paix et de réconciliation nationale. 

 

LES AUTEURS DE CRIMES DE GUERRE ET DE CRIMES CONTRE LHUMANITÉ NE BÉNÉFICIERONT DAUCUNE IMPUNITÉ

On a l’impression d’assister ces temps-ci à des messes basses ignominieuses qui permettraient d’amnistier les criminels de guerre. Certains signes ne trompent pas. Par exemple, le déplacement des Russes à Kaga-Bandoro pour rencontrer les ex-Sélékas. Qu’a-t-on promis secrètement aux rebelles pour qu’ils rejoignent la table des négociations ? Quelles concessions inacceptables leur a-t-on faites ?

          En aucun cas, les Centrafricains n’accepteront que leurs bourreaux bénéficient d’une quelconque impunité. Elle serait totalement indécente.

 

PS : DES BARBOUZES A L’ŒUVRE EN CENTRAFRIQUE ?

          Dans un entretien à France 24, la chaîne d’information internationale, le président Touadera a accusé deux Français d’œuvrer à la déstabilisation de la République Centrafricaine.

          Un des deux individus aurait été en contact avec des chefs de l’ex- Séléka pendant le drame du KM5. Cette barbouze serait un habitué des coups fourrés en Afrique. Si ces accusations s’avèrent, la situation serait extrêmement grave. Des explications devraient être demandées aux autorités françaises.

          L’individu aurait-il agi pour son propre compte, en mercenaire au service des ex-Sélékas, ou pour celui de la France ? Dans ce cas, ce serait une action effroyablement inamicale.

          Décidément, on peut dire que l’arrivée des Russes en Centrafrique perturbe gravement les relations franco-centrafricaines.

                                                                                                                                               JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

(01 juin 2018)

 

 

Centrafrique : arrestation du camion de la Minusca à Ndele, le FPRC réjette en bloc l’accusation portée contre lui (Communiqué de presse).

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FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE

COORDINATION GÉNÉRALE

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Par rapport aux déclarations sur les médias faisant état de ce que le FPRC aurait arrêté un camion de la MINUSCA, la Coordination Générale du FPRC rejette en bloc tous les propos diffamatoires par lesquels le Mouvement aurait arrêté des groupes électrogènes et un camion de la MINUSCA.

           En réalité l’affaire de ces groupes n’engage que la MINUSCA, le Sultan maire de N’délé et la population.

           Le camion civil immatriculé DD00327, transportait effectivement quelques passagers et surtout des objets illicites (TRAMADOL) qui ont été arrêté.

           Pour le FPRC, ses relations avec le Gouvernement, les Organisations Internationales, les ONG et tous les partenaires de Paix doivent être constructives.

           Le FPRC appelle les partenaires de la RCA à la retenue, aux actes constructifs, à préserver la paix et la confiance. Car la paix se cultive et se préserve.

 

Fait à Ndele, le 30 mai 2018.

Centrafrique : braquage des locaux du MSF à Bambari, des équipements emportés par les assaillants.

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Bangui/Bambari, le 31 mai 2018.

Par : MSF.

 

Très tôt le matin du mercredi 30 Mai 2018, un bureau de Médecins Sans Frontières (MSF) à Bambari a été  victime d’un braquage à mains armées. Les assaillants non-identifiés ont volé plusieurs téléphones,  ordinateurs et autres objets de valeur. Plusieurs gardiens ont été légèrement blessés au cours de  l’agression.  Suite à cet incident, les membres de l’équipe médicale, administrative et logistique ont été évacués sur  Bangui le même jour pour assurer leur sécurité et minimiser leur exposition à d’autres risques.

Une équipe très réduite reste actuellement à Bambari afin d’assurer un soutien, certes limité au ministère  de la santé à l’hôpital et dans les centres et postes de santé aux alentours.  « Cette attaque est inadmissible et constitue une entrave aux activités médicales dans la région de la  Ouaka. La population est la première victime de la réduction des activités médicales et humanitaires », a  souligné Paul Brockmann, Chef de Mission à MSF.

« Nous demandons la collaboration de toutes les communautés afin de faire respecter les structures  médicales et les équipes humanitaires, afin de limiter les effets néfastes du conflit sur les populations. Ces  populations ont des besoins médicaux accrus cette semaine en raison de la recrudescence des violences et  déplacements dans la préfecture de la Ouaka et surtout à Bambari.», a conclu Paul Brockmann.

MSF soutient les services de pédiatrie, nutrition et chirurgie de l’Hôpital Régional Universitaire de Bambari  depuis 2015, ainsi que les centres de santé de Kidjigra, Élevage et Ngakobo.

Centrafrique : débandade générale à Bambari, les rebelles de l’UPC occupent la ville.

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Patrouille de la Séléka proche de Bambari. Photo : Pacôme Pabandji.

 

 

 

Bangui, le 30 mai 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

La brigade de la gendarmerie occupée, le commissariat de police local attaqué et la population civile en débandade, la ville de Bambari vient de renouer avec ses vieilles habitudes de violences depuis cet après-midi entre les rebelles de l’UNITÉ DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (UPC) et les miliciens Anti-balaka.

 

Ce mercredi 30 mai, pour des raisons encore inconnues, un commando des rebelles de l’UNITÉ DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (UPC) vient de prendre d’assaut le centre-ville de Bambari en attaquant de nouveau la brigade territoriale de la gendarmerie de la ville ainsi que le commissariat de police.

Des tirs d’armes légères et lourdes sont entendus partout et la population civile court en désordre pour se mettre à l’abri.

Selon notre correspondant sur place, les gendarmes sont pris en chasse par les rebelles de l’UNITÉ DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (UPC) dirigée par le sulfureux Ali Darassa.

Quelques-uns sont actuellement dans la brousse, tandis que d’autres tentent de franchir le pont qui sépare la ville avec leur véhicule, mais ils sont désarmés par les Anti-balaka qui les arrêtent systématiquement.

Vers 17 heures locales, les forces spéciales portugaises de la Minusca ont lancé immédiatement une offensive contre les assaillants qui ont finalement repris la brigade de la gendarmerie.

Les assaillants désormais se trouvent proches de leur quartier général au nord de la ville.

 

Plus de détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : Touadera accueille à Béréngo 400 FACA formés par la Russie

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Bangui, le 31 mai 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Ils sont au nombre de 400 soldats, qui sont arrivée, ce mercredi 30 mai 2018, en fin de formation avec les Instructeurs russes, au camp de Béréngo à l’ouest de Bangui. Parmi eux, 100 soldats sont issus du Bataillon d’infanterie territoriale 1 et 300 autres de Bataillon d’infanterie territoriale 2. Ils viennent ainsi compléter les 200 soldats de la première phase sortis il y a trois mois pour porter à 600 l’effectif des soldats des FACA immédiatement rendues opérationnelles.

C’est une cérémonie grandiose que le camp militaire de Béréngo a connue. La localité a été brièvement érigée en capitale de la République centrafricaine, puisqu’outre la présence du Chef de l’Etat, Chef suprême des armées, c’est tout le gouvernement de Simplice Mathieu Sarandji dont la Ministre de Défense nationale, Marie Noëlle Koyara qui est représenté, et le Général Ludovic Ngaïfei Chef d’état-major des armées, ainsi que le corps diplomatique dont l’Ambassadeur de la Fédération de Russie, M. Sergey Lobanov. Même si l’ambassadeur de France n’a pu honorer son invitation et que les journalistes français aient été bloqués à l’entrée de Berengo, la cérémonie elle, a été riche en couleurs et en surprises, puisqu’il y a eu des démonstrations de guerres par les soldats nouvellement formés par les Instructeurs russes.

En filigrane, il s’agit du renforcement de la coopération renouvelée entre la République centrafricaine et la Fédération de Russie. Et, l’Ambassadeur de la Russie en Centrafrique, M. Sergey Lobanov a été le premier à s’en réjouir. « La Fédération de Russie et la République centrafricaine portent une longue histoire de partenariat mutuellement avantageux. Nous sommes très heureux de voir renaitre cette tradition de relation d’amitié entre nos deux peuples », a rappelé tout enthousiaste le diplomate russe qui indique que « depuis l’accession à la magistrature suprême de l’Etat de Pr Faustin Archange Touadera, la relation entre la République centrafricaine et la Russie a pris de l’ampleur et a ouvert de nouveaux horizons ».

A en croire Sergey Lobanov, ce nouvel élan de coopération sur divers plans vient renforcer les relations en Moscou et Bangui, tout d’abord dans le domaine économique et humanitaire y compris la formation des Cadres pour l’économie nationale centrafricaine. Pourtant, souligne-t-il, « le progrès social et économique de la Centrafrique est inséparable de la garantie de la paix et de la sécurité. C’est pourquoi, la Centrafrique a besoin des forces de défense et de sécurité intérieures dignes de ce nom ».

Général Ludovic Ngaïfei qui voyait des nouveaux hommes de mains désormais aptes à opérer parmi les siens, s’est réjoui de cette deuxième phase des FACA formés par les Instructeurs russes. « Aujourd’hui, nos troupes ici présentes devant vous, ont renoué avec les fondamentaux de l’armée dont l’entrainement en fait partie avec l’accoutumance au feu et l’utilisation réelle des outils de travail, ce que nous n’avons pas connu depuis fort longtemps », a-t-il certifié.

Le Président de la République, Chef suprême des armées a replacé le contexte de la sortie de cette phase des FACA dans le cadre holistique des approches sécuritaires dans le pays. « C’est moment important de voir que notre armée renait, mais il reste beaucoup à faire parce qu’une armée, c’est la logistique, les équipements, les moyens de terrain. La priorité aujourd’hui, c’est la sécurité du peuple centrafricain, ce qui nous préoccupe », a fait savoir le Chef de l’Etat aux soldats formés, lui qui n’a pas tenu de discours officiel lors de cette cérémonie. « Ce que vous venez de voir, c’est un petit pas. Mais, d’un pas à l’autre, notre armée va retrouver toute sa splendeur et toute sa vigueur pour assurer la protection de la population », a lancé Touadera.

Profitant de l’occasion, le Président de la République a salué les efforts de la communauté internationale qui appuie la RCA dans cette tache de la reconstruction de l’armée, notamment tous les partenaires et pays qui interviennent aux côtés de la République centrafricaine dans la reconstruction de l’armée. L’Eutm a assuré le la formation faîtière, et maintenant la Fédération de la Russie vient en aide. « C’est ici pour moi l’occasion d’en appeler à d’autres partenaires et pays amis de nous aider dans ce processus de stabilité, étant donné qu’en ce moment, nous visons des périodes troubles où il y a beaucoup de manipulations. Mais, nous restons sereins, car le peuple voit ce que nous faisant même s’il y a des difficultés. C’est une œuvre de longue haleine que nous y veillons », ajoute le Président Touadera.

Pour clore la cérémonie, et toujours en off, le Président de la République adresse ses vives félicitations aux nouveaux défenseurs et assureurs de la sécurité du peuple centrafricain : « Nous félicitons nos forces qui sont là, étant donné les conditions dans lesquelles ils ont travaillé. Nous saluons leur engagement en tant que patriotes qui se sacrifient pour la protection des autres. C’est à nous de les encourager pour se mettre résolument au travail pour assurer la protection des autres. De notre côté, nous allons tout mettre en œuvre pour les soutenir avec le soutien de la population pour qu’ils réécrivent leur lettre de noblesse ».

La Patronne de l’armée, Mme Marie Noëlle Koyara, Ministre de la Défense nationale a rassuré que cette deuxième sortie des FACA de Berengo n’est qu’une étape, puisqu’une vague de 300 à 400 soldats est attendue dans les prochaines mois. Quant au Chargé de communication de la délégation de la Russie en Centrafrique, M. Andrey Elinskiy, les 400 soldats qui sont sortis hier seront immédiatement déployés sur le terrain aux côtés de leurs frères de la première phase, puisque dit-il, « l’objectif de la Russie en RCA, c’est le développement intégral qui commence par la sécurité, la stabilité politique, puisque l’essor économique ».

CENTRAFRIQUE :FACA, LE CONTEXTE DE LA RECONSTRUCTION DE L’ARMÉE NATIONALE.

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Monsieur Robert Enza, l’auteur de l’article. Photo d’archives du CNC.

 

Bangui, le 31 mai 2018.

Par : Robert ENZA, CNC.

 

Créée le 4 juin 1961, l’armée nationale centrafricaine, vieillotte, a toujours vécu aux rythmes des services du pouvoir politique. Pour preuve, elle a connu de nombreux coups d’Etat, des mutineries et la dernière crise militaro-politique de 2013 qui l’a quasiment fait explosé. Elle est aujourd’hui confrontée, d’une part à un manque de renouvellement de personnel et d’expérience collective et d’autre part à un manque d’une chaîne de commandement de confiance, de communication et de responsabilité.

 

Elle fait également face aux nouvelles exigences de l’évolution de notre société nées des derniers évènements socio-politiques qu’a connus le pays. La nouvelle vision de l’armée de garnison projetée, apportera un grand changement dans la manière de gérer les hommes.

Il faut déjà élaborer une politique RH, afin de mieux outiller les cadres de management de l’armée à faire face aux nouvelles exigences de commandement et de gestion des hommes. Tirer tous les enseignements des mutineries et de la crise militaro-politique et s’adapter aux nouvelles exigences de commandement pour aboutir à une gestion efficiente du personnel.

 

La nouvelle vision du commandement doit tenir compte des exigences créées par les changements socio-politiques. L’armée doit recadrer le métier de militaire et écouter au mieux le social pour s’adapter au contexte actuel. Savoir revaloriser les actions des avantages sociaux au profit des militaires liés aux risques des opérations de terrain.

 

Le renouvellement des ressources est une priorité et doit être d’une portée nationale. A cause de sa vieillesse, notre armée regorge de cadres-officiers suffisamment avancés en âges. Il y a plus d’âgés que de jeunes soldats combattants. Les soldats font figures de parents-pauvres. Ces cadres, la plupart d’entre eux, ont perdu toute capacité d’aptitude physique et ne seront plus en mesure de s’adapter aux exigences des opérations de terrain. Il faut enclencher le processus de renouvellement des ressources en mettant l’accent sur de jeunes combattants courageux à vocation guerrière et non selon le jargon sur des « fils à papa » qui recherchent des sinécures sous forme d’emplois.

 

L’exercice du commandement et celui de la gestion administrative seront les défis majeurs de la vie de notre armée nationale. Il est nécessaire de tirer toutes les leçons du passé, tous les problèmes réels et potentiels pour régler l’avenir. Il faut désormais adopter une stratégie managériale efficace basée sur une possible maturité de management. Quant à la gestion administrative et financière du département, la précédente mission conjointe de contrôle Finances-Défense a connu une piètre performance, elle n’a pas donné les résultats escomptés, certaines « niches de dépenses sans valeur ajoutée » y ont survécus.

Dans le cadre de la projection de l’armée de garnison, le Ministère de la Défense se doit de se reposer sur des principes et des fondamentaux clairs parmi lesquels la gestion des ressources humaines regroupant du personnel civil et militaire, une complémentarité nécessaire des deux populations qui œuvrent ensemble et concourent à la réussite des missions confiées au ministère, bénéficient de politiques qui leur sont communes.

Il y a absence totale de personnels cadres civils dans la gestion du département de la Défense.

Cette situation constitue un déséquilibre fatal face aux besoins de compétences nécessaires. Le ministère est entièrement géré par des militaires et pour des militaires et les civils en sont exclus, une espèce de gestion corporative fermée aux civils. Ce département qui constitue la plus grosse dépense de l’État et encore une dépense de souveraineté, doit se baigner dans une saine gestion et avoir pour cela une qualité des compétences.

 

La politique des ressources humaines de la Défense sera inscrite dans un temps qui sera pratiquement long et consacrée surtout au commandement, à la communication, à la discipline, à l’éthique, au social, au recrutement, à la formation, aux parcours de carrière et la reconversion de tout le personnel civil et militaire sans distinction de lien au service ou de catégorie. Elle répond aux besoins de compétences et d’effectifs nécessaires à la vie de la Défense nationale et attirant les bonnes volontés vers le métier de militaire.

 

Ainsi, la Direction des ressources humaines doit travailler dans la perspective d’un bon établissement de liens entre militaires et civils de la Défense. Etudier des voies d’action visant à renforcer la complémentarité du personnel militaire et civil et à améliorer la compréhension mutuelle et construire une identité ministérielle commune. Cette politique ministérielle vise à répondre à des enjeux : celui de la satisfaction des besoins au regard des missions, celui de la motivation du personnel, indispensable au bon fonctionnement des structures, et celui de l’image du ministère et du “lien Armée-Nation” dont dépendent le recrutement et la fidélisation de la ressource humaine.

 

Robert ENZA, association de soutien aux FACA

Centrafrique : déclaration du FPRC sur la situation politique en RCA.

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Centrafrique : déclaration du FPRC sur la situation politique en RCA.

 

 

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Le général du FPRC Noureddine Adam.

 

 

DÉCLARATION DU FPRC

 

 

Par rapport à l’évolution et à l’analyse de la situation politique en RCA, le FPRC déplore l’attitude passive et négative des dirigeants actuels qui a pour conséquence la persistance de la crise qui nécessite une politique de reconstruction urgente. Le Gouvernement reste quoi et ne réagit pas positivement devant cette situation. À titre d’exemple : à l’intérieur même de la capitale, des barricades sont érigées entravant la libre circulation des biens et des personnes.

           Le FPRC regrette l’attitude négative envers les autorités supérieures de la Nation.

          Le FPRC note l’existence partielle de l’Autorité politique mettant en cause la dignité du Chef de l’Etat.

         Le FPRC attaché au système et au principe de la paix s’accorde à la démarche de l’Union Africaine pour la résolution définitive de la crise centrafricaine.

           Le FPRC condamne avec toutes les énergies possibles les violences perpétrées partout dans le pays.

           Le FPRC demande au Gouvernement à quand la date du Dialogue inclusif tant attendu ?

         Le FPRC souhaite que l’Union Africaine et certaines organisations internationales accélèrent le processus de la résolution de la crise en Centrafrique que le Gouvernement tente de rendre confessionnelle.

          Le FPRC rejette l’idée de la crise confessionnelle, dénonce la xénophobie et appelle la population à la vigilance.

         Le FPRC s’inquiète de la préoccupation de la Communauté Internationale faisant état de ce que ce sont les groupes armés qui déstabilisent le pays ,or en réalité c’est la Communauté Internationale avec leur Vieille Politique et, la mauvaise gouvernance, la marginalisation et l’injustice sociale prônées par les régimes successifs qui sont à l’origine de la persistance de la violence en Centrafrique.

           Les centrafricains sont capables pour la Renaissance de Centrafrique.

           La Communauté Internationale doit renoncer à l’ambiguïté.

