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Paris se félicite de l’engagement militaire danois au Mali

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Bangui (Republique Centrafricaine) 26 oct. 2019 00:40

La ministre française des Armées, Florence Parly, s’est félicitée vendredi de l’engagement de l’armée danoise aux côtés de la force française Barkhane et de celle de l’ONU (Minusma) au Mali, avec deux hélicoptères, un avion de transport et des officiers de renseignement. “Le Parlement danois a validé (jeudi) le déploiement, à partir de décembre 2019, de deux hélicoptères Merlin à Gao, ainsi que de 70 militaires qui en assureront la MAINTENANCE et la mise en œuvre”, a relevé la ministre dans un communiqué. Ces hélicoptères de manœuvre constituent “une capacité critique pour l’opération Barkhane (4.500 militaires), qui se déploie sur un territoire vaste comme l’Europe”, a-t-elle relevé. Les Danois vont également déployer un avion C130J ainsi que 65 militaires au sein de la Mission de l’ONU pour la stabilisation du Mali (Minusma). Dix officiers supplémentaires viendront renforcer les capacités de renseignement de cette force. Les Danois comptent “parmi nos partenaires les plus proches et les plus engagés” dans la lutte contre les groupes djihadistes et pour “la sécurité des Européens”, a souligné Florence Parly. Les violences djihadistes persistent dans le nord du Mali, six ans après l’intervention militaire française Serval, et se sont propagées vers le centre du pays ainsi qu’au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires ayant fait des centaines de morts.

Avec AFP/VOA

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Chili : manifestation monstre, le gouvernement sous pression

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Bangui (Republique Centrafricaine) 25 oct. 2019 23:41

(Santiago du Chili) Le gouvernement du président chilien Sebastian Pinera se trouvait vendredi plus que jamais sous pression : plus de 820 000 manifestants ont envahi le centre de Santiago pour protester contre les inégalités sociales, une semaine après le déclenchement d’une vague de contestation sans précédent depuis des décennies. Paula Bustamante Des centaines de milliers de manifestants, brandissant des drapeaux chiliens et entonnant des chants popularisés pendant la période de la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990), convergeaient vers la Plaza Italia, devenue l’épicentre de cette fronde sociale inédite, ont constaté des journalistes de l’AFP. « À cette heure (18 h 08), la police indique que plus de 820 000 personnes sont rassemblées » sur la plaza Italia, a indiqué la mairie de Santiago dans un tweet. D’autres manifestations réunissant plusieurs milliers de personnes se déroulaient au même moment dans plusieurs autres grandes villes. « Ce sera probablement le plus grand rassemblement de tous les temps », s’enthousiasmait Francisco Anguitar, 38 ans, un agent de développement en intelligence artificielle, dans le cortège de Santiago. « Nous demandons justice, honnêteté, éthique au gouvernement. Nous ne voulons pas le socialisme, le communisme, nous voulons moins d’entreprises privées, plus d’État », a-t-il ajouté. Alors qu’une grande partie du pays et la capitale restaient sous état d’urgence, avec 20 000 policiers et militaires déployés, la manifestation dans la capitale se déroulait dans le calme. Plus déterminés que jamais, les protestataires ne relâchaient pas la pression sur le pouvoir chilien. Dans la matinée, des centaines d’automobilistes et de chauffeurs routiers avaient participé à des opérations escargot sur les autoroutes qui relient Santiago au reste du pays pour protester contre les prix des péages, provoquant d’importants embouteillages, a constaté l’AFP. « Nous, les petits transporteurs, nous sommes accablés par les prix des autoroutes […] nous rejoignons la mobilisation », a déclaré à l’AFP Marcelo Aguirre, un chauffeur de 49 ans. « Au lieu de se disputer » La question du prix du transport avait déjà été le détonateur de ce mouvement social inédit dans un pays loué pour sa stabilité, lorsque les étudiants avaient appelé à protester contre une augmentation de plus de 3 % du prix du ticket de métro dans la capitale. Malgré la suspension de la mesure, la colère sociale n’est pas retombée. Le mouvement, hétérogène et sans dirigeants identifiables, s’est amplifié, nourri par le ressentiment face à la situation socio-économique et aux inégalités dans ce pays de 18 millions d’habitants. L’annonce mardi par M. Piñera d’une série de mesures sociales, dont une augmentation du minimum vieillesse, une hausse des impôts des plus riches, et un gel de la hausse de 9,2 % de l’électricité, ne semble pas avoir eu l’effet escompté. Le président a demandé vendredi « à tous les députés et sénateurs, au lieu de se disputer et de discuter autant, d’approuver en urgence ces projets » de loi. Pour la septième nuit consécutive, les 7,5 millions d’habitants vont passer la nuit sous couvre-feu, qui a toutefois été à nouveau réduit d’une heure, de 23 h à 4 h. Des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, ainsi que des pillages ont été encore rapportés jeudi dans les quartiers périphériques de la capitale et quelques autres villes du pays. Face à la multiplication des allégations sur des violations des droits de l’homme, la Haut-Commissaire aux droits de l’Homme des Nations unies et ex-présidente chilienne, Michelle Bachelet, a annoncé l’envoi d’enquêteurs. Selon l’Institut national des droits humains (INDH), 584 personnes ont été blessées depuis le début des troubles le 18 octobre, dont 245 par armes à feu. Devant la presse, le ministre de la Défense, Alberto Espina, a déclaré jeudi que l’armée agissait pour protéger les droits de la personne des Chiliens, non pour les violer. Outre la mission onusienne annoncée par Mme Bachelet, le président Piñera a invité Mme Bachelet et José Miguel Vivanco, le directeur de la division Amériques de l’ONG Human Rights Watch, à se rendre au Chili. Le père de Mme Bachelet, arrêté et torturé après s’être opposé au coup d’État de Pinochet, est mort en prison en 1974. Elle-même a été torturée avant de partir en exil.

Avec AFP
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les avocats de Bozizé annoncent un recours devant la justice

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Bangui (Republique Centrafricaine) 25 oct. 2019 23:16

Vendredi 25 octobre, un comité d’avocats représentant l’ancien président Bozizé actuellement en exil en Ouganda a annoncé avoir déposé deux requêtes auprès du tribunal administratif de Bangui concernant la circulaire du 17 novembre 2016 du ministère des Transports interdisant les compagnies aériennes desservant Bangui d’embarquer François Bozizé. Cette circulaire précise que toute compagnie aérienne qui enfreint ces instructions se verra non seulement refuser l’atterrissage à l‘aéroport de Bangui et s’exposera à des sanctions conséquentes. Maître Tiangaye, du collectif des avocats de François Bozizé, estime que la circulaire doit être retirée. « Nous saisissons la justice pour que cette mesure qui est arbitraire et illégale parce que ça transgresse non seulement la Constitution de la République centrafricaine, mais aussi les engagements internationaux des droits de l’homme – particulièrement les conventions internationales des droits de l’homme – que cette circulaire-là soit purement et simplement annulée pour que le président Bozizé revienne dans son pays. » L’ancien président est actuellement sous sanctions des Nations unies : gel de ses avoirs et interdiction de voyager. Mais pour le collectif cela n’empêche en rien le retour de François Bozizé à Bangui. « Aucune résolution du Conseil de sécurité des Nations unies ne contraint l’ancien président Bozizé à l’exil, rien n’oblige un État à refuser l’entrée sur son territoire à ses propres nationaux. Affirmer le contraire signifie que l’ex-président François Bozizé doit être contraint à l’exil. » L’accord de paix signé le 6 février prévoit une loi sur le statut des anciens chefs d’État. Le texte n’a pas encore été présenté devant l’Assemblée nationale. Candidat annoncé du KNK, pour pouvoir se présenter aux prochaines élections, selon le code électoral, François Bozizé doit être de retour à Bangui avant fin décembre.

Avec RFI
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Abas Sidiki en visite à Bouar, au nord-ouest de la République centrafricaine.

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Centrafrique.com/abas-sidiki-en-visite-a-bouar-au-nord-ouest-de-la-republique-centrafricaine/signature-dacte-entre-antibalaka-et-3r-a-koui-4/” rel=”attachment wp-att-33146 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Lors de la signature d'entente entre les miliciens Anti-Balaka et le chef de 3R Abas Sidiki à Koui. CopyrightCNC.
Lors de la signature d’entente entre les miliciens Anti-Balaka et le chef de 3R Abas Sidiki à Koui. CopyrightCNC.

 

Bouar (République centrafricaine)| CNC – invité par le gouvernement, le chef rebelle du 3R Abas Sidiki a séjourné durant quelques heures dans la capitale provinciale de la Nana-Mambéré pour discuter avec une délégation de haut niveau venue de Bangui, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Même si l’objet de cette rencontre n’a pas été dévoilé par les organisateurs, en l’occurrence le gouvernement, tout porte à croire qu’il s’agit bel et bien de la problématique du désarmement des groupes armés, y compris ceux du groupe Retour, Réclamation et Réhabilitation (3R).

En présence du ministre du Désarmement Maxime Mokom, des représentants de la Minusca et des autres membres du gouvernement qui ont fait ce déplacement, le chef rebelle Abas Sidiki s’est longuement entretenu, selon certaines sources, sur la question de ses hommes sélectionnés pour  intégrer l’unité spéciale de sécurité dont une dizaine avaient pris la fuite pour regagner la base de 3R,, de la problématique du déploiement prochain à l’intérieur de la ville de Koui, bastion de 3R, des forces de la Minusca et des soldats FACA…

Selon la même source, aucune allusion n’a été faite sur la question de ses hommes ayant participé au massacre de Paoua, encore moins sur le tabassage des autorités de Niem-Yelewa par ses hommes suite à son ordre direct.

Cependant à Bouar, la présence du chef rebelle Abas Sidiki aux côtés des membres du gouvernement étonne plus d’un. Beaucoup croyaient que la justice centrafricaine était à sa trousse pour l’interpeller suite à de nombreux crimes dont il est soupçonné de commettre sur les populations civiles locales.

Sur cette question, nous avons contacté la Minusca, mais personne n’a voulu se prononcer sur l’affaire.

Entre temps, une source interne à la Minusca a indiqué à CNC qu’à ce jour, la Minusca n’a pas reçu un mandat de la part du parquet général concernant Abas Sidiki, donc elle ne peut rien faire….

 

 

Copyright2019CNC.

LES TEXTES DE LOI SONT PARADOXALEMENT FAITS POUR ÊTRE IMPUNÉMENT VIOLÉS EN CENTRAFRIQUE .

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Centrafrique.com/les-textes-de-loi-sont-paradoxalement-faits-pour-etre-impunement-violes-en-centrafrique/doud-bernard-selembi-journaliste-25/” rel=”attachment wp-att-33151 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Bernard selembi doudou
Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article.

 

 

 

Dans toutes les sociétés civilisées à travers le monde, les textes de loi et les accords ratifiés par la République sont imposables à tous ceux qui se réclament citoyens. Ces textes de loi ont traditionnellement un caractère général, contraignant, coercitif et tout contrevenant s’expose à des sanctions préétablies.

 

La République centrafricaine a la particularité d’être « l’exception qui confirme la règle » car tout ce qui est anormal ailleurs s’impose comme la règle.

 

C’est dans cette optique qu’après la signature des accords de Khartoum, un chef de guerre récalcitrant signataire de ce fameux accord et caractérisé par des agitations belliqueuses décide unilatéralement d’étendre son hégémonie à « l’extrême est » de la Centrafrique.

 

Il saisit officiellement les autorités établies et la mission de l’ONU par un communiqué dans lequel il affirme que le but de cette énième opération d’occupation territoriale se résume à la vulgarisation de l’accord de Khartoum et de préparer le redéploiement des Unités Spéciales Mixtes de Sécurité (USMS). Ce énième défi aux autorités établies s’assimile à une humiliation d’un peuple meurtri voire une provocation pour jauger la capacité de réaction du pouvoir ainsi que de la communauté internationale.

 

Suivant la logique de ce qui précède, il urge de rappeler que l’accord de paix de Khartoum signé à Bangui le 6 février 2019 interdit tout mouvement des groupes armés en dehors de leur position initiale. Chaque groupe armé devrait garder sa position et arrêter des exactions sur la population en attendant l’effectivité opérationnelle du processus de désarmement.

 

Face au laxisme chronique et à l’immobilisme incomparable du pouvoir qui réduit sa réaction à un simple communiqué laconique de condamnation, le citoyen lambda s’interroge :

 

Quel est le seuil de tolérance du gouvernement pour booster son dernier orgueil à imposer son autorité aux groupes armés ? A quand la reconquête totale et définitive de l’ensemble territoire national ? Quels sont les véritables objectifs de cette mesquine manœuvre militaire ? Ce chef rebelle a t-il un agenda caché justifiant ses velléités de « va t-en guerre » ? L’extension de son impérialisme dans le haut-mbomou a t-elle un lien avec les prochaines échéances électorales ? Au delà des innombrables violations impunies de l’accord, le controversé émissaire de l’Union Africaine et garant des accords de paix de Khartoum appliquera t-il les sanctions prévues à l’article 35 du traité de paix contre ce groupe armé ? Ces occupations illégales de terrain confirme t-elle le « deal » du pouvoir avec les groupes armés en vue de favoriser sa future réélection ?

 

C’est peut-être dans cette logique que le pouvoir s’entête à organiser les élections dans le délai constitutionnel même si les conditions de crédibilité ne sont pas réunies ? Que représente ce groupe armé au sein du pouvoir pour prétendre vulgariser l’accord de paix et préparer le terrain à l’opérationnalisation des USMS ?

 

L’autre incompréhension juridique nous vient de la ville balnéaire de Sotchi en Russie. Il faut rappeler que nul n’est sensé ignorer le fonctionnement du système de l’ONU.  A titre de rappel, notre chère nation était sous embargo total sur les armes depuis 2013. Après une légitime plaidoirie présentée par la France au conseil de sécurité de l’ONU, le comité de sanctions a accordé un assouplissement de l’embargo autorisant la livraison des armes de petites calibres par la Russie. Unanimement, l’opinion nationale a apprécié l’offensive diplomatique du président de la république mais surpris par la demande de livraison des armes lourdes en dehors du cadre du conseil de sécurité de l’ONU. Ainsi, certaines interrogations s’imposent :

 

Nos autorités ont-elles décidé de s’approvisionner en armes lourdes en dehors de la levée totale de l’embargo imposé par le conseil de sécurité de l’ONU ?

 

Les observateurs avertis de la vie politique centrafricaine se sont interrogés sur l’avenir de l’accord de paix de Khartoum. L’élu de la nation centrafricaine ne privilégie plus le dialogue religieusement prôné ? Projette t-il de violer lui-même l’accord de paix en engageant une éventuelle guerre contre les groupes armés ? La problématique demeure ambiguë…

 

mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

 

Paris le 25 octobre 2019.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

De l’illégalité des fêtes musulmanes et des journées de prière en Centrafrique.

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Centrafrique.com/de-lillegalite-des-fetes-musulmanes-et-des-journees-de-priere-en-centrafrique/mosquee-centrale-de-bria-corbeaunews-centrafrique/” rel=”attachment wp-att-33141 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Mosquée centrale de Bria, au centre-nord de la République. Crédit photo : Moïse Banafio. CopyrightCNC.
Mosquée centrale de Bria, au centre-nord de la République. Crédit photo : Moïse Banafio. CopyrightCNC.

 

 

Le ramadan de 2019 est terminé il y a très longtemps. La fête qui a marqué la fin du jeûne dite l’Aïd El-Fitr aussi. L’Aïd El Kebir ou la Tabaski c’est-à-dire la fête du mouton également. La fin d’année s’approche elle aussi à grand pas pour voir apparaître la journée nationale de prière décidée illégalement.

Nos frères et sœurs centrafricains de confession musulmane à l’instar des autres musulmans du monde entier ont mangé et bu à satiété.

Cette fête est la manifestation de la volonté d’ALLAH retranscrite dans le Saint Coran par le prophète MAHOMET. Que la paix et la bénédiction d’ALLAH soient sur lui !

La journée marquant cette fête avait été déclarée une journée fériée donc une nationale légale en Centrafrique par un simple Communiqué Officiel n°006/MTEPSFP/DIRCAB/DGTEPS.19 du 03 mai 2019. Quoi de plus normal pour un citoyen lambda. Mais sauf que ce communiqué est illégal.

Depuis plusieurs années des textes illégaux, en violation des constitutions en vigueur selon la période, sont pris, soit pour instituer des journées de prière sur toute l’étendue du territoire, soit pour instituer des fêtes religieuses comme c’est le cas de l’Aïd El Fitr (la fin du ramadan) et de l’Aïd El Kébir (la tabaski ou fête du mouton).

 

Le principe de l’instauration des fêtes religieuses musulmanes en Centrafrique

 

 

Depuis très longtemps, en RCA, n’ont pas été officiellement instituées des fêtes religieuses musulmanes. Les jours de l’Aïd El Fitr (le ramadan) et de l’Aïd El Kébir (la tabaski ou fête du mouton) n’étaient pas considérés comme des fêtes légales mais des fêtes purement privées. Les seules fêtes religieuses du pays étaient celles que nous ont été léguées par le colonisateur : les fêtes chrétiennes.

Les musulmans centrafricains devraient fêter la tabaski ou fête du mouton, le ramadan en privé. C’est dire que cette réjouissance se faisait en dehors de la sphère étatique et professionnelle. Ceux qui travaillent prenaient leur journée pour profiter de ce moment sauf que si ces fêtes tombaient un samedi ou un dimanche. On s’arrangeait avec les employeurs publics ou privés.

