Centrafrique.com/centrafrique-le-km5-un-defi-lance-au-pouvoir-par-une-poignee-de-malfrats-et-de-ruffians/les_miliciens_autodefense_km5_force/” rel=”attachment wp-att-23861 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les miliciens d’autodéfense du quartier KM5. Credit photo : Anselme Mbata du CNC.
CENTRAFRIQUE: LE KM5, UN DÉFI LANCÉ AU POUVOIR PAR UNE POIGNÉE DE MALFRATS ET DE RUFFIANS
L’IMPUISSANCE INCOMPRÉHENSIBLE DES AUTORITÉS FACE A DES HORS-LA- LOI
En plein centre de la capitale, dans un quartier emblématique, on a laissé pousser, comme une verrue au milieu du visage, une zone de non-droit.
Manque de compétence dans le maintien de l’ordre ? Absence de hardiesse de la part des services de sécurité ? Défaut de volonté politique ? Quoi qu’il en soit, le résultat est là : sous les yeux des autorités et des forces internationales, des brigands rackettent, violentent et enfreignent l’ordre de la République. C’est intolérable.
Il y a bien eu des tentatives pour rétablir l’ordre régalien au KM5 : elles ont lamentablement échoué. Le quartier ne retrouvera sa sérénité d’antan que par une action forte et sans complaisance destinée à maintenir l’ordre. Peut-être faudra-t-il envisager une opération des forces spéciales russo-centrafricaines par exemple, pour mettre les bandes de crapules hors d’état de nuire ? Tant pis pour les inévitables dégâts collatéraux. On ne peut pas laisser impunément surgir dans la capitale un nid de malfaiteurs.
Car il est à craindre qu’à laisser pérenniser la situation inquiétante de l’enclave musulmane, on coure le risque de voir d’autres arrondissements de Bangui basculer dans la violence. A ce moment-là, ils constitueraient autant de têtes de pont favorables à des rebelles prêts à passer à l’action, le moment venu, pour s’emparer du pouvoir.
QUI SONT LES MENTORS ?
Qu’un petit groupe de ruffians tienne aussi longtemps tête aux forces de la Sécurité Intérieure et à la Minusca est proprement aberrant. Ces soi-disant groupes d’auto-défense ne sont, en réalité, que des associations de malfaiteurs, soutenues, armées et financées par des parrains étrangers, qui depuis longtemps, cherchent à déstabiliser la République Centrafricaine.
Au début du surgissement de ces groupes dits d’autodéfense des musulmans, les forces de la Sécurité Intérieure et la Minusca étaient intervenues pour rétablir l’ordre républicain. Mais, aussitôt, certains rebelles avaient menacé d’intervenir pour, disait-il, protéger les nombreux Tchadiens musulmans qui habitent le quartier. Pour les ex-Sélékas, l’enclave du KM5 est une base stratégique. Le chef rebelle, Abdoulaye Hissène, ne se vante-t-il pas d’avoir plusieurs milliers de combattants prépositionnés dans la capitale centrafricaine ? Le KM5, que l’on peut désormais considérer comme l’avant-poste des ex-Sélékas, est devenu un péril pour le pouvoir.
Certaines mains invisibles s’acharnent à créer des foyers d’instabilité en Centrafrique, pour aider ses séides à s’emparer du pouvoir par la force.
Le leader des criminels du KM5, Nemery Matar, (alias Force) n’a pas hésité à distribuer, dans Bangui et sur les réseaux sociaux, des tracts affirmant qu’il était soutenu par la France. Les démentis indignés de l’ambassadeur n’ont rien pu faire contre cette accusation de collusion. Car, depuis le début du chaos qui s’est abattu sur leur pays, les Centrafricains soupçonnent fortement la France de fomenter la déstabilisation de la RCA en équipant en armes les rebelles, pour déstabiliser le président Touadera, devenu la bête noire d’Emmanuel Macron et de son ministre des Affaires Etrangères, Jean-Yves Le Drian.
Aux yeux de nombreux Centrafricains, Nemery Matar serait donc la preuve et le symbole du soutien de la France aux groupes politico-militaires. Car il s’avère impossible qu’un groupe de malfaiteurs tienne seul en échec les forces de Sécurité Intérieure et la MINUSCA.
IL FAUT NETTOYER AU PLUS VITE LE KM5
Il est proprement insupportable de laisser ainsi une bande de crapules défier tout l’appareil de l’ordre de l’État.
Il est intolérable de laisser un quartier et sa paisible population être rackettée et prise en otage.
Ceux qui soutiennent ces hors-la-loi doivent savoir que cette exhibition indécente, ce doigt d’honneur lancé aux autorités sont des défis de malfrats que les Centrafricains ne peuvent admettre et qu’il faut donc éradiquer au plus vite. On ne peut pas laisser régner la loi des voyous dans la capitale, si près des lieux de la gouvernance.
L’ordre républicain doit régner partout en Centrafrique !
Centrafrique : libération des 4 otages de la MINUSCA à Bria.
Ce matin du 21 octobre 2018, les 4 policiers de la MINUSCA pris en otage le vendredi 19 octobre dernier par un commando lourdement armé sur la route de l’aérodrome de Bria ont été libérés.
Ce dimanche 21 octobre vers 7 heures du matin, un hélicoptère de la MINUSCA, à bord, 5 miliciens Anti-balaka escortés par des tireurs d’élite de l’armée portugaise, atterris sur la piste de l’aérodrome de Bria.
En présence du Préfet de la haute-koto monsieur Thierry Évariste BIGUININDJI et du chef du bureau de la MINUSCA de Bria, les 4 ex-otages policiers ont été remis officiellement aux autorités en échange des 5 miliciens Anti-balaka arrêtés il y’a quelques jours par la MINUSCA.
En prenant la parole, le chef du bureau de la MINUSCA a indiqué que les 5 miliciens Anti-balaka libérés parce qu’il n’y a pas un mandat d’arrêt contre eux. Par contre, les 7 autres miliciens qui sont encore en détention ont un mandat d’arrêt derrière eux et ils ne peuvent pas être libérés.
Du côté des Kidnapeurs, le responsable a pris aussi la parole devant le public pour dire :
« Ce n’est que le début et que la prochaine fois si vous (MINUSCA) tentez à nouveau de vous en prendre à nos éléments, ça sera pire pour vous ».
Cependant, l’échange des prisonniers a été fait dans une discrétion totale et que les participants n’ont pas été autorisés a allumé leurs téléphones portables. C’est une exigence des assaillants qui excluent aussi la présence des journalistes.
Rappelons que les 4 policiers de la MINUSCA ont été kidnappés lors d’une patrouille vers l’aérodrome de Bria suite à l’arrestation des 12 miliciens Anti-balaka arrêtés par la MINUSCA la semaine dernière.
Centrafrique : Karim Meckassoua où l’effet boomerang
Après les résultats des dernières présidentielle et législatives, ce n’était pas à Karim Meckassoua que devrait revenir le perchoir. Il s’était ramassé faut-il le rappeler un 3% à la présidentielle et prétendument déclaré élu député avec les résultats d’un seul bureau de vote, ceux des 14 bureaux ayant été invalidés on ne sait trop pourquoi, par la cour constitutionnelle de transition dans une des circonscriptions du 3ème arrondissement contre Lazare Ndjadder du MLPC. Martin Ziguélé, Anicet Georges Dologuélé ou même Béatrice Epaye étaient les mieux placés. Mais Simplice Mathieu Sarandji a réussi, avec une incroyable naïveté politique, à convaincre le nouveau président Touadéra à porter leur choix pour le perchoir à leur soi-disant « bienfaiteur » du temps de Bozizé Yangouvonda à savoir Karim Meckassoua qui les avait fait nommer recteur et secrétaire général de l’université de Bangui.
Mal leur en a pris car leur « bienfaiteur » d’hier est rapidement devenu leur principal dénigreur, très assoiffé de prendre le fauteuil de Touadéra notamment. Il n’avait de cesse de les traiter devant presque tous ses interlocuteurs et autres diplomates de tous les noms d’oiseau. Incompétents, cancres, nullards et on en passe, au point de faire regretter leur choix à Sarandji et Touadéra qui, s’étaient en réalité tiré une balle dans le pied en portant Meckassoua au perchoir. Malgré le tapis rouge déroulé sous ses pieds, Meckassoua et ses valets tels qu’Aurélien Zingas, vont introduire le ver dans le fruit de l’institution parlementaire en miroitant lors de la campagne électorale pour le perchoir, des chimères difficilement tenables et en faisant de fallacieuses promesses aux députés nouvellement élus de leur offrir gratuitement non seulement des pick-up Toyota BJ 80 et les kits d’attributs des députés initialement commandés par les responsables du parlement de transition de Ferdinand Alexandre Nguendet.
En fin de compte, c’est au trésor public qu’il sera demandé de payer trois fois le prix des attributs des députés en question. Revenu de Paris après quatre mois d’absence pour raison médicale, il recevra en pleine figure le second boomerang de cette affaire d’attributs des députés. Accusé à juste raison de malversation et de mauvaise gestion des finances de l’assemblée nationale, il répondra qu’il n’a pris même pas « un seul stylo de l’état ». Début mars déjà, il avait reçu le premier effet boomerang qu’il avait lancé lors de son accession au perchoir. La majorité présidentielle fait mordre la poussière à la presque totalité de ses lieutenants (Zingas, Timoléon Mbaikoua, Davy Yama et autres..) lors du renouvellement du bureau de l’assemblée nationale. En réalité, si le poste de PAN était aussi soumis à vote chaque année comme les autres postes du bureau, Meckassoua aurait aussi été balayé depuis mars dernier. La majorité présidentielle n’avait fait que lui rendre la monnaie de sa pièce consistant à acheter les députés afin qu’ils votent pour lui pour le perchoir.
Si l’argent pouvait permettre de tout acheter, Meckassoua serait aujourd’hui président de la République et assis dans le fauteuil qu’occupe actuellement Faustin Archange Touadéra. Malheureusement pour lui, l’argent seul ne suffit pas à tout obtenir dans la vie. Il devrait remercier éternellement Touadéra et Sarandji qui lui ont rendu le bien qu’il leur a fait et non passer le plus clair de son temps à les traiter de cancres et d’incompétents. Il s’est tiré à son tour une balle dans le pied en abattant toutes ses cartes lors de son allocution du 1er octobre, jour d’ouverture de la seconde session de l’année. Il a cru devoir proférer, articles du règlement intérieur de l’assemblée nationale à l’appui et des menaces contre le camp en face de lui. Qu’il ne se laisserait point conduire à l’autel comme un agneau sacrificiel, qu’il ne tomberait pas seul etc…Catalogué par Radio France Internationale comme « pro-français », son ami Christophe Boisbouvier a cru, sans doute à sa demande, poser des questions tendancieuses à Touadéra présent à Erevan pour prendre part au sommet de l’OIF mais obligé de répondre à une question sur le perchoir et le sort de Karim Meckassoua. Il en est de même de son autre ami François Soudan de Jeune Afrique à qui il a fait croire aussi que seul lui était le rempart contre la prétendue volonté prédatrice des ressources minières de la RCA par Touadéra et ses Russes.
L’accession au perchoir n’était pas un chèque à blanc qu’on avait donné à Meckassoua. S’il se retrouve à présent avec 97 députés sur 139, signataires d’une demande de destitution contre lui, cela veut dire que politiquement il n’a effectivement plus rien à faire sur le perchoir et devrait en tirer les conséquences en démissionnant de lui-même avant d’essuyer une éventuelle humiliation par un vote le destituant. Sa carrière politique dès lors prendrait ainsi fin. Il pourrait remettre en poche ses illusions de l’emporter à la prochaine présidentielle. Sauf à manipuler certains groupes armés dont on l’accuse d’être à l’origine de la création pour les lancer dans un coup de force pour s’emparer du pouvoir, on ne voit pas comment il pourrait rebondir en politique s’il se fait destituer. Il retournerait s’installer à Paris chez son ami Jean Yves Le Drian tout en faisant la navette sur Brazzaville chez son parrain Denis Sassou Nguesso.
S’il parvient à sauver sa tête sur le perchoir, la cohabitation inaugurée depuis mars dernier se poursuivra mais les députés de la majorité présidentielle continueront à lui pourrir la vie. Sa stratégie de débauchage des cadres du KNK de François Bozizé et du RDC pour les mettre dans son cabinet ne lui a pas beaucoup profité et l’a même contraint à se débarrasser de la plupart d’entre eux depuis son retour de Paris. La guerre est aussi déclarée entre lui et le couple de députés KNK Béa Bertin et son épouse Nadia Béa. Jamais l’assemblée nationale n’a connu un climat aussi délétère et malsain. Il est donc temps que quelqu’un d’autre soit promu au perchoir à la place de cet imposteur et roi des intrigues.
Meckassoua a fait publier la liste des députés ayant signé la note de sa destitution afin d’embarrasser certains comme le criminel Yekatome alias Rambo qui déclare après avoir été manipulé alors qu’il avait bien apposé sa signature en connaissance de cause. L’assemblée nationale est une institution censée entre autres vocations, contrôler l’exécutif et veiller à la bonne gouvernance. Meckassoua a empêché qu’une suite judiciaire soit donnée au rapport d’audit de la cour des comptes sur la gestion calamiteuse de Ferdinand Nguendet et de son CNT qui ont bouffé impunément plusieurs milliards de F CFA ainsi que d’autres cas de détournement de deniers publics à l’assemblée nationale sous Meckassoua. A cet égard, on ne peut accepter les craintes que certains compatriotes expriment sur son éventuelle destitution. Quelle instabilité ouvrirait –t- elle dans les institutions ? Les députés éliront un des leurs et puis c’est tout !
Par : Edouar Zouloutoa, journaliste et chroniqueur, CNC.
CENTRAFRIQUE : LE FLAGRANT DÉLIT DE MENSONGE D’ÉTAT AU DELÀ DE NOS FRONTIÈRES.
Lors du 17ème sommet de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) tenu à Erevan en Arménie sanctionné par la désignation voire la nomination très contestée du chef de la diplomatie rwandaise à la tête de l’institution, le président centrafricain a été l’invité de la Radio France Internationale (RFI) en marge du sommet. En substance, le Président de la République a affiché une fermeté éloquente et louable sur le dossier russe mais évasif, laconique, indécis et confus sur le projet de destitution du président de l’assemblée nationale.
À la question de Christophe Boisbouvier :
« Beaucoup s’inquiète d’une querelle entre le président de l’assemblée nationale et vous même »? Le président a ainsi répondu :
« il n’y a pas de querelles en ce qui me concerne…je pense qu’il y’a des problèmes internes au niveau de l’assemblée nationale…mais on veut la paix ». Le journaliste habitué des farces présidentielles rétorque :
« vous voulez faire tomber le président de l’assemblée nationale »? Le président a répondu de façon laconique et hésitant :
« Non ».
Parallèlement et contrairement aux piteuses réponses du président de la République sur la crise parlementaire, la majorité parlementaire, le premier ministre et ses sbires s’agitent en coulisse en dilapidant des fonds publics au cours d’un conclave pour corrompre les pitoyables députés en vue de la destitution du président de l’assemblée nationale par une motion de déchéance. Ce projet diabolique de destitution soumis à l’appréciation de la conférence des président de l’assemblée nationale qui a recueilli la signature de 97 députés frondeurs sur 140 reproche au président de l’assemblée nationale d’avoir violé les dispositions de l’article 70 de la constitution, l’article 23 de la loi organique N* 17.011 du 14 mars 2017 portant règlement intérieur de l’assemblée nationale ainsi que des lois extra-parlementaires relatives à la procédure de passation des marchés publics, de détournement de deniers publics et d’usurpation de titres.
