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Centrafrique : L’UPC condamne avec la plus grande fermeté les meurtres perpétrés sur la population civile dans l’Ouham Pende.

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Ali Darassa et ses hommes à Bambari.

 

 

UNITÉ POUR LA PAIX EN CENTRAFRIQUE

UPC

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

l’Unité pour la Paix en Centrafrique (UPC) par la voix de son Coordinateur Militaire, Chef d’État-Major, le Général d’Armée, Ali DARASSA, condamne avec la plus grande fermeté les meurtres perpétrés sur la population civile dans l’Ouham Pende ces derniers jours.

L’UPC rappelle à tous les Groupes Armés les engagements pris devant la Communauté Internationale et les Garants de l’Union Africains lors de l’Accord Politique pour la Paix et la Réconciliation en février dernier, exhorte l’ensemble des groupes signataires de l’Accord de Paix de Khartoum à suivre les termes de cet accord dans leur zone mais appelle également au respect des populations d’éleveurs et d’agriculteurs.

L’Etat Major de l’UPC, incite les responsables locaux et les Comités de Suivi à prendre leurs responsabilités et à descendre sur le terrain, afin de trouver des solutions à ces conflits et mettre fin à ces tueries.

L’UPC souligne que la RCA traverse une période sensible qui doit mener vers une Paix durable et que trois mois après la signature d’un accord essentiel pour notre Nation, les protagonistes doivent avancer ensemble sur la mise en œuvre des Unités Spéciales Mixtes de Sécurité (USMS) et le respect des engagements pris par chacun.

Vive la Centrafrique apaisée, vive la Paix.

Alerte info Centrafrique : des commandants de 3R arrêtés par Sidiki et remis à la Minusca.

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Des rebelles du 3R dans la ville de Bocaranga dans l’Ouham-Pendé. Credit photo : CNC.

 

 

Bocaranga (République centrafricaine) – Soupçonnés d’avoir dirigé les attaques dans plusieurs localités de l’Ouham-Péndé, au moins 4 commandants rebelles de 3R auraient été arrêtés et remis à la Minusca il y’a quelques heures.

 

À moins de 24 heures de la fin de l’ultimatum du gouvernement et de la Minusca au chef rebelle du 3R bi Sidi Souleymane  alias Abbas Siddiki,  on vient d’apprendre de source concordante dans la localité de koui que certains commandants rebelles du 3R auraient été arrêtés par leur mouvement pour avoir dirigé les attaques odieuses dans plusieurs localités de l’Ouham-Péndé le 21 mai dernier ayant entrainé la mort d’au moins 34 personnes.

 

Les présumés commandants et auteurs de ces massacres seraient entre les mais de la Minusca qui cherche en ce moment de les transférer à Bangui afin de les remettre à la justice centrafricaine.

 

Le mardi 21 mai dernier, le mouvement 3R de Bi Sidi Souleymane alias Abbas Siddiki,pourtant signataire de l’accord de Khartoum du 6 février dernier, est accusé d’avoir commis des massacres dans l’Ouham-Péndé ayant entraîné la mort de plus de 34 personnes.

L’ONU et le gouvernement exigent au chef rebelle Souleymane l’arrestation de ces présumés criminels, faute de quoi, des mesures seront prises et monsieur monsieur Bi Sidi Souleymane sera tenu pénalement responsable devant la justice de ces crimes.

 

CopyrightCNC.

Centrafrique : Jean-Serge Bokassa demande la remise sans délais des auteurs de ces crimes odieux dans l’Ouham-Pendé à la justice

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L’ancien ministre de la sécurité publique Jean-Serge Bokassa.

 

 

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

C’est avec une immense douleur que le peuple centrafricain en général et le Mouvement « Kodro Ti Mo kozo Si » en particulier a appris les atrocités et les massacres dont ont été victimes les habitants des villages de Koundjili et Djoumjoum, le mardi 21 mai 2019 suite auxquelles plus d’une trentaine de nos concitoyens ont été sauvagement abattus.

Le Mouvement « Kodro Ti Mo Kozo Si » par la voix de son Coordonnateur Général, le patriote Jean-Serge Bokassa, tient à exprimer ses condoléances et sa compassion aux parents et aux proches des disparus et souhaite un prompt rétablissement à ceux qui ont été affectés lors de cette tragédie.

En effet, ce massacre abominable qui aurait été perpétré par des éléments du groupe armé 3R de Bi Sidi Souleymane (alias Sidiki) conseiller « spécial militaire » du Premier Ministre, partenaire du Président de la République Monsieur Faustin- Archange Touadera et signataire des accords de paix de Khartoum, est le dernier en date d’une longue série de crimes commis en toute impunité en République Centrafricaine.

Ainsi, il illustre la faillite d’un gouvernement et l’échec de la mise en place effective du soit disant accord de paix de Khartoum que nous n’avons pourtant cessé de dénoncer car étant anticonstitutionnel d’une part et irréaliste d’autre part. Le communiqué satirique du Gouvernement par la voix de son porte-parole Monsieur Maxime Kazagui, qui n’émeut plus personne, dénote à suffisance le mépris outrancier et l’absence totale de volonté à vouloir pleinement assumer ses responsabilités souveraines.

De ce fait, loin d’attendre cet ultimatum de trois jours tel que suggéré par le Gouvernement et la Minusca, nous demandons la remise sans délais des auteurs de ces crimes odieux à la justice de notre pays, la création d’une commission d’enquête parlementaire et l’ouverture d’une enquête judiciaire pour mettre en lumière ces faits tragiques qui ont ébranlé la préfecture de l’Ouham-Pendé

Nous demandons, par la même occasion, aux patriotes de la ville de Paoua d’apporter aide et soutient aux familles meurtris et endeuillés par cet événement tragique.

Fait à Bangui, le 23 Mai 2019.

LE COORDONNATEUR GÉNÉRAL
Monsieur Jean-Serge Bokassa

 

L’EI revendique deux attaques à Beni, une dizaine de civils enlevés

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Des combattants de l’État islamique en Irak lors de leur entrainement. AFP/VOA

 

 

Le groupe Etat islamique (EI) a de revendiqué deux attaques dans l’Est de la République démocratique du Congo, dans le territoire de Beni où, selon des sources locales, une dizaine de personnes ont été enlevées jeudi.

Dans le territoire de Beni, ces attaques sont généralement attribuées par les autorités aux Forces démocratiques alliées (ADF), à l’origine des rebelles musulmans ougandais présents dans la région depuis plus de 20 ans.

D’après les sources locales, des assaillants ont fait incursion dans la localité de Samboko-Tchanitchani (ou Tsanitsani), où ils ont pillé et incendié le centre de santé et dévalisé les maisons.

“Une dizaine des personnes ont été emportées par ces assaillants”, a déclaré à l’AFP Donat Kibwana, administrateur du territoire (responsable administratif) de Beni.

Le nom “Chianchiani” apparaît dans l’un des deux communiqués diffusés par l’EI, d’après la traduction en anglais de SITE Intelligence group, qui revendique une expertise au sujet de mouvements islamistes terroristes.

“Les soldats du Califat ont donné l’assaut à des baraquements de l’armée congolaise dans le village de Chianchiani à Beni (…), ce qui a conduit à en tuer et à en blesser plusieurs, tandis que d’autres d’entre eux ont fui”.

“Les soldats du Califat ont utilisé des armes automatiques pour viser des éléments croisés de l’armée congolaise hier dans le village de Kumbwa à Kamango”, lit-on dans le deuxième communiqué traduit de l’arabe en anglais.

Kamango se trouve tout près de la frontière avec l’Ouganda.

L’armée congolaise n’a pas fait état d’attaque contre ses bases à Kamango.

Le groupe Etat islamique avait revendiqué pour la première fois une attaque sur le sol congolais, en s’attribuant la responsabilité d’un assaut qui avait tué au moins deux soldats le 16 avril à une dizaine de km de Kamango.

La cheffe de la Mission des Nations unies au Congo (Monusco) avait déclaré “prendre au sérieux” ce genre de déclaration, tout en privilégiant la piste des ADF.

EI profiterait de l’insécurité dans l’est de la RDC dans le but d’y installer une base, selon des chefs de renseignements des pays de la région des Grands Lacs (Burundi, Ouganda, RDC et Rwanda) réunis à Kampala et cités ce jeudi par la BBC.

 

 

AFP/VOA

Centrafrique : L’Union Africaine condamne les attaques de 3R dans l’Ouham-Pendé.

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Le Président de la commission de l’Union africaine et le Président de la République centrafricaine au palais de la renaissance en septembre 2018.

 

 

Le Président de la Commission de l’Union africaine Moussa Mahamat Faki Mahamat, dans un communiqué, a condamné énergiquement les attaques perpétrées par le groupe armé 3R contre des populations civiles dans les localités de l’Ouham-Pendé ayant fait 34 morts et cinq blessés le 21 mai 2019 ainsi que l’assassinat d’un éleveur dix jours auparavant à l’origine de ces actes de représailles.

Il a aussi exprimé sa consternation et sa tristesse  face à l’assassinat d’une religieuse espagnole survenu à Nola le 20 mai dernier. Le Président de la Commission a exprimé la disponibilité de l’Union africaine à soutenir une enquête  visant à  déterminer les circonstances de cette tragédie et traduire les responsables en justice.
À cet égard, le Président de la Commission de rappeler l’article 35 de l’accord politique pour la paix et la réconciliation en République Centrafricaine (ARPP-RCA) qui expose les  signataires, auteurs de violations, aux sanctions du Conseil de Paix et Sécurité et du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Pour finir, il a appelé les parties prenantes centrafricaines à accélérer le retour de l’État – particulièrement des organes de police et de justice- sur l’ensemble du territoire national afin que les litiges entre citoyens fassent l’objet d’un traitement adéquat dans le cadre de l’état de droit.

 

Envoyé de mon iPhone

 

Macron et Michel invités aux funérailles de Tshisekedi

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Le Premier ministre belge et le Président français à Paris .

Un chef rebelle rwandais plaide coupable de terrorisme

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Un chef rebelle soupçonné d’avoir lancé des attaques meurtrières dans le sud-ouest du Rwanda a plaidé coupable jeudi de toutes les accusations portées à son encontre, dont celle de terrorisme, et admis travailler pour des gouvernements étrangers contre Kigali.

Callixte Nsabimana, qui se fait appeler “Sankara”, le porte-parole du Front de libération nationale (FLN), était accusé de “formation d’un groupe armé irrégulier, complicité d’actes terroristes (…), prise d’otages, meurtre et pillage”.

Le FLN est un groupe armé qui a revendiqué la responsabilité de nombreuses attaques dans la région de Nyungwe, frontalière avec le Burundi et la République démocratique du Congo (RDC).

  1. Nsabimana a plaidé coupable des 16 chefs d’accusation, dont ceux de meurtre et terrorisme, et s’est excusé sans réserve pour ses crimes.

 

“Je m’excuse pour tout ce que j’ai fait”, a-t-il déclaré devant le tribunal. “Je veux déclarer que mon travail avec le FLN est fini et que tout ce qu’ils font à partir de maintenant est leur problème et non le mien.”

“Je voudrais présenter mes excuses au président (rwandais Paul Kagame), à ceux que nous avons blessés et aux familles de ceux qui sont morts. Je m’excuse auprès de tous les Rwandais”, a-t-il ajouté.

Son avocat a requis sa mise en liberté sous caution. Cette demande, à laquelle le parquet s’est opposé, estimant que M. Nsabimana risquait de s’enfuir du pays, sera examinée le 28 mai.

Ce dernier a également admis avoir collaboré avec les services de renseignement du Burundi et avec l’armée ougandaise. “Nous leur avons demandé leur soutien militaire et diplomatique contre le Rwanda et ils étaient prêts à nous aider”, a-t-il soutenu.

Ces aveux devraient encore détériorer les relations entre les trois pays. M. Kagame a plusieurs fois accusé l’Ouganda et le Burundi de s’immiscer dans les affaires intérieures du Rwanda.

Le FLN est la branche armée du Mouvement rwandais pour le changement démocratique (MRCD), fondé en 2018 par Paul Rusesabagina, le directeur de l’hôtel des Mille Collines lors du génocide de 1994, dépeint dans le film Hôtel Rwanda.

Le FLN est affiliée aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un groupe rebelle basé en RDC qui mène des attaques au-delà de la frontière, contre les forces rwandaises.

En décembre, M. Nsabimana avait revendiqué l’incendie de bus dans la région de Nyungwe, prisée des touristes pour ses gorilles des montagnes, une espèce menacée, qui avait fait deux morts et de nombreux blessés.

Les attaques à Nyungwe avaient conduit de nombreux pays occidentaux, dont la France, l’Allemagne, le Canada et l’Australie, à déconseiller à leurs ressortissants de voyager dans cette région.