Cette situation a duré des années. Puis petit à petit des revendications se sont fait entendre dans la communauté musulmane centrafricaine pour l’instauration officielle des fêtes religieuses musulmanes parmi les fêtes légales du pays. La rébellion de la coalition séléka s’est saisit de ce problème. C’est ainsi que de manière officieuse, Monsieur Michel DJOTODIA AM NANDOKRO institua le ramadan et la tabaski comme fêtes légales en Centrafrique tout comme la fête de l’anniversaire de la mort de la maman du prophète MAHOMET. Pour ce dernier cas, un décret a été pris en catimini pour rendre ce jour férié en Centrafrique.

Pendant le Forum National du mois de mai 2015, le débat fut porté en public sur la nécessité de commémorer officiellement les fêtes religieuses musulmanes en Centrafrique. Suite à un débat houleux de la Commission Justice et Réconciliation dudit forum, le principe a été acquis d’inscrire ces deux fêtes religieuses musulmanes parmi les fêtes légales centrafricaines. Je souligne bien le mot « légales ».

Aux termes de la Délibération n° 7 de la Commission « Gouvernance » du Forum de Bangui, il a été décidé ceci : « adopter une loi sur la liberté religieuse, la liberté de culte, et sur les relations entre l’État et les religions ; ces relations doivent être axées essentiellement sur une problématique de la laïcité. Toutefois, dans un esprit d’équité, le forum propose qu’à l’instar des fêtes de religieuses chrétiennes, les deux principales fêtes religieuses musulmanes soient reconnues dans le calendrier officiel comme jours fériés. »

Les conclusions du Forum sur ce cas de figure avaient été unanimement admises par la population.

Pour Mohamed MOUSSA DHAFFANE, « c’est un sentiment de satisfaction et de joie. L’État a toujours reconnu les fêtes chrétiennes, par conséquent, ce n’est que justice pour les musulmans centrafricains. C’est un motif pour eux pour se considérer comme des Centrafricains à part entière, afin de se serrer les coudes avec leurs frères chrétiens pour la reconstruction du pays. C’est également une question de reconnaissance de l’identité. »

Monsieur Ousman ABAKAR, Porte-parole des musulmans de KM5 quant à lui crie victoire. Selon lui, « ce n’est pas seulement la communauté qui a arraché par elle-même cette victoire, mais ce sont tous les chrétiens et musulmans qui ont débattu de la question et adopté cette mesure. Donc, nous sommes très contents ».

Monsieur Adraman ALGECHE Président de l’Association nationale étudiants musulmans de Centrafrique (ANEMCA) salue cette victoire qui n’est qu’une étape « notamment en ce qui concerne la représentativité de la communauté musulmane dans toutes les institutions de l’État ».

Selon l’Abbé Jésus Martial DEMÉLÉ, ancien Vicaire général de l’Archidiocèse de Bangui, « cela est de nature à consolider la cohésion sociale » dans le pays.

C’est dire que le principe de l’instauration des fêtes musulmanes en Centrafrique a été favorablement accueilli. Mais les autorités publiques du pays n’ont pas pris soin de rendre ces fêtes légales.

En effet, sans base légale, les gouvernements successifs depuis la période de Transition ont cru devoir acheter la paix sociale par des mesures règlementaires des fêtes musulmanes en Centrafrique. Ce qui est absolument illégal.

 

L’illégalité des fêtes musulmanes

 

Comme il a été dit plus haut, le principe de reconnaissance des fêtes musulmanes comme des fêtes légales centrafricaines avait été admis par le Forum National de Bangui. Cette reconnaissance devrait être revêtir de la forme légale. C’est dire que le gouvernement de l’époque devrait présenter une loi au Conseil National de Transition. Le Premier Ministre Mahamat KAMOUN qui, lui-même, est de confession musulmane n’a pas jugé utile de faire adopter une loi sur le sujet. L’ancien Premier Ministre Simple SARANDJI n’a pas fait de cette question une priorité pour son gouvernement. Encore moins le nouveau Premier Ministre Firmin Ngrebada.

Constatant cette lacune ou ce manquement, certaines associations d’obédience musulmane ont profité pour en faire une surenchère.

Ainsi, monsieur Aboukar MODJODO président de l’association SOS victimes musulmanes de Centrafrique a sommé le gouvernement de « légaliser » par décret les fêtes musulmanes en RCA. Et de menacer : «nous demandons que le gouvernement instaure cette fête, il reste qu’à prendre un décret pour concrétiser les deux fêtes, si on nous concrétise ces deux fêtes, nous supposons qu’il y a déjà la paix ».

A contrario, si ces fêtes ne sont déclarées fériées en Centrafrique, il y aura la guerre.

C’est ainsi que les gouvernements successifs vont, sous cette menace lancinante, violer non seulement la Charte constitutionnelle de Transition mais aussi la constitution du 30 mars 2016 en faisant du ramadan et de la Tabaski des fêtes nationales légales et fériées sur toutes l’étendue du territoire par voie règlementaire.

Depuis toujours en Centrafrique, les jours fériés et les fêtes nationales déclarées chômées et payées ou non-payées sont du domaine de la loi.

C’est ainsi que loi n°62-315 du 28 avril 1962 a fixé le régime des fêtes légales en République Centrafricaine. Cette loi sera successivement modifiée par la loi n°64-55 du 27 novembre 1964, par l’ordonnance n° 74-024 du 21 février 1974.

Même l’Empereur Jean-Bédel BOKASSA qui avait fait de son anniversaire de naissance du 22 février une fête nationale, l’a fait sur la base légale.

C’est surtout dans la constitution que l’on retrouve la base légale des fêtes nationales du pays. En effet, la constitution de 1995 en son article 58-1 in fine ainsi que celle de 2004 aux termes de l’article 61-1 in fine ont consacré la légalité des jours fériés et des fêtes légales en Centrafrique.

Cette légalité des jours fériés et les fêtes légales est consacrée par la Charte constitutionnelle du juillet 2013 (article 58-1 in fine) et surtout par l’article 80 de la constitution du 30 mars 2016.

Il convient de rappeler qu’à peine entrée en vigueur que cette constitution est déjà allègrement violée par le Président de la République qui est censé en être le garant.

Ce qui revient à dire que les décrets relatifs aux fêtes musulmanes centrafricaines sont illégaux tout comme les textes ayant institué les journées de prière en Centrafrique.

 

L’illégalité des journées de prière instituées par des textes règlementaires

 

Depuis trois décennies, les journées de prière sont illégalement instituées en Centrafrique par des gouvernements successifs. Toutes ces journées dites de prière sont en contradiction flagrante avec les principes constitutionnels de laïcité, de la légalité des fêtes nationales, de la liberté de commerce et de l’industrie ainsi que de la liberté des citoyens tout court.

La République Centrafricaine est État laïc. Ce principe est affirmé et réaffirmé par toutes les dernières constitutions centrafricaines : la constitution de 1995 (article17), la constitution de 2004  (article 18), la charte constitutionnelle de Transition (article 19) ainsi que celle du 30 mars 2016.

À quelques exceptions près, ces articles sont rédigés de la manière suivante : « La République Centrafricaine est un État de droit, unitaire, souverain, indivisible, laïc et démocratique ».

Ce caractère laïc de l’État n’est pas respecté et sera bafoué constamment au fil du temps au profit des journées de prière.

Et pourtant, c’est dans la bible que l’on retrouve la première loi sur la laïcité : À César ce qui est à César. Et Dieu, ce qui est à Dieu.

Remontons un peu le temps pour en savoir plus. Ces journées de prière qui sont nées dans les années 80 ont pris une tournure particulière sous le règne du Président François BOZIZÉ. C’est ainsi qu’un décret du 28 décembre 2005 avait fixé 3 jours de jeûne  et de prière sur toute l’étendue du territoire.

Écoutons ce que nous disait le Ministre de l’Intérieur de l’époque Michel SALLÉ à la radio Centrafrique : « au seuil de la nouvelle année 2006, le chef de l’État, le Général d’Armée François BOZIZÉ, vient de prendre la décision suivante : les 29, 30 et 31 décembre 2005 sont déclarées journées de prière sur toute l’étendue du territoire national. Les bars et dancings, les boîtes de nuit et les lieux de vente de boissons alcoolisées seront fermés du vendredi 30 décembre 2005 à 18 heures au samedi 31 décembre 2005 à 18 heures ». Cette mesure est contraire la liberté de commerce et de l’industrie. C’est aussi une mesure de privation des citoyens contre leurs droits fondamentaux de boire et manger à leur guise.

Ces mesures ont été reconduites régulièrement. À titre d’exemple, l’arrêté n°038/MATD/DIRCAB de 2011 fixant à trois jours les journées de  jeûne et de prière et qui interdisait l’ouverture des « gargotes, bars-dancing et les débits de boisson » à partir du 28 décembre à minuit au 31 décembre 2011 à 18 heures.

Selon l’article 3 de cet arrêté, « l’inobservation de ses dispositions entrainera des sanctions prévues par les textes en vigueur ».

Monsieur BENDOUGA qui avait décidé d’enfreindre ces dispositions en avait subi de graves conséquences physiques.

Cette mesure a de nouveau été décrétée le 06 mai 2013 au plus fort moment de la crise militaro-politique centrafricaine. La raison invoquée : « implorer Dieu pour que la paix revienne sur toute l’étendue du territoire centrafricain » au mépris de la laïcité. Ces prières qui ressemblent à celles de CAÏN n’arriveraient pas à Dieu. Elles n’ont pas non plus ramené la paix puisque la guerre a continué de plus belle avec de graves conséquences que l’on connait aujourd’hui.

Toutes ces mesures règlementaires relatives aux journées de prières et de jeûne en Centrafrique sont illégales car elles sont purement et simplement contraires aux différentes constitutions du pays et celle du 30 mars 2016 actuellement en vigueur.

 

Que faire ?

En lisant ces lignes, d’aucuns penseront que je suis un anticlérical pourfendeur de la religion et donc opposé à l’instauration des fêtes religieuses dans le pays. Or, ce n’est pas le cas. En tant que chrétien, je revendique simplement d’abord que la laïcité adaptée au contexte centrafricain soit prônée et respectée.

Ensuite, il est d’une impérieuse nécessité que les fêtes religieuses soient instituées normalement et légalement contrairement à ce que l’on fait actuellement de manière cafouillée.

Que ces fêtes religieuses trouvent un fondement légal conforme à la Constitution du pays.

Toutes les conditions sont réunies pour que cela soit fait. Il est urgent que cette proposition de loi mobilise les députés de la Nation, toutes tendances confondues, le Ministre de l’Intérieur qui est le Ministre des cultes ou le Ministre du Travail ainsi que la Ministre des Affaires Sociales et de la Réconciliation en vue de son adoption rapide conformément aux recommandations du Forum National de Bangui de mai 2015.

Ce projet de proposition de loi que j’ai rédigé est envoyé aux honorables Députés de la Nation.

À l’Assemblée Nationale, il n’y aura pas d’obstacle puisque c’est ce qui avait décidé au Forum National de Bangui en mai 2015. Et qu’il y a une majorité parlementaire pour le vote de cette loi.

En plus, la discussion pour l’adoption de cette loi ne prendra pas beaucoup de temps, puisque c’est une petite loi comme le disent les juristes.

Le risque c’est qu’on profite de cette opportunité pour insérer dans ladite loi toutes les fêtes musulmanes en invoquant l’égalité entre chrétiens et musulmans. Ce qui ouvrira la voie à d’autres religions minoritaires du pays notamment les Kimbanguistes, les adeptes de la Foi Baha’ie pour revendiquer des jours fériés nationales pour eux.

Enfin, en attendant, il faut abroger tous les textes relatifs aux fêtes musulmanes et aux journées de jeûne et de prière en Centrafrique.

Il est une nécessité d’instaurer sous réserve des principes de la laïcité en République Centrafricaine une journée de la paix, de la cohésion sociale et du Vivre Ensemble. Ce sera une journée de manifestations diverses y compris celle des prières pour ceux et celles qui le souhaitent. Et la date qui convient à mon humble avis c’est le 05 décembre car c’est le jour où la crise militaro-centrafricaine a atteint son apogée avec la mort de plus de 300 centrafricains.

En définitive, si demander l’abrogation de ces textes illégaux instaurant les fêtes musulmanes et les journées de jeûne et de prières en Centrafrique est un péché, je demanderai à Dieu me pardonner. Et je ferai la prière suivante à ALLAH : « Ô ALLAH, pardonne-moi tous mes péchés, les plus petits et les plus grands, les premiers et les derniers, ceux commis en public  et ceux commis en secret » contre ces textes sus-cités.

Si tel n’est pas le cas, que Dieu m’ouvre grandement les portes de son paradis.

 

Gaston KONGBRÉ

 

PROJET OU PROPOSITION DE LOI INSTITUANT LES FÊTES LÉGALES EN RÉPUBLIQUE CENTRAFRICAINE

 

L’ASSEMBLÉE NATIONALE A DÉLIBÉRÉ ET ADOPTÉ,

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, CHEF DE L’ÉTAT,

 

PROMULGUE LA LOI DONT LA TENEUR SUIT :

 

 

Article 1er : Aux termes de l’article 80 de la constitution du 30 avril 2016, alinéa 27, sont du domaine de la loi, les jours fériés et les fêtes légales.

 

Article 2 : Les jours et dates ci-dessous limitativement énumérés sont institués comme fêtes légales en République Centrafricaine :

 

  • le 1erjanvier,
  • le 29 mars date anniversaire de la mort du Président fondateur de la République Centrafricaine Barthélémy BOGANDA,
  • l’Ascension,
  • la fête des Mères,

Ÿ  la fête du ramadan, l’Aïd el-Fitr,

Ÿ  le 1er mai, fête du travail,

  • le 13 Août, Fête de l’Indépendance de l’Indépendance nationale,
  • l’Assomption,
  • la Toussaint,
  • la fête de la fin du Ramadan (l’Aïd El-Fitr),
  • la fête du sacrifice, l’Aïd al-Adhaou l’Aid el-Kébir, encore la Tabaski,
  • le 1er Décembre, fête de la proclamation de la République Centrafricaine,
  • le 05 décembre, la journée de la Réconciliation, de la Paix, de la Cohésion Sociale et du Vivre Ensemble.

 

Article 3 : Sont déclarés fériés, chômés et payés les fêtes du 1er mai fête du travail, du 13 août fête de l’Indépendance nationale, 1er décembre, fête de la proclamation de la République Centrafricaine, le 05 décembre, la journée de la Réconciliation, de la Paix, de la Cohésion Sociale et du Vivre Ensemble.

Cette période non travaillée ne peut être une cause de réduction à due concurrence des traitements, salaires, rémunérations et émoluments hebdomadaires, bimensuels et mensuels.

 

Article 4 : Les salariés rémunérés à l’heure, à la journée ou les tâcherons, ont droit à une indemnité égale au salaire qu’ils ont perdu lors de cet arrêt de travail momentané.

Cette indemnité mise à la charge de l’employeur, est calculée sur la base de l’horaire de travail et de la répétition de la durée hebdomadaire du travail habituellement pratiquée l’entreprise, l’établissement ou l’Administration.

 

Article 5 : Les lundis de Pâques et de Pentecôtes ne sont plus considérés comme des jours fériés en République Centrafricaine.

Article 6 : Les journées de prière instituées en République Centrafricaine sont supprimées.

 

Article 7 : Lorsque les jours fériés ci-dessus énumérés tombent un dimanche, le lundi ne sera pas un jour férié et chômé.

 

Article 8 : Les conditions dans lesquelles les jours fériés peuvent être travaillés ou récupérés sont fixées par décret pris en Conseil des Ministres après avis du Conseil d’État, du Conseil Économique et Social, de l’Autorité Chargée de la Bonne Gouvernance, des Syndicats des travailleurs légalement reconnus ainsi que tout organisme ayant un intérêt à cette loi.

Article 9 : Les dates du 19 janvier et du 11 mai sont instituées comme jour de Commémoration de la Journée des jeunes Martyrs de 1979 et des victimes des crises militaro-politiques. Elles ne peuvent être considérées comme jours fériés et chômés.

 

Article 10 : La présente loi qui abroge toutes dispositions antérieures contraires sera publiée au Journal Officiel de la République Centrafricaine. Elle sera exécutée comme loi de l’État.

 

 

 

Fait à Bangui le xxxx 2019.

 

 

Pr. Faustin Archange TOUADERA

 

Quand Felix Mayanga dénonce les ais

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Centrafrique.com/quand-felix-mayanga-denonce-les-ais/felix-mayanga-dans-laffaire-de-facture-avec-armand-touaboy/” rel=”attachment wp-att-33138 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Félix Mayanga. Image profil Facebook.
Monsieur Félix Mayanga. Image profil Facebook.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Harcelé par Armand Touaboy , un cadre du parti présidentiel MCU, à travers les forces de police, Monsieur Felix Mayanga dénonce le comportement de ces derniers dans un message que CNC vient d’obtenir la copie.

Lisons l’extrait de son message ….

 

Bonjour,

 

Pour planter le décor je vous dirai brièvement que ce n est pas autre chose qu une histoire de factures entre 2 entreprises. Mon entreprise et une entreprise de gardiennage. Donc un problème purement civil et commercial qui pourrait se régler de plusieurs manières en bonne intelligence. C est la vie des entreprises qui ont des dettes et des créances à gérer.

Sauf que le directeur de l entreprise ATS sécurité Armand Touaboy pour ne pas le nommer a préféré utiliser des moyens détournés de pressions pour d abord m intimider, me faire peur, et par la suite me contraindre quite à être hors la loi. Monsieur Armand Touaboy s est vanté auprès de mes collaborateurs qu il va me montrer qu il est une personne puissante, introduite dans les arcanes du pouvoir. Il a même affirmé lors de mon dernier séjour qu il me ferait bloquer à l aéroport au moment de repartir sur Paris. <il va voir je vais le salir et je vais lui montrer que je suis pas n importe qui. Il ne connaît ce que je suis capable de lui faire>. J’ai été sensible à ses menaces car notre pays est encore fortement destructuré sur le plan administratif et sécuritaire. Alors je me suis posé la question de savoir si il cherche vraiment à se faire payer son reliquat de factures ou à faire de moi un énième trophée de ses pratiques hors la loi.Voilà planté le décors.

