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L’ONU exige la fermeture des centres de détention des migrants en Libye 

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Centrafrique.com/lonu-exige-la-fermeture-des-centres-de-detention-des-migrants-en-libye/des-migrants-et-des-refugies-dans-le-centre-de-detention-de-tajoura-en-libye/” rel=”attachment wp-att-30158 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des migrants et des réfugiés dans le centre de détention de Tajoura en Libye
Des migrants et des réfugiés dans le centre de détention de Tajoura en Libye

 

 

 

Les Nations unies estiment que ces centres ne répondent pas aux critères requis pour accueillir des migrants.

L’appel lancé par l’ONU survient près de deux semaines après que plus de 50 personnes ont été tuées dans une frappe aérienne dirigée contre un centre de détention de migrants à Tripoli, en Libye.

Les victimes étaient pour la plupart des Africains qui tentaient d’atteindre l’Europe.

Le HCR, l’agence des Nations unies chargée des réfugiés, a qualifié d’”affreux” les centres destinés à l’accueil des migrants en Libye.

Des milliers de migrants sont détenus dans des conditions désastreuses, dans des centres gérés par le gouvernement libyen.

La récente frappe aérienne sur l’un des centres, lors des combats à Tripoli, montre à quel point ces installations peuvent être dangereuses pour les personnes qu’elles accueillent.

Le HCR appelle à les démanteler immédiatement et à aider les migrants qui s’y trouvent à retourner chez eux. Il dit être prêt à donner un coup de main de ce sens.

Plus de 50 personnes ont été tuées dans une frappe aérienne dirigée contre le centre de détention de Tajoura.

L’ONU a critiqué les politiques européennes en faveur du retour en Libye des migrants secourus en mer, affirmant que ce pays d’Afrique du Nord n’est pas sûr pour eux.

Quelque 120 migrants se trouvaient à l’intérieur d’un hangar du centre de détention de Tajoura, qui a été visé par une frappe aérienne le 3 juillet. Des femmes et des enfants font partie de la cinquantaine de personnes tuées.

Le gouvernement libyen soutenu par l’ONU et dirigé par le Premier ministre Fayez al-Sarraj accuse l’Armée nationale libyenne (LNA), dirigée par le maréchal Khalifa Haftar, d’avoir mené la frappe aérienne contre le centre.

La LNA déclare avoir attaqué un camp pro-gouvernemental situé près du centre. Elle affirme que les forces pro-gouvernementales libyennes ont réagi par des tirs d’obus, frappant le centre d’accueil des migrants.

Selon un fonctionnaire de l’ONU, cette attaque pourrait constituer un crime de guerre.

La Libye est déchirée par des guerres de clans depuis la mort de son président Mouammar Kadhafi, qui a été tué dans l’invasion menée contre le pays par des puissances occidentales en 2011.

 

Avec BBC Afrique

Le Sénégal en finale de la CAN pour la 2ème fois

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Centrafrique.com/le-senegal-en-finale-de-la-can-pour-la-2eme-fois/le-11-de-depart-du-senegal-contre-la-tunisie/” rel=”attachment wp-att-30152 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le 11 de départ du Sénégal contre la Tunisie
Le 11 de départ du Sénégal contre la Tunisie

 

 

Cela fait 17 ans que la sélection sénégalaise n’avait plus joué une finale de la Coupe d’Afrique des nations.

Les Lions joueront la finale de la 32ème édition contre l’Algérie.

Le Sénégal s’est qualifié au terme d’un scénario à suspense avec intervention de l’assistance vidéo à l’arbitrage (VAR).

 

vendredi, jour de la finale, pour toucher le trophée qu’il chasse depuis sa prise de fonctions en 2015.

Raillés pour leur absence de palmarès, les Lions, soutenus par une nation de plus de 15 millions d’habitants, tiennent enfin une deuxième chance d’inscrire leur nom à la liste des grands d’Afrique. Après l’unique finale perdue en 2002 face au Cameroun.

Le sélectionneur Aliou Cissé, bras en l’air et genoux sur la pelouse à la fin du match, aura sa revanche.

Capitaine de l’équipe défaite il y a 17 ans, il sera sur le banc vendredi pour toucher le trophée qu’il chasse depuis sa prise de fonctions en 2015.

“Notre pays est en finale de la #CAN19 grâce à la combativité et l’esprit de sacrifice dont vous avez fait montre”, a réagi le président sénégalais Macky Sall, à travers le réseau social Twitter.

Les Sénégalais, favoris pour le titre, ont montré un mental conforme à leurs grandes ambitions en sortant vainqueurs d’un match à rebondissements.

Il leur a fallu se relever quand une main de Kalidou Koulibaly a provoqué un penalty pour les Tunisiens. Le gardien Alfred Gomis a arrêté le tir de Ferjani Sassi (75e).

Aussi, il leur a fallu se relever après que Henri Saivet s’est raté dans le même exercice face au gardien tunisien Mouez Hassen (80e), cinq minutes plus tard au terme d’une séquence folle.

 

Il a fallu à la sélection sénégalaise résister à trois minutes sous haute tension, quand l’arbitre éthiopien Bamlak Tessema a consulté la VAR pour la première fois du tournoi, pour une main d’Idrissa Gueye (115e).

Alors que Naïm Sliti était prêt pour tirer, le sifflet éthiopien est revenu sur sa décision initiale d’accorder un penalty.

Comble de ce scénario fou, le héros sénégalais est un Tunisien : Dylan Bronn a libéré les Lions malgré lui, lors de la prolongation, en repoussant dans ses filets une balle très mal dégagée par son gardien (101ème).

 

Avec BBC Afrique

Centrafrique : création d’une nouvelle coalition des rebelles.

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Centrafrique.com/centrafrique-creation-dune-nouvelle-coalition-des-rebelles/mohamed-dhaffane-de-la-srpj-et-abdoulaye-miskine-du-fdpc-en-photo-combinee-par-cnc/” rel=”attachment wp-att-30138 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Deux importants groupes armés rebelles centrafricains sont en phase de conclure leur entente pour la création d’une nouvelle coalition rebelle sur le territoire centrafricain, a-t-on appris des sources concordantes.

 

Après le ralliement des plusieurs officiers de l’ex-coalition Seleka au mouvement PRNC de monsieur Nourd Gregaza le 29 mai dernier, c’est le tour des chefs rebelles Mohamed Dhaffane de la Seleka rénovée pour la paix et justice (SRPJ) et Abdoulaye Miskine du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC) de se coaliser en vue d’une nouvelle offensive contre le régime du Professeur Faustin Archange TOUADERA qu’il considère désormais comme leur principal adversaire politique.

Par ailleurs, dans un communiqué du SRPJ signé par son Coordonnateur le Colonel AKACHA ALHISSENE et publié ce samedi 13 juillet 2019, le mouvement se réjouit du ralliement des généraux de l’ex-Seleka Moussa Ousmane, Faïssal Mahamat et Hassaballah ainsi que leurs hommes à la SRPJ.

Il faut noter au passage que la SRPJ et le FDPC faisaient partie des 14 groupes armés rebelles signataires de l’accord de paix avec le gouvernement centrafricain signé dans la capitale centrafricaine, Bangui, le 6 février dernier.

 

Copyright2019CNC.

 

Pour votre information, nous publions l’intégralité du communiqué de la SRPJ à lire ci-dessous :

 

Communiqué de presse de la SRPJ

RCA : KM5, arrestation du milicien auteur de la mort des 4 commerçants.

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Centrafrique.com/rca-km5-arrestation-du-milicien-auteur-de-la-mort-des-4-commercants/les_miliciens_autodefense_km5_force-7/” rel=”attachment wp-att-30135 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Des miliciens duKM5 dans le troisième arrondissement filmés en 2018 par Anselme Mbata pour CNC.

 

Bangui (République centrafricaine) – Le principal présumé-auteur du tir de la roquette ayant entrainé la mort des quatre commerçants du KM5 le mercredi dernier a été remis aux forces de l’ordre ce samedi après plusieurs heures de négociations positives avec les belligérants.

 

Les pourparlers qui se tiennent en ce moment au quartier KM5 entre les deux groupes rivaux d’autodéfense locaux qui se sont affrontés depuis mercredi soir ont connu une avancée notable ce week-end.

L’une des deux principales revendications  des commerçants du KM5 à savoir la remise aux autorités de l’auteur-présumé du tir de la roquette anti-char ayant entrainé la mort des quatre commerçants a été acceptée par son groupe. Il a été finalement remis aux forces de l’ordre dans la journée du samedi. Restant maintenant la question du démantèlement du checkpoint des miliciens sur le pont Yakité qui est en ce moment en discussion depuis samedi soir.

D’après nos informations, les deux groupes ont accepté de cesser toutes hostilités visant à provoquer l’un ou l’autre Pour le moment.

Les souffrances des habitants du quartier KM5 pourraient être abrégées  par une nouvelle volonté des belligérants qui souhaitent mettre fin à leur affrontement qui ont débuté depuis mercredi 10 juillet.

Le gouvernement, qui n’a pas malheureusement intervenu dans ce conflit pour y mettre de l’ordre, se dit optimiste et confiant quant à l’issue des négociations avec les belligérants.

Le bilan provisoire de ces affrontements  fait état d’une vingtaine des mort au total et une trentaine des blessés. Des maisons ont été également incendiées par les miliciens, provoquant ainsi des déplacements massifs de la population locale.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : Affaire du riz avarié de Touadera, une enquête parlementaire est demandée.

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Centrafrique.com/alerte-info-centrafrique-soulevement-des-etudiants-a-luniversite-de-bangui/livraison-des-sacs-du-riz-a-luniversite-de-bangui/” rel=”attachment wp-att-30091 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Livraison bloquée des sacs de riz à l’Université de Bangui le 11 juillet 2019. CopyrightCNC.

 

Bangui (République centrafricaine) – Nous assistons depuis quelques heures au revirement spectaculaire de l’affaire du riz avarié du président TOUADERA à une affaire d’État impliquant désormais certaines ONG nationales proches de la présidence de la République.

 

À l’origine, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, dans ses actions dites humanitaires  et communautaires dans la capitale, avait envoyé le jeudi dernier des dizaines des sacs du riz aux étudiants de l’université de Bangui. Sauf que le colis envoyé par le chef de l’État dont la date de péremption est limitée en 2018 n’est plus propre à la consommation.

Pour les intéressés, l’aide de dernier recours apportée aux étudiants indigents de l’Université de Bangui par le président de la République s’apparente à une moquerie, ou une blague de mauvais goût, voir peut être une action visant à les anéantir physiquement.

Alors que les étudiants se demandent encore pour quelle raison le chef de l’État leur a envoyé du riz qui ne doit pas être consommé par un être humain, on vient d’apprendre que certaines ONG nationales proches de la Présidence de la République avaient remis quelques jours plus tôt à travers l’épouse du chef de l’État le même lot du riz dont la date de péremption est limitée en 2018 à certains orphelinats et groupements des femmes à Bangui. Ce qui soulève beaucoup d’inquiétude au milieu parlementaire qui demande à ce qu’une enquête soit ouverte à ce sujet afin de déterminer qui serait à l’origine de ce gigantesque cafouillage.

De sources proches de la présidence, le chef de l’État dont le geste humanitaire est vivement critiqué à Bangui, n’a plus de moral et demande à ces conseillers  de lui expliquer comment il se fait piégé à seulement quelques mois des élections présidentielles et législatives.

En attendant l’ouverture d’une hypothétique enquête parlementaire sur le sujet, certains observateurs nationaux estiment que le ministère de la Santé publique doit réagir pour diffuser un communiqué demandant aux Centrafricains de retirer sur le marché tous les produits distribués par la présidence de la République pour vérification.

 

Affaire à suivre…

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : un auxiliaire de police abattu par l’un de ses collègues à Bangui.

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Brigade OCRB de Damala à Bangui pour illustration. Crédit photo : Mickael Kossi, CNC.

 

 

Bangui (République centrafricaine) —Un auxiliaire de police dénommé Armand Ngarkion a été abattu dans la nuit du mardi à mercredi 10 juillet par l’un de ses collègues que nous surnommons Félix à la brigade de l’OCRB de Gbangouma dans le septième arrondissement de Bangui.

 

À l’origine du problème, selon des sources policières, un supposé partage de fonds récoltés lors d’une patrouille effectuée par les deux belligérants quelques heures plus tôt avant l’incident.

Pendant que les deux se disputent encore sur le montant que chacun doit recevoir, Monsieur Armand Ngarkion, la victime, s’est emparé du sac de son collègue Félix avant de lui donner une claque. Immédiatement, les deux se sont mis à échanger des coups avant que leurs collègues les séparent.

