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RCA : le régime Touadéra pourra-t-il passer les législatives sans encombre ?

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Le président Faustin-Archange Touadéra, candidat à un second mandat le 27 décembre 2020, lors d’un meeting à Bangui, le 19 décembre 2020.   CopyrightDR

 

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 10 février 2021, 21:18:59 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Comment organiser des élections crédibles dans un pays contrôlé aux trois quarts par des groupes armés, et où deux électeurs sur trois ne peuvent exercer leur droit du fait de l’insécurité ? C’est l’impossible équation à laquelle la République centrafricaine (RCA) est exposée depuis le déclenchement du processus électoral ayant débouché, le 20 décembre dernier, sur l’organisation couplée de la présidentielle et des législatives.

 

Sur fond de regain de violences après la dénonciation, par les rebelles de l’accord de paix scellé avec Bangui en février 2019 à Khartoum, au Soudan[1], cette première consultation s’est déroulée dans les pires conditions. Elle a confirmé la victoire du président sortant, Faustin Archange Touadéra « FAT », par 53,9% des voix. Un score d’une précision d’horlogerie qui cache mal l’étendue des irrégularités et des anomalies. Seuls 700.000 électeurs se sont exprimés sur un total de 1,8 million d’inscrits. Après un premier tour tout aussi rocambolesque, le déroulement du second tour des législatives ne devrait pas contribuer à atténuer les tensions dans ce pays de 3,8 millions d’habitants comptabilisant 58% de ruraux.

Boycott

Pour l’heure, seule l’élection de 22 députés sur 140 a été validée par le Conseil constitutionnel après l’annulation par ce dernier, du premier tour dans 13 circonscriptions, soit parce que le scrutin n’a pu se tenir ou bien s’est tenu dans de mauvaises conditions. 118 représentants doivent donc encore être désignés au second tour dont la date n’est toujours pas fixée. Selon nos informations, celle-ci pourrait être calée le 14 mars pour une installation du nouveau parlement au plus tard le 2 mai. Dénonçant une « mascarade », la Coalition de l’opposition démocratique (COD-2020), qui regroupe la majorité des adversaires politiques du pouvoir sortant, s’est retirée de ce scrutin laissant présager un raz de marée du parti présidentiel, le Mouvement Cœurs Unis (MCU).

La CPC en embuscade

[1] La présence de groupes armés dans le pays, bien que structurelle, s’est intensifiée ces dernières années. Nébuleuse d’une vingtaine d’entités, certains préexistaient au renversement de François Bozizé, en 2013. D’autres, à l’instar de la rébellion Seleka et du mouvement Anti-Balaka, sont apparus dans le cadre de ce putsch. Ils se sont par la suite divisés en plusieurs composantes dont les plus emblématiques sont réunis au sein de la CPC. Leur objectif commun vise le renversement de Faustin Archange Touadéra.

Cette consultation, à supposer qu’elle se tienne, ne devrait donc pas atténuer les critiques des groupes armés qui essaiment dans le pays, et pour lesquels le président Touadéra s’avère en tous points illégitime. Coalisés au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), ces derniers sont pour l’instant en sommeil. Ils observent un repli stratégique après leur offensive avortée sur la capitale, le 13 janvier, pour tenter de renverser le chef de l’État quelques jours après la reconduction officielle à son poste. Repoussés par les Forces armées centrafricaines (FACA), les éléments de la Minusca (Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation en République centrafricaine), les soldats rwandais dépêchés par Paul Kagame[1] ainsi que les éléments de la société paramilitaire russe Wagner[2], les éléments de la CPC abandonnent actuellement leur position dans plusieurs villes à l’instar de Bouar (ouest). Alors qu’ils continuent de bloquer la principale route menant à la capitale depuis le Cameroun, ils devraient toutefois profiter du second tour des législatives pour se manifester de nouveau.

Cette perspective d’une nouvelle flambée de violence contre un régime ne tenant qu’au fil ténu des blindés russes conjuguée au spectre d’une déflagration de cet État fantôme, le plus déshérité au monde avec un Indice de développement humain (IDH) de 0,397 (188e rang sur 189 selon le PNUD), a poussé l’Angola a entré en piste. Objectif : arracher des négociations entre parties belligérantes voire un accord de paix. En déplacement à Bangui début février, le président Joao Lorenço pilote une médiation sous l’égide de la Conférence internationale des Grands Lacs (CIRGL). Alors qu’il entend revenir au pouvoir après son renversement en 2013 l’ancien président François Bozizé, parton du parti Kwa Na KWa (KNK) accusé de collusion avec les mouvements armés, n’a pas fermé la porte à des négociations.

[1] En vertu d’un accord avec Kigali, les soldats rwandais assurent la protection rapprochée du président centrafricain et sécurisent les élections dans la capitale, Bangui.
[2] Cette société paramilitaire privée à la frontière avec le mercenariat s’est implantée en Centrafrique en 2017 dans la foulée de l’accord de coopération militaire signé entre le régime de Faustin Archange Touadéra et la Russie. Son dirigeant, Evgueni Prigojine, appartient au premier cercle de Vladimir Poutine.

 

IRIS France

 

 

 

 

 

ONU : Comment les ayants droit du Casque bleu marocain décédé   seront – ils indemnisés

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2019/08/patrouille-des-soldats-de-la-Minusca-à-Bangassou-par-cnc-450×253.jpg” alt=”une patrouille des soldats de la Minusca à Bangassou, dans la préfecture de Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine. Crédit photo : Corbeaunews.” width=”450″ height=”253″ />
une patrouille des soldats de la Minusca à Bangassou, dans la préfecture de Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine. Crédit photo : Corbeaunews.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 10 février 2021, 21:03:14 ( Corbeaunews-Centrafrique ).Le 18 janvier dernier tombait, sur le champ d’honneur, le caporal-chef Rachid Mzarter à la suite d’une embuscade tendue à son convoi, à 17 km de la ville de Bangassou en Centrafrique. Un accrochage qui a également coûté la vie à un Casque bleu gabonais. L’événement vient rappeler le danger qui guette les 1.708 éléments des Forces Armées Royales détachés au sein des différentes opérations de maintien de la paix des Nations Unies actuellement en cours.

Une perte pour le contingent marocain de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République Centrafricaine (MINUSCA), qui est survenue lors d’opérations de ratissage qui ont suivi la reconquête de la localité de Bangassou par les Casques bleus. Une ville qui fut brièvement occupée par une coalition de rebelles contre le gouvernement du président Faustin Archange Touadéra et qui tentaient de perturber le processus électoral parrainé par l’ONU.

« Une cérémonie funéraire militaire a été organisée au sein de la mission avant le départ de la dépouille. D’ailleurs, dès la survenue du décès, des procédures ont été initiées en interne pour notifier la famille par l’entremise de son pays d’origine avant toute annonce publique », explique le lieutenantcolonel Abdoul Aziz Fall, porteparole de la composante militaire de la MINUSCA.

Une première étape qui est suivie, selon l’officier, par des dispositions administratives et techniques pour la prise en compte de la dépouille, et la réalisation d’une autopsie en cas de mort violente. Le cas de figure entraîne également l’ouverture d’investigations pour identifier le ou les auteurs pour les traduire devant la justice. « Les Nations Unies prévoient un système d’indemnisation au profit des ayants droit de la victime, désignés par elle de son vivant ou selon les règles et procédures en vigueur», renseigne le porte-parole de la MINUSCA.

Un régime à deux têtes

Selon un document interne de l’ONU, les compensations prévues pour les ayants droit d’un élément des Nations Unies tombé au champ d’honneur seraient de 500.000 dollars pour la catégorie Professional Staff et de 10 fois le salaire annuel net pour les catégories General Service Staff, Field Staff et National Officers. Une compensation dont le montant maximal est établi entre 500.000 dollars au maximum et 50.000 dollars au minimum. Concernant les forces de polices déployées sous pavillon de l’ONU, le montant alloué en cas de mort en mission est de 50.000 dollars ou d’une à deux fois le salaire de base moins les indemnités.

Une compensation qui s’ajoute aux dispositions prévues en la matière par le régime social des FAR. La veuve ou le veuf bénéficie ainsi de 50% du montant de la pension qu’il aurait obtenu le jour de son décès qui ne peut être inférieure à 1.500 DH par mois. Un montant qui reste le même pour les orphelins, lorsqu’il existe un conjoint survivant pouvant bénéficier d’une pension de veuvage. Cette pension peut passer à 100% dans le cas où il n’existe aucun conjoint survivant pouvant bénéficier d’une pension de veuvage ou lorsque le conjoint se remarie ou est déchu de ses droits. Les ascendants ont également droit à une pension qui est égale à celle allouée à la veuve.

Les ayants droit d’un soldat mort en opération ont également droit à une rente viagère de la Fondation Hassan II pour les œuvres sociales des anciens militaires et anciens combattants. Le montant de cette rente varie ainsi entre 2.600 et 3.250 DH en fonction du grade du défunt. Le budget prévu par la Fondation pour cette prestation a atteint 59 millions de DH en 2019. Parallèlement, le Conseil de gouvernement a adopté en 2015 le décret n°2-15-156 relatif à l’octroi d’une indemnité de contingent au profit des militaires se rendant en République Centrafricaine. Un décret qui prévoit l’octroi d’une indemnité de contingent au profit des Casques bleus marocains, outre les droits liés aux rôles et indemnités accordés aux militaires de la zone Sud.

De par son engagement continu dans les opérations de maintien de la paix menées par l’ONU depuis 1956, les FAR ont à ce jour payé un lourd tribut à la sécurité internationale. Ce sont près de 50 Marocains qui sont décédés en opération, toutefois, ces pertes sont loin d’avoir diminué l’implication du Royaume en faveur de la stabilité mondiale, amenant l’ONU à reconnaître le professionnalisme des Casques bleus marocains.

Amine ATER

Repères

MINUSCA

Le Royaume a engagé 749 militaires et 11 experts dans le cadre de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation de la Centrafrique (MINUSCA). Déployée en 2014, cette mission englobe un effectif total de près de 15.000 personnes, dont 11.016 militaires, 137 observateurs militaires, 302 officiers d’état-major et 2.056 policiers. S’y ajoutent 1.231 membres du personnel civil de l’ONU et 254 volontaires. La mission fait face à une coalition de forces rebelles qui, sans chercher le face à face avec les forces de l’ONU, multiplient les coups de main. Depuis le début de l’opération de maintien de paix, le contingent a enregistré 138 pertes en vies humaines.

Maintien de la paix, outil de modernisation des troupes

La participation des FAR aux opérations de maintien de la paix de l’ONU et aux missions de l’OTAN représente un atout non négligeable pour familiariser les troupes marocaines et les professionnaliser. Selon une étude de l’Observatoire Boutros-Ghali pour le maintien de la paix, le Maroc a su bénéficier de sa coopération avec l’ONU pour moderniser sa politique de défense, former ses cadres militaires, intégrer les nouvelles technologies et renouveler ses matériels.

L’Opinion.ma

Cardinal Nzapalainga : « En Centrafrique, l’aide qu’apporte l’Église universelle reste nécessaire, pour ne pas dire vitale »

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Cardinal Nzapalainga : « En Centrafrique, l’aide qu’apporte l’Église universelle reste nécessaire, pour ne pas dire vitale »

Bangui ( République centrafricaine ) – Dans une lettre datée du mois de décembre, le cardinal Luis Antonio Tagle, préfet de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, s’adressant aux évêques des diocèses des territoires de mission, leur a demandé d’envisager de renoncer aux subsides qui leur sont alloués annuellement. En cause, la crise sanitaire qui a influencé les collectes de dons au profit des Œuvres pontificales missionnaires (Opm) en 2020.

Le cardinal Dieudonné Nzapalainga, archevêque de Bangui, donne son point de vue sur cette question des subsides, notamment dans les diocèses des pays minés par l’insécurité./////////////.

La Croix Africa : Comment avez-vous accueilli cette lettre du cardinal Tagle et qui aborde la question des subsides ?/////////////.

Cardinal Dieudonné Nzapalainga : J’ai aimé l’expression « envisager de renoncer » aux subsides, c’est donc une hypothèse. Les chiffres sont têtus, le cardinal Tagle a vu la situation financière liée à la crise sanitaire. Il nous présente un tableau financier de manière brute et fait appel à la conscience des uns et des autres. Cependant la situation diffère d’un diocèse à un autre. À Bangui, nous sommes mieux lotis que certains diocèses de l’intérieur en proie à une insécurité très accentuée./////////////.

Pour ce qui nous concerne, à Bangui, dès la réception de cette lettre, j’en ai discuté avec les prêtres et une réflexion est en cours dans toute l’Église du diocèse. Nous allons mobiliser les responsables des conseils pour les affaires économiques de tout le diocèse et tous les chrétiens sont appelés à contribuer à la réflexion. Le but est de recueillir des propositions pour voir comment faire face à la situation difficile que traverse l’Église universelle qui nous a soutenus jusque-là et qui nous soutient encore. Nous arrivons à payer les salaires des ouvriers, des gardiens et à prendre en charge certaines dépenses mais les besoins des paroisses et diocèses continuent à croître. Nous prenons donc cette lettre comme une alerte./////////////.

La Centrafrique est un pays plongé dans une insécurité sociopolitique qui a forcément une incidence financière. Quel impact pourrait avoir la suppression ou la réduction des subsides sur l’Église de ce pays fortement meurtri ?/////////////.

Cardinal Dieudonné Nzapalainga  : A Bangui, nous avons des fonctionnaires et travailleurs mais les diocèses de l’intérieur du pays où chaque situation d’insécurité pousse les fonctionnaires et autres travailleurs à fuir, sont dans une situation encore plus critique. Ainsi, les populations locales qui sont sur place et qui vivent surtout de leurs cultures sont livrées à elles-mêmes, ce qui ne leur permet pas vraiment d’aider matériellement ou financièrement l’Église. Et donc si les subsides venaient à y être supprimés, ce serait dramatique. L’aide qu’apporte l’Église universelle reste donc nécessaire, pour ne pas dire vitale./////////////.

J’ose croire que nous faisons partie des pays prioritaires en matière de distribution des subsides vue l’insécurité qui est devenue permanente dans notre pays et que la Congrégation pour l’évangélisation des peuples maintiendra cette aide. Plus tard, quand la situation sera meilleure, nous pourrons, bien entendu, envisager de renoncer aux subsides. Mais pour l’heure, ils sont nécessaires à l’Église de Centrafrique qui vit au jour le jour. Chaque jour, nous vivons avec la possibilité que des rebelles viennent tout piller voire brûler des paroisses./////////////.

L’Église est également un point de rassemblement en Centrafrique en période d’attaques armées…/////////////.

Cardinal Dieudonné Nzapalainga  : Absolument, nous ouvrons grand nos portes à des personnes de toute appartenance religieuse et ethnique. Les diocèses, paroisses, communautés religieuses mobilisent leurs propres ressources pour venir en aide aux réfugiés. De plus, très souvent, quand ils quittent nos locaux, nous avons des dégâts énormes. Ces situations peuvent se présenter quatre ou cinq fois la même année, il est donc évident qu’avec uniquement nos ressources, nous ne pourrions pas faire face./////////////.

Quelles sont les initiatives d’auto-prise en charge lancées par le diocèse de Bangui pour tendre vers l’autonomie financière ?/////////////.

Cardinal Dieudonné Nzapalainga : Nous avons, dans l’archidiocèse de Bangui, un investissement dans l’immobilier avec des appartements qui sont mis en location. Nous possédons aussi des camions qui font la navette entre Bangui et des zones plus périphériques mais l’insécurité met à mal tous nos investissements. Depuis deux mois, le pays est perturbé, les voyageurs ne viennent plus et nos camions aussi sont bloqués./////////////.

Recueilli par Lucie Sarr

Avec LaCroix

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RCA :Bambari, les forces de l’ordre renforcent leur position dans la ville après l’incident d’hier

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Centre-ville de Bambari. Photo CNC / Cyrille Jefferson Yapendé

 

Bambari, République centrafricaine, mercredi, 10 février 2021, 05:20:40 ( Corbeaunews-Centrafrique ). À Bambari, les forces de l’ordre et leurs Alliés russes semblent être galvanisés par les multiples victoires de leurs collègues dans la Lobaye et sur le corridor Bangui – Béloko. Depuis 72 heures, les soldats FACA, les mercenaires russes et les Casques bleus renforcent leur position dans la ville, avec de multiples patrouilles  dans les rues. Cependant, un incident survenu mardi soir devant la base des soldats FACA fait remonter la tension dans la ville.

