La République démocratie du Congo (RDC) apparaît dans la campagne menée par une compagnie israélienne qui s’affairait à influer la politique et les élections dans le continent africain. Facebook a fermé de nombreux faux comptes.
Au total 265 comptes Facebook et Instagram ont été supprimés jeudi, y compris. Ils comprennent des pages Facebook, groupes et évènements.
Facebook indique qu’ils étaient impliqués dans ce qu’il appelle un “comportement inauthentique coordonné”, une manière pour la géante des réseaux sociaux de qualifier l’interférence dans les élections et autres formes de manipulation publique au moyen des nouvelles.
Un poste sur la RDC apparaît comme un des échantillons des comptes que Facebook a supprimés.
Facebook cite la compagnie israélienne Archimedes Group comme étant le maître d’œuvre.
La responsable de la politique de cybersécurité chez Facebook, Nathaniel Gleicher, illustre son article publié jeudi dans le site de nouvelles de Facebook, intitulé “Suppression d’un comportement inauthentique coordonné dirigé depuis Israël”avec le poste d’un faux compte sous le nom de “La RDC secret” dans
Le poste du compte qui n’existe plus puisque fermé, parle du conflit électoral en RDC et essaie d’orienter le débat dans un sens.
“Fidèle à lui-même Martin Fayulu ne fait que dans la critique et rejette les résultats de l’élection présidentielle qui s’est pourtant déroulée dans la transparence et dans un calme exemplaire. Il est temps pour lui d’avouer sa défaite au Président Tshisekedi qui a été élu de façon démocratique”, indique l’image du poste que Facebook utilise comme échantillon du travail d’Archimedes Group.
La deuxième illustration de l’article de Mme Gleicher, concerne le Mali.
Il s’agit d’un poste du compte “L’Afrique Cachée” désormais invisible puisqu’également supprimé.
” ‘Mali : La justice enquête sur une mystérieuse mine d’or d’Airbus au Mali’. Airbus Group est cité dans une enquête judiciaire pour escroquerie sur une mine d’or malienne en dépôt de bilan, dont les actionnaires ont été ruinés. Le projet d’investissement du géant de l’aéronautique dans cette mine, dirigée par un proche du pouvoir malien, semblait destiné à dégager des fonds occultes pour faciliter l’obtention de marchés militaires dans le pays. C’est une nouvelle affaire très…,” indique ce deuxième poste.
Selon Facebook, l’objectif était apparemment d’avoir un effet quelconque sur les élections locales et l’atmosphère politique.
Le géant réseau social américain affirme cependant ne pas pouvoir deviner les intentions exactes du groupe Archimedes. Pour lui, rien n’indique qu’Archimedes Group soit lié de quelque manière que ce soit au gouvernement israélien.
La propagande du groupe semble centrée sur des pays d’Afrique de l’Ouest tels que le Nigeria, le Sénégal, le Togo et le Niger.
Facebook a également détecté une activité destinée aux utilisateurs d’Angola, de Tunisie et de certaines parties de l’Asie du Sud-Est et de l’Amérique du Sud.
“Les personnes derrière ce réseau ont utilisé de faux comptes pour gérer des pages, diffuser leur contenu et augmenter artificiellement leur engagement”, écrit Mme Gleicher.
“Elles se sont également présentées comme étant du pays concerné, ou comme des organes de presse locaux, et ont publié des fuites d’informations concernant des hommes politiques. Les administrateurs de la page et les titulaires de compte ont fréquemment publié des articles sur l’actualité politique, notamment des élections dans divers pays, les points de vue des candidats et la critique des opposants politiques”, précise la responsable de la cybersécurité de Facebook.
“Gagner des élections dans le monde entier”, est le slogan qu’affiche le groupe Archimedes sur son site internet. Il se présente comme un consultant expert en marketing des médias sociaux en rapport avec les élections.
Archimedes précise qu’il “propose une solution concise mais complète qui utilisera tous les outils et profitera de tous les avantages disponibles afin de changer la réalité selon les souhaits de nos clients.”
Facebook soutient avoir identifié les comptes et pages ciblés par Archimedes au cours de ses enquêtes internes sur des comportements présumés inauthentiques coordonnés.
“Nous avons partagé des informations sur notre analyse avec des partenaires de l’industrie et des décideurs”, indique Gleicher. “Nous travaillons constamment à détecter et à arrêter ce type d’activité, car nous ne voulons pas que nos services soient utilisés pour manipuler des personnes. Nous supprimons ces pages et ces comptes en fonction de leur comportement et non du contenu qu’ils ont publié”, prévient la responsable de sybersécurité de Facebook.
Au-delà de ce cas particulier en Israël, la plupart des efforts de Facebook dans la lutte contre l’ingérence électorale, l’ingérence dans la politique étrangère et la désinformation parrainée par des gouvernements et des entreprises ont été centrés sur l’Iran et la Russie, bien qu’il y ait eu une légère hausse ces deux dernières années. Ce type de comportement vient d’Inde, du Pakistan, des Philippines et d’autres pays.
Deux soldats camerounais ont été abattus mercredi par des séparatistes à Bamenda, chef-lieu du Nord-Ouest, l’une des deux régions anglophones du Cameroun en proie à un conflit armé depuis plus d’un an, a annoncé jeudi le ministre de la Défense, Joseph Beti Assomo.
“Dans la mi-journée de mercredi, deux soldats roulant à motocyclette dans la ville de Bamenda ont été sauvagement et lâchement assassinés par des terroristes-sécessionnistes embusqués dans des habitations…”, a précisé & M. Beti Assomo dans un communiqué lu sur les antennes de la CRTV, la radio d’Etat.
“La descente immédiate d’une équipe d’intervention avec pour mission de boucler et de ratisser la zone s’est soldée par un échange de coups” entre soldats et séparatistes, a-t-il ajouté, expliquant que les militaires engagés dans la recherche des séparatistes “ont été pris à partie par des nombreuses personnes”.
“La confusion a provoqué des échauffourées avec destruction des biens et incendie de quelques maisons”, a-t-il poursuivi. “Une enquête a été ouverte pour faire toute la lumière sur cette affaire et déterminer les auteurs des destructions”.
Interrogé par la radio d’Etat, le gouverneur du Nord-Ouest, Adolphe Lele Lafrique, a imputé la responsabilité de ces destructions à “certains éléments (militaires) indisciplinés”, qualifiant leur comportement de “réaction malheureuse”.
Ces incidents sont survenus moins d’une semaine après la visite à Bamenda du Premier ministre, Joseph Dion Ngute, qui s’était dit porteur d’un message de “paix” et de “réconciliation”.
“Le président (Paul Biya) m’envoie dire aux populations du Nord-Ouest que, hormis la séparation et la sécession, tout sujet politique peut être discuté et il se prépare à le faire”, avait-il déclaré.
Dion Ngute séjourne depuis mardi dans le Sud-ouest, la deuxième région anglophone.
Les séparatistes anglophones du Cameroun, pays à majorité francophone, militent pour la création d’un Etat indépendant dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
Fin 2017, après un an de protestation, des séparatistes ont pris les armes contre Yaoundé. Depuis, ces régions sont le théâtre d’un conflit armé qui n’a cessé de prendre de l’ampleur.
Des combats opposent régulièrement l’armée, déployée en nombre, à des groupes épars de séparatistes armés qui, cachés dans la forêt équatoriale, attaquent gendarmeries et écoles et multiplient les enlèvements.
Selon l’ONU, depuis le début du conflit la crise a déjà forcé plus de 530.000 personnes à fuir leur domicile.
La révision des listes électorales en vue des municipales du 30 juin au Togo, les premières depuis plus de 30 ans, a démarré jeudi, avec une forte mobilisation des partisans des principaux partis d’opposition qui avaient boycotté les dernières législatives ainsi que le recensement électoral.
“Nous avons lancé un appel aux populations, afin qu’elles s’inscrivent massivement sur les listes électorales, car lors de notre appel au boycott la veille des législatives (du 20 décembre, ndlr), une grande partie des populations n’avaient pas pris leur carte d’électeur”, a déclaré à l’AFP Jean-Pierre Fabre, président de l’Alliance nationale pour le changement.
Plusieurs organisations de la société civile ont elles aussi appelé les Togolais à “sortir massivement” pendant les trois jours prévus pour mettre à jour les listes électorales (16, 17 et 18 mai).
Au total 1.527 conseillers municipaux doivent être élus dans 117 communes. Les dernières élections locales remontent à 1987. Les mairies togolaises sont actuellement dirigées par des “présidents de délégation spéciale” nommés par le président de la République.
Jeudi, de petites filles s’étaient formées devant certains centres de recensement à Lomé, a constaté un journaliste de l’AFP.
“J’ai décidé de m’inscrire cette fois-ci pour retirer ma carte d’électeur et voter, car nous avons commis une erreur lors des législatives de décembre en laissant le boulevard ouvert au parti au pouvoir”, a confié Afia Tinhou, une étudiante rencontrée au centre de recensement de l’Ecole primaire publique Bè gare.
“Je ne bougerai pas d’ici sans avoir retiré ma carte d’électeur. L’opération est lente, mais je ne vais pas me décourager”, a déclaré de son côté Joseph Adra, un sexagénaire assis sur banc dans un autre centre de recensement.
A l’exception notable du Parti National Panafricain (PNP), presque tous les partis de l’opposition prendront part au scrutin.
“Nous n’irons pas à ces locales dans des conditions où les leaders de notre parti ainsi que nos militants sont persécutés et jetés en prison”, a déclaré un responsable du PNP.
Trois responsables du PNP – dont le leader Tikpi Atchadam vit en exil – sont écroués depuis mi-avril à la suite de manifestations contre le pouvoir le 13 avril.
Il leur est reproché de n’avoir pas tenu compte de l’avis des autorités sur les itinéraires de ces manifestations qui ont fait un mort à Bafilo (centre-nord) et des dizaines de blessés, selon le PNP.
Aminu Magami, chauffeur de taxi collectif dans le nord-ouest du Nigeria, a presque senti son coeur s’arrêter de battre lorsqu’une vingtaine d’hommes armés ont encerclé sa voiture, par une nuit de février, en tirant en l’air. Il savait qu’ils étaient là pour le kidnapper.
Au Nigeria, les enlèvements contre rançon sont nés au début des années 2000 dans l’Etat de Rivers, le sud-est pétrolier, et visaient dans un premier temps les travailleurs expatriés, puis les Nigérians aisés.
Mais depuis la récession économique de 2016 et la détérioration de la sécurité, cette pratique criminelle touche désormais les pauvres comme les riches. Elle s’est propagée à travers tout le pays, particulièrement dans le nord, dans les Etats de Zamfara et de Kaduna.
Aminu et ses passagers -dont deux femmes, trois enfants, dont un nourrisson d’un mois- se sont fait kidnapper en plein jour, et en plein milieu de Gusau, la capitale du Zamfara.
“L’un d’eux s’est mis à courir en direction de ma voiture”, se souvient Aminu. “Ils bloquaient la route, alors j’ai levé mes mains en l’air et je les ai suppliés de nous laisser partir”.
Ils ont été emmenés, enchaînés et gardés captifs dans un camp caché dans une forêt devenue le repaire de dizaines de groupes criminels et de milices.
Là-bas, Aminu a été torturé par ses ravisseurs, dont certains n’avaient même pas 18 ans, raconte-t-il à l’AFP. Ils tendaient le téléphone pendant qu’Aminu hurlait de douleur pour que ses proches récoltent l’argent de la rançon plus rapidement.
– 7 kidnappings par jour –
Dans les Etats de Zamfara et de Kaduna, à plus de 1.000 kilomètres au nord de Rivers, la situation est telle que certaines routes sont quasiment impraticables ou extrêmement dangereuses comme l’autoroute entre la capitale fédérale d’Abuja et la grande ville de Kaduna.
Les statistiques au niveau national sont inquiétantes: Mohammed Adamun, l’un des plus hauts gradés de la police nigériane a dit avoir recensé 685 enlèvements entre janvier et mars, soit en moyenne sept par jour. Et la majorité d’entre eux ne sont pas rapportés aux forces de sécurité.
“Le manque de statistiques fiables dans le pays continue à voiler ce phénomène criminel”, note Nnamdi Obasi, expert en sécurité pour le centre d’analyses géopolitiques International Crisis Group.
“Mais des indicateurs multiples comme les bulletins d’alerte, les articles de journaux, les témoignages de victimes,… tout nous montre une hausse alarmante”, poursuit ce chercheur nigérian.
D’autre part, les ravisseurs paraissent plus organisés qu’auparavant, opérant dans des groupes plus larges, et avec une meilleure logistique, souligne ce spécialiste.
Le président Muhammadu Buhari est arrivé au pouvoir en 2015 sur la promesse d’éradiquer le groupe jihadiste Boko Haram, qui ravage le nord-est du pays depuis 2009.
Même si des efforts ont été faits et que le groupe ne contrôle plus un territoire aussi grand que la Belgique, comme à son apogée en 2014-2015, les attaques continuelles contre des villages ou des bases militaires obligent les forces armées à un déploiement important.
Du coup, le personnel de sécurité professionnel est largement insuffisant à travers le pays, notamment dans les zones rurales, quasiment livrées à elles-mêmes.
– Bandits et groupes mafieux –
Les groupes de “bandits”, tels qu’ils sont désignés dans le nord-ouest, terrorisent les campagnes, pillant les villages, dérobant le bétail, détruisant les maisons et se livrant aux kidnappings, parfois de masse, pour des raisons purement lucratives et sans aucune idéologie.
Les communautés, pour pallier le manque de sécurité, s’organisent en milices civiles armées et financées par les gouvernements locaux mais indépendantes et difficiles à contrôler. Leur multiplication (près de 10.000 hommes dans le seul Etat de Zamfara) a encouragé la prolifération des bandes armées et du trafic d’armes dans le pays.
“Le nord-ouest est devenu un refuge pour les insurgés et les bandits”, dénonce Sambo Jinaidu, un ministre du sultan de Sokoto, l’une des plus grandes figures traditionnelles du nord du Nigeria. “Ce sont comme des caméléons”, assure-t-il, “ils se fondent de conflit en conflit”.
Comme dans le sud pétrolier, ces groupes mafieux sont souvent en lien avec “des personnalités importantes de la région, des politiciens” qui tirent profit des activités et des trafics criminels, souligne M. Jinaidu.
Aminu Magami, lui, a pu retrouver sa famille, après un mois de détention, pendant lequel, assure-t-il, elle n’a reçu aucune aide des forces de l’ordre pour l’aider dans les négociations avec les ravisseurs.
Ses proches, en organisant une large collecte au sein de la communauté, sont parvenus à rassembler les 450.000 nairas, un peu plus de 1.000 euros, réclamés en rançon.
“Les chaînes m’ont endommagé les poignets, je ne peux même plus enfiler un pantalon”, confie-t-il. “Alors travailler… ce n’est même pas la peine d’y penser. Mais au moins, je suis heureux d’être en vie.”
