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Centrafrique : quand les travaux préparatoires de la célébration JMA-2018 à Bambari tournent au fiasco.

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Patrouille mixte FSI-Minusca à Bambari. Credit photo : Bertrand Yékoua pour CNC.

 

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Centrafrique : quand les travaux préparatoires de la JMA-2018 à Bambari tournent au fiasco.

 

 

 

En mission d’évaluation des travaux préparatoires de la journée mondiale de l’alimentation 2018, une forte équipe gouvernementale composée d’au moins 7 ministres s’est  rendu à Bambari au début de cette semaine. Sans surprise, la date prévue pour la célébration de cette journée à Bambari en présence du chef de l’État n’est plus tenable, selon l’équipe d’évaluation. Pourquoi ?

 

Célébrée chaque année dans le monde le 16 octobre, la journée mondiale de l’alimentation, communément appelée « JMA » pilotée par la FAO va être célébrée cette année dans la ville de Bambari, chef-lieu de la Ouaka, en présence du Chef de l’État Faustin Archange Touadera.

Cependant, les travaux préparatoires de ladite journée, sans surprise, ont pris un sérieux retard dans son exécution. Avec la présence de l’équipe d’évaluation gouvernementale cette semaine dans la région, tout porte à croire que la date du 16 octobre n’est plus tenable en raison de plusieurs facteurs, notamment :

 

Sur le plan sécuritaire,

Certe il y’a des grandes avancées sur ce point avec la présence musclée des forces de sécurité intérieure dans la ville, l’absence des forces de défense nationale n’a pas permis à la ville de retrouver son calme d’avant la guerre civile. Alors que le redéploiement des soldats FACA dans la Ouaka avait été programmé depuis plusieurs mois comme nous l’avons annoncé précédemment dans l’un de nos articles, force est de constater que ce fameux redéploiement a pris du retard insupportable.

 

Sur le volet travaux d’entretien routier

Route reliant Grimari à Bambari. Credit photo : Bertrand Yékoua, CNC.

 

 

 

On peut noter malheureusement que sur ce point rien n’a été fait concrètement comme prévu.

Alors que deux entreprises (Semence et Sofia-TP)ont été choisies pour les travaux d’entretien de la route reliant Sibut à Grimari, puis de Grimari vers Bambari. Sans oublier ceux prévus dans la ville de Bambari.

Force est de constater que sur l’axe Bambari-Grimari, 25 kilomètres de route sont impraticables ni en voiture, ni en blindés militaires. Le mêm

e constat sur celui de Grimari-Sibut avec 18 kilomètres non entretenus après Grimari.

 

 

Sur le plan résidentiel

 

construction résidence des officielles JMA 2018. Credit photo : Bertrand Yékoua pour CNC.

 

 

Aucune avancée notable n’a été constatée sur place. Alors qu’environ 2 000 chambres ont été prévues pour le logement de la délégation, seulement 376 qui sont déjà prêtes. Incroyable ! À qui la faute ?

 

Sur le plan éducatif

Centre pédagogique régional de Bambari. Credit photo : Bertrand Yékoua pour CNC.

 

 

Le constat est amer. Pour un bon nombre des élèves et professeurs, aller à l’école est synonyme de risque malgré la présence des forces de l’ordre.

Depuis la rentrée scolaire 2018, on compte seulement 3 professeurs présents dans la ville, tandis que les élèves quant à eux ne sont plus visibles dans la cour de l’école.

En un mot, l’école n’existe plus à Bambari faute de la présence des groupes armés.

 

Pour le volet agriculture et élevage,

les deux ministres ont fait leur boulot comme prévu. Certes, on peut noter l’absence des stands posés, mais la majeure partie du boulot est fait correctement.

 

Sur le plan de la communication et marketing,

Le ministre délégué à la Francophonie et ministre résident adjoint de la Ouaka, natif de la région, qui fait partie aussi de la délégation ministérielle d’évaluation, tente de rassurer et sensibiliser la population locale. Les choses avancent de ce côté.

 

Après constat de la mission d’évaluation rendue sur place, la date du 16 octobre n’est plus tenable. Le mieux serait de la repousser pour une date ultérieure si on ne veut pas se retrouver face à un fiasco total comme l’année dernière à Berberati.

Rappelons que la délégation ministérielle d’évaluation est composée de :

 

Honoré Feïzouré, ministre de l’Agriculture;

Bertrand Touaboy, ministre des petites et moyennes Entreprises;

Chancel Sokodé Ndeugbayi, ministre délégué aux affaires étrangères;

Ahmed Senoussi, ministre des Travaux publics;

Yérima Youssoufa Mandjo, ministre de l’élevage et de la Santé animale;

Moukadas Noure, ministre de l’Éducation;

Jacob Mokpème, ministre de la Culture et du Tourisme.

 

Bambari, Bertrand Yékoua pour CNC.

Centrafrique : Après la Sécurité, la Santé et le social, les Russes se préoccupent du développement cognitif des enfants

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Centrafrique : Après la Sécurité, la Santé et le social, les Russes se préoccupent du développement cognitif des enfants

 

 

 

Au moment où nous mettons sous presse, une dizaine des enfants centrafricains participent au Camp international (ARTEK) initié et organisée chaque année par la Russie en faveur des enfants du monde entier. Il s’agit d’un cadre de rencontre et d’échange, et surtout de brassage de culture et d’expérience en milieu enfant.

Les enfants centrafricains ayant la chance de participer à ARTEK – 2018 sont des gagnants du concours “La paix par les yeux des enfants”, qui s’est déroulé dans le pays jusqu’au 10 septembre dernier. Le concours consiste, pour les enfants candidats, à produire des desseins sur la thématique de la paix vue par les enfants, lesquels desseins sont soumis au chois sans complaisance d’un jury compétent. Indiquons au passage que d’entrée de jeu, ce sont plus de 400 œuvres qui ont été présentées au concours, des œuvres provenant des enfants des différentes régions du pays.

« Sur le fond des multiples initiatives qui sont mises en place avec la participation de la Russie, celle-ci est l’une des plus importantes, vue qu’elle donne de l’espoir pour des simples garçons et des simples filles de la RCA, ainsi qu’un rêve – visiter la Russie et faire rencontre avec d’autres enfants de leur âge, qui viennent de différents pays », peut-on lire dans un communiqué rendu publique par la délégation de Russie en Centrafrique.

En effet, les œuvres des participants touchent le sujet de la paix en RCA – un sujet subtile et sensible pour les citoyens lambda, surtout les enfants sont au cœur de ce concours, car il n’est un secret pour personne que la dernière crise a eu un impact sur l’esprit d’un enfant, faisant d’eux des adultes et les oblige d’avoir des vies d’adultes dès leur enfance.

Après des années d’instabilité une génération a déjà pu grandir et cette génération se trouve constamment pendant toutes leurs vies dans une situation de guerre. Pour cela c’est important de montrer au plus jeunes habitants de la RCA que la guerre – c’est pas le seul état des choses, que cela n’est pas normal.

Beaucoup de parties, d’acteurs sont en train d’impliquer des efforts pour restaurer la paix dans le pays et maintenant est la meilleure situation pour régler les anciens malentendus entre les régions du pays. La délégation centrafricaine de ces enfants est constituée des régions du pays. Ce geste de la Russie est un espoir pour le dialogue basé sur le respect mutuel entre les représentants de différentes confessions.

 

Par : Fred Krock, CNC.

CENTRAFRIQUE : LA PROBLÉMATIQUE DE LA MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE AU REGARD DES VIOLENCES SUBIES PAR UN PARTI POLITIQUE COALISÉ.

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CENTRAFRIQUE : LA PROBLÉMATIQUE DE LA MAJORITÉ PRÉSIDENTIELLE AU REGARD DES VIOLENCES SUBIES PAR UN PARTI POLITIQUE COALISÉ.                                                                            

 

 

 

Les élections présidentielles et législatives centrafricaines se sont déroulées dans des conditions particulièrement inédites avec l’émergence singulière des candidatures indépendantes. Le président de la république issu de ces élections en est l’émanation et la mise en place d’une majorité présidentielle en vue de mieux gouverner s’impose.

La démocratie fondée sur le pluralisme des intérêts autorise la compétition de plusieurs partis et l’exercice le plus périlleux au point de s’époumoner est de rassembler par voie d’alliance un certain nombre de partis ainsi que de parlementaires pour partager la vision politique du président de la république en dépit de leurs divergences idéologiques respectives : c’est la notion de la majorité présidentielle qui a un sens arithmétique ou numérique et qui se retrouve au centre du mandat. La pyramide de solidarité prend la forme fictive d’un seul et unique parti pour soutenir les actions du pouvoir. Ce phénomène d’alliance entre les partis politiques prend généralement la démocratie en otage car il empêche le représentant de la nation de remplir sa véritable mission de parlementaire en votant les lois de la république selon le mot d’ordre de la coalition même si cette loi porte atteinte aux intérêts de ses électeurs.

Il faut relever que ces mots d’ordre sont parfois pris sans la consultation de leurs militants. Les partis politiques membres de la majorité présidentielle ne peuvent voter une motion de censure contre le gouvernement ni sanctionner ses membres. On assiste alors par voie de conséquence à une particratie ou partitocratie qui n’est autre qu’un système dans lequel les partis politiques détiennent la plupart ou la totalité du pouvoir.

Ce phénomène novateur crée une nouvelle classe de privilégiés dans le système au détriment de la légitimité du pouvoir, des intérêts du peuple, surtout qu’il porte une atteinte grave au suffrage universel et au célèbre principe de séparation de pouvoirs édicté par Montesquieu. Le comble de cette problématique est que cette majorité présidentielle est souvent fragilisée par des frondeurs et par des guerres internes de positionnement exposant ainsi le gouvernement sous la menace permanente d’une motion de censure en cas de cassure de cette coalition.

En guise d’illustration, la majorité présidentielle a récemment enregistré une bavure avec les violences subies par les militants ainsi que le président d’un parti coalisé lors d’une rencontre partisane au domicile d’un militant dans le quatrième arrondissement de Bangui. Avec ce régime, la violence semble s’ériger en mode de régulation des opposants et partis politiques car le pouvoir n’est pas à sa première déconvenue. Ces violences gratuites sont infligées délibérément et en guise de représailles aux partis politiques aptes de leur ravir le pouvoir aux échéances électorales de 2021.

Il est important de souligner que ces violences sont administrées en violation des articles 14, 19 et 31 de la constitution qui évoquent les libertés des associations et partis politiques, l’inviolabilité des domiciles et la participation des partis politiques à l’animation de la vie politique. Ces dispositions constitutionnelles sont confirmées par le conseil d’Etat dans « l’arrêt Benjamin » du 19 mai 1933 qui pose le principe de la liberté de réunion. (Cf Les grands arrêts de la jurisprudence administrative, page 277.) Choqué par les rapports de méfiance entre les partis coalisé de la majorité présidentielle, le citoyen lambda s’interroge :

Quelle raisonnante peut-on attribuer à l’expression d’appartenance à la majorité présidentielle ? L’appartenance de ce parti politique à la majorité présidentielle profite t-elle exclusivement aux dirigeants au détriment de leurs militants ? Ce parti politique est-il en perte irréversible de repères contrairement à la fédération France-Europe qui est solidement installée dans une posture de l’opposition ? L’alliance de ce parti politique avec le pouvoir relève t-elle d’un pacte local ? La récupération de l’incident par bande sonore qui incite à la haine sur les réseaux sociaux est-elle l’œuvre des militants qui ne partagent pas le contenu du communiqué de presse du parti ? Par respect envers le parti violenté, le pouvoir s’est-il publiquement excusé ou du moins a regretté l’incident ? Sommes-nous toujours en République lorsque les partis politiques sont violentés ou interdits de réunions ? Pourquoi certains leaders des partis politiques bénéficient-ils de traitements privilégiés alors qu’ils ont tous les mêmes statuts ? Selon un communiqué, le parti politique victime de violences a minimisé l’incident ou dérapage et a réaffirmé son attachement à la majorité présidentielle. Il urge de rappeler que les dirigeants de ce parti ont majestueusement ignoré par delà les violences le traumatisme, surtout l’humiliation anecdotique de leurs militants. Au passage, nous condamnons avec la dernière rigueur le contenu de cette bande sonore qui profère des menaces sur nos acquis démocratiques. Nous rappelons aux commanditaires que la seule et unique voie royale pour accéder à la magistrature suprême demeure les urnes qui est l’expression de la volonté souveraine du peuple. Nous invitons par voie de conséquence le parquet général de s’approprier cette bande sonore et d’ouvrir une information judiciaire en collaboration avec l’interpole et les experts en interprétation radiophonique en vue d’identifier et de punir conformément à la loi les auteurs et complices de ce macabre projet.

Pour finir et en guise de contribution, nous rappelons au pouvoir que l’approfondissement de la démocratie réside dans la prise en compte et le respect des droits des partis politiques qu’ils soient de l’opposition ou de la mouvance présidentielle. Pour ce faire, nous proposons in fine qu’à l’avenir la présidence de la commission des finances de l’assemblée nationale revienne de droit à l’opposition en vue d’un équilibre et ancrage démocratique. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 28 septembre 2018.                                          Par : Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062

 

       

CENTRAFRIQUE : DES MERCENAIRES RUSSES ET UN FRANÇAIS

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Des mercenaires russes à Sibut en Centrafrique. Photo : Corbeaunews.

 

 

CENTRAFRIQUE : DES MERCENAIRES RUSSES ET UN FRANÇAIS

 

 

 

A L’ASSAUT DUNE MINE D’OR !

 

UN COMMANDO INSOLITE

          Il semblerait qu’une escouade de cinq mercenaires russes et d’un Français serait partie à l’assaut de la ville de Ndassima, riche en or.

          Si la nouvelle se confirme, il faut bien dire que la composition de ce commando, un Français aux côtés de Russes, surprend quelque peu. On sait qu’ils ne se font pas la bise tous les jours en Centrafrique. Ils se livrent plutôt à une guerre d’influence, feutrée mais âpre : la France pour protéger son pré carré, les Russes pour avoir une base d’influence et surtout, mettre la main sur les immenses matières premières du pays.

          Parti de Bambari, préfecture de la Haute-Kotto, le commando a été escorté par dix rebelles du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC), lourdement armés. La formation s’est ébranlée le 23 septembre, à bord de 4X4 loués par le même FPRC. Assistons-nous là à la constitution insolite d’une association de prédateurs en bande organisée ?

          En tout cas, cette surprenante coalition de nuisibles démontre à souhait que la Centrafrique est devenue la proie de prédilection de la pègre internationale. Si les faits étaient avérés, le gouvernement ne pourrait pas demeurer sans prendre une initiative et demander des explications aux Russes, qui jouent ouvertement la carte des ex-Sélékas. En agissant comme ils le font, ils leur attribuent une légitimité et accréditent la thèse de la partition du pays. Si les Russes ont besoin d’une escorte pour protéger leurs agents, c’est aux FACAS, forces armées nationales, qu’il revient d’assurer cette mission, et non à une bande de hors-la-loi.

 

QUESTIONS

     

1- A quel jeu ambigu se livrent les Soviétiques en Centrafrique ? Ont-ils noué des liens avec les ex-Sélékas ? Aident-ils en catimini les rebelles à s’emparer du pouvoir à Bangui ? Réunir à Khartoum (Soudan) les seuls chefs des factions sélékistes sans inviter le gouvernement légitime centrafricain, c’était se mettre en concurrence avec la concertation initiée par l’Union Africaine à Bouar (Centrafrique). Les autorités centrafricaines sont-elles informées des initiatives russes dans le pays ? Au départ, le président Touadera avait sollicité l’aide des Russes pour mettre fin, militairement, aux agissements criminels et à l’occupation de 80 % du territoire par les groupes politico-militaires. Depuis, rien n’a bougé.

     2- Que faisait le mercenaire français, formellement identifié par la population, aux côtés des mercenaires russes de la société Wagner ? Est-il une taupe des services français ? Ou tout simplement un traitre, qui a trahi pour quelques pépites d’or et quelques carats des diamants de la mort ? La présence de ce mercenaire est incongrue. A moins que des Français ne fassent désormais équipe avec des Russes sans que les autorités centrafricaines en soient informées ?

    3- La population est-elle informée de tous ces traquenards destinés à faire des Russes les nouveaux tuteurs de la Centrafrique ? Le Conseiller russe à la sécurité, nommé par Poutine auprès du président Touadera, donne l’impression de contrôler le pouvoir centrafricain. Terrible et angoissante question : le gouvernement centrafricain a-t-il toujours la maîtrise des affaires ? Où sont donc passés les politiciens du pays ? Leur silence et leur inaction surprennent et inquiètent.

Compte tenu de cet imbroglio, force est de constater que la fin du chaos n’est pas proche. Nous apprendrons malheureusement peut-être bientôt que les rebelles ont obtenu ce qu’ils voulaient, avec l’aide des puissances étrangères qui trament dans l’ombre pour imposer leur paix aux Centrafricains.

          Mais, nous le savons, si règlement du conflit il y a, ce sera par la volonté des Centrafricains, et nul ne l’imposera de l’extérieur.

 

 

Par : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

(27 septembre 2018)

 

Centrafrique : Théodor Jousso et la mafia au MINISTÈRE DES TRANSPORTS ET DE L’AVIATION CIVILE.

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Le ministre Théodore Jousso lors de sa conférence de presse à l’hôtel Ledger de Bangui. Credit Photo : Fred Krock pour CNC.

 

 

Centrafrique : Théodor Jousso et la mafia au MINISTÈRE DES TRANSPORTS ET DE L’AVIATION CIVILE.

 

 

 

Le ministre Théodore JOUSSO est à lui seul une aventure. Depuis sa nomination en 2016 à la tête du Ministère des Transports et de l’Aviation civile, il a empoché, pour lui seul, plus d’un milliard de francs CFA. Et il serait l’un des véritables bénéficiaires du régime TOUADERA.

Même si l’opinion reproche aux ténors du régime de se lancer dans une course à l’enrichissement illicite et aux rachats des bâtiments et logements publics (dénoncé par la radio par voie de presse) parce qu’ils sont certains de ne pas gagner les prochaines échéances électorales présidentielles, le ministre JOUSSO sort champion dans cette course de détournement des deniers publics. Matière à réfléchir.

