mercredi, mai 6, 2026
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Des Soudanais déterminés à manifester même pendant le ramadan

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Ahmed Hamid, 21 ans, se dit plus déterminé que jamais: malgré le jeûne du ramadan, épuisant pour le corps avec des températures caniculaires, il manifestera sans relâche pour que l’armée cède le pouvoir aux civils au Soudan.

Le 6 avril, après plus de trois mois de manifestations déclenchées par la hausse du prix du pain, de nombreux Soudanais ont commencé à camper devant le QG de l’armée dans la capitale Khartoum pour réclamer un changement de régime.

Malgré le départ du président Omar el-Béchir, le 11 avril, après 30 ans au pouvoir, ils n’ont pas mis fin à leur sit-in et demandent désormais aux militaires ayant pris les rênes du pays de laisser place à une autorité civile de transition.

“Nous avons coupé la tête (du régime), mais une partie du corps est toujours là”, a déclaré à l’AFP Ahmed vendredi, sur un site débordant de monde à l’occasion de la prière du vendredi.

“Nous resterons ici pour le jeûne du ramadan et même après le ramadan jusqu’à ce qu’on réponde à nos demandes”, poursuit le jeune manifestant.

Le Conseil militaire de transition qui a pris le pouvoir a jusqu’ici refusé de le céder à une administration civile.

Un accord trouvé pour former un Conseil conjoint comprenant militaires et civils ne s’est pour l’instant pas concrétisé, les deux camps se disputant sur sa composition.

Déterminés à ne pas se laisser confisquer leur révolution, les manifestants se disent déterminés à poursuivre leur mouvement.

– Honneur –

Sous un soleil de plomb, ils ont participé en nombre à la traditionnelle prière du vendredi à l’endroit du sit-in.

“Les gens ne devraient pas oublier les martyrs, nous devons continuer à participer aux rassemblements qui nous permettent de rester unis”, lance un imam, prêchant depuis le toit d’un petit camion. Un fidèle tient un parapluie au-dessus de sa tête pour le protéger du soleil.

Depuis décembre, au moins 65 personnes ont été tuées dans les violences liées aux manifestations, selon des responsables.

“Liberté, paix, justice”: entonnant les slogans du mouvement de protestation qui a permis de chasser Omar el-Béchir du pouvoir, des centaines de manifestants font le V de la victoire.

Des volontaires, dont de nombreux adolescents, aspergent d’eau les participants pour les rafraîchir alors que le thermomètre affiche 43 degrés Celsius.

D’autres offrent de l’eau depuis une camionnette faisant le tour du lieu pour fournir des tapis de prière.

“Sans le moindre doute, je resterai jusqu’à ce qu’un gouvernement civil soit formé”, confie Awad Mohamed Awad qui dit camper devant le QG de l’armée depuis la chute du président Béchir.

“Je suis ici et je jeûnerai ici pour le ramadan”, poursuit cet avocat, les épaules recouvertes d’un drapeau soudanais.

Les manifestants disent avoir déjà un plan pour organiser la période du ramadan, que ce soit durant la journée où les musulmans ne mangent ni ne boivent ou la nuit pour la rupture du jeûne.

“Jeûner à côté du siège de l’armée dans la chaleur c’est la moindre des choses que nous pouvons faire pour obtenir ce que nous voulons”, dit Jaafar Wad al-Rif, un des protestataires.

Certains manifestants affirment être prêts à rester là des mois.

“Nous resterons durant le ramadan, après le ramadan et jusqu’à l’Aïd al-Adha”, une fête musulmane prévue au mois d’août, lance Salaheddine Dafallah, employé dans une compagnie minière. Voire même plus tard: “S’ils ne répondent pas à nos demandes, le sit-in ne pourra pas être dispersé”.

Avec AFP

Afrique du Sud: démonstration de force de l’ANC et des EFF à trois jours des législatives

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Le Congrès national africain (ANC – au pouvoir en Afrique du Sud) et la gauche radicale en pleine progression ont fait une démonstration de force dimanche en réunissant des dizaines de milliers de partisans avant les élections législatives et provinciales de mercredi.

Dans le stade d’Ellis Park à Johannesburg, devant une marée humaine vêtue de jaune, l’une des trois couleurs de l’ANC, le président Cyril Ramaphosa a assuré que la victoire était “certaine”, malgré les “erreurs” commises par son parti.

Pendant la campagne, “nous avons rencontré des gens sans emploi, sans maison décente, sans bonne éducation”, a reconnu le patron de l’ANC, qui dirige le pays depuis les élections démocratiques qui ont mis fin à l’apartheid en 1994.

“Nous vous avons entendus (…) Oui, nous avons fait des erreurs mais c’est seulement ceux qui ne font rien qui ne commettent pas d’erreurs”, a-t-il estimé, promettant la fin de “l’ère de l’impunité”.

Vingt-cinq ans après la fin officielle du régime raciste, l’Afrique du Sud, première puissance industrielle du continent, se débat avec un fort taux de chômage (27%), d’énormes disparités sociales et une corruption endémique.

“Nous sommes déterminés à ce que les personnes reconnues coupables de corruption (…) ne soient pas autorisées à occuper des postes de responsabilités au sein de l’ANC, au parlement ou dans le gouvernement”, a assuré Cyril Ramaphosa, qui a succédé début 2018 à la tête du pays à Jacob Zuma, empêtré dans des scandales de corruption.

A une vingtaine de kilomètres au sud-ouest d’Ellis Park, le parti de la gauche radicale des Combattants pour la liberté économique (EFF) a également fait le plein dans le stade d’Orlando, au coeur du township de Soweto.

Les EFF se sont imposés comme la troisième force politique en 2014, neuf mois seulement après leur création par Julius Malema, ancien chef de la Ligue des jeunes de l’ANC.

– “On n’est pas des Mickey” –

En quelques années, cette nouvelle formation qui se présente comme le défenseur des plus démunis a su grignoter l’électorat jeune et pauvre de l’ANC, le parti de feu Nelson Mandela.

“Mandela a confié le témoin à la plus jeune génération et cette génération plus jeune est l’EFF”, a affirmé dimanche son “commandant en chef”, Julius Malema, en chemise et béret rouges, la couleur de son mouvement.

“Ils pensaient qu’on était des +Mickey+, maintenant ils réalisent qu’on doit être reconnus”, a-t-il lancé devant des dizaines de milliers de ses sympathisants survoltés.

“On ne peut pas parler de l’avenir de l’Afrique du Sud sans l’EFF. Nous sommes l’avenir du Sud”, a-t-il prévenu.

Selon les sondages, l’ANC est assuré de conserver la majorité des voix mercredi. Les EFF sont eux crédités de 11% à 15% des voix.

En 2014, lors de leur première participation à des élections, les EFF avaient obtenu 6,35% des voix et 25 des sièges à l’Assemblée nationale. Aux municipales de 2016, ils avaient séduit 8% des votants au niveau national.

Peggy Mavimbela, 72 ans et qui votait ANC depuis 1994, fait désormais confiance aux EFF.

“J’ai toujours voté ANC, mais cette fois j’ai décidé que c’en était assez. Je vote EFF”, a déclaré cette retraitée à l’AFP. “J’ai quitté l’ANC à cause de la corruption”, a-t-elle expliqué.

A Ellis Park, un militant de l’ANC, Andrew Tyiwa, reconnaît que “les choses ont mal tourné”. “Mais des corrections vont être faites. Il vaut mieux aller avec le diable qu’on connaît”, estime ce sexagénaire.

Cyril Ramaphosa est la “bonne personne pour faire changer les choses”, a aussi estimé une fidèle de l’ANC, Pindiwe Motsoane, 62 ans.

L’Alliance démocratique (DA), principale force de l’opposition, a tenu son dernier grand meeting samedi aussi à Soweto. Son chef, Mmusi Maimane, a appelé les déçus de l’ANC à avoir “le courage” de voter pour le changement.

En cas de victoire de l’ANC mercredi, Cyril Ramaphosa, qui tient son mandat des députés, est assuré d’être reconduit à la tête de l’Etat.

Avec AFP

Cameroun: Jean Marc Ngoss annonce la date du départ de Paul Biya du pouvoir

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Le Président camerounais Paul Biya

 

 

Jean Marc Ngoss, le président du parti de l’Esprit d’Avril 1948 était
l’invité de Romaric Tenda dans l’émission 7 minutes pour convaincre. Plusieurs sujets ont été abordés notamment la crise anglophone, le programme politique du soit-disant prochain président, l’affaire Mida, la succession du président Paul Biya à la tête de l’Etat Camerounais entre autres.

Pour Jean Marc Ngoss, il n’y a aucun doute, il sera le prochain président camerounais. “Je vous le dis, je suis le prochain chef d’Etat et c’est imminent” a-t-il déclaré et le journaliste de le relancer “Et si vous ne l’êtes pas?”

Et Jean Marc Ngoss de répondre ” Je le serai. Et si d’aventure après le chef de l’Etat, il s’avère que quelqu’un d’autre s’asseye sur ce trône de manière démocratique alors considérez que j’étais un malade, plus jamais je ne vous parlerai de politique dans ce pays. Et mes parents devraient me montrer qui étaient réellement mes parents parce que je ne suis pas le fils de mon père. Je m’appelle Jean Marc Ngoss notez-le en noir et blanc et le mortel qui pourra l’empêcher n’est pas encore en voie de création

Le président du parti de l’Esprit d’avril 1948 ne s’est pas arrêté là. Il a également annoncé la date à laquelle le président Paul Biya partira du pouvoir. Pour Jean Marc Ngoss, il n’y a pas de doute: Paul Biya partira de la tête de l’Etat Camerounais le 22 Octobre 2021.

Si le 22 Octobre 2021 l’actuel chef d’Etat est à Yaoundé, président de la République du Cameroun, alors moi Jean Marc Ngoss, considérez que vous avez vu l’homme le plus instable de l’univers au nom du Dieu que je sers

Il faut dire que ce n’est pas la première fois que des prophéties sont faites sur la mort ou le départ du président Paul Biya à la tête de l’Etat Camerounais. L’on se souvient qu’il y a quelques années, Guy Parfait Songuè avait annoncé la mort du président Paul Biya avant la tenue de la présidentielle d’Octobre 2018. Aujourd’hui c’est au tour de Jean Marc Ngoss de prophetiser le départ de Paul Biya à la tête de l’Etat camerounais au plus tard le 22 Octobre 2021. Seul l’avenir nous dira si Jean Marc Ngoss avait raison ou tort.

 

 

Par : Oscar Mbena4

Afrima.com

Burundi : le Président Nkurunziza recompense sa fille de 12 ans le 1er mai

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Le Président Pierre Nkurunziza du Burundi.

 

 

Le président burundais Pierre Nkurunziza a récompensé mercredi 1er mai sa fille de 12 ans, Naomie, à côté des « travailleurs » burundais considérés comme les plus méritants de l’année, a rapporté la radiotélévision nationale du Burundi (RTNB). « Le chef de l’Etat Pierre Nkurunziza offre une enveloppe (d’argent) à sa fille Naomie Nkurunziza, qui s’est bien comportée au foyer », a indiqué la RTNB dans un tweet publié dans la nuit de mercredi à jeudi, sans préciser le montant.

« Elle est laborieuse, et aime la culture burundaise et le sport, dixit Pierre Nkurunziza », a ajouté la RTNB, reprenant les mots utilisés par le chef de l’État lors des festivités officielles de la fête du travail, au stade de Rumonge, à environ 80 km au sud de Bujumbura.

Le président burundais a pris l’habitude de distinguer depuis une dizaine d’années le 1er mai les « travailleurs » les plus méritants de l’année. Outre sa fille, il a récompensé de hauts cadres de l’Etat, des agriculteurs, l’équipe nationale de football, un judoka, des gouverneurs et des administrateurs de commune, qui ont excellé dans leurs domaines respectifs.

Nkurunziza a déjà récompensé de la sorte ces dernières années un de ses fils, Jonathan, qui n’avait que cinq ans à l’époque, son épouse Denise Bucumi et une de ses bonnes d’enfant.

« Les prix de Nkurunziza à son épouse et à ses enfants me rappellent le dictateur (ougandais) Idi Amin Dada accordant des décorations militaires à son fils de 5 ans! Que de ressemblances entre ces deux dictateurs ubuesques et sanguinaires », a tweeté jeudi Pacifique Nininahazwe, l’une des figures de la société civile en exil.

En récompensant sa fille, M. Nkurunziza a voulu signifier que « la reconnaissance n’est pas une affaire de l’Etat ou des organisations, que c’est plutôt un réflexe que tout le monde devrait avoir », a réagi auprès de l’AFP son porte-parole Jean-Claude Karerwa Ndenzako, ajoutant que l’argent donné à sa fille était « tiré de sa propre poche ».

Le Burundi est en crise depuis que M. Nkurunziza a annoncé en avril 2015 sa candidature à un troisième mandat controversé. Il avait été réélu en juillet de la même année.

Les violences qui ont accompagné la crise ont fait au moins 1.200 morts et déplacé plus de 400.000 personnes entre avril 2015 et mai 2017, d’après les estimations de la Cour pénale internationale, qui a ouvert une enquête.​

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Avec AFP

 

RDC : appel à la réouverture des enquêtes sur la mort des journalistes sous Kabila.

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Une organisation congolaise de défense de la presse a demandé vendredi la réouverture des enquêtes concernant les meurtres d’au moins 14 journalistes en République démocratique du Congo (RDC) durant la présidence de l’ex-chef de l’État Joseph Kabila. Journaliste en danger (JED) « demande solennellement aux nouvelles autorités de la RDC de rouvrir les procès de tous les journalistes assassinés sous l’ancien régime de Joseph Kabila, afin que les principaux suspects répondent de leurs actes », écrit l’ONG dans un communiqué.

« Le long règne de Joseph Kabila à la tête de la RDC a été marqué par des brimades, des attaques et fermetures des médias, des arrestations et violences allant parfois jusqu’aux assassinats des journalistes », écrit JED.

« Au total, au moins 14 journalistes ou professionnels des médias ont été tués dans des conditions qui n’ont jamais été clairement élucidées », ajoute l’ONG.

« Là où la justice a déjà tranché, qu’est-ce que M. Kabila a à voir dans ces affaires (…). C’est une confusion de genre », a réagi l’ancien porte-parole du gouvernement congolais Lambert Mende, proche de l’ex-président.

Kabila est resté au pouvoir de 2001 à 2018 et a été remplacé par Félix Tshisekedi, proclamé vainqueur de la présidentielle contestée du 30 décembre.

JED a notamment répertorié les assassinats de deux journalistes de la Radio onusienne Okapi, Serge Maheshe (2007) et Didace Namujimbo (2008), et d’autres médias nationaux, dont Patient Chebeya à Béni (2010), Franck Ngyke du journal La Référence Plus et de son épouse Hélène Mpaka tués à leur domicile à Kinshasa (2005), et de Bapuwa Mwamba, freelance à Kinshasa (2006).

Dans le cas de l’assassinat de Serge Maheshe, trois civils, dont les deux tueurs présumés, ont été condamnés à mort en 2008, au terme d’un procès controversé. L’ONU et plusieurs ONG avaient estimé qu’il n’avait pas permis de faire la lumière sur ce crime.

Quant au cas du meurtre du deuxième journaliste de Radio Okapi, Didace Namujimbo, le procès avait mis un an avant de s’ouvrir mais les présumés assassins s’étaient « évadés » dans les jours qui avaient suivi leur incarcération.

Dans le cas du meurtre de Franck Ngykie, l’Union nationale de la Presse du Congo (UNPC) avait déploré en 2017 le fait que les vrais commanditaires n’étaient pas connus après « un semblant de justice » ayant condamné à mort trois militaires.

« Les élections de décembre ont entraîné des changements et on s’attend maintenant à ce que les médias puissent fonctionner sans crainte » en RDC, a écrit l’ambassadeur américain Michael Hammer dans un article d’opinion.

La RDC occupe la 154ème place sur 180 pays, dans le classement mondial de la liberté de la presse publié par Reporters sans Frontières (RSF) en 2019.

 

Avec La Libre Afrique

 

Libye: 161 migrants interceptés par les garde-côtes

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Les garde-côtes libyens ont intercepté en mer Méditerranée 161 migrants à bord de deux embarcations jeudi soir et les ont ramenés en Libye, ont annoncé le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et la marine libyenne.

Ces « réfugiés et migrants » ont été débarqués à Al-Khoms, situé à 100 km à l’est de Tripoli, a précisé le HCR.

