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RDC : l’Eglise réclame des élections locales

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Centrafrique.com/rdc-leglise-reclame-des-elections-locales/felix-tshisekedi-a-kinshasa-le-15-fevrier-2019-par-la-presidence-de-la-rdc-2/” rel=”attachment wp-att-29112 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

L’Eglise catholique congolaise et un collectif d’Eglises protestantes de RDC ont lancé mardi une pétition pour réclamer la tenue d’élections locales en République démocratique du Congo, un scrutin sans cesse reporté depuis 2006.

Ces élections avaient finalement été prévues en mars dernier et, après un nouveau report, aucune date n’a été fixée pour leur organisation.

La Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) et la présidence de l’Église du Christ au Congo (ECC, protestants), qui réunit la majorité des Eglises protestantes de RDC, exigent de la commission électorale et du gouvernement “l’organisation des élections locales qui vont mettre fin au système des nominations des dirigeants”.

 

La pétition doit être soumise à signature dans les paroisses pour une durée non précisée.

Les deux Eglises dénoncent une démocratie locale “confisquée par des dirigeants nationaux et provinciaux”, sans mentionner de date pour la tenue du scrutin.

Début 2018, la Cenco avait soutenu les marches d’un collectif catholique réclamant le départ de l’ancien président Joseph Kabila et l’organisation de l’élection présidentielle.

L’opposant Félix Tshisekedi a finalement été proclamé vainqueur de la présidentielle du 30 décembre. Les proches de l’ex-président Kabila ont gardé la majorité au Parlement, selon ces mêmes résultats officiels.

La Conférence épiscopale de l’Eglise catholique a contesté les résultats publiés par la Commission électorale, considérant qu’ils n’étaient pas conformes à ceux de ses 40.000 observateurs déployés dans des bureaux de vote à travers le pays.

L’Eglise catholique est considérée comme une voix critique contre tous les régimes qui ont dirigé le pays depuis son indépendance de la Belgique en juin 1960.

Depuis fin 2017, la présidence de l’ECC se rapproche des positions de la Cenco sur des questions socio-politiques.

En RDC, huit Eglises sont officiellement reconnues par l’État dans le cadre de la composante confessions religieuses de la société civile.

 

AFP/VOA

RDC: reddition d’un chef milicien accusé de massacre de 17 policiers au Kasaï

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Des Casques bleus patrouillent près de Kananga, dans le Kasaï central, en RDC, le 11 mars 2017

 

 

Un chef milicien accusé du massacre en décembre 2016 de dix-sept policiers au Kasaï s’est rendu lundi aux autorités de cette province du centre de la République démocratique du Congo, mettant fin à sa “lutte armée”, a appris l’AFP mardi auprès d’un responsable local.

Simon Mbawu avait monté et dirigé à Tshikapa en 2016 une redoutable section du groupe armé Kamuina Nsapu, du nom d’un chef coutumier qui s’était rebellé contre les autorités locales et nationales, tué dans une opération des forces de sécurité en aout 2016.

  1. Mbawu était accompagné de 64 miliciens. Il a remis aux autorités une arme de guerre neuve, un lance-roquette, cinq fusils d’assaut AK-47 et trois bombes lacrymogènes, a expliqué à la presse le gouverneur du Kasaï Dieudonné Pieme Tutokot.

“Je vous remets mes armes en signe de cessation de la lutte armée”, a déclaré le chef milicien s’adressant au gouverneur du Kasaï lors de sa reddition.

“Je vous souhaite la bienvenue parmi nous. Je promets de m’occuper de votre situation à la hauteur des capacités financière et logistique de la province. Le cas échéant je ferai rapport à ma hiérarchie”, a promis le gouverneur Pieme.

“Je vous assigne la mission d’encourager ceux d’entre vous qui continuent à demeurer en brousse de sortir”, a déclaré le gouverneur Pieme. Ces miliciens sont cantonnés au sud de Tshikapa.

Dans un rapport présenté en 2018 dans un forum pour la paix dans le Kasaï organisé par l’ancien président congolais Joseph Kabila, les autorités provinciales avaient accusé le chef milicien Mbawu d’avoir massacré 17 policiers en décembre 2016 et ravi leurs armes.

“Connaissant la capacité de ce chef milicien, les armes qu’il a rendues ne représentent pas le dixième de l’arsenal à sa disposition”, a déploré auprès de l’AFP une source militaire.

Des violences avaient éclaté en septembre 2016 dans le Kasaï après la mort du chef coutumier Kamuina Nsapu, tué par les forces de sécurité le 12 août 2016. En moins d’une année, le conflit entre ses miliciens et les forces de sécurité avait fait au moins 3.400 morts.

Depuis l’arrivée au pouvoir en janvier 2019 du président Félix Tshisekedi, qui est originaire du Kasai, les violences se sont faites de plus en plus rares, et des centaines de miliciens se sont rendus aux autorités.

 

 

AFP/VOA

Libye: Haftar remet au Caire un chef jihadiste égyptien

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Le maréchal Khalifa Haftar, homme fort de l’est libyen, a remis mardi soir à l’Egypte un chef jihadiste égyptien très recherché par le Caire et qui avait été arrêté en Libye en octobre dernier, selon un communiqué de son bureau média.

Ancien officier des forces spéciales égyptiennes devenu jihadiste, Hicham el-Achmawy a été arrêté au cours d’une opération militaire dans la ville de Derna, dans l’est de la Libye, par les forces loyales au maréchal Haftar, soutenu par Le Caire.

Il a été remis mardi soir au Caire lors d’une rencontre entre M. Haftar et le chef des renseignements égyptiens, Abbas Kamel, à Bengahzi (est), selon le communiqué.

Le président Abdel Fattah al-Sissi avait réclamé l’extradition de M. Achmawy quelques jours après l’arrestation de ce dernier.

“Nous le voulons pour l’emprisonner”, avait-il dit.

  1. Achmawy a quitté l’armée égyptienne en 2012, avant de rejoindre le groupe jihadiste Ansar Beit al-Maqdes. Il était alors devenu l’un des jihadistes égyptiens les plus recherchés.

Il aurait rejoint la Libye en 2013, avant qu’Ansar Beit al-Maqdes, basé dans le Sinaï (est), ne fasse allégeance en novembre 2014 au groupe jihadiste Etat islamique (EI).

Il a été arrêté par les forces de Haftar qui ont repris durant l’été dernier le contrôle de la ville de Derna, bastion des islamistes et seule ville de la région orientale de la Libye qui échappait à leur contrôle.

Bête noire des islamistes, le maréchal Haftar soutient un gouvernement parallèle qui exerce son pouvoir dans l’est libyen et qui conteste l’autorité du Gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale et basé à Tripoli (ouest).

Après une opération dans le sud pays en janvier, le maréchal Haftar s’est lancé début avril à la conquête de la capitale Tripoli où ses troupes font face à une résistance farouche des forces du GNA aux portes de la ville.

Le maréchal Haftar est soutenu notamment par l’Egypte et les Emirats arabes unis.

 

Avec VOA/AFP

Mali: 23 morts dans un accident de la circulation à Koulikoro (officiel)

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AA/Tunis

Vingt-trois morts et seize blessés, tel est le bilan de l’accident de circulation survenu mardi en début d’après midi entre Kassela et Zantiguila dans la région de Koulikoro. (sud) a annoncé le gouvernement malien dans un communiqué publié mardi soir.

“Un grave accident de circulation est intervenu entre un véhicule de transport public de voyageurs (minicar) et un camion de transport de sable, sur la Route Nationale numéro 6, entre Kassela et Zantiguila (forêt de la Faya), dans la région de Koulikoro”, précise le gouvernement dans le communiqué relayé par des médias locaux dont le site”Maliactu”.

“Le premier bilan fait état de 23 morts et 16 blessés graves”, indique la même source.

Le gouvernement annonce, en outre, avoir “dépêché sur les lieux une délégation composée des ministres en charge de la Sécurité et des transports, ainsi que les services compétents desdits départements pour organiser les secours et exprimer la solidarité de la nation”.

Il invite, enfin, “les transporteurs au respect strict de la réglementation relative aux visites techniques régulières et à la prudence sur les routes”.

Citant des témoignages recueillis sur place, le site Maliactu, indique que l’accident a été provoqué par l’explosion d’un pneu du véhicule de transport public, fait qui a entraîné sa déviation par rapport à sa trajectoire et la collision frontale avec un camion qui venait en sens inverse.

 

AVEC AA

Sénégal: Démarrage du dialogue national sur fond de division au sein du PDS

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Le secrétaire général adjoint du Parti démocratique sénégalais (PDS),

 

 

 

 

Oumar Sarr, s’est rendu mardi au palais présidentiel pour participer à l’ouverture du dialogue national organisé par le président Macky Sall, ont rapporté des médias locaux et étrangers.

La participation de Sarr et celles d’autres cadres du parti à ce dialogue intrigue les observateurs et laisse deviner, selon certains, une division interne au sein du PDS, le parti d’Abdoulaye Wade qui avait rappelé dans un communiqué publié lundi soir que le PDS maintenait sa décision de boycotter ce dialogue.

Interrogé à ce propos par “Jeune Afrique”, Sarr a indiqué avoir décidé “en son nom propre” de rompre avec la consigne de boycott donnée par Abdoulaye Wade.

Il a, en outre, dénoncé une “décision unilatérale” d’Abdoulaye Wade. “En l’absence de tenue régulière des instances de décision, le parti n’a pas pu se réunir et j’ai décidé de participer au dialogue”, a-t-il ajouté.

“Nous avions l’accord d’Abdoulaye Wade pour participer au dialogue. Le PDS était même venu avec des propositions. Et puis la position du parti a été modifiée”, a-t-il encore précisé, rappelant au passage qu’ils “continueront à porter les revendications de l’opposition”.

Outre la désignation d’une “personnalité neutre” pour conduire le dialogue national, le PDS avait également posé deux préalables à sa participation au dialogue : la libération de Khalifa Sall (ex-maire de Dakar) et la révision du procès de Karim Wade. Deux exigences rejetées par la majorité présidentielle, rappelle Jeune Afrique.

Lors d’une réunion tenue dimanche, le Front de résistance nationale (FRN), qui regroupe la majeure partie des partis d’opposition, avait de son côté désigné Mamadou Diop Decroix (AJ-PADS) comme son représentant au dialogue, précise la même source.

Cette décision d’Oumar Sarr de rompre avec les consignes de son parti n’est pas la première du genre au sein du PDS, rappelle Jeune Afrique, soulignant que “ce nouvel acte d’insubordination semble prouver que les cadres du parti adhèrent de moins en moins à la stratégie jusqu’au-boutiste de leur chef”.

Seulement une partie des dépêches, que l’Agence Anadolu diffuse à ses abonnés via le Système de Diffusion interne (HAS), est diffusée sur le site de l’AA, de manière résumée. Contactez-nous s’il vous plaît pour vous abonner.

Avec AA

Passé le cyclone, la violence meurtrière des islamistes a repris au Mozambique

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Des rebelles de Boko haram pour illustration de l’article.

 

 

La trêve a été de courte durée. Quelques jours à peine après le passage dévastateur du cyclone Kenneth fin avril, la routine des attaques islamistes a repris dans l’extrême nord du Mozambique, avec son cortège quasi quotidien de morts et de destructions.

En moins d’un mois, le mystérieux groupe désigné par la population locale sous le nom de “al-shabab” – “les jeunes” en arabe – a tué au moins 22 personnes, blessé des dizaines d’autres et incendié des centaines de maisons à travers la province du Cabo Delgado (nord), selon un décompte de l’AFP.

Le déploiement massif de forces de l’ordre et les destructions provoquées par Kenneth qui a fait au moins 41 morts n’ont en rien diminué leurs raids, et Maputo redoute qu’ils n’entravent la tenue des élections générales d’octobre.

Depuis fin 2017, le nord du Mozambique à majorité musulmane est la proie d’une vague de violences attribuées à des radicaux qui prônent une application stricte de la loi islamique. Leurs raids contre les civils et les forces de l’ordre ont déjà fait au moins 200 morts.

Le 3 mai, les ONG et les agences onusiennes étaient encore à pied d’oeuvre dans les villages soufflés et noyés par Kenneth lorsque les “shabab” sont ressortis de leur maquis.

Vers 21h00, une poignée d’entre eux a envahi la bourgade de Nacate, tué six de ses habitants et brûlé des dizaines de cases.

Les deux jours suivants, Ntapuala, Banga-Vieja, Ida, Ipho et Minhanha se sont ajoutés à la longue liste des cibles des jihadistes. Cinq civils ont été tués, selon des sources locales.

Les attaques se succèdent depuis à un rythme quasi-quotidien.

Comme à Ngalonga le 18. Un habitant a été tué, deux enlevés et l’essentiel du village brûlé. “Ils nous ont crié de partir”, a raconté à l’AFP un témoin qui préfère taire son nom. “Ils ont dit +On ne veut plus personne ici. Pourquoi vous êtes encore là. Vous ne voyez pas qu’on est en guerre ?+”.

– “Présence étrangère” –

En plus des villages, les groupes armés visent les routes de la province. Comme le 10 mai à Olumbi. Deux passagers d’un minibus ont été exécutés, selon un responsable local.

Le 22, les islamistes s’en sont pris à un convoi funéraire sur une route du district de Palma. Bilan: deux blessés par balle.

Sur le plan humanitaire, ces attaques perturbent la logistique, sans avoir pour autant “d’impact” sur les sinistrés du cyclone, assure un humanitaire sous couvert d’anonymat. “On reporte dans certains cas” des distributions d’aide “quand ce n’est pas sûr de voyager de nuit”, ajoute-t-il à l’AFP.

Cette campagne de terreur a en tout cas causé dans de nombreux districts l’interruption des opérations d’enregistrement sur les listes électorales en vue des scrutins présidentiel, législatif et provinciaux du 15 octobre, selon le Centre pour l’intégrité publique, une ONG basée à Maputo.

Un an et demi après leurs premières opérations, l’identité et les motivations de ces islamistes, qui n’ont jamais revendiqué leurs actes, restent une énigme.

“C’est un petit groupe qui n’utilisait à l’origine que des armes rudimentaires”, note Cheik Saide Habibe, un porte-voix respecté de la communauté musulmane mozambicaine.