Les préjudices causés par JOUSSO à la Société centrafricaine de Fourniture de Documents sécurisés (SOCAFODOS) de Monsieur KALTIMI ABOUKAR, GLOBAL BUSNESS de Monsieur Eric TEYA et Centrafrique carte Système , toutes Sociétés de droit centrafricain n’ont pas suffi à ce dernier. L’Ogre JOUSSO qui mange toujours avec excès, d’où son expression de « TE BIANI », continue d’exceller dans la pratique de corruption et l’attribution des marchés publics de manière anarchique.

Le voilà aujourd’hui devant plusieurs cas de corruptions et de détournement de deniers publics dans les affaires de renouvellement de l’Agrément de Aviation Handling Service (AHS) sans respecter les règles de passation de marchés, le projet de construction de l’immeuble de l’Agence Nationale de l’Aviation civile centrafricaine (ANAC-Centrafrique) dont il a surfacturé le budget, le versement des indemnités par les ASECNA Articles 2 et 10 au ministre JOUSSO, à cela s’ajoute le problème de la mauvaise gestion administrative et de la supposée inauguration de la Société AL MADINA par le Président de la République le Professeur Faustin Archange TOUADERA, dupé pour la deuxième fois par JOUSSO, dont pour la première fois avec l’inauguration des épaves de la Société BENAFRICA amenées à la fourrière par le Maire de la ville de Bangui, Monsieur NAKOMBO.

Voici chers Lecteurs de CORBEAU NEWS les points essentiels de notre enquête du mois au Ministère des Transports et de l’Aviation civile.

La pratique d’escroqueries dans le domaine de passation de marchés publics aux Concessionnaires de l’édition des Titres de Transport et la fourniture des Plaques d’immatriculation

Du 07 septembre 2006 au 06 septembre 2013, le Ministère des Transports et de l’Aviation civile a octroyé à la Société SODISEC de Monsieur MICHELI les Contrats de Concession de service public pour l’édition des Titres de transport et la fourniture des plaques d’immatriculation et d’emboutissage des caractères sur lesdites plaques.

La Société SODISEC a effectivement assuré les services sans rupture et sans contestation de l’Autorité Délégante de l’époque.

La période allant de 2012 à 2013, le même marché a été octroyé à la Société GLOBALE BUSNESS de Monsieur Eric TEYA.

Avec la nomination de Monsieur Théodore JOUSSO à la tête du ministre des Transports et de l’Aviation civile, après le départ du Monsieur MBAYE comme 2e Vice-Premier Ministre au Ministère des Affaires étrangères, le Nouveau Locataire dudit Département, à la suite du refus de Monsieur Eric TEYA de lui verser un pot-de-vin, a accompagné le Directeur gérant de Global BUSNESS avec une Note de suspension des activités de la Société et un Arrêté mettant un terme au Contrat de Concession de Service public pour l’édition des Titres de transport et la fourniture des plaques d’immatriculation.

En 2014, Le Ministère des Transports et de l’Aviation civile ont lancé un Avis à Manifestation (AMI) pour le recrutement d’un Concessionnaire de services publics pour la fourniture des Titres de Transport et des Plaques d’Immatriculation.

Sept (7) Soumissionnaires ont manifesté leur attention pour le marché dont faisait partie, la SOCAFODOS.

À l’issu d’une préqualification, trois (3) Sociétés ont été retenues, y compris la SOCAFODOS.

Le 17 mars 2015, un Avis d’Appel d’Offres N°001/MTAC/DIRCAB/CMTS/15, est émis par l’Autorité Délégante, le Ministère des Transports et de l’Aviation civile à l’endroit des soumissionnaires retenues par leur préfinancement et la rémunération des Usagers.

Après l’évaluation des différentes Offres, le Dossier de la Société SOCAFODOS a été retenu.

D’avis des Experts du Marché qui composent le jury, conformément à l’évaluation et à la comparaison des offres qui étaient basées sur une combinaison optimale de différents critères, la Société SOCAFODOS a répondu valablement aux critères décrits ci-après.

Il s’agite :

  • Le montant total de la redevance demandée par le délégataire en guise de rémunération pour l’exploitation du service public;
  • Les coûts de tarification du service public aux usagers ;
  • Le programme fonctionnel détaillé de la convention de délégation de service public ;
  • Les critères de performances définis par l’Autorité Délégante dans le Dossier de consultation ;
  • Les critères de sauvegarde de l’environnement ;
  • Les critères sociaux de promotion de l’emploi ;
  • Les critères de qualité d’échantillon fourni par les soumissionnaires.

Donc l’Autorité Délégante a attribué la Convention de délégation de service public à la Société SOCAFODOS qui avait proposé l’offre conforme évaluée la moins disant en fonction de critères exprimés en termes monétaires, et qui satisfait aux conditions de qualification.

Donc la SOCAFODOS répond ainsi aux normes des Sociétés légalement constituées décrites ci-après :

  • Aspect juridique et administratif

La SOCAFODOS a fourni tous les Documents inhérents à sa constitution, notamment :

Sur le plan juridique

  • Les Statuts
  • Le Règlement intérieur
  • L’inscription au Registre de Commerce
  • L’Attestation consulaire
  • Les Actes notariaux relatifs à la libération intégrale du Capital social.

Sur le plan administratif

La SOCAFODOS a eu à présenter les textes organiques définissant les différents postes et précisant les attributions des Responsables à savoir :

  • Textes organiques
  • Licence d’exploitation
  • Procédure d’admission à la Charte des Investissements

Les aspects sociaux

  • L’Accord d’établissement qui est en cours de rédaction
  • Le régime de retraite est prévu
  • Le Personnel dispose d’une couverture sanitaire appropriée
  • La Société a conclu un Contrat de travail avec l’ensemble du Personnel
  • Rémunération du Personnel assurée

Les aspects financiers, comptable et technique

  • Sur le plan financier et comptable, la Société a présenté l’ensemble des documents concernant la rémunération du Personnel, les recettes et les autres dépenses.
  • La situation cumulée relative aux investissements effectués depuis le début et les investissements avant le démarrage des activités a fait l’objet de l’approbation du marché.

Les aspects techniques

Conformément aux dispositions conventionnelles de la société et contenues dans les Clauses de la soumission relative à l’engagement, la SOCAFODOS a fourni à l’Administration :

  • Les Lecteurs Code-Barres
  • Les ordinateurs pour la saisie des données, l’observation des données et la validation de signature de l’Autorité compétente en matière de délivrance des Titres de transport avant leur édition par les soins de SOCAFODOS ;
  • La formation et l’encadrement du Personnel des Services des immatriculations, des Permis de conduire et les Autorisations de Transport ;
  • L’aménagement spécifique des locaux et bureaux devant abriter les services informatiques.

CONDITIONS D’EXÉCUTION DE LA MARCHE

Après une nomenclature et un inventaire établis contradictoirement, à l’initiative et aux frais de SOCAFODOS, classant les biens selon les trois catégories (biens de retour, biens de reprise et biens propres), l’Autorité Délégante prépare les Documents suivants pour signatures.

L’entrée en vigueur du contrat de concession comporte :

  • Convention N°01/15/MTAC/DIRCAB/CMTS/SPMP du 13 novembre 2015, signée entre le Ministère des Transports et de l’Aviation civile, l’Autorité Délégante et la Société SOCAFODOS, le Délégataire ;
  • Cahier des Charges paraphé et enregistré à la Direction des Impôts et Domaines ;
  • Arrêté N°058/MTACMDIRCAB/15 du 31 Décembre 2016, portant Agrément Provisoire pour le Financement et l’exploitation de la Convention de Service public pour la Fourniture des Plaques d’Immatriculation et de la Fourniture des Titres de Transport sécurisés, approuvant la Convention de Concession de service public passé entre l’État centrafricain et la SOCAFODOS ;
  • Publication au Journal Officiel et le site Internet de la Direction Générale des Marchés Publics ;
  • Ordre de Service de démarrage des prestations.

SUSPENSION UNILATERALE DES ACTIVITES DE SOCAFODOS PAR LE MINISTÈRE DES TRANSPORTS ET DE L’AVIATION CIVILE

À peine commencer ses activités en Avril 2016, par Communiqué de Presse, le ministre des transports et de l’Aviation civile, sous prétexte de sensibiliser le Public des nouveaux Titres de Transport, a procédé de manière unilatérale et sans fondement à la suspension des activités de la Société SOCAFODOS.

Le 12 Mai 2016, le Conseil des Ministres, réuni sous la très Haute Présidence de son Excellence le Professeur Faustin Archange TOUADERA, Président de la République, Chef de l’État, a approuvé la mesure conservatoire précitée et a instruit l’Autorité délégante d’adjoindre l’Association des consommateurs à la démarche prise de sensibiliser les Usagers. La Notification de Décision du ministre, Secrétaire Général du Gouvernement Chargé des Relation avec les Institution de la République et du Suivi-évaluation des Politiques Publiques en date du 20 Mai 2016 a ordonné la reprise des activités de la SOCAFODOS après une campagne de sensibilisation des Usagers et non le recrutement d’un nouveau Concessionnaire.

Par Arrêté N°070/17/METACD/DIRCAB du 10 mars 2017, le ministre des transports et de l’Aviation civile a procédé à la Résiliation de la Convention de Délégation de Services Publics Relative à la Fourniture des Plaques d’Immatriculation et de la Fourniture des Titres de Transport sécurisés, Malgré la Décision du Conseil des Ministres citée ci-haut, le ministre persiste dans ses allégations et refuse la réouverture de la Société.

Face aux allégations du Ministère des Transports et de l’Aviation civile et par ignorance des Textes portant Règlementation des Marchés Publics, le ministre a pris un Arrêté querellé signé le 10 mars 2017. La Société SOCAFODOS, en tant que Société de Droit centrafricain, se voit obligée de saisir le Tribunal administratif le 09 Juin 2017 pour solliciter l’annulation de l’Acte administratif pris par le ministre des Transports et de l’Aviation civile en tant que l’Autorité Contractante lequel Acte qui est susceptible de recours devant le TA et de sur quoi, l’Acte est porté sur l’exécution d’un service public ; qu’il échait de déclarer ledit Tribunal compétent et par la même de recevoir SOCAFODOS dans sa requête.

Au fond, la SOCAFODOS, pour prétendre l’annulation de la Décision portant résiliation de son Contrat, invoque la violation des Clauses du Contrat, la violation du Droit de la défense, du Code des Marchés Publics et des Droits Acquis.

Après une audience publique contradictoire, le TA a reconnu que :

Le ministre des Transports et de l’Aviation civile après avoir accomplis les formalités fixées par le Code des Marchés Publics et qu’il a notifié à la Société SOCAFODOS le Marché, marquant ainsi son entrée en vigueur ; que par simple Communiqué de Presse, il a suspendu de façon unilatérale le Marché ;

Le ministre, sans remettre en cause la nécessité de l’opération de changement des titres de transport sécurisés et de se conformer aux Dispositions de la Convention de Viennes, a violé le Droit de SOCAFODOS ;

Par conséquent, le TA, par Jugement N°102 BG17, en son Audience du publique tenue au Palais de Justice de Bangui, le 30 Août 2017, a annulé pour violation de la Loi, l’Arrêté N°070/17/METACD/DIRCAB du 10 mars 2017, par lequel le ministre des Transports et de l’Aviation civile a résilié l’Agrément Provisoire et mis fin aux activités de la SOCAFODOS. Et par la même a ordonné l’exécution dudit Jugement et que le ministre des Transports et de l’Aviation civile devrait procéder à l’ouverture de la Société.

Malgré, le Jugement et le Certificat de Non Appel N°40/GCCERCA/017 de la Greffe du Conseil d’État, notifiés, le ministre des Transports et de l’Aviation civile persiste dans ses allégations et procède l’attribution du Marché à la Société AL MADINA.

Cependant, Centrafrique Carte Système de Dominique YANDOKA a connu le même sort des autres Sociétés qui se voit très vite retirer son Contrat de Concession par le ministre JOUSSO qui a escroqué Sieur YANDOKA à hauteur de plusieurs millions de francs CFA.

Le 14 septembre 2018, le ministre JOUSSO, avec sa Bande de ravageurs à savoir NGULEKOUMON NONO qui se réclame le neveu du Chef de l’État, avaient mobilisé une importante somme d’argent (44 644 245 FCFA) à l’organisation de l’inauguration de la Société AL MADINA dont a pris part le Président de la République.

La cérémonie a duré une quinzaine de minutes avec beaucoup de manquements comme improvisation.

La délivrance du Premier Permis de Conduire au Chef de l’État est entachée d’irrégularité. Elle s’est faite sans fonds de Dossier préalablement préparer c’est-à-dire le dossier ne comporte pas de Timbre Fiscale et les quittances du Trésor public. Véritable escroquerie.

De l’avis des Experts du Ministère des Transports et de l’Aviation civile, la Société AL MADINA, présente beaucoup d’insuffisances à savoir :

  • Absence d’une base de données ; les dossiers sont saisis par deux groupes d’Opératrices de saisie dont six cadres des Transports et six autres venus de l’extérieur.
  • Leur travail consiste à saisir les dossiers et les faires scanner.
  • Les Numéros des Titres sont octroyés par la Société et non par les soins des services Compétents des Transports. Alors que les Titres de Transport sont la propriété de l’État centrafricain et non de la Société AL MADINA.
  • Les prix des nouveaux Titres ne sont pas conformes à la Loi de Finance 2018. Au lieu de 15 000 FCFA de Timbre Fiscale et 14 300 FCFA comme frais de l’édition, ils sont maintenant de 15 000 FCFA de timbre Fiscale et 15 000 FCFA (frais hors taxe) de carte.

Les numéros de plaque d’immatriculation ont changé et ne sont pas conformes aux Décrets, les Textes Règlementaires en vigueur en République centrafricaine à savoir :

  • Règlement N°04/01-UEAC-089CM-06, portant adoption du Code Communautaire révisé de la route ;
  • Décret N°05.031 du 14 janvier 2005, portant immatriculation et fixant le système de numérotation alphanumérique des véhicules en circulation en République centrafricaine ;
  • Décret N°05.084 du 27 avril 2005, portant immatriculation des véhicules des personnes de statut diplomatique et assimilées ;
  • Arrêté N°009/05/MET/CAB/SG/DGTS du 13 juin 2005, portant application des Décrets N°05.031 du 14 janvier 2005 et 05.084 du 27 avril 2005, et fixant les modalités de l’immatriculation des véhicules et de confection des plaques d’immatriculation et d’emboutissage des caractères.

Pour votre information, le Comité d’organisation de cette ignoble festivité a fait déplacer les épaves des automobiles de la Société SONATU au niveau de l’ASECNA sans avoir informé le liquidateur de la SONATU. Ces véhicules ont été sabotés, vandalisés et pillés automatiquement par les individus non identifiés. Ce qui explique un acte de sabotage perpétré par le Comité chapoté par JOUSSO Alias « TE BIANI » et le Rongeur NGUELEKOUMON aux incisives tranchantes.

Toute foi, il faut comprendre que le Ministère des Transports et de l’Aviation civile est dirigé par un mauvais sujet qui ne s’y connais pas en droit ni en management.

En conséquence, le Liquidateur de SONATU doit assigner les Responsables de Comité d’organisation pour réparation des préjudices causés à ladite Société.

Un travail bidon, faux et sans valeur donné à la Société AL MADINA par JOUSSO et NGUELEKOUMON

La Société AL MADINA est entrain de peigner la girafe. Pour le Rongeur NGUELEKOUMON, la réforme apportée par les FATISTES au Ministère des Transports consistent à scanner les anciens dossiers qui datent de 2015 à nos jours. Apparemment, le ministre JOUSSO et le Nouveau Riche NGUELEKOUMON sont en train de délivrer des actes de naissance aux mort-nés. Parce que les véhicules présentement enregistrés, sont des véhicules déjà mis sur calle ou ne sont plus en circulation sur le territoire centrafricain.

De l’avis de certains Experts du Ministère des Transports, il est important d’immatriculer que les véhicules dont les Propriétaires se sont présentés au Ministère des transports pour leur immatriculation et non l’enregistrement des véhicules hors d’usage pour montrer aux yeux du Chef de l’État qu’ils sont avancés dans le travail d’immatriculation des véhicules en République Centrafricaine. Il est de même pour les Permis de Conduire et les Autorisation de Transport.

Le rôle d’un Sapeur-Pompier Pyromane qu’a joué le Président de la République en participant à la cérémonie de lancement de l’édition des Titres de Transport et la fournitures des plaques d’immatriculation en République centrafricaine

Le Président de la République en prenant part, sans les Membres du Gouvernement et les Ambassades, à la cérémonie de lancement officiel de la fourniture des Titres de Transport en République centrafricaine, constitue un acte sectaire qui continue de diviser les Centrafricains.

En principe, le Président de la République devrait prendre une Décision pour suspendre les activités de la Société AL MADINA et ordonner la reprise de la Société SOCAFODOS dont son dossier a été retenu lors du premier Avis d’Appel d’Offre lancé en 2015.

De l’avis des Centrafricains interrogés, la Société SOCAFODOS appartenant à Monsieur ABOUKAR KALTIMI, sujet Musulman, n’a pas failli à sa mission. Lui retirer le marché, par simple acte du Chef de l’État d’inaugurer cette cérémonie, c’est encore un acte anti social qui tend à diviser les communautés.

Aussi, il faut préciser que le Chef de l’État n’a pas honoré à ses engagements pris lors des élections Présidentielles de 2015-2016 de réunir les communautés et non les diviser.

L’acte du Chef de l’État ne l’honore pas du tout. Il devrait rétablir la Société SOCAFODOS dans ses droits et faire appliquer rien que la Décision de la justice dans l’affaire SOCAFODOS contre Ministère des Transports, car nul n’est au-dessus de la Loi. Affaire à suivre.

 

Par : Alain Gilles Feïmonazoui, CNC.

 

Cameroun : la gendarmerie nationale désormais équipée d’une salle de vidéo surveillance

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Gendarmerie nationale du Cameroun

 

 

Cameroun : la gendarmerie nationale désormais équipée d’une salle de vidéo surveillance

 

 

 

Le secrétaire d’Etat à la défense chargé de la gendarmerie (SED), Galax Yves Landry Etoga a reçu le 24 septembre un concentré de technologie dernière génération en la matière.

La vidéo surveillance fait désormais partie des missions de la gendarmerie nationale du Cameroun. Transmission en temps réel des images, des données et éléments sonores quels que soit le lieu, le temps sur toute l’étendue du territoire nationale, les pandores garde un œil sur les camerounais.

Le bâtiment dans lequel est installé le centre de commandement et de contrôle, a en annexe un auditorium modulable d’une capacité de 220 places et 15 bureaux.

