DECLARATION N°004 RELATIVE AUX TRACASSERIES JUDICIAIRES EXERCEES A L’ENCONTRE DE L’ANCIEN MINISTRE JEAN-FRANCIS BOZIZE
Dans le cadre de la redynamisation des organes de base du Parti KWA NA KWA (KNK), le Bureau Politique a entrepris une tournée dans les Préfectures de la Lobaye et de laMambéré-Kadeï.
En sa qualité de Membre du Bureau Politique, l’ancien Ministre Jean-Francis BOZIZE faisait partie de la délégation lors de ces différents déplacements.
Paniquées, sans aucun doute par le succès éclatant de cette tournée qui atteste incontestablement du fort ancrage politique du KNK, les Autorités politiques n’ont pas hésité à exercer des pressions de toutes sortes sur le Doyen des juges d’instruction et le Procureur Général près la Cour d’Appel de Bangui en vue de l’arrestation de l’ancien Ministre Jean-Francis BOZIZE. Une convocation du Doyen des juges d’Instruction en charge du dossier lui a été ainsi envoyée par le canal de son Avocat pour qu’il se présente à son cabinet le jeudi 16 Mai 2019.
Or, c’est au regard du dépassement des délais de procédure de la main levée du contrôle judiciaire ordonné à son encontre que l’ancien Ministre Jean-Francis BOZIZE, qui, jusqu’àlors, a observé scrupuleusement les prescriptions légales en matière de restriction des libertés d’un inculpé, a pris la décision d’effectuer ces déplacements hors des limites territoriales fixées par le juge d’instruction.
En effet, par correspondance en date du 06 Février 2017, l’Inculpé Jean-Francis BOZIZE avait sollicité la main levée du contrôle judiciaire ordonné à son encontre conformément à l’article 110 alinéa 2 du Code de Procédure Pénale qui prescrit au juge d’instruction un délai de cinq (5) jours pour statuersur la requête en ces termes : “Le juge d’instruction statue sur la demande de l’inculpé dans un délai de cinq (5) jours par ordonnance motivée“.
Malheureusement, l’ordonnance de refus du Doyen des Juges d’Instruction avait été rendue tardivement en date du 20 Février 2017 en violation de cette disposition.
Suivant appel interjeté en date du 22 février 2017, cette ordonnance avait été déféré devant la Chambre d’Accusation de la Cour d’Appel.
Comme l’avait fait le Doyen des Juges d’Instruction du Tribunal de Grande Instance de Bangui, cette juridiction avait rendu une décision confirmative tout aussi tardive en date du 08 Octobre 2018 en violation des dispositions de l’alinéa 3 de l’article 110 du Code précité aux termes duquel “… la Chambre d’accusations, sur réquisitions écrites et motivées du Procureur Général, se prononce dans un délai de dix (10) jours de la saisine“. Ladite décision avait également été déférée devant la Cour de Cassation depuis le 09 Décembre 2018.
Le recours en cassation introduit par l’inculpé produit un effet suspensif des conditions de contrôle judiciaire conformément à l’Article 64 alinéa 1 dudit code qui dispose que : “Pendant les délais du recours en cassation, et s’il y’a eu recours jusqu’au prononcé, l’arrêt de la Cour de Cassation, il est sursis à l’exécution de l’arrêt attaqué“.
Par conséquent, Monsieur Jean-Francis BOZIZE n’était plus tenu au respect des conditions contenues dans l’ordonnance de placement sous-contrôle judiciaire au regard des multiples violations des délais légaux en la matière.
C’est ici l’occasion de porter à la connaissance de l’opinion tant nationale qu’internationale que l’affaire Jean-Francis BOZIZE est d’ordre politique avec un “habillage juridique“. En effet, arrêté en date du 06/08/2016 dans les locaux de la Minusca, puis conduit à la SRI, ce dernier était arbitrairement détenu sans aucun mandat d’arrêt.
En définitive, se pose la question du traitement inique infligé à l’ancien Ministre Jean-Francis BOZIZE au même moment où l’Accord Politique de Paix et la Réconciliation dit “Accord de Khartoum” appelle à la prise de mesure de décrispation.
C’est pourquoi, tout en dénonçant les tracasseries judiciaires exercées à l’encontre de l’ancien Ministre Jean-Francis BOZIZE et cette politique de “deux poids deux mesures“, le Bureau Politique du KWA NA KWA(KNK) :
Demande au Président de la République Pr Faustin Archange TOUADERA, garant de la Constitution et de la Paix Sociale de faire prendre les mesures idoines en vued’une décrispation socio-politique devant se concrétiser par la restitution des passeports de l’ancien Ministre Jean-Francis BOZIZE confisqués par les autorités judiciaires;
Invite l’ensemble des partenaires tels que l’Union Africaine, la CEEAC, la CIRGL, la CEMAC, l’ONU, l’Union Européenne, les Etats Unis, la France, la Chine et la Russie à s’impliquer davantage dans l’atteinte des objectifs de la paix et d’une véritable réconciliation en République Centrafricaine.
Centrafrique.com/centrafrique-recrutement-au-sein-des-faca-colere-a-bangui-apres-la-publication-de-la-liste-definitive/des-candidats-recrutement-faca-centrafrique-bouar-corbeaunews-2/” rel=”attachment wp-att-29329 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des candidats en teste de recrutement des soldats FACA à Bouar dans la Nana-Mambéré. Crédit photo : Gervais Lenga /CNC
Bangui (République centrafricaine) – Le test de recrutement d’un millier des jeunes au sein des FACA continue de faire des remous au sein de la population centrafricaine. Pour cause, près d’un millier des jeunes se sont rassemblés devant le camp Fidèle Obrou à Bangui pour réclamer l’annulation pure et simple de la procédure qu’ils qualifient de biaisée.
« Ce résultat est totalement biaisé. Nous sommes déterminés à réclamer notre droit ». Exclament les manifestants devant le camp Fidèle Obrou ce mardi 4 juin 2019 dans la matinée.
En effet, les candidats soi-disant malheureux, qui se sont retrouvés devant la base du soutien (BSS) dans le premier arrondissement à Bangui expliquent que leurs noms avaient été tout simplement remplacés par des noms des proches du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. En conséquence, ils ont décidé de bloquer le départ en formation de ces nouvelles recrues.
Alors que la date initiale du départ en formation avait été programmée pour le lundi dernier, elle est repoussée au mardi 4 juin par l’État-major des armées à cause de cette manifestation.
Entre temps, les manifestants, qui se sont retrouvés massivement dans la matinée ce mardi devant la BSS, ont réussi à ajourner pour la seconde fois le départ en formation de ces nouvelles recrues.
La Minusca, qui devrait accompagner ces jeunes en formation, est contrainte de demander au gouvernement l’annulation de la procédure pour cause d’irrégularité, mais le gouvernement n’a pas encore répondu.
Lancée depuis août 2018, la campagne de recrutement d’environ 1200 jeunes au sein des forces armées centrafricaines (FACA) avait été annulée par une décision du Président de l’Assemblée nationale à cause de nombreuses irrégularités constatées en province comme à Bangui par les députés.
Le Président de la République, furieux de la décision du Président de l’Assemblée nationale, a instruit son ministre de la défense et l’État-major des armées à poursuivre la procédure au grand dam des députés qui étaient nombreux à demander le contraire.
Centrafrique.com/rca-violent-affrontement-entre-les-anti-balaka-et-les-rebelles-de-lupc-proche-de-kouango/5-combattants-de-la-seleka-avec-leurs-armes/” rel=”attachment wp-att-29312 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des combattants de l’UPC pour illustration. CopyrightDR
Bambari (République centrafricaine) – mardi 4 juin 2019, un violent accrochage entre les miliciens Anti-Balaka et les combattants de l’UPC a été signalé au village Pandé, situé dans la préfecture de l’Ouaka.
L’information, qui a été confirmée à CNC par monsieur Mandakara, commandant en chef des miliciens Anti-Balaka du village Pandé, fait état de plusieurs heures de combat entre ses hommes et ceux de l’UPC d’Ali Darassa.
À en croire aux propos du commandant Mandakara, son équipe avait été informée quelques jours plus tôt d’une éventuelle attaque des combattants rebelles de l’UPC contre ses positions à Pandé après la fête du Ramadan.
Finalement, et contre toute attente, c’est le jour même de la fête du Ramadan que ces rebelles de l’UPC ont décidé de lancer leur attaque.
Pour l’heure, aucun bilan n’est disponible ni du côté de l’UPC ni du côté des Anti-Balaka. Mais la population, qui s’est réfugiée entre temps dans la brousse au moment de l’affrontement, commence à rentrer petit à petit vers 16 heures locales.
Le village Pandé, situé non loin de la localité de Goussima sur l’axe Kouango, est contrôlé depuis plusieurs mois par des miliciens Anti-Balaka alors que la sous-préfecture de Kouango, quant à elle, est toujours sous contrôle des rebelles de l’UPC d’Ali Darassa, nommé récemment ministre délégué, conseiller du Premier ministre Firmin NGRÉBADA.
Centrafrique.com/centrafrique-ippy-les-taxes-de-lupc-exacerbent-la-population/chargement-dun-camion-avec-des-sacs-de-maniocs-a-ippy-dans-la-prefecture-de-la-ouaka-par-moise-banafio-cnc/” rel=”attachment wp-att-29324 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Chargement d’un camion venu de Bangui dans la ville d’Ippy dans la Ouaka. Crédit photo : Moïse BANAFIO / CNC
Ippy (République centrafricaine) – L’unité pour la paix en Centrafrique (UPC), dirigée par Ali Darassa, Ministre et conseiller du Premier ministre Firmin Ngurébada, continue, malgré l’accord de Khartoum, d’imposer ses multiples taxes illégales à la population de la Ouaka et de la Basse-Koto.
Il y’a deux semaines sur la radio Ndeke-luka, le porte-parole de l’UPC, Monsieur Moussa Aliou BOBILI avait démenti catégoriquement l’existence d’une taxe quelconque de l’UPC imposer à la population dans sa zone de juridiction.
Malheureusement encore une fois, l’UPC vient de dire le contraire à la population centrafricaine.
Dans un reportage de l’une de nos équipes dirigées par notre journaliste Moïse Banafio dans la localité d’Ippy, à 60 kilomètres de Bambari dans la préfecture de l’Ouaka, zone de juridiction de l’UPC, tout porte à croire que la population continue malheureusement de payer lourdement des taxes illégales imposées par Ali Darassa, chef d’État-major de l’UPC, Commandant supérieur des FACA et ministre Conseiller du Premier ministre Firmin Ngurébada.
D’après notre équipe qui a enquêté sur l’affaire, pour un sac farine de manioc acheter dans la sous-préfecture d’Ippy par exemple, l’acquéreur doit payer la taxe de l’UPC qui s’élève à 1000 francs CFA. Et si jamais celui-ci vient de Bangui ou d’une ville en dehors de la zone de l’UPC, il doit payer en sus 5000 francs CFA de frais de sécurité.
Pour les transporteurs, les taxes sont beaucoup plus lourdes qu’on le pense.
D’après un conducteur que nous avons contacté à Ippy, celui-ci explique qu’il pourrait payer jusqu’à 500 000 francs CFA s’il quitte Bambari pour aller à Bria par exemple.
Ce qui est étonnant dans tout ça, tous ces véhicules taxés par l’UPC sont escortés par les soldats de la Minusca et à chaque checkpoint des rebelles, la Minusca les lâches à la merci de l’UPC qui les taxes suffisamment en leur présence.
En outre, nombreux sont des commerçants venus de Bangui à Ippy pour acheter des maniocs qui déplorent l’attitude de la Minusca qui semble fermer ses yeux vis-à-vis du comportement des rebelles.
À en croire à leurs propos, c’est devant la base opérationnelle de la Minusca à Ippy qu’il se faisait déposer régulièrement, mais les rebelles sont venus les taxer individuellement en présence des soldats de la Minusca qui n’ont pas réagi.
Contactée par CNC, le bureau de la Minusca à Bangui n’a pas souhaité répondre à nos messages.
Entre temps, le sous-préfet d’Ippy, Monsieur Jean-Pierre KADA, intimidé par les groupes armés, se dit impuissant et incapable de réagir devant de tels actes.
Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), a le plaisir d’informer la population du 4ème Arrondissent de Bangui et de ses environs, ainsi que tous les camarades militants et militantes que la finale du tournoi de football dénommé Coupe de la Paix et de la Cohésion sociale, organisé par la Sous-ligue de football de Boy rabe et sponsorisé par le MLPC, se jouera ce dimanche 09 Juin 2019 à 15 heures au stade de l’école Ndrès 2 à Boy rabe Bangui.
Le Bureau Politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), invite tous les amoureux du ballon rond à venir partager avec la jeunesse sportive du 4ème Arrondissement de Bangui ce moment de joie, de recherche de la paix et de cohésion sociale.
Encore une plainte solide contre l’État béninois à la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples(CADHP) basée à Arusha, en Tanzanie ! Il s’agit de la requête N°020/2019.L’annonce a été faite par le greffier de ladite Cour, Dr. Robert Eno, qui l’a notifiée aux autorités compétentes béninoises le 28 mai 2019.
De quoi s’agit-il, en réalité ?Le 23 avril 2019, Me Luis Chabaneix et ses confrères ont déposé une requête devant le Greffe de la juridiction africaine pour le compte de leur client l’opposant béninois Komi Koutché, suite aux nombreuses persécutions politico-judiciaires insensées dont il fait l’objet depuis trois ans et qui ont porté atteinte à son honneur et à sa réputation.
Ces persécutions politiques devenues aveugles et maladives ont conduit à son arrestation irrégulière en Espagne le 14 décembre 2018, sur la base d’un mandat d’arrêt invalide. Les autorités judiciaires espagnoles ont conclu à une poursuite politique et ont rejeté la demande de son extradition formulée par le Bénin. Son enlèvement manqué dans un pays de l’espace CEDEAO a été également versé au dossier.