A l’origine formé de jeunes musulmans radicaux originaires du Cabo Delgado, explique-t-il, il s’est étoffé depuis, à la faveur de l’extrême pauvreté ambiante et de la répression souvent aveugle des autorités, dénoncée par des ONG.

“Tous les gens à qui on parle disent qu’il y a des étrangers parmi les assaillants”, souligne Cheik Saide Habibe. “Ils disent aussi que les opérations sont dirigées de l’étranger”.

Il y a un mois, un tribunal local a condamné 37 “shabab” à des peines de prison. Parmi eux, plusieurs Tanzaniens.

Dans un entretien mi-mai à la presse locale, le président Filipe Nyusi a assuré que l’Etat consacrait “toute sa capacité de renseignement” à identifier les auteurs des attaques, qu’il croit lui aussi pilotées de l’extérieur du Mozambique.

– “Pourquoi nous ?” –

“Le pays est visé et nous devons nous demander pourquoi. Est-ce parce (…) qu’il y a des richesses au Mozambique ? Certains parlent d’islamistes mais il ne faut pas utiliser cette dénomination comme un masque.”

Le président Nyusi fait référence aux immenses gisements gaziers offshore découverts au large du Cabo Delgado. Il rêve que ces potentielles richesses fassent de son pays en crise le Qatar de l’Afrique.

Une des “majors” à pied d’oeuvre à Palma (nord) a récemment été victime des attaques. En février et le 10 mai, les jihadistes s’en sont pris à des convois d’entreprises travaillant pour l’Américain Anadarko, tuant au moins deux personnes et en blessant plusieurs.

Le groupe a confirmé l’embuscade à l’AFP. “L’incident n’apparaît pas lié au projet gazier”, a-t-il toutefois indiqué.

Dans les villages, la population locale ne fait plus confiance depuis longtemps aux autorités pour ramener l’ordre.

“Il y a des soldats en véhicules blindés mais on vit dans la peur d’une attaque à tout moment”, confie Barnabe Samuel Mussa, 66 ans, chef du village de Mitumbate.

“Notre communauté est détruite”, renchérit le chef d’une bourgade voisine, “cette guerre est sans fin”.

 

 

AFP

CôteIvoire: acquitté par la CPI, Blé Goudé espère un retour de Gbagbo

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Charles Blé Goudé, l’ex sulfureux chef des Jeunes Patriotes accusé de crimes contre l’humanité puis acquitté en première instance par la CPI, assure ne pas vouloir être candidat à la présidentielle de 2020 en Côte d’Ivoire, et espère un retour de Laurent Gbagbo, dans un entretien exclusif à l’AFP.

L’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo, aussi accusé de crimes contre l’humanité avant d’être acquitté, et Blé Goudé ont été libérés sous conditions, dont l’obligation de résider dans un Etat membre de la Cour pénale internationale, en attendant un éventuel procès en appel.

Gbagbo réside désormais à Bruxelles mais Blé Goudé est toujours aux Pays-Bas, la Belgique et les autres pays ayant refusé d’accueillir l’ex chef des Jeunes patriotes, après avoir accepté son mentor.

“Je ne suis candidat à rien en 2020 (la présidentielle ivoirienne de 2020). C’est un devoir de ramener la paix en Côte d’Ivoire. Voilà la campagne que je veux engager” assure Blé Goudé, sanglé dans une chemise pagne bleu ciel et coiffé d’un chapeau de cow-boy.

Il a le droit de s’exprimer publiquement mais il a interdiction d’évoquer son dossier en cours. Il ne porte pas de bracelet électronique et a le droit de recevoir des visiteurs. Il est surveillé et protégé par deux policiers en civil, très discrets dans un hôtel de la Haye.

“La prison a été un professeur pour moi et je veux partager cette expérience pour dire qu’il faut prévenir les conflits. Je veux jouer ce rôle dans mon pays”, assure Charles Blé Goudé, 47 ans.

Durant ses cinq ans de prison à la Haye, il assure avoir reçu en cadeau un demi-million de livres et 200 DVD, et avoir fréquemment joué au football avec l’ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, acquitté après 10 ans de détention. Il aussi amélioré ses talents culinaires, en préparant souvent la sauce graine au riz, un plat très prisé en Côte d’Ivoire.

“Je veux rentrer (en Côte d’Ivoire) pour participer à la paix et à la reconstruction de mon pays. A la réconciliation”, affirme-t-il.

Surnommé le “général des rues” pour sa capacité à mobiliser les partisans de l’ex-président ivoirien, Charles Blé Goudé est un des membres les plus controversés du clan Gbagbo.

Les Jeunes patriotes, mouvement pro-Gbagbo extrêmement violent, critiquait souvent l’actuel président ivoirien Alassane Ouattara, la France et l’ONU.

Ses détracteurs et les ONG internationales le considèrent comme un de ceux qui ont contribué à la montée de la tension en Côte d’Ivoire depuis l’arrivée au pouvoir de Gbagbo et l’émergence de la rébellion des Forces nouvelles qui occupe le nord.

Un climat anti-français et anti-médias est de plus en plus développé par le pouvoir et les Jeunes patriotes. Le correspondant de RFI Jean Hélène est tué par un policier en 2003, un autre journaliste, Guy-André Kieffer, est toujours porté disparu.

En novembre 2004, Blé Goudé lance ses partisans à l’assaut des blancs vivant à Abidjan, provoquant la fuite de milliers d’entre eux, évacués dans la précipitation par la France.

Ensuite, plus de 3.000 personne sont tuées pendant la crise post-électorale entre décembre 2010 et avril 2011. On lui attribue souvent le slogan “A chacun son blanc”, qui appelait à la chasse des étrangers blancs de peau, notamment les Français.

– “Pas anti-Français” –

“J’ai été victime de propagande. J’ai demandé qu’on me produise un seul son qui n’ait jamais venu étayer cette propagande”, répond-il aujourd’hui. Il rappelle ensuite qu’il a interdiction d’évoquer le dossier de la CPI.

“Non! Je ne suis pas un anti français” (…) Il faut aujourd’hui une relation gagnant-gagnant dans les relations France-Afrique”, ajoute-t-il.

Au sujet de ses rapports avec Laurent Gbagbo dont le parti, le FPI est divisé en deux camps: “il faut que le président Gbagbo retourne en Côte d’Ivoire. Son retour pourrait être salvateur pour la paix sociale en Côte d’Ivoire. C’est un rassembleur, je pense qu’il a encore un rôle à jouer en Côte d’Ivoire”.

L’ex chef des Patriotes est pessimiste quant à la présidentielle de 2020 : “On va droit dans le mur. Les facteurs qui ont conduit à la crise postélectorale en 2010 sont deux fois plus réunis. Le bloc qui est arrivé au pouvoir est aujourd’hui divisé en trois. L’aile militaire avec Guillaume Soro et l’aile politique avec Bédié. Ouattara est isolé”.

“De l’autre côté l’opposition qui n’est pas homogène. Ce sont ces même problèmes (la fixation sur un fauteuil présidentiel) qui ont conduit à la crise post électorale de 2010”, estime-t-il.

Il propose que tous les “protagonistes au complet” initient “une campagne de paix” auprès des Ivoiriens.

Blé Goudé se dit prêt au dialogue avec le régime qui l’a envoyé en prison. “Je me veux un homme d’Etat (…). Je suis prêt à parler avec tout le monde, et je demande à mes partisans de le comprendre ainsi. Et au delà de mes partisans, je demande aux Ivoiriens de le comprendre”, affirme-t-il.

Démagogie ? “Comment peut-on tenir un discours démagogique, quand on a fait deux ans d’exil, 14 mois d’enfermement dans une cellule à la DST (en Côte d’Ivoire) seul, sans visite pour finalement atterrir à la CPI pendant cinq ans. Quand on sort de ces épreuves, on ne peut pas tenir un discours démagogique”, jure-t-il.

Même s’il assure n’être candidat à rien, il avoue préparer le congrès prévu pour août en Côte d’Ivoire en vue de transformer son mouvement, le Cojep en parti politique, capable de participer aux futurs scrutin, hormis la présidentielle de 2020.

AFP

Au Soudan, une jeunesse en grève “pour un pouvoir civil”

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Les cris s’amplifient au passage d’un pick-up de l’armée. “Le pouvoir aux civils!”, clament des dizaines de jeunes banquiers, mobilisés devant leur lieu de travail à Khartoum en réponse à l’appel du mouvement de contestation à une grève générale.

“Cède le pouvoir oh Burhane”, répètent les jeunes femmes et hommes à l’unisson, en référence à Abdel Fattah al-Burhane, le chef du Conseil militaire qui a pris les commandes du pays après le renversement par l’armée de l’ex-président Omar el-Béchir le 11 avril sous la pression de la rue.

“Ils nous font des promesses mais nous n’avons rien obtenu, alors nous avons décidé de faire monter la pression révolutionnaire”, explique à l’AFP Sara Ossman, une banquière de 27 ans portant un léger voile bleu et de petites lunettes rondes de la même couleur.

Entourée de deux collègues, elle oscille entre les chants de protestation à s’en épuiser la voix et le visionnage sporadique de son téléphone contenant toutes les applications de réseaux sociaux.

– “S’épanouir” –

“Le pouvoir militaire réprime la liberté d’opinion, d’expression, toutes les libertés et ça fait 30 ans que le pays vit ainsi”, insiste la jeune employée qui n’a jamais vécu sous un autre régime que celui de M. Béchir.

A la tête d’un pouvoir autoritaire soutenu par les islamistes durant trois décennies, l’ex-chef de l’Etat est tombé. Mais les généraux qui l’ont accompagné se maintiennent malgré la pression de milliers de manifestants qui campent depuis le 6 avril devant le siège de l’armée pour réclamer un gouvernement civil.

Les meneurs de ce soulèvement populaire inédit ont décidé d’organiser une “grève générale” mardi et mercredi dans tous les secteurs d’activités, faute de résultats dans les négociations avec les militaires.

“En tant que jeunes en particulier, nous voulons nous épanouir, bâtir un nouveau Soudan, que le pays se développe. Je travaille dans une banque mais il n’y quasiment pas de liquidités”, confie Moussa al-Haj, jeune homme gracile de 26 ans en chemise grise cintrée.

Le Soudan est plongé dans une grave crise économique, marquée notamment par un manque de devises étrangères et une pénurie de liquidités. Ce sont les mesures d’austérité du gouvernement qui ont provoqué les premières manifestations en décembre.

D’autres secteurs d’activités se sont joints mardi au mouvement de grève : aviateurs, médecins, avocats, dentistes, procureurs, certains commerçants. Mais tous ne manifestent pas.

– “Dictature très dure” –

Des commerces arborent un rideau de fer à moitié fermé, notamment une entreprise voyagiste. A l’intérieur, deux jeunes employés disent faire grève mais ont reçu l’ordre de ne pas manifester ou parler à la presse. Mais leurs yeux sont rivés sur l’extérieur, où deux rangées de protestataires scandent leur volonté de changement.

Devant les grévistes, Asmaa Mohamed filme la scène avec son téléphone pour la partager sur les réseaux sociaux. “Je suis passée au bureau avant de venir ici, je refuse de travailler aujourd’hui (mardi) et demain (mercredi)”, raconte cette employée de 28 ans en longue robe rouge.

“Nous ne voulons pas d’un gouvernement de voleurs, qui exploitent le pays”, lance-t-elle, en gardant en permanence un oeil sur son petit écran.

Dans les bus et les voitures de passage, des femmes et hommes de tous âges klaxonnent ou font le “V” de la victoire en signe de solidarité.

“On a connu une dictature très dure, on ne veut pas revivre cette expérience. La liberté, la justice, tout cela n’arrive qu’avec un gouvernement civil, les militaires n’en veulent pas”, assure Abir Abdallah, 29 ans.

Autour de la Banque centrale, d’autres jeunes sont stationnés. Mais ceux-là sont des soldats, venus empêcher la grève, selon le mouvement de contestation.

Plus loin, des employés de la compagnie nationale d’électricité sont venus manifester leur opposition à la grève.

“Non à la grève, non à la désobéissance (civile)” crient-ils, avant d’entonner “Allah Akbar” (Dieu est le plus grand, en arabe). “Si nous arrêtons le travail, le pays va être anéanti”, estime Ezzedine Ali, un employé de 45 ans qui dit soutenir une transition politique menée par les militaires.

AFP

Le Niger accueille 20 mille réfugiés nigérians depuis avril (ONU)

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Les terroristes de Boko Haram

 

 

Une récente flambée de violence dans le nord-ouest du Nigéria a poussé plus de 20.000 personnes à se réfugier au Niger depuis le mois d’avril, a indiqué mardi le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR).

Cette information a été relayée mardi en début d’après-midi sur le site de ONU.

Après leur arrivée dans la région de Maradi, au Niger, les personnes qui ont fui le Nigéria ont déclaré avoir assisté à des déchaînements de violence contre des civils, dont des attaques à la machette, des enlèvements et des violences sexuelles, précise l’ONU.

Le HCR précise, toutefois, que cette flambée de violence n’est pas liée au groupe terroriste Boko Haram.

Plusieurs facteurs expliquent, en effet, cette nouvelle vague de déplacés, indique le HCR évoquant des affrontements entre agriculteurs et éleveurs de différents groupes ethniques, une flambée de vigilantisme (auto-justice) et des enlèvements contre rançon dans les États nigérians de Sokoto et Zamfara.

Précisant que plus de 18.000 personnes ont déjà suivi le processus initial d’inscription jusqu’à présent, le HCR indique
que parmi les nouveaux arrivants, beaucoup se sont installés tout près de la frontière avec le Nigéria où le risque d’incursions armées demeure très élevé.

Outre l’aide apportée aux nouveaux venus du Nigéria, le HCR prévoit de soutenir les familles hôtes qui ont toujours fait preuve de solidarité envers les personnes déracinées malgré l’insuffisance de leurs propres ressources et d’un manque d’accès aux services essentiels.

l’ONU rappelle, en outre, que les violences perpétrées par des éléments de Boko Haram dans la région de Diffa dans le sud-est du Niger, se sont également intensifiées de façon considérable depuis 2018, avec un très lourd bilan en termes de victimes civiles et de déplacements humains.

