mercredi, mai 6, 2026
Accueil Blog Page 458

CENTRAFRIQUE : JEAN-PIERRE DOUZIMA ET NOËL RAMADAN SONT TOMBÉS DANS LEUR PROPRE PIÈGE.

0
Centrafrique.com/centrafrique-jean-pierre-douzima-et-noel-ramadan/jean-pierre-douzima-2/” rel=”attachment wp-att-23648 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Monssieur Jean-Pierre Douzima, l’ex-directeur de l’ACFPE.

 

 

CENTRAFRIQUE : JEAN-PIERRE DOUZIMA ET NOËL RAMADAN SONT TOMBÉS DANS LEUR PROPRE PIÈGE

 

Nous avions annoncé dans nos dernières publications que Jean-Pierre DOUZIMA est une équation à plusieurs inconnues. Aussi nous avions précisé que le feuilleton DOUZIMA s’arrête au 14e épisode et que dans les films dramatiques, les acteurs principaux finissent en prison.

 

Ce serait le cas de Jean-Pierre DOUZIMA ancien Directeur Général de l’ACFPE, Noel RAMADAN Président du Conseil d’administration de l’ACFPE et représentant de la centrale syndicale USTC, Mme Théodora Faustine GROTTE , représentante de la centrale syndicale CNTC, Monsieur Bruno PERIER représentant du GICA, Monsieur Théodore LAWSON, représentant de l’UNPC, tous membres du conseil d’administration de l’ACFPE qui seront tous rattrapés par les dispositions des statuts de l’ACFPE.

 

Que disent les statuts de l’ACFPE en son titre 2 « Organisation et fonctionnement » et en son article 21, nous citons « Les délibérations des conseils d’administration sous forme de résolutions sont communiquées par le Président dans un délai d’un (1) mois au ministre de tutelle technique pour approbation. Celui-ci dispose d’un délai de quinze (15) jours à compter de la date de communication des documents soumis à son approbation pour annuler ou surseoir à l’application des résolutions notamment lorsqu’elles

  • Ont été prises en violation de la Loi,
  • Procèdent d’un abus de pouvoir,
  • Risquent d’entrainer un déséquilibre financier.L’article 22 poursuit « les délibérations rejetées par le ministre de tutelle technique peuvent être soumises à nouveau au conseil d’administration pour une deuxième lecture. Dans ce cas le conseil est tenu de délibérer dans le sens indiqué par l’autorité de tutelle ».Ces deux articles confortent Jean-Christophe NGUINZA, Ministre du Travail, de l’Emploi, de le Formation Professionnelle et de la Protection Sociale, Ministre de tutelle technique de l’ACFPE. En effet au début de l’année 2018, le conseil d’administration a pris une résolution dans laquelle il a renouvelé toute sa confiance au Directeur Général pour lui permettre de conduire à terme son plan d’action quinquennal 2016-2020, alors que le ministère de tutelle technique avait notifié à Monsieur Jean-Pierre DOUZIMA par décision N° 004 du 06 janvier 2017, son départ à la retraite. Décision qu’il aurait vigoureusement contesté argumentant qu’il était nommé par décret. Le Ministre de tutelle technique avait tout naturellement rejeté la résolution en faisant comprendre au conseil d’administration que le Directeur Général de l’ACFPE était sous le coup de la loi. Le Conseil siège à nouveau et retransmets la même résolution avec les même termes au Ministre de tutelle créant ainsi un bras de fer entre le gouvernement et le Conseil. A la lumière de ce qui précède, le Conseil d’administration a violé plusieurs textes législatifs et organiques de la République Centrafricaine.

 

  •  
  • En cas d’indices suffisamment graves ou de manquement constatés dans la gestion, les administrateurs et le directeur général de l’Agence peuvent être relevés de leur fonction nonobstant les poursuites judiciaires auxquelles ils s’exposent ». Fin de citation.
  • Par rapport à l’article 21 : la loi sur la retraite a été violée, l’abus de pouvoir s’est installé par le bras de fer et le déséquilibre financier causé par le maintien du Directeur Général pendant 21 mois à son poste.
  • Aux dernières nouvelles, Monsieur Noel RAMADAN, qui contestait corps et âme la nomination du nouveau Directeur Général de l’ACFPE, est venu sur la pointe des pieds, approuver les documents des banques en tant que mandataire et décharger sans hésitation ses honoraires. Nous restons persuadés qu’il reviendra faire des yeux doux au Directeur Général par intérim, lorsqu’il constatera que son réservoir est vide. C’est le caractère nécessiteux et versatile de la plupart de nos responsables. Comme quoi, le ridicule ne tue pas en Centrafrique.
  • Il est le seul Ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et de la Protection Sociale a bravé les caprices de DOUZIMA en le limogeant par un décret suite à son rapport circonstancié relatif au comportement malveillant des administrateurs, puis il a pris courageusement une mesure conservatoire de haut niveau en nommant son proche à la tête de l’ACFPE pour procéder au toilettage administratif et financier de cette institution de l’Etat qui fut pendant 14 années le titre foncier de Jean-Pierre DOUZIMA.
  • Monsieur Jean-Christophe NGUINZA qui bénéficie de l’appui sans faille du Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji et du Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’Etat, ne ménagera aucun effort pour mettre définitivement fin à toutes ces agitations désespérées de Jean-Pierre DOUZIMA et de Noel RAMADAN.
  • Jean-Pierre DOUZIMA, non content de ses 14 années passées gracieusement à la tête de l’ACFPE s’agite, alors qu’il devrait en toute honnêteté intellectuelle remercier les gouvernements qui se sont succédés et qui lui ont fait confiance, et négocier plutôt un avenir meilleur au lieu de saboter la survie de l’ACFPE.
  • Outre ces manquements, Jean-Pierre DOUZIMA a signé un contrat de travail le 23 décembre 2005 et un avenant au même contrat le 21 avril 2006, afin d’aménager son salaire, avec le conseil d’administration présidé par Monsieur Michel FOBAIN, représentant de l’UNPC. Et ce, en dépit du décret N°04/219 du 1er octobre 2004 le nommant Directeur Général et faisant déjà foi de contrat de travail. Est-ce que les conseils d’administration à qui le pouvoir public a délégué ses pouvoirs ont-ils compétence à se substituer à un décret pour signer des contrats de travail avec un Directeur Général nommé par ce décret ?
  • Ce sont des indices suffisamment graves qui doivent exposer les membres du conseil d’administration et le Directeur Général sortant à une poursuite judiciaire.

Par : Alain Nzilo, DP

Centrafrique : La coopération centrafricano-russe en 18 points

0

Centrafrique.com/centrafrique-la-cooperation-centrafricano-russe-en-18-points/russes-rencontre-maires/” rel=”attachment wp-att-23644 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Centrafrique : La coopération centrafricano-russe en 18 points

 

 

 

9 octobre 2017 – 9 octobre 2018, voilà exactement un an, jour pour jour, de reprise de coopération entre la République centrafricaine et de la Fédération de Russie. Durant la période, les Centrafricains ont été témoins de certaines réalisations qui méritent d’être relevées.

A en croire une source proche de la délégation russe en République centrafricaine, dix-huit points essentiels de coopération sont à mettre à l’actif de la reprise de la coopération avec le pays de Poutine, lesquels points se résument ainsi :

1 – Le forum économique s’est déroulé a Saint-Pétersbourg, avec la participation du Président Touadera et de la délégation de la RCA ;

  1. Une aide humanitaire a été fournie aux habitants du quartier du KM5 ;
  2. Pour la première fois depuis un certain temps, un convoi humanitaire a fait le trajet à travers tout le pays, venant de Amdafok jusqu’à Bangui ;
  3. Des hôpitaux, qui fournissent une aide médicale aux populations locales, ont été installés dans les villes de Ouaddda et Bria ;
  4. La formation et la sortie des FACA qui ont passé leur formation sous les Instructeurs russes. Déjà près de 1300 soldats ont parachevé leur formation ;
  5. Le Ministère centrafricain des sports conjointement avec les partenaires russes ont organisé la coupe de football, dénommée la « coupe de l’espoir ». Un tournoi, qui a pu réunir tous les arrondissements de Bangui. Une première du genre ;
  6. Le conseiller russe du Président de la République en matière de sécurité, Valery Zakharov, a organisé une série de tables rondes avec les maires des arrondissements de Bangui, pour identifier les problèmes clés qui rongent la RCA ;
  7. Les partenaires russes sont en train d’appuyer les enfants centrafricains, à travers des occasions de réjouissance pour permettre à ces enfants de profiter véritablement de leur enfance. Ils ont fait un don d’équipements sportifs au Centre de la mère et de l’enfant, à l’école Elim Bangui Mpoko, au Jardin d’enfants du 6ème arrondissement de Bangui et à l’école/église MARM ;
  8. Evacuation d’un habitant qui n’a pas pu recevoir l’aide médicale indispensable, vue la complicité de sa maladie, a été évacué à bord d’un avion avec l’aide de la mission russe dans un hôpital, capable de faire le traitement nécessaire ;
  9. La rencontre interconfessionnelle, avec la participation des leaders religieux et l’adjoint de Valeriy Zakharov ;
  10. La fortification des forces des FACA. Les FACA ont pu stopper l’intrusion des mercenaires étrangers à la frontière avec le Tchad ;
  11. Le concours des dessins et des poèmes organisé conjointement avec le Ministère centrafricain de l’éducation et les partenaires russes ;
  12. La rencontre à Khartoum des leaders des groupes armées, organisée par la partie russe et par le gouvernement du Soudan ;
  13. La table ronde sur le sujet de la déclaration de Khartoum, avec la participation des députes et Valeriy Zakharov, pour discuter du bilan de ladite déclaration ;
  14. L’entrainement de l’équipe de football du 3ème arrondissement de Bangui dans la suite logique de l’histoire de la « coupe de l’espoir », pour continuer de développer le football et le sport en RCA ;
  15. Au titre des résultats du concours – l’envoi, avec les partenaires russes, des enfants au camp international dénommé Artek ;
  16. L’aide humanitaire (don de médicaments) à l’ouverture d’un point médical au village EJTB, sur la route de Bagandou.

Par : Fred Krock, CNC.

Cameroun : Réactions de l’opposition suite à l’auto proclamation de Maurice Kamto comme vainqueur de la présidentielle

0

Centrafrique.com/cameroun-reactions-de-lopposition-suite-a-lauto-proclamation-de-maurice-kamto-comme-vainqueur-de-la-presidentielle/garga/” rel=”attachment wp-att-23640 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Cameroun : actions de lopposition suite à l’auto proclamation de Maurice Kamto comme vainqueur de la présidentielle

 

 

 

Plusieurs leaders de lopposition ont fermement condamné hier lattitude du candidat du Mrc.

Hier, 24 heure après la présidentielle, le candidat du Mouvement pour la rénaissance du Cameroun le Pr Maurice Kamto a annoncé sa victoire en violation de la loi électorale. Du coup,  les autres opposants ont immédiatement réagi.

Le premier à réagir est Garga Haman Adji, candidat de l’ADD (Alliance pour la démocratie et de développement). Ce dernier affirmé que Maurice Kamto est le président des réseaux sociaux. Garga Haman Adji a déclaré que « J’ai suivi à travers les médias, à travers les réseaux sociaux, il y a des gens qui sont tellement pressés de devenir président de la République, quils constatent que, ils ne peuvent peut-être pas le devenir alors ils prennent les devants en sautoproclamant président de la République. Et si c’était aussi facile, il y aurait autant de présidents de la République que des camerounais.

Il faut quand même quon soit un peu plus sérieux”, il a poursuivi que Quand on se permet même d’oser d’être candidat à la présidence, cest quon est présumé être sérieux.  Moi, cest la troisième fois que jy vais et je reste toujours dans la légalité la plus complète. Il ne sagit pas de montrer les gros bras ou lintelligence artificielle à travers les réseaux sociaux pour dire quon est le président non pas de la République mais des réseaux sociaux”. Il a ainsi appelé ce dernier a la légalité.

Le SDF (social democratic front) le principal parti de l’opposition également a réagi par la voix de son candidat Joshua Osih ce matin sur les antennes de Rfi. Joshua Osih de son côté a jugé l’attitude du candidat du Mrc « ridicule, illégale et contre-productif ». il pense d’ailleurs que ce dernier est entrain de compromettre les chances de l’opposition de prendre le pouvoir.

Côté gouvernemental, on condamne l’imposture de quelques qui veut mettre le Cameroun à feu et à sang. Le ministre de la communication, porte parole du gouvernement a prevenu que Maurice Kamto n’aura pas seulement en face de lui les forces de défense et de sécurité, mais la Nation entière pour contrer son projet chaotique.

 

Par : N. Mballa, CNC.

RDC : Le gouvernement dénonce l’ingérence du conseil de sécurité de l’Onu

0

Centrafrique.com/rdc-le-gouvernement-denonce-lingerence-du-conseil-de-securite-de-lonu/conseil-de-securite-rdc/” rel=”attachment wp-att-23636 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

RDC : Le gouvernement dénonce l’ingérence du conseil de sécurité de l’Onu

 

 

 

Les autorités congolaises laccusent doutrepasser sa mission en abordant la question des élections.

En mission en RDC ce week-end, le conseil de sécurité de l’Onu a abordé la question des élections. Il a invité celles-ci à organisé des élections libre, transparente et apaisée.

Le ministre de la communication Lambert Mendé porte-parole du gouvernement a fait savoir que le conseil de sécurité outrepasse sa mission. Qu’elle n’est pas habileté à évoquer les questions électorale. Bien plus, Lambert Mendé a rappelé que la RDC finance seule ses élections et n’a pas besoins des leçons.

Vendredi dernier, 15 ambassadeurs du conseil de sécurité de l’Onu sont arrivés en RDC pour des raisons exclusivement sécuritaire. Car leur arrivée intervient au lendemain de l’appel au retrait de la Monusco par le président Kabila.

Le président faisait savoir du haut de la tribune des Nations Unies que le bilan de cette force onusienne est mitigé.

…..

 

CNC.

Centrafrique : Bossembélé, un match de football tourne à la débandade.

0
Centrafrique.com/centrafrique-bossembele-un-match-de-football-tourne-a-la-debandade/arc-en-ciel-au-milieu-du-terrain-football-bossembele-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-23627 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Arc-en-ciel au milieu du terrain de football à Bossembele le 7 octobre 2018. Credit photo : Corbeaunews.

 

 

Centrafrique : Bossembélé, un match de football tourne à la débandade.

 

 

Si dans la ville de Bossembélé, à environ 150 kilomètres de Bangui, les détonations d’armes ne font plus courir les gens, il y’a d’autres phénomènes, plus naturels, pourraient trembler toute la ville. On parle de l’arc-en-ciel.

 

En effet, selon la construction locale de l’esprit qui ne repose sur un fond de réalité, et contrairement à la sainte Bible, la présence de l’arc-en-ciel proche de la terre pourrait être très dangereuse pour un être humain.

Alors que la sainte Bible explique la présence de l’arc-en-ciel comme une alliance entre Dieu et les hommes, un symbole de paix, à Bossembélé, on considère celui-ci comme un rayon mystique qui pourrait électriser en un laps de seconde une personne ou un animal.

Ainsi, lors d’un match de football amical sponsorisé par le MLPC ce dimanche 7 octobre dernier, les spectateurs, y compris les joueurs ont eu le malheur de constater non seulement la menace de la pluie, mais aussi de l’arc-en-ciel  visible sur le terrain du match.

En dépit du temps de match réduit décidé par les organisateurs (2×20 minute), la seconde période s’annonce plus que difficile.

En quelques secondes, un arc coloré avec le rouge à l’extérieur et le violet à l’intérieur, présentant un dégradé de multicouleurs positionné juste au sol sur le terrain, bloquant du coup l’une des deux surfaces du gardien , suffit à tout le monde d’être paniqué. Incroyable ! Du jamais vu selon la mairesse de la ville présente parmi les spectateurs.

Même si la délégation  officielle venue de Bangui dans laquelle se trouvent le Préfet de l’Ombella-M’poko et le Président du MLPC Martin Ziguélé, qui tente malgrer tout de  garder son calme au moment de l’événement, ce n’est pas le cas pour les autres.

À cet instant, on peut parler d’une débandade générale des joueurs et des spectateurs. En quelques secondes, le terrain se vide totalement et le match est annulé sur-le-champ.

Ce phénomène, interprété de diverse manière par la population locale, mérite en lui-même de parler d’un signe palpable de la paix prédit par la sainte-bible.

Rappelons que dans le monde, il existe une panoplie des mythes entourant le phénomène d’arc-en-ciel.

De l’Asie jusqu’en Europe en passant par l’Afrique et l’Amérique, chaque continent, chaque peuple et chaque pays tente d’expliquer plus ou moins scientifiquement la présence de l’arc-en-ciel en haut. Mais le cas de Bossembele semble être un cas exceptionnel selon plusieurs observateurs. On voit un arc-en-ciel au sol, c’est de la première fois dans ma vie, explique un adjoint au maire de la ville de Bossembélé assistant à la scène.

 

Yaloké, Igor Zatoua pour CNC.

Centrafrique : grève générale au ministère des Transports, le ministre Jousso sur la sellette.

0
Centrafrique.com/centrafrique-greve-generale-au-ministere-des-transports-le-ministre-jousso-sur-la-sellette/ministre-theodore-jousso-fred-krock-3/” rel=”attachment wp-att-23623 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Le ministre des transports Théodore Jousso. Photo : CNC.

 

 

Centrafrique : grève générale au ministère des Transports, le ministre Jousso sur la sellette.

 

 

Ce lundi 8 octobre 2018, un jour de cauchemar pour le ministre des Transports monsieur Jousso. Une grève générale des fonctionnaires dudit ministère demandant sa démission pourrait lui coûter probablement cher.

 

Embourbé dans des scandales à répétition, le ministre Théodore Jousso, récemment accusé par le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji du détournement des deniers publics, fait face désormais à un autre front, plus large, au sein de son propre  département.

En effet, le syndicat des fonctionnaires du ministère des Transports, qui ne compte plus garder le silence face aux dérives insupportables du ministre Jousso, mobilise depuis quelques semaines ses adhérents pour contraindre celui-ci à quitter la tête de leur ministère.

