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Centrafrique : agression du pilote de taxi-moto à Bouar, les FACA réagissent.

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Arrivée des soldats FACA dans la ville de Bocaranga en janvier 2019. Crdit photo : CNC.

 

Bangui (CNC) – 48 heures après la publication de notre article sur l’agression d’un conducteur de taxi-moto par des soldats FACA dans la ville de Bouar, des réactions ne font pas attendre du côté de leur hiérarchie qui déplore au passage ce comportement qu’elle qualifie « d’indigne ».

 

« Nous venons de lire ce matin sur votre site l’article qui fait état de l’agression d’un conducteur de taxi moto de Bouar par les Faca. L’acte que nous jugeons très indigne des soldats d’une nouvelle armée républicaine

Mais vraiment chers frères, il faut noter également le comportement rétrograde dépourvu de tout le respect du aux porteurs de tenue de certains de nos compatriotes centrafricains.

 L’un de nos officiers avait été victime à Bozoum, mais il s’est retenu

Aujourd’hui les jeunes, pour eux, les FACA ne doivent plus exister, car n’ayant pas fait face aux Seleka et que ce sont les Anti-Balaka qui les ont combattus.

Cette dualité fera en sorte que la cohésion entre les jeunes et la nouvelle armée sera très difficile ».

Ce message, envoyé à CNC par un officier supérieur de l’armée nationale, montre à quel point que les soldats FACA, de leur côté, sont aussi traumatisés par le comportement de certains compatriotes qui pensent qu’avec une mitraillette et deux chargeurs garnis  à la main, les FACA devraient résister à l’avancée fulgurante des Seleka lourdement armés en 2012.

Si cette difficile cohabitation entre les Centrafricains et les FACA ne peut, en aucun cas justifiée des multiples cas d’agression contre des paisibles citoyens, elle pourrait par contre être à l’origine de certaines  tensions palpables observée ce dernier temps dans plusieurs villes du pays.

Pour tenter de remédier à ce genre de problème, un observateur national, contacté par CNC, parle de la nécessité d’une campagne de sensibilisation pointue sur le droit de l’homme et les respects de nos forces de défense et de sécurité intérieure (FDSI) envers les jeunes, mais aussi des soldats FACA.

Pour rappel, depuis mardi 2 avril, nous avons reçu

au moins une dizaine des messages provenant non seulement des soldats FACA, mais aussi  des internautes qui veulent réagir suite à l’agression du jeune taxi-motard de Bouar. Ceci explique à quel point le sujet est sensible au moment où la population de la République centrafricaine ne demande que la paix et la tranquillité pour vaquer à leurs occupations.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : Le mauvais exemple russe : assez d’ivresse !

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Des soldats russes à Sibut. Credit photo : Corbeaunews

 

 

Bangui (CNC) – Les campagnes de prévention contre l’alcoolisme ont bien raison de dénoncer les méfaits de la boisson, qui peut entraîner les pires abus. « Qui a bu, boira », nous dit l’adage. Combien de femmes battues par des maris violents sous l’emprise de l’alcool et qui, le lendemain, ayant tout oublié, se repentent de leur mauvais comportement ?

 

Pourtant, au pays de Boganda, les anciens aiment se retrouver au village autour d’une calebasse de kangoya pour mieux causer, donner les nouvelles. immanquablement, la douceur suave du vin de palme finit par de délier les langues ! C’est la que les sages peuvent éduquer les plus jeunes, transmettre les souvenirs. Le vin magique de la brousse est alors un véritable facteur de cohésion sociale.

 

Il en va hélas tout autrement en ville où trop de jeunes livrés à eux même s’adonnent sans retenue à la boisson. Les parents impuissants voient leurs enfants gâcher leur avenir à cause de l’alcool qu’ils n’ont souvent pas les moyens d’acheter. Ils se tournent alors vers des boissons frelatées qui agissent comme du poison. Les médecins savent que l’alcool tue lentement et perturbe le développement des plus jeunes qui finissent échoués comme des épaves au lieu de mordre la vie à pleine dent.

 

Que dire alors de l’exemple que donnent les Mercenaires russes qui hantent sans répit les débits de boisson de la capitale et des grandes villes ? Ils s’enivrent horriblement, sans le moindre respect pour la population. Même les membres des organisations humanitaires, qui aident vraiment le peuple centrafricain, s’en plaignent aujourd’hui. Est-ce une façon de se comporter pour des gens qui se croient civilisés ? L’image que l’on a des russes serait donc vraie ? Des boit sans soif violents et alcooliques ? Ils ont investi le Rock club de Bangui, dont ils ont fait le siège de leurs débordements. Il y a bien longtemps que le fameux établissement banguissois, fondé naguère par les français, n’est plus le club qu’on a connu. Voilà que les russes sont en passe d’en faire le repère de leur néo-colonialisme.

 

On se demande enfin comment de soit-disant instructeurs peuvent entraîner nos soldats en état d’ébriété permanente. Des soldats d’élite, vraiment ? Les mêmes qui allaient combattre saoûls les tchétchènes avec le succès que l’on sait ? Il faudra un jour vraiment se poser la question de l’utilité de l’aide de mercenaires aussi peu professionnels pour former notre armée républicaine.

 

Affaire à suivre.

 

 

 

 

Centrafrique : Une ambulance flambant-neuve pour les habitants de Bangassou

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Bangui (CNC) – Il s’agit d’un don de l’honorable député de Bangassou 1, Serge Singha Bengba á l’endroit de la population de sa circonscription électorale en particulier, mais plus largement au service des populations de la préfecture du Mbomou. Une ambulance flambant-neuve accompagnée d’un générateur de 6 Kwt et l’émetteur de la Radio ‘’La Voix du Mbomou’’ telle est la composition du lot réceptionné, ce lundi 1er avril, á Bangui, par Mme Pierrette Benguéré, préfet du Mbomou.

C’est pour une seconde fois que l’honorable Singha Bengba a volé au secours des populations du Mbomou, en particulier de l’hôpital régional n0 6 en moyens roulants. Une première ambulance du genre a été gracieusement mise á la disposition dudit centre hospitalier par le député, mais dans la foulée des regains de violences dans cette partie du pays, il y a un an, l’ambulance a été emportée par les bandits.

A en croire le donateur, son geste d’ailleurs très salutaire pour les habitants de Bangassou, s’inscrit dans la droite ligne de la reconstruction post-crise en rca de maniéré générale et, de l’amélioration des conditions sanitaires dans sa circonscription en particulier.

‘’ A la faveur du déploiement des FACA á Bangassou et des efforts déployés jadis par le Cardinal Nzapalainga et l’Imam Kobine Layama, nous connaissons la paix dans la ville. Et si la paix revient, il faut reconstruire’’ a justifié Serge Singha Bengba qui poursuit que ‘’ je suis donc fier de participer á cette reconstruction en dotant, de nouveau, l’hôpital régional de Bangassou avec cette ambulance et les équipements pour l’installation de la Radio La Voix du Mbomou’’.

Quant á Madame le préfet du Mbomou, Pierrette Benguéré, elle s’est réjouie de voir que le cri de détresse qu’elle avait poussé auprès des députés et aux ressortissants du Mbomou de par le monde pour voler en aide á l’hôpital régional de la localité, ait pu trouver bon écho.

‘’C’est un geste louable que le député de Bangassou 1 vient de poser. Nous lui témoignons toute notre gratitude pour avoir écouté notre plaidoyer pour les populations du Mbomou et de réagir promptement á notre demande. Cette ambulance et cette radio, j’en suis convaincue, amélioreront considérablement les conditions de vie de nos populations’’, a affirmé le préfet du Mbomou en réceptionnant officiellement ce don.

 

 

Copyright2019CNC.

Accord de Khartoum : « … l’Union Africaine et l’ONU nous ont imposé ce qu’elles n’ont jamais dicté ailleurs », dixit Professeur Gaston Mandata N’Guérékata..

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Professeur Gaston Mandata N’Guérékata, Président du PARC.

 

 

C’est dans une interview exclusive à CNC que le Professeur Gaston Ngrékata mandata, par ailleurs Président du Parti pour la renaissance centrafricaine(PARC) réagit pour la première fois depuis la signature à Bangui de l’accord de paix entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés le 6 février dernier.

Voici l’intégralité de l’interview avec le Professeur :

 

Corbeaunews Centrafrique (CNC) : Bonjour Monsieur le Président

Gaston Mandata N’Guérékat            a : Bonjour Monsieur le Journaliste

CNC: Le 6 février dernier, le gouvernement Centrafricain et les 14 groupes armés ont signé un Accord de Paix à Khartoum sous les auspices de l’Union Africaine et de l’ONU. Le huitième du genre depuis le début de cette crise en 2013. Certains observateurs le qualifient d’un acte politique fort de la dernière chance pour la paix en Centrafrique.

Pour vous Monsieur le Président, en quoi ce nouvel accord se différencie-t-il des précédents ?

Gaston Mandata N’Guérékata : D’abord je fais remarquer que l’Union Africaine et l’ONU nous ont imposé ce qu’elles n’ont jamais dicté ailleurs. En effet, jamais l’Union Africaine et l’ONU n’ont demandé au Président Museveni de négocier avec Joseph Kony et la LRA. Jamais ces organisations n’ont invité le Président Nigérian à s’asseoir à table avec Boko Haram et discuter du partage du pouvoir. En cela je trouve que cette Communauté Internationale fait du deux poids deux mesures. Je dis qu’elle nous méprise.

Ceci dit, étions-nous obligés d’aller à Khartoum tenir une conférence de haut niveau dans un pays où le pouvoir central est contesté dans la rue, où le leader est lui-même poursuivi par la CPI et en bons termes avec certains leaders de ces Groupes Armés? Etait-ce une bonne chose d’aller à des négociations en position de faiblesse militaire, surtout après le camouflet de la journée de l’alimentation à Bambari? N’ayant pas été consulté ou associé à la rencontre de Khartoum, en ma qualité de Chef d’un parti pourtant de la mouvance Présidentielle, je ne peux que me poser ces questions.

Après coup, tout en reconnaissant les qualités de notre Premier Ministre, homme d’expériences et grand commis de l’Etat, je me demande si le pouvoir avait posé des préalables comme il se doit dans ce genre de négociations avant d’aller à Khartoum? Par exemple ne devraient prendre part aux négociations que les Centrafricains et non des étrangers venus à la faveur de nos moments de faiblesse pour tuer, spolier et piller nos ressources naturelles. Le Président Touadéra a un pouvoir issu du peuple tel que la Constitution le lui confère. Il est le garant de la loi fondamentale qui par délimite par ailleurs son pouvoir discrétionnaire. Personne, je dis bien personne ne pouvait lui reprocher de dire non à toute initiative où il ne voit pas l’intérêt pour son peuple.

Maintenant certains disent que c’est un “acte politique fort de la dernière chance”? Wait and see. Combien d’accords ont été signés en une dizaine d’années qui n’ont jamais ramené la paix en Centrafrique?

CNC: Monsieur le Président, vous dites des choses graves sur le régime de votre allié

Gaston Nguerekata: Ecoutez, si à mon âge je ne dis pas ce que je pense, ce ne sera pas dans la tombe que je le ferai. Et puis, de toute façon dans toute famille on peut avoir des points de divergence. Mon parti soutient le Président Touadéra, mais cela ne veut pas dire que nous soyons d’accord sur toute sa politique. Nous ne sommes pas à un stade de divorce, loin de là. Nous parlons de l’intérêt général du pays, non d’un intérêt partisan.

 

CNC: Dans cet accord, les parties s’engagent sur plusieurs points, notamment le partage du pouvoir avec les groupes armés à travers un gouvernement dit « inclusif » et la mise en place des unités spéciales mixtes de sécurité composées des FACAs et des rebelles pour deux ans. C’est une sorte de «transition démocratique » selon certains observateurs de la vie politique centrafricaine. Que dites-vous?

 

Gaston Mandata N’Guérékata: Vous posez plusieurs questions en une seule. D’abord Je ne pense pas que le Président pense un seul instant “partager le pouvoir” avec les groupes armés. Ce pouvoir, encore une fois, il le tient du peuple souverain. Ce qui pour moi pose problème ici c’est la nomination des personnes, en particulier des étrangers, sur lesquelles pèsent de forts soupcons de crimes de guerre aussi bien que de crimes contre l’humanité en tant qu’auteurs ou co-auteurs, à de hautes fonctions de l’Etat, ce que certains considèrent comme une violation de la Constitution et des Recommandations du Forum de Bangui, un forum qui a pourtant réuni l’ensemble de la communauté nationale, y compris ceux que vous appelez Groupes Armés.

En outre, comment l’enseignant que je suis pourrait dorénavant exiger de ses étudiants plus d’efforts, dans la mesure où les diplômes et durs labeurs à l’école semblent être éclipsés, voire foulés du pied par la nomination de demi-lettrés pour ne pas dire d’illettrés et autres étrangers à des fonctions ministérielles.

Croyez-moi, ces nominations sont un accident grave de l’histoire dont nous n’avons pas encore mesuré les conséquences sur la stabilité du pays. Les véritables fondamentaux d’un développement et d’une paix durables sont la justice, une éducation de qualité de l’ensemble de la population et une recherche permanente de valeurs de travail, d’excellence et de mérite.

Pour ce qui concerne le gouvernement dit inclusif, je me demande comment des personnalités aussi compétentes que sont par exemple les ministres du Plan, de la Défense, de la Santé, de la Justice, de la Recherche Scientifique ou de la Promotion de la Femme, pour ne citer que celles que je connais bien, vont pouvoir cohabiter avec des analphabètes et autres bras cassés qui souvent ne connaissent pas le fonctionnement de l’Etat.

A propos des brigades mixtes, je crois que ce n’est pas une mauvaise idée en soi, mais à condition qu’elle soit bien exécutée. La réussite de ce projet dépendra de la satisfaction des conditions suivantes :

 

– des critères précis doivent être définis pour le choix des éléments des Groupes Armés devant faire partie de ces brigades mixtes ;

 

-une petite formation devant être donnée à ces éléments et un esprit de corps et de solidarité doit être créé avec les FACAs.

 

-enfin la chaine de commandement doit être clarifiée.

 

CNC: Selon vous, le partage du pouvoir avec les rebelles est une meilleure option ou c’est juste une prime aux nombreux crimes qu’ils auraient commis?

Gaston Mandata N’Guérékata Encore une fois je ne crois pas que le Président Touadéra veuille partager le pouvoir avec les Groupes Armés. Remarquez qu’il a bien conservé la main sur les portefeuilles régaliens. Si mon Parti avait été consulté avant la rencontre de Khartoum, nous aurions proposé un autre schéma, par exemple un Conseil Consultatif dirigé par le Chef de l’Etat ou son Représentant et composé des principaux chefs des Groupes Armés, Partis Politiques et Société Civile, chargé de veiller au respect des dispositions dudit accord, mais à titre bénévole. Il est injuste, voire indécent, de nommer des bourreaux à des fonctions où ils seront payés sur des taxes prélevés chez les victimes.

 

CNC: Parlant du gouvernement inclusif, l’Opposition Démocratique et la Société Civile ne sont pas représentées. Ce qui a poussé quatre partis politiques de l’opposition a critiqué dans une déclaration commune le caractère non inclusif du nouveau gouvernement dirigé par le Premier Ministre Firmin Ngrébada et issu de l’accord de Khartoum.

Selon vous, en votre qualité du Président du Parti Centrafricain pour la Renaissance Centrafricaine (PARC), la mise à l’écart de l’opposition démocratique n’est-elle pas une faute politique pour le Premier Ministre ?

 

Gaston Mandata N’Guérékata Si la composition d’un gouvernement inclusif suffisait à ramener la confiance, cela se saurait. Je vous ai donné des exemples où aucune action inclusive n’a permis de ramener la paix, je citerai en plus le cas du Rwanda qui fait école en la matière.

Les Partis Politiques n’ont pas été suffisamment associés au règlement de la crise alors que la rencontre de Khartoum en donnait la possibilité.

L’ouverture s’est portée particulièrement en direction des Groupes Armés et pas assez en direction des Partis Politiques et la Société Civile.

Les Groupes Armés ont des intérêts divergents. Je ne comprends pas que nous n’ayions pas été capables de rassembler les forces vives de la nation pour ceux-ci en minorité. Au lieu de cela, nous avons réussi l’exploit de les fédérer contre nous, contre le peuple souverain, au point de leur donner désormais un statut official – c’est incroyable et déplorable!

 

CNC: Pour faire taire les armes, le gouvernement et les 14 groupes armés ont décidé de mettre en place des unités spéciales mixtes de sécurité. Et ces unités, faut-il le rappeler Monsieur le Président, prévoient une composition à majorité des rebelles, forces, non-conventionnelles, que des FACAs. Quelle est votre lecture de leur mission?

Gaston Mandata N’Guérékata Je me suis deja prononcé sur ce point. Je suis sûr que nos autorités auront la sagesse de ne pas choquer outre mesure nos forces de défense et de sécurité, lesquelles ont été formées à grands frais par le sacrifice du peuple et les efforts de la Communauté Internationale.

 

CNC: En d’autres termes, le Président Touadera a failli à sa mission de protection du peuple?

Gaston Mandata N’Guérékata. Non. Le Président Touadéra a une volonté manifeste de nous conduire vers la paix. Mais comme vous savez, il y a toujours mille chemins pour y parvenir. Nous n’avons pas l’apanage de la vérité. Nous pensons néanmoins que continuer à tendre la main aux rebelles qui ne respectent jamais leurs paroles et qui n’ont aucun projet pour le pays, ne fera que retarder l’avènement d’un jour meilleur pour nos populations meurtries. Voyez-vous, ces gens prétendent occuper 80% du pays. Que font-ils dans ces territoires? Construisent-ils des écoles, des centres de santé, des routes? Organisent-ils les populations autour des projets de développement? NON. A l’inverse, ils spolient les populations, lèvent des taxes illégales pour leurs propres besoins, bref – rien de révolutionnaire, de progressiste. En bon francais, ce sont des aventuriers pour ne pas dire des prédateurs économiques et des criminels.

 

CNC: Contrairement à l’année dernière, le Président Touadéra a fêté son troisième anniversaire au pouvoir sans tambour ni trompette. Est-ce parce qu’il a échoué?

Gaston Mandata N’Guérékata De quel échec parlez-vous? Le Président Touadéra a hérité d’une situation très difficile. Il ne pouvait faire de miracle en si peu de temps. Je crois plutôt qu’il n’a pas suffisamment capitalisé le soutien du second tour de l’élection présidentielle. Voyez-vous, un pouvoir issu des urnes ne doit pas négocier avec des gens qui prennent en otage des populations entières. Que veulent-ils en fin de compte? Quelles revendications politiques? Quelle idéologie? Les Sélékas ont pris le pouvoir en 2013. Qu’en ont-ils fait? Sinon des tueries, des exactions les plus graves de mémoire de centrafricain, la destruction de biens notamment les archives des municipalités aux fins d’introduire illégalement dans le pays des tueurs étrangers qui les ont aidés à prendre le pouvoir. Ils ont favorisé l’émergence des anti-balakas comme force de défense patriotique hélas devenue elle aussi force du mal. Il est temps qu’ils le reconnaissent.

Je me permets ici d’interpeller mon frère Nourredine Adam. Je lui dis ce que j’avais dit à mon autre frère Djotodia en 2013 dans son Palais du Camp de Roux. Nous sommes de la même région, Monsieur Nourredine. Vous fustigez le pouvoir de Bangui d’avoir abandonné notre région. Mais sommes-nous les seuls à être abandonnés par Bangui? Et l’extrême Est, le Sud-Ouest, le Nord-Ouest, autant de régions toutes aussi abandonnées par le pouvoir central depuis des décennies? Pourquoi prendre les armes et non adopter un combat non-violent comme Gandhi, Martin Kuther King Jr., Nelson Mandela par exemple aux fins de préserver des vies humaines? Quelle est votre vision pour notre pays? Parce que dans ce domaine, il n’est possible de gagner de combat que si vous tenez un discours clair, lisible, patriotique.

Enfin pour revenir à votre question, je me dois de saluer la décision du Chef de l’Etat qui n’a pas invité la population à des grandes festivités ce 30 Mars. J’ai toujours pensé qu’il n’y a rien à fêter tant que le peuple est dans cette immense souffrance.

Mon parti le PARC est toujours disposé à contribuer au retour de la paix, et je réitère encore une fois notre adhésion à la politique du Président Touadéra, même si nous ne partageons pas son approche de la question sécuritaire tout en souhaitant que nous ayions tors sur ce point.

 

CNC: Monsieur le Professeur, je vous remercie

 

Gaston Mandata N’Guérékata. Merci de l’opportunité que vous m’avez offerte pour m’adresser aux Centrafricaines et Centrafricains.

 

 

Propos recueillis par Anselme Mbata

Centrafrique : tentative de mutinerie à la maison d’arrêt de camp de Roux à Bangui.