Estomaqué, offusqué et scandalisé par le slogan redondant et inutile du gouvernement sur la cohésion sociale et le vivre ensemble, le citoyen lambda s’interroge :
Le mensonge du Président de la République sur les ondes de Radio France Internationale (RFI) relatif à la destitution du président de l’assemblée nationale n’est-il pas constitutif d’un flagrant délit de mensonge d’Etat ? Ce désastreux mensonge n’est-il pas assimilable à une faute politique ou morale ? Ce mensonge n’est-il pas constitutif de violation de sermon qui a instrumentalisé la célèbre notion de rupture ? Cette litanie de mensonge est-elle une vertu ou un modèle de gouvernance ? Sachant que le mensonge d’un chef d’état est plus grave que celui d’un citoyen ordinaire car il incarne une autorité morale, l’on se demande si tous les mensonges sont blâmables ou punissables ? Le pouvoir a t-il mesuré les conséquences politiques de cette destitution obsessive du président de l’assemblée nationale ? Le pouvoir a t-il pensé à l’éventualité d’une énième prolongation de l’embargo sur les armes ? Quelle est la place du peuple dans cette bataille insipide qui cache mal la volonté du pouvoir d’annihiler les dispositions de l’article 60 de la constitution ? En évinçant le président de l’assemblée nationale, l’équilibre confessionnel musulman/chrétien ne sera pas en danger ? Où sont passés le médiateur de la république et la plateforme religieuse pour tenter une ultime médiation avant le pire ? Se fiant aux propos du Président de la République sur RFI, s’il s’agissait d’un problème interne à l’assemblée nationale, pourquoi ne pas laisser les parlementaires régler leurs problèmes internes au lieu d’acheter des voix de députés sur des fonds publics ? Par analogie au style biblique, en vérité je vous le dis, le début de solution à la crise centrafricaine n’est pas la destitution du président de l’assemblée nationale mais plutôt la destitution d’un premier ministre incompétent et en perte totale de repères. Il s’agit d’une question de courage politique et du manque de vision collective de l’élu de la nation.
Il est important de rappeler que dans toute l’histoire de l’Afrique et à l’instar du Niger, surtout du Sénégal, la destitution du président de l’assemblée nationale n’a réussi que par l’ingérence multiforme de l’exécutif suite à des désaccords politiques entre le président de la République et le président de l’assemblée nationale. La patente et parfaite illustration de ce scénario est en cours actuellement en Algérie où le président de l’assemblée nationale s’est opposé à un cinquième mandat d’un président de République grabataire et agonisant. Ainsi, les parlementaires algériens ont initié cette procédure de destitution du président de l’assemblée nationale en guise de représailles.
Cette démarche confirme l’exogeneité des raisons qui poussent généralement les députés à destituer les présidents de leurs institutions. D’abord en termes de procédure, la conférence des présidents de l’assemblée nationale doit se prononcer sur la recevabilité, la régularité et l’authenticité de la signature des députés frondeurs.
En outre, il est singulièrement important de souligner qu’il ne suffit pas seulement de faire un catalogue de signatures des députés frondeurs pour espérer gagner le pari. On assistera ainsi à l’ouverture d’une grande bataille juridique devant la cour constitutionnelle. Même si les motifs et les moyens évoqués par la motion de déchéance sont légitimes et la procédure respectée, dès lors que la corruption qui est un délit pénal a orienté le choix des députés, il appartiendra désormais à la haute cour constitutionnelle d’apprécier souverainement le bien-fondé de la déchéance après contestation du président de l’assemblée nationale. Cette motion de déchéance doit de façon optionnelle être soit entérinée, soit rejetée au motif que les accusations ne reposent sur aucun fondement juridique. Cette dernière hypothèse a été expérimentée à Madagascar où la haute cour constitutionnelle a rejeté la motion de déchéance présentée par les parlementaires malgaches. Au delà de ce qui précède, nous attirions humblement l’attention du président de la République de ne pas oublier d’où l’on vient et surtout où on va c’est à dire les conséquences. Face aux séries de conneries institutionnalisées par les députés de la sixième législature, nous invitons in fine la jeunesse révolutionnaire centrafricaine y compris celle de la diaspora d’assiéger l’hémicycle pour solliciter le suffrage du peuple aux échéances électorales de 2021 en vue de donner une autre image à cette noble et prestigieuse institution. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Minusca-a-bria/patrouille_minusca_msf_bria-2/” rel=”attachment wp-att-23833 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/patrouille_minusca_msf_bria-1.jpg” alt=”” width=”500″ height=”289″ />Une patrouille des soldats de la Minusca à Bria en République centrafricaine. Credit photo : CNC.
Alerte info Centrafrique : prise d’otage des policiers de la MINUSCA à Bria.
Sur un fond de crise inter-Anti-balaka dans la région de la haute-Koto, 4 policiers de la MINUSCA ont été pris en otage ce vendredi 19 octobre vers midi aux alentours de l’aérodrome.
, Selon nos informations,4 policiers de la MINUSCA, de retour de l’aérodrome de Bria, ont été kidnappés par un groupe des hommes lourdement armés sur des motos avant de s’éclipser dans la nature avec les otages.
Le centre-ville, pour l’heure quadrillé par des manifestants civils qui demandent le départ de la MINUSCA, est totalement paralysé ce vendredi.
Entre temps, certaines sources, contactées par CNC, expliquent que la responsabilité du FPRC et d’une faction des Anti-balaka dans cette prise d’otage serait engagée.
Pourquoi ?
Comme nous l’avions publié récemment dans l’un de non-articles, la récente réconciliation entre la milice Anti-balaka et la faction FPRC de la Séléka dans la ville de Bria a ouvertement créé une extrême tension interne aux miliciens Anti-balaka dans la région.
Or, la nouvelle force Anti-balaka dirigée par le général junior en absence du général Bokassa préfère la paix que de faire la guerre avec leurs compatriotes de la Séléka, ce qui n’est pas du goût du général Bokassa, en fuite depuis plusieurs mois dans le village Balenguéré.
Cependant, les 14 miliciens Anti-balaka de Bria, qui étaient partis au village Balénguéré pour informer leur général Bokassa de la nouvelle de l’accord signé avec la Séléka, auraient été sauvagement agressés par des éléments de Bokassa. Parmi eux, 2 ont été tués et 12 autres auraient été remis à la MINUSCA qui les a transférés immédiatement à Bangui.
Informés de la nouvelle du transfèrement de ces 12 combattants Anti-balaka à Bangui, leurs collègues de Bria ont immédiatement piqué la crise contre la MINUSCA.
Avec la complicité de la Séléka, ils auraient planifié la prise d’otage des policiers de la MINUSCA cet après-midi du 19 octobre 2018.
En tout cas, la tension reste palpable dans la ville de Bria depuis midi. Le Chef de Bureau de la MINUSCA aurait tenté en vain de négocier avec la Séléka qui aurait refusé tout pourparler avec eux.
Centrafrique.com/centrafrique-le-pan-abdoul-karim-meckassoua-sur-le-point-de-demissionner/abdoul-karim-meckassoua-installation-16-juin-2016-img_12mars2018002315-4/” rel=”attachment wp-att-23829 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Installation de l’honorable député Abdoul Karim Meckassoua du perchoire le 16 juin 2016. Photo de la Minusca.
Centrafrique : le PAN Abdoul Karim Meckassoua sur le point de démissionner ?
Depuis le déclenchement officiel de la procédure de sa destitution le mercredi 17 octobre par le groupe parlementaire Cœur uni du Président de la République Faustin Archange Touadera, le Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua pense sérieusement à démissionné de son poste du perchoir, en tout cas selon ses proches collaborateurs.
« Qu’est-ce que je ne gagne en étant Président de l’Assemblée nationale ? Rien!Par contre, c’est à mes propres fonds que je fais fonctionner l’Assemblée », explique le PAN Abdoul Karim Meckassoua à ses proches collaborateurs après l’annonce du dépôt officiel au secrétariat général de l’Assemblée nationale d’une pétition de 97 députés demandant sa destitution du perchoir.
À en croire à ses proches, le très honorable Meckassoua ne compte plus s’accrocher à son poste du Président de l’Assemblée nationale. Il pense sérieusement à démissionner avant le probable débat en plénière qui aura lieu dans quelques jours.
Par ailleurs, la communauté internationale et nationale, notamment, la Plateforme religieuse de Centrafrique, la société civile, l’Union européenne et africaine, y compris les diplomates en poste en RCA qui ont pris leur temps d’expliquer au Président Touadera que la destitution du PAN Meckassoua n’est pas la solution aux problèmes de son pays, mais celui-ci semble être déterminé à finir avec ce dernier avant la fin de son mandat quelque soit le prix à payer.
Centrafrique.com/centrafrique-au-point-culminant-de-la-destitution-du-president-de-lassemblee-nationale/abdoul-karim-meckassoua-2/” rel=”attachment wp-att-23825 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’honorable Abdoul Karim Meckassoua, Président de l’Assemblée nationale centrafricaine.
Centrafrique : Au point culminant de la destitution du Président de l’Assemblée nationale
97 députés sur 140 ont signé une pétition aux fins de la destitution du Président de l’Assemblée nationale, Abdou Karim Meckassoua. L’annonce est faite aux médias ce jeudi par Mathurin Dimbélé Nakoé, Député de Sosso Nakombo : « Le dossier est déposé mercredi 17 octobre 2018 au Secrétariat particulier du secrétariat général de l’Assemblée nationale. L’article 70 de la constitution de la République centrafricaine stipule que la déchéance du Président de l’Assemblée peut être demandée par les 1/3 des députés. Nous sommes 97 à avoir signé, c’est très largement supérieur au 1/3 parce que l’Assemblée compte 140 députés » a-t-il affirmé.
La suite de la procédure prévoit une conférence des présidents des groupes parlementaires, ce vendredi et une plénière la semaine prochaine.
Par ailleurs, cette procédure de destitution inquiète le Groupe de travail de la société civile. Il a animé ce jeudi une conférence de presse pour faire part de cette inquiétude : « Nous demandons aux groupes parlementaires qui s’affrontent à l’Assemblée de tout faire pour éviter une crise institutionnelle à notre pays. Que cette motion de déchéance n’ait pas de conséquences sur le plan politique, social et économique » a prévenu Paul Crescent Beninga, porte-parole du Groupe de travail de la société civile.
Notons que les signataires de la pétition reprochent à Karim Meckassoua sa mauvaise gestion de l’institution parlementaire.
Centrafrique : 9 mai 1960Destitution de Pierre-Faustin Maléombho de la Présidence de l’Assemblée de République Centrafricaine.
Le 1er décembre 1958, la République centrafricaine est proclamée, l’Assemblée territoriale devient constituante et législative, Barthélemy Boganda accède au poste de président du gouvernement. Le 6 décembre, son cabinet est formé : Abel Goumba est aux Finances, David Dacko à l’Intérieur, à l’Économie et au Commerce. Après la mort de Barthélemy Boganda le 29 Mars 1959, Abel Goumba, qui représente l’aile nationaliste et panafricaniste du MESAN (Mouvement d’évolution sociale de l’Afrique noire) assure l’intérim de la présidence. Cependant, il est farouchement combattu par l’administration coloniale et sera écarté de la présidence au profit du ministre de l’Intérieur David Dacko, considéré comme quelqu’un de plus « fiable » sur le plan politique. A la manœuvre, le président de la Chambre de commerce, le haut-commissaire français, la veuve de Boganda sous la supervision en coulisses de Jacques Foccart, secrétaire général de l’Élysée aux affaires africaines et malgaches. Goumba acceptera malgré son éviction d’entrer au gouvernement Dacko, en qualité de ministre des Finances et du Plan.
Lorsqu’il entre en avril 1959 à l’Assemblée législative, Pierre-Faustin Maléombho 1er Vice-Président du MESAN, Trésorier Général et Président de la section Tchadienne du MESAN à Fort Lamy (Ndjamena). Le Président du MESAN est alors Etienne Ngounio. Maléombho est élu Président de l’Assemblée législative de République Centrafricaine en Avril 1959. Mais, il va prendre parti dans les dissensions qui éclatent au sein du MESAN pour désigner le successeur de Boganda à la tête du Gouvernement. Lors des élections législatives du 5 avril 1959, à la suite du décès de Boganda, le MESAN seul à concourir remporte tous les sièges.
Le 18 avril 1959, David Dacko est propulsé à la Présidence de la République prêtant serment le 1er mai pour un mandat de cinq ans. Juste après son investiture le 30 avril 1959, Dacko cherchera à se débarrasser de Maléombho, toujours Ministre des Travaux Publics, des Transports et des Mines du Gouvernement et proche de Abel Goumba. En juillet 1959, Goumba est déclaré démissionnaire du gouvernement par Dacko, entraînant une scission profonde au sein des députés. Le 3 Octobre 1959, Ngounio, Goumba et d’autres députés déposent une motion de censure contre le gouvernement de Dacko en proposant Maléombho pour le remplacer comme Président. Après des négociations internes au sein du parti, la motion ne fut pas votée, l’Assemblée étant cernée par des soutiens de David Dacko.
Le 9 mai 1960, alors que le Président du MESAN Etienne Ngounio propose la reconduction de l’ancien bureau de l’Assemblée, il se heurte à Dacko qui entre temps est entré au comité directeur du MESAN en qualité de deuxième vice-Président et de député.
Bien que chef de l’exécutif, Dacko se positionne alors contre la reconduction de Maléombho et soutient la candidature de Michel Adama Tamboux à la tête de l’Assemblée législative de la RCA, marquant de fait une ingérence du chef de l’exécutif dans les affaires du législatif. Michel Adama Tamboux sera ainsi élu Président de l’Assemblée alors que 40% des députés refusent de siéger par protestation. En Juin 1960, Maléombho fonde avec Abel Goumba le Mouvement pour l’Evolution Démocratique de l’Afrique Centrale (MEDAC) et en devient vice-président.
C’est dans ce contexte très particulier de division entre les fils du pays que la RCA proclame son indépendance le 13 août 1960 alors que Goumba proteste à l’Assemblée contre les conditions dans lesquelles est octroyée cette indépendance…
Centrafrique.com/france-russie-centrafrique-guerre-froide-sur-les-bords-de-loubangui/les-soldats-francais-en-patrouille-dans-les-rues-de-bangui-2/” rel=”attachment wp-att-23813 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les soldats français en patrouille à Bangui en 2014. Photo AFP.
FRANCE / RUSSIE / CENTRAFRIQUE : GUERRE FROIDE SUR LES BORDS DE L’OUBANGUI
LE COQ GAULOIS ET L’OURS SOVIÉTIQUE EN RCA
C’est à un duel sans merci qu’ils se livrent sur les bords de l’Oubangui. Plus le temps passe, plus le combat tourne visiblement à l’avantage des Russes. Comment en est-on arrivé là ?
On peut déjà se demander si le président Macron a pris le temps de définir la politique qu’il veut pour l’Afrique en général et pour la Centrafrique en particulier. Le comportement de son ministre des Affaires Etrangères, Jean-Yves Le Drian, par ses mauvais choix, a aggravé une situation déjà largement délétère. Le pré carré est en train de se rebiffer. Le pays qui était devenu le chantre de la Françafrique bascule-t-il avec armes et bagages du côté de Moscou ?
Incontestablement, la France perd du terrain, son influence historique s’érode. L’animosité anti-française, orchestrée et encouragée par les Russes, gangrène le tissu social centrafricain. Il ne faudrait pas se livrer à de hasardeux calculs, capables de torpiller les relations historiques entre la France et la RCA.