 

Alors que les soldats FACA, les gendarmes et les policiers  qui avaient trouvé refuge dans la base de la Minusca du PK8 sur l’axe Grimari lors de leur récent affrontement avec les rebelles du CPC à Bambari,  viennent de sortir de leur refuge pour se positionner sur les points stratégiques de la ville. Au même moment,  un hélicoptère, à bord 4 snipers  russes, a atterri dans la base militaire des soldats FACA, on ignore l’objectif, mais des sources parlent du ravitaillement militaire.

Dans les rues de Bambari, on observe également le renforcement des patrouilles des forces de la Minusca.  Tous ces dispositifs sécuritaires montrent qu’un assaut définitif contre les positions des rebelles du CPC est presque inévitable.

Cependant, dans la soirée du mardi 9 février, devant la base des soldats FACA, un incident est survenu entre les FACA et un groupe des trois jeunes musulmans.

Deux personnes arrêtées, dont une blessée grave. Ce qui suscite une vive réaction dans la ville. Ainsi, les gendarmes, policiers, les soldats FACA et les Minusca sont en alerte maximale depuis ce mardi.

 

Par Bertrand Yékoua

Journaliste, correspondant du CNC à Bambari

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

RCA : l’Assemblée nationale marocaine approuve l’envoi d’une unité d’hélicoptères en Centrafrique

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Des blindés des forces de la Minusca lors des affrontements des groupes armés rivaux à Ndélé, chef-lieu de la préfecture de Bamingui-Bangoran, au nord de la République centrafricaine. Photo CNC / Moïse Banafio

 

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 10 février 2021, 03:18:28 ( Corbeaunews-centrafrique ). Les députés de l’assemblée des représentants du peuple  (ARP) ont voté, mardi, en faveur de l’envoi d’une unité d’hélicoptères en Centrafrique. Et ce, sous la bannière de l’Organisation des Nations Unies.

 

La mission de L’envoi d’une unité d’hélicoptères en Centrafrique a été approuvée par les parlementaires marocains à 110 voix pour, deux contre et quatre abstentions.

Notons que cette mission est déployée dans le cadre du soutien à la mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en Centrafrique (MINUSCA).

Cette unité est chargée des missions d’intervention aérienne, de l’accompagnement aérien armé, de recherche et de sauvetage.

Elle assure également la sécurisation et l’escorte des déplacements, la reconnaissance aérienne, l’évacuation sanitaire. Et ce, dans le cadre des missions attribuées à la MINUSCA.

 

  1. Y. Ibrahim Avec TAP

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

 

nouvelles manifestations contre la vie chère

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Soudan: nouvelles manifestations contre la vie chère

Bangui ( République centrafricaine ) – De nouvelles manifestations contre l’augmentation du coût de la vie ont eu lieu mardi au Soudan, pays de 40 millions d’habitants miné par les difficultés économiques.

Ces manifestations sont survenues au lendemain de la formation d’un nouveau gouvernement chargé de sortir le pays de la grave crise économique dans laquelle il est empêtré depuis des décennies et qui s’est amplifiée après la chute en avril 2019 du régime d’Omar el-Béchir, destitué par l’armée sous la pression de la rue./////////////.

Ces dernières semaines, les manifestations contre la cherté de la vie se sont multipliées, notamment dans la capitale Khartoum et dans l’Etat de Gedaref (est), grenier à blé du pays./////////////.

En raison de pénuries variées, les Soudanais patientent quotidiennement des heures dans les files d’attente devant les stations-services, les fours à pain ou encore les pharmacies./////////////.

“Non aux prix élevés, non à la faim”, ont scandé les manifestants à Nyala, capitale de l’Etat du Darfour-Sud (ouest), incendiant des boutiques et jetant des pierres contre la police qui a dispersé la foule à coups de gaz lacrymogènes, a constaté un correspondant de l’AFP./////////////.

Le Premier ministre Abdallah Hamdok a assuré lundi que son nouveau gouvernement donnerait la priorité à l’économie./////////////.

Il s’est entretenu mardi au téléphone avec le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken, qui a exprimé son soutien au gouvernement de transition. /////////////.

Les deux hommes ont “discuté des moyens de promouvoir le développement et des réformes économiques, tout en mettant en oeuvre les récents accords de paix et en s’attaquant aux racines de la violence au Darfour”, a déclaré le département d’Etat américain./////////////.

L’année dernière, les Etats-Unis ont retiré Khartoum de la liste américaine des Etats accusés de financer le terrorisme, ce qui était synonyme de sanctions et d’obstacles aux investissements internationaux pendant des décennies./////////////.

Couvre-feu /////////////.

Selon le gouverneur du Darfour-Sud, Moussa Mahdi, cité l’agence de presse nationale Suna, les forces de sécurité ont dispersé les “émeutiers” qui ont “pris d’assaut des magasins d’un marché de la ville”. Elles ont aussi saisi des “armes et des munitions”, a-t-il dit. /////////////.

Un couvre-feu nocturne de 12 heures, à partir de 18H00 (16H00 GMT), a ensuite été imposé au Darfour-Sud./////////////.

Dans la ville côtière de Port-Soudan (est), des étudiants ont attaqué des bâtiments officiels, entraînant la fermeture de plusieurs écoles et magasins, a indiqué Suna. Des manifestations ont aussi eu lieu dans l’Etat du Kordofan-Nord. /////////////.

Selon l’agence, la hausse du prix des ingrédients nécessaires à la fabrication du pain est à l’origine de la mobilisation. En décembre 2018, c’est le triplement du prix du pain qui avait provoqué le soulèvement populaire conte le général Béchir./////////////.

Des vidéos partagées sur les réseaux sociaux montrent des manifestants à Al-Obeid (centre), transportant des sacs de blé qui semblent avoir été pillés. L’AFP n’a pas pu vérifier l’authenticité des images./////////////.

“Nous promettons de ne pas fermer l’oeil jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de files pour se procurer du pain et du carburant, et de rendre les médicaments de première nécessité accessibles à des prix raisonnables”, a affirmé le nouveau ministre des Finances et ancien chef rebelle, Gibril Ibrahim./////////////.

Les autorités de transition doivent composer avec une dette colossale (plus de 49 milliards d’euros), une inflation annuelle record de 269% en décembre 2020 et un manque chronique de devises.

Avec AFP/VOA
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En Centrafrique, la rébellion se replie, mais ne cède pas

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/les-wagner-et-les-faca-a-Bouar-et-la-Minusca-450×286.jpg” alt=”Patrouille des forces de sécurité intérieure avec leur allié à Bouar.” width=”450″ height=”286″ />
Patrouille des forces de sécurité intérieure avec leur allié à Bouar.

 

Bangui, République centrafricaine, mercredi, 10 février 2021, 02:27:29 ( Corbeaunews-Centrafrique ). Un  mois et demi après en avoir pris le contrôle, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont quitté la ville de Bouar lundi 8 février 2021, mais ils continuent à contester la légitimité de la réélection du Président Faustin Archange TOUADERA.

 

Les rebelles ont finalement quitté la ville de Bouar, située à environ 450 kilomètres de Bangui , un mois et demi après avoir conquis la ville. La ville à désormais sous contrôle total des forces loyalistes, a déclaré le porte-parole du gouvernement centrafricain, Monsieur Maxime Kazagui.

Les rebelles ont abandonné les positions qu’ils occupaient, depuis le 27 décembre 2020, et fuient la ville dans la nuit face à l’avancée des forces gouvernementales appuyées par les paramilitaires Russes.

« Ils se sont repliés, mais ils ne sont pas loin de là. Sur l’axe Bocaranga et Koui, ils sont nombreux «, déclare un commerçant de Bouar.

Des nombreux habitants de cette ville,  située à 450 kilomètres  au nord-ouest de la capitale Bangui,

s’étaient réfugiés  dans les camps des déplacés situés dans la ville, créant pour leur propre sécurité.

« Maintenant les forces de l’ordre sont déjà là, donc on peut rentrer tranquillement chez nous », estime un déplacé de Bouar.

 

  1. Y. Ibrahim avec La Croix

Journaliste rédacteur

Tel : 70 13 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

 

Centrafrique | Les forces progouvernementales poursuivent leur reconquête

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Centrafrique
| Les forces progouvernementales poursuivent leur reconquête

Bangui ( République centrafricaine ) – (Bangui) Les forces progouvernementales en Centrafrique poursuivent leur contre-offensive contre les groupes rebelles, avec la reprise mardi d’une ville stratégique de l’ouest du pays, sur un axe vital pour le ravitaillement de Bangui.

« La ville de Bouar a été reprise par les forces armées centrafricaines et leurs alliés », a déclaré à l’AFP le porte-parole du gouvernement centrafricain Ange-Maxime Kazagui. /////////////.

Les autorités centrafricaines désignent généralement comme « forces alliées » des militaires rwandais et des paramilitaires russes. /////////////.

À 430 km au nord-ouest de la capitale, Bouar, cinquième ville du pays et agglomération de près de 40 000 habitants, est située sur un axe routier vital qui relie Bangui au Cameroun et que les rebelles cherchent à couper pour asphyxier la capitale/////////////.

La ville abrite également le camp Leclerc, le quartier général de l’armée centrafricaine dans la région ouest, la plus densément peuplée du pays. /////////////.

Reconquête/////////////.

Mi-décembre, six des plus puissants groupes armés qui contrôlaient les deux tiers de la Centrafrique en guerre civile depuis huit ans se sont alliés au sein de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), puis ont lancé une offensive contre le régime du président Faustin Archange Touadéra. /////////////.

Ils avaient pris la ville de Bouar le 27 décembre, jour du premier tour de l’élection présidentielle remportée dès le premier tour par le chef de l’État sortant. Leur objectif était alors de couper l’approvisionnement de la capitale. /////////////.

Le 9 janvier, la CPC avait attaqué le Camp Leclerc ainsi que la base de la Mission des Nations unies en Centrafrique (Minusca), tous deux situés à la périphérie de la ville, mais ils avaient été repoussés au terme de violents combats et après une démonstration de force menée par des avions de chasse français. /////////////.

Depuis, les rebelles continuaient d’occuper le centre-ville, où des bâtiments publics et des bases d’ONG avaient subi des pillages. /////////////.

Depuis la fin du mois de janvier, les forces progouvernementales mènent une offensive pour libérer l’axe reliant Bangui au Cameroun et permettre la reprise des convois. Les villes de Boda, Boali, Bossembélé, Bossemptélé et Yaloké ont ainsi été successivement reconquises ces derniers jours. /////////////.

Et lundi, après 50 jours de blocus, un premier convoi de 14 camions d’aide humanitaire de l’ONU est finalement parvenu à Bangui depuis le Cameroun sous escorte des Casques bleus. /////////////.

Prix en hausse/////////////.

Car de fait, sur le terrain militaire, les rebelles n’ont jamais menacé sérieusement Bangui, malgré deux attaques aux portes de la capitale le 13 janvier, vite repoussées. /////////////.

Ils se heurtent à des forces bien mieux armées et équipées : quelque 12 000 Casques bleus de la force de maintien de la paix de la Minusca, présents depuis 2014, mais aussi des centaines de militaires rwandais et paramilitaires russes dépêchés fin décembre par leurs pays à la rescousse de M. Touadéra et d’une armée démunie. /////////////.

Alors les rebelles attaquent et parfois s’emparent de villes ou localités souvent éloignées de Bangui, en particulier le long du cordon reliant la capitale à Garoua-Boulaï, le principal poste-frontière camerounais. /////////////.

Et tentent « d’asphyxier » la capitale, selon l’ONU, en menant des attaques, souvent fugaces, le long de plus de 700 km de ces routes nationales 3 puis 1 (RN1). /////////////.

Bangui n’a connu aucune pénurie grave, mais les prix des produits importés, comme la farine ou les oignons, y ont considérablement augmenté. Selon le Bureau de coordination des Affaires humanitaires des Nations Unies (Ocha), plus de 1600 camions sont bloqués à la frontière avec le Cameroun, dont 500 d’aide humanitaire. /////////////.

Or, la quasi-totalité des marchandises importées par la Centrafrique, deuxième pays le moins développé du monde selon l’ONU et totalement enclavé au cœur du continent, arrive par la route depuis le Cameroun.

Avec AFP

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Des émissaires de Bozizé et de la CEEAC se sont rencontrés dans le sud du Tchad

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Des émissaires de Bozizé et de la CEEAC se sont rencontrés dans le sud du Tchad

Bangui ( République centrafricaine ) – François Bozizé avait rendez-vous ce lundi avec une délégation de haut niveau de l’Afrique centrale à Moundou, la principale ville du sud du Tchad. Mais arrivé à la lisière de la frontière entre la Centrafrique et le Tchad, l’ancien président qui a regagné la rébellion a préféré envoyer une délégation comprenant entre autres, son fils, Jean-Francis Bozizé et l’ancien leader Anti-Balaka Maxime Mokome, rapporte notre correspondant à Ndjamena, Madjiasra Nako. Une présence confirmée par le porte-parole de la coalition rebelle.

La délégation composée du président de la commission de la CEEAC, des patrons de services Tchadiens et Angolais s’est entretenue avec les émissaires de Bozizé sur leurs intentions par rapport au retour de la paix./////////////.

De bonnes sources, Abakar Sabone, une des figures de la rébellion qui ne se trouvait pas loin de la frontière tchadienne, s’est aussi entretenu avec la délégation qui est attendue dans les jours à venir à Bangui puis au Soudan où se trouvent d’autres insurgés centrafricains./////////////.

Le tout est d’obtenir une bonne disposition des acteurs centrafricains dans la perspective du prochain sommet sur la Centrafrique prévu le 2 mars prochain en Angola. Du côté des autorités centrafricaines, on dit ne pas avoir été informé de cette rencontre qui n’engage que la CEEAC, dit-on à Bangui.

Avec RFI

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RCA : rumeurs infondées sur l’arrestation de Bozizé au Tchad, le CPC et le KNK démentent

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L’ancien Président François Bozizé entourés de ses éléments.

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 9 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). L’ancien Président François Bozizé a été arrêté à la frontière du Tchad vendredi 8 janvier 2021.  Cette rumeur aussi infondée que persistante a été relayée des centaines de fois en 24 heures par les proches du Président centrafricain Faustin Archange Touadera. Son parti, le Kwa Na Kwa (KNK), et le groupe armé CPC démentent cette rumeur dans les médias et sur les réseaux sociaux.

 

L’ancien Président François Bozizé, Président fondateur du mouvement politique Kwa Na Kwa (KNK) aurait été arrêté à la frontière avec le Tchad et serait même en train d’être interrogé par les autorités judiciaires tchadiennes. Il serait même sous le coup de plusieurs chefs d’accusation, dont atteinte à la sureté de l’État et rébellion. C’est ce qu’affirment des publications des proches du chef d’État centrafricain  comme le ministre Conseiller du Président de la République fidèle Gouandjika, et relayer plusieurs fois sur les réseaux sociaux.

Cette rumeur est apparue alors que l’ancien Président François Bozizé venait de rentrer à Bossangoa après avoir séjourné à Boda, ville reprise par les forces gouvernementales appuyées par les Mercenaires russes et rwandais.

Le Kwa Na Kwa (KNK), parti politique fondé par l’ancien Président François Bozizé dément son arrestation par les autorités tchadiennes. Même son de cloche  du côté de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), par la voix de son porte-parole Abakar Sabome qui publie également un audio sur les réseaux sociaux hier.

Cependant, les autorités tchadiennes, dans un communiqué,  démentent également cette arrestation de l’ancien Président François Bozizé qui est sous le coup d’un mandat d’arrêt international de la justice centrafricaine pour son implication dans la déstabilisation de la RCA.

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Le Directeur Général de la Douane Théodore Frédéric Inamo désapprouvé par ses collaborateurs suite à la présentation de son rapport truffé    

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Frédéric Inamo, Directeur général de la douane centrafricaine. Photo: Éric Ngaba. Copyright2018CNC.

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 9 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Les services étatiques sont des domaines qui devaient renforcer la caisse du Ministère des Finances et du Budget afin de permettre à l’État de payer le salaire aux fonctionnaires et également de payer les fonctionnaires de l’Etat à la retraite. Mais, certaines personnes utilisent cet argent à des fins personnelles et privent le bon fonctionnement des services. Le cas de la malversation financière de l’Etat est  celui du Directeur Général des Douanes et des Droits Indirects Théodore Frédéric Inamo.

