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Centrafrique : Cérémonie de fin de formation du Bataillon amphibie, Discours du général de brigade Herminio MAIO, Patron de l’EUTM.

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Centrafrique.com/centrafrique-ceremonie-de-fin-de-formation-du-bataillon-amphibie-discours-du-general-de-brigade-herminio-maio-patron-de-leutm/2018-12-06-r379-ceremonie-fin-de-formation-bataillon-amphibie/” rel=”attachment wp-att-25053 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>A l'issu de leurs 3 mois d'entraînement opérationnel avec l'EUTM-RCA, le bataillon amphibie des FACA est le 4e bataillon à bénéficier de l'entraînement opérationnel avec les instructeurs européens. La cérémonie militaire a eu lieu sous le haut patronage de son excellence, le président de la République, le professeur Faustin-Archange TOUADERA, chef suprême des armées, et aussi en présence de Marie-Noëlle KOYARA, Ministre de la Défense.Le général Patron de l'EUTM-RCA. CopyrightCNC.
A l’issu de leurs 3 mois d’entraînement opérationnel avec l’EUTM-RCA, le bataillon amphibie des FACA est le 4e bataillon à bénéficier de l’entraînement opérationnel avec les instructeurs européens. La cérémonie militaire a eu lieu sous le haut patronage de son excellence, le président de la République, le professeur Faustin-Archange Touadera, chef suprême des armées, et aussi en présence de Marie-Noëlle KOYARA, Ministre de la Défense.Le général

Centrafrique : Cérémonie de fin de formation du Bataillon amphibie, Discours du général de brigade Herminio MAIO, Patron de l’EUTM.

 

 

Discours du général de brigade Herminio MAIO,
Commandant la mission EUTM-RCA

 

Bangui, 6 décembre 2018.

 

Monsieur le Président de la République, Chef de l’État et Chef Suprême des Armées,

 

Quelques jours après le soixantième anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine, je tiens à saluer votre courage et celui de vos concitoyens et concitoyennes qui, malgré les souffrances et les obstacles, cherchent à entretenir les valeurs républicaines portées par le père fondateur Barthélémy BOGANDA d’UNITE, de DIGNITE et de TRAVAIL.

 

Je vous assure de ma disponibilité et de ma solidarité, que je sais partager par les soldats d’EUTM-RCA et nos partenaires internationaux, pour aider la République centrafricaine à relever les défis qui l’attendent.

 

Monsieur le Président de la République,

Monsieur le Ministre des Finances et du Budget, représentant le Premier Ministre,

Monsieur le maire de BANGUI,

Madame la Ministre de la Défense et de la reconstruction de l’Armée,

Mesdames et Messieurs les Ministres, membres du Gouvernement,

Madame l’Ambassadeur de l’Union Européenne, Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs les représentants des Organisations Internationales,

Mesdames et Messieurs les membres de la Communauté Diplomatique,

Mesdames et Messieurs les membres des différents Cabinets,

Mon Général, Inspecteur général de l’Armée nationale,

Mon Colonel, Chef d’état-major des Armées,

Mesdames et Messieurs les membres de la MINUSCA,

Messieurs les officiers généraux,

Messieurs les officiers, sous-officiers et militaires des Forces armées centrafricaines,

Messieurs le Chef de Corps, officiers, sous-officiers et militaires du rang du Bataillon Amphibie,

Mesdames et messieurs les membres de l’EUTM,

Chers invités, en vos rangs, titres et qualités,

 

C’est à nouveau un honneur pour moi de me trouver parmi vous pour célébrer la fin de la formation des 330 personnels du bataillon amphibie. Durant les trois derniers mois, ils ont bénéficié d’une formation complète dispensée par les professionnels d’EUTM-RCA.

 

Les FACA du bataillon amphibie peuvent désormais rejoindre leurs frères d’armes sur le terrain. Je salue ici leur engagement et leur détermination, digne de la réputation de leur unité, ainsi que l’ensemble des citoyens, des forces armées centrafricaines et des partenaires internationaux soutenant la République centrafricaine. La persévérance dont ils ont fait preuve au lendemain de la crise sécuritaire qui a affecté ce pays a permis de parvenir aux résultats que nous observons aujourd’hui.

 

Grâce au soutien constant des partenaires, près d’un millier de FACA sont aujourd’hui déployés sur le terrain aux côtés des Casques bleus de la MINUSCA.

 

Au total, plus de trois mille quatre cents militaires ont bénéficié des formations dispensées par EUTM-RCA. C’est en associant une formation tactique complète à des enseignements éthiques encadrés par le Droit International Humanitaire, au profit de tous nos stagiaires que nous formons dans la durée un modèle d’armée professionnelle.

 

  1. le Président,

Madame la Ministre de la Défense,

 

Je tiens à vous adresser un remerciement tout particulier pour avoir réaffirmé à plusieurs reprises votre soutien à notre action. En demandant que l’ensemble des troupes formées à l’étranger soient validées par EUTM vous avez identifié la formation de l’EUTM-RCA comme la garantie de qualité et de cohérence de votre armée. L’ensemble du personnel d’EUTM est sensible à cette preuve de confiance dont nous souhaitons nous montrer digne.

 

L’entraînement et le déploiement ne représentent en effet qu’une partie des efforts engagés au profit des FACA. Leur montée en puissance passe ainsi par l’établissement d’une chaîne de commandement capable de planifier et de conduire les opérations dans un contexte exigeant. Sur le terrain, leur subsistance nécessite des moyens logistiques. Enfin, le lancement d’une campagne de recrutement sur l’ensemble du territoire permet d’établir une armée, professionnelle, citoyenne et républicaine.

 

Ces actions ont été prises en compte par les autorités centrafricaines et bénéficient du soutien de la mission EUTM-RCA et de ses partenaires pour identifier les besoins des FACA et proposer des pistes d’actions pertinentes. La solidarité internationale joue un rôle déterminant dans les progrès réalisés, contribuant de manière décisive au déploiement progressif des FACA formés par EUTM. D’autre part, le versement des arriérés de solde par les Etats-Unis a permis la mise à la retraite de près de 800 membres des forces armées, premier pas vers une harmonisation des effectifs.

 

Il importe toutefois de poursuivre ces efforts. L’ampleur des besoins de la République centrafricaine requiert une coordination entre tous les acteurs. En raison de la complexité de la crise et des investissements réalisés, il est nécessaire de s’assurer de la cohérence des actions de tous les partenaires, notamment sur le plan sécuritaire.

 

Le renforcement des capacités sécuritaires s’intègre pleinement dans l’approche globale, portée par les forces vives de la Centrafrique et leurs partenaires. Je remercie ainsi nos partenaires diplomatiques et les acteurs humanitaires qui contribuent, au péril de leur vie, à restaurer la stabilité et à subvenir aux besoins des populations. Par leur action d’urgence, ils préparent les esprits à la réconciliation ou « passer sur l’autre rive », comme l’a encouragé Sa Sainteté le pape François il y a trois ans.

 

Dans ce contexte, l’Initiative africaine, à laquelle vous avez rappelé votre attachement à l’occasion de la Fête nationale, revêt une importance toute particulière. En effet, l’établissement d’une paix durable ne peut se résumer aux mesures sécuritaires. Elle nécessite un dialogue et solution politique dans un cadre unanimement reconnu et accepté.

 

Pour accompagner cette stratégie, le mandat d’EUTM-RCA a été prolongé de deux ans à partir du 20 septembre 2018. Conformément aux vœux du chef de l’Etat, EUTM-RCA doit ainsi continuer à jouer un rôle central à vos côtés.

 

Durant cette période, la mission s’est vue accorder de nouveaux objectifs en réponse aux demandes des autorités centrafricaines. Tenant compte de la dimension opérationnelle des FACA, EUTM-RCA s’apprête, avec le soutien des Eléments français du GABON, à conduire des actions de formation à BOUAR. Celles-ci doivent s’accompagner d’investissements européens pour établir à BOUAR un  pôle d’excellence dans la formation des FACA et de leurs sous-officiers, conformément au modèle d’armée de garnison prévu par le Plan national de Défense.

 

Fruit d’une approche globale et structurante, le déploiement en garnison accompagne la restauration de l’autorité de l’Etat sur l’ensemble du territoire. A BOUAR, l’UNION EUROPENNE a ainsi réhabilité les bâtiments administratifs et s’apprête à soutenir les forces de sécurité intérieures le long de la route nationale 3.

 

Le désenclavement du territoire, préalable au dynamisme économique et à l’amélioration des conditions de vie, est un axe majeur de notre action. Dans cette optique, EUTM-RCA doit se doter dès janvier prochain d’une cellule de spécialistes du génie militaire pour assister la restauration des infrastructures. Suite au montage d’un pont Bailey par le bataillon du génie des FACA à ZINGA dans la LOBAYE en septembre dernier, EUTM doit assister les sapeurs centrafricains à installer les ponts métalliques donnés par la France dans le cadre d’un projet européen.

 

Le soutien continu de l’UNION EUROPENNE et de ses Etats-membres à la République centrafricaine s’est également traduit par l’engagement des onze Etats-contribuant à EUTM-RCA. A partir de janvier prochain, ceux-ci ont approuvé le renforcement des effectifs de la mission en vue de la mise en œuvre du nouveau mandat. Cet engagement doit également s’étendre par un volet conseil au profit de la gendarmerie.

 

Ce n’est qu’en conjuguant nos énergies et nos volontés que nous pouvons venir à bout des défis qui nous attendent et répondre aux attentes du peuple centrafricain.

 

Ensemble, nous sommes plus forts ! Tongana I bungbi oko, i yeke ngangu !

 

Je vous remercie. Singuila mingui.

CENTRAFRIQUE : LE DIAGNOSTIC DE LA CRISE IMPOSE LA DÉMISSION OU LE LIMOGEAGE DU PREMIER MINISTRE.

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Centrafrique.com/centrafrique-le-diagnostic-de-la-crise-impose-la-demission-ou-le-limogeage-du-premier-ministre/bernard-selemby-doudou-modifie-bon-2/” rel=”attachment wp-att-25047 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, l'auteur de l'article. Photo de courtoisie.
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

 

CENTRAFRIQUE : LE DIAGNOSTIC DE LA CRISE IMPOSE LA DÉMISSION OU LE LIMOGEAGE DU PREMIER MINISTRE.

 

 

 

Selon la lecture de la communauté internationale, l’organisation des élections couplées (présidentielle et législative) dans de conditions peu crédibles ou peu transparentes était le scénario irréversible de sortie de crise. Le retour à l’ordre constitutionnel a permis la mise en place de la quasi totalité des institutions républicaines prévues par la constitution du 30 mars 2016. Deux jours après l’investiture de l’élu de la nation, un chef de gouvernement était désigné suivi de la constitution du gouvernement. Les tensions sociales, politiques et militaires se sont apaisées et l’espoir renaît au sein d’une population meurtrie, rêvant d’un avenir meilleur. Les héritiers du pouvoir ont très vite ignoré qu’il s’agissait d’un pays d’exception, d’un pays en lambeaux où tout est à reconstruire avec des indicateurs de développement aux voyants rouges et que cela nécessite des investissements assortis de sacrifices de toutes les compétences nationales. La mauvaise gouvernance reprochée aux pouvoirs précédents s’est invitée avec des conséquences sociales, politiques et sécuritaires catastrophiques offrant ainsi le sentiment de regretter le régime de transition. L’absence de résultats surtout sécuritaire décrédibilise les ambitieux projets de « rupture » du président de la république. La normalisation et la légitimité obtenues par les urnes n’ont pu régler la crise. Le gouvernement n’a plus de méthodes ni de stratégie dans sa caisse à outils pour proposer au peuple et ce dernier ne sait comment freiner ni résoudre la crise. En conséquence de ce qui précède et par analogie à une équipe de football, lorsqu’on ne remplit pas la mission telle que prévue par le cahier des charges, on sanctionne par un remaniement ou carrément un changement. Étant Républicain et respectueux des valeurs démocratiques, nous ne pouvons nous permettre le luxe de réclamer la démission du président de la république car ce dernier est la résultante de la volonté souveraine du peuple qui s’est exprimé massivement lors des dernières échéances électorales. Ce qui revient à dire que le locataire du palais de la renaissance sera comptable et défendra son bilan devant le peuple au moment opportun. Par contre, le chef du gouvernement qui n’est pas l’émanation du peuple mais le fruit du choix du président de la république conformément aux dispositions de l’alinéa 6 de l’article 33 de la constitution peut être sacrifié pour donner du sang neuf ou renouveler les énergies du pouvoir. Visiblement, ce pouvoir est lessivé et atteint par l’usure. Face à cet immobilisme chronique qui risque d’accompagner le mandat jusqu’à échéance, le citoyen lambda s’interroge : Comment peut-on continuer à faire confiance à un premier ministre qui a montré ses limites dans tous les domaines surtout sécuritaire ? Pourquoi conserver un chef de gouvernement impoli, arrogant et insolent qui constitue un blocus à tout processus de négociations ? Le premier ministre accompagnera t-il le président de la république pendant la mandature comme il l’a servi durant les cinq années à la primature ? Si tel est le cas, assistera t-on à un nouveau gouvernement Sarandji 3 dans les jours à venir ? Si le président de la république envisage d’assumer ses responsabilités c’est à dire conserver son chef de gouvernement, quel bilan défendra t-il en 2021 ? Pourquoi au delà du mi-mandat le problème de fond demeure ? Pourquoi le pouvoir traite t-il les conséquences sans tenter d’extirper les causes de la crise ? Devant la passivité de la Minusca et les médiations nationales ou internationales qui n’aboutissent pas, allons-nous toujours demeurer indifférents ou inactifs au massacre organisé du peuple ? Quelle thérapie en dehors du limogeage du premier ministre pour endiguer la crise ? En dépit de la visite du pape et du secrétaire général de l’ONU, quelle entité autre que les centrafricains eux-mêmes pour résoudre la crise ? Il est notoire que le gouvernement et la mission de l’ONU sont fragilisés par le cours des événements car les tensions communautaires qui balkanisent le pays ne cessent de croître…l’espoir d’un retour de la paix et de la sécurité est finalement improbable. Fort de ce constat, il est évident qu’un diagnostic nécessite une thérapie biochimique pour anéantir le virus. Nous constatons avec rigueur que le processus thérapeutique commence inévitablement par la démission, le limogeage par voie présidentielle ou parlementaire d’un premier ministre en perdition et en perte de repères méthodologiques et stratégiques. Pour ce faire, un gouvernement d’union nationale sera en conséquence mis en place avec une représentation visible des grands partis politiques d’opposition, le recours aux compétences nationales dispersées à travers le monde pour enclencher une transition politique vers le dénouement définitif et durable de la crise. Cette large ouverture servira bien évidemment d’équilibre car les pouvoirs législatif et judiciaire sont acquis au pouvoir. Ce phénomène est contraire à la pensée de Montesquieu sur la notion de séparation de pouvoirs. Nous vous rappelons in fine qu’une telle concentration de pouvoirs entre les mains d’un seul guide fait peur aux partenaires politiques, décourage les investisseurs et donateurs. Attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 7 décembre 2018

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des élections

Tel : 0666830062

 

L’Union européenne renforce son soutien au développement du Sahel

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Centrafrique.com/lunion-europeenne-renforce-son-soutien-au-developpement-du-sahel/union-europeenne-siege-bruxelles/” rel=”attachment wp-att-25042 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Union européenne siège de Bruxelles en Belgique. CopyrightDR
Union européenne siège de Bruxelles en Belgique. CopyrightDR

 

 

L’Union européenne renforce son soutien au développement du Sahel

 

 

Commission européenne –
Communiqué de presse

 

 

Bruxelles, le 6 décembre 2018

 

L’UE a annoncé un nouveau financement de 125 millions d’euros pour les pays du Sahel lors de la Conférence de coordination des partenaires et des bailleurs du G5 Sahel aujourd’hui à Nouakchott, en Mauritanie.