 

 

Fait à Ndele, le 17 mai 2018.

                                                                                        

Centrafrique : mafia au ministère des Transports, comment le ministre Jousso rackette les sociétés ? Enquête spéciale.

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Centrafrique : mafia au ministère des Transports, comment le ministre Jousso rackette les sociétés ? Enquête spéciale.

 

 

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Le ministre des transports Théodore Jousso.

 

 

 

Bangui, le 18 mai 2018.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

Près d’une dizaine des sociétés arnaquées, environ un demi-milliard de francs CFA empochés illégalement et un montant incalculable de préjudice causé au pays, le ministre des Transports Théodore Jusso semble être déterminé à faire enraciner son système mafieux au sein du département des transports qu’il dirige depuis 2016.

 

Même si le ministre Théodore Jousso est considéré par une partie dais centrafricains comme l’unique membre du gouvernement qui propose un tas des projets pharaoniques de rêve difficilement réalisables, il est aussi, sans oublier, le seul ministre du gouvernement Sarandji à implanter d’une manière durable au sein de son département, avec la complicité de son Premier ministre, une organisation criminelle digne de la mafia italienne.

 

Le jeu dangereux d’attribution des marchés publics.

 

Connu pour son jeu de cash cash avec les entreprises privées, le ministre Théodore Jousso ne recule devant rien pour arnaquer certaines sociétés volontairement attirées par un avis d’appel d’offres public fantaisiste de son département. Plusieurs cas sont relevés, mais celui du marché public de fourniture des titres sécurisés, des plaques d’immatriculation est le plus flagrant.

D’après notre enquête au ministère des Transports, chaque société, intéressée par ce marché, doit verser au ministre et à certains de ses collaborateurs un pot-de-vin estimé autour d’une centaine de millions de francs CFA et après, c’est le jeu de ping-pong qui s’en suit.

Depuis son arrivée à la tête de ce département des transports, on note déjà au moins 3 sociétés dévalisées par le ministre Jousso avec ce système mafieux.

Même si en 2012 la société SODISEC de monsieur Serge MISALI de nationalité franco-italienne, associée avec l’abbé Chapu, lui aussi de nationalité française, qui a Exercée du 7 septembre 2006 au 6 septembre 2012, celle-ci a bien rempli sa mission avant de finir son contrat quelque temps avant le départ du Président François Bozizé du pouvoir en 2013.

Cependant, la société de monsieur Éric TEYA dénommée Busness Société, qui est purement centrafricaine, a pris le relais de la SODISEC en 2012 avant de voir son contrat unilatéralement suspendu par le ministre Jousso en 2016 juste après sa prise de fonction. Malgré plus de 200 millions de francs CFA dépensés pour son investissement dans le pays, le ministre les a contraints à fermer leur porte sans aucune compensation quelconque.

D’autres sociétés comme celle de monsieur Dominique Yandocka de nationalité centrafricaine, associée avec des hommes d’affaires ivoiriens, a vu son contrat lui aussi résilié d’une manière unilatérale par le ministre Jousso malgré des versements de pot-de-vin conséquent.

La troisième société victime est la SOCAFODOS de monsieur Aboukar Kaltime. Alors que cette société a été retenue après un avis d’appel d’offres international, monsieur Jousso n’a pas hésité un seul instant à lui faire subir le même sort.

Après la rupture de son contrat d’une manière unilatérale, un recours a été fait auprès du tribunal administratif de Bangui. La société avait gagné le procès et les juges ont ordonné la reprise de ses activités. Contre toute attente, le ministre Jousso refuse catégoriquement d’appliquer la décision de la justice centrafricaine. Il bloque toujours le redémarrage des activités de la SOCAFODOS, malgré la décision du Président Touadera lors du conseil des ministres  qui ordonne au passage à cette société de reprendre aussi ses activités. Elle aurait investi environ 400 millions de francs CFA.

Finalement, entre le Président Faustin Archange Touadera et le ministre Théodore Jousso, qui commande qui ?

Par contre, d’autres sociétés victimes du ministre Jousso ne sont pas figurées sur cette liste pour la simple raison qu’on n’a pas pu retrouver leur document au ministère. Malgré tout, parmi celles-ci, beaucoup manifestent leur désir de faire recours à la justice contre l’État centrafricain.

Alors qu’un marché en cours d’exécution qui fait l’objet d’une résiliation de contrat par les autorités, celui-ci ne pourrait pas être attribué à une nouvelle société sans que la précédente ne soit indemnisée. Force est de constater que d’autres sociétés continuent de se battre en coulisse pour pouvoir obtenir ce marché des titres sécurisés et des plaques d’immatriculation. Des pots-de-vin sont distribués par-ci, par-là.

Le directeur général des transports, monsieur Wenceslas Nguélékoumou, lui aussi bénéficiaire de cette manne financière qui tombe du ciel selon leur langage, multiplie aussi de son côté des fausses manœuvres pour tenter d’empocher gros. Une maison construite au quartier Galabadja 2 sur la rue des sinistrés à côté de l’Espace Lingatéré clé à la main par une société concurrente a été remise gracieusement au directeur général des transports, ainsi qu’un pick-up Toyota Land-Cruiser, numéro de châssis JT111GJ9500085249.

 

Les conséquences ?

Sans pour autant rentrer dans des détails techniques, il est bien simple de noter que l’État centrafricain, dans des pareils cas, doit indemniser les sociétés victimes à hauteur du coût de financement de l’entreprise, le coût de matériels mis à l’œuvre pour l’exécution du marché, ainsi que le salaire du personnel couvrant la période de 10 ans.

Les dommages et intérêts seraient précisés par les juridictions compétentes.

L’exemple précédent au Niger dans l’affaire Afrikard contre l’État nigérien dont l’entreprise a été indemnisée à hauteur de 15 milliards de francs CFA pourrait faire réfléchir davantage le pouvoir de Bangui. Avec plus de 4 sociétés victimes, la RCA ne va certainement pas s’en sortit aisément comme pense Théodore Jousso.

Rappelons que le ministre Jousso n’est pas à son premier coup sur son département. On lui a attribué plusieurs sociétés fictives qu’il a créées avec des prêts-noms pour rafler des dizaines des marchés publics de son département.

Même dans le marché de la réfection et de la clôture de l’aéroport de Bangui Mpoko, les sociétés chinoise et sud-africaine qui ont raflé le marché ont lourdement versé des pots-de-vin au ministre Jousso. D’ailleurs, l’homme est connu pour son besoin extrême d’argent. Aucun marché n’est attribué sans passer par la case de pot-de-vin.

 

Pour plus de détails, d’autres enquêtes sont en cours dans ce ministère des transports qui, depuis plusieurs mois, ne délivre plus des plaques d’immatriculation, encore moins des permis aux usagers. On compte déjà environ 8000 véhicules et près de 11 000 motos qui circulent sans plaque dans le pays avec toutes les conséquences qu’on connait.

 

Copyright2018CNC.

Certificat de non-appel de la décision du conseil d,’État dans l’affaire Jousso-SOCAFODOS.

 

Notification de la décision du conseil des ministres dans l’affaire Josso-SOCAFODOS.

 

Décision du tribunal administratif dans l’affaire Jousso-SOCAFODOS.

 

 

 

CENTRAFRIQUE : COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA COORDINATION GÉNÉRALE DU FPRC.

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CENTRAFRIQUE : COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE LA COORDINATION GÉNÉRALE DU FPRC.  

 

 

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COMMUNIQUÉ

 

Suite aux questions se posent sur le regroupement des ex-sélékas à Kaga-Bandoro, le FPRC rappelle l’opinion nationale et internationale qu’il est de la coutume dans un milieu normal les hommes se réunissent pour réfléchir, échanger et prendre des décisions qui s’imposent afin de chercher des solutions aux problèmes.

 

Le FPRC s’est réuni à Kaga-Bandoro suite à la récente dérive politique du régime en place. À titre de rappel, l’histoire démontre que l’émergence des révoltes en République Centrafricaine est toujours due à la mauvaise gouvernance des dirigeants politiques et demeure jusqu’à ce jour. En d’autre terme, le non- respect de la Constitution par les dirigeants politiques.

 

Pour le FPRC, suite aux déclarations des illustres autorités du pays qualifiant les acteurs politico-militaires de bandits et de criminels seront mis hors d’état de nuire et la mise en exécution de leur menace entrainant la mort de beaucoup de civils nécessite la prise des dispositions nécessaires du CNDS.

 

Le FPRC s’étonne des voix limitant les zones de circulation au Conseil National de Défense et Sécurité en abrégé CNDS (branche armée du FPRC) et, en outre aucune loi ni un texte interdisant aux centrafricains de circuler du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest et vice versa. Plus pire encore, pourquoi interdire aux centrafricains du Nord d’aller au Sud ?et d’autres encore interdits d’aller ou de circuler dans la capitale? N’est- il pas une tendance à la xénophobie, à la croisade ?

 

Le FPRC se pose toujours des questions suivantes : 1-Y a-t-il une zone délimitée au CNDS? 2-Qui détient le monopole de la Centrafrique? 3-Pourquoi dit-on Centrafrique pays de ZO KWE ZO?

 

Le FPRC reste attaché à l’Initiative de l’Union Africaine qui demeure le seul espoir de la Renaissance de la Centrafrique.

 

Fait à Ndélé, le 06/05/2018

 

Le Coordinateur Général

 

CONTACT

 E-mail : coordinationgenerale2018@gmail.com  

 Tel : (+236) 75- 83- 97- 95

 

Centrafrique : quand un groupe des hommes armés pourchassent les proches parents du Président Touadera à Bangui.

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Centrafrique : quand un groupe des hommes armés pourchassent les proches parents du Président Touadera à Bangui.

 

 

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Madame Brigitte TOUADERA le 13 mars 2018 à Bangui. Credit Photo : Fred Krock pour CNC.

 

 

 

Bangui, le 17 mai 2018.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

À la faveur de la reprise des violences dans la capitale Bangui, appuyées par la récente visite cauchemardesque du Président Touadera dans certains quartiers  proches du PK5 exposés à des violences, un groupe des hommes armés, visiblement peu conscients de leur geste, profitent de cette grogne populaire contre le locataire du Palais de la Renaissance pour agresser volontairement certains de ses proches parents dans la capitale Bangui.

 

Alors que le Président Touadera vient de finir sa tournée impopulaire au camp des Castors et dans le quartier Fatima le samedi 12 mai dernier sur fond de colère des habitants desdits quartiers, un groupe des hommes en civil lourdement armés se dirigent précipitamment vers le quartier Bruxelles, non loin du quartier Fatima dans le 6e arrondissement de Bangui. L’objectif est d’atteindre le domicile familial de madame Brigitte Touadera, épouse du Président de la République Faustin Archange Touadera.

Dans ce groupe des malfaiteurs, plusieurs témoins parlent d’une dizaine des hommes en civil, composés entre autres des militaires reconnus par des témoins de la scène.

Aux environs de 17 heures et demie, le groupe ouvre le feu en direction de la maison familiale de madame Brigitte alors que son papa déjà âgé se trouve à l’intérieur. Les assaillants ont tiré en l’air probablement pour effrayer les occupants de cette maison. Des témoins parlent des tirs assourdissants et insupportables.

Quelques minutes plus tard, un autre groupe, on ignore si c’est le même groupe, encercle un autre domicile situé à quelques mètres de l’église Notre-Dame de Fatima.

Cette fois, les assaillants croient fermement que l’une des maitresses du Président Touadera réside dans cette maison située juste à côté du bar-restaurant Chapaga.

Ils ont reproduit la même scène de Bruxelles en tirant en l’air contre le bâtiment.

Dans les deux cas, les occupants se sont précipités pour s’enfuir abandonnant du coup tout ce qui se trouve derrière eux.

Quant au beau-père du Président Touadera, c’est-à-dire le papa de madame Brigitte Touadera, il se trouve en ce moment au côté de sa fille au quartier Boy-Rabe dans le quatrième arrondissement de Bangui.

Rappelons que c’est la seconde fois qu’un groupe des hommes armés identifiés comme des FACA en civil attaquent les gens aveuglément dans la capitale Bangui.

Il y’a quelques semaines, un autre groupe attaque le cortège du ministre de la Sécurité publique prétextant une erreur de cible alors qu’il roulait loin du quartier PK5.

Pour les Centrafricains, c’est le Professeur Faustin Archange Touadera qui est élu et non sa femme. En ce sens, toute violence contre sa femme ou l’un de ses proches pour des raisons quelconques sont inadmissible.

 

 

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Centrafrique : Bangassou, arrestation du chef de guerre Pino-Pino et 37 de ses hommes en République démocratique du Congo (RDC).

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Centrafrique : Bangassou, arrestation du chef de guerre Pino-Pino et 37 de ses hommes en République démocratique du Congo (RDC).

 

 

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Les miliciens Anti-balaka dans la ville de Bangassou.

 

 

 

Bangassou, le 16 mai 2018.

Par : Francis Ndoumba, CNC.

 

Arrêté avec 37 de ses combattants Anti-balaka en République démocratique du Congo après avoir fui son village Bema, une commune proche de la ville de Bangassou au Sud-Est du pays, le redoutable chef de gang Pino-Pino vient de finir son macabre épisode entre les mains de la police congolaise.

Après avoir tué sauvagement un autre chef milicien Anti-balaka de Bangassou le général Ngaté en décembre dernier, le redoutable Pino-Pino, par la suite, met en déroute ses ex-compagnons d’armes Béré-Béré et son adjoint Romaric puis Afandé qui ont été eux aussi arrêtés en RDC et extradés à Bangui il y’a quelques mois.

Le redoutable Pino-Pino est le plus gros poisson de la cour pénale du fait de ses actes criminels dans le Mbomou dans lesquels on peut citer plusieurs cas d’assassinat sauvage, dont celui des soldats marocains abattus dans la région.

Récemment, le criminel Pino-Pino aurait ordonné le pillage en règle de trois ONG internationales notamment le Médecin sans frontière (MSF), l’ONG nerlandais CORDAID et ACTED dans la ville de Bangassou, poussant les deux premières à quitter la ville avant d’y revenir. Il avait ordonné aussi le braquage de plusieurs véhicules de la mission catholique de la ville.

Le mois dernier, le redoutable Pino-Pino menace à mort le préfet de Mbomou qui a pris la fuite depuis pour se réfugier dans la capitale Bangui.

En tout cas, la charge revient au gouvernement de solliciter très rapidement son extradition sur Bangui afin qu’il puisse  rejoindre ses ex-compagnons d’armes Romaric et Afandé qui ont tous deux suivi le même chemin de Bangui via la République démocratique du Congo (RDC).

Pour rappel, la journée de prière organisée par la population de Bangassou porte son fruit avec l’arrestation de Pino-Pino qui risque de s’échapper si le gouvernement tarde à activer son extradition.

Pour plus de détail, on reviendra sans doute sur ce dossier dans nos prochains articles sur CNC.

 

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Centrafrique : combat de Bambari, 3 gendarmes ont perdu la vie et deux bâtiments administratifs pillés.

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Centrafrique : combat de Bambari, 3 gendarmes ont perdu la vie et deux bâtiments administratifs pillés.

 

 

 

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Patrouille des rebelles de la Séléka proche de la ville de Bambari. Credit photo : Pacôme Pabandji.

 

 

Bangui, le 16 mai 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Trois gendarmes tués, deux bâtiments administratifs des forces de l’ordre pillé, ainsi que plusieurs boutiques des particuliers incendiées, c’est le bilan provisoire de l’attaque des éléments peuls du groupe rebelle de l’UNITÉ DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (UPC) du sulfureux Ali Darassa ce matin à Bambari, capitale provinciale de la Ouaka au centre du pays.

 

De sources concordantes, tout a commencé le lundi 14 mai dernier dans la soirée après la découverte de trois corps sans vie des Peuls identifiés comme des combattants rebelles de l’unité du peuple centrafricain sur l’axe Alindao, que beaucoup attribuent aux miliciens Anti-balaka sans preuve formelle.

Dans l’optique de vengence, un groupe des combattants de l’UPC lourdement armés a pris d’assaut le quartier général des miliciens Anti-balaka et des combats ont été durs entre les deux groupes poussant plusieurs centaines des habitants de la ville à se réfugier en brousse, d’autres dans des camps des déplacés de l’Église catholique.

Après quelques heures d’accalmie très tard la nuit, le bureau local de la Minusca aurait tenté de négocier un arrêt des hostilités entre les deux groupes le matin du mardi 15 mai en recevant dans ses locaux des représentants peuls de l’UPC et des Anti-balaka.

Bizarrement, après consultation de la base, les combattants Séléka de l’UPC semblent retissant à la négociation de la MINUSCA. En conséquence, ils ont repris les hostilités en attaquant par surprise la brigade de la gendarmerie territoriale locale et le commissariat de la police de la ville vers 10 heures du matin.

Plusieurs heures de combats entre les rebelles et les forces de l’ordre.

Vers 16 heures, le calme est revenu dans la ville, mais la tension reste vive après la mort de 3 gendarmes dans la bataille.

De plusieurs sources, l’un des gendarmes assassinés aurait été tué dans l’enceinte de l’hôpital après être blessé dans le combat.

Une source hospitalière nous a indiqué qu’environ 7 civils auraient perdu la vie aussi dans cette attaque des rebelles de l’UPC.

Du côté des assaillants, aucun bilan n’est disponible, mais certains parlent de plusieurs morts aussi.

De source concordante, aucun véhicule de la Minusca n’a été emporté par les assaillants, contrairement à ce que d’autres médias ont annoncé au cours de la journée du mardi.

Par contre, dans l’après-midi d’hier , on remarque la fuite massive de la population vers l’autre rive dans la zone occupée par les Anti-balaka.

À Bangui, beaucoup se demande comment fait-il que le Président Touadera et la MINUSCA ont déclaré la ville de Bambari « ville sans arme » et qu’on réalités rien n’a été fait en ce sens ?

 

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Centrafrique : Le GTSC menace d’organiser une nouvelle action d’envergure.

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Centrafrique : Le GTSC menace d’organiser une nouvelle action d’envergure.

 

 

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Bangui, le 15 mai 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Les leaders du Groupe de travail de la société civile (GTSC) ont animé ce mardi une conférence de presse, ce mardi 15 mai à leur siège à Bangui, occasion par laquelle, ils menacent d’organiser des actions d’envergure dans la capitale pour exiger du gouvernement l’amélioration des conditions sécuritaires.