Un centre de détention de migrants se trouve dans cette ville côtière située à 120 kilomètres à l’est de Tripoli.

Dans un communiqué publié samedi, la marine libyenne précise que ces 161 migrants, dont 15 femmes et cinq enfants, ont été interceptés sur « deux bateaux pneumatiques » à environ 150 kilomètres au nord-ouest d’Al-Khoms.

Mercredi, la marine libyenne avait annoncé avoir ramené à Al-Khoms 96 migrants, des hommes majoritairement soudanais et bangladais, interceptés la nuit précédente.

Quinze candidats à l’exil ont également été ramenés à Zouara, à 120 km à l’ouest de Tripoli, portant à 272 le nombre de migrants reconduits en une semaine sur la côte libyenne, affirme le HCR.

Depuis le début de l’année, 1.287 personnes ont été « interceptées/secourues » par les garde-côtes libyens lors de 15 opérations, ajoute le HCR, en remarquant que « les débarquements ont drastiquement chuté si on compare aux données réunies sur la même période en 2018 (5.257 personnes) et 2017 (3.509 personnes) ».

Les agences de l’ONU et organisations humanitaires rappellent régulièrement leur opposition à ce que les migrants arrêtés en mer soient ramenés en Libye, en proie au chaos depuis la chute de Mouammar Kadhafi en 2011 et où ils se retrouvent placés « en détention arbitraire », ou à la merci de milices.

Le pays est plongé dans une nouvelle spirale de violence depuis l’offensive militaire lancée le 4 avril par Khalifa Haftar, homme fort de la partie orientale, pour conquérir Tripoli, siège du gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par la communauté internationale.

Les forces loyales au GNA et celles de l’autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL) du maréchal Haftar s’affrontent dans la banlieue sud de la capitale ainsi que plus loin au sud de la ville.

L’adjointe à l’émissaire spécial de l’ONU en Libye, Maria do Valle Ribeiro, s’est dit fin avril « très préoccupée » par le sort de « 3.500 migrants et réfugiés (qui) sont en danger dans des centres de détention situés près de zones d’affrontements », dans une interview à l’AFP.

Aucune donnée officielle n’est disponible sur le nombre de migrants, souvent clandestins, présents en Libye, point de convergence de nombreux migrants d’Afrique subsaharienne et d’Afrique de l’Est qui veulent gagner l’Europe. Leur nombre est estimé à plusieurs centaines de milliers.

Parmi eux, l’Organisation internationale de la migration (OIM) en recense 5.933 retenus dans des « centres de détention » officiels. Plusieurs centaines sont détenus par des groupes armés dans d’autres installations échappant à tout contrôle.

 

Avec AFP

 

Nigeria: arrêtées pour prostitution, puis violées par les forces de l’ordre

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« Au Nigeria, être une femme, jeune, c’est déjà un crime », assène Jenny*: interpellée il y a deux semaines à Abuja, alors qu’elle rentrait chez elle, la jeune femme affirme avoir été violée par ceux censés la protéger.

« Vers 21H30 ou 22H00, je marchais pour rentrer chez moi quand la police m’a arrêtée, m’accusant d’+être dehors tard+. Ils m’ont demandé de payer 4.000 nairas (10 euros), mais je n’avais pas d’argent sur moi », raconte à l’AFP cette maquilleuse de 25 ans.

« Ils m’ont emmenée dans des fourrés, derrière un bâtiment. Ils étaient quatre. Ils m’ont molestée, et pendant que trois me maintenaient de force, l’un d’entre eux m’a violée, sans préservatif ».

Lors de deux raids spectaculaires, les 17 et 26 avril, des dizaines de femmes ont été arrêtées dans des boites de nuit, des bars à strip-tease, des hôtels ou dans les rues de la capitale fédérale nigériane au prétexte qu’elles se prostituaient – ce que plusieurs d’entre elles ont fermement nié.

Le scandale, relayé dans la presse, a provoqué une vague d’indignation sur les réseaux sociaux et relancé le débat sur les droits des femmes dans la société nigériane.

Les témoignages recueillis par l’AFP, accablants, font état de rafles arbitraires et de multiples agressions sexuelles, par une force d’intervention spéciale mixte composée d’agents administratifs du territoire de la capitale fédérale (FCT) et de policiers.

L’avocat et activiste Martin Obono, qui se trouvait au commissariat de police d’Utako la nuit du 26 avril, a été le premier à lancer l’alerte: « J’ai vu les filles descendre des véhicules en hurlant. Certaines saignaient et m’ont dit qu’elles avaient été violées avec des objets lors de leur transfert ».

« Il y avait une mère avec son bébé de deux mois, ils ne lui ont pas permis de l’allaiter malgré ses supplications et ses pleurs jusqu’à ce qu’une femme officier intervienne », a-t-il expliqué à l’AFP.

– « Péché religieux » –

Ce vendredi-là, Blessing*, 22 ans, était invitée à une soirée reggae dans un hôtel d’Abuja et achetait une bouteille d’eau à la réception lorsque les forces de l’ordre ont fait irruption.

« Ils m’ont trainée dehors en me traitant de prostituée, et m’ont emmenée au commissariat d’Utako », raconte Blessing, qui décrit une opération coup de poing impliquant « de nombreux fourgons et pick-up ».

« Ils ont ramassé environ 70 filles. Les policiers venaient nous provoquer dans notre cellule, ils nous regardaient nous changer, nous touchaient la poitrine et nous ont gazé plusieurs fois » au gaz lacrymogène, assure-t-elle.

Selon Blessing, une soixantaine de filles ont finalement pu rentrer chez elles: « certaines ont payé des pots-de-vin, d’autres ont accepté de coucher avec des policiers pour être libérées. Il y a un immeuble en construction dans le commissariat. C’est là qu’ils allaient ».

Un porte-parole de la police d’Abuja a répondu à l’AFP qu’il ne serait pas disponible « avant le mois prochain ». Les multiples appels et messages envoyés à d’autres responsables de la police fédérale sont également restés sans réponse.

Le patron de la police des polices, Abayomi Shogunle, a toutefois rappelé sur son compte Twitter officiel à « ceux qui font du bruit » que « la prostitution est un crime puni par loi » au Nigeria, sans répondre des allégations de viols.

« La prostitution est un péché selon les deux religions » dominantes (islam et christianisme), a-t-il déclaré, ajoutant notamment que « la médecine dit que la prostitution propage le sida » ou que « les prostituées ne paient pas d’impôts ».

– Déjà condamné –

Lundi, 27 des jeunes femmes arrêtées le mois dernier ont été présentées devant un tribunal d’Abuja et ont été condamnées à un mois de prison avec sursis et à une amende de 3.000 nairas (7,4 euros) pour prostitution.

Dans une lettre ouverte, 72 intellectuels, militants et ONG de défense des droits de l’homme ont condamné la semaine dernière « l’humiliation publique, les agressions et le harcèlement sexuels de plus de cent femmes » lors de ces raids.

Ils se disent « choqués par la condamnation d’un grand nombre d’entre elles lors d’un procès inéquitable » et demandent « aux autorités fédérales (…) d’enquêter sur toutes les allégations de sévices et de violences, y compris de viols, dont ces femmes ont été victimes ».

La plupart des 27 condamnées ont en outre été « forcées de plaider coupables avant même d’avoir accès à un avocat, en échange de leur liberté », a affirmé à l’AFP Me Jennifer Ogbogu, qui a défendu plusieurs d’entre elles lors du procès. « Certaines étaient des prostituées, d’autres non, mais en aucun cas cela peut justifier que leurs droits soient ainsi bafoués ».

Ce n’est pas la première fois que les forces de l’ordre nigérianes sont accusées d’agression sexuelle sous couvert de vouloir faire respecter les bonnes moeurs.

En octobre 2017, la Cour de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest avait déjà condamné le gouvernement nigérian à payer 18 millions de nairas (45.000 euros) de dommages et intérêts à trois femmes « illégalement arrêtées, détenues et déclarées prostituées » à Abuja par la même force qui a opéré les récents raids nocturnes.

« Ils savent que nous sommes faibles, et ils ne nous considèrent pas comme des êtres humains », estime Jenny, la voix tremblante. « Tout ça doit cesser, ils doivent être punis ».

*Les prénoms ont été changés pour garantir l’anonymat des victimes

Avec

AFP

 

Mali : 18 civils tués dans une double embuscade à l’intérieur du pays.

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Dix-huit civils ont été tués dans une double embuscade menée par des hommes armés à deux jours d’intervalle dans une même commune du centre du Mali, où opèrent des jihadistes, a appris l’AFP vendredi auprès d’élus locaux et d’une source de sécurité.

« Mercredi, 12 civils ont été tués par des hommes armés dans le village de Tigula, dans la commune rurale de Mondoro. Jeudi, six autres civils partis à (leur) recherche ont été à leur tour tués par les mêmes hommes », a déclaré à l’AFP un élu de Mondoro sous couvert de l’anonymat pour raisons de sécurité.

Le déroulement des faits et le bilan ont été confirmés par un autre élu municipal.

« Mercredi, un véhicule de l’armée qui transportait des vivres, près du village de Tigula, a explosé, tuant un militaire. Ayant entendu l’explosion, les villageois ont pris la direction du lieu (de l’explosion) pour secourir les militaires lorsque des terroristes sont intervenus pour les exécuter », a détaillé cet élu local.

Six autre civils partis jeudi à la recherche du premier groupe de personnes dont ils étaient sans nouvelles ont été à leur tour « tués par les terroristes », a-t-il poursuivi.

Le bilan de 18 civils tués est également confirmé par une source de sécurité, qui n’a cependant pas fait état du soldat tué.

« Les assaillants ont mis des mines dans les corps des douze civils. On ne sait pas très bien encore si c’est en voulant prendre les corps que les six (autres civils) ont été tués ou s’ils ont été exécutés comme les autres », a indiqué cette source de sécurité.

Des enquêteurs ont été envoyés vendredi dans la zone de Mondoro pour savoir « exactement » ce qui s’est passé, a indiqué à l’AFP une autre source de sécurité.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda. Ces groupes en ont été en grande partie chassés par une intervention militaire internationale, lancée en janvier 2013 à l’initiative de la France, qui se poursuit.

Mais des zones entières du pays échappent encore au contrôle des forces maliennes, françaises et de l’ONU, régulièrement visées par des attaques, malgré la signature en mai-juin 2015 d’un accord de paix, censé isoler définitivement les jihadistes, dont l’application accumule les retards.

Depuis 2015, ces attaques se sont étendues au centre et au sud du Mali et le phénomène déborde sur les pays voisins, en particulier le Burkina Faso et le Niger, se mêlant très souvent à des conflits intercommunautaires.

Avec AFP

Ethiopie : “plusieurs dizaines ” de morts dans des affrontements intercommunautaires.

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« Plusieurs dizaines » de personnes ont été tuées lundi dans des affrontements intercommunautaires dans l’État Amhara, dans le nord-ouest de l’Éthiopie, en représailles à de précédentes violences, a-t-on appris vendredi auprès des autorités de l’État voisin du Benishangul Gumuz.

Des assaillants non identifiés ont tué lundi des dizaines de personnes d’etnhie gumuz dans la localité de Jawi, dans l’État Amhara, à la frontière avec l’État du Benishangul Gumuz, a indiqué à l’AFP Geleta Hailu, responsable de la communication du Benishangul Gumuz.

« Des missions de recherche se poursuivent encore pour trouver des victimes et des survivants de l’attaque de lundi, mais je peux confirmer que le bilan se compte en plusieurs dizaines » de morts, a-t-il déclaré.

Il a expliqué qu’il s’agissait de représailles à des violences dans lesquelles au moins 21 personnes, d’ethnie gumuz et amhara, ont été tuées samedi et dimanche près de la localité de Dangur, dans l’État du Benishangul Gumuz.

Des maisons avaient été brûlées dans ces affrontements, qui avaient été déclenchés par un différend personnel selon les autorités régionales.

« Je peux confirmer que plus de 80 personnes ont été blessées dans le massacre (de lundi, ndlr) et au moins 90 survivants sont actuellement abrités sur le terrain d’une école locale », a ajouté M. Geleta.

Le vice-Premier ministre éthiopien, Demeke Mekonen, a dénoncé cette attaque, dans une interview avec l’agence de presse de la région amhara AMMA.

« J’appelle les forces de sécurité à jouer leur rôle pour s’assurer que la loi soit respectée. Les forces de sécurité doivent se redéployer rapidement quand des conflits surviennent, semblables à cette tragédie », a-t-il déclaré.

Des violences intercommunautaires aux enjeux le plus souvent territoriaux ont émaillé la première année du mandat du Premier ministre réformateur Abiy Ahmed, qui a pris ses fonctions en avril 2018.

Selon le bureau des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), 2,35 millions de personnes étaient déplacées fin 2018 en Ethiopie en raison de ces violences.

Avec AFP

Bénin : deux touristes français disparus dans le nord.

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Deux touristes français en vacances dans le parc national de la Pendjari, dans le nord du Bénin, ont disparu avec leur guide depuis mercredi près de la frontière avec le Burkina Faso, confronté à une dégradation alarmante de la situation sécuritaire sur son sol.

« Deux touristes français partis se balader dans le parc ont disparu mercredi. Personne ne parle d’enlèvement pour l’instant », a déclaré vendredi à l’AFP une source sécuritaire au Bénin, affirmant disposer de « très peu d’informations à ce stade ».

Au sein du ministère des affaires étrangères à Paris, une source a confirmé que « deux touristes français – ainsi que leur guide béninois – qui visitaient le parc de la Pendjari n’ont pas regagné leur hôtel où ils étaient attendus mercredi soir ».

Ils sont « recherchés activement avec le soutien des autorités béninoises », a précisé cette source. « Le Centre de crise et de soutien et notre ambassade sont mobilisés et en lien étroit avec les autorités locales ».

Une source au sein d’African Park, l’ONG en charge de la gestion de la Pendjari, a également confirmé cette disparition inquiétante, affirmant qu’il était « trop tôt pour parler d’enlèvement ».

« Pour nous, ils sont perdus. On les a cherché partout et on continue les recherches », a expliqué cette source.

Le Bénin est considéré comme un îlot de stabilité en Afrique de l’Ouest, une région mouvementée, où opèrent de nombreux groupes jihadistes liés à Al-Qaïda et l’Etat islamique (EI).

Mais le chaos qui règne depuis 2012 au Mali s’est propagé depuis environ trois ans au Burkina Faso, confronté à une multiplication des attaques jihadistes sur son territoire.

La Pendjari, d’une superficie de 4.700 km2, est l’un des trois parcs de l’ensemble WAP (parc du W, Arly et Pendjari) qui s’étend sur le Bénin, le Burkina Faso et le Niger.

Situé à plus de douze heures de route de la capitale économique Cotonou, c’est l’un des derniers sanctuaires de la vie sauvage en Afrique de l’Ouest, prisé par les touristes.

– « Menace réelle » –

Ces derniers mois, plusieurs experts et sources sécuritaires ont mis en garde contre le fait que le nord des pays côtiers de l’Atlantique comme le Togo et le Bénin soient vulnérables face à la stratégie d’expansion et de multiplication des fronts adoptés par les groupes armés.

« Cet acharnement inouï semble indiquer que le Burkina est le dernier verrou que ces groupes veulent casser pour atteindre l’Afrique côtière », affirmait ainsi récemment à l’AFP Bakary Sambe, directeur du Timbuktu Institute, basé à Dakar.

Le nord de ces pays pourrait ainsi devenir une « zone de repli » pour les jihadistes retranchés dans des poches forestières et rurales isolées, le long de frontières réputées poreuses, selon M. Sambe.

Le 15 février, l’assassinat au Burkina Faso de quatre douaniers burkinabè et d’un prêtre espagnol qui revenait d’une réunion à Lomé, au Togo, peu après avoir passé la frontière, avait renforcé les craintes.

Le président togolais Faure Gnassingbé a annoncé fin avril le démantèlement de plusieurs cellules terroristes sur son territoire, affirmant que « le contexte sécuritaire régional est marqué par une dégradation notable, sur fond de regain des attaques terroristes ».

Burkina, Ghana, Bénin et Togo ont mené en mai et novembre 2018 une vaste opération de lutte contre la criminalité transfrontalière, conduisant à l’arrestation de plus de 200 individus – dont plusieurs soupçonnés d’activités jihadistes – dans les quatre pays.

« La menace est réelle. Tout le monde est sur le qui-vive », assurait récemment à l’AFP un haut responsable sécuritaire togolais.