Les attaques récentes des jihadistes contre des chrétiens du Burkina Faso ébranlent la cohabitation harmonieuse entre religions dans ce pays pauvre du Sahel où des violences intercommunautaires ont déjà commencé à émerger.
“Le Burkina a toujours été réputé comme un pays de tolérance. Nous devons travailler à maintenir cette richesse que nos ancêtres nous ont léguée”, a déclaré le président Roch Marc Christian Kaboré.
Le “pays des Hommes intègres” compte 65% de musulmans pour 35% de chrétiens, selon des chiffres de 2018, et était jusque là souvent cité en exemple pour la coexistence pacifique entre les deux communautés.
Depuis quatre ans, le Burkina est confronté à des attaques fréquentes et meurtrières, attribuées à des groupes jihadistes, dont Ansarul Islam, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et l’organisation État islamique au grand Sahara (EIGS).
D’abord concentrées dans le Nord, elles ont ensuite visé la capitale Ouagadougou et d’autres régions, notamment l’Est, et fait depuis 2015 près de 400 morts, selon un comptage de l’AFP.
– Moins de couples mixtes ? –
Depuis deux semaines, les chrétiens sont particulièrement ciblés. Trois attaques récentes semblent prouver qu’il s’agit d’une nouvelle stratégie. Quatre catholiques ont été tués lundi dans le Nord lors d’une procession, alors que deux églises, une protestante et une catholique, ont été attaquées dans les jours qui précédaient (12 morts).
“Les attaques prennent de plus en plus pour cibles édifices et responsables religieux, visant ainsi à opposer les différentes confessions”, estime Aboubacar Hugo, de la Fédération des associations islamiques du Burkina (FAIB).
Les appels au calme et à l’union contre le terrorisme de toutes les ethnies et confessions se multiplient.
“La nouvelle tactique de notre ennemi commun consiste à nous diviser, à nous opposer. Il nous appartient d’éviter ce piège, en travaillant à renforcer la tolérance légendaire qui a toujours caractérisé les relations entre toutes les confessions religieuses dans notre pays”, a réagi le chef de file de l’opposition Zéphyrin Diabré.
“Nous devons, les confessions religieuses et l’ensemble du peuple, dire +non on ne nous embourbera pas dans cette dynamique, ce dérapage ethniciste, religieux+”, dit Mgr Philippe Ouédraogo, archevêque de Ouagadougou. “Nous sommes un peuple, nous resterons un peuple, les grains d’un seul panier.”
Mais les fissures sont apparues. Les différences ethniques se confondent parfois avec la religion.
Les peuls (qui sont musulmans) sont de plus en plus stigmatisés. De nombreux jihadistes appartiennent à cette ethnie, provoquant un amalgame entre peuls et jihadistes et même entre musulmans et jihadistes. Les litiges historiques (nomades-éleveurs peuls traversant les champs de populations sédentaires) favorisent d’autant plus le phénomène.
Début janvier, 48 personnes selon le gouvernement et plus de 200 selon la société civile, ont été tuées lors de représailles contre des Peuls après l’attaque du village de Yirgou (centre) attribuée aux jihadistes. Début avril, 62 personnes ont été tuées lors d’attaques jihadistes suivies d’affrontements intercommunautaires à Arbinda (nord).
“Avec ce qui arrive, la peur gagne tout le monde. On ne sait pas vers quoi ceux qui attaquent et les mosquées et les églises veulent pousser les fidèles de ces religions si ce n’est à se détester. Cela peut conduire à un conflit inter religieux comme dans d’autres pays”, souligne Cheick Abdoulaye Ouédraogo, maitre coranique à Ouagadougou.
Une tension et une méfiance qui se répercutent dans la vie de tous les jours.
“Moi, j’ai dû me séparer de mon copain après quatre ans, car il était catholique”, raconte Adissa Kaboré, commerçante de 27 ans, musulmane. “Mes parents se sont opposés à notre mariage. Il y a beaucoup de couples mixtes mais des cas de refus d’union sont plus nombreux. C’est une forme d’intolérance courante. Ce n’est pas seulement quand il y a des assassinats ou des attaques d’église ou de mosquée qu’il faut s’indigner.”
Issouf Tiemtoré, vendeur ambulant et musulman de 38 ans à Ouagadougou, se souvient d’échanges entre communautés qui ont disparu.
“Il y a longtemps, lors des fêtes chrétiennes, les voisins musulmans égorgeaient les poulets. Aujourd’hui, cela tend à disparaitre. Chacun est plus ou moins replié sur ses croyances à tel point que dans certains quartiers périphériques de Ouagadougou, il y a des zones où n’habitent que des gens d’une même confrérie. On laisse faire. Ça commence ainsi. Ensuite on se radicalise au fur et à mesure.”
Les chefs du mouvement de contestation au Soudan ont qualifié jeudi de “regrettable” la décision des militaires de suspendre pendant 72 heures les négociations sur une transition politique et affirmé leur intention de maintenir le sit-in de Khartoum.
Les deux parties devaient plancher mercredi soir sur la composition d’un Conseil souverain, organe clé de la transition vers un pouvoir civil.
Mais le Conseil militaire, au pouvoir depuis la destitution le 11 avril du président Omar el-Béchir, a décidé d’une pause, estimant qu’elle était nécessaire pour mettre fin à la dégradation de la situation sécuritaire dans la capitale, où les manifestants ont multiplié les barrages routiers.
Dans un discours diffusé à la télévision tôt jeudi, le chef du Conseil militaire, Abdel Fattah al-Burhane, a demandé le démantèlement des barrages routiers, l’ouverture de ponts et d’une ligne de chemin de fer ainsi que la fin des “provocations” à l’égard des forces de l’ordre.
Ces mesures sont essentielles pour préparer le terrain à un accord global sur la transition politique, a-t-il plaidé.
“Cette décision est regrettable”, ont rétorqué les chefs de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation, dans un communiqué jeudi.
“Elle ignore les progrès réalisés jusqu’à présent dans les négociations (…) et le fait que si la réunion de mercredi avait permis de donner la touche finale à un accord, cela aurait mis fin à l’escalade, comme les barrages routiers”, a souligné l’ALC.
Ils ont dit leur intention de maintenir “le sit-in face au QG des forces armées à Khartoum et à travers le pays”.
L’armée s’est à plusieurs fois défendue de vouloir démanteler le principal sit-in de Khartoum mais s’est plainte du fait que les manifestants bloquent également les routes environnantes.
Dès lundi, les généraux ont parlé de situation “inacceptable”, dénonçant les entraves à la circulation qui favorise, selon eux, le chaos dans la capitale.
Le général Burhane a déploré ainsi la fermeture d’une ligne de chemin de fer qui empêche, selon lui, d’approvisionner à partir de Khartoum des villes de province en carburant et en produits de première nécessité.
L’ALC a répondu en affirmant que cette ligne était en fait ouverte depuis le 26 avril et évoqué ses efforts pour contenir les manifestants dans le périmètre du principal sit-in.
– Routes rouvertes –
Jeudi matin, plusieurs barrages ont été levés et la circulation a repris dans de nombreuses routes autour du sit-in principal de Khartoum, a constaté un journaliste de l’AFP.
La circulation sur le Boulevard du Nil, que les manifestants bloquaient lundi pour faire pression sur les généraux au début des discussions politiques, a été rétablie en partie.
“On a voulu provoquer le peuple pour retarder le processus mais les pourparlers vont reprendre et un pouvoir civil va être formé”, a déclaré sur place à l’AFP un manifestant, Motassem Mohammed Saïd.
Les pourparlers ont permis des avancées majeures. Un accord a eu lieu sur la durée de la période de transition, fixée à trois ans, et sur une assemblée législative de 300 membres, dont les deux tiers seront contrôlés par l’ALC.
Mais les violences dans la capitale ont jeté une ombre sur ces progrès. Six personnes sont mortes lundi dans des heurts entre manifestants et forces de l’ordre, et huit autres ont été blessées mercredi dans les mêmes circonstances.
En quelques jours, l’armée a cessé d’afficher son optimisme et a montré son exaspération face à la pression de la rue.
Elle semble aussi avoir mal pris les critiques contre les unités de paramilitaires de la Force de soutien rapide (RSF) accusées d’avoir tenté de démanteler les barricades par la force et d’avoir provoqué des morts et des blessés parmi les manifestants.
Le général Burhane a défendu ces unités dont le comportement a été dénoncé par l’ALC mais aussi par les ambassades américaine et britannique à Khartoum.
“La RSF a joué un rôle de premier plan en temps de guerre et de paix et a pris la défense du peuple et contribué au succès de sa révolution”, a-t-il affirmé.
Le chef du Conseil militaire n’a toutefois pas fermé totalement la porte aux discussions, essentielles pour échafauder les institutions du Soudan de l’après Béchir, qui a dirigé le pays d’une main de fer pendant trois décennies.
A Paris, le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a appelé militaires et opposition à reprendre le dialogue au Soudan pour “mettre en place un gouvernement civil de transition” et préserver “le caractère pacifique de cette transition”.
Bangui (Centrafrique) – vendu aux hommes d’affaires libanais, l’ancien bâtiment du ministère de la Sécurité publique, situé au centre-ville devant l’ambassade d’Égypte à Bangui, continue de faire polémique.
Ce jeudi 16 mai 2019 dans la matinée, un violent accrochage verbal entre les policiers et les nouveaux propriétaires libanais de cet ancien bâtiment de l’État fait craindre le pire toute la journée.
En effet, dans la matinée de ce jeudi 16 mai, quelques dizaines des policiers, qui travaillaient encore dans ces locaux, ont été surpris par des bruits des travaux à l’extérieur.
Croyant à des travaux de réfection commandés par leur département ministériel, les policiers sont surpris d’entendre que leur immeuble est déjà vendu et qu’ils doivent plier leurs bagages aussitôt que possible.
Pensant dans un premier temps à un jeu de poisson d’avril, les policiers se sont vite rendu compte que ceci n’est pas une blague et qu’ils doivent quitter les lieux sans délai.
Sans être avertis au préalable, les policiers se sont opposés catégoriquement à cette vente et décident de rester sur place. Ce qui a provoqué un violent accrochage entre ces derniers et les nouveaux propriétaires dudit bâtiment.
Intervenus sur place, les représentants du ministère de l’Intérieur n’ont pas pu résoudre le problème.
Qui a vendu l’immeuble ?
Personne n’est en mesure de le savoir en ce moment. Ce qui est sur, l’immeuble est déjà vendu à la société libanaise qui est en charge de la confection des passeports dans le pays.
En tout cas ces derniers temps, on assiste aux ventes quasi régulières des bâtiments publics aux hommes d’affaires libanais sans aucune raison fondée.
Il y’a leu de rappeler que le bâtiment du ministère des Travaux publics situé à côté du magasin DAMECA a été lui aussi vendu aux hommes d’affaires libanais de la société Karinou Airline par l’ancien ministre de l’Habitat Leffa.
Avec ce rythme, dans cinq ans, tous les bâtiments publics seront vendus aux hommes d’affaires libanais à un prix plus que dérisoire.
Centrafrique.com/centrafrique-quand-le-parti-mcu-menace-les-fonctionnaires-dans-louham-pende/ville-de-bocaranga-zamago-img_8mai2018031427/” rel=”attachment wp-att-28465 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Ville de Bocaranga dans l’Ouham-Pendé. Credit photo : corbeaunews.
Bocaranga (Centrafrique) – À quelques mois des élections générales, les partis politiques commencent à s’agiter. Encore une fois, c’est le parti au pouvoir MCU qui se fait parler de lui en mal dans l’arrière-pays. Il s’agit de sa campagne d’adhésion qui tourne aux menaces contre les fonctionnaires de l’État.
« Maintenant si tu veux être responsabilisé, tu dois t’adhérer au mouvement cœurs unis. Autrement dit, tu dois laisser ta place à un membre du parti », explique monsieur Haimo Ghislain, , Délégué du contrôle financier de l’Ouham-Péndé qui sillonne, au nom du parti au pouvoir MCU et de son Secrétaire Exécutif Simplice Mathieu Sarandji, porte par porte, village par village, commune par commune pour faire adhérer de force les Maires, chefs de groupes, proviseur, Directeurs de l’école et bien plus.
Bizarrement, le DCF de l’Ouham-Péndé Ghislain HAIMO, qui explique partout lors de son déplacement à Bozoum, Paoua, Bocaranga, Koui et Bang qu’il est le frère du Ministre des finances Henri-Mari DONDRA et Coordonnateur du MCU de ladite préfecture, profite malheureusement de son présumé nouveau statut au sein du MCU pour arnaquer ces fonctionnaires de l’État : une contribution obligatoire pour son transport doit lui être versée.
Cependant, à Bangui certains observateurs nationaux se posent la question sur la légitimité de ces actions du MCU : « ont-ils droit d’obliger un agent de l’État d’adhérer à leur parti ? », s’interroge Hilaire, un professeur à l’Université de Bangui.
Au sein de l’état-major du parti MCU, on se dit surpris d’apprendre ces nouvelles venues de l’Ouham-Péndé. Des dispositions vont être mises en place pour éviter ce genre de dérapage…
Centrafrique.com/bangui-quand-les-ex-seleka-plongent-le-quartier-200-villas-dans-le-chaos/pickup-police-nationale-cns-en-patrouille-micka-2/” rel=”attachment wp-att-28459 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Patrouille des policiers centrafricains à Bangui. Credit photo : Mickael Kossi / Corbeaunews.
Bangui (Centrafrique) – cantonnés depuis 2014 à Bangui au sein de l’ex-base militaire française camp BAAL, les ex-combattants rebelles de la Seleka terrorisent plus qu’à jamais ce dernier temps aux quartiers 200 et 36 villas dans le premier arrondissement.
Alors que tous les regards se sont tournés vers le quartier Combattant qui brille ce dernier temps par des actes de violence et de braquages quotidiens contre les paisibles citoyens, aux quartiers 200 et 36 villas dans le premier arrondissement de Bangui, la population locale se dit abandonnée par le pouvoir public face aux actes crapuleux et banditisme des ex-combattants rebelles de la Seleka cantonnés depuis plusieurs années dans le secteur.
D’après un agent de la compagnie nationale de sécurité (CNS) basé devant l’hôpital Communautaire, il ne passe jamais un jour sans qu’ils interviennent aux alentours pour dissuader ces ex-combattants qui tentent de dépouiller les passants.
Même le Maire de la ville de Bangui, dans ses opérations de démolitions des kiosques et diverses installations anarchiques sur l’avenue des martyrs le mois dernier, avait constaté lui aussi les caprices de ces ex-rebelles.
En effet, devant l’hôpital communautaire et tout le long de la rue qui mène depuis l’avenue des martyrs jusqu’au commissariat central, les ex-rebelles ont installé leurs cabanes dans lesquelles ils vendent presque tout, même les chanvres indiens. Mais le Maire de Bangui Émile Nakombo, qui croyait les déguerpir aussi facilement de ces endroits, n’avait pas réussi. Le tracteur, dans lequel il se trouvait à l’intérieur ce jour au moment de l’opération, avait été visé à plusieurs reprises par des cailloux lancés par ces ex-rebelles. Impossible de continuer, ils ont tout simplement abandonné les démolitions de ces installations anarchiques.