 

AFP/VOA

 

La Russie annonce l’envoi de conseillers militaires au Congo

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Le Premier ministre russe par intérim Dmitri Medvedev et le président Vladimir Poutine assistent à une session de la Douma d’Etat à Moscou le 8 mai 2018. VOA/AFP

 

 

La Russie va envoyer au Congo des spécialistes pour l’entretien du matériel militaire russe en vertu d’un contrat signé jeudi entre les deux pays, dans un contexte de renforcement de la présence de Moscou en Afrique.

Ces spécialistes dispenseront des formations sur “l’exploitation, l’entretien et la réparation” du matériel d’origine russe et soviétique présent dans l’armée congolaise, a précisé le vice-ministre russe de la Défense Alexandre Fomine, cité par les agences russes après la signature de ce document avec le ministre congolais de la Défense nationale, Charles Richard Mondjo.

Selon M. Fomine, qui a qualifié ce nouveau contrat de “prolongement” de la coopération militaire entre Moscou et Brazzaville, cet équipement militaire comprend notamment des blindés, de l’artillerie, des hélicoptères, et peut “encore servir longtemps”.

 

Des négociations sur la livraison de nouvelles armes russes au Congo “sont en cours”, a-t-il ajouté, indiquant que Moscou attendait tout d’abord une demande en sens de la part des autorités congolaises.

Une série d’accords bilatéraux ont été signés jeudi dans le cadre d’une rencontre officielle au Kremlin entre le président russe Vladimir Poutine et son homologue congolais Denis Sassou-Nguesso.

Dans un communiqué, le ministère russe de l’Energie a notamment annoncé la signature avec le Congo d’un accord de coopération dans le nucléaire civil.

Ces négociations s’inscrivent dans une stratégie de reconquête géopolitique et économique plus large de Moscou sur le continent africain.

En janvier, le Kremlin avait reconnu la présence d’”instructeurs” russes au Soudan confronté à un vif mouvement de contestation.

En Centrafrique voisine, Moscou avait également annoncé l’an dernier l’envoi de 170 “instructeurs civils” chargés de former l’armée gouvernementale, qui ont été identifiés par des experts comme des membres du groupe paramilitaire Wagner connu notamment pour sa présence en Syrie.

 

AFP/VOA

 

Afrique du sud : Le parquet plaide pour le maintien des poursuites pour corruption contre l’ancien président Jacob Zuma

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L’ancien Président Jacob Zuma en Afrique du sud.

 

 

Le parquet sud-africain a défendu jeudi le maintien des poursuites pour corruption contre l’ancien président Jacob Zuma dans une vieille affaire de ventes d’armes en raison du “très lourd dossier” retenu contre lui et au nom de “l’égalité” devant la loi.

L’ex-chef de l’Etat (2009-2018) est soupçonné d’avoir touché 4 millions de rands (260.000 euros au cours actuel) de pots-de-vin du groupe français de défense Thales à la faveur d’un contrat d’armement de près de 4 milliards d’euros conclu en 1999.

Les deux parties ont toujours nié ces allégations.

Au gré de multiples rebondissements, les accusations visant Jacob Zuma ont été plusieurs fois suspendues puis rétablies au fil des années, jusqu’à la décision en 2018 du procureur général du pays d’ouvrir, enfin, son procès.

L’ancien président conteste ces accusations et plaide depuis lundi devant la Haute Cour de Pietermaritzburg (nord-est) pour obtenir l’abandon définitif des charges. Ses avocats ont dénoncé un “lynchage”, et lui-même une “chasse aux sorcières” et un procès “politique”.

Le parquet général a méthodiquement écarté leurs arguments jeudi à la barre de la Haute Cour.

Les “théories du complot” avancées par la défense “sont infondées et contestées et doivent donc être rejetées”, a estimé un des procureurs, Wim Trengrove.

“Il n’y a pas la moindre preuve que la décision de poursuivre M. Zuma était motivée par la politique”, a-t-il poursuivi, “le dossier retenu contre lui est très lourd”.

Au principal accusé qui avait affirmé qu’un procès près de vingt ans après les faits “viole ses droits”, M. Trengrove a rétorqué qu’il était “important que M. Zuma soit traité comme un autre”.

“Si M. Zuma échappe aux poursuites, il y a fort à parier qu’il soit considéré comme ayant reçu un traitement de faveur parce qu’il est un homme important et puissant”, a-t-il jugé.

Le procureur a aussi renvoyé dans les cordes Thales, qui a lui également demandé l’arrêt des poursuites au motif que “les très longs retards de cette procédure” empêchent “un procès équitable”.

“Il est absolument évident que Thales a échappé aux poursuites grâce à des ruses malhonnêtes”, a affirmé M. Trengrove.

“C’est Thales, pas le (parquet), qui est responsable des retards de procédure depuis 2004”, a renchéri son confrère Andrew Breitenbach, “les preuves contre Thales sont irréfutables”.

Englué dans de nombreux scandales, le président Zuma a été poussé à la démission en 2018 et remplacé par son vice-président Cyril Ramaphosa, qui a promis de nettoyer son parti et le pays de la corruption.

La Haute Cour de Pietermaritzburg doit se prononcer ultérieurement sur l’abandon ou non des charges visant M. Zuma.

 

“Des vies en danger” en Libye : 10 ONG exhortent l’UE à revoir “d’urgence” ses politiques migratoires

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Les migrants Éthiopiens.

 

 

 

Dix ONG internationales exhortent jeudi l’Union européenne et ses Etats membres à “revoir en urgence” leurs politiques migratoires, soulignant que les migrants, “y compris les femmes et les enfants, sont sujets à des détentions arbitraires et illimitées” en Libye, dans des conditions “abominables”.

“La communauté humanitaire est témoin chaque jour de la souffrance des migrants et réfugiés en Libye, où ils sont de plus en plus exposés à des risques immédiats alors que la violence continue de déstabiliser le pays”, indiquent dans un communiqué commun les membres du Forum des ONG internationales pour la Libye.

Parmi les signataires du communiqué figurent notamment Première Urgence Internationale, Danish Refugee Council, International Rescue Committee, Mercy Corps ou Terre des Hommes.

“Les politiques migratoires de l’UE et de ses Etats membres, notamment le soutien aux gardes-côtes libyens, contribuent indirectement au renvoi des migrants et réfugiés qui risquent leurs vies durant leur traversée de la Méditerranée ; ils finissent alors détenus (…) avec des chances quasi nulles d’exercer leur droit de demander l’asile” ou d’accéder à une “protection internationale”, dénoncent ces ONG.

“Les migrants et réfugiés, y compris les femmes et les enfants, sont sujets à des détentions arbitraires et illimitées en Libye” et leurs conditions de détention sont “abominables”, témoignent ces ONG. “Le manque d’accès à de l’eau potable, de la nourriture et des services médicaux ne cesse d’augmenter”.

“Des vies sont en danger” en Libye, selon ces ONG, qui estiment que “les politiques européennes contribuent à l’aggravation de la crise humanitaire et des droits de l’Homme en Libye en facilitant indirectement le retour des migrants et réfugiés en détention”. “Les interventions humanitaires ne peuvent être utilisées pour légitimer le renvoi et le refoulement vers la Libye”, martèlent-elles.

Le Forum appelle “les citoyens européens et la société civile à faire entendre leurs voix” sur ce sujet.

Il presse aussi l’UE et ses Etats européens de donner la priorité à “des politiques qui protègent les vies et la dignité des réfugiés et des migrants” et de “permettre l’évacuation humanitaire d’urgence de ceux détenus dans des centres de détention vers des espaces sûrs hors de Libye”.

En 2017, l’Italie a conclu un accord, validé par l’UE, avec les autorités libyennes pour former et équiper les garde-côtes libyens. Un volet plus controversé, conclu avec des milices libyennes, avait permis une diminution drastique des départs à partir de juillet 2017.

Les agences de l’ONU et organisations humanitaires rappellent régulièrement leur opposition à ce que les migrants arrêtés en mer soient ramenés en Libye, où ils se retrouvent placés dans des camps de détention ou à la merci de milices.

 

Des Mesures contre la chute des prix de la noix de cajou en Côte d’Ivoire

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Des noix de cajou sont empilés dans un entrepôt à Bouaké Cote d’Ivoire le 23 février 2017. VOA/AFP

 

Les autorités ivoiriennes ont pris une batterie de mesures pour stopper la baisse vertigineuse du prix de la noix de cajou, dont le pays est le premier producteur mondial, a annoncé jeudi le responsable de la filière.

“Les prix d’achat des noix ont évolué quasi continuellement à la baisse sur la deuxième moitié de l’année 2018, passant de 2.200 dollars la tonne en début d’année à moins de 1.500 dollars/tonne (soit de 1.970 à 1.340 euros), avec de nombreux défauts dans l’exécution des contrats”, a déclaré à l’AFP Adama Coulibaly, le directeur du Conseil coton-anacarde (CCA), qui gère la filière.

Pour lui, “la campagne ouverte le 15 février dernier se déroule à un rythme beaucoup plus lent que les campagnes précédentes”, en raison du “faible niveau de financement et de l’attentisme des clients vietnamiens et indiens qui ne proposent que de rares contrats aux exportateurs”.

La CCA a annoncé la “suspension de toutes les autorisations d’exportation, le temps de contrôler les contrats signés”. La filière a également opéré “des saisies de produits pour des cas d’exportations illicites”, sans donner la quantité.

“Des contrats signés largement en dessous de 1.200 dollars (…) ne peuvent pas respecter le prix bord champ de 375 francs CFA (0,57 euro) le kilo”, a souligné M. Coulibaly, évoquant “une situation grave” sur le marché mondial où “tout le monde travaille à augmenter la production. Depuis 2018, la demande et l’offre ont commencé à s’équilibrer”.

En 2019, l’offre devrait dépasser la demande, a expliqué de son côté un spécialiste, accusant les pays exportateurs, le Vietnam en tête, de refuser de constituer du stock chez eux. “Ils (les pays exportateurs) laissent le stock en Afrique et ils se servent quand ils en ont besoin, et cela met la pression sur les pays producteurs et fait chuter les prix”.

La Côte d’Ivoire a maintenu l’an dernier sa place de premier producteur mondial, la production passant de 673.236 tonnes en 2017 à 761.317 tonnes en 2018. Le pays, qui représente 22% de la production mondiale, table cependant sur une récolte en baisse à 730.000 tonnes en 2019.

La noix de cajou est utilisée en cuisine et dans les cosmétiques, alors que la résine contenue dans la coque a divers usages industriels.

La noix de cajou brute est exportée vers l’Inde, le Vietnam et le Brésil, qui abritent des industries de transformation. Les principaux pays (ou régions) consommateurs sont l’Inde, les Etats-Unis, l’Union européenne, la Chine, les Emirats arabes unis et l’Australie.

 

 

 

 

 

 

 

Communiqué de presse relatif au carnage perpétré par la bande armée du Chef rebelle SIDIKI dans la localité de l’Ouham-Pendé.

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C’est avec une grande indignation que la population, sans défense, de l’Ouham-Pendé et ses environs se font massacrer au quotidien par les barbares sans état d’âme. Le constat est que les actes perpétrés sont susceptibles des crimes contre l’humanité et révèlent du terrorisme en bande organisée sur une population civile innocente.

Face à la défection du pouvoir public et à l’amateurisme qui caractérisent le gouvernement que dirige Monsieur Firmin Ngrebada, le « Collectif touche pas à ma constitution », organisation de la société civile de la Diaspora Centrafricaine, envisage d’une part, de déposer, dans les heures qui suivent, une plainte contre le gouvernement pour son laxisme face à la barbarie ; et d’autre part, exige l’annulation du Décret portant nomination du rebelle SIDIKI en qualité de Chef de la Région ainsi son arrestation immédiate.

Le Collectif condamne sans emballage, le caractère odieux de ces crimes et promet de répondre par des actions citoyennes en vue de libérer le peuple pris en otage depuis des années et présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes.         

 

Fait à Paris, le 23 mai 2019

Coordonneur Général

Godfroy-Luther GONDJE-DJANAYANG.

Ampliations

-ONU

-Union Africaine

-Union Européenne

-CEEAC

-Élysée

-États-Unis

-Ligue Internationale des Droits de l’Homme

-Ligue Centrafricaine des Droits de l’Homme

-Amnesty International

Centrafrique / Bambari : une tentative de braquage tourne à l’affrontement.

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Patrouille mixte des forces de l’ordre à Bambari. Crédit photo : CNC.

 

Bambari, capitale provinciale de l’Ouaka, située au centre de la République centrafricaine, un homme, père d’une famille musulmane,  a été grièvement blessé lors d’une tentative de son braquage au quartier HADJI.

 

Monsieur Abdoulaye, qui est la victime, selon une source sécuritaire locale, a reçu quatre balles dans son ventre au moment de son agression.

 

Alors que dans la nuit du mercredi à jeudi 23 mai 2019, les fidèles musulmans s’apprêtaient pour leur prière de 4 heures du matin, Monsieur Abdoulaye, un père d’une famille résidant au quartier hadji à Bambari, capitale provinciale de la Ouaka située à 386 kilomètres de Bangui, a du faire face à un groupe des braqueurs qui font irruption chez lui.