« Les forces de sécurités togolaises et béninoises travaillent en étroite collaboration avec les Burkinabés », ajoutait-t-il. « Ces derniers temps, des patrouilles sont régulièrement organisées dans les villages frontaliers, surtout la nuit ».

Il y actuellement une otage française dans le monde, dans cette même région sahélienne: la médecin humanitaire Sophie Pétronin, 73 ans, enlevée à Gao (nord Mali) le 24 décembre 2016 par des hommes armés.

 

Avec AFP

RCA : « Cela fait plus de deux ans que l’on n’avait pas vu un médecin à Mingala »

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Une équipe de MSF a pu se rendre à Mingala, dans le sud-est de la RCA, et y réaliser deux jours de vaccination.

 

Cette localité, située à une centaine de kilomètres d’Alindao a été quasiment coupée du monde pendant plus de deux ans. Elle est difficilement accessible à cause de l’insécurité et du mauvais état des axes routiers.

Sous un soleil de plomb, une foule immense s’amasse autour des véhicules de MSF. Des femmes et des enfants en file indienne, attendent sagement autour des rubans de balisage. A quelques mètres de là, quelques personnes âgées sont assises sous un manguier, à l’ombre. Tout le monde attend impatiemment le début des consultations. Le sous-préfet, seule autorité locale encore présente sur place, demande l’attention de l’assistance et prend la parole. « C’est un grand jour pour nous, un jour de fête. Cela fait plus de deux ans qu’on n’a pas vu un médecin ni aucun humanitaire à Mingala ». Tout le monde applaudit.

En effet, la crise qu’a connue la préfecture de la Basse-Kotto, une des plus peuplées du pays, a enclavé cette partie du sud-est de la RCA. Des groupes armés tiennent toujours des check points sur les axes routiers, qui sont encore plus difficilement praticables. « Nous avons traversé des villages fantômes, brûlés, avec des populations qui vivent retranchées dans la brousse de peur des attaques », se remémore Talaré Diabri la coordinatrice du projet de MSF dans la Basse-Kotto. A l’entrée de Mingala, les adultes accueillent l’équipe par des cris de joie. Seuls quelques enfants s’éloignent, effrayés par les véhicules, que certains voient pour la première fois de leur vie.

La veille de l’arrivée de MSF, plusieurs mamans ont passé la nuit sur le site de vaccination pour pouvoir être les premières dans les rangs. En deux jours, les équipes médicales ont pu vacciner 956 enfants et 760 femmes en âge de procréer, et distribuer plus de 1610 moustiquaires imprégnées avant la période de pic du paludisme.

Des vaccins essentiels

Les crises successives en République Centrafricaine ont mis à mal un système de santé déjà très précaire, privant la population d’un accès aux soins les plus basiques. Dans ce contexte, de nombreux enfants et femmes enceintes n’ont jamais été vaccinés de manière régulière.

Pour cette première phase de vaccination à Mingala, MSF a administré des vaccins contre la poliomyélite, la rougeole, le pneumocoque – responsable de nombreuses infections respiratoires – ainsi que le vaccin pentavalent qui protège simultanément contre la diphtérie, le tétanos, la coqueluche, l’hépatite B et l’Haemophilus influenzae de type b (qui peut provoquer entre autres la méningite), et la fièvre jaune.

« Soulager la douleur »

Pendant que les infirmiers vaccinent les enfants, une sage-femme consulte sous une bâche les femmes enceintes tandis qu’un médecin prend en charge les patients présentant de la fièvre et procède au dépistage du paludisme.

« On a vu venir plusieurs personnes avec des pathologies différentes pensant que l’on était en mesure de prendre en charge tout le monde et soulager leurs douleurs. On a essayé de stabiliser les cas les plus urgents », se console la coordinatrice. L’unique centre de santé de la localité a été détruit et pillé pendant la crise. Sans médicaments ni matériel médical, ce centre de santé reste l’ombre de lui-même et le personnel du Ministère de la santé resté sur place, impuissant. « Pendant la période de pic palu et suite à une épidémie de diarrhée hémorragique, j ’ai vu jusqu’à plus de 10 décès d’enfants de moins de cinq ans par semaine », raconte avec amertume l’infirmier-chef du centre de santé.

Fin 2018, MSF a lancé une intervention d’urgence de six mois pour répondre aux besoins médicaux de la population du district sanitaire d’Alindao et Mingala « J’espère que d’autres organisations humanitaires emboiteront le pas à MSF et continueront d’assister la population de Mingala, totalement démunie », conclut Omar Ahmed Abenza, le Chef de Mission.

Le président de la Banque africaine de développement en tournée en Afrique centrale

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Le Président de la BAD Akinwumi Adesina

 

Abidjan (Côte d’Ivoire), le 3 mai 2019 – Le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, conduira une délégation de hauts responsables de l’institution en Afrique centrale, du 10 au 18 mai prochains, en commençant par la République du Congo, où il effectuera sa première visite officielle.

Le président sera accompagné notamment par le directeur général de la Banque pour l’Afrique centrale, Ousmane Doré, et de l’administrateur de la Banque pour le Congo, René Obam Nlong.

 

A Brazzaville, capitale du Congo, Akinwumi Adesina rencontrera le président Dénis Sassou-Nguesso et le Premier ministre Clément Mouamba, avec d’autres membres du gouvernement. Il aura également des réunions avec des décideurs politiques, des représentants du monde économique et des partenaires au développement, afin de débattre des défis à relever et de détailler l’engagement de la Banque visant à renforcer son partenariat avec le pays.

La Banque africaine de développement s’appuie sur un partenariat solide avec la République du Congo, l’un des fondateurs de l’institution en 1964. Au 31 décembre 2018, le portefeuille actif de la Banque au Congo comptait six opérations, uniquement dans le secteur public. Le total des engagements était estimé à quelque 280 millions de dollars, avec des instruments de financement tels que les dons, les prêts au secteur public et l’appui institutionnel. Ce portefeuille est financé par les ressources de la Banque (7,6%) et, pour la plus grande partie, celles du Fonds africain de développement (92,4%).

« La coopération entre la République du Congo et la Banque africaine de développement est dynamique.  La Banque est un partenaire stratégique de premier plan pour le pays », a déclaré le président Adesina, en amont de sa visite officielle.

La Banque va continuer d’appuyer la relance économique du Congo à travers les High 5.

Le Congo ambitionne d’améliorer sa gouvernance, d’accélérer la diversification de son économie par l’agriculture, le tourisme et le secteur privé pour réduire sa dépendance vis-à-vis du pétrole et d’accroître sa résilience en faveur d’une croissance soutenue. Le pays va mettre l’accent sur le renforcement du capital humain et la promotion des chaînes de valeurs agro-industrielles, à travers le développement du processus de transformation des filières porteuses de croissance et d’emplois.

Le Congo a une politique énergique ambitieuse pour accélérer son développement économique. Il compte ainsi approvisionner les populations en électricité en quantité et qualité suffisantes et à des coûts accessibles pour tous, avec, à la clé, la promotion des énergies renouvelables. Le gouvernement entend aussi contribuer à la réalisation de l’interconnexion sous régionale dans le cadre du Pool Energétique de l’Afrique Centrale (PEAC) et améliorer la gouvernance du sous-secteur de l’électricité.

Dans cette dynamique, la Banque africaine de développement va poursuivre une collaboration étroite avec le pays pour soutenir en particulier les secteurs de l’agriculture, des infrastructures, de l’énergie, des transports, de l’eau et de l’assainissement.

 

Contact média : Aristide Ahouassou,

Centrafrique : les Maîtres enseignants manifestent devant le portail de Cordaid à Bouar.

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Manifestations des maitres enseigants devant le portail de l’ONG Cordaid de Bouar. Credit photo : Gervais Lenga / CNC.

 

Bouar (CNC) – Les maîtres d’enseignement du centre pédagogique régional de Bouar réapparaissent de nouveau ce vendredi 3 mai 2019 devant le portail de l’ONG Cordaid pour réclamer le versement de six (6) mois d’arriérés de leur bourse.

 

En effet, selon l’accord signé avec l’UNICEF, celui-ci s’est engagé à payer les bourses d’études des étudiants maîtres d’enseignement du centre pédagogique régional (CPR) . Cependant, pour verser ces bourses, l’UNICEF a signé un contrat avec l’ONG catholique CARITAS, mais il est déjà arrivé à son terme.

L’UNICEF se tourne maintenant vers l’ONG internationale Cordaid qui affirme à son tour ne pas avoir encore reçu des fonds de la part de l’UNICEF en ce sens, mais les Maîtres enseignants ne semblent rien comprendre.

Ils sont sortis dans les rues pour mettre la pression sur l’ONG Cordaid qui a finalement accepté de verser une partie de leurs bourses ce vendredi 3 mai 2019.

Pour l’heure, difficile de savoir si les Enseignants ont reçu la totalité de six mois de leurs bourses revendiquées ou juste une partie.

Rappelons qu’en 2017, ces maîtres enseignants du CPR de Bouar avaient manifesté devant le CARITAS pour réclamer le versement de trois (3) mois de leurs bourses.

 

Copyright2019CNC.

Bangui : quartier Combattant, recrudescences des cas de braquage.

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OCRB de Damala dans le 8e arrondissement de Bangui. Credit photo : Corbeaunews.

 

Bangui (Corbeaunews) – En armes blanches ou de poing, les actes de braquages se multiplient au quartier Combattant dans le 8e arrondissement de Bangui.

 

Selon nos informations, il est pratiquement impossible de circuler dans les rues du quartier Combattant à des heures tardives ou à l’aube sans se faire dépouiller totalement de ses biens par des malfaiteurs.

Alors que deux jeunes femmes, à la recherche d’eau dans le quartier proche de l’ancien marché Combattant ont été braquées au début de cette semaine sur le terrains de football dudit quartier vers minuit emportant au passage leurs bidons d’eau et quelques pièces d’argent, ce vendredi vers 3 heures du matin, deux autres jeunes femmes, vendeuses de poissons braisés, se sont retrouvées malheureusement à leur tour entre les mais de deux malfaiteurs bien armés proche de l’église catholique Saint Tite Timothé de Combattant dans le 8e arrondissement.

Les deux jeunes femmes ont été littéralement fouillées de fond en comble. Leurs fonds de commerce ont été emportés par les malfaiteurs qui ne reculent devant rien pour menacer de mort leurs victimes.

Malheureusement, ces deux cas de braquage ne sont pas des actes isolés au quartier Combattant ni ailleurs à Bangui. C’est d’ailleurs le quotidien des habitants de plusieurs quartiers de Bangui abandonné par le pouvoir public.

Comme disait un internaute, pendant que le Directeur général de la police se contente de faire la polémique avec son ministre de tutelle Henri Wanzet Linguissara sur des sujets inutiles, la sécurité à Bangui se dégrade de plus en plus, mettant en péril la vie de la population en République centrafricaine.

 

 

Copyright2019CNC.

CENTRAFRIQUE : LE PREMIER MINISTRE TIENDRA T-IL DANS LE DÉLAI LES ENGAGEMENTS VALIDÉS PAR L’ASSEMBLÉE NATIONALE ?

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Après la mise en place du gouvernement dit inclusif imposé par les accords de Khartoum, le premier ministre a engagé la responsabilité du gouvernement en présentant dans le respect du délai constitutionnel le programme du gouvernement pour solliciter la confiance des parlementaires.

 

On notait dans l’hémicycle la présence des représentants des institutions républicaines et des partenaires au développement. Ce traditionnel exercice démocratique s’inscrit dans le respect des dispositions de l’alinéa 1 de l’article 54 de la constitution du 30 mars 2016 qui dispose : « après la nomination des membres du gouvernement, le premier ministre chef du gouvernement se présente dans un délai maximum de soixante (60) jours devant l’assemblée nationale et expose son programme de politique générale ».

 

Il faut noter que la procédure constitutionnelle exige une délibération du programme politique au conseil des ministres suivie d’une adoption sous l’autorité du président de la république, ensuite après débats contradictoires les députés votent à la majorité absolue des suffrages exprimés. C’est ainsi que le programme politique du gouvernement a été voté à une majorité écrasante par 122 députés sur 131.

 

On enregistre par ailleurs cinq (5) votes défavorables, trois (3) abstentions et un bulletin nul. Ce long discours programme s’appuie sur plusieurs domaines dont les quatre (4) principaux piliers qui vont de la paix, sécurité et justice à la relance économique, ensuite de la bonne gouvernance, de l’action humanitaire à la réconciliation et cohésion nationale.

 

Le programme politique du gouvernement se veut ambitieux mais les défis à relever sont énormes et multiples. Combatif, le premier ministre veut avancer contre vents et marées même si limité dans le temps son discours s’apparente à un nuage de mots ou le parfum du déjà vu qui peine à convaincre les observateurs avertis et les acteurs de la vie politique centrafricaine.

 

Ainsi, au delà de toutes surprises, le citoyen lambda habitué des discours creux et vides de contenu s’interroge :

 

Le premier ministre pourra t-il tenir ses ambitieux engagements en moins de deux ans des prochaines échéances électorales ? Avec un gouvernement abusivement incomplet depuis sa mise en place, le rythme du travail sera-t-il en adéquation avec ce vaste programme ? Sachant que la réalisation de ces engagements dépend largement de la paix et la sécurité, peut-on croire à un tel discours des  lors que les groupes armés ne sont toujours pas désarmés ? Dans la suite logique du raisonnement, à quand le respect du premier engagement imposé par l’accord de Khartoum aux groupes armés ? Le premier ministre a t-il mesuré le poids et les conséquences politiques de ses engagements ? S’agit-il d’un véritable programme politique intégrant les besoins prioritaires du peuple ou tout simplement des contraintes nées des accords de paix de Khartoum ? Comment traduire ce programme politique en faits visibles dans le quotidien du peuple ? Le fait que le programme politique du gouvernement a récolté un vote à majorité écrasante des parlementaires est-il synonyme d’un bon programme ? En faisant abstraction des tumultueuses coulisses de vote parfois récompensées de billets de banque, pensez-vous que les parlementaires qui ont voté contre le programme ou qui se sont abstenus ne sont-ils pas cohérents à la problématique de l’heure ?

 

Fort de ce qui précède, il est important de dénoncer ou de déplorer le caractère non chiffré du programme et surtout l’absence d’indication sur les sources de financement à moins qu’on veut perpétuer la politique de la main tendue. Le vote à majorité écrasante du programme de gouvernement ne veut rien dire car il s’agit d’une hypocrisie démocratique justifiée par le fait que le pouvoir a toujours la majorité à l’assemblée nationale.

 

Le vote du programme est certes acquis mais il annonce beaucoup de difficultés pour notre jeune premier ministre à réaliser cette promesse. Ce dernier doit non seulement convaincre mais résoudre en urgence le problème récurrent de l’eau potable et de réparation de l’électricité…sa marge de manœuvre est extrêmement et notoirement réduite mais avant de finir, nous lui proposons d’expliquer au peuple à travers une conférence de presse la quintessence du programme et l’opportunité des préférences dans les priorités afin de bénéficier éventuellement d’un délai de grâce.

 

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 4 mai 2019

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des élections

Tel : 0666830062.

 

Centrafrique : une buvette défoncée par une voiture au huitième arrondissement de Bangui.

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Commissariat du 8e arrondissement de Bangui. Credit photo : Mickael Kossi / CNC.

 

Bangui (Corbeaunews) – La Merveille, c’est le nom commercial de la buvette qui a été percutée par un taxi clandestin au croisement du huitième arrondissement de Bangui ce jeudi 2 mai 2019.

 

Selon les enquêteurs du commissariat de police du huitième arrondissement en charge du dossier, l’incident a eu lieu vers 21 heures de Bangui quand le conducteur du véhicule a perdu la maîtrise de son engin suite à une crevaison de la roue arrière gauche.

Selon la police, la voiture accidentée, une primera jaune encore non immatriculé en République centrafricaine, a été conduite au moment de l’accident par un ancien conducteur de taxi-moto qui ne dispose pas d’un permis de conduire officiel délivré par le ministère des Transports.

 

Malgré cela, le véhicule fait déjà office d’un taxi dans la ville de Bangui et transporte des clients durant toute la journée, peut être plus.

 

Comme par hasard, la buvette défoncée n’est pas ouverte au public au moment de l’accident et le propriétaire, Monsieur Jackson, explique qu’il a une rupture du stock des produits toute la journée. Les dégâts sont plus matériels qu’humains.

 

Quant au conducteur clandestin, il est en garde à vue au commissariat du huitième arrondissement de Bangui en attendant la suite de l’enquête.

