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L’Etat ivoirien contre la libération sans condition de Gbagbo

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Bangui (Republique Centrafricaine) 29 oct. 2019 22:27

L’Etat de Côte d’Ivoire a déposé une demande auprès de la Cour pénale Internationale (CPI) pour s’opposer à la libération sans condition de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, acquitté en 1ère instance mais en liberté surveillée en Belgique en raison d’un appel de la Procureure. “La République de Côte d’Ivoire sollicite l’autorisation de la Chambre d’appel de pouvoir présenter des observations écrites sur la requête (…) de Laurent Gbagbo visant à la remise en liberté sans condition de celui-ci”, écrivent les avocats Jean-Pierre Mignard et Jean-Paul Benoit qui demandent à la Cour de “rejeter la requête déposée”. Dans leur courrier de 7 pages déposée le 25 octobre, les deux avocats promettent au cas où la Cour l’accepte de “transmettre un document plus complet” qui viendrait étayer cette demande de rejet de la libération sans condition de Gbagbo. Début octobre, Me Emmanuel Altit, conseil principal de Gbagbo, avait demandé à la Chambre d’”ordonner la mise en liberté immédiate et sans condition” de son client et “de dire qu’il peut être libre d’aller où il le souhaite, par exemple dans son propre pays”. “Laurent Gbagbo pourrait en effet, à la demande de responsables politiques du pays, être amené à participer à la campagne ou même être amené, par hypothèse, à poser sa propre candidature” à la présidentielle de 2020, écrivait l’avocat. Selon une source au sein du camp Gbagbo, “l’équipe de Gbagbo a répondu à cette demande et invité la Cour à rejeter la requête de l’Etat ivoirien au motif que celui-ci ne fait pas partie du procès et ne peut être autorisé à intervenir dans la procédure”. La procureure de la CPI, Fatou Bensouda, a fait appel de l’acquittement de crimes contre l’humanité prononcé en janvier en faveur de Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé, l’ex-chef du mouvement pro-Gbagbo des Jeunes Patriotes. Dans l’attente, Gbagbo réside à Bruxelles, et Blé Goudé, qu’aucun pays n’a accueilli, est resté aux Pays-Bas. Les deux hommes ont été jugés pour crimes contre l’humanité commis en 2010 et 2011 au cours des violences post-électorales qui avaient fait 3.000 morts en Côte d’Ivoire, avant d’être acquittés et libérés sous conditions. L’éventuel retour de Laurent Gbagbo dans son pays avant la présidentielle de 2020 est devenu un serpent de mer de l’actualité ivoirienne, dans un contexte tendu.

Avec AFP
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Un général Anti-Balaka abattu par les gendarmes à Carnot.

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Berberati (République centrafricaine) – L’homme s’appelle Bienvenu Babé, alias B13, l’un des redoutables chefs miliciens Anti-Balaka dans la préfecture de Mambéré-Kadéï, a été abattu par un commando de la gendarmerie nationale, a-t-on appris de source sécuritaire locale.

 

Selon la même source, les faits se sont produits lors d’une tentative de son arrestation dans la matinée du lundi 21 octobre à son domicile du village Gabon, dans la sous-préfecture de  Carnot, située à 431 kilomètres à l’ouest de la République centrafricaine.

Monsieur Bienvenu Babé, chef milicien Anti-Balaka âgé d’une quarantaine d’années, très connu dans la région pour ses nombreux actes de cruauté sur les populations civiles de Mambéré-Kadéï était sur la liste rouge des forces de l’ordre pour avoir giflé en 2015 le procureur de Carnot. Arrêté et déféré à la gendarmerie, l’homme s’est évadé en 2016 avec la complicité d’un gendarme en faction qu’il aurait soudoyé.

Soupçonné d’être à l’origine des tirs des miliciens Anti-Balaka sur le véhicule du ministre de la Sécurité publique le général Henri Wanzet Linguissara au village Zaoro-Sangou le 24  janvier 2019, continue malheureusement de défier les forces de l’ordre et les autorités locales, parfois avec la complicité de certains hommes d’affaires locaux qui veulent profiter de son influence dans la région.

À lire aussi : Centrafrique : coups de feu des Anti-Balaka sur le véhicule du ministre de la Sécurité publique au village Dinguiri.

 

Alors que l’étau se resserre progressivement sur lui, monsieur Bienvenu Babé continue malheureusement ses provocations contre les forces de l’ordre.

Quelques jours avant son assassinat, l’homme avait pointé et désarmé deux gendarmes de la brigade minière lors d’un contrôle de routine sur un chantier minier dans la sous-préfecture de Carnot.

Choqué par cet acte, le commandant de la brigade de Carnot l’avait contacté sur son mobile pour lui faire part de son indignation, mais l’homme préfère le préméditer à mort.

Face à cette nouvelle provocation, la justice a été saisie par le ministre de la Sécurité publique le général Henri Wanzet Linguissara.

Sur l’ordre du procureur de la République de Berberati, un mandat a été délivré pour son arrestation. Et c’est lors de l’exécution de ce mandat que monsieur Bienvenu Babé a été abattu par les forces de l’ordre qu’il tente à nouveau de les neutraliser.

Au même moment, trois de ses gardes du corps ont été arrêtés et déféré à Berberati par les gendarmes qui continuent de patrouiller dans la zone après avoir reçu un renfort venu de Bangui.

 

 

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RCA : Braquage de la base du MSF à Bria, le FPRC serait-il derrière ?

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Deux combattants du FPRC à Bria. Crédit photo : Moïse Banafio / CNC.

 

Bria (République centrafricaine)| CNC – la base de l’ONG internationale médecin sans frontière (MSF) à Bria, au centre-nord de la République centrafricaine, a fait l’objet  d’une agression d’un commando d’hommes armés non identifiés dans la nuit du samedi à dimanche. Plusieurs objets ont été emportés par les assaillants. Pour quelle raison  et qui sont-ils ?

 

D’après les informations recoupées sur place, les assaillants, au nombre de trois, auraient surpris les gardiens de nuit en sautant sur la clôture de la base où est logé le personnel expatrié du MSF à Bria vers 1h du matin.

Surpris par la soudaineté de l’événement, les gardiens se sont laissés dépouiller par les assaillants qui les ont intimés l’ordre de cogner aux portes de chambres des expatriés afin de leur remettre les clés des véhicules sur le parking.

Après avoir entendu le bruit des passants à l’extérieur, les assaillants ont pris la fuite pour s’éclipser dans la nature.

Cependant, des informations recoupées sur place par l’une de notre équipe montrent que les trois assaillants seraient des combattants du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC). Ils auraient agi sur l’ordre de leur commandant, le général Damboucha.

Selon une source interne au FPRC contacté par CNC, l’ordre suprême vient d’Abdoulaye Hussein, chef militaire du FPRC qui aurait demandé au général Damboucha de réquisitionner un véhicule des ONG sur place afin de préparer leur prochaine mission militaire.

Le bureau du MSF, après ce braquage, a réduit ses activités sur le terrain afin de protester contre ce genre de comportement contre son personnel, car lors  de son dernier braquage, avant de revenir à Bria, il avait signé un arrangement avec les groupes armés opérant à Bria pour éviter ce genre de dérapage contre ses activités.

 

 

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Centrafrique : A peine rentré au pays, Meckassoua enregistre la première attaque du pouvoir de Bangui

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Bangui (République centrafricaine) | CNC – Des individus se déclarant être des victimes  des crises centrafricaines, chose difficile à prouver, ont réclamé, lors d’une  marche organisée et financée par le pouvoir en place, la levée de l’immunité de l’ancien Président de l’Assemblée Nationale, Abdou Karim Meckasssoua.

 

Méthode caduque des esprits primitifs peinant à émerger nous renvoient par leur comportement dans l’obscurité de l’âge de la pierre taillée, telle est la comédie savamment ourdie par le Mouvement Cœurs Unis contre Meckassoua. C’est de l’immaturité politique, manipulation sordide et règlement de compte à couleur partisane.

Erreur politique, mauvaise stratégie, vieille recette de consécration de fonds public pour s’en prendre aux opposants au lieu de secourir les sinistrés de Bangui et Bimbo ainsi qu’aux victimes des exactions des seigneurs de guerre amis du pouvoir.

Touadera a franchi le Rubicon de la dictature à la poutinienne.

Des victimes, dites-vous ?

Aujourd’hui en Centrafrique, il y a des associations des victimes légalement constituées et reconnues par les instances nationales. Ces associations sont dans un programme porté par l’ONG internationale Cordaid à travers le pays et autres soutenues par d’autres organisations.

Mais aucune d’elles n’était présente dans cette pièce de théâtre que même Shakespeare et Molière ne saurait conçue de taille.

La marche organisée par des personnes se disant être des victimes des crises centrafricaines  demandant la levée de l’immunité parlementaire d’Abdou Karim Meckassoua est un écran de fumée dressé par le régime Touadera  pour cacher son incapacité à apporter des réponses aux aspirations  légitimes des centrafricains.  Ces badauds enrôlés grâce aux billets de banque distribués reprochent à Karim Meckassoua ses accointances avec les groupes armés et des détournements de deniers publics alors qu’il aurait commis  alors qu’il était président de l’Assemblée Nationale.

Il ne s’agit pas des associations des victimes, mais bien d’une poignée de jeunes et de vieux oisifs, manipulés par le pouvoir à coup de billets de banque. Ce sont les manœuvres du pouvoir de Touadera, on connait toutes leurs coutures.

Pour le Chemin de l’Espérance, organisation soutenant Abdou Karim Meckassoua, c’est un non évènement et dénonce, par-ailleurs, la méthode qu’il qualifie d’assassinat politique dirigé par les thuriféraires du régime Touadera contre l’ancien président de l’Assemblée Nationale.

« Cette marche pour nous est un non-évènement. Pour nous, c’est la conclusion de la mise en œuvre d’un plan savamment orchestré pour non seulement neutraliser ou liquider les leaders des partis politiques d’opposition, mais parachever le plan qui a été déjà mis en place contre le Président Meckassoua à savoir son assassinat politique », a déclaré Gildas De Carême Benam, un cadre du Chemin de l’Espérance, tout en relevant que, « cette démarche sensationnelle ne tient pas compte de la souffrance des sinistrés de Bangui et Bimbo. S’il y a bien quelqu’un qui est de mèche avec les groupes armés, qu’il leur déroulé un tapis rouge c’est bien Faustin Archange Touadera », a-t-il renchéri.

L’autre face de cette machination éhontée

Des élèves ont été aussi mobilisés sous la pluie pour cette cause perdue portée par les défenseurs des causes minorisées. Pendant que l’UNICEF et la communauté internationale se battent pour fournir l’aide nécessaire au pays, les irresponsables amateurs politiques arrivés là par accident détournent cet appui pour les utiliser à des fins politiques.

Pendant ce temps, Ali Darassa, Sidiki, Alkhatim, Abdoulaye Hissène et les autres sont payés au nom de la paix, en dépit de leurs crimes, sur le fonds du contribuable amassé à travers nos petites taxes sur les produits de premières nécessités.

Partagez nous la liste des signataires de ce fameux mémorandum. Nous allons voir si les noms des victimes de Paoua, Bambari, Alindao etc. y figurent.

Cédric Wa-Gomba

Copyright2019CNC.

Centrafrique : 8 personnes ont la vie sauve à Kouango grâce à la Minusca.

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Des combattants de l’UPC dans un camp à Alindao.

 

 

Bangui (République centrafricaine) | CNC – Après avoir passé cinq (5) jours francs en détention entre les mains des hommes de l’UPC dans une maison à Kouango, 8 hommes ont eu la vie sauve grâce à l’intervention musclée des hommes de la MINUSCA basés dans la région.

8 hommes détenus par les hommes de l’UPC d’Ali Darassa, sous pression des casques bleus, ont été libérés mardi 29 octobre 2019 après avoir passé 5 jours enfermés dans une maison.

 

Ces personnes auraient été accusées de complicité de vol de bétails des éleveurs peulhs la semaine dernière dans la région.

Ont-ils acheté des bœufs volés aux pasteurs peulhs ? Vrai,  selon une source locale, qui indique que c’est des bouchers bien connus dans la région, « ils ont acheté des bœufs volés par un groupe des jeunes qui sont dans la localité », a-t-elle précisé.

Les voleurs appréhendés par les combattants rebelles de l’UPC installés à Kouango, ont indiqué que c’était sur la demande des bouchers qu’ils étaient allés commettre le forfait, « c’est ainsi que le vendredi dernier, ils ont été interpellés par les rebelles de l’UPC pour être conduits en prison. Ils ont passé 5 jours et leur vie était menacée », a rapporté au CNC la même source locale.

Informée de la situation, les forces onusiennes étaient allées exiger leur libération. « Après plusieurs heures de pourparlers engagés par la MINUSCA afin d’obtenir leur libération. Les hommes de la MINUSCA se sont rendu compte que les combattants rebelles n’affichent aucune volonté de les libérer, ils ont procédé par la force en cassant la porte de la maison qui leur sert de prison. Les 8 personnes ainsi que d’autres enfermées là pendant des mois, ont été aussi libérées grâce à l’intervention salvatrice du contingent burundais », a témoigné une autorité locale.

La ville de Kouango, dans la Ouaka, est l’une des localités sous contrôle de l’UPC où chaque jour des exactions et autres violations graves des droits de l’homme sont enregistrées.

 

Cédric Wa-Gomba

Copyright2019CNC.

 

 

Centrafrique : une marche pour réclamer l’arrestation de Meckassoua

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Marche du mardi 29 octobre 2019 pour la reclamation de l’arrestation de l’honorable Karim Meckassoua. CopyrightCNC.

 

 

Bangui (République centrafricaine)| CNC – « Les ressortissants de Birao, femmes, hommes et enfants exigent la vérité á Meckassoua »; « Nous, victimes demandons l’arrestation et la traduction en justice de Karim Meckassoua pour crime et complicité de crime »; « Nous, les veuves victimes de viol sexuel exigeons la justice contre Karim Meckassoua », tels sont les slogans hostiles qu’on pouvait lire sur les banderoles tenues par les manifestants dans marche pacifique géante, mardi 29 octobre, á Bangui.

