samedi, septembre 12, 2026
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Face au ping-pong du gouvernement, il décide d’observer une grève cette semaine.

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Centrafrique.com/face-au-ping-pong-du-gouvernement-il-decide-dobserver-une-greve-cette-semaine/des-policiers-en-formation-a-lecole-nationale-de-police-au-pk10-route-de-samara-par-anselme-mbata-cnc-le-11-decembre-2018/” rel=”attachment wp-att-30669 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les policiers en formations à l'école nationale de police le 11 décembre 2018. Crédit photo : Anselme Mbata/CNC.
Les policiers en formations à l’école nationale de police le 11 décembre 2018. Crédit photo : Anselme Mbata/CNC.

 

 

Bangui (CNC) le syndicat national de police menace d’observer une grève de 3 jours à compter du lundi prochain si le gouvernement compte maintenir sa position quant à leur revendication.

 

L’annonce a été faite ce samedi 3 août dans la cour de la direction générale de la police au centre-ville de Bangui, capitale de la République centrafricaine, en présence d’une centaine des policiers lors de leur assemblée générale.

Alors que le samedi 13 juillet dernier, le bureau national du syndicat de police avait menacé de rentrer en grève dans 15 jours s’il n’obtenait pas des réponses satisfaisantes du gouvernement à leurs revendications, leur demande d’audience au cabinet du Premier ministre, ainsi que la correspondance adressée au ministre de la sécurité publique est restée sans suite depuis deux semaines.

Comme par hasard, le cabinet du Premier ministre Firmin NGRÉBADA, informé de la détermination des policiers à cesser du travail dès la semaine prochaine, vient de répondre à la demande d’audience du bureau de syndicat pour un tête-à-tête ce lundi 5 août avec le Premier ministre.

Un jeu du gouvernement largement commenté par les policiers ce week-end lors de leur assemblée générale.

Pour les uns, le syndicat doit mettre entre parenthèses leur menace de grève en attendant la suite de sa discussion avec le Premier ministre Firmin NGRÉBADA. Tandis que les autres, largement majoritaires, demandent à ce que tous les policiers doivent être en tenue civile sur le lieu de leur travail dès le lundi prochain en attendant la suite de leur rencontre avec le Premier ministre. Une proposition largement plébiscitée par l’assemblée générale ce week-end.

Le syndicat national de police, dans sa revendication, avait demandé simplement la mise en application du décret du statut particulier de la police revendiqué et botté en touche par les différents gouvernements qui se succèdent dans le pays depuis 2009.

Ce qui suscite d’énormes interrogations au sein de la population centrafricaine qui cherche à comprendre pour quelle raison le gouvernement hésite à appliquer intégralement le décret du statut particulier de la police alors que celui de la gendarmerie ne l’avait pas causé autant de souci.

Pour les centrafricains, une grève générale de la police est synonyme du retour au désordre et le chaos dans le pays.

Selon nos informations, si les policiers rentrent en grève dans les prochains jours, il n’y’aura aucun service dans les commissariats, à la direction de l’immigration et émigration, c’est-à-dire l’aéroport et les frontières terrestres du pays… Même les cellules des commissariats resteront ouvertes au profit des bandits qui pourraient s’échapper s’ils veulent.

Affaire à suivre…

 

Copyright2019CNC.

 

Au moins 30 personnes tuées dans des fusillades aux USA

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Centrafrique.com/au-moins-30-personnes-tuees-dans-des-fusillades-aux-usa/une-intervention-de-la-police-dans-letat-de-lohio/” rel=”attachment wp-att-30658 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Une intervention de la police dans l'État de l'Ohio
Une intervention de la police dans l’État de l’Ohio

 

 

 

Les Etats-Unis à nouveau endeuillés par les tueries de masse, ce week-end. Moins de vingt-quatre heures après une première fusillade survenue au Texas et ayant fait vingt morts, neuf personnes ont été tuées, dimanche 4 août, par un tireur à l’autre bout du pays, dans l’Ohio.

Dans l’Ohio, un Etat du nord-est du pays, seize personnes ont également été blessées au cours de la fusillade qui a eu lieu dans la ville de Dayton.

Le tireur a ouvert le feu vers 1 heure du matin (heure locale) près d’un bar, le Ned Peppers Bar, a expliqué un policier sur une chaîne de télévision locale. Il a rapidement été abattu par les forces de l’ordre.

Le suspect était armé d’un “canon long et de nombreuses munitions “, a déclaré Matt Carper, un officier de la police locale.

La maire, Nan Whaley, a précisé que l’assaillant portait un gilet pare-balles.

La police travaille sur l’identification du tireur et le FBI (police fédérale) est sur place pour porter toute l’assistance nécessaire.

Quelques heures plus tôt, c’est à El Paso qu’a eu lieu la fusillade ayant fait vingt morts au Texas.

Vingt-six autres personnes ont été blessées, dont certaines sont dans un état critique.

L’attaque est survenue en milieu de matinée aux abords d’un hypermarché Walmart prisé de la communauté hispanique.

Le tireur, un homme blanc de 21 ans, a été interpellé et placé en garde à vue.

La police enquête sur un possible motif “haineux “d’origine religieuse ou encore l’orientation sexuelle des victimes.

 

©AFP

Soudan: accord “complet” entre militaires et contestation, enthousiasme nuancé à Khartoum

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Centrafrique.com/soudan-accord-complet-entre-militaires-et-contestation-enthousiasme-nuance-a-khartoum/les-manifestants-soudanais-se-rejouissent-apres-un-accord-conclu-avec-le-conseil-militaire-pour-former-une-transition-de-trois-ans-en-vue-de-transferer-3/” rel=”attachment wp-att-30663 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les manifestants soudanais se réjouissent après un accord conclu avec le conseil militaire pour former une transition de trois ans en vue de transférer
Les manifestants soudanais se réjouissent après un accord conclu avec le conseil militaire pour former une transition de trois ans en vue de transférer le pouvoir à un civil

 

Les leaders de la contestation et le Conseil militaire au pouvoir au Soudan sont parvenus samedi à un accord “complet” sur une déclaration constitutionnelle, ouvrant la voie à une transition vers un pouvoir civil réclamé par les manifestants après des semaines d’âpres négociations.

“Les deux délégations sont tombées pleinement d’accord sur la déclaration constitutionnelle”, a déclaré à la presse Mohamed El Hacen Lebatt, médiateur mauritanien de l’Union africaine (UA), suscitant l’enthousiasme des manifestants dans les rues de la capitale, tempéré cependant par le souvenir des victimes de la répression de la contestation.

L’accord a été trouvé au terme de deux jours de pourparlers à Khartoum entre l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance du mouvement, et le Conseil militaire mis en place après la chute du président Omar el-Béchir le 11 avril.

A la sortie des négociations, Ibrahim al-Amin, un leader du mouvement, a affirmé à l’AFP que l’accord portait sur des “questions sensibles relatives à la sécurité, à l’indépendance de la justice et sur les pouvoirs du gouvernement, de même que sur le Conseil souverain”.

Cette déclaration constitutionnelle complète un accord du 17 juillet pour un Conseil souverain composé de cinq militaires et six civils chargé de mener, avec un Parlement, la transition pendant un peu plus de trois ans.

Les points encore en suspens portaient sur les pouvoirs de ce Conseil, sur le déploiement des forces de sécurité et l’immunité de généraux impliqués dans la répression de la contestation, notamment la dispersion meurtrière du sit-in devant le siège de l’armée le 3 juin à Khartoum.

Au moins 127 manifestants avaient alors été tués, selon un comité de médecins proches de la contestation. Une enquête officielle a conclu à l’implication de paramilitaires des redoutées Forces de soutien rapide (RSF), lesquelles ont nié toute responsabilité.

– “Le sang des martyrs” –

Dans les rues de Khartoum, les manifestants oscillaient entre joie et colère, exigeant réparation pour les victimes de la répression qui a fait 250 morts depuis décembre, selon le comité de médecins.

 

“C’est bien que nous soyons parvenus à un accord mais il est inacceptable d’oublier le sang des martyrs (qui a été versé). Ce sont les martyrs qui nous ont conduit à ce moment crucial”, rappelle Mohamed Yasine, 22 ans.

Madani Abbas, un meneur de la contestation, a assuré samedi au cours d’une conférence de presse que ceux qui ont commis des “violations” lors des manifestations devront rendre des comptes et précisé qu’un “comité d’investigation indépendant” est prévu par la déclaration constitutionnelle.

“Les Forces de soutien rapide seront placées sous l’autorité du chef des forces armées”, a indiqué un autre leader du mouvement, Monzer Abu al-Mali, à la sortie des négociations.

Les pourparlers, initialement prévus mardi, avaient été repoussés après la mort de six personnes dont quatre lycéens à Al-Obeid (centre) lundi lors d’une manifestation contre les pénuries de pain et de carburants.

Jeudi, lors d’un rassemblement à Omdourman réclamant justice pour ces victimes, près de Khartoum, quatre personnes ont été tuées.

Le Conseil militaire a annoncé vendredi l’arrestation de 9 paramilitaires des RSF accusés d’être impliqués dans la mort des lycéens.

Dirigées par Mohammed Hamdan Daglo, aujourd’hui numéro deux du Conseil militaire, les RSF étaient un pilier du régime du président Béchir, avant de contribuer à sa chute. Elles sont accusées de terribles exactions, notamment pendant le conflit du Darfour (ouest) déclenché en 2003.

– “La révolution a réussi” –

Des réunions seront organisées pour régler des détails techniques et discuter de la cérémonie de signature de l’accord, selon le médiateur de l’UA. Une première signature de l’accord est prévue dimanche, selon un communiqué de l’ALC.

Au milieu des drapeaux soudanais, des youyous et des klaxons, plusieurs Soudanais ont exprimé samedi leur soulagement face à cette avancée pour mettre fin à la crise politique et aux accès de violence qui agitent le pays depuis des mois.

“On ne peut pas continuer à manifester indéfiniment. Il était important de trouver un juste milieu entre toutes les factions”, affirme Gomaa Hussein, 45 ans.

Déclenché par le triplement du prix du pain le 19 décembre, les manifestations s’étaient rapidement transformées en mouvement de contestation du pouvoir. Depuis la destitution de M. Béchir par l’armée en avril, les protestataires demandent un gouvernement civil.

Pour Ahmed Ibrahim, 25 ans, l’accord trouvé est une preuve du succès du soulèvement populaire: “la révolution a réussi maintenant et notre pays met un pied sur le chemin qui nous mènera vers un pouvoir civil”.

 

©AFP/VOA

Centrafrique : une enquête internationale indépendante est nécessaire sur l’assassinat des journalistes russes, selon RSF

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Centrafrique.com/centrafrique-une-enquete-internationale-independante-est-necessaire-sur-lassassinat-des-journalistes-russes-selon-rsf/les-militaires-russes-dans-un-pick-up-de-la-gendarmerie-nationale-img_7mai2018005155-11/” rel=”attachment wp-att-30642 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des militaires russes dans un pickup de la gendarmerie à Bangui, République centrafricaine
Des Mercenaires russes dans un pickup de patrouille de la gendarmerie au centrwe-ville de Bangui. Crédit photo : AFP

 

 

Bangui (CNC) – Un an jour pour jour après l’assassinat des trois (3) journalistes russes en Centrafrique, l’ONG Reporters sans frontières (RSF), qui défend la liberté de la presse à travers le monde, a réitéré sur son compte Twitter un appel pour qu’une enquête internationale indépendante soit ouverte sur ce dossier sensible. t pour cause.

 

Rappelons nous, le 30 juillet 2018, trois journalistes d’investigation russes étaient assassinés, dans la région de Sibut par des personnes armées non identifiées. Les reporters enquêtaient alors sur les agissements discrets de la mystérieuse société Wagner, une entreprise russe de mercenariat, déployée en Ukraine, en Syrie, en Libye et dans tous les pays où le Kremlin entend défendre ses intérêts sans nécessairement afficher sa présence de manière officielle.

Face cette tuerie, les autorités russes ont parlé d’un crime crapuleux qui aurait mal tourné, en pointant du doigt les négligences de l’employeur des trois journalistes, qui n’est autre que Mikhail Khodorkovski, un opposant politique russe vivant en exil à Londres. Cette thèse présente l’avantage de dédouaner la nébuleuse de la Wagner de toute responsabilité, mais elle peine à convaincre.

Les proches des victimes en sont convaincus : les trois journalistes ont été attirés dans un guet-apens parce que leur travail sur la Wagner dérangeait des responsables hauts placés. Le Dossier Center, le centre de journalisme d’investigation de M. Khodorkovski, a mené sa propre enquête dont les résultats ont été rendus publics en janvier dernier. Celle-ci révèle l’existence de liens avec la Russie qui n’avaient pas été pris en compte jusque là. En particulier, un gendarme centrafricain a été en contact permanent avec le conducteur des trois victimes ainsi qu’avec le mercenaire russe Alexandre Sotov. De même, l’homme qui a servi d’intermédiaire aux journalistes leur a été recommandé par un journaliste russe. Or cet intermédiaire n’a été ni identifié ni arrêté. Et comme le conducteur des reporters, il a utilisé un numéro de téléphone enregistré sous un faux nom et avec de faux passeports. Autant d’éléments qui indiquent que les assassins étaient bien plus organisés que de simples coupeurs de routes.

Relayée dans la presse russe, cette enquête documentée du Dossier Center a amené Reporters sans frontières à demander l’ouverture d’une enquête internationale indépendante sur ces faits dès le mois de janvier dernier via un communiqué mis en ligne sur son site Internet.

Ces dernières semaines, le ministre russe des affaires étrangères a profité du forum économique international qui s’est tenu à Saint-Pétersbourg le 6 juin, pour demander à son homologue centrafricain d’accélérer l’enquête sur ce triple meurtre. Le même jour, un média numérique russe sous la houlette d’Evgueni Prigojine livrait une nouvelle version des faits qui, elle aussi, fait l’impasse sur le rôle de la Wagner et qui s’efforce de rechercher coûte que coûte un nouveau bouc émissaire. Quand on sait qu’Evguéni Prigojine, oligarque russe proche du pouvoir moscovite, finance et supervise aussi les activités de la Wagner, on comprend que son agence médiatique serve à la défense d’intérêts partisans quelle que soit la vérité.

Rappelons également que M. Prigojine est présenté comme un expert de la manipulation des informations sur Internet, s’étant fait connaître pour avoir tenter de manipuler les élections présidentielles américaines de 2016 avec ses usines à trolls.

Plus récemment, le 26 juillet, le parquet général de la cour d’appel de Bangui a annoncé que « l’enquête a évalué d’une manière significative » et « que dans les jours à venir le Doyen des Juges d’instruction rendra ses conclusions en tout indépendance ». Toutefois, peut on vraiment espérer voir les véritables coupables désignés au regard du contexte diplomatique si particulier de cette affaire ? Et surtout qui croire ? Peut-on faire confiance à la justice centrafricaine qui tarde à sortir ses conclusions sur cette affaire après plus d’un an d’enquête ? La partie russe n’a-t-elle pas intérêt à brouiller les pistes ?

Dès lors, la vérité sur cette affaire semble mal embarquée et l’enquête internationale indépendante voulue par RSF n’est-elle pas la meilleure voie pour voir émerger la vérité ?

 

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : quand l’honorable Martin Ziguélé fait trembler les rebelles.

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Centrafrique.com/centrafrique-quand-lhonorable-martin-ziguele-fait-trembler-les-rebelles/de-gauche-a-droite-les-chefs-rebelles-mahamat-al-khatim-ali-darassa-et-abbas-siddiki/” rel=”attachment wp-att-30633 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les chefs rebelles Mahamat Al Khatim à gauche, Ali Darassa au milieu et Abbas Siddiki à droite.
De gauche à droite Mahamat Al Khatim, Ali Darassa et Abbas Siddiki, respectivement les chefs du MPC, UPC et 3R. Images traitées par CNC.

 

Bangui (CNC) – Dans sa déclaration audio publiée sur les réseaux sociaux, le chef rebelle Mahamat Al Khatim, patron du mouvement patriotique centrafricain (MPC) s’en prend à l’honorable Martin Ziguélé, Président du parti MLPC et menace de quitter l’accord de paix de Khartoum. Pourquoi ?

