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Cameroun / Scandale financier: Amougou Belinga et le blanchiment d’argent

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Centrafrique.com/cameroun-scandale-financier-amougou-belinga-et-le-blanchiment-dargent/jean-pierre-amougou-belinga-le-18-janvier-2018-lors-de-la-ceremonie-des-voeux-de-la-chaine-vision-4-du-cameroun/” rel=”attachment wp-att-28291 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Jean Pierre Amougou Belinga le 18 janvier 2018 lors de la cérémonie des voeux.

 

 

C’est une révélation du lanceur d’alerte Boris Bertolt dont nous vous proposons l’intégralité.

 

« Le fameux magnat des médias n’a pas cessé de faire des émules depuis sa récente interview dans l’émission décryptage sur vision4,sa propre chaine de télé. Au cours de celle-ci, le patron du groupe l’anecdote, connu pour son outrecuidance hors norme, s’est laissé aller à quelques révélations qui ont laissé sans voix, l’opinion publique. On a appris qu’AMOUGOU BELINGA dépense jusqu’à cinq millions de francs par jour et qu’il serait par ricochet le Beti le plus riche du pays.

Comment quelqu’un peut dépenser 5 millions par jour pourtant ses ouvriers ne sont pas affiliés à la CNPS? Comment quelqu’un dit qu’il dépense 5millions par jour pourtant certains de ses ouvriers toucher a peine 60 mille franc CFA? Comment quelqu’un qui dépense 5millions jours ne parvient pas a payer un directeur 500 mille.A vision4 aucun directeur ne touche 500 milles.

 

Dans un pays ou les plus pauvres doivent se contenter de 36.000f/Mois,il y’a quand-même lieu de s’inquiéter sur ce fossé vertigineux.

Trivialement ,on pourrait se demander, « c’est toujours l’argent des médias làaaaaa ? » Et cette question nous révèle la face cachée du patron de vision finance. Qui est-il au juste? Anecdote :

 

Cet homme est l’homme de main d’au moins 4 ministres. Il est devenu un grand démarcheur des dossiers au Cameroun. Il prend les factures des grandes entreprises pour faire payer par le ministre des finances moyennant des pourcentages qui varient entre 5 et 7%. La dernière commission était le paiement d’une facture de l’entreprise Bocom qui s’élevait à 4 milliards de francs.

 

Qu’en est-il de ses consultations et autres marchés avec des chefs d’État ?

 

Pure fiction ! Tout son argent sort du Cameroun.Le bon samaritain qui lui a montré la voie de la République centrafricaine a tout simplement été trahi dès que Amougou Belinga est entré en contact avec le président centrafricain.

 

La richesse d’Amougou est le fruit du blanchiment d’argent en complicité avec les institutions de la République. Dans un pays normal une enquête doit s’ouvrir après les révélations faites par lui-même à l’occasion de son interview sur sa propre chaine de télé.Mais comment cela se peut-il quand on se targue d’avoir la justice à ses bottes. Une justice corrompue !

 

C’est de là que partent tous les problèmes de ce pays: l’enrichissement illicite au détriment du pauvre citoyen qui doit se contenter selon un ministre devenu célèbre ces derniers jours,de 36000f le mois. Voilà ce à quoi Sont réduits les plus pauvres dans un pays pourtant très riche sur le plan théorique. Tant qu’on aura à faire à des dirigeants inconscients, égocentriques, Cleptomanes,les enfants même de ce pays dans leur majorité obèse,ne jouiront pas de l’usufruit de la patrie ! »

Boris Bertolt

 

Politique: on est pas Dieu au pouvoir. En voici une illustration parfaite

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Centrafrique.com/politique-on-est-pas-dieu-au-pouvoir-en-voici-une-illustration-parfaite/mobutu-sese-seko-du-zaire-wikipedia/” rel=”attachment wp-att-28287 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
L’ex-Président congolais de la RDC Mobutu Sese Seko. Credit photo : Wikipedia

 

 

 

Un dimanche matin, à l’aube fatidique, Mobutu apprend une très mauvaise nouvelle. Il avait dépêché son Boeing à Brazzaville pour en ramener son fils en fuite, Kongulu. Et voilà que Mukandila, le pilote, refuse de décoller. Il se met au service des nouvelles autorités de son pays. Encore un traître ! Mobutu demande au président togolais Gnassingbé Eyadéma de lui envoyer son avion, qui se trouve alors en Europe. Mais cela prendra trop de temps.

Tous les bagages familiaux ( plus de soixante-dix malles et cantines) sont déjà partis pendant la nuit dans des véhicules embarqués à bord d’un Antonov 124 venu chercher à Gbadolite des chars de combat destinés à Jonas Savimbi, le chef angolais de l’Unita.

Le temps presse : les mutins venus de Kota-Koli approchent. Au dernier moment, Mobutu et sa famille ne veulent plus partir. Le colonel Motoko, chef de la sécurité du président déchu, menace d’abattre quiconque empêcherait celui-ci de rejoindre aussitôt l’aéroport où l’attend le seul avion disponible, un cargo Iliouchine 124 de l’Unita, arrivé dans la nuit. C’est Nzanga qui raisonnera son père.

Arrivés sur le tarmac, les soldats réalisent que leur chef s’enfuit. L’un d’eux, ivre de colère, menace :

“Mon maréchal, vous ne partirez pas.”

Un autre enchaîne : “Vous nous abandonnez sans argent. Qu’allons-nous devenir ?”

Le colonel Motoko assiste impuissant à cette scène impensable : Mobutu maltraité par des soldats du rang. Finalement, le maréchal fait signe à son épouse de leur donner “l’argent”.

La Mercedes de Mobutu s’engouffre à l’arrière de l’avion-cargo. Mobutu est incapable de sortir de sa limousine. Il y restera, dans des conditions inconfortables, pendant tout le vol jusqu’à Lomé (Togo), sa première destination. Des gardes du corps du maréchal, qui n’avaient pas été choisis pour l’accompagner, réussissent, dans la confusion, à monter dans l’avion. Ils n’en seront pas délogés par L’ex-président du Zaïre

Un autre avait préféré disparaître avec le sac à main de Bobi Ladawa contenant les passeports du couple présidentiel. L’Iliouchine décolle à 7 h 14. Arrivés à l’aéroport, les mutins tirent à la kalachnikov sur l’appareil qui s’élève poussivement. On découvrira plus tard six impacts de balles sur une aile.

Après le décollage, Mobutu murmure à son médecin, le docteur Diomi : “Même les miens me tirent dessus. Je n’ai plus rien à faire dans ce pays. Ce n’est plus mon Zaïre.” […]!

On ne se bouscule pas en Afrique pour héberger le président déchu. Le Congo-Brazzaville, le Gabon et la République Centrafricaine refusent de l’accueillir avec, selon eux, sa trop nombreuse famille, une centaine de personnes. Il est devenu un paria.

Nelson Mandela dira plus tard, avec une certaine compassion : “Tous ceux qu’il avait aidés pendant trente ans ne voulurent plus le connaître pendant ses derniers jours sur terre.”

Son vieil ami Hassan II épargnera à Mobutu une ultime errance humiliante. Après cinq jours d’attente à Lomé, il débarque à Rabat le 23 Mai. Fin juin, il est admis à l’hôpital militaire Mohammed-V pour une nouvelle intervention chirurgicale. Chaque jour ou presque, le roi du Maroc appelle ses médecins pour s’enquérir de l’évolution de sa maladie.

Mobutu expire le 7 septembre 1997 à l’âge de 66 ans. Vidé par les hémorragies, il pèse à peine quarante kilos. Il a souffert énormément et voulait en finir. Après une cérémonie funèbre en présence de la famille et du dernier carré de fidèles, Mobutu est inhumé dans un modeste tombeau en forme de chapelle au cimetière européen de Rabat, réservé aux non-musulmans. Une sépulture presque anonyme, que seules trois lettres entrelacées sur la pierre permettent d’identifier, MSS, les initiales posthumes du défunt.

À l’heure de sa gloire, Mobutu répétait volontiers : “On ne dira jamais de moi : voilà l’ex-président du Zaïre, mais : ci-gît Mobutu, président du Zaïre.” Et pourtant, ex-président il fut. Pendant un peu plus de cent jours, après sa chute et sa fuite. Ex-président, il gît depuis vingt ans. Mobutu n’est pas mort au pouvoir. Il n’est pas mort dans son pays. Double affront du destin. Et nul ne sait si ses ossements reposeront un jour sur cette terre où, selon la tradition bantoue, l’attendent ses ancêtres. ».

 

Avec AbidjanTV.net

Centrafrique : le Superviseur du MCU Abdoulaye Hissene s’oppose au déploiement des FACA à Kaga-Bandoro.

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Le nouveau Superviseur du parti au pouvoir MCU Abdoulaye Hissene, Patron du CNDS.

 

 

 

COMMUNIQUÉ  DE PRESSE

Par rapport aux points de langage de la Compagne de sensibilisation sur le déploiement des FACA, annoncé par le gouvernement et conformément aux engagements des groupes armés.

 

Il est inscrit à l’article 15 alinéa (d) que tout acte doit être posé d’un commun accord avec les partis et les partenaires.

 

Selon les engagements sécuritaires  temporaires en annexe 1 article 16, les partis s’engagent dès la signature du présent accord à mettre en place des unités spéciales mixtes de sécurité pour une période transitoire initiale de vingt-quatre mois et placées sous la supervision des forces de défense.

 

Elles sont constituées de membres de forces de défense et de sécurité nationale et en majorité des membres des groupes armés ayant pleinement adhérés aux principes du présent accord et suivi une formation adéquate de (2) deux mois.

 

Le CNDS s’adhère pleinement à l’accord de Khartoum, mais s’oppose catégoriquement au déploiement des FACA à Kaga-Bandoro, car cela dénote bien la violation de l’accord par le gouvernement, accord signé par tous les partenaires nationaux et internationaux.

 

Il est dit dans l’accord qu’aucune parti ne doit occuper de nouvelles positions militaires avant la mise en place des unités mixtes spéciales de sécurité.

 

Le Président du Conseil National de défense et de sécurité (CNDS) prend à témoin les opinions nationales et internationales de ce dérapage et de la violation de l’accord par le gouvernement.

 

Fait à Ndélé, le 11/05/2019

 

 

Le Président du CNDS

 

ABDOULAYE HISSENE RAMADANE

Visite du Président de la BAD au Congo et en Centrafrique, des milliards de francs CFA annoncés…

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Le Président de la BAD Akinwumi Adesina à gauche et le chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera à droite lors de leur entretien au palais de la renaissance le 12 mai 2019. CopyrightDR.

 

 

Bangui (Corbeaunews) – Le docteur Akinwumi Adesina, Président de la banque africaine de développement (BAD) a effectué  une visite officielle ce samedi et dimanche 12 mai 2019  en Afrique centrale, notamment en République du Congo et en République centrafricaine dans lesquelles il a promis des enveloppes pour le financement du programme national de développement dans ces deux pays d’Afrique centrale confrontés à des graves crises de liquidité.

 

Le docteur Akinwumi Dessina, qui a commencé sa visite au Congo-Brazzaville  depuis samedi 11 mai 2019, a rencontré le Président congolais Denis Sassou Nguésso avant de quitter pour la République centrafricaine.

Entre temps, à la sortie de sa visite avec le chef d’État congolais, le docteur Dessina, a fait une déclaration devant la presse dans laquelle il a notamment indiqué que le chef de l’État congolais Denis Sassou Nguesso a insisté au cours de leur entretien sur la nécessité de développer les infrastructures, l’énergie.

 

Il a aussi salué l’effort remarquable du gouvernement, sur l’impulsion du président de la République Sassou Nguesso, dans la relance économique du pays. La question de la dette du Congo a fait également l’objet des échanges entre les deux personnalités.

 

Pour soutenir le plan national de développement 2018-2022, la BAD mettra à la disposition du Congo un montant de 2 milliards US. 83 milliards US de ce montant serviront à financer des zones agro-industrielles. La BAD a également prévu de rendre disponible chaque année, un montant de 278 millions US pour soutenir le secteur privé congolais. Ces financements seront avant tout validés par le conseil d’administration de la Banque qui attend la conclusion imminente, par le Congo, d’un accord avec le FMI.

Après sa visite au Congo, le Président de la BAD a effectué une brève visite de quelques heures en République centrafricaine dans l’après-midi du dimanche 12 mai 2019.

 

À Bangui, le docteur Adesina a rencontré le Président centrafricain Faustin Archange Touadera au palais de la renaissance en présence du Premier ministre Firmin NGRÉBADA.

 

Lors de son entretien avec le numéro un centrafricain, le Président de la BAD a félicité le chef de l’État centrafricain Faustin Archange TOUADERA pour son leadership qui a abouti à la signature de l’accord de Khartoum entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés le 6 février dernier.

Il a également annoncé que son Institution va accompagner la République centrafricaine dans le cadre de son développement. À ce titre, une enveloppe de 168 millions de dollars sera octroyée pour  les différents secteurs notamment les infrastructures, l’énergie, l’eau  et le développement des capacités humaines

 

Avant de quitter la capitale centrafricaine, le Président centrafricain élève au rang du commandeur dans l’ordre de la reconnaissance centrafricaine le docteur Akinwumi Adesina, Président de la banque africaine du développement (BAD).

 

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : extrême tension au PK5, deux personnes assassinées.

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Les miliciens d’autodéfense du PK5. Credit photo : Corbeaunews.

 

 

Bangui (Corbeaunews) – La première victime  poignardée à plusieurs reprises tandis que la seconde mitraillée par AK47, le triste bilan de la journée du dimanche 12 mai 2019 au quartier Boeing proche du PK5 fait remonter de plusieurs crans la tension entre la communauté musulmane et chrétienne dans ces deux quartiers de Bangui.

 

De retour du Cimetière de Boeing ce dimanche 12 mai après l’enterrement d’un de leur, des dizaines des jeunes musulmans du PK5 dans un cortège funéraire se sont acharnés sans raison avec des couteaux sur un jeune de taxi-moto qu’ils l’ont assassiné avant de mitrailler un autre, cette fois, par erreur un jeune musulman qui est lui aussi mort sur-le-champ.