Les dernières journées ‘’ville morte’’ organisées par le GTSC a été qualifiée de « franc succès » par les initiateurs qui, malgré les menaces et intimidations subies ne sentent plutôt plus galvanisés. Lors de la conférence de presse de ce mardi, Paul Crescent Béninga Porte-parole et Gervais Lakosso Coordonnateur du mouvement ont salué le succès des dernières journées ‘’ville-mort’’ et annoncé que d’autres actions prochaines d’envergure seront menées si jamais les revendications posées sur la table du gouvernement n’ont trouvé de solution. Faut-il préciser que les revendications du GTSC ont été, dans un premier temps, adressées au Premier ministre et que pour cette deuxième phase, c’est le Président de la République qui est visé.

« La rencontre avec le Premier ministre devrait avoir lieu sur la base des revendications qui lui sont adressées 24 heures avant. Et lorsque nous étions à la rencontre, nous étions sortis insatisfaits tout simplement parce que le Premier ministre n’avait pas apporté des réponses adéquates à nos revendications », souligne le Porte-parole du GTSC.

Beninga a poursuivi que « comme la rencontre ne nous a pas permis de revenir sur nos revendications, elles demeurent donc d’actualité. Et nous avons estimé que puisqu’au niveau du gouvernement, le Premier ministre n’a pas apporté une réponse adéquate, nous avons résolu d’adresser les mêmes revendications au Chef de l’Etat pour lui faire comprendre que nos revendications demeurent d’actualité », a-t-il mentionné.

Et à Gervais Lakosso d’enfoncer le clou en annonçant une probable action d’envergure, au où les autorités ne prennent pas leurs responsabilités. « Si ces revendications ne trouvent pas satisfaction, nous allons relancer les mots d’ordre. Cela ne veut pas dire que nous allons forcément organiser des journées ‘’ville-morte’’. Nous allons mener des actions pour amener l’Exécutif à prendre les décisions concernant la sécurité des personnes et des biens sur le territoire national.

Notons que les revendications des leaders de la société civile se résument en des points essentiels suivants : Désarmer sans délai et condition le kilomètre 5 ; -Désarmer les autres quartiers de Bangui ; -Prendre des mesures concrètes pour sécuriser la ville de Bangui ainsi que les activités de masse ; -Empêcher par tous les moyens autorisés par la Constitution la marche sur la ville de Bangui par le FPRC et ses acolytes ; démettre les Ministres représentant les groupes armés dans le gouvernement ;-Démettre le Ministre de la sécurité publique pour incompétence et connivence avérée avec les groupes armés.

A l’occasion, les leaders de la société civile ont regretté que le Haut conseil de la communication, en violation flagrante de l’Article 15 de la Constitution, a pris sur lui la décision de sanctionner des médias qui ont diffusé la déclaration des leaders de la société civile qui sont des animateurs constitutionnels de la vie politique en démocratie. Puisque la déclaration du GTSC ne comporte aucune incitation à la haine que de porter haut le gémissement du peuple meurtri.

Ainsi dit, les jours qui arrivent paraissent très décisifs, surtout que l’on ignore de quel côté va frapper la société civile.

Centrafrique : les russes à Bangui, inquiétude à Paris.

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CENTRAFRIQUE : LES RUSSES A BANGUI, INQUIÉTUDE A PARIS.

 

 

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Les soldats russes dans un véhicules de la gendarmerie nationale à Bangui.

 

 

 

 

Bangui, le 15 mai 2018.

Par : Joseph Akouissone de Kitiki, CNC.

 

LES NOUVEAUX  AMIS DE LA CENTRAFRIQUE ?

          L’un des bateaux de la « Françafrique » est-il en train de couler ? Depuis l’arrivée d’Emmanuel Macron à la présidence de la République française, apparemment peu intéressé par le sort de la Centrafrique, depuis la venue des Russes, sollicitée par le président Touadera déçu par les Occidentaux, la France en particulier, depuis le casernement des soldats de Poutine à Béréngo, le palais de l’ancien empereur Bokassa, la carte des influences au sein du pays a été sérieusement modifiée.

            Ce sont les Russes qui la redessinent en effaçant d’abord la France de la scène centrafricaine. Le retrait prématuré de la force Sangaris a laissé un goût amer à de nombreux habitants. Ils se sont sentis trahis et abandonnés par la France, l’amie séculaire. Dès le retrait de ses soldats, les massacres ont repris de plus belle, car les ex-Sélékas ne craignaient qu’une force en Centrafrique : celle de Sangaris. Son intervention a évité au pays ce qui aurait pu être un génocide et un nettoyage confessionnel.

          Cela étant, il ne faut pas oublier que la colonisation française n’a pas vraiment favorisé l’essor de la RCA. Le retard abyssal pris par ce pays témoigne du désintérêt de la France pour son ex-colonie. L’Oubangui-Chari était un comptoir colonial aux mains de cruelles sociétés concessionnaires, qui se préoccupaient plus de piller les matières premières que d’améliorer le sort des populations.

          Et, il faut bien le dire, les habitudes sont malheureusement tenaces. Une sorte de néocolonialisme s’est substituée au colonialisme d’antan. Les mentalités, plombées par des relations de dominants à dominés, ont transformé les élites centrafricaines en pantins, fossoyeurs de leur pays.

La présence russe va-t-elle initier un nouveau type de rapport, plus équilibré ? Ou, au contraire, perpétuer une coopération dont la Centrafrique sortirait encore perdante ?

 

LE PARI DU PRESIDENT TOUADERA

          Faustin-Archange Touadera ne vient-il pas d’abattre là son dernier joker ? Soit les Russes l’aident à se débarrasser des rebelles qui font la loi sur 80% du territoire et massacrent les populations ; soit son quinquennat risque d’être compromis.

          Il doit, de toute façon, clarifier les conditions de l’intervention russe. Personne ne croira que les soldats de Poutine volent au secours des Centrafricains par philanthropie.  Que vont-ils exiger en compensation ? L’autorisation de créer une base militaire comme au Soudan et en Syrie, pour pérenniser leur présence au centre du continent ? Ou la permission d’exploiter les immenses richesses du sous-sol et de la forêt ?

          La Centrafrique n’a, pour l’instant, que ses richesses naturelles à offrir, en échange d’une aide pour éradiquer les violences qui pourrissent la vie de ses habitants. En outre, l’installation d’une base militaire au centre du continent serait un atout majeur pour le rayonnement de la puissance des Russes face aux occidentaux.

          Quoi qu’il en soit, leur arrivée va modifier singulièrement l’approche du chaos centrafricain. C’est une nouvelle donne qui va déséquilibrer le rapport des forces au détriment des rebelles. Ceux-ci savent pertinemment que, si les Russes s’engagent fortement aux côtés des FACAS, leur fin est proche. C’est pourquoi ils sont devenus si nerveux et multiplient les actes de violence et les massacres. Mais les déclarations intempestives des chefs sélékistes réunis à Kaga-Bandoro, menaçant de marcher sur Bangui, ne sont que du bluff. Une intimidation, telle une souris devant un cobra menaçant. Les factieux ont intérêt à suivre sans tarder la médiation russe et à rejoindre la table des négociations après avoir déposé les armes.

          Tandis que les Européens – les Français en particulier – gardent un silence surprenant (signe d’une certaine inquiétude ?), les forces russes assurent la garde rapprochée du président Touadera, contribuent à l’entraînement des FACAS et commencent même à intervenir avec elles sur le terrain. Comme à Sibut par exemple, à la grande satisfaction des populations. L’espoir va-t-il renaître ?

Le pays des Bantous a énormément souffert. Il a besoin qu’une aube nouvelle de paix et de réconciliation surgisse bientôt – et ce sera sans doute grâce aux Russes et aux Centrafricains eux-mêmes.

                                                          JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI (15 05/2018)

Monsieur Joseph Akouissone de Kitiki, l’auteur de l’article.

Centrafrique : Bambari, Plus de 300 déplacés à l’hôpital suite à des violences.

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Centrafrique : Bambari, Plus de 300 déplacés à l’hôpital suite à des violences.

 

 

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Bangui/Bambari, 15 mai 2018.

Par : MSF, CNC.

 

Plus de 300 personnes ont cherché refuge à l’hôpital de Bambari le soir du 14 mai 2018,  après qu’un nouveau cycle de violence entre communautés s’est déclenché à Bambari.  L’équipe chirurgicale de MSF a pris en charge six blessés dans la nuit, dont un a  malheureusement succombé à ses  blessures.

« La priorité pour nous est de faire respecter la neutralité de l’hôpital, » explique Dismas

Vuningoma, coordinateur du projet MSF à Bambari. « Deux patients ont quitté nos services

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L’hôpital est un lieu de soins pour tous et il doit le rester. »

MSF soutient les services de pédiatrie, nutrition et chirurgie de l’Hôpital Régional  Universitaire de Bambari depuis 2015, ainsi que les centres de santé de Kidjigra, Elevage et  Ngakobo.

« Nous demandons la collaboration de chacun afin de faire respecter la mission médicale et  la neutralité de l’hôpital, afin de limiter les effets néfastes du conflit sur les populations noncombattantes, » continue Dismas Vuningoma. « C’est seulement ainsi que nous arriverons à  garder un minimum de dignité pour tous en temps de crise. »

Médecins Sans Frontières est une organisation médicale humanitaire, neutre, impartiale et  indépendante qui offre des soins gratuits aux populations de Bangui et de provinces depuis  1997. L’organisation gère des projets à Brio, Bangassou, Bambari, Kabo, Batangafo, Paoua,  Bossangoa, Boguila, Carnot et Bangui. Son équipe d’urgence apporte actuellement un  soutien aux populations de Ippy.

Afrique : création de la Ligue Internationale de Secours aux Peuls (LISP).

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Afrique : création de la Ligue Internationale de Secours aux Peuls (LISP).

 

 

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Le chef rebelle du 3R Abbas Siddiki, défenseur soi-disant des peuls en Centrafrique.

 

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Dakar, le 15 mai

 

La communauté peule vit aujourd’hui une situation dangereuse.

Victime d’exclusion et de discrimination en Mauritanie et en Guinée depuis des décennies, la situation s’aggrave dans beaucoup d’autres pays.

À cause des tensions entre éleveurs et cultivateurs, les discriminations et le racisme anti-peul prend une tournure terrifiante au Nigeria, au Bénin et au Ghana.

Les Peuls sont aussi accusé souvent injustement d’exactions en République Centrafricaine et en République démocratique du Congo (Bas Uélé et Haut Uélé), et en retour les civils Peuls sont massacré.  ( En RCA massacré par les Anti-Balaka, les Peuls sont représentés par l’UPC d’Ali Darassa, les 3R de Sidiki, et des membres du FPR du Tchadien Baba Laddé qui n’ont pas rejoint les 2 autres mouvements).

Mais le plus inquiétant est maintenant le Mali. Des milices Bambara, Dogon et Touareg s’attaquent aux populations Peules sous le faux prétexte de lutte contre le terrorisme. Les gouvernements maliens et français sont complices par leur inaction. La tension se propage également au Burkina Faso et au Niger.

Alors il ne faut pas s’étonner que la jeunesse peule se radicalise et se révolte.

Pour éviter une guerre civile et venir en secours aux Peuls en danger, nous citoyens de différents pays nous sommes unis pour créer la Ligue Internationale de Secours aux Peuls.

Dans un prochain communiqué nous publierons les projets que l’association va développer.

 

Le porte-parole de la LISP, Ibrahim Diallo

Contact: lispeuls@protonmail.com

Centrafrique : justice populaire à Moungoumba, un assistant de santé lapidé à mort.

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Centrafrique : justice populaire à Moungoumba, un assistant de santé lapidé à mort.

 

 

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Enseigne de la mairie de Mogoumba. Credit photo : Gisèle Moloma, CNC.

 

 

 

Bangui, le 13 mai 2018.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

Suite à une affaire plus ou moins compliquée mélangeant à la fois la jalousie et le charlatanisme, un homme, identifié comme un assistant de santé de l’hôpital local, a été lapidé et tué dans une concession de l’église dans la  sous-préfecture de Mongoumba, au sud-ouest du pays.

D’après une source sécuritaire locale, tout a commencé par la mort de madame Katayo Françoise, âgée d’environ 39 ans, que certains de ses parents considèrent trop suspecte à leurs yeux.

Alors que madame Françoise Katayo, qui souffrait au départ des problèmes dentaires et du Sinusite, son mari, qui est aussi un professionnel de la santé, lui aurait administré par voie intramusculaire, c’est-à-dire une injection, des antibiotiques qui n’ont pas du tout calmé les choses. Au contraire, cette injection doulereuse, qui a causé sur le site une lésion corporelle, lui aurait paralysée la jambe au passage.

Comme nous sommes dans une petite ville, le charlatanisme tient toute sa place dans la société. Le mari de madame Katayo Françoise, un Laborantin en plus, est parti consulté de son propre gré un voyant local qui aurait désigné son collègue Michel Séngui, l’assistant de santé, , d’être à l’origine de tous les maux de sa femme Françoise.

Comme on le dit souvent, le malheur ne vient jamais seul, monsieur Michel Séngui n’a pas eu la chance de sa vie. Dans le passé, il aurait eu un sentiment envers la femme de sa collègue qui n’est autre que madame Katayo Françoise. Il aurait fait même des avances avec elle, mais celle-ci aurait refusé. Du coup, elle en a parlé à son mari qui n’a pas apprécié du tout le comportement de son collègue Michel.

Avec l’aggravation de la santé de madame Katayo et les propos du charlatan consulté par son mari, tout porte à croire par ses parents que monsieur Michel Séngui, l’assistant de santé âgé d’environ 52 ans, lui aurait fait quelque chose du mal mystiquement.

En colère, les parents de madame Katayo l’ont emmené chez ce dernier la semaine dernière pour qu’il ramène mystiquement son esprit.

Perturbé, l’assistant Michel Séngui paye quelques médicaments antibiotiques avant de signaler l’affaire à la gendarmerie locale le 10 mai dernier.

Au niveau de la gendarmerie, le Commandant de brigade de la ville, par surprise, rejette la plainte de l’assistant prétextant qu’il a déjà couché avec sa femme et il vient par-dessus tout déposer une plainte contre lui ? Il le renvoie à aller voir le sous-préfet alors que celui-ci a un problème avec le Commamdant depuis quelque temps. Le sous-Préfet, de son côté, le renvoie de nouveau à repartir à la gendarmerie voir le Commandant de brigade qui maintien toujours sa position.

Pendant ce temps, la santé de madame Katayo Françoise s’aggrave et ses parents l’ont transporté de nouveau le 11 mai dernier pour aller la déposer dans l’église christianisme prophétique en Afrique pour une prière de guérison.

Quelques heures plus tard, ils ont ramené l’assistant dans l’église au côté de la malade qui couche au sein de l’église.

Malheureusement, madame Katayo laisse sa vie dans la maison de Dieu sous les yeux de ses parents qui n’ont pas canalisé leur colère. Au même moment, une foule apparait et veut saisir monsieur Michel Séngui qui s’est précipité pour se protéger derrière l’hôtel du Pasteur. Peine perdue, la foule lui tome dessus et le trimbale à l’extérieur avant de le massacrer dans la concession de l’église.

Informé de la tension dans la ville, le ministre de la Sécurité publique dépêche son chef de sécurité accompagné du député de la ville l’honorable Thierry Vackat, Président de la commission défense à l’Assemblée nationale pour aller s’entretenir avec les parents des deux victimes.

Cependant, le corps de monsieur Michel Séngui, l’assistant de santé à l’hôpital sous-préfectoral de Moungoumba est enterré sur place grâce au concours de la mairie, tandis que celui de madame Katayo est rapatrié à Mbaïki, sa ville natale, pour son enterrement.

 

 

De visite à Ndangala, blanche Gisèle Moloma pour CNC.

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Centrafrique : travaux du bitumage de l’axe Baoro-Bouar, les jeunes de la Nana-Mambéré menacent de bloquer le chantier.

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Centrafrique : travaux du bitumage de l’axe Baoro-Bouar, les jeunes de la Nana-Mambéré menacent de bloquer le chantier.

 

 

 

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Travaux du bitumage Baoro-Bouar. Credit photo : Gervais Lenga pour CNC.

 

 

 

Bouar, le 14 mai 2018.

Par : Gervais Lenga, CNC.

 

Le bitumage du segment de route Baoro-Bouar lancé il y’a quelques semaines par le chef de l’État commence à connaitre son premier déboire. Les jeunes de la Nana-Mambéré, qui devraient normalement être les premières recrues sur ce chantier selon le Président Touadera, se disent aujourd’hui lésés par le comportement des sociétés ayant la responsabilité de ces travaux.

 

Lancés par le Président Touadera le 24 mars dernier à Baoro, une localité située à environ 390 kilomètres de la capitale Bangui les travaux du bitumage du tronçon de route Baoro-Bouar viennent de débuter sous la responsabilité de la société SATOM, une société filiale du groupe Vinci spécialisée dans les travaux de bâtiments et du génie civil.

Or selon la déclaration du chef de l’État Faustin Archange Touadera, la préfecture de la Nana-Mambéré, située au nord-ouest du pays, connait un taux de chômage plus élevé de la région et que ces travaux de bitumage seraient, pour le secteur, une occasion de recruter en premier lieu les jeunes issus de la région.

Cependant, une société dénommée SIFOME chargée de recruter le personnel du chantier a lancé un avis de recrutement dans la région.

Les candidats, qui devraient fournir un tas des documents, se sont manifestés massivement pour déposer leurs dossiers.

Malheureusement pour ces derniers, Tiranga, un responsable de SOGEA-SATOM ne compte pas suivre la procédure définie par sa Société.

Selon plusieurs sources recoupées sur place, certains recrutements ce font désormais en parallèle. On note l’arrivée massive des gens venus du Tchad et du Cameroun pour occuper les différents postes à pourvoir sans passer par la procédure officielle. Et tout porte à croire que c’est Teranga qui serait à l’origine de tout ce désordre constaté, selon les jeunes de la Nana-Mambéré qui, pour le moment, s’organisent petit à petit pour manifester leur mécontentement dans les prochains jours.

Contactées par CNC, les autorités de la région n’ont pas pu accéder à nos appels.

En tout cas, le ministre des Travaux publics doit agir vite pour régler un tel problème qui risquerait de couter cher au bon déroulement de ces travaux de bitumage.

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : Ultime appel au Président Touadera.

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Centrafrique : Ultime appel au Président Touadera.

 

 

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Le Président Faustin Archange Touadera lors de son investiture.

 

 

 

Monsieur le Président,

 

Je me permets cet ultime appel à votre conscience, à votre patriotisme, à votre sens du devoir et des responsabilités, pour vous exhorter à lire ce qui suit et vous faire enfin violence, en tant que clef de voûte des institutions centrafricaines, pour agir ici et maintenant dans l’intérêt exclusif du peuple de Centrafrique et pour la préservation de la République en grand danger.

C’est aussi le lieu, avant d’aller plus en avant, de vous inviter à lire ce qui suit :

“C’est une lutte pour le pouvoir, pas une lutte pour une idéologie”.