 

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République centrafricaine : Le renouveau des FACA

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Formation des FACA par EUTM-RCA au camp Kassaï de Bangui. Credit photo : Marboua.

 

 

Le 19 avril, au camp Kassaï, et le 27 avril, à Bérengo, deux (2) cérémonies ont illustré le renouveau des Forces armées centrafricaines, en présence du Président de la République Faustin Archange TOUADERA.

 

À Bérengo, les soldats du Bataillon Amphibie achevaient leur formation au maniement des armes auprès des instructeurs russes, après avoir reçu, quelques jours plus tôt, leur nouvel insigne remis par leurs conseillés français. Au camp Kassaï, c’est le Bataillon d’Infanterie Territorial 4 (BIT4) qui célébrait sa fin de formation opérationnelle avec l’EUTM-RCA, la mission de formation envoyée par l’Union européenne pour entraîner l’armée centrafricaine et la hisser aux plus hautes exigences que sa noble mission au service des compatriotes imposent.

 

Certains s’impatientent. Quand nos Forces armées seront-elles prêtes ? « Rome ne s’est pas faite en un jour », dit-on, et la refondation de nos armées reste au cœur de la Réforme du Secteur de la Sécurité soutenue par les partenaires de la Nation, quels qu’ils soient. Progressivement, notre armée remonte en puissance et retrouve, comme disent les militaires dans leur langage, sa « capacité opérationnelle ».

 

En moins de trois (3) ans, depuis le 16 juillet 2016, l’EUTM-RCA a formé et entraîné successivement quatre (4) bataillons d’infanterie (BIT 1, 2, 3 et 4) et d’un bataillon amphibie, soit environ 3700 soldats qui « sont désormais engagés aujourd’hui dans la sécurité et le développement de la république » (EUTM-RCA). L’EUTM-RCA agit dans trois (3) domaines : conseil stratégique, entrainement opérationnel et formation.

 

Les contempteurs de notre armée républicaine, ironisent et répandent des « fake-news ». D’aucun affirment qu’en décembre 2018, la mission européenne n’aurait formé que 28 soldats en 4 mois. Ils oublient de dire que c’était un stage technique de haut niveau pour former des spécialistes des systèmes d’information et des réseaux sociaux.

D’autres voudraient opposer la formation dispensée par les russes et celle par EUTM. De source sûre, tous les soldats que nous avons interrogés ont apprécié les deux formations. Les persiffleurs ignorent-ils que les russes n’acceptent de former que les bataillons qui ont déjà reçu l’entraînement de l’EUTM ? Les russes connaissent bien la qualité des stages donnés par les instructeurs européens qui donnent à nos soldats une vraie formation de combattants. Ils poursuivent, à Bérengo, l’instruction reçue au camp Kassaï, notamment au maniement des armes que la Russie a livrées.

 

Avec l’aide de tous les partenaires de bonne volonté, le ciel s’éclaircit au-dessus de l’horizon de nos jeunes et vigoureux soldats qui retrouvent la fierté de servir pour la sécurité des compatriotes.

 

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Soudan: l’UA donne aux militaires 2 mois pour remettre le pouvoir aux civils

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L’Union africaine a donné un nouveau délai de 60 jours aux militaires soudanais à la tête du pays depuis la destitution du président Omar el-Béchir pour remettre le pouvoir aux civils menaçant sinon de suspendre le Soudan de l’organisation.

Le Conseil de paix et de sécurité de l’UA (CPS) indique dans un communiqué publié mardi qu’il entend accorder « un nouveau délai allant jusqu’à 60 jours pour que les militaires au Soudan remettent le pouvoir à une autorité civile de transition ».

Avec la même menace de sanction, l’UA avait déjà le 15 avril donné 15 jours pour que le pouvoir soit transféré aux civils à la suite du renversement du président soudanais par les militaires après trois décennies au pouvoir et des mois de manifestations populaires.

Le CPS note « avec grand regret que les militaires soudanais n’ont pas cédé leur place ni remis le pouvoir » aux civils dans le premier délai que l’UA leur avait imparti.

Le CPS « répète sa conviction qu’une transition menée avec des militaires à la tête du Soudan serait absolument inacceptable et contraire à la volonté et aux aspirations légitimes du peuple soudanais d’avoir des institutions et un fonctionnement démocratiques ainsi que le respect des droits de l’Homme et des libertés ».

Arrivé au pouvoir par un coup d’Etat en 1989, Omar el-Béchir, 75 ans, a été renversé le 11 avril par les militaires. Il a dû quitter le pouvoir près de quatre mois après le début d’un mouvement de contestation inédit qui a fini par s’installer le 6 avril devant le QG de l’armée, pour réclamer le soutien des militaires.

Son départ n’a pas calmé les manifestants qui depuis se sentent floués et réclament justice.

Le principal groupe de la contestation a appelé à une marche d’un million de manifestants jeudi, après l’annonce par les militaires que leur chef, Abdel Fattah al-Burhane, dirigerait le futur Conseil conjoint avec les civils.

Objet de nombreux désaccords entre les contestataires et l’armée, ce Conseil conjoint est censé remplacer le Conseil militaire de transition qui a succédé au président Omar el-Béchir..

Avec AFP

Bénin: Patrice Talon, un moderniste qui s’est endurci au pouvoir

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Arrivé au pouvoir avec une image de businessman ambitieux fonceur et moderniste le président du Bénin, Patrice Talon, est désormais accusé d’avoir engagé le Bénin dans un tournant autoritaire après des législatives où l’opposition n’a pu présenter de candidats.

Les deux seuls partis en lice proches du pouvoir sont assurés de gagner le scrutin. Mais pour le chef de l’Etat, qui rêvait d’être « porté en triomphe » à l’issue de son mandat, cette victoire pourrait être la plus grande défaite politique de son mandat.

Le Bénin a boudé les urnes dimanche à plus de 75%, selon des résultats préliminaires, à l’appel de l’opposition qui protestait contre son éviction du scrutin.

Au-delà de l’élection des députés, ce vote était davantage « un référendum (contre le président) qui ne dit pas son nom », commente le politologue Expédit Ologou.

Ses détracteurs reprochent au chef de l’Etat un autoritarisme tardif qui ne passe pas inaperçu dans ce petit pays de 12 millions d’habitants longtemps cité en modèle de démocratie en Afrique.

Chez ses opposants comme au sein de la société civile on l’accuse d’être derrière l’exclusion des grands partis d’opposition – officiellement évincés pour n’avoir pas respecté le nouveau code électoral.

– « Arrestations arbitraires » –

Des ONG béninoises ou internationales comme Amnesty dénoncent des « arrestations arbitraires », « des manifestations réprimées » avant le scrutin, la coupure d’internet le jour du vote.

Tout avait pourtant bien commencé.

Homme d’affaires, classé 15e plus grande richesse en Afrique sub-saharienne avec un patrimoine estimé à plus de 400 millions de dollars en 2015 selon Forbes, Talon est entré tard en politique.

Il s’est construit sans fief, sans réseau et en opposition au président Yayi, ex-allié devenu son ennemi à la suite de coups politiques pénalisant ses affaires: ce dernier symbolise tout ce que le businessman déteste, une vieille garde gangrénée par « les affaires », l’immobilisme, et pire que tout le laissez-aller.

A 61 ans, chemise blanche éclatante, veste de costume ouverte et lunettes aux verres fumés, le président béninois veut représenter une nouvelle génération de leaders: ceux qui sont persuadés que le continent rattrapera son retard lorsque les Africains eux-mêmes seront convaincus qu’ils peuvent y arriver.

« Il veut changer les mentalités », explique à l’AFP son conseiller en communication, Wilfried Houngbedji.

« Obsédé par les résultats », comme il l’a confié dans une interview, il est également obsédé par le modernisme.

Dans la cour du palais présidentiel de Cotonou, les ouvriers grattent encore « les carreaux de salle de bain » vieillots qui recouvrent les murs de l’enceinte.

« C’est un perfectionniste », confie l’un de ses proches collaborateurs. « Il peut arriver dans votre bureau, puis d’un coup repérer le moindre détail qui ne va pas sur les murs et vous le signaler ».

Des dizaines de fonctionnaires ont été renvoyés à la moindre faute ou s’ils tentaient de faire ce qu’ils avaient toujours fait: récupérer quelques bakchichs pour arrondir les fins de mois.

– Visionnaire –

Sur le plan économique, le Bénin affiche une belle croissance de 6,8% en 2018, grâce à une formalisation à marche forcée de l’économie informelle, qui représente la quasi-totalité des sources de revenus de la petite classe moyenne ou pauvre.

Son cercle restreint est composé d’une poignée de conseillers et de son épouse qui joue un grand rôle.

Ceux qui travaillent à ses côtés, souvent extérieur à la sphère politique ou issus de la diaspora, se sont ralliés, séduits par son ambition pour le Bénin.

Mais trois ans après son arrivée au pouvoir, si l’élite continue de voir en lui un visionnaire, il est détesté par la classe populaire qui lui reproche son arrogance.

Désormais, chez les intellectuels et même dans le secteur privé, on s’interroge, les inculpations constantes des opposants, les mesures d’intimidation contre des voix de la société civile dérangent. Avait-il besoin de créer une cour spéciale pour éliminer son plus grand adversaire politique, aujourd’hui en exil, Sebastien Ajavon?

« Ils ne comprennent plus jusqu’où il va aller. C’est son orgueil mal placé et son esprit de vengeance malsain qui l’animent, c’est dangereux », estime un de ses anciens proches.

L’homme s’est endurci durant ses années d’exil sous la présidence Yayi, qui l’a mis à l’écart pour une sombre affaire d’empoisonnement qui ressemblait plus à un coup monté.

Selon des politologues et observateurs du pays, Talon n’aurait également pas supporté de voir son projet de réforme constitutionnelle retoqué deux fois par le Parlement.

Il voulait être le premier président africain à instaurer un mandat présidentiel unique de sept ans. Pour l’opposition, un moyen de rester au pouvoir.Aujourd’hui, tout le monde attend que les 83 députés issus de la majorité votent le texte.

Pour l’un de ses anciens collaborateurs, la direction donnée à sa présidence a été fortement marquée par sa rencontre avec le président rwandais Paul Kagame trois mois après son arrivée au pouvoir.

« Il voulait axer son mandat sur un modèle politique charismatique, il l’a trouvé en Kagame », explique cette source.

La comparaison est constante avec Paul Kagame, au pouvoir depuis 2000 et réélu en 2017 avec 99% des voix, qui a engagé son pays dans un développement accéléré, devenu un leader autant respecté que craint chez lui, davantage qualifié de despote éclairé à l’extérieur.

Mais pour l’instant, l’entourage de Patrice Talon hésite à entretenir cette comparaison aussi flatteuse qu’elle est embarrassante.

Avec AFP

Nigeria: attaque de Boko Haram dans le Nord-Est, le bilan s’alourdit à 30 morts.

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Les habitants d’un village du nord-est du Nigeria attaqué par Boko Haram ont annoncé que neuf corps supplémentaires avaient été retrouvés, faisant passer le bilan à 30 morts.

Les jihadistes avaient attaqué lundi soir le village de Kuda (Etat d’Adamawa) et incendié des maisons. Ils avaient ouvert le feu sur des villageois en train de fuir.

Les assaillants étaient arrivés à bord de quatre camions et de plusieurs motos, dans le district de Madagali, frontalier de l’Etat du Borno, foyer de l’insurrection jihadiste.

Quand des villageois qui avaient fui sont revenus mardi pour enterrer les morts, ils ont compté 21 morts. Un peu plus tard, ils ont retrouvé les restes de neuf autres personnes. « Ils ont été poursuivis et tués en tenant de fuir en brousse », a déclaré à l’AFP le villageois Paul Waramulu.

Les deux tiers des maisons du village ont été brûlés et les réserves de céréales pillées, a-t-il ajouté.

« Le nombre total de corps retrouvés est désormais de 30 », a déclaré Simon Damina, un villageois. « Le bilan pourrait s’aggraver car nous sommes toujours en train de chercher des corps ».

Kuda est situé en lisière de la forêt de Sambisa (Etat du Borno), un bastion de Boko Haram à partir duquel les combattants lancent régulièrement des attaques.

En mars, les jihadistes avaient tué trois personnes et cambriolé une banque dans la ville voisine de Michika.

Les localités de la région ont été frappées à plusieurs reprises par Boko Haram depuis 2014, dont des combattants avaient pris le contrôle d’une partie du territoire avant d’être chassés par une contre-offensive menée par la Force multinationale mixte (Nigeria, Niger, Tchad, Cameroun).

Avec AFP

Bénin: barricades dans les rues, le pouvoir dément vouloir arrêter l’ex-président

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L’ancien Président béninois Boni Yayi.

 

 

 

De violents heurts ont éclaté au Bénin et la capitale économique, Cotonou, était bloquée quelques heures après l’annonce des résultats des élections législatives, marquées par un fort taux d’abstention et par l’absence de l’opposition, ont rapporté des journalistes de l’AFP.

Les opposants béninois se sont soulevés craignant l’arrestation imminente de l’ancien chef de l’Etat, Boni Yayi (1996-2006), qui avait appelé au boycottage des élections, puis avait lancé un ultimatum lundi pour demander au président Patrice Talon d’interrompre le processus électoral, qualifié de « coup d’Etat institutionnel ».

Les manifestants ont scandé des slogans hostiles à Patrice Talon, promettant de « le faire partir », avant d’être dispersés par des jets de gaz lacrymogène. Ils ont mis le feu à une station-service proche du palais présidentiel et ont incendié des commerces privés et des banques.

Des soldats armés, des chars, et d’importants effectifs de police ont été déployés à travers la ville, et particulièrement dans le quartier de Cadjehoun, d’où s’échappaient d’épaisses fumées noires, et autour des grands sièges des médias.

– Capitale économique vidée en une heure –

La capitale économique du pays s’est vidée en une heure, face à ces manifestations impromptues.

« Nous ne reconnaissons pas notre pays », a expliqué à l’AFP un jeune manifestant, Abdul Wahab. « Apres l’arrestation des journalistes et des acteurs politiques, c’est le tour des anciens chefs d’Etat, mais Talon nous aura sur son chemin. On ne laissera pas sa dictature prendre le pays en otage. »

« Le pays est à nous tous et on le reprendra », a promis Artistide Metowanou un jeune militant du FCBE, le parti de l’ancien président. « On va lutter à mains nues s’il le faut contre la dictature. »

Le président Patrice Talon est accusé d’avoir amorcé un tournant autoritaire, dans ce pays modèle de démocratie en Afrique de l’Ouest, où se multiplient les intimidations et les arrestations contre les opposants.

Lors des élections de dimanche, seuls deux partis proches du pouvoir étaient en lice, et internet a été coupé pendant près de 24 heures.

– Appel au peuple –

Lundi soir, alors que les résultats des législatives se faisaient attendre, son prédécesseur Boni Yayi, avait appelé le peuple « à se défendre ».

« C’est une question de vie ou de mort », avait lancé l’ancien président Yayi, qui reste soutenu par la classe populaire du pays. « Talon marchera sur nos corps » avant d’entériner ce nouveau Parlement.

De son côté, le ministre de l’Intérieur, Sacca Lafia, a démenti toute intention d’arrêter l’ancien président, qui garde un fort soutien au sein de la classe populaire du pays.

« C’est une fake news », a-t-il martelé lors d’un point de presse, assurant que les forces de l’ordre avaient été déployées pour empêcher des rassemblements de manifestants.

Boni Yayi est « totalement serein », a confié à l’AFP Eric Houndété, un opposant qui l’a rejoint chez lui dans l’après-midi pour lui témoigner son soutien. L’ex-président est d’ailleurs sorti quelques instants sur son balcon pour saluer la foule.

Pour de nombreux experts, l’opposition béninoise a choisi de mettre en avant les anciens chefs d’Etat Nicéphore Soglo (1991-1996) et Boni Yayi (2006-2016) car ils sont « intouchables ». « C’est une parade, mais jusqu’à quand va-t-elle durer? », s’interroge un politologue sous couvert d’anonymat.

Mercredi matin, la commission électorale a annoncé les résultats préliminaires des législatives, marquée par une participation d’à peine 23%.

Le taux de participation à des élections n’était jamais descendu sous la barre des 50% depuis que le Bénin est entré en démocratie en 1990.

L’opposition n’a pu présenter de candidats, officiellement pour des raisons administratives. Seuls deux partis proches du pouvoir se sont affrontés et se partageront les 83 sièges du nouveau Parlement.

