Centrafrique.com/centrafrique-braquage-spectaculaire-dun-vehicule-dans-le-7e-arrondissement-de-vangui-par-des-soldats-faca/les-faca-en-colonne-dans-un-camp-de-banguiimg_4091-8/” rel=”attachment wp-att-25357 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les soldats FACA au camp Kassaï dans le 7e arrondissement de Bangui. CopyrightDR.
Centrafrique : braquage spectaculaire d’un véhicule dans le 7e arrondissement de Bangui par des soldats FACA.
Dans la nuit du vendredi à samedi 22 décembre dernier, 4 éléments des forces armées centrafricaines (FACA) ont braqué un véhicule 4×4 dans le 7e arrondissement de Bangui aux environs de 22 heures. Dans leur poursuite, 2 des 4 assaillants ont été abattus et un autre arrêté et écroué à la SRI.
Selon les premiers éléments de l’enquête, le véhicule, un pickup de marque BJ80 familial de couleur grise militaire, appartenant au ministre des Finances et du Budget Henri-Marie Dondra quand il a été pris d’assaut par 4 éléments des forces armées centrafricaines lourdement armées et en tenue militaire au quartier Ouango-Bangui dans le 7e arrondissement.
Au moment de l’attaque, seul le chauffeur qui était à bord, mais il a été très vite neutralisé par les assaillants qui ont récupéré le véhicule.
Entre temps, les soldats FACA en faction devant la résidence du ministre Dondra ont été très vite alertés par le conducteur du véhicule. Une course poursuite a été engagée pour retrouver les assaillants sur le trajet Kassaï-centre-ville, mais ils étaient déjà loin.
Contre toute attente, le véhicule a été repéré dans le 4e arrondissement avec les 4 braqueurs FACA à bord. Ils tentent de progresser vers la cité Jean XXIII, mais ils ont été rattrapés à quelques mètres de l’hôpital de l’Amitié.
Après une première tentative de la neutralisation du véhicule, un échange des tirs a été engagé entre les occupants du véhicule et le Soldat FACA qui les a poursuivissur la moto.
2 des 4 braqueurs ont été abattus, tandis que le troisième s’est rendu sans résistance. Le quatrième braqueur a pu s’échapper dans la nature.
Finalement, le corps du caporal-braqueur, surnommé au quartier Malimaka« DÉFAO » en raison de sa forte corpulence, a été enterré ce samedi 22 décembre dernier.
Cependant, les familles des victimes, très en colère après la mort de leurs fils, tentent de dénoncer aux autorités le vrai commanditaire en chef de ces réseaux du banditisme dans lesquels leurs enfants ont été embarqués.
Pour eux, le capitaine de la gendarmerie Olivier Koudoumon alias Gbangouma serait le commanditaire en chef de ce braquage du véhicule du ministre Dondra ce vendredi.
Il y’a lieu de rappeler que le capitaine Olivier Koudoumon alias Gbangouma, en dépit de sa réintégration par le ministre de la Sécurité publique comme le chef des opérations de la légion mobile de la gendarmerie, continue de piloter à visage découvert des nombreux cas de braquages des véhicules dans la capitale Bangui.
Tout le monde se souvient encore de la mort il y’a trois mois de son adjoint surnommé « le colonel ALKATO » tué dans un quartier proche de Fatima lors d’un acte de braquage.
Ce même capitaine Koudoumon, soupçonné par la justice de commettre ou de participer à des nombreux actes criminels entre 2003 et 2018, continue bizarrement de circuler librement dans la capitale Bangui.
Alors, tout le monde se demande à quand le démantèlement définitif des réseaux mafieux dirigés par le capitaine Olivier Koudoumon alias Gbangouma ?
Centrafrique.com/centrafrique-quand-le-president-touadera-sollicite-la-mediation-du-general-djengbo-dans-laffaire-des-800-soldats-retraites/reunion-collectif-des-800-soldats-retraites-au-domicile-du-general-djengbo-le-20-decembre-2018/” rel=”attachment wp-att-25352 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Réunion du collectif des 800 FACA retraités le 20 décembre 2018 au domicile du général Djengbo au quartier Kolongo à Bangui. CopyrightCNC.
Centrafrique : quand le Président Touadera sollicite la médiation du général Djéngbo dans l’affaire des 800 soldats retraités.
Réunis le jeudi 20 décembre 2018 à la demande du chef de l’État Faustin Archange Touadera au domicile du général Djengbo dans le 6e arrondissement de Bangui, plusieurs dizaines des soldats retraités de la dernière vague 2018 se sont longuement discutés sur les conditions de leur admission à la retraite avec le médiateur officiel désigné par la Présidence de la République.
Suite au bras de fer qui oppose depuis début d’année le collectif des 800 soldats FACA admis à la retraite et les autorités centrafricaines concernant le non versement des leurs mesures d’accompagnement promises par les États-Unis, le chef de l’État Faustin Archange Touadera, à travers son émissaire le général Djengbo, mène des démarches pour une médiation, et ce, afin de dénouer l’impasse dans laquelle les négociations se trouvent.
Au terme d’un grand rassemblement organisé ce jeudi 20 décembre 2018 au domicile du médiateur à Kolongo dans le 6e arrondissement de Bangui, quelques dizaines des membres du collectif ont en effet longuement discuté avec le médiateur Djengbo sur les conditions de leur admission à la retraite.
Pour eux, le chef de l’État ne peut en aucun cas signer le décret portant leur admission à la retraite s’il n’était pas certains du versement de leurs mesures d’accompagnement promises par les États-Unis :
« … mon général, je suis désagréablement surpris par les informations que vous venez de nous annoncer. Parce que gouverner c’est prévoir. Et le Président de la République ne peut signer un décret pour faire partir un grand nombre des soldats à la retraite tant qu’il n’a pas vu les fonds promis. … Je suis vraiment surpris mon général… Parce qu’il s’agit des vies humaines qui sont en jeu. Depuis 6 mois on ‘n’a pas de salaire et on souffre énormément », a déploré un leader du collectif lors de la discussion.
S’agissant de la promesse qui leur avait été faite par le Chef d’État major d’alors le général Ludovic Ngaïféi et la ministre de la Défense Marie-Noëlle Koyara concernant leurs mesures d’accompagnement, l’un des participants à la réunion a pris la parole pour rappeler à tout le monde ces belles paroles qu’il qualifie désormais de scroquérie.
Pour le médiateur de la crise, le chef de l’État est conscient de la situation et demande à tout le monde de se calmer dans la patience en attendant le versement des fonds promis par les partenaires internationaux.
En tout cas pour le collectif, il y’a une panne quelque part. Et dont le chef de l’État sait qu’il avait été induit en erreur par son entourage. Et donc il a l’obligation de réparer la situation avant qu’elle ne devienne grave.
Rappelons qu’en février 2018, environ 800 éléments des forces de défenses et de sécurité avaient été admis à la retraite avec une promesse de versement des mesures d’accompagnement exceptionnelles. Or, depuis 6 mois, aucun versement n’a été fait aux ayants droit comme prévu. Ce qui a provoqué la colère de ces derniers qui tentent par tous les moyens de faire réclamer leur droit.
CopyrightCNC.
Réunion du collectif des 800 FACA retraités le 20 décembre 2018 au domicile du général Djengbo au quartier Kolongo à Bangui. CopyrightCNC.
L’ex-Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua. CopyrightDR.
RCA – Assemblée nationale : Etat de la maison laissée par Karim Meckassoua
Bangui (rca) – CNC- Après deux années durant de gestion à la tête de l’assemblée nationale, Karim Abdou Meckassoua a laissé cette institution de la République dans un état d’insalubrité et de dégradation indescriptible.
Il ne doit pas être très fier ! Plus préoccupé à faire du clientélisme politique et du favoritisme vis-à-vis des députés de sa mouvance, il s’est contenté dès son entrée en fonction de faire arranger luxueusement et à grands frais au rez de chaussée par l’entreprise de son frère cadet, le salon d’honneur, sa salle d’attente et son bureau (44 millions de F CFA). Il s’est totalement désintéressé des autres parties de cette bâtisse. C’est un véritable défi que l’actuel bureau du PAN Laurent Ngon-Baba doit se dépêcher de relever.
Dans l’hémicycle, les microphones individuels sur les pupitres de nos chers honorables ont tout simplement disparu. C’est un micro « balladeur » qui permet aux députés de prendre la parole et s’exprimer. Seuls les microphones de la tribune et celui du perchoir semble encore fonctionner. Ceux de la tribune réservés aux autres membres du bureau ont soit disparu ou ne marchent plus. De nos jours, dans l’hémicycle de plusieurs parlements dans le monde pas seulement des pays nantis mais même dans certains pays africains qui sont aussi voire plus pauvres que le nôtre, on a maintenant recours à un matériel de vote électronique pour les députés. Les nôtres en sont encore à continuer de glisser des bouts de papier faisant office de bulletin de vote dans une corbeille qu’on leur tend et au décompte manuel et verbal des bulletins !
Aussi incroyable que cela puisse être, depuis des lustres, il n’y a plus d’eau courante à l’assemblée nationale tant et si bien que plus aucun WC ni pissotières ne sont utilisables et cela ne paraît préoccuper aucun responsable des lieux. Tous les endroits réservés aux toilettes tout autour de l’hémicycle, de la salle dite des banquets au rez de chaussée et à l’étage dégagent d’insupportables odeurs pestilentielles. La fameuse salle des banquets dont la location à des tiers pour des événements, soirées festives de mariage et autres anniversaires devrait rapporter énormément d’argent qui pourrait au moins servir à son entretien est dans un état épouvantable. Plusieurs carreaux du sol sont cassés et non remplacés. Les lustres au plafond sont dans un état d’insalubrité avancé. Il y a des grandes tables rondes mais aucune chaise ! La climatisation laisse à désirer.
Depuis des années, où sont allées les recettes de location de cette grande salle ? La question mérite d’être posée à tous ceux qui ont eu à gérer cette institution surtout depuis le CNT de Ferdinand Alexandre Nguendet jusqu’aux deux ans de gestion de Karim Meckassoua. Laurent Ngon-Baba est donc attendu au tournant. D’importantes sommes d’argent sont sorties du trésor national pour soit disant la réhabilitation de ces lieux mais leur état actuel est une véritable honte pour notre pays. Alors que les principaux dirigeants de cette maison ont un grand penchant pour les coûteux véhicules Toyota 4X4 V8 VX et autres Mercedes grand luxe, qu’ils se dépêchent de mettre à la réforme pour se les procurer, ils devraient se préoccuper tout autant sinon davantage de l’état de la branche sur laquelle ils s’asseyent.
Centrafrique.com/centrafrique-une-embarrassante-affaire-qui-divise-la-police-nationale/manifestation-a-bangui-avec-une-foule-devant-la-police-3/” rel=”attachment wp-att-25329 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Image d’illustration d’une foule en colère face à la police lors de la manifestation de la société civile contre l’inaction des forces de la Minusca vis-à-vis des rebelles. CopyrightCNC.
Centrafrique : une embarrassante affaire qui divise la police nationale.
Si depuis quelques jours une affaire de vol d’une moto en présence des éléments de la Ficu a profondément ébranlé tous les corps de la police nationale, c’est désormais le département de la sécurité publique qui est touché.
En effet, d’après notre enquête sur le dossier, tout a commencé par un incident survenu le 14 décembre dernier entre un agent auxiliaire de la police nationale et un mototaximan sur l’avenue de l’indépendance au niveau du centre artisanal de Bangui dans lequel ce dernier avait été gravement blessé et transporté à la clinique du Médecin sans frontière pour des soins d’urgence.
D’après les premiers éléments de l’enquête de la gendarmerie dont CNC a pu consulter la copie, c’est à la suite d’un contrôle de l’unité de police FICU à l’entrée du centre-ville de Bangui qu’un auxiliaire de police aurait frappé un mototaximan dénommé Francis, âgé d’environ 23 ans, avec son ceinturon de combat alors que celui-ci est en pleine vitesse sur sa moto.
Tombé à la renverse lors de la frappe, le mototaximan, gravement blessé partout sur son corps, a été transporté d’urgence à l’hôpital en présence d’une foule compacte des badauds qui étaient en colère contre le policier incriminé.
Entre temps, devant la menace pressante de cette foule qui voudrait frapper tous les policiers présents lors de ce contrôle,le chef de poste, un sous-brigadier de la Police, a tenté d’appeler en vain son chef le Commandant Antonio Tembo pour demander de renfort.
Après avoir repris conscience à l’hôpital, la victime, le jeune mototaximan, demande à ce qu’on lui ramène sa moto, mais les policiers ne l’ont pas trouvée.
Ils ont compris à la fin que celle-ci a été volée par l’un des badauds présents lors de l’incident le 14 décembre dernier.
Sans surprise, la victime saisit la justice pour que la police lui ramène sa moto. Mais le commandant de la police Antonio Tembo, chef de l’unité FICU, a facilement trouvé le coupable idéal qui est le sous-brigadier, chef du checkpoint dans lequel l’agent auxiliaire a été mis en cause.
Contre toute attente, il ordonne à son coupable de rembourser très rapidement la moto de la victime, sans quoi il va être lourdement sanctionné .
Pour les nombreux agents de la police contactés par CNC, la décision du commandant Tembo relève tout simplement d’une fuite en avant d’autant plus qu’il avait été appelé en vain par ses éléments en danger alors qu’il est dans son délire personnel dans les quartiers de Bangui avec le seul véhicule de patrouille de la FICU.
Dans les commissariats de Bangui, y compris dans d’autres unités opérationnelles de la police, on ne manque pas de critiquer le comportement inadmissible du commandant Tembo qui ne cesse de presser ses agents auxiliaires de lui ramener par jour au bureau un nombre fixé des taximotos à racketter.
Au ministère de la Sécurité publique, on se demande si c’est à ce sous-brigadier de rembourser la victime ou c’est à la police nationale, autrement dit à l’État de prendre saresponsabilité, car, cet agent auxiliaire agit dans le cadre de son travaille de policier et non personnel.
Il y’a lieu de rappeler que suite à la décision du ministre de la Sécurité publique qui interdit par un arrêté l’accès des motos-taxis au centre-ville de Bangui, toutes les unités de la police ont été mobilisées d’appliquer rigoureusement cette décision. En conséquence, la FICU a installé un checkpoint juste à quelques mètres du centre artisanal devant la cathédrale afin de filtrer l’entrée et la sortie du centre-ville par les forces de l’ordre.
Mais dans le cas de Francis, le mototaximan blessé, il n’a pas transporté un client au moment de son retour à la maison située au quartier Ouango dans le 7e arrondissement de Bangui.
Le commandant Antonio Tembo que CNC a déjà publié un article sur lui en février 2018 constitue toujours une épine sous les pieds du ministre de la Sécurité publique, tout comme pour le nouveau Directeur général de la police, le redoutable Bienvenu Zokoué.
Centrafrique.com/centrafrique-violent-clash-entre-moussa-faki-et-faustin-touadera/president-commission-union-africaine-moussa-fakir-et-faustin-archange-touadera-a-droite-le-18-septembre-2018-a-bangui-rfi-2/” rel=”attachment wp-att-25340 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président de la commission de l’Union africaine Moussa Faki Mahamat à gauche et le Président Faustin Archange Touadera à droite sur la photo prise à Bangui le 18 septembre 2018. CopyrightAFP.
Centrafrique : violent clash entre Moussa Faki Mahamat et Faustin Touadera.
Si l’initiative de paix portée par l’Union africaine peine à se concrétiser depuis plusieurs mois, c’est à cause des relations diplomatiques très exécrables entre la présidence de la République centrafricaine et la présidence de la Commission de cette Institution. À en croire au dernier développement qui s’est soldé par un clash téléphonique très violent entre le président Touadera et Moussa Faki Mahamat.
D’après nos enquêtes, c’est la désapprobation par le Président Faustin Archange TOUADERA du choix du Mauritanien Mohamed Hacen Ould Lebatt, conseiller stratégique principal de Moussa Faki Mahamat comme facilitateur des pourparlers de Paix qui a sorti les relations amicales et professionnelles entre les deux hommes de ses rails.
Selon nos informations, Monsieur Moussa Faki Mahamat, qui n’a surtout pas apprécié le fait que le président Touadera qualifie un haut cadre de son Institution et de surcroit son conseiller stratégique principal, d’un homme à moralité douteuse et trop partial, a pris son courage à deux mains pour prendre son téléphone et appeler le président Faustin Archange TOUADERA afin de comprendre les raisons qui le poussent à tenir des tels propos qualifiés « insultants et non courtois » dans le langage diplomatique.
Contre toute attente, Monsieur Moussa Faki Mahamat, c’est dans la gueule du loup que sa demande est rentrée. Il s’est retrouvé dans le viseur du président Touadera qui l’a chargé copieusement et avec tous les noms d’oiseaux.
Depuis lors, les deux hommes se campent chacun dans son coin. Ils ne se parlent plus. Et c’est ce qui oblige Moussa Faki Mahamat de ne pas répondre aux exigences « à la centrafricaine », du gouvernement de donner trois noms au Chef de l’État qui doit décider seul coutumièrement le prochain facilitateur.
Selon un diplomate africain contacté par CNC, il est quasi-impossible pour l’Union africaine d’aboutir dans cet état à une solution pacifique qui pourrait mettre fin à cette crise politico-militaire en République centrafricaine.
Peut-être la solution viendra du côté de l’ONU ? s’interroge ce diplomate.
Du côté des autorités de Bangui, d’après une source gouvernementale, les pourparlers de Paix de l’Union africaine sont, malheureusement, « mort-nés ». Elles misent désormais sur ceux de Khartoum initié par les Russes et les Soudanais pour ramener la paix dans le pays.
Centrafrique.com/centrafrique-lancement-des-activites-de-la-plaidoirie-pour-ladoption-sur-la-loi-de-la-protection-de-lenfant/lancement-des-activites-de-la-plaidoirie-pour-ladoption-sur-la-loi-de-la-protection-de-lenfant/” rel=”attachment wp-att-25336 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Travaux du Lancement des activités de la plaidoirie pour l’adoption sur la loi de la protection de l’enfant. Credit photo : CNC.
Centrafrique : Lancement des activités de la plaidoirie pour l’adoption sur la loi de la protection de l’enfant
Bangui (RCA) /CNC – L’Organisation non gouvernementale dans Church Aid (DCA-RCA) en partenariat avec le Réseau des journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH-RCA) a organisé ce vendredi 21 décembre 2018, une conférence de presse dans la salle de conférence du Centre Monseigneur Cucherousset pour lancer des activités de plaidoyer pour l’adoption du code de la protection de l’enfance en République centrafricaine.
