samedi, septembre 12, 2026
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Cameroun : Michelle Bachelet plaide en faveur de mesures pour réduire les tensions

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Michelle Bachelet et Akere Muna au Cameroun

 

 

A l’occasion d’une visite au Cameroun, la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, a plaidé auprès du gouvernement en faveur de mesures pour réduire les tensions dans le nord et l’ouest du pays et s’est félicitée de la volonté affichée par les autorités de rechercher des solutions à la crise dans ces régions.

“Je pense qu’il existe une possibilité, même si elle est restreinte, de mettre fin aux crises qui ont entraîné le déplacement de centaines de milliers de personnes, ainsi que des meurtres et des violations des droits de l’Homme dans le nord et l’ouest du pays”, a déclaré Mme Bachelet, citée dans un communiqué de presse.

Mais, selon elle, il ne sera pas facile de remédier à ces situations et il faudra des mesures importantes de la part du gouvernement, de même qu’un soutien substantiel et soutenu de la communauté internationale.

“Les défis sont immenses et la situation impliquant environ une dizaine de mouvements séparatistes dans les régions du nord-ouest et du sud-ouest risque de devenir totalement incontrôlable si des mesures sérieuses ne sont pas prises pour réduire les tensions et rétablir la confiance. De l’avis général, il faut aussi s’attaquer aux causes profondes et aux griefs sous-jacents si l’on veut rétablir la stabilité à long terme dans un pays qui était, jusqu’à quelques années encore, l’un des plus stables et des plus pacifiques de la région”, a-t-elle dit.

La Haut-Commissaire a noté que le gouvernement camerounais faisait également face à d’autres défis majeurs, notamment des incursions transfrontalières de groupes armés et d’organisations criminelles le long de sa frontière avec la République centrafricaine.

Parallèlement, dans le nord du pays, les forces armées sont confrontées aux déprédations et aux attentats-suicides perpétrés par Boko Haram et, dans l’extrême nord, autour du lac Tchad, la population est terrorisée et attaquée par une autre organisation extrémiste, l’Etat islamique d’Afrique de l’Ouest (ISWA). En outre, le Cameroun accueille des centaines de milliers de réfugiés de la République centrafricaine et du Nigeria.

Au cours de sa visite de trois jours à Yaoundé, Mme Bachelet a rencontré le président Paul Biya et d’autres membres du gouvernement, ainsi que d’autres acteurs politiques et de la société civile.

Elle a pris note avec satisfaction des comptes-rendus des dirigeants de deux nouveaux organes créés par le président pour traiter de questions spécifiques liées aux problèmes de l’ouest et du nord du Cameroun, à savoir la Commission nationale pour la promotion du bilinguisme et du multiculturalisme et le Comité national de désarmement, de démobilisation et de réintégration.

“Le travail de ces deux organismes en est encore à ses débuts”, a déclaré Mme Bachelet. “Mais je pense qu’ils peuvent apporter d’importantes contributions au fil du temps pour mieux comprendre et gérer la crise dans les deux régions occidentales, et pour encourager un nombre croissant de combattants à déposer les armes et à se réinsérer dans la société au nord comme à l’ouest”.

Elle a toutefois estimé qu’il ne fallait pas sous-estimer les énormes défis auxquels ces deux organismes sont confrontés.

Selon la cheffe des droits de l’Homme des Nations Unies, “la seule façon de résoudre les problèmes dans les deux régions occidentales consiste à engager un dialogue, y compris une analyse approfondie des causes profondes des troubles”. Elle a exhorté toutes les parties, y compris le gouvernement, à déployer tous leurs efforts pour mettre fin aux combats et commencer les pourparlers de paix. Fi

 

Avec Xunhua

RCA : protéger les droits des enfants sera essentiel pour concrétiser l’accord de paix (ONU)

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S

 

 

Construire un avenir dans lequel les garçons et les filles seront protégés et assurer une assistance durable aux enfants directement touchés par le conflit est essentiel pour concrétiser la promesse de l’accord de paix signé en février en République centrafricaine (RCA), a déclaré lundi la représentante spéciale du secrétaire général pour les enfants et les conflits armés, Virginia Gamba, à l’issue d’une mission de cinq jours dans ce pays.

Lors de sa visite, Mme Gamba a notamment rencontré le président Faustin Archange Touadéra, d’autres membres du gouvernement, le président de l’Assemblée nationale, des représentants des groupes armés signataires de l’accord de paix et des membres de la société civile.

“Dans un pays où la majorité de la population a moins de 18 ans et où tant d’enfants ont enduré des années de violence effroyable, il est urgent de concentrer nos efforts sur la lutte contre l’impunité, le respect de la justice, la réconciliation et les services aux enfants tels que l’éducation, la santé ou l’eau et l’assainissement”, a déclaré la représentante spéciale. “La paix ne doit pas être considérée comme une destination finale, mais plutôt comme un moyen de construire des bases solides pour la protection de chaque garçon et de chaque fille.”

Au cours de sa mission, la représentante spéciale a organisé le premier lancement national de la campagne “Agir pour protéger les enfants affectés par les conflits”, au cours duquel elle a présenté publiquement l’idée d’élaborer un plan national de prévention des violations graves envers les enfants.

Ce plan devrait être élaboré par le gouvernement et inclure de préférence tous les autres signataires de l’accord de paix, avec l’appui de l’ONU et des partenaires de la société civile.

Lors d’une réunion à Kaga Bandoro avec des membres de l’ex-Séléka, des Anti-Balaka et des milices associées, Mme Gamba a réitéré l’importance de mettre fin aux attaques contre les humanitaires, et a appelé à des engagements fermes pour mettre fin aux violations graves commises contre des enfants. Elle a appelé à la mise en œuvre intégrale du plan d’action signé en 2018 entre les Nations Unies et le MPC (Mouvement patriotique pour la Centrafrique) et encouragé les autres groupes armés listés à signer rapidement des plans d’action avec les Nations Unies.

A Bangui et Kaga Bandoro, la délégation a également rencontré des enfants ayant été associés à des groupes armés inscrits dans des programmes novateurs de réintégration, tels que l’apprentissage de techniques de forage manuel, la construction de pompes à main et la boulangerie.

“Il est essentiel de donner la parole aux enfants et aux adolescents. Les jeunes à qui j’ai parlé étaient reconnaissants du soutien reçu, mais ont également exprimé leurs préoccupations concernant le manque d’opportunités d’emploi dans le pays”, a déclaré Mme Gamba. “Parmi les enfants, il y avait de jeunes victimes de violences sexuelles, un autre rappel de l’urgence d’agir pour mettre fin à ces actes odieux et assurer la disponibilité de services de santé et de soutien psychosocial, ainsi que la protection contre la stigmatisation et les représailles contre les victimes ou leurs familles.”

 

Avec Xunhua

Crise au Cameroun anglophone: HRW dénonce un recours à la torture

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Une patrouille de l’armée camerounaise dans la ville anglophone Buéa. CopyrightAFP

 

 

L’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch (HRW) a dénoncé dans un rapport publié lundi “un recours régulier à la torture et à la détention au secret” des autorités camerounaises contre des séparatistes anglophones.

HRW affirme avoir “documenté 26 cas de détention au secret et de disparition forcée au centre de détention du Secrétariat d’Etat à la Défense entre janvier 2018 et janvier 2019, dont 14 cas de torture”.

Les 26 cas concernent des séparatistes anglophones ou des personnes suspectées de l’être, a ajouté HRW.

Parmi eux, “dix étaient des leaders du gouvernement par intérim de l’Ambazonie autoproclamé”, a détaillé l’ONG.

Les séparatistes anglophones du Cameroun, pays à majorité francophone, militent pour la création d’un Etat indépendant dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest au nom d’Ambazonie.

Fin 2017, après un an de protestation, des séparatistes ont pris les armes contre Yaoundé. Depuis, ces régions sont le théâtre d’un conflit armé qui n’a cessé de prendre de l’ampleur.

“Des gendarmes et d’autres forces de sécurité au Secrétariat d’État à la défense (SED) ont pratiqué de graves passages à tabac et des quasi-noyades pour obtenir des aveux”, a affirmé l’ONG dans sa publication.

Dans ce rapport, HRW cite également des cas de torture infligée par des séparatistes à des civils.

Lundi également, la Haut-Commissaire des Nations unies au droits de l’homme Michelle Bachelet, de retour d’une visite de quatre jours au Cameroun, a déclaré depuis Genève que “les civils pris au piège” entre les séparatistes et les forces gouvernementales étaient “de plus en plus vulnérables aux abus meurtriers et aux violations perpétrées de part et d’autre”.

“Les forces armées doivent gagner et conserver la confiance des populations locales. Pour ce faire, elles doivent respecter scrupuleusement le cadre du droit et des normes internationales”, a-t-elle ajouté dans un communiqué reçu par l’AFP.

Au cours de son séjour, Mme Bachelet a rencontré le président Paul Biya et a soulevé avec lui “la question du manque d’accès des défenseurs des droits de l’homme internationaux et nationaux” aux régions anglophones qui alimente la méfiance, selon le communiqué.

Mi-avril, une chercheuse de HRW travaillant sur le conflit en zone anglophone s’est vu refuser à l’aéroport de Douala l’entrée sur le territoire camerounais.

Mercredi, le ministère de la Défense avait dénoncé sur Facebook le “silence coupable et complice de Human Rights Watch, Amnesty international et des médias internationaux” face aux exactions commises par des séparatistes sur des civils.

A l’initiative des Etats-Unis, le Conseil de sécurité de l’ONU tiendra le 13 mai sa première réunion sur la crise au Cameroun anglophone, qui portera sur la situation humanitaire.

En vingt mois, le conflit en zone anglophone a fait 1.850 morts, selon le centre d’analyses géopolitiques International Crisis Group. Il a déjà forcé plus de 530.000 personnes à fuir leur domicile, d’après l’ONU.

 

Avec AFP

RDC: l’opposant Fayulu promet de se rendre prochainement devant la police

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L’opposant Martin Fayulu. CopyrightAFP

 

 

L’opposant congolais Martin Fayulu a indiqué lundi s’être conformé en tant que “républicain” au report d’une convocation annoncé par la police de la République démocratique du Congo et promet de s’y rendre prochainement.

La police judiciaire avait “invité” jeudi M. Fayulu à se présenter lundi en vue de fournir “des renseignements utiles”, en lien avec une plainte déposée contre lui par un citoyen congolais, l’accusant d’incitation à la haine tribale. La police a annoncé samedi le report de cette convocation à une date ultérieure, non précisée.

“Je suis un républicain, si la police lance une nouvelle convocation ou invitation, je me rendrai à la police accompagné de mes avocats et du peuple”, a déclaré à l’AFP Martin Fayulu alors qu’environ deux cents partisans de M. Fayulu manifestaient dans l’enclos de la résidence de l’opposant.

A Kikwit, chef-lieu de la province du Kwilu et région d’origine de M. Fayulu, environs trois cents personnes (des jeunes essentiellement) encadrés par la police ont manifesté lundi pour protester contre sa convocation, a constaté un correspondant de l’AFP.

La police a lancé des gaz lacrymogènes en riposte à des jets de pierres, selon cette source.

“Nous nous insurgeons contre la convocation de Martin Fayulu par une justice injuste et une justice instrumentalisée”, selon un mémo lu puis déposé au parquet de Kikwit.

Candidat malheureux à la présidentielle du 30 décembre, M. Fayulu revendique la victoire avec 60% des voix. Un autre opposant Félix Tshisekedi a été proclamé vainqueur du scrutin par la commission électorale et la Cour constitutionnelle.

La semaine dernière, M. Fayulu, avait appelé à la démission de M. Tshisekedi au cours d’un meeting à Kinshasa devant plusieurs milliers de ses partisans, à son retour d’une tournée à l’étranger.

 

Avec AFP

Centrafrique : Le MCU promet un vendredi noir au ministre de la Communication Maxime Kazagui.

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Ange Maxime Kazagui, ministre de la communication.

 

 

Bangui (Corbeaunews) – Vendredi 10 mai prochain, le MCU promet le feu au ministère de la Communication. Le chef dudit département Maxime Kazagui est dans le viseur des caciques des touaderateurs.

 

 

En prenant position contre quelques abus au niveau de la Radio Centrafrique et la Télévision centrafricaine, Ange Maxime Kazagui, ministre de la communication et des médias s’est mis à dos toutes les abeilles du ” Mouvement Coeurs unis ”, partis en gestion du Président de la République, Faustin Archange Touadera.

 

Au sein du MCU, la tension a déjà monté de plusieurs crans. ” Il (le ministre Kazagui) nous a traités de racailles et des éternels applaudisseurs. Le vendredi prochain, il y aura une mobilisation gigantesque de nos bases à son cabinet ”, a confié, ce lundi à CNC un cadre du MCU.

 

À en croire notre source, le rocambolesque feuilleton qui risque véritablement de dégénérer remonte à trois semaines, lorsqu’au cours d’une réunion de cabinet, le ministre de la Communication et des médias aurait remonté les bretelles aux Directeurs généraux de la Radio Centrafrique et de la Télévision centrafricaine, les sommant de ” ne plus entendre parler de MCU ” dans ces médias d’État.

 

Le retour de la manivelle ne semble pas contrôlable. La fuite parvient au sein de l’administration MCU qui récupère l’affaire pour son propre compte.

Reste qu’il s’agit d’un simple chantage, sinon tel l’on connaît la fougue des Touaderateurs, le pire risque de se produire.

 

À suivre.

 

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : Ndélé, Abdoulaye Hissène désigné superviseur de MCU le partit de Touadera

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La délégation du MCU à Ndele chez Abdoulaye Hissène. Copyright2019MCU

 

 

Bangui (CNC) – Il était considéré comme un criminel, un chef rebelle, un fugitif. Aujourd’hui, il ne l’est plus et doit être considéré comme un allié politique indispensable du président Touadera. Il, c’est Abdoulaye Hissène, Coordonnateur militaire du FPRC avec Nouredine Adam. Avec le président Touadera et le Secrétaire exécutif national de son Mouvement, les Cœurs unis, ils préparent en douceur les élections de 2020.

 

C’est ce qui ressort de la visite effectuée par deux émissaires du président Touadera, notamment Abazène Djoubaye, ministre des Transports et de l’Aviation civile et l’honorable Jean Symphorien Mapenzi, 1er vice-président de l’Assemblée nationale, à Ndélé au domicile de ce chef de guerre Abdoulaye Hissène.

 

D’après nos informations, Abdoulaye Hissène qui a tout mis à la disposition de ces émissaires, chambres, la cour pour la réunion, a été désigné superviseur de MCU pour la région et à ce titre, une dizaine de millions de F CFA lui est remis pour le travail de la mise en place des cellules du parti et de l’Autorité locale des Élections dans la région.

