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RCA : l’État d’urgence de 15 jours proclamé  face à la rébellion  va-t-il être prorogé ?

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Bangui, République centrafricaine, vendredi, 5 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Le jeudi 21 janvier dernier, le chef de l’État Faustin Archange Touadera a déclaré L’État d’urgence sécuritaire pour 15 jours sur l’ensemble du pays face à la coalition des groupes armés qui tentent de renverser son régime. Ce régime d’exception arrive à l’expiration ce vendredi 5 février 2021, et un projet du renouvellement est déposé au bureau de l’Assemblée nationale ou une session extraordinaire est convoquée.  Va-t-il être prorogé ?

 

La présidence a proclamé jeudi 21 janvier ce régime d’exception sur tout le territoire national pendant une durée de 15 jours à compter du 21 janvier 2021 à minuit. Pendant ces 15 jours, l’autorité civile disposait du pouvoir exceptionnel. Selon la constitution du 30 mars 2016 en son article 44, ce délai de 15 jours peut être prorogé  par l’Assemblée nationale réunie en session extraordinaire. Et pour cette prorogation de cette mesure, le chef de l’État a convoqué l’Assemblée nationale à une session extraordinaire  d’un jour.

« Comme vous le savez,  la sécurité du pays est menacée,  la sécurité de la population est menacée, et le gouvernement  

a des outils. Dans le cas d’espèce, le Président de la République avait décrété donc un État d’urgence.  C’est donc une mesure de police spéciale visant à renforcer la sécurité dans le pays. Cette première période tend à sa fin, donc il faut procéder  par la loi pour opérer  un renouvellement. Donc tel est l’objet de cette session  qui vient d’être convoquée. Nous espérons que l’Assemblée nationale accèdera  favorablement à la demande  de renouvellement  de la période d’État d’urgence », a déclaré le Premier ministre Firmin Ngrebada qui était à l’ouverture de cette session extraordinaire.

C’est donc aujourd’hui que les députés vont procéder ou non au renouvellement de cette mesure d’exception de 15 jours déclarée par le chef de l’État Faustin Archange Touadera.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

L’armée camerounaise a abattu 9 civils en zone anglophone, selon une ONG

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L’armée camerounaise a abattu 9 civils en zone anglophone, selon une ONG

Bangui ( République centrafricaine ) – L’organisation internationale de défense des droits humains Human Rights Watch (HRW) a accusé jeudi l’armée camerounaise d’avoir tué “au moins neuf civils” le 10 janvier dans les zones anglophones en proie à un sanglant conflit séparatiste.

L’armée, qui combat depuis près de quatre ans des groupes armés indépendantistes dans deux régions de l’ouest peuplées principalement par la minorité anglophone camerounaise, avait démenti dès le lendemain, assurant seulement avoir tué “quelques terroristes” dans le village de Mautu. /////////////.

“Une cinquantaine de soldats arrivés à pied (…) ont commencé à tirer sans discernement alors que les gens prenaient la fuite”, affirme dans un communiqué HRW, citant de nombreux témoins et des ONG locales. Les soldats “ont tué au moins neuf civils” dont “une femme de 50 ans et une fille de 6 ans”, précise l’ONG. Elle accuse en outre les militaires d’avoir “pillé des dizaines de foyers” de Mautu./////////////.

Le jour même du drame, plusieurs vidéos et photos avaient été postées sur les réseaux sociaux, dont une montrant une femme et une enfant manifestement tuées par balles et une autre plusieurs hommes gisant au sol. HRW assure avoir “pu faire correspondre les victimes filmées avec les descriptions des victimes dont il a été établi qu’elles avaient été tuées” et conclut que les vidéos “ont bien été tournées dans les heures suivant l’attaque”. /////////////.

Dès le 11 janvier, l’armée avait assuré dans un communiqué que des militaires avaient “mené un raid préventif sur les positions de groupes terroristes” à Mautu, dans la région du Sud-Ouest, lesquels “avaient immédiatement ouvert le feu sur eux”. Dans la riposte, “quelques terroristes ont été neutralisés” au cours d’une opération menée “dans le strict respect des règles d’engagement”, selon l’armée, qui avait cependant annoncé “une enquête minutieuse”. Ses résultats n’ont pas été rendus publics à ce jour./////////////.

Les ONG internationales et l’ONU dénoncent régulièrement des crimes et exactions commis sur les civils par les deux camps, séparatistes armés et militaires, dans les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. /////////////.

Le 12 janvier, la France avait “condamné” le meurtre de “huit civils” à Mautu, appelant les autorités à “faire toute la lumière” sur “un crime injustifiable”, sans en attribuer à quiconque la responsabilité. Le 15 juillet, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, avait “pris note de la volonté du gouvernement d’ouvrir une enquête” sur ce drame qui avait fait “au moins 10 morts parmi les civils”./////////////.

Les civils sont fréquemment victimes de crimes et d’exactions des deux camps, selon des ONG internationales et l’ONU. Ce conflit a fait plus de 3.000 morts et forcé plus de 700.000 personnes à fuir leur domicile.

Avec AFP/VOA

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Plus de 3000 Togolais sont morts du cancer en 2020

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Plus de 3000 Togolais sont morts du cancer en 2020

Bangui ( République centrafricaine ) – Au Togo, seuls 34% des personnes atteintes du cancer en 2020 y ont survécu. C’est ce que rapporte la Ligue togolaise contre le cancer, qui cite l’Observatoire mondial du cancer (Globocan).

“Le Globocan de 2020 donne une estimation de 5.208 cas diagnostiqués du cancer au Togo. Avec comme décès pour la même période de 3.486. En termes de pourcentage, cela fait 66,59%. Environ 70% des personnes qui souffrent du cancer au Togo en décèdent”, a indiqué Stéphane Doméfa Awuity, président de la Ligue togolaise contre le cancer./////////////.

Elle souligne que le traitement est très coûteux, donc “réservé aux gens bien nantis”. Il a fait noter que la lutte contre le cancer au Togo est dans une approche préventive./////////////.

En plus de la cherté du traitement qui est commun à tous les pays, au Togo la prise en charge demeure compliquée à cause de certaines difficultés, que relève Zénab Moumouni, présidente de l’association femme sans cancer./////////////.

Zénab Moumouni, présidente de l’association Femme sans cancer. Lomé, 03 février 2021. /////////////.

“Il y a une disponibilité réduite des appareils. Par exemple une femme qui est à Dapaong [ndlr : à 600 km de Lomé] et veut faire une mammographie doit se rendre à Kara. Il y a certaines analyses, par exemple le CA 15-3, qui est lié au cancer de sein, où il faut venir jusqu’à Lomé. Et il y a des femmes qui ont fait la biopsie et on a envoyé mais les résultats sont perdus. Donc il y a cette fiabilité aussi qui manque au niveau des laboratoires. Il y a aussi le problème de scanner, ce n’est pas disponible partout”, cite celle qui a été elle-même atteinte du cancer du sein./////////////.

“Une autre difficulté, c’est l’incompétence locale en oncologie. Au Togo, nous n’avons qu’une seule oncologue, médicalement parlant et un seul oncologue chirurgien”, ajoute Mme Moumouni./////////////.

Briser le mythe/////////////.

Après deux ans de saignement, Kafui Adjodi a été détectée atteinte de cancer du col de l’utérus à un stade 2B. Elle est allée suivre des soins à Accra, au Ghana voisin. Pendant trois mois, elle subit une radio-chimiothérapie concomitante avec la curiethérapie, pour un coût de traitement avoisinant les 5 millions de francs CFA, soit environ 10 000 dollars./////////////.

Même si aujourd’hui elle a vaincu le cancer, Kafui Adjodi affirme ne plus être la même personne./////////////.

“Une fois qu’on a fait des traitements avec des médicaments aussi agressifs, on a des séquelles qui restent pour la vie. Il y a beaucoup de choses que j’ai perdu. Par exemple, je suis à la ménopause précoce à 38 ans. Les sensations de la femme, j’ai tout perdu. Là où les rayons sont passés, ma peau n’est plus pareille. Tu perds ton immunité. Ton corps devient maintenant fragile parce qu’il y a beaucoup de choses qui ont été neutralisées”, confie-t-elle à VOA Afrique./////////////.

Il est nécessaire de briser le mythe qui entoure le cancer, insistent les associations de lutte contre le cancer dans le pays./////////////.

Kafui Adjodi, survivante du cancer du col de l’utérus. Lomé, 03 février 2021. /////////////.

“Il y a un double silence”, précise la présidente de l’association Femme sans cancer. “D’abord, il y a les symptômes de la maladie qui sont silencieux. Puis il y a la femme elle-même qui découvre les signes et qui est silencieuse, qui ne va pas vers les structures médicales. Brisons le silence, inciter les femmes à un dépistage précoce et enfin lever les mythes et préjugés qui entourent le cancer”, plaide-t-elle./////////////.

Kafui Adjodi, qui a traversé l’épreuve du cancer, dit être la preuve, comme beaucoup d’autres, que le cancer n’est pas une fatalité./////////////.

“Le cancer, on n’est pas obligé d’en mourir. Si vous êtes malade du cancer, n’ayez pas peur, ne soyez pas abattu. Essayez juste d’informer parce qu’il y a certains même qui ont honte de parler de leur état. N’en ayez pas honte. Si vous avez honte et vous vous taisez, ça veut dire que vous êtes en train de vous déclarer déjà mort”, conseille Mme Adjodi./////////////.

L’édition 2021 “Journée mondiale contre le cancer”, marque l’aboutissement de la campagne triennale baptisée “Je suis et je vais”, qui vise à dissiper la peur entourant le cancer. Les différentes stratégies misent sur la prévention et le dépistage précoce.

Avec AFP/VOA

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RCA : pénurie inquiétante de marchandises à Bangui

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Marché de Boyrabe dans le quatrième arrondissement de Bangui. Photo CNC / Mickaël Kossi

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 5 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). En République centrafricaine, les combats qui opposent l’armée nationale et la coalition rebelle continuent depuis mi-décembre, et la capitale Bangui se retrouve coupée du monde, car les grands axes sont impraticables. Le pays reçoit la majorité de ces marchandises par une route qui mène au Cameroun voisin, mais elle est bloquée par les rebelles depuis près de deux mois. La situation empire de jour en jour sur les marchés banguissois.

 

Le 12 janvier dernier, le gouvernement  a annoncé la réouverture du grand axe qui mène  du Cameroun jusqu’à la capitale centrafricaine qui ne s’est pas passée comme prévu, puisqu’un convoi  commercial a été attaqué quelques jours après seulement.

Des centaines des camions sont bloqués à la frontière depuis le début du conflit mi-décembre, et  malgré  des dizaines des camions humanitaires qui sont enfin passés en Centrafrique  le 3 février, le  corridor reste  difficile à sécuriser.

En ville, le manque de marchandise se fait sentir. Certaines denrées sont rares, et les Centrafricains vont faire leur course dans le quartier commerçant du PK5 ou les prix ne cessent d’augmenter.

« On ne sait pas si demain ça va devenir comment.  On ne sait pas parce que jusqu’à aujourd’hui la route est toujours fermée au niveau de Garoua-Boulaï jusqu’à Bangui.  Merci à Dieu, les gens passent  un peu de l’autre côté du Congo que ça vient un peu, mais  la grande route d’ici là s’est bloquée complètement », a déclaré un commerçant du quartier PK5.

Tandis qu’une cliente s’inquiète de l’augmentation et la rareté des produits :

 « Y’a beaucoup des produits qui nous manquent, mais les gens déploient leur effort pour en trouver quelque part et nous livrer un peu plus cher. On a peur si le prix augmente encore beaucoup plus, on ne va pas s’en sortir et les activités seront bloquées ».

Il est difficile de savoir combien de temps dans la capitale et en région pourront continuer d’alimenter les marchés. Certaines organisations humanitaires évoquent déjà le risque des famines, de malnutrition en région alors que  près de 2000 000 des personnes étaient  déjà en insécurité alimentaire avant le début des combats mi-décembre.  Les affrontements qui ont forcé  plus de 240 00 à fuir leur domicile.

 

Avec France 24

RCA : arrestation de Monsieur Amadou Danzoumi YALO alias Colonel Daz

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Une patrouille de l’OCRB devant l’école nationale de police le 18 août 2019. Crédit photo : Corbeaunews.

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 5 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Recherché par la justice centrafricaine pour avoir mis dans le sac les sociétés françaises CFAO et Orange Centrafrique   en 2013, Monsieur Mamadou Danzoumi YALO s’était réfugié au Congo Brazzaville quelque temps avant de rentrer au pays grâce à l’accession au pouvoir du Président Faustin Archange Touadera. Interpellé par les forces de l’ordre ce jeudi 4 février dans une autre affaire, Monsieur Mamadou Danzoumi YALO devrait être déféré devant le parquet général de Bangui.

 

Auteur du braquage du siècle en 2013,  Monsieur Mamadou Danzoumi YALO est finalement rattrapé par la justice centrafricaine.

En effet, à la veille de la chute du Président François Bozizé en 2013, Monsieur Mamadou Danzoumi YALO  alias « Colonel DAZ », s’était retrouvé à la tête d’une faction de la Séléka pour aller procéder à des pillages de voitures et de divers biens des sociétés CFAO,  Orange Centrafrique et au domicile du nommé Marboua.  Tous ces vols  et braquages ont été estimés par le parquet de Bangui à plus de 15 milliards de francs CFA. Une enquête avait été ouverte, et un mandat d’arrêt international avait également été émis à son encontre. Réfugié au Congo Brazzaville, Monsieur Mamadou Danzoumi YALO est finalement rentré au pays grâce à l’accession au pouvoir du Professeur Faustin Archange Touadera.

Or, ce jeudi 4 février, à la surprise de tous, il est interpellé par les forces de l’ordre et placé en garde à vue à l’office central de la répression du banditisme (OCRB) pour des raisons plus ou moins étonnantes : atteinte à la sureté intérieure de l’État. Quelle surprise ? Monsieur Danzoumi YALO a-t-il été arrêté simplement parce qu’il avait un lien avec l’ancien Président François Bozizé ?

Souvenez-vous, Monsieur Mamadou Danzoumi YALO faisait partie des rebelles qui ont porté le général François Bozizé au pouvoir en 2003. À cette époque, il portait le grade de colonel alors qu’il n’a jamais mis pied dans une école militaire quelconque.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

DÉCLARATION DU MOUVEMENT ITA SUITE A LA DÉCISION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLEPORTANT PROCLAMATION DES RÉSULTAT DÉFINITIF DU PREMIER TOUR DES ÉLECTIONS LÉGISLATIVE DU 27 DÉCEMBRE 2020

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DÉCLARATION DU MOUVEMENT ITA SUITE A LA DÉCISION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLEPORTANT PROCLAMATION DES RÉSULTAT DÉFINITIF DU PREMIER TOUR DES ÉLECTIONS LÉGISLATIVE DU 27 DÉCEMBRE 2020

 

Avisé avant la convocation du corps électoral, au vu de toutes irrégularités qui entachaient le processus électoral, le Mouvement Initiatives pour une Transformation par l’Action ITA, a aussitôt tiré la sonnette d’alarme proposant à toute l’opposition de s’unir et choisir une candidature unique qui devrait affronter le Président sortant, TOUADERA.

 

Cet appel a été sorti de son contexte. Certains leaders de l’opposition démocratiques nous ont traités d’amateurs voir même d’immatures politiques.

Oui ! Qu’est-ce qui de bon peut sortir des jeunes Centrafricains ! Rien !

Soucieux d’une alternance politique apaisée dans notre pays, nous avons imploré la bonté de la nature pour que ces dits expérimentés et professionnels politiques aient raison de nous.

Hélas ! L’unité si chère au feu Barthélémy BOGANDA n’a jamais été l’apanage des Centrafricains encore moins de son élite, qui met ses intérêts égoïstes et personnels devant toute scène.

Même au sein de certaines plateformes politiques ou  des valeurs et idéaux sont partagés en commun, sont malheureusement sortis plusieurs candidats à la présidentielle du 27 Décembre 2020.

Pire, le matin, on déclare boycotter les élections, à midi, on est en caravane dans les rues et le soir, on se retire du processus.

Tantôt, on demande aux électeurs d’aller voter ;

Tantôt, on les empêche d’aller voter ;

tantôt on refuse les résultats ;

Tantôt, on prend acte ;

tantôt, on demande l’annulation ;

Tantôt, on dit aucun leader n’a été élu au premier tour des législatives ;

Tantôt, on s’en prend à la communauté internationale ;

Tantôt, on s’en prend à la communauté internationale ;

Tantôt, on s’en prend aux hautes instances judiciaires ;

tantôt, on rappelle qu’il n’y’a qu’un seul leader de l’opposition admis au second tour des législatives.

 

À quand la fin de la danse de ces politiques gâtés qui ont tout eu grâce à ce pays et à son peuple privé de ses droits fondamentaux ?

 

Cette supercherie doit cesser. Cela doit cesser ! Et ça doit cesser !

Au vu d’une telle attitude, à quel résultat pouvait-on s’y attendre ?

Pourquoi prétendre défendre l’intérêt du peuple sans se soucier des atrocités, l’injustice que celui-ci vit au quotidien ?

En nous engageant en politique, par essence, c’est pour le bien-être de ceux que nous voulons gouverner.

La démocratie reste un jeu du perdant et du vainqueur. Et c’est en cela que le peuple reconnaît en nous la maturité politique et serait prêt à nous confier son destin dans la mesure du possible.

La cacophonie au sein de l’opposition démocratique a favorisé la réélection du Président TOUADERA dès le premier tour de la présidentielle du 27 décembre 2020. À qui la faute ?

 

Sommes-nous capables par honnêteté de reconnaître être les premiers responsables et complices de cette victoire ?Sommes-nous capables par honnêteté de reconnaître être les premiers responsables et complices de cette victoire ?

 

La Cour Constitutionnelle a rendu sa décision susceptible d’aucun recours.

 

Le Mouvement ITA en prend acte et appelle de vive voix tous les candidats, quelle que soit leur appartenance politique de rester dans le processus en cours. C’est l’unique voie de l’heure qui s’impose à toutes les forces vives de la nation.

 

En même temps, nous exigeons de l’Autorité Nationale des Élections ANE plus de professionnalisme et d’efficacité dans leurs missions techniques d’organisation de ces élections afin de nous permettre de faire l’économie des requêtes comme nous l’avons connu à la suite des élections groupées du 27 décembre 2020.

 

Au gouvernement, nous demandons vivement de tout mettre en œuvre afin de décrisper la tension militaro-politique actuelle dont seul le peuple en est victime. Et ce, par le biais d’une concertation nationale ou seuls les fils et filles de ce pays doivent s’asseoir autour d’une table pour se parler.

 

Il est impérieux de poursuivre la reconquête des localités occupées par les envahisseurs.