La plateforme d’observation de la société civile a fait état de deux morts lors du vote, sur un total de 206 incidents, dont des destructions et incendies de matériel électoral, accrochages entre militants de partis, population et force de sécurité.

Le Bénin connaît un « grave recul » de son modèle démocratique, ont déploré plusieurs observateurs et des ONG internationales ou locales de surveillance des droits de l’Homme.

Amnesty International a dénoncé des « arrestations arbitraires », « des manifestations réprimées » avant le scrutin.

 

Avec AFP

Soudan: « ne provoquons pas » les militaires, avertit le chef de l’opposition

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Le leader de l’opposition au Soudan, Sadek al-Mahdi, a mis en garde mercredi les meneurs de la contestation contre toute tentative de leur part de provoquer les militaires, affirmant que ceux-ci n’allaient pas tarder à transférer –comme promis– le pouvoir aux civils.

L’appel de M. Mahdi intervient au moment où la tension est montée d’un cran cette semaine entre les militaires qui ont durci le ton et le mouvement de contestation qui a appelé à intensifier les manifestations.

« Nous ne devrions pas provoquer le Conseil militaire (de transition) en essayant de priver (les militaires) de leur légitimité et du rôle positif qu’ils ont joué dans la révolution », a déclaré ce politique chevronné de 83 ans, dans un entretien à l’AFP.

Il faisait allusion au renversement par l’armée du président Omar el-Béchir le 11 avril, après près de quatre mois d’un mouvement de contestation populaire inédit.

« Il ne faudrait pas en arriver à un point où il deviendrait nécessaire à leurs yeux d’affirmer (leur autorité) autrement », a ajouté le chef du parti al-Oumma, faisant référence aux militaires qui tiennent le pouvoir depuis la destitution de M. Béchir.

Dernier Premier ministre démocratiquement élu du Soudan, Sadek al-Mahdi avait été évincé en 1989 par Omar el-Béchir qui s’était emparé du pouvoir en par un coup d’Etat soutenu par les islamistes.

Plusieurs fois forcé à l’exil, il n’a cessé de s’opposer politiquement au président déchu, désormais emprisonné à Khartoum.

En janvier, il avait apporté son soutien au mouvement de contestation déclenché par le triplement du prix du pain le 19 décembre, le jour de son retour au pays.

Son parti a rejoint l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), qui regroupe formations d’opposition et organisations de la société civile et mène la contestation.

– « Chercher les ennuis » –

Des milliers de Soudanais tiennent depuis le 6 avril un sit-in devant le QG de l’armée à Khartoum. Après le départ du président Béchir, ils réclament désormais un transfert du pouvoir à une autorité civile.

Cette question fait l’objet de discussions entre les meneurs de la contestation et le Conseil militaire de transition au pouvoir, qui achoppent notamment sur la composition d’un Conseil conjoint sur lequel ils s’étaient accordé samedi.

Pour accroître la pression sur les militaires, les meneurs de la contestation ont appelé à une « marche d’un million » de personnes jeudi.

Les représentants de la contestation proposent un conseil de 15 membres, dont huit civils, et l’armée veut un conseil de 10 membres, dont sept militaires, avec à sa tête le général Abdel Fattah al-Burhane, chef du Conseil militaire de transition.

Les meneurs de la contestation ont qualifié le général Burhane d’être « une copie conforme du régime renversé », l’Association des professionnels soudanais (SPA, membre de l’ALC) accusant les militaires de ne pas envisager « sérieusement de céder le pouvoir au peuple ».

« Il y a des signes qui indiquent que (l’armée) a été exaspérée par des déclarations de l’opposition qui semblent minimiser son rôle », a expliqué M. Mahdi, vêtu d’une tunique traditionnelle et coiffé d’un turban blanc.

« Si nous provoquons (…) les forces armées qui ont contribué au changement, cela revient à chercher les ennuis », a-t-il ajouté.

Selon lui, les militaires rendront le pouvoir aux civils si les meneurs de la contestation leur présentent « une forme de gouvernement civil crédible et viable » sur le long terme.

Assis bien droit à son domicile d’Omdourman, ville voisine de la capitale, il explique la raison de cet optimisme: « à terme, l’armée sait que si elle s’installe au pouvoir et instaure une dictature militaire, elle sera alors dans la même position que Béchir ».

L’ancien Premier ministre a souligné que c’est l’armée qui avait, en premier lieu, mis en garde autorités et manifestants contre un bain de sang: « Béchir voulait disperser le sit-in même si cela revenait, selon ses dires, à tuer un tiers de la population ».

– Situation chaotique –

Tout en se disant confiant quant à la capacité des militaires et les meneurs de la contestation à mettre fin à leurs désaccords, il a prévenu que les « soutiens de l’ancien régime sont toujours là » et qu’ »ils pourraient exploiter une situation chaotique » pour s’emparer du pouvoir.

« D’ici quelques jours, nous mettrons au point une feuille de route (…) mais mettre en place ce à quoi nous aspirons réellement pourrait prendre des semaines », a-t-il souligné.

Il ne s’est pas prononcé sur son rôle exact dans les négociations ou sur sa participation à un futur gouvernement de transition, même si son poids politique est à ce jour incontesté.

Mercredi, l’Union africaine a donné aux militaires un nouveau délai de 60 jours pour remettre le pouvoir aux civils, menaçant sinon de suspendre le Soudan de l’organisation.

Avec la même menace de sanction, l’UA avait déjà le 15 avril donné 15 jours à Khartoum pour que le pouvoir soit transféré aux civils. Mercredi, l’institution a « répété sa conviction qu’une transition menée avec des militaires à la tête du Soudan serait absolument inacceptable et contraire à la volonté et aux aspirations légitimes du peuple soudanais ».

  1. Mahdi a assuré « qu’à terme (tous les problèmes) seront résolus ». « Car nous avons à coeur de faire de cette révolution une histoire couronnée de succès. »

Avec AFP

 

Centrafrique : quand Bangui célèbre la fête du Travail sous la couleur des bidons jaunes.

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Bangui (Corbeaunews) – En présence du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, un grand défilé marquant la fête du travail a été organisé dans la capitale centrafricaine ce mercredi 1er mai 2019.

 

En effet, cette journée internationale des travailleurs, marquée officiellement en République centrafricaine sous le signe de: “le travail dans la paix, la réconciliation nationale et la solidarité”, est aussi une occasion pour le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA de décorer 24 heures plus tôt plus d’un millier des travailleurs centrafricains à des grades divers

cependant, le groupement syndical des travailleurs centrafricains (GSTC)revendique une augmentation sensible des salaires en cette période difficile où les conditions de vie des travailleurs se dégrade de plus en plus.

Alors que l’eau potable, nécessaire pour la vie, est devenue une denrée rare dans la capitale Bangui depuis plusieurs semaines, des voix s’élèvent pour demander au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA de marquer cette journée du 1er mai sous le signe des « bidons jaunes », faisant allusion à la rareté de l’eau à Bangui.

« L’eau c’est la vie. Et si on n’a pas de l’eau pour boire, comment on peut travailler dans de bonne condition? », se demande un fonctionnaire centrafricain lors du défilé du 1er mai 2019 sur l’avenue des martyrs à Bangui.

Au même moment, un employé de l’Assemblée nationale, qui préfère rester chez lui que d’aller défiler, soulève la problématique de l’électricité qui fait défaut gravement dans le pays : «  j’ai l’impression que ceux qui sont au pouvoir actuellement sont venus pour remplir leurs poches que de servir le peuple centrafricain », a-t-il déclaré au micro du CNC.

Si la journée internationale des travailleurs est célébrée à Bangui sous le signe de l’eau, dans d’autres villes des provinces, des défilés ont été organisés pour marquer cette fête du Travail 2019 en présence des autorités locales. C’est le cas de la sous-préfecture de Baboua dans la préfecture de la Nana-Mambéré.

 

 

Copyright2019CNC.

Cameroun : création d’une milice d’autodéfense des Gbaya.

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Image d’illustration d’une milice d’autodéfense en République centrafricaine.

 

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Communiqué de presse – Fondation des SEGCAD

 

Le 30 avril 2019

 

La jeunesse Gbaya du Cameroun réuni en congrès décide : . La création ce jour de l’organisation communautaire nommé les Serviteurs de l’Emmanuel Gbaya Camerounais AutoDéfense, en sigle SEGCAD.

. Les SEGCAD, sous la protection du Messie, sont chargés de protéger leur communauté Gbaya sur toute l’étendue du territoire camerounais.

. Les Serviteurs de l’Emmanuel Gbaya Camerounais AutoDéfense sont nécessaires car:

  • Le peuple Gbaya est maltraité, volé, kidnappé, tué, exproprié, dans les régions Est et Adamaoua par les Peuls Foulbés et Peuls Mbororos. Ces jihadistes sont tous les jours renforcés par des envahisseurs du Nigeria, Niger, Tchad et RCA. Les années passent mais la submersion migratoire de ces Peuls armés continue.
  • Naïvement, les Gbayas ont cru à la solidarité des autres autochtones. Mais les communautés Mboum, Mkako, Maka, Bavuté, Baka, Tikar et Mbimou ont trahi et collaborent avec les allochtones contre le peuple Gbaya. Seul le peuple Mambila est lui aussi mobilisé contre l’ennemi.
  • Crédulement, la communauté Gbaya a cru au soutien des autorités camerounaises. Mais les Foulbés et Mbororos ont acheté leur soutien. L’administration et les forces de sécurité comme par exemple le BIR s’attaquent continuellement aux Gbayas dans l’intérêt des Peuls.. Les Serviteurs, avec l’aide du Christ, patrouilleront dans tout le “Pays Gbaya”, région Est et région Adamaoua, protégeant les civils autochtones.Cette présente communication est transmise à qui de droit par le représentant des SEGCAD.Le représentant élu des SEGCAD, Alain Betoua
  • Que Dieu protège le Cameroun, le peuple Gbaya et apporte la victoire sur ses Serviteurs.
  • Par la grâce de Dieu, les Serviteurs de l’Emmanuel Gbaya Camerounais AutoDéfense, réussiront la protection du peuple contre les bandits Peuls.
  • . Les SEGCAD, par la grâce du Tout Puissant, sont chargés de prendre toutes les dispositions pour empêcher les Peuls et leurs complices de s’attaquer au peuple Gbaya. La surveillance de la frontière avec la RCA sera organisée.

Brazzaville: durcissement des conditions de détention du général Mokoko

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Les conditions de détention du général Jean-Marie Michel Mokoko, condamné à 20 ans de prison, ont été durcies par les autorités du Congo-Brazzaville, a annoncé mardi sa défense, qui dénonce une « nouvelle violation » des droits de l’opposant.

« Je n’ai plus eu accès au général Mokoko depuis dix jours », a déclaré à l’AFP Me Yvon Éric Ibouanga, l’un de ses avocats. « Le régisseur de la maison d’arrêt nous a fait savoir qu’il a reçu l’ordre de sa hiérarchie d’interdire toute visite au général Mokoko parce qu’il a été définitivement condamné ».

Dans un communiqué publié lundi à Paris, les avocats du général Mokoko ont dénoncé « l’impossibilité de rencontrer leur client en détention depuis une semaine, tandis qu’ils bénéficient de permis de communiquer en bonne et due forme, délivrés par la juge d’application des peines près le tribunal de grande instance de Brazzaville ».

« Il s’agit là d’une nouvelle violation flagrante des droits de la défense du général Mokoko injustifiable sur le plan juridique », ajoute le texte.

« M. Mokoko est enfermé 24 heures sur 24. Il a vraiment besoin de passer des examens de santé vu les conditions de son enfermement », a déploré Me Ibouanga.

Une source proche du procureur de la République contactée par l’AFP n’a pas souhaité faire de commentaires sur l’affaire.

Âgé de 72 ans, le général Mokoko, ex-chef d’état-major, était conseiller du président congolais Denis Sassou Nguesso qu’il a finalement défié à l’élection présidentielle de 2016.

Il avait été arrêté en juin 2016 après avoir refusé avec d’autres candidats de reconnaître la réélection du président Sassou Nguesso, qui cumule près de 35 ans de pouvoir.

  1. Mokoko avait été condamné en mai 2018 à 20 ans de « détention criminelle » pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’Etat », à l’issue d’un procès qu’il a qualifié de « règlement de comptes politiques ».

 

 

Avec AFP

Centrafrique : Bangui, une scène de jalousie tourne à l’affrontement sanglant.

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Illustration, bar la Récréation au marché Gobongo de Bangui. Credit photo : Mickael Kossi /Corbeaunews.

 

 

Bangui (Corbeaunews) – dimanche 28 avril 2019, une scène de jalousie au quartier Yangato dans le troisième arrondissement de Bangui tourne à l’affrontement sanglant entre deux hommes rivaux.

 

En effet, dans les après-midi du lundi 29 avril dernier, un pousseur dénommé Ali Freddy, qui habite quartier Yangato en concubinage avec sa copine nommée Adeline, faisaient une sortie ensemble pour faire leur week-end dans un bar dancing au quartier combattant dans le 8e arrondissement.

 

Alors qu’il commençait à faire nuit, Mademoiselle Adeline souhaite rentrer à la maison, tandis que Freddy, quant à lui, compte y rester pour quelques heures de plus. Il demande finalement à sa copine de rentrer seule en attendant il va la suivre.

 

Contre toute attente, Mademoiselle Adeline, en rentrant à la maison, elle se retrouve entre les mains d’un autre homme, un pilote d’un taxi-moto.

 

Pendant que Monsieur Freddy, qui constate l’absence de sa copine à la maison au moment de son retour, tente de la chercher partout dans le quartier.

 

Comme une surprise, il l’a retrouvé avec le conducteur du taxi-moto en train de faire de tire-langue.

 

Très en colère, Freddy sort son couteau et poignarde à plusieurs reprises son rival qui est conduit immédiatement à l’hôpital par des badauds.

 

Pendant ce temps, la justice est à la recherche du présumé criminel qui est introuvable en ce moment.

 

 

Copyright2019CNC.

 

 

Algérie: l’armée oppose une fin de non-recevoir aux revendications des manifestants

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Le chef d’état-major de l’armée algérienne a opposé mardi une fin de non-recevoir aux revendications des manifestants en Algérie, qui réclament la mise en place d’institutions de transition ad hoc pour gérer l’après Abdelaziz Bouteflika, poussé à la démission le 2 avril.

La présidentielle prévue le 4 juillet en Algérie –dans les délais prévus par la Constitution– pour élire un successeur à M. Bouteflika, est la « solution idéale pour sortir de la crise », a affirmé mardi le général Ahmed Gaïd Salah, dans un discours prononcé lors d’une de ses régulières visites sur le terrain.

Les manifestants exigent depuis le 22 février le départ de l’ensemble des figures du « système » au pouvoir en Algérie, en tête desquelles le chef de l’Etat par intérim Abdelkader Bensalah et Premier ministre Noureddine Bedoui, deux anciens proches de M. Bouteflika.

Les contestataires refusent aussi que les structures et personnalités de l’appareil hérité de M. Bouteflika organisent ce scrutin, alors que ses vingt années de pouvoir ont été marquées selon eux par des fraudes électorales.

Ils réclament un processus de transition hors des institutions et délais prévus par la Constitution, gérée par des structures spécialement mises en place et chargées de mener le pays vers une IIe République.

Pilier du régime durant 15 ans et devenu de facto l’homme fort de l’Algérie depuis qu’il a lâché M. Bouteflika, rendant sa démission inéluctable, le général Gaïd Salah a souligné mardi exclure que l’armée permette une transition hors du cadre constitutionnel.

– « Montants faramineux » –

Il a réitéré « l’attachement profond du Commandement de l’armée (…) à la Constitution », car « tout changement ou amendement de ses dispositions ne relève pas des prérogatives » de l’armée mais « du président qui sera élu ». Il a martelé « la détermination » de l’armée « à ne pas s’écarter de la voie constitutionnelle, quelles que soient les conditions et les circonstances ».

Le général Gaïd Salah a également assuré que l’armée veillerait à ce que les enquêtes judiciaires ouvertes sur des dossiers de corruption visant des personnalités liées au régime soient préservées des « pressions ou diktats ».

La Justice enquêtera « sans exclure aucun dossier et en se gardant de toute mesure arbitraire ou de règlement de comptes », a précisé le général Gaïd Salah.