La somme de 125 millions d’euros sera mobilisée pour de nouvelles actions devant être mises en place rapidement et répondant aux priorités établies par le G5 Sahel pour renforcer le développement et la sécurité. Dans ce cadre, l’accent sera mis sur la résilience et la cohésion sociale des populations les plus vulnérables des régions transfrontalières.

Le commissaire européen pour la coopération internationale et le développement, Neven Mimica a déclaré: «Dix mois après la Conférence de Bruxelles sur le Sahel, qui avait mobilisé la communauté internationale autour de la Force Conjointe du G5, nous mettons aujourd’hui l’accent sur le besoin absolu d’accompagner nos actions sécuritaires par des projets de développement. Grâce aux 125 millions d’euros additionnels que l’Union européenne annonce aujourd’hui, l’accent sera mis sur des projets de développement dans les zones les plus fragiles, avec un impact immédiat sur les conditions de vie des populations locales.»

La nouvelle enveloppe comprend:

  • Une contribution de 70 millions d’euros, visant à renforcer les conditions de vie des populations dans les espaces transfrontaliers, grâce à l’amélioration de la qualité des services de base et au renforcement de la résilience. Ce programme sera mis en œuvre par plusieurs partenaires de l’Alliance Sahel.
  • D’autres actions pour un montant de 55 millions d’euros viseront à renforcer les capacités des institutions des pays du G5 Sahel en matière de justice, de sécurité et de défense des droits de l’homme, ainsi qu’à lutter contre le trafic d’êtres humains et à améliorer la représentation de la jeunesse dans le débat public.

Ces fonds supplémentaires s’ajoutent à une enveloppe de 672,7 millions d’euros d’actions en cours qui s’inscrivent également dans les priorités identifiées par le G5 Sahel. Au total, la coopération au développement de l’Union européenne et ses États membres avec les pays du G5 Sahel s’élève à 8 milliards d’euros sur la période 2014-2020.

Contexte

En 2014, le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad ont créé le groupe de pays du G5 Sahel pour favoriser une coopération plus étroite et relever les défis régionaux majeurs auxquels ils doivent faire face, que sont notamment l’extrême pauvreté, le terrorisme et le trafic d’êtres humains, avec des répercussions potentielles au-delà de la région. Depuis lors, l’Union européenne a intensifié sa coopération avec cette initiative africaine afin de construire un partenariat solide portant sur divers aspects: le dialogue politique, la coopération au développement et l’aide humanitaire, ainsi que le renforcement de la sécurité et la lutte contre la migration irrégulière.

En février 2018, lors de la Conférence internationale sur le Sahel organisée à Bruxelles, l’Union européenne a mobilisé un soutien financier d’une valeur totale de 50 millions d’euros pour accompagner les pays du Sahel dans l’opérationnalisation de la Force Conjointe du G5 Sahel. Ce montant s’ajoutait à un premier apport de 50 millions d’euros débloqué au cours de l’année 2017, lors du lancement de la Force Conjointe.

Centrafrique : démonstration de force, Abbas Siddiki décrète un couvre-feu à Koui.

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Anti-Balaka-pour-le-retour-des-deplaces-dans-la-commune-de-koui/signature-dacte-entre-antibalaka-et-3r-a-koui/” rel=”attachment wp-att-23556 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/signature-dacte-entre-antibalaka-et-3R-a-koui-300×181.jpg” alt=”” width=”300″ height=”181″ />
De gauche à droite, le général des anti-balaka Ndaké, puis le sultan de Koui au milieu et le général Abbas Siddiki du 3R lors de la signature du pacte d’engagement à Koui le jeudi 4 octobre 2018. Credit photo : Gervais Lenga pour CNC.

 

 

Centrafrique : démonstration de force, Abbas Siddiki décrète un couvre-feu à Koui.

 

Les habitants de la ville de Koui, située dans la préfecture de l’Ouham-Péndé dont elle constitue le chef-lieu de l’une de six  sous-préfectures, n’ont plus droit de sortir de chez eux au-delà de 19 heures locales. Ceci est dû à un couvre-feu décrété par le Patron du groupe rebelle 3R Abbas Siddiki depuis le mercredi 5 décembre dernier.

 

En effet, selon nos informations, les choses commencent à être difficiles, voir insupportable pour les habitants de la sous-préfecture de Koui dont le piège du 3R se renferme  petit à petit sur eux.

Après la dotation de son mouvement en armes et aux moyens roulants, puis son ralliement au groupe rebelle Siriri au début de la semaine, le chef rebelle Abbas Siddiki se dit désormais épais militairement pour imposer ses propres lois dans la région de l’Ouham-Péndé.

Souvenez-vous, en début du mois d’octobre 2018, à l’initiative de l’ONG GDAP (Groupement du développement agropastoral), le groupe 3R et la milice Anti-balaka de la Nana-Mambéré ont signé chacun un pacte d’engagement pour la facilitation du retour des déplacés de la sous-préfecture de Koui.

Ce qui a été fait d’ailleurs le 28 octobre dernier par le retour d’une partie des déplacés de la sous-préfecture de Koui qui sont dans des familles d’accueil à Bouar dans la Nana-Mambéré.

Cependant, avec le mouvement inquiétant des rebelles du 3R cette semaine, certains déplacés qui ont pris leur courage de rentrer à Koui commencent petit à petit à retourner à Bouar pour les uns, à Bocaranga pour les autres. C’est un véritable retour à la case du départ pour eux.

Entre temps, le général du 3R Abbas Siddiki, dans l’une de ses communications téléphoniques la semaine dernière  avec le chef suprême de la milice Anti-balaka de la Nana-Mambéré le général Ndaké, sollicite à ce dernier de lui envoyer au moins une dizaine de ses éléments à Koui. Ce qui a été refusé par le général Ndaké des Anti-balaka, selon une source confidentielle proche de la milice.

Visiblement, la campagne de paix menée récemment dans la Nana-Mambéré par les 5 groupes armés signataires du pacte de Koui dans lesquels on trouve le 3R, la milice Anti-balaka, le FDPC et les deux factions du mouvement RJ, semble plus que jamais menacée par la volonté troublante de monsieur Abbas Siddiki des 3R.

 

CopyrightCNC.

Centrafrique : Nzacko, une commune minière abandonnée par le pouvoir de Bangui (Reportage)

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Centrafrique.com/centrafrique-nzacko-une-commune-miniere-abandonnee-par-le-pouvoir-de-bangui-reportage/balade-ville-de-nzacko-deux-personnes-corbeaunews-centrafrique-moise-banafio/” rel=”attachment wp-att-25036 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Deux personnes marchent dans une rue de Nzacko le 2 décembre 2018. CopyrightCNC.
Deux habitants de Nzacko en balade dans une rue de la ville. Photo Moïse Banafio pour CNC..

 

 

Centrafrique : Nzacko, une commune minière abandonnée par le pouvoir de Bangui (Reportage)

 

 

Située à environ 140 kilomètres à l’Est de la ville de Bria dans la préfecture de Mbomou, la commune minière de Nzacko, réputée pour la qualité exceptionnelle de ses diamants et ors, contrôlée par le  FPRC de Noureddine Adam depuis le 11 juin de l’année dernière, est plus de 3 ans coupée du reste de la République centrafricaine en raison du manque de réseaux routiers et de services publics de base de l’État. Dans un reportage du CNC dans la ville cette semaine, la population locale tire la sonnette d’alarme sur leurs conditions de vie.

 

Malgré la qualité de ses diamants et ors souvent très sollicités sur les marchés mondiaux, la commune rurale de Nzacko, reliée à Bangassou, le chef-lieu du Mbomou  par un petit axe routier impraticable de 60 kilomètres, se tourne vers la ville de Bria, située plus à l’ouest de la ville à plus de 135 kilomètres dans la Haute-Kotto, pour son ravitaillement en produits de première nécessité.

 

Commerce et trajet difficiles

 

Cependant, sur l’axe Nzacko-Bria, le trajet n’est pas aussi facile qu’il parait.

Avec ces 140 kilomètres de route, on y trouve au moins sept postes de contrôle des Séléka du FPRC. Ce qui rend davantage plus compliquée la circulation dans le secteur pour des nombreux commerçants de Nzacko qui se plaignent de ces tracasseries routières :

« … si aujourd’hui on se tourne vers Bria pour se ravitailler, c’est vraiment par nécessité de survie, car nous n’avons aucun moyen de sortir de Nzacko si on ne veut pas se faire avaler par des groupes armés qui sont nombreux dans la région. Imaginez-vous, le prix d’un seul comprimé de paracétamol de 500 mg est vendu ici au prix de 150 francs CFA…, la vie est dure ici, parfois on mange sans sel et on manque de tout », a expliqué au micro du CNC un commerçant local.

 

On leur donne des milliers de carats de diamants et ils ne nous donnent rien au retour

 

Or, entre temps avant la prise de la ville par le FPRC  aux mains des Anti-Balaka le 11 juin 2017, se sont les Ougandais qui contrôlent et exploitent librement les ressources forestières et minières de la ville avec la complicité du gouvernement centrafricain, selon la population locale :

« … avec les Ougandais, tout le temps on est sur les chantiers de diamants et or. On leur donne des milliers de carats, mais au retour ils ne nous donnent rien. On souffre énormément. Comme tu me vois, je n’ai que la peau sur mes os, je n’ai plus de force de faire quelques choses, monsieur le journaliste. Merci que tu sois là pour nous témoigner au monde de ce qui se passe à Nzako. Ici, on a même pas une école pour les 350 enfants. Pas de centre de soins de santé non plus. On vit comme des sauvages ici, monsieur le journaliste… », a témoigné au micro du CNC Olivier Mandazou, un ouvrier minier local.

 

Cette zone est la nôtre

 

Plus loin au poste de la Séléka, on trouve monsieur Amadou Moussa, un rebelle du FPRC qui nous fait croire que Nzacko est leur territoire :

« Cette zone est la nôtre. C’est nous qui l’avions libéré des  mains des Ougandais, car  le gouvernement centrafricain l’a vendu au gouvernement ougandais depuis 2012. En la libérant, nous avons perdu beaucoup des hommes forts et des matériels. Hélas ! Monsieur le journaliste, cette zone est déjà la notre,  on l’a déjà reprise dans la Haute-Kotto » conclut Moussa du FPRC.

Du côté du gouvernement, aucune déclaration n’a été faite sur cette situation de Nzacko malgré notre relance téléphonique.

 

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RDC : Fayulu promet la revalorisation du “tourisme” au Nord-Kivu pour créer de l’emploi

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Centrafrique.com/25031-2/fayulu_martin_-2/” rel=”attachment wp-att-25032 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le candidat Fayulu. CopyrightDR.
Le candidat Fayulu. CopyrightDR.

 

 

RDC : Fayulu promet la revalorisation du “tourisme” au Nord-Kivu pour créer de l’emploi

 

 

 

Le candidat à la prochaine présidentielle en République démocratique du Congo Martin Fayulu, a promis de mettre en valeur le secteur de tourisme dans la province du Nord-Kivu lors de son meeting de ce  jeudi 6 décembre 2018 dans la ville de Butembo, dans l’Est de la RDC.

 

Le candidat commun de la coalition “Lamuka” au scrutin du 23 décembre 2018, a expliqué à ses milliers de sympathisants qu’il est possible de créer des centaines d’emplois seulement avec le tourisme, comme la Tunisie et l’Afrique du Sud.

“Nous devons remercier Dieu de nous avoir donné cette terre magnifique qui a tout. Est-ce que vous savez qu’avec seulement le tourisme au Nord-Kivu, on peut avoir combien de milliards de dollars au Congo ? La Tunisie offre moins de possibilités de tourisme que le Nord-Kivu mais elle a plus de 3 à 4 milliards de dollars chaque année. Si nous mettons la paix dans le pays, nous créerons beaucoup d’emplois notamment dans le tourisme. Je vous signale que la Tunisie emploie plus de 4 mille personnes dans ce secteur . L’Afrique du Sud a plus de 10 milliards de dollars, toujours dans ce même domaine “, a-t-il dit devant une immense foule à la place VGH.

Le Nord-Kivu regorge des potentialités énormes dans le secteur du tourisme notamment le Parc national des Virunga, classé patrimoine mondial qui contient de nombreuses espèces animales et végétales.

 

 

Par : Claude Sengenya, depuis Butembo

Maroc : Ali Bongo sorti de l’hôpital

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Centrafrique.com/maroc-ali-bongo-sorti-de-lhopital/mohamed-vi-ali-bongo-a-rabat-au-maroc/” rel=”attachment wp-att-25028 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le roi Mohamed VI et le Président Ali Bongo à Rabat au Maroc. CopyrightDR.
Le roi Mohamed VI et le Président Ali Bongo à Rabat au Maroc. CopyrightDR.

 

 

Maroc : Ali Bongo sorti de l’hôpital

 

Une bonne nouvelle pour le peuple Gabonais. Ali Bongo est sorti de l’hôpital militaire de Rabat. Quand bien même, il reste au Maroc pour suivre sa convalescence.

 

C’est avec une grande joie que les autorités Gabonaises ont accueilli cette nouvelle. Elles jubilent de bonheur et de gaieté, en discutant avec leur président. « Le chef de l’Etat se porte plutôt bien (…)  Nous avons été rassurés et apaisés en sortant de cette audience », une précision essentielle, du chef du gouvernement qui, d’ailleurs lui a rendu visite au Maroc, en compagnie du vice-président Pierre Clavier et de Madame Madeleine Mborantsuo, présidente de la cour constitutionnelle du Gabon. Pour attester les propos des autorités Gabonaises, le lundi dernier le roi Mohamed VI a aussi rencontré Ali Bongo dans une grande joie. A coup sûr, cette sortie du chef de l’Etat Gabonais Ali Bongo va au moins un peu taire les nombreuses spéculations.

 

Par : Arfang Nguema Sagna pour CNC.

Rwanda: Diane Rwigara et sa mère innocentées

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Centrafrique.com/mouvement-des-gilets-jaune-la-france-au-rythme-dune-insurrection-le-monde-arabe-ironise/diane-rwandaise-libre/” rel=”attachment wp-att-25020 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Diane l'opposante rwandaise. CopyrightDR.
Diane l’opposante rwandaise. CopyrightDR.

 

 

Rwanda: Diane Rwigara et sa mère  innocentées

 

 

 

La haute cour de Kigali a jugé ce jeudi non fondées les accusations de «d’incitation à l’insurrection » « incitation à la violence » et de « falsification de documents » qui pesaient contre l’opposante et sa mère.

Le verdict d’aujourd’hui marque la fin d’un feuilleton judiciaire de plus d’un an. Les magistrats de la haute cour de Kigali ont renoncé aux réquisitions du procureur qui demandait à l’audience précédente  des condamnations de 22 ans de prison respectivement pour l’opposante Diane Rwigara et sa mère Adeline.

Ce jeudi, l’opposante Diane Rwigara et sa mère Adeline ont été acquittés des nombreuses charges qui pesaient sur elles. La haute cour de Kigali a jugé insuffisante et non fondés les charges d’incitation à l’insurrection et falsification de documents et incitation à la violence.

Sur l’incitation à l’insurrection, les juges ont estimé que Diane Rwigara et sa mère avait juste critique le gouvernement. Et ces critiques ne constituer une incitation à l’insurrection d’autant plus que la critique rentre dans le cadre du droit à la liberté d’expression garantie par la constitution rwandaise.

S’agissant du chef d’accusation de falsification de documents, la haute cour a fait savoir que l’accusation n’avait pas fourni les preuves établissant la culpabilité de Diane Rwigara. Rappelons que l’opposante est accusée d’avoir falsifié  des signatures dans son dossier de candidature à l’élection présidentielle.

Sa candidature avait d’ailleurs été rejetée à cet effet. Les juges ont formulé les mêmes arguments sur les charges qui pesaient contre sa mère Adeline Rwigara. Par conséquent elles sont innocentes.