Choqué par l’attitude de son collègue Armand, Monsieur Félix s’est retranché seul à quelques mètres plus loin de la brigade afin de l’éviter.

Comme si cela ne suffisait pas, le jeune Armand Ngarkion s’est déplacé avec son arme à la main derrière Félix pour l’intimider une fois de plus.

Aussitôt, Monsieur Félix prend son arme de service et tire en premier trois coups de fusil contre son collègue Armand Ngarkion qui est tombé au sol.

Informé de la nouvelle, le père de la victime, le général de la police à la retraite Joseph Ngarkion, accuse pour sa part la police d’avoir tué son fils. Il ordonne même son enterrement le lendemain sans aucune cérémonie officielle prévue à cet effet. Il interdit aussi à toute sa famille de faire le deuil de son fils tué.

Quant à l’auteur présumé du crime, il s’est rendu de son propre gré à la gendarmerie depuis la nuit de l’incident. Ainsi, les premiers éléments de l’enquête montrent que normalement la victime ne doit pas être en poste cette nuit, mais le dernier événement au PK5 l’a poussé à rejoindre ses collègues à la brigade OCRB du septième arrondissement.

Contactée par CNC, une source à la direction générale de la police explique que la victime, au-delà de ses caprices, est vue par sa hiérarchie comme un élément difficilement gérable.

Lors de son passage à l’OCRB de Ngoussima, à la brigade criminelle puis au commissariat du cinquième arrondissement, Monsieur Armand Ngarkion ne laisse que derrière lui de mauvais souvenirs, selon l’enquête de la gendarmerie.

À la brigade criminelle, Monsieur Armand Ngarkion délivrait même de vrais faux documents officiels en imitant la signature de son directeur. Ce qui lui a valu une mutation au commissariat du cinquième arrondissement à l’époque.

Malgré tout cela, la victime laisse derrière elle deux enfants et une femme en deuil.

 

Copyright2019CNC.

CENTRAFRIQUE : QUAND LE MINISTRE FRANÇAIS DE LA DÉFENSE RAPPELLE AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE LES VALEURS DE LA DÉMOCRATIE RÉPUBLICAINE. 

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo courtoisie.

 

 

 

 

Après la stérile hégémonie militaire russe devenue palpable en Centrafrique, la diplomatie militaire française contre-attaque en vue de reprendre la main sur le territoire qui leur a été attribué lors de la conférence d’après guerre de Berlin. C’est dans cette optique que le ministre français de la défense a effectué une énième descente en Centrafrique. Officiellement, cette mission multidimensionnelle à triple objectifs consiste d’une part à renforcer la situation sécuritaire après la signature de l’accord de paix de Khartoum, ensuite d’assister à la prise de commandement par la France de la Mission de Formation de l’Union Européenne en République centrafricaine (EUTM) et enfin de faire le point sur la démarche entamée par la France auprès du comité de sanctions de l’ONU pour assouplir l’embargo sur les armes en vue d’équiper nos forces de défense et de sécurité intérieure.

 

A cette fin, il est utile de rappeler que le mandat de l’EUTM a été prolongé jusqu’en septembre 2020. L’émissaire géo-stratégique du pouvoir français s’est longuement entretenu avec son homologue, le ministre centrafricain de la défense ainsi que le Président de la république, chef de l’Etat.

À l’occasion, le porte voix de la troublante politique française en Centrafrique a réussi à faire bégayer le pouvoir local sur les entorses à la démocratie, la violation des libertés fondamentales et surtout sur le silence complice du pouvoir sur les agitations criminelles de la milice présidentielle.

Au lendemain de la visite du ministre français et contre toute attente, le pouvoir centrafricain caractérisé par son amateurisme chronique et viral se réveille de son éternel sommeil pour renier et désavouer via un communiqué officiel sa propre milice qui ne recule devant rien et prêt à transformer un meeting en « théâtre d’opérations sanglantes ».

 

D’ailleurs le communiqué du mouvement présidentiel « le MCU » qui ne respecte aucune exigence de la rédaction administrative confirme le caractère expéditif né de la pression subie. Étonné par le réveil brutal du pouvoir et la prise de conscience tardive des valeurs qu’incarne la démocratie républicaine, le citoyen lambda s’interroge :

 

Le réengagement stratégique de la diplomatie militaire française ne frôle t-il pas le seuil de l’ingérence tant décriée ? La reprise du commandement militaire de l’EUTM à l’approche des prochaines échéances électorales ne constitue t-elle pas un moyen de pression ? En prenant le commandement militaire de l’EUTM, la France n’a t-elle pas encore un autre agenda caché pour surprendre le pouvoir centrafricain ? En d’autres termes, ce réengagement n’est-il  pas un énième prétexte pour contrôler le pouvoir de Bangui ? En outre, faut-il encore ramener le ministre français de la défense à Bangui pour rappeler au Président de la république que le quartier KM5 fait partie intégrante de sa juridiction où il doit étendre son autorité ? Un petit tour de ce dernier à l’assemblée nationale n’est-il pas opportun pour rappeler au Président de l’assemblée nationale les basiques d’une gestion saine et transparente des finances publiques ?

Par ailleurs, quel est l’avenir de la cohabitation militaire franco-russe en Centrafrique ? Il y aura t-il une cohérence, une entente ou un télescopage entre les militaires centrafricains formés par l’Union Européenne et ceux formés par les russes ?

Les agissements militaires de ces deux concurrents en Centrafrique respectent-ils les normes de la communauté internationale ? N’oublions pas au passage qu’une sécurité ou une paix durable est corolaire d’une justice équitable pour réparer les préjudices subis, ainsi pourquoi ces deux pays qui disputent le leadership en Centrafrique n’investissent pas dans le domaine de la justice ? Nous estimons que ce pouvoir nonchalant n’avait pas besoin d’attendre la venue d’une quelconque personnalité étrangère pour se désolidariser ou pour désavouer les milices criminelles qui prétendent défendre leur cause.

 

Ce comportement ambigu qui appartient à une autre époque confirme la braderie de la souveraineté nationale au profit des intérêts égoïstes qui ne servent que les causes des tenants du pouvoir.

Ce pouvoir légitime devrait à l’avenir s’imprégner des valeurs de la démocratie républicaine pour répondre équitablement aux aspirations latentes de son peuple.

 

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 12 juillet 2019.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

DROIT DE REPONSE DE SANI YALO AU JOURNAL CORBEAUNEWS SUITE A L’ARTICLE INTITULE, « CENTRAFRIQUE : QUAND SANI YALO S’EN PREND AU MINISTRE DES FINANCES HENRI-MARIE DONDRA »

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Centrafrique.com/centrafrique-quand-sani-yalo-sen-prend-au-ministre-des-finances-henri-marie-dondra/sani-yalo-pca-bureau-affretement-routier-centrafricain-2/” rel=”attachment wp-att-30104 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>
Monsieur Sani Yalo du BARC.

 

 

 

Depuis ces derniers temps, l’on voit certains Centrafricains aux imaginations négativement fertiles à travers des circonvolutions quotidiennes sur les réseaux, disent, se dédisent, affirment et se rétractent sur des sujets que mordicus, ils avaient des arguments dits imparables par le passé pour défendre.

Par exemple, les pères scripturaux de la doctrine de division, maintenant cadeautés, sont missionnés pour vouer aux gémonies Sani Yalo dont le nom semble devenir un fonds de commerce pour ces marchands d’illusions à l’équilibre mental sujet à caution. Ça s’érige en doctrine. Et, des battues aux intellectuels sont organisées pour les retrouver pour casser du Sani Yalo, une mission sacerdotale désormais.

La parfaite illustration est le dernier article publié le 11 juillet dernier sur le journal en ligne Corbeaunews  dans lequel Sani Yalo est mis en cause comme étant l’instigateur de troubles au sein du gouvernement centrafricain.

Je voudrai donc faire l’observation suivante :

Les invectives semblent devenir un mode opératoire pour certains Centrafricains aigris et imbus de haine viscérale envers leurs compatriotes.

Etant un proche collaborateur du Chef de l’Etat et membre actif du Secrétariat Général du Mouvement Cœurs-Unis, il est de mon devoir d’apporter mon soutien total à la politique du Président Touadera qui a décidé de diversifier les relations bilatérales de Centrafrique où il y a de la place pour tous les pays frères qui veulent bien coopérer de manière franche et sincère avec nous, y compris la France et la Russie.

Je me vois mal m’insurger contre certaines autorités qui pensent choisir la France ou encore tournent le dos à la Russie. Que gagnerai-je à m’en prendre au ministre des finances Henri-Marie Dondra qui, jusqu’à preuve du contraire demeure un ami politique qui contribue à faire rayonner la vision politique du Président de la République ?

En tant qu’homme d’affaire je n’ai aucun intérêt et, encore me vois mal combattre un membre du gouvernement dont je ne rêve aucunement de prendre sa place. Je remercie le Bon Dieu de m’avoir tout donné ou presque sans être ministre.

Ça ne serait pas prétentieux d’avancer que le nom de Sani Yalo est celui qui revient le plus dans les conversations. C’est une évidence consécutive aux nobles actions concrètes dont l’homme se fait le dépositaire.

Pour la chute de ce droit de réponse, tout comme il a débuté, retenons qu’une foule d’intellectuels qui se refusent à des sorties constructives dans une société en pleine déliquescence, a le QI « Quotient Intellectuel » égal au plus sot de ses membres.

S’agissant de Guinon, Corbeaunews tendancieux comme à son habitude, m’accuse d’être de connivence avec celui-ci et qu’il serait mon bras armé. Je réfute ces allégations mensongères. Je ne suis pas partisan de cet exercice consistant à payer les journalistes pour salir des personnalités. Il serait judicieux pour les journalistes de vérifier les informations avant de les publier au lieu de se complaire dans le sensationnel qui les discrédite.

Toutefois, je me réserve le droit d’ester en justice Corbeaunews pour diffamations par voie de presse.

Sani Yalo

Centrafrique : débandade au poste de péage à l’entrée de Sibut après une détonation d’armes.

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Une patrouille des soldats FACA À Sibut en juillet 2018. CopyrightCNC.

 

 

Sibut (République centrafricaine) — trois coups de feu tirés par un soldat FACA à quelques kilomètres de l’entrée de la ville de Sibut ont provoqué une débandade générale au poste de péage

De centre Sibut.

 

Selon le service de la gendarmerie locale, les faits se sont produits ce mercredi 10 juillet aux environs de 17 heures au poste de péage à l’entrée de la ville quand un camion, en provenance de Bangui pour la ville de Bambari se fait pointé par un chasseur visiblement en état d’ivresse.

Or, sur ce camion, se trouve un caporal-chef permissionnaire de retour sur son lieu de travail à Bambari lorsque le chasseur faisait son spectacle du dernier cri.

Ce que ce dernier a oublié, un militaire c’est avant tout un militaire. Voyant le chasseur pointer son arme artisanale en direction de leur véhicule, le caporal n’a pas tardé à faire des tirs en l’air pour dissuader celui-ci.

Aussitôt au poste de péage à l’entrée de la ville de Sibut à 186 kilomètres de Bangui, c’est la débandade générale poussant même les habitants du secteur à prendre la poudre d’escampette.

Immédiatement, les soldats FACA, détachés à Sibut, se sont précipités pour se rendre sur le lieu de l’incident. Mais en passant, ils ont vu l’arrivée d’un camion avec un autre soldat FACA à bord. Cherchant à savoir ce qui s’est passé dans le secteur, le caporal qui était à l’origine de ces coups de feu  expliquait à ses collègues comment l’acte a eu lieu. Pour vérifier l’information, ils l’ont pris dans leur véhicule pour retourner sur le lieu de l’incident où le chasseur avait jeté son arme artisanale avant de s’enfuir dans la forêt.

Finalement, le caporal a été conduit au poste de gendarmerie de Sibut pour nécessité d’enquête.

Pendant ce temps, les autres passagers à bord de ce Camion sont arrivés dans la nuit du mercredi à jeudi à Bambari.

 

Copyright2019CNC.

 

Centrafrique : quand Sani Yalo s’en prend au ministre des Finances Henri-Marie DONDRA.

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Monsieur Sani Yalo du BARC.

 

 

Bangui )République centrafricaine) – Après Abdoul Karim Meckassoua, Charles Armel Doubane et Jean-Serge Bokassa, c’est le tour du ministre Dondra d’être la cible des malfaiteurs du MCU. Et cette fois, c’est le sulfureux Sani Yalo qui mène la dense en coulisse.

 

En République centrafricaine, on ne compte plus les complots, les assassinats politiques ou les trahisons au sommet de l’État comme dans les partis politiques. Ce n’est pas une nouveauté, certes. Mais, à la différence des décennies précédentes, tout se règle aujourd’hui en pleine lumière, en direct sur internet.

