Binguimalé, l’ex-chauffeur qui a sauvé Touadera du naufrage électoral de 2025

Rédigé le .
Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Les coulisses du scrutin de décembre 2025 ont désormais un nom, celui d’un ancien mécanicien devenu stratège de l’ombre.
Personne n’avait vu venir le coup. En juillet 2025, lorsque les premières tendances des Élections du 28 décembre 2025 sont tombées, l’entourage présidentiel a réalisé que Touadera risquait une défaite retentissante. La panique s’est installée au sein du MCU, car les chiffres réels des urnes montraient un rejet massif du président sortant, Baba Kongoboro.
C’est alors qu’un homme a surgi avec une solution inattenée. Joseph Binguimalé, ancien chauffeur-mécanicien qui avait déjà présidé la Commission Electorale Indépendante sous Bozizé entre 2010 et 2011, a proposé une manœuvre simple mais redoutable. Son idée : empêcher la remise des procès-verbaux aux délégués de l’opposition dans les bureaux de vote.
Fort de son expérience passée à la tête de la CEI, cet homme connaissait tous les rouages du système électoral centrafricain. Il savait exactement où frapper pour neutraliser toute contestation crédible. Son parcours atypique, du garage d’ambassade à la présidence d’une commission électorale, lui avait appris comment manipuler les mécanismes administratifs.
Sans ces documents, impossible pour les candidats rivaux de contester les chiffres annoncés par l’ANE. Le stratagème a fonctionné à merveille, permettant au président sortant d’éviter la déroute redoutée. Recruté en urgence comme conseiller technique de la direction de campagne, Binguimalé a ainsi déployé son savoir-faire acquis au fil des années.
La manigance n’aurait jamais pu réussir sans la complicité active du dispositif électoral. L’Autorité nationale des Élections a appliqué le plan à la lettre, tandis que le gouvernement fermait les yeux sur cette entorse aux règles. Les représentants de l’opposition se sont retrouvés les mains vides, incapables de prouver les irrégularités qu’ils dénonçaient.
Le résultat a été proclamé au premier tour avec 76,15% des suffrages pour Touadera, malgré les protestations. Dologuélé et Dondra ont immédiatement crié à la fraude, dénonçant les pratiques de l’ANE. Mais leurs recours semblent voués à l’échec devant une Cour constitutionnelle désormais acquise au pouvoir.
Ce conseil justement avait été remanié quelques années plus tôt. Parmi ses membres figure désormais Jean-Pierre Ouaboué, oncle maternel du président, nommé Président du nouveau conseil constitutionnel. Cette nomination a facilité l’aval juridique du processus du coup d’État électoral, transformant ce qui aurait pu être un camouflet politique en victoire officielle.
L’opération s’inscrit dans la continuité du coup d’état constitutionnel de 2023. Ce référendum avait supprimé la limitation des mandats présidentiels, ouvrant la voie à un troisième mandat de Touadera. Le coup d’état constitutionnel s’est ainsi parachevé en coup d’état électoral grâce à l’ingéniosité de Binguimalé.
Aujourd’hui, l’architecte de cette prouesse attend sa récompense. Des cotisations circulent au sein du pouvoir pour rémunérer Binguimalé à la hauteur de son intervention décisive. Le poste d’ambassadeur en Allemagne est évoqué, bien que d’autres options soient à l’étude pour cet ancien mécanicien devenu stratège électoral.
L’homme qui réparait jadis les voitures de l’ambassade et qui présida brièvement la CEI sous Bozizé pourrait bientôt diriger une mission diplomatique. Son parcours affirme une réalité centrafricaine où les loyautés anciennes et les services rendus au bon moment ouvrent toutes les portes.
Binguimalé rentre donc avec son magot, en attendant sa nomination. Le MCU et ses alliés peuvent souffler, la menace d’une défaite électorale ayant été écartée grâce à cette ruse administrative. Les deniers publics coulent désormais librement vers ceux qui ont permis de conserver le pouvoir, comme si le pays leur appartenait en propre.