La région de Diffa qui subit depuis 2018, les violences du groupe terroriste nigérian, accueille aujourd’hui près de 250.000 personnes déracinées, dont des réfugiés nigérians et des citoyens nigériens déplacés dans leur propre pays, précise l’ONU.

Le Niger accueille actuellement plus de 380.000 réfugiés et demandeurs d’asile originaires du Mali et du Nigéria, sans compter ses propres déplacés internes. Le pays a également offert refuge à 2.782 demandeurs d’asile transférés par avion pour les protéger de l’insécurité en Libye, dans l’attente de solutions durables, rapporte enfin l’ONU.

 

Avec AA

Liberté de la presse : la Centrafrique dégringole au classement mondial !

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Bangui (République centrafricaine) – Comme tous les ans, à l’occasion de la journée internationale de la liberté de la presse, l’organisation non gouvernementale (ONG) Reporters sans frontière a publié le classement mondial de la liberté de la presse. Mauvaise surprise : le Centrafrique dégringole inéluctablement à la 145ème place en 2019.

 

« C’est quand les calebasses sont vides qu’elles font le plus de bruit », dit-on parfois. Tel semble être la situation de la presse au pays du Feu président Boganda, et il y a lieu de s’inquiéter car l’état de la presse est le gage d’une démocratie mature dans une République salubre. Tous les journalistes du pays connaissent bien les difficultés pour exercer dans de bonnes conditions leur mission d’information au service des compatriotes. Le journaliste intègre doit faire face au manque de moyes, de matériel moderne, à la difficulté de voyager en province, sans oublier les rumeurs, les « infox », qu’il faut inlassablement et sans répit démasquer. Sans risque d’exagération, on peut dire que le métier de journaliste centrafricain est un sacerdoce !

 

Pourtant, ces écueils ne sont pas nouveaux. On pourrait dire que le journaliste centrafricain y est habitué. Mais le pays a perdu, en un an, trentre-trois (33) places au classement mondial ! Le Centrafrique était classé 112ème en 2018. Comment expliquer un tel recul ? Quel malheur s’est abattue entre temps sur notre malheureuse Patrie, alors que le spectre maléfique des crises politico-militaires semblait s’éloigner ?

 

Une explication s’impose. On se souvient que trois (3) journalistes russes ont été assassinés, l’été dernier, alors qu’ils enquêtaient dans la région de Sibut sur leurs compatriotes mercenaires de la tristement célèbre société Wagner. Les autorités russes, par la voix de Valery Zakharov, le conseiller à la sécurité de la présidence, s’en tiennent mordicus à la piste crapuleuse. Mais depuis, l’enquête patine, malgré l’appui de la police des Nations Unies. Saura-t’on jamais la vérité ? Qui a vraiment tué ces journalistes ? Quel rôle a joué, dans cette sinistre affaire, l’obscure société Wagner et ses mercenaires ? Le mystère reste entier et seul l’avenir, proche ou lointain, nous révèlera les en-dessous du dossier…

 

En attendant, on tue des journalistes en Centrafrique… Et c’est ainsi que le pays bascule dans l’obscurité et dégringole au classement mondial de la liberté de la presse.

 

 

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Somalie: un nouvel incident diplomatique fait monter la tension avec le Kenya –

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Des membres du gouvernement somalien, venus au Kenya la semaine dernière pour des réunions officielles, se sont vu refuser l’entrée dans le pays malgré leur passeport diplomatique.
© CC BY-SA 4.0/Salama jamaa

 

Des membres du gouvernement somalien, venus au Kenya la semaine dernière pour des réunions officielles, se sont vu refuser l’entrée dans le pays malgré leur passeport diplomatique. Si les autorités kényanes sont jusqu’ici restées silencieuses, côté somalien on considère que l’incident est politique.

Dans une lettre datée de ce week-end, le ministre de la Santé somalien a annoncé que plus aucun représentant n’assistera à des rencontres ou à des formations au Kenya. Il demande également aux Nations unies, aux donateurs et aux partenaires internationaux de la Somalie de relocaliser ce type d’événements dans le pays.

Ce n’est que le dernier épisode de la longue dégradation des relations entre les deux voisins. En février dernier, le Kenya a rappelé son ambassadeur à Mogadiscio suite à une escalade du contentieux entre les deux pays au sujet de leur frontière maritime. Un contentieux aggravé par des soupçons de gisement de pétrole offshore à cet endroit.

Les tensions ont pu également être attisées par la main tendue du Kenya au Somaliland. Cet État autoproclamé au nord de la Somalie n’est pas reconnu par le gouvernement fédéral de Mogadiscio. Pourtant, le Kenya a récemment annoncé vouloir y ouvrir une représentation diplomatique.

Enfin, il ne faut pas oublier les enjeux liés aux élections dans les États régionaux somaliens. Selon le chercheur Matt Bryden, Mogadiscio et Nairobi pourraient soutenir différents candidats dans la course à la présidence du Jubaland, prévue pour le mois d’août. Résultat, conclut le chercheur, les relations entre les deux pays ont rarement été aussi tendues depuis plus de cinq ans.

 

 

©AFP

Grève générale au Soudan: des manifestations à Khartoum

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Soudan des employé(e)s manifestent devant la Bank of Khartoum dans la capitale soudanaise en ce premier jour de grève générale le 28 mai 2019. CopyrightAFP

 

 

Le Soudan entame, ce mardi 28 mai, deux jours de grève générale. Depuis la chute du président Omar el-Béchir, les militaires qui ont pris le pouvoir sont en négociation avec les civils. Un dialogue suspendu pour cause de désaccord autour du Conseil souverain, l’organe qui doit diriger le pays durant la transition jusqu’aux prochaines élections. L’activité est effectivement ralentie depuis ce matin.

Il y a beaucoup de manifestations en divers endroits de la capitale soudanaise. Des employés d’entreprises privées, des banques, assurances, de ministères, d’institutions privées et publiques, sont dans la rue avec des pancartes pour montrer qu’ils sont en grève.

Ils chantent, ils crient les slogans de la révolution, et les voitures qui passent klakonnent pour montrer leur soutien, avec les passagers qui font le V de la victoire en passant ou brandissent des drapeaux soudanais.

Les grévistes disent profiter d’une liberté retrouvée, d’une parole libérée, et espère faire plier les militaires, notamment dans l’obtention d’un gouvernement civil pendant la transition.

Au ministère de l’Eau, une comptable d’une soixantaine d’années a raconté à RFI qu’elle n’avait pas fait grève depuis 1985 lorsqu’elle était au lycée, rappelant que du temps d’Omar el-Béchir, la grève était quasi impossible car l’appareil sécuritaire était partout, et réprimait. Un ingénieur gréviste nous a précisé qu’un service minimum était en place pour continuer à approvisionner la population en eau.

Même chose au Fonds soudanais d’approvisionnement en médicaments, dont 90% des employés ont débrayé ce matin, selon nos informations.

L’ampleur du mouvement est difficile à évaluer

L’ampleur exacte de la grève est difficile à évaluer. Beaucoup de boutiques, magasins sont fermés certes, mais on est en plein ramadan, donc l’activité en journée est naturellement plus faible.

Khartoum n’est pas une ville fantôme, des véhicules circulent, des magasins notamment de nourriture sont ouverts, mais on sent quand même un engouement pour cette grève, une fierté d’être Soudanais, de s’exprimer, de revendiquer ses droits, et enfin un espoir de voir les militaires fléchir.

De nombreux secteurs avaient annoncé leur soutien au mouvement

Depuis la semaine dernière, les syndicats de multiples secteurs avaient annoncé leur soutien à la grève. L’Association des professionnels a publié un grand nombre de communiqués de soutien. Beaucoup de corporations, les secteurs médical, pétrolier, bancaire, entre autres, avaient clairement affiché leur volonté de faire grève. Le syndicat des pilotes de ligne aussi. L’aéroport de Khartoum fonctionne au ralenti ce matin, avec des vols annulés…

Les militaires avaient pourtant menacé. Le général Hemeti, le numéro deux de la junte, avait promis le licenciement des grévistes et annoncé que les non grévistes, eux, percevraient un triple salaire. Beaucoup de Soudanais ont répondu en défiant ce puissant chef militaire. « Trois mois de salaire ? Ça ne ramènera pas les morts », ont ainsi écrit les dentistes.

Certains le provoquent même, parfois avec humour. Un informaticien a posté une capture d’écran demandant à Hemetti de venir finir ses lignes de code, parce que lui était en grève.

Les putschistes cèderont-ils ? Selon l’ALC, les soldats exigent les deux-tiers des postes au Conseil souverain, ce qui n’est pas acceptable pour les civils. Hemeti, lui, a déclaré être prêt à rendre le pouvoir mais que l’opposition n’était pas sérieuse et voulait confiner les soldats dans un rôle purement symbolique.

 

Par : RFI

Colère après un nouveau décès dans un commissariat au Tchad

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Un contrôle de la police à Ndjamna au Tchad. DW.

 

 

Un jeune homme est mort, en fin de semaine dernière, lors de son passage dans un commissariat de N’Djemana. Ce n’est pas le premier cas, ce qui provoque la colère des associations de défense des droits de l’homme.

C’est un fait-divers tragique qui provoque une grande colère dans la population. Un jeune homme est mort dans un commissariat de N’Djamena, le week-end dernier, après avoir été torturé. Ce nouveau décès, le second en un mois, a entrainé l’arrestation de deux officiers de police et d’un agent des renseignements. Les cas de violences et tortures dans des commissariats se répètent ces derniers temps. Une situation que dénoncent les associations de défense des droits de l’homme tchadiennes.

Actes de tortures

La dernière affaire en date a débuté le 25 mai dernier quand le commissariat de sécurité publique du 7e arrondissement, informé d’un cas de meurtre, dépêche des policiers sur le terrain. Deux jeunes, Yaya Daoud et Abdoulaye Awad, seront interpellés et conduits dans ce même commissariat. Ils seront soumis à des actes de torture lors de leur interrogatoire jusqu’à ce que l’un des deux décède. Deux officiers de police et un agent des renseignements impliqués dans cette affaire ont été interpelés.

Ces deux policiers répondront de leurs actes devant la justice, a expliqué le premier substitut au procureur de République, Gérard Nédeou. “Nous avons ordonné l’arrestation sinon la mise à la disposition de la justice de trois personnes à savoir : le chef d’antenne de l’Agence nationale de sécurité (ANS) Mahamat Abderamane Yaya, le commissaire premier adjoint du CSP 7 en la personne de Abdelkrim Hassan et un officier de policier judiciaire du nom d’Ousmane Patcha Kerime”, a-t-il expliqué. “Ils vont répondre des accusations d’actes de tortures qui sont prévus et punis par le code pénal”. Et de mettre en garde : “Dorénavant, tout acte de torture, tout acte de sévice corporel qui adviendrait exposera leurs auteurs à des sanctions dignes de ce nom.”

Des précédents

Avant la mort de ce jeune garçon, le 24 mai, toujours dans le même commissariat de sécurité publique du 7e arrondissement, une femme dont le prénom est Marie-Thérèse a été torturée par le même commissaire adjoint. Le 8 mai dernier un jeune garçon, prénommé Gérard, avait également trouvé la mort, cette fois dans le commissariat de sécurité publique du 6e arrondissement, après six jours de détention.

Face à la multiplication des actes, Maitre Salomon Nodjitoloum, avocat au barreau du Tchad et président de l’Action chrétienne pour l’abolition de la torture section Tchad, ne dissimule pas sa colère. “Les bavures policières ont atteint le seuil de l’intolérable”, estime-t-il. “On nomme des gens qui ne sont pas compétents, des gens qui ne savent pas ce qu’il y a lieu de faire, qui maintiennent des gens au-delà du délai de garde à vue et qui les torturent dans des conditions qui causent parfois des décès.” Maitre Salomon Nodjitoloum déplore aussi que “le procureur ne visite même  pas les lieux de détention pour détecter des cas de dépassement de délai de garde à vue”. Pour lui, “l’État est en train de démissionner devant ses responsabilités.” 

Très touché également par cette situation, François Djekombé, président d’un parti d’opposition, écrit sur son compte Facebook : “Les commissariats de N’Djamena sont des mouroirs, entrez-y et on vous conduira au cimetière ou bien vous en sortez les dents cassées.

Outre ces cas de tortures et les sévices corporels, les prévenus sont souvent détenus dans des conditions déplorables caractérisées par la promiscuité et le manque d’hygiène.

 

Par Blaise Dariustone

Avec DW

Le boom des sociétés de sécurité en Côte d’Ivoire 

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En Côte d’Ivoire, les sociétés privées connaissent un essor important depuis l’attaque de Grand Bassam en 2016. A la menace terroriste s’ajoute la hausse de la délinquance. Les affaires fleurissent.

Selon la direction de surveillance du territoire (DST) qui attribue les licences, il existe plus de 600 sociétés de sécurité privée en Côte d’Ivoire. Mais seulement 14% sont agréées. Autrement dit, seules 86 entreprises sont dignes de confiance. Mais les pouvoirs publics ferment les yeux sur ces lacunes parce que ces entreprises, légales ou fictives, ont permis de réinsérer plusieurs centaines d’ex-combattants de la rébellion de 2002 et de la crise post-électorale de 2011.

Audios et vidéos sur le sujet

 

ACTUALITÉS | 27.05.2019

Le boom des sociétés de sécurité privées en Côte d’Ivoire

Tous les contenus videos, audios et photos

C’est le cas de Jean-Jacques, un ex-milicien. Celui-ci travaille depuis bientôt huit ans pour le leader de la sécurité privée en Côte d’Ivoire. Face aux menaces actuelles, il participe régulièrement à des formations :

“J’ai eu droit à une formation de deux mois”, raconte-t-il. “Une formation théorique et une formation pratique. (…) Les formateurs, le plus souvent sont des anciens corps habillés, des gendarmes, des gens qui sont aguerris au maniement des armes et à la pratique des arts martiaux. Pour ma part, j’ai été formé à la fouille et à des astuces pour pouvoir alerter de façon discrète.”

Les installations touristiques, premières clientes

La demande de personnels formés ne cesse d’augmenter dans les hôtels notamment. Les attentats de Grand Bassam, le 13 mars 2016, qui ont coûté la vie à 16 personnes avaient été facilités par des défaillances sécuritaires.

