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Centrafrique : arrivée d’une centaine des FACA à Bocaranga.

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Centrafrique.com/centrafrique-arrivee-dune-centaine-des-faca-a-bocaranga/entree-soldats-faca-bocaranga-7-janvier-2019/” rel=”attachment wp-att-25652 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>entrée des soldats FACA à Bocaranga le 7 janvier 2019.
Les FACA à Bocaranga le 7 janvier 2019.

 

Centrafrique : arrivée d’une centaine des FACA à Bocaranga.

 

 

Bocaranga (CNC) – Arrivés à bord de six véhicules militaires de l’armée nationale, plusieurs dizaines des soldats FACA ont été accueillis à leur entrée dans la sous-préfecture de Bocaranga par la population locale.

 

« … Cette fois, je suis rassuré. Avec ce dispositif militaire, j’espère que les FACA vont nous protéger contre les 3R …», exclame l’un des habitants de Bocaranga qui ont accueilli dans la joie l’entrée des soldats des forces armées centrafricaines (FACA) dans la ville ce lundi.

Alors que le convoi militaire est encore à plus de 100 kilomètres de Bocaranga, des rumeurs de leur arrivée imminente enflent déjà dans la ville. Certains vont même imaginer un affrontement violent avec les 3R à 60 kilomètres.

Finalement, les FACA ont fait leur entrée dans la ville de Bocaranga sans incident peu après midi ce lundi.

Il y’a lieu de rappeler que le mardi 4 décembre dernier, une patrouille d’une cinquantaine des soldats FACA, en provenance de Paoua, avait été empêchée par le mouvement 3R de s’installer à Bocaranga. Une négociation avait été engagée par les autorités locales pour éviter un affrontement. Ce qui a poussé le commandement militaire à Bangui d’ordonner le retrait de cette patrouille quelques heures plus tard.

Avec cette nouvelle installation définitive des FACA à Bocaranga, la population locale est plus que rassurée face aux incursions permanentes des miliciens du 3R.

 

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Centrafrique : Intox, L’arrivée à Bérengo de 500 commandos est-t-elle vraie ?

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Centrafrique.com/centrafrique-intox-larrivee-a-berengo-de-500-commandos-est-t-elle-vraie/des_soldats_russes_a_sibut_corbeaunews_alain_nzilo-3/” rel=”attachment wp-att-25643 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Soldats russes en balade à Sibut le 10 juillet 2018. Credit photo : Anselme Mbata, CNC.
Soldats russes en balade à Sibut le 10 juillet 2018. Credit photo : Anselme Mbata, CNC.

 

 

Centrafrique : Intox, L’arrivée à Bérengo de 500 commandos est-t-elle vraie ?

 

 

Bangui (CNC) – Une nouvelle information circule au sujet de la présence militaire des Russes. Il y aurait 500 commandos à Bérengo depuis quelques jours. Or cette information est surprenante. Est-elle vraie ? Il semble que personne ne puisse répondre à cette question. Ces commandos, s’ils sont vraiment arrivés, seraient venus en avion. Un avion pouvant contenir autant de monde est très grand, il ne peut pas passer inaperçu sur une piste d’atterrissage. Cet avion est-il vraiment arrivé ? Mais autre question à présent, est-ce que la piste de Bérengo est capable de supporter un avion aussi gros et lourd ?

500 personnes dans une ville ne passent pas inaperçues même si elles sont dans un camp. Elles ont besoin de se faire ravitailler, de matériel et autre. On a l’impression que ces commandos sont tels des esprits.

 

Que de questions sur cette arrivée dont on ne parvient pas à connaitre la vérité.

Présentement nous ne savons pas s’ils sont là ou pas mais la mission pour laquelle ils ont été envoyé est de « barrer la route au complot ourdi des plus hautes autorités tchadiennes et françaises qui sont résolues de replonger la Centrafrique dans une nouvelle crise ». D’où provient ce motif de la déstabilisation ? Avons-nous des preuves, des faits à ce sujet ? Quel serait l’avantage de renforcer la crise dans notre pays déjà bien en difficulté ?

 

Précédemment cette histoire de commandos a déjà transpiré dans la presse mais la raison de leur venue était un entrainement malgré « le contrôle spatial » ; c’est-à-dire ? Que signifie le contrôle spatial ? Pour contrôler quoi et comment ?

 

Effectivement les russes sont bien présents à Bérengo, dans le centre d’entrainement pour les FACA où ils apprennent la base du militaire avec le strict minimum : le maniement des armes. Ce vernis militaire est-il assez pour exercer ce métier à risque complètement ? Est-ce suffisant face aux groupes armés ? Et les déplacements en véhicules ou à pied ? Et le secourisme ? là n’est pas l’objet de cet article. Des militaires russes sont présents à Bérengo mais en ce qui concerne les 500 commandos : info ou intox ?

Gabon : les militaires tentent un coup d’Etat

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Centrafrique.com/gabon-les-militaires-tentent-un-coup-detat/tentative-coup-etat-gabon/” rel=”attachment wp-att-25637 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>les militaires tentent un coup d’Etat

 

 

Gabon : les militaires tentent un coup d’Etat

 

 

Libreville (CNC) – Une dizaine d’élément de la garde républicaine a investi très tôt ce matin  la radio nationale. Le groupe de militaire y a fait diffuser un discours prononcé par le commandant en second de la garde républicaine Kelly Ondo Obiang. Mais les putschistes ont été vite neutralisé et le calme est revenu à Libreville où le prend Ali Bongo garde toujours le contrôle.

La situation était confuse ce matin au Gabon. Un groupe de jeune militaire se revendiquant du mouvement des jeunes des forces de défense a pris d’assaut la radio nationale où le commandant en second de la garde républicaine le lieutenant Kelly Ondo Obiang y a prononcé un discours diffusé en boucle.

Des coups de feu ont été entendus à Libreville aux abords du siège de la Radio nationale. Dans son discours, les mutins invitent le peuple l’insurrection pour libérer le pays.

Ils ont fait savoir dans son discours le lieutenant Kelly Ondo Obiang a dit vouloir mettre en place un « conseil national de la restauration ». Mais très rapidement, il a été neutralisé par l’unité d’élite de la gendarmerie.

Le chef de groupe le lieutenant Kelly Ondo Obiang a été immédiatement mis aux arrêts. Les autorités de Libreville ont annoncé que la situation était sous contrôle. Le président Ali Bongo dirige et contrôle tout.

Centrafrique : retour massif des Peuls à Baboua, le sous-préfet Lucien Beledet lance un appel à l’aide humanitaire.

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Centrafrique.com/centrafrique-retour-massif-des-peuls-a-baboua-le-sous-prefet-lucien-beledet-lance-un-appel-a-laide-humanitaire/sous-prefet-baboua-lucien-dans-article/” rel=”attachment wp-att-25631 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le sous-préfet de Baboua Lucien Beledet. Credit photo : Gervais Lenga pour CNC.
Le sous-préfet de Baboua Lucien Beledet. Credit photo : Gervais Lenga pour CNC.

 

 

Centrafrique : retour massif des Peuls à Baboua, le sous-préfet Lucien Beledet lance un appel à l’aide humanitaire.

 

 

Depuis quelques semaines à Baboua, dans la préfecture de la Nana-Mambéré, des milliers des Peuls centrafricains, réfugiés au Cameroun après la crise militaropolitique qui a secoué le pays depuis 2012, rentrent progrèssivement au pays après la campagne de paix menée par les groupes armés dans la région en faveur de retour des déplacés et des réfugiés centrafricains. Seulement, ce retour massif qui n’a pas été véritablement organisé, crée de facto une crise humanitaire dans la sous-préfecture de Baboua.

 

À Baboua, le sous-préfet Lucien Beledet appelle à l’aide devant la grave crise humanitaire qui touche principalement des milliers des réfugiés peuls centrafricains rentrés fraîchement du Cameroun.

Alors que le Programme alimentaire mondial (PAM) et d’autres organismes des Nations-Unies, ainsi que certaines ONG internationales avaient été saisis par les autorités de Baboua pour tenter de venir en aide à ces personnes, aucune réponse favorable n’a été donnée par ces organismes jusqu’à ce jour.

Cependant, le PAM (Programme alimentaire mondial), qui a fait de déplacements il y’a quelques semaines à Baboua pour constater les faits, demande seulement aux nécessiteux de cultiver avant de recevoir de l’aide de sa part.

Un refus poli de la part du PAM lorsqu’on sait que durant la saison sèche, il est pratiquement impossible de cultiver. Et les réfugiés, qui viennent de rentrer fraîchement, n’ont pas de quoi à survivre avec en attendant la saison de pluie.

Quant aux autres organismes contactés par les autorités locales, aucune réaction n’a été constatée en faveur de ces personnes.

Devant la gravité de la situation, le sous-préfet Lucien Beledet réitère son appel au gouvernement et aux organismes internationaux ou nationaux pour un appui d’urgence en faveur de ces personnes.

Entre-temps, d’autres réfugiés peuls continuent de rentrer par centaine à Baboua dans des conditions déplorables. La semaine dernière, on compte environ un millier qui rentre et s’installe dans la commune et sa région.

 

 

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Centrafrique : élections de 2020, Touadera donne le top de départ

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Centrafrique : élections de 2020, Touadera donne le top de départ

 

 

Bangui (CNC) – Si les autres leaders politiques restent préoccupés par l’insécurité grandissante dans le pays entraînant de facto, des morts d’hommes et incendie des habitations, le président Faustin Archange Touadera quant à lui, se penche déjà sur les élections de 2020-2021.

 

 

C’est dans son discours de souhait de bonne année à la nation le 31 décembre dernier que le président Faustin Archange Touadera a donné le top de départ.

« En ce qui concerne la préparation des élections générales, le Gouvernement est instruit de mobiliser les ressources nécessaires à la mise en œuvre du chronogramme qui sera établi par l’Autorité nationale des Élections ». À déclarer le chef de l’État Faustin Archange Touadera.

Pour les rédacteurs du discours du chef de l’État, les membres du Mouvement Cœurs-Unis ne doivent attendre d’aucune instruction de celui-ci pour commencer à se mettre résolument au travail pour sa réélection en 2021. Ils doivent se contenter du chronogramme qui sera établi par l’A.N.E et bosser. Faustin Archange Touadera ne s’occupera que de son projet moribond de Bruxelles, le RCPCA pour servir le peuple.

« En ce qui nous concerne, mon gouvernement et moi, nous continuerons à servir le peuple centrafricain par la mise en œuvre des projets inscrits dans le RCPCA et à renforcer davantage l’unité nationale et le vivre ensemble ». À relevé Faustin Archange Touadera.

 

Des comités et cellules pilotés par les Ngbaka-Mandja

 

D’après un conseiller à la Présidence de la République, Faustin Archange Touadera compte beaucoup plus sur sa famille de Ngbaka-Mandjia que sur des potentiels alliés pour sa réélection. Une raison de plus qui le pousse à investir plus de 170 milliards de FCFA dans un projet sucrier dans son village à Damara, en partenariat avec le groupe chinois JLIANCO au détriment de celle de Ngakobo dans l’Ouaka.

Joignant l’acte à la parole et en plus des cellules de communications implantées à Boy-Rabe et placées sous le contrôle des Mercenaires russes, plusieurs comités et cellules pilotés par les ngbaka-mandja, ont vu le jour.

 

Une cellule pilotée par son frère cadet, directeur du Bureau national de la Documentation Claudin Nassin, patron des services de renseignements.

 

Cette cellule a pour mission entre autres, de recenser tous les jeunes diplômés Ngbaka-mandats de Centrafrique et de la RDCongo pour des nominations à des postes juteux dans les Administrations publiques et paraétatiques afin de leur permettre de contribuer financièrement à la compagne. Les Ngbaka-mandja policiers et gendarmes seront affectés dans les grandes sous-préfectures à forte densité de la population pour préparer les jours du scrutin et après.

Un comité de soutien pour la réélection de Touadera est aussi mis en place. À sa tête, le frère aîné de Touadera Jean Pierre Mouanda revenu des États-Unis et qui attend d’être nommé. Ce comité qui regroupe tous les anciens députés et retraités Ngbaka-mandats aura pour mission de rechercher des potentiels candidats aux législatives de MCU et surtout de préparer leurs fils et filles à se mobiliser davantage dans la compagne.

Une cellule chargée de recherche de partenariat avec les pays, partis amis et sociétés étrangères est aussi mise en place. À sa tête, fidèle Gouandjika, un Ngbaka-mandat lui aussi. À ce titre, plusieurs missions ont été effectuées par ce dernier en Chine principalement pour peaufiner les promesses de dotation en kits de compagne électorale au parti MCU.

 

Le népotisme du président Touadera n’est plus désormais à démontrer. Des nominations à des hautes fonctions, en passant par des recrutements familiaux, voilà l’implantation désormais d’une sucrerie dans son village de Damara à coup de plus de 170 milliards de F CFA.

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Cameroun : le gouvernement des grandes opportunités est là !

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Centrafrique.com/25619-2/dion-ngute-nouveau-pm/” rel=”attachment wp-att-25620 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Dion-Ngute , le nouveau Premier ministre. CopyrightDR
Dion-Ngute , le nouveau Premier ministre. CopyrightDR

 

 

Cameroun : Le gouvernement des grandes opportunités est là

 

 

 

Yaoundé (CNC) – Le chef de l’Etat a juste procédé vendredi dernier à Yaoundé à réaménagement ministériel qui a conduit au départ de Philémon Yang à la tête de la primature. Joseph Dion Ngute devient ainsi le nouveau premier ministre chef du gouvernement.

On l’attendait depuis deux mois et il est enfin là ce gouvernement qui devait suivre la prestation de serment du président Paul Biya le 6 novembre dernier. Le chef de l’Etat a réaménagé le gouvernement le 4 janvier dernier qui a conduit à la nomination d’un nouveau premier ministre en la personne de Joseph Dion Ngute en remplacement de Philémon Yang.