C’est dans le cadre de la protection de l’enfant que l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté, le 20 novembre 1989, une convention relative aux droits de l’enfant alors que les États africains ont adopté, en juillet 1990, la Charte africaine des Droits et du Bien-être de l’Enfant. Le gouvernement centrafricain, a intégré dans sa législation nationale, certains textes et dispositions de ces deux instruments internationaux.
Cependant, au-delà de toutes les lois et de tous les mécanismes mis en place, le code de protection de l’enfant restera, sans doute, la marque la plus édifiante de l’attention réservée à l’enfance. L’avant-projet de ce code est disponible depuis près de 8 ans, mais toujours en attente d’être transmis au parlement pour son adoption.
C’est dans cette perspective que l’ONG Danch Church Aid en collaboration avec trois organisations de la société civile notamment le Centre pour la Promotion et la Défense des Droits de l’Enfant (CPDE), le Réseau des Journalistes pour les Droits de l’Homme (RJDH) et Women Acting for Living Together (WALT), et avec les enfants filles et garçons des différents horizons de la société centrafricaine, sur le financement de l’Unicef, veulent mettre en place un cadre de plaidoyer pour pousser à l’adoption et à la promulgation du code de la protection de l’enfant en Centrafrique.
Dans son allocution de la circonstance, Aliou Maîga, Chef section protection enfant à l’Unicef-Centrafrique, confirme que la situation de protection de l’enfant reste préoccupante :
« Malgré ces avancées, la situation de protection de l’enfant en Centrafrique reste encore préoccupante, 92% selon la statistique de 2010, des enfants sont victimes de violence en RCA donc pratiquement la quasi-totalité de ces enfants sont victime de violence notamment la violence sexuelle, certains sont encore présents dans les groupes et les filles sont mariées très jeunes ce qui réduisent leur chance et leur capacité à appartenir à des structures ou à poursuivre leur scolarité pour les bonheurs de leurs familles », a-t-il précisé.
« Avec les crises récurrentes, de moins en moins d’enfants sont enregistrés dans l’état civil comme vous savez que ceci est le premier droit de l’enfant. Pour renforcer le bien-être des enfants, des efforts mentionnés plus haut doivent être traduits et domestiqués aujourd’hui dans les instruments juridiques nationaux et l’initiative des organisations de la société civile de ce jour rentre dans la dynamique de domestication des instruments juridiques. L’Unicef appui cette initiative et reste disponible à appuyer la partie nationale pour l’adoption de cet outil qui est le projet de loi de la protection de l’enfant », conclut monsieur Aliou Maîga
Quant à monsieur Gilbert Masumbuko, Chef de Mission de l’ONG internationale DCA, les enfants continuent de vivre dans des conditions inhumaines :
« Des enfants sont détenus dans les lieux et des conditions inhumaines. Les filles comme les garçons sont utilisées comme combattants, porteurs, cuisiniers, espions, blanchisseurs, entretien des armes et ainsi subissent des violences, des privations au point d’en sortir très négativement marquées à cause des atrocités. Les filles exercent en plus une charge supplémentaire les assujettissant aux sévices sexuels de la part des commandants et autres combattants », a-t-il martelé.
Aux mois d’août et de septembre 2018, plus de 80 cas ont été rapportés (22 nouveaux cas de viol, 13 nouveaux cas d’agression physique et 44 nouveaux cas de mutilation géniale féminine). De nombreux enfants sont accusés de différentes sortes de crimes, délits, de sorcellerie.
Pour contribuer à l’adoption du projet de cette loi portant protection de l’enfant en RCA à l’horizon 2019, trois organisations de la société civile notamment CPDE, RJDH et WALT vont travailler dans des différents volets pour la mise en œuvre de ce projet de loi.
Il est à préciser que si cette loi est adoptée et promulguée, la RCA connaîtra beaucoup d’innovations concernant le projet de loi de la protection de l’enfant entre autres la prise en compte du délai de la déclaration des naissances et ses frais, la gratuité de l’éducation sur toute l’étendue du territoire, l’interdiction formelle de mariages des enfants avant l’âge de 18 ans et bien d’autres dispositions qui garantissent la protection des enfants en RCA.
Centrafrique.com/centrafrique-coup-de-projecteur-pour-comprendre-les-enjeux-de-la-resolution-2448-2018-du-conseil-de-securite-de-lonu/bernard-selembi-doudou-700×700-2/” rel=”attachment wp-att-25332 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
CENTRAFRIQUE : COUP DE PROJECTEUR POUR COMPRENDRE LES ENJEUX DE LA RÉSOLUTION 2448 (2018) DU CONSEIL DE SÉCURITÉ DE L’ONU.
Sur initiative de la France, le conseil de sécurité de l’ONU s’est réuni le 13 décembre 2018 à New-york. La situation de la République centrafricaine était inscrite à l’ordre du jour de la 8422 eme séance du conseil de sécurité. Il s’agissait en effet de renouveler le mandat de la Mission multidimensionnelle Intégrée des Nations Unies pour la Stabilisation de la République centrafricaine (Minusca) pour une année supplémentaire c’est à dire jusqu’au 15 novembre 2019 et cela après un report technique d’un mois. Suite à de houleuses et âpres discussions en commission, la résolution 2448 (2018) a été votée par treize (13) voix favorables, zéro (0) voix contre et les nouveaux prédateurs d’Afrique c’est à dire la fédération de Russie et la Chine se sont abstenus. La résolution par définition est une décision prise par une assemblée et revêt une valeur juridique contraignante. Cette résolution s’inscrit dans la suite logique de l’article 25 de la charte des Nations Unies qui dispose : « les membres de l’organisation conviennent d’accepter et d’appliquer les décisions du conseil de sécurité conformément à la présente charte ». En plus de la traditionnelle et robuste mission de la Minusca c’est à dire la résolution 2448 (2018) parrainée par la France renforce de façon considérable la mission de la Minusca en adjoignant dans l’intérêt du peuple trois (3) missions principales. D’abord, la résolution fait la priorité à la protection de la population civile sous menaces physiques « sans préjudice de la responsabilité principale des autorités centrafricaines » en prenant des mesures actives pour participer, écarter et répondre efficacement à toutes menaces graves ou crédibles à l’encontre de la population civile. Ensuite, la Minusca doit élargir son appui au processus de paix y compris la réconciliation, la cohésion nationale, la justice transitionnelle en renforçant son rôle dans le processus de paix initié par l’Union Africaine (UA). Enfin, la Minusca doit assurer la mise en place de « conditions de sûreté favorables à l’acheminement immédiat et sécurisé de l’aide humanitaire ». Il est également important de rappeler qu’à cela s’ajoute la protection du personnel et de biens des nations unies. Par ailleurs, la résolution autorise l’extension rapide de l’autorité de l’Etat sur toute l’étendue du territoire national à travers le déploiement des forces de sécurité intérieure via un appui logistique. La résolution 2448 ainsi présentée provoque et réveille la curiosité du citoyen lambda qui s’interroge : Le renforcement du mandat de la Minusca tel que défini mettra t-il fin à la longue et éternelle crise centrafricaine ? Ce nouveau mandat qualifié par les observateurs de « robuste » constituera t-il un gage d’espoir pour le renouveau centrafricain ? Le manque de consensus lors du vote de la résolution que regrettent bons nombres de participants fragilisera t-il la Minusca et sa légitimité ? Pourquoi le report technique d’un mois pour le renouvellement du mandat n’a pas permis d’aplanir les divergences ? La guerre des égos devenue visible entre les grandes puissances affectera t-elle le processus de paix ? Par ailleurs, lors des travaux en commission, pourquoi aucun volet sensé préparer le lit de la levée de l’embargo n’a été évoqué alors que les autorités centrafricaines s’égosillaient à réclamer la levée de l’embargo ? Pensez-vous que la résolution 2448 répondra t-elle favorablement aux attentes des centrafricains sans la levée de l’embargo ? Un simple appui logistique de la Minusca aux autorités centrafricaines suffira t-il pour atténuer la douleur d’un peuple meurtri ? S’agit-il d’une volonté expresse de la communauté internationale de laisser pourrir la situation en Centrafrique ? Si tel est le cas, à qui profite le crime ? Face à l’entêtement des groupes armés non conventionnels qui ne parlent que le langage de la violence, pourquoi le conseil de sécurité de l’ONU n’a pas modifié le mandat de la Minusca en « imposant la paix » au lieu du « maintien de la paix » qui a montré toutes ses limites ? Logiquement, seuls les intérêts centrafricains devraient guider les décisions du conseil de sécurité de l’ONU mais on constate dans les faits que les conflits entre les puissances étrangères accompagnés des actions ambiguës de quelques unes relèguent les intérêts centrafricains au second plan et influencent le fonctionnement du conseil de sécurité de l’ONU. En outre, il est important de rappeler à qui veut entendre que la Centrafrique est devenue un terreau fertile pour les réseaux extrémistes avec des trafics d’armes et de ressources naturelles de tout genre. Ainsi, l’heure n’est plus à la compétition ou à la jalousie des puissances étrangères car tous sont venus pour aider un peuple aux abois. En conséquence de ce qui précède, la résolution 2448 doit être claire, limpide et exempt de toute équivoque. Ceci étant, comment peut-on venir à bout des groupes armés quand le préambule de la résolution 2448 rappelle l’impartialité de la Minusca qui ne peut se battre qu’en cas de légitime défense ou de défense de mandat ? Ce même préambule réaffirme en contraste qu’il appartient aux autorités centrafricaines de protéger la population de toute attaque et de créer les conditions nécessaires d’un retour de la paix, de la réconciliation et de la cohésion nationale. Pour finir, le but ou l’enjeu pédagogique de cet exercice est de clarifier, de rendre non équivoque la compréhension du citoyen lambda sur la résolution 2448 (2018) du conseil de sécurité de l’ONU afin de juger au mieux les missions de la Minusca et parallèlement les responsabilités qui reviennent de droit aux autorités centrafricaines. Il est évident que le scénario de sortie de crise tel que présenté, matérialisé par le vote de la résolution 2448 ne semble ni convaincre ni inquiéter les groupes armés non conventionnels en vue d’une franche coopération en faveur d’une paix et d’un développement durable. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique.com/centrafrique-meckassoua-bokassa-et-doubane-sont-ils-interdits-de-sortie-du-territoire/abdoul-karim-meckassoua-4/” rel=”attachment wp-att-25323 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’ex-Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua.
Centrafrique : Meckassoua, Bokassa et Doubane sont-ils interdits de sortie du territoire ?
Accusés par les proches du président Faustin Archange Touadera de complot contre l’autorité de l’État, l’ex-Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua et les ex-ministres Charles Armel Doubane et Jean-Serge Bokassa seraient interdits de sortie du territoire centrafricain par la justice, selon une source sécuritaire à Bangui contactée par CNC.
Si le président Faustin Archange Touadera, lors de son investiture le 30 mars 2016, a appelé toutes les filles et tous les fils du pays à l’unité nationale pour bâtir une nouvelle République prospère et indivisible, ses actions en inaction au lendemain de sa prise de fonction laissent croire au peuple centrafricain qu’il ne faut jamais considérer sincère les promesses faites par les hommes politiques.
En 2017 après les secousses médiatico-politiques provoquées par les critiques acerbes de la population centrafricaine foncièrement contre la célébration fastueuse du premier anniversaire de l’accession au pouvoir du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA à coût des dizaines de millions de francs CFA, certains leaders politiques de la majorité, notamment le Président du RPR Alexandre Ferdinand Nguéndé, le Président du parti CPRS maître Nicolas Tiangaye et Crepin Mboli Goumba du Patrie ont décidé de se retirer du groupe parlementaire qui soutient l’action du chef de l’État Faustin Archange Touadera.
Malheureusement, ces trois leaders politiques centrafricains, contre toute attente, ont été copieusement insultés et traités de tout par les proches de Touadera. Ils ont été même trainés devant la justice pour atteintes à la sureté de l’État et à la tranquillité du chef de l’État.
À qui le prochain tour?
Voilà une année passée. C’est le tour d’Abdoul Karim Meckassoua, de Jean-Serge Bokassa et tout récemment de Charles Armel Doubane de quitter la majorité présidentielle après leur limogeage du gouvernement pour les deux derniers et sa destitution du perchoir de l’Assemblée nationale pour le premier.
Comme si cela ne suffisait pas, ces derniers seraient déjà interdits de sortie du territoire national. Raison évoquée, risque réel qu’ils portent atteinte à la sécurité intérieure et extérieure de l’État une fois hors du pays, selon une source sécuritaire à Bangui.
Or, sachant pertinemment que l’ex-Président de l’Assemblée nationale Abdoul Karim Meckassoua est l’ex-ministre des affaires étrangères Charles Armel Doubane devraient régulièrement revoir leur médecin à l’extérieur du pays pour bilan de santé. La décision de Faustin Archange TOUADERA de les enfermer chez eux, en résidence surveillée, et les interdire par la suite de quitter le territoire national revient tout simplement à les tuer à polonium ou les condamner à mort par petit feu.
Tel maître, tel valet
En décidant « d’enfermer» ses compatriotes dans l’état de nécessité médicale absolue à Bangui, Faustin Archange TOUADERA met en pratique les endoctrinements de son maître François Bozizé.
François Bozizé, alors l’homme fort de Bangui, avait user de son droit pour interdire purement et simplement l’évacuation sanitaire vers Malabo, de l’ancien président Ange Félix PATASSÉ. Puis, sous pression, d’admettre enfin tout en retardant au maximum et sur plusieurs jours, celle sur Yaoundé jusqu’à ce qu’il soit cliniquement mort avant de l’évacuer.
Vraisemblablement, en pactisant avec les mercenaires russes pour les protéger, Faustin Archange TOUADERA et son ami Simplice Mathieu Sarandjine croient pas du tout aux messages de fermeté des Nations unies affirmant que « tant que la MINUSCA est dans ce pays, il n’y aura pas de coup d’État en Centrafrique ». Sinon à quoi sert une interdiction de sortie du territoire dans ce pays où la présence militaire des Nations unies constitue déjà, à elle seule, une couverture métallique blindée contre toute tentative de déstabilisation de leur régime ?
Est-il vraiment nécessaire pour que ces leaders politiques soient à l’extérieur du pays pour qu’un coup d’État réussisse ?
Centrafrique.com/presidentielle-en-rdc-les-elections-auront-lieu-le-30-decembre-2018-officiel/fayulu_martin_-3/” rel=”attachment wp-att-25319 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le candidat Martin Fayulu à la prochaine présidentielle en RDC.
Présidentielle en RDC : “les élections auront lieu le 30 décembre 2018” (Officiel).
»
Le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) Corneille Naanga s’est adressé à la presse aujourd’hui pour annoncer le report au 30 décembre 2018 du scrutin initialement prévu pour le 23 décembre 2018.
Selon Naanga, l’incendie ayant consumé les matériels électoraux dans son entrepôt de Kinshasa le 13 décembre 2018 a été à la base de ce report. En effet, le chef de la centrale électorale a indiqué que les machines à voter ramenées d’autres provinces pour suppléer à celles incendiées nécessitaient de nouveaux bulletins de vote compatibles avec la province de Kinshasa.
C’est l’impression de ces bulletins en urgence en Afrique du Sud et leur acheminement en RDC qui rendent impossible la tenue de ces élections à la date du 23 décembre. Le dernier lot de bulletins arrive à Kinshasa le soir du 22 décembre d’après Naanga. Leur configuration pour compatibilité avec les machines à voter de Kinshasa et déploiement nécessitera au moins trois jours.
La CENI se trouvait ainsi face au dilemme d’organiser les élections le 23 décembre sans la province de Kinshasa ou de les différer de sept jours pour intégrer la capitale. La deuxième option l’a emporté.
RDC: soudaine vague de réfugiés vers le Congo-Brazzaville
Ces réfugiés fuiraient un conflit intercommunautaire dans une province au nord de Kinshasa.
Au total, 4358 réfugiés sont arrivés dans une région à plus de 300 km au nord de Brazzavile, a indiqué à l’AFP François Ntsuini, sous-préfet de Makotimpoko dans cette région des Plateaux.
« Aujourd’hui [mardi], nous avons enregistré trois morts : deux enfants de un et trois ans des suites de leurs blessures, puis une femme », a ajouté le sous- préfet.
« Nous avons également reçu 53 blessés, essentiellement par balle de fusil de chasse. Ils sont actuellement pris en charge dans un Centre de santé intégré (CSI) », a-t-il affirmé.
Au moins deux blessés graves ont été évacués par voie navigable, selon la même source.
« Il s’agit d’un conflit inter-ethnique ouvert », a expliqué M. Ntsuini.
Des membres de l’ethnie banunu du Mai-Ndombe seraient pourchassés par les Batendé, selon le sous- préfet.
Les autorités de la province du Maï-Ndombe en RDC n’étaient pas immédiatement joignables.
Les ministres congolais de l’Intérieur Raymond Mboulou et sa collègue Antoinette Dinga Nzondo de l’action humanitaire se sont rendus mardi à Makotimpoko, mais n’ont pas fait de déclarations.
Des élections sont prévues dimanche en RDC. Au moins six personnes ont été tuées dans des violences pré-électorales. Kinshasa nie tout mort en lien avec la campagne.
Entre 2009 et 2010 au moins 110 000 personnes fuyant un conflit inter-ethnique dans la province de l’Équateur avaient trouvé refuge dans le Département de la Likouala, dans l’extrême nord du Congo-Brazzaville.
Centrafrique.com/centrafrique-annulation-du-recrutement-des-1300-jeunes-dans-le-rang-des-faca/candidat-recrutement-faca-en-position-de-pompe-bouar-2/” rel=”attachment wp-att-25311 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Un candidat au recrutement le 10 novembre 2018 à Bouar lors d’un test. Photo Gervais Lenga. CopyrightCNC.
Centrafrique : annulation du recrutement des 1300 jeunes dans le rang des FACA.
La campagne du recrutement d’environ 1300 jeunes, âgés de 18 à 23 ans dans le rang des forces armées centrafricaines, vient de prendre un coup fatal porté par le Président de l’Assemblée nationale Laurent Gon Baba qui demande simplement et purement son annulation pour fraude massive.
Une première en République centrafricaine qu’un préside de l’Assemblée nationale, à la demande de l’ensemble des députés de la nation, annule la procédure du recrutement d’environ 1300 jeunes dans le rang des forces armées centrafricaines (FACA).
En effet, le lundi 17 décembre dernier, au cours d’un débat parlementaire avec les membres du gouvernement, les députés centrafricains ont interpellé la ministre de la Défense nationale Marie-Noëlle Koyara sur la dernière campagne de recrutement dans le rang des FACA.
Selon les députés présents ce jour dans l’hémicycle, plus de la moitié des jeunes retenus dans la liste présentée par le gouvernement ne sont pas des vrais candidats retenus dans les villes de province comme annoncées.
