Centrafrique.com/niger-une-trentaine-de-militaires-portes-disparus-pres-de-la-frontiere-malienne/des-soldats-nigeriens-patrouillent-dans-la-localite-de-yorou-au-nord-ouest-de-niamey-au-niger/” rel=”attachment wp-att-28428 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des soldats nigériens patrouillent dans la localité de Niamey. AFP
Une trentaine de militaires nigériens ont été portés disparus, suite à une embuscade près de la frontière malienne, ont rapporté plusieurs sources, mercredi.
«Une patrouille des forces armées nigériennes est tombée dans une embuscade tendue par des assaillants armés, près de Tongo-Tongo, dans la région de Tillabéri, à quelques kilomètres de la frontière malienne», a rapporté le site d’informations «Actuniger».
Les combats ont duré plus de deux heures de temps, mardi, et ont été violents, a ajouté le journal électronique, citant «des sources locales et sécuritaires». Sur les 52 soldats composant la patrouille, seuls 22 ont pu rejoindre leur base de Ouallam à bord de trois véhicules, a précisé le média.
Une source sécuritaire jointe par Anadolu a, sous couvert d’anonymat, confirmé l’information, indiquant, toutefois, que les recherches sont en cours pour savoir ce qui est advenu des militaires n’ayant pas rejoint la base.
Aucune déclaration officielle n’a été faite au sujet de l’embuscade, jusqu’à 10h GMT, mercredi.
Pour rappel, en 2017, c’est près de la même localité de Tongo-Tongo que des hommes armés ont attaqué une patrouille mixte de militaires nigériens et américains.
Au moins cinq militaires nigériens et quatre américains avaient été tués dans l’attaque.
Ces derniers jours, les attaques armées se sont multipliées dans la région nigérienne de Tillabéri, frontalière avec le Burkina Faso et le Mali.
Lundi dernier, des hommes armés ont attaqué la prison de haute sécurité de Koutoukalé, située dans la même région et à une cinquantaine de kilomètres de Niamey.
Dans un communiqué publié mardi, le ministère de l’Intérieur a indiqué qu’un gardien de la prison a été tué lors de l’attaque.
Mardi également, une église a été attaquée dans la localité de Dolbel, près de la frontière avec le Burkina Faso.
A travers un communiqué publié le jour même, l’Eglise catholique du Niger a indiqué que les assaillants ont commis plusieurs dégâts matériels, emporté un véhicule et blessé par balles le prêtre de l’église.
Centrafrique.com/burkina-faso-kabore-appelle-les-burkinabe-a-lunion/kabore-president-burkinabe/” rel=”attachment wp-att-28423 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président burkinabé Kaboré.
Suite à la recrudescence de la violence au Burkina Faso, le président Roch-Marc Kaboré a appelé ses compatriotes à l’union.
Kaboré s’adressait aux médias locaux à l’issue d’une cérémonie officielle tenue à l’occasion de d’inauguration de la 3ème Assemblée plénière de la conférence épiscopale régionale d’Afrique de l’ouest, mardi à Ouagadougou.
Kaboré a constaté que les terroristes ont « réaménagé leur mode opératoire ».
« Ils veulent créer un conflit inter-religieux, après avoir essayé de diviser les communautés », a-t-il expliqué, appelant les Burkinabè à se souder «pour montrer à la face de ces terroristes que le Burkina Faso doit rester debout, qu’on va les combattre jusqu’à ce que l’extrémisme violent, l’intolérance quittent notre pays ».
«Le Burkina Faso a toujours été réputé comme un pays de tolérance», a rappelé Kaboré, déplorant que « des chrétiens soient tués pour avoir pratiqué leur religion, sans aucune raison supplémentaire, par des gens qui n’ont pas de morale, ni d’éthique ».
La 3e assemblée plénière de la conférence épiscopale régionale d’Afrique de L’ouest (CERAO) se tient à Ouagadougou du 13 au 20 mai 2019, à la quelle prennent part quelque 150 prêtres (cardinaux, archevêques, évêques, etc.) dans un contexte particulièrement tendu.
En l’espace de deux semaines, deux églises ont été attaquées au Burkina Faso. La première attaque a eu lieu le le dimanche 28 avril dernier, vers 13 heures à Djibo, dans le centre-nord du pays. 5 fidèles et un pasteur avaient été tués.
Deux semaines après, le 12 mai, une autre église a été attaquée à Dablo dans la province du Sanmentenga, également au centre-nord du Burkina Faso, faisant six morts dont un prêtre.
Et, le lendemain, le 13 mai, quatre autres catholiques ont été exécutés dans une attaque qui a visé une procession catholique à Zimtenga, dans le nord du BurkinaFaso.
Depuis 2015, le Burkina Faso est en proie à des attaques récurrentes, qui se sont intensifiées au cours des derniers mois, nécessitant l’instauration de l’état d’urgence, le 30 décembre 2018, dans 7 régions (sur 13 que compte le pays) situées au nord et à l’est.
Bangui (Corbeaunews) – En 2018, le Premier ministre d’alors Simplice Mathieu Sarandji avait inauguré les travaux de réhabilitation de route reliant la ville de Bossemptélé à celle de Bozoum, financés sur le fonds d’entretiens routier et du budget de l’État à hauteur de 2 milliards de francs CFA. Le problème, la société « SPEED MAT CENTRAFRIQUE », qui devrait réaliser ces travaux de route, n’est qu’une entreprise fictive fabriquée de toute pièce par des personnalités politiques au sommet de l’État. Une mafia qui ne dit pas son nom. Comment ? Enquête.
Si aux États-Unis et au Canada les sociétés privées qui exécutent les travaux de route sont en grande majorité contrôlées par des parrains mafieuxitaliens, en République centrafricaine, pays pauvre où plus de 80% de la population vivent avec moins d’un dollar US par jours et qu’environ 60% vivent à travers l’aide humanitaire, ce sont les personnalités politiques au pouvoir qui jouent le rôle des parrains mafieux à travers des entreprises fictives créées de toute pièce pour pomper des frics au trésor public.
Pour les travaux de route Bossemptélé-Bozoum, l’entreprise Speed Mat Centrafrique(SMC), retenue par le gouvernement centrafricain pour réaliser ces travaux de réhabilitation sur cet axe est la propriété du député Jean-Symphorien Mapenzi, Premier vice-président de l’Assemblée nationale, membre influent du parti au pouvoir MCU.
L’attribution de ce marché public financé par l’État centrafricain à hauteur de 2 milliards de francs CFA pour quelques 70 kilomètres, ce n’est plus un secret pour personne, est l’œuvre de l’ancien Premier ministre Simplice Mathieu SARANDJI et de son petit frère député Mapenzi qui est tous deux fils de Bozoum.
Depuis 2018, les travaux ne font que 35 kilomètres après Bossemptélé.
L’unique tracteur que l’entreprise à louer est tombée en panne au village Bobalia et que le soi-disant directeur exécutif est reparti à Bangui depuis plusieurs semaines pour rechercher les pièces de rechange. En conséquence, les travaux sont arrêtés.
Sur le plan de la réalisation, cette entreprise ne fait que colmater les nombreux trous qui sont sur la chaussée et non exécuter un travail professionnel comme prévu dans son cahier de charges. Pour ceux qui n’ont pas vu ces travaux, il faut voir comment les enfants remplissent les nids de poule sur les routes à la main pour comprendre comment Speed Mat Centrafrique exécute son contrat. Une véritable mafia mexicaine au sommet de l’État, une perte totale pour le peuple centrafricain.
Bizarrement, le cabinet d’études SCETI d’e l’ancienne ministre Odobodé qui est chargé de contrôler ces travaux préfère se murer dans un silence total pour éviter d’avoir des ennuis.
Bangui (CNC) – 15 mai 2019, lancement à Bangui des travaux de campagne de lutte contre l’incorporation des enfants dans les activités militaires et paramilitaires en République centrafricaine.
Près de trois mois après la célébration de la journée internationale des enfants soldats, le président de la République centrafricaineFaustin Archange TOUADERA a procédé ce mercredi 15 mai 2019 au lancement à Bangui des travaux de campagne de lutte contre l’incorporation des enfants baptisée « Ensemble, mettons fin à l’enrôlement des enfants soldats dans les forces et groupes armés ».
Cette cérémonie, qui a eu lieu dans la matinée au sein de l’hémicycle de l’Assemblée nationale en présence des membres du gouvernement, des diplomates et des représentants de certains organismes internationaux comme l’UNICEF, les Nations Unies et World Vision, a permis aux ex-enfants soldats de faire des témoignages aussi poignants concernant la longue suite de souffrance que supportent tous les enfants soldats au sein des groupes armés.
Rappelons aux différents groupes armés le caractère criminel de l’enrôlement « forcé » ou « non » des enfants, le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA estime à un nombre important d’enfants enrôlés par les différents groupes armés sur le territoire national et qui ont été contraints de jouer des rôles déterminants et variés : soit de combattants en première ligne, soit de guetteurs, d’espions ou d’esclaves sexuels en ce qui concerne particulièrement les filles.
« Je tiens à rappeler que le recrutement des enfants soldats par les responsables des groupes armés, constitue l’une des six graves violations des droits de l’enfant, au regard du protocole facultatif à la Convention relative aux Droits de l’Enfant concernant leur implication dans les conflits armés et donc passibles de la Cour Pénale Internationale », déclare le chef de l’État.
Alors que les groupes armés sont principalement visés par le chef de l’État Faustin Archange TOUADERA dans son discours, certains observateurs nationaux se posent aussi la problématique de l’incorporation des mineurs souvent issus de ses parents au sein des forces de défenses nationales : « souvent ils prennent les enfants de moins de 18 ans en modifiant leurs âges pour les incorporer malheureusement au sein des FSI ou des FACA », rapporte un juriste centrafricain contacté par CNC.
« La charité bien ordonnée commence par soi-même », conclut-il.
Centrafrique.com/lonu-reitere-son-appel-a-la-tunisie-pour-liberer-immediatement-son-employe/antonio-guteres-de-lonu-2/” rel=”attachment wp-att-28412 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le sécrétaire général de l’ONU
L’organisation des Nations unies a réitéré son appel à la Tunisie pour la libération immédiate de son employé Moncef Kortas, détenu depuis le 29 mars dernier.
Le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, Stéphane Dujarric, a déclaré, mercredi lors d’une conférence de presse tenue au siège de l’organisation à New York “Nous appelons les autorités tunisiennes à libérer immédiatement Moncef Kortas et à abandonner les charges retenues contre lui”.
Il a souligné que “l’ONU a informé officiellement le gouvernement tunisien que l’immunité de son employé Moncef Kortas est toujours effective”.
Anadolu n’a pas obtenu de réponse auprès des autorités tunisiennes concernant les déclarations de Dujarric.
Cependant, le 29 mars dernier, le ministère tunisien de l’Intérieur avait annoncé l’arrestation de Kortas, dans le cadre du démantèlement d’un réseau d’espionnage qualifié de “dangereux”.
Des médias locaux avaient alors rapporté que les agents de sécurité ont arrêté le responsable onusien à l’aéroport international de Tunis-Carthage, en provenance de la capitale italienne, Rome.
Le porte-parole du Pôle judiciaire de lutte antiterroriste, Sofiene Selliti, a déclaré que l’expert onusien Kortas ne bénéficie pas de l’immunité de l’ONU, contrairement à ce qui a été indiqué, étant donné que “les actes qui lui sont imputés étaient dus à ses propres intérêts et non à ceux des Nations Unies”.
Selon Selliti, l’arrivée de Kortas en Tunisie ne s’inscrivait pas dans le cadre d’une mission onusienne, et qu’il a utilisé son passeport tunisien et n’était pas en possession du passeport de l’ONU. “Il est également chargé d’une mission en Libye et non pas en Tunisie, ce qui lui ôte l’immunité attribuée en vertu de la Convention sur les privilèges et immunités des Nations Unies”, ajoute Selliti.
Kortas est un expert auprès du Conseil de Sécurité de l’ONU, et chercheur à l’Institut des hautes études internationales et du développement à Genève, et coordinateur des projets de programmes d’études sur les armes en Libye et en Afrique du Nord.
Les gens vivant de part et d’autre de la frontière entre l’Ouganda et le Rwanda à Katuna n’avaient jamais trop prêté d’attention à cette ligne de démarcation: les enfants la traversaient pour se rendre à l’école, les adultes pour aller travailler et le commerce prospérait.
Cette harmonie a volé en éclats en février quand le Rwanda a soudainement décidé de fermer la frontière. Chauffeurs routiers et commerçants ont déserté les lieux, pendant que les soldats des deux pays s’y déployaient.
Ce blocus résulte de la dégradation des relations entre les chefs d’État rwandais, Paul Kagame, et ougandais, Yoweri Museveni, d’anciens alliés dans les années 80 et 90, quand ils s’étaient mutuellement aidés à accéder au pouvoir.
La méfiance réciproque entre les deux présidents a éclaté au grand jour ces derniers mois. Chacun a proféré à l’encontre du rival les mêmes accusations d’espionnage, d’assassinats politiques et d’ingérence dans les affaires intérieures de son pays.
Cette animosité pourrait avoir de sérieuses conséquences dans une région des Grands Lacs historiquement très instable, où les voisins risquent d’être eux aussi entraînés dans la bagarre.
La tension est encore montée d’un cran en mars quand le Rwanda a publiquement accusé l’Ouganda d’enlever certains de ses citoyens et de soutenir des groupes rebelles déterminés à renverser son gouvernement.
Museveni, qui a admis avoir rencontré des rebelles rwandais, sans pour autant leur avoir apporté son soutien, argue que les citoyens rwandais arrêtés sont en fait des espions.
“Ce qui est mauvais, c’est que des agents rwandais essaient de mener des opérations dans le dos du gouvernement ougandais”, a-t-il écrit à Kagame en mars.