« Plusieurs dossiers lourds de corruption » concernant « des faits de spoliation des fonds publics avec des chiffres et des montants faramineux » ont été transmis à la justice par « les services de sécurité », a-t-il également indiqué, promettant que « l’opération » anticorruption ne fait que commencer et assurant que l’Algérie sera « assainie définitivement de la corruption et des corrupteurs ».

Depuis le départ du pouvoir d’Abdelaziz Bouteflika le 2 avril, la justice a indiqué avoir ouvert une série d’enquêtes sur des faits de corruption visant plusieurs puissants hommes d’affaires et hauts responsables de l’Etat.

Cinq puissants et richissimes hommes d’affaires, dont quatre proches de M. Bouteflika et de son frère et conseiller Saïd, ont été placées en détention provisoire.

Le général Gaïd Salah a récemment appelé la justice à « accélérer la cadence » des enquêtes, une demande assimilée à une « injonction » par ses détracteurs.

– « Voleur! » –

Certains observateurs craignent que, tout en étant une réponse à la contestation qui dénonce les liens entre le pouvoir et les « oligarques » –des hommes d’affaires ayant fait fortune grâce à des contrats publics–, ces enquêtes servent de levier de « purge » interne.

Mardi, le Parquet d’Alger a entendu durant plusieurs heures Ahmed Ouyahia, quatre fois Premier ministre depuis 1995, dont trois fois sous la présidence de M. Bouteflika, en lien, selon la télévision nationale, avec des dossiers de « dilapidation de fonds publics et d’avantages indus ».

  1. Ouyahia a quitté le tribunal dans l’après-midi sans faire de déclaration, conspué par une foule qui l’a traité de « voleur ». Il n’a pas été possible de savoir dans l’immédiat s’il a été inculpé et, le cas échéant, placé ou non sous contrôle judiciaire.

Très impopulaire, M. Ouyahia a été limogé en mars par M. Bouteflika, dans l’espoir –vain– d’apaiser la contestation.

Il avait été précédé devant le Parquet d’Alger par l’actuel ministre des Finances Mohamed Loukal, gouverneur de la Banque centrale entre 2016 et sa nomination fin mars au gouvernement. Convoqué lundi, il en est ressorti lui aussi sans qu’il soit possible de savoir s’il a ou non été inculpé et s’il était placé sous contrôle judiciaire.

La justice avait annoncé le 20 avril convoquer MM. Ouyahia et Loukal, sans préciser si elle souhaitait les entendre comme témoins ou suspects, ni sur quels faits portent les dossiers.

Comme chaque mardi depuis le début du mouvement de contestation, des milliers d’étudiants ont défilé dans le centre d’Alger et dans plusieurs villes d’Algérie.

« Le peuple veut juger Saïd » Bouteflika, ont notamment scandé les étudiants et étudiantes à Alger.

 

Avec AFP

Regain de tension au Soudan entre les militaires au pouvoir et la contestation

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Le principal groupe de la contestation au Soudan a appelé mardi à une marche d’un million de manifestants d’ici deux jours, après l’annonce par les militaires au pouvoir que leur chef, Abdel Fattah al-Burhane, dirigerait le futur Conseil conjoint avec les civils.

Objet de nombreux désaccords entre les contestataires et l’armée, ce Conseil conjoint est censé remplacer le Conseil militaire de transition qui a succédé au président Omar el-Béchir, destitué par l’armée le 11 avril.

Signe des tensions grandissantes entre les deux camps, l’un des chefs de l’Association des professionnels soudanais (SPA), fer de lance de la contestation, a accusé les militaires de ne pas envisager « sérieusement de céder le pouvoir au peuple ».

« Le Conseil militaire maintient que le Conseil (conjoint) souverain devrait être dirigé par les militaires avec une représentation civile », a critiqué Mohammed Naji al-Assam, dénonçant la tentative des militaires « d’accroître leurs pouvoirs quotidiennement ».

Les relations se sont d’autant plus tendues mardi que les militaires ont annoncé la mort de six membres des forces de sécurité, tués selon eux dans des heurts avec les manifestants.

La SPA les a accusés d’avoir tenté de disperser le sit-in qui se tient depuis le 6 avril devant le QG de l’armée à Khartoum, ce que les militaires ont nié, réaffirmant qu’ils « n’utiliseront pas la violence contre les manifestants ».

En première ligne de la contestation, l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC) a alors appelé « à une marche d’un million (de manifestants) le 2 mai pour affirmer notre principale revendication, qui est celle d’un pouvoir civil », selon un communiqué.

Le Soudan est le théâtre d’un mouvement de contestation déclenché le 19 décembre par le triplement du prix du pain ayant conduit à la destitution de M. Béchir, aujourd’hui incarcéré.

Les protestataires réclament désormais la dissolution du Conseil militaire de transition et le transfert du pouvoir à une administration civile.

– Blocage des discussions –

Mardi, le général Salah Abdelkhalek, membre du Conseil militaire, a annoncé que le chef de cette instance, Abdel Fattah al-Burhane, serait « le chef du (futur) Conseil souverain ».

Les deux camps sont parvenus samedi à un compromis avec la création d’un Conseil conjoint mais les discussions achoppent désormais sur sa composition et le nombre de ses membres.

Les représentants de la contestation proposent un conseil formé de 15 membres, dont huit civils, et l’armée de 10 membres, dont sept militaires.

Ce conseil deviendrait l’autorité suprême du pays et serait chargé de former un nouveau gouvernement civil de transition pour gérer les affaires courantes et ouvrir la voie aux premières élections post-Béchir.

Selon M. Assam, aucune discussion avec l’armée n’est prévue mardi mais la SPA devrait présenter ses propositions au Conseil militaire « dans les prochaines heures ».

Un porte-parole du Conseil militaire, le général Chamseddine Kabbachi, avait auparavant indiqué que les discussions devaient reprendre mardi.

Il avait précisé que les deux camps s’étaient mis d’accord sur la réouverture de routes et de chemins de fer bloqués par les manifestants autour du QG de l’armée.

Mais l’ALC, qui regroupe les partis politiques et groupes de la société civile, a nié tout accord en ce sens.

Elle a appelé les manifestants à maintenir leur sit-in ainsi que les barricades à Khartoum, prévenant les militaires que « les sit-in et les marches continueraient jusqu’à ce que les objectifs de la révolution soient atteints ».

« Cela ne fait aucun sens de dire que l’on ne dispersera pas le sit-in mais en même temps que les routes doivent rouvrir », a affirmé M. Assam.

Des témoins ont pour leur part indiqué que les protestataires renforçaient leurs barricades avec de grosses pierres. Les forces armées ne sont pas intervenues, ont-ils dit.

– « Pillages, violences » –

« Ces barricades nous protègent. Nous ne voulons pas que des véhicules militaires entrent dans la zone du sit-in », a expliqué un manifestant à l’AFP.

Bien décidés à ne pas partir, des protestataires sont assis sur ces barricades, brandissant le drapeau soudanais. D’autres surveillent depuis les toits aux alentours d’éventuels mouvements de troupes, selon un témoin.

  1. Kabbachi a dénoncé tard lundi « les menaces à la sécurité et à la stabilité publiques que constituent les fouilles pratiquées sur les voitures ou les civils par des personnes n’ayant pas d’autorité légale », en référence aux points de contrôle établis par les manifestants devant le QG de l’armée.

Il a fait état en outre de « pillages, de violences sur des citoyens, de routes bloquées, d’attaques contre les forces de sécurité et d’entraves empêchant les trains de transporter des produits essentiels ».

« Le Conseil militaire, en tant que responsable de la protection des citoyens, mettra fin à ces tentatives qui vont à l’encontre des slogans de la révolution +Liberté, paix et justice+ », scandés par les manifestants depuis le début de la contestation, a-t-il mis en garde.

Mardi, le chef-adjoint du Conseil militaire, Mohamad Hamdan Daglo, surnommé « Himeidti », a annoncé que six membres des forces de sécurité avaient été tués dans des heurts lundi dans différentes régions du pays tandis que 16 autres ont été blessés. Il n’a pas fourni plus de détails sur les circonstances de ces décès.

Avec AFP

Nigeria: 21 morts dans une attaque de Boko Haram dans le nord-est

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Les jihadistes du groupe Boko Haram ont attaqué un village de l’Etat d’Adamawa, dans le nord-est du Nigeria, tuant 21 personnes et incendiant des maisons, ont indiqué mardi des habitants à l’AFP.

Les assaillants sont arrivés à bord de quatre pick-ups et de plusieurs motos lundi soir dans le village de Kuda, dans le district de Madagali, frontalier de l’Etat du Borno, foyer de l’insurrection jihadiste.

« Ils ont attaqué le village vers 17H30 (16H30 GMT) et ont ouvert le feu sur les habitants, faisant 21 morts », a déclaré un leader de la communauté, Maina Ularamu.

« Ils ont incendié plusieurs maisons lors de l’attaque », a ajouté M. Ularamu, dont plusieurs proches ont été tués.

Paul Waramulu, un habitant du village, a affirmé que les combattants vêtus d’uniformes militaires avec des turbans avaient pillé les réserves de nourriture avant de mettre le feu à des bâtiments.

« Nous avons perdu 21 personnes lors de l’attaque et les deux tiers du village ont été brûlés », a-t-il déclaré à l’AFP.

De nombreux résidents ont quitté le village depuis, craignant une nouvelle attaque, alors que circulent « des rumeurs selon lesquelles les assaillants ne seraient pas loin du village », a affirmé Paul Waramulu.

La police n’était pas joignable dans l’immédiat pour confirmer cette attaque.

Kuda est située en lisière de la forêt de Sambisa (Etat du Borno), un bastion de Boko Haram à partir duquel les combattants lancent régulièrement des attaques.

En mars, les militants ont tué trois personnes et cambriolé une banque dans la ville voisine de Michika.

Les localités de la région ont été frappées à plusieurs reprises par Boko Haram depuis 2014, dont des militants avaient pris le contrôle d’une partie du territoire avant d’être chassés par une contre-offensive menée par la Force multinationale mixte (Nigeria, Niger, Tchad, Cameroun).

 

Avec AFP

 

Centrafrique : où se trouve la cellule dormante de l’État islamique dans le pays ?

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Le chef de l’organisation terroriste Daech Abou Bakr Al Baghdadi, est réapparu, ce dimanche 28 avril 2019, sur une séquence vidéo, diffusée par l’organe de propagande de l’organisation, « Al Fourkane ».

 

La première depuis sa dernière apparition en 2014. Al Baghdadi est apparu assis par terre, entouré par quelques uns de ses lieutenants, dont les visages étaient floutés. Al Baghdadi a annoncé, dans cette vidéo filmée il y a quelques jours au mois d’avril courant, la fin de la bataille de Baghouz en Syrie. Il s’est félicité des attentats du Sri-Lanka, annonçant qu’ils ont été commandité en représailles pour venger ses hommes a Al Baghouz.

Al Baghdadi s’est, par la suite adressé à ses combattants en Libye, en affirmant avoir une entière confiance en leurs capacités, les appelant à entretenir une guerre d’usure avec « l’ennemi ».

Al Baghdadi s’est, par ailleurs, félicité du renversement des « Taghouts » en Algérie et au Soudan, mais il a déploré que les populations de ces pays ne savaient pas quoi faire, et de cette façon, ils se sont débarrassés de régimes totalitaires, pour tomber sous le joug de régimes militaires, bien plus durs.

Au cours de cette vidéo, un des lieutenants d’Al Baghdadi lui a présenté des dossiers concernant la situation des éléments de l’organisation dans les douze pays où ils continuent de sévir. Al Baghdadi aurait donné des consignes à ses combattants dans ces douze pays. Consignes qui n’ont pas été diffusées dans la séquence vidéo.

La liste des douze pays concernés par la liste qu’Al Bghdadi a reçue, comporte : L’Irak, La Syrie, Khorasan, Afrique de l’ouest, Sinaï, Libye, Somalie, Yemen, République centrafricaine, Caucase, Tunisie et Turquie.

Justement, concernant la République centrafricaine, tout le monde se demande qui fait le jeu de l’État islamique dans ce pays. A-t-il infiltré un groupe armé lié à la Seleka ? Autant de questions qui restent sans réponse pour l’heure.

Sans ignorer que l’État islamique est capable de faire seulement sa propagande pour montrer aux yeux du monde qu’il reste actif dans le monde malgré les attaques contre ses positions en Syrie et Irak.

 

 

Avec le journal Tunisie numérique

 

Attaque d’une église au Burkina: au moins cinq morts dont le pasteur

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Une première attaque d’une église au Burkina, pays pauvre en proie à des attaques jihadistes récurrentes, a fait cinq morts dimanche à Silgadji, à 60 km de Djibo, chef-lieu de la province du Soum, dans le nord du Burkina Faso, a-t-on appris de sources sécuritaires et locales.

« Des individus armés non identifiés ont attaqué l’église protestante de Silgadji tuant quatre fidèles et le pasteur principal. Au moins deux autres personnes sont portées disparues », a indiqué lundi à l’AFP une source sécuritaire.

Si des prélats chrétiens et musulmans ont déjà été visés par des attaques jihadistes, il s’agit de la première attaque d’une église depuis 2015, date des premières attaques jihadistes.

« L’attaque a eu lieu vers 13h00, au moment où les fidèles quittaient l’église à la fin de l’office religieux », a précisé à l’AFP un membre de l’église, sous couvert d’anonymat. « Les assaillants étaient à motos. Ils ont tiré des coups de feu en l’air avant de viser les fidèles », a précisé ce témoin.

Le Burkina Faso est confronté depuis quatre ans à des attaques de plus en plus fréquentes et meurtrières, attribuées à des groupes jihadistes, dont Ansarul Islam, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) et l’Etat islamique au grand Sahara (EIGS).

D’abord concentrées dans le nord du pays, ces attaques ont ensuite visé la capitale et d’autres régions, notamment l’Est, et fait depuis 2015 quelque 350 morts, selon un comptage de l’AFP.

Vendredi, six personnes dont cinq enseignants ont été tués à Maïtaougou, localité située dans la province du Koulpélogo, dans la région de l’est.

Les attaques ciblent régulièrement des responsables religieux, principalement dans le nord du pays. A la mi-mars, l’abbé Joël Yougbaré, curé de Djibo, dans le nord du pays, a été enlevé par des individus armés. Son cadavre a été retrouvé près de Djibo, selon des habitants de la ville, sans que l’église catholique qui avait signalée sa disparition ne confirme cette information.

Le 15 février, le père César Fernandez, missionnaire salésien d’origine espagnole a été tué lors d’une attaque armée attribuée à des djihadistes à Nohao, dans le centre-est du Burkina.

En mai 2018, le catéchiste Mathieu Sawadogo et son épouse avaient été enlevés à Arbinda puis relâchés le 14 septembre. Avant eux, Pierre Boena, pasteur de l’église protestante de Béléhouro avait également été enlevé puis remis en liberté, en juin 2018.

Plusieurs imams ont également été assassinés par les jihadistes dans le Nord. Selon des sources sécuritaires, ceux-ci étaient « considérés comme pas assez radicaux » par les jihadistes ou « accusés de collaborer avec les autorités ».

 

 

Avec AFP

 

Nigéria : Cinq soldats tués, 30 disparus dans l’attaque d’une base par Boko Haram.

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Cinq soldats ont été tués et on est sans nouvelles d’une trentaine d’autres

trois jours après l’attaque d’une base militaire du nord-est du Nigeria par les islamistes du groupe Boko Haram, a-t-on rapporté lundi de sources militaires.

Des membres de la faction liée à l’organisation de l’Etat islamique, le groupe Etat islamique dans la province ouest-africaine (ISWAP), ont pris vendredi la base de Mararrabar Kimba, dans l’Etat de Borno, à 135 km de la capitale régionale, Maiduguri. Les insurgés se sont emparés des armes avant de se retirer, avait déclaré samedi un officier.

Trois jours plus tard, un premier bilan fait état de cinq morts au moins.

« Nous avons retrouvé cinq corps de soldats qui ont payé le prix suprême en combattant les terroristes », a déclaré un officier à l’AFP. « Les équipes de secours sont toujours à la recherche d’une trentaine d’autres soldats portés disparus depuis l’attaque », a-t-il ajouté.

Un deuxième officier, qui a confirmé le bilan de cinq morts, a ajouté que l’armée espérait toujours que les soldats dont on avait perdu la trace seraient retrouvés.

« Il y a de grands espoirs que les soldats disparus seront retrouvés – ou qu’ils retrouveront le chemin du retour », a-t-il espéré : « Nous ne pensons pas au pire scénario ».