Il s’agit bien des fils, cousins et parents de certains officiers de l’armée nationale qui ont été retenus frauduleusement comme ils ont l’habitude de le faire dans le passé.
Contre toute attente, la quasi-totalité des députés s’est soulevée tout d’un coup pour crier à l’annulation de cette procédure de recrutement qu’ils qualifient de mesquine en dépit de la promesse faite par la ministre de la Défense de revoir la liste en procédant à un nouveau recrutement dans des zones entachées par la fraude.
Comme dans une salle d’audience, le Président de l’Assemblée nationale, en présence de la ministre Marie-Noëlle Koyara et de ses collègues députés, déclare avec autorité l’annulation pure et simple de la procédure du recrutement des 1300 jeunes centrafricains dans le rang des forces armées nationales en vertu des pouvoirs qui lui sont conférés par la Constitution.
Pour la prochaine fois, selon le PAN Laurent Gon Baba, c’est la Minusca qui sera chargée de recruter ces 1300 jeunes et non les officiers FACA qui ne font que retenir leurs enfants à la place des autres.
Minusca-a-lecole-nationale-de-police-a-bangui/remise-diplome-policers-centrafricains-formes-par-les-minusca-bantui-Centrafrique/” rel=”attachment wp-att-25305 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les Policiers stagiaires formés par la Minusca à Bangui du 19 novembre au 19 décembre 2018. Photo : Anselme Mbata. CopyrightCNC.
Centrafrique : fin de formation spécialisée de 290 policiers par la MINUSCA à l’école nationale de police à Bangui.
Du 19 novembre au 19 décembre 2018 , 290 policiers centrafricains, jeunes comme anciens, ont participé à une formation de techniques d’intervention et de renforcement de capacité sur le MROP, financée par la MINUSCA à Bangui.
En présence du représentant du ministre de la Sécurité publique et du chef de la MINUSCA, les 290 stagiaires policiers ont reçu chacun une attestation de fin de formation assurée à la fois par les instructeurs de l’ONU et de la police nationale représentés par le directeur de la CNS SIM DANIGOUMANDJI et le Commandant de la police Mardochée Sangho.
Dans son discours, le directeur de cabinet du ministre de la Sécurité publique qui représente le gouvernement à cette cérémonie remercie la MINUSCA de son appui constant et multidimensionnel pour la montée en puissance des forces de sécurité intérieure (FSI).
De son côté, le chef des composantes de la police de la MINUSCA, dans sa déclaration, remercie le gouvernement centrafricain de sa collaboration et de sa disponibilité à travailler étroitement avec son Institution. Il a également encouragé les jeunes policiers formés à relever le défi par leur professionnalisme.
À la fin de la cérémonie, une démonstration a été faite par les stagiaires devant les autorités présentes.
Par ailleurs, selon nos informations, au cours de cette formation, au moins 40 policiers stagiaires ont été sélectionnés par les formateurs en vue de les envoyer en formation de l’unité spéciale en Chine suite à l’accord signé par le Président Faustin Archange Touadera lors de sa visite dans ce pays.
Personnage inconnu du grand public ou presque en Centrafrique, voilà que ce nom a retenti dans la presse toute la semaine pour se clore sur un débat.
Kémi Seba ou de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi est né en France en 1981, à Strasbourg pour être plus précis. Franco-béninois il grandit en France, y faisant toute sa scolarité. Il rentre dans différents groupes et associations qui sont parfois même dissous pour incitation à la haine raciale, antisémitisme entre autre. Ce qui l’ammène à avoir quelques démélés avec la juridiction française et des séjours en prison. Oui des.
Ce n’est qu’en 2008 qu’il quitte la France pour venir s’installer au Sénégal d’où il sera explusé quelques années plus tard après avoir brulé un billet de 10 000 FCFA sur la place publique. Il est renvoyé à l’envoyeur : la France! Retour à la case départ pour cet homme qui semble ne pas respecter grand monde…Il part alors au Bénin où il réside toujours.
En 2017, débute sa croisade donc le franc CFA dans différents pays d’Afrique. Venu en Centrafrique pour « le procès du peuple contre la Françafrique » ce dimanche, il ne semble pas qu’il ait récolté les résultats escomptés, malgré sa propagande. Organisé au stade Omnisport, ce procès a réuni entre 300 et 500 personnes mais tous ne sont pas restés. Au contraire, environ 100 personnes ont quitté les lieux avant la fin de ce procès.
Récemment, la Guinée lui a refusé son entrée sur le territoire alors qu’il voulait poursuivre sa campagne sur le procès contre la Françafrique.
Au lendemain de son arrivée sur Bangui, il en a profité pour présenter son ONG « Ugences panafricanistes » devant toute une assemblée de journaliste à l’hôtel Ledger Plaza. Cette ONG a pour objectif de promouvoir l’unité africaine et désire faire du continent africain un espace autonome.
Personnage inconnu du paysage, la curiosté a fait son œuvre réunissant du monde. Mais son verbiage n’a pas séduit malgré sa présence quasie théâtrale.. En tant que Franco-béninois, il se permet de taper du sucre du la France. Lors de son discours il a dit : « Il était nécessaire que nous venions dans un pays meurtri par le néocolonialisme français, asphyxié par la barbarie à l’ologarchie française ». Pays ami, qui l’a vu naitre, l’a éduqué, lui a donné la possibilité de choisir sa vie. Mais non, il se considère comme un africain opprimé par la colonisation qu’il ne connait d’à travers des cours d’histoire.
Au regard de la tournée des pays pour disséminer son discours panafricaniste. Qui le soutien financièrement ? Des joueurs de football d’une part, il a lui-même cité deux (2) noms : Nicolas Anelke et Demba Ba. Serait-ce deux noms pour noyer le poisson ? Il est possible en tout cas d’avoir des doutes sur ces financements. En effet, en 2017 il est invité en Russie par un nationaliste russe Alexandre Douguine. L’objectif de cette rencontre aurait été de s’unir contre l’occident et favoriser un monde multipolaire. Certes, mais la russie ne serait-elle pas en train de le financer également ?
Or actuellement la russie ne serait-elle pas en RCA ? Elle l’est et de plus en plus, mais bien qu’elle fasse de la formation militaire pour les FACA il y a l’autre versant. Celui-ci s’apparente à la colonisation ou de la néocolonisation. Avec ses entreprises, les minerais sont extraits et le profit ne revient pas dans la poche des centrafricains. Des actions pour la population, ils en font mais offrir des trampolines dans des écoles alors qu’ils n’ont même pas de quoi étudier était-ce une bonne idée ? Soutenir le concours Miss Centrafrique le plus important ? Mais comme le dit si bien le grand manitou Kémi Séba « Vladimir Poutine essaie d’établir des contrats avec les différents pays africains, on est peut-être à l’aube de quelque chose de très grand dans la diplomatie russo-africaine ». On peut avoir des doutes… mais comme on dit qui vivra verra.
La Centrafrique s’annonce au capital d’Afreximbank
En attendant qu’elle devienne pleinement actionnaire de la Banque africaine d’import- export (Afreximbank), la Centrafrique a officialisé le 5 décembre 2018 son adhésion à l’institution financière panafricaine.
Dans un communiqué publié par l’organisation basée au Caire (Egypte), l’on indique qu’une délégation gouvernementale dirigée par Claude Rameaux Bireau, ministre d’Etat et conseiller économique du président Touadera a procédé au dépôt de l’instrument de ratification de l’accord y afférent, en présence de l’ambassadeur de la République centrafricaine en Egypte, Clément Bilege.
Selon M. Bireau, la Centrafrique se prépare déjà à devenir actionnaire de la Banque, et devra rejoindre les 50 autres pays africains membres et actionnaires. Mais déjà, «la ratification nous accorde les privilèges et immunités spéciaux qui nous permettent de prendre des risques que les autres banques commerciales ne peuvent pas», a déclaré Dr Bénédict Oramah, président d’Afreximbank.
En rappel, l’institution basée au Caire avait approuvé fin 2017, un financement 71 milliards de FCFA destinés à cinq projets de développement. Des projets qui portent sur la création d’une université catholique agricole à Bangui, la réhabilitation de l’hôtel du centre, la construction d’un Lodge (résidence pour touristes), le financement d’une coopérative minière dénommée CAPRN et la reprise de la scierie SCAD.
Spécialisée dans l’octroi de crédit, la couverture des risques, le conseil, la collecte et la dissémination d’informations sur le commerce, Afreximbank est une banque panafricaine dont l’objectif est de promouvoir le commerce intra-africain, de faciliter l’industrialisation et le développement des exportations en Afrique et de renforcer le leadership dans le domaine de financement du commerce africain.
Afrique centrale : quand le Cameroun se prépare à envahir le marché centrafricain du manioc.
Après avoir exporté tout ou presque sur les marchés de la République centrafricaine, les entrepreneurs agroalimentaires camerounais se préparent, depuis quelques semaines, à envahir le dernier marché du manioc qui leur échappe non seulement en Centrafrique, mais aussi au Congo Brazzaville voisin.
En effet, selon le journal local en ligne « Investir au Cameroun », dans un système de cofinancement, le Projet d’investissement et de développement des marchés agricoles (PIDMA) et la COOP CA APMAB ont convenu de la mise en place d’un projet de transformation et de la commercialisation du manioc en tubercules en farine fermentée et en water fufu.
À ce titre, le PIDMA a octroyé 91 millions de FCFA et la société coopérative qui exécute le projet met sur la table 39 millions de FCFA, pour un total de 130 millions de FCFA.
Alors que cette Société, qui se situe à Batouri dans l’est du Cameroun proche de la frontière de la Centrafrique et du Congo Brazzaville , compte produire à court terme sur 126 ha, 20 tonnes par hectare et par an de variétés de manioc à haut rendement, a indiqué Amidou Mbouombouo, l’un des responsables de la société.
Sachant qu’en République centrafricaine le manioc est consommé en seconde position après l’eau, il constitue en outre un segment de marché potentiel pour les agroalimentaires camerounais qui souhaitent y pénétrer.
Déjà sur l’industrie du bétail, le Cameroun qui était à la traine par rapport au Tchad et à la République centrafricaine il y’a quelques années, arrive contre toute attente, grâce au conflit en RCA, à combler son retard.
En Centrafrique, pays en proie aux violences communautaires, les autorités préfèrent dilapider des fonds publics aux mains des mercenaires dans l’objectif d’avoir leur faveur. Dans un pays normal, ces fonds devraient être investis dans des projets de développement rural que de souder les pattes des mercenaires.
Anti-Balaka-mokpem-rejoint-laile-de-12-puissances/coordination-anti-balaka-aile-12-puissance/” rel=”attachment wp-att-25273 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/12/coordination-anti-balaka-aile-12-puissance-300×171.jpg” alt=”Coordination Anti-Balaka Aile 12 Puissances, neveu du Président Touadera. CopyrightDR.” width=”300″ height=”171″ />Coordination Anti-Balaka Aile 12 Puissances, neveu du Président Touadera. CopyrightDR.
Centrafrique : le ministre anti-balaka Mokpem rejoint l’aile de 12 puissances
Si la pluie des condamnations des petits poids des Anti-balaka par la Cour d’appel de Bangui laisse indifférente les coordinations de ce mouvement, la double arrestation des deux poids lourds Patrice Édouard Ngaïssona et Alfred Yekhatom alias Rombhot par la Cour Pénal Internationale faite couler beaucoup de salives et leur donne l’occasion de chanter.
Longtemps divisées pour des intérêts liés aux postes ministériels et autres intérêts qui leur sont propres, la double arrestation de Patrice Edouard Ngaïssona et Alfred Yekhatom et la menace désormais qui pèse sur les autres, poussent les deux coordinations des Anti-balaka, l’aile Mokom et l’aile Ngaîssona, à parler d’une seule voix. À en croire à leurs communiqués publiés le 13 décembre dernier.
D’après les termes de ces communiqués, les deux coordinations demandent le retrait de leurs représentants du processus du DDRR, RSS, RN, de l’Initiative pour la paix sous l’égide de l’union africaine et la démission dans les 48 heures du ministre du Tourisme issu de leur mouvement Jacob Mokpem.
Cette démarche n’a pas du tout plu au président Touadera et surtout à leur représentant au sein du gouvernement Jacob Mokpem qui clame à qui veut l’entendre là où ils sont libres, malades ou incarcérés : « qu’il y a un temps pour tout. Un temps pour la guerre et un temps pour la paix et la justice ».
D’après nos informations, Jacob Mokpem refuse de démissionner du gouvernement. Il a plutôt démissionné de la coordination qu’il est issu pour rejoint le groupe dissident de l’aile Ngaîssona et proche du Président Touadera, dénommé “le Leader combattants autodéfense pour la résistance (LCADR)” coordonnée par Baudoin Yangué assisté de Thierry Lebéné alias 12-Puissances, neveu du Président Touadera.
Sur son financement et avec l’appui financier du Mouvement Cœurs uni, Jacob Mokpem a organisé, par trois de ses nouveaux leaders interposés, une conférence de presse dimanche 16 décembre pour réaffirmer le soutien de tous les Anti-balaka au chef de l’État Faustin Archange Touadera et pour leur demander de ne pas fléchir devant des manœuvres déstabilisatrices des Naîrobiste, ennemis de la paix.
Thierry Lebéné alias 12-Puissances, directeur technique du LCADR :
« Devant cette manipulation passive des puissances nuisibles au développement de la Centrafrique tendant à susciter la réaction des patriotes Anti-balaka contre le pouvoir en place, nous prenons à témoin l’opinion nationale et internationale pour la pratique de cette justice de deux poids deux mesures visant à pousser les Anti-balaka à procéder à la destitution du Président Touadera qui est l’émanation du peuple centrafricain.
Les patriotes Anti-balaka, déterminés à œuvrer pour la paix en Centrafrique, réaffirment leur soutien au Président Touadera, à l’initiative africaine de paix parrainée par l’Union africaine, au processus du DDRR/RSS/RS, aux pourparlers de Khartoum et ne peuvent fléchir devant cette œuvre de manipulation ».
Pour les analystes de la crise centrafricaine, le mouvement Anti-balaka n’est qu’une milice constituée des jeunes désœuvrés et des militaires indisciplinés qui pèchent dans le chao sécuritaire. Mais avec le retour progressif de l’autorité de l’état et l’effectivité du contrôle des militaires, ces anti-balatas n’ont plus les mêmes ressources qu’avant. Plusieurs fois, ils utilisent et multiplient les rumeurs pour se mesurer, mais en vain.
Thierry Vircoulon, chercheur à l’Institut français des relations internationales (Ifri), estime quant à lui que le retrait de la coalition des anti-balatas de l’opération DDR (Démobilisation, désarmement, réinsertion) n’est qu’une tentative de faire pression sur le gouvernement centrafricain.
Il ajoute que « Les anti-barakas faisaient aussi circuler la rumeur à Bangui qu’ils voudraient kidnapper un Français pour mettre la pression sur le gouvernement français pour faire libérer Patrice-Édouard Ngaïssona donc tout cela est en réaction à cette arrestation »
Chantage, pressions, complots, une chose est sûre, le président Touadera et son mouvement Cœurs-Unis travaillent avec les enveloppes pour tempérer e climat.
Centrafrique.com/centrafrique-le-crepuscule-des-tueurs-le-pouvoir-et-les-russes-pratiquent-ils/les-seleka-dans-un-pick-up-au-nord-de-bangui-mars-2014-img_11mars2018233532-5/” rel=”attachment wp-att-25270 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Patrouille des Séléka au nord de Bangui en mars 2014. CopyrightAFP
CENTRAFRIQUE : LE CRÉPUSCULE DES TUEURS, LE POUVOIR ET LES RUSSES PRATIQUENT-ILS
Bangui (RCA) /CNC – UNE JUSTICE SÉLECTIVE ?
LES EX-SELEKAS, VRAIS RESPONSABLES DU CHAOS
Tout se passe comme si les autorités centrafricaines et les Russes avaient passé des accords secrets avec les chefs de guerre de l’ex- Séléka, auteurs de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Ce serait une convention inadmissible, insoutenable pour les Centrafricains.
Une de nos sources à Bangui nous rapporte, en effet, cette incroyable rumeur de corruption des chefs sélékistes et leur exfiltration vers le Soudan ou la Russie, avec une forte somme d’argent pour couler un exil doré.
C’est ainsi que, toujours d’après nos sources, un conciliabule s’est tenu entre le conseiller russe du président Touadera à la Sécurité intérieure, Valéry Zakharov, et les ex-Sélékas. L’envoyé de Vladimir Poutine aurait rencontré en catimini le sanguinaire chef de guerre, tueur de Centrafricains, Ali Darassa. Il aurait été porteur d’un message personnel du chef de l’État centrafricain, ainsi que d’une forte somme d’argent pour l’entretien des mercenaires du Nigérien.
Toutes ces courbettes indécentes devant le chef terroriste le plus cruel ont pour but la cessation des violences dans la région qu’il contrôle. On n’achète pas la paix .On l’impose ! Les Russes préfèrent une tranquillité passagère dans les provinces occupées par les séditieux à une paix durable, difficile à négocier. Elle leur permet de se livrer aux pillages des matières premières sans danger. Ils auraient même promis à Ali Darassa une protection militaire en Centrafrique. En clair, ils voudraient le soustraire aux griffes des tribunaux.
Si ces rumeurs s’avéraient, sans démenti de la part du président Touadera, on aurait affaire à de la haute trahison, qui constituerait une injure à la mémoire des victimes innombrables tombées sous les coups de ex-Sélékas.
L’EMPRISE RUSSE
Sous le ciel de la Centrafrique, tout semble figé dans une posture macabre. Les assassins de l’ex- Séléka ont pignon sur rue. Certains ont même un marocain ministériel ou sont devenus conseillers au Palais de Renaissance !
Pour mettre la main sur les immenses richesses des régions minières contrôlées par les ex-Sélékas, les Russes promettent impunité et amnistie générale. Tout semble indiquer que l’ordre voulu par Poutine règne à Bangui. Il est à craindre que l’initiative de paix proposée par l’Union Africaine ne soit mort-née, alors que celle initiée à Khartoum par les Russes avec les chefs rebelles a le vent en poupe. L’impunité que les Russes ont promise aux criminels commence ainsi à se concrétiser.
La chasse exclusive aux Antibalakas qui, au départ, rappelons-le, sont des patriotes résistants, fait partie de leur sinistre plan. Le plus insupportable, c’est qu’on a l’impression que les autorités ont accordé, au mieux, un feu vert aux Russes, au pire, une carte blanche sur tout le territoire. Touadera les avait sollicités, certes, mais pourquoi au juste ? Nous croyions qu’ils étaient là pour mettre fin à la barbarie des groupes armées, en combattant, armes à la main, aux côtés des FACAS, afin d’aboutir à la libération du territoire. On a l’impression, au contraire, que la Fédération de Russie instrumentalise et manipule des dirigeants centrafricains affaiblis et désespérés.