Le mois d’après, celui-ci s’est fait menaçant dans son discours donné à l’occasion du 25e anniversaire du génocide de 1994.
– Joute verbale –
“A ceux ici ou en dehors qui pensent que notre pays n’a pas vu assez de désordre et veulent mettre le bazar chez nous (…), je veux leur dire que nous mettrons le bazar chez eux encore bien plus”, a-t-il lâché.
Pour l’instant, cette joute est restée verbale et aucun dérapage n’a été recensé sur le terrain. Mais l’interruption du commerce transfrontalier se fait sentir.
Le prix des denrées alimentaires a beaucoup augmenté au Rwanda, qui dépend de son voisin, bien plus vaste, pour ses importations.
Pour les communautés éparpillées le long de la frontière, la dispute entre les deux dirigeants se révèle catastrophique.
“J’ai vécu et travaillé ici pendant l’essentiel de ma vie (…) Le commerce n’a jamais aussi mal marché”, explique Philemon Mugasha, un douanier qui regarde avec dépit les rues aujourd’hui désertées de Katuna.
Tout aussi désespérés, les Rwandais prennent parfois de grands risques pour traverser. “S’ils nous voient, ils (les militaires, ndlr) nous arrêtent et nous battent pour ne pas avoir respecté leurs ordres (…) C’est dangereux”, confie un Rwandais entré illégalement en Ouganda pour trouver du travail.
Pendant des années, les armées commandées par Kagame et Museveni se sont battues côte à côte, portant leur chef vers le sommet de l’État, puis provoquant la chute du dictateur congolais Mobutu Sese Seko en 1997.
Peu après la prise de pouvoir de Museveni en 1986, Paul Kagame occupera un poste de premier plan au sein des services de renseignement militaire de l’armée ougandaise. Il bénéficiera ensuite du soutien de Museveni pour sa conquête du pouvoir en 1994.
Mais avant même le tournant du siècle, les relations entre les deux hommes se sont nettement dégradées. Le ressentiment a débouché sur de violents combats en août 1999 et juin 2000 à Kisangani en RDC, qui ont fait plusieurs centaines de morts, pour la plupart des civils.
Depuis lors, une méfiance persistante caractérise les relations entre les deux pays, dont les liens diplomatiques n’ont toutefois jamais été rompus.
– ‘L’herbe souffre’ –
Dans son récent discours, M. Kagame faisait clairement référence à plusieurs groupes rebelles qui ont récemment émergé dans la région et dont la présence a conduit Kigali à renforcer sa sécurité dans le sud-ouest, à la frontière avec la RDC et avec le Burundi, un autre pays avec lequel Kigali entretient des relations délétères.
Ainsi, le Front de libération nationale (FLN) a revendiqué plusieurs attaques dans le parc national de Nyungwe, prisé des touristes. Le FLN est affilié aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), basées en RDC.
Plusieurs pays occidentaux ont mis en garde leurs ressortissants contre tout voyage dans la région de Nyungwe.
Fin décembre, l’ONU a aussi prévenu que l’ancien chef d’état-major de l’armée rwandaise, Faustin Kayumba Nyamwasa, qui vit en exil en Afrique du Sud, pourrait chercher avec son parti le Congrès national rwandais (RNC) à fomenter une rébellion.
Kagame voit la main de Museveni dans toutes les tentatives de le déstabiliser. “C’est une lutte entre eux pour déterminer qui est le faiseur de roi de la région”, estime Christopher Kayumba, un analyste politique rwandais.
Les experts n’imaginent pas Kigali et Kampala se diriger vers un affrontement ouvert. Mais la situation n’en fait pas moins une victime: la population.
“Ils disent que quand deux éléphants se battent, c’est l’herbe qui souffre. Et nous souffrons”, déplore Philemon, le douanier de Katuna.
Le nouveau président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a annoncé mardi la reprise de la coopération militaire avec la Belgique, après avoir confirmé le réchauffement des relations de son pays avec un autre partenaire important, le Rwanda.
Tshisekedi a reçu mardi deux représentants du ministre belge des Affaires étrangères Didier Reynders, après avoir reçu le chef des armées du Rwanda vendredi.
“Entre la République démocratique du Congo et le royaume de Belgique, l’heure est à la reprise bilatérale multisectorielle, singulièrement dans le domaine militaire”, a indiqué la présidence congolaise dans un communiqué.
Dans son propre communiqué, la Belgique indique “qu’un échange d’ambassadeurs pourra intervenir prochainement”.
Tshisekedi a reçu Renier Nijskens, envoyé spécial pour la région des Grands Lacs, et le général-major Philippe Boucké, adjoint du chef de l’état-major de la Défense.
L’objectif de cette mission consiste à “nouer des contacts avec les nouvelles autorités”, “pour redynamiser nos relations bilatérales”, selon Bruxelles.
Les relations entre la RDC et la Belgique, l’ancienne puissance coloniale du Congo, s’étaient fortement dégradées dans les deux dernières années du régime de Joseph Kabila, le prédécesseur de Félix Tshisekedi, avant les élections du 30 décembre dernier.
La RDC reprochait à la Belgique ses critiques sur la répression des manifestations demandant le départ de Kabila après la fin de son deuxième et dernier mandat constitutionnel en décembre 2016.
En avril 2017, Kinshasa avait annoncé la suspension de sa coopération militaire avec Bruxelles.
En janvier 2018, la RDC avait annoncé la fermeture de la Maison Schengen, sorte de consulat européen géré par Bruxelles, la fin des activités de l’agence belge de développement Enabel au Congo ainsi que la réduction de la fréquence des vols de Brussels Airlines entre les deux pays.
Bruxelles avait rappelé son ambassadeur et n’était plus représenté que par un chargé d’affaires à Kinshasa.
“Des engagements concrets ont été pris vers la réouverture du consulat général de Belgique à Lubumbashi et vers la relance de la coopération bilatérale par l’agence d’exécution Enabel”, a précisé l’ambassade de Belgique dans son communiqué.
La Belgique s’est également montrée satisfaite de voir le Centre Européen des Visas (CEV), qui a pris le relais de la Maison Schengen, “fonctionner en pleine capacité”.
Bruxelles “a salué” “la restauration des fréquences du vol Bruxelles-Kinshasa de Brussels SN Airlines”.
Vendredi, le président Tshisekedi avait reçu le chef de l’armée rwandaise (RDF), le général Patrick Nyamvumba. Il s’était lui-même rendu fin mars à Kigali où il a visité le mémorial des victimes du génocide des Tutsis, une première pour un président congolais.
L’officier rwandais a salué les “efforts de l’armée congolaise et la coopération” entre les armées des deux pays. La présence de dizaine de groupes armés dans l’est de la RDC, à la frontière du Rwanda, a été la source de nombreuses tensions entre les deux voisins.
Un attentat suicide revendiqué par le Mouvement Al-Shebab a fait quatre morts au centre de la capitale somalienne, Mogadiscio.
Une source à la police somalienne a affirmé à Anadolu que le kamikaze a fait exploser son véhicule au siège du district de “Ouartuigli”, ce qui a engendré plusieurs victimes parmi les civils.
Le bilan préliminaire de cet attentat fait état d’au moins trois morts et de plusieurs blessés.
Un témoin oculaire a, de son côté, affirmé que quatre cadavres et au moins dix blessés ont été observés à proximité du lieu de l’attentat.
Les autorités somaliennes n’ont pas encore réagi à cet attentat revendiqué par le Mouvement Al-Shebab qui a affirmé sur Twitter que plusieurs responsables gouvernementaux ont été tués.
Cinq soldats nigérians ont été tués dans l’explosion d’une mine installée par des terroristes de Boko Haram.
D’après les informations de la presse locale au Nigéria, cinq soldats ont perdu la vie, mardi, quand leur véhicule a enclenché l’explosion d’une mine dissimulée sur la route à proximité de la ville de Dambao dans la province de Borno (nord-est).
De nombreux autres soldats ont été blessés dans l’explosion, indiquent les mêmes sources.
Depuis un certain temps, l’organisation terroriste Boko Haram multiplie ses attaques contre l’armée du Nigéria.
La semaine passée, cinq autres soldats avaient été tués par les tirs des terroristes dans le village de Magumeri, toujours dans la province de Borno.
Boko Haram est actif au Nigéria depuis le début des années 2000. Depuis 2009, ses attaques ont causé la mort de plus de 20 mille personnes.
Depuis 2015, le groupe terroriste vise également les pays voisins que sont le Cameroun, le Tchad et le Niger. Au moins 2 mille personnes ont été tués dans les attaques de Boko Haram autour du Lac Tchad.
De nouvelles violences inter-communautaires ont coûté la vie à 12 villageois peuls dans la localité de Yeremakono/Niono au centre du Mali, a-t-on appris de sources concordantes, mardi.
L’attaque a eu lieu lundi vers 10 heures a rapporté le site « Maliactu », précisant que des enfants et des femmes figurent parmi les victimes.
La même source ajoute que les assaillants étaient habillés en chasseurs traditionnels, Dozos.
Sur les réseaux sociaux une ONG humanitaire, « BarakaCity » a émis une liste nominative des 12 victimes sur laquelle figurent le chef du village (Gouro, 90 ans) et son épouse. Figurent également deux enfants, Hama Baraima Bah, 6 ans et Talibou Bah, 5 ans.
Les autorités n’ont pas encore réagi à ce massacre jusqu’à mardi à 7h GMT.
Le Mali soufre d’insécurité depuis 2012.
Des attaques de groupes terroristes et des violences inter-communautaires sont assez fréquentes, notamment dans le centre.
Le massacre le plus sanglant a eu lieu le 23 mars dernier, faisant 160 victimes parmi la communauté peule à Ogossagou dans la région de Mopti, suscitant une large indignation de la communauté internationale.
Un prêtre a été blessé par balles lors d’une attaque armée contre une église à Dolbel, localité nigérienne frontalière avec le Mali et le Burkina, ont rapporté les médias locaux, mardi.
L’attaque a eu lieu lundi 13 mai aux environs de 20h, a rapporté le journal en ligne « actuniger.com », précisant que les assaillants ont emporté un véhicule de l’église avant de fuir ver la frontière malienne.
Les forces nigériennes se sont mis alors à la traque des assaillants, soutenues par l’aviation militaire pour sécuriser la région.
Plus tôt dans la journée de lundi, des hommes armés ont attaqué la prison de Koutoukalé (près de la capitale Niamey), placées sous haute sécurité, mais ils ont été repoussés par les forces de l’ordre.
Les autorités n’ont pas signalé de victimes lors de cette attaque, alors que des médias locaux indiquent qu’un sous-officier a été tué et un véhicule militaire emporté.
Centrafrique.com/rdc-lopposant-martin-fayulu-determine-a-retablir-la-verite-des-urnes/fayulu-3/” rel=”attachment wp-att-28368 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’opposant Martin Fayulu.
L’opposant congolais et candidat malheureux à la présidentielle du 30 décembre 2018, Martin Fayulu, s’est dit “déterminé” à poursuivre le combat pour rétablir “la vérité des urnes”.
L’opposant, qui conteste l’élection de Félix Tshisekedi, a fait cette déclaration lundi 13 mai à Kinsangani ( centre) où il a tenu un meeting, son premier hors de Kinshasa depuis son retour en RDC, précise Radio France Internationale (RFI).
Le choix de Kinsangani n’est pas anodin, souligne le média français rappelant que c’est là que Martin Fayulu avait réuni la foule la plus nombreuse durant sa tournée des provinces pendant la campagne électorale.
L’opposant a encore une fois bénéficié d’un accueil chaleureux. Ses partisans se sont mobilisés pour le soutenir tout au long de son parcours depuis l’aéroport jusqu’à la place de la poste où il s’est exprimé devant une foule nombreuse, rapporte encore RFI
L’opposant partageait le podium avec Ève Bazaïba du Mouvement de Libération du Congo (MLC-Opposition), précise la même source.
Il a, notamment, appelé les Congolais à se mobiliser pour obtenir “le divorce” entre Félix Tshisekedi et l’ex-président Kabila, qualifiant leur alliance de “mariage non désiré” et “incestueux”.
Il a, en outre, promis d’organiser sous peu de nouvelles actions pour contraindre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila à “divorcer” et faire en sorte que l’ancien président parte “définitivement”.
Evoquant les résultats des dernières élections qu’il n’a cessé de contester, Fayulu a indiqué qu’il n’est pas question de “faire marche arrière”, soulignant que “ce combat n’est pas dépassé, c’est le combat du peuple”.
Le présumé assassin médite son sort actuellement au commissariat du 17ème arrondissement de Douala. Cet homme âgé de la trentaine a mis fin à la vie de Rosine Epée et de son fils de 4 ans dans la nuit du samedi à dimanche à pk19 dans la capitale économique.
Pour cause Rosine a décidé de mettre un terme à la relation qu’elle entretenait avec son bourreau. La victime est veuve et mère de 3 enfants parmi lesquels des jumeaux âgé de 10 ans.
D’après les informations recueillies sur place, une dispute opposait couple, puis une bagarre s’en est suivie.
C’est donc au cours de cette bagarre que l’assassin a mortellement blessé la veuve sur le crâne et s’en est immédiatement pris à son fils de 4 ans qui a malheureusement aussi rendu l’âme.
Bouar (Corbeaunews) – Le jeudi 15 mai 2014 dans la localité de Bouar, le préfet de la Nana Mambéré de l’époque Monsieur Frédéric Wagonda a lancé les travaux de réhabilitation de la route régionale numéro 8 qui relie la ville de Bouar à celle de Bozoum. Ces travaux de réhabilitation, financés à hauteur de 2,371 milliards de francs CFA par l’Union européenne, ne sont toujours pas effectués conformément aux cahiers de charges établis. Ceci amène les Centrafricains à se demander où sont partis ces 3 milliards de francs CFA.