Ainsi, ce lundi 8 octobre, une grève générale est organisée au sein dudit ministère, faisant paralyser totalement son fonctionnement.

Sur la banderole des grévistes, on peut lire aisément « Thédore Jousso doit partir ».

Pa d’ambiguïté, les fonctionnaires grévistes demandent publiquement le départ de leur ministre Théodore Jousso qu’ils qualifient du népotiste.

Cependant, le ministère, totalement bloqué, ne peut plus fonctionner, car toutes les portes sont restées fermées toute la journée.

Contacté par CNC, l’un des grévistes exprime son désire de voir partir son ministre qu’il qualifie de serpent « dangereux ».

En 2017 et début 2018, nous avons publié plusieurs articles concernant le jeu mafieux du ministre Jousso avec la complicité de son Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji au sein de son département.

Au début d’année, nous avons lancé une alerte sur le détournement des taxes aéroportuaires par le ministre Jousso, sous la complicité du Premier ministre Sarandji, alors que celles-ci sont prises en compte par le budget 2018 voté par l’Assemblée nationale.

Un préjudice, estimé à environ 500 millions de francs CFA, aurait permis au Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le ministre Jousso de vivre pleinement une vie des milliardaires sur le tombeau des Centrafricains qui sont nombreux à laisser leur vie à cause du manque de soins appropriés dans les hôpitaux du pays, alors que ces fonds détournés pourraient faire améliorer leur condition de vie.

Décidément, le Président Touadera et son gouvernement ne font qu’aggraver l’état chaotique de leur pays.

Dossier à suivre.

 

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC.

Centrafrique : Le personnel du Ministère des Transports et de l’Aviation civile exige sans condition le limogeage de leur ministre.

0
Centrafrique.com/centrafrique-le-personnel-du-ministere-des-transports-et-de-laviation-civile-exige-sans-condition-le-limogeage-de-leur-ministre/bandorole-greve-du-personnel-ministere-des-transports-2018/” rel=”attachment wp-att-23620 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Affiche des grévistes du ministère des travaux publics. Credit photo : Cyrille Jefferson Yapéndé. CNC.

 

 

 

Centrafrique : Le personnel du Ministère des Transports et de l’Aviation civile exige sans condition   le limogeage de leur ministre.

 

 

 

« Non à l’homme du népotisme, du clientélisme, avide d’argent, spécialiste de la discrimination et de la corruption et savant diabolique du détournement des fonds publics… » Tels sont les termes qui ont été mentionnés sur la banderole attachée par le syndicat à l’entrée dudit ministère lors d’un sit-in organisé ce lundi 08 octobre 2018 pour demander le limogeage du ministre, Théodore JOUSSO.

Sur un document dont CNC a reçu une copie, les grévistes recommandent entre autres :

Le limogeage et/ ou démission du ministre Théodore Jousso sans délai à compter de la date de réception de mémorandum par le Président de la République, le Professeur Faustin Archange TOUADERA et le Premier ministre, Simplice Mathieu Sarandji ;

La nomination d’un cadre compétent des Transports à la tête du Département ou d’un autre centrafricain compétent pour corriger les manquements très graves du ministre sortant qui ont plongé leur ministère dans la léthargie, notamment l’intervention du ministre dans le fonctionnement de L’ANAC pour recruter ses propres parents, et interdire le fonctionnement du Conseil d’Administration de l’ANAC-Centrafrique dont les membres restent en place jusqu’à un nouveau décret.

Pour exprimer son ras-le-bol, le Secrétaire général du syndicat du Ministère des Transports et de l’Aviation civile, Dénis Narcisse BAZANGUELE relève que le ministre JOUSSO est en train de ternir l’image de leur département :

« Un penseur a dit, si je perds ma santé, je perds une chose, mais si je perds mon honneur, je perds tout. Raison pour laquelle on ne peut pas continuer avec une personne qui est en train de ternir l’image du Département, l’honneur de son personnel. Voilà pourquoi tout le personnel décide de finir avec le ministre et que les très hautes autorités trouvent quelqu’un sérieux, serein qui a l’esprit de la collaboration avec ces administrés afin que le Ministère des Transports et de l’Aviation civile retrouve sa place initiale qui est depuis longtemps perdue.

 ».

Ce qui est à déplorer lors de ce sit-in est la fermeture systématique des bureaux et le non-accès au sein du Département par les usagers. En plus le personnel dudit ministère compte monter à la vitesse supérieure dans 72heures si les autorités compétentes ne réagissent pas à leur colère.

Il est à signaler que ce nouveau rebondissement vienne après le scandale des malversations financières et détournements contre le ministre Théodore JOUSSO.

Affaire à suivre…

 

Par : Jefferson Cyrille Yapéndé pour CNC.

 

 

   

Présidentielle au Cameroun : Kamto proclame sa victoire avant le conseil constitutionnel

0

Centrafrique.com/presidentielle-au-cameroun-kamto-proclame-sa-victoire-avant-le-conseil-constitutionnel/camto-proclame-sa-victoire-a-la-presidentielle-au-cameroun/” rel=”attachment wp-att-23615 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Présidentielle au Cameroun : Kamto proclame sa victoire avant le conseil constitutionnel

 

 

 

Le candidat du Mrc s’est déclaré vainqueur aujourd’hui au siège de son parti à Yaoundé. Le gouvernement et les autres membres de l’opposition ont fermement condamné les propos du Pr Maurice Kamto.

 

Maurice Kamto a annoncé  sa victoire à l’élection du 7 octobre.“J’ai reçu mission de tirer le penalty, je l’ai tiré et je l’ai marqué”, J’ai reçu du peuple un mandat clair que j’entends défendre jusqu’au bout je demande au  président de la Republique sortant à me remettre le pouvoir afin d’éviter une crise postelectorale”. A-t-il declare.

L’annonce du candidat du Mrc intervient à moins de 24 heures de l’élection présidentielle. Les réactions à ces declarations ne ce sont pas faites attention. C’est d’abord le candidat Garga Haman Adji qui a condamné cette attitude en invitant Maurice Kamto a respecter le droit.

Joshua Osih du Sdf tout comme John Fru Ndi ont appelé Maurice Kamto à la revenue. De même Matomba et Ndifor en ont fait de même. Côté gouvernementale, le porte parole Issa Tchiroma Bakary, ministre de la communication a rappelé à France 24 que seul le conseil constitutionnelle est le seul organe habileté à proclamer les résultats de la présidentielle.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : nécrologie, le MLPC régrette la disparition de son porte-parole national monsieur Luc Guela

0

Centrafrique.com/centrafrique-necrologie-le-mlpc-regrette-la-disparition-de-son-porte-parole-national-monsieur-luc-guela/logo-mouvement-de-liberation-du-peuple-centrafricain-mlpc-img_25janv2018190001-13/” rel=”attachment wp-att-23611 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

Centrafrique : nécrologie, le MLPC régrette la disparition de son porte-parole national monsieur Luc Guela.

 

Communiqué de Presse

 

Le Mouvement de libération du Peuple Centrafricain a appris avec une grande tristesse le 06 octobre 2018 à 11h heure de Bangui la disparition du camarade militant Luc GUELA membre du Bureau Politique et porte-parole national du parti. En Luc GUELA, le parti perd un militant résiliant et convaincu.

Engagé très jeune au MLPC, le camarade Luc GUELA a fait preuve d’une constance ferme dans son parcours militant. En 1998 il fut élu député de la circonscription de Bimbo 2 pour ensuite être élu par ses pairs Premier Vice-président de l’Assemblée Nationale de 1998-2003. Parlementaire résolu, il fut également Conseiller National de Transition de la Sangha-Mbaéré de 2013 à 2016.

Solide dans ses convictions le camarade et militant Luc GUELA ne ménageait aucun n’effort pour défendre le parti sur ondes nationales. Secrétaire Permanent au siège du MLPC, Il aura apporté compétence et lucidité à chaque moment de la campagne présidentielle.

En faisant part de sa grande émotion, le Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain au nom de tous les militants, le parti dans son ensemble présente ses sincères condoléances à la famille de Luc GUELA, ses nombreux amis dont, tout au long de sa carrière, il aura su gagner l’estime et le respect, éplorés en ces douloureuses circonstances.

 

Bordeaux, le 08 oct. 2018

Porte-parole

Aimé DOUNDA

Centrafrique : un collectif des républicains centrafricains demande à l’État de rester neutre dans le litige opposant la Communauté Musulmane Centrafricaine avec Monsieur OUMAR KOBINE

0
Centrafrique.com/centrafrique-un-collectif-des-republicains-centrafricains-demande-a-letat-de-rester-neutre-dans-le-litige-opposant-la-communaute-musulmane-centrafricaine-avec-monsieur-oumar-kobine/mosquee-centrale-de-bangui-img_14mai2018041415/” rel=”attachment wp-att-23606 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Mosquée centrale de Bangui.

 

 

 

Centrafrique : un collectif des républicains centrafricains demande à l’État de rester neutre dans le litige opposant la Communauté Musulmane Centrafricaine avec Monsieur OUMAR KOBINE

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE.

 

 

Au nom de principe de la laïcité, nous, le Collectif des Républicains  Centrafricains, demandons à l’Etat Centrafricain de rester neutre dans le litige qui oppose la Communauté Musulmane Centrafricaine avec Monsieur OUMAR KOBINE comme le lui demande la constitution Centrafricaine.

Officiellement la RCA est un pays laïc. Ce qui n’est pas vrai au regard de ce qui se passe actuellement.

Il est temps que l’Etat Centrafricain respect nos compatriotes Musulmans. Le peu de nos compatriotes Républicains se voient imposer un dirigeant pour leur Culte et après on s’étonne qu’il y ait des tensions communautaires, ou bien des gens ne croient plus à la République ou bien des groupes des personnes qui feront le choix de prendre les armes pour se faire entendre.

Rappel. Qu’est-ce que c’est que le concept de la laïcité ?

Le concept de laïcité est relativement simple à résumer: Il implique qu’il n’y ait pas de religion d’État et que ce dernier se montre neutre envers les croyances de chacun. La liberté de conscience doit être garantie.

Mr KOBINE fut élu le 12 Janvier 2010 pour un mandat de trois (3) ans comme Président de l’Organisation communautaire appelée la Communauté Islamique Centrafricaine (CICA). Au terme de son mandat comme le stipule le statut de association, il était question d’organiser une assemblée générale et à l’issu de cela et organiser une élection pour la Présidence et l’équipe dirigeante, ce que Monsieur KOBINE n’a jamais voulu faire pendant cinq (5) ans. Prétextant, au préalable, un  retour de la paix sur l’étendue du territoire,  Il dirige l’association comme une entreprise privée. Il a passé plus de temps dans les avions à l’Etrangers, dans les salles des conférences ainsi que les studios des radios et télévisions que d’aller s’enquérir au prêt de ceux qui l’on élu.

Au vu de ce que précède, les administrateurs de cette association ont fait le choix de convoqué une réunion de concertation et à l’issue de cela un comité ad hoc a vu le jour il y a de cela deux mois. Se sentant pousser dans ses retranchements, il était obligé d’aller jeter le discrédit sur les membres de ce comité ad hoc, en disant au Ministre de la sécurité publique que ces derniers sont soit des pros Mr MECKASSOUA, soit des pros Seleka ou bien des étrangers au solde de Tchad,  autrement dit, ils sont des opposants au régime en place.

Ce qui est aberrant, c’est le fait de voir que le Ministre de l’intérieur se permet de convoquer les membres de ce comité ad hoc et de s’en prendre violement à eux et, de leur intimé l’ordre de le laisser tranquille et  repartir travailler avec lui. Au nom de la République et en vertu de disposition de la constitution Centrafricaine, nous demandons à Mr le ministre de l’intérieur de n’est plus s’immiscer dans les affaires de cultes. Si Monsieur KOBINE se sent léser libre arbitre à lui d’aller se plaindre devant les tribunaux en non pas chez ces amis ou parrains ministres.

Nous appelons à l’Etat et aux organisations nationales et internationales de n’est plus invité Mr KOBINE au nom de la Communauté Islamique Centrafricaine car il n’a plus la légitimité de le faire mais libre arbitre à eux de l’invité entant qu’individu.

Le collectif des Républicains Centrafricains restera vigilant, afin que les deux parties respectent scrupuleusement le statut de CICA ainsi que les lois en vigueur sur les associations de droit Centrafricains. Faute de quoi nous sommes disposés à aider nos compatriotes Musulmans d’aller au tribunal afin que la loi soit dite.

 

Fait à Paris le 03/10/2018

Le Président, Firmin NGOYOS

Centrafrique : renforcement de la cohésion sociale à Bria.

0
Centrafrique.com/23593-2/habitations-detruites-a-bria-en-centrafrique-cnc/” rel=”attachment wp-att-23594 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Habitations détruites à Bria par des groupes armés. Credit photo : Gervqais Lenga pour CNC.

 

 

Centrafrique : renforcement de la cohésion sociale à Bria.

 

 

organisée par le mouvement préfectoral de la jeunesse de haute-kotto conduit par son Président Hassan Adam Sallet, une visite de courtoisie et du remerciement d’une centaine des jeunes de Bria au domicile du patron du FPRC et de la milice Anti-Balaka renforce considérablement la cohésion entre les différente communautés vivant dans la région.

 

Même si depuis le rapprochement entre les chefs Anti-Balaka de Bria et son compatriote du FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE (FPRC) la semaine dernière a énormément faciliter la circulation de la population locale, le mouvement préfectoral de la jeunesse de haute-kotto voudrait tout de même renforcer cette initiative centrafricano-centrafricaine.

Selon nos informations, tout a commencé ce dimanche 7 octobre par la visite d’une centaine des jeunes du mouvement préfectoral au domicile du nouveau chef d’État-major du FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE (FPRC), le général de la Séléka Ali Housta au quartier Bornou avant de se rendre au camp des déplacés du PK3 rencontrer le nouveau général et chef des Anti-Balaka de Bria dénommé Junior.

L’objectif de la visite, selon le mouvement de la jeunesse locale, féliciter les deux chefs miliciens pour leur nommination comme Chef d’État-major du FPRC de Bria pour le premier, et général en chef pour la milice Anti-Balaka pour le second.

Hors-mis les félicitations, le mouvement voudrait encourager les deux parties à privilieger la sécurité de leurs concitoyens et l’intérêt national avant toute chose.

Rappelons que la ville de Bria retrouve depuis une semaine son cours normal avec des élèves qui retrouvent le chemin de l’école.

 

Bria, Moïse Banafio pour CNC.

 

Centrafrique : Koui, une sous-préfecture abandonnée par le pouvoir de Bangui.

0
Centrafrique.com/centrafrique-koui-une-sous-prefecture-abandonnee-par-le-pouvoir-de-bangui/lits-dhopital-de-koui-dans-louham-pende-en-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-23588 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Hôpital de Koui. Credit photo : Gervais Lenga pour CNC.

 

Un malade hospitalisé à Koui. Credit photo : Gervais Lenga pour CNC.

 

 

 

Centrafrique : Koui, une sous-préfecture abandonnée par le pouvoir de Bangui.

 

 

Autre fois convoitée par le pouvoir de Bangui dans les années 1990 pour son électorat souvent très indécis, la sous-préfecture de Koui située au nord-ouest de la République centrafricaine se retrouve aujourd’hui abandonnée par le gouvernement centrafricain. En conséquence, la ville ne dispose d’aucune infrastructure publique encore debout et la population, laissée à l’abondant, n’a que le seul Dieu comme recours.

 

La semaine dernière, lors de notre tournée dans la sous-préfecture de Koui dans l’Ouham-péndé, nous sommes de toute évidence frappés par l’État chaotique de la ville qui semble être résignée par la puissance armée du mouvement 3R dirigé par le sulfureux Abbas Siddiki qui contrôle le secteur depuis plus de 3 ans.

Le gouvernement centrafricain, qui ne dispose depuis plus de 3 ans d’une force politique et militaire robuste pour instaurer l’autorité de l’État dans cette sous-préfecture de l’Ouham pendé, préfère se désengager totalement de ses obligations vis-à-vis de la population locale.

En plus des infrastructures routières et pédagogiques qui n’existent quasiment plus, le centre hospitalier local, qui ne dispose que 9 lits sans matelas,est dépourvu totalement du personnel médical et d’une pharmacie officielle.

Ce qui est étrange, les femmes enceintes accouchent même sur des lits avec de planches et cartons.

Pour les malades hospitaliers, ils n’ont que ce lit en dur pour se coucher durant leur hospitalisation.

En plus, l’hôpital est ravitaillé par un commerçant ambulant qui achète lui-même ses produits sur un marché à la frontière avec le Cameroun sans aucune vérification .

Pour certains, la sous-préfecture de Koui, anciennement appelée De-Gaulle, n’est que l’ombre d’elle-même. Les groupes armés font leur loi, tandis que les forces de l’ordre, qui sont à plus de 100 kilomètres de là,assistent impuissamment à la descente aux enfers de la population de Koui.

 

 

Bouar, Gervais Lenga pour CNC.