Grâce à ce réamenagement, plus d’une dizaine de personnalités font pour la première fois leur entrée au sein de l’équipe gouvernementale. C’est le cas de Gabriel Mbairobe qui remplace Henri Eyebe Ayissi à l’Agriculture, de Dodo Ndonke qui va au ministère des Mine et industries. Mais aussi d’Achille Bassilekin III qui prend la rêne du ministère des Petites et Moyennes Entreprises.

Manaouda Malachie devient ministre de la Santé publique en remplacement d’André Mama Fouda. Au ministère de l’Habitat et du Dévelopement Urbain, c’est désormais la charismatique maire de la commune de Bangangté Célestine Ketcha Courtès qui tient les rênes.

A côté de ceux qui ont des portefeuilles viennent  des ministres délégués et secrétaire d’Etat. C’est le cas de Bolvine Wakata, ministre délégué à la présidence chargé des relations avec les Assemblées. Du tout nouveau ministre délégué auprès du ministre des transports.

Mais l’entrée la plus remarquable dans ce gouvernement est celle de l’ancien opposant, le célèbre avocat Jean De Dieu Momo au poste de ministre délégué auprès du ministre de la justice.

Il y a également de nouveaux ministres chargés de mission à la présidence dont Bénoit Ndong Soumhet précédemment secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’éducation de Base, Ghougomou Paul précédemment directeur du cabinet du premier ministre.

D’un autre côté on observe un jeu de chaise entre le ministère des sports et de l’éducation physique et celui des Arts et de la Culture. Pierre Ismaïl Bidoung Mpkatt  échange le ministère des sports et de l’éducation physique avec Narcisse Mouelle Kombi  qui lui laisse le ministère des arts et de la culture.

Par ailleurs, Issa Tchiroma Bakary quitte le ministère de la communication pour celui de l’emploi et de la formation professionnelle. Le ministère de la communication revient ainsi à René Emmanuel Sadi qui était jusqu’ici ministre chargé de mission à la présidence.

De même, Henri Eyebe Ayissi hérite du ministère du domaine et affaires foncières et Laurent Serge Etoundi Ngoa de l’Education de Base. Ibrahim Talba Malla, le directeur général de la Sonara (Société nationale de raffinage) et ex-directeur général de la Caisse de Stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH) est quant à lui nouveau ministre des marchés publics.

Par ailleurs, Ferdinand Ngoh Ngoh et Jacques Fames Ndongo deviennent respectivement ministre d’Etat secrétaire général à la présidence et ministre d’Etat ministre de l’enseignement supérieur. Le reste sans changement.

Sénégal : La cour suprême déboute Khalifa Sall

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Centrafrique.com/senegal-la-cour-supreme-deboute-khalifa-sall/khalifa-sall-ex-maire-de-dakar-au-senegal-2/” rel=”attachment wp-att-25616 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Kalifa Sall, l'ex-maire de Dakar au Sénégal
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Sénégal : La cour suprême déboute Khalifa Sall

 

 

Tous les pourvois de l’ex-maire de la commune de Dakar ont été jugés aujourd’hui « irrecevables et non fondé » par la haute juridiction qui les rejetés.  Mais malgré les charges qui pèsent sur lui, le principal opposant au président Macky Sall maintient sa candidature à la présidentielle prochaine.

La cour suprême du Sénégal a rejeté ce jeudi 3 janvier tous les douze pourvois de Khalifa Sall. L’ex-maire de Dakar qui conteste toujours sa condamnation à cinq ans de prison pour escroquerie a été débouté par la haute juridiction qui a jugés ses recours  « irrecevables » soit « non fondés ».

La décision de la cour suprême qui intervient à deux mois de la présidentielle ne semble pas décourager l’ex-maire de Dakar sur ses ambitions politiques. Par la voix de ses avocats, il a annoncé qu’il maintient sa candidature pour la présidentielle de  février prochain.

A cet effet, ses avocats ont même prévu l’introduction d’un dernier pourvoi devant la cour suprême. L’annulation des pourvois de Khalifa Sall a entrainé une vague de manifestation de ses partisans à Dakar. Ceux-ci ont dénoncé un procès politique, une manœuvre du président Macky Sall visant à neutraliser son principal adversaire.

….

Centrafrique / Dernière minute : deux véhicules militaires tchadiens désarmés à la frontière par des FACA.

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Centrafrique.com/centrafrique-derniere-minute-deux-vehicules-militaires-tchadiens-desarmes-a-la-frontiere-par-des-faca/patrouille_soldats_faca_sibut_centrafrique_corbeaunews-3/” rel=”attachment wp-att-25608 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Image d'illustration d'une patrouille des soldats FACA à Sibut. CopyrightCNC.
Image d’illustration d’une patrouille des soldats FACA à Sibut. CopyrightCNC.

 

 

Centrafrique / Dernière minute : deux véhicules militaires tchadiens désarmés à la frontière par des FACA.

 

Deux véhicules de l’armée tchadienne, lourdement armés, viennent d’être désarmés par les soldats FACA à la frontière ce ù 6 janvier 2018 vers midi.

 

Selon des informations de sources sécuritaires à Paoua, les soldats tchadiens, dont le nombre n’est pas encore connu pour le moment, seraient entrés par effraction sur le territoire centrafricain ce dimanche 6 janvier vers midi à bord de deux véhicules militaires lourdement armés.

Informés par la population locale, les soldats FACA sont intervenus très rapidement pour désarmer les Tchadiens qui ont accepté de déposer leurs armes.

D’après une source militaire locale contactée par CNC, les militaires tchadiens auraient expliqué à leurs homologues centrafricains qu’ils pourchassaient un groupe des malfaiteurs qui aurait volé un troupeau des bœufs côté tchadien avant de rentrer avec sur le territoire centrafricain.

Pour l’heure, les forces de la Minusca stationnées à Paoua dans l’Ouham-Pendé, sont appelés en urgence pour faire embarquer les soldats tchadiens afin de les transférer vers Paoua, puis Bangui par la suite.

En ce moment, leur transfèrement vers Paoua est en cours et plus des détails dans nos prochains articles sur CNC.

 

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Centrafrique : Touadera, les Russes et le réseau de la propagande anti-occidentale, comment fonctionnent-ils ?

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Centrafrique.com/centrafrique-touadera-les-russes-et-le-reseau-de-la-propagande-anti-occidentale-comment-fonctionnent-ils/coordonateur-de-appap-cyriaque-azouassa-anti-francais/” rel=”attachment wp-att-25604 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Cyriaque Azouassa, Coordonnateur de l'APPAP interviewé par les journalistes lors de la manifestation anti-occidentale à Bangui. Copyright2019CNC.
Monsieur Cyriaque Azouassa, Coordonnateur de l’APPAP interviewé par les journalistes lors de la manifestation anti-occidentale à Bangui. Copyright2019CNC.

 

 

Centrafrique : Touadera, les Russes et le réseau de la propagande anti-occidentale, comment fonctionnent-ils ?

 

 

Bangui (CNC) – Arrivés en catastrophe en République centrafricaine début 2018 dans la foulée de la levée partielle de l’embargo sur les armes imposée par le Conseil de sécurité des Nations-Unies,les Russes, à travers leurs instructeurs militaires des FACA, ont installé à la Présidence de la République, avec la bénédiction du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, une cellule de propagande musclée contre les partenaires occidentaux du pays dans le but de les décrédibiliser. Enquêtes.

 

Après l’installation de la cellule de propagande de Boy-Rabe par monsieur Valery Zakharov, le conseiller russe du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, dont les membres sont sélectionnés constamment pour des formations aux techniques de propagande en Chine ou en Russie, les partenaires russes du chef de l’État ont installé début novembre 2018, à seulement quelques mètres de la résidence du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji au quartier PK11, une station de radio dénommée Lengo Songo dans laquelle la ligne éditoriale est strictement contrôlée par les partenaires et les mots « français, américain, France, États-Unis … » ne doivent en aucun cas être prononcés à l’antenne.

Comme si cela ne suffisait pas, les partenaires russes du chef de l’État ont installé au cœur de la Présidence de la République à Bangui, sous la supervision de monsieur Harouna Douenba, un autre conseiller ivoirien du chef de l’État, une cellule de propagande restreinte chargée de la rédaction des articles de presse et de la définition de stratégie globale de campagne anti-occidentale et anti-Minusca dans le pays.

Cette cellule de la Présidence, qui ravitaille certains médias par des articles préformâtés (à la gloire de Moscou et contre les intérêts occidentaux en RCA), et payés une fois la publication faite, sponsorise et pilote à distance  non seulement des manifestations publiques anti-occidentales à Bangui, mais aussi d’autres sites internet et des ONG fictives comme ANA (aimant Notre Afrique) , dirigé par un Directeur de rédaction d’un journal centrafricain en ligne, l’association APPAP –(Alliance des partis et personnalités politiques) coordonné par le Centrafricain Cyriaque Azouassa, l’activiste de campagne anti-Minusca et occidentale sur les réseaux sociaux.

Outre les médias et les ONG sponsorisés par les Russes avec des fonds publics centrafricains, la cellule de la Présidence de la République, qui définit la stratégie globale de la propagande anti-Minusca et occidentale, met l’accent particulier sur la création des faux comptes sur des réseaux sociaux afin de tenter de décrédibiliser certains médias en ligne par des commentaires du genre « Intox,, fackNews, fausse information, sans pour autant la vérifier, encore moins lire l’article en question…. ». Des commentaires parfois proches de l’idiotie sont très facilement reconnaissables sur les réseaux sociaux par les lecteurs.

Finalement, les Centrafricains se demandent à quoi servent toutes ses propagandes médiatiques contre les partenaires de longue date de la République centrafricaine. Le pays pourrait-il s’en sortir avec un seul partenariat avec la Russie qui est elle aussi un pays moins développé comme la RCA ? Et les Centrafricains, quel bénéfice qu’ils tirent de toutes ses campagnes ?

Affaire à suivre.

 

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Craignant des violences en RDC, les États-Unis déploient des militaires au Gabon

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soldats americains

 

 

Craignant des violences en RDC, les États-Unis déploient des militaires au Gabon

 

 

A l’approche du dévoilement des résultats des élections en République démocratique du Congo (RDC), Donald Trump annonce que des militaires américains ont été déployés au Gabon pour intervenir en cas de violences.

 

Le président américain a indiqué vendredi qu’environ 80 militaires américains avaient été déployés au Gabon pour maintenir la sécurité en RDC si l’annonce des résultats de l’élection présidentielle devait provoquer des violences.

Le Gabon partage plusieurs centaines de kilomètres de frontière avec le Congo.

Dans une lettre adressée à des dirigeants du Congrès, le président américain a indiqué que les militaires resteraient « dans la région jusqu’à ce que la situation en RDC ne nécessite plus leur présence ».

Les élections (présidentielle, législatives et provinciales) du 30 décembre doivent ouvrir la voie au premier transfert démocratique du pouvoir dans l’histoire de la RDC. Joseph Kabila, président depuis 2001, a décidé de ne pas se représenter en application des dispositions sur la limitation des mandats présidentiels.

 

Les Etats-Unis ont appelé jeudi les autorités électorales de la RDC à « respecter » le choix des Congolais en publiant des résultats « exacts », avec des menaces de sanctions, dans le cas contraire.

Ils ont déjà fait valoir une ligne dure en cas de fraude : « Ceux qui sapent le processus électoral, menacent la paix, la sécurité ou la stabilité de la RDC, ou bénéficient de la corruption, risquent de ne plus être les bienvenus aux Etats-Unis ou d’être interdits d’accès au système financier américain », a prévenu le département d’Etat.

La publication des résultats, initialement prévue le 6 janvier, pourrait être retardée. La commission électorale n’a toujours pas précisé si elle proclamerait dimanche, comme prévu, les résultats provisoires ou si elle reporterait son annonce à cause de la lenteur de la remontée des résultats.

La puissante Eglise catholique congolaise, qui avait déployé des milliers d’observateurs électoraux, a affirmé jeudi connaître le vainqueur du scrutin.

Le gouvernement congolais a fermé cette semaine l’accès à Internet et bloqué plusieurs médias, dont Radio France Internationale (RFI) afin d’éviter, selon un conseiller de M. Kabila, la diffusion et la propagation de faux résultats.

Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a estimé vendredi que cette décision risquait de provoquer un violent contrecoup lors de la publication des résultats du scrutin.

Réunion du Conseil de sécurité des Nations unies

 

À la requête de la France, le Conseil de sécurité des Nations unies a été informé des derniers développements de la situation vendredi, lors d’une réunion à huis clos.

À l’issue d’une discussion de près de deux heures, les membres du Conseil ne sont pas parvenus à se mettre d’accord sur un communiqué commun. Plusieurs pays, dont des pays d’Afrique, ont estimé qu’il était prématuré de le faire, ont rapporté des diplomates.

« Ces élections ont permis l’expression de la volonté souveraine du peuple congolais. La consolidation des résultats doit se poursuivre dans la transparence », a commenté François Delattre, ambassadeur de France auprès de l’ONU, à l’issue du Conseil.

« Les résultats qui seront proclamés devront être conformes au vote du peuple congolais », a-t-il poursuivi.

Les puissances occidentales espèrent que ce pays connaîtra son premier changementpacifique à la tête de l’Etat depuis son indépendance en 1960.

 

Avec la Radio Canada

Centrafrique : incursion des Peuls armés dans le village Sabewa.

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Commune de Zoukombo proche de Baboua pour illustration. CopyrightCNC.

 

 

Centrafrique : incursion des Peuls armés dans le village Sabewa.

 

 

Bouar (CNC) – Des dizaines des habitations incendiées et la population en débandade, le village Sabewa, dans la commune de Niem-Yelewa, cible d’une incursion d’un groupe des éleveurs peuls venus du Cameroun, s’est replongé dans la confusion totale ce mardi 1er janvier 2019.

 

L’information, qui vient d’être confirmée par le chef du groupe de ce village frontalier, monsieur Yangaï Ruben, fait état d’une incursion le 1er janvier d’un groupe des Peuls, venus du Cameroun voisin, dans le village Sabewa et sa région.