Si la population de l’Ouham-Pendé et de la Nana-Mambéré avait accueilli le 15 mai 2014 avec un vif sentiment d’admiration et de joie le lancement des travaux de réhabilitation de la route régionale numéro 8 (environ 115 kilomètres) qui relie la capitale provinciale de la Nana-Mambéré à celle de l’Ouham-Pendé,cinq ans plus tard, c’est la désolation totale. Ce sentiment de joie laisse malheureusement la place à la colère et l’incompréhension vis-à-vis des sociétés Semence et la SNCMBA qui devraient exécuter ces travaux de route.
En 2015, l’une de nos équipes avait sillonné cette voie dans le cadre d’un reportage local, mais tout le monde n’en revient pas. Même Madame Marie-Noëlle Koyara, ministre de l’Agriculture d’alors, avait elle aussi constaté cette arnaque en parcourant cette voie la même année.
Souvenez-vous, en 2015, un Colonel des Anti-Balaka dénommé Rodrigue, pour des raisons encore inconnues, avait regroupé les habitants des villages Tèllè et autres à réhabiliter avec des machettes l’axe Dékoua-Bouka.
Une voie totalement impraticable à cette époque est devenue grâce à ce chef Anti-Balaka fréquentable même avec une voiture.
Finalement, la Minusca a déclaré le mois dernier qu’elle va la réhabiliter à nouveau jusqu’à Bossangoa.
Comparativement aux travaux effectués par les villageois eux-mêmes, on pourrait penser que ces sociétés dites nationales qui devraient réaliser les travaux de route Bouar-Bozoum ne font qu’arnaquer le monde au dos du peuple centrafricain.
Dans le cadre de nos enquêtes sur la mafia des sociétés de BTP en République centrafricaine, des articles seront publiés toute la semaine sur le site de Corbeaunews.
Centrafrique.com/centrafrique-parution-du-livre-la-saga-des-coeurs-pourris/photo-des-livres/” rel=”attachment wp-att-28352 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monsieur Abel Yanguel, l’auteur du livre.
« La saga des cœurs pourris » est un recueil constitué de quarante-quatre poèmes qui regroupe plusieurs thèmes très variés évoquant la vivacité de l’amour que nous avions tous connu dans la vie.
Dans ses récits très attrayants, l’Auteur nous transporte vers de fascinantes histoires d’amour où l’homme et la femme se retrouvent face aux joies et aux peines que l’amour peut nous causer. L’Auteur nous raconte de bouillonnants histoires d’amour qui peuvent nous donner encore des sempiternels envies d’aimer encore et encore, même si le cœur est refroidit ; il peut encore être réchauffé par ces rimes dans son homophonie troublante. C’est un ouvrage très captivant qui allie joies et émotions qui, dans la verve de l’Auteur, donne à l’amour tout son fétichisme et toute sa place de vertu.
Il faut le rappeler que l’auteur, Abel Yanguel dit Debozoy est un Ecrivain-Poète et Ingénieur centrafricain né dans la ville de Paoua en Centrafrique le 20 avril 1968. Il a débuté sa carrière professionnelle en 1996 comme Ingénieur des Travaux Publics et occupera des postes de responsabilités dans différentes entreprises de BTP.
Travailleur assidu, il sera élevé au grade de chevalier de l’ordre du mérite centrafricain par son Etat en 1999. Il créa en 2006 son entreprise de construction, devint Fondateur et Directeur du journal « La Gazette du Matin » qu’il a créé en 2012 avant de s’exiler en Côte d’Ivoire en 2014 où il vit actuellement et dirige son cabinet d’études et d’expertises. Abel fut acteur de théâtre et auteur de plusieurs ouvrages et recueils de poèmes.
Découvrez-le sur son blog : http ://www.yanguel.com
Bangui (Corbeaunews) – Vendredi 10 mai 2019, fin de formation du Certificat technique de 1er degré – Administration et secrétariat pour plusieurs militaires des FACA et de la gendarmerie dispensé par l’EUTM-RCA.
Ce stage de deux mois, qui s’est déroulé du 18 mars au 10 mai 2019 vise à former les sous-officiers ou militaires du rang, principalement du domaine administratif, leur apportant ainsi les connaissances et compétences nécessaires à l’exercice de leur fonction.
Cet atelier de formation prend également en compte la gestion des ressources humaines au sein des bataillons ainsi qu’un enseignement en informatique afin que les stagiaires puissent maîtriser les logiciels de Ressources humaines.
Environ quinze (15) stagiaires militaires ont reçu cette formation indispensable au bon fonctionnement de l’administration de notre armée.
L’EUTM-RCA est une mission de formation de l’Union européenne en République centrafricaine.
Lancée en 2016, l’EUTM-RCA vise non seulement à former les forces centrafricaines, mais donne également des conseils stratégiques au ministère de la Défense, au personnel militaire, aux forces armées centrafricaines et au cabinet du chef de l’État Faustin Archange TOUADERA.
La Banque africaine de développement et la Banque mondiale organisent une consultation de haut niveau pour offrir une tribune aux pays membres des deux institutions pour exprimer leurs points de vue sur les leçons tirées des emprunts non concessionnels, les nouvelles vulnérabilités de la dette et l’approche proposée par l’IDA pour aider les pays à adopter des pratiques d’emprunt durables.
Les discussions porteront sur le ” financement du développement “ et la ” vulnérabilité de la dette “ dans le contexte de l’agenda des Objectifs du Millénaire pour le développement et du plan d’action d’Addis-Abeba.
La dette des pays africains a fortement augmenté ces dernières années en raison notamment de la chute des cours des matières premières, liée à la crise financière mondiale de 2008.
Les recettes des principales exportations ont reculé et la croissance économique a ralenti.
Les gouvernements africains ont de plus en plus recours à l’emprunt pour combler leurs déficits budgétaires.
Quel est le rôle des banques multilatérales de développement? Comment la Banque africaine de développement et la Banque mondiale peuvent-elles collaborer pour trouver des solutions? Ces questions, ainsi que les résultats de la réunion alimenteront les discussions sur les cadres de politique générale pour les pays FAD et les politiques respectives en matière de dette.
Cette consultation de haut niveau sur les vulnérabilités liées à la dette se tiendra dans l’Auditorium Babacar Ndiaye, Siège de la Banque africaine de développement le 16 et 17 Mai 2019.
Organisée par: Banque africaine de développement, Banque mondiale, Ministres africains des Finances, représentants des pays bénéficiaires du Fonds africain de développement (FAD) et Association internationale de développement (IDA)
Centrafrique.com/ghana-attaque-contre-les-reves-separatistes-du-togoland/koffi-annan-salue-en-action-actuel-president-ganeen-nana-ado-alors-ministre-des-affaires-etrangeres-a-new-york-le-17-mars-2005/” rel=”attachment wp-att-28335 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’ancien Sécrétaire général de l’ONU Koffi Annan salue en action l’actuel Président ghanéen Nana Addo Dankwa au siège de l’ONU à New-York aux États-Unis en mars 2005. Voa.
Cheveux blancs et canne blanche, Charles Kormi Kudzordzi ne ressemble pas à l’idée qu’on se fait du leader combatif d’un mouvement séparatiste révolutionnaire cherchant à fonder une nouvelle nation en Afrique de l’Ouest. Même ses partisans appellent “Papavi”, grand-père, cet homme frêle de 85 ans.
Mais les forces de sécurité ghanéennes n’ont voulu prendre aucun risque.
La police et l’armée ont lancé la semaine dernière une opération contre un groupe qu’ils soupçonnaient de s’apprêter à proclamer une nouvelle nation dans la région orientale de la Volta. Les soldats ont bloqué des routes et pris d’assaut des maisons, arrêtant 89 personnes au total, en majorité autour de la ville de Ho, à quelque 150 km au nord-est de la capitale Accra.
Les séparatistes, membres du groupe Homeland Study Group Foundation (HGSF), rêvent d’un nouveau pays qu’ils ont déjà baptisé “Togoland occidental”.
“Nous ne laissons rien au hasard”, a déclaré Prince Dogbatse, porte-parole de la police de la région de la Volta. “Nous sommes en état d’alerte pour protéger les frontières territoriales du Ghana”.
Selon la police, le groupe avait non seulement préparé un hymne national, une constitution et un drapeau, mais il entraînait également une milice.
– “Tempête dans un verre d’eau” –
Une vidéo prise sur un téléphone portable montre M. Kudzordzi, qui fait partie des personnes arrêtées, s’appuyant lourdement sur un bâton de bois sculpté, conduit vers un hélicoptère militaire.
Il a été emmené au Bureau des enquêtes nationales du Ghana à Accra, avec sept autres hommes accusés de trahison et d’être les dirigeants du groupe. S’ils sont reconnus coupables, ils risquent la peine de mort.
Le vieux monsieur, – qui s’est vu offrir une mise en liberté sous caution mais n’a pu en remplir les conditions -, doit comparaître devant la justice avec les sept autres suspects le 22 mai.
En outre, 81 autres sympathisants ont été libérés sous caution, provisoirement accusés de rassemblement illégal.
Les séparatistes assurent que la région a son histoire, sa culture et qu’ils veulent avoir leur propre pays. Mais ils nient avoir jamais eu l’intention de recourir à la violence contre l’État ghanéen.
“Nos activités se sont toujours déroulées au grand jour”, a déclaré à l’AFP le secrétaire, en fuite, de la HSGF, George Nyakpo.
La région de la Volta est aussi un bastion du principal parti d’opposition du Ghana, le National Democratic Congress (NDC) et un député local du NDC, Rockson-Nelson Dafeamekpor, a accusé la police d’avoir eu la main lourde.
“Nous sommes dans un Etat démocratique et on n’arrête pas les gens parce qu’on pense qu’ils ont l’intention de manifester”, a déclaré M. Dafeamekpor. “C’est une tempête dans un verre d’eau”, a-t-il ajouté.
Le problème trouve ses racines dans les divisions de l’époque coloniale.
La Grande-Bretagne s’était emparée d’une grande partie du Ghana actuel tandis que l’Allemagne prenait des terres à l’est, le Togoland. Après la défaite des Allemands lors de la Première Guerre mondiale, les colonies allemandes en Afrique ont été enlevées au perdant et réparties entre les nations victorieuses. Ainsi, le Togoland a été divisé entre la Grande-Bretagne et la France.
A la fin de l’empire britannique en 1956, le Ghana a été parmi les premiers à obtenir la liberté. Les habitants du Togoland britannique ont obtenu le droit de choisir de rejoindre le Ghana à l’ouest ou le Togo à l’est. La Grande-Bretagne affirme que près des deux tiers des votants ont voté pour le Ghana. Mais les séparatistes rétorquent que les résultats ont été truqués.
“C’est un stratagème de la Grande-Bretagne qui nous a privés de notre autonomie et de notre souveraineté”, a déclaré le groupe HGSF l’année dernière.
– Plus grand que la Belgique –
Le territoire du Togoland occidental voulu par les séparatistes est situé entre la République du Togo et le Ghana, région peuplée de millions d’habitants et potentiellement riche en pétrole et or.
La région abrite de nombreuses ethnies, dont les Ewe, leurs terres s’étendent à la fois au Ghana et au Togo. Pour les séparatistes, le territoire forme une bande de 550 km sur 60 allant de la frontière nord avec le Burkina Faso au golfe de Guinée.
Selon des documents de l’ONU datant de 1955, la région s’étend sur 33.776 km2, légèrement plus que la Belgique. Bien que la zone coloniale ait été enclavée, les séparatistes revendiquent aujourd’hui l’accès à la mer.
Les historiens contestent bon nombre des revendications des séparatistes, y compris le fait qu’en 1956 on leur aurait promis un autre référendum.
“Ce n’est pas vrai “, dit le professeur Wilson Yayoh de l’Université de Cape Coast, au Ghana. “Il n’y a eu aucun accord sur le fait qu’après 50 ans, le peuple togolais devrait revoir le plébiscite”.
Les indépendantistes se vantent d’un large soutien mais, dans la Volta, beaucoup se méfient.
“Le Ghana est notre patrie”. “Nous ne faisons pas confiance à ces gens de la HSGF”, déclare Joseph Doe, un pêcheur de 57 ans qui les accuse de défendre “leurs intérêts de clocher”.
Pour autant, Accra semble plus sensible que jamais à la question du séparatisme.
Centrafrique.com/cameroun-situation-humanitaire-urgente-avertit-lonu/mark-lowcock-secretaire-general-adjoint-de-lonu-pour-les-affaires-humanitaires/” rel=”attachment wp-att-28330 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Mark Lowcock, Secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Affaires humanitaires
Au Cameroun, “il y a urgence” à accroître l’aide humanitaire et à la financer afin d’éviter une situation “hors contrôle”, a affirmé lundi le secrétaire général adjoint de l’ONU pour les Affaires humanitaires Mark Lowcock, lors d’une réunion informelle inédite du Conseil de sécurité sur ce pays.
“Un Camerounais sur six a besoin d’aide humanitaire, de protection”, soit 4,3 millions de personnes, notamment des enfants et des femmes. “Huit régions sur les dix du pays sont touchées par la crise humanitaire”, a ajouté Mark Lowcock, lors de cette session organisée par les Etats-Unis en dépit de l’opposition de Yaoundé et des membres africains du Conseil.
La situation humanitaire au Cameroun “n’est pas une menace pour la paix et la sécurité internationales” et “elle doit être gérée par le gouvernement camerounais”, a ainsi affirmé Anatolio Ndong Mba, ambassadeur de Guinée équatoriale, membre non permanent du Conseil. Il s’exprimait aussi au nom des deux autres pays africains de cette instance, l’Afrique du Sud et la Côte d’Ivoire.
“Ce sont les Africains qui doivent régler les problèmes africains”, a-t-il ajouté, en évoquant plusieurs organisations régionales africaines. “Pour autant que les autorités camerounaises le souhaitent”, a-t-il précisé.
Il s’agissait de la première réunion du Conseil de sécurité sur ce dossier alors que les grandes puissances avaient privilégié jusqu’alors les pressions bilatérales sur le président Paul Biya pour inverser le cours des choses.