CENTRAFRIQUE : L’ASSEMBLÉE NATIONALE RECHERCHE URGEMMENT DES DÉPUTÉS INTÈGRES ET INCORRUPTIBLES POUR EMBAUCHE…

0
Centrafrique.com/centrafrique-lassemblee-nationale-recherche-urgemment-des-deputes-integres-et-incorruptibles-pour-embauche/bernard-selemby-doudou-500×460-27/” rel=”attachment wp-att-23582 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Monsieur Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article. Photo courtoisie

 

 

 

CENTRAFRIQUE : L’ASSEMBLÉE NATIONALE RECHERCHE URGEMMENT DES DÉPUTÉS INTÈGRES ET INCORRUPTIBLES POUR EMBAUCHE…                                                

 

 

L’assemblée nationale centrafricaine est encadrée par la constitution du 30 mars 2016 et la loi organique N17001 du 14 mars 2017 portant règlement intérieur de l’assemblée nationale. Le parlement centrafricain légifère et contrôle l’action du gouvernement conformément à l’alinéa 2 de l’article 63 de la constitutionElle est la chambre monocamerale  du parlement en attendant l’effectivité du sénat constitutionnellement prévu. L’assemblée nationale est composée de 140 députés élus au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans avec la particularité de l’émergence des candidats indépendants et surtout des députés d’origine hétéroclite. Il est important de rappeler qu’on y trouve des anciens braqueurs, des anciens rebelles, des repris de justice, des criminels etc…qui n’hésitent pas à se faire remarquer par des malversations financières relevant de la haute mafia, de détournements de fonds publics, de délinquance et autres. Depuis le remaniement du bureau de l’assemblée nationale caractérisé par la présence massive des députés de la majorité présidentielle, des tensions, confusions voire des ambiances polluées règnent dans les rapports exécutif/législatif. Animé principalement par le souci de s’approprier totalement le bureau de l’assemblée nationale en vue de brader les contrats miniers, les députés proches de la majorité parlementaire ont initié une pétition afin de destituer le président de l’assemblée nationale pour « manquements aux devoirs de sa charge » conformément aux dispositions de l’article 70 de la constitution et l’article 12 de loi organique N17001 du 14 mars 2017 portant règlement intérieur. Cette démarche inélégante qui fragilise et porte atteinte à nos acquis démocratiques s’assimile à une comédie jouissive, épisodique digne d’un « Mozart » ou d’une palme d’or de la connerie. Ce pouvoir semble renier définitivement le célèbre principe de séparation de pouvoirs de Montesquieu car l’avenir et le sort d’une nation sont maintenant scellés à coût de millions après un conclave avec les parlementaires. En conséquence de ce qui précède, les parlementaires centrafricains sont devenus des privilégiés de la république en marchandant leur voix à prix d’or. Ces derniers profitent du système, profitent de l’autisme, de l’amateurisme et surtout du tâtonnement du pouvoir. Choqué par les déboires et dérives pyramidaux des députés sans scrupule, le citoyen lambda s’interroge : Que reproche t-on réellement au président de l’assemblée nationale ? Cette initiative suicidaire qui obéit à une logique politique est-elle légitime c’est à dire conforme aux dispositions constitutionnelles ? Quelles sont les raisons ou les motivations de l’ubuesque descente aux enfers du président de l’assemblée nationale pourtant soutenu par le pouvoir lors de son élection ? Que reste t-il de la valeur des lois votées par les parlementaires lorsque ceux-ci doivent recevoir des primes après un conclave dans un endroit isolé ? La Centrafrique est-elle déjà stable pour entreprendre une initiative aussi risquée ? En cas d’échec ou de capotage de la procédure de destitution du président de l’assemblée nationale, le pouvoir s’est-il préparé au retour du bâton sachant que ce dernier se muerait en farouche opposant ? Et si le président de l’assemblée nationale a son tour instrumentalise son institution pour destituer le président de la république ? Doit-on toujours continuer à accuser les occidentaux ou le pouvoir quand les parlementaires ne se respectent en marchandant des voix au détriment des intérêts de leurs électeurs ? Que vaut la tête du président de l’assemblée nationale pour donner autant d’insomnie au pouvoir ? Le président de l’assemblée nationale constitue t-ii un obstacle à la mise en place de leur parti politique en gestation ? Le projet macabre de destitution du président de l’assemblée nationale est-il en rapport symétrique avec la feuille de route de l’Union Africaine ? La destitution du président de l’assemblée nationale ne servirait-elle pas de prétexte aux groupes armés de relancer les hostilités militaires ? Dans la logique de complot ou de coup d’état constitutionnel, quelle est la personnalité politique prévue pour succéder loyalement au président de l’assemblée nationale puisque tous corrompus ? Certains noms circulent dans les couloirs de la présidence mais ces inaptes feront-ils mieux que l’actuel président de l’assemblée nationale ? Au delà des turpitudes et élucubrations, les priorités des centrafricains sont ailleurs et se résument à la sécurité des biens et personnes, la réconciliation nationale, la cohésion sociale et surtout la reconquête des territoires occupés par les groupes armés. Logiquement, cette sixième législature doit être dissoute pour arrêter l’hémorragie et par voie de conséquence réformer en vue de sanctionner pénalement le « Koudoufarisme ». Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 5 octobre 2018.

Par : Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

Législatives Et Municipales Au Gabon : Les Gabonais aux urnes

0

Centrafrique.com/legislatives-et-municipales-au-gabon-les-gabonais-aux-urnes/gabon-legislatives/” rel=”attachment wp-att-23577 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

gislatives Et Municipales Au Gabon : Les Gabonais aux urnes 

 

 

Ils se sont rendus massivement dans les bureaux de vote pour désigner leurs 143 représentants à l’Assemblée nationale, ainsi que dans les villes et provinces ce samedi. Les premiers résultats sont attendus ce soir. Au moins 680.000 se sont rendus aux urnes pour désigner leurs 143 représentants à l’Assemblée nationale, ainsi que dans les villes et provinces.En clair élire les députés à l’Assemblée nationale et aussi les maires et conseillers municipaux dans les communes. Dans ces élections, le principal et grand favori est le Parti démocrate Gabonais (PDG).

Le parti du Ali Bongo Ondimba est sûr de rafler les maximum de siège à l’Assemblée nationale, les communes. Car l’opposition va à cette élection étant très divisée et même affaiblie.

Le grand absent à cette élection est Jean Ping. Ce dernier a décidé de boycotter ces scrutins. Mais il a tout de même a appelé les Gabonais à voter massivement contre le PDG. Rappelons que Jean Ping qui conteste la réélection du président Ali Bongo Ondimba se considère toujours comme le « président élu » du Gabon.Rappelons que ces élections ont été repoussées trois en raison des tensions postélectorales. les premiers résultats sont attendus dans les prochains jours.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Présidentielle au Cameroun : Les Interdits du Jour de Vote

0

Centrafrique.com/presidentielle-au-cameroun-les-interdits-du-jour-de-vote/minat-cameroun/” rel=”attachment wp-att-23573 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Présidentielle au Cameroun : Les Interdits du Jour de Vote

 

 

 

Dans le cadre du scrutin de demain, le  ministre de ladministration territoriale  Paul Atanga Nji a pris certaines mesures visant à encadrer les libertés de circulation et d’activités.

Pour la journée de vote de demain au Cameroun, le ministre des l’administration a pris certaines mesures de restrictions.

Il a décidé de fermer les frontières nationales du Cameroun. Celles-ci seront rouvertes seulement le 8 octobre après le scrutin.

Il a interdit la circulation des personnes et des biens sur les voie routière, ferroviaire et aérienne des personnes le 7 octobre à partir de 8 heures.

Seuls les éléments des forces de défense et de sécurité ont l’autorisation de circuler. Néanmoins, des cas particulier sont autorisés à circuler, à condition d’être munis d’un laissez-passer spécial délivré par le gouverneur de la région ou le préfet territorialement compétent.

Le ministre Atanga Nji a également interdit toute activité lucrative. Ainsi Les commerces (débits de boissons, boutiques, magasins marchés et activités industrielles etc.) vont rester fermés.

Même les rassemblements, attroupement, ou manifestation sont interdits. Toutes actes devant les bureaux de vote ou de nature à porter atteinte à l’exercice du droit de à la liberté sont strictement interdits demain.

…..

 

Par : N. Mballa, CNC.

Cameroun : Douala, un incendie à Bessengue seme la panique

0

Centrafrique.com/cameroun-douala-un-incendie-a-bessengue-seme-la-panique/incendie/” rel=”attachment wp-att-23569 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Cameroun : Douala, un incendie à Bessengue seme la panique

 

 

 

L’incendie s’est déclaré à proximité de l’antenne locale de la société camerounaise des dépôts pétroliers du Cameroun (SCDP)

Les populations de la nouvelle route Bessengue ont été prise de panique dans la nuit du 4 au 5 octobre 2018. A l’origine, un incendie  qui s’est déclenché dans ce quartier, situé non loin de la gare et surtout de la SCDP. Un lieu hautement sensible en raison des cuves d’hydrocarbures qu’il abrite.

Selon des sources concordantes, l’incendie s’est déclenché dans un des domiciles de ce quartier populaire avant de se propager. Nul ne connaît les causes réelles de la montée des flammes. Des témoins disent avoir entendu des nombreuses détonations, semblables à l’explosion de bouteilles de gaz.

Conséquence, des familles entières apeurées, ont entrepris de plier bagages. Sur des motos et à bord de taxis, elles transportaient ce qu’elles pouvaient. L’intervention des sapeurs pompiers a cependant permis de faire baisser l’intensité des flammes.

Un bilan n’a pas ecnore été communiqué. Mais l’on peut affirmer qu’au moins une personne a trouvé la mort dans ce drame et que plusieurs bléssés sont actuellement pris en charge dans des formations hospitalières de la ville de Douala.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Alerte Info Centrafrique : extrême tension à Sosso-Nakombo, 4 chinois morts.

0
Centrafrique.com/23560-2/pancarte-mairie-de-sosso-nakombo-img_4199-3/” rel=”attachment wp-att-23561 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Enseigne de la Mairie de Sosso-Nakombo. Credit photo : CNC.

 

 

Alerte info Centrafrique : extrême tension à Sosso-Nakombo, 4 chinois morts.

 

 

 

Depuis jeudi 4 octobre dans la matinée , la tension ne cesse de monter d’un cran entre la population de Sosso-Nakombo et les Chinois travaillant pour une société minière Yong dans la région, suite à la disparition inquiétante du Président de la jeunesse local.

 

Selon des informations recoupées sur place, tout a commencé hier jeudi 4 octobre dans la matinée aux environs de 8 heures après la disparition inquiétante du Président de la jeunesse locale monsieur Dimbelet Ignace.

Ce dernier, qui aurait accompagné trois Chinois de la société minière Yong lors d’une prospection minière dans la région, ne répond plus à l’appel, ni ne donne aucun signe de vie depuis hier matin.

Inquiétés, ses proches parents auraient demandé des explications aux trois Chinois dont il les a accompagnés pour avoir le cœur net. Malheureusement pour la famille, les Chinois expliquent qu’ils étaient noyés tous les quatre de leur embarcation lors de la traversée de la rivière locale et que le jeune Dimbelet Ignace serait porté disparut.

Doutant de la version des Chinois, les parents du disparu ont pris leur courage pour ratisser la rivière dans l’espoir de retrouver leur fils. Peine perdue, la victime est toujours introuvable.

Toujours dans le souci de la recherche de la vérité sur la disparition de monsieur Dimbelet, les parents de ce dernier ont signalé la nouvelle à la gendarmerie locale qui arrête immédiatement les trois Chinois qui étaient avec le disparu lors de la traversée.

Au moment où les gendarmes continuent d’interroger les suspects chinois, un certain Nakombo Achille, le frère de monsieur le maire de la ville Albert Nakombo intervient subitement pour demander aux enquêteurs de libérer les suspects, car l’affaire semble être floue.

En plus de cela, monsieur Achille Nakombo aurait menacé les parents du disparu de représailles s’ils tentent de toucher à un chinois dans la ville. Ce qui a déclenché la colère de ces derniers et de la population locale.

Contre toute attente, une foule des jeunes débarque sur le site de la société minière Yong et récupère quatre Chinois de force puis les exécuter en public en attendant de voir la réaction de Achille Nakombo qui menace partout.

Depuis ce matin, la tension ne cesse de monter d’un cran dans la ville entre la population locale et la communauté chinoise, appuyée par la famille Nakombo.

Il y’a lieu de rappeler que le disparu, monsieur Dimbelet Ignace, petit frère du député Dimbelet Maturin  de la ville, dispose lui aussi un site d’extraction d’or dans le secteur. Depuis plusieurs mois, il serait en conflit permanent avec les sociétés chinoises implantées dans la ville. Sa disparition ne fait que raviver la tension existante entre les jeunes locaux et les Chinois.

Nous l’avions d’ailleurs annoncé depuis dans nos précédents articles de la tension palpable entre les deux communautés.

 

Berberati, Hervé Zounguéré pour CNC.

Centrafrique : signature d’un acte d’engagement entre 3R et Anti-balaka pour le retour des déplacés dans la commune de Koui.

0
Centrafrique.com/centrafrique-signature-dun-acte-dengagement-entre-3r-et-anti-balaka-pour-le-retour-des-deplaces-dans-la-commune-de-koui/signature-dacte-entre-antibalaka-et-3r-a-koui/” rel=”attachment wp-att-23556 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
De gauche à droite, le général des anti-balaka Ndaké, puis le sultan de Koui au milieu et le général Abbas Siddiki du 3R lors de la signature du pacte d’engagement à Koui le jeudi 4 octobre 2018. Credit photo : Gervais Lenga pour CNC.

 

 

Centrafrique : signature d’un acte d’engagement entre 3R et Anti-balaka pour le retour des déplacés dans la commune de Koui.

 

 

Dans l’un de nos articles publiés récemment, nous avions annoncé la mort du chef rebelle Abba Siddiki du mouvement 3R. Malheureusement, l’homme est toujours vivant et nous l’avons rencontré à Koui lors de la signature d’un acte d’engagement entre la milice Anti-balaka et le mouvement rebelle 3R cette semaine  .

 

 

À l’initiative de l’ORGANISATION NON GOUVERNEMENTALE (ONG) GDAP (groupement du développement agro-pastoral) qui milite pour le retour des déplacés de la sous-préfecture de Koui, un acte d’engagement pour la facilitation du retour des déplacés a été signé entre le chef suprême des Anti-balaka de la Nana-Mambéré le général Ndaké et celui du mouvement  3R le général Abbas Siddiki.

En présence du sultan de Koui Yaya Adamou Daouda et des membres de l’ONG GDAP, les deux parties ont pris un engagement solennel de garantir la sécurité de leurs concitoyens une fois de retour à Koui.

Rappelons que le vendredi 15 décembre 2017, sous la facilitation de la Minusca, un pacte de cessation d’hostilité avait été signé entre les deux groupes rivaux actifs dans la préfecture de la Nana-Mambéré, notamment la milice Anti-balaka locale et le mouvement rebelle 3R.

Ce pacte qui prévoit l’arrêt de toutes provocations et d’affrontement entre les parties signataires jusqu’à l’aboutissement du DDRR, facilite en grande partie l’engagement des deux groupes cette semaine en faveur du retour des déplacés à Koui dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, au nord-ouest de la RCA.

 

 

Bouar, Gervais Lenga pour CNC.

Cameroun : Messanga Nyamnding traite Maurice Kamto d’homosexuel

0
Centrafrique.com/cameroun-messanga-nyamnding-traite-maurice-kamto-dhomosexuel/charles_messanga_nyamding-1/” rel=”attachment wp-att-23553 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Monsieur Charles Messanga Nyamding

 

 

Cameroun : Messanga Nyamnding traite Maurice Kamto d’homosexuel

 

 

 

Sur un plateau de la télévision Afrique Media, l’universitaire affirme détenir une vidéo montrant le candidat du Mrc,  en plein relation homosexuel avec un jeune garçon. Maurice Kamto indigné a promis de poursuivre son confrère pour diffamation.

D’après le Pr Charlemagne Messanga Nyamnding, Maurice Kamto est un homosexuel. Par conséquent les camerounais ne devraient pas le voter le 7 octobre comme président de la République du Cameroun.

L’enseignant de science politique et relation international sur un plateau d’Afrique Média il y a quelques jours affirme qu’il détient une vidéo dans laquelle ont voit Maurice Kamto en pleine pratique homosexuel avec un jeune garçon.

« Portez-moi plainte si vous voulez, je vais vous montrer une vidéo du Ministre Kamto nu en pleine relation sexuelle avec un jeune garçon. Et tenez-vous bien le garçon en question vit», a-il-déclaré en direct sur Afrique Media il y a quelques jours.

Face à ces déclarations, le Pr Maurice Kamto de passage sur Canal 2 à l’émission « Face aux électeurs » de Jean Bruno Tagne s’en est indigné. Il a annoncé qu’il porterait plainte pour « diffamation ». sur la toile, sa réaction suscite des remous. De nombreux camerounais estiment que le Cameroun a besoin d’un président tolérant comme Paul Biya qui n’a jamais enfermé quelqu’un malgré de multiple injure au quotidien contre lui et sa famille.

 

Par : N. Mballa, CNC.

 

France : La plainte de Ferdinand Mbaou classée sans suite

0

Centrafrique.com/france-la-plainte-de-ferdinand-mbaou-classee-sans-suite/general-mbaou/” rel=”attachment wp-att-23549 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

France : La plainte de Ferdinand Mbaou classée sans suite

 

 

 

Le collectif d’avocat du général congolais qui accuse les autorités de Brazzaville de tentative d’assassinat a appris le 2 octobre que le parquet de pontoise  l’avait classé suite depuis le 6 mars.

La plainte du général congolais Ferdinand Mbaou déposée auprès du parquet de Pontoise en France contre les autorités congolais pour tentative d’assassinat est classée sans suite depuis le 6 mars. Son collectif d’avocat ne l’appris que mardi dernier.

La plainte du général Mbaou portait sur une tentative d’assassinat contre les autorités de Brazzaville en première ligne le président Dénis Sassou Nguesso. A l’issue de cette plainte, une enquête criminelle a été ouverte en novembre 2015.

Le général Ferdinand Mbaou avait même sollicité auprès des autorités françaises, une équipe de policiers pour sa protection, mais sa demande n’a jamais connue une issue favorable. En janvier 2018, l’affaire a été transmise au parquet.

Cependant, de nouveaux éléments pourraient permettre de relancer l’enquête. Il s’agit de celle 12 septembre 2018, faisant état d’une autre tentative d’assassinat.

Celle-ci serait orchestrée par la direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), les services secrets français. En effet, on apprend que deux ex-agents de la DGSE soupçonné de tentative d’assassinat ont été inculpés à Lyon pour association de malfaiteurs et détentions d’explosifs.

Avec ces révélations, le général Ferdinand Mbaou et son avocat maître Norbert Tricaud espère que la justice répondra à sa demande de réouverture des l’enquête.

En guise de rappel, le général Ferdinand Mbaou est un farouche opposant au président Dénis Sassou Nguesso. Il vit en exil politique en France car les autorités de Brazzaville l’accusent de terrorisme et de tentative de coup d’Etat. Des faits qu’ils nient toujours.