Avec l’arrivée du président Faustin Archange TOUADERA au pouvoir et le revirement spectaculaire de la politique étrangère de ce dernier envers la Fédération de Russie, ce phénomène semble s’aggraver pour atteindre un point inquiétant.

 

« Quand on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage ». Désormais en Centrafrique, quand on veut vous noyer politiquement, on vous accuse d’être profrançais et votre sort est scellé. C’est d’ailleurs ce qu’on a vu avec la destitution de l’honorable Karim Meckassoua du perchoir de l’Assemblée nationale et du limogeage des ex-ministres Charles Armel Doubane et Jean-Serge Bokassa.

Devenue monnaie courante dans le pays depuis quelque temps, cette pratique criminelle est désormais utilisée par des mafieux proches du pouvoir de Touadera pour contrer leurs adversaires politiques.

Après une tentative contre le ministre de l’Intérieur le général Henri Wanzet Linguissara, c’est le tour du ministre des Finances Henri Mari Dondra d’être la cible de ces malfaiteurs politiques aux ordres.

Alors que le PCA du BARC Sani Yalo, conseiller occulte du président Touadera et récemment accusé par Malabo d’être le moteur de tentative de coup d’État contre le président équato-guinéen Obiang Nguema, serait de nouveau l’instigateur de trouble au sein du gouvernement centrafricain. Son bras armé sur les réseaux sociaux, Monsieur Marwan Guinon, aussi malfaiteur que son patron Sani Yalo accuse le ministre Dondra de Profrançais, du coup hostile au pouvoir actuel. Une stratégie simple de le faire passer aux yeux du chef de l’État comme un homme à écarter. Incroyable en Centrafrique en 2019.

 

Comme dit un adage français : les oiseaux de même plumage volent ensemble, Sani Yalo, condamné à plusieurs reprises pour faux et usage de faux, escroquerie en bande organisée, détournement des deniers publics par la justice centrafricaine, et Marwan Guinon, avec un casier judiciaire rempli en France pour escroquerie, faux et usage de faux, se retrouvent ensemble sur le territoire centrafricain pour torpiller les efforts des uns et autres qui tentent avec peu des moyens de faire sortir la RCA de son bourbier financier sécuritaire.

Incroyable que cela puisse paraître, le ministre des finances, pourtant très pragmatique et compétent, est cette fois la cible de choix de certains individus mal intentionnés.

Aux dernières nouvelles, deux ministres seraient dans la cible du sulfureux Sani Yalo.

Affaire à suivre…

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : Bambari, un policier soupçonné de tentative de meurtre.

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Patrouille mixte Minusca-FSI à Bambari. CopyrightCNC.

 

 

Bambari (République centrafricaine) – Le célèbre policier de Bambari surnommé « ZÈGABA » en raison de sa petite forme se fait parler de lui à nouveau dans sa ville au début de cette semaine.

 

En effet, l’homme, partant d’une discussion qu’il a eu avec des jeunes du quartier « point zéro  », en a profité pour dégainer son arme des services et pointer deux individus qui auraient tenté de le raisonner.

D’après des informations recoupées sur place, le sous-brigadier « Zègaba » se trouve sur ce lieu de vente d’alcool traditionnel depuis 8 heures du matin alors qu’il avait sollicité auprès de sa hiérarchie quelques heures pour se reposer.

Cependant, le policier permissionnaire, dans sa tenue, porte encore son arme de service par de vers lui, commençait tout doucement à perdre toute sa faculté vers 14 heures, vue son état d’ivresse avancé, l’homme provoque des discussions à tout-va et ne compte plus entendre ses interlocuteurs le contredire. Ainsi, il dégaine son arme pour pointer son principal interlocuteur, puis un deuxième qui tentait de le calmer.

Aussitôt, la pression montait sur place faisant fuir la foule qui assistait comme spectatrice de l’événement.

Informé de la situation, le jeune commandant de la police de Bambari a très vite réagi avec l’envoi des autres éléments afin de récupérer le sous-brigadier Zègaba et le ramener au bureau.

Contacté par CNC, le bureau de la police de Bambari ne souhaite pas faire des commentaires sur cet événement malheureux qui risquerait de salir l’image des agents de l’ordre public à Bambari.

Pour l’heure, on ignore quelle sanction son chef hiérarchique pourrait lui infliger d’autant plus que dans plusieurs rapports des ONG internationale, le travail des policiers est très apprécié vue la réactivité de l’équipe actuelle.

Par ailleurs, ce mercredi 10 juillet, on entend cinq coups de feu dans les locaux de la police à Bambari sans qu’on soit en mesure de vérifier si ces détonations d’armes seraient liées aux événements du sous-brigadier Zègaba.

Or, une source proche de la gendarmerie nous a indiqué que celles-ci pourraient être lier à la mutinerie des quelques officiers de police de l’OCRB à Bangui qui ont bloqué les activités à la direction générale de la police.

Affaire à suivre.

 

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Alerte info Centrafrique : soulèvement des étudiants à l’Université de Bangui.

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Livraison bloquée des sacs de riz à l’Université de Bangui le 11 juillet 2019. CopyrightCNC.

 

Bangui (République centrafricaine) — jeudi 11 juillet 2019, une livraison des sacs de riz chinois aux Étudiants de l’Université de Bangui tourne au soulèvement dans les campus universitaires

 

« Les Étudiants ont faim. Oui on a faim ! Mais pas question pour le Président de la République de nous envoyer de la nourriture. Il faut d’abord améliorer les conditions dans lesquelles nous étudions en ce moment », s’exclament les Étudiants de l’Université de Bangui qui ont bloqué il y’a quelques heures une livraison d’une dizaine des sacs de riz chinois envoyés par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

Manifestement, les Étudiants se sont fermement opposés à toute tentative de leur corruption par le pouvoir en place à seulement quelques mois des élections.

Malgré l’intervention du doyen de la faculté des droits qui tentent de négocier avec les Étudiants pour que le geste en nourriture du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA soit considéré comme un acte humanitaire envers eux, la date de péremption indiquée sur les sacs des riz ne fait qu’aggraver la colère de ces derniers.

En effet, selon le délai indiqué sur les sacs du riz, celui-ci doit être consommé avant 2018 au plus tard. Ceci dit, le riz envoyé par le chef de l’État aux Étudiants n’est plus propre à la consommation, selon les intéressés.

En tout cas, depuis ce matin dans les campus universitaires à Bangui, le geste humanitaire du chef de l’État fait réagit plus d’un.

Touadera ne doit plus considérer les Centrafricains comme à l’époque où on distribue de la nourriture dans les rues lors de campagne électorale.

Rappelons que depuis quelques mois, chaque week-end, le Président Touadera, qui continue par ailleurs d’enseigner à la faculté des sciences à Bangui, distribue des billets de banque aux Enseignants universitaires afin de tenter de les corrompre d’adhérer à son parti le MCU.

Avec cette même disposition d’esprit, Touadera veut aussi faire entraîner les Étudiants dans son sillage.

Avec une très mauvaise cote de popularité actuelle, le parti MCU croit toujours qu’il va remporter dès le premier tour la prochaine présidentielle. Avec quelle magie ? À suivre….

 

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Centrafrique : Touadera est-il déjà rassuré de sa victoire en 2020 ?

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Centrafrique.com/centrafrique-touadera-est-il-deja-rassure-de-sa-victoire-en-2020%e2%80%89/faustin-archange-touadera-centrafrique-discours-janvier-2019-4/” rel=”attachment wp-att-30084 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>

 

Bangui (République centrafricaine) – À quelques mois des prochaines élections présidentielles et législatives, la tension ne cesse de monter de plus en plus au sein des partis politiques et les manœuvres tendant à influencer ce processus électoral de façon à favoriser des trucages sont devenues presque un objectif pour certains.

 

«  Tout est déjà fait pour que le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA remporte haut la main la prochaine présidentielle dès le premier tour », dixit le Rapporteur General de l’Autorité nationale des Élections (ÂNE) à ses amis. Et il n’est pas le seul malheureusement à le dire ouvertement au sein de cette Institution de la République.

Chose plus étonnante encore, à la Cour constitutionnelle, sa Présidente, Madame Danielle Dominique Darlan, visiblement dans le starting-block, ne manque pas l’occasion de dire à tous ceux qui veulent l’entendre que seul le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA serait en mesure de diriger ce pays. À part lui, elle ne voit personne, en tout cas pour l’instant.

Avec ce genre des déclarations fallacieuses et très graves en faveur d’un potentiel candidat aux élections, le principe de neutralité et l’esprit d’impartialité, pourtant prévus par la Constitution de la République centrafricaine, sont dorénavant remis en cause dans ces deux Institutions en charge d’organiser des élections dans le pays.

Il est vrai qu’en Rrépublique centrafricaine les résultats des urnes ne sont pas les mêmes que ceux proclamés par la Cour constitutionnelle. Mais aux allures où vont les choses à moins de deux ans des élections, d’après plusieurs observateurs, aucun candidat ne peut prétendre d’emporter cette élection présidentielle dès le premier tour et aucun centrafricain ne peut accepter que sa voix soit volée.

Faustin Archange TOUADERA, avec une cote de popularité aussi nulle, comment pourrait-il remporter haut la main dès le premier tour s’il se représentait en 2020 ?. Visiblement, non.

En mettant de l’eau dans son vin, la présidente de la Cour Constitutionnelle Madame Danielle Dominique Darlan étonne plus d’un. Celle qui a été longtemps combattue par les proches du président Touadera apparaît aujourd’hui comme une partenaire sûre.

A-t-elle vendu son âme ?

C’est l’interrogation collée sur toutes les langues. Mais sa sortie en faveur du président Touadera dans son avis relatif aux questions de la constitutionnalité du code électoral montre à quel prix Madame Danielle Dominique Darlan a vendu son âme.

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Centrafrique : des tirs à l’arme entendus à la direction générale de la police. 

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Bangui (République centrafricaine) – Des tirs à l’arme automatique sont entendus à la direction générale de la police ce mercredi 10 juillet 2019.

 

Selon une source proche du ministère en charge de la sécurité publique, les meneurs de cet acte criminel seraient deux officiers subalternes de l’OCRB ayant participé au combat de Bambari contre les rebelles de l’UPC en janvier dernier.

Très mécontent de ne pas voir leurs noms figurés sur la liste  du tableau d’avancement des officiers de la police publié le mardi 9 juillet, le commandant d’unité de l’OCRB de Bangui et son adjoint a mené, avec leurs hommes, une incursion musclée à la direction générale de la police avant d’intimer l’ordre à tout le monde de quitter les lieux.

Les commandos de la gendarmerie nationale, qui  ont été appelés à la rescousse sur le lieu de l’incident, n’ont pas répondu favorablement à l’appel du ministère de l’Intérieur alors que les assaillants étaient devenus de plus en plus menaçants.

Cependant, à l’autre côté de la rue, dans les locaux de l’OCRB, des policiers ont barricadé l’entrée et sortie à tous les visiteurs, y compris les cadres du ministère de la Sécurité publique.

Contactée par CNC, une source proche de la direction générale de la police explique ne pas comprendre la motivation réelle des auteurs de cette mutinerie. Selon elle, en janvier dernier, le commandant d’unité de l’OCRB et son adjoint étaient des brigadiers de la police au moment de l’attaque de Bambari. Grâce à leur bravoure, ils ont été récompensés  en grade.

Passant de brigadier au grade de lieutenant, les deux ont été promus immédiatement par leur hiérarchie commandants et commandants adjoints de l’OCRB.

Pour les intéressés, toutes ces promotions ne sont qu’une infime partie de récompense qu’ils devraient en avoir.

Avec la publication le mardi dernier du tableau d’avancement des officiers de la police nationale, le CU et son adjoint disent être victimes de la discrimination. Contre toute attente, ils ont investi les locaux de la direction générale de la police  avant de bloquer toutes activités sur les lieux.

Pour certains observateurs nationaux, cet acte criminel n’est pas un fruit du hasard. Il est par contre bien préparé et minutieusement organisé par ces auteurs qui devraient être bien sanctionnés.

Affaire à suivre.

N.

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Centrafrique : échange des tirs vers PK5 à Bangui.

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Pk5 de Bangui, CopyrightCNC.

 

Bangui (République centrafricaine) – Des tirs à l’arme lourde ont été entendus proche du pont Yakité à l’entrée du quartier PK5 dans le troisième arrondissement de Bangui.

 

En effet, dans la nuit du mercredi à jeudi, vers 19 heures, un groupe des jeunes lourdement armés du quartier PK5, dans le troisième arrondissement de Bangui, a affronté leurs compatriotes du groupe d’autodéfense non loin du pont Yakité à l’entrée du PK5.