 

Lundi 21 octobre matin je reçois une convocation à moi adressée par la direction de la CNS (compagnie nationale de  sécurité) qui me demande de me présenter le lendemain mardi 22 octobre en leurs locaux.

Je contacte mon avocat pour l informer pour action. Ce dernier saisit le substitut du procureur et lui explique la marche à suivre,et mon avocat dit ne pas me rendre à la convocation. Instructions que j ai suivies.

De retour chez moi je découvre une 2ème convocation émanant toujours de la direction de la CNS pour le lendemain mercredi 8h30. Mais cette fois ci la convocation porte de nombreuses annotations au stylo rouge qui sont sans équivoque menaçantes en cas de non présentation.

Je saisis aussitôt mon avocat qui reprend contact avec le bureau du procureur de la République pour action. Le substitut du procureur lui donne la démarche à suivre en maintenant la consigne de ne pas me rendre à cette convocation car ils allaient dessaisir la CNS du problème du fait de son caractère purement et strictement civil.

Mercredi 23 octobre à 8 heures je me rends à l aéroport accueillir un ami en compagnie de  Magloire Kbmz

Pendant que je suis à la sortie des passagers en train d échanger avec la femme de mon ami venue l accueillir, 3 ou 4 policiers de la CNS viennent m encercler et m intiment l ordre de les suivre. Pourquoi ? Nous avons une affaire contre vous et nous devons vous enmener me répondent ils. Je prétexte que j attends des bagages et une fois que je les récupère je pourrais vous suivre. Je rentre à l intérieur pour pouvoir prévenir Magloire et je prends donc le temps de téléphoner à mon avocat pour l informer de la situation. Ce dernier me dit <je vais de ce pas voir le procureur je te reviens>. Magloire qui connaît aussi un des substituts du procureur essaie de le joindre sans succès. Je suis entouré de 2 policiers CNS et certains des passagers qui me connaissent imaginent certainement des choses. Félix Mayanga a été nommé où ? Il est escorté comme ça ?

C est là que mon premier secours arrive de manière inattendue. Et pourtant il s agit du commissaire de l aéroport. Un jeune homme bien sur lui. Il demande des explications à mon escorte policière qui ne sait pas trop quoi dire. Il les sermone en leur disant qu’ils n ont pas le droit d intervenir au sein de l aéroport qui est sous sa responsabilité. Ils devraient d abord le voir et lui présenter le mandat d amener délivré par le procureur de la République, et c est ensuite à lui de procéder à l interpellation si tous les documents l’y autorisent. Je me détends un peu car je suis en présence d’un responsable policier qui parle légalité et procédure. Les policiers CNS s eclipsent rapidement.

Le commissaire me fait rentrer dans son bureau pour me rassurer que cette méthode n est pas correcte et me conseille de saisir le procureur rapidement par mon avocat. Je le remercie pour sa grande rigueur professionnelle. En sortant du bâtiment de l aéroport des bonnes âmes m interpellent pour me dire de faire attention car les policiers CNS en se retirant ont échangé entre eux en disant le directeur nous demande de quitter l enceinte de l aéroport et de nous poster sur la route plus loin pour me prendre, me kidnapper. Sur ce j informe mon avocat qui me dit de ne pas bouger de l aéroport avant qu il ne m autorise. Il est avec le substitut du procureur. Nous avons patienté une bonne heure avant que le substitut du procureur m appelle pour me dire de me rendre à son bureau et instructions avait été donnée au directeur de la CNS pour transmettre le dossier au parquet. Me voilà rassuré donc je peux quitter mon confinement pour rentrer chez moi. Mon avocat me rassure quelques heures plus tard que le parquet va gérer le dossier et que je ne devrais plus être perturbé par des convocations de ce genre.

J ai donc passé un désagréable moment avec le sentiment de me retrouver dans cette situation dans un pays sans foi ni loi. Et pourtant j’ai trouvé la force de croire que tout n est pas noir en passant dans ma tête le comportement exemplaire et du commissaire de l aéroport et du substitut du procureur.

Ce matin de jeudi 24 octobre où je me suis réveillé en pensant fortement à ma fille dont c est le 25e anniversaire et je m’en voulais un peu de ne pas être à la maison pour l accueillir venant de Manchester où elle travaille.

La réalité scabreuse de cette cabale me revient en plein visage lorsqu une 3e convocation m est déposée à la maison. Une convocation pleine de menaces encore avec des annotations au bic rouge, qui me demande de me présenter donc vendredi 25 octobre donc demain à 8h30. Stupeur et incompréhension m envahissent. J essaie de comprendre ce qui cloche.

Je contacte mon avocat qui est en audience et me demande de prendre contact avec le substitut du procureur rapidement. Chose que je fais vers 12h45 accompagné de ma collaboratrice. Le 2e substitut du procureur est une dame. Elle me demande des explications sur cette histoire. Je les lui donne et elle conclut en disant que tout cela est strictement civil et ne peut pas être traité par la CNS. Elle décide de dessaisir encore une fois la direction de la CNS par téléphone sans succès car pas de réponse. Elle décide alors d instruire directement par écrit au verso de la convocation le directeur de la CNS et m instruit de remettre le document à mon avocat pour le remettre au directeur de la CNS. J exprime aussi mes craintes de revivre une tentative de séquestration malgré tout. Elle me dit <seul un mandat d amener signé par le procureur autorise une arrestation si on ne vous présente pas ce document vous ne suivez personne >. Sur cette assurance la remise du document avec les instructions du 2e substitut du procureur est faite par l entremise d un huissier de justice pour éviter tout couac.

Donc normalement je ne dois plus être inquiété par la CNS. Voilà où j en suis ce soir.

Chat échaudé craint l eau chaude. Je suis bien décidé à défendre mes droits et à ne pas céder aux intimidations. Et pour ce faire je vais bien m appuyer sur la justice . Ceci dit une plainte est déjà préparée et celle ci sera aussi déposée en France sur le site de la police nationale. Armand Touaboy qui est le grand instigateur de ce manège criminel est aussi résident en France où il apprecie bien que ses droits lui soient garantis après avoir bafoué ceux des autres en Centrafrique. Il est insupportable que ce genre de personnes aillent tranquillement dans les pays comme la France profiter de la quiétude après avoir posé des actes répréhensibles ailleurs. Cela doit cesser. Cette plainte signifie bien que je suis aujourd’hui en droit de me sentir menacé dans mon intégrité physique et que dans le cas où il se produit un évènement qui porte atteinte à ma liberté, à mon intégrité physique la justice en Centrafrique et en France saura vers qui diriger les enquêtes. Je serai naïf de croire que ce personnage n’est pas dangereux.

Il a tenté par plusieurs de me poser des traquenards notamment par l intermédiaire de sa collaboratrice qui sous prétexte de rechercher une solution m a proposé de nous rencontrer la nuit. Avec quels desseins ? Mon dieu se donner rendez-vous dans une ville plongée quotidiennement dans l obscurité. Quel risque ! Elle a même enregistré à mon insu nos conversations ce qui constitue un délit. Enregistrements que le sieur Armand Touaboy prétend contenir des menaces de ma part. Qu il les fasse donc publier. Comment fait il pour manipuler ainsi des services de police de l état ? Quels mensonges ? Quelles calomnies peut il leur raconter ? Ou bien ? Comment faire autant de grabuge sur les dires de ce monsieur ? Je vous laisse vous poser les questions….

Jamais plus on ne doit laisser perdurer des comportements de ce genre qui sappent depuis trop longtemps déjà la quiétude de ce pays. A suivre….

 

Ps. Mon cas n est pas unique ni le plus scabreux mais c’est tout de même grave.

 

8 détenus en cavale à la gendarmerie de Mbaïki.

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Centrafrique.com/8-detenus-en-cavale-a-la-gendarmerie-de-mbaiki/patrouille-gendarmerie-nationale-bangui-par-corbeaunews-centrafrique-micka-1-7/” rel=”attachment wp-att-33131 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Patrouille de la gendarmerie dans une rue de Bangui, capitale de la République centrafricaine. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC.
Patrouille de la gendarmerie dans une rue de Bangui, capitale de la République centrafricaine. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC.

Mbaïki (République centrafricaine)| CNC – huit (8) détenus se sont échappés de la gendarmerie de Mbaïki, dans la préfecture de la Lobaye, à l’ouest de la République centrafricaine, a-t-on appris de source sécuritaire locale.

 

Selon les informations obtenues sur place, les faits se sont produits dans la nuit du jeudi à vendredi, sous une pluie battante, vers 1h du matin.

Profitant du mauvais service de surveillance de la gendarmerie locale, les 8 détenus ont cassé les grilles de la prison avant de s’éclipser dans la nature. Ce n’est que dans la matinée du vendredi que les fractionnaires se sont rendu compte de l’évasion de tous les détenus.

Cependant, parmi les évadés, 2 ont été rattrapés à la barrière de la gendarmerie de Pissa, à 32 kilomètres du lieu de leur évasion. Tandis qu’un autre s’est rendu de son propre gré ce matin à la gendarmerie.

Contacté par CNC, un responsable du parquet de Mbaïki explique que le plus dur est que parmi les évadés, deux sont en cours du transfèrement sur Bangui pour des faits extrêmement grave. Sans  , il explique les enquêtes sont en coure pour déterminer les causes exactes de cette évasion, et sanctionner si possible les fautifs.

Quant aux autres évadés, les forces de l’ordre sont à leur trousse pour les ramener devant la justice.

Aux dernières nouvelles, une équipe du haut commandement de la gendarmerie a quitté Bangui depuis quelques heures pour se rendre à Mbaïki pour enquêter sur l’affaire.

 

Copyright2019CNC.

Le général autoproclamé Ahmat Bahar arrêté à la frontière tchado-centrafricaine.

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Centrafrique.com/le-general-autoproclame-ahmat-bahar-arrete-a-la-frontiere-tchado-centrafricaine/le-general-autoproclame-ahmat-bahar-a-betoko-img_17janv2018100900-6/” rel=”attachment wp-att-33123 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le chef rebelle Ahmat Bahar devant son domicile à Bétoko, au nord-ouest de la République centrafricaine. Crédit photo : AFP.The self-proclaimed General Ahamat Bahar, ex-Seleka, ex-FPRC (Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique), ex-MPC (Central African Patriotic Movement) co-founder, and now leader of the armed group MNLC, poses for photographs in front of his home in Betoko, northern Central African Republic, on December 27, 2017. / AFP PHOTO / ALEXIS HUGUET
Le chef rebelle Ahmat Bahar devant son domicile à Bétoko, au nord-ouest de la République centrafricaine. Crédit photo : AFP.The self-proclaimed General Ahamat Bahar, ex-Seleka, ex-FPRC (Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique), ex-MPC (Central African Patriotic Movement) co-founder, and now leader of the armed group MNLC, poses for photographs in front of his home in Betoko, northern Central African Republic, on December 27, 2017. / AFP PHOTO / ALEXIS HUGUET

Paoua (République centrafricaine)| CNC – l’information, encore non confirmée par le gouvernement, vient de tomber  à la rédaction ce vendredi 25 octobre. Le général autoproclamé Ahmat Bahar, patron du MNLRCA a été arrêté dans une localité  proche de la frontière avec la République du Tchad, a-t-on appris de sources sécuritaires locales.

 

Selon la même source, son arrestation a eu lieu dans la ville de Goré, dans le département de Nya-Pendé, région du Logone Oriental au sud du Tchad.

D’après des informations recoupées sur place, ce n’est qu’après le ratissage des forces de la Minusca dans la localité de Bétoko il y’a deux mois que le sulfureux chef rebelle Ahmat Bahar, patron du mouvement national pour la libération de la République centrafricaine )MNLRC)  ,  avait pris la fuite pour se réfugier au Tchad, dans la ville frontalière de Goré, dans le département de Nya Pendé avant d’être localisé et arrêté par les forces de sécurité tchadienne qui étaient aussi à sa trousse.

Soupçonné d’avoir commis des crimes graves sur la population civile depuis 2014, le chef rebelle Ahmat Bahar faisait l’objet d’un mandat d’arrêt émis par le parquet général de Bangui. Son transfèrement sur le territoire centrafricain dans les prochains jours pourrait permettre à la justice centrafricaine d’élucider plusieurs cas de meurtre dont il est soupçonné de participer directement ou indirectement.

Souvenez-vous, en décembre 2018, les rebelles du MNLRC du général Ahmat Bahar, dans leur affrontement avec les combattants de la Révolution justice de Sayo,  auraient profité pour tuer, piller et détruire en masse dans plusieurs villages environnants de Paoua, dans l’Ouham-Péndé, selon les rapports des ONG internationales implantées dans la région.

Ancien commandant du mouvement patriotique pour la Centrafrique (MPC), le général Ahmat Bahar avait fondé son propre groupe, le mouvement national pour la libération de la République centrafricaine )MNLRC) en 2017.

Pour l’heure, le gouvernement n’a pas encore confirmé cette information. Attendant de voir la suite.

Affaire à suivre…

 

Copyright2019CNC.

Affaire des « 40 millions des Chinois », le député Mandaba s’en prend à l’honorable Martin Ziguélé.

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Centrafrique.com/affaire-des-40-millions-des-chinois-le-depute-mandaba-sen-prend-a-lhonorable-martin-ziguele/jean-michel-mandaba-de-bamingui/” rel=”attachment wp-att-33104 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Député Jean-Michel Mandaba
Député Jan-Michel Mandaba

 

Bangui (République centrafricaine)| CNC – à l’ouverture du débat sur une probable levée de son immunité parlementaire à l’Assemblée nationale ce mercredi 23 octobre, le député de Bamingui Jean-Michel Mandaba s’en prend violemment à son collègue député, président du parti MLPC l’honorable  Martin Ziguélé, a constaté sur place un journaliste de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).

 

Si le président de l’Assemblée nationale, le très honorable  Moussa Laurent Gon-Baba n’était pas intervenu pour stopper l’attaque verbale du député Jean-Michel Mandaba, contre son collègue Martin Ziguélé, le clash aurait de l’être violent dans l’hémicycle entre le député de Bamingui et le groupe parlementaire MLPC dont les députés faisaient bloc derrière leur président Martin Ziguélé.

 

À en croire député de Bamingui Jean-Michel Mandaba, le rapport d’enquête parlementaire dans lequel il avait été accusé d’avoir touché des pots-de-vin de 40 millions de francs CFA pour faciliter l’obtention d’un permis minier à des sociétés chinoises serait l’œuvre du parti MLPC, en l’occurrence du député Martin Ziguélé, président dudit parti.

Du côté du MLPC, on parle d’une mauvaise disposition d’esprit, pour ne pas dire une simple provocation inutile de la part du député Mandaba, par ailleurs ancien secrétaire général de leur parti.

Cependant, le député du MLPC de la circonscription de koui, Eusèbe Ngaïsse, choqué par les propos de son collègue Jean-Michel Mandaba, a failli se battre avec lui en pleine séance au sein de l’hémicycle. Grâce à l’honorable Gina Sanzé, députés de Dékoua, les deux belligérants se sont séparés sur un ton moins cordial.

Pour rappel, le député Jean-Michel Mandaba, qui a par ailleurs avoué publiquement le 19 juillet dernier devant ses paires députer qu’il avait perçu bel et bien les 40 millions de francs CFA de la part des exploitants miniers chinois, avait démissionné avec effet immédiat de son poste du président de la commission ressources et environnement de l’Assemblée nationale.

Selon la commission d’enquête sur l’affaire, il doit être traduit devant la haute cour de justice si son immunité parlementaire sera levée dans les prochains jours.

 

 

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Bria-Bangui, huit jours de voyage en route. À qui la faute ?

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Bangui (République centrafricaine)| CNC- du 14 au 22 octobre, l’une de nos équipes a parcouru 595 kilomètres qui séparent la ville de Bria à celle de Bangui, capitale de la République centrafricaine. Dans un pays normal, ce trajet peut s’effectuer en moins de 10 heures. Que s’est-il passé ?

 

Dans un poste publié le 15 septembre dernier sur les réseaux sociaux, le ministre délégué, conseiller en communication du chef de l’État, Monsieur Maurice Wilfried Sebiro avait expliqué que désormais, pour se rendre à Bambari, capitale provinciale de l’Ouaka, plus besoin d’avoir un 4×4 pour y aller, une demi-journée est largement suffit, disait-il. Mais de quel axe parle-t-il ?

Pour éclairer nos lecteurs, l’une de nos équipes a parcouru, à bord d’un pick-up, puis d’un camion lourd, l’axe Bria – Bambari, et Bambari – Bangui, le tout en huit jours chrono. Pour rappel, dans ce poste, on parle de l’axe et non de route, quand il s’agit de la Centrafrique.

Si notre équipe,  en quittant Bria, elle a dû passer 6 jours avant d’atteindre la ville de Bambari, ce n’est pas le cas pour Bambari-Bangui qu’elle a effectué en 2 jours.

Selon les journalistes qui ont fait cette expérience difficile, la principale cause est l’état chaotique des chaussées de routes en saison de pluie, surtout entre Bria-Bambari.

En plus de tracasseries des groupes armés auxquels il faut verser le droit de passage, on ne peut plus honnêtement parler d’un réseau routier dans ces localités de la République centrafricaine. Il faut noter que sur 5 véhicules qui sillonnent l’axe Bria-Bambari, 3 doivent foncer, contre 2 accidentés.