L’armée nigériane n’a pas officiellement communiqué sur l’incident. Selon les informations recueillies de sources militaires samedi, les assaillants sont arrivés à bord d’une douzaine de pick-up équipés de mitrailleuses lourdes. Ils disposaient aussi de trois transports de troupes blindés volés aux forces de sécurité. Ils étaient accompagnés par un groupe de combattants à moto.

Après un intense échange de tirs, les soldats ont été débordés et un certain nombre d’entre eux se sont dispersés pour échapper aux islamistes mieux armés.

Plus de 27.000 personnes sont mortes depuis le début du soulèvement de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, en 2009, et 1,8 million d’autres ne peuvent toujours pas regagner leur foyer.

Le groupe opère aussi dans les autres pays de la zone du lac Tchad (Tchad, Cameroun, Niger), où il commet des attentats, des attaques contre les forces de l’ordre et procède à des enlèvements de civils.

Une coalition de forces tchadiennes, nigérianes et camerounaises a lancé depuis plusieurs semaines une offensive contre les concentrations de jihadistes dans la région.

Le chef de l’armée nigériane, le général Tukur Buratai, a mis en garde la semaine dernière contre un regroupement des deux factions de Boko Haram pour créer une enclave djihadiste qui s’étendrait du nord-est du Nigeria à la région du lac Tchad.

Avec AFP

 

CEMAC: La Guinée équatoriale se réconcilie avec ses voisins

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Depuis la tentative de putsch avortée de fin décembre 2017 contre le Président de Guinée équatoriale, les tensions sont palpables entre ce pays, la République centrafricaine et le Tchad. La crise économique et financière qui frappe actuellement ces trois pays de la CEMAC oblige à des rapprochements. Mais jusqu’à quand? Analyse.

«La Guinée équatoriale, la Centrafrique et le Tchad sont des pays frères au sein de la CEMAC. Depuis la tentative de putsch [contre le Président de Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, ndlr], le Président centrafricain et son homologue de Guinée équatoriale se sont plusieurs fois rencontrés. Ce qui est une preuve qu’ils sont proches les uns les autres. La Centrafrique et le Tchad ont été accusés par Malabo d’avoir voulu fomenter un coup d’État. C’est normal au vu des preuves dont disposait la Guinée équatoriale. Mais les présidents tchadien et centrafricain ont fait leur mea culpa d’une façon diplomatique», explique en exclusivité à Sputnik le Tchadien Djanobar Agar Garledji, docteur en Sciences politiques et expert dans plusieurs ONG continentales.

 

Depuis l’arrestation au Tchad le 11 avril dernier d’Andrés Esono Ondo, leader équato-guinéen du parti de l’opposition (CPDS —Convergence Pour la Démocratie Sociale), accusé de s’être rendu au Tchad pour préparer un coup d’État et la lettre de félicitations adressée par le Président équato-guinéen à son homologue centrafricain, Faustin-Archange Touadera, les relations sont à nouveau au beau fixe entre ces trois frères ennemis d’Afrique centrale.
Ce réchauffement amorcé sous l’égide de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), qui compte six États membres (Cameroun, République centre africaine, République du Congo, Gabon, Guinée équatoriale et Tchad) a commencé le 4 janvier 2018 au lendemain du «putsch manqué» du 27 décembre 2017 contre le Président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo. Reçu à Malabo, le ministre tchadien des Affaires étrangères avait d’ailleurs été sommé de s’expliquer:

«Je viens de m’entretenir avec le Chef de l’État sur la situation sécuritaire dans la sous-région. Le coup d’État déjoué fin décembre ici en Guinée équatoriale est une sérieuse menace qui concerne toute la sous-région d’Afrique centrale», avait reconnu Mahamat Zen Cherif, ministre tchadien des Affaires étrangères, au sortir de son entretien.

 

Complot déjoué

 

Le 27 décembre 2017, à la frontière nord avec la Guinée équatoriale, non loin d’Ebibeyin, la police camerounaise avait arrêté une trentaine d’hommes armés, soupçonnés de tenter de traverser la frontière pour renverser le régime de Malabo. Parmi eux, un ex-général de l’armée tchadienne, Mahamat Kodo Bani, ancien cadre de la sécurité présidentielle tchadienne. Par ailleurs, Enrique Nsue Anguesom, ambassadeur de Guinée équatoriale au Tchad, en séjour à Ebibeyin pour les fêtes de fin d’année, avait également été arrêté trois jours plus tard «pour des raisons d’enquête le concernant», parce qu‘«il aurait délivré des visas d’entrée en Guinée équatoriale, à la trentaine de personnes détenues dans le cadre de ce putsch manqué», a indiqué à Sputnik une source proche du dossier, laissant entendre que cette deuxième arrestation faisait partie de la même tentative de déjouer un complot contre le Président équato-guinéen.

«Si l’on en croit les services de sécurité du Cameroun, de Guinée équatoriale et de France, Bangui aurait servi non seulement de base arrière dans le montage du complot déjoué par Malabo, mais aussi de lieu de recrutement de certains éléments à cette tentative de putsch avortée. Le Tchad est le pays où ils ont obtenu leurs visas d’entrée», selon une note confidentielle qui avait fuité et que Sputnik a pu se procurer.

À partir de ce moment, les relations entre la Guinée équatoriale et le Tchad étaient devenues glaciales:

«Cette affaire a mis à mal les relations entre la Guinée équatoriale et la Centrafrique parce que le Président Obiang a mal digéré le fait qu’un pays qu’il a toujours soutenu financièrement lui plante un couteau dans le dos», a déclaré à Sputnik l’analyste équato-guinéen Eleme Asumu.

 

La situation difficile, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, que vit actuellement la République centrafricaine (RCA) oblige toutefois son Président à se rapprocher de Malabo. D’autant que la Guinée équatoriale est actuellement membre non permanent du Conseil de sécurité, qu’elle a présidé en février 2019. L’avenir de la paix en RCA s’est joué à l’Onu avec la récente signature des accords de paix inter-centrafricains. Sous l’égide de l’Onu, la Guinée équatoriale a eu son mot à dire dans cette affaire, à double titre de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies et de pays membre de la CEMAC. De plus, le Président équato-guinéen est considéré comme le doyen des chefs d’État africains (40 ans au pouvoir).
Le procès des ressortissants centrafricains accusés d’avoir comploté contre le Chef de l’État équato-guinéen qui a débuté à Bata, fin mars 2019, est un embarras additionnel pour Faustin-Archange Touadera. Sans raison apparente, il a été suspendu dix jours après avoir commencé, avant de reprendre à la mi-avril.

«Le Président Faustin-Archange Touadera a intérêt à ne pas voir la situation s’envenimer au vu de l’assistance quasi régulière que lui apporte la Guinée équatoriale, surtout sur le plan financier», estime au micro de Sputnik Anastasio Minko Mikue, membre de la société civile équato-guinéenne et auteur de plusieurs ateliers sur la paix en Afrique centrale.

 

Le chef de l’État équato-guinéen avait déclaré à l’attention de son homologue centrafricain, lors de sa visite officielle de trois jours à Mongomo, le 12 décembre 2018: «Nous avons tout compris, vous êtes un bon Président pour votre peuple. Et le peuple centrafricain doit soutenir son Président dans sa volonté d’instaurer une paix définitive», marquant ainsi sa bonne volonté à son égard.

 

Manœuvres de réconciliation

 

De plus, la lettre de félicitations pour son anniversaire que le Président de Guinée équatoriale lui a envoyée le 11 avril 2019 a coïncidé avec l’arrestation d’Andrés Esono Ondo, le leader du CPDS, à 500 km de Ndjamena, en compagnie de Saleh Kebzabo, président de l’UNDR, un autre parti d’opposition équato-guinéen.

«C’est une technique habile du Président équato-guinéen, dans la mesure où le Président centrafricain est né le 21 avril et non le 11 avril, soit des félicitations avec 10 jours d’avance, ironise un militant de l’opposition ayant requis l’anonymat. Bien que peu protocolaires, elles traduisent un réchauffement des relations entre les deux Présidents, a précisé cette source à Sputnik. Souvenez-vous que la même maladresse avait été commise en octobre 2018 lors du dépouillement des élections présidentielles camerounaises. Le Président Obiang avait félicité dans un communiqué lu à la télévision d’État son homologue camerounais, Paul Biya, alors même que le Conseil constitutionnel camerounais siégeait encore sur les recours à annulation d’autres candidats», a ajouté cette source.

La délocalisation le 19 février 2018 de la commission de la CEMAC de Bangui à Baney, situé à une quarantaine de kilomètres de Malabo, par le président en exercice de la CEMAC d’alors, le Tchadien Idriss Déby Itno, a encore accentué les tensions.

 

Lors de la tenue le 22 février 2019 à Ndjamena du 14e sommet de la CEMAC, Faustin-Archange Touadera était présent, à l’inverse d’Obiang Nguema, qui s’était fait représenter par son Premier ministre, Francisco Pascual Obama Asue. Celui-ci a donné son accord de principe pour un retour des employés de la commission à leur siège de Bangui «qui n’a jamais été délocalisé», a démenti un diplomate du parlement de la CEMAC à Malabo, contacté par Sputnik.

«On avait juste déplacé une partie des fonctionnaires de la commission parce que la situation sécuritaire à Bangui était devenue critique. La Guinée équatoriale a accepté de les accueillir, mais le siège de la CEMAC reste à Bangui», a déclaré à Sputnik un diplomate du parlement de la CEMAC à Malabo.

L’absence de Teodoro Obiang Nguema Mbasogo au sommet de la CEMAC tend également à montrer qu’il se méfie toujours de son homologue tchadien, compte tenu du rôle joué dans le coup d’État avorté de décembre 2017 par le général de brigade tchadien Mahamat Kodo Bani Godi. Ce dernier a servi de 1990 à 2005 dans les services de sécurité présidentielle du Tchad, la fameuse Garde républicaine d’Idriss Déby, avant de faire défection et rejoindre en novembre 2008 l’Union des Forces pour le changement et la Démocratie (UFCD), mouvement rebelle de l’est du Tchad. Il était l’homme de la situation, d’autant que, selon les médias équato-guinéens proches du pouvoir, ce coup d’État avait été orchestré avec le sergent équato-guinéen Abassolo.

«Lui qui ne manque pratiquement jamais les sommets sous-régionaux, d’aucuns diront que c’est un message clair du désaveu de Malabo à Ndjamena», commente pour Sputnik le politologue équato-guinéen Ekua Asekou.

 

Malgré ses indéniables potentialités, la zone CEMAC fait face à des tensions géopolitiques interétatiques et intraétatiques, qui ne peuvent que produire des effets négatifs. Le processus d’intégration sous-régionale enclenchée depuis le mois d’avril 2017, à travers la libre circulation des personnes et des biens, pâtit des querelles intestines et des rivalités entre ses six États membres.

Certains États, à l’exemple de la Guinée équatoriale, préfèrent la coopération régionale à l’intégration régionale. En froid depuis le début des frictions en 2017, les relations entre le Tchad, la Guinée équatoriale et la République centrafricaine en ont été affectées, de même que les relations avec certains pays limitrophes comme le Cameroun. La Guinée équatoriale entretient des relations pour le moins mitigées avec son grand voisin, souvent entachées d’expulsion des ressortissants camerounais et de fermetures régulières des frontières.

 

 

Avec Sputniknews France

 

Centrafrique : perquisition au domicile secondaire de Jean-Serge BOKASSA

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L’ancien ministre de la’intérieur Jean-Serge Bokassa

 

 

Le mouvement « Kodro Ti Mo Kozo Si » tient à informer l’opinion nationale et internationale des violations dont a fait l’objet la résidence secondaire de Monsieur Jean Serge Bokassa.

En effet, en marge de la cérémonie de la journée mondiale de la lutte contre le paludisme qui s’est déroulée le 25 Avril à Pissa et présidée par le Chef de l’Etat Monsieur Faustin-Archange Touadera, la résidence secondaire du coordonnateur du “MKMKS”, le Patriote Jean Serge Bokassa, a été sans raison valable, inspectée en sa présence par un membre de la garde rapprochée du Président de la République. Ce dernier visiblement très remonté et muni d’une arme de poing ainsi que d’une arme d’assaut, a fait irruption dans les lieux privés où se trouvait Monsieur Jean Serge Bokassa. En outre, il a allégué avoir reçu des consignes fermes afin de procéder à des vérifications approfondies. Le sens de sa démarche n’a pas été compris. Il aurait pu mettre en danger la vie du coordonnateur du “MKMKS” à qui, faut-il le rappeler, toute sécurité a été retirée en dépit de la sensibilité des fonctions qu’il a eu à occuper dans un passé encore récent.

La République Centrafricaine est un pays de Droit et parmi les droits fondamentaux dont jouit tout citoyen centrafricain, figure la protection du domicile : le domicile est inviolable. Il est interdit de s’introduire sans autorisation dans un domicile privé quelque soit le titre d’occupation ou l’affectation du local. Si l’intrusion est faite sans le consentement des propriétaires, elle est consécutive du délit de violation de domicile.

Ainsi, nous condamnons avec la plus grande fermeté ces pratiques dignes d’une « dictature » qui ont pour seul but d’intimider et qui bafouent par la même occasion les valeurs démocratiques de notre très chère Patrie, la République Centrafricaine. Nous désirons par la même occasion attirer l’attention du Peuple et de toute l’opinion sur ses actes antidémocratiques que rien ne peut justifier.

Par ailleurs, nous nous réserverons le droit d’user de toutes les voies de recours possibles pour que le Droit soit dit mais encore pour que des dispositions soient prises pour la sécurité des leaders d’opinion qui en ressentent le besoin.

 

 

Bangui, le 28 Avril 2019.

Centrafrique : la société SATOM sommée de reprendre rapidement les travaux de route Bouar-Baoro.

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Runion du ministre avec les Responsables de la société SATOM à Bouar le vendredi 26 avril 2019. Credit photo : Gervais Lenga pour CNC.

 

Bouar (Corbeaunews) – Le ministre des Travaux publics et de l’entretien routier Monsieur Guismala AMZA, lors d’une réunion tenue à Bouar ce samedi 27 avril, a sommé la société SATOM de reprendre sans délai les travaux de bitumage de l’axe Baoro-Bouar interrompus il y’a quelques jours pour des raisons de « sécurité ».

 

C’était en présence des représentants de la Minusca, des FACA et des autorités locales que s’est tenues la réunion du ministre des Travaux publics avec les chefs de la société SATOM de Bouar.

D’après le ministre Guismala AMZA, les raisons de sécurité évoquée par les représentants de SATOM pour interrompre temporairement les travaux de bitumage Baoro-Bouar ne sont pas tenables. Il considère cela comme un faux prétexte pour tenter de justifier leur retard alors qu’ils sont à seulement 4 mois du délai d’exécution prévue dans leurs cahiers de charges.

En plus, des enquêtes menées sur place n’ont pas montré des problèmes de sécurité particuliers dans le secteur.

Avant de quitter pour Bozoum, le ministre demande aux représentants de SATOM s’ils veulent prendre la parole, mais aucun n’a voulu.

Par ailleurs, les 4 milliards de francs CFA versés à la société centrafricaine SEMENSE pour les travaux de réaménagement de route Bouar-Bozoum semblent partir en fumée comme du jeu.

En plus de ne rien faire, la société SEMENCE ne se soucie guerre de se justifier pour les travaux qu’elle n’a pas faits conformément à son cahier de charges.

 

 

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Centrafrique : installation du Préfet de la Nana-Mambéré suite à l’accord de Khartoum.

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Cérémonie d’installation du nouveau Préfet de la Nana-Mambéré Marcel Bagaza le vendredi 26 avril 2019 à Bouar. Credit photo : Gervais Lenga / Corbeaunews

 

Bouar (Corbeaunews) – Le nouveau Préfet de la Nana-Mambéré Marcel Bagaza a pris ses fonctions vendredi 26 avril 2019 en présence des représentants du gouvernement.

 

Monsieur Marcel Bagaza, un cadre du Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), une rébellion dirigée par le général Abdoulaye Miskine, a été nommé au début de ce mois par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA suite à l’accord de paix de Khartoum signé le 6 février dernier à Bangui entre les 14 groupes armés et le gouvernement centrafricain.

La nomination de Monsieur Marcel Bagaza dans la Nana-Mambéré serait liée à la présence massive des rebelles du FDPC dans la région.