 

Ces deux cas d’assassinat crapuleux font raviver depuis le début de la journée du dimanche la vieille tension qui existent déjà entre les musulmans et les chrétiens dans un premier temps, puis entre eux les habitants du PK5 suite à l’assassinat du jeune musulman qu’ils ont tué par erreur que ses parents veulent aussi le venger.

 

Que s’est-il passé réellement ?

 

D’après nos investigations sur l’affaire, le vendredi 10 mai dernier aux environs de 23 heures de Bangui, trois jeunes lourdement armés sur une moto auraient tenté de braquer un logement dans le quartier des 36 villas, mais leur plan s’est soldé par un affrontement avec les soldats FACA en faction devant le domicile d’un ministre qui habite le secteur.

 

Parmi les trois (3) présumés braqueurs, l’un a reçu une balle dans son ventre tandis que les deux autres ont été arrêtés en forme.

 

Transférés à la compagnie nationale de sécurité (CNS) puis à l’Office centrafricain de Répression du Banditisme (OCRB) , les trois braqueurs  présumés ont été identifiés comme des jeunes de Boy-Rabe et du PK5.

 

Le braqueur présumé qui a reçu la balle au niveau de son ventre est transféré à l’hôpital la même nuit du vendredi. Malheureusement, il est décédé ce dimanche 12 mai dans la matinée.

C’est son corps que ses parents et connaissances sont partis enterrer au cimetière musulman de Boeing qu’ils ont assassiné deux autres personnes à leur retour croyant que sa mort est due à un acte lié à son statut de musulman.

 

Depuis dimanche après-midi, des centaines des forces de l’ordre sont déployées dans les rues du PK5 et de Boeing pour éviter des actes de représailles liés à ces deux assassinats crapuleux de ce dimanche 12 mai 2019.

Alors, pourquoi continuer de tuer alors que les Centrafricains en ont assez pleuré ?

 

Aux dernières nouvelles, le pilote du taxi-moto assassiné à Boeing serait un habitant du quartier Pétévo et la population locale compte se venger lundi matin sur les bouchers musulmans qui iront à la SEGA lundi matin. Une information qui pourrait filtrer très rapidement aux oreilles des autorités pour des dispositions à prendre.

 

Copyright2019CNC.

 

RCA : une semaine de braquage intense au quartier combattant, une personne assassinée et plusieurs motos enlevées.

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Brigade OCRB de Damala proche du quartier Combattant dans le 8e arrondissement de Bangui. Credit photo : Mickael Kossi / CNC.

 

 

Bangui (Corbeaunews) – Il ne passe jamais un jour sans qu’on  parle de braquage au quartier Combattant dans le huitième arrondissement de Bangui. Cette semaine du 6 au 12 mai 2019 , on compte déjà une personne assassinée et près de 7 motos volées par les assaillants dans ce secteur réputé très dangereux depuis quelques mois. Bizarrement, les forces de l’ordre bouchent leurs oreilles aux cris de détresse de la population. Le détail.

 

 

Souvenez-vous de notre dernier article intitulé « recrudescence des cas de braquage au quartier Combattant ». Dans lequel nous avons parlé du terrain du football de l’ancien marché qui est devenu malheureusement un lieu où on déconseille à presque tout le monde d’y circuler à certaines heures de la journée ou de la nuit, au début de cette semaine, un conducteur de taxi-moto avait été mortellement agressé et sa moto emportée par les assaillants.

 

D’après les témoignages reçus de ses parents, le jeune mototaximan dénommé Victoire alias Paris, élève en classe de seconde,  aurait été frappé  au niveau de sa tête alors Qu’il roulait encore avec sa moto en provenance du quartier Damara.

 

Inconscients et allongés au sol, les assaillants en ont profité pour récupérer sa moto. Quelques minutes plus tard, il a repris conscience et se rend à l’hôpital. Malheureusement, son cas aurait été  traité à la légère avant qu’il ne rentre à la maison la même nuit.

 

Entre temps, avant d’arriver chez lui, la jeune Victoire alias Paris juge mieux de passer par le commissariat du 8e arrondissement pour faire une déposition concernant le vol de sa moto, mais les policiers se sont contentés malheureusement dans leur racket des taxis-motos sans prêter attention à ses explications alors qu’ils ont des véhicules et des hommes disponibles pour patrouiller dans la zone.

Finalement, la jeune Victoire alias Paris quitte le commissariat pour rentrer chez lui avec du sang qui coule encore dans son nez. Malheureusement, son état de santé prend de l’ampleur quelques minutes plus tard et il est décédé de ses blessures. Son corps, ramené à Paoua, est finalement enterré le week-end dernier.

 

Comme si cela ne suffisait pas,  le samedi 11 mai dernier dans la matinée, un particulier, sur sa moto, est intercepté par un groupe d’homme armé sur ce fameux terrain de football. Son engin est bonnement récupéré par les assaillants sans plus d’explication.

 

Loin de là, d’autres cas de braquage sont signalés dans ce quartier rendant difficile la vie aux habitants dudit quartier.

 

Que font exactement les autorités du pays ?

 

Si une partie des autorités se contentent principalement au pillage des ressources minières et naturelles du pays, d’autres quant à elles multiplient les conquêtes féminines dans les quartiers avec, à la clef, des forces de l’ordre mises à leur disposition pour leur sécurité alors que celles-ci pourraient être affectées dans les patrouilles aux quartiers de Bangui livrés au banditisme quotidien.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : Bria, plus de 90 000 déplacés encore dans le camp du PK3

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Bria (Corbeaunews) – Trois ans après la crise qui a secoué la capitale provinciale de la Haute-Koto dans le centre Nord du pays, plus de soixante-dix mille (70 000 ) personnes se trouvent encore dans le camp des déplacés  du PK3 dans des conditions très précaires.

 

Estimé à la fin de l’année dernière à environ 93 000 personnes alors que la sous-préfecture de Bria comptait 69 148 habitants selon le dernier recensement de la population en 2010, le site des déplacés du PK3 de Bria est sans doute l’un des plus importants sites encore actifs en République centrafricaine.

 

« Si aujourd’hui les gens sont plus nombreux ici dans le camp c’est parce que toute la population des villages environnants s’est regroupée dans la sous-préfecture de Bria au début de la crise pour s’échapper des exactions des groupes armés », explique un travailleur humanitaire à Corbeaunews.

 

Le site des déplacés du PK3, situé proche de la base militaire de la Minusca, est devenu en trois (3) ans une très grande ville à l’intérieur de Bria. On y trouve 2 structures de santé organisées par le Médecin sans frontière (MSF) et l’International médical corps (IMC).

Si le MSF prend en charge les patients de moins de 16 ans et des cas qui nécessitent les interventions chirurgicales ainsi que les victimes d’agressions sexuelles,   l’IMC, quant à elle, s’occupent des patients de 16 ans et plus ainsi que des femmes en ceinte.

 

Les ONG Oxfam et Espérance interviennent aussi dans le camp dans le cadre de la protection et droit de l’enfant.

Une place de distribution des vivres par l’ONG Oxfam. Credit photo : Moïse Banafio / CNC.

 

Des activités médicales qui tournent 24h/24 au profit des déplacés qui ne manquent pas de louer le professionnalisme des intervenants.

 

‘ « Sur le site, nous sommes pris en charges 100% et mieux soignés», explique Larissa, une patiente devant la clinique du MSF dans le camp du PK3.

 

Cependant, les forces de la Minusca, qui sont basées juste à côté, sécurisent le camp pour éviter son infiltration par des groupes armés alors qu’à l’intérieur du site, les déplacés se disent agressés de manière quotidienne par des éléments Anti-Balaka proches du général Bokassa.

 

‘Après soi-disant la réconciliation entre les Seleka et les Anti-Balaka, nous sommes exposés aux éléments de Bokassa qui sont revenus dans le camp avec leur lot de braquage quotidien», explique Mathias, un commerçant dans le camp.

 

 

Même si beaucoup regrettent que les forces de la Minusca n’interviennent jamais à l’intérieur du camp pour déloger les malfaiteurs, ils estiment par contre que des solutions doivent être prises en urgence par les autorités pour protéger les déplacés qui sont exposés aux amendes illégales des Anti-Balaka dans le camp.

 

« Je demande aux forces de la Minusca de patrouiller au moins une fois par semaine à l’intérieur du site pour nous permettre de respirer de ces bandits armés  qui nous agressent tous les jours », estime Philomène, une habitante du camp interrogée par CNC.

 

Alors que le problème de sécurité persiste dans le camp, les déplacés font face désormais à un autre problème : alimentation et l’éducation.

 

Récemment, l’ONG italienne Coopi  intervient dans la distribution alimentaire pour tenter de résorber des nombreux cas de malnutrition infantile constatés.

Par contre dans le camp, l’éducation n’est pas prise sérieusement en compte.  Aucun Instituteur certifié n’est présent dans les blocs. Les Maîtres parents sont sollicités pour combler le trou. On imagine déjà la suite dans quelques années.

 

À Bangui, le gouvernement abandonne ses prérogatives aux ONG qui tentent de faire tout à sa place. Des milliards sont quotidiennement dans des voyages inutiles laissant la population meurtrie à leur propre sort.

 

Reportage réalisé par Moïse Banafio pour CNC.

Français libérés au Burkina: la prise de risques en question

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Les deux otages français libérés par les forces spéciales au Burkina Faso, dans une opération qui a coûté la vie à deux militaires, effectuaient un safari au Bénin avant de se faire enlever, posant des questions sur la prise de risques de touristes. Voici ce que l’on sait:

A quel endroit se trouvaient-ils?

Patrick Picque et Laurent Lassimouillas effectuaient une séjour touristique au Bénin, dans le parc de la Pendjari, l’un des derniers sanctuaires de la vie sauvage en Afrique de l’Ouest, qui s’étend dans le nord du Bénin sur 5.000 km/2 le long de la frontière avec le Burkina Faso.

Attendus dans la soirée du 1er mai au lodge où ils séjournaient, ils ne sont jamais revenus. Le cadavre de leur guide béninois, Fiacre Gbédji, très abîmé, a été retrouvé le 4 mai dans le parc, laissant de plus en plus craindre un enlèvement.

Ils seront libérés une semaine plus tard, dans la nuit du 9 au 10 mai, par les forces spéciales françaises en même temps qu’une Sud-Coréenne et une Américaine qui étaient captives depuis 28 jours. Deux soldats français ont perdu la vie dans l’opération.

Etait-ce une zone dangereuse?

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a jugé que les deux touristes avaient pris des “risques majeurs” en se rendant dans une “zone considérée depuis pas mal de temps comme une zone rouge”, c’est-à-dire “formellement déconseillée”.

L’un des deux ex-otages, Laurent Lassimouillas, a concédé samedi, à leur retour en France, qu’ils auraient dû “prendre davantage en compte les recommandations de l’Etat”.

Le Bénin, longtemps épargné par le terrorisme, faisait figure de havre de paix en Afrique de l’Ouest, où prolifèrent les groupes armés. Mais la menace jihadiste venue du Sahel plane de plus en plus sur les pays riverains du Sud.

Le parc de la Pendjari, limitrophe du Burkina, est placé le 10 décembre par le quai d’Orsay en zone rouge, mais seulement le long de la frontière. Le reste du parc est au même moment classée sur une bonne partie orange (“déconseillée sauf raison impérative”), dont la zone du “Pendjari Lodge” où les Français séjournaient.

Le lodge n’a été placé en zone rouge qu’après le rapt, le 10 mai. Le ministère des Affaires étrangères diffuse alors une nouvelle carte et des consignes mentionnant explicitement le parc de la Pendjari.

“La carte change le 10 mai, compte tenu de cette séquence (l’enlèvement) et d’une meilleure compréhension de ce qu’il s’est passé. Le parc passe alors intégralement en rouge”, a confirmé à l’AFP Eric Chevallier, directeur du Centre de crise et de soutien du Quai d’Orsay.

Mais, souligne le responsable, même s’il ne s’agit que d’une zone orange, cela signifie qu’elle est “déconseillée sauf raison impérative”. “Or le tourisme n’en fait pas partie”, rappelle-t-il.

Une incursion en zone risquée ?

Il semble de plus que les touristes français se soient rendus en véhicule tout-terrain dans une zone plus proche de la frontière bukinabè, elle alors classée en zone rouge, a indiqué à l’AFP un responsable d’African Parks Network (APN), l’ONG gestionnaire de la Pendjari, sous couvert de l’anonymat.

“Ils ont séjourné au Penjari Lodge. Ils ont fait leur safari avec leur guide dans une zone frontalière entre le Bénin et le Burkina”, a indiqué cette source.

Le lieu de l’enlèvement des otages n’est pas officiellement connu mais M. Chevallier a indiqué que leur voiture et le chauffeur tué ont été retrouvés tout près de la frontière, “en zone rouge”.

Quel effet a le classement en zone rouge?

Le classement en zone rouge n’entraîne aucune interdiction. Les agences de voyages françaises “n’organisent pas de voyages dans les zones rouges ni oranges”, a déclaré à l’AFP le représentant des agences de voyages françaises, Jean-Pierre Mas.

Mais rien n’empêche un touriste français de s’y rendre par ses propres moyens. Ainsi, les guides locaux continuent à y effectuer des safaris.

“Le fait que la zone ait été mise en alerte rouge signifiait pour nous qu’il y avait un risque à s’y aventurer avec les touristes”, explique à l’AFP Adamou Akpana, président de l’Union des guides et transporteurs de touristes de la Penjari.

Mais “le parc n’a pas fait d’interdiction formelle”, ajoute-t-il. “Malgré l’alerte, nous la fréquentions mais avec plus d’attention et de précautions.”

Jean-Yves Le Drian n’exclut pas de “durcir la réglementation”, ce qui pourrait se traduire par le passage de plus de zones orange en rouge, afin de dissuader les voyageurs de s’y rendre.

burx-rba-kat-cl-ref-vl-lv/jh

 

Avec AFP

Soudan : un mois après la chute de Béchir, l’armée prête à reprendre les discussions

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Des manifestants devant le siège de l’armée à Khartoum. CopyrightAFP

 

 

Un mois après l’éviction du président soudanais Omar el-Béchir, les meneurs de la contestation ont annoncé samedi que l’armée se tenait prête à reprendre les discussions sur un transfert du pouvoir aux civils, comme l’exige une foule de manifestants à Khartoum.