Pendant ce temps, le mercredi dernier, vers 22 heures, un jeune commerçant ambulant qui vendait des œufs préparés, a été interpellé lui aussi par ces bandits qui ont littéralement bouffé aisément tous ses produits. Ne sachant quoi faire devant un tel acte, le jeune commerçant n’a que ses yeux pour pleurer. Grâce à son pleur, des passants l’ont sécouru et les policiers de la CNS ont également été appelé au renfort, mais les assaillants sont déjà partis.
Entre temps, beaucoup des témoignages font états des braquages réguliers des passants, même des riverains par ses ex-rebelles.
Alors, les centrafricains se demandent ce que font exactement les directeurs généraux de la gendarmerie et de la police dans la journée ? Si on est incapable de gérer une direction, comment pourrait-on faire si on est ministre ?
Aux dernières nouvelles, le Directeur général de la gendarmerie et son homologue de la police auraient décidé de saboter le travail de leur ministre Henri Wanzet Linguissara.
Ce qu’ils ne savent pas, ce sont les centrafricains qui payent les peaux cassées à leur place…
Centrafrique.com/burundi-justice-coup-de-filet-sur-les-biens-de-32-putschistes/le-president-burundais-joue-au-foot-en-cote-divoire-2/” rel=”attachment wp-att-28468 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président burundais joue au football en Côte d’Ivoire. AFP
Le procureur général de la République du Burundi Sylvestre Nyandwi, et le président de la Cour suprême François Nkezabahizi viennent d’ordonner la saisie, « avec effet immédiat », des immeubles et propriétés appartenant à 32 putschistes, a appris Anadolu d’une déclaration conjointe, publiée mercredi soir.
« Les biens meubles et immeubles se trouvant sur le territoire national des personnes dont les noms suivent sont saisis : Niyombare Godefroid, Busokoza Bernard, Alexis Sinduhije, Pacifique Nininahazwe, Patrick Ndikumana, Vital Nshimirimana, Pontien Gaciyubwenge… », peut-on lire dans le document.
Les personnes ciblées sont accusées de participations à la tentative de coup d’Etat du 13 mai 2015.
Leurs biens saisis doivent être versés dans «le patrimoine de l’Etat».
Il s’agit des biens appartenant aux politiciens de l’opposition, aux défenseurs des droits de l’homme et aux journalistes.
La plupart vit en exil et d’autres sont en prison au Burundi.
L’opposition radicale a immédiatement réagi qualifiant cette décision de «pillage systématique des personnalités de l’opposition, des grandes figures de la Société civile et des journalistes des médias indépendants».
Pour rappel, une tentative de coup d’Etat a été perpétrée au Burundi le 13 mai 2015. Elle était dirigée par le Général Godefroid Niyombare, ancien chef du Service des renseignements (SNR).
Ce coup d’Etat manqué est intervenu trois semaines après le début des manifestations populaires suite à la décision du Président Pierre Nkurunziza de briguer un 3ème mandat jugé illégal.
Le putsch n’a cependant pas fait long feu et a rapidement été étouffé par les militaires loyalistes du régime.
Mais depuis lors, le Burundi reste secoué par une grave crise, émaillée de violences.
Plus d’un millier de personnes ont été tuées et plus de 350.000 autres ont déjà fui le pays, selon le rapport de l’agence de l’ONU pour les réfugiés publié le 30 avril 2019.
Centrafrique.com/burkina-faso-kabore-appelle-les-burkinabe-a-lunion/kabore-president-burkinabe/” rel=”attachment wp-att-28423 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président burkinabé Kaboré.
Bangui (Centrafrique Dans une tribune intitulée « N’oublions pas les femmes et les enfants du Sahel », le président de la République du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, dressait, en septembre 2018, un tableau sombre de la situation de la nutrition dans son pays et, au-delà, dans toute la région sahélienne.
« Près de 40 % des enfants vivant au Sahel souffrent d’un retard de croissance lié, entre autres, ont des carences alimentaires, des maladies infectieuses, aux problèmes d’assainissement et d’accès à l’eau potable. L’impact de ce phénomène est dévastateur pour les millions d’enfants touchés aujourd’hui, mais aussi pour la productivité et le développement du capital humain dans la région », écrivait le président de la République du Faso, appelant au passage à « un financement nouveau » pour contrer les impacts socio-économiques de ce fléau.
Élu en 2015, son Excellence, Mr Roch Marc Christian Kaboré a fait de la nutrition, une priorité nationale dans le Programme de développement économique et social (PNDES) référentiel socio-économique de son mandat quinquennal. La nutrition dans ce document national stratégique constitue le deuxième effet attendu de l’axe sur le renforcement du capital humain. Ainsi, le gouvernement burkinabé a fixé un objectif ambitieux sur la nutrition qui est de réduire la prévalence du retard de croissance de 30,2 % (2015) à 15 % d’ici à 2020.
Mieux, le gouvernement burkinabé a mis en place un plan national stratégique multisectoriel sur la nutrition avec un accent placé sur les 1000 premiers jours de vie de l’enfant à travers l’intensification des activités de l’Alimentation du nourrisson et du jeune enfant (ANJE) pour offrir un avenir meilleur aux enfants burkinabè.
Dans un pays, où les changements climatiques constituent un facteur de risque considérable pour la nutrition, le président Kaboré a alloué en 2017, une enveloppe d’1,8 million de dollars à l’achat d’intrants nutritionnels. En 2018, il a augmenté cet appui financier à 2,7 millions dollars pour mieux prendre en compte certains défis. Ce qui témoigne des efforts inlassables déployés par le chef de l’Etat pour le bien-être physique, mental, psycho-affective de l’enfant burkinabé ainsi que pour la qualité de vie de l’adulte.
De manière globale, les prévalences de la malnutrition ont connu des baisses depuis 2009 comme en témoignent quelques exemples. La prévalence de la maigreur (malnutrition aiguë) est passée de 11,3 % en 2009 à 7,6 % et le retard de croissance (malnutrition chronique) de 35,1 % à 27,3 % sur la même période. Mais des défis restent encore à relever sur la Nutrition et dans tous les secteurs au regard des cibles mondiales de nutrition à l’horizon 2025.
Son Excellence Mr Roch Marc Christian Kaboré poursuit son engagement et son leadership pour la nutrition en continuant de plaider en faveur d’investissements intelligentes pour la nutrition à travers la mobilisation des partenaires au développement. En 2018, la Fondation Bill & Mélina Gates a décidé de contribuer dans la lutte contre la malnutrition pour une enveloppe de 45 millions de dollars, répartis sur trois années, pour la nutrition et le planning familial, au Burkina Faso
Cet engagement fort est magnifié par le président du Groupe de la Banque africaine de développement, membre fondateur de l’initiative des Dirigeants africains pour la nutrition (« Africain Leaders for Nutrition Initiative », ALN) mise en place avec l’Union Africaine et d’éminentes personnalités en 2016. La conférence des chefs d’Etats et de gouvernement de l’Union africaine a approuvé l’initiative en janvier 2018 à Addis-Abeba (Éthiopie), lors de la 30ème session ordinaire de l’assemblée de l’Union africaine.
L’initiative des dirigeants africains pour la nutrition (ALN) est une plateforme africaine de champions de la nutrition comprenant des chefs d’Etat en exercice, des anciens chefs d’état, des ministres des finances et d’éminents dirigeants ayant le pouvoir de servir, de catalyser et de soutenir un leadership et un engagement politique de haut niveau au pour mettre fin à la malnutrition. Son Excellence Mr Kaboré vient de la rejoindre comme nouveau champion de l’ALN.
Une mission de la Banque, dirigée par Mme Oley Dibba – Wadda, directrice du département du Capital humain, de la Jeunesse et du développement des compétentes se rendra au Burkina Faso du 14 au 17 mai 2019 pour introniser le président du Faso. A l’occasion, la mission présentera les progrès de l’ALN à ce jour et de convenir d’une feuille de route commune sur la nutrition pour 2019-2020 pour son Excellence Mr Kaboré.
Centrafrique.com/tunisie-120-million-deuros-de-la-banque-africaine-de-developpement-pour-moderniser-le-secteur-financier/tunisia-law-women-homosexuality-rights/” rel=”attachment wp-att-28448 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président tunisien
Abidjan (Côte d’Ivoire), le 16 mai 2019 – Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé un financement de 120 millions d’euros pour mettre en œuvre la seconde phase du Programme d’appui à la modernisation du secteur financier (PAMSFI II) en Tunisie.
A travers l’appui au secteur financier dans son rôle de financement de l’économie, en faveur notamment des populations et acteurs économiques vulnérables, cette opération a pour but de favoriser les conditions nécessaires pour une croissance économique forte, résiliente et inclusive.
« Avec le PAMSFI II, nous consolidons les acquis avec plus de 389 millions d’euros mobilisés depuis 2016. C’est donc une étape décisive pour réussir la modernisation du secteur financier en Tunisie », a déclaré Mohamed El Azizi, directeur général de la Banque africaine de développement pour la région Afrique du Nord. Il a été rejoint par Stefan Nalletamby, directeur du département Développement du secteur financier à la Banque, qui a souligné que « le PAMSFI II contribuerait à améliorer le niveau d’inclusion financière avec un impact positif attendu sur les personnes à revenus irréguliers, les jeunes créateurs de start-ups, les PME en croissance ainsi que les grandes entreprises accédant aux marchés de capitaux. »
Le PAMSFI II vise à renforcer la contribution du secteur privé à la création d’emploi dans l’ensemble des régions du pays et à inscrire les populations défavorisées dans une dynamique de développement créatrice de valeur ajoutée. Dans ce cadre, le programme appuiera la mise en place des produits de garantie pour les petites et moyennes entreprises (PME), facilitera l’accès au financement des structures innovantes et aidera à la mise en place du fonds de restructuration des PME qui ciblera 600 structures.
« Cette nouvelle opération favorisera la transformation structurelle de l’économie tunisienne et renforcera son intégration dans les chaînes de valeur africaines et mondiales », a souligné la directrice générale adjointe de la Banque pour l’Afrique du Nord et responsable-pays pour la Tunisie, Yacine Diama Fal.
Répondant aux objectifs de la Tunisie en matière d’inclusion financière, le programme est aligné sur les priorités de la Banque. Il met l’accent sur les politiques et les réformes à entreprendre en vue de réduire le coût des facteurs de production et de renforcer la compétitivité des services financiers. Avec un double objectif : contribuer au financement de la dynamique d’industrialisation et améliorer la qualité de vie des populations.
Le partenariat entre la Tunisie et la Banque africaine de développement dure depuis plus d’un demi-siècle, totalisant un engagement financier de près de 9 milliards de dollars américains. Ces financements couvrent différents secteurs, dont l’énergie, l’eau, les transports, l’agriculture et le développement social.
Les opposants Idrissa Seck, Ousmane Sonko, Issa Sall et Madické Niang, tous des candidats malheureux à la dernière présidentielle sénégalaise, se sont dit prêts à participer aux concertations ouvertes par le ministre de l’Intérieur Aly Ngouille Ndiaye, en vue de déboucher sur la tenue le 28 mai prochain du dialogue national, ont rapporté des médias locaux.
“Les quatre candidats de l’opposition à l’élection présidentielle du 24 février 2019 ont examiné la situation nationale, particulièrement l’invitation à la rédaction des termes de référence du dialogue national, lancée par le ministre de l’Intérieur” , indique un communiqué conjoint cité par l’Agence de presse africaine (APA).
Toutefois, les opposants affirment leur adhésion à la position exprimée par le Front de Résistance nationale (FRN, opposition) consistant à exiger “une concertation sincère et constructive menée sous la conduite d’une Commission cellulaire composée de plusieurs personnalités crédibles et neutres”.
Un positionnement qui augure d’une participation effective au dialogue national, isolant un peu le Parti démocratique sénégalais (PDS) dirigé par l’ex-président Abdoulaye Wade qui persiste dans son refus, ajoute encore l’APS.
Au lendemain de la proclamation des résultats de la présidentielle, le 5 mars dernier par le Conseil constitutionnel, le chef de l’Etat réélu, Macky Sall, s’était adressé à ses adversaires politiques en ces termes : ” mon rôle, c’est de nous rassembler autour des idéaux que nous partageons. C’est pourquoi, je tends la main à toutes et à tous, pour engager un dialogue ouvert et constructif, dans l’intérêt supérieur de la Nation”.
Cet appel au dialogue a été réitéré le 2 avril lors de son investiture à Diamniadio (26 km de Dakar), précise le même média.*
L’ex-président sénégalais, Abdoulaye Wade (2000-2012), a déclaré mercredi dernier que son parti ne prendrait pas part à la “réunion de démarrage des concertations sur les termes de référence du dialogue politique du chef de l’État “. Wade conteste, notamment, la désignation du ministre de l’Intérieur, Aly Ngouille Ndiaye, pour diriger ces concertations.
Vingt policiers ont été blessés légèrement et quatre autres grièvement, lors de heurts avec de jeunes manifestations chômeurs dans la daira (sous préfecture de Tinerkouk (Nord de la ville d’Adrar, 1000 Km au sud-ouest d’Alger), a rapporté mercredi l’agence officielle APS.
La situation a dégénéré après que le chef de daira local a décidé de réquisitionner la gendarmerie pour rouvrir l’accès à une entreprise opérant dans l’énergie (dans le territoire de cette vile) fermé par des jeunes qui protestaient là depuis un mois réclamant des postes d’emploi, d’après la même source.
Cette protestation avait paralysé l’activité de cette entreprise dont le nom n’a pas été cité.
Les jeunes protestataires ont fermé les accès de la commune et de la daïra, avant que ne soit, là aussi, réquisitionnée la force publique (police) pour les rouvrir au public.
C’est alors que des heurts ont éclaté entre les manifestants et les forces de l’ordre qui ont recouru aux bombes lacrymogènes alors que les jeunes lançaient des pierres.
Selon une source sécuritaire citée par l’APS, les jeunes ont accédé au siège de la daïra, ont déclenché un incendie, volé des équipements de bureau et saccagé du matériel entreposé au parc de la daïra d’où se dégageaient des colonnes de fumées visibles des alentours de l’édifice.
L’intervention de la police a permis d’évacuer le chef de daïra et des membres de sa famille, et de préserver leur intégrité physique, alors que leur logement a été assailli, précise la même source.
Des jeunes, dont le nombre n’a pas été donné, ont été également blessés au cours de ces heurts, d’après l’APS.
Le chômage est l’une des préoccupations majeures des jeunes, notamment au sud du pays où opèrent plusieurs entreprises étrangères, essentiellement dans le secteur des hydrocarbures.
C’est la première fois depuis le début de la mobilisation populaire algérienne (22 février) que des violences marquent des manifestations.