Les Centrafricains ont, certes, de multiples raisons de stigmatiser les insuffisances de l’action française dans leur pays. Mais diaboliser l’Hexagone, en oubliant que la France assiste la Centrafrique depuis l’indépendance, est une démarche politique tout à fait dommageable. Les illusionnistes qui voient en la Fédération de Russie une manne salvatrice seule capable de sortir le pays du bourbier, mènent les Centrafricains tout droit vers un inconnu, qui risque de ne pas répondre à leur attente.
Si les Russes aident à recouvrer la paix, ce sera, évidemment, une action qu’il faudra saluer. Mais la vigilance doit rester de rigueur. On ne quitte pas une relation déséquilibrée pour en entamer une autre qui risque de l’être autant. Les Russes sont des européens blancs, qui ont la même secrète considération pour les noirs que la majorité des blancs. Il ne faut pas se leurrer : s’ils se précipitent en Centrafrique, c’est avant tout par impérialisme et soif de matières premières, comme les Français et les autres.
UN PAYS EN PROIE AUX ERREMENTS DES GOUVERNANCES SUCCESSIVES
Au début du chaos sanglant qui a embrasé le pays en 2013, la France, en vertu des accords de défense avec la RCA, est intervenue militairement avec l’opération Sangaris. Elle a réussi à atténuer les ardeurs d’islamisation forcée du pays par les ex-Sélékas conquérants. Ajoutons, toutefois, que la résistance des Antibalakas, majoritairement chrétiens, a, elle aussi, permis de juguler la situation pré-génocidaire qui surgissait de l’horizon bien sombre.
La situation de violence persistante qui prévaut aujourd’hui dans le pays est corollaire de plusieurs facteurs, qui vont de l’improvisation politique de la part de la France à l’incompétence des autorités centrafricaines.
1- Le gouvernement de la Transition de Catherine Samba-Panza, la MINUSCA et la France ont laissé sortir de Bangui les ex-Sélékas avec armes et bagages sans même les inquiéter. Certains chefs de guerre ont été installés dans les provinces, avec des pouvoirs quasiment régaliens. Ils se sont aussitôt livrés à des violences sur les populations qu’ils ont obligées à s’exiler.
Villages incendiés, lieux de cultes chrétiens profanés, prêtres assassinés, femmes violées. Pillage en règle des matières premières pour s’équiper en armes et s’enrichir. Bras d’honneur aux invitations incessantes du président Faustin Archange Touadera à venir dialoguer.
Ce qu’ils voulaient, c’était de s’emparer de tout le pouvoir à Bangui.
2- Quant aux autorités du pays, désarmées car assujetties à l’embargo sur les armes initié par la France, elles ne disposaient que d’une armée nationale en débandade et d’une administration désorganisée, voire obsolète. En outre, leur pouvoir légal ne pouvait s’exercer que dans le périmètre de Bangui la capitale, puisque les ¾ du pays étaient occupés et administrés par les groupes politico-militaires qui menaçaient le pays de partition.
Face à ces rebelles suréquipés et dépourvue d’une armée nationale digne de ce nom, Bangui ne pouvait compter que sur la France. Quant à la MINUSCA, elle a toujours passé, aux yeux des Centrafricains, pour un facteur aggravant d’une situation déjà périlleuse. Le comportement douteux de certains Casques bleus a poussé la majorité des Centrafricains à accuser les forces de l’ONU de collusion avec les rebelles.
3- Les forces internationales n’ont pas fait ce qu’il fallait pour résoudre l’imbroglio centrafricain. Surtout la France, l’amie historique, qui a retiré prématurément sa force Sangaris, donnant ainsi du grain à moudre aux groupes armés qui se sont radicalisés, soutenus par leurs mentors étrangers des pays limitrophes.
Alors que le pays ne pouvait pas s’équiper en armes pour défendre son territoire et assurer la sécurité de ses populations, les groupes politico-militaires, eux, recevaient à profusion des armes venues du Soudan et du Tchad. Dès lors, la situation militaire, déséquilibrée, a largement profité aux rebelles. Voyant qu’ils s’apprêtaient à marcher sur Bangui pour s’emparer du pouvoir, abandonnés par le soutien militaire français, les dirigeants centrafricains ont, légitimement, sollicité l’aide de la Fédération de Russie. C’est ainsi que l’influence française dans son ex-colonie a commencé à péricliter.
Mais jusqu’où ira cette guerre froide est-ouest importée d’Europe, qui risque d’être particulièrement dommageable pour les Centrafricains ? Pour éviter que le différend entre la France et la République Centrafricaine n’atteigne un point de non-retour, il faudrait que les deux pays optent pour un dialogue apaisé. Plus encore, pour sortir la Centrafrique du chaos et empêcher sa dislocation, c’est à une conjugaison des forces françaises, russes et américaines et centrafricaines qu’il faudrait aboutir.
La Centrafrique n’est-elle pas un pays souverain, membre de l’ONU? L’indifférence de la communauté internationale envers le drame qui frappe cette nation n’est-elle pas une non-assistance à des personnes en danger et donc hautement condamnable ?
Centrafrique.com/ouganda-kanye-west-veut-construire-des-parcs-a-limage-de-jurassic-ou-de-disneyland/kim-kardashian-autographs-a-shoe-for-ugandas-president-yoweri-museveni-as-rapper-kanye-west-looks-on-when-they-paid-a-courtesy-call-at-state-house-entebbe/” rel=”attachment wp-att-23808 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Kim Kardashian autographs a shoe for Uganda’s President Yoweri Museveni as Rapper Kanye West (L) looks on when they paid a courtesy call at State House, Entebbe, Uganda October 15, 2018. Presidential Press Unit/Handout via REUTERS ATTENTION EDITORS – THIS IMAGE WAS PROVIDED BY A THIRD PARTY. – RC1C2EE08900
Ouganda : Kanye West veut construire des parcs à l’image de Jurassic ou de Disneyland
Le rappeur américain a rencontré le président Museveni en compagnie de sa compagne Kardashian. Il a promis de construire dans le tourisme après avoir ont offert une paire de baskets blanche et des Yeezy de marque Adidas.
Le rappeur américain Kenye West veut investir dans le secteur du tourisme en Ouganda. Lors de la rencontre lundi à Kampala entre le président Yoweri Museveni, Kim Kardashian et lui, il a promis construire un parc d’attraction à l’image de Jurassic Park ou de Disneyland. Par ailleurs, le couple de stars américain a offert au président Ougandais une paire de baskets de couleurs blanche et des Yeezy de marque Adidas.
Ce dernier en retour a remercié ses hôtes pour le cadeau offert par ces derniers. Il a affirme avoir eu un échange fructueux sur la manière de promouvoir le tourisme et les arts en Ouganda. Et a souhaité un bon séjour en Ouganda à ceux-ci.
La première dame apparait entièrement nue dans un clip du rap entrain de s’offrir au rappeur T.I, où elle lui offre un strip-tease. Son porte-parole dément en parlant d’une blague de mauvais goût.
La vidéo qui dure une minute montre Donald Trump qui quitte la Maison Blanche à bord d’un hélicoptère laissant sa femme. Le rappeur T.I qui est agent de sécurité profite de cette absence pour retrouver la première dame au bureau ovale. Celle-ci se déshabille entièrement et lui offre un strip-tease. C’est le contenu du nouveau clip du rappeur américain T.I. posté sur son compte twitter, cette vidéo a déjà battu les records du nombre de vue.
Au sein de l’entourage de Melania Trump on dément en affirmant qu’il s’agit d’un sosie. La porte-parole de la première dame fait savoir que cette blague de mauvais goût ne passe pas et est même inacceptable. Melania Trump, ex-top modèle est depuis l’accession de son mari à la Maison Blanche est l’objet de toutes les polémiques. Les paparazzis ne la loupent jamais. C’est la raison pour laquelle en date du 10 octobre dernier, elle avait d’ailleurs confié dans une interview accordée aux confrères d’ABC qu’elle était la personne la plus harcelée du monde.
Centrafrique.com/centrafrique-le-mouvement-coeurs-unis-en-trois-questions-avec-bata-wann-zahne/marzane/” rel=”attachment wp-att-23795 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bata Wann-Zahne. Credit photo : Fred Krock, CNC.
Centrafrique : Le ‘’Mouvement Cœurs Unis’’ en trois questions avec Bata Wann-Zahne
Coupons court aux supputations qui végètent infructueusement autour des ambitions politiques de Touadera. Bangui, capitale de la République centrafricaine est rythmé ces derniers temps par des séries de campagnes sous forme de meeting dans les quartiers, au stade 20 000 Places et dans les communes environnantes de Begoua et de Bimbo. Œuvre des caciques de la galaxie touaderienne dont M. Blaise Didacien Kossimatchi qui coordonne les Ongs et Associations de soutien au Chef de l’Etat. Pour avoir le cœur net, la Rédaction a donné la parole à l’un des Fatistes durs et purs, M. Bata Wann-Zahne qui aborde sans vergogne les tenants et les aboutissants du ‘’Mouvement Cœurs Unis’’ – le parti en gestation de Touadera.
Corbeaunews.Centrafrique (CNC) : Monsieur Bata Wann –Zahne, bonjour ! Depuis quelques semaines, des séries de meeting sont organisés à travers la ville de Bangui et ses environs, et vous ne manquez jamais à ces rencontres… Alors que d’aucuns savent qu’il s’agit, au finish, de mettre en place le parti du Président Touadera. Dites-nous de quoi est-il question exactement ?
Bata Wann – Zahne (BWZ) : Bonjour, Monsieur le Journalistes ! Tous les Centrafricains étaient témoins et aussi acteurs de l’élection démocratique d’un homme à la tête de notre pays, la République centrafricaine. Il s’agit du Professeur Faustin Archange Touadera. Depuis près de trois années déjà à la magistrature suprême de l’Etat, ce dernier a prôné la rupture, ce que nous avons tous vu et vécu ; il a juré sur la politique de la main tendue et le dialogue, ça aussi, nous avons été témoins. Le fruit palpable de cette approche est qu’à travers la politique du Président Touadera, notre pays retrouve peu à peu la paix, la stabilité et la cohésion nationale, conditions sine qua non pour le développement de notre pays. Comment ne pas soutenir une personne qui veut tout mettre en œuvre pour la paix et la sécurité ?
Voilà pourquoi nous nous sommes engagés, et moi M. Bata Wann – Zahne personnellement en tant que citoyen responsable, et de manière désintéressée, de soutenir le Président Touadera dans sa politique. Mon engagement est affiché et non de me cacher. Nous devons le soutenir jusqu’à sa réélection, afin que les Centrafricains gardent le même élan de la restauration de l’Etat et le rétablissement de la paix et la cohésion que nous connaissons à l’heure actuelle, afin de permettre un bon redémarrage de l’économie nationale et donc du développement de la RCA.
CNC : Et à propos du Mouvement Cœurs Unis ?
BWZ: La philosophie du Président Touadera consiste en une politique d’ouverture et de main-tendue à toutes les filles et tous les fils de Centrafrique, de l’Est à l’Ouest, du Nord au Sud. Même si vous êtes d’autres partis politiques et que vous aspirez à la paix, à la reconstruction, à la réconciliation et donc à la vision du Chef de l’Etat, vous avez votre place au sein du Mouvement Cœurs Unis. C’est une association à caractère politique qui réunit tous les fils du pays dans le seul but du bien-être du peuple centrafricain.
Je tiens également à rappeler que le Président Touadera est un mathématicien. Seulement, ses opérations excluent la soustraction et la division ; rien que l’ADDITION et la MULTIPLICATION, c’est-à-dire que tous les Centrafricains sont les bienvenus dans le Mouvement Cœurs Unis.
Nous avons un Président qui a une grande expérience politique et qui est déterminé à mettre fin aux troubles successifs que le pays n’a cessé de connaître depuis des décennies.
CNC : Revenons à vous personnellement, M. Bata Wann – Zahne, comment entendez-vous aider le Président dans sa vision politique qui prend désormais forme dans le Mouvement Cœurs Unis ?
BWZ : Ma détermination pour la bonne cause qui tient à cœur le Président Touadera, n’est pas à démontrer. Je réponds et je répondrai toujours présent aux côtés de la Coordination du Mouvement Cœurs Unis pour asseoir d’abord cette Association politique sur une base solide. Beaucoup de personnes ont été témoins de nos tournées et campagnes dans tous les arrondissements de Bangui, puis dans les communes de Bimbo et Bégoua. Des équipes travaillent également dans les préfectures de notre pays. Notre objectif est de présenter la vision du Chef de l’Etat aux Centrafricains, et ainsi susciter leur adhésion massive à cette vision pour la paix et le développement de notre cher et beau pays. Que chacun soit disposé à apporter sa pierre à la construction de l’édifice avec le Président Touadera.
Je profite d’ailleurs de votre micro pour remercier et féliciter les Banguissoises et les Banguissois qui ont marqué une adhésion massive à la vision du Président Touadera. J’avoue que nous étions débordés de voir leur grande mobilisation partout où la Coordination du Mouvement Cœurs Unis tient des meetings pour appeler au soutien pour le Chef de l’Etat. La population nous a montrés qu’elle n’attendait que cet appel du Président pour manifester solennellement son soutien et le fort engouement dont elle a fait montre.
CNC : Votre dernier mot…
BWZ : C’est plutôt un appel que je voudrais lancer à mes compatriotes centrafricains. Notre pays se présente aujourd’hui comme un accidenté qui est hospitalisé. Son docteur, c’est le Président Touadera qui essaie de rassembler les os fracturés. Cet appel patriotique que je lance consiste à dire aux uns et aux autres que notre pays retrouve progressivement la voix de sa reconstruction dans la paix et la concorde nationale. A nous centrafricains, de nous mobiliser derrière notre Président en lui accordant un mandat supplémentaire pour parfaire complètement l’œuvre salutaire qu’il est en train de mener soigneusement pour le bien-être de son peuple. Nous avons trop souffert avec les autres politiques, nous voulons être fiers et en paix dans notre pays.
Centrafrique.com/centrafrique-les-enfants-participant-au-camp-international-artek-en-russie-retournent-a-bangui/retour-des-enfants-de-la-russie/” rel=”attachment wp-att-23800 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les jeunes centrafricains de retour de la Russie. Credit photo : Fred Krock, CNC.
Centrafrique : Les enfants participant au Camp international ARTEK en Russie retournent à Bangui
Raffermir davantage la coopération centrafricano-russe, telle est la mission première que s’est donnée Valeriy Zakharov, le Conseiller russe du Président Touadera en matière de sécurité. Cette fois, ce sont des enfants centrafricains qui ont bénéficié d’un stage en Russie et ils viennent de rentrer tous émerveillés à Bangui, ce mercredi 17 octobre 2018.
Seuls enfants noirs parmi leurs frères blancs venus du monde entier, les huit enfants centrafricains sont rentrés au pays après pratiquement trois semaines de stage en Russie. Au pays de Vladimir Poutine, ces enfants ont participé à un Camp international – ce grand rendez-vous des enfants du monde appelé ARTEK. Ils sont des gagnants du concours “La paix vue par les enfants”, qui s’est déroulé dans les seize préfectures de la République centrafricaine jusqu’au 10 septembre dernier. Le concours consiste, pour les enfants candidats, à produire des desseins sur la thématique de la paix vue par les enfants, lesquels desseins sont soumis au choix sans complaisance d’un jury compétent.