Ce centre de commandement et de contrôle est connectés à un command car  équipé de systèmes de communication satellitaire et de cameras de surveillance.

Il (centre) est aussi relié au système national de vidéo surveillance qui à terme va compter 1500 caméras reparties dans tout le pays.

Selon le chef des services de transmission, le Colonel Dieudonné Mevono, Cet outil nous permet de fédérer et de centraliser tous les instruments afin que le décideur qui se trouve à Yaoundé suive et commande en tout temps, en tout lieu et temps réel toutes les unités et toutes les opérations de la gendarmerie.

La gendarmerie nationale dispose actuellement de trois command car  repartis, Yaoundé, Douala et Garoua.

Deux autres command car  vont s’ajouter à la liste pour couvrir les cinq régions de la gendarmerie. Ce bâtiment est le fruit de la coopération  entre le Cameroun et Israël d’une part et entre la gendarmerie et le bataillon d’intervention rapide Bir d’autre part.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Catastrophe ferroviaire d’Eseka : Camrail condamné pour homicide involontaire

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Passenger escape the site of a train derailment in Eseka on October 21, 2016.
Fifty-three were killed and over 300 injured when a packed Cameroon passenger train derailed on October 21 while travelling between the capital Yaounde and the economic hub Douala, state broadcaster Crtv said. The train, crammed with people due to road traffic disruption between the two cities, left the tracks just before reaching the central city of Eseka, Transport minister Edgar Alain Mebe Ngo’o said earlier.
/ AFP PHOTO / STRINGER

 

 

Catastrophe ferroviaire d’Eseka : Camrail condamné pour homicide involontaire

 

 

 

Le tribunal de première instance d’Eseka a rendu son verdict aujourd’hui. Mais la filiale du groupe Bolloré conteste et va faire appel.

La Camrail Railway (Camrail), filiale du Groupe Bolloré a été reconnue coupable « homicide involontaire » aujourd’hui par le tribunal de première instance d’Eseka.

Cette juridiction rendait le premier verdict de l’affaire de la catastrophe ferroviaire d’Eseka survenue le 21 février 2016. Le tribunal a condamné 11 personnes à des peines de prison avec sursis.

Parmi celles-ci, l’ex-directeur général de Camrail qui a écopé de six mois avec sursis. Si la majorité des peines allant de trois à six mois étaient avec sursis, le conducteur du train quant-à-lui a été condamné à cinq ans d’emprisonnement ferme.

Ce dernier depuis la catastrophe reste introuvable. Dès que le verdict est tombé, Camrail a vivement contesté. Le transporteur ferroviaire évoque « l’absence d’expertise qualifiée et de compétence ».

La décision a été saluée par la partie civile qui regrette toute de même que le tribunal ne s’est pas prononcé sur la question des dommages et intérêts des victimes.

………..

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : bientôt, un projet solaire pour l’électrification du monde rural

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Credit Photo : Fred Krock pour CNC.

 

 

Centrafrique : bientôt, un projet solaire pour l’électrification du monde rural

 

 

 

A l’issue de l’atelier tenu le 14 septembre 2018 au siège de la Coordination nationale climat (CN-Climat) à Bangui, les représentants des Ministères et certaines institutions ont recommandé à la CN-Climat d’adresser une « lettre de non objection » à la Banque Mondiale ; laquelle permettra à la Banque de rechercher un financement supplémentaire auprès du Fonds Vert Climat pour la mise en œuvre du Projet régional d’électrification hors réseau (ROGEP) au profit de 19 pays africains dont la RCA.

Un espoir pour les populations rurales centrafricaines d’accéder à l’électrification à partir de l’énergie solaire photovoltaïque. Les kits solaires qui seront fournis dans le cadre du projet ROGEP permettront d’alimenter les ménages, les petites unités de production, les services ou de satisfaire d’autres besoins encore plus élevés en électricité. Bien plus, ce projet créera « les meilleurs conditions pour le développement des activités nécessaires à une croissance économique soutenue et à l’amélioration des conditions de vie de populations », s’est réjoui le Directeur de cabinet du Ministère de l’environnement et du développement durable, Rubens Nambaï.

Le Projet régional d’électrification hors réseau présente de grands avantages  pour la République Centrafricaine : d’abord, il augmentera le taux d’électrification nationale jusque-là estimé à 20% et qui tend vers 1% dans les zones rurales ; ensuite, il contribuera efficacement à booster l’économie nationale à travers le développement des activités friandes d’énergie ; enfin, il aidera le pays à lutter davantage contre les émissions de gaz à effet de serre issues de la déforestation et de la dégradation des forêts pour ainsi bénéficier des compensations financières internationales.

ROGEP, un projet régional  

Le projet ROGEP était, à l’origine, destiné aux 15 pays de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO). En effet, face au faible taux d’accès à l’électricité et en raison de la dépendance accrue des populations aux combustibles à forte teneur en carbone tels que le bois de chauffe, l’organisation sous régionale, à travers son institution dénommée Centre pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique (ECREEE), a sollicité et obtenu de la Banque Mondiale le financement, à hauteur de 200 millions de dollars, du projet régional visant la fourniture des services d’électricité durables et abordables aux ménages, aux PME ainsi qu’aux établissements de santé et d’enseignement.

Ce projet sera ensuite étendu aux quatre autres pays frontaliers de la CEDEAO notamment le Cameroun, le Tchad, la Mauritanie et la République Centrafricaine. Ce qui demande une enveloppe supplémentaire. D’où l’avis de non objection que chaque pays bénéficiaire du projet doit adresser à la Banque Mondiale pour autoriser l’institution à lever 150 millions de dollars additionnels nécessaires à la mise en œuvre du ROGEP.

En attendant, les cadres réglementaires des Etats bénéficiaires doivent être améliorés afin d’inciter les entreprises privées à participer aux travaux d’électrification des zones rurales concernées.

Une aubaine pour les entreprises locales !

Les fonds pour la mise en œuvre du Projet régional d’électrification hors réseau seront logés dans les banques des pays bénéficiaires. Les entreprises éligibles présenteront leurs business plan et, une fois retenus, décrocheront des financements leur permettant d’installer les équipements solaires, fournir de l’électricité aux populations. De leur côté, les agences de régulation du secteur veilleront sur le prix de consommation de ce nouveau produit.

En Centrafrique, les entreprises locales retenues commencent déjà à suivre de formations à l’extérieur du pays pour mieux se préparer à la compétition. Mais, par mesure de précaution, il est envisagé de définir un quota pour ces entreprises enfin qu’elles ne soient pas trop défavorisées.

 

Par : Fred Krock, CNC.

Centrafrique : Pour la facilitation de transports et de transits avec le Congo

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Centrafrique : Pour la facilitation de transports et de transits avec le Congo

 

 

 

Ensemble, on est fort dit-on. C’est dans cette optique que la République du Congo et la République centrafricaine entendent trouver, ensemble, des solutions aux problèmes communs aux deux Etats, en particulier dans le secteur des transports. Un atelier de deux jours relatif à cette préoccupation s’est tenu dans l’hémicycle du Palais de la CEMAC à Bangui, regroupant du 25 au 26 septembre courant, les Ministères des transports des deux pays, ainsi que les Structures connexes du secteur des Transports.

Ce qu’il est convenu d’appeler l’atelier de Bangui s’inscrit dans la suite logique de celui tenu le 30 mai 2018 à Brazzaville – rencontre qui a été sanctionnée par la signature d’une Convention en matière de transports de marchandises entre la République du Congo et la République centrafricaine. A en croire le Ministre centrafricain des Transports et de l’aviation Civile, Théodore Jousso, cette action fondatrice a pu consolider les liens séculaires de fraternité et d’amitié qui ont toujours lié les deux pays et les deux peuples. C’est d’ailleurs ce qui fait dire à Fidèle Dimou, Ministre congolais des Transports, de l’aviation et de marine marchande qu’« en répondant à cette invitation, je ne fais que perpétuer la volonté qui anime les autorités de nos deux Etats d’œuvrer ensemble et de mutualiser nos expériences pour résoudre nos problèmes communs, notamment ceux du secteur des transports dont l’importance au développement socioéconomique de la République du Congo et de la République centrafricaine et de l’intégration de la Sous-région est avérée ».

La convention de Brazzaville, faut il le souligner ici, vise à mobiliser tous les moyens en faveur du désenclavement de la République centrafricaine par la promotion et le développement de transports. A en croire le Ministre Théodore Jousso, « le coût de transport impacte sur la compétitivité de notre économie et que nous devons tout mettre en œuvre pour le réduire, afin de supprimer toutes les barrières physiques et non-physiques qui représentent les facteurs bloquants à la diversification et la facilitation des échanges entre nos deux pays ». Evidemment, le Port du Congo est incontestablement aujourd’hui la porte océane de desserte de la RCA, d’où cet appel de pied de Jousso.

L’atelier de Bangui qui a connu la participation d’une délégation congolaise forte de 40 Membres et des Cadres centrafricains reste le cadre idéal pour débattre des problèmes cruciaux en matière de transport, à savoir les transports maritimes, le transit portuaire, le transport ferroviaire et fluvial, le transport routier, les opérations portuaires et la logistique de transit international et inter-Etat, les procédures douanières et transfrontalières…

C’est pourquoi, les rencontres périodiques entres les Cadres des transports des deux pays revêtent une importance très capitale. Et, le Ministre congolais des transports l’a relevé en disant que « … Nous devons, d’une manière permanente, conjuguer nos efforts, d’échanger régulièrement et rechercher en temps réel les solutions aux problèmes susceptibles de compromettre le transport de surface dans nos deux Etats ». La Commission technique mixte de suivi de la Convention de Brazzaville elle, continuera de travailler sur les axes stratégiques de ladite convention.

En attendant le rapport de ladite rencontre, les participants eux, voient déjà une porte de sortie pour la RCA, à l’image du Commandant adjoint la Compagnie de la circulation routière et des brigades de constat d’accident de la RCA, Lucien-Dieudonné Serré, celui qui a été désigné par son Département en sa qualité de ressortissant de CNESTEN à Rabat au Maroc dans le domaine de la sécurité nucléaire, des transports et de la radioactive, à travers l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA). Pour le Commandant Serré, la facilitation du transport via le Congo va créer une sorte de concurrence entre le Port de Pointe Noire et le Port de Douala dans l’intérêt de la Centrafrique.

 

Par : Fred Krock, CNC.

Centrafrique : Pourquoi la femme centrafricaine reste-t-elle si silencieuse?

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Centrafrique : Pourquoi la femme centrafricaine reste-t-elle si silencieuse?

 

 

 

Dans la célèbre œuvre comique du grand dramaturge grec Aristophane au Ve siècle avant notre ère, une belle femme athénienne du nom de Lysistrata exaspérée par la bêtise des hommes ayant engendré des dégâts humains et matériels lors de la guerre du Péloponnèse, avait réussi à convaincre les femmes de toutes les cités grecques à se refuser à leurs maris (grève de sexe, guerre de sexe, boycott de sexe…) pour exiger la paix et mettre fin aux hostilités meurtrières opposant Athènes et Sparte. Histoire banale, mais cet exemple continue d’être suivi dans le monde et plus particulièrement en Afrique par les femmes libériennes en 2003, par les femmes kenyanes en 2009 pour exiger la paix lors des crises postélectorales puis en 2012 par les femmes togolaises qui exigeaient l’entente entre l’opposition et le parti au pouvoir. Ces cas cités parmi tant d’autres montrent jusqu’où peuvent aller les femmes et leur imagination dans leur lutte pour réclamer la paix, la tranquillité, la cohésion sociale, l’entente quand leurs nations se sentent en danger mettant aussi en danger l’avenir de leurs enfants. Alors que dire de l’implication profonde pour un retour à la paix de la femme centrafricaine première victime de la barbarie que connait ce pays du cœur de l’Afrique?

 

Après la récente opération sécuritaire SOUKOULA au Km5, M. Parfait ONANGA patron de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée de stabilisation des Nations unies en Centrafrique) a échangé avec les femmes responsables et membres de diverses associations du 3e arrondissement de Bangui ayant pour objectif d’écouter et recueillir leurs préoccupations, un des chemins pour une accalmie de cette crise. Tout part d’un message qu’il a posté le 25 avril 2018 sur sa page officielle twitter https://twitter.com/parfait_onanga/status/989270744860364802 qui se lit par:

…..La voix des femmes, la voie de la paix, de la raison et de l’espoir. Écoutons-les davantage!…

 

Ce message si simple écrit et envoyé officiellement au monde par un homme important dans le processus de résolution de la crise et du maintien de la paix en Centrafrique est une manière internationale très criante de demander encore plus à la femme centrafricaine de s’impliquer sérieusement dans le processus de paix. Et aussi de demander au gouvernement d’associer les femmes dans les pourparlers visant à faire prendre conscience aux ennemis de la paix de la conséquence néfaste de leurs actes brutaux sur l’avenir de cette nation qu’ils prétendent défendre.

Nous savons tous que la Centrafrique en son caractère constitutionnellement laïc contient beaucoup d’associations féminines, de l’Organisation des Femmes de Centrafrique (OFCA) à l’Association Action des Femmes pour le Progrès en passant par L’Association Femme debout de Centrafrique (musulmanes et chrétiennes) ou l’Association des Femmes Juristes de Centrafrique (AFJC).

Ces structures féminines regroupent un nombre important de femmes centrafricaines œuvrant dans différents domaines qui peuvent bien peser ou avoir un mot à dire dans le processus de paix en cours en Centrafrique. Il reste toujours possible de crier haut et fort que les femmes et les enfants restent les premières victimes (les violences sexuelles et enrôlements des enfants) de cette tragédie au pays de ZO KWE ZO. Des initiatives probantes visant à rassembler et accompagner les femmes centrafricaines ont été prises, nous nous rappelons et félicitons encore ces jours de 29 et 30 août 2017 ou un atelier de renforcement de capacités a été organisé à Bangui à l’intention de trente (30) femmes membres et responsables des organisations féminines. Cet atelier organisé par la MINUSCA et la Coordination des Réseaux des Femmes Leaders pour la Paix en Centrafrique avait pour objectif de réfléchir sur une stratégie d’implication des femmes dans le processus de paix. Ce serait souhaitable et bénéfique que ces genres de rencontres s’organisent incessamment à l’endroit de toutes les femmes centrafricaines sans tenir compte de bornes religieuses ni sociales.

 

Au sortir de la fête des Mères 2018 célébrée autour du thème: « Mères, actrices de la paix et de la cohésion sociale dans la famille et la communauté.», la situation de la femme centrafricaine reste précaire et dangereuse. Un silence un peu pesant dans ce sens nous interpelle tous à défendre les intérêts de la nation en augmentant le niveau d’implication de la femme. Durant ce jour du 27 mai 2018, dans son allocution, la première dame Mme Brigitte TOUADERA s’est interrogée : « …comment célébrer la fête des Mères dans ces actes habituels ? Comment avoir le cœur à la fête quand ce sont les mamans et les enfants qui paient le fort prix?… » . Puis de continuer en exhortant ces sœurs et filles centrafricaines par ce terme : «… Je vous exhorte à saisir cette occasion (fête des Mères NDLR…) pour rappeler à nos enfants l’importance de la paix dans une famille, dans une communauté, dans un pays… » Le gouvernement a toujours essayé de mettre devant l’avis des victimes, dont les femmes dans les négociations menées sans relâche dans l’espoir de faire revenir à la raison ces fils du pays qui ont préféré prendre les armes pour se faire entendre. La nomination de Mme Noëlle KOYARA  à la tête du Ministère de la Défense nationale et de la Reconstruction de l’Armée est la preuve de la confiance faite par le présent locataire du palais de la Renaissance de Bangui M. Faustin TOUADERA à la femme centrafricaine dans sa capacité à être debout dans les situations de crise et à participer activement dans sa résolution.

Toutes les grandes vieilles civilisations du monde ont laissé des traces de l’exigence de la protection et du respect de la femme et des enfants lors des crises guerrières, mais il est malheureux de voir des femmes et des enfants maltraités dans cette crise fratricide centrafricaine.

Le vide que laisse la mort des pères de famille dans le cœur des femmes et des enfants est insoutenable et insupportable. Beaucoup de familles sont séparées ou devenues orphelines à cause des violences perpétrées quotidiennement. Il est temps que toutes les femmes centrafricaines se lèvent comme une seule femme sans barrières politiques, ethniques, religieuse… pour dire : stop au massacre du Centrafricain hypothéquant l’avenir de ses enfants !!!

Nous soutenons et croyons aux propos de Mme Gladys ATINGA  la Conseillère Genre de la MINUSCA : ….Afin de permettre aux femmes de s’exprimer comme il se doit, nous nous emploierons à mettre à leur disposition tous les outils possibles…

Par cet article nous dévoilons notre désir de voir toutes les femmes centrafricaines unies, réunies, ensemble main dans la main à défendre pacifiquement, loyalement leur pays pris en otage. Nous voulons les voir mener des actions concrètes dans le but de ramener les protagonistes autour d’une même table pour continuer à discuter afin de trouver une porte de sortie pouvant mettre fin à cette situation qui leur a enlevé déjà de milliers de maris et des enfants. L’heure de rester pleuré à la maison ou passer des heures dans des salles climatisées pour des ateliers est révolue, faites-vous entendre par des actions non violentes et concrètes pour l’avenir de Centrafrique. Que tu sois musulmane, chrétienne ou animiste…centrafricaine, tu dois savoir que tu es accompagnée par le gouvernement et ses partenaires internationaux. Cette barbarie qui ne finit pas t’a été exigée et cela est un danger pour l’avenir de tes enfants alors exige avec force sa fin.

 

Force à la femme centrafricaine première victime d’une guerre inutile !!!!

  

Par : Urbain TABEMARA

Nations Unies : Kabila demande de nouveau le retrait de la Monusco

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Le Président congolais Kabila au siège des Nations-Unies.

 

 

Nations Unies : Kabila demande de nouveau le retrait de la Monusco

 

 

 

Le chef de l’Etat congolais a fait savoir hier du haut e la tribune des Nations Unies que la force onusienne a un bilan mitigé. Il a par ailleurs dénoncé l’ingérence des puissances étrangère en RDC.

La Monusco a un bilan mitigé 20 ans après son déploiement en RDC. C’est ce qu’a fait savoir le président Joseph Kabila hier du haut de la tribune de l’Assemblée générale des Nations Unies. Pour cette raison, le Chef de l’Etat a demandé à nouveau le départ de cette force multilatérale de son pays. Joseph Kabila exige un retrait total et définitif des effectifs de la Monusco.