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Patrouille de la gendarmerie à Bangui. Credit photo : Mickaël Kossi/CNC.

 

 

Bangui (CNC) – Ils sont nombreux à vouloir quitter leur cellule à la maison d’arrêts de Camp de Roux ce lundi 1er avril 2019 pour des raisons encore inconnues.

 

Selon des informations du CNC, les prisonniers de la maison carcérale de camp de Roux à Bangui ont tenté en vain ce lundi 1er avril de se mutiner.

Des cris des prisonniers sont entendus aux environs de 10 heures locales. Ils ont cassé les portes de leurs cellules demandant au passage leur libération.

Le calme est revenu quelques heures plus tard dans la journée après l’intervention des forces de l’ordre.

Pour l’heure, ni le ministère de l’Intérieur ni les représentants des prisonniers, encore moins le ministère de la justice n’expliquent les raisons de cette tentative de mutinerie.

D’après une source indépendante contactée par CNC, les conditions de vie à l’intérieur de cette prison sont plus que dégradantes et inhumaines. Ce qui pourrait pousser les détenus à se révolter.

Rappelons que la prison de camp de Roux, réservé exclusivement pour des sanctions militaires, est devenue depuis quelques années un centre pénitencier des supposés criminels de haut rang.

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : recrudescence de vol d’enfants à Bangui, la police en alerte…

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Terminus des taxis au centre-ville de Bangui. Credit photo : Mickaël Kossi/CNC.

 

Bangui (CNC) – Le service de police nationale déclare avoir reçu ces derniers jours plusieurs plaintes concernant la disparition des jeunes enfants probablement victimes des trafiquants.

 

Si le service de la police nationale affirme que la disparition des jeunes enfants est devenue depuis quelques semaines un phénomène inquiétant dans la capitale centrafricaine, celle-ci est par contre très traumatisante pour les familles banguissoises ayant des jeunes enfants préscolarisés.

C’est d’ailleurs le cas de la famille SEPOU au quartier Damala à Bangui qui vient de perdre leur jeune fille âgée seulement de 3 ans dénommée PLU MERVEILLE ce dimanche 31 mars 2019.

D’après les déclarations de Monsieur Vivien SEPOU, papa de la jeune Merveille et commerçant au marché Combattant à Bangui, sa fille n’a pas l’habitude de quitter le domicile familial sans la présence des adultes à ses côtés. C’est malheureusement ce qu’elle a pourtant fait ce dimanche 31 mars au moment où le père de la famille se rend à l’église et que la mère faisait le ménage à l’intérieur.

Même si personne ne sait comment l’enfant a pu quitter le domicile familial ce dimanche, elle n’est plus revenue malheureusement à la maison depuis ce jour malgré des recherches effectuées par sa famille dans les commissariats de police, aux brigades de la gendarmerie et partout à Bangui.

Ceci dit, la disparition de l’enfant Merveille n’est qu’une petite partie visible de ce phénomène de vol d’enfants à Bangui depuis ces derniers temps.

Selon les enquêteurs de la police judiciaire qui cherchent à mettre la main sur ces trafiquants d’enfants, le mieux pour la famille est de veiller strictement aux mouvements de leurs jeunes enfants pour éviter qu’il soit repéré par ces malfaiteurs.

Pour des enfants qui ont déjà l’âge de l’école, il faut nécessairement leur donner des consignes strictes et toujours les surveiller de près par un adulte.

En attendant, l’enquête se poursuit pour tenter de mettre la main sur tous ces trafiquants d’enfants dans la capitale de la République centrafricaine.

 

Copyright2019CNC.

Rwanda : la patiente traque des génocidaires

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A l’écart des regards indiscrets, dans une rue arborée du quartier de Nyarutarama à Kigali, trois pavillons d’apparence anodine abritent l’équipe d’enquêteurs et de procureurs rwandais chargés de traquer dans le monde entier les responsables présumés du génocide de 1994.

En mars, des journalistes de l’AFP ont brièvement été autorisés à visiter ces locaux, sans cependant avoir le droit de parler aux membres de cette unité spéciale rwandaise.

La GFTU (« Genocide fugitives tracking unit ») a été créée en 2007 pour enquêter sur les responsables en fuite du génocide de 1994 ayant fait, selon l’ONU, au moins 800.000 morts, essentiellement au sein de la minorité tutsi, et les traduire en justice.

« Son mandat était d’enquêter et de préparer les dossiers (d’accusation) contre les fugitifs encore dans la nature, en dehors du pays », explique Faustin Nkusi, le porte-parole du parquet général qui chapeaute l’unité.

Certains des concepteurs du génocide sont passés devant le Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR), qui a fermé ses portes fin 2015 après avoir prononcé plusieurs dizaines de condamnations.

Les exécutants, eux, ont comparu devant les tribunaux populaires. Entre 2005 et 2012, les « gacaca » ont jugé près de deux millions de personnes, pour un taux de condamnation de 65%.

Mais un quart de siècle après, nombre de donneurs d’ordres ou de petites mains du génocide sont toujours en fuite, dispersés dans le monde entier, de pays voisins – République démocratique du Congo, Ouganda, Tanzanie, Kenya, Zambie, Malawi – à l’Europe ou au continent américain, et même jusqu’en Australie.

– Tergiversations –

Depuis sa création, la GFTU a lancé 1012 mandats d’arrêt internationaux dans 32 pays. Grâce à son travail, le Rwanda a obtenu le retour sur son sol de 19 génocidaires présumés, et 22 personnes ont été jugées à l’étranger.

Mais cela reste un grain de poussière dans l’immensité. Quand les gacaca ont achevé leurs travaux, ils ont donné à la GTFU une liste de près de 72.000 fugitifs qui avaient été condamnés par contumace, car on ignorait où ils se trouvaient.

« Ce n’est pas facile pour (le parquet), car nous n’avons pas la main sur les investigations et les arrestations », souligne M. Nkusi. « Nous devons travailler ensemble avec les institutions de ces pays. »

L’unité, composée d’enquêteurs et de procureurs, collabore avec les juridictions nationales, avec Interpol, et avec le Mécanisme de l’ONU pour les tribunaux pénaux internationaux (MTPI). Celui-ci a pris la suite du TPIR et gère encore des dossiers clés comme celui de Félicien Kabuga, considéré comme le « financier du génocide ».

Dans sa traque, la GFTU est confrontée à bien des difficultés. A commencer par celle de l’identification des fugitifs, qui savent changer d’identité, se jouer de la porosité des frontières africaines ou de la liberté de circulation dans l’espace Schengen, ou qui ont obtenu l’asile politique dans ces pays.

L’autre tient aux tergiversations de nombreux pays, qui ont longtemps été réticents à juger de présumés génocidaires chez eux, et ont argué de l’absence d’accord judiciaire bilatéral avec le Rwanda pour refuser d’y extrader des suspects.

« Certains pays ne sont politiquement pas prêts à ça », accuse M. Nkusi. Tous, pourtant, sont signataires de la convention des Nations unies prévenant le génocide et les crimes contre l’humanité et devraient « respecter cet engagement », plaide-t-il.

– « Justice doit être rendue » –

La France, que Kigali accuse d’avoir soutenu le régime hutu qui a planifié le génocide, a notamment refusé en 2011 la demande d’extradition d’Agathe Kanziga, la veuve de l’ancien président Juvénal Habyarimana, dont l’assassinat le 6 avril 1994 a déclenché le génocide.

La justice française a également toujours refusé d’extrader les suspects réfugiés sur le territoire national, la Cour de cassation considérant que le génocide n’était pas défini en 1994 dans le code pénal rwandais.

« C’est un jugement que nous respectons (…) Mais, malgré tout, ils ont l’obligation de juger ces gens », fait valoir M. Nkusi. Or, jusqu’à présent, seuls un ancien officier de l’armée rwandaise en 2014 et deux maires en 2016 ont été condamnés en France.

La coopération judiciaire entre les deux pays existe toutefois. Lors de leur visite, les journalistes de l’AFP ont vu des enquêteurs français. Venus exécuter une commission rogatoire, ils étaient là pour parler à des témoins et réunir des preuves. Une équipe norvégienne étaient également présente.

Les extraditions ces dernières années de suspects arrêtés par exemple aux États-Unis, au Canada ou aux Pays-Bas montrent aussi que des pays ont pris conscience de leurs devoirs. En Afrique aussi, certains, comme le Malawi, commencent à changer d’attitude.

Les jugements de tribunaux nationaux établissant que les personnes extradées pouvaient bénéficier d’un procès équitable au Rwanda, qui a aboli la peine capitale en 2007, ont favorisé ces extraditions, relève M. Nkusi.

Il espère donc que le processus va désormais s’accélérer. Les suspects commencent à vieillir, rappelle-t-il. Or, argue-t-il, « justice doit être rendue, les gens doivent être arrêtés, jugés, et être soit innocentés, soit condamnés ».

 

Avec ©AFP

Centrafrique : des FACA impliqués dans un acte de torture à Bouar.

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Monument de paix à Bouar. Copyright2019CNC.

 

 

Bouar (CNC) – lundi 1er avril 2019, six soldats FACA en provenance de la ville de Bocaranga sont soupçonnés d’un acte de torture sur un jeune de taxi-moto dans la ville de Bouar.

 

Les faits se sont déroulés aux environs de 21 heures au centre-ville de Bouar dans la Nana-Mambéré où six soldats de l’armée nationale, basés dans la sous-préfecture de Bocaranga, sont arrivés dans la ville pour une raison encore inconnue.

Alors qu’un pilote d’un taxi-moto, surnommé KD attendait patiemment des clients dans la rue, les six soldats FACA, qui picolaient de l’alcool dans une buvette à quelques mètres, l’ont interpellé pour lui demander dans un premier temps pourquoi il se moque d’eux.

Une accusation fantaisiste que le jeune conteste vigoureusement. D’ailleurs, il se demande même pour quelle raison il peut se permettre de se moquer d’eux.

Malgré tout, les six FACA, ivres au moment de la scène, insistent et lui demande pour quelle raison il les a régardés autant ?

Alors que certains témoins de la scène croyaient à un poisson d’avril, les FACA ont malheureusement changé très rapidement de ton et passent aux choses sérieuses. Ils commencent à rouer le jeune taxi-moto des coups jusqu’au point de le rendre inconscient.

Transféré urgemment à l’hôpital préfectoral de Bouar, le jeune taxi-motard est actuellement dans un état stable. Sa vie n’est plus en danger.

Un acte antipatriotique et très dégradant de l’image des FACA déjà entachées depuis la mise en place d’un système de racket des paysans sur une barrière clandestine contrôlée par ces derniers vers l’aérodrome de Bouar, au nord-ouest de la République centrafricaine.

En tout cas, le temps change, mais certains FACA ne comptent pas changer leur mauvaise habitude du passé.

 

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Centrafrique : tentative d’agression au couteau du censeur du lycée Abdel Kader Djallé de Bria.

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Lycée Abdel Kader Djallé de Bria. Credit photo Moïse Banafio/CNC.

 

 

Bria (CNC) – lundi 1er avril 2019, Monsieur Bernard Gbago, le Censeur du lycée Abdel Kader Djallé de Bria a été sauvé de justesse d’une agression au couteau d’une de ses élèves.

 

L’acte criminel a eu lieu ce lundi 1er avril au sein du lycée Abdel Kader Djallé après une altercation entre le Censeur Bernard Gbago et l’une de ses élèves de la Terminale.

Selon les témoins de la scène contactés par CNC, tout a commencé par une banale affaire de foulard que la jeune élève aurait mis sur sa tête dans la classe au moment du cours de l’histoire et géographie enseigné par le Censeur lui-même.

 

Alors que le port de foulard est interdit dans la salle de classe, selon le proviseur André Lemercier, la jeune lycéenne semblait ignorer ce règlement intérieur de son école.

Après un premier avertissement à l’élève, le Censeur arrache par la force le foulard qu’il a confisqué dans son bureau.

La jeune fille, qui n’a pas apprécié le geste de son professeur, le poursuit jusque dans son bureau pour récupérer son foulard. Ce qu’elle a d’ailleurs fait en l’arrachant de force entre les mains du Censeur.

 

Pris de colère, le Censeur l’aurait promise un échec total lors du prochain examen du baccalréat.

Un échange violent qui aurait permis à la jeune fille de revenir le lendemain dans le lycée avec un long couteau à dent pour tenter de morceler le Censeur.

 

Finalement, l’acte de vengeance n’a pas eu lieu grâce à l’intervention de certains de ses collègues qui ont pu arracher le couteau avant son passage à l’acte.

Alors que dans cette salle de classe de terminale, on compte seulement trois filles, toutes de la confession musulmane. L’acte posé par le Censeur est d’ores et déjà très mal interpréter dans la ville comme un acte anti-musulman.

Aux dernières nouvelles, la jeune lycéenne est renvoyée définitivement depuis ce mardi 2 avril 2019 du lycée par son Proviseur.

 

 

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Centrafrique : quand le Président Touadera s’inspire du modèle soudanais.

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Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son hommologue soudanais El Bechir à Khartoum.

 

 

Bangui (CNC) – Imposé par les Russes au Président soudanais El-Bechir depuis une dizaine d’années, le modèle de sécurité mis en place au Soudan est de hors et déjà recopié à quelques détails près par le Président centrafricain Faustin Archange TOUADERA.

 

À quoi consiste-t-il ?

Selon le modèle mis en place au Soudan pour tenter de rétablir un semblant de sécurité dans le Darfour, les autorités soudanaises utilisent les groupes armés comme des véritables unités supplétives de forces régulières. Une sorte d’une armée dans l’armée.

 

Qui se souvient encore d’un mercenaire soudanais de la Seleka rapatrié en 2013 et dénommé Général Moussa Assimeh basé avec ses éléments dans la caserne des pompiers à Bangui ?

Cet ancien colonel de l’armée soudanaise, qui s’était fondu au sein de la coalition Seleka comme beaucoup d’autres mercenaires en 2012,a finalement quitté la République centrafricaine quelques mois après la prise du pouvoir du chef rebelle Michel Djotodia qu’il a accompagné.

Eh bien ! De retour dans son pays, le général Moussa Assimeh est nommé par le Président soudanais El Bechir comme Préfet militaire dans la région de Darfour.

Fort de ses 12 000 hommes lourdement armés, le général Assimeh est considéré comme une force incontournable au Soudan. Ses hommes patrouillent au côté des soldats réguliers pour traquer tous ceux qui tentent de prendre les armes dans sa région.

Assimeh n’est qu’un exemple du modèle russe au Soudan. Même en Russie, l’ancien chef islamiste rebelle Ramzan Kadyrov est lui aussi placé au sommet du pouvoir tchétchène par le Président russe Poutine dans l’objectif d’écraser définitivement les autres rebelles russes en Tchétchénie.

 

En République centrafricaine, le modèle de coopération « pouvoir-rebelle » est imposé par des Russes au Président Touadera après les pourparlers de Khartoum du février dernier.

Après les ententes d’Addis Abeba du 20 mars dernier, les trois principaux chefs rebelles de la Seleka, notamment, Mahamat Alkhatim, Ali Darassa et Noureidine ADAM sont nommés chefs militaires dans leur localité respective.

Une manière de les responsabiliser au sommet de l’État comme des sous-chefs d’État-major de l’armée nationale en violation de la Constitution de la Centrafrique.

Ce que le Président Touadera et les Russes semblent ignorer, c’est que la RCA n’est pas le Soudan ou encore la Russie.

Les Centrafricains, martyrisés par les groupes armés, voient dans toutes ces nominations une véritable insulte à la mémoire des victimes d’autant plus qu’aucun représentant des victimes n’est nommé au sein du gouvernement de Firmin NGRÉBADA.

Affaire à suivre…

 

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Le Burundi attend beaucoup de la présidence égyptienne de l’Union africaine

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Le Burundi attend de l’actuelle présidence égyptienne de l’Union africaine (UA) la réparation des injustices supposées lui avoir été faites sous le mandat du Rwanda voisin, a-t-on appris à la suite d’une audience accordée, lundi, par le chef de l’Etat burundais, Pierre Nkurunziza, au président de la Chambre des Représentants de la République Arabe d’Egypte, Ali Abdel Aal.

L’annulation de la « décision unilatérale » de renvoyer une partie des seules troupes burundaises de la Mission africaine de maintien de la paix en Somalie (AMISOM) fait partie des doléances du pouvoir burundais auprès du chef de l’Etat égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, par ailleurs, président entrant de l’UA, a rendu compte de l’audience, le porte-parole adjoint de la présidence de la république à Bujumbura, Alain Diomède Nzeyimana.

«Si tel n’était pas le cas, le Burundi se réserve le droit de rapatrier tous ses militaires de l’AMISOM », selon la même source.

Par ailleurs, Bujumbura souhaite que l’UA cesse de se laisser « téléguider » par des puissances étrangères dont l’hostilité est connue envers le Burundi, a encore rapporté le Porte-parole présidentiel, indexant l’Union européenne (UE).

Les pays de l’UE ont décidé de suspendre les aides budgétaires directes au pouvoir burundais, accusé de manque de volonté pour résorber la crise politique et des droits humains autour des élections controversées et émaillées de violences de 2015.

« Dès mon retour au pays, je vais transmettre le message du président burundais à son homologue et frère, Abdel Fattah Al-Sissi », a promis, de son côté, l’émissaire égyptien.

Par ailleurs, la même source a fait savoir que l’Egypte compte convoquer « dans les tous prochains jours », une réunion au cours de laquelle la complainte du Burundi sera analysée ensemble avec les différents pays contributeurs de troupes à l’AMISOM, ainsi que leurs partenaires.

La décision qui fâche à Bujumbura a été prise, en fin d’année dernière, par le Conseil de paix et de sécurité de l’UA, dans un premier temps, pour 1.000 des 5.400 militaires burundais présents en Somalie depuis 2007.

C’est dans ce climat tendu autour du rapatriement des seuls militaires burundais de l’AMISOM que le chef de l’Etat somalien, Mohamed Abdullahi Mohamed a effectué, fin février, une visite auprès de son homologue burundais, Pierre Nkurunziza.

Le communiqué conjoint sanctionnant la visite a appelé à un Sommet “urgent” des chefs d’Etat et de gouvernement des pays contributeurs de troupes à l’AMISOM pour mieux coordonner les retraits.

Une nouvelle armée somalienne encore à l’état embryonnaire doit prendre la relève des troupes de l’AMISOM, sans toutefois rassurer quant à sa capacité de faire face à la menace islamiste d’Al Shabaab contre le pouvoir central à Mogadiscio et pays voisins.

Le retrait des troupes burundaises semble néanmoins irréversible et autour de 600 militaires ont été forcés de rentrer, faute de ravitaillement en étant plus reconnus par l’AMISOM.

Dans l’ensemble, l’enjeu financier autour des 22.000 militaires burundais, ougandais, kényans, éthiopiens et djiboutiens qui composent l’AMISOM est jugé important, ce qui explique en partie les réticences des pays contributeurs à rapatrier leurs troupes, de l’avis des observateurs.

Les pays contributeurs de troupes à l’AMISOM sont rémunérés proportionnellement aux effectifs et aux équipements fournis, dit-on des mêmes analystes.

Bujumbura en veut aussi aux lobbies, notamment la société civile locale, qui se sont activés, ces derniers temps, contre le maintien des troupes burundaises dans des Missions de maintien de la paix à l’extérieur “pendant que la sécurité fait défaut à l’intérieur depuis la grave crise électorale de 2015”, disent-ils.

Les mêmes lobbies revendiquent le renvoi, en 2016, des policiers burundais de maintien de la paix en République centrafricaine pour leur rôle présumé dans la répression du mouvement insurrectionnel contre le troisième quinquennat présidentiel de 2015.

L’Allemagne à la tête du Conseil de sécurité de l’ONU

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Depuis ce lundi 1er avril, l’Allemagne préside le Conseil de sécurité de l’ONU pour un mois. Berlin veut mettre en avant la prévention des conflits, les violences faites aux femmes et les questions de désarmement.

Ce lundi 1er avril, l’Allemagne prend la suite de la France à la tête du Conseil de sécurité de l’ONU. Berlin souhaite faire avancer un certain nombre de dossiers importants à ses yeux. Comme l’a répété le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas ce lundi à New York, il s’agit travailler sur les questions de désarmement, de la prévention des conflits ou encore des violences faites aux femmes.

Pourquoi l’Allemagne peut présider le Conseil de sécurité ? 

L’Allemagne fait partie des dix membres non permanents du Conseil de sécurité de l’ONU avec un mandat de deux ans depuis le 1er janvier 2019. C’est le cas aussi de la Côte d’Ivoire ou de la Guinée équatoriale depuis déjà un an. C’est donc ce siège qui permet à Berlin de prendre cette présidence tournante.

Ecoutez aussi L’Allemagne veut prendre plus de responsabilités dans le monde, Vu d’Allemagne du 9 janvier 2019

Cette présidence est-elle importante ?