 

« … je veux répondre à Martin Ziguélé. Je ne sais pas si c’est le Président (Touadera) qui l’a poussé. On ne fait pas la politique comme ça. Les gens qui font la politique, quand ils ne savent pas comment le faire, il faudrait la cesser. Nous étions là en 2015 quand la Minusca était venue nous voir pour dialoguer, car la guerre n’est pas bien. Nous avions accepté… Finalement à Khartoum, nous avions dialogué avec le gouvernement et Martin Ziguélé était là. Il me croisait régulièrement, mais il n’a pas dit un mot que je suis tchadien. Mais quand le gouvernement dialoguait avec moi, j’étais tchadien ou centrafricain… ?Alors, les gens de l’Union africaine, vous écoutez bien les propos de Martin Ziguélé qui veut mettre le feu aux poudres. On est prêt… », déclare Mahamat Al Khatim.

 

Mais d’où vient la colère du général autoproclamé chef rebelle Mahamat Al Khatim ?

 

Quelques jours plutôt, l’honorable Martin Ziguélé, lors de son interview sur les ondes de la radio Ndékèluka, disait :

«  … Le MLPC soutient au présent, a soutenu dans le passé et continue de soutenir l’accord de Khartoum pour une raison fondamentale. C’est que la guerre qui nous a imposées depuis six ans aujourd’hui est animée par des acteurs qui ne sont pas les fils de ce pays. Il faut que les choses soient claires. C’est des acteurs qui sont principalement étrangers et qui veulent prendre notre pays. Et nous ne pouvons pas accepter cela. Nous soutenons l’accord de paix pour deux raisons. La première raison c’est pour obtenir pacifiquement que le dernier air du DDR s’applique et ils répartissent chez eux. Et la deuxième raison est que l’accord ne prévoit pas l’amnistie. Donc il faut que la justice, qui fait partie de la devise du MLPC, soit appliquée. Et que les Centrafricains sachent exactement ce qui s’est passé. Par ce qu’il y’a eu beaucoup de mensonge et de manipulation, notamment contre le MLPC… » avant de poursuivre que «  tous les trois mouvements les plus virulents. Que ça soit Abbas Sidiki, que ça soit Al Khatim, que ça soit Ali Darassa, ils ne sont pas des Centrafricains. C’est clair et net. Il n’y a pas de débat là-dessus… ».

 

Alors, pourquoi les chefs rebelles ont-ils peur ?

 

Évidemment, pour les Centrafricains, la peur change de camp depuis les déclarations de l’honorable Martin Ziguélé qui demande à ce que ces trois chefs rebelles ne soient poursuivis devant la justice avant leur expulsion du territoire nationale. Heureusement l’accord de paix de Khartoum n’a pas prévu une amnistie pour eux, expliquent-ils.

Si aujourd’hui Martin Ziguélé fait peur et continue de faire peur aux groupes armés dans le pays, c’est qu’il est l’homme politique qui a plus d’épaisseur et un poids diplomatique très important qui pourraient manifestement faire basculer certaines choses dans le pays.

 

Al Khatim, un Centrafricain ou un tchadien ?

 

Comme lui-même disait : « … C’est moi général Al Khatim, ex-caporal de l’armée centrafricaine, ce n’est pas l’armée tchadienne…. J’ai commencé dans l’armée centrafricaine depuis 2003 jusqu’à ce jour ».

Pour le chef rebelle Mahamat Al Khatim, le fait de servir dans l’armée nationale lui confère de droit la citoyenneté centrafricaine, alors que certains observateurs nationaux l’avaient identifié comme l’un des nombreux mercenaires tchadiens recrutés au Tchad par l’ancien Président centrafricain François Bozizé pour fomenter son coup d’État contre son beau-frère président Ange-Félix Patassé en mars 2003 avant de les naturaliser centrafricain et incorporé dans les forces armées centrafricaines.

Cependant, étant naturalisé centrafricaine et auteur présumé des nombreux crimes contre l’humanité et crimes de guerre perpétrés dans son pays hôte, Mahamat Al Khatim pourrait se voir retirer sa nationalité centrafricaine en vertu de la loi sur la citoyenneté et immigration en République centrafricaine, selon une source judiciaire contactée par CNC.

 

Il y’a lieu de noter que depuis plusieurs semaines, l’opposition démocratique et la société civile demandent au pouvoir de Bangui d’abroger les décrets présidentiels nommant les chefs rebelles qu’elles qualifient « mercenaires étrangers  » aux différents postes au sein de l’armée centrafricaine, aux cabinets et dans le gouvernement.

 

Cependant, les Centrafricains se posent la question de savoir pourquoi les chefs rebelles ne se sont pas inquiétés après la signature de l’accord de paix de Khartoum si celui-ci n’a pas prévu une amnistie générale pour eux. Y a-t-il une clause secrète entre le gouvernement et les chefs rebelles ?

Aussi, pourquoi les multiples manifestations de l’opposition ne les ont pas inquiétés alors que leurs têtes avaient été demandées ?

Pourquoi attendre les déclarations de l’honorable Martin Ziguélé pour enfin avoir peur ?

À suivre…

 

 

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Soudan: arrestations au sein d’une puissante force paramilitaire accusée de violences

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Centrafrique.com/soudan-arrestations-au-sein-dune-puissante-force-paramilitaire-accusee-de-violences/le-general-mohammed-hamdan-daglo-commandant-des-forces-de-soutien-rapide-rsf/” rel=”attachment wp-att-30630 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Général Mohammed Hamdan Daglo-commandant des Forces de soutien rapide-RSF
Le Général Mohammed Hamdan Daglo-commandant des Forces de soutien rapide-RSF

 

Les généraux au pouvoir au Soudan ont annoncé l’arrestation de neuf membres des puissantes et redoutées Forces de soutien rapide (RSF) pour la mort de jeunes manifestants tués par balles, parallèlement à la poursuite de négociations avec la contestation sur un accord de transition.

Cette annonce a été faite alors que quatre manifestants ont été tués jeudi à Omdourman, ville voisine de la capitale soudanaise, lors de rassemblements organisés à travers le pays à l’appel du mouvement de contestation pour dénoncer la mort de quatre lycéens lundi dans la ville d’Al-Obeid (centre).

“Une enquête a été ouverte sur les évènements d’Al-Obeid, et sept membres des RSF ont immédiatement été limogés et remis à la justice civile pour être jugés”, a déclaré vendredi devant la presse le général Shamseddine Kabbashi.

“Hier, deux autres membres des RSF avaient été arrêtés, donc ils sont neuf au total”, a poursuivi le porte-parole du Conseil militaire au pouvoir, qui dirige le pays depuis la destitution du président Omar el-Béchir en avril.

 

https://www.voaafrique.com/a/soudan-une-redoutee-force-paramilitaire-s-empare-des-sieges-du-parti-de-bechir/5022903.html

 

Dirigées par Mohammed Hamdan Daglo, aujourd’hui numéro deux du Conseil militaire, les RSF étaient un pilier du régime du président soudanais déchu Omar el-Béchir, avant de contribuer à sa chute. Accusées de terribles exactions, notamment pendant le conflit du Darfour (ouest) déclenché en 2003, les RSF restent une force centrale de l’appareil répressif au Soudan.

Jeudi, des milliers de Soudanais sont descendus dans les rues à travers le pays pour dénoncer la violence et “obtenir justice” pour les six manifestants tués à Al-Obeid, dont quatre lycéens, qui protestaient contre les pénuries de pain et de carburant.

La contestation au Soudan a été déclenchée en décembre par le triplement du prix du pain dans un pays à l’économie exsangue. Depuis, la répression des manifestations a fait plus de 250 morts, selon un comité de médecins proche de la contestation.

La mort de manifestants à Al-Obeid avait entraîné la suspension de négociations prévues initialement mardi entre leaders de la contestation et les militaires sur le partage du pouvoir.

– Poursuite des négociations –

Les discussions ont repris jeudi soir pour finaliser un accord de transition, et les médiateurs ont précisé vendredi qu’elles se se poursuivraient dans la soirée.

Un membre de l’équipe des négociateurs de la contestation, Ibrahim al-Amine, a pour sa part annoncé à la presse après une nuit de négociations qu’il y aurait “de bonnes nouvelles” après les discussions de vendredi.

Ces négociations doivent permettre de finaliser certains points en suspens après la conclusion d’un accord de partage du pouvoir conclu le 17 juillet.

Obtenu après de difficiles négociations, il prévoit un Conseil souverain composé de cinq militaires et six civils chargé de mener la transition pendant un peu plus de trois ans.

Les points en suspens portent sur les pouvoirs de ce Conseil souverain, sur le déploiement des forces de sécurité et l’immunité de généraux impliqués dans la répression de rassemblements.

Ces discussions ont déjà été suspendues par le passé, notamment après la dispersion brutale le 3 juin d’un sit-in de manifestants devant le siège de l’armée à Khartoum qui a tué 127 manifestants, selon le comité de médecins proches de la contestation.

Une enquête officielle a conclu à l’implication de huit paramilitaires dont des membres des RSF dans cette équipée sanglante. Le général Daglo a nié toute responsabilité, dénonçant une tentative de nuire à l’image de ses forces.

Avec AFP

Pourquoi le français est en perte de vitesse en Algérie

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Cette décision s’appuie sur un récent sondage indiquant que 94% des étudiants sont favorables à l’enseignement de l’anglais. Pourtant, cette enquête compte un échantillon de seulement 90 418 étudiants sur un total de 1,7 million.

C’est une décision qui a surpris plus d’un en Algérie.

Le 21 juillet dernier, Tayeb Bouzid, le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a initié une nouvelle mesure au sein des universités.

Les recteurs doivent désormais rédiger les en-têtes de tous les documents officiels et administratifs en arabe et en anglais, plutôt qu’en arabe et en français, comme c’était le cas jusqu’à présent.

Le ministre, qui a étudié en partie aux États-Unis, souhaite ”une meilleure visibilité des activités éducatives et scientifiques dans le secteur de l’enseignement supérieur.”

Cette décision s’appuie sur un récent sondage indiquant que 94% des étudiants sont favorables à l’enseignement de l’anglais.

Pourtant, cette enquête compte un échantillon de seulement 90 418 étudiants sur un total de 1,7 million.

Le 8 juillet dernier, Tayeb Bouzid avait déjà révélé son intention à long terme de ” (…) consolider l’utilisation de l’anglais dans la recherche.”

Une faisabilité pointée du doigt par de nombreux critiques.

Ces sorties s’établissent dans un contexte politique actuel tendu avec des manifestations anti-pouvoir qui ne s’essoufflent pas depuis le 22 février.

Lors des premiers cortèges, il n’était pas rare de voir ou d’entendre scander des slogans anti-français dénonçant de présumés ingérences de l’ancien colonisateur dans la vie politique d’Alger:

”Macron, occupe-toi de tes gilets jaunes, ici c’est l’Algérie.”

Mais le français est-il vraiment en perte de vitesse face à l’émergence de l’anglais?

La langue de Molière est depuis bien longtemps ancrée dans le milieu académique et scientifique.

Mais en Algérie, malgré la généralisation de l’enseignement de l’arabe dans les années 70-80, le français demeure une langue aussi bien utilisée par les élites politiques, le milieu des affaires que dans le quotidien des Algériens.

Dans les rues des grandes villes algériennes, il est très courant dans les conversations de passer de l’arabe dialectal au français et vice-versa sans que les interlocuteurs soient perturbés, le moins du monde.

Et, il ne faut pas oublier, la communauté vivant à l’étranger, dont beaucoup sont basés dans des pays francophones comme la France, abritant la diaspora algérienne la plus importante au monde.

Il faut savoir qu’au-delà d’une histoire commune, l’Algérie et la France entretiennent aussi de solides relations économiques.

Selon Yassine Temlali, chercheur en linguistiques, interviewé par Radio M, la langue, c’est une certaine manière de préserver ses intérêts :

”La Francophonie est un enjeu économique pour la France” analyse-t-il.

Mais pas seulement pour la France, c’est aussi un enjeu pour l’Algérie car l’hexagone est son premier investisseur, hors hydrocarbures, d’après l’universitaire.

”Butin de guerre”

Comme pour ses voisins maghrébins, le Maroc et la Tunisie, la langue française est un héritage historique difficile à ignorer, voire un ”butin de guerre” arraché après l’indépendance, pour reprendre les mots de l’écrivain algérien Kateb Yacine.

Ce ”butin de guerre”, c’est également un héritage toujours présent dans d’anciennes colonies en Afrique.

Le Rwanda, ancienne colonie belge, avait choisi l’anglais comme langue officielle en 1996 et avait remplacé le français par l’anglais comme langue d’enseignement en 2009.

À l’occasion d’une interview avec TV5 Monde dans le cadre du 18ème sommet de la Francophonie, le président rwandais, Paul Kagame, avait justifié l’utilisation de l’anglais dans le pays pour des raisons économiques :

” Peut-être 90% du commerce, des investissements, des affaires en général sont avec ces pays de la région qui parlent anglais” avait-il expliqué.

Pour autant, il n’avait pas hésité à insister sur la place de la langue française au Rwanda :

”Les gens parlent français et nous faisons partie de la Francophonie…nous n’avons jamais abandonné ça” avait-t-il plaidé.

Il y a aujourd’hui 300 millions de francophones dans le monde, soit près de 10 % de plus qu’en 2014.

Selon une enquête récente, 44 % d’entre eux vivent en Afrique subsaharienne et d’ici 2050, 85 % des francophones pourraient vivre sur le continent.

 

Avec BBC Afrique

Ouganda : la ‘migration massive’ des populations vers l’Inde

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Y a-t-il vraiment des dizaines de milliers d’Ougandais de plus en Inde ?

 

Les dernières données du recensement sur la migration vers l’Inde indiquent que le nombre de personnes originaires d’Ouganda vivant en Inde a augmenté rapidement, avec plusieurs dizaines de milliers de personnes de plus.

Chinmay Tumbe, expert en migration, explique pourquoi cette situation est susceptible d’être le résultat d’une erreur majeure de la part des fonctionnaires.

Les Indiens ont des liens de longue date avec l’Ouganda.

Dans les années 1890, environ 40 000 Indiens, pour la plupart des Punjabis, ont été recrutés comme travailleurs immigrés pour construire le chemin de fer ougandais reliant Mombasa au Kenya à Kampala en Ouganda.

Ils ont été contraints de quitter le pays en 1972 sur ordre du chef militaire Idi Amin, qui les a accusés de “siphoner l’argent de l’Ouganda”. (Beaucoup d’entre eux sont retournés en Ouganda dans les années 1980 et 1990 et sont devenus un pilier de l’économie du pays.)

Ces deux aspects ont été abordés dans des films hollywoodiens tels que The Ghost and the Darkness (1996) et Le dernier roi d’Ecosse (2006).

Aujourd’hui, en 2019, une troisième connexion a été établie entre l’Inde et l’Ouganda – et de façon assez spectaculaire, elle provient d’un recensement de l’Inde en 2011. L’exercice exhaustif est mené tous les dix ans, mais certaines données ne sont publiées que maintenant.

La population de l’Inde a augmenté de 181 millions de personnes pour atteindre 1,21 milliard au cours de la décennie allant jusqu’en 2011, selon le recensement.

D’après les statistiques récemment publiées sur les migrations, le nombre d’Indiens ayant déclaré l’Ouganda comme dernier lieu de résidence est passé de 694 en 2001 à 151 363 en 2011.

La hausse a été plus marquée chez les femmes – 339 à 111 700 – que chez les hommes – 355 à 39 663.

Après le Bangladesh, le Népal, le Pakistan et le Sri Lanka, c’est l’Ouganda en Afrique qui semble être la source de la plus forte immigration ou migration de retour en Inde. Il peut s’agir soit de ressortissants ougandais qui se sont installés en Inde, soit de ressortissants indiens qui vivaient en Ouganda et sont revenus.

Contrairement à il y a un siècle, le lien avec le Punjabi est minuscule. Dans l’État d’Uttar Pradesh, au nord, et dans l’État du Bihar, à l’est, le nombre d’immigrants ougandais ou migrants de retour est passé de cinq en 2001 à 94 704 en 2011.

A regarder :

 

Hema, une jeune fille du Sénégal qui adore l’Inde

Hema, une jeune fille du Sénégal qui adore l’Inde

Ces chiffres indiquent qu’il s’agit soit d’une erreur majeure dans les données du recensement, soit de l’un des phénomènes sociologiques les plus remarquables de notre époque. Je crois que c’est une première.

Deux indices le montrent.

Premièrement, c’est l’explication la plus simple du déséquilibre massif entre les sexes dans les chiffres.

En outre, plus de 77 000 de ces immigrants/ migrants de retour – ougandais – ont déclaré qu’ils étaient en Inde depuis plus de dix ans. Mais le recensement de 2001 n’en a recensé que 694 au total.