“Depuis l’indépendance, on est dans un contexte de mauvaise gouvernance, de pseudo-démocratie sans réel état de droit avec des partis politiques ancrés sur la recherche du pouvoir plutôt que sur des idées”.

L’absence d’une volonté politique reflète la situation catastrophique du pays. “Pauvreté, inégalités, manque d’accès aux soins, à l’éducation, aux services de base. Ça va de mal en pis.”

“Je ne crois pas à la partition du pays. Les Centrafricains forment un peuple uni, pacifique. Le processus de paix sera compliqué, mais si on trouve les dirigeants politiques qui ont la volonté d’arrêter les seigneurs de guerre et remettre le pays en marche, l’avenir peut être meilleur”.

Caroline Vuillemin, directrice de la Fondation Hirondelle. L’ONG suisse est présente en Centrafrique depuis 18 ans.

Monsieur le Président,

Vous semblez être la personne la mieux informé du pays, donc vous ne pouvez ignorer ce qui précède.

Madame Caroline Vuillemin dresse un constat sans réserve de la situation que vous avez trouvé, certes en accédant aux responsabilités de l’Etat que vous assumez désormais depuis un peu plus de deux années aujourd’hui.

Les Centrafricains commencent à vous présenter la facture de l’incurie et des errements de votre pouvoir. Chaque fois que vous vous présenterez en public, vos compatriotes vous font essuyer la réprobation de la face hideuse de votre exercice politique.

Votre « bel accueil » à Fatima et aux castors devrait plutôt vous résoudre à une introspection sincère devant vous conduire à rechercher auprès de ce peuple souverain, votre rémission de tous les péchés que vous portez et incarnez, qui se nomment :

  • Insécurité généralisée
  • Corruption endémique
  • Népotisme systémique
  • Tribalisme viscéral
  • Trahison du sermon

Monsieur le Président,

Vous avez probablement déjà tout entendu mais pas tout vu du Centrafrique. J’ai crainte que votre autisme manifeste ne parvienne à masquer la part sombre des effets de votre incurie à la tête de l’Etat depuis deux ans.

Je ne sais pas si après tous ces morts et mutilés, la démission de votre pouvoir face à vos prérogatives constitutionnelles, il vous soit encore possible de redresser la barre ? La spirale de vos propres turpitudes menaçant chaque jours de vous emporter avec votre cohorte d’obligés dans les combles de l’histoire, j’ose croire en un ultime sursaut d’orgueil du Mathématicien que vous êtes.

J’ose croire, parce que républicain, qu’il vous est encore possible de mettre le Centrafricain sans exclusive, au cœur de toutes vos actions. J’ose croire que vous saurez comprendre que vos obligés vous confortent dans un exercice de pouvoir hors-sol et particulièrement éloigné du peuple qui vous a élu, que vous saurez analyser la défiance qui gagne ce peuple souverain qui vous l’a exprimé à Fatima et aux Castors et agir en responsable politique et souverain par délégation.

J’ose croire enfin monsieur le Président que vous vous ferez violence pour renoncer à votre trajectoire funeste et que vous allez surprendre le monde qui constate, avec les injures et quolibets justifiés que vous recevez de votre peuple, la défiance qui s’organise et s’installe à chacune de vos apparitions publiques, que vous saurez abonder sans faiblesse les actions suivantes :

  • Démettre votre gouvernement
  • Dissoudre l’Assemblée nationale
  • Convoquer une constituante
  • Nommer un gouvernement provisoire plénipotentiaire

Ces actions de salut public auront le mérite de redonner la parole au peuple pour qu’il se définisse un nouveau destin. Elles seront l’occasion de revisiter les fondements de la République pour organiser une gouvernance véritablement démocratique et asseoir des institutions qui assureront la sécurité et la prospérité des populations. Elles seront le lieu pour impulser une nouvelle dynamique à une République juste, impartiale et proche des citoyens, qui sous votre magistère se désagrège inexorablement.

Monsieur le Président,

Voilà en substance, ce que je me permets de vous exprimer à travers cet ultime appel, un appel qui vient après moult amères désillusions et déceptions consécutives à votre évanescence politique. Je vous exhorte à amorcer le temps de l’action, action non pas pour votre prestige et votre camorra mais bien pour sauver les Centrafricains et la République.

Sinon arrivera le temps ou même ceux qui se réclament de vous, à l’unisson avec le peuple, qui agneaux aujourd’hui se dresseront, sans relâche pour devenir des lions….

Que ceux qui ont des oreilles, entendent.

Un indigné

Isidore Dékofio

CENTRAFRIQUE : LA TENTATION DE LA RÉPRESSION ?

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CENTRAFRIQUE : LA TENTATION DE LA RÉPRESSION ?

 

 

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Bangui, le 14 mai 2018.

Par : Joseph Akouissone de Kitiki, CNC.

 

IL FAUT LAISSER LE PEUPLE S’EXPRIMER

          Dans l’état où se trouve la Centrafrique, la parole de chaque citoyen compte. Il y a d’autres chats à fouetter que d’interdire des manifestations pacifiques de la population.

          C’est avec stupeur qu’on la appris : le 21 avril 2018, un enfant a été blessé par une balle perdue et il y aurait même eu des morts au cours de cette marche de protestation contre les violences organisée par le MEDREC (Mouvement Démocratique pour la Renaissance de la Centrafrique) de l’opposant Joseph Bendounga. Le drame se serait produit au moment de la dispersion de la manifestation par les policiers.

          Si l’information se confirme, elle aura besoin d’être clarifiée par les autorités.  Est-il concevable que les forces de l’ordre chargées de suivre une simple manifestation soient armées de balles réelles ? Joseph Bendounga a été d’abord arrêté, puis heureusement relâché.

          Au moment où les Centrafricains ont l’impérieux devoir d’être ensemble et unis face aux périls, le gouvernement doit agir avec discernement dans le maintien de l’ordre. Il ne faut pas qu’il cède à la tentation de la répression. Après la liste noire des opposants, jetée en pâture à la vindicte populaire, le président devrait condamner cet acte irresponsable émanant de ses soutiens et intimer à son gouvernement l’ordre d’éviter toute dérive répressive.

          Au lieu de réprimer les manifestations de citoyens qui usent de leur droit légitime à se faire entendre, le Gouvernement  doit jouer la carte de l’unité nationale et proscrire tout égarement dans la gestion des affaires du pays. Il faut que sa priorité soit le retour de la paix et de la réconciliation nationale.

Car, quand on tente de museler le peuple, il n’hésite pas à choisir des procédés irrespectueux pour exprimer sa colère, comme les sifflets et la bronca qui ont accueilli le Président en visite aux quartiers Castor et Fatima. L’exaspération du peuple ira crescendo si le gouvernement ne change pas son fusil d’épaule dans la lutte contre les rebelles.

 

LE PRÉSIDENT  TOUADERA  DOIT SE SOUVENIR DE SON ADRESSE A LA NATION

          N’avait-il pas promis de rompre avec le passé ? D’instaurer la justice sociale ? De lutter contre les impunités ? De redonner la parole au peuple et de l’écouter ?

          Or, depuis quelque temps, on peut déceler dans l’attitude du gouvernement une nervosité qui s’apparente à un début de panique.

          C’est au président de calmer le jeu et de satisfaire les réclamations du peuple : à savoir, en premier lieu, le limogeage d’un Premier ministre qui n’a rien produit durant son premier mandat et qui a été reconduit à la primature malgré son incompétence patente. Parions que rien de positif ne sortira de ce second mandat.

          En tout cas, les Centrafricains réclament son départ. Et, en politique, est-ce que ce ne sont pas les intérêts du peuple qui doivent orienter l’action d’un gouvernement – et non les amitiés particulières ?

                                                                             

JOSEPH AKOUISSONNE  DE KITIKI

(13 mai 2018)

 

Monsieur Joseph Akouissone de Kitiki, l’auteur de l’article.

CENTRAFRIQUE : APRÈS LE MACABRE DIAGNOSTIC, QUELLE THÉRAPIE POUR ENDIGUER LE RISQUE PANDÉMIQUE DE LA CRISE.

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CENTRAFRIQUE : APRÈS LE MACABRE DIAGNOSTIC, QUELLE THÉRAPIE POUR ENDIGUER LE RISQUE PANDÉMIQUE DE LA CRISE.                                                                                

 

 

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Monsieur Bernard Slemby Doudou, l’auteur de l’article.

 

 

Bangui, le 14 mai 2018.

Par : Bernard Selemby Doudou, CNC.

 

Les rapports de différents experts sur la crise centrafricaine sont unanimes et confirment le caractère agonisant du pays qui venait de se remettre de ses cendres.

 

En effet, une élection dite démocratique avait réhabilité la Centrafrique  dans ses droits et la convalescence suivait son cours normal. Le président de la république démocratiquement élu a pourtant bien commencé son quinquennat en mettant en place les institutions républicaines et cela dans le délai constitutionnel. Le gouvernement mis en place sur des critères peu louables et non conformes au discours d’investiture a très vite montré ses limites. Le volet sécuritaire, premier défi à relever et également une promesse de campagne est devenu pire qu’avant la transition.

Le pays est essoufflé sous le poids de querelles intestines, stériles et le pouvoir devenu impopulaire à l’image de la visite surprise du président de la république à Fatima et Castors. Il est ainsi devenu irréversible que le pouvoir est dépassé et n’arrive plus à rien contrôler. Le processus de la « somalisation » de la Centrafrique est ainsi enclenché au grand étonnement du citoyen lambda qui s’interroge : Allons-nous abandonner le destin de notre nation entre les mains d’un pouvoir qui a perdu sa boussole ? Le civisme et le patriotisme ne titillent-ils pas la conscience de nos compatriotes ? Comment ce gouvernement pourtant bien averti n’a t-il pas vu venir le désastre ? Le rythme du processus actuel de règlement de crise est-il en adéquation avec le dénouement de la crise ? Après ce macabre constat, comment faire pour sortir du gouffre ? Doit-on continuer à faire confiance ou à injecter de l’argent dans ce fameux processus de DDRR ? La Minusca est-elle véritablement impuissante face à la crise ? Cette impuissance artificielle relève t-elle de la manipulation ? La montée en puissance de la Minusca est-elle fonction des intérêts des puissances occidentales en jeu ? Réclamer l’augmentation de l’effectif de la Minusca à la tribune de l’ONU à New-york changera t-elle la donne ? Peut-on résoudre durablement la crise centrafricaine en faisant abstraction des paramètres sous régionaux ? Quels sont les apports de ceux ou celles qui se réclament patriotes pour libérer notre patrie menacée de partition ? Quelles sont les solutions envisageables à court, moyen et long terme ? Était-elle opportune d’augmenter exagérément les fonds spéciaux de la Présidence alors que le défi sécuritaire ne dispose que d’un budget insignifiant ? Ce gouvernement qui a échoué lamentablement a t-il encore sa raison d’être ? Au delà de ces questionnements, nous invitons les autorités centrafricaines à mesurer la gravité de l’heure en redonnant un sens à « l’union sacrée » qui, logiquement devrait illustrer le patriotisme fragilisé par nos égos. La sécurisation de notre patrimoine étatique n’incombe de façon exclusive aux autorités mais à tous ceux ou celles qui se réclament centrafricains. Il est évident que chacun de nous doit être artisan de la paix quelle que soit sa confession religieuse. N’oublions pas que le principe de la laïcité est confirmé par le préambule de la constitution du 30 mars 2016. Compte tenu de la gravité de la crise et pour sécuriser le processus de règlement, nous invitons humblement les Centrafricains de faire l’économie de nos divergences d’opinions, d’idéologies ou de colorations politiques pour soutenir les actions sécuritaires du gouvernement. Par ailleurs, nous fustigeons l’attitude de l’opposition qui ne joue pas un franc jeu avec le pouvoir en proposant des solutions alternatives, crédibles et audibles. Nous rappelons que s’opposer démocratiquement n’est pas synonyme de paralyser le fonctionnement de l’Etat. Le sens patriotique impose à l’heure actuelle aux leader politique de sensibiliser leurs adeptes en vue d’une vision commune. Il est important de rappeler que la crise centrafricaine doit désormais être dépolitisée car le brassage des idéologies est une richesse, une force, une synergie au service de la nation. Les efforts de tous doivent converger pour créer les conditions de travail des humanitaires car le nombre des personnes déplacées ou réfugiées ne cesse de croître. Qu’en est-il parallèlement du mutisme stratégique ou l’indifférence de la France et de l’ONU sur la recrudescence de la violence ? Pouvons-nous aussi facilement nous défaire du système suicidaire imposé par notre vieux partenaire privilégié ? Nous estimons pour notre part qu’il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. Nous dépendons tellement de ce partenariat que tourner le dos brusquement ou brutalement est suicidaire. Nous souhaitons que cette démarche soit inscrite dans un processus certes long mais judicieux. Ainsi, il est indispensable au pouvoir de reconsidérer le partenariat militaire avec la Russie et par le même biais actualiser et revaloriser les différents engagements avec la France au prorata des intérêts respectifs car l’un des États dépend inversement de l’autre. Face à l’amateurisme chronique du chef du gouvernement, un nouveau gouvernement s’impose avec le rajeunissement de la classe politique et surtout le recours à toutes les compétences nécessaires. Pour finir, nous recommandons que le futur gouvernement renforce et appuie les activités de la plateforme religieuse menée par le cardinal, l’imam et le révérend pasteur et surtout de ne pas faire de l’amalgame en considérant ou en assimilant les musulmans à des étrangers. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 11 mai 2018.                                                       Bernard SELEMBY DOUDOU.                                            Juriste, Administrateur des élections.                              Tel : 0666830062

Centrafrique : visite cauchemardesque des quartiers, le Président Touadera complètement hué et insulté par la population.

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Centrafrique : visite cauchemardesque des quartiers, le Président Touadera complètement hué et insulté par la population.

 

 

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Visite du Président Touadera à Bambari.

 

 

 

Bangui, le 12 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Sur recommandation de ses conseillers en communications, le Président Touadera a effectué ce vendredi après-midi une opération de séduction de la population dans plusieurs quartiers instables de la capitale centrafricaine. Sans surprise, celle-ci tourne au cauchemar pour le locataire du palais de la renaissance.

 

Il est 16 heures à Bangui quand le président Faustin Archange Touadera, entouré de son staff technique de la présidence de la République et quelques membres du gouvernement notamment la ministre de la Défense Marie-Noëlle Koyara et celui de la sécurité publique le général Henri Wanzet Linguissara, décident de faire un tour dans certains quartiers de la capitale exposés à des violences des milices armées comme ceux entourant le PK5, dernière enclave musulmane dans la capitale.

Le cortège présidentiel, qui a quitté le palais aux environs de 16 heures, est arrivé dans un premier temps au commissariat du cinquième arrondissement de Bangui, situé sur l’avenue de France proche du quartier PK5 où les forces rwandaises de la Minusca sont positionnées pour contenir, le cas échéant, les violences venues de deux côtés, en l’occurrence les miliciens Anti-balaka ou ceux de la milice autodéfenses du PK5.

Après quelques minutes d’escale dans ce commissariat du 5e, le cortège quitte le lieu pour atteindre le quartier Sara puis le camp des Castors où il s’est immobilisé devant l’hôtel Iroko. Ici, le député de la circonscription est arrivé pour s’entretenir avec le Président Touadera, ainsi que les habitants du secteur.

Pendant que l’honorable tente de s’approcher du Président Touadera, celui-ci a reçu une pluie des hurlements de colère des habitants des Castors accompagnés des sifflements.

Très vite, le cortège quitte le camp des castors pour rejoindre le quartier Fatima en passant par le pont de Bonuca, puis devant l’église Saint-Jacques.

Comme si cela ne suffisait pas, au quartier Fatima, dernier lieu d’affrontement entre les forces de l’ordre et les miliciens d’autodéfense du PK5, le Président Touadera, moralement abattu par les hurlements des habitants du quartier Castors, n’a pas échappé une fois de plus à ceux du quartier Fatima.

Comme si ces derniers se sont préparés activement à ce genre de spectacle, le Président Faustin Archange Touadera n’a pas pu supporter cette ultime humiliation publique et quitte immédiatement le coin avant de rentrer à la présidence aux environs de 17-18 heures locales.

Au quartier PK5, on ne comprend pas pourquoi le chef de l’État évite soigneusement de passer par leur quartier d’autant plus que celui-ci est le plus secoué par des turbulences sécuritaires ce dernier temps.

Le 15 juin prochain, c’est la fête de ramadan. Le Président Touadera va-t-il refuser de se présenter à la mosquée centrale comme ces prédécesseurs ?

En tout cas, à seulement deux ans de la fin de son quinquennat, le Président Touadera vient de découvrir le vrai visage du peuple centrafricain ce vendredi en sillonnant seulement deux quartiers de la capitale. Il mesure à quel poing il est impopulaire partout sur le territoire national.

 

 

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Centrafrique : statut particulier de la police nationale, une grève géante du syndicat se profile à l’horizon.

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Centrafrique : statut particulier de la police nationale, une grève géante du syndicat se profile à l’horizon.

 

 

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Grève des auxiliaires de la police nationale à Bangui le mois passé.

 

 

 

Bangui, le 12 mai 2018.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

Depuis quelques jours, des informations discrètes circulent au sein de la police nationale faisant état d’une prochaine grève géante des policiers en réponse au gouvernement concernant les statuts particuliers de la police nationale d’une part, et à celle de l’intégration des auxiliaires rejetée par le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji d’autre part.

 

Selon nos informations, tout le corps actif de la police nationale va bientôt plonger dans une grève musclée contre le gouvernement du Professeur Simplice Mathieu Sarandji pour trois raisons évoquées :

– intégration dans le corps des milliers des auxiliaires de la police et de la musique non incorporés depuis 2003;

– Meilleures conditions du travail;

– Mise en application du décret du statut particulier de la police revendiquée depuis 2009.

Sur le premier point, après négociation à plusieurs reprises avec le chef du gouvernement Simplice Mathieu Sarandji, aucune avancée n’a été perçue comme telle . Vu le sous-effectif remarqué dans les forces de la police nationale devant l’enjeu sécuritaire du moment, une intégration rapide des auxiliaires déjà expérimentés pourrait faciliter les choses en partie.

Sur le deuxième point,tout le monde sait à quel point les forces de la police nationale sont confrontées quotidiennement au défi sécuritaire du pays sans pouvoir disposer d’un minimum d’équipements qui pourrait les aider dans l’exercice de leur fonction.

Sur le troisième et dernier point, certains observateurs remarquent décidément une ferme volonté des différents gouvernements qui se succèdent depuis 2009 à ne pas appliquer concrètement le décret présidentiel qui donne à la police nationale un statut dit « spécial » après une lutte acharnée du syndicat de la police depuis 2008.