Exaspérés par la dégradation des conditions de sécurité à Khartoum où les manifestants n’ont cessé de prendre de la place, les généraux soudanais au pouvoir ont suspendu “pendant 72 heures” les discussions sur la formation d’institutions devant conduire le pays à un pouvoir civil.
Les généraux soudanais ont annoncé dans la nuit de mercredi à jeudi suspendre “pendant 72 heures” les discussions avec le mouvement de contestation, une pause indispensable selon eux pour préparer un accord global sur le transfert du pouvoir au civil.
Après plusieurs jours marqués par des progrès dans les pourparlers, cette annonce est en outre intervenue dans la foulée de nouveaux accrochages armés, qui ont fait au moins huit blessés en soirée, à proximité du QG de l’armée à Khartoum, où des centaines de manifestants tiennent un sit-in depuis depuis plus d’un mois.
“Nous avons décidé de suspendre les discussions pendant 72 heures pour préparer le terrain” à la conclusion d’un accord sur la transition, a déclaré le chef du Conseil militaire, le général Abdel Fattah al-Burhane, dans un discours à la nation retransmis par la télévision publique jeudi peu avant l’aube.
Le dirigeant de ce Conseil, qui avait évincé le 11 avril le président Omar el-Béchir, n’a pas totalement fermé la porte aux négociations sur un transfert du pouvoir aux civils mais il a mis la pression sur les chefs de la contestations pour qu’ils contrôlent mieux leurs troupes.
Il a souhaité pendant la période de 72 heures une levée des barricades à Khartoum, la réouverture d’une ligne de chemin de fer reliant la capitale au reste du pays qui a été fermée, selon lui, par les manifestants et la fin de leurs “provocations” à l’égard des forces de l’ordre.
Selon lui, la dégradation de la situation de la sécurité à Khartoum a pris la forme d’”une escalade verbale” contre les forces armées, de la fermeture de ponts et de rues, d’une ligne de chemin de fer, de désordres dans la ville et de l’”infiltration parmi les manifestants d’éléments armés responsables de tirs contre les forces de l’ordre”.
Le général Burhane a défendu, dans son contexte, les unités controversées de la Force de soutien rapide (RSF) accusées d’interventions musclées contre les manifestants qui ont fait huit blessés mercredi et six tués –cinq civils et un militaire– lundi soir.
“La RSF a joué un rôle de premier plan en temps de guerre et de paix et a pris la défense du peuple et contribué au succès de sa révolution”, a-t-il affirmé.
Des chefs de la contestation, membres de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la protestation, avaient annoncé auparavant avoir été informés de la suspension par l’armée des discussions politiques.
Le Conseil militaire et les dirigeants de l’ALC étaient censés plancher mercredi soir sur la composition d’un Conseil souverain, institution clé de la période de transition, fixée à trois ans, après avoir progressé sur la formation d’une assemblée législative.
– Enlever les barricades –
“Le Conseil militaire a suspendu les discussions et demandé de démanteler les barrages dans certaines parties de la capitale”, a déclaré Rachid al-Sayed, porte-parole de l’ALC. “Ce Conseil nous a dit que les manifestants doivent démanteler les barricades et réintégrer le principal sit-in” où les manifestants campent depuis le 6 avril, a-t-il précisé.
Ces manifestants ont obtenu l’éviction du président Omar el-Béchir et poussent depuis pour un transfert du pouvoir à des autorités civiles.
Lundi, après les premières violences autour des barricades qui ont fait six morts, le Conseil militaire a estimé “inacceptable” l’érection de barrages en affirmant qu’ils créaient le chaos dans la capitale.
A la suite des violences de mercredi, l’Association des professionnels soudanais (SPA), un pilier de la contestation, a appelé à la mobilisation en demandant, dans un communiqué, aux Soudanais de montrer leur “soutien aux manifestants”, en les rejoignant dans leur sit-in devant le QG de l’armée dans la capitale soudanaise.
Elle a en même temps exhorté les manifestants à “garder le caractère pacifique de leur mouvement et à éviter tout affrontement”.
– Progrès –
Le processus de négociation a enregistré d’importants progrès depuis lundi.
La physionomie de l’assemblée législative a été définie. Elle devrait être composée de 300 membres, dont 67% seront désignés parmi l’ALC. Le reste des sièges sera réservé aux représentants des forces politiques non affiliées à cette alliance.
L’un des leaders de la contestation, Khaled Omar Youssef, a minimisé le rôle qu’aura à jouer le Conseil souverain, insistant sur le fait que le pays disposera d’un gouvernement puissant.
“Le cabinet aura les pleins pouvoirs et sera formé par l’ALC”, a-t-il déclaré à l’AFP, ajoutant que l’alliance pourrait faire appel à des technocrates. “Seuls les ministères de la Défense et de l’Intérieur iront aux militaires”.
Youssef a insisté sur la nécessité d’avoir un Conseil souverain composé essentiellement de civils, alors que les généraux souhaitent qu’il soit dominé par les militaires.
Les Emirats arabes unis, attentifs à l’évolution de la situation au Soudan et qui se sont associés à l’Arabie saoudite pour lui apporter une aide de 3 milliards de dollars, se sont félicité des progrès.
Ce processus “met le Soudan sur la voie de la stabilité et du redressement après des années de dictature de Béchir et des Frères” musulmans, a tweeté le ministre d’Etat émirati aux Affaires étrangères, Anwar Gargash.
Une profonde crise économique a alimenté la contestation déclenchée le 19 décembre et le triplement du prix du pain a mis le feu aux poudres.
Centrafrique.com/niger-une-trentaine-de-militaires-portes-disparus-pres-de-la-frontiere-malienne/des-soldats-nigeriens-patrouillent-dans-la-localite-de-yorou-au-nord-ouest-de-niamey-au-niger/” rel=”attachment wp-att-28428 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des soldats nigériens patrouillent dans la localité de Niamey. AFP
Une trentaine de militaires nigériens ont été portés disparus, suite à une embuscade près de la frontière malienne, ont rapporté plusieurs sources, mercredi.
«Une patrouille des forces armées nigériennes est tombée dans une embuscade tendue par des assaillants armés, près de Tongo-Tongo, dans la région de Tillabéri, à quelques kilomètres de la frontière malienne», a rapporté le site d’informations «Actuniger».
Les combats ont duré plus de deux heures de temps, mardi, et ont été violents, a ajouté le journal électronique, citant «des sources locales et sécuritaires». Sur les 52 soldats composant la patrouille, seuls 22 ont pu rejoindre leur base de Ouallam à bord de trois véhicules, a précisé le média.
Une source sécuritaire jointe par Anadolu a, sous couvert d’anonymat, confirmé l’information, indiquant, toutefois, que les recherches sont en cours pour savoir ce qui est advenu des militaires n’ayant pas rejoint la base.
Aucune déclaration officielle n’a été faite au sujet de l’embuscade, jusqu’à 10h GMT, mercredi.
Pour rappel, en 2017, c’est près de la même localité de Tongo-Tongo que des hommes armés ont attaqué une patrouille mixte de militaires nigériens et américains.
Au moins cinq militaires nigériens et quatre américains avaient été tués dans l’attaque.
Ces derniers jours, les attaques armées se sont multipliées dans la région nigérienne de Tillabéri, frontalière avec le Burkina Faso et le Mali.
Lundi dernier, des hommes armés ont attaqué la prison de haute sécurité de Koutoukalé, située dans la même région et à une cinquantaine de kilomètres de Niamey.
Dans un communiqué publié mardi, le ministère de l’Intérieur a indiqué qu’un gardien de la prison a été tué lors de l’attaque.
Mardi également, une église a été attaquée dans la localité de Dolbel, près de la frontière avec le Burkina Faso.
A travers un communiqué publié le jour même, l’Eglise catholique du Niger a indiqué que les assaillants ont commis plusieurs dégâts matériels, emporté un véhicule et blessé par balles le prêtre de l’église.
Centrafrique.com/burkina-faso-kabore-appelle-les-burkinabe-a-lunion/kabore-president-burkinabe/” rel=”attachment wp-att-28423 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président burkinabé Kaboré.
Suite à la recrudescence de la violence au Burkina Faso, le président Roch-Marc Kaboré a appelé ses compatriotes à l’union.
Kaboré s’adressait aux médias locaux à l’issue d’une cérémonie officielle tenue à l’occasion de d’inauguration de la 3ème Assemblée plénière de la conférence épiscopale régionale d’Afrique de l’ouest, mardi à Ouagadougou.
Kaboré a constaté que les terroristes ont « réaménagé leur mode opératoire ».
« Ils veulent créer un conflit inter-religieux, après avoir essayé de diviser les communautés », a-t-il expliqué, appelant les Burkinabè à se souder «pour montrer à la face de ces terroristes que le Burkina Faso doit rester debout, qu’on va les combattre jusqu’à ce que l’extrémisme violent, l’intolérance quittent notre pays ».
«Le Burkina Faso a toujours été réputé comme un pays de tolérance», a rappelé Kaboré, déplorant que « des chrétiens soient tués pour avoir pratiqué leur religion, sans aucune raison supplémentaire, par des gens qui n’ont pas de morale, ni d’éthique ».
La 3e assemblée plénière de la conférence épiscopale régionale d’Afrique de L’ouest (CERAO) se tient à Ouagadougou du 13 au 20 mai 2019, à la quelle prennent part quelque 150 prêtres (cardinaux, archevêques, évêques, etc.) dans un contexte particulièrement tendu.
En l’espace de deux semaines, deux églises ont été attaquées au Burkina Faso. La première attaque a eu lieu le le dimanche 28 avril dernier, vers 13 heures à Djibo, dans le centre-nord du pays. 5 fidèles et un pasteur avaient été tués.
Deux semaines après, le 12 mai, une autre église a été attaquée à Dablo dans la province du Sanmentenga, également au centre-nord du Burkina Faso, faisant six morts dont un prêtre.
Et, le lendemain, le 13 mai, quatre autres catholiques ont été exécutés dans une attaque qui a visé une procession catholique à Zimtenga, dans le nord du BurkinaFaso.
Depuis 2015, le Burkina Faso est en proie à des attaques récurrentes, qui se sont intensifiées au cours des derniers mois, nécessitant l’instauration de l’état d’urgence, le 30 décembre 2018, dans 7 régions (sur 13 que compte le pays) situées au nord et à l’est.
Bangui (Corbeaunews) – En 2018, le Premier ministre d’alors Simplice Mathieu Sarandji avait inauguré les travaux de réhabilitation de route reliant la ville de Bossemptélé à celle de Bozoum, financés sur le fonds d’entretiens routier et du budget de l’État à hauteur de 2 milliards de francs CFA. Le problème, la société « SPEED MAT CENTRAFRIQUE », qui devrait réaliser ces travaux de route, n’est qu’une entreprise fictive fabriquée de toute pièce par des personnalités politiques au sommet de l’État. Une mafia qui ne dit pas son nom. Comment ? Enquête.
Si aux États-Unis et au Canada les sociétés privées qui exécutent les travaux de route sont en grande majorité contrôlées par des parrains mafieuxitaliens, en République centrafricaine, pays pauvre où plus de 80% de la population vivent avec moins d’un dollar US par jours et qu’environ 60% vivent à travers l’aide humanitaire, ce sont les personnalités politiques au pouvoir qui jouent le rôle des parrains mafieux à travers des entreprises fictives créées de toute pièce pour pomper des frics au trésor public.
Pour les travaux de route Bossemptélé-Bozoum, l’entreprise Speed Mat Centrafrique(SMC), retenue par le gouvernement centrafricain pour réaliser ces travaux de réhabilitation sur cet axe est la propriété du député Jean-Symphorien Mapenzi, Premier vice-président de l’Assemblée nationale, membre influent du parti au pouvoir MCU.
L’attribution de ce marché public financé par l’État centrafricain à hauteur de 2 milliards de francs CFA pour quelques 70 kilomètres, ce n’est plus un secret pour personne, est l’œuvre de l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI et de son petit frère député Mapenzi qui est tous deux fils de Bozoum.
Depuis 2018, les travaux ne font que 35 kilomètres après Bossemptélé.
L’unique tracteur que l’entreprise à louer est tombée en panne au village Bobalia et que le soi-disant directeur exécutif est reparti à Bangui depuis plusieurs semaines pour rechercher les pièces de rechange. En conséquence, les travaux sont arrêtés.
Sur le plan de la réalisation, cette entreprise ne fait que colmater les nombreux trous qui sont sur la chaussée et non exécuter un travail professionnel comme prévu dans son cahier de charges. Pour ceux qui n’ont pas vu ces travaux, il faut voir comment les enfants remplissent les nids de poule sur les routes à la main pour comprendre comment Speed Mat Centrafrique exécute son contrat. Une véritable mafia mexicaine au sommet de l’État, une perte totale pour le peuple centrafricain.
Bizarrement, le cabinet d’études SCETI d’e l’ancienne ministre Odobodé qui est chargé de contrôler ces travaux préfère se murer dans un silence total pour éviter d’avoir des ennuis.
Bangui (CNC) – 15 mai 2019, lancement à Bangui des travaux de campagne de lutte contre l’incorporation des enfants dans les activités militaires et paramilitaires en République centrafricaine.
Près de trois mois après la célébration de la journée internationale des enfants soldats, le président de la République centrafricaineFaustin Archange TOUADERA a procédé ce mercredi 15 mai 2019 au lancement à Bangui des travaux de campagne de lutte contre l’incorporation des enfants baptisée « Ensemble, mettons fin à l’enrôlement des enfants soldats dans les forces et groupes armés ».
Cette cérémonie, qui a eu lieu dans la matinée au sein de l’hémicycle de l’Assemblée nationale en présence des membres du gouvernement, des diplomates et des représentants de certains organismes internationaux comme l’UNICEF, les Nations Unies et World Vision, a permis aux ex-enfants soldats de faire des témoignages aussi poignants concernant la longue suite de souffrance que supportent tous les enfants soldats au sein des groupes armés.
Rappelons aux différents groupes armés le caractère criminel de l’enrôlement « forcé » ou « non » des enfants, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA estime à un nombre important d’enfants enrôlés par les différents groupes armés sur le territoire national et qui ont été contraints de jouer des rôles déterminants et variés : soit de combattants en première ligne, soit de guetteurs, d’espions ou d’esclaves sexuels en ce qui concerne particulièrement les filles.
« Je tiens à rappeler que le recrutement des enfants soldats par les responsables des groupes armés, constitue l’une des six graves violations des droits de l’enfant, au regard du protocole facultatif à la Convention relative aux Droits de l’Enfant concernant leur implication dans les conflits armés et donc passibles de la Cour Pénale Internationale », déclare le chef de l’État.
Alors que les groupes armés sont principalement visés par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA dans son discours, certains observateurs nationaux se posent aussi la problématique de l’incorporation des mineurs souvent issus de ses parents au sein des forces de défenses nationales : « souvent ils prennent les enfants de moins de 18 ans en modifiant leurs âges pour les incorporer malheureusement au sein des FSI ou des FACA », rapporte un juriste centrafricain contacté par CNC.
« La charité bien ordonnée commence par soi-même », conclut-il.