Malgré des températures dépassant les 40 degrés et le début du jeûne du ramadan, des milliers de manifestants continuent de camper devant le QG de l’armée à Khartoum, déterminés à obtenir un régime civil.

Ils veulent forcer les généraux du Conseil militaire de transition à se retirer comme l’a fait l’ancien président Omar el-Béchir il y a exactement un mois, après près de 30 ans au pouvoir.

“Soit nous obtenons le pouvoir civil que nous voulons, soit nous restons ici pour toujours”, déclare Iman Hussein, un habitué du sit-in qui dure depuis le 6 avril.

Samedi, les meneurs de la contestation réunis au sein de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC) ont indiqué dans un communiqué avoir reçu un appel de l’armée pour reprendre les discussions.

L’ALC s’est dite prête à y participer, sans préciser la date proposée pour la reprise de ces discussions. L’armée n’a fait pour l’instant aucune déclaration à ce sujet.

L’ALC a dit en outre avoir identifié les points de divergences avec l’armée et exprimé le désir de les résoudre en 72 heures, une fois les négociations entamées.

Après de quatre mois de protestations dans le pays déclenchées par la hausse du prix du pain dans un contexte de crise économique et de pénuries, les manifestants avaient d’abord convergé vers le QG de l’armée pour demander l’aide des généraux afin de mettre fin au régime d’Omar el-Béchir.

Le 11 avril, l’armée a renversé l’ancien chef de l’Etat.

Mais depuis, les chefs militaires qui ont pris le pouvoir rechignent à le transférer à une autorité civile, tout en assurant qu’ils n’utiliseront pas la force pour disperser le sit-in.

Les concessions faites aux manifestants n’ont pas entamé la détermination de ces derniers.

Omar el-Béchir a été arrêté et est détenu à la prison Kober comme d’autres responsables de son régime. La justice a également promis de poursuivre les responsables de la mort de personnes dans les manifestations qui ont commencé le 19 décembre.

– Bras de fer –

Armée et ALC divergent sur la composition de l’organe qui remplacerait le Conseil militaire de dix membres. Doit-il être dominé par les militaires comme le veulent les généraux ou par les civils comme l’exigent les manifestants?

“Ils nous mettent la pression en jouant avec le temps, mais nous leur mettons la pression en maintenant notre présence ici”, affirme Iman Hussein. “L’un de nous doit l’emporter et à la fin et ce sera nous.”

Le mois dernier, l’ALC a remis aux généraux ses propositions pour l’autorité civile qu’elle appelle de ses voeux.

Les généraux ont répondu en exprimant “beaucoup de réserves”, lui reprochant notamment d’avoir omis de mentionner que la charia (loi islamique) doit demeurer la source de la législation.

L’ALC a riposté en accusant les militaires de “vouloir prendre en otage la révolution”.

Khaled Omar Youssef, l’un des leaders de manifestants, a agité mercredi la menace d’un mouvement de désobéissance civile face à ce qu’il considère comme des atermoiement de la part des généraux.

Ces derniers subissent aussi des pressions de la part des Etats-Unis et de l’Union africaine pour procéder à un transfert en douceur du pouvoir.

– Pression américaine –

Mercredi, le numéro deux du département d’Etat américain, John Sullivan, s’est entretenu au téléphone avec le général Abdel Fattah al-Burhane, chef du Conseil militaire de transition.

Il a lui demandé “d’aller rapidement vers un gouvernement intérimaire dirigé par des civils” et de trouver un accord avec les meneurs de la contestation réunis au sein de l’ALC.

Face à ces pression, les généraux peuvent compter sur le soutien de puissances arabes régionales comme l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis et l’Egypte.

Ryad et Abou Dhabi ont annoncé une aide de trois milliards de dollars (2,7 milliards d’euros) au Soudan où la crise économique a provoqué le raz-de-marée qui a emporté M. Béchir.

Certains restent toutefois optimistes.

Les militaires transfèreront le pouvoir si les meneurs de la contestation leur présentent “une forme de gouvernement civil crédible et viable” sur le long terme, a ainsi estimé Sadek al-Mahdi, chef du principal parti d’opposition, dans un entretien début mai à l’AFP.

C’est le gouvernement élu de M. Mahdi que l’ancien président avait renversé lors d’un coup d’État soutenu par les islamistes en 1989.

Avec AFP

Sénégal : Une opération de désencombrement lancée à Kolda

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Le Président sénégalais Macky Sall

 

 

Les autorités municipales de Kolda (sud) ont procédé samedi au lancement officiel d’une opération de désencombrement de la capitale du Fouladou, dans le cadre de la lutte contre les occupations anarchiques dans les villes du Sénégal.

Suite à la décision des pouvoirs publics de prendre des mesures le désencombrement urbains et les occupations anarchiques dans les villes, le préfet de Kolda “avait convié les acteurs autour d’une rencontre (…)’’ sur cette question, a avancé Daouda Sidibé, premier adjoint au maire de Kolda.

Il est ressorti de cette réunion la nécessité de “mettre de l’ordre dans le marché central de Kolda”, à travers cette opération de désencombrement visant “les commerçants, conducteurs de motos Jakarta’’ et autres, en vue de “libérer la voie publique” et de “lutter contre l’anarchie dans la ville” de Kolda.

“Tous les acteurs concernés ont reçu des avertissements et un délai maximum de 2 mois leur est donné pour désencombrer les artères du centre-ville, passé ce délai, nous allons procéder aux ramassages de l’ensemble des épaves surtout pour les mettre au niveau du site trouvé dans la commune de Dioulacolon’’, pour ensuite “reloger les commerçants dans les autres marchés”, a dit Daouda Sidibé.

Le centre-ville de Kolda, comme dans la plupart des villes sénégalaises, étouffe du fait des occupations anarchiques favorisées par l’installation de commerçants, transporteurs en commun, ajoutant au désordre créés par les motos ’’jakarta’’, taxis et charrettes, une situation à l’origine d’embouteillages importants aux heures de pointe.

MG/BK

NOTE: Dans le but d’élargir son champ d’action, LaminuteInfo s’ouvre au journalisme citoyen. L’objectif de la politique éditoriale est d’essayer  désormais de publier des actualités concernant des événements ou faits objectifs, vérifiables et autant que possible inédits. Si vous avez des informations à partager avec les autres, alors soumettez les pour publication ICI

 

 

Avec ATS

Mali: Colère populaire face à la pénurie d’eau

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Monument de la Paix à Bamako au Mali.

 

 

Au Mali, les manifestations de colère se multiplient face à la pénurie d’eau qui frappe plusieurs villes du pays, ont rapporté des médias locaux.

Alors qu’à Bamako un sit-in s’est tenu vendredi devant la Société Malienne de Gestion de l’Eau ( Somagep), à Bourem (centre) des populations crient leur ras-le-bol et interpellent les autorités, précise le site Studio Tamani.

Pour les services compétents, les ressources en eau disponibles ne couvrent plus les besoins de la population, rapporte la même source.

Et de poursuivre que selon eux, la fin des travaux de construction de la principale station de traitement d’eau à Kabala à la fin de ce mois, devrait constituer une solution durable.

A Bamako, un sit-in a été organisé, vendredi, par le Collectif contre la cherté de la vie devant la Somagep pour dénoncer les coupures récurrentes d’eau à Bamako depuis le début de la saison chaude, explique encore le média malien.

A Bourem, se procurer un bidon d’eau au robinet est devenu quasi impossible au moment où l’unique château d’eau dont dispose la ville n’arrive plus à approvisionner la population, rapporte la même source.

Dépassée par la situation, la Somagep procède à une distribution de l’eau par quartiers. Une solution loin de satisfaire les habitants.

Des habitants sont, en effet, obligés d’aller chercher de l’eau au fleuve ou dans les puits, une situation particulièrement dure en ce mois saint du Ramadan, déplorent des habitants cités par Studio Tamani.

Bourra Goïta, directeur de la Somagep à Bourem explique que cette pénurie d’eau a été provoquée par la baisse du niveau du fleuve et la non alimentation de la nappe.

Le Cameroun soutient l’application de l’accord de paix centrafricain

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Lors d’une audience que lui a accordée le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra mardi dernier, l’envoyé spécial du président camerounais et ministre camerounais des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella, a confirmé l’engagement du Cameroun à accompagner la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation en Centrafrique, a indiqué samedi la présidence centrafricaine.

Au cours d’un point de presse, le ministre délégué conseiller en communication et porte-parole de la présidence centrafricaine, Albert Yaloké Mokpème, a rappelé ce samedi la volonté du Cameroun, à travers les propos de M. Mbella Mbella, de renforcer les relations multiformes entre les deux pays qui vont naturellement se consolider après la signature des accords et protocoles, au sortir de la grande commission mixte de coopération entre le Cameroun et la République centrafricaine (RCA).

La grande commission mixte de coopération RCA-Cameroun s’était tenue les 6 et 7 mai dans la capitale centrafricaine, et a abouti sur la signature de plusieurs accords et protocoles de coopération dans les domaines politique, juridique, sécuritaire, économique, commercial, scientifique, éducatif, etc.

Le Cameroun est la principale porte d’accès de la RCA à la voie maritime. Devant les différentes crises qui secouent la RCA, le Cameroun met fréquemment ses soldats à la disposition des organisations sous régionales ou internationales intervenant pour la paix en Centrafrique. Il est à rappeler qu’à cause de la crise, plusieurs centaines de Centrafricains se sont réfugiés au Cameroun. Des réflexions sont en cours afin d’entamer le processus de leur rapatriement volontaire. Fin

 

Avec Xinhua

Centrafrique: Bangui pavoisé de branches de palmier pour commémorer les victimes des conflits centrafricains

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Ville de Bangui. Credit photo : Corbeaunews

Les rues, avenues et autres artères de la capitale centrafricaine Bangui sont pavoisées ce samedi de branches de palmier, dans le but de commémorer la quatrième édition de la journée dédiée en la mémoire des victimes de tous les conflits enregistrés en République centrafricaine, a constaté sur place ce samedi un correspondant de Xinhua.

Ces branches de palmier, symbole traditionnel du deuil en République centrafricaine, sont fixées au pied de chaque arbre, chaque poteau électrique et n’importe quel piquet longeant toutes les artères de la capitale.

Dans une déclaration pour la circonstance faite ce samedi, la ministre centrafricaine de l’Action humanitaire et de la Réconciliation nationale, Virginie Baïkoua, a reconnu qu’ils sont nombreux, ceux qui ont perdu la vie pendant ces conflits, ces personnes et ces familles qui ont tout perdu et qui n’ont jamais connu la vérité sur les tenants et les aboutissants de leur malheurs, ce qui constitue un facteur de reproduction des crises.

Elle a inscrit la commémoration de cette année dans l’esprit de l’Accord politique de paix et de réconciliation de Khartoum signé à Bangui le 6 février dernier, n’accordant pas d’amnistie et attachant une importance à la lutte contre l’impunité.

Selon elle, quoi qu’il en soit, “cet accord est la concrétisation de la ferme volonté du président centrafricain Faustin Archange Touadéra d’aller vers la paix et panser les blessures de la population meurtrie depuis trop longtemps, en allant vers la paix durable tout en gardant à l’esprit que les droits des victimes doivent être préservés et promus”.

La Journée consacrée aux victimes des conflits en République centrafricaine a été instituée en 2015 par le régime de la transition. Elle vise à placer les victimes au cœur du processus politique national, en reconnaissant leurs droits et leur faire comprendre qu’elles ne sont pas les oubliés de l’histoire. F

Avec Xinhua

Nigéria : Sept terroristes de Boko Haram tués dans le nord-est .

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L’armée annoncé que des armes ont été saisies après des affrontements de plusieurs heures.

Au moins sept terroristes de Boko Haram ont été tués vendredi soir lors d’une fusillade avec l’armée nigériane et un groupe d’autodéfense local.

Le porte-parole de l’armée, le colonel Sagir Musa, a déclaré dans un communiqué que des troupes et des miliciens faisant partie d’une patrouille commune avaient combattu contre les terroristes pendant des heures dans le secteur de Gulwa, dans l’État de Borno.

“Sept terroristes ont été tués, tandis que plusieurs se sont échappés blessés par balle et sont poursuivis par les troupes”, indique le communiqué.

Musa a déclaré qu’il n’y avait pas de victimes du côté des forces gouvernementales, ajoutant que les troupes ont récupéré sept armes des terroristes, dont six AK-47 et un fusil FN.

 

 

Rafiu Ajakaye, Ümit Dönmez

Avec Actualités News

70 Africains migrants se noient au large des côtes tunisiennes

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Le navire transportant des humains en quête d’un meilleur avenir serait partie de la Libye voisine.

 

Soixante-dix migrants africains ont sont morts vendredi après le naufrage de leur bateau au large des côtes tunisiennes, selon des informations locales.

 

“Au moins 70 migrants africains se sont noyés au large des côtes de la province tunisienne de Sfax”, a rapporté l’agence de presse tunisienne.

 

Seize autres personnes ont été sauvées, a ajouté l’agence de presse, ajoutant que le navire les transportant était probablement parti de la Libye voisine.

 

Aucun détail supplémentaire n’a été révélé, mais des efforts de secours seraient toujours en cours, alors qu’on s’attend à une nouvelle aggravation du

bilan.

 

Yosra Ouanes, Mahmoud Barakat, Ümit Dönmez

Avec actualite-news.com

 

La République centrafricaine célèbre la journée nationale des victimes

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Rond-point des Martyrs sur l’avenue des Martyrs à Bangui. Crdit photo : Mickael Kossi / Corbeaunews

 

L’instauration d’une journée dédiée à la mémoire des victimes des conflits armés en RCA figurait parmi les recommandation du forum de Bangui (2015);

La République centrafricaine célèbre samedi la journée nationale des victimes, instaurée il y a quatre ans.

L’instauration d’une journée dédiée à la mémoire des victimes des conflits armés en RCA figurait parmi les recommandation du forum de Bangui (2015).