Conformément à l’article 35 (4)du règlement de la Cour, l’Etat béninois a été invité à communiquer les noms et adresses de ses représentants (avocats) dans un délai de 30 jours à compter de la date de réception de la notification. « Nous vous prions par ailleurs de bien vouloir, en vertu de l’article 37, nous soumettre votre réponse à larequête dans un délai de 60 jours à compter de la date de réception de cette même notification », indique la correspondance de la CADHP adressée au Ministère des affaires étrangères et de la coopération du Bénin.
Dans un passé récent, la CADHP a lourdement condamné l’Etat béninois dans l’affaire Sébastien Germain Ajavon. Vers une raclée judiciaire de plus ? Wait and see !
Aux dernières nouvelles, on apprend que des plaintes seront déposées dès la semaine prochaine auprès de juges dans les pays européens et aux Etats-Unis d’Amérique. Bientôt des autorités politico-judiciaires béninoises ayant joué un rôle direct ou indirect dans ces actes de violation flagrante des droits d’un citoyen pourraient être interpellées à leur descente d’avion pour répondre de leur implication.
Minusca-le-25-decembre-2018-Centrafrique-corbeaunews-2/” rel=”attachment wp-att-29307 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les habitants du quartier Bornou à Bambari en train de régarder une patrouille de la Minusca dans leur quartier. Crédit photo : Bertrand Yékoua / CNC.
Bambari (République centrafricaine) – Des tirs d’armes reprennent dans plusieurs quartiers musulmans.
Contrairement à Obo, Kaga-Bandoro, Alindao et Gbokologbo, la ville de Bambari, située à 385 kilomètres de Bangui dans la préfecture de la Ouaka s’est réveillée ce mardi avec des détonations d’armes automatiques de guerre.
Alors que plusieurs sources à Bambari ont signalé l’arrivée massive lundi soir des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique en provenance du village Gbokologbo, quartier général de l’UPC situé à 60 kilomètres, des tirs d’armes des rebelles ce matin laissent penser que la ville de Bambari demeure fragile sur le plan sécuritaire.
Même si aucun incident majeur est signalé pour l’heure, plusieurs activités ont été suspendues tout de même dans la ville. On pense notamment à la grève des étudiants de l’École Nationale des Instituteurs qui ont promis de descendre dans les rues ce mardi dans la matinée après leur concert de casserole du lundi 3 juin.
Rappelons que la ville de Bambari, capitale provinciale de la Ouaka avait été le théâtre des affrontements sanglants entre les forces de l’ordre et les rebelles de l’UPC au début d’année. Deux policiers avaient été tués dans ces affrontements.
La Minusca, qui a promis à la population locale de nettoyer la ville des rebelles, avait procédé à la destruction de la base opérationnelle de l’UPC dans la ville. Quelques heures plus tard, ils sont de retour dans la ville avec leurs armes comme si rien n’était.
Centrafrique.com/kaga-bandoro-des-tirs-darmes-des-rebelles-creent-la-panique-dans-la-ville/visite-du-prsident-touadera-a-kaga-bandoro-2/” rel=”attachment wp-att-29298 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président Touadera en visite à Kaga-Bandoro. CopyrightDR
Kaga-Bandoro (République centrafricaine) – Pour la fin du ramadan 2019,les rebelles ont fait des tirs d’armes de joie dans toute la ville ce lundi 3 juin 2019 au point de créer la panique au sein de la population.
Comme à Bangui au quartier KM5 dans le troisième arrondissement, des tirs d’armes automatiques se font entendre partout dans la ville de Kaga-Bandoro, capitale provinciale de la Nana-Gribizi, située à 343 kilomètres de Bangui,à l’annonce de la fin du ramadan 2019 .
Sauf que ces détonations d’armes automatiques, qui font plaisir aux rebelles du mouvement patriotique centrafricaine au passage, créent la panique dans la ville parmi la population civile, surtout de confession chrétienne qui n’est pas informée de la nouvelle au préalable.
Les soldats FACA, déployés récemment dans la ville, ont été également surpris par ces détonations d’armes des rebelles, mais préfèrent heureusement garder leur sang froid.
Alors, les Centrafricains se demandent finalement à quoi servent tous ces tirs d’armes automatiques assourdissants et entendus à Obo, Alindao, Bria,Gbokologbo, … occupées par les rebelles.
Rappelons que le chef d’état-major état-major de l’UPC, le général autoproclamé Mahamat Al-Khatim, après avoir signé le 6 février dernier l’accord de Khartoum, avait été promu, avec les deux autres chefs rebelles, ministre délégué, conseiller du Premier ministre et commandant commandant militaire en charge de la sécurisation de sa zone de juridiction.
Centrafrique.com/centrafrique-mouvement-requin-le-bras-arme-de-touadera/didatien-kossimatchi-corbeaunews-krock-img_4mars2018160156-6/” rel=”attachment wp-att-29293 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Coordonateur du mouvement du soutien au Président Touadera “Le Touaderateur” Didatien Kossimatchi. Crédit photo : CNC
Bangui (République centrafricaine) – Passage en force des organisations de soutien au président Touadera.
L’actualité centrafricaine est détournée de la tragédie de Paoua pour se focaliser sur la guéguerre politique sur le même sujet de Paoua.
Cette fois, vient de naître la milice du chef de l’État, le mouvement ” Requin ”. Ceci en réponse à la création du mouvement ” E Zingo Biani ” regroupant organisations de la société civile et plus d’une vingtaine de partis politiques sous le lead du Groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine (GTSC) de Gervais Lakosso.
Pour se rendre à l’évidence, CNC a eu copie d’un document attestant de la création du ” Requin ” depuis le 2 janvier 2019 à Bangui.
” Le but de la création du mouvement Requin est de parer à toutes les éventualités à savoir : contrôler toutes les actions subversives de l’opposition ; de dénoncer certains opposants nuisibles et venimeux ; de lutter contre les actes de terrorisme dans les arrondissements et les quartiers ; d’identifier certains auteurs et co-auteurs des désordres dans le pays ; de mettre la main sur certains fauteurs de trouble pour les remettre aux forces de l’ordre ; l’utilisation de la filature est de mise ”, peut-on lire dans ce document.
À en croire notre source, l’effectif des Requins à Bangui et Bimbo sont de six mille cinq cents (6500) à raison de 500 par arrondissement et les 5 Bimbo.
En outre, les démembrements sont coordonnés par 50 coordonnateurs locaux.
Le Centrafricain lambda s’interroge encore sur une telle initiative intervenue au moment où le peuple veut se voir plus que jamais uni.
Est-ce le rôle de ” Requin ” de traquer les ” fauteurs ” de trouble ?
Que vise le président Touadera à travers ce mouvement, étant donné que l’expérience périlleuse des mouvements similaires (COCORA et COUAC sous le régime Bozizé) a déjà démontré leurs limites?
Centrafrique.com/centrafrique-laerodrome-de-bambari-pris-dassaut-par-des-manifestants/patrouille-mixte_fsi_et_minusca_a_bambari_corbeaunews-9/” rel=”attachment wp-att-29278 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Une patrouille mixte de la Minusca et de la police nationale à Bambari. CNC
Bambari (République centrafricaine) – Ils prennent d’assaut l’aérodrome et demandent le départ immédiat de tous les soldats du contingent mauritaniens.
En effet, depuis 16 heures, ce lundi 3 juin, à Bambari, les manifestations contre la présence des soldats de la Minusca se radicalisent de plus en plus.
Alors que depuis dimanche dernier, les manifestants qui revendiquent simplement à la Minusca de retirer tous les soldats mauritaniens dans leurs quartiers, 24 heures plus tard, ils changent de ton et passent à la vitesse supérieure.
Cette fois, c’est l’aérodrome de la ville, principale porte de ravitaillement de la Minusca et des ONG humanitaires, qui est la cible des manifestants.
En prenant le contrôle de l’aérodrome de Bambari, les manifestants voudraient contraindre la Minusca et les autorités locales à négocier avec eux en vue de faire partir définitivement les soldats mauritaniens de la ville.
Finalement vers 19 heures, le commandant de la police de Bambari et son collègue de la gendarmerie, accompagnés du Préfet de l’Ouaka, du sous-préfet et du maire, se sont rentrés en négociation avec les manifestants pour tenter de dénouer la situation pacifiquement.
Selon une source sécuritaire locale, l’effectif total des forces de défense et de sécurité dans la ville ne permet pas de tenir toutes les positions actuelles des forces de la Minusca à Bambari. À cet effet, il est donc essentiel de faire recours à la Minusca si l’on veut maintenir la paix dans la ville, a-t-elle conclu.
Cependant, aux environs de 16 heures, ce lundi 3 juin, les soldats mauritaniens se sont retirés de plusieurs checkpoints stratégiques qu’ils tenaient dans la ville.
Le plus important, celui qui se situe proche du bureau de l’UNHCR, à quelques mètres du commissariat de la police de Bambari, est aussi abandonné par les mauritaniens alors que ce point stratégique, qui bloque le couloir d’infiltration des rebelles de l’UPC, ne devrait pas être laissé sans contrôle. Avec un effectif limité, la police tente de tenir le coin en attendant les négociations avec les manifestants et la Minusca sur les prochaines forces qui pourraient remplacer les Mauritaniens.
Bangui )République centrafricaine) – A vrai dire, il y a atteinte à l’intégrité de l’Université de Bangui par les cadres politiques du Mouvement Cœurs Unis (MCU).
En lieu et place des réformes à mettre en œuvre en vue du développement de l’unique université publique du pays, ce sont plutôt des actes insolites qui ne font qu’abîmer l’image dudit centre de l’intelligentsia national.
” Chaque week-end, notre collègue, le Président de la République (Pr Faustin Archange Touadera) nous donne 250.000 F.Cfa ou 300.000 F.Cfa, eu égard aux difficiles conditions que nous traversons. On fait le partage au niveau du Rectorat et chacun des Professeurs peut avoir 5.000 F.CFA ”, a confié à CNC, un enseignant de l’Université sous l’anonymat.
Cette pratique peu orthodoxe est insidieusement instituée depuis quelques mois. Cette assistance ” humanitaire ” cache mal l’intention des cadres du MCU à corrompre le personnel universitaire à la cause du chef de l’État qui est lui-même Professeur d’université et qui continue d’ailleurs de dispenser des cours à l’Université de Bangui, dans l’optique bien-sûr des élections prochaines en République centrafricaine.
Pourtant l’Université a de sérieux problèmes à ce jour dont on y reviendra dans les prochaines éditions. La surpopulation de cette unique Université n’a rien dit au Chef de l’Etat qui aurait pu utiliser cinq (5) mois de 300.000 F/week-end pour construire un amphithéâtre à la trentaine de mille d’étudiants concentrés dans les salles de classe.
L’amphithéâtre François Bozizé qui n’a fait que déshonorer l’Université ne permet même pas aux étudiants des bien suivre leurs professeurs. Pire encore, la division en deux salles de cet amphithéâtre aggrave la situation puisque les étudiants de l’une des salles sont perturbés par la voix du professeur de l’autre salle et vice-versa. Alors que dans d’autres salles, le professeur doit déployer la gorge du fait de la surpopulation des étudiants. Il y a d’ailleurs même des Départements (Espagnole par exemple) qui ne dispose pas de bureau…
N’en parlons pas pour ce qui est du projet de clôture de cette Université, moins encore celui de la construction d’une seconde Université derrière l’aeroport de Bangui Mpoko.
Qu’à cela ne tienne, les conditions de travail des professeurs sont critiques. Depuis 2016, les vacations et les heures supplémentaires ne sont pas payées et la grogne couve déjà au sein du corps enseignant. Les enseignants tirent le diable par la queue.
La tentative de récupération des professeurs dans le MCU, à travers l’ ”assistance humanitaire ” chaque week-end par le Président de la République ne sera que la goutte d’eau qui fera déborder le vase.
Bambari-les-etudiants-de-leni-reclament-6-mois-darriere-de-leur-bourse/eni-de-bambari-par-cnc-2/” rel=”attachment wp-att-29273 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/eni-de-bambari-par-cnc-2-450×270.jpg” alt=”” width=”450″ height=”270″ />École nationale des Instituteurs de Bambari. Crédit photo : Bertrand Yékoua / CNC.
Bambari (République centrafricaine) – depuis lundi 3 juin 2019, les étudiants de l’École nationale des Instituteurs de Bambari sont en grève générale illimitée. Ils réclament le paiement de six mois d’arriéré de leur bourse d’études.
Réveillées par un concert de casseroles ce lundi matin, les autorités administratives de Bambari se sont précipitées pour comprendre les raisons de ce soudain assourdissant bruit dans leur localité.
En effet, ce sont les étudiants de l’ENI qui se sont mis en grève générale illimitée afin de réclamer le paiement immédiat d’arriéré de leur bourse d’études.
Toute la journée, tous les cours sont suspendus dans cet établissement et les étudiants ont promis de descendre dans les rues dès mardi matin pour bloquer les circulations alors que ce lundi ils se sont regroupés plutôt dans leur établissement.
Les autorités locales, qui ont tenté depuis la matinée de négocier en vain avec les grévistes, se disent dépassées par leurs revendications. Selon elles, seul le ministère de l’Enseignement à Bangui qui pourrait apporter des solutions à cette crise.
En attendant le signe de Bangui qui doit dénouer la situation, les étudiants se disent fermes sur leur décision et continuent toujours leur concert de casserole.
Centrafrique.com/afrique-la-russie-a-telle-les-mains-vraiment-propres/des_soldats_russes_a_sibut_corbeaunews_alain_nzilo-10/” rel=”attachment wp-att-29286 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des Mercenaires russes dans la ville de Sibut en Centrafrique. Crédit photo : Corbeaunews Centrafrique.