Il y’a lieu de rappeler que dans le premier décret de mise en application signé en 2009 par le Président François Bozizé, la feuille concernant la partie financière a été arrachée tandis que celles concernant la militarisation de la police, des sanctions et de la dotation sont restées intactes. Du coup, les policiers peuvent travailler comme les gendarmes ou les militaires, mais ils ne pourraient pas percevoir les mêmes primes de risques comme les autres corps, et donc il faut le corriger.

En 2006, quelques jours avant le forum national tenu à Bangui, les policiers ont manifesté à nouveau pour réclamer la correction du décret de la mise en application de leur statut particulier dans lequel ils n’ont pas droit à la compensation financière comme prévu dans l’entente avec le syndicat de la police.

La Présidente de la transition Catherine Samba-Panza, dos au mur, signe un autre décret correctif de la mise en application totale du statut particulier de la police en 2016.

Là encore, à travers une petite phrase cachée juste à la fin de la page, le nouveau décret signé devient immédiatement obsolète.

« Le présent décret prend effet à compter d’une date ultérieure… », une phrase de piège qui remet tout à zéro après une lutte acharnée du syndicat de la police.

Cette fois, les policiers sont sur leur garde et demandent au Président Touadera de revoir rapidement ce décret qui pourrait remettre sur rail nos forces de la police nationale.

Pour le syndicat de la police nationale, le Président Touadera connait parfaitement ce dossier d’autant plus qu’il fut Premier ministre de Bozizé en 2009 lorsque les choses se sont déroulées.

Pour certains, à quelques années de la fin de son mandat, le Président Touadera n’a pas droit à l’erreur, car en ce moment précis, la police nationale joue un rôle important dans la sécurisation de la capitale centrafricaine et d’autres villes du pays.

 

 

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Centrafrique : visite officielle au Soudan, le maire de Bangui Émile Gros Nakombo retrouvé dans un état d’ivresse avancée dans les rues de Khartoum.

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Centrafrique : visite officielle au Soudan, le maire de Bangui Émile Gros Nakombo retrouvé dans un état d’ivresse avancée  dans les rues de Khartoum.

 

 

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Le maire de Bangui Émile Gros Nakombo.

 

 

 

Bangui, le 11 mai 2018.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

Retrouvé dans un état d’ébriété avancée dans les rues de la capitale soudanaise, le maire Émile Gros Nakombo vient de louper son vol de retour sur Bangui  cet après-midi à Khartoum.

 

En visite officielle de 24 heures au soudan après la mort du gardien du diplomate soudanais à Bangui dans un échange des tirs avec les forces de l’ordre la semaine dernière, le Premier ministre centrafricain Simplice Mathieu Sarandji , accompagné du maire de Bangui Émile Gros Nakombo se sont rendus dans la capitale soudanaise Khartoum le mercredi dernier pour représenter le chef de l’État auprès de son homologue soudanais Oumar El-Bechir.

Au moment de retour au pays ce vendredi 11 mai, le maire de Bangui, le sulfureux Émile Gros Nakombo, n’a fait aucun signe de vie à son compatriote Simplice Mathieu Sarandji alors que l’avion spécial affrété par le gouvernement soudanais qui devrait les embarquer s’impatiente sur la piste de l’aéroport depuis plusieurs minutes.

Quelques minutes plus tard, le maire Nakombo a été retrouvé, mais totalement ivre pour se rendre à l’aéroport de Khartoum.

Obligé de le laisser, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji quitte finalement le Soudan sans son compatriote ce jeudi vers 11 heures du matin pour rentrer au pays vers 13 heures de Bangui.

Quant au maire de Bangui Émile Gros Nakombo laissé au Soudan, il devrait chercher à rentrer par lui-même au pays soit avec son propre budget, soit avec celui de la mairie de Bangui comme il l’a fait souvent.

 

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Centrafrique : tension à Bangassou après la découverte d’un corps sans vie.

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Centrafrique : tension à Bangassou après la découverte d’un corps sans vie.

 

 

 

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Visite du ministre de la sécurité publique à Bangassou le mois passé. Credit photo : CNC.

 

 

Bangui, le 10 mai 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Depuis ce matin à Bangassou au Sud-Est du pays, la tension ne cesse de grimper d’un cran après la découverte d’un corps d’un homme identifié comme un sujet musulman disparu depuis hier sous la pluie.

De source recoupée, le corps de l’homme a été découvert ce matin aux alentours du site des déplacés musulmans de l’église catholique de la ville.

Pour les amis et connaissances de la victime, sans doute c’est l’œuvre des miliciens Anti-Balaka de la ville d’autant plus que  celle-ci présente les traces d’une balle qui traverse sa tête.

Sur le site des déplacés, certains crient à la vengeance et la pression ne cesse de monter avec les Anti-balaka du coin. Une source locale, contactée par CNC, nous a parlé de l’assassinat d’un enfant, qu’elle n’a pas précisé son age,  ce matin par un groupe inconnu proche des déplacés pour repliquer à la mort du jeune homme de 22 ans assassiné cette nuit.

Dans la ville, on craint de nouvelles vagues de violence qui pourrait paralyser de nouveau toutes les activités de la région.

Selon plusieurs sources locales, la victime est connue pour ses troubles mentaux depuis des années.

Bangassou, chef-lieu de la préfecture de Mbomou située au sud-est de la République centrafricaine, est plongée depuis plus d’une année dans des violences sectaires et communautaires après l’arrivée massive des miliciens Anti-balaka qui qui s’opposaient militairement aux combattants rebelles de la Séléka de la faction UNITÉ DU PEUPLE CENTRAFRICAIN (UPC) dirigée par le sulfureux Ali Darassa.

 

 

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Centrafrique : L’opposant Joseph Béndounga interpellé puis libéré à l’instant à Bangui.

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Centrafrique : L’opposant Joseph Béndounga interpellé puis libéré à l’instant à Bangui.

 

 

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Bangui, le 10 mai 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Depuis quelques minutes, l’opposant Joseph Béndounga, Président du parti MDERC vient d’être libéré après son interpellation pour trouble à l’ordre public par les forces de l’ordre il y’a quelques heures.

De source sécuritaire fiable, la libération de l’opposant Béndonga intervient après l’intervention du ministre de la Sécurité publique Henri Wanzet Linguissara  qui aurait ordonné au Commissaire de police du port Amont où il a été emmené après son interpellation de le libérer immédiatement sans aucune charge pénale contre lui.

L’homme, qui vient à l’instant d’être déposé sur le pont Bonuca par les agents qui l’ont interpellé quelques heures plutôt, cherche à rentrer chez lui au quartier Cattin dans la commune de Bimbo.

Rappelons que l’opposant a été arrêté suite à l’interdiction de manifestations  faite par le gouvernement que l’opposant tentait d’organiser ce jeudi contre la situation sécuritaire du pays.

Le détail dans nos prochains articles sur CNC.

 

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LA Centrafrique : UN ÉTAT PHÉNOMÉNOLOGIQUE

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LA Centrafrique : UN ÉTAT PHÉNOMÉNOLOGIQUE

 

 

Monsieur Robert Enza, l’auteur de l’article. Photo d’archives du CNC.

 

 

 

Bangui, le 10 mai 2018.

Par : Robert Enza, CNC.

 

Quelle société représente-t-elle la RCA aujourd’hui ?

 

Plus d’une cinquantaine d’année ont vu se succéder des présidents de notre pays qui n’ont pas œuvré pour la culture de base qui caractérise et créé une société organisée et moderne, et un peuple.

Des présidents qui n’ont été que présidents et ils n’ont pas été à mesure d’établir un Etat et nous sommes restés un pays aux frontières toujours inconnues. Tous les jours, c’est les bouts de notre territoire qui sont mâchonnés et violés par nos voisins.

Des présidents qui n’ont pas eu de vision ni de la volonté éclairée de gouverner le pays dans un esprit d’une expression de communauté de destin commun, une nation.

Des présidents qui ont laissé les greniers ancestraux se vider de nos valeurs familiales et culturelles avec leurs effets sur le plan politique. Dans l’arrière-pays les chefferies détentrices de pouvoir réel sur les communautés sont toutes détruites.

 

 

Les centrafricains vivent chez eux comme émigrés sans structures sociales de base.

 

Des présidents de la «  bourgeoisie administrative » contemplant leur pouvoir comme étant un mérite personnel.

La bourgeoisie administrative, cette nouvelle idéologie a gagné toute la fonction publique.

La bourgeoisie administrative a poussé d’autres à la création de partis politiques et d’associations civiles, pour toile de fond la « pauvreté », tous indiscutablement nomades, c’est la stratégie d’être politiquement correct.

Des présidents qui n’ont eu pour préférence, leur pouvoir et leurs intérêts personnels. Des présidents qui ont coulé la gestion de la République et de ses frontières censées protéger les droits d’un peuple et lui permettre une meilleure reconnaissance juridique et respect vis à vis des autres territoires, d’autres peuples.

Cinquante ans d’incapacité et de d’incompétence, une double déficience intellectuelle à la gestion d’un Etat.

De leurs gouvernements, il n’ont pas mis sous contrôle et ni sous surveillance : l’administration, la justice, l’éducation, la santé, la sécurité et la défense, la vie publique et économique, le bien-vivre de la population, aux conséquences aujourd’hui désastreuses.

Des présidents qui ont plongé davantage le pays dans la pauvreté, le désespoir, et la déréliction d’un peuple réduit à vivre à l’état d’indigénat.

Le 24 mars 2013 a été la grande fracture sociale et le drame d’un Etat débilité par les irresponsabilités et les distractions de ses présidents.

La RCA, une société explosée, saccagée, dispersée, et errant. Une société « butin » et « martyr » des groupes armés qui peine à poser la problématique d’un rassemblement et de la mise à nouveau en commun des intérêts.

Une société qui n’a plus de repères, elle ne reçoit plus, ni des politiques, ni des religieux, ni des éducateurs, ni des familles.

Une société où les acteurs vérifiés et les acteurs non vérifiés de cette guerre qui tue, agissent de connivence dans leurs intérêts ; ils ont réduit et rendu l’Etat impuissant voire artificiel.

Cette guerre est indiscutablement le produit d’une théorie de complot, une guerre qui vit sur le corps des centrafricains où un nombre qu’on ne peut plus calculer de femmes, d’enfants et surtout des innocents, y ont laissées leurs vies.

La RCA, ce petit pays, de par sa position, est stratégique pour les grandes puissances et son sol riche est un terrain de tous les enjeux économiques étrangers.

Une société qui vit désormais dans une espèce d’incohésion idéologique et religieuse, corrélée par une médiocrité intellectuelle telle qu’elle a porté des déficiences à tout son système éducatif et productif.

Une société où le poids de l’analphabétisme et de l’illettrisme est beaucoup trop lourd rendant ses habitants plus que jamais pauvres et difficile à l’ouverture d’esprit.

Comme toute guerre, elle profite à un petit nombre d’individus tous dégoutants: groupes armés, groupes trafiquants, groupes politiques et mafieux, groupes religieux, groupes commerçants, groupes d’intelligence stratégico-économique, etc…

Une société où l’amour de l’argent éclairerait l’incapacité des élites centrafricaines à s’interroger sur les dégâts de cette « guerre rentable » dont les tenants et les aboutissants se moquent de la souffrance de nos populations.

Il suffit de fixer les yeux sur le chômage, la mortalité, le libertinage, la déscolarisation des enfants et des jeunes et la destruction des villages dans l’arrière-pays pour comprendre la souffrance quotidienne du peuple Centrafricain et l’ampleur de cette tragédie qui se joue sur des apparences de ce moment : le stoïcisme d’un peuple en tout cas.

Une société réduite à l’état de consommation. Une société des « gens qui ne cherchent qu’à manger » plutôt, pour ne pas dire « des gens qui ne sont rien »  si cher à  Macron.

Les jeunes ne voient plus d’issues. Les éducations et les idéologies politiques ne les intéressent plus. Ils expriment leur préférence pour la matière et non pour les idées qui stimuleraient le potentiel de créativité et de l’innovation qui somnolent en eux.

La RCA, une société qui n’a plus l’analyse de son écosystème. Notre pays est dans une espèce de situation phénoménologique.

 Le phénomène tel que, nous le décrivons est même constatable dans les administrations publiques et comme dans les entreprises privées.

Dans le secteur privé, les entreprises ne produisent plus rien par défaut de créativité et d’innovation ou par manque de pouvoir d’achat des centrafricains.

Les résultats déficitaires de leurs activités qui s’accumulent, les désactivent de la catégorie d’agents économiques, y compris les sociétés d’état en crise de critères de gouvernance ; elles même qui gèrent une part importante de la propriété de l’État.

Dans le secteur public, l’activité de l’État qui se déroule dans des institutions entièrement dépassées souffre inopportunément d’insuffisance de mécanisme de contrôle, de surveillance et de bonne gouvernance.

Ainsi, les actifs publics mis à la disposition des administrations sont dilapidés dans des activités peu évidentes voire insignifiantes ; pendant ce temps les activités publiques à valeur sociale, fondamentale comme l’éducation et la santé sont quasiment à l’abandon.

La corruption, la rétribution, la cooptation, l’incompétence, l’injustice, l’indélicatesse et les arrangements de tout bord, tout cela constitue un système qui tue l’État.

L’État ne se redressera jamais tant qu’on n’aura pas mis en place une grande reforme de l’État et instituer une gestion publique participative et d’inclusion sociale, un moyen pouvant garantir l’efficacité de l’action publique et asseoir un État-nation.

Le moment est venu de prendre conscience des errements du passé, de s’engager et agir.

 

Robert ENZA, la route de la dignité.

 

 

Centrafrique : Les victimes crient au ras-le-bol suite à la persistance de violences

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Centrafrique : Les victimes crient au ras-le-bol suite à la persistance de violences

 

 

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Les victimes. Credit photo : Fred Krock, CNC.

 

 

 

Bangui, le 10 mai 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Ce mercredi 9 mai 2018, alors que Bangui est plongé dans un début de ‘’ville morte’’ lancée par le Groupe de travail de la Société civile, les victimes des crises en Centrafrique elles, crient leur ras-le-bol. Leurs Associations ont tenu une conférence de presse à Bangui, par la voix de leur Président, Hervé Séverin Lidamon qu’assistaient Mme Euphrasie Yandoka de la Fondation des femmes victimes, de Thierry Khondet du Réseau des journalistes pour les droits de l’homme.

Elles sont près d’une dizaine, les Associations des victimes de Centrafrique à signer une déclaration commune pour dénoncer la persistance des violences dans le pays, faisant ainsi qu’augmenter le nombre de victimes déjà nombreuses. Il s’agit entre autres, des Associations des victimes de la crise centrafricaine, à savoir AVED, ASVI, AVUG, ANAF, réunies au sein du Partenariat stratégique avec l’appui d’autres Organisation de défense des droits de l’hommes dont la Ligue centrafricaine des droits de l’homme (LCDH), la Fondation ‘’J’ai Rêvé’’, les Ongs ‘’Cercle’’ et ROSELEP.

Elles « condamnent avec la dernière rigueur ces actes ignobles tendant à faire resurgir la haine et la violence dans la ville de Bangui et sur tout le territoire centrafricain », comme l’a indiqué Séverin Lidamon.

De l’avis des victimes, l’attaque terroriste de Fatima du 1er mai dernier rappelle celle aussi meurtrière d’octobre 2015. « Aujourd’hui, les ennemis de la paix veulent nous ramener dans cet état, nous disons non, non, non, car le peuple a besoin de construire son avenir, assurer l’éducation de ses enfants et son bien-être ».

La situation sécuritaire déjà bien grave que traverse le pays tant au niveau de la capitale que dans l’arrière-pays a poussé les Associations des victimes à formuler les recommandations fortes suivantes :

« Au Gouvernement, de : déployer d’urgence une mission conjointe Faca-Minusca dans le 3ème arrondissement de Bangui pour démanteler les groupes d’autodéfense et du Km5 en particulier ; restaurer l’autorité de l’Etat sans condition dans ce quartier ; renforcer la sécurité à Bangui et dans l’arrière-pays ; décréter le Km5 une zone sans arme (même l’arme blanche) pour que la paix se consolide à Bangui ; identifier et traduire devant la justice les auteurs et complices des actes de violences perpétrés dans le 3ème arrondissement de Bangui en général et le quartier Fatima en particulier ; lancer un mandat d’arrêt international à l’endroit des chefs de guerre et leurs complices qui sèment la désolation sur les paisibles citoyens centrafricains ; assainir les localités sinistrés par des vastes opérations de nettoyage, de désinfection, de canalisation et d’ouverture des voies de communication ; privilégier le droit des victimes à la justice et ; impliquer les Associations des victimes officiellement reconnues dans toutes les initiatives en faveur des victimes ».

D’autres recommandations visent la communauté internationale et la Minusca, en vue d’« appuyer les efforts du gouvernement » pour un retour durable à la paix en Centrafrique. De même, les hommes politiques sont appelés à « s’unir autour des nouvelles autorités » avec des propositions constructives pour une sortie durable de la crise. Les Associations des victimes plaident également pour l’amélioration des victimes et appellent ces dernières à une mobilisation maximale pour défendre leurs droits.

 

CENTRAFRIQUE : LE MINISTRE DES POSTES ET TÉLÉCOMMUNICATIONS, JUSTIN GOURNA ZACKO DEFIE LE CHEF DE L’ÉTAT FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA PAR SA GESTION CLANIQUE ET CHAOTIQUE.

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CENTRAFRIQUE :LE MINISTRE DES POSTES ET TELECOMMUNICATIONS, JUSTIN GOURNA-ZACKO DEFIE LE CHEF DE L’ETAT Faustin Archange TOUADERA PAR SA GESTION CLANIQUE ET CHAOTIQUE.

 

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Le ministre Gourna Zacko des postes et télécommunications. Photo d’archives.

 

 

 

 

 

Bangui, le 9 mai 2018.

Par : Gisèle Moloma, CNC.

 

Nous étions en 2016, en pleine campagne électorale où plusieurs candidats étaient en lice pour le palais de la renaissance. Le Chef de l’Etat Faustin Archange TOUADERA quant à lui a promis au peuple Centrafricain la sécurité, la bonne gouvernance, la rupture etc…

Deux ans passé à la magistrature suprême de l’Etat, où il devait amorcer la vraie phase de la mise en pratique de ses projets de société, certains membres du Gouvernement sensés l’accompagner dans ce voyage à la recherche de la sécurité, la bonne gouvernance et la rupture lui mettent des embuches par des pratiques peu orthodoxe.

La reconduction de certains membres du gouvernement a été mal appréciée par certains observateurs de la vie politique en Centrafrique. A l’instar du Ministre cleptomane et clanique Justin GOURNA-ZACKO des Postes et Télécommunications.