“Nombreux sont ceux qui ont perdu la vie dans les conflits, ces personnes et ces familles qui ont tout perdu et qui n’ont jamais connu la vérité sur les tenants et les aboutissants de leurs malheurs, ce qui constitue un facteur de reproduction de crise”, ’a souligné samedi Virginie Baïkoua, ministre centrafricaine de l’Action humanitaire.

S’exprimant dans un discours de circonstance, elle a ajouté que “cette année, la commémoration du 11 mai s’inscrit dans l’esprit de l’Accord de paix et de réconciliation de Khartoum signé ” Bangui le 6 février dernier qui n’accorde pas l’amnistie et qui attache la plus grande importance à la lutte contre l’impunité”.

Si les autorités centrafricaines veillent chaque année à bien célébrer cette journée avec des discours et des gerbes de fleurs déposées sur le Monument des martyrs, les familles des victimes attendent plus qu’une simple commémoration, selon des témoignages recueillis par Anadolu.

“Certes c’est important de dédier une journée aux martyrs mais ce qui compte c’est d’assister ces victimes dans une dynamique de justice et de réparation, sans quoi les victimes continueront d’être de plus en plus martyrisées”, a noté dans une déclaration à Anadolu, ce samedi, Hervé Sévérin Lidamon, président de l’Association des victimes.

Beaucoup de voix se lèvent au sein des forces vives de la Nation pour appeler le gouvernement à plus de fermeté envers les responsables de crimes et violations des droits humains.

“Si aujourd’hui les leaders de groupes armés qui ont assassiné, incendié des maisons et villages, massacré les populations, pillé les biens publics et privés… sont nommés à de hautes fonctions de l’Etat au vu et au su de leurs victimes, nous pensons que l’institution d’une journée des victimes est une aberration”, a fustigé, pour sa part, Paul Cressent Beninga, Porte-parole du Groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine.

 

 

Sylvestre Krock, Nadia Chahed

Actualités news info

RDC : Ne Muanda Nsemi libéré

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©radio-okapi

 

 

Le leader du mouvement politico-religieux Bundu dia Mayala (BDM), Ne Muanda Nsemi, a été libéré vendredi 10 mai de la prison de Makala à Kinshasa. Cette information est confirmée par Joseph Olengankoy, président du Conseil national de suivi de l’accord du Saint sylvestre.

Ne Muanda Nsemi a été arrêté la nuit de jeudi 9 mai à Kinshasa par les services de la police nationale.

D’après les sources policières des instructions avaient été données pour qu’il soit retourné en prison d’où il s’était évadé il y a deux ans.

La même police rapporte qu’il a bénéficié d’une liberté provisoire sur décision du parquet général près la Cour de cassation.

Ne Muanda Nsemi, était réapparu lundi 6 mai à Kinshasa. Il a été présenté à la presse par Joseph Olenghankoy, président du Conseil national de suivi de l’Accord du 31 décembre 2016 (CNSA). Il avait affirmé qu’il rentrait pour consolider la paix dans le pays, travailler avec tout le monde pour reconstruire la RDC et favoriser son développement.

Ne Muanda Nsemi s’était évadé de la prison de Makala le 17 mai 2017 avec des milliers d’autres prisonniers.

Début mars de la même année, il avait été jeté en prison pour « outrage au chef de l’Etat, constitution d’une milice, incitation à la haine tribale, enlèvement, détention illégale d’armes de guerre et séquestration ».

Le ministre de la Justice Alexis Thambwe Mwamba avait accusé les adeptes de Ne Muanda Nsemi d’avoir organisé à la prison centrale de Makala, son évasion.

Par la même occasion, avait indiqué le ministre de la Justice, plusieurs détenus se sont aussi évadés.

Cette attaque a occasionné plusieurs décès tant du côté des prisonniers que des gardiens.

Lire aussi sur radiookapi.net:

 

Avec la radio Okapi

La mort d’une photographe en République centrafricaine n’est toujours pas élucidée

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Le 12 mai 2019 marquera le cinquième anniversaire de la mort de Camille Lepage, une photojournaliste française qui a été tuée alors qu’elle travaillait

dans l’ouest de la République centrafricaine. Elle manque toujours cruellement à tous ceux qui la connaissaient ou qui bénéficiaient de son travail. Camille avait 26 ans.

 

Camille est arrivée dans le pays fin 2013, au plus fort du conflit. Elle avait précédemment

travaillé comme photographe

au Soudan du Sud. Quand je l’ai rencontrée pour la première fois à Bangui, la capitale de la RCA, j’ai été frappé par sa détermination tenace à se rendre

là où les souffrances étaient les plus intenses. Elle a rapidement compris l’étendue du conflit qui se développait dans tout le pays. À l’époque, nous

essayions de

tirer la sonnette d’alarme

au sujet des conséquences dévastatrices de l’escalade des violences en matière humanitaire et dans le domaine des droits humains. Camille a perçu la situation

pour ce qu’elle était, c’est-à-dire une

crise oubliée,

et a voulu apporter son aide.

 

Au cours des quelques mois que Camille a passés dans le pays, ses photos ont permis de mettre des visages sur les noms des victimes et des survivants,

captant tour à tour la peur avant la bataille, la douleur de la perte d’un être aimé et l’injustice des crimes de guerre.

 

Une stabilité précaire a été instaurée plus tôt cette année en République centrafricaine, grâce à un  accord de paix par lequel des postes de haut niveau ont été attribués à des chefs de guerre.

Mais plus d’un million de personnes, sur une population totale d’environ 4,6 millions, sont toujours déplacées. Certaines se sont réfugiées dans les pays

voisins, tandis que des dizaines de milliers d’autres continuent de croupir dans des camps pour personnes déplacées en territoire centrafricain. Au moins

2,9 millions de personnes ont besoin d’assistance et pourtant, la réponse humanitaire à la crise n’est encore financée qu’à hauteur de

27,7 % seulement.

Le pays a de nouveau disparu de l’écran radar de la communauté mondiale.

 

Depuis le meurtre de Camille, les attaques contre les travailleurs humanitaires qui sauvent des vies en fournissant une assistance ont fait de la République

centrafricaine l’un des lieux de travail les plus dangereux au monde. Leurs services ont été réduits de manière drastique.

L’impunité continue d’être un facteur déterminant dans la poursuite des abus et beaucoup trop peu de comptes ont été rendus pour les crimes de guerre qui ont été commis. Le cas de Camille est emblématique. Le dossier judiciaire de son assassinat, contenant la documentation de l’enquête initiale, a disparu pendant plusieurs mois l’année dernière. Le dossier a fini par être retrouvé et l’enquête se poursuit à ce jour, mais à un rythme d’une pénible lenteur.

 

Cinq ans après, alors que nous marquons le deuil d’une amie de la République centrafricaine, de quelqu’un qui avait tenté de porter cette crise devant les projecteurs, les autorités devraient redoubler d’efforts pour faire en sorte que les auteurs de ce meurtre odieux soient enfin traduits en justice.

 

Avec HRW

CENTRAFRIQUE : LA PROBLÉMATIQUE DE FINANCEMENT DU MOUVEMENT « CŒURS UNIS »ET LA NOTION DE LA DÉMOCRATIE PLURALISTE. 

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

 

Depuis la conférence de la Baule dans les années 90, la notion de démocratie pluraliste a pris une dimension incommensurable et la « Francafrique » y conditionne tout soutien au développement en provenance du nord.

 

Le pluralisme politique opposé au totalitarisme est ainsi un système d’organisation politique qui admet la diversité des partis politiques avec des opinions et courants divers et variés.

 

Le pluralisme politique suppose la liberté d’opinion dans le strict respect de la notion d’égalité devant la loi. Cette égalité sous entend que tous les partis et mouvements politiques doivent concourir à armes égales c’est à dire qu’aucune entité politique n’a de privilèges particuliers même s’il s’agit du parti au pouvoir.

 

A contrario, il est notoire que dans les faits le mouvement des « cœurs unis » qui soutient les actions du président de la république se comporte avec extravagance comme un parti État (puisque tous les ténors du gouvernement dans l’ordre protocolaire sont tous membres de ce mouvement) et encourage la servilité des autres partis surtout les plus petits.

 

Ainsi tous les ingrédients d’un régime totalitaire se retrouvent réunis c’est à dire un parti politique avec une seule idéologie dirigé d’une main de fer par un seul homme, une police politique qui sème la terreur et la désolation, un monopole des moyens de communication de masse, la monopolisation de l’armée et enfin une économie centralisée et gaspillée à des fins électoralistes.

 

Au delà de la haute trahison non réprimée du Président de la république qui, sans l’accord du peuple cogère le pouvoir avec les bourreaux du peuple en violation des dispositions de l’article 28 de la constitution, le parti État se permet de les intégrer dans ses rangs moyennant de sommes colossales décaissées du maigre compte du contribuable.

 

Nous par ailleurs estimons qu’avec ces horribles et honteuses images qui n’honorent que leurs auteurs, la coupe est finalement pleine et que le pouvoir doit maintenant boire. Ce dernier dérapage né d’un amateurisme chronique repose solennellement la problématique du financement des partis et mouvements politiques en Centrafrique.

 

Au risque de nous tromper, le mouvement « cœurs unis » est le dernier né des partis et mouvements politiques. Ce qui suppose au regard de leur réalisation sur le terrain que ce mouvement est à la conquête ardente des adhérents mais il compte déjà des centaines de millions sur son compte.

 

Il est ainsi important dans cette suite logique de rappeler que les partis ou mouvements politiques financent leurs activités sur la base des cotisations des adhérents, la cotisation des élus ainsi que des dons tandis que les sommes dépensées par ce mouvement laissent le citoyen lambda perplexe,  dubitatif et interrogatif :

 

Quelles sont les principales sources de financement du mouvement « cœurs unis » ? Où est-ce que le mouvement « cœurs unis » trouve leur financement dès lors que les adhérents ne paient pas de cotisations ? A moins d’un an d’existence les dépenses colossales ne proviennent-elles pas du trésor public ? Est-il exclu dans cette république bananière de mettre en place une enquête parlementaire indépendante pour clarifier les sources de financement de ce jeune mouvement  politique ? Pourquoi ce mutisme complice des partis ou mouvements politiques d’opposition pour dénoncer cette dérive totalitaire ? Le mouvement « cœurs unis » est-il déjà en campagne au mépris des lois électorales ? Quelles sont les moyens logistiques utilisés par ce mouvement pour l’implantation des antennes dans l’arrière-pays si ce n’est les moyens de l’Etat ? Comment expliquer ces débarquements de certains partis de la majorité présidentielle et les démissions du bureau politique du mouvement ? S’agit-il d’une fracture morale, d’une fissure dans la forteresse du mouvement « cœurs unis » ? Ces débarquements et démissions sont-ils des symptômes ou présagent t-ils de la grande désillusion aux prochaines échéances électorales ?

 

A l’instar des autres pays africains, les partis au pouvoir ont bizarrement beaucoup d’argents et beaucoup d’adhérents. Généralement, c’est les cotisations des adhérents qui font vivre les partis politiques mais chez eux c’est l’inverse c’est à dire que c’est les partis qui versent les cotisations aux adhérents…ceci explique cela.

 

Lorsque le navire présidentiel commencera à tanguer et à chavirer à l’image du « Titanic », les transhumants politiques débarqueront pour échouer sur les rives du nouveau régime. Le peuple centrafricain étant tellement docile et facilement domptable qu’au lieu de remédier à l’urgente crise sécuritaire, à la crise de l’eau potable et de l’électricité, le pouvoir se permet de dépenser des sommes vertigineuses rien que pour des adhésions. Fort de ce qui précède, nous invitons humblement les parlementaires, les partis politiques ainsi que toutes les forces vives de la nation d’initier des débats citoyens sur la problématique de financement des partis politiques en vue de démocratiser la compétition électorale.

 

Une éventuelle révision de constitution et plus précisément le volet concernant les partis politiques et leur fonctionnement n’est pas à écarter.

 

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

 

Paris le 10 mai 2019

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des élections

Tel : 0666830062

 

Centrafrique : assassinat de Camille Lepage, RSF demande une reconstitution des faits.

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Alors que la perspective d’un procès se dessine cinq ans après l’assassinat de la photoreporter française Camille Lepage en République centrafricaine (RCA), Reporters sans frontières (RSF) appelle les autorités à mener toutes les investigations nécessaires, et notamment une reconstitution des faits, indispensable à l’établissement de la vérité.

Que s’est-il passé exactement ce 12 mai 2014 lorsque Camille Lepage a été tuée par balles dans la région de Bouar, à l’ouest de la République centrafricaine (RCA) ? Cinq ans après les faits le dossier d’instruction, un temps égaré à Bangui, la capitale de la RCA, a finalement été retrouvé, mais les circonstances et le mobile de l’assassinat de la photoreporter française restent à éclaircir. La thèse du guet-apens, dans lequel serait tombée une partie du groupe de miliciens anti-balakas -majoritairement chrétiens- avec lequel Camille Lepage se trouvait alors en reportage, semble pour l’heure être privilégiée par les enquêteurs. Les autres hypothèses, comme celle d’un règlement de comptes entre milices, ne devraient toutefois pas être écartées tant que toutes les investigations n’ont pas été menées. En RCA, l’affaire avait été inscrite au rôle lors de la dernière session criminelle à Bangui laissant présager l’ouverture prochaine d’un procès.

“Cinq ans après les faits, il est urgent et impératif de mener les enquêtes centrafricaines et françaises à leur terme en s’assurant que tout a été fait pour établir la vérité avant d’ouvrir un procès qui semble pour l’heure prématuré, estime Arnaud Froger, responsable du bureau Afrique de RSF. Nous demandons aux autorités françaises, centrafricaines ainsi qu’à la mission des Nations unies déployée sur place de tout mettre en oeuvre pour qu’une reconstitution soit réalisée afin d’établir plus précisément les circonstances entourant l’assassinat de cette journaliste.”

“On ne saura sans doute jamais précisément qui a tiré sur Camille, regrette Maryvonne Lepage, la mère de la journaliste contactée par RSF. Mais une enquête de terrain plus poussée et un déplacement des juges sur les lieux des faits nous donneraient plus de chances de connaître qui étaient les assaillants, leurs chefs, et leurs motivations.”