Cet accrochage violent, qui a déjà fait plusieurs blessés graves dans les deux camps, fait réagir le spectre  des violences dans le secteur.

Pour l’heure, on ignore les raisons de cet accrochage entre deux groupes rivaux d’autodéfense de Bangui.

Rappelons qu’après le décès du redoutable chef milicien du PK5 Nimery Matar le mois dernier, les habitants du troisième arrondissement de Bangui ont tous espéré la fin des violences dans leur secteur. Avec l’affrontement de la nuit dernière, tout porte à croire qu’ils sont loin de voir le bout du tunnel.

Pour l’heure, aucun bilan définitif n’a été communiqué après cette violence.

 

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RCA : l’adoption du projet de code électoral, un vaste réseau de corruption se profile à l’Assemblée nationale.

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Assemblée nationale centrafricaine

 

 

Bangui (République centrafricaine) —le projet du nouveau code électoral présenté à l’Assemblée nationale par le gouvernement continue de faire l’objet du débat entre les députés qui sont de plus en plus à douter de sa fiabilité. Pourtant, le chef de l’État et son parti le MCU continue d’y croire en misant sur des moyens financiers pour le faire adopter.

Après son premier rejet en première lecture à l’Assemblée nationale puis son contrôle de constitutionnalité par la Cour constitutionnelle de la République centrafricaine, le nouveau projet de loi du code électoral est revenu depuis 26 juin sur la table des députés à l’Assemblée nationale pour examen.

Faisant l’objet d’un bras de fer sans précédent depuis près d’un an entre le législatif d’une part et l’exécutif appuyé par le judiciaire d’autre part, le projet de loi relative au nouveau code électoral est considéré comme une mine d’or pour le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA qui envisage de se représenter en 2020, et le mouvement présidentiel cœurs unis dont l’ambition est de rafler une large majorité à l’Assemblée nationale en 2021.

Hors mis les débats autour de la hausse vertigineuse du montant des cautions aux élections et l’exigence relative aux diplômes des candidats à la législative, le mode du déroulement des divers scrutins présenté dans ce projet de loi portant code électoral est le souci principal des partis politiques et des députés centrafricains. Ceci dit, pour les législatives, il y aura un scrutin uninominal à deux tours et sur liste, dans les zones ayant plusieurs circonscriptions. Pour les autres zones, il est prévu un scrutin uninominal à deux tours.

Des mots simples qui cachent d’énormes magouilles électorales du clan présidentiel.

D’après notre calcul estimatif, si ce nouveau code électoral est adopté par les députés à l’état actuel des choses, le Mouvement Cœurs unis pourrait rafler sans trop de soucis au moins 110 sièges à la prochaine législative. C’est par ailleurs le rêve du clan présidentiel qui voudrait maintenir à tout prix son emprise sur l’Assemblée nationale afin de faire passer des projets des lois mafieuses sans tracas. Et pour y arriver, des réseaux de corruption massive des députés ont été mis en place à l’Assemblée nationale depuis une semaine.

Selon nos informations, le député en charge de ces réseaux mafieux est l’honorable Ndotizo du 7e arrondissement de Bangui. Une somme de 2 millions est proposée à chaque député qui voterait ce projet de loi électorale cette semaine.

En tout état de cause, les Centrafricains ne sont pas prêts à voir le bout du tunnel avec cette politique digne de l’État soviétique.

 

Rappelons que le code électoral est une loi qui détermine les règles d’organisation des élections présidentielles, législatives, sénatoriales, régionales, municipales, et des consultations référendaires, en République centrafricaine (Rca).

 

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Centrafrique : présidentielle 2020 – 2021, le MCU recrute 300 agents rabatteurs à Bangui.

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Assemblée générale constitutive du mouvement Cours Unis. Crédit photo : FK /CNC

 

Bangui (République centrafricaine) – sous l’impulsion du conseiller russe du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, près de 300 agents-rabatteurs du Mouvement Cœurs unis ont été recrutés à Bangui et à Bimbo il y’a quelques semaines, a-t-on appris de sources concordantes.

 

Selon le secrétariat exécutif du Mouvement Cœurs uni (MCU), l’objectif principal serait de promouvoir auprès des Centrafricains les actions du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA depuis son arrivée à la magistrature suprême de l’État.

Parmi les 300 agents-rabatteurs recrutés exclusivement à Bangui, en raison de 30 par arrondissement et Bimbo, près de ¾ (trois-quarts) vont être envoyés dans les villes de province après leur session de formation au siège du parti à Bangui.

Justement sur ce point, certains observateurs nationaux se sont soulevés contre le parti présidentiel pour critiquer l’utilisation des fonds de l’État pour payer et former ces agents qui seront exclusivement employés par le MCU. C’est « anticonstitutionnel », concluent-ils.

 

Une méthode soviétique à la Centrafricaine

À en croire un coordonnateur du mouvement Cœurs unis, les rabatteurs, une fois en province, vont devoir se fondre dans la foule comme des agents de renseignements supplétifs pour tenter de soulever des débats dans les bars, des buvettes et au tour de calebasse sur les actions du chef de l’État tout en prenant soin de mentionner avec plus de clarté possible le bon côté de Touadera comme meilleur président de la République que tous ces prédécesseurs.

Exactement comme ils ont fait depuis quelques mois sur les réseaux sociaux, le MCU compte exporter cette méthode soviétique de désinformation dans l’arrière-pays afin de retravailler durement les cerveaux des paisibles citoyens des provinces.

Comme eux-mêmes le disent discrètement, le combat sera dur, voire très dur pour le candidat Touadera aux prochaines élections. Et donc il faut nécessairement employer des méthodes robustes afin d’espérer quelque chose du genre « deuxième tour ».

Alors que l’autorité nationale des élections (ÂNE) a des difficultés à boucler leur budget, on vient d’apprendre aussi que celui du MCU  est déjà bouclé et remis au chef de l’État par le redoutable ministre des Finances Henri-Marie DONDRA.

Affaire à suivre…

 

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Centrafrique : Cérémonie de changement de mandat de l’EUTM-RCA

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EUTM RCA 2019

Mission d’entrainement de l’union européenne

Cellule communication                  

Bangui, le 08 juillet 2019

 

Communiqué de presse

 

Cérémonie de changement de mandat de l’EUTM-RCA.

 

Le 8 juillet 2019, la mission de formation de l’Union Européenne en République centrafricaine (EUTM-RCA) a changé de chef. C’est à l’occasion d’une cérémonie sur le camp d’Ucatex Moana que le général de division portugais Herminio MAIO, à la tête de la mission depuis 18 mois a transféré le commandement de la mission EUTM au général de brigade français Eric PELTIER.

Cette cérémonie était présidée par le général de division italien Giovanni MANIONE, directeur général adjoint de l’Etat-major militaire de l’Union Européenne, en présence de M. le Président de la République, Faustin-Archange Touadera, de la ministre de la Défense Nationale et de la Reconstruction d’Armée centrafricaine, Mme Marie-Noëlle KOYARA, du ministre portugais de la Défense, Mr João Gomes CRAVINHO et de la ministre française des Armées, Mme Florence PARLY.

Avec ce septième mandat de l’EUTM, la France compte désormais 90 soldats français parmi les 187 militaires des pays membres de l’Union européenne, engages dans cette mission.

 

Lancée le 16 juillet 2016, l’EUTM-RCA a conseillé, formé et entraîné plus de 3 700 soldats, hommes et femmes des Forces Armées Centrafricaines (FACA). L’objectif est de « rendre les forces armées centrafricaines modernes, efficaces, inclusives et démocratiquement responsables en dispensant des conseils stratégiques au ministère de la défense et à l’Etat-major général, ainsi que des enseignements et des formations aux FACA ».

Centrafrique : création du forum politique “les amis du Fleuve”

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Le Forum des Amis du Fleuve (FAF) annonce au peuple centrafricain sa création après Assemblée générale.

 

 

Le Forum des Amis du Fleuve se veut un mouvement à la fois culturel et politique, ouvert à tous les Centrafricains et aux étrangers intéressés par la culture des ethnies des “Gens du Fleuve” Oubangui.

 

Le FAF veut promouvoir l’héritage des fils du Fleuve,  notamment les présidents Boganda, Dacko, Bokassa et Kolingba.

 

Le FAF veut promouvoir la démocratie et combattre le crime et la corruption. Pour ce, il sera vigilant face aux dérives dictatoriales du président Touadera, et se dit opposé à la création de milices “pro-Touadera” et demande le départ des mercenaires-mafieux-pilleurs-violeurs russes.

 

Pour l’amélioration du vivre-ensemble centrafricain, le FAF va s’engager dans la promotion de la collaboration culturelle et économique avec les autochtones Pygmées et avec les nomades Peuls Mbororos.

 

Le Bureau du Forum des Amis du Fleuve

 

 

Centrafrique: la France prend la tête de la mission de l’EUTM

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Transfert du pouvoir à l’EUTM-RCA à Bangui. CopyrightMinusca

 

La ministre des Armées Florence Parly a assisté aujourd’hui à la prise de commandement par la France de la mission EUTM-RCA (European Union Training Mission), à Bangui, en République centrafricaine.

Le général Eric Peltier succède au général portugais Herminio Maio, pour un mandat de six mois renouvelable.

En tout, 300 soldats français sont actuellement déployés en République centrafricaine, au sein de l’EUTM RCA, de la MINUSCA (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine) ou dans des missions de coopération.

Aux côtés de Marie-Noelle Koyara, ministre de la défense de la République centrafricaine et de Gomes Cravinho, ministre de la défense du Portugal, la ministre des Armées a témoigné de l’appui déterminé de l’Union européenne et de la France à soutenir la montée en puissance des forces armées centrafricaines, condition première à toute restauration durable de l’autorité de l’Etat.

«Toutes nos volontés doivent s’unir vers les initiatives de l’Union Africaine et des Nations unies. Tous les efforts doivent rester concentrés sur la mise en œuvre du Plan national de défense, et cela commence par la région de Bouar. Nous avons à cœur d’aider à créer les conditions d’une stabilité durable et au développement, mais la paix de la République centrafricaine appartient à la République centrafricaine. Je suis en effet convaincue que les forces armées centrafricaines sont les seules garantes de la défense du pays et de son unité», a déclaré la ministre lors d’un discours durant la prise de commandement à Bangui.

EUTM RCA, c’est quoi ?
➡️ 187 militaires des pays membres de l’Union Européenne – dont 90 Français – qui forment et entraînent des soldats centrafricains
➡️ dès aujourd’hui, un général français prend le commandement de la mission pour 6 mois 2/5 pic.twitter.com/6gOgNEPkFZ

— Florence Parly (@florence_parly) 8 juillet 2019

L’Union européenne déploie des militaires dans plusieurs pays d’Afrique (RCA, Mali, Somalie) afin de participer à la formation des forces armées de ces pays.

Au cours de l’année écoulée, les soldats de l’EUTM-RCA ont notamment assuré la formation d’un bataillon amphibie, ainsi que des séquences d’instruction au combat rapproché, de tir ou de droit international humanitaire.

Le 30 juillet 2018, le Conseil de l’Union européenne a prolongé le mandat de la mission pour deux années supplémentaires, soit jusqu’au 19 septembre 2020. Le Conseil a alloué un budget pour les coûts communs de l’EUTM RCA d’environ euro 25,4 million d’euros pour la période du 20 septembre 2018 au 19 septembre 2020.

Selon Mme Parly, depuis 2016, près de 2 600 hommes ont été formés par les soldats européens. Les 1400 soldats centrafricains actuellement déployés aux quatre coins du pays sont issus de l’EUTM et plus de 1000 nouvelles recrues à Bouar sont en passe d’être formées sous le commandement du général Peltier.

Avec 45nord

RCA : élection présidentielle 2020, Touadera offre trois abattoirs modernes aux chefs rebelles.

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Le chef rebelle Ali Darassa à Bambari.

 

 

Bambari (République centrafricaine) – Visiblement, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA et ses partenaires russes ne cessent de gâter les chefs rebelles en vue de préparer sa réélection en 2021.

 

« Le pouvoir rien que le pouvoir. Touadera ne recule devant rien pour garder son fauteuil présidentiel même s’il s’agit de faire enterrer la moitié des Centrafricains », s’alarme un enseignant à Alindao, manifestement en colère contre le double jeu du locataire du palais de la Renaissance.

Comme nous l’avions annoncé en juin dernier, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA et ses partenaires russes ont construit à titre gracieux au chef rebelle Ali Darassa un nouvel abattoir moderne avec une chambre froide hautement climatisée fonctionnant 24 h/24 au village Gbokologbo.