 

Même si le vote reste et demeure un devoir citoyen, mais la libre circulation, la liberté d’expression et l’accès aux services sociaux de base sont les droits fondamentaux du digne citoyen. Et ceci doit être à la base de toute politique.

 

À la communauté internationale, représentée par la Minusca, engagée à nous accompagner depuis le retour à l’ordre constitutionnel le 30 mars 2016, nous demandons de revoir leurs stratégies de sécurisation des élections. Lesquelles stratégies ont montré à suffisance ses limites lors du 1er tour.

 

Vive la démocratie, vive la République !

 

 

Dominique YANDOCKA
yandocka@gmail.com  Whatsapp +33636946211

 

 

L’Union africaine lance un site web pour la protection des journalistes

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Un journaliste filme à la Cour constitutionnelle de Bangui le 18 janvier 2021, lors de l’annonce des résultats des élections présidentielles du 27 décembre
2020

Bangui ( République centrafricaine ) – En marge de son sommet qui se tient jusqu’au 7 février, l’Union africaine vient de lancer une plate-forme numérique pour répertorier les atteintes à la liberté de la presse et contrer les menaces qui pèsent sur les femmes et les hommes des médias en Afrique.

Six journalistes africains ont été tués en 2020, selon la Fédération internationale des journalistes. D’innombrables autres ont été menacés, arrêtés, harcelés et censurés, selon plusieurs groupes de défense de la liberté des médias et des droits de l’homme. L’UA veut mettre fin à cet état des choses et pour ce faire, l’organisation panafricaine a lancé le site web www.safetyofjournalistsinafrica.africa./////////////.

“Dans certains pays de notre continent bien-aimé, la liberté des médias, la liberté d’expression, l’accès à l’information, est une question de vie ou de mort”, a déclaré Jovial Rantao, président du Forum des éditeurs africains./////////////.

La mort par balle, le 19 janvier, du journaliste éthiopien Dawit Kebede Araya et son compagnon dans la région du Tigré est encore gravée dans les mémoires. Selon le Conseil éthiopien des droits de l’homme, les deux ont été exécutés par les forces de sécurité./////////////.

Au Zimbabwe, le cas du journaliste d’investigation Hopewell Chin’ono illustre aussi les difficultés auxquelles sont confrontés les journalistes en Afrique. Accusé de “communication mensongère”, il a passé trois semaines derrière les barreaux avant de bénéficier d’une remise en liberté sous caution./////////////.

Mardi Raymond Malonga, directeur d’un hebdomadaire satirique paraissant à Brazzaville, a été emprisonné pour avoir “diffamé la femme d’une haute autorité du pays”./////////////.

Dans les régions anglophones du Cameroun, les journalistes font régulièrement l’objet d’abus et certains ont été emprisonnés pour des reportages jugés gênants./////////////.

Or, pour le président sud-africain Cyril Ramaphosa, il n’est pas nécessaire d’aimer les journalistes ou leur travail pour soutenir la liberté de la presse./////////////.

“Il faut défendre rigoureusement le droit des journalistes à faire leur travail, à écrire, à publier et aussi à diffuser ce qui bon leur semble, même si nous ne sommes pas d’accord”, a déclaré M. Ramaphosa, président sortant de l’UA. “La plate-forme numérique pour la sécurité des journalistes en Afrique est un outil important pour promouvoir la sécurité des journalistes et des autres travailleurs des médias à travers le continent”, a-t-il ajouté./////////////.

En plus du site qui présente des contenus dans plusieurs langues, l’UA a aussi mis sur pied une page sur le réseau social Facebook, afin de faciliter les échanges avec le public

Avec VOA
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RCA : rebondissement dans l’affaire de l’arrestation du commissaire central Kévin Féïmonazoui

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Le commissaire principal Kévin Féimonazoui. Photo d’archives.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 4 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Le commissaire central, Monsieur Kévin Féïmonazoui, arrêté le 1er février 2021 à l’aéroport international de Bangui Mpoko, est toujours en garde à vue à la section des recherches et d’investigation ( SRI), et son frère, Monsieur Gbaya, ancien légionnaire de l’armée française, également interpellé avec lui à l’aéroport,  est placé en détention provisoire à l’OCRB avant d’être transféré au Camp de Roux. Mais d’après notre enquête sur le fond de l’affaire, la jalousie serait à l’origine du mécontentement du DIRECTEUR GÉNÉRAL de la police nationale qui s’est impliqué personnellement.

 

Le lundi 1er février 2021,à l’aéroport international de Bangui Mpoko, un passager, au nom de Gbaya, a été interpellé alors qu’il s’apprêtait à monter à bord de l’avion de la compagnie Air France. Le suspect, un ex-légionnaire de l’armée française, a été déshabillé complètement avant d’être embarqué par les policiers. Au même moment, dans la salle d’embarquement, se trouvait son accompagnateur, Monsieur Kévin Féïmonazoui,  commissaire principal de la police, a lui aussi été arrêté sur ordre du directeur général de la police. Que s’est-il passé ?

En effet, Monsieur Gbaya, un ancien Légionnaire de l’armée française, est un cousin germain du commissaire Kévin Féïmonazoui. Lors de sa vacance  au pays, il a fréquenté une jeune femme qu’il entend la marier comme son épouse. Mais cette dernière, qui sortait également au directeur général de la police, lui expliquait sa nouvelle alliance avec ce parisien. Ce que le DIRECTEUR GÉNÉRAL de la police, le général  Bienvenu Zokoué supportait très mal, et compte lui faire savoir. Ainsi, par sa méthode mafieuse, il arrive à placer un pistolet et quelques effets militaires au domicile du paraysien à son absence. Ainsi, à son retour à la maison,  il a aussitôt été cueilli par les forces de l’ordre qui l’ont accusé de vouloir fomenter un coup d’État. Placé en garde à vue puis à la détention provisoire  à la maison d’arrêt de Ngaragba dans le septième arrondissement de Bangui, Monsieur Gbaya, l’ancien Légionnaire français a pu sortir de la prison pour assister aux funérailles de sa mère biologique en France. Ainsi, l’homme prépare sa valise pour rentrer en France assister au dernier hommage  à sa mère. Ce n’est qu’à l’aéroport de Bangui Mpoko qu’il a appelé son cousin Kévin Féïmonazoui de venir récupérer sa voiture et parquer chez lui jusqu’à son retour.

Voilà que les deux se retrouvent à l’aéroport ce jour ou ils ont été tous deux arrêtés par les forces de l’ordre.

On accuse Monsieur Gbaya de la tentative d’évasion, et son cousin Kévin Féïmonazoui de complicité d’évasion, suivi de la se voit reprocher la complicité d’évasion, et suivi de l’atteinte à la sureté intérieure de l’État.

Interrogé par les enquêteurs de la SRI,  Monsieur Kévin Féïmonazoui est en attente de la décision du parquet pour être fixé sur son sort. Compte à son cousin Gbaya, il est placé en détention provisoire au camp militaire de Roux.

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : le BIT 7  des FACA créé par Touadera est bel et bien réservé aux autodéfenses du KM5, selon le conseiller russe du chef de l’État

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Des miliciens d’autodéfense du KM5 de Bangui. CopyrightCNC.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 4 février 2021, 07:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Comme nous l’avions annoncé, le septième bataillon de l’armée nationale créée par le chef de l’État Faustin Archange Touadera est beau est bien réservé aux miliciens autodéfenses du quartier KM5, selon Valery Zakharov, conseiller russe du chef de l’État.

 

Une corporation de l’armée centrafricaine, le BIT 7 (Septième bataillon d’infanterie territorial ) voit le jour. Le décret de création a été signé samedi 30 janvier 2021 par le chef de l’État Faustin Archange Touadera.

Pour Monsieur Valery Zakharov, le conseiller russe du chef de l’État Faustin Archange Touadera, ce septième bataillon de l’armée nationale va être réservé aux miliciens autodéfense du quartier KM5 recrutés clandestinement par le pouvoir de Bangui il y’a quelques semaines.

Notons que lors de la première publication d’un article sur CNC, nous  avions évoqué que ce nouveau bataillon devrait regrouper en son sein les miliciens d’autodéfense du quartier PK5 qui sont actuellement en formation au camp Kassaï dans le septième arrondissement de Bangui, ainsi que les jeunes du quatrième arrondissement, recrutés vendredi 4 décembre 2020 ,  devant le domicile du chef de l’État au quartier Boy-Rabe. Mais certains avatars proches du pouvoir qui ne sont pas informés préfèrent faire des commentaires, insultant l’auteur de l’article.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : le parti du chef de l’État, le MCU, lance une nouvelle campagne d’adhésion

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Le siège du parti présidentiel MCU au quartier Malimaka, dans le cinquième arrondissement de Bangui, le 18 juillet 2019. Photo CNC / Mickael Kossi

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 4 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Une nouvelle campagne  d’adhésion au mouvement des cœurs unis (MCU), parti du chef de l’État nouvellement réélu, est officiellement lancée dans la capitale, et ce, 48 heures après la décision de la cour constitutionnelle  de valider l’élection au premier tour de 22 députés sur 140, dont 5 du parti du chef de l’État. La campagne est lancée, avec un seul objectif, la redynamisation de toutes les structures de base du parti dans la perspective du second tour des  législatives.

 

Même si la coalition de l’opposition démocratique (CODE-2020) a annoncé mardi 2 février 2021  se retirer entièrement des élections législatives, dénonçant un simulacre après le rejet de la plupart de ses requêtes en annulation du scrutin du premier tour, au sein du MCU, le mouvement des cœurs unis du Président Faustin Archange Touadera, l’heure est à la fête et à la redynamisation des structures de base du parti. C’est ainsi que le secrétaire exécutif du parti MCU  l’ancien premier ministre Simplice Mathieu Sarandji, a lancé, il y’a quelques jours, une nouvelle campagne d’adhésion. Malheureusement, sur le terrain, les choses ne se sont pas passées comme prévu.

Dans les différents sièges du mouvement cœurs unis de la capitale, on remarque malheureusement que les rabatteurs utilisent un autre mot d’ordre pour attirer des nouveaux adhérents. On propose aux femmes de venir prendre la carte du parti MCU afin de demander individuellement au chef de l’État des moyens financiers pour faire du commerce. Même son de cloche du côté des jeunes ou on  promet aussi le recrutement dans l’armée nationale et dans les forces de sécurité intérieure.

Ainsi, depuis mardi 2 février, on assiste à un rassemblement important de foule des personnes devant les différents  sièges du MCU dans les arrondissements dans l’espoir de récupérer leur carte d’adhésion. Incroyable, mais vrai !

Ainsi, l’objectif 100 000 adhérents fixés par le parti pourrait être dépassé numériquement sur le papier.

Affaire à suivre….

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : le mercenaire-chef rebelle Ali Darassa, gravement malade, est arrivé à Yalinga

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arrivée du chef rebelle Ali Darassa à Ngakobo le 21 août 2019. Crédit photo : Bertrand Yékoua / Corbeaunews.

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 4 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Comme nous l’avions publié la fois dernière, le chef rebelle Ali Darassa n’est pas arrivé finalement à Bria, mais plutôt à Yalinga, dans la Haute-Kotto,  pour y rencontrer son médecin traditionnel. Selon ses proches, l’homme serait très malade, et il a besoin d’un repos médical.

 

En effet, Ali Darassa, chef d’État major et coordonnateur militaire de l’UPC ont été aperçus à Ippy à bord de six véhicules et plus d’une cinquantaine de ses hommes lourdement armés. Il a quitté la ville d’Ippy peu après son arrivée et prend la direction de Bria. Depuis ce temps, sa présence n’est pas signalée à Bria, mais d’aucuns pensent qu’il serait dans le coin. Pour la Minusca et quelques observateurs, il ne fait aucun doute,  Ali Darassa cherche à se réfugier  au Soudan auprès de son ex-patron Nourredine Adam, chef du FPRC.

Mais ce mercredi 3 février, ses proches annoncent que le chef de terre de Bokolobo  se trouve dans la sous-préfecture de Yalinga chez son tradipraticien. Selon les mêmes sources, l’homme serait complètement   malade, et a besoin d’un repos sanitaire mérité.

Cette information est confirmée par son porte-parole joint au téléphone depuis Bria.

Notons que le mercenaire Ali Darassa,  coordonnateur militaire et chef d’État major de l’UPC se voient confier le poste du chef d’État major de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), regroupant les six principaux groupes armés qui ont contrôlé plus de 80% du territoire national.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : le parti de l’opposant Dologuélé maintient sa participation aux législatives

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Anicet Georges Gologuelé, lors de sa conférence de presse le 5 janvier 2021. Photo Cyrille Jefferson Yapendé / CNC

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 4 février 2021, 05:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). C’est au cours d’une réunion de son bureau politique que l’URCA a pris sa décision : maintenir ses candidats pour la suite des législatives. « Certes nous dénonçons les irrégularités qui ont marqué le premier tour. Mais pour défendre nos idées, il nous faut être présent à l’Assemblée », explique Wilfriedo Mescheba l’un des porte-parole d’Anicet Georges Dologuélé.

 

Au sein de la coalition de l’opposition, l’URCA est le parti qui s’en est le mieux tiré lors du premier tour :  2 candidats élus, et 3 en ballotage favorable tour le second tour. Surtout, le parti a encore 47 candidats en lice pour les élections partielles à venir, dont Anicet Georges Dologuélé lui-même, candidat à Bocaranga. Et ce, à la différence du porte-parole de la COD-2020 Nicolas Tiangaye, et de son actuel président Mahamat Kamoun, tous deux éliminés dès le premier tour.►

L’annonce du parti d’Anicet Georges Dologuélé, a jeté le trouble mercredi soir au sein de la coalition. « La décision de se retirer des législatives a été prise à l’unanimité, et en présence du vice-président de l’URCA » fait valoir Nicolas Tiangaye.

Les dissensions au sein de la COD-2020 ne sont pas nouvelles, mais c’est la première fois que l’URCA s’en dissocie ouvertement. La coalition doit tenir une réunion ce matin. Anicet Georges Dologuélé n’y assistera pas, explique son porte-parole, mais se fera représenter.

 

RFI

RCA : le chef de l’ONU exhorte à ouvrir un “dialogue inclusif” avec l’opposition

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/09/antonio-guteres-de-lONU-450×448.jpg” alt=”Le Patron de l’ONU Antonio Gutters” width=”450″ height=”448″ />
Le Sécrétaire général de l’ONU Antonio Guteres

 

Bangui, République centrafricaine, jeudi, 4 février 2021, 03:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a exhorté mercredi les autorités centrafricaines “à entamer un véritable dialogue politique inclusif avec l’opposition politique et les groupes armés” ayant renoncé à la violence, au lendemain du retrait de la coalition d’opposition des élections législatives.

 

Il s’agit “de désamorcer les tensions et revitaliser le processus de paix”, insiste le chef de l’ONU dans un communiqué, en se disant toujours “très préoccupé par les récents affrontements armés et les menaces contre les populations civiles en République centrafricaine”. La coalition de l’opposition en Centrafrique a annoncé mardi se retirer entièrement des élections législatives, dénonçant un “simulacre” après le rejet de la plupart de ses requêtes en annulation du scrutin du premier tour. A propos des violences dans le pays, Antonio Guterres assure que la mission de Casques bleus déployés dans le pays “maintiendra une posture robuste dans la mise en oeuvre de son mandat, y compris la protection des civils”.

Selon des sources diplomatiques, si une demande récente de la mission de l’ONU d’une prolongation d’un renfort de Casques bleus rwandais exceptionnel devrait être accordée d’ici fin février par le Conseil de sécurité, il pourrait cependant en être autrement pour la requête d’ajouter 3.000 Casques bleus à un contingent déjà très important (environ 12.000 militaires et policiers).

 

© 2021 Belga.

 

La MINUSCA dénonce la campagne de manipulation sur la mise en œuvre de son mandat

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La Minusca dénonce la campagne de manipulation sur la mise en œuvre de son mandat

Bangui ( République centrafricaine ) – La Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) dénonce une campagne de manipulation dont elle fait actuellement l’objet dans certains médias et d’autres secteurs centrafricains et étrangers. Au cours de la conférence de presse hebdomadaire de la Mission mercredi à Bangui, le porte-parole Vladimir Monteiro, rejetant en bloc les accusations de partialité et manquement au mandat, a souligné que « cette campagne inacceptable vise à désinformer l’opinion publique sur l’engagement de la MINUSCA pour la paix et la stabilité en République centrafricaine, conformément à son mandat ».

« Le Représentant spécial du Secrétaire général, le leadership de la MINUSCA et l’ensemble du personnel civil et militaire restent plus que jamais concentrés dans l’exécution du mandat de la Mission, en appuyant les autorités centrafricaines face aux nombreux défis, notamment d’appui au processus de paix, de relance du dialogue politique par les bons offices du le Représentant spécial, de protection des populations civiles et de restauration de l’autorité de l’Etat », a indiqué Monteiro. /////////////.

Selon le porte-parole, depuis quelques jours, la MINUSCA fait face à des déclarations publiques, rapports, articles de presse et publications sur les réseaux sociaux l’accusant d’être responsable du maintien de l’embargo sur les armes et de mener des opérations avec des forces bilatérales, en violation des principes des Nations unies. En ce qui concerne l’embargo, « la MINUSCA rappelle que cette question est du ressort exclusif du Conseil de sécurité des Nations unies, seul organe à même de prendre des décisions y afférant », a renchéri Monteiro. /////////////.

« Sur la question des forces bilatérales russes et rwandaises, la MINUSCA rappelle qu’elles sont en République centrafricaine dans le cadre d’accords avec le gouvernement souverain de ce pays et que la Mission se doit de respecter cette souveraineté, conformément aux différentes résolutions du Conseil de sécurité », a précisé Monteiro, ajoutant que la MINUSCA n’a pas mené des opérations conjointes avec les forces bilatérales et n’a aucune coordination structurelle directe ou indirecte avec une quelconque force internationale opérant dans un cadre bilatéral en République centrafricaine, hormis la France, conformément à la Résolution 2552 du Conseil de sécurité des Nations Unies qui prévoit l’appui des forces armées françaises aux éléments de la MINUSCA (paragraphe 52). /////////////.

Le porte-parole a par ailleurs précisé que compte tenu de la présence sur le terrain de ces nouveaux acteurs, il a été créé un mécanisme présidé par le Premier ministre réunissant la partie gouvernementale avec les représentants de toutes les forces sous son autorité et la MINUSCA. « Ce mécanisme est exclusivement destiné à partager la cartographie sur la présence des différentes forces sur le terrain pour éviter qu’elles ne se neutralisent ou ne se tirent dessus. Ce mécanisme d’échange d’informations est essentiel dans le cadre de l’acheminement de l’aide humanitaire aux populations vulnérables », a-t-il précisé. Par ailleurs, ce mécanisme d’échange d’informations permet de disposer d’un système de notification des mouvements des acteurs humanitaires pour une prise en compte par toutes les forces présentes sur le terrain qui sont tous tenues de protéger l’espace humanitaire pour un acheminement sans entrave de l’aide aux populations vulnérables, a ajouté le porte-parole. /////////////.