Bangui (République centrafricaine) – Le président congolais Denis Sassou N’Guesso s’est récemment rendu à Moscou, pour rencontrer le président Vladimir Poutine. Cette visite officielle a donné lieu à un nouvel accord de coopération militaire entre les deux pays, signé le 23 mai.
Après la RCA, le Soudan, la RDC, le Mozambique, la Guinée et le Burkina Faso, la Russie continue à tisser sa toile.
A cette occasion, le président congolais a accordé un entretien avec l’Agence Tass, la célèbre agence de presse vestige de l’ancienne propagande dictatoriale soviétique communiste. Le journaliste russe y tient cet étrange discours : « La Russie, n’a jamais été une puissance coloniale, n’a jamais dirigé d’opérations militaires en Afrique, jamais occupé aucun pays africain ».
Alors, la Russie a-t ’elle les mains aussi propres qu’elle le prétend haut et fort ?
L’étude et les enseignements de l’Histoire nous le diront. Et pour preuve.
En 1975 éclate une terrible et interminable crise politico-militaire qui a ravagé l’Angola, qui venait pourtant de se libérer de l’ancienne puissance coloniale, au prix d’un demi-million de morts et des millions de réfugiés. A cette époque, la Russie s’appelle encore l’URSS, elle cherche à répandre partout l’idéologie communiste qui engloutit les malheureux comme un monstre vorace et insatiable. L’URSS n’a jamais dirigé d’opérations militaires ? Elle envoie 1200 soldats en Angola, pour soutenir le Mouvement Populaire de Libération de l’Angola (MPLA) et entretenir la guerre. Elle envoie ses alliés aux ordres, 20 000 Cubains servent de chair au canon, sans oublier les fidèles serviteurs de l’Allemagne de l’Est, de la Roumanie et de Tchécoslovaquie. Même la Corée du nord, aux ordres de Moscou, envoie des soldats loin de la lointaine Asie. Dans quel but, pour quel résultat ? Seule la chute du mur de Berlin interrompt l’aventurisme guerrier russe en Angola.
Et ce n’est pas finit. Que dire du trouble jeu de l’URSS pendant la guerre entre la Somalie et l’Éthiopie, entre 1977 et 1978. La Somalie du général Siyad Barre armée par les soviétiques avait attaqué l’Ethiopie en pleine guerre civile. Mais l’Éthiopie avait finalement rejoint le camp communiste sous la houlette du sanguinaire colonel Mengistu. Avec cynisme, Moscou a fait basculer ses nombreux conseillers militaires et les troupes cubaines aux ordres du côté éthiopien. Une guerre inutile pour permettre à la dictature soviétique de prendre pieds en Afrique pour des raisons géostratégiques. Pour quels résultats ? Faut-il rappeler la terrible famine qui a ravagé l’Ethiopie de Mengistu, et soulever l’émotion du monde entier ? Voilà le bilan des opérations militaires russes en Afrique.
Quant à la puissance coloniale russe, elle ne s’est pas exercée en Afrique. Mais faut-il rappeler le sort des Polonais, des Baltes, des Ukrainiens, des Tadjiks, des Ouzneks, des Moldaves longtemps asservis par Moscou ? Et aujourd’hui encore, que disent les Tchétchènes, les Kalmouks, les Aléoutes de Sibérie et tant d’autres jusqu’à l’Extrême orient si loin de Moscou ?
Alors, l’agence Tass dit-elle la vérité ? « Le mensonge donne des fleurs, mais pas de fruits », dit l’adage populaire.
Centrafrique.com/la-banque-africaine-de-developpement-exclut-qualitrends-global-solutions-nigeria-ltd-pour-une-periode-de-36-mois-pour-pratiques-frauduleuses/immeuble-de-la-bad-a-abidjan-en-cotre-divoire/” rel=”attachment wp-att-29282 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’immeuble de la BAD à Abidjan. CopyrightDR.
Le Groupe de la Banque africaine de développement a annoncé ce 3 juin 2019, avoir exclu Qualitrends Global Solutions Nigeria Limited, une entreprise de construction enregistrée au Nigéria, pour une période de 36 mois.
Une enquête menée par le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la Banque a révélé que Qualitrends Global Solutions Nigeria Limited s’est livrée à de nombreuses pratiques frauduleuses lors de sa soumission à un marché de construction dans le cadre de la phase une (01) du Programme d’appui au plan de transformation de l’agriculture au Nigeria (ATASP-1). En participant à un appel d’offres pour la réalisation d’infrastructures sociales dans l’État du Niger, au Nigéria, l’entreprise a fait de fausses déclarations au sujet de ses références pour des contrats similaires et a présenté une fausse garantie de soumission.
Pendant cette période d’exclusion, l’entreprise et son directeur général ne seront pas éligibles à l’adjudication de marchés financés par la Banque. En vertu de l’Accord d’application mutuelle de décisions d’exclusion, l’exclusion de Qualitrends Global Solutions Nigeria Limited par la Banque peut également être mise en vigueur par la Banque asiatique de développement, la Banque européenne pour la reconstruction et le développement, le Groupe de la Banque mondiale et la Banque interaméricaine de développement.
ATASP-1 est financé par le Fonds Africain de Développement, une entité du Groupe de la Banque Africaine de Développement.
À propos du Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption:
Le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la Banque africaine de développement est responsable de la prévention, de la dissuasion et des enquêtes sur la corruption, la fraude et d’autres pratiques passibles de sanctions dans les opérations financées par le Groupe de la Banque africaine de développement.
Pour plus d’informations, consultez https://www.afdb.org/fr/about-us/organisational-structure/integrity-and-anti-corruption/
L’enquête du Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la Banque africaine de développement a été menée par Esther Mhone et Justin Maenje.
Le personnel de la Banque africaine de développement et le grand public peuvent utiliser les numéros sécurisés du Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption pour dénoncer des pratiques passibles de sanctions au sein de la Banque ou dans les opérations qu’elle finance.
Bangui )République centrafricaine) – Depuis quelques minutes, des tirs d’armes automatiques sont entendus au quartier KM5 dans le troisième arrondissement de Bangui.
Si personne n’est en mesure de savoir avec exactitude les raisons qui poussent ces miliciens d’autodéfense à faire des tirs de sommations assourdissants depuis quelques minutes, beaucoup pensent que ces tirs seraient liés à la mort du chef milicien Nimery Matar alias force décédé le samedi dernier à la suite d’une maladie.
Alors que des rumeurs persistantes faisaient entendre que les miliciens d’autodéfense du KM5 allaient faire des tirs en l’air pour saluer le départ définitif au ciel de leur chef Nimery Matar, les détonations d’armes de cet après-midi font penser à tout le monde que celles-ci seraient liées probablement à la mort de ce chef de gang du PK5.
Cependant, d’autres sources, contactées par CNC, pensent que ces détonations pourraient aussi être liées à la fin du ramadan qui aura lieu demain 4 juin 2019 en République centrafricaine.
À ce titre, certains observateurs centrafricains se demandent si le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA va-t-il s’abstenir de se rendre pour la deuxième année consécutive à la mosquée centrale au quartier Koudoukou pour la célébration de la fin du ramadan ?
Centrafrique.com/centrafrique-le-sous-prefet-de-zangba-serait-assassine-par-des-hommes-armes/les-combattants-de-la-seleka-img_11mars2018234309-4/” rel=”attachment wp-att-29252 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les combattants de la Seleka.
Mobaye (République centrafricaine) – Le sous-préfet de Zangba situé dans la préfecture de la Basse-Koto serait assassiné par des hommes armés, a-t-on appris de sources sécuritaires à Mobaye.
L’information, qui n’a pas été confirmée officiellement à Bangui, fait état de sic personnes abattues dans la localité de Zangba proche de la ville de Mobaye, capitale provinciale de la Basse-Koto.
Selon la même source, les six victimes auraient été assassinées ce dimanche 2 juin 2019 par des hommes lourdement armés assimilés aux combattants de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC).
Si les circonstances de cet assassinat odieux et prémédité sont encore floues, on ignore tout de même ce qui pousse les assaillants à agir ainsi.
À Bangui, personne n’est en mesure de nous le confirmer officiellement, alors que d’autres sources parlent par contre du maire de Zangba qui serait assassiné.
Mais selon notre enquête, tout porte à croire que c’est le sous-préfet qui serait mort dans cette attaque.
En attendant l’enquête sur le dossier, CNC vous livrera plus de détails dans les prochaines heures.
Bambari/les-3-rebelles-de-la-seleka-a-bambari-dans-leur-camp-reuters-img_11mars2018234710-7/” rel=”attachment wp-att-29248 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/les-3-rebelles-de-la-Séléka-à-Bambari-dans-leur-camp-Reuters-IMG_11mars2018234710-450×254.jpg” alt=”” width=”450″ height=”254″ />Trois rebelles de l’UPC à Bambari. Crédit photo : AFP
Bambari )République centrafricaine) – armé d’un pistolet et de plusieurs chargeurs bien garnis, un officier de l’UPC a été arrêté ce samedi 1er juin 2019, a-t-on appris de sources judiciaires locales.
Selon la même source, l’homme, qui se faisait passer pour un simple passager en partance pour Alindao, a été arrêté au checkpoint des soldats FACA à 5 kilomètres de Bambari dans la matinée du samedi 1er juin 2019.
Lors de son interrogatoire, l’homme déclare qu’il serait un officier et secrétaire général des forces mixtes d’intervention rapide de l’UPC à Bambari.
Alors que ce gros poisson de l’UPC devrait être transféré à Bangui ce lundi 3 juin pour être entendu par le procureur de la République, le chef rebelle Ali Darassa, furieux de cette arrestation, demande à ce qu’on le libère immédiatement et sans délai. Tandis qu’à Bangui, les autorités judiciaires rejettent en bloc cette demande du chef d’état-major de l’UPC Ali Darassa.
Rappelons qu’à Bambari, les forces d’intervention rapide de l’UPC, connues sous le nom de « brigade de la mort », brillent par ses nombreuses exactions contre la population locale.
La semaine dernière, trois de cinq détenus incarcérés dans la prison de l’UPC à Bambari ont été transférés au village Gbokologbo pour y être jugés. Leur sort n’est pas connu à ce jour.
arrestation-opposant-béninois-2-intérieur-de-larticle – Bénin/Komi Koutché : Chronique d’un enlèvement manqué et d’un cambriolage hollywoodien
arrestation-opposant-béninois-2-intérieur-article – Bénin/Komi Koutché : Chronique d’un enlèvement manqué et d’un cambriolage hollywoodien
Après la bataille judiciaire de Madrid, Patrice Talon et ses sbires ont tenté d’enlever l’opposant Komi Koutché dans un pays de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Le président du Bénin a tenté de faire subir à l’ancien ministre d’État chargé de l’Économie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation le même sort que subit actuellement Bertin Koovi en Guinée Équatoriale. Explications.
On pouvait penser qu’après le procès de Madrid et l’ampleur avec laquelle l’image du Bénin a été discréditée sur le plan international, la sagesse et l’appel à l’apaisement, qui finalement se révèlent comme des jeux de façade, pouvaient amener à changer de cap. Or, c’était sans compter sur la volonté de nuire de Patrice Talon et de ses agents zélés grassement entretenus pour commettre des forfaits.
Alors qu’il était encore dans les liens de certaines procédures administratives avec le Royaume d’Espagne, malgré le verdict sans appel rendu en sa faveur par la justice espagnole, les avocats de Komi Koutché ont pu lui obtenir une autorisation de quelques jours pour visiter sa famille. Des proches qu’il a dû déplacer dans un autre pays compte tenu de menaces graves qui pesaient sur l’intégrité de sa femme et de ses enfants.
Lors de ce trajet, alors qu’il était en transit d’une journée dans un pays de la CEDEAO, d’où les possibilités de vol ne lui permettaient de continuer que le lendemain, il a fortuitement rencontré des connaissances venant du Bénin, dont un ancien collaborateur. Ce dernier a aussitôt alerté Cotonou.
Et dès le lendemain, un peu comme si voir Komi Koutché libre et en mouvement est un crime, la police béninoise envoie l’un des mandats d’arrêt ayant fait l’objet de procès à Madrid pour demander son interpellation. Une action illégale, au mépris de toutes les règles déontologiques et au nom d’une supposée coopération policière au sein de la CEDEAO, et ceci, malgré les mesures conservatoires déjà prises par Interpol.
Il s’agit du mandat de régularisation du 27 décembre 2018 supposé décerné contre Komi Koutché pour n’avoir pas répondu à une convocation le 18 décembre 2018 alors même que les autorités savaient bien qu’il était déjà détenu à Madrid depuis le 14 décembre 2018 à leur demande sur la base d’un autre mandat d’arrêt invalidé par la justice espagnole.
Fort heureusement les fonctionnaires de police ne sont pas tous pareils. La police de ce pays d’Afrique de l’Ouest, avec l’aval de ses autorités compétentes, a opposé une fin de non-recevoir en donnant un cours magistral en matière de coopération policière à ceux qui ont émis un tel mandat.
Comme si cela ne suffisait pas, sachant qu’aucune disposition légale ne permet d’annuler le passeport ordinaire d’un citoyen, comme l’ont prétendu les autorités béninoises en août
2018, elles ont notifié à Interpol que Komi Koutché a perdu son passeport. Ce qui fait inscrire le passeport pourtant bien en possession de son titulaire, comme document de voyage perdu et recherché. Visiblement, la guérilla contre l’opposant Komi Koutché permet de découvrir toutes les formes de maladresses et de mauvaise foi d’un pouvoir en déliquescence.