Mouvement des ” gilets jaune ” :La France au rythme d’une insurrection, le monde arabe ironise

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Centrafrique.com/mouvement-des-gilets-jaune-la-france-au-rythme-dune-insurrection-le-monde-arabe-ironise/fra-gilets-jaunes-acte-iii-paris-2/” rel=”attachment wp-att-25022 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Un Gilet jaune devant une voiture incenddiée à Paris. CopyrightAFP
Un Gilet jaune devant une voiture incenddiée à Paris. CopyrightAFP

 

Mouvement des ” gilets jaune ” :La France au rythme d’une insurrection, le monde arabe ironise

 

 

 

La grogne social qui sévit actuellement en France fait réagir de nombreux africains, mais aussi ceux du monde arabe qui en appellent à une intervention militaire en France pour faire respecter les droits de l’homme comme Paris l’a souvent fait quand c’est un pays africain.

Voilà bientôt un mois que dure l’insurrection en France. La tension ne faiblie pas malgré quelques mesures d’apaisement. Cette situation très suivit par les pays africains et précisément ceux qui ont connu le printemps arabe qui couler beaucoup d’encre et de salive.

D’aucun estiment que l’Union Africaine devra prendre se responsabilité en envoyant des casques verts pour maintenir la paix. De même les africains estiment sur la toile que les chefs d’Etat africain devraient se préoccuper du printemps français et envoyer une force d’interposition pour protéger leurs ressortissants et emmener le « dictateur » Emmanuel Macron à respecter les droits de l’homme.

En Tunisie où est né le printemps arabe, les internautes raillaient la France donneuse de leçons. Dans la toile, les Tunisiens proposent le savoir faire de leurs policiers à la France comme l’avait fait en son temps Michelle Alliot Marie, à l’époque ministre des Affaires étrangères. C’était la période du printemps arabe en Tunisie où la chef de la diplomatie française de l’époque vantait l’expertise de la police française.

Aujourd’hui, les internautes et Tunisiens suggèrent à leur tour d’envoyer leurs polices sécuriser la France. En Algérie, de nombreux journaux en ligne comme « El Manchar » qui fait dans la satire et l’humour travestissent la déclaration du Général De Gaulle lors de la libération de Paris en 1944. Ainsi  « Paris Outragé, Paris brûlé, Paris Martyrisé, mais Paris liberé » devient « Paris outragé, Paris brûlé, Paris martyrisé mais Paris macronisé ».

Au Liban c’est le même son de cloche. Le quotidien l’Orient-Le Jour parle de l’échec de la démocratie occidentale. Tandis que certains bloggeurs saluent plutôt ce qu’ils appellent désormais « le printemps français ». Et ne manquent pas d’exprimer leur joie de voir la France en insurrection et qui brûle.

Centrafrique : nouvelle coalition militaire entre Siriri et 3R dans le nord-ouest.

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Centrafrique.com/centrafrique-nouvelle-coalition-militaire-entre-siriri-et-3r-dans-le-nord-ouest/gendarmerie-de-ngaoundaye-ouham-pende/” rel=”attachment wp-att-25009 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Ville de Ngaoundaye dans l'Ouham-Péndé en République centrafricaine. CopyrightCNC.
Ville de Ngaoundaye dans l’Ouham-Péndé. CopyrightCNC.

 

 

Centrafrique : nouvelle coalition militaire entre Siriri et 3R dans le nord-ouest.

 

 

Après le mouvement national pour la libération de la République centrafricaine (MNLRC) dirigé par le général autoproclamé Ahmat Bahar en 2017, c’est le tour du mouvement rebelle Siriri de coaliser militairement avec le groupe 3R du Peul Abbas Siddiki.

 

Cette nouvelle coalition, juste annoncée quelques heures après le retrait forcé des soldats FACA de Bocaranga, risque de plonger à nouveau cette grande région économique de la RCA.

 

Le mouvement Siriri, déjà cité dans plusieurs crimes et récemment accusé par la Minusca d’avoir mené un assaut violent contre sa base de Gbambia, à environ 100 kilomètres de Berberati dans lequel un Casque bleu tanzanien avait été tué, tente depuis quelques jours d’étendre ses actions militaires dans d’autres régions du pays, notamment dans la Nana-Mambéré et l’Ouham-Péndé.

En coalisant avec le groupe 3R,  le mouvement Siriri risque de se faire parler de lui dans d’autres attaques du genre contre la population civile.

D’ailleurs, une autre information crédible vient de nous parvenir ce mercredi dans laquelle, le groupe 3R, qui a déjà reçu 3 pickups la semaine dernière,  vient à nouveau de recevoir 5 autres 4×4 dont 3 sont stationnés dans la commune de Ngaoundaye dans l’Ouham-Péndé.

Ces approvisionnements en logistique des 3R laissent penser que son  patron, Abbas Siddiki, signataire de deux accords de paix avec d’autres  groupes rivaux le mois dernier, cherche inéluctablement à reprendre les hostilités dans la région.

Contacté par CNC, le numéro 2 du groupe 3R dément toute tentative de son groupe à reprendre des hostilités dans sa région du nord-ouest.

 

Copyright2018CNC

Centrafrique : premier meeting précampagne du MCU de Touadera à l’intérieur du pays.

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Centrafrique.com/centrafrique-premier-meeting-precampagne-du-mcu-de-touadera-a-linterieur-du-pays/village-tale-entre-bozoum-paoua-1-2/” rel=”attachment wp-att-25000 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Village Talé sur l'axe Bozoum-Paoua dans l'Ouham-Péndé. Photo : Fortuné Bobérang. CopyrightCNC.
Village Talé sur l’axe Bozoum-Paoua dans l’Ouham-Péndé. Photo : Fortuné Bobérang. CopyrightCNC.

 

 

Centrafrique : premier meeting précampagne du MCU de Touadera à l’intérieur du pays.

 

 

Ça y est ! Les choses sérieuses semblent commencer du côté du pouvoir de Bangui avec le premier meeting du nouveau parti présidentiel MCU (Mouvement Cœur-Uni) à l’intérieur du pays.

 

À la manœuvre, le sulfureux tout puissant Simplice Mathieu Sarandji,  Secrétaire exécutif nationaldu nouveau parti présidentiel MCU.

Selon nos informations, après le conseil extraordinaire des ministres de ce mercredi 5 décembre en présence du Chef de l’État Faustin Archange Touadera, le feu vert a été donné au Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji de parcourir certaines villes de province du nord-ouest dans le cadre de l’implantation nationale du parti mouvement Cœur-uni (MCU) du Président  Touadera.

Selon le programme établi dont CNC a pu consulter la copie, la ville de Bozoum, chef-lieu de la préfecture de l’Ouham-Péndé, serait le premier lieu choisi par le pouvoir de Bangui pour débuter leur meeting de précampagne électorale, et ce, dès ce jeudi 6 décembre, il doit arriver dans  le secteur.

Après la ville de Bozoum, le Premier ministre devrait poursuivre sa tournée dans la commune de Talé à quelque 60 kilomètres de Bozoum sur l’axe Paoua avant de revenir à Baoro, sa ville natale.

Si la préfecture de l’Ouham-Péndé a été choisie par le parti présidentiel MCU pour son tout nouveau meeting à l’intérieur du pays, c’est par rapport à sa population électorale plus importante, mais aussi la ville de Bozoum est la ville natale du père  du Premier ministre, Secrétaire exécutif général du MCU Simplice Mathieu Sarandji.

Né à Baoro, sous-préfecture de la Nana-Mambéré, le Secrétaire exécutif du MCU Simplice Mathieu Sarandji compte faire de cette sous-préfecture sa base électorale pour le 2021 en vue de se positionner pour la législative prochaine.

 

CopyrightCNC.

Centrafrique : L’Institut Pasteur de Bangui : plus de 55 années au service de la santé des Centrafricains

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Centrafrique.com/centrafrique-linstitut-pasteur-de-bangui-plus-de-55-annees-au-service-de-la-sante-des-centrafricains/instutut-pasteur-laboratoire-bangui-centrafrique-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-24996 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Laboratoire de l'Institut Pasteur de Bangui en République centrafricaine. Credit photo : Adama Bria. CopyrightCNC
Laboratoire de l’Institut Pasteur de Bangui en République centrafricaine. Credit photo : Adama Bria. CopyrightCNC

 

 

Centrafrique : L’Institut Pasteur de Bangui : plus de 55 années au service de la santé des Centrafricains

 

 

L’Institut Pasteur de Bangui et l’Université de Bangui ont organisé les premières journées scientifiques de Bangui les 28 et 29 novembre derniers, en présence du président de la République Son Excellence Pr. Faustin Archange Touadéra. Cet événement est l’occasion de revenir sur les travaux de l’Institut Pasteur de Bangui, qui œuvre depuis plus de 55 ans pour la santé des Centrafricains.

Indispensable au pays, l’institut mène des activités de recherche, de surveillance épidémique, de formation, de diagnostic et de vaccination avec l’objectif d’apporter des applications utiles à la Santé Publique en Centrafrique.

 

 

Un établissement membre du Réseau international des instituts Pasteur

Placé sous le haut patronage du Gouvernement de la République Centrafricaine, l’Institut Pasteur de Bangui a été créé en 1961 et n’a pas cessé son activité depuis, malgré les crises qui ont secoué le pays. Reconnu d’utilité publique, l’établissement est membre du Réseau international des instituts Pasteur dont le siège est à Paris et qui compte 32 établissements répartis sur les cinq continents.

A Bangui, le Dr Jean-Pierre LOMBART, qui dirige l’institut depuis 2015, peut compter sur quelques 140 collaborateurs, stagiaires compris.

Le budget, quant à lui, est financé à 30 % par l’Institut Pasteur de Paris, dont les fonds proviennent d’une subvention du Ministère français de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. Ce montant est complété par des recettes propres issues du laboratoire d’analyses médicales et de bailleurs privés ou publics parmi lesquels on compte le Ministère français des Affaires Etrangères pour le programme MALINEA (MALnutrition et INfections de l’Enfance en Afrique), la Fondation de France, la Fondation Total ou encore l’organisation mondiale de la Santé (OMS).

 

Des projets de recherche ambitieux

 

La recherche est la vocation première des Instituts Pasteur avec une finalité tournée vers la santé publique. Elle permet à l’Institut Pasteur de Bangui d’apporter un soutien aux autorités sanitaires locales en fournissant des informations sur les maladies « émergentes » ou « négligées », ainsi qu’en participant aux enquêtes de terrain lors d’épidémies comme la fièvre jaune ou le Monkeypox.

Grâce à l’institut, la Centrafrique dispose du seul laboratoire de sécurité biologique P3 du pays, financé par le Ministère français des Affaires sociales et de la Santé. Inauguré le 1er juillet 2011, ce laboratoire développe sur place et en collaboration avec d’autres équipes de l’Institut Pasteur des projets de recherche autour de la surveillance microbiologique en Afrique centrale. Construit selon les standards internationaux, ce laboratoire permet de protéger les expérimentateurs et l’environnement lors de la manipulation d’agents pathogènes, en évitant tout risque de contamination.

Parmi d’autres sujets, les travaux de l’institut banguissois couvre les domaines suivants : les méningites, les entérovirus, l’étude des vecteurs de transmission des maladies, les fièvres hémorragiques virales, les hépatites virales (principalement B et D), le HIV et les rétrovirus, la tuberculose, le paludisme, les virus émergents ou encore la malnutrition.

 

La formation : un investissement à long terme

 

Lié par une convention à l’Université de Bangui et à la Faculté des Sciences de la Santé, l’Institut Pasteur de Bangui assure aussi des formations médicale et scientifique.

Grâce à ses responsables et à ses chercheurs, il participe à l’enseignement de la bactériologie, de la virologie, de la parasitologie, de l’immunologie, de la génétique et de la biologie moléculaire.

En 2012, un nouveau bâtiment dédié à la formation a été inauguré. Il a été financé par l’Agence Française de Développement et par l’Institut Pasteur. Ce bâtiment s’ajoute à un amphithéâtre de 200 places assises qui accueille régulièrement des cours magistraux ou des conférences scientifiques et à une bibliothèque scientifique accessible aux chercheurs ou aux étudiants de second cycle. L’IPB contribue ainsi à l’émergence d’une élite scientifique et médicale en République centrafricaine.

 

Un acteur de la Santé publique au quotidien

 

L’Institut Pasteur de Bangui est un élément important du système de santé en République centrafricaine. Dans le cadre de ses activités quotidiennes, il assure des analyses médicales et des vaccinations. A ce titre, il réalise environ 250 analyses par jour au profit de la population. Doté d’un plateau technique de haut niveau, il permet une variété importante d’examens : hématologie, parasitologie, bactériologie, mycobactériologie, immuno-sérologie, chimie, hormonologie et virologie.

Dans le cadre de sa mission d’appui à la santé publique, l’Institut est reconnu par l’OMS grâce à ses compétences en matière de diagnostic et de surveillance. Il a ainsi été désigné centre collaborateur de l’OMS pour les fièvres hémorragiques, le VIH et la rage. Il est également le centre régional de référence pour la poliomyélite et le centre national de référence pour la rougeole. Enfin, il est le laboratoire national de référence pour les mycobactéries telles que la tuberculose.

 

Institut Pasteur de Bangui en République centrafricaine. Photo : Adama Bria, CopyrightCNC.
Institut Pasteur de Bangui en République centrafricaine. Photo : Adama Bria, CopyrightCNC.

 

 

 

 

 

 

 

 

Bataillon Amphibie : Cérémonie de fin de formation opérationnelle avec l’EUTM-RCA

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Centrafrique.com/bataillon-amphibie-ceremonie-de-fin-de-formation-operationnelle-avec-leutm-rca/ceremonie-fin-de-formation-eutm-rca-bataillon-emphibie-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-24986 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Fin de formation opérationnelle du bataillon emphibie par l'EUTM-RCA.
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Centrafrique / Bataillon Amphibie : Cérémonie de fin de formation opérationnelle avec l’EUTM-RCA

 

 

 

EUTM RCA 2018

Mission d’entrainement de l’union européenne

Cellule communication                  

BANGUI, le 05 décembre 2018

 

Communiqué de presse

 

 

 

Lancée le 16 juillet 2016, l’EUTM-RCA a accompli son premier mandat de deux ans. Durant ces deux années l’EUTM a conseillé, formé et entraîné plus de 3400 soldats, hommes et femmes des Forces Armées Centrafricaines (FACA). L’EUTM a permis de soutenir les autorités centrafricaines dans la préparation et la mise en œuvre de la réforme du secteur de la défense (DSR), contribuant ainsi à la réforme du secteur de la sécurité (SSR) en coordination avec la Minusca.

 

Le 30 juillet dernier, le conseil européen a renouvelé le mandat de l’EUTM-RCA jusqu’au 19 septembre 2020.

L’objectif final d’EUTM-RCA reste inchangé : favoriser la remontée en puissance et l’autonomie des Forces armées centrafricaines pour permettre leur déploiement progressif et donc l’extension de l’autorité de l’État, tout comme l’intégrité du territoire national. Parce que les FACA assurent la présence légitime de l’état de droit et la paix, elles améliorent les conditions de sécurité et de développement pour tous les citoyens centrafricains.

Avec 330 militaires formés, le Bataillon Amphibie a terminé la semaine dernière son entraînement opérationnel par un exercice final. Cet exercice d’évaluation a fait appel à l’ensemble du bataillon sur le terrain ; avec la présence des compagnies de manœuvre, de la compagnie de commandement d’appui et des services et de l’état-major du bataillon.

 

A l’occasion de la cérémonie militaire clôturant l’entraînement opérationnel, présidée par son excellence, le professeur Faustin-Archange TOUADÉRA, chef de l’Etat, chef suprême des armées, se déroulera sur le camp militaire de Kassaï, le jeudi 6 décembre à 12h00.