Jacques Ablé est responsable du complexe l’Etoile du Sud de Grand Bassam. Son établissement a payé un lourd tribut lors de cette attaque terroriste. Pour lui, la survie de son hôtel situé en bordure de mer, dépend désormais en partie de la sécurité.

A Grand Bassam, les hôtels ont mis du temps à regagner la confiance des touristes

“Vous voyez maintenant, quand vous arrivez, vous avez des agents pour filtrer les entrées. On a, au niveau mer, une sécurité qui est vraiment renforcée. Les gens sont en tenues et en civil. Avant ça n’existait même pas. Avec la complicité des autorités, on a mis en place une police qui passe en permanence dans les différents établissements pour essayer de voir comment les choses évoluent. Aujourd’hui, nous avons la police montée qui est là, qui elle aussi assure la sécurité sur la place. En plus de ce qui est déjà fait par la police maritime. On a été surpris la première fois mais ça m’étonnerait qu’on soit surpris une deuxième fois. Donc aujourd’hui on a pris une société de sécurité sérieuse. Aujourd’hui on a moins de crainte que la première fois où on a eu cette attaque.”

Une profession difficile

La demande croissante a des conséquences pour les employées de ces sociétés. Dérives et coups bas sont quotidiens et la reconnaissance pas toujours au rendez-vous, raconte Jean Jacques : “le salaire est très minime par rapport au travail qu’on doit accomplir sur le terrain.”

Le secteur emploie aujourd’hui plus de 60.000 agents, qu’on retrouve généralement à l’entrée des supermarchés, devant les ambassades, aux alentours des banques, au rez-de-chaussée des immeubles et des enseignes.

Arborant leurs tenues jaune et gris, les agents de sécurité privée ou vigiles sont très visibles et font désormais partie du quotidien des Ivoiriens.

 

 

Par Julien Adayé pour DW.

 

Démission surprise du ministre de la justice en Guinée

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Le Président guinéen Alpha Condé dans le parlement européen en mai 2018. AFP

 

 

Le ministre de la justice exprime son opposition au projet de réforme de la constitution. Il était l’une des figures du pouvoir en place.

C’est un séisme politique en Guinée ! Le ministre de la Justice, Cheick Sako, a démissionné de ses fonctions le 20 mai dernier, a-t-on appris ce lundi 27 mai. Et la période de cette annonce n’est pas anodine puisque la Guinée est en plein débat sur une révision de la constitution. Un projet voulu par le président auquel s’oppose visiblement le ministre de la Justice, ce qui a surpris beaucoup de monde sur place. Certains saluent ausi sa décision.

Politique .

 

Si la démission a supris, c’est parce que Cheick Sako, avocat, deuxième dans l’ordre protocolaire du gouvernement et en poste depuis cinq ans, est considéré comme l’un des pontes du régime Condé. “Tirant les conséquences de votre silence depuis le 4 avril 2019, jour de notre entretien et de la remise du courrier vous demandant de me remplacer dans mes fonctions de ministre de la Justice, garde des Sceaux, je vous présente ma démission du gouvernement”, a-t-il écrit depuis Montpellier, dans le sud de la France, sa résidence secondaire.

Problèmes relationnels

Cependant, des proches du désormais ex-ministre estiment que d’autres raisons ont motivé cette démission, même si elles ne figurent pas dans la lettre transmise au président Condé. Cheick Sako aurait ainsi des problèmes relationnels avec un autre cacique du régime, le président du groupe parlementaire du parti au pouvoir, Amadou Damaro Camara. Selonl’hebdomadaire Jeune Afrique, celui-ci, connu pour ses sorties tonitruantes, aurait début avril qualifié la justice Guinéenne de “pourrie“.

Contacté, Cheick Sako n’a pas souhaité commenté son départ du gouvernement à un peu plus d’un an de la fin du deuxième et dernier mandat d’Alpha Condé

 

 

Par Eric Topona pour DW.

 

Gambie: 8 militaires condamnés pour complot contre le président Barrow

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Centrafrique.com/gambie-8-militaires-condamnes-pour-complot-contre-le-president-barrow/le-president-gambien-adama-barrow-prononce-un-discours-lors-de-sa-visite-a-faraba-banta-le-22-juin-2018/” rel=”attachment wp-att-29016 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le président gambien Adama Barrow prononce un discours lors de sa visite à Faraba Banta le 22 juin 2018
Le président gambien Adama Barrow prononce un discours lors de sa visite à Faraba Banta le 22 juin 2018. AFP/VOA

 

 

Sept militaires gambiens ont été condamnés lundi par une cour martiale à neuf ans de prison et un autre à trois ans pour faits de trahison et mutinerie contre le président Adama Barrow, quelques mois après le départ forcé de Yahya Jammeh.

Yahya Jammeh a dirigé pendant 22 ans d’une main de fer ce petit pays d’Afrique de l’Ouest jusqu’à son départ en exil pour la Guinée Equatoriale le 21 janvier 2017 sous la pression d’une force régionale majoritaireme           nt composée de troupes du Sénégal voisin.

Sur 12 militaires détenus et inculpés depuis 2017, la Cour martiale de Yundum, à 25 km de Banjul, en a acquitté quatre et reconnu coupables les huit autres la semaine dernière, avant de prononcer les peines lundi.

 

Le président de la cour martiale, le colonel Salifu Bojang a lu les noms des sept condamnés à neuf ans de prison et de leur camarade condamné à trois ans, tous étant “radiés avec indignité des forces armées”.

Les condamnés et leurs proches ont réagi au verdict par des cris et des pleurs, a constaté un correspondant de l’AFP.

Le colonel Bojang a indiqué que les condamnés avaient comploté l’arrestation de ministres et de responsables de l’armée et créé un groupe WhatsApp pour planifier des attaques contre la force de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) dans la région d’origine de Yahya Jammeh.

Ils projetaient avant leur arrestation de convaincre d’autres militaires de participer à la mutinerie, a-t-il ajouté.

La sécurité du pays est toujours assurée par la force de la Cédéao, dont le mandat a été prolongé à plusieurs reprises.

Yahya Jammeh a réagi la semaine dernière dans un enregistrement sur WhatsApp à un incident au cours duquel un habitant de son village de Kanilai a été blessé le 19 mai par un soldat gambien en promettant de “régler le problème”, sans autre précision.

Parvenu au pouvoir par un putsch sans effusion de sang en 1994, il s’était fait largement élire et réélire sans interruption jusqu’à sa défaite en décembre 2016 face à l’opposant Adama Barrow.

Après six semaines d’une crise à rebondissements provoquée par son refus de céder le pouvoir, il a finalement dû quitter le pays à la suite de l’intervention militaire de la Cédéao et d’une ultime médiation guinéo-mauritanienne.

 

AFP/VOA

 

 

Alpha Condé laisse une nouvelle fois planer le doute sur une candidature

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Alpha Condé lors d’une réunion à Bruxelles, le 7 octobre 2017. AFP VOA. AFP/VOA

 

Le président de la Guinée Alpha Condé, en visite officielle à Abidjan, a une nouvelle fois laissé planer le doute sur une modification de la Constitution qui lui permettrait de briguer un troisième mandat en 2020.

Il y a un débat en Guinée. Moi j’observe (…), ce qui est évident c’est que le peuple guinéen est un peuple souverain, (…) qu’on ne peut pas empêcher le peuple de s’exprimer s’il le souhaite“, a-t-il répondu à la presse qui l’a interrogé sur le sujet.

Il a aussi fait valoir qu’il n’avait “de comptes à rendre qu’au peuple de Guinée et éventuellement au peuple africain, mais pas à l’extérieur“. “Je fais ce qui sera la volonté du peuple de Guinée. Pour le moment (…) je laisse le débat se dérouler dans le pays”, a-t-il ajouté.

Les principaux partis d’opposition guinéens, ainsi que des associations de la société civile et des syndicats, ont annoncé début avril la création d’une coalition pour empêcher Alpha Condé de briguer un troisième mandat en 2020.

 

Ancien opposant historique, Alpha Condé, dont le deuxième mandat constitutionnel s’achève en 2020, a souvent contesté la pertinence de la limitation du nombre de mandats sur le continent.

  1. Condé, 81 ans, n’a jusqu’à présent pas annoncé de modification de la Constitution afin de pouvoir se représenter en 2020, mais plusieurs de ses déclarations récentes ont été interprétées en ce sens. “Personne en Guinée ne m’empêchera d’aller devant le peuple pour lui demander ce qu’il veut et faire la volonté du peuple“, avait-il dit le 24 mars devant les militants de son parti.

En janvier, la présidence avait publié des propos de l’ambassadeur de Russie, suggérant d’amender la Constitution pour permettre au chef de l’Etat de briguer un troisième mandat, au grand dam de l’opposition et de la société civile.

Le président ivoirien Alassane Ouattara, 77 ans, dont le deuxième mandat se termine également en 2020, entretient lui aussi le mystère quant à une éventuelle candidature. Il estime avoir le droit de se représenter en raison d’un changement de Constitution en 2016, ce que conteste l’opposition.

 

AFP/VOA

RDC : l’interminable combat contre Ebola

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La République démocratique du Congo (RDC) continue d’affronter la dixième épidémie à virus Ebola, la plus meurtrière que le pays n’a jamais connue depuis la découverte de la maladie en 1976.

Ce sombre épisode de la santé publique en RDC s’est déclenché le 1er août 2018 dans la province du Nord-Kivu, dans l’est du pays, avant de se propager en Ituri, voisine, faisant 1270 morts, parmi 1 903 personnes infectées, chiffre arrêté le 25 mai 2019, mais réservé à la hausse, compte tenu de la tendance des décès et des infections.

Sur place, des dizaines d’experts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), déployés dans les centres de soins, mènent le combat non seulement contre Ebola, mais aussi contre la menace sécuritaire et un certain refus social, rendant leur mission encore plus difficile.

“On nous prend pour des maquisards venus s’enrichir sur les dos des morts d’Ebola et on nous agresse, on nous tue, on nous maudit chaque seconde”, témoigne, Dr Alexis Ndiaye, avant de rejoindre l’est de la RDC.

Ce spécialiste ouest-africain est affecté dans la ville de Butembo, deuxième grande agglomération urbanisée de la province du Nord-Kivu.

L’épidémie inquiète les deux pays voisins de la province du Nord-Kivu, l’Ouganda et le Rwanda. Ils ont commencé à vacciner leur personnel de santé depuis six mois.

Lorsque les experts nationaux et internationaux avaient été déployés, en août 2018, par l’OMS et Kinshasa “nous étions sûrs de maîtriser l’épidémie dans un mois. Mais nous sommes vite passés d’une phase embryonnaire à une situation explosive”, décrit auprès d’Anadolu, le professeur Jean-Jacques Muyembe, l’un des chercheurs ayant découvert pour la première fois, en 1976, le virus Ebola dans un village du Nord-ouest de la République démocratique du Congo ( Ex – Zaïre).

A Kinshasa, Muyembe dirige l’Institut national de recherche biomédical (INRB) et participe activement à la riposte contre l’épidémie qui frappe les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri.

La situation est “insaisissable”, affirme Muyembe. Et pour cause : “des malades ne veulent pas se faire soigner, ils considèrent Ebola comme un effet de la sorcellerie et préfèrent contacter des féticheurs”.

L’épicentre de la maladie était à Mangina avant de se déplacer à la ville de Beni, mais actuellement ces entités ne rapportent plus beaucoup des cas.

L’épicentre s’est alors déplacé à Butembo, située à deux heures de route de Beni, fief des rebelles ougandais des Forces démocratiques alliées (ADF), auteurs de massacres cycliques contre des civils et d’attaques contre les soldats congolais et les Caques bleus de l’ONU.

A elle seule, Butembo et sa zone de santé de Katwa, elle a enregistré 50 % des décès, constate-t-on sur le tableau récapitulatif de l’équipe de riposte qui attribue 231 décès à Butembo et à Katwa.

Cette ville de plus d’un million d’habitants est entourée de plusieurs localités servant de foyers pour les milices d’autodéfense ethniques dites “Mai-Mai”.

Ces dernières s’attaquent aux centres de traitement d’Ebola (CTE) depuis janvier dernier.

Le ministère congolais de la Santé a fait état de 132 attaques contre les équipes de riposte et structures sanitaires depuis le début de l’épidémie.

Un pic de nouveaux cas et de décès a été observé ces derniers mois à Butembo et à Katwa, après une série d’attaques contre les CTE.

En avril dernier, les miliciens ont franchi un pas et ont été accusés d’avoir abattu un épidémiologiste camerounais déployé par l’OMS, lors d’un assaut contre les cliniques universitaires de Butembo.

“Depuis, il n’est plus facile pour nous et l’OMS de convaincre des spécialistes expatriés de se rendre dans des zones épidémiques”, regrette le ministre congolais de la Santé, Oly Ilunga, joint par Anadolu.

Une chose est indiscutable pour Ilunga : “Si les communautés locales n’arrêtent pas d’agresser les agents de santé et de tuer les médecins, cette épidémie durera pendant très longtemps et des milliers de vies seront fauchées”, explique le ministre.

Dans le territoire de Beni qui ne rapporte plus beaucoup de cas, “certains groupes armés avaient accepté de collaborer avec nous”, mais dans celui de Lubero [dont Butembo est la plus importante agglomération], des hommes armés ne coopèrent pas”, affirme le ministre, peu optimiste.

Une seule chose détend ses nerfs : “Nous avons réussi à empêcher une tragédie, l’urgence sanitaire internationale n’a pas été décrétée et l’épidémie ne s’est pas étendue au-delà de deux provinces, mais le risque de propagation reste très élevé”.

Mieux, le nombre de personnes guéries du virus a atteint les 492 au 26 mai 2019 et la vaccination se poursuit malgré les conditions défavorables.

Plus de 124 mille personnes ont été jusque-là vaccinées. Mais, au stade où en sont les choses, la riposte nécessite encore plus de moyens selon l’OMS.

“Le plus grand combat n’est pas contre le virus Ebola, mais plutôt contre les rumeurs, la désinformation et les croyances locales”, précise Dr Alexis Ndiaye.

La plus meurtrière épidémie d’Ebola de l’histoire est celle qui a frappé trois pays de l’Afrique de l’Ouest entre 2014 et 2016, la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia. Elle avait fait plus de 11 000 morts sur quelque 29 000 malades, d’après l’OMS.