Tandis que sur l’axe Bambari-Bangui, il faut le souligner, les chaussées sont largement mieux que celles de Bria-Bambari. Mais le seul problème, c’est le racket des forces de l’ordre sur les passagers. À chaque checkpoint tenu par les FSI ou les FACA, il faut obligatoirement verser 500 francs CFA pour les passagers qui ont leur carte d’identité, et 1000 francs CFA pour ceux qui n’en ont pas. Incroyable, mais vrai.

Pour de nombreux usagers de ces routes, le gouvernement doit impérativement agir pour faire cesser les différentes tracasseries  qu’ils subissent chaque fois.

« Si l’on parle des groupes armés, on peut comprendre aisément que ce sont des hors-la-loi, mais quand il s’agit des forces de l’ordre, cela est difficilement supportable », confie un conducteur d’autobus interrogé par CNC.

 

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Discours de Madame Samula Isopi , l’Ambassadrice de l’Union européenne en RCA à l’occasion du lancement du Programme de Consolidation de la Démocratie

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Centrafrique.com/discours-de-madame-samula-isopi-lambassadrice-de-lunion-europeenne-en-rca-a-loccasion-du-lancement-du-programme-de-consolidation-de-la-democratie/ambassadrice-de-lunion-europeenne-samula-isopi-avec-la-president-de-lautorite-nationale-des-elections-et-par-cyrille-yapende-le-24-octobre-2019/” rel=”attachment wp-att-33108 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>De gauche à droite, l’Ambassadrice de l’Union européenne Samula isopi, la Président de l’Autorité nationale des élections (ANE) et le Réprésentant résident d’ENABEL. Crédit photo : Jefferson Cyrille Yapendé / CopyrightCNC.
De gauche à droite, l’Ambassadrice de l’Union européenne Samula isopi, la Président de l’Autorité nationale des élections (ANE) et le Réprésentant résident d’ENABEL. Crédit photo : Jefferson Cyrille Yapendé / CopyrightCNC.

 

 

Bangui,  24 octobre 2019

 

Madame la Présidente de l’ANE

Honorable Présidente du Forum des Femmes Parlementaires de Centrafrique,

Chers collègues du corps diplomatique,

Monsieur le Représentant Résident d’ENABEL, l’agence de coopération belge

Monsieur le chargé de programme Election du PNUD

 

C’est un plaisir de co-présider, aux côtés de Mme la Présidente de l’ANE, cet événement de lancement du Programme de l’Union européenne de Consolidation de la Démocratie en Centrafrique.

 

Je remercie toutes celles et ceux qui ont bien voulu se joindre à nous pour ce moment qui n’est pas que symbolique, car en réalité, certaines actions, prévues dans ce programme, commencent déjà, en particulier les actions concernant les opérations de préparation aux élections de 2020-2021.

 

Vous ne le savez que trop bien, les élections constituent un élement inconturnable pour la consolidation d’une jeune démocratie et le renforcement des institutions démocratiques.

 

Si le retour à l’ordre constitutionnel a été reconquis le 30 mars 2019:

 

– c’est non seulement grâce aux efforts de la communauté internationale, au sein de laquelle l’Union européenne a été le partenaire n°1 en appui aux élections,

 

– mais surtout grâce aux centrafricains qui par leur abnégation et leur engagement ont été les premiers acteurs de ces élections 2016 réussies.

 

Ces élections de 2016, elles ont été réussies selon l’avis même des observateurs nationaux et internationaux (parmi lesquels les experts de la mission européenne d’appui électoral) parce que le résultat s’était imposé comme incontestable.

 

En effet, les efforts conséquents mobilisés en vue de garantir des élections inclusives, transparentes et crédibles, avaient payé.

 

Les élections n’auraient pas été possibles si les forces positives  tournées vers l’avenir n’avaient pas vaincu les forces contraires à tout changement. Un nombre sans précedent de centrafricains s’étaient inscrits dans les listes électorales et avaient participer à décider l’avenir de leur pays. Ce résultat avait été à juste titre considéré historique.

 

Nous sommes là aujourd’hui pour le rappeler et pour dire que ce résultat, cet acquis, nous devons le préserver, en contribuant tous ensemble à créer les conditions nécessaires pour que ce même resultat, de participation et de crédibilité, soit atteint aux prochaines élections.

 

Certes, nous savons que sur le plan logistique, d’importantes difficultés avaient été rencontrées à l’époque. Je pense par exemple au premier tour des législatives annulé, je pense au fichier électoral dépourvu de photos d’identité. Mais je suis convaincue que l’ANE a su emmagasiner l’expérience passée et capitaliser les leçons apprises pour prévenir la répétitition de ces difficultés et renforcer davantage l’efficacité du processus.

 

Quelques soient les défis logistiques et sécuritaires, d’ailleurs déjà relevés en 2015-16 dans une situation plus compliquée que celle d’aujourd’hui, l’Union européenne est convaincue que la tenue des élections 2020 est non seulement possible, mais surtout indispensable:

 

  • indispensable pour préserver les acquis remportés depuis 2016 avec toutes les réalisations du RCP-CA;
  • indispensable pour garantir le respect de la Constitution et consolider les dividendes de la démocratie;
  • indispensable pour respecter les engagements pris dans l’Accord de Bangui du 6 février 2019.

 

 

Je voudrais ici exprimer à la Présidente, aux Membres de l’ANE et aux centrafricains un message de soutien fort et de confiance renouvelée de la part de l’Union européenne, en vue des échéances électorales qui nous attendent.

 

Le rôle que vous jouez, en tant qu’Institution indépendante chargée des élections, est un rôle absolument majeur pour la reconstruction de ce pays. Votre leadership pour diriger les opérations pré-électorales et électorales et pour coordonner une grande variété d’acteurs étatiques ou non-étatiques, de partenaires institutionnels et internationaux, sera encore plus essentiel en vue des prochaines élections.

 

Votre leadership s’exerce dès maintenant avec les opérations cartographiques que vous avez déjà lancées.

 

Je m’adresse également aux centrafricains, ce processus vous appartient. Comme dans toute démocratie le droit de vote est un droit mais aussi un devoir civique: de contribuer à la consolidation de la démocratie et à l’avenir du pays. Vous l’avez déjà fait en 2015-2016 malgré toutes les difficultés. Nous exhortons tous les centrafricains à y croire, à participer, à s’inscrire dans les listes électorales, à exprimer leur choix, pour consolider ce que vous avez commencé à construire en 2015-2016.

 

Ce pays a besoin de batisseurs. “Il est très facile de casser et de détruire. Les héros, comme le disait Nelson Mandela, ce sont ceux qui font la paix et qui bâtissent.”

 

Le programme que nous lancons aujourd’hui, de consolidation de la démocratie, s’articule en différentes composantes, essentielles pour le fonctionnement d’un système démocratique: l’Assemblée Nationale, et tout particulièrement le Forum des Femmes parlementaires, la société civile et l’Autorité Nationale des Elections.

 

Ce programme permet de lancer dès maintenant un appui direct de l’Union européenne au processus électoral et d’apporter un soutien immédiat à l’ANE, à un moment où la communauté internationale commence à se mobiliser. Ce premier soutien, qui s’ajoute à celui du Gouvernement, vise à permettre à l’ANE le déploiement de ses cartographes, la mise à jour de son Centre de Traitement des Données et l’opérationnalisation d’une partie de ses démembrements.

 

Je vous félicite, Mme la Présidente, du lancement des opérations de cartographie, qui ont marqué le début du processus électoral, et vous encourage à poursuivre avec détermination et esprit positif toutes les étapes, sans céder aux difficultés qui sont inévitables mais pas insurmontables.

 

L’Union européenne partage la conviction du Chef de l’Etat, de l’ANE et de la CC, traduite par la Loi sur la Parité de 2016, conviction selon laquelle la consolidation du processus démocratique ne peut se faire qu’avec une participation active des femmes. J’en profite pour saluer les nombreuses associations de leadership féminin et féliciter les femmes qui se battent pour affirmer le role et la participation active de la femme dans la vie du pays.

 

Je voudrais dire à mes chères sœurs, qu’on n’aura pas d’élections ni crédibles ni satisfaisantes sans votre action, sans une participation active des femmes qui représentent 52% de la population. Votre action en termes de plaidoyer, de sensibilisation, d’appel à la sagesse a déjà démontré son efficacité.

 

C’est pourquoi l’égalité entre hommes et femmes est au cœur de notre nouveau programme. Dès mars 2019, lorsque le DG Stefano Manservisi et le Ministre Félix Moloua avaient signé la convention de financement d’un montant total de 5 million d’euros, le Forum des Femmes Parlementaires de Centrafrique était un partenaire naturel et s’était inscrit comme membre du comité de pilotage.

 

De plus, grâce à ce programme mis en œuvre par une agence de coopération d’un Etat-membre de l’Union européenne, ENABEL, le poste de conseiller genre sera créé, financé et mis en capacité au sein de l’ANE. Le programme permettra également le financement d’une campagne de sensibilisation afin d’encourager les femmes à s’inscrire au fichier électoral, elles n’étaient que 900’000 sur 1,9 million d’électeurs enregistrés en 2015.

 

Je voudrais m’adresser également aux jeunes, surtout à ceux qui voteront pour la première fois. Inscrivez-vous, participez, massivement, c’est une contribution à la reconstruction de votre pays.

 

Je m’adresse efin aux partenaires. Nous savons que tous les partenaires partagent la même vision pour l’avenir de ce pays. Un retour en arrière ne peut pas être une option.

 

Nous savons que les ressources nécessaires sont estimées à 41.8 millions de dollars, en tablant sur un soutien de la Minusca, que nous sommes confiants le Conseil de Sécurité va accorder dans le cadre du renouvellement du mandat de la Mission.

 

Aujourd’hui, nous pouvons compter sur une participation financière du PNUD à hauteur de 2 millions de dollar. Vous pouvez, Mme la Présidente, aussi compter sur une participation importante de l’Union européenne, qui s’est engagée à apporter une contribution supplémentaire de 15 million d’euros, soit plus de 17 millions de dollars, au basket fund, qui seront matériellement décaissés en mars (donc dans 4 mois), mais qui sont acquis, sans doute et sans réserve, et qui permettront de couvrir la plus grosse partie du budget prévu par l’ANE.

 

En plus l’UE contribue dès maintenant avec l’appui de 2 million d’euros du programme que nous inaugurons aujourd’hui. Il s’agit d’une contribution logistique, en coordination avec l’ANE, et d’un appui en matière de sensibilisation, éducation civique et promotion de la participation des femmes, qui est aussi prévu dans votre programme et dans votre budget.

 

Notre appui global s’èlève donc dejà à 17 millions d’euros, soit presque 19 millions de dollars (18.87).

 

Mais il y a un gap qui reste à combler.

 

J’aimerais encourager tous les pays amis de la Centrafrique, ici représentés, à eux aussi considérer, très sérieusement, les possibilités d’une contribution, n’importe quel montant, chaque contribution sera determinante.

 

Les ressources étant  encore rares, j’aimerais féliciter le Gouvernement pour son engagement à consacrer 1.7 MM XAF en 2019 et à nouveau 2,2 MM XAF en 2020 aux élections (soit presque 6 millions d’euros, 6,6 millions de dollars).

 

En même temps, Mme la Présidente, j’aimerais aujouord’hui faire un plaidoyer pour que ces fonds centrafricains soient orientés vers des activités dûment recensées dans le PAPEC, afin d’être certain d’atteindre notre cible des élections. C’est un souhait très fort exprimé par la communauté des bailleurs.

 

L’Union européenne est aussi prête à apporter un soutien en assistance technique et à examiner la demande du Gouvernement de déployer une mission d’observation ou d’appui électoral, comme il avait été fait en 2015-2016.

 

Nous appélons aussi tous les partenaires à renforcer le dialogue et la coordination autour des élections et proposons de nous rassembler  dans un groupe “d’amis des élections” pour soutenir les citoyens centrafricains dans cette étape importante de consolidation de leur démocratie.

 

Je voudrais donc souhaiter un plein succès à nos efforts collectifs et plus particulièrement à ce programme qui en réalité a déjà démarré, et je salue notre chef de projet, Marc Amougou, un vrai baroudeur expérimenté des élections en Afrique, qui a déjà travaillé avec plusieurs membres de l’ANE dans sa belle carrière.

 

Au nom de la Paix tant méritée et attendue par les populations de Centrafrique, je veux dire que l’Union européenne ne ménagera pas ses efforts pour que des élections crédibles se tiennent dans les délais. Nous le devons aux centrafricains

 

Kapa ti sorongo a kotazo ti kodoro !

 

Merci  SINGUILA MINGUI

 

Seul le discours prononcé fait foi

Centrafrique : Martin Ziguele plaide pour l’usage de la force contre Ali Darassa

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L’honorable député Martin Ziguelé

 

 

 

Bangui (République centrafricaine) – Martin Ziguele appelle les garants et facilitateurs de l’Accord de paix de Khartoum à une action musclée contre le chef rebelle Ali Darassa, de réduire ses capacités militaires et déclencher contre l’UPC un désarmement forcé pour ainsi garantir la sécurité des populations de Bambouti et d’autres régions sous sa coupe en détresse.

 

Dans un communiqué signé le 30 septembre dernier, le Chef rebelle de l’UPC et ministre conseiller en charge des USMS du Centre Est, Ali Darassa a justifié le déploiement de ces hommes à Bambouti dans le Haut-Mbomou prétextant qu’il y va là-bas pour préparer la transhumance parce qu’on est au mois d’octobre et sensibiliser la population sur l’Accord de Khartoum. Depuis que ces hommes de main sont arrivés dans la région, ceux-ci commencent à commettre des exactions contre les centrafricains habitants ces confins extrêmes de la République.

Pour Martin Ziguele, c’est encore une farce de ce chef de guerre pour humilier le Peuple Centrafricain, « Ali Darassa est dans une démarche d’humiliation du peuple centrafricain dans sa totalité. L’accord de paix a dit qu’après sa signature les groupes armés ne devraient plus sortir des périmètres dans lesquels ils se trouvaient le jour de la signature. Et maintenant, il va carrément occuper depuis hier Bambouti et depuis un certain nombre de jour, nos compatriotes ont complètement fui la ville », et face à cela, « nous demandons solennellement aux garants et facilitateurs de frapper militairement Ali Darassa pour le ramener dans le périmètre qu’il occupait le jour de la signature de l’Accord et de déclencher contre l’UPC un processus de désarmement forcé », a souhaité le Président du Mouvement pour la Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).

Lors de sa conférence de presse mercredi 23 octobre 2019, la Minusca a été interpelée par plusieurs organes de presse sur la situation à Bambouti, suite au déploiement d’éléments armés de l’UPC dans cette localité à l’est d’Obo, près de la frontière avec le Sud-Soudan. Tout en soulignant que la MINUSCA accompagne la situation de près, le porte-parole a condamné la démarche de l’UPC qui viole l’Accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA (APPR-RCA) et précisé que les ruses et autres manœuvres ne seront pas tolérées.

« Concernant Bambouti, dans le cadre de son mandat, la MINUSCA met en garde l’UPC contre toute violence sur la population civile alors que ce groupe armé a fait savoir qu’il a envoyé ces éléments dans la région. La MINUSCA suit de près la situation dans cette localité à l’extrême sud-est du pays et précise que les ruses et autres manœuvres ne seront pas tolérées. La MINUSCA, l’Union Africaine et a CEEAC doivent communiquer sur la situation que nous suivons dans cette localité », a fait savoir Vladimir Monteiro, Porte-Parole de la mission onusienne en Centrafrique.

Dans un communiqué publié ce mardi, le porte-parole du gouvernement centrafricain, Ange-Maxime Kazagui, a condamné cette situation, indiquant que l’accord de paix signé le 6 février dernier, dont Ali Darassa est signataire, interdit tout mouvement des hommes armés au-delà de leur position au moment de la signature dudit accord.

« Le gouvernement y voit un acte de provocation de la part de M. Darassa et interpelle les garants de l’accord de paix pour une fermeté à l’endroit d’Ali Darassa », lit-on dans ce communiqué.

Pour rappel, Ali Darassa avait dans une note évoqué les mêmes raisons pour justifier l’envoi de ces hommes à Mingala et depuis ce jour, les habitants de Mingala et des villages environnants sont dans la tourmente à cause des exactions des hommes de l’UPC contre elles.

Cédric Wa-Gomba

Copyright2019CNC.

 

 

 

DECLARATION DES DEPUTES DU HAUT-MBOMOU RELATIVE A L’ATTAQUE DE L’UPC D’ALI DARRAS

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Village proche de Bambouti, pour illustration. CopyrightCNC.

 

Le 17 octobre 2019, la ville de Bambouti, située à l’extrême Est de notre pays, à la frontière avec le Sud Soudan, a été attaquée par des éléments se réclamant de l’UPC d’ALI DARRAS, Chef rebellle bien connu, qui est un sujet Nigérien.

Cette attaque intervient après celle de Zémio, ayant entrainé le déplacement massif de 52 000 personnes vers la République démocratique du Congo (RDC).

En ce moment, la ville d’Obo est encerclée par les éléments, asphyxiée et risque de tomber dans les heures qui viennent.

Ces différentes attaques qui sont perpétrées sur les paisibles populations du Haut-Mbomou dans l’indifférence totale du Gouvernement, trahissent un plan machiavélique, destiné à installer d’autres populations majoritairement étrangères en lieu et place des populations autochtones. Pour preuve, la récente publication d’une du même ALI DARRAS, qui dévoile ses intentions, sans réaction à ce jour du Gouvernement encore moins de la Minusca.

C’est avec indignation que les populations du Haut-Mbomou, constatent leur abandon par la République depuis l’indépendance, avec l’absence d’écoles, de routes et d’implication dans la conduite des affaires de l’Etat et l’indifférence de l’Etat face aux exactions de la LRA.