 

NA BUGBINGO ÔKÔ, I YEKE NGANGOU AKO       PLUS FORT ENSEMBLE
STRONGER TOGETHER

 

cérémonie de fin de formation du bataillon Amphibie par l'EUTM-RCA
CopyrightEUTM

CENTRAFRIQUE : COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L’ASSOCIATION SOLIDARITÉ DE BATANGAFO

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CENTRAFRIQUE : COMMUNIQUÉ DE PRESSE DE L’ASSOCIATION SOLIDARITÉ DE BATANGAFO

 

 

 

L’intervention très virulente des SELEKA et assimilés de Batangafo le 31 Octobre 2018 a replongé les personnes déplacées de la localité dans un état extrêmement pitoyable. Les données d’un pointage effectué par le CONSEIL DANOIS DES REFUGIES (DRC) aussitôt après l’incendie provoqué une fois de plus par les groupes armés établissent que 5670 ménages soit au total 22 892 personnes dont hommes, femmes et enfants se trouvent actuellement dénuées de tout après avoir vu partir en fumée leurs abris, récoltes, vêtements et l’ensemble de leurs équipements domestiques.

L’Association Solidarité de Batangafo (ASB) au cours de sa réunion extraordinaire tenue le 16 Novembre 2018 à Bangui pour examiner les voies et moyens d’apporter une aide d’urgence aux sinistrés, a mis en place un Comité Chargé de collecter auprès de divers bienfaiteurs les dons en nature et les ressources financières nécessaires.

Ce Comité est composé ainsi qu’il suit :

Président :                      KETTE Jude Alex

Trésorier:                        MAHAMATSalet

Rapporteur :                   MOUSSA Yves Delor

Membres :                      -RINGUI Le Gaillard

-MAMBA CHAKA Vincent -YALITOUNGOU Alexis

Il en appelle à la solidarité de tous pour que des aides en nature ou en numéraire soient mises à sa disposition afin de secourir rapidement les personnes en situation d’extrême détresse. La liste des biens à collecter ou à acquérir figure en ANNEXE.

Les dons en numéraire pourront être versés sur le compte ci-dessous ouvert à COMMERCIAL BANK CENTRAFRIQUE (CBCA) BANGUI au nom de MAHAMAT SALET SINISTRE BATANGAFO.

En vous remerciant d’avance pour la haute attention que vous voudriez bien porter à cette requête, notre Association vous assure de la reconnaissance de la population de Batangafo toute entière.

MAHAMAT SALET SINISTRE BATANGAFO ; N° CF42 20002 00200 373 26310401 54 ; IB AN CF42 2000 2002 0037 322631040 154 ; SWIFT CBCACFCF.

LISTE DES BIENS ET OBJETS A COLLECTER

NATUREPRIX UNITAIRE EN FCFA
FRIPPERIE
• Balle pantalons homme en150 000
tissu:
• Balle chemises homme en130 000
tissu :
• Balle ensembles pour120 000
enfants :
• Pagnes de 6 yards4 500 /pièce
SAVONS A LINGE DE 200 GS14 000 (le carton de 80 savons)
BIDONS DE 20 LITRES VIDES1 500
ASSIETTES COLALU9 500
MARMITES COLALU9 000
SACS DE SEL4 000/sac

 

 

 

 

 

 

 

 

Bangui le 16 Novembre 2018

 

 

 

 

 

 

 

RDC : l’opposant Fayulu à Beni, entre massacres et Ebola

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l’Opposant Fayulu à beni. AFP

 

RDC : l’opposant Fayulu à Beni, entre massacres et Ebola

 

 

 

Le candidat d’opposition Martin Fayulu a lancé mercredi sa campagne hors Kinshasa dans l’une des zones les plus dangereuses de la République démocratique du Congo, la ville de Beni (est) prise entre une épidémie d’Ebola et des tueries de civils attribuées à un mystérieux groupe armé.

Des milliers de personnes se sont rassemblées autour du petit aéroport de Mavivi à l’arrivée de l’avion de M. Fayulu en provenance de Kinshasa et Goma en fin d’après-midi, a constaté un correspondant de l’AFP.

Plusieurs centaines de personnes ont envahi le tarmac et encerclé le petit avion privé d’une dizaine de places à son arrivée sur la piste de l’aéroport tracée au milieu de la brousse.

Le candidat à la présidence de la République a ensuite parcouru une dizaine de km sur la route qui mène vers le centre-ville de Beni, que les civils évitent de fréquenter à la nuit tombée par peur des attaques armées.

Des partisans du candidat d’opposition à la présidentielle Martin Fayulu lors d’un meeting de campagne, le 5 décembre 2018 à Béni, en RDC (AFP – ALEXIS HUGUET)

Une affiche du candidat de la majorité, l’exministre de l’Intérieur, Emmanuel Ramazani Shadary a été déchirée par la foule venue accueillir M. Fayulu.

Originaire de l’ouest de la RDC, M. Fayulu a tenu une réunion publique à la nuit tombée dans le centre de Beni. Vendredi à Kinshasa, il avait promis en cas d’élection de déménager un grand camp militaire de Kinshasa à Beni pour renforcer la sécurité dans la région.

Des centaines de civils ont été victimes depuis octobre 2014 de tueries attribuées aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF) dans la région de Beni.

Des quartiers de Beni ont aussi été touchées par des attaques meurtrières ces derniers mois.

RDCongo : principaux candidats à la présidentielle

Sous sanctions de l’UE pour violations des droits de l’Homme

RDCongo: principaux candidats à la présidentielle (AFP/Archives – Vincent LEFAI)

L’armée congolaise et les Casques bleus de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) ont lancé une opération conjointe contre les ADF le mois dernier.

Sept Casques bleus ont été tués mi-novembre, 13 blessés, et deux sont portés disparus, selon la Monusco. L’armée congolaise a aussi enregistré des pertes.

Historiquement des rebelles ougandais musulmans repliés dans l’est de la RDC à la fin des années 90, les ADF ne revendiquent rien ni n’affichent aucun leader.

L’autre candidat d’opposition, Félix Tshisekdi, et son “ticket” Vital Kamerhe ont annulé mercredi un déplacement dans un autre territoire du Nord-Kivu, le Walikale, pour des questions de sécurité, a-t-on appris de l’entourage de M. Tshisekedi.

De son côté, Emmanuel Ramazani Shadary, est en campagne depuis mardi dans la province de l’Équateur (nord-ouest) où il a visité les villes de Gbadolite, Gemena, Bumba et Lisala.

L’élection présidentielle du 23 décembre doit désigner le successeur du président Kabila au pouvoir depuis janvier 2001. Au total 21 candidats sont inscrits. Des élections législatives et provinciales sont prévues le même jour.

Santé du Président Ali Bongo du Gabon : l’Union nationale dénonce l’existence d’une possible collusions institutionnelles.

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Zacharie Myboto, président de l’Union nationale © GMT

 

Santé du Président Ali Bongo du Gabon : l’Union nationale dénonce l’existence d’une possible  collusions institutionnelles.

 

 

La situation sanitaire du chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba près d’un mois après son hospitalisation à Riyad puis son transfert pour poursuivre une rééducation et une convalescence à Rabat au Maroc, continue d’être au centre des discussions. Dans un communiqué rendu public ce mercredi 5 novembre l’Union nationale revient largement sur cette affaire d’Etat qui met à mal le bon fonctionnement des institutions. Nous publions in extenso l’intégralité de cette communication.

 

« L’Union Nationale suit avec attention les activités et l’énergie particulière que déploient, ces derniers jours, le Premier ministre, son gouvernement et même le Royaume du Maroc, pour enfin présenter des documents visuels et vidéos sur le séjour du président de la République à Rabat. Aussi nombreux et divers soient-ils, ces documents suscitent plus d’interrogations que de réponses à la question essentielle que se posent les Gabonais : le président de la République est-il encore en possession des moyens physiques et intellectuels qui lui permettent d’assumer les lourdes charges liées à sa fonction ?

L’Union Nationale s’étonne, pour le dénoncer, de la présence de la présidente de la Cour Constitutionnelle dans la délégation du pouvoir exécutif qui s’est rendue au chevet du président de la République à Rabat. C’est, pour ainsi dire, la preuve évidente de l’existence de collusions institutionnelles et d’un manquement grave au principe de séparation des pouvoirs.

L’Union Nationale réaffirme que son combat est républicain, démocratique et rappelle que Libreville demeure la capitale politique et administrative du Gabon. Qu’à ce titre, les décisions engageant l’avenir du Gabon doivent se prendre à Libreville.

L’Union Nationale tient au respect de la souveraineté du Gabon et refuse toute ingérence étrangère inopportune.

L’Union Nationale tient à rappeler que le Gabon a une seule capitale politique et administrative : Libreville. C’est à Libreville, en effet, que le président de la République promulgue les lois, signe les décrets, nomme

r

aux différentes fonctions de l’Etat, notamment le Premier ministre et les membres du gouvernement.

L’Union Nationale met en garde contre toute tentative visant à poser des actes politiques qui engagent le pays en dehors du territoire national. Ce serait une violation flagrante de la souveraineté nationale, une haute trahison.

Par conséquent, tous les actes signés du président de la République en dehors du Gabon pourraient être frappés de nullité s’ils ne respectent pas les dispositions constitutionnelles et légales.

Face aux risques d’ingérence de puissances étrangères dans les affaires intérieures du Gabon, l’Union Nationale invite l’ensemble de l’opposition et les populations au rassemblement et à la mobilisation. Elle appelle tout un chacun à la vigilance. Elle exhorte les institutions au sursaut républicain et leur demande de faire montre de patriotisme en ces moments déterminants pour la souveraineté de notre pays.

Concrètement, l’Union Nationale demande :

au Premier ministre de de demander aux autorités saoudiennes, dans le respect des convenances diplomatiques de faire toute la lumière sur la maladie du président de la République, qui séjournait à Ryad comme hôte officiel ;

à la Cour Constitutionnelle d’ordonner une expertise médicale sur les réelles capacités physiques et intellectuelles d’Ali Bongo, conformément à l’article 92 de sa loi organique ;

au Sénat d’exiger du gouvernement des explications sur les implications de cette situation, notamment s’agissant des relations avec les royaumes d’Arabie saoudite et du Maroc.

L’Union Nationale, sans remettre en cause les liens séculaires qui unissent le Gabon au reste du monde, ainsi que les engagements internationaux de notre pays, demande aux pays amis de faire montre de retenue et de plus d’égards pour le peuple gabonais. »

 

 

Pour le Bureau National

Le Vice-président – Porte-parole de l’Union Nationale

François Ondo Edou

Gabon : une autre autre apparition d’Ali Bongo qui fait échouer les ambitions de ses détracteurs

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Centrafrique.com/gabon-une-autre-autre-apparition-dali-bongo-qui-fait-echouer-les-ambitions-de-ses-detracteurs/visite-prsident-ali-bongo-maroc-convalescence/” rel=”attachment wp-att-24969 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>visite du vice-président gabonais au chevet du Président Ali Bongo à Rabat au Maroc
Visite de la délégation gabonaise à Rabat au chevet du Président Ali Bongo. CopyrightDR

 

 

Gabon : une autre autre apparition d’Ali Bongo qui fait échouer les ambitions de ses détracteurs

 

 

Le Chef de l’Etat a reçu une visite du vice-président accompagné du président de la cour constitutionnelle et du premier ministre le 4 décembre à Rabat au Maroc. Une preuve qu’il se sent de plus en plus mieux pour poursuivre sa mission à la tête de l’Etat.

Après la visite royale de  Mohammed VI lundi, Ali Bongo a reçu mardi 5 décembre le vice-président de la République Pierre Claver Maganga Moussavou, du Premier ministre, Emmanuel Issoze Ngondet, et de la présidente de la Cour constitutionnelle, Marie-Madeleine Mbourantsuo à Rabat au Maroc.

La délégation Gabonaise s’était rendue au chevet du président de la République pour s’enquérir de son état de santé. Les images tournées au cours de cette rencontre montre Ali Bongo assis en  face de Pierre Claver Maganga Moussavou,  Emmanuel Issoze Ngondet, et de Marie Madeleine Mbourantsuo qui est debout et s’adresse au président de la République.

Ali Bongo approuve d’un mouvement de la tête tout ce que dit lui président de la haute juridiction. A son tour il lui dit de s’asseoir et parle à ses autres collaborateurs, donc le vice président et le premier ministre tout en souriant et en faisant des  mouvements de la tête et des mains. Cette scène a été diffusées au journal de 20h par les principales chaînes de télévision publique nationales, en l’occurrence Gabon 1ere et Gabon 24. Les mêmes images ont été reprises par des médias étrangers.

Ainsi, cette nouvelle apparition télévisée donne un coup de grâce à ses opposants et détracteurs qui ont bien voulu profiter de son hospitalisation pour tenter de prendre le pouvoir. Ceux-ci voient leurs ambitions voler tout simplement et définitivement en éclat. Car Ali Bongo reste encore le président de la République du Gabon.

Et le vice-président Pierre Claver Maganga Moussavou à la sortie de cette rencontre à fait savoir qu’il n’y a pas de vacance du pouvoir. Qu’en faite, ce n’est même pas l’occasion d’en parler.

Ali-Bongo-Maroc_Visiteurs.jpg

 

République démocratique du Congo : l’ambassade américaine à Kinshasa rouverte au public

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CopyrightDR

 

 

République démocratique du Congo : l’ambassade américaine à Kinshasa rouverte au public

 

L’ambassade américaine à Kinshasa a annoncé mardi la réouverture de ses portes au public, après huit jours de fermeture en raison d’une « possible menace terroriste » contre ses installations en République démocratique du Congo.

 

« L’ambassade des Etats-Unis à Kinshasa sera rouverte au public le mardi 4 décembre. Tous les services consulaires fonctionneront exclusivement sur la base de rendez-vous », indique cette représentation diplomatique dans un message publié sur son compte Facebook.

Les voies menant vers le bâtiment de l’ambassade américaine sont toujours bloquées par deux barrières gardées par des policiers armés qui filtrent toutes les entrées, a constaté un journaliste de l’AFP.

A la chancellerie, située à environ deux kilomètres plus loin, le même dispositif policier était déployé.

L’ambassade américaine était fermée depuis le 26 novembre en raison d’ »informations crédibles et précises sur une menace terroriste possible » visant ses installations, avait indiqué cette représentation diplomatique.

Les autorités congolaises avaient d’abord estimé que cette annonce traduisait une volonté de créer une « psychose inutile » parmi les populations avant de se raviser et de déclarer la menace « sérieuse ».

Les mesures prises par l’ambassade américaine interviennent en pleine campagne électorale pour des scrutins présidentiel, législatifs et provinciaux prévus le 23 décembre en RDC.

La présidentielle à haut risque est censée élire le successeur de Joseph Kabila, au pouvoir depuis 2001 et qui ne pouvait plus see représenter.

Le chef de l’Etat a désigné son exministre de l’Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary comme candidat de la majorité.

Il affrontera une dizaine d’adversaires dont deux figures de l’opposition : Félix Tshisekedi et le député Martin Fayulu.

 

Centrafrique : retrait des soldats FACA de Bocaranga suite à la menace réelle du mouvement 3R

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Centrafrique : retrait des soldats FACA de Bocaranga suite à la menace réelle du mouvement 3R

 

 

En sous-effectif lors de leur arrivée dans la sous-préfecture de Bocaranga ce mardi 4 décembre, les soldats FACA, venus de Paoua,  viennent de rebrousser chemin quelques heures plus tard suite à la menace pressante des rebelles du 3R.

 

«…  Ici, on ne veut pas des FACA dans le secteur. Autrement dit, c’est une déclaration de guerre qu’on nous faite… » aurait fait savoir le patron du 3R Abbas Siddiki aux négociateurs ce matin du 4 décembre 2018 alors que ces éléments se sont déjà Positionnés avec 5 Pickups lourdement armés à 5 kilomètres à l’entrée de Bocaranga sur l’axe Mbaïboum”  Tandis que sur l’axe menant à Bouar dans la Nana-Mambéré, 4 autres Pickups aussi lourdement armés des 3R sont en couverture tactique. 

Les soldats FACA, qui se trouvent déjà à l’intérieur de la ville de Bocaranga, étaient tous au nombre de 50 et transportés dans deux véhicules faiblement armés face à leur ennemi du 3R.