“Cette épidémie avait fait trop de dégâts humains à cause de la forte mobilité, mais il n’y avait pas de résistance communautaire”, selon Alexis.

L’actuelle épidémie congolaise “va encore durer. Le nombre de morts devrait atteindre ou dépasser le seuil des 2000 vers la fin de l’année si les communautés de Butembo et d’ailleurs n’adhérent pas davantage”, affirme le médecin.

Soldats, policiers, agents de santé, guéris d’Ebola, agents de sensibilisation participent à la riposte qui est également compromise par le sous-financement.

L’OMS affirme n’avoir reçu que quelques dizaines de millions de dollars, représentant la moitié des fonds demandés.

Ce déficit de financement pourrait l’amener à annuler certaines activités de riposte.

Ebola a su bousculer la culture dans la région : les populations ne se serrent plus les mains pour se saluer, les rites funéraires ne sont plus observés car le contact avec les dépouilles est une source certaine de contamination.

Et certaines personnes commencent à saisir le mouvement autour d’Ebola pour en faire un business.

Certains commerces ont profité, en effet, de la lutte contre Ebola, pour causer une flambée des prix sur le marché.

L’afflux des expatriés des ONG internationales et des agents du ministère de la Santé fait circuler les billets dans les circuits économiques.

Les hôtels sont pleins, des jeeps 4×4 affluent de toutes les villes voisines pour être louées aux organisations intervenant dans la riposte.

Comme si « le mal des uns faisait le bonheur des autres ! ».

 

Avec AA

RCA : le représentant de 3R dans le gouvernement échappé de justesse au tabassage.

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Bangui )République centrafricaine) – Le ministre Issa Bi AMADOU représentant du mouvement 3R dans le gouvernement NGRÉBADA a failli être lynché ce lundi 27 mai 2019.

 

Quelques jours après le massacre dans l’Ouham-Péndé au nord-ouest de la Centrafrique  qui a fait plus de 54 morts, le gouvernement de Firmin NGRÉBADA  est sommé de s’expliquer devant les parlementaires.

 

Cet exercice, qui a réuni presque tous les membres du gouvernement dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, a failli tourner au drame.

 

En effet, le ministre délégué auprès du Ministre de l’Administration du territoire et de la décentralisation chargée du Développement local, monsieur Issa Bi AMADOU, représentant du 3R dans le gouvernement de Firmin NGRÉBADA a failli subir les conséquences des actes présumés de son chef Bi Sidi Souleymane alias Sidiki.

 

Alors que les députés, qui ont exigé du gouvernement l’arrestation immédiate du chef rebelle Abas Sidiki accusé d’être pénalement responsable du massacre du 21 mai dernier, se sont plongés comme des lions sur le ministre Issa Bi AMADOU pour le dévorer. Heureusement pour lui, il a été sauvé de justesse par les forces de sécurité intérieures.

 

Par ailleurs, la Minusca, qui avait lancé un ultimatum de 72 heures au chef rebelle Abas Sidiki d’arrêter tous ses éléments soupçonnés de participer au massacre de Lemouna, Koundili, Bohong… la semaine dernière, demande à nouveau à celui-ci de lui livrer plus des combattants présumés auteurs dudit massacre.

 

« 3 éléments sont insuffisants, vu le niveau du dégât commis », explique le député Martin Ziguélé.

 

 

Pendant ce temps à Paoua, les habitants soupçonnent le chef rebelle de ne livrer que les Peuls éleveurs qui n’ont rien à voir au massacre du 21 mai, alors que ces derniers auraient avoué leurs actes devant les forces de l’ordre à Paoua avant d’être transférés à Bangui où ils seront présentés au procureur de la République cette semaine.

 

Copyright2019cnc.

Naufrage en RDC: au moins 30 morts et des dizaines de disparus

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Au moins 30 personnes ont été tuées et plusieurs dizaines d’autres portées disparues dans le naufrage samedi soir d’une embarcation sur le lac Mai-Ndombe dans l’ouest de la République démocratique du Congo, a-t-on appris dimanche soir de source locale.

“Jusqu’ici nous avons retrouvé 30 corps sans vie, douze femmes, onze enfants et sept hommes”, a déclaré le maire d’Inongo (une localité sur le lac), Simon Mbo Wemba, joint par plusieurs médias dont l’AFP.

“Le bilan est encore provisoire”, a-t-il ajouté. “Il y a 183 rescapés. D’après eux, le bateau avait embarqué plus de 350 passagers”, a-t-il ajouté, précisant que les recherches allaient se poursuivre sur le lac Mai-Ndombe, dans la province du même nom qui se trouve au nord de Kinshasa.

Le nombre exact de passagers est difficile à établir en raison de la présence de clandestins sur ce bateau de type “baleinière”, à savoir une embarcation en bois à fond plat, de 15 à 30 mètres de long sur 2 à 6 mètres de large. Le maire a pointé “l’état de vétusté de la baleinière”.

La République démocratique du Congo, plus grand pays d’Afrique sub-saharienne quasi-dépourvu de routes, est souvent endeuillée par ce genre de tragédie.

Mi-avril, au moins quinze personnes avaient été tuées et des dizaines d’autres portées disparues dans le naufrage d’une embarcation entre Goma et le territoire de Kalehe sur le lac Kivu (est).

Au chevet des victimes, le nouveau président de la RDC Félix Tshisekedi avait annoncé le port obligatoire de gilets de sauvetage par les passagers voyageant sur le lac Kivu.

En RDC, les naufrages se soldent souvent par des bilans très lourds en raison de la surcharge et de la vétusté des embarcations, de l’absence de gilets de sauvetage à bord et du fait que beaucoup de passagers ne savent pas nager.

Immense pays de 2,3 millions de km2, la RDC ne compte que très peu de route praticables. Les déplacements se font donc souvent sur le fleuve Congo, ses affluents et les lacs.

Centrafrique : Les Forces armées centrafricaines à l’honneur.

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Les soldats FACA lors du défilé de la fête du travail 2019 sur l’avenue des martyrs à Bangui. Credit photo : Mickael Kossi / CNC.

 

 

« Tout travail mérite sa juste récompense », dit l’adage populaire. C’est chose faite pour

certains de nos officiers et soldats des Forces armées centrafricaines (FACA), honorées récemment par la publication du décret de nomination au grade supérieur, publié par le Ministère de la Défense Nationale et de la reconstruction de l’Armée.

 

Samedi dernier était jour de fête dans les garnisons de la Zone de Défense Nord-Ouest, à Bangui comme à Bouar. De brillants cortèges festifs emportaient les soldats centrafricains, sanglés dans leurs uniformes de parade, resplendissant comme le flamboyant en fleur, vers les casernes de Bangui, au camp Kassaï ou encore au Bataillon du Génie. La bonne humeur rayonnait de tous les visages. Était-ce un repas de noce ? Une fête de famille ? La « grande muette » s’accordait le répit dans ses efforts de refondation d’une armée moderne, pluri-ethnique et républicaine pour honorer les siens promus au grade supérieur.

 

La remise des galons s’est fait dans la fierté et la joie partagée, après lecture du décret de nomination, en présence des autorités civiles et militaires. Le Chef d’État-major des Armées (CEMA), le général Zéphyrin Mamadou, a déclaré à ses soldats, au camp Kassaï, dans son discours de circonstance : « Je tiens à rappeler que l’État-major des armées en procédant à la remise de ces galons voudrait donner confiance aux officiers, sous-officiers et hommes de rang afin de renforcer leurs capacités. (…) Je tiens à rappeler dans ce contexte, le récent déploiement des FACA qui ont reçu un accueil chaleureux des populations dans toutes les villes de nos préfectures. (…) Vous savez aussi que notre armée est en train de se mettre sur pied et doit assurer fidèlement ses engagements face au peuple centrafricain. Elle a donc besoin de la bonne volonté des centrafricains de tous les horizons et l’appui inconditionnel de la Communauté Internationale. »

 

Les célébrations ont eu un retentissement mérité à Bouar, au premier Bataillon d’Infanterie Territoriale (BIT 1) qui s’est distingué dans les opérations à la frontière du Cameroun, avec la Minusca, après les exactions des coupeurs de route mercenaires du FDPC contre les convois de camions indispensables au ravitaillement en denrées de la capitale. Les soldats du BIT 1 avaient alors étrenné les véhicules Toyota rutilants offerts par les États-Unis. Ont également honoré de leurs présences le président de la cour de Justice, les notables de la ville, les représentants de la police et de la gendarmerie, et les instructeurs français du Centre d’Instruction et d’Entraînement de Bouar (CIEB), venus partager leur haute expérience du combat moderne.

 

Une belle journée à l’honneur de nos valeureux soldats qui font la fierté des compatriotes !

 

Copyright2019CNC.

 

 

 

Centrafrique : un rescapé de l’attaque de Paoua  témoigne, « c’était une pluie de balles ».

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Un chirurgien de l’hôpital MSF SICA à Bangui tente d’extraire une balle profondément logée dans l’épaule d’un patient. ©AFP

 

 

Mardi 21 mai, des dizaines de civils ont été massacrés lors de l’attaque de trois villages situés dans le nord-ouest de la République centrafricaine. L’un des rescapés, évacués à Bangui où il est soigné par MSF, témoigne.

Des hommes armés ont ouvert le feu sur des villageois qu’ils auraient rassemblés, au motif de réunions urgentes, dans les villages de Ndjondjom, Koundjili et Bohong situés à une cinquantaine de kilomètres de la ville de Paoua, dans la région de l’Ouham-Pendé.

 

« Des hommes habillés en tenue militaire et armés de kalachnikovs sont arrivés dans mon village et ont demandé à voir les principaux responsables du village pour convoquer une réunion générale, explique Alphonse, l’un des rescapés, blessé par balles et pris en charge par MSF. La population s’est ensuite rassemblée sous un manguier. Ils ont alors commencé à nous ligoter. Ils ont déchiré mon maillot pour m’attacher les bras contre le corps. Ils nous ont entassés les uns sur les autres. C’est à ce moment qu’ils ont déclenché des rafales avec leurs armes. C’était une pluie de balles. »

L’hôpital de Paoua, soutenu par MSF, a reçu trois blessés. D’après Alphonse, rares sont ceux qui ont survécu – il a lui-même fait le mort pour garder la vie sauve.

« Certains ont réussi à fuir à temps, mais les autres ont été achevés. Des parents nous ont transportés puis mis sur des motos pour nous amener à l’hôpital de Paoua. Mes proches me disent qu’ils continuent de trouver d’autres cadavres dans la brousse dans les environs du village. »

D’après l’Onu et le gouvernement centrafricain, le bilan est de 39 morts dans les villages de Bohong, Ndjondjom et Koundjili, tandis que 15 autres civils ont été tués lors d’autres attaques menées les jours précédents dans le village de Maikolo. C’est la première attaque d’ampleur depuis le calme très relatif qui avait suivi la signature en février 2019 d’un accord de paix entre le gouvernement et 14 groupes armés en République centrafricaine.

MSF travaille dans la région de Paoua depuis 2006. L’association apporte un soutien à l’hôpital de la ville, en particulier pour renforcer les soins d’urgences et les soins pédiatriques. Les équipes prennent également en charge les victimes de violences sexuelles – 128 personnes ont reçu une prise en charge médicale et psychologique en 2018. MSF supporte également sept centres de santé dans la région, où 83 000 consultations ont été fournies en 2018.

 

Avec MSF

Soudan : le mouvement de contestation divisé sur la “grève générale”

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Les manifestants soudanais se réjouissent après un accord conclu avec le conseil militaire pour former une transition de trois ans en vue de transférer. AFP/VOA

 

Le principal parti d’opposition soudanais a déclaré dimanche rejeter la grève générale prévue mardi par des dirigeants de la contestation, signe d’une division au sein du mouvement qui fait pression sur les militaires en vue d’un transfert du pouvoir aux civils.

“Nous rejetons la grève générale annoncée par certains groupes d’opposition”, a annoncé le parti al-Oumma dans un communiqué, en référence à l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance du mouvement de contestation, dont le Soudan est le théâtre depuis décembre.

Lui-même membre de l’ALC, al-Oumma est dirigé par l’ancien Premier ministre Sadek al-Mahdi qui avait récemment appelé les manifestants à ne pas provoquer les généraux du Conseil militaire de transition, au pouvoir depuis l’éviction du président Omar el-Béchir le 11 avril après des mois de manifestations populaires à travers le pays.

– “Evolution négative” –

Cette déclaration d’al-Oumma reflète des dissensions au sein du mouvement de contestation, alors que des négociations sur une transition politique avec les militaires sont à l’arrêt.

En réaction à l’impasse dans ces discussions, l’ALC avait appelé vendredi à une grève générale les 28 et 29 mai, se disant “contrainte de recourir à cette action pacifique faute d’alternative”.

“Une grève générale est une arme qui ne devrait être utilisée qu’après avoir fait l’objet d’un consensus” au sein de l’ALC, a expliqué al-Oumma, appelant à maintenir “l’unité” au sein de cette alliance.

“Certains ont répondu à l’appel de la grève malgré notre désaccord sur son calendrier et sa préparation”, a regretté al-Oumma, à l’issue d’une “réunion d’urgence”.

Le parti de M. Mahdi a cependant souligné le droit des Soudanais à faire la grève. Al-Oumma “n’autorise pas les autorités à licencier les travailleurs (grévistes)” exerçant leurs “droits”, a-t-il souligné.

Plusieurs corporations professionnelles, allant des banquiers aux médecins, ont répondu favorablement à l’appel à la grève.

Selon l’analyste Faisal Mohamed Saleh, ce rejet de la grève par al-Oumma constitue “une évolution négative qui menace non seulement les relations du parti al-Oumma avec l’ALC, mais également l’unité au sein du parti”.

“Le parti va perdre beaucoup (…) et ne pourra pas défendre cette position” auprès des manifestants, ajoute-t-il.

Un autre acteur majeur au sein de l’ALC, le parti du Congrès soudanais, a lui exprimé son adhésion à la grève générale, peu après l’annonce d’al-Oumma.

“Nous sommes convaincus que les Soudanais et les Soudanaises se feront entendre à l’unisson par leur grève, pour dire à tous que le pouvoir civil est l’aboutissement de leurs glorieuses luttes révolutionnaires”, a déclaré cette formation.