« J’ai été agréablement surpris de découvrir la Russie. Je n’en croyais pas mes yeux certes, mais mes camarades et moi avons passé une très belle aventure », a confié, un des enfants à leur arrivé à l’aéroport international Bangui Mpoko. Et de se faire compléter par un autre « C’est inoubliable cette visite en Russie. Nous avons joué et échangé avec les enfants venus des pays du monde entier. C’est une belle expérience. Je souhaite que chaque année, d’autres enfants de notre pays puissent aller à ce Camp ».
Evidemment à ARTEK, les enfants sont soumis à plusieurs exercices instructifs, à savoir les divers jeux, les visites des lieux historiques tels que les légendes de la 2ème guerre mondiale… Les enfants centrafricains, les seuls venus de l’Afrique, ont pu remporter une coupe de football, même si leur équipe nationale est tenue en échec à domicile par la Côte d’Ivoire, dans le cadre des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des Nations 2018.
« Sur le fond des multiples initiatives qui sont mises en place avec la participation de la Russie, celle-ci est l’une des plus importantes, vue qu’elle donne de l’espoir pour enfants centrafricain, ainsi qu’un rêve – visiter la Russie et faire rencontre avec d’autres enfants de leur âge, qui viennent de différents pays » s’est réjoui Valeriy Zakharov, le Conseiller russe du Président Touadera en matière de sécurité.
Cette visite des enfants en Russie vient ainsi élargir la liste des domaines connexes d’intervention russe en RCA, notamment en plus de la sécurité, de la santé et de l’humanitaire…
Côte d’Ivoire : Bonaventure kalou “Appelez-moi monsieur le maire”
L’ancien international de football ivoirien a été élu à la tête de cette commune samedi lors des élections municipales.
L’ex international ivorien de football a été élu samedi dernier maire de la commune de Vavoua au terme de l’élection municipale.
Il remporte la maire de cette ville de près de 500.000 habitants entend que candidat indépendant. Le nouveau maire de Vavoua a fait savoir qu’on peut être footballeur et faire de la politique. Pour sa victoire est également celle des footballeurs veulent relever d’autres défis en dehors des stades.
Ce dernier a reçu les félicitations de plusieurs anciens footballeur notamment celles du président du Libéria George Weah. Le maire Bonaventure Kalou a promis d’œuvrer pour l’amélioration des conditions de vie des populations.
Rappelons que la ville de Vavoua, principale bassin de production du cacao en Côté d’Ivoire est fortement sous-développé avec un seuil de pauvreté très élevé. De gros défis attendent donc le nouveau magistrat municipal.
RDC: Une nouvelle rébellion en préparation dans l’Ituri ?
C’est l’annonce faite hier à Kinshasa par les parlementaires de retour d’une mission dans cette localité près de Béni. La même information est confirmée par une source au sein de l’armée. Celle-ci fait savoir qu’il s’agit d’un mouvement armée regroupant des Ougandais, Burundais,Rwandais et Congolais.
Les parlementaires congolais révèlent l’existence d’une nouvelle rébellion dans la localité de l’Ituri près de Béni. A en croire ces élus, il s’agit d’une rébellion composée d’Ougandais, de Rwandais, de Burundais auxquels se seraient joints certains militaires congolais.
Ces élus de la Nation congolaise qui déclarent même détenir des preuves de l’existence de cette rébellion laissent le soin au président de la République Joseph Kabila d’investiguer.
Ces mêmes informations sont confirmées par une source militaire au sein de l’armée congolaise. Cette même source rappel d’ailleurs que l’armée a été la première à avoir ces soupçons et après investigations, elle a eu confirmation.
Il faut dire que à Béni et dans l’Ituri, de mouvement rebelle ont toujours existé en raison de la force présence des ressources minières qui s’y trouvent.
Il y a eu le MRC, mouvement pour la résurrection du Congo, avec le général Kakolele et Kambasu Ngeve, un ancien du RCD/KML qui avait ensuite rejoint le M23. Pour les populations, ces différents groupes rebelles visent inévitablement la balkanisation de la RDC.
Centrafrique.com/centrafrique-extreme-tension-entre-touadera-et-meckassoua-scene-insolite-avec-les-deux-hommes-au-siege-du-mlpc-a-bangui/ziguele-touadera-meckassoua-lors-de-la-ceremonie-funeraire-de-luc-guela-au-siege-du-mlpc-au-quartier-benzvi-le-16-octobre-2018-cnc/” rel=”attachment wp-att-23776 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>De gauche à droite, Koyambonou,Meckassoua,Touadera,Ziguélé, madame Ziguélé et Jackson Mazette lors de la cérémonie funéraire du regretté Luc Guela au siège du parti MLPC le 16 octobre 2018. Credit photo : CNC.
Centrafrique : extrême tension entre Touadera et Meckassoua, scène insolite avec les deux hommes au siège du MLPC à Bangui.
Même si des rumeurs et quelques informations plus ou moins crédibles circulent partout dans le pays depuis près de deux ans au sujet d’une éventuelle tension extrême entre le Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua et son ex-ami le Présideent de la République Faustin Archange Touadera, sur le plan pratique, les deux hommes faisaient de leur mieux pour ne pas révéler publiquement aux yeux du monde leur linge sale. Mais depuis ce mardi 16 octobre, il n’est plus question pour eux de faire semblant de cacher la tension palpable entre eux.
En effet, ce mardi 16 octobre à la cérémonie funéraire du regretté Luc Guela à la place Marabéna dans le 5e arrondissement de Bangui, les deux hommes, Meckassoua et Touadera bien sûr, ont pris le soin d’honorer leur présence auprès de leur allié Martin Ziguélé et le MLPC. Mais leur présence, qui devrait être cordiale en raison d’un public si nombreux, tourne très rapidement à un spectacle inédit.
Les services protocolaires, notamment ceux de la Présidence de la République et de l’Assemblée nationale qui n’ont pas été formées pour ce genre de situation, ont mis côte à côte les fauteuils du Président Touadera et du Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua . Peine perdue, le mal est déjà fait.
Scène insolite, les deux hommes, assis côte à côte près d’une heure, n’ont pas pris leur courage chacun de se parler ni de se croiser le regard, encore moins de se lancer un petit sourire fraternel alors que Touadera le faisait avec Martin Ziguélé.
Environ près d’une heure, le public, qui est déjà étonné de la scène, assiste bizarrement à un autre spectacle digne d’un film américain, notamment celui de leurs gardes du corps respectifs.
Les gardes rapprochées, qui n’étaient pas loin des deux, semblent se préparer à un éventuel échange des coups de main entre les deux hommes. On se prépare en quelque sorte à les départager. Incroyable !
Finalement, les deux personnalités ont pu se séparer au bout d’une heure à la fin du dépôt de gerbe.
Cependant, à l’Assemblée nationale, le camp présidentiel se fissure à l’idée de faire destituer Meckassoua de son poste, mais le Président Touadera et son Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji semblent être déterminés à le faire partir alors que beaucoup de zones d’ombre persistent quant au profil de la personnalité qui pourrait lui succéder au perchoir au cas où.
Pour le Président Touadera, après la chute de Meckassoua du perchoir, un député proche de son camp pourrait lui succéder et un nouveau premier ministre sera nommé, il sera probablement un Centrafricain de confession musulmane.
Or, le Premier ministre Sarandji, quant à lui, pense à un autre jeu qui pourrait lui sauver son fauteuil.
Alors, l’homme compte sur un autre centrafricain musulman pour succéder à Meckassoua. Il pense notamment au député de Baboua 1 Laurent Ngon-Baba, mais plusieurs musulmans de naissance le considèrent comme un animiste islamisé qui ne tarderait pas à les trahir.
Ainsi, le jeu semble être crédible pour un nouveau premier ministre musulman, en cas du départ de Meckassoua. Des noms circulent déjà dans le couloir de la présidence de la République. On pense au ministre de l’Énergie Gontran Djono Ahaba, Idriss Salao ou encore Désiré Kolingba du parti RDC pour succéder à Simplice Mathieu Sarandji à la primature.
En tout cas pour le Président Touadera, le Dé est déjà lancé pour le PAN Meckassoua. Pas question de l’arrêter en si beau chemin.
Centrafrique.com/centrafrique-les-forces-de-securite-reclamees-a-kaga-bandoro/ministre-wanzet-linguissara/” rel=”attachment wp-att-23772 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>CopyrightCNC Fred Krock
Centrafrique : Les Forces de sécurité réclamées à Kaga Bandoro
Le rétablissement de la sécurité sur l’ensemble du territoire rentre désormais dans un processus irréversible. Les quelques soubresauts enregistrés ci et là ne sont pas de nature à enfreindre la marche du peuple vers la paix et la reconstruction nationale. A Kaga Bandoro, le Ministre de la Sécurité publique, Henri Wanzet Linguissara qui vient de rentrer d’une mission gouvernementale dans la localité annonce la restauration de l’autorité de l’Etat sur fond de demande présente des populations d’avoir à leurs côtés leurs forces de sécurité intérieures, notamment la Police et la Gendarmerie. Le nouveau préfet de la Nana-Gribizi, M. Abdoulaye Mahamat a été installé dans ses fonctions.
La tergiversation n’a que trop duré. Le temps du rétablissement de l’ordre et de la sécurité a sonné. La visite de 48 heures du Ministre de la Sécurité dans la ville de Kaga Bandoro, le fief des redoutables groupes armés est révélatrice de ce nouveau paradigme de sécurité. Alors qu’il venait juste de rentrer au pays après avoir pris part à la réunion de haut niveau sur le mécanisme régional de surveillance de la sécurité à Kampala en Ouganda, Wanzet a effectué une visite à Kaga Bandoro. C’était du 10 au 12 octobre 2018, occasion ayant permis au membre du gouvernement de rencontrer et de discuter avec toutes les couches de la population de la localité, notamment les autorités locales, la jeunesse, les femmes, les leaders des groupes armés actifs encore dans la région, à savoir le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) d’Abdoulaye Hissen et Nourredine Adam et le Mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC) de Mahamat Alkatim.
A en croire une source proche du Ministre Wanzet, lors des séries d’échanges avec les populations locales, le membre du gouvernement a fait montre de la détermination des nouvelles autorités, à commencer par le Président de la République, à asseoir définitivement la paix et la sécurité dans tout le pays et plus particulièrement dans la Nana-Gribizi où la situation sécuritaire semble encore bien fragile. D’ailleurs, la présence du Ministre dans la localité témoigne bien de cette volonté politique.
De leur côté, les populations, par la voix de leurs différents leaders, ont exprimé l’ardent désire de vivre désormais en paix. Elles estiment également que cette aspiration ne pourra que devenir réalité que si et seulement si les groupes armés rentrent véritablement dans le processus du Désarmement, démobilisation, réintégration et rapatriement des ex-combattants (DDRR) – processus qui est déjà enclenché.
Soulignons au passage que cette visite à Kaga Bandoro du Ministre Wanzet a été l’objet d’une grande surprise du fait que d’aucuns d’entre les populations locales ne s’y attendaient. Voilà qui se traduit par l’accueil et la pathétique mobilisation de l’ensemble de la population locale à l’installation du nouveau Préfet de la Nana-Gribizi, M. Abdoulaye Mahamat, qui renforce encore davantage la restauration de l’autorité de l’état. Il convient ici de mentionner également l’aspect de la demande sans condition de cette population de voir les forces de sécurité intérieures (gendarmes et policiers) désormais déployées dans leur localité.
Somme toute, cette visite n’a fait que confirmer l’élan du rétablissement et la paix, de l’autorité de l’Etat et de la marche irréversible vers la reconstruction nationale.
Centrafrique.com/centrafrique-un-bataillon-de-forces-speciales-cree-au-sein-de-larmee-nationale/des-faca-a-cote-dun-avion-en-province-4/” rel=”attachment wp-att-23767 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des soldats FACA en détachement à Obo.
Centrafrique : Un bataillon de Forces spéciales créé au sein de l’armée nationale
L’information vient juste de filtrer sur la toile, alors que le décret créant le Bataillon des Forces Spéciales en République centrafricaine a été pris par le Président de la République, Chef suprême des armées, depuis le 5 octobre dernier.
L’armée nationale vient de se doter d’une unité des Forces spéciales. C’est par décret que Touadera a créé cette unité. « Un décret présidentiel vient de créer des forces spéciales au sein de l’Armée Nationale. Le décret N°18.265 du 05 octobre 2018 met en place ce corps spécial avec une mission spéciale au sein de l’armée nationale », peut-on lire sur la toile de sources dignes de foi. Ce corps spécial, faut-il le noter, opérera sous l’entier commandement du Chef d’état-major des Armées. « Le bataillon des Forces Spéciales, précise notre source, est chargé de mener des opérations autonomes, isolées ou en coordination avec les forces conventionnelles si nécessaire ».
Voilà qui sonne le glas des bavures inopinées des terroristes et autres groupes armés qui sèment la mort et la stupéfaction au sein de la paisible population. Car, par « opérations autonomes », l’on est libre de concevoir qu’il s’agit des forces d’intervention rapide qui seront déployées lorsque la sécurité bégaye dans une contrée de la République. Aussi, les Forces spéciales seront dotées d’un mandat transversal au point d’intervenir n’importe où et n’importe quand pour rétablir l’ordre et faire régner la paix et la quiétude au sein de la population.
Notons que dans la stratégie militaire de Touadera, il est question de passer d’une armée de projection pour une armée de garnison. L’on pourrait aisément lire la mise en œuvre de cette vision présidentielle, à travers le dépliement des Faca à Paoua, Obo, Bangassou, Sibut et Bambari, sous l’applaudissement de la population. Les Forces Spéciales se verront alors confiées les missions tout autant spéciales, pourquoi pas le démantèlement des bandes terroristes et de moudjahidine qui dictent la loi de la mort dans le km5 et certaines localité du pays ?
Centrafrique.com/centrafrique-pugilat-a-lassemblee-nationale/lassemblee-nationale-centrafricaine-img_8mars2018154143-3/” rel=”attachment wp-att-23763 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Assemblée nationale centrafricaine.
CENTRAFRIQUE : PUGILAT A L’ASSEMBLÉE NATIONALE!
« Ô HONTE, QUI JAMAIS NE PEUT ÊTRE EFFACÉE ! » (Jean RACINE)
Le journal en ligne Corbeau news vient de rapporter le comportement honteux de certains députés, qui en sont venus à transformer l’Assemblée Nationale en une véritable salle de boxe.
Non seulement bon nombre d’entre eux ont d’abord dupé le peuple pour se faire élire, afin de pouvoir soustraire quelques deniers des caisses de l’Etat, mais en outre, au début de leur mandat, ils n’ont pas tardé à succomber aux CFA et aux 4X4 promis par Abdoul Karim Meckassoua – l’objectif de ce redoutable corrupteur étant d’acheter leurs voix, pour se faire élire président de l’Assemblée Nationale. Décidément, les députés centrafricains semblent n’être animés que par la quête frénétique de biens mal acquis.
Le pugilat rapporté par Corbeau news s’est déroulé entre deux députés : Andiba Daguerre, élu de Berberati, appartenant au groupe parlementaire « Cœur Uni » de la majorité présidentielle, et Anselme Bindala, du groupe parlementaire « Chemin de l’espérance », parti du président de l’Assemblée Nationale.
Tout a commencé par une petite phrase, lancée par Karim Meckassoua à son collègue Andibou Daguerre. Mécontent de son contenu, celui-ci lui a vertement répondu, utilisant même des termes injurieux. Il semblerait qu’il n’ait pas digéré l’altercation verbale qui les avait opposés précédemment. Sur ces entrefaites, le député de la circonscription de Ouango 2, Anselme Bindala membre du groupe parlementaire de Meckassoua, fou de colère, a bondi de son fauteuil pour asséner une gifle magistrale à son collègue ! La suite, nous apprend Corbeau news, est digne d’une bagarre de western de série B. Comme des gamins dans une cour de récréation, les deux élus se sont livrés à un véritable pugilat, heureusement interrompu par l’intervention de leurs collègues indignés.