La crise a débuté en 2016 avec des revendications pour davantage de représentativité anglophone dans ce pays à majorité francophone, avec un retour au fédéralisme. Une minorité de contestataires réclamait l’indépendance et la proclamation d’un nouvel Etat, l’Ambazonie.
– Déplacés, réfugiés –
Face à l’intransigeance de Yaoundé et à la répression des manifestations pacifiques, le conflit s’est durci. Fin 2017, une partie des séparatistes a pris les armes et des combats les opposent depuis à l’armée.
Aujourd’hui, “500.000 personnes sont des déplacés internes, la plupart restant cachées dans des forêts” et “plus de 600.000 enfants sont privés d’éducation” dans les régions anglophones du nord et du sud concernées, a indiqué Mark Lowcock, en dressant un tableau sombre de la situation.
Face à la dégradation humanitaire, “nous avons besoin d’une riposte plus globale”, notamment de financement international, a-t-il souligné. Les besoins sont de 300 millions de dollars mais seulement 38 millions ont été mis à disposition, a indiqué le responsable de l’ONU.
Dans un communiqué, le ministère camerounais des Relations extérieures a minimisé l’importance de la réunion de l’ONU. Il ne s’agit que d’un “échange de vues” n’engageant “en rien” le Conseil, ajoute le communiqué en critiquant “l’obsession” de pays “à agiter et exagérer le spectre d’une crise humanitaire” au Cameroun.
“Nous faisons face à la sécession, au terrorisme, à l’insurrection, et nous y ferons face”, a insisté l’ambassadeur camerounais à l’ONU, Michel Tommo Monthe. Si de l’aide est apportée, elle ne doit pas s’effectuer “pour mais avec” le Cameroun, a-t-il dit.
Selon le centre d’analyses géopolitiques International Crisis Group, le conflit a fait 1.850 morts en vingt mois.
Le Nigeria accueille 35.000 réfugiés, pour la plupart des femmes et des enfants, selon l’ONU.
Pour l’ONG Human Rights Watch, les Européens notamment ne sont pas assez actifs sur le dossier du Cameroun.
Il faut que ce dernier entre dans le programme de travail formel du Conseil de sécurité, que le gouvernement camerounais lutte contre l’impunité pour les crimes commis et qu’un accès humanitaire bien plus large soit accordé, estime Ilaria Allegrozzi, une chercheuse de HRW dont l’entrée au Cameroun a été récemment refusée, sans explications.
Centrafrique.com/rdc-tshisekedi-affirme-son-autorite-devant-les-gouverneurs-pro-kabila/felix-tshisekedi-a-kinshasa-le-15-fevrier-2019-par-la-presidence-de-la-rdc/” rel=”attachment wp-att-28326 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président de la RDC Félix Tshisekedi à Kinshasa le 15 février 2019. CopyrightPrésidenceCongo.
Le président congolais Félix Tshisekedi a exigé lundi un “comportement exemplaire” des nouveaux gouverneurs de province, en majorité des proches de l’ancien président Joseph Kabila, en les mettant en garde contre la “corruption” et les “tracasseries” qui minent la République démocratique du Congo.
“Avant toute chose, je voudrais vous rappeler que vous êtes les dignes représentants du président de la République dans vos provinces respectives. Cela vous oblige d’adopter, dans la gestion de vos entités respectives, un comportement exemplaire”, a déclaré le nouveau président congolais à l’ouverture d’un séminaire à l’intention des 23 gouverneurs élus en mars (sur 26 provinces au total).
“Ceci veut dire aussi que vous avez l’obligation d’élaborer vos programmes, en intégrant ma vision qui vise le développement intégral de notre pays”, a insisté le chef de l’Etat devant les gouverneurs, dont une majorité est issue de la coalition politique pro-Kabila Front commun pour le Congo (FCC).
“Je combattrai avec la dernière énergie la corruption, le détournement de denier public, le tribalisme, le népotisme, la concussion, le clientélisme, l’incivisme…”, a prévenu M. Tshisekedi.
De retour de plusieurs déplacements en province, il s’est déclaré “choqué par les tracasseries administratives, policières et militaires qui heurtent la population”.
Il a souhaité passer avec les gouverneurs un “contrat-programme” pour “évaluer les performances de chacun de vous” et “bien sanctionner votre gouvernance après chaque évaluation trimestrielle”.
Tshisekedi a été proclamé vainqueur de l’élection présidentielle du 30 décembre, un résultat contesté par l’autre candidat de l’opposition Martin Fayulu.
Il a passé un accord de coalition avec son prédécesseur Joseph Kabila, dont la coalition politique a gardé le contrôle de toutes les autres institutions (majorité à l’Assemblée nationale, au Sénat, dans les assemblées provinciales, à la tête des gouvernorats provinciaux).
Investi le 24 janvier, M. Tshisekedi n’a toujours pas nommé de Premier ministre. Il a rencontré deux fois son prédécesseur Joseph Kabila.
Les gouverneurs FCC avaient été reçus par Joseph Kabila le 1er mai.
Centrafrique.com/bangui-quand-les-gendarmes-exigent-une-compensation-financiere-pour-patrouiller-a-combattant/pickup-de-la-gendarmerie-en-patrouille-dans-la-ville-de-bangui-par-corbeaunews-micka-avril-2019/” rel=”attachment wp-att-28311 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Une patrouille de la gendarmerie dans une rue de Bangui. Credit photo : Mickael Kossi / Corbeaunews.
Bangui (Corbeaunews) – Les choses deviennent de plus en plus compliquées pour les habitants du quartier Combattant de Bangui confrontés à une crise de sécurité sans précédent. Même les gendarmes exigent désormais une compensation financière pour patrouiller dans leur secteur.
Ceci n’est pas une blague ! Une réalité en République centrafricaine.
Qui connaît le secteur de “bar casier” à Combattant ?
Depuis quelques mois, un jeune commerçant local a ouvert un Motel et un bar dancing dans le secteur de bar casier à quelques mètres de la brigade de l’OCRB de Damara. Mais les braqueurs, qui cherchent malheureusement des situations si pareilles pour dépouiller les paisibles citoyens, se cachent chaque nuit à quelques mètres aux alentours de ce lieu de commerce dénommé « Gloria ».
Ainsi, chaque client de ce bar dancing qui tente de circuler sans prendre de précaution de sécurité personnelle pourrait être dépouillé de tous ses biens par ces malfrats.
Craignant d’être pris pour cible un jour, les habitants du coin ont fait appel aux forces de l’ordre pour tenter de dissuader ces racailles comme ils disent, mais en vain. Leurs appels sont restés sans suite.
Le propriétaire du « Gloria », qui doute fortement que ses clients pourraient bouder son business à cause de l’insécurité, tente à son niveau de faire appel aux forces de l’ordre.
Malheureusement, les gendarmes, qui répondent favorablement à sa demande, exigent à ce qu’on les paye pour chaque patrouille effectuée dans la zone. Et c’est qui a été fait depuis quelques semaines.
En plus de financer du carburant dans leur véhicule, le propriétaire verse encore un pot de vin à la gendarmerie.
Quelle affaire ? Qui a eu cette idée ?
Depuis une semaine, nous avons tenté en vain de joindre les responsables de la gendarmerie nationale pour recueillir leurs versions des faits sur cette honteuse affaire qui discrédite totalement nos forces de sécurité intérieures.
Quant au propriétaire du ‘Gloria », il explique n’avoir aucun commentaire à faire sur cette affaire.
Pendant ce temps, au ministère de la Sécurité publique, le général Henri Wanzet Linguissara semble n’avoir aucun souci pour les habitants de Combattant qui lancent depuis plus d’un mois des cris d’alerte et de détresse à son égard.
Centrafrique.com/centrafrique-apres-le-cnds-cest-le-tour-du-fprc-de-condamner-lincursion-des-faca-a-kaga-bandoro/nourredine-img_12janv2018213243-10/” rel=”attachment wp-att-28306 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le général du FPRC Noreidine Adam. CopyrightDR.
Bangui (Corbeaunews) – Dans un deuxième communiqué parvenu à la rédaction du CNC ce lundi 13 mai 2019, la coordination du front patriotique pour la renaissance de Centrafrique (FPRC) se dit préoccupée par l’incursion temporaire des soldats FACA à Kaga-Bandoro la semaine dernière.
« La Coordination générale du FPRC vient par le présent communiqué exprimer sa préoccupation suite à une manœuvre de déploiement de quelques éléments FACA à Kaga-Bandoro qui a suscité des vives réactions des groupes armés », peut-on lire dans ce communiqué.
Même si l’ancien ministre Abdoulaye Hissene Ramadan, patron du Conseil national de défense et de sécurité (CNDS) des groupes armés semble toujours être en contradiction avec l’aile politique du FPRC dirigé par Noureidine Adam, cette fois, les deux personnalités de l’ex-coalition Seleka semblent être de même avis concernant le redéploiement temporaire de quelques heures dans la capitale provinciale de Nana-Gribizi plusieurs dizaines des soldats FACA la semaine dernière.
« Le FPRC déplore la manière brusque de ce genre de déploiement et regrette cette attitude inacceptable tendant à saper le processus en cours.
Le FPRC rappelle qu’il y a des dispositions prévues dans l’accord de Khartoum Art.16 un arrangement sécuritaire recommandant la mise en place des unités spéciales mixtes composées en majorité des membres des ex-groupes armés , des FSI et des Forces de défense dirigées par un État-major de cette force, qui solliciteront si nécessaire l’appui technique de la Minusca », explique la coordination dans son communiqué que vous trouverez ci-dessous :
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
La Coordination Générale du FPRC vient par le présent communiqué exprimée sa préoccupation suite à une manœuvre de déploiement de quelques éléments FACA à Kaga-Bandoro qui a suscité des vives réactions des groupes armés.
Le FPRC déplore la manière brusque de ce genre de déploiement et regrette cette attitude inacceptable tendant à saper le processus en cours.
Le FPRC rappelle qu’il y a des dispositions prévues dans l’accord de Khartoum Art.16 un arrangement sécuritaire recommandant la mise en place des unités spéciales mixtes composées en majorité des membres des ex-groupes armés , des FSI et des Forces de défense dirigées par un Etat-major de cette force, qui solliciteront si nécessaire l’appui technique de la MINUSCA.
Le FPRC demande au Gouvernement de mettre en œuvre cette disposition de l’arrangement sécuritaire temporaire et le déploiement des unités mixtes et non un déploiement suscite des mécontentements.
Le FPRC demande au Gouvernement de consulter à priori les partis signataires de l’accord avant d’appliquer des dispositions qui l’engagent afin de préserver l’accord.
Le FPRC demande au Gouvernement de retarder le déploiement et d’instruire la CMOP de la Nana- Gribizi pour échanger et proposer de solution aux disputes et, appelle les partis à la retenue et au patriotisme.
Le FPRC demande à l’opinion publique de constituer une alliance nationale de paix et de la reconstruction nationale. Sauvons d’abord notre patrie, soutenons nos amis de paix, prenons le mal en patience, dénonçons les mauvaises habitudes et les vieilles pratiques, créons un climat propice à la paix, à l’unité, à la réconciliation nationale pour la renaissance d’une Centrafrique digne et prospère.
La coalition de l’opposition togolaise (C14) a annoncé lundi qu’elle présentera aux élections locales du 30 juin 2019 des listes communes de tous les partis membres, avec un positionnement des candidats selon leurs zones d’influence.
C’était à l’occasion d’une conférence de presse animée par les membres qui tiennent encore le flambeau de l’union de l’opposition insufflée par la dynamique du 19 août 2017 et qui a permis de mobiliser des dizaines, voire, des centaines de milliers de Togolais dans la rue réclamant les réformes et le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir.
Animée par Brigitte Kafui Adjamagbo Johnson, la coordinatrice de la coalition, la conférence a permis à la C14 de réaffirmer son engagement à tout donner pour l’alternance au pouvoir, au plus tard en 2020 en combinant pression et dialogue sur toute la ligne.
« Nous allons en rang serré aux locales pour confirmer aux yeux de tous que le peuple en majorité est de notre côté. Et nous allons les gagner pour ensuite utiliser cette victoire comme arme de bataille pour la victoire finale », a déclaré Brigitte Kafui Adjamagbo Johnson.
La coalition croit fermement qu’elle gagnera les prochaines élections locales à plus de 90%.
Elle entend convaincre tous les autres partis qui ont quitté à revenir et à mobiliser organisations de la société civile et autres partis qui ont déjà manifesté l’intérêt pour la coalition, à sonner la « cloche du changement ».
« Nous allons aux locales comme on va au combat. Un combat que nous gagnerons. A plus de 90%. Et nous entamons, en ce moment même, des consultations pour nous entendre sur l’essentiel », a ajouté Adjamagbo.
La coalition de l’opposition a connu quelques difficultés au lendemain des législatives, symptomatiques d’une absence de réglementations internes au fonctionnement d’un regroupement de partis à ambitions différentes.
Désormais, la charte signée servira de garde-fou au fonctionnement de la coalition.
Juste après la conférence de presse, le CAR, Comité d’Action pour le Renouveau de l’ancien Premier ministre Yaowi Agboyibo, a été le premier à être reçu.
Il était le premier des 7 qui ont quitté, à suspendre sa participation à la C14 pour divergence de fond sur la ligne de conduite de la coalition.
Jean Pierre Fabre, le Président de l’ANC, Alliance Nationale pour le Changement, et e- chef de file de l’opposition, a confié peu avant la conférence de presse à Anadolu, sa disponibilité à discuter avec les autres composantes de l’opposition pour une unicité d’action en vue des locales du 30 juin 2019.
Les réformes constitutionnelles et institutionnelles ont été réalisées par l’assemblée nationale togolaise le 08 mai dernier avec limitation du mandat présidentiel à 5 ans renouvelable une fois, avec des conditions qui garantissent l’immunité à Faure Gnassingbé, et le titre de sénateur à vie, s’il décide de ne plus briguer de nouveaux mandats.