 

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : Karim Meckassoua dos au mur !

0

Centrafrique.com/centrafrique-karim-meckassoua-dos-au-mur/meckassoua-repond-a-djendele-2/” rel=”attachment wp-att-23543 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

 

Centrafrique : Karim Meckassoua dos au mur !

 

 

 

Le discours prononcé le 1er octobre par le président de l’assemblée nationale à l’occasion de la seconde session parlementaire dans lequel il affirme ne pas être un agneau sacrificiel qui se laissera conduire sagement à l’autel traduit s’il en était besoin, le grave climat malsain, délétère et pourri qui règne dans cette institution depuis mars dernier où le même PAN a été contraint à la cohabitation au sein du bureau. Dès le lendemain de ce même discours, comme par hasard, Radio France Internationale qui est truffée de journalistes au service de Karim Meckassoua, a embouché la trompette pour alléguer que ce dernier, qualifié de « pro-français », serait « très populaire » dans son fief du PK 5 de Bangui et que ce serait en raison de « son franc-parler » que le pouvoir du président Touadéra chercherait à le destituer pour lui barrer la route de la présidentielle de 2021 etc….

Faut-il rappeler pourtant que ce même Karim Meckassoua n’avait obtenu que 37 947 voix, soit 3,21 % finissant ainsi septième du premier tour d’une élection présidentielle. Il s’était présenté sans étiquette et était persuadé qu’avec le pactole que certains de ses amis ici et là, notamment des chefs d’état africains avaient mis à sa disposition et qu’il a déversé sans compter sur un électorat qui n’en demandait pas tant, la victoire lui allait être assurée dès le premier tour. Mal lui en a pris, lui, intellectuel haoussa d’une communauté musulmane minoritaire dans le pays à qui la rébellion Séléka avait savonné la planche. L’électorat lui a manifestement tourné le dos à la présidentielle. Egalement mal élu aux législatives dans l’une des circonscriptions du quartier musulman du PK 5, le candidat Meckassoua, contre la volonté populaire et la vérité des urnes, a été proclamé élu député de sa circonscription dès le premier tour, avec 39 voix seulement par la Cour Constitutionnelle de Transition qui, pour parvenir à cette fin, a procédé à l’invalidation de la quasi-totalité des bureaux de vote où Meckassoua a été proprement battu par son challenger Lazare Ndjadder du MLPC.

Avec force démagogie, corruption et promesses fallacieuses en direction des députés fraîchement élus, il s’est assuré la victoire à l’élection au perchoir en usant de méthode aussi contestable que l’achat de consciences, persuadé qu’avec de l’argent on peut tout s’offrir dans la vie. Pourquoi gémit-il aujourd’hui lorsque ses adversaires veulent s’offrir sa tête en recourant aux mêmes méthodes dont il n’a eu de cesse de faire usage ? Qui tue par l’épée périra par l’épée, dit un proverbe n’est-ce pas ? Porté au perchoir par la volonté du PM Mathieu Sarandji et le président Touadéra qui voulaient le remercier de ce que naguère où il était ministre de l’éducation nationale et de l’enseignement supérieur, il les avait fait nommer par décret de François Bozizé Yangouvonda, secrétaire général pour le premier et recteur de l’université de Bangui pour le second, Karim Meckassoua avait poussé le sens de l’ingratitude jusqu’à vouloir coûte que coûte le départ de la primature de Mathieu Sarandji ainsi que celui de Faustin Touadéra du palais de la Renaissance. Il n’hésitait pas et n’avait de cesse devant ses interlocuteurs députés et autres diplomates, de les traiter de cancres et d’incompétents.

Avec son score de 3,21 % aux dernières présidentielles, sauf un grand miracle, on ne voit pas comment Karim Meckassoua dont l’obsession est certes de s’asseoir dans le fauteuil présidentiel du palais de la Renaissance, pourrait l’emporter en 2021 malgré ses milliards.  Son discours du 1er octobre est un véritable écran de fumée davantage destiné aux membres du corps diplomatique qu’au peuple centrafricain qui ne le connaît que trop. Manipulateur hors pair et intriguant de grand chemin, de quoi a-t-il peur qui ne cesse de répéter qu’il « ne se laissera pas faire » ou encore qu’il « ne tombera pas tout seul ». Qui ferait-t-il tomber avec lui ? Sarandji ? Touadéra ? Wait and see !  S’il tombe du  perchoir, ce serait pour de banales histoires de détournement de deniers publics et de mauvaise gestion de finances de l’assemblée nationale ce qui n’est pas très glorieux pour quelqu’un qui aspire à diriger le pays. Aux dernières nouvelles, la recevabilité de la demande de destitution par les membres de la conférence des présidents de l’assemblée nationale ne fait plus aucun doute. Celle-ci doit se réunir samedi prochain en principe…. !

 

Par : Édouard Nzouloutoua, Journaliste Chroniqueur, CNC.

Centrafrique : les dessous de la procédure de destitution du Président de l’Assemblée Nationale centrafricaine.

0
Centrafrique.com/centrafrique-les-dessous-de-la-procedure-de-destitution-du-president-de-lassemblee-nationale-centrafricaine/abdoul-karim-meckassoua/” rel=”attachment wp-att-23539 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
L’honorable Abdoul Karim Meckassoua, Président de l’assemblée nationale centrafricaine.

 

 

Centrafrique : les dessous de la procédure de destitution du Président de l’Assemblée Nationale centrafricaine.

 

 

Lundi 1er Octobre 2018, jour de la rentrée parlementaire, une lettre appelant à la destitution du Président de l’Assemblée Nationale (PAN) circulait dans les travées du parlement centrafricain. Derrière cette initiative, des députés indépendants et apparentés la mouvance « cœur uni » reprochant à Karim Meckassoua « des fautes liées à une gestion patrimoniale des finances et des biens de l’Assemblée Nationale. » Cette lettre dénonce ainsi des cas de « marchés publics passés sans appel d’offres », de « détournements de fonds publics », une « gestion clanique de l’institution » et « des abus de pouvoir » notamment dans les nominations « en contradiction avec les statuts de la fonction publique parlementaire ».

 

L’article 12 de la loi n°17.011 du 14 mars 2017 portant Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale dispose que « le Président de l’Assemblée Nationale peut faire l’objet d’une procédure de destitution pour manquement aux devoirs de sa charge sur demande d’un tiers des députés. » Il y est indiqué que cette demande doit être « motivée et revêtue des signatures des députés et adressés à la conférence des Présidents pour programmation.»

 

En réaction à ce projet de destitution et pour impressionner ses adversaires, Meckassoua évoque les critères limitatifs de cette procédure en soulignant qu’il ne peut y avoir « manquement aux devoirs de sa charge » que dans trois conditions dont aucune ne pourrait lui être opposé.

  1. Si le PAN s’oppose à ce que le Bureau de l’assemblée nationale rende compte aux députés de ses activités et de sa gestion ;
  2. Si le PAN empêche la publication du rapport d’une commission spéciale ou une commission ad hoc ;
  3. Si le PAN refuse de transmettre au Procureur près de la Haute Cour de Justice la résolution de mise en accusation du Président de la République ou la décision de mise en accusation des Députés.

Autre argument avancé auprès des partenaires internationaux, il serait le meilleur Président de l’Assemblée Nationale que la RCA ait connu contrôlant à merveille le gouvernement et assurant ainsi un équilibre des pouvoirs nécessaire au fonctionnement de la démocratie centrafricaine.

Enfin, l’argument mis en avant par Meckassoua (surtout auprès des « partenaires internationaux ») serait celui de la crise confessionnelle qui découlerait de sa destitution avec les groupes armés qui risqueraient de prendre sa destitution comme prétexte pour rompre les négociations en cours avec le gouvernement. Même s’il est fort à parier qu’aucun de ces groupes armés (hormis le MPC d’Al Katim dont Meckassoua a contribué à la création) ne s’offusquera de sa destitution, cet argument est pris très au sérieux par les bailleurs de fonds et diplomates occidentaux qui s’en alarment actuellement en coulisses…

 

Si cette lettre appelant à la destitution du Président de l’Assemblée Nationale signée par 1/3 des députés arrive sur le bureau de la conférence des présidents, elle ouvrira la voie à un vote et les députés qui devront se prononcer sur le cas cette destitution. Il faudra alors le vote d’au moins 105 députés pour acter la destitution du Président de l’Assemblée Nationale.

 

Si cette procédure se concrétise, Meckassoua réalisera que sa destitution est acquise à 80% mais ne s’avouera pas vaincu pour autant. S’il n’accepte pas le vote des députés et refuse de partir en retraite anticipée, il saisira probablement la Cour Constitutionnelle pour contester la procédure sur le fond (il est très proche notamment de sa Présidente Danièle Darlan et a montré par le passé sa capacité à corrompre cette institution, notamment lors du débat sur l’article 60 de la Constitution, pour faire invalider cette procédure).

 

Derrière cette procédure de destitution, deux puissances (Russie, France) s’affrontent en coulisses pour des questions d’influence en Centrafrique. Il n’y a pas que des enjeux économiques (autour de l’article 60 de la Constitution qui donne pouvoir au bureau de l’Assemblée Nationale de valider ou pas les contrats miniers et forestiers). L’enjeu est aussi stratégique dès lors que Meckassoua francophile organise son réseau partir depuis Paris. Touadéra n’est lui pas un initié des cercles politiques parisiens, malgré son passage à la Primature et semble aujourd’hui miser sur une alliance entre la République Centrafricaine et la Russie. Tandis que les français voient dans la procédure de destitution de Meckassoua une attaque à l’un de leur soutien, les russes ne veulent pas d’un francophile qui puisse valider les contrats miniers. Mais il s’agit au fond surtout de positionnement en République Centrafricaine. Les russes veulent démontrer aux français qu’ils sont en net recul dans ce pays et la destitution du Président de l’Assemblée Nationale leur permettrait de marquer un point non négligeable en mettant la main sur la deuxième institution du pays. Ce deuxième volet international plus feutré explique pourquoi diplomates français et africains se pressent actuellement pour rencontrer Touadéra afin d’évoquer en urgence ce dossier sensible. Alors que les « Touaderateurs » semblent déterminés à destituer le Président de l’Assemblée Nationale, l’on peut se demander si ce Président de la République résistera aux pressions car au final ce sera la plus déterminée des deux parties qui prendra l’avantage dans ce combat institutionnel…

 

Par : Thierry Simbi, CNC.

Centrafrique : Les musulmans du 3ème Arr. de Bangui intègrent le parti de Touadera

0
Centrafrique.com/centrafrique-les-musulmans-du-3eme-arr-de-bangui-integrent-le-parti-de-touadera/parti_touadera_km5_reunion/” rel=”attachment wp-att-23535 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Réunion du parti Cœur Uni du Président Touadera. Credit photo : Fred Krock, CNC.

 

 

Centrafrique : Les musulmans du 3ème Arr. de Bangui intègrent le parti de Touadera

 

 

 

C’était ce mercredi 3 octobre, une mobilisation sans précédent des partisans et sympathisants de Touadera a eu lieu dans la salle de conférence du complexe sportif 20.000 Places à Bangui. Cette fois, il s’agit uniquement des leaders du 3ème arrondissement de Bangui, histoire de susciter leur adhésion à l’esprit du ‘’Mouvement Cœur Unis (MCU)’’ – le parti en gestation du Président de la République.

Ils étaient quelques cinq cent (500) leaders d’opinions et d’associations et Ongs du 3ème arrondissement, hommes et femmes, à répondre présents à l’appel de la Coordination générale du ‘’Mouvement Cœurs Unis’’ de Faustin Archange Touadera. Vous avez parlez de cohésion sociale ? Touadera, en mettant en branle les germes de son parti politique, a lancé une vaste campagne d’imprégnation des futurs militants et sympathisants dudit parti, en commençant par le 3ème arrondissement de Bangui – là où réside la majorité de la communauté musulmane.

Le ‘’Mouvement Cœurs Unis’’ – nom attribué au groupe parlementaire du Président de la République tend à être érigé en parti politique en bonne et due forme. C’est ainsi que deux semaines après que 500 leaders d’associations et Ongs soutenant, depuis 2016, les actions du Président Touadera et venant des huit (8) arrondissements de Bangui, Bimbo et Bégoua aient été mobilisé à Bangui, les leaders du 3ème Arrondissement de la capitale eux, se sont réunis spécifiquement dans un échange d’imprégnation de ce qu’adviendra ci-peu, le ‘’Mouvement Cœurs Unis’’. Il a été question d’ériger l’ensemble des mouvements de soutien du Chef de l’Etat en un parti politique, en prévision de 2021. C’est du moins le message qu’un panel de fondateurs du parti MCU a bien voulu passer aux leaders du 3ème arrondissement.

Evidemment, à la tribune officielle, l’on notait entre autres, la présence du Ministre de l’Education nationale, Moukadas Noure, d’un des soutiens du Président de la République, M. Sany Yalo, du Chef de cabinet du Président, M. Maleyombo, du Directeur de cabinet du Ministère de la Jeunesse, M. Daniel Ngrépayo et de M. Blaise Didacien Kossimatchi, Coordonnateur général des Associations et Ongs soutenant la vision du Chef de l’Etat était également parmi les officiels.

La salle a été archicomble au point même que certains participants étaient sur pied pour suivre les futurs leaders du parti de Touadera. Il est vrai que d’aucuns ne voyaient le Président de la République venir sur le plan de la création de son propre parti politique. Par contre ces partisans eux, ne laissent passer aucune occasion et se sont déjà lancés dans la bataille pour la présidentielle de 2021.

A la rencontre du mercredi dernier, tour à tour, les futurs cadres du parti de Touadera ont pris la parole dans l’unique objectifs de briefer les futurs partisans et militants des Cœurs Unis. « Le but de notre réunion, c’est de faire adhérer ces leaders ici présents au Mouvement Cœurs unis du Président Faustin Archange Touadera », a confié Blaise Didacien Kossimatchi, le Coordonnateur général des Associations et Ongs soutenant la vision du Chef de l’Etat. Il s’est fait compléter par le Ministre Moukadas Noure qui a déclaré : « Nous avons pris ce moment pour expliquer les idées fortes qui devront présider à la mise en place de nos textes statutaires – exercice qui nous attend lors des prochaines rencontres ».

In situ, la liste des membres du bureau local du 3ème arrondissement a été rendue publique. Il s’agit de : Coordonnateur général : Aroufeï Abdoulaziz ; 1er Vice-coordonnateur : Sariratou Roufaï ; 2ème Vice-coordonnatrice : Mme Lakoué ; 3ème Vice-coordonnateur : Garba Mbaï ; Rapporteur général : Idriss Mamadou ; Rapporteur adjoint : Ousma Kolingo ; Trésorière générale : Zenaba Ismaël ; TG Adjointe : Kaltouma Salé ; Chargé de mobilisation  et communication : Adel Kader ; Délégué à la jeunesse : Fatou Mahamat ; Délégué Adjoint : Mouktar-Ba et ; Délégué en matière des femmes : Neneguey.

Notons que des descentes dans les quartiers de Bangui et à l’intérieur du pays sont prévues, en vue de sensibiliser sur la formalisation du Mouvement Cœurs Unis.

 

 

Par : Fred Krock, CNC.

Nigeria : deux chefs de Boko Haram tués pour trahison

0

Centrafrique.com/nigeria-deux-chefs-de-boko-haram-tues-pour-trahison/boko-haram-rebelles/” rel=”attachment wp-att-23531 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Nigeria : deux chefs de Boko Haram tués pour trahison

 

 

 

La presse nigériane révèle que les numéros 2 Mamman Nur et 3 Ali Gaga auraient été exécutés il y a quelques semaines par leurs propres frères d’armes. A en croire les médias locaux, leurs camarades les soupçonneraient de vouloir de se rendre aux autorités.

Deux chefs locaux de Boko Haram au Nigeria ont récemment été assassinés par leurs compagnons d’armes. Il s’agit du numéro deux de l’organisation Mamman Nur exécuté au mois d’Août et du troisième chef Ali Gaga tué la semaine dernière.

Mamman Nur aurait été exécuté pour avoir libéré les « filles de Dapchi » sans avoir obtenu la rançon. Tandis que membre du groupe craignaient que Ali Gaga se rende aux autorités. Ces deux chefs apprend-t-on faisaient parties de la ligne des modérés de Boko Haram.

Des sources proche de Boko Haram font savoir que Mamman Nur et Ali Gaga étaient opposés à l’utilisation des fillettes comme Kamikazes. Mais en plus, ils étaient favorables au dialogue avec les autorités.

C’est grâce à eux d’ailleurs qu’une centaines de filles ont été libérés au mois de mars. C’est ce qui explique leur probable exécution.

Les cas de défection dans les rangs de Boko Haram sont régulièrements observés au Nigéria. Plusieurs petits chefs locaux de l’organisation djihadiste ont intégré l’armée nigériane après avoir négocié avec les autorités.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : une spectaculaire réconciliation pacifique entre les Anti-balaka et les Séléka à Bria.

0
Minusca-pour-aller-vers-centre-ville-par-banafio-du-cnc-4/” rel=”attachment wp-att-23514 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/Déplacement-de-la-population-chretienne-de-pk3-de-Bria-sous-protection-de-la-minusca-pour-aller-vers-centre-ville-par-Banafio-du-CNC-.jpg” alt=”” width=”500″ height=”281″ />
Retour des déplacés du camp de PK3 de Bria après leur course au centre-ville. Credit photo d: Moïse Banafio pour CNC.

 

 

Centrafrique : une spectaculaire réconciliation pacifique entre les Anti-balaka et les Séléka à Bria.

 

 

Si depuis ce mardi matin la ville de Bria, chef-lieu de la préfecture de haute-kotto, retrouve un semblant de calme précaire, c’est évidemment grâce à une spectaculaire réconciliation entre les miliciens Anti-balaka et les combattants rebelles de la Séléka au centre-ville ce jour.

 

Ce mardi 2 octobre vers midi, un groupe d’une centaine des Anti-balaka sur des motos, conduit par leur nouveau chef dénommé Junior, est arrivé au centre-ville de Bria, plus précisément au domicile du commandant de région du FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE (FPRC) Damboucha Hassan.