 

Dans son rapport présenté le samedi 06 février 2021 dans la matinée, le Directeur Général de la Douane a présenté un rapport dont il a commencé par rappeler les grands travaux réalisés au cours de l’année 2020 avec la technique de la numérisation et autres. Dans cette présentation, le bilan annuel 2020 sur les recettes dont la prévision fixée par les partenaires financiers à savoir le FMI et la Banque mondiale étaient de 60.000.000.000 et par rapport à la crise mondiale au Corona Virus, nos partenaires ont revus cette prévision en baisse c’est à dire 51.000.000.000 fcfa et malgré toutes ces difficultés, la Direction générale des douanes et droits indirects a pu réaliser en cash 58.700.000.000 soit un Gap positif de 7.700.000.000fcfa et en recettes d’ordre, elle a réalisée 72.000.000.000fcfa soit une réalisation annuelle de 130.700.000.000.

D’après les informations, le Directeur de la Douane Théodore Frédéric Inamo a avancé des chiffres dont certains de ces collaborateurs ne se retrouvent pas car selon eux, ce dernier serait impliqué dans plusieurs cas de détournements sans pareils, et les preuves sont visibles.

A en croire, un personnel de la Douane sous-couvert d’anonymat : «La Direction Générale de Douane et Droits Indirects est un grand service  qui ravitaille la caisse de l’Etat centrafricain. Malgré que la condition sécuritaire est encore tendue, on a constaté que la Douane a fait plus de recette mais, le Directeur général a présenté une recette de 130.700.000.000 sans éclaircir le personnel sur les détails».

Il est à préciser également que le Directeur Général de la Douane et des Droits Indirects a détourné  beaucoup de fonds dont ceux de la construction des nouveaux bâtiments de la recette de Mongoumba et celui du PK 26, en plus la construction du logement du receveur de Beloko. D’après une source concordante du service de la Douane, « le Directeur Général n’a pas pu faire bon usage de ces fonds car, les réalisations ne sont pas à la hauteur mais les chiffres avancés sont en hausse ».

Cette même source a indiqué aussi que : « Nous sommes parfois surpris de constater que les recettes qui émanent des frontières  telles que Beloko, Berberati et Gamboula subissent des déficits énormes. Qu’à cela ne tienne, le traitement du personnel est un grand problème pour ce service ».

Il est souhaitable  que la Cour de compte diligente un audit au sein de ce département sous tutelle du Ministère des Finances et du Budget car, le Président de la République a promis au peuple centrafricain la bonne gouvernance même dans les affaires de la gestion de l’Etat.

 

Par Nicolas Namféi

Contributeur spécial du CNC

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel/ WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Procès Ngaïssona et Alfred Yekatom : Un procès d’importance pour la paix en RCA

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/ykatome-et-ngaissona.jpg” alt=”Alfred Yékatom (à gauche) et Patrice-Edouard Ngaïssona (à droite), photographiés les 23 novembre 2018 et 25 janvier 2019, respectivement, lors de leur comparution devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, aux Pays-Bas.  ” width=”300″ height=”200″ />
Alfred Yékatom (à gauche) et Patrice-Edouard Ngaïssona (à droite), photographiés les 23 novembre 2018 et 25 janvier 2019, respectivement, lors de leur
comparution devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, aux Pays-Bas.

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 9 février 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). “Les charges de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en République centrafricaine portées par le Procureur à l’encontre d’Alfred Yekatom et de Patrice-Edouard Ngaïssona » ont été «partiellement» confirmées lors de l’audience du 11 décembre 2019, d’où la décision de les renvoyer en procès prévu à partir du 16 février 2021, indique un communiqué de la Cour Pénale Internationale (CPI)


Un procès d’importance pour la paix en RCA

Meurtres, tentatives de meurtres, tortures, persécutions, mutilations, privations de liberté physique, enrôlements d’enfants de moins de 15 ans… rythmaient la vie des centrafricains durant le conflit inter-communautaire opposant les Anti-Balaka (composé majoritairement de chrétiens) et les Séléka (composé majoritairement des musulmans), de 2013 à 2014. Un chaos qui a causé la perte de milliers de vies et occasionné la fuite de très nombreuses familles. Selon un rapport de la commission d’enquête de l’ONU publié en 2015, le conflit aurait fait près de 6000 morts dans l’ouest de la RCA et plus particulièrement dans les zone de Bangui, Lobaye, Yaloké, Gaga, Bossempélé, Camot, Berberati.

Pour le pays et les familles des victimes, ce procès est l’occasion de sanctionner ceux qui ont compromis la paix, la stabilité et la sécurité du pays.

 

Les acteurs de l’instabilité

  • Coté Anti-Balaka

En novembre 2018, l’ancien député de la circonscription de Mbaiki, Alfred Rombhot Yekatom, plus connu sous le nom de «colonel Rombhot» qui était à la tête d’un groupe d’environ 3.000 combattants anti-balaka, a été arrêté. Quelques semaines plus tard, c’est Patrice-Edouard Ngaissona qui l’a été à son tour.

En effet, le 12 décembre 2018, les autorités françaises, sur la base d’un mandat d’arrêt édité le 7 décembre 2018 par la CPI, ont arrêté Patrice-Edouard Ngaissona, coordinateur général des Anti-Balaka au niveau national mais également ancien ministre des sports de 2003 à 2013. En effet, Ngaissona, n’a pas été arrêté pour avoir pris part ou non aux crimes dont il est accusé, mais parce qu’il en est le responsable en tant que chef des Anti-Balaka. En février 2014, il affirmait à la FIDH (Fédération Internationale des Droits Humain) «avoir un ascendant sur près de 50 à 70 000 éléments dans tout l’ouest, et le contrôle des provinces» ce qui lui vaut son arrestation.

  • Coté Séléka

Entre septembre 2013 et décembre 2014, les crimes de guerre furent aussi bien perpétrés par les Seleka que les anti-balaka. Ainsi, à l’instar de son rival Patrice-Edouard Ngaissona, M. Mahamat Said Abdel Kani alias M. Said, commandant de la Séléka, proche de Michel Djotodia (le chef de la Séléka) est suspecté de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité présumés qui auraient été commis à Bangui en 2013. À ce titre, le 24 janvier 2021, M. Mahamat Said Abdel Kani a été remis à la CPI par les autorités de la République centrafricaine en raison d’un mandat d’arrêt délivré le 7 janvier 2019.

Une instabilité qui demeure

Malgré ce pas en avant pour condamner les acteurs de l’instabilité du pays, la situation sécuritaire reste préoccupante en RCA. En effet, plus de 60% du territoire national est entre les mains des groupes armés et rebelles. Depuis le 17 décembre 2020, un nouveau mouvement armé a vu le jour, la CPC (la Coalition des patriotes pour le changement). Ce mouvement dirigé par Nourreddine Adam réuni les 6 groupes armés que sont les 3R (Retour, Réclamation et Réhabilitation), l’UPC (Union pour la Paix en Centrafrique), le MPC (Mouvement Patriotique pour la Centrafrique), le FPRC (Front Populaire pour la Renaissance de la Centrafrique), la RJ (Révolution justice aile Armel Sayo) et les anti-balaka (branches de Mokom et de Ngaissona). Aujourd’hui ce groupe qui bloque les frontières camerounaises, menace de prendre la capitale.

Face à cette menace, le représentant spécial en République centrafricaine du Secrétaire général de l’ONU Mankeur Ndiaye, a prévenu que le pays était « confronté à un grave risque de recul en matière de sécurité ». Pour cela, il a demandé l’intervention de 3 000 casques bleus supplémentaires, pour permettre à la Minusca « de disposer d’un outil robuste et adapté à la menace ».

 

Par Julien Ekomo

Contributeur Spécial du CNC

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA :  les rebelles du CPC bloquent l’axe Berberati Kenzo

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Bangui, République centrafricaine, mardi, 9 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Depuis 48 heures, la circulation des biens et des personnes est mise à mal sur le tronçon Berberati – Kenzo. En cause, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), qui avaient bloqué le corridor Bangui Béloko  sur la route n°1 depuis près d’un mois, sont venus à nouveau bloquer l’axe Kenzo – Berberati depuis 48 heures.

 

Kenzo est la ville frontalière camerounaise avec la République centrafricaine. Les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont bloqué cet axe  de ravitaillement de la rca au niveau du village Nassoulé, situé à 30 kilomètres de Gamboula.

« Les rebelles ont dit que c’est Berberati qui ravitaille Bangui.  C’est-à-dire  que les camions achètent des vivres ici  à Kenzo et ramènent à Berberati, et les gens de Bangui viennent s’approvisionner à Berberati  pour ravitailler Bangui. Ce qui fait que quand ils ont barré la route de Bangui – Béloko,  ça n’inquiète pas trop le gouvernement . Donc il faudrait également arrêter la route de Kenzo – Berberati afin de bien asphyxier la capitale Bangui » témoigne un commerçant de Berberati joint au téléphone.

Ce qui est sur, cette fermeture commence à avoir des conséquences économiques néfastes à Gamboula, une ville centrafricaine située à environ 15 kilomètres de Kenzo. Un habitant témoigne :

«  …au niveau du village Nassoulé, situé à 30 kilomètres de Gamboula. Ils ont bloqué la route en disant que les véhicules en provenance de Kenzo au Cameroun ne doivent pas rentrer en RCA pour ravitailler la ville de Berberati. Pour l’instant, sans vous mentir, la population est très inquiète parce que les éléments rebelles sont ici même dans la ville», affirme cet habitant.

Actuellement à Berberati et Gamboula, les produits commencent à se faire rares sur le marché à cause de ce manque de ravitaillement.

Par D. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

Tél. : 70 23 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : Bossangoa, les rumeurs d’une éventuelle attaque paniquent la ville

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L’ex Président de la République François Bozizé en caravane à Bossangoa, le 18 septembre 2020. Par CNC / Cyrille Jefferson Yapendé.

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 9 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Bossangoa, ville située à 305 kilomètres de Bangui, la population locale est replongée dans la  psychose dimanche suite aux rumeurs d’une attaque de la ville par les forces de défense et de sécurité, appuyées par leurs alliés russes et rwandaises. Ce qui crée la panique dans la ville.

 

Ce dimanche 7 février, vers 23  heures, un hélicoptère de la Minusca a survolé la ville durant plusieurs minutes pour aller porter secours à un Casque bleu camerounais qui était tombé malade. Aussitôt, les populations locales, dès qu’elles ont vu l’hélicoptère survoler la ville, ont quitté immédiatement leurs maisons pour se réfugier dans la brousse.

« Dans la nuit du dimanche à lundi 8 février,  aux environs de 23 heures ou 24 heures, il y’avait eu un hélicoptère qui a survolé la ville. Et quand les populations l’ont entendu,  elles se sont paniquées. D’autres se sont réfugiés dans la brousse. Ce n’est que le lundi matin qu’après vérification, on a appris qu’un soldat camerounais de la MINUSCA était gravement malade, et son état de santé nécessite une évacuation sur Bangui. Raison pour laquelle l’hélicoptère était venu pour le transporter, et les populations paniquées sont aussi de retour   », témoigne un habitant de la ville joint au téléphone.

Il y’a lieu de rappeler que l’ancien Président François Bozizé,  après l’invalidation de son dossier de candidature à la présidentielle par la cour constitutionnelle le 4 novembre 2020, s’est retranché, avec quelques membres de ses proches, à Bossangoa, sa ville d’origine. Et après l’attaque des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) contre le régime du Président Touadera, le gouvernement  a lancé un mandat d’arrêt contre lui pour rébellion et atteinte à la sureté de l’État.

 

Par D. Y. Ibrahim

Journaliste rédacteur

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Alain Nzilo

Directeur de publications

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RCA : communiqué nécrologique du MLPC Fédération France

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Logo officiel du Mouvement de Libération du Peuple Centrafricain (MLPC).

 

MLPC

Mouvement de libération du peuple centrafricain

Membre de l’internationale socialiste

 

C’est avec une profonde douleur et une tristesse immense que la Fédération « FRANCE » du MLPC a appris la disparition brutale de la Camarade Marie Tatiana TAKELEPOU, épouse NGBALE, Vice-Présidente du Bureau Fédéral « Europe, Amériques, Asie, Moyen-Orient, Océanie » (EAAMOO) du Mouvement de Libération de la Femme Centrafricaine (MLFC) de France. Décès survenu le 4 février 2021 à l’hôpital de Rueil-Malmaison des suites de maladie.

 

Militante motivée et déterminée, la Camarade Tatiana NGBALE a été de toutes les luttes du Parti malgré de douloureuses épreuves de la maladie : d’abord dans le combat que menait le MLPC dans l’opposition après avoir subi le lâche putsch de mars 2003 ; Conseillère à l’Organisation et à l’Animation elle était présente à Bruxelles pour la mise en place de la sous-fédération de Belgique. Elue Vice-présidente du Bureau Fédéral MLFC EAAMOO elle a été très active dans la Campagne des Elections Présidentielle et Législatives de 2015-2016 à Bangui.

Au nom de tous les militants, militantes et sympathisants de la Fédération, nous rendons un vibrant hommage à la Camarade Tatiana NGBALE et joignons notre voix à celle de toutes les instances du Parti pour présenter nos condoléances les plus émues à sa famille éprouvée ainsi qu’à ses proches, surtout à son époux, le Camarade Romuald NGBALE, ancien Secrétaire Général Fédéral et Responsable de l’Organisation et de l’Animation du Bureau Fédéral.

La disparition brutale de la Camarade Tatiana NGBALE est non seulement une grande perte pour sa famille mais aussi pour son organe politique, le MLFC qui perd ainsi une vaillante militante.

Fait à Paris, le 8 février 2021

Hugues Junior DOBOZENDI

Président Fédéral

 

 

 

 

Le Rwanda continuera à soutenir les efforts de la République centrafricaine en matière de paix et de sécurité

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Touadera et son homologue Kagamé.

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 9 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Vincent Biruta, s’est engagé lundi à continuer à soutenir la République centrafricaine (RCA) dans ses efforts pour parvenir à la paix, à la sécurité, à la stabilité et au développement durable.

 

  1. Biruta a tenu ces propos au cours d’une conférence de presse conjointe avec Sylvie Baipo-Temon, son homologue de RCA, qui se trouvait en visite officielle au Rwanda.

Le Rwanda est actuellement l’un des plus importants contributeurs de troupes à la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en RCA (Minusca), et s’occupe spécifiquement de la sécurité des hauts fonctionnaires et des principales installations de l’Etat. Il a déployé une force de protection en RCA pour assurer la sécurité des troupes de maintien de la paix de l’ONU, mais aussi pour garantir le déroulement pacifique des élections générales de décembre dernier.

  1. Biruta a indiqué que les deux pays continueraient à renforcer leur coopération bilatérale, y compris dans le domaine des investissements et dans divers autres secteurs d’intérêt commun.

Mme Baipo-Temon a quant à elle exprimé sa gratitude envers le gouvernement rwandais pour avoir aidé la RCA à maintenir la paix, la sécurité et la stabilité, notamment grâce au déploiement d’une force de maintien de la paix.

La RCA souhaite s’inspirer de l’expérience du Rwanda en matière de restauration de la paix et de la stabilité et de reconstruction post-conflit, a-t-elle ajouté.

La visite de Mme Baipo-Temon au Rwanda survient quelques jours après que la compagnie aérienne nationale rwandaise RwandAir a ouvert une nouvelle liaison vers Bangui, la capitale de la RCA.

 

Xinhua

RCA : arrivé à Bangui du premier convoi humanitaire en provenance du

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arrivé à Bangui le lundi 8 février 2021 du premier convoi humanitaire en provenance du Cameroun depuis les violences ayant occasionné la suspension des activités des transporteurs routiers sur l’axe Bangui Béloko, localité à environ 583 km au nord ouest de la capitale. Photo Minusca

 

Bangui, République centrafricaine, mardi, 9 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). La Mission des Nations Unies en Centrafrique, la Minusca a annoncé lundi l’arrivée de son premier convoi d’aide humanitaire à Bangui, depuis le blocus de la capitale par des rebelles il y a 50 jours.

arrivé à Bangui le lundi 8 février 2021 du premier convoi humanitaire en provenance du Cameroun depuis les violences ayant occasionné la suspension des activités des transporteurs routiers sur l'axe Bangui Béloko, localité à environ 583 km au nord ouest de la capitale. Photo Minusca
arrivé à Bangui le lundi 8 février 2021 du premier convoi humanitaire en provenance du Cameroun depuis les violences ayant occasionné la suspension des activités des transporteurs routiers sur l’axe Bangui Béloko, localité à environ 583 km au nord ouest de la capitale. Photo Minusca

 

Le 19 décembre dernier, des rebelles qui occupent déjà les deux tiers de la République centrafricaine ont lancé une offensive avec l’objectif de renverser le régime du président Faustin Archange Touadéra.

Ce lundi, quatorze camions de l’aide humanitaire de l’ONU escortés par les Casques Bleus. Parmi eux, neuf engins appartenant au Programme Alimentaire Mondial (PAM) de l’ONU ont fait le trajet, les autres camions contenaient du matériel dédié à la Minusca.