Joseph Kabila qui a réaffirmé son attachement aux idéaux de l’Onu a toutefois dénoncé l’ingérence des puissances étrangères en RDC. Pour lui, ceci est une violation grave de la souveraineté de l’Etat congolais.

Le chef de l’Etat est également revenu sur les drames de Béni au Nord-Est du pays et indiquant que cette partie est un foyer du terrorisme. Sur le plan politique, Joseph Kabila a rassuré sur la ténue des élections libres et transparentes cette année.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Espagne: Manuel Valls candidat à la mairie de Barcelone

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L’ancien premier ministre français Manuel Valls

Espagne: Manuel Valls candidat à la mairie de Barcelone

 

 

 

L’ancien-premier ministre a confirmé sa candidature hier à l’élection municipale de 2019 dans la capitale Catalane. Il a par ailleurs annoncé sa démission au poste député de l’Essonne.

Manuel Valls est candidat l’élection municipale de la commune de Barcelone. L’ancien premier ministre a fait part de ses intentions de briguer cette municipalité l’an prochain.

En ce terme il a annoncé, “Je veux être le prochain maire de Barcelone”.  Manuel Valls a par ailleurs annoncé sa démission au siège de député de l’Essonne. Il a également affirmé avoir renoncé à tous les mandats français.

Si les élections municipales en Espagne se tiennent l’année prochaine, plusieurs sondages donnent déjà Manuel Valls vainqueur à cette élection. L’ex-premier ministre de François Hollande à 56 ans part grand favori à ce scrutin.

Ses positions sur l’indépendance de la Catalogne sont autant d’atouts qui font de lui le favori de l’élection. Manuel Valls faut-il le rappeler est favorable au maintient de la Catalogne en Espagne.

Né d’un père Catalan et d’une mère Suisse, Manuel Valls a grandi en France où il a été naturalisé français. Il doit tout à la France car c’est ce pays qui lui a offert toute une carrière politique à travers de hautes fonctions.

 

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : L’opposant Désiré Kolingba restitue la vérité autour de l’incident du 4ème Arrondissement

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Logo du parti politique Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC). Copyrightrdc.

 

 

Centrafrique : L’opposant Désiré Kolingba restitue la vérité autour de l’incident du 4ème Arrondissement

 

 

 

C’est à travers le communiqué de presse n° 002/RDC/BP/P.18 que le Parti Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) a réagi suite au bref incident survenu le jeudi 19 septembre dernier lors d’un meeting présidé par son Président Désiré Zanga Kolingba Bilal, dans le 4ème arrondissement de Bangui. La prise de position du RDC coupe court à toutes les supputations et surtout les velléitaires tentatives d’instrumentalisation de cet incident à des fins purement politiques pour atteindre volontairement les autorités actuelles du pays, à commencer par les Forces de sécurité intérieures qui n’avaient fait qu’accomplir leur mission.

« Après une rencontre fructueuse avec le gouvernement, le RDC Parti épris de paix, condamne vigoureusement cet incident, il réaffirme son appartenance à la Majorité présidentielle et son attachement à la stabilité institutionnelle. Le RDC appelle ses militants au calme et à la vigilance, afin d’éviter toute instrumentalisation de cet incident regrettable du 4ème arrondissement par les fossoyeurs de la démocratie et les ennemies de la paix », c’est en ces mots corsés que le RDC s’est résolu à aplanir toute tentative de manipulation de la conscience collective au tour de cet incident. Et de préciser qu’ « il n’y a eu ni arrestation ni séquestration » de leur leader, Désiré Zanga Kolingba Bilal.

Evidemment, n’eût été cette prompte déclaration du RDC, l’on serait déjà en pleine dérive. La preuve tangible c’est la tentative de récupération à des fins malsaines de cette situation par un certain Dominique Yandoka qui se dit responsable d’une certaine ‘’Initiative pour une transformation par l’action (ITA)’’. Ce compatriote, dans un communiqué de presse signé de lui-même en date du 22 septembre dernier, évoquant insolemment et gratuitement l’Article 14 de la Constitution du 30 mars 2016 et l’Ordonnance n° 05.007 du 2 juin 2005 relatives aux Partis politiques et au statut de l’Opposition en RCA, raconte son histoire : « Le Mouvement Ita… condamne avec force cette dérive totalitaire ; exige que toute lumière soit faite sur cette affaire ; propose que des dispositions fortes soient prises pour éviter de tel actes dans le futur ; en appelle à l’Assemblée nationale, afin d’interpeller le ministre de tutelle (Sécurité publique) sur le respect des textes réglementant le fonctionnement des Partis politiques ; en appelle à la vigilance des Forces vives de la nations afin de sauvegarder les droits fondamentaux acquis après d’âpres souffrances par le peuple centrafricain », peut-on lire dans les extravagances de Yandoka. Une vraie incitation au soulèvement populaire qui s’est révélée fort heureusement obsolète à cause de sa nature incivique et antipatriotique.

Pour mémoire, l’incident qui a eu le 19 septembre dernier, s’est produit entre 16 heures et 17 heures dans la concession du défunt Augustin Ngbanda, sise derrière le bar ‘’Ematus’’ au rond-point du 4ème arrondissement. Alors que quelques heures avant, des individus qui seraient certainement les partisans du RDC se sont regroupés en ce lieu et ont accueilli leur Président avec qui ils ont échangé. Au cours de la réunion, des rumeurs circulent et ont répondu très rapidement telle une traînée de poudre dans les quartiers environnants.

Toute de suite, certains jeunes de la localité ont fait la curiosité de voir de près de quoi s’agissait-il exactement. Sachant que le parti RDC, ce grand parti avait bien le droit de tenir un meeting, soit dans le cadre de campagne électorale, soit pour se positionner sur des questions engageant la vie de la nation. Mais, là n’est pas le problème. Ce qui a suscité la réaction des manifestants, c’est qu’après quelque recoupement, ils se sont rendu compte que personne des autorités locales n’ait été informé. Donc, il s’agit d’une réunion « insolite » et que ses organisateurs devraient être traités comme tel.

De fil en aiguille, l’information tombe dans le rayon de couverture de la police. Le Directeur général adjoint de l’Immigration émigration, Bienvenu Paterne Nguimalé et son binhomme, le Commandant Lucien Serré sont, tout de suite, descendus sur les lieux. Les participants ont été déjà presqu’à la fin de la réunion. Pendant que ces officiers arrivaient sur les lieux, le Président Désiré Zanga Kolingba lui, quittait à peine ses militants. Mais, le leader politique n’ira pas loin, car rappelé sur les lieux et interrogé sur les tenants et les aboutissants de cette réunion.

 

 

Par : Fred Krock, CNC.

Centrafrique : Les 4 problématiques de l’éducation nationale au cœur de la journée ‘’Porte-ouverte’’ de New Tech Institut

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Monsieur Serge Singa

 

 

Centrafrique : Les 4 problématiques de l’éducation nationale au cœur de la journée ‘’Porte-ouverte’’ de New Tech Institut

 

 

 

En cette période de rentrée scolaire, le Président fondateur de l’établissement scolaire New Tech Institut, l’honorable Serge Singha Bengba a créé un espace d’échanges dit ‘’Journée Porte-ouverte’’ réunissant des Cadres de son établissement, mais aussi de l’administration. Au-delà du fonctionnement interne de New Tech, c’est toute la problématique de l’éducation nationale qui a été soulevée par les participants à ces échanges.

D’emblée, le fond des débats lors de la journée porte-ouverte s’est focalisé sur l’interpellation de l’honorable Serge Singha Bengba par l’assistance constituée du personnel administratif, des étudiants, des invités et des curieux. Principalement, les interventions toutes pertinentes et fructueuse ont concerné les erreurs techniques qui ont émaillé l’organisation du Brevet de Technicien Supérieur (BTS) de l’année qui vient de s’écouler.

Le Président fondateur, en répondant aux préoccupations exprimées par les uns et les autres, a reconnu qu’il y a eu des erreurs techniques préjudiciables aux étudiants, d’une manière générale. Par ailleurs, il a indiqué qu’une requête sera adressée aux responsables de l’Université de Bangui afin que ceux-ci puissent apporter toute la lumière sur les erreurs qui ont entaché le déroulement du BTS, et proposer des pistes de solutions en vue d’améliorer l’organisation des futurs examens et concours. Et de renchérir qu’au cas où l’Université de Bangui ne donne pas une suite favorable à sa requête, il se réserve le droit de saisir la Haute Autorité de la Bonne Gouvernance. Car, le BTS de l’année écoulée a été organisé dans une opacité criarde.

« Il n’est pas normal que des examens et concours soient organisés en dehors des règles de l’art et au préjudice des étudiants. Cette situation tend à donner l’impression que les étudiants sont tétanisés par le phénomène de baisse de niveau. Autant ce phénomène est une réalité dans notre pays, autant les erreurs techniques enregistrées dans l’organisation des examens et concours font parfois le malheur des candidats », a développé Serge Singha Bengba.

L’épineuse et anémique gangrène de corruption ont é été abordée dans les débats. Surtout, certains étudiants plaident pour leur suivi, ce qui a reçu une fin de non recevoir du PF. « Notre établissement ne prône pas ce genre de pratiques, mais le suivi peut être entendu comme la mise à la disposition des élèves et étudiants des moyens nécessaires à leur éducation et à leur formation », poursuit l’honorable qui précise par ailleurs que ce suivi, s’il en est le cas, doit s’opérer dans les règles de l’art.

Somme toute, cette porte-ouverte a permis, dans son sillage, de débattre des abcès qui range le système éducatif national, notamment la corruption, le favoritisme, le clientélisme…

 

Par : Fred Krock, CNC.

Centrafrique : Jean-Pierre DOUZIMA quitte enfin la tête de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE).

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Monsieur Jean-Pierre Douzima

 

 

 

 

 

Centrafrique : Jean-Pierre DOUZIMA quitte enfin la tête de l’Agence Centrafricaine pour la Formation Professionnelle et l’Emploi (ACFPE).

 

 

Et pourquoi les gendarmes sont – ils basés à l’Agence ?

 

Ce long métrage a duré 14 années, lorsque le lundi 17 septembre 2018, à l’heure du diner, l’appétit de Jean-Pierre DOUZIMA sera brutalement coupé par le décret présidentiel annonçant son limogeage.

Et ce, en dépit des dizaines de millions de Francs CFA injectés par JP DOUZ au Contrôle Général des Entreprises et Offices Publics, à la Primature, aux administrateurs particulièrement les représentants des centrales syndicales, Noel RAMADAN et Mme GROTT.

Outre cette étape de corruption, JP DOUZ et PIRI vont organiser une semaine lugubre à Moungoumba en passant par PISSA, pour implorer le mystère de la mythologie lobayenne en vue de conserver leur poste.  

Jean-Pierre DOUZIMA, désemparé, méconnaissable, se sentant lâché par tous, cherche vainement une solution de sortie de crise, surtout comment faire pour assurer sa survie étant entendu qu’il est non seulement désormais demandeur d’emploi, mais aussi tout le pactole injecté pour conserver le poste jusqu’en 2020. C’est ainsi que :

Le jeudi 20 septembre 2018, il va mobiliser le Directeur Administratif et Financier, la secrétaire particulière et le planton de la Direction Générale, pour soutirer tous les procès-verbaux et les résolutions des conseils d’administration de 2004 à 2018, les documents comptables tels que les états financiers relatifs aux paiements de ses impôts et ceux du DAF, les surfacturations de la compagnie aérienne RAM, les états financiers des dons et legs, etc…., bref, tous documents compromettant ses 14 années de gestion, pour ainsi les dissimuler ou les bruler.

Le Ministre du Travail, de l’Emploi, de la Formation Professionnelle et de la Protection Sociale, Monsieur Jean Christophe NGUINZA, Ministre de tutelle de l’ACFPE, ayant été informé de la situation a immédiatement pris attache avec le Premier Ministre et son collègue de la sécurité publique, pour dépêcher une brigade de la gendarmerie à l’ACFPE, pour barricader la Direction Générale et sécuriser ainsi les dernières archives de l’Agence, le vendredi 21 septembre 2018.

Ensuite, non content de la décision du Chef de l’Etat, Monsieur Jean-Pierre DOUZIMA décide, ce même jeudi 20 septembre 2018, avec le Président du Conseil d’Administration Monsieur Noel RAMADAN, d’organiser un conseil d’administration extraordinaire le vendredi 21 septembre 2018, dont l’ordre n’a pas été préalablement soumis à l’approbation du Ministre de tutelle, et aussi Jean-Pierre DOUZIMA n’a plus qualité à exercer en tant rapporteur du Conseil d’Administration puisqu’il n’est plus Directeur Général depuis le 17 septembre 2018.

Encore une fois de plus la vigilance du Ministre de tutelle a prévalu, une équipe des gendarmes fait irruption dans la salle et les éjecte comme des intrus à la recherche des jetons de présence.

Les syndicalistes qui sont présents au sein des Conseils d’administration de l’ACFPE ont pour mission de veiller à la protection des travailleurs conformément aux textes et lois qui les régissent.

Malheureusement RAMADAN et Mme GROTT, ces deux syndicalistes soutiennent DOUZIMA qui est frappé par la loi de la retraite depuis le 30 décembre 2016. Sont-ils réellement des syndicalistes ? Connaissent-ils le rôle d’un syndicaliste ?

Toujours dans ces agitations dilatoires, JP DOUZ sollicite le concours du Maitre APATIO pour venir constater la fermeture, selon lui, de ses biens dans les locaux de l’ACFPE.

En tout cas, le feuilleton DOUZIMA est définitivement fini au quatorzième épisode. Comme tous les films dramatiques, les acteurs principaux finissent toujours en prison. On ne le souhaite pas pour lui.

Le nouveau Directeur Général de l’ACFPE aura du pain sur la planche. Ancien Directeur Général du Centre Régional Africain d’Administration du Travail (CRADAT) basé à Yaoundé au Cameroun, Inspecteur Principal de Travail et des Lois Sociales, il a la carrure indiqué pour redorer le blason de l’ACFPE longtemps terni par l’aventurier Jean-Pierre DOUZIMA.

Le premier acte que Monsieur Pierrot YOELE devrait mettre en chantier, dès sa prise de fonction, probablement dans les prochains jours, c’est de commanditer un audit financier et comptable sur la gestion de son prédécesseur. Des rapports de l’Inspection Générale d’Etat, de l’Inspection Générale des Finances et de la Cour des comptes sont disponibles et pourront aider à faire la lumière.

 

Alain Nzilo

 

Centrafrique : détonation d’armes automatiques au camp des déplacés de Bria.

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Le camp des déplacés du PK3 de Bria.

 

 

Centrafrique : détonation d’armes automatiques au camp des déplacés de Bria.

 

 

Depuis cet après-midi du mardi 25 septembre 2018, les déplacés du camp de PK3 à la sortie sud de la ville de Bria sont surpris par des détonations d’armes des soldats de la MINUSCA.

 

Selon des informations recoupées sur place, tout a commencé par une tentative d’arrestation vers 13 heures locales d’un homme par les soldats mauritaniens de la MINUSCA qu’ils qualifient de semeur de trouble dans le camp des déplacés du PK3.

Malheureusement pour eux, l’homme, identifié comme un milicien Anti-Balaka,  a pu s’échapper dans la foulée, ce qui ne les a pas découragés tout de même à le pourchasser.

Cependant, l’homme pourchassé semble prendre de distance et rapide. En constatant l’écart, ces derniers tentent leur dernière chance en tirant plusieurs coups de feu en direction de l’homme incriminé . Peine perdue, le supposé criminel disparaît dans la nature finalement.

Entre temps, les tirs contre l’homme ont malheureusement touché des passants. Parmi eux, un agent de l’ONG internationale Médecin sans frontière (MSF), grièvement blessé et transporté d’urgence à l’hôpital préfectorale.

Par ailleurs, on note aussi la présence des soldats rwandais de la MINUSCA depuis trois jours dans la ville . Or, les soldats mauritaniens, quant à eux, sont en opération du désarmement forcé des miliciens Anti-balaka dans la ville de Bria.

La ville de Bria, chef-lieu de la préfecture de la Haute-Kotto, est sous le contrôle de plusieurs groupes armés, dont la milice Anti-balaka, et le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) dirigée par l’ex-ministre de Michel Djotodia Nourredine Adam.

La MINUSCA, qui joue le rôle d’une force d’interposition, est aussi présente dans la ville avec une centaine des soldats mauritaniens et rwandais.

 

Bria, Moïse Banafio pour CNC.

CENTRAFRIQUE : DESIRE ZINGA KOLINGBA BILAL, UNE INTERPELLATION DE TROP ET INUTILE

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D. Z. Kolingba

 

CENTRAFRIQUE : DESIRE ZINGA KOLINGBA BILAL, UNE INTERPELLATION DE TROP ET INUTILE             

                               

 

 

DES PRATIQUES AUTORITAIRES INQUIÉTANTES

          Lors de son investiture, le président Faustin-Archange Touadera avait solennellement déclaré rompre avec un passé calamiteux en matière de gouvernance. Les Centrafricains avaient applaudi la nouvelle ère qui commençait.

          Malheureusement, l’espoir de voir la République Centrafricaine être gouvernée autrement est aujourd’hui écorné par l’arrestation maladroite de Désiré Zinga Kolingba Bilal, président du parti Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC). Même s’il n’a été que momentanément retenu, il n’en demeure pas moins que cette cabale est déplorable et terriblement compromettant pour le président Touadera.

          Le leader du RDC a été arrêté, mercredi 19 septembre, pendant un meeting qu’il présidait dans le 4ème arrondissement de Bangui. Pour justifier son arrestation, les autorités l’ont accusé d’avoir organisé un rassemblement clandestin.

          Le RDC est un grand parti politique qui a pignon sur rue et qui n’est pas interdit. Jusqu’à aujourd’hui, le parti de Désiré Zanga Kolingba Bilal a organisé des meetings qui se sont toujours déroulés sans incident notoire. Pourquoi, subitement, est-il inquiété par les forces de sécurité ? Zanga Kolingba est un soutien du président Touadera. On murmure même qu’il serait probablement le futur remplaçant du Premier ministre Sarandji. De là à penser qu’il pourrait s’agir d’une cabale montée par ce dernier…On est enclin à se poser la question.