Après une tête-à -tête de quelques minutes, un accord semble être trouvé entre les deux chefs rebelles rivaux.

Même si le contenu de cet accord reste confidentiel, en tout cas pour l’instant, les deux groupes voudraient tout de même préserver ce climat de confiance mutuelle et de paix. Un repas de groupe et une parade en moto ont été organisés à cet effet dans la ville en présence des combattants de deux groupes pour symboliser cette nouvelle réconciliation.

Vers 13 heures locales, une colonne des rebelles de la Séléka a pris le soin d’escorter les miliciens Anti-balaka sur des motos jusqu’au camp des déplacés du PK3, base de la milice, à la sortie sud de la ville.

Depuis lors, la circulation entre le site des déplacés et le centre-ville est fluide et calme. Aucun incident n’a été signalé dans la ville.

 

Bria, Moïse Banafio pour CNC.

 

CENTRAFRIQUE : NI CHASSE GARDÉE, NI PRÉ CARRÉ, LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE EST SOUVERAINE

0

Centrafrique.com/centrafrique-ni-chasse-gardee-ni-pre-carre-la-republique-centrafricaine-est-souveraine/le-president-francais-emmanuel-macron-et-son-homologue-centrafricain-faustin-archange-touadera-a-lelysee-le-25-septembre-2017-9/” rel=”attachment wp-att-23525 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

CENTRAFRIQUE : NI CHASSE GARDÉE, NI PRÉ CARRÉ, LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE EST SOUVERAINE

 

 

« La Russie ne doit pas s’ingérer dans nos affaires ! »

 

Propos de Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires Étrangères ?

 

CRISE DE NERFS DANS LES RELATIONS FRANCO-CENTRAFRICAINES 

          Ministre de La Défense du président François Hollande, Jean-Yves Le Drian n’a pas cessé de prendre de haut les dirigeants centrafricains et d’accumuler les errements politiques. Intervenant à l’Assemblée Nationale devant les députés français, il avait lancé, hautain et paternaliste, avant l’engagement de la force Sangaris : « ce sera tout au plus une affaire de six mois… » Il considérait, en effet, qu’un vol de Rafale en rase-motte suffirait à mettre en déroute les ex-Sélékas qui avaient envahi la capitale.

          On connaît la suite. La France a dû retirer la force Sangaris sans avoir pu pacifier le pays. En fait, ce sont maintenant les groupes politico-militaires qui occupent les ¾ de la Centrafrique, en les soumettant à l’implacable loi du plus fort.

          Par ailleurs, Le Drian avait fait de son ami Idriss Déby Itno, le président du Tchad, l’homme qui devait faire cesser les massacres et stabiliser la Centrafrique – alors que Déby passe aux yeux des Centrafricains pour un bourreau, à cause des comportements violents de ses soldats en Centrafrique. Là encore, le ministre a essuyé un échec.

 

 

 

A NEW-YORK, UN SERMON QUI NE PASSE PAS DANS LES COULOIRS DE LONU

          Lors de la 27e Assemblée Générale de l’organisation, une scène stupéfiante s’est déroulée dans un des couloirs de l’institution internationale. Une photo a été prise : elle montre, sans contestation possible, Emmanuel Macron et Jean-Yves Le Drian en train de sermonner le président Touadera, coincé là comme un vulgaire écolier !

          Ils sont tous les deux debout, face à lui : Emmanuel Macron, la mâchoire serrée et le regard dur ; Le Drian, la veste ouverte, les mains dans les poches de son pantalon ; Touadera, de ¾ dos, leur fait face, la main gauche agrippée à une rampe, comme pour éviter de vaciller sous les vociférations des deux Français.

          On a frisé la crise diplomatique ! Ce n’est pas encore le divorce mais on est presque dans l’antichambre du juge. Agression verbale inqualifiable, mépris pour le peuple centrafricain et son président : l’attitude de Macron et de Le Drian est insupportable. A ce rythme-là, c’est à toute la savane centrafricaine qu’ils vont mettre le feu !

 

LE RETOUR DES RUSSES EN CENTRAFRIQUE ? DE LURTICAIRE POUR LES DIRIGEANTS FRANÇAIS !

          Depuis quelque temps, les Russes sont partout en Centrafrique. Du coup, le torchon brûle entre les dirigeants français et le président Touadera. Rien ne va plus entre eux. Les Russes en profitent pour étendre leur emprise sur tout le pays. Abandonnés aux griffes des rebelles malgré les accords miliaires signés avec l’ex-puissance coloniale, déçus par le retrait précipité de la force Sangaris qu’ils ont vécu comme une trahison de la France amie, les Centrafricains ont applaudi la présence massive des Russes.

          A causes de ses errements diplomatiques, la France est en train de perdre son leadership en Centrafrique. Or, c’est bien ce pays qui apparaissait jadis comme le symbole de la Françafrique. Au lieu de perdre ses nerfs à cause de l’intrusion des Russes dans son pré carré, le président Macron devrait essayer de trouver un héritier digne de Jacques Foccart, au lieu de la pâle copie que représente son ministre des Affaires Étrangères.

          En attendant, depuis le retour des Russes, aucun officiel français n’a encore fait le voyage de Bangui alors que la situation l’exigerait. Surprenant !

          La ministre des Armées se rendra probablement en Centrafrique prochainement. Mais n’est-ce pas plutôt le président Macron qui devrait s’y rendre en urgence, pour rencontrer son homologué centrafricain dans un climat de respect mutuel ? La mauvaise humeur et les mouvements de mentons ne font qu’envenimer les situations. Le dialogue ne peut que les apaiser.

                                                                                                                                                             Par : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

                                                                                                                                                            (02 septembre 2018)

 

                                                                                                                                                              

 

 

Football : La Caf confirme l’organisation de la Can 2019 au Cameroun

0

Centrafrique.com/football-la-caf-confirme-lorganisation-de-la-can-2019-au-cameroun/caf_cameroun-au-palais-de-lunite/” rel=”attachment wp-att-23521 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Football : La Caf confirme lorganisation de la Can 2019 au Cameroun

 

 

 

Au sortir dune audience à lui accorder aujourdhui  par le président Paul Biya, le patron de la confédération africaine de football a fait savoir que cette compétition est maintenue au Cameroun.

La Caf ne va pas retirer l’organisation de la Coupe d’afrique des Nations au Cameroun. C’est l’annonce faite ce jour au Palais de l’Unité par le président  Ahmad Ahmad.

Sur invitation du président Paul Biya, ce dernier a été reçu au Palais de l’Unité cet après midi. Au terme d’une audience qui a duré environ une heure, Patron de la Caf a dévoilé son contenu.

Il fait savoir que trois points essentiels étaient à l’ordre du jour. D’abord la question du developpement du football en Arique, la Can 2019 proprement dite et l’avenir du centre d’excellence de la Caf située dans la banlieue Yaoundéenne de Mbankomo.

Sur le premier volet, le patron de la Caf a souligné avec le président Paul Biya la nécessité de faire du football africain un instrument d’épanouissement de la jeunesse africain. Et le président Ahmad pense que ceci ne peut être possible qu’avec l’appui des chef d’Etat africain.

S’agissant de la Can 2019, Ahmad Ahmad a fait savoir que la Caf n’a jamais pensé à un retrait de cette compétition au Cameroun. Qu’elle n’a pas de plan B. Le patron de la Caf a assuré que la Can 2019 aura bel et bien lieu au Cameroun que le président Paul Biya lui a donné des garanties.

Sur le troisième point concernant le futur du Centre d’excellence de la CAF à Mbankomo, la Caf a a marqué son accord pour le rachat de cette infrastructure par le Cameroun afin de l’offrir à la jeunesse.

…………….

 

Par : N. Mballa, CNC.

Cameroun : Samuel Eto’o porte plainte contre la radio soleil pour « diffamation ».

0
Centrafrique.com/cameroun-samuel-etoo-porte-plainte-contre-la-radio-soleil-pour-diffamation/etoo-2/” rel=”attachment wp-att-23517 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Samuel Eto’o

 

 

Cameroun : Samuel Etoo porte plainte contre la radio soleil pour « diffamation ».

 

 

 

Par le biais de son avocat, lex-capitaine des lions indomptables a récemment saisi le conseil national de la communication. Il a également annoncé des poursuites judiciaires à l’encontre cet organe de presse.

L’avocat de Samuel Eto’o, Me Elame Bonny Privat, a déposé une plainte contre Radio soleil auprès du conseil national de la communication pour « diffamation ».

Dans la plainte, l’ancien capitaine des lions indomptable fait savoir qu’il a été diffamé au cours de l’émission dénommée « +sport et investigation » diffusée dans les antennes de cette radio Fm qui émet à Yaoundé.

Il accuse précisement le présentateur de l’émission Pipelassi Michael Doppas et un invité d’avoir tenus des propos portant atteinte à son « image et à sa notoriété ». Le goliador fait savoir qu’il a été accusé « entretenir un réseau de mauvaise mœurs dans la Tanière ».

En plus de la saisine du conseil national de la communication, l’avocat de Samuel Eto’o a fait savoir que ce dernier se reserve le droit de poursuivre le droit de saisir les instances judiciaires afin que justice soit faite.

………….

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : quand l’arrivée de 11 nouvelles recrues à l’école nationale de la police fait monter la tension à Bangui.

0

Centrafrique.com/centrafrique-quand-larrivee-de-11-nouvelles-recrues-a-lecole-nationale-de-la-police-fait-monter-la-tension-a-bangui/police-centrafricaine-fred-krock-2/” rel=”attachment wp-att-23509 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Centrafrique : quand l’arrivée de 11 nouvelles recrues à l’école nationale de la police fait monter la tension à Bangui.

 

 

La semaine dernière, une scène presque surréaliste s’est produite au sein de l’école nationale de la police à Bangui. Ce qui a d’ailleurs occasionné une certaine tension dans la capitale centrafricaine.

 

En formation depuis près de six mois à l’école nationale de la police située au quartier PK10 sur la route de Damara à Bangui, environ 250 élèves policiers vont bientôt quitter les bancs pour la vie professionnelle dans quelques jours.

Cependant, la semaine dernière, quelque 11 autres nouvelles recrues sont arrivées subitement pour une formation au maintien de l’ordre au sein de l’école. Ce qui a provoqué la colère de certains candidats malheureux au dernier concours d’entrée dans la police nationale.

 

D’où viennent ces 11 nouvelles recrues ?

 

Selon nos informations, les 11 personnes en formations à l’école nationale de la police depuis la semaine dernière ne sont pas des élèves policiers, mais plutôt des futurs agents de renseignements du Président Faustin Archange Touadera.

Recrutées par affiliation depuis la présidence de la république exclusivement, ces 11 personnes vont bientôt quitter Bangui pour Congo Brazzaville dans l’objectif de suivre une formation aux techniques de renseignement et de flicage.

Tandis qu’à Bangui, certains jeunes se sont mis en colère contre le jeu mafieux de la Présidence de la République qui tente par tous les moyens de récompenser les proches parents du Président Touadera. Ce qui a provoqué d’ailleurs une manifestation des jeunes, réprimée par les élèves policiers, la semaine dernière à Bangui.

Or, certaines langues tentent malheureusement de faire impliquer le ministre de la Sécurité publique dans l’affaire des recrues de Brazzaville, ce qui est totalement faux, car la liste est fournie exclusivement par la Présidence de la République.

 

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC.

Centrafrique : mort suspecte d’un gendarme au quartier Cattin .

0
Centrafrique.com/centrafrique-mort-suspecte-dun-gendarme-au-quartier-cattin/les-gendarmes-en-patrouille-dans-une-rue-de-bangui-4/” rel=”attachment wp-att-23485 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Patrouille de la gendarmerie centrafricaine.

 

 

Centrafrique : mort suspecte d’un gendarme au quartier Cattin .

 

 

 

Retrouvé coincé au sol dans sa chambre, un maréchal des logis de la gendarmerie nationale est mort suite à un acte plus ou moins criminel encore non élucidé.

 

La victime s’appelle Dula, surnommé Corbeau par ses collègues gendarmes, maréchaux des logis, habitant le quartier Cattin à l’ouest de la capitale centrafricaine. Il a été retrouvé tendu au sol sans vie sans laisser un petit message.

Entre temps, la gendarmerie qui est saisie de l’affaire conclut très rapidement à un acte de suicide suite à quelques éléments de l’enquête dont elle dispose.

Or, l’enquête de la gendarmerie selon laquelle la victime saurait elle-même donner la mort est lourdement contestée par certains parents de la victime qui pense plutôt à un acte criminel d’une tierce ou plusieurs personnes.

Cependant, que ça soit du côté des enquêteurs ou de la famille, aucun mobile justifiant cet acte criminel n’est annoncé. Il s’agit d’un mystère pour tout le monde.

Il y’a lieu de rappeler que le gendarme Dula est affecté à la légion mobile communément appelée LGM de la gendarmerie nationale depuis quelque temps et il est apprécié par ses collègues gendarmes.

Sa disparation pourrait constituer un manque de plus pour la légion mobile qui vient de perdre, comme d’autres corps de la gendarmerie, il y’a quelques semaines son Directeur général.

 

Bangui, Anselme Mbata pour CNC.

Centrafrique : une assemblée nationale des « Béta-Ouali » endeuillée par la mort suspecte d’une membre.

0
Centrafrique.com/centrafrique-une-assemblee-nationale-des-beta-ouali-endeuillee-par-la-mort-suspecte-dune-membre/organisation-des-femmes-de-leglise-inconnue/” rel=”attachment wp-att-23502 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Image d’illustration d’une organisation des femmes de l’église en Afrique.

 

 

Centrafrique : une assemblée nationale des « Béta-Ouali » endeuillée par la mort suspecte d’une membre.

 

 

Retrouvée inerte dans sa chambre ce lundi, une membre influente de l’organisation des femmes « Béta-Ouali » de l’église baptiste ANEB de Centrafrique vient de rendre son âme dans une circonstance douteuse.

 

À l’ouverture de l’assemblée générale de l’organisation des femmes centrafricaines de l’église baptiste ANEB au quartier Gobongo ce lundi matin,c’est de la stupeur suite à l’annonce de la disparition subite d’une membre influente de l’organisation.

En effet, madame Sengho, épouse du défunt Pasteur Marcel Sengho, fondateur de l’église baptiste ANEB de Malimaka, s’est rendu l’âme, avec sa bible à la main dans la nuit du dimanche à lundi dans une circonstance encore floue.

Selon la famille de la défunte, celle-ci devrait intervenir lors de la conférence de ce lundi 1er octobre à l’église baptiste ANEB de Gobongo dans le 8e arrondissement de Bangui. Sa mort, rendue publique par la famille qui a découvert le corps dans sa chambre le jour de l’ouverture de la conférence, panique profondément les églises baptistes de Centrafrique.

Pour l’heure, la place mortuaire se trouve au quartier Malimaka dans le 5e arrondissement de Bangui.

Rappelons que madame Sengho vient de quitter sa terre natale quatre ans après la mort de son époux le 17 septembre 2014.

Que son âme repose en paix auprès de ses ancêtres.

 

Bangui, Anselme Mbata pour CNC.

Afrique centrale : Une feuille de route et un protocole d’accord pour la mise en place du roaming à moindre coût

0

Centrafrique.com/afrique-centrale-une-feuille-de-route-et-un-protocole-daccord-pour-la-mise-en-place-du-roaming-a-moindre-cout/pylone-des-reseaux-telephoniques/” rel=”attachment wp-att-23497 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Afrique centrale : Une feuille de route et un protocole d’accord pour la mise en place du roaming à moindre coût

 

 

 

La mise en place du service Roaming à moindre coût pour faciliter la communication téléphonique en Afrique centrale a été au cœur de la 1ère Session extraordinaire de la Conférence des régulateurs des télécommunications tenue à Malabo en Guinée Equatoriale du 6 au 7 août dernier. L’ART du Cameroun, l’ART de Centrafrique, l’ARCEP du Gabon, l’ORTEL de la Guinée Equatoriale et l’ARCEP du Tchad ont solennellement pris cette résolution. La République centrafricaine est en pleine déroulée de son Protocole d’accord.

La feuille de route pour la mise en place du roaming à moindre coût en Afrique centrale au plus part au 31 mars 2019 adoptée à Malabo s’est focalisée sur les indications suivantes : (1) chaque régulateur national est invité à obtenir l’accord de son gouvernement pour la signature du Protocole d’accord relatif à la mise en œuvre du roaming à moindre coût entre les pays membres de l’ARTAC (Assemblée des régulateurs des télécommunications de l’Afrique centrale), selon le projet de modèle défini ; (2) les autorités de régulation sont invitées à signer les directives sur la réduction du coût de roaming lors de la prochaine Session ordinaire de la Conférence des régulateurs de l’ARTAC qui se tiendra du 6 au 7 décembre 2018 en Guinée Equatoriale ; (3) les régulateurs veillent à la mis en œuvre de l’implémentation effective du roaming à moindre coût par les opérateurs des pays membres de l’ARTAC au plus tard le 31 mars 2019.

L’adoption de cette feuille de route tient compte d’un certain nombre des acquis, notamment entre autres, le manifeste SMART Africa, adopté le 29 octobre 2013 en marge du Sommet Transform Africa à Kigali au Rwanda ; les conclusions de la conférence de l’Union africaine en sa 22ème Session des 30 et 31 janvier en 2014, en Ethiopie à Addis-Abeba  au cours de laquelle les Chefs d’Etat ont endossé le manifeste SMART Africa ; la recommandation n° 12/COPTAC/14, du 26 avril 2014, à Yaoundé au Cameroun relative à la mise en place d’une politique sous-régionale d’itinérance ; la réunion de Kigali du 18 avril 2016 au cours de laquelle les autorités de régulation nationale ont adopté un cadre régional dénommé « Réseau africain unique », en réponse aux décisions de la 3ème réunion du Conseil d’administration SMART Africa tenu à Addis-Abeba, le 31 janvier 2016.