« Ce qui a été fait à l’assemblée est un coup d’Etat constitutionnel, une assemblée digne de son nom ne fait pas ça », a confié Jean Pierre Fabre à Anadolu.
Centrafrique.com/rca-quand-la-crise-centrafricaine-rend-la-classe-politique-lunion-africaine-et-les-nations-unies-coupables-devant-le-tribunal-de-lhistoire/aristide-briand-reboas-ex-directeur-general-de-renseignement-a-la-presidence/” rel=”attachment wp-att-28302 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’ancien Directeur de renseignements Aristide Briand REBOAS, photo de coutoisie…
A bien des égards, on peut déclarer sans trop se tromper que la RCA est un pays de contraste, de contradiction de paradoxe et d’ambiguïté.
En effet, la RCA est un pays immensément riche compte tenu de ce que regorge son sol et sous-sol en plus d’autres atouts dont sa position stratégique, le Sango sa langue nationale qui est un formidable facteur d’unification nationale.
La RCA est un havre de paix où venaient se réfugier des gens qui fuyaient la guerre et des persécutions à l’exemple de Burundi et Rwanda, Tchad et Ethiopie.
C’était un pays d’accueil pour des investisseurs qui convoitaient l’or, le diamant et bien d’autres pierres précieuses sans compter le coton, le café etc..
Curieusement la RCA fait aujourd’hui partie des pays les plus pauvres caractérisés par une carence en matériels et en personnels qualifiés à laquelle il faut ajouter un déficit de démocratie, l’insécurité et la mauvaise gouvernance.
Malgré la diversité de sa population, la RCA est très attachée à l’unité nationale. D’ailleurs, sa devise “Unité, Dignité, Travail”.
Hélas, les nombreuses crises sociopolitiques et militaires ont battu en brèche cette devise ainsi que toutes les autres valeurs républicaines.
En effet, depuis l’indépendance, la RCA a connu plusieurs coups d’Etats et tentatives qui ont renversé les pouvoirs et déstabilisé les régimes, entrainant la paralysie des institutions de la République.
On ne peut toutefois s’empêcher de rappeler les efforts déployés par les Centrafricains, politiques, religieux, sociétés civiles pour rétablir la paix, la sécurité, le vivre ensemble dans la prospérité.
Ainsi, de nombreuses initiatives ont abouti à des accords, des traités, des résolutions … en vue d’une véritable réconciliation.
En effet, on dénombre plus d’une dizaine d’accords de paix et de réconciliation reconnus et non reconnus dans la perspective de solution des crises récurrentes que le pays a traversées.
Certains accords ont précédés des coups d’Etats d’autres sont survenus après, c’était le cas des accords de Libreville et de Ndjamena dont le but était d’éviter le renversement de régime de Monsieur François Bozizé qui hélas n’ont pas empêché Monsieur Ndjotoja de prendre le pouvoir entrainant la déstabilisation totale du pays.
Le moins que l’on puisse dire c’est que les autorités centrafricaines et les organismes sous régionaux et les Nations Unies ont purement et simplement échoué dans la mise en application des accords.
Quelles sont les raisons de ce fiasco qui a plongé la RCA dans le chaos et le marasme économique ?
A priori on peut évoquer des causes endogènes et exogènes :
– concernant les causes internes, il convient d’évoquer entre autres l’instabilité politique , la corruption, la mauvaise gouvernance, la mauvaise répartition des richesses nationales ainsi que des velléités tribalistes et sécessionnistes dans la conquête et la gestion du pouvoir.
Comment expliquer qu’un pays qui était uni dans le respect de la diversité de sa population puisse en arriver à une crise qui prend une tournure confessionnelle et sécessionniste où les chrétiens se font tuer par les musulmans qui demandent en outre la partition du pays ?
Depuis plus de vingt (20) ans, les protagonistes de la crise centrafricaine sont les mêmes ; tantôt dans le gouvernement, tantôt à la tête des rebellions qui tuent et terrorisent la population.
A chaque occasion de recherche de solution pacifique post crise, ces assassins posent comme condition l’amnistie générale des crimes qu’ils ont commis ainsi que leur nomination à des postes régaliens et stratégiques sous peine de renverser le pouvoir en place dans le bain de sang.
Les autorités centrafricaine, l’Union Africaine et les Nations Unies ont toujours accédé aux revendications de ces rebelles mais rien de concret et de durable ne s’est produit en matière de rétablissement de la paix et la sécurité.
Malgré la signature des accords de Khartoum, les exactions sporadiques continuent dans l’arrière pays notamment dans les zones qui sont toujours sous le contrôle des rebelles tels Ali Daras, Al Katil, Abdoulaye Houssein.
Ces rebelles continuent de percevoir plus de la moitié des recettes de douanières et fiscales qui constituent l’essentiel des ressources du pays. Ils exploitent aussi l’or et le diamant.
L’Etat est toujours faible et les groupes armés contrôlent 80% du territoire national.
Dans ces conditions, il sera très difficile de faire rentrer ces criminels dans l’ordre républicain compte tenu de l’appât du gain.
Par ailleurs, certaines catégories des rebelles ont un objectif bien connu qui est de fonder une autre, leur propre république sur des critères tribalistes et religieux.
C’est le cas des peulhs qui se considèrent depuis toujours comme une nation à part et qui aspirent à disposer d’un territoire à n importe quel prix alors qu’ils font partie intégrante de la RCA.
Il convient de signaler qu’il ne faut pas faire un amalgame entre toutes les minorités Centrafricaines. Il existe des Goula et des Ronga qui ont leurs petites rivalités internes mais qui ne déstabilisent pas la République.
Certains peulhs ont été toujours republicains dans la mésure où ils se sont établis après scolarisation en Centrafrique. C’est le cas de Yerima Mandjo, Waziri Dahirou, Adamou Adji qui fut mon professeur de français à qui je rend un vibrant hommage pour avoir contribué éducation.
Mais certains peulhs non Centrafricains exploitent la situation des peulhs Centrafricains pour atteindre leur objectif basé sur une stratégie de déstabilisation du pays et de sa recolonisation. Ils n’ont jamais été satisfaits de tous les accords dont ils sont signataires.
C’est le cas de Daras Ali qui a déjà obtenu presque tout sans difficulté particulière.
Il a été élevé au rang de général, il s’entoure de soit disant officiers dont on ne connait pas la véritable qualité professionnelles et encore moins le cursus et les centres de formation.
Toutes ces faveurs dont il bénéficie ne lui suffisent pas car son plan et son calendrier consistent à créer tôt ou tard une République des peulhs sur le sol Centrafricain.
Il faut savoir qu’il y a environ quarante millions de peulhs en Afrique. Ils sont repartis au Tchad, Cameroun, Nigéria, Sénégal. Niger ,mali, senegal,
La création éventuelle de cette république des peulhs risque de provoquer l’envahissement et la disparition de notre nation qui risque de passer sous la domination des peulhs de Ali Daras qui est un criminel recherché par la CPI.
Fort de sa position qui lui permet d’obtenir ce qu’il veut quand il veut et comme il veut, Ali Daras finira un jour par demander l’impossible au gouvernement afin de trouver un prétexte pour essayer de prendre le pouvoir mais au risque et péril de sa vie car la RCA appartient aux Centrafricains
Il faut savoir que son calendrier est dicté par son mentor Baba Ladé qui obéit à l’organisation internationale des peulhs basée au Nigéria où existe plus de 17 millions de peulhs.
Ainsi, leur calendrier précis établi avant la signature des accords de Khartoum se présente comme suit :
– Dans un premier temps, la mise en place d’un système d’intégration dans les sphères de l’Etat Centrafricain par la reconnaissance de leurs grades et notamment sa nomination en qualité de gouverneur et général d’armée ; suivra un décret de naturalisation à titre exceptionnel, l’incorporation dans les FACA de ses éléments qui sont plus de deux milles guerriers peulhs étrangers se trouvant dans les pays précités. Ce sont des peulhs de l’ethnie OUDA qui n’ont pas une odeur de sainteté auprès des autres peulhs.
Ainsi, le refus des exigences de Ali Daras en la matière lui donnera le pretexte d’envahir les régions ciblées telles que la Ouaka, Basse Koto, Haute Koto, Bamingui Bangoran, Mbomou Haut Mbomou et Vakaga.
C’est ce plan macabre d’Ali Daras qui explique et justifie l’échec du DDR.
En effet, le DDR qui devrait conduire au désarmement, le démobilisation et la réinsertion des groupes armés n a pas atteint son objectif escompté.
On a assisté qu’à la réinsertion qui na d’ailleurs pas bien fonctionné, d’où l’intérêt de modifier sensiblement ce dispositif pour le rendre efficace et opérationnel.
Ainsi, il convient de préconiser le désarmement, la démobilisation, la réinsertion ou le cas échéant de rapatriement des groupes armés car ils ne peuvent pas trouver leur place dans notre pays qui veut retrouver la paix et la sécurité durable sur toute l’étendue de son territoire.
Le gouvernement Centrafricain ainsi que les organismes internationaux feraient mieux de prendre la mesure de la spécificité de cette situation.
Les services de renseignements généraux et l’armée doivent bien faire leur travail car “la vigilance est la garantie de survie d’un Etat” a déclaré NERON.
Le gouvernement Centrafricain a le choix entre la résignation et l’action préventive.
Toute la classe politique Centrafricaine doit se saisir de cette question et interpeller l’opinion internationale afin d’éviter cette tragédie qui se profile à l’horizon.
Ce qui est vraiment dommages, c’est que cette situation ne date pas d’aujourd’hui car j’avais déjà eu l’occasion d’attirer l’attention de nos autorités politiques et militaires depuis l’époque du président Bozizé.
Ma position est bien connue sur ce sujet alors, qu’on ne vienne pas nous dire qu’on a pas été prévenu.
Il est temps d’abandonner nos petits différends, nos querelles stériles pour enfin réaliser la gravité de cette menace qui pèse sur notre très cher pays au risque d’être étrangers dans notre pays et cela avant même les élections de 2020.
L’heure est à l’unité nationale face au danger imminent qui guète notre pays.
Le fiasco Centrafricain est imputable à tous les dirigeants politiques et à l’Union Africaine ainsi qu’aux Nations Unies dont les disfonctionnements et les ratés ont couté la vie à une bonne partie de la population sans compter les déplacés.
Concernant ces ratés et disfonctionnement, il convient de rappeler les disposition de la résolution 2149 du 10 avril 2014 portant création de la Minusca et la détermination de sa mission.
En effet, la MINUSCA est dotée d’un mandat globale qui consiste entre autres à travailler à la stabilisation de la RCA.
Depuis la marche organisée par la société civile centrafricaine, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations-Unies pour la Stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA) est l’objet de plusieurs critiques tantôt fondées tantôt non fondées ou approximatives. Il convient de rappeler que depuis le début de la grave crise post coup d’Etat du 24 mars 2013, plusieurs Résolutions ont été adoptées par le Conseil de Sécurité de l’ONU par sur la RCA. Il s’agit des Résolutions :
2121 (2013) ;
2127 (2013) ;
2134 (2014) ;
2149 (2014) ;
2181 (2014) ;
2196 (2015) ;
2212 (2015) ;
2217 (2015) ;
2262 (2016) ;
2264 (2016) ;
2272 (201
De toutes ces Résolutions précitées, il faut savoir que la Résolution phare est la Résolution 2149 du 10 avril 2014, car c’est ce texte qui non seulement crée la MINUSCA mais aussi détermine sa mission et ses tâches prioritaires.
La MINUSCA est dotée d’un mandat global consistant à travailler à la stabilisation de la République Centrafricaine. Pour parvenir à cette mission, la MINUSCA est autorisée au titre du point 29 de la Résolution 2149 du 10 avril 2014 à « utiliser tous les moyens nécessaires pour accomplir son mandat, dans les limites de ses capacités et dans ses zones de déploiement ». L’expression « tous les moyens »
Ainsi, je lance un appel solennelle à toutes et à tous pour que vive la République Centrafricaine.
Centrafrique.com/centrafrique-le-cnds-accuse-le-gouvernement-davoir-viole-laccord-de-khartoum/alkhatim-ali-darass-et-abdoulaye-hissene-a-sido-11/” rel=”attachment wp-att-28297 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Al Khatim, Ali Darassa et Abdoulaye Hissene à Sido pour le conseil de défense du CNDS. CopyrightCNC.
Bangui (Corbeaunews) – Le Conseil national de défense (CNDS) accuse le gouvernement d’avoir violé les termes de l’accord de Khartoum.
Dans son dernier communiqué publié ce samedi 11 mai 2019, l’organe de défense des trois (3) principaux groupes armés issus de l’ex-coalition de la Seleka accuse le gouvernement d’avoir délibérément violé l’accord de paix de Khartoum en déployant brièvement et unilatéralement une unité des soldats de l’armée nationale FACA dans la ville de Kaga-Bandoro la semaine dernière, et ce, sans avoir prévenir le CNDS ou le MPC: « Il est inscrit à l’article 15 alinéas (d) que tout acte doit être posé d’un commun accord avec les partis et les partenaires » indique le communiqué du CNDS.
Affirmant toujours son adhésion à l’accord de Khartoum signé le 6 février dernier, le CNDS dirigé par Abdoulaye Hissene Ramadan rappelle au gouvernement l’article 16 dudit accord qui prévoit la mise en place des unités mixtes de défense composées des FACA et des rebelles ayant adhéré pleinement à cet accord pour une durée de 24 mois dans des zones contrôlées par ces mêmes groupes armés : « Selon les engagements sécuritaires temporaires en annexe 1 article 16, les partis s’engagent dès la signature du présent accord à mettre en place des unités spéciales mixtes de sécurité pour une période transitoire initiale de vingt-quatre mois et placées sous la supervision des forces de défense.