  

UNE ENTORSE A LA DÉMOCRATIE

 

          Arrêter le leader d’un grand parti politique, même brièvement, et l’interroger comme un vulgaire délinquant, quels qu’en soient les motifs, est une atteinte caractérisée à la démocratie et une violation de la Constitution centrafricaine. Rappelons que celle-ci garantit la liberté d’expression et de pensée, ainsi que la liberté de se réunir, qui est une des expressions de la démocratie. Cette dérive autoritaire s’est déjà produite le 11 juin 2018, avec l’arrestation d’un autre leader politique, Joseph Bendounga, au cours d’un rassemblement de protestation.

          Il est difficile d’imaginer que le président Touadera se livre à des dénis de démocratie, eu égard à ses déclarations sur la rupture avec le passé pendant son investiture. En revanche, l’auteur de cette forfaiture peut très bien être un membre du gouvernement. Dans ce cas, il faudrait le désavouer publiquement et le sanctionner.

           C’est, en partie, ce genre de comportement dictatorial qui a mené le pays là où nous sommes. La démocratie ne doit pas souffrir de tels errements. Ce n’est pas en s’attaquant aux opposants que l’on mettra fin aux violences qui plongent la République Centrafricaine dans cette longue et dure nuit qui ne cesse de compromettre le développement du pays.

          Si c’est le conseiller russe qui pousse le président Touadera dans la voie de l’autoritarisme, en prenant exemple sur Vladimir Poutine à Moscou, il fait fausse route. Il ne faut pas faire croire au président Touadera qu’embastiller les opposants politiques ou les faire taire garantit une réélection.

          Car qu’est-ce qui suscite l’adhésion du peuple, sinon le strict respect des libertés publiques et une bonne gouvernance ? Un gouvernement doit être au service du citoyen. Il doit garantir et faire respecter les libertés publiques, protectrices de la démocratie. L’état du pays, avec sa litanie de violences incontrôlables, n’autorise pas le gouvernement à malmener la démocratie.

          Or, c’est bien elle, et elle seule, qui favorise et maintient l’unité d’une Nation face aux périls.                                                                                                                                  

Par : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI (25septembre 2018)

Cameroun : Un mouvement d’humeur annoncé par les instituteurs

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Cameroun : Un mouvement dhumeur annoncé par les instituteurs

 

 

 

Ils ont prévu une grève le 5 octobre prochain à l’occasion de la journée des enseignants suite à une décision de la hiérarchie leur interdisant les téléphones portable à l’école.

Le 5 octobre, jour de la fête des enseignants, les instituteurs de la région de l’Ouest Cameroun vont exprimer leur colère. C’est ce qui ressort de l’annonce du collectif de ces instituteurs hier à Bafoussam. Ils s’insurgent contre la décision du délégué régionale de l’éducation de base leur interdisant l’usage des téléphones portables aux heures de cours.

Ils estiment inacceptables cette décision et pensent qu’elle tend à l’infantiliser. Les enseignants font savoir que pour plusieurs raisons surtout sanitaire, il est important d’avoir des téléphones portables dans l’établissement.

Le délégué régional de l’éducation de base de sont côté estime que l’utilisation des téléphones portables aux heures de cours porte atteinte à l’étique et déontologie de la profession enseignante.

Pour les hiérarchies régionales des instituteurs dans la région de l’Ouest, l’usage des téléphones portables aux heures de cours par les enseignants conduit à l’abandon des élèves et porte un serieux coup à l’action pédagogique.

 

Cameroun : fusillade à l’hôtel Sawa

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Centrafrique.com/cameroun-fusillade-a-lhotel-sawa/hotel_sawa_douala_cameroun/” rel=”attachment wp-att-23368 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Hôtel Sawa à Douala au Cameroun. Photo courtoisie.

 

 

Cameroun : fusillade à l’hôtel Sawa

 

 

 

Des individus non identifiés ont tenté de prendre dassaut cet établissement hôtelier hier à Douala. Ils se sont heurtés à une forte résistance des éléments du Bir. Ces personnes sont soupçonnées de vouloir attenter à la vie du maire de la ville de Buea qui y séjournait.

Une fusillade a éclaté hier à l’hôtel Sawa à Douala. Des hommes armés ont attaqué cet établissement hôtelier prestigieux qu’occupent de nombreuses hôtes de marques parmi lesquelles Patrick Ekema, maire de la commune de Beau, chef lieu de la région anglophone du Sud-Ouest Cameroun.

Les assaillants se sont heurtés à la forte résistance des forces de défense et de sécurité avec en première ligne le Bir : l’unité d’élite de l’armée camerounaise.

Plusieurs d’entre eux ont été neutralisés et remise à la gendarmerie nationale. L’hôtel quant-à-lui a été placé sous haute surveillance. Ces personnes faisant parties de la branche sécessionnistes armées du Sud-Ouest sont soupçonnées de vouloir assassiner le maire Patrick Ekema.

Cependant, le gouverneur de la région du Littoral Samuel Dieudonné Ivaha Diboua a minimisé l’incident. Pour le chef de terre, il s’agissait juste des coups de feu de sommations préventives tirées par des éléments de sécurité. Toutefois, il a rassuré les occupants de l’hôtel et les populations sur le renforcement du dispositif de sécurité.

…..

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : quand le retour du chef rebelle Ali Darassa au village Gbokologbo inquiète.

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Les rebelles de l’UPC dirigée par Ali Darassa.

 

 

Centrafrique : quand le retour du chef rebelle Ali Darassa au village Gbokologbo inquiète.

 

 

Ce lundi 24 septembre vers 13 heures sous une pluie battante, le chef d’État-major de l’UPC (Unité pour la paix en Centrafrique ), le général de la Séléka Ali Darassa vient de faire son grand retour au village Gbokologbo, à environ 60 kilomètres de Bambari.

 

Même si au village Gbokologbo, les Peuls sont depuis quelques temps majoritaires à plus de 80%, le retour du sulfureux chef rebelle Ali Darassa dans le secteur n’est pas passé inaperçu.

Sous une pluie battante, le patron de l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC), organise une grande réunion aux notables de la région vers 14 heures locales. L’ordre du jour, signaler sa présence à Gbokologbo, 60 kilomètres de Bambari sur l’axe Alindao dans la préfecture de la Ouaka, et tenter de régler son compte avec certaines personnalités locales qu’il qualifie des traitres.

Cependant, le Président du comité islamique de la Ouaka, monsieur Ahmat Soumaï, présent aussi à cette réunion organisée ce lundi par Ali Darassa est devenu la principale cible de ce dernier.

Pour lui, monsieur Soumaï est celui qui trahit sa position quotidiennement au gouvernement et au Président Touadera. En conséquence, son compte va bientôt être réglé s’il continue son boulot de traitre.

Sur un temps aussi ferme, le chef d’État-major de l’UPC met en garde tous ceux qu’ils qualifient désormais des potentiels ennemis qu’il serait sur leur chemin s’ils ne cessent de suivre bêtement le pouvoir de Bangui dans leur façon de faire.

Depuis quelques mois, la présence de monsieur Ali Darassa est signalée dans la sous-préfecture de Alindao au sud-est du pays. Son retour ce lundi 24 septembre à Gbokologbo marquerait inévitablement son grand retour dans la Ouaka, à quelques kilomètres de son État-major général de Bambari.

 

Bambari, Bertrand Yékoua pour CNC.

Centrafrique : Le parti politique de Touadera en phase de préfiguration

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L’assemblée générale du nouveau parti politique “Cœur uni” du président Touadera. Credit photo : Fred Krock pour CNC.

 

 

Centrafrique : Le parti politique de Touadera en phase de préfiguration

 

 

C’est le ‘’Mouvement Cœurs Unis’’ – nom attribué au groupe parlementaire du Président Touadera qui tend à être érigé en parti politique en bonne et due forme. Vendredi dernier, dans l’une des salles de conférence du Complexe sportif 20 000 Places à Bangui, s’est tenue une réunion grandeur-nature regroupant quelque 500 leaders d’associations et Ongs qui soutiennent depuis 2016, les actions du Président Touadera, venant des huit (8) arrondissements de Bangui, Bimbo et Bégoua. Il s’agit d’ériger l’ensemble des mouvements de soutien du Chef de l’Etat en un parti politique, en prévision de 2021.

Cette rencontre tenue loin des caméras et des micros des journalistes a vu la participation des baobabs du régime Touadera. On notait la présence d’Arthur Piri, Ministre Contrôleur général qui s’est présenté en tant que Représentant personnel du Premier Ministre Simplice Mathieu Sarandji ; de Evariste Gamana, Directeur de cabinet du Ministère chargé du Secrétariat général du gouvernement ; de Ruffin Benam Beltoungou, Ministre conseiller à la Présidence de la République en matière de ressources ; de Rigobert Vondo, Conseiller à la Primature et Président de la Commission Politique et mobilisation ; de Patrick Nambéaré, Conseiller à la Primature ; et de Erneste Batta, Directeur général de la SOCASP. Blaise Didacien Kossimatchi, Coordonnateur général des Associations et Ongs soutenant la vision du Chef de l’Etat était également parmi les officiels.

La salle a été archicomble au point même que certains participants étaient sur pied pour suivre les futurs leaders du parti de Touadera. Il est vrai que d’aucuns ne voyaient le Président de la République venir sur ce plan, surtout qu’il est attendu dans quelques heures pour tenir le grand discours à la tribune des Nations unies… Ces partisans eux, ne laissent passer aucune occasion et se sont déjà lancés dans la bataille pour 2021.

Même si la réunion de vendredi dernier qui cache mal la grande préparation des ‘’Touaderateurs’’ et ‘’Fatistes’’ s’est tenue à l’écart absolu des médias, la rédaction a pu glaner l’image ci-contre et l’objectif de la réunion auprès de certains participants : « Le but de notre réunion, c’est de faire adhérer ces leaders ici présents au Mouvement Cœurs unis du Président Faustin Archange Touadera », a confié une de nos sources, avant d’ajouter « Nous avons pris ce moment pour expliquer les idées fortes qui devront présider à la mise en place de nos textes statutaires – exercice qui nous attend lors des prochaines rencontres ».

Notons sans trop exagérer qu’entre autres thématiques de discussions, le rapport des activités menées ci et là par les Associations et Ongs soutenant les actions de Touadera – rapport présenté sous forme de bilan par Blaise Didacien Kossimatchi, le Coordonnateur général. La formation sur le « leadership » donnée par l’abbé Lazare Pazet a ponctué cette première rencontre.

A ce jour, à en croire nos sources, les initiateurs de ladite réunion préparent une grande restitution devant la presse. Entretemps, des descentes dans les quartiers sont prévues, en vue de formaliser les Organes de base du futur parti en gestation.

 

Par : Fred Krock, CNC.

 

Centrafrique : affaire des bien mal acquis, le Président Touadera bientôt devant ses juges à Paris.

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Centrafrique : affaire des bien mal acquis, le Président Touadera bientôt devant ses juges à Paris.

 

Accusé à juste titre par l’ONG internationale allemande« Transparency «  depuis 2014, le Président Faustin Archange Touadera pourrait se retrouver prochainement pour la première fois devant ses juges à Paris .

 

Enseignant à l’Université de Bangui depuis une dizaine d’années, l’Universitaire Faustin Archange Touadera, nommé en 2008comme Premier ministre par le général Président François Bozizé, est élu à son tour Président de la République en 2016 suite à une élection très controversée organisée par sa belle-sœur, la Présidente de la transition d’alors Catherine Samba-Panza.

Sauf que notre Professeur, le mathématicien de Boy-Rabe surnommé la « Tortue de Damara» et qualifié par ses partisans le « Président des pauvres », est depuis quelques jours dans le viseur de la justice française dans une affaire des biens mal-acquis déclenchée depuis plusieurs années contre sa personne par l’ONG allemande Transparency qui lui reproche son implication à grande échelle dans le détournement des deniers publics à l’époque qu’il fût Premier ministre du général François Bozizé (2008-2013).

Cependant, après son élection à la tête de la République centrafricaine en 2016, la justice française, qui a été saisie de l’affaire, juge mieux de classer le dossier en attendant.

Or, depuis la publication par le magazine économique américain « FORBES » classant les 10 premiers riches centrafricains dont notre Président des pauvres Faustin Archange Touadera figure à la deuxième place après celle de son poulain François Bozizé, l’ONG Transparency tente à nouveau de réactiver le dossier devant la justice française.

Selon les premiers éléments de l’enquête, notre mathématicien de Boy-Rabe, qui est devenu milliardaire en moins de cinq ans, augmente sensiblement son pactole depuis son arrivée au pouvoir.

Désormais à la tête d’une centaine des milliards de francs CFA grâce aux contrats miniers octroyés comme des petits-pains vendus sur le marché, Faustin Archange Touadera semble oublier son passé du Président des pauvres. Il navigue désormais entre les différentes villas de ses maîtresses.

Avec sa prochaine comparution devant la justice, les Centrafricains pourront très vite découvrir la réalité de ce qui se cache dans ce palais de Bangui.

Rappelons que l’ORGANISATION NON GOUVERNEMENTALE allemande Transparency est une organisation internationale ayant la principale vocation la lutte contre la corruption des gouvernements et Institutions gouvernementales mondiaux.

 

 

Bangui, Gisèle Moloma pour CNC.

Centrafrique : pour la première fois depuis l’indépendance, un collège vient de voir le jour à Abba grâce au député Issa Marc.

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Le nouveau collège public de la sous-préfecture de Abba. Credit photo : Gervais Lenga pour CNC.

 

Une école en voie de disparition dans la commune de Fô, sous-préfecture de Baboua. Credit photo : Gervais Lenga pour CNC.

 

 

Centrafrique : pour la première fois depuis l’indépendance, un collège vient de voir le jour à Abba grâce au député Issa Marc.

 

 

Construit au plein centre-ville de la sous-préfecture de Abba dans la Nana-Mambéré, un collège public d’enseignement général vient d’être opérationnel depuis quelques jours grâce à l’efficacité et le pragmatisme du député local l’honorable Issa Marc.

 

 

Construit sur le propre fonds du député Issa Marc, l’honorable infatigable et très apprécié de ses électeurs, un collège d’une centaine d’élèves a été inauguré au plein centre-ville de la sous-préfecture de Abba la semaine dernière par les officiels du ministère de l’Éducation nationale.

Ce geste du député Issa Marc, loin d’être un acte banal qu’on le croyait, est énormément apprécié par les habitants de la ville de Abba qui n’ont jamais cru à leurs propres yeux, car, depuis l’indépendance du pays, ils n’ont cessé de solliciter auprès du gouvernement la construction d’un collège qui pourrait leur éviter le déplacement très coûteux de leurs jeunes-enfants dans d’autres villes de la région pour étudier.

Ce député Issa Marc, qui ne s’attarde pas sur la construction d’un seul collège dans sa circonscription, met le cap depuis plusieurs semaines sur la réfection de l’hôpital, la route et d’autres écoles de sa ville.

Ce qui est d’ailleurs très touchant, lorsqu’on quitte la ville de Gallo, sur l’axe Garoua-boulaye, pour progresser vers la sous-préfecture de Abba à 77 kilomètres plus loin, on se retrouve bizarrement comme dans un territoire primitif sans un passage humain jusqu’à la commune de Zarami à environ 40 kilomètres de Gallo. Les routes sont impraticables, les écoles n’existent plus tout comme les hôpitaux et d’autres infrastructures publiques alors que c’est une zone minière exploitée par des chinois.

Or, à partir de 30 kilomètres, vers la commune de , avant la sous-préfecture de Abba, le député Issa Marc, prenant sa responsabilité, recrute les jeunes avec ses propres fonds pour dégager la route à la main avec des machettes et coller certains nids de poules. D’ici là, on a l’impression d’être dans un pays jusqu’à la ville de Abba.

Cependant à Bangui, certains députés, qui ne voient plus loin que sur leurs nez, préfèrent s’engager dans une situation périlleuse pour la destitution le mois prochain du Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua à cause du petit pot-de-vin de 300 000 francs CFA qu’on leur donne le parti Cœur uni (le nom du nouveau parti du Président Touadera).

Tandis que dans leurs circonscriptions, leurs électeurs constatent sur le terrain leur inefficacité et leur absence prolongée.

 

 

Bouar, Gervais Lenga pour CNC.

Centrafrique : Le développement durable et la responsabilité sociétale de l’État.

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Monsieur Robert Enza, l’auteur de l’article. Photo courtoisie.

 

 

Centrafrique : Le développement durable et la responsabilité sociétale de l’État.

 

 

 

En fait, l’économie est synonyme de développement durable mais elle a été détournée de ses fondements. Car il ne faut pas toujours raisonner en terme de profit pour gagner plus d’argent à n’importe quel prix.

 

Le développement durable nous mène à la bonne gouvernance et de développement économique et social. Elle est une véritable culture de société à partager à toutes les couches de populations.

 

En fait, il s’agit d’exploiter et de gérer au mieux les ressources dont nous disposons en intelligence aux générations futures, voilà qui donne tout le sens à la notion d’économie. Donc, l’économie c’est éviter le gaspillage et la destruction massive. C’est savoir prélever juste ce dont on a besoin et d’agir en éco-responsable attitude.

 

L’État centrafricain n’a malheureusement pas conscience de ce concept afin d’expliquer aux citoyens les enjeux fondamentaux du développement durable, de promouvoir les valeurs sous-jacentes, d’identifier les changements nécessaires, et de mobiliser les cadres de l’État, du secteur privé et de la société civile sur le sujet.

 

La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) est la contribution des entreprises aux enjeux du développement durable. La démarche consiste pour les entreprises à prendre en compte les impacts sociaux et environnementaux de leur activité pour adopter les meilleures pratiques possibles et contribuer ainsi à l’amélioration de la société et à la protection de l’environnement. La RSE permet d’associer cohérence économique, responsabilité sociale et éco-responsabilité.

La responsabilité sociétale civile (RSC) est la contribution de la société civile à cultiver le « bien vivre ensemble ». Elle doit chercher à garder ce fond d’humanité qui a tendance à se perdre et elle doit être critique à l’égard de toute discrimination. Elle fait de l’inclusion sociale et de la gestion participative une priorité. Enfin, la société civile doit assurer une veille sociale de gestion de la chose publique.

 

La société civile peut proposer aux jeunes de prendre part sur la base du volontariat à des projets collectifs. Il ne suffit pas de taguer sur les murs que les jeunes sont au chômage, c’est les mettre dans des cases. Il faut être à l’écoute des uns et des autres et accepter de ne pas réussir, c’est à partir de là que commence la vraie réflexion.

