Sur l’avenue des martyrs, au croisement du huitième, lors du retour du président Touadéra de Batangafo, c’est le chaos total

Rédigé le .
Par : la rédaction de Centrafrique” rel=”external noopener noreferrer” data-wpel-link=”external”>Corbeaunews-Centrafrique (CNC).
Le vendredi 28 novembre 2025 vers 18h39, le retour du président Faustin-Archange Touadéra de Batangafo a provoqué une pagaille générale au croisement du 8e arrondissement de Bangui. Cette visite à Batangafo s’inscrivait dans le cadre de sa pré-campagne présidentielle pour le scrutin de décembre 2025, une démarche inhabituelle pour un chef d’État qui privilégie désormais les déplacements intérieurs depuis les informations déposées contre lui auprès de la Cour pénale internationale.
Faustin-Archange Touadéra multiplie depuis peu les visites dans les villes de province. Après Bayanga dans la Sangha-Mbaéré, c’est à Batangafo, dans l’Ouham-Fafa qu’il s’est rendu vendredi dernier. Un changement de stratégie pour un président qui évite désormais de sortir du pays et qui n’avait jamais vraiment pris le temps de sillonner les localités centrafricaines.
Pour sécuriser son passage, pour le départ comme pour le retour, les forces de l’ordre ont bouclé l’itinéraire présidentiel depuis l’aéroport, en passant par le marché Combattant et le croisement du 8e arrondissement jusqu’au croisement Marabéna, puis vers sa résidence à Boy-Rabe. Les gendarmes ont fermé tous les points de passage, créant un embouteillage monstre.
Mais voilà, au croisement du 8e arrondissement, des véhicules venant de Miskine vers Gobongo se sont retrouvés bloqués, tout comme ceux circulant en sens inverse. Les automobilistes qui devaient rejoindre l’aéroport depuis le croisement Marabéna se sont également retrouvés coincés au niveau du restaurant Mirandela. Finalement, le cortège présidentiel est arrivé. Il est passé sans problème, suivi par différentes délégations du Premier ministre et de plusieurs ministres.
C’est à ce moment que tout a déraillé. Apparemment mal informées ou ayant reçu des consignes floues, les forces de l’ordre ont rouvert la circulation juste après le passage du cortège présidentiel. Résultat : une confusion totale au niveau du croisement du 8e. Le cortège du Premier ministre et d’autres délégation se sont retrouvés bloqués, incapable d’avancer. Plusieurs ministres ont subi le même sort.
Quand les gendarmes ont tenté de libérer à nouveau le passage pour les autorités, les véhicules civils s’étaient déjà engouffrés dans tous les sens. Des files de voitures s’étendaient sur 500 mètres. Impossible de faire machine arrière. Les forces de l’ordre ont bataillé pendant une trentaine de minutes avant que le Premier ministre ne parvienne enfin à se dégager.
Cette situation interroge plus d’un : à quoi bon bloquer toute la circulation au nom de la sécurité si, au final, le Premier ministre reste planté au milieu d’un embouteillage pendant une demi-heure ? L’argument sécuritaire ne tient pas. S’il y avait vraiment un risque d’attentat, ces trente minutes d’immobilisation auraient été les plus dangereuses. Mais il ne s’est rien passé.
Cette gabegie démontre que ces mesures de sécurité excessives n’ont aucun sens. Le président et le Premier ministre pourraient circuler normalement comme tous les Centrafricains, sans paralyser la capitale à chaque déplacement. Au lieu de cela, on assiste à des opérations mal coordonnées qui finissent par piéger les autorités elles-mêmes dans le chaos qu’elles ont créé.
Ceci dit finalement que le retour de Batangafo aura donc transformé le croisement du 8e arrondissement en parking géant pendant près d’une heure. Une situation absurde qui interroge sur l’efficacité réelle de ces dispositifs de sécurité. Quand les mesures censées protéger les hautes autorités finissent par les bloquer dans les embouteillages qu’elles ont elles-mêmes provoqués, il est temps de revoir la méthode.
Par Anselme Mbata….