Face à cette situation, les populations du Haut-Mbomou, réaffirmant leur attachement à la République, attirent l’attention du gouvernement, du Peuple Centrafricain et de la communauté internationale, des risques de génocide dans cette partie de notre pays et de la possible récupération par des extrémistes face au vide laissé par l’Etat.

Fait à Bangui le 23 octobre 2019

Ont signé :

  • Honorable Ernest MIZEDIO, Député d’OBO 1
  • Honorable Lambert AVORLOU, Député de DJEMAH
  • Honorable Jean-Bernard GBISSIGUI, Député de BAMBOUTI
  • Honorable Martin DALOU WAMBOLI, Député de ZEMIO
      • Honorable Albert GUINIMONGUIMI, Député d’OBO 2

 

 

Point sur les opération en République centrafricaine : situation toujours alarmante pour de milliers des déplacés fuyant les violences à Birao.

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Des enfants dans un camp de déplacés à Birao. De milliers de familles ont tout perdu en fuyant les combats qui ont causé le déplacement de la quasi-totalité des habitants de la ville. CC BY-NC-ND / CICR / Noura Oualot

 

Bangui (République centrafricaine) – Depuis le 1er septembre, des combats entre groupes armés ont provoqué des déplacements massifs de la population à Birao, au nord-est de la République centrafricaine.

 

« Il a suffi d’une heure, une heure seulement, pour qu’on doive repartir à zéro dans la vie », raconte cet ancien enseignant, qui a tout perdu le 1er septembre en fuyant sa maison dans la précipitation. Plus de 25 000 personnes, la quasi-totalité des habitants de la ville, ont dû fuir leurs maisons, certaines pillées ou incendiées, pour rejoindre des camps de déplacés de fortune, dénuées de tout.

« Les populations n’aspirent qu’à une vie digne et en toute sécurité. Elles doivent être protégées et préservées des conséquences des violences et des confrontations armées. Il est plus que temps de rompre ce cycle de violences qui les enferme dans une précarité sans aucune lueur d’espoir », appelle Valérie Petitpierre, Cheffe de délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) en République centrafricaine.

 

Des besoins humanitaires immenses sur fond de psychose

Dans les deux principaux camps où elles ont trouvé refuge, les personnes déplacées dépendent de l’aide humanitaire pour survivre. « Il faut pourvoir à tous les besoins : nourriture, eau, abri, installations sanitaires. C’est une ville entière qui s’est vidée de sa population en quelques jours », explique Célestin Sikubwabo, délégué du CICR, à son retour de Birao, où il a coordonné l’intervention humanitaire de l’institution.

Plus que tout, les personnes déplacées ont besoin de sécurité. Personne ne songe à retourner en ville : la psychose est réelle, et la population vit au rythme des rumeurs de reprise des combats. « C’est terrifiant de vivre dans une telle situation », témoigne Younous Abakar, un agriculteur qui a laissé toute une vie derrière lui. « Quand les tirs ont commencé, tout le monde a fui, et j’ai perdu la trace de ma femme et de mes enfants. Ce n’est que sept jours plus tard que j’ai su qu’ils étaient en vie et qu’ils avaient trouvé refuge dans un autre camp, à 12 kilomètres d’ici. Mais les conditions de sécurité sont trop mauvaises pour que j’aille les rejoindre. »

 

Distribution de biens essentiels à plus de 2 400 familles

Le CICR et la CRCA ont distribué des biens essentiels à plus de 2 400 ménages dans des camps de déplacés à Birao.
Le CICR et la CRCA ont distribué des biens essentiels à plus de 2 400 ménages dans des camps de déplacés à Birao.

 

Le CICR, en collaboration avec Croix-Rouge centrafricaine, vient d’achever une distribution de biens essentiels à 2 415 familles de déplacés, soit plus de 12 000 personnes. Ces familles ont reçu des pagnes, des couvertures, des bassines, des nattes, des moustiquaires, des jerricans, du savon et des ustensiles de cuisine. Cette aide, qui était très attendue, permet aux personnes déplacées de cuisiner les aliments distribués par d’autres organisations humanitaires et de stocker l’eau dans de meilleures conditions d’hygiène. Grâce aux couvertures et aux nattes, elles seront mieux protégées contre la pluie et les intempéries.

Une dizaine de rotations d’avion ont été nécessaires pour pouvoir acheminer les 50 tonnes de secours vitaux. Des routes totalement impraticables, du fait notamment de la saison des pluies, rendent les interventions humanitaires difficiles.

Le CICR a également distribué des sacs mortuaires aux volontaires de la Croix-Rouge centrafricaine en charge de la gestion des dépouilles mortelles, qui ont pu en assurer un traitement digne. Des médicaments, du matériel médical, des équipements de premiers secours ainsi que 600 kilogrammes de super-céréales ont été fournis à la Croix-Rouge centrafricaine et à l’hôpital de Birao dès le début des affrontements.

 

Informations complémentaires :

Daddy Rabiou Oumarou, CICR Bangui, odaddyrabiou@icrc.org, +236 75 64 30 07

 

Communiqué de Presse – Les Obsèques et l’Hommage à Jean-Michel MARTIAL

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COMMUNIQUÉ

 

Chers Amies, Chers Amis, Chères Toutes, Chers Tous,

Jean-Michel MARTIAL, notre Jean-Michel, Jean-Mi pour ses intimes, était quelqu’un desimple, de discret, de spirituel, positif, bienveillant et toujours souriant à la Vie !

Courageux, il a affronté la maladie avec une verticalité qui force le respect.

Déterminé, il a œuvré jusqu’au bout pour des causes qui défendent l’humain et l’environnement.

Engagé, il s’est attelé à promouvoir la visibilité des Cultures des Outremer et du Continent Africain.

Humaniste, il a engrangé des amitiés dans le monde entier ; ces images de lui, nous les gardons précieusement et voulons lui dire combien nous l’aimons à travers un hommage digne de Lui : la musique, les Textes qu’il aimait tant, les images qui ont parsemé sa carrière, cette voix sublime qui allait chercher nos émotions au fond de nous-mêmes nous aideront à l’accompagner dans son grand voyage.

Notre manière de lui dire que nous ne pourrons l’oublier et qu’il restera gravé dans notre Mémoire, riches que nous sommes des moments que chacun a partagés avec Lui de près ou de loin.

Une communion et un rassemblement Amical, Affectueux et Chaleureux !

Le RDV se fera donc le Mercredi 23 Octobre de 19h à 22h : 33, rue Barbet de Jouy 75007 Paris au conseil régional d’île de France

Nous vous y attendons nombreux pour un bel Hommage !

INFORMATIONS CONCERNANT SES OBSÈQUES :

Mercredi 23 Octobre :

– A 9h : Mise en bière

– A 9h30 : Départ de la Clinique Cognacq Jay : 174, rue de Blomet 75015 Paris

– La Cérémonie religieuse aura lieu à 10h30 à l’Église Saint-Roch 296, rue Saint-Honoré 75001-Paris

Suivie de la crémation à 13h30 à la Coupole du Père Lachaise.

 

Centrafrique : le gouvernement dénonce la présence des hommes de l’UPC à Bambouti.

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Bangui (République centrafricaine) – Le gouvernement centrafricain a dénoncé mardi la présence des hommes armés de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darassa dans la ville de Bambouti (extrême sud-est), proche de la frontière avec le Soudan du Sud.

 

Dans un communiqué publié ce mardi, le porte-parole du gouvernement centrafricain, Ange-Maxime Kazagui, a condamné cette situation, indiquant que l’accord de paix signé le 6 février dernier, dont M. Darassa est signataire, interdit tout mouvement des hommes armés au-delà de leur position au moment de la signature dudit accord.

Le gouvernement y voit un acte de provocation de la part de M. Darassa et interpelle les garants de l’accord de paix pour une fermeté à l’endroit de M. Darassa.

Joint au téléphone, un membre de l’UPC a expliqué que la présence des hommes de l’UPC dans la préfecture du Haut Mbomou (extrême sud-est) se justifie par deux raisons, d’une part pour la sensibilisation de la population, et d’autre part pour la préparation de la mise en place des Unités spéciales mixtes de sécurité (USMS), composées des forces gouvernementales et des ex-combattants des groupes armés.

Des hommes de l’UPC ont envahi la ville de Bambouti mardi dernier, vers 23h00 heures locale, a affirmé de son côté le préfet du Haut Mbomou, Judes Ngayako.

 

Avec Xinhua.

 

Le gérant de la station totale Relais Sica activement recherché par la police pour vol aggravé.

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Centrafrique.com/le-gerant-de-la-station-totale-relais-sica-activement-recherche-par-la-police-pour-vol-aggrave/station-relais-sica-le-21-octobre-2019-par-anselme-mbata-pour-cnc/” rel=”attachment wp-att-33065 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Station Total Bangui Relais Sica le 21 octobre 2019. Crédit photo : Anselme Mbata / CopyrightCNC.
Station Total Bangui Relais Sica le 21 octobre 2019. Crédit photo : Anselme Mbata / CopyrightCNC.

 

Bangui (République centrafricaine)| CNC – il s’appelle Cyr KOMBÉ, gérant de la station Total du Relais Sica, porté disparu depuis près d’une semaine, est activement recherché par les forces de l’ordre pour vol aggravé.

 

Selon le commissaire en chef chargé de mener l’enquête sur l’affaire, le suspect aurait profité de ses fonctions pour forcer le coffre-fort et voler une somme de 50 millions de francs CFA appartenant à la société française Total avant de disparaître dans la nature.

Selon la même source, les faits se sont déroulé le samedi dernier vers 22 heures quand le suspect aurait reçu toutes les recettes de la journée faites par ses pompistes.

Monsieur Cyr KOMBE, père de trois enfants, domicilié au quartier Carrière, dans la commune de l’Ombella-Mpoko, est devenu vite le principal suspect dans l’affaire en raison de sa disparition quelques heures après les forfaits.

D’après un employé de la société Total interrogé par CNC, « 48 heures après l’absence remarquée de monsieur Cyr KOMBE sur son lieu de travail au Relais Sica, d’aucuns n’étaient en mesure de le suspecter, mais après plusieurs appels injoignables sur son numéro portable, le doute commençait à apparaître.

Finalement sur l’instruction du Directeur général adjoint, le gérant central et l’Inspecteur se sont rendus à la station Relais Sica pour casser le coffre-fort. Sans surprise, ils ont constaté que celui-ci est vide. Toutes les recettes du week-end sont portées disparues », explique-t-il.

D’après lui, c’est à ce moment que la justice a été saisie dans l’affaire.

Pendant ce temps, sa femme, dans sa déclaration à la police, affirme que son mari ne l’avait pas informé de sa position depuis 48 heures.

Pour l’heure, l’enquête est en cours, et le suspect court toujours. Certains ont même expliqué que le suspect serait se trouve déjà dans un pays voisin de la République centrafricaine.

Affaire à suivre….

 

Copyright2019CNC.

Rareté de la viande de bœuf à Bangui, le chef de l’État Faustin Archange Touadera au centre d’une folle rumeur .

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Marché de Boy-Rabe. Crédit photo : Mickael Kossi / CopyrightCNC .

 

Bangui (République centrafricaine)| CNC – Depuis quelques jours, La ville de Bangui vit au rythme de la rareté de la viande de bœuf. Du marché de KM5 au marché Central en passant par ceux de PK12, de Gobongo, de Miskine, Kassaï et de Petévo…, les stands des bouchés sont quasiment vides. Pour des nombreux Banguissois, le seul coupable serait le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA. Pourquoi ?

 

 

Selon le collectif national des bouchers, la principale raison de rareté de la viande de bœuf est liée à un mouvement de colère de la part des éleveurs, victimes à répétition des violences et braquages des bandits armés. Or, dans les quartiers de Bangui, tout comme sur la route de Damara et Boali, les populations ne veulent plus croire que les éleveurs pourraient se mettre en grève sans que leur « frère aîné Faustin Archange TOUADERA» puisse leur siffler un mot d’ordre au préalable. Pour elles, le chef de l’État aurait expliqué à tous les éleveurs peuls, principaux fournisseurs des bouchers, de se retirer dans leur campement, pour un moment, sans ravitailler le marché à bétail, l’unique source d’approvisionnement en viande bovine de la capitale Bangui.

Cependant, un agent de la police nationale, contacté par CNC, explique  par ailleurs que les principaux auteurs de ces rumeurs qui inondent les quartiers de Bangui seraient des bouchers eux-mêmes. Selon eux, ce sont des éleveurs peuls qui leur auraient fait comprendre en leur donnant les éléments d’information transmise par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

Même si cette information est difficilement vérifiable par la rédaction du CNC pour le moment, toute porte à croire qu’elle constitue un véritable boulet aux pieds du chef de l’État a seulement quelques mois des élections dont il sera probablement candidat à sa propre succession, selon un cadre du MCU.

Il y’a lieu de rappeler que le père biologique du président Faustin Archange TOUADERA est un Peul, tandis que sa mère biologique est quant à elle une Gbakamandja de Damara. Ce qui fait qu’il est la cible de nombreuses critiques liées à son appartenance à la famille peule.

 

Copyright2019CNC.

Terrible catastrophe naturelle à Bangui

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Centrafrique.com/terrible-catastrophe-naturelle-a-bangui/inondation-quartier-bangui-2/” rel=”attachment wp-att-33056 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>inondation quartier de Bangui en Centrafrique
Inondation des quartiers de Bangui, en République centrafricaine. Crédit photo : CNC.

 

Bangui (République centrafricaine)| CNC – Ce lundi 21 octobre matin, les habitants de M’poko situé dans l’extrême Sud-ouest de la capitale Bangui près du fleuve Oubangui sont réveillés pieds dans l’eau. Ils sont victimes d’une catastrophe naturelle, une inondation de grande envergure.

 

L’évènement a commencé dimanche aux environs de six heures du matin suite à un semblant de pluie. Le fleuve de l’Oubangui a débordé très rapidement pour occuper la surface de M’poko. Une soixantaine de maisons d’habitation détruites.

« La chose a commencé plus vite, voire certaines personnes sont encore en train de dormir et nous n’avons pas le temps de  récupérer certaines des choses nécessaires de la maison. Tous nos biens sont partis dans le fleuve et nos maisons sont écroulées. », s’est lamenté un habitant sous l’anonymat, copieusement affligé.

L’un des responsables locaux, Maxime Djiongombe, président de la jeunesse de la circonscription lance un appel au secours pour ces habitants « la submersion de l’eau de l’Oubangui á M’poko fait plusieurs victimes pour le moment, on ne peut pas estimer le vrai dégât. Des femmes et enfants sont sans abris actuellement et d’autres sont secourus par des villages voisins. Je demande au gouvernement de venir en urgence secourir ces habitants » a-t-il déclaré. ,

Ce qui vient d’être produits dans la sous-préfecture de Bimbo, notamment á M’poko auquel les habitants sont victimes de manière directe,  est un événement très regrettable qui doit interpeler le gouvernement et les partenaires humanitaires.

Rappelons qu’en 1999, cette catastrophe naturelle s’était produite dans la même localité et a fait aussi beaucoup des dégâts. Quelle mesure prendra le gouvernement cette fois ci pour éviter les prochaines catastrophes de ce genre dans les années avenir ? Attendant voir.

 

 

 

Ghana: des peuls risquent de devenir apatrides

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Bangui (République centrafricaine) – 21 oct. 2019 20:38

“Je suis né et j’ai grandi au Ghana, mon père est né et a grandi au Ghana et nous n’avons nulle part où aller. Nous sommes tous Ghanéens, et le Ghana aussi nous rejette. Qu’allons-nous faire? ”
Cette question, Awudu Seidu la pose parce qu’on vient de lui refuser la carte d’identité ghanéenne. Pourtant ce Peul est né au Ghana il y a 24 ans.
Mais les agents chargés de l’enregistrement ont reçu des instructions : ils ne doivent pas délivrer de carte d’identité aux étrangers qui n’ont pas été naturalisés Ghanéens malgré de longues années de séjour dans le pays.
“Les grands-parents de ma mère étaient des soldats au Ghana. Ils ont participé à la Première et à la Seconde guerre mondiale pour le Ghana et les documents sont là comme preuves. Mais ils nous ont virés et nous n’avons pas eu d’autre choix que de partir”, témoigne Abukari Hamidu un Peul qui a également essuyé un refus de l’administration.
Pas conforme à la loi
Mais l’argument de Seidu et Hamidu n’est pas pris en compte dans la nouvelle loi ghanéenne sur la citoyenneté, selon le directeur général de l’Autorité nationale d’identification, le professeur Kenneth Agyemang Attafuah.
“La loi ghanéenne sur la citoyenneté diffère de la loi américaine sur la citoyenneté ou de la loi britannique sur la citoyenneté en ce qui concerne le lieu de naissance. Si vous êtes né au Ghana de parents étrangers, cela ne fait pas de vous un Ghanéen. Parler couramment la langue nationale ne fait pas de vous un Ghanéen si vous n’avez pas été naturalisé. Même si vous êtes né de parents étrangers ou si vous vivez ici depuis des millions d’années,” commente-t-il.
Conséquences
Cette décision affectera environ 800.000 Peuls vivants actuellement au Ghana. A long terme, il sera difficile pour ces personnes de poursuivre une vie normale dans le pays sans cette carte d’identité.
Des refugiés peules du Nigeria.
“Nous sommes allés à l’école, nous avons accumulé des expériences pour travailler pour le pays. Tout le monde a les compétences nécessaires pour aider le pays d’une manière ou d’une autre. Si on vous refuse la carte, comment allez-vous travaillez ?”, s’interroge Awudu Seidu, conscient que cela représente un obstacle pour continuer à vivre et gagner sa vie dans ce pays.
Avec cette décision, les Peuls sont considérés aujourd’hui comme des apatrides au Ghana bien que certains travaillent aussi dans le secteur public.