 

La société civile doit assurer le lead de l’analyse de ce qu’il faut changer dans la société, faire progresser les mentalités et comportements, faire des projets collectifs et rassembler. Elle doit s’organiser et se structurer en des associations syndicales libres et agir dans le domaine de l’écologie, de l’économie et du social, grâce à des budgets participatifs mis en place par l’État pour encourager toutes les initiatives et les pratiques selon les méthodes de gestion durable.

 

La société civile doit éviter l’auto-tromperie et l’imposture et se donner les moyens d’être un acteur civil de la vie politique, économique et social.

 

Par exemple la création des micro-fermes agricoles. C’est des formes d’agriculture plus modestes et multidimensionnelles. Une micro-ferme est une action positive qui a l’avantage de préserver les terres et le lien avec la population.

La micro-ferme est un type de production pointue et technique, qui demandera du temps d’apprivoiser.

 

 

 

Ces micro-fermes adaptées répondant d’abord à nos besoins alimentaires permettront de créer non seulement des emplois durables mais seront à la base d’une agriculture intensive et peut-être le début d’une industrialisation.

Imaginer une micro-ferme où l’on produirait: des cabris, des chèvres, des moutons, des poulets et des poules, des coqs, des canards, et autres rongeurs, de la culture légumière et de l’aquaculture, etc…, on est dans une autre pratique de l’agriculture différente de la vielle pratique de l’agriculture traditionnelle.

 

D’un côté on ne parle pas assez de responsabilité sociétale de l’Etat (RSE). Pourtant la responsabilité sociale de l’Etat est inscrite dans le dispositif dit de « Etat exemplaire ». L’exemplarité de l’Etat en matière de développement durable dans son fonctionnement interne doit faire, en effet, l’objet de la circulaire qui fixe les objectifs attendus en matière d’achats courants, de comportements éco-responsables des agents, de gestion éco-responsable des bâtiments, des déplacements professionnels et des déchets ainsi qu’en matière de responsabilité sociale de l’Etat tant en sa qualité d’opérateur économique qu’en sa qualité d’employeur.

 

« L’Etat doit se fixer des objectifs élevés en ce qui concerne le respect des droits fondamentaux de la personne au travail, l’intégration des personnes handicapées, l’insertion des jeunes, des femmes et des personnes éloignées de l’emploi et la parité professionnelle ».

 

En matière d’achats publics responsables il faut décider que les achats socialement responsables de l’Etat devraient représenter au moins 10% des achats courants de l’Etat et de ses établissements publics dans les secteurs comportant au moins 50 % de main-d ‘oeuvre.

 

L’inclusion sociale est également un des défis de la stratégie nationale du développement durable. Par l’exemple faciliter l’accès à l’eau potable, aux produits de première nécessité, à l’énergie, à la justice, à la bonne santé et bien-être, à l’éducation, la lutte contre la corruption, la lutte contre la faim et la pauvreté est un des choix stratégiques en la matière.

 

La mobilisation des employeurs publics et privés au moyen de contrats aidés et de parcours professionnels adaptés, la création des chantiers de réinsertion, la généralisation des clauses sociales dans les marchés publics, le renforcement de la lutte contre les discriminations et la promotion de la diversité, la réduction des fractures intergénérationnelles entre actifs, retraités et jeunes, l’amélioration de la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle sont les principaux leviers d’action à proposer.

 

L’insertion par exemple met également en évidence la dimension sociale de la politique de développement durable. La promotion de l’insertion des personnes sans emploi comme les jeunes et les femmes en âge de travailler est également un élément essentiel de cette politique et dans ce domaine comme dans les autres, l’Etat se doit d’être exemplaire

L’État doit comparer les systèmes privés et publics en matière de développement et de donner des exemples reproductibles en matière de management éthique et exemplaire des RH (recrutements, conduite d’équipes et de projets) et d’achats socialement responsables.

 

En matière de développement durable, les choix d’objectifs à faire par l’État centrafricain sont des plus nombreux. Face à la sortie de cette longue période de crise et aux attentes des centrafricains quant à l’amélioration des conditions de leur vie, il y a un défi majeur pour les autorités qui doivent engager le pays dans un processus de changement radical, porteur d’espoir pour les populations.

 

Pour ce faire, elles doivent élaborer et mettre en oeuvre des politiques et stratégies pertinentes pour faire face aux défis socio-économiques du pays. La pertinence sous-entend la mise en évidence du lien fort qui existe entre l’objectif politique et le problème sociétal à résoudre.

 

 

Par : Robert ENZA, l’entrepreneuriat politique

 

 

 

 

Libye : Seif Al-Islam Kadhafi, la solution à la crise ?

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Libye : Seif Al-Islam Kadhafi, la solution à la crise ?

 

 

 

Le fils du feu Mouammar Kadhafi est perçu aux yeux des libyens comme celui qui pourrait rassembler  le peuple et ramener la paix et la stabilité dans le pays.

En avril dernier, Seif Al-Islam Kadhafi avait annoncé sa candidature à l’élection présidentielle de décembre 2018.  Plusieurs analystes pensent aujourd’hui que le fils de l’ancien guide libyen a de fortes chances de l’emporter si jamais il y participait.

Ces analystes font savoir que l’essentiel du peuple libyen regrettent Mouammar Kadhafi et croient fermement que la solution d’un retour à la crise est son fils Seif Al-Islam Kadhafi.

D’après des sources libyennes, la quasi-totalité des tribus libyennes pensent que le fils pourra rassembler et réconcilier les libyens.

Actuellement  la Libye en proie aux violences terroristes ainsi que celles de plusieurs milices qui s’affrontent est divisée entre deux gouvernements : le gouvernement d’union nationale de Tripoli, et celui de l’est appuyé par l’armée nationale.

Celui de Tripoli, dirigé par Faez Al-Sarraj est reconnu par la communauté internationale, mais n’a dans les faits, aucun pouvoir véritable, tandis que le second, dirigé par le maréchal Khalifa Haftar, a le pouvoir militaire, mais pas de légitimité.

Du coup plusieurs analystes politiques font savoir que Seif Al-Islam peut avoir le pouvoir et la légitimé en même temps et même la reconnaissance. Autrement, cette forme de légitimité auprès des tribus et d’une partie de la population qui donne un avantage à Seif al-Islam. Seulement, le chemin pour lui est encore long pour arriver à la magistrature suprême.

 

Par : N. Mballa, CNC.

 

Présidentielle au Cameroun: Une élection sans scrutateurs de l’Union Européenne

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Présidentielle au Cameroun: Une élection sans scrutateurs de lUnion Européenne

 

 

 

L’ambassadeur de lUE au Cameroun a expliqué aujourdhui les raisons qui justifient labsence dobservateurs au scrutin du 7 octobre prochain.

L’élection présidentielle du 7 octobre au Cameroun va se dérouler sans la présence d’observateurs européens. L’ambassadeur de l’Union Européenne vient de faire l’annonce aujourd’hui dans un communiqué. Il a expliqué les raisons de cette absence.

Selon Hans Peter Schadek, l’UE est actuellement soumise à des restrictions budgétaires. De ce fait, elle ne peut pas se déployer dans divers pays pour de telle mission.

Ceci oblige même l’UE dans ce cadre à faire des discriminations dans l’élaboration du planning d’interventions dans divers pays du monde.

L’autre raison est que le Cameroun n’a pas sollicitée auprès de l’Union Européenne une mission d’observation de l’élection. Raison pour laquelle l’UE ne sera pas présente dans les bureaux de votes le 7 octobre prochain.

L’absence d’une mission d’observation de l’UE à cette élection inquiète l’opposition. Plusieurs leaders pensent que ceci est une manœuvre du pouvoir qui envisage une fraude massive.

…………………….

 

Par : N. Mballa, CNC.

Centrafrique : une mission commando des mercenaires russes vers Ndassima.

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Centrafrique : une mission commando des mercenaires russes vers Ndassima.

 

 

 

Armée jusqu’aux dents, une équipe de cinq (5) mercenaires russes et un français vient de quitter ce dimanche 23 septembre la ville de Bria en direction de la ville minière de Ndassima dans la préfecture de la Ouaka au centre du pays .

 

Lourdement armés à bord de deux pick-up de marque Toyota Land-Cuiser BJ75 loués entre les mains du FPRC, les 6 mercenaires, dont 5 russes et 1 français, ont quitté la ville de Bria ce dimanche 23 septembre vers 10 heures pour une mission encore floue dans la commune de Ndassima, à environ 115 kilomètres dans la préfecture de la Ouaka.

Ce qui est étonnant pour les habitants de Bria, c’est la présence d’un mercenaire français, bien identifié par sa tenue avec le drapeau de son pays, son accent et son arme qui est différente de celles des autres alors qu’ici à Bria, certains croient même que les Russes et les Français ne s’entendent pas dans le pays.

Escortés par 10 combattants rebelles du FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE (FPRC), les 6 mercenaires ont pris la route vers 10 heures locales.

Au même moment, un checkpoint des Séléka à Balénguéré situé à 6 kilomètres à la sortie de Bria a été attaqué par des miliciens Anti-Balaka faisant au passage plusieurs morts et des blessés.

Il y’a lieu de rappeler que la commune minière de Ndassima est réputée pour la qualité de son or . Par contre, la présence de diamants n’est pas signalée dans le village.

 

Bria, Moïse Banafio pour CNC.

Centrafrique/Groupes armés : Que se sont dits, Kagamé, Béchir et Touadera au Soudan ?

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Centrafrique/Groupes armés : Que se sont dits, Kagamé, Béchir et Touadera au Soudan ?

 

 

 

Mi-septembre dernier, le Chef de l’Etat centrafricain a effectué une visite éclair à Khartoum au Soudan, là où il y a rencontré ses homologues Omar El Bechir du Soudan et Paul Kagamé du Rwanda en sa double qualité du Président en exercice de ’Union africaine. Cette rencontre est intervenue juste deux semaines après que, sur initiative de la Russie, quatre leaders radicaux des groupes armés en Centrafrique se sont réunis dans la capitale soudanaise où ils ont fini par prendre un engagement dans ce qu’il est convenu d’appeler ‘’Déclaration d’entente de Khartoum’’. Et l’on s’interroge sur ce que se sont dits les trois Chefs de l’Etat…

Deux semaines après la rencontre de certains leaders des groupes armés sévissent en Centrafrique dans la capitale soudanaise, rencontre sanctionnée par un engagement dit ‘’Déclaration d’entente de Khartoum’’, signée de Maxime Mokom de l’aile irréductible des Anti-Balaka, Nourredine Adam et Abdoulaye Hissen du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) et Ali Darass de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC).

En croitre des sources bien informées, la rencontre des Chefs d’Etats s’est déroulée à huit-clos très loin des cameras et micros des journalistes. Ils ont ainsi discuté, toujours selon nos sources, sur un certain nombre de sujets importants sur la crise en Centrafrique dont le point essentiel est la signature de la Déclaration d’entente de Khartoum.

L’Initiative africaine pour la réconciliation et la paix en Centrafrique sous l’égide de l’Union africaine a été également au centre des débats. Le Président en exercice de l’Union africaine a marqué sa satisfaction pour les résultats des efforts de la partie russe lors de la rencontre des groupes armés à Khartoum. Le Président rwandais a également émis le vœu que la Russie puisse continuer à participer dans le processus de rétablissement de la paix en RCA, en statut d’observateur.

Somme toute, la rencontre des Chefs d’Etats à Khartoum cache mal la mise sous scellé du sort des groupes armés qui représentent toujours un danger permanent pour le processus de paix en Centrafrique.

 

Par : Fred Krock, CNC.

Centrafrique : ACFPE dans la tourmente suite au limogeage du DG J.P. Douzima

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Centrafrique : ACFPE dans la tourmente suite au limogeage du DG J.P. Douzima

 

 

 

L’histoire retiendra que le 21 Septembre 2018, pourtant décrété par les nations Unies «journée internationale de la paix » et célébrée à grande pompe même à Bangui, a été pour le personnel de l’Agence centrafricaine pour la formation professionnelle et de l’emploi (ACFPE) et ses usagers, une journée de tristesse, de désolation, de scandale et d’incompréhension. Le personnel était surpris de voir les gendarmes investir les lieux du travail, obligeant le syndicat du personnel a exigé l’ouverture des portes et des services avant 10 h pour permettre à l’agence de fonctionner. Et comme rien ne se passait, le personnel dans sa majorité s’est mis en chômage forcé et en congé. Combien de temps ce chômage va encore durer ?

Entre temps, l’on apprendra qu’un décret du Président de la République a rapporté les dispositions d’un autre décret portant nomination du Directeur Général de l’ACFPE, monsieur Jean Pierre Douzima, sur rapport du Ministre de tutelle, monsieur Jean Christophe Nguiza, insistant sur la limite d’âge de son départ à la retraite alors que celui-ci vient, la semaine dernière, d’être installé dans ses nouvelles fonctions de Secrétaire général de l’Association Africaine des Services publics d’Emplois, à Yaoundé. Dans tous les cas, son départ est un acte normal dans le fonctionnement d’une administration qui se veut sérieuse même si par le passé, le Conseil a voulu reconduire le Dg de l’ACFPE jusqu’à la fin d’un programme.

Dans la foulée, le Ministère de tutelle a cru nécessaire de prendre un arrêté pour nommer un intérimaire sans se référer au Conseil d’Administration, ni au Contrôle général du secteur. Il s’agit d’un membre de son cabinet assumant encore une fonction de responsabilité au niveau du Ministère. Ce qui a poussé le Conseil d’Administration d’informer le Ministre de tutelle sur son intention de tenir une session extraordinaire du conseil, le 21 septembre 2018 pour plancher sur la situation. Au lieu de répondre au Conseil d’Administration comme le veut la procédure, l’autorité de tutelle opte pour une démonstration en faisant intervenir ipso facto la gendarmerie pour empêcher cette session. La conséquence est que presque tous les bureaux sont fermés, les services sont bloqués. Est-ce sur ordre du Procureur avec mandat comme cela se fait dans un Etat de droit, l’on ne saura le dire car les gendarmes disent c’est sur ordre, on a reçu des ordres.

C’est à cela que des langues se sont déliées dans ce tohu-bohu orchestré par un membre du Gouvernement dans un Département hautement stratégique. Pour certains, la tutelle est pressée de prendre sa revanche car il en voulait depuis longtemps à un Dg trop dur et trop têtu. Pour d’autres, c’est normal que le Président de la République tranche en républicain sur le principe de départ à la retraite. Cependant la tutelle en a profité pour parvenir à sa stratégie en faisant nommer très rapidement un membre de son cabinet, de surcroît Inspecteur central en fonction, dans un organisme sous tutelle qui aura désormais deux salaires. Un acte sans visa des services techniques compétents et qui aurait tout l’air de mentionner des irrégularités flagrantes que le Tribunal administratif ne tardera pas d’annuler s’il est saisi. Il y a forcément conflit d’intérêt et que diront les partenaires financiers, le Contrôle Général du Secteur parapublic et le pauvre Premier Ministre qui assume tout, qui essaie tant bien que mal de corriger les travers imprévisibles de certains de ses membres et jusqu’à quand ? Entretemps, l’ACFPE regorge plusieurs cadres de valeur qui pourraient bien assurer cet intérim. La colère a monté d’un cran et on lance pèle mêle dans la foule que cette tutelle-là exagère, la même immixtion se ressent au niveau de la CNSS où on l’a fait intervenir, pour soi-disant, installer des panneaux solaires au cabinet alors que ces bureaux sont la propriété de l’ACFPE et à quoi sert le budget d’investissement de l’Etat.

Selon un cadre de l’ACFPE qui a voulu requérir l’anonymat « le comportement de la tutelle est digne d’une gouvernance paranoïaque. Car comment comprendre que la même tutelle qui indique la passation de service entre le Dg sortant et le Dg entrant, le 24 septembre 2018, puisse empêcher les services de préparer cette passation. Entre temps tous les programmes de formation continue ont été perturbés, les usagers ne peuvent pas accéder aux services. Les services de recouvrement ne peuvent pas se mouvoir. C’est du jamais vu dans l’histoire de Département ». Un jeune diplômé chômeur que nous avons rencontré a lâché « je suis venu très tôt m’enregistrer et me faire délivrer une carte de demandeur d’emploi pour la recherche d’emploi lorsque les gendarmes m’ont intimé l’ordre de quitter les lieux. Je pensais à crime qui s’est produit sur les lieux ».

Les prochains jours ne risquent-ils pas de nous réserver d’autres spectacles de ce genre.

 

Par : Fred Krocck, CNC.

Centrafrique : La communauté chinoise et les Centrafricains célèbrent le 69 ans de la République Populaire de Chine

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Centrafrique : La communauté chinoise et les Centrafricains célèbrent le 69 ans de la République Populaire de Chine

 

 

 

1er Octobre 1949 – 1er Octobre 2018 (dans le calendrier chinois), voilà 69 ans écoulés que la République populaire de Chine est fondée par le très charismatique leader Mao Zedong. A l’occasion de la commémoration de ces 69 ans, l’Ambassade de Chine et la communauté chinoise en Centrafrique ont célébré la fête. Le Président de la République, Pr Faustin Archange Touadera a rehaussé de sa présence la cérémonie qui a eu lieu sous la houlette de l’Ambassadeur Chen Dong.

Maison arborée de couleurs était devenue l’Ambassade de Chine en Centrafrique en ce 20 septembre dernier qui a accueilli près de deux cent Invités de marque, dans une ambiance festive en soirée. Le Chef de l’Etat centrafricain convié a été assisté du Président de l’Assemblée nationale, Abdou Karim Meckassoua, du Premier ministre, Simplice Mathieu Sarandji, du Ministre délégué aux Affaires étrangères, Chancel Sekodé, et biens d’autres Membres du gouvernement, ainsi que biens d’autres personnalités et Ambassadeurs et Chefs de mission diplomatique et consulaire accrédités auprès de la République centrafricaine.

Une festivité grandeur nature ! Au programme, les Hymnes nationales, d’abord Centrafricaine, puis Chinoise. S’en est suivi deux discours, celui de l’Ambassadeur de Chine, puis celui du Ministre délégué aux Affaires étrangères. Une démonstration de combat chinois par des soldats des Forces armées centrafricaines (FACA) formés en Chine a secoué les Invités avant la remise des Certificats d’excellence, par les Autorités présentes aux meilleurs élèves du Complexe scolaire d’Amitié Chine-Centrafrique. Le grande dégustation ouverte par le Président Touadera a bouclé la cérémonie où l’on a mangé et bu…

« Au cours des 69 ans écoulés, le peuple chinois a travaillé d’arrache-pied pour construire une nouvelle Chine sous la bonne direction du Parti Communiste Chinois », a déclaré en substance l’Ambassadeur Chen Dong après avoir souhaité la bienvenue à ses invités de marque.