En ce qui concerne le processus électoral, dont les résultats définitifs du premier tour des législatives du 27 décembre ont été proclamés lundi par la Cour constitutionnelle de la République centrafricaine, la MINUSCA a annoncé la poursuite de son soutien à la tenue du second tour et des élections partielles qui se tiendront dans 118 circonscriptions restantes. « Conformément à son mandat qui prévoit les bons offices et les soutiens opérationnel, logistique, technique et sécuritaire, la MINUSCA va poursuivre son appui aux autorités centrafricaines dans la préparation et l’organisation de ce scrutin », a rassuré le porte-parole, rappelant que « la MINUSCA appelle tous les acteurs impliqués dans le processus électoral à contribuer à la tenue d’élections apaisées ». /////////////.

Sur la situation des droits de l’homme dans le pays, la Division des Droits de l’homme de la MINUSCA a publié son rapport mensuel relatif à décembre 2020. Selon ce rapport, 104 incidents affectant 196 civils ont été documentés. « Il s’agit d’une hausse importante du nombre d’incidents et du nombre de victimes par rapport au mois de novembre 2020, 30 incidents pour 58 victimes, liés à la tenue des élections présidentielle et législatives le 27 décembre », a souligné le porte-parole, ajoutant que « les groupes armés sont auteurs de 94 incidents ». /////////////.

De son côté, le porte-parole de la Force de la MINUSCA, le Lieutenant-colonel Abdoul Aziz Fall, a noté que la situation sécuritaire, la semaine écoulée, a été globalement calme, avec une reprise progressive des activités quotidiennes par les populations. Selon l’officier, après l’échec de tentatives de prise de contrôle de certaines localités, les groupes armés s’adonnent à des activités qui entravent la liberté de circulation des populations et des biens : « Pour faire face à ces menaces, la MINUSCA a mis en œuvre des moyens conséquents, et la Force a fourni des escortes de sécurité et mis en place, en liaison avec les FACA, un plan de sécurisation du corridor Bangui-Béloko ». /////////////.

Il a également salué la solidarité intermissions des Nations Unies, avec l’arrivée à Bangui, fin décembre, du renfort des casques bleus de la Mission des Nations Unies au Soudan du Sud (UNMISS) : « Cette contribution a permis d’avoir plus de ressources pour faire face aux défis sécuritaires dans la capitale. La MINUSCA et les forces de défense et de sécurité centrafricaines renforcent leurs actions sur le terrain pour assurer la quiétude et un environnement sécuritaire propice à la reprise de toutes les activités par les populations ». /////////////.

Faisant le point sur les activités de la Police de la MINUSCA, la porte-parole Capitaine Mazalo Agba a souligné que les policiers onusiens se sont focalisés sur des opérations de sécurisation des populations à travers des patrouilles conjointes des unités de police constituées, celles de mentorat au profit des Forces de sécurité intérieure centrafricaine dans les unités à Bangui et en régions. « Dans le cadre des élections, le leadership de la composante police poursuit les rencontres notamment pour une sécurisation renforcée du second tour des législatives », a-t-elle ajouté, expliquant que l’envoi de policiers des Nations Unies à l’intérieur du pays a été abordé. /////////////.

La Capitaine Mazalo Agba a également souligné que la composante Police continue d’appuyer les Forces de Sécurité Intérieure (FSI) dans l’interpellation des personnes en conflit avec la loi et dans l’élaboration des procédures d’enquêtes afin que les intéressés soient traduits devant les juridictions compétentes. « Au total, 16 personnes ont été interpellées pour diverses infractions à Bangui et en provinces au cours de la semaine écoulée et cela grâce à l’intensification des patrouilles diurnes et nocturnes conduites conjointement par les FSI, UNPOL et l’Etat major intégré », a-t-elle précisé.

Avec Minusca

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Crise en Centrafrique : comment le président angolais Lourenço reprend la médiation en Centrafrique

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Faustin-Archange Touadéra et João Lourenço à Luanda, le 30 janvier 2021.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 février 2021, 15 :00:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). La Conférence internationale sur la région des Grands lacs (CIRGL) doit, dans une semaine, tenir un nouveau mini-sommet sur la crise centrafricaine. Celui-ci aura lieu à Luanda, tout comme le premier volet, qui s’est tenu le 29 janvier. Ces dernières semaines, l’Angola a en effet repris la main dans le dossier de la crise centrafricaine.

 

Selon nos informations, c’est un trio qui est aujourd’hui à la manœuvre côté angolais pour tenter de mettre en place un canal de discussions entre les différents acteurs à Bangui : le président Joâo Lourenço, le ministre des Affaires étrangères Antonio Téte (qui s’est rendu à Bangui puis à N’Djamena), et le président de la commission de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale Gilberto Da Piedade Verissimo.

Touadéra se méfie des francophones

Le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra (FAT) avait refusé de participer à une médiation qui serait menée par des francophones. Selon nos sources, il cherchait à éviter une implication du Congolais Denis

Sassou Nguesso, qu’il juge trop proche de son opposition, et du Tchadien Idriss Déby Itno, avec qui il ne s’entend guère. Les deux chefs d’État sont par ailleurs occupés à assurer leur probable prochaine réélection.

En décembre, Denis Sassou Nguesso, qui travaille toujours en étroite relation avec son homologue angolais (les deux hommes se sont encore vus en tête à tête le 29 janvier), a pourtant exclu François Bozizé, aujourd’hui opposant à Touadéra, de la Grande loge du Congo, dont celui-ci était membre. Mais la méfiance de FAT ne s’est pas tout à fait estompée.

Soutenu par la Russie, le président centrafricain continue par ailleurs de se méfier de l’influence de la France dans un éventuel dialogue. Côté francophone, seul Félix Tshisekedi pourrait jouer un rôle, dès lors qu’il aura pris la présidence de l’Union africaine début février. Le président de RD Congo est toutefois occupé sur le plan intérieur puisqu’il tente de se forger une nouvelle majorité.

« L’Angola apparaît comme étant naturellement la plus outillée politiquement, diplomatiquement et militairement pour aider à atteindre un compromis », estime une source très au fait des préparatifs de la médiation contactée par Jeune Afrique. Solide sur le plan militaire, proche du Portugal, qui dispose de troupes au sein de la mission de l’ONU en Centrafrique, Luanda a l’avantage de conserver de bonnes relations avec Paris et Moscou et est également en bons termes avec Washington et Pékin, essentiels au sein du Conseil de sécurité de l’ONU.

François Bozizé fixe ses conditions

Selon nos informations, des liens ont déjà été noués entre les négociateurs angolais et l’un des potentiels participants à un dialogue centrafricain : François Bozizé. Contacté via Jean-Eudes Teya, le secrétaire général du Kwa na Kwa (KNK, son parti), l’ancien président n’a pas fermé la porte à une participation à des discussions. Mais il demande à ce que certaines conditions soient remplies et à ce que sa sécurité soit garantie. Accusé de rébellion et recherché par les autorités centrafricaines, Bozizé estime aujourd’hui que sa vie est menacée.

Toutefois, l’ex-chef d’État devenu opposant reste en contact avec les leaders de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), dont Noureddine Adam et Ali Darassa. La coalition, dont Jean-Eudes Teya est également proche, espère imposer sa présence au cours d’éventuels pourparlers. Si certains diplomates sont réticents à l’accepter, Joâo Lourenço et Denis Sassou Nguesso estiment pour leur part qu’une participation de la CPC est indispensable.

 

La CPC, qui rassemble les principaux groupes armés centrafricains, a proposé ces dernières semaines à François Bozizé de prendre la tête de son mouvement sur le plan politique. Selon nos sources, l’ex-chef d’État n’est cependant pas encore décidé à « prendre le leadership ». Entouré d’une poignée de gardes du corps et déterminé à rester en Centrafrique, le patron du KNK reste dans « l’attentisme », d’après l’un de ses proches.

 

Jeune Afrique

Présidentielle tchadienne: candidature unique pour 12 partis d’opposition

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Présidentielle tchadienne: candidature unique pour 12 partis d’opposition

Bangui ( République centrafricaine ) – Douze responsables de partis politiques de l’opposition tchadienne ont scellé “une alliance électorale” pour présenter un candidat unique à l’élection présidentielle d’avril face au sortant Idriss Déby Itno, au pouvoir depuis 30 ans, qui doit être investi samedi par son parti.

“Il ne s’agit ni d’une fusion, ni d’un regroupement de partis, ni d’une coalition de partis, mais d’une alliance électorale dénommée Alliance Victoire. En adhérant à ce manifeste, chaque parti signataire renonce à présenter à titre individuel un candidat à la présidentielle”, ont déclaré mardi les douze signataires, parmi lesquels Saleh Kebzabo et Mahamat Ahmat Alabo, deux ténors de l’opposition./////////////.

Saleh Kebzabo était arrivé en deuxième position de l’élection présidentielle en 2016, recueillant 12,8% des voix./////////////.

“L’Alliance Victoire adopte et élabore un programme commun de gouvernement, un code de conduite et définit les critères de désignation du candidat unique sur une base transparente et consensuelle”, selon le manifeste, qui ne donne pas de date pour le choix de ce candidat commun./////////////.

L’adhésion à cette alliance “reste ouverte aux partis de l’opposition”, selon le texte./////////////.

“Après 30 ans d’élections, tous les acteurs de l’opposition peuvent s’accorder à reconnaître que cette politique de faire cavalier seul dans une sorte de multitude des partis face à l’unique et incontournable candidat du MPS (Mouvement patriotique du salut, le parti présidentiel, ndlr) depuis 1996 a montré ses limites”, a souligné en conférence de presse le coordinateur de cette alliance, Alladoumngar Tedengarti./////////////.

“C’est donc en tirant les leçons de toutes les expériences que quelques partis politiques ont décidé de créer une alliance autour d’un candidat unique”, a ajouté M. Tedengarti, président du Mouvement pour le réveil et la révolution sociale (MRS)./////////////.

Certains partis n’ont, pour l’heure, pas rejoint l’alliance, notamment le mouvement de Laokein Kourayo Medar, arrivé en troisième position en 2016, tout comme Les Transformateurs de l’opposant Succès Masra./////////////.

L’élection présidentielle d’avril sera suivie par les législatives, fixées en juillet au 24 octobre 2021, après avoir été maintes fois repoussées depuis 2015./////////////.

Lundi, le gouvernement a interdit plusieurs manifestations prévues cette semaine par l’opposition, qui réclame plus de justice sociale et l’alternance politique, invoquant le risque de “troubles à l’ordre public”./////////////.

Malgré cette interdiction, les organisateurs, parmi lesquels plusieurs associations de la société civile et le parti Les Transformateurs, ont fait savoir à l’AFP qu’ils maintenaient “les marches pacifiques” du 4 au 7 février.

Avec AFP/VOA

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L’opposition centrafricaine se retire du second tour des législatives

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L’opposition centrafricaine se retire du second tour des législatives

Bangui ( République centrafricaine ) – La coalition de l’opposition en Centrafrique a annoncé mardi se retirer entièrement des élections législatives, dénonçant un “simulacre” après le rejet de la plupart de ses requêtes en annulation du premier tour du scrutin.

“En dépit de nombreuses irrégularités, des fraudes massives, des violences (…) la Cour constitutionnelle en proclamant les résultats définitifs du premier tour des législatives a confirmé que celles-ci ont été un simulacre”, ont dénoncé dans un communiqué les leaders de la Coalition de l’opposition démocratique (COD-2020), déclarant “se retirer entièrement du calamiteux processus”./////////////.

La Cour constitutionnelle a annulé lundi pour des irrégularités les résultats du premier tour dans 13 circonscriptions sur 140./////////////.

Le 27 décembre, jour des élections présidentielle et législatives, deux électeurs inscrits sur trois n’avaient pas eu la possibilité d’aller voter à cause de l’insécurité créée par les groupes armés qui contrôlent deux tiers du territoire national depuis 2013.

Avec VOA

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Les attaques rebelles paralysent la route qui relie le Cameroun et la Centrafrique

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Les attaques rebelles paralysent la route qui relie le Cameroun et la Centrafrique

Bangui ( République centrafricaine ) – Saliou Mamadou slalome entre les camions stationnés dans l’enceinte de la gendarmerie de Garoua-Boulaï, ville camerounaise située à la frontière avec la République centrafricaine (RCA). Là, pointe-t-il, des impacts de balles ont moucheté la portière d’un poids lourd. Ici, c’est le siège avant qui a essuyé des tirs. Plus loin, un fourgon a été « fendu par un lance-roquettes ».

« C’était le 18 janvier, frissonne encore le jeune assistant chauffeur. On allait à Bangui lorsque des rebelles nous ont attaqués. J’ai eu la peur de ma vie, mais le conducteur et moi n’avons heureusement rien eu. » L’accrochage a eu lieu à Zoukombo, une localité située dans l’ouest de la RCA. Deux conducteurs ont été blessés et conduits à l’hôpital de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilité en République centrafricaine (Minusca). « Les rebelles ont exigé qu’on les paie avant de partir. Ceux qui n’avaient rien ont vidé leur réservoir d’essence », se souvient Saliou Mamadou./////////////.

Près de lui, Adam Boultou, président du Syndicat des chauffeurs professionnels du transport du Cameroun (Synprotcam), trépigne. « Lorsque la Minusca est venue, nous leur avons demandé par quel miracle les camions allaient arriver à Bangui alors que le corridor est bloqué par les rebelles depuis décembre 2020, raconte-t-il. Ils nous ont assuré qu’ils allaient sécuriser le convoi. Mais les camions n’ont même pas fait 50 kilomètres et ont été attaqués ». Depuis, M. Boultou et ses collègues d’autres syndicats de chauffeurs et de transporteurs ont pris une décision radicale : tant que le calme ne reviendra pas en Centrafrique, plus aucun camion ne quittera le Cameroun./////////////.

« Ça nous emprisonne sur place »/////////////.

Les combats qui ont éclaté en RCA à l’approche du scrutin présidentiel entre des groupes rebelles d’un côté et les troupes régulières et leurs alliés de l’autre ont poussé plus de 105 000 Centrafricains à fuir leur pays. Le corridor reliant le Cameroun à Bangui – principale route d’approvisionnement de la Centrafrique –, est toujours tenu par des groupes armés et donc impraticable./////////////.

D’après Ibrahima Ahmadou, vice-président local du Syndicat national des transporteurs routiers du Cameroun (SNTRC), pas moins de 1 500 camions « prêts à partir » sont ainsi garés entre Douala, la capitale économique du Cameroun, et Garoua-Boulaï. Parc, stades, cours de maison… Toute la zone frontalière a été transformée en parking. « Au moins huit camions transportant les oignons sont foutus. Pareil pour d’autres produits alimentaires périssables », s’alarme le syndicaliste qui chiffre les pertes globales à des centaines de millions de francs CFA. Et l’argent n’en finit pas de filer : certains transporteurs sont contraints d’investir dans l’achat de groupes électrogènes et de carburant afin d’alimenter les camions frigorifiques contenant des produits frais./////////////.

La situation est particulièrement pénible pour les chauffeurs et convoyeurs qui risquent leur vie depuis près de dix ans sur le corridor Douala-Bangui. Depuis plus d’un mois, beaucoup dorment sous leur camion sur des nattes ou des bouts de matelas étalés à même le sol. Leur lessive sèche sur des cordes tendues entre les véhicules. Par peur des vols, tout le monde est constamment en alerte. « Si tu perds la marchandise, tu risques la prison. Ton patron te l’a confiée. Ça nous emprisonne sur place », se plaint Hyppolite Foffe Mbouno, coincé à Garoua-Boulaï depuis le 16 décembre avec un chargement de pagnes./////////////.

D’après les témoignages que ce délégué du Syndicat national des conducteurs routiers du Cameroun (SNCRC) a recueillis, les employeurs « appellent juste pour s’assurer que leur camion est en bon état ». « J’ai vu des collègues vider l’essence de leur véhicule et le vendre pour s’acheter à manger », se désole Hyppolite, qui travaille sur le corridor depuis sept ans. Beaucoup ne perçoivent plus de salaire. « Le camion étant stationné, il n’y a pas d’entrée de recette. »/////////////.

« Populations affamées »/////////////.

Face à cette situation, le Bureau de gestion du fret terrestre offre aux naufragés des denrées alimentaires et des fûts d’eau, a construit des latrines provisoires. Mais, pour les chauffeurs, la seule solution reste la réouverture de la route. « C’est aux Centrafricains qu’incombe aujourd’hui la responsabilité de sécuriser le corridor », souligne Lionel Motassi, adjoint au sous-préfet de Garoua-Boulaï. De leur côté, le gouvernement et la douane camerounais cherchent un site où entreposer les conteneurs afin de libérer les camions. Une opération coûteuse dont la réalisation semble pour le moins lointaine./////////////.

« En bloquant le corridor, ces rebelles sans foi ni loi affament les populations », désespère Hervé Dianga. En vingt-trois ans de conduite sur la ligne Douala-Bangui, ce camionneur centrafricain stationné depuis le 17 décembre a vécu plusieurs fermetures, toujours « à cause des groupes armés ». /////////////.

Mais, avec la pandémie de coronavirus qui touche de plein fouet l’économie, il craint le pire pour les deux pays. A Garoua-Boulaï, les clients centrafricains qui avaient l’habitude de traverser la frontière pour s’approvisionner ont déserté. Pour certains commerçants, « le chiffre d’affaires a chuté de plus de 70 % », constate Aladji Moussa, un vendeur de chaussures.

Avec Le monde Afrique

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RCA : assassinat du sergent SAINT CLAIRE  DANMBOY BALEKOUZOU par les requins

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 Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Le corps sans vie du sergent SAINT CLAIRE  DANMBOY BALEKOUZOU  a été retrouvé dans la localité de Bimbo, dans l’Ombella-Mpoko, quelques heures après son arrestation par la milice du régime communément appelé « les requins ».

 

Monsieur SAINT CLAIRE  DANMBOY BALEKOUZOU alias Sadam Bemko- Baba, âgé d’une trentaine d’année, est très connu dans le cinquième arrondissement de Bangui, croisement Benz-vi Miskine. Il est aussi connu pour être sergent dans les forces armées centrafricaines. Mais le 28 mars 2020, il faisait partie des FACA-Balaka ayant échappé à leur arrestation au domicile du ministre de la Culture Dieudonné Ndomaté. Depuis cette date, l’homme n’apparait plus en public, et se cache minutieusement dans son quartier Miskine et combattant.

Contre toute attente, ce lundi 1er février 2021, il est sorti de sa cachette et se promène aisément sur la moto de sa femme, un caporal -chef du bataillon d’honneur. Mais à sa grande surprise, il est arrêté quelques heures plus tard à bord de la belle moto de sa femme par des « Requins ». Aussitôt, sa femme a été appelée par les requins de venir prendre sa moto en attendant que le suspect soit interrogé par les forces de l’ordre.