Avec AFP/VOA

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l’opposition exige le départ du président de la CENI

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Bangui (République centrafricaine) – 21 oct. 2019 20:36

Les réactions sont vives après l’annonce du report des élections législatives initialement prévues pour le 28 décembre.
La Commission électorale nationale et l’Organisation internationale de la Francophonie ont annoncé ce lundi 21 octobre le report des élections législatives initialement prévues pour le 28 décembre.
Selon la loi électorale guinéenne, le président Alpha Condé doit convoquer le corps électoral 70 jours avant la date du scrutin – ce qui aurait été le 18 octobre. L’opposition guinéenne a toujours déclaré qu’il était impossible dans un délai de deux mois et demi de régler la question du choix de l’opérateur technique en charge du fichier électoral actualisé. Celui-ci contiendrait plus d’un million d’électeurs suspects.

Avec VOA

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Neuf civils tués dans une attaque dans le Nord au Burkina

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Bangui (République centrafricaine) – 21 oct. 2019 20:32

“Des individus armés ont mené une attaque dans le village de Zoura, non loin de Kongoussi, faisant neuf morts, tous des civils”, a déclaré à l’AFP une source sécuritaire.
“Ils sont arrivés dans le village avant l’entrée en vigueur du couvre-feu (18h30 locales et GMT) et ont commencé à tirer peu de temps après”, a déclaré un habitant de Kongoussi.
“Ils ont également saccagé une boutique et emporté du bétail. Pas un jour ne passe sans qu’on enregistre une attaque par les individus armés et le nombre de déplacés qui arrivent à Kongoussi ne fait que croître”, a déploré cet habitant.
Selon des chiffres du ministère en charge de l’action sociale, la région du centre nord où se trouve Kongoussi, enregistre le plus grand nombre de déplacés internes, soit 270.476 personnes sur les 486.360 contraintes de fuir leur domicile.
Dans la même soirée du dimanche, une autre attaque s’est produite contre Barsalogho, une commune de la province du Sanmatenga, dans la région du centre nord, selon la mairie. Les forces de l’ordre ont “réagi avec bravoure et repoussé l’ennemi”, a-t-on ajouté sans fournir de bilan.
Pays pauvre d’Afrique de l’Ouest, le Burkina Faso est pris depuis quatre ans et demi dans une spirale de violences attribuées à des groupes armés jihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d’autres au groupe Etat islamique.
Samedi, cinq membres des forces de l’ordre ont été tués et onze blessés lors d’une double attaque, toujours dans le nord du Burkina Faso.
Depuis début 2015, les attaques jihadistes, de plus en plus fréquentes et meurtrières, en particulier dans le nord et l’est, ont fait plus de 620 morts, selon un décompte de l’AFP.
Face à cette situation sécuritaire, un couvre-feu a été instauré dans plusieurs provinces du nord.

Avec AFP

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Sant’ Egidio implique les médias dans la mise en œuvre de l’APPR

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Bangui (République centrafricaine) | CNC – L’accord politique pour la paix et réconciliation en République centrafricaine a été au centre d’un atelier d’appropriation des médias publics et privés, organisé par la communauté Sant’ Egidio durant deux jours au restaurant relais des chasses à Bangui.

 

A l’ouverture, on notait la présence de différentes personnalités notamment, Ange Maxime Kazagui, le ministre de la communication et des médias, ministre d’Etat, coordonnateur du DDRR, Jean Willybiro-sako, le Représentant de la communauté Sant’Egidio, Prosper Douba et Igor Lamaka, chargé de mission au programme DDRR.

Le contenu et du processus d’application de cet Accord politique pour la paix et réconciliation en République est l’objet de discutions très tendu, oblige le représentant de la communauté Sant’Egidio de dégager l’intérêt  de cet accord politique qui était négocié à Khartoum et signé à Bangui. « Cet atelier est de donner les éléments de langage aux journalistes concernant cet accord » a expliqué, le Représentant de la communauté Sant’Egidio, Prosper Douba. La mise en œuvre d’un accord est un processus qui demande toujours des négociations. a-t-il ajouté.

Le chargé de mission au programme DDRR Igor Lamaka s’est réjoui de la tenue de l’atelier en faisant savoir que « cette journée d’échange entre la communauté Sant’Egidio et les professionnels des médias  sur Accord politique pour la paix et réconciliation (APPR) est important pour que les journalistes centrafricains  soient outilles pour bien sensibiliser le public ». En ce qui concerne le non-respect de cet accord, notamment les cas de violation récurrente dudit accord, Igor Lamaka  demande aux belligérants de respecter vigoureusement  leurs engagements en vue de l’application de l’accord.

Beaucoup des centrafricains s’interrogent sur l’avenir réel du retour de paix dans ce pays. Car après la signature de l’Accord politique pour la paix et réconciliation en République Centrafricaine, le 6 février 2019 à Bangui, certains des groupes armés, signataires de cet accord, continuent à ne pas respecter leurs engagements.

 

Abraham AZOUYANGUI

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L’Union européenne offre à la République centrafricaine des nouvelles infrastructures militaires

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Centrafrique.com/lunion-europeenne-offre-a-la-republique-centrafricaine-des-nouvelles-infrastructures-militaires/coupure-du-ruban-de-larmerurerie-par-le-president-touadera-et-le-pm-ngrebada-avec-samuela-isopi-de-lunion-europeenne-en-rca/” rel=”attachment wp-att-33017 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Coupure du ruban de la nouvelle armurerie des FACA au camp Leclerc de Bouar, en République centrafricaine. Crédit photo : Cyrille Jefferson Yapendé / CNC.
Coupure du ruban de la nouvelle armurerie des FACA au camp Leclerc de Bouar, en République centrafricaine. Crédit photo : Cyrille Jefferson Yapendé / CNC.

 

 

Bangui (République centrafricaine)| CNC – Dans le cadre de l’appui européen à la mise en œuvre du Plan National de la Défense en Centrafrique,  27 bâtiments et 7 armureries réalisés par l’Union Européenne ont été remis au gouvernement à l’occasion de la visite du Président Touadera à Bouar pour les cérémonies de la sortie des jeunes recrues des FACA formées par l’EUTM-RCA, le mercredi dernier dont l’une concerne uniquement l’inauguration des infrastructures militaires au camp Leclerc grâce au financement de l’Union Européenne(UE) à hauteur de 6 millions €.

 

Bâtir une armée moderne et républicaine est aujourd’hui le défi colossal qui s’impose aux autorités centrafricaines qui avaient hérité d’un pays où l’armée n’existait plus en termes de moyens et d’infrastructures. Ce qui a été rendu possible grâce à l’appui de l’Union Européenne qui, depuis quelques années, accompagne la reconstruction de cette armée en quête de notoriété tant sur l’échiquier national qu’international par l’entremise de l’EUTM-RCA, mission militaire européenne technique qui aguerrit les soldats centrafricains aujourd’hui trois ans.

 

Pour preuve, la garnison pilote de la zone de défense ouest est désormais opérationnelle avec la rétrocession au Chef suprême des armées, le Président, Faustin Archange Touadera, des infrastructures militaires réhabilitées dont 27 bâtiments avec les logements pour les militaires déployés avec leurs familles, des dortoirs équipés pour accueillir 280 militaires, des bureaux et des dépôts d’équipements non létaux.

 

Financés par l’UE via son instrument contribuant à la stabilité et à la paix, ces bâtiments ont été réalisés par la Fondation Suisse de Déminage, qui a employé les militaires du bataillon du génie des FACA, formés par la mission EUTM-RCA, dans l’exécution des travaux. Des entreprises locales ne sont pas restées en marge, elles ont été également associées à la construction du mobilier installé dans les bâtiments.

 

Par ailleurs, 7 armureries, réalisées par UNMAS toujours avec le financement de l’UE, ont été également restituées au gouvernement. Les armureries permettront à la RCA d’assurer le stockage et la gestion de l’armement selon les standards internationaux en vigueur, l’une des conditions pouvant déboucher à long ou à court termes à la levée de l’embargo qui pèse sur les armes à destination de Centrafrique. Cet appui comme l’a rappelé l’Ambassadrice de l’Union Européenne, Samuela Isopi, « est essentiel pour aider le pays à répondre aux benchmarks fixés par le Comité des Sanctions des Nations-Unies pour la levée totale de l’embargo. Le projet prévoit également la formation de personnel FACA spécialisé en gestion de l’armement », a-t-elle déclaré.

Cependant, le bâtiment qui abritera le siège du Commandement de la zone de défense ouest pour une capacité de 100 officiers et le dépôt régional de munitions,  sans oublier la construction par CIVIPOL, du futur Centre de Formation des FSI de Bouar seront complétées et remis au gouvernement au début de l’année 2020.

Les projets européens d’appui à la restauration de l’autorité de l’Etat par le déploiement des forces de défense et la mise en œuvre du PND s’inscrivent dans le cadre de l’engagement multiforme et soutenu par l’UE dans le domaine de la réforme du secteur de la sécurité en RCA, engagement déjà témoigné par l’EUTM-RCA, mission européenne phare de conseil stratégique au gouvernement, éducation et entraînement des FACA.

L’investissement global pour les infrastructures militaires qui ont été remis au gouvernement la semaine dernière s’élève à 6 millions d’euros soit plus de 3,9 milliards de francs CFA.

 

L’Union Européenne  est le premier partenaire de la République Centrafricaine en termes de coopération au développement et d’aide humanitaire. Le soutien de l’UE à la RCA en provenance du 11e fonds européens de développement s’élève à 442 millions d’euros. En tout, depuis 2014, l’appui de l’UE en Centrafrique tous instruments confondus se situe à 850 millions d’euros, dont 140 millions d’euros d’aide humanitaire.

 

Pour rappel, à la 74ème Assemblée Générale des Nations-Unies, le Président Centrafricain,  Faustin Archange TOUADERA et le Commissaire européen pour la Coopération Internationale, Neven MIMICA, ont signé le 26 septembre dernier un document d’octroi de 60 millions d’euros de l’Union Européenne  à la RCA afin de soutenir la mise en œuvre de l’accord politique pour la paix et la réconciliation signé le 6 février 2019 entre le gouvernement et les groupes armés, d’un côté, et récemment de passage à Bangui Koen Vervaeke, Directeur Général-Afrique du Service européen pour l’action extérieure de l’UE, avait annoncé l’octroi prochain d’une enveloppe de 17 millions d’euros pour soutenir les élections prochaines dans le pays.

 

 

Jefferson Cyrille Yapende

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Vue d'ensemble du nouveau dortoire des FACA à Bouar, en République centrafricaine. Crédit photo : Cyrille Jefferson Yapendé / CNC
Vue d’ensemble du nouveau dortoire des FACA à Bouar, en République centrafricaine. Crédit photo : Cyrille Jefferson Yapendé / CNC

   

 

 

L’heure glorieuse du Brexit

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Bangui (République centrafricaine) | CNC – Il y a trois ans, avec le référendum du 23 juin 2016, le peuple britannique s’est décidé avec un pourcentage de près de 52% et avec une participation de 71,8%, la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne. Ce grand résultat c’était sans aucun doute la première défaite majeure et douloureuse pour l’Union européenne des banques et des multinationals, qui est sous contrôle allemand.

Toutefois, la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne, qui devait avoir lieu le 29 mars 2019, compte tenu du fait que exactement avant deux ans, avait été activé l’article 50 du traité de Lisbonne, qui permet aux etats membres de quitter l’Union, en fin de compte, cela ne s’est pas produit.

Selon les déclarations du nouveau Premier ministre Boris Johnson, le Brexit se déroulera définitivement le 31 octobre 2019, soit avec l’accord conclu avec l’Union Εuropéenne, soit sans un accord. Cet acte de sortie, qui libérera la Grande-Bretagne des chaînes de l’Union européenne, témoigne d’une part du respect total de la volonté du peuple britannique et d’autre part être en contradiction avec ceux qui tentent avec différentes manières de retarder ou même d’annuler le fier Brexit.

Il est plus que certain qu’avec le Brexit ne sera pas la fin du monde pour la Grande-Bretagne, ce qui n’a pas été le cas lorsque le pays a choisi de rester en dehors de la zone euro. Et, comme le disent d’éminents experts, l’économie britannique après une courte période problématique sera considérablement renforcée du point de vue de la concurrence.  Il ne fait donc aucun doute pour tout observateur et analyste perspicace que, à moyen et long termes, la Grande-Bretagne, qui retrouvera pleinement la capacité de mener une politique nationale dans tous les domaines, prospérera en dehors d’ un plan non démocratique et hautement bureaucratique dans lequel l’Allemagne a un rôle dominant.

Cependant, les partisans du séjour de la Grande-Bretagne dans l’Union européenne veulent essentiellement que la volonté du peuple britannique soit annulée et que le référendum soit jeté à la poubelle, le résultat duquel n’a pas provoqué de crise économique immédiate, comme ils l’avaient averti. Donc, ils sèment constamment la terreur, assurant que les conséquences du Brexit sans un accord seront cauchemardesques et chaotiques, bien pires que les bombes de Hitler. Ils parlent donc de développements et d’événements qui vont même mettre en péril l’unité du pays, énormes déficits en nourriture, en médicaments et en carburant qui inciteront les Britanniques à se précipiter comme des fous dans les supermarchés, les stations-service et les pharmacies, “blackout” dans les ports et les aéroports du pays, destruction des entreprises britanniques, coups décisifs pour les exportations et le secteur financier, en particulier impacts négatifs sur l’industrie du tourisme qui transformeront les projets de voyages de millions de personnes dans un enfer des retards, des annulations et une bureaucratie, etc.

Mais tout cela ne sera logiquement pas le cas, car le gouvernement responsable de Boris Johnson pour l’avenir de l’économie britannique et du peuple britannique, je pense qu’il prendra les mesures appropriées avec prudence et détermination, en élaborant un plan de bien coordonné qui minimisera les effets négatifs du Brexit. Cela est également confirmé par les déclarations du ministre des Finances de la Grande-Bretagne, Sajid Javid, qui ont eu lieu le 1er août 2019: “Notre économie est fondamentalement solide, nous pouvons donc aujourd’hui faire beaucoup de choix. Nous pouvons choisir d’investir dans les écoles, nos hôpitaux, notre excellente police par exemple, mais nous pouvons aussi nous préparer à quitter l’UE et si cela signifie quitter sans un accord, c’est exactement ce que nous ferons”.

Dans le même temps, le Brexit aura non seulement des effets négatifs sur la Grande-Bretagne, mais également sur l’Union européenne. Le Brexit menace sans aucun doute l’unité de l’Union et crée un exemple de sécession que d’autres pays risquent de suivre (effet Domino), tandis que le manque de contribution financière de la Grande-Bretagne (environ dix milliards par an) affectera considérablement le budget communautaire.  Dans le même temps, les principaux partenaires commerciaux de la Grande-Bretagne (Allemagne, France, Pays-Bas, Italie, Espagne et Belgique) seront considérablement touchés, tandis que l’Union européenne dans son ensemble cessera de détenir la plus grande part du PIB mondial et d’être le plus grand puissance commerciale internationale, donnant sa position aux États-Unis et en Chine.

Le coup dur porté à l’Union européenne par le Brexit, et en effet sans accord, et compte tenu de la solidarité qui l’accompagne et se traduit par un accord commercial bilatéral privilégié entre la Grande-Bretagne et les États-Unis, est beaucoup crucial et peut s’avérer fatal pour l’Union européenne et la zone euro, à un moment où celle-ci connaît une crise économique et politique prolongée, en augmentation depuis quelque temps.

Ainsi, face à la concurrence accrue entre les puissances mondiales (États-Unis, Chine, Russie et Union européenne), il est plus qu’évident que le gouvernement Donald Trump et l’État américain profond ont décidé de réduire l’influence allemande sur la zone du camp occidental et d’empêcher l’application décisive des désirs allemands dans l’espace européen.

La vision d’aujourd’hui contre l’Union européenne allemande pourrie, totalitaire et très néolibérale, qui constitue l’expérience la plus ratée de l’union économique et politique de différents États-nations dans l’histoire, ne peut être que la coopération égale et équitable de peuples européens libres et de pays démocratiques indépendants et souverains d’un bout de l’Europe à l’autre.

En conclusion, je tiens à souligner avec insistance que les effets négatifs à court terme du Brexit ne peuvent en aucun cas constituer un obstacle insurmontable face à la volonté du peuple britannique, formé depuis des siècles aux traditions démocratiques et au préceptes de liberté et d’indépendance, pour libérer son pays des chaînes de fer de l’Union européenne. Ceux qui, en outre, se réjouissent des obstacles parlementaires et des difficulties qui entrent devant le fier Brexit ou appellent à un deuxième référendum afin de faire émerger ce qu’ils veulent, c’est-à-dire à faire chanter réellement la démocratie, savoir que le vainqueur ultime sera le peuple souverain et la décision qu’il a prise il ya trois ans.

 

Curriculum vitae

 

Isidoros Karderinis est né à Athènes en 1967. Il est romancier, poète et éditorialiste. Il a étudié l’économie et a terminé des études de troisième cycle en économie du tourisme. Ses articles ont été publiés du monde entier dans des journaux, des magazines et des sites du monde entier. Ses poèmes ont été traduits en anglais, français et espagnol et publiés dans des anthologies poétiques, des revues littéraires et des sections littéraires de journaux. Il a publié sept livres de poésie et trois romans. Ses livres ont été publiés aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Espagne et en Italie.

 

Email: skarderinis@hotmail.gr

Facebook: Karderinis Isidoros

Twitter: isidoros Karderinis

 

 

Centrafrique : « Le gouvernement fera tout pour que les élections se tiennent dans le délai prévu par la loi », déclare Ange Maxime Kazagui, porte-parole du gouvernement

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Entrée du bâtiment de l’autorité nationale des élections. CopyrightCNC.