 

Les braqueurs, identifiés comme des sujets peuls, ont été surpris par la résistance farouche de monsieur Abdoulaye qui tente par tous les moyens de protéger sa famille.

Malheureusement après 15 minutes d’échange intense avec les assaillants, monsieur Abdoulaye, la victime, a finalement été grièvement blessé par ses agresseurs qui l’ont tiré à quatre reprises dans son ventre avec leur AK47.

 

Transporté d’urgence à l’hôpital par ses frères dans leur propre véhicule noir, monsieur Abdoulaye est actuellement sous des soins intensifs depuis 4 heures du matin ce jeudi 23 mai 2019.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : communiqué de presse du PARC relatif aux massacres de Paoua et de Bocaranga.

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Le 21 Mai 2019, plusieurs dizaines de paisibles citoyens, dont le député suppléant de Paoua 1 et des enseignants, ont été sauvagement assassinés dans plusieurs villages de Paoua et Bocaranga par des éléments clairement identifiés comme appartenant au groupe terroriste 3R du sinistre Sidiki.

Le Parti pour la Renaissance Centrafricaine (PARC) condamne avec la plus grande fermeté ces actes odieux qui ont endeuillé encore une fois la Nation Centrafricaine et repoussé aux calendres grecques le rétablissement de la paix dans notre pays.  Ils témoignent de la nature irréaliste de l’accord dit de Khartoum et annoncent clairement son échec à venir. Le PARC pense toujours qu’on ne négocie pas avec les terroristes. On les combat.

Nous présentons nos sincères et fraternelles condoléances aux familles des victimes et aux populations de Paoua et Bocaranga.

Ent ant que Membre de la Majorité Présidentielle, et Parti responsable composé de patriotes convaincus et engagés, Nous demandons au Gouvernement d’annuler immédiatement la nomination de Sidiki comme Conseiller à la Primature et procéder à son arrestation et traduction devant la justice Centrafricaine.

 

Fait le 23 Mai 2019

 

Pour le Bureau Politique

Professeur Gaston Mandata N’Guérékata

Président

Centrafrique : le FPRC condamne fermement les attaques du 3R dans l’Ouham-Pendé faisant 34 morts.

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FRONT POPULAIRE POUR LA RENAISSANCE DE CENTRAFRIQUE

FPRC

COMMUNIQUE DE PRESSE

 

Le Bureau Politique du Front Populaire pour la Renaissance de Centrafrique (FPRC) est consterné par les tueries d’une extrême lâcheté perpétrée contre les populations civiles innocentes de Koundjili, Djoumjoum, Bohong et Lemouna, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé, le 21 mai 2019, causant des dizaines des victimes dont le député suppléant de Paoua 1.

 

Le Bureau Politique du FPRC présente ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes et condamne avec la dernière énergie ces actes ignobles, barbares, inacceptables.

 

En ce moment où tout est mis en œuvre pour la pacification de la RCA et le retour à l’ordre institutionnel, le Bureau Politique du FPRC dénonce ces massacres et se désolidarise de leurs auteurs.

 

Fidèle à son engagement total et adhésion sans faille à l’APPR-RCA, le Bureau Politique du FPRC s’associe à l’action du gouvernement et de la Minusca pour empêcher toutes les actions d’obstruction à la mise en œuvre de l’APPR-RCA et se met à la disposition du gouvernement pour discuter, en bilatérale, des arrangements sécuritaires transitoires (article 16 de l’APPR-RCA) en vue de la mise en œuvre des points mentionnés à l’article 5 de l’APPR-RCA dans l’ensemble des zones sous contrôle FPRC.

 

 

Fait à Birao, le 23 mai 2019

Burundi : deux policiers tués en moins de 24 heures dans le nord

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Deux policiers ont été tués en moins de 24 heures dans la commune de Bwambarangwe, province de Kirundo à 200 km de Bujumbura vers le nord du Burundi, a-t-on appris de source médiatique.

Le déclenchement des violences a commencé dans la nuit de dimanche à lundi, lorsqu’un policier, Aron Dushimumukiza, a tiré sur son collègue Nicolas Niyonzima, le tuant sur le coup.

«La nuit dernière vers 21 heures (19 heures GMT), Aron Dushimukiza un agent de la police à Bwambarangwe, a tiré 5 balles sur son collègue Nicolas Niyonzima qui est mort sur le champ», a déclaré sur la radio burundaise l’administrateur communal de Bwambarangwe, Fébronie Niyongabire.

Les mobiles de cet assassinat restent encore inconnus.

Peu après son arrestation, l’auteur du meurtre a été fusillé, à son tour, lundi vers 14 heures (12 heures GMT).

«Des crépitements d’armes ont été entendus à Kabuyenge vers 14h d’après des sources locales. La population a trouvé la dépouille du policier criblé de balles», a rapporté SOS-Médias/Burundi, un collectif de journalistes indépendants.

Selon une source policière, ce policier a été tué alors qu’il tentait «de s’évader du véhicule du commissaire provincial». «Ses agents de transmission l’ont fusillé».

Il a été tué sur la route qui mène vers le chef-lieu de la province de Kirundo où devait se tenir son procès.

La thèse de la tentative d’évasion reste à prouver, car l’assassin s’était rendu à la police de lui-même lundi matin.

Selon la même source, l’ambiance reste tendue au sein de ce corps de sécurité, alors que le Burundi, encore affecté par la crise électorale de 2015, se rapproche progressivement des élections générales prévues en 2020.

Pour rappel, l’actuelle police burundaise est un brassage d’anciens combattants du mouvement rebelle Cndd-Fdd (Conseil national de défense de la démocratie), devenu parti présidentiel depuis 2005, et de membres de l’ancienne gendarmerie, alors dominée par des éléments issus de la minorité ethnique tutsi.

La cohésion encore balbutiante des membres de ce corps a été mise à mal par la crise qui secoue le pays depuis quatre ans, en raison du maintien au pouvoir du président Pierre Nkurunziza pour un troisième mandat, considéré comme «anticonstitutionnel» et contre le gré de l’opposition et de la société civil.

Les violences générées par cette crise ont fait plus d’un millier de morts et poussé plus de 350.000 personnes à fuir le pays, selon l’ONU et les ONG.

 

Avec AA

Cameroun: un nourrisson criblé de balles en zone anglophone

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Un bébé de quatre mois a été froidement exécuté par des hommes en uniformes à Muyuka dans la région anglophone du Sud-Ouest, a-t-on appris de sources concordantes.

L’image qui circulait depuis lundi 20 mai sur les réseaux sociaux, montre une fillette dont la tête a été criblée de plusieurs balles.

Dans cette vidéo atroce, la mère du nouveau-né accuse les militaires camerounais d’avoir assassiné son bébé.

« Ils (les militaires) ont forcé la porte et tué mon bébé qui dormait dans son berceau pendant que moi j’étais à la cuisine… je les ai suppliés, mais ils n’ont pas compris, ils parlaient en français », relate-t-elle en larmes dans l’enregistrement.

« C’est l’armée qui a fait ça, je les maudis. Ces larmes que je verse ne seront pas en vain», a confié la mère en détresse dans un témoignage recueilli par une journaliste camerounaise, Mimi Mefo.

Cette vidéo donne de l’émoi et suscite depuis lundi des réactions diverses, surtout au sien de la classe politique camerounaise.

«Tirer sur un bébé de 4 mois a-t-il un sens? Il y a quelques heures, aujourd’hui, le 20 mai Muyuka a vécu ça. Voilà qui nous sommes, un pays où certaines vies n’ont pas d’importance. Un bébé est condamné à la peine capitale pour une vie non encore vécue. Tout simplement BARBARE! », a réagi sur son compte Twitter, le bâtonnier Akere Muna, candidat à la dernière présidentielle d’octobre 2018.

«C’est au-delà de tout entendement. Un bébé? Un bébé? Quelle menace potentielle le bébé pourrait-il représenter? Comment pouvez-vous confondre un bébé à autre chose? Dans quelles circonstances une personne, même atteinte de folie, tire-t-elle sur un bébé? C’est trop», relève Edith Kah Walla, présidente nationale du parti politique Cameroon’s People Party (CPP).

Bâtiments incendiés, enlèvements d’élèves, disparitions, meurtres de civils… C’est un sombre tableau du quotidien des populations des deux régions anglophones en crise depuis fin 2016.

« Il ne faut pas dire que c’est une crise. C’est déjà une guerre parce qu’on a des gens qui brûlent des maisons, des gens qui sont tués, des gens qui sont kidnappés. Il y a certains corps qui ont disparu et que l’on n’arrivera jamais à compter. On ne saura jamais qui est mort, qui n’est pas mort », souligne le révérend Père Tata Humphrey Mbuy, directeur de la communication de la province ecclésiastique de Bamenda.

Le gouvernement et l’armée n’ont pas encore réagi à cette vidéo.

 

Avec Anadolu

Des trafiquants de tortues lourdement condamnés à Madagascar

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La justice malgache a confirmé mercredi en appel la condamnation à des peines aussi lourdes que rares de six ans de prison ferme de trois personnes reconnues coupables d’avoir participé à un trafic de 10.000 tortues d’une espèce protégée.

Comme en première instance, la Cour d’appel de Tulear (sud-ouest) leur a aussi infligé solidairement une amende de 100 millions d’ariarys (23.800 euros) et le versement de 30 millions d’ariarys supplémentaires (7.100 euros) de dommages et intérêts au ministère malgache de l’Environnement.

 

Les juges ont ordonné leur maintien en détention dès la fin de l’audience, a ajouté le Fonds mondial pour la nature (WWF).

Les trois trafiquants, dont une femme, avaient été arrêtés dans une maison de Betsinjaka (sud-ouest) par la police en avril 2018, en possession de 10.072 spécimens de tortues dites radiées.

Le WWF avait alors salué une saisie “record”.

Du bois de rose aux lémuriens, la flore et la faune de Madagascar font l’objet de nombreux trafics, rarement réprimés par la police et la justice de l’île pauvre de l’océan Indien.

 

VOA

 

Togo : La LTDH dénonce le recours persistant à la torture

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Les policiers togolais

 

 

La Ligue Togolaise des Droits de l’Homme a dénoncé mercredi à Lomé la persistance de l’usage de la “torture dans les locaux du Service des Recherches et d’Investigations” relevant de la gendarmerie nationale togolaise.

S’exprimant mercredi en conférence de presse, Me Célestin Agbogan président de la LTDH a veillé à alerter la communauté internationale, appelant le gouvernement à ouvrir une enquête indépendante et à poursuivre les auteurs de “ces actes ignobles” conformément à la loi.

La ligue togolaise des droits de l’homme a rendu public à l’occasion de cette rencontre avec la presse, son rapport 2019 sur la situation des droits de l’homme au Togo pour la période allant du 31 juillet 2018 au 27 avril 2019.

Sans donner de chiffres sur les cas de torture, la LTDH évoque une situation alarmante, rappelant que toutes les personnes arrêtées, surtout dans le cadre des manifestations politiques, passent par les locaux du Service de Recherches et d’Investigations.

“Là, ils subissent des traitements inhumains et dégradants pendants des longues heures avant même de les présenter à un juge”, a affirmé le Président de la LTDH, rappelant que 78 personnes arrêtées an marge des manifestations politiques, croupissent encore en prison.

Le rapport met, en outre, l’accent sur la surpopulation carcérale notamment à la prison civile de Lomé. D’une capacité initiale de 666, cette prison accueille aujourd’hui quelque 1887 personnes.

 

Avec Anadolu

Centrafrique :  massacre dans l’Ouham-Péndé, les condamnations se multiplient.

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Le chef rebelle Bi Sidi Souleymane alias Siddiki

 

Bangui (République centrafricaine) – Même si le procureur général près la Cour d’appel de Bangui le magistrat Éric Didier Tambo ne s’est pas indigné suite au massacre d’au moins 34 civils dans l’Ouham-Péndé  le mardi 21 mai dernier, la Minusca, tout comme le gouvernement et quelques partis politiques centrafricains ont condamné tour à tour ces attaques de 3R qu’ils qualifient de barbares et inacceptables.  

 

« La Minusca est particulièrement indignée par le caractère cruel et délibéré de ces attaques, qui ont plus d’être planifié et coordonné, témoigne de l’intention des auteurs à infliger des atrocités entraînant la  mort d’une large partie de la population présente », a réagi la mission de l’ONU en République centrafricaine sur son compte Twitter ce mercredi 22 mai 2019.

 

Alors que quelques heures plus tôt, Monsieur Mankeur Ndiaye , le représentant du secrétaire général de l’ONU en RCA, dans sa déclaration devant les maires de Bangui ce mercredi 22 mai 2019, avait clairement mentionné que la responsabilité première de la protection des civils en RCA revient au gouvernement et que son Institution ne vient qu’en appui:

 « Le point le plus important de notre mandat est la protection des civils. Mais la responsabilité première revient à l’État. La Minusca vient en appui avec ses moyens limités, vu l’ampleur de la tâche de protection ».