Comme si cela ne suffisait pas, on vient d’apprendre la construction de deux abattoirs de même génération aux chefs rebelles Nourredine Adam et Al-Khatim à Birao et Kaga-Bandoro. L’objectif selon un cadre de l’UPC serait double. Dans un premier temps il est question de graisser les pattes des chefs rebelles à faire le jeu de Touadera aux prochaines élections de 2020 – 2021. Tandis que le second serait lié exclusivement aux mafieux russes qui souhaitent exporter via le Soudan à faible coût les viandes bovines de la RCA vers la Fédération de Russie qui en manque cruellement.

Et ce n’est pas tout. Dans leur projet à court terme, le chef de l’État et ses partenaires russes envisage de construire avant 2021 un aéroport semi-international avec une piste d’atterrissage de 2Km au village Gbokologbo et Kabo.

 Justement à Gbokologbo, le chef rebelle Ali Darassa, adoubé par le clan présidentiel, ne manque pas l’occasion de présenter sa nouvelle acquisition à tous ses invités comme l’unique abattoir moderne en République centrafricaine.

Pour l’heure, les Centrafricains se demandent si le chef de l’État est juridiquement conscient de ses gestes en vers les chefs rebelles ?

Affaire à suivre…

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : viol sur mineur, un homme séquestré et tué à Bria par les FPRC.

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Des rebelles du FPRC à Bria en mai 2019. Crédit photo : Moïse Banafio / CNC.

 

Bria (République centrafricaine) —Un homme d’une cinquantaine a été séquestré puis torturé à mort après avoir été accusé de viol par ses voisins.

 

Selon le commandant de compagnie de la gendarmerie du FPRC de Bria, le principal présumé auteur de cet acte criminel serait le voisin de la victime dénommé Monsieur Oumar, un ex-combattant du FPRC reconverti au chauffeur routier depuis plusieurs mois.

Selon nos informations, la victime, un homme d’une cinquantaine que nous surnommons Hissen, aurait violé la fille adoptive de Monsieur Oumar dans la matinée du samedi 6 juillet dernier.

Informé de la nouvelle dès son retour à la maison, Monsieur Oumar n’a pas digéré l’acte présumé de son voisin Hissen qu’il a immédiatement mis la main dessus vers 14 heures.

Séquestré durant une heure, Monsieur Hissen a été complètement torturé à fond avant d’être remis aux gendarmes du FPRC qui l’ont par la suite attaché avec une corde et torturé encore et encore.

Sachant que leur victime va probablement mourir dans les prochaines minutes, ils l’ont transporté dans un état presque mortel à l’hôpital vers 15 h 30.

À l’arrivée, le médecin ne fait que constater sa mort clinique avant de remettre le corps à sa famille.

Informées de la nouvelle, les forces de la Minusca se sont rendues à la brigade de la gendarmerie du FPRC pour mettre la main sur les présumés responsables de cet acte criminel, mais ces derniers ont complètement décliné leur responsabilité dans la mort de Monsieur Hissen, expliquant au passage que seul Monsieur Oumar serait responsable de son acte devant la loi.

Contacté par CNC, Monsieur Oumar se dit encore en voyage. Et donc il est plus difficile pour lui de répondre à notre préoccupation.

Par ailleurs, la délégation ministérielle conduite par Monsieur Hassan Bouba, conseiller spécial du chef de l’État et Coordonnateur de l’UPC vient de quitter Bria ce lundi 8 juillet pour Bangui après 48 heures de visite sur place. L’objectif de la mission serait de négocier avec les chefs militaires du FPRC sur les conditions du démantèlement des barrières illégales du groupe dans la région du nord conformément à la clause de l’accord de paix de Khartoum signé le 6 février dernier.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : quand deux sous-officiers supérieurs des FACA sèment la panique dans la région de Bambari.

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Image d’illustration d’une patrouille des FACA à Bangassou. CopyrightCNC.

 

Bambari (République centrafricaine) —La panique générale s’est emparée du village Mbagoro à 3 kilomètres de Bambari sur l’axe Ippy-Bria après une série des détonations d’armes automatiques dans la ville.

 

Selon des informations recoupées sur place, les faits se sont déroulés ce dimanche 7 juillet aux environs de 20 heures quand l’adjudant Yando, par ailleurs chefs de poste du PK5 et son adjoint sergent-chef, ont tenté, dans un état d’ivresse avancé, de neutraliser un ex-chef Anti-Balaka du secteur sans aucune raison apparente.

Alors que ces deux sous-officiers FACA ont abandonné leur poste 2 km plus loin pour venir passé plus de 6 heures à picoler du vin traditionnel communément appelé « Ngouli » au village Mbagoro, un ex-chef local d’Anti-Balaka de passage, a été interpellé sans aucune raison par ces derniers qui l’ont sauvagement agressé avec les crosses de leurs armes.

Pendant que les populations locales qui ont assisté impuissamment à la bastonnade de la victime voudraient réagir pour départager les belligérants, les deux sous-officiers ont commencé à vider leurs chargeurs en tirant en l’air pour disperser la foule de plus en plus en colère.

Du coup, le village s’est vidé en quelques minutes de ses habitants qui craignaient pour leur vie.

Dans la nuit du dimanche à lundi 8 juillet, des centaines des habitants du village Mbagoro fuyant le désordre opéré par ses deux sous-officiers FACA se sont afflué dans les camps des déplacés à Bambari.

Quant à la victime, qui a eu une fracture à son bras droit, est toujours hospitalisée à l’hôpital centre communautaire.

À Bambari, des soldats FACA ont été appelés d’urgence sur le lieu du dégât de leurs collègues à Mbagoro, mais ils n’ont pu rien faire que de prodiguer des conseils de prudence à la population.

Ainsi, le calme semble revenir timidement dans la localité de Mbagoro ce lundi après-midi.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : l’axe Bouar-Bozoum coupé en deux depuis dimanche.

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Bozoum-coupe-en-deux-depuis-dimanche/route-delabree-bouar-bozoum-2/” rel=”attachment wp-att-30037 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/route-delabrée-Bouar-Bozoum-450×270.jpg” alt=”” width=”450″ height=”270″ />
État de route Bouar-Bozoum le 6 mai 2018. Créditi photo : Gervais Lenga / CNC

 

 

Bouar (République centrafricaine) – Depuis le week-end dernier, la ville de Bouar n’est plus reliée à celle de Bozoum par la route régionale numéro 8.

 

Selon le syndicat des transporteurs de la Nana-Mambéré, le principal pont sur l’axe Bouar-Bozoum situé au village Koundé,  à moins de 32 kilomètres de la capitale provinciale de l’Ouham-Péndé s’est brisé en deux sous le poids d’un camion lourd transportant des conteneurs des marchandises en provenance de Bouar.

Alors que la société Semence, très critiquée pour avoir empoché sans rien faire les 3 milliards de francs CFA de l’Union européenne pour les travaux de réhabilitation de cette importante voie régionale, vient à peine de quitter les lieux la semaine dernière quand la nouvelle du fractionnement du pont est arrivée. Ceci remet probablement en cause la qualité des travaux effectués par la société Semence sur cette route depuis 2014.

Pour l’heure, le trafic dans le secteur se fait par motos interposées et les conteneurs transportés par le camion accidenté sont encore bloqués au milieu des fragments de bétons sur la rivière.

Pour la population locale, c’est le retour à la case de départ d’autant plus qu’il faut attendre des années pour que les circulations soient rétablies complètement.

Contactés par CNC, les pilotes des mototaxis se disent obligés d’augmenter leur tarif sur cette voix car il faut dorénavant payer la manutention de leurs motos sur la rive de Koundé.

Pour les populations locales, il est désormais difficile pour la société Semence de la remettre en ce moment au gouvernement centrafricain.

 

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Centrafrique : la tension monte au sein de l’UPC après l’opération du démantèlement de barrières.

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Le ministre conseiller Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019.

 

Bambari (République centrafricaine) —La tension est montée d’un cran au sein de l’UPC lors de l’opération du démantèlement de l’une de ses barrières illégales dans l’Ouaka.

 

Comme nous l’avions annoncé dans l’un de nos précédents articles, la cérémonie officielle du lancement de l’opération du démantèlement des barrières de l’UPC n’a pas eu lieu le samedi dernier au village Gbokologbo comme prévu en raison de l’absence de la délégation officielle du comité de suivi de l’accord de paix de Khartoum.

Pendant ce temps, dans la localité de Ngakobo, le ministre rebelle Ali Darassa, par ailleurs commandant régional des forces armées centrafricaines, ordonne à ses hommes de démanteler leur barrière située à 10 kilomètres à l’entrée de la ville et libérer au passage la brigade de la gendarmerie locale qu’ils ont occupée depuis plusieurs années.

Pour cette occasion, l’UPC a envoyé une invitation au commandant de brigade de la gendarmerie de Ngakobo de participer au départ de ses hommes et récupérer les clés de la brigade.

Même si ce dernier n’a pas répondu à l’invitation de l’UPC pour des raisons de sa sécurité, les choses se sont bien déroulées à l’exception de quelques signes de colères observés aux visages de certains rebelles qui n’ont pas souhaité abandonner leur position au profit des forces régulières.

Alors qu’à Ngakobo les choses se sont plus ou moins bien passées ce samedi, dans d’autres villes par contre les rebelles se sont nettement opposés au démantèlement de leurs barrières. Tout est encore en place ce samedi 6 juillet comme s’ils n’ont pas reçu l’ordre de leur chef Ali Darassa d’évacuer les lieux.

Visiblement, le travail de sensibilisation des rebelles sur l’accord de paix de Khartoum n’a pas fonctionné ou n’a pas eu lieu comme prévu.

Du côté du gouvernement centrafricain, on croise les bras pour laisser la diplomatie onusienne faire son travail pour qu’ils récupèrent la situation dans leur programme électoral de 2020.

Contactée par Corbeaunews, une source proche de la Minusca explique que la cérémonie du lancement de l’opération du démantèlement des barrières de l’UPC a été reportée pour cette semaine en raison de problème technique interne à la Minusca.

Pour de nombreux Centrafricains, l’essentiel est que le premier pas est franchi. Il est donc très important que cela continue en ce sens pour un retour définitif de la paix dans le pays.

 

Copyright2019CNC. et

 

Centrafrique : grève des auxiliaires de la police à Bangui.

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Grève des auxiliaires de la police en 2018 à Bangui. Crédit photo : Corbeaunews

 

Bangui (République centrafricaine) — décidément, les auxiliaires de la police nationale n’ont plus de côtes auprès du pouvoir de Touadera qui continue pourtant de solliciter leur service pour le maintien de l’ordre dans la capitale.

 

Ils sont près de 800 à apporter quotidiennement leur soutien aux services de la police, que ça soit dans la musique que dans la compagnie de circulation routière (CCR), les auxiliaires de police sont considérés depuis 2003 comme une force indispensable au bon fonctionnement de maintien de l’ordre dans la capitale nationale.

Au-delà de leurs statuts d’agents bénévoles de la sécurité publique, ils travaillent au même titre, voire plus que les gardiens de la paix qui sont pour eux des fonctionnaires.

Pour ne pas continuer à travailler gracieusement pour l’État sous un soleil de plomb dans les rues de la capitale, les auxiliaires ont demandé en vain depuis 2007 leur incorporation dans le corps de la police.

Sur ce point, en 2017 et 2018, ils ont rencontré le Premier ministre d’alors Simplice Mathieu Sarandji après une série de grèves. Mais celui-ci leur a expliqué qu’ils vont devoir concourir comme tout autre candidat au poste des agents de police. Une proposition de choc qui n’a pas satisfait le collectif qui maintient toujours sa position.

Alors que la semaine dernière, le collectif des auxiliaires a rencontré séparément le ministre de l’intérieur et son homologue de la fonction publique sur proposition du chef de l’État afin de tenter de plaider le sort de ses membres, une proposition de confirmation de seulement 200 auxiliaires a été faite au collectif qui ne l’a visiblement pas apprécier. Du coup, la colère gronde au sein des auxiliaires qui maintiennent leur grève débutée il y’a une semaine.

Par ailleurs, Monsieur Mokolo, le célèbre policier auxiliaire surnommé le sapeur, suite aux multiples problèmes liés à leurs dossiers d’intégration, a fait une crise cardiaque et meurt quelques heures plus tard à l’hôpital. Ces collègues attendent son enterrement cette semaine avant de déclencher une série de grèves sauvages dans les rues de Bangui.

Contrairement à la promesse du ministre de la Sécurité publique Henri Wanzet Linguissara qui leur a promis qu’ils seront probablement intégrés dans la police, les auxiliaires voient rouge en ce moment. Ils sont déboutés partout sans raison apparente.

Affaire à suivre.

 

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Centrafrique : un chef d’antenne de l’OCRB tué dans un accident à Bangui.