Cambriolage pas comme les autres…
Le vendredi 31 Mai 2019, des individus se sont introduits dans la résidence de Komi Koutché à Atokolibé, un village de la commune de Bantè, dans le Département des Collines, au Bénin.
Les faits ont eu lieu entre 2 heures et 3 heures du matin. Ils étaient au nombre de 14 malfaiteurs à faire irruption dans la maison. Venus d’un pays de la CEDEAO, selon les propres aveux de deux d’entre eux interpellés par la population, ils ont agi comme dans un scénario inédit au cinéma. Ils ont maîtrisé tous ceux qui y dormaient. De la mère de l’opposant Komi Koutché aux vigiles en passant par des enfants et d’autres membres de la famille, tous ont été ligotés et agressés. Leurs yeux ont été camouflés et les bouches bandées pour les empêcher d’appeler au secours.
Si la mère du ministre d’Etat Komi Koutché et les autres membres de sa famille présents n’ont pas été assassinés, ils n’en restent pas moins traumatisés psychologiquement par ce “home-jacking”. Tout est allé très vite. Ils ont vécu l’enfer. C’était dingue. De la pure torture.
Après, le gang est passé à la fouille du domicile, pièce par pièce. Ils n’ont rien laissé au passage.
La vigilance de la population a permis de mettre la main sur deux d’entre eux. A en croire leurs confidences, en langue Yoruba, enregistrées, l’opération a été commanditée et ils sont prêts à collaborer, afin de livrer les noms des véritables commanditaires.
Il s’agit d’un cambriolage d’autant plus traumatisant qu’il fait suite aux nombreuses persécutions politiques de l’opposant Komi Koutché en particulier et de toutes les figures majeures de l’opposition en général, contraints à l’exil, jetés en prison et poussés dans la clandestinité.
Centrafrique.com/centrafrique-debandade-generale-de-la-population-a-obo/patrouille-soldat-faca-obo-centrafrique-afp-2/” rel=”attachment wp-att-29220 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Une patrouille des soldats FACA à Obo. Crédit photo : AFP
Obo (République centrafricaine) – samedi 1er juin 2019, la ville d’Obo, capitale provinciale du Haut-Mbomou située à 1320 kilomètres au sud-est de Bangui s’est vidée en quelques minutes de ses habitants suite à des tirs d’arme assourdissants d’un soldat de l’armée nationale (FACA).
Il est 19h42 à Obo, Sud-Est de la République centrafricaine, un Soldat FACA, sous l’emprise de l’alcool traditionnel communément appelé « Ngouli », commence à faire des tirs nourris en l’aire avec son arme de service depuis le lieu de production de son alcool où il a l’habitude de le consommer.
Alors que la population locale, qui croyait à une attaque quelconque des groupes armés, a dû quitter précipitamment leur domicile pour se cacher en brousse, le caporal-chef, l’auteur de ces multiples tirs nourris, en a profité pour brûler sur son passage plusieurs habitations jusqu’au quartier Kohoukou.
D’après notre enquête, ce caporal-chef avait été déjà sanctionné et rétrogradé première classe dans le passé pour des actes pareils avant de remonter à nouveau en grade jusqu’au caporal-chef aujourd’hui.
Arrêté sur décision de son chef, le caporal-chef est actuellement en prison militaire à Obo en attendant la décision de Bangui.
Quant à la population, elle commence progressivement à rentrer à la maison ce dimanche 2 juin 2019.
Pour ceux dont leurs habitations ont été incendiées par ce caporal-chef, c’est une nouvelle vie de galère qui commence sachant qu’il n’y aura probablement pas de dédommagement.
Minusca-parlant-a-la-population-de-leveche-de-bambari-mai-2019/” rel=”attachment wp-att-29215 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/patrouille-de-la-Minusca-parlant-à-la-population-de-lévéché-de-Bambari-mai-2019-450×219.jpg” alt=”” width=”450″ height=”219″ />Une équipe des négociateurs de la Minusca parlant aux manifestants le 27 mai 2019 à Bambari. Crédit photo : Bertrand Yékoua / Corbeaunews.
Bambari (République centrafricaine) – Dans la matinée du dimanche 2 juin 2019, les jeunes du quartier PK12 proche de l’aérodrome sont descendus massivement dans la rue pour bloquer une nouvelle fois l’installation des soldats mauritaniens de la Minusca dans le secteur.
Alors que les soldats du contingent gabonais de la Minusca devraient rejoindre leur nouveau poste à Bocaranga dans l’Ouham-Péndé, une localité proche des lieux du massacre du 21 mai imputé aux rebelles de 3R dont plus de 54 personnes avaient été égorgées, les soldats du contingent mauritanien, qui devraient relever leurs collègues gabonais à Bambari, ne sont pas les bienvenus dans la ville.
La semaine dernière, une première manifestation des jeunes des quartiers proches de l’évêché et du pont Nguéndet avait poussé la Minusca à annuler l’installation des soldats mauritaniens sur les différents checkpoints du secteur.
Comme si cela ne suffisait pas, ce dimanche 2 juin 2019 dans la matinée, c’est le tour des habitants du PK12, un quartier situé à 12 kilomètres de Bambari, secteur aérodrome de barricader la route à l’arrivée des soldats mauritaniens de la Minusca qu’ils accusent d’être des complices des rebelles de l’UPC.
Une équation difficile à résoudre pour la Minusca qui a besoin des plus d’hommes pour renforcer ses patrouilles dans l’Ouham-Péndé, lieu considéré prioritaire suite aux attaques des rebelles de 3R.
Centrafrique.com/bambari-ali-darassa-promet-une-patrouille-accrues-de-ses-hommes-aux-quartiers-hadji-et-bornou/ali-darassa-de-lupc-a-bambari-3/” rel=”attachment wp-att-29224 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Ali Darassa, le chef rebelle et ministre Conseiller du premier ministre à Bambari en mars 2019.
Bambari )République centrafricaine) – À la demande des habitants des quartiers Bornou et Hadji, confrontés ce dernier temps à la recrudescence des actes de braquages des hommes armés identifiés comme des Peuls de l’UPC, le chef rebelle Ali Darassa, Ministre Conseiller du Premier ministre, promet de multiplier des patrouilles de ses hommes dans le secteur.
Il y’a une semaine, une équipe composée des chefs religieux musulmans étaient partis au village Gbokologbo, 60 kilomètres de Bambari pour y rencontrer le chef rebelle Ali Darassa concernant la situation sécuritaire dans leurs quartiers.
Après quelques minutes d’entretien avec ce dernier, celui-ci leur a promis que ses hommes vont multiplier des patrouilles nocturnes dans ces deux quartiers pour tenter de rassurer les habitants du secteur.
Entre temps, les émissaires ont soumis au chef rebelle une deuxième doléance concernant les taxes imposées aux commerçants locaux qu’ils jugent trop élevée, mais le ministre Conseiller n’a pas répondu à cette deuxième doléances.
Ceci dit, les commerçants de Bambari qui sont soumis à ces taxes de l’unité pour la paix en Centrafrique vont devoir continuer à les payer même s’ils la jugent trop élevée.
Il y’a lieu de rappeler que ni les forces de la Minusca ni les forces de sécurité intérieure ne patrouillent dans certains quartiers musulmans de Bambari qu’ils jugent favorables aux rebelles de l’UPC d’Ali Darassa.
Minusca-entre-bouar-et-baoro/patrouille-de-la-minusca-en-colone-img_24mars2018210558-5/” rel=”attachment wp-att-29227 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/06/patrouille-de-la-Minusca-en-colone-IMG_24mars2018210558-450×203.jpg” alt=”” width=”450″ height=”203″ />Une patrouille de la Minusca
Bouar (République centrafricaine) – Un accident de circulation sur l’axe Bouar-Baoro impliquant un véhicule de la Minusca a fait un mort et plusieurs blessées ce dimanche 2 juin 2019, a-t-on appris de source sécuritaire locale.
Selon le service de la gendarmerie de Bouar, l’accident s’est produit vers 12 heures locales quand un véhicule de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique ) se fait percuter par un autre véhicule civil en progression vers Baoro.
Le bilan provisoire fait état d’un mort et de plusieurs blessés parmi les passagers civils. 4 soldats de la Minusca ont été également blessés dans cet accident.
Par ailleurs, le samedi 1er juin dernier, 4 passagers d’un taxi-moto ont trouvé la mort après avoir été écrasés accidentellement par un camion au PK18 sur la route de Boali.
Chaque jour qui passe, sur les routes de Bangui comme à l’intérieur du pays, on ne cesse de déplorer des dizaines de morts et des blessés dans des accidents sans que les autorités nationales ne réagissent efficacement.
Centrafrique.com/centrafrique-operation-wegnnyen-negoye-de-la-minusca-contre-le-3r/un-homme-arme-a-koui-en-republique-centrafricaine-3/” rel=”attachment wp-att-29209 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Un rebelle du 3R à Koui.
Bangui (République centrafricaine) – « Wegnnyen negoye » (marteau en Sango) est l’opération militaire lancée par la Mission de l’Onu dans l’Ouham-Pendé, depuis jeudi dernier.
Il s’agit d’une réponse aux attaques perpétrées par le groupe armé Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R), le 21 mai dernier.
Ces attaques, notamment dans les villages de Lemouna et Koundjili, à environ 50 km de Paoua, ont causé 34 morts, y compris celle d’un enfant, en violation flagrante de l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA, selon un communiqué de la Minusca rendu public ce 1er juin. Le 25 mai, le Gouvernement centrafricain a exigé du 3R le démantèlement de toutes ses bases et barrières dans la zone des attaques, ainsi que la remise, dans un délai de 72 heures, des présumés auteurs des crimes.
Toujours selon le même communiqué, la Minusca fait savoir que le groupe 3R a reconnu sa responsabilité dans les attaques, en présentant des excuses publiques, en remettant à la justice trois de ses éléments présumés coupables des attaques et en réduisant sa présence à Bohong, Bokaya et Létélé. Sur les traces du Premier ministre, Firmin Ngrebada, la Minusca ”exige que le 3R rende tous les éléments qui ont joué un rôle dans les attaques du 21 mai et collabore pleinement avec les enquêtes en cours”.
Le but de l’opération ”Wegnnyen negoye” menée par la Force de la Minusca est d’assurer la protection des civils dans la zone, prévenir de nouvelles attaques, affrontements ou tentatives de représailles et d’arrêter tout mouvement d’éléments armés dans la zone. L’opération prévoit, entre autres, la mise en place de bases opérationnelles temporaires dans certaines localités.
Entre temps, la guerre politique n’est pas évitée. La naissance du mouvement ” E Zingo Biani ” réunissant une trentaine d’entités de la société civile et partis politiques n’est pas anodine. Ce mouvement piloté par le Groupe de travail de la société civile sur la crise centrafricaine (GTSC) de Gervais Lakosso s’est vu rallier par des grandes figures de l’opposition telles que Anicet Georges Dologuele du parti URCA, Bertin Béa du KNK, Jean Serge Bokassa de ”Kodro ti mo kozoni si”, Joseph Bendounga du MDREC, Alexandre Ferdinand Nguedet, le syndicaliste Firmin Zhoponguele… ” E Zingo Biani ” ainsi créé exige l’abrogation des décrets portant nomination des leaders des groupes armés dans les hautes fonctions de l’État et l’arrestation de Abass Sidiki des 3R, faute de quoi, il appellera à une désobéissance civile.
La réplique n’a pas tardé. Blaise Didacien Kossimatchi, Coordonnateur à la mobilisation du parti MCU du Chef de l’État a qualifié de ” récupération politique ” la prise de position du E Zingo Biani. ” Nous condamnons tous la tragédie des villages Bohong, Koundjili et environs de Paoua. Mais, cela ne doit pas donner lieu à des récupérations politiques à des fins alimentaires. Le Chef de l’État est bien ferme, ainsi que le gouvernement pour engager des poursuite judiciaires contre les auteurs de ces actes ”, a-t-il précisé dans une déclaration aux média, ce vendredi.
Le mardi 21 mai, au moins 50 centrafricains ont été sauvagement massacrés à Paoua dans les villages de Lemouna, Koundjili et Bohong par des mercenaires et terroristes du 3R (Retour, Réclamation, Réconciliation).
Vu la gravité de ces crimes, le CNCA-PDD s’interroge : Peut-on signer un accord de paix avec des mercenaires ou des terroristes assoiffés de sang ? Les illettrés connaissent-ils la signification d’un « Accord de Paix » ? Pourquoi les autres groupes rebelles signataires du présent Accord de Paix n’ont pas unanimement condamnés ce massacre d’une rare atrocité ?
Eu égard au caractère inique et bestiale de tel acte, le CNCA-PDD se joigne à la classe politique centrafricaine pour condamner avec la dernière énergie ce massacre commis par les ennemies de la Paix dans notre pays.
Souligne par ailleurs que les articles 5.b, 34 et 35 de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en RCA (APPR-RCA) du 6 février 2019 imposent à tous les parties signataires de renoncer à tout recours à la force armée ou à la barbarie pour le règlement de quelque différend qu’elles puissent avoir.
Demande instamment aux autorités centrafricaines et aux partenaires internationaux de tout mettre en œuvre pour traduire rapidement devant la justice le sulfureux Bi Sidi Souleymane dit « SIDIKI » pour servir d’exemple.
Adresse ses sincères condoléances aux proches des victimes et aux habitants de toute la région. Déclare par la même occasion à ces professionnels de massacres que tous les crimes qu’ils ont commis en Centrafrique ne resteront jamais impunis quelque soient les compromis politiques.
Centrafrique.com/centrafrique-nimeri-matar-chef-milicien-du-pk5-serait-il-mort/le_chef_milicien_nemeri_matar_de_km5_corbeaunews_mbata-2/” rel=”attachment wp-att-29197 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le chef milicien du PK5 Nimery Matar alias Force. Crédit photo : Corbeaunews.