 

Ce sont des milliers de manifestants qui se sont donné rendez-vous sur la Place de réconciliation, en vue de marcher vers l’assemblée nationale.  Comme l’on pouvait lire sur les banderoles, le but de la marche c’est de demander aux autorités centrafricaines d’arrêter  l’ancien président de l’assemblée nationale, l’honorable Abdou Karim Meckassoua, actuellement député de la 1ere circonscription du 3e arrondissement de Bangui. Leur mémorandum remis á l’issue de la marche résume bien l’idée de l’action : il s’agit d’appeler le bureau de l’assemblée nationale « á enclencher le processus de levée de l’immunité parlementaire du député Abdou Karim Meckassoua pour qu’il puisse répondre de nombreux crimes qui présent contre sa personne et que toute la lumière soit faite afin de rétablir les victimes dans leurs droits et amorcer un processus de réconciliation de cœurs qui n’ignore pas les victimes et passe par la manifestation de la vérité ».

En détail, le mémorandum précise que le député du 3eme 1 traine un lourd passif devant la justice, notamment : – le rôle présumé du député Meckassoua dans les multiples évènements sanglants du Km5 impliquant les groupes armés d’autodéfense avec lesquels il entretient sans aucun doute des relations sulfureuses, en témoigne leur présence dans son escorte lors de ses manifestations et autres déplacements;

– les accointances du député Méckassoua avec les groupes armés dont le cas flagrant est le financement par ce dernier des mercenaires tchadiens pour renverser le président Faustin Archange Touadera pourtant démocratiquement élu, tentative qui a lamentablement échoué entrainant l’arrestation de ces terroristes qui n’ont pas hésité á le dénoncer comme commanditaire de cette sordide mission pour laquelle ils croupissent encore au Camp de Roux;

– les multiples cas de détournement de deniers publics et malversations financières dont il a été accusés et qui lui ont valu son éjection du perchoir de l’assemblée nationale (contrat entre l’Assemblée nationale et la société O’Becaire appartenant á son cadet Ousman portant sur 35.000.000 F.Cfa en guise de paiement d’une créance pour la réhabilitation de l’assemblée nationale, un autre contrat avec Motel des Nobles de 122.250.000 F.Cfa pour la confection des attributs des parlementaires…).

En réceptionnant le mémorandum, le Président de l’assemblée national, Laurent Ngon-Baba s’est réjoui de l’initiative prise par les victimes et les rassure de ce que l’assemblée nationale statuera sur le document. « Nous recevons ce mémorandum en conformité avec l’esprit des textes en vigueur de notre pays et plus précisément la loi portant règlement intérieur de l’Assemblée nationale. Soyez rassurés que les élus de la nation, conformément aux textes de fonctionnement de l’assemblée nationale auront á examiner ledit mémorandum et l’assemblée nationale avisera au moment opportun », a fait savoir le Président du parlement.

Beaucoup d’observateurs de la vie sociopolitique centrafricaine estiment qu’il y a un lieu inéluctable entre la liesse concoctée par les militants du ‘’Chemin de l’espérance’’ á l’accueil de Abdou Karim Meckassoua, jeudi dernier, á l’aéroport Bangui Mpoko, de son retour de France.

 

 

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Sensibilisation sur les migrations irrégulières et régulières

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Bangui (Republique Centrafricaine) 29 oct. 2019 00:37

Le premier forum culturel sur les risques liés à la migration clandestine s’est tenu à Yaoundé. De nombreux élèves, étudiants et jeunes en quête d’opportunités d’emploi ou de formation à l’étranger ont pris part à l’événement. Des anciens migrants camerounais ont fait part de leur expérience et évoqué les dangers de la migration irrégulière. “Si la migration est illégale, nous avons un prix à payer, c’est la mort mais si nous allons légalement, on peut trouver tellement d’avantages, voilà ce que j’ai retenu”, a commenté Rostand Biloa, élève en classe de seconde dans un lycée de Yaoundé, au sortir du premier forum sur la migration au Cameroun. En effet, plus de 3.400 Camerounais ont été secourus dans le désert, en mer et dans des centres de détention en Libye. “Ils ont été pris dans l’engrenage du business des passeurs ou de la traite d’êtres humains en Libye ou ailleurs et ramenés au pays grâce à l’organisation internationale des migrations avec le concours financier de l’Union européenne”, selon Hans-Peter Schadek, chef de la délégation de l’union européenne au Cameroun. Toutefois, l’option d’une émigration légale a également fait l’objet d’échanges pendant les deux jours du forum. La branche locale de l’ONG AIESEC a présenté aux jeunes les opportunités de migration régulière à travers ses trois programmes. “L’un de nos programmes est ‘global entrepreneur’, il permet à un étudiant qui est au Cameroun d’aller dans un autre pays développer son leadership au travers d’un stage académique, et là-bas, il gagne des compétences”, explique Isaac Yami chargé des talents au sein de l’ONG AIESEC à Yaoundé. Le staff de l’association “un diplômé, un champ” au forum sur la migration au Cameroun à Yaoundé, le 25 octobre 2019. (VOA /Emmanuel Jules Ntap) Toutefois, au cours du forum, certains exposants ont mis un accent sur les secteurs pouvant permettre aux jeunes de gagner leur vie au Cameroun. C’est le cas de l’association dénommée “un diplômé, un champ”, créé en août 2019. “Le principe est simple, le jeune vient, on le recrute, on lui parle du projet, lorsqu’il est intéressé, il travaille dans un champ communautaire deux fois par semaine. Lorsqu’on va vendre la récolte, on ne donne pas de l’argent aux jeunes qui ont participé au projet pour payer leur main d’œuvre, mais on leur octroie plutôt une bourse. Si un jeune veut cultiver du piment, on va lui donner la semence et la terre et on l’encadre”, confie à VOA Afrique Alain Georges Lietbouo, fondateur de l’association. A ce jour, l’association “un diplômé, un champ” possède un champ communautaire de légumes de 3500 m2 à la périphérie de Yaoundé. Le premier forum sur la migration au Cameroun a été initié par l’ONG camerounaise “Solutions aux migrations clandestines” qui sensibilise sur la question depuis une dizaine d’années. Yves Tsala, le président de cette ONG, pense avoir trouvé la bonne formule pour parler de la migration au Cameroun. “On a imaginé cette plate-forme où on pouvait avoir tout le monde sur place au même endroit et notamment les organisations en charge de cette question, pour parler de la migration légale en Europe, en Tunisie ou ailleurs”, précise-t-il. L’organisation internationale des migrations (OIM) est le principal partenaire du gouvernement camerounais sur la question de la migration. Son stand d’exposition a été un pôle d’attraction des visiteurs au palais des sports de Yaoundé. “Les Camerounais comprennent de plus en plus la dynamique de la migration irrégulière, ses enjeux et ses difficultés. Le fait que des jeunes migrants de retour au pays sensibilisent les autres est un canal d’information intéressant”, s’est réjoui Dr Boubacar Seybou, chef de la mission de l’OIM au Cameroun.

Avec Lalibre.be
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Centrafrique : une dizaine de personnes portées disparues après une attaque contre un camion humanitaire dans le sud-est du pays

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Bangui (Republique Centrafricaine) 28 oct. 2019 20:46

Une dizaine de personnes à bord d’un camion humanitaire sont portées disparues après l’attaque des éléments d’un groupe rebelle dans le sud-est de la République centrafricaine (RCA), a-t-on appris lundi de sources locales.

 

Dans la nuit de vendredi à samedi dernier, à environ 100 kilomètres de la ville de Djéma dans la préfecture du Haut-Mbomou (sud-est), des membres de l’Union pour la paix en Centrafrique (UPC) d’Ali Darass ont attaqué un camion de service humanitaire. Seules sept personnes à son bord ont pu s’échapper, et une dizaine d’autres sont portées disparues, a déclaré lundi le député de la ville centrafriciane de Djéma, Lambert Akovourou. Peu après l’attaque, les rebelles ont incendié le camion, y compris le stock de médicaments qu’il transportait, a ajouté M. Akovourou, exprimant son inquiétude quant aux personnes disparues. Cette attaque a été confirmée par le préfet du Haut-Mbomou, Judes Ngayoko, qui a fait remarquer que les hommes de l’UPC sont également présents dans la ville de Bambouti de la même préfecture, proche de la frontière avec le Soudan du Sud. Malgré les sommations du gouvernement centrafricain et de la mission onusienne de maintien de la paix, le chef rebelle Ali Darassa ne cesse de déployer ses hommes. De sources concordantes, pour l’heure, ses fidèles sont répandus sur quatre préfectures centrafricaines que sont : la Ouaka (centre), la Basse Kotto (sud-est), le Mbomou (sud-est) et désormais le Haut-Mbomou (sud-est).

Avec Xinhua
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En RCA, l’organe électoral rassure sur la tenue des scrutins

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Bangui (Republique Centrafricaine) 28 oct. 2019 16:34

En effet, si tout le monde est d’accord sur le fait que l’insécurité qui continue de régner est une menace pour la tenue effective des élections, les divergences se révèlent quand il s’agit de reporter ces scrutins. Faustin-Archange Touadéra dirige la Centrafrique depuis bientôt 5 ans. Vacance au sommet de l’Etat Devant le conseil de sécurité de l’ONU, l’émissaire de l’ONU pour la Centrafrique Mankeur Ndiaye a soutenu vendredi 25 octobre “qu’un sérieux retard dans la tenue des prochaines élections pourrait créer une situation de vacance au sommet de l’Etat et conduire à une nouvelle transition politique qui serait dommageable à la consolidation de la démocratie, de la stabilité et de la paix en République centrafricaine”. Alors que le mandat de la mission onusienne en Centrafrique expire le 15 novembre prochain, Mankeur Ndiaye appelle la communauté internationale à doter cette mission d’un nouveau mandat adapté aux exigences actuelles et à financer les élections à venir. D’après le rapporteur de l’agence nationale des élections, Julius Rufin Ngouade-Bada, le budget électoral s’élève à un peu plus de 41 millions de dollars dont 15 millions ont été promis par l’Union européenne. Le PNUD qui assure la centralisation des appuis financiers a déjà avancé une partie des fonds, explique aussi Julius Rufin Ngouade-Bada. D’après le calendrier électoral, le premier tour de la présidentielle devrait avoir lieu en décembre 2020. Certains craignent une reprise des troubles en cas de report des scrutins. Les préparatifs ont commencé L’Agence nationale des élections (ANE) a débuté l’identification des locaux devant abriter les bureaux de vote et la mise au point de son centre de traitement de données. D’après le rapporteur général et porte-parole de l’organe en charge des scrutins, le fichier électoral sera également disponible à temps. Julius Rufin Ngouade-Bada affirme ainsi que rien ne justifie les inquiétudes exprimées par les uns et les autres. “Evidemment il y a des acteurs politiques centrafricains aujourd’hui qui pensent que pour des questions de sécurité à l’intérieur du pays, on ne peut pas organiser les élections. Ce ne sont pas des considérations techniques pour nous. Je vous dis que sur le plan opérationnel, rien ne peut empêcher l’organisation des élections”, martèle Julius Rufin Ngouade-Bada. Anicet-Georges Dologuélé est le chef de file de l’opposition et député à l’Assemblée nationale L’ANE doit encore convaincre Pour le chef de file de l’opposition, Anicet Georges Dologuélé, certains chefs rebelles continuent à gagner du terrain, ce qui constitue un mauvais signe pour le retour à la stabilité avant les élections. “Je ne pense pas qu’on puisse dire que les choses sont en bonne voie”, se plaint-il. Par ailleurs, l’opposant arrivé deuxième à la présidentielle de 2015 estime que le pouvoir en place “ne fait pas mystère de son souhait de truquer massivement les élections et nous voyons que ces élections, si elles ne sont pas bien préparées, vont nous conduire à des crises très importantes. Donc c’est toute la classe politique qui est inquiète”. L’Union africaine soutient elle aussi la tenue effective des élections en 2020 et 2021.

Avec DW français
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Le projet de mega-barrage d’Inga III bloqué par la discorde sino-espagnole

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Bangui (Republique Centrafricaine) 28 oct. 2019 16:30

La République démocratique du Congo a annoncé mardi la signature d’un « accord de développement exclusif » avec deux entreprises chinoise et espagnole pour tenter de financer son projet de méga-barrage hydro-électrique Grand Inga sur le fleuve Congo d’une capacité de 11.000 MW. Pour ce projet de longue date d’un coût estimé à 14 mds de dollars, … Le gouvernement avait simultanément annoncé que le projet serait réalisé par un consortium unique résultant de la fusion des deux groupes précédents et que sa taille (11 000 mégawatts) serait près de trois fois supérieure au projet initial, dans un premier temps soutenu par la Banque mondiale (4 800 MW et d’une valeur de 14 milliards de dollars). Mais patratras : dans un courrier à l’en-tête de la China Three Gorges International Corporation, adressé le 20 septembre au chargé de mission de l’Agence pour le développement et la promotion du projet Grand Inga, Bruno Kapandji, le représentant du Groupement Chine d’Inga 3, Wang Yu, annonce que le consortium chinois et le consortium dirigé par la société espagnole Actividades de Construccion y Servicios (ACS) – appartenant au président du club de foot Real Madrid, Florentino Pérez – n’ont pas pu parvenir à la formation d’un consortium unique à cause de « graves différends » entre eux. Par François Misser Deux consortia ont été invités à deposer une offre commune pour construire le mega-barrage d’Inga 3 sur le fleuve Congo. L’un emmené par les Chinois des Trois Gorges. Et l’autre espagnol, proche du PP au pouvoir. Mais ce dernier ne serait pas au dessus de tout soupçon. Le projet Inga 3, s’enlise. … En deux phases ou une seule? Selon Wang Yu, le consortium ProInga – dont le chef de file est ACS et qui comprend aussi la firme allemande Andritz (fabricant de turbines), l’australienne Project Finance Macquarie, et une autre société espagnole AEE Power – voulait séparer la phase de « coopération exclusive » portant sur la conception du projet et les études de faisabilité d’une part, et de l’autre, la phase de concession à développer en BOT (build, operate, transfer). En revanche, pour les Chinois, le projet doit être développé comme un tout. Un autre différend porte sur la division des parts dans le projet de chaque promoteur. Les Espagnols dans la première phase entendent conserver une participation de 50% dans le consortium et exigent que toutes les questions majeures fassent l’objet d’un consensus entre les deux parties, acceptant que leur investissement dans la phase de construction et de concession soit moindre, ce qui révulse les Chinois. Du coup, Wang Yu invite l’Etat congolais à « réfléchir comment effectuer la prochaine étape ». Bref, le démarrage des travaux, initialement annoncé pour avant la présidentielle de 2016, risque de continuer à être repoussé pendant longtemps d’année en année, comme si le projet avançait à reculons… Inquiétudes d’ONG La révélation de cette impasse émane des auteurs d’un rapport paru ce 28 octobre, intitulé « Inga III : un projet gardé dans l’ombre », provenant du Congo Research Group de l’Université de New York et de l’ONG basée à Bruxelles, Resource Matters, dont l’objectif déclaré est de mieux comprendre et surmonter la pauvreté économique dans les pays riches en ressources naturelles. Outre le fait que le projet prenne du retard, les deux ONG s’inquiètent de la manière dont il et mené. Elles expriment des préoccupations concernant sa transparence, sa gestion et l’information du public, relayant ainsi les craintes d’organisations de la société civile congolaise. Les griefs sont nombreux. Inga III serait trop tourné vers l’extérieur, alors que 80% des Congolais n’ont pas accès à l’électricité, et viserait principalement l’exportation d’énergie vers l’Afrique du Sud, voire vers le Nigeria et l’Angola ultérieurement. Selon le schéma de développement prévu, moins d’un tiers de l’électricité générée serait utilisé au Congo et une grande partie de celle-ci serait absorbée par l’industrie minière. En définitive, préconisent les ONG, le projet devrait être revisité pour s’assurer que la population congolaise en bénéficie. Les principaux promoteurs du projet promettent que les retombées seront principalement d’ordre fiscal. Mais le niveau élevé de corruption dans le pays soulève la méfiance Méfiance Le déficit de gouvernance au sommet de l’Etat est pointé du doigt. Les deux ONG rappellent que le retrait, en 2016, de la Banque mondiale du projet était dû à la volonté du président Joseph Kabila de soustraire Inga III au contrôle du gouvernement pour le placer sous la tutelle exclusive de la Présidence. Cette décision a fortement affaibli la position du Congo et retardé le processus, constatent les ONG, qui invitent le nouveau gouvernement et le président Félix Tshisekedi à se saisir rapidement du dossier et « à faire preuve d’un esprit d’inclusion et de transparence » (sic). Encore un défi à relever, pour le nouveau chef de l’Etat.