 

Entre temps, le gouvernement, de son côté, par la voix de son porte-parole le ministre de la Communication et des Médias Ange Maxime Kazagui, a réagit aussi dans un communiqué qualifiant les attaques de 3R d’inacceptables et barbares :

 

» Le gouvernement juge inacceptables de tels actes de barbarie au moment où il a fait le choix de la paix suivi en cela par les groupes armés signataires de l’accord de paix ».

 

Les forces rwandaises de la Minusca, en appui aux FACA basés à Bocaranga et à Paoua, se préparent à mener un assaut dans le fief du chef rebelle Bi Sidi Souleymane alias Siddiki pour démanteler de forces ses barrières illégales dans la région.

 

Les partis politiques, le MLPC,l’URCA ont fermement condamné les attaques du 3R dans l’Ouham-Péndé faisant au moins 34 morts.

 

Copyright2019CNC.

Cameroun : la situation humanitaire se détériore sérieusement dans les régions en conflit.

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Affrontement entre les séparatistes et les gendarmes dans la région anglophone en confli.

 

 

Yaoundé (CNC) – Le gouvernement camerounais n’est pas disposé à reconnaître pleinement la crise de la NWSW, qui aggrave le conflit et fait fuir les donateurs humanitaires. Si rien n’est fait, le financement de nombreuses ONG opérant dans ces zones sera épuisé à la fin du mois.

 

Alors que les organisations humanitaires épuisent toutes leurs ressources, la situation humanitaire se détériore rapidement.

Un rapport d’Alexandra Lamarche et Alanna Fox de Refugees International sur l’état de la réponse humanitaire à la crise actuelle dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (NWSW) au Cameroun, qui sera publié dans les prochains jours,  s’appuie sur quelque 25 entretiens avec des membres du personnel d’organisations non gouvernementales locales et internationales (ONGI), des fonctionnaires de l’ONU et des représentants d’ambassades internationales pour examiner les racines du conflit dans la SNTC, un combat qui dément la réputation du Cameroun comme un îlot de stabilité relative dans une région en proie à un conflit.

 

Poussé par les tensions entre la région anglophone et le reste francophone du pays, le conflit au Cameroun, qui a commencé en octobre 2016, a déplacé au moins 530 000 personnes et tué au moins 1 800 d’autres.

 

Selon le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (BCAH), quelque 1,3 million de personnes ont besoin d’aide. L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a documenté de nombreux problèmes de protection et des violations des droits de l’homme, notamment l’incendie de biens, les enlèvements, le viol et les agressions sexuelles, le travail et les mauvais traitements des enfants, et les arrestations illégales. L’incapacité de l’État camerounais à s’engager efficacement dans la NWSW a créé une lacune dans la réponse humanitaire que les donateurs et les gouvernements étrangers doivent encore combler.

 

Alors que le gouvernement camerounais n’est pas disposé à reconnaître pleinement la crise dans son pays qui aggrave le conflit et fait fuir les donateurs humanitaires. Si rien n’est fait, le financement de nombreuses ONG opérant dans ces zones sera épuisé à la fin du mois.

 

CNC

 

Centrafrique: l’accord de paix entaché par un massacre de 34 personnes, ultimatum de l’ONU

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Entrée des soldats FACA à Bocaranga dans l’Ouham-Pendé. Credit photo : CNC.

 

 

L’accord de paix en Centrafrique signé en février entre les autorités et des groupes armés, dont l’application accumule les retards, a été entaché par le massacre de plus de 30 civils dans l’ouest du pays.

Il s’agit de la tuerie la plus importante depuis la signature, le 6 février dernier, d’un accord de paix entre le gouvernement et 14 groupes armés.

Au moins 34 personnes ont été tuées dans une série d’attaques imputées au groupe armé 3R (Retour, réclamation, réconciliation), dans plusieurs villages autour de la ville de Paoua (nord-ouest, près de la frontière avec le Tchad).

“Une réunion se tenait mardi matin à Koundjili et à Lemouna. Des criminels sont arrivés et ont ouvert le feu” sur les habitants, a expliqué le général Pascal Champion, qui dirige la police au sein de mission locale de l’ONU (Minusca), au cours d’une conférence de presse mercredi à Bangui.

Trente-et-une personnes ont été tuées dans ces deux localités. Le groupe armé aurait frappé pour venger l’assassinat d’un éleveur peul, le 10 mai. Le groupe armé 3R prétend protéger les Peuls.

Non loin, à Bohong, au moins 3 personnes ont été tuées mardi après-midi, après le vol, le matin, de près de 400 boeufs.

Et d’autres informations provenant des forces de sécurité locales font état de la mort de 15 personnes à Maikolo, un village qui aurait été occupé pendant trois jours par les combattants 3R, bilan que l’ONU n’était pas en mesure de confirmer à ce stade.

Une enquête a été ouverte par les autorités locales, avec le soutien de l’ONU. Des Casques bleus patrouillent dans la région avec les forces armées centrafricaines.

– “Acte terroriste” –

“La Minusca condamne avec la dernière énergie ces tueries”, a écrit sur Twitter le représentant du secrétaire général de l’ONU en Centrafrique, Mankeur Ndiaye. “Les auteurs de tels crimes seront recherchés, arrêtés et traduits devant la justice”.

Le colonel Sow, chef des opérations de la Minusca, a évoqué “un acte terroriste”. “Il n’y a pas de base des 3R dans les environs de la tuerie, cela signifie qu’ils sont venus de loin, et ils ont agi presque simultanément sur différents sites, donc on peut parler d’attaques coordonnées”, a-t-il détaillé.

Le groupe 3R a signé l’accord de paix de février. En retour, son chef, Bi Sidi Souleymane (alias Sidiki), a été nommé le 25 mars “conseiller spécial militaire” auprès du Premier ministre, en charge de la mise en place des unités mixtes associant membres des Forces armées centrafricaines (Faca) et groupes armés.

La mission de l’ONU dans le pays et les autorités centrafricaines ont lancé mercredi un ultimatum au leader du groupe 3R.

“Le gouvernement s’associe à la Minusca pour exiger de M. Sidiki l’arrestation des auteurs présumés de ce massacre sous 72h, sous peine d’être tenu responsable de ces actes”, a déclaré le ministre de la Communication, Ange Maxime Kazagui, lors d’une conférence de presse conjointe du gouvernement et de l’ONU.

Le chef du groupe armé est également sommé de démanteler toutes ses installations et les barrières qu’il a dressées dans la région qu’il occupe, dans le même délai.

“Le gouvernement juge inacceptable de tels actes de barbarie, au moment ou il a fait le choix de la paix”, a insisté Ange Maxime Kazagui, qui “exhorte la population à ne pas céder à la tentation des représailles”.

Des informations font état de la mobilisation dans la région de combattants anti-balaka – des milices d’autodéfense qui affirment vouloir protéger chrétiens et animistes contre les exactions des groupes musulmans -, pour en découdre avec les éléments de 3R.

– Assassinat “barbare” –

Dans le sud-ouest du pays, une religieuse franco-espagnole de 77 ans, Inès Nieves Sancho, a été retrouvée lundi égorgée dans un village où elle enseignait la couture à des jeunes filles.

Le pape François a évoqué mercredi sur la place Saint-Pierre l’assassinat “barbare” d’une religieuse “au service des pauvres”.

Selon le vicaire général du diocèse, rien n’a été volé dans le local où se trouvait la religieuse lorsqu’elle a été attaquée par ses agresseurs.

Des témoignages font état de la possibilité d’un “crime rituel”, lors duquel les agresseurs auraient recueilli le sang de la victime.

La Centrafrique est déchirée par les violences depuis 2013 et le renversement du président François Bozizé.

Préparé depuis 2017 par l’Union africaine, l’accord signé en février à Khartoum est le huitième depuis le début de la crise. Aucun des précédents accords n’a abouti à un retour de la stabilité, dans un pays où les groupes armés contrôlent 80% du territoire et se battent pour la mainmise sur les ressources naturelles.

Près d’un quart des 4,5 millions d’habitants de la RCA ont été contraints de fuir leur domicile.

Avec AFP

Centrafrique : L’Accord de paix et de réconciliation au menu d’échanges entre le Chef de la MINUSCA et les Maires de Bangui

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La réunion du chef de la Minusca et les maires de Bangui le 22 mai 2019. Crediti photo : Minusca.

 

 

Ce 22 mai 2019 à la base logistique de la MINUSCA, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies Mankeur Ndiaye a rencontré les Maires d’arrondissements de Bangui et leurs collaborateurs, dans le cadre d’échanges sur l’Accord politique de paix et de réconciliation en République centrafricaine.

 

Les maires et leurs collaborateurs ont répondu présents à l’appel du Chef de la MINUSCA en cette période cruciale de mise en œuvre de l’Accord dont une présentation a été faite par le Directeur des Affaires politiques de la MINUSCA Ray Torres. Le contenu, les enjeux, les responsabilités, les attentes relatifs à l’Accord ont été exposés aux élus pour une meilleure appropriation de leur part, car l’a souligné le présentateur « l’Accord de paix est un accord centrafricain parti d’une initiative africaine. Il est strictement respectueux de la Constitution, des lois et des institutions de la république »

 

La protection des civils, axe clé du mandat de la mission, a aussi été à l’ordre du jour à travers l’exposé de Jean Paul Mugabowishema de la Division des droits de l’Homme, qui a souligné le rôle d’appui de la MINUSCA au gouvernement à qui incombe la première responsabilité de la protection des populations.

 

Soutien apprécié par le Maire de Bangui Emile-Gros-Raymond Nakombo qui précise que « la collaboration entre la MINUSCA et les élus est excellente et un exemple de partenariat soutenu par les plus hautes autorités du pays, car la concertation est permanente », avant de formuler le vœu que ça se poursuive, dans l’intérêt de la paix et de la réconciliation.

 

Le RSSG Mankeur Diagne, pour sa première avec les élus, les a remerciés pour leurs efforts quotidiens dans la recherche de solutions à la crise qui ont contribué à améliorer la situation sécuritaire du pays. Il s’est en outre félicité de la mise en œuvre de l’Accord de paix qui a abouti à des avancées significatives, notamment la formation d’un gouvernement inclusif, la mise sur pied des comités mixtes de sécurité et du Comité de suivi de l’Accord de paix dont il les exhorte à faire une priorité dans leurs activités quotidiennes.

 

Le Chef de la MINUSCA a cependant déploré des entraves au bon déroulement du processus marquées par la persistance des barrages, d’attaques contre les populations civiles, et a rassuré que « les enquêtes seront menées, les auteurs arrêtés et remis à la justice ».

 

Des échanges fructueux ont suivi les différents exposés qui ont permis aux Maires et leurs collaborateurs de mieux comprendre les thématiques du jour, et de présenter leurs inquiétudes relatives au processus de paix en République centrafricaine. Ces préoccupations ont tourné autour de la protection des civils, mais aussi des sanctions prévues par l’Accord contre les auteurs d’entraves à la paix et de violations de droits humains.

 

A ces questions, le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies a tenu à préciser que « le point le plus important du mandat de la MINUSCA est la protection des civils, mais la responsabilité première en revient à l’Etat. La MINUSCA vient en appui au gouvernement avec ses moyens limités, au vu de l’ampleur de la tâche de protection sur toute l’étendue du territoire centrafricain »

©MINUSCA

RDC : Tshisekedi promeut son oncle et confirme le chef d’état-major

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Le président congolais Félix Tshisekedi a nommé un de ses oncles à l’intendance des services de la présidence en République démocratique du Congo, tout en confirmant dans ses fonctions le chef d’état-major nommé par son prédécesseur Joseph Kabila.

Le président Tshisekedi a nommé son oncle, le cardinal Gérard Mulumba, “chef de la maison civile” du chef de l’État, avec rang de ministre, dans une ordonnance lue mercredi sur la chaîne d’Etat.

Mgr Gérard Mulumba est le frère du père de l’actuel président, l’ex-Premier ministre et opposant Etienne Tshisekedi, décédé à Bruxelles le 1er février 2017.

 

Sa nomination intervient juste après l’annonce du rapatriement du corps et des Funérailles d’Etienne Tshisekedi à Kinshasa du 30 mai au 1er juin. Le corps était en Belgique depuis plus de deux ans faute d’accord sur les funérailles avec l’ancien régime du président Kabila.

Placée sous l’autorité directe du président de la République, la maison civile du chef de l’État est chargée de la gestion du service de l’intendance et de la logistique des résidences et sites présidentiels privés, du secrétariat privé du chef de l’État et du service médical présidentiel.

  1. Tshisekedi a reconduit le général Célestin Mbala Musense au poste du chef d’état-major des Forces armées de la RDC, en le promouvant au grade de “général d’armée”.

Célestin Mbala avait été installé en 2018 par l’ancien président Joseph Kabila.

Le président a nommé le général major Jean-Claude Yav chef de la maison militaire. Un autre général, François Kabamba, a été nommé conseiller militaire du chef de l’État.