Le rapport de force est déjà visible et l’approbation de Bangui était plus que nécessaire pour que les choses se calment pour les soldats FACA en péril.

D’autre part,ce fameux Abbas Siddiki,  qui tentait de justifier ses offensives du 23 septembre 2017 contre les positions des miliciens Anti-Balaka dans la sous-préfecture de Bocaranga, avait sollicité officiellement la présence des forces armées centrafricaines dans la ville avant de la libérer.

Un an plus tard, les soldats FACA sont arrivés à Bocaranga en patrouille le 4 décembre 2018 et Abbas Siddiki, très en colère,  lance un ultimatum à ces derniers de quitter immédiatement sans délai la ville de Bocaranga. Faute de quoi, ses éléments allaient les attaquer frontalement. C’est d’ailleurs ce qui a été fait cet après-midi quelques heures après leur arrivée dans la ville ce mardi 4 décembre.

Contacté par CNC, l’un des négociateurs affirme avoir trouvé un compromis avec les deux camps pour qu’ils s’éloignent de la ville de Bocaranga afin de préserver la paix et la tranquilité dans le secteur.

Décidément, le patron du 3R Abbas Siddiki, qui, récemment, s’est procuré au Tchad 3 Pickups du type Land-Cruiser BG75 et des armes, ne compte pas se plier aux paroles qu’il a données après la signature de l’accord de paix avec les miliciens Anti-balaka à Bouar dans la Nana-Mambéré, et au pacte de non-agression signé à Koui, dans l’Ouham pendé, avec 4 autres groupes armés rivaux.

 

Copyright2018CNC

CENTRAFRIQUE : UNE NUIT DE LONGUES MACHETTES EN GESTATION ?

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Bain de foule du Président Faustin Archange Touadera, CopyrightDR

 

CENTRAFRIQUE : UNE NUIT DE LONGUES MACHETTES EN GESTATION ?

 

 

LES PRÉVISIONS APOCALYPTIQUES DU

PRÉSIDENT  

          Faustin-Archange Touadera lui-même n’hésite pas à avertir ses concitoyens de l’imminence de graves violences. Ne vient-il pas de déclarer, dans un entretien avec la journaliste Maria Malagardis du quotidien français Libération : « il y a de graves violences qui se préparent » ?

          Mais de quels gaves violences peut-il parler, alors que le pays est déjà à feu et à sang ? S’il a des informations sur ceux qui vont surgir, qu’il en informe au plus vite la population et la prépare à résister ! Est-ce pour suggérer à ses concitoyens un péril absolument inévitable qu’il lance ce cri de détresse ? Comment les Centrafricains vont-ils pouvoir appréhender et vivre l’oracle funeste du président ? Est-il raisonnable, pour le plus haut responsable de l’État, de formuler une prévision aussi effrayante alors qu’il est chargé de rassurer et de protéger ses concitoyens ?

           Dans un pays traumatisé par les massacres et les incendies de villages à caractère confessionnel, dans un pays en ruine où se pavanent, sans être inquiétés, des chefs de guerres sanguinaires, auteurs de crimes de guerres et de crimes contre l’humanité, faut-il ajouter la peur et le désespoir au sein d’une population déjà meurtrie ?

          A cette population abandonnée par des dirigeants incapables de la protéger, livrée à la barbarie de séditieux assoiffés de pouvoir et de sang, n’eût-il pas été plus judicieux de lancer un message d’espoir et de paix ?

LE TERRIBLE CONSTAT DE TOUADERA

          A la question de notre consœur de Libération sur la situation de la Centrafrique aujourd’hui, le président répond avec une sorte de lassitude et d’impuissance, en énumérant les maux auxquels est confronté le pays depuis environ cinq ans.

          « La priorité, c’est toujours la sécurité et la paix. Avec l’aide de certains de nos partenaires étrangers, (alors que beaucoup ont échoué dans leur mission de paix en Centrafrique) nous avons lancé la reconstruction de l’armée, qui était complètement effondrée… »

          Il évoque ensuite le DDDRR qui piétine, l’initiative de paix de l’Union Africaine qui ressemble pour l’instant à un fiasco, ainsi que celle initiée par les Russes à Khartoum au Soudan. « Mais, comme on a pu malheureusement le voir à Alindao, certains groupes armés continuent d’alimenter la terreur… »

          Terrible constat, qui symbolise toute l’impuissance des dirigeants face aux groupes armés et le désespoir d’une population martyre. 

A PROPOS DES RUSSES

          « Votre collaboration avec la Russie suscite également des interrogations » remarque la journaliste. Réponse du président : « c’est simplement un soutien, une aide. Les Russes nous ont proposé un don de 5 000armes individuelles. Ce don a ensuite été morcelé par le Conseil de Sécurité en trois livraisons. Ce n’est pas suffisant. Et pourquoi la deuxième a-t-elle été bloquée ? »

          En fait, si la livraison d’une partie des armes russes à la Centrafrique ne s’est pas faite, c’est à cause de la mauvaise humeur des Occidentaux au Conseil de Sécurité. Car ils voient d’un très mauvais œil la prédominance des Russes dans le pays de Boganda.

          En attendant, les Députés  centrafricains viennent d’exiger la levée totale de l’injuste embargo, avec l’adhésion totale du président Touadera qui ne cesse d’en réclamer la fin.

          Mais ce qui manque dans cet entretien, c’est ce que les Centrafricains peuvent attendre des Russes. Pour l’heure, ceux-ci semblent davantage préoccupés par les exploitations minières que par le désarmement des rebelles.

          Or, si le président Touadera a sollicité l’assistance militaire de la Russie, c’est parce que son pays sans défense allait devenir une proie facile pour les bandes armées.

          Et surtout parce que les forces françaises et onusiennes avaient échoué dans leur mission de paix et de réconciliation. Si vraiment les puissances étrangères, qui se disent amies de la République Centrafricaine, avaient été animées par la volonté de sauver le pays de Boganda et de l’aider à recouvrer la paix, elles auraient agi autrement. Leur comportement ambigu n’a fait que renforcer les rebelles – en particulier, le retrait prématuré de la force française Sangaris, la seule qui était redoutée de l’ex-Séléka.

DES PISTES POUR SORTIR LA CENTRAFRIQUE DU CHAOS ?

          Dans un premier temps, la France doit, en urgence, reconsidérer son assistance militaire à la Centrafrique. Il faut qu’elle mette un terme à cette sorte de guerre froide larvée qui l’oppose à la Fédération de Russie. On dirait d’inutiles chamailleries infantiles, vu le drame qui se joue en Centrafrique.

          Car la priorité pour les Centrafricains, c’est de sauver leur pays de la débâcle. Il est donc impératif que ces puissances étrangères, qui se disent amies de la RCA, cessent leurs obscurs calculs d’intérêts et d’influences. Elles doivent unir leurs forces à celles de l’Armée Centrafricaine, afin de l’aider à reconquérir le pays et à protéger la population. Si une coalition militaire franco-russo-centrafricaine se met en place, les ex-Sélékas n’auront pas les moyens de résister. Ils ne pourront que déposer les armes et se rendre sans conditions aux pourparlers de paix.

          Mais il faut aussi une initiative purement centrafricaine pour sortir de l’imbroglio des pourparlers de paix. Pourquoi ?

          Parce que les puissances étrangères initiatrices de ces pourparlers tirent à hue et dia pour sauvegarder leurs intérêts. Les accords sitôt conclus sont immédiatement violés. Les Centrafricains sont manipulés, la République Centrafricaine est prise en otage, seules comptent les visées impérialistes des puissances étrangères. Il est donc fortement à craindre que la paix en République Centrafricaine ne soit pas près de voir le jour.

          C’est pourquoi une autre initiative de recherche de la paix doit surgir en Centrafrique. Celle qui sera issue de la concertation de tous les Centrafricains. Et qui se négociera dans une ville de la République Centrafricaine. Les pays réellement amis seront les bienvenus, mais seulement en tant qu’observateurs.

          Si les autorités centrafricaines ne se ressaisissent pas rapidement pour fixer de nouvelles règles aux prédateurs exogènes du pays, il est à craindre, comme le dit Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires Etrangères « que la République Centrafricaine ne devienne un terrain de jeux ad vitam aeternam. »

                                                                                                                                                     

AEC 2018 : Des chercheurs plaident pour l’émergence d’un leadership économique

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Conférence économique 2017 en Ethiopie. CopyrightDR

 

 

AEC 2018 : Des chercheurs plaident pour l’émergence d’un leadership économique

 

 

Kigali, Rwanda- Au premier jour de la Conférence économique africaine (AEC) qui se tient du 3 au 5 décembre 2018 à Kigali, au Rwanda, des chercheurs ont plaidé pour l’émergence d’un leadership économique sur le continent afin de parvenir à une intégration réussie. Cette intervention a eu lieu lors d’une session plénière autour du thème Accélérer l’intégration régionale inclusive.

« L’intégration ne doit pas être une fin, mais un moyen de se développer, a souligné Victor Harisson, commissaire aux Affaires économiques de la Commission de l’Union africaine. Pour y parvenir, il nous faut disposer d’un plan de développement sectoriel, de capitaux de marchés et détenir des marchés boursiers. »

En outre, a-t-il ajouté, un leadership économique doit émerger du lot pour conduire la mission. « Nous voulons l’intégration, nous avons donc besoin de planifier nos actions. Chaque pays doit s’imprégner des préoccupations de son voisin afin de connaître les priorités des uns et des autres. Aller vers l’intégration, c’est aussi avoir devant soi un champion. Et ce champion peut être une institution qui trace les directives », a-t-il soutenu.

Un avis que partage Hesphina Rukato, assistante académique à l’Institut de formation Thabo Mbeki de l’université d’Afrique du Sud. « Pourquoi les choses avançaient par le passé ? C’est parce que nous avions des leaderships sur le continent », a-t-elle rappelé.

« Maintenant, nous faisons comme si nous n’avions pas le Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD). C’est l’une des institutions que nous devons réinitialiser. Nous devons y impliquer tout le monde. Le leadership doit mener des actions concrètes, examiner les coûts de transport, analyser les capacités de faire le commerce, permettre à nos pays de s’impliquer dans les chaînes de valeur au niveau mondial », a-t-elle énuméré.

L’édition 2018 de la Conférence économique africaine se déroule dans la capitale rwandaise et porte sur le thème « Intégration régionale et continentale au service du développement de l’Afrique ». Quelque 300 participants, notamment des universitaires, représentants gouvernementaux et experts prennent part à cet événement conjointement organisé par la Banque africaine de développement, le Programme des Nations Unies pour le développement et la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique.

 

Contact

Aristide Ahouassou, Chargé de communication, Département de la communication et des relations extérieures / a.ahouassou@afdb.org

 

 

Afrique : l’intégration au cœur des débats

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Sommet des chefs d’État de l’Union africaine en Éthiopie. CopyrightRFI

 

 

Afrique : l’intégration au cœur des débats

 

 

Kigali, Rwanda2018 – Pour de milliers d’Africains, la libre circulation d’un pays à l’autre ressemble trop souvent à un cauchemar. Qu’il s’agisse de tracasseries aux frontières, de l’absence de réseaux routiers et de voies aériennes reliant des villes importantes, ou encore de la frustration née d’un refus d’entrée dans un pays pour cause de visa, il en résulte au final une restriction à la libre circulation des personnes, considérée par la Banque africaine de développement comme l’un des piliers de l’intégration régionale.

La libre circulation des personnes et des biens est intimement liée à la vision de la Banque de créer en Afrique le prochain grand marché mondial. Alors que la Conférence économique africaine (AEC) 2018 s’ouvre dans la capitale rwandaise, Kigali, le thème de cette année, « L’intégration régionale et continentale au service du développement de l’Afrique », s’aligne également sur une autre grande priorité de la Banque : placer le développement des infrastructures au centre des efforts d’intégration régionale de l’Afrique.

Le Rwanda, pays hôte de la Conférence ‒qui se déroule du 3 au 5 décembre 2018, à l’hôtel Marriott de Kigali ‒, a pris le premier des mesures audacieuses pour défendre l’intégration régionale, en annonçant au début de cette année la délivrance de visas d’entrée à l’arrivée sur son territoire pour les voyageurs en provenance de tous les pays d’Afrique.

La troisième édition de l’Indice d’ouverture sur les visas de la Banque, publiée au deuxième jour de la Conférence, permettra opportunément de recenser les pays africains qui améliorent les procédures favorisant la libre circulation des personnes sur le continent.

« L’Indice a contribué à mieux sensibiliser l’opinion et à conduire les réformes de la politique des visas à travers le continent dans le but de faciliter la circulation des personnes, ce qui ouvrira de nouvelles perspectives pour le tourisme, le commerce et les investissements intra-africains. Ainsi, la Banque participe directement à la réalisation des objectifs de l’initiative de l’Union africaine (UA) en faveur d’un passeport africain unique », a déclaré lors la séance plénière d’ouverture, Gabriel Negatu, directeur général de la Banque au Bureau régional de développement et de prestation de services pour l’Afrique de l’Est.

S’exprimant au nom du président rwandais Paul Kagame, Claudine Uwera, ministre d’État chargée de la Planification économique, a déclaré que la conférence portait sur un thème « qui nous tient à cœur ». « Cette conférence est importante pour tracer la voie à une intégration inclusive… qui bénéficiera à tous », a-t-elle affirmé.

« La gouvernance déterminera la voie du développement pour nos pays », a-t-elle ajouté, soulignant le rôle tout aussi important de la volonté politique et de l’engagement des dirigeants africains.

La Conférence économique africaine, qui se déroule chaque année, est le principal forum du continent favorisant le dialogue et l’échange de connaissances, dans la recherche de solutions face au défi du développement de l’Afrique. Elle réunit des universitaires de haut niveau, de hauts représentants gouvernementaux et des praticiens du développement venus du monde entier.

L’AEC 2018 mettra en avant « les initiatives novatrices favorisant l’accélération des progrès dans l’intégration d’infrastructures inclusives et encourageant l’équité, notamment à travers la suppression des obstacles à la circulation des personnes, des biens et des services à travers les frontières. »

Les autres partenaires à l’organisation de la conférence, le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (UNECA), se sont félicités du rôle de précurseur joué par le Rwanda dans les efforts d’intégration de l’Afrique et ont souligné le besoin urgent de poursuivre cette dynamique au service d’une intégration inclusive et équitable.

« Le gouvernement rwandais passe de la parole aux actes et continue de donner le ton », a souligné Ahunna Eziakonwa, administratrice adjointe du PNUD et directrice du Bureau régional pour l’Afrique.

S’exprimant également lors de la séance plénière, Giovanie Biha, secrétaire exécutive adjointe de l’UNECA a noté que, même s’il restait des progrès importants à accomplir, « nous allons dans la bonne direction ».

Pour la 13e édition de l’AEC, la participation de la Banque est organisée sous la direction du Département de la recherche et celui de l’Intégration régionale, ce qui montre l’importance qu’accorde l’institution à la recherche et à la gestion du savoir, en tant que facteurs importants du dialogue politique, de la planification et de la mise en œuvre de politiques efficaces.

Pendant trois jours, les différentes sessions examineront les cadres sociaux, culturels et politiques d’une intégration réussie, en s’appuyant sur la signature, historique, de l’Accord de libre-échange pour le continent africain (AfCFTA), signé par 44 pays africains en mars 2018 – potentiellement le plus important accord de libre-échange au monde. Cet accord vise à créer un marché continental unique pour les biens et les services, auquel s’ajoutera un volet sur la libre circulation des hommes et femmes d’affaires et des investissements en Afrique.

Les participants se pencheront également sur le rôle du secteur privé et des organisations de la société civile.

Étant donné l’urgence de l’intégration régionale – qui n’est plus un choix ‒, la conférence 2018 est un rendez-vous incontournable pour ceux qui s’intéressent au programme de développement de l’Afrique.

