Sur l’avenue des martyrs, au croisement du huitième, lors du retour du président Touadéra de Batangafo, c’est le chaos total

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Sur l’avenue des martyrs, au croisement du huitième, lors du retour du président Touadéra de Batangafo, c’est le chaos total

 

Au croisement du huitième arrondissement de Bangui lors du retour du Président Touadera de Batangafo le vendredi 18 novembre 2025. Photo CNC
Au croisement du huitième arrondissement de Bangui lors du retour du Président Touadera de Batangafo le vendredi 18 novembre 2025. Photo CNC

 

Rédigé le .

Par : la rédaction de Corbeaunews-Centrafrique (CNC). 

Le vendredi 28 novembre 2025 vers 18h39, le retour du président Faustin-Archange Touadéra de Batangafo a provoqué une pagaille générale au croisement du 8e arrondissement de Bangui. Cette visite à Batangafo s’inscrivait dans le cadre de sa pré-campagne présidentielle pour le scrutin de décembre 2025, une démarche inhabituelle pour un chef d’État qui privilégie désormais les déplacements intérieurs depuis les informations déposées contre lui auprès de la Cour pénale internationale.

 

Faustin-Archange Touadéra multiplie depuis peu les visites dans les villes de province. Après Bayanga dans la Sangha-Mbaéré, c’est à Batangafo, dans l’Ouham-Fafa  qu’il s’est rendu vendredi dernier. Un changement de stratégie pour un président qui évite désormais de sortir du pays et qui n’avait jamais vraiment pris le temps de sillonner les localités centrafricaines.

 

Pour sécuriser son passage, pour le départ comme pour le retour, les forces de l’ordre ont bouclé l’itinéraire présidentiel depuis l’aéroport, en passant par le marché Combattant et le croisement du 8e arrondissement jusqu’au croisement Marabéna, puis vers sa résidence à Boy-Rabe. Les gendarmes ont fermé tous les points de passage, créant un embouteillage monstre.

 

Mais voilà, au croisement du 8e arrondissement, des véhicules venant de Miskine vers Gobongo se sont retrouvés bloqués, tout comme ceux circulant en sens inverse. Les automobilistes qui devaient rejoindre l’aéroport depuis le croisement Marabéna se sont également retrouvés coincés au niveau du restaurant Mirandela. Finalement, le cortège présidentiel est arrivé. Il est passé sans problème, suivi par différentes délégations du Premier ministre  et de plusieurs ministres.

 

C’est à ce moment que tout a déraillé. Apparemment mal informées ou ayant reçu des consignes floues, les forces de l’ordre ont rouvert la circulation juste après le passage du cortège présidentiel. Résultat : une confusion totale au niveau du croisement du 8e. Le cortège du Premier ministre et d’autres délégation se sont retrouvés bloqués, incapable d’avancer. Plusieurs ministres ont subi le même sort.

 

Quand les gendarmes ont tenté de libérer à nouveau le passage pour les autorités, les véhicules civils s’étaient déjà engouffrés dans tous les sens. Des files de voitures s’étendaient sur 500 mètres. Impossible de faire machine arrière. Les forces de l’ordre ont bataillé pendant une trentaine de minutes avant que le Premier ministre ne parvienne enfin à se dégager.

 

Cette situation interroge plus d’un : à quoi bon bloquer toute la circulation au nom de la sécurité si, au final, le Premier ministre reste planté au milieu d’un embouteillage pendant une demi-heure ? L’argument sécuritaire ne tient pas. S’il y avait vraiment un risque d’attentat, ces trente minutes d’immobilisation auraient été les plus dangereuses. Mais il ne s’est rien passé.

 

Cette gabegie démontre que ces mesures de sécurité excessives n’ont aucun sens. Le président et le Premier ministre pourraient circuler normalement comme tous les Centrafricains, sans paralyser la capitale à chaque déplacement. Au lieu de cela, on assiste à des opérations mal coordonnées qui finissent par piéger les autorités elles-mêmes dans le chaos qu’elles ont créé.

 

Ceci dit finalement que le retour de Batangafo aura donc transformé le croisement du 8e arrondissement en parking géant pendant près d’une heure. Une situation absurde qui interroge sur l’efficacité réelle de ces dispositifs de sécurité. Quand les mesures censées protéger les hautes autorités finissent par les bloquer dans les embouteillages qu’elles ont elles-mêmes provoqués, il est temps de revoir la méthode.​​​​​​​​​​​​​​​​

 

Par Anselme Mbata….

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