L’Allemagne, qui s’est coordonnée avec la France sur un certain nombre de dossiers puisque Paris a présidé le Conseil en mars, s’est fixé des priorités : prévention des conflits,  dossiers des violences faites aux femmes ou encore les questions de désarmement. “La présidence d’un mois laisse peu de temps, mais l’Allemagne est membre non-permanent pour deux ans, cela s’inscrit dans une action plus globale“, explique David Capitant, professeur de droit public à l’Université Panthéon-Sorbonne en France et président de l’université franco-allemande.

Bientôt un siège permanent pour l’Allemagne ?

Depuis longtemps l’Allemagne réclame un siège de membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU. Ce conseil se compose actuellement de cinq membres permanents : la France, la Russie, les Etats-Unis, la Chine et le Royaume-Uni. Ces pays disposent du droit de veto, contrairement aux dix membres non permanents qui disposent d’un mandat de deux ans, comme l’Allemagne ou la Côte d’Ivoire actuellement.

Le drapeau allemand devant le siège de l’ONU

De nombreuses voix réclament depuis de nombreuses années une réforme du Conseil de sécurité, arguant que sa composition, décidée à la fin de seconde guerre mondiale, est obsolète. Des propositions de réformes en ce sens avaient d’ailleurs déjà été lancées il y a près de 30 ans, sans jamais aboutir.

Tout récemment, avec la signature d’un nouveau traité de coopération franco-allemand, Emmanuel Macron et Angela Merkel se sont engagés à “poursuivre leurs efforts pour mener à terme des négociations intergouvernementales concernant la réforme du Conseil de sécurité des Nations Unies“. Le texte précise que “l’admission de la République fédérale d’Allemagne en tant que membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies est une priorité de la diplomatie franco-allemande“.

Le ministre des affaires étrangères allemand Heiko Maas dans la salle du conseil de sécurité de l’ONU

Dans le même temps de nombreuses voix politiques allemandes demandent un siège européen unique au Conseil de sécurité de l’ONU. Ce siège aurait selon le parti de la chancelière pour vocation “de réunir les voix européennes au Conseil de sécurité de l’ONU“, et donc de faire disparaître le siège dont dispose la France depuis la fin de la deuxième guerre mondiale.

L’idée a déjà été rejetée par la France, par son ministre des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian.  “La question du siège commun ne se pose pas“, a dit le ministre à plusieurs médias, parlant même d’idée “stupide” en évoquant la disparition du siège français.

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Info Matin (25.03.2019)

 

Avec DW

Centrafrique/Russie, les révélations de Mondafrique sur la rencontre de Sotchi

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Le 7 Octobre 2017, le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra et son Directeur de cabinet Firmin Ngrébada, devenu depuis son Premier ministre, conduisaient une délégation qui rencontrait Sergueï Lavrov, Ministre russe des Affaires étrangères à Sotchi en Russie. Mondafrique publie le compte rendu resté secret de cette rencontre qui va sceller l’alliance entre la Russie et la Centrafrique

 

Peu de jours avant le sommet de Sotchi, le président Touadéra, en rentrant de l’Assemblée générale de l’ONU, était reçu, le 25 septembre 2017, à l’Élysée par Emmanuel Macron. Au cours de cette rencontre, le président français expliquait à Touadéra que des armes avaient été saisies au large de la Somalie par la marine française en mars 2016 et que celles ci pourraient être livrées à la Centrafrique malgré l’embargo. Encore fallait-il une dérogation du Conseil de Sécurité qui autorise une telle livraison. Ce qui supposait que la Russie ne s’y oppose pas,.

Suite à cette rencontre de Sotchi du 7 Octobre 2017, Moscou obtiendra de l’ONU une levée partielle de l’embargo sur les armes qui pèse sur la République Centrafricaine et permettra la cession d’un stock d’armes au gouvernement centrafricain.

 

Le clan présidentiel à la manoeuvre

La délégation Centrafricaine qui devait sceller la nouvelle alliance entre les deux pays comprenait Rameaux-Claude Bireau, cousin du Président Touadéra et ministre-conseiller économique à la Présidence Centrafricaine, le colonel Noël Bienvenu Selesson, ministre délégué pour le désarmement, la démobilisation, la réinsertion et le rapatriement (DDRR) et parent du Président Touadéra, Thierry Oronfei, conseiller à la présidence, chargé des Nouvelles technologies et Issa Bourma, collecteur de diamants dans la localité de Bria, lié au mouvement Séléka.

 

Un compte rendu hautement confidentiel

Mondafrique a pu obtenir un compte-rendu de cette rencontre de Sotchi du 7 Octobre 2017 qui va bien plus loin que cette simple livraison d’armes de la France à la Centrafrique. L’accord porte plus largement sur des questions sécuritaires, minières, politiques et sociales.

La traduction de ce document qui figure ci-dessous détaille la coopération russo-Centrafricaine aujourd’hui bien avancée..o

 

Voici le Compte rendu de réunion entre représentants de la République Centrafricaine et la Fédération de Russie

 

Fait à Sotchi, le 7 Octobre 2017

Participants partie centrafricaine:ü  Firmin Ngrebada

ü  Rameaux-Claude Bireau

ü  Thierry Oronfei

ü  Noël Selesson

ü  Issa Bourma

Firmin Ngrebada, Premier ministre depuis le 25 février, passe pour les avoir introduits auprès de Faustin-Archange Touadéra (FAT), dont il a épousé une cousine.

 

Ordre du jour :

  1. Création d’une société minière et organisation de travail.

1      Création d’une société minière en RCA.

2      Obtention du permis de recherche.

3      Système bancaire en RCA.

4      Organisation et optimisation des procédures douanières.

5      Adoption de la feuille de route pour la mise en œuvre du projet.

6      Établissement d’un groupe de travail.

7      Établissement des missions géologiques dans les territoires libérés.

  1. Questions de sécurité.

1      Conclusion du contrat d’exploitation de l’aéroport.

2      Création des conditions de protection par le libre passage au Soudan.

3      Fixation d’une date et conditions d’envoi de spécialistes affectés à la sécurité du président.

4      Création de la Garde Nationale et établissement d’un centre de formation militaire à  l’aéroport.

5      Problèmes de l’interaction avec l’ONU et la MINUSCA, y compris l’entrée de forces armées et leur légalisation sur le territoire Centrafricain.

 

III. Questions de politique sociale et d’information.

1      Sensibilisation de la population sur le programme du Président de la République centrafricaine, renforcement d’une image positive pour améliorer le climat des investissements.

2      Organisation des projets de création d’emplois.

  1. Création d’une société minière et organisation de travail.

1      Création d’une société minière en RCA.

Tenant compte des instructions du Président de la République pour le Présidium, de quelque manière que ce soit, afin de faciliter la mise en œuvre du projet proprement dit, la partie centrafricaine s’est engagée à accélérer et simplifier autant que possible toutes les procédures administratives. Les parties conviennent que, dans le cadre de la création de la société, un groupe d’experts, comprenant des juristes, des géologues, des politologues et le chef du groupe, sera envoyé sur le territoire de la République centrafricaine le 16.10.2017. Les parties conviennent que la durée de la création de la société ne devrait pas dépasser 20 jours.

2      Obtention du permis de recherche.

La partie centrafricaine a confirmé que cette société étrangère (qui opère et est située sur le territoire de la Fédération de Russie) recevrait à la fois une licence et un permis d’exploration sur le terrain. Par la suite, si la licence expire, la société russe peut la transférer à la succursale locale de la société dès son établissement.

Selon la législation actuelle, le plan suivant est en place depuis mars 2016 pour obtenir un permis d’exploration et de prospection de gisements :

– La société soumet une demande de licence et les documents nécessaires au Ministère des Mines de la République Centrafricaine ;

– Le Ministère des Mines de la République Centrafricaine prépare les dossiers et les soumet à l’Assemblée Nationale de la République Centrafricaine pour obtenir une licence ;

– Une fois approuvé par l’Assemblée, le Président de la République centrafricaine signe un décret accordant la licence/le permis.

La partie centrafricaine a assuré que la durée totale de toutes les procédures formelles d’obtention d’un permis ne dépasserait pas 30 jours ouvrables.

En outre, la partie centrafricaine a confirmé que les géologues russes pouvaient commencer l’exploration primaire des gisements avant d’obtenir une licence, à condition qu’ils soient accompagnés de spécialistes du Ministère des mines de la République centrafricaine.

Les parties se sont entendues sur un calendrier de planification pour l’organisation de l’exploration et de la production :

– Au plus tard le 26.11.2017 – obtention d’une licence ;

– Au plus tard le 15.01.2018 – obtention d’un permis de recherche et d’exploration de gisements ;

– Au plus tard le 10.02.2018 – début de la production.

3      Système bancaire de la RCA.

Actuellement, toutes les banques de la République centrafricaine effectuent des virements par l’intermédiaire de comptes correspondants en France, ce qui empêche la partie russe d’effectuer des virements bancaires. Les parties conviennent que, dans cette situation, la partie russe a le droit d’effectuer des paiements en espèces. De l’avis de la partie centrafricaine, la livraison en espèces n’est possible que par jet privé. La partie centrafricaine s’est également déclarée disposée à examiner avec le Ministère des finances de la République centrafricaine d’autres options pour les transactions en espèces.

4      Organisation et optimisation des procédures douanières.

La partie centrafricaine a indiqué que le Président de la République centrafricaine demandera aux services douaniers centrafricains de simplifier l’importation des équipements industriels. A cette fin, la partie russe devra:

– Demander au Ministère des Finances de la République Centrafricaine une réduction maximale des droits de douane ;

– S’adresser au ministère des Douanes pour obtenir une réduction maximale des droits de douane.

En outre, la Partie centrafricaine a souligné qu’en vertu du Code minier, l’importation de matériel d’exploration et de développement minier n’est pas assujettie aux droits de douane.

5      L’adoption de la feuille de route de la mise en œuvre du projet.

Les parties ont convenu qu’une « feuille de route » devrait être créée pour la mise en œuvre du projet. La partie centrafricaine devra soumettre ses souhaits sur la « feuille de route » à la partie russe au plus tard le 16.10.2017.

6      Établissement du groupe de travail.

La partie centrafricaine a reconnu la nécessité de créer un groupe de travail sous les auspices de l’Administration présidentielle de la République centrafricaine, ce qui contribuera à accélérer la réalisation des objectifs fixés.

7      Établissement des missions géologiques sur les territoires libérés.

D’un commun accord, les parties ont choisi les zones prioritaires pour les activités d’exploration et de production sont les préfectures de Lobaye et Haute-Kotto. La partie centrafricaine a également noté que l’une des principales zones contenant un grand nombre de gisements de diamants se trouve autour de la ville de Ouadda. La partie centrafricaine a indiqué qu’une fois que la demande d’autorisation d’étudier ces régions aura été soumise au Ministère des mines de la République centrafricaine, toutes les informations sur leurs caractéristiques géologiques seront communiquées à la partie russe. Jusqu’à présent, la totalité du volume de production a été réalisée de manière artisanale. A cet égard, la proposition de la partie russe de développer industriellement les gisements contribuera à accélérer l’obtention des permis nécessaires.

  1. Questions de sécurité.

1      Conclusion du contrat d’exploitation de l’aéroport.

Du point de vue de la partie centrafricaine, la région la plus prometteuse pour le projet d’aérodrome est la localité de Ouadda. Du point de vue de la partie russe, les spécifications de la piste doivent permettre décollage et atterrissage d’avions lourds (tels que Boeing et l’Il-76). La partie centrafricaine s’engage à clarifier les informations relatives à l’état de l’aérodrome sélectionné au Ministère de l’aviation civile de la République centrafricaine et à connaître les caractéristiques techniques de l’aérodrome sélectionné et à en informer la partie russe au plus tard le 16.10.2017. Dans le même temps, la partie centrafricaine s’engage à fournir des informations sur les termes de la procédure et les termes du contrat d’exploitation de l’aérodrome sélectionné par la partie russe.

2      Création de conditions pour la protection par le libre passage au Soudan.

Au cours de la discussion, les parties conviennent que la présence de spécialistes armés d’origine étrangère pouvait se justifier dans ce contexte aux fins de la protection des zones minières. Ces spécialistes pourraient être déguisés en employés d’une société soudanaise de sécurité.

3      Fixation d’une date et des conditions de l’envoi des spécialistes affectés à la sécurité de président.

La Fédération de Russie estime qu’il est absolument nécessaire de commencer sans délai à introduire des changements dans l’organisation pour assurer la sécurité du Président de la République centrafricaine. A cette fin, il est nécessaire d’accélérer l’envoi en République Centrafricaine d’experts en matériel moderne de surveillance et de protection des tireurs d’élite et autres méthodes modernes pour assurer la sécurité.

La Fédération de Russie estime également qu’il est nécessaire de procéder à la sélection préliminaire et au recyclage du personnel de sécurité du Président de la République centrafricaine.

A cet égard, la Fédération de Russie est prête à fournir un véhicule blindé et du matériel de sécurité moderne, ainsi qu’à envoyer une équipe d’experts pour organiser la protection personnelle du Président de la République centrafricaine.

La partie centrafricaine s’engage à répondre à cette proposition au plus tard le 16 octobre 2017.

4      Création de la Garde Nationale et établissement d’un centre de formation militaire à l’aéroport.

Pour la réalisation de cette tâche, les parties ont décidé de créer un groupe de travail, ainsi qu’un centre de formation secret sur le territoire de l’aérodrome sélectionné. La partie centrafricaine a admis la nécessité de la création du centre de formation de soldats de la garde nationale compose des ressortissants de la République centrafricaine.La partie centrafricaine a également noté que l’aérodrome, proposée comme la base principale du projet est à égale distance des 3 lieux ou sont déployés les contingents de MINUSCA (200-300 km).  La mise en œuvre de cette tâche devrait commencer après la décision de légaliser l’utilisation de l’aérodrome et de préparer les documents de sécurité nécessaires.

5      Problèmes de l’interaction avec l’Onu et la MINUSCA, y compris l’entrée de forces armées et leur légalisation sur le territoire Centrafricain.

Selon la résolution de l’ONU n° 2127 du 05.12.2013, l’introduction des forces armées et leur utilisation à des fins de protection et de sécurité n’est possible qu’avec l’autorisation du Comité de sécurité de l’ONU. Les termes de l’autorisation exigent que le Président de la République centrafricaine soumette au Comité de sécurité de l’ONU une demande d’acquisition des troupes nécessaires pour renforcer la sécurité de la République centrafricaine. La partie centrafricaine a noté qu’il faut environ 3 (trois) mois pour obtenir ce type d’autorisation pour les pratiques. La partie centrafricaine ne voit aucun obstacle à la mise en place de l’Unité de la Garde présidentielle tant que l’autorisation nécessaire n’aura pas été obtenue. Si l’ONU et la MINUSCA ont des questions sur la situation, le Gouvernement de la République centrafricaine s’occupera de la justification de la présence du personnel des forces armées d’origine russe. La partie centrafricaine a noté qu’il existe des sociétés de sécurité des forces armées chinoises à leur disposition, qui assurent la sécurité des installations sensibles ou des sociétés chinoises à exploiter. En tout état de cause, la partie centrafricaine s’engage à fournir des informations sur le statut et la légalité des sociétés de sécurité susmentionnées à la partie russe au plus tard le 16.10.2017. Ainsi, d’ici là, la partie centrafricaine aura fourni des informations sur les capacités de la partie russe à mener à bien la même procédure de légalisation des formations militaires sur la sécurité et l’armement que les entreprises chinoises.

III. Questions de politique sociale et d’information

1      Sensibilisation de la population au programme du Président de la République centrafricaine, renforcement d’une image positive pour améliorer le climat des investissements.

Les parties conviennent qu’il est nécessaire d’établir un groupe de travail pour mettre en œuvre le projet de sensibilisation du public. D’ici la fin novembre 2017, un plan de mise en œuvre du projet sera élaboré et devrait être lancé en décembre 2017. Il est nécessaire de le développer pendant la période de préparation :

– méthodes ;

– moyens;

– outils de sensibilisation de la population;

-programme visant à sensibiliser la population aux initiatives prises par le Président pour améliorer la situation économique et sociale.

La partie russe est prête à former des spécialistes de l’information.

En conséquence, les parties conviennent que la tâche principale est de travailler avec les jeunes afin de les inclure dans l’activité positive dans les domaines social, économique et patriotique.

2      Organisation des projets de création d’emplois

La partie centrafricaine a attiré l’attention sur le fait que le chômage est actuellement un problème, en particulier chez les jeunes de la capitale de la République centrafricaine. A cet égard, la partie centrafricaine a demandé que la question de la création d’emplois soit examinée. Le projet de création d’emplois pourrait être mis en œuvre dans le cadre du programme social proposé par la partie russe dans le cadre de l’engagement pris avec la République centrafricaine concernant l’exploitation minière. Les parties conviennent que la stratégie pour de tels projets devrait être fondée sur le principe « petits investissements – résultats rapides ». La partie centrafricaine mettra en place un groupe de travail spécial pour mettre en œuvre ces projets. L’un des projets possibles mentionnés par les parties était la possibilité de créer de petites entreprises d’exploitation forestière et de transformation. En outre, la partie centrafricaine a demandé qu’une attention particulière soit accordée aux groupes de jeunes qui sont déjà prêts à participer à de petits projets (incubateur d’entreprises). La partie centrafricaine estime qu’il est nécessaire d’attirer des spécialistes russes pour évaluer les processus commerciaux.

 

Avec le Monde Afrique

Centrafrique : accord de Paix de Khartoum, le FPRC communique

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Le général du FPRC Noureidine Adam.

 

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

La Coordination Générale du FPRC félicite la progression du processus de paix en cours et la détermination de tous les acteurs de paix en République centrafricaine pour la réussite de cet accord.

Le FPRC demande au Chef de l’Etat, au Chef du Gouvernement et tous les membres du Gouvernement GREBADA 2 à relever le défi dans l’intérêt national et à constituer, à conjuguer tous les ingrédients indispensables à la paix pour le bien être du pays et la sortie définitive de la crise.

Le FPRC réitère son soutien au processus de paix et déterminé à aller jusqu’au bout et demande à tous, centrafricains nationalistes à soutenir le Gouvernement issue de l’accord pour soigner nos Bras Cassés.

Le FPRC appelle les autres groupes armés au respect de nos engagements et les partis politiques, les sociétés civiles et toutes les couches sociales à prendre le mal en patience, à conjuguer avec tous dans l’intérêt de la paix car la paix n’a pas de prix. Cultivons la paix en rejetant toute idée de violence, d’intolérance, de vielles pratiques destructives et les incitations à la haine à la discrimination et à la division. Unissons-nous tous autour de l’accord de Khartoum pour sortir de l’ABIME. Nous avons une seule Centrafrique, une seule patrie, une seule nation et indivisible, un seul intérêt la paix définitive en Centrafrique.

Le FPRC adresse ses sincères remerciements au Gouvernement, à la communauté internationale et aux garants de la paix d’avoir respecté leur engagement en faisant recours à l’article 34 et trouver une solution aux maux. Ce qui montre déjà la bonne marche, la confiance et la réussite de l’accord pour la renaissance de la Centrafrique digne et prospère.

 

 

Fait à Ndele le 01 Avril 2019

Centrafrique : lettre ouverte du Président de PDCA Jean Serge Wafio au Président Touadera.

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Logo du Parti PDCA

 

 

PDCA

                               PARTI DEMOCRATIQUE CENTRAFRICAIN

                                                     Unité – Paix – Développement

                     ****************     

                    ….. Oser et Réussir …..

                                                                       A faire de la Politique une Mission d’Objectifs

                               ≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈

 

 

PROFESSEUR FAUSTIN ARCHANGE TOUADERA

PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,

CHEF DE L’ETAT

PALAIS DE LA RENAISSANCE

BANGUI

 

 

OBJET : Lettre Ouverte

 

Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat

 

Avec insigne honneur et toutes les considérations dues à votre suprême et noble fonction, je voudrais, en toute humilité, Vous interpeler par cette lettre ouverte qui est le condensé du constat négatif des trois (3) premières années de votre mandat, Vous alerter sur les graves dérives politiques, qui n’ont seulement suscitent interrogations, doutes et inquiétudes, mais ne laissent transparaitre aucune visibilité politique et démontrent que Vous êtes en train de faciliter, par la mise en œuvre des recommandations du dialogue de Khartoum, une crise encore plus grave du genre désintégration de notre pays. A peine trois ans de gestion des pouvoirs de l’Etat, votre crédibilité est fortement entamée.