“Les espoirs de notre peuple de mener à bien les objectifs de la révolution se heurtent au mur d’intransigeance du Conseil militaire”, a-t-il ajouté.

– “Arme pacifique” –

Les négociations entre le Conseil militaire et l’ALC ont été interrompues le 20 mai en raison de désaccords sur la composition du futur Conseil souverain, qui doit être mis en place pour gérer la transition.

L’ALC exige que cette instance soit présidée et composée majoritairement de civils. Les généraux souhaitent à l’inverse prendre la tête de cette instance et obtenir la majorité des sièges.

Le Conseil souverain doit se substituer au Conseil militaire pour une période de trois ans, avant la tenue des premières élections post-Béchir.

“Je fermerai mon magasin en solidarité afin que la grève puisse être générale et efficace pour répondre à nos revendications”, assure un vendeur, Younis Ali Mohamed, qui manifeste devant le siège de l’armée où les protestataires campent depuis le 6 avril.

“L’ALC utilise sa dernière arme pacifique”, estime un autre manifestant, Moubarak Youssef Hassan, qui salue la montée de la pression au sein de l’opposition vers la “grève générale et la désobéissance civile”.

“Nous savons que la désobéissance civile est l’une des armes pacifiques les plus puissantes pouvant être utilisées contre tout dictateur dans le monde”, ajoute-t-il.

Dans ce contexte d’incertitude politique, le chef du Conseil militaire, Abdel Fattah al-Burhane, se rend dimanche aux Emirats arabes unis au lendemain d’une visite en Egypte, selon un communiqué. Ces deux pays soutiennent les généraux au pouvoir au Soudan.

 

 

AFP/VOA

Burkina-Faso : Quatre morts dans une nouvelle attaque contre une église

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Quatre fidèles ont été tués dimanche pendant une messe lors d’une nouvelle attaque contre une église catholique à Toulfé, localité du nord du Burkina Faso, où les attentats contre des chrétiens se multiplient, selon l’évêque de la région.

“La communauté chrétienne de Toulfé a été la cible d’une attaque terroriste, alors qu’elle était réunie pour la prière dominicale”. “L’attaque a causé la mort de quatre fidèles”, a annoncé l’évêque d’Ouahigouya, Justin Kientega, dans un communiqué.

Un précédent bilan de source sécuritaire avait fait état d’”au moins trois morts”.

Selon cette source, “des individus lourdement armés ont attaqué l’église du village au moment où les fidèles célébraient la messe du dimanche”. “L’attaque a eu lieu aux environs de 09h00” (locales et GMT), faisant “au moins trois morts et des blessés légers”. Des “renforts ont été déployés” sur les lieux.

Toulfé est située à une vingtaine de kilomètres de Titao, chef-lieu de la province du Loroum.

Selon un habitant de Toulfé, joint par téléphone, cette attaque à “occasionné une panique dans le village où de nombreux habitants se sont réfugiés chez eux ou dans la brousse”.

Toulfé a déjà été visé par des assaillants. Fin avril, des individus armés avaient incendié un maquis (bar ou restaurant) et emporté trois motocyclettes. Quelques mois auparavant, des hommes armés avaient effectué une descente musclée dans les écoles de la localité, exigeant leur fermeture, a expliqué cet habitant.

Les attaques, attribuées à des groupes djihadistes, contre les églises ou des religieux chrétiens se sont multipliées récemment au Burkina, pays sahélien pauvre d’Afrique de l’Ouest.

Le 13 mai, quatre catholiques ont été tués lors d’une procession religieuse en honneur de la Vierge Marie à Zimtenga, dans le nord du Burkina Faso.

La veille, six personnes dont un prêtre, avaient été tuées lors d’une attaque pendant la messe dans une église catholique à Dablo, une commune de la province du Sanmatenga, également dans le nord du pays.

Le 29 avril, six personnes avaient été tuées lors de l’attaque de l’église protestante de Silgadji, toujours dans le nord.

À la mi-mars, l’abbé Joël Yougbaré, curé de Djibo (nord) a été enlevé par des individus armés. Le 15 février, le père César Fernandez, missionnaire salésien d’origine espagnole, a été tué dans le centre du Burkina.

Plusieurs imams ont également été assassinés par les djihadistes dans le nord du Burkina depuis le début des attaques il y a quatre ans, et qui sont de plus en plus fréquentes et meurtrières.

Ces attaques sont attribuées à une douzaine de groupes jihadistes, dont Ansarul Islam, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et l’organisation Etat islamique au grand Sahara (EIGS).

D’abord concentrées dans le Nord, ces attaques ont ensuite visé la capitale et d’autres régions, notamment l’Est. Elles ont fait plus de 400 morts depuis 2015, selon un comptage de l’AFP.

 

 

AFP/VOA

Nigéria : Au moins 5 soldats tués dans une embuscade de Boko Haram

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Des soldats nigérians écoute leurs supérieurs lors d’un entraînement à Makurdi au Nigeria le 4 octobre 2017. AFP/VOA

 

 

 

Au moins cinq soldats nigérians ont été tués dans une embuscade tendue par la branche de Boko Haram affiliée au groupe Etat islamique et plusieurs sont toujours portés disparus, a-t-on appris dimanche de sources sécuritaires.

Des combattants de l’Etat islamique en Afrique de l’Ouest (ISWAP) ont ouvert le feu sur un convoi civil protégé par des militaires, dans le district de Damboa, dans l’Etat du Borno (nord-est du Nigeria), tuant cinq soldats.

“Nous avons perdu cinq hommes dans l’embuscade, deux ont été blessés et plusieurs sont toujours portés disparus”, a rapporté à l’AFP un officier nigérian sous couvert de l’anonymat. “Les +terroristes+ ont saisi deux véhicules militaires dans l’attaque”.

Le convoi escortait des habitants du village de Sabon Garin dans une douzaine de véhicules pour les emmener dans un camp de déplacés dans la ville de Damboa, a expliqué un milicien qui combat aux côtés de l’armée.

Les attaques se sont accélérées ces dernières semaines dans cette région, à 130 kilomètres de la capitale du Borno, Maiduguri, et l’évacuation du village avait commencé jeudi.

“Alors qu’ils approchaient du village de Bungiri, l’ISWAP a lancé une embuscade sur le convoi”, rapporte de son côté cette même source. Tous les civils se sont enfuis et cinq soldats ont été tués. “Un certain nombre de soldats ont disparu, mais on ne sait pas s’ils ont été tués ou s’ils ont été faits prisonniers”.

Le mois dernier, les djihadistes ont mené un raid contre la base militaire de Mararrabar Kimba, à seulement trois kilomètres de là, faisant cinq morts. 30 soldats sont toujours portés disparus.

Lundi, des combattants de l’ISWAP ont attaqué la base de Gubio, à 80 kilomètres de Maiduguri, faisant au moins 3 morts. Mais le groupe, qui a revendiqué l’attaque, a affirmé en avoir tué vingt.

Dans une vidéo diffusée cette semaine, on peut voir plusieurs soldats prisonniers tués par des hommes cagoulés de l’ISWAP.

L’insurrection, lancée il y a une dizaine d’année, et sa répression souvent aveugle par l’armée, a tué plus de 27.000 Nigérians, et 1,8 million de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

 

AFP/VOA

 

 

 

Algérie : confusion autour de la tenue de la présidentielle

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Des officiers de police et des manifestants s’affrontent lors d’une manifestation du 1er mai à Alger en Algérie le 1er mai 2019. AFP/VOA

 

Pas de candidats ? Deux candidats ?

 

La situation est devenue encore plus confuse dimanche en Algérie autour de la présidentielle prévue le 4 juillet, un scrutin catégoriquement rejeté par le mouvement de contestation et dont la tenue apparaît plus incertaine.

A l’expiration du délai légal samedi à minuit, le Conseil Constitutionnel a annoncé dans un communiqué avoir enregistré le dépôt de deux dossiers auprès de son secrétariat général de la part de Abdelhakim Hamadi et Hamid Touahri.

Mais les candidatures de ces deux inconnus ont de maigres chances d’être validées car elles vont se heurter aux conditions rédhibitoires fixées par la loi, notamment celle liée à l’obligation d’obtenir 60.000 parrainages d’électeurs ou 600 signatures d’élus.

Selon la presse, Abdelhakim Hamadi avait déjà déposé sa candidature pour l’élection du 18 avril, finalement annulée.

Le Conseil a 10 jours pour statuer sur la validité des deux candidatures, selon la loi électorale.

Avant l’annonce du Conseil constitutionnel, la radio publique avait indiqué que le pays vivait une “situation inédite” et qu’aucun dossier de candidature n’avait été déposé.

Selon elle, le seul candidat également cité par d’autres médias, un militaire à la retraite, Benzahia Lakhdar, un ex-militant du Front de libération national (FLN), le parti du président déchu Abdelaziz Bouteflika, s’était rétracté au moment de déposer son dossier.

Le site d’informations TSA affirme qu’aucun candidat n’est parvenu à réunir le nombre de signatures nécessaires.

“Il est fort probable que le pouvoir annonce, bientôt, le report de cette joute à une date ultérieure”, écrit le quotidien francophone El Watan sur son site internet, en allusion à la présidentielle.

L’Algérie est secouée depuis le 22 février par des manifestations massives qui avaient été déclenchées par la volonté de M. Bouteflika de briguer un cinquième mandat.

  1. Bouteflika a démissionné le 2 avril sous la pression de la rue et de l’armée, mais les manifestants restent mobilisés, en réclamant le départ de l’ensemble du “système” au pouvoir durant les deux décennies de règne d’Abdelaziz Bouteflika.

– Scénario “à l’égyptienne” –

Le mouvement de contestation rejette la tenue d’une élection présidentielle tant que leur revendication n’a pas été satisfaite et réclament, avant tout scrutin, des structures de transition à même de garantir une élection libre et équitable.

Aucune personnalité d’envergure n’a fait publiquement acte de candidature à la présidentielle et aucun grand parti au pouvoir ou d’opposition n’a désigné de candidat.

Le pouvoir actuel et son président par intérim Abdelkader Bensalah, désigné le 9 avril, ont dit vouloir s’en tenir aux délais constitutionnels : l’élection d’un nouveau chef de l’Etat dans les 90 jours suivant le début de l’intérim.

Homme fort du pays, le chef d’état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah, a opposé une fin de non-recevoir aux revendications de la contestation.

Il a jugé en début de semaine “irraisonnable voire dangereux” le départ des figures du “système” et appelé à accélérer les préparatifs de la présidentielle afin d’éviter un “vide constitutionnel” et de juguler “ceux qui veulent faire perdurer la crise”.

Le chef d’état-major a aussi appelé les manifestants à “s’unir” avec l’armée afin de déjouer “l’infiltration” des manifestations par les “instigateurs de plans pernicieux”, et a assuré n’avoir “aucune ambition politique”.

Le retour au centre de l’échiquier politique de l’armée -considérée comme le réel détenteur du pouvoir jusqu’à l’arrivée d’Abdelaziz Bouteflika- fait craindre à certains observateurs un possible scénario “à l’égyptienne”.

En Egypte, le chef de l’armée Abdel Fattah al-Sissi s’est fait élire président après un coup d’Etat militaire en 2013 contre le président élu Mohamed Morsi et après avoir avait assuré que l’armée “resterait éloignée de la politique”.

 

 

 

 

AFP/VOA

RDC : “Pas d’autorisation” d’atterrissage à Goma pour l’opposant congolais Katumbi

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L’opposant Moïse Katoumbi.

 

 

L’opposant Moïse Katumbi attendait toujours dimanche en Afrique du Sud l’autorisation de survol et d’atterrissage de son avion à Goma, ville de l’est de la République démocratique du Congo, où il comptait se rendre six jours après son retour d’exil, a-t-on appris de ses proches.

“L’aviation civile n’a pas libéré l’autorisation de survol et d’atterrissage de l’avion du (président) Moïse Katumbi”, a écrit sur Twitter Olivier Kamitatu, directeur de cabinet et porte-parole de l’opposant.

  1. Katumbi, qui est rentré en RDC lundi, a assisté samedi à Pretoria à l’investiture du président sud-africain Cyril Ramaphosa.

“L’autorisation sollicitée, pour qu’on quitte Johannesbourg pour Goma, dimanche n’a pas encore été libérée. Est-ce qu’on veut nous empêcher d’arriver à Goma ? Je constate qu’on ne peut pas arriver à Goma”, a déclaré à l’AFP M. Kamitatu.

“L’aviation civile n’a pas reçu une demande de survol et d’atterrissage à Goma venant de M. Katumbi”, a dit à l’AFP un responsable de l’Autorité de l’aviation civile congolaise (AAC).

A Goma, des milliers de partisans de l’ex-gouverneur du Katanga affluaient vers l’aéroport pour accueillir leur champion, a rapporté un correspondant de l’AFP.

Goma et les principales villes du Nord-Kivu sont considérées comme des bastions de l’opposition. Les pro-Katumbi ont gagné 10 sièges sur les 14 que compte la province du Nord-Kivu lors des récentes élections.

“On va aviser dans les heures qui viennent quand et par où on compte retourner au pays”, a ajouté M. Kamitatu.

Lundi, M. Katumbi avait indiqué que l’un de ses plus proches conseillers, Salomon Kalonda Della, avait été privé de son passeport par les autorités, l’empêchant de retourner avec lui au pays.

  1. Katumbi avait quitté la RDC pour un exil en Belgique en 2016 en pleine tourmente judiciaire sous le régime de l’ancien président Joseph Kabila.

Il est rentré à la faveur de l’élection fin 2018 du président Félix Tshisekedi et sa condamnation à trois ans de prison a été annulée. Depuis son retour, il n’a pas quitté son fief de Lubumbashi, dans le sud-est, pour se rendre dans une autre ville de la RDC.

Empêché de se présenter à la présidentielle de l’an dernier, il a déclaré se situer dans l’opposition au nouveau dirigeant.

 

 

AFP/VOA

Paoua : tentative de meurtre du président de la jeunesse locale, le capitaine des FACA accusé.

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La ville de Paoua au nord-ouest de la RCA. CopyrightDR.