LA RÉSISTANCE DES ANTI-BALAKAS
Souvenons-nous ! C’est après que François Hollande, alors président de la République Française, eut parjuré les accords de défense liant la Centrafrique et la France, que les ex-Sélékas ont envahi Bangui. Malgré ses appels au secours désespérés, François Bozizé, chassé du pouvoir par les Sélékas, dut prendre la fuite, laissant la RCA dans les griffes des rebelles islamistes.
Sans être inquiétés par une armée centrafricaine en débandade, les ex-Sélékas avaient alors entrepris d’islamiser de force les Centrafricains à majorité animiste ou chrétienne. On vit apparaître, dans la capitale, des jeunes filles forcées de porter le tchador. Des lieux de cultes chrétiens furent profanés et incendiés. Des Centrafricains de confession chrétienne furent martyrisés. Leurs cadavres calcinés jonchaient le sol des paroisses.
C’est alors qu’un groupe de patriotes centrafricains, chrétiens pour la plupart, se leva pour résister : ils prirent le nom d’Antibalakas. Leur combat patriotique permit de libérer partiellement la Centrafrique assujettie à la dure loi de la charia. Les ex-Sélékas furent chassés de Bangui.
Mais on connaît la suite : la Minusca, le gouvernement de la Transition, la force française Sangaris et les autres forces internationales, laissèrent fuir ces criminels sans les désarmer. Ils purent ainsi se réfugier dans des provinces, qu’ils occupent et contrôle encore aujourd’hui.
Qu’en est-il aujourd’hui des chefs antibalakas ?
Après avoir tiré un coup de feu dans l’enceinte de l’Assemblée Nationale pour intimider un de ses collègues sans le blesser, Alfred Yekatom, alias Rambo, a été extradé et va comparaître devant la Cour Pénale Internationale. C’est le premier chef de milice appelé à répondre devant cette juridiction de crimes de guerre commis en Centrafrique.
La Cour Pénale Spéciale de Bangui vient, quant à elle, de condamner un ex-commandant de zone antibalakas à vingt ans de travaux forcés. Nous apprenons encore qu’un autre chef, Patrice Édouard Ngaissonna, a été appréhendé par la justice française à l’aéroport Roissy-Charles De Gaulle pour être transféré à la Cour Pénale Internationale.
Aucun des chefs sélékistes n’a encore été inquiété, alors que ce sont eux les responsables du drame que vivent aujourd’hui les Centrafricains.
DEUX POIDS, DEUX MESURES ?
Assistons-nous à une injustice insupportable initiée par les Russes ? Pourquoi cette politique du silence et du secret ? Pourquoi le chef de l’État Touadera ne fait-il pas une déclaration solennelle pour dénoncer les initiatives russes face aux séditieux ou, au moins, pour s’en démarquer ?
La démarche des conseillers de Poutine n’apportera qu’une illusion de paix, une tranquillité éphémère et non une paix durable.
La République Centrafricaine n’est ni à vendre, ni sous tutelle. C’est une République souveraine, démocratique, laïque et indivisible. On sait bien que, si les Français, les Russes et d’autres puissances étrangères s’y précipitent, c’est avant tout pour leurs propres intérêts et profiter des immenses richesses du pays.
Il appartient donc aux dirigeants d’être vigilants, de fixer eux-mêmes les règles du jeu et de veiller à la souveraineté de leur Nation. Les Centrafricains ne sont ni dupes, ni naïfs. Même si on ne les consulte pas, ils ont leurs dirigeants à l’œil. Ils sont prêts à les rappeler vigoureusement à l’ordre, pour leur éviter de se laisser corrompre et de brader leur pays pour quelques roubles.
Centrafrique.com/centrafrique-incendie-dans-un-camp-des-deplaces-a-bria/camp_des_deplaces_bria-2/” rel=”attachment wp-att-25284 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Camp des déplacés du PK3 de Bria dans la Haute-Kotto. CopyrightCNC
Centrafrique : incendie dans un Camp des déplacés à Bria.
Une cinquantaine des tentes incendiées et quelques ustensiles de cuisine partis en fumée, le camp des déplacés du PK3 à la sortie sud de Bria, au centre-est du pays dans la Préfecture de la Haute-Kotto, a été ravagé ce mardi 18 décembre par un incendie plus ou moins accidentel selon les premiers éléments de l’enquête établis par les autorités locales.
Selon un chef du bloc contacté par CNC, toute a commencé quand une petite fille de 8ans dénommée Julie aurait voulu préparer de la bouillie en absence de sa mère. Pendant que la marmite est sur le feu, elle est partie jouer et quand le vent commence à souffler, s’a déclenché le feu partout.
En commençant par leur propre tente avant de propager aux autres, le feu, en quelques minutes, prend de l’ampleur considérable dans le camp.
Cependant, un groupe des jeunes du camp, qui se trouvaient non loin de la scène, est intervenu très rapidement au secours afin de stopper tant bien que mal l’avancée de cet incendie dans tout le site.
En attendant, le mal est déjà fait avec au moins 58 tentes brûlées, selon un bilan provisoire établi localement.
Contacté par la rédaction, un chef de bloc de ce site des déplacés nous affirme que :
“L’année dernière, nous avons été butés à ce même genre de problèmes d’incendie ou près de 12 incendies ont été enregistrés et plus de 1000 tentes ont été détruites ».
Rappelant que depuis quelques jours, certains déplacer du camp de PK3 commence à regagner petit à petit leurs maisons en ville ou dans certains quartiers, notamment à Bornou et à Gobolo.
Centrafrique : Ayandho Bernard Christian « ABC » (15 Décembre 1930 -18 Décembre 1993) – 25 ans déjà…
Bernard Christian Ayandho est né le 15 Décembre 1930 à Bangassou d’un père boutiquier et d’une mère ménagère.
Il a fréquenté le collège moderne de Bambari et l’Ecole Normale puis l’Ecole des Cadres supérieurs de Brazzaville. Il a ensuite rejoint les forces françaises le 24 Septembre 1951 comme secrétaire général assigné aux services de paiement à Bangui jusqu’en 1954 puis est devenu secrétaire, agent des finances adjoint au chef à Fort Crampel en 1955 et en charge du district de Bimbo de 1957 à 1958. À l’instar d’autres oubanguiens tels que Michel Gallin-Douathé, Jean Arthur Bandio ou encore Clément Hassen, Ayandho est entré à l’ENFOM (École Nationale de la France d’Outre-Mer – promotion 1958), pour en sortir Administrateur Civil.
Il retourne ensuite en République Centrafricaine où Dacko l’a nommé Secrétaire général du gouvernement le 17 Août 1960. Conformément à la loi de finances de 1962, le Ministères des Finances, de l’Economie et du Commerce est scindé en deux départements Ministériels. Ayandho est ainsi nommé ministre de l’économie et nationale et de l’action rurale le 1er Janvier 1962 alors qu’Albert Payao conserve le Ministère des Finances. Il devient ensuite Ministre de l’économie nationale lors d’un remaniement ministériel le 1er Mai 1964, Charles Bornou étant Ministre des Finances et Albert Payao passant au Ministère de l’Agriculture, Elevage, Eaux et Forêts et Chasse.
Le soir de la Saint Sylvestre, Ayandho est en mission en Chine. Il arrêta sa mission pour rentrer. En transit à Paris, il lui est conseillé de ne pas poursuivre son voyage, le temps de voir venir les choses. Mais ne supportant pas l’idée de se mettre à l’abri en laissant femme et enfants dans l’insécurité, il rentra et fut arrêté à sa descente d’avion à Bangui. Il fut conduit au Camp de Roux, où il a été présenté à Bokassa qui ordonna qu’il soit escorté et ramené chez lui, auprès de sa famille.
Avec Jean Arthur Bandio, ils seront les deux seuls de l’ancienne équipe de David Dacko à être appelé au Gouvernement. Bokassa l’a nommé haut-commissaire au plan et à l’assistance technique le 20 Janvier 1966, puis secrétaire d’Etat aux finances, chargé du plan et de l’assistance technique le 28 février 1969, puis Ministre du Plan et de la coopération le 17 septembre 1969 jusque février 1970. Il œuvrera pour les libérations successives de David Dacko en juillet 1969, puis de Clément Hassen en juin 1971. Bernard Christian Ayandho devient Ministre de l’industrie, des mines et de la géologie le 4 Février 1970 puis Ministre des mines et de la géologie le 19 Août 1970 puis Ministre des Mines et de l’Energie depuis le 13 Septembre 1971. Il quittera le gouvernement lors du remaniement du 19 Octobre 1971 pour des raisons de graves incompatibilités avec Bokassa.
Il sera ensuite représentant régional d’AIR Afrique pour l’Afrique Centrale à Libreville, avalisé par le gouvernement centrafricain et conseiller économique à l’ambassade de Centrafrique au Gabon le 27 Septembre 1975. L’avènement de la création d’AIR Gabon entraînera la sortie du Gabon de AIR Afrique et le transfert du nouveau siège à Ndjamena où il restera en fonction de Représentation, jusqu’à la chute de Bokassa.
Après avoir supporté le projet de retour au pouvoir de David Dacko, il est nommé Premier Ministre dans le gouvernement du 26 Septembre 1979 dit « de salut public » composé au lendemain de l’opération Barracuda. Dans ce gouvernement, Henri Maïdou est vice-président de la République, Alphonse Koyamba, Premier vice-premier ministre, charge de l’économie et des finances et Sylvestre Bangui second vice-premier ministre, chargé des affaires étrangères. Ce gouvernement évolue dans un contexte de manifestations estudiantine et syndicaliste portant différentes revendications et protestant surtout contre l’occupation étrangère et la complicité des anciens collaborateurs de Bokassa. Durant cette période, Ayandho interviendra pour obtenir le retour Kolingba en Centrafrique alors que ce dernier était ambassadeur à Bonn, pour que celui-ci reçoive une étoile supplémentaire et qu’il soit nommé chef d’état-major de l’armée centrafricaine. Le 16 Juillet 1980, Ayandho forme un gouvernement censé sortir de cette situation de salut public dans lequel on note l’éviction de Koyamba et la nomination au poste de vice Premier Ministre Sylvestre Bangui, toujours chargé des Affaires Etrangères.
Le mois de juillet 1980 voit Bangui s’animer de folles rumeurs. Le 22 juillet, Maïdou déclare à la radio nationale que la République Centrafricaine est prête pour l’instauration d’un régime multipartiste limité « à deux ou trois partis et ne pas être fondé sur la région ou l’ethnie ». Cette déclaration fait craindre au pouvoir possibilité d’un coup d’Etat d’Henri Maïdou manœuvrant l’opposition pour parvenir à ses fins via cette déclaration à propos du « multipartisme contrôlé ». David Dacko semble dépassé par la surenchère, provoquée par le parti qu’il a fondé. L’U.D.C. réclame, dans un premier temps, le départ du gouvernement de Bernard-Christian Ayandho, et, dans un second temps, celui d’Henri Maïdou. C’est dans ce contexte qu’Henri Maïdou et Bernard-Christian Ayandho sont démis de leurs fonctions le 23 Août 1980. Dacko souligne « leur impopularité » pour justifier son choix et indique que ceux-ci cristallisent les rancœurs des manifestants. Ceux-ci sont alors mis en résidence surveillée « sous la protection de la gendarmerie et de l’armée centrafricaine ».
David Dacko qui entend céder le pouvoir à l’armée expose en détail son plan de cession du pouvoir jusqu’à obtenir un « oui de principe » de Kolingba le 23 Août à Mokinda. Les deux hommes y débattent du processus à adopter pour mener leur plan à bonne fin jusqu’au lundi 31 Août 1981, Dacko demandant à Kolingba d’organiser des élections dans un délai de six mois ou deux ans au plus tard si les circonstances l’exigent. Cette « solution Kolingba » a été soutenue en coulisses par Bernard Christian Ayandho. Le 1er septembre 1981, la radio centrafricaine annonce ainsi le « renversement » du président Dacko et la mise en place un Comité militaire de redressement national (CMRN).
Fin 1981, David Dacko, Christian Ayandho, Michel Gallin-Douathé, Alphonse Konzi, François Pehoua, Jacob Gbéti, Christophe Grélombé, Francois Diallo ont une forte influence sur Kolingba et la tension monte avec d’autres officiers proches de Mbaïkoua comme les commandants Alam (Intérieur), Marboua (Economie et Finances) et encore Bozizé (Information) à cause de leur proximité avec Ange-Félix Patassé.
Après la reprise en main de la situation par le nouveau régime post mars 1982, Bernard Christian Ayandho vaquera à ses affaires. Il déclinera plusieurs propositions de postes à l’international pour finalement se résoudre à accepter sa nomination comme Président de la Chambre de Commerce, d’Industrie, des Mines et de l’Artisanat en Mai 1985.
Bernard Christian Ayandho mourra finalement le 18 Décembre 1993 à Paris à l’âge de soixante trois ans.
Centrafrique.com/afrique-les-aptitudes-et-les-qualifications-des-immigrants-et-des-refugies-resteront-inexploitees-jusqua-ce-que-quatre-autres-pays-africains-adherent-a-la-convention-daddis/les-immigres-africains/” rel=”attachment wp-att-25276 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les immigrés africains de France. CopyrightDR.
Afrique : Les aptitudes et les qualifications des immigrants et des réfugiés resteront inexploitées jusqu’à ce que quatre autres pays africains adhèrent à la Convention d’Addis
Publié à l’occasion de la Journée internationale des migrants, un nouveau document d’orientation produit par l’équipe du Rapport mondial de suivi sur l’éducation de l’UNESCO et intitulé « Quel gâchis : assurer la reconnaissance des qualifications et des acquis antérieurs des réfugiés et des migrants », montre que plus d’un tiers des immigrants ayant un haut niveau d’instruction sont surqualifiés pour l’emploi qu’ils occupent, contre un quart parmi le reste de la population.
La majorité des Africains subsahariens émigrent dans la région, mais peinent à faire reconnaître leurs qualifications. La Convention d’Addis de 2014 établirait des moyens de reconnaître les études, les certificats, les diplômes et les autres titres universitaires des migrants, mais pour entrer en vigueur, elle a besoin de dix pays signataires. En décembre 2018, seuls six pays l’avaient ratifiée : le Congo, Djibouti, la Gambie, Maurice, le Sénégal et le Togo. Lors de la réunion ministérielle régionale tenue ce mois-ci à Addis-Abeba par l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD), un appel a été lancé aux pays pour qu’ils s’engagent envers « la reconnaissance des qualifications des réfugiés et des rapatriés ».
De tels systèmes de reconnaissance des qualifications et des acquis sont importants pour les migrants. Plus de 4 millions de migrants d’Afrique subsaharienne vivent en Europe. Parmi ces derniers, un immigrant sur huit cite l’impossibilité de faire reconnaître ses qualifications comme la principale difficulté rencontrée, bien avant la méconnaissance de la langue, les discriminations, ou les restrictions en matière de visas.
« Les cas d’immigrants docteurs ou enseignants qui sont chauffeur de taxi révèlent tout le potentiel ainsi gâché dans le monde entier. Certains migrants et réfugiés trouvent que les procédures pour faire reconnaître leurs qualifications sont si complexes qu’il leur est impossible de trouver le moindre emploi », déclare Ita Sheehy, Conseiller principal pour l’éducation au Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR). « Imaginez les bienfaits pour la société si ces personnes exerçaient un métier correspondant à leurs compétences. »
Selon les estimations publiées dans le document, dans les pays de l’OCDE, seules 30 % des titulaires d’un diplôme d’enseignement supérieur délivré en dehors de l’Europe ou de l’Amérique du Nord occupent un emploi hautement qualifié. Moins de 15 % d’entre eux estiment que leur emploi est en adéquation avec leur niveau d’instruction.
Le document cite en particulier le cas des États-Unis, où il y aurait environ 1,22 million de migrants subsahariens. Dans ce pays, près d’un immigrant sur quatre possédant un diplôme d’études post-secondaires se retrouve avec un emploi peu qualifié ou sans emploi. Cela représente chaque année un manque de 39 milliards de dollars en termes de rémunérations et une perte de 10,2 milliards de dollars de recettes fiscales.
Au même titre que la convention d’Addis, il existe plusieurs conventions et textes de loi dans d’autres régions pour aborder cette question ; toutefois la plupart de ces accords se heurtent à des difficultés. L’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (ASEAN) compte de nombreux accords de reconnaissance des qualifications couvrant sept branches professionnelles, mais seuls sept ingénieurs en avaient bénéficié en 2017. La Convention de reconnaissance de Lisbonne appelle ses signataires à prendre des mesures pour la reconnaissance des qualifications des réfugiés même lorsque ces qualifications ne peuvent être prouvées par des documents les attestant. Or, en 2016, plus de deux tiers des signataires n’avaient pris que très peu de mesures en ce sens, voire aucune, ce qui a conduit à une nouvelle Recommandation en novembre 2017.
Les systèmes nationaux sont également souvent trop fragmentés, ou insuffisamment portés à la connaissance des personnes concernées, ce qui en réduit l’intérêt. Le Canada, par exemple, ne compte pas moins de 400 organismes de réglementation rattachés à son système. La Pologne a mis en place un processus d’évaluation des qualifications des migrants, mais n’a eu aucun cas à traiter au cours de la première année.
« Les réfugiés ont encore moins de chances d’avoir avec eux des documents attestant leurs qualifications » déclare Manos Antoninis, Directeur du Rapport mondial de suivi sur l’éducation. « Lorsque vous fuyez un conflit, emporter vos diplômes n’est pas la première chose qui vous vient à l’esprit. Les systèmes de reconnaissance doivent donc être plus simples et réduire le nombre de démarches administratives demandées aux réfugiés. »
Certains pays prennent des mesures allant dans le bon sens. L’Allemagne a ainsi mis en place un site Web consacré à la reconnaissance des qualifications, disponible en neuf langues, qui enregistre 1 million de visites chaque année. En Flandre (Belgique), les personnes déplacées sont exonérées des frais liés aux procédures de reconnaissance et une procédure adaptée est proposée pour celles qui ne sont plus en possession des documents attestant leurs qualifications. L’Italie a mis en place un réseau informel d’experts pour aider à évaluer les qualifications des réfugiés. Plusieurs pays, dont la Norvège, ont œuvré avec le Conseil de l’Europe à l’élaboration d’un Passeport européen des qualifications des réfugiés, actuellement mis en place en Grèce, en Italie, en Norvège et au Royaume-Uni et qui pourrait être appliqué à plus grande échelle dans le monde.