Au cours de cette 1ère réunion extraordinaire de Malabo, les participants ont pris acte de la déclaration de Brazzaville du Conseil des Ministres des TIC de l’Afrique centrale ; tenant toute de même compte du Communiqué et du rapport final de la conférence sous-régionale sur le développement de l’économie numérique pour les pays de la Sous-région Afrique centrale à Yaoundé du 23 au 25 mai 2018, ainsi que le projet de mise en place d’un réseau unique dans l’espace économique CEMAC.

Les participants ont enfin noté avec satisfaction l’appui des partenaires, notamment de l’Union internationale des télécommunications (UIT) et de la Commission économique de l’Afrique (CEA) pour l’implication du roaming à moindre coût dans le continent africain tout en reconnaissant la nécessité pour les Etat membres de faciliter la modalité des populations à travers le TIC, par la réalisation du roaming à moindre coût. Ils ont avant de terminer, considérer la nécessité de renforcer la coopération et l’intégration entre les Etats de la Sous-région Afrique centrale.

La République centrafricaine, à l’instar des autres pays membres de ARTAC est à pied d’œuvre pour satisfaire aux exigences inscrites dans le Protocole d’accord convenu dans le cadre de la feuille de route pour la mis en place du roaming à moindre coût.

 

 

 

Par : Fred Krock, CNC.

 

 

 

 

 

Centrafrique : Ouverture de la 2nde Session ordinaire du parlement sur fond d’appel à la destitution de Meckassoua

0
Centrafrique.com/centrafrique-ouverture-de-la-2nde-session-ordinaire-du-parlement-sur-fond-dappel-a-la-destitution-de-meckassoua/le-president-de-lqassemblee-nationale-abdoul-karim-meckassoua-lors-de-sa-conference-de-presse-a-lassemblee-le-27-juillet-2018-par-cyrille-yapende-2/” rel=”attachment wp-att-23494 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Le Président de l’assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua. Credit photo : Cyrille Jefferson Yapéndé pour CNC.

 

 

Centrafrique : Ouverture de la 2nde Session ordinaire du parlement sur fond d’appel à la destitution de Meckassoua

 

 

 

Les députés ont repris le chemin de l’Assemblée nationale, dans le cadre de la 2nde Session ordinaire du parlement. La cérémonie officielle de l’ouverture présidée par Abdou Karim Meckassoua a vu la présence du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et certains Membres du gouvernement. Toutefois, cette Session se déroulera sur fond de crise culminée par l’appel à la destitution du Meckassaou au perchoir. D’ailleurs, l’intéressé est revenu longuement sur cet aspect dans son discours d’ouverture dont l’intégralité est publié ci-dessous.

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Madame et Messieurs les Chefs des Institutions Républicaines ;

Mesdames et Messieurs les Ministres ;

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Chefs de Missions Diplomatiques et Représentants des Organisations Internationales ;

Messieurs les Présidents et Procureurs Généraux des Cours ;

Monsieur le Président de la Délégation Spéciale de la Ville de Bangui ;

Madame, Messieurs les Présidents des Partis Politiques et les Secrétaires Généraux des Centrales Syndicales;

Distingués Invités ;

Honorables Députés et Chers Collègues ;

Le retour des Élus du peuple à l’hémicycle, lieu privilégié du débat démocratique, après des mois passés auprès de leurs électeurs, est un moment propice pour renouer avec l’activité la plus importante de leur mandat, à savoir le vote des lois et le contrôle de l’action du gouvernement.

Le travail parlementaire ne trouve son sens et n’atteint sa véritable finalité que dans une judicieuse programmation entre les mois d’intersession consacrés aux contacts avec les électeurs dont la majorité vit dans les provinces et les deux Sessions Ordinaires à l’hémicycle à Bangui. A cela peuvent parfois s’ajouter des Sessions extraordinaires de courte durée !

Aussi, voudrais-je féliciter tous nos collègues qui ont eu l’opportunité, au cours de cette année, de réaliser un tel programme, malgré la situation d’insécurité encore présente dans la plupart de nos régions.

Me tournant vers toutes celles et tous ceux que les situations d’insécurité ou les raisons de santé ont empêché d’aller rencontrer leurs électeurs, je les encourage à espérer des lendemains meilleurs pour leurs circonscriptions ainsi que pour tout l’ensemble du pays.

A vous tous, je souhaite une bonne et fructueuse reprise, pour la poursuite du processus de consolidation des acquis démocratiques dans un État encore soumis au désordre et à la violence en tout genre.

Honorables Députés, Chers Collègues,

Le rôle premier du Député est d’œuvrer à assurer à la nation des garanties et un socle de vie politique apaisée, en tamisant et en repoussant par les débats d’idées les facteurs de conflits qui sont nombreux dans les communautés.

L’Assemblée Nationale, 2ème Grande Institution de la République n’a pas vocation à s’installer dans une démarche de reproduction des malaises de la société. Nous ne rendrions service ni au peuple ni à la République Centrafricaine si nous optons délibérément pour la politique de haine et de violence à l’Assemblée Nationale.

 

Je veillerai pour ma part à ce qu’une telle ambiance ne gagne pas notre Hémicycle et n’empoisonne pas notre vie et celle de nos compatriotes, surtout l’environnement du travail parlementaire pour lequel nous avons été élus par nos concitoyens.

Je reste profondément convaincu que la connaissance, le respect et l’application des textes qui régissent l’Institution et l’État sont la seule manière pour chaque élu et pour le Président de l’Assemblée Nationale et ses Collègues du Bureau d’éviter de se tromper dans l’exercice de leur fonction.

Il nous faut nous référer systématiquement aux textes qui nous régissent et solliciter l’avis de la Cour constitutionnelle en cas d’incertitude sur l’interprétation d’une disposition de la Loi fondamentale.

Ainsi, les problèmes de personnes ne devraient pas impacter sur la vie de la Représentation Nationale et perturber les élus de la nation dans leur rôle de législateurs. Ils méritent de travailler dans une atmosphère de dignité et de responsabilité !

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Madame et Messieurs les Chefs des Institutions Républicaines ;

Mesdames et Messieurs les Ministres ;

Honorables Députés, Chers Collègues ;

Distingués Invités ;

Mesdames, Messieurs ;

La Seconde session ordinaire de l’Assemblée Nationale est une session budgétaire en ce qu’elle est l’occasion d’examiner et de voter le projet de lois des finances de l’année suivante.

Il s’agit là d’un exercice de grande importance pour la vie de la nation parce qu’il permet de doter le gouvernement d’un outil légal, lui permettant de lever l’impôt et d’effectuer des dépenses pour le fonctionnement de l’État.

En effet, le Gouvernement a l’obligation de gérer les finances publiques conformément aux dispositions légales telles qu’adoptées par l’Assemblée Nationale, en vertu de l’article 82 de la Constitution et conformément aux articles 71 et 72 du Règlement Intérieur de notre Institution parlementaire, dans le respect de l’orthodoxie de gestion des finances publiques.

Doivent être également respectés, les termes du dernier Mémorandum de Politique Économique et Financière signé avec le Fonds Monétaire International (FMI) appuyé par la Facilité Élargie de Crédit (FEC) qui a permis à notre pays de disposer des ressources financières conséquentes afin de pallier à l’insuffisance des recettes domestiques, nécessaires au fonctionnement normal de l’État.

Honorables Députés, Chers Collègues,

En déposant dans les délais sur le bureau de l’Assemblée Nationale le projet de loi des finances de l’année 2019, le Gouvernement a fait montre d’une célérité exemplaire qui l’honore et je l’en félicite.

Cependant, l’attention du Gouvernement mérite d’être attirée sur quelques points qui doivent être corrigés à l’avenir.

Le premier point concerne le projet de loi de règlement de l’exercice précédent qui n’a pas été déposé sur le bureau de la Représentation Nationale lors de la première session ordinaire comme le prévoit l’article 82 dernier alinéa de la Constitution de la République, repris à l’article 71 du Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale. Cette situation ne permet pas aux députés de vérifier à posteriori la pertinence des choix budgétaires ni de fonder leur démarche sur le principe de la sincérité budgétaire.

Le deuxième point est relatif au Règlement N°12/07-UEAC-186-CM-15 portant cadre de référence de la politique d’endettement public et de gestion de la dette publique qui impose aux États bénéficiaires de l’initiative PPTE de joindre au projet de loi des finances un document de « politique d’endettement » qui expose d’une manière claire les orientations du gouvernement en matière d’endettement. Force est de constater que le gouvernement n’a toujours pas présenté à l’Assemblée Nationale son document de politique d’endettement alors que notre pays présente un risque élevé d’endettement selon nos partenaires techniques et financiers.

Ceci étant, le projet de budget de l’État pour l’année 2019 présente la nomenclature suivante:

En Ressources : 238.692.619.000 FCFA soit une augmentation de 8.79% par rapport à l’année précédente.

Charges : 242.961.521.000 FCFA en hausse de 3.09% par rapport à l’année 2018.

Il se dégage un déficit budgétaire global de -4.268.902.000 FCFA et un déficit primaire en pourcentage du PIB de 1.2% en accord avec l’exigence majeure de l’accord FEC relatif au déficit budgétaire.

Honorables Députés, Chers Collègues,

Il ne fait pas de doute que des contraintes liées à un environnement complexe tant au niveau national qu’au plan international ont dû impacter l’élaboration de ce projet de budget.

En même temps, il faudrait que les préoccupations du peuple près de deux ans après la Conférence des donateurs tenue à Bruxelles, le 17 novembre 2016, soient prises en compte.

Le budget de l’État doit ainsi faire transparaître les attentes de Bruxelles à travers les trois piliers du Plan National de Relèvement et Consolidation de la Paix en Centrafrique (RCPCA) qui sont, je rappelle :

  • Paix, sécurité et réconciliation ;
  • Contrat social entre l’État et la population ;
  • Relèvement économique et relance des secteurs productifs.

Je vous invite donc à faire montre, comme à votre habitude, Chers Collègues, d’un examen minutieux de chaque ligne budgétaire, afin de vous assurer de la pertinence des crédits alloués et de chaque disposition légale permettant de lever l’impôt pour qu’il soit socialement acceptable, juste et susceptible de réduire la pauvreté.

Par ailleurs, je vous exhorte aussi à faire en sorte que la lutte contre la fraude, la corruption et l’élimination des taxes parafiscales ainsi que le transfert rapide de toutes les ressources au Compte Unique du Trésor, mais aussi la maîtrise des exonérations puissent se poursuivre inlassablement.

L’on constate que le volume des manques à gagner liés aux exonérations s’élevaient à fin juin 2018 à 28,74 milliards de FCFA ; cela veut dire que pour peu que l’on fasse une projection pour l’ensemble de l’année 2018 sur la base des données du premier semestre, ces manques à gagner atteindraient la faramineuse somme de 56 milliards. Plus concrètement cela signifie que les exonérations font perdre à l’Etat d’importantes ressources indispensables à sa reconstruction.

Par conséquent, ceci doit constituer un motif de préoccupation pour l’Assemblée Nationale, mais aussi pour le Gouvernement qui doit prendre les taureaux par les cornes à travers des mesures correctrices car les exonérations constituent des niches de recettes pour l’état.

La présente session devrait également donner l’occasion à la représentation nationale de poursuivre l’examen approfondi du projet de loi portant code des collectivités territoriales et des circonscriptions administratives.

La Commission mixte avait déjà relevé que le projet de loi avait prévu des ressources financières pour les Collectivités territoriales sur la base des recettes fiscales et non fiscales. Cependant, aucune indication précise n’a été mentionnée en ce qui concerne la clé de répartition de ces ressources. Encore faut-il qu’un mécanisme approprié d’exécution de ces lignes budgétaires soit précisé.

Il s’agit ici de préoccupations fortes auxquelles le Gouvernement devra apporter des réponses précises afin de permettre le vote de ce projet de loi important, le moment venu.

Monsieur le Premier Ministre, Chef du Gouvernement ;

Mesdames et Messieurs les Ministres ;

Honorables Députés, Chers Collègues ;

Distingués Invités ;

Mesdames, Messieurs ;

Je ne vous apprends rien en disant que la situation de notre pays reste encore fragile. En disant cela, j’ai une pensée pour nos compatriotes de Bria, Gamboula, Gambo, Paoua, Obo et bien d’autres localités encore qui continuent de vivre les affres des agressions barbares. Comme ce 28 Septembre, lorsque le véhicule de Monseigneur Désiré Nestor NONGO AZAGBIA a essuyé des tirs vers 6 heures du matin, dans un village de la sous-préfecture de Markounda, auxquels il a échappé par miracle.

Le prélat se rendait justement de Bossangoa à Markounda pour participer à la Journée Internationale différée de la Paix et pour consolider les accords de paix entre les groupes armés dans le but de permettre à la population de vaquer librement à ses activités. Aussi bien le Prélat que notre Collègue ont assisté à cette violation de l’accord de cessation des hostilités. En un mois entre Nana Bakassa et Kouki, Six paisibles citoyens ont été assassinés.

On constate que nos compatriotes ne peuvent vaquer à leurs activités socio-économiques à cause des exactions de tout genre que leur imposent les groupes armés.

Il est donc plus que temps que le Dialogue politique annoncé qui découle de l’initiative de l’Union Africaine et appuyé par l’ensemble de la Communauté Internationale puisse se tenir et permettre que le processus du Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement (DDRR) devienne une réalité. C’est la voie du retour rapide à une paix durable.

La Représentation Nationale suit avec beaucoup d’intérêt les efforts fournis par le Gouvernement pour renforcer, entraîner et équiper nos forces de défense et de sécurité.

De tous mes vœux, j’appelle à la poursuite de ces efforts et à ce que les partenaires bilatéraux et multilatéraux continuent de nous accompagner dans l’opérationnalisation et la redynamisation rapide des forces de défense et sécurité.

Je disais que notre pays est encore hélas en situation de fragilité. La présence nombreuse des pays amis et Institutions Internationales au chevet de notre pays en est un baromètre parlant.

L’urgence d’une sortie de crise n’est plus à démontrer, dans notre pays où le droit à la sécurité s’est imposé comme un impératif concret pour chaque Centrafricain.

Le consensus qui semble s’être enfin dégagé lors de la Rencontre de New York de ce 27 Septembre 2018, autour du processus conduit par l’Union Africaine conformément à la Feuille de route de Libreville, est dans ce contexte un véritable motif de satisfaction.

Je saisis cette occasion pour féliciter le Président de la République, son Excellence Faustin Archange TOUADERA, pour sa prise de position claire et sans équivoque à cet égard, qui contribuera certainement à accélérer le processus.

L’une des dispositions de la Feuille de route de l’Union Africaine souligne la nécessité, pour la réussite de l’initiative, d’inclure tous les acteurs pour en assurer le plein succès. Ces acteurs sont, en plus des autorités exécutives de notre pays, principalement l’ONU à travers la MINUSCA, l’Union Européenne et aujourd’hui la Russie et le Soudan. Nous ne pouvons que nous réjouir de ce multilatéralisme au bénéfice de notre pays.

Le pilotage du processus de dialogue incombe, comme on sait, au gouvernement et c’est normal. C’est sa responsabilité constitutionnelle. Mais est-il concevable d’exclure du débat la population à travers les partis politiques, les Députés et les organisations de la société civile ?

Monsieur le Premier Ministre, Chef du   Gouvernement ;

Distingués Invités ;

Mesdames, Messieurs ;

La place prise par l’appui international dans tous les aspects du relèvement de notre pays nous oblige à développer une diplomatie volontariste. C’est la responsabilité, en premier, de l’Exécutif. Mais dans le monde moderne où nous vivons, et conformément à une pratique internationale désormais largement partagée, l’Assemblée Nationale se doit de contribuer à cette dimension de la politique nationale.

C’est ce qu’on appelle communément la diplomatie parlementaire.

En effet, dans l’univers complexe et mondialisé d’aujourd’hui, le caractère transnational des questions d’intérêt public, comme la sécurité, l’environnement, les droits de l’homme, la bonne gouvernance, la culture et le commerce, etc. interpelle les parlementaires dans leur travail quotidien.

Ceux-ci se doivent désormais d’échanger avec leurs homologues étrangers sur les enjeux internationaux, spécialement sur les questions d’intérêt commun.

Les groupes d’Amitié Interparlementaires mis en place depuis 2017 par l’Assemblée Nationale revêtent dans ce contexte une importance particulière. Ils nous permettent d’intensifier l’action de la Représentation nationale sur les plans tant multilatéral que bilatéral, notamment dans le cadre des organisations interparlementaires et internationales.

Ceci dit, un examen approfondi de ces groupes nous a amené à constater un dysfonctionnement dans la répartition des Élus de la Nation dans les différents groupes d’Amitié. Cette situation impose donc une révision de la redistribution par secteur afin de permettre une participation globale et effective de tous les Députés à ces différents groupes.

Sur le plan strictement bilatéral, plusieurs Députés ont pris part, soit aux missions d’observation des élections, soit aux conférences internationales, interparlementaires et divers fora ou encore à des visites d’échanges de bonnes pratiques et d’expériences. Toujours sur le plan bilatéral, nous avons eu de fructueux échanges avec les chefs de certaines missions diplomatiques accrédités en Centrafrique, notamment l’Afrique du Sud, la Chine et la France.

Monsieur le Premier Ministre, Chef du   Gouvernement ;

Honorables Députés,

Distingués Invités ;

Mesdames, Messieurs ;

La session qui s’ouvre n’est pas, vous l’aurez compris, une session comme les autres. Pas seulement parce qu’elle est une session budgétaire comme nous venons de voir, mais aussi parce qu’elle intervient au milieu de notre mandat. Elle est donc en quelque sorte une session-charnière, le marqueur du fait que nous sommes arrivés au milieu du gué.

Le voyageur averti sait bien que, pour triompher des eaux tumultueuses et atteindre l’autre rive, il se doit, au milieu du gué de rassembler ses forces pour entreprendre le reste de la marche, en se donnant les moyens d’arriver à bon port.

C’est pourquoi, j’estime que, pour nous tous, Parlementaires comme membres du Pouvoir Exécutif, majorité comme opposition, la session qui s’ouvre doit être celle du rassemblement.

Ma conviction est que nous avons l’impérieux devoir de faire bloc pour sortir notre pays de cette crise que nos compatriotes continuent, pour la plupart, de subir dans leur chair, dans leurs biens et dans la restriction voire la suppression de leur liberté de circulation.