Il est donc beaucoup plus plausible qu’il y ait eu une erreur.

Le questionnaire de recensement est un document court et les recenseurs doivent inscrire le nom du pays sur la feuille si les personnes déclarent que leur dernier lieu de résidence se trouve en dehors de l’Inde.

Ces feuilles sont ensuite scannées et un logiciel informatique calcule les données pour générer les tableaux. Ces feuilles de calcul sont ensuite téléchargées sur le Web et diffusées au public.

Un haut responsable du recensement a déclaré à la BBC que son bureau examinait “le chiffre peu probable de la migration[de] l’Ouganda comme dernier lieu de résidence”.

Chinmay Tumbe est l’auteur de India Moving : Une histoire de migration

Avec BBC Afrique

Affaire des mines chinoises, la situation se complexifie, le gouvernement dans l’embarras.

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Centrafrique.com/affaire-des-mines-chinoises-la-situation-se-complexifie-le-gouvernement-dans-lembarras/de-gauche-a-droite-le-depute-mandaba-le-premier-ministre-ngrebada-et-le-ministre-des-mines-leopold-mboli-fatrane/” rel=”attachment wp-att-30649 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>De gauche à droite le député jean-michel-mandaba-le-premier-ministre-firmin-ngrébada-et-le-ministre-des-mines-léopold-mboli-fatrane
De gauche à droite, le député de Bamingui Jean-Michel Mandaba, le Premier ministre Firmin Ngrébada et le ministre des mines Léopold Mboli-Fatrane. Image montée par CNC.

 

 

Bangui (CNC) – alors qu’une enquête parlementaire a dernièrement révélé que les activités d’extraction d’or par des sociétés chinoises à Bozoum ont provoqué à la fois un désastre écologique et une pollution au mercure des eaux de la rivière Ouham, le bureau d’enquête du CNC vient d’avoir confirmation que le pouvoir de Bangui, qui a été par ailleurs mis en cause dans cette affaire, a reçue bel et bien d’énorme pot de vin en argent, bien, et service venant de ces compagnies minières chinoises exploitant l’or à Bozoum, Nola et à Gaga.

 

Dans sa déclaration devant la presse le samedi 27 juillet, le ministre des Mines Monsieur Mboli-Fatrane a vivement réagi face aux accusations de la commission d’enquête parlementaire qu’il qualifie de « manipulation politique ».

Or, d’après le bureau d’enquête du CNC, il y’avait eu bel et bien de corruption des autorités de Bangui à travers le versement d’énorme pot de vin et la construction de deux villas à certains ministres, y compris Monsieur Mboli-Fatrane, ministre des Mines.

En plus, ces compagnies chinoises ont financé, pour le compte du parti MCU du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, la production des millions des gadgets pour la campagne électorale de 2020-2021.

Les autorités de Bangui, très embarrassées par la révélation de cette commission d’enquête parlementaire qui demande l’arrêt immédiat de l’exploitation minière chinoise à Bozoum, au nord-ouest de la République centrafricaine, n’ont cessé de la fustiger.

Cependant, avec le rapport d’analyse du laboratoire Lavoiser de l’Université de Bangui qui confirme clairement que les activités d’extraction d’or par quatre compagnies minières chinoises a Bozoum ont provoqué une pollution au mercure des eaux de la rivière Ouham, le gouvernement, qui n’est pas prêt d’ailleurs à laisser tomber ces exploitants miniers chinois, va devoir trouver une solution qui pourrait combler les dépenses en pot de vin de ces derniers.

 

 

Copyright2019CNC.

Recrudescence des actes de banditisme au quartier Miskine, un FACA grièvement blessé.

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Centrafrique.com/recrudescence-des-actes-de-banditisme-au-quartier-miskine-un-faca-grievement-blesse/des-soldats-faca-formes-par-les-russes-a-berongo-photo-de-eric-ngaba/” rel=”attachment wp-att-30597 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>les soldats FACA formés par les instructeur russes à Bérongo en centrafrique
Les soldats FACA formés par les russes à Bérongo, en République centrafricaine. Crédit photo : Éric Ngaba.

 

Bangui (CNC) —Le sergent Élysée Esgupe, Chef d’orchestre de Commando jazz à échapper de justesse à son assassinat dans la nuit du mardi à mercredi au quartier Malimaka, dans le cinquième arrondissement de Bangui, capitale de la République centrafricaine.

 

D’après des informations recoupées par notre bureau d’enquête, les faits se sont produits aux environs de 24 heures à l’entrée de la rue du Professeur Abel Goumba au quartier Malimaka, non loin du siège du parti présidentiel MCU.

Selon nos informations, le sergent Élysée Esgupe, qui revenait de l’hôpital pédiatrique après avoir rendu visite à son neveu malade, a été attaqué en premier par les assaillants avec des coups de pilon sur sa nuque alors qu’il roulait tout doucement avec sa moto.

Tombant au sol, il résistait à ses agresseurs qui ont fini par s’évaporer dans la nature après quelques minutes de bagarre.

Perdant connaissance après son agression, le sergent a été transporté d’urgence à l’hôpital par un passant qui l’a retrouvé allongé à terre à côté de sa moto qui, par coup de chance, n’a pas été emportée par les assaillants.

Son bilan sanitaire montre qu’il a des fractures sur ses mâchoires avec quatre dents arrachées.

En outre, il convient de noter que depuis quelques semaines, les habitants du quartier Miskine dans le cinquième arrondissement de Bangui s’inquiètent sérieusement de recrudescence des actes de violence et des braquages dans leur secteur. Selon eux, il est difficile, voir presque impossible de circuler aux heures tardives à Malimaka, Miskine, Yassimandji et Tiri-Ngouli. Ils appellent à l’aide aux forces de l’ordre de patrouiller régulièrement dans ces localités pour tenter de dissuader ces jeunes malintentionnés.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : boucherie russe ou belle promesse ?

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Centrafrique.com/centrafrique-boucherie-russe-ou-belle-promesse/des_soldats_russes_a_sibut_corbeaunews_alain_nzilo-13/” rel=”attachment wp-att-30604 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>des mercenaires russes à Sibut, au centre de la République centrafricaine
Des mercenaires russes à Sibut, dans Kémo, en Répblique centrafricaine. Crédit photo : CNC

 

Bangui (CNC) – La patrie de Boganda, jadis surnommée « la Suisse de l’Afrique », n’est plus que l’ombre d’elle-même depuis les crises politico-militaires sans fins qui ont ruiné le pays. A quand le temps du renouveau qui verra les fils et filles de Centrafrique goûter enfin les fruits mûrs et savoureux du développement ? En attendant, toutes les aides, toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.

 

On apprend ainsi, de sources bien informées, que les Russes se vantent partout d’avoir débuté la construction d’une usine de conditionnement de viande à Gbokolgbo, dans la préfecture de la Ouaka. L’usine devrait créer trente (30) emplois dans la population locale afin de produire une production bouchère de qualité, dans le respect des normes modernes de qualité sanitaire d’emballage sous vide. C’est une bonne chose qui permettra, on l’espère, à de nombreux Centrafricains de jouir d’une alimentation saine et bienfaisante. Mais ce beau projet sera-t-il conduit à bien dans l’intérêt de tous les Centrafricains ? On peut en douter. Et pour cause.

La direction de l’usine serait confiée au sinistre mercenaire peulh Ali Darass, le chef de l’UPC. Ce faisant, les Russes ne se sont-ils pas alliés, bien légèrement, à un criminel cynique pour mieux tirer profit de l’argent qui devrait revenir aux paisibles et laborieuses populations ? Quel Centrafricain ignore que le bétail est une des principales richesses du pays ? Moins spectaculaire que l’extraction de l’or ou des diamants, l’élevage représente pourtant près de 13 % du produit intérieur brut (PIB) de la Centrafrique selon les chiffres officiels. En finançant l’usine de boucherie, la Russie ne veut-elle pas bénéficier, elle aussi, de cette vache à lait ? « La caque sent toujours le hareng », dit l’adage populaire et le centrafricain lambda se demande comment des étrangers alliés à un criminel avéré pourraient privilégier l’intérêt général dans leur entreprise.

D’autant que, d’après les annonces faites, les Russes ont choisi de placer la sécurité de l’usine sous la protection des miliciens locaux. Diantre ! C’est donc aux groupes armés de protéger les intérêts russes maintenant ! Comment croire que le groupe armé renoncera à ses armes après cela ? Voilà comment les Russes prétendent aider la sécurité en Centrafrique.

Pendant ce temps, les représentants russes continuent à avancer leurs pions pour un contrôle accru des institutions de la Centrafrique, pays généreux dont la souveraineté paraît aujourd’hui contrôlée sur les berges de la Volga. Et ils ne cessent d’annoncer la livraison de nouvelles armes comme l’arrivée d’officiers russes dans la Minusca, mais ils trouvent toujours une bonne explication pour expliquer leur retard. Qu’en est-il vraiment de toutes ces promesses qui, jusqu’à présent, ont surtout profité aux groupes armés ?

Attendons de voir…

 

 

Copyright2019CNC.

Le Kenya va exporter ses premiers barils de pétrole

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Un bloc de forage pétrolier géré par la société britannique Tullow Oil dans le bassin de Lokichar, dans le comté de Turkana, dans le nord du Kenya.

Le Kenya a signé son premier accord de vente commerciale de pétrole d’une valeur de 12 millions de dollars.

Le gouvernement affirme qu’il exportera 200 000 barils, mais le président Uhuru Kenyatta, qui a fait l’annonce, n’a pas divulgué les détails sur l’accord.

La société d’exploration pétrolière Tullow Oil a découvert les gisements de pétrole du Kenya en 2012 dans la région du Turkana, au nord-ouest du pays. Les réserves sont estimées à environ 560 millions de barils.

Cette annonce intervient quelques mois à peine après que le gouvernement a annoncé son intention de commencer la construction d’un oléoduc d’un milliard de dollars alors qu’il s’apprête à produire à pleine capacité.

Actuellement, les produits bruts sont transportés par route depuis les champs de pétrole jusqu’à la ville portuaire de Mombasa.

“Je pense que nous avons commencé et c’est à nous de veiller à ce que ces ressources soient utilisées au mieux pour assurer la prospérité de notre pays et l’élimination de la pauvreté “, a déclaré le président Kenyatta.

Avec BBC Afrique

Centrafrique : “E ZINGO BIANI “, point de réflexion du Président du parti PDCA Jean-Serge Wafio.

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(PDCA)

A l’attention des Collègues Leaders Politiques et Sociaux

 

Dans les perspectives des actions de désobéissance civile envisagées ces prochains jours par E ZINGO BIANI, je voudrais partager, à distance avec les Collègues Leaders Politiques et Sociaux, quelques idées pour que les actions préconisées aient un impact politique et diplomatique très fort, reflètent notre maturité et s’insèrent dans l’optique des attentes du Peuple Centrafricain, qui actuellement se sent frustré, humilié, désabusé et abandonné à lui-même.

Notre pays en ce moment ressemble à une poudrière bourrée de matières explosives et il suffirait d’une toute petite étincelle pour créer une très grande déflagration qui va tout désintégrer, parce que,

  • Ceux qui font de la crise actuelle leur fonds de commerce politique et diplomatique souhaiteraient que la situation se dégrade davantage pour leur permettre d’engranger plus de profits,
  • Les groupes armés, avec l’accord du dialogue de Khartoum ont repris du poil de la bête et vont allègrement raser les tombes de leurs victimes, consacrant ainsi leur cruauté,
  • Les opposants et les partisans du déchu Président Béchir, qui se sont retirés au nord-est de Centrafrique, sont en train de pactiser avec les groupes armés pour d’éventuelles actions de déstabilisation prochainement au Soudan,
  • La crise centrafricaine est en voie d’oubli, parce que la communauté internationale est plus préoccupée, pour questions de divers intérêts par ce qui se passe (1) en Europe avec le brexit qui se complexifie, l’Union Européenne qui hésite et doute, (2) aux Etats-Unis, tueries de masse quotidiennes et pré campagne pour les prochaines élections présidentielles, (3) en Russie, perspectives sombres pour la ré élection du Président Poutine, (4) en Chine, avec la crise de Hong Kong, (5) au Moyen Orient, avec le daesh qui n’est pas encore totalement démantelé et dont certains membres se trouveraient au nord-est de Centrafrique, (6) en Afrique francophone, la problématique du FCFA qui tourmente l’ancienne puissance colonisatrice, la France, déjà inquiète pour la rentrée politique de septembre 2019, qui pourrait être une rentrée politique de tous les dangers.

Un contexte mondial ou international crispé, fébrile qui fait détourner l’attention sur les drames qui se jouent en Afrique et particulièrement en Centrafrique, parce qu’ils ne présentent plus d’intérêts au plan ventes d’armes. C’est pour dire que les actions de désobéissance civile préconisées, ne doivent pas être de simples actions de zèles de grèves, de concerts de casseroles, de marches de protestation, mais des actions qui doivent rappeler à la communauté internationale que le risque de déflagration et d’implosion de l’Afrique Centrale, partant de Centrafrique, est bien réel et de plus en plus grand. Tant que la communauté internationale ne percevra pas les grands risques de perdre ses intérêts, la crise centrafricaine la préoccupera de moins en moins. Nous devons être de stratèges, poser des actions qui ne seront plus des coups d’épée dans l’eau, mais celles qui devraient nous permettre d’affaiblir réellement le pouvoir en place, de ré engager la communauté internationale et de mobiliser la communauté nationale pour d’idoines solutions centrafricaines de sortie de crise, vu les échecs des nombreuses solutions qui nous ont été imposées de l’extérieur. Dans cette optique, les quelques pistes suivantes méritent réflexions, que je voudrais collectives et inclusives, pour des actions d’envergure.

 

  • La mini guerre froide entre la France et la Russie qui se déroule actuellement en Centrafrique n’émeut pas l’occident, parce qu’il est question de résurgence à petite échelle de la guerre froide Est-Ouest pour question d’intérêts d’une ancienne puissance colonisatrice et une puissance rouge qui veut étendre sa domination en Afrique. Nombreux de nos compatriotes ne comprennent pas encore les déplorables et dommageables conséquences, si nous ne les sensibilisons pas suffisamment. Et encore, cette mini guerre froide laisse transparaître certaines rumeurs, notamment celle d’un coup d’Etat qui serait imminent. Centrafrique, un Etat néant, a-t-il besoin d’un autre coup d’Etat ? Le Peuple Centrafricain, meurtri, appauvri à l’extrême, a t-il besoin d’un autre coup d’Etat pour quelles solutions au problème de l’insécurité qui se cristallise ?

Rumeur ? Certes, Bangui est une ville de rumeurs. Mais les rumeurs persistantes à Bangui finissent toujours par devenir réalités. Rumeur ou pas, c’est à nous, Leaders Politiques et Sociaux, de prendre une position ferme, de dénoncer, de décrier, d’alerter l’opinion nationale et internationale sur cette rumeur. Certains faits que nous avons négligés méritaient aussi notre attention et prises de position. Nous n’avons pas cherché à comprendre les en-dessous du voyage de Mr BENALA Alexandre, ancien chargé de mission du Président MACRON à Ndjaména (Tchad). Avons-nous compris les en-dessous de la dernière mission de Mme PARLY, ministre de défense du Président Macron, en Centrafrique ? Est-ce que nous nous sommes interrogés sur la rareté du FCFA en ce moment à Bangui et dans les autres pays francophones de l’Afrique Centrale ?

 

  • Faille-t-il tuer un mourant qui agonise ?

Sachons lire et comprendre le silence du Peuple Centrafricain. Ce peuple, certes à majorité analphabète, est plus intelligent que de nombreux intellectuels. Pour la première fois, nous avons eu deux intellectuels, issus de la crème des intellectuels centrafricains au pouvoir, avec espoir que ces deux, de surcroît grands universitaires, allaient penser intérêt collectif. Malheureusement, le Peuple Centrafricain a réalisé que se sont deux prédateurs hors pair. En impuissant, il a préféré observer le silence, parce qu’il sait, qu’il ne va plus redonner au Président TOUADERA sa confiance aux prochaines élections.