Plus de 1600 camions avaient été bloqués à la frontière camerounaise depuis. C’est par cette zone stratégique qu’arrive quasi-totalité des marchandises importées par la Centrafrique.

Le pays étant complètement enclavé au cœur du continent, les vivres arrivent par la route via le Cameroun voisin.

Interrogé par l’AFP, le porte-parole de la Minusca, Vladimir Monteiro, n’a pas précisé si l’acheminement de ce convoi avait été permis grâce à la présence de Casques bleus et leur protection ou avec l’accord des rebelles.

Que se passe-t’il en République centrafricaine ?

Depuis qu’un coalition de groupes armés a renversé le président François Bozizé en 2013, la Centrafrique subit une guerre civile. Le conflit qui oppose ces mouvements et des milices d’autodéfense ralliées au président déchu François Bozizé, a duré jusqu’en 2018. Depuis, l’intensitédes affrontements avait majoritairement baissé.

Mais le 19 décembre 2020, à huit jours de l’élection présidentielle, une coalition de six groupes rebelles, opposés à la réélectiondu président Faustin Archange Touadéra (élu au pouvoir du pays en décembre 2016 ) avait annoncé une offensive et une “marche sur Bangui”.

Lorsque le président Faustin Archange Touadéra a été réélu le 27 décembre 2020 au terme d’un scrutin controversé, les rebelles qui ne sont pas parvenu à faire leur marche dans la ville, malgré deux attaques aux portes de la capitale le 13 janvier 2021.

 

AFP

Bangui manque d’eau potable

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Bangui manque d’eau potable

Bangui ( République centrafricaine ) – L’insécurité dans le pays a coupé les livraisons de chlore, ce qui empêche la société de distribution d’eau, la Sodeca, d’approvisionner les habitants de Bangui en eau potable.

En Centrafrique, la crise politique se transforme en crise humanitaire. Une situation préoccupante qui oblige le CICR et l’Unicef à intervenir pour éviter une pénurie d’eau./////////////.

L’eau est vitale pour les ménages. Ici, devant ce robinet public, hommes et femmes se bousculent pour en avoir. Mais c’est loin d’être facile comme nous l’explique Misclovia Monnaie./////////////.

“Cela fait une heure que nous attendons et puisque l’eau n’arrive pas au robinet cela crée des tensions. Nous sommes très inquiètes à cause de la rareté du produit de traitement de l’eau. Nous prions pour que le blocus soit levé et que les produits arrivent pour nous permettre d’avoir de l’eau. Même si on n’a pas d’électricité, l’essentiel est que nous ayons de l’eau à la maison. Parce que nous avons des enfants et des travaux ménagers à faire. Si on n’a pas d’eau ça ne va pas”. /////////////.

Cette rareté prive d’emploi les jeunes transporteurs d’eau en pousse-pousse qui passent la nuit au borne fontaine pour faciliter la tâche aux ménages. Selon Dimy Lakouetene, vendeur d’eau, “les clients passent la nuit à la borne fontaine, jusqu’au petit matin. Mais parfois ce n’est pas fructueux. Les bidons peuvent rester et les clients eux, ils rentrent pour revenir plus tard chercher de l’eau. Mais en cette période de saison sèche, c’est bien difficile pour les clients, l’eau n’arrive pas à temps et sans pression”./////////////.

Manque de chlore/////////////.

L’insécurité dans le pays a coupé les approvisionnements en chlore et la Société de Distribution d’Eau en Centrafrique, a des difficultés pour fournir de l’eau potable aux habitants de Bangui qui se plaignent de cette pénurie. /////////////.

Christophe Privat Belandombi, le directeur de la Sodeca estime que “la question qui se pose avec acuité, c’est l’acheminement des doses de chlore qui se trouvent à Douala. Pour l’instant, le CICR compte livrer à la Sodeca un produit qui pourrait couvrir 60 jours et l’Unicef a aussi un stock de sécurité que nous sommes en train d’utiliser. Nous pouvons donc rassurer la population sur le fait que nous allons continuer à assurer notre rôle régalien en leur fournissant de l’eau potable”./////////////.

En attendant, le corridor Bangui Béloko reste bloqué et les tractations sont en cours avec les groupes armées pour une issue au conflit actuel. Aucune partie en présence ne souhaite néanmoins laisser la population souffrir trop longtemps du manque de ravitaillements.

Avec DW français
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RCA : L’ouverture du procès Yekatom et Ngaïssona reportée au 16 février 2021 

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Centrafrique.com/wp-content/uploads/2021/02/ykatome-et-ngaissona.jpg” alt=”Alfred Yékatom (à gauche) et Patrice-Edouard Ngaïssona (à droite), photographiés les 23 novembre 2018 et 25 janvier 2019, respectivement, lors de leur comparution devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, aux Pays-Bas.  ” width=”300″ height=”200″ />
Alfred Yékatom (à gauche) et Patrice-Edouard Ngaïssona (à droite), photographiés les 23 novembre 2018 et 25 janvier 2019, respectivement, lors de leur
comparution devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye, aux Pays-Bas.

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 8 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Le 8 février 2021, la Chambre de première instance  a reporté à l’ouverture du procès dans l’affaire Le Procureur contre  Alfred Yekatom et Patrice-Edouard Ngaïssona à la Cour pénale internationale (CPI) au 16 février 2021.

L’ouverture du procès était initialement prévue le 9 février 2021, mais la Chambre a dû la reporter en raison de circonstances inattendues liées au Covid-19. La CPI explorera également les possibilités techniques de conduire les audiences avec une participation à distance.

Les charges de crime de guerre et de crime contre l’humanité portés par le procureur de la CPI a leur encontre ont été partiellement confirmés lors de

CNCl’audience du 11 décembre 2019.

RCA : Bouar, la ville est désormais sans rebelles

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Les soldats de l’armée nationale lors d’une patrouille à Bangui. Photo CNC

 

Bouar, République centrafricaine, lundi, 8 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Les derniers rescapés des rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), qui ont occupé la ville de Bouar depuis le 27 décembre dernier, viennent  de quitter la ville pour une destination inconnue, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Depuis un mois et demi, les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) ont occupé la ville stratégique de Bouar. Mais quelque temps après, une partie de ses rebelles ont du quitter la ville pour rentrer à Baboua, d’autres à Ngaoundaye, laissant derrière eux que des miliciens Anti-Balaka, souvent originaires de la ville. Or, cette nuit, avec la navette incessante des hélicoptères russes qui survolent la ville, les restes des rebelles ont précipitamment quitté la ville pour une destination inconnue.

Pour l’heure, la ville de Bouar est sans rebelles avant même l’arrivée des forces coalisées du gouvernement  qui ont libéré Boali, Bossembélé, Yaloké, puis Bossemptélé et Baoro. Probablement, cette semaine, le corridor Bangui Béloko va être libéré, mais la seule question qui est sur toutes les lèvres :Comment le convoi peut-il circuler librement sans escorte sur ce corridor ?

Notons que depuis le 27 décembre 2020, à quelques heures du premier tour des élections législatives et présidentielles, les rebelles, réunis au sein de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont mené une offensive contre le pouvoir de Bangui. Plusieurs régions du pays ont été assiégées, dont la ville de Bouar. Avec l’aide des Mercenaires russes et rwandais, plusieurs localités ont été reprises par les forces gouvernementales.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

UN “PACTE” SAMBA PANZA TOUADERA, FICTION OU REALITÉ ? 

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 8 février 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). La nouvelle d’un pacte ou d’une entente cordiale entre Madame C Samba Panza et Monsieur F Archange Touadéra (FAT) en pleine guerre hybride suscite beaucoup d’interrogations sur la scène politique centrafricaine. 

 

Briser le socle de toutes les politiques de gestion de la RCA ?

 

Si ce “pacte” ou cette “entente cordiale” se réalise, Mme C Samba Panza perdra le crédit des suites du Forum de Bangui qui fait en partie l’essentielle sa popularité auprès des Centrafricains. Elle les abandonne pour rejoindre des mercenaires et des bandits des bourreaux.

Dans la mémoire politique centrafricaine, Madame  C Samba Panza (CSP) a joué un rôle actif dans l’élection controversée de M Touadéra en 2015 grâce à un subtil mélange de Françafrique, d’ethnie et d’intérêts égoïstes. Les Centrafricains ont vécu les conséquences horribles de ce choix pendant cinq ans. C’est malheureusement la réalité de la “guerre hybride”.

L’idée de ce pacte  est une mauvaise nouvelle l’avenir politique  de Madame CSP.

 

Ses candidatures à la fois à la présidence de la République et à l’assemblée nationale  rendent inaudible son message aux Centrafricains, alors même qu’ils attendent d’elle sécurité, paix, dignité, développement, santé, éducation, unité.

Le rapport du Forum national souverain de Bangui, CSP reste un des rares documents démocratiques participatifs, acceptables qui présentent une  vision authentique  d’un processus de réconciliation nationale en RCA. La stratégie du forum est de rassembler tous les Centrafricains autour de la refondation de leur pays, de leur patrie  par la promotion d’un dialogue inter centrafricains largement participatif  inclusif et conciliant.

“Aujourd’hui disait CSP, les aspirations profondes du peuple centrafricain sont scellées dans le Rapport du Forum National de Bangui qui constitue désormais le socle de toutes les politiques de gestion des affaires du pays. Chaque Centrafricain y trouvera l’essentiel des bases de la société centrafricaine que le Forum a voulu inventer et qui s’inscrira en lettre d’or dans les annales de notre histoire”.

 

Des réseaux criminels mafieux à la manœuvre.

 

Le Président FAT veut  gagner les élections de 2020 à tout prix. Des réseaux criminels mafieux sont à la manœuvre pour atteindre cet objectif. Le groupe mercenaire Wagner  et le gouvernement ont manipulé l’accord de Khartoum dans cet objectif.

En 2015, le gouvernement de CSP a bénéficié d’un réseau “occulte” composé de hauts fonctionnaires, des intellectuels, des parents, de l’ambassadeur de France pour faire élire FAT. En 2020, ce dernier bénéficie du soutien d’un réseau mafieux dangereux: “L’accord de Khartoum n’est qu’un partage de gâteau uniquement négocié entre le gouvernement conduit par Grébada, les groupes armés et Wagner conduit par Valéri Zakharov” dit A Sabone le 7/2/2021 sur Le Tsunami.net. L’ancien Conseiller national de la transition, Monsieur Zacharie Mahamat l’a  déjà dit sur RNL le 7/10/20219.

 

Comme en 2015, les mercenaires et les groupes armés sont utilisés, manipulés en 2020 dans le contexte d’une guerre hybride pour gagner les élections. Ce sont des entreprises criminelles qui ont vocation à placer au pouvoir, clé en main qui veut et qui peut payer. C’est la ruine de la démocratie.

En novembre 2016, le président I. Déby, président en exercice de l’UA et Mr F A Touadéra, président de la RCA, ont décidé  la tenue d’une réunion de l’UA sur un processus de paix en RCA dans un bref délai. L’accord de Khartoum en est l’aboutissement.

Le processus débute par l’Accord de Libreville du 17 Juillet 2017. Il vise à écarter les Centrafricains de toute décision concernant leur pays. Seul le gouvernement centrafricain, le Panel de l’UA et de l’ONU se réjouissent de l’Accord de paix de Khartoum. C’est ce que confirme A Sabone.

Cet Accord a suscité scepticisme, incompréhension et doute dans l’opinion publique nationale, et internationale.

Comment FAT et CSP accorderont- ils le Rapport du forum national de Bangui et l’Accord de Khartoum? L’un vise à rassembler les Centrafricains autour de la refondation de leur pays alors que l’autre remplace ces derniers par des groupes armés, des bandits et des mercenaires ? Enfin les groupes armés prennent conscience !

 

Des partis politiques centrafricains “patriotes”.

 

Il y a un déficit de patriotisme en RCA. Le patriotisme c’est l’amour de la patrie, le désir, la volonté de se dévouer, de se sacrifier pour la défendre.

Les partis politiques centrafricains sont confrontés à plusieurs obstacles. Les citoyens leur reprochent  des détournements de fonds publics, leur incompétence, leur mutisme et aveuglement face aux souffrances de la population.

Ce mutisme, cet aveuglement de certains partis centrafricains neutralisent leur capacité et leur poids nécessaire  à l’équilibre démocratique dans le pays. Certains sont prompts au nomadisme politique pour des intérêts personnels.

 

Tous les pouvoirs politiques centrafricains usent des menaces, des arrestations arbitraires, des disparitions forcées, des intimidations contre les partis politiques, la société civile par la redoutable Section de Recherche et Investigations (SRI), véritable police politique.

 

L’actualité montre  l’exemple d’A.  Navalny qui fait preuve de courage pour que la Russie soit un pays libre. Cette affaire aide les Centrafricains à  comprendre la dictature russe. Ils la subissent en RCA aujourd’hui. En 2017, la Cour européenne des droits de l’homme estimait les jugements  russes “arbitraires et manifestement déraisonnables “ Déraisonnable.

C’est une dictature qui fabrique les preuves : “ L’affaire pour laquelle je suis en cage est complètement fabriquée. Le plus important dans ce procès est de faire peur à une quantité énorme de gens. Ils ont mis une personne en prison pour faire peur à des millions” dit l’opposant russe.

 

Vouloir un pacte avec Monsieur Faustin Archange Touadéra, allié de la Russie est une faute politique de Madame Catherine Samba Panza. L’opinion publique nationale, est pour la recherche des raisons qui ont poussé certains Centrafricains à la rébellion.

On fait l’amalgame entre “rebelles” et “mercenaires”. Le général Joseph Zoundeko du RPRC en 2016 disait: “dans la Vakaga, il nous manque la sécurité. Cela nous a poussés vers l’auto défense puis la rébellion. Il y a aussi le manque de routes, des écoles, des hôpitaux”.

 

Par Les Amis de Siloë Centrafrique

Le 8 février 2021

 

 

 

RCA : les forces gouvernementales sont arrivées à Baoro, à moins de 80 km de Bouar

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Centre-ville de Bouar, le 12 juin 2020. Photo CNC / Gervais Lenga

 

Bouar, République centrafricaine, lundi, 08 février, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Après Mbaïki, Boda, Boali, Bossembélé et Yaloké, les forces gouvernementales s’emparent de la ville de Bossemptélé  et de Baoro sans aucun affrontement avec les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC). Elles se préparent à mener un dernier assaut sur la ville de Bouar, ou les rebelles ont pour la plupart quitté depuis trois semaines.

 

Si les Mercenaires russes et turques n’ont pas hésité à utiliser des gros moyens terrestres et aériens face aux rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), ces derniers n’ont plus de choix que de fuir devant la puissance de feu des mercenaires  turques et russes de la société Wagner qui est désormais en première ligne de front dans les affrontements qui les ont opposés aux rebelles.

Après les villes de Yaloké, Bossemptélé et Baoro, ou les forces gouvernementales ont repris aux mains des rebelles du CPC, la ville de Bouar, située à plus de 450 kilomètres de Bangui, commence à se vider  des rebelles qui  l’ont envahi le dimanche 27 décembre 2020 à quelques heures des élections législatives et présidentielles.

« Les rebelles qui étaient venus occuper la ville de Bouar sont en majorité venus de Baboua et de Ngaoundaye. Après leur coup, ils se sont retirés de la ville, laissant sur place que des miliciens Anti-Balaka. Mais depuis une semaine, on commence à les voir retirer de la ville. Ils sont moins nombreux actuellement dans les rues », témoigne un habitant de la localité interrogé par CNC.

Cependant, l’État major de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), face à l’avancer des forces gouvernementales, annonce vouloir changer le mode opératoire. Mais lequel ?

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : le Président Touadera dénonce les agissements criminels de certains signataires de l’accord de paix

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Le Président Faustin Archange Touadera lors de la cérémonie de comémoration du deuxième anniversaire de l’accord politique pour la paix et la reconciliation (APPR-RCA) au palais de la renaissance à Bangui, le 6 février 2021 . © Gaël Grilhot/RFI

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 8 février 2021 ( Corbeaunews-Centrafrique). En République centrafricaine, le Président récemment réélu Faustin Archange Touadera célèbre deux ans de l’accord de paix de Khartoum alors que sept de groupes armés signataires sont partis en guerre contre ses gouvernements.

 

RCA : le parti RDC fête ses 34 ans  dans le recueillement

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Bangui, République centrafricaine, lundi, 8 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). L’ancien parti au pouvoir, le rassemblement démocratique centrafricain (RDC) fête ses 34 ans d’existence sur la scène politique  centrafricaine aujourd’hui. C’est aussi l’occasion de commémorer la disparition de son président fondateur, le général d’armée André Kolingba qui a dirigé la RCA de 1981 à  1993.