 

Avec cette nouvelle alliance, Abdoulaye Hissène est redevenu un allié politique et militaire incontournable pour le travail de réélection du président Faustin Archange Touadera et est libre de ses mouvements à Bangui.

 

Pour un homme politique centrafricain, Abdoulaye Hissène n’est pas à son premier coup d’essai. Son jeu trouble actuel me rappelle celui qu’il a fait à Bozizé. A fait savoir à la Rédaction, cet homme politique de KNK, le parti de l’ancien président Bozizé, sous l’anonymat

 

« Sous notre régime, il avait demandé et obtenu de François Bozizé, de l’argent, des armes et des munitions pour contrer l’avancée des rebelles de Michel Djotodja. Mais une fois arrivé à Ndélé, il a tout remis à Nourredine Adam pour aller se réfugier dans la base de la MISCA pour se livrer à un combat oral en demandant aux rebelles d’arrêter toutes leurs progressions, sinon il va les attaquer » rapporte cet homme politique.

 

Rappelant que Abdoulaye Hissène impliqué dans plusieurs crimes de guerre est placé sous sanction des Nations unies, du Tchad et des États-Unis et a été aussi condamné par contumace par la justice centrafricaine pour association de malfaiteurs, atteinte à la sûreté de l’État, détention illégale d’armes et munitions de guerre, destructions d’édifices publics, rebellions.

Il ne fait aucun doute qu’à ce jour, font également parti directement de cette association de malfaiteurs avec Abdoulaye Hissène, Abazène Djoubaye, ministre des Transports et de l’Aviation civile et l’honorable Jean Symphorien Mapenzi.

 

 

Copyright2019CNC

Mario Perrone Président du conseil d’administration SENE ITALIA: « Nous avons un projet pour le retour des Sénégalais de l’extérieur »

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L’émigration demeure un fait qui heurte la conscience de plusieurs Etats africains. Pour freiner ce mal, SENE-Italia compte lancer un projet au Sénégal afin d’apporter une aide au gouvernement du Sénégal. C’est du moins la révélation de Mario Perrone, président du conseil d’administration SENE ITALIA trading développement.

« Nous avons un projet pour le retour des sénégalais de l’extérieur s’activant dans le domaine industriel en Italie ; sur les 500 il y’a au moins 300 sénégalais là-bas. Les sénégalais qui sont en Italie souhaitent rentrer au bercail. Ils attendent uniquement le démarrage du projet » a-t-il soutenu. Selon lui, le Sénégal a besoin d’une bonne industrie. Ceux qui prennent la mer devraient avoir la possibilité de rester chez eux. Il est d’avis que « le projet qui se réalisera au Sénégal aura un succès total. Nous allons offrir 10.000 postes de travail aux Sénégalais dans un laps de temps ». Et d’ajouter : « Nous aurons une grande société industrielle qui prendra au moins 500 personnes. Une équipe viendra au Sénégal pour tester le terrain ».

 

Fabrice N

 

En RDC, le président Tshisekedi dans l’ombre de Kabila

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Le nouveau président congolais, Félix Tshisekedi (à gauche), et son prédécesseur, Joseph Kabila, lors de l’investiture du premier, à Kinshasa, le 24 janvier 2019. Olivia Acland / REUTERS

 

 

Au cours de ses cent premiers jours, le nouveau chef de l’Etat s’est révélé incapable de s’affranchir de l’emprise de son prédécesseur.

 

En République démocratique du Congo (RDC), personne ne sait vraiment qui gouverne. Quatre mois après les élections du 30 décembre 2018, le plus grand pays d’Afrique francophone n’a ni premier ministre ni gouvernement, mais plusieurs présidents.

Officiellement, Félix Tshisekedi, 55 ans, est le cinquième chef d’Etat de la RDC, mais il ne se contente pour l’instant que d’un pouvoir de représentation. Au cours de ses cent premiers jours, il s’est révélé incapable de s’affranchir de l’emprise de son prédécesseur, Joseph Kabila, avec qui il a noué un pacte dans l’ombre pour s’assurer une victoire – contestée et certainement frauduleuse – à la présidentielle.

 

Ce dernier, désormais considéré comme le « président de la République honoraire », ainsi que l’écrivent les plus proches conseillers des deux hommes dans les communiqués officiels, n’a pas lâché le pouvoir. Il a d’autant moins passé la main que sa coalition politique a obtenu une majorité écrasante au Parlement ainsi que dans les assemblées provinciales.

Au grand dam du troisième « président », Martin Fayulu, qui continue de revendiquer sa victoire. Bien que confirmée par plusieurs fuites de données électorales, son élection a été confisquée par l’alliance entre Tshisekedi, à la tête d’une opposition compromise, et Kabila, qui a feint de se retirer du pouvoir pour offrir la première alternance pacifique depuis l’indépendance, en 1960.

« Rien n’a changé »

Félix Tshisekedi ne s’était pas véritablement préparé à diriger le pays. Dans les rangs de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), le parti cofondé par Etienne Tshisekedi, son défunt père – fervent opposant aux régimes de Mobutu Sese Seko (1965-1997) et des Kabila père (1997-2001) et fils (2001-2018) –, il dispose de peu de collaborateurs dotés d’expérience du pouvoir ou de compétences éprouvées en matière d’économie, de diplomatie et de sécurité. Ce que déplore l’un de ses proches, estimant qu’« il n’est pas bien entouré » et, de ce fait, « reste fragile ».

Une analyse que corroborent déjà quelques bévues. Comme lorsqu’il reçoit, en février, sur recommandation d’un de ses conseillers spéciaux, un escroc franco-israélien impliqué dans une tentative de coup d’Etat aux Comores en 2013 et dans des ventes d’armes douteuses en Afrique. Accompagné d’un ancien général de Tsahal reconverti dans la sécurité privée, il est reçu par Félix Tshisekedi dans son bureau, où des micros seront ensuite découverts par des éléments de la garde présidentielle formés du temps de Joseph Kabila. A peine installé à la tête de l’Etat, le nouveau chef de l’Etat tombe dans un piège qui aurait pu conduire à des écoutes de la présidence par des acteurs étrangers et à une mise en danger de la souveraineté de la RDC.

 

Par Joan Tilouine

 

Venezuela: Un hélicoptère s’écrase dans la montagne, sept militaires tués

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On ignore si les soldats faisaient partie de la délégation présidentielle de Nicolas Maduro

Un hélicoptère transportant des militaires s’est écrasé ce samedi dans la matinée à proximité de Caracas, au Venezuela. Sept soldats sont morts dans l’accident, a annoncé Nicolas Maduro sur Twitter.

Le président a regretté cet événement et présenté ses condoléances aux familles et proches de ces « officiers de la patrie ». L’hélicoptère, un Cougar appartement à l’aviation militaire, a chuté dans une zone montagneuse de la commune d’El Hatillo.

 

Une enquête ouverte

 

L’engin avait décollé de Caracas à destination de San Carlos. C’est là que Nicolas Maduro, accompagné du haut commandement militaire, a dirigé des manœuvres sur la base militaire d’El Pao, en présence de quelque 5.300 soldats.

Le communiqué du ministère de l’Intérieur ne précise pas si l’équipage faisait partie de la délégation présidentielle. Une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances de l’incident.

 

Avec 20minutes.fr

Kenya : Une femme débarque dans une église pour empêcher son mari de se remarier

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Il y a eu un drame à l’église Mt Kenya South St. James Cathedral dans la ville de Kiambu, au Kenya, samedi, après qu’une femme a débarqué avec sa famille et ses amis pour tenter d’empêcher le mariage de son ex-mari.

Selon les médias locaux, la mariée avait engagé des gardes de sécurité pour surveiller le lieu du mariage quand elle a appris que la femme de son compagnon avait l’intention de gâcher la cérémonie.Malgré cela, et déterminée à ne pas lâcher prise, Anne Mwangia a pris d’assaut le lieu de l’événement, semant le désarroi.

Selon Anne, elle s’était mariée avec Alex en 1996 au tribunal de première instance.

« J’ai été mariée à cet homme en 1996. Il n’a pas encore divorcé. J’ai apporté une lettre d’objection et mon certificat de mariage. Mais ils ont insisté. Pourquoi est-il à l’église en train de faire un autre mariage ? a-t-elle déclaré en brandissant son certificat de mariage.

Cependant, il a été rapporté qu’Anne Mwangia et son mari étaient en instance de divorce et en dépit des efforts de la jeune femme, le mariage a eu lieu.

 

Avec

La Minute Info

 

Soudan: la création de deux conseils de transition sur la table

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Les médiateurs soudanais dans les pourparlers entre pouvoir militaire et chefs de la protestation ont proposé la création de deux conseils, dont l’un dirigé par des généraux et chargé de la sécurité du pays, a déclaré dimanche un responsable du mouvement de contestation.

Cette proposition intervient au moment où les pourparlers sur la formation d’un conseil unique sont dans l’impasse, les chefs de l’armée et ceux de la protestation divergeant sur la composition de cet organe de transition.

“Il y a une proposition (des médiateurs) d’avoir deux conseils, l’un dirigé par des civils et l’autre par des militaires”, a déclaré à l’AFP Omar al-Digeir, membre de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation qui secoue le pays depuis plus de quatre mois.

“Le conseil dirigé par les militaires sera en charge des questions concernant les aspects sécuritaires du pays”, a-t-il dit, ajoutant que “les prérogatives exactes” des deux conseils n’avaient pas encore été définies.

“Aucune décision finale n’a encore été prise”, a-t-il souligné.

Des divergences sont apparues entre les deux parties au sujet de la composition d’un conseil conjoint, les généraux exigeant qu’il soit majoritairement militaire, tandis que les leaders de la contestation insistent pour qu’il soit dirigé par des civils.

Un des meneurs du mouvement de protestation a exprimé dimanche son opposition à la proposition de création de deux conseils.

“Nous sommes contre cette idée, nous ne voulons qu’un seul conseil souverain et symbolique, avec une représentation militaire”, a déclaré Siddig Youssef, chef du Parti communiste soudanais, qui fait partie de l’ALC.

“Nous voulons un système parlementaire dans lequel le pouvoir serait aux mains du parlement et du cabinet”, a-t-il déclaré à l’AFP.

“L’armée ne devrait participer qu’à un organe chargé des questions de sécurité et de défense”, a-t-il souligné.

Des milliers de manifestants campent toujours devant le quartier général de l’armée à Khartoum pour exiger que l’actuel Conseil militaire de transition, au pouvoir depuis la destitution par l’armée du président Omar el-Béchir le 11 avril, soit remplacé par un conseil civil.

Jusqu’à présent, le conseil militaire, composé de dix membres, a refusé de transférer le pouvoir aux civils.

Il est à ce jour impossible de déterminer si un accord sur la création de deux conseils apaiserait la colère des manifestants.

 

 

Avec

AFP

 

Les alliés arabes du Soudan soutiennent les militaires au pouvoir

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Des milliers de Soudanais campent depuis près d’un mois devant le QG de l’armée à Khartoum pour réclamer un gouvernement civil, mais d’importants alliés arabes du Soudan ont décidé de soutenir les militaires au pouvoir, selon des analystes.

Le 11 avril, après des mois de manifestations populaires, l’armée a poussé à la sortie le président soudanais Omar el-Béchir qui tenait d’une main de fer ce vaste pays d’Afrique depuis près de 30 ans.

Depuis, le Conseil militaire de transition refuse de céder le pouvoir aux civils comme le réclame la rue.

Dans le monde arabe, des alliés clés du Soudan comme l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et l’Egypte semblent eux préférer que les généraux gardent le pouvoir.

“Il y a des signes clairs montrant que l’Egypte et des pays du Golfe ont mis tout leur poids derrière le Conseil militaire et l’ont ainsi enhardi”, souligne Eric Reeves, spécialiste du Soudan à l’université américaine Harvard.

Quelques jours à peine après le départ d’Omar el-Béchir, les Emirats arabes unis et l’Arabie saoudite avaient appelé à “la stabilité” et à une “transition pacifique”.

Ils ont ensuite annoncé un soutien financier commun de trois milliards de dollars (2,7 milliards d’euros), un coup de pouce bienvenu pour les nouveaux dirigeants dans un pays où la crise économique a alimenté les manifestations massives contre le régime.

Outre le soutien financier des pays du Golfe, le Conseil militaire semble bénéficier d’un appui diplomatique de l’Egypte actuelle présidente de l’Union africaine, relèvent des analystes.

Après avoir exigé mi-avril un transfert du pouvoir aux civils sous 15 jours, l’organisation régionale a finalement donné mercredi un nouveau délai de 60 jours aux militaires pour céder les rênes.

“Cela montre que ces pays jugent nécessaire de maintenir l’armée dans le conseil au pouvoir”, relève le rédacteur en chef de l’hebdomadaire économique soudanais Elaff, Khalid Tijani.

– Exemple dangereux –

“L’un des principaux intérêts de l’Arabie saoudite et des Emirats arabes unis sera de s’assurer que le Soudan maintienne ses troupes au Yémen”, souligne Willow Berridge, professeur à l’Université britannique de Newcastle.

L’ex-président soudanais a envoyé des soldats au Yémen en 2015, dans le cadre d’un revirement majeur de politique étrangère. Khartoum a rompu ses relations avec l’Iran chiite et rejoint la coalition militaire dirigée par Ryad qui intervient en soutien au régime yéménite contre les rebelles chiites Houthis.

Le général Abdel Fattah al-Burhane, chef du Conseil militaire, et son adjoint Mohamed Hamdan Dagalo, ont été les architectes du déploiement des troupes soudanaises au Yémen, selon des analystes et des groupes de défense des droits humains.

Les pays du Golfe “vont probablement vouloir les maintenir dans une position de force”, a déclaré M. Berridge à l’AFP.

Le nombre de soldats soudanais engagé au Yémen reste inconnu, mais les médias soudanais ont rapporté qu’ils seraient des centaines, la mort de plusieurs d’entre eux alimentant la colère contre le président Béchir.

Au-delà du Yémen, certaines puissances arabes ont une autre raison de soutenir les généraux soudanais: la crainte que les protestations populaires au Soudan se répandent.

Pour ces pays, un nouveau Printemps arabe comme celui qui avait fait chuter les présidents de Tunisie et d’Egypte en 2011 et ébranlé d’autres régimes est une perspective effrayante.

“Ni l’Égypte ni les États du Golfe ne veulent d’une démocratie laïque dans la région qui serait un exemple pour leurs propres peuples souffrant sous leurs régimes répressifs”, estime M. Reeves.

– “Beaucoup de ressentiment” –

L’Egypte, voisine immédiate du Soudan, a aussi ses propres raisons de vouloir que le Soudan reste sous l’emprise des généraux.