 

 

Bangui (République centrafricaine)| CNC – Interrogé sur le processus électoral qui a du plomb dans l’aile actuellement, retard qui sème le doute dans les esprits quant au respect du chronogramme électoral fixé par l’ANE, Ange-Maxime Kazagui rassure que le gouvernement et ses partenaires œuvrent pour la réussite des prochaines échéances électorales tout en reconnaissant qu’il reste encore des défis sécuritaires à relever, samedi 19 octobre lors d’un point de presse à Bangui.

 

Le membre du gouvernement avait convoqué la presse ce week-end pour revenir sur les 5 accords signés entre la Centrafrique et le Rwanda ouvrant ainsi une voie de franche collaboration pouvant déboucher sur la prospérité économique et commerciale entre les deux pays frères, l’occasion n’a pas aussi manqué aux journalistes de l’interroger quant au retrait du projet de loi portant organisation de l’ANE, le membre du gouvernement sans répondre s’est plutôt appesanti sur d’autres aspects en lien avec le processus électoral.

Pour le membre du gouvernement, la persistance de l’insécurité est aujourd’hui le défi qui doit être relevé par le pouvoir de Bangui. « Il n’y a aucune raison selon moi de développer un quelconque alarmisme ou pessimisme d’abord quant à la tenue des élections d’une manière générale, ni aux activités de l’ANE », tente-t-il de rassurer, tout en reconnaissant que, « nous avons, bien sûr, des défis sécuritaires, de la présence d’hommes en armes dans le pays, mais je veux noter qu’à ce jour, et compte tenu, je dirais de la projection de chronogramme, je ne vois aucun élément qui nous permette à ce jour de dire qu’il y ait un risque quelconque de ne pouvoir mener les opérations préélectorales », une réponse pour couper court à toute inquiétude entourant les opérations électorales.  

Les élections se tiendront dans le délai et ce avec l’appui des partenaires techniques et financiers de la Centrafrique, à en croire Ange-Maxime Kazagui, ministre de la communication et des medias, « il y a une chose qui prime c’est la volonté des partenaires. Nous avons entendu tous les partenaires que ce soit l’Union Européenne, la Minusca,  les partenaires bilatéraux, l’Union Africaine et autres, tous se sont entendus pour dire que les élections doivent avoir lieu et elles auront lieu. Ces partenaires, rappelons-le, sont aussi ceux qui participent à financer en même temps et avec le gouvernement Centrafricain. Donc je ne doute pas qu’en temps utile les fonds seront mobilisés pour que les élections puissent se faire dans le meilleur délai », conclut-il.

La réponse du membre du gouvernement s’adresse à cette  frange de la classe politique qui émet des inquiétudes et doutes quant à la réussite des prochaines échéances électorales au regard de quelques retards accusés déjà par l’ANE.

 

Cédric Wa-Gomba

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Centrafrique : L’imbroglio autour de l’intégration des 1300 jeunes dans la fonction publique

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Immeuble abritant la primature centrafricaine. CopyrightCNC.

 

Bangui (République centrafricaine)| CNC – L’ensemble du personnel du Ministère de la Fonction publique, dans une pétition lancée début octobre, avait dénoncé la mainmise de la primature sur le programme du recrutement, de la titularisation, la promotion, du reclassement et à la mutation des fonctionnaires qui, selon eux, est une violation de la loi n°99.016 du 16 juillet 99 portant statut général de la Fonction publique.

 

Il y a quelques semaines le gouvernement avait annoncé l’intégration des 1300 jeunes dans la fonction publique pour l’année 2019. Les secteurs ciblés sont les départements de la santé, l’éducation et les eaux et forêts.

Mais dans la foulée, un arrêté avait été pris par le Premier ministre (arrêté n°053/PM/19 du 23 septembre) créant un comité chargé de procéder à l’intégration des jeunes dans la fonction publique.

Pour le personnel du ministère de la Fonction publique, cet arrêté  du Premier ministre est une pratique qui viole le statut général de la Fonction publique, c’est-à-dire la ” Loi n°99.016 du 16 juillet 1999 », qui conteste en elle-même l’accaparement du processus d’intégration des jeunes par la primature depuis quelques années.

En signe de contestation, le personnel de la fonction publique a ouvert une pétition début octobre en vue de recueillir des signatures pour s’opposer à la mise en place d’un comité chargé d’accompagner le processus d’intégration des jeunes dans la fonction publique par arrêté n°053 /PM/19 du 23 septembre. Les signataires de cette pétition  estiment que les procédures ne sont pas respectées.

Un cadre de ce département interrogé par CNC, a attaqué sans cheveu dans la bouche le Premier ministre Firmin Ngrebada, « Nous comprenons très mal que le Premier ministre qui est Inspecteur de Travail puisse, au nom de quoi, prendre un arrêté inique pour mettre en place un comité dépouillant ainsi le département de la fonction publique de ses prérogatives reconnues par la loi. Cette méthode est surannée et ne reflète pas l’esprit de la rupture prônée par le chef de l’Etat. Les textes sont clairs, c’est la fonction publique qui a le droit d’intégrer et non la primature », dit-il.

Pour cela, la démarche n’ayant pas plu aux responsables, un questionnaire a été soumis aux signataires. « nous avons fait circuler une pétition pour protester cette manie de faire les choses. La semaine dernière, le ministre Jean-Christophe Nguinza nous a convoqués pour nous traiter de tous les noms d’oiseau. Il a ordonné qu’un questionnaire nous soit soumis, mais nous ne le remplirons pas », plastronne-t-il ?

Quant au secrétaire général du GSTC, Firmin Zoh-Ponguélé, le Gouvernement doit se conformer à la loi en ce qui concerne l’intégration. « Tout doit être soumis au texte conformément au statut général de la Fonction publique. Ce qui n’est pas le cas, et nous comprenons aisément que le ministre de la Fonction publique viole la loi. Cette attitude est lamentable », qualifie-t-il le comportement du gouvernement en ces termes.

Contactés sur la question, les hauts responsables du ministère de la Fonction publique n’ont pas souhaité plus se prononcer, car, « ce dossier est hautement sensible et nous ne souhaitons interférer  avec la primature et la Présidence. C’est hautement politique», pour reprendre les termes d’un haut cadre abordé par notre rédaction sur le sujet.

Au total 39 personnes du ministère de la Fonction publique ont signé cette pétition pour réclamer de la primature le respect de la loi n° 99.016 du 16 juillet 1999.

Il est encore dans le mémoire collectif que l’intégration de fin 2018 dans la fonction publique avait créé de remous entre le Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji et le ministre de la Fonction publique Jean Louis Opalagna, affaire qui avait précipité du gouvernement.

 

Cédric Wa-Gomba

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Centrafrique : Les riverains menacés par la crue à Bangui

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Quartier Sapéké, Bangui, le 20 octobre 2019. Copyright2019CNC.

 

 

Bangui (République centrafricaine)| CNC – Plus d’une dizaine de milliers de personnes vivant dans les quartiers riverains de Bangui sont menacées par la montée des eaux depuis deux semaines. Des maisons inondées et écroulées, laissant dehors des femmes et enfants aux quartiers Gbanikola, Sapeke 2 et Maya-Maya.

Cela fait deux semaines aujourd’hui que les quartiers riverains du fleuve Oubangui sont menacés par la crue entrainant ainsi des destructions des maisons et des milliers des familles en ces quelques lieux sont actuellement dehors.

Par crainte d’une situation catastrophique, le Premier Ministre a dépêché la ministre de l’urbanisme, Madame Gina Lawson Rosalem, accompagnée de quelques membres du gouvernement pour s’enquérir de la situation et d’évaluer les besoins des familles sinistrées.

Au niveau du CICI au quartier Sapeke 2, dans le 2e arrondissement, le député Mathurin Massikini a pu organiser pour les sinistrées une assistance dans les limites de ces moyens et appelle les autorités et les ONG à leur apporter de l’aide, « c’est une intervention prompte pour trouver une petite solution », indique l’élu de la nation.

« Nous les avons relocalisés dans l’ancien local du département du développement rural au niveau du CICI. Ils sont un millier mais c’est un secours temporaire », a précisé Mathurin Massikini

« Cette situation préoccupe le Premier Ministre au plus haut point et d’ici peu, nous verrons dans quelle mesure, nous allons apporter de l’aide d’urgence à ces compatriotes », a déclaré le service de la protection civile au ministère de la sécurité publique car, « il y a toujours un fonds pour la gestion de ces catastrophes et nous ne perdrons pas le temps pour cela », a renchéri le responsable de ce service.

De son côté, la Croix Rouge Centrafricaine est en train d’enregistrer les victimes pour organiser l’acheminement urgent d’aide avec des kits composés des bâches, nattes et autres.

 

Cédric W-Gomba

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Mali / Justice: le Maire du District de Bamako, Adama Sangaré, placé en garde à vue

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Le Maire du district de Bamako Adama Sangaré

 

Bangui (République centrafricaine ) – Le Maire du District de Bamako Adama Sangaré a été placé en garde à vue, ce lundi, par le Procureur du Pôle Économique et Financier de Bamako. Entendu au lendemain de l’inculpation de Bakary Togola, Adama Sangaré n’a apparemment pas terminé avec la justice notamment le très redoutable Procureur du Pôle Économique et Financier de Bamako.

Le Maire du District serait incriminé pour près de 500 millions FCFA. Selon un confrère de la place proche du dossier, la garde à vue  d’Adama Sangaré, fait suite à un rapport du Vérificateur Général, relatif à un contrat d’éclairage public lors des festivités du cinquantenaire de l’indépendance du Mali. Le confrère indique que le prévenu sera probablement présenté à un magistrat, demain mardi 22 octobre. Ce dernier pourra décerner ou non un mandat de dépôt contre lui.

À suivre !Avec Mali Actu.

Une commission va enquêter sur les tueries de manifestants au Soudan

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Bangui (République centrafricaine) – 21 oct. 2019 01:09

Le gouvernement de Abdalla Hamdok met en place une commission chargée d’enquêter sur les répressions meurtrières de manifestants intervenues cette année lors de “sit-in” à Khartoum et dans d’autres localités du Soudan.
La commission devra éclaircir les circonstances dans lesquelles plusieurs manifestants ont été tués, violés ou jetés dans le Nil, lors des protestations devant le ministère de la défense à Khartoum, siège de la junte qui a pris le contrôle du pays après la chute de El Béchir.
Mise en place dimanche, elle disposera de larges pouvoirs pour citer des témoins, y compris des fonctionnaires, et aura accès aux documents officiels, aux rapports des forces de sécurité et aux dossiers médicaux.
La nouvelle structure, sera chargée d’identifier les responsables de la répression ainsi que d’établir le nombre de morts, de blessés et de disparus et les pertes financières subies par les personnes touchées.
Selon des médecins pros-démocratie, près de 130 personnes ont été tuées lors du raid et des violences des 3 et 30 juin. Les militaires qui contestent ces chiffres ont reconnu 87 décès.
Plusieurs autres auraient trouvé la mort dans un raid le 30 juin dernier dans la capitale et d’autres villes du pays.
La commission est censée achever ses travaux en trois mois et peut bénéficier d’un délai supplémentaire d’un mois si elle le souhaite.
Elle peut également demander l’assistance technique de l’Union Africaine, qui a joué un rôle de premier plan dans la transition du Soudan.
La justice soudanaise avait déjà affirmé qu’au moins huit officiers militaires seront poursuivis en justice pour des crimes contre l’humanité après la mort de manifestants , le 3 juin dernier.

Avec AFP/VOA

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Soudan du Sud : le chef rebelle Machar veut reporter la formation d’un gouvernement d’union

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Bangui (République centrafricaine) – 21 oct. 2019 01:07

Arrivé à Juba samedi pour s’entretenir avec M. Kiir, Machar a rencontré une délégation du Conseil de sécurité des Nations unies en visite au Soudan du Sud trois semaines avant la date butoir pour la formation d’un gouvernement d’union nationale, fixée au 12 novembre.
La formation de ce gouvernement a déjà été retardée en mai, en raison de désaccords sur des questions cruciales comme la formation d’une armée unifiée, composée de rebelles et de forces gouvernementales, et les frontières des Etats sud-soudanais.
Machar a averti que si les questions de sécurité n’étaient pas réglées, le pays connaîtrait des combats comme en 2016, lorsqu’un accord de paix antérieur avait échoué, le contraignant à fuir le pays et aggravant le conflit.
“Pourquoi voulez-vous répéter la même erreur ?”, a-t-il demandé à la délégation du Conseil de sécurité, qui fait pression pour que le gouvernement aille de l’avant.
Aux termes de l’accord de paix de septembre 2018, les combattants de toutes les parties doivent être entraînés et déployés dans le cadre d’une armée unifiée de 83.000 hommes – un processus qui a été entravé par les retards et le manque de financement.
“Si nous n’avons pas d’armée nationale, de police, de sécurité, comment formez-vous le gouvernement ? Ce matin, le président Kiir et moi avons rencontré les chefs de la sécurité et ce que nous avons constaté, c’est que même en trois mois, nous n’y arriverons pas”, a déclaré Machar.
“Nous avons des problèmes cruciaux à résoudre, les dispositions en matière de sécurité doivent être en place. Si nous n’y sommes pas le 12 quand Kiir insistera pour former le gouvernement comme il a menacé de le faire, ne nous blâmez pas”, a-t-il ajouté.
L’ambassadrice des États-Unis auprès de l’ONU, Kelly Craft, s’est dite déçue par ces remarques.
“Les dirigeants politiques du Soudan du Sud ont la possibilité de faire des compromis politiques et de passer à la phase suivante du processus de paix d’une manière crédible, transparente et responsable”, a-t-elle déclaré.
D’autres signataires de l’accord sont divisés sur un éventuel report de la date butoir.
“Pourquoi ne pas se donner deux mois pour résoudre les problèmes de sécurité et du nombre d’États plutôt que de former un gouvernement qui s’effondrera dans deux mois ?”, a demandé Lam Akol Ajawin, chef d’un autre groupe rebelle, le Mouvement national démocratique.
Kiir et Machar devraient poursuivre leurs pourparlers lundi.
Le Soudan du Sud a sombré dans la guerre civile en 2013, deux ans après son indépendance du Soudan, lorsque M. Kiir, un Dinka, a accusé M. Machar, alors son vice-président, membre de l’ethnie nuer, de fomenter un coup d’État.
Le conflit a fait plus de 380.000 morts et poussé plus de quatre millions de Sud-Soudanais hors e leurs foyers.

Avec AFP

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Au moins 30 morts dans un accident de la route en République Démocratique du Congo (RDC)

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Bangui (République centrafricaine) – 21 oct. 2019 01:04

Au moins trente personnes sont mortes dans un accident survenu dans la nuit de samedi à dimanche sur la route entre Kinshasa et Matadi, dans l’ouest de la République démocratique du Congo, selon un nouveau bilan de source humanitaire.
“Le bilan actuel est de 30 morts, 18 autres personnes sont brûlées au troisième degré. Nous poursuivons le travail d’identification des corps”, a déclaré à l’AFP David Nsiala, responsable de la Croix-Rouge de Mbanza-Ngungu dans la province de Kongo central (ouest).
“Un accident s’est produit ici à Mbanza-Ngungu aux environs de 1H00 du matin. Un bus en provenance de Lufu vers Kinshasa a fini sa course dans une parcelle avant de prendre feu. Le bilan provisoire est de 20 morts”, avait déclaré plus tôt à l’AFP Didier Nsimba, administrateur-adjoint du territoire de Mbanza-Ngungu.
Le conducteur a perdu le contrôle de ce véhicule de transport de passagers et de marchandises “suite à une défaillance de frein”, selon M. Nsimba. Des corps sont “calcinés” et “certains blessés ont été conduits à l’hôpital de Nsona Nkuku”, a-t-il dit.
Le président congolais Félix Tshisekedi, qui était “invité pour assister à l’intronisation de l’empereur du Japon, vient de décider d’annuler son voyage suite à cet accident”, indique un communiqué signé par son directeur de cabinet Vital Kamerhe.
“Le président de la République présente ses condoléances les plus attristées aux familles éprouvées” et demande à l’exécutif “de prendre en charge les blessés et de réserver un enterrement digne aux personnes décédées”, ajoute le texte.
Le nombre des passagers qui voyageaient dans le bus n’a pas été dévoilé par les autorités.
“Nous étions plus de cent personnes dans le bus, jusque-là, je n’ai pu reconnaître que quatre” personnes, a déclaré à l’AFP Nacha, une passagère blessée.
Le territoire de Mbanza-Ngungu est situé à environ 150 km à l’ouest de la capitale Kinshasa, sur la route nationale numéro 1, réputée pour les accidents meurtriers qui s’y produisent.

Avec AFP

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Les inondations forcent 23.000 personnes à quitter leur foyer au Niger

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Bangui (République centrafricaine) – 20 oct. 2019 19:59

Quelque 23.000 personnes ont dû quitter leurs foyers depuis début octobre à cause d’inondations dans la région de Diffa, dans le sud-est du Niger, ont annoncé samedi des députés de la région, dans une déclaration publique au Parlement.
Les pluies exceptionnelles enregistrées ces dernières semaines dans cette zone semi-désertique ont fait déborder la rivière Komadougou Yobé, qui alimente le lac Tchad.
La radio nationale, La Voix du Sahel, a évoqué samedi deux villages “complètement inondés”, totalisant “2.500 ménages” qui ont dû se déplacer, et de nombreuses rizières noyées dans le périmètre de la ville de Diffa.
Plus de 400 ménages ont trouvé refuge dans un gymnase de la ville.
“Depuis des jours nous nous sommes mobilisés pour arrêter cette montée d’eau, mais en vain. Les sacs de sable que nous avons placés comme digue de protection ont été complètement submergés”, a témoigné Amadou Issa, un riziculteur contacté par l’AFP.
Ces inondations ont crée une nouvelle crise humanitaire dans cette région en proie aux attaques du groupe jihadiste Boko Haram.
Selon le Bureau des affaires humanitaires de l’Onu (OCHA), la région accueille près de 120.000 réfugiés et 109.000 déplacés internes.
Dans le reste du pays, de graves inondations ont fait 57 morts et plus de 130.000 sinistrés de juin à septembre, selon un bilan gouvernemental.
Etat sahélien très sec, le Niger fait face depuis quelques années à des inondations, y compris dans les zones désertiques.