Vous m’avez bien entendu : nous devons faire bloc, cela a toujours été ma conviction et cela le reste plus que jamais.

Faire bloc, oui, autour du seul intérêt qui doit compter. Cet intérêt, c’est l’intérêt du pays, l’intérêt national. En disant intérêt national, je vise évidemment cet intérêt qui est celui de tous les centrafricains quels qu’ils soient et où qu’ils soient, pas l’intérêt de groupes partiels ou de groupuscules, pas l’intérêt égoïste de quelques uns qui prendraient notre Etat en otage.

L’intérêt national dont je parle a d’autres noms. Il s’appelle bonne gestion financière de l’Etat, bonne administration, transparence de la gestion publique, redistribution équitable du produit de l’exploitation des richesses de notre pays. Bref, il s’appelle bonne Gouvernance, dans le respect, cela va de soi, de la volonté de nos compatriotes exprimée par la Constitution du 30 mars 2016.

C’est l’occasion ici de rappeler que la Communauté Internationale a fortement investi dans le retour d’un ordre constitutionnel normal en République Centrafricaine et dans l’organisation d’élections crédibles pour la mise en place d’institutions légitimes. Occasion de rappeler aussi que les Centrafricains ont, quant à eux, exprimé leur volonté déterminée de restauration de cet ordre constitutionnel en bravant les armes pour faire des dernières consultations électorales une réussite unanimement saluée. Ces mobilisations internes et externes ne peuvent être tenues pour négligeables. Ils nous obligent, en tant qu’autorités politiques centrafricaines, à donner corps concrètement par notre gouvernance aux espérances qui se sont ainsi exprimées.

Il n’est que temps de le faire, et ceci en ayant bien conscience que seules des institutions stables et la stricte mise en œuvre d’une gouvernance démocratique telle que prévue par la Constitution adoptée par les Centrafricains permettra au pays de sortir durablement de la crise.

C’est pourquoi, notre conviction et notre démarche politiques sont que les institutions légitimes du pays doivent jouer leur rôle, notamment, et j’y insiste, le rôle de contrôle démocratique du pouvoir.

Dans cette œuvre de refondation démocratique, nous avons besoin d’un franc soutien des partenaires internationaux de la République Centrafricaine aux actions tendant à consolider et à rendre effectifs les mécanismes nationaux de surveillance et de contrôle, dans l’intérêt des Centrafricains.

Notre démarche est aussi, dans le même esprit, d’en appeler à ce que la Communauté Internationale ne reconnaisse aucun pouvoir qui aura été établi en dehors des prescriptions constitutionnelles en vigueur.

Faire bloc dans l’intérêt du pays, dans ces conditions, c’est conjuguer les forces de nos institutions ; c’est, en définitive, conjuguer les fonctions de nos institutions et, pour ce qui concerne l’Assemblée Nationale, c’est lui permettre de jouer pleinement son rôle dans toute la gamme de ses attributions, du vote des lois au contrôle rigoureux du gouvernement dans la conduite de la politique nationale, sans oublier la fonction de contribution qui permet aux représentants de la Nation de prendre toute initiative et formuler toute proposition dans l’intérêt du pays.

Honorables Députés, Chers collègues,

L’appel au rassemblement du pays lancé ici ne concerne pas seulement nos institutions, les forces politiques et les citoyens centrafricains. Vu l’état de fragilité persistante de notre pays et, en conséquence, vu le caractère nécessairement massif de la contribution de la Communauté Internationale, nous avons aussi à penser les formes et les modalités de la participation de nos partenaires extérieurs à l’effort national de relèvement.

Autrement dit, nous avons à construire, voire à reconstruire un partenariat international fiable.

A ce propos, il faut commencer par rappeler que le partenariat international est, pour la République Centrafricaine, une nécessité dans la situation d’Etat en grande difficulté où se trouve le pays. Il ne saurait cependant n’être que cela. Pour que ce partenariat puisse produire tous ses effets, il doit procéder d’un engagement politique assumé dans le pays.

J’estime pour ma part que la RCA a besoin aujourd’hui que se construise et se déploie une véritable politique internationale, active et stable, axée sur le développement de relations amicales et de coopération au service des objectifs de paix, de stabilisation politique et sociale, ainsi que de développement économique.

Ce que je nomme reconstruction d’un partenariat fiable passe par la reconnaissance, la valorisation et la stabilisation des relations traditionnelles, régionales et internationales, aussi bien bilatérales que multilatérales, de la République Centrafricaine ; des relations dont nous avons à faire l’axe central et le socle de notre coopération internationale ; les partenariats nouveaux que la RCA sera conduite à nouer ayant vocation à se développer sans préjudice de ces partenariats traditionnels et dans la transparence.

 

Bref, il devrait être considéré comme normal que ceux qui ont soutenu inlassablement notre pays dans la tempête soient nos partenaires prioritaires pour la stabilisation et le relèvement. En disant cela, je pense aux pays de la Sous-Région et aux organisations de cette Sous-Région que sont la CEEAC, la CEMAC, la CIRGL, ainsi qu’à l’organisation panafricaine qu’est l’Union africaine. Je pense aussi, hors d’Afrique, à des Etats comme la France, les Etats Unis, la Chine et à des Organisations comme l’Union européenne, l’OIF et les Nations Unies.

La reconstruction d’un partenariat fiable passe, ensuite, par l’affirmation d’une méthode qui allie franchise, respect mutuel, respect de la parole donnée et respect du cadre et des procédures constitutionnels de la République Centrafricaine.
Il y va non seulement de notre souveraineté, mais aussi d’un exercice responsable de celle-ci.

La reconstruction d’un partenariat fiable passe, enfin, par le fait de mettre au centre de cette coopération internationale les intérêts de notre pays et des centrafricains plutôt que de nous autres, dirigeants.

Excellences,

Distingués Invités,

Honorables Députés,

Chers Compatriotes,

Cet appel au rassemblement des forces, des énergies et des institutions, je ne le lance pas par naïveté ni par peur.

Je sais bien ce qui se trame à l’égard de notre institution et de son Président. Depuis quelques temps, des individus s’agitent dans tous les sens, des groupes sont formés par ci par là, et il ne se passe pas une semaine sans que ne se tiennent des réunions, souvent la nuit, pour dresser des plans. Le tout orchestré jusqu’au plus haut sommet de l’Etat, en mettant en jeu de l’argent, beaucoup d’argent, de l’argent public, l’argent des centrafricains.

Tout cela pour quel projet ?

La destitution du Président de l’Assemblée Nationale Abdou Karim Meckassoua, bien entendu.

Pour cela, on monte des affaires, on crée des incidents, en saccageant par exemple les locaux et les biens de l’Assemblée, on essaie d’instrumentaliser la justice. Et dans tout cela des Députés croient servir la Nation en se faisant commissionnaires des basses œuvres.

A propos de cette fameuse destitution, je veux dire ceci : que ceux qui veulent lancer la procédure le fassent. Je suis prêt.

Ce sera un moment important d’application de nos textes fondamentaux, Constitution et Règlement Intérieur de l’Assemblée. Et ce sera aussi une occasion pour que nos compatriotes soient instruits sur les affaires de l’Etat et la manière dont celles-ci sont conduites.

Dès à présent, je demande par ailleurs que la procédure, si elle venait à être lancée, soit menée dans la plus grande transparence et en permettant à tous nos compatriotes de suivre l’évolution des choses, et notamment de suivre en direct les débats de destitution le moment venu.

Je demande aussi, solennellement, qu’on veille à ce que la procédure, si elle était ouverte, soit strictement conforme à la Constitution et au Règlement intérieur.

Honorables Députés,

Chers Compatriotes ;

Je le proclame bien fort : si la preuve devait être faite, conformément à la Constitution et au Règlement Intérieur de notre Assemblée, que les conditions sont réunies pour que je n’exerce plus les fonctions de Président de l’Assemblée Nationale, ce sera sans hésitation et sans amertume que je m’en irai.

Mais voilà, encore faut-il que ces conditions soient réunies. Et sur ce point, j’attends avec sérénité la démonstration qui devra être faite, en commençant par l’acte destiné à ouvrir la procédure de destitution.

Honorables Députés, Chers Collègues

Chers Compatriotes,

Quels sont, en définitive, les termes du débat ?

Je rappelle que, en vertu de notre Constitution, pour que le Président de l’Assemblée Nationale, dont le mandat est de 5 ans, soit destitué, il faut faire la preuve qu’il a manqué aux devoirs de sa charge. Voilà la règle essentielle.

Le Règlement Intérieur de l’Assemblée Nationale est venu compléter les dispositions constitutionnelles et préciser qu’il y a quatre cas, et seulement quatre cas, dans lesquels on peut dire qu’il y a manquement aux devoirs de la charge.

Qu’est ce que cela veut dire ?

Cela veut dire qu’il faudra que les partisans de la destitution arrivent à répondre positivement aux quatre (4) questions suivantes.

Première question et premier cas de figure : Est-ce que, en tant que Président de l’Assemblée Nationale, je me suis opposé à ce que le Bureau rende compte de sa gestion aux Députés ?

Deuxième question et deuxième cas de figure : Est-ce que, en tant que Président de l’Assemblée Nationale, j’ai empêché la présentation aux Députés du rapport d’une Commission spéciale d’enquête, ne serait-ce qu’une fois ?

Troisième question et troisième cas de figure : Est-ce que, en tant que Président de l’Assemblée Nationale, j’ai refusé de transmettre au Procureur Général près la Haute Cour de Justice, une résolution de mise en accusation du Président de la République pour Haute trahison ?

Enfin, quatrième question et quatrième cas de figure : est-ce que, en tant que PAN, j’ai, ne serait-ce qu’une fois, refusé de transmettre une décision de mise en accusation de députés devant la Haute Cour de justice ?

Comme je l’ai déjà dit, j’attends sereinement les réponses que les partisans de la destitution apporteront à ces questions.

J’attends plus précisément qu’on m’explique, qu’on nous explique :

1-           comment celui-là même – je veux dire moi – à qui on reproche de vouloir faire toute la lumière sur des soupçons de mauvaise gestion, pourrait être accusé dans le même temps d’empêcher le Bureau de rendre compte ;

2-           comment on fait pour empêcher la transmission du Rapport d’une Commission spéciale d’enquête, alors qu’aucune Commission de ce type n’a pas été mise en place sous cette législature et que, par conséquent, aucun rapport n’a pu être rédigé ;

3-           comment on fait pour refuser de transmettre une résolution de mise en accusation du Président de la République pour haute trahison quand aucune accusation du Chef de l’Etat n’a été lancée à ce jour ;

4-           comment, enfin, on fait pour empêcher la transmission à la Haute Cour de Justice d’une décision qui n’a jamais été prise encore en ce qui concerne les Députés.

Bref, je souhaite bien du plaisir à ceux qui seront chargés de convaincre les Députés et la Nation du fait que ce dossier est sérieux, qu’il n’est pas vide, désespérément vide.

Honorables Députés, Chers collègues,

Chers Compatriotes,

J’ai dit tout à l’heure que je ne suis pas naïf. Je sais qu’il y a, jusqu’au sein de cet hémicycle, des personnes qui sont décidées à en découdre coûte que coûte avec celui qui assume actuellement les fonctions de Président de l’Assemblée Nationale.

Ces personnes ne renonceront pas. Et on ne peut pas exclure qu’elles veuillent poursuivre la procédure de destitution malgré tout.

Que leur resterait-il finalement pour espérer arriver à leurs fins, si ce n’est invoquer des motifs non prévus par nos textes fondamentaux, pour forcer la décision ?

Je vous le dis tout net, et avec gravité : si tel devait être le cas, et si tel est l’intention de ceux qui rêv

Region anglophones du Cameroun

0

Centrafrique.com/region-anglophones-du-cameroun/bamenda-ghost-town/” rel=”attachment wp-att-23488 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Région anglophones du Cameroun : L’heure est au couvre feu

 

Les gouverneurs du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ont décrété chacun aujourd’hui un couvre feu deux jours dans leurs territoires de compétence. Toutes les activités sont en arrêts total.

 

Depuis ce matin, les deux régions anglophones du Cameroun sont sous un couvre feu total. Les gouverneurs des cette parties du territoire nationale ont interdit tout activités.

 

Ainsi, les commerces, transports et autres sont vont rester fermés jusqu’à mercredi. Dans les chefs de ces régions, l’armée à quadrillés les grands artères des villes. On note une présence importante des policiers, gendarmes, et militaires lourdement armée.

Toutefois, les sécessionnistes ont perpétré des attaques aujourd’hui dans la ville de Kumbo où ils ont incendiés des dizaines véhicules.

Les autorités administratives font savoir que ces mesures exceptionnelles visent à contenir les manifestations. Car les sécessionnistes considèrent le 1er octobre comme le jour de déclaration de l’indépendance de leur Etat fantôme qu’ils appellent l’Ambazonie.

Pourtant, ce 1er octobre est aussi un jour historique pour le Cameroun. car c’est le jour de la réunification des deux Cameroun en 1961.

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : quand les parlementaires de la majorité enclenchent la procédure de destitution du Président Meckassoua du perchoir.

0
Centrafrique.com/centrafrique-quand-les-parlementaires-de-la-majorite-enclenchent-la-procedure-de-destitution-du-president-meckassoua-du-perchoir/abdoul-karim-meckassoua-installation-16-juin-2016-img_12mars2018002315-3/” rel=”attachment wp-att-23465 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Installation du Président Abdoul Karim Meckassoua au perchoir de l’Assemblée nationale. Credit photo : Minusca

 

 

 

Centrafrique : quand les parlementaires de la majorité enclenchent la procédure de destitution du Président Meckassoua du perchoir.

 

 

 

Ce jour lundi 1er octobre 2018, c’est le jour de la rentrée parlementaire après trois mois de vacances. Une rentrée parlementaire sans précédente dans l’histoire de la Centrafrique. En cause, le président de cette Institution Abdoul Karim Meckassoua va enfin découvrir les visages de ses vrais adversaires politiques.

Si sur d’autres cieux, les députés passent leurs vacances auprès de leurs électeurs, en Centrafrique, c’est à Bangui et avec les hommes du pouvoir qu’ils se la coulent douce. De la mafia au business en passant par des complots, ces élus de la nation se livrent chacun, selon son profil, à ces exercices pour renflouer leurs poches. La dernière en date, le complot contre Abdoul Karim Meckassoua.

 

Pourchassé depuis deux ans en vain par l’aile politique du président Touadera et dernièrement apostrophé par son aile judiciaire dans l’affaire dite de « Dame Dékono », le très honorable Abdoul Karim Meckassoua président de l’Assemblée nationale a été secouru par la Cour Constitutionnelle. Grâce à cette dernière, il a eu un peu de souffle pour remanier son cabinet. Mais le voilà, à nouveau, devant une autre peine blondie par ceux-là mêmes qui l’ont élu Président de l’Assemblée nationale.

D’après une note restée encore hautement confidentielle et adressée à la très haute attention de la conférence des Présidents de l’Assemblée nationale, une centaine des députés, dans la plupart, des députés indépendants et députés ayant rejoint la mouvance « Cœur uni » avec armes et bagages l’année dernière, ont demandé aux Présidents des Commissions d’engager la procédure de destitution de Abdoul Karim Meckassoua, président de l’Assemblée nationale.

Pour les députés signataires de la note à l’attention de leurs collègues députés présidents des commissions demandant la destitution de Abdoul Karim Meckassoua à la tête de l’Institution, celui-ci est coupable, à leurs yeux, de crime de haute trahison.

Des crimes et fautes lourdes cités.

D’après les députés signataires, le fait pour Abdoul Karim Meckassoua alors simple député comme eux, de concocter un marché de fournitures des médailles d’identités des députés, écharpes, sacs de bouche à bouche avec la dame Dekono à hauteur de 322 000 000 F CFA et ensuite la faire payer par l’Institution, constitue, d’après leur compréhension, un crime de haute trahison. Pourtant, « Qui trompe qui peut » ? Avance un soutien de Dologuélé.

Sans le citer nommément dans la note, la nomination du musicien Mandata comme chef de service à l’Assemblée a été aussi relevée comme faute lourde par les élus signataires. Pour eux, la loi de la fonction publique parlementaire est claire. Il n’y a que les fonctionnaires parlementaires hiérarchie A1 qui doivent être nommés Directeur ou Chef de service. Pas des ramassés.

Faisant allusion à la parabole de la paille et de poutre dans l’Évangile de Luc 6 :4, un élu de l’opposition affirme que cette accusation du pouvoir est exactement comme : « Voir la paille dans l’œil du voisin et ne pas voilera poutre dans le tien ».

Alors que des vendeuses des légumes et éleveurs des poulets de chairs sont nommées sous-préfets, chef de service dans l’Administration publique de Touadera, celui-ci se permet malheureusement à faire la leçon de morale et de l’homme qu’il faut à la place qu’il faut du feu Patassé aux autres. Ajoute cet élu.

D’après une source bien informée, la note demandant le déclenchement de la procédure de destitution du Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua, fera l’objet du jour l’ordre du jour de la première conférence des Présidents de ladite session. Une réunion, s’il elle se tient, risquerait de finir en queue de poisson et rendra plus délétère, la cohabitation au sein de l’Institution.

Mais si elle se tient sans accroc, c’est la fin pour Abdoul Karim Meckassoua puisque la conférence des Présidents est règlementairement lié à porter l’affaire à la plénière. Une occasion pour Abdoul Karim Meckassoua de découvrir enfin qui est pour lui et qui est contre lui. Pourtant ce sont les mêmes qui l’ont élu président de l’Assemblée nationale sous condition d’avoir les pickups.

Pour un diplomate en poste à Bangui, « si la procédure de destitution est engagée et abouti, ça sera une crise sur des crises. Si elle échoue, c’est ouvrir une porte aux vengeances politiques de deux cotés et c’est le président Touadera qui paiera le lourd tribut».

Rappelant que ces députés ont empoché chacun, selon son gabarit politique, une avance qui varie entre 300 000 à 500 000 F CFA sur les 1 000 000 F CFA promis pour cette action.

Affaire à suivre…

 

Par : Gisèle Moloma, Cnc

 

Copyright2018CNC.