Cependant, le lendemain matin, sa famille est informée que le corps sans vie de leur fils abattu cette nuit par les requins se trouve dans un sale coin à Bimbo.

Ainsi, la dépouille de sergent Saint Clair DANMBOY BALEKOUZOU a été enterrée sans cérémonie funéraire ce mardi 2 février 2021 au cimetière.

Ce crime illustre bien comment les autorités du pays multiplient l’assassinat extra-judiciaire des pauvres gens.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA :  Plus de 800 soldats radiés officiellement de l’armée nationale

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Des soldats FACA en patrouille à pieds au quartier Sakaï derrière l’aéroport de Bangui.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Ça y’est ! C’est désormais officiel. Plus de 800 militaires des forces armées centrafricaines viennent d’être radiés officiellement des effectifs de l’armée nationale. Motif évoqué : désertion et rébellion. Peut-on parler d’une nouvelle crise au sein de l’armée ?

 

Près de deux mois après le retour au m’acquis de l’ancien Président François Bozizé et  le déclenchement des hostilités suite à l’invalidation de sa candidature à l’élection présidentielle du 27 décembre 2020, la crise centrafricaine continue de s’enliser, et la polarisation politique et ethnique à atteint l’armée.

Ainsi, la semaine dernière, le chef de l’État, sur proposition du ministre de la Défense et du chef d’État major, a pris un décret pour radier au rang de l’armée nationale plus d’une centaine des officiers. Comme si cela ne suffisait pas, cette semaine, le ministre de la Défense nationale, Madame Marie-Noëlle Koyara a pris une nouvelle décision portant radiation des près de 800 sous-officiers et militaires du rang de l’armée nationale. On reproche à ces derniers  l’atteinte à la sureté intérieure de l’État, désertion  en temps de paix, etc.

Alors, assiste-t-on à une radiation d’un groupe ethnique au sein de l’armée nationale avec un seul motif de l’atteinte à la sureté intérieure de l’État et la désertion en temps de paix  ?

Avec la tentative de coup d’État du 28 mai 2001. le président d’alors, Monsieur Ange Félix Patassé avait-il ainsi radié les Yakoma du rang de l’armée nationale ?

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

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RCA : le commissaire principal de la police interpellé à l’aéroport de Bangui

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Le commissaire principal Kévin Féimonazoui. Photo d’archives.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 3 février 2021, 07:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Le commissaire principal de la police, Monsieur Kévin Féimonazoui a été interpellé ce lundi 1er février 2021 à l’aéroport international de Bangui Mpoko. Placé en garde à vue à la section des recherches et d’investigation (SRI), Monsieur Kévin Féimonazoui se voit reprocher la complicité d’évasion, et atteinte à la sureté intérieure de l’État.

 

Tout remonte il y’a quelques mois, ou un ex-légionnaire français d’origine centrafricaine, accusé d’atteinte à la sureté intérieure de l’État, avait été déféré à la maison centrale de Ngaragba, dans le septième arrondissement de Bangui. On ignore les circonstances de sa libération, mais ce lundi 1er février 2021, l’ex-légionnaire franco-centrafricain voudrait rentrer en France à bord de l’avion de la compagnie Air France, et c’est le commissaire Kévin Féimonazoui, l’une de ses vieilles connaissances,  qui était venu l’accompagner.

Cependant, à la grande surprise de tout le monde, les forces de l’ordre sont arrivées à l’aéroport interpeller  le commissaire principal et son ami l’ex-légionnaire franco-centrafricain. Ils ont été placés en garde à vue à la section des recherches et d’investigation (SRI).

Aussitôt, les langues commencent à délier. Certains parlent de leur proximité familiale avec le général Ludovic Ngaïfei, d’autres indiquent clairement qu’ils seraient proches de l’ancien Président François Bozizé, c’est-à-dire la coalition des patriotes pour le changement (CPC).

Pour l’heure, les deux suspects attendent d’être présentés au parquet de Bangui.

Pour des nombreux observateurs nationaux, il n’est plus bon de vivre en Centrafrique si on est de l’ethnie de l’ancien Président François Bozizé.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA :   la COD-2020 ne reconnait pas les élections présidentielle et législatives, et « se retire entièrement du calamiteux processus électoral en cours »

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Quelques membres de la coalition de l’opposition démocratique (COD2020), le 10 octobre 2020 au siège du parti KNK. Photo CNC / Jefferson Cyrille Yapendé

 

DÉCLARATION RELATIVE À LA PROCLAMATION DES RÉSULTATS DÉFINITIFS DU PREMIER TOUR DES ELECTIONS LEGISLATIVES DU 27 DECEMBRE 2020

 

La Coalition de l’Opposition Démocratique 2020 (COD-2020), au cours de sa réunion extraordinaire de la Conférence des Présidents tenue ce jour mardi 02 février 2021, a examiné les résultats définitifs du 1er tour des élections législatives du 27 décembre 2020 proclamés par la Cour Constitutionnelle le 01 février 2021.

Après analyse approfondie desdits résultats, la COD2020 déclare ce qui suit :

  1. En dépit de nombreuses irrégularités, des fraudes massives, des violences et voies de fait excipées par trois cent quarante six (346) requérants, la Cour Constitutionnelle en proclamant les résultats définitifs du premier tour de ces élections législatives a confirmé que celles-ci ont été un simulacre sans précédent dans l’histoire politique de la RCA ;
      1. Elle note avec étonnement qu’aucun leader de l’opposition n’a été élu au 1er tour et qu’un seul a été retenu au second tour. Cette situation consacre la volonté manifeste du Président TOUADERA d’imposer au peuple centrafricain une Assemblée Nationale monocolore.
  2. Elle constate que pour couvrir sa forfaiture, la Cour Constitutionnelle a erré dans sa décision au point de fixer un nouveau pourcentage de remboursement de la caution à 3% au lieu de 10% consacré par les dispositions du Code Electoral.

Par conséquent, la COD-2020 :

  • rejette les résultats proclamés par la Cour Constitutionnelle ;
  • se retire entièrement du calamiteux processus électoral en cours en ne présentant plus de candidats ni aux partielles ni au 2e tour desdites législatives ;
  • réitère ses revendications initiales à savoir l’annulation et la reprise des élections groupées ainsi que la convocation d’une concertation des forces vives de la nation.
Fait à Bangui, le 02 février 2021

 

 

France-Russie : les dessous d’une mini-guerre froide en Centrafrique

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2020/04/Touadera-Poutine–450×299.jpg” alt=”Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d’une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.” width=”450″ height=”299″ />
Le Président centrafricain Faustin Archange Touadera et son homologue russe Poutine, lors d’une audience à Moscou. Photo de la Présidence de la République centrafricaine.

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). La guerre d’influence entre Paris et Moscou ne cesse de prendre de l’ampleur à Bangui. Dernier épisode en date : l’infiltration supposée d’un sous-traitant de la défense française par le renseignement russe. Voici les détails de cette affaire.

 

L’information est passée inaperçue en dehors des milieux très fermés des sous-traitants techniques du ministère français de la Défense et de l’Otan. Fin novembre, la société Global Technologies, un des fleurons français de l’installation de réseaux télécoms dans les zones à risque, s’est vu retirer ses habilitations par les autorités françaises.

 

Cette société, dirigée par Jean-Paul Steinitz et sous-traitante du groupe français Thalès, fournissait notamment les réseaux de communication cryptée aux troupes françaises et à celles de l’Otan en Afghanistan, en Irak ou encore au Sahel. Mais son contrat, qui était en renégociation avec Thalès en octobre, n’a pas été renouvelé.

 

Selon nos informations, la raison de la non-prolongation des habilitations de Global Technologies est à chercher du côté de Bangui. Jean-Paul Steinitz y a en effet développé un réseau d’affaires et a récemment signé avec la Centrafrique un contrat portant sur le développement du réseau de télécommunications locales.

 

Un mystérieux beau-père russe

Surtout, l’homme d’affaires de 72 ans a mis en contact la présidence centrafricaine avec un cadre d’Alrosa, une grande société diamantaire russe. Un gemmologue qui n’est autre que son actuel (et récent) beau-père. Et c’est cette proximité familiale avec un ingénieur russe qui a alerté les milieux du renseignement français.

 

Toujours selon nos informations, Paris n’a pas apprécié de voir l’un de ses sous-traitants faire le jeu du géant diamantaire russe. Alrosa a d’ailleurs signé un contrat avec Bangui au mois de décembre, à l’occasion d’une mission centrafricaine à Moscou de Jean-Claude Rameaux Bireau, ministre conseiller chargé de l’Économie à la présidence, et Pascal Bida Koyagbélé, ministre délégué chargé des Grands Travaux et des Investissements stratégiques.

 

Soupçonnant en outre Moscou d’être parvenu à placer un agent du renseignement au sein d’une société en contrat avec son armée, la Défense française et Thalès ont alors choisi de mettre fin à toute collaboration avec cette dernière, malgré les protestations de bonne foi de Steinitz. Ce dernier, contacté par Jeune Afrique, n’a pas souhaité réagir.

 

De son côté, Thalès n’a pas pour autant perdu le marché des communications cryptées françaises et de l’Otan. Global Technologies a été remplacée par d’autres sous-traitants et le groupe vient de signer un contrat avec l’organisation transatlantique pour construire son « cloud militaire ».

 

Par Jeune Afrique

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

https://www.jeuneafrique.com/1115110/politique/france-russie-les-dessous-dune-mini-guerre-froide-en-centrafrique/?utm_source=facebook.com&utm_medium=social&utm_content=jeune_afrique&utm_campaign=post_articles_facebook_02_02_2021&fbclid=IwAR2wuv3jKeBgwv8zZ8VHEeleKAryjShVzgnFsSnSKKpriZPfmJ9kXINwtGg

La République Centrafricaine : Pays Sanctuariser par les Rebelles et l’état d’Urgence !

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Le président Faustin-Archange Touadéra, candidat à un second mandat le 27 décembre 2020, lors d’un meeting à Bangui, le 19 décembre 2020.   CopyrightDR

 

Quelle sera l’avenir du peuple centrafricain dans tout ça ?   

La coalition des factions armées et les alliés politiques qui continuent de perpétrer, encourager  la tragédie, les souffrances  des Centrafricains(es)  a l’intérieure du Pays, tant à l’extérieur  occasionnant les masses populaires vulnérables en faisant des réfugiés. Les souffrances de nos compatriotes doivent nous interpeller tous (ttes), en mettant nos divisions, stratégies égoïstes à côte.

Nous…, les peuples Centrafricains(es), dans sa majorité, Démocrate soit Républicaine, devrons crier plus haut avec fermeté et détermination que nous ne sommes pas comme eux et, nous ne partageons pas leur vision de coquette du pouvoir, et de la manière de faire de la politique ou une recherche quelconque d’accession à la responsabilité dans notre Pays.

 

La future de la Centrafrique doit être ce que les Centrafricains eux-mêmes décideront d’en faire et non les groupes armés non conventionnelles avec leurs alliés et mercenaires qui arpentent la République, en prenant le peuple en otage, pillent les richesses souterraines de notre cher Pays.

Appels aux Centrafricains(es) à la vigilance. Le récent évènement pas si lointain démontre, de l’avènement chaotique de la coalition « SELEKA », et nouvellement dans l’actualité politique Centrafricaine prétextant, créant une nouvelle coalition baptisé « CPC : Coalition pour le Changement  », en préambule d’une nouvelle tragédie qui se profile et s’affligera à nouveau au peuple Centrafricain,  les raisons gardées, sont nombreuses. La dernière élection groupée : mal organisé, du moins mauvaise stratégie ou tac-tic onéreux, dispendieux, dans les organisations et agencement, ont engendrés cette colère, la violence inhumainement qu’endurent les Centrafricains(es), n’est jamais constructive.  De surcroit, quoi que ce soit…de positive,  moins encore à la reconstruction d’une Nation si divisé par des intérêts égoïstes des tous ces acteurs en vue les factions armées non-conventionnelles, des hommes soient politiques imbus de leurs personnes  qui se caches derrières ces mercenaires, sont très  néfaste pour le Pays.   Les allégeances contre nature envers un chef décrié, combattus, trahis dans le passé,  aujourd’hui présente une contradiction d’intégrité, de la cohérence dans les postures, de l’honnêteté  intellectuelle, politique de certains hommes politiques Centrafricains.

J’appelle aux compatriotes déviants de revenir dans la République, de respecter les institutions de la République. J’exhorte toujours dans mes réflexions  à mes compatriotes : une Responsabilité Républicaine, l’Ethique Républicaine, la Responsabilité Citoyenne, quand on veut faire de la politique, pourtant bien passe par l’unité, de l’exemplarité entre les citoyens, par…d’abord la solidarité sans discrimination des peuples confondus et le respect des uns et des autres, respect de la religion de tout un chacun. Donc, les compatriotes Centrafricains et, tous ceux qui sont dans la déviance…Pour n’importe quelle mauvaise raison, de revenir dans la République, mener un combat politique seine de vigilance en respectant les institutions de la République, d’avant-gardiste pour l’intérêt générale du peuple Centrafricain, afin d’aidée à la reconstruction de notre Nation, un héritage qui sera légué à la nouvelle génération.

Pour qu’une Nation vive, il faut que les groupes, les clans, les esprits tribaux, des ethnies meurent. Ce n’est pas une vue d’esprit. Mes Chers(es) compatriotes pour défendre notre patrie, il faut commencer d’empêcher les ennemies du peuple Centrafricain, d’atteindre leurs objectifs.  Ce qui se passe en Centrafrique, les Responsabilités sont collectives et dissonantes sur deux points et, qu’il faut bien discerner entre :

Le pouvoir en place :

Vis-à-vis du pouvoir en place aujourd’hui en Centrafrique, de la manière de Gouverner, les compositions des équipes dirigeantes, les entourages bardés de Griots…, les choix sans aucune base de qualifications, d’expériences…voir un mélange du genre, des proximités collaboratives tous azimut, confondus, irrationnelles…etc. Pour tout dire un Pays complètement déstructuré sur le plan des institutions et de l’autorité d’Etat sur l’étendue du territoire, a bien besoin de la clairvoyance, des compétences, d’expériences.  Les sommes des efforts consenties ou la résultante de l’accord de Khartoum très mitigé, malgré tout, encore un acte manqué !

En écoutant comme tous (ttes) les Centrafricains(es) attentivement le mot Résilience, dans l’un des discours du chef de l’Etat.  Voulons faire un appel avec ce mot : « la Résilience » d’un peuple, sous le coup d’un traumatisme des factions armées non-conventionnelles et ces mercenaires et de lui dire : regardez nous rebondirons, pour ma réélection vous devez accepter donc ma politique en qualité du chef de l’état réélu pour une nouvelle Quinquennat.  Le peuple attend aussi l’application de ce mot résilience dans son sens étiologique, pragmatique que rationnel.

Pour une définition en ce terme : La Résilience réclamée, c’est la capacité pour un Pays, une Nation, une Société d’entreprendre, de rebondir après une épreuve, un épisode particulièrement douloureux, un cataclysme…etc.

Cependant, le concept de la Résilience ne doit pas cacher, aujourd’hui une volonté réelle de faire accepter les traumatismes, la tragédie que les Centrafricains(es) endurent sans la Justice avec un grand « » et, de dire au peuple : apprenez à vous construire malgré tout ce que nous vous proposons comme Gouvernance sans changer quoi que ce soit… avec un Pays assiégé plus de 80% et les Centrafricains(es) privés de liberté, mais pour autant de vivre tout simplement sans avoir peur,  sans risqués leurs vies.

Ce mot ne doit pas annihilé tout consentement et toute possibilité de dire NON à la mauvaise Gouvernance, de la corruption, et de tous les dérapages inimaginables. Au nom du traumatisme, tragédie, au nom de notre capacité de résilience nous sommes face à une orchestration des peurs aujourd’hui  pour notre pays, nos parents, l’avenir simplement hypothéquée. Ces peurs ne nous permettent pas de nous construire mais bien de nous déconstruire. Et comme nous devons avancer, car nous sommes forts, nous devons tout accepter. Tout allant tellement vite il est impossible de s’arrêter, juste un instant, pour réfléchir à l’engrenage infernal dans lequel nous nous trouvons imposés par cette nouvelle coalition dite CPC, les conséquences des mauvaises stratégies dans la Gouvernance, des décisions très souvent hasardeuses et subversives « Le peuple paye a assez les conséquences ».

Opposition démocratique rebaptisé ou regroupé dans le COD-2020.

Soit l’Opposition démocratique, excelle du fait de double jeux et trouble fait ! Nous avons vues dans les stratégie d’infiltrations, d’allégeance et autres sabotages sur beaucoup des sujets qu’il fallait plus être lucide et pragmatique dans le relèvement difficile de notre Pays, afin de mieux embrayer une sortie de crise plus intelligente. Par ailleurs, au lieu d’exercer une réelle opposition, déjà sur les enjeux, en premier lieu la Sécurité sur toutes les dimensions (territoriale, humaine, économique…), être vigilance sur la Gouvernance à l’endroit de la gabegie les copains(es) d’abord…En un mot, être vigilant dans les dérapages de la gouvernance, que de s’étaler sur des conflits d’égos de personnes, sortant complètement des enjeux qui gangrènent,  asphyxie le peuple Centrafricain. Et empêche son émergence sur le plan économique, de développement, ainsi l’émancipation des Centrafricains(es)

L’Etat d’urgence ! Aujourd’hui, la politique de fermer ne doit pas assourdir le tout compte et des complotists, au nom des dérapages, et privation des droits humains, de la privation de la liberté d’aller et venir, d’une nouvelle Orientation politique de musèlement, au lieu de la Gouvernance concertée dans les respects des institutions, des choix intègres des acteurs compétents, expérimentés, intègre, responsable pour une nouvelle destinée de la Centrafrique.

Notre Pays n’est plus un Pays normale, pour une stratégie hasardeuse sur le plan politique et Gouvernance, laisser pour compte à la sous-traitance de la communauté internationale sans donner une orientation politique venant de nous-même pour notre Pays, que seul nous fils et filles du pays former, ayant acquis de compétences, de l’expérience ailleurs ou en Centrafrique, pourrons maitrisés sur un plan politique, économique, sociologique, démographique… et, moderne dans l’air de la mondialisation pour ce siècle par les voix d’une gouvernance  technologique.

Le Président Paul KANGAME, pour son Pays Rwanda, de sa qualité de Chef d’Etat, clairvoyant à réussit et sortir son pays dans l’abîme, grâce à son ouverture d’esprit vis-à-vis de la politique de reconstruction avec les Diasporas venant de tous bords, les fils et filles de son Pays hier perpétré dans les désaccords et manipulation politique, de division engendrant ce que nous connaissons tous la génocide entre les fils et filles de Rwanda.