Bangui (République centrafricaine) – Samedi 1er juin 2019, le tristement célèbre chef de gang du PK5 Nimery Matar alias forces serait mort ce matin, a-t-on appris des sources sécuritaires à Bangui.
Plusieurs fois annoncées pour mort, le redoutable chef milicien Nimery Matar alias forces serait mort ce matin du samedi 1er juin 2019 à Bangui. Cette information, confirmée par plusieurs sources indépendantes, est saluée par la population du PK5 où le chef du gang Nimery Matar alias forces et ses éléments rackettent quotidiennement.
Le service de police nationale a annoncé qu’il pourrait y avoir des tirs d’armes intenses au PK5 à l’enterrement du chef de gang ce samedi.
Certaines sources parlent de la cour de l’école Koudoukou comme lieu de son enterrement, tandis que d’autres annoncent pour le quartier Boeing derrière l’aéroport.
Pour l’heure, le corps se trouve encore à la mosquée, selon une source locale.
Toutefois, l’heure exacte des funérailles n’a pas été annoncée par sa famille biologique.
Paoua-un-ressortissant-local-sinsurge/paoua-en-Centrafrique-le-27-decembre-2017-par-afp-3/” rel=”attachment wp-att-29192 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Ville de Paoua. AFP
COMMUNIQUE DE PRESSE
Le 21 Mai dernier, les corps des enfants, des femmes et des hommes dont un dé puté suppléant de Paoua 1 baignaient dans le sang dans les localités de bohang KOUNZILI et LEMOURA dans l’Ouham Pendé.
Lâchement abattus à bout portant par le groupe 3R du criminel SIDIKI témoigne le caractère délibéré de cet assassin d’exterminer plusieurs villages.
Quel sens veut-il donner à cet acte ignoble, barbare, surhumain par rapport à : Sa participation au dialogue de Khartoum ?
Sa présence dans le Gouvernement s’il est et demeure encore et toujours un assassin notoire ?
A-t-il encore sa place dans le Pays de Barthélémy BOGANDA et surtout dans le Gouvernement de la République ?
Fait-il encore partie des signataires des accords de Khartoum ?
Qu’attend le Gouvernement de ce criminel sans scrupule, sans état d’âme et im moral ?
Qu’il extermine encore et encore les paisibles populations dans une République Institutionnelle, Constitutionnelle présidée par un Président démocratiquement élu ?
Le Gouvernement va t-il se contenter des trois exécutants qu’il aurait livrés à la Justine sachant pertinemment que c’est lui SIDIKl qui a planifié les opérations et donc est le principal commanditaire ?
Ressortissant de l’Ouham Pendé ancien candidat à la députation dans la circons cription de BOZOUM 2, Indigné et profondément choqué par le caractère abominable, cruel et coordonné de ces actes odieux,
Je condamne avec la plus grande sévérité et fermeté ces assassinats crapuleux et sans mobile.
Demande le retrait immédiat de SIDIKl dans tous les processus des accords de Khartoum ainsi que son départ du Gouvernement du peuple Centrafricain qu’il massacre quotidiennement.
Exige son arrestation sans délais et le démantèlement total du groupe 3R dont il est incontestablement l’instigateur.
Aux familles endeuillées par cette terrible disparition brutale des leurs, je m’as socie à leur douleur et tristesse en leur adressant mes sincères condoléances les plus profondes.
Centrafrique.com/centrafrique-monsieur-nourd-gregaza-president-du-prnc-desormais-nouveau-leader-des-groupes-armes/combattants-de-la-seleka-centrafrique-seleka-5/” rel=”attachment wp-att-29181 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les combattaants de la Seleka.
COMMUNIQUE DE PRESSE
Vu la situation de crise de notre pays pendant une décennie.
Vu l’effort que nous avons consenti pour le retour de la paix en RCA.
Vu la politique de nos Dirigeants, Gouvernements, Partis politiques, Leaders des différentes entités, d’opinions nationales et internationales
Vu le dernier dialogue de Khartoum qui a abouti à une signature d’accord de paix et de réconciliation entre le gouvernement et les Groupes armés le 06/02/2019 à Bangui.
Très chers compatriotes, nous les Généraux officiers et sous-officiers, hommes de rang signataires du” traité de coalition du Parti du Rassemblement de la Nation Centrafricaine (PRNC) “déclarant officiellement devant tous qu’à compter de ce jour le 28/05/2019 nous prêtons solonellement serment de choisir et prendre pour notre leader incontesté et incontestable Monsieur NOURD GREGAZA le Président fondateur de PRNC . Par conséquent il demeure le seul interlocuteur pour nous représenter devant les instances .
Bangui (République centrafricaine) – L’assemblée nationale centrafricaine est la chambre monocamerale représentative du peuple centrafricain en attendant la mise en place effective du sénat.
Elle est élue au suffrage universel direct pour une durée de cinq (5) ans renouvelable indéfiniment. Cette sixième législature est composée de cent quarante (140) députés cosmopolites élus au scrutin uninominal majoritaire à deux tours.
Les députés sont non seulement les représentants de la souveraineté nationale mais aussi les défenseurs des intérêts des électeurs de leurs circonscriptions respectives. Les missions principales et traditionnelles des parlementaires consistent à voter les lois de la république et de contrôler les actions gouvernementales. A cet égard, l’assemblée nationale apparaît ainsi comme le baromètre de l’équilibre politique et cela dans le respect de l’intérêt supérieur de la nation.
Force est de constater dans les faits que cette sixième législature pourtant composée de grands intellectuels et commis de l’Etat est en résumé un gâchis, un véritable constat d’échec à l’image de la politique générale du pays.
Cette sixième législature est à juste titre caractérisée par une série sans fin de scandales mafieux, de magouilles et de complots tous azimuts au sommet de l’état.
Malgré la multiplication exponentielle de scandales, les parlementaires ne sont pas inquiétés et les excès continuent. D’emblée, la mise en place du bureau de l’assemblée nationale après les élections de 2015 s’est faite sur fond de magouille, de promesses grossières et intenables en passant par la destitution programmée et téléguidée du Président de l’assemblée nationale.
On relève entre autres scandales la circulation dans les couloirs des enveloppes et frais opaques, des conflits d’intérêts imbibant les hautes autorités, la création des groupes d’intérêts occultes, des sociétés de parlementaires qui gagnent des marchés publics dont les conditions d’attribution des marchés ne sont pas transparentes etc….
Ces pratiques mafieuses, douteuses, malhonnêtes, illicites et illégales sont tellement notoires qu’elles justifient la non déclaration ou du moins la réticence de déclaration de patrimoine de certains parlementaires pourtant imposée par l’alinéa 1 de l’article 66 de la constitution du 30 mars 2016 qui dispose que « dans les trente (30) jours qui suivent l’installation du parlement, le député et le sénateur font chacun en ce qui le concerne une déclaration écrite de patrimoine déposée au greffe de la Cour constitutionnelle qui la rend publique dans les huit (8) jours francs ».
En plus de ces graves manquements constitutionnels restés impunis, les parlementaires excellent dans les détournements de deniers publics et de corruption de bas étage. Certains sont notoirement analphabètes et par voie de conséquence incompétents car ils ne s’investissent pas assez dans les débats et se précipitent pour voter les lois après un long et ennuyeux sommeil. Qu’à cela ne tienne, l’absentéisme chronique, injustifié et impuni au mépris du règlement intérieur de l’assemblée nationale, confirme le manque de productivité et d’efficacité dans les missions parlementaires confiées par la constitution.
Fort de ce qui précède, le citoyen lambda s’interroge sur la primauté de la magouille dans l’hémicycle au détriment de l’efficacité de la mission parlementaire :
Pourquoi les organes étatiques de contrôle c’est à dire la Cour des comptes et autres ne s’intéressent-ils pas à la gestion opaque et scabreuse de l’assemblée nationale ? Pourquoi la magouille, la mafia et le complot d’état qui devraient constituer le combat des parlementaires s’installent durablement dans le palais du peuple ? Pourquoi ces mutismes, inactions complices et légendaires des parlementaires face à la dérive totalitaire du pouvoir ?
Concernant l’interpellation à l’assemblée nationale du premier ministre sur la boucherie meurtrière de Paoua, certains députés se sont agités avec force pour enfin s’endormir après l’intervention du chef du gouvernement. S’agissait-il encore d’une énième épisode de corruption ? Comment peut-on éradiquer ces facteurs d’inefficacité pour privilégier les intérêts de leurs électeurs ? A ce jour, combien de parlementaires sont impliqués impunément dans des scandales politiques et financiers ?
Beaucoup de questions qui interrogent la moralité et la probité des parlementaires de la sixième législature qui laissent planer le doute et la suspicion sur cette prestigieuse institution étatique. Au moment où l’accord de Khartoum est mis à mal, en ballotage défavorable par les récentes tueries, les parlementaires submergés par la magouille ne font plus peur à l’exécutif et qu’une éventuelle interpellation, enquête parlementaire ou une tentative de motion de censure ne représente qu’une promenade de santé pour les acteurs du pouvoir exécutif.
En conséquence de ce qui précède, nous lançons un vibrant appel à la diaspora à travers le monde, à la jeunesse agissante et aux âmes éclairés d’assiéger massivement l’assemblée nationale en sollicitant le suffrage des électeurs aux prochaines échéances électorales en vue de renouveler ou de recycler la maison du peuple.
Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Bangui (Centrafrique) – Il pourrait être limogé d’un moment à l’autre par le président Faustin Archange TOUADERA, selon une source bien introduite.
La décision vient de la Fédération de Russie, selon la même source, après le voyage à Moscou la semaine dernière du Directeur général de la police nationale le colonel bienvenu Zokoué.
Le ministre de la sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara, en conflit ouvert d’un côté avec son directeur de cabinet, et de l’autre avec le directeur général de la gendarmerie et celui de la police, va bientôt être limogé de son poste par le président Faustin Archange TOUADERA, et ce, sur ordre de la Russie. Le motif : « complicité avec la France ».
Alors qu’à la présidence de la République, certains tentent même de porter la responsabilité des tueries de Paoua la semaine dernière et de Bambari en début d’année sur le ministre de la Sécurité publique, d’autres par contre, qui doutent sérieusement de ces allégations, se demandent quel rôle exact jouent les mercenaires russes en République centrafricaine.
Selon eux, ces deux tueries de masses se sont produites à moins de 10 kilomètres de la base opérationnelle des Russes et des FACA, mais ils n’ont pas réagi face à ces menaces : à Bambari, une cinquantaine des Russes sont dans la ville quand les rebelles de l’UPC ont pris d’assaut le centre-ville tuant 2 policiers, tandis qu’à Paoua, plusieurs dizaines des mercenaires russes sont également présents quand les rebelles Peuls de 3R ont massacré une cinquantaine des civils à Lemouna, Pougole,Koundili…
Ainsi, peut-on limoger un ministre avec trois gendarmes et cinq policiers sous-équipés à sa disposition pour faute professionnelle alors que sa collègue de la défense, chef des armées, avec plus de cent hommes lourdement armés et positionnés a seulement quelques kilomètres de ces tueries de masse ?
D’autre part, certains Centrafricains se demandent pourquoi dire que tel ou tel ministre est profrançais alors que le président Faustin Archange TOUADERA lui-même est accéder au pouvoir grâce à la France ?
Selon l’ancienne présidente de la transition Catherine Samba-Panza qui a vendu le mérite du candidat Touadera aux Français, celui-ci serait mieux placé pour réconcilier les Centrafricains vu son côté paternel qui est Peul, son côté maternel, chrétien et son appartenance politique KNK. Il serait mieux placé de parler avec les rebelles de la Seleka, tout comme ceux de la milice Anti-Balaka.
Malheureusement, comme dit un adage populaire, « l’habit ne fait pas moine ».
Faut-il le rappeler que le directeur général de la police, tout comme celui de la gendarmerie sont des parents directs au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.
Le premier, qui se batte depuis plusieurs mois pour être nommé ministre de la Sécurité publique, multiplie des fiches mensongères, comme il l’a fait au temps de l’ancien Président Bozizé, contre son chef le ministre Wanzet.
Centrafrique.com/centrafrique-tentative-dintimidation-des-journaliste-de-la-radio-notre-dame/rondpoint-du-quatrieme-arrondissement-avec-la-statue-du-soldat/” rel=”attachment wp-att-29168 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Rondpoint du 4e arrondissement de Bangui. Credi photo : Mickael Kossi /CNC.
RADIO NOTRE-DAME COMMUNIQUE
La Direction de la radio Notre Dame, « la voix de l’espérance » porte à l’opinion publique les faits suivants vécus et rapportés par un auditeur (dont elle tait le nom pour sa sécurité)
« Le samedi 25 mai 2019 vers 16h30mn en sortant de la concession de la radio Notre Dame, j’aperçois un véhicule 4×4 de marque V8 non immatriculé, couleur noire avec vitre fumée qui me coince presque devant l’entrée du centre pastoral « Communauté Arbre de vie », (à côté de la radio).
Les gens sont qui sont dans le véhicule baissent les vitres en dessous de leurs têtes, et l’homme au volant me demande si je travaille à la radio Notre Dame. Ce a quoi je réponds non et leur dit que je suis venu déposer un souhait d’anniversaire. Les autres passagers insistent. L’un d’eux dit qu’il faut fouiller mon sac, mais un autre s’y oppose : « il dit qu’il ne travaille pas à la radio comment on peut fouiller son sac? »
Un autre encore me dit encore : « va dire au personnel de radio Notre Dame que comme c’est eux qui disent la vérité là, on va les frapper dur et dit à Koyassake qu’on l’aura… ». Après quoi, ils rementent les vitres et s’en vont ».