Avec Lalibre.be
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Mondial U17: les Lionceaux du Sénégal créent la surprise en battant les USA

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Bangui (Republique Centrafricaine) 28 oct. 2019 16:26

Dimanche au Brésil, les Lionceaux du Sénégal ont battu les Etats-Unis 4-1 lors du Mondial des U17. Les sénégalais sont à leur première participation dans cette compétition et ont réussi le passage de leur premier match de poule. Les américains qui sont à leur 17eme participation ont rapidement fait la différence en début de rencontre pour mener 1-0 à la troisième minute. Souleymane Faye égalise dans le temps additionnel de la première période (45eme +3) En deuxième période, Aliou Baldé donne l’avantage aux Lionceaux à la 72eme. Amete Faye met à l’abri le Sénégal à la 76 eme minute avant que Pape Sarr ne vienne conclure sur coup franc le quatrième but à la 88eme. Mercredi, les Lionceaux seront face au Pays-Bas.

Avec BBC Afrique
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Au moins 15 civils tués dans la province du Soum au Burkina Faso

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Bangui (Republique Centrafricaine) 28 oct. 2019 16:24

“Des corps sans vie de onze personnes ont été retrouvés dimanche matin sur l’axe Pobé-Mengao – Pételbongo (…) probablement les corps des personnes enlevées la veille à Pobé-Mengao par les GAT” (groupes armés terroristes, dans le jargon militaire), a indiqué une source sécuritaire. “Samedi soir, de nombreux individus armés ont attaqué le village de Pobé-Mengao et enlevé plusieurs habitants, pillé des boutiques et emporté des engins”, a expliqué à l’AFP un habitant de Djibo. “Après le départ des assaillants, les populations ont commencé à quitter le village pour se réfugier à Djibo, surtout après la découverte des corps”, a-t-il ajouté sous couvert d’anonymat. “Les individus armés sont revenus dimanche dans le village de Pobé-Mengao, où ils ont tiré des coups de feu en l’air pendant plusieurs heures avant de repartir”, a poursuivi la même source, citant des témoignages de déplacés. “Quatre autres corps ont encore été retrouvés, après ce deuxième passage des terroristes”, portant à une quinzaine le nombre de personnes tuées, a précisé une source locale à Djibo. Selon la source sécuritaire, “dès dimanche soir, des renforts ont été déployés sur Pobé-Mengao et des patrouilles de sécurisation effectuées sur toute la zone”. “Ces mesures devraient être maintenues pendant plusieurs jours en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire dans cette zone”. Le Burkina Faso est pris depuis quatre ans et demi dans une spirale de violences attribuées à des mouvements jihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d’autres au groupe Etat islamique. Depuis début 2015, les attaques jihadistes, de plus en plus fréquentes et meurtrières, en particulier dans le Nord et l’Est, ont fait près de 640 morts et occasionné près de 500.000 déplacés internes. Samedi, plus de 10.0000 personnes ont manifesté à Ouagadougou pour exprimer leur “soutien” aux forces de défense et de sécurité, sous-équipées et sous-entraînées pour enrayer les violences jihadistes.

Avec AFP/VOA
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La candidature de Soro est un “non-événement” pour Adama Bictogo du RHDP

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Bangui (Republique Centrafricaine) 28 oct. 2019 16:19

Le parti au pouvoir en Côte d’Ivoire a qualifié de “non-événement” lundi la candidature à l’élection présidentielle de 2020 en Côte d’Ivoire de l’ancien chef de la rébellion, Guillaume Soro, ancien président de l’Assemblée nationale et ancien Premier ministre. “C’est un non-événement ! Ce qu’on retient de lui, c’est qu’il a été un bon chef rebelle et un mauvais Premier ministre”, a déclaré Adama Bictogo, le directeur exécutif du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP, au pouvoir), lors d’une conférence de presse. Ancien allié du président Alassane Ouattara passé dans l’opposition en début d’année, M. Soro, 47 ans, qui a annoncé sa candidature le 18 octobre, est le premier homme politique d’envergure à postuler officiellement à la présidence. “Il (Soro) annonce sa candidature dans des hôtels inconnus en Espagne ou sur une télévision française. (…).. Quand on respecte son peuple et son pays, on vient dans son pays et on annonce sa candidature dans son pays”, a martelé M. Bictogo. Interrogé sur une éventuelle candidature du président Ouattara, M. Bictogo a répondu : “Les ex-présidents Henri Konan Bédié et Laurent Gbagbo peuvent être candidats et cela ne vous choque pas et quand on parle de la candidature de Ouattara cela vous choque”. “On n’a aucun complexe. Le jour le parti devra se réunir, il décidera en toute âme et conscience” a-t-il souligné, promettant un scrutin présidentiel apaisé en 2020. Le président ivoirien, âgé de 77 ans, entretient le mystère. S’il aura déjà accompli deux mandats en 2020, il estime avoir le droit de se représenter en raison d’un changement de Constitution en 2016, ce que conteste l’opposition. Près de dix ans après la crise post-électorale de 2010-2011 qui avait fait 3.000 morts, la présidentielle d’octobre 2020 s’annonce tendue. Les élections municipales et régionales de 2018 avaient été marquées par de nombreuses violences et des fraudes.

Avec VOA

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Visite du président rwandais à Bangui, où sont partis les mercenaires russes ?

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Bangui | République centrafricaine| CNC – après la polémique  sur le préparatifs qui entoure sa visite à Bangui, c’est le tour du service de sécurité présidentielle de faire face à une nouvelle vague de critique concernant la mise au placard des Mercenaires russes lors du séjour du président rwandais Paul Kagamé à Bangui. Que s’est-il passé ?

 

Si la présidence de la République centrafricaine s’est réjouie de la nouvelle coopération diplomatique, militaire et économique entre la République centrafricaine et le Rwanda après le passage de son Président sur le sol centrafricain le 15 octobre dernier, du côté rwandais, la méfiance est de mise surtout que le mathématicien de Boy-Rabe Faustin Archange TOUADERA est malheureusement connu sur le plan international comme un véritable roublard.

Rappelez-vous, il y’a quelques mois, le président centrafricain Faustin Archange TOUADERA, après l’arrivée des mercenaires russes sur le sol centrafricain, avait relégué au second plan les soldats rwandais de la Minusca détachés au service de la sécurité présidentielle. Motif évoqué à l’époque, selon les indiscrétions de la présidence de la République, les soldats rwandais pourraient faire le jeu des puissances étrangères visant à assassiner le chef de l’État. Une disposition d’esprit qui avait créé une brouille diplomatique entre la Centrafrique et le Rwanda durant plusieurs mois. Mais avec la dernière visite du travail de Paul Kagamé en Centrafrique le 15 octobre dernier, les choses semblent rentrer dans l’ordre, d’après certains proches de Touadera.

Or, pour séduire son homologue rwandais à Bangui, la présidence de la République avait pris le soin d’écarter, voir cacher méthodiquement tous les mercenaires russes au passage de la délégation rwandaise dans la capitale centrafricaine. Certains ont même dit que les mercenaires russes auraient été placardés dans un coin au fin fond du quartier Boy-Rabe en attendant le départ de Kagamé de la RCA. Finalement, les Centrafricains se demandent pour quelle raison le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA cache-t-il les mercenaires russes  pour ne laisser que les soldats rwandais de la garde présidentielle visibles lors de la visite de Kagamé à Bangui. Cache-t-il quelque chose à son homologue rwandais ? En tout cas Bangui continue de jazzer au rythme de la mise au placard des mercenaires russes au fond du quartier Boy-Rabe.

Pour l’heure, la présidence n’a pas encore répondu à cette nouvelle polémique qui entoure la visite de Kagamé à Bangui.

 

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Centrafrique : Le Sud-Soudan veut porter secours aux habitants de la ville de Bambouti envahie par les hommes de l’UPC

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Obo (République centrafricaine)| CNC – La présence et les exactions des éléments de l’UPC à Bambouti et dans le Haut-Mbomou inquiètent les voisins Congolais et sud-soudanais. De sources officielles, les autorités centrafricaines privilégient le dialogue, le sud-soudan s’apprêtent militairement à porter secours à la population de Bambouti et le Congo-Démocratique renforce sa présence militaire à la frontière.

 

Les voisins de Centrafrique de ce côté, la R.D Congo et le Sud-Soudan, se préoccupent davantage de la présence des éléments du groupe rebelle de l’UPC d’Ali Darassa présents depuis le 17 octobre 2019 à Bambouti dans le Haut-Mbomou, prétextant être dans la région pour sensibiliser sur l’accord de Paix ainsi que la gestion de la transhumance.

Interrogé par CNC sur cette présence et l’inquiétude des autorités de Juba, capitale sud-soudanaise et de la République démocratique du Congo, le Préfet du Haut-Mbomou, le Commandant Jude Ngayoko indique que les autorités sud-soudanaises ont pris des dispositions militaires pour porter secours aux habitants de Bambouti.

« Vous savez, pour le moment, on est en train de privilégier le dialogue, cela est la première intervention. Nous attendons toujours. Mais en dehors de cela, j’ai parlé avec mes frères du sud-soudan, le gouverneur et le ministre des finances ont pris des dispositions militaires pour porter secours à la population de Bambouti », a-t-il fait savoir sans indiquer davantage quel genre de secours ce pays frère veut apporter à la Centrafrique dans cette localité.

Depuis l’occupation de la ville de Bambouti par les éléments de l’UPC, le gouvernement et la Minusca se cantonnent dans des condamnations formelles mais sans entreprendre des mesures pouvant amener les éléments de l’UPC, pourtant parti signataire de l’Accord de paix du 06 février 2019 à respecter leurs engagements.

Depuis le 17 octobre qu’ils sont dans la région, le responsable du groupe a fait savoir à qui veut bien entendre que seul, Ali Darassa peut lui intimer l’ordre de quitter la ville et non le Préfet qui pourtant incarne l’autorité de l’Etat.

Lors de la conférence de presse de la Minusca en date du 23 octobre dernier, Vladimir Monteiro, porte-parole de cette institution onusienne, a affirmé que la situation dans ces localités reste dans l’agenda de la Minusca. Même si selon le mandat, le principal objectif est la protection des populations et que c’est pour cette raison que la question de Bambouti également est un motif de préoccupation. « Nous sommes à la frontière d’un pays, il y a des risques humanitaires. L’aide humanitaire vient également d’une partie du Sud-Soudan, l’aspect commercial. Donc, la sécurité du pays, nous préoccupe, nous travaillons avec les autorités du pays et d’autres partenaires pour régler ce problème », a-t-il dit.

Pour certains habitants de la ville d’Obo, Bambouti est une ville stratégique à partir des échanges commerciaux entre la Centrafrique et le Sud-Soudan et l’Ouganda. « Ils veulent nous asphyxier et par la même occasion avoir la mainmise sur le cheptel des éleveurs peulhs dans la région », a déclaré au CNC un commerçant.

Depuis que l’insécurité règne dans cette partie du territoire centrafricain, les autorités sud-soudanaises avaient fermé leur frontière avec la RCA. Au mois d’avril-mai dernier, la réouverture de la frontière avait été conditionnée par l’envoi supplémentaire des FACA. Un vœu qui aujourd’hui est resté lettre morte de la part des autorités de Bangui qui jusque-là n’ont pas encore envoyé cet effectif supplémentaire.

Cédric Wa-Gomba

 

Centrafrique : Le CICR fournit de l’eau potable à plus de 300.000 personnes, dont les déplacés internes de Kaga-Bandoro

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Bangui (République centrafricaine) – CNC – Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR)  en République centrafricaine fournit de l’eau potable à plus de 300.000 Centrafricains dont les déplacés internes de Kaga-Bandoro, dans la préfecture de Nana-Gribizi. Une fourniture qui s’inscrit dans la dynamique d’un meilleur accès à l’eau potable au courant de l’année 2019.

 

Selon un rapport rendu public le 29 août dernier, qui présente les activités de la délégation du CICR en Centrafrique entre janviers-juin 2019, celui-ci  confirme que 300 000 personnes ont un meilleur accès à l’eau potable et habitat grâce à ses interventions sur le terrain.

À Kaga-Bandoro, les déplacés qui ont abandonné leur habitation pour se réfugier sur les sites des déplacés internes ont accès à l’eau potable et des bonnes conditions d’hygiène, grâce au CICR et certaines ONG œuvrant dans le domaine humanitaire.