Les assaillants, qui ne sont pas des combattants du mouvement 3R, mais plutôt des éleveurs camerounais qui ont traversé illégalement la frontière de la RCA dans leur transhumance.

Après leur incursion vers le village frontalier  Sabewa dans la commune de Niem-Yelewa, située dans la préfecture de la Nana-Mambéré au nord-ouest de la RCA, les assaillants ont littéralement mis le feu partout afin de faire paître les herbes. Ce qui a occasionné au passage non seulement l’incendie de plusieurs habitations, mais aussi des dégâts importants dans plusieurs villages de la commune de Niem-Yelewa proche de la frontière avec le Cameroun.

Avec la perte de réserves alimentaires causée par cet incendie, le chef du groupe sollicite l’appui du gouvernement ou des ONG afin d’éviter une crise alimentaire dans le secteur.

 

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CENTRAFRIQUE : QUAND UNE ADRESSE À LA NATION À L’OCCASION DU NOUVEL AN DÉVOILE LES INTENTIONS DÉMAGOGIQUES DU POUVOIR.

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Centrafrique.com/centrafrique-quand-une-adresse-a-la-nation-a-loccasion-du-nouvel-an-devoile-les-intentions-demagogiques-du-pouvoir/bernard-selembi-doudou-700×700-4/” rel=”attachment wp-att-25587 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, l'auteur de l'article. Photo de courtoisie.
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

CENTRAFRIQUE : QUAND UNE ADRESSE À LA NATION À L’OCCASION DU NOUVEL AN DÉVOILE LES INTENTIONS DÉMAGOGIQUES DU POUVOIR.

A l’occasion des fêtes de fin d’année et à l’instar de ses paires à travers le monde, le Président de la république s’est prêté à l’exercice du traditionnel discours de présentation de vœux à la nation centrafricaine. Cette épreuve tant redoutée par les pouvoirs successifs est l’inévitable occasion de grande communion avec le peuple où le pouvoir fait l’inventaire de ses réalisations ainsi que les grandes orientations politiques sans oublier les défis pour la nouvelle année.
À travers un long discours creux, transparent, sans conviction et évasif le Président de la république a eu l’audace et la probité de reconnaître la complexité de la crise avec les multiples acteurs y compris des mercenaires étrangers. Par la même occasion, le locataire du palais de la renaissance a fait un aveu d’impuissance et d’incompétence en reconnaissant de grands retards dans le dialogue politique et le grand chantier du DDRR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion, Rapatriement).
Le pouvoir a relevé à travers l’adresse du président de la république à la nation des événements malheureux et heureux qui ont émaillé l’année 2018. Une grande place a été réservée aux événements heureux, outils de propagande du pouvoir nonobstant les béantes douleurs du peuple. Il est important de rappeler qu’à travers le parcours synoptique du message à la nation, on constate que le pouvoir insiste à s’enliser dans sa politique d’autosatisfaction privant la population de la vérité à travers une démagogie institutionnalisée.
La démagogie par définition est une notion politique selon laquelle les dirigeants mènent le peuple en le manipulant pour s’attirer des faveurs et surtout en utilisant des discours flatteurs. C’est vrai que la vérité n’est pas bonne à dire mais on ne peut pas priver tout un peuple de la vérité. La vérité n’a pas été dite au peuple sur les réalités socio-politiques du pays. Ayant vécu la souffrance et les atrocités infligées au peuple centrafricain, le citoyen lambda s’interroge :
Pourquoi les autorités centrafricaines ne disent pas la vérité sur la situation socio-politique du pays ? Qu’a fait ce peuple très hospitalier et docile pour mériter ce traitement démagogique ? En quoi cette adresse à la nation qui s’apparente à un discours-bilan d’autosatisfaction se différencie t-elle de celle de l’année dernière ? Pourquoi le volet sécuritaire de la crise a été abandonné au profit de la Minusca au lieu d’une gestion conjointe et coordonnée avec nos forces de défense ? Les discours démagogiques qui frôlent le ridicule ne constituent-il pas un déni de vérité ou une violation du serment ? Pourquoi prendre en otage ses propres électeurs qui vous ont fait roi ? La démagogie pousse le président de la république à décréter chaque année « de charnière et déterminante » dans le processus de la crise, quelle sera la véritable année décisive ? Pourquoi ce pouvoir s’évertue à rendre responsable de leurs déboires et par voie de propagande l’ancienne puissance coloniale ? Pourquoi institutionnaliser cette psychose de coup d’état à relent viral et préjudiciable au bon fonctionnement des institutions ? Contrairement aux affirmations démagogiques du discours, la vérité du terrain est que notre diplomatie est moribonde caractérisée par notre isolement au niveau sous régional voire africain.
Le pouvoir semble rejeter l’initiative de l’union africaine en faisant diversion avec le processus parallèle de Khartoum initié par les russes. Sur le plan sécuritaire, la situation s’est empirée par rapport à la période de transition.
S’agissant de l’économie, des efforts considérables sont fait malgré l’économie de guerre parallèle malheureusement qu’ils ne sont pas ressentis dans le quotidien de la ménagère. Concernant le social, la cohésion et la réconciliation nationale sont  en panne. Les salaires des fonctionnaires sont gelés depuis des décennies alors que les caisses noires des hauts dignitaires ne cessent de multiplier tandis que les infrastructures de base sont inexistantes. Tout ce constat est tributaire de la mauvaise gouvernance, de méthodes et stratégies désuètes ou obsolètes voire non adaptées aux réalités socio-politiques actuelles, de la volonté de gérer seul en excluant systématiquement l’opposition démocratique et la société civile. Pour finir, nous tenons à rappeler singulièrement que nul n’est prophète dans son propre pays…par projection orthogonale, nous pouvons affirmer que « de la même manière le pouvoir a terminé l’année, c’est ainsi qu’il terminera la nouvelle année ». Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Paris le 4 décembre 2019
Bernard SELEMBY DOUDOU
Juriste, Administrateur des élections
Tel : 0666830062

Centrafrique : pourparlers de paix de l’Union africaine, Moussa Faki passe à la vitesse supérieure.

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Centrafrique.com/centrafrique-pourparlers-de-paix-de-lunion-africaine-moussa-faki-passe-a-la-vitesse-superieure/manifestants-anti-pourparler-union-africaine-bangui-4-janvier/” rel=”attachment wp-att-25582 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Deux manifestants du vendredi 4 janvier 2018 pour le soutien aux pourparlers de Khartoum initié par les russes. CopyrightCNC.
Deux manifestants du vendredi 4 janvier 2018 pour le soutien aux pourparlers de Khartoum initié par les russes. CopyrightCNC.

 

De gauche à droite, le Président de la Commission de l'Union africaine le tchadien Moussa Faki Mahamat et le Président Faustin Archange Touadera à Bangui en septembre 2018. CopyrightDR
De gauche à droite, le Président de la Commission de l’Union africaine le tchadien Moussa Faki Mahamat et le Président Faustin Archange Touadera à Bangui en septembre 2018. CopyrightDR

 

 

Centrafrique : pourparlers de paix de l’Union africaine, Moussa Faki passe à la vitesse supérieure.

 

 

Bangui (RCA) – CNC – Même si cela s’apparente à un réveil tardif, c’est plus ou moins un coup d’accélérateur que le président de la Commission de l’union africaine Moussa Faki Mahamat met sur le dossier. Moussa Faki Mahamat, qui vient d’envoyer une lettre aux acteurs de la crise politico-militaire, dépêchera d’ici le 8 janvier prochain, une forte délégation à Bangui pour présenter le chronogramme clair du processus des pourparlers.

 

Selon une source proche de l’Union africaine, la délégation du 8 janvier prochain sera composée entre autres d’au moins 4 ministres africains des Affaires étrangères, du diplomate onusien Jean-Pierre Lacroix, secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix et Smaïl Chergui, patron de Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine.

L’objectif de cette première mission, selon notre source, est de présenter au président Touadera et à son gouvernement, le chronogramme clair et détaillé du processus du dialogue qui débute le jour même de leur mission et prendra fin, fin février 2019.

La mission rencontrera également la classe politique centrafricaine et la société civile, qualifiées des observateurs, pour leur expliquer les tenants et les aboutissants du dialogue et leur préciser la date définitive du début des pourparlers qui se tiendra dans la capitale éthiopienne mi-février.

La mission de 8 janvier sera suivie d’une autre mission fin janvier. Cette seconde mission, d’après notre source, aura pour objectif de rencontrer les différents groupes armés afin de connaître la position de chacun s’ils participent ou pas aux pourparlers de l’Éthiopie sous l’initiative de l’Union africaine.

Après cette seconde mission, un sommet extraordinaire des chefs d’État et du gouvernement sera tenu dans l’une des capitales africaines afin de montrer clairement noir sur blanc à Faustin Archange Touadera les conclusions des pourparlers arrêtées par les chefs d’État et du gouvernement africains et qui ne feront plus objet de rajout ou retrait d’une phrase lors des débats proprement dits à Addis-Abeba et lors de la signature à Bangui vers le 20 février2019.

Alors que l’Union africaine, qui prévoit de tout finir avec son initiative de paix en RCA au plus tard fin février 2019, à Bangui, principalement à la Présidence de la République, certains conseillers du Chef de l’État Faustin Archange TOUADERA commencent à le pousser à ne pas accepter tout bonnement le plan établi par la Commission de l’Union africaine du tchadien Moussa Faki Mahamat.

D’ailleurs, certains groupes des jeunes de Bangui, payés par la présidence de la République, sont descendus ce vendredi 4 janvier dans les rues pour manifester contre le pourparler de l’Union africaine. Pour eux, l’initiative russe de Khartoum serait la solution à la crise centrafricaine.

Une manifestation, organisée et financée par le pouvoir de Bangui, a pu réunir quelque 10 individus au croisement des Nations unies ce jeudi 4 janvier 2018.

Finalement, à quel jeu joue le gouvernement ?

 

Affaire à suivre…

 

 

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Centrafrique : communiqué nécrologique de la Fédération “Europe-Ameriques-Asie-Moyen Orient-Océanie” du MLPC

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Logo officiel du parti MLPC

 

 

Centrafrique : communiqué nécrologique de la Fédération « EUROPE-AMERIQUES-ASIE-MOYEN ORIENT-OCEANIE » du MLPC

 

 

C’est avec une profonde douleur et une grande tristesse que la Fédération « EUROPE-AMERIQUES-ASIE-MOYEN ORIENT-OCEANIE » du MLPC a appris le décès ce 29 décembre 2018 à Bangui, du Camarade Hugues DOBOZENDI, Président du Conseil des Sages du MLPC.

Ancien Ministre et ancien Président de l’Assemblée Nationale, le Camarade Hugues DOBOZENDI fut le premier Président du Bureau provisoire du MLPC. Il a été l’un des principaux artisans de l’accession du MLPC au pouvoir par la voie démocratique en 1993.

Au nom de tous les militants, militantes et sympathisants de la Fédération, nous rendons un grand hommage au Camarade Hugues DOBOZENDI et joignons notre voix à celle de toutes les instances du Parti pour présenter nos condoléances les plus émues à sa famille éprouvée ainsi qu’à ses proches.

La disparition du Camarade Hugues DOBOZENDI est une grande perte non seulement pour sa famille et le MLPC mais aussi pour notre pays car il a été de toutes les luttes pour la démocratie et un Etat de droit.

 

Fait à Paris, le 2 janvier 2019

Jean-Didier KABRAL

Président Fédéral

Tchad : une soixantaine d’ex-rebelles bénéficiant d’une amnistie ont été libérés, affirme le ministre de la Justice

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Le chef rebelle tchadien Baba Laddé. CopyrightDR

 

 

Tchad : une soixantaine d’ex-rebelles bénéficiant d’une amnistie ont été libérés, affirme le ministre de la Justice

 

 

Une soixantaine d’ex-rebelles bénéficiaires de l’amnistie des atteintes à l’intégrité de l’Etat, ont été officiellement libérés, a annoncé lundi le ministre tchadien de la Justice chargé des droits humains, Djimet Arabi.

Au total, 58 détenus dans la maison d’arrêt d’Amsinéné, située à la sortie nord de N’Djaména, capitale du Tchad, ont reçu leurs réquisitions aux fins de non poursuite.

  1. Arabi a exhorté les bénéficiaires de cette amnistie à “apprécier à sa juste valeur cette perche qui leur a été tendue par le chef de l’Etat”, souhaitant qu’ils deviennent des “citoyens exemplaires épris des valeurs de paix et d’unité nationale”.

Le 31 mai 2018, le président Idriss Déby Itno a signé une ordonnance portant amnistie générale des atteintes à l’intégrité de l’Etat.

“Le cas du général Baba Laddé serait en bonne voie aussi selon nos sources, puisque lui il a été condamné; sa procédure de libération, si cela s’avère vrai, relève d’une procédure particulière”, a affirmé de son côté Jean-Bosco Manga, porte-parole des Actions citoyennes pour l’application intégrale de l’amnistie au Tchad (ACAIAT).

L’ancien chef rebelle tchadien Abdel Kader Baba Laddé, arrêté en République centrafricaine en décembre 2014, a été condamné, le 6 décembre dernier, à huit ans de prison ferme pour détention illégale d’armes, association de malfaiteurs, incendie volontaire et viol par une cour criminelle siégeant dans la capitale.

Centrafrique : Bakouma assiégé par des mercenaires de Ali Darass et Abdoulaye Hissen

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Les combattants de l’UPC à Alindao. CopyrightAFP

 

 

Centrafrique : Bakouma assiégé par des mercenaires de Ali Darass et Abdoulaye Hissen

 

 

Bangui (RCAù) – CNC – La ville minière de Bakouma située à près de cent kilomètres de Bangassou est tombée depuis le 31 décembre dernier entre les mains des assaillants reconnus comme des mercenaires tchadiens, soudanais et nigériens. L’attaque de cette ville qui a coûté la vie au sultan de Bakouma a provoqué de déplacement massif de populations civiles dont certaines arrivent déjà á Bangassou.