 

Cette cérémonie en la mémoire de l’ancien Président André Kolingba s’est déroulée à la paroisse Saint-Paul des rapides  à Bangui.

11 ans après sa disparition, les Centrafricains se souviennent encore de lui de ses œuvres pour la République entre 1981 et 1993. Monsieur Bernard Bangala, délégué à la fédération du parti RDC garde  de lui un bon souvenir.

« Vraiment, Kolingba, quand il était encore en vie, il avait réalisé beaucoup des choses.  Lorsqu’il était venu au pouvoir,  il avait fait ce qu’on appelle le comité militaire de redressement national. Il a pu repartir les ministres qui composaient ce comité  dans chaque région selon leur ethnie, ce qui fait grandiose… »

Et pour  la célébration de ses trente quatrièmes années de son existence, le bureau rappelle l’idée du rassemblement si chère à André Kolingba dans un contexte ou le pays  a-t’en besoin.

« Nous voulons seulement rappeler à la nouvelle génération  les acquis de ce grand homme, parce que c’est un homme de paix, de dialogue. Laissez-moi vous dire que Kolingba est le père de la démocratie en RCA », déclare Monsieur Bernard Bangala.

Notons que le parti RDC est arrivé quatrième lors de l’élection présidentielle du 27 décembre 2020. Cette commémoration de ses 34 ans est l’occasion d’évaluer  la place du parti et ses perspectives pour les législatives qui va venir.

 

Par D. Y. Ibrahim avec RNL

Journaliste rédacteur

Tél. : 70 23 39 97

Alain Nzilo

Directeur de publications

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La longue attente pour le Kondogbia souhaité | des sports

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Geoffrey Kondogbia tente de quitter Rubén Sobrino lors du match Atlético-Valencia (3-1) au Wanda Metropolitano le 24 janvier. Alex Caparros / .

 

Bangui, République centrafricaine, lundi, 08 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Sur le point d’entrer dans la phase du parcours dans laquelle les vrais titres commencent à être discutés, Diego Pablo Simeone peut donner ce lundi face au Celta (21h00, Movistar LaLiga) le premier titre de la Ligue à Geoffrey Kondogbia (République centrafricaine, 27 ans).

 

Le milieu de terrain, signature fulgurante acquis de Valence avec la saison déjà commencée pour couvrir l’évasion de Thomas à Arsenal, est le premier sur la liste des joueurs que l’entraîneur de l’Atlético veut mesurer avant l’étape mollar de la saison. Jusqu’à présent, Kondogbia ne porte que deux titres en Coupe et des minutes de remplissage pour clôturer les matchs de championnat.

A deux semaines du huitième de finale de la Ligue des champions contre Chelsea, Simeone veut voir Kondogbia. Cholo a considéré sa signature comme stratégique car il lui est difficile de voir l’équipe uniquement soutenue par Koke dans les grands événements. L’entraîneur souhaite savoir s’il peut y avoir un Atlético avec ou sans Kondogbia.

Le centre du champ a été une zone à restaurer par Simeone. Avant de rompre avec le 4-4-2 pour passer à la défense de trois centres, l’entraîneur a pointé de jouer avec deux milieux de terrain et deux milieux de terrain profond (Carrasco et Correa ou Llorente) comme l’une des étapes offensives que l’équipe après confinement. Jusqu’à ce que dans certains des derniers matchs, il le place comme le seul pivot devant la défense, Simeone a escorté Koke avec Saúl, Herrera, Llorente et Torreira. Avec ce dernier, l’entraîneur a essayé à Cadix comme milieu de terrain de référence afin que Koke ait plus de participation dans des domaines plus avancés, comme dans la première étape du championnat, dans laquelle l’Atlético a joué son meilleur match. D’après les tests effectués au cours de la semaine, il semble que le moment soit venu pour Kondogbia de montrer s’il peut devenir le milieu de terrain dominant que l’entraîneur n’a pas trouvé depuis le départ de Rodri.

Selon l’entraîneur, le fait que Kondogbia n’ait pas encore obtenu de titre dans la Ligue répond au bon fonctionnement de l’équipe et à la compétition qui prévaut. Le statut acquis dans l’écosystème de toute équipe a également joué contre elle. Il en a été un de plus dans le service militaire particulier auquel Simeone soumet généralement de nombreux nouveaux arrivants.

À l’Atlético, ils assurent qu’il n’a pas eu de problèmes pour s’adapter à la ville – il a transféré sa famille presque au moment de la signature – ou à l’équipe, et que sa formation répond aux exigences de l’entraîneur. Ils qualifient la moitié africaine de joueur intelligent, avec de l’expérience et du calme pour comprendre une situation complexe sur son chemin de départ.

Solidité et hiérarchie

Kondogbia n’a pas généré de bruit en attendant une première opportunité qui a été retardée plus que prévu car son profil correspondait la première fois au directeur sportif, Andrea Berta, et à Simeone lui-même, alors qu’il fallait chercher un remplaçant d’urgence à Thomas. . Les 15 millions d’euros versés à Valence s’ajustent également aux difficultés économiques que le covid a mis en place dans les caisses du club.

Sans être une star, l’embauche de Kondogbia a été internalisée par le staff technique comme l’arrivée d’un joueur avec une hiérarchie et des conditions pour apporter de la solidité au milieu de terrain. Cet aspect a été l’une des grandes préoccupations de Simeone jusqu’à présent cette saison. La défaite à Munich (4-0) et dans le derby (2-0) l’ont convaincu que l’équipe a besoin d’un joueur comme le centrafricain pour des rendez-vous à haute altitude.

Reste maintenant à voir si son physique imposant (1,88 mètre), sa longue foulée pour roder en drive ou les performances de tir de sa jambe gauche lorsqu’il regarde dans la zone se mélangent bien dans cet Atlético. En sa faveur, il doit jouer peu à l’envers, ce qui est toujours un moyen d’entrer par l’œil droit de Simeone. Mais pour entrer dans le onze, il devra le convaincre dès ce lundi.

 

 

Avec Marseille News

En Centrafrique, célébration de l’accord de paix dans un pays «en guerre»

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En Centrafrique, célébration de l’accord de paix dans un pays «en guerre»

Bangui ( République centrafricaine ) – Le contraste est saisissant. Il y a un an, était célébré en grande pompe, au Palais de la Renaissance, le premier anniversaire de l’Accord de paix du 6 février 2019. Dans la salle e projection se retrouvaient autorités et diplomates, organisations de la société civile et, bien sûr, les représentants et leaders des quatorze groupes armés signataires. La presse nationale et internationale photographiait, parfois médusée, les visages de ces chefs de guerre qui se congratulaient. Ali Darass, Sidiki Abass, Al Kathim, Maxime Mokom… tous ou presque étaient présents, écoutant les discours pourtant sévères des associations de victimes et des religieux.

Un an plus tard/////////////.

Douze mois plus tard, la salle est beaucoup plus clairsemée. Relégués dans les derniers rangs de la salle, les représentants des quelques groupes armés, toujours parties prenantes de l’accord, n’ont pas pris la parole. Seul le président Touadéra s’est d’ailleurs prêté à l’exercice justifiant, dans un discours d’une vingtaine de minutes, la mise en place de cet APPR et la nécessité de le poursuivre, malgré la nouvelle crise./////////////.

« Cet Accord avait pour objectif de créer les conditions d’un dialogue franc, sincère et pacifique pour un retour définitif de la sécurité, de la paix et la réconciliation dans notre pays », a-t-il rappelé « mais », regrette-t-il « au lieu de célébrer le dividende de la paix, nous célébrons son deuxième anniversaire dans un contexte de guerre déclarée au peuple centrafricain »./////////////.

De fait, depuis la mi-décembre 2020, une nouvelle alliance de six groupes armés – tous signataires de l’APP – s’est formée, menaçant de descendre sur Bangui et s’attaquant frontalement aux forces centrafricaines et à leurs alliés. La Coalition des patriotes pour le changement (CPC) a fortement perturbé le processus électoral de la fin de l’année 2020 et même mené une attaque directe sur Bangui, le 13 janvier dernier./////////////.

« L’Accord de paix ne peut pas être déclaré caduc »/////////////.

De nouveau « en guerre » contre « les forces du mal », selon les propres mots du président Touadéra, le pays doit pourtant, selon lui, continuer à mettre en œuvre l’accord de paix./////////////.

« Déclarer l’Accord de paix caduc reviendrait à donner raison à ceux qui ont pris des armes pour (…) instaurer un régime de terreur au cœur de l’Afrique », justifie le président qui prend à témoin « les progrès significatifs observés » enregistrés depuis la signature de l’Accord. Il demande au Premier ministre de reprendre les réunions de suivi de ce même accord, bien qu’il qu’il reconnaisse des ajustements nécessaires dans sa mise en oeuvre./////////////.

Depuis deux ans et jusqu’au début de la nouvelle crise, la Centrafrique a connu, il est vrai, une période relative de stabilité qui a permis un retour timide de l’Etat dans l’arrière-pays et une certaine redynamisation économique. La remise en cause de ce document serait, pour le président Touadéra mais aussi pour de nombreux partenaires internationaux, un retour en arrière dont la Centrafrique pourrait ne pas se remettre./////////////.

« Si vous regardez l’Accord de paix, il y a tout, dedans. C’est une vision pour la paix dans le pays », résume Samuela Isopi, ambassadrice de l’Union européenne, avant d’ajouter que « l’Accord n’a pas été appliqué comme il le fallait mais ce n’est pas en changeant d’accord que l’on va changer les choses »./////////////.

Surtout, précise de son côté, Bertino Matondo, représentant de l’Union africaine en Centrafrique, « qu’il s’agit du huitième accord de paix signé », avant de souligner en creux « qu’en renégocier un nouveau serait considéré par beaucoup comme une perte de temps »./////////////.

Analyse de chaque point de l’Accord/////////////.

Samuela Isopi plaide ainsi pour une analyse en profondeur de la mise en œuvre de l’APPR et de ses failles./////////////.

« Il y a notamment le régime des sanctions qui n’a pas été appliqué », précise-t-elle, avant d’insister sur la nécessité d’un programme de désarmement et de réinsertion « crédible » ou encore du jugement effectif des auteurs des crimes commis. Unités mixtes de sécurité, Commission vérité, justice, réconciliation et réparation, démobilisation des groupes armés… chaque point doit être analysé./////////////.

Au-delà du contenu, l’ambassadrice de l’Union européenne demande également une plus grande inclusivité dans la mise en œuvre de l’accord, à commencer par une plus grande participation de la société civile: « Nous sommes convaincus que si on implique plus les Centrafricains dans cet accord, ça va marcher », a-t-elle déclaré./////////////.

« L’Accord de paix est un cadre qui peut être utile pour l’avenir du pays mais qu’il convient de revitaliser avec de nouveaux acteurs. Cet accord a beaucoup été critiqué mais il n’y a rien d’autre pour le moment. Ce deuxième anniversaire ne doit pas être une commémoration, mais un moment de réflexion pour rassembler le maximum des forces vives de la nation », renchérit Jean-Marc Grosgurin, ambassadeur de France./////////////.

Rassembler/////////////.

Rassembler mais jusqu’où ? Les principaux concernés, à savoir les groupes armés qui se sont engagés dans une nouvelle aventure militaire pourront-ils rejoindre l’Accord ?/////////////.

Pour le moment, le sujet des négociations est délicat mais le Premier ministre Ngrebada a néanmoins laissé une porte entrouverte, lors d’une conférence de presse qui s’est déroulée à l’issue de la cérémonie./////////////.

« S’il arrive que certains combattants de ces groupes prennent l’initiative de revenir dans l’accord, alors à ce moment, nous examinerons leur demande », a-t-il indiqué, mais en précisant que « seuls les vrais Centrafricains » pourront être concernés, pointant du doigt les « mercenaires étrangers » qui, eux, « doivent rentrer chez eux ».

Avec RFI

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Questions et réponses : Premier procès d’anti-balaka à la CPI

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Questions et réponses : Premier procès d’anti-balaka à la CPI

Bangui ( République centrafricaine ) – 1. Quel est le contexte de ces affaires en République centrafricaine ? 2. Comment la CPI s’est-elle retrouvée saisie de la Situation en République centrafricaine ? 3. Qui sont Alfred Yékatom et Patrice-Edouard Ngaïssona ? 4. Quand Yékatom et Ngaïssona ont-ils été visés par des chefs d’accusation de la CPI et ont-ils comparu devant cette juridiction ? 5. Quelles sont les charges retenues contre Yékatom et Ngaïssona ? 6. Pourquoi la CPI juge-t-elle Yékatom et Ngaïssona ensemble ? 7. Quels sont les liens entre ce procès et celui, antérieur, de Jean-Pierre Bemba ? 8. Que signifient les récents soulèvements en République centrafricaine pour le procès ? 9. Quels sont les droits de Yékatom et Ngaïssona en tant qu’accusés ? 10. Quel est le rôle des victimes dans le procès de Yékatom et Ngaïssona ? Peuvent-elles participer au procès ? 11. Comment les communautés locales touchées par les crimes en République centrafricaine seront-elles informées du procès? Pourront-elles le suivre à La Haye ? 12. Que se passera-t-il au procès ? Combien de temps durera-t-il ? Quelle peine encourent les accusés en cas de condamnation ? 13. Quels sont les liens de ce procès avec la Cour pénale spéciale qui a été établie en République centrafricaine ? Yékatom et Ngaïssona pourraient-ils être jugés par cette Cour ou par des juridictions centrafricaines ? 14. Quelles sont les autres actions de la CPI en République centrafricaine? Que devrait-elle faire d’autre dans ce pays ?

Le procès d’Alfred Yékatom et de Patrice-Edouard Ngaïssona s’ouvrira le 9 février 2021 à la Cour pénale internationale (CPI). Ces deux hommes sont les plus hauts dirigeants anti-balaka à être jugés, et les premiers devant la CPI. Les anti-balaka sont des milices chrétiennes qui se sont livrées à de brutales attaques en représailles contre la Séléka musulmane à la suite d’un coup d’État en 2012, les populations civiles se retrouvant prises en étau. Bien que la CPI mène deux enquêtes distinctes sur des crimes commis en République centrafricaine au cours des deux dernières décennies, il s’agit du premier procès de leaders anti-balaka concernant des crimes commis dans le cadre du conflit du pays qui sévit depuis 2012./////////////.

1. Quel est le contexte de ces affaires en République centrafricaine ? /////////////.

Fin 2012, les rebelles de la Séléka, principalement des musulmans, ont évincé François Bozizé de la présidence centrafricaine et pris le pouvoir en menant une campagne de violences et de terreur. Fin 2013, des milices chrétiennes et animistes connues sous le nom d’anti-balaka ont organisé des contre-attaques contre la Séléka. Les anti-balaka, qui sont l’émanation de milices d’autodéfense locales qui existaient sous Bozizé et prenaient fréquemment pour cibles les civils musulmans, associaient tous les musulmans à la Séléka./////////////.

Les civils se sont retrouvé pris en étau entre la Séléka et les anti-balaka, qui se sont livrés à des attaques et à des affrontement armés de plus en plus brutaux contre tous ceux qu’ils considéraient comme des soutiens de leurs ennemis respectifs. Après le déplacement massif de la minorité musulmane à travers le pays, les anti-balaka s’en sont pris à des chrétiens et à d’autres à qui ils reprochaient de s’être opposés à eux ou d’avoir pris fait et cause pour leurs voisins musulmans. Au fil du temps, les anti-balaka se sont retournés contre tous ceux qui croisaient leur chemin, se livrant à des vols et à des pillages. Le déplacement interne généralisé de populations à travers le pays se poursuit à ce jour./////////////.

Human Rights Watch a documenté les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis par les forces de la Séléka et les anti-balaka depuis 2013. Certains des abus les plus flagrants ont été perpétrés dans les régions centrales de la République centrafricaine entre fin 2014 et avril 2017. Human Rights Watch a également documenté des centaines de cas de viol et d’esclavage sexuel imputés à la fois aux anti-balaka et aux combattants des factions de la Séléka./////////////.

2. Comment la CPI s’est-elle retrouvée saisie de la situation en République centrafricaine ?/////////////.

Le 30 mai 2014, la présidente par intérim de l’époque, Catherine Samba-Panza, a renvoyé la situation en République centrafricaine depuis août 2012 devant la Cour pénale internationale (CPI) à La Haye. Le 24 septembre 2014, la procureure a annoncé l’ouverture d’une enquête sur des crimes qui auraient été commis dans le pays depuis 2012./////////////.