Pour le CICR, cet appui s’inscrit dans le cadre de son mandat qui consiste à protéger la vie des personnes touchées par les conflits et les autres situations de violence et à alléger leurs souffrances conformément aux conventions de Genève de 1949 dont la RCA est aussi signataire le 1er août 1966.

Les déplacés du site communément appelé « Minusca » pour sa proximité avec la base de la Mission onusienne de Kaga-Bandoro consomment de l’eau propre, tandis que ceux qui sont sur les autres deux sites ont accès aux forages et puits fonctionnels des quartiers et du site de l’Évêché.

Bruno Ngakoutou, âgé de 41ans, vivant sur le site de la MINUSCA avec sa femme et ses 9 enfants depuis le 12 octobre 2016, joint par CNC, apprécie l’assistance en eau potable fournit par le CICR, « j’ai quitté mon quartier Addy au mois d’octobre 2016 après les évènements douloureux que vous connaissez pour réfugié avec ma famille sur le site des déplacés, et nous vivons sur le site de la MINUSCA où il est difficile d’avoir accès à l’eau potable, mais grâce au CICR on a accès à l’eau potable et des infrastructures sanitaires dans les camps de déplacés de Kaga-Bandoro », s’est-il réjoui.

Pour une mère de famille, « grâce à la fourniture de l’eau potable par CICR nous ne sommes plus exposés aux maladies causées par des eaux sales », dit-elle.

Le CICR apporte actuellement de l’aide en eau potable à plus de 12000 déplacés vivant sur les sites des déplacés de Kaga-Bandoro et dans certaines villes des provinces comme la ville de Birao dont plus de 25 000 personnes ont du quitter leur domicile pour fuir les violences entre les groupes armés.

Par ailleurs, le CICR appuie aussi la Société Distribution d’eau en Centrafrique (SODECA) par des dotations de pièces hydrauliques, de produits chimiques et de réhabilitation  ponctuelle du réseau.

Jefferson Cyrille YAPENDE

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Brexit: le Parlement britannique rejette la demande de Boris Johnson d’élections le 12 décembre

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Bangui (Republique Centrafricaine) : 28 oct. 2019 16:32

Le Parlement britannique a rejeté lundi soir, pour la 3e fois, une demande du Premier ministre Boris Johnson d’organiser des élections anticipées le 12 décembre prochain. M. Johnson avait besoin d’une majorité des deux tiers (434 voix) pour faire passer la motion du gouvernement, mais il n’a réuni que 299 députés derrière le texte. 70 ont voté contre, le reste s’est abstenu.

Juste après le vote, Boris Johnson a annoncé qu’il informerait le Parlement ce soir encore d’un nouveau projet du gouvernement. Il s’agirait d’un amendement à la législation sur les élections, qui ne nécessiterait selon lui qu’une majorité simple pour convoquer des élections.

Les formations d’opposition LibDem (libéraux-démocrates) et SNP (Parti national écossais) sont favorables à des élections anticipées, mais elles réclament plutôt la date du 9 décembre. Elles sont opposées au Brexit et espèrent la convocation d’un nouveau référendum sur l’appartenance à l’UE.

Boris Johnson, quant à lui, veut de nouvelles élections pour que son parti, les Conservateurs, retrouve une majorité à la Chambre des Communes pour approuver l’accord de retrait.

Avec Lalibre.be

Incendie géant au siège des médias de Bemba à Kinshasa: les dégâts matériels sont énormes

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Bangui (Republique Centrafricaine) 28 oct. 2019 08:30

Le bâtiment abritant les installations des chaînes de télévision Canal Kin Télévision, Canal Congo télévision et Radio Liberté Kinshasa (Ralik), appartenant à l’opposant Jean-Pierre Bemba, a pris feu ce lundi 28 octobre au milieu de la journée. D’après les premiers témoignages, le feu serait causé par un court circuit. Les dégâts matériels sont importants, le véhicule anti-incendie est arrivé sur place. • «Le feu semble être parti du studio de la radio. Les confrères étaient à l’intérieur mais ils sont sortis, apparemment tout le monde est descendu », explique un témoin à ACTUALITE.CD. • « Moi personnellement, j’étais dans le deuxième bâtiment en train d’écrire et tout d’un coup il y a eu l’appel des amis disant que le bâtiment est en train de prendre feu. On est vite sorti. Les amis m’ont dit que le problème était au niveau d’un split qui avait disjoncté et il y a eu le feu. Nous sommes tous sortis, pour l’instant il n’y a aucun blessé. Nous à Canal Kin, on a pu sauver quelques matériels. Le reste: le plateau, la régie tout a pris feu avec les matériels de CCTV », a dit à ACTUALITE.CD, pour sa part, Mario Ambongo journaliste CKTV. • « La régie et le studio de CCTV sont totalement calcinés. Canal Kin a pu récupérer quelques matériels, mais c’est infime », a dit pour sa part Michel Koyakpa, un autre journaliste de CCTV. 18 septembre 2006, un incendie géant avait déjà détruit les studios de ces deux médias. Stéphane Kitutu O’Leontwa, à l’époque, directeur général de la chaîne Canal Congo télévision (CCTV) et de Canal Kin télévision (CKTV) avait été brûlé. Pour le parti de Bemba, c’était un attentat. Christine Tshibuyi

Avec Actualités CD
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300 ressortissants d’Afrique de l’Ouest arrêtés en Guinée

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Bangui (Republique Centrafricaine) 28 oct. 2019 06:45

Des centaines de ressortissants de pays d’Afrique de l’Ouest ont été interpellés ces derniers jours par les autorités guinéennes. Mardi et mercredi, les policiers ont interpellé 141 personnes qui étaient “confinées dans des concessions” dans la périphérie de Conakry: 84 Bissau-guinéens, 46 Sénégalais, neuf Guinéens, un Burkinabé et un Gambien, a indiqué le gouvernement. Ces arrestations en masse s’expliqueraient par la volonté de mettre fin aux “infiltrations de corps étrangers”. La Guinée traverse une crise politique, mais cette affaire pourrait aussi être liée aux pratiques controversées d’une société de vente directe. D’autres opérations ont eu lieu dans plusieurs régions du pays, portant à 300 environ le nombre de personnes interpellées. “Infiltrations de corps étrangers” Selon le gouvernement, cette opération prouve à suffisance la “récurrence d’infiltration de corps étrangers tant à Conakry que dans des grandes villes de l’intérieur du pays”. La Guinée connait une vague de manifestations contre un projet de troisième mandat attribué au président Alpha Condé qui ont fait une dizaine de morts. L’action de la police et de la gendarmerie vise à “débarrasser la Guinée des mauvaises graines qui n’ont rien à faire ici en cette période de troubles”, a déclaré dimanche à l’AFP un haut responsable de la police ayant requis l’anonymat. Un responsable de la présidence, le lieutenant-colonel Fodé Bakary Cissé, a toutefois donné une version différente, mêlant aux questions de sécurité celle de la lutte contre les pratiques jugées douteuses d’une multinationale de la vente directe bien implantée en Afrique, Qnet. Cette société, dont le siège est à Hong-Kong, aurait attiré en Guinée des jeunes de plusieurs pays et leur aurait vendu des produits divers, à charge pour eux de les revendre à leur entourage. “Nous nous regroupons dans une concession parce que nous sommes dans un système. Quand vous achetez un produit, l’entreprise vous demande d’écouler deux autres produits. Si vous faites cela, la société va vous accorder des avantages”, a expliqué Satigui Camara, l’un de ces vendeurs. “Tout le monde a compris qu’il ne s’agit pas d’un simple commerce en ligne”, a déclaré M. Cissé, chef de division au secrétariat de la Présidence chargé des services spéciaux.

Avec BBC Afrique
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Ses équipes à nouveau agressées à Bria : MSF suspend une partie de ses activités.

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COMMUNIQUE DE PRESSE –

 

Ses équipes à nouveau agressées à Bria : MSF suspend une partie de ses activités.

 

Dans la nuit du 26 au 27 octobre 2019, la base MSF à Bria a été à nouveau la cible d’un braquage de la part d’hommes armés. Suite à cette agression, MSF se voit contrainte de réduire ses activités dès ce lundi 28 octobre. Seules les urgences vitales continueront à être prises en charge au niveau de l’hôpital.

MSF a déjà été victime d’incidents graves à Bria en avril et juillet 2018, incidents qui ont entraîné une réduction puis une suspension totale des activités médicales et humanitaires de l’organisation dans cette zone. La mobilisation pacifique de la population et l’engagement des différents acteurs de la ville quant au respect des structures médicales et du personnel humanitaire, avait permis à MSF de reprendre ses activités après un mois d’interruption complète.

« Notre unique objectif est de fournir des soins gratuits et de qualité aux populations les plus vulnérables de Bria et de la Haute-Kotto. Il n’est cependant pas acceptable que les équipes MSF travaillent dans la crainte de la prochaine agression » déclare Monique Doux, Coordinatrice Projet MSF à Bria. « Nous sommes à nouveau obligés de réduire une partie de nos activités. Pour pouvoir continuer à soigner, nous avons besoin de l’engagement de tous quant à la sécurité de nos employés, de nos structures et de nos patients » conclut-elle.

De telles décisions sont toujours très difficiles à prendre pour l’organisation.

MSF appelle une nouvelle fois tous les acteurs impliqués dans le conflit à protéger les populations civiles et à respecter l’action médicale.

MSF est présente à Bria depuis 2013 pour offrir des soins médicaux gratuits à l’ensemble de la population. Au premier semestre 2019, MSF a réalisé 30 000 consultations pédiatriques et hospitalisé 1 300 enfants de moins de 15 ans. Sur la même période, l’organisation a effectué 95 références

chirurgicales, adulte et enfant, de Bria vers les structures de référence de Bangui.

Le mandat de MSF consiste à apporter une aide médicale neutre, impartiale et gratuite à ceux qui en ont le plus besoin lors de conflits, déplacements de population ou d’épidémies. L’organisation est présente en République centrafricaine depuis 1997 avec des projets à Bria, Bangassou, Bambari, Kabo, Batangafo, Paoua, Bossangoa, Carnot et Bangui, et dispose d’une équipe d’urgence mobile à l’échelle du pays.

Pour tout contact:

Fidèle NGOMBOU – Chargé Communication MSF en RCA.

Email: msf-bangui-comofficer@barcelona.msf.org; (+236)72521671 / (+236)75115981

Donald Trump confirme la mort de al-Baghdadi

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Bangui (Republique Centrafricaine) 27 oct. 2019 18:24

C’est ce dimanche (27 octobre) que le président Donald Trump a annoncé que les forces spéciales “ont tué le leader de l’Etat islamique Abu Bakr al-Baghdadi” dans le nord de la Syrie. Le film d’une fin tragique “Al-Baghdadi est mort”, a déclaré le Chef de la maison blanche qui a précisé que “le leader de l’Etat islamique, qui était chassé par les chiens renifleurs, avait atteint le fond d’un tunnel sans issue où il s’était réfugié. C’est alors qu’il s’est suicidé avec sa veste chargée d’explosifs”. L’explosion a tué trois des enfants de al-Baghdadi, a aussi expliqué le président Donald Trump. Une autre source officielle américaine a indiqué plus tard que deux des épouses du terroriste avaient également été tuées sur le site de l’opération. La Turquie a indiqué avoir été en coordination avec les Etats-Unis pour cette opération. Le président Recep Tayyip Erdogan a salué “un tournant dans la lutte contre le terrorisme”. Identifié grâce à un test ADN Les forces spéciales américaines avaient pu identifier le corps du chef terrioriste une quinzaine de minutes après sa mort grâce à un test ADN effectué sur place. Un test crucial vu que Abu Bakr al-Baghdadi avait été déclaré mort plusieurs fois déjà. Les soldats américains ont saisi de nombreuses données sur le groupe Etat islamique, y compris des informations sur des plans à venir. Selon le président américain, les services de renseignements savaient où al-Baghdadi se déplaçait depuis plusieurs semaines. “Il a passé ses derniers moments dans une peur totale et dans la panique de se voir exécuter à tout instant par les forces américaines”, a raconté Donald Trump. “Il était un homme fou et vulgaire, et maintenant il s’en est allé”, a ajouté le président. D’après le ministre de la Défense Mark Esper, l’objectif était de capturer al-Baghdadi vivant. Abu Bakr al-Baghdadi apparaît une nouvelle fois dans une vidéo non datée (29.04.19) Les principales réactions dans le monde (source Afp) Pour Igor Konachenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense , “depuis la défaite finale de l’Etat islamique par l’armée du gouvernement syrien avec le soutien des forces aériennes russes début 2018, une énième +mort+ d’Abou Bakr al-Baghdadi n’a aucune signification opérationnelle pour la situation en Syrie ni pour les actions des terroristes restants à Idleb”. Boris Johnson le Premier ministre britannique a réagi en indiquant que “la mort de al-Baghdadi est un moment important dans notre combat contre la terreur mais la bataille contre le fléau de Daech n’est pas encore terminée”. Quant à Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien, il félicite “le président Trump pour cet accomplissement impressionnant ayant mené à la mort du chef de l’EI, al-Baghdadi. Cette réussite est une étape importante, mais la bataille continue”. La ministre française des Armées Florence Parly a elle aussi “félicité nos alliés américains pour cette opération” qui a conduit à la mort du chef du groupe État islamique (EI) Abou Bakr al-Baghdadi, tout en assurant “poursuivre le combat sans relâche” contre son organisation. Le président Recep Tayyip Erdogan a déclaré vouloir lancer une offensive de son armée contre les Unités de protection du peuple. Washington dit ne pas s’opposer à une telle opération militaire. Les journaux allemands commentent aujourd’hui le rapport “Mueller” sur l’immixtion de la Russie dans la campagne électorale de Donald Trump. Et la victoire des Kurdes sur le groupe “Etat islamique” en Syrie. Les journaux allemands commentent largement l’annonce surprise du retrait des troupes américaines de Syrie.