Par Alain Nzilo
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![LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L’ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY LE MYSTÈRE DES 34 MILLIARDS DE LA COMMUNAUTÉ ISLAMIQUE : RÉVÉLATIONS SUR LE COMPLOT DE L'ANCIENNE ÉQUIPE du conseil supérieur islamique ET LE CAS MAMADOU RAMADY Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , Une confrontation électrique, une base confessionnelle en ébullition et un voile qui se déchire sur l'un des plus grands scandales financiers de l'histoire de la République Centrafricaine. Le mardi 23 juin 2026, la concertation organisée à la mosquée de Yapéré (Bangui) par l'actuel président du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA), l’Imam Abdoulaye Ouassélégué, s’est muée en un face-à-face d'une violence rare. Face aux interrogations des fidèles, les langues se sont déliées. Ce qui était présenté au départ par l'ingénieur du projet, Robert Patrick Veret, comme une "disparition de documents" s'avère être, à la lumière des dernières investigations journalistiques de la rédaction du CNC, un complot mafieux de grande envergure. Au cœur de cette entreprise de spoliation se trouve un homme désormais formellement identifié : Mamadou Ramady, ancien président du conseil d'administration de l'institution, soutenu par une clique d’anciens dignitaires déchus prêts à tout pour capter une manne de 34 milliards de francs CFA promise par les pays du Golfe. 1. LA GENÈSE DU « PROJET KODOU » : LA VISION SÉQUESTRÉE DE L’IMAM KOBINE L’histoire de ce projet pharaonique commence entre 2016 et 2017. L’Imam Oumar Kobine Layama, alors émissaire de la paix et président du conseil islamique, charge une équipe technique composée de l’ingénieur Robert Patrick Veret, d’un maître d’œuvre et du ministre Kaïdjama, de concevoir un complexe scolaire moderne. Initialement chiffré à 1 228 874 970 francs CFA, le projet séduit les investisseurs d'Abu Dhabi (Émirats arabes unis). Ces derniers exigent sa démultiplication à l'échelle nationale : 12 complexes scolaires, mosquées et hôpitaux répartis dans 9 préfectures de la RCA. C'est la naissance du « Projet Kodou », évalué au total à 34 milliards de francs CFA. Mais le 28 novembre 2020, le décès brutal de l’Imam Kobine gèle le processus et ouvre la porte aux vautours. 2. LES MANŒUVRES DE MAMADOU RAMADY : LE BLOCUS ET LE VOL DES SECRETS Profitant du désarroi général immédiatement après le décès du guide spirituel, Mamadou Ramady s’est empressé de visiter la veuve du défunt. En abusant de la confiance de l’épouse de l’Imam Kobine, il est parvenu à sceller et bloquer l’accès de la bibliothèque aux autres membres du Conseil islamique. Ce blocus criminel n'avait qu'un but : dissimuler les archives importantes et s'approprier les secrets administratifs du Projet Kodou. Ne s'arrêtant pas là, Mamadou Ramady a fait main basse sur : L'ordinateur personnel de l'Imam Kobine (contenant tous les emails, les plans techniques et les correspondances cryptées avec Abu Dhabi). Le téléphone portable et les codes d'accès du défunt. La carte bancaire personnelle et les comptes du dignitaire, qu'il conserve indûment pour opérer de douteuses transactions financières dans l'ombre et vider les ressources du Conseil à des fins strictement personnelles. Lorsque l'ingénieur Robert Patrick Veret et le ministre Kaïgama l'avaient interrogé à l'époque sur la suite des événements, Mamadou Ramady s'était muré dans un mutisme total après leur avoir lancé avec arrogance : « J’ai l’ordinateur, j’ai le téléphone, j’ai l’adresse email, j’ai tout de l’imam avec moi ». 3. LA GÉOGRAPHIE D'UN PROJET INCLUSIF PRIS EN OSTAGE Le Projet Kodou, aujourd'hui les fonds sont bloqués à la Banque Centrale en raison de ces conflits d'intérêts, devait pourtant bénéficier à l'ensemble de la population centrafricaine, sans distinction de religion. Les démarches foncières et cadastrales avaient déjà été validées sur plusieurs sites clés : Localité / Ville Infrastructures prévues & Statut foncier Landia (9e Arrondissement) Site pilote, choix de la pose de la première pierre avec maquette visuelle. Bouboui (Route de Boali) Complexe scolaire œcuménique ouvert aux musulmans et chrétiens, adossé à un grand hôpital de campagne. Sibut, Damara, Dékoa, Bouar : Terrains sécurisés auprès des mairies et des services du Cadastre (Mambéré-Kadéï). Bambari, BangassouAnalyses de : sol effectuées et dossiers techniques finalisés. Bria, Birao, NdeléArbitrage régional pour l'implantation du pôle Nord-Est. 4. L'ALLIANCE MAFIEUSE ET LE COMPLOT DES ANCIENS DIRIGEANTS L'enquête journalistique révèle que Mamadou Ramady n'agit pas seul. Il s'est associé à l'ancienne faction déchue par intérim du CSISCA, notamment l'ancien président par intérim, Ahmat Deléris Rator. Ce dernier, qui avait fait malin de ne rien savoir lorsque l'équipe technique était venue l'alerter dans son bureau provisoire (« L'Imam Kobine n'a jamais fait un tel projet »), cherchait en réalité à gagner du temps pour spolier la communauté. Pour déstabiliser le nouveau bureau légitime élu et investi en début d'année 2026 sous la direction de l'Imam Ouassélégué, cette clique utilise des méthodes criminelles : intimidations constantes, harcèlement et tentatives de putsch institutionnel. Le rôle de l'argentier Alamine Baraka Pour financer ce désordre et acheter des soutiens, l'ancienne équipe bénéficie des largesses financières d'Alamine Baraka, un homme d'affaires choyé par le pouvoir politique. Ce dernier distribue de généreuses faveurs pour entretenir la clique de Ramady. En contrepartie de son investissement, un pacte secret a été conclu : si le coup d'État institutionnel réussit, Baraka sera installé à la tête du très lucratif comité de pèlerinage, avec la complicité de ses pions actifs dans l'ombre, Katara Zanaba et Rachida Mamba. La foi des pèlerins centrafricains se transformerait alors en un commerce hautement rentable pour la mafia déchue. LA VICTOIRE DES URNES FACE À LA VANITÉ Devant la foule de fidèles massée à la mosquée de Yapélé, l’Imam Abdoulaye Ouassélégué a balayé ces convoitises financières d’un revers de manche. Qualifiant les ambitions de Mamadou Ramady, d'Ahmat Deléris Rator et de leurs complices de « pure vanité », le guide spirituel a fermement proclamé la défaite des comploteurs. Les tricheurs et les pilleurs, bien qu'ils tentent d'acheter une façade de respectabilité auprès du régime en lui versant des fonds, ont été définitivement balayés par la légitimité des urnes et du droit en cette année 2026. L'ingénieur Robert Patrick Veret, détenteur des doubles des documents, et le nouveau bureau exécutif veillent désormais : les 34 milliards du Projet Kodou appartiennent aux fidèles et aux enfants de la RCA, et non à la mafia qui a pillé l'héritage de l'Imam Kobine. Par Alain Nzilo Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2023/06/Ahmat-Deleric-Rator-218x150.jpg)