Avec VOA

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En Tunisie, Ennahdha veut un Premier ministre issu de son parti

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Bangui (République centrafricaine) – 20 oct. 2019 17:20

Ce parti islamiste devance le parti de l’homme d’affaires Nabil Karoui, Qalb Tounes avec 38 sièges.
Ennahdha est arrivé en tête des législatives du 6 octobre avec 52 sièges sur 217, selon les résultats officiels de l’Instance chargée des élections (Isie).
Le parti d’inspiration islamiste Ennahdha, vainqueur des élections législatives en Tunisie a annoncé dimanche au terme d’une réunion de son conseil consultatif qu’il choisirait une personnalité issue de ce parti pour présider le futur gouvernement.
“Après une réunion marquée par des débats approfondis et francs, le conseil Al Choura (consultatif) affirme qu’il lui revient de former un gouvernement qui sera présidé par une personnalité issue de ce parti”, a annoncé à la presse Abdelkarim Harouni, président de ce conseil.
Une fois le président Kais Saied investi, il aura une semaine pour charger Rached Ghannouchi, chef d’Ennahdha de former un gouvernement.
Selon le Parlement, M. Saied prêtera serment mercredi, 23 octobre.

Avec BBC Afrique

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Le Premier ministre Ngrebada fragilisé par le limogeage de son DIRCAB

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Dr. Dominique Désiré ERENON, ancien DIRCAB du PM Ngrebada. Image d’archive du CNC.

 

Bangui (République centrafricaine) | CNC – le ministre, directeur de cabinet à la primature, Docteur Dominique Désiré ERENON, et son adjoint, Monsieur  Goro, chef de cabinet du Premier ministre ont été limogés, sur décision des influents russes, par un décret présidentiel du jeudi 18 octobre 2019. Exceptionnel.

 

Selon l’avis de plusieurs analystes politiques centrafricains,Le limogeage d’un directeur de cabinet simultanément avec un chef de cabinet,   est exceptionnel. Il traduit par ailleurs un problème politique grave. Il y a là une rupture de confiance avec le Premier ministre  pour faute lourde des deux plus importants responsables du gouvernement qui n’ont pas le même champ de compétences.

 

Voyage controversé

Selon certains conseillers du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA ayant requis l’anonymat, l’affaire dans laquelle les deux proches collaborateurs du Premier ministre Firmin NGRÉBADA ont été lourdement sanctionnés remonte à leur dernier voyage en Europe il y’a deux semaines.

Sans faire plus de détails, ils expliquent que leur de ce voyage, des fautes lourdes auraient été commises par ces derniers, et le président Touadera ne l’ont pas accepté.

Cependant, une autre source, contactée par CNC, par le quant à elle d’un voyage d’affaires en Ukraine, pays en conflit direct avec la Russie, ce qui n’est pas du goût de cette dernière.

 

Pression russe

Très mécontents d’avoir localisé les deux proches collaborateurs du Premier ministre centrafricain dans ce pays, les personnalités politiques russes auraient appelé le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA pour lui mettre la pression.

Tremblé comme une feuille du manguier, Faustin Archange TOUADERA appelle à son tour son Premier ministre pour lui mettre la pression à son tour.

 

Touadera paniqué, limoge

Face aux pressions des influents russes, le président Touadera et son Premier ministre Firmin NGRÉBADA se sont entendus, après le dernier conseil des ministres, de limoger le DIRCAB et le chef du cabinet particulier pour faute lourde.

Or, une autre source proche du service des renseignements de la présidence centrafricaine indique à CNC que l’affaire aurait du rester sans suite sans le passage inopiné du Dircab devant l’ambassade de France ce vendredi 18 octobre .

Étant invité d’honneur du sommet Russe-Afrique le 22 au 24 octobre prochain, le chef de l’État Touadera passe à l’acte et limoge immédiatement les deux influents collaborateurs du PM pour éviter de choquer son nouveau Parrain Poutine.

 

Réaction des observateurs politiques

Selon certains observateurs politiques nationaux, il est exceptionnel que les deux voyages se fassent en même temps, surtout à l’étranger. Le président aurait-il directement sanctionné ces deux responsables ? Si c’est le cas, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA s’en trouverait fragilisé sur fond de rivalité accrue au sein du parti présidentiel le mouvement Cœurs uni (MCU).

 

Il y’a lieu de noter que le Premier ministre Firmin NGRÉBADA et son prédécesseur Simplice Mathieu Sarandji, nommé ministre d’État, conseillers du chef de l’État, sont en conflit direct depuis près d’une année. Le dernier, qui accuse le premier d’avoir orchestré son limogeage au poste du Premier ministre, ne parle plus avec son successeur Firmin NGRÉBADA qu’il qualifie de traître politique. Pour joindre l’acte à la parole, tout projet de décret élaboré à la primature et soumis au cabinet du président de la République pour signature est systématiquement bloqué bien avant que celui-ci arrive sur le bureau du chef de l’État.

Affaire à suivre…

 

Copyright2019CNC.

JMA 2019, quand Ali Darassa propose le mois de janvier 2020 pour son organisation à Bambari.

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Le chef rebelle Ali Darassa à Bambari

 

Bambari (République centrafricaine)| CNC – Décidément, la saga de la Journée mondiale de l’alimentation pour l’année 2019 se poursuit. Après avoir différé à une date ultérieure en raison du calendrier présidentiel très chargé, selon le gouvernement, c’est le tour du chef rebelle Ali Darassa de proposer à Bangui une date pour la célébration de JMA 2019 à Bambari.

 

En effet, pour le chef rebelle Ali Darassa, il est inconcevable, voir inadmissible  que le gouvernement propose unilatéralement, sans le consulter au préalable,  une date pour la célébration de la journée mondiale de l’alimentation à Bambari cette année. Pour ce faire, le 21 août dernier, lors de sa rencontre avec le préfet de la Ouaka au village Ngakobo, il lui avait expliqué, tout au clair, que le gouvernement doit envoyer une délégation à Gbokologbo, au plus tard avant octobre 2019 pour  le rencontrer et fixer une date consensuelle et définitive pour la célébration de JMA 2019 à Bambari. Malheureusement, le gouvernement n’avait pas pris au sérieux les propositions du chef rebelle.

Contre toute attente, le dimanche 13 octobre dernier, une délégation ministérielle, composée d’au moins quatre ministres, est arrivée à Bambari, avec un objectif clair de rencontrer à Gbokologbo le prince rebelle de l’Ouaka Ali Darassa, et discuter avec lui l’option sécuritaire lors de la célébration de JMA comme il avait souhaité. Mais un rebelle c’est un rebelle. Surprise dans surprise, Ali Darassa refuse en bloc de recevoir la délégation venue de Bangui pour le rencontrer le lundi 14 octobre.

À en croire ses proches contactés par CNC, le patron de l’UPC aurait refusé également l’enveloppe qui lui avait été envoyée par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, par l’entremise de cette délégation. En conséquence, il propose le mois de janvier 2020 pour la tenue de l’organisation de cette fameuse JMA 2019 à Bambari.

Cependant, à Bangui, une source gouvernementale, interrogée par CNC, explique que ce n’est pas au chef rebelle  Ali Darassa de dicter sa propre loi aux autorités élues par le peuple centrafricain, avant d’indiquer qu’il revient au chef de l’État Faustin Archange TOUADERA de proposer une prochaine date, en fonction de sa disponibilité, pour la tenue de JMA 2019 à Bambari.

« Croyez-moi, tout sera mis en œuvre pour garantir la sécurité de tout le monde  le jour de la célébration de JMA bientôt à Bambari », conclut-il.

 

Copyright2019CNC.

CENTRAFRIQUE : DECRYPTAGE ANALYTIQUE DE LA RENCONTRE CITOYENNE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE AVEC LA DIASPORA CENTRAFRICAINE DE FRANCE. 

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Monsieur Beernard Selembi Doudou, auteur de l’article.

 

 

Bangui (République centrafricaine) – A l’occasion du sommet mondial de lutte contre le sida, le paludisme et la tuberculose à Lyon (France) du 9 au 10 octobre 2019, le Président de la république a initié en marge une rencontre dite « citoyenne » avec la communauté centrafricaine de France qui logiquement devrait s’articuler sur la présentation des choix et orientations du gouvernement, les différents chantiers entrepris ainsi que les difficultés rencontrées.

 

Les attentes de la diaspora centrafricaine de France se résumaient aux initiatives du pouvoir pour endiguer la crise favorisant des mesures d’accompagnement économique et éventuellement les investissements de la diaspora pour créer l’emploi et relancer la machine économique.

 

Faisant l’économie des soubresauts et messes de minuit qui ont précédé la rencontre, l’élu de la nation centrafricaine croyait par angélisme dompter l’arène mécaniquement, artificiellement acquise à sa cause et qui l’écoutait religieusement nonobstant l’absence délibérée des ténors de contradictions de la diaspora centrafricaine de France.

 

Le chef de l’état s’est ainsi prêté à un long exposé sans motifs et vide de contenu surtout assimilable à un bilan à mi-parcours. Ce discours qui a failli endormir l’assistance est diamétralement opposé aux attentes d’un peuple meurtri qui n’aspire qu’au désarmement, la paix, la cohésion sociale, la justice etc…conditions nécessaires et sine qua non à la tenue des élections libres, transparentes et crédibles.

 

Au delà d’un protocole de questionnements préétablis puisque les intervenants étaient cooptés plus ou moins par affinité, il a suffit d’une question bien calibrée d’un compatriote sur la connotation propagandiste de la rencontre pour faire sortir le Président de la république de sa réserve avec un timbre colérique au point qu’on s’est interrogé sur le sort de ce compatriote si jamais cette rencontre avait lieu dans la capitale centrafricaine.

 

En effet, le chef de l’état a confondu naïvement et de façon ostentatoire la contradiction qui est l’essence de l’équilibre démocratique aux obstacles (bâton dans les roues).

 

Apeuré par cette réaction allergique et épidermique du Président de la république, le citoyen lambda s’interroge : Quelle était la quintessence du message du président de la république à l’endroit de la diaspora centrafricaine de France ? Quelles sont ses réelles attentes de la communauté centrafricaine de France ? S’agissait-il d’un message de pré campagne électorale et de l’inopportunité de la transition tant prônée par l’opposition démocratique ? A défaut d’être en pré campagne électorale, pourquoi distribuer en marge des tee-shirts à l’effigie du Président de la république accompagner de brochures capitalisant les « supposés efforts » du pouvoir ? Que faisait le coordonnateur national du MCU à la tribune d’honneur alors qu’il n’est ni membre du gouvernement ni membre de la délégation officielle du chef de l’état ? Selon les dispositions de la salle, la proximité directe du coordonnateur du mouvement présidentiel avec le chef de l’état sur La tribune a t-elle une explication ou renvoie t-elle un signal à la diaspora de France ?

 

Par ailleurs, en l’absence d’un communiqué officiel de l’ambassade relatif à la rencontre citoyenne, comment peut-on expliquer l’absence du ministre des affaires étrangères qui est l’interface de la diaspora au sein du gouvernement ?

 

Au delà de toutes polémiques politiciennes, la diaspora centrafricaine de France composée de façon cosmopolite de grands intellectuels avec une clairvoyance politique inouïe a compris finalement que le but de la rencontre citoyenne était de courtiser la diaspora pour adhérer sans réserve au fameux accord de Khartoum ainsi qu’au mouvement MCU. Tous les ingrédients préparatoires de cette rencontre citoyenne concourent à confirmer qu’il s’agissait de la promotion du mouvement politique qui soutient les actions du chef de l’état.

 

Dans cette optique, il est important de rappeler que le bureau du MCU de Lyon venait d’être mis en place. En outre, il apparaît paradoxal que l’élu de la nation finance sur fonds propres les « liveurs » tant détesté ou les médias privés pour assurer la couverture médiatique de la rencontre alors que la présidence de la république dispose d’un service de presse. Comparativement à la première rencontre citoyenne tenue au palais du congrès à Paris en 2016, on avait enregistré la présence du ministre des affaires étrangères, de la presse présidentielle avec un modérateur appartenant à la présidence. Suivant cette logique, il urge de souligner que le modérateur de la rencontre de Lyon était un responsable imbibé du MCU France. La formule organisationnelle est sorti du cadre institutionnel de l’Etat et relève de la simple propagande même si on ose pas le dire publiquement.

 

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 18 octobre 2019.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DES CONSEILS DE PCCW DANS L’AFFAIRE TELECEL

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Maître Crépin Mboli-Goumba, l’un des avocats de la société PCCW

 

 

Les Conseils de la société PCCW ont lu avec une immense curiosité intellectuelle le communiqué de presse de la société TELECEL CENTRAFRIQUE S.A., relatif à la condamnation définitive de cette dernière devant la Cour Commune de Justice et d’Arbitrage (CCJA).

Ce communiqué a été publié simultanément avec un article paru dans le journal « Le Quotidien de Bangui » (article dans lequel l’auteur s’en est pris vivement à Crépin Mboli-Goumba qui représente la société PCCW), connu par ses collègues pour être un mercenaire de la plume. Ce n’est point une coïncidence, les commanditaires en sont connus et leur bassesse caractéristique de leur âme sans grandeur.

La société PCCW, au capital de 2 milliards de dollars, soit 4 fois le budget de l’Etat Centrafricain, ne saurait être une société « sulfureuse ». Quant aux outrances ad hominem sur ses Conseils, il s’agit d’un manque de professionnalisme qui renvoie à la vie éternelle : la méchanceté est toujours le fruit d’une faiblesse.

Afin de dissiper l’écran de fumée artistique destiné à faire diversion, les Conseils de PCCW rappellent deux choses essentielles ;

1 : La société TELECEL CENTRAFRIQUE SA a été condamnée par la CCJA à payer à la société PCCW la somme de 1 700 000 000 FCFA, sans préjudice des frais et autres dommages-intérêts. Les arrêts de la CCJA étant non susceptibles de recours, TELECEL n’a pas le choix et doit s’acquitter de ses obligations.

2 : L’actionnaire ultra majoritaire de TELECEL s’était engagé à payer la somme de 207 000 dollars par mois, jusqu’à l’apurement de cette créance, c’est-à-dire avant même la procédure judiciaire. A ce jour, rien n’a été fait. La loi ayant prévu les voies d’exécution forcée, la vente forcée des valeurs mobilières (actions) est bel et bien légale. Les incidents d’exécution n’y feront rien. Le recours à  la politique pour espérer entraver l’exécution de cet arrêt expose l’Etat Centrafricain à se faire condamner lourdement par les instances internationales.

PCCW défendra ses intérêts par tous les moyens légaux.

Fait à Bangui, le 18 octobre 2019

 

 

Maître JOSEPH AKEM

Centrafrique : Un corps sans vie retrouvé dans Bangui

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Ville de Bangui. Crédit photo : Mickael Kossi / CNC.

 

 

Bangui (République centrafricaine)| CNC – Un corps sans vie a été repêché très tôt ce matin aux environs de 5 heures dans le 4ème arrondissement de Bangui dans un puisard derrière une maison d’habitation en face du Centre Protestant pour la Jeunesse (CPJ). De personnes rencontrées sur place après le transfert du corps à la morgue de l’hôpital communautaire, indiquent que la victime prénommée Guy, connue sous le sobriquet de Maranatha, habite le quartier Boy-Rabe.

 

Des personnes rencontrées sur les lieux du drame et unanimement, elles indiquent que trois personnes présumées auteures de ce crime sont actuellement entre les mains de la police du 4ème arrondissement qui, aussitôt alertée de la situation, s’est déportée sur  les lieux, pour non seulement  repêcher le corps mais procéder également à l’arrestation de certaines personnes dans les périmètres du crime pour nécessité d’enquête, a précisé un agent de la police qui ne souhaite pas faire de commentaires à la presse.

 

« L’un d’entre eux est passé aux aveux, en affirmant qu’ils ont assommé la victime avec un bâton avant de le jeter dans le puisard. C’est la police du 4ème arrondissement qui a procédé au repêchage du corps », explique le policier.

« A son retour, ils l’ont interpelé afin de les aider à transporter des sacs de ciments dans cette clôture. Une fois arrivée sur les lieux,  le temps de garer sa moto et d’entrer dans la concession, ils lui ont assaini un coup de bâton au niveau de la tête et dans le dos.  Pour dissimuler le corps, ils l’ont jeté dans le puisard derrière la maison. La sentinelle était arrêtée ainsi qu’un des bandits qui habite ici », a relaté un jeune homme qui suivait la scène à distance.

« Nous avons reçu les informations aux environs de 5 heures. La victime habite à Boy-Rabe, il n’est pas conducteur de mototaxi c’est sa moto personnelle et il est âgé d’une trentaine d’année », témoigne un de ses proches.

En dehors de ces quelques éléments, certaines personnes ont affirmé que « la victime revenait de la boulangerie », ont-elles indiqué.

L’acte s’est produit aux environs de 4 heures du matin dans cette clôture à côté de la base logistique du Programme Alimentaire Mondial (PAM) en face du Centre Protestant pour la Jeunesse.

 

Cédric Wa-Gomba

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