Avec BBC Afrique
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Donald Trump confirme la mort de al-Baghdadi

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Bangui (Republique Centrafricaine) 27 oct. 2019 17:59

C’est ce dimanche (27 octobre) que le président Donald Trump a annoncé que les forces spéciales “ont tué le leader de l’Etat islamique Abu Bakr al-Baghdadi” dans le nord de la Syrie. Le film d’une fin tragique “Al-Baghdadi est mort”, a déclaré le Chef de la maison blanche qui a précisé que “le leader de l’Etat islamique, qui était chassé par les chiens renifleurs, avait atteint le fond d’un tunnel sans issue où il s’était réfugié. C’est alors qu’il s’est suicidé avec sa veste chargée d’explosifs”. L’explosion a tué trois des enfants de al-Baghdadi, a aussi expliqué le président Donald Trump. Une autre source officielle américaine a indiqué plus tard que deux des épouses du terroriste avaient également été tuées sur le site de l’opération. La Turquie a indiqué avoir été en coordination avec les Etats-Unis pour cette opération. Le président Recep Tayyip Erdogan a salué “un tournant dans la lutte contre le terrorisme”. Identifié grâce à un test ADN Les ruines d’une maison dans le village de Barisha (Idleb) après l’opération américaine Les forces spéciales américaines avaient pu identifier le corps du chef terrioriste une quinzaine de minutes après sa mort grâce à un test ADN effectué sur place. Un test crucial vu que Abu Bakr al-Baghdadi avait été déclaré mort plusieurs fois déjà. Les soldats américains ont saisi de nombreuses données sur le groupe Etat islamique, y compris des informations sur des plans à venir. Selon le président américain, les services de renseignements savaient où al-Baghdadi se déplaçait depuis plusieurs semaines. “Il a passé ses derniers moments dans une peur totale et dans la panique de se voir exécuter à tout instant par les forces américaines”, a raconté Donald Trump. “Il était un homme fou et vulgaire, et maintenant il s’en est allé”, a ajouté le président. D’après le ministre de la Défense Mark Esper, l’objectif était de capturer al-Baghdadi vivant. Abu Bakr al-Baghdadi apparaît une nouvelle fois dans une vidéo non datée (29.04.19) Les principales réactions dans le monde (source Afp) Pour Igor Konachenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense , “depuis la défaite finale de l’Etat islamique par l’armée du gouvernement syrien avec le soutien des forces aériennes russes début 2018, une énième +mort+ d’Abou Bakr al-Baghdadi n’a aucune signification opérationnelle pour la situation en Syrie ni pour les actions des terroristes restants à Idleb”. Boris Johnson le Premier ministre britannique a réagi en indiquant que “la mort de al-Baghdadi est un moment important dans notre combat contre la terreur mais la bataille contre le fléau de Daech n’est pas encore terminée”. Quant à Benjamin Netanyahu, Premier ministre israélien, il félicite “le président Trump pour cet accomplissement impressionnant ayant mené à la mort du chef de l’EI, al-Baghdadi. Cette réussite est une étape importante, mais la bataille continue”. La ministre française des Armées Florence Parly a elle aussi “félicité nos alliés américains pour cette opération” qui a conduit à la mort du chef du groupe État islamique (EI) Abou Bakr al-Baghdadi, tout en assurant “poursuivre le combat sans relâche” contre son organisation. Le président Recep Tayyip Erdogan a déclaré vouloir lancer une offensive de son armée contre les Unités de protection du peuple. Washington dit ne pas s’opposer à une telle opération militaire. Les journaux allemands commentent aujourd’hui le rapport “Mueller” sur l’immixtion de la Russie dans la campagne électorale de Donald Trump. Et la victoire des Kurdes sur le groupe “Etat islamique” en Syrie. Les journaux allemands commentent largement l’annonce surprise du retrait des troupes américaines de Syrie.

Avec DW français
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Abdou Elinkine Diatta : un chef rebelle tué au Sénégal

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Bangui (Republique Centrafricaine) 27 oct. 2019 17:56

Abdou Elinkine Diatta, secrétaire général du MFDC, le mouvement indépendantiste casamançais, a été tué en même temps que deux autres personnes, dans une fusillade survenue dimanche matin, selon plusieurs médias locaux dont l’APS, l’agence de presse gouvernementale sénégalaise. La fusillade a été provoquée par des assaillants qui se déplaçaient avec des motos, selon des témoins contactés par l’APS. Le colonel Abdou Ndiaye, directeur de l’information et des relations publiques de l’armée sénégalaise, a confirmé la mort du chef rebelle à BBC Afrique. Abdou Elinkine Diatta avait été désigné secrétaire général du MFDC depuis 2017. Il se serait montré favorable à la paix avec le gouvernement sénégalais, contre lequel les indépendantistes casamançais se sont soulevés au début des années 80. La Casamance a retrouvé un calme relatif depuis plusieurs années, après des affrontements meurtriers entre le MFDC et l’armée sénégalaise dans les années 90. “Les factions du MFDC se regardent en chiens de faïence depuis plusieurs années”, a expliqué à BBC le journaliste Abdoulaye Sambou, estimant que la mort du chef rebelle pourrait être liée aux “divergences” au sein du mouvement indépendantiste. Abdou Elinkine Diatta était considéré par certains indépendantistes comme “un défaillant, quelqu’un qui a abandonné la lutte armée”, selon Sambou. “Je ne sais pas si [sa mort] va ralentir le processus de paix ou pas”, dit-il, soulignant que c’est une “perte énorme” pour les responsables du MFDC désireux de faire la paix avec Dakar.

Avec BBC Afrique
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En Algérie, 22 candidatures déposées pour la présidentielle

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Bangui (Republique Centrafricaine) 27 oct. 2019 17:54

A l’expiration du délai de dépôt des candidatures, samedi à minuit, deux anciens Premiers ministres d’Abdelaziz Bouteflika, Ali Benflis et Abdelmadjid Tebboune, figuraient parmi les 22 candidats qui ont déposé leur dossier pour la présidentielle du 12 décembre. Les deux anciens chefs de gouvernement font figure de favoris à ce scrutin rejeté par le mouvement de contestation inédit né fin février. Les leaders de cette contestation refusent que l’élection soit organisée par un gouvernement aux mains de personnalités des 20 ans de présidence de M. Bouteflika, le chef de l’Etat contraint à la démission en avril sous la pression conjuguée de l’armée et des manifestants. Ali Benflis, âgé de 75 ans, se présente depuis 15 ans comme le principal opposant de M. Bouteflika dont il fut chef du gouvernement en 2000. Limogé en 2003, M. Benflis se présente contre M. Bouteflika l’année suivante, puis en 2014. Il arrive à chaque fois deuxième, très loin derrière le président réélu, avec plus de 80 % des voix. De son côté, M. Tebboune, 73 ans, est un ancien préfet qui a dirigé le ministère de la Communication, sous la présidence de M. Bouteflika, à l’arrivée au pouvoir de ce dernier en 1999. Il a été rappelé au gouvernement en mai 2017 avant d’être limogé trois mois plus tard à cause de rivalités au sein de son entourage. L’Anie a désormais sept jours pour statuer sur la validité des candidatures et publier la liste des candidats retenus. Elle doit ensuite les transmettre au Conseil constitutionnel, lequel doit publier la liste définitive des candidats retenus.

Avec BBC Afrique

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QUAND L’ENRICHISSEMENT ILLICITE ET LE NEPOTISME AURONT PLOMBÉ LE REGIME DE TOUADERA. (ENQUÊTE DU CNC).

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Centrafrique.com/quand-lenrichissement-illicite-et-le-nepotisme-auront-plombe-le-regime-de-touadera-enquete-du-cnc/sarandji-et-touaddera-5/” rel=”attachment wp-att-33266 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le chef de l'État Faustin Archange Touadera et son ex-directeur de campagne et chef du parti présidentiel MCU Simplice Mathieu Sarandji.
Le chef de l’État Faustin Archange Touadera et son ex-directeur de campagne et chef du parti présidentiel MCU Simplice Mathieu Sarandji.

 

Bangui (République centrafricaine)| CNC – La rupture avec les mauvaises pratiques de pouvoir caractéristiques de la mauvaise gouvernance telle que le népotisme (nombreuses nominations de parents et membres de sa propre famille dans l’appareil de l’État, affairisme et enrichissement sans cause) – qui dans le passé ont tant fait du mal à notre pays – avait été le thème de prédilection du « candidat du peuple » Faustin Archange Touadera et son équipe de campagne électorale lors des présidentielles de 2015-2016. Malheureusement dans les faits, non seulement les Centrafricains n’ont pas vu cette rupture prônée à cor et à cri, mais force est de constater que plusieurs parents et principaux dignitaires du régime de Touadera auront largement profité de l’accession à la magistrature de ce dernier pour s’enrichir personnellement.

 

Si le professeur de mathématiques continue de dormir dans sa modeste maison de Boy-Rabe édifiée laborieusement par ses propres moyens lorsqu’il fut recteur de l’Université de Bangui puis PM de Bozizé, ce n’est point le cas de beaucoup de ses parents et compagnons de victoire de 2016, à commencer par son directeur national de campagne Simplice Mathieu Sarandji promu après, Premier Ministre et actuellement SG du parti politique MCU crée pour permettre à Touadéra de se succéder à lui-même en 2021. Quelques cas illustrent parfaitement le fait que la réalité est aux antipodes des promesses démagogiques de campagne électorale.

 

Le cas Sarandji

 

Très emblématique de l’enrichissement personnel par prédation financière des deniers publics, le cas de ce professeur de géographie qui naguère habitait dans une modeste maison difficile d’accès dans sa belle-famille au quartier Combattant avant d’être promu PM crève le seuil de l’indécence. Très peu de temps après sa prise de fonction comme PM, un véritable palais est sorti de terre à la sortie Nord de Bangui. Et comme si cela ne suffisait pas, il s’est méthodiquement employé à acquérir tous les lopins l’environnant. Quelques-uns sont en chantier dont un immeuble d’un niveau comme son palais situé juste en face.

Toujours à Bangui, on rapporte plusieurs autres acquisitions à mettre au crédit de SMS, dont l’immeuble en chantier inachevé que le défunt Faustin Zagui a commencé à construire à la place de l’ex-hôtel Minerva sur l’avenue David Dacko au centre-ville de Bangui avant que la mort l’ait emporté. C’est la mutation du titre foncier de cette propriété qui a fuité qui a révélé l’identité du nouveau propriétaire comme Simplice Mathieu Sarandji. De même, c’est lorsque les députés ont rejeté le projet de construction en dur de la tribune du défilé sur l’avenue des Martyrs que le ministre des finances Henri Marie Dondra avait prévu dans le projet de budget de la nation 2018-2019 qu’on a su que l’entreprise qui était retenue pour construire l’ouvrage était celle d’un certain Simplice Mathieu Sarandji. Il s’agissait d’un marché de plus d’un milliard de F CFA excusez du peu !

En province, notamment dans sa ville natale Baoro dans la Nana Mambéré (Ouest), outre une école et un poste de santé, il y a bâti une véritable résidence secondaire dont l’architecture contraste avec les constructions misérables des populations de cette ville qui est à remarquer.

A l’étranger également, on rapporte l’existence de biens immobiliers lui appartenant au Cameroun et on en passe.

Voilà pour le tableau de chasse pour le moins garni, d’un modeste professeur de géographie, ex-secrétaire général de l’Université de Bangui qui, avant de devenir PM s’abritait dans sa belle-famille dans un modeste logis. Les Centrafricains comprendront pourquoi Simplice Mathieu Sarandji n’a jamais fait la déclaration de ses biens comme l’y oblige la Constitution, ni à son entrée en fonction comme PM ni à plus forte raison après son départ de la primature. La Constitution ne dispose pourtant pas que la déclaration des biens est laissée au libre choix et à la volonté de ceux qui y sont astreints de par leur fonction qu’ils doivent exercer.

 

Le cas Arthur Bertrand Piri

 

Pour avoir meublé les temps d’antenne du candidat Touadera, son oncle, durant la campagne électorale de 2015, ce neveu du mathématicien, auparavant illustre inconnu, a exigé et obtenu d’être nommé Contrôleur général des sociétés et offices publics avec « rang de Ministre ». Pourquoi s’affubler d’une telle appellation si ce statut ne donne même pas droit de prendre part au conseil des ministres ?. Bien lui en a quand même pris car peu de mois seulement après sa prise de fonction, il a fait sortir de terre au PK 22 (route de Damara), une immense bâtisse à vocation de motel, boîte de nuit, dancing et restaurant, réalisation dont il se targue et proclame à qui veut l’entendre, d’avoir financé sa construction « sans crédit bancaire ! Où donc a-t-il bien pu trouver l’argent qui lui a permis d’édifier si vite un tel immeuble car tout contrôleur général des sociétés et offices publics avec « rang de ministre » qu’il est, son simple salaire ne lui permettra jamais d’accomplir un tel exploit. Il a donc bien dû prendre l’argent quelque part, on sait où !. Il a mis les sociétés d’état et offices publics sous sa coupe et fort de la règle du « programme d’emploi » auquel sont tenus de se conformer les responsables des sociétés et offices publics, il n’a de cesse de mettre ceux-ci sous pression, s’ingérant grossièrement dans leur gestion au quotidien, leur faisant constamment du chantage voire les menaçant même souvent de les limoger et ceci, publiquement sur les antennes de la radio nationale. Tout Bangui s’accorde à dire que c’est grâce aux fruits résultant de la corruption et des prébendes qu’il a construit sa fortune.

Arthur Piri est réputé pour monnayer systématiquement les nominations à certaines fonctions dans l’appareil d’Etat et de DG à la tête des sociétés ou aussi faire retarder moyennant rétribution, le départ à la retraite de certains fonctionnaires, la retraite étant vécue en Centrafrique comme une abomination. Depuis la création du parti présidentiel Mouvement des cœurs unis (MCU), la toute-puissance de Piri s’est encore accrue. Du temps du PM SMS, il contribuait aux côtés de ce dernier à retoquer la plupart des projets de décrets portant mouvement et nomination des cadres et personnel de certains ministères dont les titulaires ne sont pas MCU car provenant d’autres partis politiques. Firmin Ngrébada qui a succédé à SMS a immédiatement été victime de Piri et ses méthodes ci-dessus évoquées, à telle enseigne qu’il a cru devoir proposer en conseil de ministre un projet de décret pour réduire les pouvoirs colossaux que Piri s’est attribués mais malheureusement cette initiative aurait été rejetée par le chef de l’exécutif himself.

(La suite de cette tribune au prochain numéro avec d’autres impétrants sur la liste des corrompus et coupables de biens mal acquis, véritables fossoyeurs de la République)

 

 

JMA-2019-Bambari, nouvelle proposition de Darassa sur la table du gouvernement.

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Ali Darassa et ses hommes à Bambari le 16 mars 2019.

 

Bambari (République centrafricaine)| CNC – après avoir refusé, il y’a quelque semaine,  de recevoir une délégation gouvernementale venue spécialement pour le rencontrer, le chef rebelle Ali Darassa, après être consulté,  vient de faire une nouvelle proposition-choc au gouvernement pour l’organisation et la sécurisation de la JMA-2019 à Bambari, chef-lieu de la Ouaka, au centre de la République centrafricaine.