Un film sur Camille Lepage

En fin d’année dernière, une équipe de tournage s’est rendue en RCA pour y réaliser un film sur la photoreporter française. Il devrait sortir au cinéma d’ici à la fin de l’année. “Il retrace la singularité de Camille, son engagement à couvrir le conflit centrafricain au plus près du terrain avec un rapport humain très fort” souligne Boris Lojkine, le réalisateur.

Plus de cinq ans après le début de la guerre civile, la RCA reste un pays dangereux pour les journalistes. Trois reporters russes d’investigation venus enquêter sur la présence de mercenaires y ont été abattus en 2018. L’opacité totale dans laquelle ont été menées les investigations a conduit RSF a demandé l’ouverture d’une enquête internationale.

La RCA a perdu 33 places et figure désormais en 145e position au Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF en 2019.

 

 

Avec rsf.org

Centrafrique : Paoua, tension palpable entre les jeunes et les mercenaires russes.

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Deux Mercenaires russes en balade dans une rue de Sibut en République centrafricaine. Credit photo : Gisèle MOLOMA / CNC. CopyrightCNC.

 

 

Paoua (Corbeaunews) – Il ne passe jamais une semaine sans que les mercenaires russes et les jeunes se battent pour une affaire de femme.

 

« Nous voulons savoir exactement ce que font les Russes dans notre ville. Ça commence à être dégoûtant », s’exclame Alamadji, un jeune de Paoua après un accrochage qu’il a eu avec un mercenaire russe qui aurait tenté de draguer sa conjointe, malgré sa présence, devant le bar local « Rougan » au début de la semaine.

 

Loin d’être isolé, ce conflit de sexe entre  les jeunes de cette localité de l’Ouham-Pendé et les mercenaires russes venus prêter main-forte aux soldats des forces armées centrafricaines (FACA) est quasi-permanent jusqu’au point de devenir une préoccupation majeure des autorités locales qui souhaitent saisir le gouvernement sur le sujet.

 

En outre, les mercenaires russes, en plus d’être des principaux vendeurs des bouteilles d’eau vides sur le marché de Paoua, consomment d’une manière inquiétante du chanvre indien : « d’où viennent ces gens?Sont – ils des militaires ou des vigiles venus en République centrafricaine pour faire le tourisme sexuel ? » s’interroge un chef de quartier de Paoua visiblement dépassé par les bavures de mercenaires russes dans sa localité.

 

Étrangement,  à Sibut, Dékoa, Pissa, même à  Bouar…, les Centrafricains se plaignent  du même  comportement de ces  mercenaires russes qui ne semblent se reculer devant rien  pour assouvir leur appétit sexuel alors que chez eux, les noirs sont considérés comme des…

 

Dans la localité de Pissa le mois dernier, un mercenaire russe avait tué son rival après avoir obtenu la faveur sexuelle de sa femme. Le mercenaire criminel avait été protégé par le gouvernement qui l’a fait sortir de la localité de Pissa pour l’affecter dans une autre ville de la RCA.

 

Copyright2019CNC.

Togo: le mandat présidentiel limité à deux mais le compteur a été remis à zéro

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Les députés togolais ont adopté à l’unanimité, le projet de loi portant sur une révision constitutionnelle. Le mandat présidentiel est limité, mais le compteur a été remis à zéro.

Selon l’article 59 modifié, “le président de la République est élu au suffrage universel, libre, direct, égal et secret pour un mandat de 5 ans, renouvelable une seule fois”. Et, “cette disposition ne peut être modifiée que par voie référendaire”.

L’article 52 prévoit aussi la limitation du mandat des députés à 6 ans, renouvelable deux fois.

Ainsi, Faure Gnassingbé au pouvoir depuis 2005 pourra se représenter à la fin de son mandat actuel de 5 ans qui prendra fin en 2020.

Après la fin du mandat actuel, le chef de l’Etat togolais pourrait briguer deux autres mandats et rester au pouvoir jusqu’en 2030.

La date des élections locales fixée

Par ailleurs, les élections locales se tiendront le 30 juin 2019, selon un communiqué du conseil des ministres tenu ce mercredi à Lomé.

La révision des listes électorales se déroulera pendant la période du 16 au 18 mai 2019. Les dernières élections locales au Togo remonte à l’année 1987. Les nouvelles modifications consacrent également le mode de scrutin à deux tours pour l’élection du président de la république.

Limitation du mandat des députés

Le mandat des députés est aussi désormais limité à six ans renouvelable deux fois.

Sur les 91 députés présents au parlement, les 90 ont voté pour l’adoption de ce projet de loi qui a déjà échoué à deux reprises, faute de recueillir la majorité qualifiée des 4 cinquièmes des députés.

Cette réforme est l’un des principaux enjeux de la crise politique qui secoue le pays d’Afrique de l’Ouest, l’opposition réclamant une limitation des mandats présidentiels qui soit rétroactive afin d’empêcher le chef de l’Etat de se représenter pour un quatrième mandat.

Pendant près de deux ans, les 14 partis unis au sein d’une coalition d’opposition ont multiplié les marches et les manifestations, sans obtenir gain de cause.

Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005, a succédé à son père, le général Eyadema Gnassingbé, qui a dirigé le pays d’une main de fer pendant 38 ans et a été réélu depuis dans des scrutins contestés par l’opposition.

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Avec DW en français

 

Centrafrique : De nouveaux gardes pénitentiaires centrafricains présentent le drapeau national

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Ils étaient 150 -25 élèves-assistants et 125 surveillants pénitentiaires- à avoir pris part, ce vendredi 10 mai 2019, à l’Ecole nationale d’Administration et de Magistrature (ENAM) à Bangui, à la cérémonie de présentation au drapeau. Celle-ci marque la formation physique et le début de la formation théorique de ces150 fonctionnaires pénitentiaires admis à l’ENAM le 15 mars 2019.

Leur travail consiste à s’assurer avec professionnalisme de la sécurité, et dans le respect des lois et conventions en vigueur, de la cinquantaine de centres de détention à travers le territoire centrafricain. Parmi eux, les deux grands centres cerceaux de Bangui, celles de Ngaragba, pour les hommes, et de Bimbo, pour les femmes.

L’appui technique de la Minusca s’inscrit dans le cadre de la réforme du système pénitentiaire, notamment dans son volet démilitarisation des prisons qui vise à recruter et à former 300 nouveaux personnels pénitentiaires civils. Un appui qui vise, entre autres, à s’assurer que les stagiaires soient équipés de notions adéquates en gestion des prisons dans le strict respect des droits humains et en conformité avec les standards internationaux. Il est fourni en partenariat avec ‘’Group of Friends of Corrections’‘ à travers le service correctionnel canadien.

Deux sessions de formation des formateurs ont ainsi été organisées dans le cadre de ce partenariat au profit des personnels pénitentiaires centrafricains, en vue du renforcement de leurs capacités à sécuriser les centres de détention.

Les besoins restent importants dans le domaine. Pour y répondre efficacement, des négociations sont en cours avec l’appui technique de la MINUSCA et le soutien financier du gouvernement américain, pour le lancement de la deuxième phase de recrutement, d’ici à la fin du mois de juin 2019, de manière inclusive, conformément à l’Accord politique de paix et de réconciliation. 150 places supplémentaires seront bientôt ouvertes aux jeunes candidats sur l’ensemble du territoire national.

La mise en œuvre effective de ce projet contribuera à la réalisation des objectifs définis dans la Stratégie de réforme pénitentiaire qui cadre avec la Loi 12.003 du 12 avril 2012 fixant les principes fondamentaux du régime pénitentiaire en République centrafricaine.

La Ministre de la Défense, Marie-Noëlle Koyara, représentant le Premier ministre à la cérémonie, a souhaité bonne chance et bon travail aux jeunes recrues dont on attend beaucoup pour assainir l’univers carcéral en Centrafrique.

 

Avec la Minusca

Niger: deuil national en mémoire des 60 morts dans l’explosion d’un camion-

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Le Niger a décrété mardi un “deuil national de trois jours” après la mort de 60 personnes dans l’explosion d’un camion-citerne dans la nuit de dimanche à lundi qui a également fait une quarantaine de blessés près de Niamey, a indiqué le gouvernement.

“Le gouvernement du Niger décide d’un deuil national de trois jours à compter de mercredi 8 mai, à la mémoire des victimes du tragique accident survenu dans la nuit du dimanche 5 mai au lundi 6 mai”, a précisé le ministère nigérien de l’Intérieur dans un communiqué lu à la télévision d’Etat.

Le deuil national a été décidé à l’issue d’une réunion du Conseil de sécurité présidé par le chef d’Etat Mahamadou Issoufou et regroupant tous les responsables civils et militaires chargés des questions sécuritaires du pays, selon la télévision.

Le bilan de l’explosion s’est alourdi lundi après-midi, portant à 60 le nombre de tués, a indiqué à la télévision d’Etat le capitaine Hamani Adamou Abdoul-Aziz, commandant du Groupement d’incendie et de sécurité de Niamey.

Un précédent bilan officiel faisait état de 58 morts dont 55 au moment de l’explosion intervenue lundi aux environs de 01H00 (locale et GMT), à quelques centaines de mètres de l’aéroport international de Niamey.

Le bilan pourrait encore s’alourdir car d’autres personnes, brûlées au troisième degré, “ont peu de chance de survivre”, a prévenu Hamani Adamou Abdoul-Aziz.

La plupart des victimes tentaient de récupérer de l’essence qui coulait du camion renversé suite à “une défaillance technique”, a expliqué le directeur de la Police judiciaire (PJ), Boubacar Rabiou Daddy.

Avant l’explosion, la foule a “refusé” d’obtempérer aux forces de l’ordre qui voulaient la tenir à distance du danger et “les pompiers ont même été caillassés”, a-t-il dénoncé.

Autour du véhicule, “il y avait beaucoup de mouvement, beaucoup de jeunes qui cherchaient à siphonner le carburant qui fuyait, en créant des ouvertures avec des bâtons dans la citerne”, a raconté le directeur de la PJ.

D’après les premiers témoignages, un motocycliste qui venait de remplir des bidons a cherché à faire redémarrer son engin, ce qui a produit l’étincelle qui a conduit à l’embrasement et l’explosion du camion.

 

Avec AFP

Centrafrique : accrochage mortel entre deux motos sur la route de Boali.

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Bangui (Corbeaunews) – Un mort et cinq (5) personnes grièvement blessées dans une collision entre deux motocyclettes survenue sur la route de Boali ce mercredi 8 mai 2019, a-t-on appris de sources sécuritaires.

 

D’après le constat de la brigade territoriale de la gendarmerie de Bégoa, l’accident a eu lieu ce mercredi 8 mai 2019 vers 16 heures locales au croisement Ndérè et Kpakpa à environ 39 kilomètres de Bangui.

La première moto, en provenance du PK55, et chargée de trois sacs de manioc, des bois de chauffe et quelques divers articles avec une commerçante âgée d’environ 40 ans assise dessus, roule à grande vitesse en direction de PK12. Tandis que la seconde moto, quant à elle, est chargée de 3 passagers derrière, roule aussi à vive allure en direction de Boali.

Arrivée au tournant de Ndérè, la première moto, qui voulait éviter un nid de poule sur sa ligne, n’a pas fait attention et percute violemment la seconde venue du PK12.

 

Le choc frontal est énorme. La commerçante assise derrière la première moto est projetée de plusieurs mètres, tandis que son pilote s’écrase totalement avec le visage au sol. Sur la seconde moto, le conducteur et ses trois (3) passagers se trouvent eux aussi au sol avec des graves blessures corporelles.

Transportées d’urgence à l’hôpital à Bangui, le pilote de la première moto, qui habite quartier Combattant, n’a pas survécu à ses blessures. Il est décédé ce jeudi aux environs de 6h du matin.

Les cinq (5) autres victimes se trouvent en ce moment aux urgences dans un état critique.

 

Cet accident rappelle à quel point il est important de s’abstenir de rouler en moto ou en voiture comme une fusée sur des routes déjà bourrées des nids de poule. Quatre ou cinq personnes sur une moto revient tout simplement à mettre sa vie en danger permanent.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : tentative de vol d’un bien mal acquis au commissariat du 8e arrondissement de Bangui.

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Commissariat du 8e arrondissement de Bangui. Credit photo : Corbeaunews.

 

 

Bangui (Corbeaunews) – Le bien mal acquis appartient à un chef Anti-Balaka incarcéré à la prison centrale de Ngaragba que le commissaire de police du huitième (8e) aurait tenté de s’en approprier illégalement. Enquête.

 

 

Histoire de la fuite d’un chef Anti-Balaka au volant d’une Jaguar.

 

En 2016, Monsieur Achille alias Houchère, un redoutable chef Anti-Balaka, au volant de sa voiture de marque Jaguar, a été intercepté par les forces de l’ordre en patrouille au croisement Marabena sur l’avenue des Martyrs pour possession illégale d’armes de guerre. Contre toute attente, il arrive à s’échapper avec sa voiture en direction du marché combattant.

 

Entre temps, son portrait est signalé aux policiers du huitième arrondissement qui lui ont tendu une embuscade. Très rapide, l’homme arrive à s’échapper pour la seconde fois aux filets des policiers, mais laissant derrière lui sa belle voiture Jaguar de couleur grise.

Celle-ci est confisquée depuis lors au commissariat du 8e arrondissement de Bangui.

 

Arrestation de Monsieur Achille alias Houchère à bord d’un taxi

 

Quelques semaines après avoir s’échapper au contrôle des policiers, le fugitif Achille alias Houchère se convertit au chauffeur de taxi dont il est le propriétaire.

Sauf qu’avec son taxi, le fugitif l’utilise pour braquer ses clients aux heures tardives.

Finalement, les policiers ont mis la main sur lui. Depuis lors, il est à la prison centrale de Ngaragba dans le 7e arrondissement de Bangui.

 

Et la voiture Jaguar ?

 

Toujours en stationnement devant le commissariat du 8e arrondissement depuis la fuite en 2016 de son propriétaire Achille, la voiture Jaguar faisait l’objet des multiples tractations en coulisse.

À l’époque de l’ancien commissaire, Toumoro en poste actuellement à Paoua, une somme d’argent avait été demandée pour que celle-ci soit libérée à la famille du propriétaire. Mais l’affaire avait échoué suite à l’opposition d’un commandant d’unité dudit arrondissement.