Elles sont constituées de membres de forces de défense et de sécurité nationale et en majorité des membres des groupes armés ayant pleinement adhéré aux principes du présent accord et suivi une formation adéquate de (2) deux mois », peut-on lire dans le communiqué.
Il est à noter que le chef du Conseil national de défense (CNDS) Abdoulaye Hissene Ramadan est dernièrement désigné le grand superviseur de la région de Ndélé du mouvement Cœurs unis du Président Faustin Archange TOUADERA.
Il est à la fois chef d’État-major du FPRC, Patron du CNDS et Superviseur du MCU pour Ndélé. Son communiqué sonne comme un véritable camouflet pour le pouvoir en place à Bangui qui pense qu’avec les billets de banque on pourrait acheter tout dans ce pays de Boganda.
Centrafrique.com/cameroun-scandale-financier-amougou-belinga-et-le-blanchiment-dargent/jean-pierre-amougou-belinga-le-18-janvier-2018-lors-de-la-ceremonie-des-voeux-de-la-chaine-vision-4-du-cameroun/” rel=”attachment wp-att-28291 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Jean Pierre Amougou Belinga le 18 janvier 2018 lors de la cérémonie des voeux.
C’est une révélation du lanceur d’alerte Boris Bertolt dont nous vous proposons l’intégralité.
« Le fameux magnat des médias n’a pas cessé de faire des émules depuis sa récente interview dans l’émission décryptage sur vision4,sa propre chaine de télé. Au cours de celle-ci, le patron du groupe l’anecdote, connu pour son outrecuidance hors norme, s’est laissé aller à quelques révélations qui ont laissé sans voix, l’opinion publique. On a appris qu’AMOUGOU BELINGA dépense jusqu’à cinq millions de francs par jour et qu’il serait par ricochet le Beti le plus riche du pays.
Comment quelqu’un peut dépenser 5 millions par jour pourtant ses ouvriers ne sont pas affiliés à la CNPS? Comment quelqu’un dit qu’il dépense 5millions par jour pourtant certains de ses ouvriers toucher a peine 60 mille franc CFA? Comment quelqu’un qui dépense 5millions jours ne parvient pas a payer un directeur 500 mille.A vision4 aucun directeur ne touche 500 milles.
Dans un pays ou les plus pauvres doivent se contenter de 36.000f/Mois,il y’a quand-même lieu de s’inquiéter sur ce fossé vertigineux.
Trivialement ,on pourrait se demander, « c’est toujours l’argent des médias làaaaaa ? » Et cette question nous révèle la face cachée du patron de vision finance. Qui est-il au juste? Anecdote :
Cet homme est l’homme de main d’au moins 4 ministres. Il est devenu un grand démarcheur des dossiers au Cameroun. Il prend les factures des grandes entreprises pour faire payer par le ministre des finances moyennant des pourcentages qui varient entre 5 et 7%. La dernière commission était le paiement d’une facture de l’entreprise Bocom qui s’élevait à 4 milliards de francs.
Qu’en est-il de ses consultations et autres marchés avec des chefs d’État ?
Pure fiction ! Tout son argent sort du Cameroun.Le bon samaritain qui lui a montré la voie de la République centrafricaine a tout simplement été trahi dès que Amougou Belinga est entré en contact avec le président centrafricain.
La richesse d’Amougou est le fruit du blanchiment d’argent en complicité avec les institutions de la République. Dans un pays normal une enquête doit s’ouvrir après les révélations faites par lui-même à l’occasion de son interview sur sa propre chaine de télé.Mais comment cela se peut-il quand on se targue d’avoir la justice à ses bottes. Une justice corrompue !
C’est de là que partent tous les problèmes de ce pays: l’enrichissement illicite au détriment du pauvre citoyen qui doit se contenter selon un ministre devenu célèbre ces derniers jours,de 36000f le mois. Voilà ce à quoi Sont réduits les plus pauvres dans un pays pourtant très riche sur le plan théorique. Tant qu’on aura à faire à des dirigeants inconscients, égocentriques, Cleptomanes,les enfants même de ce pays dans leur majorité obèse,ne jouiront pas de l’usufruit de la patrie ! »
Centrafrique.com/politique-on-est-pas-dieu-au-pouvoir-en-voici-une-illustration-parfaite/mobutu-sese-seko-du-zaire-wikipedia/” rel=”attachment wp-att-28287 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>L’ex-Président congolais de la RDC Mobutu Sese Seko. Credit photo : Wikipedia
Un dimanche matin, à l’aube fatidique, Mobutu apprend une très mauvaise nouvelle. Il avait dépêché son Boeing à Brazzaville pour en ramener son fils en fuite, Kongulu. Et voilà que Mukandila, le pilote, refuse de décoller. Il se met au service des nouvelles autorités de son pays. Encore un traître ! Mobutu demande au président togolais Gnassingbé Eyadéma de lui envoyer son avion, qui se trouve alors en Europe. Mais cela prendra trop de temps.
Tous les bagages familiaux ( plus de soixante-dix malles et cantines) sont déjà partis pendant la nuit dans des véhicules embarqués à bord d’un Antonov 124 venu chercher à Gbadolite des chars de combat destinés à Jonas Savimbi, le chef angolais de l’Unita.
Le temps presse : les mutins venus de Kota-Koli approchent. Au dernier moment, Mobutu et sa famille ne veulent plus partir. Le colonel Motoko, chef de la sécurité du président déchu, menace d’abattre quiconque empêcherait celui-ci de rejoindre aussitôt l’aéroport où l’attend le seul avion disponible, un cargo Iliouchine 124 de l’Unita, arrivé dans la nuit. C’est Nzanga qui raisonnera son père.
Arrivés sur le tarmac, les soldats réalisent que leur chef s’enfuit. L’un d’eux, ivre de colère, menace :
“Mon maréchal, vous ne partirez pas.”
Un autre enchaîne : “Vous nous abandonnez sans argent. Qu’allons-nous devenir ?”
Le colonel Motoko assiste impuissant à cette scène impensable : Mobutu maltraité par des soldats du rang. Finalement, le maréchal fait signe à son épouse de leur donner “l’argent”.
La Mercedes de Mobutu s’engouffre à l’arrière de l’avion-cargo. Mobutu est incapable de sortir de sa limousine. Il y restera, dans des conditions inconfortables, pendant tout le vol jusqu’à Lomé (Togo), sa première destination. Des gardes du corps du maréchal, qui n’avaient pas été choisis pour l’accompagner, réussissent, dans la confusion, à monter dans l’avion. Ils n’en seront pas délogés par L’ex-président du Zaïre
Un autre avait préféré disparaître avec le sac à main de Bobi Ladawa contenant les passeports du couple présidentiel. L’Iliouchine décolle à 7 h 14. Arrivés à l’aéroport, les mutins tirent à la kalachnikov sur l’appareil qui s’élève poussivement. On découvrira plus tard six impacts de balles sur une aile.
Après le décollage, Mobutu murmure à son médecin, le docteur Diomi : “Même les miens me tirent dessus. Je n’ai plus rien à faire dans ce pays. Ce n’est plus mon Zaïre.” […]!
On ne se bouscule pas en Afrique pour héberger le président déchu. Le Congo-Brazzaville, le Gabon et la République Centrafricaine refusent de l’accueillir avec, selon eux, sa trop nombreuse famille, une centaine de personnes. Il est devenu un paria.
Nelson Mandela dira plus tard, avec une certaine compassion : “Tous ceux qu’il avait aidés pendant trente ans ne voulurent plus le connaître pendant ses derniers jours sur terre.”
Son vieil ami Hassan II épargnera à Mobutu une ultime errance humiliante. Après cinq jours d’attente à Lomé, il débarque à Rabat le 23 Mai. Fin juin, il est admis à l’hôpital militaire Mohammed-V pour une nouvelle intervention chirurgicale. Chaque jour ou presque, le roi du Maroc appelle ses médecins pour s’enquérir de l’évolution de sa maladie.
Mobutu expire le 7 septembre 1997 à l’âge de 66 ans. Vidé par les hémorragies, il pèse à peine quarante kilos. Il a souffert énormément et voulait en finir. Après une cérémonie funèbre en présence de la famille et du dernier carré de fidèles, Mobutu est inhumé dans un modeste tombeau en forme de chapelle au cimetière européen de Rabat, réservé aux non-musulmans. Une sépulture presque anonyme, que seules trois lettres entrelacées sur la pierre permettent d’identifier, MSS, les initiales posthumes du défunt.
À l’heure de sa gloire, Mobutu répétait volontiers : “On ne dira jamais de moi : voilà l’ex-président du Zaïre, mais : ci-gît Mobutu, président du Zaïre.” Et pourtant, ex-président il fut. Pendant un peu plus de cent jours, après sa chute et sa fuite. Ex-président, il gît depuis vingt ans. Mobutu n’est pas mort au pouvoir. Il n’est pas mort dans son pays. Double affront du destin. Et nul ne sait si ses ossements reposeront un jour sur cette terre où, selon la tradition bantoue, l’attendent ses ancêtres. ».
FPRC-corbeaunews-5/” rel=”attachment wp-att-28280 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/05/Abdoulaye-Hussein-cpjp-FPRC-corbeaunews-1-1-450×300.jpg” alt=”” width=”450″ height=”300″ />Le nouveau Superviseur du parti au pouvoir MCU Abdoulaye Hissene, Patron du CNDS.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Par rapport aux points de langage de la Compagne de sensibilisation sur le déploiement des FACA, annoncé par le gouvernement et conformément aux engagements des groupes armés.
Il est inscrit à l’article 15 alinéa (d) que tout acte doit être posé d’un commun accord avec les partis et les partenaires.
Selon les engagements sécuritaires temporaires en annexe 1 article 16, les partis s’engagent dès la signature du présent accord à mettre en place des unités spéciales mixtes de sécurité pour une période transitoire initiale de vingt-quatre mois et placées sous la supervision des forces de défense.
Elles sont constituées de membres de forces de défense et de sécurité nationale et en majorité des membres des groupes armés ayant pleinement adhérés aux principes du présent accord et suivi une formation adéquate de (2) deux mois.
Le CNDS s’adhère pleinement à l’accord de Khartoum, mais s’oppose catégoriquement au déploiement des FACA à Kaga-Bandoro, car cela dénote bien la violation de l’accord par le gouvernement, accord signé par tous les partenaires nationaux et internationaux.
Il est dit dans l’accord qu’aucune parti ne doit occuper de nouvelles positions militaires avant la mise en place des unités mixtes spéciales de sécurité.
Le Président du Conseil National de défense et de sécurité (CNDS) prend à témoin les opinions nationales et internationales de ce dérapage et de la violation de l’accord par le gouvernement.
Centrafrique.com/visite-du-president-de-la-bad-au-congo-et-en-centrafrique-des-milliards-de-francs-cfa-annonces/le-president-de-la-bad-akinwumi-adesina-a-gauche-et-le-president-touadera-a-droite-au-palais-de-la-renaissance-le-12-mai-2019-copyrightlarenaissance/” rel=”attachment wp-att-28275 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Le Président de la BAD Akinwumi Adesina à gauche et le chef de l’État centrafricain Faustin Archange Touadera à droite lors de leur entretien au palais de la renaissance le 12 mai 2019. CopyrightDR.
Bangui (Corbeaunews) – Le docteur Akinwumi Adesina, Président de la banque africaine de développement (BAD) a effectué une visite officielle ce samedi et dimanche 12 mai 2019 en Afrique centrale, notamment en République du Congo et en République centrafricaine dans lesquelles il a promis des enveloppes pour le financement du programme national de développement dans ces deux pays d’Afrique centrale confrontés à des graves crises de liquidité.
Le docteur Akinwumi Dessina, qui a commencé sa visite au Congo-Brazzaville depuis samedi 11 mai 2019, a rencontré le Président congolais Denis Sassou Nguésso avant de quitter pour la République centrafricaine.
Entre temps, à la sortie de sa visite avec le chef d’État congolais, le docteur Dessina, a fait une déclaration devant la presse dans laquelle il a notamment indiqué que le chef de l’État congolais Denis Sassou Nguesso a insisté au cours de leur entretien sur la nécessité de développer les infrastructures, l’énergie.
Il a aussi salué l’effort remarquable du gouvernement, sur l’impulsion du président de la République Sassou Nguesso, dans la relance économique du pays. La question de la dette du Congo a fait également l’objet des échanges entre les deux personnalités.
Pour soutenir le plan national de développement 2018-2022, la BAD mettra à la disposition du Congo un montant de 2 milliards US. 83 milliards US de ce montant serviront à financer des zones agro-industrielles. La BAD a également prévu de rendre disponible chaque année, un montant de 278 millions US pour soutenir le secteur privé congolais. Ces financements seront avant tout validés par le conseil d’administration de la Banque qui attend la conclusion imminente, par le Congo, d’un accord avec le FMI.
Après sa visite au Congo, le Président de la BAD a effectué une brève visite de quelques heures en République centrafricaine dans l’après-midi du dimanche 12 mai 2019.
À Bangui, le docteur Adesina a rencontré le Président centrafricain Faustin Archange Touadera au palais de la renaissance en présence du Premier ministre Firmin NGRÉBADA.
Lors de son entretien avec le numéro un centrafricain, le Président de la BAD a félicité le chef de l’État centrafricain Faustin Archange TOUADERA pour son leadership qui a abouti à la signature de l’accord de Khartoum entre le gouvernement centrafricain et les 14 groupes armés le 6 février dernier.
Il a également annoncé que son Institution va accompagner la République centrafricaine dans le cadre de son développement. À ce titre, une enveloppe de 168 millions de dollars sera octroyée pour les différents secteurs notamment les infrastructures, l’énergie, l’eau et le développement des capacités humaines…
Avant de quitter la capitale centrafricaine, le Président centrafricain élève au rang du commandeur dans l’ordre de la reconnaissance centrafricaine le docteur Akinwumi Adesina, Président de la banque africaine du développement (BAD).