Quelles sont aujourd’hui nos capacités de rebond à travers le mot la « Résilience » ?

 

Diaspora,

Par Mr. Aubin-Roger KOMOTO

Fait à Lyon, le 30-01-2021

 

RCA : le calme est revenu dans certaines villes du pays après le trouble postélectoral

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Centre-ville de Bambari. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Certaines villes de la RCA, secouées ce dernier temps par la montée des violences perpétrées par les groupes armés, retrouvent peu à peu  un semblant de calme. C’est le cas de Mbaïki, Boda et Bambari, etc.

 

Si à Boali, dans l’Ombella-Mpoko,  et à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka,  les déplacés qui ont fui leur foyer à cause des violences de ces derniers temps se plaignent davantage du manque d’approvisionnement en produits divers, et vivent dans des conditions précaires. Tandis qu’à Mbaïki et Boda, deux villes centrafricaines récupérées par les forces gouvernementales, les activités semblent normalement reprises. L’administration, l’école, le commerce et le trafic des marchandises  vont même jusqu’à Boda.

Tandis qu’à Bambari, dans la préfecture de la Ouaka, la ville est redevenue calme après  une journée de tension hier  après l’assassinat d’un agent humanitaire par les éléments rebelles de l’UPC. Malgré tout, les forces de l’ordre patrouillent dans la ville, et les rebelles toujours visibles dans leur secteur.

On note également des cas de braquages  qui se multiplient à Bouar, chef-lieu de la préfecture de la Nana-Mambéré.

À Bangassou, dans la préfecture de Mbomou,  la psychose tente de baisser  au sein de la population. Ce qui favorise la reprise des activités commerciales dans la ville.

 

Par D. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tél. : 70 23 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : le CPC accepte un cessez-le-feu unilatéral proposé par les chefs d’État de la région du grand lac

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Les rebelles de la CPC sur un blindé russe récupéré à Boyali. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). La coalition des patriotes pour le changement (CPC), par la voix de son porte-parole, Monsieur Abakar Sabome,  a répondu favorablement à la demande des chefs d’État de la région du Grand Lac et du Tchad réunis vendredi à Luanda pour un mini sommet sur la situation en Centrafrique .

 

« Les chefs de l’État et de gouvernement  appellent les forces rebelles a un cessez-le-feu unilatéral et immédiat, de libérer les périphéries de Bangui et de regagner leur position initiale » a souligné le communiqué final du sommet de la conférence internationale sur la région des Grands Lacs tenue vendredi 29 janvier en Angola. Aussitôt, la réponse  de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) n’a pas tardé. Par la voix de l’un de ses porte-paroles sur les réseaux sociaux, Monsieur Abakar Sabome, le CPC accepte les propositions des chefs d’État des Grands Lacs, mais se pose tout de même des questions :

« Nous saluons l’initiative de l’Angola. Et nous sommes très satisfaits de forme, mais nous ne nous retrouvons pas dans le fond.  Nous félicitons tous ces chefs d’État qui ont pris part malgré  leur calendrier trop chargé…. Oui le cessez-le-feu unilatéral, eu le respect que nous en avons à votre égard, chefs d’État d’Afrique, à qui nous avons beaucoup de respect et beaucoup de confiance,  nous nous soumettons entièrement  à ce cessez-le-feu unilatéral. Eu égard pour le respect que nous en avons pour vous.  Mais, ce cessez-le-feu, il faut qu’on nous définisse. Pour combien de durée ? Et quelle sera la suite ? » s’interroge le porte-parole du CPC.

D’après lui, ce cessez-le-feu unilatéral, il va être respecté pour deux, trois, quatre jours, etc.,  mais « nous resterons sur nos gardes », avant d’ajouter que « et si le gouvernement   ne respecte pas. Et essaye d’attaquer  nos positions, nous allons riposter  d’une manière très sévère ».

S’agissant de l’encerclement de Bangui, Monsieur Abakar Sabome  dit qu’il faudrait dire plutôt « ne pas attaquer Bangui », car nous avons des hommes dans Bangui.

Sur ce, le gouvernement  n’a pas encore réagit, mais les jeunes du pouvoir avaient manifesté pour réclamer du gouvernement  la non-application du cessez-le-feu promis par les chefs d’État des Grands Lacs.

Affaire à suivre.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique : entre les Casques bleus et les mercenaires russes, un flirt à haut risque

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la réunion de sécurité à la primature le 26 janvier 2021
 

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Les «instructeurs» russes appelés à la rescousse par le gouvernement centrafricain sont en réalité des combattants appartenant à une société privée. D’après les informations recueilles par «Libération», la Mission de la paix des Nations unies collabore avec ces paramilitaires au mépris des conventions internationales et de son obligation de neutralité.

 

Sur la page Facebook de Firmin Ngrebada, le Premier ministre de la République centrafricaine, l’image est apparue le 4 janvier. La photographie a été prise lors d’une «réunion de sécurité» à la primature, dans une salle de réunion aux murs vert pistache. Au bout d’une longue table en bois vernis, le chef du gouvernement préside une assemblée composée de diplomates et de militaires. A sa droite, en rang d’oignon : le chef de la Mission des Nations unis pour la stabilisation de la Centrafrique (Minusca), le commandant des Casques bleus, l’ambassadeur russe Vladimir Titorenko, puis Valery Zakharov, le conseiller sécurité du président centrafricain et ancien des renseignements militaires russes. Aucun officiel français n’est visible.

Un homme en tenue militaire et arborant une barbe clairsemée de quelques jours, Dmitry Sergeevich Sytii, est penché vers le conseiller Zakharov. Cet Ukrainien de 31 ans avait déjà été repéré en Centrafrique lors de l’enquête du Dossier Center (un organisme financé par l’opposant russe Mikhaïl Khodorkovski) sur l’assassinat de trois journalistes russes survenu le 30 juillet 2018. Francophone, présenté à Bangui comme un interprète, Sytii est un employé de l’oligarque Evgeny Prigogine, selon le Trésor américain, qui l’a placé sur sa liste des personnalités sous sanctions.

 

«Le cuisinier du Kremlin»

Egalement visé par les Etats-Unis, Prigogine est soupçonné d’avoir utilisé l’une de ses sociétés, l’Internet Research Agency, pour interférer dans l’élection présidentielle américaine de 2016. Surnommé «le cuisinier du Kremlin», proche de Vladimir Poutine, il est surtout connu pour être le financier du groupe Wagner. Cette société militaire privée (SMP) n’a aucune existence légale en Russie puisque les SMP n’y sont pas autorisées. Mais ses opérations, pilotées depuis Moscou, s’étendent de la Syrie au Donbass ukrainien. Depuis octobre 2020, l’Union européenne a également placé Prigogine sous sanctions pour l’implication de Wagner en Libye.

En Centrafrique, la présence de Wagner est communément admise, y compris par Jean-Yves Le Drian. Le 21 janvier 2019, devant les sénateurs, le ministre français des Affaires étrangères qualifiait cette société de «groupe de supplétifs agissant sous l’autorité d’un nommé Prigogine». La même année, une enquête minutieuse de la chaîne américaine CNN prouvait également la présence de mercenaires payés par Prigogine en Centrafrique.

Officiellement pourtant, ces soldats sont de simples «instructeurs» de l’armée régulière, arrivés fin 2017 avec l’autorisation du Conseil de sécurité des Nations unies et à la demande de la Centrafrique. Ce mandat, assorti d’un assouplissement de l’embargo sur les armes, devait encadrer la formation et l’équipement des Forces armées centrafricaines (Faca). Mais des doutes sont très vite apparus quant au nombre réel de combattants déployés et au profil de ces instructeurs aux tenues militaires dépareillées.

Permis d’exploration miniers

Sytii participe aujourd’hui à la plupart des réunions de sécurité où des informations sensibles sont échangées avec des responsables de la Minusca. Interrogé sur la présence d’un employé de Prigogine, Vladimir Monteiro, porte-parole de la mission onusienne, affirme que «la Minusca ne le connaît pas personnellement» et ne cherche pas à savoir «qui sont les invités du Premier ministre». Comment cet «invité» placé sous sanctions par les Etats-Unis, plus gros contributeur financier des missions de la paix, peut-il passer inaperçu ?

Pour les autorités américaines, Sytii est aussi «le fondateur de Lobaye Invest». Cette société minière, immatriculée en Centrafrique depuis le 24 octobre 2017, a obtenu des permis d’exploration dans la sous-préfecture de Boda. Son acte d’enregistrement a été signé par Evgeny Khodotov, «directeur gérant» de la société M-Finance. Khodotov, les sociétés M-Finance et Lobaye sont aussi sous sanctions américaines et reliés par le Trésor américain à Prigogine.

Diamants et or

Pour Wagner, l’équation est simple. Protection contre ressources naturelles : la méthode a été notamment éprouvée en Syrie, où la société se rémunère sur l’exploitation de gaz naturel dans des territoires repris au groupe Etat islamique en échange de son soutien à Bachar al-Assad. En Centrafrique, les sous-sols sont riches en diamants et en or, dont le trafic alimente depuis toujours groupes armés et hommes d’affaires peu scrupuleux. Fin décembre, des représentants de Faustin-Archange Touadera, le président centrafricain, se sont justement rendus en Russie pour des discussions sur l’exploitation de ces ressources.

Dans le sillage de Lobaye Invest est apparue une autre société affiliée à Prigogine, Sewa Security Services. Sur une photo qui a beaucoup circulé pour illustrer l’arrivée de mercenaires russes en Centrafrique, un écusson de l’entreprise est parfaitement distinct sur l’épaule gauche d’un militaire blanc. Ces hommes lourdement armés assurent la sécurité du président centrafricain, aux côtés d’un détachement de Casques bleus rwandais de la Minusca. De l’aveu même de l’ONU, ce ne sont pas des instructeurs. Dans son rapport daté du 18 décembre 2018, le groupe d’expert des Nations unies sur la Centrafrique écrit : «Jusqu’en avril 2018, la présence d’instructeurs russes parmi les membres de la Garde présidentielle était liée à leur participation à l’exercice de formation. Par la suite, les instructeurs ont été remplacés par six employés russes de la société privée centrafricaine Sewa Security.» Dmitri Sytii et Albert Yakolé Mokpeme, porte-parole de la présidence, disent ne pas connaître cette société.

Attaque sur Bangui

«La Minusca n’a aucun cadre ou accord de coopération ou de collaboration avec la société dont vous parlez», se défend Vladimir Monteiro. Sewa Security et la Minusca partagent pourtant une mission commune : la sécurité du Président. D’après tous les experts interrogés pour cette enquête, il est impossible que les deux forces s’ignorent. La présence physique de ces «affreux» (le surnom des mercenaires blancs en Afrique) au milieu des Casques bleus constitue par ailleurs un coup de canif à la Convention internationale contre le recrutement, l’utilisation, le financement et l’instruction de mercenaires adoptée en 1989.

Cette proximité inédite entre des soldats de la paix – tenus à une obligation de neutralité dans leurs missions – et des paramilitaires liés au pouvoir centrafricain s’est accentuée ces dernières semaines. Depuis la réélection contestée de Faustin-Archange Touadera, le 27 décembre, des attaques régulières de rebelles secouent le pays. Le 13 janvier, elles ont atteint les abords de Bangui, la capitale, faisant de nombreuses victimes parmi les assaillants et un mort parmi les Casques bleus. L’offensive a été attribuée à la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), formée par six groupes armés au lendemain de l’élection. Elle contrôlerait aujourd’hui près des deux tiers du territoire centrafricain. La CPC n’a pas caché son intention de renverser le pouvoir à Bangui, qu’elle considère illégitime et réélu grâce à la fraude et le soutien de Moscou.

Accord de coopération militaire

Face aux rebelles, Casques bleus, Faca et Russes ont fait front commun. Les «instructeurs» ont participé aux combats. Pourtant, aucun accord n’existe entre la Minusca et le ministère de la Défense russe, comme c’est le cas, par exemple, avec la France et son armée en cas d’opérations communes. Le porte-parole de la Mission, Vladimir Monteiro, a affirmé qu’un «mécanisme de coordination» a été mis en place, mais qu’il n’existe pas «d’opérations conjointes». Selon Dmitri Sytii, les Faca et «les instructeurs russes qui les accompagnent» conduisent des opérations «en concertation avec la Minusca».

De leur côté, les autorités centrafricaines mettent en avant un accord de défense qui encadrerait le déploiement de militaires russes. Libération a pu consulter cet accord de coopération militaire signé à Moscou le 21 août 2018. L’article 2 de ce document confidentiel de six pages prévoit «l’échange d’opinions et d’informations», «l’instruction des troupes», «l’échange d’expérience du maintien de la paix et d’interaction dans les opérations du maintien de la paix sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies», «l’interaction dans les activités de la lutte contre le terrorisme». Une sémantique peu précise «qui n’exempte en rien la Minusca d’avoir un accord avec la Russie» si leurs forces coopèrent, décrypte un expert international.

«Deux militaires russes blessés»

Le 3 janvier à Bangassou, ville située à 730 kilomètres à l’est de Bangui, cette «coordination» entre les forces de l’ONU et les paramilitaires russes s’est traduit par leur protection et leur escorte par les blindés des Casques bleus, puis leur accueil dans la base de la Minusca. Plusieurs blessés ont été pris en charge, dont deux militaires centrafricains et deux «mentors» russes, si l’on en croit un bilan diffusé le soir de l’affrontement sur un réseau interne à la mission onusienne. Le porte-parole confirme bien que «le service médical de la Minusca à Bangassou a apporté des soins à deux militaires russes blessés» dans le cadre du droit international humanitaire.

Un notable ayant assisté à la scène affirme à Libération, sous couvert d’anonymat, que cette dizaine d’hommes «de plusieurs nationalités et lourdement armés appartiennent à une société privée». Interrogé sur le statut de ces combattants, Vladimir Monteiro botte en touche et renvoie la balle aux autorités centrafricaines. A la présidence, Albert Yakolé Mokpeme dit ne pas s’intéresser «aux CV de ces militaires présents avec l’autorisation des Nations unies».

«Double jeu»

Le silence du Conseil de sécurité sur cette situation opaque, qui concerne pourtant l’une de ses missions de la paix, commence à s’effriter. «Ils se bouchent le nez et font semblant de croire qu’il s’agit d’instructeurs», juge un spécialiste des conflits armés, qui affirme que la présence des Russes permet aux autres membres du Conseil de préserver un minimum de sécurité à Bangui et une apparente stabilité politique en Centrafrique, sans s’engager eux-mêmes. «Qui les remplacerait s’ils partaient demain alors que les soldats de la paix n’ont pas les moyens de leur mission ? Cela arrange tout le monde à court terme, bien que la France aimerait bien les voir partir.»

Paris aurait en effet toutes les raisons de taper du poing sur la table du Conseil de sécurité : son influence historique en Centrafrique s’est réduite comme peau de chagrin depuis l’arrivée des Russes. Pour Nathalia Dukhan, enquêtrice au sein de l’ONG The Sentry, «la France mène un jeu double : des réseaux militaires français ont activement cherché à influencer le processus électoral pour empêcher la réélection de Touadera et ainsi mettre fin aux accords signés avec la Russie. Pourtant, elle continue de soutenir, du moins officiellement, le gouvernement centrafricain et la Minusca».

Dénoncer frontalement l’entrisme de Moscou ne changerait pas grand-chose, estime une source diplomatique française : les mercenaires russes resteraient de toute façon sur le terrain, sous couvert de la requête officielle de la RCA. Maintenir un semblant de mandat onusien serait donc un moindre mal, permettant aux membres du Conseil de sécurité de conserver une influence. Le 13 janvier, lors d’une réunion d’urgence organisée à huis clos le jour des attaques à Bangui, Washington a ainsi exigé le départ d’hélicoptères de combats russes, déployés en dehors de tout mandat. Les appareils, aperçus en soutien aux Casques bleus, ont été rangés dès le lendemain dans des avions-cargos Iliouchine. Ils ont été vite remplacés par des hélicoptères civils… mais pouvant être équipés d’armements. La fable continue.

 

 

Roland Marchal

Chercheur CNRS/Sciences Po

CERI

56 rue Jacob75006 Paris

Tel: +33688494852

Par Michael Pauron de la Libération Lire ici

 

 

 

 

 

 

 

« Ils ont arrosé mon frère de tirs » : des milliers de Centrafricains affluent au Cameroun pour fuir les violences

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Des réfugiés de la République centrafricaine font la queue devant les bureaux administratifs de Garoua-Boulai, au Cameroun, le 8 janvier 2021, où le Haut-Commissariat
des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) les traitera après avoir fui la RCA . CopyrightDR

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 2 février 2021 )Corbeaunews-Centrafrique). D’après l’ONU, au moins 105 000 personnes ont trouvé refuge dans les pays voisins de la RCA, où s’affrontent rebelles et armée régulière.

<img src=”https://img.lemde.fr/2021/02/01/0/0/4032/3024/664/0/75/0/7bcf16e_420690154-image00026.jpeg” alt=”Les réfugiés centrafricains affluent par milliers dans le camp de Garoua-Boulaï depuis les premiers affrontements entre rebelles et soldats de l’armée régulière, le 15 décembre 2020.”> Les réfugiés centrafricains affluent par milliers dans le camp de Garoua-Boulaï depuis les premiers affrontements entre rebelles et soldats de l’armée régulière, le 15 décembre 2020. Josiane Kouagheu pour “Le Monde”

Pas lourds, regards tourmentés et fatigués, des centaines d’hommes, de femmes et d’enfants entrent en file indienne dans l’immense camp de réfugiés centrafricains de Gado-Badzéré, situé à Garoua-Boulaï, localité camerounaise frontalière de la République centrafricaine (RCA). Tous ont fui les violences qui opposent, depuis le 15 décembre 2020, des groupes rebelles aux Forces armées centrafricaines (Faca) et leurs alliés dans un pays où a été décrété l’état d’urgence.

Lire aussi Centrafrique : plus de 200 000 personnes déplacées en moins de deux mois

D’après le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), plus de 105 000 Centrafricains ont été forcés de chercher refuge dans les pays voisins, notamment la République démocratique du Congo (RDC), le Tchad et le Congo-Brazzaville. Ils sont plus de 5 300 à avoir rejoint le Cameroun et beaucoup continuent à affluer au point de passage de Garoua-Boulaï, malgré la fermeture des frontières et les restrictions dues à la pandémie de Covid-19.

Le camp accueille déjà 26 000 réfugiés ayant fui la troisième guerre civile de Centrafrique, en 2013, entre milices à majorité musulmane (la séléka) et chrétienne (les anti-balaka). Les nouveaux venus sont logés dans des abris d’urgence après avoir obtenu leur statut de réfugiés auprès du HCR et passé un test de dépistage du coronavirus. Les vagues d’arrivée se succèdent à un rythme soutenu depuis début janvier.