 

Gabin Dieudonné Mbolifouefélé est le député de Bakouma, joint par CNC : « Ce qui se passe actuellement à Bakouma, est principalement l’œuvre criminelle de Ali Darass, Abdoulaye Hissen (deux patrons des ailes Séléka respectivement du l’Unité pour la paix en Centrafrique, UPC et le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique, FPRC) avec l’appui des mercenaires tchadiens, soudanais et les peulhs nigériens qui ont quitté depuis la ville de Bria et arrivés à Nzako. Ils ont aussi recruté des jeunes au niveau de cette ville pour effectuer leur descente sur Bakouma. Ils ont un seul objectif. Celui d’occuper entièrement la ville de Bakouma, puis Rafaï et Bangassou ».

A en croire le Président de la jeunesse de Bangassou, les premières victimes de Bakouma ont commencé á arriver á pied dans la ville depuis mercredi 2 janvier dernier. « Au niveau de l’hôpital régional de Bangassou, nous avons déjà eu des blessés et un mort », précise-t-il.

Pour l’heure, impossible d’établir le bilan exact du massacre de Bakouma, mais á en croire le député Gabin Dieudonné Mbolifouefélé, les assaillants ont fait un carnage. « Ils ont tué plus de personnes et les corps jonchent encore le sol. Il est important que la Croix Rouge effectue d’urgence un déplacement sur le terrain, afin de ramasser ces corps pour les enterrer », a indiqué le député. Il va ajouter que les malfrats ont également « pillé tous les commerçants de Bakouma. Même les hôpitaux sont aussi pillés par ces mercenaires étrangers. Ils ont réquisitionné le véhicule de l’Ong LONDO qu’ils utilisent pour leur déplacement vers la ville de Nzako et ils reçoivent des renforts au quotidien ».

Au moment où nous mettons sous presse, la ville de Bakouma reste sous contrôle des assaillants. Les humanitaires et le préfet de Mbomou se mobilisent depuis Bangassou pour voler au chever des rescapés de cette attaque meurtrière.

 

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Centrafrique : échange de tirs au PK5, un milicien de Force assassiné.

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Les miliciens d’autodéfense du PK5. CopyrightCNC.

 

 

Centrafrique : échange de tirs au PK5, un milicien de Force assassiné.

 

Depuis hier mercredi, la tension ne cesse de monter d’un cran au quartier PK5 suite à l’assassinat d’un milicien proche de Nemery Matar alias force accusés de haute trahison.

 

Retrouvé sans vie ce matin dans la rue du PK5, le cor du milicien d’autodéfense Moussa Assaïr, un lieutenant du chef de gang Nimery Matar, vient d’être enterré à l’église Boulata dans le 3e arrondissement de Bangui.

 

Selon nos informations, le problème aurait commencé hier vers 15h lorsque Moussa Assaïr, selon les proches du chef de gang Nimery Matar, aurait tenté de mettre fin à la vie de son chef par un jet de grenade sur celui-ci afin de prendre le règne de la milice à sa place.

Un conflit interne qui a abouti à l’assassinat du dissident MoussaAssaïr cette nuit par ses compagnons d’armes qui maintiennent toujours leur confiance à Nimery Matar pour diriger la milice.

Entre temps, le corps de Moussa Assaïr, retrouvé dans la rue ce matin est enterré sur le terrain de l’église des frères de Boulata par ses proches .

Par ailleurs, les activités reprennent son cours normal au PK5, mais la tension reste encore perceptible parmi les miliciens d’autodéfense .

Rappelons que le chef de gang Nimery Matar, dans une déclaration publiée le mois dernier sur les réseaux sociaux, affirme que le temps de faire la guerre est terminé. Il faut donc faire confiance au Président Faustin Archange TOUADERA et son gouvernement pour rétablir la sécurité dans le pays.

 

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Centrafrique : trafic illicite d’armes, le Soudan, une porte ouverte pour les contrebandiers

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Armes de guerre

 

 

Centrafrique : trafic illicite d’armes, le Soudan, une porte ouverte pour les contrebandiers

 

 

Bria (RCA) – CNC – Si les relations diplomatiques entre le Soudan et la République centrafricaine sont au beau fixe depuis plusieurs mois, rien n’a été fait par contre du côté soudanais pour tenter de freiner la contrebande des armes de guerre de tout calibre en provenance de ce pays frontalier. À Birao, les habitants commencent à s’inquiéter sérieusement de l’arrivée massive de ces armes du Soudan.

 

Chaque année au début de la saison sèche, les contrebandiers, qui profitent de l’arrivée massive des gros camions des marchandises en provenance du Soudan voisin, importent illégalement des armes et minutent de tout calibrent en violation flagrante de l’embargo sur les armes imposé par le Conseil de sécurité des Nations unies.

Pour cette année, les mêmes choses se répètent avec une intensité jamais égalée, au bonheur des groupes armés qui se réapprovisionnent en toute simplicité avec ses armes du Soudan.

À Birao dans la Vakaga, les contrebandiers utilisent désormais les motos pour faire entrer publiquement sur le territoire centrafricain leurs produits de guerre.

Un commerce très florissant dans le pays qui pousse dorénavant de plus en plus les jeunes de Birao, Ndélé et de Bria à s’y intéresser.

Cependant, la population du Grand Nord, qui se soucie de leur sécurité, s’inquiète de plus en plus de ce trafic qui prend de l’ampleur dans leur région.

En ce sens, elle demande à la Minusca de prendre sa responsabilité à stopper au moins une partie de ce trafic, car elle est la seule force autorisée dans la région du nord.

 

Bria, Moïse Banafio, grand reporter du CNC dans la région du Grand Nord.

 

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Centrafrique : difficulté des FACA à Bakouma, la ministre de la défense convoquée devant l’Assemblée nationale.

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Un soldat FACA à Obo à l’extrême Sud-Est de la RCA.

 

 

Centrafrique : difficulté des FACA à Bakouma, la ministre de la défense convoquée devant l’Assemblée nationale.

 

 

Bangui (RCA) – CNC – Déployés dans la commune de Bakouma pour sécuriser la population lors du combat entre les rebelles du FPRC et les miliciens Anti-Balaka, les soldats FACA, qui n’arrivent pas à atteindre leur objectif sur le terrain, sont en grande difficulté malgré l’appui des forces de la Minusca. En conséquence, ce mercredi 2 janvier, la ministre de la Défense, sur proposition du député de Bakouma, est convoquée devant la Commission de la défense de l’Assemblée nationale pour explication.

 

Absente du pays depuis plusieurs jours en raison de son déplacement à Moscou, la ministre de la Défense Marie-Noëlle KOYARA n’a pas pu se présenter devant les députés membres de la commission défense ce mercredi 2 janvier 2019, mais le ministre de la Sécurité publique le général Henri Wanzet Linguissara, qui assure son intérim, était présent quant à lui devant les députés qui tentent de comprendre pourquoi les soldats FACA, pourtant non loin du lieu de combat, n’arrivent pas à atteindre leur objectif qui est de sécuriser la population de Bakouma.

Selon le ministre Wanzet, les difficultés des soldats FACA à atteindre très rapidement la commune de Bakouma sont en partie dues aux axes routiers impraticables, voir inexistants auxquels il faut ajouter les conditions impraticables de la forêt locale dans lesquels les soldats FACA n’ont aucun moyen d’y faire face en toute autonomie.

Selon le ministre, un appel à l’aide a été fait à la Minusca pour appuyer les soldats FACA, mais les difficultés persistent sur le terrain malgré le déploiement des moyens aériens de la Minusca pour tenter de neutraliser les assaillants.

Selon une source parlementaire contactée par CNC, une demande d’aide militaire devrait être faite aux soldats français pour tenter de déloger les rebelles du FPRC dans la région de Bakouma sans pour autant être sûre de la réponse de Paris.

Sur le terrain, le renfort du FPRC continue de progresser vers Bakouma ce mercredi 2 janvier. On compte déjà plusieurs morts, dont le sultan de la ville tué par balle.

Rappelons que Bakouma, située à 904 kilomètres de Bangui, est à 110 kilomètres de la ville de Bangassou, mais les routes sont quasiment inexistantes.

 

 

 

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CENTRAFRIQUE / FRANCE : EMMANUEL MACRON FACE A UN DILEMME

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CENTRAFRIQUE / FRANCE : EMMANUEL MACRON FACE A UN DILEMME

 

 

IDRISS DEBY N’APPORTERA PAS DE SOLUTION AU CONFLIT CENTRAFRICAIN !

        

Bangui (RCA) – CNC – Pourquoi cet acharnement du président français à penser que le conflit centrafricain ne pourrait être résolu que grâce à son ami Déby ? L’autocrate des bords du lac Tchad ne sera jamais le bienvenu en RCA. A-t-on oublié qu’un collectif de victimes a esté auprès de la Cour Pénale Internationale dans l’espoir de le faire condamner pour les crimes de guerre commis par ses soldats en Centrafrique ?

         Le président Déby a une part de responsabilité énorme dans le chaos qui règne en RCA. La plupart des Centrafricains le tiennent pour responsable de leurs malheurs. En outre, ses propres compatriotes le combattent, les armes à la main.

         Dans une tribune au quotidien français Libération du 22 décembre 2018, l’écrivain Thomas Dietrich écrit sans détour : « Macron au Tchad : une faute morale et politique. » En se rendant à N’Djamena, c’est effectivement une lourde faute que commet le président français. Les homologues de Déby en Afrique centrale se méfient de lui, parce qu’il se croit investi par Macron comme proconsul et gendarme du centre de l’Afrique. Les relations entre lui et Sassou Nguésso, président du Congo, sont, par exemple, exécrables. Il est perçu par tous comme l’agent des basses œuvres de la Françafrique.

LES FRANÇAIS PERDENT PIED DANS CE QUI FUT LEUR CHASSE GARDÉE

         La situation complexe de la RCA, ancienne colonie française, chasse gardée et symbole de la Francafrique, exige une politique audacieuse, menée de façon à éviter tout comportement à connotation néocoloniale, impérialiste et paternaliste.

         Malheureusement, les Centrafricains sont en train de rejeter la France, le président Macron et son gouvernement. Les attitudes « maousse costaud » de son ministre des Affaires Étrangères, les amitiés de Le Drian avec le peu recommandable Idriss Déby, la violation des accords de défense entre le Centrafrique et la France, le retrait prématuré de la force française Sangaris, le traitement méprisant et infantilisant du président Touadera par son homologue français ont fini par exacerber la colère des Centrafricains et les détourner de la France, l’amie de toujours, qui, apparemment, ne l’est plus.

         Tout ce tohu-bohu a fait le lit des Russes en Centrafrique. Les voilà devenus les nouveaux tuteurs du pays de Boganda.

LES RUSSES S’INSTALLENT

         Visiblement, le président Emmanuel Macron et son ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian ne savent plus comment faire pour endiguer l’expansionnisme soviétique en République Centrafricaine.

         Les Russes sont en train de réduire à néant l’influence écrasante de l’occident sur le continent noir. Dans le camp occidental, c’est panique à bord. Les Américains installent en douce des bases militaires un peu partout. Rumeur ou intox, on apprend l’envoi par la Fédération de Russie de 500 soldats des forces spéciales supplémentaires en Centrafrique, au cas où la France et le Tchad engageraient des actions militaires pour tenter un coup de force contre le président Touadera.

         Est-ce bien raisonnable d’en arriver à ces extrémités qui risquent de déstabiliser encore plus la fragile stabilité des États de l’Afrique Centrale ? On entend en outre des bruits de bottes en provenance du Tchad : des mercenaires viendraient soutenir l’UPC d’Ali Darassa qui veut marcher sur Bangui. Il aurait d’ailleurs envahi la ville minière de Bakouma, sous/préfecture hautement stratégique du Mbomou. Bakouma, c’est l’uranium, le pétrole, l’or et les diamants. C’est aussi AREVA…

PLUS LE TEMPS PASSE, PLUS LA RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE CHANCELLE

         La multiplication des intervenants étrangers en Centrafrique sème un désordre qui plombe tout espoir de paix. C’est la loi du plus fort qui prévaut. Tout se passe comme si les puissances exogènes prédatrices avaient oublié qu’elles étaient dans un pays souverain. Ce sont toujours elles qui fomentent les conflits, divisent et dressent les peuples les uns contre les autres.

         Les Centrafricains sont mis hors-jeu. Leurs dirigeants apparaissent comme des exécutants et des supplétifs pour les néo-colonisateurs et les impérialistes qui envahissent leur pays. La guerre froide est-ouest a trouvé son nouveau terrain de jeu : la République Centrafricaine.

         Pour l’instant, on prépare les troupes. On s’observe, on s’épie. Français et Russes se toisent et se diabolisent. Les Centrafricains, après avoir succombé aux chants des sirènes russes qui, à coups de roubles, ont su orchestrer une diabolisation en règle des Français, commencent à s’interroger sur leur présence. Et si les envoyés de Poutine étaient venus, non pour manifester leur altruisme ou leur philanthropie envers les Centrafricains, mais pour des raisons inavouables ? Alors que le président Touadera avait fait appel à eux pour aider les Forces Armées Centrafricaines à désarmer les séditieux et à ramener la paix, chacun en vient désormais à les soupçonner de négocier secrètement avec les ex-Sélékas ! On aimerait bien avoir l’avis des autorités centrafricaines, et surtout celle du président Touadera, sur le double jeu des Russes.

         Les Centrafricains doivent exiger de leurs dirigeants une clarification sur les raisons de la présence russe dans leur pays. La vigilance devrait être la règle au pays de Boganda. Hélas ! Depuis son indépendance, la RCA a été une proie facile pour les prédateurs étrangers et les aventuriers de tous bords. Souvent, d’ailleurs, avec la complicité d’une élite corrompue et cupide.

