Centrafrique : lancement du programme controversé du DDRR à Paoua.

Publié le 17 décembre 2018 , 5:32
Mis à jour le: 17 décembre 2018 5:32
Les milicien Anti-balaka en position de combat. CopyrightDR
Les milicien Anti-balaka en position de combat. CopyrightDR

 

 

Centrafrique : lancement du programme controversé du DDRR à Paoua.

 

 

Ce lundi 17 décembre à Paoua, dans l’Ouham-Péndé, le chef de l’État Faustin Archange Touadera a officiellement lancé le programme du DDRR (Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement) des groupes armés dans le pays après plusieurs mois de report.

 

Selon la prévision établie par le gouvernement, ce programme du DDRR lancé ce lundi à Paoua va toucher environ 450 ex-combattants issus de deux factions du mouvement Révolution Justice (Branche  de l’ex-ministre des Sports Armel Sayo, branche du général rebelle  Belanga) et la milice Anti-balaka locale.

Cependant, avec l’arrestation de l’ex-coordinateur de la milice Anti-balaka Patrice Édouard Ngaïssona à Paris suite au mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale,toutes les factions Anti-balaka déclarent se retirer du programme DDRR initié par le gouvernement.

Outre la milice Anti-balaka, certains groupes armés issus de l’ex-coalition Séléka comme le FPRC, le MPC et l’UPC…  se disent hostiles à ce programme du désarmement.

Alors que le gouvernement prévoit la prochaine étape de ce fameux  DDRR dans d’autres villes du pays comme Bouar, Bambari et Bangassou, il n’est pas exclut qu’un autre groupe armé comme 3R et le FDPC  puissent emboiter les pas du FPRC et des Anti-balaka en se retirant de ce  programme.

Rappelons que ce fameux programme du DDRR, financé à hauteur de 18 milliards de francs CFA par la Communauté internationale, risquerait d’être une prime de guerre pour les auteurs des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre en République centrafricaine.

 

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