Pendant la cérémonie de sa prise de fonction le 18 avril 2016, le Ministre cleptomane et clanique Justin GOURNA-ZACKO a prononcé un discours qui dit en substance « le Département est à la traîne et donc je suis venu le relever » ; mais force est de constater aujourd’hui que le fausser entre lui et son prédécesseur est comme le jour et la nuit.

Il a réussi à mettre soigneusement en place un système de gestion basé sur la cleptomanie et le clanisme. Ce système consiste à écarter tous ceux qui sont sensés défendre l’intérêt général ou s’opposer sans vergogne à sa mauvaise gestion des choses publiques.

Afin de valider sa méthode, il a réussi avec ruse à faire passer son Décret de nomination le 12 décembre 2016. Ce décret est composé en majeur partie des membres de son clan qui ne sont pas des fonctionnaires. Ce sont ceux-là qui composent le cœur du département. Cette pratique clanique va à l’encontre de l’article 47 du Décret n°00.172 du 12 juillet 2000 fixant les règles d’application de la Loi 99.016 du 16 juillet 1999, modifiant et complétant certaines dispositions de l’Ordonnance n°93.008 du 14 juin 1993, portant Statut Général de la Fonction Publique Centrafricaine. « Le fonctionnaire est tenu à l’obligation de neutralité, d’impartialité et d’équité. Les décisions qu’il est appelé à prendre ou les actes qu’il pose dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions ne doivent pas être influencés des considérations d’ordre religieux, ethnique ou politique ».

Nous vous présentons ici la composition de son Cabinet clanique :

  1. Directeur de Cabinet, André NDOMANDJI, Diacre et grand xénophobe,son ancien collaborateur de l’OCPT (Poste) ;
  2. Inspecteur Central des Télécommunications et des Nouvelles Technologies, Chef de Service, Jean Loth GAZALIMA, Pasteur de l’Eglise Baptiste de Bataillon chassé par ses membres pour la gabegie et le don juanisme, fidèle disciple, admis à faire valoir ses droit à la retraite, mais qui refuse de céder son poste, son ancien collaborateur de la Socatel ;
  3. Inspecteur des Affaires Postales, Emelie Dieudonné GBOKOLI, grand dauphin de l’eau douce, son ancien collaborateur de l’OCPT (Poste) soutenu par le DIRCAB ;
  4. Chargé de Mission Postale, Patrice DHISSAU-DJABEANG, retraité, son ancien collaborateur de l’OCPT (Poste) ;
  5. Chargé de Mission des Nouvelles Technologies Benjamin PANZET-SEBAS, affairiste, son ancien collaborateur licencié de la Socatel ;
  6. Chargé de Mission des Télécommunications, Charles Zoé BANGA, avare et meilleur snipeur des missions même qui relèvent du rang des cadres,son ancien collaborateur licencié de la Socatel ;
  7. Directeur Général des réformes Postales, Nasser KPOUGOUROU, poulain du DIRCAB (Poste) ;
  8. Directeur Général du Développement des Télécommunications et de la Promotion des Nouvelles Technologies, Enock GOTHIAS, usurpateur, Maître ès physiques qui se dit Ingénieur des Télécommunications. Grand Traitre et fidèle Directeur de renseignements du Ministre Justin GOURNA-ZACKO depuis qu’il fut Chargé de Mission sous le Ministre Fidèle GOUNDJIKA (Ministères des Postes et Télécommunications).

Le Ministre Justin GOURNA-ZACKO fidèle dans sa mauvaise pratique a soutiré frauduleusement avec l’aide d’une Secrétaire un important document gardé secret dans le tiroir du Ministre Fidèle GOUANDJIKA. Ce jour, le dieu des méchants n’était pas avec lui et le Ministre Fidèle GOUANDJIKA l’a sévèrement sanctionné avec traduction devant le Conseil de Discipline, conformément à l’article 48 du Décret n°00.172 du 12 juillet 2000 fixant les règles d’application de la Loi 99.016 du 16 juillet 1999, modifiant et complétant certaines dispositions de l’Ordonnance n°93.008 du 14 juin 1993, portant Statut Général de la Fonction Publique Centrafricaine. « Tout fonctionnaire est tenu à l’obligation de réserve et au secret professionnel pour tout ce qui concerne les faits et information dont il a connaissance dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions. Tout détournement, toute communication contraire aux règles, de pièces ou documents de service à des tiers sont formellement interdits. Le fonctionnaire ne peut être délié du secret professionnel qu’avec l’autorisation écrite du Ministre dont-il relève ».

  1. Directeur des Affaires Juridiques et du Contentieux, Junior Thibaut Herbert TEKPE, l’artisan du clan, son camarade du Parti CRPS ;
  2. Chef de Service du Protocole, Isidor FINOUROU, orgueilleux et provocateur, méconnaissance de la déontologie professionnelle, son ancien Directeur de Campagne à l’élection législative à Bouca ;
  3. Directrice de la Modernisation des Infrastructures et Equipements des Réseaux Postaux, Nigèle Pierrany YARAWONDI, meilleure avocate de l’équipe, maîtresse du DIRCAB avec qui, il a eu plusieurs enfants, son attachement avec un responsable a provoqué la colère du DIRCAB et qui lui a couté son poste, et actuellement elle serait la copine du Directeur Général du Développement des Télécommunications et de la Promotion des Nouvelles Technologies, Enock GOTHIAS….;
  4. Chef de Service du Secrétariat Particulier, Mariam GBIGBI, sa copine et ancienne collaboratrice de la Socatel.

Alors, on se demande, où est la place réservée aux cadres fonctionnaires relevant de ce département ? Le pourcentage de leur représentation dans ce cabinet est seulement d’1%. A l’heure où les partenaires financiers demandent au Gouvernement de stabiliser les fichiers de solde, certains ministres à l’instar d’égocentriste Justin GOURNA-ZACKO augmente la masse salariale de son département en ne faisant que la promotion des hors statuts en lieu et place des fonctionnaires qui émargent déjà sur le budget de l’Etat. D’après une discrétion proche du Cabinet, l’Inspecteur Central des Télécommunications et des Nouvelles Technologies et le Chargé de Mission des Affaires Postales admis à faire valoir leur droit à la retraite et qui refusent de céder leur poste auraient bénéficié du soutien de Ministre Justin GOURNA-ZACKO. L’attestation de cessation de service qui leur a été délivrée par le Directeur des Ressources semblerait ne pas les inquiéter. Un intéressement leur aurait été versé dans la caisse de la régie dudit département en violation de l’article 9 de l’arrêté n°1069/MFB/DIRCAB du 16 novembre 2011portant création d’une régie au Ministère des Postes et Télécommunications. «  En matière des dépenses, le régisseur ne paie que les seules dépenses prévues dans la nomenclature des dépenses en respectant le plafond dans le programme d’emploi. Il s’agit des dépenses suivantes :

  1. Fournitures et équipement de bureau ;
  2. Equipements et consommables informatiques ;
  3. Logistiques ;
  4. Maintenance équipements informatiques et logisti que ;
  5. Financement d’études, formations et recyclages ;
  6. Prime du personnel ;
  7. Frais de gestion ;
  8. Aides sociales.

Le Ministre Justin GOURNA-ZACKO fidèle dans ses pas de dance ZO A YEKE DA PEPE, MBI BA ZO OKO PEPE persiste et signe. Son prédécesseur, après avoir doté le département avec des équipements informatiques, téléphoniques et la connexion Internet a mis en place un Comité chargé de concevoir et mettre en ligne le site Internet du Département. Le Comité a déposé son rapport de travaux sur le bureau du Ministre Cleptomane Justin GOURNA-ZACKO pour des conduites à tenir. Ironie du sort, il a donné le marché de la conception et d’hébergement du site Internet à l’un de ses fils qui se trouverait en étude à N’Gaoundéré au Cameroun. Aucun membre du Comité ni un cadre webmaster du Département n’a été associé à la conception ni à l’hébergement de ce Site. Le Site www.mptic.cf est resté statique et le personnel se demande qui en est le gestionnaire ?

Très fidèle dans sa gestion clanique, il aurait instruit son Directeur des Ressources, le Directeur Général de la Poste et le Directeur Général de l’Agence de Régulation des Télécommunications ART de donner le marché d’achat des tenues du défilé du 1er mai 2018 à sa fille Natacha ZACKO qui est agente à l’ART en défaveur des opérateurs économiques qui payent leurs taxes et impôts.

Monsieur le Ministre, vous et votre fille, vous emmargez sur le budget de l’Etat, vous percevez tous deux vos salaires à la fin du mois. Pourquoi prendre l’argent de l’Etat pour aller acheter des tenues et revenir les revendre à l’Etat ? N’est-ce pas le détournement du denier public ? cette pratique est de nature à biaiser l’article 49 du Décret n°00.172 du 12 juillet 2000 fixant les règles d’application de la Loi 99.016 du 16 juillet 1999, modifiant et complétant certaines dispositions de l’Ordonnance n°93.008 du 14 juin 1993, portant Statut Général de la Fonction Publique Centrafricaine « il est interdit au fonctionnaire d’exercer à titre personnel certaines activités incompatibles avec la nature de sa fonction. Cette interdiction ne concerne pas la production d’œuvres scientifiques, littéraires ou artistiques, ni les enseignements donnés à titre de vacation ».

Natacha ZACKO, en vertu de quel article d’Accord d’Etablissement de l’ART que vous vous êtes appesantis afin d’abandonner le travail pour ce voyage d’affaire. C’est parce que votre père est le Ministre de tutelle et votre grand frère, le neveu à votre père est le Directeur Général de l’ART. Est-ce ça votre référence juridique ? On s’attendait à une réaction disciplinaire de la part du service du personnel. Pourquoi ce silence cathédral du service du personnel de l’ART ? Est-ce un silence complice ?L’avenir nous le dira.

L’article 29, alinéa d, d’Accord d’Etablissement de l’ART du 04 avril 2005 stipule :des permissions exceptionnelles à l’occasion d’événements familiaux touchant directement le foyer pourront lui être accordées sans retenue de salaires dans la limite de quinze (15) jours ouvrables par année civile sur présentation de pièces d’Etat-civil ou justification probante, dans les conditions suivantes :

  • Mariage du travailleur (3) jours ;
  • Mariage d’un enfant, du père, de la mère d’un frère ou d’une sœur (1) jour ;
  • Décès du conjoint (6) jours ;
  • Décès d’un descendant ou d’un ascendant (2) jours ;
  • Décès d’un frère d’une sœur (1) jour ;
  • Accouchement de la femme du travailleur (2) jours ;
  • Baptême de l’enfant ou des ascendants (1) jour ;
  • Déménagement (1) jour ;
  • Maladie grave du conjoint, père, mère et enfant (2) jours.

Natacha ZACKO, vous avez violé cet article 29, alinéa d, du 04 avril 2005. Par conséquent, le droit devait être appliqué dans sa plénitude pour vous.

La manière à laquelle votre père vous a passés le marché, respecte-elle la procédure de passation de marché public ?

Pour l’histoire, le 1er mai 2017, après avoir pris part au défilé, son personnel n’avait bénéficié d’aucune collation. Les uns ont contribué afin de partager des pots et les autres qui n’avaient pas la possibilité étaient revenus chez eux.

Pour le 1er décembre 2017, ce sont les récipiendaires qui ont contribué chacun à la hauteur de 10.000Fcfa afin d’offrir une collation à leurs collaborateurs. C’est le même scénario du 1er mai 2017 qui s’est reproduit cette année.

La méthode clanique de gestion instaurée par le Ministre Justin GOURNA-ZACKO a complètement pollué la collaboration au sein de son département. La quasi-totalité des bureaux sont vides. Une source proche des responsables qui ne sont pas de son cercle vicieux, nous fait savoir que les dossiers ne sont traités que par les membres de son cabinet.

Par conséquent, ils sont là à titre indicatif et attendent la fin de l’heure pour rentrer chez eux. Nous sommes rendus effectivement compte que la quasi-totalité de leurs cahiers de transmission sont vierges.

Quelle est la mission du Ministre cleptomane Justin GOURNA-ZACKO à la tête de ce département ? Pourquoi il a préféré le Gouvernement et abandonné son fauteuil parlementaire ? Il est élu sur la base des projets de société pour la population de Bouca 1, pourquoi ne pas rester à l’Assemblée Nationale en vue d’exécuter ces projets ?

S’il a trahi ses électeurs ensuite son faiseur de roi, Maître Nicolas Tiangaye, trahir le Chef de l’Etat ne lui sera pas une chose difficile.

D’après le résultat d’une enquête auprès d’un échantillonnage de ses anciens collaborateurs de la Socatel. Le parcours administratif du Ministre Justin GOURNA-ZACKO le cleptomane est rempli des mauvaises pratiques : le clanisme, la xénophobie, la rancune, l’égocentrisme, l’affairisme et la liste est longue.

Voilà la moralité d’une personnalité qui est à côté du Chef de l’Etat. Qu’est-ce qu’elle peut apporter de concret dans la mise en pratique des projets de société du Chef de l’Etat pour son secteur ? Si ce n’est pas seulement la gabegie.

Son passage à la tête du Comité de Gestion de la Socatel a laissé d’une tâche d’huile. A la Coordination Nationale du Projet Fibre Optique, si ce n’est pas la gabegie. Monsieur le Ministre, vous veniez de nommer à la tête de ce projet un nouveau Coordonnateur, qu’attendez-vous pour lui remettre le véhicule de service PRADO couleur grise, immatriculé en TT que vous avez modifié en BG.

 

Par ailleurs, LE PERSONNEL DU MINISTERE DES POSTES ET TELECOMMUNICATIONS EXACERBE PAR LA MAUVAISE GESTION DE LEUR MINISTRE REMONTE LES BRETELLES ALEURS REPRESENTANTS SYNDICAUX

 

Le personnel du ministère des Postes et Télécommunications exacerbé par la mauvaise gestion de leur Ministre s’est réuni le jeudi 09 mars 2018 à 10h00mn en une Assemblée Générale extraordinaire dans la salle de conférence de l’Office National des Postes et d’Epargne, pendant laquelle plusieurs points ont été débattus. Il s’agit de :

  1. Compte Rendu des démarches menées auprès des autorités ;
  2. Examen des documents (Arrêtés, décisions et autres) ;
  3. Proposition de rencontre avec le Ministre Contrôleur Général des Sociétés d’Etat et celui des Finances et Budget ;
  4. Divers.

Le personnel serein et déterminé était venu très massivement. Le débat était très houleux. On a remarqué que les intervenants ont parlé sans langue du bois. Au bout d’une heure et demi de débat, l’Assemblée Générales’est sanctionnée par des recommandations fortes à l’endroit des dirigeants dudit département. Il s’agit de l’application pure et simple de l’arrêté n°1069/MFB/DIRCAB du 16 novembre 2011, portant création et fonctionnement d’une régie d’avance et de recettes au Ministère des Postes et Télécommunications, de la Décision n°020/MPTNTIC/DIRCAB/16 du 10 juin 2016, portant mise en place d’un comité de gestion de ladite régie.

La prise de contact avec le Ministre des Finances et du Budget et le Ministre Contrôleur Général des Sociétés d’Etat  à la Primature en vue de faire la lumière sur le soi-disant blocage.

Le Ministre Justin GOURNA-ZACKO a plusieurs fois reçu les partenaires sociaux ; mais ces différentes rencontres sont soldées toujours par des promesses irréalisables. Il leur aurait dit que ce sont les deux personnalités citées ci-haut qui auraient bloqué le dossier de primes, c’est ce qui a amené les partenaires sociaux à aller vers elles pour que lumière soit faite.

Un moratoire de deux mois lui a été accordé, dépasser ce délais, le syndicat sera dans l’obligation de déclencher un mouvement de grève. Les arriérés de ces primes s’élèvent à neuf (9) mois.

Le Ministre xénophobe et cleptomane Justin GOURNA-ZACKO gère la caisse de la régie comme sa poche et ne s’inquiète de rien. Le Régisseur nommé par son collègue des Finances et du Budget est un figurant. C’est un poltron, on se demande s’il maitrise ses attributions et à qui, il doit rendre compte.C’est un sieur qui se laisse facilement faire comme du couteau dans du beurre. Devant cette difficulté qu’il traverse, est-ce qu’il a eu l’état d’esprit de tenir informer ses chefs hiérarchiques au niveau des Finances ?

Une preuve tangible de sa mauvaise gestion, la connexion Internet qui desservait les différents services de son département est coupée, car il accuse ses collaborateurs d’utiliser l’internet pour écrire contre lui. Pourriez-vous réaliser qu’un Département en charge des nouvelles technologies peut fonctionner sans la connexion internet ? Comment ses prédécesseurs ont-ils fait afin d’honorer leur engagement vis-à-vis des fournisseurs d’Internet ? Le Ministre Justin GOURNA-ZACKO ne donne pas de l’importance à l’Internet. Pour faire des recherches, les cadres patriotes relevant de son département sont obligés d’utiliser une partie de leur salaire en vue de payer la connexion Internet.

A quand la fin de l’ouragan qui souffle sur le Ministère des Postes et Télécommunications. C’est un audit qui pourrait illustrer davantage ce mystère.

Wait and see !

 

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Centrafrique : Les Soutiens de Touadera s’opposent à la 2ème journée ‘’ville morte’’ projetée par la société civile

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Centrafrique : Les Soutiens de Touadera s’opposent à la 2ème journée ‘’ville morte’’ projetée par la société civile

 

 

 

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Le port-parole des Touaderateurs Didatien Kossimatchi, photo CNC.

 

 

Bangui, le 9 mai

2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Par voie de déclaration, les comités de soutiens au Président Touadera, par le biais de leur Porte-parole Blaise Didacien Kossimatchi, s’opposent ce lundi 7 mai 2018 vertement à l’idée d’organisation des nouvelles journées ‘’ville morte’’ à Bangui. Il s’agit d’une réaction à l’annonce faite dans la matinée par le Groupe de travail de la société civile (GTSC) par la voix de son Porte-parole Paul Crescent Beninga.

« En effet, non satisfaits de l’échec de leur sinistre plan de déstabilisation de la République avec la tragédie qu’ils ont savamment orchestrée et mise en œuvre en la paroisse Notre Dame de Fatima et qui a occasionné de nombreux morts et blessés innocents, nos bourreaux, ceux qui se sont abreuvés et qui s’abreuvent encore du sang des Centrafricains, ont décidé de poursuivre leur œuvre macabre en appelant une fois de plus à une journée ville morte et concert de casseroles du mercredi 9 au vendredi 11 mai 2018 à Bangui », a rappelé Blaise Didacien Kossimatchi dans sa déclaration de riposte, avant de crier « Non, trop c’est trop ».