         Il faut que les dirigeants retrouvent le chemin d’un patriotisme chevillé au corps. Il faut cesser d’humilier la République Centrafricaine. C’est un grand pays qui dispose d’un énorme potentiel pour se développer, mais que ses dirigeants bradent pour quelques poignées de biens mal acquis à des exploiteurs étrangers.

         Pour que la paix et la réconciliation nationale reviennent, il faut que les Centrafricains égarés déposent les armes pour négocier. La paix en Centrafrique est l’affaire des Centrafricains. Tant que les étrangers se substitueront aux dirigeants du pays, ils auront intérêt à entretenir le chaos pour mieux assujettir les Centrafricains, afin de piller leur pays.

         Que 2019 soit l’année du sursaut centrafricain !

         Que la paix et la réconciliation nationale adviennent enfin !

         COURAGE A TOUS LES CENTRAFRICAINS MEURTRIS !

JOSEPH AKOUISSONNE DE KITIKI

(2r janvier 2019)

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Centrafrique : Deux centrales syndicales partagées sur le mot d’ordre de grève des travailleurs

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centrale syndicale GSTC
GSTC. CopyrightCNC.

 

 

Centrafrique : Deux centrales syndicales partagées sur le mot d’ordre de grève des travailleurs

 

 

 

Bangui (RCA) – CNC – Lorsque deux centrales syndicales se battent au sujet d’appel á la grève des travailleurs, prévue pour ce jeudi 3 janvier. Firmin Zoh Ponguélé, Secrétaire général du Groupement syndical des travailleurs de Centrafrique (GSTC), entouré de certains Secrétaires généraux d’autres centrales syndicales, a annoncé une grève de trois (3) jours, á compter de ce jeudi 3 janvier 2019.

 

Cette annonce est faite, mercredi 2 janvier, á la Bourse de travail, á l’issue d’une rencontre des centrales syndicales.

A en croire le leader syndical, le mobile de son appel vise l’ouverture de concertation entre le syndicat et le gouvernement sur des revendications relatives á l’amélioration des conditions de travail. Dans la notification de grève adressée au gouvernement dont la rédaction a eu copie, le GSTC est revenu sur les griefs des revendications des travailleurs.

« Devant le refus du gouvernement de dialoguer avec les partenaires sociaux, sur les revendications légitimes des travailleurs et des retraités, comme celle de la revalorisation des salaires et des pensions, malgré un préavis de grève de huit (8) jours, déposé sur la table du gouvernement, les Fédérations syndicales du secteur publique regroupées dans la centrale syndicale du GSTC, ont décidé d’observer une grève de trois (3) jours, á compter du jeudi 3 janvier 2019 », peut-on lire entre les lignes de la notification. Et de poursuivre que « Cette grève est reconductible, si jamais les travailleurs et les retraités n’obtiennent pas satisfaction á leurs revendications ».

Alors qu’au même moment de la déclaration du GSTC, un autre groupe des centrales syndicales a fait sa déclaration signée cette fois de Hervé Gbaké, Coordonnateur du Comité des travailleurs triomphants de Centrafrique (CTRATRIC). Pour ce groupe de syndicats, le gouvernement a montré sa bonne foi de dialoguer. D’ailleurs, le processus est déjà enclenché, matérialisé par la mise en place d’un comité chargé de conduire les négociations concernant les revendications légitimes des travailleurs.

« … Pour une bonne démarche syndicale, toutes les Centrales syndicales qui ont pris part á la cérémonie d’ouverture de la concertation, devraient dénoncer le retard constaté pour le GSTC, un refus de la part du gouvernement au lieu de déposer un préavis de grève. Le gouvernement a accepté le dialogue. Le Comité des travailleurs triomphants de Centrafrique demande donc á tous les travailleurs d’être vigilants », a indiqué le CTRATRIC dans sa déclaration avant d’exhorter le gouvernement á « revenir très rapidement sur la table de négociation. Les revendications des travailleurs sont légitimes et le panier de la ménagère est vide ».

Toutefois, le CTRATRIC appelle á la « sagesse des travailleurs pour éviter que demain, les esprits malins prétendent que les syndicats ne peuvent maintenir la paix sociale ».

Notons que dans sa dernière adresse á la nation, á l’occasion de la fête de nouvel an, le Président de la République a annoncé la tenue très prochaine de la concertation avec les syndicats et le paiement de deux mois d’arriérés de salaires et d’un trimestre de pensions.

 

 

Centrafrique : la ville de Bakouma tombée .

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les rebelles de la Séléka à Bambari. Photo : Pacôme Pabandji.

 

 

Centrafrique : la ville de Bakouma tombée .

 

Bria (RCA) – CNC – Après plusieurs heures de combat, la commune minière de Bakouma vient de tomber entre les mains des rebelles du FPRC appuyés par l’UPC ce lundi 31 décembre 2018.

 

Située dans la préfecture de Mbomou à 904 kilomètres au sud-est de la République centrafricaine, la commune minière de Bakouma, après deux jours de combat violent entre les rebelles du FPRC et les miliciens Anti-Balaka, est désormais contrôlée par le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC).

D’après une source sécuritaire à Bangassou contactée par CNC, le FPRC, pour ce combat de Bakouma, s’est coalisé avec l’UPC.

Cependant, les soldats FACA, qui ont quitté la ville de Bangassou dimanche dernier pour Bakouma n’ont pu rien faire devant la puissance de cette coalition rebelle.

Après la prise de la ville, des habitations ont été détruites à grande échelle et on compte des nombreux morts dans les rues de la commune.

Il y’a lieu de rappeler que les rebelles du FPRC, qui ont quitté la ville de Bria dans la Haute-Kotto le samedi 29 décembre dernier, se sont affrontés violemment dimanche avec un groupe des miliciens Anti-Balaka qui ont pu mettre en déroute un premier convoi de 10 rebelles du FPRC qui débarque sur Bakouma.

Après l’arrivée des renforts des éléments venus de Bria et d’autres villes environnantes, les rebelles ont pu pénétrer dans la zone minière , puis le centre-ville de Bakouma ce lundi 31 décembre vers midi.

Pour l’heure, les miliciens Anti-Balaka sont en déroute totale. Les habitants eux aussi ont quitté en masse la ville pour Bangassou ou la brousse.

Par : Moïse Banafio, grand reporter région nord pour CNC.

 

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Centrafrique-Tchad : guerre froide entre Touadera et Déby

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Centrafrique.com/centrafrique-tchad-guerre-froide-entre-touadera-et-deby/deby-et-touadera-faustin-a-ndjamena-corbeaunews-2/” rel=”attachment wp-att-25526 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président Faustin Archange Touadera et son homologue tchadien Idriss Deby à Ndiamena. CopyrightDR
Le Président Faustin Archange Touadera et son homologue tchadien Idriss Deby à Ndiamena. CopyrightDR

 

 

Centrafrique-Tchad : guerre froide entre Touadera et Déby

 

 

 

Bangui (RCA) – CNC – La diplomatie louvoyante du président Faustin Archange Touadera, entamée dans l’euphorie de la proclamation de sa victoire en 2016, commence à lui donner une poussée au mur, créant ainsi un climat de guerre froide avec son homologue tchadien Idriss Déby Itno. En cause, son violent clash avec le protégé d’Idriss Déby Itno à l’Union africaine et son rapprochement avec les mercenaires russes. Enquête.

 

Si le président Faustin Archange Touadera prenait de la peine à fouler les sols tchadiens et congolais dès l’annonce de sa victoire, ce déplacement ne découlait pas de l’euphorie de cette victoire, mais plutôt de la lecture diplomatique, sécuritaire et géopolitique des crises successives qui ont secoué ce pays et qu’on lui avait fait comprendre. Mais force est de constater que, peu de temps après, le président Touadera, diplomatiquement et juridiquement mal entouré, ne fait que multiplier et cumuler les déconvenues envers ses désormais ex-défenseurs. Avec le Congolais Denis Sassou Nguesso pour avoir se séparer de ses proches et avec le Tchadien Idriss Déby en pactisant avec les mercenaires russes pour le renverser.

D’après nos enquêtes, Idriss Déby Itno n’apprécie pas du tout la présence de la MINUSCA qui constitue, selon lui, un obstacle à son plan en Centrafrique et surtout le rapprochement du président Touadera avec les mercenaires russes.

 

La MINUSCA : un obstacle pour Déby

 

Le président tchadien Idriss Déby Itno, qui s’est considéré comme le seul et unique Grand Électeur en Centrafrique afin d’élire et démettre tous les présidents centrafricains depuis plus de 20 ans, n’a pas du tout apprécié que l’ONU installe ses hommes avec tous les dispositifs militaires qui les accompagnent dans le pays pour protéger Faustin Archange Touadera. Une protection qui lui donne des « carapaces » d’un homme fort et qui lui permet aujourd’hui de pactiser avec les mercenaires russes pour déstabiliser le Tchad.

D’après une source sécuritaire tchadienne, si Idriss Déby Itno installe et désinstalle les présidents en Centrafrique, c’est par ce qu’à un moment donné, ces présidents centrafricains ont été accusé, à tort ou à raison par le service de renseignement tchadien, de collusion avec les rebelles sudistes tchadiens pour renverser l’homme fort de N’Djamena ou tout simplement de perturber l’exploitation du pétrole dans les bassins de Doba, de Dosséo et de Mandouli en partage avec la Centrafrique.

 

Trois produits de Déby ont gouverné la Centrafrique

 

François Bozizé, Michel Djotodja et Catherine Samba-Panza sont les trois chefs d’État installés par Déby et considérés par certains observateurs comme les produits de Déby.

Idriss Déby Itno, qui veut avoir un président sous sa domination en Centrafrique, avait chassé du pouvoir le président démocratiquement élu Ange Felix Patassé pour installer son premier produit François Bozizé, un rebelle, à sa place au palais de la Renaissance. Dix ans après, c’est au tour de François Bozizé d’être chassé au profit de Michel Djotodja. Et enfin, interdire à ce dernier de mettre pied à Bangui pour installer Catherine Samba-Panza en lui ordonnant d’organiser des mauvaises élections.

Grâce à cette mauvaise élection et sur instruction de Déby et Sassou, Catherine Samba-Panza a pu remettre le pouvoir à Faustin Archange Touadera. Un an après, comme une grenouille qui veut se faire grosse que le bœuf, Faustin Archange Touadera pactise avec les mercenaires russes et croit devenir le chef d’État le plus puissant d’Afrique centrale et veut s’imposer en tentant de renverser ses homologues équatoguinéens Teodoro Obiang Nguema Mbasogo et tchadien Idriss Déby.

 

Les Russes en Centrafrique : un danger pour Deby

 

Dans les couloirs du palais Rose, le palais présidentiel tchadien, il se murmure que les mercenaires russes, avec l’appui du président Touadera, seraient à la manœuvre pour aider à la déstabilisation du régime de Déby via le Soudan et les milices massées dans le massif de Tibesti.

Dans les cercles informés du palais Rose, les mouvements incessants et transfrontaliers des mercenaires russes, avec leurs gros camions entre le Soudan et la Centrafrique, ne sont autre chose que des mouvements visant à réarmer les rebelles tchadiens. Plusieurs rebelles capturés par l’armée tchadienne, d’après nos sources, ont témoigné, non seulement que les Russes basés à Birao, dans la Vagaka les ont appuyés militairement, mais aussi tentent de convaincre les puissants chefs de guerre Nourredine Adam et Abdoulaye Hussein à refuser l’offre de Déby visant à renverser le président Touadera.

 

« Si Déby part, mort ou vivant, la Centrafrique connaîtra la paix ». Affirme un proche de Touadera.

Des comportements et attitudes qui irritent le président tchadien à ne plus parler à son homologue centrafricain Faustin Archange Touadera et à masser tout au long de ses frontières avec la Centrafrique des militaires lourdement armés capables de mener, d’après un expert militaire, une incursion militaire de Birao à Bangui.

D’ailleurs, une première incursion punitive de l’armée tchadienne, en guise d’essai, a eu lieu la mi-décembre à Birao. Lors d’un combat fratricide le 16 décembre entre les hommes du général Harda (Goula) aux hommes d’Adoulaye Hussein (Rounga) au village centrafricain, Charahibou, frontalier avec le Soudan, des troupes tchadiennes sont intervenues pour mettre de l’ordre en massacrant une centaine des combattants rebelles et civils sans aucune dénonciation de la part du gouvernement Sarandji.

Depuis lors, une odeur de guerre froide se dégage sur les corps des deux hommes. Ils ne se parlent plus et Faustin Archange Touadera boude toute rencontre où il doit croiser son frère tchadien Idriss Déby Itno.

 

 

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Centrafrique : réveillon à Bangui, la sécurité renforcée autour du PK5.

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Patrouille des forces de l’ordre à Bangui lors du combat du PK5 en avril dernier. CopyrightCNC

 

 

Centrafrique : réveillon à Bangui, la sécurité renforcée autour du PK5.

 

 

Après l’incendie de la paroisse Sainte-Trinité des Castors dans le 3e arrondissement et face aux rumeurs d’une attaque imminente sur Bangui, un dispositif de sécurité renforcée a été mis dans la capitale centrafricaine depuis près d’une semaine.

 

Plus de deux mille policiers, gendarmes et militaires sont mobilisés dans tous les coins de la capitale, des checkpoints sont renforcés autour du quartier PK5 par des FACA, appuyés des FSI, et les patrouilles, également renforcées, les Banguissois ont passé les fêtes de Noël et du Nouvel An de cette année dans des conditions de sécurité maximales.

Aucun incident majeur n’a été signalé partout dans la capitale jusqu’au mardi 1er janvier vers 16h lorsqu’un véhicule de la police du commissariat du 4e arrondissement en mission au centre-ville a percuté violemment deux motocyclistes au niveau de la BSS dans le 1er arrondissement.

Hormis les tirs de joie de la fin d’année au PK5 et ailleurs, les fêtes se sont bien passées dans la tranquillité et la sécurité Bangui comme dans d’autres villes du pays.