Le Caire et Khartoum ont connu des tensions notamment à cause d’un différend frontaliers et de la construction d’un barrage sur le Nil par l’Éthiopie qui inquiète l’Egypte pour son approvisionnement en eau.

Avant la chute d’Omar el-Béchir, le président Abdel Fattah al-Sissi a renoué des liens avec Khartoum. Pour des analystes, le dirigeant égyptien –lui aussi issu de l’armée– considère les généraux comme sa meilleure chance de maintenir de bonnes relations avec le Soudan.

Le jour de l’éviction du chef de l’Etat soudanais, Le Caire a exprimé sa pleine confiance en “la capacité du peuple frère soudanais et de sa fidèle armée nationale à surmonter les défis de cette étape critique”.

Les manœuvres des puissances arabes ne sont pas passées inaperçues dans les rues de Khartoum. Les manifestants ont protesté devant l’ambassade du Caire le mois dernier, demandant à Sissi de “s’occuper de ses affaires”.

Des slogans comme “Non à l’aide saoudienne et émiratie” et “Laissez-nous tranquilles”, ont également été vus sur des pancartes.

L’Égypte, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis en soutenant fermement le Conseil militaire “créent beaucoup de ressentiment chez les protestataires”, relève M. Reeves.

 

Avec

AFP

 

Algérie: le frère de l’ex-président et deux ex-patrons du renseignement incarcérés

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Saïd Bouteflika, frère et puissant conseiller de l’ex-président algérien Abdelaziz Bouteflika, ainsi que deux anciens chefs du renseignement ont été placés dimanche en détention provisoire et inculpés notamment pour “complot contre l’autorité de l’Etat”, crime passible d’une lourde peine d’emprisonnement.

Les trois hommes, arrêtés samedi, ont été placés en détention provisoire après avoir été entendus par un juge d’instruction du tribunal militaire de Blida (sud d’Alger), selon un communiqué du parquet militaire.

Ils sont poursuivis pour “atteinte à l’autorité de l’armée” et “complot contre l’autorité de l’Etat”, des crimes pour lesquels ils encourent 5 à 10 ans de prison, selon le code de justice militaire.

La télévision d’Etat a interrompu ses programmes pour diffuser un bulletin d’information spécial accompagné d’images de l’arrivée au tribunal de Saïd Bouteflika, de Mohamed Mediene, qui a dirigé les puissants services secrets algériens durant 25 ans, et de son successeur, Athmane Tartag, ex-coordinateur des services de renseignement.

Ils étaient accompagnés de membres des services de sécurité en civil dont les visages ont été floutés.

Leur arrestation n’ayant pas été évoquée par les médias officiels, les Algériens étaient nombreux depuis samedi à réclamer la diffusion d’images attestant que les trois ex-dignitaires du régime avaient bel et bien été interpellés.

Saïd Bouteflika, 61 ans, était considéré comme le véritable homme fort du palais présidentiel depuis l’accident vasculaire cérébral dont a été victime son frère Abdelaziz en avril 2013. A ce titre, il est l’une des figures honnies des manifestants qui réclament depuis le 22 février le départ des responsables du système.

Ces incarcérations interviennent deux jours après le onzième vendredi de manifestations massives contre le pouvoir, qui ont poussé Abdelaziz Bouteflika à la démission le 2 avril après 20 ans à la tête de ce pays pétrolier.

– “Dernier avertissement” –

Homme fort de facto du pays depuis qu’il a lâché l’ex-président, dont il avait été un fervent soutien dans le passé, le chef d’état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah, avait mis en cause les trois hommes dès la fin du mois de mars, sans les nommer, les accusant de complot contre la stabilité de l’Algérie.

Mi-avril, il avait accusé publiquement le général Mohamed Mediene, surnommé “Toufik” de “conspirer” pour entraver les solutions de sortie de crise et lui avait “lancé un dernier avertissement”.

Le général Tartag, présenté par la presse algérienne comme un proche de Saïd Bouteflika, avait lui été limogé aussitôt après la démission du chef de l’Etat.

Lui aussi semblait avoir été visé indirectement par les accusations du chef d’état-major qui avait dénoncé fin mars une réunion entre des “individus connus (…) en vue de mener une campagne médiatique virulente contre l’armée”.

Selon la presse, cette rencontre avait réuni le général “Toufik”, le général Tartag et Saïd Bouteflika. Mais le dit “Toufik” avait nié avoir rencontré le général Tartag à cette “pseudo-réunion”, dans une déclaration transmise début avril à des médias.

L’ancien homme fort de l’armée algérienne, le général Khaled Nezzar, a accusé récemment Saïd Bouteflika de vouloir instaurer l’état d’urgence ou l’état de siège, et d’avoir même envisagé de limoger le général Gaïd Salah, avant la démission de son frère.

– “Accélération” –

Depuis la chute d’Abdelaziz Bouteflika, la justice algérienne a lancé des enquêtes sur des faits de corruption et de transferts illicites de capitaux visant des hommes d’affaires et des hauts responsables de l’Etat.

Quatre puissants et richissimes hommes d’affaires, proches de M. Bouteflika et de son frère, ont été placés en détention provisoire.

Un cinquième, Issad Rebrab, PDG de Cevital, premier groupe privé d’Algérie, a été incarcéré le 23 avril sur des accusations de fausses déclarations douanières. Il entretenait lui des relations tendues avec le clan présidentiel et était en conflit ouvert depuis 2015 avec les autorités, les accusant de bloquer ses investissements en Algérie.

Dimanche, cet homme d’affaires a vu sa demande de remise en liberté provisoire “rejetée” par la chambre d’accusation de la Cour d’appel d’Alger, a déclaré à l’AFP son avocat, Me Miloud Brahimi. “Dans un mois, nous pourrons introduire une nouvelle demande”, a-t-il ajouté.

La lutte contre la corruption a connu “une accélération qui laisse entrevoir une prise en main déterminée par la justice des dossiers qui ont défrayé la chronique”, a estimé dimanche le chef de l’Etat par intérim, Abdelkader Bensalah, dans un discours à la nation.

Il a également a appelé à un dialogue “intelligent, constructif et de bonne foi” qui reste selon lui “l’unique moyen pour construire un consensus fécond, le plus large possible, de nature à permettre la réunion des conditions appropriées pour l’organisation, dans les délais convenus, de l’élection présidentielle”, prévue le 4 juillet.

Une rencontre convoquée le 22 avril par M. Bensalah pour préparer l’élection avait été boycottée par la majorité des partis politiques ainsi que par l’ensemble des syndicats et groupes de la société civile proches du mouvement de contestation.

Les manifestants refusent que la présidentielle, au cours de laquelle doit être élu le successeur de M. Bouteflika, soit organisée par les structures et l’appareil hérités de sa présidence, incapables selon eux de garantir un scrutin libre et équitable.

 

Avec AFP

Centrafrique : des FACA arrivent à Kaga-Bandoro, mais quittent la ville immédiatement.

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Illustration entrée des FACA à Bocaranga. Credit photo CNC.

 

 

Bangui (Corbeaunews) – Des soldats FACA, escortés par les soldats burundais de la Minusca, ont fait leur entrée dans la ville de Kaga-Bandoro ce dimanche vers midi, mais contre toute attente, ils quittent la ville quelques heures plus tard.

 

Si leur arrivée dans la ville a été saluée par la population locale ce dimanche vers midi, les soldats FACA, déployés à Kaga-Bandoro suite à l’accord de Khartoum, ont malheureusement rebroussé chemin quelques heures plus tard sans raison apparente.

 

Selon des informations de sources militaires, les FACA se sont repliés dans la ville de Dékoa à la demande du chef du gouvernement Firmin NGRÉBADA,qui n’est pas chef des armées selon la Constitution de la République centrafricaine.

 

Que s’est-il passé ?

 

Difficile de le savoir pour l’heure, mais l’affaire fait du bruit à Kaga-Bandoro au sein de la population. Certains accusent même le chef rebelle Al-Khatim du mouvement patriotique centrafricain d’avoir ordonné le départ immédiat de ce bataillon des FACA.

 

À Bangui, personne ne veut faire des commentaires sur l’affaire, mais on tente de rassurer la population qu’il n’y a aucun souci pour l’heure.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : tentative de meurtre au quartier Malimaka, Gbangouma se fait parler de lui à nouveau.

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Image d’illustration du bar La Verdure au 4e arrondissement. Credit photo : Mickael Kossi /CNC.

 

 

Bangui (Corbeaunews) – Dimanche 5 mai 2019, le capitaine Olivier Koudoumo alias Gbangouma se fait parler de lui à nouveau dans une affaire de tentative de meurtre au quartier Malimaka dans le cinquième arrondissement de Bangui.

 

La scène s’est produite ce dimanche 5 mai vers après-midi quand le sulfureux capitaine de la gendarmerie Olivier Koudoumo alias Gbangouma pointe son pistolet sur Pamela et Bruno les menaçant de se mettre à genoux suite à une affaire de jalousie.

 

Alors que les deux victimes comptent profiter de ce week-end en couple pour se désaltérer dans une buvette face au bar dancing Bamboula-Olympia au quartier Malimaka,le capitaine Olivier Koudoumo, sous le poids de l’alcool, commence à faire du baratin envers Pamela. Croyant que c’est une blague, mais le capitaine insiste.

 

Devant le refus catégorique de Pamela, le gendarme change de stratégie et accuse subitement Bruno, l’époux de Pamela d’avoir tenter de séduire la copine de son ami qui fait la table avec lui. Il sort son pistolet revolver et pointe Bruno et Pamela.

 

Incroyablement que cela puisse paraître, le capitaine pique la crise des nerfs et renverse totalement la table des victimes et leur demande de se mettre à genoux.

 

En dépit de l’intervention des badauds qui tentent de le calmer, le sulfureux Olivier Koudoumo insiste et continue de menacer la pauvre femme qui ne cesse de pleurer.

 

Finalement, Bruno, qui travaille au PNUD, quitte le lieu avec son épouse pour rentrer.

 

Comme il a dit lui-même qu’il n’a pas de chef, le capitaine Olivier Koudoumo, protégé par Faustin Archange Touadera, continue de se faire parler de lui négativement malgré de multiples plaintes déposées à son encontre au tribunal.

 

Selon nos informations, la Cour pénale internationale demande depuis 2016 son interpellation, mais le pouvoir de Bangui refuse catégoriquement de le livrer.

 

Copyright2019CNC.

Des Soudanais déterminés à manifester même pendant le ramadan

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Ahmed Hamid, 21 ans, se dit plus déterminé que jamais: malgré le jeûne du ramadan, épuisant pour le corps avec des températures caniculaires, il manifestera sans relâche pour que l’armée cède le pouvoir aux civils au Soudan.

Le 6 avril, après plus de trois mois de manifestations déclenchées par la hausse du prix du pain, de nombreux Soudanais ont commencé à camper devant le QG de l’armée dans la capitale Khartoum pour réclamer un changement de régime.

Malgré le départ du président Omar el-Béchir, le 11 avril, après 30 ans au pouvoir, ils n’ont pas mis fin à leur sit-in et demandent désormais aux militaires ayant pris les rênes du pays de laisser place à une autorité civile de transition.

“Nous avons coupé la tête (du régime), mais une partie du corps est toujours là”, a déclaré à l’AFP Ahmed vendredi, sur un site débordant de monde à l’occasion de la prière du vendredi.

“Nous resterons ici pour le jeûne du ramadan et même après le ramadan jusqu’à ce qu’on réponde à nos demandes”, poursuit le jeune manifestant.

Le Conseil militaire de transition qui a pris le pouvoir a jusqu’ici refusé de le céder à une administration civile.

Un accord trouvé pour former un Conseil conjoint comprenant militaires et civils ne s’est pour l’instant pas concrétisé, les deux camps se disputant sur sa composition.

Déterminés à ne pas se laisser confisquer leur révolution, les manifestants se disent déterminés à poursuivre leur mouvement.

– Honneur –

Sous un soleil de plomb, ils ont participé en nombre à la traditionnelle prière du vendredi à l’endroit du sit-in.

“Les gens ne devraient pas oublier les martyrs, nous devons continuer à participer aux rassemblements qui nous permettent de rester unis”, lance un imam, prêchant depuis le toit d’un petit camion. Un fidèle tient un parapluie au-dessus de sa tête pour le protéger du soleil.

Depuis décembre, au moins 65 personnes ont été tuées dans les violences liées aux manifestations, selon des responsables.

“Liberté, paix, justice”: entonnant les slogans du mouvement de protestation qui a permis de chasser Omar el-Béchir du pouvoir, des centaines de manifestants font le V de la victoire.

Des volontaires, dont de nombreux adolescents, aspergent d’eau les participants pour les rafraîchir alors que le thermomètre affiche 43 degrés Celsius.

D’autres offrent de l’eau depuis une camionnette faisant le tour du lieu pour fournir des tapis de prière.

“Sans le moindre doute, je resterai jusqu’à ce qu’un gouvernement civil soit formé”, confie Awad Mohamed Awad qui dit camper devant le QG de l’armée depuis la chute du président Béchir.

“Je suis ici et je jeûnerai ici pour le ramadan”, poursuit cet avocat, les épaules recouvertes d’un drapeau soudanais.

Les manifestants disent avoir déjà un plan pour organiser la période du ramadan, que ce soit durant la journée où les musulmans ne mangent ni ne boivent ou la nuit pour la rupture du jeûne.

“Jeûner à côté du siège de l’armée dans la chaleur c’est la moindre des choses que nous pouvons faire pour obtenir ce que nous voulons”, dit Jaafar Wad al-Rif, un des protestataires.

Certains manifestants affirment être prêts à rester là des mois.

“Nous resterons durant le ramadan, après le ramadan et jusqu’à l’Aïd al-Adha”, une fête musulmane prévue au mois d’août, lance Salaheddine Dafallah, employé dans une compagnie minière. Voire même plus tard: “S’ils ne répondent pas à nos demandes, le sit-in ne pourra pas être dispersé”.

Avec AFP

Afrique du Sud: démonstration de force de l’ANC et des EFF à trois jours des législatives

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Le Congrès national africain (ANC – au pouvoir en Afrique du Sud) et la gauche radicale en pleine progression ont fait une démonstration de force dimanche en réunissant des dizaines de milliers de partisans avant les élections législatives et provinciales de mercredi.

Dans le stade d’Ellis Park à Johannesburg, devant une marée humaine vêtue de jaune, l’une des trois couleurs de l’ANC, le président Cyril Ramaphosa a assuré que la victoire était “certaine”, malgré les “erreurs” commises par son parti.