AFP/VOA

Centrafrique : reprise du travail des greffiers des tribunaux

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L’immeuble de la cour de cassation à Bangui. CopyrightCNC.

 

 

Les greffiers des tribunaux centrafricains, en grève depuis mars, ont repris leur travail ce mardi, a-t-on appris mardi auprès du ministère centrafricain de la Justice.

D’après la source, cette trêve est intervenue après que les grévistes ont été reçus lundi par le ministre de la Justice, qui a reconnu la légitimité de leurs revendications.

Depuis mars dernier, les greffiers, les secrétaires, et les opérateurs de saisie des tribunaux centrafricains étaient en grève périodique pour réclamer des indemnités suspendues depuis octobre 2018 par le ministère des Finances.

La grève a porté des coups durs au fonctionnement de l’administration judiciaire dans le pays, notamment les audiences correctionnelles, commerciales, civiles et sociales.

Avec Xinhua

Les Etats-Unis affirment soutenir Tshisekedi contre la corruption

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Centrafrique.com/les-etats-unis-affirment-soutenir-tshisekedi-contre-la-corruption/le-nouveau-premier-ministre-congolais-sylvestre-ilunga-a-kinshasa-20-mai-2019/” rel=”attachment wp-att-28771 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le nouveau premier ministre congolais, Sylvestre Ilunga à Kinshasa 20 mai 2019
Le nouveau premier ministre congolais, Sylvestre Ilunga à Kinshasa 20 mai 2019

 

 

Les Etats-Unis ont fait savoir mardi qu’ils soutenaient le nouveau président de la République démocratique du Congo Félix Tshisekedi dans sa “lutte contre la corruption”.

“Les Etats-Unis soutiennent l’engagement du président Tshisekedi de lutter contre la corruption et d’améliorer l’état de droit en RDC”, a déclaré la sous-secrétaire d’Etat adjointe des États-Unis chargée du Bureau international des stupéfiants et de l’application de la loi (INL), Heather Merritt, citée dans un communiqué.

Mme Merrit a visité la RDC ces derniers jours pour “approfondir le partenariat entre les États-Unis et la RDC en matière de sécurité civile et d’état de droit”.

Investi le 24 janvier, le président Tshisekedi a été reçu à Washington par le secrétaire d’Etat Mike Pompeo début avril.

A Kinshasa, l’ambassadeur américain Mike Hammer ne manque jamais de le soutenir. Il a salué lundi “un autre pas en avant dans la démocratie en RDC avec le retour au pays” de l’opposant Moïse Katumbi après trois ans d’exil.

“Je combattrai avec la dernière énergie la corruption, le détournement de deniers publics (…)”, a récemment lancé M. Tshisekedi devant les gouverneurs des provinces, à qui il a demandé un “comportement exemplaire”.

A cette occasion, il s’est déclaré “choqué par les tracasseries administratives, policières et militaires auxquelles fait face à la population”.

Le ministre provincial des Finances de la région de Kinshasa a été suspendu début mai pour avoir contracté des dettes au nom de la collectivité sans passer par l’Assemblée provinciale.

La RDC est l’un des vingt pays perçus comme les plus corrompus au monde, selon l’indice de l’ONG Transparency International.

Avec AFP/VOA

 

Mozambique : L’ex-ministre mozambicain des Finances accusé de corruption extradé vers son pays

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Centrafrique.com/mozambique-lex-ministre-mozambicain-des-finances-accuse-de-corruption-extrade-vers-son-pays/lancien-ministre-des-finances-du-mozambique-manuel-chang-lors-dune-audience-dextradition-a-johannesburg-en-afrique-du-sud-le-8-janvier-2019/” rel=”attachment wp-att-28765 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L'ancien ministre des Finances du Mozambique Manuel Chang lors d'une audience d'extradition à Johannesburg en Afrique du Sud le 8 janvier 2019
L’ancien ministre des Finances du Mozambique Manuel Chang lors d’une audience d’extradition à Johannesburg en Afrique du Sud le 8 janvier 2019

 

 

L’Afrique du Sud a annoncé mardi sa décision d’extrader vers le Mozambique l’ex-ministre mozambicain des Finances Manuel Chang, arrêté fin 2018 sur son territoire dans le cadre d’un vaste scandale de corruption qui défraie la chronique dans son pays.

“J’ai décidé que l’accusé, M. Manuel Chang, serait extradé au Mozambique pour y être jugé pour les crimes pour lesquels il est poursuivi”, a annoncé dans un communiqué le ministre de la Justice, Michael Masutha.

  1. Chang est poursuivi pour les mêmes faits au Mozambique et aux Etats-Unis, qui avaient aussi réclamé à Pretoria son extradition sur leur territoire.

“J’ai noté que la requête des Etats-Unis d’Amérique avait été soumise quelques semaines avant celle du Mozambique. Toutefois (…) je suis persuadé que les intérêts de la justice seront mieux servis en accédant à la requête de la République du Mozambique”, a déclaré M. Masutha.

 

L’ex-ministre, 63 ans, a été arrêté à l’aéroport international de Johannesburg en décembre dernier sur requête de la justice américaine pour son implication présumée dans une affaire de prêts frauduleux de 2 milliards de dollars (1,76 milliard d’euros).

Manuel Chang est accusé d’avoir perçu plusieurs millions de dollars de pots-de-vin en marge de cette affaire.

Son pays d’origine et les Etats-Unis se disputaient depuis le droit de le juger pour les mêmes faits.

– “Importante dette” –

La ministre sud-africaine des Affaires étrangères, Lindiwe Sisulu, avait publiquement fait savoir sa préférence pour le Mozambique. “Nous autoriserons le Mozambique à avoir son ancien ministre (…), nous estimons que c’est la chose la plus simple à faire pour tous”, avait-elle dit plus tôt cette année à un média local.

Les Etats-Unis avaient eux aussi fait savoir qu’ils comptaient bien récupérer l’ancien ministre.

“Les Etats-Unis attendent de l’Afrique du Sud qu’elle extrade M. Chang”, a déclaré le sous-secrétaire d’Etat américain Tibor Nagy à la presse. “Nous avons signé un traité d’extradition avec l’Afrique du Sud, nous comptons bien sur (cette extradition)”, a-t-il insisté.

Dans sa décision, le ministre sud-africain de la Justice a dit avoir pris en compte, entre autres, la citoyenneté de M. Chang, le fait que les crimes pour lesquels il est poursuivi aient été commis pendant qu’il était ministre ainsi que “l’importante dette pour le Mozambique provoquée par les faits qui lui sont reprochés”.

  1. Chang est soupçonné d’avoir autorisé, sans en avertir le Parlement de son pays et les bailleurs de fonds internationaux, pour 2 milliards de dollars d’emprunts à des entreprises publiques de son pays. Un audit indépendant a révélé qu’un quart de ces sommes avaient été détournées.

La justice mozambicaine a arrêté récemment plusieurs suspects liés à ce scandale, dont le fils de l’ex-président Armando Guebuza et des agents des services de renseignement.

Ce scandale dit de la “dette cachée” a plongé le Mozambique dans une grave crise financière. Il embarrasse son actuel président Filipe Nyusi, ministre de la Défense à l’époque des faits et candidat à un nouveau mandat à la tête du pays lors des élections d’octobre.

L’opposition et des ONG refusent que le pays rembourse un centime de cette “dette cachée” aux banques.

 

Avec AFP/VOA

Attaques djihadistes au Sahel: la plongée vers l’abîme

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Centrafrique.com/attaques-djihadistes-au-sahel-la-plongee-vers-labime/la-chanceliere-allemande-angela-merkel-a-gauche-aux-cotes-du-president-du-burkina-faso-roch-marc-christian-kabore-lors-dune-dceremonie-de-bienvenue-a-ouagadougou-en-mai-2019/” rel=”attachment wp-att-28761 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>La chancelière allemande Angela Merkel à gauche aux côtés du président du Burkina Faso Roch Marc Christian Kabore lors d'une d'cérémonie de bienvenue à Ouagadougou en mai 2019
La chancelière allemande Angela Merkel à gauche aux côtés du président du Burkina Faso Roch Marc Christian Kabore lors d’une d’cérémonie de bienvenue à Ouagadougou en mai 2019. AFP/VOA

 

Attaques qui se multiplient, prises d’otages fréquentes, zones d’insécurité qui grandissent… Les groupes jihadistes sont omniprésents au Sahel où leur stratégie porte ses fruits malgré l’action des forces militaires africaines et occidentales.

“La situation en matière de sécurité dans le Sahel a continué de se détériorer, avec des retombées sur les pays voisins non membres du G5, notamment le Bénin, la Côte d’Ivoire et le Togo”, reconnait le Conseil de sécurité des Nations Unies dans un rapport de mai.

Au Mali, “les attaques contre les forces maliennes et les forces internationales se poursuivent sans relâche (…) Au Burkina Faso, les violences intercommunautaires et la présence de groupes terroristes, de milices et de bandes criminelles ne cessent d’augmenter (…) En Mauritanie, au cours des dernières semaines, la présence de groupes terroristes armés a été signalée à la frontière malienne”, poursuit le rapport.

Au Niger, les djihadistes ont perpétré le 14 mai une attaque qui a coûté la vie à 28 soldats, au lendemain d’une tentative ratée mais osée de prendre la prison Koutoukalé (60 km de la capitale), l’établissement pénitentiaire le mieux gardé du pays, où sont détenus de nombreux djihadistes. Dans le sud-est, les islamistes de Boko Haram sont à nouveau très actifs (88 civils tués rien qu’au mois de mars) après une année 2018 relativement calme.

De source militaire française, les “groupes armés terroristes” comprendraient 1.000 à 1.400 hommes au Mali. Ils seraient plusieurs centaines au Burkina, pour un total d’environ 2.000 sur tout le Sahel.

“Il n’y pas forcément plus d’attaques mais les attaques sont plus violentes. Les groupes ont acquis une certaine technicité”, estime Mahamadou Sawadogo, chercheur au Cerrad (Carrefour d’études et de recherche d’action pour la démocratie et le développement, université Gaston Berger, Sénégal).

“Il y a une montée en puissance au niveau quantitatif mais aussi de leur efficacité”, souligne quant à lui Lassina Diarra, auteur de “La Cédéao face au terrorisme transnational”.

– Combattants venus de Syrie –

Les deux chercheurs pointent la faiblesse des armées, particulièrement celle du Burkina. Les pays sahéliens sont pauvres et ont du mal à trouver des ressources pour la sécurité, ou le font aux dépens d’autres secteurs.

La chancelière allemande Angela Merkel l’avait d’ailleurs fait remarquer lors de son passage au Sahel début mai: “La situation sécuritaire est difficile. 15% du budget est affecté aux questions sécuritaires. Vu qu’on doit augmenter la part de budget allouée à la sécurité, ces fonds manquent autre part”.

La plupart des pays non touchés par le terrorisme consacrent moins de 10% de leur budget à l’armée.

Autre problème, le manque de coordination entre les pays dans les zones frontalières. “Les groupes armés jouent avec ces frontières”, explique M. Sawadogo.

Lassina Diarra voit aussi d’autres pistes concernant l’efficacité des attaques.

“Au Burkina, il semble y avoir une mutualisation des moyens entre les groupes affiliés à Al-Qaïda et ceux affiliés à l’Etat islamique. Il semble maintenant qu’ils se prêtent main forte. Avant, il y avait une dissension” et même une concurrence, selon des sources sécuritaires.

“Il y a sans doute l’arrivée de combattants aguerris en provenance de la Syrie” après la chute de l’organisation de l’Etat islamique, explique Lassina Diarra. “On note en tout cas des changements de mode opératoire avec l’utilisation d’explosifs, de mines, de voitures piégées” ainsi que des embuscades plus ambitieuses.

– “Gouvernance à distance” –

Même si les djihadistes ne sont pas “présents en permanence”, ces attaques font que les zones d’influence sont de plus en plus grandes. “Ils n’ont pas besoin d’être là tout le temps, d’occuper le terrain. Ils créent le sentiment d’insécurité avec des attaques sporadiques”, ajoute Lassina Diarra.

“On harcèle les symboles de l’Etat”, poussant les fonctionnaires à partir, souligne Mahamadou Sawadogo. “Ils n’ont pas la mainmise sur les zones mais ils ne cherchent pas se sédentariser. Il y a une gouvernance à distance. Ils ont créé des zones de confort. Il y a désormais un couloir” qui va du sud-est du Burkina au Mali avec aussi à l’ouest du Niger, souligne-t-il.

De plus, de l’avis général d’hommes politiques comme d’experts, en visant des cibles religieuses ou ethniques les groupes armés ont adopté une stratégie visant à favoriser les affrontements intercommunautaires, source d’instabilité qui les favorise.

Comment renverser la tendance? “Il faut lutter contre l’idéologie des djihadistes”, estime Lassina Diarra, qui suggère notamment la formation d’imams crédibles évitant la radicalisation et “les facteurs de recrutement”.