« Des pages importantes de l’histoire du développement de notre continent s’écrivent aujourd’hui », a souligné Claudine Uwera. « Profitons de cette occasion pour faire progresser le continent. »

Contact : Aristide Ahouassou, Chargé de communication, Département de la communication et des relations extérieures : a.ahouassou@afdb.org

 

Maroc : Mohamed VI au chevet d’Ali Bongo

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Le Président Ali Bongo et son homologue marocain Mohamed VI à Rabat. CopyrightDR

 

 

Maroc : Mohamed VI au chevet d’Ali Bongo

 

 

Le chef de l’Etat Gabonais a reçu la visite du souverain Chérifien lundi à Rabat.  Cette visite vient mettre fin aux speculations sur l’état de santé et même la mort du président Gabonais.

Le roi marocain Mohamed VI a rendu une visite au président Ali Bongo lundi à Rabat. Dans une vidéo authentifiée par plusieurs agences de communication à l’instar de l’AFP, on voit Mohamed VI et Ali Bongo côte à côte tous vetue de tenues traditionnelles ayant au milieu d’eux les drapeaux de leurs pays respectifs.

Ali Bongo tient avec sa main gauche un verre de lait qu’il boit et apprecie le goût. Bien qu’étant en convalescence, le chef de l’Etat Gabonais ne parait pas affaiblie par la maladie.

Car le Chef de l’Etat Gabonais est bel et bien vivant et pleine recouvrement de ses formes. Sa santé est en nette amélioration. Il séjourne bel et bien au Maroc à l’hopital militaire de Rabat.

Cette visite royale qui survient quatre jours après l’arrivée d’Ali Bongo au Maroc met ainsi un terme aux spéculations sur  son état de santé, sa fausse mort d’Ali Bongo et son lieu d’hospitalisation.

Quelques manipulateurs et agitateurs à l’instar de Jean Ping n’ont cessé de nier l’évidence, arguant que le chef de l’Etat est dans l’incapacité d’exercer le pouvoir ou qu’il est même mort.

Aujourd’hui, le président Gabonais tiendra même une petite séance de travail avec quelques collaborateurs qui l’ont rejoint au Maroc. Une preuve que même sur un lit d’hôpital Ali Bongo fait passer son peuple avant lui. Et reste apte à diriger le pays.

 

Centrafrique : débandade générale à Bocaranga.

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Ville de Bocaranga dans l’Ouham-Péndé. CopyrightCNC.

 

 

Centrafrique : débandade générale à Bocaranga.

 

Depuis ce matin du mardi 4 décembre à Bocaranga dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, la population, informée d’une probable attaque du mouvement 3R dans la ville, se met subitement à courir à tous les sens pour se mettre à l’abri dans la brousse.

 

En effet, après l’arrivée ce matin des soldats FACA dans la sous-préfecture de Bocaranga, des rumeurs folles circulent sur une possible attaque des rebelles des 3R contre les positions de l’armée nationale qui vient pourtant à peine d’arrivée dans la ville.

Cependant, certains témoins ont annoncé avoir vu une colonne des véhicules des combattants rebelles du 3R à seulement 5 kilomètres de Bocaranga. Ce qui a d’ailleurs poussé les habitants de la ville à courir partout pour se réfugier dans la brousse pour les uns et dans des camps des déplacés pour les autres.

Pour l’heure, la ville est totalement calme avec la présence visible des soldats de l’armée nationale qui patrouillent dans les rues.

 

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Centrafrique : attaque contre le site des déplacés à Ippy, une dizaine des morts.

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AlindaoCentrafrique/” rel=”attachment wp-att-24921 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Habitations incendiées par les rebelles de l'UPC à Alindao le 15 novembre 2018. CopyrightBenoitLallau.
Habitations incendiées par les rebelles de l’UPC à Alindao le 15 novembre 2018. CopyrightBenoitLallau.

 

 

Centrafrique : attaque contre le site des déplacés à Ippy, une dizaine des morts.

 

 

Le site des déplacés de l’église catholique dans la  sous-préfecture d’Ippy dans la Ouaka aurait été attaqué tôt ce matin par des rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC).

 

Selon nos informations, une dizaine des combattants rebelles de l’UPC auraient pris d’assaut le camp des déplacés de l’église catholique de la sous-préfecture d’Ippy situé à environ 480 kilomètres de Bangui ce mardi 4 décembre. Une dizaine des personnes auraient été tuées et le camp s’est vidé totalement de ses occupants qui auraient pris la fuite dans la brousse.

Ce cycle de violence, qui touche pratiquement la région de la Ouaka, de l’Ouham, de la Basse-Kotto et  du Mbomou ce dernier temps, risque de remettre en cause l’initiative de l’Union africaine pour la paix dans le pays adhéré pourtant par tous les groupes armés sur le territoire national.

Rappelons que le 15 novembre dernier, une soixantaine des personnes déplacées et deux prêtres catholiques ont été froidement assassinés par les rebelles de l’UPC suite aux attaques ciblées de ce groupe violent contre le site des déplacés de l’évêché.

Dirigé par le sulfureux Ali Darassa, l’UPC, une faction rebelle de la Séléka est citée à de nombreuses reprises dans  des actes de crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

Pour l’heure, notre équipe est sur le terrain pour recueillir plus d’information sur ce nouveau cas de massacre.

 

 

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Football : Le Cameroun privé de CAN 2019, une crise du foot qui tourne à la crise politique

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Stade de football de Douala au Cameroun. CopyrightAFP

 

 

Football : Le Cameroun privé de CAN 2019, une crise du foot qui tourne à la crise politique

 

 

La confédération africaine de football a décidé de retirer l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2019 au Cameroun. Depuis, dans les rangs de l’opposition, certains se disent soulagés au vu du contexte sociopolitique dans le pays et d’autres condamnent ce qu’ils considèrent comme une «humiliation» de trop du régime de Paul Biya.

La confédération africaine de football a décidé de retirer l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2019 au Cameroun. Depuis, dans les rangs de l’opposition, certains se disent soulagés au vu du contexte sociopolitique dans le pays et d’autres condamnent ce qu’ils considèrent comme une «humiliation» de trop du régime de Paul Biya.

Le comité exécutif (ComEX) de la Confédération africaine de football (CAF), réuni vendredi 30 novembre à Accra au Ghana, a officiellement décidé de retirer l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2019 au Cameroun.

«Aujourd’hui, face à tous ces rapports que nous avons reçus et en analysant aussi les évolutions faites, nous avons décidé de retirer la CAN 2019 au Cameroun», a déclaré Ahmad Ahmad, président de la CAF, à la fin des travaux.

© Sputnik . Anicet Simo

Le Cameroun perd l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2019

Une décision qui tombe comme un coup de massue sur la tête des autorités camerounaises, notamment Paul Biya qui en avait fait la promesse au peuple et avait pris un engagement solennel dans l’un de ses discours en août 2017, à l’occasion de la réception au palais de l’unité des médaillés des compétitions internationales.

«Le Cameroun sera prêt le jour dit, j’en prends l’engagement» avait affirmé le Président.

Une promesse et un engagement maintes fois relayé par le gouvernement de Yaoundé et même brandi comme argument de campagne à la veille de la présidentielle du 7 octobre dernier.

© Sputnik . Anicet Simo

 

 

Privés de Coupe d’Afrique des Nations de foot, les Camerounais déçus et ulcérés

D’ailleurs à la veille de cette échéance politique, le 2 octobre, alors que la polémique autour du retrait de cette compétition au Cameroun battait son plein, le Malgache Ahmad Ahmad, patron de la CAF, avait foulé le sol camerounais en compagnie de l’ancien attaquant vedette de la sélection nationale, Samuel Eto’o Fils.

«La CAF n’a jamais réfléchi à un retrait de la CAN au Cameroun» avait-il laissé entendre comme pour rassurer les autorités camerounaises.

Des déclarations faites de part et d’autre pour tenter d’éteindre les polémiques, malgré les retards constatés dans la mise en place des infrastructures et le contexte sécuritaire particulièrement tendu, avec le conflit armé en cours entre l’armée et des séparatistes dans les deux régions anglophones du pays. Un conflit armé mis sur la table par ceux qui militaient déjà pour le boycott de cette compétition, comme Gérard Kuissu, président du Comité de résistance pour la revendication, la récupération et la restitution du vote du peuple (C4R) mouvement né après la présidentielle du 7 octobre dernier pour dire «non» à ce qu’ils considèrent comme un «hold-up électoral».

«Nous sommes en guerre, il y a des hommes des femmes et des enfants qu ‘on tue, brûle et chasse de leur terre. Comment moralement jouer au football avec une situation pareille. En 36 ans, le régime tyrannique n’a jamais rien produit de bon pour son peuple. Et là il allait tirer tous les bénéfices de cette fête sportive» a-t-il confié à Sputnik.

© Sputnik . Vitaly Belousov

 

 

Carton rouge pour le Cameroun: le Maroc et l’Afrique du Sud en lice pour la CAN 2019?

La décision de la CAF de retirer l’organisation de la Can 2019 au Cameroun vient donc comme une nouvelle ombre au tableau de ce nouveau septennat de Paul Biya, 85 ans dont 36 au pouvoir, et ouvre un boulevard aux opposants à son régime qui pour certains, accueillent favorablement la décision.

«On s’y attendait. Les travaux sont bâclés, mal organisés et beaucoup de retard, en plus de nombreux soupçons de scandales. Il y a beaucoup à faire avant de penser CAN.

D’ailleurs la CAF a été formelle. Elle est prête à nous accompagner pour être prêts à une organisation de cet événement», poursuit Gérard Kuissu.

Dans une déclaration faite au soir du 30 novembre, l’honorable Jean Michel Nintcheu, député du Social Democratic Front (SDF), parti d’opposition, dit son courroux face à ce qu’il considère comme une «grosse humiliation planétaire».

«Le Cameroun est définitivement devenu la risée du monde entier. Tant que M. Biya est au pouvoir, le processus de putréfaction de l’image du Cameroun sera irréversible. Ce septennat dit de grandes opportunités est en train de se transformer dès le début en septennat de profondes désillusions» a-t-il mentionné dans une publication sur son compte Facebook.

Cabral Libii, candidat à la dernière élection présidentielle classée troisième, relève également l’humiliation du pays et dit lui aussi sa déception.

«Nous exigeons aussi que, sans attendre, Monsieur Paul Biya, bénéficiaire de la forfaiture du 7 octobre 2018, lui qui a affirmé que le Cameroun serait “prêt le jour dit”, explique au peuple camerounais ce qui a conduit à cette humiliation nationale en mondovision qui en toute logique doit déboucher sur sa démission.»

© AFP 2018 Brendan Smialowski

Réélection de Paul Biya, l’opposition au Cameroun ne baisse pas les bras

Très attendue, la réaction du gouvernement de Yaoundé après la décision de la CAF est intervenue samedi 1er décembre par la voix de son porte-parole, Issa Tchiroma Bakary, qui crie à l’injustice.

«Face à cette injustice flagrante, le Gouvernement de la République demande au Peuple camerounais de garder toute sa sérénité et de ne pas céder à la tentation des polémiques stériles.»

«Force est de constater que notre pays a fait l’objet dès le départ, dans le cadre de ce dossier, d’un traitement qui ne peut que susciter des interrogations», a-t-il déploré.

Se basant sur les rapports des multiples missions d’inspection, le comité exécutif de la CAF a officiellement décidé le 30 novembre de retirer l’organisation de la CAN 2019 au pays de Paul Biya. Il avait estimé que le Cameroun n’était pas prêt à accueillir l’événement, accusant des retards, notamment en matière d’infrastructures et de sécurité.

La décision de retirer l’organisation de la CAN 2019 au Cameroun est sans appel et conduit l’instance dirigeante du football africain à engager et ouvrir un appel urgent à la candidature de nouveaux pays afin d’assurer le bon déroulement calendaire de la compétition.

Gabon : au Maroc, le Président Ali Bongo Odimba apparaît en public pour la première fois

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Centrafrique.com/gabon-au-maroc-le-president-ali-bongo-odimba-apparait-en-public-pour-la-premiere-fois/ali-bongo-au-maroc-apparition-afp/” rel=”attachment wp-att-24908 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président gabonais Ali Bongo au Maroc. Photo AFP
Le Président gabonais Ali Bongo au Maroc. Photo AFP

 

 

Gabon : au Maroc, le Président Ali Bongo Odimba apparaît en public pour la première fois

 

 

C’est une première depuis son malaise en Arabie Saoudite. Un cliché montrant le Président gabonais Ali Bongo a été diffusé sur la toile.

A Rabat, depuis quelques jours pour un séjour de convalescence, après son malaise en Arabie Saoudite en Octobre dernier, le Président gabonais Ali Bongo, est apparu en public pour la première fois ce lundi 03 Décembre 2018. Ceci, au cours d’une visite du roi du Maroc, Mohammed VI à l’hôpital militaire de Rabat. Un cliché de la rencontre a été fourni par le palais royal et diffusé par des médias internationaux.

Depuis quelques jours, des rumeurs sur sa mort ont commencé à se faire entendre.

Surtout que depuis Octobre dernier, aucune image n’avait été diffusée depuis son malaise. Avec la communication faite de la visite de ce jour, les autorités ont sûrement voulu faire taire les rumeurs sur ce sujet qui enflaient au fil du temps.

Selon des médias internationaux, au cours de sa visite, le roi du Maroc s’est réjoui de l’évolution de l’état de santé du Président gabonais. Plus d’informations dans les prochaines heures.

Centrafrique : assassinat d’un homme à Batangafo

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Centrafrique.com/centrafrique-assassinat-dun-homme-a-batangafo/les-combattants-rebelles-de-la-seleka-dans-la-commune-de-lioto-en-juin-2014-5/” rel=”attachment wp-att-24904 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des combattants de la Séléka dans la commune de Liotto. CopyrightDR
Des combattants de la Séléka dans la commune de Liotto en juin 2014. CopyrightDR

 

 

Centrafrique : assassinat d’un homme à Batangafo

 

 

 

Un homme assimilé aux Anti-Balaka a été tué dans la nuit du 29 novembre 2018  dans la ville de Batangafo dans   la préfecture de l’Ouham.

Selon un témoin contacté par CNC et qui a requis l’anonymat, il a été tué par des combattants du Mouvement patriotique centrafricain (MPC du général de la Séléka Alkhatim  sur  l’axe Bouca: «

C’est depuis samedi dernier que les Séléka ont quitté Kabo pour Batangafo en distribuant au passage des armes. Suite à cette distribution d’armes, les Séléka ont essayé de neutraliser les miliciens Anti-balaka sur l’axe Bouca. Malheureusement, ils sont tombés sur ce pauvre milicien Anti-balaka qu’ils tentent de le dépouiller.Finalement, celui-ci a été froidement abattu», a dénoncé ce témoin.

Rappelons que suite aux derniers affrontements entre les miliciens Anti-balaka et les combattants du MPC dans la ville, la quasi-totalité de la population dite chrétienne se trouve dans des camps des déplacés ou à l’hôpital de la ville géré par l’ONG internationale Médecin sans frontière (MSF).

Centrafrique : Le samedi 1er décembre, la RCA célèbre la journée de la République.

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Centrafrique.com/centrafrique-le-samedi-1er-decembre-la-rca-celebre-la-journee-de-la-republique/revu-de-troupe-touadera-defile-2018-avenue-des-martyrs-rfi/” rel=”attachment wp-att-24900 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Revue de troupe du Président Touadera lors du défilé du 1er décembre 2018 sur l'avenue des Martyrs à Bangui. Photo : RFI.
Revue de troupe du Président Touadera lors du défilé du 1er décembre 2018 sur l’avenue des Martyrs à Bangui. Photo : RFI.

 

 

Centrafrique : Le samedi 1er décembre, la RCA célèbre la journée de la République.

 

 

Il y a exactement 60 ans que la République est devenue autonome au sein de la communauté française, libérée de l’oppression de Paris. Le panafricaniste Barthélemy Boganda est devenu le père fondateur de la nouvelle République.