Bangui (Corbeaunews) – La première victime poignardée à plusieurs reprises tandis que la seconde mitraillée par AK47, le triste bilan de la journée du dimanche 12 mai 2019 au quartier Boeing proche du PK5 fait remonter de plusieurs crans la tension entre la communauté musulmane et chrétienne dans ces deux quartiers de Bangui.
De retour du Cimetière de Boeing ce dimanche 12 mai après l’enterrement d’un de leur, des dizaines des jeunes musulmans du PK5 dans un cortège funéraire se sont acharnés sans raison avec des couteaux sur un jeune de taxi-moto qu’ils l’ont assassiné avant de mitrailler un autre, cette fois, par erreur un jeune musulman qui est lui aussi mort sur-le-champ.
Ces deux cas d’assassinat crapuleux font raviver depuis le début de la journée du dimanche la vieille tension qui existent déjà entre les musulmans et les chrétiens dans un premier temps, puis entre eux les habitants du PK5 suite à l’assassinat du jeune musulman qu’ils ont tué par erreur que ses parents veulent aussi le venger.
Que s’est-il passé réellement ?
D’après nos investigations sur l’affaire, le vendredi 10 mai dernier aux environs de 23 heures de Bangui, trois jeunes lourdement armés sur une moto auraient tenté de braquer un logement dans le quartier des 36 villas, mais leur plan s’est soldé par un affrontement avec les soldats FACA en faction devant le domicile d’un ministre qui habite le secteur.
Parmi les trois (3) présumés braqueurs, l’un a reçu une balle dans son ventre tandis que les deux autres ont été arrêtés en forme.
Transférés à la compagnie nationale de sécurité (CNS) puis à l’Office centrafricain de Répression du Banditisme (OCRB) , les trois braqueurs présumés ont été identifiés comme des jeunes de Boy-Rabe et du PK5.
Le braqueur présumé qui a reçu la balle au niveau de son ventre est transféré à l’hôpital la même nuit du vendredi. Malheureusement, il est décédé ce dimanche 12 mai dans la matinée.
C’est son corps que ses parents et connaissances sont partis enterrer au cimetière musulman de Boeing qu’ils ont assassiné deux autres personnes à leur retour croyant que sa mort est due à un acte lié à son statut de musulman.
Depuis dimanche après-midi, des centaines des forces de l’ordre sont déployées dans les rues du PK5 et de Boeing pour éviter des actes de représailles liés à ces deux assassinats crapuleux de ce dimanche 12 mai 2019.
Alors, pourquoi continuer de tuer alors que les Centrafricains en ont assez pleuré ?
Aux dernières nouvelles, le pilote du taxi-moto assassiné à Boeing serait un habitant du quartier Pétévo et la population locale compte se venger lundi matin sur les bouchers musulmans qui iront à la SEGA lundi matin. Une information qui pourrait filtrer très rapidement aux oreilles des autorités pour des dispositions à prendre.
Centrafrique.com/rca-une-semaine-de-braquage-intense-au-quartier-combattant-une-personne-assassinee-et-plusieurs-motos-enlevees/brigade-de-locrb-de-damala-a-bangui-2/” rel=”attachment wp-att-28244 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Brigade OCRB de Damala proche du quartier Combattant dans le 8e arrondissement de Bangui. Credit photo : Mickael Kossi / CNC.
Bangui (Corbeaunews) – Il ne passe jamais un jour sans qu’on parle de braquage au quartier Combattant dans le huitième arrondissement de Bangui. Cette semaine du 6 au 12 mai 2019 , on compte déjà une personne assassinée et près de 7 motos volées par les assaillants dans ce secteur réputé très dangereux depuis quelques mois. Bizarrement, les forces de l’ordre bouchent leurs oreilles aux cris de détresse de la population. Le détail.
Souvenez-vous de notre dernier article intitulé « recrudescence des cas de braquage au quartier Combattant ». Dans lequel nous avons parlé du terrain du football de l’ancien marché qui est devenu malheureusement un lieu où on déconseille à presque tout le monde d’y circuler à certaines heures de la journée ou de la nuit, au début de cette semaine, un conducteur de taxi-moto avait été mortellement agressé et sa moto emportée par les assaillants.
D’après les témoignages reçus de ses parents, le jeune mototaximan dénommé Victoire alias Paris, élève en classe de seconde, aurait été frappé au niveau de sa tête alors Qu’il roulait encore avec sa moto en provenance du quartier Damara.
Inconscients et allongés au sol, les assaillants en ont profité pour récupérer sa moto. Quelques minutes plus tard, il a repris conscience et se rend à l’hôpital. Malheureusement, son cas aurait été traité à la légère avant qu’il ne rentre à la maison la même nuit.
Entre temps, avant d’arriver chez lui, la jeune Victoire alias Paris juge mieux de passer par le commissariat du 8e arrondissement pour faire une déposition concernant le vol de sa moto, mais les policiers se sont contentés malheureusement dans leur racket des taxis-motos sans prêter attention à ses explications alors qu’ils ont des véhicules et des hommes disponibles pour patrouiller dans la zone.
Finalement, la jeune Victoire alias Paris quitte le commissariat pour rentrer chez lui avec du sang qui coule encore dans son nez. Malheureusement, son état de santé prend de l’ampleur quelques minutes plus tard et il est décédé de ses blessures. Son corps, ramené à Paoua, est finalement enterré le week-end dernier.
Comme si cela ne suffisait pas, le samedi 11 mai dernier dans la matinée, un particulier, sur sa moto, est intercepté par un groupe d’homme armé sur ce fameux terrain de football. Son engin est bonnement récupéré par les assaillants sans plus d’explication.
Loin de là, d’autres cas de braquage sont signalés dans ce quartier rendant difficile la vie aux habitants dudit quartier.
Que font exactement les autorités du pays ?
Si une partie des autorités se contentent principalement au pillage des ressources minières et naturelles du pays, d’autres quant à elles multiplient les conquêtes féminines dans les quartiers avec, à la clef, des forces de l’ordre mises à leur disposition pour leur sécurité alors que celles-ci pourraient être affectées dans les patrouilles aux quartiers de Bangui livrés au banditisme quotidien.
trois-femmes-et-un-enfant-dans-le-camp-des-déplacés-de-PK3-de-Bria-en-Centrafrique – Centrafrique : Bria, plus de 90 000 déplacés encore dans le camp du PK3
lécole-du-site-des-déplacés-du-PK3-de-Bria-au-centre-nord-de-la-Centrafrique – Centrafrique : Bria, plus de 90 000 déplacés encore dans le camp du PK3
Bria (Corbeaunews) – Trois ans après la crise qui a secoué la capitale provinciale de la Haute-Koto dans le centre Nord du pays, plus de soixante-dix mille (70 000 ) personnes se trouvent encore dans le camp des déplacés du PK3 dans des conditions très précaires.
Estimé à la fin de l’année dernière à environ 93 000 personnes alors que la sous-préfecture de Bria comptait 69 148 habitants selon le dernier recensement de la population en 2010, le site des déplacés du PK3 de Bria est sans doute l’un des plus importants sites encore actifs en République centrafricaine.
« Si aujourd’hui les gens sont plus nombreux ici dans le camp c’est parce que toute la population des villages environnants s’est regroupée dans la sous-préfecture de Bria au début de la crise pour s’échapper des exactions des groupes armés », explique un travailleur humanitaire à Corbeaunews.
Le site des déplacés du PK3, situé proche de la base militaire de la Minusca, est devenu en trois (3) ans une très grande ville à l’intérieur de Bria. On y trouve 2 structures de santé organisées par le Médecin sans frontière (MSF) et l’International médical corps (IMC).
Si le MSF prend en charge les patients de moins de 16 ans et des cas qui nécessitent les interventions chirurgicales ainsi que les victimes d’agressions sexuelles, l’IMC, quant à elle, s’occupent des patients de 16 ans et plus ainsi que des femmes en ceinte.
Les ONG Oxfam et Espérance interviennent aussi dans le camp dans le cadre de la protection et droit de l’enfant.
Une place de distribution des vivres par l’ONG Oxfam. Credit photo : Moïse Banafio / CNC.
Des activités médicales qui tournent 24h/24 au profit des déplacés qui ne manquent pas de louer le professionnalisme des intervenants.
‘ « Sur le site, nous sommes pris en charges 100% et mieux soignés», explique Larissa, une patiente devant la clinique du MSF dans le camp du PK3.
Cependant, les forces de la Minusca, qui sont basées juste à côté, sécurisent le camp pour éviter son infiltration par des groupes armés alors qu’à l’intérieur du site, les déplacés se disent agressés de manière quotidienne par des éléments Anti-Balaka proches du général Bokassa.
‘Après soi-disant la réconciliation entre les Seleka et les Anti-Balaka, nous sommes exposés aux éléments de Bokassa qui sont revenus dans le camp avec leur lot de braquage quotidien», explique Mathias, un commerçant dans le camp.
Même si beaucoup regrettent que les forces de la Minusca n’interviennent jamais à l’intérieur du camp pour déloger les malfaiteurs, ils estiment par contre que des solutions doivent être prises en urgence par les autorités pour protéger les déplacés qui sont exposés aux amendes illégales des Anti-Balaka dans le camp.
« Je demande aux forces de la Minusca de patrouiller au moins une fois par semaine à l’intérieur du site pour nous permettre de respirer de ces bandits armés qui nous agressent tous les jours », estime Philomène, une habitante du camp interrogée par CNC.
Alors que le problème de sécurité persiste dans le camp, les déplacés font face désormais à un autre problème : alimentation et l’éducation.
Récemment, l’ONG italienne Coopi intervient dans la distribution alimentaire pour tenter de résorber des nombreux cas de malnutrition infantile constatés.
Par contre dans le camp, l’éducation n’est pas prise sérieusement en compte. Aucun Instituteur certifié n’est présent dans les blocs. Les Maîtres parents sont sollicités pour combler le trou. On imagine déjà la suite dans quelques années.
À Bangui, le gouvernement abandonne ses prérogatives aux ONG qui tentent de faire tout à sa place. Des milliards sont quotidiennement dans des voyages inutiles laissant la population meurtrie à leur propre sort.
Les deux otages français libérés par les forces spéciales au Burkina Faso, dans une opération qui a coûté la vie à deux militaires, effectuaient un safari au Bénin avant de se faire enlever, posant des questions sur la prise de risques de touristes. Voici ce que l’on sait:
A quel endroit se trouvaient-ils?
Patrick Picque et Laurent Lassimouillas effectuaient une séjour touristique au Bénin, dans le parc de la Pendjari, l’un des derniers sanctuaires de la vie sauvage en Afrique de l’Ouest, qui s’étend dans le nord du Bénin sur 5.000 km/2 le long de la frontière avec le Burkina Faso.
Attendus dans la soirée du 1er mai au lodge où ils séjournaient, ils ne sont jamais revenus. Le cadavre de leur guide béninois, Fiacre Gbédji, très abîmé, a été retrouvé le 4 mai dans le parc, laissant de plus en plus craindre un enlèvement.
Ils seront libérés une semaine plus tard, dans la nuit du 9 au 10 mai, par les forces spéciales françaises en même temps qu’une Sud-Coréenne et une Américaine qui étaient captives depuis 28 jours. Deux soldats français ont perdu la vie dans l’opération.
Etait-ce une zone dangereuse?
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a jugé que les deux touristes avaient pris des “risques majeurs” en se rendant dans une “zone considérée depuis pas mal de temps comme une zone rouge”, c’est-à-dire “formellement déconseillée”.
L’un des deux ex-otages, Laurent Lassimouillas, a concédé samedi, à leur retour en France, qu’ils auraient dû “prendre davantage en compte les recommandations de l’Etat”.
Le Bénin, longtemps épargné par le terrorisme, faisait figure de havre de paix en Afrique de l’Ouest, où prolifèrent les groupes armés. Mais la menace jihadiste venue du Sahel plane de plus en plus sur les pays riverains du Sud.
Le parc de la Pendjari, limitrophe du Burkina, est placé le 10 décembre par le quai d’Orsay en zone rouge, mais seulement le long de la frontière. Le reste du parc est au même moment classée sur une bonne partie orange (“déconseillée sauf raison impérative”), dont la zone du “Pendjari Lodge” où les Français séjournaient.
Le lodge n’a été placé en zone rouge qu’après le rapt, le 10 mai. Le ministère des Affaires étrangères diffuse alors une nouvelle carte et des consignes mentionnant explicitement le parc de la Pendjari.
“La carte change le 10 mai, compte tenu de cette séquence (l’enlèvement) et d’une meilleure compréhension de ce qu’il s’est passé. Le parc passe alors intégralement en rouge”, a confirmé à l’AFP Eric Chevallier, directeur du Centre de crise et de soutien du Quai d’Orsay.
Mais, souligne le responsable, même s’il ne s’agit que d’une zone orange, cela signifie qu’elle est “déconseillée sauf raison impérative”. “Or le tourisme n’en fait pas partie”, rappelle-t-il.
Une incursion en zone risquée ?
Il semble de plus que les touristes français se soient rendus en véhicule tout-terrain dans une zone plus proche de la frontière bukinabè, elle alors classée en zone rouge, a indiqué à l’AFP un responsable d’African Parks Network (APN), l’ONG gestionnaire de la Pendjari, sous couvert de l’anonymat.
“Ils ont séjourné au Penjari Lodge. Ils ont fait leur safari avec leur guide dans une zone frontalière entre le Bénin et le Burkina”, a indiqué cette source.
Le lieu de l’enlèvement des otages n’est pas officiellement connu mais M. Chevallier a indiqué que leur voiture et le chauffeur tué ont été retrouvés tout près de la frontière, “en zone rouge”.
Quel effet a le classement en zone rouge?