La Direction de Radio Notre Dame note que ces faits et ces propos sont des menaces évidentes orientées vers les journalistes de cette station. Par conséquent, elle tient à dénoncer sans ambages toute tentative d’intimidation à l’endroit des journalistes de la station et tout autre média.
Radio Notre Dame, « La voix des sans voix » et « présence d’Église » poursuivra l’engagement qui est le sien depuis bientôt 25 ans au service de toute la nation centrafricaine et ceci, dans le respect de sa ligne éditoriale et dans les conditions fixées par l’article 15 de la Constitution de la République centrafricaine.
Minusca-fait-un-don-des-vivres-a-lhopital-de-bria/le-chef-du-bureau-de-la-minusca-et-le-prefet-de-la-haute-koto-le-29-mai-2019-lors-de-la-celebration-de-la-journee-internationale-de-la-minusca-2019/” rel=”attachment wp-att-29163 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/05/le-chef-du-bureau-de-la-Minusca-et-le-Préfet-de-la-haute-Koto-le-29-mai-2019-lors-de-la-célébration-de-la-journée-internationale-de-la-Minusca-2019-450×372.jpg” alt=”” width=”450″ height=”372″ />Le Chef du bureau de la Minusca de Bria et le Préfet de la haute Koto le 29 mai 2019 à Bria lors de la célébration de la journée internationale des casque bleus. Crédit photo Moïse Banafio / CNC.
Bria (République centrafricaine) – Le bureau régional de la Minusca, dans le cadre de la festivités de la journée internationale des Casques bleus, a remis un lot des vivres à l’hôpital régional de Bria, au centre nord de la Centrafrique.
Célébrée cette année sous le thème de « Protéger les civils, protéger la paix », la journée internationale des Casques bleus, instaurés en décembre 2002 par l’assemblée générale des Nations unies, est célébrée cette année à Bria par le bureau local de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en Centrafrique).
Dans le souci de laisser son empreinte philanthropique dans le cœur des familles et des enfants malades de Bria, le bureau régional de la Minusca a remis un lot des vivres et des habits à l’hôpital régional de Bria, et ce, en présence des autorités locales.
Après quelques minutes de cérémonie à l’hôpital, un match de football a été organisé dans l’après-midi entre le bureau local de la jeunesse et les soldats de la Minusca.
Faut-il rappeler que cette journée des Casques bleus rend hommage au personnel (civils, policiers et militaires) pour sa contribution inestimable au travail de l’ONU ?
Bambari (République centrafricaine) – quelques dizaines des personnes se sont brièvement manifestées ce mercredi 29 mai dans la matinée à Bambari contre la présence des soldats du contingent mauritanien de la Minusca.
Au moins une cinquantaine des personnes sont descendues dans les rues de la capitale provinciale de l’Ouaka, centre de la République centrafricaine, afin de manifester contre l’arrivée des soldats mauritaniens de la Minusca.
Leurs objectif, empêcher la relève des soldats du contingent gabonais qui doivent laisser leur place, dans le cadre de leur rotation, à leurs collègues mauritaniens de la Minusca.
Le problème, une partie de la population locale, qui soupçonne et continue de soupçonner les soldats mauritaniens de la Minusca d’être de connivence avec les rebelles de l’ex-coalition Seleka, notamment ceux de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) dirigée par le sulfureux Ali Darassa.
Alors que les activités reprennent petit à petit dans certains quartiers proches de l’évêché de Bambari suite aux patrouilles conjointes et permanentes FACA – Minusca gabonais dans le secteur, l’arrivée des soldats mauritaniens sème le doute et la colère au sein de la population locale qui craint un probable retour des rebelles de l’UPC à leur position initiale.
À en croire à leurs propos, les soldats mauritaniens de la Minusca ne sont pas crédibles. Ils partagent parfois même les plats avec les rebelles qui viennent s’entretenir avec eux quotidiennement.
Pendant ce temps, les enseignants de l’école préfectorale menacent ce mercredi 29 mai d’arrêter les cours, car leur école se trouve justement proche de l’évêché, un point d’entrée et de sortie stratégique des rebelles, bloqués par les soldats gabonais et les FACA depuis quelques mois : « si les Gabonais sont partis et que ce sont des Mauritaniens qui les remplacent, il y’aura forcément le retour des rebelles dans le secteur… », exclamé un enseignant à l’école préfectorale.
Depuis lors, le bureau local de la Minusca n’a pas réagi à cette nouvelle donne.
Centrafrique.com/les-enfants-de-centrafrique-souffrent-de-la-crise/un-enfant-rebelle-de-la-seleka-en-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-29150 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Un enfant soldat de la Seleka.
La longue crise sécuritaire dans laquelle le pays est plongé depuis plusieurs années a aggravé la situation des enfants, avec le phénomène des enfants enrôlés de force par les groupes armés ou séparés de leurs familles.
Aujourd’hui, la situation des enfants dans le monde connaît une nette amélioration, selon un récent rapport de l’ONG internationale Save the children. Ce n’est pas le cas en République centrafricaine.
Nous sommes à la fondation Voix du cœur, un centre de prise de en charge des enfants privés du bonheur et de la chaleur familiale.
Initialement chargé d’accueillir des enfants des rues, ce centre a vu son champ d’action s’élargir aujourd’hui à d’autres catégories d’enfants, compte tenu du contexte sécuritaire assez précaire.
Moïse Mozongo, 13 ans, a été abandonné par sa famille.
“J’étais venu en congé chez mon oncle. Mais quand je suis arrivé, il était parti à Brazza. Ne sachant plus où m’abriter, je suis allé dans la rue. Mais j’ai vu que la vie dans la rue se résume au banditisme et ce n’était pas bon pour moi. J’ai pris la décision de venir à la fondation Voix du cœur dans l’espoir de continuer les études. J’ai composé le concours d’entrée en 6e et aujourd’hui, j’ai passé le CEF1. Mais parmi nous tous qui sommes ici, il y en a qui sont accusés de sorcellerie, d’autres de vols d’argent, d’autres encore ont perdu leurs parents, etc.”.
Au moins 13.000 enfants associés aux groupes armés sont en cours de réinsertion selon l’Unicef
En Centrafrique, les conflits armés qui sévissent depuis 2012 ont vu beaucoup d’enfants intégrer le rang des groupes armés. D’autres ont fait les frais d’abus des hommes en armes.
C’est le cas de Triompha, mariée de force à un ex-combattant dans le nord du pays et dont le témoignage est rapporté ici par Dieudonné Ouambetti, directeur par interim de la fondation Voix du cœur.
“Effectivement, les enfants ont beaucoup souffert dans notre pays. Nous avons donc eu ce témoignage de Triompha, cette fille de 14 ans qui est harcelée par un ex-antibalaka. Le mari a déjà une femme. Et quand elle est arrivée, la situation de co-épouse s’est posée. La femme de la maison a commencé à la battre et voyant qu’elle ne pouvait supporter les souffrances infligées par la co-épouse, elle a dû prendre fuite. Le mari, une fois de retour à la maison, est allé dans la famille de la fille, menaçant de lui tirer une balle dans la tête si elle ne revenait pas avec lui à la maison. La fille était obligée de revenir. C’est un véritable problème.”
De 2014 à ce jour, au-moins 13.000 enfants associés aux groupes armés ont été libérés et sont en phase de réinsertion, selon l’Unicef.
La crise a fait que beaucoup d’enfants ont été séparés de leurs familles. D’autres s’orientent vers les chantiers miniers pour subvenir aux besoins de leurs parents tandis que d’autres sombres dans la prostitution.
Vital Kamerhe, directeur de cabinet du Président de la République, a promis, mercredi 29 mai, de « transmettre fidèlement » la pétition de la société civile à Félix-Antoine Tshisekedi. Après avoir reçu une délégation de cette structure, il a salué la lutte qu’elle mène.
Le directeur du Président de la République a souligné que la société civile sert de « contrepoids » aux gouvernants.
Il a par ailleurs indiqué qu’on ne peut pas gouverner sans tenir compte des avis, des remarques, des considérations, des observations et des propositions de celle-ci parce qu’elle est l’expression de la population.
Dans sa pétition adressée, mardi 28 mai, à la Présidence de la République, la société civile refuse des nominations, dans le prochain gouvernement et dans d’autres institutions publiques, des acteurs politiques ou de la société civile, trempés dans divers crimes et dans les violations des droits de l’homme.
Cette recommandation de la société civile de la RDC adressée au chef de l’Etat, est contenue dans une pétition déposée hier mardi à la présidence de la République.
Selon le coordonnateur général de la société civile en RDC, Christopher Ngoy, la pétition a déjà recueilli à ce jour 16 000 signatures.
A en croire certaines indiscrétion, le Front commun pour le Congo (FCC), plateforme de Joseph Kabila, aurait 60% de postes ministériels dans le futur gouvernement de la RDC. Cap pour le changement (CACH) qui a soutenu la candidature du président Félix Tshisekedi aurait pour sa part 20%.
Cette clé de répartition des postes ministériels réserve 10% de portefeuilles à la discrétion du Président de la République et 10% autres à Joseph Kabila, ancien Président de la République et sénateur à vie, dont la plateforme politique a remporté la majorité des sièges à l’Assemblée nationale.
Centrafrique.com/rca-interview-de-lancien-premier-ministre-et-depute-ivoirien-pascal-affi-nguessan-sur-cnc/pascal-affi-nguessan-depute-ivoirien-interviewe-par-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-29139 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Pascal Affi N’guessan, Député ivoirien interviewé par corbeaunews lors de son passage à Bangui.
Pascal Affi N’guessan (PAN), député de la République de Côte d’Ivoire, ancien Premier ministre, dans une interview inclusive accordée à Corbeau News Centrafrique (CNC) à la fin du séminaire interparlementaire organisé les 15 et 16 Mai 2019 à Bangui sur le thème « l’autonomie des assemblées parlementaires, quelles implications pratiques ? »
Il s’est focalisé sur quelques principes fondamentaux d’autonomie des assemblées parlementaires dans l’espace francophone.
CNC : monsieur Pascal Affi ne gueusant, député de la République de Côte d’Ivoire, ancien premier ministre, bonjour
PAN : Bonjour
CNC : Après deux jours de travaux d’atelier avec vos pairs centrafricains parlementaires, comment évaluez-vous ce séminaire interparlementaire ?
PAN : Les travaux se sont déroulés dans une très bonne ambiance, un intérêt soutenu des parlementaires centrafricains pour les thèmes qui ont été développés et qui tournent autour de l’autonomie des assemblées parlementaires. Ce thème a été traité à travers plusieurs conférences et j’ai personnellement eu à animer deux conférences sur les principes fondamentaux de l’autonomie et sur les assemblées parlementaires dans leurs relations avec l’exécutif et les autres institutions. Je crois que c’était une très bonne rencontre parce que c’est un thème qui est venu à-propos à travers l’intérêt même que les parlementaires centrafricains ont manifesté, mais surtout à un moment où nous sommes ici à Bangui en train de sortir de la crise de construire de nouvelles institutions dont l’institution parlementaire. Ce thème a permis aux autorités parlementaires et aux honorables députés de mieux cerner les contours de leur mission, de voir comment se positionner par rapport à l’exécutif et autre institution et de voir comment collaborer pour que l’Accord de paix qui a été signé entre le gouvernement et les groupes armés puisse bénéficier du soutien des parlementaires et du peuple centrafricain afin de conduire le pays à une paix durable. Donc ce séminaire vient à point nommé et je suis persuadé que ce qui a été développé pendant ces deux jours va aider la Centrafrique à aller vers des progrès pour une sortie définitive de crise.
CNC : « Autonomie des Assemblées parlementaires, quelles implications pratiques ? », c’est le thème choisi pour votre rencontre en Centrafrique. Croyiez-vous que le parlement centrafricain n’est pas autonome ?
PAN : Parce que le Parlement est au centre de la vie démocratique, le Parlement est aussi le lieu de la représentation nationale. Il est le foyer du débat, ce qui revient à dire que dans un pays comme la Centrafrique qui a connu des rébellions armées, qui a connu des déchirures internes. La question de rassembler les représentants de toutes les régions et de toutes communautés au sein d’une institution comme le parlement, cette occasion est une opportunité pour construire la paix, c’est une occasion pour associer toutes les composantes dans leurs diversités et à l’action publique donc le parlement doit être au centre du processus de la paix ; il doit être au centre de la mobilisation nationale et doit être au centre de la participation nationale. C’est donc ce parlement doit prendre la plus grande mesure de cette mission et s’organiser efficacement pour qu’à travers le parlement tout le peuple centrafricain soit mobilisé en faveur de la paix et de la stabilité. C’est pour cela que cette question de l’autonomie parlementaire, la question du rôle du parlement de sa position dans l’édifice institutionnelle est une question essentielle et je suis persuadé que le séminaire a apporté des éléments au parlement dans leur diversité pour jouer ce rôle central notamment dans le processus de sortir de la crise.
CNC : votre thématique dans ces assises est les principes fondamentaux d’autonomie des assemblées parlementaires dans l’espace francophone, alors est-ce à dire que les parlements francophones ne sont pas autonomes au vu de ces principes ?