 

Depuis cette date, la tractation continue, mais le commissaire actuel du huitième arrondissement, monsieur Wilibiro tente de récupérer la Jaguar.

 

La semaine dernière, il a ordonné son transfert au garage mécanique qui se trouve derrière le commissariat.

Malheureusement pour lui, Monsieur Achille, depuis la maison d’arrêt de Ngaragba, est informé de la situation de sa voiture. Il met tout en œuvre pour faire échouer les jeux du commissaire Wilibiro.

 

Ce qui a été fait, la Jaguar est ramenée devant le commissariat du 8e arrondissement de Bangui depuis le début de la semaine.

 

Aux dernières nouvelles, une sanction est en cours contre le commissaire Wilibiro pour tentative de vol d’un bien saisi.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : Bangui, un accident spectaculaire d’un camion dans le 6e arrondissement.

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Dyna accidenté à Pétévo ce mercredi 8 mai 2019. Credit photo : Corbeaunews.

 

 

Bangui (Corbeaunews) – mercredi 8 mai 2019, un Dyna 6 roues transportant plusieurs dizaines des casiers de bière en provenance de brasserie Castel de Bimbo pour le centre-ville de Bangui s’est renversé complètement à quelques mètres du marché Pétévo dans le sixième arrondissement .

 

Selon la brigade d’accident du commissariat du sixième, l’accident a eu lieu ce mercredi 8 mai 2019 aux environs du midi quand le véhicule, rempli des casiers de bière, revenait de la brasserie CASTEL à Bimbo pour le centre-ville de Bangui, est tombé accidentellement dans un trou rempli d’eau au milieu de chaussée. Vu la taille et la profondeur de ce trou, il ne pourrait rien faire pour en échapper malheureusement. Après un premier basculement, puis un deuxième et troisième, il s’est retrouvé complètement à terre avec des centaines des bouteilles de bière éparpillées au sol.

En quelques secondes, le lieu est sécurisé par les policiers de la brigade d’accident du sixième arrondissement qui tentent d’empêcher les badauds de piller le véhicule.

 

Alors, la question qui reste en suspens est de savoir qui va rembourser les victimes de cet accident.

 

Notons que sur cette unique voie menant à la commune de Bimbo, il est pratiquement difficile de rouler sans se faire pivoter par des nombreux nids de poules qui rendent les conditions de circulations plus difficiles et compliquées dans le secteur.

Normalement, la Mairie, en charge d’entretenir les voies publiques, devrait être tenue responsable de nombreux accidents liés à ces nids de poule.

 

Quant aux passagers du camion, les trois )3) sont sortis miraculeusement indemne.

 

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : la MINUSCA annonce une stabilisation générale dans le pays

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Patrouille mixte FACA-MINUSCA à Bambari. Credit photo : Corbeaunews.

 

 

La mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA) a conclu que la situation sécuritaire dans le pays est généralement calme, a-t-on appris ce mercredi auprès de la mission.

D’après le porte-parole de la force de la mission, Soumana Garanke, les patrouilles ont beaucoup contribué au retour de l’ordre. Dans l’ouest de la République centrafricaine, par exemple, 776 patrouilles ont été effectués la semaine dernière, sur les axes parcourant les localités de Gamboula, Dilapoko, Baboua, Lokoti, Bouca et Paoua.

Le porte-parole de la police de la MINUSCA, Leo-Franck Gnapié, a noté à son tour une baisse globale de la criminalité dans la capitale Bangui comme en province, bien que l’est du pays fasse figure d’exception avec une légère hausse de la criminalité enregistrée par rapport aux semaines précédentes.

En dépit de la stabilisation générale, la MINUSCA s’est montrée préoccupée par la récurrence de violences commises par les éléments armés du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) dans l’ouest du pays, et leur spécialement sur le corridor menant à la frontière avec le Cameroun. F

 

Avec Xinhua.

Les militaires au Soudan accusés de retarder le transfert du pouvoir

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Les leaders de la contestation au Soudan ont accusé mercredi les généraux de chercher à retarder la transition du pouvoir en soulevant la question de la charia, un développement qui risque d’envenimer les rapports entre les principaux acteurs de la crise.

La réaction des personnalités, dont des laïcs venant notamment du Parti communiste, a suivi les réserves du Conseil militaire au pouvoir à leur vision de la période de transition.

Ce Conseil militaire de transition a pris le pouvoir après la destitution et l’arrestation le 11 avril par l’armée du président Omar el-Béchir sous la pression de la rue.

Les chefs de la contestation tirent leurs forces des milliers de manifestants qui campent depuis le 6 avril devant le QG de l’armée à Khartoum et réclament désormais un transfert du pouvoir à une autorité civile.

“La réponse du Conseil militaire va dans le sens d’une prolongation des négociations et non vers une transition” rapide, a souligné dans un communiqué l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), qui représente les manifestants.

La veille, les généraux ont déclaré qu’ils étaient d’accord avec la plupart des propositions de l’ALC sur la période de transition, mais qu’ils avaient “beaucoup de réserves” sur d’autres.

Ils ont soulevé notamment la question de la charia (loi islamique) en estimant qu’elle devait rester la source de la législation et en reprochant à l’ALC de ne pays l’avoir mentionnée dans leurs propositions.

Dans sa réaction, l’ALC a estimé que les généraux avaient soulevé “des questions non pertinentes, y compris celles de la langue officielle du pays et des sources de la législation dans une répétition ennuyeuse des surenchères de l’ancien régime”.

– Autres divergences –

Le régime du président déchu appliquait la charia, ce qui avait donné lieu, selon les défenseurs des droits humains, à des abus comme la flagellation de femmes pour “comportement indécent”.

“Nous appelons le Conseil militaire à conclure un accord pour transférer le pouvoir aux forces révolutionnaires”, ont ajouté les dirigeants de la contestation.

Des responsables anonymes de l’ALC cités par le quotidien Sudan Tribune ont estimé dans des réactions à chaud à la déclaration des militaires que la nature du régime pendant la période de transition et au delà ne pouvait être définie dans l’immédiat.

Des experts estiment quant à eux que la question devrait être soumise à référendum après une réflexion nationale.

Outre la charia, le porte-parole du Conseil militaire, le général Chamseddine Kabbachi a exprimé d’autres réserves aux propositions de l’ALC.

Selon lui, le Conseil est d’avis que la déclaration de l’état d’urgence devait revenir à un “conseil souverain” et non au gouvernement comme le proposent les leaders des manifestants. La composition d’un “conseil souverain” n’a pas encore fait l’objet de discussions entre les militaires et l’ALC.

Les deux parties divergent sur sa composition. L’ALC exige qu’il soit dominé et dirigé par des civils, et les généraux insistent pour y garder la main haute.

– Résidence surveillée –

Autre point de désaccord, les civils veulent une période de transition de quatre ans alors que les militaires considèrent qu’elle peut être de deux ans seulement, selon le général Kabbachi.

Mardi, l’un des chefs de l’ALC, Mohamed Naji al-Assam, a réitéré l’opposition de l’alliance à toute participation des figures de l’ancien régime à la période de transition.

“Le succès de la révolution repose sur le transfert du pouvoir à une autorité civile à part entière”, a-t-il dit.

L’une des figures de ce régime, l’ancien patron du renseignement, Salah Ghosh, a été placé en résidence surveillée, a indiqué le général Kabbachi pour souligner la volonté du Conseil militaire de rompre avec l’ère Béchir.

Déclenché le 19 décembre pour protester contre la décision du gouvernement de tripler le prix du pain dans un pays à l’économie exsangue, le mouvement populaire au Soudan s’est rapidement transformé en contestation inédite contre M. Béchir qui avait pris le pouvoir par un coup d’Etat en 1989.

Avec AFP

Quinze jihadistes présumés “neutralisés” près de la frontière burkinabè

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L’armée malienne et la force française Barkhane ont “neutralisé” 15 jihadistes présumés dimanche dans le centre du Mali, près de la frontière avec le Burkina Faso, a-t-on appris lundi de sources militaires.

Par ailleurs, dans la même région, à Dioura, où une attaque jihadiste le 17 mars avait fait 26 morts parmi les militaires maliens, au moins un civil a été tué et plusieurs été blessés lundi par des tirs de soldats après une explosion accidentelle qui a fait croire à un nouvel attentat, a-t-on appris de sources concordantes.

Dimanche, “lors de l’opération Tièsaba/Bourgou 1, les FAMa (forces armées maliennes,

NDLR) ont neutralisé quinze terroristes, récupéré quatorze motos, de l’armement, du matériel explosif, des munitions et fait des prisonniers”, a annoncé l’armée malienne dans un communiqué lundi.

L’armée malienne n’a mentionné ni la localisation de l’opération ni la participation de Barkhane. Mais des sources militaires maliennes ont affirmé à l’AFP que l’opération avait été conduite avec la force française à la frontière burkinabè, à l’est de la capitale régionale,

Mopti.

“Depuis bientôt une semaine, il y a eu des cibles et des opérations coordonnées ont été menées” entre l’armée malienne et Barkhane à la frontière, a indiqué à l’AFP un officier malien déployé dans la zone.

Selon une autre source militaire malienne, c’est dimanche “l’opération a eu lieu dans le village frontalier de Petedougou, vers le Burkina Faso”. “Les forces armées du Burkina et Niger sont au courant de cette opération menée uniquement par les FAMa et Barkhane”, a souligné cette source, confirmant le bilan du communiqué militaire.

L’état-major français n’a pas fait état de cette opération mais a récemment annoncé

Quinze jihadistes présumés “neutralisés” près de la frontière burkinabè

l’extension depuis le début de l’année de l’action de Barkhane au Gourma (centre). La force française a notamment établi une base avancée à Gossi pour rayonner sur cette zone, à cheval sur trois régions maliennes (Gao, Tombouctou et Mopti).

“Foire hebdomadaire vidée” –

 

A Dioura, dans la même région mais au nord-ouest de Mopti, une explosion d’origine initialement inconnue a provoqué des tirs de militaires maliens sur des civils lundi, jour de foire hebdomadaire, selon l’armée et des habitants.

Dans la matinée, un détachement de l’armée venu chercher de l’eau dans la localité a été “surpris (…) par un tir d’essai ami au mortier au retour vers la base, croyant à une attaque ennemie lorsque l’obus est tombé juste à proximité”, selon un communiqué de l’armée.

Les soldats ont alors “ouvert le feu sur un groupe de populations malheureusement présentes là à ce moment”, tuant un civil et en blessant quatre, selon le texte.

Auparavant, un habitant, Babrou Niang, avait fait état de l’explosion accidentelle d’une grenade, selon lui. “Dans la panique, les tirs ont atteint des civils, sur le coup deux civils sont morts”, a-t-il affirmé à l’AFP.

Selon, Allaye Touré, un notable, “la foire hebdomadaire s’est vidée de son monde habituel”. “Les militaires pensaient que c’est une attaque contre eux”, a-t-il expliqué.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes, en grande partie dispersés par une intervention militaire lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit avec Barkhane.

Mais des zones entières échappent au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, malgré la signature en 2015 d’un accord de paix censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

Depuis 2015, ces violences se sont propagées du nord au centre du pays, se mêlant très souvent à des conflits intercommunautaires, un phénomène que connaissent également le Burkina Faso et le Niger voisins.

 

Avec AFP et VOA

Boni Yayi craint toujours pour sa sécurité

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L’ex-Président Boni Yayi du Bénin

 

 

Des militaires armés ainsi que des policiers étaient encore visibles mardi dans les rues de Cotonou, la capitale économique du Bénin, et plus particulièrement aux alentours du domicile de l’ex-chef de l’Etat Boni Yayi, épicentre des violences post-électorales de la semaine dernière.

Des blindés de l’armée et plusieurs engins de police étaient toujours postés à proximité de la maison, dans le quartier du centre-ville de Cadjéhoun.

“C’est une situation très difficile à vivre”, a confié à l’AFP, Armel Zohoun, un riverain, qui se demande “jusqu’à quand cela va durer, cette situation”.

“C’est difficile de dormir en ayant des armes à son chevet et de se réveiller le matin au milieu de policiers et militaires armés”, se plaint cet employé de banque.

La semaine dernière, l’armée bloquait tout accès autour du domicile de l’ancien président, qui avait appelé à boycotter les élections législatives du 28 avril, puis à annuler le processus électoral, pour dénoncer l’absence de l’opposition.

Depuis le début des évènements, Boni Yayi est demeuré à l’intérieur de sa résidence.

Un de ses proches affirme qu’il “est désormais impossible d’accéder au domicile du président Yayi Boni sans avoir décliné son identité”.

Boni Yayi lui-même, dans une lettre qu’il a adressé à plusieurs chefs d’Etat de la sous-région, dont Macky Sall (Sénégal) et Muhammadu Buhari (Nigeria) a écrit que “son domicile est constamment encerclé avec une circulation continue de chars”.

“J’en appelle à votre leadership pour que des dispositions soient prises en urgence pour assurer ma sécurité, celle de ma famille et des opposants”, a ajouté l’ancien président dans un appel à l’aide.

 

L’exclusion de l’opposition des élections législatives, qui ont connu un taux d’abstention record, a donné lieu dans le pays à une série de manifestations qui se sont soldées par plusieurs morts, 7 selon l’opposition, à Cotonou et Kandi (nord).

 

Avec Voix Afrique et AFP

Un mort dans une attaque contre Ouahigouya, la capitale du Nord burkinabé

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Une personne a été tuée et deux blessées dans la nuit de lundi à mardi au cours d’une attaque jihadiste présumée à Ouahigouya, la première contre la grande ville du nord du Burkina Faso, a-t-on appris de sources sécuritaires.

“Un groupe de terroristes en motocyclette a attaqué vers 3h du matin le poste de péage situé à une dizaine de km à la sortie de Ouahigouya (chef-lieu de la région du nord), sur l’axe menant à Ouagadougou”, a indiqué à l’AFP une source sécuritaire.

“L’un des péagistes a été tué et l’autre blessé. Un policier qui assurait la garde à ce poste de péage a également été blessé”, a précisé la même source.