Les acquis non certifiés par un bout de papier sont encore plus difficiles à évaluer. Même si quelques pays ont adopté des pratiques positives visant tout particulièrement à évaluer les acquis antérieurs des migrants et des réfugiés, notamment en Norvège où l’on recense électroniquement les compétences des adultes dans les centres d’accueil, la plupart d’entre eux ne le font pas. Seul un tiers des pays européens compte des projets de validation des acquis à l’intention des immigrants. La France, par exemple, ne prend pas en considération les immigrants dans son système de reconnaissance des acquis lancé en 2002.
Les enfants et les étudiants sont eux aussi confrontés à des difficultés pour être placés à un niveau scolaire adéquat sans documents officiels. À cet égard, de bonnes initiatives sont observées en Afrique du Sud, au Costa Rica, en Iraq, au Liban, en Suède et en Turquie, notamment avec des tests de placement ou de culture générale, des entretiens ou des programmes relais. Une loi suédoise sur l’éducation permet aux mineurs non accompagnés d’être évalués et placés au niveau adéquat dans les deux mois qui suivent leur arrivée.
Mary Joy Pigozzi, Directrice exécutive du programme Educate A Child de la fondation Education Above All déclare : « Une nouvelle convention mondiale sur la reconnaissance des qualifications de l’enseignement supérieur, établie par l’UNESCO, devrait être adoptée l’année prochaine. Si l’accent est essentiellement mis sur le perfectionnement de nos instruments relatifs à l’enseignement supérieur, nous ne devons pas pour autant négliger les défis qui se posent en matière de reconnaissance au niveau du primaire et du secondaire, comme le souligne notre récente publication intitulée « Quel gâchis : assurer la reconnaissance des qualifications et des acquis antérieurs des réfugiés et des migrants ».
Les mécanismes de reconnaissance des qualifications doivent :
comporter des dispositions ciblant les migrants et les réfugiés ;
être plus simples, plus souples et moins onéreux ;
établir des cadres clairs, transparents et cohérents pour la reconnaissance des acquis antérieurs ;
mieux faire connaître les procédures de reconnaissance en vigueur ;
être associés à des services d’aide à la transition vers le monde du travail ;
évaluer les connaissances et compétences des enfants et placer ces derniers à des niveaux d’enseignement adéquats quelques semaines, tout au plus, après leur arrivée ;
recourir aux technologies, s’il y a lieu.
N’hésitez pas à me contacter pour obtenir plus d’informations, pour planifier un entretien, pour demander une copie du document complet ou pour recevoir des études de cas d’immigrants et de réfugiés qui peinent à faire reconnaître leurs qualifications.
Kate Redman
Communications and Advocacy Specialist
Global Education Monitoring Report (GEM Report), UNESCO
Centrafrique.com/centrafrique-le-sexe-et-le-pouvoir-le-pays-peut-il-sen-sortir/sylvie-balepou-teleton-ministre-des-affaires-etrangeres-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-25264 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Mademoiselle Sylvie Balepou, la nouvelle ministre des affaires étrangères centrafricaines. Photo d’archives
Centrafrique : le sexe et le pouvoir, le pays peut-il s’en sortir ?
Démissionnaire par son absence depuis plusieurs jours, le diplomate Charles Armel Doubane, ancien Ambassadeur de la République centrafricaine auprès des Nations unies a été enfin viré de son poste du ministre des Affaires étrangères et des Centrafricains de l’étranger par le chef de l’État Faustin Archange Touadera vendredi 14 décembre 2018. Il est remplacé, non pas par une diplomate, mais plutôt par une employée de banque en France, Sylvie Baïpo Temon. Sa nomination a tiqué plus d’un. Sur les réseaux sociaux, à la Primature et dans les ministères, des critiques et interrogations fusent partout. En cause, son profil évasif et son sexe firent avec Firmin Ngrebada directeur du cabinet du président Touadera.
Au risque d’entrainer ou d’enfoncer davantage son pays dans une crise mondiale, un chef de la diplomatie doit être capable de produire des analyses transdisciplinaires et prospectives des évolutions de l’environnement international et doit être aussi capable de proposer à son Premier ministre, ainsi qu’au chef de l’État des recommandations politiques ou des options stratégiques de la politique extérieure de son pays face aux enjeux internationaux.
En Centrafrique, pays déjà en conflit sur lui-même et avec d’autres États et puissances, cette logique n’est pas du tout connue par Faustin Archange Touadera qui vient de confier sa diplomatie, non pas à une habituée de la politique et de la diplomatie, mais à une employée de la banque ayant un plan de couette ou plan de canapé comme disent les internautes, avec son directeur de cabinet.
D’après notre enquête, plusieurs fois promises par son ami Firmin Ngrebada de la faire ministre des Affaires sociales dans le gouvernement remanié 2 de Sarandji, Mademoiselle Sylvie Baïpo Temon, mère d’un enfant et célibataire, a séjourné plusieurs fois à Bangui et à l’hôtel ledger aux frais de Firmin Ngrebada. Sa nomination comme ministre des Affaires étrangères est faite, d’après nos informations, sur proposition précipitée de Firmin Ngrebada plutôt que du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, endeuillé au moment de fait et qui ne peut contresigner le décret.
Contacté par CNC, un haut cadre de la Primature parle d’un « coup tordu » de la présidence. Pour lui, il n’y a pas urgence. « Deux ministres manquent aux conseils depuis un moment et le ministère des Affaires étrangères vient de s’ajouter. Le Premier ministre est conscient du phénomène et entend mettre fin à cela une fois son deuil fait ».
Bien qu’elle sera déléguée par son ami Firmin Ngrebada qui détrônait depuis toujours Doubane auprès de Touadera, Sylvie Baïpo Temon qui a un carnet d’adresses vide à faire valoir, aura du pain sur la planche à se faire connaitre au lendemain de son arrivée à Bangui annoncée pour ce mardi soir.
Rappelant que l’incompétence, la corruption, le népotisme, les détournements et les ébats sexuels ont miné le gouvernement de Touadera que dirige son ami Simplice Mathieu Sarandji. Mais de nature indécise, Faustin Archange Touadera ne peut rien décider.
À quand le Président Touadera prendra conscience des conséquences de toutes ces nominations axées sur le clanisme et le copinage dans le pays ?
Centrafrique.com/centrafrique-quand-le-president-touadera-pourrait-etre-accuse-de-complicite-de-crimes-contre-lhumanite/rencontre-conseiller-touadera-ali-darassa-2/” rel=”attachment wp-att-25260 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Rencontre du conseiller du Président Touadera Valery Zhakarov avec le patron de l’UPC Ali Darassa dans la Ouaka.
: quand le Président Touadera pourrait être accusé de complicité de crimes contre l’humanité.
Bangui (RCA) / Cnc – Si devant la justice le complice est accusé de mêmes crimes que celui qui l’a commit réellement, le Président Faustin Archange Touadera pourrait être lui aussi accusé de complicité de crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis par les groupes armés sur le territoire centrafricain. Analyse.
Le 28 août dernier, les principaux leaders des groupes armés en République centrafricaine se sont réunis dans la capitale soudanaise Khartoum afin de négocier un accord de sortie de crise dans le pays.
Sous l’initiative du Conseiller russe du Président Faustin Archange Touadera, les différentes parties réunies ont signé ensemble une déclaration d’entente assortie de 8 engagements, dont la création d’un cadre de commun de concertation et d’engagement d’action pour une paix réelle en Centrafrique dénommé RCA (Rassemblement centrafricain).
Sauf que cette initiative du conseiller russe du Président Touadera pourrait faire contraindre ce dernier à répondre devant la justice nationale ou internationale pour financement de l’entreprise terroriste, de la mise en danger d’autrui et complicité de crime contre l’humanité…
En effet, selon une source digne de foi contactée par CNC, durant la rencontre de Khartoum, chaque participant, autrement dit chaque chef de groupes armés reçoit une enveloppe contenant une somme de 40 millions de francs CFA en espèce pour son déplacement à cette rencontre. Ce qui constitue, devant la loi, comme un financement de l’entreprise terroriste et complicité de crimes commis par les leaders de ce groupe armé, car, avec cette somme d’argent, les bénéficiaires, qui sont d’ailleurs des rebelles, pourront se réarmer et entretenir leurs hommes afin de massacrer le peuple centrafricain.
Or, ce financement de l’entreprise terroriste par le Chef de l’État Faustin Archange Touadera n’est pas le premier du genre dans le pays.
Au début du mois de décembre 2018, le chef de gang du quartier KM5Nimery Matar et le Patron du FPRCNoureddine Adam ont eux aussi bénéficié chacun d’une enveloppe du chef de l’État Faustin Archange Touadera à travers Ali Gonessa et Valery Zakarov, respectivement Conseiller diplomatique et sécuritaire du Chef de l’État Touadera. Certaines sources parlent d’une prime de’environ 100 millions de francs CFA pour les crimes qu’ils auraient commis dans leurs zones de juridictions respectives.
Pour le clan Touadera, la distribution des enveloppes financières aux chefs des groupes armés pourrait les aider à faire baisser les violences dans le pays afin qu’ils puissent se justifier lors de la prochaine campagne électorale qui s’approche à grands pas. Sans mesurer les conséquences de son geste financier, le Président Touadera pourrait se retrouver face à la justice internationale.
Même son appel téléphonique avec un chef rebelle de l’UPC dans lequel il a précisé que l’objectif du redéploiement des soldats FACA en province ne serait pas dans l’optique d’attaquer les positions des groupes armés pourrait, à court terme, être considéré comme une haute trahison vis-à-vis du peuple centrafricain. Une déclaration publique de faiblesse, une honte pour la nation mise en lumière par le service de communication de la Présidence même s’ils veulent faire croire au monde que Faustin Archange Touadera parle à tout le monde, tous les fils du pays, alors que ces vrais fils du pays dont ils parlent continuent de souffrir dans des camps des déplacés sans aucun moyen de se nourrir, à fortiori de l’appeler au téléphone.
Centrafrique.com/centrafrique-lancement-du-programme-controverse-du-ddrr-a-paoua/antibalaka-en-ronde-corbeaunews-10/” rel=”attachment wp-att-25256 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les milicien Anti-balaka en position de combat. CopyrightDR
Centrafrique : lancement du programme controversé du DDRR à Paoua.
Ce lundi 17 décembre à Paoua, dans l’Ouham-Péndé, le chef de l’État Faustin Archange Touadera a officiellement lancé le programme du DDRR (Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement) des groupes armés dans le pays après plusieurs mois de report.
Selon la prévision établie par le gouvernement, ce programme du DDRR lancé ce lundi à Paoua va toucher environ 450 ex-combattants issus de deux factions du mouvement Révolution Justice (Branche de l’ex-ministre des Sports Armel Sayo, branche du général rebelle Belanga) et la milice Anti-balaka locale.
Cependant, avec l’arrestation de l’ex-coordinateur de la milice Anti-balakaPatrice Édouard Ngaïssona à Paris suite au mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale,toutes les factions Anti-balaka déclarent se retirer du programme DDRR initié par le gouvernement.
Outre la milice Anti-balaka, certains groupes armés issus de l’ex-coalition Séléka comme le FPRC, le MPC et l’UPC… se disent hostiles à ce programme du désarmement.
Alors que le gouvernement prévoit la prochaine étape de ce fameux DDRR dans d’autres villes du pays comme Bouar, Bambari et Bangassou, il n’est pas exclut qu’un autre groupe armé comme 3R et le FDPC puissent emboiter les pas du FPRC et des Anti-balaka en se retirant de ce programme.
Rappelons que ce fameux programme du DDRR, financé à hauteur de 18 milliards de francs CFA par la Communauté internationale, risquerait d’être une prime de guerre pour les auteurs des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre en République centrafricaine.
Centrafrique.com/rdc-des-adieux-en-trompe-loeil-pour-kabila-avant-la-presidentielle/kabila-corbeaunews-2-5/” rel=”attachment wp-att-25252 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président Congolais Joseph Kabila.
RDC: Des adieux en trompe-l’oeil pour Kabila avant la présidentielle
KINSHASA (RDC) – Un mois avant la fin programmée de son mandat présidentiel, le président de la République démocratique du Congo, Joseph Kabila a reçu une foule de correspondants de la presse étrangère pour de rares interviews.
Si tout laissait alors penser que celui qui a dirigé la RDC près de 18 ans se livrerait à l’exercice des adieux, la teneur de son discours fut différente et il a rapidement laissé entendre qu’il n’excluait pas de se présenter à nouveau devant les électeurs en 2023, lorsque sa candidature ne sera plus entravée par les règles constitutionnelles qui interdisent de cumuler plus de deux mandats consécutifs.
Joseph Kabila, qui a 47 ans, aurait dû normalement quitter ses fonctions en 2016, mais le scrutin a été différé à plusieurs reprises et jusqu’à récemment, on ignorait si le chef de l’Etat sortant chercherait à briguer un troisième mandat consécutif.
“Mon rôle sera de faire en sorte que nous ne retournions pas au point de départ, le point de départ, c’est l’état dans lequel nous avons trouvé le Congo il y a 22 ans”, a-t-il déclaré à Reuters, référence à la prise du pouvoir par son père Laurent-Désiré.
“Dans la vie comme en politique, je n’exclus rien”, a-t-il répondu lorsqu’il a été interrogé sur un éventuel retour. “Il y a encore beaucoup à faire et d’autres pages seront écrites avant que nous puissions rédiger les manuels d’histoire.”
Près de dix-huit ans après avoir succédé au pouvoir à son père Laurent-Désiré Kabila, assassiné dans des circonstances encore floues, Joseph Kabila n’est plus le novice en politique qu’il était en 2001.
Nul ne sait si l’élection présidentielle de dimanche refermera définitivement la page Kabila ou si elle n’ouvrira qu’une brève parenthèse.
QUELQUES SUCCÈS
Joseph Kabila a choisi comme dauphin un fidèle, Emmanuel Ramazani Shadary, placé sous sanctions par l’Union européenne pour son rôle dans des violations des droits de l’homme. Le gouvernement de RDC estiment que ces sanctions, qui comportent une interdiction de voyager et un gel des avoirs, sont illégales.
Son éventuel retour à la présidence dépendra avant tout de l’image que garderont les électeurs de ses 18 années de présidence.
Ses débuts furent marqués par quelques succès. Il est notamment parvenu à mettre fin à une guerre régionale meurtrière et à organiser le premier scrutin présidentiel libre.
Mais ses mandats furent également ternis par une instabilité chronique, particulièrement dans l’Est, par la répression visant les mouvements pro-démocratiques et par une culture de la corruption qui a, de l’aveu même du gouvernement, coûté des milliards de dollars à un pays dont les sous-sols sont parmi les plus riches de la planète.
Des investissements étrangers ont permis à la RDC de se hisser au premier rang des producteurs africains de cuivre et numéro un mondial de l’extraction de cobalt, un minerai essentiel à la production de batteries pour voitures électriques.
Denis Mukwege, le médecin congolais colauréat cette année du prix Nobel de la paix pour ses efforts en faveur de la lutte contre les violences sexuelles comme arme de guerre, soulignait récemment que si Joseph Kabila avait le droit de rester en politique, les électeurs ne devaient pas oublier les promesses non tenues.
“Rien de ce qui aurait dû être fait pour fonder une véritable démocratie n’a été fait lors de son passage au pouvoir”, a-t-il déclaré à Reuters.
LE PRÉCÉDENT ANGOLAIS
Adversaires et certains observateurs de la scène politique congolaise se rejoignent pour penser que les craintes que nourrit Joseph Kabila pour sa sécurité personnelle et les fortunes colossales que l’on soupçonne sa famille d’avoir amassées ont peut-être contribué à sa volonté de se maintenir au pouvoir.
Un rapport publié l’année dernière par un groupe de chercheurs new-yorkais affirmait que les différentes entreprises dirigées par la famille Kabila représentaient des dizaines de milliers de dollars, ce que le président a réfuté.
Si son candidat Emmanuel Ramazani Shadary parvient à battre ses deux principaux adversaires, Joseph Kabila ne serait pas pour autant assuré de pouvoir conserver son influence.
Il lui suffit pour s’en rappeler de se tourner vers le voisin angolais où Joao Lourenco a rapidement mis de côté son puissant prédécesseur Jose Eduardo dos Santos, resté 38 ans au pouvoir, en accusant des membres de sa famille de corruption.
“Kabila a vu ce qui s’est passé en Angola.
C’est la raison pour laquelle il a choisi un fidèle d’entre les fidèles et surtout celui dont il craint le moins qu’il menace son propre pouvoir”, explique Manya Riche, qui conseilla Joseph Kabila de 2008 à 2011.
Evoquant l’arrangement trouvé entre Vladimir Poutine et Dmitri Medvedev, lorsque le premier a conservé sa prééminence politique tout en ayant momentanément cédé les rênes de la présidence au second, elle a commenté: “Nous ne sommes pas en Russie. Dans une certaine mesure, ici, le chef c’est celui qui est assis à la place du chef.”
FLAIR
Joseph Kabila est né en 1971 dans l’est du Congo alors que son père Laurent-Désiré combattait dans les rangs de l’insurrection qui combattait le régime de Mobutu Sese Seko mais il a passé l’essentiel de ses jeunes années en Tanzanie voisine.
Son retour au Congo coïncide avec l’arrivée au pouvoir de son père avec le soutien du Rwanda et de l’Ouganda et c’est alors qu’il recevait en Chine une instruction militaire que son père a été abattu par l’un de ses gardes du corps, en 2001.
Il n’avait que 29 ans quand il a repris la direction d’un pays morcelé et déchiré par des conflits territoriaux qui ont contribué à tuer des dizaines de milliers de personnes chaque mois.
S’exprimant dans un français hésitant et presque pas en lingala, la langue parlée dans la capitale et dans l’armée, Joseph Kabila a eu du mal à se connecter à la population, un handicap qu’il compensé par un flair politique qui a surpris.
Il a su regagner la confiance de puissances occidentales, Etats-Unis et France notamment, allant à rebours de la distance prônée par son père, attirant les investisseurs étrangers en libéralisant la législation encadrant les extractions minières.
Il a également su relancer un processus de paix qui a abouti en 2003 à un accord de partage du pouvoir qui lui a permis de se maintenir au pouvoir malgré la poursuite de l’insurrection dans l’Est.
“Il a su gérer le pays, plus ou moins”, concède Azarias Ruberwa, un ancien chef rebelle qui siège désormais au gouvernement.
Joseph Kabila a remporté les deux tours des élections de 2006, dont les observateurs s’accordent à juger qu’elles se sont librement déroulées et avant d’apaiser dans la foulée les mouvements de protestations qui ont suivi la proclamation des résultats.