Oui, le Président TOUADERA ne pourra plus se succéder à lui-même, sauf tricherie, fraude ou coup d’Etat électoral. S’il se livre à une quelconque tricherie, fraude ou coup d’Etat électoral, c’est la rue qui va parler dans l’heure qui suit la proclamation des résultats, par l’A N E et la Cour Constitutionnelle que les milieux de la Présidence de la République disent acquises à leur cause. Certes, les milieux du MCU ont entrepris ‘’l’évangélisation mensongère’’ du Centrafricain lambda, pour évoquer un bilan positif du régime, alors qu’il n’y a pas de bilan, mais plutôt des scandales financiers, des pratiques déloyales, des parjures, des violations de la constitution et autres. Le Peuple Centrafricain, qui a tout perdu, n’a que son âme à préserver. La jeunesse, manipulée, désabusée à l’excès, a pris conscience et réalise que son avenir est incertain. Les milieux de MCU n’ont pas encore compris que le peuple qui adule est ce peuple qui n’hésite pas à jeter sans hésiter la pierre, s’il perd espoir.

Les faits et comportements politiques de l’heure laissent présager, sauf erreur d’analyse, que les Autorités Politiques de Bangui, conscientes que les perspectives des élections de 2020-2021 leur sont déjà sombres, tardent à prendre à temps réel les dispositions qui s’imposent, créant ainsi un risque de glissement vers un vide constitutionnel ou impasse politique. La vigilance s’impose. En Leaders, nous devons savoir anticiper, réfléchir et envisager les alternatives qui s’imposent aux cas où…..

Et si le Président TOUADERA a encore un peu de dignité d’homme, de l’orgueil et de la fierté, il doit s’abstenir d’être candidat en 2020-2021 pour préserver sa famille et ses enfants de l’humiliation et de l’opprobre. Une opportunité que nous devons savoir mettre à profit.

 

  • Le 15 septembre prochain s’ouvre la conférence annuelle des Nations Unies. Comme à l’habitude, le Président TOUADERA y prendra part au nom du Peuple Centrafricain, ce peuple qu’il a humilié, frustré, méprisé, et pour lire encore une autre déclaration préparée par les milieux de Minusca et plaidant la prorogation de son mandat.

Les derniers rapports produits par Son Excellence Monsieur MANKEUR NDIAYE, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies, à l’attention de la Commission de Sécurité et celle des Droits de l’Homme, font déjà état de 50 à 70 violations de l’accord du dialogue de Khartoum par les signataires. C’est l’occasion ou jamais de documenter des dossiers crédibles et démontrer l’inefficacité de la MINUSCA qui est un assistant aux tués en Centrafrique, la complicité du Président TOUADERA avec les groupes armés, les en-dessous de l’accord du dialogue de Khartoum, le 9ème intervenu depuis le début de cette énième crise militaro-politique qui a induit la néantisation du pays.

Chaque Leader Politique et Social se souviendra que c’est depuis 2014, que des voix centrafricaines se sont élevées pour déclarer que cette crise est politique, qu’elle a des ramifications internationales et que les solutions ne seront que politiques et centrafricaines. Des schémas politiques centrafricains de sortie de crise avaient été proposés, mais torpillés par certains compatriotes, et écartés de revers de main par ceux qui ont fait de cette crise leurs fonds de commerce politiques et diplomatiques. L’opportunité s’offre à nous pour nous faire écouter de nouveau. Et nous devons en savoir profiter, parce que toutes les mesures imposées de l’extérieur ont toutes échoué. Et le Président TOUADERA doit s’abstenir d’aller à New York en septembre prochain, parce qu’il n’aura pas d’argumentaires pour récuser les violations de l’accord du dialogue de Khartoum.

 

  • Toutes les grandes puissances fondent leurs relations sur des intérêts. Et le Président TRUMP des Etats-Unis est en train d’en faire la démonstration. Pour question d’ignorance, de méconnaissance, d’illettrisme politique, nous avons été abusés par le colonisateur qui nous a fait signer des accords d’indépendance qui nous sont défavorables, qui obèrent notre émancipation, font de nous des producteurs exotiques et des consommateurs de denrées de bas de gamme d’Europe, et qui nous empêchent de profiter de nos richesses naturelles. Et la mondialisation libérale s’y ajoutant, nous sommes désorientés, incapables de penser par nous-mêmes, cherchant toujours des parrains quelque part. Mais les nouvelles technologies de l’information et de communication nous permettent de faire des comparaisons à temps réel, de comprendre et réaliser qu’il urge d’inverser les rapports de force qui nous sont défavorables, pour permettre aux générations montantes d’être plus audacieuses et plus entreprenantes que nous.

Les relations internationales étant fondées sur les intérêts, nous avons aussi des intérêts à défendre et à préserver malgré nos faiblesses. Les dirigeants des pays dits évolués n’ont pas l’intention et n’auront jamais l’intention de nous laisser nous industrialiser, pour ne pas perdre leurs influences. Permettez, chers collègues Leaders que je vous rappelle quelques déclarations ou quelques pensées que nous avons écoutées sous d’autres cieux, mais que nous oublions volontairement :

 

Monsieur FABIUS Laurent, ancien Premier Ministre français, socialiste :

‘’ … la France n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts…’’

‘’ … la France ne peut pas porter la misère de tout le monde…’’

 

HELMUT JOSEF MICHAEL KOHL, défunt ancien Chancelier allemand

‘’ …Il ne saurait être question de laisser l’Afrique s’industrialiser, l’occident ne

se Laissera plus surprendre une deuxième fois ; l’Asie lui oppose une

sérieuse concurrence aujourd’hui, parce que l’occident a été distrait face à

son développement…’’

 

JOHN VORSTER

‘’ … notre objectif principal, c’est d’avoir une Afrique sans Africains, et une

Afrique sans Africains deviendra un paradis terrestre pour l’homme blanc…’’

 

CHIRAC Jacques, ancien Chef d’Etat français de droite

‘’… nous devons être honnêtes et reconnaître qu’une grande partie de l’argent

de nos banques vient précisement de l’exploitation du continent africain…’’

 

SARKOZY NICOLAS, ancien d’Etat français, de droite

‘’… la France ne peut pas permettre que ses anciennes colonies créent leur

propre monnaie pour avoir le contrôle total sur leur banque centrale…. Si cela

se produit, ce sera une catastrophe pour le trésor public qui pourra entraîner

la France au rang de 20ème puissance économique mondiale…’’

 

SAPIN MICHEL, ancien Ministre français de l’économie

‘’… ne touchez surtout pas au franc cfa, sinon vous serez frappés par le

terrorisme…’’

 

 

VLADIMIR POUTINE, Président de la Fédération de la Russie

‘’… l’Afrique est mille fois plus riche que l’Europe en sous-sol, mais aussi mille

fois plus pauvre que l’Europe en développement. Il suffit seulement que les

présidents africains créent leurs propres monnaies et une monnaie générale,

je vous donne ma parole que c’est l’Europe qui immigrera vers l’Afrique…’’

 

La Grande Royale (royaume BAMOUN au Cameroun) disait aux femmes Bamoun qui refusaient d’envoyer leurs enfants à l’école des blancs ; ‘’… il faut envoyer nos enfants dans leurs écoles pour qu’ils apprennent à gagner sans avoir raison….’’

 

Oui, nous sommes vaincus sans raison et nous avons appris aussi à gagner sans avoir raison, mais nous refusons de chercher à gagner sans avoir raison.

 

Chers Collègues Leaders Politiques et Sociaux, voilà les quelques points que je voudrais échanger avec vous, de visu, mais mon éloignement momentané m’en empêche. Ces points se veulent des alertes indicatives, parce que après six (6) décennies de balbutiements politiques, d’infantilisations, de perte d’identité, nous sommes ou devrions être capables de réaliser que les rapports de force nous resteront défavorables, si nous ne sommes pas des stratèges et ne cherchons pas, à les ré équilibrer.

  • Comment comprendre et expliquer que le doyen du corps diplomatique à Bangui soit toujours l’ambassadeur de France, alors qu’à Paris, le doyen du corps diplomatique est le plus ancien ambassadeur accrédité ?
  • Comment comprendre et expliquer aujourd’hui que Centrafrique ne doit pas avoir des relations avec la Russie, la Chine, , alors que Paris étale le tapis rouge devant les Présidents russe et chinois ?

 

Ni les esprits de   ZEMIO, de RAFAÏ, de BANGASSOU, de BAREM BAKIE, de NDJOUBISSI, de NGREMALE, de KREBEDJE, de YALOKE, de YAFO, de KPOKOLITA, de NGOUKOU, de KARINOU, de KOTA NGOMBE, de BOÏ LAMBA, de NGAÏ SIYO, de NDIKISSI, de ZANGOA, ni les générations futures, ne comprendraient pas et ne nous pardonneraient pas si nous ne cherchons pas dès à présent à diversifier nos relations diplomatiques.

Nous avons besoin et nous aurons toujours besoin autant de la France et de l’Allemagne, nos deux anciennes puissances colonisatrices, que des Etats-Unis, de la Russie, de la Chine, du Japon, du Canada, de l’Australie, de l’Inde, de l’Iran, de la Turquie, d’Israël, du Brésil, de l’Argentine, de l’Afrique du Sud, de l’Angola, du Nigeria, du Maroc et autres pays qui voudraient bien nous aider à sortir de l’ornière dans laquelle nous végétons.

 

Chers collègues, il nous faut dépasser le stade de manifestations brutales ; il nous faut envisager des actions sous l’angle de mettre en relief les graves dérives du régime en place, de démontrer son incapacité et de le mettre en très grande position de faiblesse.

 

J’en profite pour rassurer les Collègues, Leaders Politiques et Sociaux, ressortissants des Sous-Préfectures riveraines du fleuve Ouham, KOUI, BOCARANGA, BOZOUM, BOSSANGOA, BOUCA, BATANGAFO que la concertation sur la pollution de ce fleuve aura bien lieu en novembre 2019. La date et le lieu leur seront communiqués ultérieurement.

 

Avec toutes mes considérations

 

 

WAFIO  Jean  Serge

                                                                                                       Président  du  PDCA

Le procès pour corruption de l’ex-président Béchir s’ouvrira le 17 août au Soudan

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Le procès du président soudanais destitué Omar el-Béchir s’ouvrira le 17 août, l’ancien chef de l’Etat inculpé de corruption n’ayant pas comparu mercredi à sa première audience, a indiqué un de ses avocats.

“Aujourd’hui, c’était la première audience de son procès, mais les autorités n’ont pas été en mesure de l’amener pour des raisons de sécurité. Le juge nous a donc informés que le procès s’ouvrira le 17 août”, a déclaré à l’AFP Me Hicham al-Gaaly.

Pour Ahmed Ibrahim al-Tahir, un autre de ses avocats, le procès n’a “aucun fond politique”.

“C’est une affaire purement pénale avec des accusations infondées”, a-t-il affirmé.

Le 16 juin, un procureur a lu l’acte d’accusation contre l’ex-président, lors de sa première apparition publique depuis sa destitution par l’armée le 11 avril.

Détenu depuis, M. Béchir a notamment été accusé de “possession illégale de devises étrangères”, d’avoir “acquis des richesses de façon suspecte et illégale”, selon le parquet.

Selon Me Tahir, l’une des accusations porte sur une somme de sept millions d’euros fournis “par un donateur, et qui n’ont pas été inclus dans le budget de l’Etat”.

Fin avril, le chef du Conseil militaire de transition au pouvoir, le général Abdel Fattah al-Burhane, avait affirmé que l’équivalent de plus de 113 millions de dollars avaient été saisis en liquide dans la résidence d’Omar el-Béchir à Khartoum.

Il avait indiqué que des membres de la police, de l’armée et des agents de sécurité avaient trouvé sept millions d’euros, 350.000 dollars et cinq milliards de livres soudanaises (93 millions d’euros) lors de cette fouille.

Porté au pouvoir par un coup d’Etat en 1989, M. Béchir a été destitué et arrêté par l’armée le 11 avril à Khartoum, sous la pression d’un mouvement de contestation inédit déclenché en décembre par le triplement du prix du pain.

Centrafrique : 63% de la population en besoin d’assistance humanitaire, selon l’ONU

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Un camion du programme alimentaire mondial à Bria. Crédit photo : Moïse Banafio/CNC.

 

 

La situation humanitaire en République centrafricaine (RCA) demeure précaire, avec quelque 2,9 millions de personnes, soit 63% de la population, en besoin d’assistance humanitaire, a indiqué mercredi lors d’un point de presse Denise Brown, représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies et Coordonnatrice humanitaire en RCA.

 

La situation est d’autant plus grave que dans certains ghettos du pays, comme par exemple la ville centrafricaine de Zémio (extrême sud-est), l’accès par la route est difficile, rendant le coût de vie excessivement cher, avec des ruptures de médicaments dans les centres de santé, a indiqué Mme Brown, arrivée en RCA il y a quatre mois.

Dans d’autres localités, les travailleurs humanitaires sont la cible des groupes armés, a-t-elle déploré. Au seul premier semestre de 2019, trois travailleurs humanitaires ont été tués dans l’exercice de leur métier et 22 autres ont été blessés, 130 incidents contre le personnel humanitaire et leurs biens ont été enregistrés, d’après Mme Brown.

Devant ce tableau sombre, la réponse humanitaire demeure sous financée. A ce jour, le Plan de réponse humanitaire d’un montant de 430,7 millions de dollars n’est financé qu’à hauteur de 187,6 million de dollars, soit 43.6%, a poursuivi Mme Brown.

Elle a appelé à la solidarité internationale pour se mobiliser au chevet des Centrafricains.

 

Avec Xinhua.

Reagan a décrit les Africains à l’ONU comme des “singes”

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L’ancien président américain Ronald Reagan

 

 

L’ancien président américain Ronald Reagan a décrit les délégués africains à l’ONU comme des “singes” en 1971, alors qu’il était gouverneur de la Californie.

Il a fait ce commentaire raciste au téléphone à Richard Nixon, alors président des USA, qui avait la manie d’enregistrer tous ses appels téléphoniques.

Le gouverneur était furieux que les délégués africains à l’ONU ne se soient pas rangés du côté des États-Unis lors d’un vote visant à reconnaître la Chine et à expulser Taïwan.

Après le vote, les membres de la délégation tanzanienne ont commencé à danser à l’Assemblée générale des Nations Unies.

Lorsque M. Reagan a appelé M. Nixon le lendemain, il a demandé s’il avait regardé le vote à la télévision.

Il a poursuit en disant : “Voir ces singes, ces singes de ces pays africains, bon sang, ils sont encore mal à l’aise avec des chaussures !”

  1. Nixon en a rigolé.

L’enregistrement a été “déterré” par Tim Naftali, professeur agrégé d’histoire à l’Université de New York, qui avait dirigé la Nixon Presidential Library, qui a conservé toutes les bandes audio enregistrées par M. Nixon, de 2007 à 2011.

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Dans son article publié dans The Atlantic, Naftali explique que l’échange raciste a été retiré de la conversation enregistrée lorsqu’il a été publié en 2000 par les Archives nationales pour des raisons de confidentialité.

  1. Reagan était encore en vie à l’époque.

Naftali souligne qu’à la suite d’une ordonnance du tribunal, les enregistrements ont fait l’objet d’une révision.

“La mort de Reagan, en 2004, a éliminé les problèmes de confidentialité. L’an dernier, en tant que chercheur, j’ai demandé que les conversations concernant Ronald Reagan soient réexaminées et, il y a deux semaines, les Archives nationales ont publié en ligne des versions complètes des conversations d’octobre 1971 concernant Reagan.”

Selon Naftali, M. Reagan avait appelé M. Nixon pour le presser de se retirer de l’ONU, mais dans le discours du président, il dit que les “plaintes de M. Reagan contre les Africains sont devenues le principal sujet de l’appel”.

Dans un récit de la conversation à son secrétaire d’État, M. Nixon dit : “Il a vu ces cannibales… ces cannibales à la télévision hier soir, et il dit : “Jésus, ils ne portaient même pas de chaussures, et ici les États-Unis vont soumettre leur sort à cela”, et ainsi de suite…”.

Naftali affirme que l’enregistrement permet de mieux comprendre le soutien de M. Reagan à la Rhodésie et l’Afrique du Sud qui ont pratiqué l’apartheid plus tard dans les années 1970.

Soudan: une redoutée force paramilitaire s’empare des sièges du parti de Béchir

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Pilier du régime du président soudanais déchu Omar el-Béchir, les paramilitaires des redoutées Forces de soutien rapide (RSF) ont contribué à sa chute et se sont emparés depuis des sièges de son parti à travers le pays.

A Khartoum, les RSF sont visibles à l’intérieur et autour du siège central du Parti du congrès national (NCP), de l’ancien président qui a dominé la vie politique du Soudan pendant trois décennies.

A chaque fois que le portail de ce complexe, situé près de l’aéroport international de Khartoum, s’entrouvre, on aperçoit, dans son enceinte, de nombreux véhicules des RSF lourdement armés.