 

La saga Darassa et la JMA-2019 à Bambari n’est pas prête de ses terminés. En fait, elle ne fait que commencer, en raison d’importante considération qu’on lui accorde, d’après certains observateurs de la vie politique nationale.

En effet, lors d’une réunion préparatoire de la JMA-2019 à Bambari il y’a quelques jours, le préfet de la Ouaka, Monsieur Victor Bissekoin, ex-fonctionnaire du ministère de l’agriculture à la retraite, chef du quartier de Touadera à Boy-Rabe, a officiellement demandé au chef rebelle Ali Darassa un troupeau des bœufs, comprenant au moins cinquante têtes, toutes  vivantes, au nom du gouvernement, comme sa contribution personnelle à la JMA-2019.

Cette nouvelle demande des autorités de l’Ouaka, en l’occurrence du préfet Victor Bissekoin au chef rebelle Ali Darassa étonne plus d’un.

Pour les habitants de Bambari,  cette nouvelle forme de collaboration entre le préfet et Ali Darassa ne passe pas. Alors, ils se demandent si Darassa est-il devenu un patron éleveur ? Ou bien, voudrait-il demander sa part de butin dans les 600 têtes des bœufs de l’opérateur économique Saleh braquées par Darassa au village Ngoulaka en juillet dernier ?

À Gbokologbo, Ali Darassa n’a pas tardé à répondre positivement à la demande du préfet, tout en profitant de l’occasion pour faire une nouvelle proposition au gouvernement concernant la sécurisation de la festivité de la JMA-2019 à Bambari qu’il souhaite vivement que le pouvoir de Bangui attribue à ses hommes déjà présents à Bambari.

Depuis lors, le gouvernement n’a pas encore répondu à cette nouvelle proposition de la sécurisation de la JMA-2019 par les rebelles de l’UPC, selon nos informations.

Pour rappel, le 15 octobre dernier, une cinquantaine des rebelles de l’unité pour la paix en Centrafrique (UPC) sont arrivés dans la ville de Bambouti, à l’extrême sud-est de la République centrafricaine, faisant fuir plusieurs milliers des personnes vers la République démocratique du Congo.

Pour le chef rebelle Ali Darassa, ce déploiement de ses hommes à Bambouti se justifie par la sensibilisation des populations, plus particulièrement aux éleveurs peuls aux accords de paix dont l’UPC est signataire. Pour les autorités locales, Ali Darassa profite toujours de ce fameux accord politique pour la paix et la réconciliation pour faire avancer ses pions au sud-est du pays alors que ce même accord l’interdit formellement.

 

 

Affaire à suivre…

 

Copyright2019CNC.

AFFAIRE SEBIRO / France 24 : RÉACTION VIVE D’UN COMPATRIOTE CENTRAFRICAIN.

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Wilfried Sebiro, image profil Facebook.

Mon cher Tanguy,

J’ai lu, comme beaucoup de nos compatriotes ce matin, la sortie de Maurice Wilfried Sebiro, du moins le récit de sa version à lui des faits d’harcèlement sexuel dont on l’accuse.

 

Outre le langage très approximatif usité dans son récit, suivi de certains passages incompréhensibles, j’en ai  personnellement, et en toute honnêteté,  été très peu convaincu.

 

J’ai même envie de dire que cette sortie était l’arbre qui cache la forêt.

 

En effet Tanguy, quand, en tant qu’une personnalité publique dans la délégation d’un chef d’état à l’étranger,  vous faites l’objet d’une accusation aussi formelle pour harcèlement sexuel, avec des termes précis et sans ambigüités, suivi d’une lettre de consternation, à vous adressée par  un responsable hiérarchique de la présumée victime (France 24), vous  vous  devez, pour rester crédible, de répondre avec tact, sagesse, précisions et concisions sur les faits pour lesquels l’on vous accuse, tout ceci  sans engager dans votre récit, des faits d’émotions.

 

Cette accusation humiliante contre notre compatriote SEBIRO,  il faut le dire, ne porte pas seulement atteinte à son honneur personnel en tant qu’individu, mais elle   écorche aussi l’honneur de tout un peuple, si ce n’est de tout un pays.

 

SEBIRO, Conseiller en Communication du Président TOUADERA, dans sa sortie de ce matin, au lieu de ne s’attarder exclusivement que sur les faits humiliants pour lesquels on l’accuse, ceci en donnant des précisions sur ce qui s’est réellement passé, en citant par exemple des noms des témoins oculaires auprès de qui des vérifications peuvent être faites……. il s’est plutôt  maladroitement cloitrer en tentant de se faire passer pour la victime, et plus curieux, en s’attardant  plus sur des évènements qui n’ont aucun lien, ni rapport, avec ce dont on l’accuse.

 

Son récit laisse penser même qu’il tenté, avec beaucoup de maladresses, de se défendre de  quelque chose qu’il aurait réellement peut-être commis.

 

Voici en effet, et pour ceux qui ne l’ont pas lu, les faits évoqués par SEBIRO pour sa défense :

 

Pour lui, cette journaliste Franco-russe, l’accuserait d’harcèlement sexuel pour deux raisons.

 

#La_première, serait qu’elle appartiendrait à une chaine propagandiste,  anti développement de la RCA et de certains pays africains (parlant de Fance24), mais aussi parce que le Sommet Russie-Afrique aurait été une réussite avec la participation de 47 Chefs d’Etats.

 

Personnellement ici, je ne vois pas le rapport !

 

#Deuxièmement, pour SEBIRO, cette journaliste l’accuserait ainsi parce qu’il aurait, lui SEBIRO, interrompu l’interview de la journaliste avec le Président TOUADERA, à la 25eme minutes, alors que  ladite interview était prévue pour  ne durer que 10mn.

Là encore, je trouve ces arguments  légers, car, aucune journaliste à ma connaissance, ne porterait une telle accusation, simplement parce qu’un proche d’un président, l’aurait interrompu dans son interview.

 

Et même, il me semble que lors des rencontres internationales de ce genre, c’est plutôt au #Protocole qu’il revient généralement d’apprécier si les audiences ou interview doivent être abrégées ou non, fonction du programme du Président. Peut-être que SEBIRO se serait-il substitué au protocole de TOUADERA en ce moment précis là ?

Ou en serait-il soudainement devenu un, pour la circonstance ?

 

Enfin, SEBIRO a bien voulu partager avec nous dans son récit, la quintessence  d’une lettre de consternation, à lui envoyée par le Directeur de France 24, Mr SAIKALI.

Il est tout à fait normal, il faut le dire, pour un responsable d’un grand média comme France 24, que le responsable en chef, pour ne pas dire le directeur, puisse ainsi se rapprocher par courrier, du mis en cause dans un litige qui l’oppose avec l’une de ses employées.

 

SEBIRO encore ici, au lieu de répondre au directeur de France 24, en lui donnant, de façon clair, précis et concis, sa version à lui des faits, et de ce qu’il en est de l’accusation, s’est attardé plutôt à regretter que ce dernier ait pu lui adresser une telle correspondance, alors que lui SEBIRO, aurait transporté une journaliste de RFI, #Charlotte_COSSET, dans la voiture présidentielle, le 16 NOVEMBRE à Bouar (alors que nous sommes au mois d’ #Octobre), afin que cette dernière puisse couvrir les cérémonies de sortie sous le drapeau, de 1023 FACA…

 

Là encore, on peut simplement et purement reprocher à SEBIRO de faire probablement de la #distraction, parce que ne sachant pas quoi répondre.

 

Et pour la fin de son récit, SEBIRO fera feu de tout bois, en revêtant une casquette de patriote, et de parler de biens d’autres sujets, et qui n’ont aucun rapport avec ce pourquoi il est accusé.

 

Bref, je n’ai aucun problème avec SEBIRO.

Je ne dis pas non plus qu’il est  coupable ou innocent de quoi que ce soit.

 

Mais  je pense sincèrement que tant qu’il y aura pas une enquête pointue, dans le but de la manifestation de de la vérité, ce sera toujours la parole de cette journaliste, contre celle de SEBIRO.

Une enquête doit donc être ouverte par l’une des parties, afin que l’opprobre soit lavé auprès de la véritable victime dans cette affaire, SEBIRO, ou la journaliste Franco-russe.

C’est ici mon avis, et il n’engage que moi !

 

Par Ludovic LEDO

VIDEO. Daesh : Le leader du groupe terroriste, Abou Bakr al-Baghdadi, aurait été tué

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Bangui (Republique Centrafricaine) 27 oct. 2019 06:28

Abou Bakr al-Baghdadi, le chef du groupe terroriste Daesh, prétendument début 2019. (archives) — Le chef de Daesh, Abou Bakr al-Baghdadi, a été visé par une opération militaire en Syrie et aurait été tué, ont affirmé samedi plusieurs médias américains à quelques heures d’une annonce « très importante » de Donald Trump ce dimanche matin. Selon CNN et ABC, qui citent des hauts responsables, al-Baghdadi a trouvé la mort lors d’une opération de l’armée américaine dans le nord-est de la Syrie. D’après CNN, des tests sont en cours afin de pouvoir confirmer formellement la mort du chef du groupe djihadiste responsable de multiples attentats sanglants à travers le monde. Selon un responsable cité par ABC, il aurait fait exploser sa veste chargée d’explosifs pour se suicider. Le Pentagone s’est refusé à tout commentaire. « Le président des Etats-Unis fera une annonce très importante demain matin à 9h (locale) depuis la Maison Blanche », a déclaré Hogan Gidley, porte-parole de l’exécutif américain, sans autres précisions. Peu avant cette annonce, Donald Trump avait publié un message sibyllin sur Twitter. « Quelque chose d’énorme vient de se passer ! », avait-il écrit. Si l’opération militaire américaine a effectivement été couronnée de succès, elle serait la plus importante visant un haut responsable djihadiste depuis la mort, le 2 mai 2011, d’Oussama Ben Laden, le chef d’Al-Qaida tué par les forces spéciales américaines à Abbottabad au Pakistan. Something very big has just happened! — Donald J. Trump (@realDonaldTrump) October 27, 2019 Abou Bakr al-Baghdadi n’a plus donné signe de vie depuis un enregistrement audio diffusé en novembre 2016, après le début de l’offensive irakienne pour reprendre Mossoul dans lequel il exhortait ses hommes à lutter jusqu’au martyre. C’est à Mossoul que le chef de Daesh a fait sa seule apparition publique connue, en juillet 2014, à la mosquée al-Nouri. Un temps emprisonné, libéré faute de preuves De son vrai nom Ibrahim Awad al-Badri, le chef de Daesh serait né en 1971 dans une famille pauvre de la région de Bagdad. Passionné de football, il a échoué à devenir avocat puis militaire avant d’étudier la théologie. C’est lors de l’invasion américaine de l’Irak en 2003 qu’il crée un groupuscule djihadiste sans grand rayonnement avant d’être arrêté et emprisonné dans la gigantesque prison de Bucca. Libéré faute de preuves, il rejoint un groupe de guérilla sunnite sous tutelle d’Al-Qaida et en prend la tête quelques années plus tard. Profitant du chaos de la guerre civile, ses combattants s’installent en Syrie en 2013 avant une offensive fulgurante en Irak. Le groupe, rebaptisé Daesh, supplante Al-Qaida, tandis que ses succès militaires initiaux et sa propagande soigneusement réalisée attirent des milliers de partisans du monde entier.

Avec 20Minutes
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Wilfried Sebiro, un conseiller du Président Touadera menacé de poursuite judiciaire.

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Centrafrique.com/wilfried-sebiro-un-conseiller-du-president-touadera-menace-de-poursuite-judiciaire/maurice-wilfried-sebiro-le-jour-de-son-anniversaire-publie-sur-facebook-le-22-septembre-2019/” rel=”attachment wp-att-33212 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Maurice Wilfried Sebiro, Conseiller en communication du chef de l'État Faustin Archange Touadera lors de son anniversaire le 22 septembre 2019.
Monsieur Maurice Wilfried Sebiro, Conseiller en communication du chef de l’État Faustin Archange Touadera lors de son anniversaire le 22 septembre 2019.

 

Bangui (République centrafricaine)| CNC – soupçonné d’avoir posé des actes a caractère explicitement sexuel, également sous contrainte physique sur une journaliste de France 24 en Russie, le Conseiller en communication du chef de l’État, Monsieur Maurice Wilfried Sebiro pourrait être accusé pour harcèlement sexuel, selon la direction de la chaîne France 24.

 

D’après M. Saikali, Directeur de la chaîne France24, Monsieur Maurice Wilfried Sebiro, cousin du Président Touadera, n’est pas à son premier coup d’intimidation du genre envers leur équipe :

« … avant, pendant et après l’interview du Président Touadera, ce 24 octobre, vous avez affiché :• des tactiques qui vous semblent coutumières d’intimidation,• parfois d’ordre physique, vous en prenant à la caméra, et à son opératrice,• des propos peu amènes et outrancièrement sexistes à l’égard de nos journalistes… », explique Monsieur Saikali, Directeur de France24 dans un note d’indignation envoyé par courriel à Monsieur Maurice Wilfried Sebiro dont CNC a obtenu une copie.Pour la Direction de France24, Monsieur Maurice Wilfried Sebiro avait franchi le «seuil de l’intolérable» en faisant à l’une de ses journalistes d’envoyées spéciales lors du sommet de Sotchi des offres à caractère explicitement sexuel. « également sous contrainte physique, vous glissant entre deux rangs de chaises pour vous tenir de dos, puis debout face à elle, avant de l’interpeller.L’interview du Président étant en cours, notre collaboratrice a voulu poursuivre son travail, mais en a vécu un profond traumatisme, dont elle peine à se remettre», explique la Direction, avant de poursuivre que le groupe (France 24 et France média monde, NDLR) «se réserve le droit de donner à cette affaire les suites judiciaires qu’il jugera nécessaires».

Du côté de l’accusé, la réponse est immédiate. Sur son profil Facebook, Monsieur Maurice Wilfried Sebiro répond à France 24 :

«… après avoir organisé les interviews du Président TOUADERA sur les médias russes SPUTNIK et deux autres du groupe France Télévision: France 24 et RFI, jai lu avec consternation le tweet de la journaliste franco-russe Elena Volochine maccusant davoir demandé de coucher avec une de ses collègues alors que je venais à peine de les croisées.