Ces succès, suivis par une nouvelle victoire en 2011, cette fois marquée par des accusations d’irrégularités, l’ont conduit a transformer son approche du pouvoir, expliquent certains de ses Proches.
“Le président a commencé à être mois tolérant vis-à-vis des Occidentaux”, dit un ancien conseiller s’exprimant sous le sceau de l’anonymat. “Il a considéré qu’ils lui imposaient leurs idées.”
A la mort, en 2012, d’Augustin Katumba Mwanke, son plus proche conseiller et confident, son exercice du pouvoir a pris un tour plus personnel.
Joseph Kabila s’exprime rarement en public et il n’accorde sa confiance qu’à un petit cercle de proches, sa soeur jumelle Jaynet et son plus jeune frère, Zoe.
Dans la population, on reproche à Joseph Kabila de ne pas avoir su profiter des ressources du pays pour en faire une plateforme économique régionale. Et le président lui même admet auprès des proches qu’il regrette de ne pas avoir su transformer la RDC en une nation qui pourrait ressembler aux autres pays africains qu’il a pu visiter.
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Avec David Lewis à Nairobi, Gwladys Fouche à Oslo; Nicolas Delame
Centrafrique.com/centrafrique-ceremonie-dun-an-de-signature-des-accords-de-paix-entre-les-3r-et-anti-balaka-dans-la-nana-mambere/anniversaire-un-an-accord-paix-antibalaka-3r-bouar-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-25246 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Cérémonie d’anniversaire d’un an des accords de paix entre la milice Anti-balaka et le mouvement 3R dans la Nana-Nambéré le 15 décembre 2018. Credit photo : Gervais Lenga pour CNC.
Centrafrique : cérémonie d’un an de signature des accords de paix entre les 3R et Anti-balaka dans la Nana-Mambéré.
Bouar(RCA) / CNC –Le 15 décembre dernier, une cérémonie d’anniversaire d’un an des accords de paix signé le 15 décembre 2017 entre les Anti-balaka et 3R a eu lieu à Bouar dans la Nana-Mambéré en présence des autorités locales.
Si les deux parties réaffirment leur détermination à respecter toujours scrupuleusement les clauses de ces accords de paix signés l’année dernière sous la supervision de la Minusca (Mission de paix de l’ONU en Centrafrique), la milice Anti-balaka, par la voie de son chef local le général Ngaté, regrette l’arrestation le 12 décembre dernier de l’ex-coordinateur de la milice Patrice Édouard Ngaïssona à Paris à la demande de la Cour Pénale internationale (CPI).
« … le 15 décembre 2017, nous avons signé un accord de paix avec les 3R et nous avons respecté scrupuleusement les clauses de ces accords… Mais tous les miliciens Anti-balaka de la Nana-Mambéré en particulier et de la Centrafrique en général sont en colère depuis 3 jours suite à l’arrestation de notre Chef Patrice Édouard Ngaïssona alors qu’aucun mercenaire n’a été arrêté par la Justice jusqu’à ce jour. Seulement que des fils du pays (autrement dit les chefs Anti-balaka) qui sont arrêtés par la Cour pénale internationale … », a déploré le général des Anti-balaka de la Nana-Mambéré Ngaté devant les participants.
Sans trop rentrer dans des détails, le Patron des Anti-balaka le général Ngaté confirme officiellement qu’ils ne participent plus au programme du DDRR (Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement) initié par le chef de l’État Faustin Archange Touadera.
« … On nous a ordonné de ne plus participer aux différentes réunions de paix organisées… mais nous allons toujours respecter ces accords qu’on a signés. Pour le DDRR, c’est fini. On nous retire déjà de ce projet, je préfère vous le dire. C’est une décision de notre Coordination nationale depuis Bangui… Nous allons garder toujours nos armes à la maison », conclut le général Ngaté qui semble être en colère lors de la cérémonie.
Quant au représentant du mouvement 3Rd’Abbas Siddiki, l’enjeu pour eux c’est de respecter l’engagement qu’ils ont donné lors de la signature de ces accords de paix avec la milice Anti-balaka de la Nana-Mambéré.
Centrafrique.com/centrafrique-les-en-dessous-du-blocage-de-linitiative-de-paix-de-lunion-africaine/president-commission-union-africaine-moussa-fakir-et-faustin-archange-touadera-a-droite-le-18-septembre-2018-a-bangui-rfi/” rel=”attachment wp-att-25242 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>De gauche à droite, le Président de la Commission de l’Union africaine et le Président Faustin Archange Touadera en septembre 2018 à Bangui. Photo AFP
Centrafrique : les en dessous du blocage de l’initiative de Paix de l’Union africaine.
Bangui (RCA) / CNC – Dans un contexte géopolitique assombri sur fond de tension entre le gouvernement centrafricain et les partenaires internationaux, le Premier ministre a été interpellé par les élus de la nation où un débat contradictoire a eu lieu ce mercredi 12 décembre dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale autour du blocage de l’initiative de paix de l’Union africaine. Le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, dans sa déclaration devant les députés de la nation, rejette la responsabilité de ce blocage sur l’Union africaine qui semble ne pas jouer le jeu franc avec le pouvoir de Bangui. Or, d’après notre enquête sur le dossier, les choses ont l’aire de dire le contraire. Décryptage…
Alors que le Président de la Commission de l’Union africaine, le diplomate tchadien Moussa Fakir, lors de sa dernière rencontre avec le Président Faustin Archange Touadera le mardi 18 septembre 2018, se disait satisfait de son entretien d’une heure, qui a porté sur la sécurité et la paix dans le pays, a-t-il précisé sans pour autant soulever devant la presse les divergences de points de vue avec le chef de l’État autour du blocage de l’initiative de paix portée par son Institution.
Alors que devant les députés de la nation, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji a déclaré pour sa part que seulement sur deux-points, à savoir le lieu et la date du pourparler, que l’Union africaine peine à lui répondre. Et c’est évidemment sur ces deux points que les choses sont bloquées autour de fameuse initiative de l’Union africaine.
Une bande explication qui a irrité certains députés, dont Martin Ziguélé, du parti MLPC à s’interroger :
«….. Ce sont les questions de lieu, de l’envoyé spécial et du budget. Est-ce que, c’est pour ces questions de nomination d’un envoyé spécial et du lieu que les Centrafricains méritent de continuer à mourir par dizaines ou par centaines ? ».
L’Union africaine, une organisation boudée par le Président Touadera
Fin septembre à New York, le Président Touadera avait affirmé devant le Conseil de sécurité que la médiation pour une paix en Centrafrique relevait de l’Union africaine.
Sachant pertinemment que lui et son entourage ne veulent pas entendre parler de la Commission de l’Union africaine qu’ils considèrent à la solde du Président tchadien Idriss Deby. le Président Touadera tente par ce jeu diplomatique de faire endormir debout ses collègues-chefs d’État qui l’ont pressé à s’impliquer davantage pour la paix dans son pays, notamment avec l’initiative de paix de l’Union africaine.
Pour le Président Touadera, le Président de la Commission de l’Union africaine, Monsieur Moussa Fakir, ancien chef de la diplomatie tchadienne au moment du renversement du pouvoir de Bozizé dont il fut Premier ministre en 2012 par la Séléka, est tout aussi coupable comme le Président Deby du crime grave qui a touché le pays.
À cet effet, son implication dans la résolution de la crise qu’il a lui-même participé à son déclenchement est une insulte vis-à-vis de sa personne en particulier et en général au peuple centrafricain.
Difficile choix du facilitateur
Devant les députés de la nation ce mercredi 12 décembre, le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji a déclaré que le récent facilitateur nommé par l’Union africaine ne correspond pas aux critères de moralité définis par le chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera. Du coup, son choix n’a pas été retenu par Bangui.
Entre temps, ce fameux facilitateur n’est autre qu’un diplomate africain avec un nom à connotation musulmane que Bangui qualifie de trop partial.
D’après nos informations, dernièrement, celui-ci a violemment échangé des mots avec le Président Touadera au téléphone. Des mots peu courtois et des noms d’oiseaux sont sortis dans la bouche de l’un comme de l’autre. Ce qui a d’ailleurs poussé le chef de l’État à bouder son choix comme facilitateur, c’est-à-dire celui qui va diriger le débat.
En outre, le Président Touadera souhaite qu’on lui propose au moins 3 noms qu’il va lui-même choisir un comme le prochain Facilitateur.
Difficile choix d’un pays organisateur
Si la capitale centrafricaine Bangui avait été proposée par le chef de l’État Faustin Archange Touadera pour accueillir le pourparler de paix avec les groupes armés sous l’initiative de l’Union africaine, le FPRC, tout comme le MPC ont catégoriquement boudé ce choix. Ils préfèrent un autre pays africain que la Centrafrique.
Entre temps, selon le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, 3 pays ont été proposés à l’Union africaine : Soudan, Gabon et la Guinée Équatoriale.
En attendant la réponse de l’Union africaine, certains groupes armés commencent à réfléchir s’il était mieux pour eux de se déplacer au Gabon, en Guinée Équatoriale ou au Soudan à cause du repassage surpris de la Cour Pénale Internationale.
Ainsi, le choix de Soudan parait mieux pour eux, sachant que le Président Deby lui aussi préfère le Soudan comme pays organisateur de ces pourparlers de paix.
Amnistie ou pas des seigneurs de guerre…
Si tout le monde sait que la question de l’amnistie ou pas des seigneurs de guerre serait le premier point de blocage durant les débats de l’initiative de paix de l’Union africaine, elle divise aussi la Communauté internationale et certains chefs d’État de la CEEAC.
Le Président Idriss Deby, tout comme Denis Sassou Nguesso du Congo Brazzaville, considère que l’amnistie des seigneurs de guerre serait la meilleure voie pour un retour définitif de la paix dans le pays. Tandis que Bangui et d’autres partenaires internationaux comme la France, États-Unis, y compris les Nations Unies préfèrent par contre que la question de l’amnistie ne doive pas être à l’ordre du jour lors des pourparlers de l’Union africaine.
Pour certains observateurs nationaux par contre, amnistie ou pas, les crimes contre l’humanité et crime de guerre ne sont pas amnistiables, autrement dit ils ne peuvent pas être amnistiés sur le plan international. « L’imprescriptibilité des crimes de guerre et crimes contre l’humanité est affirmée dans des traités internationaux et à aucun moment, dans aucun traité, on parle de leur amnistie. En d’autres termes, c’est une loi nationale qui confère une amnistie et non un traité. Et les lois ne sont pas supérieures aux traités. Un pays peut amnistier son criminel de guerre qui circulera librement sur son territoire, mais la justice d’un autre pays peut le cueillir bonnementen vertu de l’imprescriptibilité, ou de inoubliabilité pour être plus littéraire, de ces crimes conférés dans un traité qu’il a ratifié ». Affirme à CNC un diplomate africain.
Certes, certains criminels vont bénéficier de cette mesure si elle est approuvée et votée au parlement, mais beaucoup vont aussi se retrouver devant la justice internationale pour les crimes de guerre qu’ils auraient commis. C’est le cas de Ngaïssona et Yekatombe déjà dans les mailles de la justice internationale et bien d’autres qui vont les rejoindre, quels que soient les casques et botes portées.
« … Si tu participes, tu reviendras bec dans l’eau… »
Pour beaucoup des Centrafricains, l’initiative de paix de l’Union africaine n’est plus à l’ordre du jour, d’autant plus que le pouvoir de Bangui, en tête le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, qui voit derrière une menace pour son poste, tente par tous les moyens de freiner l’avancée des choses.
Alors que le conseiller politique occulte du Président Touadera, le pédagogue Jean Serge Ouafio alias waramontè, dans une de ses déclarations faites sur les ondes, a déconseillé formellement au Président Faustin Archange Touadera de participer aux pourparlers de l’Union africaine qu’il considère comme « Gabon bi », allusion faite à l’accord de Libreville en 2012 avec les Séléka qui avait contraint le Président d’alors François Bozizé à céder une bonne partie de ses prérogatives à un Premier ministre choisi par l’opposition démocratique. Sarandji s’attendait également à la suite logique.
« …si tu participes à ces pourparlers de l’initiative de l’Union africaine, tu reviendras bec dans l’eau comme Bozizé en 2012 », a-t-il déclaré à la radio.
Dialogue ou pas dialogue, à chacun son destin. Les affaires pour les uns et le cauchemar pour les autres. À suivre…
Centrafrique.com/pays-du-lac-tchad-un-sommet-consacre-a-la-lutte-contre-boko-haram/muhammadu-buhari/” rel=”attachment wp-att-25238 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Muhammadu Buyari, l’hôte du sommet des dirigeants des pays du lac Tchad sur Boko Haram
Pays du lac Tchad : un sommet consacré à la lutte contre Boko Haram
Les dirigeants des pays de la région du lac Tchad se sont retrouvés samedi au Nigeria pour donner une nouvelle impulsion à la lutte contre le groupe jihadiste Boko Haram, a indiqué la présidence nigériane.
Ce sommet, qui réunit les dirigeants du Nigeria, du Cameroun, du Tchad, du Niger, du Bénin et de la République centrafricaine, fait suite à une rencontre consacrée à la lutte contre Boko Haram qui avait réuni les chefs d’Etat et de gouvernement de la région du lac Tchad fin novembre à N’Djamena.
“La réunion d’aujourd’hui est la continuation de nos efforts conjoints pour faire face aux défis majeurs en matière de sécurité dans notre sous-région”, a déclaré le président nigérian Muhammadu Buhari.
Elle est la concrétisation de l’engagement résolu des pays participants dans la lutte contre “notre ennemi commun, Boko Haram et le rétablissement de la sécurité et d’une paix durable dans notre sous-région”, a poursuivi le président Buhari.
Lors de leur sommet fin novembre à N’Djamena, les dirigeants de la zone du lac Tchad ont mis l’accent sur la nécéssité de changer de stratégie dans la lutte contre Boko Haram, face à la recrudescence des attaques du groupe jihadiste, a rappelé M. Buhari.
“Cela était nécéssaire en raison de la résurgence des attaques, notamment contre les militaires, et des enlèvements de civils contre rançon à travers nos frontières, perpétrés par Boko Haram avec le soutien de terroristes internationaux qui ont infiltré notre région”, a souligné le président nigérian en ouvrant la réunion.
Le sommet de samedi doit examiner le rapport d’une commission mise en place lors de la réunion de novembre, a précisé le président nigérian.
Dans un communiqué rendu public à la fin de leur réunion, les participants ont “renouvelé leur engagement à lutter contre les terroristes de Boko Haram avec l’objectif de mettre un terme définitif à l’insurrection”.
Ils se sont engagés à fournir une aide aux populations touchées par la violence “dans la limite des ressources disponibles” et demandé à leurs partenaires internationaux de fournir une assistance supplémentaire à la Force régionale qui combat Boko Haram.
La Force multinationale mixte (MNJTF) regroupe des militaires du Nigeria, du Niger, du Tchad, du Bénin et du Cameroun.
Depuis juillet, les attaques de Boko Haram contre les bases militaires de la région du lac Tchad se sont multipliées.
En novembre, des jihadistes ont attaqué une base dans le village nigérian de Metele, près de la frontière avec le Niger, tuant au moins 44 soldats. Les soldats survivants ont cependant évalué à plus de 100 le nombre de tués.
Centrafrique.com/rdc-la-coalition-lamuka-accepte-lusage-de-la-machine-a-voter-comme-imprimante/fayulu-2/” rel=”attachment wp-att-25234 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Candidat Martin Fayulu.
RDC : La coalition Lamuka accepte l’usage de la machine à voter comme “imprimante”
Kinshasa (RDC)/CNC – La coalition “Lamuka” qui porte la candidature de l’opposant Martin Fayulu à la présidentielle censée se tenir le 23 Décembre a accepté ce dimanche l’usage de la machine à voter pour les trois scrutins, tout en insistant sur le fait qu’elle ne serve que d’imprimante.
“Ainsi, conformément aux recommandations de la CENCO et aux récentes déclarations de la CENI, ces machines peuvent servir pour d’autres tâches telle l’impression des bulletins de vote” a déclaré Pierre Lumbi Okongo, directeur de la campagne de Martin Fayulu, ce dimanche 16 décembre lors d’un point de presse
Dans cette déclaration, il appelle les congolais « à aller voter massivement pour leur candidat Martin Fayulu Madidi dans la paix et la sérénité en évitant tout acte de provocation d’où qu’il vienne ».
Lamuka insiste sur le fait que « seuls les résultats issus du comptage manuel des bulletins déposés dans les urnes, en outre validés par les témoins des partis politiques et les obsevateurs indépendants des réseaux catholiques, protestants et de la société civile devront être pris en compte ».
Cette prise de position intervient pratiquement à une semaine de la tenue des élections.
Centrafrique.com/centrafrique-france-florence-parly-ministre-francaise-des-armees-en-visite-a-bangui/ministre-francaise-des-armees-a-bangui-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-25230 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>La ministre française des armées et son homologue de Centrafrique Marie-Noëlle Koyara à Bangui. CopyrightCNC
Centrafrique /France : Florence Parly, ministre française des armées en visite à Bangui
Bangui (RCA)/CNC- Madame la ministre des Armées française, Florence Parly est venue à Bangui pour y rencontrer son homologue Mary Noëlle Koyara comme elle l’avait promis, l’envoyé spécial des Nations Unis Parfait Onanga, le Président de la République Chef de l’Etat le Pr Faustin Archange Touadéra et les commandants de l’EUTM et de la Minusca soit le général Maio et le général Balla Keïta.
Madame PArly a rappelé que la France soutien la Centrafrique et n’a jamais cessé de le faire. Elle a même insisté sur le fait que la France est bien présente, rappelant à tous que la rumeur sur un abandon est fausse. Pour exemple, en mai de l’année qui s’écoule, les militaires français sont intervenu au nord est de Bangui.
La France est fière du soutien qu’elle apporte à notre pays. Il faut quand même le rappeler, elle est le premier (1) contributeur de l’aide au développement. Dernièrement, le soutien de ce pays ami a été la sécurisation de l’aéroport.
Une partie de notre armée républicaine est formée par l’EUTM auquel contribue les français. Les FACA sont une des conditions pour sortir de cette situation violente et d’insécurité.
Epineux sujet de l’embargo qui a été abordé. Madame la ministre a précisé qu’il y avait aucun principe pour empêcher la levée de l’embargo par l’ONU sur l’armement. Les conditions pour que les FACA puissent avoir des armes est simple. Il faut que les armes livrées puissent être identifiées, stockées dans des lieux sécurisés et tracées pour savoir où elles seront. Alors, il n’y a pas de blocage et toute information circulant à ce sujet n’ont plus lieux d’être. A savoir à présent : la date, il est important que les FACA soient armées pour défendre le peuple.