Si d’autres localités plus au sud, dont Koumbri (30km au sud de Ouahigouya) et Tangaye (40 km) ont déjà été visées, il s’agit de la première attaque contre Ouahigouya, troisième ville du pays et centre névralgique du nord du pays.

Sur la carte du Burkina sur le site du ministère des Affaires étrangères français, Ouahigouya est à la limite entre la zone orange et la zone rouge (située au nord) “formellement déconseillée”.

Cette région frontalière du Mali est constamment sous la pression des groupes jihadistes. Des centaines d’écoles ont été fermées. Les services de l’Etat ainsi que des centres de santé sont aussi absents, fonctionnaires et notamment enseignants étant menacés par les jihadistes.

Les deux blessés ont été pris en charge par le centre de santé de Ouahigouya, où ils sont toujours en observation.

“Le procureur du Faso a ouvert une enquête après avoir procédé aux constats d’usage”, a souligné un officier de police.

Le Burkina Faso est confronté depuis quatre ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières, attribuées à des groupes djihadistes, dont Ansarul islam, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et l’Etat islamique au grand Sahara (EIGS).

D’abord concentrées dans le nord du pays, ces attaques ont ensuite visé la capitale et d’autres régions, notamment l’Est, et fait depuis 2015 quelque 360 morts, selon un comptage de l’AFP.

Entre dimanche et lundi, une double attaque a visé le commissariat et la brigade territoriale de gendarmerie de Déou, localité située dans la province de l’Oudalan, sans faire de victime.

Lundi matin, des assaillants ont enlevé un agent de santé à Bourzanga, dans la province du Bam, et emporté une ambulance chargée de médicaments, selon l’Agence d’information du Burkina.

 

Avec AFP

Les Sud-Africains aux urnes pour élire leurs députés, l’ANC favori

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Les Sud-Africains ont commencé mercredi à voter pour des élections législatives et régionales promises au Congrès national africain (ANC) au pouvoir depuis 1994, malgré le chômage, la corruption et la pauvreté qui gangrènent le pays.

Les enquêtes d’opinion promettent au parti de Nelson Mandela de conserver une majorité absolue des sièges à l’Assemblée nationale, synonyme de nouveau mandat à la présidence pour son chef Cyril Ramaphosa.

Les premiers des 27 millions d’électeurs se sont pressés très tôt dans les bureaux de vote du pays.

“J’attendais ça depuis longtemps. C’est la première fois que je vote, je suis très heureuse”, a confié à l’AFP Lala Rosetta Ramaoka, 21 ans, venue déposer son bulletin dans l’urne dans une école primaire à Seshego (nord-est).

Le principal enjeu du scrutin réside dans l’ampleur du recul annoncé de l’ANC, dont la popularité a plongé sous le règne rythmé de scandales de Jacob Zuma (2009-2018).

Aux élections locales de 2016, le parti aux couleurs vert, jaune et or a réalisé son plus mauvais score national en recueillant 54% des voix, cédant en outre le contrôle de villes emblématiques comme Johannesburg et Pretoria.

Les sondages le créditent mercredi de 51 à 60% des intentions de vote, moins que les 62,5% recueillis aux législatives de 2014.

Depuis qu’il a pris la tête du parti et du pays il y a un peu plus d’un an, Cyril Ramaphosa, 66 ans, promet d’éradiquer la corruption et de relancer l’économie, qui souffre d’une croissance atone depuis la crise financière de 2008.

– Déclin –

Jugé “propre”, pragmatique et compétent, l’ancien syndicaliste devenu millionnaire, un temps considéré comme le dauphin désigné de Nelson Mandela, a semble-t-il réussi à limiter la chute de popularité de l’ANC.

“Il est de loin le candidat le plus populaire”, estime l’analyste Collette Schulz-Herzenberg, de l’université de Stellenbosch.

Mais, tout au long de sa campagne, il a été confronté à la déception, voire à la colère d’un pays désenchanté un quart de siècle après la chute du régime de l’apartheid et la promesse démocratique d’une nation “arc-en-ciel”.

Le chômage y a atteint des proportions endémiques (27%), la corruption gagné le plus haut sommet de l’Etat et les inégalités sociales et la pauvreté s’y creusent. L’an dernier, un rapport retentissant de la Banque mondiale a même fait de l’Afrique du Sud “un des pays les plus inégalitaires” de la planète.

L’opposition n’a pas manqué de surligner ces échecs.

“J’appelle le peuple de ce pays à voter en masse aujourd’hui. Changeons les choses”, a lancé le chef de file de l’Alliance démocratique (DA) Mmusi Maimane, 38 ans, en votant tôt à Dobsonville, dans la banlieue de Johannesburg.

“Je vais voter pour Mmusi”, a confié dans le même bureau de vote Moxolo Gqetywa, une chômeuse de 48 ans. “Il nous a promis du travail, on veut se libérer de cette pauvreté”.

A gauche, l’agitateur Julius Malema, 38 ans, a prôné une “révolution”, notamment par l’expropriation sans indemnisation des terres encore détenues par la minorité blanche. “Nous sommes l’avenir de l’Afrique du Sud”, a clamé le “commandant en chef” des Combattants pour la liberté économique (EFF).

– ‘Pas contents de l’ANC’ –

Malgré ce terrain favorable, les deux partis ne semblent toutefois pas encore en mesure de faire tomber l’ANC.

“Les gens ne sont pas contents de l’ANC mais ils continuent à voter pour eux”, a regretté auprès de l’AFP une enseignante à la retraite blanche, Lockie Mans, 65 ans, qui a voté dans la petite ville rurale de Coligny (nord-ouest).

Handicapé par son image de “parti de Blancs”, la DA peut espérer, selon les enquêtes d’opinion les plus favorables, au mieux 24 à 25% des suffrages (contre 22% en 2014).

Quant aux EFF, ils ont le vent en poupe chez les jeunes et les plus démunis et pourraient doubler leur score d’il y a cinq ans. Mais leur discours radical ne devrait pas leur permettre de dépasser la barre des 15%.

La seule surprise du scrutin pourrait venir mercredi des élections régionales. L’ANC est ainsi menacé dans la province la plus riche du pays, le Gauteng, celle de Johannesburg.

Quel que soit le score réalisé par l’ANC, la tâche qui s’offre à Cyril Ramaphosa s’annonce délicate. Les analystes lui prédisent les pires difficultés pour réaliser les réformes qu’il a promises pour relancer l’économie et nettoyer l’Etat de la corruption.

La faute au clan Zuma, anticipent-ils, toujours puissant au sein du parti. “L’ANC que nous présumons victorieux ne relèvera pas ces défis à cause de ses divisions internes”, résume Lumkile Mondi, de l’université du Witwatersrand à Johannesburg.

Les premières tendances fiables du scrutin devraient être publiées par la Commission électorale (IEC) dès jeudi.

Le futur président, élu par les 400 députés, sera investi le 25 mai.

 

Avec

AFP

 

Sénégal: décès d’un chef religieux au lendemain de sa condamnation à 10 ans de travaux forcés

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Le chef religieux musulman sénégalais Cheikh Bethio Thioune est décédé mardi en France, où il était soigné, au lendemain de sa condamnation à 10 ans de travaux forcés pour “complicité” dans le meurtre par des disciples en 2012 de deux d’entre eux, a-t-on appris auprès d’un de ses avocats.

“On m’a confirmé le décès de Cheikh Bethio Thioune survenu aujourd’hui mardi en France”, a déclaré à l’AFP Me Mouhamadou Moustapha Dieng, confirmant une information de plusieurs médias sénégalais.

L’avocat était membre du collectif de défense du guide religieux, né en 1940, à son procès du 23 avril au 2 mai, au cours duquel 19 de ses fidèles ont comparu. En traitement médical à Bordeaux (sud-ouest de la France) depuis janvier, selon ses conseils, le marabout avait été jugé en son absence.

Lundi, la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Mbour, à 80 km au sud-est de Dakar, l’avait condamné à 10 ans de travaux forcés pour “complicité de meurtre” et “non-dénonciation de crime”.

Cheikh Bethio Thioune, influent responsable mouride, une des plus puissantes confréries de l’islam au Sénégal, avait été arrêté le 23 avril 2012 à la suite de la mort de deux de ses disciples lors d’une rixe. Il avait ensuite bénéficié d’une liberté provisoire en février 2013.

Il clamait son innocence et entendait se défendre devant la justice de son pays dès que son état de santé le permettrait, selon ses avocats.

Son chambellan, Cheikh Faye, a également été condamné à 10 ans de travaux forcés pour complicité de meurtre et association de malfaiteurs. Dix autres prévenus ont été condamnés pour meurtre à 15 ans de travaux forcés et deux autres à huit ans pour complicité. Le tribunal avait prononcé trois acquittements.

Administrateur civil de formation, il était un des guides religieux sénégalais les plus populaires dans le pays et en Afrique de l’Ouest, en Europe et aux Etats-Unis, où il comptait de nombreux fidèles. Il avait officiellement sept femmes et 29 enfants.

Selon le récit des avocats pendant les débats, il avait interdit à l’une des victimes l’accès à son domicile, lui reprochant une dévotion excessive à son égard – elle le comparait même à Dieu, et des “insultes” envers son propre père spirituel.

L’homme avait bravé l’interdiction et des fidèles s’en étaient pris à lui, le tuant avec l’un de ses compagnons.

 

Avec

AFP

 

Libéria : Le président libérien George Weah suspend lundi son vice-ministre chargé de la presse

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Le Président Libérien Georges Weah.

 

 

Le président libérien George Weah a suspendu lundi son vice-ministre chargé de la presse, accusé de raviver les tensions ethniques à un mois d’une grande manifestation de l’opposition dans ce pays d’Afrique de l’Ouest hanté par une guerre civile (1989-2003) qui a fait quelque 250.000 morts.

George Weah et son gouvernement “restent engagés en faveur de la politique +un pays, un peuple+, avec une tolérance zéro pour les politiques de divisions ou de tribalisme”, indique un communiqué de la présidence annonçant la “suspension avec effet immédiat” du vice-ministre chargé de la Presse et des Affaires publiques, Eugene Fahngon.

George Weah, au pouvoir depuis janvier 2018, est seulement le deuxième président de la plus ancienne république d’Afrique à ne pas appartenir à l’élite “américano-libérienne” –dite Congo– descendante d’esclaves affranchis qui y domine la vie politique depuis 170 ans.

Plusieurs partis d’opposition ont appelé à une grande manifestation le 7 juin pour réclamer que le chef de l’Etat “démissionne ou trouve une solution aux souffrances de la population”, alors que le pays fait face à d’importantes difficultés économiques.

Sur les réseaux sociaux, M. Fahngon a insinué que les Congo étaient à l’origine de la vague de protestation. “Je ne participerai pas à la marche du 7 juin. J’attendrai celle des +Country people+ (autochtones) le 8 juin”, a déclaré M. Fahngon dans un message sur Facebook.

“Ce sont les Congo qui sont derrière la manifestation du 7 juin”, a abondé le sénateur, prédicateur et ancien chef de guerre Prince Johnson, soutien de George Weah lors du second tour de la présidentielle de 2017.

Un sénateur de l’opposition, Sando B. Johnson, a accusé la majorité, dans une interview publiée lundi par le journal FrontPage Africa, de vouloir “semer le chaos” en instrumentalisant les autochtones contre un rassemblement pacifique.

Washington, à l’origine de la création du Liberia au XIXe siècle, s’est inquiété de cette escalade verbale, alors qu’un très grand nombre de personnalités directement impliquées dans la guerre civile occupent toujours des positions importantes dans les sphères du pouvoir politique et économique, plus de 15 ans après la fin du conflit.

“Il est inacceptable que le sénateur Prince Johnson, le député Yekeh Kolubah, des +ex-généraux+ ou d’autres acteurs de la guerre civile au Liberia incitent à commettre des actes illégaux à travers une rhétorique malavisée qui pourrait mettre en danger la paix et la sécurité difficilement gagnée au Liberia”, a indiqué dans un communiqué l’ambassade américaine à Monrovia.

“De même, il est également irresponsable pour des personnes qui occupent des responsabilités au sein du gouvernement ou du parti au pouvoir de promouvoir de telles divisions comme le vice-ministre Eugene Fahngon l’a fait sur les réseaux sociaux”, ajoute le texte.

Avec AFP

 

 

Centrafrique : catastrophe sanitaire et environnementale à Bozoum.

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Chantier chinois à Bozoum.

 

 

Paoua (CNC) – À Bozoum, le fleuve Ouham qui fait vivre une bonne partie de la population de l’Ouham pendé, de l’Ouham et du Tchad est devenu un bourbier, une montagne de graviers, nids des poules d’eau. C’est désormais l’image qui reste de ce fleuve. En cause, des exploitations sauvages des mines d’or par des sociétés chinoises implantées par l’ancien Premier ministre, ministre d’État conseiller à la Présidence de la République Simplice Mathieu Sarandji. Enquête.

 

 

Tian Xiang, Tian Run, Meng et Mao. Ce sont les sociétés chinoises autorisées par l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji à s’installer à Bozoum pour extraire de l’or dans le fleuve Ouham jusqu’à concurrence du montant de leur somme d’argent qu’il a rackettées. Mais l’exploitation de ces minerais cause beaucoup de dégâts tant environnementaux que vitaux.

 

 

Sur le plan environnemental…

 

Des forêts dévastées, des montagnes de terre tamisée qui forment les berges du fleuve, des nids des poules d’eau extrêmement sale partout, des employés, des bulldozers et des pelles mécaniques au milieu des boues. Un vrai travail de pillage et une véritable catastrophe écologique en cours en Centrafrique.

 

Sur le plan vital

 

L’utilisation du cyanure par ces sociétés chinoises commence à produire ses effets. À Boyélé comme à Bozoum, les maladies dermatologiques et ophtalmologiques apparaissent. Une insécurité alimentaire mortelle à l’horizon du fait de l’infertilité du sol et des morts des poissons.

Même les chats sont des cibles des Chinois.

Très convoités par les Chinois, les chats aussi recherchés nuitamment par jeunes.

 

Cette désastreuse situation a poussé la population de Bozoum et ses environs à bouder.