Un chapeau au ministre de la Sécurité publique Henri Wanzet Linguissara qui assure ses missions malgré l’absence de sa collègue de la défense Marie-Noëlle KOYARA qui est en mission avec le conseiller russe du chef de l’État Valery Zakarov à Moscou.

 

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République centrafricaine : Vœux pour l’année 2019 de Monsieur Jean Serge Bokassa

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République centrafricaine : Vœux pour l’année 2019 de Monsieur Jean Serge Bokassa

 

MOUVEMENT KODRO TI MO KOZO SI
DIGNITÉ – RASSEMBLEMENT – PROGRÈS

 

 

Centrafricaines, Centrafricains, Chers compatriotes,

Alors que l’année s’achève, c’est avec le cœur triste que je vous retrouve pour vous présenter mes vœux pour l’année 2019. Je vous espère en famille, au milieu de vos proches, de celles et ceux qui vous aiment.

En effet, 2018 fut une année manifestement difficile pour notre nation. Nous voulons au préalable nous incliner devant la mémoire de toutes les victimes qui ont subi la barbarie des marchands de la mort qui ne cessent de mettre à mal le retour de la paix.

Nous avons au plus profond de nous, espéré que le retour à l’ordre constitutionnel qui s’est opéré en 2016, allait inspirer une nouvelle dynamique patriotique. Hélas tel n’as pas été le cas puisque le bien-être, qui comprend la garantie d’une sécurité morale, physique, alimentaire et sanitaire, ainsi que le droit à l’éducation et au logement décent n’ont point été les priorités absolues de ceux qui nous gouvernent.

L’engouement et l’espoir ont fini par laisser place au désespoir et au désenchantement.

Les besoins fondamentaux d’un être humain tels que inspiré par le Président Fondateur, Monsieur Barthélémy BOGANDA, en l’occurrence se nourrir, se loger, se vêtir, se soigner et s’éduquer ne sont restés qu’au stade de l’espérance pour le peuple centrafricain.

Des efforts ont certes été consenties mais le bilan général de cette année qui s’achève a mis en exergue nos limites et cela nous oblige à faire des efforts considérables en 2019.

Au début de cette année nouvelle, je réitère en mon nom personnel et celui de ma famille politique, le Mouvement Kodro Ti Mo Kozo Si, mes vœux de sécurité, gage de stabilité, de paix et de développement durable, ainsi que mes Vœux de santé et de bonheur.

Que les pleurs laissent place à la joie, que la haine laisse place à l’amour et que personne ne soit isolé dans notre pays, qu’importe sa religion et son ethnie car nous sommes tous les enfants de la même mère: La République Centrafricaine.

Nous nous engageons donc à être pour vous une oreille attentive, une main aidante et une voix pour toute la famille centrafricaine.

Ensemble, mettons notre pays au cœur de nos préoccupations et faisons d’elle une terre de bénédictions pour chacun de nous.

Que Dieu vous bénisse et bénisse La RCA.

Kodro Ti Mo Kozo Si « MKMKS »

Bangui, le 31 Décembre 2018.

BP : 1001 Bangui (RCA) / Téléphone : (00) 236 72 45 29 70 / 75634914
adresses mail : jean-serge@jsbokassa.com / secretaire-general@jsbokassa.com

Site : www.jsbokassa.com

Centrafrique : communiqué de presse du parti MLPC

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Centrafrique : communiqué de presse du parti MLPC

 

 

Communiqué de Presse

 

 

En vue d’organiser dans la dignité les obsèques du Camarade Hugues DOBOZENDI, premier Président du Bureau provisoire du MLPC, ancien ministre et ancien Président de l’Assemblée nationale décédé le samedi 29 décembre 2018 à Bangui, le Bureau Politique en sa session extraordinaire du 31 décembre 2018 a décidé de la mise en place d’un Comité d’organisation des obsèques composé ainsi qu’il suit:

Président : Martin Ziguélé

Vice-Président : Jacquesson Mazette

Rapporteurs : Etienne Malekoudou et Zoumbeti Samuel Stanislas

Trésoriers : Jean Olona et Didier Yakoba

Logistique et matériels : Raphaël Kopessoua et Julius Sabouko

Protocole et accueil : Armel Bodingar et Edwige Kado

Sécurité : Dieudonné Thierry Kiandji et Hubert Nainangue.

Les camarades trésoriers désignés pour recevoir les contributions sont joignables aux numéros suivants :

Jean Olona : +236 72 50 93 54 et +236 75 50 93 54

Didier Yakoba : +236 72 32 31 90

 

 

 

Le Porte-parole

Aimé Dounda

République centrafricaine : panique générale dans la commune minière de Bakouma.

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Les combattant de l’ex-coalition Seleka. CopyrightDR

 

 

République centrafricaine : panique générale dans la commune minière de Bakouma.

 

 

Bria (CNC)-Cible d’une attaque du FPRC, la sous-préfecture de Bakouma, située au sud-est de la République centrafricaine, s’est replongée dans la confusion et la peur depuis ce dimanche 30 décembre 2018.

 

Selon nos informations, environ 40 hommes lourdement armés en provenance de la ville de Bria dans la Haute-Kotto se sont affrontés violemment avec un groupe des miliciens Anti-Balaka à 30 kilomètres de la commune minière de Bakouma ce dimanche 30 décembre 2018.

Cependant, les habitants, informés des combats qui se déroulent non loin d’eux, se sont pris de panique et quittent précipitamment la ville pour se mettre à l’abri à Bangassou pour les uns, tandisque les autres s’éparpillent ailleurs.

Alors que les assaillants, qui ont quitté la vßîle de Bria 24h plutôt, ont fait une escale tactique à 60 kilomètres de Bakouma dans la commune de Nzako dans le but de se renseigner sur les positions de leurs ennemis qui se trouvaient non loin d’eux.

Après quelques heures d’escale sans nouvelle à Nzako, ils ont décidé d’envoyer 10 hommes en éclairage sur l’axe Bakouma pour recueillir des informations. C’est en ce moment qu’ils sont tombés dans une embuscade tendue par les Anti-Balaka à 30 kilomètres de Bakouma et la moitié des assaillants ont été tués dans les échanges des tirs.

À Bangassou, les déplacés de Bakouma qui sont arrivés en masse ont alerté les soldats FACA déployés dans la ville. Deux sections ont été envoyées sur place pour protéger la ville.

Tandisqu’à Nzako, les assaillants, qui sont tous des hommes du FPRC de Nourredine Adam, attend toujours depuis lundi 31 décembre des renforts de Bria pour tenter à nouveau d’attaquer la sous-préfecture de Bakouma qu’ils ne ses son pas intéressés depuis 4 ans.

Cependant, à Bria, les gens se demandent à quel double-jeu pratiquent les Russes dans ce combat, d’autant plus que des sources concordantes confirment que ce sont eux qui ont remis des minutions aux rebelles du FPRC qui ont fait le combat de Bakouma ?

Selon nos informations, le gouvernement prévoit depuis plusieurs jours d’octroyer les zones minières de Bakouma aux Russes pour exploitation, mais les miliciens Anti-Balaka qui contrôlent la ville depuis 4 ans ne sont pas du tout d’accord avec la proposition du gouvernement de libérer leurs chantiers. Avec ce combat de Bakouma, le masque des Russes vient de tomber publiquement aux yeux du monde.

Rappelons que la commune minière de Bakouma est réputée par son gisement d’uranium, exploité par la société canadienne UraMin avant d’être racheté par la société française Areva en juillet 2007 pour la somme de 1,8 milliard d’euros que le gouvernement de l’époque juge irrégulier.

 

Moïse Banafio, grand reporter et correspondant du CNC pour le grand nord.

 

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Centrafrique : La justice française ordonne la remise à la CPI de Patrice-Edouard Ngaïssona

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Monsieur Patrice Édouard Ngaïssona

 

 

Centrafrique : La justice française ordonne la remise à la CPI de Patrice-Edouard Ngaïssona

 

 

La cour d’appel de Paris a donné lundi son feu vert à la remise à la Cour pénale internationale, basée à La Haye, de Patrice- Édouard Ngaïssona, un ex-chef de milice centrafricaine et figure des autorités du football africain.

Visé par un mandat d’arrêt de la CPI,

  1. Ngaïssona, 51 ans, est soupçonné d’avoir commis ou aidé à commettre des crimes de guerre et crimes contre l’humanité dans l’ouest de la République centrafricaine entre septembre 2013 et décembre 2014. Il avait été interpellé en France le 12 décembre et écroué dans la prison de Fleury-Mérogis (Essonne).

 

 

Centrafrique : tentative de vol du carburant au port pétrolier, un homme retrouvé mort.

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Image d’illustration d’une patrouille de la police dans la capitale Bangui. CopyrightDR

 

 

Centrafrique : tentative de vol du carburant au port pétrolier, un homme retrouvé mort.

 

 

Bangui (RCA)-CNC- Retrouvé sans vie vers 2h ce matin au fond d’une cuve d’un bateau accosté à Bimbo, le corps d’un homme de 45 ans, identifié comme monsieur Brice Mokpoto, vient d’être repêché et transporté par la brigade criminelle à la morgue de l’hôpital communautaire de Bangui.

 

Selon un officier de police judiciaire contacté par CNC, la victime, en complicité avec 5 autres personnes encore non identifiées, auraient tenté de voler du carburant sur un bateau accosté au quai du port pétrolier de Bimbo dans l’Ombella-M’Poko.

Selon les agents de sécurité du port interrogés par la police, la victime, attachée par une corde tenue par ses complices, descend tout doucement et avec tranquillité au fond d’une cuve à carburant et remplir les deux bidons qu’elle tienne.

Après quelques tours avec succès, la corde s’est coupée, et la victime, qui se trouve encore au fond de la cuve, aurait crié à ses complices de l’aider rapidement à retrouver le sol , en raison de la vapeur du carburant qui l’asphyxie.

Après plusieurs tentatives de repêchage avortées, elle est finalement abandonnée par ses complices lorsqu’une alerte est déclenchée.

En arrivant sur place vers 1h du matin, la police criminelle de Bangui a pu faire le constat de ladite infraction et le corps de la victime, probablement tuée par la vapeur du carburant est finalement repêchée de la cuve vers 2h du matin.

Identifiée par la police, la victime est un homme de 45 ans dénommé Brice Mokpoto, père de 5 enfants.

Selon un agent de sécurité du port contacté par la rédaction, malheureusement ce n’est pas la première fois que ce genre d’infraction est commise sur des bateaux accosté dans ce port pétrolier de Bimbo. D’habitude, ces voleurs retrouvent les cuves encore remplies du carburant avant de les aspirer par un tuyau. Mais cette fois, les cuves sont vides et ils sont obligés, avec les fêtes qui s’approchent, de faire preuve de créativité pour retrouver des produits à vendre.

Quant aux complices qui sont encore en fuite, la police les cherche activement pour les traduire devant la justice.

 

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Centrafrique : premier signe de méfiance entre Touadera et Sarandji

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Centrafrique.com/centrafrique-premier-signe-de-mefiance-entre-touadera-et-sarandji/sarandji-et-touaddera/” rel=”attachment wp-att-25490 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>De gauche à droite le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera. CopyrightDR.
De gauche à droite le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le Président Faustin Archange Touadera. CopyrightDR.

 

 

Centrafrique : premier signe de méfiance entre Touadera et Sarandji

 

 

Bangui (RCA) – CNC – Après des années de subordinations et à seulement un mois de son autodésignation comme secrétaire exécutif national du parti de son maître, Simplice Mathieu Sarandji commence à avoir le gabarit d’un chef. Pour preuve, il n’hésite plus à montrer ouvertement à qui veut l’atteindre de quoi il est capable de faire ou de dire.

De sources proches du président Touadera, un profond désaccord est né entre ce dernier et son Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji. Les premiers signes sont apparus et visibles entre les deux hommes qui l’ont manifesté publiquement le 26 décembre dernier, le jour des obsèques d’un des leurs, le regretté Kounkou Jean-Baptiste au quartier Fouh dans le 4e arrondissement de Bangui.

D’après les organisateurs, les deux personnalités de l’exécutif devraient se retrouver ensemble à la place mortuaire, mais contre toute attente, le Premier ministre, une fois sur les lieux, a quitté précipitamment à l’annonce de l’arrivée de son ami Président Faustin Archange Touadera. Une scène qui n’est pas passée inaperçue même des simples badauds ont pu le constater.

Ce différend, confirme ces sources, sont pourtant pris à la légère par les membres du cabinet du président Touadera. Mais force est de constater que du côté du Premier ministre, cela est pris très au sérieux.

D’après ces sources, c’est la nomination de Mademoiselle Sylvie Baïpo Temon comme ministre des Affaires étrangères à l’insu du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, endeuillé par la mort de sa fille et cloitré une dizaine de jours à la maison, qui serait à l’origine de leur désaccord.

Or, d’après une source proche du gouvernement, mademoiselle Sylvie Baïpo Temon, sur proposition de la Présidence de la République, devrait être nommée à l’ECOBANK comme Directrice générale adjointe. Bizarrement à seulement 48h de la signature de son contrat à l’ECOBANK, elle est nommée ministre des affaires étrangères et des centrafricains de l’étranger sur proposition du Directeur de cabinet du Président Faustin Archange TOUADERA.

Pour le Premier ministre, cette nommination est illégale et doit être annulée sans delai.

Tandis qu’à la Présidence, les proches du Président Faustin Archange TOUADERA considèrent la colère du Premier ministre comme une arrogance, voir un excès des Zèles q’il faut tempérer par tous les moyens.

Après coup, les deux hommes, remontés chacun par leurs proches respectifs, s’évitent soigneusement de se saluer.

Entre temps, la nouvelle ministre des affaires étrangères, après passassion de service, quitte précipitamment Bangui pour rentrer en France, officiellement pour regler ses affaires avant de prendre officiellement ses fonctions.

Une version contestée par une source proche de la Primature qui affirme que le mépris de regard affiché du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji vers elle qui serait aussi à l’origine de son retour précipité en France.

Affaire à suivre.