Pendant la campagne, “nous avons rencontré des gens sans emploi, sans maison décente, sans bonne éducation”, a reconnu le patron de l’ANC, qui dirige le pays depuis les élections démocratiques qui ont mis fin à l’apartheid en 1994.

“Nous vous avons entendus (…) Oui, nous avons fait des erreurs mais c’est seulement ceux qui ne font rien qui ne commettent pas d’erreurs”, a-t-il estimé, promettant la fin de “l’ère de l’impunité”.

Vingt-cinq ans après la fin officielle du régime raciste, l’Afrique du Sud, première puissance industrielle du continent, se débat avec un fort taux de chômage (27%), d’énormes disparités sociales et une corruption endémique.

“Nous sommes déterminés à ce que les personnes reconnues coupables de corruption (…) ne soient pas autorisées à occuper des postes de responsabilités au sein de l’ANC, au parlement ou dans le gouvernement”, a assuré Cyril Ramaphosa, qui a succédé début 2018 à la tête du pays à Jacob Zuma, empêtré dans des scandales de corruption.

A une vingtaine de kilomètres au sud-ouest d’Ellis Park, le parti de la gauche radicale des Combattants pour la liberté économique (EFF) a également fait le plein dans le stade d’Orlando, au coeur du township de Soweto.

Les EFF se sont imposés comme la troisième force politique en 2014, neuf mois seulement après leur création par Julius Malema, ancien chef de la Ligue des jeunes de l’ANC.

– “On n’est pas des Mickey” –

En quelques années, cette nouvelle formation qui se présente comme le défenseur des plus démunis a su grignoter l’électorat jeune et pauvre de l’ANC, le parti de feu Nelson Mandela.

“Mandela a confié le témoin à la plus jeune génération et cette génération plus jeune est l’EFF”, a affirmé dimanche son “commandant en chef”, Julius Malema, en chemise et béret rouges, la couleur de son mouvement.

“Ils pensaient qu’on était des +Mickey+, maintenant ils réalisent qu’on doit être reconnus”, a-t-il lancé devant des dizaines de milliers de ses sympathisants survoltés.

“On ne peut pas parler de l’avenir de l’Afrique du Sud sans l’EFF. Nous sommes l’avenir du Sud”, a-t-il prévenu.

Selon les sondages, l’ANC est assuré de conserver la majorité des voix mercredi. Les EFF sont eux crédités de 11% à 15% des voix.

En 2014, lors de leur première participation à des élections, les EFF avaient obtenu 6,35% des voix et 25 des sièges à l’Assemblée nationale. Aux municipales de 2016, ils avaient séduit 8% des votants au niveau national.

Peggy Mavimbela, 72 ans et qui votait ANC depuis 1994, fait désormais confiance aux EFF.

“J’ai toujours voté ANC, mais cette fois j’ai décidé que c’en était assez. Je vote EFF”, a déclaré cette retraitée à l’AFP. “J’ai quitté l’ANC à cause de la corruption”, a-t-elle expliqué.

A Ellis Park, un militant de l’ANC, Andrew Tyiwa, reconnaît que “les choses ont mal tourné”. “Mais des corrections vont être faites. Il vaut mieux aller avec le diable qu’on connaît”, estime ce sexagénaire.

Cyril Ramaphosa est la “bonne personne pour faire changer les choses”, a aussi estimé une fidèle de l’ANC, Pindiwe Motsoane, 62 ans.

L’Alliance démocratique (DA), principale force de l’opposition, a tenu son dernier grand meeting samedi aussi à Soweto. Son chef, Mmusi Maimane, a appelé les déçus de l’ANC à avoir “le courage” de voter pour le changement.

En cas de victoire de l’ANC mercredi, Cyril Ramaphosa, qui tient son mandat des députés, est assuré d’être reconduit à la tête de l’Etat.

Avec AFP

Cameroun: Jean Marc Ngoss annonce la date du départ de Paul Biya du pouvoir

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Le Président camerounais Paul Biya

 

 

Jean Marc Ngoss, le président du parti de l’Esprit d’Avril 1948 était
l’invité de Romaric Tenda dans l’émission 7 minutes pour convaincre. Plusieurs sujets ont été abordés notamment la crise anglophone, le programme politique du soit-disant prochain président, l’affaire Mida, la succession du président Paul Biya à la tête de l’Etat Camerounais entre autres.

Pour Jean Marc Ngoss, il n’y a aucun doute, il sera le prochain président camerounais. “Je vous le dis, je suis le prochain chef d’Etat et c’est imminent” a-t-il déclaré et le journaliste de le relancer “Et si vous ne l’êtes pas?”

Et Jean Marc Ngoss de répondre ” Je le serai. Et si d’aventure après le chef de l’Etat, il s’avère que quelqu’un d’autre s’asseye sur ce trône de manière démocratique alors considérez que j’étais un malade, plus jamais je ne vous parlerai de politique dans ce pays. Et mes parents devraient me montrer qui étaient réellement mes parents parce que je ne suis pas le fils de mon père. Je m’appelle Jean Marc Ngoss notez-le en noir et blanc et le mortel qui pourra l’empêcher n’est pas encore en voie de création

Le président du parti de l’Esprit d’avril 1948 ne s’est pas arrêté là. Il a également annoncé la date à laquelle le président Paul Biya partira du pouvoir. Pour Jean Marc Ngoss, il n’y a pas de doute: Paul Biya partira de la tête de l’Etat Camerounais le 22 Octobre 2021.

Si le 22 Octobre 2021 l’actuel chef d’Etat est à Yaoundé, président de la République du Cameroun, alors moi Jean Marc Ngoss, considérez que vous avez vu l’homme le plus instable de l’univers au nom du Dieu que je sers

Il faut dire que ce n’est pas la première fois que des prophéties sont faites sur la mort ou le départ du président Paul Biya à la tête de l’Etat Camerounais. L’on se souvient qu’il y a quelques années, Guy Parfait Songuè avait annoncé la mort du président Paul Biya avant la tenue de la présidentielle d’Octobre 2018. Aujourd’hui c’est au tour de Jean Marc Ngoss de prophetiser le départ de Paul Biya à la tête de l’Etat camerounais au plus tard le 22 Octobre 2021. Seul l’avenir nous dira si Jean Marc Ngoss avait raison ou tort.

 

 

Par : Oscar Mbena4

Afrima.com

Burundi : le Président Nkurunziza recompense sa fille de 12 ans le 1er mai

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Le Président Pierre Nkurunziza du Burundi.

 

 

Le président burundais Pierre Nkurunziza a récompensé mercredi 1er mai sa fille de 12 ans, Naomie, à côté des « travailleurs » burundais considérés comme les plus méritants de l’année, a rapporté la radiotélévision nationale du Burundi (RTNB). « Le chef de l’Etat Pierre Nkurunziza offre une enveloppe (d’argent) à sa fille Naomie Nkurunziza, qui s’est bien comportée au foyer », a indiqué la RTNB dans un tweet publié dans la nuit de mercredi à jeudi, sans préciser le montant.

« Elle est laborieuse, et aime la culture burundaise et le sport, dixit Pierre Nkurunziza », a ajouté la RTNB, reprenant les mots utilisés par le chef de l’État lors des festivités officielles de la fête du travail, au stade de Rumonge, à environ 80 km au sud de Bujumbura.

Le président burundais a pris l’habitude de distinguer depuis une dizaine d’années le 1er mai les « travailleurs » les plus méritants de l’année. Outre sa fille, il a récompensé de hauts cadres de l’Etat, des agriculteurs, l’équipe nationale de football, un judoka, des gouverneurs et des administrateurs de commune, qui ont excellé dans leurs domaines respectifs.

Nkurunziza a déjà récompensé de la sorte ces dernières années un de ses fils, Jonathan, qui n’avait que cinq ans à l’époque, son épouse Denise Bucumi et une de ses bonnes d’enfant.

« Les prix de Nkurunziza à son épouse et à ses enfants me rappellent le dictateur (ougandais) Idi Amin Dada accordant des décorations militaires à son fils de 5 ans! Que de ressemblances entre ces deux dictateurs ubuesques et sanguinaires », a tweeté jeudi Pacifique Nininahazwe, l’une des figures de la société civile en exil.

En récompensant sa fille, M. Nkurunziza a voulu signifier que « la reconnaissance n’est pas une affaire de l’Etat ou des organisations, que c’est plutôt un réflexe que tout le monde devrait avoir », a réagi auprès de l’AFP son porte-parole Jean-Claude Karerwa Ndenzako, ajoutant que l’argent donné à sa fille était « tiré de sa propre poche ».

Le Burundi est en crise depuis que M. Nkurunziza a annoncé en avril 2015 sa candidature à un troisième mandat controversé. Il avait été réélu en juillet de la même année.

Les violences qui ont accompagné la crise ont fait au moins 1.200 morts et déplacé plus de 400.000 personnes entre avril 2015 et mai 2017, d’après les estimations de la Cour pénale internationale, qui a ouvert une enquête.​

Que pensez-vous de cet article?

 

 

Avec AFP

 

RDC : appel à la réouverture des enquêtes sur la mort des journalistes sous Kabila.

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Une organisation congolaise de défense de la presse a demandé vendredi la réouverture des enquêtes concernant les meurtres d’au moins 14 journalistes en République démocratique du Congo (RDC) durant la présidence de l’ex-chef de l’État Joseph Kabila. Journaliste en danger (JED) « demande solennellement aux nouvelles autorités de la RDC de rouvrir les procès de tous les journalistes assassinés sous l’ancien régime de Joseph Kabila, afin que les principaux suspects répondent de leurs actes », écrit l’ONG dans un communiqué.

« Le long règne de Joseph Kabila à la tête de la RDC a été marqué par des brimades, des attaques et fermetures des médias, des arrestations et violences allant parfois jusqu’aux assassinats des journalistes », écrit JED.

« Au total, au moins 14 journalistes ou professionnels des médias ont été tués dans des conditions qui n’ont jamais été clairement élucidées », ajoute l’ONG.

« Là où la justice a déjà tranché, qu’est-ce que M. Kabila a à voir dans ces affaires (…). C’est une confusion de genre », a réagi l’ancien porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende, proche de l’ex-président.

Kabila est resté au pouvoir de 2001 à 2018 et a été remplacé par Félix Tshisekedi, proclamé vainqueur de la présidentielle contestée du 30 décembre.

JED a notamment répertorié les assassinats de deux journalistes de la Radio onusienne Okapi, Serge Maheshe (2007) et Didace Namujimbo (2008), et d’autres médias nationaux, dont Patient Chebeya à Béni (2010), Franck Ngyke du journal La Référence Plus et de son épouse Hélène Mpaka tués à leur domicile à Kinshasa (2005), et de Bapuwa Mwamba, freelance à Kinshasa (2006).

Dans le cas de l’assassinat de Serge Maheshe, trois civils, dont les deux tueurs présumés, ont été condamnés à mort en 2008, au terme d’un procès controversé. L’ONU et plusieurs ONG avaient estimé qu’il n’avait pas permis de faire la lumière sur ce crime.

Quant au cas du meurtre du deuxième journaliste de Radio Okapi, Didace Namujimbo, le procès avait mis un an avant de s’ouvrir mais les présumés assassins s’étaient « évadés » dans les jours qui avaient suivi leur incarcération.

Dans le cas du meurtre de Franck Ngykie, l’Union nationale de la Presse du Congo (UNPC) avait déploré en 2017 le fait que les vrais commanditaires n’étaient pas connus après « un semblant de justice » ayant condamné à mort trois militaires.

« Les élections de décembre ont entraîné des changements et on s’attend maintenant à ce que les médias puissent fonctionner sans crainte » en RDC, a écrit l’ambassadeur américain Michael Hammer dans un article d’opinion.

La RDC occupe la 154ème place sur 180 pays, dans le classement mondial de la liberté de la presse publié par Reporters sans Frontières (RSF) en 2019.

 

Avec La Libre Afrique

 

Libye: 161 migrants interceptés par les garde-côtes

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Les garde-côtes libyens ont intercepté en mer Méditerranée 161 migrants à bord de deux embarcations jeudi soir et les ont ramenés en Libye, ont annoncé le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et la marine libyenne.

Ces « réfugiés et migrants » ont été débarqués à Al-Khoms, situé à 100 km à l’est de Tripoli, a précisé le HCR.

Un centre de détention de migrants se trouve dans cette ville côtière située à 120 kilomètres à l’est de Tripoli.

Dans un communiqué publié samedi, la marine libyenne précise que ces 161 migrants, dont 15 femmes et cinq enfants, ont été interceptés sur « deux bateaux pneumatiques » à environ 150 kilomètres au nord-ouest d’Al-Khoms.

Mercredi, la marine libyenne avait annoncé avoir ramené à Al-Khoms 96 migrants, des hommes majoritairement soudanais et bangladais, interceptés la nuit précédente.

Quinze candidats à l’exil ont également été ramenés à Zouara, à 120 km à l’ouest de Tripoli, portant à 272 le nombre de migrants reconduits en une semaine sur la côte libyenne, affirme le HCR.

Depuis le début de l’année, 1.287 personnes ont été « interceptées/secourues » par les garde-côtes libyens lors de 15 opérations, ajoute le HCR, en remarquant que « les débarquements ont drastiquement chuté si on compare aux données réunies sur la même période en 2018 (5.257 personnes) et 2017 (3.509 personnes) ».

Les agences de l’ONU et organisations humanitaires rappellent régulièrement leur opposition à ce que les migrants arrêtés en mer soient ramenés en Libye, en proie au chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011 et où ils se retrouvent placés « en détention arbitraire », ou à la merci de milices.

Le pays est plongé dans une nouvelle spirale de violence depuis l’offensive militaire lancée le 4 avril par Khalifa Haftar, homme fort de la partie orientale, pour conquérir Tripoli, siège du gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par la communauté internationale.

Les forces loyales au GNA et celles de l’autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Haftar s’affrontent dans la banlieue sud de la capitale ainsi que plus loin au sud de la ville.

L’adjointe à l’émissaire spécial de l’ONU en Libye, Maria do Valle Ribeiro, s’est dit fin avril « très préoccupée » par le sort de « 3.500 migrants et réfugiés (qui) sont en danger dans des centres de détention situés près de zones d’affrontements », dans une interview à l’AFP.

Aucune donnée officielle n’est disponible sur le nombre de migrants, souvent clandestins, présents en Libye, point de convergence de nombreux migrants d’Afrique subsaharienne et d’Afrique de l’Est qui veulent gagner l’Europe. Leur nombre est estimé à plusieurs centaines de milliers.

Parmi eux, l’Organisation internationale de la migration (OIM) en recense 5.933 retenus dans des « centres de détention » officiels. Plusieurs centaines sont détenus par des groupes armés dans d’autres installations échappant à tout contrôle.