Centrafrique.com/lonu-reitere-son-appel-a-la-tunisie-pour-liberer-immediatement-son-employe/antonio-guteres-de-lonu-2/” rel=”attachment wp-att-28412 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le sécrétaire général de l’ONU
L’organisation des Nations unies a réitéré son appel à la Tunisie pour la libération immédiate de son employé Moncef Kortas, détenu depuis le 29 mars dernier.
Le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, Stéphane Dujarric, a déclaré, mercredi lors d’une conférence de presse tenue au siège de l’organisation à New York “Nous appelons les autorités tunisiennes à libérer immédiatement Moncef Kortas et à abandonner les charges retenues contre lui”.
Il a souligné que “l’ONU a informé officiellement le gouvernement tunisien que l’immunité de son employé Moncef Kortas est toujours effective”.
Anadolu n’a pas obtenu de réponse auprès des autorités tunisiennes concernant les déclarations de Dujarric.
Cependant, le 29 mars dernier, le ministère tunisien de l’Intérieur avait annoncé l’arrestation de Kortas, dans le cadre du démantèlement d’un réseau d’espionnage qualifié de “dangereux”.
Des médias locaux avaient alors rapporté que les agents de sécurité ont arrêté le responsable onusien à l’aéroport international de Tunis-Carthage, en provenance de la capitale italienne, Rome.
Le porte-parole du Pôle judiciaire de lutte antiterroriste, Sofiene Selliti, a déclaré que l’expert onusien Kortas ne bénéficie pas de l’immunité de l’ONU, contrairement à ce qui a été indiqué, étant donné que “les actes qui lui sont imputés étaient dus à ses propres intérêts et non à ceux des Nations Unies”.
Selon Selliti, l’arrivée de Kortas en Tunisie ne s’inscrivait pas dans le cadre d’une mission onusienne, et qu’il a utilisé son passeport tunisien et n’était pas en possession du passeport de l’ONU. “Il est également chargé d’une mission en Libye et non pas en Tunisie, ce qui lui ôte l’immunité attribuée en vertu de la Convention sur les privilèges et immunités des Nations Unies”, ajoute Selliti.
Kortas est un expert auprès du Conseil de Sécurité de l’ONU, et chercheur à l’Institut des hautes études internationales et du développement à Genève, et coordinateur des projets de programmes d’études sur les armes en Libye et en Afrique du Nord.
Les gens vivant de part et d’autre de la frontière entre l’Ouganda et le Rwanda à Katuna n’avaient jamais trop prêté d’attention à cette ligne de démarcation: les enfants la traversaient pour se rendre à l’école, les adultes pour aller travailler et le commerce prospérait.
Cette harmonie a volé en éclats en février quand le Rwanda a soudainement décidé de fermer la frontière. Chauffeurs routiers et commerçants ont déserté les lieux, pendant que les soldats des deux pays s’y déployaient.
Ce blocus résulte de la dégradation des relations entre les chefs d’État rwandais, Paul Kagame, et ougandais, Yoweri Museveni, d’anciens alliés dans les années 80 et 90, quand ils s’étaient mutuellement aidés à accéder au pouvoir.
La méfiance réciproque entre les deux présidents a éclaté au grand jour ces derniers mois. Chacun a proféré à l’encontre du rival les mêmes accusations d’espionnage, d’assassinats politiques et d’ingérence dans les affaires intérieures de son pays.
Cette animosité pourrait avoir de sérieuses conséquences dans une région des Grands Lacs historiquement très instable, où les voisins risquent d’être eux aussi entraînés dans la bagarre.
La tension est encore montée d’un cran en mars quand le Rwanda a publiquement accusé l’Ouganda d’enlever certains de ses citoyens et de soutenir des groupes rebelles déterminés à renverser son gouvernement.
Museveni, qui a admis avoir rencontré des rebelles rwandais, sans pour autant leur avoir apporté son soutien, argue que les citoyens rwandais arrêtés sont en fait des espions.
“Ce qui est mauvais, c’est que des agents rwandais essaient de mener des opérations dans le dos du gouvernement ougandais”, a-t-il écrit à Kagame en mars.
Le mois d’après, celui-ci s’est fait menaçant dans son discours donné à l’occasion du 25e anniversaire du génocide de 1994.
– Joute verbale –
“A ceux ici ou en dehors qui pensent que notre pays n’a pas vu assez de désordre et veulent mettre le bazar chez nous (…), je veux leur dire que nous mettrons le bazar chez eux encore bien plus”, a-t-il lâché.
Pour l’instant, cette joute est restée verbale et aucun dérapage n’a été recensé sur le terrain. Mais l’interruption du commerce transfrontalier se fait sentir.
Le prix des denrées alimentaires a beaucoup augmenté au Rwanda, qui dépend de son voisin, bien plus vaste, pour ses importations.
Pour les communautés éparpillées le long de la frontière, la dispute entre les deux dirigeants se révèle catastrophique.
“J’ai vécu et travaillé ici pendant l’essentiel de ma vie (…) Le commerce n’a jamais aussi mal marché”, explique Philemon Mugasha, un douanier qui regarde avec dépit les rues aujourd’hui désertées de Katuna.
Tout aussi désespérés, les Rwandais prennent parfois de grands risques pour traverser. “S’ils nous voient, ils (les militaires, ndlr) nous arrêtent et nous battent pour ne pas avoir respecté leurs ordres (…) C’est dangereux”, confie un Rwandais entré illégalement en Ouganda pour trouver du travail.
Pendant des années, les armées commandées par Kagame et Museveni se sont battues côte à côte, portant leur chef vers le sommet de l’État, puis provoquant la chute du dictateur congolais Mobutu Sese Seko en 1997.
Peu après la prise de pouvoir de Museveni en 1986, Paul Kagame occupera un poste de premier plan au sein des services de renseignement militaire de l’armée ougandaise. Il bénéficiera ensuite du soutien de Museveni pour sa conquête du pouvoir en 1994.
Mais avant même le tournant du siècle, les relations entre les deux hommes se sont nettement dégradées. Le ressentiment a débouché sur de violents combats en août 1999 et juin 2000 à Kisangani en RDC, qui ont fait plusieurs centaines de morts, pour la plupart des civils.
Depuis lors, une méfiance persistante caractérise les relations entre les deux pays, dont les liens diplomatiques n’ont toutefois jamais été rompus.
– ‘L’herbe souffre’ –
Dans son récent discours, M. Kagame faisait clairement référence à plusieurs groupes rebelles qui ont récemment émergé dans la région et dont la présence a conduit Kigali à renforcer sa sécurité dans le sud-ouest, à la frontière avec la RDC et avec le Burundi, un autre pays avec lequel Kigali entretient des relations délétères.
Ainsi, le Front de libération nationale (FLN) a revendiqué plusieurs attaques dans le parc national de Nyungwe, prisé des touristes. Le FLN est affilié aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), basées en RDC.
Plusieurs pays occidentaux ont mis en garde leurs ressortissants contre tout voyage dans la région de Nyungwe.
Fin décembre, l’ONU a aussi prévenu que l’ancien chef d’état-major de l’armée rwandaise, Faustin Kayumba Nyamwasa, qui vit en exil en Afrique du Sud, pourrait chercher avec son parti le Congrès national rwandais (RNC) à fomenter une rébellion.
Kagame voit la main de Museveni dans toutes les tentatives de le déstabiliser. “C’est une lutte entre eux pour déterminer qui est le faiseur de roi de la région”, estime Christopher Kayumba, un analyste politique rwandais.
Les experts n’imaginent pas Kigali et Kampala se diriger vers un affrontement ouvert. Mais la situation n’en fait pas moins une victime: la population.
“Ils disent que quand deux éléphants se battent, c’est l’herbe qui souffre. Et nous souffrons”, déplore Philemon, le douanier de Katuna.
Le nouveau président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a annoncé mardi la reprise de la coopération militaire avec la Belgique, après avoir confirmé le réchauffement des relations de son pays avec un autre partenaire important, le Rwanda.
Tshisekedi a reçu mardi deux représentants du ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders, après avoir reçu le chef des armées du Rwanda vendredi.
“Entre la République démocratique du Congo et le royaume de Belgique, l’heure est à la reprise bilatérale multisectorielle, singulièrement dans le domaine militaire”, a indiqué la présidence congolaise dans un communiqué.
Dans son propre communiqué, la Belgique indique “qu’un échange d’ambassadeurs pourra intervenir prochainement”.
Tshisekedi a reçu Renier Nijskens, envoyé spécial pour la région des Grands Lacs, et le général-major Philippe Boucké, adjoint du chef de l’état-major de la Défense.
L’objectif de cette mission consiste à “nouer des contacts avec les nouvelles autorités”, “pour redynamiser nos relations bilatérales”, selon Bruxelles.
Les relations entre la RDC et la Belgique, l’ancienne puissance coloniale du Congo, s’étaient fortement dégradées dans les deux dernières années du régime de Joseph Kabila, le prédécesseur de Félix Tshisekedi, avant les élections du 30 décembre dernier.
La RDC reprochait à la Belgique ses critiques sur la répression des manifestations demandant le départ de Kabila après la fin de son deuxième et dernier mandat constitutionnel en décembre 2016.
En avril 2017, Kinshasa avait annoncé la suspension de sa coopération militaire avec Bruxelles.
En janvier 2018, la RDC avait annoncé la fermeture de la Maison Schengen, sorte de consulat européen géré par Bruxelles, la fin des activités de l’agence belge de développement Enabel au Congo ainsi que la réduction de la fréquence des vols de Brussels Airlines entre les deux pays.
Bruxelles avait rappelé son ambassadeur et n’était plus représenté que par un chargé d’affaires à Kinshasa.
“Des engagements concrets ont été pris vers la réouverture du consulat général de Belgique à Lubumbashi et vers la relance de la coopération bilatérale par l’agence d’exécution Enabel”, a précisé l’ambassade de Belgique dans son communiqué.
La Belgique s’est également montrée satisfaite de voir le Centre Européen des Visas (CEV), qui a pris le relais de la Maison Schengen, “fonctionner en pleine capacité”.
Bruxelles “a salué” “la restauration des fréquences du vol Bruxelles-Kinshasa de Brussels SN Airlines”.
Vendredi, le président Tshisekedi avait reçu le chef de l’armée rwandaise (RDF), le général Patrick Nyamvumba. Il s’était lui-même rendu fin mars à Kigali où il a visité le mémorial des victimes du génocide des Tutsis, une première pour un président congolais.
L’officier rwandais a salué les “efforts de l’armée congolaise et la coopération” entre les armées des deux pays. La présence de dizaine de groupes armés dans l’est de la RDC, à la frontière du Rwanda, a été la source de nombreuses tensions entre les deux voisins.
Un attentat suicide revendiqué par le Mouvement Al-Shebab a fait quatre morts au centre de la capitale somalienne, Mogadiscio.
Une source à la police somalienne a affirmé à Anadolu que le kamikaze a fait exploser son véhicule au siège du district de “Ouartuigli”, ce qui a engendré plusieurs victimes parmi les civils.
Le bilan préliminaire de cet attentat fait état d’au moins trois morts et de plusieurs blessés.
Un témoin oculaire a, de son côté, affirmé que quatre cadavres et au moins dix blessés ont été observés à proximité du lieu de l’attentat.
Les autorités somaliennes n’ont pas encore réagi à cet attentat revendiqué par le Mouvement Al-Shebab qui a affirmé sur Twitter que plusieurs responsables gouvernementaux ont été tués.
Cinq soldats nigérians ont été tués dans l’explosion d’une mine installée par des terroristes de Boko Haram.
D’après les informations de la presse locale au Nigéria, cinq soldats ont perdu la vie, mardi, quand leur véhicule a enclenché l’explosion d’une mine dissimulée sur la route à proximité de la ville de Dambao dans la province de Borno (nord-est).
De nombreux autres soldats ont été blessés dans l’explosion, indiquent les mêmes sources.
Depuis un certain temps, l’organisation terroriste Boko Haram multiplie ses attaques contre l’armée du Nigéria.
La semaine passée, cinq autres soldats avaient été tués par les tirs des terroristes dans le village de Magumeri, toujours dans la province de Borno.
Boko Haram est actif au Nigéria depuis le début des années 2000. Depuis 2009, ses attaques ont causé la mort de plus de 20 mille personnes.
Depuis 2015, le groupe terroriste vise également les pays voisins que sont le Cameroun, le Tchad et le Niger. Au moins 2 mille personnes ont été tués dans les attaques de Boko Haram autour du Lac Tchad.
De nouvelles violences inter-communautaires ont coûté la vie à 12 villageois peuls dans la localité de Yeremakono/Niono au centre du Mali, a-t-on appris de sources concordantes, mardi.
L’attaque a eu lieu lundi vers 10 heures a rapporté le site « Maliactu », précisant que des enfants et des femmes figurent parmi les victimes.
La même source ajoute que les assaillants étaient habillés en chasseurs traditionnels, Dozos.
Sur les réseaux sociaux une ONG humanitaire, « BarakaCity » a émis une liste nominative des 12 victimes sur laquelle figurent le chef du village (Gouro, 90 ans) et son épouse. Figurent également deux enfants, Hama Baraima Bah, 6 ans et Talibou Bah, 5 ans.
Les autorités n’ont pas encore réagi à ce massacre jusqu’à mardi à 7h GMT.
Le Mali soufre d’insécurité depuis 2012.
Des attaques de groupes terroristes et des violences inter-communautaires sont assez fréquentes, notamment dans le centre.
Le massacre le plus sanglant a eu lieu le 23 mars dernier, faisant 160 victimes parmi la communauté peule à Ogossagou dans la région de Mopti, suscitant une large indignation de la communauté internationale.
Un prêtre a été blessé par balles lors d’une attaque armée contre une église à Dolbel, localité nigérienne frontalière avec le Mali et le Burkina, ont rapporté les médias locaux, mardi.
L’attaque a eu lieu lundi 13 mai aux environs de 20h, a rapporté le journal en ligne « actuniger.com », précisant que les assaillants ont emporté un véhicule de l’église avant de fuir ver la frontière malienne.
Les forces nigériennes se sont mis alors à la traque des assaillants, soutenues par l’aviation militaire pour sécuriser la région.
Plus tôt dans la journée de lundi, des hommes armés ont attaqué la prison de Koutoukalé (près de la capitale Niamey), placées sous haute sécurité, mais ils ont été repoussés par les forces de l’ordre.
Les autorités n’ont pas signalé de victimes lors de cette attaque, alors que des médias locaux indiquent qu’un sous-officier a été tué et un véhicule militaire emporté.
Centrafrique.com/rdc-lopposant-martin-fayulu-determine-a-retablir-la-verite-des-urnes/fayulu-3/” rel=”attachment wp-att-28368 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’opposant Martin Fayulu.
L’opposant congolais et candidat malheureux à la présidentielle du 30 décembre 2018, Martin Fayulu, s’est dit “déterminé” à poursuivre le combat pour rétablir “la vérité des urnes”.