 

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Centrafrique: Abbas Siddiki, un chef de gang qui défie les forces de l’ordre dans l’Ouham-Pendé.

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Centrafrique.com/centrafriqueabbas-siddiki-un-chef-de-gang-qui-defie-les-forces-de-lordre-dans-louham-pende/le-chef-rebelle-peul-du-3r-abbas-siddiki-img_4113-4/” rel=”attachment wp-att-25484 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le chef de gang Abbas Siddiki de la milice d'autodéfense 3R.
Le chef de gang Abbas Siddiki de la milice d’autodéfense 3R.

 

 

CentrafriqueAbbas  : Siddiki, un chef de gang qui défie les forces de l’ordre dans l’Ouham-Pendé.

 

 

À la tête d’une milice d’autodéfense très violente dans la région de nord-ouest de la RCA, le chef de gang Abbas Siddiki, général autoproclamé de son mouvement dénommé 3R (Retour-Réclamation-Réhabilitation), continue en toute impunité de dicter ses propres lois dans le pays, notamment dans la Nana-Mambéré et l’Ouham-Péndé, et ce, même aux forces du gouvernement.

 

Apparue à la fin de l’année 2015 dans la sous-préfecture de Koui, la milice d’autodéfense 3R du Camerounais Abbas Siddiki, classée parmi les groupes les plus violents de la RCA par la MINUSCA, continue malheureusement de défier ouvertement le gouvernement centrafricain et les forces de l’ordre qui se contente désormais à solliciter sa clémence.

Alors que sa milice, qui s’est engagée officiellement pour la paix à travers les différents actes d’engagement qu’elle a signé, notamment le pacte de paix  de la Nana-Mambéré avec la milice Anti-balaka  initiée par la MINUSCA en octobre 2017, puis celui avec les quatre autres groupes armés rivaux en octobre 2018 à Koui, le général autoproclamé Abbas Siddiki, qui se dit être le frère du Président Touadera,  semble déterminer à ne plus respecter ses propres engagements.

Après la sous-préfecture de Bocaranga dont il avait menacé le mois dernier d’envahir, c’est désormais le tour des communes de Bang et de Ngaoundaye dans l’Ouham-Pendé de faire les frais de ses ambitions démesurées.

Le 28 décembre au petit matin, ses hommes ont pris d’assaut les points stratégiques de la commune frontalière de Bang avant de progresser à Ngaoundaye terroriser la population locale.

Selon plusieurs sources sécuritaires locales contactées par CNC, la milice 3R, une semaine plutôt,  avait déjà menacé de s’en prendre aux forces de l’ordre basées à Bang lorsqu’elles avaient arrêté deux hommes probablement tchadiens qu’elles soupçonnent d’être des mercenaires à la solde de Siddiki.

Les deux suspects arrêtés, qui ont été d’ailleurs libérés de force par les 3R quelques heures plus tard après leur arrestation dans les locaux de la gendarmerie de Bang, auraient même participé à la prise de la commune ce vendredi 28 décembre.

D’après une source proche de l’Assemblée nationale à Bangui, le chef milicien Abbas Siddiki, qui se dit le protecteur de la communauté peule de Centrafrique, serait plutôt un chef de gang à la solde de certains patrons des Ranchs sous-régionaux qui l’utilisent pour la protection de leurs troupeaux en transhumance sur le territoire centrafricain.

Avec la saison sèche qui s’annonce, on doit s’attendre malheureusement à voir prochainement les 3R perturber plusieurs communes du nord-ouest du pays dans l’objectif de dégager certains couloirs de transhumance reliant le Tchad au Cameroun via la Centrafrique, explique la même source parlementaire.

Une autre source, locale cette fois,  a confirmé par ailleurs que la milice aurait reçu au début de la semaine dernière 4 autres pickups lourdement armés en provenance du Tchad voisin. Probablement envoyés par certains grands fermiers tchadiens, nigériens, nigérians ou camerounais qui ont l’habitude de faire passer leur cheptel en transhumance sur le territoire centrafricain.

En attendant que Siddiki et ses miliciens perturbent la tranquillité des Centrafricains dans le nord-ouest du pays, le Président Faustin Archange TOUADERA et son Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji se chicanent mutuellement pour des raisons personnelles.

 

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Centrafrique : le double jeu de la Russie : ses alliés ne sont pas dupes

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Base des Mercenaires russes à Bria. CopyrightCNC.

 

 

Centrafrique : le double jeu de la Russie : ses alliés ne sont pas dupes

 

 

Bangui (RCA) – CNC – Actuellement, la Centrafrique est au cœur de relations politiques internationales où le centrafricain lambda ne comprend pas tous les tenants et aboutissants de ce qui est fait. Lui, ce qu’il veut, c’est retrouver la paix et de pouvoir vivre avec ses compagnons, ensemble, sans la peur.

 

Depuis quelques temps un nouvel acteur est entré en scène, provoquant de multiples remous dans les hautes sphères : la Russie. Dans la presse, pas un seul jour sans que ce pays ne soit évoqué. Présente en tant que médiateur pour les accords de Khartoum, dans la formation des FACA, dont l’armement et autres actions plus ou moins efficaces. Mais est-ce que les russes sont présents dans le pays de Boganda seulement pour aider le pays ? Les doutes planent, et même les journaux qui publient les louanges de la Russie commencent à émettre également quelques suspicions. Ainsi ces journaux remettent en cause les relations cachées de la Russie « des contacts ont été établis entre ces russes et des rebelles tchadiens. Manœuvre d’encerclement ». Le gouvernement serait de mèche dans des affaires des plus ignobles pour le bien du pays, puisque Touadéra aurais acquis une certaine impunité, «les Russes étant à ses côtés, l’aideront « même » à truquer les élections dans trois ans pour se maintenir au pouvoir comme ses homologues ».

Mais il n’y a pas que la sphère politique pour laquelle la Centrafrique tremble, ils ont commencé à envahir certaines zones bien connues pour en piquer nos ressources. Nos diamants, nos forêts et bientôt notre pétrole vont atterrir dans leurs mains, et que va-t-il nous rester ? Rien, absolument rien, nous laissant dans notre pauvreté et les aides extérieures pour survivre.

Alors même les journaux qui encensent la Russie commencent à comprendre ses objectifs réels. La vérité commence à éclater au grand jour et ce n’est que le début. Le double jeu ne peut être accepté.

 

 

Présidentielle en RDC : «Si ce désordre est fait dans le but de légitimer le candidat du pouvoir, nous ne l’accepterons pas »

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Centrafrique.com/presidentielle-en-rdc-si-ce-desordre-est-fait-dans-le-but-de-legitimer-le-candidat-du-pouvoir-nous-ne-laccepterons-pas/felix-tshisekedi-le-30-decembre-2018-apres-son-vote-afp/” rel=”attachment wp-att-25474 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Félix Tshisekedi après le vote ce dimanche 30 décembre 2018 au centre au centre du collège Bonsomi à N'djili
Félix Tshisekedi après le vote ce dimanche 30 décembre 2018 au centre au centre du collège Bonsomi à N’djili

 

 

Présidentielle en RDC : «Si ce désordre est fait dans le but de légitimer le candidat du pouvoir, nous ne l’accepterons pas » (Tshisekedi)

 

Félix Tshisekedi déplore les désordres dans l’organisation des élections sur l’ensemble du pays. Le candidat du Cach s’est exprimé à sa sortie du bureau de vote au centre du collège Bonsomi à N’djili.

« Je m ’attends à la victoire bien sûr. Mais je déplore quand même tous les désordres dont nous attendons parlé. Il y a encore des bureaux qui ne sont pas ouverts jusqu’à présent. Il faut se poser la question de savoir si tout ça n’est pas organisé pour que demain ça soit annulé pour qu’on redonne une ou deux années à ce régime qui va encore prétexter évidemment le budget et prendre tout le temps qu’il faut. Nous ne l ’accepterons pas. Il y a des témoins aujourd’hui qui n’ont pas encore reçu leur badge. C’est quand même incroyable. Nous suivons pas à pas ce qui se passe. Si c ’est fait dans le but de légitimer le candidat du pouvoir, nous ne l’accepterons pas », s’est-il exprimé.

A Kinshasa, certains bureaux ont été ouverts avec plusieurs heures de retard. Plusieurs témoins des partis politiques se sont vus refuser l’accès à certains centres de vote.

 

Présidentielle en RDC : “J’ai déjà gagné, je serai président dès ce soir”, affirme le dauphin de Kabila

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Centrafrique.com/presidentielle-en-rdc-jai-deja-gagne-je-serai-president-des-ce-soir-affirme-le-dauphin-de-kabila/le-dauphin-de-kabila-candidat-presidentiel-decembre-2018/” rel=”attachment wp-att-25470 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le dauphin du président congolais Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary vote le 30 décemre 2018 à Kinshasa / AFP
Le dauphin du président congolais Kabila, Emmanuel Ramazani Shadary vote le 30 décemre 2018 à Kinshasa / AFP

 

 

Présidentielle en RDC : “J’ai déjà gagné, je serai président dès ce soir”, affirme le dauphin de Kabila

 

 

Le dauphin du président sortant Joseph Kabila, le candidat du pouvoir, Emmanuel Ramazani Shadary, a revendiqué la victoire à l’heure même de voter dimanche matin à l’élection présidentielle en République démocratique du Congo.

“J’ai déjà gagné. Vous avez vu comment j’ai battu campagne, tout ce qui s’est passé. Je serai élu, c’est moi le président à partir de ce soir” (dimanche), a déclaré M. Ramazani Shadary en sortant de son bureau de vote à Kinshasa.

“Il faut que les gens votent. Il faut éviter les violences”, a-t-il ajouté dans des propos reproduits sur le site d’information congolais Actualité.cd qui dispose d’un enregistrement sonore.

  1. Ramazani Shadary a voté dans la commune de la Gombe avec le chef de l’Etat sortant Joseph Kabila qui ne peut pas se représenter aux termes de la Constitution.

Les trois principaux candidats à l’élection présidentielle ont déjà voté lors de ce scrutin marqué par des retards dans l’ouverture des bureaux de vote et le dysfonctionnement des “machines à voters”.

“Je déplore tout le désordre dont nous entendons parler”, a déclaré le candidat d’opposition Félix Tshisekedi après avoir voté. “Nous nous posons la question de savoir si ce n’est pas un désordre organisé pour que demain la Cour constitutionnelle soit saisie et qu’elle annule tout. Cela, nous ne l’accepterons pas”.

“Nous suivons pas à pas ce qui se passe. Si c’est fait dans le but de légitimer le candidat du pouvoir, nous ne l’accepterons pas”, a-t-il prévenu.

“C’est un grand jour pour moi, c’est un grand jour pour le Congo parce que c’est la fin de la dictature, c’est la fin de l’arbitraire, c’est la fin (…) de 18 ans du système Joseph Kabila”, avait déclaré auparavant l’autre principal candidat de l’opposition, Martin Fayulu, en votant dès le matin dans le même centre que le président et son dauphin.

Kenya. Pour se rembourser, la Chine pourrait s’emparer du port de Mombasa

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Centrafrique.com/kenya-pour-se-rembourser-la-chine-pourrait-semparer-du-port-de-mombasa/chemin-de-fer-kenyan-construit-par-chine/” rel=”attachment wp-att-25464 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Inauguration, le 31 mai 2017, de la ligne ferroviaire entre Nairobi et Mombasa financée par des capitaux chinois. PHOTO / THOMAS MUKOYA / REUTERS
Inauguration, le 31 mai 2017, de la ligne ferroviaire entre Nairobi et Mombasa financée par des capitaux chinois. PHOTO / THOMAS MUKOYA / REUTERS

 

 

Kenya. Pour se rembourser, la Chine pourrait s’emparer du port de Mombasa

 

 

Pour rembourser un crédit, le gouvernement kenyan cédera-t-il la gestion de son principal port à la Chine ? Le prêt en question, d’un montant de 500 milliards de shillings kenyans, soit 4,3 milliards d’euros, a servi à financer la construction de deux tronçons de la ligne ferroviaire entre Nairobi et Mombasa. Or, écrit l’African Stand, cette ligne, “exploitée par les Chinois perd de l ’argent, ce qui, en d’autres termes, signifie qu’elle n’en génère pas assez pour rembourser le prêt”. La société ferroviaire a rapporté des pertes s’élevant à 10 milliards de shillings (85 millions d’euros) pour la seule première année d’exploitation.

Outre le port de Mombasa, la Chine pourrait décider de mettre la main sur l’entrepôt de containers de Nairobi, containers chargés sur des trains en provenance ou à destination de Mombasa, écrit le site d’information sur l’Afrique récemment créé depuis le Kenya. Conséquence : le personnel de ces structures pourrait prochainement répondre aux ordres de Chinois tandis que les revenus générés seraient directement envoyés en Chine pour éponger cette dette, à commencer par le paiement des intérêts.

Si ce scénario se confirme, le Kenya ne sera pas le premier pays à devoir céder la gestion de certaines de ses infrastructures après s’être endetté auprès de la Chine. Le Sri Lanka n’a eu d’autre choix, en décembre 2017, que de remettre les clés de son port de Hambantota à Pékin. En septembre dernier, la Zambie a perdu le contrôle de son aéroport international Kenneth Kaunda ainsi que de son réseau électrique, écrit pour sa part Taïwan News. Et ce site de mettre en garde les débiteurs de la

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Chine : “Les Etats africains doivent se réveiller face à une nouvelle forme de colonialisme de la part de la Chine qui grignote, l’une après l’autre, leurs principales infrastructures.”.

 

NDLR La République centrafricaine ne pourrait pas elle aussi échapper à cette mesure face aux capitaux chinois et russes en ce moment. D’ailleurs cela commence déjà avec la colonisation de nos ressources minières par ces deux pays.

Centrafrique : attaque de la position des FACA à Bambari.

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Patrouille des soldats FACA à Sibut le 13 juillet 2018. CopyrightCNC.

 

Centrafrique : attaque de la position des FACA à Bambari.