 

Avec AFP

 

Nigeria: arrêtées pour prostitution, puis violées par les forces de l’ordre

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« Au Nigeria, être une femme, jeune, c’est déjà un crime », assène Jenny*: interpellée il y a deux semaines à Abuja, alors qu’elle rentrait chez elle, la jeune femme affirme avoir été violée par ceux censés la protéger.

« Vers 21H30 ou 22H00, je marchais pour rentrer chez moi quand la police m’a arrêtée, m’accusant d’+être dehors tard+. Ils m’ont demandé de payer 4.000 nairas (10 euros), mais je n’avais pas d’argent sur moi », raconte à l’AFP cette maquilleuse de 25 ans.

« Ils m’ont emmenée dans des fourrés, derrière un bâtiment. Ils étaient quatre. Ils m’ont molestée, et pendant que trois me maintenaient de force, l’un d’entre eux m’a violée, sans préservatif ».

Lors de deux raids spectaculaires, les 17 et 26 avril, des dizaines de femmes ont été arrêtées dans des boites de nuit, des bars à strip-tease, des hôtels ou dans les rues de la capitale fédérale nigériane au prétexte qu’elles se prostituaient – ce que plusieurs d’entre elles ont fermement nié.

Le scandale, relayé dans la presse, a provoqué une vague d’indignation sur les réseaux sociaux et relancé le débat sur les droits des femmes dans la société nigériane.

Les témoignages recueillis par l’AFP, accablants, font état de rafles arbitraires et de multiples agressions sexuelles, par une force d’intervention spéciale mixte composée d’agents administratifs du territoire de la capitale fédérale (FCT) et de policiers.

L’avocat et activiste Martin Obono, qui se trouvait au commissariat de police d’Utako la nuit du 26 avril, a été le premier à lancer l’alerte: « J’ai vu les filles descendre des véhicules en hurlant. Certaines saignaient et m’ont dit qu’elles avaient été violées avec des objets lors de leur transfert ».

« Il y avait une mère avec son bébé de deux mois, ils ne lui ont pas permis de l’allaiter malgré ses supplications et ses pleurs jusqu’à ce qu’une femme officier intervienne », a-t-il expliqué à l’AFP.

– « Péché religieux » –

Ce vendredi-là, Blessing*, 22 ans, était invitée à une soirée reggae dans un hôtel d’Abuja et achetait une bouteille d’eau à la réception lorsque les forces de l’ordre ont fait irruption.

« Ils m’ont trainée dehors en me traitant de prostituée, et m’ont emmenée au commissariat d’Utako », raconte Blessing, qui décrit une opération coup de poing impliquant « de nombreux fourgons et pick-up ».

« Ils ont ramassé environ 70 filles. Les policiers venaient nous provoquer dans notre cellule, ils nous regardaient nous changer, nous touchaient la poitrine et nous ont gazé plusieurs fois » au gaz lacrymogène, assure-t-elle.

Selon Blessing, une soixantaine de filles ont finalement pu rentrer chez elles: « certaines ont payé des pots-de-vin, d’autres ont accepté de coucher avec des policiers pour être libérées. Il y a un immeuble en construction dans le commissariat. C’est là qu’ils allaient ».

Un porte-parole de la police d’Abuja a répondu à l’AFP qu’il ne serait pas disponible « avant le mois prochain ». Les multiples appels et messages envoyés à d’autres responsables de la police fédérale sont également restés sans réponse.

Le patron de la police des polices, Abayomi Shogunle, a toutefois rappelé sur son compte Twitter officiel à « ceux qui font du bruit » que « la prostitution est un crime puni par loi » au Nigeria, sans répondre des allégations de viols.

« La prostitution est un péché selon les deux religions » dominantes (islam et christianisme), a-t-il déclaré, ajoutant notamment que « la médecine dit que la prostitution propage le sida » ou que « les prostituées ne paient pas d’impôts ».

– Déjà condamné –

Lundi, 27 des jeunes femmes arrêtées le mois dernier ont été présentées devant un tribunal d’Abuja et ont été condamnées à un mois de prison avec sursis et à une amende de 3.000 nairas (7,4 euros) pour prostitution.

Dans une lettre ouverte, 72 intellectuels, militants et ONG de défense des droits de l’homme ont condamné la semaine dernière « l’humiliation publique, les agressions et le harcèlement sexuels de plus de cent femmes » lors de ces raids.

Ils se disent « choqués par la condamnation d’un grand nombre d’entre elles lors d’un procès inéquitable » et demandent « aux autorités fédérales (…) d’enquêter sur toutes les allégations de sévices et de violences, y compris de viols, dont ces femmes ont été victimes ».

La plupart des 27 condamnées ont en outre été « forcées de plaider coupables avant même d’avoir accès à un avocat, en échange de leur liberté », a affirmé à l’AFP Me Jennifer Ogbogu, qui a défendu plusieurs d’entre elles lors du procès. « Certaines étaient des prostituées, d’autres non, mais en aucun cas cela peut justifier que leurs droits soient ainsi bafoués ».

Ce n’est pas la première fois que les forces de l’ordre nigérianes sont accusées d’agression sexuelle sous couvert de vouloir faire respecter les bonnes moeurs.

En octobre 2017, la Cour de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest avait déjà condamné le gouvernement nigérian à payer 18 millions de nairas (45.000 euros) de dommages et intérêts à trois femmes « illégalement arrêtées, détenues et déclarées prostituées » à Abuja par la même force qui a opéré les récents raids nocturnes.

« Ils savent que nous sommes faibles, et ils ne nous considèrent pas comme des êtres humains », estime Jenny, la voix tremblante. « Tout ça doit cesser, ils doivent être punis ».

*Les prénoms ont été changés pour garantir l’anonymat des victimes

Avec

AFP

 

Mali : 18 civils tués dans une double embuscade à l’intérieur du pays.

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Dix-huit civils ont été tués dans une double embuscade menée par des hommes armés à deux jours d’intervalle dans une même commune du centre du Mali, où opèrent des jihadistes, a appris l’AFP vendredi auprès d’élus locaux et d’une source de sécurité.

« Mercredi, 12 civils ont été tués par des hommes armés dans le village de Tigula, dans la commune rurale de Mondoro. Jeudi, six autres civils partis à (leur) recherche ont été à leur tour tués par les mêmes hommes », a déclaré à l’AFP un élu de Mondoro sous couvert de l’anonymat pour raisons de sécurité.

Le déroulement des faits et le bilan ont été confirmés par un autre élu municipal.

« Mercredi, un véhicule de l’armée qui transportait des vivres, près du village de Tigula, a explosé, tuant un militaire. Ayant entendu l’explosion, les villageois ont pris la direction du lieu (de l’explosion) pour secourir les militaires lorsque des terroristes sont intervenus pour les exécuter », a détaillé cet élu local.

Six autre civils partis jeudi à la recherche du premier groupe de personnes dont ils étaient sans nouvelles ont été à leur tour « tués par les terroristes », a-t-il poursuivi.

Le bilan de 18 civils tués est également confirmé par une source de sécurité, qui n’a cependant pas fait état du soldat tué.

« Les assaillants ont mis des mines dans les corps des douze civils. On ne sait pas très bien encore si c’est en voulant prendre les corps que les six (autres civils) ont été tués ou s’ils ont été exécutés comme les autres », a indiqué cette source de sécurité.

Des enquêteurs ont été envoyés vendredi dans la zone de Mondoro pour savoir « exactement » ce qui s’est passé, a indiqué à l’AFP une autre source de sécurité.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit.

Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger, se mêlant très souvent à des conflits intercommunautaires.

Avec AFP

Ethiopie : “plusieurs dizaines ” de morts dans des affrontements intercommunautaires.

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« Plusieurs dizaines » de personnes ont été tuées lundi dans des affrontements intercommunautaires dans l’État Amhara, dans le nord-ouest de l’Éthiopie, en représailles à de précédentes violences, a-t-on appris vendredi auprès des autorités de l’État voisin du Benishangul Gumuz.

Des assaillants non identifiés ont tué lundi des dizaines de personnes d’etnhie gumuz dans la localité de Jawi, dans l’État Amhara, à la frontière avec l’État du Benishangul Gumuz, a indiqué à l’AFP Geleta Hailu, responsable de la communication du Benishangul Gumuz.

« Des missions de recherche se poursuivent encore pour trouver des victimes et des survivants de l’attaque de lundi, mais je peux confirmer que le bilan se compte en plusieurs dizaines » de morts, a-t-il déclaré.

Il a expliqué qu’il s’agissait de représailles à des violences dans lesquelles au moins 21 personnes, d’ethnie gumuz et amhara, ont été tuées samedi et dimanche près de la localité de Dangur, dans l’État du Benishangul Gumuz.

Des maisons avaient été brûlées dans ces affrontements, qui avaient été déclenchés par un différend personnel selon les autorités régionales.

« Je peux confirmer que plus de 80 personnes ont été blessées dans le massacre (de lundi, ndlr) et au moins 90 survivants sont actuellement abrités sur le terrain d’une école locale », a ajouté M. Geleta.

Le vice-Premier ministre éthiopien, Demeke Mekonen, a dénoncé cette attaque, dans une interview avec l’agence de presse de la région amhara AMMA.

« J’appelle les forces de sécurité à jouer leur rôle pour s’assurer que la loi soit respectée. Les forces de sécurité doivent se redéployer rapidement quand des conflits surviennent, semblables à cette tragédie », a-t-il déclaré.

Des violences intercommunautaires aux enjeux le plus souvent territoriaux ont émaillé la première année du mandat du Premier ministre réformateur Abiy Ahmed, qui a pris ses fonctions en avril 2018.

Selon le bureau des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), 2,35 millions de personnes étaient déplacées fin 2018 en Ethiopie en raison de ces violences.

Avec AFP

Bénin : deux touristes français disparus dans le nord.

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Deux touristes français en vacances dans le parc national de la Pendjari, dans le nord du Bénin, ont disparu avec leur guide depuis mercredi près de la frontière avec le Burkina Faso, confronté à une dégradation alarmante de la situation sécuritaire sur son sol.

« Deux touristes français partis se balader dans le parc ont disparu mercredi. Personne ne parle d’enlèvement pour l’instant », a déclaré vendredi à l’AFP une source sécuritaire au Bénin, affirmant disposer de « très peu d’informations à ce stade ».

Au sein du ministère des affaires étrangères à Paris, une source a confirmé que « deux touristes français – ainsi que leur guide béninois – qui visitaient le parc de la Pendjari n’ont pas regagné leur hôtel où ils étaient attendus mercredi soir ».

Ils sont « recherchés activement avec le soutien des autorités béninoises », a précisé cette source. « Le Centre de crise et de soutien et notre ambassade sont mobilisés et en lien étroit avec les autorités locales ».

Une source au sein d’African Park, l’ONG en charge de la gestion de la Pendjari, a également confirmé cette disparition inquiétante, affirmant qu’il était « trop tôt pour parler d’enlèvement ».

« Pour nous, ils sont perdus. On les a cherché partout et on continue les recherches », a expliqué cette source.

Le Bénin est considéré comme un îlot de stabilité en Afrique de l’Ouest, une région mouvementée, où opèrent de nombreux groupes jihadistes liés à Al-Qaïda et l’Etat islamique (EI).

Mais le chaos qui règne depuis 2012 au Mali s’est propagé depuis environ trois ans au Burkina Faso, confronté à une multiplication des attaques jihadistes sur son territoire.

La Pendjari, d’une superficie de 4.700 km2, est l’un des trois parcs de l’ensemble WAP (parc du W, Arly et Pendjari) qui s’étend sur le Bénin, le Burkina Faso et le Niger.

Situé à plus de douze heures de route de la capitale économique Cotonou, c’est l’un des derniers sanctuaires de la vie sauvage en Afrique de l’Ouest, prisé par les touristes.

– « Menace réelle » –

Ces derniers mois, plusieurs experts et sources sécuritaires ont mis en garde contre le fait que le nord des pays côtiers de l’Atlantique comme le Togo et le Bénin soient vulnérables face à la stratégie d’expansion et de multiplication des fronts adoptés par les groupes armés.

« Cet acharnement inouï semble indiquer que le Burkina est le dernier verrou que ces groupes veulent casser pour atteindre l’Afrique côtière », affirmait ainsi récemment à l’AFP Bakary Sambe, directeur du Timbuktu Institute, basé à Dakar.

Le nord de ces pays pourrait ainsi devenir une « zone de repli » pour les jihadistes retranchés dans des poches forestières et rurales isolées, le long de frontières réputées poreuses, selon M. Sambe.

Le 15 février, l’assassinat au Burkina Faso de quatre douaniers burkinabè et d’un prêtre espagnol qui revenait d’une réunion à Lomé, au Togo, peu après avoir passé la frontière, avait renforcé les craintes.

Le président togolais Faure Gnassingbé a annoncé fin avril le démantèlement de plusieurs cellules terroristes sur son territoire, affirmant que « le contexte sécuritaire régional est marqué par une dégradation notable, sur fond de regain des attaques terroristes ».

Burkina, Ghana, Bénin et Togo ont mené en mai et novembre 2018 une vaste opération de lutte contre la criminalité transfrontalière, conduisant à l’arrestation de plus de 200 individus – dont plusieurs soupçonnés d’activités jihadistes – dans les quatre pays.

« La menace est réelle. Tout le monde est sur le qui-vive », assurait récemment à l’AFP un haut responsable sécuritaire togolais.

« Les forces de sécurités togolaises et béninoises travaillent en étroite collaboration avec les Burkinabés », ajoutait-t-il. « Ces derniers temps, des patrouilles sont régulièrement organisées dans les villages frontaliers, surtout la nuit ».

Il y actuellement une otage française dans le monde, dans cette même région sahélienne: la médecin humanitaire Sophie Pétronin, 73 ans, enlevée à Gao (nord Mali) le 24 décembre 2016 par des hommes armés.

 

Avec AFP

RCA : « Cela fait plus de deux ans que l’on n’avait pas vu un médecin à Mingala »

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Une équipe de MSF a pu se rendre à Mingala, dans le sud-est de la RCA, et y réaliser deux jours de vaccination.

 

Cette localité, située à une centaine de kilomètres d’Alindao a été quasiment coupée du monde pendant plus de deux ans. Elle est difficilement accessible à cause de l’insécurité et du mauvais état des axes routiers.

Sous un soleil de plomb, une foule immense s’amasse autour des véhicules de MSF. Des femmes et des enfants en file indienne, attendent sagement autour des rubans de balisage. A quelques mètres de là, quelques personnes âgées sont assises sous un manguier, à l’ombre. Tout le monde attend impatiemment le début des consultations. Le sous-préfet, seule autorité locale encore présente sur place, demande l’attention de l’assistance et prend la parole. « C’est un grand jour pour nous, un jour de fête. Cela fait plus de deux ans qu’on n’a pas vu un médecin ni aucun humanitaire à Mingala ». Tout le monde applaudit.