Des véhicules équipés de mitrailleuses montent la garde autour du complexe, protégé par un mur d’enceinte et qui se trouve près du Club catholique du quartier cossu de Khartoum 2.

Les RSF se sont également emparées des permanences du NCP à travers le pays, selon des sources politiques.

Trois jours après la chute le 11 avril de Omar el-Béchir, destitué par l’armée sous la pression d’un mouvement de contestation déclenché en décembre, le Conseil militaire qui s’est emparé du pouvoir a formé une commission chargée de saisir les biens du NCP.

– Paradoxes –

Le journaliste de renom, Fayçal Mohammed Saleh, souligne les paradoxes de la situation.

Les biens du “parti contre lequel les Soudanais se sont révoltés sont tombés dans les mains d’une force qu’ils haïssent”, analyse-t-il à l’AFP.

Le deuxième paradoxe est que “cette force qui a été construite par Béchir pour le protéger a contribué à sa chute et occupe maintenant les sièges de son parti”.

Dirigées par Mohammed Hamdan Daglo, aujourd’hui numéro deux du Conseil militaire au pouvoir, les RSF sont présentées par certains comme un avatar des milices Janjawid accusées de crimes de guerre au Darfour sous le régime Béchir.

Elles sont également accusées de la dispersion brutale d’un sit-in de manifestants devant le siège de l’armée à Khartoum, épicentre de la contestation. Le chef des RSF a nié toute responsabilité, dénonçant une tentative de nuire à l’image de ses forces.

Le 3 juin, au moins 127 manifestants ont péri dans la dispersion de ce sit-in, selon un comité de médecins proche de la contestation.

Une enquête officielle a conclu la semaine dernière à l’implication de huit paramilitaires dont des membres des RSF dans cette équipée sanglante.

Déclenchées le 19 décembre 2018 après le triplement du prix du pain, les manifestations se sont rapidement transformées en contestation du régime Béchir. Elles se sont poursuivies après sa destitution pour réclamer un pouvoir civil.

– Milices redoutées –

La méfiance des Soudanais à l’égard des RSF est alimentée par les récits des exactions qu’elles auraient commises au Darfour.

“J’ai vu de mes propres yeux les crimes commis par les Janjawid sur ordre de Béchir”, raconte un fonctionnaire originaire de cette région de l’ouest du Soudan qui se présente sous le nom de Mahmoud.

Omar el-Béchir est recherché par la justice internationale pour des accusations de crimes contre l’humanité et génocide durant le conflit au Darfour entre 2003 et 2008.

Le siège central du parti de Béchir à Khartoum est en chantier. Un bâtiment de plusieurs étages est en construction mais les travaux se sont arrêtés.

En fait, le NCP avait décidé il y a dix ans de construire un siège à l’image de sa puissance. Son vice-président d’alors Ibrahim Mahmoud avait déclaré que la Chine allait financer le projet.

La Chine entretenait de bons rapports avec le régime de Béchir et était le principal partenaire de son gouvernement dans l’exploitation de la richesse pétrolière du pays.

Mais l’essentiel des revenus pétroliers s’est tari depuis que le Soudan du sud, où se trouvent la plupart des gisements, a fait sécession en 2011.

En s’emparant des sièges du Parti du congrès national, “les RSF tentent de consolider leur emprise sur le pays”, estime un homme d’affaires s’exprimant sous le couvert de l’anonymat.

Reste que les membres de cette force “recrutés parmi des tribus et peu instruits peinent à gagner la confiance des Soudanais”, relève M. Saleh.

“Les Soudanais voient en eux des milices tribales qui veulent s’imposer par la force”, souligne-t-il.

 

Avec BBC

Centrafrique : mine chinoise à Bozoum, la pollution au mercure confirmée.

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Chantier minier chinois à Bozoum, Centrafrique

 

 

Les activités d’extraction d’or par quatre sociétés minières chinoises à Bozoum, dans le nord de la République centrafricaine, ont provoqué une pollution au mercure des eaux de la rivière Ouham, selon un rapport d’analyses divulgué mercredi.

 

Les scientifiques du laboratoire Lavoisier de Bangui, soutenu par l’Unesco, avaient été mandatés par le gouvernement centrafricain au début du mois de juin pour répondre aux inquiétudes de la population de Bozoum, où quatre sociétés chinoises exploitent l’or depuis le mois de février. Les experts ont relevé une concentration de mercure quatre à vingt-six fois supérieure à sa valeur admissible dans les eaux de la rivière Ouham.

«Il convient de noter que la présence de mercure n’était pas détectée en amont du site d’exploitation minière. Donc cette pollution en métaux lourds très toxiques proviendrait des sites d’exploitation», indiquent les auteurs du rapport. Les sociétés chinoises présentes à Bozoum avaient été épinglées par un rapport d’enquête parlementaire publié le 13 juillet. Ses auteurs avaient dénoncé un «désastre écologique» et recommandé l’arrêt de l’exploitation minière. Au cours de leurs entretiens avec les députés, les représentants des sociétés chinoises avaient nié l’utilisation du mercure dans les mines de Bozoum.

Samedi, le ministre des mines Léopold Mboli Fatrane avait contesté le contenu du rapport parlementaire, basé sur des observations visuelles et des témoignages. «Nous devons attendre les résultats des analyses scientifiques», avait déclaré le ministre face à la presse, tout en reconnaissant que les entreprises chinoises avaient «rompu leurs obligations». «Nous avons demandé que des travaux de réhabilitation des sols et des forages d’eau potable soient réalisés immédiatement», avait-il ajouté. Des mesures recommandées par le rapport divulgué mercredi.

Particulièrement toxique, le mercure «s’accumule dans la chaîne alimentaire, notamment dans les poissons ainsi que dans les espèces herbivores, ce qui accroît les risques de contamination des êtres humains vivant plus ou moins loin du lieu de pollution», rappellent les auteurs du rapport d’analyses. Riche en ressources naturelles, la Centrafrique est déchirée depuis 2013 par la guerre, qui a forcé près d’un quart des 4,5 millions d’habitants à fuir leur domicile. L’exploitation de ces ressources est difficile à contrôler dans ce pays où l’Etat n’a la main que sur une maigre partie du territoire national.

 

Avec AFP

Centrafrique : décès du maréchal des logis-chef Pounessko dans un accident à Grimari.

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Une patrouille de la gendarmerie nationale à Bangui, le 12 mai 2019. Crédit photo : Mickael Kossi/CNC

 

Bambari (CNC) – Le maréchal des logis-chef Pounesseko, détaché à Bambari depuis 6 mois, vient de rendre son âme ce mardi dans un accident de route à 5 kilomètres de Grimari, au centre de la République centrafricaine, a-t-on appris de source sécuritaire locale.

 

La nouvelle vient de tomber cette nuit vers 22 heures, les forces de sécurité intérieures de Bambari sont en deuil.

Selon nos informations, l’accident a eu lieu vers 21 heures à cinq kilomètres de Grimari, située à 305 kilomètres de Bangui.

En effet, le gendarme maréchal des logis-chef Pounesseko, depuis son détachement à Bambari il y’a six mois, n’avait pas rendu visite à sa famille qui se trouve à Bangui. Pour le faire, il avait sollicité auprès de son commandant une permission de sept jours. Ce qui a été fait.

Finalement, à son retour de Bangui ce mardi 30 juillet que le gendarme, par manque de vigilance, s’est tombé au sol en pleine vitesse depuis l’arceau du minibus qui l’a transporté.

Rappelons que le gendarme Pounesseko est âgé de 43 ans et papa des quatre enfants. Sa mort laisse une place vide au sein de la gendarmerie de Bambari où il est beaucoup apprécié par ses collègues et la population locale.

 

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique / Bambari : un homme criblé des balles devant son domicile.

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Les habitants du quartier élevage à Bambari. Crédit photo : Bertrand Yékoua….

 

Bambari (CNC) —Un homme de 35 ans, identifié comme monsieur ADAM MAMOUDA, a été criblé des balles par des inconnus dans la nuit du lundi à mardi au quartier LAPANDERE de Bambari, au centre de la République centrafricaine.

 

Selon les voisins de la victime contactée par CNC, celle-ci travaille à la fois comme couturier et mécanicien des motos au quartier LAPANDERE, dans le secteur de BORNOU quand il a été assassiné.

À en croire aux témoins de la scène, les assaillants seraient quatre sur moto, en tenue civile et en provenance du quartier Parc élevage quand ils cognaient à la porte de la victime vers 22 heures locales.

Sans le savoir, Monsieur ADAM MAMOUDA, père de deux enfants, ouvre sa porte aux assaillants qui l’ont immédiatement criblé des balles avant de quitter le lieu.

Selon nos informations, la victime fut un ex-combattant de l’UPC qui a repris ses activités civiles depuis plusieurs mois, abandonnant ainsi la lutte armée.

Alors que ces derniers temps, Monsieur ADAM MAMOUDA, selon les informations du CNC, serait en désaccord avec ses sœurs concernant leur fréquentation amoureuse avec certains rebelles de l’UPC d’Ali Darassa. Son assassinat, d’après plusieurs sources proches de sa famille, serait lié à ce désaccord.

Le corps sans vie de la victime a été enterré ce mardi 30 juillet vers 8 heures locales.

 

 

Copyright2019CNC.

 

Centrafrique : les auteurs du massacre de Paoua seront jugés par la Cour pénale spéciale

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Les auteurs présumés du massacre de Paoua, qui avait coûté la vie à 46 civils le 21 mai, seront traduits devant la Cour pénale spéciale (CPS), créée pour juger les auteurs de violations graves des droits humains en Centrafrique, a annoncé mardi le procureur général de la cour d’appel de Bangui, Eric Didier Tambo.

» LIRE AUSSI – Pourquoi les Russes s’implantent-ils en Centrafrique ?

Lundi, le parquet général de Bangui avait transmis le dossier à la CPS et déféré les trois suspects auprès du procureur de la CPS. «C’est un crime de masse qui relève de la compétence de cette cour», a indiqué à l’AFP le procureur général Tambo.

Le 21 mai, des éléments du groupe armé 3R (Retour, réclamation, réconciliation) avaient lancé une série d’attaques contre la ville de Paoua, située dans le nord du pays. 46 civils avaient été tués dans ces attaques, selon l’ONG Human Rights Watch (HRW). Après un ultimatum de la mission de l’ONU (Minusca) et du gouvernement centrafricain au leader du groupe 3R, Sidiki Abass (aussi connu sous le nom de Bi Sidi Souleymane), trois coupables présumés avaient été livrés par le groupe aux autorités judiciaires du pays.

A ce jour, ces trois suspects sont les seuls mis en cause dans l’affaire. Mais l’enquête de la CPS pourrait remonter jusqu’au leader des 3R, selon une source proche du dossier. Un rapport de HRW publié le 18 juillet avait en effet souligné la responsabilité de Sidiki Abass dans les attaques de Paoua.

Le chef des 3R avait été nommé «conseiller spécial militaire» auprès du premier ministre après la signature, le 6 février, d’un accord de paix entre le gouvernement et 14 groupes armés qui contrôlent une grande partie de la Centrafrique.

En juin, le ministre de la justice Flavien Mbata avait rappelé que l’accord de Khartoum «ne limite pas les compétences de la CPS». Jusqu’à cette annonce, aucune information n’avait filtré sur le contenu des dossiers instruits par la CPS, créée par décret en 2015, inaugurée en octobre 2018 et composée de juges nationaux et internationaux.

Huit mois après son inauguration, la CPS a instruit quatre dossiers. Trois autres font l’objet d’une enquête préliminaire. Au total, 27 plaintes ont été déposées. La Centrafrique est déchirée par de fortes violences depuis le renversement en 2013 du président François Bozizé. Les civils sont particulièrement vulnérables aux attaques des groupes armés, et près d’un quart des 4,5 millions d’habitants ont fui leur domicile.

 

 

Avec AFP

Les autorités russes haussent le ton avant une manifestation de l’opposition

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Les autorités russes ont haussé le ton mardi contre l’opposition, qui prépare une nouvelle manifestation le 3 août à Moscou pour exiger de pouvoir participer aux élections locales, après un rassemblement fermement réprimée par la police pendant le weekend.

Le Parquet général, le puissant Comité d’enquête et le maire de Moscou se sont succédé mardi pour avertir les partisans de l’opposition, dont les principaux meneurs sont déjà en prison à la suite de la manifestation de samedi dernier.

Celle-ci s’est soldée par près de 1.400 arrestations, du jamais vu depuis le retour du président Vladimir Poutine au Kremlin en 2012.

D’ores et déjà, une menace très concrète et très lourde pèse sur les protestataires puisque les enquêteurs russes ont annoncé avoir ouvert une enquête pour “troubles massifs”, une procédure qui peut aboutir à des peines atteignant 15 ans de prison.

Ils ont également accusé les manifestants de “grossière violation de l’ordre public, de violences contre les forces de l’ordre” et d’avoir perturbé la circulation automobile sur le boulevard périphérique de la capitale russe samedi.

Le Parquet général a de son côté appelé à réagir “avec sévérité” aux prochaines manifestations qui n’auront pas reçu l’aval des autorités. Son patron, Iouri Tchaïka, a invité ses collègues à prendre des “mesures efficaces de contrôle” afin que “les évènements qui se sont récemment produits à Moscou ne se reproduisent pas”.

La manifestation de samedi, non autorisée, avait été fermement réprimée par la police et semble démontrer la détermination des autorités à tuer dans l’oeuf tout mouvement de contestation lié aux élections locales du 8 septembre, auxquelles la plupart des figures de l’opposition moscovite ont été empêchées de participer.

La maire de Moscou, Sergueï Sobianine, loyal au Kremlin, a accusé l’opposition de “préparer une nouvelle provocation” le 3 août et remercié les policiers d’avoir réprimé la manifestation de samedi dernier, au cours de laquelle ils ont, selon lui, “été obligés d’utiliser la force” et se sont comportés “de manière adéquate”.

– Meneurs en prison –

Les tribunaux russes ont annoncé mardi avoir ordonné une soixantaine de détentions provisoires et condamné plus de 160 personnes à des amendes après cette manifestation. Un protestataire accusé d’avoir jeté une poubelle sur un policier a été incarcéré pour deux mois dans l’attente d’un procès dans lequel il encourt jusqu’à cinq ans de prison.

Avant même le rassemblement de samedi, le principal opposant au Kremlin, Alexeï Navalny, avait été condamné la semaine dernière à 30 jours de prison pour des appels à manifester. Hospitalisé dimanche à la suite d’une “grave réaction allergique” avant d’être renvoyé en cellule, il n’a pas exclu d’avoir été “empoisonné”.

Plusieurs de ses alliés se sont également vu infliger de courtes peines de détention. Parmi eux, les opposants de premier plan Ilia Iachine, condamné lundi à 10 jours de détention avant de voir sa peine s’alourdir de 10 jours supplémentaires mardi, et Dmitri Goudkov, condamné à 30 jours.

L’opposition dénonce depuis plusieurs semaines le rejet des candidatures indépendantes aux élections locales du 8 septembre, qui s’annoncent difficiles pour les candidats soutenant le pouvoir dans un contexte de grogne sociale.

La prochaine manifestation de l’opposition prévue pour le 3 août risque elle aussi de ne pas recevoir le feu vert des autorités, qui ne parviennent pas à se mettre d’accord avec les organisateurs sur l’endroit où elle devrait se dérouler.

L’un des négociateurs de l’opposition, Mikhaïl Svetov, a été interpellé mardi par la police après des pourparlers infructueux avec la mairie de Moscou.

Le mouvement de contestation lié aux élections locales de septembre est l’un des plus importants depuis les actions de protestation contre le retour au Kremlin de Vladimir Poutine, sévèrement réprimées en 2012.

Les candidats indépendants étaient censés obtenir les signatures d’au moins 3% des membres du corps électoral dans la circonscription où ils se présentaient. Mais la commission électorale a rejeté la candidature de toutes les figures de l’opposition ayant franchi cet obstacle, arguant d’irrégularités dans la collecte des signatures.

 

Une attaque de Boko Haram fait 65 morts dans le Nord-Est du Nigeria

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Boko Haram a tué 65 personnes participant à des funérailles, dans le nord-est du Nigeria.

Les autorités avaient dans un premier temps parlé d’une vingtaine de morts. Mais des dizaines d’autres cadavres ont été découverts par des hommes armés près de Maiduguri, la capitale de l’Etat de Borno.

Avec BBC

Accord de partage du pouvoir entre Tshisekedi et Kabila en RDC

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Pour gouverner, le président Tshisekedi n’a eu d’autre choix que de composer avec le parti de son prédécesseur.