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Une ambulance à la sortie de l’hôpital communautaire à Bangui.

 

Bangui (République centrafricaine) – Le Colonel Hervé Mangbalier, chef de service de l’antenne de l’Office centrafricain de répression du banditisme (OCRB)  du quartier  plateau a été tué ce samedi 6 juillet dans un accident de route à Bangui.

 

Selon le service de la police judiciaire à Bangui, la scène s’est produite vers 20 heures sur l’avenue des martyrs quand le colonel, à bord de sa moto, rentrait du travail quand il a été mortellement happé derrière à quelques mètres de l’hôpital communautaire par un taxi qui roulait à vive allure au même sens que lui.

Intervenus sur le lieu de l’accident, les policiers de la compagnie nationale de sécurité (CNS) ne faisaient que constater le décès de leur colonel Hervé Mangbalier visiblement broyé par le violent impact du choc de l’accident.

Placé en garde à vue à la CNS, le chauffard a été transféré à la gendarmerie ce dimanche pour nécessité de l’enquête.

Pour l’heure, les enquêteurs disent n’avoir écarté aucune piste du moment où il est difficile de savoir si le colonel était victime d’un acte délibérément poser ou pas.

Il est aussi important de rappeler que le colonel Hervé Mangbalier, qui habite le quartier PK10,  est très apprécié de ses collègues qui voient en lui un policier responsable, pragmatique et compétent. Sa mort prématurée à l’âge de 39 ans laisse une place vide au sein de la police centrafricaine.

 

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CAN 2019 : les premières 8e de finale de Madagascar couronnée de succès face à la RDC.

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Centrafrique.com/can-2019-les-premieres-8e-de-finale-de-madagascar-couronnee-de-succes-face-a-la-rdc/les-joueurs-malgaches-arrosent-leur-entraineur-apres-la-victoire-contre-le-nigeria/” rel=”attachment wp-att-30008 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Les joueurs malgaches arrosent leur entraîneur après la victoire contre le Nigeria.
Les joueurs malgaches arrosent leur entraîneur après la victoire contre le Nigeria.

 

Ce dimanche 7 juillet, les Barea de Madagascar rencontrent les Léopards de la RD Congo en 8 de finale de la CAN 2019 en Egypte à 16h TU.

 

C’est une première de l’histoire pour l’équipe malgache en 72 ans d’existence des Barea. Ils n’ont jamais participé à un tournoi continental ou international.

Avant le début de la CAN, l’équipe malgache n’avait pas les faveurs des pronostics. Elle a fini premier du groupe B, devant le Nigeria qu’elle a battu 2-0.

Face aux Léopards de la RDC, les Barea, surnom donné aux internationaux malgaches en référence aux zébus locaux, ont encore confirmé leur exploit en battant l’équipe de la RDC au bout du suspens.

Pour leur première participation à une phase finale de la CAN, les Barea ont développé un football décomplexé devant leurs adversaires au premier tour. Ils sont la révélation de cette compétition africaine.

 

Avec la BBC Afrique

Le Nigeria signe l’accord de libre-échange de l’Union africaine

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Centrafrique.com/le-nigeria-signe-laccord-de-libre-echange-de-lunion-africaine/signature-de-laccord-de-libre-echange-de-lunion-africaine-par-le-president-nigerian/” rel=”attachment wp-att-30004 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Muhammadu Buhari a signé l'accord de libre-échange de l'Union africaine, au palais des congrès de Niamey, ce 7 juillet 2019.
Muhammadu Buhari a signé l’accord de libre-échange de l’Union africaine, au palais des congrès de Niamey, ce 7 juillet 2019.

 

Le Nigeria, la première économie africaine, a signé l’accord de libre-échange visant à accroître les échanges commerciaux entre les pays africains.

 

L’Érythrée est le seul pays africain à n’avoir pas signé l’accord. Il se met, pour l’instant, en marge du bloc commercial constitué à travers cet accord

signé par le président du Nigeria, Muhammadu Buhari, lors du sommet de l’Union africaine (UA), qui se tient ce weekend à Niamey, capitale du Niger.

 

La première étape de la mise en œuvre de l’accord de libre-échange va consister à réduire les droits de douane sur les marchandises en provenance des pays de l’UA. Mais aucun calendrier n’a encore été fixé pour cela.

 

Aujourd’hui, les pays africains n’échangent qu’environ 16 % de leurs biens et services entre eux, contre 65 % avec les pays européens, selon l’Agence France-Presse.

 

L’Union Africaine estime que la mise en œuvre de son accord de libre-échange entraînera une augmentation de 60 % du commerce intra-africain d’ici à 2022.

Elle estime aussi que la ZLECA sera la plus grande zone de libre-échange du monde.

 

Pourquoi l’adhésion du Nigeria est-elle importante ?

L’année dernière, le projet de libre-échange continental a buté sur un obstacle, lorsque le Nigeria s’est retiré des négociations.

Le Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique, est la plus grande économie d’Afrique et a longtemps été une puissance régionale. Lorsqu’il s’est retiré du processus, certains observateurs se sont demandé si l’accord commercial africain pouvait voir le jour.

Les accords de libre-échange visent à réduire les tarifs douaniers entre les pays membres et à supprimer les taxes à la frontière ou les barrières commerciales sur les marchandises.

En se retirant des négociations, le président Muhammadu Buhari a déclaré qu’il avait besoin davantage de concertation avec les acteurs économiques de son pays avant d’y adhérer.

Depuis lors, l’organe public chargé des négociations commerciales au Nigeria a déclaré avoir consulté 27 organisations du pays, dont des syndicats de travailleurs.

Le Nigeria a beaucoup à gagner à avoir un accès accru de ses biens et services au marché africain qui va s’agrandir, selon Mayeni Jones, journaliste de la BBC.

Nombre d’acteurs économiques consultés craignent qu’une intégration régionale accrue n’entraîne une concurrence déloyale pour les emplois et les biens qu’ils produisent, ajoute Mayeni Jones.

Avec l’adhésion du Nigeria, le rêve d’accroître le commerce intra-africain, qui est actuellement à la traîne par rapport au volume du commerce du continent avec l’Europe, semble plus réalisable que jamais.

Le commerce entre le Sénégal et la Gambie, l’un de ses voisins, a buté, pendant longtemps, sur les obstacles d’ordre douanier.

Maintenant que la zone de libre-échange offre un accès à l’énorme marché nigérian, l’Afrique est en bien meilleure position pour négocier avec les organismes régionaux d’autres parties du monde.

Pourquoi l’Érythrée n’a pas adhéré à la ZLECA ?

Ce pays d’Afrique de l’Est n’a pas participé aux négociations en raison de son conflit avec l’Éthiopie, selon le commissaire chargé du commerce et de l’industrie à la Commission de l’UA, Albert Muchanga.

Les relations entre les deux pays s’étant améliorées depuis un an, l’Érythrée a demandé à l’UA de se joindre au processus. “Donc, avec le temps, l’Érythrée prendre le train en marche”, espère M. Muchanga.

Qu’est-ce qu’un accord de libre-échange ?

Les accords de libre-échange visent à réduire les tarifs douaniers entre les pays membres.

Les tarifs douaniers sont des taxes prélevées sur des marchandises entrant dans un pays pour diverses raisons, quelquefois pour protéger un produit.

L’accord de libre-échange a l’avantage de supprimer toutes les taxes à la frontière ou les barrières commerciales sur les marchandises.

Il permet aussi de faire en sorte qu’il n’y ait plus de limite à la quantité d’échanges que les parties de l’accord – les pays signataires – peuvent échanger entre elles.

L’accord de libre-échange rend le commerce entre les pays plus libéral que possible et favorise la concurrence.

 

Avec BBC Afrique

Mozambique : sept morts dans une attaque revendiquée par l’EI

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Des militaires de l’armée du Mozambique dans le nord du pays après une attaque

 

 

Selon un responsable local basé dans la province de Cabo Delgado, dans le nord du Mozambique, un policier et six civils, dont deux enfants, ont été tués dans cette attaque menée le 3 juillet au soir, dans le village de Lidjungo, dans le district de Nangade.

Selon SITE Intelligence, qui surveille les activités djihadistes, le groupe État islamique a publié une déclaration le 5 juillet, affirmant sa participation à l’attaque du mercredi.

C’est la deuxième fois qu’il revendique une attaque dans le nord du Mozambique.

Depuis octobre 2017, les militants islamistes ont pris pour cible les communautés isolées de Cabo Delgado, une province riche en gaz et majoritairement musulmane.

Plus de 250 personnes ont été tuées durant les différentes attaques et des milliers d’autres ont quitté leur foyer malgré une forte présence policière et militaire dans cette région frontalière de la Tanzanie.

Avec BBC Afrique

Centrafrique : Ali Darassa accepte de démanteler ses barrières illégales dans plusieurs villes.

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Bambari (République centrafricaine) – L’information vient de tomber cette semaine après sa deuxième rencontre avec les dignitaires musulmans de l’Ouaka, a-t-on appris ce vendredi auprès de la brigade mixte de l’UPC à Bambari.

 

À Compter du samedi 6 juillet 2019, le chef rebelle Ali Darassa a annoncé que ses hommes vont devoir se regrouper quelque part dans un camp de l’UPC après le démantèlement total de certaines de ses nombreuses barrières illégales dans le Mbomou, Ouaka, Haut-Mbomou et Basse-Koto.

Selon nos informations, les barrières de Gbokologbo, du croisement Ngakobo et celle d’Alindao font partie des barrières de l’UPC à démanteler ce samedi par Ali Darassa qui souhaite montrer sa bonne volonté à appliquer rigoureusement les clauses de l’accord de paix de Khartoum signé à Bangui le 6 février dernier entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés.

Des sources concordantes, une invitation d’Ali Darassa avait été envoyée au comité technique de sécurité de Bambari chargé de suivi de l’accord de paix de Khartoum afin de participer à la cérémonie du démantèlement de ces barrières organisée ce samedi 6 juillet par Ali Darassa au village  Gbokologbo.

Par ailleurs, concernant les différentes taxes illégales de l’UPC imposées aux commerçants par Ali Darassa, celui-ci n’a pas encore répondu favorablement à la demande des dignitaires de l’Ouaka qui souhaitent que celles-ci soient purement et simplement supprimées.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : quand le MCU accentue la pression sur les populations de Paoua.

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Paoua/les-habitants-du-village-lemouna-proche-de-paoua-lors-de-la-visite-officielle-des-diplomate-et-des-deputes-locaux-photo-de-martin-ziguele-2/” rel=”attachment wp-att-29977 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/07/les-habitants-du-village-Lemouna-proche-de-Paoua-lors-de-la-visite-officielle-des-diplomate-et-des-députés-locaux-photo-de-martin-ziguelé-450×337.jpg” alt=”” width=”450″ height=”337″ />
Les habitants du village Lemouna lors de la visite officielle des diplomates et députés locaux après le massacre du mai dernier par les 3R.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – depuis quelques semaines, les populations de l’Ouham-Péndé, en particulier celles de Paoua, Bozoum et Bocaranga  ne cessent de subir des pressions du parti MCU (Cœurs unis) du Président Faustin Archange TOUADERA.

 

Après la ville de Bozoum où le Directeur de contrôle financier de l’Ouham-Péndé, converti en VRP du MCU avait tenté en vain de forcer les agents de l’État à adhérer à son parti MCU, c’est le tour de Monsieur le sous-préfet de Paoua, appuyé par le premier adjoint au Maire de sa ville Monsieur Ali Yamssa de multiplier non seulement la pression sur les populations locales, mais aussi de les tromper à adhérer massivement à leur parti MCU. Les cadres administratifs locaux n’y sont pas épargnés de cette opération hibou du micro parti de Touadera en panne de popularité.

À titre d’exemple, la semaine dernière, le sous-préfet de Paoua et sa complice Ali Yamssa , premier adjoint au maire de la ville de Paoua, ont sillonné village par village et commune par commune  depuis Pougole, Koundjili, Lemouna,pende… pour distribuer massivement des fiches d’adhésion au parti MCU accompagnées des fausses promesses du décaissement des fonds par le Président Touadera dans les jours à venir.

Pendant que les populations locales, qui croyaient au recensement et à l’indemnisation des familles endeuillées par le massacre du 21 mai dernier par les rebelles du  mouvement 3R se regroupent massivement autour du sous-préfet et de l’adjoint au maire de Paoua, ils en ont profité pour inscrire leurs noms individuellement sur des fiches d’adhésion au parti MCU sans aucun consentement préalable des intéressés.

Une pratique mafieuse largement utilisée par les cadres du parti au pouvoir qui tentent de faire adhérer d’une manière ou d’une autre les Centrafricains à leur mouvement sans qu’ils sachent que celle-ci n’est pas productive en terme électoral.