Il s’agissait de la deuxième enquête ouverte par la CPI sur des crimes présumés en République centrafricaine, la première portant sur des crimes graves commis en 2002 et 2003 lors d’un coup d’État orchestré par Bozizé. En décembre 2004, la République centrafricaine a renvoyé cette situation devant la CPI et en 2007, la procureure a annoncé l’ouverture d’une enquête officielle./////////////.

3. Qui sont Alfred Yékatom et Patrice-Edouard Ngaïssona ?/////////////.

Surnommé « Rombhot », Alfred Yékatom est né le 23 janvier 1975. Caporal-chef dans l’armée centrafricaine avant le conflit, il s’est autopromu « colonel » lorsqu’il est devenu en 2013 l’un des chefs de file anti-balaka, à la tête d’environ 30 000 hommes, selon la CPI. Le 20 août 2015, Yékatom a été inscrit sur la liste des sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU pour avoir pris des mesures de nature à menacer ou entraver le processus de transition politique ou à alimenter les violences. En 2016, Yékatom a été élu au parlement centrafricain./////////////.

Patrice-Édouard Ngaïssona est un ancien coordinateur politique autoproclamé des milices anti-balaka et, selon la CPI, l’un « des chef présumés parmi les plus haut placés » de ce groupe armé. Le 2 février 2018, il a été élu à un poste de direction au sein de la Confédération africaine de football. Le 3 septembre 2014, Human Rights Watch s’était entretenu avec Ngaïssona, qui n’avait pas contesté la responsabilité des anti-balaka dans certaines des exactions qui leur étaient reprochées ou le fait qu’il était un leader du groupe./////////////.

4. Quand Yékatom et Ngaïssona ont-ils été visés par des chefs d’accusation de la CPI et quand ont-ils comparu devant cette juridiction ?/////////////.

Le 11 novembre 2018, la CPI a émis un mandat d’arrêt contre Yékatom, dont les scellés ont été levés le 17 novembre. L’accusé a été remis à la CPI par les autorités centrafricaines le jour même. Les autorités centrafricaines ont placé Yékatom, qui était alors député, en détention après qu’il a dégainé un revolver et tiré des coups de feu dans le bâtiment du parlement. Il a comparu pour la première fois devant la CPI quelques jours plus tard./////////////.

Moins d’un mois plus tard, le 7 décembre 2018, la CPI a émis un mandat d’arrêt à l’encontre de Ngaïssona, qui a été arrêté en France le 12 décembre 2018 puis transféré à la CPI le 23 janvier 2019. Sa comparution initiale a eu lieu deux jours plus tard./////////////.

5. Quelles sont les charges retenues contre Yékatom et Ngaïssona ?/////////////.

Yékatom est visé par 10 chefs d’accusation de crimes de guerre et 11 de crimes contre l’humanité ; 16 chefs de crimes de guerre et 16 chefs de crimes contre l’humanité pèsent contre Ngaïssona./////////////.

Parmi ces charges figurent les attaques intentionnellement dirigées contre la population civile, le meurtre, les attaques dirigées contre des édifices religieux, la déportation ou le transfert forcé de population et le déplacement de population civile, la persécution. Les deux hommes sont également accusés d’avoir enrôlé des enfants de moins de 15 ans et de les avoir utilisés dans le cadre des hostilités, ce qui est considéré comme un autre crime de guerre./////////////.

Lors d’une audience de confirmation des charges, les juges de la CPI n’ont pas retenu certaines des charges présentées par la procureure en relation avec des évènements survenus en dehors de Bangui, la capitale centrafricaine. D’après les magistrats, les preuves sont insuffisantes pour établir que Ngaïssona contrôlait efficacement certains groupes anti-balaka opérant en dehors de la ville./////////////.

Les victimes ont dans un premier temps redouté que la procureure ne fasse pas des accusations de viol et de violence sexuelle des infractions distinctes. Si le viol a été bien retenu, à la fois en tant que crime de guerre et crime contre l’humanité, il ne concerne que Ngaïssona. La procureure a par la suite cherché à ajouter un deuxième cas de viol aux chefs d’accusation visant Ngaïssona et des accusations de viol et d’esclavage sexuel contre Yékatom. Le tribunal a toutefois rejeté ces demandes, invoquant entre autres raisons la nécessité d’équilibrer l’efficacité de la poursuite avec un préjudice potentiel pour les défendeurs, compte tenu du retard./////////////.

Human Rights Watch a documenté le viol et l’esclavage sexuel commis par les forces anti-balaka, y compris par des forces placées sous le commandement de Yékatom./////////////.

6. Pourquoi la CPI juge-t-elle Yékatom et Ngaïssona ensemble ?/////////////.

En février 2019, les juges de la CPI ont fusionné les affaires Yékatom et Ngaïssona, notant que les crimes commis faisaient partie du même cycle d’agression et de conflit. En conséquence, les magistrats ont dit s’attendre à ce que les preuves présentées contre les deux suspects soient sensiblement les mêmes. Ils ont également conclu au fait que la fusion des affaires ne porterait pas préjudice aux accusés et améliorerait plutôt l’équité et la rapidité de la procédure. Dans le cas de procédures conjointes, chaque accusé bénéficie des mêmes droits que s’il était jugé séparément. /////////////.

7. Quels sont les liens entre ce procès et celui, antérieur, de Jean-Pierre Bemba ?/////////////.

La première enquête de la CPI sur les crimes graves commis en 2002 et 2003 n’a abouti qu’à une seule affaire, contre Jean-Pierre Bemba, un ancien vice-président de la RD Congo. Les forces du Mouvement pour la libération du Congo (MLC), dirigées par Bemba, ont été actives en République centrafricaine en 2002 et 2003, agissant à la demande du président de l’époque, Ange-Félix Patassé, pour réprimer une tentative de coup d’État par Bozizé./////////////.

Après son arrestation en Belgique en 2008, le procès de Bemba a débuté en 2010. Le 21 mars 2016, les juges de la CPI l’ont reconnu coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité et condamné à 18 ans de prison. Une chambre d’appel de la CPI a annulé cette condamnation et l’accusé a été remis en liberté trois jours plus tard avant de s’installer en Belgique. La Cour a rejeté une demande déposée contre elle par Bemba pour obtenir des réparations./////////////.

La CPI a depuis clôturé l’affaire Bemba, bien que son Fonds d’affectation spéciale au profit des victimes entreprenne certaines activités dans le cadre d’un projet pilote lancé en septembre 2020 pour fournir une assistance aux victimes de crimes commis dans le cadre de cette situation, notamment en matière de santé physique et mentale, de réadaptation et de soutien matériel./////////////.

La CPI n’a émis aucun autre mandat d’arrêt dans le cadre de sa première enquête ni établi de responsabilités pour les crimes de 2002 et 2003, privant les victimes de justice et de réparations./////////////.

8. Que signifient les récents soulèvements en République centrafricaine pour le procès ?/////////////.

Des élections présidentielles se sont déroulées en République centrafricaine le 27 décembre 2020. Le 4 janvier 2021, la commission électorale a déclaré Faustin-Archange Touadéra vainqueur du scrutin avec 53,9 % des voix, un résultat validé le 19 janvier par la Cour constitutionnelle./////////////.

Avant et après les élections, une nouvelle coalition rebelle a lancé de multiples attaques. La Coalition des patriotes pour le changement (PCC) est composée des mêmes groupes qui ont commis des crimes de guerre au cours des cinq dernières années, des deux côtés du conflit./////////////.

Lors de récents troubles, des dizaines de civils, plusieurs Casques bleus et un travailleur humanitaire de Médecins sans frontières (MSF) ont été tués. Entre le 22 et le 29 décembre, la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations Unies pour la stabilisation en République centrafricaine (MINUSCA) a relevé au moins 57 incidents de violations des droits humains et 96 victimes de violences électorales, principalement commises par des groupes armés, mais plusieurs autres attaques ont été perpétrées depuis. La violence a provoqué des déplacements massifs de populations, plus de 100 000 civils fuyant vers le Tchad, le Cameroun et la République démocratique du Congo voisins, et 100 000 autres se réfugiant dans la brousse./////////////.

Le 19 décembre, un porte-parole gouvernemental a déclaré que l’ancien président Bozizé était derrière la nouvelle coalition. Bozizé, président de 2003 jusqu’à son éviction lors d’un coup d’État de 2013, est rentré dans le pays il y a un an. Début décembre, la Cour constitutionnelle du pays l’a déclaré inéligible à l’élection du 27 décembre pour des « raisons morales », car il était visé par les sanctions du Conseil de sécurité de l’ONU et faisait l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par le gouvernement intérimaire centrafricain en 2014./////////////.

Le 31 décembre, le président Touadéra a limogé trois chefs rebelles du gouvernement à la suite des attaques, décision qui pourrait mettre fin à un accord de paix signé par 14 groupes rebelles en février 2019./////////////.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a condamné les attaques et appelé à établir les responsabilités pour les crimes commis. De hauts fonctionnaires de l’Union africaine, de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale, de l’Union européenne et de l’ONU ont également publié une déclaration conjointe dans laquelle ils ont invité le gouvernement centrafricain à ouvrir une enquête pour faire traduire en justice les responsables des violences./////////////.

Selon les Conseillers spéciaux de l’ONU sur la prévention du génocide et la responsabilité de protéger, le climat actuel d’impunité est un facteur majeur alimentant les cycles de violence et d’insécurité dans le pays./////////////.

Avant les élections, la procureure de la CPI a rendu publique une déclaration appelant au « calme et à la retenue» et rappelant que quiconque participerait à des crimes serait « passible de poursuites ». Les procureurs de la République centrafricaine ont déclaré qu’une enquête avait été ouverte sur le rôle joué par Bozizé dans la rébellion./////////////.

9. Quels sont les droits de Yékatom et Ngaïssona en tant qu’accusés ?/////////////.

Yékatom et Ngaïssona sont présumés innocents jusqu’à ce que leur culpabilité soit établie et les deux hommes auront droit à un procès équitable et rapide, mené avec impartialité. En outre, en vertu des normes internationales d’équité des procès telles que celles énoncées dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et dans le Statut de Rome fondateur de la CPI, les accusés auront le droit de ://///////////.

• Obtenir des informations sur les charges retenues contre eux dans une langue qu’ils comprennent ;/////////////.

• Disposer du temps nécessaires et des installations adéquates pour préparer leur défense ;/////////////.

• Ne pas être contraint de témoigner contre eux-mêmes ou d’avouer leur culpabilité ;/////////////.

• Choisir un avocat de leur choix ;/////////////.

• Être protégé de la torture et des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants./////////////.

Yékatom et Ngaïssona ont tous deux exprimé des inquiétudes quant au respect de leurs droits à un procès équitable. Ils ont affirmé que la procureure avait enfreint à plusieurs reprises les obligations de divulgation des éléments de preuve à la défense. Si les juges de la CPI leur ont donné raison, ceux-ci ont également conclu que la procureure avait soit remédié à ces problèmes, soit n’avait pas porté préjudice à la défense./////////////.

Ngaïssona, qui s’est également plaint de ses conditions de détention, a demandé des visites en personne de son équipe juridique, ce qui lui a été dénié par les juges en raison de la pandémie de Covid-19. Plus récemment, la défense de Ngaïssona a demandé un examen médical par un expert, à la lumière de la prétendue détérioration de son bien-être mental, mais les juges de la CPI ont noté que cette question relevait du greffe de la Cour./////////////.

10. Quel est le rôle des victimes dans le procès de Yékatom et Ngaïssona ? Peuvent-elles participer au procès ? /////////////.

La CPI dispose d’un système innovant de participation des victimes à la justice internationale. Les victimes des crimes allégués peuvent faire connaître leurs points de vue et leurs préoccupations aux juges du procès, indépendamment de tout statut de témoin, par l’intermédiaire de leurs représentants légaux. La participation des victimes est un moyen de renforcer la résonance de la CPI au sein des communautés touchées./////////////.

Les magistrats de la Cour ont jusqu’à présent reconnu 1 403 victimes comme participant au procès. L’enregistrement en personne des nouvelles « victimes participantes » a été compliqué par la pandémie, mais la CPI poursuit ses efforts à cette fin. Dans le contexte de la pandémie, les victimes peuvent continuer à s’enregistrer jusqu’à la fin de la présentation des preuves par l’accusation./////////////.

Les victimes sont réparties en deux groupes distincts : l’un est constitué d’ex-enfants soldats et l’autre de victimes d’autres crimes, une division qui tient compte du fait que leurs intérêts pourraient diverger car des ex-enfants soldats auraient pu être impliqués dans des actes commis contre les victimes d’autres crimes./////////////.

Deux équipes d’avocats représentent les victimes participantes. Leurs représentants légaux seront autorisés à faire des déclarations liminaires et à participer à toutes les auditions. Ils peuvent également poser des questions aux témoins et présenter des preuves, après avoir obtenu l’autorisation de la chambre./////////////.

11. Comment les communautés locales touchées par les crimes en République centrafricaine seront-elles informées du procès? Seront-elles en mesure de le suivre à La Haye ?/////////////.

La sensibilisation des communautés affectées est importante pour maximiser l’impact des décisions de la Cour localement. Dans le cadre de cet effort, la CPI produit des résumés audio, vidéo et écrits des procédures judiciaires et effectue des missions sur le terrain pour discuter des développements avec les communautés dont sont issues les victimes. La pandémie a limité les activités de sensibilisation, mais la CPI a poursuivi ses efforts, en s’appuyant davantage sur des partenaires, dont 20 radios communautaires, pour disséminer massivement l’information judiciaire. Elle a également réalisé une campagne d’affichage à Bangui et dans les provinces du pays avec des messages destinés à promouvoir la justice et l’établissement des responsabilités./////////////.

Avant le procès, la CPI diffusera un questions-réponses à la radio locale et elle s’efforce d’ores et déjà de répondre dans la presse écrite locale à des questions clés que les gens se posent. La Cour a prévu de diffuser l’ouverture du procès dans une salle d’audience à Bangui, en présence de membres des communautés touchées, de journalistes, et de représentants de la société civile et des autorités internationales et nationales. L’ouverture sera également retransmise en direct à la télévision. À mesure de son déroulement, la CPI diffusera chaque mois des résumés des développements du procès à la télévision et à la radio./////////////.

12. Que se passera-t-il au procès ? Combien de temps durera-t-il ? Quelle peine encourent les accusés en cas de condamnation ? /////////////.

Le procès devrait s’ouvrir le 9 février 2021 et durer trois jours. Une fois que certaines questions de procédure auront été réglées, l’accusation disposera de six heures pour faire ses déclarations liminaires. Les victimes participantes et la défense de Ngaïssona disposeront ensuite de trois heures chacune pour leurs propres déclarations liminaires. La défense de Yekatom fera sa déclaration liminaire au début de la présentation de ses preuves./////////////.

La présentation des éléments de preuve par l’accusation devrait avoir lieu du 15 au 31 mars, puis se poursuivre ultérieurement. Le Bureau du Procureur a indiqué qu’il convoquerait 147 témoins des faits et quatre témoins experts. L’accusation a estimé qu’il lui faudrait environ 400 heures pour interroger ses témoins. Les magistrats ont alloué un maximum de 200 heures à chaque équipe de défense pour l’interrogatoire. Ils ont indiqué que le procès pourrait durer environ deux ans./////////////.

À la suite de la présentation des éléments de preuve, les juges statueront sur un verdict. En cas de condamnation, une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à 30 ans ou la réclusion à perpétuité pourra être imposée. La peine de mort n’est pas prévue par la CPI./////////////.

13. Quels sont les liens de ce procès avec la Cour pénale spéciale, qui a été établie en République centrafricaine ? Yékatom et Ngaïssona pourraient-ils être jugés par cette Cour ou par des juridictions centrafricaines ?/////////////.

La CPI est une juridiction de dernier recours. En vertu du Statut de Rome, la Cour n’ouvrent de poursuites que lorsque les tribunaux nationaux n’ont pas la capacité ou la volonté de le faire./////////////.

En 2015, la République centrafricaine a créé une Cour pénale spéciale à Bangui pour juger les crimes internationaux graves commis dans le cadre du conflit, aux côtés de la CPI. Cette Cour fonctionne en partenariat avec l’ONU et est formée de juges et de procureurs internationaux ainsi que de représentants de la justice centrafricaine./////////////.

La Cour pénale spéciale prime sur les tribunaux nationaux ordinaires du pays. La loi instituant la Cour prévoit que si les deux tribunaux travaillent sur la même affaire, priorité ira à la CPI, ce qui diffère quelque peu de la pratique habituelle régissant les relations entre la CPI et les juridictions nationales./////////////.