 

Majoritaires au parlement, les partisans de l’ex président Joseph Kabila raflent la plus grosse part du gâteau dans le futur gouvernement de coalition.

D’après cet accord, les partisans de l’ex président Joseph Kabila auront 42 postes au sein du futur gouvernement. Leurs alliés, les partisans du président Félix Tshisekedi se voient attribuer 23 postes ministériels.

Au total, c’est donc un gouvernement de 65 membres qui devrait être publié dans les prochains jours.

L’attente de cet accord a tenu en haleine les Congolais qui, six mois après l’investiture du président Félix Tshisekedi, n’ont toujours pas de gouvernement.

Lire aussi :

Le premier ministre Sylvestre Ilunkamba a bien été désigné il y a deux mois, mais les tractations pour le partage du pouvoir étaient depuis restés au point mort.

Mais il y a une semaine, le président Félix Tshisekedi a reçu son prédécesseur Joseph Kabila. Une rencontre qui, visiblement a aplani les divergences.

Leader du parti historique de l’opposition, Félix Tshisekedi a été déclaré vainqueur de la présidentielle du 30 décembre dernier.

Mais les partisans de l’ex président Joseph Kabila ont conservé une écrasante majorité parlementaire.

Lire aussi :

Pour gouverner, le président Tshisekedi n’a eu d’autre choix que de composer avec le parti de son prédécesseur.

Cette situation est inédite dans l’histoire de la RDC. Depuis son indépendance, le pays n’avait jamais connu une passation de pouvoir pacifique entre deux chefs d’Etat élus.

 

AFP/VOA

Centrafrique : attaque contre le village Ngoulaka, 600 bœufs emportés par les assaillants.

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Bambari (CNC) – alors que les premiers éléments d’informations concernant l’attaque des rebelles sur le village Ngoulaka le vendredi dernier, qui faisait état de 2 enfants pris en otage dans un premier temps, vient à nouveau de s’alourdir avec un nouveau bilan de 600 bœufs emportés et 25 bergers pris en otages, a-t-on appris des sources sécuritaires locales. 

 

Selon les mêmes sources, les 600 têtes des bœufs volés par les assaillants, y compris les 25 bergers pris en otages sont arrivés dans la nuit du samedi à dimanche au village Ndassima, une localité sous contrôle des éléments de l’UPC, située à environ 60 kilomètres de Bambari  dans la préfecture de la Ouaka, centre de la République centrafricaine.

Comme nous l’avions annoncé précédemment, le vendredi dernier, les assaillants, identifiés comme des rebelles de l’Unité pour la paix en Centrafrique (UPC), avaient pour objectif de mettre la main sur l’homme d’affaires Saleh. Comme par hasard, l’homme ne se trouvait pas sur place à son domicile au village Ngoulaka au moment de l’arrivée des assaillants. Évitant de rentrer bredouilles, les rebelles ont mis la main sur deux de ses enfants avant de localiser ses troupeaux de bœufs dans le secteur.

Prenant en otage les 25 bergers avec les 600 têtes des bœufs de l’homme d’affaires Saleh, ils exigent depuis samedi le versement d’une rançon de 10 millions de francs CFA avant que les bétails et les otages soient libérés.

Pendant ce temps, à Bambari, des vois s’élèvent pour demander au chef rebelle Ali Darassa de mettre la pression sur les assaillants afin que les otages soient libérés au plus vite possible. Mais depuis lors, l’homme ne répond plus au téléphone, son portable est éteint.

Contacté à son tour, son conseiller politique, porte-parole de l’UPC, Monsieur Moussa Aliou déclare que son chef Ali Darassa serait en déplacement à Ippy et que lui, il n’a aucune idée sur les identités des assaillants.

Une version très contestée à Bambari, du moment où les ravisseurs, qui se trouvent présentement dans une localité contrôlée par des éléments de l’UPC, ont en leur possession un important nombre des bœufs et des armes.

Pour l’heure, les tractations sont toujours en cours pour tenter de libérer sans danger les 25 bergers ainsi que les 600 têtes des bœufs de l’homme d’affaires Saleh.

Par ailleurs, le chef rebelle Ali Darassa est aperçu ce lundi dans son véhicule sur l’axe Ippy-Bria. Ce qui confirme partiellement les allégations de son porte-parole qui indique que celui-ci n’est pas sur place à Gbokologbo.

 

Copyright2019CNC.

Rencontre entre Gbagbo et Bédié à Bruxelles

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L’ancien chef de l’armée Philippe Mangou-à droite de Laurent Gbagbo-à Abidjan-le 7 août 2009

 

 

 

La première rencontre depuis 10 ans entre les deux anciens ennemis les ex-présidents ivoiriens Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo, lundi à Bruxelles, annonce sans doute la création d’un front contre le camp de l’actuel président Alassane Ouattara pour la présidentielle de 2020.

Bédié (1993-1999, 85 ans) et Laurent Gbagbo (2000-2011, 74 ans), qui attend en Belgique une décision de la Cour pénale internationale, se sont rencontrés lundi à Bruxelles pour la première fois depuis 2010 et la crise post-électorale qui avait fait plus de 3.000 morts après le refus de Gbagbo d’admettre sa défaite face à Ouattara.

Ironie: Bédié avait apporté son soutien à l’actuel président Alassane Ouattara contre Gbagbo au deuxième tour de la présidentielle de 2010. Il a été un allié du président Ouattara, son parti, le PDCI (Parti démocratique de Côte d’Ivoire), participant activement à la coalition au pouvoir jusqu’en 2018. Cette coalition a explosé parce que le président Bédié estimait que la coalition devait soutenir un candidat du PDCI en 2020.

“Cette rencontre augure probablement d’une alliance électorale. Il y a des zones de désaccord forcément mais on tait ces zones pour s’unir contre Ouattara. C’est du +Tout sauf Ouattara+ ou son successeur”, estime le consultant Yves Ouya. “Historiquement, deux partis ont besoin de s’allier contre le troisième pour gagner”.

“Le +Tout sauf Ouattara+ est une évidence pour les gens du FPI (Front populaire ivoirien, le parti de Gbagbo) depuis 2010. Pour le PDCI, ils s’estiment floués et veulent désormais être au pouvoir sans le parti de Ouattara”, explique-t-il.

“Cette rencontre a un fort écho car les gens sont inquiets qu’il y ait un remake de 2010”, souligne M. Ouya. “Là on se retrouve 10 ans après avec les mêmes, avec juste un glissement d’un parti vers l’autre. C’est un échec de génération”.

Lors de leur entretien, Henri Konan Bédié “s’est particulièrement réjoui de l’acquittement du président Laurent Gbagbo et lui a vivement souhaité un retour rapide en Côte d’Ivoire”, selon un communiqué commun signé de leurs deux partis.

Acquitté par la Cour pénale internationale, M. Gbagbo, qui était poursuivi pour crimes contre l’humanité, est actuellement en liberté conditionnelle à Bruxelles en attendant un éventuel procès en appel.

– Réforme de la commission électorale –

Les deux anciens chefs d’Etat ont demandé “la libération de tous les prisonniers politiques, civils et militaires, et le retour en sécurité de tous les exilés”.

“Dans le cadre de l’organisation d’élections justes, transparentes et équitables en 2020”, les deux hommes “ont appelé le gouvernement à procéder à une réforme profonde de la Commission électorale indépendante (CEI) afin qu’elle puisse contribuer significativement à la consolidation de la paix sociale en Côte d’Ivoire”.

L’actuelle réforme de la CEI, qui doit être entérinée dans les prochains jours par l’Assemblée nationale, est décriée par l’opposition qui juge qu’elle ne présente pas les garanties d’indépendance suffisantes.

La crédibilité de la CEI est jugée cruciale en vue de la présidentielle de 2020 qui s’annonce tendue, dix ans après la crise post-électorale ivoirienne.

Pour Jean Alabro, politologue, cette alliance, “même si elle ne donne pas lieu à un pacte électoral”, montre que les opposants “ne veulent pas forcément une belle mariée mais le départ de Ouattara. Ca envoie un signal à tous ceux qui veulent son départ. C’est une dynamique qui se met en marche pour faire partir Ouattara ou son successeur”.

Du côté du pouvoir ou de la coalition Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP), aucune réaction n’était disponible dans l’immédiat.

 

AFP/VOA

Appel à de nouveaux rassemblements au Soudan

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La police dispersent des manifestants à coup de gaz lacrymogène à Khartoum-Soudan-24 février 2019

 

 

Cinq manifestants dont quatre lycéens ont été tués par balles lundi lors d’un rassemblement dans la ville soudanaise d’Al-Obeid, suscitant la colère au sein du mouvement de contestation qui a dénoncé “un massacre” et appelé à de nouveaux rassemblements.

Après ces violences survenues à la veille d’une reprise des négociations entre pouvoir militaire et contestation pour finaliser un accord sur la transition, les autorités ont imposé un couvre-feu nocturne dans la ville d’Al-Obeid et trois autres localités de l’Etat du Kordofan-Nord (centre).

Pays pauvre à l’économie exsangue, le Soudan est en proie à un mouvement de contestation depuis décembre 2018. Déclenchées après le triplement du prix du pain, les manifestations se sont transformées en opposition au régime qui a poussé l’armée à destituer et arrêter le 11 avril le président Omar el-Béchir après 30 ans au pouvoir.

Elles se sont poursuivies après la mise en place d’un Conseil militaire lui ayant succédé, pour réclamer un pouvoir civil et de meilleures conditions de vie.

Lundi à Al-Obeid, “cinq martyrs sont tombés sous les tirs de snipers lors d’un rassemblement pacifique”, a indiqué un comité de médecins proche du mouvement de contestation, faisant état d’un nombre indéterminé de blessés.

Selon Babikir Faisal, un leader de la contestation, “quatre lycéens font partie des cinq martyrs”. Des habitants et un journaliste de la ville d’Al-Obeid ont confirmé ces informations.

La ville n’a pas connu de manifestations importantes depuis le début de la contestation.

Mais un résident joint au téléphone par l’AFP a expliqué que le rassemblement de lundi avait été organisé pour protester contre “une pénurie de pain et de carburant dans la ville ces derniers jours”.

“Les écoliers ont été affectés, en l’absence de transports pour les conduire à l’école”, a-t-il souligné. “Aujourd’hui ils ont manifesté et quand leur marche a atteint le centre-ville il y a eu des coups de feu”.

L’Association des professionnels soudanais (SPA), l’un des principaux membres de la contestation, a dénoncé un “massacre” et appelé à de nouvelles manifestations.

“Nous appelons notre peuple à descendre dans la rue (…) pour dénoncer le massacre d’Al-Obeid et exiger que les coupables soient traduits en justice”, a-t-elle dit dans un communiqué.

Peu après, de nombreux manifestants se sont réunis à Bahari, quartier du nord de Khartoum, ont rapporté des témoins.

La SPA a affirmé que des “balles réelles” avaient été tirées contre ce qu’elle a présenté comme une “manifestation d’écoliers”.

L’association a aussi appelé sur sa page Facebook “citoyens, médecins et secouristes à se rendre aux urgences dans les hôpitaux qui reçoivent les blessés atteints de balles réelles”.

– Appel à suspendre le dialogue –

Un leader de la contestation a aussi appelé à suspendre les discussions politiques entre pouvoir et contestation.

“Nous ne pouvons pas nous assoir à la table des négociations avec ceux qui permettent de tuer des révolutionnaires”, a affirmé dans un communiqué Siddig Youssef.

Mardi, le Conseil militaire et les chefs de la contestation doivent reprendre les négociations pour finaliser certains points en suspens après la conclusion d’un accord de partage du pouvoir le 17 juillet.

Cet accord, obtenu après de difficiles négociations, prévoit un Conseil souverain composé de cinq militaires et six civils qui sera chargé de mener la transition pendant un peu plus de trois ans.

Un comité technique représentant les deux parties doit tenir des discussions préliminaires lundi.

L’appel à de nouveaux rassemblements émis lundi intervient alors que plusieurs manifestations ont eu lieu depuis samedi à Khartoum pour protester contre les conclusions d’une enquête officielle sur la répression meurtrière d’un sit-in de manifestants le 3 juin dans la capitale soudanaise, qui a fait des dizaines de morts.

Cette enquête a conclu samedi à l’implication de huit paramilitaires dont trois au moins sont membres des redoutées Forces de soutien rapide (RSF) dirigées par le numéro deux du Conseil militaire, Mohammed Hamdan Daglo, qui avait auparavant nié toute responsabilité de ses forces.

Selon un comité de médecins proche des protestataires, 127 manifestants ont péri le 3 juin.

Les chefs de la contestation ont rejeté les conclusions de l’enquête, qui évoque un bilan des victimes moins élevé que le leur et exonère la responsabilité du Conseil militaire qui a affirmé n’avoir pas donné les ordres pour la dispersion.

Depuis décembre, la répression de la contestation a fait 246 morts, y compris les 127 manifestants tués le 3 juin, selon le même comité de médecins.

 

AFP/VOA

L’Éthiopie veut planter 200 millions d’arbres en un jour

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Une campagne ambitieuse visant à planter 200 millions de plants en une journée est en cours en Ethiopie.

Ce serait un record du monde si cet ambitieux projet était réalisé. En effet, le record du plus grand nombre d’arbres plantés en une journée par un individu, selon le Guiness Book of Records, est détenu par Ken Chaplin du Canada.

Il a planté 15.170 semis de pin rouge en 2001.

L’initiative de l’Ethiopie menée à l’échelle d’un pays s’inscrit dans le cadre de l’initiative Green Legacy du Premier ministre Abiy Ahmed.

Il a lui-même montré l’exemple en plantant quelques semis d’arbre à ArbaMinch, dans le sud de l’Ethiopie, lundi matin.

  1. Abiy a lancé la campagne de sensibilisation sur l’importance de la lutte contre la dégradation de l’environnement dans ce pays quasi désertique de la corne de l’Afrique.

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Sur ses instructions, les services de l’administration publique dans la capitale, Addis-Abeba, ont été fermés pour permettre aux fonctionnaires de prendre part à la campagne de reboisement.

L’ONU affirme que la couverture forestière de l’Éthiopie est passée de 35 % du total des terres au début du XXème siècle à un peu plus de 4 % depuis les années 2000.

Le pays a également connu de graves sécheresses ces dernières années.

Avec une population estimée à 100 millions d’habitants, l’Éthiopie, aurait besoin que chaque citoyen plante au moins deux semis, pour atteindre le record qu’il s’est fixé.

 

Avec BBC Afrique

Une sage-femme kényane sauve des bébés intersexués en les adoptant

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Il y a cinq ans, Zainab, une sage-femme kényane, a aidé à l’accouchement d’un enfant venu au monde avec des organes sexuels masculins et féminins.

Le père de l’enfant lui a dit de mettre fin à ses jours, mais elle a refusé, préférant élever le nouveau-né comme son propre enfant.

L’un des accouchements supervisés par Zainab a été difficile.

C’est celui d’un enfant né avec des organes sexuels masculins et féminins.

Un enfant dont le père souhaitait la mort.

Le cordon ombilical de l’enfant s’était enroulé autour de sa tête, et Zainab, la sage-femme, a utilisé une cuillère en bois pour le démêler.

Après avoir nettoyé ses voies respiratoires, elle a lavé l’enfant, coupé et attaché le cordon ombilical.

C’est alors que Zainab a constaté quelque chose qu’elle n’avait jamais vu auparavant.

“Quand j’ai vérifié si c’était un garçon ou une fille, j’ai vu deux choses saillantes. Le bébé avait des parties génitales mâles et femelles”, avait-elle constaté.

“C’est un garçon !” ou “C’est une fille !” avait-elle l’habitude de déclarer aux parents des nouveau-nés.

Mais Zainab a remis l’enfant à sa mère, lui disant simplement : “Voilà ton bébé.”

La mère de l’enfant, elle, était stupéfaite de constater qu’il avait des organes sexuels masculins et féminins.

A la vue du nouveau-né, son père était embarrassé à l’idée de l’emmener à la maison.

“Il m’a dit : ‘On ne peut pas ramener ce bébé à la maison. Nous voulons qu’il soit tué.’ Je lui ai dit que l’enfant était la création de Dieu et ne devait pas être tué. Mais il a insisté. Alors, je lui ai dit : ‘Laisse-moi le bébé, je le tuerai pour toi. Mais je ne l’ai pas tué. Je l’ai élevé.”

Le père est revenu plusieurs fois pour voir si Zainab avait tenu la promesse de mettre fin aux jours de l’enfant.