À Bangui comme en provinces, les fiches d’adhésion au MCU sont largement distribuées à tous les cadres de l’État alors qu’ils n’en ont pas fait la demande officiellement.

Finalement, on assiste à une sorte de dictature du parti unique des années 1970 au pouvoir. Où est donc passée la promesse de « rupture » prônée par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA au lendemain de son investiture ?

Affaire à suivre….

 

Copyright2019CNC.

 

CENTRAFRIQUE : LES REVENDICATIONS DITES NON NÉGOCIABLES DU FRONT UNI « É ZINGO BIANI » ENTÉRINENT-ELLES LA CADUCITÉ DE L’ACCORD DE KHARTOUM ? 

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo courtoisie.

 

Bangui (République centrafricaine) – Après la répression sanglante et musclée des meetings non autorisés du « Front Uni pour la Défense de la Démocratie », le gouvernement s’est sérieusement inquiété des images renvoyées auprès de la communauté internationale et de possibles répercussions que cette farouche confrontation peut engendrer sur les dossiers en cours devant les instances internationales plus particulièrement le comité de sanctions de l’ONU qui va bientôt statué sur la probable levée de l’embargo sur les armes.

 

Il faut rappeler que les représentations diplomatiques accréditées en Centrafrique scrutent tous les processus paix en cours et rendent fidèlement compte à leurs pays respectifs. Les observateurs avertis de la vie politique centrafricaine ont unanimement affirmé que la lutte pour défendre la démocratie a porté ses fruits car le gouvernement a enfin accordé contre toute attente une audience à la plateforme.

 

Le principe du dialogue avec le premier ministre fût contraire aux visions politiques de l’éternel opposant qui a décidé de retirer l’adhésion de son parti politique de la plateforme sans jeter l’opprobre sur le front uni. Au delà des propos liminaires du premier ministre rappelant les valeurs fondamentales de la république et de la démocratie, le front uni « E zingo biani » a publié un communiqué sur ses revendications qualifiées de « non négociables » en ces termes : D’abord l’annulation pure et simple des décrets portant nomination des mercenaires et rebelles étrangers, ayant le sang des centrafricains sur les mains au gouvernement et à de très hautes fonctions publiques, administratives et militaires…

Enfin, l’arrestation sans délai des seigneurs de guerre qui continuent d’ensanglanter la Centrafrique après la signature de l’accord de Khartoum.

 

Par ailleurs, le front maintient sa base en alerte maximale pour des éventuelles mobilisations en cas d’insatisfaction de leurs revendications. Ce défi du siècle qui ne dit pas son nom permettra d’une part de jauger la capacité du gouvernement à juguler la crise et d’autre part il permet de mesurer jusqu’où le front peut mener le combat de la libération du peuple centrafricain.

Il est aussi important de rappeler qu’à l’instar de ses prédécesseurs comme le FARE et autres, le front uni « E zingo biani » est exposé à des tentatives de corruption de la part du pouvoir en vue de disloquer le front et résister devant ces tentations relèverait de l’exploit.

 

En attendant l’issue de la rencontre avec le gouvernement, le curieux citoyen lambda s’interroge :

Le défi imposé par le front au gouvernement a t-il les chances d’aboutir au résultat escompté ? La recevabilité des revendications de la plateforme entraîne t-elle systématiquement la dénonciation de l’accord de Khartoum ? Quels sont les scénarios plausibles si le gouvernement oppose une fin de non recevoir aux revendications du front déclarées non négociables ? Le reniement du gouvernement n’impacte t-il pas le fondement juridique de ce gouvernement dit inclusif ? La fissure occasionnée par le retrait légitime et sans polémiques d’un des leaders politiques ne fragilise t-elle pas les ardeurs et les velléités extrémistes du front « É zingo biani » ?

Le cours de l’histoire donnerait-il raison au leader politique qui a quitté la plateforme sans lui jeter l’opprobre en refusant le principe de négociations avec le pouvoir ?

 

En tout état de cause, réparer la violation des articles 28 et 29 de la constitution en rapportant ou en abrogeant les décrets de nomination et en poursuivant les chefs de guerre devant les tribunaux s’avèrera difficile voire impossible car cela s’assimilerait à un retour à la case départ.

A contrario, le pouvoir devrait afficher leur fermeté dès le début des différents processus car les expériences à travers d’autres crises du continent ont confirmé qu’on ne négocie pas avec les terroristes mais on les combat par tous les moyens disponibles. Le pouvoir centrafricain est la seule entité au monde à croire qu’en pactisant avec les groupes armés, le couloir pour une éventuelle réélection sera sécurisé.

En attendant la réponse optionnelle du gouvernement et pour éviter d’anticiper sur l’issue, deux scénarios sont plausibles c’est à dire que le rejet des revendications amplifiera la crise avec des conséquences incalculables sur le processus électoral tandis qu’en cas d’acceptation des revendications, les engagements conventionnels nés de l’accord de Khartoum seront nuls de nullité absolue.

 

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 05 juillet 2019.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

Bénin : Manif de la diaspora à Paris (Appels)

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Marche de la diaspora béninoise à Paris en mai 2019. CopyrightCNC.

 

Collectif pour la Sauvegarde de la Démocratie au Bénin (CSDB)

 

Appel à toute la diaspora béninoise, aux amis du Bénin, aux démocrates et défenseurs des Droits de l’Homme.

 

La diaspora béninoise manifestera à nouveau dans les rues de Paris, en France, le samedi 13 juillet 2019, à la Place du Trocadéro, à partir de 14 heures très précises, en signe de solidarité et de soutien au peuple béninois en lutte pour la restauration de la démocratie et de l’Etat de droit au Bénin.

Le Bénin, berceau des Conférences nationales en Afrique, représente pour nombre d’Africains, un symbole en matière démocratique. C’est à ce titre que tous les Africains épris de paix et de justice sont invités à se joindre aux Béninois dans le cadre de ce rassemblement pour manifester leur attachement aux valeurs démocratiques.

Si le Bénin tombe, ce serait un effet domino pour les autres pays de la sous-région, déjà fragiles.

 

Tu es Béninois, Béninoise, et tu t’interroges sur l’utilité de ta présence à cette manifestation, penses aux derniers événements dramatiques de Cadjèhoun, Kandi, Tchaourou et Savè et à leurs conséquences.

Tu es Africain, tu ne veux pas que le phare de la démocratie en Afrique s’éteigne définitivement, rejoins-nous à la Place du Trocadéro pour manifester ton soutien au peuple béninois et rendre un vibrant hommage aux martyrs de la sanglante répression de l’armée et de la police dans plusieurs localités du Bénin.

Consacrons un peu de notre temps à notre patrie en grand danger et à la restauration des valeurs démocratiques en Afrique.

Ensemble pour la reprise des élections législatives et le retour de la démocratie au Bénin !

 

  • Place du Trocadéro : Métro ligne 6 Station Trocadéro

 

  • Renseignements : +33 6 21 82 50 72/ +33 6 47 22 93 60/ +33 7 54 80 57 77

 

 

 

Fait à Paris, le 30 juin 2019

 

 

 

La Coordination

 

 

 

 

 

Collectif pour la Sauvegarde de la Démocratie au Bénin (CSDB)

 

 

 

4 ème grand rassemblement des Béninois de la diaspora à Paris, Place du Trocadéro, le samedi 13 juillet 2019 à 14 heures précises pour exiger la reprise des élections législatives et le retour de la démocratie au Bénin

 

La diaspora béninoise manifestera à nouveau dans les rues de Paris, en France, le samedi 13 juillet 2019, à la Place du Trocadéro, à partir de 14 heures très précises, en signe de solidarité et de soutien au peuple béninois .

 

Les Béninois de la diaspora exigent :

 

1- l’annulation de la parodie d’élections législatives organisée le 28 avril 2019

 

2- l’abrogation de toutes les lois liberticides et scélérates, notamment les lois électorales d’exclusion administrative et financière

 

3- l’audit international indépendant du fichier électoral national

 

4- la reprise des élections législatives pour le compte de la 8 ème législature, dans les conditions démocratiques, dignes de confiance, inclusives, crédibles, transparentes et apaisées

 

5- la libération de tous les prisonniers politiques

 

6- la mise en place des conditions favorables pour assurer le retour de tous les exilés politiques

 

7- la fin des persécutions, enlèvements, séquestrations, arrestations, emprisonnements, poursuites judiciaires et agressions physiques des opposants et activistes du web

 

8- une enquête internationale totalement indépendante sur les massacres des populations civiles à Cotonou, Kandi, Tchaourou et Savè.

 

Béninoises, Béninois, Africains, démocrates et défenseurs des Droits de l’Homme, consacrons eu peu de notre temps au Bénin en grand danger et à la restauration des valeurs démocratiques en Afrique.

 

  • Place du Trocadéro : Métro ligne 6 Station Trocadéro

 

  • Renseignements : +33 6 21 82 50 72/ +33 6 47 22 93 60/ +33 7 54 80 57 77

 

Fait à Paris, le 30 juin 2019

La Coordination

 

Centrafrique / parution d’un ouvrage : “Voyagez au cœur de l’Afrique” avec Carol L. Bing

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Nous avons le plaisir de vous présenter ce nouvel ouvrage qui inaugure un genre nouveau dans la littérature centrafricaine.

 

Ce roman est le témoignage de l’amour inconditionnel d’un enfant pour sa mère bien-aimée.

Avec un sens du romanesque unique, Cœur d’Afrique met en lumière des personnages souvent mis de côté en raison de leur âge, de leur sexe, de leurs origines voir même de leur handicap.

Ne passez surtout pas à côté de Cœur d’Afrique…

L’auteure

 Carol L. Bing est une jeune auteure qui inaugure une série de publications d’un genre nouveau dans la littérature centrafricaine. Cœur d’Afrique est son second roman. Après un diplôme en communication obtenu à Paris, elle décide de partir vivre en Centrafrique où elle créera le collectif Art’Frica. Ce collectif a pour vocation d’aider les artistes et artisans centrafricains à promouvoir leurs créations.

 

Contact auteure : binglaetitia@vahoo.fr

Contacts éditeur : Clara Morin 01 40 46 79 25

clara.morin@harmattan.fr

Denis Pryen : denispryen.harmattan@wanadoo.fr

01 40 46 79 12

Xavier Pryen : xav.pryen@free.fr 06 74 88 52 34

 

 

Centrafrique :  Le torchon brûle entre le ministre de sécurité Henri Wanzet Linguissara et les services des finances 

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Le Ministre de l’intérieur Henri Wanzet Linguissara. CopyrightDR.

 

Visiblement, les relations entre le ministre de la Sécurité publique et les services de finances ne sont plus au beau fixe. À l’origine, la gestion des ressources fournies par la direction générale de l’émigration et immigration, mais surtout la vente illicite d’un bâtiment administratif à des sujets libanais.

 

Tout a commencé sur le sulfureux dossier de la vente d’un bâtiment de la police centrafricaine situé à l’intersection de la rue Charles Rogon à Bangui et la rue Émile Gentil, abritant les services du HCCDR ainsi que certains membres du cabinet du Ministère de la sécurité publique, par le ministre de l’intérieur à un sujet libanais qui s’appellerait Nassour de la société Almadina. «

Nous assistons ces dernières 72 heures à l’interdiction des enregistrements des cartes de séjour par le général Wanzet (ministre de l’Intérieur) au nom d’une convention fictive signée entre la société Almadina et l’État centrafricain », a confié une source proche de la police de l’immigration qui ajoute ” des vérifications faites depuis le Trésor public et les services compétents du Ministère des Finances, il n’y a aucune convention signée. Même s’il en était le cas, cela devrait être du ressort du Conseil des ministres”.

Au fond de ce feuilleton, le ministre de l’Intérieur aurait accordé un marché, celui de la délivrance des documents de sécurité tels la Carte de séjour et la Carte d’identité nationale aux libanais d’Almadina sans tenir compte d’exigences juridiques en la matière. Aussi, un édifice public a été bradé à des sujets libanais. C’est pourquoi, la ministre de l’Urbanisme, Mme Gina Lawson Roosalem a pris un Arrêté ce 3 juillet pour couper court aux agitations de son homologue Wanzet Linguissara, car son Arrêté précise en son Article 1 que ” Le bâtiment administratif situé à l’intersection de la rue Charles Rognon et la rue Émile Gentil sur l’avenue du Président Léopold Sédar Senghor, à l’exception des locaux affectés au Haut commissariat chargé de la décentralisation et de la régionalisation, est affecté au Ministère de l’intérieur chargé de la sécurité publique”.

Le danger que l’on ignore est de savoir si le ministre de l’Intérieur a-t-il déjà consumé sa part de la convention fictive entre Almadina et l’État Centrafricain.