« Mes parents se sont écroulés sous mes yeux »

Malgré son soulagement, Rita Marie Koue, foulard négligemment noué sur la tête, pleure à chaudes larmes dès sa descente du bus. La jeune femme de 38 ans a perdu ses parents, tués par des balles perdues alors qu’ils se rendaient aux champs près de Bouar, une ville de l’ouest de la RCA et l’un des points chauds des récentes violences. Traumatisée comme la dizaine de réfugiés interrogés par Le Monde Afrique, elle peine à se souvenir des dates exactes.

« Nous étions allés enlever les tubercules de manioc. Au retour, on a entendu d’intenses échanges de tirs non loin de la maison. J’ai vu mes parents s’écrouler sous mes yeux. J’ai abandonné leurs corps », relate-t-elle en sango, principale langue parlée en RCA. Ce jour-là, choquée et perdue, elle court jusqu’à sa maison, constate que son mari a disparu et s’enfuit par la brousse avec ses trois enfants. Durant trois jours, elle marche, « sans manger ni boire », jusqu’à la frontière.

A quelques pas, Adeline Fiodena, 27 ans, veuve et enceinte de huit mois, ne sait pas non plus ce qu’est devenu l’un de ses fils, ou le reste de sa famille. Lorsque les rebelles sont arrivés à Beloko, localité centrafricaine frontalière, elle s’est sauvée avec deux de ses trois enfants et a passé la nuit en pleine forêt. Fatiguée, la jeune femme dit vouloir « tout oublier pour un temps ». Ne plus penser à ce qui est « peut-être arrivé » aux siens. « Je veux juste me reposer », murmure-t-elle en jetant un regard dans la grande tente où sont assis les nouveaux arrivés.

Lire aussi Etat d’urgence en République centrafricaine, où l’émissaire de l’ONU veut une hausse « substantielle » des casques bleus

 

« Ils vont passer deux jours ici en zone de transit dans des dortoirs aménagés où ils vont refaire à nouveau les tests du Covid-19 avant d’être conduits dans les abris d’urgence », explique Maxime Moude Moude, superviseur du camp. Au secteur 12 où sont érigés ces abris, des tentes du HCR s’étendent à perte de vue. Des techniciens s’affairent à la construction d’autres habitations.

Assise dans sa tente, Judith Behorofei raconte avoir vu des supplétifs russes tuer son neveu alors que sa famille tentait de fuir les combats. « Il était pourtant habillé en civil », insiste-t-elle. Plus loin, Aimé Belle-Vie Krassio parle tendrement de son frère, Boniface Alain, abattu à Bambari, dans le centre du pays. « On fuyait à travers la brousse. Il était devant. Ma femme, mon enfant et moi étions derrière lorsque les rebelles ont surgi. On s’est cachés. Ils l’ont arrosé de tirs », relate Aimé Belle-Vie qui, avec d’autres rescapés, a creusé à la va-vite une tombe afin d’offrir « un dernier au-revoir à celui qui m’a tout donné dans la vie ».

« Dire comment ramener la paix »

Dans la tente voisine, Hamadou Bachirou regrette déjà « sa vie d’avant » quand il mangeait à satiété. Cet afflux de réfugiés au Cameroun augmente des besoins humanitaires déjà considérables. « Le riz et les haricots sont insuffisants », soupire Hamadou, même s’il se dit soulagé d’« avoir enfin un lieu où dormir », tandis que d’autres, encore nombreux, attendent encore de s’enregistrer auprès du HCR.

Sur l’esplanade de la sous-préfecture de Garoua-Boulaï, plus d’une centaine de Centrafricains patientent ainsi sous le soleil, comme Pamela Edwige. Violée par deux rebelles à Bouar, la jeune fille de 18 ans a « honte » de confier son histoire aux humanitaires, malgré les encouragements de sa mère et de ses deux petits frères. Arrivée au Cameroun quatre jours plus tôt, elle passe des nuits blanches « à penser, à pleurer et à maudire cette guerre ».

Voir la population souffrir ainsi me fend le cœur. Je pense qu’il est vraiment temps qu’on s’asseye autour d’une table pour dire réellement pourquoi on prend les armes et comment ramener la paix », plaide un député de Bouar, réfugié depuis le 20 janvier au Cameroun avec femme et enfants. D’après nos sources, au moins deux parlementaires, plus de 150 forces de défense et de sécurité centrafricaines, près de 200 miniers chinois opérants en Centrafrique et des fonctionnaires sont réfugiés au Cameroun. « Si rien n’est fait aujourd’hui, le cycle de violence ne faiblira plus jamais. Il faut franchement dialoguer », insiste le député.

 

Le monde Afrique

Législatives en Centrafrique: encore 118 sièges à pourvoir avant le 2 mai

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 1 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Sur ces 22 députés élus au premier tour, cinq sont issus du MCU, le mouvement présidentiel, contre six après les résultats provisoires, trois pour le compte du parti Patrie de Crépin Mboli Goumba, deux pour l’URCA de l’opposant Anicet Georges Dologuélé, un seul pour le KNK de François Bozizé, ainsi que pour le MLPC de Martin Ziguélé.

 

La Cour avait été saisie de 346 requêtes. Elle a décidé in fine d’invalider le vote dans 13 circonscriptions : Bogambolo, Baoro, Dékoa, Sibut, Zangba, Carnot 1 et 2, Bambari, Kaga Bandoro, Bozoum Nanga Boguila, mais aussi deux arrondissements de Bangui. Les raisons sont diverses : menaces et intimidations, des dépouillements dans circonstances troubles, ou des urnes détruites. La Cour a aussi redressé les résultats par endroits. Deux candidats de la majorité, également ministre, qui étaient en ballotage ont par exemple été déclarés élus. Enfin, six candidatures enfin ont été invalidées : une candidate, par exemple, dont le suppléant était un chef anti-balaka, d’autres pour violation de dispositions électorales ou encore violences durant la campagne.

Difficile sur la base de ces résultats très partiels de tirer des conclusions sur l’équilibre des forces au sein de la future Assemblée. Au total, on s’achemine donc vers un second tour dans 47 circonscriptions ainsi que 71 élections partielles, soit environ la moitié de la future assemblée, où le premier tour n’a pas eu lieu ou a été annulé. L’Autorité nationale des élections (ANE) travaille à un nouveau calendrier entièrement réaménagé pour tenir compte de cette nouvelle donne. Il devrait être rendu public sous peu. Et le temps est compté. Le mandat de l’actuelle assemblée expire le 2 mai. Et pour investir la nouvelle, il faut qu’au minimum les 2/3 des députés aient été choisis à cette date.

 

RFI

Bangui encerclé, la situation est “apocalyptique”

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Bangui encerclé, la situation est “apocalyptique”

Bangui ( République centrafricaine ) – La situation à Bangui, la capitale de la République centrafricaine (RCA), est “apocalyptique” alors que les rebelles encerclent la ville, selon un ancien premier ministre.

Martin Ziguélé affirment que les combats sont quotidiens dans tout le pays et qu’il ne peut pas quitter Bangui sans une escorte armée./////////////.

L’ONU affirme que plus de 200 000 personnes ont fui leurs foyers depuis que le conflit a éclaté le mois dernier./////////////.

Les forces rebelles contrôlent maintenant les deux tiers du pays./////////////.

La RCA est l’un des pays les plus pauvres et les plus instables d’Afrique, même si elle est riche en ressources telles que les diamants et l’uranium. L’ONU estime qu’environ la moitié de la population dépend de l’aide humanitaire./////////////.

Les forces rebelles qui entourent actuellement Bangui contestent la validité de la réélection du président Faustin Archange Touadéra en décembre et veulent le voir évincé./////////////.

La ville est défendue par les forces gouvernementales soutenues par les troupes de l’ONU, russes et rwandaises. L’état d’urgence a été déclaré au début de ce mois./////////////.

M. Ziguélé, qui s’est classé troisième, estime que la préoccupation de tout le monde est que la principale voie d’approvisionnement entre Bangui et l’est du Cameroun reste sécurisée./////////////.

“Je ne peux pas quitter Bangui… sans une escorte militaire lourdement armée”, dit-il par téléphone à l’agence de presse Reuters./////////////.

“Imaginez, alors, la population. Ajoutez le couvre-feu et l’état d’urgence – c’est vraiment une situation apocalyptique”, ajoute-t-il./////////////.

Ces réfugiés ont fui la RCA vers un camp de fortune en RD Congo/////////////.

M. Ziguélé se félicite de la demande de l’ONU d’augmenter les troupes de maintien de la paix mais indique que des pourparlers entre toutes les parties étaient nécessaires de toute urgence./////////////.

“Un renforcement militaire n’est pas la seule solution pour faire face à la crise sécuritaire, humanitaire et économique qui menace de plonger un des pays les moins développés du monde dans un coma complet”, a-t-il déclaré./////////////.

Au moins 12 000 soldats de la paix sont déjà sur le terrain en RCA./////////////.

L’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a indiqué qu’environ 92 000 réfugiés avaient fui vers la République démocratique du Congo et que plus de 13 000 étaient passés au Cameroun, au Tchad et en République du Congo. Le reste a été déplacé à l’intérieur de la République centrafricaine./////////////.

S’exprimant à Genève, un porte-parole de l’Agence des Nations unies pour les réfugiés, le HCR, dit aux journalistes que les attaques des rebelles avaient entravé l’accès humanitaire à Bangui et que de nombreuses personnes sont maintenant confrontées à des “conditions désastreuses”./////////////.

Les maladies se développent et certaines personnes déplacées sont si désespérées qu’elles échangent des faveurs sexuelles contre de la nourriture, ajoute le porte-parole Boris Cheshirkov. /////////////.

Entre-temps, un organisme régional de 12 États membres a appelé à un cessez-le-feu et a exhorté les groupes armés à “se désengager de l’encerclement de Bangui”./////////////.

La Conférence internationale sur la région des Grands Lacs a averti que la crise constitue une menace sérieuse pour les pays voisins. /////////////.

Les rebelles sont repoussés par les forces armées.

Avec BBC Afrique

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RCA : création du septième bataillon d’infanterie territorial des FACA

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Les soldats FACA en patrouille dans les rues de Bangui, le 22 janvier 2021. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 1 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Après le sixième bataillon qui regroupe en son sein pour la plupart des miliciens « requins » proches du pouvoir, vient de naitre le septième bataillon d’infanterie territorial au sein des forces armées centrafricaines (FACA).

 

Une corporation de l’armée centrafricaine, le BIT 7 (Septième bataillon d’infanterie territorial ) voit le jour. Le décret de création a été signé samedi 30 janvier 2021 par le chef de l’État Faustin Archange Touadera.

Selon des observateurs militaires, ce nouveau bataillon devrait regrouper en son sein les miliciens d’autodéfense du quartier PK5 qui sont actuellement en formation au camp Kassaï dans le septième arrondissement de Bangui, ainsi que les jeunes du quatrième arrondissement, recrutés vendredi 4 décembre 2020 ,  devant le domicile du chef de l’État au quartier Boy-Rabe.

Par ailleurs, le chef d’État major, le général Mamadou Zépherin, n’a pas déposé sa lettre de démission contrairement aux rumeurs annoncées dans certains médias.

Dossier à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : aujourd’hui la cour constitutionnelle va publier les résultats définitifs des élections législatives du 27 décembre 2020

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Madame Danielle Darlan, Présidente de la cour constitutionnelle, le 03 décembre 2020. Photo CNC / C.J. Y apendé

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 1 février 2021, 07:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). La cour constitutionnelle se prononce aujourd’hui sur les résultats des élections législatives  en République centrafricaine, et ce,  trois semaines après la publication provisoire par l’autorité nationale des élections (ÂNE).

 

Sur 140 circonscriptions électorales,  les législatives n’avaient pas eu lieu dans 58 autres circonscriptions. La cour constitutionnelle,  en proclamant le résultat définitif de la présidentielle le 18 janvier dernier, avait annulé les résultats, et  pour la présidentielle,  et pour législatives,  dans les circonscriptions de Bambari, Baoro, Bozoum et Carnot.

La cour constitutionnelle, qui devrait se prononcer le 28 janvier sur les résultats des législatives, avait annoncé qu’elle se prononcera que ce lundi 1er février 2021. L’audience est prévue à 10 heures du matin à la Cour de cassation.

Entre temps, le candidat à la présidentielle Martin Ziguélé, qui était le premier à reconnaitre le verdict de la cour constitutionnelle sur la présidentielle, avait pourtant appelé à l’annulation pure et simple des élections législatives en raison des nombreuses irrégularités  constatées. Même son de cloche du côté de l’opposition démocratique qui dénonce  un processus électoral bâclé et qui n’a pas respecté les normes et standards internationaux universellement reconnus.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Les chroniques d’un ex-ambassadeur tchadien au pays de Bokassa

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Les chroniques d’un ex-ambassadeur tchadien au pays de Bokassa

Bangui ( République centrafricaine ) – Mahamat Gabdou Ngaizounet était ambassadeur plénipotentiaire accrédité à Bangui sous le règne du Conseil Supérieur Militaire (CSM) présidé par le général Felix Malloum Ngakoutou Bey-Ndi. L’auteur décrit au jour le jour la vie politique en Centrafrique sous le règne du Maréchal Bokassa dont la mégalomanie entrainera plus tard l’avènement d’une éphémère monarchie impériale dans ce pays d’Afrique centrale, voisin au Tchad.

Ce journal retrace dans les moindres détails les frasques d’un despote imbu de sa personnalité qui s’imposait à son peuple comme un « président à vie », détenteur d’un pouvoir émanant de l’Éternel et sous les pieds de qui les centrafricains devraient implorer la grâce de rester en vie. Mahamat Gabdou Ngaizounet décrit des scènes où le despote étale ses états d’âme devant les siens et fait régner sa volonté sur la Centrafrique. /////////////.

Témoin privilégié ayant eu accès au Palais Présidentiel et à la tribune d’honneur pendant les cérémonies protocolaires diverses, Mahamat Gabdou nous fait entrer dans les secrets de celui qui a dirigé de mains de maître ce pays diamantifère. /////////////.

D’une plume fluide, l’ex-diplomate, aujourd’hui octogénaire, narre son sejour au pays de Barthelemy Boganda avec candeur, bien qu’à l’époque, il faisait sans doute semblant de n’avoir vu et de ne vouloir rien voir. Ces souvenirs si lointains qui ressurgissent au moment même où le président ldriss Deby Itno est élevé par son peuple à la dignité de Maréchal du Tchad ne sauraient être perçus comme une simple coïncidence par le lecteur averti. Bien que l’auteur n’y fasse pas allusion, on a comme la chair de poule en parcourant ces bribes de dérive dictatoriale qui nous invite, nous tchadiens, à craindre un éventuel dérapage de notre processus démocratique. /////////////.

Que les faits vécus au bord de l’Oubangui par nos voisins ne coulent pas, d’année en année, vers notre cher Chari ! C’est un journal captivant. Les frasques d’un tyran aux allures ubuesques sont mises en relief dans ce journal reconstitué par l’ambassadeur plénipotentiaire et Extraordinaire du Tchad en République Centrafricaine en 1975. Cet ouvrage plonge le lecteur dans les faits et méfaits de Jean Bedel Bokassa, chef de l’État et des armées, “président à vie”, “Maréchal” puis Empereur Bokassa 1er. /////////////.

Des chroniques rédigées dans un style simpliste qui lèvent un pan de voile sur les dérives totalitaires et la mégalomanie d’un despote africain. /////////////.

Mahamat Gabdou Ngaizounet est né à Fort-Lamy (N’Djamena) le 19 juin 1934. Il a été un témoin privilégié de l’accession de Tchad à l’indépendance. ll a eu le privilège d’être un des acteurs majeurs de l’univers administratif de ce pays. Il a fait office d’ambassadeur plénipotentiaire accrédité au pays du Maréchal Jean Bedel Bokassa. Dans ce journal, il partage ses souvenirs indélébiles au bord de l’Oubangui Chari.

— Fin de l’article —

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RCA : le général Ludovic Ngaïfei, ancien chef d’État major, est placé en mandat de dépôt

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L’ancien Chef d’État major de l’armée, le général Ludovic Ngaïfei. Photo d’archives.

Bangui, République centrafricaine, lundi, 1 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Le général Ludovic Ngaïfei, ancien chef d’État major des forces armées centrafricaines (FACA), interpellées à son domicile du quartier PK11 dans la nuit du vendredi à samedi 16 janvier 2021, a été placé en mandat de dépôt et incarcéré à la prison militaire de Camp de Roux à Bangui, a-t-on appris de source judiciaire.

 

Le général Ludovic Ngaïfei, ancien chef d’État major,  est ressorti jeudi 28 janvier, du bureau du procureur, tard dans la nuit pour être conduit sous escorte militaire vers la prison militaire de camp de Roux à Bangui. Après plus de 8 heures d’interrogatoire,  l’ancien chef de l’armée centrafricaine à la retraite depuis 2018 a été placé en détention provisoire pour son implication présumée dans une tentative de déstabilisation du pouvoir en place.

Le 16 janvier dernier, le général de division Ludovic Ngaïfei  a été accusé d’avoir fomenté un putsch  contre le régime de Bangui. “Je laisse le soin au peuple centrafricain de juger par lui-même”, a lancé l’ancien général avant d’être incarcéré, parlant de tragi-comédie  pour qualifier les chefs d’accusation.

Tout remonte en janvier 2018 après une dispute entre le général Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON à l’époque, chef d’état-major des armées et le président Faustin Archange Touadera ayant finalement abouti à son limogeage en juillet 2018.

D’après nos informations, Ludovic NGAÏFÉI LEMADÉMON n’avait pas apprécié la façon dont gère le pouvoir Faustin Archange Touadera et ses équipes. Ce qui l’a poussé à prendre sa plume pour donner sa position et la reprendre à nouveau, deux ans après son limogeage à la tête de l’armée, pour montrer qui est Touadera.

Mises papier et remis à la presse afin de mettre à la disposition du public, ces quatre vérités sont résumées en ces termes : « Quand la souffrance du peuple m’interpelle à plus d’un titre ». Une goutte d’eau qui fait déborder le vase à la résidence du mathématicien de boy-rave.

Faustin Archange Touadera : un président mal élu

Pour dire que le président Touadera est un président mal élu pour ne pas dire, investi par la communauté internationale dans une situation de ni paix ni guerre.

Le désormais fonctionnaire de la Fonction publique Ludovic NGAÏFÉI demande aux Centrafricains « à lire le regret de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo pour avoir organisé les élections sous pression de la communauté internationale sans le désarmement promis des rebelles et, pour les avoir intégrés dans le Gouvernement ».