En agissant de la sorte, les deux députés ont usurpé le mandat qui leur a été confié par les Centrafricains. La mission d’un élu, c’est donner de sa personne, c’est se mettre au service du peuple, c’est être exemplaire. Ce n’est, en aucun cas, se laisser guider par un ego surdimensionné, ou par la quête frénétique de biens mal acquis.
Devant un tel comportement, le président Faustin- Archange Touadera doit prendre des mesures. On ne peut pas continuer de cette façon dans un pays en proie au chaos. Il est inutile d’ajouter une crise institutionnelle à une crise politique, déjà largement préoccupante.
TOUADERA VS MECKASSOUA: LE COMBAT DES CHEFS
Une seule obsession semble tarauder Abdoul Karim Meckassoua : devenir calife à la place du calife. En d’autres termes : prendre la place de Touadera. Depuis qu’il a été battu à plate couture aux dernières présidentielles, il l’a toujours considéré comme un usurpateur, un imposteur, occupant la fonction qui devait lui revenir.
Avec ses hommes de main, il a tout essayé pour évincer le locataire du Palais de la Renaissance. De son côté, le groupe parlementaire « Cœur uni », soutien du président Touadera, a mené une lutte sans merci pour destituer Meckassoua du « perchoir ». Tout le monde à Bangui sait que les deux hommes ne passeront jamais de vacances ensemble !
Ces bisbilles à la tête des deux premières institutions du pays portent un préjudice grave à la bonne gestion du pays en tant de guerre. Au lieu d’unir et de concentrer leurs forces sur la recherche de la paix et de la réconciliation nationale, les députés se livrent à des combats de chapelles inutiles. Quand cesseront donc ces gabegies ?
En réponse à une question du journaliste de RFI, Christophe Boisbouvier, à Erevan, pendant l’assemblée générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF), à savoir : « a-t-on raison de s’inquiéter à Banguid’une querelle entre le président Karim Meckassoua et vous-même ?» Touadera a affirmé : « iln’y a pas de querelle en ce qui me concerne. Je suis le président de la République, garant des institutions. Je suis donc là pour le bon fonctionnement de toutes les institutions. » « Vous ne voulez pas faire tomber Meckassoua de son perchoir ? » poursuit notre confrère de RFI. «Non! » répond avec force le président de la République Centrafricaine.
Avec tout le respect que nous vous devons, monsieur le Président, voilà précisément ce qui s’appelle de la langue de bois, de la politique de diversion en quelque sorte. On sait depuis longtemps que la capitale centrafricaine bruit des échos de votre détestation mutuelle. On peut, sans risque de se tromper, affirmer même que vous vous haïssez. Comme beaucoup de Centrafricains, nous le savons et ne cessons d’alerter l’opinion sur la nocivité de vos querelles. Elles participent à transformer l’Assemblée Nationale, qui est la maison du peuple, en un champ de bataille où des clans se forment et s’affrontent.
Vous dites, monsieur le Président, que vous êtes le gardien de toutes les institutions. C’est donc à vous qu’il revient de mettre fin à ces querelles infantiles qui les fragilisent.
Bossangoa-republique-centrafricaine-lamelioration-de-lacces-aux-soins-de-sante-entraine-une-augmentation-drastique-du-nombre-de-patients-traite-souffrant-de-paludisme-et-de-malnutr/malnutrition-crisis-car/” rel=”attachment wp-att-23759 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/vaccination-malaria-bossangoa-msf.jpg” alt=”” width=”500″ height=”333″ />Parfait Dosséli, is a nurse supervisor at Bossangoa’s hospital and he is working in the nutrition department. Every day, he provides treatment to malnourished children. He is pictured here giving intravenous treatment to a child suffering from a form of malnutrition called marasmus.CopyrightMSF.
Bossangoa, République Centrafricaine: L’amélioration de l’accès aux soins de santé entraine une augmentation drastique du nombre de patients traité souffrant de paludisme et de malnutrition
Juvénal 2 ans, souffrant du marasme, reçoit un traitement intraveineux Ó Elisa Fourt/ MSF
Annassagié Fekujuna attend patiemment dans le service de nutrition de l’hôpital universitaire de Bossangoa, situé dans la province de l’Ouham, au nord-ouest de la République Centrafricaine (RCA). Le sourire serein sur son visage contraste avec la scène autour d’elle ; la salle de l’hôpital dans laquelle elle se trouve est pleine d’enfants en état de malnutrition sévère et l’un d’entre eux est Juvénal, son fils. Annassagié le tient dans ses bras, attendant que la distribution quotidienne de lait ne commence.
La malnutrition est un problème récurrent depuis des années, dans la province de l’Ouham et dans d’autres régions de la RCA. Toutefois, il y’a récemment eu une hausse drastique du nombre de cas compliqués à l’hôpital de Bossangoa, auquels Médecins Sans Frontières (MSF) apporte son soutien. Au cours des huit premiers mois de 2018, MSF a déjà traité plus de 721 cas de malnutrition sévère que durant toute l’année 2017 avec 671 cas.
« Cette augmentation du nombre de patients signifie que les personnes ont un meilleur accès aux structures de santé et que les activités de promotion de la santé de MSF ont été efficaces : elles ont permis l’identification et le référencement de ces patients à l’hôpital », explique Hilaire Doutoumbay, l’un des médecins de MSF travaillant à Bossangoa.
Ces cas de malnutrition sévères peuvent s’expliquer par plusieurs facteurs. L’un d’entre eux est l’insécurité constante en RCA, qui entraine le déplacement continu des communautés. Le manque d’accès à la nourriture et à des structures de santé toujours en service dans le pays, ainsi que les longues distances que les personnes doivent parcourir pour atteindre ces structures de santé, sont aussi à prendre en compte.
En Septembre 2018, le service de nutrition de 45 lits a accueilli plus de 80 patients souffrant de malnutrition. « Nous avons dû installer des tentes et engager davantage de personnel de santé, pour répondre à cette situation. Je travaille dans cet hôpital depuis 2013 et je n’avais jamais vu un nombre aussi élevé de patients jusqu’à présent », ajoute Doutoumbay.
Le fils de Guillaume Belossou souffre de malnutrition sévère. « Nous nous sommes d’abord rendus dans un poste de santé, proche de notre village, mais ils n’avaient rien à lui donner. C’est pour cette raison que nous avons marché jusqu’ici », explique Guillaume. Il vient d’un village près de la ville de Markounda, à plus de 100 kilomètres de là. « Je sais que mon fils souffre de malnutrition. Nous ne mangeons que du manioc car nous n’avons pas les moyens d’acheter autre chose. J’ai 12 enfants et ma femme est morte il y’a deux semaines. J’ai dû laisser tous mes autres enfants à la maison pour pouvoir venir ici et essayer de sauver celui-ci. J’espère qu’il survivra, son destin est entre les mains de Dieu. »
La distance à parcourir pour trouver des structures de santé est l’une des raisons principales pour laquelle tant d’enfants à Bossangoa souffrent de malnutrition sévère. Pour faire face à cette situation, MSF a mis en place un système de référencement qui permet à plus de 200 cas sévères d’être amenés à l’hôpital par moto-taxis, chaque mois. Sans ce service, la plupart de ces enfants n’atteindraient jamais la structure de santé, car les moyens de transports coûtent trop cher pour la majorité des personnes vivant dans la région.
Dans une autre chambre du service nutrition à Bossangoa, Marie Mbora Koméssé surveille son petit-fils, Ginassé, alors qu’il boit son lait. Ils sont arrivés à Bossangoa il y’a déjà presque deux semaines, mais Ginassé est si malade qu’il lui faudra beaucoup plus de temps pour guérir. « Je suis venue ici quand j’ai vu que la peau de mon petit-fils commençait à tomber. Il souffrait énormément et il pleurait beaucoup. J’ai voulu lui sauver la vie », explique Marie, posant sa main sur la tête de son petit-fils.
“A cause du conflit actuel, beaucoup de personnes en RCA ont tout perdu. EIles ont été déplacées plusieurs fois, n’ont pas les moyens d’atteindre des structures de santé et, dans le cas de certaines familles, elles n’ont tout simplement pas assez à manger », explique Nathanaël Momba, le superviseur des infirmiers MSF. « Souvent, les gens ont trop peur de sortir de chez eux, à cause de l’insécurité constante. Mais il y’a autre chose : la plupart des centres de santé ont été détruits ou endommagés au cours des dernières années. Et lorsque vous ne vivez pas dans une grande ville, c’est difficile d’avoir accès aux services de santé. Accéder aux soins dont elle a besoin est donc quelque chose de compliqué pour la population. Et quand les gens arrivent ici, ils sont déjà, en général, très malades. »
Paludisme et malnutrition: le cercle vicieux
“Le paludisme et la malnutrition sont très liés”, ajoute Nathanaël Momba. « Chaque année, quand la saison des pluies commence, le nombre de cas de paludisme augmente. Et quand un corps, déjà relativement malnutri, est touché par le paludisme, il s’affaiblit très rapidement. L’état de malnutrition jusque-là modéré, devient alors sévère. C’est un cercle vicieux. Quand les gens atteignent ce stade, cet hôpital est le seul endroit dans la région où ils peuvent être traités. Ils n’ont pas d’autres endroits où aller. »
Le paludisme est si fréquent en RCA, que la population sous-estime parfois les conséquences terribles de cette maladie. Térence, 18 mois, souffre de paludisme pour la quatrième fois. Ses parents, Méda et Mathuri, attendent anxieusement que leur fils se réveille. « Il n’a rien mangé depuis cinq jours », explique le père, « et il est très fatigué. Nous avons tous les deux été touchés par le paludisme plusieurs fois dans nos vies, donc nous n’étions pas inquiets. Mais c’est la première fois que Térence est si malade, et maintenant, nous avons peur qu’il ne se remette pas… »
Tout comme le service de nutrition, celui de pédiatrie ainsi que l’unité de soins intensifs sont bondés d’enfants, ceux-ci souffrant de paludisme. Au cours des huit premiers mois de 2018, le service de pédiatrie a traité 49% de cas de malaria de plus que ceux traités, sur la même période, en 2017. 78% des patients examinés souffraient de paludisme, soit un total de 138 675 patients traités sur cette période.
Dans l’unité de soins intensifs, Germaine prend soin de ses jumeaux de six mois, Dieu Merci et Dieu Bénit. Quand elle a vu qu’ils avaient de la fièvre, elle les a d’abord emmenés dans l’un des « points palu » (clinique mobile identifiant les cas de paludisme) de MSF à Boguila, un village situé à une centaine de kilomètres de là. Les deux ont été diagnostiqués avec le paludisme et envoyés directement à l’hôpital de Bossangoa. « Ce n’était pas une surprise pour moi », dit Germaine. « Je connais les symptômes. Ils tremblaient et leur corps était très chaud. J’aurais juste aimé m’en rendre compte plus tôt. » MSF a récemment ouvert d’autres postes de santé et points palu dans des camps de personnes déplacées de la région, où l’organisation a identifié un nombre important de patients ayant besoin d’être traités.
“Le paludisme tue plus d’enfants dans ce pays que les armes”
Malgré les nombreux défis, MSF continue de traiter les patients souffrant de malnutrition et de paludisme, en essayant de combler le manque d’accès aux structures de santé dans la région et en réduisant la distance à parcourir pour les personnes ayant besoin de soins.
“On fait ce que l’on peut, mais il y’a tellement plus à faire. L’accès à la nourriture ou aux soins de santé est toujours insuffisant, et les personnes ne savent pas toujours quoi faire quand elles tombent malades », explique Hilaire Doutoumbay. « Quand les gens parlent de la RCA, ils mentionnent souvent la violence comme la cause de tout. Mais ils oublient complètement les autres conséquences du conflit. Le manque d’accès aux structures de santé est, à mon sens, l’un des plus gros problèmes. Car aujourd’hui, des maladies telles que le paludisme et la malnutrition tuent beaucoup plus d’enfants dans ce pays que les armes. »
En collaboration avec le Ministère de la Santé de RCA, Médecins Sans Frontières gère les services de pédiatrie, de nutrition, de soins intensifs, de chirurgie et la maternité de l’hôpital de Bossangoa depuis 2013. L’organisation propose aussi des consultations en santé mentale aux patients de l’hôpital. Au nord, à Nana Bakassa, MSF soutient trois postes de santé – Benzambé, Kouki et Bowaye, ainsi qu’un centre de santé dans la ville de Nana Bakassa. A Boguila, MSF soutient un centre de santé et trois postes de santé en périphérie de la ville (Sido, Boaya et Markounda), où les équipes offrent des consultations ambulatoires et des services de santé reproductive, mènent des campagnes de vaccination et accueillent des patients en état de malnutrition. En 2018, MSF a traité 112 052 patients souffrant de paludisme et 1 246 enfants souffrant de malnutrition dans la région.
Centrafrique : l’Union européenne reste mobilisée au côté de la RCA avec une enveloppe de 487 millions d’euros allouée pour la période de 2017-2020.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE 570/18 15/10/2018
République centrafricaine: le Conseil adopte des conclusions
Le 15 Octobre 2018, le Conseil a discuté de la République centrafricaine et a adopté des conclusions.
Dans ces conclusions, le Conseil a souligné que la Situation en République centrafricaine (RCA) demeure très fragile et que l’Union Européenne (UE) reste mobilisée aux côtés du pays. l’UE souligne la nécessité de poursuivre son action, à travers ses différents instruments, pour aider la RCA à retrouver le chemin de la stabilité, de la paix et du développement et à répondre aux aspirations à une paix et une réconciliation durables de la population centrafricaine dans son ensemble.
L’UE réitère son soutien à l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation placée sous l’égide de l’Union Africaine, et sous le leadership du Président Touadéra, pour parvenir à un accord de paix et de réconciliation, créer les conditions d’un désarmement complet des groupes armés et renforcer l’autorité de l’État, en préservant l’unité et l’intégrité de la RCA.
L’UE rappelle par ailleurs l’importance d’une implication inclusive de toutes les institutions et de tous les acteurs de la société centrafricaine, y compris les femmes, les jeunes et la société civile. L’UE appelle l’ensemble des acteurs internationaux, en particulier ceux engagés en RCA, à apporter exclusivement leur soutien à l’action du gouvernement et à l’Initiative africaine, en bonne coordination et en pleine transparence.
Le Conseil salue également l’engagement de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique (Minusca), notamment pour soutenir les autorités centrafricaines dans la conduite du processus de réforme du secteur de la sécurité et pour les assister dans la restauration de l’autorité de l’État.
Le Conseil souligne que la situation sécuritaire, y compris des menaces hybrides, confirme la nécessité de poursuivre le renforcement des Forces armées centrafricaines (FACA) et accueille favorablement la demande des autorités centrafricaines à l’UE d’obtenir de l’assistance supplémentaire en faveur des Forces de Sécurité Intérieure centrafricaines, notamment au moyen d’un engagement civil.
Les ministres invitent le Service européen pour l’action extérieure à mettre en place et déployer le plus rapidement possible d’un pilier interopérabilité dédié au sein d’EUTM RCA qui soit chargé de mener des actions de conseil stratégique dans ce domaine.