Elle a caché le bébé, insistant toujours sur la promesse de le tuer, pour tromper la vigilance de son père.

“Ils m’ont dit de ne jamais révéler que le bébé était le leur”

“Un an plus tard, les parents ont appris que leur bébé était vivant et ils sont venus me voir. Ils m’ont dit de ne jamais révéler que le bébé était le leur. J’ai accepté. Et depuis, j’élève l’enfant comme si c’était le mien”, raconte-t-elle.

Dans de nombreuses communautés kényanes, un bébé intersexué est considéré comme un mauvais présage.

Il attire la malédiction sur sa famille et ses voisins.

En adoptant l’enfant, Zainab n’a pas tenu compte des croyances traditionnelles.

Et elle risquait, pour cela, d’être tenue responsable de tout malheur qui arriverait à la famille du nouveau-né.

C’était en 2012.

Mais deux ans plus tard, Zainab a eu la surprise d’assister à l’accouchement d’un deuxième enfant intersexué.

Bien qu’il n’existe pas de statistiques fiables sur le nombre de Kényans intersexuels, les chercheurs pensent que le taux est le même que dans les autres pays.

Selon certaines estimations, cette proportion pourrait atteindre 1,7 % de la population, mais on ne s’entend pas sur ce qu’est l’intersexualité.

“Cette fois, les parents ne m’ont pas demandé de tuer l’enfant. La mère était seule, et elle s’est enfuie, me laissant avec le bébé”, dit Zainab.

Cette fois-ci encore, l’accoucheuse traditionnelle a emmené le bébé avec elle et l’a élevé comme son propre enfant. Mais son mari, pêcheur de son état, n’était pas heureux pour cela.

“Quand il est allé à la pêche et est rentré bredouille, il a tenu les enfants intersexués pour responsables de son malheur”, raconte la sage-femme.

“Il a dit que les enfants nous avaient jeté un mauvais sort. Il m’a suggéré de lui remettre les enfants pour qu’il puisse les noyer dans le lac. Mais j’ai refusé. Je lui ai dit que je n’accepterais jamais cela. Ça l’a rendu mécontent, et on a commencé à nous disputer tout le temps”, se souvient Zainab.

Ne supportant plus le comportement de son mari, elle décide de le quitter et de partir avec les enfants.

“C’était un choix difficile pour moi. Financièrement, j’avais une vie confortable avec mon mari, et nous avions des enfants adultes et même des petits-enfants. Mais on ne pouvait pas vivre dans une telle atmosphère, avec des menaces et des pugilats. J’étais obligée de m’en aller.”

L’accouchement est en train de changer au Kenya.

De plus en plus, les mères accouchent à l’hôpital plutôt qu’au village.

Mais il n’y a pas si longtemps, le recours à des accoucheuses traditionnelles était la règle, et il y avait une entente tacite sur le sort à réserver aux bébés intersexués.

“On avait l’habitude de les tuer”, explique Seline Okiki, la présidente des “Ten Beloved Sisters”, les “Dix sœurs bien-aimées”, un groupe d’accoucheuses traditionnelles vivant dans l’ouest du Kenya.

“Si un bébé intersexué naissait, il était considéré comme une malédiction et n’était pas autorisé à vivre. On s’attendait à ce que l’accoucheuse traditionnelle tue l’enfant et dise à la mère que son bébé était mort-né”, se souvient Seline Okiki.

Dans la langue luo, il y avait même un euphémisme sur la façon dont le bébé intersexué était tué.

Les accoucheuses traditionnelles disaient qu’elles avaient “cassé la patate douce”.

Cela signifiait qu’ils avaient utilisé une “patate douce” pour lui broyer le crâne.

Les parents n’avaient pas eu leur mot à dire dans cette affaire”, affirme la secrétaire des “Ten Beloved Sisters”, Anjeline Naloh.

“On s’attendait à ce que le bébé ne vive même pas assez longtemps pour pleurer.”

Aujourd’hui, les “accoucheuses” traditionnelles envoient les femmes accoucher dans les hôpitaux.

Elles soutiennent les femmes enceintes et sensibilisent les gens à la transmission du VIH.

Mais dans les régions les plus reculées, où les hôpitaux sont difficiles d’accès, les accoucheuses traditionnelles continuent de procéder à l’ancienne, et les “Dix sœurs bien-aimées” croient que l’infanticide est encore pratiquée.

“C’est fait en cachette. Pas comme cela se faisait auparavant”, affirme Anjeline Naloh.

“Ces choses arrivent encore, mais ce sont des secrets maintenant”, confirme Seline Okiki.

Georgina Adhiambo, directrice exécutive de l’organisation caritative “Voices of Women” (les Voies féminines), dans l’ouest du Kenya, affirme que le sujet reste tabou.

“Nous avons rencontré des parents qui ont essayé de cacher leur enfant intersexué ou même de l’enfermer. Certains l’ont fait parce qu’ils avaient honte, d’autres parce qu’ils avaient peur que des voisins essaient de nuire à leur enfant”, explique-t-elle.

“Nous essayons de faire comprendre aux gens ce que sont vraiment les personnes intersexuées. Puisque nous sommes dans une société très religieuse, nous expliquons aux gens que les enfants intersexués aussi sont des créatures de Dieu”, poursuit Georgina Adhiambo.

Mais l’endocrinologue et pédiatre Joyce Mbogo, qui fait partie d’une nouvelle génération de médecins formés spécifiquement pour traiter ce qu’ils appellent les troubles du développement sexuel, affirme que les attitudes envers les personnes intersexuées commencent à changer.

“Nous avons un nouveau groupe de parents qui sont prêts à demander de l’aide”, dit-elle.

“L’Internet est accessible même dans les zones rurales, donc quand ils se rendent compte qu’il y a quelque chose qui ne va pas, les gens tentent de savoir pourquoi”, explique Joyce Mbogo.

Il existe plusieurs traitements pour les bébés intersexués.

Certains patients n’ont besoin d’aucun traitement.

D’autres ont besoin de médicaments ou d’une hormonothérapie.

D’autres encore ont besoin d’une intervention chirurgicale corrective, bien que cette opération soit souvent retardée jusqu’à la fin de l’âge de la puberté, pour que les enfants puissent décider du genre qu’ils veulent être.

Pour les enfants adoptifs de Zainab, de telles décisions n’ont pas du tout été prises.

Ils sont en bonne santé et heureux.

Quand elle parle d’eux, son visage s’illumine.

Elle est visiblement fière d’eux.

Zainab travaille encore quand on a besoin d’elle, mais l’accoucheuse traditionnelle gagne surtout sa vie en vendant des vêtements.

“Je vois que ce sont des enfants normaux. L’aîné aide aux tâches ménagères, et mon fils les considère tous les deux comme ses frères et sœurs. Ils constituent tous ma famille. C’est un miracle de Dieu”, se réjouit Zainab.

Lorsqu’on lui demande si elle regrette son attitude, Zainab se met à rire.

“Dois-je les rejeter ? Non, je suis leur mère ! Ce sont des êtres humains, et je dois m’occuper de ce que Dieu a créé”, répond-elle

 

Avec BBC Afrique

Cinq médecins tués dans un raid aérien en Libye

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Le porte-parole du ministère de la Santé du gouvernement d’union nationale accuse l’aviation du maréchal Khalifa Haftar d’être à l’origine de l’attaque, sans fournir de preuves.

Mais les forces pro-Haftar n’ont pas revendiqué cette frappe.

Les ambulances et les hôpitaux près des zones de combats au sud de Tripoli sont fréquemment la cible de frappes aériennes attribuées aux forces du maréchal Khalifa Haftar.

Le 16 juillet, l’hôpital de campagne d’al-Swani, à 25 km au sud de Tripoli, a été visé pour la deuxième fois depuis le début des combats meurtriers autour de la capitale.

L’homme fort de l’Est libyen mène depuis avril une offensive pour conquérir la capitale, où siège le gouvernement d’union nationale

Les combats aux abords de la capitale ont fait 1.093 morts et plus de 100.000 déplacés depuis le début de l’offensive du maréchal Haftar, selon un dernier bilan de l’OMS.

Avec BBC Afrique

Centrafrique : travail contre nourriture, dernière option de Touadera en province.

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Livraison des sacs du riz de la présidence à l’Université de Bangui le 11 juillet 2019. Crédit photo : Anselme Mbata/CNC.

 

 

Acculé de toute part à une année de l’élection présidentielle, le président Faustin Archange Touadera ne cesse de réinventer les roues pour le ramener à bon port en 2021. Des agents rabatteurs sont recrutés et mis sur terrain pour nettoyer les cerveaux des uns et des autres d’une part et d’autre part, il expérimente pour la première fois la politique du « travail contre nourriture » dans son village natal de Damara.

 

Situé à environ 75 kilomètres de Bangui, Damara est le premier village que le président Faustin Touadera et sa première épouse Brigitte Touadera expérimentent pour la première fois leur nouvelle vision sociale et politique de « travail contre nourriture » dans sa riziculture.

 

Dans tous les quartiers de Damara et les villages qui l’entourent, des émissaires du couple Touadera passent, Église par Église, maison des pasteurs par maison des Pasteurs, pour délivrer les messages du président Touadera aux Pasteurs et diacres réunis, qui à leur tour, se chargeront de dire à leurs fidèles.

Ces messages, d’après les propos tenus par les serviteurs de Dieu dans les lieux de cultes, Touadera demande à tous les fidèles, hommes, femmes et enfants, jeunes et vieux, d’aller cultiver son champ de riz à Damara. Ils trouveront à manger sur place du riz, et une partie leur sera donnés chaque jour à la fin du travail. Et une fois les récoltes effectuées et les riz vendus, une partie du bénéfice réalisé servirait à acheter des tôles et des bois qui leur permettront de construire ou d’aménager leur Église avec.

 

Cette pratique est loin d’être une action caritative puisque, pour avoir ces riz, il faut que les fidèles travaillent pour le couple Touadera. « Les riz sont utilisés dans ce cas comme une monnaie par le président Touadera qui veut cultiver ». Nous a clarifié un technicien agricole de Damara.

En outre, il semble que les riz distribués par le couple présidentiel seraient du même lot du riz putréfiés et avariés qui ont été donnés aux étudiants de l’Université de Bangui, mais refoulés.

En sachant très bien au passage que ces riz périmés constituent un danger grave pour la santé publique, le chef de l’État et sa bande de la présidence pourraient être rendus coupables un jour de crimes graves d’atteinte à la santé publique, selon un agent de la santé.

 

Copyright2019CNC.

 

Quinze morts dans une attaque au Burkina Faso

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Des femmes déplacées du nord du Burkina Faso-le 13 juin 2019 à Ouagadougou

 

Les victimes ont été tuées dans la nuit de jeudi à Dibilou, une localité située dans la commune de Pissila, au nord de Ouagadougou, la capitale.

Selon les autorités locales, l’attaque a été menée par des hommes armés non identifiés.

Les assaillants ont aussi incendié des commerces avant de repartir vers le nord du pays.

C’est la cinquième attaque survenue dans la commune de Pissila, où plus de 15 000 déplacés ont été dénombrés depuis février dernier.

Les attaques armées sont récurrentes au Burkina Faso depuis plusieurs mois. Le pays a été visé plusieurs fois par des attaques djihadistes qui ont fait plusieurs dizaines de morts.

 

Avec BBC

Centrafrique : Bouar, un pistolet revolver de l’EUTM volé, un suspect arrêté.

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Image d’illustration d’un pistolet. CopyrightDR

 

Bouar (CNC) – Identifié il y’a quelques heures, le suspect a été mis aux arrêts à la gendarmerie de Bouar, a-t-on appris de sources sécuritaires locales.

 

L’homme, identifié comme monsieur Paulin, venu de Bangui, plus précisément du quartier Combattant, a été identifié et mis aux arrêts par les enquêteurs à la gendarmerie.

Selon les informations du CNC, l’arme volée, un pistolet revolver, appartient aux français de l’EUTM-RCA, une mission d’entrainement de l’Union européenne en République centrafricaine, détachés à Bouar pour la formation des nouvelles recrues des FACA quand il a été dérobé.

Alors que le climat de suspicion  pèse sur les agents de sécurité de la société « Croisement », partenaire de la Minusca, on vient d’apprendre avec surprise l’arrestation de monsieur Paulin, devenu le suspect numéro un  dans cette affaire.

Pour l’heure, on ignore complètement comment le suspect arrive à dérober ce pistolet alors que ces instructeurs français sont logés dans la base de la Minusca depuis leur arrivée à Bouar.

L’enquête, qui progresse à grande vitesse, pourrait déterminer si le suspect a agi seul ou avec des complices.

Affaire à suivre…

 

Copyright2019CNC.

Tunisie : les funérailles de Béji Caïd Essebsi

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Des officiers militaires portent le cercueil du défunt président Essebsi lors de ses funérailles nationales-au palais présidentiel de Carthage-le 27 juillet 2019

 

En hommage au président décédé jeudi à l’âge de 92 ans, de nombreux journaux arborent dans leur édition de ce samedi des unes en noir et blanc pour le deuxième jour consécutif du deuil.

Des policiers étaient déployés le long du trajet que doit emprunter le cortège funéraire, une vingtaine de kilomètres entre le palais présidentiel de Carthage qu’Essebsi occupait depuis 2014, et le cimetière du Djellaz, dans le sud de Tunis.

Une cérémonie officielle est prévue à 11 h locales (10 h GMT), en présence du président français Emmanuel Macron, du chef de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, du président algérien par intérim Abdelkader Bensalah ou encore du secrétaire général de la Ligue arabe Ahmed Aboul Gheit.

L’émir du Qatar cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani et le roi Felipe VI d’Espagne, ainsi que le prince Moulay Rachid du Maroc seront également présents, le ministère tunisien des Affaires étrangères.

Après une allocution du président par intérim, Mohammed Ennaceur, les chefs d’Etat présenteront leurs condoléances et accompagneront la dépouille vers la sortie du palais présidentiel.

Le cortège funèbre traversera ensuite la capitale pour se diriger vers le cimetière du Djellaz, où Essebsi sera inhumé aux côtés des membres de sa famille.

De la droite vers la gauche, l’émir du Qatar, Cheikh Tamim bin Hamad al-Thani, le président français Emmanuel Macron, et le Premier ministre libyen Fayez al-Sarraj, qui assistent aux funérailles nationales du président Essebsi, au palais présidentiel de Carthage.

De nombreux Tunisiens sont attendus dans ce vaste cimetière pour faire leur dernier adieu à leur président, décédé le jour où la Tunisie célébrait la proclamation de la République en 1957.

Le ministère de l’Intérieur a indiqué avoir déployé un important dispositif de sécurité, tout en respectant les “rassemblements spontanés de citoyens”.

Le Premier ministre Youssef Chahed a annoncé des funérailles “grandioses”.

C’est une première pour un président tunisien : le premier dirigeant de la Tunisie après l’indépendance, Habib Bourguiba, avait été enterré en catimini en 2000 sous son successeur Zine-el-Abidine Ben Ali, qui l’avait détrôné.

Ce dernier est toujours en exil en Arabie Saoudite après avoir été chassé du pouvoir.

  1. Caïd Essebsi, qui avait exercé aussi bien sous Bourguiba que sous Ben Ali, a été un acteur crucial dans la stabilisation de la démocratie tunisienne après la révolution de 2011.

Mais il laisse derrière lui d’importants dossiers inachevés, dont la consolidation des institutions garantes de cette démocratie.

La Tunisie a décrété sept jours de deuil en hommage à son président. Des matchs de football, ainsi que des évènements culturels ont été annulés.

Le chef du Parlement Mohamed Ennaceur, 85 ans, qui a prêté serment quelques heures après le décès de M. Caïd Essebsi, est chargé d’assurer la présidence par intérim pour 90 jours maximum, soit jusqu’à fin octobre.

L’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) a annoncé jeudi une élection présidentielle anticipée “probable” dès le 15 septembre, au lieu du 17 novembre initialement prévu.

De nombreux Tunisiens se sont dit fiers de la transition rapide mise en place dans le pays pionnier des Printemps arabes, dont la fragilité des institutions avait été mise en évidence lors d’une première hospitalisation de M. Essebsi fin juin.

La Tunisie est le seul des pays arabes touchés par les contestations à poursuivre sur la voie de la démocratisation malgré les soubresauts politiques, la morosité économique et les attaques djihadistes.

 

Avec BBC Afrique

Centrafrique : le village Ngoulaka pris d’assaut par 30 hommes lourdement armés.