Dans la nuit du vendredi à samedi 16 janvier, une colonne des véhicules de l’armée nationale, accompagnée par des blindés conduits par des Mercenaires russes, ont défoncé, contre toute attente, le portail de la résidence du général Ludovic Ngaïfei, l’ancien chef d’État major au quartier PK11 à la sortie nord de Bangui, et tiré partout comme des « fous ». Heureusement le général avait évacué sa famille au centre-ville le lendemain de l’attaque du 13 janvier. En l’absence de riposte, ils n’ont pas de choix que de l’emmener au camp de Roux, et ce, sans aucune raison apparente.

Aussitôt, on organise une audition sans substance : on lui a notamment demandé   pourquoi il avait démissionné de l’armée;  s’il savait pourquoi il avait été  arrêté; et au conditionnel qu’il aurait des accointances avec la coalition des patriotes pour le changement (CPC), et qu’il s’organiserait des réunions politiques…

Après son interrogatoire par les mercenaires russes au camp de Roux, il est ramener à la section des recherches et d’investigation (SRI) de Bangui d’où  il a été placé en détention provisoire avant de le transférer au camp de Roux la semaine dernière.

Affaire à suivre…..

 

Par Gisèle Moloma

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

 

RCA : Le douloureux constat fait par EL Hadj OUSMAN BADAMASSY, opérateur économique de son État, relatif au monopole des activités économiques et commerciales par la diaspora libanaise à Bangui

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Magasin Rosami à Bangui. Photo CNC / Gisèle MOLOMA

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 1 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Le douloureux constat fait par EL Hadj OUSMAN BADAMASSY, opérateur économique de son Etat, relatif au monopole des activités économiques et commerciales par la diaspora libanaise à Bangui, a été l’objet d’échanges interrogateurs et interpellateurs d’une vingtaine de compatriotes sur le réseau social Facebook. Au regard des préoccupations évoquées par ces compatriotes, que nous nous faisons la fierté d’indiquer ci-dessous leurs noms ou sobriquets si cela ne constitue pas une gène, nous voulons aussi humblement partager avec eux une de nos analyses rétrospectives et prospectives contenues dans le Projet de Société du PDCA, sous la rubrique ‘’De l’économie de pillage à l’octroi de l’indépendance politique, la succession des phénomènes destructeurs de l’Oubangui-Chari qui ont gravement compromis le développement de Centrafrique’’.

 

Mais au préalable, nous voudrions saluer l’éveil de conscience de ces compatriotes et leur exprimer toutes nos sincères considérations, parce que leurs échanges ont nettement tranché avec les insolences, les méchancetés, les vilenies et autres que certains de nos compatriotes déversent sur la toile et qui ne nous honorent pas. Et nous sollicitons également la disponibilité des compatriotes spécialistes de l’histoire économique de notre pays, de pouvoir compléter les informations que nous évoquons à travers ces quelques pages, pour davantage édifier nos compatriotes qui veulent comprendre.

Avec les permissions des uns et des autres, voici les noms ou sobriquets de ces compatriotes avec qui nous faisons individuellement ce partage d’ informations :

  • GBADE FLORENCE
  • YANGAMA MARTIAL
  • MBI KEN GBA
  • ADAMS BIREMA ARMEL
  • HAMARA OUAPOUTOU FREDY
  • LE PETROLIER KAMS
  • YANGANDJI NGUIMALE DANIEL
  • BARYASSON ANDREW
  • YEKATOM NADANE AGRES
  • YANGARA HIPPOLYTE
  • POUTINE DE POUTINISATION
  • NDANGUERE CHRISTIAN CYRILLE
Q
X1

y

 

BAZOUMA NESTOR

  • BACHIR MOUSSA BAWA
  • ZIZI GBAPOMA
  • GOUZHY YANE
  • MOKET AYIMA HUBERT
  • BAHA JEAN
  • KOULOU AUGUSTE
  • ISSA ULRICH EMILIEN
  • BINTA FAÇON FAÇON

Nous essayerons de ne pas rendre la lecture assez fastidieuse, parce qu’il faudrait remonter jusqu’aux 14eme-15eme siècles pour expliquer comment et pourquoi nous avons été pillés et exploités, et qu’il est enfin temps d’envisager ou de privilégier nos propres intérêts pour ne pas succomber.

  • Le système d’exploitation et de pillage libanais, survivance du système d’exploitation et de pillage arabe antique, s’est greffé au système d’exploitation et de pillage français qui est l’un des anciens et odieux systèmes pillages ou

de prédation, à travers l’histoire des hommes, mis en place par les Français, les Allemands, les Belges, les Espagnols, les Portugais bénis par l’église catholique. Ces systèmes se caractérisent par les extractions aux moindres coûts et rapatriement à l’état des richesses naturelles des pays pillés pour développer les pays des colonisateurs, au contraire des systèmes anglo- saxons de prédation (Royaume Uni, Hollande ou Pays Bas, Norvège, Danemark, Etats-Unis), consistant à réaliser les premières transformations dans les contrées pillées et rapatrier les produits semi-finis. Cette sommaire comparaison nous fait comprendre, que, quelle que soit la grande puissance militaire ou économique, qu’elle soit de l’Ouest ou de l’Est, n’a qu’une seule préoccupation : ses intérêts et rien que la défense de ses intérêts, cardinale préoccupation qui a fondé les relations diplomatiques, politiques et économiques depuis le Pape NICOLAS V en 1454, jusqu’à la fin du diktat du FCFA le 25 décembre 2020, que les Autorités Politiques Françaises veulent à tous prix ré imposer à leurs anciennes colonies pour la survie de la France en tant que grande puissance. Et le système libanais, survivance du système arabe de pillage et d’exploitation, aussi nocif, s’est tout simplement greffé sur le système français en Centrafrique, parce que les Libanais ont toujours soutenu leurs nombreuses crises politico-confessionnelles au Liban grâce aux ressources tirées, en grande partie des pays d’Afrique, sans jamais réaliser de lourds investissements dans ces pays d’exploitation : même esprit, même approche.

Magasin RIAD Bangui
Magasin RIAD Bangui. Photo CNC
      • La succession des phénomènes destructeurs de 1454 à 1960. Les systèmes de prédation du reste du monde par les pays de l’Europe de l’Ouest ont été mis en place à partir de 1454 et ont été bénis ou légitimés par le Pape NICOLAS V avec sa bulle du 08 janvier 1454, dont l’extrait ci-après :

‘’Nous avons jadis, par de précédentes lettres, concédé au Roi Alphonse du Portugal, entre autres choses, la faculté pleine et entière d’attaquer, de conquérir, de vaincre, de réduire et de soumettre tous les sarrasins (terme désignant les Africains), païens et autres ennemis du Christ où qu’ils soient, avec leurs royaumes, duchés, principautés, domaines, propriétés, meubles et immeubles, tous les biens par eux détenus et possédés, de réduire leurs personnes en servitude perpétuelle, (…) de s’attribuer et faire servir à usage et utilité ces dits royaumes, duchés, contrés, principautés, propriétés, possessions et biens de ces infidèles sarrasins (Africains) et païens.’’ – L’Eglise catholique et le Pape NICOLAS V bénissent l’esclavage et la traite négrière – 8 janvier 1454, Rebellyon.Infos. Site Collaboratif d’Infos Alternatives.

Après la bulle du Pape NICOLAS V, ce fut le Code Noir de COLBERT Jean Baptiste, promulgué par le roi LOUIS XIV en 1665 et reformulé par son successeur LOUIS XV en 1724, lequel code réglemente et présente l’homme noir comme un objet ou une marchandise soumise aux lois du marché et un bien faisant partie intégrante d’un domaine : articles 5, 7, 8, 18 et 25.

La Conférence de Berlin de 1885 sacralise et revivifie la bulle du Pape NICOLAS V et le code noir et consacre le partage du monde, en général et singulièrement celui de l’Afrique, entre les grandes puissances européennes. Les colonies d’Afrique subsaharienne prendront respectivement les noms colonies françaises de l’Afrique de l’Ouest-AOF (Sénégal, Mauritanie, Mali, Guinée Conakry, Côte d’Ivoire, Haute Volta, Dahomey, Niger) et de colonies françaises de l’Afrique Equatoriale Française-AEF (Congo Brazzaville, Gabon, Oubangui-Chari, Tchad). Le Togo sera annexé à l’AOF et le Kamerun à l’AEF après la défaite de l’Allemagne à l’issue de la première guerre mondiale de 1914-1918.

Le Principat Colonial de 1921 : : EXTRAIT DE LA CAUSERIE DE JULES RENQUIN, Ministre

belge des colonies, en 1920 avec les missionnaires catholiques devant aller évangéliser au Congo Belge, c’est-à-dire

contribuer au pillage.

‘’ La tâche que vous êtes conviés à y accomplir est très délicate et demande beaucoup de tact. Prêtres, vous venez certes pour évangéliser. Mais cette évangélisation doit s’inspirer de notre grand principe : tout, avant tout pour les intérêts de la métropole (Belgique). Le but essentiel de votre mission n’est point d’apprendre aux noirs à connaître Dieu. Ils le connaissent déjà. Ils parlent et se soumettent à un NZANBE ou un NVINDI-MUKULU, et que sais-je encore. Ils savent que tuer, voler, calomnier, injurier.. .est mauvais (.) Vous ne venez pas leur apprendre ce qu’ils savent déjà. Votre rôle consiste, essentiellement, à faciliter la tâche aux administratifs et aux industriels. C’est donc dire que vous interpréterez l’évangile de la façon qui sert le mieux nos intérêts dans cette partie du monde. Pour ce faire, vous veillerez entre autres à :

Désintéresser nos ‘’sauvages’’ des richesses matérielles dont regorgent leur sol et sous-sol, pour éviter que s’y intéressant, ils ne nous fassent une concurrence meurtrière et rêvent un jour à nous déloger. Votre connaissance de l’évangile vous permettra de trouver facilement des textes qui recommandent et ‘font aimer la pauvreté’. Exemple : « heureux sont les pauvres, car le royaume des cieux est à eux » et « il est plus difficile à un riche d’entrer au ciel qu’à un chameau d’entrer par le trou d’une aiguille ». Vous ferez donc tout pour que ces Nègres aient peur de s’enrichir pour mériter le ciel.

  • Les contenir pour qu’ils ne se révoltent.

Les administratifs ainsi que les industriels se verront obligés, de temps en temps, pour se faire craindre, de recourir à la violence (injurier, battre…). Il ne faudrait pas que les Nègres ripostent ou nourrissent des sentiments de vengeance. Pour cela, vous leur enseignerez de tout supporter. Vous commenterez et les inviterez à suivre l’exemple de tous les saints qui ont tendu la deuxième joue, qui ont pardonné les offenses, qui ont reçu sans tressaillir les crachats et les insultes.

  • Les détacher et les faire mépriser tout ce qui pourrait leur donner le courage de nous affronter. Je songe ici spécialement

à leurs nombreuses fétiches de guerre qu’ils prétendent les rendre invulnérables. Etant donné que les vieux n’entendraient point les abandonner, car ils vont bientôt disparaître, votre action doit essentiellement porter sur les jeunes.

Insistez particulièrement sur la soumission et l’obéissance aveugle.

Cette vertu se pratique mieux quand il y a absence d’esprit critique. Donc, évitez de développer l’esprit critique dans vos écoles. Apprenez-leur à croire et non à raisonner. Instituez pour eux un système de confession qui fera de vous de bons détectives pour dénoncer tout noir ayant une prise de conscience et qui revendiquerait l’indépendance nationale.

‘’ Enseignez-leur une doctrine dont vous ne mettrez pas vous-même les principes en pratiques. Et s’ils vous demandaient pourquoi vous comporterez-vous contrairement à ce que vous prêchez, répondez-leur que vous ‘’les noirs, suivez ce que nous vous disons et non ce que nous faisons. Et s’ils répliquaient en vous faisant remarquer qu’une foi sans pratique est une foi morte, fâchez-vous et répondez :’’heureux ceux qui croient sans protester’’.

Dites-leur que leurs statuettes sont l’œuvre de Satan.

Confisquez-les et allez remplir nos musées de Tervurene, du Vatican. Faîtes oublier aux noirs leurs ancêtres.

NE PRESENTEZ JAMAIS UNE CHAISE A UN NOIR QUI VIENT VOUS VOIR.

Donnez-lui tout au plus une cigarette. Ne l’invitez jamais à dîner même s’il vous tue une poule chaque fois que vous arrivez chez lui

NE JAMAIS DIRE ‘’VOUS’’ À UN NOIR, CAR IL SE CROIRAIT L’EGAL DU BLANC

CONSIDEREZ TOUS LES NOIRS COMME DES PETITS ENFANTS que vous devez CONTINUER A TROMPER. Exigez qu’ils vous appellent TOUS ‘’ MON PÈRE’’.

Criez au communisme et à la persécution quand ils vous demandent de cesser de les tromper et de les exploiter’’ .

‘’Ce sont là, chers compatriotes, quelques-uns des principes que vous appliquerez sans faille. Vous en trouverez BEAUCOUP D’AUTRES dans des livres et textes qui vous seront remis à la fin de cette séance. Le Roi attache beaucoup d’importance à votre mission. Aussi, a-t-il décidé de faire tout pour vous la faciliter. Vous jouirez de la très grande protection des administratifs. Vous aurez de l’argent pour vos œuvres évangéliques et vos déplacements. Vous recevrez gratuitement des terrains de construction pour leur mise en valeur, vous pourrez disposer d’une main d’œuvre gratuite.

(Source : Avenir Colonial Belge, 30 octobre 1921) :

NB : Les faits sus-évoqués n’ont jamais été enseignés dans les écoles en Afrique noire.

Ensuite il y a eu les grandes pensées politiques qui ont induit des assassinats et des instabilités politiques dans les

anciennes colonies et particulièrement chez nous, en Oubangui-Chari-Centrafrique :

Lord John VORSTER : défunt ancien Premier Ministre britannique : ‘’.. .notre objectif principal, c’est

d’avoir une Afrique sans les Africains, et une Afrique sans les Africains, deviendra un paradis terrestre pour l’homme blanc’’

Helmut Michael Josep KHOL : défunt ancien Chancelier allemand : ‘’Il ne saurait être question de laisser

l’Afrique s’industrialiser, l’occident ne se laissera plus surprendre une deuxième fois ; l’Asie lui oppose une sérieuse concurrence aujourd’hui parce que l’occident a été distrait face à son développement’’

Général DE GAULE : ‘’ la France n’a pas d’amis, elle n’a que des intérêts’’

CHIRAC Jacques, défunt ancien Président français : ‘’ Nous devons être honnêtes et reconnaitre qu’une

grande partie de l’argent de nos banques vient précisément de l’exploitation du continent africain’’

SARKOZY Nicolas : ancien Président français : La France ne peut pas permettre que ses anciennes colonies créent leur propre monnaie pour avoir le contrôle total sur leur banque centrale. Si cela se produit, ça sera une catastrophe pour le trésor public (français) qui pourra entraîner la France au rang de 20ème puissance économique mondiale’’

SAPIN Michel : ancien Ministre français des finances : ‘’ Ne touchez surtout pas au FCFA, sinon vous serez frappés par le terrorisme’’

Sources : Intelligences Organisées.Infos, YOUTUBE, WIKIPEDIA

Extrait de MASONIC CREED de John D. ROCKEFELLER : ‘’ Nous allons garder leur vie courte et leur esprit faible tout

en prétendant faire le contraire. Nous utiliserons nos connaissances scientifiques et technologiques de manière subtile afin

 

qu’ils ne voient jamais ce qui se passe. Nous utiliserons des métaux mous, des accélérateurs de vieillissement et des sédati fs dans la nourriture et l’eau ainsi que dans l’air, ils seront couverts de poison partout où ils iront’’. – FACEBOOK, septembre 2020.

Ces pensées ont toujours fondé les relations de l’occident avec l’Afrique noire et la mise en place de subtiles stratégies pour piller les différents pays d’Afrique par les formules :

  • Du Franc des Colonies Françaises d’Afrique-FCFA de 1946, monnaie créée le 26 décembre 1946 et qui a maintenu les anciennes colonies sous contrôle de la France jusqu’au 25 décembre 1920, soit 75 ans, qu’il faut maintenant récuser.
  • La guerre froide entre le bloc de l’Ouest, dit bloc du capitalisme libéral, et le bloc de l’Est, dit bloc de l’économie dirigée, depuis 1945, laquelle a induit des alignements politiques et économiques qui ont porté d’énormes préjudice aux colonies ou pays dits alignés.
  • Les accords d’indépendance imposés aux anciennes colonies par la France en 1960, qui doivent maintenant être décriés et dénoncés, parce que caractérisés par:
  • – La dette coloniale pour remboursement des bénéfices de la colonisation
  • – La confiscation automatique de 50 % des réserves financières nationales
  • – Le droit de premier refus sur toutes les ressources brutes ou naturelles

découvertes dans le pays

  • – Priorité aux intérêts et aux entreprises françaises dans les marchés et appels

d’offres publics

  • – Droit exclusif de fournir des équipements militaires et de former les officiers

militaires des colonies

  • – Le droit pour la France de déployer des troupes et d’intervenir militairement

dans le pays pour défendre ses intérêts

  • – L’obligation de faire du Français la langue officielle du pays et la langue pour

l’éducation

  • – L’obligation d’utiliser le Franc des Colonies Françaises d’Afrique – FCFA
  • – L’obligation d’envoyer en France un bilan annuel et un rapport d’Etat des

Réserves

  • – Renoncer à toute alliance militaire avec d’autres pays, sauf autorisation de la

France

  • – L’obligation de s’allier avec la France en cas de guerre ou de crise mondiale

Source :OURAGANS INFOS N° 401 du 18 janvier 2020, P 7

  • La FrançAfrique, ingénieux système de déstabilisation et d’instabilité politique chronique, sur fond d’assassinats de nombreux Chefs d’Etat africains et l’élimination des chercheurs africains ;

 

 

  • Le terrorisme politique, qui sous-tend la FrançAlrique pour faciliter les pillages.

Ces mécanismes de prédation astucieusement mis en place dureront aussi longtemps si nous ne les dénonçons pas individuellement ou collectivement, en toutes maturité, responsabilité et conséquences, même si les rapports de force nous sont encore défavorables. Notre tort, certes, nous manquons d’informations, n’avons pas assez de connaissances, de maturité et d’esprit critique, parce que nous avons été moulés dans des prismes élaborés à dessein pour nous empêcher de réfléchir, de comprendre, d’avoir un esprit de contradiction (essence du point 4 du principat colonial), et nos limites s’analysent en termes d’illettrisme social entretenu, d’immaturité politique, de la méconnaissance des droits politiques, sociaux et sociétaux et de complexes involontairement inculqués dans nos subconscients collectifs qui nous font perdre nos identités et facilitent les pillages ou la prédation de nos richesses naturelles pour des besoins autres que les nôtres. Et les faits convainquent qu’aujourd’hui, sans les pillages de ses colonies, la France ne serait pas à son niveau actuel de puissance économique et militaire.