Comme à ses habitudes, Kossimatchi cite nommément à qui les Soutiens du chef de l’Etat ont affaire : « Gervais Lakosso, Beninga Crescent, Joseph Bendounga, Serge Bokassa, leur Ayotalla, Simplice Aurélien Zingas et leur Mohalla Abdou Karim Meckassoua avec la complicité de certains membres du gouvernement, conseillers à la Primature et à la Présidence de la République, des membres du cabinet de l’Assemblée nationale, désavoués par les Centrafricains dans leur scénario apocalyptique de prise de pouvoir par la force, se sont résolus définitivement à mettre à genou les institutions de la République en faisant appel à leur bras armé, Numery Djamous alias Force et ses djiadistes et terroristes du Km5, Abdoulaye Hissen, Nourredine Adam et leur sinistre Porte-parole Siddik Abdoulaye », mentionne-t-il.

A ceux-là, considérés par les Soutiens de Touadera comme étant les ennemis de la paix, le message ferme des Soutiens du chef de l’Etat est clair : « Nous prenons à témoin la communauté internationale face à ces manœuvres qui risquent de compromettre gravement le fragile équilibre acquis par beaucoup de sacrifices, et nous en appelons une fois de plus à ses auteurs de regarder la souffrance des Centrafricains et faire marche arrière dans cette logique du suicide collectif ».

Un appel à vigilance est lancé aux Centrafricains, afin de se lever comme un seul homme pour dire non à la manipulation et barrer la route à toute tentative de déstabilisation du pays.

A suivre…

Centrafrique : mafia au sommet de l’État, un convoi russe vient d’arriver sur un site pétrolier à Birao.

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Centrafrique : mafia au sommet de l’État, un convoi russe vient d’arriver sur un site pétrolier à Birao.

 

 

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Convoi russe en provenance du Soudan le lundi 7 mai 2018.

 

 

Bangui, le 8 mai 2018.

Par : Thierry Simbi, CNC.

 

Arrivés du Soudan par voie terrestre, les explorateurs russes séjournent depuis lundi 7 mai dans la préfecture de la Vkaga sur un site d’exploration minière de la région.

 

Selon nos informations, un convoi composé de dix-huit véhicules avec des militaires russes est entré en RCA en provenance de amdafock en République islamique du Soudan. Après discussion au checkpoint du contingent zambien de la force de l’ONU en Centrafrique connue sous son acronyme de MINUSCA à l’entrée de la ville de Birao, capitale provinciale de la Vakaga, située au nord-est de la République centrafricaine.

Ce convoi, escorté par les rebelles du FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE (FPRC), a pris la direction du site d’exploration pétrolière de Golongosso à Gasky là où étaient jusqu’alors les Chinois.

 

Pour complément d’information, voici un article de nouvel observateur qui pourrait élucider certaines zones d’ombre dans ce dossier russe.

 

Centrafrique : Pourquoi Vladimir Poutine avance ses pions en Centrafrique

 

Publié le 05 mai 2018

Par Charles Bouessel et Emre Sari

 

Armes et soldats Russes ont débarqué en masse à Bangui, à la demande du président Touadera. Pourquoi cette présence militaire dans un pays en plein chaos, ancienne terre d’influence de la France? Enquête

Vendredi 13 avril. De nombreux rebelles et leurs pick-up se rassemblent à Kaga-Bandoro, une ville de Centrafrique (RCA), au nord du pays. Abdoulaye Hissene, un chef du FPRC, un de ces groupes armés qui contrôlent la majorité du pays, déclare vouloir “marcher sur Bangui”. Parmi les raisons invoquées : l’implication militaire croissante de la Russie aux côtés du gouvernement centrafricain. Les rebelles s’inquiètent : le rapport de force pourrait tourner en leur défaveur.

Moscou a renforcé le pouvoir central militaire de Centrafrique. En décembre 2017, le Kremlin a obtenu le feu vert de l’ONU pour livrer -gratuitement- un chargement d’armes en RCA, sous embargo. Un Ilyushin IL-76MD de l’armée russe, immatriculé RF78805, a déposé le 26 janvier et début février, en plusieurs voyages, environ 5000 fusils d’assaut, des mitrailleuses, des pistolets et des lances-roquettes. Les Nations-Unies ont aussi permis l’envoi de 175 instructeurs russes, qui ont posé leurs valises à Berengo, l’ancien palais de l’Empereur Bokassa, à 60 kilomètres au sud-ouest de Bangui. Leur mission : former 1300 soldats centrafricains. “Tout se fait dans la transparence”, affirme Firmin Ngrebada, directeur du cabinet du Président centrafricain, Faustin-Archange Touadera.

Le tableau, en vérité, est complexe. Le pays, en crise, a connu une nouvelle flambée de violence en 2017. Un cinquième de la population est déplacée ou réfugiée. Les groupes armés s’affrontent pour capter les ressources (bétail, minerais, etc) tout en combattant les soldats de la Minusca (les forces Onusiennes) très critiquée dans le pays et en sous-effectif. Et la France, occupée au Sahel, ne veut pas entendre parler d’une nouvelle opération Sangaris, qui s’est déroulée en pleine guerre civile, entre 2013 et 2016. Pour le gouvernement Centrafricain, en fâcheuse posture, ce soutien militaire russe tombe à pic. Pour les Russes, il s’inscrit en fait dans une stratégie d’influence profonde. Un conseiller spécial en sécurité, Valery Zakarov, a été nommé à la présidence. Les Russes ont également rencontré des chefs de groupes armés rebelles dans tout le pays. Ils ont intégré la garde présidentielle, officiellement pour l’entraîner. Enfin, des entreprises ont été créées à Bangui, dont les ramifications s’étendent jusqu’à un oligarque de Saint-Pétersbourg.

« Aujourd’hui, les Russes veulent étendre leur influence loin de leurs frontières, comme en Iran, en Libye, en Syrie, en Irak, analyse Emmanuel Dupuy, chercheur à l’Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE). Et plus leur nouvelle zone d’influence semble éloignée de leur intérêt économique direct, plus leur action frappe les esprits. »

Les aventures russes en Centrafrique ont débuté par une négociation dans le cadre du comité des sanctions du Conseil de sécurité des Nations Unies. Car, depuis le 5 décembre 2013, la RCA est soumise à un embargo total sur les armes ainsi qu’à un régime de sanctions. Initialement, Bangui s’était adressé à Paris pour équiper ses FACA avant que la Russie ne fasse une contre-offre, lors d’une rencontre à Sotchi, le 9 octobre 2017, entre le Président Touadera et Sergueï Lavrov, le Ministre des affaires étrangères russe.

Londres, Paris et Washington avaient exigé, et obtenu, des garanties en RCA avant d’accepter la proposition de Moscou à l’ONU. Mais, « il n’y a pas encore eu de réelle inspection », s’inquiète une source diplomatique. Contactée, l’ambassade russe n’était pas disponible.

Premier motif d’inquiétude: l’opacité des opérations. Certains observateurs craignent que Moscou ne fasse entrer d’avantage de matériels, militaire ou non, notamment via la piste d’atterrissage, de Berengo, construite par l’Empereur Bokassa et récemment réhabilité par les forces russes. Avec ses 2,2 kilomètres de long, elle a déjà accueilli au moins un IL-76, et ses 40 tonnes de charge utile potentielle. “Cet aéroport est un trou noir d’information”, indique une source diplomatique.

Autre motif d’inquiétude : l’implication de forces russes dans une opération militaire de terrain. Ce qui serait une violation de l’embargo de l’ONU. Début avril, plusieurs pick-up de la gendarmerie centrafricaine, chargés à l’arrière d’hommes à la peau blanche en tenue militaire et armés de fusils d’assaut, ont été aperçus dans Bangui, pendant une opération conjointe de la Minusca et des FACA, destinée à démanteler les bases des milices du PK5, un quartier de la capitale.

Mais qui sont ces hommes ? Font-ils partie des 175 formateurs envoyés par Moscou, ou sont-ils employés par une société de sécurité privé ? Quoi qu’il en soit, une telle société, liée à la Russie, a été créée à Bangui le 7 novembre 2017, sous le nom de Sewa Securité Service. Elle est gérée par un proche de la présidence, et aurait, selon une source diplomatique, «au moins une structure informelle de coordination » avec Lobaye Invest.

Lobaye Invest, une autre entreprise, minière, créée le 25 octobre 2017. C’est un certain Evgueny Khodotov, né le 21 mars 1964, qui la dirige. On le retrouve, grâce à sa date d’anniversaire, sous son nom complet, Evgueny Garrievitch Khodotov, sur le site internet d’un groupe de vétérans de forces de sécurité de Saint-Pétersbourg, dont il est membre. Le même homme dirige aussi M-Finance, dont l’activité principale est “l’extraction de pierres précieuses” parmi 64 autres activités déclarées…

Quelle est la vraie nature de cette entreprise ? Kirill Mikhailov, chercheur dans le collectif russe Conflict Intelligence Team, axé sur l’analyse des activités militaires et mercenaires russes à l’étranger, émet une hypothèse : «Le profil de M-Finance rappelle celui d’Evro-Polis, une société créée pour mener des opérations de mercenariat et pétrolières en Syrie, et affiliée à Evgeniy Prigozhin. Cet oligarque proche de Poutine dirige par ailleurs la tristement célèbre «compagnie militaire privée Wagner» et la «fabrique de trolls de Saint-Pétersbourg. M-Finance étant relativement récent, inconnu, et portant un nom très commun, il pourrait s’agir d’une nouvelle entreprise de façade contrôlée par le même Prigozhin, dirigée cette fois vers des opérations en Centrafrique »

Evgeniy Prigozhin, surnommé le « cuisinier de Poutine » à cause de ses activités de restauration pour le Kremlin, a déjà étendu son influence au Soudan frontalier. La BBC y faisait état de la présence de combattants de Wagner. Et selon deux médias russes, Fontanka et Genline, l’oligarque est relié à la société M-Invest, qui a signé avec le gouvernement soudanais un contrat d’extraction d’or.

En Centrafrique, les Russes viennent-ils mettre la main sur les ressources minières, comme on peut l’entendre ? Pas vraiment… Certes, des discussions ont eu lieu avec les groupes armés qui contrôlent les zones diamantifère, aurifères, pétrolifères… La société minière Lobaye Invest a affrété un Cessna 182 qui a effectué de nombreux déplacements à l’intérieur du pays pour les rencontrer. (Selon plusieurs sources concordantes des différents aérodromes, l’avion et ses passagers se sont rendus le 10 février à Birao ; le 16 à Alindao pour rencontrer Ali Darass, chef de l’UPC, dans son fief ; le 24 à Bria, ville diamantifère ; le 25 à Kabo, pour voir Al Khatim, chef du MPC; et enfin, très récemment, le 28 avril à Kaga-Bandoro, chez le FPRC. Des Russes ont aussi rencontré Noureddine Adam au Soudan, un autre chef du FPRC, selon une source haut placée de ce groupe qui ajoute : «On refusera l’offre des Russes tant qu’il n’y aura pas de retombées positives pour la région et que ce ne sera pas fait dans la légalité.”)

Mais Souleymane Daouda, porte-parole de l’UPC, voit plutôt dans ces volontés minières une sorte de cheval de Troie : “Le projet d’exploitation des ressources avec ces groupes ne va jamais aboutir. Les Russes veulent les endormir. Ils peuvent amener du matériel pour les induire en erreur et les neutraliser ». La “protection des sites industriels” figure en effet dans la raison sociale de Sewa sécurité, qui pourrait donc assurer la surveillance des éventuelles exploitations minières de Lobaye et s’immiscer dans les zones contrôlées par ces groupes armés. “Il n’y a aucune convention minière signée avec les russes, seulement des rumeurs”, objecte Firmin Ngrebada, directeur du cabinet du Président Touadera.

Objet de tous les fantasmes, le potentiel minier de Centrafrique demeure difficile à estimer. Il ne constitue pas, de toute évidence, le but ultime de la venue des forces russes. Le diamant ? Vers 2007, au pic de son activité diamantifère -exclusivement artisanale et alluvionnaire- le pays exportait moins de 0,5% de la production mondiale. Même si un rapport conjoint du BRGM et de l’USGS de 2010, chiffrait les diamants inexploités à environ 39 000 000 de carats, soit, remarque le document, « près de deux fois plus que le total de la production historique de diamants exportés de la RCA depuis 1931. »

L’uranium ? La configuration géologique du gisement, autour de Bakouma, le rend pratiquement impossible à exploiter (voir encadré). Quant aux nombreux indices (petites quantités) de métaux rares, « il faut s’en méfier, rappelle Hervé Théveniaut, directeur géographique au BRGM. La Centrafrique ne dispose pas de cartographie géologique précise. Les dernières études d’ampleur nationale ont eu lieu dans les années 50 et 60.” Les géologues manquaient donc des techniques modernes pour valoriser le sous-sol de la RCA.

“En réalité, les Russes se fichent de capter quelques diamants, ou des petits champs pétrolifères, ou de l’uranium… résume Emmanuel Dupuy, chercheur à l’Institut Prospective et Sécurité en Europe (IPSE). Les ressources minières sont un prétexte pour s’implanter.”

La Centrafrique pourrait en effet constituer à terme une des vitrines de la réussite de la diplomatie du Kremlin. Pour le Président Touadera, cette aide tombe à pic. “Il a besoin d’un soutien étranger puissant pour reconnaître la légitimité de son action au moment où ses opposants politiques se renforcent, à deux ans et demi de la fin de son mandat, poursuit le chercheur. Car son bilan est faible.” Depuis son élection en mars 2016, le Président est critiqué. Il peine à tenir ses promesses de relance de l’économie du pays et de retour à la sécurité.

“La stratégie de Moscou est très opportuniste”, analyse Mark Galeotti, chercheur à l’Institut des relations internationales de Prague. «Poutine désire affirmer le rôle de grande puissance de la Russie et, dans sa tête, cela signifie s’impliquer dans des dossiers et des discussions partout dans le monde. Mais la Russie dispose de moyens limités, alors quand ils engagent des ressources, ils attendent une certaine compensation économique”. Les diamants, même s’ils ne constituent pas le but ultime des opérations russes, pourraient couvrir une partie des frais.

La présence de la France dans son ex-colonie, de la Chine via des entreprises minières et pétrolière, et des Etats-Unis qui possédaient une base militaire jusqu’en 2017 constituent trois raisons pour les Russes de s’implanter. « La RCA ne revêt pas de valeur stratégique claire pour le Kremlin, ajoute Mark Galeotti. Mais c’est une tactique russe classique: ils « s’injectent » dans des endroits d’intérêt pour d’autres puissances. Puis ils disent: “Maintenant, vous allez devoir traiter avec nous ou nous donner une bonne raison de partir.”

ENCADRE :

Que vaut l’uranium de Bakouma ?

Sans cesse évoqué comme une ressource mirobolante, c’est un mirage. Areva a déjà essayé, en vain, d’exploiter ce gisement autour de la ville de Bakouma, dans le sud-est de la RCA, entre 2008 et 2011 à la suite du rachat désastreux d’Uramin. Mission impossible. Le minerai d’uranium, déjà difficile d’accès puisqu’il repose sous des marais, est en effet entouré d’un réseau cristallin, l’apatite, que les techniques minières ne permettent pas de séparer. Mediapart le notait déjà en 2014, en citant un géologue d’Areva et le livre d’un autre géologue du géant nucléaire français, La Mine et les mineurs de l’uranium français. Le chapitre en question se nomme, éloquemment : « Aventure et échec à Bakouma. » Aujourd’hui, le gisement appartient toujours à Areva, mais la Russie a fait connaître son intention de le reprendre, peut-être pour fournir un autre prétexte de s’implanter en RCA

Source : https://www.nouvelobs.com/monde/20180504.OBS6191/pourquoi-vladimir-poutine-avance-ses-pions-en-centrafrique.html

 

Centrafrique : meurtre d’un homme à Bangui, un policier écroué.

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Centrafrique : meurtre d’un homme à Bangui, un policier écroué.

 

 

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Patrouille de la police centrafricaine à Bangui.

 

 

 

Bangui, le 8 mai 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Blessé par un policier dans l’immeuble du groupe Skaiki qui se trouve face au fleuve Oubangui au centre-ville, le chauffeur du directeur général de la société Africaco est succombé finalement de ses blessures à l’hôpital de Bangui. Et l’auteur de l’acte a été immédiatement arrêté par ses collègues de forces de l’ordre.

 

Selon nos informations, la scène s’est déroulé le dimanche dernier vers 16 heures locales quand le policier, qui assure lui aussi le service de protection du directeur général de la société Africaco, aurait fait une fausse manipulation avec son arme de service dans laquelle l’une des minutions sort de celle-ci par inadvertance avant de toucher gravement le chauffeur de son patron qui se trouve justement à côté du policier.

Le gardien de la paix Ndakala, qui serait l’auteur de l’incident, a été immédiatement mis aux arrêts par ses collègues de l’Office centrafricain de la répression du banditisme (OCRB) depuis lundi matin.

Rappelons que la société Africaco, qui se trouve dans la concession du commissariat central de Bangui dans le premier arrondissement, offre depuis quelques années son service de confection des passeports biométriques à l’État centrafricain.

Le directeur général, quant à lui très paniqué par cet événement, n’a pas pu reprendre du travail ce lundi.

Incarcéré dans les locaux de l’OCRB au centre-ville de Bangui, le présumé coupable va être bientôt présenté au Procureur de la République qui décidera de son sort s’il va être mis en liberté conditionnelle avec restriction.

 

 

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Centrafrique : vaste détournement des fonds à l’Assemblée nationale, des pétitions circulent.

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Centrafrique : vaste détournement des fonds à l’Assemblée nationale, des pétitions circulent.

 

 

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L’honorable Simplice Zingas, l’ancien premier vice-Président de l’assemblée nationale le 25 février à Bangui. Il a été cité dans l’affaire. Credit photo : Anselme Mbata pour CNC.

 

 

 

 

Bangui, le 9 mai 2018

Par : Gisèle MOLOMA, CNC.

 

Comptabilisé à plus de 500 millions de francs CFA, le montant approximatif des fonds de pension du personnel de l’Assemblée nationale détournés systématiquement depuis 2011 après son versement sur son compte prévu dans le règlement de l’Assemblée nationale. En conséquence, la panique s’installe et les pétitions circulent pour demander des explications au bureau de l’Assemblée.

 

D’après le collectif des retraités et personnel de l’Assemblée nationale contactés par CNC, c’est depuis 2011 que la caisse d’allocation sociale prévue pour le personnel retraité de ladite Institution serait vide. Pourtant, selon ce collectif, on ne cesse de prélever chaque mois des cotisations salariales et même patronales sur leur paye sans que celles-ci soient réellement versées sur son compte bancaire ouvert à la BPMC.