L’UE reste préoccupée par la situation humanitaire en RCA et souligne la nécessité pour la communauté internationale de se mobiliser en réponse à l’urgence humanitaire. L’UE rappelle son propre engagement continu depuis le début de la crise via le fonds Békou. L’UE reste fortement engagée en RCA avec une enveloppe de EUR 487 million prévue pour la période 20172020.
• Lire le texte complet des conclusions
• Délégation de l’Union européenne en RCA
• EUTM RCA
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Cameroun/Contentieux postélectoral : des candidats doutent de l’impartialité du conseil constitutionnel
Il est récusé aujourd’hui à Yaoundé les membres de la haute juridiction. Ils ont demandé que le contentieux se tienne devant la chambre administrative de la cour suprême. Mais la haute juridiction a rejetée cette requête estimant qu’ils n’avaient pas qualité.
Le contentieux postélectoral s’est ouvert ce matin au conseil constitutionnel. Le conseil du candidat Mrc, Maurice Kamto constitué de 16 avocats a entamé les débats ce matin devant le conseil constitutionnel.
La défense du candidat du Mrc est passé à l’offensive non pas pour présent les preuves de la fraude des élections, mais en récusant les membres de la haute juridiction. Selon les avocats, Me Yondo Black, Ekere Muna et le candidat Maurice Kamto lui-même, les juges constitutionnels ne sont pas impartiaux en raison des accointances de certains membres dudit conseil avec le régime Biya. Ce qui selon eux ne rend pas crédible cette haute institution.
Ils ont demandé à la haute juridiction de se déclarer incompétente afin que les audiences soit renvoyé comme autrefois devant la chambre administrative de la cour suprême. Mais le président du conseil constitutionnel Clément Atangana a rejeté la requête du candidat Maurice Kamto. Le patron de la haute juridiction a fait savoir que le candidat du Mrc n’a pas qualité de récuser le conseil constitutionnel.
Rappelons que le candidat du Mrc avait saisi la haute juridiction pour faire annuler l’élection présidentielle dans sept régions sur les dix que compte le Cameroun. Par ailleurs, plusieurs autres candidats ont vu leur requêtes portant récusation rejetée pour les mêmes motifs.
Comores: des rebelles demandent la libération de l’ex-président Sambi
Ils ont érigé des barricades dans les rues de l’île d’Andjouan. C’était de dimanche à lundi.
Au Comores, des rebelles exigent la libération de l’ancien président Sambi. Pour ce faire entendre, ils ont érigé des barricades dans toutes les rues de l’île d’Andjouan. Puis saccagé certains édifices laissant derrière eux des dégâts importants et des tracts demandant la libération d’Ahmed Sambi.
Ce qui par conséquent a rendu la circulation difficile hier. L’armée a du intervenir pour dégager les voies publiques afin de permettre aux populations de vaguer à leurs occupations. Les autorités de Moroni la capitale comorienne ont déployé un important dispositif sécuritaire dans cette île.
La présence policière et militaire a été renforcée autour des édifices sensibles. Pour le ministre de l’intérieur, Mohamed Daoudou il est question de contenir le mouvement et sécuriser les populations. Le ministre qui invite les rebelles aux dialogues fait savoir que les responsables de ces troubles sont clairement identifiés. Il laisse entendre que ces personnes demande la libération de l’ancien président Ahmed Sambi
Il s’agit selon Mohamed Daoudou du gouverneur de l’île et toute sa suite. Le ministre promet également des représailles. L’opposition de son côté fait affirme au contraire qu’il s’agit d’un mouvement contestataire citoyen, qui exige les libertés et la justice.
Rappelons que l’ex-président Ahmed Sambi est en résidence surveillée à à Voidjou pour des faits de détournement de fonds publics, de faux et fraudes de passeports.
Burundi : La Belgique responsable de l’assassinat du prince Louise Rwagasore?
Le gouvernement burundais a accusé l’ancienne puissance coloniale d’avoir commandité l’assassinat en 1961 du héros de l’indépendance et membre de la famille royale le prince Louis Rwagasore.
C’est la première fois que le gouvernement burundais accuse officiellement la Belgique d’être responsable de l’assassinat du prince Louis Rwagasore, risquant de détériorer encore davantage les relations entre les deux pays.
“Le véritable commanditaire qu’est le Royaume de Belgique, puissance coloniale de l’époque qui était farouchement opposée à l’indépendance immédiate du Burundi, n’a pas encore rendu de comptes”, dénonce le porte-parole du gouvernement dans un communiqué.
Le gouvernement “envisage de mettre sur pied une commission technique ad hoc pour enquêter sur les assassinats (… ) de Rwagasore et des siens”, ajoute-t-il, faisant référence à ses deux enfants morts en bas âge quelques mois après sa disparition.
Le gouvernement accuse également la Belgique d’avoir “une part de responsabilité dans les différentes crises politico-ethniques qui ont endeuillé le Burundi depuis son indépendance”.
Le Burundi a été une ancienne colonie allemande avant d’être placé sous tutelle belge après la 2e Guerre mondiale.
Il obtient son indépendance sous l’impulsion du prince Louis Rwagasore, fils aîné du roi Mwambutsa V, qui deviendra Premier ministre avant d’être assassiné par un commerçant grec de Bujumbura le 13 octobre 1961, quelque mois avant la proclamation de l’indépendance le 1er juillet 1962.
Présidentielle au Cameroun : Le contentieux postélectoral s’ouvre demain
Le Conseil Constitutionnel va se prononcer ce mardi à Yaoundé sur les recours instroduits par les différents candidats avant la proclamation des resultats du scrutin.
18 requêtes sont sur la table du Conseil Constitutionnel. L’institution statuera sur les dites requêtes en annulation totale ou partielle de l’élection présidentielle mardi prochain des 11 heures en son siège, au Palais des Congrès de Yaoundé.
Il s’agira de traiter les dossiers qui ont été déposés le 10 octobre 2018 par le candidat du MRC Maurice Kamto qui demande l’annulation du scrutin dans 7 régions. Cabral Libii du parti Univers et Joshua Osih du SDF quant à eux demandent l’annulation pure et simple de toute la consultation électorale.
Les différentes parties vont s’exprimer publiquement pour faire comprendre le contenu de leurs doléances. Leurs griefs oscilleraient entre contestation des résultats et signalisation des irrégularités dans plusieurs régions du pays.
Le greffe du Conseil Constitutionnel a reçu dans les délais légaux les requêtes de ces candidats qui demandent à nouveau de reprendre sur le scrutin. Au cours d’une audience solennelle très attendue les faits et les moyens allégués seront révélés et exposés pour la manifestation de la vérité.
Centrafrique.com/centrafrique-lynchage-des-4-chinois-a-sosso-nakombo-arrestation-des-jeunes-par-la-gendarmerie-continue/pancarte-mairie-de-sosso-nakombo-img_4199-5/” rel=”attachment wp-att-23725 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Enseigne de la Mairie de Sosso-Nakombo. Credit photo : CNC.
Centrafrique : lynchage des 4 Chinois à Sosso-Nakombo, arrestation des jeunes par la gendarmerie continue.
Suite à l’assassinat du Président du mouvement des jeunes de Sosso-Nakombo puis le lynchage des 4 Chinois dans les actes de représailles la semaine dernière, la gendarmerie nationale continue de mener de l’arrestation des suspects dans la région.
Après l’arrestation des 13 jeunes la semaine dernière à la place mortuaire du regretté Ignace Dimbelet, Président du mouvement des jeunes de Sosso-Nakombo mort probablement d’un acte criminel, 3 autres jeunes viennent d’être arrêtés par les gendarmes à 18 kilomètres plus loin au village Bamba ce jeudi 10 octobre.
Parmi eux, se trouve le jeune-frère du regretté Ignace Dimbelet dont les 4 Chinois auraient été soupçonnés de l’avoir tué.
Cependant dans la ville de Sosso-Nakombo, les langues commencent à se délier et certaines se demandent à quand la gendarmerie va-t-elle procéder à des arrestations dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du jeune Ignace Dimbelet ?
Il est vrai qu’on ne peut, en aucun cas, tolérer à quelqu’un de se faire la justice soi-même, encore moins ôter la vie de quelqu’un. L’arrestation dans le cadre de la mort des 5 personnes à Sosso-Nakombo, si les suspects sont clairement identifiés, leur arrestation devrait se faire dans la règle de la loi, et non arbitrairement. L’enquête devrait être menée soigneusement pour identifier tous les suspects potentiels afin de procéder à leur arrestation suite à un mandat délivré par le Procureur de la République. Or, dans le cas de Sosso-Nakombo, aucun mandat n’a été délivré d’après notre enquête, et tous les suspects arrêtés ont été arbitrairement mis sous le verrou sans savoir réellement qui aurait participé à l’acte criminel.
D’après la population locale, c’est désormais la famille Nakombo qui dicte et doigte qui peut être arrêté ou pas aux gendarmes. Une manière en quelque sorte de faire taire définitivement la contestation populaire des jeunes contre l’exploitation anarchique des ressources minières de leur région par des exploitants étrangers avec la complicité des autorités du pays.
Minusca-prise-a-parti-par-les-seleka-de-lupc/patrouille-mixte_fsi_et_minusca_a_bambari_corbeaunews-2/” rel=”attachment wp-att-23723 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/10/patrouille-mixte_fsi_et_minusca_a_Bambari_corbeaunews.jpg” alt=”” width=”500″ height=”254″ />Une patrouille mixte de la Minusca et les FSI à Bambari. Credit photo : CNC.
Centrafrique : Une patrouille de la Minusca prise à parti par les Séléka de l’Upc
La soirée du jeudi 11 octobre dernier a été rythmée par les détonations d’armes de tout calibre dans le quartier musulman Adji, à Bambari. C’était une patrouille de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation de la République centrafricaine (Minusca) qui a été prise à parti par les seigneurs de guerre de la branche Séléka de l’Union pour la paix en Centrafrique (Upc) dirigée par le criminel nigérien Ali Darass. A l’origine, une tentative de désarmement d’indélicats éléments de l’Upc par la mission de l’Onu.
Bambari n’est toujours pas « ville sans groupe armé », comme l’a intimé la Minusca depuis belle lurette. Les éléments de la l’aile dissidente de la Séléka de l’Upc règnent toujours en maitre, du moins dans les quartiers musulmans sur la rive droite de la rivière Ouaka. Une fois de trop, ces derniers viennent de courber l’échine de la Minusca. A en croire un communiqué de presse rendu public, vendredi 12 octobre dernier par la Mission de l’Onu en Centrafrique, la veille, c’est-à-dire le jeudi 11 octobre, vers 14 heures, les militaires de la Minusca, au cours d’une patrouille, ont désarmé sept combattants de l’Upc qui se pavanaient armes de guerres en poing et détenant illégalement des munitions. Cette opération a été comprise tel un affront par les hommes de Ali Darass.
C’est ainsi que dans la soirée, ces combattants de l’Upc ont mis la population en débandade en tirant des coups de feu dans le quartier Adji et environs. Des menaces ont été par les assaillants à l’encontre de membres laïcs et religieux de différentes communautés de la société civile de Bambari. La Minusca a du dépêcher d’urgence « une patrouille sur les lieux qui a également été attaquée par les mêmes éléments armés. La Force a déployé des renforts et aucune victime n’est à déplorer », précise le communiqué de presse.
Devant ce nouvel entêtement des éléments de l’Upc – eux dont le chef Ali Darass, a été signer une Déclaration d’entente, fin août dernier, sous l’égide des Russes à Khartoum pour s’engager aux côtés des autres dans le processus de la paix, la Minusca dans ses traditionnelles condamnations de principe s’est lamentée de voir qu’en dépit du processus de paix engagé dans le cadre de ‘Initiative africaine, les groupes armés s’obstinent à saborder les efforts conjugués à ce jour.
« Ces faits sont non seulement condamnables pénalement mais menacent gravement le processus de paix conduit sous l’égide de l’Initiative africaine pour la paix et la réconciliation en Centrafrique », précise le communiqué de presse de la Minusca. Et d’ajouter plus loin, qu’elle continuera à travailler avec les autorités centrafricaines, et notamment avec les Forces armées centrafricaines (Faca) et les Forces de sécurité internes (Fsi) déployées à Bambari.
Soulignons que dans cette même optique de violation d’accords par la Séléka, une violence s’est éclatée, le week-end dernier dans la ville de Ngaoundaye dans la préfecture de l’Ouham –Pendé.
Notons que d’ici le 16 novembre prochain, la ville de Bambari, Chef-lieu de la préfecture de la Ouaka devra abriter une fête nationale, la Journée mondiale de l’alimentation (JMA-2018). Et, ce regain de violences à Bambari ne plaide pas en faveur d’une grande mobilisation des Acteurs agricoles à ce rendez-vous du monde rural.
Centrafrique.com/centrafrique-les-adolescentes-reclament-leur-autonomisation-a-loccasion-du-11-octobre/marche-pacifique-des-adolescentes-en-centrafrique-pour-le-11-octobreerick-ngaba/” rel=”attachment wp-att-23729 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>marche pacifique des adolescentes en Centrafrique pour le 11 octobre. Credit photo : Éric Ngaba pour CNC.
Centrafrique: les adolescentes réclament leur autonomisation à l’occasion du 11 octobre
Les adolescentes en République Centrafricaine ont réclamé le 11 octobre dernier, à l’occasion de la journée internationale de la jeune, leur autonomisation. A travers le concours de l’ONG Plan internationale, elles ont à cet effet, marché sur le boulevard des martyrs à Bangui pour exprimer leur préoccupation en prélude à cette journée qui était la leur.
«Autonomisation des adolescentes : avant, pendant et après la crise », c’est sous ce thème que la journée internationale de la fille a été célébrée en République Centrafricaine. Des filles de plusieurs établissements scolaires de Bangui et des organisations des jeunes ont été mobilisées par l’ONG Plan internationale qui a interpelé les autorités centrafricaines et la communauté internationale à se pencher sur la situation de la légalité des filles en Centrafrique.
« Cette journée c’est une journée de combat pour l’égalité des filles. En Centrafrique, nous savons tous qu’il y a beaucoup de défis qui concernent les filles vue qu’il y a la crise. Nous voulons passer le message. Nous voulons, sensibiliser et influencer les autorités pour que vraiment, il y ait la légalité des filles », a expliqué Coumba Mbaye, Représentante par intérim de l’ONG Plan internationale en Centrafrique.
A l’occasion de cette journée, Plan international a organisé du 10 au 11 octobre 2018 plusieurs manifestations pour la commémoration de cette journée en faveur des jeunes filles de Centrafrique.
La journée du 10 a été consacrée à une marche pacifique sur le boulevard des Martyrs, et à un match de football féminin. La journée du 11 a été consacrée à un conférence-débat, partage d’expérience avec des femmes leaders, discours et plaidoyer.
L’objectif est d’aider à nouveau les jeunes femmes et les jeunes filles à assumer des rôles de leadership dans les espaces politiques, économiques et sociaux. Grâce à cette action, Plan international s’est mobilisé pour que les filles soient plus visibles et pour inspirer les autres à se joindre au mouvement pour les droits des filles et à agir.
« Nous jeunes filles de Centrafrique, avons été maltraitées dans beaucoup de choses par la société durant le conflit dans notre pays. Nous nous mobilisons pour cette journée pour montrer montrer au public, à nos parents, au gouvernement et au monde entier que nous avons aussi une place dans la société. C’est aussi l’occasion de dire aux filles de ne pas rester à la maison, de se lever pour prendre le dessus, d’être une fille capable, une fille leader afin de franchir n’importe quel problème qui se présente devant nous », a martelé Sylvia Arlette Ngalema, présidente des élèves de l’Ecole Normale et Supérieure (ENS).