La vérité est la journaleuse de cette chaîne de propagande anti-développement de la RCA et de certains pays africains est sans doute fâchée par la réussite du sommet Russie-Afrique qui vu la participation de 47 chefs d’État.

Elena en colère na pas supporté que jinterrompe son interview à la 25 eme minute, alors quelle était prévue  pour ne durer que 10 minutes. Bien qu’étant en retard sur son agenda du jour, le Président TOUADERA a accepté de continuer cette entrevue qui a duré plus de 40 minutes.

Pour de nombreux observateurs, cette réponse n’est pourtant pas liée aux faits qui lui sont reprochés. Et si la chaîne France 24 décidait d’engager une action en justice, Monsieur Maurice Wilfried Sebiro pourrait être traqué partout où il séjournera en dehors de la République centrafricaine afin qu’il puisse faire face à la justice française pour des faits qui lui sont reprochés.Il y’a lieu de noter que Monsieur Maurice Wilfried Sebiro, l’un des nombreux cousins du chef de l’État à être nommés à la présidence de la République, n’est malheureusement pas la première, probablement pas la dernière personnalité politiques de la présidence et du gouvernement centrafricain à afficher ce genre de comportement qui n’honore guerre la Centrafrique aux yeux du monde. Tout le monde se souvient encore de la masturbation publique du ministre des Mines et de la géologie, Monsieur Léopold Mboli Fatrane, dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux. Après quelques indignations publiques, l’homme garde toujours son poste au sein du gouvernement.

Tourmenté par cette affaire, le retour au bercail du président Faustin Archange TOUADERA est fortement attendu à Bangui. Mais, pour un observateur de la vie politique centrafricaine, le président Touadera n’est pas Catherine Samba-Panza pour sanctionner sévèrement ce genre de comportement digne d’une époque soviétique.

Affaire à suivre…  Copyright2019CNC.

Ethiopie : Des manifestations tournent à l’affrontement ethnique

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Bangui (Republique Centrafricaine) 27 oct. 2019 00:44

Celui qui vient d’être récompensé du prix Nobel de la paix a réagi pour la première fois aux affrontements qui secouent son pays. Abiy Ahmed, le premier ministre éthiopien, a dénoncé samedi « une tentative de provoquer une crise ethnique et religieuse ». Il a averti que cette crise « pourrait encore s’aggraver si les Ethiopiens ne s’unissent pas ». Les violences ont éclaté mercredi dans la capitale du deuxième pays le plus peuplé d’Afrique, avant de se répandre dans toute la région d’Oromia. Les partisans d’un activiste controversé, Jawar Mohammed, sont descendus dans les rues, brûlant des pneus, érigeant des barricades et bloquant les routes dans plusieurs villes. Vendredi, le bilan des heurts s’élevait à 67 morts, dont cinq policiers. Le responsable de la police dans l’Etat d’Oromia a souligné que la plupart des victimes avaient perdu la vie lors « d’affrontements opposant des civils entre eux », et non à l’occasion de l’intervention des forces de l’ordre. Jawar Mohammed, un ancien allié du Premier ministre Jawar Mohammed, le fondateur du média d’opposition Oromia Media Network (OMN), est en fait un ancien allié du Premier ministre réformateur Abiy. Tous deux appartiennent à la communauté oromo, le groupe ethnique le plus nombreux en Ethiopie. Les relations entre les deux hommes se sont récemment détériorées, Jawar Mohammed ayant publiquement critiqué plusieurs réformes d’Abiy Ahmed, allant même jusqu’à accuser le Premier ministre de vouloir « instaurer une dictature ». Ce dernier a été récompensé du prix Nobel en tant qu’artisan d’une réconciliation spectaculaire avec l’ex-frère ennemi érythréen. Il est aussi le père de réformes susceptibles de transformer en profondeur l’Ethiopie, longtemps livrée à l’autoritarisme. Mais la légalisation de groupes dissidents et l’amélioration de la liberté de la presse ont également permis une expression plus libre des tensions intercommunautaires et des nationalismes ethniques. Pour ses détracteurs, Jawar Mohammed incite, lui, à la haine ethnique. Il a notamment accusé à de nombreuses reprises les Tigréens de réprimer toute opposition et de marginaliser les Oromo, son ethnie, la plus importante d’Ethiopie. Les Tigréens, qui ne constituent plus que 6 % de la population, ont longtemps disposé d’un pouvoir sans commune mesure avec leur importance numérique. Le Front de libération des peuples du Tigré (TPLF) a été à l’origine de la chute en 1991 du régime militaro-marxiste et a dominé jusqu’en 2018 la coalition depuis lors au pouvoir, le Front démocratique révolutionnaire du peuple éthiopien (EPRDF). Le ministère de la Défense a annoncé vendredi le déploiement de militaires dans sept zones où la situation restait particulièrement tendue.

Avec 20Minutes

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Doing Business : le Togo au rang des meilleurs réformateurs au monde

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Bangui (Republique Centrafricaine) 26 oct. 2019 23:42

Cette étude de la Banque mondiale analyse les réformes écoulées sur l’année, à travers une dizaine de sujets qui affectent la vie des entreprises. Au nombre des critères, l’accès à l’électricité, l’obtention de titre de propriété et de crédit, la protection des actionnaires minoritaires, le paiement des impôts et le commerce transfrontalier sans oubleir le respect des contrats, l’emploi de salariés et la gestion des contrats avec l’État. Afrikaische Stromversorgung (picture-alliance/dpa/A. Jallanzo) Et le Togo justement, tout comme le Nigéria aura réalisé des performances appréciables qui l’ont hissé à cette dimension des meilleurs réformateurs mondiaux. Outre les réformes visant à réduire les frais de permis de construire, plusieurs autres indicateurs ont favorisé cette percée du Togo comme l’explique Sandra Ablamba Johnson : “D’abord la création d’entreprises qui aujourd’hui fait du Togo le 15è pays au niveau mondial, ensuite le transfert de propriété, l’accès à l’élenergie dont je voudrais ici saluer l’impact remarquable – parce que en moins d’un mois le Togo a mobilisé pratiquement une quarantaine d’entreprises contre une dizaine il y a un an. Egalement, le gouvernement a pu sacrifier 470 millions de francs CFA en faveur du secteur privé qu’il pourra réallouer pour investir dans ses activités. Il y a également l’indicateur de l’accès de crédit”, s’est félicitée la ministre déléguée, conseillère du président togolais en charge du climat des affaires. Koudou, un témoignage La floraison de jeunes entreprises dont parle la ministre est une illustration de la rationalisation des procédures d’enregistrement des propriétés. Elle a profité à Koudou Dovi, jeune entrepreneur en agro-business exerçant dans la capitale togolaise. “Ma première entreprise a été créée en 2011 quand j’ai fini ma maîtrise en stratégie et marketing. On m’a exigé un million de francs CFA comme capital pour créer un cabinet conseil et mes dossiers avient fait trois mois avant qu’on ne m’attribue la carte d’opérateur économique. Aujourd’hui, les donnes ont changé, les procédures de création se font en 24 heures”, confirme le jeune entrepreneur qui s’est spécialisé dans la transformation notamment des graines de Kinkéliba en thé. Cependant le pays doit faire face à un certain nombre de défis pour maintenir cette dynamique, notamment en ce qui concerne la facilitation du paiement des impôts. L’Etat togolais semble en avoir conscience. “Certes, cette année nous avons adopté un nouveau code des impôts très simplifié, nous travaillons à la déclaration et au paiement des impôts en ligne. Donc pour nous, l’adoption de cette réforme par le secteur privé permettra naturellement de faciliter cette réforme relative au paiement des impôts.” explique Sandra Ablamba Johnson, ministre déléguée, conseillère du chef de l’Etat en charge du climat des affaires Pour améliorer encore les choses, comme dans nombre de pays africains, le Togo devra encore s’améliorer sur les questions judiciaires liées à l’exécution des contrats. Car une fois lancée, beaucoup rencontrent parfois des difficultés administratives notamment.

Avec DW français
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l’UPC élargit son périmètre d’influence sur le territoire

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Bangui (Republique Centrafricaine) 26 oct. 2019 23:26

En RCA, alors qu’un accord de paix a été signé entre 14 groupes armés et le gouvernement, les violences se poursuivent. La Minusca a condamné l’attitude de l’UPC en violation des principes de l’accord de paix dont il est signataire. Même si les chiffres ont sensiblement baissé, la Minusca répertorie entre 50 et 70 violations de l’accord chaque semaine. Les violences impliquant le MLCJ et FPRC ont eu lieu dans la région de Birao à l’extrême nord-est où environ 24 000 personnes ont été déplacées. Dans l’extrême nord-ouest, dans la zone de Koui, la Minusca a mené une opération contre le groupe 3R. Mais pendant que les projecteurs sont braqués sur ces zones, un autre groupe avance ses pions. L’Union pour la paix en Centrafrique (UPC), signataire de l’accord de paix, avance dans le sud-est du pays. Dans un communiqué, le général Ali Darass justifie ce déploiement pour « sensibiliser les populations mais surtout les éleveurs transhumants aux accords de paix ainsi qu’à la future mise en place des Unités spéciales mixtes de sécurité ». Sur place, le préfet d’Obo confirme l’arrivée d’une cinquantaine d’éléments à Bambouti ville frontalière du Soudan du Sud, le 15 octobre dernier. Après les combats dans la zone de Lioto en septembre, l’UPC élargit ainsi encore son périmètre d’influence sur le territoire centrafricain. La Minusca a condamné l’attitude de l’UPC en violation des principes de l’accord de paix. Le gouvernement a lui interpellé les garants de l’accord sur des actions à engager face à de tels agissements. Si la situation est calme sur le terrain, aucun incident n’a été répertorié à ce jour, le sous-préfet signale la mise en place d’une barrière pour des taxations illégales sur cet axe principal de ravitaillement de l’est du pays. Le porte-parole du gouvernement a mis en garde l’UPC sur les répercussions potentielles de leur présence sur l’aide humanitaire et l’approvisionnement en général de la région. La frontière avait déjà été fermée il y a quelques mois à la suite du meurtre de plusieurs Sud-Soudanais dans la zone frontalière. Cette fermeture avait asphyxié la zone. Sur place, on craint que les autorités sud-soudanaises décident une nouvelle fois de fermer la frontière.

Avec RFI
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La délivrance des passeports suspendue au Tchad

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Bangui (Republique Centrafricaine) 26 oct. 2019 21:06

C’est une situation qui provoque le mécontentement de nombreux Tchadiens et surtout des élèves et étudiants. Depuis fin août, aucun passeport biométrique n’a été délivré par les services de l’immigration et de l’émigration du ministère de la sécurité publique. Des étudiants pénalisés Les conséquences sont nombreuses. Des étudiants ou des malades, en état d’évacuation sanitaire, ont dû reporter leur voyage, faute de passeport. C’est le cas de Yessaigne Borkame qui devrait se rendre au Maroc, pour poursuivre ses études depuis septembre mais, qui est bloqué à N’Djamena. “Quand je vais au commissariat central pour qu’on puisse me délivrer le passeport, ceux qui sont à la porte, me disent que le passeport n’est pas disponible, qu’il y a un problème d’encre, qu’il n’y a pas d’imprimante”, confirme Yessaigne Borkame. Le retard pénalise l’étudiante “normalement, je devrais voyager mais là, je n’ai pas eu le passeport et le voyage est encore repoussé et je trouve que ce n’est pas bon. Ce n’est pas vraiment normal. Il faut que le gouvernement essaie de voir ça.” Comme Yessaigne, Anges Ngomita est dans la même situation. Mais son cas est encore plus grave. Ses études au Ghana sont très sérieusement compromises. “Je devrais passer un test à Accra depuis le 15 septembre et voilà que j’ai raté cette occasion simplement parce qu’on ne peut pas me délivrer un passeport. Je suis vraiment triste et je ne sais que faire. C’était la seule école qui me tenait à cœur”, se désole Anges Ngomita. Les Tchadiens devront encore attendre pour avoir leur passeport Les livrets verts en rupture de stock ? Nos tentatives pour avoir l’avis du Directeur national de la police sont restées sans suite. Mais, selon un officier de la police qui requiert l’anonymat, cette situation est due au manque de livrets verts qui servent à l’impression des passeports. Cet argument ne convainc pas Laring Baou, secrétaire national à la communication et aux nouvelles technologies de l’Union nationale pour le développement et le renouveau (UNDR), un parti d’opposition. “On dit qu’il y a rupture de stock mais ça a duré. Un gouvernement responsable ne peut pas laisser ces services comme ça et ne pas donner des documents officiels pour que les citoyens voyagent”, s’indigne le secrétaire national à la communication de l’UNDR. Et Laring Daou d’ajouter “Il y a même des familles qui ont envoyé de l’argent pour inscrire les enfants à l’extérieure, qui ont déjà payé … Donc cette année l’inscription va aller comme ça et ils vont passer une année blanche. Qui va payer tout ça ? Donc beaucoup de gens ont raison de dire que cela est fait sciemment. Est-ce pour brimer ou bien c’est pour faire quoi ?” Outre le passeport, il est également difficile pour les citoyens de se faire délivrer une carte d’identité nationale, un laissez-passer ou encore un acte de naissance pour les nouveaux nés au Tchad. Beaucoup d’usagers doivent patienter des semaines, voire des mois pour avoir accès à ces documents.