L’opposant, qui conteste l’élection de Félix Tshisekedi, a fait cette déclaration lundi 13 mai à Kinsangani ( centre) où il a tenu un meeting, son premier hors de Kinshasa depuis son retour en RDC, précise Radio France Internationale (RFI).
Le choix de Kinsangani n’est pas anodin, souligne le média français rappelant que c’est là que Martin Fayulu avait réuni la foule la plus nombreuse durant sa tournée des provinces pendant la campagne électorale.
L’opposant a encore une fois bénéficié d’un accueil chaleureux. Ses partisans se sont mobilisés pour le soutenir tout au long de son parcours depuis l’aéroport jusqu’à la place de la poste où il s’est exprimé devant une foule nombreuse, rapporte encore RFI
L’opposant partageait le podium avec Ève Bazaïba du Mouvement de Libération du Congo (MLC-Opposition), précise la même source.
Il a, notamment, appelé les Congolais à se mobiliser pour obtenir “le divorce” entre Félix Tshisekedi et l’ex-président Kabila, qualifiant leur alliance de “mariage non désiré” et “incestueux”.
Il a, en outre, promis d’organiser sous peu de nouvelles actions pour contraindre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila à “divorcer” et faire en sorte que l’ancien président parte “définitivement”.
Evoquant les résultats des dernières élections qu’il n’a cessé de contester, Fayulu a indiqué qu’il n’est pas question de “faire marche arrière”, soulignant que “ce combat n’est pas dépassé, c’est le combat du peuple”.
Le présumé assassin médite son sort actuellement au commissariat du 17ème arrondissement de Douala. Cet homme âgé de la trentaine a mis fin à la vie de Rosine Epée et de son fils de 4 ans dans la nuit du samedi à dimanche à pk19 dans la capitale économique.
Pour cause Rosine a décidé de mettre un terme à la relation qu’elle entretenait avec son bourreau. La victime est veuve et mère de 3 enfants parmi lesquels des jumeaux âgé de 10 ans.
D’après les informations recueillies sur place, une dispute opposait couple, puis une bagarre s’en est suivie.
C’est donc au cours de cette bagarre que l’assassin a mortellement blessé la veuve sur le crâne et s’en est immédiatement pris à son fils de 4 ans qui a malheureusement aussi rendu l’âme.
Bouar (Corbeaunews) – Le jeudi 15 mai 2014 dans la localité de Bouar, le préfet de la Nana Mambéré de l’époque Monsieur Frédéric Wagonda a lancé les travaux de réhabilitation de la route régionale numéro 8 qui relie la ville de Bouar à celle de Bozoum. Ces travaux de réhabilitation, financés à hauteur de 2,371 milliards de francs CFA par l’Union européenne, ne sont toujours pas effectués conformément aux cahiers de charges établis. Ceci amène les Centrafricains à se demander où sont partis ces 3 milliards de francs CFA.
Si la population de l’Ouham-Pendé et de la Nana-Mambéré avait accueilli le 15 mai 2014 avec un vif sentiment d’admiration et de joie le lancement des travaux de réhabilitation de la route régionale numéro 8 (environ 115 kilomètres) qui relie la capitale provinciale de la Nana-Mambéré à celle de l’Ouham-Pendé,cinq ans plus tard, c’est la désolation totale. Ce sentiment de joie laisse malheureusement la place à la colère et l’incompréhension vis-à-vis des sociétés Semence et la SNCMBA qui devraient exécuter ces travaux de route.
En 2015, l’une de nos équipes avait sillonné cette voie dans le cadre d’un reportage local, mais tout le monde n’en revient pas. Même Madame Marie-Noëlle Koyara, ministre de l’Agriculture d’alors, avait elle aussi constaté cette arnaque en parcourant cette voie la même année.
Souvenez-vous, en 2015, un Colonel des Anti-Balaka dénommé Rodrigue, pour des raisons encore inconnues, avait regroupé les habitants des villages Tèllè et autres à réhabiliter avec des machettes l’axe Dékoua-Bouka.
Une voie totalement impraticable à cette époque est devenue grâce à ce chef Anti-Balaka fréquentable même avec une voiture.
Finalement, la Minusca a déclaré le mois dernier qu’elle va la réhabiliter à nouveau jusqu’à Bossangoa.
Comparativement aux travaux effectués par les villageois eux-mêmes, on pourrait penser que ces sociétés dites nationales qui devraient réaliser les travaux de route Bouar-Bozoum ne font qu’arnaquer le monde au dos du peuple centrafricain.
Dans le cadre de nos enquêtes sur la mafia des sociétés de BTP en République centrafricaine, des articles seront publiés toute la semaine sur le site de Corbeaunews.
Centrafrique.com/centrafrique-parution-du-livre-la-saga-des-coeurs-pourris/photo-des-livres/” rel=”attachment wp-att-28352 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Abel Yanguel, l’auteur du livre.
« La saga des cœurs pourris » est un recueil constitué de quarante-quatre poèmes qui regroupe plusieurs thèmes très variés évoquant la vivacité de l’amour que nous avions tous connu dans la vie.
Dans ses récits très attrayants, l’Auteur nous transporte vers de fascinantes histoires d’amour où l’homme et la femme se retrouvent face aux joies et aux peines que l’amour peut nous causer. L’Auteur nous raconte de bouillonnants histoires d’amour qui peuvent nous donner encore des sempiternels envies d’aimer encore et encore, même si le cœur est refroidit ; il peut encore être réchauffé par ces rimes dans son homophonie troublante. C’est un ouvrage très captivant qui allie joies et émotions qui, dans la verve de l’Auteur, donne à l’amour tout son fétichisme et toute sa place de vertu.
Il faut le rappeler que l’auteur, Abel Yanguel dit Debozoy est un Ecrivain-Poète et Ingénieur centrafricain né dans la ville de Paoua en Centrafrique le 20 avril 1968. Il a débuté sa carrière professionnelle en 1996 comme Ingénieur des Travaux Publics et occupera des postes de responsabilités dans différentes entreprises de BTP.
Travailleur assidu, il sera élevé au grade de chevalier de l’ordre du mérite centrafricain par son Etat en 1999. Il créa en 2006 son entreprise de construction, devint Fondateur et Directeur du journal « La Gazette du Matin » qu’il a créé en 2012 avant de s’exiler en Côte d’Ivoire en 2014 où il vit actuellement et dirige son cabinet d’études et d’expertises. Abel fut acteur de théâtre et auteur de plusieurs ouvrages et recueils de poèmes.
Découvrez-le sur son blog : http ://www.yanguel.com
Bangui (Corbeaunews) – Vendredi 10 mai 2019, fin de formation du Certificat technique de 1er degré – Administration et secrétariat pour plusieurs militaires des FACA et de la gendarmerie dispensé par l’EUTM-RCA.
Ce stage de deux mois, qui s’est déroulé du 18 mars au 10 mai 2019 vise à former les sous-officiers ou militaires du rang, principalement du domaine administratif, leur apportant ainsi les connaissances et compétences nécessaires à l’exercice de leur fonction.
Cet atelier de formation prend également en compte la gestion des ressources humaines au sein des bataillons ainsi qu’un enseignement en informatique afin que les stagiaires puissent maîtriser les logiciels de Ressources humaines.
Environ quinze (15) stagiaires militaires ont reçu cette formation indispensable au bon fonctionnement de l’administration de notre armée.
L’EUTM-RCA est une mission de formation de l’Union européenne en République centrafricaine.
Lancée en 2016, l’EUTM-RCA vise non seulement à former les forces centrafricaines, mais donne également des conseils stratégiques au ministère de la Défense, au personnel militaire, aux forces armées centrafricaines et au cabinet du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.
La Banque africaine de développement et la Banque mondiale organisent une consultation de haut niveau pour offrir une tribune aux pays membres des deux institutions pour exprimer leurs points de vue sur les leçons tirées des emprunts non concessionnels, les nouvelles vulnérabilités de la dette et l’approche proposée par l’IDA pour aider les pays à adopter des pratiques d’emprunt durables.
Les discussions porteront sur le ” financement du développement “ et la ” vulnérabilité de la dette “ dans le contexte de l’agenda des Objectifs du Millénaire pour le développement et du plan d’action d’Addis-Abeba.
La dette des pays africains a fortement augmenté ces dernières années en raison notamment de la chute des cours des matières premières, liée à la crise financière mondiale de 2008.
Les recettes des principales exportations ont reculé et la croissance économique a ralenti.
Les gouvernements africains ont de plus en plus recours à l’emprunt pour combler leurs déficits budgétaires.
Quel est le rôle des banques multilatérales de développement? Comment la Banque africaine de développement et la Banque mondiale peuvent-elles collaborer pour trouver des solutions? Ces questions, ainsi que les résultats de la réunion alimenteront les discussions sur les cadres de politique générale pour les pays FAD et les politiques respectives en matière de dette.
Cette consultation de haut niveau sur les vulnérabilités liées à la dette se tiendra dans l’Auditorium Babacar Ndiaye, Siège de la Banque africaine de développement le 16 et 17 Mai 2019.
Organisée par: Banque africaine de développement, Banque mondiale, Ministres africains des Finances, représentants des pays bénéficiaires du Fonds africain de développement (FAD) et Association internationale de développement (IDA)
Centrafrique.com/ghana-attaque-contre-les-reves-separatistes-du-togoland/koffi-annan-salue-en-action-actuel-president-ganeen-nana-ado-alors-ministre-des-affaires-etrangeres-a-new-york-le-17-mars-2005/” rel=”attachment wp-att-28335 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’ancien Sécrétaire général de l’ONU Koffi Annan salue en action l’actuel Président ghanéen Nana Addo Dankwa au siège de l’ONU à New-York aux États-Unis en mars 2005. Voa.
Cheveux blancs et canne blanche, Charles Kormi Kudzordzi ne ressemble pas à l’idée qu’on se fait du leader combatif d’un mouvement séparatiste révolutionnaire cherchant à fonder une nouvelle nation en Afrique de l’Ouest. Même ses partisans appellent “Papavi”, grand-père, cet homme frêle de 85 ans.
Mais les forces de sécurité ghanéennes n’ont voulu prendre aucun risque.
La police et l’armée ont lancé la semaine dernière une opération contre un groupe qu’ils soupçonnaient de s’apprêter à proclamer une nouvelle nation dans la région orientale de la Volta. Les soldats ont bloqué des routes et pris d’assaut des maisons, arrêtant 89 personnes au total, en majorité autour de la ville de Ho, à quelque 150 km au nord-est de la capitale Accra.
Les séparatistes, membres du groupe Homeland Study Group Foundation (HGSF), rêvent d’un nouveau pays qu’ils ont déjà baptisé “Togoland occidental”.
“Nous ne laissons rien au hasard”, a déclaré Prince Dogbatse, porte-parole de la police de la région de la Volta. “Nous sommes en état d’alerte pour protéger les frontières territoriales du Ghana”.
Selon la police, le groupe avait non seulement préparé un hymne national, une constitution et un drapeau, mais il entraînait également une milice.
– “Tempête dans un verre d’eau” –
Une vidéo prise sur un téléphone portable montre M. Kudzordzi, qui fait partie des personnes arrêtées, s’appuyant lourdement sur un bâton de bois sculpté, conduit vers un hélicoptère militaire.
Il a été emmené au Bureau des enquêtes nationales du Ghana à Accra, avec sept autres hommes accusés de trahison et d’être les dirigeants du groupe. S’ils sont reconnus coupables, ils risquent la peine de mort.
Le vieux monsieur, – qui s’est vu offrir une mise en liberté sous caution mais n’a pu en remplir les conditions -, doit comparaître devant la justice avec les sept autres suspects le 22 mai.
En outre, 81 autres sympathisants ont été libérés sous caution, provisoirement accusés de rassemblement illégal.
Les séparatistes assurent que la région a son histoire, sa culture et qu’ils veulent avoir leur propre pays. Mais ils nient avoir jamais eu l’intention de recourir à la violence contre l’État ghanéen.
“Nos activités se sont toujours déroulées au grand jour”, a déclaré à l’AFP le secrétaire, en fuite, de la HSGF, George Nyakpo.
La région de la Volta est aussi un bastion du principal parti d’opposition du Ghana, le National Democratic Congress (NDC) et un député local du NDC, Rockson-Nelson Dafeamekpor, a accusé la police d’avoir eu la main lourde.
“Nous sommes dans un Etat démocratique et on n’arrête pas les gens parce qu’on pense qu’ils ont l’intention de manifester”, a déclaré M. Dafeamekpor. “C’est une tempête dans un verre d’eau”, a-t-il ajouté.
Le problème trouve ses racines dans les divisions de l’époque coloniale.
La Grande-Bretagne s’était emparée d’une grande partie du Ghana actuel tandis que l’Allemagne prenait des terres à l’est, le Togoland. Après la défaite des Allemands lors de la Première Guerre mondiale, les colonies allemandes en Afrique ont été enlevées au perdant et réparties entre les nations victorieuses. Ainsi, le Togoland a été divisé entre la Grande-Bretagne et la France.
A la fin de l’empire britannique en 1956, le Ghana a été parmi les premiers à obtenir la liberté. Les habitants du Togoland britannique ont obtenu le droit de choisir de rejoindre le Ghana à l’ouest ou le Togo à l’est. La Grande-Bretagne affirme que près des deux tiers des votants ont voté pour le Ghana. Mais les séparatistes rétorquent que les résultats ont été truqués.
“C’est un stratagème de la Grande-Bretagne qui nous a privés de notre autonomie et de notre souveraineté”, a déclaré le groupe HGSF l’année dernière.
– Plus grand que la Belgique –
Le territoire du Togoland occidental voulu par les séparatistes est situé entre la République du Togo et le Ghana, région peuplée de millions d’habitants et potentiellement riche en pétrole et or.
La région abrite de nombreuses ethnies, dont les Ewe, leurs terres s’étendent à la fois au Ghana et au Togo. Pour les séparatistes, le territoire forme une bande de 550 km sur 60 allant de la frontière nord avec le Burkina Faso au golfe de Guinée.
Selon des documents de l’ONU datant de 1955, la région s’étend sur 33.776 km2, légèrement plus que la Belgique. Bien que la zone coloniale ait été enclavée, les séparatistes revendiquent aujourd’hui l’accès à la mer.
Les historiens contestent bon nombre des revendications des séparatistes, y compris le fait qu’en 1956 on leur aurait promis un autre référendum.
“Ce n’est pas vrai “, dit le professeur Wilson Yayoh de l’Université de Cape Coast, au Ghana. “Il n’y a eu aucun accord sur le fait qu’après 50 ans, le peuple togolais devrait revoir le plébiscite”.
Les indépendantistes se vantent d’un large soutien mais, dans la Volta, beaucoup se méfient.
“Le Ghana est notre patrie”. “Nous ne faisons pas confiance à ces gens de la HSGF”, déclare Joseph Doe, un pêcheur de 57 ans qui les accuse de défendre “leurs intérêts de clocher”.
Pour autant, Accra semble plus sensible que jamais à la question du séparatisme.