Sa prise de fonctions ce vendredi 26 avril pourrait calmer les esprits des combattants de son groupe qui ont brûlé des véhicules et motos dans la nuit du 22 au 23 avril dernier à environ 35 kilomètres de la sous-préfecture de Baboua en représailles à l’attaque menée par les soldats de la Minusca contre leur position à Zoukombo au début de ce mois.

 

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Centrafrique : assassinat d’un soldat FACA à Bouar.

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L’Auberge municipale de Bouar. Credit photo : Gervais Lenga pour CNC.

 

Bouar (Corbeaunews) – transporté d’urgence à l’hôpital préfectoral de Bouar, un soldat de l’armée nationale, victime d’une agression au couteau, serait mort suite à ses blessures ce vendredi 26 avril 2019.

 

Selon la gendarmerie locale, l’enquête est en cours pour localiser l’auteur de cet acte criminel survenu dans une auberge municipale au centre-ville derrière le marché central de Bouar.

Pour l’heure, on ignore complètement ce qui s’est passé dans ce lieu avant ou au moment de l’agression de la victime. Mais d’après des sources militaires contactées par Corbeaunews, la victime faisait partie du groupe des soldats FACA appelé en urgence à Bouar dans le cadre de la cérémonie d’installation du nouveau Préfet de la Nana-Mambéré Marcel Bagaza dans ses fonctions ce vendredi 26 avril 2019.

Cependant, quelques heures après l’agression du soldat FACA, vers 16 heures, des perquisitions ont eu lieu dans les chambres de cette auberge municipale avec l’arrestation de quelques jeunes qui se trouvaient sur place.

L’objectif selon les enquêteurs est de chercher à comprendre ce qui s’est passé et qui était présent au moment de l’agression.

Pour l’heure, aucune réaction du côté du ministère de la Défense ou de l’État-major des armées sur l’affaire.

 

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Centrafrique : une sibylline dictature s’installe à Bangui, selon une déclaration du PDCA.

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DÉCLARATION DU

PARTI DEMOCRATIQUE CENTRAFRICAIN

 

                        UNE SIBYLLINE DICTATURE S’INSTALLE À BANGUI

 

  • Parjure et violation de la constitution,
  • Instauration d’un singulier agencement constitutionnel ou ordonnancement juridique,
  • Achats de consciences,
  • Intimidation politique, arrestation et détention arbitraires,
  • Tentative d’instauration d’une pensée unique,
  • Culte de la personnalité par griots interposés,
  • Volonté de neutralisation des Leaders Politiques et Sociaux encombrants ou incommodants,
  • Désinvolture, frustration et mépris du Peuple Centrafricain,
  • Refus des évidences politiques,
  • Obsession pour un coup d’Etat,
  • Concurrence obsessionnelle et intra gouvernementale pour des enrichissements personnels,

 

Tout un cocktail de caractéristiques qui indiquent qu’une sibylline dictature se met astucieusement en place à Bangui, et à quels desseins, et dans quels intérêts ? Est-ce que Son Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, le Professeur Faustin Archange TOUADERA a choisi d’être inscrit sur la sombre liste des dirigeants politiques centrafricains, insoucieux du sort du Peuple Centrafricain ? Ou il est amené, malgré lui, à créer de mécontentements populaires facilitant sa chute ?

 

Les faits ou actes politiques du Président de la République, Chef de l’Etat, depuis son accession à la magistrature suprême de notre pays, ne cessent de mettre en relief un amateurisme primaire et des dénis de responsabilités politiques, sur fond de dérives dictatoriales, d’où incertitudes, doutes pour le restant du mandat présidentiel. En effet, le climat socio-politique devenu très délétère, la récente mise en place d’un Gouvernement hétéroclite, incohérent et sans visibilité politique, ne rassurent pas et présagent d’un autre pilotage à vue avec très grand risque d’une impasse politique.

 

Quel est ou quel sera le programme d’actions politiques du 2ème Gouvernement NGREBADA ? Ce Gouvernement sera-t-il en mesure de restaurer la sécurité et la paix, réaliser la rupture prônée dans le discours d’investiture du 30 mars 2016, ou c’est déjà un autre coup d’épée dans l’eau trouble de l’Oubangui ?

 

Les flottements, incertitudes et fébrilités politiques, actuellement perceptibles, présagent que les descendants de BARAM BAKIE, de NDJOUBISSI, de KREBEDJE, de YALOKE, de NGAÏSSIO, de ZANGOA, de GOTIYA, de GONKARA, de NDIKISSI GABO, de GBA NDORO, de KARINOU, de YAFO, de KPOKOLITA, de NGOUKOU, de NGBAMBIO, de BANGASSOU, de RAFAÏ, de Zemio, de SENOUSSI….., qui ont trop souffert durant les six dernières décennies d’indépendance octroyée, ne sont pas encore sortis de l’auberge; ils vont continuer de souffrir, alors qu’ils ont déjà été atteints dans leur chair, dans leur âme et dans leur conscience. Les 59 ans de gâchis politiques sur fond d’exclusion et de manipulations politiciennes pour causes d’intérêts divergents ont laissé en eux des traces indélébiles. Aujourd’hui ils n’aspirent qu’à une paix du cœur, à être gouvernés démocratiquement, à être aidés pour mieux se mobiliser et s’auto-organiser, et voilà qu’ils sont astreints à d’autres turpitudes politiciennes. Au nom de quoi, et pourquoi les descendants de ces Illustres Fils de l’Oubangui Chari, qu’on appelle aujourd’hui Centrafricains, continuent de connaître les dérives dictatoriales ou de souffrir les martyrs ?

 

Le Peuple Centrafricain ne veut plus d’une autre dictature sur fond de manipulations, car qui dit dictature manipulée, dit insécurité, instabilité et changement brutal de régime politique, souvent piloté de l’extérieur et pour des intérêts autres que les siens.

 

A travers de nombreuses déclarations politiques du PDCA, j’ai eu à évoquer que cette énième crise militaro-politique qui se complexifie et qui est devenue un fonds de commerce politique et diplomatique, interpelle individuellement et collectivement tous les Leaders Politiques et Sociaux. Au nom du Parti Démocratique Centrafricain-PDCA, je salue la mobilisation des Leaders Politiques et Sociaux, malgré la très forte pression de l’Exécutif de Bangui, laquelle mobilisation a abouti à la libération du compatriote BENINGA, arbitrairement séquestré, à qui je demande d’avoir le moral, car le chemin politique n’est pas un fleuve tranquille. J’exhorte, par conséquent, tous les Leaders Politiques et Sociaux de maintenir la flamme de cette mobilisation pour barrer la route à cette dictature qui s’installe de manière assez sibylline et qui risque de nous replonger dans les noires abysses.

 

Par cette mobilisation, nous faisons enfin la preuve qu’il nous incombe désormais de nous transcender, de nous concerter pour une idoine introspection commune et un consensus convergent et visionnaire, à travers lesquels chaque entité ou chaque région devrait s’y retrouver et nous permettre de sortir de manière définitive de l’ornière dans laquelle les régimes politiques successifs nous ont enlisés, et envisager réellement la reconstruction de notre pays, après ces 59 ans de régimes d’exclusions, de compromissions et d’infantilisation.

 

Aussi, nous devons rester politiquement et socialement très vigilants, pour que les concessions et faveurs politiques outrancières faites aux groupes armés, qui excellent actuellement dans les tueries de masse, ne puissent pas constituer une manière ou une manœuvre politique dilatoire d’obérer les élections de 2020-2021.

 

                                                                                         WAFIO Jean Serge

                                                                                         Président du PDCA

 

 

CENTRAFRIQUE : LA RÉSISTANCE LOUABLE DES PARLEMENTAIRES À LA RÉFORME ORIENTÉE DU CODE ÉLECTORAL.

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

 

Le projet de loi portant code électoral préparé par le groupe de travail des experts et validé avec adjonction de quelques orientations par le conseil des ministres a fait l’objet d’examen et d’adoption par les parlementaires.

 

Cette réforme attendue pour répondre aux déficits du processus électoral a été adopté avec amendements par 126 députés sur 140.

Animé par le souci de tripatouiller et de torturer le processus électoral, le pouvoir avait unilatéralement inséré des mesures discriminatoires et inégalitaires en augmentant de manière exorbitante et démesurée le montant de la caution pour être éligible aux prochaines échéances électorales. Cette hausse démesurée de la caution considérée comme un piège du pouvoir à attirer toutes les attentions dans l’hémicycle au point d’occulter les autres volets du code électoral

concernant le mode de scrutin, les conditions d’éligibilité, les incompatibilités, la campagne électorale, les opérations de vote et le contentieux. Il est important de rappeler que pour faire avaler la couleuvre aux parlementaires, le pouvoir a fait recours à sa vieille méthode de prédilection qui consiste à inviter les billets de banque dans l’arène pour arbitrer en sa faveur. Il semblerait que contrairement à la destitution de l’ancien président de l’assemblée nationale, la maudite somme proposée assimilable au mépris n’avait pas convaincu les parlementaires même issus de la majorité présidentielle. A plus forte raison, le ministre qui a présenté n’était pas convaincant.

 

Avec cette résistance, les parlementaires ont ainsi retrouvé le rôle de représentants et défenseurs des intérêts du peuple en discutant pendant neuf (9) heures lors des plénières, ce qui explique et confirme le caractère houleux des débats. Par ce vote, les élus de la nation ont mis fin à la récréation politique.

 

Cette farouche résistance au hold-up, au braquage du pouvoir contre le code électoral met un terme à la chosification, à l’infantilisation des parlementaires qui voient souvent leur rôle abaissé par le pouvoir. Nous assistons par ce geste à la phase d’un renouveau pouvoir législatif qui doit jouer pleinement leur rôle dans l’ordonnancement juridique de séparation de pouvoirs initié par Montesquieu.

 

La résistance du pouvoir parlementaire face aux mesures controversées du pouvoir interpelle le citoyen lambda qui s’interroge :

 

Qu’est-ce qui justifie l’augmentation du montant de la caution dans un pays où le revenu minimum est insignifiant ? En dehors de toutes manipulations politiques, était-il une bonne idée d’augmenter de façon vertigineuse le montant de la caution ? Cette hausse fantaisiste avait-elle pris en compte ou intégré le coût de la campagne électorale ? Les parlementaires ont résisté à cette hausse parce qu’ils sont les premiers concernés ? Quelles sont les innovations contenues dans le nouveau code électoral ? Ces différentes innovations constituent-elles une avancée démocratique ? Qu’en est-il de la célèbre notion de parité proposée par le nouveau code électoral ?

 

De toutes les étapes de la réforme électorale c’est à dire de l’initiative de la loi, du dépôt, de l’examen, de l’adoption en plénière jusqu’à la promulgation, on note de façon spectaculaire la victoire éclatante des parlementaires qui semblent sortir de leur réserve car ce n’est pas à moins de deux (2) ans d’une élection qu’on peut changer ou modifier sensiblement les règles du jeu électoral.

 

Logiquement, les prochaines échéances électorales devraient s’organiser sur la base de l’ancien code électoral et une réforme de cette envergure devrait être faite au début du mandat du nouveau président de la république. Ainsi, se confirme l’exercice du droit citoyen d’être éligible équitablement au lieu de se focaliser sur l’exhibition de sa fortune.

 

S’agissant des innovations du code électoral, nous saluons la prise en compte du niveau intellectuel des candidats aux législatives car un député doit au minimum être capable de lire et d’interpréter les textes de loi avant de voter. A défaut, le parlement serait transformé en une chambre d’enregistrement des caprices du gouvernement.

 

S’agissant de la notion de parité, une loi a été votée en ce sens mais très vite tombée en désuétude. En dépit de la mise en place des dispositions légales contraignantes pour favoriser la parité homme/femme, les résultats restent contrastés et insuffisants dans les institutions étatiques.

 

La Centrafrique est ainsi en retard sur les autres états de la sous région pour la reconnaissance des droits de la femme. On ne peut pas parler de parité dans les fonctions électives comme celles des députés. Autrement dit, il faut nommer les députés, ce qui serait une totale aberration car dans les fonctions électives c’est l’électeur qui décide. Par contre, les partis et mouvements politiques peuvent s’engager à désigner des candidats de sexe féminin pour les législatives et imposer que les suppléants soient de sexe opposé. En outre, le remboursement des dépenses de campagne au prorata du pourcentage et la démission du président de la république quelques mois avant l’ouverture des campagnes électorales sont des avancées remarquables.

 

Par ailleurs, la tentative récurrente de corruption des parlementaires pose la problématique fondamentale de l’indépendance, de l’autonomie financière de l’assemblée nationale.

 

Depuis toujours, l’assemblée nationale dépend financièrement du gouvernement plus précisément du ministère des finances pour réaliser leur projet. A titre d’illustration, le président de l’assemblée nationale vient de faire les frais des caprices gouvernementaux car le ministre des finances n’a pas honoré sa demande de décaissement de frais de mission le privant ainsi d’une importante rencontre parlementaire au pays des hommes intègres.

 

Au chapitre des regrets, le nouveau code électoral a royalement ignoré un volet très important qui perturbe de façon récurrente et jurisprudentielle l’équilibre des forces parlementaires. Il s’agit de déterminer un cadre juridique assorti de sanctions pour règlementer le débauchage, la défection et la transhumance des députés en cours de mandat.

 

Pour finir, et contrairement aux accords de paix de Khartoum, nous invitons le gouvernement et les parlementaires de vulgariser, sensibiliser et de mettre à disposition le nouveau code électoral pour une meilleure compréhension du peuple.

 

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 26 avril 2019

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des élections

Tel : 0666830062

 

Pour booster le commerce en Afrique, la Banque africaine de développement signe avec Natixis un accord de participation aux risques de 50 millions de dollars

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Ce mercredi 24 avril 2019 en son siège à Abidjan, la Banque africaine de développement a signé avec la banque Natixis un accord de participation aux risques (APR) d’un montant de 50 millions de dollars américains.

Cet accord de partage de risques à 50/50 porte sur un portefeuille de transactions commerciales d’un montant global de 100 millions de dollars. Partant, il appuiera pour 600 millions de dollars d’opérations commerciales en Afrique sur les trois prochaines années.

« Cet accord historique nous permet, non seulement de mieux accompagner nos clients en Afrique, mais aussi de renforcer plus encore la relation stratégique que nous avons le privilège de développer avec la Banque africaine de développement », s’est réjoui Marc Jaskowiak, Senior Banker représentant Natixis, qui a paraphé l’accord.

L’APR va ainsi permettre de répondre à la demande croissante des marchés africains en matière de financement du commerce extérieur, dans des secteurs économiques clés comme l’agroalimentaire, la santé, les services et l’industrie. De plus, il va favoriser une diversification de l’économie de production, génératrice de croissance, d’emplois et de recettes fiscales additionnels pour plusieurs États africains. Cet accord va notamment profiter aux banques commerciales africaines ainsi qu’aux PME du continent, en leur garantissant un meilleur accès au financement de leurs opérations de commerce extérieur.

« La signature d’aujourd’hui est importante, car elle répond à notre volonté de développer des partenariats financiers avec des banques non régionales solides, afin de stimuler le financement du commerce en Afrique et de soutenir davantage le commerce intra-africain, comme indiqué dans notre Programme du financement du commerce entériné en 2018 », a expliqué le directeur du département du Développement du secteur financier de la BAD, Stefan Nalletamby. Et de préciser : « Cet accord va nous permettre d’étendre notre soutien aux PME africaines, mais aussi aux banques locales dans les pays francophones et certains pays en transition. »

 

À propos de Natixis

Natixis est la banque internationale de financement, d’investissement, de gestion d’actifs, d’assurance et de services financiers du Groupe BPCE, deuxième acteur bancaire en France avec 31 millions de clients à travers ses deux réseaux, Banque Populaire et Caisse d’Epargne. Natixis dispose d’expertises métiers dans quatre domaines d’activités : la gestion d’actifs et de fortune ; la Banque de grande clientèle ; l’assurance ; et les services financiers spécialisés. Elle accompagne, dans le monde entier, sa propre clientèle d’entreprises, d’institutions financières et d’investisseurs institutionnels et la clientèle de particuliers, professionnels et PME des deux réseaux du Groupe BPCE.

À propos du Groupe de la Banque africaine de développement

Le Groupe de la Banque africaine de développement est la principale institution de financement du développement en Afrique. Il comprend trois entités distinctes : la Banque africaine de développement (BAD), le Fonds africain de développement (FAD) et le Fonds spécial du Nigeria (FSN). Représentée dans 41 pays africains, avec un bureau extérieur au Japon, la Banque contribue au développement économique et au progrès social de ses 54 États membres régionaux.