 

Assumer la très haute fonction de Chef d’Etat dans le contexte actuel de notre pays qui est un Etat néant, après 58 ans de gâchis politiques, (1) nécessite une forte volonté, une détermination et un courage politiques pour prendre les mesures impopulaires qui s’imposent, (2) exige le strict respect et une judicieuse application des Lois de la République telles quelles, des capacités d’adaptation, de désadaptation et de réadaptation par d’idoines modulations politiques, dans l’optique de transcendance, d’impulsion et d’implication pour une mobilisation auto-organisatrice, (3) savoir oser un audace national et démocratique pour un orgueil et une fierté à recouvrer. Malheureusement, force a été de constater que ces quelques vertus cardinales qui devraient fonder vos premières actions politiques, vous ont échappé, alors que dans votre discours d’investiture Vous avez prôné la rupture.

 

Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,

 

Loin de heurter votre susceptibilité, je voudrais juste relever à votre très haute attention, que Vous êtes entrain d’empoisonnement gravement votre mandat, qui a été déjà compromis dès le début par les faits suivants :

 

 

  1. Refus d’analyser et de comprendre politiquement votre électorat de 2015-2016 :

Votre élection à la magistrature suprême de l’Etat n’a pas été providentielle, mais circonstancielle. Il vous souviendra, quand Vous m’aviez reçu le 02 mai 2016, je n’avais pas manqué de relever à votre très haute attention que Vous étiez le Premier Ministre du Président BOZIZE quand les seleka l’ont chassé du pouvoir, et que Vous devez savoir capitaliser les erreurs du régime BOZIZE.

Vos électeurs du premier (1er) tour des élections présidentielles étaient les victimes qui ont connu les affres de la coalition seleka, de février à décembre 2013, dans les préfectures de la Ouaka, de la Kémo, de la Nana Gribizi, de l’Ouham, de l’Ouham Pendé, de l’Ombella MPoko, auxquels se sont joints ceux de la Nana Mambéré, de la Mambéré Kadéi, de la Lobaye, de la Basse Kotto, du Mbomou et du Haut Mbomou au deuxième (2ème) tour, ce qui vous a permis d’avoir un score de 63 %, donc démocratiquement élu, s’il faudrait le dire ainsi. Et le troisième (3ème) point que je Vous avais évoqué lors de cette audience est que votre force politique est constituée par le Peuple Centrafricain représenté à l’Assemblée Nationale par les Députés et les Partis Politiques. Et il Vous faudrait être un stratège politique pour bien exploiter cette force. Malheureusement, cette force politique est restée inexploitée, voire même superbement ignorée.

 

  1. Non établissement d’un état des lieux assez exhaustif.

N’ayant pas fait un état des lieux à la prise des pouvoirs, Vous Vous êtes fait complice de la gestion politique scabreuse et scandaleuse de vos prédécesseurs les Présidents NDJOTODIA et SAMBA PANZA.

Un état des lieux devrait Vous permettre de mieux appréhender l’ampleur des dégâts, moduler vos approches politiques de campagne, parce que le pays était dans une situation d’anormalité politique, économique, sociale et culturelle.

  • La communauté internationale, avec la complicité de certains compatriotes des sociétés secrètes, Vous ont lié les pieds avec l’embargo sur les armes qui a été dilatoirement étendu aux FACA ;
  • La veille de votre investiture, une constitution inadaptée a été tardivement promulguée, laquelle constitution, votée au référendum par le 1/3 des électeurs centrafricains, a mis en place un système politique mou, lequel système politique Vous a lié les mains dans le dos ;
  • 60 % du territoire national était occupé par les groupes armés qui Vous ont chassé du pouvoir, donc partition de fait actée ;
  • Une insécurité a été entretenue à dessein de faciliter les pillages des richesses naturelles ;
  • Les Forces de Défense et de Sécurité intérieure ont été déstructurées et désarticulées à dessein dans la même optique de faciliter les pillages.

Ces facteurs négatifs devraient logiquement et politiquement Vous obliger à reconsidérer fondamentalement votre programme politique, s’il y en avait. Mais Vous et vos collaborateurs, vous vous êtes comportés comme si vous aviez hérité d’un pays dans une situation normale. Forts de cette limite, de nombreux Leaders Politiques et Sociaux, soucieux de la situation du pays, n’ont pas manqué de Vous faire des suggestions, propositions et alternatives qui sont demeurées, lettres mortes.

 

 

 

  1. Parjure, violation de la constitution, mépris des recommandations du Forum National de Bangui ont caractérisé ces trois premières années:
  • Vous avez juré sur la constitution le 30 mars 2016 de restaurer aussi rapidement la sécurité et l’autorité de l’Etat. Trois ans après votre investiture, l’insécurité est plus devenue un fonds de commerce politique et diplomatique, la partition du pays, de fait, est devenue officielle ;
  • La constitution a proscrit l’accès aux fonctions administratives et politiques des éléments des groupes armés. Vous admettez leurs représentants dans les 4 gouvernements que Vous avez déjà mis en place et dans les cabinets à la Présidence de la République et à la Primature ;
  • Les recommandations du Forum National de Bangui, adoptées par les délégations venues de toutes les sous-préfectures du pays, sont superbement ignorées.

La loi, qu’elle soit mauvaise ou inadaptée, incomplète ou désuète, demeure une loi tant qu’elle n’est pas abrogée, c’est-à-dire, qu’elle doit être appliquée avec toutes les imperfections et quels que soient les états d’âmes. Et il y a aussi ce qu’on appelle la continuité de l’Etat. La rupture prônée par Vous n’annihile pas ce que vos prédécesseurs ont réussi à réaliser.

Dans votre discours d’investiture, Vous Vous êtes engagé à instruire le gouvernement qui doit être un gouvernement de technocrates pour une rupture. Initiative louable et applaudie par les compatriotes. Les deux gouvernements du Premier Ministre SARANDJI ont bien été des gouvernements de technocrates, mais novices, qui ont mis énormément du temps pour comprendre et se retrouver. Mais les deux gouvernements du Premier Ministre NGREBADA, sont-ils des gouvernements de technocrates ? Avec ces deux derniers gouvernements qui sont très pléthoriques, peut-on parler de rupture ? Quel programme politique ce gouvernement va mettre en œuvre ? Comme, il se dit vulgairement en Politique, ‘’ la promesse n’engage que ceux qui y croient’’.

 

Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,

 

L’opinion nationale populaire avait fortement récusé, pour ne pas dire rejeté, votre dialogue, parce que, le neuvième, depuis le début de cette crise qui perdure, et qu’à l’issue des 8 précédents dialogues entre pouvoirs publics et belligérants, ce sont les belligérants qui en ont tiré profits, parce que leurs maîtres l’ont toujours voulu ainsi. Vous avez tenu votre dialogue, et Vous devez maintenant mettre en œuvre les recommandations issues de ce dialogue au détriment du Peuple Centrafricain qui se trouve être ‘’le dindon de la farce’’. Par ce dialogue,

  • Vous méprisez les victimes des seleka,
  • Vous humiliez et frustrez le Peuple Centrafricain,
  • Vous consacrez l’impunité,
  • Vous violez la constitution.

 

Les pouvoirs publics étaient partis à ce dialogue dans une position de très grande faiblesse politique, suite aux barbares tueries de la journée mondiale de l’alimentation (JMA) plusieurs fois reportée, et les groupes armés en ont profité pour obtenir ce qu’ils voulaient, sur instructions de leurs maîtres……… A qui la faute ?

 

  • Avez-Vous besoin d’un dialogue pour intégrer les groupes armés au gouvernement ?     Non, Vous l’aviez déjà fait avec les seleka inamovibles des deux gouvernements du Premier Ministre SARANDJI et une batterie de représentants seleka à la Présidence de la République et à la Primature au détriment des anti balaka;
  • Avez-Vous besoin d’un dialogue pour augmenter l’effectif des groupes armés au gouvernement ? Non, Vous avez le pouvoir discrétionnaire que Vous concède la constitution que Vous avez violée;
  • Avez-Vous besoin d’un dialogue pour consacrer l’impunité ?     Non, parce que Vous aviez déjà sacralisé cette impunité, en violant la constitution ;
  • Avez-Vous besoin d’un dialogue pour acter la partition du pays ?       Non, de fait, la partition du pays était devenue officielle, avec le refus des groupes pour l’installation des Autorités Préfectorales ;

 

Et pourquoi Vous avez tenu à ce dialogue ? Une manière pour instaurer une autre forme de dictature comme vos prédécesseurs, ou vous voulez utiliser les groupes armés pour faciliter votre réélection? L’une ou l’autre ne constitue une solution idoine Les groupes armés ne sont que des exécutants et leurs maîtres les utilisent pour entretenir l’insécurité afin de leur faciliter le pillage du pays. Telles, ont été et demeurent les missions des seleka et LRA en Centrafrique.

 

Votre entourage Vous a-t-il aidé à comprendre la venue de Mr Alexandre BENALLA à Ndjaména ? Y a-t-il eu rapprochement entre cette venue, les surarmements des seleka et les barbares tueries de la population à Bambari le jour de la JMA ? Ces barbares tueries devraient Vous obliger à surseoir à ce dialogue, ne fusse que par respect des tués, mais Vous avez tenu y envoyer les pouvoirs publics dans une position de faiblesse, et avec les recommandations de ce dialogue, Vous Vous êtes coulé un nœud au cou, avec l’autre bout de la corde tenu par les groupes armés, par-dessus une branche, c’est-à-dire que Vous êtes l’otage des seleka.

 

Le gouvernement inclusif recommandé par ce dialogue et mis en place, est faussement inclusif, parce que pléthorique, déséquilibré et consacre la prépondérance des seleka. Comment comprendre qu’un Exécutif soit composé d’une quarantaine (39) de portefeuilles ministériels, d’une trentaine de Ministres d’Etat-Conseillers et Ministres-Chargés de Mission à la Présidence, et d’une vingtaine de Ministres Conseillers et Chargés de Mission à la Primature, pour un Etat néant qui vit des subsides des partenaires ?

 

Avec une vingtaine de portefeuilles ministériels, Vous faites revenir en force les seleka sur la scène politique, au détriment des anti balaka, alors que la constitution leur interdit l’accès aux fonctions administratives et politiques. Pourquoi avoir arrêté YEKATOME et avoir fait arrêter NGAÏSSONA et les envoyer à la Cour Pénale Internationale, alors que les criminels notoirement reconnus, avec mandat d’arrêt international, deviennent des Ministres ? Et quel programme politique le deuxième gouvernement du Premier Ministre NGREBADA va-t-il appliquer ? Et un fait qui intrigue, à peine nommé Premier Ministre, la famille de Mr NGREBADA est sommée de quitter la Belgique. Et toujours selon les indiscrétions de la part de certains de votre entourage, les chefs des groupes armés resteront dans leurs espaces d’occupation respectifs, pour ne pas être arrêtés à Bangui et percevront les salaires et autres avantages, sans rien faire. Donc, ils sont payés pour entretenir l’insécurité. Comment comprendre cela ? Est-ce sérieux ?

 

Le Premier Ministre NGREBADA a laissé entendre que des mesures seront adoptées rapidement pour la libération de tous les prisonniers et la reconnaissance des grades et gallons des éléments seleka, pour le 3ème anniversaire du régime TOUADERA.

 

De sources concordantes, des éléments des groupes armés seront nommés, ces prochains jours, par arrêté au cabinet du Très Honorable Président de l’Assemblée Nationale.

 

Le gouvernement sera-t-il en mesure de générer des ressources financières supplémentaires pour faire face aux nouvelles dépenses ainsi créées, ou il faudrait toujours ‘’tendre la main de mendiant’’ comme l’avait si bien dit à l’époque le Président PATTASSE ?

 

J’éprouve une très grande inquiétude, parce que toutes les conditions sont réunies pour que le deuxième gouvernement NGREBADA, nommé moins de dix jours après le premier, puisse connaître rapidement un blocage et une implosion de l’intérieur, parce que avec ce dialogue, le Président TOUADERA, qui avait les pieds liés par l’embargo de la communauté internationale, les mains liées dans le dos avec la constitution de SAMBA PANZA, s’est coulé un nœud autour du coup, avec l’autre bout de la corde tenu par les groupes armés par-dessus une branche, réunissant ainsi les conditions d’un échec. Suicide politique en perspective ? Eh bien, comme il se dit aussi vulgairement en politique, il faut laisser les morts mourir de leur propre mort.

 

 

Et encore WAFIO qui prépare un autre coup d’Etat ?

 

Après le prétendu coup d’Etat préparé par WAFIO avec le capitaine NGAÏKOSSET et le colonel OUILIBONA WAN ZAN à Boy Rabbe, c’est maintenant WAFIO qui prépare un autre coup d’Etat, cette fois-ci en France, avec NDOUTIGAY et FEÏNDIRO………….. Décidément, les Dieux sont tombés sur la tête.

 

Excellence, Monsieur le Président et Chef de l’Etat,

 

Voilà deux fois que votre entourage ou Vous me soupçonnez de faire un coup d’Etat. Une manière sibylline de noyer le chien en l’accusant de rage, c’est à dire ‘’neutraliser politiquement’’, en d’autres termes éliminer physiquement. Neutraliser tous ceux susceptibles de faire ombrage, telle a été et reste l’obsession des Chefs d’Etat centrafricains en mal de crédibilité. Mais je ne suis pas ‘’neutralisable’’.

 

Je Vous le répète et avec force, votre élection à la magistrature suprême de l’Etat a été circonstancielle. Et votre possible réélection, dépendra de votre propre bilan dans deux ans. Comme je l’ai ci-dessus évoqué, votre mandat a été dès le début impacté par des facteurs négatifs et Vous-même, au lieu de l’améliorer, Vous l’empoisonnez actuellement avec la mise en œuvre des recommandations du dialogue de Khartoum.

 

De grâce, Monsieur le Président, Chef de l’Etat, cessez de faire surveiller ma maison de nuit. En mon absence, il n’y a que la sentinelle. Toutes mes réunions je les tiens au siège du PDCA à l’espace KONA. Avant de quitter Bangui pour Augan, je vous avais adressé une correspondance dans laquelle je Vous avais informé de mon voyage et avais sollicité votre accord exceptionnel, autorisant le Ministre des Finances à me payer mes arriérés. J’ai été sidéré d’apprendre que certains de votre entourage Vous ont déconseillé de marquer votre accord, espérant voir ma maladie s’aggraver, laquelle me fera crever. Mais je n’étais pas un malade grabataire et évacué, comme ils se plaisent à le dire. IL était question de contrôles ou tests médicaux pour des maladies comme la coloscopie, la cardiographie, le cancer de la prostate ou du colon et autres qu’on ne peut faire chez nous, faute de structures médicales adaptées. Vous-même Vous venez faire vos contrôles et Vous soigner en France, et Vous refusez sur demande de votre entourage de me payer mes droits pour en faire autant. Quel cynisme politicien. Ceci dépasse tout entendement pour un Chef d’Etat, qui a juré sur la constitution de protéger la population.

 

 

Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat,

 

Cette lettre ouverte que je Vous adresse en toute humilité est le condensé du constat négatif de votre gestion des pouvoirs de l’Etat au bout de ces trois premières années de votre mandat, un mandat qui a été compromis dès le départ et que Vous empoisonnez avec les recommandations du dialogue de Khartoum, un autre dialogue de plus, non nécessaire. Durant ces trois années, Vous n’aviez pas fait ce que Vous devriez faire, et Vous avez fait ce que Vous ne devriez pas faire.

 

Certes, comme d’habitude, certains de vos milieux vont Vous empêcher de percevoir la quinté cense de cette lettre, mais, par contre, vont Vous inciter à des négativités destructrices, pour leurs propres intérêts, intérêts pour lesquels Vous êtes pris en otage.

 

De mon humble avis politique, Vous avez réussi à mobiliser les mécontentements populaires contre Vous et avez réuni les conditions pour connaître des frondes populaires, pour ne pas dire sunami populaire, avec les nominations des seleka au gouvernement et dans votre entourage, à la Primature et à l’Assemblée Nationale. Vous-même faites entrer le ver dans le fruit ou le loup dans la bergerie, et il y aura dégâts. Ceux qui vont vous chasser du pouvoir d’une manière ou d’une autre, ce sont les seleka, parce que leurs maîtres ont exploité votre naïveté politique en Vous emmenant à prendre les mesures qui mécontentent en ce moment la population. Ils espèrent par ce moyen, provoquer des soulèvements populaires qui leur permettront de Vous chasser du pouvoir.

Scénario Libreville bis.

 

Très déférentes considérations

 

Augan, le 28 mars 2019

 

 

 

 

 

WAFIO Jean Serge

                                                                       2 Rue de la Barrière

                                                                       56 800 Augan –

                                                                       00 33 6 67 21 92 12 – 00 33 6 41 26 28 54

                                                                       ndikissi.augan@gmail.com

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA RCA A LA CROISÉE DES CHEMINS ET L’HERITAGE DE BARTHELEMY BOGANDA)

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Page de couverture du livre.

 

 

Actes de la conférence-débat du 2 février 2019

Livre de Victor Bissengue, Prosper Indo

 

Voici les actes de la rencontre Autour de la RCA et héritage de B. Boganda ;

Une première partie est consacrée aux témoignages de ceux qui ont vécu ou partagé le quotidien du pouvoir ou des Centrafricains ;

Un deuxième temps consigne des travaux et des réflexions plus théoriques.

Viennent ensuite les contributions et réflexions personnelles donc nécessairement subjectives sur les problématiques du moment en Centrafrique : partition ou fédération, CEMAC ou CEEAC ;

Ces deux interrogations plus polémiques font l’actualité de la pensée de Barthélemy Boganda.

26 mars 2019

  • 104 pages

 

 

Centrafrique : Le président Touadéra marque des points sur le plan diplomatique (Par Ulriche)

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Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera. Credit photo : Présidence de la République.

 

 

Article proposé par : Ulrich Mamenleya

 

Bangui (CNC) – Dès sa prise de pouvoir après les élections couplées de 2016, le Président de la République Centrafricaine, Faustin Archange Touadéra, s’est donné comme priorité de rehausser le niveau de la diplomatie centrafricaine et cela a payé. Il a donc signé un grand nombre d’accords bilatéraux avec plusieurs pays malgré le lourd héritage caractérisé par des scènes de violence vécues à récurrence en Centrafrique depuis 2012.

D’aucuns reconnaissent que le Président Touadéra a du pain sur la planche après avoir été élu démocratiquement Président de la République en 2016, entre les deux tours de l’élection présidentielle. Après sa prestation de serment le 30 mars 2016, le Président Faustin Archange Touadéra a pris le taureau par les cornes pour ramener la Centrafrique dans le concert des Nations.

Le mathématicien a commencé à marquer des points sur le plan diplomatique en tissant des liens avec des pays amis de la RCA afin de signer des accords bilatéraux visant à développer son pays. Parmi ces accords, nous pouvons citer entre autres la signature d’une série de documents de coopération bilatérale avec son homologue le Président Xi Jinping en marge du Sommet de Beijing à travers le Forum sur la Coopération sino-africaine les 03 et 04 Septembre 2017 en Chine.

Ces accords signés se sont focalisés sur plusieurs domaines dont la relance de l’Agriculture, la restructuration de l’Armée, la suppression des dettes sur la RCA par la Chine, l’aide alimentaire, l’énergie et la santé. Un partenariat basé sur les principes de sincérité, d’égalité, d’amitié et gagnant-gagnant.

Ensuite, on peut évoquer la signature de l’Accord de Défense entre la RCA et la Russie à la fin de l’année 2018. Cet Accord intervient environ 60 ans après le traité de coopération avec l’Union soviétique d’alors, au temps du feu Président centrafricain David Dacko. Ceci permettra aux Forces Armées Centrafricaines de bénéficier des formations dans le domaine du renseignement militaire et autres formations ainsi que leur dotation en équipements.

Le numéro 1 Centrafricain a aussi signé le 21 mars 2018 à Kigali au Rwanda un Accord de Libre Echange Continentale(ZLEC) comme certains de ses pairs africains. « Cette signature est une aubaine pour la RCA qui est un pays enclavé confronté à des coûts de transport élevés et à de longs délais de transit », a justifié le Président Touadéra lors du 18ème Sommet Extraordinaire de l’Union Africaine à Kigali.

Les multiples échanges du Chef de l’Etat Centrafricain avec son homologue Burkinabé, le Président Rock Christian Kaboré, à Ouagadougou le 08 novembre 2018, ont abouti à la signature de l’Accord-cadre de coopération par les ministres des Affaires étrangères des deux pays.

Le Président Touadéra continue de relancer la Coopération bilatérale en actant pour la mise en place des mécanismes des différents accords sectoriels avec son homologue ancien Président Sud-africain, Jacob Zuma au mois d’Avril 2017. Il a même relevé les défis pour les progrès notables accomplis dans la mise en œuvre du programme des réformes soutenues par le FMI dans le cadre de l’Accord au titre de la Facilité Elargie de Crédit adopté en Juillet 2016.

Parmi les avancées notées par le FMI en RCA, figure notamment la stabilisation de la croissance économique qui s’établit à 4%. Cet effort, a favorablement impressionné la Directrice générale du FMI, Christine Lagarde qui a félicité dans une lettre en date du 30 janvier 2019 le Président Centrafricain, Faustin Archange Touadéra pour les efforts déployés par son pays dans ce contexte marqué par les défis sécuritaires et humanitaires.