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![MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir MLPC : Martin Ziguélé sort du silence et fustige les « mercenaires politiques » à la solde du pouvoir Rédigé le [date_cnc] . Par : la rédaction de , En marge de la réunion hebdomadaire du bureau politique du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC), le président du parti et ancien Premier ministre, Martin Ziguélé, a vigoureusement répondu aux dissidents de sa formation politique. Face aux actions de Jackson Mazette, Chantal Jean-Édouard Koyambonou et Étienne Malekoudou, qu'il qualifie de « mercenaires politiques », le leader du MLPC a tenu à clarifier la situation juridique et politique de son parti. Une « escroquerie intellectuelle » : le rappel des textes du parti Interrogé sur la légitimité de la direction actuelle face aux contestations des dissidents, Martin Ziguélé a d'abord tenu à effectuer un rappel rigoureux du cadre juridique régissant le MLPC. Qualifiant la situation créée par les dissidents de « complètement ridicule », il a rappelé que le parti est régi par des statuts et un règlement intérieur déposés auprès du ministère de l’Administration du territoire ainsi que du notaire du parti, des textes dont la légalité n'a jamais été contestée. S'appuyant sur l'article 24 des statuts et du règlement intérieur, Martin Ziguélé a expliqué le fonctionnement des instances : « Le Congrès est l'organise suprême du parti. Il élit le président du parti, le bureau politique, le Conseil politique national, tous les organes du parti. Il reste en fonction pendant 3 ans, c'est la durée statutaire. Mais, parce qu'il y a un mais, ce bureau est automatiquement dissous lorsque se met en place le bureau du nouveau congrès ordinaire du parti. » Dans la continuité de sa démonstration, l'ancien Premier ministre a réfuté l'argument des dissidents selon lequel le mandat du bureau actuel serait arrivé à expiration. Il a retracé l'histoire du parti, créé en 1979, rappelant que les congrès ordinaires ont souvent connu des intervalles particulièrement longs, neuf ans entre le premier et le deuxième congrès, puis treize ans entre le troisième et le quatrième, organisé en 2020, sans que cela n'ait jamais remis en cause la légitimité de la direction en place. « Le fait que depuis 2020 on n'ait pas tenu un congrès jusqu'en 2020, ou jusqu'en 2023 ou en 2024, ce n'est pas là la raison. C'est de l'escroquerie intellectuelle. Le véritable problème est ailleurs. » explique-t-il. Les révélations sur une déstabilisation orchestrée par le pouvoir Au-delà de l'aspect juridique, Martin Ziguélé estime que la crise actuelle trouve son origine dans un contexte politique bien précis. Selon lui, la fracture au sein du MLPC est née au lendemain des élections de 2021. Après le refus du MLPC de participer au Dialogue républicain, une décision prise collégialement par le bureau politique et non par lui seul, le pouvoir en place aurait, selon lui, activé plusieurs leviers afin de déstabiliser le parti. Martin Ziguélé accuse directement le président de la République, Faustin-Archange Touadéra, d'avoir financé les dissidents : « Dès le lendemain du dialogue républicain, le pouvoir a décidé de déstabiliser la direction du MLPC. Et le pouvoir, et notamment le président de la République, a donné des moyens financiers. Puisque c'est eux-mêmes qui en parlent, c'est eux-mêmes qui le ddisent, c'est eux-mêmes qui se disputent publiquement sur la répartition de cet argent-là, avec pour objectif de déstabiliser la direction du parti. » À ses yeux, l'éclatement des dissidents en plusieurs factions, « MLPC », « MLPC CO », tandis que Stanislas Zoumbeti évoluerait en solitaire, constitue une illustration supplémentaire de cette stratégie de division. Il y voit la preuve qu'ils ne disposent d'« aucune base légale sérieuse ». Il rappelle, à cet égard, que l'article 12 des statuts prévoit que seul le président du parti ou les deux tiers des membres du Conseil politique national peuvent convoquer un congrès. Dès lors, le seul congrès qu'il considère comme pleinement légitime demeure le cinquième congrès ordinaire, tenu les 9 et 10 septembre derniers. Des « porteurs d'eau » et des « mercenaires » Poursuivant son argumentaire, le président du MLPC estime que l'attitude de ses opposants internes est incompatible avec la vocation même d'un parti d'opposition, dont la mission consiste à proposer une alternative politique crédible afin de conquérir démocratiquement le pouvoir. « Vous ne pouvez pas dire que vous voulez révolutionner, réveiller votre parti politique en allant soutenir celui qui est au pouvoir. Ça veut dire que c'est des porteurs d'eau, c'est des gens qui sont utilisés, employés. C'est des mercenaires comme les Wagner sur le plan politique là, ils sont des mercenaires également sur le plan politique. » Par ailleurs, Martin Ziguélé affirme que la plainte déposée il y a plus de deux ans contre ces dissidents demeure bloquée. Selon lui, ce procès serait entravé par le pouvoir ainsi que par le ministre d'État à la Justice, comme l'aurait indiqué l'avocat du parti, Maître Nicolas Tiangaye. Malgré cette situation, le président du MLPC assure que « Le parti est debout ». Il estime que le peuple centrafricain demeure lucide et ne se laissera pas abuser par ce qu'il considère comme des manœuvres de déstabilisation financière et politique. L’ancien Premier ministre balaie d'un revers de main les prétendus projets de « réconciliation » avancés par les dissidents du MLPC CO ou d'autres mouvances. Il martèle que la direction d'un parti historique ne se conquiert ni par des accords de couloir ni par des alliances opportunistes avec le pouvoir en place. En réaffirmant sa confiance dans la clairvoyance du peuple centrafricain, Martin Ziguélé présente le MLPC qu'il dirige comme un parti uni, résolu à résister aux tentatives de déstabilisation et aux entreprises de corruption politique. Par Gisèle MOLOMA Rejoignez notre communauté Chaine officielle du CNC Invitation à suivre la chaine du CNC 3 CNC groupe 4 CNC groupe le Soleil Note : les deux premiers groupes sont réservés uniquement aux publications officielles du CNC Abonnez-vous à notre chaine YouTube : Contactez-nous via WhatsApp : +236, 70, 16, 44, 65 Email : Pour Alain Nzilo : anzilo@corbeaunews-centrafrique.org](https://corbeaunews-centrafrique.org/wp-content/uploads/2025/08/martin-ziguele-1-218x150.jpg)