Evidemment, lorsqu’on parle du peuple chinois, l’on fait inévitablement allusion au ‘’travail’’. Le dur labeur des Chinois a permis au fil des ans d’offrir à cette Nation aujourd’hui, un pays beau, attractif, prospère, puissant, démocratique, harmonieux et hautement civilisé, comme l’a souligné Chen Dong.

Toutes les réformes entreprises par cette Nation, faut-il le relever, sont insufflées et impulsées par le tout puissant ‘’Parti Communiste Chinois (PCC)’’ dont le 19ème Congrès a été lancé, l’an dernier, par l’actuel Président Xi Jinping. De quoi constituer une source d’inspiration pour le peuple et les dirigeants centrafricains.

La cérémonie de jeudi dernier à l’Ambassade de Chine a été, outre l’aspect festif, le rendez-vous du bilan et des perspectives. « En préconisant la pratique de ‘’donner plus, de donner d’abord et de donner sans prendre’’, nous accueillions l’Afrique les bras ouverts dans notre TGV de développement », a affirmé d’entrée de jeu, Chen Dong. Cet engagement de la Chine a été réitéré lors du dernier Sommet Chine – Afrique où 60 millions de dollars américains ont été annoncés par la Chine au profit des Etats du continent noir.

En ce qui concerne la République centrafricaine en particulier, la coopération s’est vue renforcée avec le tête-à-tête entre Xi Jinping et Touadera en marge du dernier Sommet Chine – Afrique. In situ, 17 milliards de Francs Cfa ont été annoncés pour la réalisation d’ambitieux projets en RCA. Le Ministre centrafricain, délégué aux Affaires étrangères a profité de la circonstance pour témoigner la gratitude de l’Etat centrafricain pour cet appui. A en croire Chancel Sekodé, la grandeur de la Chine n’est donc plus à prouver tant sur la scène politique internationale que dans l’arène économique où elle contribue aujourd’hui à plus de 30% à la croissance de l’économie mondiale.

« …C’est ici le lieu d’exprimer la totale adhésion de la République centrafricaine aux huit (08) Initiatives annoncées par le Président Xi Jinping, ainsi que l’enveloppe de 60 milliards de dollars américains mise à la disposition des pays africains pour la réalisation de ces Initiatives. Ce geste fort louable, contribuera sans nul doute au renforcement de notre coopération pour le bénéfice de nos peuples respectifs », a déclaré le Ministre qui ajoute « la dynamique de cette coopération fructueuse et gagnant – gagnant transparait dans plusieurs Projets, Protocoles d’accord et Accords signés par les deux pays dans divers domaines ».

A l’occasion, le Chef de la diplomatie centrafricaine a sollicité de la Chine, dans le cadre de l’Initiative ‘’Une route – une ceinture’’ le financement d’une voie ferroviaire pour le désenclavement de son pays qui est sans littoral situé au cœur de l’Afrique, projet qui fera de la RCA un Centre de connectivité commerciale et contribuera efficacement à son relèvement économique.

Notons que la deuxième Session de la grande Commission mixte qui s’annonce entre les deux Etats permettra d’examiner le contour de la coopération Sino-centrafricaine, d’en enrichir le cadre juridique et d’établir une feuille de route, afin de renforcer la coopération.

Bon anniversaire au peuple chinois et bon vent à la coopération Sino-centrafricaine.

 

Par : Fred Krock, CNC.

CENTRAFRIQUE : CHAPEAU BAS AU MOUVEMENT « ITA » ! ET SOYONS VIGILANTS !

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CENTRAFRIQUE : CHAPEAU BAS AU MOUVEMENT « ITA » ! ET SOYONS VIGILANTS !

 

 

 

Le 22 septembre 2018, l’organisation politique « Initiative pour une Transformation par l’Action-ITA » a, à travers un communiqué de presse, dénoncé l’intervention des Forces de Sécurité Intérieure alliées à des inconnus civils qui ont investi et dispersé une réunion du Rassemblement démocratique centrafricain (RDC) qui devait se tenir dans l’après-midi du mercredi 19 septembre 2018 dans le 4ème Arrondissement de Bangui.

Ces actes anti démocratiques qui rappellent l’attaque du meeting du FARE 2011 le samedi 27 août 2011 par la garde présidentielle et des individus proches du pouvoir de l’époque, devraient interpeller tous les démocrates et artisans de la paix et de la réconciliation nationale en cette période critique de notre histoire. C’est le lieu ici de rendre hommage à la Nouvelle génération centrafricaine, organisée politiquement dans le Mouvement ITA qui, seule, a pris ses responsabilités pour condamner cette dérive totalitaire, voire incompréhensible, eu égard à l’appartenance du parti RDC à la majorité présidentielle. Tout en appelant à la vigilance les Forces Vives de la Nation afin de sauvegarder les droits fondamentaux acquis après d’âpres souffrances par le peuple centrafricain, le Premier Secrétaire Dominique Yandocka a lancé un appel à la représentation nationale qui doit, en pareille circonstance, user de son pouvoir de contrôle de l’action gouvernementale, pour faire respecter à l’avenir, les textes relatifs au fonctionnement des partis politiques.

Il y’a lieu de rappeler que selon la loi, les partis politiques en République centrafricaine, sont des associations qui, par des voies et moyens démocratiques et pacifiques, concourent à l’expression du suffrage universel, à l’animation de la vie politique, économique, sociale et culturelle. Ils doivent, dans leurs objectifs, leur programme et leurs pratiques, contribuer à défendre la souveraineté nationale, consolider l’indépendance nationale, sauvegarder l’unité nationale et l’intégrité territoriale, protéger la forme républicaine et le caractère laïc de l’Etat, défendre la démocratie, protéger les libertés fondamentales et les droits de l’homme. Enfin, ils doivent proscrire l’intolérance, le régionalisme, le racisme, le tribalisme, le clanisme, le fanatisme, la xénophobie, l’incitation et/ou le recours à la violence sous toutes ses formes, les insultes et les attaques personnelles désobligeantes. Et la question légitime qu’il convient de se poser maintenant est de savoir si le RDC, aujourd’hui allié du régime en place à Bangui, a-t-il enfreint tout ou partie de la loi pour mériter ce traitement particulier alors que d’autres partis politiques de cette même majorité se déploient en toute quiétude, tant à Bangui qu’à l’intérieur d’une partie du pays ?

Cette maladresse politique ou bien, cette manœuvre sciemment réfléchie et mise en œuvre pour tester la capacité de résistance politique a, malheureusement induit la publication sur les réseaux sociaux, ces deux derniers jours, d’une bande sonore au contenu équivoque, anachronique et qui sème la confusion au niveau de la communauté centrafricaine. Les vieux démons de la haine tribale et de la  yakomaphobie  se sont réveillés et nous devons faire preuve de beaucoup de sagesse pour ne pas perdre de vue les priorités fondamentales du Centrafrique d’aujourd’hui, à savoir la recherche de la paix !

E yé siriri !

Bira ?E kë !

Zo abuba é ?E kë !

Zo ahanda é ?E kë!

Gbu tundu ! A du sô ndu !

Les plaies béantes et purulentes du 28 mai 2001 ne sont pas encore guéries ! La terre centrafricaine est encore très imbibée du sang de ses fils et filles depuis 2013 ! Le territoire national continue, de jour en jour, à être couvert de tombes et de charniers ! Jusques à quand ? Ressaisissons-nous et essayons de faire rebondir notre cher Pays à partir du tremplin que devrait constituer la fin de la Transition, quand bien même nous devrons avaler encore des couleuvres…

 

Paris, le 23/09/2018

 

Clotaire SAULET SURUNGBA

Ancien Parlementaire de la Transition

Centrafrique : communiqué spécial du collectif “Touche pas à ma Constitution”.

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Centrafrique : communiqué spécial du collectif “Touche pas à ma Constitution”.

 

 

Communiqué spécial

Le collectif «Touche pas à ma constitution » a récemment condamné dans son précédent communiqué, l’attitude anticonstitutionnelle adoptée par les autorités actuelles à l’égard du parti politique Rassemblement Démocratique Centrafricain (RDC) qui devrait tenir une réunion de restructuration de ses organes de base dans le 4ème arrondissement de Bangui, malheureusement l’attitude belliqueuse provenant des forces de l’ordre public ont contribué à donner un coup fatal aux acquis démocratiques chaleureusement obtenus par le peuple centrafricain.

Malgré les efforts déployés par la communauté internationale dans le but de stabiliser notre pays ravagé par des crises aiguës, les ennemis de la paix et du peuple centrafricain ont saisi de cette occasion survenue dans le 4ème arrondissement pour tenir des propos gravissibles via un enregistrement sonore disponible présentement sur les réseaux sociaux en vue de mettre en exécution un plan macabre de déstabilisation des institutions régaliennes pouvant engendrer sans doute de lourdes conséquences sur la population centrafricaine qui est déjà suffisamment victimisée par les effets drastiques de ses crises récurrentes.

Vu la portée de cette menace, le collectif « Touche pas à ma constitution », membre de la société civile et militant de la légalité constitutionnelle, prend à témoin l’opinion internationale et nationale sur la gravité de cette menace. À cet effet, le collectif «Touche pas à ma constitution » exige l’ouverture d’une enquête judiciaire imminente permettant d’élucider cette situation inquiétante, pouvant constituer un nouveau danger contre la démocratie et notamment à l’égard du peuple centrafricain.

Le collectif «Touche pas à ma constitution» martèle qu’il défendra par sacerdoce toute forme d’acte pouvant mettre en péril le respect stricto sensus de la Constitution centrafricaine.

 

 

Fait à Paris le 23 septembre 2018

 

Le Coordonnateur Général

Godfroy- Luther GONDJE-DJANAYANG

 

 

Ampliations :

 

Le Secrétaire Général de l’ONU,

L’Élysée,

Le Président des USA,

Le Président en exercice de l’Union Africaine,

Le Président de la Fédération internationale des Droits de l’Homme,

La presse.

 

 

 

FRANCE : UNE ANIMATRICE NOIRE D’ORIGINE SÉNÉGALAISE INSULTÉE EN DIRECT PAR ERIC ZEMMOUR

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FRNCE : UNE ANIMATRICE NOIRE DORIGINE SÉNÉGALAISE INSULTÉE EN DIRECT PAR ERIC ZEMMOUR

                                                              

 

 

«  ERIC  ZEMMMOUR CHANGE TON NOM TU FAIS HONTE A LA FRANCE! »

« APPELONS UN CHAT UN CHAT ET ZEMMOUR UN RACISTE » (Laurent Joffrin –Libération)

C’est dans l’air du temps. Les racistes à la sémantique ethnicisée, les xénophobes frileux, adeptes de la fermeture des frontières, les théoriciens d’une Europe blanche et chrétienne, les nostalgiques de Hitler et de Mussolini tiennent le haut du pavée. Les vieux démons sont-ils entrain de resurgir sur le vieux continent que la mondialisation effraie et déstabilise ? En France aussi, nous avons notre Orban Eric Zemmour au nom bien de chez nous. Un récidiviste incurable de la Fachosphère. Un raciste viscéral détestant et stigmatisant à longueur de proses les Arabes et les Noirs. Théoricien du Grand remplacement de la population française blanche par des allogènes basanés et noirs. Son dernier livre, son Mein Kampf à lui, qui semble t-il a fait un tabac en librairie, est une incitation à la haine raciale. Pour lui, la virilité de l’homme à diminué celle des Arabes et des Noirs augmente. En plus pense t-il, ils copulent comme des lapins en métissant la France. Heureusement pour l’hexagone car quoi qu’en dise Zemmour l’avenir de l’humanité dépendra du métissage des peuples. Pour lui encore, De Gaulle était le traite et Pétain le patriote qui a sauvé sa famille juive.

Sur le plateau des Salut les terriens animé par Ardisson, Zemmour a atteint le fond du puits de la connerie humaine. Face à la Chroniqueuse de l’émission Hapsatou Sy noire d’origine sénégalaise. Zemmour éructe ses insanités : «Votre mère aurait du vous donner un prénom chrétien. Vous faite honte à la France.!» lance t-il haineux à l’animatrice effondrée. Thierry Ardisson au lieu de s’indigner n’a pas trouvé mieux à faire que d’évoquer les difficultés fiscaux de l’animatrice. L’animateur aurait du s’indigner au lieu d’enfoncer encore un peu plus sa collègue avec cette remarque désobligeante sur ses ennuis fiscaux. Zemmour une fois encore a insulté cette française noire et sa famille avec des mots ignobles. Tous les Mohamed, les Mamadou etc. Vont devoir changer de prénom. Monsieur Zemmour avec le nom que vous portez vous faite aussi honte à la France. Avec des individus comme vous, le tissu social de la France risque de se fissurer et basculer dans une guerre civile. Avec vos provocations ciblant et stigmatisant une partie des citoyens, vous  favorisez la haine. Vous divisez la population qui risque un jour de s’affronter.

LES MEDIAS FRANÇAIS DOIVENT CESSER DE DEROULER LE TAPIS ROUGE A ZEMMOUR

Au nom d’une prétendue liberté d’expression, les médias se fourvoient et deviennent complices d’Eric Zemmour.  Il est constamment invité sur les plateaux de télévision où il repend ses injures racistes. Personne ne s’indigne devant ses vociférations fétides. La plus part du, temps on lui sert la soupe sans haut le cœur. Il faudra que les médias fassent leur examen de conscience et cessent de servir de relais à Zemmour théoricien du racisme et de la haine. Quant à la victime des provocations ignominieuses madame Hapsatou Sy seul Bruce Toussaint l’a invité dans son direct de 22 heures sur BFMTV. Pour qu’elle puisse répondre aux insanités de Zemmour. Il faut espérer que Hapsatou Sy va ester en justice contre Eric Zemmour en souhaitant qu’il soit sévèrement condamné pour propos raciste et haineux.

                                                                                                                                 Par : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI (22/09/2018)

 

Présidentielle au Cameroun : Démarrage de la campagne ce jour

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Présidentielle au Cameroun : marrage de la campagne ce jour

 

 

 

Pendant deux semaines les neufs candidats auront devront convaincre sur le terrain les électeurs sur leurs offres politiques.

Ce samedi, la campagne pour la présidentielle du 7 octobre a débuté. Elle prend fin  le 6 octobre prochain à la veille du vote. Les différents candidats ont donc deux semaines pour convaincre l’électorat au travers de leur programme politique.

Au sein de l’opposition, plusieurs leaders ont pris d’assaut les grandes villes. C’est le cas de Akere Muna à Yaoundé, Maurice Kamto à Douala. Toujours à Douala, Cabril Libii du parti Univers, Josua Osih du principal parti d’opposition le SDF ou encore Serge Espoir Matomba du Purs.

Au côté de la majorité présidentielle, on est serein, le candidat du RDPC, le président sortant Paul Biya part grand favori. L’état major de son parti est en alerte depuis quelques temps sur le terrain pour une opération de ratissage.

A la veille de cette campagne, plusieurs de ses ministres ont défendu le bilan le bilan l’action du président durant le septennat qui s’achève.  Le président Paul Biya est attendu dans plusieurs régions.

Selon des sources proches de la présidence, le candidat du RDPC devrait se rendre en principe dans les prochains jours du côté de Nord et de l’Extrême nord Cameroun dans le prochain jour. Il est également annoncé à Buea dans les régions anglophones du Sud-Ouest en proie aux violences sécessionnistes.

Campagne électoral pour la présidentielle se tient dans un contexte tendu et sensible en raison de la guerre de sécession dans les régions anglophones et des attaques terroristes dans le grand nord Cameroun.

De plus, le ministre de la défense à travers une note confidentielle que votre journal a pu obtenir la copie confirme la présence des sécessionnistes dans la ville de Yaoundé et Douala.

Ce dernier selon le ministère de la défense s’apprêteraient à commettre des attentas surtout au cas où les choses commenceraient à dégénérer.

 

Par : N. Mballa, CNC.

Rwanda : L’opposition répond aux menaces de Kagamé envers Ingabire

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Rwanda : L’opposition répond  aux menaces de Kagamé envers Ingabire

 

 

 

Plusieurs partis à l’instar du FDU ont affirmé que lattitude du chef de lEtat illustre labsence douverture démocratique au pays, mais aussi montre le vrai visage du président rwandais.

Les menaces du président Paul Kagamé envers l’opposante Victoire Ingabire ont suscité une vive réaction de la classe politique rwandaise. L’opposition a répondu au chef de l’Etat au lendemain de cette mise en garde envers son opposante.

Au sein du parti de Victoire Ingabire les forces démocratiques unifiées (FDU) c’est Joseph Bukeye qui s’est prononcé. Ce dernier estime que les intimidations du chef de l’Etat envers Victoire Ingabire relèvent de l’absence réelle de la séparation des pouvoirs et de l’ouverture démocratique au Rwanda.

D’après lui, Paul kagamé a fermé l’espace politique et musèle systématiquement l’opposition, la presse et la société civile. Il ne tolère pas la critique et n’hésite pas faire taire tout ceux qui osent le critiquer.

De son côté, René Mugenzi un militant des droits de l’homme au Rwanda pense que le président Kagamé ne s’attendait pas à ce que Victoire Ingabire après huit ans de détention s’exprime à nouveau.

Selon lui, les menaces de Paul Kagamé dévoilent seulement le vrai visage de l’homme : celui d’un « dictateur » qui a verrouillé tous les libertés. Il libère les prisonniers politiques mais en retour leur interdit toute liberté d’expression.

Pour rappel, Victoire Ingabire a été amnistiée en compagnie de 2000 prisonniers le 15 septembre après huit ans de détention. Elle a déclaré à sa sortie de prison sur RFI que c’est grâce aux pressions internationales que le président Kagamé l’a libéré. Ces propos ont suscité la colère du chef de l’Etat qui a menacé de la renvoyer en prison si elle continuait sur ce ton.

………………..

 

Par : N. Mballa, CNC.

Cameroun : Peter Essoka coupable de diffamation et d’abus de fonction

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Cameroun : Peter Essoka coupable de diffamation et dabus de fonction

 

 

 

Le Tribunal de première instance de Yaoundé a condamné le président du conseil national de la communication, hier à 6 mois de prison avec sursis pendant trois ans dans laffaire qui loppose au PDG du groupe l’anecdote.

 

Six mois d’emprisonnement avec sursis durant trois ans pour « diffamation et abus de fonction », c’est la peine qu’a écopé le président du conseil national de la communication, Peter Essoka dans l’affaire qui l’oppose au Président directeur général du groupe l’Anecdote.