Et malgré les appels de l’Église catholique et des partis politiques de boycotter la célébration en souvenir des victimes d’Alindao et de Batangafo, les gens célèbrent cet événement: plusieurs milliers de personnes ont participé au défilé en l’honneur de la création de la République centrafricaine. Ce défilé en l’honneur de la fête n’a rien d’insultant pour les parents des morts, considèrent les citoyens.

Au contraire, la fête se déroule sous le signe du dialogue et de la réconciliation nationale. Elle vise à unir le peuple et à donner un élan à la stabilisation du pays.

« La charge de ma fonction me commande de rappeler de manières univoques que le 1er décembre n’est pas une simple journée de festivités, mais constitue surtout un rendez-vous national ou la solennité républicaine nous impose à la fois une introspection collective sur l’état de notre pays et un rituel destiné à souligner que ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise » — a déclaré le Président de la République, se prononçant devant le public.

Le jour de la République est une occasion de se souvenir des personnes qui sont mortes pour la liberté. Rappelez-vous les patriotes de la RCA qui ont épargné le pays de l’oppression des colonies françaises.

« Je forme le vœu que ce 60e anniversaire de la proclamation de notre République marque un élan patriotique nouveau pour la paix, la réconciliation nationale et le vivre ensemble dans ce pays de ZO KWE ZO » — a souhaité le Président.

Il a ajouté que pour parvenir à la paix en République centrafricaine, il s’était adressé aux groupes armés et avait lancé un processus de DDRR qui a permis de faire des progrès considérables.

« Il n’y aura pas de trêve à nos efforts pour le rétablissement de la paix et de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national. Pour marquer mon attachement à la paix et à la réconciliation nationale, j’ai choisi l’option du dialogue, tendu la main aux groupes armés et mis en place le processus DDRR qui connaît des avancées appréciables en dépit de la réticence de certains groupes armés ».

En outre, pour parvenir à la paix et à la réconciliation nationale, le gouvernement de la République centrafricaine compte se joindre au dialogue engagé avec l’appui de l’Union africaine dans les semaines à venir.

Centrafrique : Le roi du Maroc Mohammed VI et le Cheikh Khalifa ben Zayed Al Nahyan ont félicité Faustin-Archange Touadera à l’occasion de la journée de la République.

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Centrafrique.com/centrafrique-le-roi-du-maroc-mohammed-vi-et-le-cheikh-khalifa-ben-zayed-al-nahyan-ont-felicite-faustin-archange-touadera-a-loccasion-de-la-journee-de-la-republique/defile-militaire-premier-decembre-2018-corbeaunews-minusca/” rel=”attachment wp-att-24896 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Défilé militaire du 1er décembre 2018 sur l'avenue des Martyrs à Bangui. CopyrightMINUSCA
Défilé militaire du 1er décembre 2018 sur l’avenue des Martyrs à Bangui. CopyrightMINUSCA

 

 

Centrafrique : Le roi du Maroc Mohammed VI et le Cheikh Khalifa ben Zayed Al Nahyan ont félicité Faustin-Archange Touadera à l’occasion de la journée de la République.

 

 

Le samedi 1er décembre, la République centrafricaine célèbre le 60e anniversaire de la proclamation de la République.

En 1958, à la suite d’un référendum populaire, le pays s’est séparé de la colonie française, faisant partie de la communauté française en tant qu’autonomie. En août de la même année, la RCA a acquis l’indépendance.

À  ce titre, le roi du Maroc a exprimé ses vœux au président Faustin Archange Touadera ayant souhaité de la santé et du bonheur, puis il a souhaité du progrès, de la prospérité et de la stabilité dans le monde au peuple centrafricain. Il a également assuré son homologue qu’il était disposé à poursuivre le travail commun en vue de renforcer encore la coopération entre les pays. Le Maroc et la RCA travaillent au profit des deux peuples et au service de l’unité, de la stabilité et du progrès sur le continent africain.

Ensuite, le Président Touadera a reçu les félicitations du président des Émirats arabes unis. Les félicitations du Cheikh Khalifa bin Zayed Al Nahyan ont été suivies par celles du vice-président, le Premier-ministre et le dirigeant de Dubaï, S. A. le Cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan, le Prince héritier d’Abu Dhabi et le commandant en chef adjoint des forces armées des Émirats arabes unis.

 

 

Centrafrique : Fondation « Voix du Cœur », l’ambassade de France et les FACA viennent en aide aux filles de la rue

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Fondation Voix-du-coeur Centrafrique. CopyrightFVC

 

 

Centrafrique : Fondation « Voix du Cœur »,  l’ambassade de France et les FACA viennent en aide aux filles de la rue

 

 

Le 8 novembre dernier, le centre d’accueil des filles de la fondation « Voix du Cœur » s’est vu remettre des vivres, des fournitures scolaires, des produits d’hygiène, des draps et du mobilier par l’ambassade de France à Bangui et par le bataillon de génie (BATGEN) des FACA.

La cérémonie organisée pour l’occasion a rassemblé le conseiller humanitaire de l’ambassade de France, le directeur de la fondation « Voix du Cœur », des officiers français et centrafricains ainsi que des autorités locales de la commune de Bégoua.

Dans son discours de bienvenue, Monsieur Ange Ngassenemo a rappelé que la fondation qu’il dirige aide les enfants de la rue et prépare leur insertion sociale. Il a aussi remercié la France pour son éternel soutien à ces actions de bienfaisance.

Pour sa part, le conseiller humanitaire de l’ambassade de France a salué l’engagement de la fondation au profit des enfants les plus vulnérables. En effet, Voix du Cœur est une des rares structures en Centrafrique qui vient au secours des orphelins et des enfants des rues. Organisation non gouvernementale créée en 1994, elle mène à bien son œuvre caritative depuis plus de 20 ans, dans la peine et la difficulté, sans subvention de l’Etat.

Présidée par l’honorable Béatrice Epaye, la fondation dispose de deux centres d’accueil, un pour les garçons et un pour les filles. Situé au quartier Sica 1, le local dédié aux garçons est un ancien centre culturel français, cédé par l’ambassade de France. Il peut héberger jusqu’à 60 enfants et en accueillir 200. Il comprend un dortoir dont la construction a été financée par l’ambassade de France, un dispensaire, une salle d’informatique et trois salles de classe. Toujours avec l’aide de la France, la fondation a construit un établissement pour les filles à Damala, à proximité du lycée « Don Bosco ».

Depuis plus d’un mois, ce centre d’accueil pour les filles est soutenu par des militaires français de l’Elément de Soutien National (ESN) basés au camp Mpoko. Des dons de vêtements ont déjà eu lieu pour améliorer le bien être des pensionnaires.

Les FACA ont aussi été associées au projet. Ainsi, l’atelier de menuiserie de la manufacture militaire centrafricaine (MaMiCa), qui fait partie du BATGEN, a réalisé les meubles dont le centre avait besoin.

Sœur Berthine Saloma, responsable du centre de Damala, a chaleureusement remercié les donateurs : « nous sommes très heureuses de cet énième don de la France à l’orphelinat. Au nom des filles nous leur exprimons notre gratitude ».

 

Fondation Voix-du-coeur
Fondation Voix-du-coeur.

 

Fondation voix-du-coeur
fondation voix-du-coeur. CopyrightFVC

 

Centrafrique : triste festivité du 1er décembre à Bria.

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Centrafrique.com/centrafrique-triste-festivite-du-1er-decembre-a-bria/dfile-decembre-2018-bria-haute-kotto-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-24867 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Défilé du 1er décembre 2018 à Bria dans la Haute-Kotto. Photo : Moïse Banafio. CopyrightCNC.
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Centrafrique : triste festivité du 1er décembre à Bria.

 

 

Organisé pour la première fois depuis 2014 dans la région en présence des autorités locales, le défilé du 1er décembre à Bria a été entaché ce samedi par l’assassinat d’un homme proche du camp des déplacés du PK3 à la sortie sud de la ville.

 

Alors que la festivité du 1er décembre 2018 symbolisant le 60e anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine est débutée par un géant défilé au centre-ville en présence de tous les notables de la région, notamment le Préfet de la Haute-Kotto, le sous-préfet de Bria, le sous-préfet de Ouadda, le député de Ouadda, du maire de la ville de Bria, des commandants des groupes armés, les chefs des villages, les sages de la région ainsi que les chefs de blocs du camp des déplacés du PK3, vers le milieu d’après-midi par contre, c’est-à-dire à 15 heures locales, un homme, identifié comme un déplacé du camp de PK3 a été retrouvé froidement assassiné à seulement quelques mètres du site des déplacés où il a trouvé refuge depuis plusieurs mois. Ce qui a d’ailleurs occasionné un grand émoi au sein de la population déplacée du camp de PK3.

Immédiatement, des tirs à l’arme automatique commencent à se faire entendre partout sur le site alors que des nombreux habitants du centre-ville à majorité musulmane se trouvent encore dans le site pour fêter cette journée avec leurs compatriotes déplacés.

Heureusement pour eux, une patrouille de la Minusca se trouve dans le camp. Ce qui a permis aux habitants du centre-ville de quitter très rapidement le secteur.

Contacté par CNC, le Président de la jeunesse préfectorale monsieur Adam Hassan Sallet, qui regrette profondément l’assassinat de ce citoyen paisible, salue par ailleurs l’effort des uns et des autres, en particulier le commandant du FPRC de la région le général Damboucha Hissen qui s’est beaucoup investi dans la réussite de cette journée nationale.

Pour l’heure, chaque communauté se campe de son côté et se met en alerte vive.

 

 

Copyright2018CNC.

 

 

République démocratique du Congo : Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe en meeting ce dimanche à camp Luka

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Centrafrique.com/republique-democratique-du-congo-felix-tshisekedi-et-vital-kamerhe-en-meeting-ce-dimanche-a-camp-luka/vital-kamerhe-et-felix-tschisekedi-retour-a-kinshasa-le-27-novembre-2018-salues-par-les-partisans/” rel=”attachment wp-att-24879 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le candidat Félix Tschisekedi à droite et son Directeur de campagne Kamerhé à gauche le 27 novembre 2018 lors de leur retour à Kinshasa.
Le candidat Félix Tschisekedi à droite et son Directeur de campagne Kamerhé à gauche le 27 novembre 2018 lors de leur retour à Kinshasa.

République démocratique du Congo : Félix Tshisekedi et Vital Kamerhe en meeting ce dimanche à camp Luka

 

 

Après leur retour au pays la semaine dernière, Felix Tshisekedi candidat commun de la coalition « Cap pour le changement », et son directeur de campagne , Vital Kamerhe,  sont en meeting ce dimanche 02 décembre au terrain St Philippe, situé au quartier camp Luka dans la capitale congolaise Kinshasa.

 

D’après certains proches de Monsieur Vital Kamerhe  , le leaders de l’UDPS et de l’UNC ont choisi ce coin de Kinshasa pour lancer la campagne électorale de leur coalition avant de se rendre à l’intérieur du pays ce mardi 4 décembre prochain.

Par contre, ce lundi 3 décembre Cap pour le changement va organiser une activité au centre Caritas sur la question de la promotion de la femme. C’est le mardi 4 décembre que le candidat de la coalition Cap pour le Changement et son directeur de campagne se rendront à Goma chef lieu de la province du Nord-Kivu pour démarrer leur campagne électorale à l’intérieur du pays.

Rappelons que le candidat Tschisekedi, 55 ans,  avait scelé un accord de coalition avec Kamerhé, 59 ans et ex-Président de l’Assemblée nationale, le vendredi 23 novembre dernier à Nairobi au Kenya dans lequel monsieur Félix Tschisekedi deviendra le Président de la République en cas de victoire et son Directeur de campagne Kamerhé deviendra, lui, son Premier ministre.

Gabon : malversation financière à la Mairie de Libreville, la cour de compte Salarme.

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Centrafrique.com/24871-2/societe-et-culture/” rel=”attachment wp-att-24872 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Hôtel de ville de Libreville. CopyrightDR
Hôtel de ville de Libreville. CopyrightDR

 

 

Gabon : malversation financière à la Mairie de Libreville, la cour de compte Salarme.

 

Selon le dernier rapport 2018 de la cour de compte rendu public la semaine dernière sur la gestion des taxes municipale à la Mairie de Libreville ainsi que dans d’autres municipalités des différents arrondissements de la capitale gabonaise, certaines pratiques opaques proches de la mafia ont été dévoilées au grand jour par ladite Cour.

 

Selon le rapport de la Cour, les vérifications effectuées récemment concernant des taxes municipales et d’autres frais montrent clairement que le système de recouvrement des frais de scolarité des jardins d’enfants, la gestion des droits de place au marché et le mode du reversement des recettes issues des célébrations des mariages présentent des graves carences.

En effet, la cour pointe du doigt premièrement la non-maîtrise des effectifs réels des élèves dans les jardins d’enfants alors que les fonds de scolarité recouvrés par la Mairie sont reversés dans la caisse du receveur présente des failles.

Même cas pour les produits issus de célébration des mariages dont on ignore totalement les traces, la cour de compte dévoile que ceux-ci ne sont jamais reversés dans les caisses municipales, mais directement empochées illégalement par les maires célébrants.

À ce titre, la Cour de compte a été amenée à retenir des gestions de fait à l’encontre des Maires impliqués par ces pratiques.

Alors, la Cour a retenu pour des agents incriminés dans la gestion des droits de places des marchés municipaux une gestion de fait à hauteur de plus d’un milliard de FCFA.

 

CNC

Centrafrique : festivité du 1er décembre, le Premier ministre Sarandji qualifie le cardinal N’Zapalainga d’hypocrite.

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Centrafrique.com/centrafrique-festivite-du-1er-decembre-le-premier-ministre-sarandji-qualifie-le-cardinal-nzapalainga-dhypocrite/defile-premier-decembre-2018-bangui-centrafrique-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-24835 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Défilé du 1er décembre 2018 sur l'avenue des martyrs. Photo de la Minusca.
Défilé du 1er décembre 2018 sur l’avenue des martyrs. Photo Minusca.

 

 

Centrafrique : festivité du 1er décembre, le Premier ministre Sarandji qualifie le cardinal N’Zapalainga d’hypocrite.

 

 

Dans une déclaration radio- télévisée vendredi 30 novembre que le tout puissant  Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji s’est permis de répondre au cardinal Nzapalainga Dieudonné en le qualifiant avec tous les pasteurs, évangélistes, monseigneur de Wataka. Un mot en sango, la langue nationale qui englobe les mots faux, menteur, hypocrite, jaloux.

 

« …..que tu sois cardinal, monseigneur, pasteur, diacre, évangéliste et que tu crois que Dieu t’écoute plus que moi, tu es un hypocrite « a déclaré l’ex-aide-boucher de Bordeaux Simplice Mathieu Sarandji à la radio faisant allusion à l’appel au boycott de la festivité du 1er décembre par l’Église catholique en Centrafrique suite au massacre de plus de 60 personnes civiles sur le site des déplacés du diocèse d’Alindao le 15 novembre dernier.

Une déclaration, qui frôle une affection mentale grave  selon plusieurs observateurs nationaux, met en lumière la véritable identité paranoïaque  de cet homme qui se croit désormais un demi-dieu.

 

« Le poisson pleure aussi, mais on ne voit pas ses larmes »

 

En faisant allusion à un proverbe africain sur la douleur du poisson qui pleure et on ne voit pas ses larmes, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji veut faire croire aux mondes que lui et son ami président Faustin Archange Touadera, y compris les membres de son gouvernement ont aussi de la douleur au cœur, mais ils ne l’affichent pas ouvertement.

Sauf que l’ex-aide-boucher de Bordeaux Simplice Mathieu Sarandji oublie que les poissons vivent dans l’eau et nous les êtres humains nous sommes sur la terre. Deux choses complètement différentes que le Dieu  tout puissant a pris le soin de le faire à notre bénéfice. Le poisson, tout comme un animal, est dépourvu de la raison contrairement à un être humain.