“Il faut lutter sur le même terrain que les djihadistes, utiliser la même stratégie”, estime Mahamdou Sawadogo. “Pour le moment, les djihadistes ont des complicités. Ils se déplacent, préparent des attaques et des routes de repli. Ils traversent des villages… La population est au courant”, dit-il, soulignant que les forces de l’ordre n’ont pas ou peu de renseignements.

Les deux chercheurs insistent sur l’importance de la présence de l’Etat, avec des fonctionnaires et des investissements locaux. “Il faut regagner la confiance des populations” qui seront donc plus enclines à fournir des renseignements aux forces de sécurité et moins attirées par les discours des djihadistes.

 

Avec AFP/VOA

 

Funérailles d’Etienne Tshisekedi à Kinshasa du 30 mai au 1er juin

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Centrafrique.com/funerailles-detienne-tshisekedi-a-kinshasa-du-30-mai-au-1er-juin/des-personnes-se-reunissent-pour-rendre-hommage-a-etienne-tshisekedi-en-belgique-a-bruxelles-en-2017/” rel=”attachment wp-att-28757 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Des personnes se réunissent à Bruxelles en Belgique pour rendre hommage à Étienne Tshisekedi en 2017. AFP/VOA

 

 

Le rapatriement de la dépouille et les funérailles de l’ex-opposant Etienne Tshisekedi vont avoir lieu entre le 30 mai et le 1er juin, a annoncé mardi un proche joint par plusieurs médias dont l’AFP, nouveau signe de détente politique en République démocratique du Congo.

Le père du nouveau président Félix Tshisekedi était décédé à Bruxelles le 1er février 2017 en pleine période de tensions politiques, sous l’ancien régime du président Joseph Kabila.

Son corps reposait depuis dans la capitale belge faute d’un accord politique entre l’ancien régime et la famille sur son rapatriement et l’organisation des funérailles.

“Le corps d’Etienne Tshisekedi arrive le 30 mai et les funérailles se passeront au stade des Martyrs”, a déclaré à l’AFP le frère du défunt, Mgr Gérard Mulumba.

 

Le corps sera exposé dans le plus grand stade de Kinshasa qui peut accueillir 80.000 personnes.

“Le samedi aura lieu l’inhumation après la grande messe solennelle au stade des Martyrs. Tous les évêques seront là”, a poursuivi le parent.

Mgr Mulumba a précisé vouloir “attendre le communiqué de la présidence”.

Consultés par l’AFP, deux proches du président confirment la date du 30 mai pour le rapatriement de la dépouille d’Etienne Tshisekedi, décédé à l’âge de 84 ans.

“C’est depuis plus de deux ans que nous avions fait tout ce que nous pouvions. Nous n’avons pas réussi. Alors maintenant que les choses se passent dans un climat meilleur, nous sommes évidemment soulagés”, a ajouté Mgr Mulumba.

L’annonce a été faite au lendemain même de la nomination d’un Premier ministre par le président Tshisekedi, sur proposition de son prédécesseur, Joseph Kabila.

Lundi également, l’opposant Moïse Katumbi a fait un retour triomphal dans son fief de Lubumbashi après trois ans en exil, en promettant d’incarner une opposition “républicaine” et “exigeante”.

Proclamé vainqueur de l’élection du 30 décembre, M. Tshisekedi fils a été investi le 24 janvier en présence de son prédécesseur, Joseph Kabila, première transmission pacifique du pouvoir dans l’histoire du Congo.

En 2011, son père, lui-même candidat-président, avait refusé de reconnaître la réélection de M. Kabila et se proclamait vainqueur des élections.

Etienne Tshisekedi avait fondé en février 1982 le parti d’opposition Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), sous le régime du parti unique, à l’époque du dictateur Mobutu Sese Seko (1965-1997).

Il avait ensuite été Premier ministre dans les années 90 à l’époque de l’ouverture au multipartisme.

Après l’indépendance le 30 juin 1960, M. Tshisekedi avait été un proche de Mobutu. Le 1er juin 1966, il était ministre lors de la pendaison de quatre responsables politiques accusés de trahison.

Connus dans l’histoire du Congo comme les “martyrs de la Pentecôte”, ils donnent leur nom au stade où doit être honoré la mémoire d’Etienne Tshisekedi, un même 1er juin de Pentecôte, 53 ans plus tard.

 

AFP/VOA

 

Centrafrique : lettre ouverte de Monsieur Orphée DOUACLE KETTE aux Députés centrafricains.

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Les députés centrafricains dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale à Bangui.

 

 

 

Orphée DOUACLE KETTE

2, rue Léonor Fini

51450 Bétheny

Tel : 0033616507362

Mail : orpheedouaclekette@protonmail.com

Twitter : @ODouacle

 

 

Aux députés Centrafricains

Assemblée Nationale

P.O. Box 1003 – Bangui

 

 

Objet : Interpellation

 

 

Mesdames, Messieurs les Élus de la Nation,

 

Vous venez d’accorder votre confiance au gouvernement issu de l’Accord de Khartoum. Cela suppose que vous êtes amplement en phase avec cet Accord et sa philosophie. Il suppose également que l’alerte citoyenne pour dénoncer l’anti constitutionnalité de cet accord ne vous pousse pas à comprendre véritablement les ressorts de cette alerte. Permettez que j’expose rapidement quelques éléments que cet accord  induit : le commandement militaire que les étrangers y accèdent et par ricochet la chaîne pénale. Non seulement les étrangers ; également cela  fait de tous nationaux rebelles, des personnes respectables à responsabiliser car détenteurs illégaux d’armes de guerre.

 

Mesdames et messieurs les députés, l’histoire nous enseigne que les drames de ce monde ont survenu après une accumulation de faits malheureux que les hommes ont refusé de prendre leur responsabilité par manque de conviction, par couardise, par égoïsme ou encore par cupidité.

 

Nulle illusion sur votre capacité d’action ou de réaction ; toutefois chez nous, il est dit : « ngou a goué lo oko a ba »… Le parlement a pour rôle principal de contrôler les actions du gouvernement. Voilà le nœud de cette interpellation. Une question à brûle pourpoint, qu’allez-vous laisser comme action salutaire dans la construction d’un État de droit en Centrafrique ? Votre législature est celle de silence complice, avalisant tout ce qui est contraire à l’honorabilité ?

 

Persuadez-vous de cette réalité tue depuis lors. En 1999, à travers l’affaire dite « Koudoufarra », la RCA a été sevrée de sa première cohabitation démocratique. Cela a ouvert les vannes des drames qui s’enchaînent sans véritable répit. Et cela a été l’acte de l’un de vos illustres collègues ou prédécesseurs. Aujourd’hui encore, les faits qui s’accumulent en RCA poussent inexorablement le pays aux bords du précipice de la dislocation ou de la balkanisation, car la corruption et la vilenie gangrènent davantage le pays RCA.

 

Pour autant, des missions dévolues par vos fonctions d’Élus de la nation, si elles étaient remplies -même au minimum – pourraient peser fortement pour que ces maux se réduisent concrètement. Mais votre silence et inaction contribuent à la chienlit. Sachez-le, chers députés, que l’Histoire retiendra de vous comme pouvant réorienter la direction du pays sans jamais l’avoir essayé. Cette fois ne comptez sur l’amnésie habituelle ; surtout après ces multiples drames vécus…

 

Nous nous permettons de vous rappeler des incidents plus ou moins graves dont vous avez manqué de vigilance pour demander des explications au gouvernement dans une moindre mesure ; et voire à notre partenaire la Minusca plus largement. Dans une législature courageuse et patriotique, ces événements devraient occasionner la mise en place des commissions d’enquêtes parlementaires pour mieux repartir les responsabilités dans ces différents drames effroyables connus et vécus lâchement.

 

– Opération de la Minusca au Km5 (3ème arrondissement de Bangui) ;

– Tuerie à Fatima (6ème arrondissement de Bangui) ;

– Incendie et tuerie à Alindao (Basse-Kotto) ;

– Incendie et tuerie à Batangafo (Ouham) ;

– Incendie et tuerie de Kaga-Bandoro (Nana-Gribizi) ;

– Interpellation d’un membre du contingent Gabonais en train de vendre des munitions de guerre au Km5 (Bangui) ;

– Véhicule d’un sous-traitant de la Minusca transportant de la drogue et des munitions de guerre sans être déclaré ;

– Tuerie de Zangba intervenant après l’Accord « supranational » de Khartoum

– Expulsion sans décision de justice des faussaires Camerounais dans des conditions opaques ;

– Pénurie d’eau potable ;

– Délestage intempestif sans explications et/ou solutions

– Exploitation minière sans respect des cahiers de charge (existent-ils réellement?) à Sosso-Nakombo et Bozoum. Pis, ces contrats ont-ils été débattus à l’Assemblée tel que prévu par la Constitution ?

 

Ces quelques événements non exhaustifs n’ont fait l’objet d’une attention quelconque de votre. Votre manque de réaction comme Élus de la nation a contribué à la perpétuation de ces différents maux. Et cela, majorité présidentielle et opposition confondues.

 

Mesdames et messieurs les députés, il est dit : « On ne s’appuie que sur ce qui résiste ». En ces moments troubles, la République doit résister. Le parlement est ce pieu qui résiste et que le peuple devrait s’y appuyer. Votre mollesse et passivité annonce des heures sombres pour le pays. Au nom de B. Boganda, votre illustre prédécesseur, résistez pour le peuple et non de vous courber pour un pouvoir.

 

Ainsi, prenez l’initiative, même que pour les 4 derniers événements, de mettre en place des commissions d’enquête parlementaires. Aussi que la commission des lois de votre institution se saisisse de la constitutionnalité de l’Accord de Khartoum. Ce, pour mettre le pays dans une dynamique de gouvernance appréciable, véritable rempart à ce dépérissement actuel.

 

Le sursaut de la République dépend de votre degré de patriotisme. Ne laissez plus seul l’Exécutif décider de tout, parce qu’il ne doit tout décider et parce qu’il est dépassé obéissant seulement aux intérêts immédiats, ou tout au plus, pour faire un second mandat.

 

Très chers Honorables les députés,  sachez-le, on « tripatouille » plus facilement les élections présidentielles que les législatives. Votre second mandat dépend des faits… Et les vôtres ne sont à la hauteur ni des enjeux encore moins de la souffrance et de l’espérance de la population.

 

Qui s’assemble se ressemble ? Faites-nous mentir en prenant vos responsabilités pour dénoncer les vilenies et bassesses comme nous le faisons en vous interpellant. Interpellez le Premier-ministre, interpellez les ministres. C’est votre droit. Exercez-le pleinement…Il se dit chez nous : « Pembé ti moléngué ayekè fah mais lé ti lo apè ». Mieux vaut tard que jamais.

 

Votre compatriote M. Douaclé Ketté

Bethény, le 05 mai 2019

 

 

 

Centrafrique : l’étrange dessin-animé des Russes à Bangui.

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Deux Mercenaires russes en balade en République centrafricaine. Credit photo : Corbeaunews

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Les russes organisent à Bangui des séances de cinéma gratuites, comme le 11 mai dernier dans le 2ème arrondissement, destinés surtout aux petits et aux plus jeunes. L’initiative est généreuse et apporte certainement de la joie et le plaisir dans les yeux des enfants.

Mais quels films sont diffusés lors de ces séances propices au délassement ? Que celui qui a des yeux, regarde !

 

Le public découvre un bien étrange dessin animé inventé pour les grands enfants que semblent être les centrafricains aux yeux des fils de la Volga. Au pays de « Zo kwe zo », les hommes sont représentés par les animaux. Le peuple des éléphants se déchire, sans que le Roi Lion ne puisse maintenir la paix et l’unité. Arrive alors à la rescousse un Ours brun venu de Russie pour aider le lion à restaurer les fonctions régaliennes de l’État centrafricain. Diantre ! Voilà un joli conte fait pour édifier le centrafricain lambda. Le dessin animé ne dit pas que le pays des éléphants ruisselle de succulent miel que l’ours est venu cueilllir à s’en lécher les babines ! Mais l’ours doit prendre garde à finir comme Bouki l’hyène, trahie par sa gloutonnerie, et rossé au pays des aveugles… A bon entendeur !

Bien sûr, tout cela peut prêter à sourire. Mais le même jour s’est ouvert, à l’Alliance Française de Bangui, en présence du Président de la République, le Professeur Faustin Archange Touadéra, du chef de délégation de l’Union européenne , Samuela Isopi et de l’ambassadeur de France, Eric Gérard, le Festival du film européen en Centrafrique. Dix-sept (17) films seront projetés, dont onze (11) films centrafricains. C’est un projet d’éducation cinématographique et culturel mais aussi au civisme, pour l’édification au vivre-ensemble,comme le montre le court métrage « Dieu-Béni rend les armes ». Un groupe de cinéastes centrafricains a reçu des mains du Président de la République le « prix de l’initiative 2019 » et un chèque de 500 000 FCFA.