La Cour pénale spéciale est devenu opérationnelle en 2018 et des enquêtes sont en cours, bien que son premier procès n’ait pas encore eu lieu. Son mandat est de cinq ans, renouvelable. La Cour a besoin d’un soutien international accru pour poursuivre ses travaux./////////////.

Yékatom a fait valoir que la CPI devrait déclarer son affaire irrecevable au motif que la République centrafricaine est désormais capable de le poursuivre devant la Cour pénale spéciale. Une demande rejetée par la CPI dans la mesure où aucune enquête ou poursuite contre Yékatom n’a été ouverte à la Cour pénale spéciale. En outre, les autorités centrafricaines n’ont donné aucune indication de leur intention d’enquêter sur lui ou de le poursuivre. La défense a fait appel de cette décision, un appel en cours d’examen./////////////.

Il y a également eu des procès pénaux devant les tribunaux ordinaires de la République centrafricaine depuis 2015, y compris au moins deux contre d’anciens commandants anti-balaka. En février 2020, la cour d’appel de Bangui a condamné 28 combattants anti-balaka pour les meurtres de 75 civils et de 10 Casques bleus de l’ONU commis autour de Bangassou, dans la province de Mbomou, en 2017. Les peines allaient de 10 ans à la perpétuité. Cependant, la plupart des autres procédures ont été ouvertes contre des individus de rang hiérarchique inférieur ou portaient sur des délits mineurs./////////////.

14. Quelles sont les autres actions de la CPI en République centrafricaine ? Que devrait-elle faire d’autre ?/////////////.

Depuis l’acquittement de Bemba, la CPI n’a plus ouvert de poursuites dans le cadre de sa première enquête. Human Rights Watch a critiqué l’insuffisance du nombre d’affaires et exhorté le Bureau du Procureur à porter des charges proportionnelles aux crimes commis afin de garantir une justice efficace./////////////.

S’agissant de la deuxième enquête de la CPI, jusqu’à récemment, les poursuites ouvertes à l’encontre des deux dirigeants anti-balaka contrastaient fortement avec l’absence de poursuites similaires à l’encontre des dirigeants de la Séléka et de leurs alliés, qui continuent de contrôler une vaste portion du territoire national. Cependant, le 24 janvier 2021, la République centrafricaine a remis le premier suspect affilié à la Séléka à la CPI : Mahamat Said Abdel Kani, qui est accusé de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis en tant que commandant de la Séléka à Bangui en 2013. La CPI avait émis contre lui un mandat d’arrêt sous scellés le 7 janvier 2019. Sa comparution initiale a eu lieu le 28 janvier 2021. Human Rights Watch a exhorté la Cour à poursuivre davantage de suspects de la Séléka, en particulier de hauts responsables du groupe.

— Fin de l’article —

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RCA : revirement dans l’affaire Danzoumi Yalo, la Guinée équatoriale demande son transfèrement à Malabo

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Dada Yalo

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 7 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). Même si amadou Danzoumi Yalo confirme dans son audition que son frère ainé  Sani Yalo  qui serait l’auteur intellectuel de son arrestation dans l’affaire du complot contre le pouvoir, l’ambassade de la Guinée équatoriale à Bangui vient de reclasser le renouvellement de la plainte déposée contre Danzoumi Yalo dans l’affaire du coup d’État avorté contre le Président équato-guinéen.  Elle demande la livraison de Monsieur Danzoumi à Malabo pour y être jugée comme son frère cadet Dada Yalo. Va-t-il être livré à la justice équato-guinéenne ?

 

Alors que l’affaire de l’arrestation de Monsieur Danzoumi Yalo continue de défrayer la chronique dans la capitale centrafricaine, au sein de la famille Yalo, c’est la confusion totale. La famille est nouvelle fois divisée quant à l’origine de son arrestation.  Elle accuse leur frère ainé, Monsieur Sani Yalo, un proche du Président Faustin Archange Touadera d’avoir balancé son frère cadet, Monsieur Danzoumi Yalo  aux forces de l’ordre qui ont procédé jeudi à son arrestation. Ainsi, au sein de la famille, c’est la confusion totale. Il y’a même des menaces de mort à l’endroit de Monsieur Sani Yalo qui est désormais coupé de sa famille biologique.

Et ce n’est pas tout !  Dans l’affaire du coup d’État avorté contre le Président équato-guinéen Théodoros Nguema, la justice guinéenne semble réactiver son mandat d’arrêt international à l’encontre de Monsieur Danzoumi Yalo, et un courrier de rappel a été envoyé aux autorités judiciaires centrafricaines à cet effet.  Ainsi, Monsieur Danzoumi Yalo se retrouve désormais dans une grosse merde.

Souvenez-vous, le 27 décembre 2017, une trentaine d’hommes armés, parmi lesquels se trouvait Monsieur dada Yalo, un frère cadet de Monsieur Sani Yalo et de Danzoumi Yalo,  avait été arrêté à la frontière entre le Cameroun et la Guinée Équatoriale  par la police camerounaise. Ils avaient été accusés par les autorités équato-guinéennes  d’avoir voulu  attaquer le chef de l’État Théodoros Obiang  Nguema.

Et suite à l’enquête des autorités judiciaires équato-guinéennes,  un mandat d’arrêt avait été émis à l’encontre de Monsieur Sani Yalo, et de Danzoumi Yalo, mais les autorités centrafricaines n’avaient pas répondu favorablement. Mais voilà que Monsieur Danzoumi Yalo est dans les mailles de la justice centrafricaines, les autorités judiciaires équato-guinéennes réactivent leur plainte à l’endroit de deux frères Yalo.

Va-t-il être transféré à Malabo en Guinée équatoriale ?

Affaire à suivre….

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : un agent forestier kidnappé et torturé à mort par les rebelles de la CPC à Baboua

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Monsieur Belékoua Jean Claude, agent forrestier affecté à Baboua, et torturé par les rebelles de la CPC jusqu’à sa mort. Photo d’archives,

 

Bouar, République centrafricaine, dimanche, 7 février 2021, 07:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). L’homme a été affecté depuis deux ans dans la sous-préfecture de Baboua. Mais dans la nuit du vendredi à samedi 6 février 2021, il a été kidnappé par les éléments rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) qui l’ont torturé jusqu’à sa mort quelques heures plus tard.

 

Il s’appelle Belékoua Jean-Claude, âgé d’une quarantaine d’année et père de deux enfants. Agent auxiliaire des eaux et forêts, il avait été affecté il y’a deux ans dans la sous-préfecture de Baboua par le ministère des eaux et forêts.

Mais dans la nuit du vendredi à samedi 6 février 2021, il avait été récupéré à son domicile du quartier Nguemandji par les éléments rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et torturé sauvagement avant de le laisser pour mort.

Retrouvé quelques heures plus tard par les membres de sa famille, l’homme a été transféré à l’hôpital de Baboua où il a succombé de ses blessures quelques minutes après avoir été admis aux urgences dudit hôpital.

Le CPC est une coalition de six groupes armés. Elle réunit :

– Les 3R à dominante peuls et dirigés par Abbas Sidiki;

– L’UPC (Unité pour la paix en Centrafrique  ) à dominante peul  et dirigé par Ali Darassa;

– Le MPC (Mouvement patriotique pour la Centrafrique  ) à dominante arabe et dirigée par Mahamat Alkhatim;

– Le FPRC (Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique  ) à dominante Rounga et Sara, et dirigé par Nourredine Adam;

– Les deux factions de la milice Anti-Balaka, ailes Mokome  et  Ngaïssona.

Elle déclenche les hostilités contre le pouvoir de Bangui le 18 décembre 2021 après l’invalidation par la cour constitutionnelle de la candidature de l’ancien Président François Bozizé.

Le 13 janvier 2021, elle mène une attaque à la périphérie de Bangui qui a été repoussée par les forces loyalistes.

 

Par Gervais Lenga

Journaliste rédacteur, correspondant du CNC à Bouar

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

RCA : Accord commercial et économique conclu entre la Chine et la Centrafrique

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COPYRIGHT LA RENAISSANCE

 

Bangui, République centrafricaine, dimanche, 6 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). La Chine  et la Centrafrique viennent de procéder à la signature d’accord commercial et économique  d’une valeur de plus de 12,5 milliards de Francs Cfa  le 04 février 2021 à la capitale politique du pays, Bangui.

 

L’information a été rendue publique  deux semaines après l’annulation d’une dette du Gouvernement centrafricain d’une valeur de 10 milliards par la République Populaire de Chine.

 Il s’agit là d’un accord d’appui financier de 12 Milliards 600 millions de FCFA, signé en présence du Président de la République, Pr. Faustin Archange Touadera, le chef de la Mission diplomatique chinoise à Bangui, Chen Dong et le Ministre  centrafricain de l’Économie du Plan et de la Coopération Felix Moloua.

« Cet accord commercial et économique témoigne, selon le diplomate chinois, la volonté de son pays à soutenir la République Centrafricaine dans la voie de la reconstruction, de la prospérité et des actions en faveur de la paix. »

Un avis bien partagé par le gouvernement de la RCA.   Remerciant le pays de Xi Ji Ping,  au nom du Président Touadera et le peuple centrafricain, pour les efforts consentis  pour la reconstruction du pays,  Felix Moloua  qui  a souligné que ledit accord « est la résultante de l’excellence des relations bilatérales qui existent entre la République Centrafricaine et la République Populaire de Chine ».

 54 États

RCA : l’accord de paix du 6 février 2019 devrait créer les conditions d’un retour définitif de la paix (président Touadera)

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Bangui, République centrafricaine, dimanche, 6 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). La mise en œuvre de l’accord de paix du 6 février 2019 (APPR-RCA) entre le gouvernement centrafricain et 14 groupes armés devrait créer les conditions d’un dialogue franc pour un retour définitif de la sécurité, de la paix et la réconciliation en République centrafricaine (RCA), a indiqué samedi le président centrafricain Faustin-Archange Touadéra.

 

Lors d’une déclaration samedi à l’occasion du deuxième anniversaire de la signature de l’accord de paix, M. Touadéra s’est référé aux engagements librement consentis et contenus dans cet accord, dont le respect et la mise en œuvre intégrale devrait permettre de relever durablement la République centrafricaine.

Dès le lendemain de la signature de l’accord, a-t-il affirmé, le gouvernement a prouvé sa bonne foi dans l’exécution des principaux engagements. Seulement, il a regretté que son deuxième anniversaire soit célébré dans un contexte de guerre.

A la mi-décembre, pendant que le gouvernement travaillait à la conduite du processus électoral, certains signataires ont violé leurs engagements par une nouvelle offensive contre l’Etat. Le 13 janvier, des rebelles ont lancé une attaque coordonnée dans la périphérie de la capitale Bangui, puis ont été repoussés le même jour, a rappelé M. Touadéra.

Face à la rébellion, les forces de défense et de sécurité centrafricaines poursuivent les opérations sur le terrain pour débarrasser les villes et villages des groupes armés, à la suite de la libération de Mbaïki et Boda (sud-ouest), Damara, Sibut, Grimari (centre), Boali, Bossembelé et Yaloké (ouest).

  1. Touadéra a dit tenir fermement à la poursuite de la mise en œuvre de l’accord de paix, et a réaffirmé sa disponibilité à engager un dialogue républicain avec l’opposition démocratique ainsi que toutes les forces vives de la nation, pour sortir la RCA de cette crise interminable.

 

Xinhua

le président Déby investi candidat à un 6e mandat

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Tchad: le président Déby investi candidat à un 6e mandat

Bangui ( République centrafricaine ) – Le chef de l’État tchadien Idriss Déby Itno a été investi sans surprise par son parti candidat pour un sixième mandat à l’élection présidentielle du 11 avril, pour laquelle il fait figure de grandissime favori, après 30 ans au pouvoir.

M. Déby, âgé de 68 ans, dirige le Tchad d’une main de fer, mais il est largement soutenu par la communauté internationale, qui voit en lui un allié essentiel dans la lutte contre les jihadistes et un élément stabilisateur dans la région, alors que son pays est entouré d’États aussi faillis que la Libye, la Centrafrique ou le Soudan./////////////.

L’armée tchadienne fournit aux Casques bleus de l’ONU au Mali l’un de leurs principaux contingents et passe pour la plus aguerrie des participants à la force conjointe du G5 Sahel (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad)./////////////.

« Si l’émotion d’être investi candidat à une élection présidentielle est toujours forte, celle que je ressens aujourd’hui a une portée plus grandiose », a déclaré M. Déby, devant les militants de son parti, le Mouvement patriotique du salut (MPS)./////////////.

« Permettez-moi, mes frères et sœurs, de vous dire que c’est après une mûre et profonde introspection, que j’ai décidé de répondre favorablement à cet appel, cet appel du peuple », a-t-il poursuivi, après été désigné candidat par acclamation par les membres de son parti./////////////.

L’opposition a appelé samedi à des manifestations pour réclamer plus de justice sociale et l’alternance politique, qui ont été interdites par les autorités, au motif qu’elles risquent « d’engendrer des troubles à l’ordre public »./////////////.

Arrivé au pouvoir par les armes en 1990 en renversant Hissène Habré, avec le soutien de la France, Idriss Déby est élu président à la suite de la première élection pluraliste en 1996 en recueillant 69 % des voix au second tour. Réélu depuis toujours au premier tour, le président tchadien est accusé de fraudes électorales par l’opposition./////////////.

Durant son discours d’investiture, il a déclaré vouloir « endiguer le terrorisme et l’insécurité en vue de permettre à notre pays de poursuivre sa marche sur la voie de l’émergence »./////////////.

« Alliance électorale » de l’opposition/////////////.

Face à lui, douze responsables de partis politiques de l’opposition ont scellé mardi « une alliance électorale » pour présenter un candidat unique à l’élection présidentielle./////////////.

« Il ne s’agit ni d’une fusion, ni d’un regroupement de partis, ni d’une coalition de partis, mais d’une alliance électorale dénommée Alliance Victoire. En adhérant à ce manifeste, chaque parti signataire renonce à présenter à titre individuel un candidat à la présidentielle », ont déclaré les douze signataires, parmi lesquels Saleh Kebzabo et Mahamat Ahmat Alabo, deux ténors de l’opposition./////////////.

Saleh Kebzabo était arrivé en deuxième position de l’élection présidentielle en 2016, recueillant 12,8 % des voix./////////////.

Ce manifeste ne donne de détails ni sur la date ni sur le nom du candidat qui sera choisi pour représenter l’opposition. Les candidatures pour l’élection présidentielle doivent être déposées entre le 13 et 26 février./////////////.

Certains partis n’ont, pour l’heure, pas rejoint l’alliance, notamment le mouvement de Laokein Kourayo Medar, arrivé en troisième position en 2016, tout comme Les Transformateurs de l’opposant Succès Masra./////////////.

Romadoumngar Nialbé Félix, président de l’Union pour le renouveau et la démocratie (URD), principale force d’opposition à l’Assemblée nationale avec huit députés, a quant à lui été investi par son parti candidat à la présidentielle./////////////.

La proclamation des résultats définitifs par la Cour constitutionnelle est prévue le 15 mai. Un second tour éventuel est fixé au 23 mai./////////////.

L’élection présidentielle sera suivie par les législatives, fixées en juillet au 24 octobre 2021, après avoir été maintes fois repoussées depuis 2015.

Avec AFP

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le dispositif Covax sera insuffisant pour vacciner toute la population

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RCA : le dispositif Covax sera insuffisant pour vacciner toute la population

Bangui ( République centrafricaine ) – Pour parvenir à vacciner l’ensemble du pays, la Centrafrique compte aussi sur l’aide de la Chine et de la Russie.

Grâce au dispositif Covax d’accès aux vaccins mis en place par l’Organisation mondiale de la santé, la République centrafricaine devrait recevoir, au cours du premier semestre 2021, 372.000 doses du vaccin AstraZeneca fabriqué en Inde. Ce vaccin conviendra mieux à ce pays en raison de ses conditions de conservation plus faciles. Mais ce sera encore très insuffisant pour vacciner l’ensemble de la population qui compte près de six millions d’habitants./////////////.

Le ministre centrafricain de la Santé, Pierre Somsé, compte donc aussi sur l’aide de la Chine et de la Russie qui pourraient fournir des doses de leur propre vaccin./////////////.

“L’essentiel est que nous puissions avoir des vaccins qui se conservent comme ceux contre la Polio”, a expliqué Pierre Somsé au micro de la DW. “Autrement, nous devrons renforcer nos propres capacités, pour avoir des chambres froides également dans les provinces. Tout cela risque d’allonger encore le temps pour obtenir un vaccin.”

Avec DW français
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RCA : deuxième anniversaire de l’accord de paix de Khartoum, est-il encore en vie ?