 

 

Ce vendredi 28 décembre, un groupe des hommes lourdement armés ont attaqué les positions tactiques des soldats Faca à Bambari dans la préfecture de la Ouaka. Aucun bilan n’est disponible pour le moment.

 

Les assaillants, venus du côté arrière de l’aérodrome de la ville,vers 4 heures du matin, ont pris par surprise les positions de l’armée nationale, selon une source militaire contactée par CNC à Bambari.

Sans préciser plus des détails, la source confirme que le combat, très violent par son intensité, a duré plusieurs heures avant de cesser par la mise en déroute des assaillants qui se sont éparpillés dans la brousse.

Pour l’heure, aucun bilan n’est disponible.

Alors que l’identité des assaillants n’est pas encore officiellement confirmée, certains pensent que les rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC) du général autoproclamé Ali Darassa seraient derrière cette attaque.

Par ailleurs, aucune déclaration n’a été faite par l’UPC pour confirmer ou démentir cette allégation.

 

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Centrafrique : Arsène Ngrepayo, le faussaire dircab à nouveau sur scène

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Le sulfureux Arsène Grepayo, directeur de cabinet du ministre des sports. CopyrightDR.

 

 

Centrafrique : Arsène Ngrepayo, le faussaire dircab à nouveau sur scène

 

 

Bangui (RCA) – CNC – Nous croyons à une mauvaise habitude, mais cela n’est qu’une norme chez lui. Lui, c’est Arsène Ngrepayo, le premier homme en charge du civisme et à l’emploi des jeunes dans le Mouvement Cœurs-Uni du président Touadera. Un faussaire attitré et connu de tous imposé comme directeur de cabinet au ministère de la Jeunesse et des Sports. Lors d’un Forum sous Régional de la Jeunesse et des Adolescents tenu à Bangui fin août 2017, le sieur Ngrepayo s’est montré qu’il est l’un des fabricants des faux billets de banque de la place. Comme c’est une norme de vie chez lui, il a encore montré une facette de son profil.

 

 

L’occasion lui a été offerte par la mort d’un de ses collaborateurs du ministère, le regretté Kounkou Jean-Baptiste, chargé de l’Entrepreneuriat des jeunes et membre du parti Mouvement Cœur-unis du président Touadera.

Arsène Ngrepayo en sa double qualité du 1er secrétaire national à la Jeunesse, au civisme du parti Mouvement Coeurs-unis et directeur du cabinet au ministère des Sports et de la Jeunesse, s’est autodésigné président du comité d’organisation des funérailles. À ce titre, il devient l’intermédiaire entre la famille du défunt et les collaborateurs professionnels et politiques du défunt. Pour être plus claire, le convoyeur des contributions financières à la famille.

Le président Touadera, soucieux de la mort de l’un des militants de son parti,  a remis 1 000 000 de francs  CFA et les anciens collaborateurs du défunt 40 000 F CFA à Monsieur Grepayo afin de remettre à la famille du regretté..

Comme en aout 2017, Arsène Ngrepayo est devenu, à nouveau, un millionnaire.

Au lieu de remettre cette enveloppe à la famille du défunt et leur dire que voilà tel a donné tel, Arsène Ngrepayo s’est à nouveau autoproclamé l’ainé de la famille pour empocher et dépenser à sa guise tout l’argent. Il paie lui-même les nourritures, il loue là où il veut les chaises.

Au finish, devant sa famille de circonstance et devant les membres de son parti, Arsène Ngrepayo affirme avoir tout dépensé. De quoi à énerver le 1er secrétaire national à la stratégie globale de son parti présent Didacien Kossimatchi et toute la famille en vrai du défunt. Et en disant, Arsène Ngrepayo était à 1 minute de laisser son corps sans vie faire le voyage avec celui de Kounkou. Il a fallu le courage de certains jeunes pour le mettre à l’abri du tabassage de la foule.

Rappelant que le regretté Kounkou Jean-Baptiste a été inhumé le même jour de la prise de fonction du nouveau ministre de Arsène Ngrepayo, régis Lionel Privas le mercredi 26 décembre. Un pain sur la planche pour le nouveau ministre de la Jeunesse et une épine de Damara sous son fauteuil.

 

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Centrafrique : Bouar, quand une affaire de jalousie fait un mort.

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Ville de Bouar. CopyrightCNC

 

 

Centrafrique : Bouar, quand une affaire de jalousie fait un mort.

 

 

Pour une histoire de jalousie, deux jeunes lycéens viennent d’être poignardés par couteau à Bouar dans la nuit du mercredi 26 décembre 2018. L’une des victimes, évacuée à Bangui, vient de rendre l’âme. Tandis que l’autre, hospitalisée sur place à Bouar, est dans un état critique.

 

Selon un officier de police judiciaire qui enquête sur le dossier, le suspect, qui s’est rendu lui-même à la gendarmerie de Bouar après avoir commis son crime le 26 décembre aux environs de 23h, aurait agit sous l’emprise de la jalousie sur une jeune-fille mineure de 15 ans fréquentant le collège catholique de la ville.

L’une des deux  victimes, âgées de 18 ans, qui auraient approché la jeune collégienne dans une boite de nuit locale, a été sauvagement agressée avec un couteau à dent par le supposé ami de la fille qui est âgé de 25 ans environ. Tandis que la seconde victime, âgée d’environ 20 ans, a reçu quant à lui des coups de couteau alors qu’elle tentait de séparer les deux belligérants.

Évacuée en urgence dans un hôpital à Bangui, cette dernière vient de succomber de ses blessures ce vendredi 28 décembre 2018.

Quant à la première victime âgée de 18 ans, elle est toujours hospitalisée dans un état critique.

Selon les gendarmes, le suspect, un résidant de Bangui,  serait venu à Bouar pour passer juste les fêtes de fin d’année avec ses parents quand il est attiré par la beauté de la jeune collégienne de 15 ans.

Pour l’instant, les parents du suspect à Bouar se disent inquiets des représailles des proches des victimes qui sont actuellement dans une colère noire contre le suspect.

 

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RDC : La Ceni ferme plus de 1000 bureaux de vote à Kinshasa

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Machine électorale en RDC.

 

RDC : La Ceni ferme plus de 1000 bureaux de vote à Kinshasa

 

 

A deux jours de scrutins cruciaux en RDC, la Céni assure n’avoir toujours pas suffisamment de machines à voter pour ouvrir l’ensemble des bureaux de vote prévus à Kinshasa, la capitale. L’opposition dénonce une nouvelle stratégie pour empêcher ses partisans de voter, alors que la capitale lui est réputée proche.

Après l’incendie de l’un de ses principaux entrepôts à Kinshasa, mi-décembre,

8 000 machines à voter sont parties en fumée, affirme la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Sur les 10 300 et quelques, il n’en restait donc plus que 2 300. Aujourd’hui, elle affirme en avoir réuni 9 000. En récupérant entre autres certaines machines dans le Haut-Katanga.

Mais, selon la Céni, ce n’est toujours pas assez pour les 7 939 bureaux de vote prévus dans la capitale. Résultat : elle a réduit le nombre de bureaux de vote de près de 14 %, soit 1 092 bureaux en moins.

Le rapporteur de la Céni, Jean-Pierre Kalamba assure que ça ne pose « aucun problème », citant cet exemple : au lieu de dix bureaux de vote dans une école, il n’y en aura que neuf.

Au lieu de 600 électeurs par bureau, il y en aura 700. Mais là encore, pas de problème, assure la Céni : « Tous ceux qui seront dans la file d’attente pourront voter », insiste-t-il.

Craintes

Reste que 100 électeurs de plus par bureau de vote, c’est forcément des files d’attente plus grandes et le risque que certains électeurs ne se découragent et ne rentrent chez eux.

Autre problème : les électeurs sauront-ils où aller voter avec cette réorganisation tardive ? Enfin, si les votants passent de 600 à 700 par bureaux de vote, il faut réimprimer les listes d’électeurs. Une autre contrainte logistique de taille quand on parle de 4,457 millions électeurs pour Kinshasa, soit 11 % de l’électorat du pays.

 

 

CENTRAFRIQUE : LE DROIT D’INVENTAIRE CONTROVERSÉ D’UN POUVOIR POURTANT DÉMOCRATIQUE.

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Centrafrique.com/centrafrique-le-droit-dinventaire-controverse-dun-pouvoir-pourtant-democratique/bernard-selembi-doudou-700×700-3/” rel=”attachment wp-att-25443 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, l'auteur de l'article. Photo d'archive.
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo d’archive.

 

 

CENTRAFRIQUE : LE DROIT D’INVENTAIRE CONTROVERSÉ D’UN POUVOIR POURTANT DÉMOCRATIQUE.

 

 

Le pouvoir issu des échéances électorales de 2016 était confronté à d’innombrables défis générés par la longue crise politico-militaire. La population centrafricaine meurtrie, éparpillée à travers le territoire national en était consciente de la profondeur de la crise et a été docile en accordant un long délai de grâce rarement octroyé au pouvoir établi. A mi mandat, la tradition républicaine exige qu’à l’échéance d’une année civile un bilan exhaustif soit présenté en vue des résolutions politiques pour l’année à venir.

 

L’inventaire dans le contexte politique est une étude minutieuse qui consiste à recenser, évaluer délicatement les actifs des passifs d’une mission politique. Cet exercice sera délicat, périlleux et pénible pour le président de la république qui a un bilan plutôt mitigé que controversé. Au delà de l’autosatisfaction adulée par les griots du royaume qui vantent la présence militaire russe comme la solution exclusive à la crise centrafricaine qui se pérennise, le chantier sécuritaire qui est le premier défi à relever s’enlise et tend dangereusement vers moins l’infini lorsqu’on le représente dans un repère orthonormé.

Le dernier massacre d’Alindao avec les soubresauts qui en dérivent en est une parfaite et patente illustration de la non maîtrise du volet sécuritaire abandonné sans fondement juridique à la Minusca.

L’on se souvient qu’à l’avènement du pouvoir issu de la volonté souveraine du peuple, les groupes armés non conventionnels occupaient la moitié du territoire national mais de nos jours, les rapports d’experts l’évaluent à 80% empêchant de facto l’extension de l’autorité de l’Etat aux limites définies par les accords d’indépendance.

La réconciliation et la cohésion nationale ne sont qu’utopies. L’hypothétique levée de l’embargo et la récente incendie de la paroisse sainte trinité des castors donnent le ton des vagues de misère de l’année 2019. En conséquence de ce qui précède, le gouvernement n’a de compétence que dans la capitale et sa périphérie au point de négocier en vain avec les groupes armés la tenue de la fête de moisson en province…pathétique.

Des efforts non visibles sont enregistrés dans le domaine des réfugiés et déplacés internes nonobstant les colossaux soutiens financiers de la communauté internationale. La Centrafrique est devenue le premier État mendiant de la planète avec une présence innombrable des organisations non gouvernementales qui assurent les tâches régaliennes.

Le programme Désarmement, Démobilisation, Réintégration, Rapatriement (DDRR) qui est la pierre angulaire des actions du président de la république est inexistant ou avance à pas de tortue dans l’attente de versements de la manne financière internationale. Par ailleurs, on remarque avec stupéfaction l’incapacité notoire, chronique et virale du gouvernement à monter des projets fiables et convaincants pour lever les fonds promis par Bruxelles.

A titre de rappel, il s’agissait de 2,2 milliards de promesses de financement. Au niveau diplomatique, il est important de souligner notre préjudiciable isolement de la sous région.

L’on note entre autres l’affaire de la tentative de coup d’état en Guinée équatoriale, l’évasion spectaculaire des opposants congolais arrêtés en Centrafrique, la destitution du président de l’assemblée qui fut l’homme de main du président Sassou-Nguesso et enfin le pouvoir tchadien qui est accusé de «faiseur de roi » en Centrafrique etc… Il urge ainsi au pouvoir de Bangui de mener une diplomatie préventive et/ou défensive pour contrer toutes velléités de déstabilisation du pouvoir établi comme les rumeurs confirmées par le gouvernement le font croire.

Le sentiment anti français est cultivé par le gouvernement via la manipulation de la population au mépris des liens étroits qui lient les deux pays.

Quant aux finances publiques la maigre recette des régies financières majoritairement fiscalo-douanière est systématiquement et dilapidées de façon pyramidale avec la complicité légale du bureau de l’assemblée nationale.

En ce qui concerne la justice, et particulièrement la lutte contre la corruption, malgré les nombreuses malversations financières, aucun coupable n’est inquiété puisqu’ils sont eux-mêmes les prédateurs.

La cour pénale spéciale de Bangui est déclarée mort-né avec le transfert précipité et en violation des règles basiques de procédure du député-chef de guerre.

Enfin, la goutte d’eau qui va déborder le vase est la tenue incertaine de l’initiative de paix de l’Union Africaine (UA) avec l’entrée en lice d’un nouveau partenaire, le Soudan avec son président dictateur et sous sanction de l’ONU.

Fort de ce qui précède et un peu perdu dans ce amer constat, le citoyen lambda s’interroge :

Comment un régime issu légitimement des urnes peut cumuler impunément autant de déboires en si peu de temps ? Le peuple centrafricain peut-il encore croire à l’autre moitié du mandat ? Face à la situation politique et sécuritaire du pays, qu’est-ce que le président de la république va proposer au peuple lors des épreuves traditionnelles de vœux de fin d’année ? Le traditionnel discours du président de la république bourré de promesses et d’espoir sera t-il encore audible ? Ne devrait-on pas changer radicalement de politique pour espérer un avenir meilleur ? Le sort des échéances électorales de 2021 n’est-il pas déjà scellé avant l’heure ? Existe-t-il encore un espoir pour le président de la république pour se rattraper de sa déconnexion d’avec le peuple ?

Nous espérons que le temps de la démagogie et de la masturbation politique sont terminés. En conséquence, nous exhortons le pouvoir à se mettre résolument au travail dans l’intérêt exclusif du peuple et surtout de ne pas se tromper de vrais ennemis de la nation.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

 

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des élections

Tel : 0666830062