PAN : Vous savez dans l’espace francophone, la question de l’autonomie est vécue diversement. Il y’a des parlements où véritablement les parlementaires ont pris conscience de leur mission et qui jouent efficacement leurs responsabilités, d’autres parlements qui sont encore jeunes et qui ont besoin d’être soutenus et d’être accompagnés pour progressivement prennent , et je dirais de la mesure de toutes leurs responsabilités parce que la question de l’autonomie révèle plusieurs dimensions il y’a cette dimension politique, c’est le fait que les parlementaires doivent être élus et donc à ce niveau-là il faut que le parlementaire prenne conscience que le fait qu’ils sont élus signifie qu’ils ont un mandat souverain qu’ils doivent exercer. Il y’a aussi l’autonomie juridique à savoir que le parlement ne dépend d’aucune institution et doit s’exercer la plénitude de ses attributions, il y’a également l’autonomie administrative le service du parlement doit être organisé par le parlement lui-même, l’autonomie financière c’est le parlement qui doit exécuter souverainement son budget sans aucune interférence de l’exécutif, ensuite la relation du parlement avec les autres institutions, avec l’exécutif ça veut dire que cette notion d’autonomie doit aussi être prise avec beaucoup de doigter, parce que le parlement est autonome qu’il est complètement en dehors de toute relation avec les autres institutions. Si le parlement doit contribuer au développement à la paix et la sécurité nationale il est obligé d’entretenir des relations, il vote la loi, mais la loi est soumise par l’exécutif. Donc il y’a des relations qui doivent être établies entre le Parlement et l’exécutif, entre le Parlement et la Cour de Comptes, entre le Parlement et le Conseil Constitutionnel, il y’a des relations, mais c’est un jeu de rôle que chacun reste dans son rôle et conjuguant ce rôle avec celui des autres dans l’intérêt national.
CNC : Alors monsieur Pascal Affi ne gueusant, pour finir comment a été votre séjour en Centrafrique ?
PAN : C’est un séjour fructueux et c’est la première fois pour moi de venir en Centrafrique. Je dois dire que je n’ai pas véritablement rassuré par rapport à ce que nous attendons, rassurer qu’il y’a un peuple mobilisé au sortir de la crise. Et je peux dire que c’est un séjour des expériences pour mon action personnelle en Côte d’Ivoire et parce que là aussi nous avons noué des relations d’amitié avec les parlementaires et les autorités de ce pays. Donc je remercie les autorités centrafricaines et les parlementaires et le peuple centrafricain de l’accueil qu’ils ont bien voulu nous réserver.
CNC : monsieur Pascal Affi N’guessan député de la République de Côte d’Ivoire, ancien Premier ministre nous vous remercions
Centrafrique.com/centrafrique-la-solution-serait-elle-institutionnelle/bangui-paralysee-et-incendie-dun-vehicule-4/” rel=”attachment wp-att-29135 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Bangui après un affrontement entre Seleka et Anti-Balaka en 2014. CopyrightCNC.
Bangui (République centrafricaine) – Les centrafricains semblent aujourd’hui dans l’attente d’un homme providentiel qui répondrait par ses vertus (expérience, force, leadership, courage, intégrité, intelligence, sagesse etc.) à tous les maux du pays. Cet homme dirigerait la nation dans
le cadre institutionnel actuel avec un Président de République clef de voûte des institutions et chef de Pouvoir Exécutif.
Le problème est que les hommes vertueux peinent à émerger et que le système institutionnel actuel calqué sur la Cinquième République Française favorise une élection (la plupart du temps truquée) qui fige pour de nombreuses années un régime de népotisme, de clientélisme, de prédation incapable de répondre aux urgences et aux défis du pays. Les réformes nécessaires ne sont pas menées et la forte concentration du pouvoir dans la capitale entraîne un abandon des provinces délaissées au détriment du développement et de l’intérêt général de la nation.
Il apparaît donc aujourd’hui urgent de repenser le système institutionnel pour cadrer les dirigeants, répondre aux besoins de la nation et mettre fin à cette malédiction enfermant le pays dans la corruption, les rebellions et le sous-développement.
Une solution pourrait être de favoriser un régime de type parlementaire avec une forte décentralisation accompagnée d’une déconcentration réelle. Ce système reposerait sur des élections législatives, provinciales et municipales plutôt que sur une seule élection présidentielle biaisée qui figerait la vie politique pendant des années. Une multitude d’élections locales seraient en effet plus difficiles à truquer pour un seul parti qu’une seule élection nationale et offrirait au peuple une meilleure réprésentativité. Le Président de la République serait élu par un collège électoral restreint de députés, gouverneurs, de maires qui interviendrait aussi pour la répartition des postes ministériels, limités en nombre et choisis sur des bases purement techniques et administratives. Les citoyens serait dans ce système mieux à même de contrôler leur député, maire ou autre représentant local qu’un Ministre ou des conseillers présidentiels isolés dans la capitale et dépendant uniquement du pouvoir discrétionnaire Président. Le député ou maire prédateur, corrompu aurait ainsi directement des comptes à rendre à ses électeurs et concitoyens de proximité alors que le système actuel consacre des Ministres, députés et conseillers selon la vigueur de leur soutien au Président au détriment de l’intérêt général national. Ce système institutionnel répondrait aussi mieux aux menaces d’ingérence de puissances étrangères, de rebellions armées d’affairisme ou autres maux qui se nourrissent de ce statu quo infernal sur le dos de la population.
Centrafrique.com/une-politique-publique-ambitieuse-et-audacieuse-de-transformation-urbaine-et-durbanisation-acceleree-de-la-ville-en-rca/avenue-des-martyrs-vers-la-colombe-bangui-2/” rel=”attachment wp-att-29130 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’avenue des martyrs à Bangui. Crédit photo : Michael Kossi / CNC.
Bangui (République centrafricaine) – Après avoir fait le constat- plutôt amer- suivi d’un diagnostic sérieux de l’état de délabrement.
un état de délabrement marqué par la dégradation continue des voies urbaines et suburbaines, l’aspect très poussiéreux et la vétusté des immeubles- très avancé du paysage de nos villes en général et singulièrement de celui de la ville de Bangui en particulier- principal siège des institutions nationales, des organisations internationales accréditées en RCA et ,subsidiairement, épicentre des activités économiques et commerciales- et afin de rendre la ville en général et notamment la ville de Bangui un peu plus attractive, attrayante et compétitive sur le plan économique et social pour en faire, à terme, un véritable hub régional dans la vision d’un pays ayant vocation à devenir un pays émergent à un horizon à moyen terme, nous pensons qu’une politique plus ambitieuse et plus audacieuse de transformation urbaine doit être imaginée dans le cadre de la nouvelle politique de dynamisation des collectivités locales et de la ville envisagée et initiée par les pouvoirs publics.
Bangui, la capitale et accessoirement la métropole, représente, par excellence, la vitrine, le « Show Room » de la RCA à l’étranger dans un monde et un environnement de plus en plus concurrentiels où chaque ville-capitale cherche à occuper la première place en termes de renommée à tous points de vue et surtout détenir la palme d’or en matière d’organisation des grandes festivités et sommets internationaux. C’est pourquoi, elle doit rapidement redorer son blason. Retrouver son lustre d’antan pour re-mériter sa réputation de jadis « Bangui, la coquette, ville de pari».
Cette politique publique de transformation urbaine pourra comporter cinq volets. Ainsi, le 1er volet sera réservé à la mise en place d’une agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) ou d’un fonds national de développement urbain (FONDU) (I), le second volet, quant à lui, concernera l’exécution permanente de travaux d’entretien, de réfection et de construction des voies de communication urbaines (rues, boulevards et avenues) (II), le 3e volet sera dédié à la vérification de la mise en œuvre, à intervalles réguliers, de travaux de ravalement des immeubles à usage d’habitation et/ou professionnel du centre ville (III), le 4e chapitre, à l’érection par les propriétaires ou leurs ayants droits des immeubles à usage d’habitation ou professionnel du centre ville en immeubles d’au moins 6 étage en lieu et place des vieux bâtiments existants construits le long des principales artères (IV). Enfin, un 5ème chapitre sera consacré à une période dite d’adaptation laissée aux contribuables (personnes physiques ou personnes morales) concernés afin de leur permettre d’appliquer les nouvelles dispositions légales en vigueur. Autrement dit, il faut envisager l’octroi, à leur profit, d’une période de transition (V).
I. La mise en place d’une agence nationale pour la rénovation urbaine ou d’un fonds national de développement urbain.
L’agence nationale pour la rénovation urbaine (ANRU) est un établissement public à caractère industriel et commercial (EPIC). Elle est créée par une loi dite d’orientation et de programmation pour la ville et la rénovation urbaine (PNRU) afin d’assurer la mise en œuvre et le financement du programme national de rénovation urbaine (PNRU). Les modalités de fonctionnement (organisation administrative, régime financier et comptable, missions de maîtrise d’ouvrage) sont précisées dans un décret.
L’ANRU est placée sous la tutelle du ministre chargé de la politique de la ville- en l’occurrence, le ministre de l’urbanisme, de la ville et du logement-, qui fixe les orientations générales de son action.
Des arrêtés portent approbation du règlement général de l’ANRU relatif au PNRU.
a) Objectif
L’objectif général de l’agence est d’accompagner des projets urbains globaux pour transformer les quartiers en profondeur ;
o En réinsérant les quartiers dans la ville ;
o En créant la mixité sociale dans l’habitat ;
o En introduisant de la mixité par la diversification des fonctions (commerces, activités économiques, culturelles et de loisirs).
Elle représente le guichet unique destiné à simplifier les procédures de financements.
b) Instance
o Un conseil d’administration composé d’un nombre (pair) de membres (représentants de l’Etat, des organismes du logement social, des collectivités locales et personnalités qualifiées).
o Un comité d’engagement sous la présidence du directeur général de l’ANRU composé de membres (8 à13 membres) (représentants de l’Etat et des organismes du logement social).
o Un comité d’évaluation et de suivi (CES) composé de membres déterminés (15), issus de la société civile et d’horizons divers : l’urbanisme et l’architecture, le monde associatif, l’action syndicale, le journalisme, l’éducation ou encore l’entreprise. Le CES a pour mission de veiller aux conditions de réalisation du programme national de rénovation urbaine et notamment à la prise en compte des parcours de mobilité résidentielle, professionnelle et scolaire des habitants. Le CES de l’ANRU est un organe indépendant, qui publie annuellement un rapport d’évaluation de la politique de rénovation urbaine. Il se base sur l’analyse des agrégats nationaux des projets de rénovation urbaine, sur des études qu’il commande chaque année sur des thèmes principaux du PNRU et sur des rencontres avec des acteurs locaux des projets et les habitants des quartiers.
o Un délégué territorial, le préfet, représente l’ANRU dans chaque préfecture. Il est assisté d’un délégué territorial adjoint.
c) Moyens financiers
L’ANRU est financée à parité par l’Etat et les partenaires sociaux.
Elle est habilitée à recueillir- à défaut des services fiscaux du ministère des finances et du budget pourront également percevoir, en son nom et pour son compte-, auprès des contribuables désignés (riverains personnes physiques et personnes morales) la taxe spécialement créée (appelée taxe d’entretien du réseau routier urbain), destinée à l’entretien, à la réfection et la construction des rues, boulevards, avenues et, éventuellement, d’autres ouvrages d’art d’intérêt national. Cette taxe spéciale est différente des impôts fonciers, de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur les sociétés, qui restent, selon les cas, à la charge des contribuables concernés. Loin de revêtir un caractère punitif, elle est conçue comme une contribution à l’effort d’urbanisation de la ville.
Elle récupère les amendes financières mises, occasionnellement, à la charge des contribuables récalcitrants. Ces amendes, qui viennent renforcer les ressources de l’ANRU, contribuent à servir ses objectifs et projets d’intérêt général.
d) Direction
– Le Président,
Il préside le conseil d’administration de l’ANRU.
-Le Directeur général,
Il administre, gère, au quotidien, l’ANRU.
e) Dossier ANRU
Un dossier ANRU est la documentation d’un projet de rénovation urbaine.
f) Elaboration
C’est la collectivité locale ou la communauté, qui est « porteuse » du projet de rénovation urbaine. Il lui appartient de « monter » le dossier en collectant auprès de tous les partenaires les éléments nécessaires à sa constitution.
Toutes les pièces exigées par le règlement général de l’ANRU doivent être fournies selon le contenu-type du dossier défini par l’agence. Notamment :
o Le dossier explicitera de façon très précise la phase opérationnelle, qui fera l’objet de la contractualisation, et présentera, à titre d’information, les actions envisagées pour la partie non encore arrêtée précisément ;
o Le dossier doit correspondre à un projet pluriannuel totalement opérationnel ;
o Le dossier doit comporter un descriptif, opération par opération, année après année, de la maîtrise d’ouvrage et des plans de financements retenus ;
o Le dossier comprend surtout la « maquette financière », le tableau de données chiffrées de 5 Mo, pièce contractuelle essentielle pour les futures décisions d’attribution de subventions (DAS) attribuées aux différents maîtres d’ouvrages.
g) Instruction
Le dossier « bouclé » est déposé par le maire ou le président de la communauté au délégué territorial de la préfecture (préfet ou représentant de la DDT). Après instruction (qui intègre la consultation des partenaires locaux de l’agence) par le délégué territorial, le dossier est transmis à l’ANRU. Une réunion entre partenaires peut aboutir à une demande de compléments aux acteurs.
Ensuite, le dossier est examiné par le comité d’engagement, présidé par le directeur général de l’ANRU, avec présentation par le maire ou le président de la communauté et le préfet. Les représentants des bailleurs sociaux participent, en principe, à cette présentation.
Le comité d’engagement donne son avis sur la base duquel le projet de rénovation urbaine est adopté ou pas comme opération de rénovation urbaine. L’avis formalisé est communiqué au délégué territorial ou au maire, ou président de la communauté et le préfet. En cas d’avis favorable, la convention pluriannuelle est adoptée.
h) Approbation
La convention pluriannuelle rédigée (en concertation avec les maîtres d’ouvrage concernés par l’opération) par le délégué territorial, est soumise à l’approbation du conseil d’administration ou du directeur général de l’ANRU.
II. L’exécution permanente des travaux d’entretien, de réfection et de construction des voies de communication urbaines (rues, boulevards et avenues).
Afin de décharger la ville et ses services techniques de leurs nombreuses missions généralistes dans les domaines économiques et sociaux, l’ANRU (et ses démembrements locaux) est chargée, à titre exclusif, de mettre œuvre l’exécution des travaux d’entretien, de réfection et de construction des voies de communication urbaines (rues, boulevards, et avenues) sur l’ensemble du territoire de la ville.