3- Aujourd’hui, les grandes puissances construisent et entretiennent leurs relations d’Etat à Etat en fonction de leurs seuls intérêts et n’hésitent pas à présenter des muscles quand il le faut, notamment le recours ces dernières années au terrorisme.

Nécessité d’intérêts oblige, malgré nos faiblesses ou limites, nous devons oser revendiquer et défendre nos intérêts, quels que soient les risques. Nous devons savoir être des stratèges politiques, économiques, parce que nos rapports avec les grandes puissances sont des rapports de pot de terre contre pots de fer. Dans de tel contexte, nous devons savoir faire appel à nos génies humains, politiques, sociaux, sociétaux, économiques. Nous avons les matières premières qui depuis six (6) siècles font nos malheurs (pillages, instabilité politique chronique, terrorisme et dettes infondées…) et manquons de technologies appropriées, de compétences et de finances. La logique voudrait, que dans un tel contexte, nous envisagions des partenariats gagnants-gagnants. Mais les ordres mondiaux capitalistes et communistes ont induit des alignements politiques qui nous ont été préjudiciables, lesquels nous ont empêchés de construire des ordres économiques intermédiaires, sous-régionaux ou régionaux, compte tenu de nos similitudes et proximités économiques ; aujourd’hui nous sommes témoins de la remise en cause de ces deux ordres et de tentatives de construction d’ordres économiques privilégiant les finances et excluant l’humain, alors que nos valeurs traditionnelles ou ante coloniales avaient et ont toujours situé l’humain au centre de toute activité communautaire, quelle qu’elle soit. Et maintenant que nous sommes conscients et convaincus de nos faiblesses, après sacrifices d’au moins une vingtaine de générations, notre survie au vingt et unième siècle (21eme ), qui se veut déjà africain pour plusieurs raisons, nous oblige à repenser intérêts du pays à tous les niveaux ( local, territorial et national), en concertation avec tous les Etats voisins, à cause de notre situation géographique et géopolitique. Mais pour réussir ou concrétiser cette vision, il importe d’être nous-mêmes, de nous affirmer et de construire des repères et cadres de références conséquents, c’est-à-dire, nous faire les obligations et nous donner les missions d’objectifs :

  • De soigner, d’éduquer, de former pour disposer des compétences techniques ou professionnelles indispensables à l’organisation et à l’animation de la nouvelle société centrafricaine. Nous pouvons disposer de tous les matériels ou de toutes les logistiques, de toutes les finances, mais nous ne pourrions rien faire si nous ne disposons pas de facteurs humains en bon état de santé, bien formés, compétents, entreprenants et responsables.
  • Situer le centrafricain au centre de la politique nationale, le sensibiliser et l’impliquer, en tant que bénéficiaire final, parce que nos sociétés traditionnelles, par leurs systèmes d’éducation, soumalé, ndoyo, labi, ngaragé, gonn bana, gaza et autres, avaient toujours situé le citoyen au centre de l’action communautaire et ceci avait été le cément de la symbiose nationale ;
  • Organiser et équiper adéquatement toutes les forces de défense et de sécurité pour la protection des citoyens et la défense du territoire national ; si nous ne contrôlons rien, et sans la sécurité et la paix, nous ne pouvons pas nous organiser;
  • Recenser, répertorier et établir la carte nationale de nos ressources naturelles qui constituent notre capital et patrimoine national ;
  • Etablir des moratoires et des normes pour les exploitations des ressources stratégiques et non stratégiques ;
  • Assurer la bonne gouvernance politique, sociale et économique ;
  • Assurer les disponibilités permanentes des fournitures de base : énergies, eau courante, infrastructures et voies de communication, nouvelles technologies de communication-NTIC ;
  • Assurer une certaine autonomie financière minimale sur la base d’une politique monétaire zonale ou sous-régionale concertée. Le FCFA nous a toujours desservi et aucun pouvoir politique centrafricain jusqu’à présent n’a expliqué ses méfaits. Et depuis le 25 décembre 2020, l’accord sur le FCFA a pris fin, mais les Autorités Politiques Françaises ont récupéré l’initiative de nos frères Ouest-Africains, le projet d’une monnaie zonale, l’ECO, pour nous pérenniser le FCFA en changeant juste le nom, objet de la proposition du rejet du projet de réforme de l’accord monétaire entre la France et ses néo-colonies déposé par le Président MACRON sur la table de l’Assemblée Française, initiée par le Sénateur de Paris, Pierre LAURENT et le groupe communiste, qui qualifient ce projet d’une ‘’OPA française pour renforcer la dépendance et garder la main sur les néo-colonies françaises d’Afrique. Nous sommes avertis.

Les mécanismes de prédation sus évoqués, dont beaucoup sont désuets et sont arrivés à terme séculaire, nous empêchero nt de réaliser ces missions d’objectifs fondamentales, s’il n’y a pas dénonciation et révision ou relecture de tous les accords qui constituent des facteurs de blocages ou limitent énormément notre souveraineté, même si cette souveraineté a été octroyée. Donc, ce serait aux prix d’efforts conjugués ou partagés, de nombreux sacrifices que nous allons politiquement, socialement et économiquement exister au 21eme siècle qui se veut déjà un siècle de résilience.

Continuer de nous aligner derrière une grande puissance donnée ne serait pas l’idéal. La mini guerre froide qui se déroule actuellement en Centrafrique entre la France et la Fédération de la Russie, par les mercenaires de la société Wagner et les rebelles et mercenaires de la CPC interposés, ne nous sera que davantage préjudiciable, parce qu’elle ne servira pas nos intérêts, mais accroitra notre dépendance à tous les niveaux.

Quel que soit le vainqueur de cette crise, dite CPC, lequel deviendra le locataire du Palais de la Renaissance, l’actuel Président TOUADERA ou l’ancien Président BOZIZE, nous devons savoir et réussir à nous affirmer pour exister. Nous devons nous transcender et pour ce faire, il nous faut impérativement un Chef d’Etat qui saura concevoir, organiser, animer et accompagner, c’est-à-dire un Chef d’Etat qui fera autrement la Politique et qui va la concevoir en termes de missions d’objectifs et non plus en simple gouverneur d’une grande puissance donnée. Pour mieux le dire, le Chef d’Etat, à partir de cette année 2021, se doit d’amener le Centrafricain à affirmer sa maturité politique, à réaliser une introspection et se réconcilier avec lui-même, à exprimer ses préférences pour une société centrafricaine plus engagée, plus responsable, plus entreprenante, plus conséquente et solidaire, c’est-à-dire un Chef d’Etat qui amènera le Centrafricain à s’auto organiser.

C’est pour dire aux compatriotes dont les noms et sobriquets sont sus évoqués, en particulier, et à tous les compatriotes centrafricains, en général, qu’il n’y a pas les libanais seuls qui nous exploitent mais toutes les grandes puissances militaires et économiques, notamment la France, la Chine, La Fédération de la Russie, les Etats-Unis et certains pays africains, grâce aux mercenaires, aux transhumances saisonnières des bovins, ovins, au braconnage et autres. Et si réellement nous voulons stabiliser et organiser notre pays pour une prospérité future partagée d’ici deux (2) ou trois (3) décennies, c’est à nous Centrafricains de savoir nous organiser en conséquence, en commençant par nous réconcilier avec nous-mêmes, sinon, nous continuerons de subir les crises militaro-politiques qui sont de véritables fonds de commerce diplomatiques et politiques. Et la vidéo du compatriote MBALOKPA Elie Jean Bruno de Bangassou, mise sur Facebook les 25 et 26 janvier 2021, est très édifiante parce qu’elle met en relief la réelle intention des contingents de la Minusca : entretenir l’insécurité pour durer et profiter des richesses de Centrafrique. Si le soldat de la MINUSCA, reçoit chaque mois sur son compte bancaire 1 500 000 fcfa nets de tous frais, combien perçoit chacun de ses chefs hiérarchiques ? Et pour quelle raison ils doivent ramener la sécurité en Centrafrique, alors que l’insécurité leur facilite les trafics illicites de diamant, or, café et autres ?

Depuis 2014, certains Leaders Politiques et Sociaux n’ont eu de cesse de déclarer que la énième crise militaro- politique, celle de la coalition seleka, s’insère dans la logique de déstabilisation pour pillages ou prédation et que les solutions ne seront que politiques et centrafricaines, malheureusement, nos Autorités Politiques manipulées par les opportunistes de tous bords, sans foi ni loi, n’ont fait que leur faciliter de tirer tous les profits dans les bains de sang et sur les cadavres des Centrafricains.

Compte tenu du vécu de notre histoire politique peu glorieuse durant les six (6) décennies de la pseudo indépendance, notre survie au sein du concert des Nations désormais, nous oblige à ré créer une société centrafricaine plus unie, plus solidaire, plus engagée, plus responsable, plus participative et plus entreprenante, c’est-à-dire oser, mais oser et réussir, un défi que nous Centrafricains sommes tenus de relever.

Merci aux compatriotes qui disposent de plus d’informations, de les mettre à la disposition de ceux qui veulent savoir et comprendre.

Sincères considérations.

WAFIO Jean Serge Président du PDCA

 

RCA : les gendarmes qui rejoignent les patrouilles mixtes FSI / MINUSCA critiquent les comportements des Casques bleus

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Les casques bleus au quartuer KM5

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 1 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Dans le cadre des actions  de retour à l’ordre sécuritaire dans les quartiers de Bangui, les patrouilles conjointes Minusca / FORCES DE SÉCURITÉ INTÉRIEURE interrompues il y’a quelques mois, ont repris  depuis quelques semaines  dans tous les arrondissements de la capitale. Mais les gendarmes,  qui  sont conviés à cette patrouille mixte,  ne cachent mal leur colère. Ils dénoncent le comportement de ces Casques bleus qui semblent dicter  leur choix et préférence.

 

Le mardi 19 janvier, il est 20 heures  quand le chef des patrouilles des forces de la MINUSCA appelle l’équipe de patrouille de la légion de la gendarmerie  mobile  (LGM) pour une éventuelle patrouille dans les quartiers PK5 et alentours. Sauf que la LGM, dans son programme, projette  de mener sa propre patrouille vers les quartiers PK11, PK12 et PK10. Cependant, devant l’insistance du chef de sécurité de la MINUSCA, l’équipe de la LGM rejoint celle des Casques bleus dans la périphérie du quartier PK5 pour sillonner  via des patrouilles pédestres en mettant l’action sur le contact avec les populations

aussitôt, le lendemain matin, au siège de la LGM à la direction générale de la gendarmerie, les langues commencent à délier. Certains accusent le chef des Casques bleus de faire qu’à sa tête sans tenir compte de la priorité sécuritaire du moment. D’autres par contre pensent que la MINUSCA est aux ordres du gouvernement  centrafricain qui doivent leur indiquer  sa priorité et non le contraire. Ceci dit, depuis deux semaines, les patrouilles conjointes MINUSCA / FSI n’est pas du tout appréciée par les gendarmes centrafricains.

Affaire à suivre…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Centrafrique – Mankeur Ndiaye : « François Bozizé assumera la responsabilité de ses actes »

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Centrafrique – Mankeur Ndiaye : « François Bozizé assumera la responsabilité de ses actes »

Bangui ( République centrafricaine ) – Accusations de partialité, liens entre la Minusca et les mercenaires russes, responsabilité de François Bozizé dans la crise… Le représentant spécial de l’ONU en Centrafrique s’explique dans un entretien exclusif accordé à « Jeune Afrique ».

Nommé représentant spécial du secrétaire général de l’ONU pour la Centrafrique en février 2019, le Sénégalais Mankeur Ndiaye a été confronté à de nombreuses critiques de la part de l’opposition au lendemain de la présidentielle du 27 décembre./////////////.

Accusé de partialité en faveur du président sortant, Faustin-Archange Touadéra, l’ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères s’en défend avec force et renvoie la balle à ceux qu’il qualifie de « saboteurs » – les groupes armés et les personnalités politiques qui les soutiennent. Mankeur Ndiaye se montre particulièrement sévère à l’égard de François Bozizé, coupable à ses yeux d’avoir voulu « empêcher la tenue des élections » et « déstabiliser les institutions »./////////////.

Pour Jeune Afrique, il revient également sur la polémique provoquée par la participation aux combats de Casques bleus de la Minusca, de soldats rwandais et de mercenaires russes, qui ont apporté leur soutien aux forces armées centrafricaines face aux rebelles qui ont mené l’offensive sur Bangui./////////////.

Jeune Afrique : L’opposition vous accuse d’avoir soutenu la candidature de Faustin-Archange Touadéra, de l’avoir « diabolisée » lorsqu’elle réclamait le report du scrutin ou encore d’avoir fait pression sur la Cour constitutionnelle pour qu’elle valide les résultats. Que répondez-vous ?/////////////.

Mankeur Ndiaye : On aura tout entendu, mais je ne souhaite pas polémiquer, d’autant que la Minusca ne se résume pas à son chef. J’insiste néanmoins sur le fait qu’aucune pression sur la mission ou sur son leadership n’est acceptable, tout comme il serait inconcevable que la Minusca fasse pression sur les institutions centrafricaines./////////////.

Pour le reste, que nous demandait le Conseil de sécurité ? D’apporter notre appui au gouvernement pour qu’il organise les élections – je vous renvoie à la résolution 2552. Cette même résolution exhortait d’ailleurs les autorités et toutes les parties prenantes à respecter les délais fixés par la Constitution. À cet égard, la Minusca a donc rempli le mandat qui lui avait été confié./////////////.

L’instabilité est née avec l’apparition de la coalition de groupes armés alliés à l’ex-président François Bozizé. Ensemble, ils se sont opposés aux élections dans certaines zones, mais ils n’ont pas entamé la détermination du peuple centrafricain./////////////.

En quoi un report des élections aurait-il été dommageable ?

Avec Jeune Afrique

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La situation en RCA représente une forte menace pour la paix et la stabilité de la sous-région (CIRGL)

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La situation en RCA représente une forte menace pour la paix et la stabilité de la sous-région (CIRGL)

Bangui ( République centrafricaine ) – Les chefs d’Etat et de gouvernement de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) estiment que la situation actuelle en République Centrafricaine, représente une forte menace pour la paix, la sécurité et la stabilité dans la sous-région, et principalement dans les pays voisins de la République Centrafricaine. Ils l’ont dit à l’issue d’un mini-sommet qui s’est tenu le 29 janvier à Luanda, sur la situation politique et sécuritaire régnant en République Centrafricaine

Ils ont constaté une aggravation de la situation sécuritaire, consécutive à la persistance des actions militaires menées par les forces rebelles et que les autorités légales éprouvent des difficultés à assumer leurs missions légitimes de sécurité et de protection en raison de leurs obligations de se conformer aux décisions du Conseil de Sécurité de l’ONU, prises en vertu de la résolution 2536 (2020)./////////////.

Les chefs d’Etat et de gouvernement ont aussi noté que les forces rebelles s’approvisionnent en armes de plus en plus sophistiquées et d’autres moyens pour mener à bien leurs actions contre les populations et les autorités légitimes de la République Centrafricaine, mais aussi une forte présence de mercenaires au sein des forces rebelles./////////////.

Ils appellent les forces rebelles à observer un cessez-le-feu unilatéral et immédiat, à se désengager de l’encerclement de Bangui et rentrer à leur position initiale et à dégager immédiatement le corridor Douala-Bangui pour permettre la libre circulation des personnes et biens./////////////.

Les Chefs d’Etat et de Gouvernement condamnent les exactions et les assassinats commis sur le personnel civil, humanitaire et Casques Bleus des Nations Unies et demandent que la justice soit rendue.

Avec Média Congo

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RCA : l’ancien Président François Bozizé est de retour à Bossangoa

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L’ancien Président François Bozizé entourés de ses éléments.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 30 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). L’ancien Président François Bozizé, qui a quitté la ville de Boda après l’offensive des forces de l’ordre appuyées par les forces rwandaises et les Mercenaires russes, est arrivé ce vendredi 29 janvier dans son fief de Bossangoa, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Recherché par la justice centrafricaine  pour avoir tenté un coup d’État depuis la mi-décembre 2020, l’ancien Président François Bozizé est de retour ce vendredi 29 janvier  2021 dans son fief de Bossangoa. Il avait quitté la ville de Boda, dans la préfecture de la Lobaye,   après sa reprise par les forces armées centrafricaines  le week-end dernier. Il a été vu mercredi se dirigeait  vers la ville  de Yaloké en direction de la ville de Bossembélé, puis à Bozoum ce vendredi vers Bossangoa. Il est arrivé le soir dans la ville, tout en se dirigeant directement vers Ben – Zambie, sa ville d’origine, considérée comme son bastion.

Depuis la mi-décembre 2020, la République centrafricaine vit une nouvelle flambée de violence provoquée par des groupes armés coalisés sous l’appellation de coalition des patriotes pour le changement. Le gouvernement  a accusé l’ancien Président François Bozizé d’être instigateur  des troubles pour tenter un coup d’État. Une enquête judiciaire a été ouverte contre lui et ses complices présumés  par rapport aux faits de déstabilisation et de rébellion en cours, a annoncé début janvier le parquet de Bangui

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : le gendarme agressé par les mercenaires russes est toujours dans un état grave à l’hôpital

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 30 janvier 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Le suspect souffre du sérieux problème du traumatisme crânien, et il a du mal à ouvrir ses yeux pour regarder. Son état de santé inquiète, et ses collègues dénoncent une agression de trop pour les Mercenaires russes.

 

Après des bavures des mercenaires russes contre les civils en province, c’est le tour des éléments des forces de défense et de sécurité intérieure de subir  les conséquences fâcheuses du recrutement des mercenaires par le gouvernement .

En effet, le lundi 25 janvier, à la barrière de la gendarmerie du PK9, à la sortie sud-ouest de la capitale, une violente altercation s’est opposé un élément de la gendarmerie aux paramilitaires Russes, et ces derniers ont agressé sauvagement le gendarme qui avait été admis à l’hôpital communautaire quelques minutes plus tard dans un état grave.

En effet, suite à une mésentente survenue après un tir intentionnel en l’aire d’un gendarme contre un pick-up en provenance de l’axe Mbaïki à la barrière du PK9, des mercenaires russes, surpris par ce tir du gendarme, ont voulu le désarmer de force, mais celui-ci  refuse d’obtempérer à leur injonction. C’est ainsi qu’ils l’ont pris de force et  le tabassant, avant de lui arracher son arme.

Grièvement blessé, le gendarme avait été admis à l’hôpital quelques minutes après son agression. Aussitôt, ces collègues parlent d’une agression de trop pour les mercenaires russes, et demandent au gouvernement  de pencher sérieusement sur de tels cas. « Si cela continue, on ne pourra pas laisser ça gratuitement », témoigne un collègue gendarme de la victime.

Du côté du gouvernement , aucune réaction pour le moment, et la famille du gendarme ne demande des explications au ministre de la Sécurité publique.

Dossier à suivre.

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com