La journée internationale de la fille fut initialement une initiative de Plan International qui a mené un travail de Plaidoyer pour la cause de la jeune fille. En janvier 2011, l’Assemblée générale des Nations unies a adopté une résolution fixant le 11 octobre 2012 comme la première Journée internationale (des droits) de la fille.
Centrafrique : tension à l’Assemblée nationale, 2 députés échangent des coups de mains.
Sur un fond de tension interparlementaire, deux députés nationaux se sont violemment affrontés le mercredi 10 octobre dernier à l’Assemblée nationale lors d’une réunion interparlementaire à huis clos.
Si aujourd’hui la tension palpable entre le Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua et son ex-ami le Président de la République Faustin Archange Touadera est sur le point de s’éclater publiquement aux yeux du monde, les députés de deux camps, c’est-à-dire ceux du groupe parlementaire cœur uni de Touadera et du chemin de l’espérance de Meckassoua, quant à eux, sont déjà passés à la phase supérieure. Ils n’hésitent plus désormais à se lancer des paroles blessantes et injurieuses.
Ainsi, lors de la réunion interparlementaire réunissant quasiment tous les députés nationaux dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale le mercredi dernier, deux députés, l’un du groupe parlementaire Cœur uni et l’autre du Chemin de l’espérance, se sont violemment rentrés dedans avec des coups de main.
Or, selon nos informations, tout a commencé par une petite phrase lancée par le Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua à son collègue député Andiba Daguèrre du groupe parlementaire Cœur uni.
Ce dernier, qui ne décolère pas depuis son affrontement verbal avec son collègue Meckassoua, lui répond sèchement à la surprise de tout le monde avec des termes injurieux, pour ne pas dire non cordiaux.
Comme si cela ne suffisait pas, un autre député, monsieur Anselme Bindala de la circonscription Ouango 2, du parti Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) et membre du mouvement Chemin de l’espérance de Meckassoua, saute de son fauteuil pour gifler son collègue de Berberati 1 Andiba Daguerre.
Par la suite, on se croyait sur un ring avec les deux députés qui se donnent des coups de boxe comme des enfants. Grâce à l’intervention de leurs collègues députés qui sont intervenus très rapidement pour les départager, le calme est revenu dans l’hémicycle.
Depuis lors, le groupe parlementaire Cœur uni est plus que jamais déterminé à faire destituer le Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua de son poste du perchoire.
D’après notre vérification,ils n’ont reçu que 84 signatures de leurs collègues et beaucoup semblent hésiter à se mêler dans cette affaire de destitution. Mais la lutte continue selon eux.
Centrafrique.com/centrafrique-ville-morte-a-bria/patrouille_minusca_msf_bria/” rel=”attachment wp-att-23713 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Patrouille des soldats de la Minusca à Bria. Credit photo : CNC.
Centrafrique : ville morte à Bria.
Annoncée le vendredi 12 octobre par des jeunes lors d’une manifestation de soutien à la Séléka, la ville de Bria dans la préfecture de haute-Koto est déclarée ville-morte ce samedi 13 octobre 2018.
Commerces et écoles fermés, des rues sont restées désertes toute la journée, la ville de Bria, chef-lieu de la préfecture de la haute-Koto ressemble évidemment à un territoire sans activités ce samedi 13 octobre suite à l’ultimatum lancé par un mouvement des jeunes soutenus par la Séléka pour une ville morte à Bria.
Selon nos informations, l’annonce de la ville morte à Bria n’a pas été du gout de tout le monde dans la ville, encore moins pour les commerçants et les directeurs de l’école locaux.
Contacté par CNC, le proviseur du lycée Abdel KaderDjallé de Bria, monsieur André Lemercier déclare pour sa part qu’il a reçu l’appel du commandant de région, le général de la Séléka Hissen Damboucha de libérer tous les élèves de son lycée.
Tandis qu’au centre-ville, l’un des commerçants locaux déclare à CNC qu’il a tenté d’ouvrir dans la matinée sa boutique, mais il aurait été menacé par les combattants de la Séléka.
Même son de cloche du côté des vendeurs des légumes au marché qui disent aussi avoir été menacés de ne pas vendre des produits ce samedi.
Ainsi, tous les commerces de la ville y compris les écoles et l’administration locale respectent vigoureusement la ville-morte décrétée par le mouvement des jeunes proSéléka ce samedi 13 octobre 2018 suite à l’arrestation et le désarmement d’un groupe des Séléka par les soldats de la MINUSCA à Bambari ce jeudi 11 octobre.
La MINUSCA, qui a publié un communiqué dans la nuit d’hier vendredi, condamne vigoureusement l’attaque de sa patrouille à Bambari par des combattants de la Séléka.
Le tribunal de Paris a mis en examen vendredi la présidente du Rassemblement national pour « détournement de fonds publics » dans l’affaire des assistants parlementaire fictif au parlement européen.
Les ennuis judiciaire de Marine Lepen ne cessent d’augmenter. vendredi dernier, la présidente du RN a était convoqué au palais de justice de Paris. La justice a aggravé sa mise en examen dans l’affaire dans l’affaire des emplois présumés fictifs au parlement européen.
Elle est dont poursuivit pour « détournement de deniers publics » et risque à cet effet dix ans d’emprisonnement assortie d’une amende d’un millions d’euros. Au sein du parti d’extrême droit, le délégué aux ressources, Jean Lin Lacapelle parle d’un acharnement mais se dit serein. Marine Lepen de son côté clame toujours son innocence.
Les ennuis judiciaires de Marine Lepen n’ont pas pour l’instant impacté sa côte de popularité au regard des récents sondages. A sept mois des élections européennes, les derniers sondages Odoxa placent le RN au coude à coude avec le parti au pouvoir, la République En Marche.
Rappelons que ce n’est pas la première mise en examen de Marine Lepen. En juin 2017, elle avait également été mise en examen pour « abus de confiance ».
Centrafrique.com/centrafrique-la-mutation-du-groupe-parlementaire-coeur-uni-en-parti-politique-presidentiel-est-elle-un-gage-de-reelection-en-2021/bernard-selemby-doudou-500×460-28/” rel=”attachment wp-att-23700 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selemby Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
CENTRAFRIQUE : LA MUTATION DU GROUPE PARLEMENTAIRE « CŒUR UNI » EN PARTI POLITIQUE PRÉSIDENTIEL EST-ELLE UN GAGE DE RÉÉLECTION EN 2021 ?
L’élection du président de la république au suffrage universel direct a bouleversé la mythique tradition politique centrafricaine. Un candidat indépendant c’est à dire sans parti ni mouvement politique a été élu de façon inédite à la magistrature suprême contrairement aux idées reçues que le locataire du palais de la renaissance est exclusivement l’émanation d’un parti politique.
La notion de rupture qui suppose la reprise des valeurs démocratiques et le bannissement des anciennes pratiques a fasciné les observateurs de la vie politique lors du célèbre discours d’investiture du 30 mars 2016. L’envie et la volonté de bien faire qui animaient le président de la république sont très vite étouffées par le phénomène de la transhumance politique déguisée en alliance ou soutien contre nature d’entre les deux tours des présidentielles.
La transhumance ou le nomadisme politique est la migration des personnalités politiques d’un parti à un autre, d’un groupe parlementaire à un autre ou allié d’un président à un autre et cela à la conquête des intérêts personnels. Ce fléau qui fait la honte de notre démocratie viole le contrat moral et porte atteinte à l’éthique ou morale politique. Ce phénomènes est devenu un moyen de se faire une virginité politique ou une reconversion voire une réhabilitation. Ainsi, les affreuses têtes d’hier se retrouvent dans les sciages du pouvoir aujourd’hui. C’est ainsi que ces derniers temps, les agitations de ces transhumants politiques pour la mise en place du nouveau parti présidentiel au détriment d’un sénat constitutionnellement prévu ne sont pas inaperçus et ces tumultueuses agitations relèguent au second plan les priorités du peuple.
Choqué par la souffrance et les errements du peuple qui se pérennisent, le citoyen lambda s’interroge :
La création d’un parti politique présidentiel changera t-il durablement les données de la crise centrafricaine ? Dans la logique des actuelles priorités du peuple où la destitution du gouvernement s’impose, la création de ce parti politique est-elle nécessaire ou utile ? Eu égard aux pléthores des partis politiques proportionnellement à la population, chaque président de la république doit-il créer son parti ? Qu’est-ce qui différencie les projets des uns et des autres ? A partir de la création du parti politique présidentiel, peut-on désormais envisager le financement des partis politiques sur des fonds publics ? S’agissant des confusions habituelles entre les fonds publics et privés, quels fonds alimenteront ce parti ?Contrairement aux précédentes élections gagnées sans parti politique, pensez-vous que cette nouvelle posture garantira la réélection du président de la république en 2021 ? Quelle est la valeur ajoutée qu’apporteront les transhumants politiques à la nouvelle famille politique présidentielle ? La transhumance ou le nomadisme politique est-il un fléau contre lequel la société doit combattre ou une opportunité pour les politiciens du ventre ? Doit-on légiférer sur le phénomène pour éviter la contagion ? Doit-on rappeler indéfiniment aux autorités que les mêmes causes produisent les mêmes effets ?
Par ailleurs, n’oublions pas que le président de la république demeure statutairement le deuxième vice-président du parti KNK, ainsi le parti en gestation sera t-il le prolongement des idéaux du KNK ? Et si jamais le président fondateur du KNK revenait au pays en faveur d’une hypothétique amnistie, n’y aura t-il pas la guerre de leadership ou la fragilisation, l’émiettement du nouveau parti politique ? Tant d’interrogations qui taraudent et trottinent dans la tête du président de la république au point de le rendre méfiant. Toutes ces spéculations sont loin des priorités primaires du peuple, malheureusement que les autorités de la république en sont indifférentes et continuent d’entretenir des climats de tensions inutiles entre les institutions républicaines.
Il est important de rappeler que le moment viendra où le peuple redeviendra le maître de son destin et décidera de son avenir conformément aux fondamentaux constitutionnels. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris le 12 octobre 2018. Par : Bernard SELEMBY DOUDOU.
Centrafrique.com/controle_minusca_bria/” data-wpel-link=”external” rel=”external noopener noreferrer”>Contrôle de sécurité au poste de la Minusca proche du camp des déplacés de pk3 de Bria. Par : CNC.
Centrafrique : extrême tension à Bria suite à l’arrestation de quelques éléments de la Séléka à Bambari.
Des routes barricadées, des pneus incendiés et des patrouilles de la MINUSCA interdite, la ville de Bria, situées au Centre-Est de la République Centrafricaine dans la préfecture de Haute-koto est complètement paralysée ce vendredi vers 12 heures.
En effet, selon des informations recoupées sur place, tout a commencé par l’arrestation de quelques éléments combattants de l’ex-coalition de la Séléka à Bambari, au centre du pays dans la préfecture de la Ouaka, par des soldats de la MINUSCA (Mission de l’ONU en RCA) ce vendredi 12 octobre.
Comme une trainée de poudre, la nouvelle s’empare de la ville de Bria comme du jeu, et la population locale, en majorité pro-Séléka, ne décolère pas.
En une fraction des minutes, une foule s’est organisée au centre-ville de Bria pour barricader les voies publiques afin de manifester leur colère contre la MINUSCA vers 12 heures locales de ce vendredi 12 octobre.
Interdits de patrouiller dans la ville, les soldats de la MINUSCA sont terrés dans leur base toute l’après-midi en attendant la baisse de la tension dans la ville.
Cependant, les manifestants, qui ne décolèrent pas, appellent à une ville morte ce samedi 13 octobre à Bria.
Contacté par CNC, un manifestant, probablement pro-Minusca, déclare sortir dans la rue manifester pour ne pas se faire remarquer comme un ennemi de la Séléka. Ce qui pourrait lui coûter cher, selon ses propres dires.
En attendant la suite de ce samedi 13 octobre, tous les véhicules de la MINUSCA sont confinés dans la base pour éviter de mettre de la poudre au feu.
Francophonie : Louise Mushikiwabo confirmée secrétaire générale
La ministre rwandaise des affaires étrangères a été nommée ce vendredi à Erevan en Arménie par les chefs d’Etat et de gouvernement membres de l’organisation. C’était lors du 17e sommet de l’OIF.
Ce qui n’était qu’une forte probabilité, une évidence a été confirmé aujourd’hui. La ministre rwandaise des affaires étrangères, Louise Mushikiwabo est désormais secrétaire générale de l’organisation internationale de la Francophonie (OIF).
Elle remplace à ce poste la canadienne Michaëlle Jean. L’arrivée à la tête de Louise Mushikiwabo n’est pas une surprise car elle a eu des soutiens de taille parmi lesquels, la France et l’Union Africaine, sans oublié l’ensemble des autres Etats membres de l’OIF.
Paris espère qu’avec l’arrivée de Louise Mushikiwabo à la tête de la Francophonie, ses rapports avec Kigali vont d’avantage s’apaiser. Car ceci est même une victoire de la pression Paul Kagamé sur la France.
Ce dernier avait d’ailleurs menacé de faire de l’anglais l’unique langue officielle du Rwanda. Pourtant, la France compte énormément sur l’Afrique pour faire de sa langue la troisième du monde.
Présidentielle au Cameroun : Une élection transparente selon les observateurs africains
Les missions de l’UA, la Ceeac et l’IPAE ont restitué leurs rapports le 9 octobre lors d’une conférence de presse à Yaoundé.
Le ministère de l’administration territoriale a accrédité plus de 4000 observateurs nationaux et internationaux pour l’élection du 7 octobre dernier.
Parmi ceux-ci, l’on a recensé des missions de l’UA, de la communauté économique des Etats de l’Afrique centrale ( CEEAC) et de l’Institut panafricain d’assistance électorale ( IPAE) qui ont rendu leurs rapport mardi, lors d’une conférence de presse à Yaoundé.
La mission de la CEEAC était dirigée par Raymond Tshibanda et celle de l’IPAE par Emmanuel Nadingar. Les différents missions se sont déployées sur le territoire national en fonction de leur effectif afin d’accompagner Elecam dans le scrutin du 7 octobre 2018.
L’UA a déployé 33 observateurs, dont 11 sur le long terme déployés depuis le 4 septembre, auxquels se sont ajoutés, le 3 octobre, 22 autres. La mission de la Ceeac s’est déployée dans les régions du centre de l’Adamaoua, de l’Ouest et du Littoral et celle de l’IPAE a déployé 16 observateurs à Bafoussam Bertoua, N’Gaoundéré et Sangmélima.
Il en ressort que « l’élection s’est déroulée dans un climat pacifique, malgré des défis sécuritaires ». le chef de la mission d’observation électorale de l’UA ( MOEUA) Artheme Ahoomey-Zunu, ancien premier ministre du Togo a évoqué des incidents liés à la situation sécuritaire dans certaines régions du pays, des polémiques sur le montant de l’appui de l’Etat et les affichages pendant la campagne électorale.
La mission de la Ceeac, elle a noté une délocalisation effective des centres de vote des casernes militaires ». Les efforts d’Elecam pour permettre à tous les électeurs de voter ont été loués par les observateurs. Des dispositions ont notamment été prises pour permettre aux personnes handicapées d’avoir accès aux bureaux de vote, situés dans des lieux publics et des bulletins de vote imprimés en braille pour les malvoyants.
Toutefois, des manquements ont été observés notamment « lors de l’émargement et de l’utilisation de l’encre indélébile après le vote par l’électeur ».