En effet, la crise qu’a connue la préfecture de la Basse-Kotto, une des plus peuplées du pays, a enclavé cette partie du sud-est de la RCA. Des groupes armés tiennent toujours des check points sur les axes routiers, qui sont encore plus difficilement praticables. « Nous avons traversé des villages fantômes, brûlés, avec des populations qui vivent retranchées dans la brousse de peur des attaques », se remémore Talaré Diabri la coordinatrice du projet de MSF dans la Basse-Kotto. A l’entrée de Mingala, les adultes accueillent l’équipe par des cris de joie. Seuls quelques enfants s’éloignent, effrayés par les véhicules, que certains voient pour la première fois de leur vie.

La veille de l’arrivée de MSF, plusieurs mamans ont passé la nuit sur le site de vaccination pour pouvoir être les premières dans les rangs. En deux jours, les équipes médicales ont pu vacciner 956 enfants et 760 femmes en âge de procréer, et distribuer plus de 1610 moustiquaires imprégnées avant la période de pic du paludisme.

Des vaccins essentiels

Les crises successives en République Centrafricaine ont mis à mal un système de santé déjà très précaire, privant la population d’un accès aux soins les plus basiques. Dans ce contexte, de nombreux enfants et femmes enceintes n’ont jamais été vaccinés de manière régulière.

Pour cette première phase de vaccination à Mingala, MSF a administré des vaccins contre la poliomyélite, la rougeole, le pneumocoque – responsable de nombreuses infections respiratoires – ainsi que le vaccin pentavalent qui protège simultanément contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, l’hépatite B et l’Haemophilus influenzae de type b (qui peut provoquer entre autres la méningite), et la fièvre jaune.

« Soulager la douleur »

Pendant que les infirmiers vaccinent les enfants, une sage-femme consulte sous une bâche les femmes enceintes tandis qu’un médecin prend en charge les patients présentant de la fièvre et procède au dépistage du paludisme.

« On a vu venir plusieurs personnes avec des pathologies différentes pensant que l’on était en mesure de prendre en charge tout le monde et soulager leurs douleurs. On a essayé de stabiliser les cas les plus urgents », se console la coordinatrice. L’unique centre de santé de la localité a été détruit et pillé pendant la crise. Sans médicaments ni matériel médical, ce centre de santé reste l’ombre de lui-même et le personnel du Ministère de la santé resté sur place, impuissant. « Pendant la période de pic palu et suite à une épidémie de diarrhée hémorragique, j ’ai vu jusqu’à plus de 10 décès d’enfants de moins de cinq ans par semaine », raconte avec amertume l’infirmier-chef du centre de santé.

Fin 2018, MSF a lancé une intervention d’urgence de six mois pour répondre aux besoins médicaux de la population du district sanitaire d’Alindao et Mingala « J’espère que d’autres organisations humanitaires emboiteront le pas à MSF et continueront d’assister la population de Mingala, totalement démunie », conclut Omar Ahmed Abenza, le Chef de Mission.

Le président de la Banque africaine de développement en tournée en Afrique centrale

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Le Président de la BAD Akinwumi Adesina

 

Abidjan (Côte d’Ivoire), le 3 mai 2019 – Le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, conduira une délégation de hauts responsables de l’institution en Afrique centrale, du 10 au 18 mai prochains, en commençant par la République du Congo, où il effectuera sa première visite officielle.

Le président sera accompagné notamment par le directeur général de la Banque pour l’Afrique centrale, Ousmane Doré, et de l’administrateur de la Banque pour le Congo, René Obam Nlong.

 

A Brazzaville, capitale du Congo, Akinwumi Adesina rencontrera le président Dénis Sassou-Nguesso et le Premier ministre Clément Mouamba, avec d’autres membres du gouvernement. Il aura également des réunions avec des décideurs politiques, des représentants du monde économique et des partenaires au développement, afin de débattre des défis à relever et de détailler l’engagement de la Banque visant à renforcer son partenariat avec le pays.

La Banque africaine de développement s’appuie sur un partenariat solide avec la République du Congo, l’un des fondateurs de l’institution en 1964. Au 31 décembre 2018, le portefeuille actif de la Banque au Congo comptait six opérations, uniquement dans le secteur public. Le total des engagements était estimé à quelque 280 millions de dollars, avec des instruments de financement tels que les dons, les prêts au secteur public et l’appui institutionnel. Ce portefeuille est financé par les ressources de la Banque (7,6%) et, pour la plus grande partie, celles du Fonds africain de développement (92,4%).

« La coopération entre la République du Congo et la Banque africaine de développement est dynamique.  La Banque est un partenaire stratégique de premier plan pour le pays », a déclaré le président Adesina, en amont de sa visite officielle.

La Banque va continuer d’appuyer la relance économique du Congo à travers les High 5.

Le Congo ambitionne d’améliorer sa gouvernance, d’accélérer la diversification de son économie par l’agriculture, le tourisme et le secteur privé pour réduire sa dépendance vis-à-vis du pétrole et d’accroître sa résilience en faveur d’une croissance soutenue. Le pays va mettre l’accent sur le renforcement du capital humain et la promotion des chaînes de valeurs agro-industrielles, à travers le développement du processus de transformation des filières porteuses de croissance et d’emplois.

Le Congo a une politique énergique ambitieuse pour accélérer son développement économique. Il compte ainsi approvisionner les populations en électricité en quantité et qualité suffisantes et à des coûts accessibles pour tous, avec, à la clé, la promotion des énergies renouvelables. Le gouvernement entend aussi contribuer à la réalisation de l’interconnexion sous régionale dans le cadre du Pool Energétique de l’Afrique Centrale (PEAC) et améliorer la gouvernance du sous-secteur de l’électricité.

Dans cette dynamique, la Banque africaine de développement va poursuivre une collaboration étroite avec le pays pour soutenir en particulier les secteurs de l’agriculture, des infrastructures, de l’énergie, des transports, de l’eau et de l’assainissement.

 

Contact média : Aristide Ahouassou,

Centrafrique : les Maîtres enseignants manifestent devant le portail de Cordaid à Bouar.

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Manifestations des maitres enseigants devant le portail de l’ONG Cordaid de Bouar. Credit photo : Gervais Lenga / CNC.

 

Bouar (CNC) – Les maîtres d’enseignement du centre pédagogique régional de Bouar réapparaissent de nouveau ce vendredi 3 mai 2019 devant le portail de l’ONG Cordaid pour réclamer le versement de six (6) mois d’arriérés de leur bourse.

 

En effet, selon l’accord signé avec l’UNICEF, celui-ci s’est engagé à payer les bourses d’études des étudiants maîtres d’enseignement du centre pédagogique régional (CPR) . Cependant, pour verser ces bourses, l’UNICEF a signé un contrat avec l’ONG catholique CARITAS, mais il est déjà arrivé à son terme.

L’UNICEF se tourne maintenant vers l’ONG internationale Cordaid qui affirme à son tour ne pas avoir encore reçu des fonds de la part de l’UNICEF en ce sens, mais les Maîtres enseignants ne semblent rien comprendre.

Ils sont sortis dans les rues pour mettre la pression sur l’ONG Cordaid qui a finalement accepté de verser une partie de leurs bourses ce vendredi 3 mai 2019.

Pour l’heure, difficile de savoir si les Enseignants ont reçu la totalité de six mois de leurs bourses revendiquées ou juste une partie.

Rappelons qu’en 2017, ces maîtres enseignants du CPR de Bouar avaient manifesté devant le CARITAS pour réclamer le versement de trois (3) mois de leurs bourses.

 

Copyright2019CNC.

Bangui : quartier Combattant, recrudescences des cas de braquage.

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OCRB de Damala dans le 8e arrondissement de Bangui. Credit photo : Corbeaunews.

 

Bangui (Corbeaunews) – En armes blanches ou de poing, les actes de braquages se multiplient au quartier Combattant dans le 8e arrondissement de Bangui.

 

Selon nos informations, il est pratiquement impossible de circuler dans les rues du quartier Combattant à des heures tardives ou à l’aube sans se faire dépouiller totalement de ses biens par des malfaiteurs.

Alors que deux jeunes femmes, à la recherche d’eau dans le quartier proche de l’ancien marché Combattant ont été braquées au début de cette semaine sur le terrains de football dudit quartier vers minuit emportant au passage leurs bidons d’eau et quelques pièces d’argent, ce vendredi vers 3 heures du matin, deux autres jeunes femmes, vendeuses de poissons braisés, se sont retrouvées malheureusement à leur tour entre les mais de deux malfaiteurs bien armés proche de l’église catholique Saint Tite Timothé de Combattant dans le 8e arrondissement.

Les deux jeunes femmes ont été littéralement fouillées de fond en comble. Leurs fonds de commerce ont été emportés par les malfaiteurs qui ne reculent devant rien pour menacer de mort leurs victimes.

Malheureusement, ces deux cas de braquage ne sont pas des actes isolés au quartier Combattant ni ailleurs à Bangui. C’est d’ailleurs le quotidien des habitants de plusieurs quartiers de Bangui abandonné par le pouvoir public.

Comme disait un internaute, pendant que le Directeur général de la police se contente de faire la polémique avec son ministre de tutelle Henri Wanzet Linguissara sur des sujets inutiles, la sécurité à Bangui se dégrade de plus en plus, mettant en péril la vie de la population en République centrafricaine.

 

 

Copyright2019CNC.

CENTRAFRIQUE : LE PREMIER MINISTRE TIENDRA T-IL DANS LE DÉLAI LES ENGAGEMENTS VALIDÉS PAR L’ASSEMBLÉE NATIONALE ?

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Après la mise en place du gouvernement dit inclusif imposé par les accords de Khartoum, le premier ministre a engagé la responsabilité du gouvernement en présentant dans le respect du délai constitutionnel le programme du gouvernement pour solliciter la confiance des parlementaires.

 

On notait dans l’hémicycle la présence des représentants des institutions républicaines et des partenaires au développement. Ce traditionnel exercice démocratique s’inscrit dans le respect des dispositions de l’alinéa 1 de l’article 54 de la constitution du 30 mars 2016 qui dispose : « après la nomination des membres du gouvernement, le premier ministre chef du gouvernement se présente dans un délai maximum de soixante (60) jours devant l’assemblée nationale et expose son programme de politique générale ».

 

Il faut noter que la procédure constitutionnelle exige une délibération du programme politique au conseil des ministres suivie d’une adoption sous l’autorité du président de la république, ensuite après débats contradictoires les députés votent à la majorité absolue des suffrages exprimés. C’est ainsi que le programme politique du gouvernement a été voté à une majorité écrasante par 122 députés sur 131.

 

On enregistre par ailleurs cinq (5) votes défavorables, trois (3) abstentions et un bulletin nul. Ce long discours programme s’appuie sur plusieurs domaines dont les quatre (4) principaux piliers qui vont de la paix, sécurité et justice à la relance économique, ensuite de la bonne gouvernance, de l’action humanitaire à la réconciliation et cohésion nationale.

 

Le programme politique du gouvernement se veut ambitieux mais les défis à relever sont énormes et multiples. Combatif, le premier ministre veut avancer contre vents et marées même si limité dans le temps son discours s’apparente à un nuage de mots ou le parfum du déjà vu qui peine à convaincre les observateurs avertis et les acteurs de la vie politique centrafricaine.

 

Ainsi, au delà de toutes surprises, le citoyen lambda habitué des discours creux et vides de contenu s’interroge :

 

Le premier ministre pourra t-il tenir ses ambitieux engagements en moins de deux ans des prochaines échéances électorales ? Avec un gouvernement abusivement incomplet depuis sa mise en place, le rythme du travail sera-t-il en adéquation avec ce vaste programme ? Sachant que la réalisation de ces engagements dépend largement de la paix et la sécurité, peut-on croire à un tel discours des  lors que les groupes armés ne sont toujours pas désarmés ? Dans la suite logique du raisonnement, à quand le respect du premier engagement imposé par l’accord de Khartoum aux groupes armés ? Le premier ministre a t-il mesuré le poids et les conséquences politiques de ses engagements ? S’agit-il d’un véritable programme politique intégrant les besoins prioritaires du peuple ou tout simplement des contraintes nées des accords de paix de Khartoum ? Comment traduire ce programme politique en faits visibles dans le quotidien du peuple ? Le fait que le programme politique du gouvernement a récolté un vote à majorité écrasante des parlementaires est-il synonyme d’un bon programme ? En faisant abstraction des tumultueuses coulisses de vote parfois récompensées de billets de banque, pensez-vous que les parlementaires qui ont voté contre le programme ou qui se sont abstenus ne sont-ils pas cohérents à la problématique de l’heure ?

 

Fort de ce qui précède, il est important de dénoncer ou de déplorer le caractère non chiffré du programme et surtout l’absence d’indication sur les sources de financement à moins qu’on veut perpétuer la politique de la main tendue. Le vote à majorité écrasante du programme de gouvernement ne veut rien dire car il s’agit d’une hypocrisie démocratique justifiée par le fait que le pouvoir a toujours la majorité à l’assemblée nationale.

 

Le vote du programme est certes acquis mais il annonce beaucoup de difficultés pour notre jeune premier ministre à réaliser cette promesse. Ce dernier doit non seulement convaincre mais résoudre en urgence le problème récurrent de l’eau potable et de réparation de l’électricité…sa marge de manœuvre est extrêmement et notoirement réduite mais avant de finir, nous lui proposons d’expliquer au peuple à travers une conférence de presse la quintessence du programme et l’opportunité des préférences dans les priorités afin de bénéficier éventuellement d’un délai de grâce.

 

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 4 mai 2019

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des élections

Tel : 0666830062.

 

Centrafrique : une buvette défoncée par une voiture au huitième arrondissement de Bangui.

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Commissariat du 8e arrondissement de Bangui. Credit photo : Mickael Kossi / CNC.

 

Bangui (Corbeaunews) – La Merveille, c’est le nom commercial de la buvette qui a été percutée par un taxi clandestin au croisement du huitième arrondissement de Bangui ce jeudi 2 mai 2019.

 

Selon les enquêteurs du commissariat de police du huitième arrondissement en charge du dossier, l’incident a eu lieu vers 21 heures de Bangui quand le conducteur du véhicule a perdu la maîtrise de son engin suite à une crevaison de la roue arrière gauche.

Selon la police, la voiture accidentée, une primera jaune encore non immatriculé en République centrafricaine, a été conduite au moment de l’accident par un ancien conducteur de taxi-moto qui ne dispose pas d’un permis de conduire officiel délivré par le ministère des Transports.