La liste des accords signés par le Président Touadéra à mi-mandat est longue ; récemment dans le cadre de la stabilité de la RCA, le Chef de l’Etat centrafricain a réussi à décrocher un Accord de paix avec les 14 représentants des groupes armés le mercredi, 06 février 2019 à Bangui après 10 jours de pourparlers à Khartoum au Soudan sous l’égide de la Communauté internationale via l’Union Africaine.

Ces offensives diplomatiques réussies démontrent à suffisance que le Chef de l’Etat n’a pas failli dans son engagement pris lors de prestation de son serment et qui consistait à redorer le blason de son pays sur le plan diplomatique./

Article publié tel qu’il a été envoyé par son auteur Ulrich Mamenleya

 

 

 

 

RCA : une cache d’armes découverte à Bangui à la Cité Jean XXIII

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Bangui (CNC) – Les services de Police, de la gendarmerie et de la Minusca ont été appelés ce vendredi 29 mars sur le lieu d’une cache d’armes découverte dans une concession privée à la Cité Jean XXIII de Bangui.

 

Selon la brigade de la gendarmerie qui a pu récupérer les deux sacs enterrés dans cette concession privée, ceux-ci contenaient deux armes de guerres automatiques, une lance requête, des centaines des minutions, des grenades offensives et défensives soigneusement protégées par leur propriétaire.

D’après nos investigations, la concession incriminée appartenant au Professeur Freddy MIABÉ, ancien Directeur des Ressources humaines à l’ÉCOBANK-Centrafrique qui vient par ailleurs de l’acquérir.

Dans l’objectif de construire sur ce lotissement, Monsieur Miabé a fait recours à un groupe des jeunes de quartier Galabadja d’une association pour le nettoyer.

À leur grande surprise, ce vendredi dans la journée, ils ont découvert deux sacs lourds contenant des effets militaires cachés soigneusement à seulement quelques centimètres sous la terre.

Par peur d’être la cible d’un éclat d’une grenade, les jeunes ont fait appel à un officier des FACA de passage avant que celui-ci alerte le service de la gendarmerie et de la police à son tour pour venir neutraliser les engins explosifs retrouvés dans les deux sacs.

Finalement plus de peur que de mal. Les deux sacs avec tous les contenus ont été emportés par le service de la Gendarmerie nationale avant l’arrivée de la Police et de la Mission des nations unies en République centrafricaine sur le lieu de cette cache qui se trouve seulement à quelques mètres derrière l’ÉNERCA de Gobongo dans le quatrième arrondissement de Bangui.

 

Copyright2019CNC.

 

RCA : une jeune fille de 14 ans séquestrée par un Echoman de SATOM-Bouar.

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Base de la Société SOGEA-SATOM de Bouar. Credit photo : Gervais Lenga pour CNC.

 

 

Bouar (CNC) – Âgée seulement de 14 ans, une jeune fille a été séquestrée durant quatre jours par un homme d’origine camerounaise travaillant pour la société SATOM-Bouar.

 

Le criminel sexuel, qui est actuellement transféré d’urgence vers Bangui en attendant une sanction administrative à son encontre, a été surpris par l’un de ses chefs avec la victime dans sa chambre dans la base opérationnelle de Satom au début de la semaine.

À lire aussi « RCA : travail contre le sexe, c’est le nouveau nom de la société SOGEA-SATOM de Bouar ».

L’enquête, confiée à la gendarmerie de Bouar, indique que la jeune fille, victime de cet Echoman, est portée disparue depuis quatre jours et ses parents étaient même à sa recherche. Un avis a été lancé pour la retrouver.

Afin d’éviter qu’il s’échappe habilement à la justice centrafricaine, les enquêteurs pensent depuis vendredi à lancer un mandat d’arrêt à son sujet afin qu’il soit arrêté à Bangui et remis à la Justice de la République centrafricaine.

Rappelons que depuis un mois, les dirigeants de la Société SOGEA-SATOM mettent le paquet double pour tenter de débusquer tous ceux qui tentent, d’une manière ou d’une autre, à ne pas respecter les consignes et règlements intérieurs à la Société. Ce qui est encourageant.

Quant à la famille de la jeune fille, la justice doit faire son travail très rapidement pour éviter que ce criminel sexuel ne s’échappe du pays.

 

Copyright2019CNC.

RCA : un homme froidement abattu dans la commune de Lybi.

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Sortie de la Commune de Lybi dans le Kémo. Credit photo : Mickael Kossi/CNC.

 

 

Sibut (CNC) – La victime s’appelle Bernard MANDAGO, âgé de cinquante ans environ lors de son assassinat par des hommes inconnus dans la commune de Lybi.

 

Originaire de Mbré au nord de la République centrafricaine, monsieur Bernard MANDAGO a élu domicile dans la commune de Lybi, à quelques kilomètres de Sibut sur l’axe Damara, depuis quelques années. Il est connu localement pour être un chasseur professionnel.

Cependant, dans la nuit du mercredi à jeudi 28 mars 2019, il a été froidement abattu lors d’une partie de chasse par des individus lourdement armés encore non identifiés.

La gendarmerie de Sibut, qui enquête sur cette affaire criminelle, dit n’avoir privilégié aucune piste pour l’instant.

Toutefois dans le village, certains pensent aux éleveurs peuls en pâturage dans le secteur qui auraient assassiné monsieur Bernard MANDAGO.

En attendant la suite de l’enquête, le corps de la victime est enterré ce vendredi 29 mars à Lybi.

 

Copyright2019CNC.

CENTRAFRIQUE : QUE DEVIENT UNE CONSTITUTION DÉLIBÉRÉMENT VIOLÉE PAR SON PROPRE GARANT ?

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

 

 

Bangui (CNC) – Au lendemain du recadrage de l’Union Africaine à Adis Abeba concernant le caractère non inclusif du gouvernement né des accords de Khartoum, des décrets en cascade portant nomination des seigneurs de guerre à de haute fonction de l’Etat furent signés par le Président de la république et son chef du gouvernement.

 

Ces différents décrets font la promotion des bourreaux du peuple qui, bénéficiant néanmoins de la présomption d’innocence sont sous sanctions de l’ONU mais sont concernés par les procédures devant la cour pénale spéciale de Bangui et la cour pénale internationale. Ces décrets pris en violation flagrante des dispositions constitutionnelles ne sont pas politiquement élégants et reposent la problématique de la hiérarchie des normes et plus singulièrement de la protection de la loi fondamentale.

En effet, la constitution centrafricaine du 30 mars 2016 confie à la cour constitutionnelle la célèbre mission de contrôle de constitutionnalité c’est à dire de veiller à ce que les normes législatives et réglementaires soient conformes aux normes constitutionnelles qui regroupent ce que la doctrine appelle techniquement le « bloc de constitutionnalité ». En nommant ces criminels de guerre, le Président de la république a violé délibérément la constitution et son serment.

Ainsi, le crime de haute trahison prévue par l’article 124 de la constitution est constitué.

En effet, l’alinéa 1 de l’article 28 de la constitution dispose :

« l’usurpation de la souveraineté par coup d’état, rébellion, mutinerie ou tout autre procédé non démocratique constitue un crime imprescriptible contre le peuple centrafricain… ».

L’alinéa 2 poursuit et dispose que :

« toute personne physique ou morale qui organise des actions de soutien, diffuse ou fait diffuser des déclarations pour soutenir un coup d’état, une rébellion ou une tentative de prise de pouvoir par mutinerie ou par tout autre moyen est considéré comme co-auteur ».

L’alinéa 3 de l’article 28 évoque la sentence et dispose que :

« les auteurs, co-auteurs et complices des actes visés aux alinéas 1 et 2 sont interdits d’exercer toute fonction publique dans les institutions de l’Etat ».

Cette difficile cohabitation avec les chefs de guerre irrite les victimes et laisse le citoyen lambda perplexe, dubitatif et interrogatif :

L’application des accords de Khartoum donne t-elle un mandat de transgresser la loi fondamentale et de faire la promotion de l’impunité ? Ces séries de décrets portant nomination des bourreaux du peuple aux hautes fonctions de l’Etat ne sont-elles pas constitutives de crimes de haute trahison ? Le Président de la république ne peut-il pas être poursuivi pour intelligence avec l’ennemi pour l’enrôlement des mercenaires ? Ces différents décrets qui restaurent les sombres souvenirs de la nation enlèvent-ils le caractère imprescriptible des crimes commis par les seigneurs de guerre ? Pour quelle raison légitime le Président remet sur sellette des criminels vomis par le peuple ? A l’horizon, que deviendra la cour pénale spéciale de Bangui qui incarne l’espoir d’une justice pour le peuple ? Si le pouvoir de Bangui n’est ébranlé qu’à l’étape de la mise en place d’un gouvernement inclusif, qu’en sera t-il de son fonctionnement et surtout de l’application intégrale des accords de Khartoum ? Sur quelle base juridique, le Président de la république a confié la mission de protection de son peuple de province aux groupes armés alors qu’il avait prêté serment d’observer scrupuleusement la constitution ? Que restera t-il du territoire national dès lors qu’en plus des 80% occupés, les groupes armés infiltrent légalement et loyalement les 20% restant sous l’autorité de l’Etat ?

Par ailleurs, n’y aura t-il pas de risque de prise d’otage synonyme de coup d’état à la primature ou à la présidence de la république ?

Pour assouvir la démagogie devenue virale, allons-nous encore accuser l’ancienne puissance coloniale de complot en cas d’une nouvelle spirale de violence ?

En outre, il est important de souligner qu’à la lecture des différents décrets qui légitiment la meurtrière rébellion, on a l’impression d’être dans une république islamique contrairement à la notion de laïcité prônée par le préambule de la constitution.

Par ailleurs, il urge de rappeler que selon les dispositions de l’article 95 de la constitution qui place la loi fondamentale au sommet de la pyramide de l’ordonnancement juridique, cette dernière mérite une protection spéciale pour équilibrer le maillage juridique. Ainsi, s’agissant de la protection politique, l’alinéa 3 de l’article 33 de la constitution donne plein pouvoir au Président de la république en ces termes : « le Président de la république veille au respect de la constitution… ». Le paradoxe à travers cette avalanche de décrets est que le bourreau de la loi fondamentale est son propre garant. Dans la même logique d’idée et selon les dispositions de l’alinéa 1 de l’article 98 de la constitution, toute personne c’est à dire le citoyen lambda peut exercer son droit de résistance à la violation inacceptable et aux atteintes injustifiées pour activer l’application de l’alinéa 2 de l’article 106 de la constitution. Enfin, la protection juridictionnelle de la constitution qui se matérialise par le contrôle de constitutionnalité suite à une auto-saisine de la cour constitutionnelle. Ainsi, en cas de non conformité à la constitution, les décrets incriminés sont censurés. Selon les dispositions de l’alinéa 2 de l’article 106 de la constitution, les textes inconstitutionnels sont nuls et de nuls effets. Dans le cas de l’espèce c’est à dire si les textes sont déjà en vigueur, ils sont retirés de de l’ordonnancement juridique pour conserver un équilibre jurisprudentiel. Contrairement aux autres juridictions, et selon les termes de l’alinéa 1 de l’article 106 de la constitution, la décision de la cour constitutionnelle jouit d’une autorité absolue de la chose jugée c’est à dire qu’elle ne peut souffrir d’aucun recours. Dès lors la décision de la cour constitutionnelle est imposable à tous et les décrets apocalyptiques incriminés disparaissent définitivement de l’ordonnancement juridique. S’agissant de la morale, il est évident que s’inscrire dans la logique de la paix et de la réconciliation nationale n’est pas synonyme du bradage de nos valeurs morales où les victimes doivent à travers leurs impôts entretenir leurs bourreaux. L’autre morale qui émane d’un professeur d’université est l’institutionnalisation des armes comme moyen de réussite au détriment des études et diplômes. Pour finir, nous estimons que le peuple souverain , l’assemblée nationale et les autres institutions républicaines prendront leurs responsabilités pour défendre ce reste de sa constitution. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 29 mars 2019

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des élections

Tel : 0666830062

 

Centrafrique : le FPRC entre hésitations et la paix.

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Le chef militaire du FPRC Abdoulaye Miskine.

 

Bangui (CNC) – Après la pluie des nominations de ses cadres dans le gouvernement et dans les cabinets du Président et du Premier ministre, le ton semble radicalement changé au sein du FPRC, l’une des principales factions rebelles de l’ex-coalition Seleka.

 

Le général Noureidine ADAM, après sa nomination comme ministre D’État et Conseiller spécial à la Présidence de la République centrafricaine, tente depuis quelques jours de reprendre la main sur son mouvement politico-militaire dénommé le Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC).

Cependant, Abdoulaye Hissen, qui est à la tête de l’État-major du mouvement, doute sérieusement du bien-fondé de l’accord de paix de Khartoum signé le 6 février dernier à Bangui.

Pour lui, il est hors de question de faire des yeux doux au Président Faustin Archange TOUADERA qui lui envoie pourtant des fonds à répétition.

Une position contestée radicalement par le nouveau ministre d’État et conseiller à la Présidence Noureidine ADAM qui souhaite pour lui laisser une dernière chance à la Tortue de Damara à quelque 24 mois de la fin de son premier quinquennat.

Pour l’heure, la position d’Abdoulaye Hissen est plus que minoritaire dans le mouvement d’autant plus que dans ce nouveau gouvernement de Firmin NGRÉBADA, 3 cadres du FPRC représentant les trois couches ethniques au sein du mouvement sont représentées. Il s’agit de Goula, arabe et de Rounga.

 

 

Copyright2019CNC.

Centrafrique : Communiqué de presse du mouvement MRPMC

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

 

Le bureau exécutif de la Coordination du MRPMC a tenu sa traditionnelle rencontre marquant la fin de modifications internes au sein du mouvement .

MRPMC est devenu Mouvement Révolutionnaire des Patriotes Centrafricains ( MRPC ).

 

A l’issue de cette rencontre, a pour but d’apporter plus de réconciliation, de créer le cadre de la renaissance de l’unité nationale et de prendre ensemble des mesures nécessaires pour stabiliser le pays. «Il s’agit aussi d’apporter plus de sécurité aux populations qui sont en attente de vivre en paix dans toute le territoire».

 

Nous tenons à féliciter toute les membres pour les efforts qu’ils en mènent pour aboutir cette concertation du mouvement .

 

Un communiqué sanctionnant la fin des travaux est attendu incessamment. Il y est prévu que MRPC se prononce sur des questions différents d’ordre politique, économique et de sécurité.

 

Dans cette perspective, MRPC et tous ses membres adhérents, acceptent formellement, dans l’intérêt supérieur du peuple ,d’oeuvrent pour la paix en RCA.

«Le peuple a beaucoup souffert et, cette fois-ci, nous sommes dans la bonne direction».

 

MRPC S’engage résolument à consolider la paix et l’Unité Nationale, avec tous les fils et filles du pays pour la reconstruction nationale.

 

Vive MRPC,Vive la Paix

 

Fait : le 27-03-2019

 

Coordination du Bureau MRPC.

Centrafrique : le ministre de la jeunesse et des sports Lionel Dounda agressé dans son bureau de Bangui.

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Attroupement des personnes après l’agression du ministre Lionel Dounda le mercredi 27 mars 2019 vers 8h40 à Bangui. Credit photo : Anselme Mbata/CNC.

 

 

Bangui )CNC) – Des individus non identifiés ont violemment agressé le ministre de la Jeunesse et des Sports Lionel Privat Dounda dans son bureau ce mercredi 27 mars 2019.

 

D’après le service de la police qui est arrivée tard sur le lieu de l’incident, l’acte barbare et criminel a eu lieu vers 8h30 ce mercredi 27 mars au stade 20 000 places où se trouve le cabinet du ministre Régis Lionel Privat Dounda.

Les criminels, qui ont probablement suivi de près depuis plusieurs heures le ministre Dounda dans ses mouvements, l’ont encerclé après son arrivée au bureau.

En dépit de la présence de son garde du corps, le ministre a été suffisamment tabassé par une dizaine des personnes visiblement en colère.

Malgré sa petite taille qui ne dépasse pas 1,5m, le ministre Privat Dounda a pu s’en tirer avec quelques blessures légères sur le corps.

Les policiers, qui sont arrivés en retard après avoir été appelés d’urgence, déclarent pouvoir continuer à enquêter sur l’affaire pour identifier les auteurs de cet acte criminel barbare.

Cependant, certaines personnes voient derrière ce coup l’ex-bureau exécutif du Conseil national de la Jeunesse (CNJ) suspendu par une décision du ministre Lionel Dounda.

Bien que cette décision est juridiquement contestable et très mal conçue, elle ne justifie aucunement de tel acte criminel contre un ministre de la République.

Voici l’intégralité de la décision controversée du ministre Dounda portant suspension des activités du Conseil national de la Jeunesse (CNJ) :

 

 

DÉCISION

Portant suspension des activités du bureau exécutif du Conseil national de la Jeunesse

 

LE MINISTRE DE LA JEUNESSE ET DES SPORTS

Vu la Constitution de la République centrafricaine du 30 mars 2016,

vu le décret numéro 16.218 du 30 mars 2016, portant promulgation de la Constitution de la République centrafricaine ;

Vu le décret numéro 19.056 du 25 février 2019, portant nomination du Premier ministre, chef du gouvernement;

Vu le décret numéro 19.072 du 22 mars 2019, portant nomination ou confirmation des membres du gouvernement;

Vu le décret numéro 16.390 du 23 novembre 2016, portant organisation et fonctionnement du ministère de la promotion de la jeunesse, du développement des sports et du service civique et fixant les attributions sur proposition du Directeur général de la promotion de la jeunesse, des services civiques;

Vu le rapport des différentes investigations;

 

SUR PROPOSITION DU DIRECTEUR DE CABINET

Article 1 : les activités exécutives du Conseil National de la Jeunesse sont suspendues jusqu’à nouvel ordre.

Motif : fin de mandat et manquement dans l’exercice de leurs activités.

Article 2 : Pendant la période de suspension, un Comité ad hoc sera mis en place pour évacuer les affaires courantes jusqu’à l’organisation des prochaines élections.

Article 3 : le Directeur général de la police et le Directeur général de la gendarmerie sont chargés chacun en ce qui les concerne dans l’application de la présente décision.

Article 4 : la présente décision qui abroge toutes dispositions antérieures contraires, sera enregistrée et publiée partout où besoin sera.

 

Fait à Bangui le 26 mars 2019

Régis Lionel Privas Dounda.

Ministre

RCA : des rebelles nommés conseillers spéciaux à la Présidence de la République (officiels)

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SDes rebelles de la Seleka pour illustration.

 

 

Bangui (CNC) – Par un décret présidentiel du 27 mars 2019 signé par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA, le porte-parole du MPC ABOULKASSIM Algoni et un cadre de l’UPC Idriss ADAMOU sont nommés conseillers à la Présidence de la République centrafricaine.

 

Comme l’a annoncé Fidèle Gouandjika, conseiller du chef de l’État Faustin Archange Touadera dans une vidéo live du Facebook, les nominations des rebelles dans les cabinets vont se poursuivre dans les jours et semaines à venir.

Et voilà, chose promise, chose due. Ce mardi 26 mars 2019, le Président Faustin Archange TOUADERA a signé plusieurs décrets portant nomination de certaines personnalités à des postes hautement politiques dans son cabinet.

Hors mis le retour à la mangeoire de l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu Sarandji nommé ministre d’État, conseiller spécial du chef de l’État et de Ringui André Le Gaillard, ancien directeur des examens et concours devenu depuis quelques années conseiller politique du chef rebelle Abdoulaye Miskine et nommé par Touadera comme son conseiller en matière de l’éducation, le chef de l’État n’a pas oublié aussi certains cadres politiques du MPC et de l’UPC dans son décret du 26 mars.

Le porte-parole du MPC (Mouvement patriotique pour la Centrafrique) ABOULKASSIM Algoni est nommé par Touadera comme ministre conseiller spécial à la Présidence de la République centrafricaine, tout comme monsieur Idriss ADAMOU, un cadre politique de l’UPC (Unité pour la paix en Centrafrique) nommé aussi ministre conseiller.

Il faut noter au passage que monsieur ABOULKASSIM Algoni , sur le plan scolaire, n’a guerre franchie le cap du premier cycle secondaire. Son dernier bulletin scolaire du lycée Jean-Marie de Bangui indique qu’il était à peine admis en classe de 4e avant de quitter les bancs de l’école pour le marché KM5.

Une situation incompréhensible pour bon nombre des Centrafricains qui appellent depuis le début de la semaine à la désobéissance générale pour protester contre ces nominations en cascades des rebelles.