Ils ont également remarqué que les représentants de tous les candidats n’étaient pas présents dans tous les bureaux de vote. Des cartes de vote n’étaient pas retirées par leurs titulaires. D’autres incohérences concernent les procédures de vote.
En effet, dans certains bureaux de vote, le personnel électoral assistait les électeurs alors que les procédures de vote exigent que l’électeur soit assisté par une personne de son choix. Dans certains bureaux de vote, il y a eu des confusions avec les bulletins d’Akere Muna qui s’est désisté le vendredi 5 octobre 2018.
Après toutes ces remarques, ils ont fait des recommandations aux différents acteurs du processus électoral. Au gouvernement, ils suggèrent de « maintenir et accroître les efforts en vue de l’organisation encore plus réussie des échéances électorales à venir ».
Ils proposent à Elecam d’envisager des mesures afin de garantir la délivrance immédiate des cartes d’électeur et l’institutionnalisation d’un forum de consultation permanent. L’IPEA lance un appel « à une maturité politique et au sens de patriotique des candidats pour qu’ils se tiennent pour préserver la paix et la stabilité ».
Centrafrique.com/communique-de-presse/logo-mouvement-de-liberation-du-peuple-centrafricain-mlpc-img_25janv2018190001-14/” rel=”attachment wp-att-23658 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Logo officiel du parti MLPC
Centrafrique : communiqué nécrologique du bureau fédéral “Europe-Amériques-Asie-Moyen Orient-Océanie” du MLPC.
COMMUNIQUE NECROLOGIQUE
C’est avec une profonde douleur et une immense tristesse que la Fédération « Europe-Amériques-Asie-Moyen Orient-Océanie » du MLPC a appris les décès successifs des camarades Luc GUELE et Sylvestre NGARSO survenus les 6 et 7 octobre 2018 des suites de maladie.
Le décès de ces grands militants dévoués à la cause du MLPC est une perte, pour leurs familles mais aussi pour le Parti, car ils ont été de toutes les luttes pour la démocratie et un Etat de droit. Nous saluons pour toujours la mémoire de leur contribution à la lutte démocratique.
Au nom de tous les militants, militantes et sympathisants de la Fédération, nous rendons un grand hommage aux Camarades Luc GUELE et Sylvestre NGARSO, et joignons notre voix à celle de toutes les instances du Parti pour présenter nos condoléances les plus émues à leurs familles éprouvées ainsi qu’à leurs proches.
Que l’Eternel Dieu Tout Puissant leur accorde toute sa grâce et les reçoive auprès de lui.
CENTRAFRIQUE : « SOSSO NAKOMBO » POURQUOI DES MORTS ?
Dans la procédure de mise en conformité environnementale et sociale d’un projet d’investissement sur les composants que sont l’homme, et la Communauté, (l’air l’eau, la Forêt et la Faune) les promoteurs sont tenus par le respect de la Loi N° 07/018 portant code de l’Environnement.
Article : 87_ Tout projet d’investissement ou d’ouvrage physique et autres qui risquent de porter atteinte à l’Environnement doit faire l’objet d’une Etude d’impact Environnementale et sociale préalable autorisé par le Ministère de l’Environnement.
Article : 88_ l’Etude permet d’apprécier les incidences directes ou indirectes sur l’équilibre écologique de la zone d’implantation, le cadre et la qualité de vie de la population.
Article : 94 : Il est institué en République Centrafricaine une Audience publique sur l’Environnement. L’Audience publique sur l’Environnement est la consultation de la Population sur les questions relatives à l’Environnement économique et sociale. Elle a pour objectif de faire participer la population locale aux prises de décisions.
Article : 102 : Il est instauré en République Centrafricaine un Audit Environnementale, pour vérifier le respect ou le non-respect du plan de gestion (PGES) par le promoteur.
De tous ce qui précède est ce que la société Chinoise a satisfait les conditions de son implantation dans la zone ? Il est temps de consacrer l’implication du publique dans la décision de choix économique dans le champ des relations entre promoteur d’investissements et le salariés, les collectivités ruraux. Il s’agit pour les entreprises de s’engager à améliorer les conditions de vie des salariés ; aussi de s’auditer périodiquement de manière participative pour évaluer les impacts de leur interventions sur les collectivités et les groupes sociaux.
Le temps de la propagande devrait laisser la place à la consécration du contrat économiquebénéfique pour tous. Car le bénéfice d’un projet d’investissement privé et publique pour la nation s’évalue en termes de transfert des revenus aux ouvriers des secteurs primaires (Mines, Forêts, agriculture, commerces et BTP), l’emploie de la main d’œuvre locale, fournir des semences aux agriculteurs de la place.
Le non-respect des Lois et contrats sociaux engage la constitution de la République Centrafricaine. Le Gouvernement doit se soucier des droits des peuples autochtones car les entreprises internationales vont copier la mauvaise image de l’Etat.
C’est regrettable de constater la mort du Leader des jeunes de SOSSO NAKOMBO très engager dans la protection de l’Environnement qui a entrainé une suite inhabituelle dans la Grande Sangha, mais attention à ce peuple qui aime la paix et très hospitalier.
CENTRAFRIQUE/CHINE : ASSASSINAT DE TROIS CHINOIS DANS LA VILLE MINIÈRE DE SOSSO-NAKOMBO
LES RELATIONS CENTRAFRICAINES SONT MENACÉES PAR L’EXASPÉRATION D’UNE POPULATION DEPOSSEDEE
L’assassinat de trois Chinois dans la ville minière de Sosso-Nakombo, préfecture de la Memberé-Tadei, est une atteinte sérieuse et regrettable aux relations entre la Centrafrique et la Chine.
Les tensions étaient perceptibles depuis longtemps déjà dans certaines zones minières. La multiplication anarchique des autorisations d’exploitations accordées aux Chinois et aux Mercenaires russes de la société Wagner, l’arrivée massive de Chinois souvent accompagnés de clandestins, la cession de terres cultivables comme au bon vieux temps des sociétés concessionnaires avaient nourri, au sein d’une population dépossédée, un sentiment d’injustice et des frustrations telles qu’elles ont fini par envenimer la cohabitation entre les deux peuples.
C’était prévisible. En effet, de lourds soupçons de corruption pèsent sur l’octroi des permis d’exploration et d’exploitation à des prédateurs étrangers. Des ministres, de hauts fonctionnaires et autres agents de l’État auraient au passage empoché de juteuses rétro-commissions. Dans l’assassinat odieux, ignominieux et révoltant des trois Chinois, il est inévitable de soupçonner la responsabilité des dirigeants.
LE PAYS EST INDUBITABLEMENT CORROMPU A TOUS LES NIVEAUX
Depuis l’aube de l’indépendance,un mal indicible ronge la bonne gouvernance de la République Centrafricaine. Ce mal a deux noms : corruption et biens mal acquis. L’oligarchie, le népotisme, le despotisme, le tribalisme et le régionalisme semblent présider aux destinées d’une Centrafrique exsangue, dont la population subit tous les jours une injustice insupportable.
Les gabegies qui gangrènent et compromettent le développement du payssont les causes du retard pris par la RCA, alors même qu’elle dispose de colossales potentialités.
La population est exaspérée. Déçue et choquée par les comportements prédateurs de ses dirigeants. L’assassinat des trois ressortissants chinois sur une exploitation minière doit mettre en garde et interpeller tous les Centrafricains.
Si l’Étatn’introduit pas d’urgence une transparence irréprochable dansl’attribution de ses concessions minières et forestières, la colère de la population risque d’aller crescendo. Ses prochaines cibles seront peut-être les dirigeants eux-mêmes, car aucun peuple ne peut accepter d’être dépossédé de sa terre et de ses matières premières.
Il faut sanctionner lourdement les responsables, chefs de L’état, ministres et hauts-fonctionnaires convaincus de détournements de fonds et corrompus. Ils doivent rembourser ce qu’ils ont volé au peuple. Les biens mal acquis, planqués dans les paradis fiscaux et les banques suisses, doivent être saisis et restitués à qui de droit, c’est-à-dire au peuple. Là aussi, zéro impunité !
Les Chinois sont passés maîtres dans l’art de la corruption pour acquérir des concessions de forêts et des mines de matières premières.
Il faudrait donc instituer de nouvelles procédures d’octroi. Il nous semble qu’on pourrait instituer un comité, composé d’élus, de représentants de la société civile et de délégués des provinces concernées par les permis d’exploration et d’exploitation des gisements, afin de veiller à la transparence des autorisations à accorder. Ainsi, un ministre ou un haut fonctionnaire ne déciderait pas seul de l’attribution des permis et ne pourrait pas empocher les juteux « matabiches » (pots de vin) et autres biens mal acquis.
Parallèlement à la recherche de la paix, le gouvernement doit donc accentuer la lutte contre les injustices et les impunités. Si des personnes travaillant pour le bien public sont convaincues d’enrichissement illicite, elles doivent être radiées à vie des administrations et rembourser les fonds détournés. Les dirigeants ne doivent pas donner l’impression d’avoir cédé le pays aux étrangers pour quelques dividendes. Sinon, la xénophobie risque de se répandre dans le pays. Les populations frustrées et dépossédées pourraient alors basculer dans la détestation de l’étranger.
Ce qui serait une entorse tout à fait regrettable à la tradition centrafricaine. Celle-ci ne demande-t-elle pas de toujours bien accueillir celui qui vient d’ailleurs ?
Centrafrique.com/communique-de-presse/logo-mouvement-de-liberation-du-peuple-centrafricain-mlpc-img_25janv2018190001-14/” rel=”attachment wp-att-23658 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Logo officiel du parti MLPC
Centrafrique : communiqué de presse du parti MLPC suite au décès du militant et ministre de la jeunesse Sylvère Ngarso .
Communiqué de Presse du parti MLPC
Le dimanche 7 octobre 2018 à 9 heures, le camarade militant, Ministre de la Jeunesse et des Sports Sylvère NGARSO nous a été arraché par un décès subit à Rabat au Maroc. C’est avec une grande tristesse que le Parti tout entier à appris la mauvaise nouvelle.
Le MLPC par sa hiérarchie passant par les différents organes du parti salue la mémoire d’un militant exceptionnel et engagé.
Ayant exercé avec détermination comme membre exécutif du bureau de la Sous Fédération MLPC de la cote d’ivoire, il aura été aussi Premier Vice-président de la Fédération du Mouvement de Libération de la Jeunesse Centrafricaine de Bangui I. Figure emblématique de la jeunesse laborieuse du Parti, il fut un passionné du sport et notamment le Football dont il fut Président d’un des clubs d’anciens joueurs.
Opiniâtre et solidaire, le camarade Sylvère NGARSO s’est illustré par sa rigueur morale dans la gestion des deniers publics. Il a été Directeur des Systèmes d’informations au Ministère des Finances Publics et ensuite Ministre de la Jeunesse et des Sports.
En lui, le Parti perd un militant dont le combat a toujours été empreint de courage. Le MLPC lui rend hommage et adresse à sa famille et à ses proches ses sincères condoléances.
Centrafrique.com/centrafrique-arrestation-arbitraire-13-jeunes-de-sosso-nakombo-embarques-par-les-gendarmes-viennent-detre-ecroues-a-bangui/les-gendarmes-en-patrouille-dans-une-rue-de-bangui-5/” rel=”attachment wp-att-23653 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Image d’illustration d’une patrouille de la gendarmerie nationale à Bangui. Credit photo : AFP.
Centrafrique : arrestation arbitraire, 13 jeunes de Sosso-Nakombo embarqués par les gendarmes viennent d’être écroués à Bangui.
Suite au lynchage des 4 Chinois le 4 octobre dernier après la disparition inquiétante du Président de la jeunesse de Sosso-Nakombo, monsieur Ignas Dimbalet dont le corps, nu et en état de décomposition avancée, vient d’être repêché dans le fleuve Kadéi ce mardi 9 octobre, une dizaine des jeunes, 13 exactement, ont été arrêtés illégalement, puis transportés manu militari sur Bangui depuis la matinée du 9 octobre 2018.
Alors que les parents de la victime se regroupaient péniblement, malgré eux, à la place mortuaire de leur fils disparu depuis le jeudi 4 octobre 2018, une équipe de la gendarmerie, dépêchée sur place par le ministre de la Sécurité publique sous la pression du Président Touadera, est arrivée dans la ville discrètement le dimanche 7 octobre dernier.
Contre toute attente, les gendarmes dépêchés depuis Bangui, appuyés par leurs collègues de Berberati et de Sosso-Nakombo, ont encerclé la place mortuaire du regretté Ignas Dimbalet dans la nuit du 6 au 7 octobre. Sans aucune enquête préalable pour identifier ceux qui auraient participé au lynchage des quatre chinois,les gendarmes ont arrêté 13 jeunes au hasard cette nuit à la place mortuaire. Incroyable dans ce pays où les gens ont pris leur temps pour aller voter, soi-disant élire démocratiquement le Président Faustin Archange Touadera alors que celui-ci se comporte désormais comme un chef mafieux mexicain et bourreau de son peuple contrairement à la constitution du pays.
Cependant, les 13 jeunes arrêtés arbitrairement à Sosso-Nakombo, viennent d’arriver sur Bangui la capitale ce mardi dans la matinée.
Chose étonnante dans cette affaire, monsieur Achille Nakombo, celui-là même qui a provoqué la tension intercommunautaire dans la ville est encore libre de ses mouvements avec son arme à la main.
Monsieur Achille Nakombo, petit-frère de Albert Nakombo, maire de Sosso-Nakombo et de Émile Gros Nakombo, maire de la ville de Bangui et rabatteur des filles et des investisseurs escrocs du Président Touadera,contrôle désormais la ville de Sosso avec sa famille.
Pourquoi les autorités du pays se concentrent-elles à mater la population locale au détriment des Chinois ?
Selon notre enquête menée sur place, les 3 sociétés soi-disant chinoises implantées dans la ville ne sont que les propriétés du Président Faustin Archange Touadera et de monsieur Émile-Gros Nakombo, maire de la ville de Bangui. La présence des Chinois dans ces sociétés n’est qu’un écran de fumée pour détourner l’attention du peuple centrafricain et de la communauté internationale.
Les habitants de Sosso-Nakombo ont eu raison, d’une manière ou d’une autre, à s’interroger sur la manière dont les 3 sociétés et 7 coopératives minières chinoises qui arrivent à contrôler intégralement et sans partage tout le sous-sol d’une sous-préfecture d’un pays riche en or et diamants. Le Président Touadera et Émile-Gros Nakombo n’ont pas fait les choses à moitié pour épargner l’avenir du pays.
Mais à 60 ans, vont-ils bénéficier réellement des milliards qu’ils amassent illégalement ?
En tout cas, le plus riche de Centrafrique Faustin Archange Touadera, selon le magazine americain qui le classe au deuxième rang des plus riches du pays, ne cesse d’étonner plus d’un.
Rappelons que le corps du Président des jeunes de Sosso-Nakombo, monsieur Ignas Dimbelet vient d’être enterré juste au bord du fleuve Kadéi à l’endroit où il a été repêché ce mardi 9 octobre 2018.
En tout état de cause, le corps de la victime, nu et qui présente de nombreuses traces de torture, prouve en suffisance qu’elle est morte probablement d’un acte criminel. Ses quatre accompagnateurs chinois devraient normalement être auditionnés pour que la lumière sur cette dramatique affaire soit faite.
Cependant, depuis dimanche dernier, tous les jeunes de Sosso-Nakombo sont en fuite dans la brousse. On trouve quasiment aucun jeune-homme dans la ville. Ce qui provoque d’ailleurs une hausse vertigineuse de prix des denrée alimentaire dans le secteur.