 

 

Paoua (République centrafricaine) – Soupçonné de collusion avec les éleveurs peuls, le capitaine des FACA, en colère,  menace d’assassiner le Président de la jeunesse de Paoua.

 

Depuis la tuerie de Lemouna et de Koundili le 21 mai dernier, la ville de Paoua, située à seulement 25 kilomètres du dernier  lieu de crimes   est en pleine confusion.

En effet, suite au massacre de Lemouna et de Koundili, les habitants de la ville de Paoua ont accusé directement le capitaine des FACA, dénommé  François, de collusion avec les éleveurs peuls.

 

D’après leurs allégations, les éleveurs peuls n’ont cessé de remettre gracieusement au capitaine François et le sous-préfet de Paoua des têtes des  bœufs pour tenter de les corrompre.

 

Cependant, il y’a un mois,  le sous-préfet de Paoua, dans sa déclaration à la radio locale, avait mis en garde les jeunes de Paoua contre le vol régulier des bœufs appartenant aux Peuls. Mais cette mise en garde,  maladroitement faite, vient de retourner contre son auteur.

 

« … Si vous continuez à voler les bœufs des Peuls, et le jour où ils commenceront à vous égorger, moi, je vais prendre l’avion pour Bangui, et je demanderais aux soldats FACA de ne pas intervenir. Comme ça vous allez comprendre… », aurait déclaré le sous-préfet de Paoua à la radio le mois dernier.

 

Alors que le sous-préfet de Paoua tente depuis mardi dernier de se défendre tant bien que mal par rapport à sa dernière déclaration radiophonique, le capitaine des FACA, aussi accusé par la population locale de collision avec les éleveurs peuls, organise une réunion avec le bureau de la jeunesse locale le mercredi 22 mai 2019 pour tenter de se défendre.

Malheureusement pour lui, sa stratégie de séduction n’a pas marché et tente de passer en force. L’homme dégaine son pistolet et tente de neutraliser le président de la jeunesse locale en lui laissant sous la tempe pour quelques secondes.

 

Devant la gravité de ce geste, le bureau local des droits de l’homme de la Minusca a été informé de la situation, tout comme le bureau national du groupe de travail de société civile à Bangui.

 

Contacté par CNC, le capitaine François n’a pas souhaité répondre à nos questions.

Quant au sous-préfet, il n’est plus joignable sur son numéro mobile.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : recrudescence du braquage à Bambari, Ali Darass appelé au secours.

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Le chef rebelle Ali Darassa de l’UPC

 

 

Bambari (République centrafricaine) – À l’espace de 72 heures, les habitants de quartiers Bornou et Hadjis sont devenus des cibles de choix des braqueurs assimilés aux éléments peuls de l’UPC. Dépassés par l’ampleur  des choses, ils tentent d’appeler le chef rebelle Ali Darassa à l’aide.

 

Ce dimanche 26 mai 2019, une délégation des notables musulmans de Bambari s’est rendue au village Gbokologbo, située à environ 60 kilomètres de Bambari pour y rencontrer le chef rebelle et patron de l’UPC Ali Darassa, conseiller du Premier ministre Firmin Ngrebada.

 

Au menu des discussions, la situation sécuritaire dans la ville de Bambari où de nombreux braquages ont été perpétrés par des Peuls armés soupçonnés d’appartenir à son mouvement Unité pour la paix en Centrafrique (UPC).

 

Pour les notables de Bambari qui ont fait ce déplacement ce dimanche 26 mai à Gbokologbo, l’objectif est de dire à Ali Darassa  de retenir ses éléments avant que la situation ne se dégénère.

 

Alors qu’un habitant du quartier hadji, père d’une famille musulmane respectée localement avait été grièvement blessé lors de son braquage par un groupe d’hommes assimilés aux rebelles de l’UPC le jeudi 23 mai 2019 vers 3h du matin, 24 heures plus tard, c’est-à-dire le lendemain à 3 heures du matin,  un autre homme, père de 8 enfants habitant le même quartier Hadji et délégué des bouchers de Bambari, a été tout simplement tué lors du braquage de son domicile par un groupe d’hommes armés assimilés encore aux éléments de l’UPC.

 

Une situation très dramatique pour les habitants des quartiers Hadji et Bornou montre à quel point la situation sécuritaire à Bambari reste préoccupante pour les autorités locales.

 

Rappelons qu’après la signature de l’accord de Khartoum le 6 février dernier, nombreux sont des rebelles qui se métamorphosent aux coupeurs de route, aux braqueurs et voleurs de tout genre. Un véritable défi pour les autorités du pays.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : un homme arrêté avec 2500 machettes par l’OCRB à Bangui.

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Une patrouille des forces de l’ordre à Bangui le 15 mars 2018. Credit photo : Corbeaunews.

Bangui (République centrafricaine) – Ce ne sont plus des outils de travails, mais des armes de guerre, déplore l’Office centrafricain de répression du banditisme (OCRB).

 

Le samedi 25 mai dernier, à Bangui, un homme, qui aurait tenté de transporter un lot de plus de 2500 machettes vers la sous-préfecture de Paoua, a été interpellé par les policiers de l’OCRB.

 

L’homme, identifié comme monsieur Koli Richard, est actuellement en garde à vue dans les locaux de l’OCRB de Bangui. Il est soupçonné de trafic illicite d’armes, d’autant plus qu’il aurait déjà un précédent en la matière, selon le service de police.

 

Monsieur Koli Richard devrait être présenté au procureur de la République cette semaine. Son sort judiciaire sera décidé à cette occasion, selon la même source.

 

Depuis le déclenchement de la crise politico militaire qui a secoué le pays en 2012, certaines armes blanches, utilisées par les groupes armés, sont dans la ligne de mire des forces de l’ordre. Les machettes, couteaux munitions de chasses…. En font partie.

En 2012, l’ambassadeur de Chine en RCA avait regretté, dans une correspondance adressée au Premier ministre d’alors Faustin Archange TOUADERA, la distribution à certains  jeunes d’autodéfense des machettes que son pays a remis au gouvernement dans l’objectif de distribuer aux paysans.

En 2014, un véhicule, en provenance de la frontière avec le Cameroun, avait été intercepté par les éléments de la Misca à Bossembélé avec un lot d’environ 10 000 machettes qui sont automatiquement saisies.

 

Désormais, les machettes font pleinement partie des armes de guerre en République centrafricaine. Leur trafic est interdit et soumis à des règles strictes sur des armes.

 

 

Copyright2019CNC.

Bambari : relève des soldats gabonais de la Minusca, la population s’inquiète.

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Un convoi de la Minusca sur l’axe Bambari-Bria en 2018. Photo : AFP

 

Bambari  (République centrafricaine) – prévu dans les prochains jours, le départ des soldats du contingent gabonais de la Minusca inquiète sérieusement la population de Bambari.

 

D’après des rumeurs qui circulent depuis quelques jours à Bambari, ce sont les soldats du contingent mauritanien qui seront déployés dans les prochains jours en lieu et place de leurs collègues du contingent gabonais à Bambari.

 

Alors que les forces mauritaniennes de la Minusca, souvent soupçonnées par la population locale de collusion avec les rebelles de l’UPC, la nouvelle de leur retour à Bambari dans les prochains jours inquiète sérieusement plus d’un.

 

Même si aucune preuve tangible de cette supposée collusion avec les rebelles de l’UPC avait été établie par une instance officielle indépendante, la population de Bambari continue de croire que le retour des  forces mauritaniennes dans leur localité est synonyme de vente d’armes, des munitions, voir des conseils techniques  à l’UPC.

 

Contacté par CNC, le bureau local de la Minusca n’a pas souhaité répondre à notre préoccupation sur cette allégation de la population de Bambari.

 

Copyright2019CNC.

RCA : massacre dans l’Ouham-Péndé, une forte délégation officielle s’est rendue à Lemouna et Koundjili.

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Déplacement de la délégation officielle à Lemouna et Koundili le 25 mai 2019. Credit photo : Minusca.

 

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Samedi 25 mai 2019, une forte délégation officielle, composée entre autres des membres du gouvernement, des diplomates et des honorables députés, s’est rendue  dans les localités affectées par une tuerie de masse perpétrée par des rebelles du 3R ayant causé la mort d’au moins 50 personnes le mardi 21 mai dernier.

 

Selon le gouvernement, l’objectif premier de cette mission officielle dans ces deux localités de Paoua, affectées par ce massacre perpétré par des éléments rebelles de 3R, est de rencontrer et recueillir les préoccupations des populations éprouvées et leur exprimer solidarité et soutien.

 

« Nous sommes ici tous ensemble pour chercher avec vous un chemin pour sortir du cycle de la violence. Après des crimes, c’est normal de demander justice. Et nous sommes tous avec vous dans la recherche légitime de la justice », a déclaré aux populations éprouvées de Koundili et de Lemouna,  l’américain Kenneth Gluck, représentant spécial adjoint du secrétaire général de l’ONU pour la République centrafricaine et chef adjoint de la Minusca.

 

Pour le diplomate Moussa Nubie,  représentant spécial  du président de la commission de l’Union africaine pour la RCA, il est hors de question de faire une justice soi-même : « Nous partageons vos frustrations, vous avez perdu vos frères et sœurs, mais ne rendez pas justice par vous-mêmes. Vos dirigeants sont là, et c’est à eux que vous devez soumettre vos doléances et préoccupations ».

 

Martin Ziguélé, député de Bocaranga 3,  demande aussi  aux populations éprouvées de Koundili et de Lemouna de garder leur calme en attendant la justice va faire son travail : « La population doit garder son calme, s’abstenir de se faire justice et laisser la justice faire son travail », plaide-t-il.

 

Quant au diplomate Adolphe Nahayo,  représentant du secrétaire général de la CEEAC pour la République centrafricaine, dans son message aux populations de Lemouna, déclare qu’il est temps de faire la paix et la mise en œuvre de l’accord de Khartoum signé le 6 février dernier doit continuer :

« Il est temps d’arrêter la guerre (…) nous avons travaillé ensemble avec vos dirigeants pour que l’accord de paix voit le jour. On ne peut pas arrêter sa mise en œuvre ».

 

Par ailleurs, le député Timoleon Baikoua,  À Lemouna et Koundili ce samedi 25 mai, a plaidé quant à lui pour le rétablissement rapide de la paix et de la sécurité dans l’Ouham-Péndé :  « Le Gouvernement et la MINUSCA doivent restaurer la sécurité et la population doit leur faire confiance », a-t-il martelé.

 

 

Article réalisé sur la base des tweets de la Minusca.

Centrafrique : une équipe d’évaluation du ministère de plan tombée dans une embuscade vers Kaga-Bandoro.

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Credit photo : Corbeaunews

 

Kaga-Bandoro (République centrafricaine) – tombée dans une embuscade ce samedi 25 mai 2019 à quelques kilomètres de Kaga-Bandoro sur l’axe Ndélé, une équipe d’évaluation du ministère de l’Économie et du Plan a été dépouillée par un groupe d’hommes lourdement armés.

 

 

Depuis vendredi 24 mai dans la matinée, plusieurs équipes d’évaluation du ministère de l’Économie et du Plan, réparties chacune par préfecture, avaient quitté la capitale Bangui pour les villes de provinces à l’intérieur du pays.

 

Alors que la première équipe, qui doit se rendre à Bria dans la Haute-Koto, a quitté Bambari ce samedi 25 mai sans incident majeur, la deuxième équipe, qui a quitté aussi Bambari ce samedi pour la ville de Bangassou dans le Mbomou, a été stoppée par des rebelles de l’UPC dans la ville d’Alindao peu avant midi. Après de multiples tractations avec le chef rebelle de l’UPC Ali Darassa, l’équipe a pu quitter Alindao vers midi pour Bangassou.

 

Par ailleurs, la troisième équipe, qui doit se rendre à Ndélé dans le Bamingui-Bangoran, a quitté la ville de  Kaga-Bandoro dans  la Nana-Gribizi ce samedi, mais elle est tombée dans une embuscade des hommes armés à seulement quelques kilomètres sur l’axe Ndélé.

 

L’équipage, composé d’une dizaine des hommes dans un convoi de  six véhicules du ministère de l’Économie, est contraint de rebrousser chemin, car tous leurs matériels du travail (iPad, Téléphone, Ordinateurs, Billets de banque…)ont été récupérés par les assaillants.

 

Selon nos informations, la troisième équipe a déjà quitté Bandoro pour rentrer à Bangui il y’a quelques minutes.

 

Malgré la signature de l’accord de paix de Khartoum le 6 février dernier, les groupes armés continuent de sévir dans plusieurs localités de la République centrafricaine.

 

Copyright2019CNC.

Burkina Faso : Un garde forestier tué dans une embuscade dans l’Est

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Un agent des eaux et forêts a été tué jeudi soir au cours d’une embuscade contre une patrouille dans une réserve dans l’est du Burkina Faso, en proie à des attaques djihadistes récurrentes, a annoncé le ministère de l’Environnement.

“Le 23 mai, aux environs de 17 heures, une patrouille mixte de sécurisation des aires de faune de la région de l’Est, composée des éléments des Forces armées et des Eaux et forêts est tombée dans une embuscade à la périphérie de la réserve de faune de Wamou”, indique un communiqué publié vendredi.

“Cette attaque a occasionné malheureusement la mort d’un agent des Eaux et forêts en service au poste forestier de Natiaboani”, localité située dans la province du Gourma, précise le communiqué.

Un hommage devait être rendu vendredi à ce “valeureux défenseur de la nature tombé sur le champ de bataille”, avant l’inhumation au cimetière de Fada N’Gourma, chef-lieu de la région de l’Est.

Le Burkina Faso est confronté depuis quatre ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières, attribuées à des groupes djihadistes, dont Ansarul Islam, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et l’Etat islamique au grand Sahara (EIGS).

D’abord concentrées dans le nord du pays, ces attaques ont ensuite visé la capitale et d’autres régions, notamment l’Est. Elles ont fait depuis 2015 plus de 400 morts, selon un comptage de l’AFP.

Jusque-là, les forces de sécurité burkinabè ont échoué à enrayer la spirale de violence malgré l’annonce de nombreuses opérations, dont la dernière menée à l’est et au centre-est avait permis la réouverture de plus de 200 écoles sur plus d’un millier fermées suite aux menaces djihadistes.