 

Peut-on cacher son émotion lorsque des centaines de nos compatriotes sont massacrés comme des animaux et d’autres en millier vivent dans la brousse ?

Qui peut accepter de faire la fête lorsqu’il a des cadavres dans son placard s’il n’est pas malade mentalement ?

En tout cas, il est temps pour Simplice Mathieu Sarandji de prendre sa retraite de la vie politique que de forcer les choses.

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : relation diplomatique tendue avec l’Angola

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Centrafrique.com/centrafrique-relation-diplomatique-tendue-avec-langola/president-touadera-au-milieu-de-foule-au-cote-de-son-vehicule-avec-des-casques-bleus-4/” rel=”attachment wp-att-24822 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

 

Centrafrique : relation diplomatique tendue avec l’Angola

 

 

 

Après le Tchad, le Congo Brazzaville, la République démocratique du Congo, le Rwanda et la Guinée équatoriale, c’est le tour de l’Angola d’être en mauvaise relation diplomatique avec la République centrafricaine, selon une source diplomatique proche du ministère angolais des Affaires étrangères.

 

Si cette relation plus ou moins exécrable entre les deux pays d’Afrique centrale n’a pas fait autant de bruit dans les médias comme on a vu pour les autres pays d’Europe, elle vient par contre d’être rendue publique tout récemment grâce à un projet du voyage de certains officiels Centrafricains pour un séminaire de formation au Portugal la semaine prochaine.

Alors que le visa du Portugal ne peut être délivré nulle part dans le pays, seul l’Angola qui pourrait faciliter cette tâche difficile aux autorités centrafricaines qui souhaitent se rendre au Portugal la semaine prochaine. Sauf que l’Angola, qui est déjà en mauvaise relation diplomatique avec la RCA, pourrait refuser d’accueillir sur son sol ces derniers, selon une source diplomatique angolaise.

À ce titre, les Centrafricains se demandent pour quelle raison un grand pays d’Afrique comme l’Angola peut-il tourner le dos aussi vite à la Centrafrique ?

Pour certains observateurs centrafricains, il y’a plus d’une raison pour que les deux pays se fâchent mutuellement.

La première et la plus probable est le refus poli des autorités centrafricaines de cautionner le pourparler de paix organisé par les autorités angolaises qui devrait, selon des sources crédibles, aboutir au départ du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji de son poste en faveur d’une autre personnalité centrafricaine plus crédible.

Deuxième raison évoquée, c’est encore le refus des autorités centrafricaines d’octroyer des concessions minières aux sociétés angolaises qui souhaitent investir dans le secteur minier de la RCA, alors que les Chinois et les Russes frottent les mains tranquillement en exploitant à volonté ces mêmes ressources minières.

Pour les autorités angolaises, cela fait de trop peut-être pour elles lors qu’un pays ami se comporte ainsi.

En conséquence, l’Angola, un puissant pays militaire d’Afrique, ne peut tolérer qu’on le roule autant dans la boue et souhaite tourner le dos à la Centrafrique.

Du côté des autorités centrafricaines, aucun commentaire n’a été fait sur le sujet alors que les officiels Centrafricains se trouvent déjà à Luanda pour leur visa de Portugal.

 

Copyright2018CNC.

Centrafrique : le sursaut patriotique viendra-t-il de la plateforme des confessions religieuses ?

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CENTRAFRIQUE : LE SURSAUT PATRIOTIQUE VIENDRA T-IL DE LA PLATEFORME DES CONFESSIONS RELIGIEUSES ?

Depuis le retour de l’ordre constitutionnel, le pouvoir issu de la volonté souveraine du peuple a solennellement prêté serment pour protéger la population conformément aux dispositions de l’article 1 de la constitution du 30 mars 2016. En effet,
l’alinéa de l’article précité dispose : « la personne humaine est sacrée et inviolable. Tous les agents de la puissance publique, toute organisation ont l’obligation absolue de la respecter et de la protéger ». En quintessence, cet article confirme le caractère sacré de la personne humaine et impose à la puissance publique c’est à dire l’Etat deux (2) engagements fondamentaux : la respecter en toutes circonstances et la protéger sur toute l’étendue du territoire national. Le président de la république, pourtant conscient de la profondeur de la crise a bien entamé son quinquennat en rendant visite à son challenger du second tour des élections, symbole d’une main tendue à toutes les compétences sans exclusive pour la reconstruction du pays.
Très vite, les démons sont revenus au galop et la course à l’enrichissement personnel et illicite a pris le dessus sur les besoins et attentes prioritaires du peuple. Fruit de l’impréparation et de l’amateurisme, les stratégies, méthodes ou approches politiques du pouvoir sont révélées diamétralement opposées aux résultats escomptés : le programme DDRR aux arrêts, les négociations répétitives et abusives avec les groupes armés non conventionnels soldées d’échecs, l’opposition démocratique marginalisée, les finances publiques dilapidées, les déplacés et victimes de guerre oubliés et enfin la sécurité du peuple et la protection du territoire confiée par procuration à la Minusca et à la coopération militaire russe au contour ambigu.
En conséquence de ce qui précède, le bas peuple innocent et inoffensif continue d’enterrer leurs morts dans des fosses communes tandis que le pouvoir ne laisse passer aucune occasion festive.
La fracture est très ouverte, on assiste à une déconnexion totale entre le pouvoir et le peuple. Abusé et écœuré par le massacre d’Alindao qui n’est qu’une suite logique de celui de Bambari et Batangafo, l’église catholique membre de la plateforme des confessions religieuses a effectué une sortie médiatique fracassante pour briser le tabou.
Le prélat, au cours d’une conférence de presse a lancé un vibrant appel à la conscience collective en demandant aux chrétiens et personnes de bonne volonté de s’abstenir de la célébration festive de la journée du 1er décembre au profit d’une journée de deuil et de prière pour les morts.
L’opposition démocratique, la société civile et même certains membres du gouvernement ont adhéré à la démarche du cardinal. Considérant l’appel du cardinal comme un camouflet, le pouvoir et la majorité présidentielle accusent le cardinal d’ingérence et lui oppose à tort le principe de laïcité.
C’est quoi le principe de laïcité ? Inscrit dans le préambule de la constitution centrafricaine, le principe de laïcité calqué de la loi française de 1905 et issu de la pensée de Jules Ferry institue la séparation juridique des églises et de l’Etat.
La laïcité s’affirme conformément aux dispositions de l’article 10 de la déclaration universelle des droits de l’homme et des citoyens de 1789 qui dispose : « nul ne doit être inquiété pour ses opinions même religieuses ». En d’autres termes, la société civile est le lieu de la coexistence des libertés et l’Etat s’engage à les respecter. Ainsi, la laïcité ne se désintéresse pas des différentes communautés religieuses existantes car il entretient des rapports par le canal du ministère de l’intérieur. En conséquence, la loi sur la laïcité n’est ni pro ni anti religieuse. Elle cherche simplement à garantir la liberté religieuse dans le respect de l’ordre public. Submergé par la bataille médiatique et la guerre de communiqué entretenu par le chef du gouvernement autour de la leçon de morale du prélat, le citoyen lambda s’interroge :
Le cardinal a t-il tort de réveiller la conscience collective sur la passivité et le non respect des engagements du gouvernement ? En quoi le discours du cardinal était-il incendiaire, viral et constitue une violation du principe de laïcité ? Pourquoi vouloir nécessairement politiser l’exhortation pacifique du cardinal ? Devrions-nous rester insensible, indifférent aux souffrances de la population et se faire massacrer tous les jours ? Au nom de quel intérêt le pouvoir laisse massacrer son peuple par des extrémistes ? Comment comprendre qu’un pays qui ne vit que de l’aumône internationale ou de la mendicité ne laisse passer aucune occasion festive et surtout budgétivore ? Ne peut-on pas utiliser ce budget pour assister les victimes ? Avec ce gaspillage devenu viral et pandémique comment peut-on être crédible devant nos généreux donateurs ?Au delà de la polémique stérile, quel est l’organe légitime chargé par la constitution pour assurer la sécurité et la protection de la population ? S’agit-il de l’Etat ou de la Minusca qui n’est qu’un instrument mis au service du pouvoir par le conseil de sécurité de l’ONU ? Pour quel mobile l’Etat accuse la Minusca de passivité alors qu’il lui appartenait de lui dicter ses besoins ? Dans les États civilisés et respectueux des valeurs morales, les autorités écourtent les voyages ou annulent certains programmes et rendez-vous. Pourquoi cela n’est pas valable pour la Centrafrique ? Pensez-vous qu’un drapeau mis en berne ou décrété des jours de deuil suffisent à panser les plaies béantes ? Au delà de tout quiproquo, nous tenons à rappeler qu’un président de la république doit être à l’écoute de son peuple. La manipulation politicienne qui consiste à accuser l’autre comme source de nos problèmes est désormais désuète. Hier on accusait l’ancienne puissance coloniale, aujourd’hui le gouvernement dénonce officiellement la passivité de la Minusca. Ce qui suppose et confirme par voie de conséquence que les autorités centrafricaines n’ont aucune responsabilité dans la descente aux enfers du peuple. N’oublions pas que le pouvoir faisait la promotion et la propagande de la coopération militaire russe en organisant une compétition perdue d’avance entre les russes et les anciens partenaires au développement…le résultat se passe de commentaires nonobstant des virements par erreur de codage au profit de l’Etat centrafricain et bloqué dans le circuit financier. En guise de conclusion, nous partageons in fine l’appel patriotique du cardinal qui, sans offensé diverses sensibilités est resté dans la mission de l’église qui est celle de proclamer la paix, la justice et la vérité. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris le 30 novembre 2018

Centrafrique : 3 pick-up militaires lourdement armés venus du Tchad sont arrivés à Koui.

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Centrafrique : 3 pick-up militaires lourdement armés venus du Tchad sont arrivés à Koui.

 

 

Depuis le mercredi dernier, les habitants de la sous-préfecture de Koui dans l’Ouham-Péndé se disent inquiets de l’arrivée successive de Tchad voisin des véhicules lourdement armés dans leur ville.

 

Située à environ 600 kilomètres de Bangui, la sous-préfecture de Koui est en ébullition totale après l’arrivée successive de trois véhicules militaires du type Land-Cruiser BG75 lourdement armés venus du Tchad voisin.

Selon des informations du CNC, le groupe rebelle 3R dirigé par le sulfureux Abbas Siddiki serait le bénéficiaire de ces trois pick-up après une commande faite auprès de certains trafiquants tchadiens.

Après 2 pick-up acquéris il y’a deux mois au Tchad, Abbas Siddiki se dote à nouveau pour son groupe 3R 3 pick-up dans ce même pays.

Alors, pourquoi le chef rebelle Siddiki se soucie-t-il beaucoup du réarmement de son mouvement rebelle alors qu’il venait de signer un pacte d’engagement de paix avec les autres groupes armés rivaux comme la milice Anti-Balaka, le FDPC et les RJ il y’a un mois jour pour jour ?

Alors que Siddiki se justifiait pour la première commande de deux pick-up par les moyens de sensibilisation de ses combattants pour la paix dans la région, la deuxième commande de trois pick-up pourrait mettre à mal son argument de sensibilisation évoquée récemment.

Outre le réarmement du 3R par des moyens logistiques et militaires, le groupe tente depuis une semaine à réorganiser ses effectifs dans la région de la Nana-mambéré et l’Ouham-Péndé. Certains éléments qui étaient stationnés proches de la ville de Bouar ont été rappelés pour d’autres secteurs, tandis que la présence d’une dizaine des hommes des 3R lourdement armés sont signalés à quelques kilomètres de Baboua a.

avec ce mouvement tactique des 3R, les choses s’annoncent compliquer pour l’accord de paix signé récemment à Bouar et à Koui.

 

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Centrafrique : Une concertation des forces vives annoncée par Touadera

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Centrafrique : Une concertation des forces vives annoncée par Touadera

 

 

 

Les centrafricains célèbrent ce 1er décembre, les 60éme anniversaire de la proclamation de la République centrafricaine. Le président de la République, Pr Faustin Archange Touadera a mis á profit cette occasion, pour apaiser l’opinion nationale de plus en plus hostile á l’initiative de paix et de réconciliation en Centrafrique considérée comme un mécanisme visant á amnistier les bourreaux au détriment d’une justice en faveur des victimes.

« Au cours des semaines á venir, le gouvernement va rendre publics le lieu et la date de ce dialogue. Mais, avant d’entrer dans le vif du sujet, mes chers compatriotes, je rencontrerai les forces vives de la nation ainsi que les associations des victimes pour discuter des contours de ce dialogue et m’assurer que vos préoccupations les plus importantes soient prises en compte tout le long du processus de ce dialogue », a annoncé le Chef de l’Etat.

Le but de cette concertation, á en croire Touadera, est de rassurer son peuple de la conformité des négociations du dialogue á la constitution de la République centrafricaine, ainsi qu’á l’esprit et la lette du Forum national de Bangui tenu en mai 2015.

A en croire Touadera, « parallèlement au processus DDRR, nous avons adhéré sans réserve á l’initiative de l’Union africaine pour la paix et la réconciliation en République centrafricaine. Toute la communauté internationale apporte son soutien á cette initiative considérée comme la voix principale de rétablissement de la paix. Aujourd’hui, nous sommes á un niveau de préparation satisfaisant. La prochaine étape sera l’organisation du dialogue lui-même ».

Outre cette question de l’impunité zéro, Touadera a abordé la question de la sécurité. « Il est déplorable de constater la résurgence des violences aveugles qui endeuillent des familles entières. C’est pourquoi, je condamne avec la dernière énergie, les crimes odieux commis á Batangafo et á Alindao. Je m’incline personnellement devant la mémoire des victimes et exprime ma compassion pour les familles endeuillées. Il n’y aura pas de trêve á nos efforts pour le rétablissement de la paix et de la sécurité sur toute l’étendue du territoire national », a-t-il déclaré.

Pour infléchir le cours de cette crise sécuritaire et humanitaire, le président centrafricain a appelé á la levée totale de l’embargo sur son pays, afin de permettre la pleine opérationnalisation des Forces armées centrafricaines. Il a appelé á l’unité des centrafricains conformément aux valeurs fondatrices de la nation léguées par Feu Barthelemy Boganda, á savoir Unité-dignité-travail, car dit-il, « Ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise ».

Centrafrique : communiqué de presse de la coalition Siriri.

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Centrafrique : communiqué de presse de la coalition Siriri.

 

 

Communiqué No 00236 : Doit-on célébrer le 1er Décembre 2018 en République Centrafricaine ?

 

 

La COALITION SIRIRI voudrait que l’on fasse le distinguo et éviter les amalgames.

Loin de nous l’idée de minimiser les affres de la violence et des morts innocentes et inutiles répétitives dans le pays. À l’instar du Cardinal Nzapalainga, Archevêque de Bangui, la COALITION SIRIRI réprouve le déferlement de la violence dans le pays et compatit avec toutes les victimes. Nous portons tous dans nos cœurs la douleur causée par ces tragédies sciemment organisées par certains enfants de notre pays, la République Centrafricaine (RCA).

Par solidarité avec les victimes, le Cardinal Nzapalainga va jusqu’à exiger à ses paroissiens dans toute la République Centrafricaine de boycotter les célébrations du 1er décembre cette année 2018.

Pour nous de la COALITION SIRIRI, la date du 1er Décembre est sacrée pour notre peuple et notre pays, la RCA. C’est le jour de l’Acte fondateur de l’émancipation de notre peuple de la colonisation française pour lequel notre Père fondateur l’Abbé Barthélémy Boganda et bien de nos compatriotes ont sacrifié leurs vies.

Nous devons exprimer notre chagrin et pleurer nos morts, mais nous devons nous souvenir, avec toute la rigueur possible, le jour de la victoire que notre peuple a gagné de haute lutte, le 1er décembre de chaque année pour des générations et des générations.

Vive le peuple Centrafricain

Vive la République Centrafricaine.

 

 

Fait le 29 novembre 2018

Bureau Politique, COALITION SIRIRI

Mail : victoir16@hotmail.com