Suite à un rapport du Directeur général des mines, les activités de ces quatre sociétés ont été suspendues le 25 mars pour « non-respect des textes qui régissent les activités minières en République centrafricaine, notamment le manquement aux obligations relatives à la protection de l’environnement »

Mais, contre toute attente, un mois après, le 26 avril 2019, sur injonction du président Touadera et de son conseiller Simplice Mathieu Sarandji, le ministre des Mines Léopold Mboli-Fatran est revenu sur sa décision en autorisant à nouveau ces sociétés à faire tout ce qu’elles veulent.

 

Que reste à ces populations ?

 

Galvanisés par leurs manifestations pour libérer le Père Aurellio Gazzera, brièvement arrêté par les militaires qui protègent ces Chinois à Bozoum, les jeunes de Bozoum et de Boyélé multiplient les réunions avec les autorités locales afin de demander purement et simplement la fin des activités de ces sociétés.

 

Une chose est sûre, le président Touadera et son ami Simplice Mathieu Sarandji se sont vachement enrichis au dos de ces Chinois.

Miser sur la suspension et l’arrêt de leurs activités durant leur mandature n’est qu’une utopie.

 

 

Copyright2019CNC

Centrafrique : qui sont ces Russes qui jouent les Cowboys en Centrafrique ?

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Immeuble abritant l’Ambassade de Russie en République centrafricaine. CopyrightCNC.

 

 

Bangui (Corbeaunews) – Qui sont-ils, ces Russes, dont les débordements désormais réguliers finissent par lasser la population, qui n’aspire qu’à la tranquillité ? Violence, alcoolisme, mépris, voilà ce que ces gens venus officiellement pour nous aider apportent finalement au pays du feu Président Boganda.

 

 

Les faits divers les plus déplorables s’ajoutent les uns les autres, sur toute l’étendue du territoire centrafricain. Faut-il en rappeler la sinistre succession ? On se souvient de cet employé de l’entreprise russe Lobaye Invest qui a froidement assassiné un chasseur de la ville de Pissa, après avoir obtenu les faveurs de son épouse. L’affaire a été étouffée à grand renfort d’argent distribué, sans que justice ne fût rendue.

 

À Bangui, en début d’année, c’est un conducteur russe, pris de boisson, qui a détruit du mobilier urbain avec son véhicule, avant de menacer avec son fusil les policiers venus offrir leur assistance.

 

Au mois de mars, à la sortie d’un restaurant, un autre russe tout aussi saoul s’en est pris violemment à un membre d’une ONG, cassant en petits morceaux son téléphone portable après l’avoir accusé de le prendre en photo alors qu’il ne faisait que donner un appel. La police de l’ONU a dû intervenir pour rétablir l’ordre !

 

Mais on apprend, de source autorisée, que le mauvais exemple vient d’en haut. À la fin de l’année 2018, c’est l’ancien conseiller à la sécurité de la présidence, Valery Zakharov en personne, qui s’est livré à une beuverie en baleinière, sur l’Oubangui, s’enivrant au vin de palme à même le bidon de cinq (5) litres, avant de déboucher à coups de pistolet les bouteilles, avec ses compagnons de débauche. Il faut à ce poste, au plus haut niveau de l’État, une personnalité noble et charismatique, et non un ivrogne immoral. C’est le même homme qui donne ses ordres au colonel russe Kiril, le conseiller du Groupement spécial chargé de la Sécurité républicaine (GSPR), qui assure la protection de la Présidence de la République.

 

Mais peut-on vraiment faire confiance en ces gens ?

 

Certains ont été formés dans les services secrets (FSB) à l’époque de la dictature soviétique. D’autres viennent des « Bratva », les sinistres confréries de la Maffia russe, qui exécutent les basses œuvres des oligarques enrichies sur le dos du peuple russe. Voilà comment sont recrutés les mercenaires de Wagner et Séwa Sécurité qui sévissent de l’Ukraine à la Syrie, et maintenant en Centrafrique.

 

Comment s’étonner qu’ils apportent avec eux la violence, l’immoralité et demain le crime organisé ?

 

La Centrafrique est un pays de cocagne, dans laquelle les fils de la Volga se vautrent comme des satrapes. Il serait temps de lever le ton afin de mettre fin à ces abus inacceptables pour la dignité du peuple centrafricain.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : lettre d’annonce pour la participation du parti PDCA aux élections présidentielles et législatives prochaines.

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PDCA

Chers Compatriotes,

 

 

Dans quelques dix neuf (19) mois, nous irons aux élections pour choisir un nouveau Président de la République, Chef de l’Etat et de nouveaux Députés de la Nation. Faire un choix, c’est sélectionner, opter se prononcer ou trancher. C’est pour dire que dans dix neuf (19) mois, nous choisirons en toute responsabilité notre destin, si nous votons ou notre destin s’imposera à nous si nous ne votons pas. Et pour voter il faut préalablement s’inscrire sur la liste électorale, lors des recensements électoraux qui auront lieu en 2020 au pays ou dans les ambassades et consulats centrafricains à l’étranger, obligation première et déterminant fondamental qui s’impose pour exercer son droit de vote. Et le Parti Démocratique Centrafricain-PDCA se fait l’agréable devoir d’alerter chacun de nous pour assumer cette obligation première dans le temps imparti pour ne plus connaître les frustrations et manipulations éhontées ou manœuvres dilatoires de 2015-2016.

 

Voter est un droit, mais ce droit, durant les rares fois qu’il y a eu réellement votes, a été altéré ou usurpé par les phénomènes de ‘’fa mapa’’, d’achats de voix, d’incitation au repli régional ou ethnique, de manipulations de compatriotes analphabètes, lesquels constituent la masse électorale. Selon les statistiques évoquées par Monsieur le Ministre de l’Education Nationale et de l’Enseignement Supérieur en 2017, la population centrafricaine, estimée à 4 510 000 habitants, après les tueries de masse qui perdurent depuis 2012, comprend 53 % de jeunes de moins de 18 ans, soit 2 390 300, et 47 % d’adultes en âge de voter, soit 2 119 700. La population en âge de voter (2 119 700) est ainsi répartie (situation à réajuster en 2020, compte tenu du taux de croissance de 2,5 % ou d’atteinte de la majorité):

  • Electeurs lettrés :                                 07 %                soit                  148 379
  • Electeurs semi-lettrés                           23 %                soit                  572 319
  • Electeurs non lettrés                             70 %                soit               1 399 002

Les 70 % de nos compatriotes en âge de voter et non lettrés sont ceux du monde rural qui subissent les affres de l’insécurité depuis 2012 et qui n’ont pas été correctement recensés en 2015 et qui risquent de ne pas être aussi correctement recensés en 2020, non seulement à cause de l’insécurité qui est devenue un fonds de commerce politique et diplomatique, mais aussi à cause de certaines velléités ou négativités politiciennes des Autorités Politiques de Bangui qui sont en train de réaliser leur perte de crédibilité. Et cette forte proportion d’électeurs ne sachant lire, se fient souvent aux recommandations de leurs parents ou proches qui orientent leurs votes ou subissent les méfaits des manipulations politiciennes. Ce phénomène met en relief l’ampleur du travail de sensibilisation et de conscientisation à faire par les Forces Vives de la Nation, et surtout celles des jeunes qui demain seront les acteurs politiques, administratifs, économiques et autres, auprès de nos compatriotes non lettrés pour de judicieux choix électoraux. Également, les – 18 ans qui représentent aujourd’hui 53 %, deviendront progressivement chaque année des électeurs et auront à exercer leurs pleins droits à partir de 2026, donc, il faudrait leur baliser les voies pour éviter des manipulations.

 

C’est pour dire que les candidats présidentiels et législatifs ne doivent plus être des aventuriers, ni seulement préoccupés par des enrichissements personnels au mépris de la population, mais des compatriotes qui doivent faire de la Politique une mission d’objectifs, c’est-à-dire des dirigeants qui doivent s’assumer dans le contexte d’un Etat néant, après les 60 ans de gâchis politiques ; ils doivent être capables de se transcender de mesquines considérations, de disposer d’une forte volonté, d’une détermination et d’un courage politiques pour prendre les mesures impopulaires qui s’imposent, de respecter et d’appliquer aussi judicieusement et rigoureusement les lois de la République, d’avoir des capacités d’adaptation, de désadaptation et de réadaptation, par d’idoines modulations politiques dans l’optique d’une transcendance individuelle, collective ou populaire, d’impulsion, d’implication pour une auto-organisation mobilisatrice, et, capables de savoir oser un audace national et démocratique pour un orgueil et une fierté à recouvrer. Voilà l’optique visionnaire du Parti Démocratique Centrafricain-PDCA, développée dans son projet de société d’une centaine de pages, dont le tableau synoptique et la synthèse seront disponibles dans quelques mois.

 

Cette vision que le PDCA va proposer aux compatriotes centrafricains, et qui s’impose compte tenu de la néantisation du pays, trouve sa noble justification dans le fait, qu’après six (6) décennies d’indépendance octroyée par la puissance colonisatrice, les balbutiements, l’amateurisme, les improvisations, l’infantilisation, l’illettrisme politique, l’obsession d’enrichissements excessifs sur fond d’exclusions,, le mépris du Peuple Centrafricain, notamment les faibles considérations des compatriotes jeunes et femmes, la manipulation outrancière de la jeunesse et le 3ème âge laissé pour compte, ont été les plaies politiques qui ont fait de nous de nains politiques. En considération de ces plaies, cette vision se veut prospective et alternative, car il urge de refixer quelques repères fondamentaux pour que les générations futures puissent s’assumer en toute conséquence. Il est temps de nous départager de nos comportements de grands enfants, jugés incapables de faire les choix de société qui s’imposent, pour rassurer ceux de la communauté internationale qui veulent encore continuer de nous accompagner, et surtout pour ne pas être abandonnés au bord de la route de développement.

 

Les turpitudes et inconséquences politiques des six (6) décennies vécues nous interpellent individuellement et collectivement pour commencer à organiser le présent pour bien préparer l’avenir, car il y a un vieil adage ancestral qui dit ‘’on s’assoit toujours sur une vielle natte pour faire une nouvelle’’. Les négativités du passé doivent nous inspirer positivement pour bien organiser la reconstruction de notre Centrafrique et permettre son émergence économique à terme. Et il y est aussi de la responsabilité de la jeunesse appelée à prendre progressivement les relais dans quelques années.

 

 

 

 

WAFIO Jean Serge

Président du P D C A

RDC : évasion à la prison de Kananga.

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Prison de Kananga en RDC. CopyrightACD

 

La tension est vive ce mardi matin à la prison centrale de Kananga. Des tirs nourris ont été entendus dans le périmètre de la prison la nuit.

« Les prisonniers ont profité de la pluie pour sortir en masse. Nous n’avons pas le chiffre car il est difficile pour nous d’accéder à nos bureaux. Les prisonniers qui sont restés sont dans la cour et menacent de s’attaquer à tout celui qui entre », explique un fonctionnaire de la prison qui a requis l’anonymat.

Prison centrale de Kananga

Plusieurs autorités sont en ce moment à la prison. Elles se tiennent à l’entrée et évitent d’avancer car les prisonniers sont menaçants.

« Il semble que plusieurs miliciens Kamuina Nsapu en attente de leurs procès ont pris le large. J’ai entendu des gens dire: ” amenons ce policier au Tshiota ». Ce qui confirme l’évasion des Kamuina Nsapu », rapporte une source pénitentiaire.

Les renforts sont attendus.

 

Centrafrique : Ludovic LEDO quitte le MCU

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L’ex-Touaderateur Ludoviv LEDO

 

 

Bangui, (CNC) – Même s’il promet de dire à son frère Uni le Président Touadera les raisons qui le poussent à quitter le MCU, Ludovic LEDO, ancien Coordonnateur National du Rassemblement des Jeunes de la Majorité Présidentielle (RJMP) devenu Secrétaire National Adjoint chargé de l’Information, de la Communication, et de Nouvelles Technologies du Mouvement Cœurs Unis (MCU) lors de sa création, est en conflit ouvert avec les caciques et applaudisseurs de MCU depuis l’arrestation des leaders de la société civile.

Ludovic LEDO, le désormais Ex-Secrétaire National Adjoint chargé de l’information, de la Communication, et de Nouvelles Technologies du Mouvement Cœurs Unis (MCU) du président Touadera, quitte officiellement ce parti avec un cœur plein de déception et d’exaspération chronique. Il l’a matérialisé dans une lettre envoyée hier, 6 mai, à son désormais ancien Secrétaire National Exécutif Simplice Mathieu Sarandji et promet de relater dans les jours à venir ses quatre vérités sur ce parti et ses leaders.

 

 

Ludovic LEDO

Juriste et Organisateur-conseil

Secrétaire National Adjoint chargé de l’information, de la Communication, et de Nouvelles Technologies du Mouvement Cœurs Unis (MCU)

Tél. 00(236). 75.43.00.41 – 72.32.70.69 Email : ludovic.ledo@net-c.pl

 

 

AU SECRETAIRE EXECUTIF NATIONAL DU

MOUVEMENT CŒURS UNIS (MCU).

 

Objet : Lettre de démission au poste de Secrétaire National Adjoint

           Chargé de la communication, de l’information et de nouvelles

           Technologies du Mouvement Cœurs Unis

 

 

Monsieur le Secrétaire Exécutif National, et cher frère Uni,

Je viens officiellement par la présente vous informer de ma décision de démissionner au poste de Secrétaire National Adjoint, Chargé de l’information, de la communication, et de nouvelles technologies du Mouvement Cœurs Unis (MCU), poste que j’occupais depuis le 10 Novembre 2018.

Cette décision en effet, j’aurais préféré n’avoir jamais é la prendre. Voilà d’ailleurs pourquoi j’expliquerai largement dans les jours à venir, et dans une lettre ouverte que j’adresserai au frère Uni Président, S.E. Pr Faustin Archange TOUADERA, les raisons de ma démission, mais qui, et comme vous pouvez déjà le savoir, sont bien la résultante d’une profonde déception, et synonyme d’une exaspération chronique.

Veuillez recevoir, Monsieur le Secrétaire Exécutif National et cher frère Uni, l’expression de ma haute considération.

 

Bangui, ce 06 mai 2019.

 

Ludovic LEDO

 

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