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Des rebelles de l’UPC. CopyrightDR

 

 

Bambari (CNC) – Ils sont tous au nombre de trente (30), identifiés comme des rebelles de l’UPC lourdement armés et  en provenance de la commune de Digui à 40 kilomètres de Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine.

 

Selon les informations du CNC, les assaillants seraient des éléments rebelles de la faction Seleka de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) basés au croisement de Digui, située à 40 kilomètres de Bambari sur l’axe Alindao.

Pendant ce temps, dans la nuit du jeudi à vendredi, ils ont quitté leur poste de Digui avec leurs armes, à bord des motos en direction de Maloum, une commune située sur l’axe Ippy-Bria.

Une fois sur place, ils ont pris en otage un pickup commercial, descendant tous les passagers, avant d’exiger au conducteur de les déposer à 10 kilomètres de poste avancé des soldats FACA et Mauritaniens de la Minusca.

Traversant le secteur à pieds, les assaillants sont sortis directement vers 21 heures au village Ngoulaka, une petite localité située au bord du fleuve Ouaka, 25 kilomètres derrière l’aérodrome de Bambari.

Selon l’information du CNC, l’objectif de ces rebelles était de prendre en otage un homme d’affaires local dénommé Sallet, mais l’opération a échoué. En conséquence, les deux enfants de ce dernier ont fait le frais à la place de leur papa qui se trouvait en ce moment au centre Bambari.

Pour l’heure, les FSI et les soldats de la Minusca sont activement à la recherche des deux victimes qui sont actuellement introuvables, tout comme les ravisseurs.

Selon les autorités locales, des contacts ont été pris avec le chef rebelle Ali Darassa, mais celui-ci disait qu’il n’a aucune idée sur les assaillants.

Aux dernières nouvelles, les ravisseurs exigent de monsieur Sallet de verser une importante somme d’argent que nous ne sommes pas en mesure de le savoir.

Affaire à suivre…

 

Copyright2019CNC.

CENTRAFRIQUE : LA DÉCONFITURE GRADUELLE DE LA GOUVERNANCE DÉMOCRATIQUE SOUS L’ÈRE TOUADÉRA.

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo courtoisie.

 

 

 

Bangui (CNC) – Les élections couplées de décembre 2015 c’est à dire les législatives et présidentielles se sont déroulées dans des conditions de transparence peu crédibles. Un pouvoir malgré tout légitime, salué par l’opinion publique et la communauté internationale en est dérivé ouvrant la voie royale aux attributs d’un État dit démocratique.

Toutes les forces vives de la nation c’est dire les partis, mouvements ou associations politiques, les syndicats, la société civile, les congrégations religieuses et autres corps constitués de l’Etat ont accordé un délai de grâce politique au nouveau pouvoir car tous convergeaient dans la reconquête de la paix, condition sine qua non de tout projet de développement. Ces atouts démocratiques associés à l’héritage de la transition devraient marquer le début d’un processus de véritable reconstruction d’un État en perte de repères et déchiré par une longue guerre civile fratricide.

 

Il est important de rappeler que c’était la première fois que la destinée de la nation centrafricaine soit confiée à un universitaire qui a servi par le passé comme premier ministre c’est à dire sensé maîtriser les basiques de l’administration synonyme de la bonne gouvernance. Très vite, les vieux démons ont rattrapé le natif de « Damara »qui jurait au nom de tous les « dieux » ne pas vouloir de supports de propagande à son effigie.

L’ethnicisme et le régionalisme coloré par la notion de « Dénassé » avec le slogan oligarchique de « Mouiller le maillot » sont redevenus à la mode au détriment des attentes prioritaires d’un peuple meurtri. La corruption, les détournements de deniers publics, l’escroquerie à grande échelle, l’envie de vite amasser les fortunes, les maisons et les comptes bancaires à l’étranger que les pouvoirs précédents habite nos autorités. Pour réaliser leur projet macabre sans se heurter au veto des élus du peuple, le Président des « pauvres » a solliciter les services de l’ancien Président de l’assemblée nationale qui était encore un allié du pouvoir pour réécrire les termes de l’article 60 de la constitution par la maudite Cour constitutionnelle. C’est ainsi que tous les scandales politico-financiers et les magouilles de tout envergure de la mandature dont les derniers concernant la délivrance sur fond de braderie des permis miniers et d’exploitation forestière au Chinois trouvent leur source.

Toutes ces magouilles organisées par le pouvoir ont la noble particularité de ne jamais connaître une suite judiciaire paradoxalement à la notion « d’impunité zéro » prônée par nos autorités. C’est dans ce contexte qu’une fameuse et budgétivore Cour pénale spéciale est étouffée dans l’œuf sans appeler un accusé à la barre.

En outre, la magouille née du bradage de notre souveraineté nationale ( pourtant à valeur constitutionnelle ) à travers l’octroi de marchés de délivrance de documents d’identité centrafricaine aux entreprises étrangères n’est que l’aboutissement d’un long processus de déconfiture amorcé par un pouvoir moribond, irresponsable, animé par des amateurs et parvenus de tout bord.

Face à l’autosatisfaction euphorique et démagogique de nos autorités, le citoyen lambda s’interroge :

Ce pays agonisant et sous perfusion internationale mérite t-il ce genre de traitement ? A l’état actuel des choses, que reste t-il de l’héritage de la transition ? Quel changement en terme de valeur ajoutée ce pouvoir a t-il apporté à la Centrafrique ? Que diront nos autorités politiques légitimement élues devant le tribunal de l’histoire ? Quelle est la réaction de la fameuse Cour constitutionnelle devant le bradage de notre souveraineté nationale ? Quelle est l’utilité de cette haute et budgétivore autorité de bonne gouvernance qui ne propose rien du tout au pouvoir ?

A ce stade de déconfiture de la gouvernance, le centrafricain peut-il encore espérer et croire à la justice de son pays ?

Au delà de tout ce qui précède, les autorités légitimement élues doivent réparer sans conditions les préjudices et entorses à la constitution, de traduire les criminels de guerre devenus alliés par la force des choses devant les tribunaux nationaux et internationaux. Cette dernière démarche est le corollaire de l’abrogation des décrets portant nomination des criminels au gouvernement ainsi que dans les hautes fonctions politiques, administratives et militaires. L’élu du peuple doit être en phase avec ce dernier avec des réformes légales adaptées aux attentes prioritaires du peuple. La démagogie et le mensonge ont assez duré…place maintenant à la vérité car le peuple n’est pas dupe et sanctionnera au moment opportun. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

 

Paris le 26 juillet 2019.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

Centrafrique : Fin de la formation Certificat Technique Elémentaire (CTE) option Administration et Secrétariat aux FACA par EUTM-RCA.

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A l’issu de leurs 3 mois d’entraînement opérationnel avec l’EUTM-RCA, le bataillon amphibie des FACA est le 4e bataillon à bénéficier de l’entraînement opérationnel avec les instructeurs européens. La cérémonie militaire a eu lieu sous le haut patronage de son excellence, le président de la République, le professeur Faustin-Archange Touadera, chef suprême des armées, et aussi en présence de Marie-Noëlle KOYARA, Ministre de la Défense.

 

 

 

EUTM RCA 2019

Mission d’entrainement de l’Union européenne

 

Cellule communication                  

Bangui, le 26 juillet 2019

 

Communiqué de presse

 

Fin de la formation Certificat Technique Elémentaire (CTE) option Administration et Secrétariat

 

Du 17 juin au 26 juillet, les Forces Armées Centrafricaines (FACA) ont organisé une formation technique élémentaire dans le domaine de l’Administration et du Secrétariat au profit des personnels occupant un poste administratif au sein de leur unité. Supervisée par les conseillers de l’EUTM, cette formation d’une durée de six (6) semaines avait pour but de délivrer une qualification (Certificat Technique Elémentaire) à quinze (15) militaires des FACA et de la Gendarmerie Nationale, du grade de caporal à celui d’adjudant.

La formation s’est découlé au camp KASSAI au sud-est de Bangui. Elle était encadrée par un (1) formateur de l’EUTM et quatre (4) formateurs issus de différents bataillons des forces armées centrafricaines et de la Gendarmerie Nationale. Ces formateurs centrafricain avaient eux-mêmes bénéficiée d’une précédente formation de l’EUTM qui leurs avaient permis d’être qualifiés comme moniteurs spécialisés dans le domaine de l’administration.

L’objectif de cette formation était double : répondre aux besoins en savoir-faire des stagiaires dans le domaine administratif et confirmer aussi la maîtrise des techniques administratives acquises au préalable par les officiers et sous-officiers moniteurs encadrants.

Comme évoqué par le Colonel Antonio GRILO, officier Portugais du pilier Education de l’EUTM, lors de la remise de diplôme : « les stagiaires ont démontré une ferme volonté de réussir, pendant ces 6 semaines de formation. Je veux saluer votre engagement et votre participation active, qui vous ont permis de réussir brillamment les différentes épreuves de ce stage ».

La formation s’est terminée le 26 juillet 2019 par une belle cérémonie au camp KASSAI où les stagiaires se sont vus remettre fièrement le « Certificat Technique Elémentaire option Administration et Secrétariat »

Sénat congolais : une belle affaire se profile pour Joseph Kabila

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Quatre mois après les élections sénatoriales ayant suivi la présidentielle de décembre 2018, l’ambiance électorale ne tarit pas en RDC. La bataille est âpre en vue de briguer les sept postes du bureau du Sénat.

Senat in Kinshasa, Demokratische Republik Kongo (AFP/Getty Images/J. D. Kannah)

L’ambiance à Kinshassa ce vendredi (26.07.19) est celle d’une veillée d’arme. Le Front commun pour le Congo (FCC), qui revendique 90 sénateurs sur 108 au total, présente comme candidat au poste de président du Sénat l’ancien ministre de la justice Alexis Thambwe Mwamba. Il a face à lui, l’ex-ministre de l’Économie et du Plan, Modeste Bahati Lukwembo.

Modeste Bahati Lukwebo

Sa candidature lui a valu son exclusion du FCC dont est membre son parti AFDC. Une guerre de positionnement que justifie Bahati Lukwembo :

“Notre combat est un combat d’équité et de justice. On ne fait pas la politique pour finalement servir les autres. On fait de la politique pour avoir de l’espace pour servir ses idées. Mais vous allez les servir comment si on ne vous élève pas à des postes de responsabilité ? Voilà pourquoi nous disons que ce combat que nous menons depuis de longues années, pour que nous puissions le mettre en pratique, il faut que nos membres occupent des postes de responsabilité.”

Outre Alexis Thambwe Mwamba et Modeste Bahati Lukwembo, 16 autres candidats convoitent l’un ou l’autre des sept postes en jeu. C’est le cas de l’ancien ministre de l’Intérieur Évariste Boshab qui recherche le poste de 1er vice-président du Sénat. Mais pour cela, il doit pouvoir battre l’ancien Premier ministre Samy Badibanga.

Demokratische Republik Kongo Justizminister Alexis Thambwe Mwamba (Getty Images/AFP/J. D. Kannah)

A en croire le politologue Jean-Claude Mputu ce sont autant d’hommes politiques qui cherchent à se maintenir sur l’échiquier. Mais ces manœuvres ne visent pas l’intérêt des Congolais :

“Si Thambwe Mwamba est élu président du Sénat, ça veut dire que Joseph Kabila va contrôler l’ensemble des institutions directement, et la présidence avec son allié Tshisekedi. Alors, en ce moment-là, Kabila n’a plus d’intérêt à attendre. Il a accéléré le processus de la mise en place d’un gouvernement pour pouvoir faire élire son candidat à la présidence du Sénat. Comme ça il aura la main sur l’ensemble des institutions du pays.”

Jean-Claude Mputu rappelle que le précédent Sénat a été qualifié par le peuple congolais de refuge des moboutistes. Et il constate que le nouveau Sénat est malheureusement le refuge des Kabilistes.

Ce sont 82 millions de Congolais qui suivent avec attention ces élections en attendant la nomination d’un nouveau gouvernement, tout en espérant que règnent la paix et la sécurité dans leur pays déchiré par les conflits, et secoué par l’épidémie du virus d’ébola.

 

Avec DW.

Cameroun: des vendredis en noir contre les arrestations arbitraires

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Des Camerounais prévoient de s’habiller en noir tous les vendredis pour protester contre les emprisonnements politiques en vogue au Cameroun.

 

Si vous croisez des Camerounais vêtus de noir, ce vendredi 26 juillet, c’est qu’ils auront probablement suivi l’appel d’Edith Kah Wallah. La présidente du “Cameroon People Party” et de l’ONG “Cameroun O bosso” a appelé ses concitoyens à “se lever contre les arrestations arbitraires et illégales au Cameroun”.

Un appel lancé quelques jours après des mouvements de révolte dans des prisons du pays. Celle des détenus de la prison centrale de Yaoundé, lundi, suivie d’une autre mutinerie à la prison principale de Buea, dans la région du Sud-Ouest.

Les détenus protestaient contre leurs conditions d’incarcération. Des centaines de protestataires ont été interpellés, parmi lesquels des leaders de la contestation séparatiste anglophone.

Mobilisation hebdomadaire pour l’État de droit

 

L’appel vise aussi les arrestations liées à la lutte contre Boko Haram

C’est la deuxième fois en l’espace de quelques mois que les Camerounais sont appelés à s’habiller en noir.

L’objectif est de protester, pacifiquement et de façon hebdomadaire, contre les arrestations arbitraires et illégales intervenues dans la lutte contre Boko Haram et dans le cadre de la crise post-électorale de 2018, en particulier celle qui secoue les deux provinces anglophones du pays.

“Les prisonniers qui croupissent depuis 10 ans, depuis 15 ans, sans être jugés méritent qu’on les défende”, affirme Franck Hubert Ateba, président éxécutif de l’ONG Afrique Avenir et membre du comité veille civile citoyen au Cameroun.

Il appelle les Camerounais à se mobiliser “pour que l’Etat de droit soit une réalité”.

Hubert Atangana, président du Front des Démocrates Camerounais, exige lui la libération immédiate et sans condition de tous les prisonniers politiques.

 

La prison de Yaoundé, construite pour mille détenus, en accueille plus de 5.000

“Que ce soit les prisonniers de la crise anglophone, ou encore les prisonniers de la crise post-électorale, tous ces gens-là, il faut les libéré pour détendre l’atmosphère politique et aller sur la véritable voie du dialogue qui va provoquer un retour sincère et définitif de la paix dans les deux zones en conflit en ce moment.”

Le pouvoir assure que des mesures sont prises

Au pouvoir on se veut rassurant. Pascal Messanga Nyamding enseignant à l’Institut des relations internationales du Cameroun (Iric) et membre du comité central du RDPC, Rassemblement démocratique du peuple camerounais, le parti au pouvoir, assure que des mesures sont prises pour améliorer la situation.

“Le Premier ministre Joseph Dion Ngute, qui est à la tête de cette institution depuis le 4 janvier 2018, a entrepris une tournée dans les provinces du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. Le président, à travers le Premier ministre, a fait savoir aux anglophones que désormais, on pourrait discuter de tout, sauf du séparatisme. C’est une évolution qui promet. Il y a des négociations secrètes à Genève. Le secret espoir est que le dialogue inclusif se mette en place. Ni le RDPC (le parti au pouvoir, ndlr), ni son chef ne sont contre cette initiative.”

Le dialogue, c’est ce que préconise aussi Maurice Kamto, le président du MRC, le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun détenu à la prison centrale de Kondengui à Yaoundé depuis fin janvier 2019.

 

Avec DW

Découverte de 25 bébés morts dans un cimetière en Côte d’Ivoire

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Les corps sans vie de 25 bébés ont été découverts dans le cimetière de Gagnoa. (Image d’archives)

 

 

Les corps sans vie de 25 bébés ont été découverts dans le cimetière de Gagnoa, une importante ville de Côte d’Ivoire, à 230 km au nord-ouest d’Abidjan, a-t-on appris vendredi auprès des autorités municipales.

“Il s’agit de 25 petits corps emballés dans des sachets noirs”, a expliqué à l’AFP Samuel Gnakalé, le troisième adjoint au maire de Gagnoa, joint au téléphone.

Le gardien du cimetière a fait la macabre découverte en prenant son service mercredi matin.

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  1. Gnakalé a souligné que la mairie avait fait part de son “mécontentement au directeur de l’hôpital public ainsi qu’aux responsables des cliniques privées de la ville”.

Les autorités ont ouvert une enquête.

Selon une source locale, il pourrait s’agir d’”un trafic de bébés décédés” dont les organes peuvent être revendus à l’étranger ou à des fins de rituels.