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Signature de l’accord de paix de Khartoum à Bangui le 6 février 2019. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 6 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). 06 février 2019 – 06 février 2021,  deux ans déjà  pour l’accord politique pour la paix et la réconciliation signé entre le gouvernement  centrafricain et les 14 groupes armés après des négociations à Khartoum au Soudan. Cet anniversaire a été marqué, ce samedi 6 février 2021, par le retrait, comme on peut le constater,  de 6 importants groupes armés signataires dudit accord qui se sont réunis au sein d’une coalition dénommée  le CPC (coalition des patriotes pour le changement ), qui avait déclenché  les hostilités contre le pouvoir de Faustin Archange Touadera dans plusieurs régions du pays, y compris à la porte de la capitale. Pour beaucoup des observateurs, cet accord est déjà mort, mais le gouvernement  dit le contraire. Vrai ou faux ?

 

Paraphé à Khartoum au Soudan et signé à Bangui, le 6 février 2019, l’accord politique pour la paix et la réconciliation en RCA (APPR-RCA) prévoit d’une part un gouvernement  inclusif, la dissolution des groupes armés, la réinsertion de leur membre dans les corps en uniforme et la vie civile, d’autre part, le désarmement des forces négatives. Mais depuis sa signature le 6 février 2019,les Nations unies n’ont cessé de documenter des cas de violation,  et les principaux auteurs sont  des groupes armés.

Or, le 17 décembre 2020, six principaux groupes armés, à savoir : le FPRC, dirigé par Nouredinne Adam, le MPC, du tchadien Mahamat Alkhatim, l’UPC du mercenaire Ali Darassa, les 3R du sulfureux Abbas Sidiki, et les deux factions de la milice Anti-Balaka, se sont réuni au sein d’une coalition dénommée la coalition des patriotes pour le changement (CPC) après l’invalidation de la candidature à la présidentielle de l’ancien Président François Bozizé par la cour constitutionnelle. Ils accusent le Président de la République d’être à l’origine de cette invalidation, et rejettent en bloc la tenue des scrutins du 27 décembre 2020.

Ainsi, ils déclenchent les hostilités le 18 décembre 2020 contre le pouvoir de Faustin Archange Touadera dans plusieurs régions du pays ainsi qu’à la périphérie de la capitale. Ils exigent l’annulation de la tenue des élections législatives et présidentielles du 27 décembre 2020.

Face à cette situation, l’accord de paix de Khartoum parait très fragile, et d’aucuns se demandent  s’il est déjà mort. Oui pour certains, et non pour d’autres.

Avec le retrait de ces six principaux groupes armés signataires de l’APPR-RCA, on voit que les 8 groupes armés restants ne contrôlent rien sur le territoire national, et d’autres existent même de nom, affirment certains observateurs.

Pour le Premier ministre Firmin Ngrebada,  le gouvernement  est en pleine application de l’accord de paix en ce moment, notamment du régime de sanction à l’endroit des auteurs de ces cas de violation grave dudit accord.

Affaire à suivre…

 

Par Gisèle MOLOMA

Journaliste politique,

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

l’état d’urgence prorogé pour une durée de six mois

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Bangui, République centrafricaine, samedi, 6 février 2021 ( Corbeaunews-centrafrique).  ( République centrafricaine ) – BANGUI, 5 février (Xinhua) — Face à la rébellion en cours, l’état d’urgence a été prorogé pour une durée de six mois en Centrafrique, selon des textes officiels publiés vendredi par la présidence du pays.

En amont de cette décision, la ministre de la Défense et de la Restructuration de l’armée, Marie-Noëlle Koyara, avait plaidé à l’Assemblée nationale pour qu’on accorde “un temps nécessaire au gouvernement pour ramener la paix définitive et la stabilité en République centrafricaine, en procédant au nettoyage du territoire national, recoin par recoin”./////////////.

L’état d’urgence avait été instauré en Centrafrique le 22 janvier dernier, pour une durée de 15 jours seulement, afin de contrer les rebelles qui avaient jugé de “marcher sur Bangui”, la capitale./////////////.

A la mi-décembre, des groupes armés, réunis dans une nouvelle alliance dénommée la Coalition des patriotes pour le changement (CPC), ont déclenché une offensive contre les autorités. Le 13 janvier dernier, des rebelles avaient lancé une attaque coordonnée dans la périphérie de Bangui, avant d’en être repoussés le même jour.

Avec Xinhua


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RCA : l’armée nationale, appuyée par les mercenaires russes et rwandais reprennent Yaloké

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Les soldats FACA lors d’une patrouille derrière l’aéroport de Bangui Mpoko.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 6 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). BANGUI, 5 février (Xinhua) — L’armée centrafricaine a repris aux rebelles le contrôle de la ville de Yaloké, située à environ 200 km à l’ouest de la capitale Bangui, a annoncé vendredi le Premier ministre Firmin Ngrébada.

 

Au cours d’une brève déclaration à la presse, il a indiqué que cette reconquête avait été réalisée après plus de cinq heures d’affrontement entre les militaires et les rebelles de la Coalition des patriotes pour le changement (CPC).

“Les opérations de terrain sont en cours (à Yaloké) pour mettre définitivement hors d’état de nuire ceux qui ont voulu déstabiliser les institutions et ramener les troubles dans le pays”, a déclaré M. Ngrébada.

Selon de sources locales, les rebelles ont devancé puis attaqué les militaires centrafricains à environ dix kilomètres de la ville. La contre-offensive de l’armée ayant été rude, les rebelles ont battu en retraite, permettant aux militaires d’entrer dans la ville et d’en assurer le contrôle.

La reprise de Yaloké est intervenue suite à la libération des localités de Boali, Boyali et Bossembélé, toutes situées le long du corridor Bangui-Garoua Boulaï, stratégique pour l’approvisionnement de ce pays enclavé.

 

Xinhua

CENTRAFRIQUE : L’ENIGMATIQUE LOGIQUE POLITIQUE DE LA COD 2020 FACE À L’ENTÊTEMENT DU POUVOIR D’ENLISER DÉFINITIVEMENT LE PROCESSUS ÉLECTORAL

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Monsieur Bernard Selembi Doudou, l’auteur de l’article. Photo de courtoisie.

 

Bangui, République centrafricaine, samedi, 6 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). Au lendemain des délibérations de la cour constitutionnelle sur les élections présidentielles et législatives du 27 décembre 2020, la Coalition de l’Opposition Démocratique communément connu sous l’acronyme de COD 2020 a rendu une déclaration officielle et collective suite à la conférence des présidents des membres la composant. Il ressort de cette déclaration N*0085/COD-2020/CP/FÉVRIER 2021 que la conférence des présidents (selon leurs propres termes) rejette les résultats proclamés par la cour constitutionnelle, se retire entièrement du calamiteux processus électoral en cours en ne présentant plus de candidats ni aux partielles ni au deuxième tour des dites législatives, enfin réitère ses revendications initiales à savoir l’annulation et la reprise des élections groupées ainsi que la convocation d’une concertation des forces vives de la nation.

 

Au lendemain de ce communiqué de la COD 2020 qui semblait être collectif, la direction nationale de campagne de l’URCA désapprouve la politique de la chaise vide proposée et a publié un document qui contredit la position commune du COD 2020.

En effet, l’URCA félicite les deux (2) députés élus au premier tour, encourage les trois (3) autres qui sont en ballotage ainsi que les quarante sept (47) qui attendent l’organisation des prochaines législatives partielles. Cet incompréhensible énigme politique de la COD 2020 et de l’URCA qui en est membre co-fondateur laisse le citoyen lambda perplexe qui s’interroge :

Cette cacophonie assourdissante relève t-elle de la nouvelle stratégie politique du COD 2020 ou s’agit-il d’un désordre organisé à desseins ? Ce communiqué de la direction nationale de campagne de l’URCA fait-elle office de démission de la COD 2020 ? À contrario, la COD 2020 ne va t-elle pas radier l’URCA pour haute trahison ? Qu’est-ce qui s’est passé entre-temps au sein de la COD 2020 ? Les sacs en banco ou les billets de banque se sont-ils invités dans le débat ? S’agit-il d’une distance stratégique de l’URCA pour sauver ses sièges acquis dans la septième législature ? Quid du RDC, aussi membre de la COD 2020 qui n’a aucun député élu au premier tour mais qui capitalise un bon nombre de candidats en ballotage favorable pour le deuxième tour des législatives ? Le RDC va t-il suivre la logique de l’URCA au détriment de la fragilisation de la COD 2020 ? En conséquence de sa décision, la COD 2020 va t-elle appeler à la désobéissance civile ou au boycott actif ? Si tel est le cas, comment la COD 2020 va t-elle s’y prendre pour ne pas enfreindre la loi ? Espère t-il une inflexion du pouvoir en étouffant le processus électoral ? La COD 2020 sera t-elle suivie par les autres partis de l’opposition démocratique qui ne sont pas membres ?

Contrairement à cette opposition à géométrie variable, nous tenons à apprécier les présidents des partis d’opposition PATRIE, MLPC, ITA pour la constance de leur trajectoire politique dans le paysage politique centrafricain. Certains partis ont adopté la formule d’opposants mais avec un membre au gouvernement…formule peut-être payante. Il apparaît également important de ne pas occulter le fait que certains partis politiques membres de la COD 2020 qui n’ont aucun député élu au premier tour ni qualifié pour le second tour n’ont rien à perdre que de s’installer durablement dans la logique de pourrissement et de l’extrémisme.

Pour finir, il importe de souligner que l’entêtement du pouvoir de refuser durablement le dialogue politique inclusif, d’organiser les législatives sans l’opposition et surtout la détermination de la COD 2020 à atteindre ses objectifs risque de rendre ce mandat ingouvernable avec l’éventualité de l’écourter. Ainsi l’ultime interrogation qui nous taraude la tête est de savoir comment le pouvoir va s’organiser pour les législatives partielles pendant la période d’état d’urgence qui vient d’être proroger de six (6) mois par les élus de la nation ?…

je ne vois vraiment pas la compatibilité et surtout n’oubliez pas qu’une Assemblée nationale monocolore c’est à dire à majorité écrasante MCU peut être légale mais illégitime.

Mais attention, ne le dites à personne. Si on vous demande, ne dites surtout pas que c’est moi.

Paris le 05 février 2021.

Bernard SELEMBY DOUDOU.

Juriste, Administrateur des élections.

Tel : 0666830062.

 

RCA : scène de panique à Bambari après une brève sortie des rebelles

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Les combattants rebelles de l’UPC à Gbokolobo

 

Bambari, République centrafricaine, vendredi, 5 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-Centrafrique). C’est la débandade totale. Les gens faisaient  des mouvements dans tous les sens, d’autres réfléchissent. C’est la scène de panique de ce vendredi matin à Bambari après une brève sortie musclée des rebelles de l’UPC, membre de la coalition des patriotes pour le changement (CPC), a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

Vendredi 5 février 2021, vers 9 heures, six pick-up  Land-Cruiser, remplis des rebelles  lourdement armés, ont fait une sortie musclée de quartier Bornou  au rond-point de l’hôpital en passant par le quartier Adji puis, retournés à Bornou. Aussitôt, c’est sauve qui peut, une débandade  totale à Bambari. Les taxis motos roulent à vive allure en s’éloignant du centre-ville,  les commerçants ont vite baissé les rideaux et  le marché se vide rapidement.

« Ils sont déjà là », criait un  jeune en courant. Laissant croire que les rebelles voudraient attaquer  les positions des forces de l’ordre dans la ville. Aussitôt, on assiste à la scène de panique totale dans la ville avant que ça se calme quelques minutes plus tard.

Cette scène de panique intervient 24 heures après des folles rumeurs faisant état du décès à Yalinga, du coordonnateur militaire et chef d’État major de l’UPC et de la CPC, l’autoproclamé général d’armée Ali Darassa.

 

A suivre….

 

par Bertrand Yekoua

Journaliste et correspondant du CNC à Bambari

Alin Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

Alerte info : violents affrontements en cours entre les rebelles de la  CPC et les forces loyalistes à 5 kilomètres de Yaloké

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Les soldats FACA en patrouille dans Bangui. Photo CNC

 

Bangui, République centrafricaine, vendredi, 5 février 2021, 22:04:47 (Corbeaunews-centrafrique). La ville de Yaloké, située à 225 kilomètres de Bangui est secouée depuis ce matin par un violent affrontement entre les rebelles de la coalition des patriotes pour le changement (CPC) et les éléments de forces armées centrafricaines, appuyés par les paramilitaires Russes et les forces rwandaises, a constaté sur place un journaliste du CNC.

 

24 heures après la reprise de la ville de Bossembélé par les forces coalisées du gouvernement, la ville de Yaloké, situé à une   soixantaine de kilomètres de Bossembélé vient d’être attaquée par les forces loyalistes.

Pour l’heure, l’affrontement qui  a débuté vers 8 heures du matin se poursuit en ce moment à 5 kilomètres de Yaloké sur l’axe Bossembélé. Les rebelles, qui ont reçu de l’appui militaire venu des villes voisines,  ont renforcé depuis hier leur position dans la ville  en attente de l’arrivée des forces loyalistes qui étaient signalées hier à 30 kilomètres. On apprend également l’arrivée des autres forces loyalistes d’un moment à l’autre  sur l’axe Boda-Yaloké.

Pour l’heure, la ville se vide de ses habitants qui sont repartis en majorité dans la brousse pour éviter d’être pris pour cibles.

Les détails dans nos prochains articles…

 

Par Anselme Mbata

Journaliste rédacteur

Alain Nzilo

Directeur de publications

Tel / WhatsApp : +1 438 923 5892

Email : alainnzilo@gmail.com

 

plus de 100 camions humanitaires bloqués à cause de l’insécurité sur la route venant du Cameroun (MINUSCA)

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RCA : plus de 100 camions humanitaires bloqués à cause de l’insécurité sur la route venant du Cameroun (Minusca)

 

Bangui ( République centrafricaine ) – « Les tensions demeurent assez élevées dans plusieurs parties du pays », a reconnu, jeudi, Denise Brown, la Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général de l’ONU en RCA, lors d’une conférence de presse.

« Mais il y a une baisse importante du nombre d’attaques par rapport à la mi-décembre », a-t-elle nuancé.

Mme Brown a rappelé que la dernière attaque majeure de groupes armés en RCA était celle perpétrée le 13 janvier dernier sur la capitale Bangui. Une offensive « stoppée avec succès » par les Casques bleus de la MINUSCA et les forces armées et de sécurité centrafricaines.

Dans le sud du pays, la ville de Bangassou est sous le contrôle des forces armées centrafricaines et des Casques bleus, a confirmé la Représentante spéciale adjointe, précisant que les travailleurs humanitaires poursuivent leurs activités d’aide aux personnes déplacées par le conflit.

Sécuriser la route.

Le défi actuel pour la MINUSCA est la sécurisation de la MSR1, la route principale par laquelle arrivent tous les biens importés et l’aide humanitaire acheminés par voie terrestre depuis le Cameroun. Le 18 janvier, un convoi a été attaqué sur cette route dans ce qui était la première attaque depuis le début du mois de décembre.

« Toute la nourriture du Programme alimentaire mondial (PAM), tous les médicaments de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), toutes les fournitures de l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) et des ONG ont été complètement bloqués », a déploré Mme Brown, précisant que 100 camions transportant de l’aide humanitaire sont immobilisés.

« Le blocage de cette route a vraiment un impact important sur la situation humanitaire », a souligné la responsable onusienne, qui est également Coordinatrice humanitaire en RCA, alors qu’environ 1,9 million de personnes ont déjà du mal à se nourrir au jour le jour.

Mercredi 3 février, un premier convoi est parvenu à acheminer de l’aide humanitaire « en traversant les parties les plus difficiles de la route ». « Nous sommes confiants que cela va continuer, étant donné que cela apporte de l’aide vraiment nécessaire pour la population qui a été affectée par le blocage de cette route », a dit Mme Brown.

Plus de 180 ONG et agences des Nations Unies opèrent en RCA avec plus 12.000 travailleurs humanitaires locaux et internationaux.

Au mois de janvier, 66 incidents visant des humanitaires ont été recensés dans le pays. « Un chiffre plus élevé que tout autre mois des années précédentes », a relevé la Représentante spéciale adjointe. « La majorité de cette criminalité étant créée par les groupes armés », a-t-elle précisé.

Plus 200.000 Centrafricains sont déplacés dont plus de 100.000 réfugiés dans les pays voisins. « Plus ces déplacements dureront, plus nous aurons de problèmes persistants de malnutrition », a prévenu la Représentante spéciale adjointe.

Avec Minusca

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