À Bangui, des dizaines des jeunes manifestent publiquement avec la copie de leur diplôme à la main, parfois en les brûlant pour montrer leur mécontentement vis-à-vis du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA alias La Tortue de Damara.

Sur les réseaux sociaux, les insultes fusent de partout, d’autres appellent les soldats FACA à prendre leur responsabilité pour renverser le Président Touadera considéré désormais comme un « traître de la nation… »

 

Voici un exemple des messages publié sur les réseaux sociaux :

 

MOUVEMENT POUR DÉFENSE DE LA CONSTITUTION ET DES FACA.

Centrafricaines Centrafricains du monde entier soulevons nous conne un seul peuple pour mettre fin au règne du traître Faustin Archange TOUADERA.

 

Acte1:

– trois ans d’amateurisme comme chef suprême des armés centrafricains. Il n’a engagé même pas une seule fois l’armée FACA pour défendre le territoire, mais plutôt pour déconstruire l’armée FACA par des humiliations :

Alors que les généraux et les officiers tout confondus sont déshonorés par les troupes de la Minusca, trois sections et des véhicules humer blindés patrimoines des militaires sont stationnés pour protéger la (…), Marie Noëlle KOYARA et son Premier ministre Firmin NGRÉBADA.

Alors que l’armée est dotée équipements koyara vent à tour des bras le site de BSS, Camps Fidèles Odrou et spolié les véhicules et nommé des douaniers pour piller l’argent de La Défense sous l’œil du commerçant le général MAMADOU, son gendre.

Alors que les fonctionnaires souffrent ils augmentent la taille du gouvernement, ce justifie une suffisance financière, hélas la jeunesse centrafricaine sort par millier chaque année à l’université et sans emploi depuis des années.

Alors que les victimes demandent la justice pour leurs bourreaux , TOUADERA pour se moquer du peuple offre comme cadeau pour son trois années de tortue à la tête de l’état, la nomination des criminels de guerre pour balkaniser le pays .

 

Ainsi, la RCA est morcellée en zones tribales comme en Afghanistan où chaque chef règne en maître et fait sa loi.

Au lieu de déployer les FACA il nomme les rebelles comme patrons des FACA. Comment humilier les officiers sortis des écoles de guerres pour faire assurer les commandements dans le régions militaires par des bourreaux du peuple? NON!!! NON!!!

C’est le nouveau Far West africain.

Face à cette ultime trahison, nous peuple centrafricain demandons aux FACA, aux officiers et généraux de prendre position au côté du peuple le 30 Mars 2019, mettre fin par la force le régime de TOUADERA.

La société civile, les partis et mouvements politiques doivent se retrouver pour une assise transition dans les prochains jours !

VIVES LE PEUPLE SOUVERAIN ET LA RCA.

 

Pour les actions:

Barricade des toutes les voies publiques sur l’ensemble du territoire jusqu’au au renversement de TOUADERA par les FACA.

Tous avec brassards vert armés sur la tête le 30 mars 2019 pour mettre hors d’état de nuire le régime de la tortue de DAMARA .

 

Le Coordonateur en Chef

Nambo Serèt YOUFIONA

 

Le Collectif « Touche pas à ma constitution » organisation de la Société civile dénonce le caractère anticonstitutionnel du gouvernement NREBADA et le qualifie de Haute trahison.

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Communiqué de Presse

 

Le Collectif « Touche pas à ma constitution » organisation de la Société civile dénonce le caractère anticonstitutionnel du gouvernement NGRÉBADA et le qualifie de Haute trahison.

 

Il ressort dans l’article 28 de la Constitution Centrafricaine du 30 mars 2016 que « L’usurpation de la souveraineté par coup d’État, rébellion, mutinerie ou tout autre procédé non démocratique constitue un crime imprescriptible contre le peuple centrafricain. Toute personne ou tout État tiers qui accomplit de tels actes aura déclaré la guerre au peuple centrafricain. Toute personne physique ou morale qui organise des actions de soutien, diffuse ou fait diffuser des déclarations pour soutenir un coup d’État, une rébellion ou une tentative de prise de pouvoir par mutinerie ou par tout autre moyen, est considérée comme co-auteur. Les auteurs, co-auteurs et complices des actes visés aux alinéas 1 et 2 sont interdits d’exercer toute fonction publique dans les Institutions de l’État ».

 

Le déferlement des actes de barbaries sanglantes qui a occasionné l’avènement des régimes anti-peupl

e et notamment l’ancrage de la pérennité des régimes despotiques du gouvernement du sang par le sang du peuple en République Centrafricaine continue de cristalliser la page de l’histoire contemporaine. La rébellion, la tuerie de masse, le clientélisme, la médiocrité, la gabegie financière sont les nouvelles pédagogies qu’enseignent la république à la génération future.

 

Depuis que la République centrafricaine est affectée par le cycle des différentes rébellions dans lequel elle est plongée, le processus de la paix sociale ainsi que la consolidation des règles de la démocratie cessent de s’épanouir. Au-delà des différentes interventions et des initiatives internationales, la recherche de la paix est difficile à obtenir. D’une part, la RCA est barbouillée par la calamité des coups d’État, les chantages, la mauvaise gouvernance, les injustices sociales, le chômage, etc. Et d’autre part, par les rébellions qui contribuent grandement à sa déstabilisation.

 

Les indicateurs du système managérial politique et la lutte contre les impunités sont restés dans les bacs à poubelle. L’avenir de notre pays et celle de la jeunesse est polluée par l’atmosphère de l’incertitude, l’angoisse de survie au quotidien vient encore grossir la liste de la souffrance humaine entre temps, la communication des armes, la loi du plus fort témoigne à quel point, l’État peut sacrifier stratégiquement son peuple par la duplicité du machiavélisme institutionnel. Les nominations sont faites sur la base de la criminalité et de la haute trahison, les cadres formés doivent se soumettre face au climat de la terreur.

 

Par contre, aucune visibilité manifeste se pointe à l’horizon. La République démissionne dans ses fonctions et proclame la vente des intérêts collectifs. Face à cette situation vertigineuse, nul ne pourras rester indifférent, c’est pourquoi le Collectif « Touche pas à ma constitution » organisation de la Société civile dénonce le caractère anticonstitutionnel du gouvernement NGRÉBADA et le qualifie de Haute trahison.

 

Fait à paris 27 mars 2019

 

Le Coordonnateur Général

 

Godfroy- Luther GONDJE DJANAYANG.

 

Ampliations :

-ONU,

-L’Union Africaine,

-La CEEAC,

-L’Elysée,

-USA,

-La ligue Internationale des Droits de l’Homme.

La Russie, soutien de Nicolas Maduro, envoie des troupes au Venezuela

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La Russie a envoyé une centaine de militaires et 35 tonnes de matériel au Venezuela. Une présence jugée par l’opposition comme une ingérence étrangère, mercredi 27 mars.

le 27/03/2019 à 15:33

► Combien de militaires russes ont débarqué au Venezuela ?

Deux avions militaires russes, un « Antonov An-124 et un avion de passagers de type Iliouchine Il-62 » transportant « des équipes de fonctionnaires dans le cadre de la coopération technique et militaire » entre les deux pays, auraient atterri à Caracas dimanche 24 mars, d’après l’agence russe Sputnik. À leur bord, une centaine de militaires et 35 tonnes de matériel, envoyés par l’administration de Vladimir Poutine, en soutien à Nicolas Maduro.

Une arrivée confirmée par la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, qui a indiqué mercredi 27 mars, que la Russie était « en train de renforcer sa coopération avec le Venezuela en accord avec la Constitution de ce pays et dans le cadre de la loi ».

Moscou est également soupçonné d’avoir envoyé à Caracas des agents de sécurité privée pour protéger Nicolas Maduro : les hommes du groupe Wagner, déjà présents dans l’est de l’Ukraine, chargés d’épauler les officiers de Damas et actifs en République centrafricaine. Autant d’interventions soutenues à demi-mot par le Kremlin.

► Comment a réagi l’opposition vénézuélienne ?

Le débarquement des militaires russes sur le sol vénézuélien a électrisé les opposants au président vénézuélien. « Il semble que (le gouvernement de Nicolas Maduro) n’ait pas confiance en ses propres militaires, car il les fait venir de l’étranger (…). Ils violent à nouveau la Constitution », s’est élevé Juan Guaido, reconnu président par intérim par une cinquantaine de pays dont les États-Unis, mercredi 27 mars devant l’Assemblée.

Venezuela : États-Unis, Russie et UE, trois stratégies face à la crise

La majorité parlementaire « a rejeté à l’unanimité la présence de militaires russes au Venezuela (…), qualifiée d’ingérence à la souveraineté nationale qui viole la Constitution de manière flagrante », a ensuite indiqué dans un communiqué le Parlement, seule institution contrôlée par l’opposition. Selon la loi, le Parlement a son mot à dire pour toute mission militaire étrangère sur le sol vénézuélien.

► Comment ont réagi les États-Unis ?

Trois ans après avoir sauvé le régime de Bachar Al Assad en Syrie, Vladimir Poutine fait tout pour venir au secours de son allié Nicolas Maduro. Quitte à ouvrir un nouveau front dans son bras de fer avec les Occidentaux.

L’arrivée des militaires russes a donné lieu à une passe d’armes lundi 25 mars entre Washington et Moscou. Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a prévenu son homologue russe Sergueï Lavrov que les États-Unis ne resteraient pas « les bras croisés » si la Russie continuait « d’exacerber les tensions au Venezuela ». Sergei Lavrov a rétorqué en accusant les États-Unis de tenter d’organiser un « coup d’État » pour renverser le président vénézuélien Nicolas Maduro.

Le groupe de Lima, composé de 13 pays latino-américains et du Canada, a fait part de sa « préoccupation » concernant la présence de troupes russes, et « condamné toute provocation ». Le vice-président américain Mike Pence devait recevoir mercredi à 15 heures Fabiana Rosales de Guaido, l’épouse de Juan Guaido, selon la délégation de celui-ci aux États-Unis.

 

Avec le journal La-croix

 

Centrafrique : la levée du blocus par un groupe armé sur un corridor qui alimente Bangui

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Le président du mouvement armé centrafricain dénommé Front démocratique du peuple centrafricain (FDPC), Martin Koumtamadi alias Abdoulaye Miskine, a “officiellement” décidé mardi de lever le blocus sur le corridor Bangui-Garoua Boulaï qui alimente la capitale centrafricaine, a-t-on appris ce mardi dudit mouvement.

Dans une décision signée ce mardi par l’intéressé, depuis Brazzaville où il réside, M. Koumtamadi a dit avoir pris en compte la nécessité d’entretenir la paix et l’allègement des souffrances du peuple centrafricain, et les conclusions des pourparlers d’Addis-Abeba du 20 mars dernier.

En conséquence, M. Koumtamadi a déclaré avoir instruit ses éléments pour “faire immédiatement le nécessaire de sorte que la libre circulation des biens et des personnes soit totalement rétablie dans les 24h”.

Au lendemain de la formation du premier gouvernement du Premier ministre Firmin Ngrébada, les éléments armés du FDPC résidant au village Zouckombo (ouest) ont organisé un blocus du corridor Bangui-Garoua-Boulaï, en signe de protestation du fait qu’aucun de leurs éléments ne figure au gouvernement.

Après les consultations d’Addis-Abeba convoquées par l’Union africaine et l’aménagement du gouvernement, M. Koumtamadi, pourtant nommé ministre de la Modernisation de l’administration et de l’innovation des services, a renoncé à la promotion, prétextant ne pas s’intéresser aux postes ni à l’argent.

Entretemps, le blocus jusque-là entretenu par ses éléments armés à Zoukombo ont porté un coup dur aux échanges commerciaux entre le Cameroun et la République centrafricaine, d’une part, et contribué à la surenchère en Centrafrique. Presque tous les prix ont été revus à la hausse, le sac de ciment étant passé de 8.500 francs CFA avant la crise à 12.000 francs après la crise. F

Avec ©centre d’information de Chine.

Centrafrique : Noureidine Adam, ministre d’État conseiller du Président Touadera ?

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Le chef rebelle Noureidine Adam du FPRC

 

 

Bangui (CNC) – Le redoutable chef rebelle Noureidine ADAM serait nommé par un décret muet ministre d’État et Conseiller du Chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.

 

L’information, qui n’a pas été confirmée officiellement, fait déjà l’objet de plusieurs commentaires sur les réseaux sociaux et dans les rues de Bangui.

À en croire à certaines sources indépendantes, le grade du Général de division du Patron du FPRC Noureidine ADAM serait aussi confirmé par ce décret présidentiel muet. Ce qui a d’ailleurs poussé un autre chef rebelle, plus précisément Ali Darassa à contester sa nomination comme ministre conseiller à la Primature. Il demande à ce que son grade du général soit aussi reconnu dans le décret de sa nomination.

Si certains pensent que la nomination de Noureidine ADAM n’a pas été officiellement annoncée dans les médias pour éviter un soulèvement populaire dans le pays, d’autres jugent par contre cette nomination comme une nouvelle trahison du Président Touadera vis-à-vis du peuple centrafricain.

Il faut noter par ailleurs que les chefs rebelles nommés conseillers à la Présidence de la République centrafricaine ou à la Primature ne sont pas obligés de se rendre dans la capitale pour prendre leur fonction dans les cabinets.

Par contre, ils auront droit à un salaire mensuel, des indemnités liées à leur rang officiel, des gardes du corps payés par le trésor public même si ce sont des rebelles, des voitures officielles et bien d’autres avantages publics.

Chose étonnante dans tout ça, les représentants des victimes n’ont pas été nommés dans tous ces décrets présidentiels. Ce qui a en outre choqué plus d’un dans le pays depuis le début de la semaine.

Affaire à suivre.

 

 

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Centrafrique : réaction des Banguissois au partage de gâteaux de la République de Touadera

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Marché Fouh dans le quatrième arrondissement de Bangui. Credit photo : Mickael Kossi/CNC.

 

Bangui (CNC) – En groupe de deux, trois personnes, devant les kiosques de GPIC, sur les trottoirs, dans les maquis, l’invitation des seigneurs de guerre à se mettre à table avec Touadera ne cesse de délier les langues des Banguissois. CNC vous rapporte quelques réactions à chaud.

 

Corbeaunews Centrafrique (CNC) : Que pensez-vous des nominations des chefs rebelles à des postes de responsabilité publics ?

Firmin Paul, un retraité devant l’ecobank Centrafrique : Mon fils, ne me pose pas cette question. Touadera est réellement dépassé. C’est pour cela qu’il leur a fait appel pour arranger son bilan. On ne peut que laisser faire avec.

 

Mathieu, un autre retraité un peu plus loin : Avec ces nominations, on peut dire que le président Touadera a échoué. Nous comptons sur vous les journalistes, d’aller vers ces ministres rebelles et de leur poser des questions en français et sango. Vous verrez qui est qui.

 

Virginie, une femme qui entre dans sa cinquantaine : C’est maintenant que j’entends que les femmes sont aussi des rebelles dans ce pays de Boganda. Que se passe-t-il dans la famille Sayo pour que tout le monde devienne des rebelles ? Mère , Fils, Fille…

 

Drogba centrafricain, un footballeur : Jusqu’à ce jour, ils ne nous expliquent pas l’Accord signé. Si bien que je ne peux pas me prononcer sur les actes qui suivent. Mais ce qui va m’énerver demain et que j’invite tous mes compatriotes à prendre garde dès à présent, c’est quand les partisans de Touadera prendront d’assaut les médias publics de la République centrafricaine pour mentir au peuple, accuser tel ou tel alors que c’est leur chef Touadera qui a négocié l’accord de paix, le signer et nommer ces rebelles à côté de lui. Donc, il ne faut pas qu’ils reviennent demain nous détourner la vérité.

 

Un vendeur ambulant : Quel bilan le président Touadera nous présentera pour sa réélection ? Mieux vaut qu’il fasse sa valise dès maintenant.

 

Un étudiant en droit à l’Université de Bangui : Tout ça, ce sont les Russes qui poussent le président Touadera à coopérer avec les rebelles afin qu’ils trouvent l’occasion d’aller piller tranquillement nos ressources dans les zones rebelles. C’est vraiment une honte pour le président Touadera. Et malgré tout ça, ses partisans crient à la victoire du président sur les rebelles. Mais de quelle victoire ils parlent ? C’est rigolo.

 

Brigitte, une étudiante en sociologie : Je pense plutôt pour moi que ce sont les Français et les Américains qui font de telle sorte que Touadera est devenu impopulaire dans un premier temps et dans un second temps, qu’il soit entouré de la sorte. Car pour eux, Touadera est déjà en compagne pour sa réélection de manière frauduleuse dès le premier tour en 2021.

 

Un enseignant au lycée technique : Les FACA sont amenés maintenant à garder des maisons aux quartiers. Presque dans tous les quartiers de Bangui, quand tu te lèves le matin, tu vois des militaires devant des maisons délabrées et quand tu poses la question, on te répond c’est Paul qui est devenu ministre, Pierre qui est devenue Conseiller- ministre. Et ils sont hautement gardés à la maison. C’est par ce qu’ils sont tous des rebelles ? Tout le monde est ministre sous Touadera. Alors les recettes de l’État ne serviront qu’à payer les salaires plutôt que de fournir les services publics. Du jamais vu avec plus de 50 ministres en fonction dans un Etat ?

 

Christian, un policier : Toutes ces années de guerre, de tueries, de vols entre Balaka et Séléka c’est pour avoir ces postes ? Si c’est vraiment pour ça, il faut qu’ils retiennent maintenant leurs brebis. Sinon, on va les arrêter tous.

 

Cyprien Pounaba : je suis un home politique pour commencer et militant de MCU. Pour moi, il ne faut pas trop regarder méchamment la main tendue du président Touadera. Si le président Touadera a jugé utile de faire appel aux groupes armés de cogérer avec lui la Cité, il faut l’accepter. La paix n’a pas de prix. Et je crois qu’avec la mise en place des unités spéciales de sécurités, des préfets et sous-préfets rebelles dans les zones qu’ils contrôlent, le pays connaîtront un début de la paix pour un préparatif apaisé des élections de 2020.

 

Propos recueillis par Anselme Mbata dans les rues de Bangui

 

 

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Centrafrique : le pouvoir de Touadera désormais sous contrôle rebelle

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Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera.

 

 

 

Bangui (CNC) – âpres trois années de gouvernance en solitaire sur au moins 19% du territoire dont une année sous domination des mercenaires russes, c’est au tour des rebelles qui contrôlent plus de 80% du territoire de placer le président Touadera sous leur contrôle durant les 24 mois qui lui restent au Palais de la Renaissance si l’on en croit aux arrangements sécuritaires transitoires prévus dans l’Accord de Khartoum.

 

Longtemps évité, c’est désormais chose arrivée. Le président Touadera n’a plus que la Constitution de Catherine Samba-Panza à respecter et à appliquer. Devant son incapacité à ramener la paix promise à son peuple, un autre instrument juridique vient de tomber sur sa tête. Son nom : L’Accord politique pour la Paix et la Réconciliation en République centrafricaine.

Préparé depuis avril 2016 et signé le 6 février 2019, cet Accord non seulement partage les miettes des gâteaux que grignotent le président Touadera et son clan à Bangui, mais également et surtout le mettre sous domination politique et protection sécuritaires des groupes armés pour les deux années qui lui restent à diriger ce pays.

 

Touadera sous domination politique des rebelles vacille

 

Ces administrateurs militaires reconvertis administrateurs civils seront dans toutes les instances décisionnelles de Touadera.

Au gouvernement, ils sont douze à siéger désormais aux côtés de Touadera aux conseils des ministres.

 

Dans les cabinets, une dizaine, la plupart des chefs de guerre, sont envoyés depuis le 24 mars à la Primature comme ministres-conseillers, conseillers et chargés de mission.

En plus de leur fonction de ministre conseiller, conseillers, les fonctions du chef d’état-major des armées leur sont confiées dans leur zone de juridiction respective sur les unités spéciales mixtes de sécurité.

Dans les semaines à venir, une dizaine élira domicile à la Présidence de la République.

D’ailleurs, ce lundi, une vingtaine d’autres, des brevetés et certifiés sont déjà nommés préfets et sous-préfets.

Depuis son entrée tardive en vigueur, l’Accord politique pour la Paix et la Réconciliation en République centrafricaine signées avec les groupes armés qu’il n’arrive pas à les ramener à la raison durant trois années qu’il a pris le pouvoir et ce, en débit des promesses fallacieuses faites au peuple, est devenu une source d’inquiétude et d’instabilité du régime du président Touadera. Contraint de suivre les injonctions des leaders des groupes armés, rien que la première phase qui consiste à mettre en route un gouvernement dit « inclusif » prévu dans l’article 21 de l’Accord a du mal à bien fonctionner.

Des démissions au refus pur et simple des ministres nommés en passant par les récusions des chefs rebelles signataires de l’Accord de voir leurs gares descendre à Bangui prennent fonction, le Premier ministre Firmin NGRÉBADA a du mal à juguler caprices et exigences des chefs rebelles et de son patron Touadera.