 

Malgré cela, le véhicule fait déjà office d’un taxi dans la ville de Bangui et transporte des clients durant toute la journée, peut être plus.

 

Comme par hasard, la buvette défoncée n’est pas ouverte au public au moment de l’accident et le propriétaire, Monsieur Jackson, explique qu’il a une rupture du stock des produits toute la journée. Les dégâts sont plus matériels qu’humains.

 

Quant au conducteur clandestin, il est en garde à vue au commissariat du huitième arrondissement de Bangui en attendant la suite de l’enquête.

 

Copyright2019CNC.

 

République centrafricaine : Le renouveau des FACA

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Formation des FACA par EUTM-RCA au camp Kassaï de Bangui. Credit photo : Marboua.

 

 

Le 19 avril, au camp Kassaï, et le 27 avril, à Bérengo, deux (2) cérémonies ont illustré le renouveau des Forces armées centrafricaines, en présence du Président de la République Faustin Archange TOUADERA.

 

À Bérengo, les soldats du Bataillon Amphibie achevaient leur formation au maniement des armes auprès des instructeurs russes, après avoir reçu, quelques jours plus tôt, leur nouvel insigne remis par leurs conseillés français. Au camp Kassaï, c’est le Bataillon d’Infanterie Territorial 4 (BIT4) qui célébrait sa fin de formation opérationnelle avec l’EUTM-RCA, la mission de formation envoyée par l’Union européenne pour entraîner l’armée centrafricaine et la hisser aux plus hautes exigences que sa noble mission au service des compatriotes imposent.

 

Certains s’impatientent. Quand nos Forces armées seront-elles prêtes ? « Rome ne s’est pas faite en un jour », dit-on, et la refondation de nos armées reste au cœur de la Réforme du Secteur de la Sécurité soutenue par les partenaires de la Nation, quels qu’ils soient. Progressivement, notre armée remonte en puissance et retrouve, comme disent les militaires dans leur langage, sa « capacité opérationnelle ».

 

En moins de trois (3) ans, depuis le 16 juillet 2016, l’EUTM-RCA a formé et entraîné successivement quatre (4) bataillons d’infanterie (BIT 1, 2, 3 et 4) et d’un bataillon amphibie, soit environ 3700 soldats qui « sont désormais engagés aujourd’hui dans la sécurité et le développement de la république » (EUTM-RCA). L’EUTM-RCA agit dans trois (3) domaines : conseil stratégique, entrainement opérationnel et formation.

 

Les contempteurs de notre armée républicaine, ironisent et répandent des « fake-news ». D’aucun affirment qu’en décembre 2018, la mission européenne n’aurait formé que 28 soldats en 4 mois. Ils oublient de dire que c’était un stage technique de haut niveau pour former des spécialistes des systèmes d’information et des réseaux sociaux.

D’autres voudraient opposer la formation dispensée par les russes et celle par EUTM. De source sûre, tous les soldats que nous avons interrogés ont apprécié les deux formations. Les persiffleurs ignorent-ils que les russes n’acceptent de former que les bataillons qui ont déjà reçu l’entraînement de l’EUTM ? Les russes connaissent bien la qualité des stages donnés par les instructeurs européens qui donnent à nos soldats une vraie formation de combattants. Ils poursuivent, à Bérengo, l’instruction reçue au camp Kassaï, notamment au maniement des armes que la Russie a livrées.

 

Avec l’aide de tous les partenaires de bonne volonté, le ciel s’éclaircit au-dessus de l’horizon de nos jeunes et vigoureux soldats qui retrouvent la fierté de servir pour la sécurité des compatriotes.

 

Copyright2019CNC.

Soudan: l’UA donne aux militaires 2 mois pour remettre le pouvoir aux civils

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L’Union africaine a donné un nouveau délai de 60 jours aux militaires soudanais à la tête du pays depuis la destitution du président Omar el-Béchir pour remettre le pouvoir aux civils menaçant sinon de suspendre le Soudan de l’organisation.

Le Conseil de paix et de sécurité de l’UA (CPS) indique dans un communiqué publié mardi qu’il entend accorder « un nouveau délai allant jusqu’à 60 jours pour que les militaires au Soudan remettent le pouvoir à une autorité civile de transition ».

Avec la même menace de sanction, l’UA avait déjà le 15 avril donné 15 jours pour que le pouvoir soit transféré aux civils à la suite du renversement du président soudanais par les militaires après trois décennies au pouvoir et des mois de manifestations populaires.

Le CPS note « avec grand regret que les militaires soudanais n’ont pas cédé leur place ni remis le pouvoir » aux civils dans le premier délai que l’UA leur avait imparti.

Le CPS « répète sa conviction qu’une transition menée avec des militaires à la tête du Soudan serait absolument inacceptable et contraire à la volonté et aux aspirations légitimes du peuple soudanais d’avoir des institutions et un fonctionnement démocratiques ainsi que le respect des droits de l’Homme et des libertés ».

Arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 1989, Omar el-Béchir, 75 ans, a été renversé le 11 avril par les militaires. Il a dû quitter le pouvoir près de quatre mois après le début d’un mouvement de contestation inédit qui a fini par s’installer le 6 avril devant le QG de l’armée, pour réclamer le soutien des militaires.

Son départ n’a pas calmé les manifestants qui depuis se sentent floués et réclament justice.

Le principal groupe de la contestation a appelé à une marche d’un million de manifestants jeudi, après l’annonce par les militaires que leur chef, Abdel Fattah al-Burhane, dirigerait le futur Conseil conjoint avec les civils.

Objet de nombreux désaccords entre les contestataires et l’armée, ce Conseil conjoint est censé remplacer le Conseil militaire de transition qui a succédé au président Omar el-Béchir..

Avec AFP

Bénin: Patrice Talon, un moderniste qui s’est endurci au pouvoir

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Arrivé au pouvoir avec une image de businessman ambitieux fonceur et moderniste le président du Bénin, Patrice Talon, est désormais accusé d’avoir engagé le Bénin dans un tournant autoritaire après des législatives où l’opposition n’a pu présenter de candidats.

Les deux seuls partis en lice proches du pouvoir sont assurés de gagner le scrutin. Mais pour le chef de l’Etat, qui rêvait d’être « porté en triomphe » à l’issue de son mandat, cette victoire pourrait être la plus grande défaite politique de son mandat.

Le Bénin a boudé les urnes dimanche à plus de 75%, selon des résultats préliminaires, à l’appel de l’opposition qui protestait contre son éviction du scrutin.

Au-delà de l’élection des députés, ce vote était davantage « un référendum (contre le président) qui ne dit pas son nom », commente le politologue Expédit Ologou.

Ses détracteurs reprochent au chef de l’Etat un autoritarisme tardif qui ne passe pas inaperçu dans ce petit pays de 12 millions d’habitants longtemps cité en modèle de démocratie en Afrique.

Chez ses opposants comme au sein de la société civile on l’accuse d’être derrière l’exclusion des grands partis d’opposition – officiellement évincés pour n’avoir pas respecté le nouveau code électoral.

– « Arrestations arbitraires » –

Des ONG béninoises ou internationales comme Amnesty dénoncent des « arrestations arbitraires », « des manifestations réprimées » avant le scrutin, la coupure d’internet le jour du vote.

Tout avait pourtant bien commencé.

Homme d’affaires, classé 15e plus grande richesse en Afrique sub-saharienne avec un patrimoine estimé à plus de 400 millions de dollars en 2015 selon Forbes, Talon est entré tard en politique.

Il s’est construit sans fief, sans réseau et en opposition au président Yayi, ex-allié devenu son ennemi à la suite de coups politiques pénalisant ses affaires: ce dernier symbolise tout ce que le businessman déteste, une vieille garde gangrénée par « les affaires », l’immobilisme, et pire que tout le laissez-aller.

A 61 ans, chemise blanche éclatante, veste de costume ouverte et lunettes aux verres fumés, le président béninois veut représenter une nouvelle génération de leaders: ceux qui sont persuadés que le continent rattrapera son retard lorsque les Africains eux-mêmes seront convaincus qu’ils peuvent y arriver.

« Il veut changer les mentalités », explique à l’AFP son conseiller en communication, Wilfried Houngbedji.

« Obsédé par les résultats », comme il l’a confié dans une interview, il est également obsédé par le modernisme.

Dans la cour du palais présidentiel de Cotonou, les ouvriers grattent encore « les carreaux de salle de bain » vieillots qui recouvrent les murs de l’enceinte.

« C’est un perfectionniste », confie l’un de ses proches collaborateurs. « Il peut arriver dans votre bureau, puis d’un coup repérer le moindre détail qui ne va pas sur les murs et vous le signaler ».

Des dizaines de fonctionnaires ont été renvoyés à la moindre faute ou s’ils tentaient de faire ce qu’ils avaient toujours fait: récupérer quelques bakchichs pour arrondir les fins de mois.

– Visionnaire –

Sur le plan économique, le Bénin affiche une belle croissance de 6,8% en 2018, grâce à une formalisation à marche forcée de l’économie informelle, qui représente la quasi-totalité des sources de revenus de la petite classe moyenne ou pauvre.

Son cercle restreint est composé d’une poignée de conseillers et de son épouse qui joue un grand rôle.

Ceux qui travaillent à ses côtés, souvent extérieur à la sphère politique ou issus de la diaspora, se sont ralliés, séduits par son ambition pour le Bénin.

Mais trois ans après son arrivée au pouvoir, si l’élite continue de voir en lui un visionnaire, il est détesté par la classe populaire qui lui reproche son arrogance.

Désormais, chez les intellectuels et même dans le secteur privé, on s’interroge, les inculpations constantes des opposants, les mesures d’intimidation contre des voix de la société civile dérangent. Avait-il besoin de créer une cour spéciale pour éliminer son plus grand adversaire politique, aujourd’hui en exil, Sebastien Ajavon?

« Ils ne comprennent plus jusqu’où il va aller. C’est son orgueil mal placé et son esprit de vengeance malsain qui l’animent, c’est dangereux », estime un de ses anciens proches.

L’homme s’est endurci durant ses années d’exil sous la présidence Yayi, qui l’a mis à l’écart pour une sombre affaire d’empoisonnement qui ressemblait plus à un coup monté.

Selon des politologues et observateurs du pays, Talon n’aurait également pas supporté de voir son projet de réforme constitutionnelle retoqué deux fois par le Parlement.

Il voulait être le premier président africain à instaurer un mandat présidentiel unique de sept ans. Pour l’opposition, un moyen de rester au pouvoir.Aujourd’hui, tout le monde attend que les 83 députés issus de la majorité votent le texte.

Pour l’un de ses anciens collaborateurs, la direction donnée à sa présidence a été fortement marquée par sa rencontre avec le président rwandais Paul Kagame trois mois après son arrivée au pouvoir.

« Il voulait axer son mandat sur un modèle politique charismatique, il l’a trouvé en Kagame », explique cette source.

La comparaison est constante avec Paul Kagame, au pouvoir depuis 2000 et réélu en 2017 avec 99% des voix, qui a engagé son pays dans un développement accéléré, devenu un leader autant respecté que craint chez lui, davantage qualifié de despote éclairé à l’extérieur.

Mais pour l’instant, l’entourage de Patrice Talon hésite à entretenir cette comparaison aussi flatteuse qu’elle est embarrassante.

Avec AFP

Nigeria: attaque de Boko Haram dans le Nord-Est, le bilan s’alourdit à 30 morts.

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Les habitants d’un village du nord-est du Nigeria attaqué par Boko Haram ont annoncé que neuf corps supplémentaires avaient été retrouvés, faisant passer le bilan à 30 morts.

Les jihadistes avaient attaqué lundi soir le village de Kuda (Etat d’Adamawa) et incendié des maisons. Ils avaient ouvert le feu sur des villageois en train de fuir.

Les assaillants étaient arrivés à bord de quatre camions et de plusieurs motos, dans le district de Madagali, frontalier de l’Etat du Borno, foyer de l’insurrection jihadiste.

Quand des villageois qui avaient fui sont revenus mardi pour enterrer les morts, ils ont compté 21 morts. Un peu plus tard, ils ont retrouvé les restes de neuf autres personnes. « Ils ont été poursuivis et tués en tenant de fuir en brousse », a déclaré à l’AFP le villageois Paul Waramulu.

Les deux tiers des maisons du village ont été brûlés et les réserves de céréales pillées, a-t-il ajouté.

« Le nombre total de corps retrouvés est désormais de 30 », a déclaré Simon Damina, un villageois. « Le bilan pourrait s’aggraver car nous sommes toujours en train de chercher des corps ».

Kuda est situé en lisière de la forêt de Sambisa (Etat du Borno), un bastion de Boko Haram à partir duquel les combattants lancent régulièrement des attaques.

En mars, les jihadistes avaient tué trois personnes et cambriolé une banque dans la ville voisine de Michika.

Les localités de la région ont été frappées à plusieurs reprises par Boko Haram depuis 2014, dont des combattants avaient pris le contrôle d’une partie du territoire avant d’être chassés par une contre-offensive menée par la Force multinationale mixte (Nigeria, Niger, Tchad, Cameroun).

Avec AFP

Bénin: barricades dans les rues, le pouvoir dément vouloir arrêter l’ex-président

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L’ancien Président béninois Boni Yayi.

 

 

 

De violents heurts ont éclaté au Bénin et la capitale économique, Cotonou, était bloquée quelques heures après l’annonce des résultats des élections législatives, marquées par un fort taux d’abstention et par l’absence de l’opposition, ont rapporté des journalistes de l’AFP.

Les opposants béninois se sont soulevés craignant l’arrestation imminente de l’ancien chef de l’Etat, Boni Yayi (1996-2006), qui avait appelé au boycottage des élections, puis avait lancé un ultimatum lundi pour demander au président Patrice Talon d’interrompre le processus électoral, qualifié de « coup d’Etat institutionnel ».

Les manifestants ont scandé des slogans hostiles à Patrice Talon, promettant de « le faire partir », avant d’être dispersés par des jets de gaz lacrymogène. Ils ont mis le feu à une station-service proche du palais présidentiel et ont incendié des commerces privés et des banques.

Des soldats armés, des chars, et d’importants effectifs de police ont été déployés à travers la ville, et particulièrement dans le quartier de Cadjehoun, d’où s’échappaient d’épaisses fumées noires, et autour des grands sièges des médias.

– Capitale économique vidée en une heure –

La capitale économique du pays s’est vidée en une heure, face à ces manifestations impromptues.