Ebola en RDC : quatre morts et 132 attaques contre des équipes médicales

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L’équipe médicale au centre de traitement contre Ebola en RDC. VOA/AFP

 

 

Le ministère congolais de la Santé a recensé 132 attaques contre les équipes sanitaires depuis le début de l’épidémie d’Ebola dans l’est de la République démocratique du Congo il y a dix mois, avec un bilan humain de quatre morts.

“Entre le 1er aout 2018 et le 20 mai 2019, 132 attaques contre des formations sanitaires ont été enregistrées dans le cadre de l’épidémie d’Ebola, causant quatre morts et 38 blessés parmi les agents de santé et les patients”, a indiqué le ministère dans son dernier bulletin quotidien diffusé vendredi.

Des infirmiers “ont dénoncé les menaces de mort et de destruction des structures sanitaires qu’ils reçoivent ces derniers jours en raison de leur rôle dans la riposte contre Ebola”, ajoute le ministère.

“A cause de cette violence ciblée, plusieurs médecins et infirmiers des territoires de Beni et Lubero ont dû déménager ou quitter temporairement leur habitation, forçant ainsi certaines structures sanitaires à fermer leurs portes”, ajoute-t-on.

Les infirmiers lors d’une assemblée générale jeudi ont demandé aux autorités “de s’impliquer pour mettre fin à ce phénomène de violence contre les agents de santé car, si les menaces ne cessent pas, ils envisagent de faire une grève sèche”.

“Au total, il y a eu 1.248 décès (1.160 confirmés et 88 probables) et 490 personnes guéries” depuis le début de l’épidémie le 1er août, selon le ministère.

Les Nations unies viennent de nommer jeudi un “coordinateur de l’intervention d’urgence” contre l’épidémie d’Ebola.

Il s’agit de l’actuel représentant spécial adjoint du secrétaire général de l’ONU, David Gressly, qui doit donner une conférence de presse lundi à Kinshasa.

 

 

 

 

Kenya : 14 corps, dont des bébés, retrouvés dans les rivières de Nairobi

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Un parc des enfants à Naïrobi

 

Les corps de 14 personnes, pour la plupart des bébés ou enfants, ont été découverts depuis le début de l’année dans le cadre d’une opération d’envergure pour nettoyer les rivières de Nairobi, a-t-on appris vendredi auprès de l’administration kényane.

Le corps d’un garçon de huit ans qui avait été étranglé et abandonné près de la Nairobi River, le principal cours d’eau de la capitale, a été trouvé vendredi. Quelques jours auparavant, deux bébés jumeaux avaient été découverts dans un sac plastique.

“Les jeunes du comté de Nairobi qui s’occupent du nettoyage de la Nairobi River ont aujourd’hui (vendredi) trouvé un nouveau corps d’un garçon étranglé et jeté près de la rivière”, a déclaré un porte-parole du comté, Elkana Jacob.

“Cela fait un total de 14 corps d’adultes et de bébés retrouvés dans les rivières de Nairobi depuis que le gouverneur Mike Sonko a lancé la campagne de nettoyage”, a-t-il ajouté.

Fredrick Okinda, président de l’association environnementale Komb-Green Solutions, qui participe au nettoyage, a dénoncé les cliniques illégales pratiquant l’avortement, certains des corps découverts semblant, selon lui, être ceux de foetus.

“Certains hôpitaux font avorter de jeunes filles et ils n’ont aucun endroit pour jeter les corps”, a-t-il déclaré à l’AFP. L’avortement est illégal au Kenya, à moins que la femme ne soit en danger de mort.

D’autres de ces bébés semblent avoir été “jetés après être nés”, a souligné M. Okinda. Son organisation a enterré certains bébés près de la Nairobi River.

Le nom Nairobi vient de la langue maa, le langage des Maasai, signifiant “l’endroit de l’eau fraîche”. Mais les cours d’eaux de la capitale n’ont pas échappé aux méfaits de l’industrialisation et d’une urbanisation débridée.

Des usines déversent des déchets industriels dans ces rivières, et les habitants de dizaines de bidonvilles dépourvus de tout système de traitement des eaux usées ou des déchets y jettent leurs ordures ménagères.

Les opérations de nettoyage ont commencé au début de l’année. “Le nombre de corps retrouvés dans les rivières est inquiétant”, avait réagi samedi M. Sonko dans un communiqué. “Nous avons demandé à la police d’enquêter sur ces cas. Qui sont les gens derrière ces meurtres insensés ?”

“Une fois que les rivières auront été nettoyées, personne ne jettera plus rien à l’eau sans qu’on le voit faire”, avait-il affirmé. “Mes équipes travaillent jour et nuit pour s’assurer que nous réussissions à faire ce que nous avons décidé.”

Outre huit bébés et le jeune garçon trouvé vendredi, les corps de cinq adultes ont été trouvés dans ces opérations de nettoyage depuis le début de l’année, dans la Nairobi River et ses affluents, la Ngong River et la Mathare River.

 

 

AFP/VOA

Centrafrique : massacres dans l’Ouham-Pendé, les 3R condamne avec fermeté les actes de ses éléments.

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Le chef rebelle Bi Sidi Souleymane alias Siddiki

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

DU MOUVEMENT 3R

 

Nous, mouvement des 3R, après enquête sur le terrain, avons constaté avec regret la tuerie des villageois survenue à Koundjili et Lemouna le 21 mai 2019 est perpétrée par les éléments des 3R à leur propre gré.

 

Nous condamnons avec fermeté ces actes et avons décidé de les arrêter et de les remettre au gouvernement et à la Minusca pour que la justice soit faite.

 

Nous adressons nos condoléances aux familles éprouvées.

 

Nous réitérons notre ferme volonté à continuer à œuvrer pour la paix, la réconciliation et la fraternité entre les fils du pays.

 

Le Conseiller

 

Le général Sidi Bi Abass

 

Communiqué reçu par mail et non authentifié

Le communiqué des 3R

Centrafrique : massacres dans l’Ouham-Péndé, les présumés auteurs seront présentés au procureur ce samedi.

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Bangui (République centrafricaine) – même si leurs identités ne sont pas encore connues, des sources sécuritaires indiquent qu’ils vont être présentés dans un bref délai au procureur de la République à Bangui.

 

Soupçonnés d’avoir dirigé les sanglantes attaques dans plusieurs localités de l’Ouham-Péndé, au moins trois officiers rebelles proches de Bi Sidi Souleymane alias Abbas Siddiki, patron du mouvement 3R ont été transférés ce vendredi 24 mai dans la ville de Paoua par la Minusca après leur arrestation dans la localité de koui, au Nord-ouest de la République centrafricaine.

 

Incarcérés à la gendarmerie de Paoua, ces présumés auteurs des attaques dans l’Ouham-Péndé vont être transférer à Bangui pour être présentés au procureur de la République ce lundi 27 mai 2019, a-t-on appris d’une sources sécuritaires à Bangui.

 

Le mardi 21 mai dernier, des rebelles du 3R, basés à Letélé, un village situé à 20 kilomètres de Bocaranga,  ont attaqué plusieurs localités sur l’axe menant à Paoua dans l’Ouham-Péndé suite au vol des bœufs ayant entraîné la mort d’un éleveur peul dix jours plutôt. Au moins 34 personnes ont été sauvagement assassinées et une dizaine d’autres blessées.

 

La Minusca, associée au gouvernement, a lancé un ultimatum de 72 heures au chef rebelle Bi Sidi Souleymane alias Abbas Siddiki de remettre à la justice centrafricaine les présumés auteurs de ces crimes horribles.

 

Ce vendredi 24 mai 2019, on apprend des sources sécuritaires que quelque trois commandants rebelles de 3R ont été livrés à la Minusca qui les a conduits par voie aérienne vers Bangui.

 

Copyright2019CNC.

CENTRAFRIQUE : LE MOUVEMENT POLITIQUE « CŒURS UNIS » DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE EST POLITIQUEMENT ET JURIDIQUEMENT ILLÉGAL.

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Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo courtoisie.

 

 

Au lendemain des indépendances, les États africains étaient gérés sous le règne des partis uniques c’est à dire des partis État où le Président de la république en majorité des militaires étaient à la fois les législateurs, les protecteurs ou garants des droits fondamentaux et les principaux ordonnateurs des dépenses publiques.

 

Depuis la conférence de la Baule dans les années 1990, le vent de la démocratie et du multipartisme a soufflé sur toute l’Afrique et n’a pas épargné notre chère nation qui a libéralisé le multipartisme un an plus tard sous le régime présidentiel du général d’armée André Kolingba. Une longue période d’apprentissage a permis un encadrement juridique des activités des partis politiques avec l’avènement de l’ordonnance N* 05.007 du 02 juin 2005 relative aux partis politiques et aux statuts de l’opposition en Centrafrique.

 

Ainsi, aux termes des dispositions de l’article 3 et 15, les partis ou mouvements politiques peuvent se constituer librement dans le respect de la présente ordonnance. Cette ordonnance considérée comme la loi cadre détermine en son article 1 les conditions de création, de déclaration, de regroupement, de suspension, de dissolution et de financement des partis ou groupements politiques ainsi que le statut de l’opposition en Centrafrique.

 

A titre de rappel, le président de la république fut et demeure à ce jour le deuxième vice-président de l’ancien parti au pouvoir. Ce dernier a accédé à la magistrature suprême de l’Etat avec le statut de candidat indépendant et depuis lors, il a créé son mouvement politique en violation flagrante des dispositions de l’alinéa 6 de l’article 7 de l’ordonnance qui dispose que : « nul ne peut adhérer à plus d’un parti politique à la fois ».

 

S’agissant de la déclaration administrative de constitution d’un parti ou mouvement politique, l’article 19 de l’ordonnance énumère les démarches et documents à fournir à la Direction des affaires politiques et administratives du ministère de l’intérieur et de l’administration du territoire

parmi lesquels les certificats médicaux de tous les membres fondateurs, les casiers judiciaires, les attestations de résidence, les statuts et règlements, le procès verbal de l’assemblée constitutive, une liste de deux cent (200) signatures d’adhésion par préfecture dans au moins neuf (9) préfectures et surtout la lettre de démission en cas d’appartenance antérieure à un autre parti politique.

 

Animé par le souci de se représenter et l’utopie de gagner aux prochaines échéances électorales, un mouvement politique a été agencé en toutes pièces et surtout à la « va vite ». Face à la fulgurante promotion sur les médias d’Etat réquisitionnés et face à l’envie de s’installer même dans les zones non contrôlées par le pouvoir depuis leur avènement, le citoyen lambda s’interroge :

 

Le mouvement politique « cœurs unis » qui soutient les actions politiques du président de la république a t-il une existence légalement constituée ? Ce mouvement a t-il reçu l’agrément ou la reconnaissance du ministère avant de commencer ces activités ?Les procédures de création et d’enregistrement des partis ou mouvements politiques ont-elles été respectées ? Peut-on adhérer simultanément à deux partis ou mouvements politiques ? Les certificats médicaux et les casiers judiciaires de tous les membres fondateurs sont-ils de nos jours consultables à la direction des affaires politiques et administratives du ministère de l’intérieur ? Cette direction n’a t-il pas subi des pressions quelconques de la part du pouvoir ? Comment le mouvement cœurs unis a procédé pour récolter deux cent (200) signatures dans au moins neuf (9) alors que le pouvoir ne contrôle que 20% du territoire national ?

 

Au delà de ces précieuses interrogations, les stigmates de la magouille et de pressions tous azimuts sont palpables. Logiquement, après le dépôt de la déclaration de création, un récépissé valable quarante cinq (45) jours est délivré gratuitement en attendant l’étude du dossier.

 

Pendant cette période d’examen de dossier, le parti politique ne peut exercer ses activités traditionnelles mais est-ce que le mouvement politique du chef de l’état avait observé cette période de carence ? Rien n’étonne personne et nous recommandons in fine aux parlementaires nonobstant leur mutisme complice devenu viral même devant les tueries de masse de faire usage de leur pouvoir constitutionnel afin de clarifier et de respecter l’esprit de l’ordonnance portant statuts des partis et mouvements politiques.

 

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 24 mai 2019.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

Déclaration de l’UNICEF Canada  sur les attaques en République centrafricaine

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« L’UNICEF condamne les meurtres brutaux de civils qui ont été perpétrés récemment par des groupes armés dans des villages du nord-ouest de la République centrafricaine. Ces attaques ont fait au moins 54 morts parmi les civils.

 

Ce massacre constitue un recul du fragile processus de paix et de réconciliation qui a été décidé en février dernier.

En raison des attaques répétées et de la violence contre les civils au cours des six dernières années, 2,9 millions de personnes, soit la moitié du pays, ont besoin d’aide humanitaire.

Les conditions sur le terrain restent extrêmement dangereuses pour les enfants. Ils ont été pris pour cible par des groupes armés, sont coincés dans les tirs croisés et sont recrutés pour combattre. Les lieux sur lesquels les enfants comptent pour leur protection et leur soutien, comme les écoles, les hôpitaux et les lieux de culte, ont également été attaqués.

Le conflit a accru l’insécurité alimentaire et réduit l’accès aux soins de santé. On estime à 43 000 le nombre d’enfants qui risquent de souffrir de malnutrition sévère aiguë cette année, et qui sont exposés à un risque imminent de décès.

L’UNICEF réitère son appel à toutes les parties prenant part au conflit pour qu’elles veillent à ce que les enfants soient protégés de la violence, et demande qu’elles respectent l’accord de paix.

À propos de l’UNICEF

L’UNICEF est le chef de file mondial des organisations humanitaires dont la mission est axée sur l’aide à l’enfance. Nous œuvrons dans le monde entier, peu importe les circonstances, afin de protéger les enfants et de leur procurer des soins de santé, des vaccins, une éducation, de l’eau potable, des services d’assainissement et une alimentation. En tant que membres des Nations Unies, notre portée est inégalée : nous sommes actifs dans plus de 190 pays et territoires afin d’apporter une aide aux enfants les plus vulnérables. Même si nous faisons partie de la grande famille des Nations Unies, l’UNICEF dépend entièrement de contributions volontaires pour accomplir son travail et sauver des vies.

 

 

Par Marie-Pierre Poirier, directrice régionale de l’UNICEF pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre

 

UNICEF Canada