D’autre part, une enquête menée par le collectif pour savoir si les fonds pourraient être versés au trésor public ou à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) à cet effet révèle que rien n’a été déposé dans un compte au sein de ces Institutions de l’État. Ceci dit, un employé de l’Assemblée nationale, en cas de retraite aujourd’hui, valable aussi pour ceux qui sont déjà admis à la retraite, , ne pourrait pas bénéficier d’une pension de retraite de droit, car toutes ses cotisations, non seulement pour lui seul, mais pour ses collègues aussi, sont simplement empochées par un groupe d’individus autorisés à faire des transactions sur le compte depuis 2011. Ainsi, on parle du Premier vice-président du bureau de l’Assemblée nationale et du Kestère qui seraient autorisés à y faire du mouvement.

 

À qui profite cette manne financière ?

Difficile de répondre exactement à cette intérrogation , car le collectif, dans sa quête de la vérité, a lancé une pétition le mois dernier pour interpeller la commission finance et économie de l’assemblée nationale sur le sujet. D’ici là, la commission sera saisie et la vérité pourrait jaillir sur cette sombre affaire.

En tout cas, depuis les dernières années du régime du Président Bozizé en passant par celles de la transition jusqu’à la période du Président Touadera, sept années civiles  sont passées sans que cette louche affaire ne soit élucidée. À chaque fois on promet des solutions, mais rien n’a été fait concrètement.

Un demi-milliard détourné, c’est trop. Une enquête doit être diligentée pour que les auteurs de ce crime économique soient jugés de leur acte.

 

Copyright2018CNC.

 

Pétition à l’Assemblée nationale

Centrafrique : Des nouvelles journées ‘’ville-morte’’ annoncées par la Société civile

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Centrafrique : Des nouvelles journées ‘’ville-morte’’ annoncées par la Société civile

 

 

 

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Bangui, le 8 mai 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Le Groupe de travail de la société civile (GSTC), figure de prou de la société civile centrafricaine vient d’annoncer des prochaines journées ‘’ville morte’’ à Bangui, après celle de vendredi dernier. Ce seront les journées de mercredi 9 mai à vendredi 11 mai, adoubées de concert de casseroles à partir de 18 heures, heure locale. L’annonce a été faite au cours d’une conférence de presse, ce lundi 7 mai 2018, par Paul Crescent Beninga, Porte-parole dudit mouvement citoyen qu’assistait le redoutable Gervais Lakosso qui se dit décidé à reprendre la parole pour défendre le peuple assujetti, malgré qu’il est encore sous contrôle judiciaire.

Point n’est besoin de rappeler que le pays de Boganda va mal, et du fait qu’il est menacé par ces mercenaires et extrémistes de la séléka, le pays va encore très mal. Depuis la capitale jusqu’au dernier recoin le plus profond de la République, c’est l’insécurité généralisée avec son corollaire de tueries, d’assassinats, d’attentats, de pillages… L’attentat terroriste de l’église catholique de Fatima à Bangui lors duquel l’abbé Albert Toungoumalet Baba a été tué n’aura été que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. De quoi irriter le peuple qui s’est exprimé à travers la société civile. Le GTSC se veut le Porte-voix du peuple meurtri.

Immédiatement après l’attaque de Fatima, le GTSC a décidé d’une action de ras-le-bol d’envergure, ‘’une journée ville morte’’, vendredi dernier. A en croire le mouvement citoyen qui se félicite du succès de l’opération, la ville morte a été suivie à plus de 80%, à en croire Crescent Beninga, Porte-parole du GTSC. Il précise par ailleurs que la faible manifestation dans les quartiers du Nord-est de Bangui se justifie par les billets de banques distribués à certaines activistes de la mauvaise cause, notamment par le « gouvernement et les Soutiens du Président Touadera ». Par contre, dans les quartiers du Sud-ouest, la manifestation a été suivie à 100%.

Quant à la future action d’envergure à mener, Crescent Beninga a commencé par rappeler que l’événement de vendredi dernier semble ne pas attirer l’attention du gouvernement qui n’a pu mettre en place un dispositif pour éviter l’infiltration des quartiers Yakité, Castors, Sara, Kpéténé… dans la journée de dimanche dernier. Pourtant, c’est justement la négligence des autorités que Fatima a été attaquée, puisque le gouvernement a été bien informé d’avance, et c’est contre cette négligence de la journée ville morte de vendredi a été observée, afin de l’interpeller à prendre ses responsabilités.

En plus, des tracts sont dispatchés ces derniers temps portant une liste dite des « 12 apôtres du mal », des personnalités à abattre à tout prix parmi lesquelles le Porte-parole du GTSC, Paul Crescent Beninga. Pendant ce temps, le flou total reste sur l’avancée de plus en plus irrésistible des mercenaires de la séléka du FPRC sur Bangui.

Comme rien n’est fait en ce moment pour rassurer le peuple quant à sa sécurité, la société civile insiste, persiste et signe qu’elle va continuer ses actions jusqu’à ce que solution soit trouvée. Cette fois, ce seront trois jours de ville morte que le pays, Bangui en particulier, doit connaitre avec concert des casseroles chaque soir, à compter de mercredi 9 mai jusqu’à vendredi 11 mai.

Gervais Lakosso reprend parole

Fait pathétique au cours de cette conférence de presse : l’incontournable leader de la société civile, Gervais Lakosso, muselé depuis un an et six mois par la justice et placé sous contrôle judiciaire avec interdiction de parole dans les média a rejoint le conférencier vers la fin. Il annonce ostensiblement, avoir repris la parole aux côtés de ses pairs de la société civile. « Je pensait que mon silence allait permettre aux autorités de changer les choses ; mais malheureusement, rien ne change. J’ai donc décidé aujourd’hui de reprendre la parole pour défendre mon pays », a-t-il martelé. Il explique plus loin que chaque homme a un temps de passage sur cette terre et ce moment doit être utilisé à bon escient et que pour lui, c’est de continuer à porter la voix des sans voix.

CENTRAFRIQUE : LES DAMNÉS DE LA TERRE ?

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CENTRAFRIQUE : LES DAMNÉS DE LA TERRE ?

                                                                    

 

 

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Les miliciens Anti-balaka.

 

 

Bangui, le 8 mai 2018.

Par : Joseph Akouissonne de Kitiki, CNC.

 

L’ESCALADE DE LA VIOLENCE

          C’est un pays de désaxés. De maudits. Un pays qui a été propulsé dans les entrailles de l’enfer par ses propres élites, aidées par des pays étrangers, ogres de ses matières premières. Un pays malade  de ses enfants malades.

          Le mal qui ronge la République Centrafricaine dépasse l’entendement et le rationnel. Des scènes d’horreur absolue, que rien ne semble arrêter, se répètent jour après jour.  Quand des hommes, chrétiens ou musulmans, profanent et brûlent des lieux de culte, il est à craindre qu’ils ne soient possédés par des démons et que nous ne soyons pas loin d’un génocide et d’un nettoyage confessionnel. Les images qui proviennent de ce pays jadis si paisible sont insoutenables. Des enragés, assoiffés de sang, au nom de leurs dieux (quels dieux ?) allument des bûchers pour brûler les corps de leurs ennemis.

          Une église est prise d’assaut par des musulmans inspirés par les djihadistes de l’Etat islamique. Un prêtre et une trentaine de fidèles sont massacrés pendant leurs prières. Des mosquées sont saccagées en représailles par des chrétiens. Des musulmans sont poursuivis et tués.

          Les provinces occupées par les insurgés sont mises en coupe réglée, hors de portée d’un pouvoir central dépassé et manifestement impuissant, que les Centrafricains assimilent de plus en plus au chaos dans lequel est tombé le pays.

          Des voix s’élèvent, de plus en plus nombreuses, pour stigmatiser une gouvernance d’enrichissement personnel, pour critiquer un pouvoir replié sur Bangui, devenue son dernier refuge, un pouvoir qui ne se rend plus dans l’arrière-pays pour soutenir et rassurer les populations en détresse et qui donne l’impression de se mettre désormais sous la tutelle des Russes.

 

L’ÉCHEC DU GOUVERNEMENT

          Effroyable ! Tout indique aujourd’hui que le gouvernement a transféré une partie de son pouvoir régalien à des puissances étrangères. Aujourd’hui, ce sont les Russes qui se taillent la part du lion : ils se rendent à Kaga-Bandoro à la demande du gouvernement pour négocier avec les rebelles ; ils envisagent même de créer une base à Béréngo, l’ancienne cour impériale de l’empereur Bokassa.

          Mais l’opacité qui entoure la gesticulation des Russes en Centrafrique peut légitimement faire penser que la nouvelle attitude du gouvernement centrafricain et les nouveaux accords avec Poutine ont sans doute reçu l’aval de la France…

 

ETAT D’URGENCE A BANGUI ?

 

          La capitale centrafricaine semble descendue en enfer. Des tirs à l’arme lourde résonnent un peu partout dans cette ville où il faisait si bon vivre jadis. Les populations affolées courent dans tous les sens pour échapper aux balles. Bangui est à nouveau tombée dans la spirale de la violence.

          La panique semble gagner le pouvoir et ses soutiens.  Le journal en ligne Corbeau News fait état d’une liste, dont il possède une copie, de personnalités centrafricaines à surveiller, considérées comme des ennemis de la République. Mais jeter des noms sans preuves à la vindicte populaire est une immense maladresse politique. Le gouvernement, inapte à diriger un pays en guerre, n’a réussi qu’à créer un vide sidéral de gouvernance.

          Il faut absolument que le président Touadera change de Premier ministre et de gouvernement. Au rythme où se précipitent les choses, la pérennité de sa présidence est elle-même dangereusement menacée.

          On apprend quand même avec satisfaction que la Minusca est enfin passée à l’offensive à Bouar et près de Dékoa. Mais il faut aller plus loin. Pour protéger la population et combattre les terroristes infiltrés dans la capitale, un état d’urgence s’impose. Sa durée pourrait être de trois mois renouvelables. On l’intitulerait « VIGIE TERRORISTE ». Il n’y a plus de temps à perdre. L’heure n’est pas aux tergiversations, il faut une action forte. Le gouvernement doit réagir et vite.

                                                                                       

   JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

(7/5/2018)

 

Monsieur Joseph Akouissonne de Kitiki, l’auteur de l’article.

 

Centrafrique : Des tracts contre certains leaders politiques font déjà des victimes

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Centrafrique : Des tracts contre certains leaders politiques font déjà des victimes

 

 

 

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Maitre Crepin Mboli-Goumba, Président du parti PATRI

 

 

Bangui, le 8 mai 2018.

Par : Fred Krock, CNC.

 

Abdou Karim MECKASSOUA, Aurelien Simplice ZINGAS, Crépin Mboli-Goumba, Paul Crescent BENINGA, Jean Serge BOKASSA, Alexandre Ferdinand NGUENDET, Denis MODEMADE, Rombo YEKATOMBE, Maxime MOKOM, Patrice Edouard NGAÏSSONA, Thierry VACKAT et Joseph BENDOUNGA, sont des personnalités inscrites sur le tract dispatchés ces derniers.

Me Mboli-Goumba est le premier à être frappé. Il n’a pas été directement visé, mais plutôt indirectement par son Aide-de-camp, l’officier Joachim NDOUMBA. Selon les faits, dans la nuit du samedi à dimanche, le domicile de l’Aide-de-camp, de Me Mboli-Goumba a été criblé de balles. Sa famille a eu la vie sauve que grâce à l’intervention énergique de ses frères d’armes. Les impacts de balles sont encore perceptibles sur le mur de sa maison.

Pour mémoire, il y a juste 48 heures, des tracs ont été dispaches à travers la capitale Bangui appelant à l’assassinat des personnalités politiques et leaders d’opinions sur la liste ci-haut publiée. C’est en moins de 24 heures que la première victime a été enregistrée en la personne de Me Crépin Mboli-Goumba, Président du parti PATRIE.

Devant la menace, l’opposant se veut serein : « Je voudrais tout simplement déplorer ces pratiques d’une autre époque qui n’honorent pas la République et qui trahissent l’état d’esprit dans notre pays parce que nous sommes de l’opposition, parce que nous ne sommes pas d’accord avec ce qui se passe, parce que nous ne sommes pas d’accord quand les Centrafricains meurent. Nous sommes livrés à la vindicte populaire. C’est donc un passage à l’acte. Entre le moment où les tracts ont été distribués et le moment de passage à l’acte, il ne s’est pas coulé 24 heures ».

Le Président du PATRIE a profité pour lancer un appel au peuple centrafricain de faire le constat de cette volonté de le « liquider physiquement ». Selon lui, ce n’est un secret pour personne que certains aveux ont été faits pour dire que certaines personnes bien introduites très haut placées feraient tout pour avoir la peau, non pas seulement de sa modeste personne, mais de tous ceux qui représentent une voix qu’on trouve dissonante ou discordante. « Mais, cela n’ébranlera pas ma détermination en tant que démocrate. Il appartient à l’Etat d’assurer, sur le plan constitutionnel, la protection des biens et des personnes, et d’assurer la liberté d’allez et venir. Comme je l’ai déjà dit, je réitère ma détermination d’homme libre, d’homme de conviction, je me battrai pour la démocratie et je ne me laisserai pas distraire ».

Occasion également pour Me Mboli-Goumba de faire savoir que devant les failles de sécurité au niveau de l’Etat, et en tant que citoyen, « nous devons assurer notre propre sécurité ».

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : conclave des groupes armées à Kaga-Bandoro, le FPRC réagit par un communiqué.

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Centrafrique : conclave des groupes armées à Kaga-Bandoro, le FPRC réagit par un communiqué.

 

 

 

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Le général du FPRC Noureddine Adam.

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU FPRC

 

 

Le FPRC s’est réuni à Kaga-Bandoro suite à la récente dérive politique du régime en place. À titre de rappel, l’histoire démontre que l’émergence des révoltes en République Centrafricaine est toujours due à la mauvaise gouvernance des dirigeants politiques et demeure jusqu’à ce jour. En d’autre terme, le non- respect de la Constitution par les dirigeants politiques.

 Pour le FPRC, suite aux déclarations des illustres autorités du pays qualifiant les acteurs politico-militaires de bandits et de criminels seront mis hors d’état de nuire et la mise en exécution de leur menace entrainant la mort de beaucoup de civils nécessite la prise des dispositions nécessaires du CNDS.

 Le FPRC s’étonne des voix limitant les zones de circulation au Conseil National de Défense et Sécurité en abrégé CNDS (branche armée du FPRC) et, en outre aucune loi ni un texte interdisant aux centrafricains de circuler du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest et vice versa. Plus pire encore, pourquoi interdire aux centrafricains du Nord d’aller au Sud ?et d’autres encore interdits d’aller ou de circuler dans la capitale? N’est- il pas une tendance à la xénophobie, à la croisade ?

 Le FPRC se pose toujours des questions suivantes : 1-Y a-t-il une zone délimitée au CNDS? 2-Qui détient le monopole de la Centrafrique? 3-Pourquoi dit-on Centrafrique pays de ZO KWE ZO?

 

Le FPRC reste attaché à l’Initiative de l’Union Africaine qui demeure le seul espoir de la Renaissance de la Centrafrique.

 

Fait à Ndélé, le 06/05/2018

 

Le Coordinateur Général

 CON TACT

 E-mail : coordinationgenerale2018@gmail.com 

 

 

Centrafrique : mort accidentelle de deux policiers de l’OCRB ce matin à Bangui.

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Centrafrique : mort accidentelle de deux policiers de l’OCRB ce matin à Bangui.

 

 

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Patrouille des forces de l’ordre dans la capitale Bangui. Credit photo : Anslme Mbata pour CNC.

 

 

 

Bangui, le 7 mai 2018.

Par : Anselme Mbata, CNC.

 

Deux morts et deux blessés graves parmi les policiers de l’OCRB, c’est le bilan d’un accident mortel très tôt ce matin devant la cathédrale Notre-Dame de Bangui située dans le premier arrondissement de Bangui.

 

Selon nos informations, l’accident s’est déroulé très tôt ce matin vers 4 heures parmi les policiers de l’office centrafricain de la répression du banditisme communément appelé OCRB en couverture sécuritaire devant la cathédrale Notre-Dame de Bangui lors de la messe de requiem à la mémoire de l’Abbé Baba et des autres victimes qui devrait être inhumés ce lundi.

D’après un officier de la gendarmerie contacté par CNC, tout a commencé par le déclenchement accidentel d’une grenade offensive de l’une des deux victimes mortellement touchées.

Après avoir apporté du soutien militaire aux forces de l’ordre qui faisaient face aux milices d’autodéfense du PK5, l’équipe de patrouille de l’OCRB dirigée par le brigadier Yvon Yorombo poursuit son travail devant la cathédrale Notre-Dame de Bangui afin de sécuriser les fidèles qui assistaient à la messe de requiem célébrée à l’intérieur de la cathédrale.

Arrivée aux environs de 4 heures du matin, l’officier de bord qui dirige la patrouille, le brigadier Yvon Yorombo ordonne à ses éléments d’effectuer une patrouille de balayage dans la ville avant la levée du soleil.

Pendant que le brigadier s’approchait du véhicule, l’un des gardiens de la paix, le major Mokonzapa Sébastien, saute dans le véhicule pour le départ alors que sa grenade, attachée sur sa ceinture, déclenche accidentellement pour écraser tout son ventre. Au même moment,le brigadier, l’officier de bord, quant à lui, a reçu l’éclat de la grenade dans sa tête. Les deux meurent sur place. Deux autres policiers à proximité, eux aussi, sont grièvement touchés par les éclats  et transportés à l’hôpital de l’Amitié de Bangui.

Alors que le corps du policier tombé dans la bataille le premier mai dernier lors de l’attaque de l’église Notre-Dame de Fatima devrait être inhumé ce lundi au cimetière de Saint-Paul dans le septième arrondissement de Bangui, voilà encore deux braves hommes de notre police nationale viennent de perdre leur vie ce matin. Une importante perte pour le pays au moment où les Centrafricains comptaient sur les forces de sécurité intérieure (FSI) pour assurer leur sécurité.

Le corps du gardien de la paix Sébastien Mokonzapa va être finalement inhumé aujourd’hui, vu l’état catastrophique de la dépouille.

En tout, deux corps des policiers vont être inhumés ce lundi à Bangui.

Cependant, les autorités du pays, qui bouffaient paisiblement sur leur canapé, ne pensent à aucun moment aux risques encourus par tous ces policiers qui se battent jour et nuit pour nous tous. En comparant les primes de risque empochées par un gendarme ou un FACA, un policier ne bénéficie que de seulement 10% de ce que les autres perçoivent en termes de prime de risque.

En tout cas, le gouvernement doit veiller sur ce point pour le bien de tous hommes en tenue.

 

 

Copyright2018CNC.