Pour un homme politique centrafricain contacté par CNC, si la mise en place simple d’un gouvernement pose déjà d’énormes problèmes au président Touadera et aux Garants et Facilitateurs dudit Accord, le plus gros ennui est son fonctionnement. À cela s’ajoutent l’interprétation et l’application en elle-même de l’Accord.

 

Touadera sous protection sécuritaire des rebelles

 

Sous pression politique des chefs rebelles signataires comme lui de l’Accord politique, le président Touadera sera également soumis sous protection sécuritaire, pour tous ses déplacements dans les zones sous contrôle rebelles (articles 16 et 17 de l’accord de Khartoum).

Que dit l’Accord de Khartoum pour que Touadera confie la mission de protection de son peuple aux groupes rebelles ?

Article 16 : Les Parties s’engagent, dès la signature du présent Accord, à mettre en place des unités spéciales mixtes de sécurité pour une période transitoire initiale de vingt-quatre (24) mois, et placées sous la supervision de l’État-major des Forces de défense, et pourront solliciter l’appui technique de la MINUSCA.

Elles sont constituées de membres des forces de défense et de sécurité nationales, et en majorité des membres des groupes armés ayant pleinement adhéré aux principes du présent Accord et suivi une formation adéquate de deux (2) mois.

Article 17 : Lesdites unités entreront de plein droit en fonction soixante (60) jours après la signature du présent Accord et contribueront à la protection et la sécurité des populations civiles, renforceront l’ordre public, sécuriseront les couloirs de transhumance, et rempliront toutes missions assignées par le Comité technique de sécurité prévu à l’Annexe 1 relative à la mise en œuvre de la cessation des hostilités et des arrangements sécuritaires temporaires.

Elles accompliront leurs missions dans le respect des principes républicains notamment l’impartialité, la neutralité, conformément aux lois et règlements en vigueur.

 

Où sont actuellement formés ces éléments rebelles ?

 

Nulle part.

 

Qui seront les instructeurs ?

 

« L’Accord est au point mort en ce moment. Les mercenaires russes, les officiers de l’armée nationale, de la gendarmerie et de la police ? Rien n’est encore décidé ». A fait savoir à CNC un officier de l’armée nationale sous couvert de l’anonymat.

 

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Togo : la coalition de l’opposition s’effrite, minée par des querelles internes

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« Nous avons marché durant des mois sous un soleil chaud et parfois sous la pluie, espérant venir à bout du régime en place. Mais nous nous sommes trompés, car les leaders de l’opposition ne font que se déchirer », déplore Afiwa Yogué, vendeuse de tissu à Lomé, au Togo.

 

« Nous sommes fatigués d’eux », ajoute la commerçante de 34 ans, déçue des divisions au sein de l’opposition dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Ces querelles minent la principale coalition de l’opposition, C-14, qui regroupe 14 partis et avait organisé des manifestations très suivies contre le régime du président Faure Gnassingbé, au pouvoir depuis 2005.

Entre septembre et octobre 2017, elles avaient drainé une marée humaine dans les rues de Lomé et de plusieurs grandes villes du Nord. Les manifestants exigeaient notamment la démission du chef de l’Etat, au pouvoir depuis la mort de son père qui avait dirigé le Togo d’une main de fer pendant 38 ans.

Mais depuis deux mois, plus de manifestations. La dernière remonte au 26 janvier et n’avait réuni qu’un maigre cortège.

Sept partis ont depuis claqué la porte de la coalition, dont le Parti National Panafricain (PNP) de Tikpi Atchadam, l’homme fort du soulèvement populaire, en exil depuis plus d’un an.

L’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) de l’ex-chef de file de l’opposition Jean Pierre Fabre et le Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) de Me Yawovi Agboyibo, ancien premier ministre et grande figure de l’opposition, ont eux aussi quitté C-14 pour marquer leur désaccord avec l’orientation du mouvement.

– « Déficit de cohésion » –

« Certains pensent qu’il faut restructurer la coalition et la doter d’une charte. Nous ne sommes pas d’accord, car ce n’est pas ce qui a manqué à la lutte : c’est plutôt la généralisation de la mobilisation », a expliqué le secrétaire général du PNP, Kossi Sama.

Selon Fulbert Sassou Attisso, président du parti Le Togo Autrement, « le bilan de la lutte menée par la coalition depuis 18 mois n’est pas positif ».

« La responsabilité de ce nouveau revers est collective. Mais elle est due à une culture politique que l’opposition togolaise traîne depuis le début de la lutte en 1990 », a déclaré à l’AFP M. Attisso, qui a lui aussi claqué la porte de la coalition.

Les autres membres de C-14 ont admis à mi-mot l’échec de la coalition, affirmant dans un bilan publié le 12 mars qu’elle « n’a atteint aucun des objectifs qu’elle s’est fixés ». « Le parcours de la coalition a été marqué par un déficit de cohésion et de confiance », ont-ils déploré.

L’opposition réclame notamment des réformes constitutionnelles pour limiter à deux le nombre de mandats présidentiels et instaurer un scrutin à deux tours pour la présidentielle.

Elle exige aussi la libération de toutes les personnes arrêtées lors des manifestations. Une soixantaine sont toujours détenues.

Outre ses dissensions internes, la coalition est secouée par une affaire de corruption portant sur 30 millions de francs CFA (45.734,85 euros), don d’un chef d’Etat de la région.

L’un des responsables de C-14 a affirmé la semaine dernière sur une radio locale que la coalition avait bien reçu ce don mais souligné qu’il avait servi à organiser les manifestations.

« Nos leaders de l’opposition ont intérêt à se ressaisir. Le peuple s’est encore mobilisé derrière eux, mais ils nous ont encore déçus », a déploré Attah Hinnou, 44 ans, gérant d’une station-service à Lomé.

Depuis 1990, l’opposition a souvent manqué d’une stratégie cohérente.

Les tentatives de candidatures uniques ont toujours échoué la veille des élections présidentielles, laissant un boulevard au régime en place.

L’opposition a également boycotté des élections législatives, notamment en 2002, ce qui a permis au pouvoir de modifier à sa guise la Constitution.

Elle a aussi boycotté celles du 20 décembre dernier. Cette décision « agit fortement sur la coalition. Les responsables de ce regroupement sont bien conscients qu’ils ont commis une grave erreur, après plusieurs mois de lutte », estime Edouard Baglo, un politologue.

Les dirigeants de C-14 ont dénoncé des « irrégularités » dans l’organisation du scrutin.

Les observateurs de l’Union africaine et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest ont salué la bonne tenue de ces législatives. Les dirigeants ouest-africains ont jugé ces élections « libres et transparentes », conformes à leur feuille de route pour une sortie de crise au Togo.

 

Avec ©AFP

Centrafrique : qui sont les rebelles du gouvernement NGRÉBADA ?

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Les combattants de la Seleka.

 

 

Bangui (CNC) – Rendu public le vendredi 22 mars 2019, le nouveau gouvernement du Premier ministre Firmin NGRÉBADA issu de la nouvelle entente d’Addis Abeba du 20 mars est déjà contesté, non pas par l’ensemble des groupes armés, mais par la société civile et la classe politique qui regrette son caractère véritablement inclusif.

Composé de 39 membres, ce gouvernement dit de partage de gâteau compte au moins 12 représentants des groupes armés qui sont :

 

1 – Ministre des Eaux, Forêts, Chasses et Pêches : Monsieur Amine Idriss (FPRC) ;

2 – Ministre des Travaux publics et de l’entretien routier : Monsieur Guismala AMZA (FPRC, Directeur de cabinet de Noureidine Adam) ;

3 – Ministre des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Artisanat et du Secteur informel : Monsieur Maouloud MOUSSA TERAB (FPRC) ;

4 – Ministre de l’Enseignement technique et de l’alphabétisation : Monsieur Souleymane DAOUDA (UPC) ;

5 – Ministre de l’Élevage et de la Santé animale : Monsieur Amadou Bi ALIOU (UPC, nationalité tchadienne proche de Baba Laddé) ;

6 – Ministre de l’Énergie et de l’hydraulique : Monsieur Gontran DJONO AHABA (RPRC) ;

7 – Ministre chargé du Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement : Monsieur Maxime MOKOM (Anti-Balaka) ;

8 – Ministre des Transports et de l’aviation civile : Monsieur Arnaud DJOUBAY ABAZEN(pour le compte de Djotodia) ;

9 – Ministre de Commerce et de l’Industrie : Monsieur Mahamat Taib YACOUB (MPC) ;

10 – Ministre délégué auprès du ministre de l’administration du Territoire et de la décentralisation, chargé du Développement local : Monsieur Issa Bi AMADOU (MPC) ;

11 – Ministre des Arts, de la Culture et du Tourisme : Monsieur Dieudonné NDOMATÉ ;

12 – Ministre de la Modernisation de l’Administration et de l’innovation du Service public : Monsieur Martin KOUNTAMANDJI.

 

D’après l’entente de Khartoum signée par le gouvernement et les groupes armés, d’autres rebelles vont être nommés au cabinet du Président Faustin Archange TOUADERA, à la primature et dans les préfectures…

 

Copyright2019CNC.

 

 

 

 

 

 

 

Communiqué final 14e session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État de la CEMAC

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*Communiqué final 14e session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État de la CEMAC*

 

 

La Conférence des Chefs d’État de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale a tenu sa 14ème session ordinaire, le 24 mars 2019 à N’Djaména (République du Tchad), sous la très haute présidence de Son Excellence IDRISS DEBY ITNO, Président de la République du Tchad, Chef de l’Etat, Président en Exercice de ladite Conférence.

Étaient présents :

-Son    Excellence    Monsieur    Faustin    Archange    TOUADERA,

Président de la République Centrafricaine ;

– Son Excellence Monsieur Denis SASSOU NGUESSO, Président de

la République du Congo ;

– Son Excellence Monsieur Joseph DION NGUTE, Premier Ministre,

Représentant le Président de la République du Cameroun ;

-Son   Excellence  Monsieur  Julien   NKOGHE  BEKALE,Premier Ministre, Représentant    le    Président    de    la    République Gabonaise ;

-Son   Excellence   Monsieur   Francisco   Pascual   OBAMA  ASUE,
Premier Ministre, Représentant le Président de la République de Guinée Equatoriale,

Le Président de la Commission de la CEMAC, Pr Daniel ONA ONDO, rapportait les affaires inscrites à l’ordre du jour.

Outre les membres du Conseil des Ministres de l’UEÂC et du Comité Ministériel de l’UMAC, ont également participé aux travaux ;

– La Vice-présidente de la Commission de la CEMAC ;

-Le Gouverneur de la Banque des États de l’Afrique Centrale ;

– Le Président du Parlement Communautaire ;

– La Présidente de la Cour de Justice Communautaire ;

-Le Premier Président de la Cour des Comptes Communautaire ;

-Le Président de la Banque de Développement des États de l’Afrique Centrale ;

– Le Président de la Commission de Surveillance du Marché Financier de l’Afrique Centrale ;

-Le Secrétaire Général de la Commission Bancaire de l’Afrique Centrale ;

– Les Commissaires de la Commission de la CEMAC et les premiers Responsables des Institutions ,

Organes,  Institutions Spécialisées et  Agences d’Exécution de la CEMAC.

La Conférence a été précédée de la 33éme session ordinaire du Conseil des Ministres de l’Union Économique de l’Afrique Centrale (UEAC), tenue le 22 mars 2019 et de la réunion de Concertation des Ministres du Comité Ministériel de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale, tenue le 23 mars 2019,

La Cérémonie solennelle d’ouverture de la Conférence a été marquée par l’allocution du Président de la Commission de la CEMAC et par le discours de Son Excellence Idriss DEBY ITNO, Président de la République du Tchad, Président en Exercice de la Communauté.

A cette occasion, les Chefs d’Etat et des Délégations, par la voix du Président en exercice, se sont réjouis du retour du Président ALI BONGO ONDIMBA au Gabon après une longue période de convalescence qui l’a tenu loin de son pays.

Dans le même élan, la Conférence a rendu un hommage particulièrement mérité à Son Excellence Faustin Archange TOUADERA, Président de la République Centrafricaine, pour la signature, le 6 février dernier, des Accords de Khartoum qui augurent de la fin d’une longue période de souffrances infligées au Peuple frère de Centrafrique.

A l’issue de cette cérémonie d’ouverture et après la photo de famille, la Conférence a poursuivi ses travaux à huis clos.

A l’entame de l’examen des points inscrits à leur ordre du jour, les Chefs d’État ont pris connaissance du Rapport sur la mise en œuvre de la Feuille de Route du Président en Exercice de la Conférence.

Au terme de la présentation de son Rapport, Son Excellence IDRISS DEBY ITNO, a été chaleureusement félicité par Ses Pairs, pour l’excellente qualité dudit rapport ainsi que pour les résultats obtenus.

A cet égard, pour les actions restantes, ils ont instruit le Président de la Commission aux fins de finaliser diligemment celles en cours de réalisation.

A leur tour, le Président Denis SASSOU NGUESSO, Président dédié au Programme des Réformes Economiques et Financières de la CEMAC (PREF-CEMAC) et le Premier Ministre Joseph DION NGUTE, au nom du Président BIYA, Président dédié au processus de rationalisation des Communautés BIYA, Président dédié au processus de rationalisation des Communautés Economiques Régionales, ont fait à la Conférence les rapports respectifs sur l’état d’avancement de ces Programmes.

Sur l’état d’avancement de la mise en œuvre du PREF-CEMAC, la Conférence, tenant compte des signes de sortie d’une longue récession qui a duré plus de quatre ans, a adressé ses félicitations au Président dédié au PREF-CEMAC, Son Excellence Denis SASSOU NGUESSO, Président de la République du Congo pour les avancées enregistrées,

Sur cette base, la Conférence encourage tous les États et l’ensemble des institutions économiques, monétaires et financières de la CEMAC impliquées dans la mise du Programme à poursuivre leurs efforts pour renforcer la viabilité des finances publiques, et la couverture de notre monnaie par la mise en œuvre accélérée des mesures prises en vue du rapatriement des recettes d’exportations.

Par ailleurs, la Conférence a invité à la solidarité entre les Etats et à accélérer l’aboutissement des négociations pour les programmes du Congo et de la Guinée Equatoriale. Ils ont réaffirmé leur engagement à soutenir ces deux pays dans la finalisation des discussions avec le FMI,

Prenant connaissance de l’état d’avancement du processus de rationalisation des Communautés Economiques, la Conférence a félicité Son Excellence Paul BIYA, Président de la République du Cameroun, Président dédié à la Rationalisation des CERs pour les avancées significatives enregistrées dans ce processus de rationalisation des CERs en Afrique Centrale placée sous Sa Haute Présidence Dédiée.

Afin d’accélérer ce processus et de capitaliser les résultats ainsi enregistrés, le Président Dédié à ce Programme a informé la Conférence de l’organisation d’un Sommet Extraordinaire conjoint CEEAC/CEMAC dans un avenir proche.

Poursuivant ses travaux, la Conférence des Chefs d’Etat a suivi successivement les communications du Gouverneur de la Banque Centrale.

S’agissant de la question de rapatriement des recettes d’exportation en particulier des grandes entreprises, la Conférence a donné mission à la Commission de la CEMAC de défendre la position commune et solidaire des six Etats membres afin d’amener celles-ci à respecter strictement la réglementation des changes en vigueur. À cet égard, les Chefs d’Etat et des Délégations ont donné des orientations précises pour la conduite de ladite mission.

Examinant les questions relatives à la Surveillance Multilatérale, la Conférence a pris acte des performances macroéconomiques des Etats membres ainsi que l’état de conformité en 2018 aux nouveaux critères de convergence de la CEMAC, qui demeurent encore contrastés d’un Etat à un autre. En vue d’y remédier et, surtout, de disposer d’un dispositif fiable d’alerte précoce aux crises, la Conférence a instruit le Président de la Commission d’accélérer la mise en place dans les Etats membres des outils pour la redynamisation de l’exercice de la surveillance multilatérale, à savoir les Programmes Triennaux de Convergence (d’ici au 31 juillet 2019), les stratégies d’apurement des arriérés de paiement crédibles et exhaustives (d’ici au 31 décembre 2019), ainsi que des Cellules Nationales de surveillance multilatérale, incluant la mise en place d’un système plus performant en matière de l’Information statistique,

Evoquant la liquidation de la Compagnie Communautaire « Air-CEMAC, et l’affectation du boni de cette liquidation, la Conférence d’une part, a adopté deux Actes Additionnels qui abrogent l’un la création de ladite compagnie et l’autre la fixation de son siège et, d’autre part, a décidé de rétrocéder les apports des Etats membres au Fonds de Développement de la Communauté (FODEC).

S’agissant de la finalisation des Réformes Institutionnelles de la CEMAC, la Conférence a décidé de l’élection des Députés au Parlement Communautaire de la CEMAC au suffrage universel indirect et de l’autonomisation des Ecoles communautaires. Elle a invité, en conséquence, la Commission à lui présenter, à sa prochaine session, les modalités d’organisation de cette élection.

Sur l’état de la mise en œuvre de la libre circulation des personnes en zone CEMAC, la Conférence des Chefs d’Etat a adopté la Politique Commune cf Émigration, d’Immigration et de Protection des Frontières de la CEMAC, A cet égard, elle a instruit le Président de la Commission de la CEMAC, d’une part, d’accélérer l’application de l’Acte Additionnel portant suppression de visa pour tous les ressortissants de la CEMAC circulant dans l’espace communautaire, et, d’autre part, de mener des actions vigoureuses pour la mise en œuvre de ladite Politique Commune.

A son tour, le Président de la BDEAC a présenté la situation de son Institution et des réformées menées en son sein. De ce rapport, il apparaît que celle-ci a nettement accru son volume d’interventions de financement des économies de la sous-région. Toutefois, tout en se réjouissant de cette embellie, la Conférence a recommandé au Président de la BDEAC la poursuite des réformes afin de restaurer sa crédibilité et d’accroître davantage ses capacités de financement. A cet égard, la Conférence a instruit le Gouverneur d’accélérer le processus de décaissement des fonds au profit de la BDEAC pour permettre le financement des entreprises.

Réagissant à la présentation du rapport du Président de la COSUMAF, les Chefs d’Etat, ont donné des orientations circonstanciées en vue de résoudre les difficultés particulières que connaît cette institution, Dans ce cadre, la Conférence a instruit la BEAC de mettre en application les dispositions de l’Acte Additionnel portant unification du marché financier de l’Afrique Centrale.

Abordant la question du financement de la Communauté, la Conférence des Chefs d’État a appelé les Ministres des Finances à une stricte application du mécanisme autonome de financement de la Communauté et de procéder, au plus tard le 31 décembre 2019, l’apurement de l’intégralité des arriérés dus au 31 décembre 2018 par les Etats, tout en recommandant une amélioration de la gouvernance au niveau de l’ensemble des Institutions communautaires.

En outre, elle a particulièrement exhorte-le Président de la Commission de la CEMAC à approfondir la réflexion sur les sources alternatives de financement de la Communauté.

Prenant connaissance des difficultés de fonctionnement du Centre Inter-Etats  d’Enseignement Supérieur en Santé Publique de l’Afrique Centrale (CIESPAC), la Conférence a décidé de  l’autonomisation du CIESPAC au plan administratif et financier par rapport à sa tutelle actuelle, l’Organisation de Coordination pour la lutte Contre les Endémies en Afrique Centrale (OCEAC). Le CIESPAC sera ainsi érigé en Institution Spécialisée, à l’instar des autres Ecoles communautaires.

Au titre des mesures individuelles, la Conférence des Chefs d’Etat a entériné la nomination de Monsieur BEMBA BERAL au poste de Secrétaire Général Permanent du Système de la Carte Rosé CEMAC.

Examinant la question du retour de la Commission à son Siège à Bangui, la Conférence a recommandé au Président de la Commission de proposer un calendrier de retour progressif à convenir avec les Autorités centrafricaines.

Prenant la parole avant la clôture des travaux, le Représentant du Chef de l’Etat Gabonais a remercié les Chefs d’Etat et des délégations pour le soutien et la solidarité qu’ils ont exprimé à l’endroit de Son Excellence ALI BONGO ONDIMBA, Président de la République Gabonaise à l’endroit duquel ils formulent leurs meilleurs vœux de prompt rétablissement.

Au terme de leurs travaux, les Chefs d’Etat et des Délégations ont adressé leurs remerciements au Président de la République du TCHAD, au Gouvernement et au Peuple tchadien pour l’accueil chaleureux et les marques de délicates attentions dont toutes leurs délégations respectives ont fait l’objet pendant leur séjour à N’Djaména.

Les travaux de la quatorzième session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat se sont déroulés dans une atmosphère de sérénité et de franche fraternité, témoignant de leur ferme volonté de faire progresser l’intégration en Afrique Centrale,

La quinzième session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat de la CEMAC se tiendra à Yaoundé République du Cameroun, sous la Présidence en Exercice de Son Excellence Paul BIYA, Président de la République du Cameroun.