Avec DW français

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En RCA, la demande d’armes de Touadera à Poutine fait jaser

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Bangui (Republique Centrafricaine) 26 oct. 2019 21:04

Une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU a eu lieu ce vendredi (25 octobre) à New York sur la Situation en République centrafricaine. Pas de déclarations à la fin, nous indique notre correspondante sur place. Mais il s’agissait de faire un point de la situation. L’Onu a récemment décidé d’alléger l’embargo sur les armes imposé à ce pays. Un geste salué par les autorités qui se montrent préoccupées par la reconstruction de l’armée centrafricaine. C’est aussi dans cette logique que le président Faustin-Archange Touadera, présent au sommet Russie-Afrique à Sotchi (23 au 24 octobre) a demandé à son homologue Vladimir Poutine de lui fournir davantage d’armes. Une demande qui suscite diverses réactions en Centrafrique où la coopération militaire avec la Russie est suivie de très près. Engagement militaire La Russie s’engage militairement depuis quelques années dans ce pays en crise. Un engagement bien apprécié par la ministre centrafricaine de la Défense Marie-Noelle Koyara. “Les Russes nous appuient en matière de formation au combat. C’est bien pour notre armée. Mais pour déployer cette armée sur le terrain, les soldats ont aussi besoin d’armes”, explique la ministre. A Sotchi, le président centrafricain a donc demandé que la Russie livre encore plus d’armes à son pays. Mais en Centrafrique, certains s’interrogent. Le pays est en plein processus de paix avec les groupes armés qui écument le territoire national. Un accord de paix a été signé en février et des chefs de guerre ont obtenu des postes. Pourquoi donc demander encore plus d’armes ? Réactions méfiantes Djouma Narkoyo, ex-officier de l’armée centrafricaine qui a rejoint un groupe armé espère que ces armes demandées ne vont pas être retournées contre son groupe et contre les autres. “Nous, ça fait longtemps qu’on a tendu la main au gouvernement”,assure-t-il. “Si le gouvernement a vraiment envie de faire la paix, il n’a qu’à changer sa politique ! Toutes ces armes là c’est pour nous protéger, et non contre nous. Et s’il préfère amener ces armes contre nous, l’avenir aussi nous le dira !”, affirme Djouma Narkoyo. Méfiant lui aussi, Gervais Lakosso, acteur de la société civile centrafricaine pense que “la demande en elle-même ne pose pas un problème. Il faudrait bien que notre armée soit équipée. Et il y a des armes ! La Russie avait déjà fait deux dotations par le passé. Alors s’il (le président Touadera) demande des armes maintenant, on ne sait pas pourquoi faire. Il lui faudrait d’abord réviser sa politique !” La Centrafrique devrait organiser des élections législatives et présidentielle entre 2020 et 2021. Mais le fait qu’environ 70% du territoire soit sous le contrôle des groupes armés fait douter de la tenue de ces scrutins à bonne date.

Avec DW français
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Des centaines de milliers d’indépendantistes catalans manifestent à Barcelone

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Des centaines de milliers de militants indépendantistes catalans sont descendus samedi dans le centre de Barcelone dans une nouvelle démonstration de masse après les violences qui avaient suivi la condamnation de dirigeants séparatistes pour avoir tenté de faire sécession de l’ Espagne.

Quelque 350.000 personnes, selon la police municipale, ont répondu à l’appel des deux grandes associations Assemblée nationale catalane et Omnium cultural, pour défiler dans le calme près du parlement régional.

« Nous manifestons pacifiquement »

Brandissant des drapeaux indépendantistes, ils criaient « liberté pour les prisonniers politiques » ou « dehors les forces d’occupation » lorsqu’ils apercevaient des policiers. « Nous manifestons pacifiquement, nous ne sommes pas violents contrairement à ce que disent les médias espagnols », a assuré Manuela Muñoz, 57 ans, employée dans une usine chimique.

Dans la soirée, les unités anti-émeutes a chargé des milliers de manifestants rassemblés près du quartier général de la police à l’appel des Comités de défense de la république (CRD), plus radicaux.

C’est la première grande manifestation à Barcelone depuis les troubles qui ont fait au total quelque 600 blessés en Catalogne dans les jours qui ont suivi la condamnation par la Cour suprême de neuf leaders séparatistes à des peines de jusqu’à 13 ans de prison.

Au soir même de la sentence, le 14 octobre, quelque 10.000 personnes avaient tenté de paralyser l’aéroport de Barcelone, se heurtant à la police qui les a empêchés d’entrer. Barricades en feu, jets de pavés, de billes d’acier et de cocktails Molotov contre la police qui ripostait avec des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc ou en mousse : des scènes de combat de rue inédites se sont déroulées en Catalogne, où le mouvement séparatiste s’est pourtant toujours voulu pacifique.

Marche anti-indépendantiste ce dimanche

Dimanche, la rue sera aux anti-indépendantistes. Ils veulent « dire “ça suffit” à la violence que nous avons vécu et à la confrontation » cherchée par le gouvernement régional séparatiste, a expliqué à l’AFP le président de l’association Societat civil catalana, Fernando Sánchez Costa.

Des membres du gouvernement socialiste espagnol, dont le ministre des Affaires étrangères, le catalan Josep Borrell, prochain chef de la diplomatie européenne, se joindront à la marche. Les élus de l’opposition de droite aussi, qui réclament au gouvernement des mesures exceptionnelles contre les violences en Catalogne, à l’approche des élections législatives du 10 novembre. Le chef de l’exécutif Pedro Sánchez s’y refuse jusqu’à présent.

Avec 20Minutes

Brexit: le parti d’Arlene Foster est bien déterminé à mettre en échec l’accord négocié

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Bangui (Republique Centrafricaine) : 26 oct. 2019 22:19

Les unionistes du petit parti nord-irlandais DUP ont réaffirmé samedi lors de leur congrès à Belfast leur détermination à mettre en échec l’accord de Brexit négocié par le Premier ministre Boris Johnson.

Avec leurs 10 députés à la Chambre des communes, ces ultra-conservateurs protestants pour lesquels l’union avec la Grande-Bretagne est existentielle sont sortis de la marginalité en devenant les alliés des conservateurs au pouvoir, qui ont atteint grâce à eux une majorité.

Ils ont bloqué les deux versions de l’accord de Brexit conclu par Londres avec Bruxelles, d’abord celle de la Première ministre Theresa May, puis celle de son successeur Boris Johnson.

Le parti souhaite que le Royaume-Uni quitte l’UE avec un accord, mais pas celui de Boris Johnson. “Sans changement, nous ne voterons pas l’accord du Premier ministre”, a averti sa cheffe Arlene Foster. Cet accord est néfaste pour l’économie de l’Irlande du Nord et “affaiblirait les fondations de ce grand Royaume-Uni”, a-t-elle déclaré.

“Nos votes comptent et nos votes vont compter dans les jours qui viennent”, a insisté Arlene Foster. Lors d’un vote prévu lundi, Boris Johnson espère pouvoir provoquer des élections anticipées, mais il aura besoin pour cela d’une majorité des deux tiers.

Depuis les élections anticipées de 2017, à l’issue desquelles Theresa May avait perdu sa majorité, le DUP fait la pluie et le beau temps sur le Brexit et son rejet de l’accord de Mme May a entraîné sa démission il y a cinq mois.

“Trahison”

L’an dernier, Boris Johnson avait été l’hôte d’honneur du congrès: chaleureusement applaudi, il avait enjoint aux délégués de résister à un Brexit qui les obligerait à adopter “de larges pans des règles de l’UE”.

Cette année, son accord de Brexit, qui prévoit justement un alignement sur les règlementations de l’UE en matière de normes alimentaires et de TVA, est au coeur des critiques. Les unionistes estiment que l’accord crée une frontière en mer d’Irlande et rend à terme plus probable une unification avec la République d’Irlande, leur cauchemar.

La question irlandaise est au coeur du Brexit puisque l’instauration d’une frontière physique entre la province britannique au nord et la république au sud remettrait en cause les accords de paix conclus en 1998, qui ont mis fin à trente années de troubles entre républicains et unionistes.

Lundi soir, unionistes convaincus et loyalistes se sont réunis à Belfast pour discuter de l’accord de M. Johnson. L’invitation à la réunion dénonçait “une trahison” et un porte-parole loyaliste, Jamie Bryson, a souligné “l’immense colère” qui régnait dans la salle, où se trouvaient des membres du DUP. “Nous entrons en terrain très dangereux”, a mis en garde M. Bryson. “Le message au DUP est de ne pas lâcher!”

Mais cette fois, le DUP pourrait ne pas obtenir gain de cause: Boris Johnson a réussi à décrocher un accord de principe des députés sur son accord sans leur soutien — une étape que Theresa May n’avait pas réussi à franchir. Et Boris Johnson appelle à présent à des élections anticipées qui pourraient coûter cher à l’intransigeant DUP, alors que l’Irlande du Nord avait voté contre le Brexit lors du référendum de juin 2016.

L’accord de Brexit conclu par Boris Johnson rend nécessaires des contrôles douaniers une fois que le Royaume-Uni aura quitté le marché unique et l’union douanière, à la fois entre la Grande-Bretagne et l’Irlande du Nord, mais aussi entre les deux parties de l’Irlande.

“Le parti a raison de dire que le nouvel accord affaiblira avec le temps la place de l’Irlande du Nord dans l’Union”, relevait récemment l’éditorialiste Fintan O’Toole dans l’Irish Times. “Mais c’est le résultat du Brexit qu’ils ont soutenu avec enthousiasme”.

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Avec Lalibre.be

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Encore 108 personnes sauvées d’une maison de correction islamique

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Bangui (Republique Centrafricaine) 26 oct. 2019 00:49

Hadiza Sabuwa Balarabe, gouverneure de l’État de Kaduna, inspecte des personnes sauvées d’un établissement pénitentiaire à Zaria (Photo du gouvernement de l’état de Kaduna) Cent-huit personnes détenues dans une maison de correction islamique de l’état de Kwara ont été libérées dans le cadre d’une vague de raids contre ces établissements, a-t-on appris vendredi auprès de la police. “Nos hommes ont agi sur la base de rapports de renseignements et ont sauvé 108 détenus du centre jeudi”, a déclaré le porte-parole de la police de l’Etat, Okansanmi Ajayi. Parmi les personnes libérées lors de l’opération menée à Ilorin, la capitale régionale, se trouvaient 103 hommes et cinq femmes, âgés de six à 45 ans. “Leur apparence montre qu’ils étaient maintenus dans des conditions insalubres. Ils étaient visiblement mal nourris et malades”, a-t-il déclaré. Selon l’enquête préliminaire, certains des détenus, amenés dans ce “centre de réhabilitation” par leurs parents, vivaient là depuis cinq ans pour apprendre le Coran. “Nous avons arrêté le responsable et certains de ses enfants qui enseignaient au centre et ils nous assistent dans notre enquête”, a-t-il déclaré. Il s’agit du sixième raid de ce genre mené au Nigeria en moins d’un mois. Dans de nombreux cas, les victimes de ces établissements ont affirmé avoir été enchaînées et victimes de mauvais traitements, voire de torture et d’abus sexuels. Mercredi, 15 personnes ont ainsi été libérées d’un centre similaire, informel, situé dans un appartement résidentiel de l’Etat d’Adamawa (nord-est). Le 19 octobre, la police de Kaduna (nord) a secouru 147 personnes d’un pensionnat islamique, à peine deux semaines après la libération de plus de 300 étudiants dans une maison de correction dans la même région. A Katsina, ville natale du président Muhammadu Buhari, des centaines de détenus ont également été libérés par la police au cours d’une opération similaire.

Avec AFP/VOA
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Hausse de la traite des femmes en provenance de Côte d’Ivoire

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Bangui (Republique Centrafricaine) 26 oct. 2019 00:47

Un nombre croissant de femmes et de jeunes filles de Côte d’Ivoire sont victimes de traite d’êtres humains vers l’Afrique du Nord et l’Europe, alerte l’Organisation Internationale pour les Migrations. Des équipes de lutte contre la prostitution et le travail forcé ont noté une augmentation du nombre de personnes qui traversent la Méditerranée et une augmentation des appels à l’aide aux points de débarquement en Italie, selon un communiqué publié le à l’occasion de la Journée européenne contre la traite d’êtres humains le 18 octobre. “Beaucoup sont recrutées dans leur pays avec la promesse d’être embauchées comme domestiques ou serveuses et sont en réalité soumises à une vie de servitude à leur arrivée en Tunisie ou en Libye”, a déclaré Laurence Hart, chef du bureau de coordination de l’OIM pour la Méditerranée, cité dans le communiqué. Elles sont alors “victimes d’abus sexuels, de mauvais traitements, de violence et de privation de liberté”. Ces femmes sont aussi souvent la proie de contrebandiers dont le but est “de les exploiter à leur arrivée en Italie ou dans d’autres pays de l’Union Européenne”, a-t-il ajouté. Si l’on constate une baisse du nombre total de migrants ivoiriens arrivant par mer en Italie, le pourcentage de femmes et de jeunes filles concernées est en hausse, indique l’OIM. Alors qu’elles ne représentaient que 8% des Ivoiriens ayant débarqué en 2015, elles sont 46% du total en 2019. Une Ivoirienne retrouvée noyée avec son bébé de huit mois serré dans ses bras, dont les corps ont été retrouvés au fond de la Méditerranée, sont devenus le symbole d’un naufrage survenu début octobre et dans lequel de nombreuses femmes ont péri noyées.

Avec AFP/VOA
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Six enseignants enlevés dans leur école par des djihadistes présumés

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Bangui (Republique Centrafricaine) 26 oct. 2019 00:43

Six enseignants ont été enlevés vendredi “parce qu’ils enseignent en français” lors d’une opération de djihadistes présumés dans leur école du centre du Mali, a-t-on appris de sources sécuritaire et locales. Quelque 920 écoles sont fermées au Mali, dont plus des deux tiers dans le centre de ce vaste pays du Sahel en proie depuis 2012 à des insurrections indépendantistes, salafistes et djihadistes meurtrières et à des violences intercommunautaires. “Les terroristes (terme employés par les responsables officiels maliens pour désigner les djihadistes, NDLR) ont enlevé six enseignants du groupe scolaire de la localité de Korientzé parce qu’ils enseignent en français”, a déclaré à l’AFP une source sécuritaire malienne. Les assaillants sont “venus nombreux, armés et à motos” jusque dans l’école, a confirmé un membre du conseil municipal de cette localité située à quelque 150 km au nord de la capitale régionale, Mopti. “Ils ont sorti quelques élèves et manuels scolaires et des cahiers avant de mettre le feu à ce matériel dans la cour de l’école”, selon la même source, qui a requis l’anonymat pour des raisons de sécurité. Un membre du corps professoral a indiqué à l’AFP que les djihadistes avaient menacé de revenir si l’enseignement “selon les préceptes de l’islam” n’était pas dispensé à la place de celui en français. “Mes enfants ont vu la scène de l’arrivée des djihadistes. Ils ont peur. J’ai peur”, a déclaré le père de deux élèves, Sidy Diallo, qui a préféré “quitter Korientzé” avec sa famille. Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l’armée face à la rébellion à dominante touareg, d’abord alliée à ces groupes, qui l’ont ensuite évincée. Les djihadistes en ont été en grande partie chassés ou dispersés à la suite du lancement en janvier 2013, à l’initiative de la France, d’une intervention militaire, qui se poursuit actuellement. Cependant, les violences djihadistes ont non seulement persisté, mais se sont propagées du nord vers le centre et le sud du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant souvent à des conflits intercommunautaires ayant fait des centaines de morts.

Avec VOA
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