Ce festival démontre un partenariat respectueux de la culture africaine et vise à soutenir les œuvres que nos jeunes artistes portent au cœur. La renaissance du cinéma centrafricain fera demain la fierté du pays de Boganda, comme le film « Yembi » récemment projeté au Festival international du film panafricain de Cannes, en France.

 

Les russes préfèrent diffuser des œuvres à la gloire de leurs joueurs de Hockey sur glace, ou bien des dessins-animés très naïfs. Ils sont figés dans une attitude de paternalisme culturel au lieu d’aider le pays à se reconstruire. Ils essaient au contraire de répandre leur culture, par la langue qu’ils veulent enseigner à l’école, ou bien le cinéma, pour mieux tournebouler les jeunes esprits de nos enfants.

 

C’est en puisant dans ses propres racines culturelles que la Centrafrique fera croître l’arbre de la paix et de la renaissance, avec l’aide de ses partenaires. Alors vive le cinéma centrafricain !

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : Bouar, Campagne de sensibilisation de l’accord de Khartoum

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Campagne de sensibilisation sur l’accord de Khartoum à Bouar le 18 et 19 mai 2019. Credit photo : Gervais Lenga / Corbeaunees

 

Bouar )République centrafricaine) – la campagne de sensibilisation de la population sur l’accord de paix et la réconciliation s’est tenue le samedi et dimanche 19 mai dernier dans la capitale provinciale de la Nana-Mambéré en présence des autorités locales.

 

 

Cette campagne, qui s’est tenue dans la salle de conférence de la ville de Bouar a permit à la population de faire des recommandations suivantes :

  • applicabilité des mises en œuvre des accords;
  • redéploiement de l’autorité de l’État sur toute l’étendue du territoire centrafricain…

Alors que le jeudi 9 mai dernier, un total de cinq cents (500) exemplaires de l’accord de paix de Khartoum avaient été traduits en sango et remis au gouvernement pour une large sensibilisation de la population sur les enjeux dudit accord. Le passage à Bouar de cette équipe de sensibilisation s’inscrit dans ce cadre.

L’accord de Khartoum, négocié au Soudan et signé dans la capitale centrafricaine Bangui le 6 février dernier entr

e le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés contient entre autres les principes pour un règlement durable du conflit et les engagements des parties signataires.

Le même accord a prévu des mécanismes de suivi, de règlement des litiges et les sanctions à appliquer et le financement de la mise en œuvre de l’accord.

 

Copyright2019CNC.

 

Alerte info Centrafrique : plusieurs morts dans une attaque des 3R à Bohong et Lemouna

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Village Loura procche de Bocaranga, dans la préfecture de l’Ouham-Pendé. Credit photo : Florence Maiguélé / CNC.

 

Paoua  (République centrafricaine) – mardi 21 mai 2019, les habitants de la commune de Koundjili, Djoumjoum, Bohong et de Lemouna, située dans la préfecture de l’Ouham-Péndé, surpris par des tirs intenses des rebelles du 3R, sont en débandade générale dans la brousse.

 

D’après une source sécuritaire locale, l’attaque, qui s’est produite dans les localités de Koundjili, Djoumjoum,Bohong, proche de la sous-préfecture de Koui sur l’axe Bocaranga,  et à Lemouna, située à 25 kilomètres de la sous-préfecture de Paoua sur l’axe Bocaranga via Loura,  a déjà fait au moins 26 morts dont le député adjoint de Paoua 1, suppléant de l’honorable Mbaïgoto.

 

Selon la même source, les miliciens Anti-Balaka, soupçonnés d’être à l’origine de ce  problème lié au vol des bœufs appartenant aux éleveurs peuls, sont aussi en débandade vers la sous-préfecture de Bocaranga pour les uns, et Bouar et Paoua pour les autres.

 

Contactés par CNC, les députés de Bocaranga Martin Ziguélé, Anicet Georges Dologuélé et plusieurs d’autres ont fermement condamné cette attaque odieuse contre la population civile dans l’Ouham-Pendé.

 

 

Pour l’heure, l’une de nos équipes est sur le terrain dans la région pour plus de détails dans nos prochaines publications sur CNC.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : inquiétude à Nola après l’assassinat de la sœur Inès.

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Image d’illustration de l’église catholique de Baoro. Credit photo : Gisèle Moloma / Corbeaunews.

 

Berberati (Centrafrique) – depuis l’assassinat de la sœur Inès Nieves Sancho , membre de la communauté catholique des filles de Jésus, dans la nuit du dimanche à lundi 20 mai dernier dans la localité de Nola continue d’inquiéter la population locale

 

« Il est inconcevable que la sœur Inès nous quitte de cette manière. La justice doit faire tout pour retrouver les auteurs de cet acte extrêmement désagréable», a réagit Philippe, un enseignant à Nola.

 

Le lundi dernier, le corps mutilé de la sœur Inès a été retrouvé dans la matinée derrière les locaux de son atelier de couture      Dans la localité de Nola, une commune de diocèse de Berberati à l’ouest de la République centrafricaine.

 

Le meurtre odieux de la sœur Inès, égorgée par ses agresseurs, pourrait être lié aux crimes rituels, selon de nombreuses sources locales.

 

Comme nous l’avions publié récemment sur Corbeaunews Centrafrique, cette pratique rituelle de sacrifice, très répondue dans la préfecture de Sangha Mbaéré et de Mambéré Kadéi, serait à l’origine des nombreux crimes odieux dans la région.

Certains individus mal intentionnés, à la recherche des organes des personnes de race blanche, ont même laissé des consignes aux coiffeurs de la région de récupérer les brins de cheveux des Russes ou toute autre personne de race blanche pour leur pratique rituelle liée à la recherche du diamant.

À Bangui, le gouvernement n’a pas encore réagit à cet assassinat odieux.

 

Les funérailles de la sœur Inès, âgée de 77 ans,  ont été célébrées ce mardi 21 mai 2019.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : l’Accord de Khartoum, « la justice n’est pas sacrifiée. Mais il y a un temps pour tout », assure Martin Ziguélé

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Le Député Martin Ziguélé.

 

 

C’est un symbole fort : en Centrafrique, les FACA forces armées centrafricaines se sont réinstallées le 18 mai à Kaga-Bandoro, une ville tenue par deux mouvements rebelles, le MPC de Al-Khatim et le FPRC de Noureddine Adam. Ce retour de l’Etat est salué par l’un des leaders de la classe politique centrafricaine, Martin Ziguélé, député et président du parti MLPC. Selon lui, le processus de Khartoum permettra d’avancer vers la paix sans sacrifier la justice… Dans un contexte où les regards commencent à se tourner vers les prochaines échéances électorales, fin 2020, Martin Ziguélé appelle cependant les autorités à ne pas céder à certaines tentations en matière de pluralisme ou de liberté d’expression. Martin Ziguélé, au téléphone avec Laurent Correau.

 

RFI : Une centaine de membres des Forces armées centrafricaines, les Faca, sont revenues à Kaga-Bandoro après cinq ans d’absence. C’est un redéploiement symbolique. Et il intervient après d’autres retours de militaires à Paoua, Bouar, Bangassou ou encore d’autres localités de l’intérieur. Est-ce qu’on peut dire que l’État reprend progressivement le contrôle de l’intérieur du pays ?

Martin Ziguélé : Oui, on peut dire cela. Et on peut même ajouter que c’est la preuve que l’accord, même s’il a suscité des débats et qu’il continue à susciter des débats, marche parce que l’essentiel comme disait quelqu’un, c’est que le mouvement permette d’aller de l’avant. Aujourd’hui, c’est à Kaga-Bandoro. Nous en sommes très satisfaits, mais demain, il faut que les Faca arrivent à Bria, à Ndélé, à Birao, à Zako, à Obo. Après plusieurs années de guerre, un accord de paix n’est que la traduction politique du rapport de force sur le terrain. L’Etat n’a pas fait le choix politique de faire la guerre, l’Etat n’a pas les moyens de faire la guerre. Les forces internationales qui assistent l’État centrafricain ont dit de manière très claire qu’elles veulent accompagner une dynamique de paix. Et je pense que cet accord indique le chemin pour aller vers la paix. Ça va être difficile, mais c’est le chemin le plus réaliste, en tout cas le chemin le plus économe en matière de vies humaines.

Est-ce que vous avez l’impression comme d’autres que le processus actuel fait le sacrifice de la justice au bénéfice de la réconciliation ?

L’impression que j’ai, c’est que la justice n’est pas sacrifiée. Mais il y a un temps pour tout, il faut être réaliste. Il ne faut pas demander de manière concomitante à la fois mettre en prison les personnes avec qui vous signez l’accord de paix, et à la fois obtenir la paix. Donc la justice fera son travail. Mais la justice a une démarche, il y a une démarche d’instruction. Il y a une démarche de mise en œuvre des différentes procédures pour que les uns les autres puissent rendre compte de ce qu’ils ont fait. Parmi ceux qui étaient à Khartoum, personne n’a perdu de vue que la question de la justice est centrale. L’opinion nationale est très vigilante sur cette question parce que la crise centrafricaine, c’est une crise à rebondissements depuis un certain nombre d’années. Et tout le monde a bien compris qu’il faudra qu’on arrive à la case justice. Il y a des victimes, vivantes au sein de la population centrafricaine. Il y a des enfants des victimes, il y a des veuves, il y a des orphelins. Il y a tout ce monde qui a souffert de cette crise. Et donc je ne sais pas par quelle alchimie on peut dire, on ne tient pas compte de tout cela.

Le jeu politique centrafricain s’est enrichi depuis la fin de l’année dernière d’un nouveau venu, le Mouvement cœurs unis (MCU), un mouvement qui soutient le président, Faustin-Archange Touadera. Quel est le regard que vous portez sur la place que prend ce nouveau venu sur la scène politique centrafricaine ?

Lorsqu’un parti était au pouvoir ou du pouvoir, il y a des forces à l’intérieur de ce parti politique, ou il y a des personnes à l’intérieur de ce parti politique qui oublient que les partis politiques concourent à l’expression de l’opinion, mais ne peuvent pas se substituer à l’État, et on peut avoir une tendance à l’hégémonie. Il revient aux Centrafricains dans leur ensemble de veiller à ce qu’aucune force politique ne puisse se comporter comme un parti État. Nous veillons, nous MLPC, et je pense que c’est le cas d’autres forces politiques aussi, nous veillons comme à la prunelle de nos yeux, à ce que la diversité d’opinion soit maintenue dans les faits et dans les actes, nonobstant  les tendances ou les tentations qui peuvent pousser les uns et les autres vers cette direction.

Est-ce que vous avez le sentiment que de telles tentations existent à l’heure actuelle ?

Elles sont possibles, parce qu’elles sont dans la nature des choses.

La mécanique politique se remet progressivement en route dans la perspective des élections de décembre 2020. Serez-vous de nouveau candidat dans 18 mois à l’élection présidentielle ?

Je suis président du MLPC [Mouvement de libération du peuple centrafricain]. C’est l’un des rares partis politiques centrafricains qui dit que le président du parti n’est pas automatiquement son candidat aux élections. Il y aura un congrès certainement du parti avant les échéances que vous citez.  Et le parti avisera.

Est-ce que vous serez candidat à la candidature ?

Je suis militant, donc je suis susceptible d’être candidat comme beaucoup d’autres. Mais aujourd’hui, ce qui me préoccupe, c’est la paix dans mon pays et le reste viendra naturellement.

Dans quel climat politique d’ailleurs cette précampagne s’installe-t-elle par rapport aux libertés, notamment aux libertés d’expression et de réunion ?

Ces derniers temps, il y a eu des mouvements de la société civile. Il y a eu même des arrestations d’un certain nombre de personnes, en l’occurrence Beninga Crescent de la société civile [porte-parole du Groupe du travail de la société civile (GTSC])]. Moi, j’ai fait un appel pour demander sa libération parce que j’ai dit, c’est normal que dans un pays qui aspire à être démocratique, il y ait des hommes, des femmes qui jugent des actes posés par l’État, qu’ils soient d’accord ou pas d’accord, et qu’ils l’expriment, mais sans violence. L’État ne doit pas se raidir, l’État ne doit pas faire la même chose que ceux qui luttent contre les libertés, parce que les groupes armés luttent contre les libertés.

 

Par Laurent Correau  RFI mardi 21 mai 2019

 

RDC / France : Le Drian rectifie le tir

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Le Ministre français des affaires étrangères Le Drian. Photo Anadolu.

 

 

 

Le chef de la diplomatie française a apprécié l’alternance démocratique en RDC, après à peine cinq mois qu’il avait affirmé que la présidentielle du 30 décembre 2018, s’était soldée par un «compromis à l’africaine».

Le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian a qualifié le scrutin du 30 décembre en République démocratique du Congo de “vraie élection démocratique validée par la Cour constitutionnelle et par l’Union africaine”.

Le Drian s’exprimait en conférence de presse, tenue lundi soir depuis le palais présidentiel à Kishasa, au terme d’un tête-à-tête avec le président congolais Félix Tshisekedi.