De tout cela, le ministère des Finances n’a pas encore dit mot.

À suivre…

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : recrudescence des actes du banditisme à Bria.

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Ville de Bria. Crédit photo : Gervais Lenga / CNC.

 

Bria (République centrafricaine) — depuis deux semaines la capitale provinciale de la Haute-Koto tourne au rythme des bandits issus probablement des groupes armés.

 

Rien ne va plus à Bria en matière de sécurité alors que les forces du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) et les forces de la Minusca ne cessent de patrouiller dans la ville.

Dorénavant, pour un rien, on tire avec son arme pour impressionner ou carrément neutraliser son adversaire. Même les mercenaires russes ont bien compris le message alors que dans d’autres villes du pays comme Bouar, Paoua, Dékoua et Sibut ils sont les champions en matière de débauchage sexuel. Mais à Bria, ils ont bien compris, sinon c’est la mort assurée.

Pas plus tard qu’avant-hier mardi au domicile de l’homme d’affaires Djouma, un homme d’une quarantaine, conscient au moment de son acte, a tiré quatre coups de feu en l’air sans aucune raison apparente après une banale discussion avec ses interlocuteurs.

Comme si cela ne suffisait pas, le lendemain, mercredi 3 juillet dernier vers 17 heures, pendant que les paisibles citoyens sont chez eux en train de se reposer, un combattant du FPRC, visiblement ivre, marchant gaillardement sur ses deux jambes au milieu de chaussée faisait des tirs aveugles et assourdissants avec son arme bien garnie. Ce qui a poussé certaines personnes à quitter leurs domiciles pour se mettre à l’abri croyant à un véritable échange militaire.

 

Braquages incessants

Désormais, il est presque difficile pour un citoyen lambda de circuler à partir de 17 heures dans la ville de Bria sans prendre des mesures préalables relatives à sa propre sécurité à cause des nombreux cas de violence constatés ces derniers temps.

Même sur les axes menant aux différentes localités proches de Bria, les coupeurs de route, identifiés localement comme des combattants peuls, seraient à l’origine de nombreux cas de braquage observés ces derniers temps sur certains passants voyageant en petit groupe.

En tout cas, le port d’armes est désormais plus que visible dans les rues à Bria comme si les Séléka se préparent à quelque chose.

Avertissement de la Minusca

Dans l’un de ses nombreux tweets du mercredi dernier, la Minusca aurait demandé aux groupes armés de démanteler leurs nombreuses barrières illégales sur certains axes routiers en province. Une manière de lancer un ultimatum à ces derniers de respecter les clauses de l’accord de Khartoum du 6 février dernier alors que des rumeurs d’une opération imminente se profilent à l’horizon.

Copyright2019CNC.

Centrafrique : Touadera et 2021, la folie du trucage s’empare de la présidence.

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Bangui (République centrafricaine) — alors que sa cote de popularité s’effrite du jour en jour, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, visiblement hanté par son obsession du pouvoir, se prépare activement pour sa réélection en 2021. Et ce,  d’une manière ou d’une autre.

 

Même si on prend Zidane, Obama ou encore la Chancelière allemande Angela Merkel pour parrainer la candidature  de Faustin Archange TOUADERA à la prochaine élection présidentielle de 2021, il est pratiquement difficile, voir de l’exploit pour ce dernier de remporter haut la main face à ses adversaires. Et ce, il en est conscient.

Ainsi, pour tenter de minimiser ces obstacles qui s’alourdissent presque quotidiennement sur sa candidature, plusieurs options lui ont été proposées dont celle du trucage massif à la soviétique.

Justement, c’est sur ce point qu’on a vu ces derniers temps l’envoi d’une dizaine des Centrafricains en Russie pour apprendre comment manipuler stratégiquement une élection dans un pays faible et désordonné comme le nôtre. C’est tout ce dont ce pays frère peut visiblement apprendre comme métier aux Centrafricains.

Pendant que les truqueurs de Touadera se forment encore en Russie, on vient d’apprendre que de fausses cartes d’électeurs fabriquées en milliers viennent d’arriver à Bangui. Elles sont fabriquées sur la base de la dernière maquette présentée au chef de l’État par les graphistes le mois dernier pour appréciation.

À en croire certains conseillers du chef de l’État, il est bien beau de truquer, mais faut-il encore présenter au peuple centrafricain un bilan positif de son premier quinquennat à la tête de l’État. Ce qui paraît difficile pour le clan présidentiel qui se bouscule en ce moment.

Faustin Archange TOUADERA, qui est arrivé au pouvoir en 2016, prenait tout son temps à voyager pour sceller des contrats mafieux à l’étranger, se trouve désormais face à son négatif bilan à la tête de son pays.

Afin de tenter de rouler les Centrafricains qu’ils considèrent comme des abrutis dans la farine, des réunions se multiplient à la Présidence de la République autour de certains projets de ses prédécesseurs comme le bitumage de l’axe Baoro-Bouar qu’ils voudraient présenter aux Centrafricains comme l’une des réalisations de son quinquennat.

Oui, si les Centrafricains reconnaissent au Président Touadera la paternité de la création de deux milices armées pour traquer ses opposants non armés, l’augmentation vertigineuse de ses fonds spéciaux, sa complicité au pillage des ressources minières et naturelles du pays, le manque cruel d’eau potable et d’électricité fait aussi partie du bilan catastrophique de son quinquennat.

Faustin Archange TOUADERA, candidat indépendant en 2016, savait très bien dans quel état se trouve le pays avant de lancer sa candidature à la présidentielle. Il est vraiment absurde de dire aujourd’hui que l’état chaotique du pays qui l’a empêché à réaliser ses objectifs du quinquennat.

Affaire à suivre.

 

Copyright2019CNC.

La Libye, tout sauf un lieu sûr 

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Le bombardement du centre de détention pour migrants près de Tripoli a fait au moins 44 morts et une centaine de blessés. Un drame qui rappelle que la Libye n’est pas un pays sûr pour les migrants.

 

Depuis l’accord de 2016 entre l’Union européenne et la Turquie, la route vers l’Europe, qui passait autrefois par les îles grecques, s’est déportée plus à l’ouest. Mais la route de la Méditerranée centrale, pour atteindre l’Italie, est plus dangereuse et désormais, Bruxelles coopère avec les garde-côtes libyens qui interceptent les migrants en mer et les reconduisent dans des centres de détention en Libye.

 

Le centre de détention abritait environ 600 migrants, en majorité érythréens et soudanais et deux de ses cinq hangars ont été touchés

 

Le massacre de mardi soir s’ajoute aux cas de meurtres, de tortures et de viols dans les centres de détentions de migrants dans ce pays.

“La Libye n’est pas un endroit sûr”, dit Romain Desclous, porte-parole du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés pour l’Afrique de l’ouest, actuellement à Tripoli. “Il faut que nous trouvions ensemble avec les  Etats qui ont une influence, une solution pour l’évacuation des réfugiés et des demandeurs d’asile vers un pays de réinstallation ou hors des centres de détention. Mais aussi des solutions durables pour leur permettre de ne pas avoir à être en détention.”

 

Stopper la coopération avec la Libye

 

Parmi ces solutions durables pour mettre un terme au calvaire des migrants africains, le politologue Hasni Abidi, spécialiste du monde arabe, cite l’arrêt de la coopération entre les pays de l’Union européenne et les autorités libyennes reconnus par l’ONU.

“Considérer ce pays-là comme un pays dangereux veut dire suspendre les renvois en Libye de certains migrants et aussi ne plus donner cette légitimité aux autorités libyennes.”

En dépit de la guerre qui s’éternise en Libye, les migrants d’Afrique subsaharienne continuent de s’y rendre en espérant traverser la Méditerranée.

Le chef du Haut commissariat pour les réfugiés, Filippo Grandi, a quant à lui porté trois messages clés : les migrants et réfugiés ne doivent PAS être en détention, les civils ne doivent PAS être des cibles et la Libye n’est PAS un lieu sûr pour un renvoi” des migrants

 

Avec DW

Soudan: reprise des négociations entre les généraux et la contestation

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Le Président du conseil de transition au Soudan. CopyrightDR

 

 

Les généraux au pouvoir au Soudan et des chefs de la contestation poursuivront jeudi les négociations entamées la veille pour discuter de la transition, première rencontre du genre depuis la dispersion meurtrière d’un sit-in de manifestants à Khartoum début juin.

 

Depuis la destitution le 11 avril du président Omar el-Béchir, la tension n’a fait que monter entre le Conseil militaire de transition, qui a pris les rênes du pays, et l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), fer de lance de la contestation.

Des pourparlers entre les deux camps avaient été suspendus le 20 mai, chaque partie souhaitant prendre la direction de la transition à venir, prévue sur trois ans.

Mercredi soir, dans un hôtel de Khartoum sur les bords du Nil, trois généraux du Conseil, dont Mohammed Hamdan Daglo, et cinq représentants de l’ALC se sont retrouvés en présence des médiateurs de l’Ethiopie et de l’Union africaine (UA), a constaté un correspondant de l’AFP.

Cette rencontre est la première depuis la dispersion dans le sang le 3 juin d’un sit-in de manifestants devant le QG de l’armée à Khartoum, qui a fait des dizaines de morts et provoqué un tollé international.

Les efforts conjoints de l’Ethiopie et de l’UA avait permis d’élaborer un plan de transition. Mardi, les médiateurs avaient invité les deux camps à reprendre les négociations, indiquant que le seul point de contentieux concernait la future instance appelée à diriger la transition.

– “Amnistie” de rebelles –

Après plusieurs heures de discussions mercredi soir, les deux camps se sont mis d’accord pour poursuivre les négociations jeudi.

“Les parties ont mené des négociations responsables”, a dit aux journalistes le médiateur de l’UA, Mohamed El-Hacen Lebatt.

“Il a été décidé de relâcher tous les prisonniers politiques et les négociations vont se poursuivre demain”, a-t-il ajouté.

Avant la reprise des négociations mercredi, le chef du Conseil, Abdel Fattah al-Burhane, avait prononcé une “amnistie” concernant 235 membres d’un groupe rebelle du Darfour (ouest), “l’Armée de libération du Soudan”, une faction qui fait partie de l’ALC.

L’ALC avait dit accepter mercredi une reprise des “négociations directes” à condition qu’elles ne dépassent pas trois jours.

“Nous avons proposé 72 heures. Ni nous, ni le peuple soudanais ne sommes disposés à entreprendre des négociations sans fin”, a indiqué lors d’une conférence de presse un meneur de la contestation, Madani Abbas.

Mardi, les médiateurs avaient indiqué que les négociations allaient porter sur l’instance de transition: un “Conseil souverain” constitué de huit civils et sept militaires, selon le plan de transition dont l’AFP a pu obtenir une copie.

Sur les huit civils, sept seraient issus de l’ALC tandis que le dernier serait choisi par les deux camps.

Ce “Conseil souverain” devrait être présidé par un militaire pendant 18 mois, avant qu’un civil ne prenne la relève jusqu’à la fin de la transition, qui doit durer au total trois ans, d’après le document.

“Il est temps pour le Conseil militaire de transition de trouver un accord avec l’Alliance pour la liberté et le changement”, a commenté mercredi une porte-parole du Département d’état américain Morgan Ortagus.

Washington soutient “l’appel du peuple soudanais pour un gouvernement de transition dirigé par les civils”, a-t-elle ajouté.

La suspension en mai des pourparlers était en grande partie due à la composition de cette instance de transition, chaque partie voulant en prendre la tête.

Ces développements arrivent quelques jours après des manifestations de masse.

– Désobéissance civile –

Dimanche, des dizaines de milliers de personnes ont défilé à travers le pays, malgré un important dispositif sécuritaire et un blocage d’internet pour réclamer aux généraux de céder le pouvoir.

Dix personnes ont été tuées et plus de 180 blessées dans des violences en marge de ces rassemblements, selon les autorités.

Ces morts portent à 136 le bilan de la répression depuis la dispersion du sit-in qui avait fait à elle seule une centaine de morts selon un comité de médecins proche de la contestation. Les autorités évoquent 71 morts depuis le 3 juin.

Les chefs de la contestation ont appelé à la tenue d’une grande manifestation le 13 juillet suivie le lendemain par une campagne de désobéissance civile. Une campagne similaire, menée du 9 au 11 juin, avait quasiment paralysé la capitale.

La contestation au Soudan a été déclenchée initialement par le triplement en décembre du prix du pain dans un pays pauvre à l’économie exsangue.

Les manifestations ont rapidement pris une tournure politique en réclamant l’éviction d’Omar el-Béchir, qui dirigeait le pays d’une main de fer depuis près de trois décennies.

Avec AFP/VOA