CENTRAFRIQUE : SOUPÇONS DE BIENS MAL ACQUIS, CORRUPTEURS ET CORROMPUS

0

Centrafrique.com/centrafrique-soupcons-de-biens-mal-acquis-corrupteurs-et-corrompus/president-touadera-au-milieu-de-foule-au-cote-de-son-vehicule-avec-des-casques-bleus-3/” rel=”attachment wp-att-23455 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

 

 

CENTRAFRIQUE : SOUPÇONS DE BIENS MAL ACQUIS, CORRUPTEURS ET CORROMPUS

 

 

LA RÉPUBLIQUE DES PRÉVARICATIONS ?

 

LE PRÉSIDENT TOUADERA SOUPÇONNÉ POUR DES BIENS MAL ACQUIS ?

          Même si l’information est à prendre avec des pincettes en attendant d’éventuels démentis ou éclaircissements, même s’il peut s’avérer qu’on a affaire à une grossière manipulation, les Centrafricaines sont en droit d’attendre du président Touadera des informations sur les accusations gravissimes qui pèsent sur lui : aurait-il ou non amassé des biens mal acquis ?  

          Le délit de détournement illicite des deniers publics aurait commencé à l’époque où Faustin-Archange Touadera était Premier ministre de François Bozizé. D’après l’ONG Transparency International, d’origine allemande, le futur président de la République Centrafricaine aurait alors détourné quelques centaines de milliards de franc CFA, ce qui aurait fait de lui la deuxième fortune du pays après Bozizé.

          Nous avions, à juste titre, demandé à l’époque que l’on procède à un audit du patrimoine des députés, des membres du gouvernement et du président de la République, avant leur prise de fonction. Henri-Marie Dondra, ministre des Finances et du Budget, avait ordonné cette action salvatrice et de bonne gouvernance, à laquelle il avait, malheureusement, dû mettre fin à cause des intimidations et des menaces de mort qui lui étaient adressées. Le président fraichement élu, Faustin Archange Touadera, avait lui-même ordonné un audit de son propre patrimoine : il ne l’a jamais fait publier. 

          Il est impossible aux dirigeants centrafricains d’amasser en si peu de temps de telles fortunes, la majorité d’entre eux venant de milieux très modestes. Il est donc à peu près sûr que ce sont les caisses de l’État qu’ils ont ponctionnées pour constituer leurs biens mal acquis.

          Si ces soupçons de corruption se confirmaient, ce serait, pour le président Touadera, une sorte de parjure. N’avait-il pas déclaré, lors de son investiture, vouloir « rompre avec la gouvernance calamiteuse du passé » ?  Saisie par l’ONG Transparency, la justice française avait préféré classer l’affaire. Pourquoi est-elle remise au goût du jour maintenant ? Etant donné l’état exécrable des relations entre Touadera, Macron et le Drian, à cause de la présence des Russes dans le pré-carré français, une machination n’est pas à exclure.

 

LE MINISTRE DES TRANSPORTS ET DE L’AVIATION CIVILE SOUPÇONNÉ DE DETOURNEMENT DE FONDS ?

          Si ces soupçons se confirmaient, cela signifierait que la saga des dirigeants corrompus et prédateurs n’a pas pris fin avec l’élection du président Touadera. La traque des mafieux aurait été engagée immédiatement s’il avait eu la volonté de faire cesser des pratiques aussi déplorables.

          Depuis l’indépendance, les Centrafricains voient leur pays pris en otage par une pseudo-élite, corrompue et prédatrice, qui les laisse dans un dénuement abyssal. Ils n’en peuvent plus. Les soupçons de détournements des fonds de l’État par des ministres ou de hauts fonctionnaires malveillants ne cessent de se multiplier. On a l’impression que, dans ce pays, accéder à un poste de ministre ou de haut fonctionnaire est corollaire d’enrichissement. Les Chinois, qui sont passé maîtres dans l’art de corrompre, achètent d’ailleurs à tour de bras les permis d’exploitation des mines de matières premières, privant ainsi l’administration des entrées de fonds.

          Théodore Jousso, l’ancien porte-parole du gouvernement, serait non seulement un adepte des détournements de fonds, mais aussi celui qui aurait laissé s’installer dans son ministère une mafia de prédateurs. Cependant, son cas ne doit pas être l’arbre qui cache la forêt. La présidence, la primature et le corps de hauts fonctionnaires sont gangrenés par une prédation frénétique.

          Il faut que la traque des détournements des fonds de l’État devienne une priorité, au même titre que la recherche de la paix. Les impunités doivent cesser. La justice doit passer.

          Le pays ne sera pas l’éternelle terre des ruffians. Ce qu’il lui faut, c’est une bonne gouvernance, qui lui permettra de se développer et de répondre ainsi à l’attente et à l’espoir de tous les Centrafricains.

                                                                                                                                                        Par : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

                                                                                                                                                                        (30 septembre 2018)

 

 

 

Centrafrique : une rencontre amicale de football tourne à l’affrontement à Bangui.

0
Centrafrique.com/centrafrique-une-rencontre-amicale-de-football-tourne-a-laffrontement-a-bangui/balade-a-bangui-apres-laffrontement/” rel=”attachment wp-att-23462 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Ville de Bangui. Credit photo : Corbeaunews.

 

 

Centrafrique : une rencontre amicale de football tourne à l’affrontement à Bangui.

 

 

Dans le cadre de la réconciliation et de la paix, un match amical de football a été organisé ce samedi au quartier Lakuanga de Bangui. Malheureusement,celui-ci tourne à un affrontement violent entre les deux équipes.

 

Même si l’initiative de cette rencontre amicale est à saluer, toutes les mesures nécessaires pour éviter certains dérapages n’ont pas été suffisamment prises en compte par les organisateurs, selon un officier de la gendarmerie nationale.

À l’origine, selon nos informations, l’idée est de promouvoir l’interaction entre la population du 3e arrondissement, y compris celle du quartier KM5, à celle des autres arrondissements de Bangui dans une perspective de la réconciliation et de la paix.

En ce sens, un match de football est organisé au quartier Lakuanga dans le premier arrondissement de Bangui entre une équipe du 3e et du premier. Sauf que celui-ci, loin d’obtenir le succès escompté, tourne malheureusement à un affrontement violent entre les deux équipes.

Selon un commissaire de la police contacté par CNC, après la victoire de l’équipe du 3e arrondissement lors de la rencontre, les joueurs du 1er n’ont pas apprécié leur défaite et comptent le faire savoir. Petit à petit, l’interaction tourne à l’affrontement violent. Des armes sont sorties du quartier, des tirs commencent à retentir par moment.

Très vite, les forces de l’ordre sont arrivées sur le lieu. Grâce à la ténacité des organisateurs, le pire a été évité de justesse. Aucun blessé n’est à déplorer malgré la violence de l’affrontement.

Finalement, les joueurs du 3e arrondissement ont été escortés par les forces de l’ordre jusqu’au pont Jackson afin qu’ils rentrent au KM5, tandis que ceux du 1er rentrent chez eux.

Selon la police nationale, les organisateurs n’ont pas informé les forces de sécurité intérieure afin de prendre des mesures nécessaires pour garantir la sécurité des joueurs, y compris les spectateurs.

Du côté des organisateurs, on a tenté en vain de les identifier afin de recueillir leur version des faits.

 

 

Bangui, Anselme Mbata pour CNC.

Centrafrique : Le village EGTB dispose désormais d’un Centre de santé

0
Centrafrique.com/centrafrique-le-village-egtb-dispose-desormais-dun-centre-de-sante/centre-de-sante-village-egtb/” rel=”attachment wp-att-23473 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Le nouveau centre de santé du village EGTB. Credit photo : Fred Krock, CNC.

 

 

Centrafrique : Le village EGTB dispose désormais d’un Centre de santé

 

 

 

Un centre de santé flambant neuf a été inauguré samedi 29 septembre dernier au profit des habitants du village EGTB – du nom de l’ancienne société forestière ‘’Exploitation générale et transport de bois (EGTB)’’. Il s’agit de l’œuvre patriotique de l’honorable Magloire Joscelin Makango, député de Mbaïki 5. L’assistant du Conseiller russe en matière de sécurité du Président Touadera a remis, à cette occasion, des médicaments et autres kits médicaux audit centre de santé. Une véritable satisfaction pour les habitants venus nombreux en présence de leurs Chefs de Groupements et de villages et biens d’autres autorités locales de la Lobaye invitées à la cérémoni

Grand village de plus de 3000 habitants situé à près d’une dizaine de kilomètres de la ville de Mbaïki sur la route de Bagandou, le village Moto-Wakombo devenu depuis 50 ans village EGTB connait, comme beaucoup des villages centrafricains, d’énormes problèmes liés au manque de services sociaux de base. Pour la santé par exemple, des pertes en vies humaines sont enregistrées malheureusement à cause de la distance reliant le village à l’hôpital de Mbaïki, surtout pour les cas d’accouchements comme l’a relevé Kevin Lamine, Président de la jeunesse dudit village. Il y va de même pour l’école où les petits enfants sont condamnés à marcher quotidiennement sur des kilomètres pour atteindre leurs établissements.

« A chaque fois que nous posons le problème à nos autorités ou à nos partenaires, ils disent que nous sommes proches de Mbaïki et qu’en cas de maladie, nous devons nous y rendre pour se soigner. Malheureusement, beaucoup de gens ont perdu la vie en cours de cette périlleuse route de Mbaïki. Beaucoup de nos enfants ont déserté à cause de la distance… », a indiqué Kevin Lamine.

A en croire le député de Mbaïki 5, promoteur de la création du Centre de santé d’EGTB, les habitants lui en fait parvenir ces besoins en termes de plaidoyers, et il a bien voulu se mettre à l’écoute, mais aussi contribuer à la recherche de solutions aux problèmes énumérés par les habitants.  « Les élus de la nation que nous sommes, avons deux attributions principales, à savoir proposer et voter les lois ; puis contrôler l’action gouvernementale. Mais, vu la situation que traversent nos populations aujourd’hui, nous nous sommes vus dans l’obligation de voler à leur secours dans différents domaines. Voilà pourquoi, je suis là pour remettre officiellement ce bâtiment qui abritera les services de santé au profit des populations de ma circonscription. Je ne resterai pas là, d’autres besoins sont exprimés dont celui de la création d’une école. », a déclaré l’honorable Joscelin Makango. Ce centre de santé a été entièrement construit sur fond personnel du député dont les travaux ont débuté il y a un an.

A l’inauguration du bâtiment, l’Assistant du Conseiller russe en matière de sécurité du Président de la République, M. Kopot, a procédé à la dotation dudit centre hospitalier en médicaments et autres équipements médicaux. « Le bien-être de la population centrafricaine tient à cœur le Président Faustin Archange Touadera, et nous avons estimé qu’il est important d’être plus proches des populations avec notre appui », a-t-il déclaré à l’issue de la cérémonie. Et, de préciser, en ce qui concerne la dotation du centre de santé d’EGTB que « Nous avons été contactés par le Député Joscelin Makango avec qui nous entretenons de bonnes relations. Il nous a fait part de son projet et nous n’avons pas hésité de venir aider les populations ».

Dans les kits médicaux remis au centre de santé d’EGTB, M. Kopot a indiqué sans trop de détail qu’ils sont constitués des tests de malaria, les médicaments de traitement de paludisme… bref, tout ce dont a besoin un Centre de santé.

Sur les traces de leur député, M. Alain Bassangagna, Chef de centre sanitaire d’EGTB a adressé ses remerciements, ainsi que ceux des habitants bénéficiaires, à M. Valery Zakharov, le Conseiller russe du Président Touadera pour l’appui qu’il a accordé en dotation de leur centre de santé.

C’était une occasion pour le Président de la jeunesse d’EGTB, Kevin Lamine, de plaider pour qu’en plus du centre de santé, les habitants de son village soient dotés d’école, et les jeunes en particulier ont grand besoin d’appui dans le domaine agricole – activité principale de la localité. Devant ces nouvelles demandes, M. Kopot a rassuré que la dotation du centre de santé n’est qu’un début d’intervention russe à EGTB et que beaucoup d’autres choses pourront se faire dans la suite.

 

Par : Fred Krock, CNC.

CENTRAFRIQUE : COALITION SIRIRI dit non aux fausses nouvelles (Fake News)

0

Centrafrique.com/centrafrique-coalition-siriri-dit-non-aux-fausses-nouvelles-fake-news/logo-siriri-4/” rel=”attachment wp-att-23450 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

CENTRAFRIQUE : COALITION SIRIRI dit non aux fausses nouvelles (Fake News)  

 

 

COMMUNIQUÉ No.00024/CR/28/09/18 –

 

 

Comme vous le savez, la COALITION SIRIRI est l’émanation d’une Coalition Large du peuple Centrafricain sans aucune forme de discrimination basée, notamment sur l’âge, le sexe, les origines territoriales, les croyances religieuses ou autres. Nous sommes des Citoyens centrafricains mobilisés pour l’instauration définitive de la PAIX ET LA JUSTICE, l’affirmation de la Cohésion Sociale, l’assurance de l’Unité nationale et la promotion vigoureuse de la Réconciliation Nationale afin de bâtir ensemble notre pays, la République Centrafricaine (RCA), longtemps abandonnés par les Gouvernants que s’y sont succédés.

La COALITION SIRIRI proteste contre la campagne honteuse et les provocations inutiles lancées, ces derniers temps dans les médias, par les ennemis de la Paix, de la Sécurité, ceux qui veulent que notre pays, la République Centrafricaine continue à patauger dans l’insécurité, l’arbitraire, le désordre et la pauvreté.

Une organisation politique comme la COALITION SIRIRI ne prétend pas être l’amie de tout le monde. Elle a ses dénigreurs prêts à colporter de fausses nouvelles de la famille des « Fake News » et qui ne se donnent pas la peine de recouper les sources de leurs informations avant leur diffusion, en flagrante dérogation de la Charte de Munich sur la profession des Journalistes.

Ces journalistes Centrafricains, par leur travail direct d’investigation ou par l’intermédiaire de leurs informateurs, savent que le peuple Centrafricain vit le cauchemar de l’insécurité apparemment encouragée par le Gouvernement du non État en RCA. La population de Gbokologbo et ses environs, dont le bétail est régulièrement raflé en toute impunité, est constamment harcelée par des hordes de gens sans cause. Que doit-elle faire dans ce cas où elle n’a
aucune protection de l’État en RCA? Cette population longtemps abusée, violée, marginalisée, humiliée dont l’Imam venait d’être arrêté à Berberati sans aucun chef d’accusation, qui ne fait pas partie de la COALITION SIRIRI, a dû agir en légitime défense pour sauver la vie de son chef spirituel.

En effet, si ces journalistes n’avaient pas fait en dilettante leur récente nouvelle sur la prise d’otage de Gamboula (RCA), ils auraient pu trouver la vraie nature de cet évènement. Ils auraient pu découvrir ce qu’est vraiment la COALITION SIRIRI, dont la mission et le bien-fondé sont rappelés cidessus, qui est loin d’être un groupe de rebelles sans cause.

La COALITION SIRIRI a une mission trop importante pour notre pays pour se livrer à des kidnappings enfantins. Veuillez arrêter des campagnes de dénigrement contre et des mensonges à l’encontre de la COALITION SIRIRI.

Compte tenu de la tragédie grave que traverse la République Centrafricaine, la COALITION SIRIRI recommande que l’information soit véridique, vérifiable au service de la cause de la PAIX au bénéfice du peuple centrafricain au pays et ailleurs.

 

Fait le 28 aout 2018

 

M. Abdoulaye Hassan GANDI

Coordonnateur en charge de la promotion de la PAIX COALITION SIRIRI

Mail: victoir16@hotmail.com  

Site web: www.cosiriri.net

L’évolution des services financiers sur mobile apporte de nouveaux leviers clés pour le développement économique en Afrique

0

Centrafrique.com/levolution-des-services-financiers-sur-mobile-apporte-de-nouveaux-leviers-cles-pour-le-developpement-economique-en-afrique/telephone-cellulaire-en-afrique/” rel=”attachment wp-att-23468 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

L’évolution des services financiers sur mobile apporte de nouveaux leviers clés pour le développement économique en Afrique

 

 

 

Les services financiers sur mobile constituent un relais de croissance et de

diversification naturel pour les opérateurs télécoms sur le continent africain. Cette

croissance va se poursuivre à la fois en termes d’adoption des services (en nombre

de clients et plus encore en nombre de clients actifs) et de richesses fonctionnelles

proposées.

Les récentes initiatives de microépargne, de microcrédit et de microassurance

proposées par quelques opérateurs pionniers, au Kenya et au Ghana notamment,

sont particulièrement porteuses de promesses. Outre la création de revenus

additionnels, ces initiatives devraient entraîner une émulation saine entre acteurs

télécoms et bancaire visant à capter une part croissante dans la chaîne de valeur

des services financiers et ainsi accélérer le développement global de ces services en

Afrique.

Les services « fondamentaux » de dépôt, de retrait et de transfert de cash ont

constitué les premiers pas en faveur de l’inclusion financière. Ils continuent

d’accélérer drastiquement la transformation d’un secteur financier informel en un

secteur formel. Dans de nombreux pays, les services financiers sur mobile sont

devenus, dans la conscience collective, l’accès naturel au secteur financier. 76,4% des

Kenyans citent ainsi « l’agent de mobile monnaie » comme point d’accès aux services

financiers le plus proche et le plus naturel en zone rurale 1 .

Un accès plus large au crédit et à l’assurance va constituer une seconde étape clé.

Celui-ci aura un impact fort sur le développement économique du continent africain

en favorisant aussi bien la consommation et la sécurité des ménages que le

développement du bas de marché entrepris.

Le crédit favorisant l’investissement dans des biens essentiels (habitation,

véhicules…) et l’assurance permettant une meilleure gestion des imprévus sont en

effet deux leviers majeurs pour le développement de classe moyenne dans les pays

émergents et particulièrement en Afrique. Le développement des fonctionnalités de

paiement marchand et de crédit représente également de formidables leviers

soutenant l’essor des TPE et PME.

 

Expert IT, Mamadou Moustapha Ly