La visite de la minsitre française a donné l’occasion de livrer 1400 armes, complétant ainsi les livraisons précédentes. Armes en état de fonctionnement et non des armes datant de l’antiquité comme il put être possible de lire. Et les munitions ? Florence Parly affirme « elles ne manquent pas en Centrafrique ».
Pour conclure la ministre a rappelé que le but de cette visite était le soutien de la France pour la République de Centrafrique et réaffirmer son action internationale, soulignant l’importance d’une aide efficace sur le court et le long terme coordonnée avec l’international. « Donc la Russie doit respecter les règles internationales » sont les propos de madame Parly. Pour que cela fonctionne il est nécessaire que cette coordination se fasse dans la lignée des actions de l’UA.
Quand à notre ministre de la défense, elle a récemment mis en place un comité de coordination avec les acteurs internationaux. Pour la paix, le développement et la reconstruction, suite à la prochaine étape.
Centrafrique.com/centrafrique-les-deputes-centrafricains-ont-remercie-la-chine-lors-de-levenement-consacre-au-40eme-anniversaire-de-la-mission-medicale-chinoise-a-bangui/ambassade-de-chine-celebration-nouvel-an-2/” rel=”attachment wp-att-25226 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Image de la Célébration nouvel an chinois à Bangui. CopyrightCNC.
Centrafrique : les députes centrafricains ont remercié la Chine lors de l’évènement consacré au 40ème anniversaire de la mission médicale chinoise a Bangui.
Bangui (RCA)/CNC – Plusieurs députés centrafricains ont été invités aux événements consacrés au 40ème anniversaire de la mission médicale de la Chine (MMC) à Bangui. Les évènements étaient visité par l’honorable parlementaire Roland Achille Bangue-Betangui ainsi qu’un député de la ville de Nana-Bakassa. Le membre du parlement a félicité la mission et a remercié les spécialités qui ont montré la dynamique du développement dans le domaine de la santé.
“C’est un travail génial que les frères Chinois ont abattu dans le pays. En suivant comme mes collègues cette vidéo, je suis ému et je ne peux que saluer la coopération nos deux pays”, – a déclaré le parlementaire au moment clé de la célébration.
Le député de la ville Nana-Bakassa a indiqué que l’Ambassadeur de la Chine en RCA a soutenu les députés centrafricains sur la question de la levée totale de l’embargo sur la livraison d’armes pour la RCA. Le soutien par les diplomates étrangers et juste à temps et pourra appuyer la levée de l’embargo. La restriction est en vigueur pour déjà 5 ans.
Notons que les relations bilatérales de la République Centrafricaine et de la Chine se développent continuellement. Récemment, début septembre 2018, a eu lieu la rencontre des leaders de la RPC, Xi Jinping, et de la RCA, Faustin-Archange Touadéra. Les pourparlers ont eu lieu au sommet du Pékin lors du forum de la coopération sino-africaine.
Xi Jiping affirme que la Chine envisage de renfoncer la confiance bilatérale politique avec la RCA, de développer la coopération pratique. Le leader de la Chine a souligné que le Pékin va continuer d’appuyer la RCA en approvisionnant la population avec des produits d’alimentation de qualité et va continuer de déployer des brigades de médecins pour que l’aide des spécialistes deviennent plus accessible pour les citoyens de la RCA. Xi Jiping indique que la RPC est en train de mener un travail pour la défense des intérêts de la RCA et pour booster l’augmentation des investissement des capitaux de la part de la communauté international dans le processus du règlement paisible dans le pays.
Faustin-Archange Touadéra a remercié Xi Jiping pour le soutien et a exprimé la disponibilité pour renfoncer les liens entre les partis, échanger avec les collègues chinois sur les expériences de direction d’un Etat. La partie centrafricaine a exprimé d’avoir beaucoup d’espoir sur la coopération actif qui est envisagé dans le cadre des projets « la Ceinture et la Route » et « les 8 initiatives majeurs » prononcé par Xi Jiping. Les leaders des pays ont fixé leurs intentions en signant les documents sur la coopération bilatérale. La réussite de la mission médicale de la Chine qui dure depuis des années nous prouve encore une fois que des accords bilatéraux de ce genre ne sont pas des mots en vain.
Centrafrique.com/centrafrique-quand-les-anciens-de-la-police-nationale-projettent-de-bloquer-lacces-a-la-primature/les-manifestants-face-a-la-police-a-bbangui/” rel=”attachment wp-att-25222 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Image d’illustration de la grève contre la passivité de la Minusca à Bangui en 2016.
Centrafrique : quand les anciens de la police nationale projettent de bloquer l’accès à la primature.
Dans une correspondance adressée au ministre de la Sécurité publique, le collectif des policiers retraités menace de s’emparer de l’immeuble Petroca dans les prochains jours si leurs droits légaux ne sont pas respectés.
En effet, selon nos informations, le programme des Nations unies pour le développement (PNUD), qui s’est engagé il y’a plusieurs mois à verser aux retraités policiers de la dernière vague 2017-2018 l’intégralité de leurs mesures d’accompagnement une fois que les procédures complétées, déclare pouvoir rien décaisser si le gouvernement centrafricain ne lui fournit tous les documents demandés.
Or, dans un entretien avec le ministre de la Sécurité publique le mois dernier, les représentants du collectif des policiers retraités sollicitent l’appui de ce dernier pour l’obtention rapide du dernier document exigé par le PNUD avant le décaissement de leurs droits légaux. Ce qu’il a accepté lors de cet entretien.
Bizarrement, plusieurs semaines sont passées et le ministre de la Sécurité publique le général Henri Wanzet Linguissara semble oublier son engagement lors de la dernière réunion avec les représentants du collectif.
Finalement, tout porte à croire qu’il y’a un blocage quelque part au sommet de l’État, selon un membre du collectif contacté par CNC.
Ainsi, lors de leur dernière assemblée générale à Bangui, le collectif, dans une correspondance adressée au ministre de la Sécurité publique, menace de bloquer totalement l’accès à l’immeuble Pétroca abritant la Primature et le cabinet du ministre de la Sécurité publique dans les prochains jours.
Centrafrique.com/centrafrique-decryptage-analytique-du-projet-daccord-de-cooperation-militaire-avec-la-federation-de-russie/bernard-selemby-doudou-en-mode-correction-2/” rel=”attachment wp-att-25217 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.
CENTRAFRIQUE : DECRYPTAGE ANALYTIQUE DU PROJET D’ACCORD DE COOPÉRATION MILITAIRE AVEC LA FÉDÉRATION DE RUSSIE.
La profonde crise politico-militaire qui a secoué la Centrafrique depuis 2013 a enregistré de milliers de morts, des déplacés ainsi que des réfugiés. Pour maîtriser le flux des armes disséminées sur l’étendue du territoire national, l’ONU a placé la Centrafrique sous embargo lui interdisant de se procurer des armes, des munitions ainsi que des équipements militaires. Suite aux constats alarmants des experts, l’ONU a décidé en 2017 de prolonger l’embargo pour une année supplémentaire.
Animé par le souci de pacifier le pays, les autorités centrafricaines ont multiplié des offensives diplomatiques, des partenariats qui ont abouti à la levée partielle de l’embargo négocié par la fédération de Russie auprès du conseil de sécurité de l’ONU. C’est dans la suite logique de ce partenariat qu’un projet d’accord de défense a été initié et signé le 21 août 2918 à Moscou entre les ministres respectifs de la defense nationale.
S’agissant de la procédure et conformément aux dispositions de l’article 60 et 91 de la constitution, le conseil de ministre doit examiner le projet de loi et recueillir obligatoirement l’autorisation préalable du parlement avant la ratification. C’est ainsi que le ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères chargé de la Francophonie et du protocole d’Etat a soumis au bureau de l’assemblée nationale le 06 décembre 2018 le projet d’accord de défense pour discussion et amendements. Ensuite, un vote sera proposé en plénière pour ratification. Ainsi, quel est le contenu de ce projet d’accord de défense caché depuis des mois et rendu public tardivement ?
L’ossature de l’accord de défense entre la Centrafrique et la Russie est constitué de onze (11) articles avec un préambule qui rappelle les relations d’amitié entre les deux pays sans réaffirmer notre souveraineté qui rappelle notre indépendance, l’inviolabilité et l’intangibilité de notre territoire. Ce même préambule a omis de mettre un garde-fou contre une quelconque ingérences dans les affaires intérieures de chaque État.
Le survol lapidaire de l’accord de défense qui donne une base juridique à la présence militaire russe sur le territoire national évoque le but de l’accord en son article premier. Le second article qui concerne la direction de la coopération nous évoque les modalités de réalisation de l’accord qui se fera par un échange d’expérience en vue de renforcer les capacités et également une assistance technique militaire. L’article 3 s’attarde sur les formes de la coopération qui se fera par des visites officielles, des consultations, des séminaires ou conférences et des visites de l’aviation militaire. L’article 4 quant à lui évoque la réalisation des accords c’est à dire la création de groupes de travail conjoint. L’article 5 par contre qui est assimilable à l’article 8 définit les conditions financières c’est à dire que chaque partie doit rembourser elle-même les dépenses de ses événements prévus par l’accord. Les articles 6 à 10 correspondent aux exigences traditionnelles des contrats entre les parties contractantes. Enfin, l’article 11 qui détermine l’échéance du contrat car il s’agit d’un contrat à durée indéterminée résiliable à la demande d’une partie et cela par voie diplomatique.
Telles sont les principales idées que comporte l’accord de défense entre la Centrafrique et la Russie. La lecture synoptique du contrat de défense a poussé le citoyen lambda à s’interroger en monologuant :
D’abord du point de vue de la forme, pourquoi ce projet de contrat est arrivé à l’assemblée nationale juste au moment où la présidente de la commission « affaires étrangères » est absente car ce n’est pas la première fois qu’une demande de ratification se présente à son absence ?
Cela relève t-il d’un simple hasard de calendrier ou s’agit-il d’un agenda caché ? Pourquoi l’exposé de motif du projet de contrat soumis aux parlementaires a été présenté et signé par le ministre délégué chargé de la francophonie alors que le ministre des affaires étrangères non empêché est présent à Bangui ? Ce phénomène confirme t-il la mise en quarantaine avant limogeage du ministre des affaires étrangères ?
Nous vous rappelons au passage qu’un ministre délégué est Administrativement placé sous l’autorité d’un ministre et souvent en charge d’un dossier précis. Dans les grandes démocraties, le ministre délégué ne participe au conseil de ministre que lorsque l’ordre du jour touche à son domaine. Par ailleurs, ce projet de contrat est-il équitable et conçu pour défendre la cause centrafricaine ? Quels sont les non-dits et la contrepartie de cet accord de défense ? Outre la fédération de Russie, l’autre prédateur d’Afrique du 21eme siècle c’est à dire la Chine a t-il formé les forces armées centrafricaines sur la base de quel texte ? Cette situation insinue t-elle l’existence d’un autre contrat de défense non encore rendu public ?
Dans l’exposé des motifs du projet d’accord de défense, qu’est-ce que le ministre délégué entend par la « sécurité internationale » dès lors que l’accord interdit à la Russie de combattre pour la cause centrafricaine ? A titre de rappel, l’expert militaire russe a confirmé devant la commission « affaires étrangères » de l’assemblée nationale que l’armée russe ne ripostera qu’en légitime défense. Que fera la Russie si la Minusca lui demande de s’associer pour combattre les groupes rebelles ? En d’autres termes, si la Russie veut sincèrement aider la Centrafrique, pourquoi ne pas intégrer officiellement la Minusca ? On remarque également que le projet de contrat est muet sur certains points mais cela n’a pas échappé au citoyen lambda. La logistique et les approvisionnements liés aux activités russes sont-ils exonérés des frais douaniers et postaux ? Les matériels militaires russes peuvent-ils faire l’objet de perquisition ou réquisition ? Pour finir, pourquoi le pouvoir a tant hésité pour rendre public le projet de contrat ? Cette hésitation répond t-elle à une contrainte exogène à la crise ?
En tout état de cause, les autorités centrafricaines ont délibérément violé l’alinéa 2 de l’article 60 de la constitution du 30 mars 2016 car ce dernier oblige le gouvernement à publier le contrat de défense dans les huit (8) jours francs suivant sa signature car le contrat est acté depuis le 21 août 2018 et soumis à l’assemblée nationale que le 6 décembre 2018. En guise de contribution, nous encourageons les autorités centrafricaines à multiplier les partenaires en vue de la résolution de la longue crise. Ainsi, diversifier les nouveaux partenariats c’est bien mais éviter de froisser les anciens partenaires c’est mieux. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.
Centrafrique.com/centrafrique-charles-armel-doubane-un-ministre-isole-du-gouvernement/charles-armel-doubane-ministres-affaires-etrangeres-corbeaunews/” rel=”attachment wp-att-25213 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le ministre Charles Armel Doubane. Photo d’archive
Centrafrique : Charles Armel Doubane, un ministre isolé du gouvernement.
En disgrâce depuis plusieurs mois, le ministre des Affaires étrangères Charles Armel Doubane, qui a commis le pêché de ne pas prendre part à la festivité du 1er décembre dernier comme ses collègues du gouvernement vient d’être dépossédés de ses prérogatives par le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji.
Même si sa présence au côté du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale le mercredi 12 décembre dernier a été vue par certains observateurs nationaux comme un signe de réconciliation et de confiance, ce jeudi 13 décembre 2018, les choses semblent changer radicalement.
Alors que les députés s’attendaient à voir le ministre des Affaires étrangères Charles Armel Doubane et son collègue de la défense Marie-Noëlle Koyara lors du débat sur le projet de ratification de l’accord de défense entre la République centrafricaine et la Fédération de Russie,le ministre délégué à la FrancophonieChancel Sokodé Ndeugbayi, contre toute attente, s’est présenté dans l’hémicycle ce jeudi 13 décembre en lieu et place de Doubane qui n’est plus autorisé à parlé au nom du gouvernement.
Cette absence du ministre Doubane, qui n’a pas été passée inaperçue pour bon nombre des Centrafricains, soulève énormément de doute quant à la capacité et la franchise du Président Faustin Archange Touadera à prendre de décision si les choses ne marchent plus.
Finalement, à quoi sert la présence du ministre Doubane, la veille, dans l’hémicycle lors de questions au gouvernement sur le blocage de l’initiative africaine pour la paix en Centrafrique ?
Ce qui est étonnant, le 3 décembre dernier, plusieurs dizaines des personnes, proche du Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et qui se réclament de l’association Béafrica engagé, ont pris le contrôle du ministère des Affaires étrangères pour exiger la démission du ministre Charles Armel Doubane de son poste pour la simple raison qu’il n’a pas participé à la festivité du 1er décembre au côté de ses collègues. Or, il est plus simple pour le Président Touadera de prendre sa décision ferme et limoger Doubane que de se prêter à ce jeu des gamins.
Rappelons que le ministre Charles Armel Doubane, dans un commentaire qu’il avait publié sur les réseaux sociaux, annonce publiquement qu’il ne participera pas à la festivité du 1er décembre dernier, préférant suivre son église catholique qui a appelé ses fidèles à ne pas participer à cette festivité nationale en raison du massacre d’une soixantaine des déplacés dans le camp de l’évêché d’Alindao le 15 novembre dernier.
Centrafrique.com/centrafrique-arrestation-de-patrice-edouard-ngaissona-la-coordination-de-la-milice-anti-balaka-menace/patrice-edouard-ngaissona-2/” rel=”attachment wp-att-25186 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’ex-coordonateur de la milice Anti-balaka Patrice Édouard Ngaïssona. CopyrightDR
Centrafrique : arrestation de Patrice Édouard Ngaïssona, la Coordination de la milice Anti-balaka menace.
Dans un communiqué parvenu à la rédaction de Corbeau News Centrafrique (CNC) ce jeudi 13 décembre 2018, le Coordonateur de la milice Anti-balaka Dieudonné NDOMATÉ se dit inquiet du sort que leur réserve le régime du Président Faustin Archange Touadera qui tente malheureusement de fragiliser leur mouvement à travers une série d’arrestations et le transfert des vaillants fils du pays vers la Cour Pénale internationale (CPI).
Voici l’intégralité du communiqué de la Coordination de la milice Anti-balaka :
ANTI-BALAKA
COORDINATION GÉNÉRALE
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COORDINATION DES OPÉRATIONS
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PORTE PAROLE
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N°OO2/CG/CO/PP.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Le mercredi, 12 décembre 2018, dans la matinée, nous avons appris à travers les ondes des radios nationales et internationales la nouvelle de l’arrestation de l’Ex-Coordonnateur des « Anti- BALAKA », Monsieur Patrice Edouard NGAÏSSONA à sa descente d’avion à l’aéroport Roissy à Paris.
Cette nouvelle a ému tous les Ex-Anti-Balaka de la République Centrafricaine qui s’interrogent du sort que leur réserve le régime face aux menaces avec ses corollaires d’arrestation en sourdine pour fragiliser le Mouvement avec le transfert des vaillants fils du pays vers la HAYE. Hier, c’était Alfred YEKATOM, aujourd’hui c’est notre Ex- Coordonnateur Patrice Edouard NGAÏSSONA.
Nous constatons que seuls les Anti-Balaka qui sont jugés et condamnés à perpétuité dans un procès pas équitable. Pourquoi la justice de notre pays ne vise que les Ex-Anti-Balaka qui pourtant ont mené la guerre contre la nébuleuse « SELEKA »pour libérer le pays en général et la ville de Bangui en particulier.
Nous nous posons la question de savoir, s’il est interdit à un peuple meurtri de se défendre face à une agression comme celle de la nébuleuse SELEKA, dont les principaux acteurs ne sont autres que des mercenaires étrangers qui continuent de tuer le peuple et de tout ravager sur leur passage ?
Nous avons assisté au renversement d’un régime légal par la faute de ceux-là. Pis encore, le gouvernement actuel auquel nous avons apporté notre soutien, s’insurge contre nous pour nous décimer alors que le pays tout entier tend vers un dialogue et la réconciliation.
Fort de ce qui précède,
Les Ex- Anti-Balaka demeurent dans tout processus enclenché pour la paix ;
Demandent à ses représentants qui sont dans le Comité Consultatif et de suivi de DDRR de se retirer immédiatement ;
Demandent au Ministre du Tourisme, Monsieur Jacob MOKPEM- BIONLI, de démissionner dans les 48 heures qui suivent la diffusion du présent communiqué de Presse.
Prennent à témoins l’opinion nationale et internationale et exigent la libération sans condition de l’Ex- Coordonnateur des Anti-Balaka.
Centrafrique.com/centrafrique-assassinat-dun-homme-par-les-3r/le-chef-rebelle-peul-du-3r-abbas-siddiki-img_4113-3/” rel=”attachment wp-att-25198 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le chef rebelle du 3R Abbas Siddiki.