« Nous ne reconnaissons pas notre pays », a expliqué à l’AFP un jeune manifestant, Abdul Wahab. « Apres l’arrestation des journalistes et des acteurs politiques, c’est le tour des anciens chefs d’Etat, mais Talon nous aura sur son chemin. On ne laissera pas sa dictature prendre le pays en otage. »

« Le pays est à nous tous et on le reprendra », a promis Artistide Metowanou un jeune militant du FCBE, le parti de l’ancien président. « On va lutter à mains nues s’il le faut contre la dictature. »

Le président Patrice Talon est accusé d’avoir amorcé un tournant autoritaire, dans ce pays modèle de démocratie en Afrique de l’Ouest, où se multiplient les intimidations et les arrestations contre les opposants.

Lors des élections de dimanche, seuls deux partis proches du pouvoir étaient en lice, et internet a été coupé pendant près de 24 heures.

– Appel au peuple –

Lundi soir, alors que les résultats des législatives se faisaient attendre, son prédécesseur Boni Yayi, avait appelé le peuple « à se défendre ».

« C’est une question de vie ou de mort », avait lancé l’ancien président Yayi, qui reste soutenu par la classe populaire du pays. « Talon marchera sur nos corps » avant d’entériner ce nouveau Parlement.

De son côté, le ministre de l’Intérieur, Sacca Lafia, a démenti toute intention d’arrêter l’ancien président, qui garde un fort soutien au sein de la classe populaire du pays.

« C’est une fake news », a-t-il martelé lors d’un point de presse, assurant que les forces de l’ordre avaient été déployées pour empêcher des rassemblements de manifestants.

Boni Yayi est « totalement serein », a confié à l’AFP Eric Houndété, un opposant qui l’a rejoint chez lui dans l’après-midi pour lui témoigner son soutien. L’ex-président est d’ailleurs sorti quelques instants sur son balcon pour saluer la foule.

Pour de nombreux experts, l’opposition béninoise a choisi de mettre en avant les anciens chefs d’Etat Nicéphore Soglo (1991-1996) et Boni Yayi (2006-2016) car ils sont « intouchables ». « C’est une parade, mais jusqu’à quand va-t-elle durer? », s’interroge un politologue sous couvert d’anonymat.

Mercredi matin, la commission électorale a annoncé les résultats préliminaires des législatives, marquée par une participation d’à peine 23%.

Le taux de participation à des élections n’était jamais descendu sous la barre des 50% depuis que le Bénin est entré en démocratie en 1990.

L’opposition n’a pu présenter de candidats, officiellement pour des raisons administratives. Seuls deux partis proches du pouvoir se sont affrontés et se partageront les 83 sièges du nouveau Parlement.

La plateforme d’observation de la société civile a fait état de deux morts lors du vote, sur un total de 206 incidents, dont des destructions et incendies de matériel électoral, accrochages entre militants de partis, population et force de sécurité.

Le Bénin connaît un « grave recul » de son modèle démocratique, ont déploré plusieurs observateurs et des ONG internationales ou locales de surveillance des droits de l’Homme.

Amnesty International a dénoncé des « arrestations arbitraires », « des manifestations réprimées » avant le scrutin.

 

Avec AFP

Soudan: « ne provoquons pas » les militaires, avertit le chef de l’opposition

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Le leader de l’opposition au Soudan, Sadek al-Mahdi, a mis en garde mercredi les meneurs de la contestation contre toute tentative de leur part de provoquer les militaires, affirmant que ceux-ci n’allaient pas tarder à transférer –comme promis– le pouvoir aux civils.

L’appel de M. Mahdi intervient au moment où la tension est montée d’un cran cette semaine entre les militaires qui ont durci le ton et le mouvement de contestation qui a appelé à intensifier les manifestations.

« Nous ne devrions pas provoquer le Conseil militaire (de transition) en essayant de priver (les militaires) de leur légitimité et du rôle positif qu’ils ont joué dans la révolution », a déclaré ce politique chevronné de 83 ans, dans un entretien à l’AFP.

Il faisait allusion au renversement par l’armée du président Omar el-Béchir le 11 avril, après près de quatre mois d’un mouvement de contestation populaire inédit.

« Il ne faudrait pas en arriver à un point où il deviendrait nécessaire à leurs yeux d’affirmer (leur autorité) autrement », a ajouté le chef du parti al-Oumma, faisant référence aux militaires qui tiennent le pouvoir depuis la destitution de M. Béchir.

Dernier Premier ministre démocratiquement élu du Soudan, Sadek al-Mahdi avait été évincé en 1989 par Omar el-Béchir qui s’était emparé du pouvoir en par un coup d’Etat soutenu par les islamistes.

Plusieurs fois forcé à l’exil, il n’a cessé de s’opposer politiquement au président déchu, désormais emprisonné à Khartoum.

En janvier, il avait apporté son soutien au mouvement de contestation déclenché par le triplement du prix du pain le 19 décembre, le jour de son retour au pays.

Son parti a rejoint l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), qui regroupe formations d’opposition et organisations de la société civile et mène la contestation.

– « Chercher les ennuis » –

Des milliers de Soudanais tiennent depuis le 6 avril un sit-in devant le QG de l’armée à Khartoum. Après le départ du président Béchir, ils réclament désormais un transfert du pouvoir à une autorité civile.

Cette question fait l’objet de discussions entre les meneurs de la contestation et le Conseil militaire de transition au pouvoir, qui achoppent notamment sur la composition d’un Conseil conjoint sur lequel ils s’étaient accordé samedi.

Pour accroître la pression sur les militaires, les meneurs de la contestation ont appelé à une « marche d’un million » de personnes jeudi.

Les représentants de la contestation proposent un conseil de 15 membres, dont huit civils, et l’armée veut un conseil de 10 membres, dont sept militaires, avec à sa tête le général Abdel Fattah al-Burhane, chef du Conseil militaire de transition.

Les meneurs de la contestation ont qualifié le général Burhane d’être « une copie conforme du régime renversé », l’Association des professionnels soudanais (SPA, membre de l’ALC) accusant les militaires de ne pas envisager « sérieusement de céder le pouvoir au peuple ».

« Il y a des signes qui indiquent que (l’armée) a été exaspérée par des déclarations de l’opposition qui semblent minimiser son rôle », a expliqué M. Mahdi, vêtu d’une tunique traditionnelle et coiffé d’un turban blanc.

« Si nous provoquons (…) les forces armées qui ont contribué au changement, cela revient à chercher les ennuis », a-t-il ajouté.

Selon lui, les militaires rendront le pouvoir aux civils si les meneurs de la contestation leur présentent « une forme de gouvernement civil crédible et viable » sur le long terme.

Assis bien droit à son domicile d’Omdourman, ville voisine de la capitale, il explique la raison de cet optimisme: « à terme, l’armée sait que si elle s’installe au pouvoir et instaure une dictature militaire, elle sera alors dans la même position que Béchir ».

L’ancien Premier ministre a souligné que c’est l’armée qui avait, en premier lieu, mis en garde autorités et manifestants contre un bain de sang: « Béchir voulait disperser le sit-in même si cela revenait, selon ses dires, à tuer un tiers de la population ».

– Situation chaotique –

Tout en se disant confiant quant à la capacité des militaires et les meneurs de la contestation à mettre fin à leurs désaccords, il a prévenu que les « soutiens de l’ancien régime sont toujours là » et qu’ »ils pourraient exploiter une situation chaotique » pour s’emparer du pouvoir.

« D’ici quelques jours, nous mettrons au point une feuille de route (…) mais mettre en place ce à quoi nous aspirons réellement pourrait prendre des semaines », a-t-il souligné.

Il ne s’est pas prononcé sur son rôle exact dans les négociations ou sur sa participation à un futur gouvernement de transition, même si son poids politique est à ce jour incontesté.

Mercredi, l’Union africaine a donné aux militaires un nouveau délai de 60 jours pour remettre le pouvoir aux civils, menaçant sinon de suspendre le Soudan de l’organisation.

Avec la même menace de sanction, l’UA avait déjà le 15 avril donné 15 jours à Khartoum pour que le pouvoir soit transféré aux civils. Mercredi, l’institution a « répété sa conviction qu’une transition menée avec des militaires à la tête du Soudan serait absolument inacceptable et contraire à la volonté et aux aspirations légitimes du peuple soudanais ».

  1. Mahdi a assuré « qu’à terme (tous les problèmes) seront résolus ». « Car nous avons à coeur de faire de cette révolution une histoire couronnée de succès. »

Avec AFP

 

Centrafrique : quand Bangui célèbre la fête du Travail sous la couleur des bidons jaunes.

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Bangui (Corbeaunews) – En présence du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, un grand défilé marquant la fête du travail a été organisé dans la capitale centrafricaine ce mercredi 1er mai 2019.

 

En effet, cette journée internationale des travailleurs, marquée officiellement en République centrafricaine sous le signe de: “le travail dans la paix, la réconciliation nationale et la solidarité”, est aussi une occasion pour le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA de décorer 24 heures plus tôt plus d’un millier des travailleurs centrafricains à des grades divers

cependant, le groupement syndical des travailleurs centrafricains (GSTC)revendique une augmentation sensible des salaires en cette période difficile où les conditions de vie des travailleurs se dégrade de plus en plus.

Alors que l’eau potable, nécessaire pour la vie, est devenue une denrée rare dans la capitale Bangui depuis plusieurs semaines, des voix s’élèvent pour demander au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA de marquer cette journée du 1er mai sous le signe des « bidons jaunes », faisant allusion à la rareté de l’eau à Bangui.

« L’eau c’est la vie. Et si on n’a pas de l’eau pour boire, comment on peut travailler dans de bonne condition? », se demande un fonctionnaire centrafricain lors du défilé du 1er mai 2019 sur l’avenue des martyrs à Bangui.

Au même moment, un employé de l’Assemblée nationale, qui préfère rester chez lui que d’aller défiler, soulève la problématique de l’électricité qui fait défaut gravement dans le pays : «  j’ai l’impression que ceux qui sont au pouvoir actuellement sont venus pour remplir leurs poches que de servir le peuple centrafricain », a-t-il déclaré au micro du CNC.

Si la journée internationale des travailleurs est célébrée à Bangui sous le signe de l’eau, dans d’autres villes des provinces, des défilés ont été organisés pour marquer cette fête du Travail 2019 en présence des autorités locales. C’est le cas de la sous-préfecture de Baboua dans la préfecture de la Nana-Mambéré.

 

 

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Cameroun : création d’une milice d’autodéfense des Gbaya.

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Image d’illustration d’une milice d’autodéfense en République centrafricaine.

 

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Communiqué de presse – Fondation des SEGCAD

 

Le 30 avril 2019

 

La jeunesse Gbaya du Cameroun réuni en congrès décide : . La création ce jour de l’organisation communautaire nommé les Serviteurs de l’Emmanuel Gbaya Camerounais AutoDéfense, en sigle SEGCAD.

. Les SEGCAD, sous la protection du Messie, sont chargés de protéger leur communauté Gbaya sur toute l’étendue du territoire camerounais.

. Les Serviteurs de l’Emmanuel Gbaya Camerounais AutoDéfense sont nécessaires car:

  • Le peuple Gbaya est maltraité, volé, kidnappé, tué, exproprié, dans les régions Est et Adamaoua par les Peuls Foulbés et Peuls Mbororos. Ces jihadistes sont tous les jours renforcés par des envahisseurs du Nigeria, Niger, Tchad et RCA. Les années passent mais la submersion migratoire de ces Peuls armés continue.
  • Naïvement, les Gbayas ont cru à la solidarité des autres autochtones. Mais les communautés Mboum, Mkako, Maka, Bavuté, Baka, Tikar et Mbimou ont trahi et collaborent avec les allochtones contre le peuple Gbaya. Seul le peuple Mambila est lui aussi mobilisé contre l’ennemi.
  • Crédulement, la communauté Gbaya a cru au soutien des autorités camerounaises. Mais les Foulbés et Mbororos ont acheté leur soutien. L’administration et les forces de sécurité comme par exemple le BIR s’attaquent continuellement aux Gbayas dans l’intérêt des Peuls.. Les Serviteurs, avec l’aide du Christ, patrouilleront dans tout le “Pays Gbaya”, région Est et région Adamaoua, protégeant les civils autochtones.Cette présente communication est transmise à qui de droit par le représentant des SEGCAD.Le représentant élu des SEGCAD, Alain Betoua
  • Que Dieu protège le Cameroun, le peuple Gbaya et apporte la victoire sur ses Serviteurs.
  • Par la grâce de Dieu, les Serviteurs de l’Emmanuel Gbaya Camerounais AutoDéfense, réussiront la protection du peuple contre les bandits Peuls.
  • . Les SEGCAD, par la grâce du Tout Puissant, sont chargés de prendre toutes les dispositions pour empêcher les Peuls et leurs complices de s’attaquer au peuple Gbaya. La surveillance de la frontière avec la RCA sera organisée.

Brazzaville: durcissement des conditions de détention du général Mokoko

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Les conditions de détention du général Jean-Marie Michel Mokoko, condamné à 20 ans de prison, ont été durcies par les autorités du Congo-Brazzaville, a annoncé mardi sa défense, qui dénonce une « nouvelle violation » des droits de l’opposant.

« Je n’ai plus eu accès au général Mokoko depuis dix jours », a déclaré à l’AFP Me Yvon Éric Ibouanga, l’un de ses avocats. « Le régisseur de la maison d’arrêt nous a fait savoir qu’il a reçu l’ordre de sa hiérarchie d’interdire toute visite au général Mokoko parce qu’il a été définitivement condamné ».

Dans un communiqué publié lundi à Paris, les avocats du général Mokoko ont dénoncé « l’impossibilité de rencontrer leur client en détention depuis une semaine, tandis qu’ils bénéficient de permis de communiquer en bonne et due forme, délivrés par la juge d’application des peines près le tribunal de grande instance de Brazzaville ».

« Il s’agit là d’une nouvelle violation flagrante des droits de la défense du général Mokoko injustifiable sur le plan juridique », ajoute le texte.

« M. Mokoko est enfermé 24 heures sur 24. Il a vraiment besoin de passer des examens de santé vu les conditions de son enfermement », a déploré Me Ibouanga.

Une source proche du procureur de la République contactée par l’AFP n’a pas souhaité faire de commentaires sur l’affaire.

Âgé de 72 ans, le général Mokoko, ex-chef d’état-major, était conseiller du président congolais Denis Sassou Nguesso qu’il a finalement défié à l’élection présidentielle de 2016.

Il avait été arrêté en juin 2016 après avoir refusé avec d’autres candidats de reconnaître la réélection du président Sassou Nguesso, qui cumule près de 35 ans de pouvoir.

  1. Mokoko avait été condamné en mai 2018 à 20 ans de « détention criminelle » pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat », à l’issue d’un procès qu’il a qualifié de « règlement de comptes politiques ».

 

 

Avec AFP