Le ministre français en charge de l’Europe et des Affaires étrangères a évoqué une “alternance qui est effective” et qui “se concrétise aussi par des actes. Ce n’est pas uniquement une alternance du discours”, a-t-il laissé entendre.

En tenant ces propos, Le Drian marque un revirement total par rapport à sa première réaction suite à l’annonce des résultats de la présidentielle en RDC.

Il avait contesté, en effet, la victoire de Félix Tshisekedi, affirmant que l’élection du 30 décembre dernier s’était “achevée, finalement, par une espèce de compromis à l’africaine”, faisant allusionà un deal contesté entre Tshisekedi et son prédécesseur Joseph Kabila.

Lors de sa conférence de presse, Le Drian a même cité des réalisations de Tshisekedi dans le cadre de la décrispation du climat politique, affirmant que le président français Emmanuel Macron, lui a “demandé de saluer toutes les initiatives prises par le président Tshisekedi dans le domaine de l’Etat de droit”.

Le Drian marque ainsi un certain réchauffement des relations entre Kinshasa et Paris, a indiqué le porte-parole de la présidence, Kasongo Mwema, à cette occasion.

Au cours de sa visite, Le Drian a promis 300 millions d’Euros sur toute la durée du mandat du président Félix Tshisekedi pour les secteurs “prioritaires”, dont la santé, la sécurité, l’éducation, l’agriculture, l’énergie et l’environnement.

Bien que les relations ne soient pas conviviales durant la dernière décennie, la RDC demeure l’un des principaux partenaires de la France sur le continent.

Le communiqué conjoint émis par Paris et Kinshasa à l’issue de la visite du diplomate français en RDC, évoque le prochain accord de désendettement et de développement, que la France et la RDC souhaitent signer prochainement.

Il s’agit d’un montant de 65 millions d’euros sur trois ans et la montée en puissance de l’intervention de l’Agence Française de Développement (AFD).

Ces subventions atteindront 30 millions d’euros en 2019 et passeront à 50 millions d’euros pour 2020 et 2021.

Sans compter sa contribution à la mission de l’ONU en RDC (Monusco), Paris affirme que ses contributions respectives aux différentes organisations internationales atteindront un montant total de 209 millions de dollars.

Le Drian est arrivé lundi à Kinshasa et devrait se rendre, par la suite, à Ndjamena, capitale du Tchad.

“Il évoquera notamment les prochaines élections législatives, la lutte contre le terrorisme dans le Sahel dont le Tchad est un partenaire majeur, la Situation en République centrafricaine et en Libye”, souligne le ministère français des affaires étrangères dans un communiqué publié à l’occasion de cette mini tournée africaine.

 

Par : Pascal Mulegwa, Lassaad Ben Ahmed

RDC : l’arrivée des Peuls Mbororo à Gombari,  Mariminza et Kibali inquiète les habitants

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Des Éleveurs Peuls Mbororo

 

 

Dans la province du Haut-Uele, les ressortissants des chefferies de Gombari et Mariminza, et ceux de la localité de Kibali dénoncent l’afflux massif des éleveurs Mbororo et leurs bêtes dans leurs milieux.

Certains de ces éleveurs viennent de la province de l’Ituri et tandis que d’autres viennent du Soudan et de la République Centrafricaine chercher des pâturages pour leur bétail à Watsa, situé à plus de 700 Km au nord-est de Kisangani.

« Certains de ces gens sont munis d’armes à feu et disent que c’est pour protéger leurs bétails », affirme Jérémie Mupira, un habitant de l’une des chefferies où arrivent ces éleveurs.

Kadoni Kalayingu, ministre provincial de l’Intérieur du gouvernement sortant et président de la commission Mbororo du Haut-Uélé, invite le pouvoir central à prendre ses responsabilités pour rapatrier ces éleveurs dans leurs pays.

En attendant la réaction du pouvoir central, les habitants de Gombari, Mariminza et de Kibali sont obligés de faire face aux dégâts causés par ces éleveurs et leurs bêtes notamment la destruction des champs et la pollution des sources d’eau de boisson.

©Okapi

Le Bénin, comme les autres pays côtiers d’Afrique de l’ouest, est-il menacé par les djihadistes ?

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Le récent assassinat d’un guide touristique dans le nord du Bénin ainsi que l’enlèvement des deux touristes français qu’il accompagnait a semé la peur dans le pays.

“Nous espérons que ce drame n’impactera pas le flux qui a commencé à grimper autour de la route de l’eau. Nous avons l’inquiétude que cet élan à travers le drame de la Pendjari ne connaisse une perte d’attention et d’attractivité”, explique Dieu-donné, guide touristique et porteur d’un projet dans le village Gogotinkpon, dans le sud-ouest du Bénin.

L’assassinat et l’enlèvement perpétrés dans le parc de la Pendjari fait planer le risques d’attaques terroriste sur le Bénin qui était, jusque-là, l’un des rares pays de la sous-région à n’avoir jamais été inquiété.

L’extrêmisme religieux, une cause parmi d’autres

Aziz Mossi est expert des questions d’extrémisme violent et de terrorisme. Il estime que “le Bénin est effectivement menacé par les djihadistes et ce, pour plusieurs raisons.” 

“Au Bénin comme dans les pays de la sous-région, il y a des terreaux favorables à l’explosion des menaces djihadistes. Je peux citer par exemple la naissance de plusieurs nouvelles formes de religiosité qui sont de plus en plus radicales, intolérantes et violentes qui existent dans toutes les régions du Bénin, que l’Etat ne contrôle pas nécessairement. Et qui constituent aussi des moyens pour développer des formes de prosélytisme religieux au Bénin.”

En mars 2016, la Côte d’Ivoire est victime d’un attentat terroriste dans la station balnéaire de Grand Bassam. Bilan : 19 morts.

Les zones côtières visées 

En plus des zones du nord, les espaces côtiers sont aussi concernés. L’attentat de Grand-Bassam en Côte d’Ivoire, le 13 mars 2016, en dit long sur le sujet. Et même le sud du Bénin n’est pas épargné nous dit Aziz Mossi, puisque tous les corps diplomatiques y sont concentrés.

“Aujourd’hui, l’Etat béninois n’a aucun moyen pour éviter cela d’abord parce que nos Etats agissent toujours après coup. On ne prend des dispositions que lorsque le danger est là. Et quand on regarde le contexte actuel du Bénin où nous avons des frustrations internes, des menaces de représailles, mais aussi ces menaces extérieures qui peuvent s’accumuler et dégénérer à tout moment, on peut craindre qu’il y ait des fortes chances que le Bénin n’ait vraiment pas les moyens de se concentrer sur l’essentiel”

Au Bénin, le sujet est très sensible. Il est difficile de trouver des interlocuteurs quand un journaliste veut aborder la question. L’agence béninoise de gestion des espaces frontaliers s’est abstenue de tous commentaires, indiquant que la situation nécessite une grande concertation.

 

Par Claire Stephane Sacramento

 

Guinée : le parti au pouvoir officialise sa volonté de changer la constitution

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Selon le RPG, la modification de la constitution vise à moderniser les instituions du pays. Mais l’opposition redoute une porte ouverte à un nouveau mandat du président Alpha Condé.

A en croire le chef de la majorité présidentielle au parlement, Amadou Damaro Camara, il n’y aura que du positif :

 

“Il y a énormément d’améliorations que nous introduirons dans cette constitution. Ca pourrait changer le fonctionnement actuel de nos institutions. Ca pourrait réduire un certains nombre d’institutions pour les représenter sous forme de chambres, comme ça existe ailleurs. Nous avons plus d’institutions que l’Allemagne, ce qui est très coûteux. Deuxièmement : la constitution actuelle a été écrit dans une période de transition.

L’esprit dans lequel elle a été écrite prouve que cette constitution ne pouvait être qu’évolutive et c’est cette évolution que nous essayons d’apporter en proposant une nouvelle constitution. Elle va qualifier nos institutions républicaines, elle va consacrer certains de la vie sociale. La parité entre hommes et femmes par exemple, l’abolition de la peine capitale, etc.” 

Selon le RPG, ‘’la constitution guinéenne actuelle, qui est le fruit de la transition, ait le mérite d’avoir contribué à tirer le pays d’une période d’instabilité politique sans précédent et à mettre en place les institutions républicaines actuellement en vigueur, elle comporterait cependant beaucoup d’insuffisances. D’où l’obligation pour le Président de la République de doter le pays d’une loi fondamentale votée par référendum par le peuple souverain avant la fin de son mandat.’’

La réplique des opposants 

Des arguments rejetés par Ibrahima Diallo du Front national de la défense de la constitution lancé contre le projet de modification de la constitution. Pour lui il ne s’agit que d’une manoeuvre pour Alpaha Condé pour tenter de faire un troisième mandat.

“C’est clair et net. On n’y croit pas du tout. Tout ce qui est recherché, c’est de permettre au Président de la République de s’éterniser au pouvoir. Si le RPG estimait que cette constitution avait des insuffisances, Alpha Condé a eu 9 ans au pouvoir. Il aurait pu, après son élection en 2010, engager des réformes dès 2011, pour pouvoir palier aux problèmes rencontrés.

Il n’y a pas lieu de changer la constitution maintenant quand on sait que le président est appelé à partir dans quelques mois. Nous estimons que ce n’est pas à la fin d’un mandat qu’il doit déployer son énergie pour rédiger une constitution. Nous sommes prêts à leur opposer la loi et la résistance sur le terrain pour défendre les acquis démocratiques chèrement conquis par le peuple souverain de Guinée.”

Le front considère l’appel lancé par le RPG arc-en-ciel comme une “déclaration de guerre contre la patrie”. Les leaders du FNDC  préviennent  qu’il n’y aura pas de débat possible autour d’un “référendum constitutionnel” en Guinée.

 

Tiken Jah Fakoly met le pied dans le plat

L’artiste panafricaniste dénonce toute manœuvre visant à modifier la constitution guinéenne pour permettre au président Alpha Condé de briguer un troisième mandat.

“Le peuple guinéen est un peuple réveillé sauf que c’est un peuple divisé et c’est pourquoi chaque dirigeant qui vient, il fait ce qu’il veut. Des histoires de régions parce qu’Alpha Condé vient de ma région donc je dois voter aveuglement pour lui. Même s’il ne fait pas de bonnes choses je dois seulement le suivre et c’est ça qui est en train de nous tuer.”

Le nouveau texte devrait être présenté au vote par référendum selon la majorité présidentielle.

En cas de l’adoption de la nouvelle loi fondamentale, la Guinée sera donc dotée d’une nouvelle république. Ce qui pourrait permettre au président Alpha Condé de briguer au moins un troisième mandat.

 

Avec DW

Soudan: pas d’accord entre militaires et civils sur la transition

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“Le principal point de discorde entre l’ALC et le Conseil militaire reste le taux de représentation, et la présidence du conseil souverain, entre civils et militaires”, ont déclaré les deux parties dans un communiqué commun à l’issue de la réunion.

Les négociations se sont achevées lundi soir entre les généraux au pouvoir au Soudan et les chefs de la contestation, sans aboutir à un accord attendu sur la composition du futur Conseil souverain censé assurer la transition, ont annoncé les deux parties.

Le dialogue entre le Conseil militaire, qui a succédé au président Omar el-Béchir renversé par l’armée, et l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation, s’est achevé vers minuit (22H00 GMT).

“Le principal point de discorde entre l’ALC et le Conseil militaire reste le taux de représentation, et la présidence du conseil souverain, entre civils et militaires”, ont déclaré les deux parties dans un communiqué commun à l’issue de la réunion.

Dimanche, les négociations avaient déjà achoppé sur ce différend, les deux parties souhaitant chacune prendre la tête et ravir la majorité des sièges du Conseil souverain, une institution clé de la transition qui doit se substituer au Conseil militaire pour une période de trois ans, avant la tenue d’élections.

 

“Conscients de notre responsabilité historique, nous travaillerons à la conclusion d’un accord urgent et répondant aux aspirations du peuple soudanais”, ont ajouté le Conseil militaire et l’ALC.

– Négociations bloquées –

A la tête du Soudan pendant près de 30 ans, Omar el-Béchir a été destitué et arrêté par l’armée le 11 avril sous la pression d’un mouvement inédit déclenché le 19 décembre par la décision des autorités de tripler le prix du pain dans un pays miné par une grave crise économique.

Le mouvement s’est vite transformé en contestation du pouvoir. Des milliers de manifestants campent depuis le 6 avril devant le QG de l’armée à Khartoum pour réclamer le transfert du pouvoir aux civils, après avoir obtenu la mise à l’écart de M. Béchir.

“Les négociations ne se poursuivront pas demain (mardi) à moins d’une avancée décisive sur les points de discorde”, a déclaré à l’AFP Satea al-Haj, un membre de l’ALC participant aux négociations.

Selon lui, l’ALC exige la présence de huit civils et trois militaires au sein du Conseil souverain. Les généraux souhaitent selon lui avoir sept militaires et quatre civils.