Le classement en zone rouge n’entraîne aucune interdiction. Les agences de voyages françaises “n’organisent pas de voyages dans les zones rouges ni oranges”, a déclaré à l’AFP le représentant des agences de voyages françaises, Jean-Pierre Mas.
Mais rien n’empêche un touriste français de s’y rendre par ses propres moyens. Ainsi, les guides locaux continuent à y effectuer des safaris.
“Le fait que la zone ait été mise en alerte rouge signifiait pour nous qu’il y avait un risque à s’y aventurer avec les touristes”, explique à l’AFP Adamou Akpana, président de l’Union des guides et transporteurs de touristes de la Penjari.
Mais “le parc n’a pas fait d’interdiction formelle”, ajoute-t-il. “Malgré l’alerte, nous la fréquentions mais avec plus d’attention et de précautions.”
Jean-Yves Le Drian n’exclut pas de “durcir la réglementation”, ce qui pourrait se traduire par le passage de plus de zones orange en rouge, afin de dissuader les voyageurs de s’y rendre.
Centrafrique.com/soudan-un-mois-apres-la-chute-de-bechir-larmee-prete-a-reprendre-les-discussions/manifestants-au-soudan-devant-le-siege-de-larmee-6/” rel=”attachment wp-att-28260 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Des manifestants devant le siège de l’armée à Khartoum. CopyrightAFP
Un mois après l’éviction du président soudanais Omar el-Béchir, les meneurs de la contestation ont annoncé samedi que l’armée se tenait prête à reprendre les discussions sur un transfert du pouvoir aux civils, comme l’exige une foule de manifestants à Khartoum.
Malgré des températures dépassant les 40 degrés et le début du jeûne du ramadan, des milliers de manifestants continuent de camper devant le QG de l’armée à Khartoum, déterminés à obtenir un régime civil.
Ils veulent forcer les généraux du Conseil militaire de transition à se retirer comme l’a fait l’ancien président Omar el-Béchir il y a exactement un mois, après près de 30 ans au pouvoir.
“Soit nous obtenons le pouvoir civil que nous voulons, soit nous restons ici pour toujours”, déclare Iman Hussein, un habitué du sit-in qui dure depuis le 6 avril.
Samedi, les meneurs de la contestation réunis au sein de l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC) ont indiqué dans un communiqué avoir reçu un appel de l’armée pour reprendre les discussions.
L’ALC s’est dite prête à y participer, sans préciser la date proposée pour la reprise de ces discussions. L’armée n’a fait pour l’instant aucune déclaration à ce sujet.
L’ALC a dit en outre avoir identifié les points de divergences avec l’armée et exprimé le désir de les résoudre en 72 heures, une fois les négociations entamées.
Après de quatre mois de protestations dans le pays déclenchées par la hausse du prix du pain dans un contexte de crise économique et de pénuries, les manifestants avaient d’abord convergé vers le QG de l’armée pour demander l’aide des généraux afin de mettre fin au régime d’Omar el-Béchir.
Le 11 avril, l’armée a renversé l’ancien chef de l’Etat.
Mais depuis, les chefs militaires qui ont pris le pouvoir rechignent à le transférer à une autorité civile, tout en assurant qu’ils n’utiliseront pas la force pour disperser le sit-in.
Les concessions faites aux manifestants n’ont pas entamé la détermination de ces derniers.
Omar el-Béchir a été arrêté et est détenu à la prison Kober comme d’autres responsables de son régime. La justice a également promis de poursuivre les responsables de la mort de personnes dans les manifestations qui ont commencé le 19 décembre.
– Bras de fer –
Armée et ALC divergent sur la composition de l’organe qui remplacerait le Conseil militaire de dix membres. Doit-il être dominé par les militaires comme le veulent les généraux ou par les civils comme l’exigent les manifestants?
“Ils nous mettent la pression en jouant avec le temps, mais nous leur mettons la pression en maintenant notre présence ici”, affirme Iman Hussein. “L’un de nous doit l’emporter et à la fin et ce sera nous.”
Le mois dernier, l’ALC a remis aux généraux ses propositions pour l’autorité civile qu’elle appelle de ses voeux.
Les généraux ont répondu en exprimant “beaucoup de réserves”, lui reprochant notamment d’avoir omis de mentionner que la charia (loi islamique) doit demeurer la source de la législation.
L’ALC a riposté en accusant les militaires de “vouloir prendre en otage la révolution”.
Khaled Omar Youssef, l’un des leaders de manifestants, a agité mercredi la menace d’un mouvement de désobéissance civile face à ce qu’il considère comme des atermoiement de la part des généraux.
Ces derniers subissent aussi des pressions de la part des Etats-Unis et de l’Union africaine pour procéder à un transfert en douceur du pouvoir.
– Pression américaine –
Mercredi, le numéro deux du département d’Etat américain, John Sullivan, s’est entretenu au téléphone avec le général Abdel Fattah al-Burhane, chef du Conseil militaire de transition.
Il a lui demandé “d’aller rapidement vers un gouvernement intérimaire dirigé par des civils” et de trouver un accord avec les meneurs de la contestation réunis au sein de l’ALC.
Face à ces pression, les généraux peuvent compter sur le soutien de puissances arabes régionales comme l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis et l’Egypte.
Ryad et Abou Dhabi ont annoncé une aide de trois milliards de dollars (2,7 milliards d’euros) au Soudan où la crise économique a provoqué le raz-de-marée qui a emporté M. Béchir.
Certains restent toutefois optimistes.
Les militaires transfèreront le pouvoir si les meneurs de la contestation leur présentent “une forme de gouvernement civil crédible et viable” sur le long terme, a ainsi estimé Sadek al-Mahdi, chef du principal parti d’opposition, dans un entretien début mai à l’AFP.
C’est le gouvernement élu de M. Mahdi que l’ancien président avait renversé lors d’un coup d’État soutenu par les islamistes en 1989.
Les autorités municipales de Kolda (sud) ont procédé samedi au lancement officiel d’une opération de désencombrement de la capitale du Fouladou, dans le cadre de la lutte contre les occupations anarchiques dans les villes du Sénégal.
Suite à la décision des pouvoirs publics de prendre des mesures le désencombrement urbains et les occupations anarchiques dans les villes, le préfet de Kolda “avait convié les acteurs autour d’une rencontre (…)’’ sur cette question, a avancé Daouda Sidibé, premier adjoint au maire de Kolda.
Il est ressorti de cette réunion la nécessité de “mettre de l’ordre dans le marché central de Kolda”, à travers cette opération de désencombrement visant “les commerçants, conducteurs de motos Jakarta’’ et autres, en vue de “libérer la voie publique” et de “lutter contre l’anarchie dans la ville” de Kolda.
“Tous les acteurs concernés ont reçu des avertissements et un délai maximum de 2 mois leur est donné pour désencombrer les artères du centre-ville, passé ce délai, nous allons procéder aux ramassages de l’ensemble des épaves surtout pour les mettre au niveau du site trouvé dans la commune de Dioulacolon’’, pour ensuite “reloger les commerçants dans les autres marchés”, a dit Daouda Sidibé.
Le centre-ville de Kolda, comme dans la plupart des villes sénégalaises, étouffe du fait des occupations anarchiques favorisées par l’installation de commerçants, transporteurs en commun, ajoutant au désordre créés par les motos ’’jakarta’’, taxis et charrettes, une situation à l’origine d’embouteillages importants aux heures de pointe.
MG/BK
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Centrafrique.com/mali-colere-populaire-face-a-la-penurie-deau/monument-de-la-paix-a-bamako-au-mali/” rel=”attachment wp-att-28234 external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Monument de la Paix à Bamako au Mali.
Au Mali, les manifestations de colère se multiplient face à la pénurie d’eau qui frappe plusieurs villes du pays, ont rapporté des médias locaux.
Alors qu’à Bamako un sit-in s’est tenu vendredi devant la Société Malienne de Gestion de l’Eau ( Somagep), à Bourem (centre) des populations crient leur ras-le-bol et interpellent les autorités, précise le site Studio Tamani.
Pour les services compétents, les ressources en eau disponibles ne couvrent plus les besoins de la population, rapporte la même source.
Et de poursuivre que selon eux, la fin des travaux de construction de la principale station de traitement d’eau à Kabala à la fin de ce mois, devrait constituer une solution durable.
A Bamako, un sit-in a été organisé, vendredi, par le Collectif contre la cherté de la vie devant la Somagep pour dénoncer les coupures récurrentes d’eau à Bamako depuis le début de la saison chaude, explique encore le média malien.
A Bourem, se procurer un bidon d’eau au robinet est devenu quasi impossible au moment où l’unique château d’eau dont dispose la ville n’arrive plus à approvisionner la population, rapporte la même source.
Dépassée par la situation, la Somagep procède à une distribution de l’eau par quartiers. Une solution loin de satisfaire les habitants.
Des habitants sont, en effet, obligés d’aller chercher de l’eau au fleuve ou dans les puits, une situation particulièrement dure en ce mois saint du Ramadan, déplorent des habitants cités par Studio Tamani.
Bourra Goïta, directeur de la Somagep à Bourem explique que cette pénurie d’eau a été provoquée par la baisse du niveau du fleuve et la non alimentation de la nappe.
Lors d’une audience que lui a accordée le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra mardi dernier, l’envoyé spécial du président camerounais et ministre camerounais des Relations extérieures, Lejeune Mbella Mbella, a confirmé l’engagement du Cameroun à accompagner la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation en Centrafrique, a indiqué samedi la présidence centrafricaine.
Au cours d’un point de presse, le ministre délégué conseiller en communication et porte-parole de la présidence centrafricaine, Albert Yaloké Mokpème, a rappelé ce samedi la volonté du Cameroun, à travers les propos de M. Mbella Mbella, de renforcer les relations multiformes entre les deux pays qui vont naturellement se consolider après la signature des accords et protocoles, au sortir de la grande commission mixte de coopération entre le Cameroun et la République centrafricaine (RCA).
La grande commission mixte de coopération RCA-Cameroun s’était tenue les 6 et 7 mai dans la capitale centrafricaine, et a abouti sur la signature de plusieurs accords et protocoles de coopération dans les domaines politique, juridique, sécuritaire, économique, commercial, scientifique, éducatif, etc.
Le Cameroun est la principale porte d’accès de la RCA à la voie maritime. Devant les différentes crises qui secouent la RCA, le Cameroun met fréquemment ses soldats à la disposition des organisations sous régionales ou internationales intervenant pour la paix en Centrafrique. Il est à rappeler qu’à cause de la crise, plusieurs centaines de Centrafricains se sont réfugiés au Cameroun. Des réflexions sont en cours afin d’entamer le processus de leur rapatriement volontaire. Fin
Les rues, avenues et autres artères de la capitale centrafricaine Bangui sont pavoisées ce samedi de branches de palmier, dans le but de commémorer la quatrième édition de la journée dédiée en la mémoire des victimes de tous les conflits enregistrés en République centrafricaine, a constaté sur place ce samedi un correspondant de Xinhua.
Ces branches de palmier, symbole traditionnel du deuil en République centrafricaine, sont fixées au pied de chaque arbre, chaque poteau électrique et n’importe quel piquet longeant toutes les artères de la capitale.
Dans une déclaration pour la circonstance faite ce samedi, la ministre centrafricaine de l’Action humanitaire et de la Réconciliation nationale, Virginie Baïkoua, a reconnu qu’ils sont nombreux, ceux qui ont perdu la vie pendant ces conflits, ces personnes et ces familles qui ont tout perdu et qui n’ont jamais connu la vérité sur les tenants et les aboutissants de leur malheurs, ce qui constitue un facteur de reproduction des crises.
Elle a inscrit la commémoration de cette année dans l’esprit de l’Accord politique de paix et de réconciliation de Khartoum signé à Bangui le 6 février dernier, n’accordant pas d’amnistie et attachant une importance à la lutte contre l’impunité.
Selon elle, quoi qu’il en soit, “cet accord est la concrétisation de la ferme volonté du président centrafricain Faustin Archange Touadéra d’aller vers la paix et panser les blessures de la population meurtrie depuis trop longtemps, en allant vers la paix durable tout en gardant à l’esprit que les droits des victimes doivent être préservés et promus”.
La Journée consacrée aux victimes des conflits en République centrafricaine a été instituée en 2015 par le régime de la transition. Elle vise à placer les victimes au cœur du processus politique national, en reconnaissant leurs droits et leur faire comprendre qu’elles ne sont pas les oubliés de l’histoire. F
L’armée annoncé que des armes ont été saisies après des affrontements de plusieurs heures.
Au moins sept terroristes de Boko Haram ont été tués vendredi soir lors d’une fusillade avec l’armée nigériane et un groupe d’autodéfense local.
Le porte-parole de l’armée, le colonel Sagir Musa, a déclaré dans un communiqué que des troupes et des miliciens faisant partie d’une patrouille commune avaient combattu contre les terroristes pendant des heures dans le secteur de Gulwa, dans l’État de Borno.
“Sept terroristes ont été tués, tandis que plusieurs se sont échappés blessés par balle et sont poursuivis par les troupes”, indique le communiqué.
Musa a déclaré qu’il n’y avait pas de victimes du côté des forces gouvernementales, ajoutant que les troupes ont récupéré sept armes des terroristes, dont six AK-47 et un fusil FN.
Le navire transportant des humains en quête d’un meilleur avenir serait partie de la Libye voisine.
Soixante-dix migrants africains ont sont morts vendredi après le naufrage de leur bateau au large des côtes tunisiennes, selon des informations locales.
“Au moins 70 migrants africains se sont noyés au large des côtes de la province tunisienne de Sfax”, a rapporté l’agence de presse tunisienne.
Seize autres personnes ont été sauvées, a ajouté l’agence de presse, ajoutant que le navire les transportant était probablement parti de la Libye voisine.
Aucun détail supplémentaire n’a été révélé, mais des efforts de secours seraient toujours en cours, alors qu’on s’attend à une nouvelle aggravation du