Centrafrique.com/cameroun-situation-humanitaire-urgente-avertit-lonu/mark-lowcock-secretaire-general-adjoint-de-lonu-pour-les-affaires-humanitaires/” rel=”attachment wp-att-28330 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Mark Lowcock, Secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Affaires humanitaires
Au Cameroun, “il y a urgence” à accroître l’aide humanitaire et à la financer afin d’éviter une situation “hors contrôle”, a affirmé lundi le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Affaires humanitaires Mark Lowcock, lors d’une réunion informelle inédite du Conseil de sécurité sur ce pays.
“Un Camerounais sur six a besoin d’aide humanitaire, de protection”, soit 4,3 millions de personnes, notamment des enfants et des femmes. “Huit régions sur les dix du pays sont touchées par la crise humanitaire”, a ajouté Mark Lowcock, lors de cette session organisée par les Etats-Unis en dépit de l’opposition de Yaoundé et des membres africains du Conseil.
La situation humanitaire au Cameroun “n’est pas une menace pour la paix et la sécurité internationales” et “elle doit être gérée par le gouvernement camerounais”, a ainsi affirmé Anatolio Ndong Mba, ambassadeur de Guinée équatoriale, membre non permanent du Conseil. Il s’exprimait aussi au nom des deux autres pays africains de cette instance, l’Afrique du Sud et la Côte d’Ivoire.
“Ce sont les Africains qui doivent régler les problèmes africains”, a-t-il ajouté, en évoquant plusieurs organisations régionales africaines. “Pour autant que les autorités camerounaises le souhaitent”, a-t-il précisé.
Il s’agissait de la première réunion du Conseil de sécurité sur ce dossier alors que les grandes puissances avaient privilégié jusqu’alors les pressions bilatérales sur le président Paul Biya pour inverser le cours des choses.
La crise a débuté en 2016 avec des revendications pour davantage de représentativité anglophone dans ce pays à majorité francophone, avec un retour au fédéralisme. Une minorité de contestataires réclamait l’indépendance et la proclamation d’un nouvel Etat, l’Ambazonie.
– Déplacés, réfugiés –
Face à l’intransigeance de Yaoundé et à la répression des manifestations pacifiques, le conflit s’est durci. Fin 2017, une partie des séparatistes a pris les armes et des combats les opposent depuis à l’armée.
Aujourd’hui, “500.000 personnes sont des déplacés internes, la plupart restant cachées dans des forêts” et “plus de 600.000 enfants sont privés d’éducation” dans les régions anglophones du nord et du sud concernées, a indiqué Mark Lowcock, en dressant un tableau sombre de la situation.
Face à la dégradation humanitaire, “nous avons besoin d’une riposte plus globale”, notamment de financement international, a-t-il souligné. Les besoins sont de 300 millions de dollars mais seulement 38 millions ont été mis à disposition, a indiqué le responsable de l’ONU.
Dans un communiqué, le ministère camerounais des Relations extérieures a minimisé l’importance de la réunion de l’ONU. Il ne s’agit que d’un “échange de vues” n’engageant “en rien” le Conseil, ajoute le communiqué en critiquant “l’obsession” de pays “à agiter et exagérer le spectre d’une crise humanitaire” au Cameroun.
“Nous faisons face à la sécession, au terrorisme, à l’insurrection, et nous y ferons face”, a insisté l’ambassadeur camerounais à l’ONU, Michel Tommo Monthe. Si de l’aide est apportée, elle ne doit pas s’effectuer “pour mais avec” le Cameroun, a-t-il dit.
Selon le centre d’analyses géopolitiques International Crisis Group, le conflit a fait 1.850 morts en vingt mois.
Le Nigeria accueille 35.000 réfugiés, pour la plupart des femmes et des enfants, selon l’ONU.
Pour l’ONG Human Rights Watch, les Européens notamment ne sont pas assez actifs sur le dossier du Cameroun.
Il faut que ce dernier entre dans le programme de travail formel du Conseil de sécurité, que le gouvernement camerounais lutte contre l’impunité pour les crimes commis et qu’un accès humanitaire bien plus large soit accordé, estime Ilaria Allegrozzi, une chercheuse de HRW dont l’entrée au Cameroun a été récemment refusée, sans explications.
Centrafrique.com/rdc-tshisekedi-affirme-son-autorite-devant-les-gouverneurs-pro-kabila/felix-tshisekedi-a-kinshasa-le-15-fevrier-2019-par-la-presidence-de-la-rdc/” rel=”attachment wp-att-28326 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président de la RDC Félix Tshisekedi à Kinshasa le 15 février 2019. CopyrightPrésidenceCongo.
Le président congolais Félix Tshisekedi a exigé lundi un “comportement exemplaire” des nouveaux gouverneurs de province, en majorité des proches de l’ancien président Joseph Kabila, en les mettant en garde contre la “corruption” et les “tracasseries” qui minent la République démocratique du Congo.
“Avant toute chose, je voudrais vous rappeler que vous êtes les dignes représentants du président de la République dans vos provinces respectives. Cela vous oblige d’adopter, dans la gestion de vos entités respectives, un comportement exemplaire”, a déclaré le nouveau président congolais à l’ouverture d’un séminaire à l’intention des 23 gouverneurs élus en mars (sur 26 provinces au total).
“Ceci veut dire aussi que vous avez l’obligation d’élaborer vos programmes, en intégrant ma vision qui vise le développement intégral de notre pays”, a insisté le chef de l’Etat devant les gouverneurs, dont une majorité est issue de la coalition politique pro-Kabila Front commun pour le Congo (FCC).
“Je combattrai avec la dernière énergie la corruption, le détournement de denier public, le tribalisme, le népotisme, la concussion, le clientélisme, l’incivisme…”, a prévenu M. Tshisekedi.
De retour de plusieurs déplacements en province, il s’est déclaré “choqué par les tracasseries administratives, policières et militaires qui heurtent la population”.
Il a souhaité passer avec les gouverneurs un “contrat-programme” pour “évaluer les performances de chacun de vous” et “bien sanctionner votre gouvernance après chaque évaluation trimestrielle”.
Tshisekedi a été proclamé vainqueur de l’élection présidentielle du 30 décembre, un résultat contesté par l’autre candidat de l’opposition Martin Fayulu.
Il a passé un accord de coalition avec son prédécesseur Joseph Kabila, dont la coalition politique a gardé le contrôle de toutes les autres institutions (majorité à l’Assemblée nationale, au Sénat, dans les assemblées provinciales, à la tête des gouvernorats provinciaux).
Investi le 24 janvier, M. Tshisekedi n’a toujours pas nommé de Premier ministre. Il a rencontré deux fois son prédécesseur Joseph Kabila.
Les gouverneurs FCC avaient été reçus par Joseph Kabila le 1er mai.
Centrafrique.com/bangui-quand-les-gendarmes-exigent-une-compensation-financiere-pour-patrouiller-a-combattant/pickup-de-la-gendarmerie-en-patrouille-dans-la-ville-de-bangui-par-corbeaunews-micka-avril-2019/” rel=”attachment wp-att-28311 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Une patrouille de la gendarmerie dans une rue de Bangui. Credit photo : Mickael Kossi / Corbeaunews.
Bangui (Corbeaunews) – Les choses deviennent de plus en plus compliquées pour les habitants du quartier Combattant de Bangui confrontés à une crise de sécurité sans précédent. Même les gendarmes exigent désormais une compensation financière pour patrouiller dans leur secteur.
Ceci n’est pas une blague ! Une réalité en République centrafricaine.
Qui connaît le secteur de “bar casier” à Combattant ?
Depuis quelques mois, un jeune commerçant local a ouvert un Motel et un bar dancing dans le secteur de bar casier à quelques mètres de la brigade de l’OCRB de Damara. Mais les braqueurs, qui cherchent malheureusement des situations si pareilles pour dépouiller les paisibles citoyens, se cachent chaque nuit à quelques mètres aux alentours de ce lieu de commerce dénommé « Gloria ».
Ainsi, chaque client de ce bar dancing qui tente de circuler sans prendre de précaution de sécurité personnelle pourrait être dépouillé de tous ses biens par ces malfrats.
Craignant d’être pris pour cible un jour, les habitants du coin ont fait appel aux forces de l’ordre pour tenter de dissuader ces racailles comme ils disent, mais en vain. Leurs appels sont restés sans suite.
Le propriétaire du « Gloria », qui doute fortement que ses clients pourraient bouder son business à cause de l’insécurité, tente à son niveau de faire appel aux forces de l’ordre.
Malheureusement, les gendarmes, qui répondent favorablement à sa demande, exigent à ce qu’on les paye pour chaque patrouille effectuée dans la zone. Et c’est qui a été fait depuis quelques semaines.
En plus de financer du carburant dans leur véhicule, le propriétaire verse encore un pot de vin à la gendarmerie.
Quelle affaire ? Qui a eu cette idée ?
Depuis une semaine, nous avons tenté en vain de joindre les responsables de la gendarmerie nationale pour recueillir leurs versions des faits sur cette honteuse affaire qui discrédite totalement nos forces de sécurité intérieures.
Quant au propriétaire du ‘Gloria », il explique n’avoir aucun commentaire à faire sur cette affaire.
Pendant ce temps, au ministère de la Sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara semble n’avoir aucun souci pour les habitants de Combattant qui lancent depuis plus d’un mois des cris d’alerte et de détresse à son égard.
Centrafrique.com/centrafrique-apres-le-cnds-cest-le-tour-du-fprc-de-condamner-lincursion-des-faca-a-kaga-bandoro/nourredine-img_12janv2018213243-10/” rel=”attachment wp-att-28306 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le général du FPRC Noreidine Adam. CopyrightDR.
Bangui (Corbeaunews) – Dans un deuxième communiqué parvenu à la rédaction du CNC ce lundi 13 mai 2019, la coordination du front patriotique pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) se dit préoccupée par l’incursion temporaire des soldats FACA à Kaga-Bandoro la semaine dernière.
« La Coordination générale du FPRC vient par le présent communiqué exprimer sa préoccupation suite à une manœuvre de déploiement de quelques éléments FACA à Kaga-Bandoro qui a suscité des vives réactions des groupes armés », peut-on lire dans ce communiqué.
Même si l’ancien ministre Abdoulaye Hissene Ramadan, patron du Conseil national de défense et de sécurité (CNDS) des groupes armés semble toujours être en contradiction avec l’aile politique du FPRC dirigé par Noureidine Adam, cette fois, les deux personnalités de l’ex-coalition Seleka semblent être de même avis concernant le redéploiement temporaire de quelques heures dans la capitale provinciale de Nana-Gribizi plusieurs dizaines des soldats FACA la semaine dernière.
« Le FPRC déplore la manière brusque de ce genre de déploiement et regrette cette attitude inacceptable tendant à saper le processus en cours.
Le FPRC rappelle qu’il y a des dispositions prévues dans l’accord de Khartoum Art.16 un arrangement sécuritaire recommandant la mise en place des unités spéciales mixtes composées en majorité des membres des ex-groupes armés , des FSI et des Forces de défense dirigées par un État-major de cette force, qui solliciteront si nécessaire l’appui technique de la Minusca », explique la coordination dans son communiqué que vous trouverez ci-dessous :
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
La Coordination Générale du FPRC vient par le présent communiqué exprimée sa préoccupation suite à une manœuvre de déploiement de quelques éléments FACA à Kaga-Bandoro qui a suscité des vives réactions des groupes armés.
Le FPRC déplore la manière brusque de ce genre de déploiement et regrette cette attitude inacceptable tendant à saper le processus en cours.
Le FPRC rappelle qu’il y a des dispositions prévues dans l’accord de Khartoum Art.16 un arrangement sécuritaire recommandant la mise en place des unités spéciales mixtes composées en majorité des membres des ex-groupes armés , des FSI et des Forces de défense dirigées par un Etat-major de cette force, qui solliciteront si nécessaire l’appui technique de la MINUSCA.
Le FPRC demande au Gouvernement de mettre en œuvre cette disposition de l’arrangement sécuritaire temporaire et le déploiement des unités mixtes et non un déploiement suscite des mécontentements.
Le FPRC demande au Gouvernement de consulter à priori les partis signataires de l’accord avant d’appliquer des dispositions qui l’engagent afin de préserver l’accord.
Le FPRC demande au Gouvernement de retarder le déploiement et d’instruire la CMOP de la Nana- Gribizi pour échanger et proposer de solution aux disputes et, appelle les partis à la retenue et au patriotisme.
Le FPRC demande à l’opinion publique de constituer une alliance nationale de paix et de la reconstruction nationale. Sauvons d’abord notre patrie, soutenons nos amis de paix, prenons le mal en patience, dénonçons les mauvaises habitudes et les vieilles pratiques, créons un climat propice à la paix, à l’unité, à la réconciliation nationale pour la renaissance d’une Centrafrique digne et prospère.
La coalition de l’opposition togolaise (C14) a annoncé lundi qu’elle présentera aux élections locales du 30 juin 2019 des listes communes de tous les partis membres, avec un positionnement des candidats selon leurs zones d’influence.
C’était à l’occasion d’une conférence de presse animée par les membres qui tiennent encore le flambeau de l’union de l’opposition insufflée par la dynamique du 19 août 2017 et qui a permis de mobiliser des dizaines, voire, des centaines de milliers de Togolais dans la rue réclamant les réformes et le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir.
Animée par Brigitte Kafui Adjamagbo Johnson, la coordinatrice de la coalition, la conférence a permis à la C14 de réaffirmer son engagement à tout donner pour l’alternance au pouvoir, au plus tard en 2020 en combinant pression et dialogue sur toute la ligne.
« Nous allons en rang serré aux locales pour confirmer aux yeux de tous que le peuple en majorité est de notre côté. Et nous allons les gagner pour ensuite utiliser cette victoire comme arme de bataille pour la victoire finale », a déclaré Brigitte Kafui Adjamagbo Johnson.
La coalition croit fermement qu’elle gagnera les prochaines élections locales à plus de 90%.
Elle entend convaincre tous les autres partis qui ont quitté à revenir et à mobiliser organisations de la société civile et autres partis qui ont déjà manifesté l’intérêt pour la coalition, à sonner la « cloche du changement ».
« Nous allons aux locales comme on va au combat. Un combat que nous gagnerons. A plus de 90%. Et nous entamons, en ce moment même, des consultations pour nous entendre sur l’essentiel », a ajouté Adjamagbo.
La coalition de l’opposition a connu quelques difficultés au lendemain des législatives, symptomatiques d’une absence de réglementations internes au fonctionnement d’un regroupement de partis à ambitions différentes.
Désormais, la charte signée servira de garde-fou au fonctionnement de la coalition.
Juste après la conférence de presse, le CAR, Comité d’Action pour le Renouveau de l’ancien Premier ministre Yaowi Agboyibo, a été le premier à être reçu.
Il était le premier des 7 qui ont quitté, à suspendre sa participation à la C14 pour divergence de fond sur la ligne de conduite de la coalition.