Elle peut, dans cette perspective, recourir au mécanisme contractuel de la sous-traitance, à travers les marchés publics (adjudication, appels d’offres, gré à gré, selon les cas), afin d’exécuter sa mission.
III. Vérification de la mise en œuvre des travaux de ravalement des immeubles à usage d’habitation ou professionnel du centre ville.
L’ANRU veille également à la propreté des immeubles de la ville. Notamment la propreté de leurs façades. A intervalles réguliers- tous les 5 ans-, elle vérifiera que les propriétaires ou locataires de ces immeubles aient, bel et bien, procédé au ravalement des façades afin qu’ils soient conformes aux standards et normes des villes modernes.
Les propriétaires ou locataires récalcitrants peuvent, après plusieurs avertissements ou sommations de l’ANRU, restés sans réponse ou infructueux, se voir infliger une amende (financière forfaitaire) pouvant atteindre 15% à 20% de leurs chiffres d’affaires annuels et ce, sans préjudice de leurs obligations d’appliquer les dispositions légales et règlementaires en vigueur. C’est-à-dire que les travaux de ravalement restent entièrement à leurs frais et charge.
IV. L’érection par les propriétaires ou leurs ayants droits des immeubles à usage d’habitation ou professionnel du centre ville en bâtiments d’au moins 6 étages.
Une loi sera votée et promulguée et fera obligation aux riverains ou opérateurs économiques d’ériger leurs propriétés existantes, qui ne remplissent pas les conditions requises par la loi et qui datent, pour beaucoup d’entre elles de la période coloniale, en immeubles d’au moins 6 étages. Ces immeubles doivent être habitables ou, au moins, commercialement exploitables.
V. La concession d’une période transitoire.
Les personnes physiques ou morales concernées disposent d’un délai de 5 ans maximum, à compter de la date d’entrée en vigueur de la loi, pour se mettre en règles conformément aux dispositions en vigueur. Faute de quoi, elles devront s’acquitter d’une amende, par année de retard ; pénalité pouvant atteindre 15 à 20% de leurs chiffres d’affaires annuels. Ce, sans préjudice de leur devoir de remplir leurs engagements, qui ne souffrent d’aucune transaction.
Dans un premier temps, ces dispositions d’ordre impératif ne concerneront que la ville de Bangui, qui doit, dans un délai raisonnable et compte tenu de son délabrement général, faire peau neuve conformément à la politique de la ville et d’urbanisation accélérée définie par les pouvoirs publics.
En fonction de l’amélioration de la situation sécuritaire à l’intérieur du pays et du retour progressif des personnes déplacées et des réfugiés dans leurs foyers et milieu naturel, ces mesures ont vocation à s’étendre aux chefs-lieux des préfectures et sous-préfectures, qui doivent, également, faire peau neuve afin d’être dignes de leur nature et caractéristique d’espaces citadins.
Même si, nous devons prendre en compte le fait que des adaptations particulières pourront leur être apportées en considération de circonstances et de spécificités locales.
Centrafrique.com/centrafrique-la-france-renforce-son-soutien-a-la-modernisation-de-ladministration-centrafricaine-a-travers-le-projet-tamboula/le-president-faustin-archange-touadera-entoure-de-lambassadeur-de-france-en-centrafrique-et-le-ministre-charge-du-secretariat-du-gouvernement/” rel=”attachment wp-att-29126 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président Faustin Archange Touadera entouré de l’Ambassadeur de France en Centrafrique et le Ministre chargé du Secrétariat du gouvernement dans la salle du cinéma du palais de la Renaissance à Bangui le 22 mai 2019. . Crédit photo : Cyrille Jefferson Yapendé. CopyrightCNC.
Bangui (République centrafricaine) – La salle du cinéma de Palais de la Renaissance a servi de cadre le vendredi dernier au lancement officiel du projet Tamboula 2 qui vise à renforcer les capacités d’action d’administration.
La cérémonie de lancement de Tamboula 2 a eu lieu sous l’égide de Chef de l’Etat, Faustin Archange Touadéra, les Présidents des Institutions républicaines, certains membres du gouvernement et le corps diplomatique accrédité en RCA dont Eric Gérard, Ambassadeur de France en Centrafrique, exécuteur dudit projet.
L’élément déclencheur de projet Tamboula est la rencontre entre le Président centrafricain, Faustin Archange Touadéra et son homologue Français, Emmanuel Macron à Paris en France le 25 Septembre 2017, où le Chef de l’Etat a sollicité l’aide de son homologue afin de renforcer les capacités d’action de l’administration centrafricaine.
Dans ce cadre, l’Ecole Nationale de l’Administration (ENA) de Paris a formé en 2018, en partenariat avec l’Ecole Nationale de l’Administration (ENAM) de Bangui, une première promotion de 80 fonctionnaires centrafricains contribuant ainsi à la professionnalisation et à la modernisation de l’administration.
Financé par la France, le projet Tamboula va permettre notamment de poursuivre la formation des hauts fonctionnaires centrafricains, assurer la remise en place d’une formation initiale de fonctionnaires recrutés sur concours, conformément à l’esprit de l’article 4 de l’accord de Khartoum ; accompagner la mise en œuvre de certains projets pilotes sélectionnés lors du forum «gouvernement ouvert » qui s’était tenu à la Présidence de la République en Juillet dernier, visant notamment à répondre aux besoins essentiels des habitants : guichet unique pour simplifier les démarches administratives au Ministère des Finances, actions de promotion de la femme, restructuration de l’hôpital communautaire de Bangui, formation des jeunes, renforcement de la communication et du dialogue avec les citoyens, diffusion d’une charte déontologie des fonctionnaire.
Le Président de la République, Faustin Archange Touadéra lors de son allocution de la circonstance, reconnait que la crise militaro-politique qu’a connue la RCA a sapé les bases de l’administration centrafricaine, « la crise que traverse notre pays depuis 2012 a sapé les bases de l’administration centrafricaine, démotivée les cadres dirigeants de la fonction publique et entamée les capacités d’analyses des fonctionnaires et agents de l’Etat confiant ici la fonction publique à des taches de routine. Pour relever ces défis, je fais de la modernisation de l’administration centrafricaine un impératif catégorique car j’ai ferme conviction que la modernisation de l’Etat passe forcément par la formation de ces agents. C’est fort de cette conviction que j’ai demandé et obtenu du Président, Emmanuel Macron l’appui de la prestigieuse Ecole Nationale d’Administration de Paris le renforcement des capacités de 200 hauts fonctionnaires centrafricains », a précisé le Président Centrafricain, Faustin Archange Touadéra.
L’Ambassadeur de France en Centrafrique, Eric Gérard quant à lui, fait une clarification sur ce projet, « l’objectif de cette formation, il est important de le souligner n’était pas de transposer un modèle d’extérieur en réponse à l’objectif que vous vous êtes fixés pour reconstruire votre administration. Il s’agissait au contraire de notre participation à la position d’identifier les problèmes et les priorités, proposer leurs solutions et mettre en œuvre les projets qui en résultent », a clarifié Eric Gérard, Ambassadeur de France en Centrafrique.
Le projet Tamboula va se poursuivre pendant 2 ans grâce au soutien du Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères français, afin de compléter la formation des fonctionnaires et d’atteindre le chiffre de 200 sur lequel s’était engagé le Président Macron.
Centrafrique.com/malawi-peter-mutharika-le-president-anti-corruption-pris-la-main-dans-le-sac/president-malawite-peter/” rel=”attachment wp-att-29120 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président malawite Peter M. CopyrightWikipédia
Peter Mutharika, reconduit de justesse lundi à la tête du Malawi à l’âge de 78 ans, s’était présenté comme un rempart à la corruption à son arrivée au pouvoir en 2014, mais son premier mandat a été terni par des scandales.
Mutharika s’est retrouvé impliqué dans une affaire de pots-de-vin, soupçonné d’avoir reçu plus de 200.000 dollars d’un homme d’affaires qui avait décroché un contrat de plusieurs millions de dollars auprès de la police.
Le Parti démocratique progressiste (DPP, au pouvoir) affirme que l’argent a depuis été remboursé, mais n’a pas avancé de preuve.
En campagne électorale cette année, Peter Mutharika a balayé toutes les objections. “L’opposition n’a aucune raison de me critiquer. Pas une seule”, a-t-il assuré.
Quelques jours avant les élections, des rumeurs ont circulé sur son état de santé. A l’origine de cette effervescence, un communiqué de la présidence annonçant l’annulation de meetings pour “des raisons urgentes”.
Mais deux jours plus tard, Peter Mutharika, droit comme un i, est réapparu en lançant à ses partisans: “est-ce que cela ressemble à un homme mort ?”
Ce professeur de droit dirige depuis 2012 le DPP, dont il a hérité à la suite de la mort de son frère alors président, Bingu wa Mutharika, victime d’une crise cardiaque.
Dans la foulée de ce décès, Peter Mutharika s’est retrouvé au cœur d’une rocambolesque saga.
Il est soupçonné d’avoir tenté de cacher le cadavre de son aîné mort, puis d’avoir intrigué pour empêcher la vice-présidente Joyce Banda d’hériter, conformément à la Constitution, du fauteuil présidentiel.
Un avion avait même été affrété pour faire hospitaliser le président –pourtant déjà mort– en Afrique du Sud.
Le scénario dynastique avait été bien préparé: un Mutharika devait succéder à un autre et devenir le meilleur bouclier contre d’éventuelles poursuites pour corruption visant le sortant. Mais la disparition prématurée de Bingu wa l’a fait capoter.
– Popularité en déclin –
C’est finalement Joyce Banda qui prend les rênes du pays en 2012. Peter Mutharika devra patienter jusqu’en 2014.
Cette année-là, il remporte la présidentielle avec 36% des suffrages, Mme Banda est reléguée à la troisième place.
Les charges de trahison pesant sur lui, après l’affaire du cadavre caché, sont abandonnées.
La présidence de Peter Mutharika a été marquée par un fort mécontentement populaire, alimenté par la corruption, des pénuries de nourriture et des coupures d’électricité.
En 2018, des milliers de personnes sont descendues dans la rue de plusieurs villes du pays pour dénoncer les scandales qui éclaboussent le régime, le premier mouvement antigouvernemental significatif depuis 2011.
Mais Peter Mutharika est crédité d’avoir développé les infrastructures de ce pays agricole, notamment les routes.
Son bilan économique est mitigé: la croissance a baissé de 5,7% à 4% depuis 2014 mais le taux d’inflation a reculé de 23 à 9%, selon le Fonds monétaire international (FMI).
“Nous avons mis le Malawi sur le chemin du progrès”, a affirmé M. Mutharika en campagne, promettant monts et merveilles. “Si vous me donnez cinq ans supplémentaires, je transformerai ce pays au point que vous ne le reconnaîtrez pas (…). On arrivera au niveau de Singapour ou de la Malaisie.”
Fils d’un directeur d’école, né en 1940 dans un village du district de Thyolo (sud) perdu dans des plantations de thé, Peter Mutharika a vécu une trentaine d’années aux Etats-Unis.
Il a participé à la rédaction de la première Constitution démocratique de son pays, après la dictature de Hastings Banda (1964-1994).
Entré en politique en 2009 dans l’ombre de son frère, il a occupé plusieurs postes ministériels à la Justice, à l’Education puis aux Affaires étrangères.
Veuf pendant plus de trente ans, il s’est remarié avec une ancienne députée.
Centrafrique.com/la-sadc-rejette-ladhesion-du-burundi-lopposition-sen-rejouit/le-president-burundais-joue-au-foot-en-cote-divoire-3/” rel=”attachment wp-att-29116 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président burundais en train de jouer au football en Côte d’Ivoire en 2017
L’opposition burundaise salue le rejet de la demande d’adhésion du Burundi à la Communauté de développement d’Afrique australe, SADC pour cause «d’instabilité politique».
«L’urgence, pour le Burundi, est de résoudre d’abord la crise politique interne née de la décision de Pierre Nkurunziza de briguer un 3ème mandat illégal», a annoncé sur twitter le Conseil national pour le respect de l’accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation au Burundi et de l’Etat de droit(Cnared), principale plateforme de l’opposition en exil.
La SADC avait rejeté, lundi, la demande du Burundi d’adhérer à l’organisation régionale.
«La mission d’évaluation a recommandé qu’il n’est pas encore temps que le Burundi soit membre de la SADC», a rapporté SOS-Médias Burundi, Collectif des journalistes indépendants.
C’est la 2ème fois que la demande du Burundi pour adhérer à la SADC est rejetée après celle de février 2017.
Selon l’opposition, il s’agit d’une reconnaissance, par la SADC, de l’origine de la crise qui secoue le Burundi depuis plus de quatre ans.
«La SADC est aujourd’hui l’une des rares organisations internationales qui définissent encore, de manière aussi claire et juste, l’auteur et l’origine de la crise burundaise : le président Pierre Nkurunziza et son 3ème mandat», a déclaré sur son compte twitter Pacifique Nininahazwe, opposant en exil et farouche contestataire du 3ème mandat de Pierre Nkurunziza.
Le Burundi est déjà membre de plusieurs organisations régionales panafricaines, notamment la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), le Marché commun d’Afrique de l’est et du sud (Comesa), la Communauté économique des pays des grands-lacs (CEPGL) et la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale (CEEAC).
Depuis plus de 4 ans, ce pays est plongé dans une grave crise, émaillée de violences, suite à la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat jugé illégal.
Les violences ont fait plus d’un millier de morts et poussé plus de 360.000 personnes à fuir le pays, selon le rapport de l’agence de l’ONU pour les réfugiés publié le 30 avril 2019.