Centrafrique assassinat d’un homme par les 3R.
La victime, un adolescent de 17 ans, retrouvé mort à quelques kilomètres de la sous-préfecture de Bocaranga sur l’axe Koui a été inhumé ce jeudi 13 décembre 2018.
En effet, selon plusieurs sources locales, le jeune homme, qui rentrait tranquillement du champ, s’est retrouvé malheureusement nez à nez avec la patrouille des rebelles du 3R peu après midi de ce mercredi 12 décembre.
Après quelques minutes d’interrogatoire musclé, le jeune de 17 ans a été froidement abattu à bout portant.
Son corps, qui gisant au sol, a été retrouvé par ses parents qui le cherchaient en vain.
Encore une fois de plus, un innocent citoyen vient de payer de sa vie alors que celui-ci n’a rien à voir dans les revendications des groupes armés au gouvernement centrafricain.
Rappelons que le mouvement 3R )Retour-Reclamation-Réhabilitation), dirigé par le Peul camerounais Abbas Siddiki, terrorise et contrôle au moins 5 sous-préfectures de l’Ouham-Péndé et de la Nana-Mambéré dans le nord-ouest de la RCA depuis 2014.
Centrafrique.com/centrafrique-droit-de-reponse-de-la-telecel-a-la-redaction-de-corbonews/logo-telecel-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-25192 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Banière officielle de la Télécel Centrafrique.
Centrafrique : droit de réponse de la Télécel à la rédaction de Corbonews.
DROIT DE REPONSE
La Direction Générale de TELECEL CENTRAFRIQUE a pris connaissance avec étonnement du contenu d’un article paru dans la publication du journal en ligne Corbeau News du 11 décembre 2018, selon lequel le Directeur Général de la société aurait « quitté précipitamment Bangui pour se mettre à l’abri des harcèlements dont celui-ci ferait l’objet de la part du Ministre Justin GOURNA ZACKO, chargé des Postes et Télécommunications ».
La Direction Générale de TELECEL CENTRAFRIQUE tient à opposer un démenti catégorique à ces affirmations et à préciser que :
le déplacement de son Directeur Général est strictement professionnel car motivé par sa participation à un Conseil d’Administration du Groupe auquel appartient TELECEL CENTRAFRIQUE ;
le Directeur Général de TELECEL CENTRAFRIQUE n’a subi aucun harcèlement de la part du Ministre des Télécommunications.
Au demeurant, TELECEL CENTRAFRIQUE entretient de bonnes relations avec le Ministre de Tutelle qui est celui des Télécommunications.
Centrafrique.com/centrafrique-panique-chez-les-auteurs-de-crimes-de-guerre-et-de-crimes-contre-lhumanite/nourredine-img_12janv2018213243-3/” rel=”attachment wp-att-25189 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Patron du FPRC Noureddine Adam.
CENTRAFRIQUE : PANIQUE CHEZ LES AUTEURS DE CRIMES DE GUERRE ET DE CRIMES CONTRE L’HUMANITÉ
STRATAGÈME DÉRISOIRE
Que se passe-t-il ? Voilà que les ex-Sélékas, qui voulaient la peau du chef de l’État centrafricain, qui ne reconnaissaient pas sa légitimité de président démocratiquement élu et qui menaçaient même de marcher sur Bangui, adressent subitement des mots doux à celui qu’ils détestaient et ne cessaient de combattre !
Nul doute que leur comparution prochaine devant la CPI (Cour Pénale Internationale) ou la CPSB (Cour Pénale Spéciale de Bangui) pour répondre de leurs crimes de guerre et de leurs crimes contre l’humanité, les aura plongés dans une peur indicible. Ne vont-ils pas chercher, par tous les moyens, à se soustraire aux griffes de la justice ?
C’est d’abord le chef du FRPC l’ex- bras droit de Michel Djotodia, qui donne de « Son excellence » au chef de l’Etat. Dans un communiqué publié le 9 décembre, il va jusqu’à féliciter le président de la République pour sa déclaration à la veille de la commémoration du 60ème anniversaire de l’indépendance de la République Centrafricaine, qu’il qualifie de « très constructive et conciliante… »
On aurait bien voulu entendre ces paroles avant les massacres inutiles de Centrafricains. Ce nouveau positionnement pacifique de Noureddine Adam et des autres chefs de guerre aurait dû être adopté voilà longtemps. Le chaos sanglant qui a prévalu en République centrafricaine aurait été évité.
MATAR NEMERY, ALIAS « FORCE », CHEF DE GANG DU KM5 AUX ABOIS ?
Il n’y a pas si longtemps, ce hors-la-loi tueur narguait et défiait le pouvoir légitime de Centrafrique. Il avait transformé le Km5, ce quartier hautement emblématique de la capitale, en un sanctuaire musulman, autonome et imprenable. Avec sa bande de ruffians enturbannés, il avait pris en otage les habitants et les commerçants du quartier. Les malheureux étaient littéralement rackettés et suppliciés.
Se disant groupe d’autodéfense des musulmans du Km5, ces criminels constituaient, en réalité, une organisation mafieuse, soutenue par les ex-Sélékas et leur mentor, Idriss Déby Itno. Le président du Tchad avait, en effet, besoin d’une tête de pont dans la capitale.
Rappelons que ce sont Nemery et ses sbires qui avaient fait une brutale intrusion dans l’Église Notre-Dame de Fatima, en pleine célébration du culte, et n’avaient pas hésité à massacrer des paroissiens et leur curé.
Quand les forces de sécurité intérieures avaient tenté un assaut pour nettoyer le Km5, une faction sélékiste avait aussitôt menacé de marcher sur Bangui. Un chef rebelle s’était même vanté d’avoir 500 combattants, déjà positionnés dans la capitale centrafricaine.
En outre, ce chef de gang se vantait du soutien de la France. Devant son camp retranché du Km5, flottait même un drapeau français. On se demande bien qui avait pu permettre à cette mafia de hisser le drapeau tricolore.
Le communiqué qu’il vient de publier ne peut donc que nous interpeller !
Citons : «Centrafricaines, Centrafricains, habitants de Bangui et plus précisément du Km5, je voudrais devant Dieu (ou plutôt Allah ?) et les hommes, affirmer qu’il y a un temps pour les problèmes et un temps aussi pour la paix.
Je voudrais le dire à tout le monde : le temps de la paix est arrivé au Km5. Avec le soutien de nos amis russes (il y a peu de temps encore, il prétendait qu’il était soutenu par les Français) et notre frère, Ali Gonissa, (un personnage sulfureux peu recommandable)je m’engage à favoriser le retour de la paix au Km5 en appui ax efforts du gouvernement, par la mise en place de patrouilles mixtes, constituées de policiers et de gendarmes de notre pays… »
Suffocant !
Ce n’est rien d’autre qu’une ultime provocation de la part de ce chef de gang, qui a toujours refusé des déposer les armes et de se rendre quand les autorités légitimes le lui demandaient au nom de la loi. Il s’agit, purement et simplement, d’une manœuvre grossière et indécente de diversion pour échapper à la justice.
Mais ce stratagème ne pourra pas passer auprès des Centrafricains : ils attendent, avec trop d’impatience, que justice leur soit rendue. Les chefs rebelles devront déposer les armes. Le gouvernement centrafricain ne devra, en aucune façon, se laisser manipuler par ces rebelles, auteurs de crimes de guerre épouvantables et de crimes contre l’humanité tout aussi intolérables.
Il appartiendra à la justice, et uniquement à elle, de juger les responsables de toutes les horreurs commises.
Centrafrique.com/washington-denonce-les-comportements-predateurs-de-moscou-et-pekin-en-afrique/conseiller-en-securite-president-americain/” rel=”attachment wp-att-25205 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Conseiller de Président americain.
Washington dénonce les “comportements prédateurs” de Moscou et Pékin en Afrique
Les Etats-Unis veulent contrer les “comportements prédateurs” de Pékin et Moscou en Afrique, tout en promettant, dans la stratégie africaine de Donald Trump dévoilée jeudi, de mettre fin aux aides financières et aux missions de paix de l’ONU inefficaces.
Le conseiller présidentiel pour la sécurité nationale, John Bolton, a tenté d’adapter au continent africain le mot d’ordre “America First”, ou “l’Amérique d’abord”, qui guide la politique étrangère de l’administration républicaine.
S’il s’est targué d’exposer cette vision moins de deux ans après l’arrivée de l’homme d’affaires à la Maison Blanche, son gouvernement n’avait jusque-là pas manifesté un intérêt particulier pour l’Afrique – dont on n’a vraiment parlé à Washington que lorsque Donald Trump a qualifié certains Etats africains de “pays de merde” lors d’une réunion à huis clos.
La “nouvelle stratégie pour l’Afrique” se traduit par une méfiance confirmée à l’égard des institutions multilatérales, une promesse de parcimonie avec l’argent du contribuable américain, et une compétition aux airs de guerre froide avec les rivaux des Etats-Unis.
“Les grandes puissances concurrentes, à savoir la Chine et la Russie, étendent rapidement leur influence financière et politique à travers l’Afrique”, a déclaré John Bolton dans un discours devant le cercle de réflexion conservateur Heritage Foundation à Washington.
“Elles ciblent de manière délibérée et agressive leurs investissements dans la région pour accroître leurs avantages comparatifs sur les Etats-Unis”, a-t-il déploré, dénonçant pêle-mêle “pots-de-vin”, “accords opaques”, recours chinois à la dette pour “tenir les Etats africains en otages” ou encore pillage russe des ressources naturelles.
L’ONU critiquée
Or, selon l’administration Trump, “les comportements prédateurs de la Chine et de la Russie freinent la croissance économique en Afrique” et “posent une menace significative pour les intérêts nationaux américains”.
Mais alors que le gouvernement américain assure – comme tous ses prédécesseurs – vouloir la prospérité, l’indépendance et la bonne gouvernance des pays africains, sa politique semble surtout ouvrir la porte à un certain désengagement, en tout cas sous les formes traditionnelles.
Les Etats-Unis, qui font toujours de la lutte contre le terrorisme islamiste une de leurs priorités, veut que les pays africains prennent en main leur propre sécurité. Et vont plaider pour “rationaliser, revoir, ou mettre fin” aux missions de l’ONU qui ne favorisent pas “une paix durable”, a prévenu John Bolton.
“Notre objectif est de résoudre les conflits, pas de les geler indéfiniment”, a insisté l’ancien ambassadeur américain aux Nations unies, un “”faucon” très hostile au multilatéralisme. Il a cité en exemple l’opération onusienne au Sahara occidental, rappelant avoir participé à sa mise en place en 1991 alors qu’il travaillait au département d’Etat américain.
Plus largement, John Bolton a promis de passer au peigne fin l’aide économique américaine – un exercice “bientôt” terminé – pour faire en sorte qu’elle apporte des résultats, alors que le locataire de la Maison Blanche veut drastiquement couper les ressources budgétaires affectées à la diplomatie.
“Malheureusement, des milliards et des milliards de dollars des contribuables américains n’ont pas abouti aux résultats escomptés”, a estimé John Bolton. “A partir de maintenant, les Etats-Unis ne toléreront plus cette longue tradition d’aide sans résultats, d’assistance sans responsabilité, et de soutien sans réforme”, a-t-il lancé.
Au Soudan du Sud en proie à une guerre civile après avoir reçu une importante assistance américaine, notamment, “nous ne fournirons plus de prêts ou de ressources américaines supplémentaires à un gouvernement sud- soudanais dirigé par les mêmes dirigeants en faillite morale qui perpétuent cette horrible violence”, a insisté le conseiller.
“Cette approche me semble particulièrement contre-productive et risque de rapprocher nos partenaires potentiels de Pékin”, a jugé sur Twitter Abraham Denmark, expert du cercle de réflexion Wilson Center. “Ne pouvons-nous pas nous intéresser à l’Afrique pour ses propres mérites et ne pas en faire un pion du grand jeu d’échecs avec la Chine ?”
Minusca-jusquen-2019/le-conseil-de-securite-en-octobre-2018/” rel=”attachment wp-att-25201 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2018/12/le-conseil-de-securite-en-octobre-2018-300×180.jpg” alt=”Le Conseil de sécurité en octobre 2018. CopyrightUN” width=”300″ height=”180″ />Le Conseil de sécurité en octobre 2018. CopyrightUN
Centrafrique : le Conseil de sécurité vient de proroger le mandat de la MINUSCA jusqu’en 2019
Selon cette résolution, l’objectif stratégique de la MINUSCA est d’aider à la création des conditions politiques, sécuritaires et institutionnelles permettant de « réduire durablement la présence de groupes armés et la menace qu’ils représentent en adoptant une approche globale et une position proactive et robuste ».
La Mission onusienne se voit par ailleurs assignée trois tâches prioritaires, la première étant la protection des civils. La MINUSCA devra ainsi protéger la population civile placée sous la menace de violences physiques, « sans préjudice de la responsabilité principale des autorités centrafricaines », et, avec le concours de ces dernières, prendre des « mesures actives » pour anticiper, écarter et répondre efficacement à toute menace grave ou crédible à l’encontre de la population civile.
Au titre de la seconde tâche prioritaire, – bons offices et appui au processus de paix -, la Mission devra, selon la résolution, renforcer son rôle à ce processus dans le cadre de sa participation à l’Initiative africaine, tout en favorisant un processus de paix « plus cohérent. » Elle devra offrir ses bons offices pour lutter contre les causes profondes du conflit et appuyer les efforts pour traiter de la justice transitionnelle.
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La troisième priorité de la MINUSCA sera la mise en place de « conditions de sûreté favorables à l’acheminement immédiat, complet, en toute sécurité et sans entrave de l’aide humanitaire ». La résolution autorise par ailleurs la Mission à fournir un appui à
r
l’extension de l’autorité de l’Etat, au déploiement des forces de sécurité, et au maintien de l’intégrité territoriale.
A cette fin, la Mission pourra fournir un « appui logistique limité » au redéploiement progressif d’un nombre limité d’unités des forces armées centrafricaines formées ou certifiées par la mission militaire de formation de l’Union européenne en République centrafricaine (EUTM-RCA), « sans que cela n’exacerbe les risques pour la stabilisation du pays, les civils, le processus politique, les soldats de la paix et son impartialité. »
Enfin, la résolution prévoit que le Secrétaire général de l’ONU prendra toutes les mesures qui s’imposent pour s’assurer que la MINUSCA respecte pleinement la politique de tolérance zéro de l’ONU à l’égard de l’exploitation et des atteintes sexuelles. Les antécédents de tous les membres du personnel de la Mission devront notamment être vérifiés afin de s’assurer qu’ils n’ont eu aucun comportement sexuel répréhensible.
A noter que l’effectif maximal autorisé de la MINUSCA est fixé à 11.650 militaires, dont 480 observateurs militaires et officiers d’état- major, et 2.080 policiers, dont 400 policier hors unités constituées et 1.680 membres d’unités de police constituées, ainsi que 108 agents de l’administration pénitentiaire.
Centrafrique.com/centrafrique-entretien-discret-entre-le-conseiller-russe-de-touadera-et-le-chef-de-guerre-ali-darassa/rencontre-conseiller-touadera-ali-darassa/” rel=”attachment wp-att-25175 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Image de la rencontre du Conseiller russe du Président Touadera avec les hommes de l’UPC dans la Ouaka.
Centrafrique : entretien discret entre le conseiller russe de Touadera et le chef de guerre Ali Darassa.
Envoyé discrètement dans la région de la Ouaka la semaine dernière par le Président Faustin Archange Touadera, le Conseiller en matière de sécurité intérieure à la présidence de la République le russe Valery Zakharov a rencontré personnellement le chef de guerre et Patron de l’UPC Ali Darassa dans la commune de Gbokologbo pour lui faire part du message du chef de l’État centrafricain.
Après leur échec diplomatique de ramener la paix à travers le dialogue, c’est désormais à coup des billets de banque que les Russes comptent temporiser la violence dans le pays.
D’après une source bien renseignée, une délégation spéciale de la Présidence de la République s’est rendue dans la Ouaka la semaine dernière pour rencontrer le chef de guerre Ali Darassa suite à la demande faite par le chef de l’État à ce dernier.
En tête de cette délégation, le conseiller à la sécurité intérieure du président Faustin Archange Touadera le Russe Valery Zakharov, appuyé par deux de ses collègues, notamment le conseiller spécial du président Faustin Archange Touadera et le Coordonateur politique du l’UPC Hassan Bouba, qui est par ailleurs un Conseiller aussi de Touadera.
Ils ont été reçus par le général de la Séléka Ali Darassa.
Pour un cadre de l’UPC contacté par CNC, le conseiller russe du président Touadera Valery Zakharov était le porteur d’un message personnel du chef de l’État au chef de guerre Ali Darassa.
D’après ce cadre, les échanges entre Valery Zakharov et Ali Darassa ont été portés essentiellement sur les moyens de stopper les violences dans les régions contrôlées par l’UPC. Et face aux ardeurs de la France et des États-Unis d’arrêter et de juger tous les chefs de guerre à la CPI, Valery Zakharov a promis à Ali Darassa une protection militaire russe au pays de Poutine ou en Centrafrique. Un plan d’évacuation de ses diamants et or et un projet de construction d’un aérodrome dans son village refuge et de la réhabilitation d’un autre plus proche ont été également débattus.
Pour joindre l’utile à l’agréable et stopper provisoirement les violences, un pactole d’une centaine de millions de F CFA lui a été remis afin d’entretenir ses hommes.
Ce même scénario a été, peu de temps après, réalisé aux miliciens de l’enclave musulmane de pk5. Au début de cette semaine, une enveloppe de plus 150 millions a été remise à l’ex-caporal-chef et chef milicien Nimery Matar alias « Force » et des promesses de lui ouvrir des boulangeries afin d’occuper paisiblement de ses miliciens.
Ce geste du pouvoir a même poussé Nimery Matar alias « Force » à décréter unilatéralement la paix dans la bourgade qu’il contrôle.
Cette offensive russe tous azimuts pour ramener la paix dans le pays inquiète plus d’un. Après l’échec diplomatique de pourparler de Khartoum avec les groupes armés , puis l’offensive militaire ratée contre la base de la milice d’autodéfense du PK5 qui a conduit dernièrement au bombardement du domicile de Nimery Matar au pk5, le conseiller russe du président Touadera, Valery Zakharov, à travers son cabinet, multiplie des initiatives, dont l’achat de la tranquillité, et non de la paix.
Pour un expert en sécurité contacté par CNC, la méthode ainsi utilisée risque d’encourager l’appétit d’autres de certains Centrafricains à créer d’autres rebellions avant que Touadera et les Russes quittent le pouvoir.