 

Le tribunal de première instance de Yaoundé a également condamné le patron de l’organe de régulation des médias payer 50000 Fcfa de frais de justice et à verser 10 millions Fcfa de dommage et intérêts pour préjudice moral causé au PDG du groupe l’Anecdote, Jean Pierre Amougou Belinga et trois de ses journalistes.

 

Cette peine de condamnation avec sursis est consécutive aux déclarations de Peter Essoka sur RFI l’année dernière au sujet de la chaîne de télévision Vision4. Le président du CNC avait alors affirmé que Vision4 c’est une télévision « milles collines ».

Le chef de l’organe de régulation des médias accusait alors à cette époque la télévision Vision4 de véhiculer les messages de haines comme c’était le cas avec la radio rwandaise mille collines à la veille du génocide rwandais.

 

Des accusations non fondées, car cette télévision privée établie dans plusieurs pays d’Afrique et dans le monde est reconnue pour son professionnalisme et sa probité morale. Elle reçoit d’ailleurs les félicitations de nombreux chefs d’Etat à cet effet.

Ces propos qui avaient provoqués la colère du patron de ce consortium de médias qui groupe en son sein le tri-hebdomadaire l’anecdote, la radio satellite Fm, le Magazine Afrique Express et la chaîne de télévision Vision4.

……………

 

Par : N. Mballa, CNC.

 

Centrafrique : le Collectif “Touche pas à ma constitution” condamne fermément la brève arrestation du Président du parti RDC Désiré Kolingba par la Police.

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Centrafrique : le Collectif “Touche pas à ma constitution” condamne fermément la brève arrestation du Président du parti RDC Désiré Kolingba par la Police.

 

Communiqué de Presse

 

Considérant que la liberté de pensée et le pluralisme politique constituent le socle de la loi fondamentale centrafricaine.

Constatant que la liberté des réunions et l’animation de la vie politique sont exposées à une restriction fondamentale qui serait lourdement orchestrée par les autorités actuelles.

Il en ressort dans les dispositions de la constitution centrafricaine du 30 mars 2016 et la loi sur l’organisation et le fonctionnement des partis politiques consacrent une reconnaissance indéniable à la liberté de pensée.

Les partis politiques par essence sont dotés d’une liberté de se réunir librement et d’animer la vie politique. Dans cette optique, la loi consacre aux associations une liberté de se réunir qui est l’expression de la démocratie. Dans une cité dite démocratique la liberté de réunion est fortement encadrée par la loi fondamentale. Ce qui démontre que la respectabilité de ces principes sacro-saints sont garantis manifestement par la loi fondamentale.

Rappelant qu’après une période de la transition sanglante qui a occasionné un dysfonctionnement profond au niveau des institutions politiques et qui a également endeuillé plusieurs familles en République centrafricaine, depuis le retour à la légalité constitutionnelle, le collectif «Touche pas à ma constitution», organisation de la société civile constate que les pratiques despotiques, autocratiques, les campagnes d’intimidation, et le bafouement des droits fondamentaux qui ont contribué à l’ébranlement de la trajectoire constitutionnelle dans le passé de notre pays, semblent revenir une fois de plus dans la société centrafricaine.

Fort de tout ce qui précède, le collectif « Touche pas à ma constitution », s’interroge sur les raisons exactes de la descente effectuée par les forces de l’ordre public sur le lieu de la réunion du parti politique Rassemblement Démocratique Centrafricain, et notamment la vandalisation du domicile des membres dudit parti en violation de l’article 19 de la Constitution centrafricaine.

Au moment où, le pays est plongé dans une spirale de violence incontrôlable et que la paix, la cohésion sociale sont menacées, il sera important que les autorités actuelles puissent éviter tout débordement pouvant créer un nouveau indicateur du basculement de ce pays dans une instabilité.

Le collectif «Touche pas à ma constitution» condamne avec force ces pratiques non orthodoxes et attire notamment l’attention de la communauté internationale et nationale sur ce dénie de démocratie et l non-respect des droits de l’homme en République centrafricaine.

Fait à Paris le 21 septembre 2018

Le Coordonnateur Général

Godfroy- Luther GONDJE-DJANAYANG

Ampliations :

 

Le Secrétaire Général de l’ONU,

L’Élysée,

Le Président des USA,

Le Président en exercice de l’Union Africaine,

Le Président de la Fédération internationale des Droits de l’Homme,

La presse.

 

Centrafrique : exploitation minière chinoise dans le Mambéré-Kadéï, les jeunes de Sosso-Nakombo s’alarment contre le pillage à grande échelle de leur territoire.

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Centrafrique : exploitation minière chinoise dans le Mambéré-Kadéï, les jeunes de Sosso-Nakombo s’alarment contre le pillage à grande échelle de leur territoire.

 

 

7 coopératives et 3 sociétés minières chinoises installées, la sous-préfecture de Sosso-Nakombo est sur le point de s’éclater. En cause, l’exploitation anarchique à grande échelle des ressources minières de la ville qui pousse les jeunes de la localité a monté au créneau.

 

Même si personne n’est au courant de la superficie exacte octroyée par le gouvernement centrafricain aux coopératives et sociétés minières chinoises dans la commune de basse Kadéï, les habitants de la Sosso-Nakombo, quant à eux, pense plutôt que leur sous-préfecture est entièrement vendue aux exploitants miniers chinois. En conséquence, personne n’a le droit de creuser, de fouiller, encore moins d’explorer le sol de Sosso-Nakombo si elle n’est pas chinoise.

Ce qui est héritant pour les habitants de la ville, l’exploitation minière chinoise est non seulement industrielle, mais aucune mesure de protection de l’environnement n’est préconisée pour réparer les dégâts causés.

S’ajoutant à cela, aucune infrastructure publique comme l’école, la route ou l’hôpital n’est construit au bénéfice de la population locale comme on a vu dans d’autres pays d’Afrique.

Cependant, les chefs chinois recrutent leurs techniciens dans d’autres pays pendant que les jeunes du coin, quant à eux, sont employés comme des ouvriers ou manœuvres sur leurs chantiers d’or et diamant.

Alors, les jeunes de Sosso-Nakombo, faute de mieux, tentent désespérément de fouiller plus loin dans des rivières dans l’espoir de tomber un jour sur l’or ou diamant. Ce qui est fait d’ailleurs pour certains qui ont eu la chance de trouver un cours d’eau riche en or, mais ils ont été rapidement chassés par les agents de sécurité privés du maire de la ville monsieur Nakombo qui explique au passage que le territoire local est déjà acheté par des Chinois.

Pour la population de Sosso-Nakombo contactée par CNC, le gouvernement doit veuiller  non seulement sur l’arrivée massive des étrangers qui travaillent sans titre de séjour sur les chantiers miniers chinois dans la commune de basse Kadéï, mais aussi sur le respect des cahiers de charges miniers dans le pays. Faute de quoi, ils prendront leur responsabilité avant tout contre leur maire qui ne cesse de recevoir des pots-de-vin de ces exploitants chinois.

 

Berberati, Hervé Zounguéré    pour CNC.

CENTRAFRIQUE : SCÈNES DE SOUMISSION ORDINAIRE A BAMBARI

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CENTRAFRIQUE : SCÈNES DE SOUMISSION ORDINAIRE A BAMBARI

 

 

A-T-ON  DÉJÀ  ACTE  LA PRISE  DU POUVOIR  PAR  LES GROUPES POLITICO-MILITAIRES ?

 

          Scène incroyable et insupportable ! Elle nous a été rapportée par un de nos contacts au sein de la Minusca à BAMBARI.

          Après les derniers incidents tragiques survenus dans la ville, une réunion est organisée par la MINUSCA à la demande du gouvernement. Un ministre arrive sur place bien avant les chefs rebelles, qui se font attendre. Ils débarquent une heure plus tard, armés de Kalachnikovs. A ce moment-là, le ministre et les officiers qui l’accompagnent se lèvent, leur adressent un salut militaire et cèdent leurs places !

          Cette scène détestable est le résultat de l’impuissance du gouvernement face aux groupes politico-militaires. En agissant comme ils l’ont fait, le ministre et les officiers leur ont, de facto, accordé une certaine légitimité. En outre, le président Touadera, les Français et les Russes donnent l’impression de traiter en catimini, matin, midi et soir, avec les séditieux. Pour les puissances étrangères, Touadera semble être devenu un boulet dont il faut se débarrasser. Les instrumentalisations et les manipulations battent leur plein. Les conciliabules bicéphales franco-russes ne sont que des manœuvres grossières visant le président démocratiquement élu d’un pays souverain.

          Aux yeux des rebelles, le comportement adopté lors de la réunion par le ministre, représentant de l’Etat, s’apparente, purement et simplement, à une capitulation, voire à une soumission. Les groupes politico-militaires se comportent ouvertement comme s’ils étaient déjà au pouvoir.

 

A  QUELLES  MANIGANCES  SE LIVRENT  LES PUISSANCES ETRANGERES  EN  CENTRAFRIQUE ?

          La République Centrafricaine semble, plus que jamais, livrée aux appétits des puissances étrangères. Français, Russes et Américains – les Chinois se tenant en embuscade – ont engagé une guerre d’influence qui n’est un secret pour personne.

           Attaquée dans son pré carré, l’ex-puissance coloniale a adopté une posture défensive face à une Fédération de Russie extrêmement offensive et entreprenante. Au centre, le président Touadera et son gouvernement semblent dépassés par les manœuvres déstabilisatrices des deux forces en présence. Les Russes consultent les groupes politico-militaires sans forcément en informer au préalable les autorités centrafricaines. On en vient à se demander avec inquiétude qui prend les initiatives et détient la réalité du pouvoir à Bangui. La réunion de Khartoum initiée par les Russes, à laquelle ne participaient que les chefs de guerre des bandes armées est là pour en témoigner. Le président Touadera donne l’impression d’être sous influence russe, voire pris en otage par les Soviétiques. Le conseiller en sécurité que Poutine a nommé auprès de lui apparaît ainsi comme le vrai maître de Bangui.

 

POURQUOI  LES RUSSES  N’ENGAGENT  T-ILS  PAS  UNE OPÉRATION  MILITAIRE  AUX  COTES  DES  FACAS ?

          Les Centrafricains avaient applaudi le retour des Russes à Bangui, espérant qu’ils allaient aider les Forces Centrafricaines à mettre fin aux atrocités commises par les rebelles et à leur mainmise sur les trois-quarts du pays.

          Apparemment, les Soviétiques ont opté pour une tout autre stratégie : négocier avec les groupes politico-militaires, en laissant quelque peu de côté les autorités légitimes. Quand on consulte la synthèse des revendications des groupes politico-militaires, on est amené à penser qu’ils peuvent compter sur le soutien des Russes et des Français, qui pensent que les jours de Touadera sont comptés.

           Le président Emmanuel Macron à toujours considéré son homologue centrafricain comme incapable de ramener la paix dans son pays.

 Ce dernier donne malheureusement l’impression de ne pas faire ce qu’il faudrait pour affirmer suffisamment son autorité. Le Premier ministre, dont l’incompétence avérée est dénoncée par de nombreux Centrafricains qui réclament son départ, est toujours en place. Des chefs rebelles nommés conseillers à la Présidence et ministres au gouvernement, informent leurs troupes en temps réel. Ainsi, les groupes politico- militaires peuvent-ils anticiper les initiatives politiques et sécuritaires du gouvernement. On en arrive à constater que les séditieux partagent déjà officieusement le pouvoir avec le gouvernement légitime.

          Dans ces conditions, on ne voit pas comment le Président Touadera pourrait engager et conduire sereinement des négociations de paix. Le terrain est miné. Confortés par le comportement ambigu des puissances étrangères, les groupes politico-militaires vont de plus en plus se livrer à des surenchères, à tenter d’imposer leurs revendications, dont les plus emblématiques sont l’impunité et l’amnistie générale.

          Ces exigences sont totalement inacceptables pour les Centrafricains. Les Russes sont venus pour aider les FACAS à affronter militairement les rebelles. Ils doivent donc mettre à exécution leur promesse et passer à l’action. Il faut changer de paradigme stratégique. Le temps des négociations est révolu.

                                                                                                                             Par : JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI  ET LOAWE A BANG8UI

(21 septembre 2018)

 

 

 

 

 

Centrafrique : discours du général de brigade Maio lors de la visite du général Pulkkine, Directeur général de l’État-major de l’Union européenne et Directeur du military planning amd conduct capability.

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 Centrafrique : discours du général de brigade MAIO lors de la visite du général PULKKINEN, directeur-général de l’état-major de l’Union Européenne et directeur du Military Planning and Conduct Capability.

 

 

 

EUTM RCA 2018
Mission d’entrainement de l’union européenne

 

Cellule communication                  

Bangui, le 21 septembre 2018

 

DISCOURS

 

 

Monsieur le général directeur-général de l’état-major de l’Union Européenne et directeur du Military Planning and Conduct Capability,

Monsieur l’amiral, représentant militaire de la Finlande auprès de l’Union Européenne,

Madame l’ambassadrice, chef de délégation de l’Union Européenne,

Monsieur le représentant spécial adjoint du secrétaire général des Nations Unies,

Monsieur le général, inspecteur général de l’armée nationale,

Monsieur le Director Mission Support de la Minusca,

Mesdames et messieurs les membres des organisations internationales, en vos grades et qualités,

Mesdames et messieurs les officiers, sous-officiers et militaires du rang,

Membres de l’EUTM,

Chers invités,

 

Monsieur le général PULKKINEN, directeur-général de l’état-major de l’Union Européenne, Mon Général,

C’est pour nous un honneur accueillir notre Commandant au sein de l’EUTM RCA. Votre présence témoigne de l’attention particulière que vous apportez à notre mission et aux troupes que se trouvent sur le terrain. Votre leadership et le soutien que votre état-major nous apporte nous incite à nous dépasser pour mener à bien notre mission au profit de la RCA, tout en faisant honneur à l’Union Européenne, à nos Pays et à nos armées.

Nous venons d’entrer dans le deuxième mandat de l’EUTM. Celui-ci se déroulera jusqu’en 2020, et comportera des défis très importants, non seulement pour la mission, mais aussi pour nos partenaires. Votre présence symbolise donc le renouvèlement de l’engagement de l’Union Européenne en Centrafrique pour la période à venir.

Monsieur l’amiral Vauhkonnen, représentant militaire de la Finlande auprès de l’Union Européenne,

Nous rassemblons sur cette place d’armes, les onze nations qui constituent l’EUTM-RCA et qui ensemble servent sous les couleurs de l’Union Européenne. C’est une participation multinationale, qui valorise la mission, renforce la cohésion autour du soutien à la Centrafrique, et met en avant le rôle de l’Europe en tant que vecteur de sécurité. L’intérêt que vous consacrez à notre mission au sein du Comité Militaire de l’Union européenne et votre présence ici, viennent renforcer notre espoir du renfort de l’EUTM avec un douzième État-membre.

 

Excellences,

Chers invités,

 

Nous sommes extrêmement honorés de vous recevoir à l’EUTM.

Nous avons choisi l’occasion de la visite de notre comandant pour reconnaitre publiquement le rôle de trois personnalités clés dans la réussite de la mission EUTM RCA. Ils représentent chacun un des piliers fondamentaux de notre activité : l’Union Européenne, la République Centrafricaine et les Nations Unies.

 

Madame l’Ambassadrice Samuela ISOPI, chef de la Délégation de l’Union européenne en République Centrafricaine,

Vous êtes, je dirai, une des nôtres, toujours à nos côtés, permettant de parfaire la coordination européenne pour le bénéfice de ce pays. Votre soutien et votre disponibilité sans faille à notre mission représentent des contributions majeures pour le succès qu’elle rencontre. Enfin, l’action globale portée par la délégation de l’Union européenne dans le domaine du développement contribue à la stratégie globale, nécessaire pour permettre une sortie de crise.

 

Monsieur le général DOLLE-WAYA, inspecteur général de l’armée nationale,

Votre soutien à la mission au sein du Ministère de la Défense Nationale est connu de tous. C’est à vos côtés et grace à vos observations que le travail de conseil d’EUTM trouve toute sa pertinence. Militaire à la longue expérience, vous n’hésitez pas à partager vos points de vue pour améliorer et diffuser au sein des FACA, l’appui qu’EUTM propose. Votre appui auprès du gouvernement centrafricain, a permis à EUTM de devenir un acteur et un partenaire pérenne des autorités centrafricaines, dans l’objectif de la réforme du secteur de défense.

 

Monsieur Milan TROJANOVIC, Director Mission Support de la MINUSCA,

Votre contribution à la mission EUTM RCA se matérialise dans nos missions quotidiennes qui rendent possibles toutes les activités par le soutien procuré dans ce compound de l’UCATEX et en dehors de BANGUI. Parfois oublié dans la routine de chaque jour, ce soutien dans différents domaines, gagne une importance accrue quand nous planifions l’extension de l’activité de l’EUTM. C’est grâce à votre soutien constante que nous pouvons aspirer à la réalisation de plus grands objectifs et de dépasser le niveau d’excellence que BRUXELLES attend de nous.

 

Madame l’Ambassadrice Samuela ISOPI, Mon général DOLLE-WAYA, Monsieur Milan TROJANOVIC,

Nous pouvons nous sentir fiers de ce que nous avons accompli jusque à présent, mais aussi fiers de cet effort partagé par les Nations Unis, l’Union Européenne et bien sur la Centrafrique.

Les relations développées entre l’EUTM et les institutions que vous représentez sont cruciales pour la réussite de notre mission. J’en suis sûr qu’ensemble nous continuerons à développer nos efforts au profit de la paix en République Centrafricaine.

Nous vous sommes très reconnaissants.

 

Monsieur directeur-général de l’état-major de l’Union Européenne, Mon Général,

Je conclus en espérant que votre visite et que celle de votre délégation en République centrafricaine se soit avérée fructueuse et qu’elle vous aura permis de vérifier sur place le travail fourni pour vos soldats. Soyez assuré de notre engagement sans faille pour la réussite de notre mission. Soyez en autre sûr, que l’EUTM-RCA n’épargnera pas ses efforts pour continuer à aider le peuple Centrafricain et à contribuer à la création d’un avenir meilleur pour ce beau pays ainsi que pour l’Europe.

 

Je vous remercie pour votre attention.

 

NA BUGBINGO ÔKÔ, I YEKE NGANGOU AKO     PLUS FORT ENSEMBLE

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