Jean Pierre Fabre, le Président de l’ANC, Alliance Nationale pour le Changement, et e- chef de file de l’opposition, a confié peu avant la conférence de presse à Anadolu, sa disponibilité à discuter avec les autres composantes de l’opposition pour une unicité d’action en vue des locales du 30 juin 2019.
Les réformes constitutionnelles et institutionnelles ont été réalisées par l’assemblée nationale togolaise le 08 mai dernier avec limitation du mandat présidentiel à 5 ans renouvelable une fois, avec des conditions qui garantissent l’immunité à Faure Gnassingbé, et le titre de sénateur à vie, s’il décide de ne plus briguer de nouveaux mandats.
« Ce qui a été fait à l’assemblée est un coup d’Etat constitutionnel, une assemblée digne de son nom ne fait pas ça », a confié Jean Pierre Fabre à Anadolu.
Centrafrique.com/rca-quand-la-crise-centrafricaine-rend-la-classe-politique-lunion-africaine-et-les-nations-unies-coupables-devant-le-tribunal-de-lhistoire/aristide-briand-reboas-ex-directeur-general-de-renseignement-a-la-presidence/” rel=”attachment wp-att-28302 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’ancien Directeur de renseignements Aristide Briand REBOAS, photo de coutoisie…
A bien des égards, on peut déclarer sans trop se tromper que la RCA est un pays de contraste, de contradiction de paradoxe et d’ambiguïté.
En effet, la RCA est un pays immensément riche compte tenu de ce que regorge son sol et sous-sol en plus d’autres atouts dont sa position stratégique, le Sango sa langue nationale qui est un formidable facteur d’unification nationale.
La RCA est un havre de paix où venaient se réfugier des gens qui fuyaient la guerre et des persécutions à l’exemple de Burundi et Rwanda, Tchad et Ethiopie.
C’était un pays d’accueil pour des investisseurs qui convoitaient l’or, le diamant et bien d’autres pierres précieuses sans compter le coton, le café etc..
Curieusement la RCA fait aujourd’hui partie des pays les plus pauvres caractérisés par une carence en matériels et en personnels qualifiés à laquelle il faut ajouter un déficit de démocratie, l’insécurité et la mauvaise gouvernance.
Malgré la diversité de sa population, la RCA est très attachée à l’unité nationale. D’ailleurs, sa devise “Unité, Dignité, Travail”.
Hélas, les nombreuses crises sociopolitiques et militaires ont battu en brèche cette devise ainsi que toutes les autres valeurs républicaines.
En effet, depuis l’indépendance, la RCA a connu plusieurs coups d’Etats et tentatives qui ont renversé les pouvoirs et déstabilisé les régimes, entrainant la paralysie des institutions de la République.
On ne peut toutefois s’empêcher de rappeler les efforts déployés par les Centrafricains, politiques, religieux, sociétés civiles pour rétablir la paix, la sécurité, le vivre ensemble dans la prospérité.
Ainsi, de nombreuses initiatives ont abouti à des accords, des traités, des résolutions … en vue d’une véritable réconciliation.
En effet, on dénombre plus d’une dizaine d’accords de paix et de réconciliation reconnus et non reconnus dans la perspective de solution des crises récurrentes que le pays a traversées.
Certains accords ont précédés des coups d’Etats d’autres sont survenus après, c’était le cas des accords de Libreville et de Ndjamena dont le but était d’éviter le renversement de régime de Monsieur François Bozizé qui hélas n’ont pas empêché Monsieur Ndjotoja de prendre le pouvoir entrainant la déstabilisation totale du pays.
Le moins que l’on puisse dire c’est que les autorités centrafricaines et les organismes sous régionaux et les Nations Unies ont purement et simplement échoué dans la mise en application des accords.
Quelles sont les raisons de ce fiasco qui a plongé la RCA dans le chaos et le marasme économique ?
A priori on peut évoquer des causes endogènes et exogènes :
– concernant les causes internes, il convient d’évoquer entre autres l’instabilité politique , la corruption, la mauvaise gouvernance, la mauvaise répartition des richesses nationales ainsi que des velléités tribalistes et sécessionnistes dans la conquête et la gestion du pouvoir.
Comment expliquer qu’un pays qui était uni dans le respect de la diversité de sa population puisse en arriver à une crise qui prend une tournure confessionnelle et sécessionniste où les chrétiens se font tuer par les musulmans qui demandent en outre la partition du pays ?
Depuis plus de vingt (20) ans, les protagonistes de la crise centrafricaine sont les mêmes ; tantôt dans le gouvernement, tantôt à la tête des rebellions qui tuent et terrorisent la population.
A chaque occasion de recherche de solution pacifique post crise, ces assassins posent comme condition l’amnistie générale des crimes qu’ils ont commis ainsi que leur nomination à des postes régaliens et stratégiques sous peine de renverser le pouvoir en place dans le bain de sang.
Les autorités centrafricaine, l’Union Africaine et les Nations Unies ont toujours accédé aux revendications de ces rebelles mais rien de concret et de durable ne s’est produit en matière de rétablissement de la paix et la sécurité.
Malgré la signature des accords de Khartoum, les exactions sporadiques continuent dans l’arrière pays notamment dans les zones qui sont toujours sous le contrôle des rebelles tels Ali Daras, Al Katil, Abdoulaye Houssein.
Ces rebelles continuent de percevoir plus de la moitié des recettes de douanières et fiscales qui constituent l’essentiel des ressources du pays. Ils exploitent aussi l’or et le diamant.
L’Etat est toujours faible et les groupes armés contrôlent 80% du territoire national.
Dans ces conditions, il sera très difficile de faire rentrer ces criminels dans l’ordre républicain compte tenu de l’appât du gain.
Par ailleurs, certaines catégories des rebelles ont un objectif bien connu qui est de fonder une autre, leur propre république sur des critères tribalistes et religieux.
C’est le cas des peulhs qui se considèrent depuis toujours comme une nation à part et qui aspirent à disposer d’un territoire à n importe quel prix alors qu’ils font partie intégrante de la RCA.
Il convient de signaler qu’il ne faut pas faire un amalgame entre toutes les minorités Centrafricaines. Il existe des Goula et des Ronga qui ont leurs petites rivalités internes mais qui ne déstabilisent pas la République.
Certains peulhs ont été toujours republicains dans la mésure où ils se sont établis après scolarisation en Centrafrique. C’est le cas de Yerima Mandjo, Waziri Dahirou, Adamou Adji qui fut mon professeur de français à qui je rend un vibrant hommage pour avoir contribué éducation.
Mais certains peulhs non Centrafricains exploitent la situation des peulhs Centrafricains pour atteindre leur objectif basé sur une stratégie de déstabilisation du pays et de sa recolonisation. Ils n’ont jamais été satisfaits de tous les accords dont ils sont signataires.
C’est le cas de Daras Ali qui a déjà obtenu presque tout sans difficulté particulière.
Il a été élevé au rang de général, il s’entoure de soit disant officiers dont on ne connait pas la véritable qualité professionnelles et encore moins le cursus et les centres de formation.
Toutes ces faveurs dont il bénéficie ne lui suffisent pas car son plan et son calendrier consistent à créer tôt ou tard une République des peulhs sur le sol Centrafricain.
Il faut savoir qu’il y a environ quarante millions de peulhs en Afrique. Ils sont repartis au Tchad, Cameroun, Nigéria, Sénégal. Niger ,mali, senegal,
La création éventuelle de cette république des peulhs risque de provoquer l’envahissement et la disparition de notre nation qui risque de passer sous la domination des peulhs de Ali Daras qui est un criminel recherché par la CPI.
Fort de sa position qui lui permet d’obtenir ce qu’il veut quand il veut et comme il veut, Ali Daras finira un jour par demander l’impossible au gouvernement afin de trouver un prétexte pour essayer de prendre le pouvoir mais au risque et péril de sa vie car la RCA appartient aux Centrafricains
Il faut savoir que son calendrier est dicté par son mentor Baba Ladé qui obéit à l’organisation internationale des peulhs basée au Nigéria où existe plus de 17 millions de peulhs.
Ainsi, leur calendrier précis établi avant la signature des accords de Khartoum se présente comme suit :
– Dans un premier temps, la mise en place d’un système d’intégration dans les sphères de l’Etat Centrafricain par la reconnaissance de leurs grades et notamment sa nomination en qualité de gouverneur et général d’armée ; suivra un décret de naturalisation à titre exceptionnel, l’incorporation dans les FACA de ses éléments qui sont plus de deux milles guerriers peulhs étrangers se trouvant dans les pays précités. Ce sont des peulhs de l’ethnie OUDA qui n’ont pas une odeur de sainteté auprès des autres peulhs.
Ainsi, le refus des exigences de Ali Daras en la matière lui donnera le pretexte d’envahir les régions ciblées telles que la Ouaka, Basse Koto, Haute Koto, Bamingui Bangoran, Mbomou Haut Mbomou et Vakaga.
C’est ce plan macabre d’Ali Daras qui explique et justifie l’échec du DDR.
En effet, le DDR qui devrait conduire au désarmement, le démobilisation et la réinsertion des groupes armés n a pas atteint son objectif escompté.
On a assisté qu’à la réinsertion qui na d’ailleurs pas bien fonctionné, d’où l’intérêt de modifier sensiblement ce dispositif pour le rendre efficace et opérationnel.
Ainsi, il convient de préconiser le désarmement, la démobilisation, la réinsertion ou le cas échéant de rapatriement des groupes armés car ils ne peuvent pas trouver leur place dans notre pays qui veut retrouver la paix et la sécurité durable sur toute l’étendue de son territoire.
Le gouvernement Centrafricain ainsi que les organismes internationaux feraient mieux de prendre la mesure de la spécificité de cette situation.
Les services de renseignements généraux et l’armée doivent bien faire leur travail car “la vigilance est la garantie de survie d’un Etat” a déclaré NERON.
Le gouvernement Centrafricain a le choix entre la résignation et l’action préventive.
Toute la classe politique Centrafricaine doit se saisir de cette question et interpeller l’opinion internationale afin d’éviter cette tragédie qui se profile à l’horizon.
Ce qui est vraiment dommages, c’est que cette situation ne date pas d’aujourd’hui car j’avais déjà eu l’occasion d’attirer l’attention de nos autorités politiques et militaires depuis l’époque du président Bozizé.
Ma position est bien connue sur ce sujet alors, qu’on ne vienne pas nous dire qu’on a pas été prévenu.
Il est temps d’abandonner nos petits différends, nos querelles stériles pour enfin réaliser la gravité de cette menace qui pèse sur notre très cher pays au risque d’être étrangers dans notre pays et cela avant même les élections de 2020.
L’heure est à l’unité nationale face au danger imminent qui guète notre pays.
Le fiasco Centrafricain est imputable à tous les dirigeants politiques et à l’Union Africaine ainsi qu’aux Nations Unies dont les disfonctionnements et les ratés ont couté la vie à une bonne partie de la population sans compter les déplacés.
Concernant ces ratés et disfonctionnement, il convient de rappeler les disposition de la résolution 2149 du 10 avril 2014 portant création de la Minusca et la détermination de sa mission.
En effet, la MINUSCA est dotée d’un mandat globale qui consiste entre autres à travailler à la stabilisation de la RCA.
Depuis la marche organisée par la société civile centrafricaine, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) est l’objet de plusieurs critiques tantôt fondées tantôt non fondées ou approximatives. Il convient de rappeler que depuis le début de la grave crise post coup d’Etat du 24 mars 2013, plusieurs Résolutions ont été adoptées par le Conseil de Sécurité de l’ONU par sur la RCA. Il s’agit des Résolutions :
2121 (2013) ;
2127 (2013) ;
2134 (2014) ;
2149 (2014) ;
2181 (2014) ;
2196 (2015) ;
2212 (2015) ;
2217 (2015) ;
2262 (2016) ;
2264 (2016) ;
2272 (201
De toutes ces Résolutions précitées, il faut savoir que la Résolution phare est la Résolution 2149 du 10 avril 2014, car c’est ce texte qui non seulement crée la MINUSCA mais aussi détermine sa mission et ses tâches prioritaires.
La MINUSCA est dotée d’un mandat global consistant à travailler à la stabilisation de la République Centrafricaine. Pour parvenir à cette mission, la MINUSCA est autorisée au titre du point 29 de la Résolution 2149 du 10 avril 2014 à « utiliser tous les moyens nécessaires pour accomplir son mandat, dans les limites de ses capacités et dans ses zones de déploiement ». L’expression « tous les moyens »
Ainsi, je lance un appel solennelle à toutes et à tous pour que vive la République Centrafricaine.
Centrafrique.com/centrafrique-le-cnds-accuse-le-gouvernement-davoir-viole-laccord-de-khartoum/alkhatim-ali-darass-et-abdoulaye-hissene-a-sido-11/” rel=”attachment wp-att-28297 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Al Khatim, Ali Darassa et Abdoulaye Hissene à Sido pour le conseil de défense du CNDS. CopyrightCNC.
Bangui (Corbeaunews) – Le Conseil national de défense (CNDS) accuse le gouvernement d’avoir violé les termes de l’accord de Khartoum.
Dans son dernier communiqué publié ce samedi 11 mai 2019, l’organe de défense des trois (3) principaux groupes armés issus de l’ex-coalition de la Seleka accuse le gouvernement d’avoir délibérément violé l’accord de paix de Khartoum en déployant brièvement et unilatéralement une unité des soldats de l’armée nationale FACA dans la ville de Kaga-Bandoro la semaine dernière, et ce, sans avoir prévenir le CNDS ou le MPC: « Il est inscrit à l’article 15 alinéas (d) que tout acte doit être posé d’un commun accord avec les partis et les partenaires » indique le communiqué du CNDS.
Affirmant toujours son adhésion à l’accord de Khartoum signé le 6 février dernier, le CNDS dirigé par Abdoulaye Hissene Ramadan rappelle au gouvernement l’article 16 dudit accord qui prévoit la mise en place des unités mixtes de défense composées des FACA et des rebelles ayant adhéré pleinement à cet accord pour une durée de 24 mois dans des zones contrôlées par ces mêmes groupes armés : « Selon les engagements sécuritaires temporaires en annexe 1 article 16, les partis s’engagent dès la signature du présent accord à mettre en place des unités spéciales mixtes de sécurité pour une période transitoire initiale de vingt-quatre mois et placées sous la supervision des forces de défense.
Elles sont constituées de membres de forces de défense et de sécurité nationale et en majorité des membres des groupes armés ayant pleinement adhéré aux principes du présent accord et suivi une formation adéquate de (2) deux mois », peut-on lire dans le communiqué.
Il est à noter que le chef du Conseil national de défense (CNDS) Abdoulaye Hissene Ramadan est dernièrement désigné le grand superviseur de la région de Ndélé du mouvement Cœurs unis du Président Faustin Archange TOUADERA.
Il est à la fois chef d’État-major du FPRC, Patron du CNDS et Superviseur du MCU pour Ndélé. Son communiqué sonne comme un véritable camouflet pour le pouvoir en place à Bangui qui pense qu’avec les billets de banque on pourrait acheter tout dans ce pays de Boganda.