N’DJAMENA, le 24 Mars 2019

Pour la Conférence des Chefs d’Etat,
Le Président en Exercice
IDRISS DEBY ITNO

Centrafrique : un week-end meurtrier pour un conducteur de bus à Bangui.

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Quartier KM5 de Bangui. Copyright2019CNC.

 

 

Bangui (CNC) – Torturé jusqu’à sa mort par ses bourreaux, le corps d’un conducteur d’autobus a été repêché ce samedi dans un puits d’eau au quartier Fatima à l’ouest de la capitale de la République centrafricaine.

 

La victime s’appelle Djim Davy Ulrich, âgé de 36 ans et conducteur d’autobus à Bangui.

Il a été retrouvé sans vie ce samedi 23 mars 2019 dans un puits d’eau non loin de la maison des jeunes de Fatima.

D’après les explications fournies par ses proches à CNC, Monsieur Djim Davy Ulrich, qui a reçu un appel samedi 23 mars aux alentours de 17 heures de l’un de ses amis du quartier KM5 auquel il entretient une très bonne relation, n’a fait aucun signe de vie après avoir été vu vers 17h30 sur la moto de celui-ci.

Alors qu’une cérémonie de la signature d’un pacte de non-agression se déroule à la sortie nord du KM5 entre les jeunes dudit quartier et ceux de Yassimandji en présence de la ministre de réconciliation et des notables locaux, vers le centre culturel de Fatima, on découvre malheureusement le corps de monsieur Djim Davy Ulrich dans un puits d’eau.

Selon l’examen du corps, la victime a été torturée, poignardée puis tuée avant d’être jetée dans ce puits par ses bourreaux dans l’objectif de cacher son corps à sa famille.

Monsieur Djim Davy Ulrich laisse derrière lui trois enfants et son épouse. Il sera inhumé ce lundi 25 mars à Bangui, selon le programme funéraire établi par ses parents.

Contacté par CNC, le comité des jeunes du KM5 parle d’un acte isolé et demande à ce que la justice fasse son enquête pour déterminer les causes exactes de ce meurtre odieux qui n’honore pas son quartier Km5.

 

Copyright2019CNC.

Aux Comores, l’opposition accuse le sortant Azali de « coup d’Etat » électoral

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Le premier tour de l’élection présidentielle s’est achevé dans la plus grande confusion dimanche soir aux Comores, après la décision des adversaires du chef de l’Etat sortant Azali Assoumani d’en dénoncer les conditions frauduleuses et d’appeler le peuple à la « résistance ».

Trois heures avant la clôture du scrutin, les douze adversaires du président-candidat se sont réunis pour en dénoncer par avance les résultats.

« Nous, candidats, déclarons illégitime le gouvernement actuel ayant à sa tête le colonel Azali. Nous, candidats, contestons la mascarade de ces élections », a déclaré à l’issue de la réunion l’un d’eux, le colonel Soilihi Mohamed, dit « Campagnard ».

« Nous, candidats (…) appelons le peuple à résister et à se mobiliser contre l’ignominie », a-t-il poursuivi devant la presse, dans la cour d’une maison de Moroni encerclée par les forces de l’ordre.

Epaulés d’une trentaine de partisans, sept des candidats ont marché sur l’Assemblée nationale, qui abrite le centre de dépouillement national, pour « empêcher les urnes d’arriver à Moroni », a expliqué le candidat du parti Juwa, l’avocat Mahamoudou Ahamada.

Les partisans ont été promptement dispersés et les candidats bloqués par la gendarmerie.

Tout au long d’une campagne qu’il a écrasée des moyens de l’Etat, M.

Azali, 60 ans, a répété qu’il comptait bien l’emporter dès le premier tour sur ses douze rivaux, nourrissant de forts soupçons de fraude.

Dès l’ouverture dimanche matin des 731 bureaux de vote de cet archipel pauvre de l’océan Indien, l’opposition a fait état de graves irrégularités dans les îles d’Anjouan, en majorité hostile au président, et de Mohéli.

  • ‘Fraudes massives’ -Ces incidents ont fait plusieurs blessés, selon ces sources.« La gendarmerie est intervenue dans la matinée pour fermer les bureaux de vote et s’est saisie des urnes », a-t-il ajouté, « le scénario que l’on redoutait est en train de se réaliser, celui de fraudes massives ».Interrogé par la presse alors qu’il venait de déposer son bulletin dans l’urne sur l’île de la Grande-Comore, Azali Assoumani a confirmé quelques incidents.Tout sourire, le chef de l’Etat sortant s’est une fois de plus déclaré « confiant, plus que confiant même » dans sa capacité à rafler la mise dès le premier tour.
  • A la tête du pays de 1999 à 2006, réélu en 2016, l’ancien colonel putschiste a engagé sa grande entreprise de maintien au pouvoir en faisant adopter, il y a un an, une réforme constitutionnelle par référendum.
  • « Ce n’est pas une surprise (…), on a constaté pendant la campagne qu’il y avait des gens qui n’étaient pas là pour gagner mais pour que le scrutin n’ait pas lieu », a-t-il ajouté.
  • Un responsable de la Commission électorale (Ceni) a déclaré à l’AFP qu’une dizaine de bureaux de vote anjouanais avaient été saccagés.
  • « Dans les trois quarts des bureaux d’Anjouan, le scrutin ne se déroule pas correctement », a assuré à l’AFP Salim Soulaïmane, coordinateur de la Plateforme citoyenne, un collectif de la société civile.
  • Selon des témoignages recueillis par l’AFP, des échauffourées ont été signalées dans des dizaines de villages anjouanais après la découverte d’urnes remplies et l’interdiction faite à des assesseurs issus de partis de l’opposition d’exercer leurs fonctions.
  • Dérive autoritaire -Par la grâce du nouveau calendrier électoral, Azali Assoumani pourrait rester, en cas de victoire, au pouvoir jusqu’en 2029.Mais rien n’y a fait. Au contraire, le président a fait taire les critiques à grands coups d’arrestations. Son ennemi juré, l’ancien président Ahmed Abdallah Sambi, est détenu pour corruption et plusieurs dirigeants de partis condamnés pour tentatives de coup d’Etat.A longueur de réunions publiques, elle a dénoncé la dérive autoritaire du régime, sa corruption et son incapacité à réduire la pauvreté extrême des 800.000 habitants du pays.Il a toutefois interdit le déploiement de plus de 800 observateurs de la société civile au motif que certains d’entre eux seraient « partisans ».
  • Assailli de critiques, le ministre de l’Intérieur Mohamed Daoudou avait promis la « transparence totale » du scrutin.
  • Incapable de s’unir, prise de court par l’accélération du calendrier électoral, décimée par la répression, l’opposition a abordé le scrutin très affaiblie.
  • L’opposition a crié au scandale. Ce nouveau système, dit-elle, a remis en cause le fragile équilibre institutionnel instauré en 2001 pour mettre fin aux crises séparatistes et aux coups d’Etat à répétition qui agitaient l’archipel depuis son indépendance en 1975.
  • Ce texte a étendu de un à deux mandats de cinq ans la durée de la présidence attribuée par rotation à un natif de chacune des trois îles de l’archipel (Grande-Comore, Mohéli, Anjouan). Dans la foulée, le chef de l’Etat a convoqué les électeurs pour la présidentielle anticipée de dimanche.

Avec ©AFP

Centrafrique : le véhicule du député Bertin BÉA impliqué dans un accident de circulation à Bangui.

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Accident de l’honorable Bertin BÉA sur l’avenue des martyrs le 23 mars 2019 à Bangui. Copyright2019CNC.

 

Bangui (CNC) – Le service de police est intervenu ce samedi 23 mars sur un lieu d’accident impliquant quatre motos et un véhicule appartenant au député du KNK Bertin BÉA sur l’avenue des martyrs à Bangui.

 

En effet, l’honorable Bertin BÉA, à bord de son Toyota Hilux doubles cabines en provenance de la place Marabena sur l’avenue des martyrs, se retrouve subitement avec un éclatement de sa roue arrière droite au moment où il s’apprête à quitter la grande avenue pour la rue qui monte à sa gauche vers le quartier 200 villas derrière tribune.

Cependant, les quatre taxis-motos, en provenance de l’Université de Bangui, au sens inverse du véhicule de l’honorable Bertin BÉA, faute de distance de sécurité et de manque de vigilance, se sont cognés successivement les uns contre les autres , faisant au total environ 4 blessés qui ont été conduits immédiatement à l’hôpital communautaire.

Cet accident illustre bien à quel point les taxis-motos roulent sans prévoir une distance de sécurité avec les engins roulants qui sont devant eux. Alors que ce genre d’incident devrait être évité s’ils ont laissé une marge suffisante entre eux.

Les policiers, qui sont intervenus sur place vers 19 heures de Bangui juste avant la pluie, n’ont pas fait leur constat avant de quitter le lieu à cause de la pluie.

Rappelons qu’en République centrafricaine, on note malheureusement par semaine une dizaine des cas d’accident impliquant des taxis-motos à Bangui.

 

Copyright2019CNC.

LISTE COMPLÈTE DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT DE FIRMIN NGRÉBADA II APRÈS ENTENTE D’ADDIS-ABEBA.

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Le Premier ministre Firmin Ngrébada

 

DÉCRÈT N° 1.9.0.7.2

PORTANT NOMMINATION OU CONFIRMATION DES MEMBRES DU GOUVERNEMENT.

 

Le Président de la République, Chef de l’État,

 

Vu la Constitution de la République centrafricaine du 30 mars 2016 :

Vu le décrèt n° 16.0218 du 30 mars 2016 portant promulgation de la Constitution de la République centrafricaine :

Vu le décrèt n° 19.056 du 25 février 2019 portant nomination du Premier ministre, Chef du gouvernement ;

Sur proposition du Premier ministre, Chef du gouvernement ; DÉCRÈTE :

 

Article 1 : sont nommés ou confirmés membres du gouvernement, les personnalités dont les nom suivent :

 

1- Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération: Monsieur Félix MOLOUA

2- Ministre des Finances et du Budget: Monsieur Henri Marie DONDRA

3- Ministre des Travaux Publics et de l’entretien Routier : Monsieur Guismala AMZA

4- Ministre de l’énergie et de l’hydraulique : Monsieur Gontran Djono Ahaba.

5- Ministre de la Défense Nationale et de la Reconstruction de l’Armée : Madame Marie Noëlle KOYARA

6-Ministre de la Justice, des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux : Monsieur Flavien MBATA

7- Ministre Chargé du Désarmement, Démobilisation, Réintégration et Rapatriement : Monsieur Maxime MOKOM

8 – Ministre des Transports et de l’aviation Civile : Monsieur Arnaud DJOUBAY ABAZEN .

9- Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Étranger : Madame Sylvie BAIPO TEMON.

9- Ministre de l’Intérieur chargé de la Sécurité Publique : Général de Brigade Henri WANZET LINGUISSARA

10- Ministre de Commerce et de l’Industrie : Monsieur Mahamat Taib YACOUB.

11-Ministre des Mines et de la Géologie : Monsieur Léopold BOLIFATRANE

12- Ministre de l’administration du Territoire et de la Décentralisation. Monsieur Augustin YAHOTE.

13- Ministre de la Santé et de la Population : Monsieur Pierre SOMSE

14- Ministre de l’Élevage et de la Santé Animale : Monsieur Amadou Bi ALIOU

15- Ministre de l’Agriculture et du Développement Rural : Monsieur Honoré FEIZOURE

16- Ministre des Postes et Télécommunication: Monsieur Justin GOURNA-ZACKO

17- Ministre de la Communication et des Média, porte-parole du gouvernement : Monsieur Ange Maxime KAZAGUI

18-Ministre des Eaux, Forêts, Chasse et Pêche : Monsieur Amine Idriss

19- Ministre de l’Enseignement Primaire, Secondaire, Technique et de l’Alphabétisation : Monsieur Moukadas NOURE

20- Ministre de l’Action Humanitaire et la Réconciliation Nationale : Madame Virginie MBAIKOUA

21- Ministre de l’Enseignement Supérieur : Monsieur Jean-Jacques SANZE

22- Ministre de la Recherche Scientifique et de l’innovation Technologique : Madame Ginette AMARA

23- Ministre de l’Environnement et du Développement Durable : Monsieur Thierry KAMACH

24- Ministre du Travail, de l’Emploi et de la Protection Sociale et de la formation professionnelle : Monsieur Hugues TCHEMEUNI

25- Ministre de la Modernisation de l’Administration et de l’innovation du Service Public : Monsieur Martin KOUNTAMANDJI.

26-Ministre de la Fonction Publique : Monsieur Jean Christophe NGUINZA.

27- Ministre de la Promotion de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfant: Madame Aline Gisèle PANA

28- Ministre de l’enseignement Technique et de l’alphabétisation : Monsieur Souleymane DAOUDA

29- Ministre chargé du Secrétariat Général du Gouvernement : Maxime BALALOU.

30- Ministre de la Jeunesse et des Sports : Monsieur Régis Lionel DOUNDA

31- Ministre des Petites et Moyennes
Entreprises, de l’Artisanat et du Secteur Informel : Monsieur Maouloud MOUSSA TERAB

32- Ministre chargé des Relations avec les Institutions de la République : Madame Eugénie Lucienne NGBONDO ;

33- Ministre des Arts, de la Culture et du Tourisme : Monsieur Dieudonné NDOMATE

34- Ministre Délégué auprès du Ministre des Affaires Etrangères et des Centrafricains de l’Etranger, chargé de la Francophonie et du Protocole d’Etat: Monsieur Chancel SEKODE NDEUGBAYI.

35- Ministre Délégué auprès du Ministre de l’administration du Territoire et de la décentralisation, Chargé du Développement Local : Monsieur Issa Bi AMADOU.

36- Ministre Délégué auprès du Premier ministre, Chef du gouvernement, Chargé des Relations avec les Groupes Armés : Monsieur Gilbert Toumou DEA

37 – Ministre Délégué auprès du Ministre du Désarmement, Démobilisation, Réinsertion et Rapatriement : Colonel Bienvenu SELESSON.

38- Haut Commissaire, Chargé de la Jeunesse Pionnière avec prérogatives de Ministre: Armel NINGATOULOUM SAYO

 

Article .2: Le présent Décret qui abroge toutes dispositions antérieures contraires et qui prend effet à compter de la date de sa signature, sera enregistré et publié au Journal Officiel.

Fait à Bangui, le 22 mars 2019

 

Faustin Archange Touadera.

CENTRAFRIQUE : LE DESTIN ET L’ESPOIR D’UN PEUPLE MEURTRI PILOTÉS AU GRÉ DES ACCORDS DE PAIX.

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article.

 

 

Bangui (CNC) – L’accord de paix entre le gouvernement et les groupes armés paraphé dans la capitale soudanaise et signé à Bangui le 6 février dernier sous l’égide de l’Union Africaine et du soutien de l’ONU suscitait d’énormes espoirs malgré les zones d’ombre génératrices d’inquiétudes.

 

Conformément aux dispositions de l’article 21 du dit accord, le processus de paix devrait se matérialiser par la mise en place d’un gouvernement véritablement inclusif où toutes les forces vives de la nation y compris les groupes armés non conventionnels devraient visiblement être représentés.

Après quelques tâtonnements et hésitations synonymes d’une réelle manque de volonté, le décret N*19.063 du 3 mars 2019 portant nomination ou confirmation des membres du gouvernement a été rendu public.

La configuration du gouvernement fait remarquer sans microscope l’absence totale de la société civile, le saupoudrage des groupes armés et partis politiques soit 26 postes ministériels sur 36 au parti présidentiel sans compter la mainmise sur l’intégralité des ministères régaliens dans la perspective d’une éventuelle réélection lors des prochaines échéances électorales…

un véritable mépris teinté d’autosatisfaction. Sans nul doute, ce gouvernement Ngrebada 1 est précocement contesté avec des valses de démission dénonçant le caractère non inclusif du gouvernement. En guise de représailles, on a assisté sans résistance ni sanction et cela en violation des dispositions de l’article 34 du dit accord au blocage du corridor routier Douala-Bangui en vue de sevrer la capitale en produits de première nécessité.

Pour aplanir les désaccords nés du manque chronique d’inclusivité du gouvernement et dans le respect de l’esprit de l’article 34 de l’accord de Khartoum, un conclave d’arbitrage de trois (3) jours est organisé dans la capitale éthiopienne sous l’autorité de l’Union Africaine, de l’ONU et de l’organisation sous régionale d’Afrique centrale. A l’issue du conclave, le pouvoir centrafricain a été sommé de former un nouveau gouvernement véritablement inclusif dans un délai de cinq (5) jours francs. Confondant vitesse, rapidité et précipitation au détriment de sérieuses, sereines consultations, le décret N*19.072 du 22 mars 2019 a rendu public le gouvernement Ngrebada 2.

Ce nouveau gouvernement pléthorique et budgétivore compte 39 ministres soit une augmentation de trois (3) par rapport au précédent.

On enregistre des départs et des arrivés injustifiés et surtout une régression de la féminisation du gouvernement basé sur le concept genre car ce gouvernement n’en compte que sept femmes au lieu de huit dans le précédent. Le tableau synoptique du gouvernement comporte des noms qui heurtent la conscience, la morale, des gros poissons recherchés par la cour pénale internationale et surtout cela prend une connotation d’insulte à la mémoire de nos morts.

S’apitoyant en solitaire sur son sort, le citoyen lambda s’interroge :

Ce gouvernement inclusif « made in Adis Abeba » est-il le dernier du genre jusqu’à la fin du mandat ? Peut-on maintenant de façon sereine s’occuper des attentes et préoccupations du peuple ? Faut-il encore un autre round de négociations dans une autre capitale pour ramener définitivement la paix tant recherchée ? Doit-on continuer à faire la volonté des groupes armés au détriment des préoccupations du peuple ? En d’autres termes, suffit-il de bloquer militairement un corridor routier pour espérer un poste ministériel ? Quelle est la morale des épisodes du gouvernement Ngrebada 1 et 2 ? Par ailleurs, les ministres des groupes armés non conventionnels et de l’opposition auront-ils les mains libres pour former leur cabinet et implémenter leur vision politique ? Avec cette configuration gouvernementale, peut-on affirmer que le cycle de tueries de paisibles citoyens va arrêter ?

Pour notre part, nous prenons acte du nouveau gouvernement et félicitons ces membres. L’urgence est au travail pour la reconstruction de notre bien commun. Que l’entrée au gouvernement des groupes armés ne soit pas une aubaine ou une occasion de se rapprocher de la présidence et de tenter un énième coup de force pour remettre en cause nos avancées démocratiques chèrement acquises. Le peuple inoffensif vous observe et n’a que la rue comme moyen de se faire entendre. Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites pas que c’est moi.

 

Paris le 22 mars 2019

Bernard SELEMBY DOUDOU

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

RCA : tension entre les 3R et les Anti-Balaka dans la Nana-Mambéré.

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Anti-Balaka-dans-la-nana-mambere/village-tale-entre-bozoum-paoua-1-4/” rel=”attachment wp-att-27167 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/03/Village-Talé-entre-Bozoum-Paoua-1-450×338.jpg” alt=”” width=”450″ height=”338″ />
Image d’illustration village Talé près de Bozoum dans l’Ouham-Pendé.

 

 

Bouar (CNC) – tout est parti d’un conflit entre un éleveur et un cultivateur au village Kella-Doukou situe à 30 kilomètres sur l’axe Bouar Bocaranga au nord-ouest de la République centrafricaine.

 

Selon les autorités de la Nana-Mambéré, les combattants du mouvement 3R se mobilisent fortement aux alentours du village Kella-Doukou dans l’objectif d’affronter militairement les miliciens Anti-Balaka qu’ils accusent d’avoir tué des éleveurs peuls dans cette localité de la Centrafrique.

Or, à en croire aux explications des habitants du village Kella-Doukou, tout est parti du meurtre d’un cultivateur par des éleveurs peuls dans sa ferme.

Alors que celui-ci leur faisait une remarque suite à la destruction de son champ par leur troupeau, les éleveurs se sont retournés contre lui en l’agressant mortellement.

En colère, les villageois se sont révoltés pour neutraliser les assaillants.

Pour les 3R, cette version n’est pas correcte et ce sont les miliciens Anti-Balaka qui seraient à l’origine de la mort de ces éleveurs après avoir volé leurs bœufs.

Une situation très complexe entre les éleveurs et les Cultivateurs nécessite obligatoirement l’intervention du pouvoir public, sinon l’accord de paix signer partout ne va pas régler ce problème dans le pays.

Chaque semaine, on compte des morts du côté des éleveurs tout comme des cultivateurs à cause des conflits relatifs à l’accès aux ressources naturelles.

 

 

Copyright2019CNC.